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Avoir 20 ans en Birmanie et rêver d'affaires English translation pending
L'histoire ne leur a pas encore donné de nom. Juste une lettre : "Z". Ils étrennent leurs 20 ans sur les bancs d'amoureux patinés du lac Inya, au coeur de Rangoun, ou le long des artères sèches et brûlantes de Mandalay, l'ex-capitale royale. Ils ont les visages mats et sobres de leurs pères, leurs carrures étroites. Elles ont le port de tête droit de leurs mères, leurs cambrures élastiques. La Birmanie est leur pays, la dictature, leur régime.
"Z" pour "génération Z". Une étiquette qu'ils ne connaissent pas, n'emploient pas, mais que chercheurs et expatriés leurs ont attribuée. Une appellation en écho à celle qui désigne leurs parents : "génération 88", pour l'année 1988, où la junte au pouvoir avait réprimé avec une violence inédite le mouvement étudiant qui la contestait. Une expression en forme d'énigme, qui résume à sa façon une jeunesse avant tout urbaine, dont les goûts et les ambitions, communs à d'autres régions d'Asie, se développent désormais en Birmanie.
Un étrange pays, la Birmanie. Replié sur lui-même depuis près de cinq décennies. Où, il y a quinze ans encore, un dîner après 20 heures était susceptible d'être interprété comme une tentative de réunion, passible d'arrestation. Où, il y a trois ans encore, les DVD étaient formellement interdits, comme les antennes satellite. Un pays où, aujourd'hui encore, les courriels sont lus et les puces de téléphones portables accessibles seulement au marché noir.
La génération Z a 20 ans et, sans grèves, sans manifestations - impossibles -, elle s'émancipe. A la façon de Min Thu, 22 ans, étudiant en économie, fils de petits commerçants de textile. Le premier de sa lignée à avoir définitivement rejeté le longyi, le vêtement traditionnel, une grande étoffe légère que les Birmans nouent autour de leur taille en guise de pantalon-jupe. Min Thu tient à tout : à son jean sombre comme à ses baskets. Malgré les 35 degrés ambiants. "Au début, mes parents se sont moqués de moi, ils pensaient que ça me passerait."
Et puis non. Désormais, des dizaines de shopping malls permettent à sa classe d'âge de satisfaire ses envies. Des galeries commerciales qu'éclairent des néons blafards. Les vendeurs sont plus nombreux que les clients, les marques plus chères que sur les étals de rue. Mais, comme d'autres jeunesses du monde, la nouvelle génération birmane aime à s'y retrouver, même si elle n'a pas les moyens des prix affichés. Détonante, la mode est influencée par une déferlante de culture rap et hip-hop. Avec des stars, des concerts en plein air et des milliers de jeunes fans qui adulent leurs icônes en tenues de vidéo-clip. L'évolution reste sous contrôle : les chanteurs rap ou punk ont droit aux artifices qui leur siéent, mais la censure édulcore leurs refrains subversifs. La pop internationale est intégralement traduite et réinterprétée par des artistes birmans, Madonna et Céline Dion incluses.
Elle a 20 ans, la génération Z, et ça l'emballe cette nouvelle culture. Nay Mar, 23 ans, masseuse dans un spa soyeux de Rangoun pour 20 dollars par mois, aime Shakira et les Backstreet Boys. Grâce aux pourboires de ses clients - jusqu'à 300 dollars -, cette fille d'un militaire peu gradé a pu adopter le jean et les pantacourts. Elle rit : "Je renfile le longyi quand je me rends avec mes parents, le dimanche, à la Shwedagon la grande pagode de la ville." Elle en connaît qui cachent leur jupe sous le longyi avant la boîte de nuit.
Elle a 20 ans, la génération Z, et elle s'affranchit, donc. Mais pudiquement, façon années 1960. Elle ne dénigre pas le bouddhisme. Habite toujours sans broncher chez ses parents jusqu'au mariage. Ils jasent, mais sans excès. La vie s'écoule alors, dans des appartements étriqués, derrière des façades noircies par le temps et l'humidité. On y grimpe après avoir secoué la clochette accrochée à une cordelette qui pend jusqu'au trottoir. Des grilles remplacent portes et fenêtres, laissées entrouvertes à cause de la chaleur. Et, comme chez Sanda Lwin, seuls le canapé du salon et un paravent séparent son lit de celui de son grand-père.
Elle a 20 ans, Sanda Lwin, tout rond. Elle flotte dans son jean neuf, soigne sa coupe courte de garçonne, ne se plaint pas. Elle rêve seulement d'ailleurs. "Parce qu'ici l'éducation ça ne vaut rien." A l'université, où elle étudie les langues étrangères, comme dans toutes les facs, la bibliothèque est fermée. Les réunions sont déconseillées. Les enseignants doivent laisser la porte de la salle de classe ouverte pendant les cours. Comme tous les étudiants, potentiellement contestataires, Sanda Lwin n'a pas non plus le droit de flâner hors de Rangoun. Pour en sortir, il lui faut une autorisation du recteur.
Si elle veut avoir une chance de réussir ses examens, tous les après-midi, elle doit suivre des cours dans un institut privé. Pour pallier les insuffisances du public, la plupart des parents y ont recours, dès le lycée. La qualité de l'enseignement varie avec les prix. Sanda Lwin s'en désespère, car, malgré tout ses efforts, même pour elle, issue des classes moyennes supérieures, il n'y aura "pas d'emploi intéressant, rémunéré correctement".
Alors oui, elle rêve. D'étranger. Comme l'immense majorité des jeunes Birmans qui ont désormais accès à la télévision et aux séries sud-coréennes. Internet y est pour beaucoup, même si de nombreux sites sont encore interdits. Ces cinq dernières années, les prix des passeports sont passés de plusieurs centaines de dollars à moins de 50. Une multitude d'agences d'"emplois pour l'étranger" aussi se sont développées, offrant enfin, à leur manière, le rêve en kit. Elles ont pignon sur rue et proposent des salaires jusqu'à dix fois supérieurs au revenu moyen en Birmanie - environ 40 dollars par mois. Les garçons partent sur des chantiers de construction, des pipelines, des navires, les filles comme comptables. Les destinations phares sont la Malaisie, Singapour, les Emirats arabes unis.
Malgré des frais de dossier prohibitifs (jusqu'à 1 800 dollars), des arnaques nombreuses, une crise économique qui tarit les offres, même les plus modestes veulent tenter leur chance. Reliques, buffles, acres de terre, certains n'hésitent pas à tout vendre pour s'échapper. Les jeunes issus des minorités ethniques, durement discriminées, s'inscrivent également en masse dans ces agences. Un nouveau marché, en somme, qui participe au désamorçage des frustrations. La junte y trouve son compte, dit-on souvent, le soir, dans les tea shops (maisons de thé). Politiquement comme financièrement : la manne financière rapportée serait, comme dans de nombreux pays d'Afrique, considérable.
Elle a 20 ans, la génération Z, mais, la plupart du temps, elle ne s'engage que pour quelques années, toute attachée qu'elle est malgré tout à son pays difficile. Les plus aisés s'en vont le temps des études, les autres afin d'accumuler un petit capital. Thu Maung, 24 ans, a passé deux ans en Malaisie, entre 2005 et 2007, cuisinier d'abord, au noir sur des chantiers ensuite. Il porte encore le longyi, mais il se raconte, chez lui, sous les posters de Marylin Manson et d'Eminem - qu'il adore : "Ça a été dur, mais, grâce à ça, ma mère, divorcée, peut louer un bus. Avec le prix payé par les passagers, elle récolte 10 dollars par jour." Il avait été privé de passeport, après avoir quitté son premier employeur, qui ne le payait pas le salaire promis. C'est clandestinement, après neuf jours de marche dans la jungle, qu'il a pu regagner la Birmanie. Dès qu'il le pourra, pourtant, il repartira.
La génération Z a 20 ans et elle croit au changement par l'argent, pas par la politique. La plupart des jeunes n'ont pas participé aux manifestations des moines contre la vie chère, en novembre 2007. S'ils y sont allés, c'était plus en curieux qu'en militants. Aung San Suu Kyi, Prix Nobel de la paix, n'a pas non plus à leurs yeux l'aura que lui confère l'Occident. Ils respectent son histoire, mais contestent ses positions - jugées jusqu'au-boutistes -, dénigrent son influence. La principale opposante a passé plus de treize des vingt dernières années assignée à résidence : presque une inconnue, donc, pour eux. "Certains de mes amis pensent qu'elle est morte", raconte Min Thu, l'étudiant en économie.
Pas de politique, "le business", prône aussi Ni Ei, 29 ans, qui mène de front deux emplois. Solide regard noir, elle explique hardiment : "La démocratie, ce n'est pas ce dont on a besoin dans l'immédiat." Un sujet de dispute avec son père. "Je lui dis : "Vos méthodes d'opposition politique radicales, ça ne donne rien. Ce qu'il faut, c'est que nous nous développions, c'est comme ça que le changement arrivera !"" Les exilés l'agacent : "Ceux qui partent à l'étranger et y restent sont des égoïstes. Le combat, c'est ici qu'il faut le mener."
Elle a 20 ans, la génération Z et, en 2010, la junte prévoit un événement qui pourrait presque la métamorphoser en "génération 2010" : l'instauration du "multipartisme". Mais, de même que les observateurs internationaux, elle doute. "Même avec la meilleure volonté, l'armée ne peut pas changer sa façon de fonctionner du jour au lendemain", déplore Maung Moe, 28 ans, employé d'une association. Encore plus désabusée, Sanda Lwin : "On travaille pour les suivants, nous, c'est déjà trop tard."
Elle a 20 ans, la génération Z, et elle a aussi cette triste amertume que la vie réserve d'ordinaire à ceux que les années commencent à faner : l'impression que son tour est déjà passé.
source - Le Monde - Anaïs Favre http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2009/03/26/birmanie-generation-z_1172902_3216.html
"Z" pour "génération Z". Une étiquette qu'ils ne connaissent pas, n'emploient pas, mais que chercheurs et expatriés leurs ont attribuée. Une appellation en écho à celle qui désigne leurs parents : "génération 88", pour l'année 1988, où la junte au pouvoir avait réprimé avec une violence inédite le mouvement étudiant qui la contestait. Une expression en forme d'énigme, qui résume à sa façon une jeunesse avant tout urbaine, dont les goûts et les ambitions, communs à d'autres régions d'Asie, se développent désormais en Birmanie.
Un étrange pays, la Birmanie. Replié sur lui-même depuis près de cinq décennies. Où, il y a quinze ans encore, un dîner après 20 heures était susceptible d'être interprété comme une tentative de réunion, passible d'arrestation. Où, il y a trois ans encore, les DVD étaient formellement interdits, comme les antennes satellite. Un pays où, aujourd'hui encore, les courriels sont lus et les puces de téléphones portables accessibles seulement au marché noir.
La génération Z a 20 ans et, sans grèves, sans manifestations - impossibles -, elle s'émancipe. A la façon de Min Thu, 22 ans, étudiant en économie, fils de petits commerçants de textile. Le premier de sa lignée à avoir définitivement rejeté le longyi, le vêtement traditionnel, une grande étoffe légère que les Birmans nouent autour de leur taille en guise de pantalon-jupe. Min Thu tient à tout : à son jean sombre comme à ses baskets. Malgré les 35 degrés ambiants. "Au début, mes parents se sont moqués de moi, ils pensaient que ça me passerait."
Et puis non. Désormais, des dizaines de shopping malls permettent à sa classe d'âge de satisfaire ses envies. Des galeries commerciales qu'éclairent des néons blafards. Les vendeurs sont plus nombreux que les clients, les marques plus chères que sur les étals de rue. Mais, comme d'autres jeunesses du monde, la nouvelle génération birmane aime à s'y retrouver, même si elle n'a pas les moyens des prix affichés. Détonante, la mode est influencée par une déferlante de culture rap et hip-hop. Avec des stars, des concerts en plein air et des milliers de jeunes fans qui adulent leurs icônes en tenues de vidéo-clip. L'évolution reste sous contrôle : les chanteurs rap ou punk ont droit aux artifices qui leur siéent, mais la censure édulcore leurs refrains subversifs. La pop internationale est intégralement traduite et réinterprétée par des artistes birmans, Madonna et Céline Dion incluses.
Elle a 20 ans, la génération Z, et ça l'emballe cette nouvelle culture. Nay Mar, 23 ans, masseuse dans un spa soyeux de Rangoun pour 20 dollars par mois, aime Shakira et les Backstreet Boys. Grâce aux pourboires de ses clients - jusqu'à 300 dollars -, cette fille d'un militaire peu gradé a pu adopter le jean et les pantacourts. Elle rit : "Je renfile le longyi quand je me rends avec mes parents, le dimanche, à la Shwedagon la grande pagode de la ville." Elle en connaît qui cachent leur jupe sous le longyi avant la boîte de nuit.
Elle a 20 ans, la génération Z, et elle s'affranchit, donc. Mais pudiquement, façon années 1960. Elle ne dénigre pas le bouddhisme. Habite toujours sans broncher chez ses parents jusqu'au mariage. Ils jasent, mais sans excès. La vie s'écoule alors, dans des appartements étriqués, derrière des façades noircies par le temps et l'humidité. On y grimpe après avoir secoué la clochette accrochée à une cordelette qui pend jusqu'au trottoir. Des grilles remplacent portes et fenêtres, laissées entrouvertes à cause de la chaleur. Et, comme chez Sanda Lwin, seuls le canapé du salon et un paravent séparent son lit de celui de son grand-père.
Elle a 20 ans, Sanda Lwin, tout rond. Elle flotte dans son jean neuf, soigne sa coupe courte de garçonne, ne se plaint pas. Elle rêve seulement d'ailleurs. "Parce qu'ici l'éducation ça ne vaut rien." A l'université, où elle étudie les langues étrangères, comme dans toutes les facs, la bibliothèque est fermée. Les réunions sont déconseillées. Les enseignants doivent laisser la porte de la salle de classe ouverte pendant les cours. Comme tous les étudiants, potentiellement contestataires, Sanda Lwin n'a pas non plus le droit de flâner hors de Rangoun. Pour en sortir, il lui faut une autorisation du recteur.
Si elle veut avoir une chance de réussir ses examens, tous les après-midi, elle doit suivre des cours dans un institut privé. Pour pallier les insuffisances du public, la plupart des parents y ont recours, dès le lycée. La qualité de l'enseignement varie avec les prix. Sanda Lwin s'en désespère, car, malgré tout ses efforts, même pour elle, issue des classes moyennes supérieures, il n'y aura "pas d'emploi intéressant, rémunéré correctement".
Alors oui, elle rêve. D'étranger. Comme l'immense majorité des jeunes Birmans qui ont désormais accès à la télévision et aux séries sud-coréennes. Internet y est pour beaucoup, même si de nombreux sites sont encore interdits. Ces cinq dernières années, les prix des passeports sont passés de plusieurs centaines de dollars à moins de 50. Une multitude d'agences d'"emplois pour l'étranger" aussi se sont développées, offrant enfin, à leur manière, le rêve en kit. Elles ont pignon sur rue et proposent des salaires jusqu'à dix fois supérieurs au revenu moyen en Birmanie - environ 40 dollars par mois. Les garçons partent sur des chantiers de construction, des pipelines, des navires, les filles comme comptables. Les destinations phares sont la Malaisie, Singapour, les Emirats arabes unis.
Malgré des frais de dossier prohibitifs (jusqu'à 1 800 dollars), des arnaques nombreuses, une crise économique qui tarit les offres, même les plus modestes veulent tenter leur chance. Reliques, buffles, acres de terre, certains n'hésitent pas à tout vendre pour s'échapper. Les jeunes issus des minorités ethniques, durement discriminées, s'inscrivent également en masse dans ces agences. Un nouveau marché, en somme, qui participe au désamorçage des frustrations. La junte y trouve son compte, dit-on souvent, le soir, dans les tea shops (maisons de thé). Politiquement comme financièrement : la manne financière rapportée serait, comme dans de nombreux pays d'Afrique, considérable.
Elle a 20 ans, la génération Z, mais, la plupart du temps, elle ne s'engage que pour quelques années, toute attachée qu'elle est malgré tout à son pays difficile. Les plus aisés s'en vont le temps des études, les autres afin d'accumuler un petit capital. Thu Maung, 24 ans, a passé deux ans en Malaisie, entre 2005 et 2007, cuisinier d'abord, au noir sur des chantiers ensuite. Il porte encore le longyi, mais il se raconte, chez lui, sous les posters de Marylin Manson et d'Eminem - qu'il adore : "Ça a été dur, mais, grâce à ça, ma mère, divorcée, peut louer un bus. Avec le prix payé par les passagers, elle récolte 10 dollars par jour." Il avait été privé de passeport, après avoir quitté son premier employeur, qui ne le payait pas le salaire promis. C'est clandestinement, après neuf jours de marche dans la jungle, qu'il a pu regagner la Birmanie. Dès qu'il le pourra, pourtant, il repartira.
La génération Z a 20 ans et elle croit au changement par l'argent, pas par la politique. La plupart des jeunes n'ont pas participé aux manifestations des moines contre la vie chère, en novembre 2007. S'ils y sont allés, c'était plus en curieux qu'en militants. Aung San Suu Kyi, Prix Nobel de la paix, n'a pas non plus à leurs yeux l'aura que lui confère l'Occident. Ils respectent son histoire, mais contestent ses positions - jugées jusqu'au-boutistes -, dénigrent son influence. La principale opposante a passé plus de treize des vingt dernières années assignée à résidence : presque une inconnue, donc, pour eux. "Certains de mes amis pensent qu'elle est morte", raconte Min Thu, l'étudiant en économie.
Pas de politique, "le business", prône aussi Ni Ei, 29 ans, qui mène de front deux emplois. Solide regard noir, elle explique hardiment : "La démocratie, ce n'est pas ce dont on a besoin dans l'immédiat." Un sujet de dispute avec son père. "Je lui dis : "Vos méthodes d'opposition politique radicales, ça ne donne rien. Ce qu'il faut, c'est que nous nous développions, c'est comme ça que le changement arrivera !"" Les exilés l'agacent : "Ceux qui partent à l'étranger et y restent sont des égoïstes. Le combat, c'est ici qu'il faut le mener."
Elle a 20 ans, la génération Z et, en 2010, la junte prévoit un événement qui pourrait presque la métamorphoser en "génération 2010" : l'instauration du "multipartisme". Mais, de même que les observateurs internationaux, elle doute. "Même avec la meilleure volonté, l'armée ne peut pas changer sa façon de fonctionner du jour au lendemain", déplore Maung Moe, 28 ans, employé d'une association. Encore plus désabusée, Sanda Lwin : "On travaille pour les suivants, nous, c'est déjà trop tard."
Elle a 20 ans, la génération Z, et elle a aussi cette triste amertume que la vie réserve d'ordinaire à ceux que les années commencent à faner : l'impression que son tour est déjà passé.
source - Le Monde - Anaïs Favre http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2009/03/26/birmanie-generation-z_1172902_3216.html
Prendre les trains de nuit au Vietnam? English translation pending
Bonjour,
Les trains de nuit au Vietnam entre Hanoi et Hue Nha Trang et Ho Chi Min Ville sont-ils faciles à prendre? sont-ils réguliers?
Merci de vos réponses Je pars avec mon sac à dos en avril et j'ai un peu peur de ne pas savoir me débrouiller
Merci
Les trains de nuit au Vietnam entre Hanoi et Hue Nha Trang et Ho Chi Min Ville sont-ils faciles à prendre? sont-ils réguliers?
Merci de vos réponses Je pars avec mon sac à dos en avril et j'ai un peu peur de ne pas savoir me débrouiller
Merci
Hôtel sympa à Saïgon English translation pending
Salut
On est une famille de 4 qui voyageons pendant quelques mois -- nous arrivons mardi soir à Saigon depuis Kuala Lumpur et nous désirons trouver un hôtel bien tenu, confortable, tranquille, à environ 50$ la nuit -- nous pourrions y rester une semaine -- donc prix négociable à la baisse
On voudrait être situé où il y a un peu d'action sans toujours être obligé de payer pour nos déplacements
Quelqu'un a-t-il des tuyaux ?
merci
On est une famille de 4 qui voyageons pendant quelques mois -- nous arrivons mardi soir à Saigon depuis Kuala Lumpur et nous désirons trouver un hôtel bien tenu, confortable, tranquille, à environ 50$ la nuit -- nous pourrions y rester une semaine -- donc prix négociable à la baisse
On voudrait être situé où il y a un peu d'action sans toujours être obligé de payer pour nos déplacements
Quelqu'un a-t-il des tuyaux ?
merci
Arnaque avec un taxi entre Bangkok et l’aéroport international English translation pending
Salut,
Juste ce post pour vous raconter l’arnaque 😠 d’un taxi en Décembre dernier.
Au départ du MBK pour rejoindre l’aéroport, avec l’aide d’un forumeur VF et d’une forumeuse qui parle très bien le Thaïl, … (elle se reconnaîtra bise) nous montons dans ce taxi ( Taximeter) …je vois immédiatement le chauffeur qui fait semblant d’allumer son compteur, j’insiste please …en lui demandant d’allumer le compteur, en montrant du doigt son taximètre …trois fois de suite…
Rien, le type me montre le compteur il me dit : IS GOOD d’un air de vouloir me faire comprendre qu’il était en marche en me montrant les 35 baths affiché. Effectivement il était éclairé mais je ne voyais aucun chiffre évoluer…
Pendant le chemin le compteur n’évolue toujours pas. Je vois le coup… gros comme une maison, j’explique cela à ma compagne qui me dit que je suis complètement Parano.
Oui ben !..peut-être…mais en arrivant tu prend mon sac et tu rentres directement sans m’attendre dans l’aéroport…donnes moi 350 baths.
Effectivement la voiture stop devant l’entrée….nous essayons de sortir… le saloupio avait condamné l’ouverture…je tripote tous les boutons les portes finissent pas s’ouvrir…OK j’avais raison ça sent l’embrouille.
Il se met à sortir un joli carnet et me prépare ma jolie facture, je vois les chiffres s’aligner les uns derrières les autres…
J’étais écroulé de rire …je crois que cela l’a désarçonné…tenez-vous bien ! :
2860 Baths …. Presque 10 fois le prix normal.
De toutes les façons, a chaque fois …j’ai des galères avec les taxis à Bangkok…je dois les attirer hahahaha 😏😏😏😏
Donc méfiance,
Pour tranquilliser ceux qui iront pour la première fois …une course entre l’aéroport et le centre de Bangkok coûte environ entre 250 à 350 Baths. Il faudra rajouter le paiement de deux péages si vous demandez de passer par l’autoroute, une fois 25 et 45 baths. En sachant aussi qu’il y a 50 baths de frais supplémentaire au départ de l’aéroport.
Juste ce post pour vous raconter l’arnaque 😠 d’un taxi en Décembre dernier.
Au départ du MBK pour rejoindre l’aéroport, avec l’aide d’un forumeur VF et d’une forumeuse qui parle très bien le Thaïl, … (elle se reconnaîtra bise) nous montons dans ce taxi ( Taximeter) …je vois immédiatement le chauffeur qui fait semblant d’allumer son compteur, j’insiste please …en lui demandant d’allumer le compteur, en montrant du doigt son taximètre …trois fois de suite…
Rien, le type me montre le compteur il me dit : IS GOOD d’un air de vouloir me faire comprendre qu’il était en marche en me montrant les 35 baths affiché. Effectivement il était éclairé mais je ne voyais aucun chiffre évoluer…
Pendant le chemin le compteur n’évolue toujours pas. Je vois le coup… gros comme une maison, j’explique cela à ma compagne qui me dit que je suis complètement Parano.
Oui ben !..peut-être…mais en arrivant tu prend mon sac et tu rentres directement sans m’attendre dans l’aéroport…donnes moi 350 baths.
Effectivement la voiture stop devant l’entrée….nous essayons de sortir… le saloupio avait condamné l’ouverture…je tripote tous les boutons les portes finissent pas s’ouvrir…OK j’avais raison ça sent l’embrouille.
Il se met à sortir un joli carnet et me prépare ma jolie facture, je vois les chiffres s’aligner les uns derrières les autres…
J’étais écroulé de rire …je crois que cela l’a désarçonné…tenez-vous bien ! :
2860 Baths …. Presque 10 fois le prix normal.
De toutes les façons, a chaque fois …j’ai des galères avec les taxis à Bangkok…je dois les attirer hahahaha 😏😏😏😏
Donc méfiance,
Pour tranquilliser ceux qui iront pour la première fois …une course entre l’aéroport et le centre de Bangkok coûte environ entre 250 à 350 Baths. Il faudra rajouter le paiement de deux péages si vous demandez de passer par l’autoroute, une fois 25 et 45 baths. En sachant aussi qu’il y a 50 baths de frais supplémentaire au départ de l’aéroport.
Retour d'un trek au lac Babe (nord du Vietnam) English translation pending
Bonjour tout le monde !
Il y a quelque temps, j'ai publie une "Grand tour du Vietnam de l'est" ou j'ai inclus le lac Babe, endroit magique s'il en est; je viens d'y retourner (2 fois en 1 mois!), y compris pour faire un trekking d'enfer en plein Moyen Age (a 5-6h de route de Hanoi, et aussi extra que Sapa -plus, sans aucun touriste!). Donc, voila le topo, avec les infos pour y aller en bus publics et les tuyaux pour le trekking:
LE LAC BABE
Le lac Babe est un endroit magique, heureusement hors des circuits touristiques organisés. Il s’agit de 3 « pétales » (d’où le nom Ba Be, “Trois baies”) relié par un goulet, dans lesquelles se jettent des pitons calcaires couverts d’une jungle impénétrable – donc pas de route pour en faire le tour- ce qui explique son isolement relatif. Sur les bords, un seul village, sans aucun interêt : Po Lu.
Y ALLER
Pas de tours organisés en minibus. C’est donc la voiture privée, la moto, ou les bus publics. En 3 jours Hanoi-Babe-Hanoi, il y a un circuit à faire, très beau, que voici :
- A l’aller, prendre la route No 3 Hanoi-Tay Nguyen. Partir de bonne heure pour voir à Tay Nguyen le magnifique Musée des Minorités, 2 fois plus grand que celui de Hanoi, et complètement ignoré des touristes (5000 dong). Attention : il est fermé de 11h30 à 14h et le lundi. Continuez ensuite sur Bac Kan et Phu Thong, où vous bifurquez sur la 258 direction Cho Ra. La route entre Bac Kan et Cho Ra est très sinueuse, mais très belle (compter 4h). Les guides Lonely Planet et Co, toujours aussi précis dans leurs explications, vous disent qu’il y a des hôtels à Cho Ra; oubliez, c’est a 17 km du lac et le seul moyen d’aller sur le lac, ce sont les moto-taxis a 70 000 dong aller simple (beaucoup plus si vous ne savez pas négocier). De Cho Ra, prendre la petite route direction Babe, descendre la montagne, et s’arrêter à Pac Ngoi, village Tay plein de charme où passer d’excellentes nuits. Au retour, suivre la route longeant la rivière de Pac Ngoi et rester sur votre droite. Après un petit col (magnifique panorama), la route serpente entre rizières et montagnes, sans un touriste en vue, et arrive à Bang Lung (Cho Don) (sale manie vietnamienne d’avoir des villes avec 2 noms, changeant selon les panneaux aussi bien que les cartes, d’où nécessité de connaître les 2). Prendre ensuite la 254 direction Yen Do, où vous rejoignez la 3 pour Tay Nguyen et Hanoi.
En bus public, c’est compliqué. A l’ aller, prendre le bus (6h – 55 000 dong) pour Bac Kan, où vous arrivez 4 heures plus tard. Il y a aussi un bus à midi, mais vous ratez la connection Bac Kan-Cho Ra et devez passer une nuit à Bac Kan. A Bac Kan, bus pour Cho Ra (70 000 dong), puis mototaxi pour Pac Ngoi (70 000 dong). Au retour, un minibus passe à Pac Ngoi à 7h30 (70 000 dong) et vous emmène à Bac Kan où vous prenez le bus pour Hanoi.
OU DORMIR ET MANGER
A Po Lu, nombreuses guesthouses (Ngha Ngi) pour ceux qui ne veulent pas vivre chez l’habitant (ils ont tort!).
Chez les Thais a Pac Ngoi. Les villageois vous reçoivent chez eux pour 50 000- 60 000 dongs (petits déjeuners 20 000, dîners 60 000-80 000). Pac Ngoi a son propre embarcadère. Je suis resté à la Maison Duy Tho, la dernière du village (tel. 09-19-86-82-35). Patrons super sympas baragouinant quelques mots d’anglais et français (le patron est tout fier de vs montrer ses cartes postales de Paris et, tenez-vous bien, un calendrier des Postes de Tours, où je suis né; la surprise!), lits avec matelas (et non nattes en bambou). Surtout, la patronne est une cuisinière émérite (et le dîner copieux). Je me suis vraiment régalé pendant 3 jours. Bicyclettes gratuites. Le patron a son bateau pour l’excursion à faire.
QUOI VOIR
Une magnifique journée en bateau commençant par la traversée du lac du sud au nord. Le bateau coûte 450 000 dong quelque soit le nombre de personnes, donc, essayer de le partager avec d’autres touristes sur place. Vous remontez la rivière Nang jusqu’à un endroit extraordinaire, la grotte de Hang Phuong, un gigantesque tunnel de 300m de long par 30m de haut que la Nang a creusé pour traverser la montagne. Impressionnant travail de la Nature ! Vous remontez ensuite la rivière -un rêve de photographe- pour aller aux chutes de Dau Dang, à 2 km à pied d’un petit village-bout-du-monde où vous déjeuner chez la fameuse Pirate, une maîtresse-femme célèbre comme la meilleure cuisinière de la région (essayer ses saucisses fumées ; divines !).
POUR LES AVENTURIERS
Ca faisait un bout de temps que je me doutais qu’il y avait des choses passionnantes à voir dans les montagnes au nord du parc national (pas dans le parc à cause du permis et du guide obligatoires). Je ne m’étais pas trompé ! Donc, voilà le topo :
1) Prendre le bateau vers la grotte et s’arrêter où la piste démarre, le long d’une petite rivière à quelques centaines de mètres avant la grotte. Direction : le village Dao de Cao Truong. Ça ne grimpe pas trop dur, et les paysages deviennent de plus en plus beaux. Au bout de 2 heures et demie-3 heures, on arrive en plein Moyen Age dans un village de carte postale. Authenticité garantie ! Le chef du village, monsieur TRUNG (tel : 028 122 12422) vous accueille chez lui ; lits confortables, douche froide dehors, toilettes à la turc, le tout pour 50 000 dong par personne. Repas corrects, à l’alcool de riz, que le chef aime beaucoup (même prix), donc, amenez votre bière -et votre cafè/sucre aussi, il y en a ou pas, tous ces gens étant très pauvres et les touristes rarissimes.
2) Le lendemain, continuez la piste et restez sur votre droite pour grimper tout en haut de la montagne, chez les H’mongs ; vous leur demandez à manger (50 000 dong fera l’affaire). Paysages absolument magnifiques à perte de vue. Redescendre sur le village Dao, puis retour sur la rivière Nang par la même piste. A mi-chemin, vous appelez le patron du bateau pour venir vous chercher et vous ramener à Pac Ngoi.
3) Fantastique pour les plus hardis : partir de bonne heure (8 heure max.) et continuer la piste qui traverse le village. A la boussole, dirigez-vous vers l’ouest ; vous naviguez entre les Thais, les Dao, et les H’mongs en pleine sauvagerie (dans le village H’mong où on m’a offert une tasse de thè –quel sens de l’hospitalité, ces H’mongs ; Ils sont vraiment merveilleux ! ils n’avaient jamais vu des lunettes de soleil... Toute la famille les a essayées et, après, ils sont allés chercher les voisins). C’est un labyrinthe de pistes, donc, en route, demandez « Dau Dang » et on vous pointe la direction. vous allez arriver dans une grande vallee; prendre le chemin plein sud pour rejoindre la Nang un peu avant les chutes ; on grimpe les falaises en biais en pleine jungle pour passer une sorte de petit col franchissant les falaises dominant la riviere, mais ATTENTION, la descente sur la rivière est terrible, à flanc de falaise avec juste une trace de piste pendant une bonne heure ; n’essayez surtout pas de couper tout droit au sud, c’est la chute de 100-200m garantie ; rester sur le semblant de piste. On n’est bien content de voir la rivière. A cause de cette descente infernale, RESERVE AUX BONS TREKKERS, mais ça vaut chaque minute ... et Sapa !
VOILA!!!!!!
Il y a quelque temps, j'ai publie une "Grand tour du Vietnam de l'est" ou j'ai inclus le lac Babe, endroit magique s'il en est; je viens d'y retourner (2 fois en 1 mois!), y compris pour faire un trekking d'enfer en plein Moyen Age (a 5-6h de route de Hanoi, et aussi extra que Sapa -plus, sans aucun touriste!). Donc, voila le topo, avec les infos pour y aller en bus publics et les tuyaux pour le trekking:
LE LAC BABE
Le lac Babe est un endroit magique, heureusement hors des circuits touristiques organisés. Il s’agit de 3 « pétales » (d’où le nom Ba Be, “Trois baies”) relié par un goulet, dans lesquelles se jettent des pitons calcaires couverts d’une jungle impénétrable – donc pas de route pour en faire le tour- ce qui explique son isolement relatif. Sur les bords, un seul village, sans aucun interêt : Po Lu.
Y ALLER
Pas de tours organisés en minibus. C’est donc la voiture privée, la moto, ou les bus publics. En 3 jours Hanoi-Babe-Hanoi, il y a un circuit à faire, très beau, que voici :
- A l’aller, prendre la route No 3 Hanoi-Tay Nguyen. Partir de bonne heure pour voir à Tay Nguyen le magnifique Musée des Minorités, 2 fois plus grand que celui de Hanoi, et complètement ignoré des touristes (5000 dong). Attention : il est fermé de 11h30 à 14h et le lundi. Continuez ensuite sur Bac Kan et Phu Thong, où vous bifurquez sur la 258 direction Cho Ra. La route entre Bac Kan et Cho Ra est très sinueuse, mais très belle (compter 4h). Les guides Lonely Planet et Co, toujours aussi précis dans leurs explications, vous disent qu’il y a des hôtels à Cho Ra; oubliez, c’est a 17 km du lac et le seul moyen d’aller sur le lac, ce sont les moto-taxis a 70 000 dong aller simple (beaucoup plus si vous ne savez pas négocier). De Cho Ra, prendre la petite route direction Babe, descendre la montagne, et s’arrêter à Pac Ngoi, village Tay plein de charme où passer d’excellentes nuits. Au retour, suivre la route longeant la rivière de Pac Ngoi et rester sur votre droite. Après un petit col (magnifique panorama), la route serpente entre rizières et montagnes, sans un touriste en vue, et arrive à Bang Lung (Cho Don) (sale manie vietnamienne d’avoir des villes avec 2 noms, changeant selon les panneaux aussi bien que les cartes, d’où nécessité de connaître les 2). Prendre ensuite la 254 direction Yen Do, où vous rejoignez la 3 pour Tay Nguyen et Hanoi.
En bus public, c’est compliqué. A l’ aller, prendre le bus (6h – 55 000 dong) pour Bac Kan, où vous arrivez 4 heures plus tard. Il y a aussi un bus à midi, mais vous ratez la connection Bac Kan-Cho Ra et devez passer une nuit à Bac Kan. A Bac Kan, bus pour Cho Ra (70 000 dong), puis mototaxi pour Pac Ngoi (70 000 dong). Au retour, un minibus passe à Pac Ngoi à 7h30 (70 000 dong) et vous emmène à Bac Kan où vous prenez le bus pour Hanoi.
OU DORMIR ET MANGER
A Po Lu, nombreuses guesthouses (Ngha Ngi) pour ceux qui ne veulent pas vivre chez l’habitant (ils ont tort!).
Chez les Thais a Pac Ngoi. Les villageois vous reçoivent chez eux pour 50 000- 60 000 dongs (petits déjeuners 20 000, dîners 60 000-80 000). Pac Ngoi a son propre embarcadère. Je suis resté à la Maison Duy Tho, la dernière du village (tel. 09-19-86-82-35). Patrons super sympas baragouinant quelques mots d’anglais et français (le patron est tout fier de vs montrer ses cartes postales de Paris et, tenez-vous bien, un calendrier des Postes de Tours, où je suis né; la surprise!), lits avec matelas (et non nattes en bambou). Surtout, la patronne est une cuisinière émérite (et le dîner copieux). Je me suis vraiment régalé pendant 3 jours. Bicyclettes gratuites. Le patron a son bateau pour l’excursion à faire.
QUOI VOIR
Une magnifique journée en bateau commençant par la traversée du lac du sud au nord. Le bateau coûte 450 000 dong quelque soit le nombre de personnes, donc, essayer de le partager avec d’autres touristes sur place. Vous remontez la rivière Nang jusqu’à un endroit extraordinaire, la grotte de Hang Phuong, un gigantesque tunnel de 300m de long par 30m de haut que la Nang a creusé pour traverser la montagne. Impressionnant travail de la Nature ! Vous remontez ensuite la rivière -un rêve de photographe- pour aller aux chutes de Dau Dang, à 2 km à pied d’un petit village-bout-du-monde où vous déjeuner chez la fameuse Pirate, une maîtresse-femme célèbre comme la meilleure cuisinière de la région (essayer ses saucisses fumées ; divines !).
POUR LES AVENTURIERS
Ca faisait un bout de temps que je me doutais qu’il y avait des choses passionnantes à voir dans les montagnes au nord du parc national (pas dans le parc à cause du permis et du guide obligatoires). Je ne m’étais pas trompé ! Donc, voilà le topo :
1) Prendre le bateau vers la grotte et s’arrêter où la piste démarre, le long d’une petite rivière à quelques centaines de mètres avant la grotte. Direction : le village Dao de Cao Truong. Ça ne grimpe pas trop dur, et les paysages deviennent de plus en plus beaux. Au bout de 2 heures et demie-3 heures, on arrive en plein Moyen Age dans un village de carte postale. Authenticité garantie ! Le chef du village, monsieur TRUNG (tel : 028 122 12422) vous accueille chez lui ; lits confortables, douche froide dehors, toilettes à la turc, le tout pour 50 000 dong par personne. Repas corrects, à l’alcool de riz, que le chef aime beaucoup (même prix), donc, amenez votre bière -et votre cafè/sucre aussi, il y en a ou pas, tous ces gens étant très pauvres et les touristes rarissimes.
