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Citations sur la photographie English translation pending
by Christiang · 2016-07-03 · 9 replies
Cela fait quelques années que je "collectionne" les citations sur la photographie, la plupart ayant pour auteurs de grands photographes (mais pas uniquement)... Picorées ça et là sur Internet ou dans divers ouvrages photographiques... A l'aube des vacances estivales, je les soumets sans modération à votre méditation... Les bons conseils sont toujours bons à prendre en cette période de l'année 🙂

DE L’UNIVERSALITE DU LANGAGE PHOTOGRAPHIQUE : - Une image vaut mieux que mille mots (Confucius) - La photographie, c’est mieux qu’un dessin, mais il ne faut pas le dire (Jean-Auguste-Dominique Ingres) - La photographie c’est la littérature de l’œil (Rémi Donnadieu) - The whole point of taking pictures is so that you don’t have to explain things with words (Elliott Erwitt) - La photographie est le seul langage qui peut être compris dans le monde entier (Bruno Barbey) - The photograph is an undeniably powerful medium. Free from the constraints of language, and harnessing the unique qualities of a single moment frozen in time (Steve McCurry)

DE L’IMPORTANCE DU REGARD PORTE A L’IMAGE : - Il y a trois catégories de personnes : celles qui voient, celles qui voient quand on leur montre, et celles qui ne voient jamais rien (Léonard De Vinci) - A camera is a tool for learning how to see without a camera (Dorothea Lange) - All the technique in the world doesn't compensate for the inability to notice (Elliott Erwitt) - SI vous vous contentez de voir ce qui est évident, vous ne verrez rien (Ruth Bernard) - Si ta photographie n'est pas bonne, c'est que tu n'étais pas assez près (Robert Capa) - Photography is an art of observation. It has little to do with the things you see and everything to do with the way you see them (Elliott Erwitt) - Cela fait partie du travail du photographe de voir plus intensément que la plupart des gens. Il doit avoir et garder en lui quelque chose de la réceptivité de l'enfant qui regarde le monde pour la première fois ou du voyageur qui pénètre dans un pays étrange (Bill Brandt)

DE L’IMPORTANCE D’UN CERVEAU DERRIERE LE VISEUR : - The single most important component of a camera is the twelve inches behind it (Ansel Adams) - Suggérer, c'est créer. Décrire, c'est détruire (Robert Doisneau) - S’il n’y a pas d’émotion, s’il n’y a pas un choc, si on ne réagit pas à la sensibilité, on ne doit pas prendre de photo. C’est la photo qui nous prend (Henri Cartier-Bresson) - Un bon photographe est celui qui est capable non pas de représenter la réalité objective, mais de traduire les sensations et les émotions ressenties au moment de déclencher (David Duchemin) - Photographier, c’est mettre sur la même ligne de mire la tête, l’œil et le cœur (Henri Cartier-Bresson) - Pour être photographe, il faut non seulement regarder à travers son objectif, mais aussi et surtout avec son subjectif (Anne-Laure Jacquart) - La bonne photo est quelque chose que tu n’as pas vu et que le photographe te dévoile (Gianni Berengo Gardin) - Le photographe, n'est-il pas celui qui écrit avec la lumière ? Mais à la différence de l'écrivain qui possède son verbe, le photographe est, lui, possédé par sa photo, par la limite du réel qu'il doit transcender pour ne pas en devenir prisonnier (Abbas)

DE L’IMPORTANCE DE LA COMPOSITION EN GENERAL : - Tu ne prends pas une photographie, tu la crées (Ansel Adams) - La différence entre une bonne photo et une photo médiocre c’est une question de millimètres, une différence minuscule. Mais c’est primordial. Je ne pense pas qu’il y ait une grande différence entre les photographes, mais c’est cette toute petite différence qui compte peut-être (Henri Cartier-Bresson) - Une photographie est pour moi la reconnaissance simultanée, dans une fraction de seconde, d’une part de la signification d’un fait, de l’autre de l’organisation rigoureuse des formes qui expriment ce fait (Henri Cartier-Bresson) - Think of composition as the foundations of your image, and just like those of a building, foundations need to be strong (Henry Carroll) - Le cadre est au cœur de tout. Le cadre, c'est notre art. Peindre avec la lumière, dans des éclats de temps, dans les limites du cadre de notre image. Lorsque cette combinaison d'éléments exprime quelque chose de façon unique, cela devient de l'art (David Duchemin) - La plupart des bons photographes saisissent l’esprit d’un sujet, mettent en relief un aspect ou une caractéristique unique et lui donnent une expression et une signification (John Hedgecoe)

…ET DE L’IMPORTANCE DE L’APPRENTISSAGE DE LA COMPO INSTINCTIVE EN PARTICULIER : - To consult the rules of composition before making a picture is a little like consulting the law of gravitation before going for a walk (Edward Weston) - La composition doit être une de nos préoccupations constantes, mais au moment de photographier elle ne peut être qu'intuitive, car nous sommes aux prises avec des instants fugitifs où les rapports sont mouvants (Henri Cartier-Bresson) - Entre mes voyages, je ne photographie guère. Et pourtant, chaque jour, je prends des dizaines de photos dans ma tête. Je photographie une grande partie de l’année sans appareil, tout en discutant avec un ami, en se baladant dans la rue. Il faut toujours cadrer une image afin de cultiver son regard photographique. Ainsi, le jour où il faut photographier, la perception visuelle est déjà alerte (Olivier Föllmi) - Il faut avoir l‘instinct du nombre d’or (Willy Ronis)

