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Voyage en famille au Vietnam English translation pending
Je commence à réfléchir sur une prochaine destination pour un voyage découverte en Aout 2009: le vietnam, cambodge, philippines....sont parmis nos souhaits.
Nous sommes 6 :2 adultes et 4 enfants (de 21 à 13 ans). Peut on envisager un voyage itinérants, soit en voiture(location)? en train?. A priori on partirait 3 semaines.
Si oui, je suis preneur de tous vos conseils, avis ou expériences. Merci d'avance.
Eric
Eric
"La Thaïlande invente le permis de mendier" (22 août) English translation pending
Les échos
La Thaïlande invente le permis de mendier [ 22/08/08 ] En Thaïlande, il faudra bientôt un permis pour mendier. Ce n'est pas une plaisanterie, c'est un projet de loi du ministère pour la Sécurité et pour le Développement social. Le « Bangkok Post » rapporte que si cette initiative est approuvée, « être mendiant relèvera du parcours du combattant ». Les futurs professionnels de la manche devront « apporter la preuve qu'ils sont défavorisés, handicapés, sans abri, ou âgés et sans enfant pour s'occuper d'eux », explique le quotidien thaïlandais. De plus, la nouvelle profession sera réservée exclusivement aux Thaïlandais, qui devront avoir une carte d'identité sur eux en permanence. Enfin, pour obtenir un « permis de travail », les mendiants devront être enregistrés par l'administration locale.
Pour la porte-parole adjointe du gouvernement, cette mesure est une bonne chose, car ceux qui exploitent les mendiants pourront être poursuivis en justice. De plus, la loi « permettra aux autorités de se débarrasser des nombreux mendiants étrangers ».
Les quémandeurs interrogés par le « Bangkok Post » ne semblent pas perturbés par ce projet. Une mendiante aveugle de quarante-six ans vivant dans la province de Kalasin déclare qu'elle n'a rien contre l'idée de devoir s'inscrire pour mendier si cela peut améliorer son quotidien. Même réponse de Tee, un handicapé de vingt-neuf ans, qui déclare gagner environ 6 euros par jour en faisant la manche. Le projet de loi prévoit en effet que les mendiants enregistrés pourront bénéficier de l'aide de centres spécialisés.
Mais les associations humanitaires s'inquiètent malgré tout. Si un mendiant s'inscrit dans une province, il n'aura pas le droit de mendier ailleurs. Selon la fondation Mirror, qui lutte contre le trafic d'êtres humains, cela réduirait grandement les opportunités de recevoir un peu plus d'argent.
Le président de la fondation explique que ce projet a été lancé parce que le gouvernement croit que la mendicité est liée au trafic d'êtres humains, alors qu'en réalité « beaucoup de mendiants font leur travail sans être impliqués dans des activités illégales ».
Pour la porte-parole adjointe du gouvernement, cette mesure est une bonne chose, car ceux qui exploitent les mendiants pourront être poursuivis en justice. De plus, la loi « permettra aux autorités de se débarrasser des nombreux mendiants étrangers ».
Les quémandeurs interrogés par le « Bangkok Post » ne semblent pas perturbés par ce projet. Une mendiante aveugle de quarante-six ans vivant dans la province de Kalasin déclare qu'elle n'a rien contre l'idée de devoir s'inscrire pour mendier si cela peut améliorer son quotidien. Même réponse de Tee, un handicapé de vingt-neuf ans, qui déclare gagner environ 6 euros par jour en faisant la manche. Le projet de loi prévoit en effet que les mendiants enregistrés pourront bénéficier de l'aide de centres spécialisés.
Mais les associations humanitaires s'inquiètent malgré tout. Si un mendiant s'inscrit dans une province, il n'aura pas le droit de mendier ailleurs. Selon la fondation Mirror, qui lutte contre le trafic d'êtres humains, cela réduirait grandement les opportunités de recevoir un peu plus d'argent.
Le président de la fondation explique que ce projet a été lancé parce que le gouvernement croit que la mendicité est liée au trafic d'êtres humains, alors qu'en réalité « beaucoup de mendiants font leur travail sans être impliqués dans des activités illégales ».
Camping-car: moyen de déplacement adapté pour l'Ouest canadien? English translation pending
Bonjour à tous,
Nous réfléchissons, pour 4 semaines en septembre 2009, à un voyage en camping-car dans l'ouest canadien : Rocheuses + île de Vancouver. Notre projet d'itinéraire est là.
Si vous avez déjà pratiqué ce mode de déplacement, pouvez-vous nous dire si le camping-car est bien adapté pour la découverte de ces régions. Quels avantages y trouvez-vous ? Quels en sont les éventuels inconvénients ?
Merci d'avance de nous faire part de vos commentaires et conseils.
Cordialement
Christine et Hervé.
Nous réfléchissons, pour 4 semaines en septembre 2009, à un voyage en camping-car dans l'ouest canadien : Rocheuses + île de Vancouver. Notre projet d'itinéraire est là.
Si vous avez déjà pratiqué ce mode de déplacement, pouvez-vous nous dire si le camping-car est bien adapté pour la découverte de ces régions. Quels avantages y trouvez-vous ? Quels en sont les éventuels inconvénients ?
Merci d'avance de nous faire part de vos commentaires et conseils.
Cordialement
Christine et Hervé.
De retour de Madagascar English translation pending
Salut, je suis rentrée avec mes deux amies le jeudi 14 après trois semaines de voyage dans l'est de ce grand pays. Pas facile de rentrer...
En tout cas, pour ma part, je ne reviens pas la même de ce voyage : côtoyer la pauvreté et la maladie (la lèpre) ne m'a pas laissé indemne ! Mais je retiens tous les beaux paysages, la culture, la nourriture, tous les sourires et les salutations des enfants. Une belle leçon d'humilité et de vie !
Je me permets de vous laisser quelques adresses d'activités, d'hôtels, d'un guide...: hôtel moonlight à Tana, il est dans le petit futé; hôtel lambert à Tana, l'hôtel a été repris dernièrement par un nouveau gérant (hotellambert@yahoo.fr) notre guide : Sadouda.rsb@gmail.com, très sympa mais je vous conseille de vous mettre bien d'accord avant de partir pour votre périple, du trajet et du nombre de jours où vous utilisez réellement le véhicule; aller manger des hamburgers de zébu sur l'île de sainte-marie chez Vazimba, sergio cuisine très bien et l'accueil est chaleureux; si vous voulez voir les baleines en petit comité (nous étions sept dont le couple de dirigeant qui est féru de la vie et de la protection des baleines), aller au lémurien palmé à sainte-marie; également à saine-marie, aller au parc endemika, les gens ont fait un super travail après le cyclone pour le réhabiliter hôtel la banane à sainte-marie; prendre le train à tamatave jusqu'à moramanga, vous pouvez vous arrêter avant; attention la compagnie madarail ne se porte pas garante pour les horaires et elle a bien raison, nous avons attendue 7 heures mais le voyage de 14h valait le coup (très folklo, de belles rencontres et de beaux paysages); éviter de naviguer sur les pangalanes au départ de manamboto, il ne reste qu'une compagnie et mes deux amies et moi avons eu mal aux oreilles en entendant le prix donc nous n'avons pas fait les pangalanes (la seule chose que je regrette de ce voyage).
C'est sûr, il y a plein de choses à faire à Madagascar, mais n'oubliez pas de prendre votre temps, de vous laisser aller...
J'espère pouvoir revenir prochainement afin de visiter une autre partie de l'île; j'espère également que la politique va changer pour le peuple. Il semblerait, d'après des discussions avec des autochtones, que le visa passerait à 150 euros l'année prochaine, et que le président ne veut que des voyageurs riches et non des routards. Si cela se fait, ce n'est pas du tout bon pour les petits commerces ! N'oubliez pas d'emmener les vêtements que vous ne portez plus et surtout les médicaments En tout cas, je remercie toutes les personnes qui nous ont donné à mes amies et moi, des infos pour profiter de la beauté de ce pays.
J'espère pouvoir revenir prochainement afin de visiter une autre partie de l'île; j'espère également que la politique va changer pour le peuple. Il semblerait, d'après des discussions avec des autochtones, que le visa passerait à 150 euros l'année prochaine, et que le président ne veut que des voyageurs riches et non des routards. Si cela se fait, ce n'est pas du tout bon pour les petits commerces ! N'oubliez pas d'emmener les vêtements que vous ne portez plus et surtout les médicaments En tout cas, je remercie toutes les personnes qui nous ont donné à mes amies et moi, des infos pour profiter de la beauté de ce pays.
Circuit + séjour au Maritim Pine Beach Resort pour 328 euros? English translation pending
Bonjour,
Quelqu'un d'autre que mon amie aurait-il reçu cette offre alléchante de Temps L (VPC) en partenariat avec Carnet d'Evasion ? Il s'agit d'un circuit d'une semaine au départ d'Antalya (avec visites guidées : Myra, Ephèse, Pammukale...) qui ne reviendrait qu'à 129 euros s'il était pris en janvier + une autre semaine (facultative) au Maritim Pine Beach Resort (5*) en All inclusive pour 199 euros. Cela paraît trop beau pour être vrai ! Qu'en pensez-vous ?
Merci à l'avance de vos réponses.
Quelqu'un d'autre que mon amie aurait-il reçu cette offre alléchante de Temps L (VPC) en partenariat avec Carnet d'Evasion ? Il s'agit d'un circuit d'une semaine au départ d'Antalya (avec visites guidées : Myra, Ephèse, Pammukale...) qui ne reviendrait qu'à 129 euros s'il était pris en janvier + une autre semaine (facultative) au Maritim Pine Beach Resort (5*) en All inclusive pour 199 euros. Cela paraît trop beau pour être vrai ! Qu'en pensez-vous ?
Merci à l'avance de vos réponses.
Gentilesse indienne English translation pending
Je me suis retrouve en Inde un peu par hasard, c'est un pays que je ne pensais pas visiter. Mais apres 8 semaines ici je suis surpris par la gentillesse des gens, leur bonne philosophie de la vie, leur desinteressement malgre la pauvreté relative du pays, leur serviabilité et ouverture d'esprit.......
Je ne sais pas si c'est l'Indhuisme qui fait cela mais c'est un peuple qui vaut le detour, la vie ici n'est pas facile tous les jour mais leur gentilesse et serviabilite rattrape tout.
Avez vous tous eu cette impression en visitant l'Inde???
Louer un studio à New York: quel quartier? English translation pending
Bonsoir,
je pars en octobre avec mon copain à NYC, je suis en trin de regarder pour louer un studio, mais je ne sais vers quel quartiers me tourner!!!
par exple, j'en ai trouvé un ds l'upper west side(bien au nord du quartier apparemt), est-ce que c'est un quartier sympa mais est-il excentré??
Pour se loger(dormir)je prefererais autant un quartier un peu calme, mais si c'est trop loin de tout c'est pas la peine!!
Que pensez vous des quartiers comme chelsea, greenwich, eastvillage...
En fait, pour se reposer d'une journée frénétique j'aimerais un quartier à "taille humaine"!je sais pas si vs voyez ce que je veux dire, enfin bon j'éspere que vous pourrez écairer ma pauvre lanterne!!
merci
Ambassadeur de France viré de Madagascar English translation pending
ce jour sur le site de moov.mg l ambassadeur de france a madagascar apprends au français resident a mada qu il a ete remercie par RA8 lui meme
tout va bien sous le tropique du capricorne
c est le moment d investir
a plus
Incendie à l'hôtel Oasis Hamaca de Boca Chica English translation pending
Bonjour à tous,
Voilà le mail que je viens de recevoir, pour avoir pris part à une discussion concernant cet hôtel sur le forum du routard. Je tenais à en avertir ceux qui doivent partir prochainement à cet hôtel :
INCENDIE A L HOTEL OASIS HAMACA DE BOCA CHICA REP. DOMINICAINE
Bonjour !
Je me présente : sous le pseudo de a_switch@voilà.fr, je tiens à vous informer des faits suivants :
Un internaute a déposé, le 05 Juillet 2008, un message d'avertissement sur le site du Routard, République Dominicaine. Il renvoyait vers un site où une vidéo a été présentée, montrant l'incendie de l'hôtel Oasis Hamaca.
Hier, Vendredi 11 Juillet 2008, je me suis fortement étonné de voir encore le séjour dans cet hôtel toujours proposé à la vente par un TROP célèbre Tour-Opérateur.
J'ai pris l'initiative, hier soir, de prendre contact avec les commerciaux de ce Tour-Opérateur, afin de manifester mon étonnement .. La réponse hypocrite qui me fut faite est « qu'ils n'en savaient rien » ! ! ! ! (alors qu'ils doivent obligatoirement avoir un réceptif sur place, chargé de les représenter et d'aider les voyageurs !)
Par contre, et à mon très grand étonnement, je constate ce matin : samedi 12 Juillet 2008, que tous les messages relatifs à cet incendie à l'Oasis Hamaca .. Ont mystérieusement disparu du site de Routard ! ! !
Je laisse donc à votre appréciation le jugement qu'on peut porter sur l'honnêteté intellectuelle de ces personnes, dont certaines se targuent « d'aider à la préparation d'un voyage ! »
Je sais fort bien que ce message sera censuré dès sa lecture par le censeur idiot du routard. C'est pour cela que je vous l'envoie à titre privé, et pensant au long WE du 14 Juillet . ce qui permettra de lui donner un minimum d'efficacité !
Tout renseignement supplémentaire, ainsi que la communication de la vidéo citée ci-dessus peut être obtenue gratuitement à mon adresse : a_switch@voilà.fr
Je dispose aussi d'une copie de l'émission « le droit de savoir » du 11 Juin dernier, de TF1.
Profitez en avant que je ne sois définitivement banni par la censure du Routard !
Je précise bien que mon action n'est soutenue que par le seul principe civique qui me guide : essayer d'améliorer le sort moral et matériel de l'humanité.
Dans ce seul but, je me met à votre disposition gratuite, pour vous fournir toutes preuves, témoignages, documents et fichiers dont je dispose, afin de les mettre bénévolement à la disposition des personnes qui furent lésées à l'occasion de cet incendie. Et aussi de les aider dans la constitution d'un dossier destiné à la défense de leurs droits, dans le plus profond respect de la Loi. Et même à me livrer à toute recherche supplémentaire, en cas de besoin de faire apparaître la Vérité.
Tout plaignant peut s'adresser directement à moi pour être conseillé bénévolement dans les démarches à suivre, démarches qui ont très souvent été suivies d'effets positifs. Et même en matière de conseils et mesures de sécurité préventives, dans l'hypothèse où le voyage n'aurait pas encore commencé. On peut s'adresser à moi en permanence en utilisant mes coordonnées citées au début de ce Mail.
Enfin, je tiens fort à préciser (contrairement à ce que disent malicieusement certains) que je n'ai aucun rapport avec quelque Société qui serait éventuellement concurrente de celle que je cite ci-dessus.
Attendant le plaisir et l'honneur de vous servir,
Je vous prie de recevoir l'assurance de ma complète dévotion à votre Cause.
* ************************************************************ Vous pouvez consulter votre message à l'adresse http://www.routard.com/forum_message/1485384/message.htm
Pour information, l'adresse IP de la personne vous ayant fait parvenir ce message est 79.95.151.172
Voilà le mail que je viens de recevoir, pour avoir pris part à une discussion concernant cet hôtel sur le forum du routard. Je tenais à en avertir ceux qui doivent partir prochainement à cet hôtel :
INCENDIE A L HOTEL OASIS HAMACA DE BOCA CHICA REP. DOMINICAINE
Bonjour !
Je me présente : sous le pseudo de a_switch@voilà.fr, je tiens à vous informer des faits suivants :
Un internaute a déposé, le 05 Juillet 2008, un message d'avertissement sur le site du Routard, République Dominicaine. Il renvoyait vers un site où une vidéo a été présentée, montrant l'incendie de l'hôtel Oasis Hamaca.
Hier, Vendredi 11 Juillet 2008, je me suis fortement étonné de voir encore le séjour dans cet hôtel toujours proposé à la vente par un TROP célèbre Tour-Opérateur.
J'ai pris l'initiative, hier soir, de prendre contact avec les commerciaux de ce Tour-Opérateur, afin de manifester mon étonnement .. La réponse hypocrite qui me fut faite est « qu'ils n'en savaient rien » ! ! ! ! (alors qu'ils doivent obligatoirement avoir un réceptif sur place, chargé de les représenter et d'aider les voyageurs !)
Par contre, et à mon très grand étonnement, je constate ce matin : samedi 12 Juillet 2008, que tous les messages relatifs à cet incendie à l'Oasis Hamaca .. Ont mystérieusement disparu du site de Routard ! ! !
Je laisse donc à votre appréciation le jugement qu'on peut porter sur l'honnêteté intellectuelle de ces personnes, dont certaines se targuent « d'aider à la préparation d'un voyage ! »
Je sais fort bien que ce message sera censuré dès sa lecture par le censeur idiot du routard. C'est pour cela que je vous l'envoie à titre privé, et pensant au long WE du 14 Juillet . ce qui permettra de lui donner un minimum d'efficacité !
Tout renseignement supplémentaire, ainsi que la communication de la vidéo citée ci-dessus peut être obtenue gratuitement à mon adresse : a_switch@voilà.fr
Je dispose aussi d'une copie de l'émission « le droit de savoir » du 11 Juin dernier, de TF1.
Profitez en avant que je ne sois définitivement banni par la censure du Routard !