2) Le lendemain, continuez la piste et restez sur votre droite pour grimper tout en haut de la montagne, chez les H’mongs ; vous leur demandez à manger (50 000 dong fera l’affaire). Paysages absolument magnifiques à perte de vue. Redescendre sur le village Dao, puis retour sur la rivière Nang par la même piste. A mi-chemin, vous appelez le patron du bateau pour venir vous chercher et vous ramener à Pac Ngoi.
3) Fantastique pour les plus hardis : partir de bonne heure (8 heure max.) et continuer la piste qui traverse le village. A la boussole, dirigez-vous vers l’ouest ; vous naviguez entre les Thais, les Dao, et les H’mongs en pleine sauvagerie (dans le village H’mong où on m’a offert une tasse de thè –quel sens de l’hospitalité, ces H’mongs ; Ils sont vraiment merveilleux ! ils n’avaient jamais vu des lunettes de soleil... Toute la famille les a essayées et, après, ils sont allés chercher les voisins). C’est un labyrinthe de pistes, donc, en route, demandez « Dau Dang » et on vous pointe la direction. vous allez arriver dans une grande vallee; prendre le chemin plein sud pour rejoindre la Nang un peu avant les chutes ; on grimpe les falaises en biais en pleine jungle pour passer une sorte de petit col franchissant les falaises dominant la riviere, mais ATTENTION, la descente sur la rivière est terrible, à flanc de falaise avec juste une trace de piste pendant une bonne heure ; n’essayez surtout pas de couper tout droit au sud, c’est la chute de 100-200m garantie ; rester sur le semblant de piste. On n’est bien content de voir la rivière. A cause de cette descente infernale, RESERVE AUX BONS TREKKERS, mais ça vaut chaque minute ... et Sapa !
VOILA!!!!!!
Quarante cinq jours en juillet de Hoh Chi Minh Ville à Bangkok English translation pending
Bonjour à toute la bande !
Nous avons 45 jours entre mi juin et fin juillet 2009 pour rallier HCMV au Viet Nam à Puket en Thailande avec trois enfants, ( 12, 9, 5 ans), il va falloir faire des choix ( climats, état des transports, fatigue...) et on a besoin d'aide ! Peut-on par exemple imaginer quitter le Viet Nam sans avoir vu Halong ? 🙁
Les visas pour le Laos sont les plus chers: ce pays est-il un incontournable ?🤪
Est-il possible d'éviter carrément Bgk ?
Merci les amis pour vos précieux tuyaux !
Nous avons 45 jours entre mi juin et fin juillet 2009 pour rallier HCMV au Viet Nam à Puket en Thailande avec trois enfants, ( 12, 9, 5 ans), il va falloir faire des choix ( climats, état des transports, fatigue...) et on a besoin d'aide ! Peut-on par exemple imaginer quitter le Viet Nam sans avoir vu Halong ? 🙁
Les visas pour le Laos sont les plus chers: ce pays est-il un incontournable ?🤪
Est-il possible d'éviter carrément Bgk ?
Merci les amis pour vos précieux tuyaux !
Vietnam: euro ou dollar? English translation pending
Bonjour,
Après avoir parcourru le site, j'entends plus souvent parler de dollar que de l'euro.
Faut-il (ou est-ce plus intéressant) échanger nos euros en dollar puis en dong pour circuler au Vietnam?
Est-ce mieux de payer le logement et le transport en dong ou ...? Y a-t-il une commission si l'on paie un commercant avec la carte Visa?
Merci d'avance,
Après avoir parcourru le site, j'entends plus souvent parler de dollar que de l'euro.
Faut-il (ou est-ce plus intéressant) échanger nos euros en dollar puis en dong pour circuler au Vietnam?
Est-ce mieux de payer le logement et le transport en dong ou ...? Y a-t-il une commission si l'on paie un commercant avec la carte Visa?
Merci d'avance,
Effectuer un "jungle trek" en Malaisie avec un enfant de 4 ans? English translation pending
Bonjour,
Nous serons en Malaisie de la mi février jusqu 'à la première semaine de mars et il me semble dommage d'aller en Malaisie sans avoir une petite expérience de la "jungle"! Je vois beaucoup d'endroits où on peut l'expérimenter alors je voulais avoir vos avis. Nous serons avec notre fils qui a 4 ans, marche bien et est assez curieux mais qui a quand même ses peurs et ses fatigues. Je n'ose pas imaginer la tête qu 'il va faire s'il se retrouve nez à nez avec un gros varan d'1 m par exemple 🤪 Je vois beaucoup de possibilités d'avoir une expérience de la jungle alors je voulais savoir laquelle était la meilleure et la plus adaptée aux petits enfants de 4 ans: le FRIM (faisable en une journée depuis KL), le parc national de Bako près de Kuching, les Cameron Highlands ? Des retours d'expériences sur ces trois endroits seront les bienvenus!
Nous allons passer un peu de temps à KL, aller à Malacca, aux Cameron Highlands, sur une plage (Langkawi ou Pulau Pangkor? ou une autre?), et aurons trois jours pleins à Kuching. A KL, le parc des orchidées et des papillons semblent incontournables pour les enfants et nous allons sans doute y faire un saut.
D'autres sugestions d'endroits sympas où aller ?
Merci beaucoup d'avance!
Nous serons en Malaisie de la mi février jusqu 'à la première semaine de mars et il me semble dommage d'aller en Malaisie sans avoir une petite expérience de la "jungle"! Je vois beaucoup d'endroits où on peut l'expérimenter alors je voulais avoir vos avis. Nous serons avec notre fils qui a 4 ans, marche bien et est assez curieux mais qui a quand même ses peurs et ses fatigues. Je n'ose pas imaginer la tête qu 'il va faire s'il se retrouve nez à nez avec un gros varan d'1 m par exemple 🤪 Je vois beaucoup de possibilités d'avoir une expérience de la jungle alors je voulais savoir laquelle était la meilleure et la plus adaptée aux petits enfants de 4 ans: le FRIM (faisable en une journée depuis KL), le parc national de Bako près de Kuching, les Cameron Highlands ? Des retours d'expériences sur ces trois endroits seront les bienvenus!
Nous allons passer un peu de temps à KL, aller à Malacca, aux Cameron Highlands, sur une plage (Langkawi ou Pulau Pangkor? ou une autre?), et aurons trois jours pleins à Kuching. A KL, le parc des orchidées et des papillons semblent incontournables pour les enfants et nous allons sans doute y faire un saut.
D'autres sugestions d'endroits sympas où aller ?
Merci beaucoup d'avance!
Traveller's chèques: erreur de la banque? English translation pending
bonjour à tous,
je viens de retirer des travelers cheques à ma banque et on ne me les à pas fait signer sur place est-ce normal?
D'aprés ce que j'ai vu et entendu la signature doit être apposée dés qu'on les encaisse.
Je pense que l'employée à fait une erreur, merci de me dire ce que je peux faire
Dissolution du gouvernement thai annoncée à l'instant sur BFM TV 6h20 (2 décembre 2008) English translation pending
Voilà la nouvelle du matin très bonne, la cour constitutionnelle a enfin statué
bonnes vacances en thailande pour tout ceux qui doivent s'y rendre.....
bonnes vacances en thailande pour tout ceux qui doivent s'y rendre.....
Crise actuelle en Thaïlande et réponses du forum English translation pending
Lecteurs, et participants + ou - assidus de VF Thailande,
Je me permets un post pour vous dire que je suis particulièrement chagriné (😠😠) en constatant le résultat que procure la situation thailandaise à l'égard de certains esprits : Des questions relativement idiotes : comment sera la situation dans 3 mois ? ou carrément plus droles : j'ai prévu le voyage dans 6 mois, je change de destination ? Et dont les réponses relèvent purement et simplement de la pure voyance !! Des questions plus égoistes : Et pour moi dans 2 jours vous croyez que ca passera ? Celles là relèvent plus de la chance. D'autres purement informatives (copie d'articles récents) mais qui sont bien vite fagocitées par des commentaires de politique (thaie) comparée (sans intérêt) dont les auteurs sont relativement bornés mais leur avis est bon sous prétexte qu'ils vivraient (ou auraient vécu) dans le pays : le résultat ressemble à un magma illisible ou incompréhensible = ON AVANCE PAS (je dirais même qu'on recule), le tout agrémenté de quelques insultes ou smileys désobligeants. Il est vrai que c'est aussi le lot commun des forums.
La conséquence observée par votre serviteur n'est qu'un pugilat linguistique entre sourds muets (et aveugles) !! Chacun croit détenir LA vérité à défaut d'en détenir UNE. D'autres s'ingénuent à inquiéter par des réponses pleines de sous entendus (du style : et ça n'est pas pret de s'arranger) pour alimenter la psychose ambiante. Mais PERSONNE (à quelques exeptions 😇 ) n' a cru bon d'avouer que PERSONNE NE SAIT. Une majorité "tape" sur des journalistes incompétents sans prendre en considération que notre presse peut aussi recéler des gens compétents.
Heureusement quelques membres plus pragmatiques, moins enflammés (dont un corse) et en prise directe avec les évènements, ont tenté d'être rassurants. C'est ce que je retiendrai.
A titre personnel, j'ai déja du mal à comprendre notre politique nationale (PS navrant = Sarko fort) alors essayer d'expliquer la politique thaie relève du miracle !!
Restons dans ce que cette communauté sait très bien faire = préparer ou organiser un voyage en Thailande en indiquant les erreurs à ne pas commettre.
Ite misa est 😛
Je me permets un post pour vous dire que je suis particulièrement chagriné (😠😠) en constatant le résultat que procure la situation thailandaise à l'égard de certains esprits : Des questions relativement idiotes : comment sera la situation dans 3 mois ? ou carrément plus droles : j'ai prévu le voyage dans 6 mois, je change de destination ? Et dont les réponses relèvent purement et simplement de la pure voyance !! Des questions plus égoistes : Et pour moi dans 2 jours vous croyez que ca passera ? Celles là relèvent plus de la chance. D'autres purement informatives (copie d'articles récents) mais qui sont bien vite fagocitées par des commentaires de politique (thaie) comparée (sans intérêt) dont les auteurs sont relativement bornés mais leur avis est bon sous prétexte qu'ils vivraient (ou auraient vécu) dans le pays : le résultat ressemble à un magma illisible ou incompréhensible = ON AVANCE PAS (je dirais même qu'on recule), le tout agrémenté de quelques insultes ou smileys désobligeants. Il est vrai que c'est aussi le lot commun des forums.
La conséquence observée par votre serviteur n'est qu'un pugilat linguistique entre sourds muets (et aveugles) !! Chacun croit détenir LA vérité à défaut d'en détenir UNE. D'autres s'ingénuent à inquiéter par des réponses pleines de sous entendus (du style : et ça n'est pas pret de s'arranger) pour alimenter la psychose ambiante. Mais PERSONNE (à quelques exeptions 😇 ) n' a cru bon d'avouer que PERSONNE NE SAIT. Une majorité "tape" sur des journalistes incompétents sans prendre en considération que notre presse peut aussi recéler des gens compétents.
Heureusement quelques membres plus pragmatiques, moins enflammés (dont un corse) et en prise directe avec les évènements, ont tenté d'être rassurants. C'est ce que je retiendrai.
A titre personnel, j'ai déja du mal à comprendre notre politique nationale (PS navrant = Sarko fort) alors essayer d'expliquer la politique thaie relève du miracle !!
Restons dans ce que cette communauté sait très bien faire = préparer ou organiser un voyage en Thailande en indiquant les erreurs à ne pas commettre.
Ite misa est 😛
Nouvelles de Bangkok (25 novembre 2008) English translation pending
Quelque petit echaud foure depuis trois jours. Explosion cible sur le parlement seulement ( dimanche a 3h30 trois explosions et hier une explosion). Tout se petit monde est partis en suite en cour de journee au aeroports ( le vieux et le nouveaux!!!) faire le pique de manif. Ne vous inquiete pas cela va ce resorber voir attenuer. encore hier petit concert au vieux aeroport (bon enfant), je vous deconceil quand meme dis aller plus . Voila pour les new plus tout le monde
Circuit de quinze jours au Myanmar début novembre English translation pending
Mingalaba
Nous sommes un couple âgé de 58 et 62 ans
Les chambres sont toutes double avec salle de bains et air conditionné. Le petit déjeuner complet (thé ou café, toasts, œufs, « jus de fruits », fruits) est compris
Généralités
Mercredi 29 Octobre
Vol Singapore airlines qui mérite sa renommée (impeccable).
Jeudi 30
Changement en 20 ‘ à Changi (aéroport de Singapour) mais nos bagages nous rejoindront par le vol suivant.
Vol Silk Air : RAS
A l’arrivée à Yangon taxi 7$ pour aller à Gulliver (agence) pour récupérer billets et réservations d’hôtels). c’est un peu cher.
Accueil Gulliver parfait, cadeau, boisson et prise en charge gratuite de notre problème de bagages qu’ils iront récupérer à l’aéroport et nous livreront à l’hôtel un peu plus tard.
Taxi 4$ pour aller dans downtown au Scott Market ; Ballade dans celui ci, change à 1.223.
Arrivée à notre hôtel (Liberty) accueil un peu sombre et vieillot mais la nouvelle annexe est très correcte et propre 21$. Quand nous y repasserons en quittant le Myanmar il faudra 15 bonnes minutes pour obtenir la monnaie en $ sur le paiement de notre chambre.
Repas au Chat pitre (alliance française juste en face de l’hôtel) sympa ! plat à 5000K/p correct et copieux. Crêpe 1000K
Nous dînerons chez des amis (quelle chance !)
Vendredi 31
Au Programme train de jour pour Mandalay départ à 5h, durée approximative 15h
Taxi pour la gare (demandé à l’accueil de l’hôtel) 3000K
Départ réel à 5h45
40$ par personne en Upper Class confortable, beaucoup de place, propreté moyenne. Il y a sans arrêt des vendeurs de boissons et de nourriture locale qui passent dans le train, peu de fruits. Peu d’arrêts (dans des gares !).
Parfait pour admirer la campagne qui à cette époque est très verte (juste après la mousson) et le temps passe très vite jusqu’à 18 h où il fait nuit et nous sommes arrivé à minuit (donc avec 4h de retard) !
Blue taxi jusqu’au Peacock Lodge. Chambre très bien. 20$. Très calme donnant sur un étang.
Samedi 1er
Excellent et copieux petit déjeuner. Accueil familial (d’ailleurs c’est toute la famille qui s’y colle : père, mère, fils, fille, tous charmants). Ils renseignent sur tout et prennent des billets pour tout. On s’y sent bien ! Bien situé au calme dans la verdure (et les moustiques) non loin de l’agitation et de beaucoup de curiosités.
Vélo jusqu’à la pagode Mahamuni (fléchée sur la route de Yangon) parking à vélo 200K pour 2 vélos
Très intéressante, vivante, priante
Il faut préciser que la partie musée est dans la cour au fond à droite lorsque l’on arrive par l’entrée principale .Les bronzes khmer y sont présents et subissent tristement les outrages des gamins qui les chevauchent sans aucune pudeur. Ces merveilles mériteraient un autre traitement, surtout quand l’on sait qu’il n’y à que très très peu de bronzes khmer.
Déjeuner au BBB plats 5000K bœuf (ou 5700 pour des crevettes) excellent mais accompagnement un peu léger.
L’après midi visite de Atumashi Kyaung sur la route de la colline. Peu intéressante (sauf le plafond) le sous sol ressemble à un parking. mais nous y avons acheté le billet à 10$ de Mandalay+. Amarapura + Sagaing
Colline de Mandalay : on s’est arrêtés à mi hauteur où il y a déjà une très jolie vue (en gros 290°) sur Mandalay et l ‘Irrawaddy (qu’on n’avait pas encore vu)
Le soir nous avons mangé à Peacock lodge (nous avions commandé le matin ) repas excellent très copieux, varié pour 6500K. (y compris soupe thé fruits et petits gâteaux fabuleux)
La blanchisserie est très bon marché (1200K pour 4 pièces)
Location de vélo 2$ par personne.
Le Bateau Mandalay Bagan ne fonctionne en ce moment que les Mercredi et Dimanche. Il s’agit apparemment du slow boat, ce serait dû au manque de touristes.
Dimanche 2 11
Taxi blue pour la journée 20 $ : très confortable à l’avant, très inconfortable à l’arrière.
Sagaing
pagode U Ponya vue époustouflante sur la colline couverte de stupas pagodes et monastères et les environs. On finit par s’habituer aux couleurs. Calme et reposant invite à la méditation.
Déjeuner chez un chinois choisi par notre chauffeur près de Happy hôtel restaurant. 5000K pour 2 plats. Très correct .D’une manière générale nous avons souvent fait confiance à nos chauffeurs locaux pour nous conseiller sur les restaus à petits prix er nous n’avons jamais été déçus.
Ava (Inwa)
billet 3$ valable pour Mingun. Barque 1000K/p Calèche 4000K (très inconfortable : chemins défoncés)
Nous avons vu en route le petit temple Yadana see mee en ruines mais mignon au milieu des rizières avec quelques reliefs en stuc.
Monastère Bagaya très beau, très sombre. Voir en dessous la forêt de piliers et réaliser que ce sont les mêmes au dessus qui font « cathédrale »
Tour du palais : jolie vue sur la campagne
Monastère Mye bon zan : en cours de restauration intéressant, jeter un œil à une ruine en brique de l’autre côté du temple de style « roman ». Petits vendeurs collants (c’est un des rares fois où cela s’est produit)
Pont U Bein : une merveille au coucher de soleil (en barque 3000k) : on a traversé à pied et on a retrouvé de l’autre côté la barque à qui l’on avait donné rendez vous. Arrêt au retour dans le calme total pour regarder le soleil se coucher devant et derrière le pont.Il y avait 3 barques.
Le soir dîner au Kaung Mon 26ème rue au coin de la 66ème street côté sud 6500K pour 2 plats excellents et une bière(recommandé par l’hôtel)
Marionnettes de Mandalay : excellent spectacle (1h) coloré et gracieux, 10000K par personne.
Change à 1200K dans une agence de voyage que notre chauffeur nous a indiqué.
Lundi 3 11
Mingun
Bateau 4500K/p l’eau est chère 500K la bière aussi 2500K (avec vue sur le fleuve). Départ 9h
Billet Mingun Sagaing à présenter à l’embarcadère (à côté des billets de bateau) ainsi qu’à côté de la grosse pagode.
Très jolie balade en bateau le long de la rive est. Le bateau propose 9 sièges bruyants en bas ou le pont plus calme sans sièges.
La grande pagode est incroyable, la pagode Hsinbyume très belle. Deux jeunes parlant l’anglais (bien) et le français (un peu) nous ont accompagné réservés et psychologues, ils nous ont fait traverser le village plutôt que les boutiques à touristes, on leur a bien sûr donné un peu d’argent, mais ils nous ont réellement apporté des informations intéressantes.
Retour 13h : cela laisse le temps de prendre son temps. 1h à l’aller 40’ au retour
Nous avons gardé notre blue taxi 9000k pour hôtel, restau, marionnettes, hôtel, bateau, hôtel. C’est nous qui avons fixé le prix . Il est voisin du Peacock lodge : leur demander, il est charmant et parle un petit peu l’anglais.
Nous retournons manger au Kaung Mon (c’est aussi la buvette des flics de la guérite au coin sud est du palais)
Visite l’après midi de Shwe Nandaw dont l’entrée est à gauche dans l’allée qui mène à Atumashi Kyaung.
C’est une merveille, une dentelle de teck et des centaines de bas reliefs. Ceux ci sont rénovés quand ils sont trop abimés mais cela ne nuit pas à l’ensemble. Entrée avec le billet archéologique.
On a fait de l’internet à ACME 26ème road entre 78 et 79ème street. Temps de réponse correct même pendant une panne de courant, 1200K de l’heure.
Mardi 4 11
Bus Mandalay Bagan 7000K/p
Départ 8h pause 30’ déjeuner.
Panne à 12h45 (les vitesses ne passent plus) Nouveau bus à 15h45, arrivée Bagan 18h. Calme olympien de tous les passagers birmans. Route en très mauvais état (surtout la deuxième partie qui est d’ailleurs plutôt un chemin).
A l’arrivée à Nyaung Oo le chauffeur nous a proposé de nous accompagner en bus à notre hôtel à New Bagan pour 10000K, fatigués on a accepté, en ayant le sentiment d’une arnaque
Hôtel Thiri Marlar .30$ Accueil impeccable (serviette froide tous les jours, cocktail de bienvenue, service parfait). Petit dèj sur la terrasse, complet, avec vue magnifique. Cadre et chambre agréables et calmes. Blanchisserie un peu chère (1.5$ le pantalon)
Repas au Sunset garden, site idyllique et calme, un peu cher (14400 pour 2 plats et une eau). Très bon.
Mercredi 5 11
Vélo jusqu’à Old Bagan : pas si plat que ça et quand on est vieux et pas entrainé….
Nous avons accepté les services de Maung Pa : le fils du peintre qui expose à l’entrée de New Bagan au coin du chemin qui mène au Thiri Marlar. Il est étudiant en histoire en rupture d’études pour manque de financement (il n’y a plus de touristes donc son père ne vend plus de tableaux). Il le fait bénévolement mais bien sur accepte un « dédommagement ». Il est charmant connait bien Bagan et son histoire et parle bien l’anglais (et un peu le français)..
Nous visiterons diverses pagodes (entre 20 et 30) au cours des 3 jours.
Déjeuner au Golden Myanmar (conseillé par Maung Pa)2000K/p dans old Bagan. A noter tout est servi froid (sauf la soupe) il y a beaucoup de choix et ils renouvellent autant qu’on le veut les plats. Il y a même un fruit et des sucreries.
Change euro à 1450K
Visite très intéressante de la fabrique de laque Maung Aung Myin à Myin Kaba, en français parfait, on nous a expliqué ( et montré) toutes les étapes . Demander à voir le magasin du fond où sont entreposées les laques de 13 couches. Superbe !
A 17h on est allés au temple Seinnyet Ama pour voir le coucher de soleil qui n’aura pas lieu (quelques nuages mal placés) mais on était tout seuls.
Le soir restau de l’hôtel (sur commande) 7$, excellent, très copieux, très varié avec dessert ; service impeccable : un must.
Jeudi 6 11
Calèche (madame est fatiguée du vélo au soleil) 15000K pour la journée.
Temples entre l’aéroport et Old Bagan.
Nous avons particulièrement apprécié la lumière de l’est à 7 h du matin depuis le temple Dammaya Zika : on peut monter dessus, il n’y a personne, et l’or fatigué du stupa laisse apparaître le rouge qui est en dessous, c’est très beau.
Midi restau à Old Bagan Sarabha près de la porte du même nom à l’extérieur des murs. Plat 2500K excellent cadre agréable toilettes impeccables. Nous y retournerons demain à 4 personnes 10400 avec une bière et 2 eaux. monastère de Nat Taung : remarquables bas et hauts reliefs Temple Tayak pye paya beaux bas reliefs. Nous sommes allés assister au coucher de soleil à Shwesandaw. Il y avait au moins 150 personnes sur cette pauvre pagode (alors qu’il n’y a personne : sans doute 90% des touristes étaient là). Les meilleures photos que j’ai faites, je les ai faites en bas…. Le soir nous avons dîné dans New Bagan au Khan Wa : le Bœuf curry n’est pas terrible mais les chips excellentes . 4500K/p Vendredi 7 11 Calèche 17000K pour old Bagan, Nyaung Oo . Internet à Nyaung Oo 1200k, mais très très lent. Balade au marché pagode Shwezigon : les statues du prince Sidharta ressemblent plus à des hauts reliefs qu’à des statues. Cet ensemble est remarquable et les histoires y sont fort bien représentées. Le trou de l’architecte m’a paru être du côté est. Le stupa est en restauration mais cela devrait être fini pour le festival des pagodes qui a lieu fin Novembre. Le haut qui est déjà dégagé resplendit. Upali Thein il y a également de très jolies peintures sur les murs des portes. Le soir nous allons admirer le coucher du soleil sur l’Irrawaddy en barque du côté d’old Bagan : surement un des meilleurs moments de notre voyage, toutes les couleurs de l’arc en ciel ont défilé devant nos yeux dans le calme du soir. C’est notre cocher (proposé par Maung Pa) qui nous a fait la proposition. C’est l’heure où les pêcheurs partent à la pêche. Repas du soir à Khan Wa 2 portions de chips 1500K/p. Nous avons craqué pour une aquarelle du père de Maung Pa, il propose des œuvres intéressantes, aquarelle, huile, acrylique. Pour la petite histoire il n’a vendu qu’une seule œuvre depuis mars (et Nargis) alors qu’en 2007 il en a vendu 30 ou 40… l’absence de touristes…et c’est leur gagne pain ! En conversant avec Maung Pa nous avons pu apprendre beaucoup sur la vie en Birmanie. Samedi 8 11 Petit déj à 6h30 sans problème(complet et servi sur la terrasse au soleil levant). Taxi pour l’aéroport 7000k tarif officiel Enregistrement en 2’ Pour le vol nous étions à gauche dans l’avion et n’étions ainsi pas à contre jour. Arrivée à Heho, sortie en 5’. Taxi 30$ pour l’embarcadère à Nyaung shwe ! C’est beaucoup trop cher mais nous croyions que le taxi nous amenait au sud du lac près de notre hôtel. On paiera 18000K au retour. On s’arrête au passage au marché d’Heho : super, peu de touristes : ceux de l’avion. Beaucoup de couleurs. La route pour Nyaung Shwe est limite submergée, si on a bien compris il y a deux jours après la pluie les voitures ordinaires ne passaient pas. Le taxi nous dépose à l’embarcadère devant une agence « silver king », après avoir payé la taxe d’immigration au lac de 3$/p. Le vendeur nous propose pour 53000k avec un discount de 3000 : l’aller aujourd’hui à l’hôtel Shwe inn tha et demain le tour des curiosités du lac et le retour dans l’après midi à Nyaung Shwe. Après une ½ h de discussion nous ressortons et trouvons en 5’ la même prestation pour 35000K (après un léger marchandage) avec un jeune qui s’avérera charmant et attentif. N’allez pas à « Silver King » Voyage en bateau jusqu’au Shwe inn tha, parfait et pas si bruyant que cela. Accueil impeccable au Shwe inn tha, serviette froide, jus d’orange. Nous avons payé 65$ en passant par Gulliver une chambre annoncée à 80$ sur leur site. Très peu de clients (3 bungalows occupés sur 36), quelques détails clochent (volet cassé, moustiquaire trouée, WC de la piscine très sale, mais le bungalow est fantastique, nous avions la piscine pour nous 2, il y a beaucoup de fleurs et de plantes et hors des barques à moteur c’est le calme parfait. Il y a bien sur quelques moustiques (mais en fait il y en a partout et j’ai été piqué tous les jours 2 à 3 fois avant de mettre du répulsif) Repas du soir pour 6-7$/p riz compris bon et copieux. Le poisson du lac farci est excellent. Dimanche 9 11 Petit dèj moyen pour la catégorie (pas de jus de fruit ni de fruits) mais servi à 6h ! Le bateau nous attend à 6h30 pour le tour classique (4h30 en prenant son temps ): marché flottant, atelier d’argent, ombrelles + papier à fleurs, jardins flottants, femmes « girafes » exposées où tout est moche, lotus et soie, forgeron, fabrique de cigares et les 2 monastères. Contrairement à beaucoup de visites d’artisans programmées dans les tours organisés et à part les femmes girafe les visites sont intéressantes et apportent réellement quelque chose. Le bateau nous ramène à Nyaung Shwe et nous partons à pied pour notre hôtel le Manaw Thu Kha (on ne savait pas qu’il était exactement à l’opposé du débarcadère en face de la police, et on a fait une petite 1/2h de marche avec nos super sacs à dos à roulette de chez Décathlon). Hôtel assez neuf, très grande chambre agréable, joli mobilier, petite terrasse, accueil très correct (un peu inférieur au Thiri Marlar qui restera notre Must). 30$. Nous allons ensuite à une petite « agence » Golden Bowl dans la même rue en retournant vers le centre trottoir de gauche en face du Smiling Moon à côté du Golden Kite. Le jeune père de famille qui la tient est charmant (en fait le bureau est l’auvent devant la « case » qui contient la chambre et la cuisine, et sert aussi de salle de jeux pour les enfants). Nous négocions pour 105000K un taxi parlant l’anglais qui s’avèrera être effectivement confortable (c’est ce qu’il nous avait promis et c’est indispensable vu l’état se la route pour Pindaya) qui nous prendra à 6h30 pour enchainer Pindaya et le festival des ballons à Taunggyi pour rentrer à minuit. Il nous propose aussi le taxi pour l’aéroport à 18000K et fera pour nous le change (on n’avait plus envie de bouger ) à 1400K pour 1 euro. Internet KTO (avant le Golden Kite) 1500K l’heure, débit moyen (bien pour le Myanmar). Repas au Golden Kite : tendance Italienne, pastas, pizzas, les deux sont très bonnes, les pancakes délicieux, service assez rapide et impeccable. On a visité les cuisines pour admirer la machines à pastas et le four à pizzas au feu de bois. 10500K 1 pasta, 1 pizza, 2 pancakes, 1 bière. Lundi 10 11 Petit dej impeccable servi sans problème à 6h ! 6h30 : 3h de taxi jusqu’à Pindaya, la route entre Kalaw et Pindaya est complètement défoncée. Sinon la route est superbe, variée avec toutes les couleurs de différents champs et du relief. Grotte : entrée 3500K. Extérieur très kitsch, intérieur très beau et très émouvant. Vue superbe sur la vallée. Vaut le voyage. Notre taxi nous a emmenés au Mémento : jolie table, service impeccable, nourriture excellente. 2 plats, bière, amuse gueule et gâteaux 10 000K. On voit le lac en allant aux toilettes ! 4h de route pour Taunggyi et le festival des ballons. Arrivée à 15h et jusqu’à 16h nous voyons s’envoler une vingtaine de petits ballons représentants des animaux colorés : génial, on peut s’approcher des ballons et même les toucher. On a payé 3000K pour avoir un badge qui nous servira le soir et qui finalement représente notre participation. Le restaurant golden triangle est, d’après notre chauffeur, fermé. A 20h30 le festival a repris avec des ballons plus gros, 3 camions amènent enveloppe, bruleur et nacelle. Le chauffeur nous a déposés au début de la fête foraine (comme ça on est repartis facilement à 11h 20). Celle ci consiste en une allée de plus d’1 km avec des vendeurs de tout y compris alcool et cigarettes avec un espaces attractions et les décibels indispensables !. La préparation (gonflage du ballon, mise en place du bruleur, accrochage de la nacelle) et le lancement prennent une demi heure, grâce à nos badges on a pu entrer dans l’enceinte et ainsi assister à la mise en place : c’est un gros boulot qui demande beaucoup de préparation, d’organisation et de répétitions. Toutes les ½ heures il y a un lancement. Certains ballons sont recouverts de bougies photophores (très beau) d’autres ont une nacelle feu d’artifice. L’ensemble est vraiment superbe et vaut vraiment le voyage (mais arriver plus tôt et partir plus tard). Il reste un côté bon enfant appréciable, mais il existe une organisation autour du champ de lancement et pour la circulation. Nous sommes rentrés en un peu plus d’une heure à Nyaung Shwe arrivés à minuit. Mardi 11 11 1 h de taxi pour l’aéroport. Enregistrement en 10’, il suffit d’arriver 1h avant (et non 1h1/2 comme demandé). A droite dans l’avion on évite le contre jour ; mais on ne voit pas les lacs Inle et Sankar. L’avion a une heure de retard. Taxi pour le liberty hôtel 5000K. Restau Chat pitre 2 plats une bière 10000K bon Taxi entre 1000 et 2000k pours les courses en ville . Musée intéressant, mais hélas mal éclairé, sauf le trône, au 2ème objets artisanaux superbes, 4ème fermé pour rénovation. Paya Shwedagon : aujourd’hui début de la fête de la pleine lune avec grande procession et concours de tissage. Intéressant mais un monde fou, des enfants et des familles qui crient absolument partout, tout le monde pique nique et c’est très sale (ce qui est très désagréable pieds nus). Dommage car cela n’incite pas à la méditation. Les échafaudages en bambou font le soir une résille dorée du plus bel effet. Nous mangeons au Golden Duck (Kyaw thu min) qui nous semble être installé à la place du Shan Khan que l’on n’a pu trouver. La terrasse est tout à fait agréable (la salle semble dédiée à des groupes et est bruyante) pour 13400K 2 plats, 1 légume, 1 bière, 1 riz (le tout en portions small déjà très copieuses) Excellent ! Mercredi 12 11 Petit dej correct (1 seul œuf, 1 seul fruit) Balade sympa dans le marché de la 26è rue en allant vers la synagogue. Kandawgyi lake il y a une entrée sud est (Gum) 300k/p + 500 pour les photos !!!!! en ce jour férié cette petite partie ressemble à une fête foraine, mais si on veut faire le tour du lac par le Nord il faut ressortir puis rerentrer, suivre un chemin abandonné le long du grillage et on arrive au Nord à une nouvelle entrée où il faut repayer (on ne sait pas combien car on a refusé) il y a des jardineries, une piscine, des jardins joliment arrangés et des passerelles en bois sur le lac qui permettent, je crois de boucler a peu près le tour du lac. Cette partie est très agréable . Nous avons mangé au lake view terrace (à l’est du Kandawgyi palace hôtel) et l’entrée en est sur la rue il n’est pas nécessaire de passer par le couloir décrit dans le routard p107, la vue est très agréable sur le lac cuisine goûteuse 14400 2 plats 2 desserts 1 bière. Taxi pour l’aéroport 4000K (depuis le liberty). A l’embarquement : taxe d’aéroport+ contrôle des bagages+enregistrement = 10’. Il a 3 avions dans tout l’après midi et la soirée. Vol silk air sans pb Escale à Singapour OK Vol singapore airline parfait ( plein aux 2/3) et atterrissage à Roissy à l’heure.
