Results for "pirogue+ou+jungle+|+8+>+190"
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Hôtels 4/5 étoiles en tout-inclus pour dix jours à Riviera Maya? English translation pending
Bonjour,
Je projette un voyage à Riviera Maya pour l'hiver 2008-2009. Quelqu'un peut me suggérer des hôtels 4 ou 5 étoiles.
Est-ce que janvier ou février est une bonne période pour la température? Existe-t-il des forfaits tous inclus pour 10 jours?
Merci à l'avance.
Je projette un voyage à Riviera Maya pour l'hiver 2008-2009. Quelqu'un peut me suggérer des hôtels 4 ou 5 étoiles.
Est-ce que janvier ou février est une bonne période pour la température? Existe-t-il des forfaits tous inclus pour 10 jours?
Merci à l'avance.
Transports en Malaisie: bus, trains, taxis? English translation pending
Bonjour, 😛
J'ouvre une discussion car j'ai besoin de conseil. Je souhaite me rendre en Malaisie pour 21 jours, cependant je me demande si les connections entre les différents endroits que j'ai choisi seront accessibles, quelles sont ces connections (bus, train, taxis), lesquelles sont les mieux à faire?
Je me demande aussi si le nombre de jours sont suffisants?
Je pars le 7 août de Paris pour Singapour (2 jours) ensuite j'irai à Kuala Lumpur(3 jours), Taman Negara (2jours), Perhentian ou Redang (j'hésite entre les 2)(7 jours) et ensuite la Malaisie orientale (5jours) je visiterai Sabbah et Kinanbalu puis je retournerai à Singapour.
Je vous remercie de votre aide.
A bientôt.
Lili😉
J'ouvre une discussion car j'ai besoin de conseil. Je souhaite me rendre en Malaisie pour 21 jours, cependant je me demande si les connections entre les différents endroits que j'ai choisi seront accessibles, quelles sont ces connections (bus, train, taxis), lesquelles sont les mieux à faire?
Je me demande aussi si le nombre de jours sont suffisants?
Je pars le 7 août de Paris pour Singapour (2 jours) ensuite j'irai à Kuala Lumpur(3 jours), Taman Negara (2jours), Perhentian ou Redang (j'hésite entre les 2)(7 jours) et ensuite la Malaisie orientale (5jours) je visiterai Sabbah et Kinanbalu puis je retournerai à Singapour.
Je vous remercie de votre aide.
A bientôt.
Lili😉
Bataille au Kruger English translation pending
http://fr.youtube.com/watch?v=LU8DDYz68kM
Ca m'a pris 1.30h a telecharger (pas d'adsl ici), mais ca vaut vraiment le coup. La prise de la Bastille version Kruger. Les humains ont beaucoup a apprendre de cette video, suffit juste de surmonter ses peurs.
Ca m'a pris 1.30h a telecharger (pas d'adsl ici), mais ca vaut vraiment le coup. La prise de la Bastille version Kruger. Les humains ont beaucoup a apprendre de cette video, suffit juste de surmonter ses peurs.
Excursions et contrainte de la Semaine sainte à l'hôtel LTI Costa Caribe de Margarita English translation pending
Bonjour, 🙂
je logerai au LTI costa caribe du 16 au 24 mars 2008.
J'aimerais avoir les infos suivantes:
Les excursions: quelles sont-elles? Quels sont les COUTS de ces excursions? Outre celle proposé à l'hotel, y-a-t-il d'autre plus ''TYPIQUE'' que vous pourriez me conseiller? Y-a-t-il des bons endroits pour la PLONGÉE en APNÉE? Peut-on louer un véhicule pour 24 heures et combien cela coute-il?
Semaine sainte: J'ai entendu dire que lors de la semaine sainte ( qui serait du 22 au 27 mars 2008 si mes infos sont bonnes), il n'y a pas d'alcool servit dans les hotels après 17h00 sur ordre de Chavez...est ce vrai???
Hotel: Nous devrions arriver à l'hotel vers 3h30 du matin, aurons nous une chambre immédiatement, ou seulement le lendemain??
Merci de vos informations Sunluver!😎
Merci de vos informations Sunluver!😎
Trek en Birmanie sans guide English translation pending
Bonjour à tous!
je recherche un treck en birmanie pour 3/4jours, je ne sais pas encore où.(d'ailleurs si vous avez des itinéraires à me proposer...)
Mais nous aimerions partir à 2 sans guide. Est ce que c'est faisable en birmanie? niveau sécurité, balisage des sentiers, niveau légal aussi...
merci pour votre aide!
Puerto Maldonado au Pérou English translation pending
Bonjour
J aimerais connaitre les avis de ceux qui sont deja alle a Puerto Madonaldo au Perou... Est ce que ca en vaut la peine? Merci
J aimerais connaitre les avis de ceux qui sont deja alle a Puerto Madonaldo au Perou... Est ce que ca en vaut la peine? Merci
Le désert avec trois enfants English translation pending
😉bonjour
nous essayons d'organiser un treck avec nos trois enfants pour février 2008...
nous voyons les tarifs des voyagistes et oups ... ça a dû mal à passer ....
nous pensions partir dans la vallée du Drâa paraît il : merveilleuse et tout à fait faisable en famille.
Le seul truc : nous n'avons jamais voyagé de cette façon .... nous ne connaissons aucune palmeraie, à savoir si nous trouverons un couchage ou non etc .... si nous faisons de la marche ou plutôt partir en louant un 4x4 bref, y aurait il un famille qui aurait déjà fait ce genre de voyage familial ?
nos enfants auront 9 / 12 et 1/2 / 14 ans.
Cap sur l'Amérique du sud-Guyanne English translation pending
Nous sommes le 9/07/04
Notre boing 747 nous enmene tout droit en Amazonie!
il est 11h10
Vitesse au sol: 538km/h Altitude: 2800m Temperature exterieur: -3°c Distance Parcourue: 33km Distance totale: 7200km
13h30 Vitesse au sol: 898km/h altitude: 10363m Temperature exterieur: -48°c Distance parcourue: 2096km
15h00 On a envie de fumer, mieux vaut ne pas y penser..
VENDREDI 9 Arrivee a Cayenne: 14h30 heure locale 1ere impression: il fait chaud, l' humidite est etouffante! Annie nous acceuille a l' aeroport ; Annie est proprietaire avec son mari Gerard d' un camp a Saut Athanase ou nous allons bientot passer notre sejour. Elle nous conduit a l' hotel au centre ville de Cayenne. Petit tour dans la ville; l' endroit est insalubre. L' ambiance est a son comble car cette semaine c' est la braderie; musique forte dans les rue, exposition de stand en tout genre... visiblement le rassemblement en scooters a l' air d' un vrai rituel chez les jeunes on devine alors une solidarite absolue entre eux et ca me touche malheureusement la drogue est tres presente ici et la maladie semble faire des ravages irreversible chez certains 😕. On distingue au moins 4 ethnies differentes a Cayennes: Les creoles (melange d' Indiens avec les blancs colons)Les noirs -marrons (descendants des esclaves relaches qui sont partis en foret recreer leur village Africain)Les Mhongs (Laotiens venus s' installer en guyanne et qui detiennent le monopole des cultures)Les metropolitains.
Petit tour sur la plage..oh desespoir.. quel gachis..mais d' ou peut bien provenir cet aglutis d' ordures de toutes sortes..Ben oui de la mer pardi!..on apprend a devenir ecolo en quittant cet endroit! un peu ecoeuree je l' avoue je decide de rejoindre l' hotel mais avant un petit resto local s' impose!
SAMEDI 10 petit dejeuner rapide, tres rapide; Gerard vient nous recuperer avec un couple metropolitain installe depuis quelques mois en Guyane: Marrion et Paul-Emil; nous feront le voyage jusqu' a Regina ensemble. La route est en mauvaise etat et les carcasses de voiture peuples le paysage. A chaque fois on imagine une folle aventure car la route qui nous conduit au village de Regina est en pleine foret. Nous arrivons apres 2 heures de trajet a Regina ou nous attend la pirogue.
10h00- embarquement sur le fleuve "Approuague".🙂 Ca y est maintenant l' aventure peut commencer..Une sensation que je qualifirais de bien-etre totale m' envahi peu a peu je me sens comme balancee au bout du monde.. Les arbres sont gigantesque et ce fleuve impenetrable et opaque semble abriter quelques tresors caches et de rares specimens vivants et encore meconnus de tous! waou! je n' ai pas envie de basculer dans ces eaux epaisses ; j' espere que le piroguier sait ce qu' il fait en tout cas il a l' air et c' est rassurant...
11h30- Nous decouvrons comme par magie le camp de Gerard situe sur le fleuve a Saut Athanase. Si on est pas au paradis, ca y ressemble! Le ti-punch nous est offert mais je prefere me contenter d' un planteur - moins fort. Du carbet-bar ou je me trouve, je savour cet instant toute pleine d' admiration devant ce paysage magnifique Nous fesons connaissance avec un groupe de touriste -sans commentaire-
12h00- Le repas nous attend et l' on decouvre le premier chapitre de menus autant succulant les uns que les autres signe Goredj une cuisiniere Bresilienne- quel talent!- Bocuse n' a qu' a aller se rehabiller! Apres mange, presentation du carbet ou nous allons poser les valises pour le sejour. Petit tour en foret, baignoir naturelle et visite du camp. Preparation des sacs pour une escurssion de deux jours en foret le lendemain. Bonsoir-
DIMANCHE 11 Apres une nuit cauchemardesque, leve tot, petit dejeuner et nous voila parti pour une belle aventure ou nous passerons 2 nuits dans la mythique "foret d' emeraude" accompagne de Paul et Marrion. 3 heures de marche et pas des moindres. Le sol est recouvert de racines et de troncs enormes a franchir car ils barrent le chemin (appele plus communement le "layon"). Contrairement a ce que je pensais la foret n' est pas plate mais faite de collines bien pentue qu' il faut monter malgre la chaleur humide et etouffante- Les sacs a dos aux epaules, manque juste un beret vert 🏴☠️. Par deux fois nous sommes obliges de traverser des marecages sur pres de 300m nous enfoncant dans la boue jusqu' aux genou- Mais quel bonheur de voir defiler sous nos yeux cette foret majestueuse! A mon grand regret tout de meme nous n' avons fait aucune rencontre sur le layon ormis une teraphosa et une dendrobate (grenouille venimeuse) moi qui pensais entrer dans un terrarium geant habite par mille creature en tout genre! mais l' Amazonie n' est pas tout a fait ce que l' on imagine. Il faut se rendre a l' evidence si je veut voir des bebetes il n' y a qu' un seul moyen s' enfoncer dans cette masse verte la ou les hommes ne vont pas.. seulement il y a juste un petit detail il est tres facile de se perdre et le chemin du retour peut devenir un mirage..
12h00 Nous arrivons a un carbet-chasse au bord d' une cascade a la "crique(riviere) Angele" Apres le repas baignade et tobogans naturel au beau milieu de la jungle - angoissant mais plaisant- il faut dire que je ne prefere pas savoir ce qu' il y a la bas de sous..si ca se peut il y a un Anaconda cache quelque part ou bien un Caiman qui me guette sournoisement..berc ca me fait froid dans le dos🤪 je crois que je vais doucement me retirer de cette inquietante piscine naturelle et aller me refugier tranquilement dans mon hamac en me laissant bercer par les bruits de ce monstre vert qu' est cette foret. Le carbet ou nous allons passer la nuit est equipe de l' essentiel:Des hamacs, une table, 2 touks ou sont stockees du riz et du couac dans l' un et un necessaire de survi dans l' autre: un couteau, une trousse medicale, des bougies...des choses qui peuvent se reveler tres utiles dans ce genre d' expeditionun toit et un plancher et il ne fallait rien ajouter sans quoi l' ambiance ne serait pas ce qu' elle est. Le soir au menu: Koumarou au barbecue (un poisson typique du fleuve et frais du matin). Au tour de la table, les visages eclaires par quelques bougies, on s' echange nos vies passees et nos aventures a venir dans une ambiance etrange comme guettes par la foret, noire cette fois ci. C' est comme un retour a l' etat pur et sauvage. On se sent neuf, on se sent fort et tout petit en meme temps. Et d' emotion en emotion on part pour une petite ballade nocturne equipes de couteaux et de frontales. Quelques lucioles viennent nous dirent bonne nuit.. LUNDI 12 Pas de ballades, aujourd'hui on repose nos pieds qui laissent apparaitre de serieuses lesions; crevasses, ampoules, irritations cutanees et boutons. La maceration des pieds dans cet environnement constament humide fait que les blessures n' arrivent pas a secher. A midi un couple nous rejoins, un pilote de ligne d' Air France, decidement on ne fait que des rencontres interessantes et la vie de chacun est passionante. Les discussions s' eternisent Paul-Emil tavaille avec des bilogistes et des entomologistes. Il est installe sur Cayenne depuis bientot 1 an et Marrion l' a rejoint il y a 3 mois. Des son retour en France elle repart pour le Canada encadrer des handicapes grace a l' association qu' elle a contribue a fonder......................................................... Retour au camp -a deux cette fois-ci- car tous reprennent la pirogue dans deux heures mais a cette vitesse je ne pourrais pas suivre vu l' etat de mes pieds. Sur le chemin du retour on a senti une odeur forte...Un fauve?............A suivre 😉
Vitesse au sol: 538km/h Altitude: 2800m Temperature exterieur: -3°c Distance Parcourue: 33km Distance totale: 7200km
13h30 Vitesse au sol: 898km/h altitude: 10363m Temperature exterieur: -48°c Distance parcourue: 2096km
15h00 On a envie de fumer, mieux vaut ne pas y penser..
VENDREDI 9 Arrivee a Cayenne: 14h30 heure locale 1ere impression: il fait chaud, l' humidite est etouffante! Annie nous acceuille a l' aeroport ; Annie est proprietaire avec son mari Gerard d' un camp a Saut Athanase ou nous allons bientot passer notre sejour. Elle nous conduit a l' hotel au centre ville de Cayenne. Petit tour dans la ville; l' endroit est insalubre. L' ambiance est a son comble car cette semaine c' est la braderie; musique forte dans les rue, exposition de stand en tout genre... visiblement le rassemblement en scooters a l' air d' un vrai rituel chez les jeunes on devine alors une solidarite absolue entre eux et ca me touche malheureusement la drogue est tres presente ici et la maladie semble faire des ravages irreversible chez certains 😕. On distingue au moins 4 ethnies differentes a Cayennes: Les creoles (melange d' Indiens avec les blancs colons)Les noirs -marrons (descendants des esclaves relaches qui sont partis en foret recreer leur village Africain)Les Mhongs (Laotiens venus s' installer en guyanne et qui detiennent le monopole des cultures)Les metropolitains.
Petit tour sur la plage..oh desespoir.. quel gachis..mais d' ou peut bien provenir cet aglutis d' ordures de toutes sortes..Ben oui de la mer pardi!..on apprend a devenir ecolo en quittant cet endroit! un peu ecoeuree je l' avoue je decide de rejoindre l' hotel mais avant un petit resto local s' impose!
SAMEDI 10 petit dejeuner rapide, tres rapide; Gerard vient nous recuperer avec un couple metropolitain installe depuis quelques mois en Guyane: Marrion et Paul-Emil; nous feront le voyage jusqu' a Regina ensemble. La route est en mauvaise etat et les carcasses de voiture peuples le paysage. A chaque fois on imagine une folle aventure car la route qui nous conduit au village de Regina est en pleine foret. Nous arrivons apres 2 heures de trajet a Regina ou nous attend la pirogue.
10h00- embarquement sur le fleuve "Approuague".🙂 Ca y est maintenant l' aventure peut commencer..Une sensation que je qualifirais de bien-etre totale m' envahi peu a peu je me sens comme balancee au bout du monde.. Les arbres sont gigantesque et ce fleuve impenetrable et opaque semble abriter quelques tresors caches et de rares specimens vivants et encore meconnus de tous! waou! je n' ai pas envie de basculer dans ces eaux epaisses ; j' espere que le piroguier sait ce qu' il fait en tout cas il a l' air et c' est rassurant...
11h30- Nous decouvrons comme par magie le camp de Gerard situe sur le fleuve a Saut Athanase. Si on est pas au paradis, ca y ressemble! Le ti-punch nous est offert mais je prefere me contenter d' un planteur - moins fort. Du carbet-bar ou je me trouve, je savour cet instant toute pleine d' admiration devant ce paysage magnifique Nous fesons connaissance avec un groupe de touriste -sans commentaire-
12h00- Le repas nous attend et l' on decouvre le premier chapitre de menus autant succulant les uns que les autres signe Goredj une cuisiniere Bresilienne- quel talent!- Bocuse n' a qu' a aller se rehabiller! Apres mange, presentation du carbet ou nous allons poser les valises pour le sejour. Petit tour en foret, baignoir naturelle et visite du camp. Preparation des sacs pour une escurssion de deux jours en foret le lendemain. Bonsoir-
DIMANCHE 11 Apres une nuit cauchemardesque, leve tot, petit dejeuner et nous voila parti pour une belle aventure ou nous passerons 2 nuits dans la mythique "foret d' emeraude" accompagne de Paul et Marrion. 3 heures de marche et pas des moindres. Le sol est recouvert de racines et de troncs enormes a franchir car ils barrent le chemin (appele plus communement le "layon"). Contrairement a ce que je pensais la foret n' est pas plate mais faite de collines bien pentue qu' il faut monter malgre la chaleur humide et etouffante- Les sacs a dos aux epaules, manque juste un beret vert 🏴☠️. Par deux fois nous sommes obliges de traverser des marecages sur pres de 300m nous enfoncant dans la boue jusqu' aux genou- Mais quel bonheur de voir defiler sous nos yeux cette foret majestueuse! A mon grand regret tout de meme nous n' avons fait aucune rencontre sur le layon ormis une teraphosa et une dendrobate (grenouille venimeuse) moi qui pensais entrer dans un terrarium geant habite par mille creature en tout genre! mais l' Amazonie n' est pas tout a fait ce que l' on imagine. Il faut se rendre a l' evidence si je veut voir des bebetes il n' y a qu' un seul moyen s' enfoncer dans cette masse verte la ou les hommes ne vont pas.. seulement il y a juste un petit detail il est tres facile de se perdre et le chemin du retour peut devenir un mirage..
12h00 Nous arrivons a un carbet-chasse au bord d' une cascade a la "crique(riviere) Angele" Apres le repas baignade et tobogans naturel au beau milieu de la jungle - angoissant mais plaisant- il faut dire que je ne prefere pas savoir ce qu' il y a la bas de sous..si ca se peut il y a un Anaconda cache quelque part ou bien un Caiman qui me guette sournoisement..berc ca me fait froid dans le dos🤪 je crois que je vais doucement me retirer de cette inquietante piscine naturelle et aller me refugier tranquilement dans mon hamac en me laissant bercer par les bruits de ce monstre vert qu' est cette foret. Le carbet ou nous allons passer la nuit est equipe de l' essentiel:Des hamacs, une table, 2 touks ou sont stockees du riz et du couac dans l' un et un necessaire de survi dans l' autre: un couteau, une trousse medicale, des bougies...des choses qui peuvent se reveler tres utiles dans ce genre d' expeditionun toit et un plancher et il ne fallait rien ajouter sans quoi l' ambiance ne serait pas ce qu' elle est. Le soir au menu: Koumarou au barbecue (un poisson typique du fleuve et frais du matin). Au tour de la table, les visages eclaires par quelques bougies, on s' echange nos vies passees et nos aventures a venir dans une ambiance etrange comme guettes par la foret, noire cette fois ci. C' est comme un retour a l' etat pur et sauvage. On se sent neuf, on se sent fort et tout petit en meme temps. Et d' emotion en emotion on part pour une petite ballade nocturne equipes de couteaux et de frontales. Quelques lucioles viennent nous dirent bonne nuit.. LUNDI 12 Pas de ballades, aujourd'hui on repose nos pieds qui laissent apparaitre de serieuses lesions; crevasses, ampoules, irritations cutanees et boutons. La maceration des pieds dans cet environnement constament humide fait que les blessures n' arrivent pas a secher. A midi un couple nous rejoins, un pilote de ligne d' Air France, decidement on ne fait que des rencontres interessantes et la vie de chacun est passionante. Les discussions s' eternisent Paul-Emil tavaille avec des bilogistes et des entomologistes. Il est installe sur Cayenne depuis bientot 1 an et Marrion l' a rejoint il y a 3 mois. Des son retour en France elle repart pour le Canada encadrer des handicapes grace a l' association qu' elle a contribue a fonder......................................................... Retour au camp -a deux cette fois-ci- car tous reprennent la pirogue dans deux heures mais a cette vitesse je ne pourrais pas suivre vu l' etat de mes pieds. Sur le chemin du retour on a senti une odeur forte...Un fauve?............A suivre 😉
Avis sur itinéraire de deux semaines en Malaisie English translation pending
Salut,
On passe 2 semaines pleines en malaisie et on hésite beaucoup sur l'itinéraire parce qu'on se rend pas bien compte des temps de transports et qu'on hésite sur l'intérêt des divers endroits qu'on a envie de visiter. En gros on a pensé à Malaca, Tioman, les Perhentian, KL, les Cameron highlands et le taman negara. Une île nous suffirait mais laquelle? Perhentian ou Tioman sachant qu'on y va surtout pour le snorkeling? Ensuite est-ce la peine d'aller aux Cameron et au Taman Negara sachant qu'on est pas parti pour faire du grand treck mais qu'une ou deux petites randos à la journées nous suffiront? On peut se passer de KL à la limite qu'on connait déjà (mais on y retournerait bien!) On compte se déplacer en bus et train, louer une moto ou une voiture si on reste quelques jours dans un coin intéressant et on part et on revient de singapour.Voilà, certains d'entre-vous nous ont déjà fait des suggestions qui nous ont permis de déblayer un peu le terrain mais on reste très preneurs de vos appréciations, commentaires, suggestions d'itinéraires, etc....