DE L’INSTANT "DECISIF" : - Une photographie, c'est un arrêt du cœur d'une fraction de seconde (Pierre Movila) - Le temps court et s'écoule et notre mort seule arrive à le rattraper. La photographie est un couperet qui dans l'éternité saisit l'instant qui l'a éblouie (Henri Cartier-Bresson) - Photographier c'est tendre un piège. Soit on met en place la trappe et on attend que la victime tombe dedans, et on appelle cela du reportage ; soit on déplace la trappe pour qu'elle tombe dedans à coup sûr, et on parle d'art (Pierre Movila) - La photo c'est la chasse, c'est l'instinct de chasse sans l'envie de tuer. C'est la chasse des anges… On traque, on vise, on tire, et clac au lieu d'un mort on fait un éternel (Chris Marker) - Je ne prends pas une photographie, j'attends qu'on me la donne (Reza)

DE L’INUTILITE DU MITRAILLAGE INTENSIF : - Aujourd’hui tout le monde a un stylo… Est-ce que ça fait augmenter le nombre de grands écrivains ? Non ! Et pour la photo, c’est pareil ! (Reza) - On reconnaît facilement le photographe professionnel au milieu d'un troupeau de touristes : c'est celui qui cache son appareil (Roland Topor) - See with your eyes, not your camera! Sometimes, leave the camera in the bag and just spend the day seeing (Henry Carroll) - Les touristes découvrent sur leurs photos les sites qu'ils avaient renoncé à regarder pour trouver le temps de les prendre (Jean Delacour) - Ne photographier que lorsque cela brule… Ne pas bouger, se refuser, tant qu’il n’y a aucune évidence et aucune nécessité (Jean Gaumy) - On ne tire pas sur des perdrix avec une mitrailleuse. On choisit une perdrix, puis une autre perdrix. A cet instant-là les autres se sont peut-être envolées. Mais je vois des gens qui font "tac-tac-tac" avec un moteur. Ce qui est incroyable c’est qu’ils prennent toujours leurs photos au mauvais moment. J’aime beaucoup observer un bon photographe au travail. Il y a de l’élégance, c’est comme une corrida (Henri Cartier-Bresson)

DU HASARD PHOTOGRAPHIQUE : - La photographie est une brève complicité entre la prévoyance et le hasard (John Stuart Mill) - Les grands artistes ont du hasard dans leur talent et du talent dans leur hasard (Victor Hugo)

DE LA CONCENTRATION DANS LE VISEUR, ESSENTIELLE AVANT LE DECLENCHEMENT : - Au moment où je fais un portrait ou un paysage, Boubat n'existe plus. Le secret, le voilà : il n'y a plus de Boubat, plus de village hindou, dans ce moment très court nous faisons partie d'un tout, nous ne sommes plus séparés du paysage, de la personne devant nous. Pourtant, en ce moment béni, il n'y a plus de Boubat, il n'y a plus rien (Edouard Boubat) - En général, je ne change rien à ce qui se passe, je regarde, j’attends. Simplement, à chaque photo, je suis impressionné par une situation, et j’essaie de trouver la bonne place où pouvoir placer mon instantané, pour que le réel se révèle dans sa vérité la plus vive. Il y a un vrai plaisir à trouver la place juste, cela fait partie de la joie de la prise de vue, et c’est quelquefois aussi un tourment, parce qu’on espère des choses qui ne se passent pas où qui arriveront quand vous ne serez plus là (Willy Ronis) - Qui n'a éprouvé ce moment de grâce, d'euphorie où la passion de regarder, de découvrir, de cadrer exerce une pression si forte qu'elle nous fait basculer, chavirer dans un autre monde ? Ce point de déséquilibre, où l'on est poussé hors de soi, précipité à l'extérieur, est un moment de grande jouissance, le visage fouetté par le vent, les yeux submergés par le déferlement des images (Marc Riboud)

DE L’IMPORTANCE DE LA MAITRISE DES BASES TECHNIQUES : - C'est comme si le photographe souffrait d'un dédoublement chronique de la personnalité. D'un côté l'artiste, de l'autre le technicien. D'un côté la vision, de l'autre le savoir-faire. Et à la rencontre des deux, l'art de la photographie serait l'expression de notre vision servie par une technique éprouvée. Une excellente photographie, c'est la rencontre entre un savoir-faire et une vision (David Duchemin) - La technique, il est bon de la fréquenter pour la connaître intimement et attirer ses bonnes grâces, après quoi elle doit vous ficher royalement la paix (Robert Doisneau) - Lisez, intégrez pour ensuite mieux oublier car, au final, la photographie est un acte qui vous unit, vous, l’appareil et le sujet que vous photographiez (Michael Freeman) - La photographie est une discipline qui demande de la patience, de l’entraînement et de l’assiduité tel un musicien qui répète des gammes (Céline Jentzsch)

DE LA DISCRETION EN VOYAGE : - Les photographies que nous aimons ont été faites quand le photographe a su s’effacer. S’il y avait un mode d’emploi, ce serait certainement celui-là (Edouard Boubat) - Quand on se sent voyeur, c’est qu’on n’est pas assez proche des gens (Jean-Louis Courtinat)

DE LA LUMIERE : - La photographie, c'est le photographe. C'est un art ; c'est mieux qu'un art, c'est un phénomène solaire où l'artiste collabore avec le soleil ! (Alphonse de Lamartine) - Une image est mise au point avec la lumière et c'est la lumière qui crée l'image (Federico Fellini) - Ce n'est pas tellement la lumière qui m'inspire, c'est ce que la lumière éclaire (Willy Ronis) - Wherever there is a light, one can photograph (Alfred Stieglitz) - Light makes photography. Embrace light. Admire it. Love it. But above all, know light. Know it for all you are worth, and you will know the key to photography (George Eastman)