merci à tous ceux qui nous ont par leur participation au forum aidés à préparer ce très chouette voyage
Midi restau à Old Bagan Sarabha près de la porte du même nom à l’extérieur des murs. Plat 2500K excellent cadre agréable toilettes impeccables. Nous y retournerons demain à 4 personnes 10400 avec une bière et 2 eaux. monastère de Nat Taung : remarquables bas et hauts reliefs Temple Tayak pye paya beaux bas reliefs. Nous sommes allés assister au coucher de soleil à Shwesandaw. Il y avait au moins 150 personnes sur cette pauvre pagode (alors qu’il n’y a personne : sans doute 90% des touristes étaient là). Les meilleures photos que j’ai faites, je les ai faites en bas…. Le soir nous avons dîné dans New Bagan au Khan Wa : le Bœuf curry n’est pas terrible mais les chips excellentes . 4500K/p Vendredi 7 11 Calèche 17000K pour old Bagan, Nyaung Oo . Internet à Nyaung Oo 1200k, mais très très lent. Balade au marché pagode Shwezigon : les statues du prince Sidharta ressemblent plus à des hauts reliefs qu’à des statues. Cet ensemble est remarquable et les histoires y sont fort bien représentées. Le trou de l’architecte m’a paru être du côté est. Le stupa est en restauration mais cela devrait être fini pour le festival des pagodes qui a lieu fin Novembre. Le haut qui est déjà dégagé resplendit. Upali Thein il y a également de très jolies peintures sur les murs des portes. Le soir nous allons admirer le coucher du soleil sur l’Irrawaddy en barque du côté d’old Bagan : surement un des meilleurs moments de notre voyage, toutes les couleurs de l’arc en ciel ont défilé devant nos yeux dans le calme du soir. C’est notre cocher (proposé par Maung Pa) qui nous a fait la proposition. C’est l’heure où les pêcheurs partent à la pêche. Repas du soir à Khan Wa 2 portions de chips 1500K/p. Nous avons craqué pour une aquarelle du père de Maung Pa, il propose des œuvres intéressantes, aquarelle, huile, acrylique. Pour la petite histoire il n’a vendu qu’une seule œuvre depuis mars (et Nargis) alors qu’en 2007 il en a vendu 30 ou 40… l’absence de touristes…et c’est leur gagne pain ! En conversant avec Maung Pa nous avons pu apprendre beaucoup sur la vie en Birmanie. Samedi 8 11 Petit déj à 6h30 sans problème(complet et servi sur la terrasse au soleil levant). Taxi pour l’aéroport 7000k tarif officiel Enregistrement en 2’ Pour le vol nous étions à gauche dans l’avion et n’étions ainsi pas à contre jour. Arrivée à Heho, sortie en 5’. Taxi 30$ pour l’embarcadère à Nyaung shwe ! C’est beaucoup trop cher mais nous croyions que le taxi nous amenait au sud du lac près de notre hôtel. On paiera 18000K au retour. On s’arrête au passage au marché d’Heho : super, peu de touristes : ceux de l’avion. Beaucoup de couleurs. La route pour Nyaung Shwe est limite submergée, si on a bien compris il y a deux jours après la pluie les voitures ordinaires ne passaient pas. Le taxi nous dépose à l’embarcadère devant une agence « silver king », après avoir payé la taxe d’immigration au lac de 3$/p. Le vendeur nous propose pour 53000k avec un discount de 3000 : l’aller aujourd’hui à l’hôtel Shwe inn tha et demain le tour des curiosités du lac et le retour dans l’après midi à Nyaung Shwe. Après une ½ h de discussion nous ressortons et trouvons en 5’ la même prestation pour 35000K (après un léger marchandage) avec un jeune qui s’avérera charmant et attentif. N’allez pas à « Silver King » Voyage en bateau jusqu’au Shwe inn tha, parfait et pas si bruyant que cela. Accueil impeccable au Shwe inn tha, serviette froide, jus d’orange. Nous avons payé 65$ en passant par Gulliver une chambre annoncée à 80$ sur leur site. Très peu de clients (3 bungalows occupés sur 36), quelques détails clochent (volet cassé, moustiquaire trouée, WC de la piscine très sale, mais le bungalow est fantastique, nous avions la piscine pour nous 2, il y a beaucoup de fleurs et de plantes et hors des barques à moteur c’est le calme parfait. Il y a bien sur quelques moustiques (mais en fait il y en a partout et j’ai été piqué tous les jours 2 à 3 fois avant de mettre du répulsif) Repas du soir pour 6-7$/p riz compris bon et copieux. Le poisson du lac farci est excellent. Dimanche 9 11 Petit dèj moyen pour la catégorie (pas de jus de fruit ni de fruits) mais servi à 6h ! Le bateau nous attend à 6h30 pour le tour classique (4h30 en prenant son temps ): marché flottant, atelier d’argent, ombrelles + papier à fleurs, jardins flottants, femmes « girafes » exposées où tout est moche, lotus et soie, forgeron, fabrique de cigares et les 2 monastères. Contrairement à beaucoup de visites d’artisans programmées dans les tours organisés et à part les femmes girafe les visites sont intéressantes et apportent réellement quelque chose. Le bateau nous ramène à Nyaung Shwe et nous partons à pied pour notre hôtel le Manaw Thu Kha (on ne savait pas qu’il était exactement à l’opposé du débarcadère en face de la police, et on a fait une petite 1/2h de marche avec nos super sacs à dos à roulette de chez Décathlon). Hôtel assez neuf, très grande chambre agréable, joli mobilier, petite terrasse, accueil très correct (un peu inférieur au Thiri Marlar qui restera notre Must). 30$. Nous allons ensuite à une petite « agence » Golden Bowl dans la même rue en retournant vers le centre trottoir de gauche en face du Smiling Moon à côté du Golden Kite. Le jeune père de famille qui la tient est charmant (en fait le bureau est l’auvent devant la « case » qui contient la chambre et la cuisine, et sert aussi de salle de jeux pour les enfants). Nous négocions pour 105000K un taxi parlant l’anglais qui s’avèrera être effectivement confortable (c’est ce qu’il nous avait promis et c’est indispensable vu l’état se la route pour Pindaya) qui nous prendra à 6h30 pour enchainer Pindaya et le festival des ballons à Taunggyi pour rentrer à minuit. Il nous propose aussi le taxi pour l’aéroport à 18000K et fera pour nous le change (on n’avait plus envie de bouger ) à 1400K pour 1 euro. Internet KTO (avant le Golden Kite) 1500K l’heure, débit moyen (bien pour le Myanmar). Repas au Golden Kite : tendance Italienne, pastas, pizzas, les deux sont très bonnes, les pancakes délicieux, service assez rapide et impeccable. On a visité les cuisines pour admirer la machines à pastas et le four à pizzas au feu de bois. 10500K 1 pasta, 1 pizza, 2 pancakes, 1 bière. Lundi 10 11 Petit dej impeccable servi sans problème à 6h ! 6h30 : 3h de taxi jusqu’à Pindaya, la route entre Kalaw et Pindaya est complètement défoncée. Sinon la route est superbe, variée avec toutes les couleurs de différents champs et du relief. Grotte : entrée 3500K. Extérieur très kitsch, intérieur très beau et très émouvant. Vue superbe sur la vallée. Vaut le voyage. Notre taxi nous a emmenés au Mémento : jolie table, service impeccable, nourriture excellente. 2 plats, bière, amuse gueule et gâteaux 10 000K. On voit le lac en allant aux toilettes ! 4h de route pour Taunggyi et le festival des ballons. Arrivée à 15h et jusqu’à 16h nous voyons s’envoler une vingtaine de petits ballons représentants des animaux colorés : génial, on peut s’approcher des ballons et même les toucher. On a payé 3000K pour avoir un badge qui nous servira le soir et qui finalement représente notre participation. Le restaurant golden triangle est, d’après notre chauffeur, fermé. A 20h30 le festival a repris avec des ballons plus gros, 3 camions amènent enveloppe, bruleur et nacelle. Le chauffeur nous a déposés au début de la fête foraine (comme ça on est repartis facilement à 11h 20). Celle ci consiste en une allée de plus d’1 km avec des vendeurs de tout y compris alcool et cigarettes avec un espaces attractions et les décibels indispensables !. La préparation (gonflage du ballon, mise en place du bruleur, accrochage de la nacelle) et le lancement prennent une demi heure, grâce à nos badges on a pu entrer dans l’enceinte et ainsi assister à la mise en place : c’est un gros boulot qui demande beaucoup de préparation, d’organisation et de répétitions. Toutes les ½ heures il y a un lancement. Certains ballons sont recouverts de bougies photophores (très beau) d’autres ont une nacelle feu d’artifice. L’ensemble est vraiment superbe et vaut vraiment le voyage (mais arriver plus tôt et partir plus tard). Il reste un côté bon enfant appréciable, mais il existe une organisation autour du champ de lancement et pour la circulation. Nous sommes rentrés en un peu plus d’une heure à Nyaung Shwe arrivés à minuit. Mardi 11 11 1 h de taxi pour l’aéroport. Enregistrement en 10’, il suffit d’arriver 1h avant (et non 1h1/2 comme demandé). A droite dans l’avion on évite le contre jour ; mais on ne voit pas les lacs Inle et Sankar. L’avion a une heure de retard. Taxi pour le liberty hôtel 5000K. Restau Chat pitre 2 plats une bière 10000K bon Taxi entre 1000 et 2000k pours les courses en ville . Musée intéressant, mais hélas mal éclairé, sauf le trône, au 2ème objets artisanaux superbes, 4ème fermé pour rénovation. Paya Shwedagon : aujourd’hui début de la fête de la pleine lune avec grande procession et concours de tissage. Intéressant mais un monde fou, des enfants et des familles qui crient absolument partout, tout le monde pique nique et c’est très sale (ce qui est très désagréable pieds nus). Dommage car cela n’incite pas à la méditation. Les échafaudages en bambou font le soir une résille dorée du plus bel effet. Nous mangeons au Golden Duck (Kyaw thu min) qui nous semble être installé à la place du Shan Khan que l’on n’a pu trouver. La terrasse est tout à fait agréable (la salle semble dédiée à des groupes et est bruyante) pour 13400K 2 plats, 1 légume, 1 bière, 1 riz (le tout en portions small déjà très copieuses) Excellent ! Mercredi 12 11 Petit dej correct (1 seul œuf, 1 seul fruit) Balade sympa dans le marché de la 26è rue en allant vers la synagogue. Kandawgyi lake il y a une entrée sud est (Gum) 300k/p + 500 pour les photos !!!!! en ce jour férié cette petite partie ressemble à une fête foraine, mais si on veut faire le tour du lac par le Nord il faut ressortir puis rerentrer, suivre un chemin abandonné le long du grillage et on arrive au Nord à une nouvelle entrée où il faut repayer (on ne sait pas combien car on a refusé) il y a des jardineries, une piscine, des jardins joliment arrangés et des passerelles en bois sur le lac qui permettent, je crois de boucler a peu près le tour du lac. Cette partie est très agréable . Nous avons mangé au lake view terrace (à l’est du Kandawgyi palace hôtel) et l’entrée en est sur la rue il n’est pas nécessaire de passer par le couloir décrit dans le routard p107, la vue est très agréable sur le lac cuisine goûteuse 14400 2 plats 2 desserts 1 bière. Taxi pour l’aéroport 4000K (depuis le liberty). A l’embarquement : taxe d’aéroport+ contrôle des bagages+enregistrement = 10’. Il a 3 avions dans tout l’après midi et la soirée. Vol silk air sans pb Escale à Singapour OK Vol singapore airline parfait ( plein aux 2/3) et atterrissage à Roissy à l’heure.
merci à tous ceux qui nous ont par leur participation au forum aidés à préparer ce très chouette voyage
Les photos c'est pas fini English translation pending
on continue ....
😛.
dans quel célèbre ensemble religieux cette photo a - t -elle été prise ?
😮 c'est... très classique...
dans quel célèbre ensemble religieux cette photo a - t -elle été prise ?
😮 c'est... très classique...
Tour du nord-est du Vietnam English translation pending
LE NORD-EST DU VIETNAM
Le lac Babe Langson / Cao Bang et les chutes de Ban Gioc Les H’mongs noirs de Dong Van
On peut enfin trouver des cartes du Vietnam aussi bonnes que les Michelins, publiées par la société Cartographic Publishing House, 85, Nguyen Chi Tanh, Hanoï. Atlas de 35 pages indiquant même les pistes carrossables. Indispensable pour ceux qui veulent sortir des sentiers battus. Elles sont en vente au 1er étage de la librairie SAVINA a Hanoï sous le titre “GIAO THONG DUONG BO VIETNAM” (Couverture bleue fonce - 175 000 dong).
Cette boucle du Nord-Est vous emmène dans 3 endroits magiques : le lac Babe, la route entre Cao Bang et les chutes de Ban Gioc, et la route des nids d’aigles des H’mongs noirs (Ha Giang-Dong Van-Meo Vac). Toute la région est complètement différente du Nord-Ouest. Alors que celle-ci ressemble aux Alpes (les français l'appelaient d'ailleurs "Les Alpes tonkinoises"), plus on s'approche de la frontière chinoise, plus le Nord-Est ressemble aux Dolomites, mais des Dolomites couvertes de jungle, un capharnaüm de pitons calcaires de toutes tailles et formes sur des milliers de kilomètres carrés, avec de petites vallées verdoyantes où l'on cultive surtout le mais et le tabac. Peu de touristes dans des paysages spectaculaires qui font parfois penser à une autre "Baie d'Along Terrestre". La région au nord de Ha Giang, un désert minéral de pierres noires et de canyons vertigineux, est une des plus sauvages qu’il soit au monde.
LE LAC BABE
Le lac Babe est un endroit magique, heureusement hors des circuits touristiques organisés. Il s’agit de 3 « pétales » (d’où le nom Ba Be, “Trois baies”) relié par un goulet, dans lesquelles se jettent des pitons calcaires couverts d’une jungle impénétrable – donc pas de route pour en faire le tour- ce qui explique son isolement relatif. Sur les bords, un seul village, sans aucun intérêt : Po Lu.
Y ALLER
Pas de tours organisés en minibus. C’est donc la voiture privée, la moto, ou les bus publics. En 3 jours Hanoï-Babe-Hanoï, il y a un circuit à faire, très beau, que voici :
- A l’aller, prendre la route No 3 Hanoï-Tay Nguyen. Partir de bonne heure pour voir à Tay Nguyen le magnifique Musée des Minorités, 2 fois plus grand que celui de Hanoï, et complètement ignoré des touristes (5000 dong). Attention : il est fermé de 11h30 à 14h et le lundi, il faut donc partir de Hanoï vers 7h pour pouvoir visiter le musée le matin ; si vous le visitez l’après-midi, vous arrivez à Pac Ngoi à la tombée de la nuit. Continuez ensuite sur Bac Kan et Phu Thong, où vous bifurquez sur la 258 direction Cho Ra (ATTENTION : Cho Ra s’appelle aussi « Babe », nom indiqué sur la plupart des bus publics). La route entre Bac Kan et Cho Ra est très sinueuse, mais très belle (compter 4h). Si vous êtes en bus public, pour aller de Cho Ra à Pac Ngoi, il faut prendre une moto-taxi (70 000 dong). La route de Cho Ra au Ho Babe (lac Babe) descend la montagne et passe au travers du QG du parc, où il faut payer les droits d’entrée (20 000 dong/pers.) ; tourner à droite après le pont pour entrer dans le village thaï de Pac Ngoi, plein de charme et où passer d’excellentes nuits.
- Au retour, suivre la route longeant la rivière de Pac Ngoi et rester sur votre droite. Après un petit col (magnifique panorama), la route serpente entre rizières et montagnes, sans un touriste en vue, et arrive à Bang Lung (Cho Don). Prendre ensuite la 254 direction Yen Do, où vous rejoignez la 3 pour Tay Nguyen et Hanoï.
En bus public, c’est compliqué.
- A l’aller, prendre le bus (6h – 55 000 dong) pour Bac Kan, où vous arrivez 4 heures plus tard. Il y a aussi un bus à midi, mais vous ratez la connexion Bac Kan-Cho Ra et devez passer une nuit à Bac Kan. A Bac Kan, bus pour Cho Ra (70 000 dong), puis mototaxi pour Pac Ngoi (70 000 dong).
- Au retour, même cirque moto/bus Cho Ra-Bac Kan – 8h et 8h30/bus Bac Kan-Hanoi -fréquents. Il y a bien un bus direct Cho Ra-Hanoi, mais il part de Cho Ra à 4h30 du matin…Pas pour moi !
OU DORMIR ET MANGER
Chez les Thaïs blancs à Pac Ngoi. Charmant petit village de maisons sur pilotis au bord de la rivière. Les villageois vous reçoivent chez eux. Je dors toujours à la Maison Duy Tho, (tel. 0281 389 4133). Patron super sympa baragouinant quelques mots d’anglais et français, lits avec matelas (et non nattes en bambou) en dortoir et chambres séparées, et, surtout, la patronne est une cuisinière émérite (et le dîner copieux). Je me régale à chaque fois ! Prix par personne : chambre 50 000 dong ; pt déjeuner 30 000, déjeuners et dîners à 60 000. Bicyclettes gratuites pour se ballader le long de la rivière (succession de petites plages toute mignonnes). Le patron a son bateau pour l’excursion à faire.
QUOI VOIR
Une magnifique journée en bateau commençant par la traversée du lac du sud au nord. Le bateau coûte 450 000 dong quelque soit le nombre de personnes, donc, essayer de le partager avec d’autres touristes sur place. Vous remontez la rivière Nang jusqu’à un endroit extraordinaire, la grotte de Hang Phuong, un gigantesque tunnel de 300m de long par 30m de haut que la Nang a creusé pour traverser la montagne. Impressionnant travail de la Nature ! Vous descendez ensuite la rivière -un rêve de photographe- pour aller aux chutes de Dau Dang, à 2 km à pied d’un petit village-bout-du-monde où vous déjeuner chez la fameuse Pirate, une maîtresse-femme célèbre comme la meilleure cuisinière de la région. Depuis juin 2009, Pirate peut coucher des touristes (50 000 dong par personne) ; le calme intégral et l’authenticité idem !
Il y a également une possibilité extra de faire la grotte et les chutes :
- Coucher une nuit à Cho Ra. Je recommande l’hôtel Thuy Dung, à gauche à la sortie du village (280 000 dong pt déj. inclus). Portable 0982 978 866, tel. 0281 876 354 ;
- Le lendemain, la patronne de l’hôtel vous arrange un bateau (500 000 dong) qui descend toute la rivière de Cho Ra à la grotte (une vingtaine de kilomètres), puis aux chutes, et vous dépose près de Pac Ngoï pour passer la 2e nuit.
Une grande ballade dont vous vous souviendrez toujours !
POUR LES AVENTURIERS
Ça faisait un bout de temps que je me doutais qu’il y avait des choses passionnantes à voir dans les montagnes au nord du parc national (pas dans le parc à cause du permis et du guide obligatoires). Je ne m’étais pas trompé ! Donc, voilà le topo :
1) Prendre le bateau vers la grotte et s’arrêter où la piste démarre, le long d’une petite rivière à quelques centaines de mètres avant la grotte. Avant le pont sur votre gauche, acheter au marché local bière, café, et sucre, car les habitants du village Dao où l’on peut coucher, Cao Trung, sont très pauvres et rien n’est vraiment organisé pour les touristes. Acheter aussi du thé pour les locaux qui vous invitent chez eux au passage, ainsi que des bonbons/biscuits/stylos pour les enfants ; vous serez accueillis comme des dieux ! Face au pont, prenez la 1ère piste qui monte la colline et suivez-la ; vous allez tomber sur un dédale de pistes, donc demandez « Cao Choung » à des gens de passage, ils pointeront la direction. Ça ne grimpe pas trop dur, et les paysages deviennent de plus en plus beaux. Au bout de 2 heures et demie-3 heures, on arrive en plein Moyen Age dans un village de carte postale, Cao Trung. Authenticité garantie ! Le chef du village, monsieur TRUNG (tel : 0281 322 12422) vous accueille chez lui ; lits confortables, douche froide dehors, toilettes à la turc, le tout pour 50 000 dong par personne. Repas corrects, à l’alcool de riz, que le chef aime beaucoup (même prix). Pour plus de sûreté, demander à Duy Tho de Pac Ngoi d’appeler M. Trung pour le prévenir de votre arrivée
2) Le lendemain, continuez la piste et restez sur votre droite pour grimper tout en haut de la montagne, chez les H’mongs ; ils vous offriront sûrement à manger et refuserons que vous les payiez, mais insistez (20 000 dong feront l’affaire). Paysages absolument magnifiques à perte de vue. Redescendre sur le village Dao, puis retour sur la rivière Nang par la même piste. A mi-chemin, vous appelez le patron du bateau pour venir vous chercher et vous ramener à Pac Ngoi. ATTENTION : n’arrivez pas à la rivière après 16 heures, car les bateaux ne peuvent pas la descendre la nuit à cause des bancs de sable imprévisibles.
3) Fantastique pour les plus hardis : partir de bonne heure de Cao Trung (8 heure max.) et continuer la piste qui traverse le village. A la boussole, dirigez-vous vers l’ouest ; vous naviguez entre les Thaïs, les Dao, et les H’mongs en pleine sauvagerie (dans le village H’mong où on m’a offert une tasse de thé –quel sens de l’hospitalité, ces H’mongs ; Ils sont vraiment merveilleux ! ils n’avaient jamais vu des lunettes de soleil... Toute la famille les a essayées et, après, ils sont allés chercher les voisins). C’est un labyrinthe de pistes, donc, en route, demandez « Dau Dang » et on vous pointe la direction. Vous débouchez sur une grande vallée ; passer de l’autre côté ; quand vous voyez une falaise sur votre gauche, prendre la piste qui y conduit (vous descendez maintenant plein sud pour rejoindre la Nang un peu avant les chutes). La piste grimpe à flanc de falaise jusqu’à une échancrure et vous redescendez de l’autre côté, sur la rivière. ATTENTION, la descente est très dure, à flanc de falaise avec juste une trace de piste pendant une bonne heure ; n’essayez surtout pas de couper tout droit au sud, c’est la chute de 100-200m garantie ; rester sur le semblant de piste. On n’est bien content de voir la rivière. A cause de cette descente infernale, RESERVÉ AUX BONS TREKKERS, mais ça vaut chaque minute ... et Sapa !
LA RÉGION DE CAO BANG
HANOÏ - CAO BANG
La route No 1, la fameuse Route Mandarine qui commence à Camau dans l’extrême Sud, mène à Langson, une des portes de la Chine et, pour les historiens, le Sedan français du Vietnam avec la défaite contre les Pavillons noirs qui a provoqué la chute du gouverne-ment Jules Ferry en 1872, le massacre de la garnison française par les japonais en 1945, et le désastre de Cao Bang -voir plus loin- en octobre 1950. La route entre Hanoï n’est pas très intéressante, et Langson non plus : une pagode lambda et les grottes de Tam Tanh ; pas de quoi se relever la nuit ! Pas plus à Dong Dang, le poste-frontière (18km) : « Circulez, y’a rien à voir ! ». Pour déjeuner, le New Century, au bord du lac, est une bonne adresse. De Langson à Cao Bang, c’est la fameuse ex-Route Coloniale No. 4 (RC 4), site d’une des plus grandes défaites de l’armée française :
Beaucoup de touristes font la route de Langson à Cao Bang sans trop savoir –ou pas du tout- ce qui s’y est passé en 1950. Et pourtant, le 7 octobre 1950 devrait être une date capitale dans l’histoire du monde moderne : en effet, pour la première fois, un peuple colonisé en rébellion a fait subir à une armée de colonisateurs une défaite sanglante qui, en ce qui concerne la France, a annoncé la conclusion inéluctable, reculée de 4 ans par la bêtise des gouvernements de l’époque : Dien Bien Phu. En fait, la Guerre d’Indochine a été perdue le 7 octobre 1950.
LES ACTEURS:
Du coté asiatique: Ho Chi Minh et Giap, qui sont enfouis dans les calcaires du Nord Est, des bandes Vietminh sans rien, et Mao qui est en train de repousser les troupes de Chang Kai Check sur la frontière sino-vietnamienne.
Du coté français, un gouvernement ignorant tout de l’Indochine, mais aimant beaucoup les milliards qu’elle rapporte, des gros capitalistes installés en Indochine (Banque d’Indochine, Brasseries et Glacières d’Indochine, Michelin -les plantations de caoutchouc- etc.), bien pourris, qui bloquent toutes réformes pour continuer à se remplir les poches, et un Corps Expéditionnaire, les meilleures troupes du monde de l’époque -45% d’anciens SS dans la Légion, tous les Seigneurs de la Guerre qui deviendront célèbres: Bigeard, Jean-Pierre, Faulques, Elie de Saint Marc, Ponchardier (ben oui, le future auteur des romans de la Série Noire “Le Gorille”), Vandenberg, “Le Seigneur du delta”, etc. , anciens résistants ou troupes de la 2e DB de Leclerc et de la 1ère Armée de de Lattre, sans oublier les redoutables guerriers qu’étaient les Tabors marocains. Malheureusement pour eux, ce merveilleux outil militaire est commandé par un crétin complet, mais très doué pour magouiller au Ministère de la Guerre, le Général Carpentier, que de Lattre avait viré pour incompétence en 1944. Cet énergumène considère qu’il n’a à connaître ni le terrain, pourtant capital dans une guerre comme celle-là, ni la troupe : c’est l’affaire des subalternes. Lui, il doit rester dans son bureau climatisé de Saigon et faire des synthèses, superbes rapports bien léchés expliquant au gouvernement que tout allait de mieux en mieux (curieux comme l’histoire se répète ; ce sont les mêmes mensonges perpétrés par les généraux US pendant la Guerre du Vietnam, avec les mêmes résultats). En fait, juste avant le désastre, ce crétin affirmait au gouvernement qu’il “avait la situation bien en main et pourrait vraisemblablement renvoyer des troupes en France sous peu”. Le résultat de cette nullité : en 1950, il n’avait encore jamais mis les pieds au Tonkin, sauf pour une rapide visite de Hanoï.
LE CADRE
Le Nord-Est, qui, à partir de Dong Khé, est un capharnaüm de pics calcaires couverts de jungles et truffés de grottes, sillonnées de petites routes et de pistes qui ne sont que d’immenses coupe-gorges. L’artère principale, c’est la fameuse Route Coloniale No. 4 (RC4) qui longe toute la frontière de Chine de Monkai, au nord de la Baie d’Along, jusqu’à Cao Bang. C’est une route super-stratégique car elle contrôle les 3 seules portes de la Chine au nord du Tonkin: Mon Cai près du Golfe du Tonkin, Lang Son au centre, et Cao Bang au nord-est. Qui la contrôle bloque tout le trafic routier entre la Chine et le Tonkin. De Langson à Dong Khé, à mi-chemin entre Langson et Cao Bang, la route sillonne une vallée bordées de collines cultivées, et ne présente pas de points particulièrement dangereux. A partir de Dong Khé, c’est le coupe-gorge intégral : la route longe la rivière avec, à plomb sur la route à gauche, les pics calcaires couverts de jungle, et à droite, idem sur la rivière. Toute manoeuvre y est impossible. Un petit canon de montagne dans une grotte dominant la route –et il y en a des centaines- détruisant les camions de tête et de queue d’un convoi, et BOOM, plus de convoi. C’est ce que Giap savait bien, et Carpentier pas du tout, vu qu’il n’y avait jamais mis les pieds et, de toute façon, refusait d’écouter les nombreux officiers, eux bien au courant de la situation, qui prédisaient une catastrophe et préconisaient l’évacuation.
LES PREMICES
Début 1950, les troupes de Mao arrivent à la frontière du Vietnam, repoussant les troupes nationalistes au Nord Tonkin, que les français parviennent à désarmer, et en Thaïlande du Nord, où elles s’installent dans le Triangle d’or, et en plus des plantations de thé, organisent le trafic d’opium, dont elles contrôleront 80% de la production mondiale dans les années 60-80. Mao a maintenant récupéré les gigantesques dépôts d’armement américains et les camps du Yunnan, où il invite Giap à former des divisions entières, entraînées et surarmées par ses généraux. Les services secrets français, pas plus nuls que les autres, sont parfaitement au courant de la situation et en informent l’Etat Major, qui ne fait rien à part envoyer la Légion à Cao Bang (le célèbre 2e BEP sous les ordres d’un célèbre guerrier, le Colonel Charton) et dans les postes le long de la RC4, que le Vietminh ne cesse de harceler. Certains convois de ravitaillement perdent jusqu’à 80% de leurs camions entre Dong Khé et Cao Bang.
LE DRAME
Le 17 septembre 1950, c’est le coup de semonce : les viets s’emparent de Dong Khé et coupent la RC4 en deux. Carpentier décide donc de l’évacuer jusqu’à Langson, ce qui était fort possible par pont aérien, mais, toujours aussi futé, il décide que cela se fera….par la route. Son plan est qu’une colonne dirigée par Lepage, un colonel d’artillerie (!!!!) remontera la route à partir de Langson, reprendra Dong Khé, et rencontrera ensuite la colonne de Cao Bang. Donc, tout ce beau plan repose sur le fait que Dong Khé sera repris.
Charton quitte donc Cao Bang en emmenant tous les civils –ce qui explique en grande partie l’échec de l’évacuation, et il le savait mais avait refusé de les abandonner à un sort certain. Bien entendu, rien ne passe comme prévu : Lepage ne peut pas reprendre Dong Khé, malgré l’héroïsme des parachutistes du 3e BPC, et la route reste donc coupée ; de plus, Lepage se fait tronçonner par des Vietminh super-entraînés et, au lieu de secourir Charton, c’est maintenant lui qui lui demande de venir à son secours. Charton quitte la RC4 pour prendre une piste contournant Dong Khé avec ses 2000 civils, dont pas un seul ne réchappera, le rendez-vous des deux colonnes devant se faire dans la petite vallée de Coc Xa. C’est le rendez-vous de la mort. Cerné par le Vietminh, les 2 colonnes y sont anéanties le 7 octobre 1950 -d’où le terme militaire bien connu « se faire coxé ». Une dizaine d’hommes parviendront à rejoindre Langson après avoir erré des semaines dans la jungle ; quant aux autres, ils sont morts, ou connaîtront les terribles camps vietminh dont de Saint Marc, qui a connu les deux, dira qu’ils étaient pires que les camps de concentration nazis; seuls quelques officiers et hommes de troupe squelettiques -surtout nord-africains, maintenant bien endoctrinés à la guerre anti-coloniale- seront libérés en 1951 à l’arrivée de Lattre, nommé Commandant en Chef et Gouverneur de l’Indochine, où lui et son fils Bernard laisseront l’un sa santé, et l’autre sa vie sur le piton de No Nuoc à Ninh Binh.
LA HONTE
Après le drame, la honte intégrale, la panique noire des français. Alors que Langson était imprenable, Carpentier décide de l’abandonner « par surprise », donc en ne faisant sauter ni les énormes forts ceinturant la ville, ni les dépôts de tout, qui sont tellement gigantesques qu’ils suffiront à alimenter les troupes de Giap pendant 1 an. De Lattre sauvera la situation en 2 batailles sanglantes : Vin Yenh à l’ouest de Hanoï et Mao Khé au nord, mais, dès le 7 octobre, la guerre est perdue, Giap contrôlant maintenant toute la zone nord-est d’où hommes -y compris de nombreux techniciens chinois et même, de l’avis de beaucoup, des troupes- et surtout convois de ravitaillement passeront sans problème jusqu’à Dien Bien Phu.
La RC 4 commence à être belle à partir de That Khé. Le cadre de Dong Khé est très beau, avec ses pics calcaires. Pour les curieux de l’histoire (et, en plus, c’est magnifique), on peut aller à Coc Xa, une très belle petite vallée entourée de pitons calcaires ; la piste en terre part à gauche à 2 km après Dong Khé, mais elle est très mauvaise sur toute la montée.
BABE – CAO BANG
A Pac Nngoi, traverser la rivière et monter sur Cho Ra, d’où vous rejoignez la route 3 allant à Cao Bang. (3h de route).
CAO BANG
DORMIR
Rarement vu une ville aussi sale, laide, et ennuyeuse! Je signale que l’hôtel Than Loan fait payer les touristes 120 000 dongs de plus que les vietnamiens pour les mêmes chambres (en plus, une femme de chambre m’a volé le chargeur de ma caméra, croyant sans doute que c’était un chargeur de portable, donc facile à “mettre au clou”). Je conseille donc un nouvel hôtel, le Huong Sen, juste avant le grand marché couvert, à 5mn à pied du pont. Tel 026 854 654 ; portable 0983 256 176. Huit étages donnant sur la rivière et un petit jardin public. Ascenseur. Les chambres sur le jardin ont un grand balcon. Calme assuré. Pas d'anglais. Les prix ($10-20) n'incluent pas le petit déjeuner, mais restaurant au rez-de-chaussée.
MANGER
Le problème, c'est pour manger. Curieusement, Cao Bang compte de nombreux bars-karaokes, tous décorés avec des guirlandes de petites ampoules multicolores, mais aucun restaurant digne de ce nom. Etant resté 4 nuits, j'ai tout de même trouvé les 2 meilleurs :
- Men Quyen, le plus populaire de Cao bang, juste derrière le marché couvert. Large choix de plats vietnamiens. Personne ne parle anglais, mais les plats principaux sont sous présentoir en verre; il suffit donc de les pointer du doigt. Nous recommandons le canard (vit). Compter 10 000-15 000 dong par plat.
- Restaurant de l'hôtel Huong Sen : comme pour le précédent, pas d'anglais et on
pointe du doigt ce que l'on veut manger. Bon poisson frit, et une rareté au Vietnam :
d'excellentes rondelles de pommes de terre sautées a l'ail.
ATTENTION: dans toute la région, on se couche avec les poules; si vous vous pointez dans un restau après 20h, vous aurez droit aux restes...s’il y en a !
A VOIR AUTOUR DE CAO BANG
Il faut rester au moins 2 nuits à Cao Bang pour voir les environs, qui sont magnifiques, avec trois points forts : les lacs de Thang Hen, les chutes de Ban Gioc, et Pac Bo.
** Les 36 lacs de Thang Hen (26 km au nord de Cao Bang).
La légende des 36 lacs
La légende veut que la mère d'un jeune homme beau et intelligent, Chang Sung, ait rêvé que son fils devienne mandarin de l'empereur et marie une très belle jeune fille. Le fils passe brillamment l'examen du mandarinat et est convoqué à la Cour. Pour finaliser son rêve, la mère choisit la femme de Chang Sung, Blooc Luong ("Fleur Jaune") et arrange hâtivement un grand mariage. Très occupé avec la belle Luong, le jeune homme oublie la convocation de l'empereur jusqu'à la veille de l'entrevue. Il demande donc aux forces magiques de lui donner le pouvoir de sauter à grandes enjambées jusqu'au palais. Hélas, sans doute déboussolé par ses nuits de noce, il saute 36 fois dans tous les sens, créant 36 cratères et finissant épuisé en haut du col de Ma Phuc, où il meurt et est transformé en rocher. Les cratères se remplissent d'eau à la saison des pluies et deviennent les 36 lacs de Thang Hen.
En fait, les 36 lacs n'existent qu'à la saison des pluies. En temps normal, seul le plus grand reste. Son niveau descend au point où il découvre l'entrée d'une très grande grotte accessible par bateau de l'hôtel (100 000 dong pour 2h de ballade). Très belle excursion et, pour les amoureux du calme, de la nature, de belles promenades dans les calcaires.
La route principale continue vers Tra Linh et le poste frontière de Hang Pao, devenant de plus en plus épouvantable. Sans intérêt, a part le marché aux buffles de Tra Linh tous les 5 jours.
Pour y aller (et y séjourner) : Traverser le pont de Cao Bang et prendre la direction du col de Ma Phuc (excellente route - # 3 - toute neuve, offrant un panorama spectaculaire), puis à gauche direction Tra Linh. A quelques kilomètres de l'intersection, large panneau à gauche indiquant les lacs de Thang Hen (4km de petite route superbe). Péage juste avant la fin de la route (10 000 dong). On arrive dans le complexe de maisons thaïes flambant neuf de l’hôtel Sinh Thai Ho Thang Hen : chambres (120 000 dongs pour les petites, 160 000 pour les grandes), restaurant (menus de 80 000 à 150 000 dongs), bar-terrasse, le tout dominant le lac principal. Tel. 026 290 888. Très bel endroit; calme intégral; sûrement de belles ballades à faire autour. J'ai regretté d'avoir laissé les bagages à Cao Bang.
** Les chutes de Ban Gioc (96 km au nord-est de Cao Bang).
L'un des sites les plus célèbres du Vietnam. Une route TRES spectaculaire arrive dans une vallée au milieu de laquelle les chutes s'étalent en trois niveaux sur plus de 300 mètres de large. La frontière chinoise passe au milieu des chutes et de la rivière, donc passeport obligatoire. Il n'est plus besoin de payer le permis (100 000 dong) au poste de police de Cao Bang (où ils prennent d'ailleurs 60 000 dong de plus !). On produit son passeport et paie au poste frontière en face des chutes. Si le côté chinois est super-organisé (hôtels, restaurants, escaliers, etc.), il n'y a rien du côté vietnamien, à part des cahutes de curios (mais il y a maintenant un petit restaurant à droite du poste, donc plus besoin de préparer un panier pique-nique à Cao Bang). La partie gauche des chutes étant partiellement cachée, des radeaux de bambou vous emmène au milieu de la rivière (et pas un millimètre plus loin : c'est en Chine!) pour les voir dans toute leur splendeur.
Au retour, tourner à gauche (petit panneau) au milieu du premier petit village pour visiter la grotte de Ngom Ngao. Enorme, elle s'étend sur 3 kilomètres, jusqu'aux chutes. On ne visite que les 400 premiers mètres, avec guide (50 000 dong), mais, si vous insistez, il vous emmènera jusqu'a "l'entrée secrète" des chutes (2 heures de marche AR).
Pour y aller : reprendre le col de Ma Phuc et, après le col, prendre la route de droite jusqu'a Quang Huyen, puis la No. 206 direction Trung Khanh-Ban Gioc.
La cave de Ho Chi Minh à Pac Bo (56 km de Cao Bang).
Pour les passionnés d'histoire. Grotte-refuge d'Ho Chi Minh pendant la 2e Guerre mondiale. Bonne route, mais moins belle que les 2 précédentes, dans une vallée de champs de maïs et de tabac. La route se termine à Pac Bó. A gauche de l'entrée du parking, petit musée de photos et "possessions" d'Ho Chi Minh. Le parking, où se pressent marchands de nourriture, boissons, et curios, est bordé par une petite rivière baptisée "Rivière Lénine" par l'Oncle Ho (le pic calcaire la dominant étant le "Pic Karl Marx" !!!). Un chemin mène à la hutte du révolutionnaire. Curieusement, elle est en Chine -bien pratique pour échapper aux français au cas où...-. Pour éviter les embrouilles, je vs conseille tout de même de passer la “frontière” (un petit panneau l’indique) que s’il n’y a pas de viets autour; on ne sais jamais! En redescendant, un escalier à droite monte à la grotte (celle-là au Vietnam), une fente dans le piton calcaire. Pas étonnant que les français ne l’aient jamais trouvée : C’est là qu’en 1946, HCM a réuni les cadres du Vietminh et déclaré l’indépendance du Vietnam -et décidé le massacre systématique de tous les nationalistes vietnamiens non communistes, notamment les Daï Viet (petit détail ignoré des livres d’histoire « bien-pensants »).
Pour y aller : Prendre la route de gauche après le pont de Cao Bang (Route # 203) jusqu'au bout.
Note : en partant tôt le matin, il est possible de faire les lacs de Thang Hen et Pac Bo dans la journée, à condition d'avoir les reins solides pour aller de Tra Linh a Pac Bo.
HA GIANG– DONG VAN – COL DE MA PI LENG - MEO VAC
LES NIDS D’AIGLE DES H’MONG NOIRS
Le bout du monde vietnamien ! Région extrêmement sauvage de pitons calcaires, aiguilles de granit noir (les locaux les appellent les “forêts de pierre”), canyons vertigineux, panoramas époustouflants, et des H’mong noirs. Les hommes y sont tous habillés en noir, parfait camouflage au milieu des rocs de granit, et beaucoup portent un béret basque; une race de guerriers durs, indomptables, farouches partisans des français durant toute la guerre d’Indochine, qui ont défendu leurs vallées complètement isolées contre les vietnamiens, leurs ennemis traditionnels, jusqu’en 1959, 5 ans après Dien Bien Phu, et ont été vaincus seulement à cause du manque de munitions. A voir absolument, surtout pour la portion Dong Van-Meo Vac, un désert minéral de pics et de canyons, reconnue à juste titre comme la route la plus époustouflante du Vietnam; on se croirait parfois au plus haut des Andes péruviennes.
ATTENTION : La région est sous contrôle militaire. Pour pénétrer à l’intérieur, il faut donc un permis (10 dollars). Le permis ne peut s’acheter qu’à Ha Giang. Présenter son passeport au Service de l’immigration de Ha Giang, adjacent à l’Office du tourisme. Ne vous amusez pas à y pénétrer sans permis, il n’y a pas de contrôle sur les routes, mais il est exigé dans les hôtels. Un problème : selon l’humeur du jour, on va essayer ou non de vous imposer un guide –parfaitement inutile- pour avoir le permis.
POUR ALLER A HA GIANG
- Au départ de Hanoï (305 km) : Bonne route direction Vinh Yen, Vietri (Route No. 2), mais sans grand intérêt, traversant la plaine de la Rivière Rouge. La route ne devient belle que lorsque les montagnes commencent. Arrêtez-vous pour déjeuner au restaurant-hôtel Nam Phong à Tan Yen : très joli cadre et excellente cuisine.