Je précise bien que mon action n'est soutenue que par le seul principe civique qui me guide : essayer d'améliorer le sort moral et matériel de l'humanité.
Dans ce seul but, je me met à votre disposition gratuite, pour vous fournir toutes preuves, témoignages, documents et fichiers dont je dispose, afin de les mettre bénévolement à la disposition des personnes qui furent lésées à l'occasion de cet incendie. Et aussi de les aider dans la constitution d'un dossier destiné à la défense de leurs droits, dans le plus profond respect de la Loi. Et même à me livrer à toute recherche supplémentaire, en cas de besoin de faire apparaître la Vérité.
Tout plaignant peut s'adresser directement à moi pour être conseillé bénévolement dans les démarches à suivre, démarches qui ont très souvent été suivies d'effets positifs. Et même en matière de conseils et mesures de sécurité préventives, dans l'hypothèse où le voyage n'aurait pas encore commencé. On peut s'adresser à moi en permanence en utilisant mes coordonnées citées au début de ce Mail.
Enfin, je tiens fort à préciser (contrairement à ce que disent malicieusement certains) que je n'ai aucun rapport avec quelque Société qui serait éventuellement concurrente de celle que je cite ci-dessus.
Attendant le plaisir et l'honneur de vous servir,
Je vous prie de recevoir l'assurance de ma complète dévotion à votre Cause.
* ************************************************************ Vous pouvez consulter votre message à l'adresse http://www.routard.com/forum_message/1485384/message.htm
Pour information, l'adresse IP de la personne vous ayant fait parvenir ce message est 79.95.151.172
Détour à Las Vegas? English translation pending
Bonjour à tous,
Pour faire court à notre demande, nous souhaitons partir le 4 ou 5 août pour 17 jours moitié côte Ouest (5/8/08 au 14/08/08) et moitié côte Est (15/08/08 au 22/08/08). (Pou info, suite à un problème de dernière minutes hélàs nous étions incertains de pouvoir partir nous avons dû arrêté nos recherches d'ou notre resollication tardive).
Malgrès la hausse des billets depuis biensur on garde espoir on a trouvé en moins chère nous sommes à 1300e (avec Continental conseillé par des amis de ce forum) pour notre itinéraire.
5/08 au 8/08 Nous pensions attérir à SAN DIEGO rester 3 nuits (dot celle de notre arrivé à 20h) et 2 jours pour sea world, Zoo, coronado, island beach Ensuite direction LA via la côte environ 200 km donc tranquillement en une journée le temps de s'arrêter admirer le paysage quitte à prendre une chambre à Laguna(d'ailleurs on se demandait mais à partir d'ou nous pourrions nous baigner à température correct car d'après ce que nous avons lu l'eau est assez froide🙂). donc du 8/08 au 14/08 nous pensions prendre un hôtel excentré de LA avec une piscine découvrir de Santa monica, barbara à bervelly ills, hollywood etc.. jusqu"à santa Universale et autre parc, outlets, nous sommes en train de reagarder tout ça et viendrons vous consulter pour peaufiner ça😉
Mais notre problème est celui-ci le 14/08 au soir normalement il était prévu de voyager de nuit vers l'Est gains de temps oblige mais nous hésitons à faire un LA-NY ou allez deux jours plus tôt à Las vegas en avion interne (40e) ou en voiture (pour lequel nous attendons vos avis 😎) arriver en fin d'après midi le 13/08 par exemple profiter de la soirée de LV et le lendemain piscine et visite de quelques hotels et repartir de LAS VEGAS le soir vers 21h et arrivé le lendemain matin à New york pour lequel nous aavons réservé un appartement.
Le plus importants sont les billets sont à prendre rapidement le reste nous pourrons en reparler ici sur vos conseils Merci pour votre aide Hub
Pour faire court à notre demande, nous souhaitons partir le 4 ou 5 août pour 17 jours moitié côte Ouest (5/8/08 au 14/08/08) et moitié côte Est (15/08/08 au 22/08/08). (Pou info, suite à un problème de dernière minutes hélàs nous étions incertains de pouvoir partir nous avons dû arrêté nos recherches d'ou notre resollication tardive).
Malgrès la hausse des billets depuis biensur on garde espoir on a trouvé en moins chère nous sommes à 1300e (avec Continental conseillé par des amis de ce forum) pour notre itinéraire.
5/08 au 8/08 Nous pensions attérir à SAN DIEGO rester 3 nuits (dot celle de notre arrivé à 20h) et 2 jours pour sea world, Zoo, coronado, island beach Ensuite direction LA via la côte environ 200 km donc tranquillement en une journée le temps de s'arrêter admirer le paysage quitte à prendre une chambre à Laguna(d'ailleurs on se demandait mais à partir d'ou nous pourrions nous baigner à température correct car d'après ce que nous avons lu l'eau est assez froide🙂). donc du 8/08 au 14/08 nous pensions prendre un hôtel excentré de LA avec une piscine découvrir de Santa monica, barbara à bervelly ills, hollywood etc.. jusqu"à santa Universale et autre parc, outlets, nous sommes en train de reagarder tout ça et viendrons vous consulter pour peaufiner ça😉
Mais notre problème est celui-ci le 14/08 au soir normalement il était prévu de voyager de nuit vers l'Est gains de temps oblige mais nous hésitons à faire un LA-NY ou allez deux jours plus tôt à Las vegas en avion interne (40e) ou en voiture (pour lequel nous attendons vos avis 😎) arriver en fin d'après midi le 13/08 par exemple profiter de la soirée de LV et le lendemain piscine et visite de quelques hotels et repartir de LAS VEGAS le soir vers 21h et arrivé le lendemain matin à New york pour lequel nous aavons réservé un appartement.
Le plus importants sont les billets sont à prendre rapidement le reste nous pourrons en reparler ici sur vos conseils Merci pour votre aide Hub
Visiter l'Algérie: une bonne idée? English translation pending
Bonjour,
Pour l'instant, je n'ai pas encore envisagé sérieusement cette possibilité, mais je dois dire que l'Algérie a l'air d'être un pays riche au niveau du tourisme culturel, même s'il semble encore peu présent.
Donc, un jour prochain, j'envisage d'y faire un tour. Est-ce une bonne idée, sachant: Que nous ne sommes, moi et mon amie, pas encore mariés (pas de soucis avec l'Islam?) Que nous ne sommes certes pas à la recherche de plages et de villages de vacances, mais que nous sommes loin tout de même d'être des aventuriers? Que nous ne parlons pas arabe du tout... Que nous sommes français. Y'a-t-il plus de risques pour les Français que pour les autres? Que nous ne conduisons pas. Que nous avons une très nette préférence pour la découverte de la culture et du patrimoine (en particulier archéologique, qui a l'air riche dans ce pays).
D'autre part, parmi mes multiples questions: Quelle est la meilleure période de l'année pour y aller? Les formalités sont-elles pénibles? Les transports sont-ils à la hauteur? Y'a-t-il encore des risques pour les étrangers ou la réputation de l'Algérie comme pays dangereux n'est-elle plus qu'un mauvais souvenir? Y'a-t-il des obligations liées à la religion qui s'appliquent aussi aux étrangers (voile, etc)?
Je suis preneur de tout autre conseil ou idée sur ce pays mal connu?
Pour l'instant, je n'ai pas encore envisagé sérieusement cette possibilité, mais je dois dire que l'Algérie a l'air d'être un pays riche au niveau du tourisme culturel, même s'il semble encore peu présent.
Donc, un jour prochain, j'envisage d'y faire un tour. Est-ce une bonne idée, sachant: Que nous ne sommes, moi et mon amie, pas encore mariés (pas de soucis avec l'Islam?) Que nous ne sommes certes pas à la recherche de plages et de villages de vacances, mais que nous sommes loin tout de même d'être des aventuriers? Que nous ne parlons pas arabe du tout... Que nous sommes français. Y'a-t-il plus de risques pour les Français que pour les autres? Que nous ne conduisons pas. Que nous avons une très nette préférence pour la découverte de la culture et du patrimoine (en particulier archéologique, qui a l'air riche dans ce pays).
D'autre part, parmi mes multiples questions: Quelle est la meilleure période de l'année pour y aller? Les formalités sont-elles pénibles? Les transports sont-ils à la hauteur? Y'a-t-il encore des risques pour les étrangers ou la réputation de l'Algérie comme pays dangereux n'est-elle plus qu'un mauvais souvenir? Y'a-t-il des obligations liées à la religion qui s'appliquent aussi aux étrangers (voile, etc)?
Je suis preneur de tout autre conseil ou idée sur ce pays mal connu?
France-Maroc en camping-car English translation pending
Bonjour, je souhaite aller l'année prochaine au maroc en camping car, pourriez vous m'indiquer le trajet le plus court depuis le nord de la france ainsi que les tarifs pour le bateau (France-Maroc/Espagne-Maroc) car je n'arrive pas à trouver un site qui me permet de faire mon itinéraire.Je ne sais pas encore ou je vais exactement mais ce sera dans le nord (Rabat, Tanger...)
Merçi pour vos réponse.🤪
Itinéraire France-Italie en juillet 2008 English translation pending
Alors, oui, j'ai réelement besoin d'aide.
je vous explique:
je serai en Europe avec ma mère, au mois de juillet-août pour une durée de 3 semaines. (Voir itinéraire ci-bas) nous serons backpack, alors, voyagerons relativement léger. Nos moyens de transports? trains, autobus etc. mais voilà, j'ai quelques questions que j'aimerais voir avec vous... je serai à Paris du 20 au 25 du 25 au 26 à Lyon (petit arrêt train/hôtel) et après, je désire aller en Provence / Cote d'Azur. Mais je ne sais quoi choisir! ???? j'ai le choix entre : Nice / Saint-Raphael / Agay / Saint-Tropez / Monaco notre but sur la cote d'Azur ? profiter de la plage et de la mer. et donc, je me demandais, considérant que je veux profiter de la plage, tout en minimisant les transports, quelles villes me suggérez-vous ?
D'autant plus que je quitterai cet endroit pour aller à Venise. Et là est mon autre question.
J'ai vu qu'il y a 2 possibilité s'offrant à moi: de Nice à Marseille en train et prendre l'avion de Marseille pour Venise OU train de nuit de Nice à Venise. Et si jamais je vais à Saint-Raphael, est-ce que je peux me rendre facilement à Nice?
Finalement, est-ce que cela vaut la peine d'acheter une passe italie/france sur eurail ou je peux attendre rendue directement en Europe?
je commence à ressentir un brin de stress, maintenant... alors, si vous pourriez me donner de précieux conseils, se serait très apprécié.
Merci! 🙂
je serai en Europe avec ma mère, au mois de juillet-août pour une durée de 3 semaines. (Voir itinéraire ci-bas) nous serons backpack, alors, voyagerons relativement léger. Nos moyens de transports? trains, autobus etc. mais voilà, j'ai quelques questions que j'aimerais voir avec vous... je serai à Paris du 20 au 25 du 25 au 26 à Lyon (petit arrêt train/hôtel) et après, je désire aller en Provence / Cote d'Azur. Mais je ne sais quoi choisir! ???? j'ai le choix entre : Nice / Saint-Raphael / Agay / Saint-Tropez / Monaco notre but sur la cote d'Azur ? profiter de la plage et de la mer. et donc, je me demandais, considérant que je veux profiter de la plage, tout en minimisant les transports, quelles villes me suggérez-vous ?
D'autant plus que je quitterai cet endroit pour aller à Venise. Et là est mon autre question.
J'ai vu qu'il y a 2 possibilité s'offrant à moi: de Nice à Marseille en train et prendre l'avion de Marseille pour Venise OU train de nuit de Nice à Venise. Et si jamais je vais à Saint-Raphael, est-ce que je peux me rendre facilement à Nice?
Finalement, est-ce que cela vaut la peine d'acheter une passe italie/france sur eurail ou je peux attendre rendue directement en Europe?
je commence à ressentir un brin de stress, maintenant... alors, si vous pourriez me donner de précieux conseils, se serait très apprécié.
Merci! 🙂
Deux semaines (trop courtes) au Kerala English translation pending
Je prends (enfin !) le temps de faire un retour sur notre voyage au Kerala. Quelques renseignements pratiques, mais surtout quelques impressions qui seront peut-être utiles… ou feront rêver.
Le contexte : je suis partie du 4 au 19 avril dernier, avec mes deux enfants de 12 et 15 ans. Un second voyage en Inde pour eux, après un séjour un Rajasthan, et un troisième pour moi, le Kerala ayant été précédé quelques mois plus tôt par le Tamil Nadu. Deux semaines, bien sûr, c’est trop court et hyper frustrant, d’autant plus que moi, je me sens plutôt bien en Inde. Mais il faut faire avec, ce qui nous a amené à privilégier quelques « stops » parmi les plus faciles d’accès. A une prochaine fois donc le nord et le theyyatam, les coins reculés de Wayanad, Kannnur et ses plages… Pas question non plus de se serrer la ceinture à outrance : les économies on en a fait un maximum avant, on va privilégier le plaisir (quoique, bien entendu, plaisir ne rime souvent pas avec luxe). E puis aussi, si vous voulez comprendre un peu nos choix, disons que la mère est partie littéralement crevée. Alors, pas question de s’épuiser inutilement.
Nos stops (avec en gras les endroits où nous avons passé la nuit) : Cochin - Thattekad – Marayoor – Chinnar – Munnar – Varkala – Allepey - Aranmula – Ettumanur – Thattekad.
En bref : un très beau voyage, où le contact avec la nature et la « ruralité » nous ont le plus apporté. La montagne, la mer, les backwaters, les petites villes… le Kerala nous a offert une belle diversité. Si c’était à refaire, je planifierais autrement les choses pour éviter les longs déplacements que j’avais choisi d’effectuer, pour voir autrement la campagne, en voiture. A noter que les chambres sont pour 3 personnes .
Ca commence comme ça…
5 et 6 avril - Cochin : après une escale à l’aéroport/centre commercial de Dubaï (c’est dingue : à deux heures du mat, une véritable atmosphère de grand magasin à la veille de veille de Noël!) le choc : il fait chaud ! C’est humide ! Pas facile tout ça après un vol où personne n’a pu fermer l’œil. Et pas neutre non plus quant à l’image que je garde de Cochin : j’ai l’impression de revoir les petites rues tellement calmes de Fort Cochin comme dans une sorte de brouillard. Je ne connaissais pas cette Inde là : des arbres partout, des rues quasi désertes (évidemment, on n’est pas en haute saison touristique et les Indiens ne sont pas cons, ils ne sont pas dehors à cette heure là !). Je n’entends même pas de klaxon ! Etrange.
Après une journée à flâner et une petite sieste, on se traîne jusqu’au premier resto : Addy’s. Le poisson cuit dans une feuille de bananier se laisse manger mais les accompagnements (trois ( !) frites et du concombre) sont ridicules et le curry de légumes de ma fille « not too spicy, please » est carrément insipide, alors que la facture, elle, est plutôt salée. Leçon no.1 : se fier à son intuition ! On va finir la soirée sur une terrasse qui ne paie pas de mine et où les enfants engloutissent quelques pakoras. Un aigle, à l’aigle brisée, vient animer notre soirée et on rigole bien avec le serveur. Ca y est, j’ai l’impression que le voyage commence. De retour à notre pension (Henri’s Anchorage : 800 rps…) la proprio nous attend avec quelques tranches de gâteau (une spécialité des chrétiens du Kerala) et du vin (sans alcool), le tout « fait maison » et agrémenté d’un gentil « happy birthday ». Eh oui, mon « pauvre » fils n’avait pas pu fêter son anniversaire comme il se doit, puisque nous sommes partis en voyage ce jour-là (le pauvre…). La gentille dame de la pension n’avait pas l’esprit ailleurs lorsqu’elle a rempli nos fiches ! Une « maison », vous le constatez, au service très attentionné.
Le lendemain nous consacrons la journée aux quelques visites « classiques » de Cochin. Matttanchery semble être un endroit vraiment sympa et vivant. Ca me fait un peu penser à une ville… à la campagne. Malheureusement, c’est dimanche. La majorité des petits commerces sont fermés et les autres, près de la synagogue, regorgent d’objets « que pour nous les touristes ». Un peu décevant. C’est le soir que nous avons le sentiment de « toucher » vraiment à la vie de cette ville, en bord de mer, alors que les Indiens prennent le frais au coucher du soleil. C’est magique : j’avais oublié comment est belle la foule en Inde, éclatante de couleurs. J’allais oublier : il y a aussi les fameux filets chinois ! Ils sont beaux, c’est vrai (comme sur les photos…) mais moi c’est la foule bigarrée qui retient mon attention. Les enfants vont et viennent, je les vois faire la queue pour s’acheter une glace qu’ils devront lécher bien rapidement : le soleil a peut-être disparu à l’horizon mais il fait encore très chaud.
Le soir, un dîner fabuleux au Fort House. Eh oui, c’est probablement un ghetto à touristes. Eh oui, c’est plutôt cher. Mais les plats de poisson sont d’une finesse que je n’ai retrouvée nulle part ailleurs (il ne faut pas non plus oublier une excellente salade de mangues, presque aussi bonne que celles que je cuisine à la maison…) et le fait de manger les pieds quasi dans l’eau est tellement reposant. Le Seagull à côté est, paraît-il, plutôt bien : il est en tout cas très fréquenté, et très bruyant…
Au final, nous ne garderons pas un souvenir impérissable de Cochin. Mais soyons honnête, ce n’est pas la faute à Cochin. Nous étions tout simplement trop fatigués pour vraiment l’apprécier et dimanche n’était pas l’idéal pour découvrir la ville. Mais pour qui sait sortir du quartier le plus touristique de Fort Cochin, l’endroit recèle certainement de jolies découvertes, avec la possibilité d’une plongée si besoin tout en douceur au Kerala. Next time.