DE L’IMPORTANCE TOUTE RELATIVE DU MATERIEL : - Ce n'est pas l'appareil qui fait la photo, mais l'œil (Edouard Boubat) - Croire qu’une photo, c’est le simple produit d’un système optique, d’une ouverture de diaphragme, d’une émulsion, d’un temps de pose, erreur. Une photo, ça se fait aussi avec des sentiments, une certaine idée de la vie. Une bonne photo, ça peut être un hasard, un coup de chance. Mais cent belles photos, c’est le portrait d’un homme (Claude Roy) - Un appareil photo n’a jamais fait une grande image, pas plus qu’une machine à écrire n’a jamais fait un grand roman (Peter Adams)

DE L’HUMILITE DU PHOTOGRAPHE (et oui, toutes nos photos ne sont pas bonnes !🤪): - Si je savais prendre une bonne photographie, je le ferais à chaque fois (Robert Doisneau) - The more pictures you see, the better you are as a photographer (Robert Mapplethorpe) - Une bonne photo est difficile à définir, son propos, sa beauté intrinsèque, sa composition et la lumière qui la nourrit sont autant d'éléments qui rentrent en jeu, mais je me suis souvent dit, pour qu'une photo soit bonne, qu'elle devrait plaire à la fois à ceux que je photographiais et à ceux qui regardaient la photo d'un œil extérieur (Fouad Elkoury) - Il y a deux personnes dans une image: le photographe et le spectateur (Ansel Adams) - Quand on me demande quelle est ma meilleure photo, je réponds : J'espère la faire demain, et j'essaierai de changer ma façon de voir (Marc Riboud)

ET UN PEU D’HUMOUR POUR FINIR : - Sentant venir la mort, le photographe a dit entre ses dents: "Attention... Ne bougeons plus !" (Alphonse Allais) - Une mauvaise photo qui rappelle vos traits vaut mieux qu'un beau paysage qui ne vous ressemble pas (Pierre Dac)
Météo en octobre du Vietnam? English translation pending
by Brupattt · 2016-06-29 · 15 replies
Bonjour les forumeurs, J’envisage de partir au Vietnam au mois d’octobre, mais j’hésite à choisir entre le Nord et le Sud. Pourriez-vous me faire savoir quel temps fait-il à ce moment-là?

Merci beaucoup !
Temps à Phuket en ce moment (début mai) English translation pending
by Tof143 · 2016-05-02 · 19 replies
Salut tout le monde . Voilà j'aimerais savoir si l'un d'entre vous est à Phuket en ce moment qu'il puisse me renseigner sur le temps qu'il fait . Merci à ceux qui me répondront !😜
Dix ans de voyages... English translation pending
by Christiang · 2016-04-16 · 36 replies
Pour "célébrer" mes dix ans de forum à une semaine près, et même si je suis de moins en moins présent par ici depuis quelques années, ma sélection, très personnelle (donc nécessairement subjective) de mes 50 photos de voyage favorites, capturées péniblement, et souvent laborieusement 😕, entre avril 2006 et avril 2016... On a bien entendu le droit de ne pas aimer et le devoir de le dire (Ceux qui aiment tout n'ont pas de goût !) 😛

Je mets tout cela en lien ci-dessous pour ne pas saturer inutilement le forum (50 photos, c'est limite purge !🙂) et parce qu'une grande partie de ces photos a déjà été postée sur VF ici ou là... Bonne "lecture" 🤪

www.flickr.com/...ms/72157666656662300
États-Unis: films, livres et musiques pour rêver entre deux départs English translation pending
by MaryElectra · 2015-11-26 · 25 replies
Bonjour c'est Chris j'aimerais partager avec vous ce qui suit et trouver quelques autres pépites si vous en avez en stock à me faire découvrir.

Entre deux voyages c'est un vrai bonheur de retrouver les lieux qui nous ont tant enchantés lors de nos pérégrinations de « fous d'Amérique ». Que cela soit des films, des livres, de la musique ou tout autre forme artistique.

Pour ma part et pour commencer j'ai déjà fait partager à certains la musique de Robert Mirabal, Taos pur jus. Pour ceux qui ne connaissent pas quelques liens dans le prochain post.

Ensuite il y a les romans de Tony Hillerman qui se déroulent (de nos jours) sur la grande région des four corners et mettent en scène des enquêtes de police tribale navajo avec en particulier deux policiers : un « ancien », attaché à la culture de son dineh mais les pieds bien ancrés dans son siècle, mentor d'un jeune flic déchiré entre ses origines et le monde moderne et assez tourmenté. C'est très bien écrit, il y a de vrais enquêtes et on apprend plein de choses sur la vie actuelle dans les réserves, sur la culture et la « religion » des navajos, zunis et autres tribus du southwest et on retrouve avec délices les pistes, les canyons, rochers, mesas, wash et autres particularités de ces extraordinaires régions.

Un deuxième auteur américain qui m'a fait beaucoup voyager c'est Jim Harrison. Cet homme hyper cultivé a écrit des romans de fiction mais aussi des chroniques qui sont autant de récits biographiques. Deux de ces romans sont, pour moi, des chefs d'oeuvre : Dalva, et La Route du Retour (suite de Dalva). Ils se déroulent pour l'essentiel dans le Nebraska avec pas mal d'incursions dans d'autres états de l'ouest et au Mexique. Les amoureux des chevaux, des peuples indiens, des chiens, de la nature, de la bonne bouffe et du bon vin mais aussi des rapports humains, y trouveront leur compte. Ces deux romans sont exceptionnels et fourmillent de personnages riches, complexes et vivants, hors du commun, du genre que l'on aimerait avoir pour amis.