- Au départ de Cao Bang : Traverser le pont et tourner à gauche après 2 km, direction Nguyen Binh (Route No. 34). Route épouvantable sur la plupart du trajet (nous avons mis 11h pour faire les 250km en 4x4; actuellement, les voitures ordinaires ne passent pas et réservé aux motards expérimentés). A noter après Tinh Tu une gigantesque excavation, une mine d’étain exploitée depuis des temps immémoriaux.
- Au départ de Lao Cai (pour les fanas de la montagnes) : Route No. 4E sur Pho Lu, 70 Sud sur Pho Rang. A partir de là, bonjour les reins sur la 279 Pho Rang-Viet Quang (65 km) qui rejoint la # 2 Hanoï-Ha Giang à Viet Quang.
HA GIANG
Jolie capitale régionale au bord de la rivière Lo. Etape obligatoire avant de pénétrer dans le pays H’mong de Dang Van-Meo Vac.
Office du Tourisme
103 Tran Hung Dao. Tel. 86-35-66. Pas d’anglais et des brochures…en chinois ! A gauche, Bureau de l’immigration pour acheter le permis de visiter la région.
On peut louer une Minsk à Ha Giang. 300 000 dong par jour (service location et guide dans les bureaux au-dessus de celui où acheter le permis).
DORMIR
Hai Dang Hotel : 15 Pho Nguyen Trai. Tel. 0219 866 863. Petit hôtel confortable en face de la gare routière. Pratique si vous faites le tour en bus publics, qui partent pour Dong Van très tôt le matin. Pas de restaurant.
Une trouvaille récente (sept 09), le nouvel hôtel Sinh Thai Truong Xuan, à la sortie de Ha Giang (4 km) sur la route de Dong Van. Tout nouveau tout beau: bungalows sur la rivière, restaurant dans une maison en bois, massage-bain d’herbes, etc. le tout au milieu de beaux jardins. 240 000 dongs pour un bungalow. Tel: 02193 8111 02 (le réceptioniste parle très bien l’anglais). Courriel: hagiangresort@gmail.com. Je n’ai pas mangé dans leur restaurant, ayant découvert le restau suivant :
MANGER
Petites gargotes de rue, mais nous avons très bien dîné à deux reprises au Thuy Son, à la sortie de Ha Giang sur la route de Dong Van. Excellents poissons, et, si vous y allez vers 18h, le “Tout Ha Giang ” s’y retrouve pour boire de la bière à la pression –et dîner, donc il est préférable que vous y alliez vers 19h.
BOUCLE HA GIANG -DONG VAN-MEO VAC-HA GIANG (333 km)
A partir de Ha Giang, une bonne route goudronnée, la # 4C, monte sur Dong Van, situé à 158 km. On monte un premier col et traverse un vaste plateau et ses “forêts de pierre”; en haut du col, une étroite tranchée dans la montagne permet le passage dans la région de Dong Van ; panorama époustouflant s’ouvrant sur une magnifique vallée –d’où le nom du passage : Quan Ba – “La Porte du Paradis”- et les montagnes à perte de vue. A 15 km avant Dong Van, une petite route à gauche (interdite aux touristes) monte sur 24 km au village de Lung Co; pour les curieux, c’est le village le plus au nord du Vietnam. Tout de suite après cette intersection, dans la petite vallée a droite, un lieu extrêmement intéressant à visiter :
** Le Palais de Vuong Chin Duc, Roi des H’mongs.
Grand ami des français, Chin Duc s’est fait construire sur une petite butte un palais sur le modèle d’un yamen chinois : bâtiments en bois de 2 étages entourant 4 cours intérieures. Aux deux coins faisant face à la route, petit donjon en granit. Entre la nombreuse famille du roi, les serviteurs, et la garnison, plus de 100 personnes vivaient à l’intérieur de la forteresse. A l’entrée, deux tombes. Dans celle de gauche repose une des quatre femmes du roi, dans l’autre Vuong Chi Sinh, fils ainé du roi et le mouton noir de la famille puisqu’il rejoignit le Vietminh en 1945 (ce qui explique sans doute que la résidence n’ait pas été détruite et est actuellement en parfait état). Une descendante de Chin Duc vous fait les honneurs de la maison pour 5000 dong (la plupart de la famille a émigré en France et au Canada). On ne s’attend pas à voir un tel complexe dans une région aussi isolée.
DONG VAN
Petit village pittoresque dominé par deux pics calcaires. Au sommet du plus haut, le fortin français de Pu Lo, construit en 1890, évacué en 1945, et parfaitement conservé. On y accède par un petit chemin bétonné prenant derrière le marche couvert (1/2 heure de grimpette et une vue magnifique sur la vallée).
DORMIR ET MANGER
Etant donné qu’il n’y a que 2 hôtels, dont un utilise le lobby comme parking à moto, le choix est vite fait : le Hoang Ngoc (Tel. 0219-856 020 Portable 0915 035 141). Toutes les chambres ont un balcon ; prendre celles de l’arrière, qui donnent sur les rizières et les montagnes. Pas de beurre au petit déjeuner (rien à brouter pour des vaches !). Un seul restaurant décent, où ne pas aller après 19 h sous peine d’être éconduit.
L’hôtel arrange des trekkings guidés de 1 et 2 jours chez les H’mong noirs, Lolos, etc. en pleine sauvagerie; 300 000 dong /jour.
Dong Van est surtout la “porte d’entrée” de la route la plus extraordinaire qu’il nous ait été donné de voir en 40 ans de bourlinguage, Dong Van-Meo Vac. 13km de bonne route étroite en lacets accrochée a flanc de montagne monte le col de Ma Pi Leng. FABULEUX désert minéral dans lequel vivent pourtant les fameux H’mong noirs –on se demande comment ! Sur les pentes de rocaille, ça et là, une maison H’mong en pierres noires à peine visible au milieu des rocs de granit; aucune piste ne semble y conduire. Pas étonnant que les locaux aient pu résister si longtemps au Vietminh. En contrebas, un gouffre de 3-400 mètres de profondeur, les gorges de la Rivière Ngo Qué. On peut y descendre par une piste en terre et arriver au village de Sam Pun à la frontière chinoise ; celle-là, je me suis bien promis de la faire un jour, elle doit être fantastique. Tout le coin, c’est vraiment la nature dans toute sa sauvagerie naturelle. Impressionnant “Bout du monde” !
Meo Vac est sans grand intérêt (mais nombreuses nha nghi, car c’est un gros marché). On fait donc, dans la journée, Dong Van-Meo Vac-Ha Giang sans problème. Si vous avez le temps, une petite route conduit de Meo Vac au village H’mong de Khau Vai, célèbre dans tout le Vietnam pour son “Marché de l’Amour” : c’est là que les jeunes H’mongs hommes et femmes de toute la région se regroupent pour trouver l’âme soeur; ce curieux marché est interdit à tout étranger, ce qui est très bien vu celui de Sapa, ouvert aux touristes, donc au « zoo » habituel dans ces cas-là.
UN ITINÉRAIRE FANTASTIQUE : HA GIANG-DONG VAN- MEO VAC-BABE
Pour aller de la région de Ha Giang à Babe, il fallait autrefois faire la boucle Ha Giang-Dong Van-Meo Vac et revenir à Ha Giang, descendre plein sud sur Tuyen Quang pour traverser ouest-est par Na Ho/Cho Chu, et remonter ensuite sur Babe par Bang Lung, un détour de presque 200 km. Un pont tout neuf ayant été ouvert, on peut maintenant faire la route magnifique suivante, qui monte et descend “non stop” :
- A Méo Vac, prendre la route direction Ly Bon – 45 km (attention, dans Meo Vac, le panneau dit “Khau Vai”, mais la route de Khau Vai prend tout de suite à gauche et vous, vous allez tout droit direction Ly Bon). Très belle route qui se termine à Bao Lac, où vous rejoignez l’infâme 34 Ha Giang-Cao Bang (quand vous serez du côté de Tinh Tuc, vous comprendrez le terme “infâme” !).
- Prendre la 34 direction Tinh Tuc/Cao Bang. Quelques kilomètres AVANT Tinh Tuc, dans une descente, ne ratez pas le panneau indiquant une fourche Cao Bang 41 km / Phan Than 4 km; vous prenez la direction Phan Than (Route 212), plein sud, qui vous amène sur la fameuse 279 (j’écris “fameuse”, car elle existe bien sur les cartes, mais en fait, certaines portions ne sont accessibles qu’en moto, et encore !). Cette route conduit à Na Phac mais, 10 km avant, tournez à droite au panneau Cho Ra 18 km. Vous arrivez à Cho Ra et descendez sur Pac Ngoi (21 km), le village thai où vous dormez chez Duy Tho, toujours aussi hospitalier et sa femme toujours aussi Cordon bleu (voir mon poste). Attention: à l’entrée du Parc national de Babe, il faut acheter un permis (20 000 dong/pers.).
En résumé, route sublime qui fait un sacré raccourci. Vous pouvez faire Dong Van-Meo Vac-Babe dans la journée par cette route, mais je ne le conseille pas, car entre les 2, je doute qu’il y ait une seule ligne droite, et on ne conduit pas la nuit dans tout ça ! Le truc à faire, c’est de se balader dans Dong Van le matin (fort français, marché), quitter Dong Van en début d’après-midi, faire le col de Ma Pi Leng tranquillement (on s’arrête tout le temps pour prendre des photos tellement c’est époustouflant), coucher à Bao Lac au Song Gam (Tel : 026 3870 269 ; fax 026 3870 689 ; excellent restaurant et écran télé géant pour les matchs de foot, la grande passion de la maison), et repartir le lendemain direction Tinh Tuc-Babe.
Vous pouvez également moins “traîner” à Dong Van/Meo Vac et coucher à Nguyen Binh, à 10 km après Tinh Tuc, et revenir sur vos pas le lendemain pour prendre la 212 (pas d’hôtel à Tinh Tuc; de toute façon, c’est un grand centre de production d’étain depuis des siècles, donc, vu la protection de l’environnement au Vietnam, entre l’air et l’eau, pas sûr que vous réveilleriez le matin !).
Le lac Babe Langson / Cao Bang et les chutes de Ban Gioc Les H’mongs noirs de Dong Van
On peut enfin trouver des cartes du Vietnam aussi bonnes que les Michelins, publiées par la société Cartographic Publishing House, 85, Nguyen Chi Tanh, Hanoï. Atlas de 35 pages indiquant même les pistes carrossables. Indispensable pour ceux qui veulent sortir des sentiers battus. Elles sont en vente au 1er étage de la librairie SAVINA a Hanoï sous le titre “GIAO THONG DUONG BO VIETNAM” (Couverture bleue fonce - 175 000 dong).
Cette boucle du Nord-Est vous emmène dans 3 endroits magiques : le lac Babe, la route entre Cao Bang et les chutes de Ban Gioc, et la route des nids d’aigles des H’mongs noirs (Ha Giang-Dong Van-Meo Vac). Toute la région est complètement différente du Nord-Ouest. Alors que celle-ci ressemble aux Alpes (les français l'appelaient d'ailleurs "Les Alpes tonkinoises"), plus on s'approche de la frontière chinoise, plus le Nord-Est ressemble aux Dolomites, mais des Dolomites couvertes de jungle, un capharnaüm de pitons calcaires de toutes tailles et formes sur des milliers de kilomètres carrés, avec de petites vallées verdoyantes où l'on cultive surtout le mais et le tabac. Peu de touristes dans des paysages spectaculaires qui font parfois penser à une autre "Baie d'Along Terrestre". La région au nord de Ha Giang, un désert minéral de pierres noires et de canyons vertigineux, est une des plus sauvages qu’il soit au monde.
LE LAC BABE
Le lac Babe est un endroit magique, heureusement hors des circuits touristiques organisés. Il s’agit de 3 « pétales » (d’où le nom Ba Be, “Trois baies”) relié par un goulet, dans lesquelles se jettent des pitons calcaires couverts d’une jungle impénétrable – donc pas de route pour en faire le tour- ce qui explique son isolement relatif. Sur les bords, un seul village, sans aucun intérêt : Po Lu.
Y ALLER
Pas de tours organisés en minibus. C’est donc la voiture privée, la moto, ou les bus publics. En 3 jours Hanoï-Babe-Hanoï, il y a un circuit à faire, très beau, que voici :
- A l’aller, prendre la route No 3 Hanoï-Tay Nguyen. Partir de bonne heure pour voir à Tay Nguyen le magnifique Musée des Minorités, 2 fois plus grand que celui de Hanoï, et complètement ignoré des touristes (5000 dong). Attention : il est fermé de 11h30 à 14h et le lundi, il faut donc partir de Hanoï vers 7h pour pouvoir visiter le musée le matin ; si vous le visitez l’après-midi, vous arrivez à Pac Ngoi à la tombée de la nuit. Continuez ensuite sur Bac Kan et Phu Thong, où vous bifurquez sur la 258 direction Cho Ra (ATTENTION : Cho Ra s’appelle aussi « Babe », nom indiqué sur la plupart des bus publics). La route entre Bac Kan et Cho Ra est très sinueuse, mais très belle (compter 4h). Si vous êtes en bus public, pour aller de Cho Ra à Pac Ngoi, il faut prendre une moto-taxi (70 000 dong). La route de Cho Ra au Ho Babe (lac Babe) descend la montagne et passe au travers du QG du parc, où il faut payer les droits d’entrée (20 000 dong/pers.) ; tourner à droite après le pont pour entrer dans le village thaï de Pac Ngoi, plein de charme et où passer d’excellentes nuits.
- Au retour, suivre la route longeant la rivière de Pac Ngoi et rester sur votre droite. Après un petit col (magnifique panorama), la route serpente entre rizières et montagnes, sans un touriste en vue, et arrive à Bang Lung (Cho Don). Prendre ensuite la 254 direction Yen Do, où vous rejoignez la 3 pour Tay Nguyen et Hanoï.
En bus public, c’est compliqué.
- A l’aller, prendre le bus (6h – 55 000 dong) pour Bac Kan, où vous arrivez 4 heures plus tard. Il y a aussi un bus à midi, mais vous ratez la connexion Bac Kan-Cho Ra et devez passer une nuit à Bac Kan. A Bac Kan, bus pour Cho Ra (70 000 dong), puis mototaxi pour Pac Ngoi (70 000 dong).
- Au retour, même cirque moto/bus Cho Ra-Bac Kan – 8h et 8h30/bus Bac Kan-Hanoi -fréquents. Il y a bien un bus direct Cho Ra-Hanoi, mais il part de Cho Ra à 4h30 du matin…Pas pour moi !
OU DORMIR ET MANGER
Chez les Thaïs blancs à Pac Ngoi. Charmant petit village de maisons sur pilotis au bord de la rivière. Les villageois vous reçoivent chez eux. Je dors toujours à la Maison Duy Tho, (tel. 0281 389 4133). Patron super sympa baragouinant quelques mots d’anglais et français, lits avec matelas (et non nattes en bambou) en dortoir et chambres séparées, et, surtout, la patronne est une cuisinière émérite (et le dîner copieux). Je me régale à chaque fois ! Prix par personne : chambre 50 000 dong ; pt déjeuner 30 000, déjeuners et dîners à 60 000. Bicyclettes gratuites pour se ballader le long de la rivière (succession de petites plages toute mignonnes). Le patron a son bateau pour l’excursion à faire.
QUOI VOIR
Une magnifique journée en bateau commençant par la traversée du lac du sud au nord. Le bateau coûte 450 000 dong quelque soit le nombre de personnes, donc, essayer de le partager avec d’autres touristes sur place. Vous remontez la rivière Nang jusqu’à un endroit extraordinaire, la grotte de Hang Phuong, un gigantesque tunnel de 300m de long par 30m de haut que la Nang a creusé pour traverser la montagne. Impressionnant travail de la Nature ! Vous descendez ensuite la rivière -un rêve de photographe- pour aller aux chutes de Dau Dang, à 2 km à pied d’un petit village-bout-du-monde où vous déjeuner chez la fameuse Pirate, une maîtresse-femme célèbre comme la meilleure cuisinière de la région. Depuis juin 2009, Pirate peut coucher des touristes (50 000 dong par personne) ; le calme intégral et l’authenticité idem !
Il y a également une possibilité extra de faire la grotte et les chutes :
- Coucher une nuit à Cho Ra. Je recommande l’hôtel Thuy Dung, à gauche à la sortie du village (280 000 dong pt déj. inclus). Portable 0982 978 866, tel. 0281 876 354 ;
- Le lendemain, la patronne de l’hôtel vous arrange un bateau (500 000 dong) qui descend toute la rivière de Cho Ra à la grotte (une vingtaine de kilomètres), puis aux chutes, et vous dépose près de Pac Ngoï pour passer la 2e nuit.
Une grande ballade dont vous vous souviendrez toujours !
POUR LES AVENTURIERS
Ça faisait un bout de temps que je me doutais qu’il y avait des choses passionnantes à voir dans les montagnes au nord du parc national (pas dans le parc à cause du permis et du guide obligatoires). Je ne m’étais pas trompé ! Donc, voilà le topo :
1) Prendre le bateau vers la grotte et s’arrêter où la piste démarre, le long d’une petite rivière à quelques centaines de mètres avant la grotte. Avant le pont sur votre gauche, acheter au marché local bière, café, et sucre, car les habitants du village Dao où l’on peut coucher, Cao Trung, sont très pauvres et rien n’est vraiment organisé pour les touristes. Acheter aussi du thé pour les locaux qui vous invitent chez eux au passage, ainsi que des bonbons/biscuits/stylos pour les enfants ; vous serez accueillis comme des dieux ! Face au pont, prenez la 1ère piste qui monte la colline et suivez-la ; vous allez tomber sur un dédale de pistes, donc demandez « Cao Choung » à des gens de passage, ils pointeront la direction. Ça ne grimpe pas trop dur, et les paysages deviennent de plus en plus beaux. Au bout de 2 heures et demie-3 heures, on arrive en plein Moyen Age dans un village de carte postale, Cao Trung. Authenticité garantie ! Le chef du village, monsieur TRUNG (tel : 0281 322 12422) vous accueille chez lui ; lits confortables, douche froide dehors, toilettes à la turc, le tout pour 50 000 dong par personne. Repas corrects, à l’alcool de riz, que le chef aime beaucoup (même prix). Pour plus de sûreté, demander à Duy Tho de Pac Ngoi d’appeler M. Trung pour le prévenir de votre arrivée
2) Le lendemain, continuez la piste et restez sur votre droite pour grimper tout en haut de la montagne, chez les H’mongs ; ils vous offriront sûrement à manger et refuserons que vous les payiez, mais insistez (20 000 dong feront l’affaire). Paysages absolument magnifiques à perte de vue. Redescendre sur le village Dao, puis retour sur la rivière Nang par la même piste. A mi-chemin, vous appelez le patron du bateau pour venir vous chercher et vous ramener à Pac Ngoi. ATTENTION : n’arrivez pas à la rivière après 16 heures, car les bateaux ne peuvent pas la descendre la nuit à cause des bancs de sable imprévisibles.
3) Fantastique pour les plus hardis : partir de bonne heure de Cao Trung (8 heure max.) et continuer la piste qui traverse le village. A la boussole, dirigez-vous vers l’ouest ; vous naviguez entre les Thaïs, les Dao, et les H’mongs en pleine sauvagerie (dans le village H’mong où on m’a offert une tasse de thé –quel sens de l’hospitalité, ces H’mongs ; Ils sont vraiment merveilleux ! ils n’avaient jamais vu des lunettes de soleil... Toute la famille les a essayées et, après, ils sont allés chercher les voisins). C’est un labyrinthe de pistes, donc, en route, demandez « Dau Dang » et on vous pointe la direction. Vous débouchez sur une grande vallée ; passer de l’autre côté ; quand vous voyez une falaise sur votre gauche, prendre la piste qui y conduit (vous descendez maintenant plein sud pour rejoindre la Nang un peu avant les chutes). La piste grimpe à flanc de falaise jusqu’à une échancrure et vous redescendez de l’autre côté, sur la rivière. ATTENTION, la descente est très dure, à flanc de falaise avec juste une trace de piste pendant une bonne heure ; n’essayez surtout pas de couper tout droit au sud, c’est la chute de 100-200m garantie ; rester sur le semblant de piste. On n’est bien content de voir la rivière. A cause de cette descente infernale, RESERVÉ AUX BONS TREKKERS, mais ça vaut chaque minute ... et Sapa !
LA RÉGION DE CAO BANG
HANOÏ - CAO BANG
La route No 1, la fameuse Route Mandarine qui commence à Camau dans l’extrême Sud, mène à Langson, une des portes de la Chine et, pour les historiens, le Sedan français du Vietnam avec la défaite contre les Pavillons noirs qui a provoqué la chute du gouverne-ment Jules Ferry en 1872, le massacre de la garnison française par les japonais en 1945, et le désastre de Cao Bang -voir plus loin- en octobre 1950. La route entre Hanoï n’est pas très intéressante, et Langson non plus : une pagode lambda et les grottes de Tam Tanh ; pas de quoi se relever la nuit ! Pas plus à Dong Dang, le poste-frontière (18km) : « Circulez, y’a rien à voir ! ». Pour déjeuner, le New Century, au bord du lac, est une bonne adresse. De Langson à Cao Bang, c’est la fameuse ex-Route Coloniale No. 4 (RC 4), site d’une des plus grandes défaites de l’armée française :
Beaucoup de touristes font la route de Langson à Cao Bang sans trop savoir –ou pas du tout- ce qui s’y est passé en 1950. Et pourtant, le 7 octobre 1950 devrait être une date capitale dans l’histoire du monde moderne : en effet, pour la première fois, un peuple colonisé en rébellion a fait subir à une armée de colonisateurs une défaite sanglante qui, en ce qui concerne la France, a annoncé la conclusion inéluctable, reculée de 4 ans par la bêtise des gouvernements de l’époque : Dien Bien Phu. En fait, la Guerre d’Indochine a été perdue le 7 octobre 1950.
LES ACTEURS:
Du coté asiatique: Ho Chi Minh et Giap, qui sont enfouis dans les calcaires du Nord Est, des bandes Vietminh sans rien, et Mao qui est en train de repousser les troupes de Chang Kai Check sur la frontière sino-vietnamienne.
Du coté français, un gouvernement ignorant tout de l’Indochine, mais aimant beaucoup les milliards qu’elle rapporte, des gros capitalistes installés en Indochine (Banque d’Indochine, Brasseries et Glacières d’Indochine, Michelin -les plantations de caoutchouc- etc.), bien pourris, qui bloquent toutes réformes pour continuer à se remplir les poches, et un Corps Expéditionnaire, les meilleures troupes du monde de l’époque -45% d’anciens SS dans la Légion, tous les Seigneurs de la Guerre qui deviendront célèbres: Bigeard, Jean-Pierre, Faulques, Elie de Saint Marc, Ponchardier (ben oui, le future auteur des romans de la Série Noire “Le Gorille”), Vandenberg, “Le Seigneur du delta”, etc. , anciens résistants ou troupes de la 2e DB de Leclerc et de la 1ère Armée de de Lattre, sans oublier les redoutables guerriers qu’étaient les Tabors marocains. Malheureusement pour eux, ce merveilleux outil militaire est commandé par un crétin complet, mais très doué pour magouiller au Ministère de la Guerre, le Général Carpentier, que de Lattre avait viré pour incompétence en 1944. Cet énergumène considère qu’il n’a à connaître ni le terrain, pourtant capital dans une guerre comme celle-là, ni la troupe : c’est l’affaire des subalternes. Lui, il doit rester dans son bureau climatisé de Saigon et faire des synthèses, superbes rapports bien léchés expliquant au gouvernement que tout allait de mieux en mieux (curieux comme l’histoire se répète ; ce sont les mêmes mensonges perpétrés par les généraux US pendant la Guerre du Vietnam, avec les mêmes résultats). En fait, juste avant le désastre, ce crétin affirmait au gouvernement qu’il “avait la situation bien en main et pourrait vraisemblablement renvoyer des troupes en France sous peu”. Le résultat de cette nullité : en 1950, il n’avait encore jamais mis les pieds au Tonkin, sauf pour une rapide visite de Hanoï.
LE CADRE
Le Nord-Est, qui, à partir de Dong Khé, est un capharnaüm de pics calcaires couverts de jungles et truffés de grottes, sillonnées de petites routes et de pistes qui ne sont que d’immenses coupe-gorges. L’artère principale, c’est la fameuse Route Coloniale No. 4 (RC4) qui longe toute la frontière de Chine de Monkai, au nord de la Baie d’Along, jusqu’à Cao Bang. C’est une route super-stratégique car elle contrôle les 3 seules portes de la Chine au nord du Tonkin: Mon Cai près du Golfe du Tonkin, Lang Son au centre, et Cao Bang au nord-est. Qui la contrôle bloque tout le trafic routier entre la Chine et le Tonkin. De Langson à Dong Khé, à mi-chemin entre Langson et Cao Bang, la route sillonne une vallée bordées de collines cultivées, et ne présente pas de points particulièrement dangereux. A partir de Dong Khé, c’est le coupe-gorge intégral : la route longe la rivière avec, à plomb sur la route à gauche, les pics calcaires couverts de jungle, et à droite, idem sur la rivière. Toute manoeuvre y est impossible. Un petit canon de montagne dans une grotte dominant la route –et il y en a des centaines- détruisant les camions de tête et de queue d’un convoi, et BOOM, plus de convoi. C’est ce que Giap savait bien, et Carpentier pas du tout, vu qu’il n’y avait jamais mis les pieds et, de toute façon, refusait d’écouter les nombreux officiers, eux bien au courant de la situation, qui prédisaient une catastrophe et préconisaient l’évacuation.
LES PREMICES
Début 1950, les troupes de Mao arrivent à la frontière du Vietnam, repoussant les troupes nationalistes au Nord Tonkin, que les français parviennent à désarmer, et en Thaïlande du Nord, où elles s’installent dans le Triangle d’or, et en plus des plantations de thé, organisent le trafic d’opium, dont elles contrôleront 80% de la production mondiale dans les années 60-80. Mao a maintenant récupéré les gigantesques dépôts d’armement américains et les camps du Yunnan, où il invite Giap à former des divisions entières, entraînées et surarmées par ses généraux. Les services secrets français, pas plus nuls que les autres, sont parfaitement au courant de la situation et en informent l’Etat Major, qui ne fait rien à part envoyer la Légion à Cao Bang (le célèbre 2e BEP sous les ordres d’un célèbre guerrier, le Colonel Charton) et dans les postes le long de la RC4, que le Vietminh ne cesse de harceler. Certains convois de ravitaillement perdent jusqu’à 80% de leurs camions entre Dong Khé et Cao Bang.
LE DRAME
Le 17 septembre 1950, c’est le coup de semonce : les viets s’emparent de Dong Khé et coupent la RC4 en deux. Carpentier décide donc de l’évacuer jusqu’à Langson, ce qui était fort possible par pont aérien, mais, toujours aussi futé, il décide que cela se fera….par la route. Son plan est qu’une colonne dirigée par Lepage, un colonel d’artillerie (!!!!) remontera la route à partir de Langson, reprendra Dong Khé, et rencontrera ensuite la colonne de Cao Bang. Donc, tout ce beau plan repose sur le fait que Dong Khé sera repris.
Charton quitte donc Cao Bang en emmenant tous les civils –ce qui explique en grande partie l’échec de l’évacuation, et il le savait mais avait refusé de les abandonner à un sort certain. Bien entendu, rien ne passe comme prévu : Lepage ne peut pas reprendre Dong Khé, malgré l’héroïsme des parachutistes du 3e BPC, et la route reste donc coupée ; de plus, Lepage se fait tronçonner par des Vietminh super-entraînés et, au lieu de secourir Charton, c’est maintenant lui qui lui demande de venir à son secours. Charton quitte la RC4 pour prendre une piste contournant Dong Khé avec ses 2000 civils, dont pas un seul ne réchappera, le rendez-vous des deux colonnes devant se faire dans la petite vallée de Coc Xa. C’est le rendez-vous de la mort. Cerné par le Vietminh, les 2 colonnes y sont anéanties le 7 octobre 1950 -d’où le terme militaire bien connu « se faire coxé ». Une dizaine d’hommes parviendront à rejoindre Langson après avoir erré des semaines dans la jungle ; quant aux autres, ils sont morts, ou connaîtront les terribles camps vietminh dont de Saint Marc, qui a connu les deux, dira qu’ils étaient pires que les camps de concentration nazis; seuls quelques officiers et hommes de troupe squelettiques -surtout nord-africains, maintenant bien endoctrinés à la guerre anti-coloniale- seront libérés en 1951 à l’arrivée de Lattre, nommé Commandant en Chef et Gouverneur de l’Indochine, où lui et son fils Bernard laisseront l’un sa santé, et l’autre sa vie sur le piton de No Nuoc à Ninh Binh.
LA HONTE
Après le drame, la honte intégrale, la panique noire des français. Alors que Langson était imprenable, Carpentier décide de l’abandonner « par surprise », donc en ne faisant sauter ni les énormes forts ceinturant la ville, ni les dépôts de tout, qui sont tellement gigantesques qu’ils suffiront à alimenter les troupes de Giap pendant 1 an. De Lattre sauvera la situation en 2 batailles sanglantes : Vin Yenh à l’ouest de Hanoï et Mao Khé au nord, mais, dès le 7 octobre, la guerre est perdue, Giap contrôlant maintenant toute la zone nord-est d’où hommes -y compris de nombreux techniciens chinois et même, de l’avis de beaucoup, des troupes- et surtout convois de ravitaillement passeront sans problème jusqu’à Dien Bien Phu.
La RC 4 commence à être belle à partir de That Khé. Le cadre de Dong Khé est très beau, avec ses pics calcaires. Pour les curieux de l’histoire (et, en plus, c’est magnifique), on peut aller à Coc Xa, une très belle petite vallée entourée de pitons calcaires ; la piste en terre part à gauche à 2 km après Dong Khé, mais elle est très mauvaise sur toute la montée.
BABE – CAO BANG
A Pac Nngoi, traverser la rivière et monter sur Cho Ra, d’où vous rejoignez la route 3 allant à Cao Bang. (3h de route).
CAO BANG
DORMIR
Rarement vu une ville aussi sale, laide, et ennuyeuse! Je signale que l’hôtel Than Loan fait payer les touristes 120 000 dongs de plus que les vietnamiens pour les mêmes chambres (en plus, une femme de chambre m’a volé le chargeur de ma caméra, croyant sans doute que c’était un chargeur de portable, donc facile à “mettre au clou”). Je conseille donc un nouvel hôtel, le Huong Sen, juste avant le grand marché couvert, à 5mn à pied du pont. Tel 026 854 654 ; portable 0983 256 176. Huit étages donnant sur la rivière et un petit jardin public. Ascenseur. Les chambres sur le jardin ont un grand balcon. Calme assuré. Pas d'anglais. Les prix ($10-20) n'incluent pas le petit déjeuner, mais restaurant au rez-de-chaussée.
MANGER
Le problème, c'est pour manger. Curieusement, Cao Bang compte de nombreux bars-karaokes, tous décorés avec des guirlandes de petites ampoules multicolores, mais aucun restaurant digne de ce nom. Etant resté 4 nuits, j'ai tout de même trouvé les 2 meilleurs :
- Men Quyen, le plus populaire de Cao bang, juste derrière le marché couvert. Large choix de plats vietnamiens. Personne ne parle anglais, mais les plats principaux sont sous présentoir en verre; il suffit donc de les pointer du doigt. Nous recommandons le canard (vit). Compter 10 000-15 000 dong par plat.
- Restaurant de l'hôtel Huong Sen : comme pour le précédent, pas d'anglais et on
pointe du doigt ce que l'on veut manger. Bon poisson frit, et une rareté au Vietnam :
d'excellentes rondelles de pommes de terre sautées a l'ail.
ATTENTION: dans toute la région, on se couche avec les poules; si vous vous pointez dans un restau après 20h, vous aurez droit aux restes...s’il y en a !
A VOIR AUTOUR DE CAO BANG
Il faut rester au moins 2 nuits à Cao Bang pour voir les environs, qui sont magnifiques, avec trois points forts : les lacs de Thang Hen, les chutes de Ban Gioc, et Pac Bo.
** Les 36 lacs de Thang Hen (26 km au nord de Cao Bang).
La légende des 36 lacs
La légende veut que la mère d'un jeune homme beau et intelligent, Chang Sung, ait rêvé que son fils devienne mandarin de l'empereur et marie une très belle jeune fille. Le fils passe brillamment l'examen du mandarinat et est convoqué à la Cour. Pour finaliser son rêve, la mère choisit la femme de Chang Sung, Blooc Luong ("Fleur Jaune") et arrange hâtivement un grand mariage. Très occupé avec la belle Luong, le jeune homme oublie la convocation de l'empereur jusqu'à la veille de l'entrevue. Il demande donc aux forces magiques de lui donner le pouvoir de sauter à grandes enjambées jusqu'au palais. Hélas, sans doute déboussolé par ses nuits de noce, il saute 36 fois dans tous les sens, créant 36 cratères et finissant épuisé en haut du col de Ma Phuc, où il meurt et est transformé en rocher. Les cratères se remplissent d'eau à la saison des pluies et deviennent les 36 lacs de Thang Hen.
En fait, les 36 lacs n'existent qu'à la saison des pluies. En temps normal, seul le plus grand reste. Son niveau descend au point où il découvre l'entrée d'une très grande grotte accessible par bateau de l'hôtel (100 000 dong pour 2h de ballade). Très belle excursion et, pour les amoureux du calme, de la nature, de belles promenades dans les calcaires.
La route principale continue vers Tra Linh et le poste frontière de Hang Pao, devenant de plus en plus épouvantable. Sans intérêt, a part le marché aux buffles de Tra Linh tous les 5 jours.
Pour y aller (et y séjourner) : Traverser le pont de Cao Bang et prendre la direction du col de Ma Phuc (excellente route - # 3 - toute neuve, offrant un panorama spectaculaire), puis à gauche direction Tra Linh. A quelques kilomètres de l'intersection, large panneau à gauche indiquant les lacs de Thang Hen (4km de petite route superbe). Péage juste avant la fin de la route (10 000 dong). On arrive dans le complexe de maisons thaïes flambant neuf de l’hôtel Sinh Thai Ho Thang Hen : chambres (120 000 dongs pour les petites, 160 000 pour les grandes), restaurant (menus de 80 000 à 150 000 dongs), bar-terrasse, le tout dominant le lac principal. Tel. 026 290 888. Très bel endroit; calme intégral; sûrement de belles ballades à faire autour. J'ai regretté d'avoir laissé les bagages à Cao Bang.
** Les chutes de Ban Gioc (96 km au nord-est de Cao Bang).
L'un des sites les plus célèbres du Vietnam. Une route TRES spectaculaire arrive dans une vallée au milieu de laquelle les chutes s'étalent en trois niveaux sur plus de 300 mètres de large. La frontière chinoise passe au milieu des chutes et de la rivière, donc passeport obligatoire. Il n'est plus besoin de payer le permis (100 000 dong) au poste de police de Cao Bang (où ils prennent d'ailleurs 60 000 dong de plus !). On produit son passeport et paie au poste frontière en face des chutes. Si le côté chinois est super-organisé (hôtels, restaurants, escaliers, etc.), il n'y a rien du côté vietnamien, à part des cahutes de curios (mais il y a maintenant un petit restaurant à droite du poste, donc plus besoin de préparer un panier pique-nique à Cao Bang). La partie gauche des chutes étant partiellement cachée, des radeaux de bambou vous emmène au milieu de la rivière (et pas un millimètre plus loin : c'est en Chine!) pour les voir dans toute leur splendeur.
Au retour, tourner à gauche (petit panneau) au milieu du premier petit village pour visiter la grotte de Ngom Ngao. Enorme, elle s'étend sur 3 kilomètres, jusqu'aux chutes. On ne visite que les 400 premiers mètres, avec guide (50 000 dong), mais, si vous insistez, il vous emmènera jusqu'a "l'entrée secrète" des chutes (2 heures de marche AR).
Pour y aller : reprendre le col de Ma Phuc et, après le col, prendre la route de droite jusqu'a Quang Huyen, puis la No. 206 direction Trung Khanh-Ban Gioc.
La cave de Ho Chi Minh à Pac Bo (56 km de Cao Bang).
Pour les passionnés d'histoire. Grotte-refuge d'Ho Chi Minh pendant la 2e Guerre mondiale. Bonne route, mais moins belle que les 2 précédentes, dans une vallée de champs de maïs et de tabac. La route se termine à Pac Bó. A gauche de l'entrée du parking, petit musée de photos et "possessions" d'Ho Chi Minh. Le parking, où se pressent marchands de nourriture, boissons, et curios, est bordé par une petite rivière baptisée "Rivière Lénine" par l'Oncle Ho (le pic calcaire la dominant étant le "Pic Karl Marx" !!!). Un chemin mène à la hutte du révolutionnaire. Curieusement, elle est en Chine -bien pratique pour échapper aux français au cas où...-. Pour éviter les embrouilles, je vs conseille tout de même de passer la “frontière” (un petit panneau l’indique) que s’il n’y a pas de viets autour; on ne sais jamais! En redescendant, un escalier à droite monte à la grotte (celle-là au Vietnam), une fente dans le piton calcaire. Pas étonnant que les français ne l’aient jamais trouvée : C’est là qu’en 1946, HCM a réuni les cadres du Vietminh et déclaré l’indépendance du Vietnam -et décidé le massacre systématique de tous les nationalistes vietnamiens non communistes, notamment les Daï Viet (petit détail ignoré des livres d’histoire « bien-pensants »).
Pour y aller : Prendre la route de gauche après le pont de Cao Bang (Route # 203) jusqu'au bout.
Note : en partant tôt le matin, il est possible de faire les lacs de Thang Hen et Pac Bo dans la journée, à condition d'avoir les reins solides pour aller de Tra Linh a Pac Bo.