7 au 10 avril – Thattekad, Marayoor et Chinnar : j’avais, avant notre départ, réservé un trek de 2 jours et demi dans le parc de Chinnar. Une décision que j’avais remise en question jusqu’à la dernière minute. L’organisation, la planification, ça ne correspond pas à mon idée des vacances. Mais bon, ayons l’esprit ouvert. En fait, ce furent parmi les plus beaux moments de notre séjour. Et je ne regrette pas du tout ce « luxe » que nous nous sommes payés (Wild Kerala Tour, 5500 rps par personne tout compris).
Nous nous rendons tout d’abord jusqu’au parc ornithologique de Thattekad où nous attend Vinod, notre guide pour les prochains jours. En taxi, pas le choix : on a avec nous plus de 30 kg de vêtements que nous comptons amener à Munnar (disons que nos vêtement ne sont pas très adaptés à un climat tropical…). A Thattekad, nous plongeons pour la première fois dans la forêt. Les bruits des animaux, leurs traces, les drôles d’insectes et les papillons, le goût des plantes et des fruits qui s’offrent à nous… On est bien. Vinod est charmant. Les prochains jours s’annoncent bien… même si notre ballade a pris fin dans un bain de sang. Enfin, pour mon fils, courageuse victime d’une « attaque» sournoise de sangsue! Mais on connaît maintenant la conjuration : une petite pincée de sel et ça y est, il n’y a plus qu’à ne pas trop se tacher.
Ensuite, c’est reparti pour la montée vers Munnar. Une véritable révélation : comme c’est vert! Un vrai paradis végétal. J’ai l’impression que nous sommes des nains de jardin en balade chez Truffaut... J’ai plusieurs de ces plantes chez moi, mais si petites, si maladives (bon, je l’avoue, je n’ai pas le pouce vert). C’est une révélation aussi que toutes ces maisons immenses et luxueuses qui jalonnent la route. L’Inde est en plein boom économique et, ici, ça se voit !
A Munnar, après nous être délesté de nos bagages pour ne garder que l’essentiel, nous prenons le bus, direction Marayoor. Les plantations de thé sont… comme sur les photos (!), mais là je les découvre sous la pluie. Une pluie qui nous oblige à fermer les « stores » du bus ce qui, du coup, nous donne plus l’impression d’être dans un manège de fête foraine que dans un bus (comme si on volait… tout en prenant parfois de sacrés coups. Un peu, pour ceux qui connaissent, comme le « Chatbus » de mon Voisin Totoro… mais en plus violent.). Il faut dire que l’on est tout à l’arrière, moi et Vinod. Quant aux enfants, à qui nous avons trouvé une place vers l’avant… ils dorment !
A Marayoor nous prenons une chambre à l’entrée de la ville au Marayoor Tourist Home (300 rps, basic mais correct). Les chambres sont disposées autour d’une cour en gravillon en contrebas de la route. On dirait presque un motel américain.
La ville semble se résumer à la rue où nous faisons nos courses pour les deux prochains jours. Il n’y a rien à voir et pourtant je m’y attarderais bien. Quelques étals, un bon chaï, la campagne tout autour, des fleurs qui poussent dans les ravines au bord de la route (je vois parfois les mêmes, dans les vitrines des fleuristes « de luxe » parisiens)… Mon fils mitraille avec son appareil photo un épouvantail accroché à un bâtiment en construction. C’est vrai qu’à la nuit tombée, l’impression est saisissante. On croirait un décor digne d’Halloween. Je suis toute fière de pouvoir expliquer aux enfants qu’il s’agit d’une pratique visant à protéger les immeubles en construction des mauvais esprits… J’en avais aperçu plusieurs quelques mois auparavant dans la campagne autour de Mammalipuram.
La nuit est… noire. Je m’aperçois que l’électricité, à Marayoor, c’est quelque chose qui va et qui vient… Et bien sûr, j’ai oublié nos torches, alors que le plus souvent je les traîne quasi pour rien. C’aurait été tellement plus pratique que ces petites bougies avec lesquelles je dois me battre pour qu’elles tiennent à peu près droites ! Le lendemain, nous parcourons en rickshaw les 12 kms qui nous séparent de l’entrée du parc. La végétation change très rapidement. Ici, tout est beaucoup plus sec et la forêt beaucoup plus clairsemée. La vue porte loin et, quelle vue.
La marche est rude au soleil et les montées n’en sont que plus pénibles mais nous n’avons surtout pas à nous plaindre : 4 hommes de la tribu locale des Pulaya portent tout ce dont nous aurons besoin jusqu’à la petite hutte de terre où nous passerons la nuit, au sommet d’une falaise. Et là, un vrai coup de foudre. Quand je ferme les yeux, je revois cette immense plaine à nos pieds et les montagnes qui se détachent sur l’horizon. J’entends le barrissement des éléphants, le croassement des grenouilles, les cris des singes, les oiseaux… Je salive en repensant à ces savoureux repas qui ont été cuisinés pour nous… Nous partons traquer les animaux que nos guides ont repérés. La nuit tombe, l’orage gronde sur le Tamil Nadu qui s’étend devant nous. Un bonheur… mais pas partagé par tous : selon les enfants, ça grouille de bêtes dans la hutte ! Mais bon, moi je suis myope comme une taupe… c’est pratique parfois…
Le lendemain, nous repassons par le « checkpoint » (où nous ferons un arrêt malheureusement trop long) avant de suivre le cours d’une rivière jusqu’à notre second hébergement. Je me croirais dans le Livre de la Jungle… On fait une trempette, observés par une foule de singes Langur et… par un gros sanglier pas vraiment sympathique. Vinod, notre guide, nous « abandonne », juste avant la nuit, entre les mains de gardes du parc que nous ne connaissons pas et qui parlent très peu anglais (le règlement !!! Ca, c’est à revoir.) Mais bon, comme nous sommes fatigués nous nous couchons peu de temps après la tombée de la nuit.
Réveil avec le lever du jour. Ce sont nos derniers moments à Chinnar. Nous reprenons la route vers le checkpoint où nous retrouverons Vinod avant de sauter dans un bus pour Munnar. La route cette fois-ci se fera sous le soleil… avec en fond sonore un film d’aventure tamoul.
10 et 11 avril – Munnar : Vinod reste à Munnar avec nous jusqu’en fin d’après-midi. Nous accompagnons Nohan, un élu local et aussi proprio d’une agence de « tourisme d’aventure » à Munnar (Trackfinder, 09447266632), dans un centre social où sont pris en charge les enfants des familles parmi les plus pauvres de la ville. Je me sens un peu bête parmi tous ces enfants : en général, nos « dons » sont un peu plus anonymes. Mais j’avais bien visé : les vêtements chauds semblent vraiment beaucoup leur plaire…
Nous optons pour un homestay à proximité du centre social (Theresian Homesaty, 700 rps). La chambre est vaste et très propre, l’endroit très calme, en retrait de la route principale, tout en étant proche du centre. Mais la vue est quelconque : on n’aperçoit même pas les plantations de thé. Et la proprio est assez… distante (le manque de chaleur de l’endroit sera toutefois compensé par les bains de vapeur du centre de massage Marayu qui se trouve à proximité et où nous nous ferons tous massés le soir venu. C’est qu’il fait quasi froid à Munnar !).
En fin d’après-midi, nous allons tous nous éclater à la Munnar Mella, tout à la fois foire et fête foraine. Les stands nous donnent à voir tout ce que nous n’avions jamais demandé à voir en venant à Munnar : ustensiles de cuisine indispensables à la bonne ménagère, outils de jardinage, pubs pour les projets de développement de la région, techniques d’insémination des vaches et fœtus de veau dans le formol, programmes des cours de l’école d’hôtellerie… Côté fête foraine… alors là, j’ai carrément l’impression de faire partie d’un tableau surréaliste. La foule se presse sur un terrain boueux où sont installés des manèges qui ne sont ni plus ni moins que ceux que j’ai connu enfant… mais dans un état que probablement même mes parents n’ont pas connu ! Il y a la rouille, bien sûr, qui vient un peu atténuer le débordement des couleurs, mais il y a surtout des mécanismes euh… que je ne sais trop comment qualifier (mais ça fait peur !), des moteurs qui crachent, des grincements, de la fumée noire qui tout à coup s’échappe de dessous un manège… Mon fils nous regarde horrifié, moi et ma fille, faire un tour de grande roue (la vue est si belle…), puis un autre dans ces espèces tasses qui tournent (j’ai mal au cœur…). C’est une folie, je le concède. Jamais, même en France, je ne fais confiance à ce type d installations. Quand on parle des Fous de l’Inde… Ici, ce serait plus « Fous en Inde… ». Disons simplement que le risque n’était probablement pas plus grand que celui que l’on court quotidiennement sur les routes indiennes (rationalisation de mon inconscience que tout cela. Bon, je ne recommencerai plus).
Il y avait aussi, tout au bout du terrain où se dressaient les manèges, une étrange installation. Imaginez une structure circulaire en bois surmontée d’un chapiteau, au sommet de laquelle il est possible de monter par des escaliers en métal rouillé. Des spectateurs sont agglutinés tout autour de la structure (un tube évasé surmonté d’une toile), sur des estrades métalliques. Ma curiosité est piquée : nous payons nos 10rps et commençons l’ascension de la structure lorsque, tout à coup, un vacarme épouvantable accompagné de terribles vibrations nous prend aux tripes. Arrivée en haut, je réussi à me faire une petite place entre deux spectateurs (j’ai le cœur qui cogne !) et ce que je vois me semble sorti tout droit de l’enfer. Des motos tournent à une vitesse folle, engagées sur les murs quasi verticaux de la structure de bois. Elles ne sont qu’à quelques centimètres les unes des autres. Leurs pilotes, hommes et femmes, se lèvent sur leurs sièges, se donnent la main tout en tournant, se croisent… C’est ensuite au tour d’une voiture de s’engager sur le mur, au milieu des motos! Son conducteur se hisse par la fenêtre ouverte, ne tenant le volant que d’une seule main. Le niveau de décibel est ahurissant, les vapeurs d’essence donnent la nausée. Je redescends, dégoûtée. Ce n’est pas mon premier voyage en Inde. J’ai vu la misère, la pauvreté. Mais là, je ne sais pas pourquoi, je suis sonnée. Payer pour voir des humains prendre de tels risques et vivre dans de telles conditions, y prendre plaisir… Ca me fait froid dans le dos. Même si, je l’admets, c’est loin d’être une particularité indienne.
Et puis il y a aussi ce spectacle de chiens savants qui rend tristes les enfants… Nous sommes les seuls à ne pas rire. Il est temps de rentrer.
Le lendemain, nous louons une jeep pour nous balader aux alentours de Munnar. Le petit déjeuner dans une échoppe au bord d’un lac de barrage est mémorable : vue splendide, chaï réconfortant et leçon « en live » de confection de parathas que nous dévorons par la suite accompagnés de sambar, le tout pour un gros total de 30 rps pour nous trois. Miam. Ensuite ? Eh bien, c’est avec plaisir que nous succombons à l’ « attrape-touristes » classique : la balade à dos d’éléphant, avec photo finale de l’éléphant caparaçonné et de sa « noble » monture protégée par une ombrelle… Plus kitsch, tu meurs, mais quelle rigolade. Et de voir tous ces touristes Indiens qui eux aussi se prêtent au jeu… c’est pas mal. Et disons, à notre décharge, que le lieu aurait pu être plus mal choisi : admirer du haut d’un éléphant un magnifique paysage de lac de montagne, on peut faire pire.
Nous continuons notre route jusqu’à Top Station. La route est grandiose mais, je ne sais si c’est en raison du brouillard, je ne vois pas trop l’intérêt à être venue jusqu’ici. Nous achetons des fruits de la passion et des « tree tomatoes » (une découverte pour moi) à une petite échoppe au bord de la route. Et ça, c’est un souvenir mémorable…
Retour à Munnar et déjeuner au Saravan Bhavan. Ca ne désemplit pas. Les places, aussitôt libérées, sont prises d’assaut aussi bien par des touristes indiens que par des locaux. Les feuilles de bananier sont vite jetées sur les tables et les serveurs se pressent pour nous servir et nous resservir d’une variété impressionnante de plats. Ambiance cafétéria, bruyante, conviviale. Les conversations vont bon train : un jeune couple de Bangalore, tout excité à l’idée de se retrouver le lendemain sur un houseboat, nous fait part de ses impressions de voyage, un marchand de montres nous évoque la situation économique de la ville… Les enfants s’empiffrent, surtout de riz. Pour le reste, il semble y avoir overdose. Dommage. Nous avions opté pour la « totale », à 45 rps ! Je n’avais pas remarqué que nous aurions pu faire beaucoup plus modeste…
L’après-midi, nous décidons de flâner dans les collines environnantes. C’est bon de marcher, au soleil, sans être écrasé par la chaleur. Afin de pousser un peu plus loin, nous arrêtons au hasard un conducteur de rickshaw qui se révélera tout simplement formidable. Comme on accroche bien, on décide de faire un bout de chemin avec lui. Bien sûr, il connaît plein de choses sur la culture du thé. Mais il se révèle surtout un guide plein d’entrain et d’humour qui fait connaître aux enfants aussi bien le secret des sifflets confectionnés avec les feuilles de thé que celui de ces feuilles que l’on déchire et sur lesquelles on souffle pour faire des bulles de savon (bon, pas de savon, bien sûr, mais c’est tout comme). Et on découvre, encore, un grand nombre de végétaux comestibles. On mange toutes sortes de graines, de fruits, mais le plus drôle ce sont ces petites plantes dont on écrase la tige pour en boire la sève et dont on mange ensuite la feuille. On a l’impression de brouter ! Dommage que nous n’ayons pas rencontré plus tôt Rajamani (09495187552). Ce sont souvent des rencontres comme celle-là qui nous font apprécier autrement un endroit.
Le soir venu, la question du « et maintenant, où va-t-on ? » est posée. Et là, rien d’évident. J’avais envisagé de descendre en bus jusqu’à Kottayam pour ensuite prendre le ferry jusqu’à Allepey. Mais face à l’éventualité de nous retrouver dans la chaleur écrasante des plaines (ce qui ne rend pas particulièrement de bonne humeur les enfants) et à la hâte qu’a ma fille de se baigner dans la mer, je décide de mettre tout de suite le cap sur Varkala. Une fausse bonne idée. Coûteuse (3500 rps de taxi) mais surtout épuisante et décevante. Quand nous optons pour un taxi, c’est le plus souvent pour pouvoir profiter de ce qu’il y a entre notre point de départ et notre point d’arrivée. Mais là, ce sera plutôt un chemin de croix…
12 et 13 avril – Varkala : Départ de Munnar à 7h00. Après un arrêt petit déjeuner vers 10h30 et la visite d’une plantation d’épices, nous atteignons en fin de matinée les abords d’Ernakulam. J’aurais préféré passer par la route de Kottayam, mais je me rends compte, trop tard, que Seluam a mis le cap sur le NH47 qui longe du nord au sud le Kerala. L’autre route serait beaucoup beaucoup trop dangereuse (sic). Nous ne percevons évidemment de la voiture que les aspects peu engageants de la ville –les bouchons, les grandes artères- et ses abords, comme presque tous les abords de ville, affreux et congestionnés. L’usage assez inusité que font les Indiens du klaxon n’est évidemment pas une découverte mais ce qui l’est, en revanche, c’est l’usage immodéré qu’en fait Seluam. Il a littéralement la main appuyée en continue sur le klaxon ! J’ai chaud. J’ai la tête qui menace d’éclater. Je ne vois rien des villes que l’on se presse de traverser et de la campagne environnante. Et, le clou de la journée, je m’aperçois trop tard que Seluam ne s’est pas arrêté à Kayamkulam pour que nous puissions faire la visite du Krishnapuram Palace où je lui avais pourtant demandé un peu plus tôt de nous arrêter. Grrrr.
Nous atteignons Varkala aux alentours de 16h30 et là, consternation : ça n’a absolument rien à voir avec l’image que je m’en étais faite. Evidemment, nous sommes tous crevés. Evidemment, une station balnéaire découverte sous la pluie ne se présente probablement pas sous son meilleur jour. Mais je suis sidérée devant tous ces panneaux accrochés aux arbres, aux clôtures, et qui à chaque intersection nous vantent les mérites ou nous incitent à visiter guesthouses, hôtels, salons de massage, agences de voyage, restos… Notre chauffeur est de mauvais poil, comme nous (ça se comprend, et lui il se tapera le chemin du retour). Je lui propose de nous laisser là, tout simplement, on se débrouillera bien, mais il refuse. Il me propose quelques guesthouse sur la Northcliff, un autre quasi sur la piste de l’héliport ( !) mais il est hors de question que nous louions une chambre derrière un barrage de commerces où se pressent toute la journée une foule de touristes. (Bon, je suis de mauvais poil, vous l’aurez compris). Tant qu’à être venue jusqu’ici, je veux la mer, tout près, et le calme (je crois que si je m’écoutais, je taperais du pied, comme une enfant, ou je m’effondrerais en sanglots. Mais bon, des enfants, il y en a déjà deux dans la voiture). J’essaie désespérément de nous faire conduire plus au nord, vers Odayam ou Edava, mais personne ne semble connaître, ni mon chauffeur ni tous ceux que je croise et à qui je demande des infos. Put… ! C’est une conspiration ou quoi.