Merci!
On passe 2 semaines pleines en malaisie et on hésite beaucoup sur l'itinéraire parce qu'on se rend pas bien compte des temps de transports et qu'on hésite sur l'intérêt des divers endroits qu'on a envie de visiter. En gros on a pensé à Malaca, Tioman, les Perhentian, KL, les Cameron highlands et le taman negara. Une île nous suffirait mais laquelle? Perhentian ou Tioman sachant qu'on y va surtout pour le snorkeling? Ensuite est-ce la peine d'aller aux Cameron et au Taman Negara sachant qu'on est pas parti pour faire du grand treck mais qu'une ou deux petites randos à la journées nous suffiront? On peut se passer de KL à la limite qu'on connait déjà (mais on y retournerait bien!) On compte se déplacer en bus et train, louer une moto ou une voiture si on reste quelques jours dans un coin intéressant et on part et on revient de singapour.Voilà, certains d'entre-vous nous ont déjà fait des suggestions qui nous ont permis de déblayer un peu le terrain mais on reste très preneurs de vos appréciations, commentaires, suggestions d'itinéraires, etc....
Merci!
Mexique et Amérique Centrale à sac à dos en juillet/août 2007 English translation pending
Bonjour les voyageurs,
J'ai bien lu toutes les rubriques, vs m'avez pas mal renseigné mais si quelqu'un pouvait me faire une synthèse car à vs lire j'ai envie de tt faire...
Je souhaite partir 2 mois, en commençant pas le Mexique, je cpte y rester 3 sem et pr le reste faire le Guatemala et le Costa Rica et... qu'est ce que vs en pensez, déjà 2 mois c'est court, dc il ne faut peut-être pas que j'y ajoute un autre pays.
Sinon pourriez-vs me dire ce qu'il faut que je fasse "absolument" ds ces pays car je suis embrouillée, je veux tt faire!
J'aurais souahitez faire des treks : Monteverde, Braulio Carillo, Tikal???, voir des volcans : lesquels : POAS, Arenalm, Irazu, Tajamuleo???, voir des chutes : La Paz, la Fortuna, Cero Chato??? visiter des villes : Mexico, Antigua, Panachel, Chichicastenango???, faire de la pirogue : Lac Atitlan, Rio de Pasion, de Bethel à Usuamacinta, des sites archéologiques : Copan, Chichen Itza, theotihuacan???, faire du canyon : Sumidero???
Please help me!!!
vs avez compris mon souci je veux tt faire ms ça va pas être possible!!!
Meci d'avance pr votre aide...
J'ai bien lu toutes les rubriques, vs m'avez pas mal renseigné mais si quelqu'un pouvait me faire une synthèse car à vs lire j'ai envie de tt faire...
Je souhaite partir 2 mois, en commençant pas le Mexique, je cpte y rester 3 sem et pr le reste faire le Guatemala et le Costa Rica et... qu'est ce que vs en pensez, déjà 2 mois c'est court, dc il ne faut peut-être pas que j'y ajoute un autre pays.
Sinon pourriez-vs me dire ce qu'il faut que je fasse "absolument" ds ces pays car je suis embrouillée, je veux tt faire!
J'aurais souahitez faire des treks : Monteverde, Braulio Carillo, Tikal???, voir des volcans : lesquels : POAS, Arenalm, Irazu, Tajamuleo???, voir des chutes : La Paz, la Fortuna, Cero Chato??? visiter des villes : Mexico, Antigua, Panachel, Chichicastenango???, faire de la pirogue : Lac Atitlan, Rio de Pasion, de Bethel à Usuamacinta, des sites archéologiques : Copan, Chichen Itza, theotihuacan???, faire du canyon : Sumidero???
Please help me!!!
vs avez compris mon souci je veux tt faire ms ça va pas être possible!!!
Meci d'avance pr votre aide...
Rencontre le 9 et 10 septembre 2006 sur Marseille English translation pending
Salut à tous,
Histoire de recentraliser toutes les discussions, je résume :
Rencontre programmée sur 2 jours à Marseille : Le 9 septembre Rendez vous à partir de 16 heures 30 pour des boissons raffraîchissantes.🙂 Un pic nic en soirée sur les esplanades des plages du prado près du David.
Le 10 Septembre Pour ceux qui veulent...petite balade dans les calanques, Sugiton ou En vau suivant la motivation des participants. Casse croûte au dessus de la grande bleue.😇
Présence confirmée : Arvie, Alan et France, Marseil, la pirogue, Laffargee, hawkman, Laura 13, Fufute, Naky13, Darkette, Cati13, talassa13 (x2), Nush, Josse1312, Natakwet, Nangadelf, Patou, lolanomade, Titecel, Merylou, Carole13, Janine253 et yann's family soit 27 personnes. A confirmer Fluffy, martine 1021 et Panda06...
Hébergement : Alan et France chez Yann's family.
Besoin d'un hébergement : Pas d'autre demande pour l'instant.
Yann
Histoire de recentraliser toutes les discussions, je résume :
Rencontre programmée sur 2 jours à Marseille : Le 9 septembre Rendez vous à partir de 16 heures 30 pour des boissons raffraîchissantes.🙂 Un pic nic en soirée sur les esplanades des plages du prado près du David.
Le 10 Septembre Pour ceux qui veulent...petite balade dans les calanques, Sugiton ou En vau suivant la motivation des participants. Casse croûte au dessus de la grande bleue.😇
Présence confirmée : Arvie, Alan et France, Marseil, la pirogue, Laffargee, hawkman, Laura 13, Fufute, Naky13, Darkette, Cati13, talassa13 (x2), Nush, Josse1312, Natakwet, Nangadelf, Patou, lolanomade, Titecel, Merylou, Carole13, Janine253 et yann's family soit 27 personnes. A confirmer Fluffy, martine 1021 et Panda06...
Hébergement : Alan et France chez Yann's family.
Besoin d'un hébergement : Pas d'autre demande pour l'instant.
Yann
École à la maison et voyage au long cours English translation pending
Bonjour !
Ca fait bien longtemps que je n'ai pas eu le temps de me connecter sur voyage forum et j'avais promis une lettre type pour éviter le CNED (je ne retouve plus la disscution...)
J'ai contacté des associations de parents qui font "l'instruction par la famille" ou le "home schooling"; ils expliquent bien que l'éducation nationale n'a pas à donner son accord mais ils ont le droit de faire un contrôle ainsi que les services sociaux. Ils m'ont conseillés de ne pas prévenir trop tôt, c'est à dire 15 jours avant la rentrée scolaire (ce qui correspond au dernier délais légal).
il n'est pas du tout évident que l'on soit contactés la première année pour un contôle, il semblerait que ça soit fréquent. Mais si c'est le cas, nous avons la possibilité de faire trainer les choses en disant que nous sommes partis en vacances... Mais nous ne partons qu'une année !
La lettre est à adresser à l'inspection académique de votre circonscription anisi qu'à la mairie de votre commune.
Je vous propose d'envoyer par e-mail la lettre type pour ceux qui sont interessés.A bientôt
Les pieds en Birmanie... et la tête dans les étoiles English translation pending
Recit par Christophe et Sophie de 4 semaines en Birmanie apres un passage en Chine: (pour la gallerie photo ou des recits images http://www.lespiedssurterre.org). Bonne lecture.
Dimanche 2 Octobre: Premieres impressions A la descente de l'avion, la bouffée d'air humide et la chaleur écrasante nous ont fait réaliser qu'on était désormais sous un climat tropical. En traversant la ville de Yangon, nous découvrons une capitale charmante aux avenues larges et bien traçées bordées d'arbres, parfois même des tecks, ces vénérables arbres imputrescibles chers aux salons de jardin. Finis les gratte-ciel et les rues bien propres de Chine, place à une architecture coloniale colorée et délabrée (Christophe y sent presque un parfum de La Havane…) Ici les hommes comme les femmes sont en jupes longues style porte-feuille, des longuyi, ils ont la bouche et les dents rouges et les femmes ont les joues jaunes. Pas de doute, on a changé de pays. Les hommes mastiquent toute la journée de la noix de bétel aux propriétés vermifuges et bienfaisantes comme on chique du tabac et la recrachent en maculant les trottoirs de tâches rouges sang. Les femmes se protègent la peau du soleil en s'étalant sur le visage du tanaka, une pâte jaune extrait de l'arbre du même nom. Produit de beauté numéro 1 devant l'Oréal, elles l'étalent avec une brosse à dent par coquetterie. Autres changements radicaux par rapport à la Chine: les gens sont souriants et parlent pour beaucoup l'anglais. La Birmanie fut une colonie anglaise de la fin du 19e siècle jusqu'à la Seconde guerre mondiale, ceci expliquant sans doute cela. Nous apprenons aussi que les Birmans descendent des Mongols, les Sourire à la noix...de Betel gênes de la sympathie se transmettraient-ils de génération en génération? Les trottoirs défoncés sont parsemés d'étalages et de gargotes, pas évident de se promener tranquillement. Les voitures et les cars datent d'une autre époque et certaines sont de marques totalement inconnues. Les bus et fourgonnettes qui circulent sont bondés de monde, les gens s'accrochent à l'extérieur, sans doute la meilleure place vu la chaleur. Comme le pays à quelques démélés avec les Etats Unis, ici les cartes de retrait ne sont pas acceptées et paradoxalement, la majorité des transactions se fait en dollars américains. Le seul moyen de se procurer des kyats est d'échanger des dollars ou des euros en grosses coupures. Pas question non plus de le faire à la banque ou à l'aéroport, ils proposent 3 fois moins qu'au marché noir. Direction le grand marché Bogyoke appelé aussi Scott market. Cet immense marché couvert propose un maximum de marchandises de contrebande, des vêtements, bibelots et pierres précieuses mais c'est aussi l'endroit ou échanger de l'argent. C'est finalement assez simple car de nombreux rabatteurs nous accostent dans la rue. Le plus difficile est de négocier un bon taux. On s'en sortira avec un taux de 1 euro pour 1550 k, on vous laisse imaginer les liasses de billets que cela fait sachant que le plus gros fait 1000 k. La soirée se termine dans un internet café oû une mauvaise surprise, bien que prévisible, nous attend: impossible de consulter nos mails sur Yahoo et Hotmail malgré les moteurs de recherches anonymes. Seul Free semble encore disponible, cette fois on est coupé du monde...
Lundi 3 Octobre: Pas Glop pas Glop Journée consacrée à l'achat de nos vols et à la visite du centre-ville. La chaleur est étouffante et c'est un vrai soulagement de rentrer dans des endroits climatisés, l'envers de la médaille c'est quand il faut en ressortir! La Sule pagoda, toute d'or recouverte, est magnifique dans le coucher de soleil et nous permet de discuter avec un moine. Enveloppé d'un tissu rouge bordeaux, la tête rasée et l'épaule dénudée, il nous explique son parcours et la vie paisible des "monks". La journée se finira assez mal pour Sophie qui s'est choppée une sale bactérie causant fièvre subite et vomissements. On n'avait rien attrapé depuis le début, fallait bien que ça arrive…
Mardi 4 Octobre: Pas Glop La fièvre est tombée mais Sophie, très faible, est complètement sonnée et préfèrera aller à l'hôpital, histoire de mettre un nom sur son mal et ses aller retour aux toilettes. Verdict du médecin québèquois de l'hôpital international: intoxication alimentaire. Une première pour Sophie, ahhh les joies du voyage… En tout cas, bye-bye l'hôtel luxe avec piscine prévu au programme de la journée, à la place ce sera sieste et sels de réhydratation! Christophe de son côté visitera le zoo de Yangon (de toute facon Sophie ne serait pas venue, elle déteste les animaux en cage). Il y a découvert des animaux qui lui étaient inconnus jusqu'alors comme l'ours d'Asie, le goral, le sambar, etc…Il y avait aussi une tigresse qui mettait bas, ses gémissements étaient impressionnants.
Mercredi 5 Octobre: Glop Sophie est complètement rétablie. Le programme des deux prochains jours c'est farniente dans un hôtel 3 étoiles avec piscine, c'est notre premier luxe en 2 mois et demi de "barroudage", on l'a bien mérité. On règle donc 55$ pour 2 jours de paradis. Pour en profiter au maximum, on est arrivé le matin et on ne repartira que demain en fin d'après-midi. Le Kandawgyi palace est un des derniers hôtels de luxe encore ouvert a Yangon. La chambre est superbe, spacieuse et dotée d'une petite terrasse: lit à baldaquin, coin lecture, salle de bain avec baignoire et … séchoir a cheveux (Sophie va enfin pouvoir se faire un brush). Quand à l'extérieur, jardins à la végétation luxuriante d'ou sort un tyranosaure grandeur nature, piscine à étages avec jacuzzi. On fera tout de même une petite sortie pour visiter la Shwedagon pagoda ou la plus belle pagode du monde selon certains. Autour du stuppa central de 100 mètres de haut et recouvert de 700 kg d'or, se dressent de nombreux pagodons, templions, et clochetons, chacun brillant aussi de milles feux. Chaque édifice est richement décoré sans parler du sommet du stuppa, enchevêtrement d'or, rubis, diamants et autres pierres précieuses. Bien que ce soit le lieu boudhique le plus vénéré du Myanmar, l'ambiance y est paisible et beaucoup moins solennel que dans nos églises oû chuchoter est de rigueur. Une seule obligation: ôter ses chaussures. Ici, on prie, on flâne, on pique-nique ou on fait la sieste. Nous avons même assisté à une séance de nettoyage collectif, des dizaines de volontaires alignés comme un régiment et armés d'un balai avancent au même rythme: nettoyer la pagode le jour de son anniversaire est censé porter bonheur, une chose est sure, l'entretien est assuré gratuitement! A la sortie nous faisons une drôle de rencontre, un vieux moine qui se lâche un peu sur le gouvernement dans un anglais impeccable, à l'évidence, nous ne sommes pas des espions à la solde de la junte militaire. Tout y passe, l'absence d'éducation, de liberté, l'oppression, la pauvreté. Apparemment promis à un bel avenir, il a laisse tombé l'université et est rentré dans les ordres se voyant ainsi renié par sa famille qui comptait sur les dollars ramenés par le fils prodige. Mais le plus étrange est son explication du sourire birman: Shwedagon pagoda l'absence d'éducation et de choses à dire (l'université de Yangon vient juste de réouvrir, enrôlement de force dans l'armée ou travail force dès 13 ans) la peur constante d'être espionné par la junte militaire; il est moins dangereux de sourire que de parler! "Si tu n'as pas été en prison, tu n'as jamais été reporter ici" a écrit un journaliste birman. Pourtant, d'autres pays présentent les mêmes caractéristiques et n'affichent pas le même sourire, l'explication doit se trouver ailleurs, peut être le climat, ou la noix de bétel…Nous nous penchons dessus…
Jeudi 6 Octobre: Plouf On profite de l'hôtel et de la piscine, ahhh farniente, douce activité… Autre plaisir futile, la télé. On n'est pas trop télé mais là on est restés scotchés sur TV5 asie, la chaîne française internationale. Douce France… La fin d'après-midi se passera au marché couvert ou Sophie s'est complètement emballée pour l'artisanat birman. Christophe n'aurait pas du la laisser y aller seule, elle est revenue avec une statue en bois de teck de 70 cm de haut! (90 % des réserves mondiales de ce bois précieux se trouvent au Myanmar). Reste à espérer que les deux loulous qui nous rejoignent demain voudront bien nous en délester, c'est pas évident à caser dans le sac a dos! Petite parenthèse sur le nom du pays, la Birmanie est en fait le nom qui avait été donné par les anglais, la junte militaire a rétabli le nom d'origine Myanmar (les premiers habitants du monde) en 89 pour tirer un trait définitif sur l'époque coloniale. De même pour Rangoon renommé maintenant Yangon. Le soir nous trouvons une guest très correcte, Okinawa guesthouse; le tenancier accepte de nous garder la statue en dépôt jusqu'à notre retour dans 3 semaines.
Vendredi 7 Octobre: marionnettiste Aujourd'hui, on doit retrouver Jérome et Nicolas au Lac Inle. A l'aéroport de Yangon, les deux compères sont arrivés en avance et nous attendent, salut les mecs! Sophie qui a bu la veille un jus de fruit avec glaçons (faute d'inattention), enchaîne avec une petite tourista au moment de prendre l'avion. Elle angoisse d'ailleurs de plus en plus à l'idée de monter dans ces carlingues volantes. La psychose l'aurait-elle frappée: c'est normal ce bruit-là? Et pourquoi il tourne deux fois au-dessus de la piste?... Nous arrivons sains et saufs a Nyaunshwe, principale ville au nord du lac. Pendant que les deux compères se reposent (30 heures sans avoir ferme l'oeil), nous partons visiter la ville. Cinq minutes plus tard, un orage impressionnant nous surprend, la mousson n'est pas encore terminée. On se réfugie par hasard chez un marionnettiste qui nous accueille chaleureusement avec le thé. Il donne des représentations tous les soirs et vend des marionnettes de toutes tailles. Les murs en sont recouverts de hauts en bas. Pendant que les rafales de vent s'abattent, que le tonnerre gronde et que le cliquetis de la pluie tambourine le toit en tôle, nous discutons de son pays. La rencontre se terminera par une petite démonstration de marionnette dansante, spectacle traditionnel qui tombe en désuétude auprès des birmans. On s'installe dans un hôtel moins cher et plus près du centre ville (le Joy hotel) puis on dégote une barque avec "chauffeur" pour le lendemain. Il reste assez de temps avant le dîner pour que Christophe teste le coiffeur local. Comme il pleut à nouveau, on assistera tous aux prouesses de l'artisan. Christophe avait une fois de plus oublié d'apprendre à dire en birman: " Pas trop court la nuque s'il vous plaît." Il lui fera la barbe au savon sans plus de succès, le feu du rasoir... Le repas fut un grand moment de bonheur: Jérôme a ramené dans son sac une bouteille de Moulis château Maucaillou 97 (et un énorme pot de Nutella ), il s'en est fallu de peu pour que Christophe ne verse une larme (comme Sophie quand elle a plongé ses doigts dans le Nutella). En plus ce soir on dîne a l'italienne, des gnocchis au pesto préparés avec le basilic frais du jardin. Di-vin.