Jim Harrison a aussi écrit la nouvelle « Légendes d'automne » qui a donné le film du même nom, avec Brad Pitt entre autres. Ce film est l'un de mes préférés. Certes il est assez romanesque mais pas que... les rapports entre les frères, entre les fils et leur père, l'histoire de l'ours avec le personnage de Tristan... sont profonds. Avec ce film on voyage même jusqu'en Afrique et pourtant l'action se déroule dans le Wyoming. Quant à la scène de Tristan, le retour du fils prodigue, arrivant au galop sur un magnifique cheval avec ses longs cheveux blonds, sa gueule d'ange et poussant devant lui un troupeau de mustangs sauvages... Waouh ! Ben oui quoi... on rêve !

Un autre film très beau qui se passe dans le Montana, « Et au milieu coule une rivière » et aussi « L'homme qui murmurait à l'oreille des chevaux » mais pour ce dernier je préfère largement le livre qui donne moins de place à la romance que le film, parfois un peu gnan gnan sur les bords (roman de Nicholas Evans). Au Montana aussi.

Dans un registre plus dramatique et quand on s'intéresse à l'histoire des indiens d'Amérique il faut lire « Lakota Woman », un récit autobiograhique par Mary Crow Dog racontant entre autres choses, le siège par les forces fédérales des membres de l' American Indian Movement (AIM) à Wounded Knee en 1973. Instructif, essentiel...

Je finirai, pour aujourd'hui, avec une comédie dont j'ai déjà parlé dans d'autres sujets : « Bande de sauvages » en anglais Wild Hogs (tourné sur la Turquoise Trail au Nouveau Mexique), qui se moque plaisamment des bikers les gentils comme les méchants. On rit beaucoup et j'adore vers la fin quand apparaît la star, le boss, Peter Fonda, pour remettre les pendules à l'heure et calmer tout ce petit monde (clin d'oeil à « Born to be Wild » LE film culte mais qui, je trouve, a mal vieilli - mis à part les scènes où les motos sont sur la route, intemporelles)

Il y a d'autres films sur le gangs de motards américains, nettement moins propices au rêve ou à la rigolade ! (voir la série Sons of Anarchy) A suivre...
Parcours sud Vietnam et Cambodge English translation pending
by Gwenelie · 2015-09-30 · 17 replies
Bonsoir,

nous partons 14 jours pleins mi février 2016, avec un programme Sud Vietnam / Cambodge.

Nous serons accompagnés (chauffeur) car en famille (deux enfants de 6 et 7 ans).

Pouvez-vous me donner votre avis sur notre projet de programme, sachant que les vols sont réservés (avec une particularité: nous arrivons à Saigon et repartons de Siem Rep / Hanoi / Paris) ?

Jour 1 : ArrivéeSaigon le matin Jour 2 : Saigon - Cuchi (Tranchées) - Temple Cao Daï... Jour 3 : départ pour le Detroit du Mékong. Saigon – Ben tre – Cho Lach Jour 4 : Detroit du Mékong. Cho Lach - Caibe - An Binh Jour 5 : Detroit du Mékong An Binh - Can Tho – Cai Rang – Tra Su – Chau Doc Jour 6 : Transfert Chau Doc – Kep

Jour 7 : Kep Jour 8 : Kep Jour 9 : Kep – Pnom Penh Jour 10 : Pnom Penh – Boping ou Battambang Jour 11 : Boping ou Battambang – Siem Rep Jour 12 : Siem Rep Jour 13 : Siem Rep Jour 14 : Siem Rep. Et retour vers Paris en soirée Est-ce qu'il est possible de passer de Chau Doc à Kep ? Que conseillez-vous: Battambang ou Boping comme étape entre Pnom Penh et Siem Rep ? Est-ce que cela vous parait cohérent ? (oui, je sais, c'est beaucoup de choses en très peu de temps, mais pour l'instant ce rythme nous va, on a du mal à nous dire qu'on va se "poser" quelque part. Sans doute quand on partira plus de temps...).

Merci d'avance de vos avis, ils sont toujours si précieux !

Gwenelie
Vous étiez vingt et cent... English translation pending
by Voyajou · 2015-08-28 · 20 replies
(Je poste dans la rubrique divers puisqu'il ne s'agit que d'un fait divers -oserai-je dire, un détail)

https://www.youtube.com/watch?v=S6qv2ZAjpSs

Vous étiez soixante-dix dans ce camion plombé. Cruauté du destin, dans un camion à volaille. Aucun de vous n'est arrivé à la fin du voyage. Depuis Lampedusa, pour vous rien n'a changé.

http://www.lemonde.fr/...4738482_1654200.html
Vignobles intéressants facilement accessibles depuis Dijon et Strasbourg English translation pending
by ProfGreg · 2015-06-28 · 8 replies
Bonjour :-)

Voyageant en France en octobre 2015, je passerai trois jours à Dijon et cinq jours à Strasbourg. En bon Québécois, je n'ai jamais mis le pied dans un vignoble et j'aimerais bien profiter de ma visite en Bourgogne et en Alsace pour goûter à l'expérience (bon, et pour goûter le vin, aussi).

Comme je prendrai le train pour voyager entre les villes, à priori, je n'envisageais pas de louer une voiture... mais je devine que pour m'aventurer hors Strasbourg et hors Dijon, ce serait un must 😕

Je pose donc ma question : pourriez-vous me suggérer des vignobles intéressants près de Dijon et de Strasbourg où je pourrais me rendre sans trop de mal?

Merci d'avance 😎
Retour de Namibie et du Kgalagadi Transfrontier Park, mai 2015 English translation pending
by Michel85200 · 2015-05-22 · 312 replies
Bonjour à toutes et tous.

Finalement c'est la Namibie et le KTP qui m'ont fait voyager cette année.

Quelques remarques préliminaires...

Tout peut se faire d'ici, par soi-même, sans problèmes...De l'avion aux réservations...Donc sans TO.

Sans TO, à mon avis c'est une fois de plus moins cher et plus intéressant !