Je finis quand même par me faire amener un peu plus au nord et je m’arrête au Wood House Cottage (1000 rps). Les constructions en continue ont pris fin. On se retrouve tout au bout de la Northcliff, juste à l’endroit où cette dernière redescends vers la mer. Un cottage est libre, le premier, tout au bord de la mer. C’est loin de correspondre à mon rêve mais bon, on s’arrêtera là. Adieu Seluam. Mauvaise pioche. Ca arrive.
Au final, nous ne regretterons pas le choix du Wood House. Le cottage est coquet et propre et, assis sur notre balcon, nous avons une vue magnifique sur la mer et la côte qui se prolonge vers le nord. La nuit, nous nous endormons avec le bruit des vagues qui se brisent sur les rochers en contrebas. Le lendemain matin, je découvre lors d’une longue balade vers le nord les sites d’Odayam et d’Edeva où je souhaitais m’installer à l’origine. C’est très calme, mais loin d’être désert. Les pêcheurs qui reviennent de leur nuit en mer remontent leurs filets. Je croise aussi des femmes, des enfants. Ca et là, je note la présence de quelques structures touristiques qui, en cette fin de saison, sont totalement vides. Pour un séjour prolongé, nul doute que c’est ici que j’aurais aimé m’installer. Mais pour quelques jours, en définitive, mieux vaut être près de « l’action » d’autant plus que les transports vers la plage de Varkala semblent quasi inexistants, du moins en cette saison, et que je n’ai toujours pas acheté de lampe torche, essentielle pour se déplacer une fois la nuit tombée. Je n’apprécie pas trop la grande plage de Varkala. Mais la petite plage de sable noir qui se situe à un jet de pierre de notre cottage est formidable. On y passe des heures dans l’eau… aussi chaude que celle d’une baignoire. Le soir, on flâne de ci de là, on se mange un poisson et on se retrouve, comme tant de monde, au Funky Art Cafe. C’est vraiment l’endroit « in » du moment, et ça se comprend. Nous aurons droit, les deux soirs que nous y passerons, à un concert de musique classique indienne. Car il ne faudrait pas l’oublier : on est en Inde !!! Et, qui plus est, au Kerala ! Les nombreuses boutiques tenues par des Cachemiris et des Tibétains pourraient nous amener à en douter…
Varkala… Décidément, si on considère que c’est encore une petite station, je préfère ne pas voir ce que doit être Kovalam. Disons que ça m’a un peu rappelé l’atmosphère un peu « baba » de certains coins de la Thaïlande il y a 20 ans, mais en beaucoup beaucoup plus développé (mes coins de prédilection, à l’époque, n’avaient même pas l’électricité). Ce n’est pas désagréable, d’autant qu’on peut se sauver assez facilement de la horde de touristes en cette saison. Mais ce n’est pas mon truc.
14 au 16 avril – Allepey : Le 14, nous prenons un train en fin de matinée pour Allepey, ce qui nous laisse suffisamment de temps pour faire trempette. Malheureusement, nous sommes expulsés de « notre »( !) plage par des pêcheurs qui remontent leur filet.
Pour un trajet aussi court, pas besoin de réservation. Nous prenons des places en sleeper (71rps). Le trajet est vraiment sympa. Il y a beaucoup de mouvements, les jeunes vont et viennent et les conversations vont bon train. Je déplie ma carte, sors mes guides, et tout le monde y va de son conseil pour que nous profitions au mieux de nos derniers jours de voyage. Il fait chaud mais les fenêtres ouvertes laissent passer suffisamment d’air et, surtout, elles permettent une première découverte des backwaters. Et ce qui est loin d’être négligeable, le train permet de se déplacer sans entendre le sempiternel bruit des klaxons. Ouf…
Arrivés à Allepey, nous sautons sur le quai de la gare et, là, je me fais avoir comme une « bleue ». La honte. Suite aux conseils de Stalingrad, forumiste grand spécialiste du Kerala et amoureux d’Allepey, j’étais entrée en contact avec Shameer, un chauffeur de taxi de ses amis. Celui-ci devait m’attendre à la gare d’où nous avions prévu trouver un hébergement et nous entendre sur un futur trajet dans la campagne, nous amenant d’Allepey à Thattekad.
Donc, pour faire court, il y avait bien quelqu’un à la gare qui m’attendait avec un grand sourire, mais ce n’était pas Shameer… en dépit de ce qu’il avait affirmé au départ (enfin, SHameer devait être là, mais un peu plus discret que l'autre chauffeur qui m'a bien eu). J’ai été un peu longue à la détente, j’aurais pourtant dû percuter en voyant le Jésus qui ornait le tableau de bord. Et le comportement du monsieur me semblait assez peu correspondre à ce que nos coups de fil m’avaient fait imaginer… Enfin, tout est bien qui finit bien. Shameer nous a retrouvés. On ne m’y reprendra plus.
J’avais envie, à Allepey, de m’installer hors de la ville, au bord de l’eau. Histoire de profiter du lieu, dans le calme. Nous tentons notre chance au Palm Grove Resort où nous nous installons dans un petit cottage avec une très chouette salle de bain en plein air. Quel plaisir de prendre sa douche sous les arbres, au milieu des plantes qui poussent partout ! Le cottage sera notre hébergement le plus cher de ce voyage (1250 rps) mais nous ne le regretterons pas. Nous sommes tout au bord de l’eau, loin de la route principale. Il y a une salle à manger en plein air où j’aurai de longues conversations avec Joseph, un jeune homme qui fait là son stage dans le cadre de sa formation en hôtellerie (un superbe cuisinier). Et il y a aussi des hamacs où les enfants passeront beaucoup de temps. De là, le spectacle est permanent. On voit passer sur l’eau les gens des environs mais aussi, ce qui ne nous donnera pas le goût de tenter l’expérience, les kettuvallam et leurs touristes qui profitent des backwaters. A certaines heures, on dirait une autoroute !
Allepey est certainement un de nos coups de cœur de ce voyage. Nous avons beaucoup profité de la ville où, curieusement, ne semblent pas beaucoup s’aventurer les touristes. Moi j’adore ces petites villes où très rapidement on peut prendre ses marques. Et les deux principaux canaux sont des points de repère qui facilitent bien les choses. Ce ne sont pas les principaux sites qui me laisseront un souvenir impérissable (les églises indiennes, bof… et les temples, quand on connaît le Tamil Nadu, sont plutôt décevants). Mais j’ai de magnifiques souvenirs des ballades dans les rizières qui entourent la ville et dans les quartiers où la campagne se mêle à la ville. Nous en avons aussi profité pour faire nos courses, conseillés par Joseph qui nous a orienté vers les boutiques « in » de vêtements pour hommes (bon, on n’est pas à Delhi…). Et puis, bien sûr, on a acheté quelques parapluies, une des grandes spécialités de la ville.
Nous avons préféré profiter des backwaters dans un petit bateau à rame, au lever du soleil. Départ à 5h40 .C’est magnifique de voir s’éveiller la vie dans les backwaters. Nous évoluons quelques temps sur de grands canaux pour ensuite nous engager dans certains canaux incroyablement étroits. Nous descendons parfois sur les berges pour nous délier les jambes et aller découvrir de magnifiques paysages. Il fait encore bon. On se laisse porter, au ras de l’eau, ce qui n’est pas désagréable. Notre balade nous aura coûté plutôt cher si je compare aux prix que certains offraient (150 rps de l’heure). Moi, j’ai payé 1200 rps pour un périple de 6 hrs, mais il faut dire que nous avions deux rameurs, ce qui n’est pas négligeable.
Et comment se remettre de tant d’émotions ? Par un bon massage, pourquoi pas. Et là, c’est la poursuite du bonheur. Total. Contrairement à Munnar, le massage s’effectue en partie assis, et en partie couché. Et il se termine par une séance de lavage : le corps, le visage, les cheveux. C’est un vrai bonheur, par cette chaleur, de se faire laver avec de l’eau très chaude. On en ressort tout sec et la moiteur prend un certain temps à se réinstaller. Ah ! Sudha, que de bonheur tu m’as fait connaître (un bonheur tel que moi et ma fille récidiveront le lendemain matin dès 7hrs) (Sreekrishna, Ayurveda Panchakarma Centre, 500 rps).
Après un superbe repas concocté par Joseph au Palm Grove, nous nous rendons en rickshaw à Marari Beach. Une vraie plage de carte postale. Les palmiers, les bateaux sur la sable : on se dit que ça, c’est une plage… Mais bon, il y a du vent et, surtout, une mer agitée qui, dès qu’on y trempe les pieds, nous fait bien sentir le danger. Je suis pourtant une bonne nageuse, pas trouillarde, mais là, je me suis contentée de rester au bord à barboter. Et j’ai terminée la baignade avec du sable collé partout (et comme je m’étais baignée avec mon tee-shirt, histoire de ne pas choquer d’éventuels passants, et que je n’avais pas de vêtements de rechange, je vous laisse imaginer les heures qui ont suivi…).
Le soir, on décide de se payer un bon resto. On choisit le Harbour, dont les cuisines semble-t-il sont les mêmes que celles du Chakara, le plus chic resto d’Allepey (selon le Rough Guide). Mais le Harbour est définitivement fermé, les enfants sont affamés, on est sur la route de la plage, il fait noir. Au diable la dépense, on tente le chic du chic au Chakara. Première surprise : un menu unique, de la mise en bouche ( !) au dessert. Deuxième surprise : le prix. 600 rps le repas !!! J’en tombe presque de stupeur. Mais bon, je suis curieuse… A quoi ça peut bien ressembler, un repas aussi cher en Inde ? Et le cadre est surprenant : disons, l’Inde telle qu’on la voit parfois représentée dans les pubs, d’un très bon goût « occidental », très raffiné et sobre. On casse le cochon, pour l’ « expérience ». On ne cadre pas trop avec le décor, c’est certain (c’est curieux, jusqu’ici je ne remarquais pas trop les taches qui maculent mes vêtements). Mais bon, pas grave, il est tôt et on est tout seul. Enfin, jusqu’à ce qu’un cameraman arrive, avec un éclairagiste, un perchman, une réalisatrice… et une SUPERBE actrice indienne qui ne parle pas un mot de malayalam et s’exprime donc en anglais. On assiste au tournage d’une pub qui, si j’ai bien compris, fera la promotion de plusieurs sites (commerces ?) de la région. Et nous qui voulions une petite soirée tranquille. Enfin, c’est ce que semblait croire le proprio du resto qui n’en finit plus de s’excuser. On finira par partir, en payant une note sensiblement réduite « en raison du dérangement ». Ouf ! L’apprentissage ne fut donc pas si dur pour notre porte-monnaie (soit dit en passant, le chic du chic est quand même moins cher qu’un simple repas en famille chez Courte Paille). Ah, au fait, ce n’était pas mauvais mais nous avons beaucoup regretté le biryani de chez … (bon, j’ai oublié le nom, mais ça ressemble à Allah… un resto tenu par des musulmans, en bordure du South canal. Une grande cafétéria, où les demi-portions sont bien suffisantes… Demandez, tout le monde connaît. Et ça vaut le coup.). Et aussi la bonne cuisine que l’on nous avait préparé en plein parc de Chinnar, loin de tout…
17 et 18 avril : Aranmula, Ettamanur, beaucoup de route (!) et Thattekad… Il n’y avait pas tant de route pour aller d’Allepey à Thattekad. Nous aurions fort bien pu prendre le ferry jusqu’à Kottayam, puis des bus. Mais j’avais envie de profiter de cette région du Kerala à laquelle m’avait fait rêver Arundathi Roy dans son livre Le Dieu des Petits Rien. Les backwaters, les rizières, les plantations … j’avais envie de sentir un peu mieux cet environnement, quitte à y revenir lors d’un prochain voyage. Deux endroits m’attiraient plus particulièrement: Aranmula, réputé pour sa fabrication de miroirs en métal et Ettamanur, pour y admirer les fresques du temple de Mahadeva. Nous avons donc loué une voiture pour cette journée d’exploration. Pas la meilleure idée du voyage.
Départ pour Aranmula. Nous passons progressivement d’un paysage où dominent l’eau et les rizières à un environnement boisé et vallonné qui annonce le tout début des ghats. On mesure ici l’importance de la culture du riz. Il y en a partout : étalé pour sécher le long des routes, dans de gros sacs, à l’arrière de camions qui en assurent le transport… Il y a bien peu de machinerie agricole. Cette industrie qui nourrit des millions de personnes est encore ici très artisanale.
Le temple d’Aranmula occupe le centre du village. Nous trouvons une petite boutique où sont exposés quelques miroirs : jolis mais, malheureusement, gâchés par l’inscription « valkannadi mirror », gravée juste sous la surface réfléchissante. Il est probablement important de bien montrer à tout le monde que l’on possède un spécimen de ces miroirs si spéciaux, autrefois réservés à la royauté… Mais de toute façon, si je suis venue jusqu’ici, c’est que j’étais très curieuse d’en découvrir la fabrication. Nous trouvons finalement une famille d’artisans. Nous traversons la maison, tout en longueur, qui débouche sur un atelier ouvert sur le jardin, véritable jungle au milieu du village. Il fait incroyablement chaud. Quatre hommes, assis à même le sol, font couler le métal fondu dans des moules de terre, cisèlent le métal, polissent les surfaces. Mais ce qui fait la spécificité de ces miroirs, c’est que leur surface réfléchissante n’est pas faite de miroir mais de métal poli. Tel que je les vois, ces hommes doivent travailler de la même manière et dans les mêmes conditions qu’il y a des centaines d’années. Leurs gestes sont lents, précis.
De petits miroirs, tous identiques, sont en cours de fabrication. Un Indien vivant aux Etats-Unis en a commandé 300 pour offrir aux invités du mariage de son fils. Ils sont jolis : petits, avec un manche, très féminin. Je réussis à les convaincre de m’en vendre un, qu’un des artisans termine pour moi. Il me le dépose dans la main, encore tout chaud (au sens propre). Le reflet est parfait mais, attention, il ne faut surtout pas y poser les doigts.
Nous reprenons la route, direction Ettumanur. Et là, ça se gâte. Bien sûr, le paysage est magnifique. Nous évoluons parmi des plantations de caoutchouc et diverses cultures. Mais alors qu’il y avait sur ma carte une route directe entre Aranmula et Ettumanur, nous roulons pendant 4 heures sur de petites routes tortueuses, obligés de nous arrêter à chaque carrefour pour demander notre chemin. C’est beau, bien sûr, mais c’est long, très long. Les heures et les kilomètres défilent. Nous arrivons finalement à Ettumanur en fin de journée, pressés par notre chauffeur de trouver au plus vite ces fameuses (foutues) murales pour repartir au plus tôt.
Le temple d’Ettumanur est impressionnant. Les murs de la structure centrale, très basse, sont tapissés de lampes remplies d’huile de coco dans lesquelles des moines déposent de petites mèches. Il y en a des milliers. Le résultat, les lampes allumées, doit être magique. Mais nous devrons repartir avant la tombée de la nuit. Nous trouvons finalement les fameuses murales, accrochées de chaque côté de la porte ouvrant sur le temple, dans un espace très sombre et encombré qui relève plus du débarras qu’autre chose. Nous sommes d’ailleurs les seuls, j’ai l’impression, à nous intéresser à ces murales, par ailleurs très belles mais dans un état lamentable. Les pèlerins sont pourtant nombreux. Plusieurs, le torse nu, habillés d’un dhoti noir, sont sur la route de Sabarimala.
Nous repartons pour Thattekad. Jamais je n’avais roulé aussi vite sur des routes en Inde ! Je me calme un peu dans les embouteillages de fin de journée à Muvattupula et nous arrivons àThattekad où nous attends Vinod. Enfin. Vinod nous a trouvé une chambre au Thattekadu Resort (650 rps) juste en contrebas du pont, de l’autre côté de l’entrée de la réserve. Les chambres sont très moyennes, les installations extérieures semblent à l’abandon, mais la situation au bord de la rivière Periyar est magnifique et nous sommes merveilleusement bien accueillis par Bibil qui fera la cuisine pour nous pendant notre séjour. Car nous sommes, littéralement, au milieu de rien… Il n’y a nulle part où aller, à pied.
La rivière est haute. Si haute en fait qu’elle recouvre les berges, les bancs installés dans le resort pour admirer le paysage, les barrières, les lampadaires… L’impression qui s’en dégage est très étrange. On peut s’installer sur un banc, les pieds dans l’eau… Nous choisissions plutôt, profitant qu’il fasse nuit, de nous baigner dans la rivière. Je m’y verrais mal en plein jour, les badauds nous observant à partir du pont… Après cette longue journée la sensation de se retrouver dans l’eau est tout simplement fabuleuse. Nous sommes tous de bons nageurs, Vinod aussi, mais il reste un peu nerveux. En février 2007, 15 élèves et 3 de leurs professeurs sont décédés un peu plus loin, dans l’accident de leur ferry. Vinod faisait parti des sauveteurs. Depuis, il y a beaucoup moins de touristes indiens à Thattekad et les affaires sont difficiles.