Samedi 8 Octobre: le lac Inle Départ 6h30 pour visiter le lac. Le temps est couvert, espérons qu'il ne pleuve pas comme hier sinon ça va être la cata sur la barque. Nous embarquons sur une longue barque avec moteur très bruyant à l'arrière, c'est bête on a oublié nos boules Quiès. Le lac est au centre de toute la vie de ses habitants. On s'y lave, on s'y baigne, on y fait sa lessive, on y pêche et même… on y cultive. Pour subvenir à leurs besoins, les habitants du lac, les Inthas, ont eu l'idée géniale de cultiver des légumes en créant des jardins flottants. Le lac est peu profond, un mètre le plus souvent, il s'y développe des entrelacs de plantes et jacinthes d'eau tellement denses qu'ils les recouvrent d'engrais pour y faire pousser des légumes et surtout des tomates. Ces jardins flottants approvisionnent tout le pays pendant une partie de l'année. Le lac est bordé de maisons sur pilotis en bambous et paille. Vraiment charmant. Nous suivons le parcours classique en commençant par le village d'In Dein et son marché. Des pêcheurs y vendent leurs poissons fraîchement pêchés. On trouve aussi des étals de fruits et légumes à foison, de l'artisanat et d'autres produits de consommation courante comme les cheerots, les cigares locaux. Nico et Jérôme s'en donnent à coeur joie, les gens sont chaleureux et se laissent photographier avec plaisir. Malheureusement, comme partout, il y a l'envers du décor: un homme nous propose de rendre visite aux femmes-girafes, cette ethnie dont les femmes portent des anneaux autour du cou (nous en avions croisé dans la rue la veille). C'est bien évidemment payant et il est hors de question qu'on entretienne ce commerce honteux. Ces femmes sont aujourd'hui parquées comme des animaux dans un zoo pour satisfaire la curiosité des touristes. De ce fait, cette cruelle coutume des anneaux qui était en perte de vitesse fait un retour en force. On ne sait pas vraiment l'origine de cette tradition et beaucoup de légendes tournent autour: protection contre les attaques de tigres, marque distinctive des femmes achetées, signe de richesse et la plus cruelle, moyen de punir les femmes adultères en coupant les anneaux. A vous de choisir! Elles peuvent porter jusqu'a 25 anneaux soit 30 kg. Contrairement a ce qu'on pense, l'impression de cou de girafe n'est pas du a l'allongement du cou mais a l'affaissement des clavicules, causant déformations et dégâts physiques irréversibles. Nous visitons l'école du village. Tous les élèves, les garçons comme les filles, portent un longyi vert et une chemisette blanche. Nous sommes surpris de voir un enfant de 4 ans tout seul dans la classe alors que tous sont a l'étage en train de chanter. En fait, les écoles sont bouddhistes, lui ne l'est pas, et la journée d'école débute par des chants religieux. Les équipements sont rudimentaires et les enfants autonomes. Avant l'arrivée du professeur, ils nettoient le tableau, préparent le bureau du maître, révisent leur leçon et tout ça sans chahut. Les élèves applaudissent lorsque leur camarade réussit son exercice au tableau. Sophie en connaisseuse est admirative. Nous poursuivons avec les passages obligés par la fabrique d'ombrelles en papier, l'atelier de tissage, puis l'orfèvrerie. Intéressant mais nous ne serons pas clients. Pour finir, au milieu du lac se trouve le monastère des chats sauteurs. Il tient son nom d'un moine qui avait dressé son chat à sauter de plus en plus haut au-dessus de son bras. Vraiment que ça à faire les moines ici!!! Toujours est-il que les moines qui suivirent se sont aussi mis à les faire bondir a l'intérieur d'un cerceau, et curieusement, seuls les descendants des chats sauteurs sont capables d'effectuer ces sauts. Etrange mon cher Watson… Le cliché du lac, ce sont bien évidemment les pêcheurs qui ont une manière de ramer unique au monde. En équilibre sur un pied à l'extrêmité de la barque, ils rament avec leur jambe afin d'avoir les mains libres pour hisser leurs filets tout en manoeuvrant la barque, très impressionnant.
Dimanche 9 Octobre: la grande fête du Phaung-Daw U Des quatre coins du lac Inle, des dizaines de barques immenses voyagent d'un village à l'autre, de pagode en pagode, sous le regard émerveillé des foules. Ce sont de très longues et très étroites embarcations mues par des dizaines de jeunes garçons Intha vêtus du costume traditionnel. Debout, ils actionnent les rames à un rythme cadencé tout en se tenant à une perche horizontale pour maintenir leur équilibre. C'est la barge royale représentant le Karaweik (oiseau doré mythique birman) qui clôt le cortège. Gardé par des prêtres, ce bateau sacré porte un baldaquin qui abrite 4 bouddhas couverts d'or. Aujourd'hui le cortège arrive à Nyaungshwe. Le village est pris d'assaut par les habitants des alentours de la région, nous offrant ainsi un vaste aperçu de la richesse ethnique des environs. Revêtus de leur costume traditionnel, ils se sont rassemblés sur les rives pour assister à l'arrivée des statuettes et aux courses de barques. Nous essayons de nous frayer un chemin au milieu de cette foule multicolore afin de suivre le défilé jusqu'a la pagode ou les bouddhas seront déposés pour y être couvert d'or par les fidèles, fidèles masculins uniquement la femme étant considérée impure dans la religion bouddhiste. Notre regard choqué se porte à plusieurs reprises sur des personnes à moto portant un casque allemand arborant la croix nazie. Il ne faut pas leur en vouloir, nous apprendrons plus tard qu'ils n'en connaissent pas la signification, c'est à la mode! Cette matinée aura permis de mettre a jour le vrai visage de nos deux camarades Jérôme et Nicolas. Entre deux bières, ils se tapent la bourre a celui qui fera le plus beau cliché ou le plus de photos, des vrais paparazzi. Nous profiterons de leurs nombreux clichés pour enrichir notre galerie, ils nous ont cédé les copyright!!! Ils arpenteront les allées du marché à la recherche d'un visage digne de figurer sur le National Geographic pendant que nous ferons une petite ballade sur les collines avoisinantes. Nous visitons un moine qui vit dans une petite grotte naturelle avec son chat et …des insectes. Il y a des araignées en pagaille et un nid de guêpes au-dessus de son lit. Les nourritures spirituelles doivent en valoir la peine pour supporter ça! Nous croisons des enfants qui nous suivent et nous offrent des fleurs… 'fin surtout a Sophie…Ils sont tout aussi amusés que les adultes de se voir en photo sur le numérique et plus encore en vidéo. Notre plus belle rencontre se fera sur le chemin du retour au détour d'un ruisseau. Une jeune femme fait sa lessive en battant le linge comme nos lavandières d'antant pendant que ses trois enfants se baignent. Un petit coup de main pour l'aider à porter ses 10 litres d'eau et nous voilà invités à prendre de thé avec toute la famille. La maison sur pilotis est très rudimentaire: une chambre avec hamac pour les parents, les autres dormant par terre dans la pièce principale ou se trouve l'autel à prières, et un foyer pour cuisiner. Bien évidemment, il n'y a ni electricité ni eau courante, la salle de bain c'est le ruisseau boueux. Ils ne parlent pas l'anglais; nous communiquons grâce a nos photos personnelles et en leur offrant des cigarettes, puissant vecteur de convivialité. Ils sont très intrigués par les images de Paris et les observent longuement; en fait, ils ne connaissent ni Paris, ni la France. Un rapide dessin des cinq continents sera peut-être leur premier cours de géographie… Cet échange nous a mis du baume au coeur. Nous nous quittons tout sourire avec l'impression que l'essence du voyage est peut-être aussi simple que ça: une rencontre éphémère, on le sait bien sans suite, mais riche par son intensité et des rapports simples et désintéressés.
A notre retour, nous retrouvons Nicolas et Jérôme devant une bière, ils nous font goûter un fruit découvert au marché: la pomme-cannelle. Rien à voir avec ces deux ingrédients mais c'est absolument délicieux. En rentrant, ils attirent notre attention sur un détail incongru: des sacs plastiques remplis d'eau et de cailloux sont accrochés a l'entrée de notre guest. Mais qu'est-ce que c'est-il donc? Pourquoi c'est faire? Indices: c'est obligatoire et en France on en a aussi, ils sont rouges…des extincteurs bien sur! Pourvu qu'il pleuve… En fin d'après-midi, nous testons le massage traditionnel birman. Relaxant et revigorant, il se pratique en partie avec les pieds. Le masseur nous monte dessus en se tenant à une barre au plafond. C'est pas de chance pour Sophie, sa masseuse doit faire dans les 75 kg! Les autres particularités de ce massage sont le "débouchage" d'oreille avec les doigts et le blocage des artères fémorales pour faire affluer le sang dans les jambes, ça fait bizarre. Sophie aura en prime le droit à une séance de maquillage au tanaka. Ce soir c'est la fête au village. De nombreuses gargottes et stands ont envahi la ville ainsi que les locaux qui sont déjà bien émêchés. C'est un peu la Foire du Trône version birmane. Pas de barbe à papa mais des gâteaux au tapioca, pas de train-fantôme mais des manèges en bois dignes de figurer à l'expo universelle de Paris 1900. Nous finissons la soirée à la salle de spectacle, pour le concert. Autant dire un vaste entrepôt avec des chaises longues et trois spots. Autour de nous, des moines sont assis et fument le cheerots, ils se font aussi chier que nous; cela ressemble davantage à un spectacle traditionnel barbant qu'à une soirée festive, ni enthousiasme, ni applaudissement. C'est une torture, les "artistes"chantent faux, sont complètement statiques et aussi peu motivés que nous le sommes pour rester. Nous apprendrons par la suite qu'il s'agissait en fait du "prime time" et que les gens étaient venus voir des comédiens célèbres. C'est bête alors, on a raté le meilleur! Ca aurait été super d'assister à du théâtre en birman!
Lundi 10 Octobre: Pagode ou paya? Visite du site de Kakku recemment ouvert aux touristes à 3 heures de route. Plus de 2000 stuppas alignés sur un kilomètre, un peu comme nos alignements de Carnac et avec une origine tout aussi mystérieuse. Le moment est d'ailleurs venu de faire la distinction entre pagode, paya, zedi et stupa. Pagode et paya désignent grosso modo la même chose, la paya est un terme générique lié à la religion alors que la pagode désigne le lieu de prières et d'offrandes. Le stuppa ou zedi (nom birman) est une structure en forme de cloche qui contient généralement des reliques de Bouddha ou d'autres objets sacrés venant de moines. A la différence du temple consacré à la méditation, on ne peut pas entrer dans un stuppa mais on en fait le tour dans le sens des aiguilles d'une montre. Vous avez eu droit à ce bref descriptif lexical parce qu'il y a plus de stuppas, pagodes et temples en Birmanie qu'il y a de frites en Belgique, alors même si on n'en parle pas tous les jours, vous n'y couperez pas non plus!! Le soir, un bar à cocktails sympa nous fera découvrir une spécialité locale: l'Irish coffee. C'est tout du moins le nom qu'ils donnent à cette boisson qui y ressemble à un détail près: ils n'ont ni crème, ni chantilly. Mais ils ont des oeufs! Et hop, en un tour de main on transforme le blanc d'oeuf en imitation de crème, a défaut du goût, ça fait toujours illusion, Sophie a bien failli se faire avoir!
Mardi 11 Octobre: Mais a la fin, qui c'est ce Bouddha? On loue un van pour visiter Pindaya puis se rendre à Kalaw, notre prochaine escale. Pindaya est célèbre pour sa grotte aux 8094 bouddhas. Il fait humide, les bouddhas brillent de mille feux et y'a des araignées. Ouais, bof.
Il faut noter que le bouddhisme est omniprésent dans la vie quotidienne des birmans. Ici la religion est restée un fait social total, nous le constatons à travers ces stands au bord des routes ou des gamines sollicitent monnaie sonnante auprès des automobilistes sur fond de musique et discours mobilisateurs. Et le peuple donne beaucoup puisqu'environ 10% de ses revenus sont consacrés à l'entretien des pagodes et des prêtres. Tous les matins les moines et les nonnes (que l'on reconnait à leur habit rose) parcourent les villages avec leur jarre noire (thabeik) destinée à recevoir les oboles (nourriture) des fidèles. Le pays est constellé d'édifices ou de signes religieux même dans les coins isolés, dans les campagnes, en haut des collines, dans les grottes ou encore dans les arbres. En effet, le bouddhisme au Myanmar est aussi teinté de superstitions liées aux esprits, les Nats. On leur fait sans cesse des offrandes pour les amadouer: dans des niches ou dans le creux des arbres. Pour terminer sur le chapitre "religions et croyances", le Myanmar est aussi le royaume de l'irrationnel. Pour les birmans, tout peut avoir un pouvoir surnaturel, les éléments naturels, les êtres, les chiffres et surtout le temps et l'espace. Par exemple, le jour de leur naissance est très important, c'est pourquoi ils consultent souvent astrologues ou alchimistes, ces "devin-numéro-palmiste" postés à l'entrée des pagodes ou dans les rues. Exemple: une femme née un Lundi n'a aucune chance avec un homme né un vendredi. Faut qu'on se renseigne avec Sophie… La route qui nous mène à Kalaw est superbe et nous assistons à de jolies scènes champêtres; c'est l'heure de la rentrée des champs après la journée de travail (près de 75% vivent de l'agriculture). Des enfants montent d'énormes boeufs, des femmes portent sur la tête des paniers remplis, et les tracteurs font office de bus avec une trentaine de personnes entassées, ça déborde de partout. Quand au paysage, les verts des rizières contrastent magnifiquement avec les rouges-ocres de la terre. On passe la nuit au Golden Kalaw Inn, qui n'a rien de doré surtout la chambre de Nico et Jérôme.
Mercredi 12 Octobre: la vie dans la campagne birmane On part trekker 2 jours avec nuit chez l'habitant pour le plus grand bonheur de Christophe qui est le plus motivé de nous tous à l'idée des 6 heures de marche par jour, il est tombé dedans quand il était petit! Notre guide Twenti prévoit de nous faire traverser des villages peu visités ou vivent plusieurs ethnies. Le premier est habité par les Danu, des gens très accueillants. Notre venue attire le reste de la famille pendant que nous prenons le thé et bientôt voilà quatre générations réunies. L'arrière-grand-mère 63 ans a 10 enfants, 40 petits-enfants et déjà une dizaine d'arrière-petits-enfants! La structure familiale dans ces villages isolés est très forte et la plupart reste vivre au pays. L'accord des parents est indispensable au mariage, d'ailleurs souvent "arrangé" entre familles, et bien sûr, pas de relation sexuelle avant la cérémonie. En général, tous les habitants des villages voisins sont invités, ce qui a fait un total de 700 convives pour le mariage du fils de notre hôte! On vous rassure: ils ont mange du riz et des feuilles de thé. Le second arrêt s'est fait dans un village Pa-O. Les femmes portent des vêtements noirs et une coiffe en serviette-éponge orange sensée représenter la bouche du dragon. Les sourires sont toujours au rendez-vous. Nous déjeûnons dans un vieux monastère au milieu des moines qui eux n'ont pas le droit de manger entre midi et 4 heures du matin. Ce sont souvent les derniers rejetons de familles nombreuses "autorisés" a mener une vie religieuse s'il y a assez de monde aux champs. Des règles strictes régissent leur vie: savoir cuisiner, pas d'alcool ni de relation sexuelle, prendre soin de soi (propreté, habit, santé) et suivre le code monastique. Chaque birman a d'ailleurs fait ses classes étant enfant. Sur le chemin qui mène à notre dernière étape, nous marquons un arrêt prolongé en surplombant une magnifique vallée de rizières en étages baignée par les rayons du soleil couchant. On passe la nuit dans un village Danu et plus exactement chez le chef du village. Des lits à même le sols nous ont été installés dans leur salle réservée à la prière. Comme il n'y a pas d'éléctricité, nous dînons éclairés à la bougie un délicieux repas préparé par les deux jeunes cuisto qui nous accompagnent. Comme en Chine et en Mongolie, les desserts ne sont pas trop d'usage mais nous gouterons au sucre de palme, c'est délicieux. Nous serons réveillés a 5h00 par un p….. de coq!
Jeudi 13 Octobre: un peu de botanique Après un petit déjeûner birman (riz, beignet de légumes et thé), nous reprenons la route en direction d'un village habité par l'ethnie Pallaung. Les femmes ont des habits vert-pomme et rose et comme un peu partout fument le cheerots. Cette ethnie vit de l'élevage du porc, de la culture du riz et du thé. A notre entrée dans le village nous sommes accueillis par une odeur nauséabonde: au monastère les cochons se balladent en liberté dans les fosses à purin qui remplacent les chemins et nous devons marcher sur des planches de bois pour accéder à la maison. Nos hôtes sont en train de trier les feuilles de thé. Elles sèchent sur de grands tréteaux au soleil puis sont ensuite trier en deux catégories de qualité. Cette randonnée aura d'ailleurs été l'occasion pour nous de nous améliorer en botanique. Twenti nous a montré des manguiers, des avocatiers, des papayiers, des bananiers (bon ça on savait quand même), des champs de gingembre, de sésame, de thé et même des arbres qu'on ignorait totalement comme l'arbre à tomates ou l'immense banian. Nous déjeûnons dans un monastère au milieu des moines Puis, la dernière partie nous a fait traverser un paysage de jungle enveloppée dans une brume de chaleur tropicale, on s'y croirait. On a aussi croisé deux serpents. Faut faire attention oû l'on met les pieds Ksssssssss.
Vendredi 14 Octobre: Bon anniversaire Jérôme Nous louons un taxi pour aller à Mandalay. Nous profitons du voyage pour nous faire découvrir mutuellement nos coups de coeur musicaux, pas toujours partagés par Sophie mais pour le plus grand plaisir de notre chauffeur. Assez peu de musiques occidentales circulent sur les ondes au Myanmar pour la simple raison qu'elle est interdite, tout comme le fait de danser d'ailleurs, incroyable, non? Les birmans sont par contre number one pour les reprises, quelque fois peu récentes et toujours en Birman. Mandalay, ville chaude et poussiéreuse n'a pas le charme colonial de Yangon, ses beautés sont aux alentours parait-il. Nous logeons à la Royal guesthouse à la petite terrasse très agréable et située à proximité d'un glacier ou ils font de délicieux banana milk shake. Ce sera d'ailleurs notre lieu de rendez vous à tous, a défaut de pub, on n'allait pas prendre une pagode! Ce soir Jérôme fête ses 35 ans. Après quelques "binouzes" et deux flasques à base de whisky concentré et bon marché, on se met en quête d'un endroit ou faire la fête. Pas grand chose à se mettre sous la dent sinon des bars-karaoké sinistres avec un Charlie Holeg à l'accompagnement et des chanteuses/prostituées sur un podium. Et après 23h, impossible de trouver quelque chose d'ouvert. Ici, on ne danse pas, on est au Myanmar et a 23 heures, au dodo!