L'avion :

CDG / Francfort / Joburg / Windhoek (via la Lufthansa puis via la SAA pour la dernière partie). A noter qu'en prenant la Namibia Airlines en direct de Francfort à Windhoek, on gagne beaucoup de temps ! L'arrivée à Windhoek est le matin très tôt, le départ le soir...Facile 2 jours d'économisés! Pourquoi j'ai pas fait ??? Parce que Madame ne voulait pas de la Namibia ! Elle a reconnu ses torts depuis ! La Namibia sur cette destination (la seule hors Afrique) est sous contrôle européen et se doit d'être aux normes !

Le parcours :

Sur 21 jours dans une version Sud (le Nord c'était il y a 10 ans voir mon autre carnet). Windhoek / Tsondab reserve / Namtib / Orange river (ou Senqu river) via le Norotshama et Felix Unite / le Fish River Canyon version Est via le Canyon Lodge / le KTP 4 jours / retour Windhoek.

Je me permets de suggérer de ne pas oublier que la Namibie c'est grand...Et que passer ses journées dans la voiture c'est pas des vacances...Je reviens horrifié par les parcours de dingues avec des Km journaliers déments réalisés par d'autres voyageurs (mais ce n'est que mon opinion). Je ne saurais que suggérer de faire moins mais mieux !

La voiture :

N'oublions pas que ce sera l'endroit inévitable du voyage...Y consacrer un peu de sous n'est pas forcément idiot.

Réservée chez Africa on Wheels...Un gros Hilux 4x4 avec 2 réservoirs (donc 140 litres d'essence), 2 roues de secours, un réfrigérateur...

Le 4x4 ne sert que très peu (voir pas du tout sauf à chercher les endroits comme moi)...Ce sont surtout l'efficacité des pneus et la hauteur du véhicule qui comptent.

Une bonne carte (Africa tracks).

Voilà pour la mise en bouche préalable...

Pour la suite...ça vient !

Je me permettrais de nombreuses digressions...Elles n'engageront que moi. A chacun d'en juger de la pertinence (ou pas).
My great East African Trip English translation pending
by Bolobolobolo · 2015-05-15 · 20 replies
Bonjour à tous,

Comme mon absence a été remarquée par certains ces derniers temps, juste quelques infos sur mes activités "Africaines":

Je suis rentré d' un bref séjour au Malawi (3 semaines 1/2) il y a dix jours, voyage cool avec entre autres comme "highlights" quelques jours à Likoma Island, et surtout la croisière mythique sur le MV Ilala, c' était un de mes vieux rèves et vaut réellement le détour, également quelques incursions dans le Sud du pays (Cape Mac Lear, Liwonde, que je ne connaissais pas)..

Mais je repars déjà mi-juin pour un plus grand voyage (trois mois, quasiment confirmé en totalité), qui ressemblera à peu près à cela (approximatif car je ne réserve rien sauf si vraiment nécessaire):

Départ de Lilongwe, où se trouve ma monture. Remontée le long du lac Malawi, notamment par Livingstonia Ensuite, Tanzanie, où je retrouve un copain Sudaf, avec qui nous voyagerons trois semaines: Remontée le long du Lac Tanganyka, en particulier réserve de Gombe (les chmpanzés de Jane Goodall). Brève incursion au Rwanda, entre autres pour récupérer à Kigali mon petit fils, qui arrive de Munich. Uganda, avec l' inévitable "Gorilla tracking" à Bwindi, et la visite des sources du Nil. Tour du lac Victoria par le Kenya et arrivée à Arusha (Tanzanie, je renvoie le petit lardon dans ses foyers, et le remplace par une amie prof d' université à Jo'Burg). Re-Kenya, en particulier Maasai Mara. Re-Tanzanie: Serengeti, Ngorongoro, Selous, Ruaha. Zambie, avec en particulier North Luangwa, South Luangwa, Bangweulu, Kafue, Liuwa, Sioma Falls. Fin de parcours à Livingstone.

A+
Préparation voyage Namibie-Botswana 2016 English translation pending
by Loule13 · 2015-04-22 · 3 replies
Bonjour, je commence à préparer un voyage Namibie / Botswana. Je n'aurais pas beaucoup plus de 3 semaines de possible, donc pour le Botswana, ce sera tout axé sur l'Okavango. J'ai préparé une ébauche de parcours, et suis à la recherche d'avis. Concernant les société de loc de 4X4, y'en a t il à privilégier / éviter ? Je compte prendre une assurance avec rachat au moins partiel de franchise + assurance pneus / pare brise

Ce sera pour nous une première en Afrique et avons une petite expérience du 4X4 sur les pistes d'Islande...

Je me lance et attends vos avis !

J1 : vol aller J2 : location du véhicule et route vers le sud vers le Bagatelle Kalahari Game Ranch (nuit camping) J3 : ballade dans la brousse proposée par le Ranch, puis route vers le QuiverTree Lodge (nuit camping) J4 : ballade dans la quivertreeforest puis route vers Sesriem (nuit camping) J5 : visite matinale des dunes, puis route vers Swakopmund (nuit ???) J6 : route vers cape cross et colonnie d’otaries, puis route vers le Spitzkope (nuit camping) J7 : petit crochet vers les rochers de Bull’s Party puis route vers le white lady lodge (nuit camping) J8 : visite du site de la White Lady, puis route vers Warmquelle (nuit camping à Ongongo) J9 : route vers Purros (nuit camping) J10 : route vers Opuwo (nuit camping à Opuwo Lodge) J11 : rencontre avec les Himbas puis route vers OtjitotongweFarm (nuit camping) J12 : route vers Etosha (nuit camping à Okaukuejo) J13 : Etosha (nuit camping à Halali) J14 : Etosha (nuit camping à Namutoni) J15 : grosse journée de route (goudronnée) vers le Botswana (nuit camping à Ngepi) J16 : réserve de Mahango et passage frontière (nuit camping au Shakawe Lodge) J17 : ballade bateau sur le Rio Cubango(nuit camping au Shakawe Lodge) J18 : contournement du delta (nuit camping à Kazikini) J19 : Réserve Moremi (nuit camping à Third Bridges) J20 : Réserve Moremi (nuit camping à Kazikini) J21 : retour vers la Namibie (nuit camping à ??) J22 : retour vers Windhoek (nuit ??) J23 : vol retour