Le lendemain, Vinod part de très bonne heure pour Chinnar où un autre trek l’attend. Dommage. Mais cette dernière journée de notre voyage n’en sera pas moins mémorable. Nous partons très tôt pour Kodanad afin d’assister au bain des éléphants. Après un trajet d’environ une heure en voiture nous atteignons un zoo, ou plutôt un centre qui recueille les animaux blessés ou malades. Des slogans écolos ornent les barrières qui bordent l’accès au centre et en présentent la mission. De bien belles intentions. Mais que ce soit par manque de moyens ou suite à une représentation tout à fait différente de la mienne des besoins des animaux, nous nous retrouvons face à un spectacle plutôt triste. Les singes dans leur petite cage font peine à voir. Mais le pire de tout ce sont les cervidés : un nombre incroyable d’entre eux sont réunis dans un enclos boueux, entassés, sans espace où s’ébattre. Et selon le responsable, il n’y a aucune possibilité de les réadapter à la vie sauvage. Je n’ai pu m’empêcher de penser que, peut-être, il aurait mieux valu les laisser mourir.
Heureusement, cette escapade nous aura aussi permis d’assister au bain des éléphants. A partir du parc, nous les suivons sur une petite route qui nous conduit à un espace herbeux où nous nous arrêtons pour découper les noix de coco qui permettront de les laver. C’est pour nous un premier contact avec eux, timide. Pour les trois petits éléphants, ça va, mais le plus gros est vraiment… gros ! Nous descendons ensuite sur les bords de la rivière pour le fameux bain. Le paysage est très beau, serein. Les éléphants entrent dans l’eau, guidés par leur cornac, qui commence à les arroser avec les coques de noix de coco pour ensuite les frotter. Il faut avoir de la patience pour laver un éléphant. La tête, le dos, un côté, puis l’autre… Les touristes sont invités à donner un coup de main, les pieds dans l’eau. Il doit y en avoir une bonne douzaine, Indiens et surtout étrangers, qui nous ont rejoints au bord de la rivière. Je ne sais pas si c’est pour économiser le prix de l’entrée au centre animalier (très peu cher… 50rps si je me souviens bien) que leur chauffeur les amène directement ici, mais c’est vraiment dommage : les cornacs soutirent des touristes quelques rps mais le centre, lui, n’a rien (et il en aurait bien besoin, au vu des installations et de l’entretien du lieu).
Retour à Thattekad où Bibil nous a préparé un autre repas… chinois .Nous n’aurons d’ailleurs droit, ici, qu’à du Chinois. C’est sa cuisine préféré, et il fait des tests (sans commentaires…). En milieu d’après-midi, un jeune homme envoyé par Vinod vient nous chercher en canoë (tout neuf, en bois et fibres de coco). Le temps est à l’orage : les couleurs des oiseaux et de la végétation se détachent sur un ciel noir d’encre. Nous approchons tout doucement des oiseaux. Le vol de deux martins-pêcheurs, blanc et noir, nous laisse sans voix. C’est tout simplement magnifique.
C’est sous la pluie battante que nous atteignons le barrage de Bhoothathankettu. Lorsque la pluie se fait un peu moins forte, nous quittons notre abri et nous engageons sur la route qui passe sur le barrage. En sens inverse, plusieurs vaches font la traversée à la queue leu leu. Une glace, sous la pluie, et c’est reparti. Sur le chemin du retour, Bilil arrête le canoë sur des pierres à fleur d’eau pour nous permettre de nous baigner. Sur la rive, les muscadiers ressemblent à des arbres de Noël avec leurs fruits jaunes qui resplendissent au soleil couchant. Un vrai bonheur.
Nous rentrons à la nuit tombée. Dernier repas, re-re-re-chinois. Dernier émerveillement : une minuscule grenouille toute noire. C’est le temps de faire les bagages. Nous partons tôt demain matin pour l’aéroport.
19 avril : le retour La route vers l’aéroport se fait sans encombre. Pas de bouchon, pas de ville à traverser. Super. Un second arrêt à l’aéroport de Dubaï me confirme dans ma première impression : c’est complètement dingue comme endroit !
Arrivés à Roissy, nous retrouvons un de nos sacs complètement éventré et brûlé ( !). Il y a du thé partout, des boîtes en plastique ont carrément fondu… et on a l’impression que l’employée de la compagnie aérienne se fout carrément de notre gueule. Arrivés à Austerlitz, on saute dans le train qui nous ramènera chez nous : il est bondé, on voyage assis par terre. Bienvenue chez nous !
Le contexte : je suis partie du 4 au 19 avril dernier, avec mes deux enfants de 12 et 15 ans. Un second voyage en Inde pour eux, après un séjour un Rajasthan, et un troisième pour moi, le Kerala ayant été précédé quelques mois plus tôt par le Tamil Nadu. Deux semaines, bien sûr, c’est trop court et hyper frustrant, d’autant plus que moi, je me sens plutôt bien en Inde. Mais il faut faire avec, ce qui nous a amené à privilégier quelques « stops » parmi les plus faciles d’accès. A une prochaine fois donc le nord et le theyyatam, les coins reculés de Wayanad, Kannnur et ses plages… Pas question non plus de se serrer la ceinture à outrance : les économies on en a fait un maximum avant, on va privilégier le plaisir (quoique, bien entendu, plaisir ne rime souvent pas avec luxe). E puis aussi, si vous voulez comprendre un peu nos choix, disons que la mère est partie littéralement crevée. Alors, pas question de s’épuiser inutilement.
Nos stops (avec en gras les endroits où nous avons passé la nuit) : Cochin - Thattekad – Marayoor – Chinnar – Munnar – Varkala – Allepey - Aranmula – Ettumanur – Thattekad.
En bref : un très beau voyage, où le contact avec la nature et la « ruralité » nous ont le plus apporté. La montagne, la mer, les backwaters, les petites villes… le Kerala nous a offert une belle diversité. Si c’était à refaire, je planifierais autrement les choses pour éviter les longs déplacements que j’avais choisi d’effectuer, pour voir autrement la campagne, en voiture. A noter que les chambres sont pour 3 personnes .
Ca commence comme ça…
5 et 6 avril - Cochin : après une escale à l’aéroport/centre commercial de Dubaï (c’est dingue : à deux heures du mat, une véritable atmosphère de grand magasin à la veille de veille de Noël!) le choc : il fait chaud ! C’est humide ! Pas facile tout ça après un vol où personne n’a pu fermer l’œil. Et pas neutre non plus quant à l’image que je garde de Cochin : j’ai l’impression de revoir les petites rues tellement calmes de Fort Cochin comme dans une sorte de brouillard. Je ne connaissais pas cette Inde là : des arbres partout, des rues quasi désertes (évidemment, on n’est pas en haute saison touristique et les Indiens ne sont pas cons, ils ne sont pas dehors à cette heure là !). Je n’entends même pas de klaxon ! Etrange.
Après une journée à flâner et une petite sieste, on se traîne jusqu’au premier resto : Addy’s. Le poisson cuit dans une feuille de bananier se laisse manger mais les accompagnements (trois ( !) frites et du concombre) sont ridicules et le curry de légumes de ma fille « not too spicy, please » est carrément insipide, alors que la facture, elle, est plutôt salée. Leçon no.1 : se fier à son intuition ! On va finir la soirée sur une terrasse qui ne paie pas de mine et où les enfants engloutissent quelques pakoras. Un aigle, à l’aigle brisée, vient animer notre soirée et on rigole bien avec le serveur. Ca y est, j’ai l’impression que le voyage commence. De retour à notre pension (Henri’s Anchorage : 800 rps…) la proprio nous attend avec quelques tranches de gâteau (une spécialité des chrétiens du Kerala) et du vin (sans alcool), le tout « fait maison » et agrémenté d’un gentil « happy birthday ». Eh oui, mon « pauvre » fils n’avait pas pu fêter son anniversaire comme il se doit, puisque nous sommes partis en voyage ce jour-là (le pauvre…). La gentille dame de la pension n’avait pas l’esprit ailleurs lorsqu’elle a rempli nos fiches ! Une « maison », vous le constatez, au service très attentionné.
Le lendemain nous consacrons la journée aux quelques visites « classiques » de Cochin. Matttanchery semble être un endroit vraiment sympa et vivant. Ca me fait un peu penser à une ville… à la campagne. Malheureusement, c’est dimanche. La majorité des petits commerces sont fermés et les autres, près de la synagogue, regorgent d’objets « que pour nous les touristes ». Un peu décevant. C’est le soir que nous avons le sentiment de « toucher » vraiment à la vie de cette ville, en bord de mer, alors que les Indiens prennent le frais au coucher du soleil. C’est magique : j’avais oublié comment est belle la foule en Inde, éclatante de couleurs. J’allais oublier : il y a aussi les fameux filets chinois ! Ils sont beaux, c’est vrai (comme sur les photos…) mais moi c’est la foule bigarrée qui retient mon attention. Les enfants vont et viennent, je les vois faire la queue pour s’acheter une glace qu’ils devront lécher bien rapidement : le soleil a peut-être disparu à l’horizon mais il fait encore très chaud.
Le soir, un dîner fabuleux au Fort House. Eh oui, c’est probablement un ghetto à touristes. Eh oui, c’est plutôt cher. Mais les plats de poisson sont d’une finesse que je n’ai retrouvée nulle part ailleurs (il ne faut pas non plus oublier une excellente salade de mangues, presque aussi bonne que celles que je cuisine à la maison…) et le fait de manger les pieds quasi dans l’eau est tellement reposant. Le Seagull à côté est, paraît-il, plutôt bien : il est en tout cas très fréquenté, et très bruyant…
Au final, nous ne garderons pas un souvenir impérissable de Cochin. Mais soyons honnête, ce n’est pas la faute à Cochin. Nous étions tout simplement trop fatigués pour vraiment l’apprécier et dimanche n’était pas l’idéal pour découvrir la ville. Mais pour qui sait sortir du quartier le plus touristique de Fort Cochin, l’endroit recèle certainement de jolies découvertes, avec la possibilité d’une plongée si besoin tout en douceur au Kerala. Next time.
7 au 10 avril – Thattekad, Marayoor et Chinnar : j’avais, avant notre départ, réservé un trek de 2 jours et demi dans le parc de Chinnar. Une décision que j’avais remise en question jusqu’à la dernière minute. L’organisation, la planification, ça ne correspond pas à mon idée des vacances. Mais bon, ayons l’esprit ouvert. En fait, ce furent parmi les plus beaux moments de notre séjour. Et je ne regrette pas du tout ce « luxe » que nous nous sommes payés (Wild Kerala Tour, 5500 rps par personne tout compris).
Nous nous rendons tout d’abord jusqu’au parc ornithologique de Thattekad où nous attend Vinod, notre guide pour les prochains jours. En taxi, pas le choix : on a avec nous plus de 30 kg de vêtements que nous comptons amener à Munnar (disons que nos vêtement ne sont pas très adaptés à un climat tropical…). A Thattekad, nous plongeons pour la première fois dans la forêt. Les bruits des animaux, leurs traces, les drôles d’insectes et les papillons, le goût des plantes et des fruits qui s’offrent à nous… On est bien. Vinod est charmant. Les prochains jours s’annoncent bien… même si notre ballade a pris fin dans un bain de sang. Enfin, pour mon fils, courageuse victime d’une « attaque» sournoise de sangsue! Mais on connaît maintenant la conjuration : une petite pincée de sel et ça y est, il n’y a plus qu’à ne pas trop se tacher.
Ensuite, c’est reparti pour la montée vers Munnar. Une véritable révélation : comme c’est vert! Un vrai paradis végétal. J’ai l’impression que nous sommes des nains de jardin en balade chez Truffaut... J’ai plusieurs de ces plantes chez moi, mais si petites, si maladives (bon, je l’avoue, je n’ai pas le pouce vert). C’est une révélation aussi que toutes ces maisons immenses et luxueuses qui jalonnent la route. L’Inde est en plein boom économique et, ici, ça se voit !
A Munnar, après nous être délesté de nos bagages pour ne garder que l’essentiel, nous prenons le bus, direction Marayoor. Les plantations de thé sont… comme sur les photos (!), mais là je les découvre sous la pluie. Une pluie qui nous oblige à fermer les « stores » du bus ce qui, du coup, nous donne plus l’impression d’être dans un manège de fête foraine que dans un bus (comme si on volait… tout en prenant parfois de sacrés coups. Un peu, pour ceux qui connaissent, comme le « Chatbus » de mon Voisin Totoro… mais en plus violent.). Il faut dire que l’on est tout à l’arrière, moi et Vinod. Quant aux enfants, à qui nous avons trouvé une place vers l’avant… ils dorment !
A Marayoor nous prenons une chambre à l’entrée de la ville au Marayoor Tourist Home (300 rps, basic mais correct). Les chambres sont disposées autour d’une cour en gravillon en contrebas de la route. On dirait presque un motel américain.
La ville semble se résumer à la rue où nous faisons nos courses pour les deux prochains jours. Il n’y a rien à voir et pourtant je m’y attarderais bien. Quelques étals, un bon chaï, la campagne tout autour, des fleurs qui poussent dans les ravines au bord de la route (je vois parfois les mêmes, dans les vitrines des fleuristes « de luxe » parisiens)… Mon fils mitraille avec son appareil photo un épouvantail accroché à un bâtiment en construction. C’est vrai qu’à la nuit tombée, l’impression est saisissante. On croirait un décor digne d’Halloween. Je suis toute fière de pouvoir expliquer aux enfants qu’il s’agit d’une pratique visant à protéger les immeubles en construction des mauvais esprits… J’en avais aperçu plusieurs quelques mois auparavant dans la campagne autour de Mammalipuram.
La nuit est… noire. Je m’aperçois que l’électricité, à Marayoor, c’est quelque chose qui va et qui vient… Et bien sûr, j’ai oublié nos torches, alors que le plus souvent je les traîne quasi pour rien. C’aurait été tellement plus pratique que ces petites bougies avec lesquelles je dois me battre pour qu’elles tiennent à peu près droites ! Le lendemain, nous parcourons en rickshaw les 12 kms qui nous séparent de l’entrée du parc. La végétation change très rapidement. Ici, tout est beaucoup plus sec et la forêt beaucoup plus clairsemée. La vue porte loin et, quelle vue.
La marche est rude au soleil et les montées n’en sont que plus pénibles mais nous n’avons surtout pas à nous plaindre : 4 hommes de la tribu locale des Pulaya portent tout ce dont nous aurons besoin jusqu’à la petite hutte de terre où nous passerons la nuit, au sommet d’une falaise. Et là, un vrai coup de foudre. Quand je ferme les yeux, je revois cette immense plaine à nos pieds et les montagnes qui se détachent sur l’horizon. J’entends le barrissement des éléphants, le croassement des grenouilles, les cris des singes, les oiseaux… Je salive en repensant à ces savoureux repas qui ont été cuisinés pour nous… Nous partons traquer les animaux que nos guides ont repérés. La nuit tombe, l’orage gronde sur le Tamil Nadu qui s’étend devant nous. Un bonheur… mais pas partagé par tous : selon les enfants, ça grouille de bêtes dans la hutte ! Mais bon, moi je suis myope comme une taupe… c’est pratique parfois…
Le lendemain, nous repassons par le « checkpoint » (où nous ferons un arrêt malheureusement trop long) avant de suivre le cours d’une rivière jusqu’à notre second hébergement. Je me croirais dans le Livre de la Jungle… On fait une trempette, observés par une foule de singes Langur et… par un gros sanglier pas vraiment sympathique. Vinod, notre guide, nous « abandonne », juste avant la nuit, entre les mains de gardes du parc que nous ne connaissons pas et qui parlent très peu anglais (le règlement !!! Ca, c’est à revoir.) Mais bon, comme nous sommes fatigués nous nous couchons peu de temps après la tombée de la nuit.
Réveil avec le lever du jour. Ce sont nos derniers moments à Chinnar. Nous reprenons la route vers le checkpoint où nous retrouverons Vinod avant de sauter dans un bus pour Munnar. La route cette fois-ci se fera sous le soleil… avec en fond sonore un film d’aventure tamoul.
10 et 11 avril – Munnar : Vinod reste à Munnar avec nous jusqu’en fin d’après-midi. Nous accompagnons Nohan, un élu local et aussi proprio d’une agence de « tourisme d’aventure » à Munnar (Trackfinder, 09447266632), dans un centre social où sont pris en charge les enfants des familles parmi les plus pauvres de la ville. Je me sens un peu bête parmi tous ces enfants : en général, nos « dons » sont un peu plus anonymes. Mais j’avais bien visé : les vêtements chauds semblent vraiment beaucoup leur plaire…
Nous optons pour un homestay à proximité du centre social (Theresian Homesaty, 700 rps). La chambre est vaste et très propre, l’endroit très calme, en retrait de la route principale, tout en étant proche du centre. Mais la vue est quelconque : on n’aperçoit même pas les plantations de thé. Et la proprio est assez… distante (le manque de chaleur de l’endroit sera toutefois compensé par les bains de vapeur du centre de massage Marayu qui se trouve à proximité et où nous nous ferons tous massés le soir venu. C’est qu’il fait quasi froid à Munnar !).