Samedi 15 Octobre: Fête Nadaw, la fête de la pleine lune On visite Mandalay et ses pagodes dont on vous épargnera la description, et en particulier le monastère Shew Nandaw, entièrement fait en bois de teck. Un maître y fait la classe pour des enfants défavorisés au milieu de jeunes moines. Ces lieux religieux mais touristiques sont la proie des mendiants et vendeurs, essentiellement des enfants qui vendent colliers de fleurs et cartes postales. Leur attitude n'est plus celle que nous avons connue, ils réclament stylos, shampooing ou proposent de poser pour de l'argent, et les adultes veulent échanger leurs marchandises contre du parfum. Peut être est ce inévitable dans ces lieux fortement touristiques, en tout cas Jérôme et Sophie tacheront de donner leurs shampoings et stylos à des assos ou professeurs pour éviter d'entretenir ce système de mendicité. Autre première en Birmanie, C'est la première fois que nous sommes confrontés a la misère, cette vision d'un homme sans bras ni jambes devant son bol à aumône nous a profondément bouleversé. Fin d'après-midi, nous entamons pieds nus l'ascension de la colline de Mandalay célèbre pour son coucher de soleil a…17h30. 1700 marches nous séparent de la pagode qui se trouve au sommet. Nous arrivons trempés de sueur pour voir le soleil se voiler par les nuages, tant pis. Par contre, c'est le premier jour de la fête de la pleine lune, on fête la fin de la mousson. A notre retour au pied de la colline, la fête a pris place. C'est un festival de hauts-parleurs, de pétards (dont nous sommes souvent la cibles avec les chiens et les motards), de fritures et de pâtisseries (les crêpes a la coco fraîche sont un délice) sans oublier les jeux et manèges "rudimentaires". Une grande effervescence s'est répandue sur la ville et la soirée bat son plein vers 21h30, a 23h00 la fête commencera à être désertée. Une chose est sûre, cendrillon ne vivait pas au Myanmar (glissa Christophe)…
Dimanche 16 Octobre: les anciennes capitales de Mandalay Mandalay, deuxième ville du Myanmar, fut la dernière capitale du royaume de Birmanie. Il ne reste malheureusement plus que les enceintes de son prestigieux palais pillé, bombardé et incendié. Il y eu cependant trois autres capitales dans la région: Sagaing, Enya et Amarapura. Nous attaquons par Sagaing nichée sur les collines et longeant l'Irrawady, principal fleuve du pays. La pagode en elle-même est du dernier kitsch avec son sol carrelé multicolor et ses bâtiments recouvert de miroirs comme une boule à facettes disco mais la vue est sympa. Du sommet, nous voyons nettement l'enchevêtrement d'escaliers menant à d'autres pagodes, temples et monastères. Au milieu des arbres, on aperçoit des dizaines de pointes de stuppas qui innondent la vallée. On se rend ensuite à Ava ou Enya, petite île que nous atteignons en barque et qui se visite en carriole à cheval. Nous y trouvons un beau monastère tout en teck. En nous faufilant au milieu de ses 267 colonnes de teck qui le soutiennent, nous avons assisté à un beau ballet de chauves-souris. On enchaîne avec la tour du palais, dernier vestige du palais qui fut démonté pour construire le nouveau. "C'est pas cher, c'est joli, c'est local" aura rythmé notre journée, c'est la phrase-clé des villageois locaux qui vendent des bibelots à l'entrée des sites. Nous terminons cette journée par Amarapura et la visite de la terrasse du café au bord du lac Taungthaman. A vrai dire, on commence un peu à saturer des pagodes, Dalida aurait pu chanter "Pago-de, pagode, pago-de"… et on a decidé de faire sauter les dernières visites pour profiter tranquillement de la vue sur le pont en teck d'U Bein.. Long de 1200 mètres, il a été construit avec le bois de l'ancien palais. C'est aussi l'endroit à ne pas rater pour admirer le coucher de soleil. Des dizaines de personnes immergées jusqu'à la taille pêchent de la friture d'une drôle de façon en secouant une canne à pêche dans chaque main. Un jeune garçon, "berger" de canards rame à l'assaut d'une de ses bêtes égarées et les moines défilent sur le pont. 16h45, nous embarquons sur une pirogue pour voir le soleil se coucher. Le pont et l'arbre mort dans l'eau sont splendides en ombres chinoises dans cette lumière orangée. C'est le coucher de soleil idéal pour une demande en mariage !!!!!!!!!. Sur le chemin du retour, les gens ont sorti les guirlandes lumineuses et allumé des milliers bougies pour éclairer les villes et monuments religieux, la fête de la pleine Lune dure plusieurs jours et c'est tant mieux, on va pouvoir retourner manger des crêpes!
Lundi 17 Octobre: epidemies d'achats compulsifs Journée repos. Internet pour Christophe, achat de souvenir pour Sophie qui s'est à nouveau emballée, emportée par l'enthousiasme de Nico et Jérôme pour un magasin d'artisanat, une vraie caverne d'Ali Baba. Il a fallu négocier ferme et avoir recours aux échantillons de parfum et autres babioles from France, ils en sont très friands. Résultats: plusieurs kilos supplémentaires à trimbaler jusqu'au Népal. Argument de Sophie: "tu verras ça f'ra super dans le salon". Pensée de Christophe: "et qui c'est qui va l'porter"!!! On ne peut plus compter sur Jérôme et Nico, ils risquent d'être en surplus, reste a éspérer que la fine équipe qui nous rejoint au Népal nous en délestera… D'ici la, il va falloir la jouer fine pour alléger nos sacs a dos.
Mardi 18 Octobre: la croisière s'amuse…presque Lever 4h45 (c'est pas humain), on embarqué avant le lever du jour à bord d'un bateau qui nous mènera en 10 heures à Bagan. Les birmans se couchent tôt, mais se lèvent tôt aussi, les rues commençant à s'animer vers 05h30, heure du lever du soleil. La croisière est assez agréable malgré l'absence de climatisation et nous faisons la connaissance de Grégory et Delphine que nous avions déjà croisé à Mandalay, un couple de français de Vélizy. Une fois de plus Christophe tente de convertir Sophie à la belote mais c'est décidemment pas son truc, elle préfère jouer au Pictionnary ou au Taboo. Dernier clin d'oeil à la France, ce sera du ciflar à la pause de midi, merci Jérôme. A l'arrivée, nous devons nous acquitter d'un droit d'entrée de 10$ pour le site de Bagan. Gregory et Delphine peu chargés et ne souffrant pas du "trouble d'achat de souvenir en bois compulsif" nous ont gentiment proposé de nous ramener quelques affaires encombrantes styles livres. Merci boucou.
Mercredi 19 Octobre: Fa-bu-leux On loue des vélos pour se rendre dans le vieux Bagan. Le site s'y prête particulièrement pour circuler. Situés sur les rives de l'Irrawady, plus de 2000 temples se dressent, éparpillés dans un horizon immense et changeant de couleur à toute heure du jour.Un enchantement! On est complètement tombé sous le charme ancien de ses édifices ni rénovés ni clinquants comme c'est d'usage au Myanmar (ici pas de culte du "vieux", ce qui est lié à la religion est constamment entretenu, repeint, redoré). Sous la dentelle de pierre qui recouvrait les temples apparaîssent des briques rouges parfois totalement mises à nue. Dans certains, des peintures sont encore bien conservées, dans d'autres il est possible de monter et d'admirer la vue. C'est une explosion de stupas qui émergent au milieu de la végétation et des champs de cultures. C'est pour nous, jusqu'à nouvel ordre, le plus fabuleux site fait par l'Homme, patrimoine universel de l'humanité d'ailleurs. Cette prodigieuse réalisation est née au XIe siècle lorsque le roi Anawratha rapporta de ses campagnes militaires des reliques de Bouddha, à qui il convenait de donner un cadre digne de sa sainteté Le soir nous dégottons un resto indien qui deviendra notre cantine. Ce soir, il y a un festival en ville. On avait l'intention d'y aller jusqu'a ce que nous assistions à une violente baston entre hommes ivre-morts à coup de bouteilles de verre. Deux ce sont fait exploser des bouteilles sur la tête dont un salement amoché. Bon, de toute façon on est crevé, et puis les fêtes au Myanmar, on connaît…
Jeudi 20 Octobre: allez, encore une dernière et j'arrête Nous continuons la visite avec toujours ce même regard émerveillé. Par contre, on galère avec nos vélos, les chemins de terre sont très sablonneux, il faut parfois les pousser, on s'est aventuré sur la mauvaise route et le vélo de Sophie est pourri. Elle s'énerve, craque puis échange avec le vélo de Christophe. Nos deux compagnons s'amusent parfois de nos petites chamailleries de couple en voyage, mais dès qu'on aura un peu de temps on vous en contera un peu plus sur cette charmante intimité née de ces deux hommes en voyage…On traverse des villages rappelant un peu l'Afrique avec ses femmes le panier sur la tête, ces boeufs labourant les champs et ces maisons en paille. Des hommes font une partie de chinlon, un sport très populaire qui se joue en cercle en jonglant avec une petite balle de rotin tressé. Maintenant c'est le brésil et son beachfoutchbol qui nous saute aux yeux!!! Contre toute attente, Christophe plus "nature" que "culture"est tombe accroc, il en veut encore et encore du temple et de la pagode, il ne s'arrête plus, insatiable le garçon. Ce soir c'est massage pour tout le monde. En manque d'attention féminine, Nico et Jérôme on été ravis de découvrir les deux charmantes masseuses attendues; il s'agit en fait des femmes des ménages de notre hôtel!
Vendredi 21 et samedi 22 Octobre: "je lui ai mis la fièvre pendant des heures"(chanson bactérienne) On profite de notre dernière matinée à Bagan pour visiter la dernière partie du site, histoire d'avoir notre dose de pagodes et repartir de ce site sensationnel sans regrets. Puis c'est la course jusqu'a ce qu'on monte dans le bus. Y'a pas de clim, ça on le savait déjà; ce qu'on ne savait pas c'est que nos fauteuils seraient cassés, impossible de les basculer en arrière (ça va être cool les 17 heures et la nuit a 90 °!). C'est l'horreur à chaque arrêt, le soleil tape derrière les vitres. Trois heures se passent "et là…c'est le drame". Christophe commence a se sentir mal puis, insidieusement, la fièvre monte, monte, monte jusqu'a suffisamment haut pour qu'il se mette a délirer et parler tout seul, tenant des propos incohérents du style: "donne moi tes cachets contre les renards, j'ai peur d'être attaquer" ou bien: "y a quelque chose qui m'gêne, je crois qu'il y a un géranium qui me pousse dans le dos"… La nuit fut une véritable torture, impossible non plus de dormir, les VCD du chanteur à la mode et un film birman nous hurlaient dans les oreilles à tel point que malgré les boules Quiès, le son était insupportable. Le problème, c'est qu'on était les seuls à se plaindre, les locaux semblaient apprécier. Bien sur dans ces conditions-là le temps ne passe pas et dure longtemps, longtemps…Les premiers prémices de chiasse sont apparus au milieu de la nuit, heureusement que nous avions de l'Imodium a porté de main. Cela n'a cependant pas empêché Christophe de tapisser les murs des chiottes de tous les bleds traversés. Arrivés a Yangon a 07h00, Christophe est faible mais se sent mieux, il a 39, 5 de température (il a du atteindre sans difficultés les 40 dans la nuit). On avait gardé le numéro de téléphone du médecin canadien de Sophie: il s'agirait sans doute d'une dyssentrie d'origine bactérienne assez fréquente. Pas besoin d'ordonnance pour se procurer les antibiotiques spécifiques. Apres être reste couché toute la journée, Christophe émèrgé 2 heures en fin d'après-midi, la fièvre ayant légèrement baissée, un bol de riz nature et au lit.
Dimanche 23 Octobre: Tata (salut) Myanmar La fièvre a totalement disparue, c'est bon signe. Il ne reste plus qu à soigner le ventre et la tête, ça devrait prendre encore une semaine. 2 imodiums pour assurer le vol en avion jusqu'à Dhakka, capitale du Bengladesh. Au revoir Nico et Jérôme, bonne escale a Bangkok, au revoir Myanmar, quand te reverrai-je pays merveilleux...
Escale a Dhaka (nuit du 23 au 24octobre) Dakka, bref aperçu de ce qui nous attend en Inde: une horreur. Le trajet qui nous mène de l'aéroport à l'hôtel est un bordel sans nom: pas de feux, pas de sens de circulation, des bus plus pourris qu'ailleurs, des centaines de tuk-tuk qui déboulent de partout dont un qui s'est fait renverser sous nos yeux. Ca klaxonne et pile à tout va, ça pue les pots d'échappement, on a l'estomac au bout des lèvres. Mais quand est-ce qu'on arrive?…
Dimanche 2 Octobre: Premieres impressions A la descente de l'avion, la bouffée d'air humide et la chaleur écrasante nous ont fait réaliser qu'on était désormais sous un climat tropical. En traversant la ville de Yangon, nous découvrons une capitale charmante aux avenues larges et bien traçées bordées d'arbres, parfois même des tecks, ces vénérables arbres imputrescibles chers aux salons de jardin. Finis les gratte-ciel et les rues bien propres de Chine, place à une architecture coloniale colorée et délabrée (Christophe y sent presque un parfum de La Havane…) Ici les hommes comme les femmes sont en jupes longues style porte-feuille, des longuyi, ils ont la bouche et les dents rouges et les femmes ont les joues jaunes. Pas de doute, on a changé de pays. Les hommes mastiquent toute la journée de la noix de bétel aux propriétés vermifuges et bienfaisantes comme on chique du tabac et la recrachent en maculant les trottoirs de tâches rouges sang. Les femmes se protègent la peau du soleil en s'étalant sur le visage du tanaka, une pâte jaune extrait de l'arbre du même nom. Produit de beauté numéro 1 devant l'Oréal, elles l'étalent avec une brosse à dent par coquetterie. Autres changements radicaux par rapport à la Chine: les gens sont souriants et parlent pour beaucoup l'anglais. La Birmanie fut une colonie anglaise de la fin du 19e siècle jusqu'à la Seconde guerre mondiale, ceci expliquant sans doute cela. Nous apprenons aussi que les Birmans descendent des Mongols, les Sourire à la noix...de Betel gênes de la sympathie se transmettraient-ils de génération en génération? Les trottoirs défoncés sont parsemés d'étalages et de gargotes, pas évident de se promener tranquillement. Les voitures et les cars datent d'une autre époque et certaines sont de marques totalement inconnues. Les bus et fourgonnettes qui circulent sont bondés de monde, les gens s'accrochent à l'extérieur, sans doute la meilleure place vu la chaleur. Comme le pays à quelques démélés avec les Etats Unis, ici les cartes de retrait ne sont pas acceptées et paradoxalement, la majorité des transactions se fait en dollars américains. Le seul moyen de se procurer des kyats est d'échanger des dollars ou des euros en grosses coupures. Pas question non plus de le faire à la banque ou à l'aéroport, ils proposent 3 fois moins qu'au marché noir. Direction le grand marché Bogyoke appelé aussi Scott market. Cet immense marché couvert propose un maximum de marchandises de contrebande, des vêtements, bibelots et pierres précieuses mais c'est aussi l'endroit ou échanger de l'argent. C'est finalement assez simple car de nombreux rabatteurs nous accostent dans la rue. Le plus difficile est de négocier un bon taux. On s'en sortira avec un taux de 1 euro pour 1550 k, on vous laisse imaginer les liasses de billets que cela fait sachant que le plus gros fait 1000 k. La soirée se termine dans un internet café oû une mauvaise surprise, bien que prévisible, nous attend: impossible de consulter nos mails sur Yahoo et Hotmail malgré les moteurs de recherches anonymes. Seul Free semble encore disponible, cette fois on est coupé du monde...
Lundi 3 Octobre: Pas Glop pas Glop Journée consacrée à l'achat de nos vols et à la visite du centre-ville. La chaleur est étouffante et c'est un vrai soulagement de rentrer dans des endroits climatisés, l'envers de la médaille c'est quand il faut en ressortir! La Sule pagoda, toute d'or recouverte, est magnifique dans le coucher de soleil et nous permet de discuter avec un moine. Enveloppé d'un tissu rouge bordeaux, la tête rasée et l'épaule dénudée, il nous explique son parcours et la vie paisible des "monks". La journée se finira assez mal pour Sophie qui s'est choppée une sale bactérie causant fièvre subite et vomissements. On n'avait rien attrapé depuis le début, fallait bien que ça arrive…
Mardi 4 Octobre: Pas Glop La fièvre est tombée mais Sophie, très faible, est complètement sonnée et préfèrera aller à l'hôpital, histoire de mettre un nom sur son mal et ses aller retour aux toilettes. Verdict du médecin québèquois de l'hôpital international: intoxication alimentaire. Une première pour Sophie, ahhh les joies du voyage… En tout cas, bye-bye l'hôtel luxe avec piscine prévu au programme de la journée, à la place ce sera sieste et sels de réhydratation! Christophe de son côté visitera le zoo de Yangon (de toute facon Sophie ne serait pas venue, elle déteste les animaux en cage). Il y a découvert des animaux qui lui étaient inconnus jusqu'alors comme l'ours d'Asie, le goral, le sambar, etc…Il y avait aussi une tigresse qui mettait bas, ses gémissements étaient impressionnants.
Mercredi 5 Octobre: Glop Sophie est complètement rétablie. Le programme des deux prochains jours c'est farniente dans un hôtel 3 étoiles avec piscine, c'est notre premier luxe en 2 mois et demi de "barroudage", on l'a bien mérité. On règle donc 55$ pour 2 jours de paradis. Pour en profiter au maximum, on est arrivé le matin et on ne repartira que demain en fin d'après-midi. Le Kandawgyi palace est un des derniers hôtels de luxe encore ouvert a Yangon. La chambre est superbe, spacieuse et dotée d'une petite terrasse: lit à baldaquin, coin lecture, salle de bain avec baignoire et … séchoir a cheveux (Sophie va enfin pouvoir se faire un brush). Quand à l'extérieur, jardins à la végétation luxuriante d'ou sort un tyranosaure grandeur nature, piscine à étages avec jacuzzi. On fera tout de même une petite sortie pour visiter la Shwedagon pagoda ou la plus belle pagode du monde selon certains. Autour du stuppa central de 100 mètres de haut et recouvert de 700 kg d'or, se dressent de nombreux pagodons, templions, et clochetons, chacun brillant aussi de milles feux. Chaque édifice est richement décoré sans parler du sommet du stuppa, enchevêtrement d'or, rubis, diamants et autres pierres précieuses. Bien que ce soit le lieu boudhique le plus vénéré du Myanmar, l'ambiance y est paisible et beaucoup moins solennel que dans nos églises oû chuchoter est de rigueur. Une seule obligation: ôter ses chaussures. Ici, on prie, on flâne, on pique-nique ou on fait la sieste. Nous avons même assisté à une séance de nettoyage collectif, des dizaines de volontaires alignés comme un régiment et armés d'un balai avancent au même rythme: nettoyer la pagode le jour de son anniversaire est censé porter bonheur, une chose est sure, l'entretien est assuré gratuitement! A la sortie nous faisons une drôle de rencontre, un vieux moine qui se lâche un peu sur le gouvernement dans un anglais impeccable, à l'évidence, nous ne sommes pas des espions à la solde de la junte militaire. Tout y passe, l'absence d'éducation, de liberté, l'oppression, la pauvreté. Apparemment promis à un bel avenir, il a laisse tombé l'université et est rentré dans les ordres se voyant ainsi renié par sa famille qui comptait sur les dollars ramenés par le fils prodige. Mais le plus étrange est son explication du sourire birman: Shwedagon pagoda l'absence d'éducation et de choses à dire (l'université de Yangon vient juste de réouvrir, enrôlement de force dans l'armée ou travail force dès 13 ans) la peur constante d'être espionné par la junte militaire; il est moins dangereux de sourire que de parler! "Si tu n'as pas été en prison, tu n'as jamais été reporter ici" a écrit un journaliste birman. Pourtant, d'autres pays présentent les mêmes caractéristiques et n'affichent pas le même sourire, l'explication doit se trouver ailleurs, peut être le climat, ou la noix de bétel…Nous nous penchons dessus…
Jeudi 6 Octobre: Plouf On profite de l'hôtel et de la piscine, ahhh farniente, douce activité… Autre plaisir futile, la télé. On n'est pas trop télé mais là on est restés scotchés sur TV5 asie, la chaîne française internationale. Douce France… La fin d'après-midi se passera au marché couvert ou Sophie s'est complètement emballée pour l'artisanat birman. Christophe n'aurait pas du la laisser y aller seule, elle est revenue avec une statue en bois de teck de 70 cm de haut! (90 % des réserves mondiales de ce bois précieux se trouvent au Myanmar). Reste à espérer que les deux loulous qui nous rejoignent demain voudront bien nous en délester, c'est pas évident à caser dans le sac a dos! Petite parenthèse sur le nom du pays, la Birmanie est en fait le nom qui avait été donné par les anglais, la junte militaire a rétabli le nom d'origine Myanmar (les premiers habitants du monde) en 89 pour tirer un trait définitif sur l'époque coloniale. De même pour Rangoon renommé maintenant Yangon. Le soir nous trouvons une guest très correcte, Okinawa guesthouse; le tenancier accepte de nous garder la statue en dépôt jusqu'à notre retour dans 3 semaines.