http://thereandback.free.fr
Dangers ligne 4 entre Gare du Nord et Gare Montparnasse English translation pending
by Loryah · 2015-03-11 · 65 replies
Bonjour, Je pars en vacances en juin à La Rochelle et j'ai une correspondance Gare Monparnasse vers 13h après être arrivée à la Garde du Nord à 12h . J'ai vu qu'il fallait que je prenne le métro ligne 4 direction Porte d'orléans en m'arrêtant à Monparnasse Bienvenue. Par contre j'ai lu quelques article sur le net disant que cette ligne était l'une des plus dangereuse du réseau, qu'en est-il réellement ? Quelles précautions prendre en sachant que mon amie et moi auront toutes les deux nos valises et nos sacs ? J'aurais aussi voulu savoir si les 50 minutes suffiront pour attraper notre correspondance. Merci d'avance.
Koh Samui, Koh Pha Ngan et Koh Tao: déception English translation pending
by Gimo31 · 2015-03-10 · 186 replies
Nous revenons de passer 7 semaines dans les îles de l'archipel de Koh SAMUI.....

Quelle déception..!

D'abord : Les Thaïlandais ont bien changé, croyez moi. Surtout dans ces îles devenues hyper touristiques. Des Russes , des allemands , des Chinois et des Français en grand nombre, ont eu raison du sourire légendaire des Thaïlandais.

Ils sont devenus méconnaissables.

Pas sympa du tout, ils ne s’intéressent plus qu'à votre porte-feuille et surtout, leur sport favori est devenu : "comment puis-je l'arnaquer...!"

Les prix ont aussi flambé...!!!!

Je connaissais la Thaïlande pour y être allé déjà plusieurs fois mais, dans ces îles, je ne reviendrai plus jamais, ils ne sont vraiment pas aimables du tout....

Ensuite que dire de ces îles.

Les plages sont, pour la majeure partie, très sales (sauf devant les Resorts...!) Les sites sont très beaux vus de loin, propices à de magnifiques photos....mais à regarder de plus près..... du plastique partout, des déchets divers etc... La mer est sale et l'eau est trouble, donc, on ne voit pas ses pieds....... l'eau n'est pas profonde (sauf exception) et l'amplitude des marées est très importantes. Il faut donc aimer se baigner dans 30 cm d'eau...

Nous pensions que cela changerait à Koh TAO qui est , soi-disant, le paradis des plongeurs.

Nous avons essayé et nous y avons passé 6 jours....... mais les eaux sont aussi troubles qu'ailleurs..... On ne voit rien ou si peu......

C'était peut-être de saison qui voulait ça (Mars 2015) mais bon, des gens qui vivent là-bas, nous ont dit que l'eau est toujours trouble (ce que nous avons pu vérifier sur les 3 îles )

Et pourtant nous avons essayé toutes les plages car nous nous sommes déplacés, sur chacune des 3 îles, en scooter chaque jour.

Et sur ces îles, notamment Koh SAMUI, que dire des odeurs !!!!!! Odeurs de nourriture + odeurs de plastique qui brûle + odeurs d'égouts..... OUF, dur dur.........!

Enfin, un conseil, .... Si vous n'êtes pas tatoués, plutôt jeunes, et au tempérament "routard", n'allez pas à Koh Phan gan....! Et encore moins au moment de la "Full Moon"....!

Je ne sais pas si nous reviendrons en Thaïlande, en tous cas dans ces 3 îles, jamais plus.....

Notre première expérience d'un voyage de longue durée (nouveaux retraités que nous sommes) se traduit pas une grande déception.
Voyage de 15 jours nord-ouest de France et Forêt Noire English translation pending
by Maricou22 · 2015-02-01 · 10 replies
Bonjour, j'en suis à préparer un voyage pour cet été, d'une durée de 15 à 18 jours. j'aimerais avoir des avis et suggestions sur un itinéraire bien préliminaire que j'ai esquissé, où j'ai indiqué les arrêts incontournables pour nous:

1: arrivée à Paris 2: paris (incontournable) 3: paris (incontournable) 4: de paris à bernières-sur-mer et visite plages du débarquement de normandie (incontournable, pélerinage familial) 5: déplacement vers Calais 6: TGV vers Londres (déjà vu Londres, visite rapide) 7: Londres (visite et retour) 8: de Calais vers Bruxelles 9: Bruxelles 10: vers Belfort (incontournable, on y visite des amis) 11: Belfort / Montbéliard 12: visite du camp de concentration le Struthof et vers Baden-Baden Allemagne. 13: randonnée sentiers en forêt noire (incontournable) 14: randonnée sentiers en forêt noire 15: retour vers Paris

Nous allons louer une voiture à notre arrivée à Paris. Bref, entre la Normandie et Belfort, tout est ouvert, l'intermède à Londres et le passage par Bruxelles peuvent être remplacés par toutes suggestions que vous pourrez me proposer. il reste de 1 à 3 jours qui peuvent être ajoutés.

Nous sommes une famille de 4 avec 2 filles de 13 et 11 ans. Nous avons un intérêt plus marqué pour les lieux historiques que pour les activités de style parc d'attractions. Nous sommes habitués à des voyages de rythme assez rapide avec plusieurs déplacements plutôt que d'approfondir des lieux durant 3-4 jours.