En fin d’après-midi, nous allons tous nous éclater à la Munnar Mella, tout à la fois foire et fête foraine. Les stands nous donnent à voir tout ce que nous n’avions jamais demandé à voir en venant à Munnar : ustensiles de cuisine indispensables à la bonne ménagère, outils de jardinage, pubs pour les projets de développement de la région, techniques d’insémination des vaches et fœtus de veau dans le formol, programmes des cours de l’école d’hôtellerie… Côté fête foraine… alors là, j’ai carrément l’impression de faire partie d’un tableau surréaliste. La foule se presse sur un terrain boueux où sont installés des manèges qui ne sont ni plus ni moins que ceux que j’ai connu enfant… mais dans un état que probablement même mes parents n’ont pas connu ! Il y a la rouille, bien sûr, qui vient un peu atténuer le débordement des couleurs, mais il y a surtout des mécanismes euh… que je ne sais trop comment qualifier (mais ça fait peur !), des moteurs qui crachent, des grincements, de la fumée noire qui tout à coup s’échappe de dessous un manège… Mon fils nous regarde horrifié, moi et ma fille, faire un tour de grande roue (la vue est si belle…), puis un autre dans ces espèces tasses qui tournent (j’ai mal au cœur…). C’est une folie, je le concède. Jamais, même en France, je ne fais confiance à ce type d installations. Quand on parle des Fous de l’Inde… Ici, ce serait plus « Fous en Inde… ». Disons simplement que le risque n’était probablement pas plus grand que celui que l’on court quotidiennement sur les routes indiennes (rationalisation de mon inconscience que tout cela. Bon, je ne recommencerai plus).
Il y avait aussi, tout au bout du terrain où se dressaient les manèges, une étrange installation. Imaginez une structure circulaire en bois surmontée d’un chapiteau, au sommet de laquelle il est possible de monter par des escaliers en métal rouillé. Des spectateurs sont agglutinés tout autour de la structure (un tube évasé surmonté d’une toile), sur des estrades métalliques. Ma curiosité est piquée : nous payons nos 10rps et commençons l’ascension de la structure lorsque, tout à coup, un vacarme épouvantable accompagné de terribles vibrations nous prend aux tripes. Arrivée en haut, je réussi à me faire une petite place entre deux spectateurs (j’ai le cœur qui cogne !) et ce que je vois me semble sorti tout droit de l’enfer. Des motos tournent à une vitesse folle, engagées sur les murs quasi verticaux de la structure de bois. Elles ne sont qu’à quelques centimètres les unes des autres. Leurs pilotes, hommes et femmes, se lèvent sur leurs sièges, se donnent la main tout en tournant, se croisent… C’est ensuite au tour d’une voiture de s’engager sur le mur, au milieu des motos! Son conducteur se hisse par la fenêtre ouverte, ne tenant le volant que d’une seule main. Le niveau de décibel est ahurissant, les vapeurs d’essence donnent la nausée. Je redescends, dégoûtée. Ce n’est pas mon premier voyage en Inde. J’ai vu la misère, la pauvreté. Mais là, je ne sais pas pourquoi, je suis sonnée. Payer pour voir des humains prendre de tels risques et vivre dans de telles conditions, y prendre plaisir… Ca me fait froid dans le dos. Même si, je l’admets, c’est loin d’être une particularité indienne.
Et puis il y a aussi ce spectacle de chiens savants qui rend tristes les enfants… Nous sommes les seuls à ne pas rire. Il est temps de rentrer.
Le lendemain, nous louons une jeep pour nous balader aux alentours de Munnar. Le petit déjeuner dans une échoppe au bord d’un lac de barrage est mémorable : vue splendide, chaï réconfortant et leçon « en live » de confection de parathas que nous dévorons par la suite accompagnés de sambar, le tout pour un gros total de 30 rps pour nous trois. Miam. Ensuite ? Eh bien, c’est avec plaisir que nous succombons à l’ « attrape-touristes » classique : la balade à dos d’éléphant, avec photo finale de l’éléphant caparaçonné et de sa « noble » monture protégée par une ombrelle… Plus kitsch, tu meurs, mais quelle rigolade. Et de voir tous ces touristes Indiens qui eux aussi se prêtent au jeu… c’est pas mal. Et disons, à notre décharge, que le lieu aurait pu être plus mal choisi : admirer du haut d’un éléphant un magnifique paysage de lac de montagne, on peut faire pire.
Nous continuons notre route jusqu’à Top Station. La route est grandiose mais, je ne sais si c’est en raison du brouillard, je ne vois pas trop l’intérêt à être venue jusqu’ici. Nous achetons des fruits de la passion et des « tree tomatoes » (une découverte pour moi) à une petite échoppe au bord de la route. Et ça, c’est un souvenir mémorable…
Retour à Munnar et déjeuner au Saravan Bhavan. Ca ne désemplit pas. Les places, aussitôt libérées, sont prises d’assaut aussi bien par des touristes indiens que par des locaux. Les feuilles de bananier sont vite jetées sur les tables et les serveurs se pressent pour nous servir et nous resservir d’une variété impressionnante de plats. Ambiance cafétéria, bruyante, conviviale. Les conversations vont bon train : un jeune couple de Bangalore, tout excité à l’idée de se retrouver le lendemain sur un houseboat, nous fait part de ses impressions de voyage, un marchand de montres nous évoque la situation économique de la ville… Les enfants s’empiffrent, surtout de riz. Pour le reste, il semble y avoir overdose. Dommage. Nous avions opté pour la « totale », à 45 rps ! Je n’avais pas remarqué que nous aurions pu faire beaucoup plus modeste…
L’après-midi, nous décidons de flâner dans les collines environnantes. C’est bon de marcher, au soleil, sans être écrasé par la chaleur. Afin de pousser un peu plus loin, nous arrêtons au hasard un conducteur de rickshaw qui se révélera tout simplement formidable. Comme on accroche bien, on décide de faire un bout de chemin avec lui. Bien sûr, il connaît plein de choses sur la culture du thé. Mais il se révèle surtout un guide plein d’entrain et d’humour qui fait connaître aux enfants aussi bien le secret des sifflets confectionnés avec les feuilles de thé que celui de ces feuilles que l’on déchire et sur lesquelles on souffle pour faire des bulles de savon (bon, pas de savon, bien sûr, mais c’est tout comme). Et on découvre, encore, un grand nombre de végétaux comestibles. On mange toutes sortes de graines, de fruits, mais le plus drôle ce sont ces petites plantes dont on écrase la tige pour en boire la sève et dont on mange ensuite la feuille. On a l’impression de brouter ! Dommage que nous n’ayons pas rencontré plus tôt Rajamani (09495187552). Ce sont souvent des rencontres comme celle-là qui nous font apprécier autrement un endroit.
Le soir venu, la question du « et maintenant, où va-t-on ? » est posée. Et là, rien d’évident. J’avais envisagé de descendre en bus jusqu’à Kottayam pour ensuite prendre le ferry jusqu’à Allepey. Mais face à l’éventualité de nous retrouver dans la chaleur écrasante des plaines (ce qui ne rend pas particulièrement de bonne humeur les enfants) et à la hâte qu’a ma fille de se baigner dans la mer, je décide de mettre tout de suite le cap sur Varkala. Une fausse bonne idée. Coûteuse (3500 rps de taxi) mais surtout épuisante et décevante. Quand nous optons pour un taxi, c’est le plus souvent pour pouvoir profiter de ce qu’il y a entre notre point de départ et notre point d’arrivée. Mais là, ce sera plutôt un chemin de croix…
12 et 13 avril – Varkala : Départ de Munnar à 7h00. Après un arrêt petit déjeuner vers 10h30 et la visite d’une plantation d’épices, nous atteignons en fin de matinée les abords d’Ernakulam. J’aurais préféré passer par la route de Kottayam, mais je me rends compte, trop tard, que Seluam a mis le cap sur le NH47 qui longe du nord au sud le Kerala. L’autre route serait beaucoup beaucoup trop dangereuse (sic). Nous ne percevons évidemment de la voiture que les aspects peu engageants de la ville –les bouchons, les grandes artères- et ses abords, comme presque tous les abords de ville, affreux et congestionnés. L’usage assez inusité que font les Indiens du klaxon n’est évidemment pas une découverte mais ce qui l’est, en revanche, c’est l’usage immodéré qu’en fait Seluam. Il a littéralement la main appuyée en continue sur le klaxon ! J’ai chaud. J’ai la tête qui menace d’éclater. Je ne vois rien des villes que l’on se presse de traverser et de la campagne environnante. Et, le clou de la journée, je m’aperçois trop tard que Seluam ne s’est pas arrêté à Kayamkulam pour que nous puissions faire la visite du Krishnapuram Palace où je lui avais pourtant demandé un peu plus tôt de nous arrêter. Grrrr.
Nous atteignons Varkala aux alentours de 16h30 et là, consternation : ça n’a absolument rien à voir avec l’image que je m’en étais faite. Evidemment, nous sommes tous crevés. Evidemment, une station balnéaire découverte sous la pluie ne se présente probablement pas sous son meilleur jour. Mais je suis sidérée devant tous ces panneaux accrochés aux arbres, aux clôtures, et qui à chaque intersection nous vantent les mérites ou nous incitent à visiter guesthouses, hôtels, salons de massage, agences de voyage, restos… Notre chauffeur est de mauvais poil, comme nous (ça se comprend, et lui il se tapera le chemin du retour). Je lui propose de nous laisser là, tout simplement, on se débrouillera bien, mais il refuse. Il me propose quelques guesthouse sur la Northcliff, un autre quasi sur la piste de l’héliport ( !) mais il est hors de question que nous louions une chambre derrière un barrage de commerces où se pressent toute la journée une foule de touristes. (Bon, je suis de mauvais poil, vous l’aurez compris). Tant qu’à être venue jusqu’ici, je veux la mer, tout près, et le calme (je crois que si je m’écoutais, je taperais du pied, comme une enfant, ou je m’effondrerais en sanglots. Mais bon, des enfants, il y en a déjà deux dans la voiture). J’essaie désespérément de nous faire conduire plus au nord, vers Odayam ou Edava, mais personne ne semble connaître, ni mon chauffeur ni tous ceux que je croise et à qui je demande des infos. Put… ! C’est une conspiration ou quoi.
Je finis quand même par me faire amener un peu plus au nord et je m’arrête au Wood House Cottage (1000 rps). Les constructions en continue ont pris fin. On se retrouve tout au bout de la Northcliff, juste à l’endroit où cette dernière redescends vers la mer. Un cottage est libre, le premier, tout au bord de la mer. C’est loin de correspondre à mon rêve mais bon, on s’arrêtera là. Adieu Seluam. Mauvaise pioche. Ca arrive.
Au final, nous ne regretterons pas le choix du Wood House. Le cottage est coquet et propre et, assis sur notre balcon, nous avons une vue magnifique sur la mer et la côte qui se prolonge vers le nord. La nuit, nous nous endormons avec le bruit des vagues qui se brisent sur les rochers en contrebas. Le lendemain matin, je découvre lors d’une longue balade vers le nord les sites d’Odayam et d’Edeva où je souhaitais m’installer à l’origine. C’est très calme, mais loin d’être désert. Les pêcheurs qui reviennent de leur nuit en mer remontent leurs filets. Je croise aussi des femmes, des enfants. Ca et là, je note la présence de quelques structures touristiques qui, en cette fin de saison, sont totalement vides. Pour un séjour prolongé, nul doute que c’est ici que j’aurais aimé m’installer. Mais pour quelques jours, en définitive, mieux vaut être près de « l’action » d’autant plus que les transports vers la plage de Varkala semblent quasi inexistants, du moins en cette saison, et que je n’ai toujours pas acheté de lampe torche, essentielle pour se déplacer une fois la nuit tombée. Je n’apprécie pas trop la grande plage de Varkala. Mais la petite plage de sable noir qui se situe à un jet de pierre de notre cottage est formidable. On y passe des heures dans l’eau… aussi chaude que celle d’une baignoire. Le soir, on flâne de ci de là, on se mange un poisson et on se retrouve, comme tant de monde, au Funky Art Cafe. C’est vraiment l’endroit « in » du moment, et ça se comprend. Nous aurons droit, les deux soirs que nous y passerons, à un concert de musique classique indienne. Car il ne faudrait pas l’oublier : on est en Inde !!! Et, qui plus est, au Kerala ! Les nombreuses boutiques tenues par des Cachemiris et des Tibétains pourraient nous amener à en douter…
Varkala… Décidément, si on considère que c’est encore une petite station, je préfère ne pas voir ce que doit être Kovalam. Disons que ça m’a un peu rappelé l’atmosphère un peu « baba » de certains coins de la Thaïlande il y a 20 ans, mais en beaucoup beaucoup plus développé (mes coins de prédilection, à l’époque, n’avaient même pas l’électricité). Ce n’est pas désagréable, d’autant qu’on peut se sauver assez facilement de la horde de touristes en cette saison. Mais ce n’est pas mon truc.
14 au 16 avril – Allepey : Le 14, nous prenons un train en fin de matinée pour Allepey, ce qui nous laisse suffisamment de temps pour faire trempette. Malheureusement, nous sommes expulsés de « notre »( !) plage par des pêcheurs qui remontent leur filet.
Pour un trajet aussi court, pas besoin de réservation. Nous prenons des places en sleeper (71rps). Le trajet est vraiment sympa. Il y a beaucoup de mouvements, les jeunes vont et viennent et les conversations vont bon train. Je déplie ma carte, sors mes guides, et tout le monde y va de son conseil pour que nous profitions au mieux de nos derniers jours de voyage. Il fait chaud mais les fenêtres ouvertes laissent passer suffisamment d’air et, surtout, elles permettent une première découverte des backwaters. Et ce qui est loin d’être négligeable, le train permet de se déplacer sans entendre le sempiternel bruit des klaxons. Ouf…
Arrivés à Allepey, nous sautons sur le quai de la gare et, là, je me fais avoir comme une « bleue ». La honte. Suite aux conseils de Stalingrad, forumiste grand spécialiste du Kerala et amoureux d’Allepey, j’étais entrée en contact avec Shameer, un chauffeur de taxi de ses amis. Celui-ci devait m’attendre à la gare d’où nous avions prévu trouver un hébergement et nous entendre sur un futur trajet dans la campagne, nous amenant d’Allepey à Thattekad.
Donc, pour faire court, il y avait bien quelqu’un à la gare qui m’attendait avec un grand sourire, mais ce n’était pas Shameer… en dépit de ce qu’il avait affirmé au départ (enfin, SHameer devait être là, mais un peu plus discret que l'autre chauffeur qui m'a bien eu). J’ai été un peu longue à la détente, j’aurais pourtant dû percuter en voyant le Jésus qui ornait le tableau de bord. Et le comportement du monsieur me semblait assez peu correspondre à ce que nos coups de fil m’avaient fait imaginer… Enfin, tout est bien qui finit bien. Shameer nous a retrouvés. On ne m’y reprendra plus.
J’avais envie, à Allepey, de m’installer hors de la ville, au bord de l’eau. Histoire de profiter du lieu, dans le calme. Nous tentons notre chance au Palm Grove Resort où nous nous installons dans un petit cottage avec une très chouette salle de bain en plein air. Quel plaisir de prendre sa douche sous les arbres, au milieu des plantes qui poussent partout ! Le cottage sera notre hébergement le plus cher de ce voyage (1250 rps) mais nous ne le regretterons pas. Nous sommes tout au bord de l’eau, loin de la route principale. Il y a une salle à manger en plein air où j’aurai de longues conversations avec Joseph, un jeune homme qui fait là son stage dans le cadre de sa formation en hôtellerie (un superbe cuisinier). Et il y a aussi des hamacs où les enfants passeront beaucoup de temps. De là, le spectacle est permanent. On voit passer sur l’eau les gens des environs mais aussi, ce qui ne nous donnera pas le goût de tenter l’expérience, les kettuvallam et leurs touristes qui profitent des backwaters. A certaines heures, on dirait une autoroute !
Allepey est certainement un de nos coups de cœur de ce voyage. Nous avons beaucoup profité de la ville où, curieusement, ne semblent pas beaucoup s’aventurer les touristes. Moi j’adore ces petites villes où très rapidement on peut prendre ses marques. Et les deux principaux canaux sont des points de repère qui facilitent bien les choses. Ce ne sont pas les principaux sites qui me laisseront un souvenir impérissable (les églises indiennes, bof… et les temples, quand on connaît le Tamil Nadu, sont plutôt décevants). Mais j’ai de magnifiques souvenirs des ballades dans les rizières qui entourent la ville et dans les quartiers où la campagne se mêle à la ville. Nous en avons aussi profité pour faire nos courses, conseillés par Joseph qui nous a orienté vers les boutiques « in » de vêtements pour hommes (bon, on n’est pas à Delhi…). Et puis, bien sûr, on a acheté quelques parapluies, une des grandes spécialités de la ville.
Nous avons préféré profiter des backwaters dans un petit bateau à rame, au lever du soleil. Départ à 5h40 .C’est magnifique de voir s’éveiller la vie dans les backwaters. Nous évoluons quelques temps sur de grands canaux pour ensuite nous engager dans certains canaux incroyablement étroits. Nous descendons parfois sur les berges pour nous délier les jambes et aller découvrir de magnifiques paysages. Il fait encore bon. On se laisse porter, au ras de l’eau, ce qui n’est pas désagréable. Notre balade nous aura coûté plutôt cher si je compare aux prix que certains offraient (150 rps de l’heure). Moi, j’ai payé 1200 rps pour un périple de 6 hrs, mais il faut dire que nous avions deux rameurs, ce qui n’est pas négligeable.