Vendredi 7 Octobre: marionnettiste Aujourd'hui, on doit retrouver Jérome et Nicolas au Lac Inle. A l'aéroport de Yangon, les deux compères sont arrivés en avance et nous attendent, salut les mecs! Sophie qui a bu la veille un jus de fruit avec glaçons (faute d'inattention), enchaîne avec une petite tourista au moment de prendre l'avion. Elle angoisse d'ailleurs de plus en plus à l'idée de monter dans ces carlingues volantes. La psychose l'aurait-elle frappée: c'est normal ce bruit-là? Et pourquoi il tourne deux fois au-dessus de la piste?... Nous arrivons sains et saufs a Nyaunshwe, principale ville au nord du lac. Pendant que les deux compères se reposent (30 heures sans avoir ferme l'oeil), nous partons visiter la ville. Cinq minutes plus tard, un orage impressionnant nous surprend, la mousson n'est pas encore terminée. On se réfugie par hasard chez un marionnettiste qui nous accueille chaleureusement avec le thé. Il donne des représentations tous les soirs et vend des marionnettes de toutes tailles. Les murs en sont recouverts de hauts en bas. Pendant que les rafales de vent s'abattent, que le tonnerre gronde et que le cliquetis de la pluie tambourine le toit en tôle, nous discutons de son pays. La rencontre se terminera par une petite démonstration de marionnette dansante, spectacle traditionnel qui tombe en désuétude auprès des birmans. On s'installe dans un hôtel moins cher et plus près du centre ville (le Joy hotel) puis on dégote une barque avec "chauffeur" pour le lendemain. Il reste assez de temps avant le dîner pour que Christophe teste le coiffeur local. Comme il pleut à nouveau, on assistera tous aux prouesses de l'artisan. Christophe avait une fois de plus oublié d'apprendre à dire en birman: " Pas trop court la nuque s'il vous plaît." Il lui fera la barbe au savon sans plus de succès, le feu du rasoir... Le repas fut un grand moment de bonheur: Jérôme a ramené dans son sac une bouteille de Moulis château Maucaillou 97 (et un énorme pot de Nutella ), il s'en est fallu de peu pour que Christophe ne verse une larme (comme Sophie quand elle a plongé ses doigts dans le Nutella). En plus ce soir on dîne a l'italienne, des gnocchis au pesto préparés avec le basilic frais du jardin. Di-vin.
Samedi 8 Octobre: le lac Inle Départ 6h30 pour visiter le lac. Le temps est couvert, espérons qu'il ne pleuve pas comme hier sinon ça va être la cata sur la barque. Nous embarquons sur une longue barque avec moteur très bruyant à l'arrière, c'est bête on a oublié nos boules Quiès. Le lac est au centre de toute la vie de ses habitants. On s'y lave, on s'y baigne, on y fait sa lessive, on y pêche et même… on y cultive. Pour subvenir à leurs besoins, les habitants du lac, les Inthas, ont eu l'idée géniale de cultiver des légumes en créant des jardins flottants. Le lac est peu profond, un mètre le plus souvent, il s'y développe des entrelacs de plantes et jacinthes d'eau tellement denses qu'ils les recouvrent d'engrais pour y faire pousser des légumes et surtout des tomates. Ces jardins flottants approvisionnent tout le pays pendant une partie de l'année. Le lac est bordé de maisons sur pilotis en bambous et paille. Vraiment charmant. Nous suivons le parcours classique en commençant par le village d'In Dein et son marché. Des pêcheurs y vendent leurs poissons fraîchement pêchés. On trouve aussi des étals de fruits et légumes à foison, de l'artisanat et d'autres produits de consommation courante comme les cheerots, les cigares locaux. Nico et Jérôme s'en donnent à coeur joie, les gens sont chaleureux et se laissent photographier avec plaisir. Malheureusement, comme partout, il y a l'envers du décor: un homme nous propose de rendre visite aux femmes-girafes, cette ethnie dont les femmes portent des anneaux autour du cou (nous en avions croisé dans la rue la veille). C'est bien évidemment payant et il est hors de question qu'on entretienne ce commerce honteux. Ces femmes sont aujourd'hui parquées comme des animaux dans un zoo pour satisfaire la curiosité des touristes. De ce fait, cette cruelle coutume des anneaux qui était en perte de vitesse fait un retour en force. On ne sait pas vraiment l'origine de cette tradition et beaucoup de légendes tournent autour: protection contre les attaques de tigres, marque distinctive des femmes achetées, signe de richesse et la plus cruelle, moyen de punir les femmes adultères en coupant les anneaux. A vous de choisir! Elles peuvent porter jusqu'a 25 anneaux soit 30 kg. Contrairement a ce qu'on pense, l'impression de cou de girafe n'est pas du a l'allongement du cou mais a l'affaissement des clavicules, causant déformations et dégâts physiques irréversibles. Nous visitons l'école du village. Tous les élèves, les garçons comme les filles, portent un longyi vert et une chemisette blanche. Nous sommes surpris de voir un enfant de 4 ans tout seul dans la classe alors que tous sont a l'étage en train de chanter. En fait, les écoles sont bouddhistes, lui ne l'est pas, et la journée d'école débute par des chants religieux. Les équipements sont rudimentaires et les enfants autonomes. Avant l'arrivée du professeur, ils nettoient le tableau, préparent le bureau du maître, révisent leur leçon et tout ça sans chahut. Les élèves applaudissent lorsque leur camarade réussit son exercice au tableau. Sophie en connaisseuse est admirative. Nous poursuivons avec les passages obligés par la fabrique d'ombrelles en papier, l'atelier de tissage, puis l'orfèvrerie. Intéressant mais nous ne serons pas clients. Pour finir, au milieu du lac se trouve le monastère des chats sauteurs. Il tient son nom d'un moine qui avait dressé son chat à sauter de plus en plus haut au-dessus de son bras. Vraiment que ça à faire les moines ici!!! Toujours est-il que les moines qui suivirent se sont aussi mis à les faire bondir a l'intérieur d'un cerceau, et curieusement, seuls les descendants des chats sauteurs sont capables d'effectuer ces sauts. Etrange mon cher Watson… Le cliché du lac, ce sont bien évidemment les pêcheurs qui ont une manière de ramer unique au monde. En équilibre sur un pied à l'extrêmité de la barque, ils rament avec leur jambe afin d'avoir les mains libres pour hisser leurs filets tout en manoeuvrant la barque, très impressionnant.
Dimanche 9 Octobre: la grande fête du Phaung-Daw U Des quatre coins du lac Inle, des dizaines de barques immenses voyagent d'un village à l'autre, de pagode en pagode, sous le regard émerveillé des foules. Ce sont de très longues et très étroites embarcations mues par des dizaines de jeunes garçons Intha vêtus du costume traditionnel. Debout, ils actionnent les rames à un rythme cadencé tout en se tenant à une perche horizontale pour maintenir leur équilibre. C'est la barge royale représentant le Karaweik (oiseau doré mythique birman) qui clôt le cortège. Gardé par des prêtres, ce bateau sacré porte un baldaquin qui abrite 4 bouddhas couverts d'or. Aujourd'hui le cortège arrive à Nyaungshwe. Le village est pris d'assaut par les habitants des alentours de la région, nous offrant ainsi un vaste aperçu de la richesse ethnique des environs. Revêtus de leur costume traditionnel, ils se sont rassemblés sur les rives pour assister à l'arrivée des statuettes et aux courses de barques. Nous essayons de nous frayer un chemin au milieu de cette foule multicolore afin de suivre le défilé jusqu'a la pagode ou les bouddhas seront déposés pour y être couvert d'or par les fidèles, fidèles masculins uniquement la femme étant considérée impure dans la religion bouddhiste. Notre regard choqué se porte à plusieurs reprises sur des personnes à moto portant un casque allemand arborant la croix nazie. Il ne faut pas leur en vouloir, nous apprendrons plus tard qu'ils n'en connaissent pas la signification, c'est à la mode! Cette matinée aura permis de mettre a jour le vrai visage de nos deux camarades Jérôme et Nicolas. Entre deux bières, ils se tapent la bourre a celui qui fera le plus beau cliché ou le plus de photos, des vrais paparazzi. Nous profiterons de leurs nombreux clichés pour enrichir notre galerie, ils nous ont cédé les copyright!!! Ils arpenteront les allées du marché à la recherche d'un visage digne de figurer sur le National Geographic pendant que nous ferons une petite ballade sur les collines avoisinantes. Nous visitons un moine qui vit dans une petite grotte naturelle avec son chat et …des insectes. Il y a des araignées en pagaille et un nid de guêpes au-dessus de son lit. Les nourritures spirituelles doivent en valoir la peine pour supporter ça! Nous croisons des enfants qui nous suivent et nous offrent des fleurs… 'fin surtout a Sophie…Ils sont tout aussi amusés que les adultes de se voir en photo sur le numérique et plus encore en vidéo. Notre plus belle rencontre se fera sur le chemin du retour au détour d'un ruisseau. Une jeune femme fait sa lessive en battant le linge comme nos lavandières d'antant pendant que ses trois enfants se baignent. Un petit coup de main pour l'aider à porter ses 10 litres d'eau et nous voilà invités à prendre de thé avec toute la famille. La maison sur pilotis est très rudimentaire: une chambre avec hamac pour les parents, les autres dormant par terre dans la pièce principale ou se trouve l'autel à prières, et un foyer pour cuisiner. Bien évidemment, il n'y a ni electricité ni eau courante, la salle de bain c'est le ruisseau boueux. Ils ne parlent pas l'anglais; nous communiquons grâce a nos photos personnelles et en leur offrant des cigarettes, puissant vecteur de convivialité. Ils sont très intrigués par les images de Paris et les observent longuement; en fait, ils ne connaissent ni Paris, ni la France. Un rapide dessin des cinq continents sera peut-être leur premier cours de géographie… Cet échange nous a mis du baume au coeur. Nous nous quittons tout sourire avec l'impression que l'essence du voyage est peut-être aussi simple que ça: une rencontre éphémère, on le sait bien sans suite, mais riche par son intensité et des rapports simples et désintéressés.
A notre retour, nous retrouvons Nicolas et Jérôme devant une bière, ils nous font goûter un fruit découvert au marché: la pomme-cannelle. Rien à voir avec ces deux ingrédients mais c'est absolument délicieux. En rentrant, ils attirent notre attention sur un détail incongru: des sacs plastiques remplis d'eau et de cailloux sont accrochés a l'entrée de notre guest. Mais qu'est-ce que c'est-il donc? Pourquoi c'est faire? Indices: c'est obligatoire et en France on en a aussi, ils sont rouges…des extincteurs bien sur! Pourvu qu'il pleuve… En fin d'après-midi, nous testons le massage traditionnel birman. Relaxant et revigorant, il se pratique en partie avec les pieds. Le masseur nous monte dessus en se tenant à une barre au plafond. C'est pas de chance pour Sophie, sa masseuse doit faire dans les 75 kg! Les autres particularités de ce massage sont le "débouchage" d'oreille avec les doigts et le blocage des artères fémorales pour faire affluer le sang dans les jambes, ça fait bizarre. Sophie aura en prime le droit à une séance de maquillage au tanaka. Ce soir c'est la fête au village. De nombreuses gargottes et stands ont envahi la ville ainsi que les locaux qui sont déjà bien émêchés. C'est un peu la Foire du Trône version birmane. Pas de barbe à papa mais des gâteaux au tapioca, pas de train-fantôme mais des manèges en bois dignes de figurer à l'expo universelle de Paris 1900. Nous finissons la soirée à la salle de spectacle, pour le concert. Autant dire un vaste entrepôt avec des chaises longues et trois spots. Autour de nous, des moines sont assis et fument le cheerots, ils se font aussi chier que nous; cela ressemble davantage à un spectacle traditionnel barbant qu'à une soirée festive, ni enthousiasme, ni applaudissement. C'est une torture, les "artistes"chantent faux, sont complètement statiques et aussi peu motivés que nous le sommes pour rester. Nous apprendrons par la suite qu'il s'agissait en fait du "prime time" et que les gens étaient venus voir des comédiens célèbres. C'est bête alors, on a raté le meilleur! Ca aurait été super d'assister à du théâtre en birman!
Lundi 10 Octobre: Pagode ou paya? Visite du site de Kakku recemment ouvert aux touristes à 3 heures de route. Plus de 2000 stuppas alignés sur un kilomètre, un peu comme nos alignements de Carnac et avec une origine tout aussi mystérieuse. Le moment est d'ailleurs venu de faire la distinction entre pagode, paya, zedi et stupa. Pagode et paya désignent grosso modo la même chose, la paya est un terme générique lié à la religion alors que la pagode désigne le lieu de prières et d'offrandes. Le stuppa ou zedi (nom birman) est une structure en forme de cloche qui contient généralement des reliques de Bouddha ou d'autres objets sacrés venant de moines. A la différence du temple consacré à la méditation, on ne peut pas entrer dans un stuppa mais on en fait le tour dans le sens des aiguilles d'une montre. Vous avez eu droit à ce bref descriptif lexical parce qu'il y a plus de stuppas, pagodes et temples en Birmanie qu'il y a de frites en Belgique, alors même si on n'en parle pas tous les jours, vous n'y couperez pas non plus!! Le soir, un bar à cocktails sympa nous fera découvrir une spécialité locale: l'Irish coffee. C'est tout du moins le nom qu'ils donnent à cette boisson qui y ressemble à un détail près: ils n'ont ni crème, ni chantilly. Mais ils ont des oeufs! Et hop, en un tour de main on transforme le blanc d'oeuf en imitation de crème, a défaut du goût, ça fait toujours illusion, Sophie a bien failli se faire avoir!
Mardi 11 Octobre: Mais a la fin, qui c'est ce Bouddha? On loue un van pour visiter Pindaya puis se rendre à Kalaw, notre prochaine escale. Pindaya est célèbre pour sa grotte aux 8094 bouddhas. Il fait humide, les bouddhas brillent de mille feux et y'a des araignées. Ouais, bof.
Il faut noter que le bouddhisme est omniprésent dans la vie quotidienne des birmans. Ici la religion est restée un fait social total, nous le constatons à travers ces stands au bord des routes ou des gamines sollicitent monnaie sonnante auprès des automobilistes sur fond de musique et discours mobilisateurs. Et le peuple donne beaucoup puisqu'environ 10% de ses revenus sont consacrés à l'entretien des pagodes et des prêtres. Tous les matins les moines et les nonnes (que l'on reconnait à leur habit rose) parcourent les villages avec leur jarre noire (thabeik) destinée à recevoir les oboles (nourriture) des fidèles. Le pays est constellé d'édifices ou de signes religieux même dans les coins isolés, dans les campagnes, en haut des collines, dans les grottes ou encore dans les arbres. En effet, le bouddhisme au Myanmar est aussi teinté de superstitions liées aux esprits, les Nats. On leur fait sans cesse des offrandes pour les amadouer: dans des niches ou dans le creux des arbres. Pour terminer sur le chapitre "religions et croyances", le Myanmar est aussi le royaume de l'irrationnel. Pour les birmans, tout peut avoir un pouvoir surnaturel, les éléments naturels, les êtres, les chiffres et surtout le temps et l'espace. Par exemple, le jour de leur naissance est très important, c'est pourquoi ils consultent souvent astrologues ou alchimistes, ces "devin-numéro-palmiste" postés à l'entrée des pagodes ou dans les rues. Exemple: une femme née un Lundi n'a aucune chance avec un homme né un vendredi. Faut qu'on se renseigne avec Sophie… La route qui nous mène à Kalaw est superbe et nous assistons à de jolies scènes champêtres; c'est l'heure de la rentrée des champs après la journée de travail (près de 75% vivent de l'agriculture). Des enfants montent d'énormes boeufs, des femmes portent sur la tête des paniers remplis, et les tracteurs font office de bus avec une trentaine de personnes entassées, ça déborde de partout. Quand au paysage, les verts des rizières contrastent magnifiquement avec les rouges-ocres de la terre. On passe la nuit au Golden Kalaw Inn, qui n'a rien de doré surtout la chambre de Nico et Jérôme.
Mercredi 12 Octobre: la vie dans la campagne birmane On part trekker 2 jours avec nuit chez l'habitant pour le plus grand bonheur de Christophe qui est le plus motivé de nous tous à l'idée des 6 heures de marche par jour, il est tombé dedans quand il était petit! Notre guide Twenti prévoit de nous faire traverser des villages peu visités ou vivent plusieurs ethnies. Le premier est habité par les Danu, des gens très accueillants. Notre venue attire le reste de la famille pendant que nous prenons le thé et bientôt voilà quatre générations réunies. L'arrière-grand-mère 63 ans a 10 enfants, 40 petits-enfants et déjà une dizaine d'arrière-petits-enfants! La structure familiale dans ces villages isolés est très forte et la plupart reste vivre au pays. L'accord des parents est indispensable au mariage, d'ailleurs souvent "arrangé" entre familles, et bien sûr, pas de relation sexuelle avant la cérémonie. En général, tous les habitants des villages voisins sont invités, ce qui a fait un total de 700 convives pour le mariage du fils de notre hôte! On vous rassure: ils ont mange du riz et des feuilles de thé. Le second arrêt s'est fait dans un village Pa-O. Les femmes portent des vêtements noirs et une coiffe en serviette-éponge orange sensée représenter la bouche du dragon. Les sourires sont toujours au rendez-vous. Nous déjeûnons dans un vieux monastère au milieu des moines qui eux n'ont pas le droit de manger entre midi et 4 heures du matin. Ce sont souvent les derniers rejetons de familles nombreuses "autorisés" a mener une vie religieuse s'il y a assez de monde aux champs. Des règles strictes régissent leur vie: savoir cuisiner, pas d'alcool ni de relation sexuelle, prendre soin de soi (propreté, habit, santé) et suivre le code monastique. Chaque birman a d'ailleurs fait ses classes étant enfant. Sur le chemin qui mène à notre dernière étape, nous marquons un arrêt prolongé en surplombant une magnifique vallée de rizières en étages baignée par les rayons du soleil couchant. On passe la nuit dans un village Danu et plus exactement chez le chef du village. Des lits à même le sols nous ont été installés dans leur salle réservée à la prière. Comme il n'y a pas d'éléctricité, nous dînons éclairés à la bougie un délicieux repas préparé par les deux jeunes cuisto qui nous accompagnent. Comme en Chine et en Mongolie, les desserts ne sont pas trop d'usage mais nous gouterons au sucre de palme, c'est délicieux. Nous serons réveillés a 5h00 par un p….. de coq!
Jeudi 13 Octobre: un peu de botanique Après un petit déjeûner birman (riz, beignet de légumes et thé), nous reprenons la route en direction d'un village habité par l'ethnie Pallaung. Les femmes ont des habits vert-pomme et rose et comme un peu partout fument le cheerots. Cette ethnie vit de l'élevage du porc, de la culture du riz et du thé. A notre entrée dans le village nous sommes accueillis par une odeur nauséabonde: au monastère les cochons se balladent en liberté dans les fosses à purin qui remplacent les chemins et nous devons marcher sur des planches de bois pour accéder à la maison. Nos hôtes sont en train de trier les feuilles de thé. Elles sèchent sur de grands tréteaux au soleil puis sont ensuite trier en deux catégories de qualité. Cette randonnée aura d'ailleurs été l'occasion pour nous de nous améliorer en botanique. Twenti nous a montré des manguiers, des avocatiers, des papayiers, des bananiers (bon ça on savait quand même), des champs de gingembre, de sésame, de thé et même des arbres qu'on ignorait totalement comme l'arbre à tomates ou l'immense banian. Nous déjeûnons dans un monastère au milieu des moines Puis, la dernière partie nous a fait traverser un paysage de jungle enveloppée dans une brume de chaleur tropicale, on s'y croirait. On a aussi croisé deux serpents. Faut faire attention oû l'on met les pieds Ksssssssss.
Vendredi 14 Octobre: Bon anniversaire Jérôme Nous louons un taxi pour aller à Mandalay. Nous profitons du voyage pour nous faire découvrir mutuellement nos coups de coeur musicaux, pas toujours partagés par Sophie mais pour le plus grand plaisir de notre chauffeur. Assez peu de musiques occidentales circulent sur les ondes au Myanmar pour la simple raison qu'elle est interdite, tout comme le fait de danser d'ailleurs, incroyable, non? Les birmans sont par contre number one pour les reprises, quelque fois peu récentes et toujours en Birman. Mandalay, ville chaude et poussiéreuse n'a pas le charme colonial de Yangon, ses beautés sont aux alentours parait-il. Nous logeons à la Royal guesthouse à la petite terrasse très agréable et située à proximité d'un glacier ou ils font de délicieux banana milk shake. Ce sera d'ailleurs notre lieu de rendez vous à tous, a défaut de pub, on n'allait pas prendre une pagode! Ce soir Jérôme fête ses 35 ans. Après quelques "binouzes" et deux flasques à base de whisky concentré et bon marché, on se met en quête d'un endroit ou faire la fête. Pas grand chose à se mettre sous la dent sinon des bars-karaoké sinistres avec un Charlie Holeg à l'accompagnement et des chanteuses/prostituées sur un podium. Et après 23h, impossible de trouver quelque chose d'ouvert. Ici, on ne danse pas, on est au Myanmar et a 23 heures, au dodo!