J'aimerais également avoir des conseils sur la date optimale, notre fenêtre est du 30 juin au 26 aout. Mon critère premier est d'éviter au maximum l'achalandage (je sais, juillet-aout sera terrible, mais on doit composer avec notre fenêtre de disponibilité...)

merci beaucoup à tous
Temps en Birmanie fin septembre-début octobre English translation pending
by Myjidu35 · 2015-01-25 · 4 replies
Bonjour, Je souhaite visiter la Birmanie les deux dernières semaines de septembre et une semaine d'octobre. Pouvez-vous me dire quel est le climat pour cette période?

Merci d'avance
Quel temps Vietnam septembre-octobre English translation pending
by Myjidu35 · 2015-01-24 · 14 replies
Bonjour, Nous souhaitons partir avec mon amie 3 semaines au Vietnam (2 dernières semaines de septembre et une semaine en octobre). Notre voyage initial devait être la Chine (côté Sud Est), mais la golden week nous a découragé. Quel temps fait il au Vietnam durant cette période? Merci d'avance
4 jours autour du mont Thabor avec Higloo et Itoo (Alpes) English translation pending
by Mlefevre · 2014-09-01 · 4 replies
Bonjour à tous, Voici le récit d'une randonnée effectuée en août 2014 sur 4 jours/3 nuits en autonomie avec bivouac, avec Higloo berger blanc suisse de 18 mois et Itoo jeune golden retriever de 8 mois.



Tout le récit en images en cliquant ici!

MONT THABOR AOUT 2014 AVEC HIGLOO ET ITOO Jeudi 21/08/2014, J1 du refuge de Laval au lac du Peyron

Carte et profil altimétrique en cliquant ici (openrunner)

On démarre vers 8h, les nuages finissent de se dissiper alors que nous nous élevons au-dessus du refuge des Drayères vers l’est via le GR57. Le sentier est bien cairné et balisé, de l’autre côté de la vallée la Pointe des Cerces se découpe sur un ciel de plus en plus bleu ! Higloo porte 3 kg de croquettes, ce qui lui fait un sac de 3,5 kg (Approach Pack Ruffwear). Itoo est encore trop jeune pour porter… 12 kg pour moi avec 2 kg de croquettes+ les manteaux et matelas des chiens et de la bouffe pour 4 ou 5 jours. Je me suis concocté un parcours évitant routes et pistes et je prévois de bivouaquer si bien que j’irai à mon rythme sans souci de l’étape du soir. Je sais que les chiens sont endurants mais j’ai quelques inquiétudes quant à leurs pattes guère habituées à un milieu très caillouteux, il faudra les ménager autant que possible. En cas de gros problème, j’ai une petite balise PLB1, à n’activer qu’en cas de risque vital. J’espère ne pas être confrontée au dilemme d’une blessure chez un chien…Higloo fait 36 kg et Itoo environ 25 (il grandit encore), autant dire que je ne pourrai pas les porter en cas de problème. J’ai porté au maximum 1,5 l d’eau et souvent bien moins car il y a de l’eau presque partout sur ce parcours. Les chiens vont se régaler ! 1ère trempette au lac Rond, assez circonspecte car le fond de l’air est frais et les chiens ne souffrent pas de la chaleur. Nous continuons à monter, les chiens profitant du moindre ruisseau +/- parallèle au sentier. Petite pause au lac des Muandes, abrégée par le chahut des chiens : ils ne sont pas du tout fatigués, alors on continue ! Un peu avant d’arriver au col des Muandes (2828m), les Ecrins enneigés (4102 m) font leur apparition. Ici il reste tout de même quelques névés dont les chiens ne manquent pas de profiter. Arrivés au col des Muandes, nous laissons le GR 57 pour prendre la variante via la Roche du Chardonnet et le col de Valmeinier. Le sentier franchit quelques portions encore enneigées, qui offrent un répit bienvenu aux pattes ! Ils sont toujours devant mais m’attendent régulièrement en particulier aux intersections les malins ! Le sentier n’est pas bien balisé mais par beau temps, l’orientation ne pose aucun problème d’autant plus qu’il y a pas mal de monde : les chiens n’ont qu’à suivre la piste la plus odorante ! Et moi je les suis ! Les Aiguilles d’Arve (3500 m) apparaissent au loin…quelle allure ! Nous allons traverser ces longs névés mais la trace est bien marquée et c’est sans problème. Encore un névé douillet qui n’a pas échappé aux chiens qui m’attendent confortablement installés. Nous arrivons enfin au Col de la Chapelle. Je suis soulagée car je sais que la partie la plus escarpée du parcours se termine : les chiens ont été calmes et attentifs là où il ne fallait pas tomber. D’un commun accord ( !) nous décidons de snober le sommet du Mont Thabor où il y a foule (la bonne excuse, en fait on en a tous un peu plein les « pattes »). Longue descente caillouteuse vers le col des Méandes (ça fait mal aux orteils et aux coussinets) et nous retrouvons de l’herbe bien grasse aux Chances du Peyron où nous faisons une longue pause au soleil. Après tout rien ne nous presse…Itoo écrase ferme tandis qu’Higloo reste en permanence sur le qui-vive, en bon chien de berger qui surveille les quelques randonneurs qui passent un peu plus loin. Depuis que nous avons quitté les pentes du Mont Thabor, il n’y a presque plus personne ! Encore une bonne descente vers le lac du Peyron que je passe rapidement afin d’éviter que les chiens ne s’y mouillent trop car l’heure du bivouac approche. Je trouve un coin agréable un peu plus loin dans le vallon du Peyron, sous le Pic du Thabor. Comme d’habitude les marmottes sifflent tous azimuts et narguent les chiens. A ma grande surprise ils ont encore de l’énergie pour jouer ! La tente se retrouve rapidement dans l’ombre du Pic et la température chute rapidement. Avec ce ciel clair, la nuit promet d’être fraîche à 2500 m… J’espère ne pas avoir froid avec le seul double-toit de mon tipi (Shangri La 3) : je n’ai pas pris la tente intérieure par soucis de poids et par commodité par rapport aux allées et venues des chiens. En effet, j’ai fait l’amère expérience de la « délicatesse » de mes monstres en montant dans le jardin une toute nouvelle tente ultralight (Big Agnès Copper Spur UL2) que je destinais entre autres à mes rando avec chiens : en 2 secondes, en chahutant, ils ont brisé un arceau qu’heureusement Arklight Design chez qui j’avais acheté la tente m’a très efficacement remplacé, ce qui m’a permis de l’utiliser avec Fred-plus délicat que les chiens !- pour cette rando. Je monte le tipi au ras du sol afin d’éviter tout courant d’air, ce qui occasionnera en début de nuit pas mal de condensation. Puis il commence à geler et la condensation disparait (ou se transforme en givre) Les chiens dorment « en pyjama » ((manteau pour chien Avallon) oui bon…d’habitude ils dorment dans des canapés !) et je dors habillée avec une grosse doudoune et une couette (M500 wide de Chronique sans Carbon, 726g). J’ai un matelas super isolant (Therm a rest Neoair X lite Women) et les chiens dorment sur un matelas de fitness Décathlon que j’utilise volontiers lors des pauses. Sous mon matelas je place une feuille de polycree, plastique léger et résistant. Bien que trrès frileuse, j’aurais presque eu trop chaud si la couette ne permettait pas une régulation si facile de la température (je ne pense pas pouvoir revenir un jour à un sac de couchage, sauf températures vraiment polaires !) Bref, bonne nuit pour tous les trois ! Pas froid, pas d’insecte, pas d’humidité excessive.