HA GIANG– DONG VAN – COL DE MA PI LENG - MEO VAC
LES NIDS D’AIGLE DES H’MONG NOIRS
Le bout du monde vietnamien ! Région extrêmement sauvage de pitons calcaires, aiguilles de granit noir (les locaux les appellent les “forêts de pierre”), canyons vertigineux, panoramas époustouflants, et des H’mong noirs. Les hommes y sont tous habillés en noir, parfait camouflage au milieu des rocs de granit, et beaucoup portent un béret basque; une race de guerriers durs, indomptables, farouches partisans des français durant toute la guerre d’Indochine, qui ont défendu leurs vallées complètement isolées contre les vietnamiens, leurs ennemis traditionnels, jusqu’en 1959, 5 ans après Dien Bien Phu, et ont été vaincus seulement à cause du manque de munitions. A voir absolument, surtout pour la portion Dong Van-Meo Vac, un désert minéral de pics et de canyons, reconnue à juste titre comme la route la plus époustouflante du Vietnam; on se croirait parfois au plus haut des Andes péruviennes.
ATTENTION : La région est sous contrôle militaire. Pour pénétrer à l’intérieur, il faut donc un permis (10 dollars). Le permis ne peut s’acheter qu’à Ha Giang. Présenter son passeport au Service de l’immigration de Ha Giang, adjacent à l’Office du tourisme. Ne vous amusez pas à y pénétrer sans permis, il n’y a pas de contrôle sur les routes, mais il est exigé dans les hôtels. Un problème : selon l’humeur du jour, on va essayer ou non de vous imposer un guide –parfaitement inutile- pour avoir le permis.
POUR ALLER A HA GIANG
- Au départ de Hanoï (305 km) : Bonne route direction Vinh Yen, Vietri (Route No. 2), mais sans grand intérêt, traversant la plaine de la Rivière Rouge. La route ne devient belle que lorsque les montagnes commencent. Arrêtez-vous pour déjeuner au restaurant-hôtel Nam Phong à Tan Yen : très joli cadre et excellente cuisine.
- Au départ de Cao Bang : Traverser le pont et tourner à gauche après 2 km, direction Nguyen Binh (Route No. 34). Route épouvantable sur la plupart du trajet (nous avons mis 11h pour faire les 250km en 4x4; actuellement, les voitures ordinaires ne passent pas et réservé aux motards expérimentés). A noter après Tinh Tu une gigantesque excavation, une mine d’étain exploitée depuis des temps immémoriaux.
- Au départ de Lao Cai (pour les fanas de la montagnes) : Route No. 4E sur Pho Lu, 70 Sud sur Pho Rang. A partir de là, bonjour les reins sur la 279 Pho Rang-Viet Quang (65 km) qui rejoint la # 2 Hanoï-Ha Giang à Viet Quang.
HA GIANG
Jolie capitale régionale au bord de la rivière Lo. Etape obligatoire avant de pénétrer dans le pays H’mong de Dang Van-Meo Vac.
Office du Tourisme
103 Tran Hung Dao. Tel. 86-35-66. Pas d’anglais et des brochures…en chinois ! A gauche, Bureau de l’immigration pour acheter le permis de visiter la région.
On peut louer une Minsk à Ha Giang. 300 000 dong par jour (service location et guide dans les bureaux au-dessus de celui où acheter le permis).
DORMIR
Hai Dang Hotel : 15 Pho Nguyen Trai. Tel. 0219 866 863. Petit hôtel confortable en face de la gare routière. Pratique si vous faites le tour en bus publics, qui partent pour Dong Van très tôt le matin. Pas de restaurant.
Une trouvaille récente (sept 09), le nouvel hôtel Sinh Thai Truong Xuan, à la sortie de Ha Giang (4 km) sur la route de Dong Van. Tout nouveau tout beau: bungalows sur la rivière, restaurant dans une maison en bois, massage-bain d’herbes, etc. le tout au milieu de beaux jardins. 240 000 dongs pour un bungalow. Tel: 02193 8111 02 (le réceptioniste parle très bien l’anglais). Courriel: hagiangresort@gmail.com. Je n’ai pas mangé dans leur restaurant, ayant découvert le restau suivant :
MANGER
Petites gargotes de rue, mais nous avons très bien dîné à deux reprises au Thuy Son, à la sortie de Ha Giang sur la route de Dong Van. Excellents poissons, et, si vous y allez vers 18h, le “Tout Ha Giang ” s’y retrouve pour boire de la bière à la pression –et dîner, donc il est préférable que vous y alliez vers 19h.
BOUCLE HA GIANG -DONG VAN-MEO VAC-HA GIANG (333 km)
A partir de Ha Giang, une bonne route goudronnée, la # 4C, monte sur Dong Van, situé à 158 km. On monte un premier col et traverse un vaste plateau et ses “forêts de pierre”; en haut du col, une étroite tranchée dans la montagne permet le passage dans la région de Dong Van ; panorama époustouflant s’ouvrant sur une magnifique vallée –d’où le nom du passage : Quan Ba – “La Porte du Paradis”- et les montagnes à perte de vue. A 15 km avant Dong Van, une petite route à gauche (interdite aux touristes) monte sur 24 km au village de Lung Co; pour les curieux, c’est le village le plus au nord du Vietnam. Tout de suite après cette intersection, dans la petite vallée a droite, un lieu extrêmement intéressant à visiter :
** Le Palais de Vuong Chin Duc, Roi des H’mongs.
Grand ami des français, Chin Duc s’est fait construire sur une petite butte un palais sur le modèle d’un yamen chinois : bâtiments en bois de 2 étages entourant 4 cours intérieures. Aux deux coins faisant face à la route, petit donjon en granit. Entre la nombreuse famille du roi, les serviteurs, et la garnison, plus de 100 personnes vivaient à l’intérieur de la forteresse. A l’entrée, deux tombes. Dans celle de gauche repose une des quatre femmes du roi, dans l’autre Vuong Chi Sinh, fils ainé du roi et le mouton noir de la famille puisqu’il rejoignit le Vietminh en 1945 (ce qui explique sans doute que la résidence n’ait pas été détruite et est actuellement en parfait état). Une descendante de Chin Duc vous fait les honneurs de la maison pour 5000 dong (la plupart de la famille a émigré en France et au Canada). On ne s’attend pas à voir un tel complexe dans une région aussi isolée.
DONG VAN
Petit village pittoresque dominé par deux pics calcaires. Au sommet du plus haut, le fortin français de Pu Lo, construit en 1890, évacué en 1945, et parfaitement conservé. On y accède par un petit chemin bétonné prenant derrière le marche couvert (1/2 heure de grimpette et une vue magnifique sur la vallée).
DORMIR ET MANGER
Etant donné qu’il n’y a que 2 hôtels, dont un utilise le lobby comme parking à moto, le choix est vite fait : le Hoang Ngoc (Tel. 0219-856 020 Portable 0915 035 141). Toutes les chambres ont un balcon ; prendre celles de l’arrière, qui donnent sur les rizières et les montagnes. Pas de beurre au petit déjeuner (rien à brouter pour des vaches !). Un seul restaurant décent, où ne pas aller après 19 h sous peine d’être éconduit.
L’hôtel arrange des trekkings guidés de 1 et 2 jours chez les H’mong noirs, Lolos, etc. en pleine sauvagerie; 300 000 dong /jour.
Dong Van est surtout la “porte d’entrée” de la route la plus extraordinaire qu’il nous ait été donné de voir en 40 ans de bourlinguage, Dong Van-Meo Vac. 13km de bonne route étroite en lacets accrochée a flanc de montagne monte le col de Ma Pi Leng. FABULEUX désert minéral dans lequel vivent pourtant les fameux H’mong noirs –on se demande comment ! Sur les pentes de rocaille, ça et là, une maison H’mong en pierres noires à peine visible au milieu des rocs de granit; aucune piste ne semble y conduire. Pas étonnant que les locaux aient pu résister si longtemps au Vietminh. En contrebas, un gouffre de 3-400 mètres de profondeur, les gorges de la Rivière Ngo Qué. On peut y descendre par une piste en terre et arriver au village de Sam Pun à la frontière chinoise ; celle-là, je me suis bien promis de la faire un jour, elle doit être fantastique. Tout le coin, c’est vraiment la nature dans toute sa sauvagerie naturelle. Impressionnant “Bout du monde” !
Meo Vac est sans grand intérêt (mais nombreuses nha nghi, car c’est un gros marché). On fait donc, dans la journée, Dong Van-Meo Vac-Ha Giang sans problème. Si vous avez le temps, une petite route conduit de Meo Vac au village H’mong de Khau Vai, célèbre dans tout le Vietnam pour son “Marché de l’Amour” : c’est là que les jeunes H’mongs hommes et femmes de toute la région se regroupent pour trouver l’âme soeur; ce curieux marché est interdit à tout étranger, ce qui est très bien vu celui de Sapa, ouvert aux touristes, donc au « zoo » habituel dans ces cas-là.
UN ITINÉRAIRE FANTASTIQUE : HA GIANG-DONG VAN- MEO VAC-BABE
Pour aller de la région de Ha Giang à Babe, il fallait autrefois faire la boucle Ha Giang-Dong Van-Meo Vac et revenir à Ha Giang, descendre plein sud sur Tuyen Quang pour traverser ouest-est par Na Ho/Cho Chu, et remonter ensuite sur Babe par Bang Lung, un détour de presque 200 km. Un pont tout neuf ayant été ouvert, on peut maintenant faire la route magnifique suivante, qui monte et descend “non stop” :
- A Méo Vac, prendre la route direction Ly Bon – 45 km (attention, dans Meo Vac, le panneau dit “Khau Vai”, mais la route de Khau Vai prend tout de suite à gauche et vous, vous allez tout droit direction Ly Bon). Très belle route qui se termine à Bao Lac, où vous rejoignez l’infâme 34 Ha Giang-Cao Bang (quand vous serez du côté de Tinh Tuc, vous comprendrez le terme “infâme” !).
- Prendre la 34 direction Tinh Tuc/Cao Bang. Quelques kilomètres AVANT Tinh Tuc, dans une descente, ne ratez pas le panneau indiquant une fourche Cao Bang 41 km / Phan Than 4 km; vous prenez la direction Phan Than (Route 212), plein sud, qui vous amène sur la fameuse 279 (j’écris “fameuse”, car elle existe bien sur les cartes, mais en fait, certaines portions ne sont accessibles qu’en moto, et encore !). Cette route conduit à Na Phac mais, 10 km avant, tournez à droite au panneau Cho Ra 18 km. Vous arrivez à Cho Ra et descendez sur Pac Ngoi (21 km), le village thai où vous dormez chez Duy Tho, toujours aussi hospitalier et sa femme toujours aussi Cordon bleu (voir mon poste). Attention: à l’entrée du Parc national de Babe, il faut acheter un permis (20 000 dong/pers.).
En résumé, route sublime qui fait un sacré raccourci. Vous pouvez faire Dong Van-Meo Vac-Babe dans la journée par cette route, mais je ne le conseille pas, car entre les 2, je doute qu’il y ait une seule ligne droite, et on ne conduit pas la nuit dans tout ça ! Le truc à faire, c’est de se balader dans Dong Van le matin (fort français, marché), quitter Dong Van en début d’après-midi, faire le col de Ma Pi Leng tranquillement (on s’arrête tout le temps pour prendre des photos tellement c’est époustouflant), coucher à Bao Lac au Song Gam (Tel : 026 3870 269 ; fax 026 3870 689 ; excellent restaurant et écran télé géant pour les matchs de foot, la grande passion de la maison), et repartir le lendemain direction Tinh Tuc-Babe.
Vous pouvez également moins “traîner” à Dong Van/Meo Vac et coucher à Nguyen Binh, à 10 km après Tinh Tuc, et revenir sur vos pas le lendemain pour prendre la 212 (pas d’hôtel à Tinh Tuc; de toute façon, c’est un grand centre de production d’étain depuis des siècles, donc, vu la protection de l’environnement au Vietnam, entre l’air et l’eau, pas sûr que vous réveilleriez le matin !).
Visite de Sa Pa au Vietnam English translation pending
Bonjour
Je vais séjourner à Hanoi et envisage une visite de Sapa. Quelqu'un peut-il me dire s'il est préférable de me faire accompagner par un guide local (je ne parle aucune langue pratiquée dans ce pays) ?
Merci d'avance pour vos conseils.
Dominique
Somchai nouveau premier ministre de Thaïlande... (17 septembre 2008) English translation pending
Par Anusak KONGLANG AFP - il y a 4 minutes
BANGKO (AFP) - Somchai Wongsawat, beau-frère du dirigeant déchu Thaksin Shinawatra, a été confortablement élu mercredi 26e Premier ministre du royaume de Thaïlande, en dépit des menaces de manifestants qui ont juré de le faire tomber.
M. Somchai, candidat du Parti du pouvoir du peuple (PPP), a reçu le soutien de 298 des 466 députés ayant pris part au vote, tandis que le chef de l'opposition, Abhisit Vejjajiva, a recueilli 163 voix. Cinq députés se sont abstenus lors de l'élection qui s'est déroulée à la chambre basse du Parlement.
Outre les voix de son parti, M. Somchai a bénéficié du soutien sans faille des cinq formations de la coalition gouvernementale sortante.
"Je remercie tous les parlementaires qui sont venus aujourd'hui voter pour moi. Je travaillerai au mieux de mes capacités", a dit le Premier ministre élu avant d'aller serrer la main du chef de l'opposition. Il ne prendra officiellement ses fonctions que lorsque le roi Bhumibol Adulyadej aura donné son assentiment par écrit.
M. Somchai, 61 ans, juriste de formation, doit remplacer Samak Sundaravej, 73 ans, contraint de démissionner la semaine dernière après avoir été la cible de manifestants royalistes et d'une décision de justice.
MM. Somchai et Samak appartiennent au même parti politique, le PPP, au sein duquel sont regroupés tous les alliés de M. Thaksin, qui avait gouverné la Thaïlande de 2001 à 2006 avant d'être renversé par l'armée et de s'exiler en Grande-Bretagne à la suite d'accusations de corruption.
Coïncidence? La Cour suprême a reporté mercredi son verdict dans une affaire de corruption visant M. Thaksin et son épouse, et a lancé un nouveau mandat d'arrêt contre le couple afin qu'il soit présent au moment du jugement.
M. Samak avait dû démissionner le 9 septembre après avoir été reconnu coupable par la Cour constitutionnelle d'avoir accepté de l'argent d'une entreprise privée produisant ses émissions culinaires à la télévision.
Mais le Premier ministre sortant était déjà considérablement affaibli par l'occupation depuis le 26 août du complexe abritant ses bureaux à Bangkok par des milliers de manifestants qui l'accusaient d'être un "homme de paille" de M. Thaksin.
Les leaders de ces opposants n'ont cessé d'affirmer qu'ils rejetteraient M. Somchai ou tout candidat issu du PPP.
"Nous savons tous que (Somchai) est le beau-frère de Thaksin. Il a des relations étroites avec le suspect qui s'est enfui (en Grande-Bretagne). Il est non seulement le candidat désigné (par Thaksin) mais a aussi une relation directe (avec lui). Comment les gens peuvent-ils accepter cela ?", a lancé Somsak Kosaisuk, un des meneurs des manifestants de "Government House", après l'élection de M. Somsak.
Le nouveau Premier ministre a, quant à lui, tendu un rameau d'olivier à ces opposants. "Il est temps d'oeuvrer à la réconciliation nationale" et de "faire de la Thaïlande un pays où il fait bon vivre", a-t-il dit, affirmant n'entretenir "aucune haine contre quinconque".
Mardi, M. Somchai avait dû pacifier une révolte d'une importante faction du PPP, qui avait mis en garde contre les nouveaux "conflits" que pourrait susciter sa désignation, en raison du lien familial avec M. Thaksin. Finalement, cette faction s'était ralliée à sa candidature sans qu'on n'en connaisse les contreparties.
La Thaïlande reste profondément divisée entre partisans et adversaires de M. Thaksin, puissant homme d'affaires de 59 ans qui était revenu en Thaïlande après l'installation du gouvernement Samak en février mais en était reparti en août après la condamnation de son épouse Pojaman pour fraude fiscale.
Les régions rurales du nord et nord-est du royaume sont largement favorables à M. Thaksin, tandis que les zones urbanisées du sud lui sont majoritairement hostiles.
Voyage à Phuket en avril 2009 English translation pending
Bonjour a toutes et a tous !!!
C'est mon premier message et mon premier grand voyage également et je suis ravi d'être parmi vous !
Voilà pour le mois d'avril prochain notre choix c'est fixé sur la Thaïlande plus précisément a Phuket où nous connaissons qqun qui vis désormais là bas ce qui facilitera le voyage j'en doute pas.
Par contre mes interrogations sont pour le voyage et notamment l'avion lorsque j ai commencé a regarder les billets courant juillet les prix les plus intéressant étaient pour la Kuwait Airways et venait assez proche de là la Cie etihad qui est une bonne Cie si j'en crois tout ce que j'ai lu sur le forum
maintenant que mon voyage se précise de plus en plus je suis sur le point de réserver mes billets mais là surprise les prix ont un peu augmenté et sur les différents comparateurs et je crois que je les ai presque tous fait toujours la Kuwait le plus intéressant mais plus de etihad dans les comparateurs par contre un nouveau est là c est la Cie srilanka que je connais absolument pas
si qqun avais d avantage d'information a ce sujet se serais vraiment sympa parce que je suis perplexe entre prendre les billets maintenant avant une nouvelle hausse ou attendre le miracle d une prochaine baisse vu la chute du cours du pétrole et aussi pourquoi il n y a plus etihad ?
Ma seconde question : arrivée a Bangkok j avais l intention de prendre mes billets sur place et non de les réserver a l avance sur le net est ce la bonne solution ? Si oui quel Cie me conseiller vous ?
Merci de votre attention et à bientôt
fabers
C'est mon premier message et mon premier grand voyage également et je suis ravi d'être parmi vous !
Voilà pour le mois d'avril prochain notre choix c'est fixé sur la Thaïlande plus précisément a Phuket où nous connaissons qqun qui vis désormais là bas ce qui facilitera le voyage j'en doute pas.
Par contre mes interrogations sont pour le voyage et notamment l'avion lorsque j ai commencé a regarder les billets courant juillet les prix les plus intéressant étaient pour la Kuwait Airways et venait assez proche de là la Cie etihad qui est une bonne Cie si j'en crois tout ce que j'ai lu sur le forum
maintenant que mon voyage se précise de plus en plus je suis sur le point de réserver mes billets mais là surprise les prix ont un peu augmenté et sur les différents comparateurs et je crois que je les ai presque tous fait toujours la Kuwait le plus intéressant mais plus de etihad dans les comparateurs par contre un nouveau est là c est la Cie srilanka que je connais absolument pas
si qqun avais d avantage d'information a ce sujet se serais vraiment sympa parce que je suis perplexe entre prendre les billets maintenant avant une nouvelle hausse ou attendre le miracle d une prochaine baisse vu la chute du cours du pétrole et aussi pourquoi il n y a plus etihad ?
Ma seconde question : arrivée a Bangkok j avais l intention de prendre mes billets sur place et non de les réserver a l avance sur le net est ce la bonne solution ? Si oui quel Cie me conseiller vous ?
Merci de votre attention et à bientôt
fabers
Premier voyage au Vietnam English translation pending
Bonjour à tous,
Nous souhaitons partir au vietnam prochainement, mais nous n'avons aucune idée de comment organiser votre voyage
Nous voudrions juste quelques renseignements généraux, par exemple quand y aller pour un circuit classique que proposent les agences de voyage, quelle région privilégiée (c'est tellement vaste), nous sommes au début de notre réflexion c'est pour cela que ma question va vous sembler très vague ! mais tous les tuyaux sont bons à prendre !! Merci d'avance
Vietnam: retour aux sources de ma famille English translation pending
bonjour,
moi?! ... c'est wilfried j'ai 32ans, et j'emmène mon pére et ma mère au vietnam à partir du 12oct et pour 36jours.
pourquoi?... bah mon pére est née à hanoï il y a 54ans et il est parti lorsqu'il avait 5ans et il n'est jamais retourné depuis.
Nous pensons faire ce circuit:
>arrivée à hanoï et visite de hanoï sur deux jours >troisième jour: périple en 4x4 dans le grand nord ouest sur 6 à 9 jours. >ensuite retour dans la banlieue de Hanoï pour un jour. > en route pour Haiphong pour la visite de Cat ba et la baie d'halong. >en route pour tam coc et la region > sauts de puce en train jusqu'au sud avec plein d'escale le long du chemin de fer. > visite du delta > en route ou plutot en fleuve direction le cambodge, pour les temples >retour à HCM et ses alentours > retour pour paris de HCM
voilà en gros le circuit. il est en cours d'évolution et de création.
Nous sommes des routards qui détestons le luxe! et nous adorons la nature, nous sommes très peu "musée", nous aimons la boue et la pluie! lol🤪 Nous adorons les situations difficiles et hors du communs pour nous rappeller que notre attachement au confort est superficiel!
Alors si vous avez des conseils ou même des lieux tres peu visités par les armées de photographes, je suis preneur!
merci pour vos réponses!
moi?! ... c'est wilfried j'ai 32ans, et j'emmène mon pére et ma mère au vietnam à partir du 12oct et pour 36jours.
pourquoi?... bah mon pére est née à hanoï il y a 54ans et il est parti lorsqu'il avait 5ans et il n'est jamais retourné depuis.
Nous pensons faire ce circuit:
>arrivée à hanoï et visite de hanoï sur deux jours >troisième jour: périple en 4x4 dans le grand nord ouest sur 6 à 9 jours. >ensuite retour dans la banlieue de Hanoï pour un jour. > en route pour Haiphong pour la visite de Cat ba et la baie d'halong. >en route pour tam coc et la region > sauts de puce en train jusqu'au sud avec plein d'escale le long du chemin de fer. > visite du delta > en route ou plutot en fleuve direction le cambodge, pour les temples >retour à HCM et ses alentours > retour pour paris de HCM
voilà en gros le circuit. il est en cours d'évolution et de création.
Nous sommes des routards qui détestons le luxe! et nous adorons la nature, nous sommes très peu "musée", nous aimons la boue et la pluie! lol🤪 Nous adorons les situations difficiles et hors du communs pour nous rappeller que notre attachement au confort est superficiel!
Alors si vous avez des conseils ou même des lieux tres peu visités par les armées de photographes, je suis preneur!
merci pour vos réponses!
Vingt-cinq jours au Vietnam, que du bonheur! English translation pending
Bonjour à tous, voici le carnet de notre voyage au Vietnam en mai 2008! nos adresses, conseils, impressions et émotions...
si vous voulez voir nos photos, elles sont sur notre page Internet. Bonne lecture!
DESCRIPTIF DU VOYAGE Destination : Vietnam Durée : 25 jours Formule : vol sec & sacs à dos Sur place : débrouille + guide local Régions visitées : sud ; centre ; et nord
LES TEMPS FORTS DU VOYAGE Saigon (Ho Chi Minh) : 7/10 Le Delta du Mékong : 8/10 L'île de Phu Quoc : 8/10 Hue : 8/10 Hanoi : 7/10 La région d'Ha Giang : 10/10 La Baie d'Along : 9/10
JOUR 0 : PARIS (NIUIT : AVION POUR HO CHI MINH) Jeudi 24.04.08
Départ depuis l'aéroport Charles de Gaulle avec une escale à Frankfurt.
Durée des vols :
Paris - Frankfurt : 1:20 (Air France) Frankfort - Ho Chi Minh : 11:25 (Vietnam AirLine)
Tarif des billets : 795 euros AR par personne
Remarque : La commande des billets a été lancée un peu tard (1, 5 mois avant le départ). A deux jours près nous avions un vol direct (Paris - Ho Chi Minh) pour le même prix.
Qualité de la prestation de Vietnam Airline : Excellente
JOUR 1 : HI CHI MINH (NUIT : HO CHI MINH)
Vendredi 24.05.08
Temps forts de la journée Première journée en Asie : quelle claque ! Première balade à travers les rues de Saigon (on en prend plein les yeux, plein les oreilles, et plein le nez ! ça grouille, c'est une marée de "Motorbikes", c'est bruyant, c'est un concentré d'odeurs chargées qui remplissent les narines, il fait chaud & humide...) Premiers essais dans le franchissement des passages cloutés (le sport à haut risque "préféré" des touristes piétons ... c'est un coup à prendre... une fois qu'on a compris la méthode, on y prend goût !) Premier "Pho" (soupe vietnamienne; principalement mangée au petit déjeuner) Première "Tiger Beer" (la meilleure des bières Vietnamiennes)
Carnet de voyage
A l'arrivée à l'aéroport un taximan nous attend avec une petite pancarte "Ms & Mr GERARD", un petit luxe négocié avec notre hôtel pour ne pas galérer à l'arrivée sur Ho Chi Minh. Au final, nous ne regrettons pas l'option choisie ! Nous avons certainement dû payer 2 ou 3 USD de plus que le coût du trajet normal, mais quel plaisir après 15 heures de vol d'être acceuilli en terre inconnue... et quel bonheur de faire notre première traversée de la ville sans avoir à regarder le compteur et sans se demander si le jojo au volant va nous amener à bon port.
L'arrivée à Ho Chi Minh City restera gravée dans notre mémoire. Plus largement, les sensations ressenties lors de nos premiers pas en Asie sont très proches de celles procurées par l'absorption d'un Bonbon Fisherman Friends, celles d'une claque ! On en prend plein les yeux, plein les oreilles, et plein le nez ! Ça grouille, c'est une marée de "Motorbikes", c'est bruyant, c'est un concentré d'odeurs chargées qui remplissent les narines, il fait chaud & humide... Avec le décalage horaire et nos 15 heures d'avion, notre première journée est épuisante et surtout irréelle. Une drôle de sensation nous a accompagnés toute la journée... l'impression de ne pas vivre véritablement cette journée... mais davantage de la rêver. Notre première journée s'est organisée de la manière suivante : passage à l'hôtel pour déposer nos bagages (2 sacs à dos pas trop lourds) et prendre une douche ; visite du marché de BEN THAN (situé à 15 minutes à pied de notre hôtel, c'est un lieu très central d'Ho Chi Minh Ville, idéal comme point de repère, idéal comme point de départ pour une balade en "centre ville") visite de La Poste Centrale d'Ho Chi Minh (en tant que Postier et Ex Postier, la visite de ce lieu et l'envoi d'une lettre depuis cette poste étaient pour nous un incontournable), La Poste centrale est un incroyable bâtiment qu'il faut visiter pour son architecture (coloniale) et son ambiance très "coco". balade dans le quartier chic des expatriés et des quelques vietnamiens privilégiés (qui ne doivent pas être nombreux), c'est le quartier autour du Théâtre (surprenant de voir le décalage entre les boutiques chics types GUCCI ou BURBERRYS et les badaudsvietnamiens, vendeuses de fruits, cireurs de chaussures, chauffeurs de pousse-pousse....) déjeuner à proximité du marché, au PHO 24 (pas encore vraiment dans le bain, nous optons pour un restaurant "rassurant" type Mac Do Vietnamien... histoire de se restaurer sans retourner notre estomac pas encore acclimaté mais surtout légèrement affaibli par la fatigue du voyage) petite séance de shopping : commande d'une paire de verres correcteurs solaires pour Pilou (négocié 250.000 dong, soit 10 euros) Notre première soirée à Ho Chi Minh est très agréable : Apéro sur le toit du Rex Hôtel (lieu plaisant à la déco un peu kitch, avec une très belle vue de la ville) Dîner au Lemon Grass, une super adresse, qu'on recommande chaleureusement, une cuisine excellent avec un cadre simple et très agréable. Catégorie "adresse chic mais pas coup de bambou", nous y avons mangé à deux pour 450.000 dong sans nous priver.
Les "bonnes" adresses - Hôtel : Le Giangson (8/10) - Restaurant : Le Lemon Grass (9/10) - Boire un verre : Le toit du Rex Hotel (7/10) - Restaurant : Pho 24 (7/10) - L'hôtel Giangson est une bonne adresse quand on est de passage à Ho Chi Minh, très bien situé dans le quartier des routards, très propre, avec un excellent accueil (petit déjeuner offert à notre arrivée, petit déjeuner pas excellent, mais le geste était sympa). Les chambres sont simples mais fonctionnelles avec des clims qui ne ronflent pas trop. La jeune fille de l'accueil a su répondre à toutes nos sollicitations sans tirer aucun profil (conseil d'adresse pour réserver nos billets de train au tarif normal ; appels pour réservation de nos billets de bateau pour Can Tho ; ...)
JOUR 2 : HO CHI MINH (NUIT : HO CHI MINH)
Samedi 26.04.08
Temps forts de la journée - Premier trajet en "Motorbike" (principale mode de transport que nous avons utilisé en ville, très bon marché, et surtout très rapide) - Visite du quartier de CHOLON - Coup de bambou au restaurant Le Mandarin
Carnet de voyage Départ matinal pour le quartier de CHOLON et ses dizaines de pagodes. On décide de rejoindre le quartier de CHOLON en "motorbike". Quel trajet ! Une traversée extraordinaire de la ville avec deux chauffeurs très concentrés, très pressés, et très efficaces dans la circulation dense de Saigon. Nos chauffeurs nous déposent au marché de BINH TAY en plein coeur du quartier de CHOLON. Après un rapide coup d'oeil au marché (qui mérite une halte mais plus tard dans la journée) nous nous lançons à l'assaut des pagodes les plus conseillées par le Lonely : - Visite de l'Église CHA TAM - Visite de la Pagode HA CHUONG HOI QUAM - Visite de la Pagode THIEM HAU (que nous avons beaucoup aimé !) - Visite de la Pagode de TAM SUM HOI QUAM - Visite de la Pagode de NGHIA AN HOI QUAM - Visite de la Mosquée de CHOLON Nous terminons le quartier de CHOLON par la visite du marché qui longe la Mosquée : un marché superbe à voir absolument. Depuis la Mosquée nous récupérons un Taxi KARAOKE (et oui, on voit de tout en Asie) pour rejoindre la Pagode GIAC LAM (lieu agréable, un poil loin de tout, visite non indispensable). Le retour vers le "centre ville" se fait en "motorbike" avec deux loulous qui : empruntent deux trajets différents (petite frayeur de voir son compagnon prendre une rue différente de la sienne et disparaître...) ; ont bien essayés de nous faire payer la course deux fois alors que nous avions clairement annoncés la couleur au départ. Le repas du déjeuner se fait au PHO 2000, une adresse à proximité du marché Ben Thanh conseillée par le Routard où le Pho est excellent.
L'après midi nous partons à l'APOTHICAIRE, une adresse magique pour se faire faire un bon massage ou tout autre soin. L'APOTHICAIRE, c'est du bonheur en barre, un cadre magnifique, un excellent accueil et des masseuses expertes qui s'occupent de vous. Nous optons pour un massage THAI. Bien évidement les tarifs pratiqués sont bien loin des standards vietnamiens. Le lieu vise les expatriés, quelques vietnamiennes mariées à des hommes d'affaires et les touristes de passage qui (on ne sait pas vraiment pourquoi) associent forcement chaque destination asiatique avec le bonheur des massages... alors que les vietnamiens ne sont pas plus experts en massage que notre femme de ménage. La facture de l'APOTHICAIRE est donc en conformité avec le lieu : 90 USD pour 2 massages de 60 minutes et une pédicure de 30 minutes. Après ce délice, retour dans le quartier de Ben Than pour acheter des dongs (nous optons pour le recours aux bijoutiers, qui offrent des services de change plus intéressants que les banques), récupérer la première monture solaire, et commander 2 autres paires de verres (une solaire, et une de vue). Le repas du soir se fait au restaurant Le Mandarin, une adresse conseillée à la fois par le Lonely et par le Guide du Routard. Et là, quel coup de bambou !!! Nous y avons très bien mangé... mais ils doivent avoir très récemment changé leur politique tarifaire, car aujourd'hui, bon dieu que ça fait mal.... 2.000.000 dong pour deux menus et deux coupes de champagnes ! C'est simple, pas de carte proposée, juste des menus qui oscillent entre 35 et 150 USD...
Les "bonnes" adresses - Restaurant : Le Mandarin (5/10, tarifs de fous) - Restaurant : Pho 2000 (7/10)
JOUR 3 : HO CHI MINH – CAN THO (NUIT : CAN THO)
Dimanche 27.04.08
Temps forts de la journée - Café du musée des Beaux Arts de Ho Chi Minh - Trajet en bateau pour CAN THO, notamment la sortie de Ho Chi Minh et la traversée du sud du Delta du Mékong - Découverte de la ville de CAN THO, ville "balnéaire"
Carnet de voyage
Initialement nous avions envisagé de quitter tôt Ho Chi Minh en prenant le bateau de 8h00 pour CAN THO, mais, faute de place, nous nous rabattons sur le bateau de 13h00. Ce changement de dernière minute nous permet de prendre un peu plus de temps pour visiter SAIGON.
On profite donc de la matinée pour visiter le Musée des Beaux Arts de Ho Chi Minh et surtout les alentours du musée (une partie de la ville que nous avons beaucoup apprécié).
Le musée des Beaux arts n'a pas beaucoup d'intérêt, la collection présentée est assez pauvre. Les vietnamiens ne sont pas des champions en peinture et encore moins en sculpture. Toutefois, une belle collection d'affiches de propagande y est présentée et surtout le bâtiment en lui même mérite le détour.
A 9h00, nous prenons une collation très agréable au café du musée. Des collectionneurs de timbres ou de pièces & billets de monnaie nous entourent. Ils se retrouvent dans ce lieu pour vivre leur passion.
A 11h00, petit saut au quartier des opticiens pour récupérer notre commande. Au final nos 3 paires de verres nous coûtent la bagatelle de 800.000 dong ! Un bon plan, le travail est bien fait, la qualité des verres correcte !
A 12h00, nous "shoppinons" dans la rue agréable de Nguyen Trai (où nous déjeunons). Puis retour à l'hôtel pour récupérer nos sacs et rejoindre l'embarcadère de Ho Chi Minh.
Le trajet pour Can Tho est un moment inoubliable. Notre mini bateau de 25 places est conduit par un "capitaine" qui jubile en profitant à plein régime des deux moteurs sur-dimentionnés placés à l'arrière de sa chaloupe. Le trajet est vraiment surréaliste...
Dés l'entrée dans le Delta du Mékong, un sourire béa couvre nos visages... ça y est....nous y sommes, à nous le VIETNAM comme nous le rêvions.
A 16h30 nous sommes à CAN THO.
A peine douchés, il faut penser aux préparatifs pour la suite de notre voyage notamment pour la visite des marchés flottants et la boucle que nous souhaitons faire à travers le Delta du Mékong.
L'office du tourisme fermant à 17h00, nous nous retrouvons eu peu dans la misère pour lancer ces préparatifs. Faute de mieux, nous nous retrouvons à négocier un circuit avec une des personnes qui nous a accueilli à notre arrivée à l'hôtel. Cette personne se présente comme un "mini couteau suisse" et se dit prête à nous trouver un guide et des motos pour nos 3 prochains jours et à nous organiser la visite des marchés flottants dès le lendemain matin.
Le tarif annoncé par notre "sauveur" est de 450 USD, nous négocions le tout pour 370 USD. C'est loin d'être un bon tarif, mais l'envie de perdre le moins possible de temps nous pousse à accepter la proposition.
Au programme : Circuit privé de 7 heures le lendemain en bateau pour visiter la région de CAN THO dont les 2 marchés flottants qui semblent les plus intéressants ; Départ le jour même pour CHAU DOC avec un guide et deux "motorbikes" ; Circuit de 3 jours : CAN THO - CHAU DOC ; CHAU DOC - HATIEN ; HATIEN - RACH GIA ; Prise en charge de la "motorbike" par une tierce personne à Rach Gia (ce qui nous évite de re-passer par la case départ). Le marché conclu, nous quittons notre "Huggy les bons tuyaux" pour un repas au restaurant "Le Mekong" (une bonne adresse simple à côté de notre hôtel).
Le soir, nous sommes agréablement surpris par la Ville de CAN THO, ville très agréable. Nous assistons aux répétitions du spectacle des enfants prévu pour le 30/04, date de la fête nationale de la réunification. (spectacle on ne peut plus "coco").
Les "bonnes" adresses - Restaurant : Le Mekong (7/10) - Hôtel : Tay Ho Hotel (42 Hai Ba Trung dans le Routard) (7/10)
JOUR 4 : CAN THO - CHAU DOC (NUIT : CHAU DOC) Lundi 28.04.08
Temps forts de la journée - Visite des marchés flottants - Visite d'une fabrique de pâtes de riz - Très belle engueulade avec "Huggy les bons tuyaux"
Carnet de voyage
A 5h30, nous rejoignons notre guide et notre "pilote de chaloupe privée" devant l'hôtel. Au programme 7 heures de bateau pour visiter les environs de CAN THO et surtout pour découvrir les 2 marchés flottants : le marché de CAI RANG ; le marché de PHONG DIEN (magique !!!). Juste avant de monter dans notre chaloupe, notre guide nous propose un petit café dans un bouiboui en face de l'embarcadère. La proposition est quelque peu malhonnête, en réalité elle permet au frère de "Huggy les bons tuyaux "de nous rejoindre pour re-discuter de la proposition "commerciale" de la veille.
Nous voilà donc, à 5h30 du matin, contraints de re-discutter les conditions de notre voyage pour les 3 jours à venir.
Notre nouveau contact nous assure que nous ne disposons pas de suffisamment de temps pour faire la boucle souhaitée en "motorbike" (CAN THO - CHAU DOC ; CHAU DOC - HATIEN ; HATIEN - RACH GIA) et qu'une option 4 x 4 serait plus intéressante pour nous. Bien évidemment, l'option 4 x 4 est plus chère, le filou nous demande une rallonge de 60 USD.
Furieux de nous retrouver dans cette situation, nous refusons la rallonge de 60 USD, et nous lui rappelons que 12 heures auparavant, tout semblait réalisable avec son frère. Nous lui laissons donc la charge de trouver la meilleure solution pour nous et pour lui au prix initialement convenu.