Samedi 15 Octobre: Fête Nadaw, la fête de la pleine lune On visite Mandalay et ses pagodes dont on vous épargnera la description, et en particulier le monastère Shew Nandaw, entièrement fait en bois de teck. Un maître y fait la classe pour des enfants défavorisés au milieu de jeunes moines. Ces lieux religieux mais touristiques sont la proie des mendiants et vendeurs, essentiellement des enfants qui vendent colliers de fleurs et cartes postales. Leur attitude n'est plus celle que nous avons connue, ils réclament stylos, shampooing ou proposent de poser pour de l'argent, et les adultes veulent échanger leurs marchandises contre du parfum. Peut être est ce inévitable dans ces lieux fortement touristiques, en tout cas Jérôme et Sophie tacheront de donner leurs shampoings et stylos à des assos ou professeurs pour éviter d'entretenir ce système de mendicité. Autre première en Birmanie, C'est la première fois que nous sommes confrontés a la misère, cette vision d'un homme sans bras ni jambes devant son bol à aumône nous a profondément bouleversé. Fin d'après-midi, nous entamons pieds nus l'ascension de la colline de Mandalay célèbre pour son coucher de soleil a…17h30. 1700 marches nous séparent de la pagode qui se trouve au sommet. Nous arrivons trempés de sueur pour voir le soleil se voiler par les nuages, tant pis. Par contre, c'est le premier jour de la fête de la pleine lune, on fête la fin de la mousson. A notre retour au pied de la colline, la fête a pris place. C'est un festival de hauts-parleurs, de pétards (dont nous sommes souvent la cibles avec les chiens et les motards), de fritures et de pâtisseries (les crêpes a la coco fraîche sont un délice) sans oublier les jeux et manèges "rudimentaires". Une grande effervescence s'est répandue sur la ville et la soirée bat son plein vers 21h30, a 23h00 la fête commencera à être désertée. Une chose est sûre, cendrillon ne vivait pas au Myanmar (glissa Christophe)…
Dimanche 16 Octobre: les anciennes capitales de Mandalay Mandalay, deuxième ville du Myanmar, fut la dernière capitale du royaume de Birmanie. Il ne reste malheureusement plus que les enceintes de son prestigieux palais pillé, bombardé et incendié. Il y eu cependant trois autres capitales dans la région: Sagaing, Enya et Amarapura. Nous attaquons par Sagaing nichée sur les collines et longeant l'Irrawady, principal fleuve du pays. La pagode en elle-même est du dernier kitsch avec son sol carrelé multicolor et ses bâtiments recouvert de miroirs comme une boule à facettes disco mais la vue est sympa. Du sommet, nous voyons nettement l'enchevêtrement d'escaliers menant à d'autres pagodes, temples et monastères. Au milieu des arbres, on aperçoit des dizaines de pointes de stuppas qui innondent la vallée. On se rend ensuite à Ava ou Enya, petite île que nous atteignons en barque et qui se visite en carriole à cheval. Nous y trouvons un beau monastère tout en teck. En nous faufilant au milieu de ses 267 colonnes de teck qui le soutiennent, nous avons assisté à un beau ballet de chauves-souris. On enchaîne avec la tour du palais, dernier vestige du palais qui fut démonté pour construire le nouveau. "C'est pas cher, c'est joli, c'est local" aura rythmé notre journée, c'est la phrase-clé des villageois locaux qui vendent des bibelots à l'entrée des sites. Nous terminons cette journée par Amarapura et la visite de la terrasse du café au bord du lac Taungthaman. A vrai dire, on commence un peu à saturer des pagodes, Dalida aurait pu chanter "Pago-de, pagode, pago-de"… et on a decidé de faire sauter les dernières visites pour profiter tranquillement de la vue sur le pont en teck d'U Bein.. Long de 1200 mètres, il a été construit avec le bois de l'ancien palais. C'est aussi l'endroit à ne pas rater pour admirer le coucher de soleil. Des dizaines de personnes immergées jusqu'à la taille pêchent de la friture d'une drôle de façon en secouant une canne à pêche dans chaque main. Un jeune garçon, "berger" de canards rame à l'assaut d'une de ses bêtes égarées et les moines défilent sur le pont. 16h45, nous embarquons sur une pirogue pour voir le soleil se coucher. Le pont et l'arbre mort dans l'eau sont splendides en ombres chinoises dans cette lumière orangée. C'est le coucher de soleil idéal pour une demande en mariage !!!!!!!!!. Sur le chemin du retour, les gens ont sorti les guirlandes lumineuses et allumé des milliers bougies pour éclairer les villes et monuments religieux, la fête de la pleine Lune dure plusieurs jours et c'est tant mieux, on va pouvoir retourner manger des crêpes!
Lundi 17 Octobre: epidemies d'achats compulsifs Journée repos. Internet pour Christophe, achat de souvenir pour Sophie qui s'est à nouveau emballée, emportée par l'enthousiasme de Nico et Jérôme pour un magasin d'artisanat, une vraie caverne d'Ali Baba. Il a fallu négocier ferme et avoir recours aux échantillons de parfum et autres babioles from France, ils en sont très friands. Résultats: plusieurs kilos supplémentaires à trimbaler jusqu'au Népal. Argument de Sophie: "tu verras ça f'ra super dans le salon". Pensée de Christophe: "et qui c'est qui va l'porter"!!! On ne peut plus compter sur Jérôme et Nico, ils risquent d'être en surplus, reste a éspérer que la fine équipe qui nous rejoint au Népal nous en délestera… D'ici la, il va falloir la jouer fine pour alléger nos sacs a dos.
Mardi 18 Octobre: la croisière s'amuse…presque Lever 4h45 (c'est pas humain), on embarqué avant le lever du jour à bord d'un bateau qui nous mènera en 10 heures à Bagan. Les birmans se couchent tôt, mais se lèvent tôt aussi, les rues commençant à s'animer vers 05h30, heure du lever du soleil. La croisière est assez agréable malgré l'absence de climatisation et nous faisons la connaissance de Grégory et Delphine que nous avions déjà croisé à Mandalay, un couple de français de Vélizy. Une fois de plus Christophe tente de convertir Sophie à la belote mais c'est décidemment pas son truc, elle préfère jouer au Pictionnary ou au Taboo. Dernier clin d'oeil à la France, ce sera du ciflar à la pause de midi, merci Jérôme. A l'arrivée, nous devons nous acquitter d'un droit d'entrée de 10$ pour le site de Bagan. Gregory et Delphine peu chargés et ne souffrant pas du "trouble d'achat de souvenir en bois compulsif" nous ont gentiment proposé de nous ramener quelques affaires encombrantes styles livres. Merci boucou.
Mercredi 19 Octobre: Fa-bu-leux On loue des vélos pour se rendre dans le vieux Bagan. Le site s'y prête particulièrement pour circuler. Situés sur les rives de l'Irrawady, plus de 2000 temples se dressent, éparpillés dans un horizon immense et changeant de couleur à toute heure du jour.Un enchantement! On est complètement tombé sous le charme ancien de ses édifices ni rénovés ni clinquants comme c'est d'usage au Myanmar (ici pas de culte du "vieux", ce qui est lié à la religion est constamment entretenu, repeint, redoré). Sous la dentelle de pierre qui recouvrait les temples apparaîssent des briques rouges parfois totalement mises à nue. Dans certains, des peintures sont encore bien conservées, dans d'autres il est possible de monter et d'admirer la vue. C'est une explosion de stupas qui émergent au milieu de la végétation et des champs de cultures. C'est pour nous, jusqu'à nouvel ordre, le plus fabuleux site fait par l'Homme, patrimoine universel de l'humanité d'ailleurs. Cette prodigieuse réalisation est née au XIe siècle lorsque le roi Anawratha rapporta de ses campagnes militaires des reliques de Bouddha, à qui il convenait de donner un cadre digne de sa sainteté Le soir nous dégottons un resto indien qui deviendra notre cantine. Ce soir, il y a un festival en ville. On avait l'intention d'y aller jusqu'a ce que nous assistions à une violente baston entre hommes ivre-morts à coup de bouteilles de verre. Deux ce sont fait exploser des bouteilles sur la tête dont un salement amoché. Bon, de toute façon on est crevé, et puis les fêtes au Myanmar, on connaît…
Jeudi 20 Octobre: allez, encore une dernière et j'arrête Nous continuons la visite avec toujours ce même regard émerveillé. Par contre, on galère avec nos vélos, les chemins de terre sont très sablonneux, il faut parfois les pousser, on s'est aventuré sur la mauvaise route et le vélo de Sophie est pourri. Elle s'énerve, craque puis échange avec le vélo de Christophe. Nos deux compagnons s'amusent parfois de nos petites chamailleries de couple en voyage, mais dès qu'on aura un peu de temps on vous en contera un peu plus sur cette charmante intimité née de ces deux hommes en voyage…On traverse des villages rappelant un peu l'Afrique avec ses femmes le panier sur la tête, ces boeufs labourant les champs et ces maisons en paille. Des hommes font une partie de chinlon, un sport très populaire qui se joue en cercle en jonglant avec une petite balle de rotin tressé. Maintenant c'est le brésil et son beachfoutchbol qui nous saute aux yeux!!! Contre toute attente, Christophe plus "nature" que "culture"est tombe accroc, il en veut encore et encore du temple et de la pagode, il ne s'arrête plus, insatiable le garçon. Ce soir c'est massage pour tout le monde. En manque d'attention féminine, Nico et Jérôme on été ravis de découvrir les deux charmantes masseuses attendues; il s'agit en fait des femmes des ménages de notre hôtel!
Vendredi 21 et samedi 22 Octobre: "je lui ai mis la fièvre pendant des heures"(chanson bactérienne) On profite de notre dernière matinée à Bagan pour visiter la dernière partie du site, histoire d'avoir notre dose de pagodes et repartir de ce site sensationnel sans regrets. Puis c'est la course jusqu'a ce qu'on monte dans le bus. Y'a pas de clim, ça on le savait déjà; ce qu'on ne savait pas c'est que nos fauteuils seraient cassés, impossible de les basculer en arrière (ça va être cool les 17 heures et la nuit a 90 °!). C'est l'horreur à chaque arrêt, le soleil tape derrière les vitres. Trois heures se passent "et là…c'est le drame". Christophe commence a se sentir mal puis, insidieusement, la fièvre monte, monte, monte jusqu'a suffisamment haut pour qu'il se mette a délirer et parler tout seul, tenant des propos incohérents du style: "donne moi tes cachets contre les renards, j'ai peur d'être attaquer" ou bien: "y a quelque chose qui m'gêne, je crois qu'il y a un géranium qui me pousse dans le dos"… La nuit fut une véritable torture, impossible non plus de dormir, les VCD du chanteur à la mode et un film birman nous hurlaient dans les oreilles à tel point que malgré les boules Quiès, le son était insupportable. Le problème, c'est qu'on était les seuls à se plaindre, les locaux semblaient apprécier. Bien sur dans ces conditions-là le temps ne passe pas et dure longtemps, longtemps…Les premiers prémices de chiasse sont apparus au milieu de la nuit, heureusement que nous avions de l'Imodium a porté de main. Cela n'a cependant pas empêché Christophe de tapisser les murs des chiottes de tous les bleds traversés. Arrivés a Yangon a 07h00, Christophe est faible mais se sent mieux, il a 39, 5 de température (il a du atteindre sans difficultés les 40 dans la nuit). On avait gardé le numéro de téléphone du médecin canadien de Sophie: il s'agirait sans doute d'une dyssentrie d'origine bactérienne assez fréquente. Pas besoin d'ordonnance pour se procurer les antibiotiques spécifiques. Apres être reste couché toute la journée, Christophe émèrgé 2 heures en fin d'après-midi, la fièvre ayant légèrement baissée, un bol de riz nature et au lit.
Dimanche 23 Octobre: Tata (salut) Myanmar La fièvre a totalement disparue, c'est bon signe. Il ne reste plus qu à soigner le ventre et la tête, ça devrait prendre encore une semaine. 2 imodiums pour assurer le vol en avion jusqu'à Dhakka, capitale du Bengladesh. Au revoir Nico et Jérôme, bonne escale a Bangkok, au revoir Myanmar, quand te reverrai-je pays merveilleux...
Escale a Dhaka (nuit du 23 au 24octobre) Dakka, bref aperçu de ce qui nous attend en Inde: une horreur. Le trajet qui nous mène de l'aéroport à l'hôtel est un bordel sans nom: pas de feux, pas de sens de circulation, des bus plus pourris qu'ailleurs, des centaines de tuk-tuk qui déboulent de partout dont un qui s'est fait renverser sous nos yeux. Ca klaxonne et pile à tout va, ça pue les pots d'échappement, on a l'estomac au bout des lèvres. Mais quand est-ce qu'on arrive?…
Sites hors des sentiers battus au Costa Rica? English translation pending
Je pars du 21 juillet au 19 août prochain au Costa Rica, avec un sac à dos et ma fillette de 4 ans et demi sous le bras!
Je recherche des informations pour découvrir une nature hors des sentiers déjà bien battus... Particulièrement sur des ballades en bâteau, sur mer et sur rivières, et sur l'observation de la faune (oiseaux, singes, tortues...).😉 En arrivant à San Jose, Grécia ou Alajuela 2 jours de battement, avant de partir pour la côte caraïbe ( apparemment bcp moins touristique que la côte pacifique). En fait quel est le circuit le + intéressant, qui me permette de ne pas revenir sur mes pas?
Juillet et Aout correspondent-ils à la basse ou la haute saison? Quel tps fait-il?
Ai-je besoin d'un visa pour cette durée?
Merci pour vos réponses
Surinam: quoi visiter? English translation pending
Salut, je recherche des places à visiter au Surinam. Nous sommes 2 filles et on part durant le temps des fêtes. On se demande qu'elles sont les endroits à visiter et les conseils pratique pour voyager dans ce pays.
merci
Madagascar: hôtel Junglevillage à Nosy be English translation pending
Bjr,
comme on a prévu un voyage en Tanzanie en janvier avec les enfants, on aura que 7 jours en aout, on prévoit l'hotel junglevillage à nosy be. Est ce que qq'un connait? J'ai lu pas mal de personnes déçues par nosy be🙂
Merci bcp!
Karine
comme on a prévu un voyage en Tanzanie en janvier avec les enfants, on aura que 7 jours en aout, on prévoit l'hotel junglevillage à nosy be. Est ce que qq'un connait? J'ai lu pas mal de personnes déçues par nosy be🙂
Merci bcp!
Karine
que voir en amérique du sud... été 2005 English translation pending
Bonjour à tous
j'envisage de partir 3 semaines en Amérique du sud de mi juillet à début août cette année. J'ai une amie à La Paz que je vais rejoindre. Je souhaiterais voir le plus de choses possibles sur le continent ( je sais que 3 semaines c très court)... notamment Macchu Picchu et on m'a parlé également des chutes d'Ignazu, du salar d'Uyuni. Je voudrais aussi faire un périple en forêt amazonienne. Que me conseillez vous ?!
D'autre part, pensez vous qu'il est plus intéressant de prendre un billet A/R Paris-La Paz ou est ce que si je fais Paris-La paz et Buenos Aires-Paris ca ne change pas grand chose ? et à quel prix ?
merci
Catherine
j'envisage de partir 3 semaines en Amérique du sud de mi juillet à début août cette année. J'ai une amie à La Paz que je vais rejoindre. Je souhaiterais voir le plus de choses possibles sur le continent ( je sais que 3 semaines c très court)... notamment Macchu Picchu et on m'a parlé également des chutes d'Ignazu, du salar d'Uyuni. Je voudrais aussi faire un périple en forêt amazonienne. Que me conseillez vous ?!
D'autre part, pensez vous qu'il est plus intéressant de prendre un billet A/R Paris-La Paz ou est ce que si je fais Paris-La paz et Buenos Aires-Paris ca ne change pas grand chose ? et à quel prix ?
merci
Catherine
Conseils sur itinéraire au Costa Rica English translation pending
Je commence à préparer un voyage de 15j à 3 semaines au Costa-rica en juillet 2005 avec mes 2 enfants qui auront 11 et 8 ans; Grosso-modo, l'itinéraire que je prévoie est celui-ci : côte caraïbe (Cahuita ou Manzanillo), Arenal, Rincon, Monteverde...avec location de voiture.
Je m'interroge sur : Tortuguero : j'ai vu des opinions très contrastées sur Tortuguero...ça m'a l'air long, compliqué et cher d'y aller avec les mouflets; est-ce que ça vaut la peine ? Sinon, peut-on trouver ailleurs ce type de milieu naturel? Y-a-t-il des endroits où on peut faire du rafting "cool" (je sais que c'est un peu contradictoire), c'est à dire praticable par un enfant de 8 ans? Je voudrais terminer par quelques jours plus reposants; je cherche un endroit avec des plages calmes, pas des plages de surf, plutôt des endroits où faire du snorkeling sans danger. A priori je voudrais éviter la zone de Jaco, Quepos, mais je ne sais pas s'il vaut mieux descendre plus bas, vers Dominical, Playa Tortuga ou rester dans la péninsule de Nicoya?
Je m'interroge sur : Tortuguero : j'ai vu des opinions très contrastées sur Tortuguero...ça m'a l'air long, compliqué et cher d'y aller avec les mouflets; est-ce que ça vaut la peine ? Sinon, peut-on trouver ailleurs ce type de milieu naturel? Y-a-t-il des endroits où on peut faire du rafting "cool" (je sais que c'est un peu contradictoire), c'est à dire praticable par un enfant de 8 ans? Je voudrais terminer par quelques jours plus reposants; je cherche un endroit avec des plages calmes, pas des plages de surf, plutôt des endroits où faire du snorkeling sans danger. A priori je voudrais éviter la zone de Jaco, Quepos, mais je ne sais pas s'il vaut mieux descendre plus bas, vers Dominical, Playa Tortuga ou rester dans la péninsule de Nicoya?
Quel tourisme en Côte d'Ivoire? English translation pending
je pars à San Pedro fin octobre rendre visite à un expatrié
puis-je espérer faire un peu de tourisme dans les environs, dans quelles conditions?
j'attends vraiment des réponses de personnes ayant voyagé récemment là-bas
je vous promets un petit compte-rendu au retour (fin nov.)
merci
puis-je espérer faire un peu de tourisme dans les environs, dans quelles conditions?
j'attends vraiment des réponses de personnes ayant voyagé récemment là-bas
je vous promets un petit compte-rendu au retour (fin nov.)
merci
Traversée de l'Amérique centrale English translation pending
coucoux,
je pars pour l'amérique centrale début mars pour une durée indéterminée (petite idée 4 ou 6 mois) permettant de vivre le yucatan, le belize, le guatemala, l'honduras, le nicaragua et le panama. Je commence tout doucement à vagabonder sur les autres discussions en prenant des notes, mais je me permet d'ouvrir une discussion supplémentaire pour demander (à nouveau et comme tant d'autres) les petits trucs que vous pourriez me donner: par où vaut-il mieux commencer et continuer, une compagnie d'avion moins chère ou en promo, et les petits coins, ou bien les gens un peu plus isolés qui feront "un voyage autrement". Je suis aussi plongeuse, alors si vous avez un petit site, ou un moniteur qui travaille pas trop à la chaîne... je suis preneuse de tout renseignement!!! 🙂
Merki beaucoup
Budget en Thailande pour une pauvre English translation pending
hello
Je pars en Thailande pour 2 mois début octobre. Je voulais trop y aller donc g craqué g acheté le billet d'avion mais maintenant plus de sous pour la vie là-bas.
A votre avis pour combien je peux m'en tirer pour 2 mois? En mangeant correct mais hyper pas cher, en dormant dans des guest-house (chez l'habitant ça se fait ou pas?), et en voyageant bus et train, voir le plus souvent stop?
Merci beaucoup, et pour vous quels sont les sites INCONTOURNABLES de la Thailande (sur tt le territoire)?
Merci les chouchoux!!
Je pars en Thailande pour 2 mois début octobre. Je voulais trop y aller donc g craqué g acheté le billet d'avion mais maintenant plus de sous pour la vie là-bas.
A votre avis pour combien je peux m'en tirer pour 2 mois? En mangeant correct mais hyper pas cher, en dormant dans des guest-house (chez l'habitant ça se fait ou pas?), et en voyageant bus et train, voir le plus souvent stop?
Merci beaucoup, et pour vous quels sont les sites INCONTOURNABLES de la Thailande (sur tt le territoire)?
Merci les chouchoux!!