Et comment se remettre de tant d’émotions ? Par un bon massage, pourquoi pas. Et là, c’est la poursuite du bonheur. Total. Contrairement à Munnar, le massage s’effectue en partie assis, et en partie couché. Et il se termine par une séance de lavage : le corps, le visage, les cheveux. C’est un vrai bonheur, par cette chaleur, de se faire laver avec de l’eau très chaude. On en ressort tout sec et la moiteur prend un certain temps à se réinstaller. Ah ! Sudha, que de bonheur tu m’as fait connaître (un bonheur tel que moi et ma fille récidiveront le lendemain matin dès 7hrs) (Sreekrishna, Ayurveda Panchakarma Centre, 500 rps).
Après un superbe repas concocté par Joseph au Palm Grove, nous nous rendons en rickshaw à Marari Beach. Une vraie plage de carte postale. Les palmiers, les bateaux sur la sable : on se dit que ça, c’est une plage… Mais bon, il y a du vent et, surtout, une mer agitée qui, dès qu’on y trempe les pieds, nous fait bien sentir le danger. Je suis pourtant une bonne nageuse, pas trouillarde, mais là, je me suis contentée de rester au bord à barboter. Et j’ai terminée la baignade avec du sable collé partout (et comme je m’étais baignée avec mon tee-shirt, histoire de ne pas choquer d’éventuels passants, et que je n’avais pas de vêtements de rechange, je vous laisse imaginer les heures qui ont suivi…).
Le soir, on décide de se payer un bon resto. On choisit le Harbour, dont les cuisines semble-t-il sont les mêmes que celles du Chakara, le plus chic resto d’Allepey (selon le Rough Guide). Mais le Harbour est définitivement fermé, les enfants sont affamés, on est sur la route de la plage, il fait noir. Au diable la dépense, on tente le chic du chic au Chakara. Première surprise : un menu unique, de la mise en bouche ( !) au dessert. Deuxième surprise : le prix. 600 rps le repas !!! J’en tombe presque de stupeur. Mais bon, je suis curieuse… A quoi ça peut bien ressembler, un repas aussi cher en Inde ? Et le cadre est surprenant : disons, l’Inde telle qu’on la voit parfois représentée dans les pubs, d’un très bon goût « occidental », très raffiné et sobre. On casse le cochon, pour l’ « expérience ». On ne cadre pas trop avec le décor, c’est certain (c’est curieux, jusqu’ici je ne remarquais pas trop les taches qui maculent mes vêtements). Mais bon, pas grave, il est tôt et on est tout seul. Enfin, jusqu’à ce qu’un cameraman arrive, avec un éclairagiste, un perchman, une réalisatrice… et une SUPERBE actrice indienne qui ne parle pas un mot de malayalam et s’exprime donc en anglais. On assiste au tournage d’une pub qui, si j’ai bien compris, fera la promotion de plusieurs sites (commerces ?) de la région. Et nous qui voulions une petite soirée tranquille. Enfin, c’est ce que semblait croire le proprio du resto qui n’en finit plus de s’excuser. On finira par partir, en payant une note sensiblement réduite « en raison du dérangement ». Ouf ! L’apprentissage ne fut donc pas si dur pour notre porte-monnaie (soit dit en passant, le chic du chic est quand même moins cher qu’un simple repas en famille chez Courte Paille). Ah, au fait, ce n’était pas mauvais mais nous avons beaucoup regretté le biryani de chez … (bon, j’ai oublié le nom, mais ça ressemble à Allah… un resto tenu par des musulmans, en bordure du South canal. Une grande cafétéria, où les demi-portions sont bien suffisantes… Demandez, tout le monde connaît. Et ça vaut le coup.). Et aussi la bonne cuisine que l’on nous avait préparé en plein parc de Chinnar, loin de tout…
17 et 18 avril : Aranmula, Ettamanur, beaucoup de route (!) et Thattekad… Il n’y avait pas tant de route pour aller d’Allepey à Thattekad. Nous aurions fort bien pu prendre le ferry jusqu’à Kottayam, puis des bus. Mais j’avais envie de profiter de cette région du Kerala à laquelle m’avait fait rêver Arundathi Roy dans son livre Le Dieu des Petits Rien. Les backwaters, les rizières, les plantations … j’avais envie de sentir un peu mieux cet environnement, quitte à y revenir lors d’un prochain voyage. Deux endroits m’attiraient plus particulièrement: Aranmula, réputé pour sa fabrication de miroirs en métal et Ettamanur, pour y admirer les fresques du temple de Mahadeva. Nous avons donc loué une voiture pour cette journée d’exploration. Pas la meilleure idée du voyage.
Départ pour Aranmula. Nous passons progressivement d’un paysage où dominent l’eau et les rizières à un environnement boisé et vallonné qui annonce le tout début des ghats. On mesure ici l’importance de la culture du riz. Il y en a partout : étalé pour sécher le long des routes, dans de gros sacs, à l’arrière de camions qui en assurent le transport… Il y a bien peu de machinerie agricole. Cette industrie qui nourrit des millions de personnes est encore ici très artisanale.
Le temple d’Aranmula occupe le centre du village. Nous trouvons une petite boutique où sont exposés quelques miroirs : jolis mais, malheureusement, gâchés par l’inscription « valkannadi mirror », gravée juste sous la surface réfléchissante. Il est probablement important de bien montrer à tout le monde que l’on possède un spécimen de ces miroirs si spéciaux, autrefois réservés à la royauté… Mais de toute façon, si je suis venue jusqu’ici, c’est que j’étais très curieuse d’en découvrir la fabrication. Nous trouvons finalement une famille d’artisans. Nous traversons la maison, tout en longueur, qui débouche sur un atelier ouvert sur le jardin, véritable jungle au milieu du village. Il fait incroyablement chaud. Quatre hommes, assis à même le sol, font couler le métal fondu dans des moules de terre, cisèlent le métal, polissent les surfaces. Mais ce qui fait la spécificité de ces miroirs, c’est que leur surface réfléchissante n’est pas faite de miroir mais de métal poli. Tel que je les vois, ces hommes doivent travailler de la même manière et dans les mêmes conditions qu’il y a des centaines d’années. Leurs gestes sont lents, précis.
De petits miroirs, tous identiques, sont en cours de fabrication. Un Indien vivant aux Etats-Unis en a commandé 300 pour offrir aux invités du mariage de son fils. Ils sont jolis : petits, avec un manche, très féminin. Je réussis à les convaincre de m’en vendre un, qu’un des artisans termine pour moi. Il me le dépose dans la main, encore tout chaud (au sens propre). Le reflet est parfait mais, attention, il ne faut surtout pas y poser les doigts.
Nous reprenons la route, direction Ettumanur. Et là, ça se gâte. Bien sûr, le paysage est magnifique. Nous évoluons parmi des plantations de caoutchouc et diverses cultures. Mais alors qu’il y avait sur ma carte une route directe entre Aranmula et Ettumanur, nous roulons pendant 4 heures sur de petites routes tortueuses, obligés de nous arrêter à chaque carrefour pour demander notre chemin. C’est beau, bien sûr, mais c’est long, très long. Les heures et les kilomètres défilent. Nous arrivons finalement à Ettumanur en fin de journée, pressés par notre chauffeur de trouver au plus vite ces fameuses (foutues) murales pour repartir au plus tôt.
Le temple d’Ettumanur est impressionnant. Les murs de la structure centrale, très basse, sont tapissés de lampes remplies d’huile de coco dans lesquelles des moines déposent de petites mèches. Il y en a des milliers. Le résultat, les lampes allumées, doit être magique. Mais nous devrons repartir avant la tombée de la nuit. Nous trouvons finalement les fameuses murales, accrochées de chaque côté de la porte ouvrant sur le temple, dans un espace très sombre et encombré qui relève plus du débarras qu’autre chose. Nous sommes d’ailleurs les seuls, j’ai l’impression, à nous intéresser à ces murales, par ailleurs très belles mais dans un état lamentable. Les pèlerins sont pourtant nombreux. Plusieurs, le torse nu, habillés d’un dhoti noir, sont sur la route de Sabarimala.
Nous repartons pour Thattekad. Jamais je n’avais roulé aussi vite sur des routes en Inde ! Je me calme un peu dans les embouteillages de fin de journée à Muvattupula et nous arrivons àThattekad où nous attends Vinod. Enfin. Vinod nous a trouvé une chambre au Thattekadu Resort (650 rps) juste en contrebas du pont, de l’autre côté de l’entrée de la réserve. Les chambres sont très moyennes, les installations extérieures semblent à l’abandon, mais la situation au bord de la rivière Periyar est magnifique et nous sommes merveilleusement bien accueillis par Bibil qui fera la cuisine pour nous pendant notre séjour. Car nous sommes, littéralement, au milieu de rien… Il n’y a nulle part où aller, à pied.
La rivière est haute. Si haute en fait qu’elle recouvre les berges, les bancs installés dans le resort pour admirer le paysage, les barrières, les lampadaires… L’impression qui s’en dégage est très étrange. On peut s’installer sur un banc, les pieds dans l’eau… Nous choisissions plutôt, profitant qu’il fasse nuit, de nous baigner dans la rivière. Je m’y verrais mal en plein jour, les badauds nous observant à partir du pont… Après cette longue journée la sensation de se retrouver dans l’eau est tout simplement fabuleuse. Nous sommes tous de bons nageurs, Vinod aussi, mais il reste un peu nerveux. En février 2007, 15 élèves et 3 de leurs professeurs sont décédés un peu plus loin, dans l’accident de leur ferry. Vinod faisait parti des sauveteurs. Depuis, il y a beaucoup moins de touristes indiens à Thattekad et les affaires sont difficiles.
Le lendemain, Vinod part de très bonne heure pour Chinnar où un autre trek l’attend. Dommage. Mais cette dernière journée de notre voyage n’en sera pas moins mémorable. Nous partons très tôt pour Kodanad afin d’assister au bain des éléphants. Après un trajet d’environ une heure en voiture nous atteignons un zoo, ou plutôt un centre qui recueille les animaux blessés ou malades. Des slogans écolos ornent les barrières qui bordent l’accès au centre et en présentent la mission. De bien belles intentions. Mais que ce soit par manque de moyens ou suite à une représentation tout à fait différente de la mienne des besoins des animaux, nous nous retrouvons face à un spectacle plutôt triste. Les singes dans leur petite cage font peine à voir. Mais le pire de tout ce sont les cervidés : un nombre incroyable d’entre eux sont réunis dans un enclos boueux, entassés, sans espace où s’ébattre. Et selon le responsable, il n’y a aucune possibilité de les réadapter à la vie sauvage. Je n’ai pu m’empêcher de penser que, peut-être, il aurait mieux valu les laisser mourir.
Heureusement, cette escapade nous aura aussi permis d’assister au bain des éléphants. A partir du parc, nous les suivons sur une petite route qui nous conduit à un espace herbeux où nous nous arrêtons pour découper les noix de coco qui permettront de les laver. C’est pour nous un premier contact avec eux, timide. Pour les trois petits éléphants, ça va, mais le plus gros est vraiment… gros ! Nous descendons ensuite sur les bords de la rivière pour le fameux bain. Le paysage est très beau, serein. Les éléphants entrent dans l’eau, guidés par leur cornac, qui commence à les arroser avec les coques de noix de coco pour ensuite les frotter. Il faut avoir de la patience pour laver un éléphant. La tête, le dos, un côté, puis l’autre… Les touristes sont invités à donner un coup de main, les pieds dans l’eau. Il doit y en avoir une bonne douzaine, Indiens et surtout étrangers, qui nous ont rejoints au bord de la rivière. Je ne sais pas si c’est pour économiser le prix de l’entrée au centre animalier (très peu cher… 50rps si je me souviens bien) que leur chauffeur les amène directement ici, mais c’est vraiment dommage : les cornacs soutirent des touristes quelques rps mais le centre, lui, n’a rien (et il en aurait bien besoin, au vu des installations et de l’entretien du lieu).
Retour à Thattekad où Bibil nous a préparé un autre repas… chinois .Nous n’aurons d’ailleurs droit, ici, qu’à du Chinois. C’est sa cuisine préféré, et il fait des tests (sans commentaires…). En milieu d’après-midi, un jeune homme envoyé par Vinod vient nous chercher en canoë (tout neuf, en bois et fibres de coco). Le temps est à l’orage : les couleurs des oiseaux et de la végétation se détachent sur un ciel noir d’encre. Nous approchons tout doucement des oiseaux. Le vol de deux martins-pêcheurs, blanc et noir, nous laisse sans voix. C’est tout simplement magnifique.
C’est sous la pluie battante que nous atteignons le barrage de Bhoothathankettu. Lorsque la pluie se fait un peu moins forte, nous quittons notre abri et nous engageons sur la route qui passe sur le barrage. En sens inverse, plusieurs vaches font la traversée à la queue leu leu. Une glace, sous la pluie, et c’est reparti. Sur le chemin du retour, Bilil arrête le canoë sur des pierres à fleur d’eau pour nous permettre de nous baigner. Sur la rive, les muscadiers ressemblent à des arbres de Noël avec leurs fruits jaunes qui resplendissent au soleil couchant. Un vrai bonheur.
Nous rentrons à la nuit tombée. Dernier repas, re-re-re-chinois. Dernier émerveillement : une minuscule grenouille toute noire. C’est le temps de faire les bagages. Nous partons tôt demain matin pour l’aéroport.
19 avril : le retour La route vers l’aéroport se fait sans encombre. Pas de bouchon, pas de ville à traverser. Super. Un second arrêt à l’aéroport de Dubaï me confirme dans ma première impression : c’est complètement dingue comme endroit !
Arrivés à Roissy, nous retrouvons un de nos sacs complètement éventré et brûlé ( !). Il y a du thé partout, des boîtes en plastique ont carrément fondu… et on a l’impression que l’employée de la compagnie aérienne se fout carrément de notre gueule. Arrivés à Austerlitz, on saute dans le train qui nous ramènera chez nous : il est bondé, on voyage assis par terre. Bienvenue chez nous !
Petit sondage tour du monde English translation pending
Bonjour,
je viens vous poser quelques questions sur l'organisation de votre tour du monde, futur, passé, rêvé... J'ai aussi ce projet pour dans 3 ans avec mon fils. J'ai déjà posté sur VF à plusieurs reprises en tant que demandeuse et conseillère (si je peux dire ! 😛). Donc si vous voulez prendre deux minutes et me répondre ce serait vraiment sympa, c'est dans le cadre d'un autre projet et si vous participez activement alors je pourrai vous le présenter bientôt ! Merci beaucoup beaucoup beaucoup à tous et à VF !
1- Pour quand votre TDM ? Ou, c'était quand ? 2- Vos transports ? type des transports prévus/empruntés/réservés à l'avance 3- Vos hébergements ? type des hébergements, même si vous avez dormi dans votre voiture de loc ou au fond d'une grotte ! Avez vous réservé à l'avance/au fil de l'eau... 4- Le nombre de personnes qui ont voyagé ? et le type de personnes, âges... 5- Accordez vous une grande importance aux rencontres ? Quelles types de rencontres aimeriez vous faire ? 6- Combien de temps à l'avance avez vous préparé votre voyage ? 7- Si vous aviez à le refaire (pour ceux qui sont déjà partis évidemment 😄), que changeriez vous, que referiez vous ? (itinéraire, hébergements, transports, durée...) 8- Avez vous créé des liens dans les pays à visiter avant votre départ ? 9- Avez vous fait appel à des professionnels sur place (excursion, autres...) 10- Il n'y aura pas de 10ème question, je pense que ça suffira pour cette fois, je vous ai déjà assez pris de temps et vous remercie très sincèrement de m'aider dans ma démarche, je vous assure que vous verrez les fruits de ce dur labeur !
A bientôt, et bon TDM
je viens vous poser quelques questions sur l'organisation de votre tour du monde, futur, passé, rêvé... J'ai aussi ce projet pour dans 3 ans avec mon fils. J'ai déjà posté sur VF à plusieurs reprises en tant que demandeuse et conseillère (si je peux dire ! 😛). Donc si vous voulez prendre deux minutes et me répondre ce serait vraiment sympa, c'est dans le cadre d'un autre projet et si vous participez activement alors je pourrai vous le présenter bientôt ! Merci beaucoup beaucoup beaucoup à tous et à VF !
1- Pour quand votre TDM ? Ou, c'était quand ? 2- Vos transports ? type des transports prévus/empruntés/réservés à l'avance 3- Vos hébergements ? type des hébergements, même si vous avez dormi dans votre voiture de loc ou au fond d'une grotte ! Avez vous réservé à l'avance/au fil de l'eau... 4- Le nombre de personnes qui ont voyagé ? et le type de personnes, âges... 5- Accordez vous une grande importance aux rencontres ? Quelles types de rencontres aimeriez vous faire ? 6- Combien de temps à l'avance avez vous préparé votre voyage ? 7- Si vous aviez à le refaire (pour ceux qui sont déjà partis évidemment 😄), que changeriez vous, que referiez vous ? (itinéraire, hébergements, transports, durée...) 8- Avez vous créé des liens dans les pays à visiter avant votre départ ? 9- Avez vous fait appel à des professionnels sur place (excursion, autres...) 10- Il n'y aura pas de 10ème question, je pense que ça suffira pour cette fois, je vous ai déjà assez pris de temps et vous remercie très sincèrement de m'aider dans ma démarche, je vous assure que vous verrez les fruits de ce dur labeur !