Finalement nous quittons l'embarcadère à 6h15 avec la désagréable impression d'être tombés sur des lascars qui essaient de nous baiser financièrement (en s'y prenant comme des manches) et que l'organisation de nos trois prochains jours semble compromise !
Il nous faut au moins 30 minutes pour oublier l'incident et commencer à profiter de notre embarcation et surtout du paysage qui nous entoure. Et là quel spectacle ! La visite des marchés flottants est incroyable ! C'est un bonheur immense de se retrouver au milieu de tous ces bateaux chargés de produits divers et variés (ananas, mangues, noix de coco ; ...). Les couleurs y sont superbes ! L'envie de prendre des photos est intense ! La bonne surprise de la journée est l'absence totale de touristes ! Nous avions la crainte en début de journée d'être tels des paparazzi à mitrailler les lieux, les gens, au milieu de nos congénères... et l'instant est tout autre, nous nous retrouvons en "symbiose" avec les bateaux qui nous entourent... moments d'échange et non de "viol". Nous sommes aux anges ! Le reste de la matinée complète l'immersion totale dans le Delta du Mékong. Notre "pilote" et notre guide nous font découvrir la vie des gens de cette région du monde. Un mot résume cette vie le "mekong", les vietnamiens l'utilisent pour se laver, pour se nourrir, pour construire leur maison, pour se déplacer ; pour stocker certaines denrées, pour jouer, mais ils l'utilisent aussi comme poubelle et comme 'tout à l'égout". Au fur et à mesure de la matinée, nous comprenons que le guide prévu par nos lascars pour le reste de notre périple de 3 jours est celui qui nous accompagne, un papy de 66 ans très gentil, très sympathique.... mais qui n'a pas la moindre envie et surtout pas l'énergie pour sauter sur une "motorbike" à notre retour à CAN THO pour se taper les 70 km de route difficile... et qui ne semble pas très chaud pour en faire de même le lendemain et le sur lendemain.
Dès notre retour à CAN THO, un débrief est fait avec Huggy les bons tuyaux. Nous le remercions tout d'abord pour la magnifique balade en bateau, puis très vite le ton monte quand on aborde la re-négociation financière matinale et la solution finale qu'il nous propose pour notre boucle CAN THO - RACH GIA.
Faute de moyen, Huggy n'est pas en mesure de nous proposer un autre guide que le papy. Faute d'envie d'être le responsable de la crise cardiaque de notre compagnon de route, et surtout très peu confiants quant à l'organisation proposée par notre boy scout, nous décidons d'annuler le voyage.
Après nous être défoulés sur le stroumph vietnamien malhonnête, nous récupérons une 4/5 de notre avance (ce qui représente à peu près le prix de la balade du matin) et sautons dans le premier bus disponible en direction de CHAU DOC... (10 USD sont perdus, pas grave, c'est le prix de la sérénité).
Le trajet en bus pour CHAU DOC est très confortable. Nous nous réjouissons très vite de l'abandon de l'option "motorbikes"... et ce pour 3 raisons : - la route pour CHAU DOC n'a pas beaucoup d'intérêt ; - un orage éclate à 14h30 ; - la pluie ne cessera pas pendant tout le voyage. A notre arrivée sur CHAU DOC, nous optons pour le VINH PHOC HOTEL sur les conseils du Lonely Planet. L'hôtel se montre très décevant. Le Lonely parlait d'un hôtel correct tenu par un anglais sympathique qui se montrait souvent de bons conseils pour les voyageurs... Au final nous n'avons jamais rencontré de sympathique anglais ; les conseils sur la région donnés par l'hôtel sont assez pauvres et les chambres ne sont pas bien terribles (mais il faut le dire assez bon marché : 12 USD). Nous profitons toutefois de l'agence de voyage présente dans l'hôtel pour commander nos billets de bus pour Ha Tien (2 x 7 USD ; prix réel 2 x 30.000 dong) ; notre AR en bateau pour Phu Quoc (4 x 18 USD ; prix réel 4 x 180.000 dong) ; notre circuit moto du lendemain (2 x 15 USD). Nous profitons de la fin de journée pour visiter le marché de CHAU DOC (à 2 pas de l'hôtel) et nous dînons au BAY BONG. Une très bonne adresse pour déguster du poisson.
Les "bonnes" adresses - Restaurant le BAY BONG (7/10) - VINH PHOC HOTEL (5/10)
JOUR 5 : CHAU DOC – HA TIEN (NUIT : HA TIEN )
Mardi 29.04.08
Temps forts de la journée - le marché de Chau Doc (magnifique !) - le quartier de Chau Giang (très "tropical" !) - le Mont Sam (à voir, si possible, sous le soleil) - les maisons sur pilotis de Chau Doc - le voyage en bus pour rejoindre Ha Tien
Carnet de voyage
Réveil à 4h45 pour Pilou pour une belle balade à travers les rues de CHAU DOC (en attendant le treck moto prévu à 7h00).
Les temps forts de cette balade : la visite du marché au petit matin notamment le marché aux poissons (très impressionnant) ; l'observation des bateaux qui viennent s'approvisionner (traversée des marchandises à travers les maisons sur pilotis qui longent le marché) ; participation à la séance de gymnastique sur la digue (c'est vraiment amusant de voir toutes ces personnes se retrouver au petit matin pour une séance de gymnastique, ambiance très coco, ressenti amplifié par l'omniprésence des discours patriotiques diffusés dans toutes les villes à partir de 5h00) ; café/thé post effort (comme tout bon vietnamien mais avec en prime un tarif très touristique... mais un très beau sourire de la patronne) A 7h00 nous quittons notre hôtel pour démarrer notre circuit moto (accompagné d'un guide), au programme : le Mont Sam (à voir, si possible sous le soleil, ce qui n'était pas notre cas.... si le soleil est au RDV, le Mont Sam permet un bon panorama de la région et même au delà puisque le Cambodge n'est qu'à quelques km) ; le temple Chau Phu ; la Mosquée Chau Giang. Hors programme, nous visitons la maison de notre guide (très heureux de nous la faire visiter). A deux pas de la Mosquée de Chau Giang, nous visitons un centre d'accueil d'enfants démunis où nous achetons deux très belles nappes confectionnées sur place. Nous sommes de retour à l'hôtel sur les coups de 13h00, ce qui nous laisse un peu de temps pour déjeuner et repasser par le marché. A 14h00 direction la gare routière pour récupérer notre bus. Là commence un trajet inoubliable pour Ha Tien. Notre bus est très petit, sans clim, d'un âge très avancé. On quitte Chau Doc avec un bus plein (plus une seule place libre), pourtant pendant tout le trajet le chauffeur ne cessera de s'arrêter sur le bord de la route pour prendre de nouvelles personnes, au plus fort on atteint le nombre de 30 passagers alors que le bus compte à peine 15 sièges .... complètement surréaliste. Pour couronner le tout, nous rencontrons un orage sévère qui rend la visibilité pour le chauffeur quasi nulle ! Voyage donc fatiguant mais quel voyage !!!! Un moment magique de complicité avec les locaux ! L'arrivée à Ha Tien est quelque peu mouvementée. Dés notre entrée dans la gare routière (et même quelques km avant), notre bus est pris d'assaut par une ordre de conducteurs de motorbike qui nous proposent la course. La méthode un peu rustre ne nous empêche pas de choisir deux chauffeurs (pour négocier la course, la technique "on se casse" fonctionne à merveille)... Première expérience du grand classique : "je ne tiens pas compte ta demande et je t'emmène là où je veux !" (il nous faudra quelques minutes pour faire comprendre à l'hôtel que nous ne restons pas et à nos lascars que nous ne payerons pas la course s'ils ne nous emmènent pas à bon port). Arrivés à l'hôtel que nous avions réservé, nous avons un peu de mal à nous défaire de nos chauffeurs qui attendent une commission et surtout que veulent impérativement nous emmener dès le lendemain pour un circuit moto au Cambodge (sans autorisation...). L'hôtel choisi est le Ha Tien Hôtel : une excellent adresse où les chambres sont vraiment de très bon niveau pour un prix très raisonnable. Nous optons pour une chambre à 300.000 dong après avoir essayé (sans succès) de négocier un tarif intéressant pour la "suite". L'échec de la négociation se situe davantage sur le problème de la langue que sur le prix demandé... Nous dînons au restaurant XUAN THANH, une très bonne adresse où l'accueil est sympa (on vous conseille l'excellent calamar à l'ananas). Puis petite séance de shopping avant d'aller dormir (achat de pellicules fuji à 36.000 dong pièce et achat d'un casque moto pour Pilou).
Les "bonnes" adresses - Restaurant XUAN THANH (7/10) - Ha tien Hôtel (8/10)
DESCRIPTIF DU VOYAGE Destination : Vietnam Durée : 25 jours Formule : vol sec & sacs à dos Sur place : débrouille + guide local Régions visitées : sud ; centre ; et nord
LES TEMPS FORTS DU VOYAGE Saigon (Ho Chi Minh) : 7/10 Le Delta du Mékong : 8/10 L'île de Phu Quoc : 8/10 Hue : 8/10 Hanoi : 7/10 La région d'Ha Giang : 10/10 La Baie d'Along : 9/10
JOUR 0 : PARIS (NIUIT : AVION POUR HO CHI MINH) Jeudi 24.04.08
Départ depuis l'aéroport Charles de Gaulle avec une escale à Frankfurt.
Durée des vols :
Paris - Frankfurt : 1:20 (Air France) Frankfort - Ho Chi Minh : 11:25 (Vietnam AirLine)
Tarif des billets : 795 euros AR par personne
Remarque : La commande des billets a été lancée un peu tard (1, 5 mois avant le départ). A deux jours près nous avions un vol direct (Paris - Ho Chi Minh) pour le même prix.
Qualité de la prestation de Vietnam Airline : Excellente
JOUR 1 : HI CHI MINH (NUIT : HO CHI MINH)
Vendredi 24.05.08
Temps forts de la journée Première journée en Asie : quelle claque ! Première balade à travers les rues de Saigon (on en prend plein les yeux, plein les oreilles, et plein le nez ! ça grouille, c'est une marée de "Motorbikes", c'est bruyant, c'est un concentré d'odeurs chargées qui remplissent les narines, il fait chaud & humide...) Premiers essais dans le franchissement des passages cloutés (le sport à haut risque "préféré" des touristes piétons ... c'est un coup à prendre... une fois qu'on a compris la méthode, on y prend goût !) Premier "Pho" (soupe vietnamienne; principalement mangée au petit déjeuner) Première "Tiger Beer" (la meilleure des bières Vietnamiennes)
Carnet de voyage
A l'arrivée à l'aéroport un taximan nous attend avec une petite pancarte "Ms & Mr GERARD", un petit luxe négocié avec notre hôtel pour ne pas galérer à l'arrivée sur Ho Chi Minh. Au final, nous ne regrettons pas l'option choisie ! Nous avons certainement dû payer 2 ou 3 USD de plus que le coût du trajet normal, mais quel plaisir après 15 heures de vol d'être acceuilli en terre inconnue... et quel bonheur de faire notre première traversée de la ville sans avoir à regarder le compteur et sans se demander si le jojo au volant va nous amener à bon port.
L'arrivée à Ho Chi Minh City restera gravée dans notre mémoire. Plus largement, les sensations ressenties lors de nos premiers pas en Asie sont très proches de celles procurées par l'absorption d'un Bonbon Fisherman Friends, celles d'une claque ! On en prend plein les yeux, plein les oreilles, et plein le nez ! Ça grouille, c'est une marée de "Motorbikes", c'est bruyant, c'est un concentré d'odeurs chargées qui remplissent les narines, il fait chaud & humide... Avec le décalage horaire et nos 15 heures d'avion, notre première journée est épuisante et surtout irréelle. Une drôle de sensation nous a accompagnés toute la journée... l'impression de ne pas vivre véritablement cette journée... mais davantage de la rêver. Notre première journée s'est organisée de la manière suivante : passage à l'hôtel pour déposer nos bagages (2 sacs à dos pas trop lourds) et prendre une douche ; visite du marché de BEN THAN (situé à 15 minutes à pied de notre hôtel, c'est un lieu très central d'Ho Chi Minh Ville, idéal comme point de repère, idéal comme point de départ pour une balade en "centre ville") visite de La Poste Centrale d'Ho Chi Minh (en tant que Postier et Ex Postier, la visite de ce lieu et l'envoi d'une lettre depuis cette poste étaient pour nous un incontournable), La Poste centrale est un incroyable bâtiment qu'il faut visiter pour son architecture (coloniale) et son ambiance très "coco". balade dans le quartier chic des expatriés et des quelques vietnamiens privilégiés (qui ne doivent pas être nombreux), c'est le quartier autour du Théâtre (surprenant de voir le décalage entre les boutiques chics types GUCCI ou BURBERRYS et les badaudsvietnamiens, vendeuses de fruits, cireurs de chaussures, chauffeurs de pousse-pousse....) déjeuner à proximité du marché, au PHO 24 (pas encore vraiment dans le bain, nous optons pour un restaurant "rassurant" type Mac Do Vietnamien... histoire de se restaurer sans retourner notre estomac pas encore acclimaté mais surtout légèrement affaibli par la fatigue du voyage) petite séance de shopping : commande d'une paire de verres correcteurs solaires pour Pilou (négocié 250.000 dong, soit 10 euros) Notre première soirée à Ho Chi Minh est très agréable : Apéro sur le toit du Rex Hôtel (lieu plaisant à la déco un peu kitch, avec une très belle vue de la ville) Dîner au Lemon Grass, une super adresse, qu'on recommande chaleureusement, une cuisine excellent avec un cadre simple et très agréable. Catégorie "adresse chic mais pas coup de bambou", nous y avons mangé à deux pour 450.000 dong sans nous priver.
Les "bonnes" adresses - Hôtel : Le Giangson (8/10) - Restaurant : Le Lemon Grass (9/10) - Boire un verre : Le toit du Rex Hotel (7/10) - Restaurant : Pho 24 (7/10) - L'hôtel Giangson est une bonne adresse quand on est de passage à Ho Chi Minh, très bien situé dans le quartier des routards, très propre, avec un excellent accueil (petit déjeuner offert à notre arrivée, petit déjeuner pas excellent, mais le geste était sympa). Les chambres sont simples mais fonctionnelles avec des clims qui ne ronflent pas trop. La jeune fille de l'accueil a su répondre à toutes nos sollicitations sans tirer aucun profil (conseil d'adresse pour réserver nos billets de train au tarif normal ; appels pour réservation de nos billets de bateau pour Can Tho ; ...)
JOUR 2 : HO CHI MINH (NUIT : HO CHI MINH)
Samedi 26.04.08
Temps forts de la journée - Premier trajet en "Motorbike" (principale mode de transport que nous avons utilisé en ville, très bon marché, et surtout très rapide) - Visite du quartier de CHOLON - Coup de bambou au restaurant Le Mandarin
Carnet de voyage Départ matinal pour le quartier de CHOLON et ses dizaines de pagodes. On décide de rejoindre le quartier de CHOLON en "motorbike". Quel trajet ! Une traversée extraordinaire de la ville avec deux chauffeurs très concentrés, très pressés, et très efficaces dans la circulation dense de Saigon. Nos chauffeurs nous déposent au marché de BINH TAY en plein coeur du quartier de CHOLON. Après un rapide coup d'oeil au marché (qui mérite une halte mais plus tard dans la journée) nous nous lançons à l'assaut des pagodes les plus conseillées par le Lonely : - Visite de l'Église CHA TAM - Visite de la Pagode HA CHUONG HOI QUAM - Visite de la Pagode THIEM HAU (que nous avons beaucoup aimé !) - Visite de la Pagode de TAM SUM HOI QUAM - Visite de la Pagode de NGHIA AN HOI QUAM - Visite de la Mosquée de CHOLON Nous terminons le quartier de CHOLON par la visite du marché qui longe la Mosquée : un marché superbe à voir absolument. Depuis la Mosquée nous récupérons un Taxi KARAOKE (et oui, on voit de tout en Asie) pour rejoindre la Pagode GIAC LAM (lieu agréable, un poil loin de tout, visite non indispensable). Le retour vers le "centre ville" se fait en "motorbike" avec deux loulous qui : empruntent deux trajets différents (petite frayeur de voir son compagnon prendre une rue différente de la sienne et disparaître...) ; ont bien essayés de nous faire payer la course deux fois alors que nous avions clairement annoncés la couleur au départ. Le repas du déjeuner se fait au PHO 2000, une adresse à proximité du marché Ben Thanh conseillée par le Routard où le Pho est excellent.
L'après midi nous partons à l'APOTHICAIRE, une adresse magique pour se faire faire un bon massage ou tout autre soin. L'APOTHICAIRE, c'est du bonheur en barre, un cadre magnifique, un excellent accueil et des masseuses expertes qui s'occupent de vous. Nous optons pour un massage THAI. Bien évidement les tarifs pratiqués sont bien loin des standards vietnamiens. Le lieu vise les expatriés, quelques vietnamiennes mariées à des hommes d'affaires et les touristes de passage qui (on ne sait pas vraiment pourquoi) associent forcement chaque destination asiatique avec le bonheur des massages... alors que les vietnamiens ne sont pas plus experts en massage que notre femme de ménage. La facture de l'APOTHICAIRE est donc en conformité avec le lieu : 90 USD pour 2 massages de 60 minutes et une pédicure de 30 minutes. Après ce délice, retour dans le quartier de Ben Than pour acheter des dongs (nous optons pour le recours aux bijoutiers, qui offrent des services de change plus intéressants que les banques), récupérer la première monture solaire, et commander 2 autres paires de verres (une solaire, et une de vue). Le repas du soir se fait au restaurant Le Mandarin, une adresse conseillée à la fois par le Lonely et par le Guide du Routard. Et là, quel coup de bambou !!! Nous y avons très bien mangé... mais ils doivent avoir très récemment changé leur politique tarifaire, car aujourd'hui, bon dieu que ça fait mal.... 2.000.000 dong pour deux menus et deux coupes de champagnes ! C'est simple, pas de carte proposée, juste des menus qui oscillent entre 35 et 150 USD...
Les "bonnes" adresses - Restaurant : Le Mandarin (5/10, tarifs de fous) - Restaurant : Pho 2000 (7/10)
JOUR 3 : HO CHI MINH – CAN THO (NUIT : CAN THO)
Dimanche 27.04.08
Temps forts de la journée - Café du musée des Beaux Arts de Ho Chi Minh - Trajet en bateau pour CAN THO, notamment la sortie de Ho Chi Minh et la traversée du sud du Delta du Mékong - Découverte de la ville de CAN THO, ville "balnéaire"
Carnet de voyage
Initialement nous avions envisagé de quitter tôt Ho Chi Minh en prenant le bateau de 8h00 pour CAN THO, mais, faute de place, nous nous rabattons sur le bateau de 13h00. Ce changement de dernière minute nous permet de prendre un peu plus de temps pour visiter SAIGON.
On profite donc de la matinée pour visiter le Musée des Beaux Arts de Ho Chi Minh et surtout les alentours du musée (une partie de la ville que nous avons beaucoup apprécié).
Le musée des Beaux arts n'a pas beaucoup d'intérêt, la collection présentée est assez pauvre. Les vietnamiens ne sont pas des champions en peinture et encore moins en sculpture. Toutefois, une belle collection d'affiches de propagande y est présentée et surtout le bâtiment en lui même mérite le détour.
A 9h00, nous prenons une collation très agréable au café du musée. Des collectionneurs de timbres ou de pièces & billets de monnaie nous entourent. Ils se retrouvent dans ce lieu pour vivre leur passion.
A 11h00, petit saut au quartier des opticiens pour récupérer notre commande. Au final nos 3 paires de verres nous coûtent la bagatelle de 800.000 dong ! Un bon plan, le travail est bien fait, la qualité des verres correcte !
A 12h00, nous "shoppinons" dans la rue agréable de Nguyen Trai (où nous déjeunons). Puis retour à l'hôtel pour récupérer nos sacs et rejoindre l'embarcadère de Ho Chi Minh.
Le trajet pour Can Tho est un moment inoubliable. Notre mini bateau de 25 places est conduit par un "capitaine" qui jubile en profitant à plein régime des deux moteurs sur-dimentionnés placés à l'arrière de sa chaloupe. Le trajet est vraiment surréaliste...
Dés l'entrée dans le Delta du Mékong, un sourire béa couvre nos visages... ça y est....nous y sommes, à nous le VIETNAM comme nous le rêvions.
A 16h30 nous sommes à CAN THO.
A peine douchés, il faut penser aux préparatifs pour la suite de notre voyage notamment pour la visite des marchés flottants et la boucle que nous souhaitons faire à travers le Delta du Mékong.
L'office du tourisme fermant à 17h00, nous nous retrouvons eu peu dans la misère pour lancer ces préparatifs. Faute de mieux, nous nous retrouvons à négocier un circuit avec une des personnes qui nous a accueilli à notre arrivée à l'hôtel. Cette personne se présente comme un "mini couteau suisse" et se dit prête à nous trouver un guide et des motos pour nos 3 prochains jours et à nous organiser la visite des marchés flottants dès le lendemain matin.
Le tarif annoncé par notre "sauveur" est de 450 USD, nous négocions le tout pour 370 USD. C'est loin d'être un bon tarif, mais l'envie de perdre le moins possible de temps nous pousse à accepter la proposition.
Au programme : Circuit privé de 7 heures le lendemain en bateau pour visiter la région de CAN THO dont les 2 marchés flottants qui semblent les plus intéressants ; Départ le jour même pour CHAU DOC avec un guide et deux "motorbikes" ; Circuit de 3 jours : CAN THO - CHAU DOC ; CHAU DOC - HATIEN ; HATIEN - RACH GIA ; Prise en charge de la "motorbike" par une tierce personne à Rach Gia (ce qui nous évite de re-passer par la case départ). Le marché conclu, nous quittons notre "Huggy les bons tuyaux" pour un repas au restaurant "Le Mekong" (une bonne adresse simple à côté de notre hôtel).
Le soir, nous sommes agréablement surpris par la Ville de CAN THO, ville très agréable. Nous assistons aux répétitions du spectacle des enfants prévu pour le 30/04, date de la fête nationale de la réunification. (spectacle on ne peut plus "coco").
Les "bonnes" adresses - Restaurant : Le Mekong (7/10) - Hôtel : Tay Ho Hotel (42 Hai Ba Trung dans le Routard) (7/10)
JOUR 4 : CAN THO - CHAU DOC (NUIT : CHAU DOC) Lundi 28.04.08
Temps forts de la journée - Visite des marchés flottants - Visite d'une fabrique de pâtes de riz - Très belle engueulade avec "Huggy les bons tuyaux"
Carnet de voyage
A 5h30, nous rejoignons notre guide et notre "pilote de chaloupe privée" devant l'hôtel. Au programme 7 heures de bateau pour visiter les environs de CAN THO et surtout pour découvrir les 2 marchés flottants : le marché de CAI RANG ; le marché de PHONG DIEN (magique !!!). Juste avant de monter dans notre chaloupe, notre guide nous propose un petit café dans un bouiboui en face de l'embarcadère. La proposition est quelque peu malhonnête, en réalité elle permet au frère de "Huggy les bons tuyaux "de nous rejoindre pour re-discuter de la proposition "commerciale" de la veille.
Nous voilà donc, à 5h30 du matin, contraints de re-discutter les conditions de notre voyage pour les 3 jours à venir.
Notre nouveau contact nous assure que nous ne disposons pas de suffisamment de temps pour faire la boucle souhaitée en "motorbike" (CAN THO - CHAU DOC ; CHAU DOC - HATIEN ; HATIEN - RACH GIA) et qu'une option 4 x 4 serait plus intéressante pour nous. Bien évidemment, l'option 4 x 4 est plus chère, le filou nous demande une rallonge de 60 USD.
Furieux de nous retrouver dans cette situation, nous refusons la rallonge de 60 USD, et nous lui rappelons que 12 heures auparavant, tout semblait réalisable avec son frère. Nous lui laissons donc la charge de trouver la meilleure solution pour nous et pour lui au prix initialement convenu.
Finalement nous quittons l'embarcadère à 6h15 avec la désagréable impression d'être tombés sur des lascars qui essaient de nous baiser financièrement (en s'y prenant comme des manches) et que l'organisation de nos trois prochains jours semble compromise !
Il nous faut au moins 30 minutes pour oublier l'incident et commencer à profiter de notre embarcation et surtout du paysage qui nous entoure. Et là quel spectacle ! La visite des marchés flottants est incroyable ! C'est un bonheur immense de se retrouver au milieu de tous ces bateaux chargés de produits divers et variés (ananas, mangues, noix de coco ; ...). Les couleurs y sont superbes ! L'envie de prendre des photos est intense ! La bonne surprise de la journée est l'absence totale de touristes ! Nous avions la crainte en début de journée d'être tels des paparazzi à mitrailler les lieux, les gens, au milieu de nos congénères... et l'instant est tout autre, nous nous retrouvons en "symbiose" avec les bateaux qui nous entourent... moments d'échange et non de "viol". Nous sommes aux anges ! Le reste de la matinée complète l'immersion totale dans le Delta du Mékong. Notre "pilote" et notre guide nous font découvrir la vie des gens de cette région du monde. Un mot résume cette vie le "mekong", les vietnamiens l'utilisent pour se laver, pour se nourrir, pour construire leur maison, pour se déplacer ; pour stocker certaines denrées, pour jouer, mais ils l'utilisent aussi comme poubelle et comme 'tout à l'égout". Au fur et à mesure de la matinée, nous comprenons que le guide prévu par nos lascars pour le reste de notre périple de 3 jours est celui qui nous accompagne, un papy de 66 ans très gentil, très sympathique.... mais qui n'a pas la moindre envie et surtout pas l'énergie pour sauter sur une "motorbike" à notre retour à CAN THO pour se taper les 70 km de route difficile... et qui ne semble pas très chaud pour en faire de même le lendemain et le sur lendemain.
Dès notre retour à CAN THO, un débrief est fait avec Huggy les bons tuyaux. Nous le remercions tout d'abord pour la magnifique balade en bateau, puis très vite le ton monte quand on aborde la re-négociation financière matinale et la solution finale qu'il nous propose pour notre boucle CAN THO - RACH GIA.
Faute de moyen, Huggy n'est pas en mesure de nous proposer un autre guide que le papy. Faute d'envie d'être le responsable de la crise cardiaque de notre compagnon de route, et surtout très peu confiants quant à l'organisation proposée par notre boy scout, nous décidons d'annuler le voyage.
Après nous être défoulés sur le stroumph vietnamien malhonnête, nous récupérons une 4/5 de notre avance (ce qui représente à peu près le prix de la balade du matin) et sautons dans le premier bus disponible en direction de CHAU DOC... (10 USD sont perdus, pas grave, c'est le prix de la sérénité).
Le trajet en bus pour CHAU DOC est très confortable. Nous nous réjouissons très vite de l'abandon de l'option "motorbikes"... et ce pour 3 raisons : - la route pour CHAU DOC n'a pas beaucoup d'intérêt ; - un orage éclate à 14h30 ; - la pluie ne cessera pas pendant tout le voyage. A notre arrivée sur CHAU DOC, nous optons pour le VINH PHOC HOTEL sur les conseils du Lonely Planet. L'hôtel se montre très décevant. Le Lonely parlait d'un hôtel correct tenu par un anglais sympathique qui se montrait souvent de bons conseils pour les voyageurs... Au final nous n'avons jamais rencontré de sympathique anglais ; les conseils sur la région donnés par l'hôtel sont assez pauvres et les chambres ne sont pas bien terribles (mais il faut le dire assez bon marché : 12 USD). Nous profitons toutefois de l'agence de voyage présente dans l'hôtel pour commander nos billets de bus pour Ha Tien (2 x 7 USD ; prix réel 2 x 30.000 dong) ; notre AR en bateau pour Phu Quoc (4 x 18 USD ; prix réel 4 x 180.000 dong) ; notre circuit moto du lendemain (2 x 15 USD). Nous profitons de la fin de journée pour visiter le marché de CHAU DOC (à 2 pas de l'hôtel) et nous dînons au BAY BONG. Une très bonne adresse pour déguster du poisson.
Les "bonnes" adresses - Restaurant le BAY BONG (7/10) - VINH PHOC HOTEL (5/10)
JOUR 5 : CHAU DOC – HA TIEN (NUIT : HA TIEN )
Mardi 29.04.08
Temps forts de la journée - le marché de Chau Doc (magnifique !) - le quartier de Chau Giang (très "tropical" !) - le Mont Sam (à voir, si possible, sous le soleil) - les maisons sur pilotis de Chau Doc - le voyage en bus pour rejoindre Ha Tien
Carnet de voyage
Réveil à 4h45 pour Pilou pour une belle balade à travers les rues de CHAU DOC (en attendant le treck moto prévu à 7h00).
Les temps forts de cette balade : la visite du marché au petit matin notamment le marché aux poissons (très impressionnant) ; l'observation des bateaux qui viennent s'approvisionner (traversée des marchandises à travers les maisons sur pilotis qui longent le marché) ; participation à la séance de gymnastique sur la digue (c'est vraiment amusant de voir toutes ces personnes se retrouver au petit matin pour une séance de gymnastique, ambiance très coco, ressenti amplifié par l'omniprésence des discours patriotiques diffusés dans toutes les villes à partir de 5h00) ; café/thé post effort (comme tout bon vietnamien mais avec en prime un tarif très touristique... mais un très beau sourire de la patronne) A 7h00 nous quittons notre hôtel pour démarrer notre circuit moto (accompagné d'un guide), au programme : le Mont Sam (à voir, si possible sous le soleil, ce qui n'était pas notre cas.... si le soleil est au RDV, le Mont Sam permet un bon panorama de la région et même au delà puisque le Cambodge n'est qu'à quelques km) ; le temple Chau Phu ; la Mosquée Chau Giang. Hors programme, nous visitons la maison de notre guide (très heureux de nous la faire visiter). A deux pas de la Mosquée de Chau Giang, nous visitons un centre d'accueil d'enfants démunis où nous achetons deux très belles nappes confectionnées sur place. Nous sommes de retour à l'hôtel sur les coups de 13h00, ce qui nous laisse un peu de temps pour déjeuner et repasser par le marché. A 14h00 direction la gare routière pour récupérer notre bus. Là commence un trajet inoubliable pour Ha Tien. Notre bus est très petit, sans clim, d'un âge très avancé. On quitte Chau Doc avec un bus plein (plus une seule place libre), pourtant pendant tout le trajet le chauffeur ne cessera de s'arrêter sur le bord de la route pour prendre de nouvelles personnes, au plus fort on atteint le nombre de 30 passagers alors que le bus compte à peine 15 sièges .... complètement surréaliste. Pour couronner le tout, nous rencontrons un orage sévère qui rend la visibilité pour le chauffeur quasi nulle ! Voyage donc fatiguant mais quel voyage !!!! Un moment magique de complicité avec les locaux ! L'arrivée à Ha Tien est quelque peu mouvementée. Dés notre entrée dans la gare routière (et même quelques km avant), notre bus est pris d'assaut par une ordre de conducteurs de motorbike qui nous proposent la course. La méthode un peu rustre ne nous empêche pas de choisir deux chauffeurs (pour négocier la course, la technique "on se casse" fonctionne à merveille)... Première expérience du grand classique : "je ne tiens pas compte ta demande et je t'emmène là où je veux !" (il nous faudra quelques minutes pour faire comprendre à l'hôtel que nous ne restons pas et à nos lascars que nous ne payerons pas la course s'ils ne nous emmènent pas à bon port). Arrivés à l'hôtel que nous avions réservé, nous avons un peu de mal à nous défaire de nos chauffeurs qui attendent une commission et surtout que veulent impérativement nous emmener dès le lendemain pour un circuit moto au Cambodge (sans autorisation...). L'hôtel choisi est le Ha Tien Hôtel : une excellent adresse où les chambres sont vraiment de très bon niveau pour un prix très raisonnable. Nous optons pour une chambre à 300.000 dong après avoir essayé (sans succès) de négocier un tarif intéressant pour la "suite". L'échec de la négociation se situe davantage sur le problème de la langue que sur le prix demandé... Nous dînons au restaurant XUAN THANH, une très bonne adresse où l'accueil est sympa (on vous conseille l'excellent calamar à l'ananas). Puis petite séance de shopping avant d'aller dormir (achat de pellicules fuji à 36.000 dong pièce et achat d'un casque moto pour Pilou).
Les "bonnes" adresses - Restaurant XUAN THANH (7/10) - Ha tien Hôtel (8/10)
Restaurant en face du musée archéologique à Bagan? (Birmanie) English translation pending
Bonjour, je cherche qui connait un petit resto placé en face du musée archeologique a Bagan, un couple très gentil et acceuillant, mais je ne sais pas comment les joindre,
Pouvez vous m'aider
Merci
Mésaventure en taxi à Saïgon (Hô-Chi-Minh-Ville) English translation pending
Il m'est arrivé le 13 juillet une mésaventure que je préférerais voir évitée aux personnes qui se rendent dans cette ville. Après un repas avec des amis dans les baraques installées le soir au marché de Ben Thahn (excellent repas et excellente ambiance, au passage), je suis rentrée seule en taxi à mon hôtel et j'ai commis la bêtise de prendre la première voiture venue. J'avais fait auparavant plusieurs fois le trajet similaire qui m'avait toujours coûté entre 12 000 et 18 000 dongs. Là, surprise, le chauffeur me demande 87 000 dongs à l'arrivée. Deuxième erreur : coup de fatigue sans doute, j'avais oublié de vérifier le compteur qui visiblement sautait de dongs en dongs à la cadence d'une marée montante au Mont Saint Michel (je précise que je vis au Vietnam et que je suis d'ordinaire plus vigilante que ça.)
J'avais sorti 30 000 dongs et j'ai bondi, j'ai dit à mon chauffeur de me conduire à la police où je le réglerais directement. Il a profité de mon moment de stupéfaction pour prendre mon porte-monnaie et le faire disparaître comme par enchantement. J'ai refusé de descendre, lui ai ordonné de me rendre mon argent, je passe les détails, ça a duré une bonne demi-heure. Pendant ce temps, il roulait, il roulait, tentant d'ouvrir la portière arrière pour me pousser dehors, mais j'étais furieuse, et la colère rend inconscient. J'ai appelé les amis avec lesquels j'avais dîné, qui ont pu suivre la scène en direct, jusqu'au moment où, parvenu dans une rue déserte, le chauffeur a extirpé de sous son siège une très longue lampe de poche (quasiment un mètre à vue de nez), et a commencé à me taper sur le bras pour me pousser à descendre. Devant mon refus, il m'a asséné un bon coup sur le crâne, et là je me suis décidée à sortir. Il a démarré en trombe, mais j'ai eu le temps de communiquer le numéro de sa plaque à mes amis à l'autre bout du fil.
J'ai pu à quelques centaines de mètres trouver un motobike qui m'a ramenée à l'hôtel où nous sommes allés au commissariat avec mes amis, mais je dois ajouter que l'expérience était moins que positive : il ne fait pas bon être agressé au Vietnam, la police a prétendu qu'elle ne pouvait absolument rien faire avec le numéro d'immatriculation, mais a tout de même vérifié mon identité en téléphonant à l'hôtel où j'étais descendue. Avec mes bleus au bras et ma bosse de rhinocéros au milieu de la tête, j'étais passée du stade de victime à celui de suspecte ! Quand un ami vietnamien a téléphoné à la compagnie de taxi, il a obtenu à peu près la même réaction désinvolte, elle n'a pas même demandé le numéro de son chauffeur.
Je voudrais tirer plusieurs leçons de la mésaventure :
Ne soyez pas aussi stupide que je l'ai été : pour 300 000 ou 400 000 dongs, il aurait pu me tuer. A posteriori, j'ai été affolée par mon attitude inconsciente. "La colère est mauvaise conseillère", dit le dicton. Laissez de côté votre irritation ou votre amour-propre : partez !
Mais ceci n'est qu'un conseil de vie, et je sais parfaitement que chacun en fera ce qu'il veut - et il aura raison. En revanche, le but principal de mon message était celui-ci : je n'ai jamais eu de problèmes avec les compagnies Vinasun, Mailhing ou Vinataxi, les compteurs et les chauffeurs sont scrupuleusement honnêtes. Mais ne vous adressez jamais à de petites compagnies, en l'occurrence, celle-ci, dont je ne me souviens plus le nom mais dont toutes les voitures sont grises, petites et assez vétustes.
Dernier point : si réponses il y a, surtout évitez les levées de bouclier contre le Vietnam. Je suis persuadée que la même mésaventure aurait pu m'arriver dans n'importe quelle grande ville du monde. Evitez aussi de stigmatiser les taxis vietnamiens : malgré un usage intensif, c'est la première fois que je devais affronter un problème.
J'avais sorti 30 000 dongs et j'ai bondi, j'ai dit à mon chauffeur de me conduire à la police où je le réglerais directement. Il a profité de mon moment de stupéfaction pour prendre mon porte-monnaie et le faire disparaître comme par enchantement. J'ai refusé de descendre, lui ai ordonné de me rendre mon argent, je passe les détails, ça a duré une bonne demi-heure. Pendant ce temps, il roulait, il roulait, tentant d'ouvrir la portière arrière pour me pousser dehors, mais j'étais furieuse, et la colère rend inconscient. J'ai appelé les amis avec lesquels j'avais dîné, qui ont pu suivre la scène en direct, jusqu'au moment où, parvenu dans une rue déserte, le chauffeur a extirpé de sous son siège une très longue lampe de poche (quasiment un mètre à vue de nez), et a commencé à me taper sur le bras pour me pousser à descendre. Devant mon refus, il m'a asséné un bon coup sur le crâne, et là je me suis décidée à sortir. Il a démarré en trombe, mais j'ai eu le temps de communiquer le numéro de sa plaque à mes amis à l'autre bout du fil.