Trajet Palenque Flores (Mexique) English translation pending
Salut à tous,
Je compte faire dans qq jours le trajet Palenque - Flores. Apparemment plus simple par agences, auriez vous des conseils concerant ces dernières ?
Merci.😉
Je compte faire dans qq jours le trajet Palenque - Flores. Apparemment plus simple par agences, auriez vous des conseils concerant ces dernières ?
Merci.😉
Tranquilité dans une hutte... en Amérique Centrale English translation pending
Je cherche un endroit paisible, pas trop cher, pour séjourner 1 semaine... végéter sur le bord de l'eau, avec une hutte simple, pas compliquée, mais propre et sécuritaire.... En fait je cherche l'entre-deux: pas un hotel chic avec des huttes et pas non plus la brousse et l'aventure exotique... un mix des deux. Mon petit lit dans une cute petite hutte sur le bord d'une plage... avec les installations sanitaires communes... un endroit où je pourrais accrocher mon hamac et relaxer... me ramener de la bouffe et la déguster le soir à l'extérieur de ma hutte...
Est-ce que ca existe? ;-)
Est-ce que ca existe? ;-)
Vos suggestions pour le Népal English translation pending
😉salut à tous et à toutes
voila la situation, 1 pote et moi partons faire le tr des annapurnas, le trajet est fait mais, vous qui avez deja foulés le sol nepalais, je suis sur que vous pourriez ns filer ds plans bien sympas .dernier truc, si qqn connait le royal chitwan national park, j'aimerai avoir son opinion sur la faune qui s'y trouve
alors à vos clavier et merci d'avance pr vos reponse
voila la situation, 1 pote et moi partons faire le tr des annapurnas, le trajet est fait mais, vous qui avez deja foulés le sol nepalais, je suis sur que vous pourriez ns filer ds plans bien sympas .dernier truc, si qqn connait le royal chitwan national park, j'aimerai avoir son opinion sur la faune qui s'y trouve
alors à vos clavier et merci d'avance pr vos reponse
3 weeks in Bali in 2025
We’ve read it all about Bali: mass tourism, non-stop parties, ferry disasters, the kingdom of “Instagrammers,” pollution, “Bali belly”... But luckily, this island isn’t just about Kuta’s beaches and the Lempuyang Temple.
Sure, it’s not as exotic or off-the-beaten-path as other Indonesian islands (the Moluccas, Timor, Flores...), but we spent 3 weeks there and loved it!
Our (planned) itinerary in 7 stops: - Ubud (4 nights) - Sidemen (2 nights) - Gili Meno (3 nights) - Amed (2 nights) - Pemuteran (4 nights) - Munduk (2 nights) - Jatiluwih (2 nights)

We booked our accommodations in advance, and for the rest (drivers, activities...), we took it day by day with help from the homestays (making sure to contact them a few days ahead via WhatsApp).
In the end, it’s an “easy” destination, very affordable, and one that’s managed to keep a certain authenticity.

Sure, it’s not as exotic or off-the-beaten-path as other Indonesian islands (the Moluccas, Timor, Flores...), but we spent 3 weeks there and loved it!
Our (planned) itinerary in 7 stops: - Ubud (4 nights) - Sidemen (2 nights) - Gili Meno (3 nights) - Amed (2 nights) - Pemuteran (4 nights) - Munduk (2 nights) - Jatiluwih (2 nights)

We booked our accommodations in advance, and for the rest (drivers, activities...), we took it day by day with help from the homestays (making sure to contact them a few days ahead via WhatsApp).
In the end, it’s an “easy” destination, very affordable, and one that’s managed to keep a certain authenticity.

From Costa Rica to Suriname, a travel report
Hi everyone, I’m restarting my travel reports with my 2023 trip that took me from Costa Rica to Suriname over a month and a half.
First stop: Costa Rica. I arrived in late September in San José, a city I know well and never linger in. As soon as I got off the early-morning flight, I headed to the domestic airport—just a 5-minute walk away—to catch a 45-minute flight to Puerto Limón on the Caribbean coast. The 40-minute flight in a small Cessna was fun, especially since we landed on a tiny airstrip right by the sea—it felt like landing on the beach, which immediately set the mood. Plus, I wasn’t keen on enduring the 4–5-hour bus ride to Cahuita, especially since large sections of the road were under renovation. In Cahuita (where I’ve been going every year since 2015), I stayed at Kenaki Lodge on Playa Grande. It’s a great lodge, about a 45-minute walk from Cahuita’s center, but you’re just 50 meters from the beach and usually have it all to yourself. The lodge is run by Béa, a Frenchwoman, and depending on the season, you can help release baby turtles on the beach. The room was 55 €, very spacious, and you can use the outdoor kitchen. I’d recommend it for anyone looking for peace and quiet and a private beach.
After 5 days there, I flew to Cartagena but didn’t stay overnight. Instead, I headed straight to Rincón del Mar, a 3-hour bus ride from CTG. I’d mostly heard about it from a friend who lives there and runs El Ché, a beachfront restaurant. Rincón del Mar is a tiny seaside village, very peaceful, with a pretty nice beach. There are lots of small hotels and restaurants, and it’s a spot that’s likely to grow quickly in the coming years. Note: there’s no ATM there, so you’ll need to withdraw cash in San Onofre, about 30 minutes away by moto-taxi. The round trip costs around 25,000 COP. That’s also where you catch the bus to Cartagena. For accommodations, rooms were roughly 70,000–90,000 COP, with a so-so value for the price. As for things to do, I’d recommend the tour that takes you to watch the sunset in front of Bird Island, followed by a swim in a lagoon with bioluminescent plankton. The excursion (if I remember correctly) cost around 90,000 COP.
After a week in Rincón del Mar, I headed back to Cartagena and decided to fly to Yopal to visit the Río Meta. In Yopal, you’ll need to go to the bus terminal (10 minutes by taxi from the airport). From there, I took a bus to Orocué (50,000 COP) for about a 4-hour trip—it felt endless because the road was in terrible condition. Orocué is a tiny town on the banks of the Río Meta, but it has all the essentials (hotels, restaurants, ATMs). It’s lovely to stroll along the river at sunset. There are a few small bars, the area is very natural, the sunsets are stunning, and when there are distant storms, it’s just breathtaking. For lodging, I stayed at Hotel Brisas de San Miguel. It wasn’t bad—fan-cooled room for 70,000 COP. There were quite a few mosquitoes. I spent 3 days in Orocué. If you want to swim, head to the bridge (the only one), Cano San Miguel, and on the right, there’s a swimming spot. With the heat, it’s a great way to cool off.
From Orocué, I took a fast *lancha* (boat) up the Río Meta to Puerto Carreño, in the Vichada department at the far end of Colombia. This brings you to the majestic Orinoco River, right across from Venezuela. The boat ride is long—10 hours—and costs about 60 €. We left around 6 AM, with a few stops for bathroom breaks and meals along the way. But you *must* book your spot 1–2 days in advance. To do that, go to the small square above the dock—there’s a "navigation office" there. The trip was long but enjoyable. I never get tired of river journeys.
I was happy to finally arrive in Puerto Carreño, a small border town with Venezuela. No surprise that half the population was Venezuelan. In Puerto Carreño, I stayed at Hotel Delfines del Orinoco. The room was 80,000 COP, decent, with A/C, and the best part was the pool. I spent 2 nights there. One thing you *must* do—morning and evening—is hike to the top of Cerro de la Bandera (the *cerros* are huge rock formations typical of the Orinoco region, and there are many in the area). From the summit, you get amazing 360° views of the savanna and jungle. Sunrise is especially incredible. The trail is well-marked—from downtown Puerto Carreño, it takes about 20 minutes.
Next, I spent 3 nights at Rancho Barú. About an hour by boat from Puerto Carreño, you get off at Casuarito, and someone from the lodge picks you up by motorcycle for a 30-minute ride. The ranch is in the middle of the savanna, with a river/rapids beach just a 5-minute walk away. You can also fish—bites come quickly. For the lodge, one night (room or hammock) with shared bathrooms, three meals included, one excursion, plus the round-trip motorcycle ride costs 245,000 COP. An extra night without an excursion is around 100,000 COP, but you need to let the lodge know in advance so they can prepare enough food—there’s absolutely nothing for miles around.
After those 3 great days at the ranch, I took a canoe to cross into Venezuela, since Casuarito is right across from Puerto Ayacucho. The crossing costs 10,000 COP, but I got shaken down by Venezuelan immigration, who invented a violation and made me pay $40 USD. Puerto Ayacucho didn’t inspire me much. The city felt sketchy, with many hotels closed. Dealing with currency exchange was the hardest part—you *must* bring cash (USD or Colombian pesos), know the exchange rate, and find someone with enough money to exchange with you. It took me at least 2 hours. I stayed in a decent hotel downtown for $20 USD a night, but I’ll admit that going out at night—even in Puerto Ayacucho—felt pretty dodgy. All the buildings have bars on the windows, and there weren’t many people outside. I didn’t linger and found my plans to continue south too complicated. The next day, I took a bus across the country to the Brazilian border at Santa Elena de Uairén. The trip took a day and a night, with countless military checkpoints where they made everyone get off, unload all the luggage, etc. Not exactly a fun ride.
Photos: - 2 sunrises near the Orocué dock - Storm over the savanna at Rancho Barú - View of the savanna and Orinoco near Casuarito - Photo taken during the Río Meta boat trip
First stop: Costa Rica. I arrived in late September in San José, a city I know well and never linger in. As soon as I got off the early-morning flight, I headed to the domestic airport—just a 5-minute walk away—to catch a 45-minute flight to Puerto Limón on the Caribbean coast. The 40-minute flight in a small Cessna was fun, especially since we landed on a tiny airstrip right by the sea—it felt like landing on the beach, which immediately set the mood. Plus, I wasn’t keen on enduring the 4–5-hour bus ride to Cahuita, especially since large sections of the road were under renovation. In Cahuita (where I’ve been going every year since 2015), I stayed at Kenaki Lodge on Playa Grande. It’s a great lodge, about a 45-minute walk from Cahuita’s center, but you’re just 50 meters from the beach and usually have it all to yourself. The lodge is run by Béa, a Frenchwoman, and depending on the season, you can help release baby turtles on the beach. The room was 55 €, very spacious, and you can use the outdoor kitchen. I’d recommend it for anyone looking for peace and quiet and a private beach.
After 5 days there, I flew to Cartagena but didn’t stay overnight. Instead, I headed straight to Rincón del Mar, a 3-hour bus ride from CTG. I’d mostly heard about it from a friend who lives there and runs El Ché, a beachfront restaurant. Rincón del Mar is a tiny seaside village, very peaceful, with a pretty nice beach. There are lots of small hotels and restaurants, and it’s a spot that’s likely to grow quickly in the coming years. Note: there’s no ATM there, so you’ll need to withdraw cash in San Onofre, about 30 minutes away by moto-taxi. The round trip costs around 25,000 COP. That’s also where you catch the bus to Cartagena. For accommodations, rooms were roughly 70,000–90,000 COP, with a so-so value for the price. As for things to do, I’d recommend the tour that takes you to watch the sunset in front of Bird Island, followed by a swim in a lagoon with bioluminescent plankton. The excursion (if I remember correctly) cost around 90,000 COP.
After a week in Rincón del Mar, I headed back to Cartagena and decided to fly to Yopal to visit the Río Meta. In Yopal, you’ll need to go to the bus terminal (10 minutes by taxi from the airport). From there, I took a bus to Orocué (50,000 COP) for about a 4-hour trip—it felt endless because the road was in terrible condition. Orocué is a tiny town on the banks of the Río Meta, but it has all the essentials (hotels, restaurants, ATMs). It’s lovely to stroll along the river at sunset. There are a few small bars, the area is very natural, the sunsets are stunning, and when there are distant storms, it’s just breathtaking. For lodging, I stayed at Hotel Brisas de San Miguel. It wasn’t bad—fan-cooled room for 70,000 COP. There were quite a few mosquitoes. I spent 3 days in Orocué. If you want to swim, head to the bridge (the only one), Cano San Miguel, and on the right, there’s a swimming spot. With the heat, it’s a great way to cool off.
From Orocué, I took a fast *lancha* (boat) up the Río Meta to Puerto Carreño, in the Vichada department at the far end of Colombia. This brings you to the majestic Orinoco River, right across from Venezuela. The boat ride is long—10 hours—and costs about 60 €. We left around 6 AM, with a few stops for bathroom breaks and meals along the way. But you *must* book your spot 1–2 days in advance. To do that, go to the small square above the dock—there’s a "navigation office" there. The trip was long but enjoyable. I never get tired of river journeys.
I was happy to finally arrive in Puerto Carreño, a small border town with Venezuela. No surprise that half the population was Venezuelan. In Puerto Carreño, I stayed at Hotel Delfines del Orinoco. The room was 80,000 COP, decent, with A/C, and the best part was the pool. I spent 2 nights there. One thing you *must* do—morning and evening—is hike to the top of Cerro de la Bandera (the *cerros* are huge rock formations typical of the Orinoco region, and there are many in the area). From the summit, you get amazing 360° views of the savanna and jungle. Sunrise is especially incredible. The trail is well-marked—from downtown Puerto Carreño, it takes about 20 minutes.
Next, I spent 3 nights at Rancho Barú. About an hour by boat from Puerto Carreño, you get off at Casuarito, and someone from the lodge picks you up by motorcycle for a 30-minute ride. The ranch is in the middle of the savanna, with a river/rapids beach just a 5-minute walk away. You can also fish—bites come quickly. For the lodge, one night (room or hammock) with shared bathrooms, three meals included, one excursion, plus the round-trip motorcycle ride costs 245,000 COP. An extra night without an excursion is around 100,000 COP, but you need to let the lodge know in advance so they can prepare enough food—there’s absolutely nothing for miles around.
After those 3 great days at the ranch, I took a canoe to cross into Venezuela, since Casuarito is right across from Puerto Ayacucho. The crossing costs 10,000 COP, but I got shaken down by Venezuelan immigration, who invented a violation and made me pay $40 USD. Puerto Ayacucho didn’t inspire me much. The city felt sketchy, with many hotels closed. Dealing with currency exchange was the hardest part—you *must* bring cash (USD or Colombian pesos), know the exchange rate, and find someone with enough money to exchange with you. It took me at least 2 hours. I stayed in a decent hotel downtown for $20 USD a night, but I’ll admit that going out at night—even in Puerto Ayacucho—felt pretty dodgy. All the buildings have bars on the windows, and there weren’t many people outside. I didn’t linger and found my plans to continue south too complicated. The next day, I took a bus across the country to the Brazilian border at Santa Elena de Uairén. The trip took a day and a night, with countless military checkpoints where they made everyone get off, unload all the luggage, etc. Not exactly a fun ride.
Photos: - 2 sunrises near the Orocué dock - Storm over the savanna at Rancho Barú - View of the savanna and Orinoco near Casuarito - Photo taken during the Río Meta boat trip
Safari aux tigres invasif? (Inde) English translation pending
Bonjour, je suis tenté par un voyage dans un parc national Indien. mon avis ne s'est pas encore clairement arrêté, mais je serais tenté par les Sunderbans. Mais je suis mitigé. d'un côté l'idée de voir ces gros chats dans leur forêt est emballante. mais en même temps je me dis que si j'étais un tigre, et que je doive me farcir des centaines, voire des millions de touristes lancés à mes trousses, quand bien même ce ne serait qu'avec un appareil photo, ça me prendrait surement la tête.
Qu'en pensez-vous
Back from 3 weeks in Madagascar with the family
Hi everyone.
We’ve just returned from a trip with our 8- and 12-year-old sons, our eyes full of memories. We went to Analalava, a village that’s hard to reach by dirt road in the dry season and impossible during the rainy season. The upside is that there are few motorized vehicles—it’s really off the beaten path. Located at the mouth of a huge river, you have to travel 60 km by speedboat from Antsohihy to get there. This was our first trip of this kind as a family—pretty adventurous, with plenty of questions and even some worries from my wife (bugs, safety, amenities, etc.). We joined a friend who’s staying there, so we weren’t completely in the dark. I’ll give you the highlights without going into too much detail. After arriving in Tana, we spent the night at a "high-end" hotel (La Ribaudière) for 56 € a night in a mini-suite with all the European comforts, then we left early the next morning. We decided to hire a car and a guide for the trip from Tana, with a stop at Ankarafantsika Park. The guide accompanied us all the way to Antsohihy. Leaving Tana, we got our first shock driving through the city, then we crossed stunning high plateaus toward Majunga (RN4). We zigzagged between potholes, zebu-drawn carts, broken-down trucks, and *taxi-brousses*. We passed through countless villages, honking all the way—pedestrians just have to watch out. Rice fields and tropical greenery filled every valley, water didn’t seem scarce. Then came the savanna and bushfires everywhere! After a full day of travel and a few stops, we arrived in Andranofasika, the village at the park entrance. We thought the agency (Look Gazy) had booked us a room at the Blue Lodge, but there was a mix-up—no reservation, no space. So we headed to the park, which has about ten bungalows. It was amazing: right in the jungle with all the ambient sounds. Geckos in the room became our friends, frogs in the toilet, and HUGE spiders under the terrace roof—they didn’t budge. Comfort was still there, though. We did three park circuits in one day with a guide. It’s a bit pricey, but it’s an excellent introduction. We saw lemurs (makis), birds, snakes, crocodiles, and fishing eagles—maybe we were just lucky! On the third day, we headed to Antsohihy through more savanna and bushfires. The town was lively, but the Hotel Anaïs was a serious downgrade! Loud music late into the night, then dogs barking and howling for the rest of it. Bucket showers and squat toilets. The guide left us here. - Quick tip: guides charge by the day, excluding fuel, and the empty return trip is on you. When I got the quote, they offered 3 days of guiding, 2 days of return trips (about 700 km), plus fuel for 600 €! I turned it down—it wasn’t worth it. By the day plus fuel, it cost us 400 €. The next day, we took the speedboat (I’d call it an uncomfortable, noisy, slow raft!) for the 60 km river trip through the mangroves. - Tip: bring an umbrella to shield yourself from the sun, and maybe use your airplane earplugs! It was a long, peaceful river—absolutely stunning. We were diving even deeper into the African vibe. We arrived in Analalava at dusk. The sunsets over the nearby islands were incredible. It was 6:30 PM—back home, it stays light until 10 PM, so we’d have to get up early to make the most of the days. Here, it’s winter: "almost cool" at night (20–22°C) and 30–32°C in the shade during the day. A friend found us a bungalow to rent next to his (which he rents year-round). It’s solidly built with a palm-leaf roof, sheltered by huge mango trees. The bucket-and-squat toilets are outside, electricity comes and goes (when the neighborhood isn’t blacked out), and the view of the sea and islands is breathtaking (15,000 Ariary/day). Sometimes, the last pair of sifakas (that weren’t eaten 😕) passes by! A woman comes every day to fill the water bucket from the well and takes any laundry we want washed—for a few Ariary. It’s her livelihood, and she’s happy to have the work, though I feel bad seeing her make endless trips with buckets on her head. She charges 100 Ars per bucket or per piece of laundry. And there we were, deep in Africa, 8,000 km from our comfort zone. Surrounded by chickens, ducks, goats, and zebus roaming semi-freely. My wife was a bit overwhelmed by the "bathroom" at first, but she got used to it. The plan: *mora mora* (take it easy), fishing, walks around Analalava, island expeditions, and—most importantly to me—the Bay of Morambe. My friend on-site just got his own pirogue, built locally with an outboard motor—total luxury! He’s a great hunter-fisherman, so we ate amazing, ultra-fresh seafood during our stay, expertly prepared by his partner. But the pirogue that was supposed to take us to the islands (Nosy Lava, Ilane, and Fao) came with challenges. Though it’s called *Freedom*, it wasn’t that simple. July is windy—the *Varataz* (trade winds) blows every morning and usually shifts in the afternoon. Pirogues without keels can’t sail against the wind and don’t handle strong gusts well. You can’t reef the sail, and there’s a risk of capsizing despite the float—it’s intense. A local joined us to sail, and we waited for the right day. Fishermen weren’t going out because the wind was strong and didn’t shift. Then one morning, after a windless night, we set off for Ilane—a tiny island with coconut trees and fine sand, like playing *Survivor*. We ate the day’s catch and coconuts; the kids were in heaven, and so were we. :) Though small, you can walk around the island in 20 minutes. It’s home to fishermen and littered with turtle skeletons :( The return was more chaotic—like boat people at 4 AM in the waves before the strong wind picked up. We took the shortest route to shore and then hugged the coast with the motor. I wasn’t feeling great about it! For Morambe, we negotiated a private speedboat (350,000 Ars/day + fuel). A full day’s navigation to get there—paradise, no other word for it. I hope it stays that way! I won’t say more. Getting there is an adventure in itself! Originally, I just wanted to cross the Bay of Narinda by boat and reach Morambe on foot by crossing the peninsula, but the return wasn’t guaranteed. There’s little info about the place, and we didn’t know what to expect. After two or three weeks soaking in the vibe, we were ready for the Malagasy return trip. We’d taken the speedboat too many times and wanted to leave Analalava by 4x4—some people make the trip to Antsohihy, but it’s not regular. No luck: the 4x4 was stuck in Antsohihy the day we left. So we took the speedboat again, then hopped straight onto a night *taxi-brousse* to Tana, leaving a buffer day just in case. The trip went smoothly, with music and a screen playing music videos all night—you just have to deal with it! We arrived in Tana without any issues and had a day to explore the Analakelly market and buy some souvenirs. My wife splurged on a beautiful piece of Malagasy stone jewelry on Jewelry Street, right near the hotel (still La Ribaudière). She blew the budget! Finally, a taxi took us to the airport, taking shortcuts to avoid traffic and giving us a mini tour for a good price: 40,000 Ars. We left him a bag of clothes. This trip will leave us with unforgettable memories—and a few frustrations. We couldn’t enjoy the marine life because the water was murky from the constant wind during our stay—*maloutre*, as they say, even at Morambe and the islands. The failed 4x4 return was a bummer, too. We also wanted to do a big hike on the Narinda Peninsula, but it would’ve required more prep. Otherwise, no mosquito issues (fewer than in France!), no major digestive problems or other ailments. Safety? Didn’t see any issues, and we didn’t take unnecessary risks. We’ve set the bar high for our next trips!