A bientôt, et bon TDM
Itinéraire de trois semaines au Chili pour débutant? English translation pending
Bonjour, je dois allée au CHILI vers octobre-novembre 2008 mais j'ai aucune idée des endroits où je devrais m'arrêter. Je vais y rester 3 semaines. J'aimerais connaître les endroits sympas sachant que mon bébé de 22 mois nous accompagnera, connaître la période la plus creuse entre octobre ou 15 novembre/15 decembre. MERCI pour toutes vos réponses. à bientôt
Trajet Vancouver-Dawson-Inuvik à vélo (Canada) English translation pending
bonjour,
j'aimerais avoir des infos sur le trajet vancouver-dawson en vélo. au niveau dénivelé par exemple. mais aussi plus largement sur votre expérience. et si c'est possible de monter jusqu'à inuvik (en vtt par exemple). j'hésite à partir en août, ou plus tard vers l'automne. si vous pouviez partager avec moi votre expérience...
merci !
j'aimerais avoir des infos sur le trajet vancouver-dawson en vélo. au niveau dénivelé par exemple. mais aussi plus largement sur votre expérience. et si c'est possible de monter jusqu'à inuvik (en vtt par exemple). j'hésite à partir en août, ou plus tard vers l'automne. si vous pouviez partager avec moi votre expérience...
merci !
Mariage mixte en Algérie English translation pending
voilà je vous ecris aujourdhui desesperement je me suis mariée au mlois de novembre 2007 avec une personne qui à double nationalité on s'est marié en algerie et il à ramené tout lesd papiers necessaire pour le dossier de transcription de mariage et il à déposé le dossier àç nantes depuis ce jour aucune réponse on é envoyé un fax des emails mais tjrs rien aidez noius svp je desespére je trouve pas quoi faire ???
Visite des îles San Blas en voyage organisé ou seul? (Panama) English translation pending
bonjour,
nous voulons passer quelques jours dans les San Blas au Panama.
J'ai lu (dans le guide Odyssey, pas terrible d'ailleurs...) qu'il fallait obligatoirement passer par un tour opérateur sur place ou à l'avance pour aller passer quelques jours dans les san blas.
Nous ne sommes pas tellement voyage organisé donc nous aimerions y aller seul si possible. Savez vous si c'est facile à faire ?
Si c'est impossible, pouvez vous m'indiquer des organismes sur place sympas et pas trop chers ?
merci pour vos réponses
nous voulons passer quelques jours dans les San Blas au Panama.
J'ai lu (dans le guide Odyssey, pas terrible d'ailleurs...) qu'il fallait obligatoirement passer par un tour opérateur sur place ou à l'avance pour aller passer quelques jours dans les san blas.
Nous ne sommes pas tellement voyage organisé donc nous aimerions y aller seul si possible. Savez vous si c'est facile à faire ?
Si c'est impossible, pouvez vous m'indiquer des organismes sur place sympas et pas trop chers ?
merci pour vos réponses
Transport Hoh Chi Minh vers Phnom Penh/Angkor? English translation pending
Bonjour à tous,
Nouvellement arrivé sur ce site: Groupe, vous êtes une mine d'or de conseils!!
j'aimerais vous soumettre mon interrgation. Je tente de trouver de l'information concernant les transports possible partant de HCMV vers Phnom penh -Ankor.- J'aimerais consacrer 3 jours à cette petite excusion. j'ai diverses possibilités mais j'aimerais prendre celle qui sera une economie de temps et d'Argent😉 mon probleme c'est que je n'ai pas d'idee à quel coût je dois m'attendre que ce soit avion ou bâteau.
dapres vous est-il possible de prendre l'avion de hmv pour ensuite revenir en bâteau dans le secteur de can tho ?? ou encore faire l'inverse, prendre le bâteau de can tho et revenir en avion a HMV?? J'aimerais ne pas depasser 300 us. en transport pour cette escapade.
Également, est-ce que vous avez de l'info sur la fiabilité des horaires des transports?? car je dois donner un point de rencontre à une autre personne.
Merci et j'ai hâte de vous lire 🙂
Nouvellement arrivé sur ce site: Groupe, vous êtes une mine d'or de conseils!!
j'aimerais vous soumettre mon interrgation. Je tente de trouver de l'information concernant les transports possible partant de HCMV vers Phnom penh -Ankor.- J'aimerais consacrer 3 jours à cette petite excusion. j'ai diverses possibilités mais j'aimerais prendre celle qui sera une economie de temps et d'Argent😉 mon probleme c'est que je n'ai pas d'idee à quel coût je dois m'attendre que ce soit avion ou bâteau.
dapres vous est-il possible de prendre l'avion de hmv pour ensuite revenir en bâteau dans le secteur de can tho ?? ou encore faire l'inverse, prendre le bâteau de can tho et revenir en avion a HMV?? J'aimerais ne pas depasser 300 us. en transport pour cette escapade.
Également, est-ce que vous avez de l'info sur la fiabilité des horaires des transports?? car je dois donner un point de rencontre à une autre personne.
Merci et j'ai hâte de vous lire 🙂
Hôtel Safira Palms à Djerba English translation pending
Bonjour ;
comme vous j'ai réservé des vacances fin juin dans cet hôtel; inquiète par la masse d'info contradictoires je ne sais plus que penser. Si vous revenez de Djerba ou si vous y résidez pouvez m'informer de manière objective.
merci
Endroits de plongée en Égypte? English translation pending
bonjours a tous
voila au mois d'Aout je repart en Egypte avec mes parents
l'an dernier nous sommas allé a Taba (surtout pour faire de la plongé Palmes Masque Tuba mais en Apnée 10m environ )
voila donc on j'aimerai retourner en Egypte cette année mais pas a Taba donc j'aimerais connaitre des belles sonnes pour la plongé par ce que meme si Taba c'est vachement bien j'aimerai tetsé d'autres endroit ^^
donc pour vous quelles sont les meilleurs site pour faire de la plongé mais pas non plus sur une "Usine a tourriste " comme a un certain endroit a Taba
merci d'avances pour toutes vos reponses
voila au mois d'Aout je repart en Egypte avec mes parents
l'an dernier nous sommas allé a Taba (surtout pour faire de la plongé Palmes Masque Tuba mais en Apnée 10m environ )
voila donc on j'aimerai retourner en Egypte cette année mais pas a Taba donc j'aimerais connaitre des belles sonnes pour la plongé par ce que meme si Taba c'est vachement bien j'aimerai tetsé d'autres endroit ^^
donc pour vous quelles sont les meilleurs site pour faire de la plongé mais pas non plus sur une "Usine a tourriste " comme a un certain endroit a Taba
merci d'avances pour toutes vos reponses
Nouvel An à New York English translation pending
Bonjour,
J'envisage de passer le nouvel an 2008 a New York. Je me suis renseigné a gauche a droite a priori le mieux c'est de partir 1 semaine a l'avance. Qui a deja tenté l'experience ?
Voila a+
J'envisage de passer le nouvel an 2008 a New York. Je me suis renseigné a gauche a droite a priori le mieux c'est de partir 1 semaine a l'avance. Qui a deja tenté l'experience ?
Voila a+
Quelle date retenir de l'histoire du Québec? English translation pending
Bonsoir à tous,
Juste une petite question, comme ça, en forme de sondage :
si vous ne deviez retenir qu'une seule date concernant l'histoire du Québec, qu'elle serait cette date ?
Merci d'avance à vous toutes et tous pour vos réponses.
Informations sur le circuit "Au Pays de l'Or Vert" de Jet tours? (Sri Lanka) English translation pending
Bonjour,
Nous étions très tentés par le circuit Connaissance du Sri Lanka "Unesco" proposé par Jet Tours, avec une extension aux Maldives.
Nous en rêvions déjà, mais malheureusement, il ne reste plus de places...
L'agence nous propose de nous rabattre sur le circuit Au Pays de l'or vert, moins long (donc moins de sites à découvrir), pas de guide Unesco, hébergements de moins bonne qualité, mais présentant l'essentiel des diversités de ce pays, le Sri Lanka.
Auriez-vous fait ce circuit ? Et si oui, pouvez-vous m'en parler ?
Je recherche plus précisément des informations sur : la Compagnie aérienne proposée (Sri Lankan airways), la qualité des visites, le type & qualité des hébergements et des repas, le rythme du voyage (il parait qu'on ne dépasse pas les 40 km/h en autocar...), le séjour aux Maldives (nous choisirions le Meeru Island Resort, villa sur pilotis pour le rêve...).
Merci de me faire partager vos impressions sur ce voyage.
Cordialement,
Ophie 😏
Nous étions très tentés par le circuit Connaissance du Sri Lanka "Unesco" proposé par Jet Tours, avec une extension aux Maldives.
Nous en rêvions déjà, mais malheureusement, il ne reste plus de places...
L'agence nous propose de nous rabattre sur le circuit Au Pays de l'or vert, moins long (donc moins de sites à découvrir), pas de guide Unesco, hébergements de moins bonne qualité, mais présentant l'essentiel des diversités de ce pays, le Sri Lanka.
Auriez-vous fait ce circuit ? Et si oui, pouvez-vous m'en parler ?
Je recherche plus précisément des informations sur : la Compagnie aérienne proposée (Sri Lankan airways), la qualité des visites, le type & qualité des hébergements et des repas, le rythme du voyage (il parait qu'on ne dépasse pas les 40 km/h en autocar...), le séjour aux Maldives (nous choisirions le Meeru Island Resort, villa sur pilotis pour le rêve...).
Merci de me faire partager vos impressions sur ce voyage.
Cordialement,
Ophie 😏
Location de 4x4 au Burkina Faso English translation pending
de retour du Burkina après un périple de 3 semaines, nous vous conseillons pour une location de 4x4 la personne qui nous a guidés pour la 2° année à travers le pays.
Il s' appelle Denis Nacoulma, voici ses coordonnées: 00226 76509103 email denis.nacoulma@yahoo.fr
Ce burkinabé est une personne discrète, qui essaie de monter une petite entreprise de location de 4x4 avec chauffeur. pour le moment, il travaille seul. ses tarifs sont inférieurs à ceux partiqués couramment sur Ouaga, et ses prestations supérieures, car il a joué le rôle de nounou et de garde malalde à plusieurs reprises! C'est un homme intègre, qui saura répondre à vos attentes.
N'hésitez pas à me demander plus de détails, et à le contacter de la part de la famille Sacchetti ( Franck isabelle et les enfants), il vous répondra toujours ! ( il met parfois un peu de temps par email, lorsqu'il est en déplacement)
Safari pas cher en Tanzanie: quelle formule? English translation pending
bonjour,
je me demande quelle est la formule la moins chère pour un safari en Tanzanie (disons une virée à Ngorongoro, une autre à Seregenti, et puis quelques jours dans un parc "moins cher", avec des observation sd'animaux tout de même !) 1 acheter un voyage "tout fait" à partir de France
2- passer par des agences "réceptif" sur place (voire réserver de France), et réserver des hébergements à partir de France ?
merci à la communauté pour ses conseils avisés !!!😉
Mes adresses au Brésil English translation pending
Bonjour à tous,
Je reviens d'un voyage de trois semaines au Brésil. Il s'agissait de mon deuxième voyage au Brésil. Pour les personnes intéressées, je vous donne mes suggestions d'hébergements.
Pour Rio, je suggère le Ipanema Plaza qui est un peu à l'écart de la plage d'Ipanema mais tout prêt des restos et des boutiques. Les chambres sont très propres et le personnel très gentil.
Pour Ilha Grande, je suis allé à la Pousada Naturalia à Abrao. C'est un super endroit un peu à l'écart du village dans la forêt tropicale. Les chambres sont simples mais très bien. Il est possible d'observer de petits singes le matin de son balcon. Laurent le propriétaire est tres sympathique. Il vous donnera de bons tuyaux concernant les bons restos et les activités à faire sur l'ile.
Pour Paraty, je suis allé à la pousada Bambu-Bambu. Je dois dire que ce fut notre coup de coeur. L'endroit est à une 20aine minutes de marche du vieux Paraty sur le bord d'une petite rivière. C'est un endroit très design et décoré avec beaucoup de goût par le super propriétaire Ben. Ben est un britannique établi depuis quelques années à Paraty. Ce fut un hôte hors pair. Très attentionné et vraiment aux petits oignons avec ses clients. Après une journée au soleil, ce fut un charme de se retrouver dans la piscine avec un Caperinha à la main. Les chambres sont magnifiques et le lit est très confortable. Je le recommande à tout ceux qui désirent se reposer et recharger leurs batteries.
Pour Sao Paulo, nous sommes allés à l'hotel NH Della Volpe sur la rue Frei Caneca. L'hotel est très bien. Belles grandes chambres avec immenses lits, grande salle de bain, très propre, personnel vraiment très sympatique.
Si vous avez des questions sur le Brésil, n'hésitez pas à me poser des questions. J'ai également visité Manaus, Salvador, Morro de Sao Paulo, Brasilia et Iguacu.
Boa Viagem
David
Je reviens d'un voyage de trois semaines au Brésil. Il s'agissait de mon deuxième voyage au Brésil. Pour les personnes intéressées, je vous donne mes suggestions d'hébergements.
Pour Rio, je suggère le Ipanema Plaza qui est un peu à l'écart de la plage d'Ipanema mais tout prêt des restos et des boutiques. Les chambres sont très propres et le personnel très gentil.
Pour Ilha Grande, je suis allé à la Pousada Naturalia à Abrao. C'est un super endroit un peu à l'écart du village dans la forêt tropicale. Les chambres sont simples mais très bien. Il est possible d'observer de petits singes le matin de son balcon. Laurent le propriétaire est tres sympathique. Il vous donnera de bons tuyaux concernant les bons restos et les activités à faire sur l'ile.
Pour Paraty, je suis allé à la pousada Bambu-Bambu. Je dois dire que ce fut notre coup de coeur. L'endroit est à une 20aine minutes de marche du vieux Paraty sur le bord d'une petite rivière. C'est un endroit très design et décoré avec beaucoup de goût par le super propriétaire Ben. Ben est un britannique établi depuis quelques années à Paraty. Ce fut un hôte hors pair. Très attentionné et vraiment aux petits oignons avec ses clients. Après une journée au soleil, ce fut un charme de se retrouver dans la piscine avec un Caperinha à la main. Les chambres sont magnifiques et le lit est très confortable. Je le recommande à tout ceux qui désirent se reposer et recharger leurs batteries.
Pour Sao Paulo, nous sommes allés à l'hotel NH Della Volpe sur la rue Frei Caneca. L'hotel est très bien. Belles grandes chambres avec immenses lits, grande salle de bain, très propre, personnel vraiment très sympatique.
Si vous avez des questions sur le Brésil, n'hésitez pas à me poser des questions. J'ai également visité Manaus, Salvador, Morro de Sao Paulo, Brasilia et Iguacu.
Boa Viagem
David
Se déplacer en Inde du Nord English translation pending
Bonjour,
Je pars prochainement en inde (avril). Nous avons pris un vol sec. J'aurais aimé avoir des informations sur la possibilité d'avoir un chauffeur sur place (il parait que c'est une bonne solution) car notre séjour n'est que de 10 jours et donc avec le train j'ai peur de perdre bcp de temps. Si c'est le cas pour le chauffeur comment proceder et surtout comment le trouver ??? Merci pour vos réponses.....
Je pars prochainement en inde (avril). Nous avons pris un vol sec. J'aurais aimé avoir des informations sur la possibilité d'avoir un chauffeur sur place (il parait que c'est une bonne solution) car notre séjour n'est que de 10 jours et donc avec le train j'ai peur de perdre bcp de temps. Si c'est le cas pour le chauffeur comment proceder et surtout comment le trouver ??? Merci pour vos réponses.....
Tour du monde hors des sentiers battus English translation pending
Bonjour,
Tout d'abord merci pour tous ces messages extremement utiles lors de la preparation d'un tour du monde. On est en ce moment dans la phase "trouver les grandes lignes d'un itineraire", phase difficile mais excitante. Nous envisageons de passer 6 mois en Amerique du sud et 6 mois en asie. L'un comme l'autre, nous aimerions nous aventurer hors des sentiers battus et j'aimerais quelques conseils dans ce sens. Notre demarche n'est pas d'etre le premier touriste foulant une terre lointaine et deposant son drapeau tricolore. Nous voudrions simplement essayer de decouvrir la culture et les paysages de quelques endroits un peu recules et encore preserves du tourisme de masse. C'est pourquoi nous cherchons l'itineraire un peu atypique qui nous conviendrait. Pour l'instant, nous pensons a la mongolie, au nepal, au laos et a l'inde biensur. Avez vous des conseils sur ces pays et des idees d'autres contrees sauvages ? Merci beaucoup.
Tout d'abord merci pour tous ces messages extremement utiles lors de la preparation d'un tour du monde. On est en ce moment dans la phase "trouver les grandes lignes d'un itineraire", phase difficile mais excitante. Nous envisageons de passer 6 mois en Amerique du sud et 6 mois en asie. L'un comme l'autre, nous aimerions nous aventurer hors des sentiers battus et j'aimerais quelques conseils dans ce sens. Notre demarche n'est pas d'etre le premier touriste foulant une terre lointaine et deposant son drapeau tricolore. Nous voudrions simplement essayer de decouvrir la culture et les paysages de quelques endroits un peu recules et encore preserves du tourisme de masse. C'est pourquoi nous cherchons l'itineraire un peu atypique qui nous conviendrait. Pour l'instant, nous pensons a la mongolie, au nepal, au laos et a l'inde biensur. Avez vous des conseils sur ces pays et des idees d'autres contrees sauvages ? Merci beaucoup.