J'ai pu à quelques centaines de mètres trouver un motobike qui m'a ramenée à l'hôtel où nous sommes allés au commissariat avec mes amis, mais je dois ajouter que l'expérience était moins que positive : il ne fait pas bon être agressé au Vietnam, la police a prétendu qu'elle ne pouvait absolument rien faire avec le numéro d'immatriculation, mais a tout de même vérifié mon identité en téléphonant à l'hôtel où j'étais descendue. Avec mes bleus au bras et ma bosse de rhinocéros au milieu de la tête, j'étais passée du stade de victime à celui de suspecte ! Quand un ami vietnamien a téléphoné à la compagnie de taxi, il a obtenu à peu près la même réaction désinvolte, elle n'a pas même demandé le numéro de son chauffeur.
Je voudrais tirer plusieurs leçons de la mésaventure :
Ne soyez pas aussi stupide que je l'ai été : pour 300 000 ou 400 000 dongs, il aurait pu me tuer. A posteriori, j'ai été affolée par mon attitude inconsciente. "La colère est mauvaise conseillère", dit le dicton. Laissez de côté votre irritation ou votre amour-propre : partez !
Mais ceci n'est qu'un conseil de vie, et je sais parfaitement que chacun en fera ce qu'il veut - et il aura raison. En revanche, le but principal de mon message était celui-ci : je n'ai jamais eu de problèmes avec les compagnies Vinasun, Mailhing ou Vinataxi, les compteurs et les chauffeurs sont scrupuleusement honnêtes. Mais ne vous adressez jamais à de petites compagnies, en l'occurrence, celle-ci, dont je ne me souviens plus le nom mais dont toutes les voitures sont grises, petites et assez vétustes.
Dernier point : si réponses il y a, surtout évitez les levées de bouclier contre le Vietnam. Je suis persuadée que la même mésaventure aurait pu m'arriver dans n'importe quelle grande ville du monde. Evitez aussi de stigmatiser les taxis vietnamiens : malgré un usage intensif, c'est la première fois que je devais affronter un problème.
Recettes de cuisine philippine? English translation pending
Qui pourrait m' indiquer des recettes de cuisine philippine, est ce bon? Très épicé? Quelle est la base de la nourriture à part le riz?
Merci !!
Trajet en avion à l'intérieur de la Thaïlande English translation pending
coucou a tous
c'est encore moi avec toujours mes questions pour mon voyage
j'ai bien prit note de vos conseils sur le contenu de mon voyage qui était trop chargé.
j'ai fais des modif et pour gagner du temps je comptais prendre l'avion bangkok soit chiang mai mais le mieux serait sukhothai, mais je ne trouve pas de ligne?
En fait, je comptais rester deux jours sur bangkok et environ
puis prendre l'avion pour sukhothai si il y a un vol rester un jour pour etre chez un ami
monter en voiture a chiang mai visite temple, cours de cuisine, ballade en éléphant, ferme aux serpents
visiter la région de mae hong son qui a l'air encore très naturelle avec beaucoup de grottes sources d'eau chaudes cascades, village des tribus..
retour chiang mai pour un vol direct pour bangkok
l'itinéraire vous semble t il correct ou avez vous d'autre idée sachant que je doit me rendre obligatoirement à sukhothai chiang mai mae hong son bangkok.
combien faut il prévoir financièrement pour chacun des deux vols?
Merci de votre aide
Birmanie: quelques nouvelles de l'intérieur English translation pending
pour les moderateurs;
je sais que j ai aussi mis ce message dans la rubrique "pensees de voyageurs" et que ca fait un doublon, mais je me suis dit que ca toucherait plus de monde ainsi, donc si ca ne vous embete pas, merci de le laisser dans les deux rubriques...
Comme le savaient déjà certains je suis arrivé en Birmanie il y a quelques jours. J avais au préalable pris contact avec le directeur d une petite ONG appelée « Partenaires » dont un ami m avait dit le plus grand bien quant à son honnêteté et son efficacité pour avoir travaillé avec lui au moment du cyclone qui a touché le Bangladesh il y a quelques mois. Une ONG dont apparemment les frais de fonctionnement sont réduits au minimum et dont les collaborateurs étrangers sont bénévoles, ça me plaisait bien tout ca… J avais peur qu on me dise que ma présence n était ni souhaitable ni souhaitée mais non, le directeur était d accord pour que je vienne. Un visa arraché de haute lutte à Bangkok et un billet d avion plus tard j arrivai à Yangon. Même si la ville n est pas dans la zone la plus sévèrement touchée n empêche qu on voit qu il y a eu du dégât, partout des arbres arrachés, certains sont tombés sur des maisons, d autres gisent ca et là… J arrive au QG et une fois le tour du propriétaire fait je constate que j ai frappé à la bonne porte: pas de locaux luxueux, juste un appartement/bureau, au 5eme sans ascenseur, loué pour les besoins de l ONG (qui était en fait déjà présente dans le pays depuis 10 ans), pas un trou à rat parce qu il faut pas exagérer quand même, mais loin d être classieux ca c est sur. Il n y a pas de clim ni de télé, rien que le strict nécessaire, c est a dire quatre vieux ordis, une imprimante, une petite photocopieuse, un téléphone, basta. Tout de suite j accroche avec le directeur, un barbu au regard tranquille et au verbe ciblé, le genre de gars qui ne l ouvre pas pour ne rien dire, qui ne manie pas la langue de bois et appelle un chat un chat. Il m explique certains des projets qu il a déjà menés à bien dans plusieurs pays avec des budgets plus que réduits, ça force le respect et si vous ne me croyez pas allez donc voir sur le site : www.partenaires-association.org ou regardez a la fin de ce message, j ai mis un copier coller en anglais qui vous intéressera surement… Christian(car tel est son nom, NDLR)est un boulimique de travail: il se lève très tôt le matin et se couche à regrets le soir, ses journées sont trop courtes quand bien même il travaille jusqu à une heure avancée de la nuit. Et quand je dis avancée, c est avancée, il ne consent à s abandonner au bras de Morphée que quand ses yeux commencent à se fermer et qu il tombe de fatigue, c est à dire sur le coup des 1 h-2 h du mat(hier soir 4 h!)… Il s arrête bien pour manger un peu, par obligation, mais la bouffe ne semble pas être au centre de ses préoccupations, ça tombe bien car moi non plus, Et c est à la bonne franquette: il y a une cuisine et on se fait à manger nous mêmes, vu nos talents respectifs en la matière ca se résume à quelques pates instantanées ou un peu de riz avec genre quelques légumes et œufs, pas les repas des grands soirs!!! Et je sens bien que Christian est le genre de gars à oublier souvent de manger ou à se contenter d un mauvais sandwich pour économiser du temps. Oui, ce gars est une vraie machine, une machine au service des déshérités… Vous me direz, pourquoi je ne parle que de lui ? Quid des autres ? Ben c est que les autres, y en a pas beaucoup. Il y a votre serviteur et deux birmans sympas qui aident pour tout ce qui est relatif aux traductions, démarches administratives, études sur le terrain etc… et c est tout, vous connaissez maintenant toute l équipe… Aux niveaux frais de fonctionnement je comprends vite comment il réussit à les maintenir a seulement 2 % des dons(ce qui me semble être un record). Je vous ai déjà décrit en gros le genre de la maison au niveau hébergement et repas, le reste est à l avenant: voiture ? Y a pas, mais l ONG s enorgueillit d une mobylette achetée d occaz. Taxis? Pas dans la chaine alimentaire du Christian, on prend les bus locaux pour nos déplacements en ville ou ailleurs(et il a bien raison, même si les taxis sont bon marché ca revient cher sur le long terme et l argent ainsi économisé pourra servir à vous savez quoi). Sa paye ? Très simple, il n en a pas… En ce qui concerne les employés, il m a expliqué que les occidentaux qui viennent de temps en temps donner un coup de main sont souvent bénévoles, ou grassement payés 300 E/mois s ils restent au moins 6 mois; par contre il paye les locaux. Car eux évidemment ne sont pas des privilégiés comme nous et ont besoin d un salaire pour faire vivre leur famille(il les paye très correctement par rapport au niveau de vie du pays et les gars sont contents, mais on est bien loin des payes faramineuses de certains « humanitaires »). Si je vous décris tout ca c est pour que vous compreniez bien que Christian est un gars totalement dévoué à sa cause, que son ONG est fiable et que si vous décidez d envoyer des dons ils seront bien utilisés sur le terrain et pas gaspillés en frais de fonctionnement iniques. Alors maintenant, les projets proprement dits... La zone du delta de l Ayerwady est toujours strictement interdite aux étrangers et les dons doivent transiter par la croix rouge birmane qui les distribue sur place, avec les interrogations que cela suscite évidemment, mais elles n ont pas lieu d être discutées ici… Ca ne veut pas dire pour autant qu il n y a rien à faire ailleurs, la zone autour de Yangon a dégusté elle aussi et comme d habitude en pareil cas ce sont les plus pauvres qui ont été les plus touchés car leurs malheureuses maisons en bambou n étaient pas vraiment à l épreuve d un tel déchainement de la nature. Certaines infrastructures ont été détruites, ce qui n arrange pas les choses vu que même avant la catastrophe elles étaient déjà assez limitées. Christian s est associé pour l occasion avec l ONG Solidarités, qui est une structure plus importante que la sienne et qui fait elle aussi du bon boulot, pour des projets pas toujours en rapport avec le cyclone(comme creuser des puits ou des bassins, garantir l accès a l eau potable, construire des latrines etc…)mais qui n en demeurent pas moins, à mon sens, importants. Ils ont donc différents projets en cours et vont embaucher du personnel dans les jours qui viennent. Bon ok, mais toi naps, qu est ce que tu fais là dedans, à part écrire des longs textes sur internet? Patience, j y viens… Avec Christian on a pas mal discuté et on a monté un projet assez ambitieux(je dis ambitieux car notre budget est plutôt limité en regard des besoins), un projet dont j aurai la charge et serai responsable et qui d après lui n aurait jamais été pris en compte par quelque ONG que ce soit car il n est ni flashant ni clinquant, et pour le moins pas photogénique. En deux mots, il s agirait de garantir une rentrée des classes et une année scolaire aussi normales que faire se peut aux gamins des familles les plus défavorisées d un faubourg situé a une trentaine de kilomètres de Yangon. Une mosaïque de petits villages qui au fil du temps est devenue une ville. Enfin une ville c est beaucoup dire, au niveau administratif c en est une mais il n y aucun centre ville et les différents bleds, parfois assez éloignés les uns des autres, sont toujours reliés entre eux par des mauvais chemins en terre. Pourquoi on ne s occupe pas de distributions de nourriture vu que jusqu à présent, et d après un tableau dont je viens d avoir connaissance et d autres informations déjà en notre possession, très peu a été fait à ce niveau la ? Tout simplement parce qu il s agit d une tache titanesque et que Partenaires est loin de disposer d un budget suffisant… Pensez donc, même une ONG de renommée internationale et qui dispose de fonds conséquents comme Save The Children n a distribué, en tout et pour tout, que l équivalent d un ou deux jours de vivres dans cette zone, nourrir des dizaines de milliers de gens durant au moins plusieurs semaines serait effroyablement couteux … Enfin bon, en tout cas c est une région que Christian connaît bien pour y avoir déjà mené à bien pas mal de projets(puits, sanitaires, eau potable etc…), elle répond au doux nom de Shwe Phi Tha (ça se traduit par « pays doré et paisible », on dirait une blague…) et il en parle sur son site. J en entends dire que tout ca c est bien gentil ces histoires d écoles, mais que ça n a rien à voir avec le cyclone!! Et bien si, je vous explique(et j ajoute que de toute façon un malheureux est un malheureux, toutes les causes se valent): comme je l ai dit plus haut, ce sont les familles les plus pauvres qui ont payé le plus lourd tribut a Nargis, toits de feuilles tressées arrachés, maisons en bambou écroulées… A ça s ajoute une paralysie d une partie de l industrie locale (il y a beaucoup d usines à Shwe Phi Tha) à cause des dégâts, ce qui signifie moins de boulot et donc moins de sous alors même qu ils en ont cruellement besoin en ce moment pour réparer leur toit, sous la mousson… Là dessus vient se greffer la rentrée scolaire qui aura lieu la semaine prochaine. La Birmanie, c est pas la France, et vous pensez bien qu il n y a pas d allocation de rentrée financée par les caisses de l état. Au contraire, il y a pour chaque élève des frais d inscription obligatoires, auxquels il faut ajouter l achat des fournitures et probablement celui d un nouvel uniforme, voire de deux, pour remplacer celui ou ceux de l année précédente qui seraient devenus trop loqueteux. On peut comprendre aisément que pour les familles les plus démunies ca tombe plus que mal, mais ce n est pas tout. Beaucoup d écoles ont subi des dégradations plus ou moins importantes à cause du cyclone, notamment au niveau des toitures. Et sur qui comptent elles pour financer les réparations? Sur les familles bien sur, le gouvernement c est même pas la peine d espérer… Et donc cette année, aux frais d inscription vont s ajouter des frais supplémentaires pour les réparations (dont le montant variera d une école à l autre en fonction des besoins) et si tu payes pas, ton gamin n ira pas à l école … Prenez tous les facteurs cités plus haut, mettez les dans une boite, mélangez bien et qu est ce qui ressort ? Ben que, vu que déjà d habitude beaucoup d enfants des familles les plus défavorisées ne vont pas en classe faute de thunes, il faut s attendre cette année à une véritable chute dans la scolarisation. Déjà que l’éducation est pas terrible… Pire, dans la majorité des cas leur scolarité risque de s arrêter là car une fois qu ils auront loupé une année il y a de grandes chances qu’ils ne retournent plus jamais a l école et qu ils entrent trop jeunes dans le marchée du travail. Et même s ils y retournaient ils auraient de toute façon tellement pris de retard et auraient tellement oublié du peu qu ils avaient acquis les années précédentes qu ils garderaient un sérieux handicap… Et ça fait combien d enfants tout ça ? Pour l instant on ne sait pas exactement. Pourquoi ? Parce que, l air de rien, on n est pas si bêtes avec le Christian: les inscriptions ont démarré et se poursuivront jusqu à dimanche et imaginez ce qui se passerait si on débarquait avec nos gros sabots made in France en claironnant à la cantonade qu on va prendre en charge les frais scolaires? Traduit du birman : Ah ben tiens, je vais faire des économies cette année, y a des occidentaux qui vont payer pour moi, faciiiiiile… Oui mais non, ca va pas se passer comme ca les gars!! On va attendre tranquillement que les inscriptions soient closes ce dimanche et de là on saura, après quelques jours, quels gamins manquent à l appel(d après nos estimations il devrait y en avoir au moins 5000). Lundi on va aller voir les directeurs d école un par un et leur dire qu on peut financer une partie de leurs rénovations si en contrepartie ils abandonnent la surprime a l inscription pour les plus pauvres (le budget qui sera alloué a ces travaux est l objet d un autre projet dont Christian s occupera au niveau évaluation des besoins, financement et organisation, mais il se peut même, aux dernières nouvelles, qu une grande ONG s en occupe). Et de là ne nous restera plus qu à contacter les familles des non inscrits une par une et de leur dire que: on paye l inscription; on paye un uniforme mais que si plus tard dans l année il en faut un autre ca sera a leur charge (histoire que les parents participent un peu quand même, et aussi pour économiser car Partenaires, vous l aviez compris, n est pas un mastodonte onusien, ce qui, soit dit en passant, est bien dommage, mais passons…); on paye une partie des fournitures(en gros ce qui est nécessaire pour la rentrée) mais pas tout, et si dans la suite de l année il faut racheter un stylo et quelques cahiers on estime que les parents pourront s en charger car d ici là ils auront eu le temps de se retourner et puis ça ne coûte pas très cher(sauf que pour nous, multiplié par le nombre de gamins, ca alourdirait les dépenses d un budget déjà loin d être suffisant). Ce projet nous semble être de 1 ère importance car autant Christian que moi nous pensons que l éducation est la clé de tout, c est par l éducation des jeunes générations que les choses finissent par bouger et c est bien pour ca d ailleurs qu elle n est jamais une priorité pour certains gouvernements … Me voilà donc arrivé au but de mon propos et à la raison pour laquelle j ai risqué une tendinite des index à taper ce texte: les sous !!!!!! (vous vous doutiez bien qu à un moment ou à un autre j allais y venir, pas vrai ?:-))) Notre estimation est que pour chaque enfant seront dépensés entre 7 et 9 euros, multiplié par bien 5000 gamins. Christian peut mettre une partie de ses crédits sur l affaire, une autre ONG, à qui il restait des sous du tsunami, nous a fait un chèque de 6500 euros, j ai investi moi-même une somme assez conséquente et on attend d autres contributions de donateurs individuels grâce au site de Partenaires. Mais pour l instant nous n avons qu entre un tiers et la moitie du coût total approximatif de l opération et c est là que je me tourne vers vous. Beaucoup de gens sur le forum semblent compatir aux souffrances du peuple birman mais la question qui ressort est toujours la même: à qui donner? Les grosses ONG sont assez discréditées à cause de leur train de vie éhonté(je viens encore d en voir de belles depuis que je suis arrivé, passons), il y a des rumeurs sur l armée birmane rackettant les donateurs etc… Chez Partenaires, 98 % de vos dons arriveront à bon port, et personne ne volera quoi que ce soit vu le type de mission dont il s agit. Christian m a confié la gestion et l organisation du projet et croyez moi, je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour le mener à bien, aider ces pauvres petits et me montrer digne de la confiance qu il m accorde, c est pour moi une question d honneur… Vous pouvez bien sur dire que je suis un menteur, un affabulateur, un escroc et un rigolo incapable de mener à bien ce genre de projet, mais ceux qui me connaissent sur ce forum savent bien que ce n est pas le cas, et j espère qu ils sauront me défendre face aux esprits chagrins qui pourraient s inviter dans la discussion car je n aurai guère le temps de le faire moi-même. Je suis par contre à votre disposition pour toutes informations complémentaires (dans cette discussion bien sur et pas en message privé car elles ne seraient pas accessibles à tous) mais s’il vous plait, essayez d éviter les polémiques et la politique, je ne suis pas là pour ça et je n ai pas le temps en ce moment de m embarquer dans des débats interminables, la situation est grave et requiert une réaction rapide… Excusez moi d ailleurs si je ne répondrai pas toujours à la minute près, j ai beaucoup de choses à faire(entres autres retourner l une ou l autre fois sur le terrain)et à partir de lundi commencer la tournée des écoles et organiser la suite des évènements, il va y avoir du sport !!! Merci d avance à tous, et désolé d avoir ete aussi long…
Et maintenant, pour ceux qui se sentent encore un peu de lecture, voici, en anglais, un compte rendu de certaines des activités passées de Partenaires, Christian, c est à toi, envoie le franglais :-)))
PRESENTATION of PARTNERS NGO
PARTNERS is an international solidarity organisation established in France in 1991 by Christian Raymond, an engineer and former diplomat. Chart PARTNERS is a non-profit, non-religious, non-political and non-governmental humanitarian organisation, devoted to development, mainly by improving health and vocational training for needy people. Methods PARTNERS workswith qualified volunteers who conduct development projects in poor areas which get little assistance from large international organisations. They work in close conjunction with the local population, whose involvement in designing and implementing the programmes is of paramount importance. All projects take environmental concerns as well as local culture into account. PARTNERS ’ main objective is sustainability, so as to leave the communities concerned in charge in the long term. Particular emphasis is placed on health, education and training, especially to the benefit of women and children. Finances The organisation has received subsidies and donations from private and corporate donors and from various French and Foreign government agencies, among which the European Union, the French Ministry of Foreign Affairs, the Embassies of the UK, Switzerland, Japan, Australia, New Zealand, Canada, the Netherlands, Ireland and Belgium, UNICEF, UNAIDS, Alcatel, Vivendi, Michelin, TOTAL, Air France-KLM, Swissair, the Raoul Follereau Foundation, Enfance et Partage, the Tulsi-Chanrai Foundation, Montpellier Hospitals… PARTNERS' WORLDWIDE PROGRAMMES PARTNERS ’ first project was launched in Nigeria in 1991 and has already been taken over by a local NGO. Since, the organisation has set up several projects in India and Bangladesh, and developed its activities in Myanmar, Brazil, Bolivia and Moldova. Programmes completed Nigeria (1991-1998)Between 1991 and 1998 PARTNERS has conducted an integrated health and development project in Ogun Waterside. The project included rehabilitation of the 60-bed country hospital, creation of the first pathology laboratory in the area and an outreach immunisation campaign in 60 villages. An extensive health and hygiene education programme was run, especially to promote consumption of safe water. The sanitation programme has now been taken over by PARTNERS’ ‘ local counterpart, PARTNERS NIGERIA. § India (1995-2001) PARTNERS conducted a comprehensive educational project in three Bombay small slums from 1995 to 2001. The programme included a nursery class, study classes for primary school children, as well as vocational training, literacy classes and health / hygiene education for women. In Calcutta, PARTNERS provided support for a local NGO working with street children. Bangladesh (1996-1998)From 1996 to 1998, PARTNERS ran a project for the advancement of women in northern Bangladesh (Dhunot), which included a micro-credit scheme and vocational training. PARTNERS also set up a library for the children attending the outreach classes conducted by its Bangladeshi associate, the IIRD (Institute of Integrated Rural Development). The IIRD has now integrated these components into its large-scale projects in four underprivileged areas of the country – one of the most densely populated and poorest in the world. Brazil / Bolivia (since1999)In Petropolis (Brazil), thanks to a subsidy from the European Union, Partners has joined forces with SEOP, a local organisation, to improve housing conditions, conduct hygiene and domestic science classes and build six bio-digesters for the environment-friendly processing of liquid waste. Other projects in a poor Nordeste rural area and then in the Andes (Bolivia) provide rain water storage facilities and help to diversify crops and cattle, as well as to trade them better. Western EuropeIn 1999-2000, PARTNERS, jointly with a group of NGOs in the Lyon’s area in France, has participated in providing accommodation and basic necessities for several hundred refugees from Kosovo. It has also helped organise schooling for their children. In France, Italy and England, PARTNERS has conducted campaigns to develop public awareness of developing countries’ problems, especially among young people, through conferences in schools, participation in numerous forums, publication of a newsletter and training of volunteers.
Incumbent programmes Bangladesh (since September 2001)In September 2001, PARTNERS opened a day and night centre for street children in Dhaka. The shelter welcomes daily 160 slum, street and working children. The project is providing non-formal education, recreational activities, nutrition, health and hygiene facilities and shelter for the most vulnerable children, plus vocational training. Twelve local staff and social workers have been recruited and trained, and one expatriate is coordinating the various programmes. Moldova (since 2002)PARTNERS is supporting orphans and disabled teenagers living in several governmental institutions through rehabilitation of the infrastructures and adapted vocational training, such as pilot farm-school projects, which both feed the children better and train them to a real job. PARTNERS' ACTIVITIES IN MYANMAR
Introduction Starting operations : 1998 Work fields : Water and Sanitation, Health Education, HIV/AIDS prevention, Child Protection Staff : 1 expatriate, 22 locals Locations : Yangon Division (Shwe Pyi Tha Township), Magway Division (Yenanchaung Township) MoU : signed in 2002 with the Ministry of Health and extended in March 2006 for three years
From 1996 to 1998, two volunteers started to implement the mission in Yangon : gathering as much information as possible about the country, its social, economic and health situation, negotiating with the authorities and applying for the necessary Memorandum of Understanding (MoU) with the Ministry of Health, contacting the UN agencies and the other INGOs, visiting the different suburban townships of Yangon, identifying needs in various underprivileged areas, etc. Partners selected Shwe Pyi Tha Township, 34 km North of downtown Yangon. It seemed necessary to focus onrehabilitation of water supply systems, construction of good quality latrines, and basic hygiene education - mainly in the schools since children are the most vulnerable and condition the future of the communities.
Previous PARTNERS’ Projects in Myanmar 1) Since it has been present in the country, PARTNERS’ focus has been to provide safe water and proper latrines, as well as health education to primary schools' students and teachers in Shwe Pyi Tha township. Since 2000, 30 schools of Shwe Pyi Tha were provided with pumps, over head water tanks, drinking points, washing points, sanitary latrines and urinals, rubbish pits. They were also given a maintenance training. Moreover, 25, 000 children in 50 schools have participated in health education sessions and a theatre performance disseminating hygiene knowledge has been organised in 43 schools in the township. Details follow : PARTNERS’ achievements in Shwe Pyi Tha Township
In 2000, Partners carried out a pilot project in water supply and sanitation in basic education schools. It covered 6 primary schools in different areas of Shwe Pyi Tha. In 2001, PARTNERS started implementing a wider programme of water supply and sanitation in primary schools (4000 children beneficiaries), funded by Japanese Embassy in the early 2002, which provided 11 schools with proper water and sanitation facilities. In 2003, New Zealand funded a project that supplied adequate facilities to one village and school. Also In 2003, PARTNERS has given health talks in all the primary schools of the township with a grant from British Embassy, and also organised theater performances including health messages in 43 schools of Shwe Pyi Tha Township. In 2004, we provided water and sanitation facilities to two other schools thanks to Australian Embassy's funds. In 2005, Swiss Agency for Development and Cooperation gave a grant to PARTNERS to cover the watsan needs in 11 other schools. At the same time we kept running a wide HIV/AIDS Awareness campaign in Shwe PYi Tha Township (‘FHAM’ project funded by UNAIDS). In 2006, the British Embassy financed the provision of 8 latrines to one of the 7 monastic schools settled there (West Okkyin). Hygiene sessions were also organised in every class. And under FHAM project again we performed a 2nd Round of HIV/AIDS Awareness campaign in Shwe PYi Tha Township, reaching 90 000 people on total.
2) Since 2004, PARTNERS has extended its water and sanitation activities to the Dry Zone in Yenanchaung (Magwe division). Jointly with Terre des Hommes Italy, the project aims at improving community water supply and reducing public health risk factors in 32 villages. Ponds, dams, ground and rain water collection tanks and latrines have been provided; hygiene awareness campaigns have been conducted. Achieved outcomes are following : * Rural Health Centres : 4 brand-new health centres + rehabilitation of 4 health centres + expansion of 2 health centres * Water supply : building 2 dams and digging 11 rainwater ponds * Rural WatSan development : 32 villages in dry zone were assisted with : 38 school latrines and 1367 household latrines 27 hand-washing points and 2650 water containers 2750 hygiene kits
3) Due to the fast-growing rate of HIV/AIDS infection in Myanmar, PARTNERS has taken part in the reduction of HIV/AIDS transmission and in the enhancement of the quality of life of people with the virus. This project targeted workers, youths and general population of Shwe PYi Tha, gathered on their workplaces, in markets, karaoke bars.. and carried out collective awareness sessions to diffuse messages, give and promote condoms and train peer educators.
4) Child Protection
In 2002-03, PARTNERS has achieved an extensive survey in 4 urban and semi-urban areas in Yangon and Mandalay divisions. This was the sound basis for our team to write a report for UNICEF about Vulnerability of Children in Need of Special Protection. One of the outcomes was the difficulty for many families to satisfy their basic needs, among which sending their children to school regularly. Following this study, PARTNERS has implemented in 2004 a project in three official institutions in Yangon, supported by UNICEF. Child rights and protection messages have been spread to both vulnerable children and the staff, through the means of theatre performances and creative activities included in the workshops.
On-going programme
We are near to completion of a programme at three Monastic schools for Water and Sanitation Facilities’ improvement, funded by Australian Embassy. These monastic schools have some monks amidst their teachers but don’t train monks, instead they are the only ones that give totally free education to poor children. Duration of the programme is only three months : March, April and May 2008. The works include a shallow tube-well and two concrete OverHead Water Tanks ( gallon 400), two filtration systems, three hand-washing points and two drinking -water points, one hand-pump, two pump houses with air compressors, six latrines with septic tanks, two concrete access ways to WatSan facilities, and also Operation & Maintenance Training plus Personal Hygiene Training. Number of beneficiaries : 2674 students and about 50 teachers.
Comme le savaient déjà certains je suis arrivé en Birmanie il y a quelques jours. J avais au préalable pris contact avec le directeur d une petite ONG appelée « Partenaires » dont un ami m avait dit le plus grand bien quant à son honnêteté et son efficacité pour avoir travaillé avec lui au moment du cyclone qui a touché le Bangladesh il y a quelques mois. Une ONG dont apparemment les frais de fonctionnement sont réduits au minimum et dont les collaborateurs étrangers sont bénévoles, ça me plaisait bien tout ca… J avais peur qu on me dise que ma présence n était ni souhaitable ni souhaitée mais non, le directeur était d accord pour que je vienne. Un visa arraché de haute lutte à Bangkok et un billet d avion plus tard j arrivai à Yangon. Même si la ville n est pas dans la zone la plus sévèrement touchée n empêche qu on voit qu il y a eu du dégât, partout des arbres arrachés, certains sont tombés sur des maisons, d autres gisent ca et là… J arrive au QG et une fois le tour du propriétaire fait je constate que j ai frappé à la bonne porte: pas de locaux luxueux, juste un appartement/bureau, au 5eme sans ascenseur, loué pour les besoins de l ONG (qui était en fait déjà présente dans le pays depuis 10 ans), pas un trou à rat parce qu il faut pas exagérer quand même, mais loin d être classieux ca c est sur. Il n y a pas de clim ni de télé, rien que le strict nécessaire, c est a dire quatre vieux ordis, une imprimante, une petite photocopieuse, un téléphone, basta. Tout de suite j accroche avec le directeur, un barbu au regard tranquille et au verbe ciblé, le genre de gars qui ne l ouvre pas pour ne rien dire, qui ne manie pas la langue de bois et appelle un chat un chat. Il m explique certains des projets qu il a déjà menés à bien dans plusieurs pays avec des budgets plus que réduits, ça force le respect et si vous ne me croyez pas allez donc voir sur le site : www.partenaires-association.org ou regardez a la fin de ce message, j ai mis un copier coller en anglais qui vous intéressera surement… Christian(car tel est son nom, NDLR)est un boulimique de travail: il se lève très tôt le matin et se couche à regrets le soir, ses journées sont trop courtes quand bien même il travaille jusqu à une heure avancée de la nuit. Et quand je dis avancée, c est avancée, il ne consent à s abandonner au bras de Morphée que quand ses yeux commencent à se fermer et qu il tombe de fatigue, c est à dire sur le coup des 1 h-2 h du mat(hier soir 4 h!)… Il s arrête bien pour manger un peu, par obligation, mais la bouffe ne semble pas être au centre de ses préoccupations, ça tombe bien car moi non plus, Et c est à la bonne franquette: il y a une cuisine et on se fait à manger nous mêmes, vu nos talents respectifs en la matière ca se résume à quelques pates instantanées ou un peu de riz avec genre quelques légumes et œufs, pas les repas des grands soirs!!! Et je sens bien que Christian est le genre de gars à oublier souvent de manger ou à se contenter d un mauvais sandwich pour économiser du temps. Oui, ce gars est une vraie machine, une machine au service des déshérités… Vous me direz, pourquoi je ne parle que de lui ? Quid des autres ? Ben c est que les autres, y en a pas beaucoup. Il y a votre serviteur et deux birmans sympas qui aident pour tout ce qui est relatif aux traductions, démarches administratives, études sur le terrain etc… et c est tout, vous connaissez maintenant toute l équipe… Aux niveaux frais de fonctionnement je comprends vite comment il réussit à les maintenir a seulement 2 % des dons(ce qui me semble être un record). Je vous ai déjà décrit en gros le genre de la maison au niveau hébergement et repas, le reste est à l avenant: voiture ? Y a pas, mais l ONG s enorgueillit d une mobylette achetée d occaz. Taxis? Pas dans la chaine alimentaire du Christian, on prend les bus locaux pour nos déplacements en ville ou ailleurs(et il a bien raison, même si les taxis sont bon marché ca revient cher sur le long terme et l argent ainsi économisé pourra servir à vous savez quoi). Sa paye ? Très simple, il n en a pas… En ce qui concerne les employés, il m a expliqué que les occidentaux qui viennent de temps en temps donner un coup de main sont souvent bénévoles, ou grassement payés 300 E/mois s ils restent au moins 6 mois; par contre il paye les locaux. Car eux évidemment ne sont pas des privilégiés comme nous et ont besoin d un salaire pour faire vivre leur famille(il les paye très correctement par rapport au niveau de vie du pays et les gars sont contents, mais on est bien loin des payes faramineuses de certains « humanitaires »). Si je vous décris tout ca c est pour que vous compreniez bien que Christian est un gars totalement dévoué à sa cause, que son ONG est fiable et que si vous décidez d envoyer des dons ils seront bien utilisés sur le terrain et pas gaspillés en frais de fonctionnement iniques. Alors maintenant, les projets proprement dits... La zone du delta de l Ayerwady est toujours strictement interdite aux étrangers et les dons doivent transiter par la croix rouge birmane qui les distribue sur place, avec les interrogations que cela suscite évidemment, mais elles n ont pas lieu d être discutées ici… Ca ne veut pas dire pour autant qu il n y a rien à faire ailleurs, la zone autour de Yangon a dégusté elle aussi et comme d habitude en pareil cas ce sont les plus pauvres qui ont été les plus touchés car leurs malheureuses maisons en bambou n étaient pas vraiment à l épreuve d un tel déchainement de la nature. Certaines infrastructures ont été détruites, ce qui n arrange pas les choses vu que même avant la catastrophe elles étaient déjà assez limitées. Christian s est associé pour l occasion avec l ONG Solidarités, qui est une structure plus importante que la sienne et qui fait elle aussi du bon boulot, pour des projets pas toujours en rapport avec le cyclone(comme creuser des puits ou des bassins, garantir l accès a l eau potable, construire des latrines etc…)mais qui n en demeurent pas moins, à mon sens, importants. Ils ont donc différents projets en cours et vont embaucher du personnel dans les jours qui viennent. Bon ok, mais toi naps, qu est ce que tu fais là dedans, à part écrire des longs textes sur internet? Patience, j y viens… Avec Christian on a pas mal discuté et on a monté un projet assez ambitieux(je dis ambitieux car notre budget est plutôt limité en regard des besoins), un projet dont j aurai la charge et serai responsable et qui d après lui n aurait jamais été pris en compte par quelque ONG que ce soit car il n est ni flashant ni clinquant, et pour le moins pas photogénique. En deux mots, il s agirait de garantir une rentrée des classes et une année scolaire aussi normales que faire se peut aux gamins des familles les plus défavorisées d un faubourg situé a une trentaine de kilomètres de Yangon. Une mosaïque de petits villages qui au fil du temps est devenue une ville. Enfin une ville c est beaucoup dire, au niveau administratif c en est une mais il n y aucun centre ville et les différents bleds, parfois assez éloignés les uns des autres, sont toujours reliés entre eux par des mauvais chemins en terre. Pourquoi on ne s occupe pas de distributions de nourriture vu que jusqu à présent, et d après un tableau dont je viens d avoir connaissance et d autres informations déjà en notre possession, très peu a été fait à ce niveau la ? Tout simplement parce qu il s agit d une tache titanesque et que Partenaires est loin de disposer d un budget suffisant… Pensez donc, même une ONG de renommée internationale et qui dispose de fonds conséquents comme Save The Children n a distribué, en tout et pour tout, que l équivalent d un ou deux jours de vivres dans cette zone, nourrir des dizaines de milliers de gens durant au moins plusieurs semaines serait effroyablement couteux … Enfin bon, en tout cas c est une région que Christian connaît bien pour y avoir déjà mené à bien pas mal de projets(puits, sanitaires, eau potable etc…), elle répond au doux nom de Shwe Phi Tha (ça se traduit par « pays doré et paisible », on dirait une blague…) et il en parle sur son site. J en entends dire que tout ca c est bien gentil ces histoires d écoles, mais que ça n a rien à voir avec le cyclone!! Et bien si, je vous explique(et j ajoute que de toute façon un malheureux est un malheureux, toutes les causes se valent): comme je l ai dit plus haut, ce sont les familles les plus pauvres qui ont payé le plus lourd tribut a Nargis, toits de feuilles tressées arrachés, maisons en bambou écroulées… A ça s ajoute une paralysie d une partie de l industrie locale (il y a beaucoup d usines à Shwe Phi Tha) à cause des dégâts, ce qui signifie moins de boulot et donc moins de sous alors même qu ils en ont cruellement besoin en ce moment pour réparer leur toit, sous la mousson… Là dessus vient se greffer la rentrée scolaire qui aura lieu la semaine prochaine. La Birmanie, c est pas la France, et vous pensez bien qu il n y a pas d allocation de rentrée financée par les caisses de l état. Au contraire, il y a pour chaque élève des frais d inscription obligatoires, auxquels il faut ajouter l achat des fournitures et probablement celui d un nouvel uniforme, voire de deux, pour remplacer celui ou ceux de l année précédente qui seraient devenus trop loqueteux. On peut comprendre aisément que pour les familles les plus démunies ca tombe plus que mal, mais ce n est pas tout. Beaucoup d écoles ont subi des dégradations plus ou moins importantes à cause du cyclone, notamment au niveau des toitures. Et sur qui comptent elles pour financer les réparations? Sur les familles bien sur, le gouvernement c est même pas la peine d espérer… Et donc cette année, aux frais d inscription vont s ajouter des frais supplémentaires pour les réparations (dont le montant variera d une école à l autre en fonction des besoins) et si tu payes pas, ton gamin n ira pas à l école … Prenez tous les facteurs cités plus haut, mettez les dans une boite, mélangez bien et qu est ce qui ressort ? Ben que, vu que déjà d habitude beaucoup d enfants des familles les plus défavorisées ne vont pas en classe faute de thunes, il faut s attendre cette année à une véritable chute dans la scolarisation. Déjà que l’éducation est pas terrible… Pire, dans la majorité des cas leur scolarité risque de s arrêter là car une fois qu ils auront loupé une année il y a de grandes chances qu’ils ne retournent plus jamais a l école et qu ils entrent trop jeunes dans le marchée du travail. Et même s ils y retournaient ils auraient de toute façon tellement pris de retard et auraient tellement oublié du peu qu ils avaient acquis les années précédentes qu ils garderaient un sérieux handicap… Et ça fait combien d enfants tout ça ? Pour l instant on ne sait pas exactement. Pourquoi ? Parce que, l air de rien, on n est pas si bêtes avec le Christian: les inscriptions ont démarré et se poursuivront jusqu à dimanche et imaginez ce qui se passerait si on débarquait avec nos gros sabots made in France en claironnant à la cantonade qu on va prendre en charge les frais scolaires? Traduit du birman : Ah ben tiens, je vais faire des économies cette année, y a des occidentaux qui vont payer pour moi, faciiiiiile… Oui mais non, ca va pas se passer comme ca les gars!! On va attendre tranquillement que les inscriptions soient closes ce dimanche et de là on saura, après quelques jours, quels gamins manquent à l appel(d après nos estimations il devrait y en avoir au moins 5000). Lundi on va aller voir les directeurs d école un par un et leur dire qu on peut financer une partie de leurs rénovations si en contrepartie ils abandonnent la surprime a l inscription pour les plus pauvres (le budget qui sera alloué a ces travaux est l objet d un autre projet dont Christian s occupera au niveau évaluation des besoins, financement et organisation, mais il se peut même, aux dernières nouvelles, qu une grande ONG s en occupe). Et de là ne nous restera plus qu à contacter les familles des non inscrits une par une et de leur dire que: on paye l inscription; on paye un uniforme mais que si plus tard dans l année il en faut un autre ca sera a leur charge (histoire que les parents participent un peu quand même, et aussi pour économiser car Partenaires, vous l aviez compris, n est pas un mastodonte onusien, ce qui, soit dit en passant, est bien dommage, mais passons…); on paye une partie des fournitures(en gros ce qui est nécessaire pour la rentrée) mais pas tout, et si dans la suite de l année il faut racheter un stylo et quelques cahiers on estime que les parents pourront s en charger car d ici là ils auront eu le temps de se retourner et puis ça ne coûte pas très cher(sauf que pour nous, multiplié par le nombre de gamins, ca alourdirait les dépenses d un budget déjà loin d être suffisant). Ce projet nous semble être de 1 ère importance car autant Christian que moi nous pensons que l éducation est la clé de tout, c est par l éducation des jeunes générations que les choses finissent par bouger et c est bien pour ca d ailleurs qu elle n est jamais une priorité pour certains gouvernements … Me voilà donc arrivé au but de mon propos et à la raison pour laquelle j ai risqué une tendinite des index à taper ce texte: les sous !!!!!! (vous vous doutiez bien qu à un moment ou à un autre j allais y venir, pas vrai ?:-))) Notre estimation est que pour chaque enfant seront dépensés entre 7 et 9 euros, multiplié par bien 5000 gamins. Christian peut mettre une partie de ses crédits sur l affaire, une autre ONG, à qui il restait des sous du tsunami, nous a fait un chèque de 6500 euros, j ai investi moi-même une somme assez conséquente et on attend d autres contributions de donateurs individuels grâce au site de Partenaires. Mais pour l instant nous n avons qu entre un tiers et la moitie du coût total approximatif de l opération et c est là que je me tourne vers vous. Beaucoup de gens sur le forum semblent compatir aux souffrances du peuple birman mais la question qui ressort est toujours la même: à qui donner? Les grosses ONG sont assez discréditées à cause de leur train de vie éhonté(je viens encore d en voir de belles depuis que je suis arrivé, passons), il y a des rumeurs sur l armée birmane rackettant les donateurs etc… Chez Partenaires, 98 % de vos dons arriveront à bon port, et personne ne volera quoi que ce soit vu le type de mission dont il s agit. Christian m a confié la gestion et l organisation du projet et croyez moi, je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour le mener à bien, aider ces pauvres petits et me montrer digne de la confiance qu il m accorde, c est pour moi une question d honneur… Vous pouvez bien sur dire que je suis un menteur, un affabulateur, un escroc et un rigolo incapable de mener à bien ce genre de projet, mais ceux qui me connaissent sur ce forum savent bien que ce n est pas le cas, et j espère qu ils sauront me défendre face aux esprits chagrins qui pourraient s inviter dans la discussion car je n aurai guère le temps de le faire moi-même. Je suis par contre à votre disposition pour toutes informations complémentaires (dans cette discussion bien sur et pas en message privé car elles ne seraient pas accessibles à tous) mais s’il vous plait, essayez d éviter les polémiques et la politique, je ne suis pas là pour ça et je n ai pas le temps en ce moment de m embarquer dans des débats interminables, la situation est grave et requiert une réaction rapide… Excusez moi d ailleurs si je ne répondrai pas toujours à la minute près, j ai beaucoup de choses à faire(entres autres retourner l une ou l autre fois sur le terrain)et à partir de lundi commencer la tournée des écoles et organiser la suite des évènements, il va y avoir du sport !!! Merci d avance à tous, et désolé d avoir ete aussi long…
Et maintenant, pour ceux qui se sentent encore un peu de lecture, voici, en anglais, un compte rendu de certaines des activités passées de Partenaires, Christian, c est à toi, envoie le franglais :-)))
PRESENTATION of PARTNERS NGO
PARTNERS is an international solidarity organisation established in France in 1991 by Christian Raymond, an engineer and former diplomat. Chart PARTNERS is a non-profit, non-religious, non-political and non-governmental humanitarian organisation, devoted to development, mainly by improving health and vocational training for needy people. Methods PARTNERS workswith qualified volunteers who conduct development projects in poor areas which get little assistance from large international organisations. They work in close conjunction with the local population, whose involvement in designing and implementing the programmes is of paramount importance. All projects take environmental concerns as well as local culture into account. PARTNERS ’ main objective is sustainability, so as to leave the communities concerned in charge in the long term. Particular emphasis is placed on health, education and training, especially to the benefit of women and children. Finances The organisation has received subsidies and donations from private and corporate donors and from various French and Foreign government agencies, among which the European Union, the French Ministry of Foreign Affairs, the Embassies of the UK, Switzerland, Japan, Australia, New Zealand, Canada, the Netherlands, Ireland and Belgium, UNICEF, UNAIDS, Alcatel, Vivendi, Michelin, TOTAL, Air France-KLM, Swissair, the Raoul Follereau Foundation, Enfance et Partage, the Tulsi-Chanrai Foundation, Montpellier Hospitals… PARTNERS' WORLDWIDE PROGRAMMES PARTNERS ’ first project was launched in Nigeria in 1991 and has already been taken over by a local NGO. Since, the organisation has set up several projects in India and Bangladesh, and developed its activities in Myanmar, Brazil, Bolivia and Moldova. Programmes completed Nigeria (1991-1998)Between 1991 and 1998 PARTNERS has conducted an integrated health and development project in Ogun Waterside. The project included rehabilitation of the 60-bed country hospital, creation of the first pathology laboratory in the area and an outreach immunisation campaign in 60 villages. An extensive health and hygiene education programme was run, especially to promote consumption of safe water. The sanitation programme has now been taken over by PARTNERS’ ‘ local counterpart, PARTNERS NIGERIA. § India (1995-2001) PARTNERS conducted a comprehensive educational project in three Bombay small slums from 1995 to 2001. The programme included a nursery class, study classes for primary school children, as well as vocational training, literacy classes and health / hygiene education for women. In Calcutta, PARTNERS provided support for a local NGO working with street children. Bangladesh (1996-1998)From 1996 to 1998, PARTNERS ran a project for the advancement of women in northern Bangladesh (Dhunot), which included a micro-credit scheme and vocational training. PARTNERS also set up a library for the children attending the outreach classes conducted by its Bangladeshi associate, the IIRD (Institute of Integrated Rural Development). The IIRD has now integrated these components into its large-scale projects in four underprivileged areas of the country – one of the most densely populated and poorest in the world. Brazil / Bolivia (since1999)In Petropolis (Brazil), thanks to a subsidy from the European Union, Partners has joined forces with SEOP, a local organisation, to improve housing conditions, conduct hygiene and domestic science classes and build six bio-digesters for the environment-friendly processing of liquid waste. Other projects in a poor Nordeste rural area and then in the Andes (Bolivia) provide rain water storage facilities and help to diversify crops and cattle, as well as to trade them better. Western EuropeIn 1999-2000, PARTNERS, jointly with a group of NGOs in the Lyon’s area in France, has participated in providing accommodation and basic necessities for several hundred refugees from Kosovo. It has also helped organise schooling for their children. In France, Italy and England, PARTNERS has conducted campaigns to develop public awareness of developing countries’ problems, especially among young people, through conferences in schools, participation in numerous forums, publication of a newsletter and training of volunteers.