We’ve just returned from a trip with our 8- and 12-year-old sons, our eyes full of memories. We went to Analalava, a village that’s hard to reach by dirt road in the dry season and impossible during the rainy season. The upside is that there are few motorized vehicles—it’s really off the beaten path. Located at the mouth of a huge river, you have to travel 60 km by speedboat from Antsohihy to get there. This was our first trip of this kind as a family—pretty adventurous, with plenty of questions and even some worries from my wife (bugs, safety, amenities, etc.). We joined a friend who’s staying there, so we weren’t completely in the dark. I’ll give you the highlights without going into too much detail. After arriving in Tana, we spent the night at a "high-end" hotel (La Ribaudière) for 56 € a night in a mini-suite with all the European comforts, then we left early the next morning. We decided to hire a car and a guide for the trip from Tana, with a stop at Ankarafantsika Park. The guide accompanied us all the way to Antsohihy. Leaving Tana, we got our first shock driving through the city, then we crossed stunning high plateaus toward Majunga (RN4). We zigzagged between potholes, zebu-drawn carts, broken-down trucks, and *taxi-brousses*. We passed through countless villages, honking all the way—pedestrians just have to watch out. Rice fields and tropical greenery filled every valley, water didn’t seem scarce. Then came the savanna and bushfires everywhere! After a full day of travel and a few stops, we arrived in Andranofasika, the village at the park entrance. We thought the agency (Look Gazy) had booked us a room at the Blue Lodge, but there was a mix-up—no reservation, no space. So we headed to the park, which has about ten bungalows. It was amazing: right in the jungle with all the ambient sounds. Geckos in the room became our friends, frogs in the toilet, and HUGE spiders under the terrace roof—they didn’t budge. Comfort was still there, though. We did three park circuits in one day with a guide. It’s a bit pricey, but it’s an excellent introduction. We saw lemurs (makis), birds, snakes, crocodiles, and fishing eagles—maybe we were just lucky! On the third day, we headed to Antsohihy through more savanna and bushfires. The town was lively, but the Hotel Anaïs was a serious downgrade! Loud music late into the night, then dogs barking and howling for the rest of it. Bucket showers and squat toilets. The guide left us here. - Quick tip: guides charge by the day, excluding fuel, and the empty return trip is on you. When I got the quote, they offered 3 days of guiding, 2 days of return trips (about 700 km), plus fuel for 600 €! I turned it down—it wasn’t worth it. By the day plus fuel, it cost us 400 €. The next day, we took the speedboat (I’d call it an uncomfortable, noisy, slow raft!) for the 60 km river trip through the mangroves. - Tip: bring an umbrella to shield yourself from the sun, and maybe use your airplane earplugs! It was a long, peaceful river—absolutely stunning. We were diving even deeper into the African vibe. We arrived in Analalava at dusk. The sunsets over the nearby islands were incredible. It was 6:30 PM—back home, it stays light until 10 PM, so we’d have to get up early to make the most of the days. Here, it’s winter: "almost cool" at night (20–22°C) and 30–32°C in the shade during the day. A friend found us a bungalow to rent next to his (which he rents year-round). It’s solidly built with a palm-leaf roof, sheltered by huge mango trees. The bucket-and-squat toilets are outside, electricity comes and goes (when the neighborhood isn’t blacked out), and the view of the sea and islands is breathtaking (15,000 Ariary/day). Sometimes, the last pair of sifakas (that weren’t eaten 😕) passes by! A woman comes every day to fill the water bucket from the well and takes any laundry we want washed—for a few Ariary. It’s her livelihood, and she’s happy to have the work, though I feel bad seeing her make endless trips with buckets on her head. She charges 100 Ars per bucket or per piece of laundry. And there we were, deep in Africa, 8,000 km from our comfort zone. Surrounded by chickens, ducks, goats, and zebus roaming semi-freely. My wife was a bit overwhelmed by the "bathroom" at first, but she got used to it. The plan: *mora mora* (take it easy), fishing, walks around Analalava, island expeditions, and—most importantly to me—the Bay of Morambe. My friend on-site just got his own pirogue, built locally with an outboard motor—total luxury! He’s a great hunter-fisherman, so we ate amazing, ultra-fresh seafood during our stay, expertly prepared by his partner. But the pirogue that was supposed to take us to the islands (Nosy Lava, Ilane, and Fao) came with challenges. Though it’s called *Freedom*, it wasn’t that simple. July is windy—the *Varataz* (trade winds) blows every morning and usually shifts in the afternoon. Pirogues without keels can’t sail against the wind and don’t handle strong gusts well. You can’t reef the sail, and there’s a risk of capsizing despite the float—it’s intense. A local joined us to sail, and we waited for the right day. Fishermen weren’t going out because the wind was strong and didn’t shift. Then one morning, after a windless night, we set off for Ilane—a tiny island with coconut trees and fine sand, like playing *Survivor*. We ate the day’s catch and coconuts; the kids were in heaven, and so were we. :) Though small, you can walk around the island in 20 minutes. It’s home to fishermen and littered with turtle skeletons :( The return was more chaotic—like boat people at 4 AM in the waves before the strong wind picked up. We took the shortest route to shore and then hugged the coast with the motor. I wasn’t feeling great about it! For Morambe, we negotiated a private speedboat (350,000 Ars/day + fuel). A full day’s navigation to get there—paradise, no other word for it. I hope it stays that way! I won’t say more. Getting there is an adventure in itself! Originally, I just wanted to cross the Bay of Narinda by boat and reach Morambe on foot by crossing the peninsula, but the return wasn’t guaranteed. There’s little info about the place, and we didn’t know what to expect. After two or three weeks soaking in the vibe, we were ready for the Malagasy return trip. We’d taken the speedboat too many times and wanted to leave Analalava by 4x4—some people make the trip to Antsohihy, but it’s not regular. No luck: the 4x4 was stuck in Antsohihy the day we left. So we took the speedboat again, then hopped straight onto a night *taxi-brousse* to Tana, leaving a buffer day just in case. The trip went smoothly, with music and a screen playing music videos all night—you just have to deal with it! We arrived in Tana without any issues and had a day to explore the Analakelly market and buy some souvenirs. My wife splurged on a beautiful piece of Malagasy stone jewelry on Jewelry Street, right near the hotel (still La Ribaudière). She blew the budget! Finally, a taxi took us to the airport, taking shortcuts to avoid traffic and giving us a mini tour for a good price: 40,000 Ars. We left him a bag of clothes. This trip will leave us with unforgettable memories—and a few frustrations. We couldn’t enjoy the marine life because the water was murky from the constant wind during our stay—*maloutre*, as they say, even at Morambe and the islands. The failed 4x4 return was a bummer, too. We also wanted to do a big hike on the Narinda Peninsula, but it would’ve required more prep. Otherwise, no mosquito issues (fewer than in France!), no major digestive problems or other ailments. Safety? Didn’t see any issues, and we didn’t take unnecessary risks. We’ve set the bar high for our next trips!
Contact Korne Sakaliou pour rencontre avec les Mentawaï (Sumatra) English translation pending
Bonjour,
Comme mentionné dans le titre, je suis à la recherche d'un guide pour aller rencontre la tribu Mentawaï durant 4 jours, du mardi 30 juillet au samedi 3 août.
J'ai lu pas mal de blogs conseillant Kornelius Sakaliou. Il a l'air très gentil et nous souhaitons en priorité vivre cette expérience avec ce guide. Je l'ai contacté sur facebook (comme il avait été conseillé par un blog), mais il n'a pas l'air de comprendre grand chose à mes messages. Il me répond par des messages tout fait et me dit de l’appeler quand je serai à Padang. Ma seule interrogation est donc de savoir s'il faut "réserver" ce guide par peur qu'une fois à Padang, la veille, il soit déjà occupé avec d'autres groupes de touristes et ne puisse pas nous prendre en charge. Pour ceux ayant déjà eu contact avec lui, comment avez-vous procédé ?
Sinon, je suis ouvert à l'idée d'être pris en charge par d'autres guides, sous réserve que ce ne soit pas des "attrape-touristes" comme il y en a beaucoup d'après ce que j'ai pu lire.
Merci d'avance de vos réponses ! Lancelot.
Comme mentionné dans le titre, je suis à la recherche d'un guide pour aller rencontre la tribu Mentawaï durant 4 jours, du mardi 30 juillet au samedi 3 août.
J'ai lu pas mal de blogs conseillant Kornelius Sakaliou. Il a l'air très gentil et nous souhaitons en priorité vivre cette expérience avec ce guide. Je l'ai contacté sur facebook (comme il avait été conseillé par un blog), mais il n'a pas l'air de comprendre grand chose à mes messages. Il me répond par des messages tout fait et me dit de l’appeler quand je serai à Padang. Ma seule interrogation est donc de savoir s'il faut "réserver" ce guide par peur qu'une fois à Padang, la veille, il soit déjà occupé avec d'autres groupes de touristes et ne puisse pas nous prendre en charge. Pour ceux ayant déjà eu contact avec lui, comment avez-vous procédé ?
Sinon, je suis ouvert à l'idée d'être pris en charge par d'autres guides, sous réserve que ce ne soit pas des "attrape-touristes" comme il y en a beaucoup d'après ce que j'ai pu lire.
Merci d'avance de vos réponses ! Lancelot.
Retour d'un voyage cauchemar à Madagascar English translation pending
JE RENTRE D'UN VOYAGE CAUCHEMAR A MADAGASCAR;
Tout d'abourd, sachez que je voyage depuis 14 ans en mode routard, une quarantaine de voyages et toujours sans souci reel, uniquement quelques petites péripéties. Je me suis toujours régalé. Mais là j'ai fait un pays d'une dangerosité que je soupconnait même pas. Avant de partir j'avais pu lire le commentaire dur mais réaliste d'un membre des dicusions de ce forum. il disait en parlant d'une personne qui posait des questions sur les sites a visiter, "ils veulent voir le meilleur, ils vont découvrir le pire". Ils se tromper pas.
Tout d'abord j'ai fais la pirogue sur la riviere et les tsingys. avec une soit disante agence de voyage, dont le responsable s'appelle
"Rakotonomena Justin junior "
Il faut savoir que cette personne n'a pas d'adresse sur place, je l'ain contacté par l'intermédiaire de 2 français qui m'en avait dit du bien. Je les soupsonne d'être amis avec Jusitin Rakotonomena et non précedent client. Il faut savoir que nous étions 8 personnes dans le groupe au départ Antsirabé et il y a eu 8 prix différants pour ce trip de 7 jours. Personne a payer le même tarif. Afin de maximiser leur profit, ils nous ont proposé une qualité de service et des prestations minables. on devait passer 6 nuits en hotel et 2 jours de camping, en fait c'est le contraire qui c'est passé. sur la rivière, il y avait 4 pirogues. une a coulé dés le prmier jour. Les portables, Appareils photos, tablettes des touristes qui avaient leur affaires personnelles sur cette pirogue ont tout perdu, et les sacs a dos ont pris l'eau, et donc les effets personnels. il faut savoir que les attaques des bandits sont fréquentes sur la rivieres. des pirogues, et bateaux a moteurs ont été attaqués, et les bandits ont tout pris (objets de valeurs aux touristes présent). Justin, nous avez mis en relation pour ce tour (Pirogues et Tsingys) avec louvain, notre guide, qui nous a avoué qu'Il payait les bandits pour qu'ils n'attaquent pas son groupe. La veille des tsingys ont a dormi dans un Hotel minable "Maman'..... je me rappelle pas la suite" Cet hotel minable de bekopaka n'a aucune sécurité. et le soir aprés le repas, je me sentais pas trés bien et je suis allé me coucher. Dans le courant de la nuit, des gars (le guide louvain pense que c'est les membres du personnel de l'hotel) sont rentrés dans mon bungalow ont tout fouillés et m'ont dérobé tout mon budget de vacances. Je me suis rendu compte de rien, car j'étais trés probablement drogué. Ils ont visités également des tentes présentent sur le site de l'hotel Maman..... et ont pillés une tente. La Gendarmerie c'est rendu sur les lieux, mais ça sert strictement a rien, car ils en ont rien a foutre. Un peu plus tard ont est allé porter plainte au commissariat du village, mais le Commandant de police de ce village était tellement bourré, qu'il a pas pu nous recevoir. Ce n'est que le lendemain, que son adjoint nous a reçu et a pris nos dépositions. Il devait nous les transmettrent par mail, on a toujours rien reçu a ce jour. et a mon avis on recevra rien. la police dans ce pays en a rien a foutre des wazas (les touristes) en lors de problèmes, elle n'intervient jamais. Mad est une destination trés dangereuse actuellement. Sur la dizaine de touristes, que j'ai pu rencontrer sur place 90% ont été volés ou ont été victimes d'abus de confiance.j'ai pu interrogés des policiers sur ce qu'il c'est passé, et ils m'ont répondu que si j'avais réagi a l'agression, ils m'auraient certainement bléssé ou tué. Le voyage était terminé dans ma tête, mais j'ai pu continuer un petit peu et visiter sur Antsirabé avec un résident qui fait du social, Les quariers pauvres. là, les gens sont gentils et content de nous voir, pourtant, ils vievent dans des conditions inimaginables. Ils forcent le respect. Ils ne voient jamais un centime de l'argent que nous dépensons dans le pays. Seul ce qui sont soit disant dans le tourisme profitent de nous. La corruption est trés grande.Un seul conseil, ne prenez pas le risque de vous rendre dans ce pays, qui a de cependant de jolis paysages. mais des jolis paysages, il y en aussi dans la majorité des autres pays plus sécurent. Le dernier jour a Tana, un picpoket a ouvert mon sac (que j'avais pourtant devant) et a essayé de me voler ma pochette contenant mon passeport et ma carte de crédit. J'ai pu m'en rendre compte et intervenir. Il a jeter ma pochette au sol. je l'ai insulté et poursuivi, mais là encore on m'avait prévenu de ne pas m'en prendre physiquement a bandit malgache, car ils sont soit armé, soit la polution prend leur défense et peut vous lyncher ou vous jeter de l'essence dessus et vous transforme en torche vivante. C'est un pays au bord de l'asphyxie, il n'y a plus d'ordre sur place, ce qui explique le danger réel que nous courrons.
J'espère que cette note pourra sensibiliser le plus grand nombre. Je me tiens a votre disposition pour toutes infos supplémentaires,
Chris.
"Rakotonomena Justin junior "
Il faut savoir que cette personne n'a pas d'adresse sur place, je l'ain contacté par l'intermédiaire de 2 français qui m'en avait dit du bien. Je les soupsonne d'être amis avec Jusitin Rakotonomena et non précedent client. Il faut savoir que nous étions 8 personnes dans le groupe au départ Antsirabé et il y a eu 8 prix différants pour ce trip de 7 jours. Personne a payer le même tarif. Afin de maximiser leur profit, ils nous ont proposé une qualité de service et des prestations minables. on devait passer 6 nuits en hotel et 2 jours de camping, en fait c'est le contraire qui c'est passé. sur la rivière, il y avait 4 pirogues. une a coulé dés le prmier jour. Les portables, Appareils photos, tablettes des touristes qui avaient leur affaires personnelles sur cette pirogue ont tout perdu, et les sacs a dos ont pris l'eau, et donc les effets personnels. il faut savoir que les attaques des bandits sont fréquentes sur la rivieres. des pirogues, et bateaux a moteurs ont été attaqués, et les bandits ont tout pris (objets de valeurs aux touristes présent). Justin, nous avez mis en relation pour ce tour (Pirogues et Tsingys) avec louvain, notre guide, qui nous a avoué qu'Il payait les bandits pour qu'ils n'attaquent pas son groupe. La veille des tsingys ont a dormi dans un Hotel minable "Maman'..... je me rappelle pas la suite" Cet hotel minable de bekopaka n'a aucune sécurité. et le soir aprés le repas, je me sentais pas trés bien et je suis allé me coucher. Dans le courant de la nuit, des gars (le guide louvain pense que c'est les membres du personnel de l'hotel) sont rentrés dans mon bungalow ont tout fouillés et m'ont dérobé tout mon budget de vacances. Je me suis rendu compte de rien, car j'étais trés probablement drogué. Ils ont visités également des tentes présentent sur le site de l'hotel Maman..... et ont pillés une tente. La Gendarmerie c'est rendu sur les lieux, mais ça sert strictement a rien, car ils en ont rien a foutre. Un peu plus tard ont est allé porter plainte au commissariat du village, mais le Commandant de police de ce village était tellement bourré, qu'il a pas pu nous recevoir. Ce n'est que le lendemain, que son adjoint nous a reçu et a pris nos dépositions. Il devait nous les transmettrent par mail, on a toujours rien reçu a ce jour. et a mon avis on recevra rien. la police dans ce pays en a rien a foutre des wazas (les touristes) en lors de problèmes, elle n'intervient jamais. Mad est une destination trés dangereuse actuellement. Sur la dizaine de touristes, que j'ai pu rencontrer sur place 90% ont été volés ou ont été victimes d'abus de confiance.j'ai pu interrogés des policiers sur ce qu'il c'est passé, et ils m'ont répondu que si j'avais réagi a l'agression, ils m'auraient certainement bléssé ou tué. Le voyage était terminé dans ma tête, mais j'ai pu continuer un petit peu et visiter sur Antsirabé avec un résident qui fait du social, Les quariers pauvres. là, les gens sont gentils et content de nous voir, pourtant, ils vievent dans des conditions inimaginables. Ils forcent le respect. Ils ne voient jamais un centime de l'argent que nous dépensons dans le pays. Seul ce qui sont soit disant dans le tourisme profitent de nous. La corruption est trés grande.Un seul conseil, ne prenez pas le risque de vous rendre dans ce pays, qui a de cependant de jolis paysages. mais des jolis paysages, il y en aussi dans la majorité des autres pays plus sécurent. Le dernier jour a Tana, un picpoket a ouvert mon sac (que j'avais pourtant devant) et a essayé de me voler ma pochette contenant mon passeport et ma carte de crédit. J'ai pu m'en rendre compte et intervenir. Il a jeter ma pochette au sol. je l'ai insulté et poursuivi, mais là encore on m'avait prévenu de ne pas m'en prendre physiquement a bandit malgache, car ils sont soit armé, soit la polution prend leur défense et peut vous lyncher ou vous jeter de l'essence dessus et vous transforme en torche vivante. C'est un pays au bord de l'asphyxie, il n'y a plus d'ordre sur place, ce qui explique le danger réel que nous courrons.
J'espère que cette note pourra sensibiliser le plus grand nombre. Je me tiens a votre disposition pour toutes infos supplémentaires,
Chris.