Incumbent programmes Bangladesh (since September 2001)In September 2001, PARTNERS opened a day and night centre for street children in Dhaka. The shelter welcomes daily 160 slum, street and working children. The project is providing non-formal education, recreational activities, nutrition, health and hygiene facilities and shelter for the most vulnerable children, plus vocational training. Twelve local staff and social workers have been recruited and trained, and one expatriate is coordinating the various programmes. Moldova (since 2002)PARTNERS is supporting orphans and disabled teenagers living in several governmental institutions through rehabilitation of the infrastructures and adapted vocational training, such as pilot farm-school projects, which both feed the children better and train them to a real job. PARTNERS' ACTIVITIES IN MYANMAR
Introduction Starting operations : 1998 Work fields : Water and Sanitation, Health Education, HIV/AIDS prevention, Child Protection Staff : 1 expatriate, 22 locals Locations : Yangon Division (Shwe Pyi Tha Township), Magway Division (Yenanchaung Township) MoU : signed in 2002 with the Ministry of Health and extended in March 2006 for three years
From 1996 to 1998, two volunteers started to implement the mission in Yangon : gathering as much information as possible about the country, its social, economic and health situation, negotiating with the authorities and applying for the necessary Memorandum of Understanding (MoU) with the Ministry of Health, contacting the UN agencies and the other INGOs, visiting the different suburban townships of Yangon, identifying needs in various underprivileged areas, etc. Partners selected Shwe Pyi Tha Township, 34 km North of downtown Yangon. It seemed necessary to focus onrehabilitation of water supply systems, construction of good quality latrines, and basic hygiene education - mainly in the schools since children are the most vulnerable and condition the future of the communities.
Previous PARTNERS’ Projects in Myanmar 1) Since it has been present in the country, PARTNERS’ focus has been to provide safe water and proper latrines, as well as health education to primary schools' students and teachers in Shwe Pyi Tha township. Since 2000, 30 schools of Shwe Pyi Tha were provided with pumps, over head water tanks, drinking points, washing points, sanitary latrines and urinals, rubbish pits. They were also given a maintenance training. Moreover, 25, 000 children in 50 schools have participated in health education sessions and a theatre performance disseminating hygiene knowledge has been organised in 43 schools in the township. Details follow : PARTNERS’ achievements in Shwe Pyi Tha Township
In 2000, Partners carried out a pilot project in water supply and sanitation in basic education schools. It covered 6 primary schools in different areas of Shwe Pyi Tha. In 2001, PARTNERS started implementing a wider programme of water supply and sanitation in primary schools (4000 children beneficiaries), funded by Japanese Embassy in the early 2002, which provided 11 schools with proper water and sanitation facilities. In 2003, New Zealand funded a project that supplied adequate facilities to one village and school. Also In 2003, PARTNERS has given health talks in all the primary schools of the township with a grant from British Embassy, and also organised theater performances including health messages in 43 schools of Shwe Pyi Tha Township. In 2004, we provided water and sanitation facilities to two other schools thanks to Australian Embassy's funds. In 2005, Swiss Agency for Development and Cooperation gave a grant to PARTNERS to cover the watsan needs in 11 other schools. At the same time we kept running a wide HIV/AIDS Awareness campaign in Shwe PYi Tha Township (‘FHAM’ project funded by UNAIDS). In 2006, the British Embassy financed the provision of 8 latrines to one of the 7 monastic schools settled there (West Okkyin). Hygiene sessions were also organised in every class. And under FHAM project again we performed a 2nd Round of HIV/AIDS Awareness campaign in Shwe PYi Tha Township, reaching 90 000 people on total.
2) Since 2004, PARTNERS has extended its water and sanitation activities to the Dry Zone in Yenanchaung (Magwe division). Jointly with Terre des Hommes Italy, the project aims at improving community water supply and reducing public health risk factors in 32 villages. Ponds, dams, ground and rain water collection tanks and latrines have been provided; hygiene awareness campaigns have been conducted. Achieved outcomes are following : * Rural Health Centres : 4 brand-new health centres + rehabilitation of 4 health centres + expansion of 2 health centres * Water supply : building 2 dams and digging 11 rainwater ponds * Rural WatSan development : 32 villages in dry zone were assisted with : 38 school latrines and 1367 household latrines 27 hand-washing points and 2650 water containers 2750 hygiene kits
3) Due to the fast-growing rate of HIV/AIDS infection in Myanmar, PARTNERS has taken part in the reduction of HIV/AIDS transmission and in the enhancement of the quality of life of people with the virus. This project targeted workers, youths and general population of Shwe PYi Tha, gathered on their workplaces, in markets, karaoke bars.. and carried out collective awareness sessions to diffuse messages, give and promote condoms and train peer educators.
4) Child Protection
In 2002-03, PARTNERS has achieved an extensive survey in 4 urban and semi-urban areas in Yangon and Mandalay divisions. This was the sound basis for our team to write a report for UNICEF about Vulnerability of Children in Need of Special Protection. One of the outcomes was the difficulty for many families to satisfy their basic needs, among which sending their children to school regularly. Following this study, PARTNERS has implemented in 2004 a project in three official institutions in Yangon, supported by UNICEF. Child rights and protection messages have been spread to both vulnerable children and the staff, through the means of theatre performances and creative activities included in the workshops.
On-going programme
We are near to completion of a programme at three Monastic schools for Water and Sanitation Facilities’ improvement, funded by Australian Embassy. These monastic schools have some monks amidst their teachers but don’t train monks, instead they are the only ones that give totally free education to poor children. Duration of the programme is only three months : March, April and May 2008. The works include a shallow tube-well and two concrete OverHead Water Tanks ( gallon 400), two filtration systems, three hand-washing points and two drinking -water points, one hand-pump, two pump houses with air compressors, six latrines with septic tanks, two concrete access ways to WatSan facilities, and also Operation & Maintenance Training plus Personal Hygiene Training. Number of beneficiaries : 2674 students and about 50 teachers.
Passage du cyclone en Birmanie English translation pending
toute l'information AFP, tres succinte pour l'instant sur le site de France24, mais la catastrophe risque d'etre assez conséquente, attendons d'en savoir plus...
http://www.france24.com/fr/20080504-cyclone-nargis-rangoun-birmanie-referendum-constitution&navi=MONDE
http://www.france24.com/fr/20080504-cyclone-nargis-rangoun-birmanie-referendum-constitution&navi=MONDE
Thaïlande: témoin d'une scène inhumaine English translation pending
Salut a tous,
Ce matin, en rentrant de ma petite sortie a velo, j apercois de loin un vehicule de la police genre panier a salade, le vehicule est arreter en bord de route juste en face d un restaurant en pleine campagne. Passant a coter, je jette un coup d oeil dans le camion cage et horrifier j apercois pleins de pauvres Birmans torse nus, entassee comme du betail en plein caniard sous un soleil de plomb alors que les policiers dejeunent tranquillement tous en rigolant sans se soucier des Birmans.
Cours du baht/euro English translation pending
Bonjour à tous,
je viens de trouver ce cours concernant le THB, ça me parait élevé ??
Taux du marché moyen en direct 2008.04.03 13:23:20 CEST. 1.000, 00 THB Thaïlande Baht = 20, 3506 EUR Euro 1 THB = 0, 0203506 EUR 1 EUR = 49, 1387 THB Non pas que ça changera grand chose sur mon budget, mais c'est juste à titre indicatif je croyais qu'il était aux alentours des 43 ....
Merci
je viens de trouver ce cours concernant le THB, ça me parait élevé ??
Taux du marché moyen en direct 2008.04.03 13:23:20 CEST. 1.000, 00 THB Thaïlande Baht = 20, 3506 EUR Euro 1 THB = 0, 0203506 EUR 1 EUR = 49, 1387 THB Non pas que ça changera grand chose sur mon budget, mais c'est juste à titre indicatif je croyais qu'il était aux alentours des 43 ....
Merci
Récit de mon voyage en Thaïlande English translation pending
DÉPART POUR BANGKOK .
Il est 10h04, mon portable vibre, Philippe m'attend en bas de l'immeuble.
Une fois n'est pas coutume, un préavis de grève des transports publics était lancé à la date de mon départ.
Progrès oblige il n'est plus rare de trouver, afin de mieux nous servir, une génération naissante de transport de personnes....les motos taxis.
Après quelques préparatifs, casque avec micro et musique, gants et ''Furigan'' rembourré, je chevauche l'arrière au siège chauffé de ce splendide 1300 Goldwing noir de la société VINTIME.
Confortablement installé, je me lance pour mon baptême en la matière.
Il en faut moins de temps pour le dire que par ''zig'' et par ''zag'' notre monture file via le périphérique sur l'autoroute de l'aéroport CDG1.
Contre toute attente la circulation est fluide ce qui m'autorise à baisser ma vigilance due au stress d'être piloter a l'arrière d'une telle cylindrée.
Tandis que le sol dégèle, mon visage cinglé de froid, un ciel bleu nous surplombe parsemé, ça et là, d'engins à la technologie monstrueuse regagnant ou s'éloignant de Paris suivis de leurs longs sillons blancs.
Pas plus d'une demi heure de délicate conduite sur le bitume que je ressens déjà la décélération à l'approche de la dépose minute.
Je règle et remercie Philippe puis me dirige vers le comptoir d'enregistrement.....c'est parti !
Mon voyage commence ici.....le énième pour la Thaïlande.
MÉMOIRE DE CHIANG DAO. Quelle chance extraordinaire que de rencontrer, après plusieurs semaines de recherche sur le net et quasi par hasard ici, un homme avec une telle culture des Tribus. Eric.G recommandé par Simon de C&C Teak house ne pouvait mieux satisfaire ce pourquoi je me rendis dans la Province de Chiang Mai. Eric est marié à une femme LISU, parle quelques phrases types de leur langue mais aussi le Thaï, l’anglais et le Français. Avec la modestie qui le caractérise (ce qu’il veut laisser entendre), ce n’est plus me rendre service que de m’apporter toute cette quantité d’informations et d’anecdotes, tant la richesse de ses informations est grande. Cet expatrié, parmi tant d'autre, est une encyclopédie vivante à lui seul sur l’histoire et les coutumes de ces peuplades retirées. Au travers des chemins hors pistes, je note, photographie et admire ces lieux inaccessibles riches de couleurs et cernés de jungle épaisse. PALONG, AKHA, HMONG, LISU, LAHU et KAREN est son terrain. Je découvre en même temps qu’il redécouvre et réfléchi aux nouveaux chapitres, qui fleuriront de souvenirs, SAWADIE, tel que celui de cet après midi où nous nous sommes installés sur le perron de la maison de " Papa ". Pour un européen, citadin de surcroit, la sensation d’être reçu au beau milieu de nulle part au centre d’une dense végétation ne m’effraie pas....je me sens bien. Papa est le beau père d’Eric et chez les LISU l’accueil des amis de la famille est sans réserve. Une poche en plastique transparente gonflée d’un liquide nous est tendue en signe de bienvenue. Un alcool de riz frelaté dont on m’offrira une bouteille un peu plus tard dans la soirée, mélangée à des herbes et racines lyophilisées à la vertu régénératrice de multiples maux. Je n’oublierai pas aussi cette femme, vêtue de la tenue traditionnelle assise en face de moi, à même le sol, donnant le sein à son petit d’un an passé. Le temps de faire le tour du village, aux habitations de paille, bambou et Tek, au bras d’un ancien qu’il m’est proposé par Eric de poursuivre notre aventure vers les LAHU en compagnie des siens. Heureux d’accepter qu’ils se joignent à nous, le tabac roulé dans une fine feuille de banane, l’ancien éteint sa cigarette et nous voguons vers les LAHU au travers de pistes rarement fréquentées.
AYUTTHAYA, CAPITALE DU SIAM. Comme si, en art, le temps n’existait plus. La partie historique d'Ayutthaya est en majorité constituée des ruines de ses anciens temple (ou wats). Ces ruines représentent une quinzaine de site, dont un Bouddha couché. Tandis qu'à l'époque de leur construction les temples et sculptures étaient entièrement recouverts de plâtre blanc, celui-ci s'est dégradé au fil du temps et ne recouvre plus qu'une infime proportion des constructions. La pierre de construction, de couleur rouge, est aujourd'hui à nu et très nettement visible. L’ensemble de notre environnement de briques rougeâtres nous semble figé à jamais. La où des hommes sont morts, rasés par les multiples invasions Birmanes, nous marchons ou pédalons au gré des étendues. Les rayons de notre astre flirtant avec le sommet des "Chedi" nous assomment, mais insatiablement nous contemplons ces vestiges oubliés d’une Capitale, jadis, peuplée de plus d’un million d’âmes. Etape incontournable à tout juste 80 kilomètres de Bangkok, on ressent ici une envahissante envie de se nourrir de la culture historique des lieux. Quand la beauté architecturale ancienne vous prend....
ILE DE KOH TAO. Oscar Wilde disait en son temps qu’il fallait avoir des rêves assez grands pour ne pas les perdre de vue. Sur Koh Tao ( ile de la tortue ) dans le golf de Thaïlande, mon fils et moi suivons l’un d'eux en plongeant dans les profondeurs de ses eaux émeraudes. Un autre rêve..., notre licence d’Open Water "PADI", est au bout des quelques plongées nécessaires à l’obtention de ce niveau. Poisson papillon, poisson trigger, licorne, méduse géante, requin.......et autres coraux de toutes formes et de toutes couleurs nous accompagnent en contraste avec son contraire.......la surface. Surface aux pistes pentues, pourries et réellement " casse-gueule "qui vous mènent sur de plus petits sentiers que nous emprunterons à pied tentant d’y débusquer une des criques de doux sable chaud encore vierge et non balisée. Sur la demi-douzaine de routes répertoriées se croisent multitudes de quads, motorbike en allers et venues du Nord au Sud, bien souvent, poursuivis de chiens errants. Le soir venu, entre poussières retombantes et hurlements des Hygiaphones municipaux, les reflets rougeâtres d’un soleil couchant habillent les flancs de montagnes parsemés de huttes de bambou et de bananier auxquels on n’accède qu’à pied ou en bateau. Pour les irréductibles "fans" d’ambiance nocturnes du bout du monde, des bars feront couler la "Singha", mousse nationale adoptée des "Farangs". Pour les autres, les chants animals et végétals de la jungle vous prépareront à une nuit paisible.
KHAO LAK ET LES ILES SIMILAN. On se souvient tous de ce triste 26 Décembre 2004 où un puissant Tsunami surprenait les habitants et touristes des côtes Thaïlandaises en mer d' andaman. L'essentiel des images télévisées relatant les dégâts causés en Thaïlande provenait du chaos humain et matériel de Khao lak. Aujourd'hui, plus aucune trace de cette catastrophe ne subsiste. Seuls témoins de cette journée funèbre, la peine des cœurs inconsolables à jamais et les documents photographiques laissés, en témoignage à tous, au Musée du Tsunami. Tout est reconstruit de manière plus aérée et d'un gout à ravir les vacanciers adeptes du soleil en début d'année. Les piscines flirtent avec les bords de plages, tandis que le personnel s'affère aux exigences des clients, majoritairement venus pour quelques jours via un package promu par un tour opérator. A 1h20 direction plein Ouest et pratiquement en face de Khao lak surgit, en une végétation tropicale luxuriante, l'archipel des iles Similan. Elles surgissent des eaux turquoises de l'océan indien, appelées ici mer Andaman. Le spectacle est fabuleux et inoubliable. De petites plages de sable corallien à la blancheur quasi immaculée, bordent certains des ilots. L’archipel est connu des plongeurs du monde entier pour être un des plus beau site de plongée du globe, avec une eau à la transparence cristalline. Il est classé parmi les 10 plus beaux sites mondiaux par le magasine américain « Skin Diving ». Le nom de Similan vient du Malais « Sembilan » qui signifie « neuf », nombre des ilots constituant l’archipel. Ile numéro 1 : Koh Hu Yong. C’est l’ ile située à l'extrémité sud de l’archipel. Ile numéro 2 : Koh Pa Yang. Ile numéro 3 : Koh Pa Yan. Ile numéro 4 : Koh Miang - Deuxième ile de l’archipel en superficie, après Koh Similan, c’est sur cette ile que se trouve l’ Office du Parc National et c’est aussi la seule qui possède des bungalows. Au nombre d’une vingtaine, ces bungalows en bois de style Thaï, ont souffert lors du tsunami et sont actuellement en rénovation et remplacés par des tentes de camping qu'il est également possible de louer. Ile numéro 5 : Koh Ha. Ile numéro 6 : Koh Pa Yoo. Ile numéro 7 : Koh Pa Boo. Ile numéro 8 : Koh Similan – C’est la plus grande ile de l’archipel. Elle possède une splendide plage corallienne, bordant la baie principale, au nord de l’ ile. Idéale pour le snorkeling, l’eau y est particulièrement claire et pourvue en faune aquatique. Un étrange rocher qui parait posé en équilibre sur un amas de granite, procure un splendide point de vue, à l’est de la baie. C’est sur cette ile que s’arrêtent la plupart des bateaux pour le déjeuner des visiteurs. Ile numéro 9 : Koh Ba Ngu (ile des serpents) est la plus au nord. Elle possède dans sa partie sud une magnifique petite plage corallienne, de 50 m de long. Les fonds sont ici encore d’une grande richesse.
J'avais promis à Patrice.M, mon coach de tennis de table de venir plonger dans ces eaux claires cerclant les éboulis de granit. Grand sportif, Patrice pratiquait entre autre le Karaté et la plongée sous marine et terrestre.Un clin d'œil à cet homme aujourd'hui dans un coma prolongé suite à un incident de rivière souterraine et avec qui je ne partagerai surement jamais mes émotions de tout jeune "Open Water". Les plages des iles Similan vous accueillent avec des roches de granit érodées debout sur un sable blanc et fin offrant cette douceur émeraude aux petites profondeurs limitrophes. Dans ce parc national marin au statut protecteur, aucune construction en dur ne vient perturber ce que nous rêvons tous de voir un jour ...... une ile déserte. Les bateaux coulent leur ancre à quelques brasses des rives pour les amateurs de "snorkeling", alors que les plongeurs régulent la cadence de leurs virée aquatique au rythme de leurs poumons. Imaginez vous en flottabilité neutre, les légers courants vous ramener après une plongée d'une heure maximum à une trentaine de mètres, l'esprit concentré et rempli de souvenirs des variétés de coraux et de poissons propre à la situation géographique des iles Similan. Une paisibilité totale avec pour seul but de découvrir ou de redécouvrir, en parfaite harmonie avec le milieu, la richesse des fonds encore bien mal connue de nos jours et dont certaines espèces n'hésiteront pas à se nourrir, directement sur les parties dégagées de votre corps, des peaux mortes. Emotions garanties même aux plus avertis d'entre nous qui tenteront au même moment de distinguer les caches et les camouflages de certaines espèces dont une ( le trigger fish ) tentera régulièrement de vous chasser, à l'aide de ses dents acérées, de son territoire. Toutes les consignes de sécurité observées, rien ne vous empêche de plonger dans le grand bleu. A l'heure du retour sur le continent, vous partagerez, ou revivrez seul isolé dans votre coin, ces instants en communion avec les éléments de cette activité subaquatique.
RETOUR DE THAÏLANDE. On le sait tous, les bonnes choses ont une fin. Je reviens de mon énième voyage en Thaïlande ravi et avec la certitude de vouloir, encore et encore, poursuivre mes connaissances géographique et culturelles de ce magnifique pays. Insatiablement curieux de la richesse de certains de ses sites terrestres ou sous marins, je profite de cette coupure hivernale pour me ressourcer aussi. Le temps a passé bien vite et il ne me reste plus qu'à vous en faire partager l'essentiel. I will be back......
MÉMOIRE DE CHIANG DAO. Quelle chance extraordinaire que de rencontrer, après plusieurs semaines de recherche sur le net et quasi par hasard ici, un homme avec une telle culture des Tribus. Eric.G recommandé par Simon de C&C Teak house ne pouvait mieux satisfaire ce pourquoi je me rendis dans la Province de Chiang Mai. Eric est marié à une femme LISU, parle quelques phrases types de leur langue mais aussi le Thaï, l’anglais et le Français. Avec la modestie qui le caractérise (ce qu’il veut laisser entendre), ce n’est plus me rendre service que de m’apporter toute cette quantité d’informations et d’anecdotes, tant la richesse de ses informations est grande. Cet expatrié, parmi tant d'autre, est une encyclopédie vivante à lui seul sur l’histoire et les coutumes de ces peuplades retirées. Au travers des chemins hors pistes, je note, photographie et admire ces lieux inaccessibles riches de couleurs et cernés de jungle épaisse. PALONG, AKHA, HMONG, LISU, LAHU et KAREN est son terrain. Je découvre en même temps qu’il redécouvre et réfléchi aux nouveaux chapitres, qui fleuriront de souvenirs, SAWADIE, tel que celui de cet après midi où nous nous sommes installés sur le perron de la maison de " Papa ". Pour un européen, citadin de surcroit, la sensation d’être reçu au beau milieu de nulle part au centre d’une dense végétation ne m’effraie pas....je me sens bien. Papa est le beau père d’Eric et chez les LISU l’accueil des amis de la famille est sans réserve. Une poche en plastique transparente gonflée d’un liquide nous est tendue en signe de bienvenue. Un alcool de riz frelaté dont on m’offrira une bouteille un peu plus tard dans la soirée, mélangée à des herbes et racines lyophilisées à la vertu régénératrice de multiples maux. Je n’oublierai pas aussi cette femme, vêtue de la tenue traditionnelle assise en face de moi, à même le sol, donnant le sein à son petit d’un an passé. Le temps de faire le tour du village, aux habitations de paille, bambou et Tek, au bras d’un ancien qu’il m’est proposé par Eric de poursuivre notre aventure vers les LAHU en compagnie des siens. Heureux d’accepter qu’ils se joignent à nous, le tabac roulé dans une fine feuille de banane, l’ancien éteint sa cigarette et nous voguons vers les LAHU au travers de pistes rarement fréquentées.
AYUTTHAYA, CAPITALE DU SIAM. Comme si, en art, le temps n’existait plus. La partie historique d'Ayutthaya est en majorité constituée des ruines de ses anciens temple (ou wats). Ces ruines représentent une quinzaine de site, dont un Bouddha couché. Tandis qu'à l'époque de leur construction les temples et sculptures étaient entièrement recouverts de plâtre blanc, celui-ci s'est dégradé au fil du temps et ne recouvre plus qu'une infime proportion des constructions. La pierre de construction, de couleur rouge, est aujourd'hui à nu et très nettement visible. L’ensemble de notre environnement de briques rougeâtres nous semble figé à jamais. La où des hommes sont morts, rasés par les multiples invasions Birmanes, nous marchons ou pédalons au gré des étendues. Les rayons de notre astre flirtant avec le sommet des "Chedi" nous assomment, mais insatiablement nous contemplons ces vestiges oubliés d’une Capitale, jadis, peuplée de plus d’un million d’âmes. Etape incontournable à tout juste 80 kilomètres de Bangkok, on ressent ici une envahissante envie de se nourrir de la culture historique des lieux. Quand la beauté architecturale ancienne vous prend....
ILE DE KOH TAO. Oscar Wilde disait en son temps qu’il fallait avoir des rêves assez grands pour ne pas les perdre de vue. Sur Koh Tao ( ile de la tortue ) dans le golf de Thaïlande, mon fils et moi suivons l’un d'eux en plongeant dans les profondeurs de ses eaux émeraudes. Un autre rêve..., notre licence d’Open Water "PADI", est au bout des quelques plongées nécessaires à l’obtention de ce niveau. Poisson papillon, poisson trigger, licorne, méduse géante, requin.......et autres coraux de toutes formes et de toutes couleurs nous accompagnent en contraste avec son contraire.......la surface. Surface aux pistes pentues, pourries et réellement " casse-gueule "qui vous mènent sur de plus petits sentiers que nous emprunterons à pied tentant d’y débusquer une des criques de doux sable chaud encore vierge et non balisée. Sur la demi-douzaine de routes répertoriées se croisent multitudes de quads, motorbike en allers et venues du Nord au Sud, bien souvent, poursuivis de chiens errants. Le soir venu, entre poussières retombantes et hurlements des Hygiaphones municipaux, les reflets rougeâtres d’un soleil couchant habillent les flancs de montagnes parsemés de huttes de bambou et de bananier auxquels on n’accède qu’à pied ou en bateau. Pour les irréductibles "fans" d’ambiance nocturnes du bout du monde, des bars feront couler la "Singha", mousse nationale adoptée des "Farangs". Pour les autres, les chants animals et végétals de la jungle vous prépareront à une nuit paisible.
KHAO LAK ET LES ILES SIMILAN. On se souvient tous de ce triste 26 Décembre 2004 où un puissant Tsunami surprenait les habitants et touristes des côtes Thaïlandaises en mer d' andaman. L'essentiel des images télévisées relatant les dégâts causés en Thaïlande provenait du chaos humain et matériel de Khao lak. Aujourd'hui, plus aucune trace de cette catastrophe ne subsiste. Seuls témoins de cette journée funèbre, la peine des cœurs inconsolables à jamais et les documents photographiques laissés, en témoignage à tous, au Musée du Tsunami. Tout est reconstruit de manière plus aérée et d'un gout à ravir les vacanciers adeptes du soleil en début d'année. Les piscines flirtent avec les bords de plages, tandis que le personnel s'affère aux exigences des clients, majoritairement venus pour quelques jours via un package promu par un tour opérator. A 1h20 direction plein Ouest et pratiquement en face de Khao lak surgit, en une végétation tropicale luxuriante, l'archipel des iles Similan. Elles surgissent des eaux turquoises de l'océan indien, appelées ici mer Andaman. Le spectacle est fabuleux et inoubliable. De petites plages de sable corallien à la blancheur quasi immaculée, bordent certains des ilots. L’archipel est connu des plongeurs du monde entier pour être un des plus beau site de plongée du globe, avec une eau à la transparence cristalline. Il est classé parmi les 10 plus beaux sites mondiaux par le magasine américain « Skin Diving ». Le nom de Similan vient du Malais « Sembilan » qui signifie « neuf », nombre des ilots constituant l’archipel. Ile numéro 1 : Koh Hu Yong. C’est l’ ile située à l'extrémité sud de l’archipel. Ile numéro 2 : Koh Pa Yang. Ile numéro 3 : Koh Pa Yan. Ile numéro 4 : Koh Miang - Deuxième ile de l’archipel en superficie, après Koh Similan, c’est sur cette ile que se trouve l’ Office du Parc National et c’est aussi la seule qui possède des bungalows. Au nombre d’une vingtaine, ces bungalows en bois de style Thaï, ont souffert lors du tsunami et sont actuellement en rénovation et remplacés par des tentes de camping qu'il est également possible de louer. Ile numéro 5 : Koh Ha. Ile numéro 6 : Koh Pa Yoo. Ile numéro 7 : Koh Pa Boo. Ile numéro 8 : Koh Similan – C’est la plus grande ile de l’archipel. Elle possède une splendide plage corallienne, bordant la baie principale, au nord de l’ ile. Idéale pour le snorkeling, l’eau y est particulièrement claire et pourvue en faune aquatique. Un étrange rocher qui parait posé en équilibre sur un amas de granite, procure un splendide point de vue, à l’est de la baie. C’est sur cette ile que s’arrêtent la plupart des bateaux pour le déjeuner des visiteurs. Ile numéro 9 : Koh Ba Ngu (ile des serpents) est la plus au nord. Elle possède dans sa partie sud une magnifique petite plage corallienne, de 50 m de long. Les fonds sont ici encore d’une grande richesse.
J'avais promis à Patrice.M, mon coach de tennis de table de venir plonger dans ces eaux claires cerclant les éboulis de granit. Grand sportif, Patrice pratiquait entre autre le Karaté et la plongée sous marine et terrestre.Un clin d'œil à cet homme aujourd'hui dans un coma prolongé suite à un incident de rivière souterraine et avec qui je ne partagerai surement jamais mes émotions de tout jeune "Open Water". Les plages des iles Similan vous accueillent avec des roches de granit érodées debout sur un sable blanc et fin offrant cette douceur émeraude aux petites profondeurs limitrophes. Dans ce parc national marin au statut protecteur, aucune construction en dur ne vient perturber ce que nous rêvons tous de voir un jour ...... une ile déserte. Les bateaux coulent leur ancre à quelques brasses des rives pour les amateurs de "snorkeling", alors que les plongeurs régulent la cadence de leurs virée aquatique au rythme de leurs poumons. Imaginez vous en flottabilité neutre, les légers courants vous ramener après une plongée d'une heure maximum à une trentaine de mètres, l'esprit concentré et rempli de souvenirs des variétés de coraux et de poissons propre à la situation géographique des iles Similan. Une paisibilité totale avec pour seul but de découvrir ou de redécouvrir, en parfaite harmonie avec le milieu, la richesse des fonds encore bien mal connue de nos jours et dont certaines espèces n'hésiteront pas à se nourrir, directement sur les parties dégagées de votre corps, des peaux mortes. Emotions garanties même aux plus avertis d'entre nous qui tenteront au même moment de distinguer les caches et les camouflages de certaines espèces dont une ( le trigger fish ) tentera régulièrement de vous chasser, à l'aide de ses dents acérées, de son territoire. Toutes les consignes de sécurité observées, rien ne vous empêche de plonger dans le grand bleu. A l'heure du retour sur le continent, vous partagerez, ou revivrez seul isolé dans votre coin, ces instants en communion avec les éléments de cette activité subaquatique.
RETOUR DE THAÏLANDE. On le sait tous, les bonnes choses ont une fin. Je reviens de mon énième voyage en Thaïlande ravi et avec la certitude de vouloir, encore et encore, poursuivre mes connaissances géographique et culturelles de ce magnifique pays. Insatiablement curieux de la richesse de certains de ses sites terrestres ou sous marins, je profite de cette coupure hivernale pour me ressourcer aussi. Le temps a passé bien vite et il ne me reste plus qu'à vous en faire partager l'essentiel. I will be back......