Vendredi 22/08/2014 J2 Du lac du Peyron à Notre Dame des Neiges via le col des Bataillères et le col des Marches.

Carte et profil altimétrique en cliquant ici (openrunner)

Le tour « normal » du Thabor fait passer par la station de Valmenier mais je préfère éviter voitures, routes et remontées mécaniques en coupant après le col des Marches par le lac de Rochenoire et le sentier qui mène via les Matonnes à la chapelle Notre-Dame des Neiges. Il a légèrement gelé cette nuit et le soleil se lève sur un ciel parfaitement pur. Nous partons vers 7h30, encore dans l’ombre de la Cime de la Planette. Nous passons en contrebas d’un troupeau de génisses, qui curieuses, se mettent à galoper vers nous ! Il faut savoir que mon gros Nigloo a peur des vaches (et des chevaux) et c’est mon brave petit Itoo qui s’est mis à leur aboyer dessus avec conviction avec un effet immédiat sur leur trajectoire (et sur son ego !) Un peu plus loin je croise des randonneurs qui viennent du refuge du Mont Thabor et me prennent pour la bergère ! Le joli sentier continue à flanc jusqu’au col de la Vallée Etroite. Ici il n’a pas gelé, simplement une forte rosée. Le refuge du Mont Thabor apparait, dominé par le Cheval Blanc : je croise pas mal de randonneurs qui quittent tous le refuge en même temps ! Je fais une pause au bord du 1er des 2 lacs de Sainte Marguerite (le Lac Rond) afin de faire sécher tente et couette, tandis qu’Itoo essaie d’attraper de tout petits poissons et qu’Higloo est de plus en plus intéressé par le bouchon d’un pêcheur : bonne baignade pour tous les 2. Je repars vers 9h, il n’y a plus personne, tous les autres randonneurs sont déjà loin, cool ! La montée vers le col des Bataillères est un véritable enchantement pour moi comme pour les chiens : vastes alpages verdoyants ponctués de lacs et ruisseaux. Soudain je vois les 2 chiens filer de concert à l’écart du sentier : ils ont repéré 2 randonneurs qui font une pause après avoir franchi le col et comme le fond de l’air est frais ils se sont réfugiés dans leurs sacs de couchage. Réflexe conditionné ou pas ? Les chiens se sont précipités vers eux avec force léchouilles (comme ils le font à la maison avec les enfants au réveil), ce qu’ils ont encaissé avec humour, engoncés dans leurs duvets : « Ah ! Nous voilà bien débarbouillés ! » Les chiens ont eu un succès fou au cours de cette randonnée, même Higloo qui avec ses oreilles pointues suscite souvent un peu d’appréhension : sans doute ses sacoches lui donnaient-elles un air de brave chien discipliné ! Lui qui est d’habitude d’un naturel assez réservé (à la différence d’Itoo qui va systématiquement réclamer des caresses, de façon parfois un peu trop insistante) il a pris goût aux papouilles de tous ces « inconnus ». Quand la pente s’accentue et que mon rythme ralentit, les chiens m’attendent régulièrement, de préférence sur un coin d’herbe. Mais leur surface préférée est bien sûr la neige ! Une fois le col des Bataillères franchi (2787 m), nous entamons la descente assez minérale vers le lac des Bataillères.

Encore des montagnes très colorées, quel contraste avec les verts pâturages de ce matin !

Oui ! Oui ! J’arrive ! Higloo a repéré le lac des Bataillères et pense déjà à une petite baignade… La descente est longuette pour les pattes et je vois les chiens tentés de filer tout droit vers le lac mais l’expérience aidant ils se ravisent et suivent sagement le sentier, qui longe à présent une jolie petite gorge où virevoltent quelques petits oiseaux qui intriguent les chiens. Ça change des marmottes effrontées. Voilà le déroulement systématique des opérations : -une marmotte nous repère -elle regagne prestement le bord de son trou -alors seulement elle pousse son cri perçant -les chiens se précipitent aussitôt -elle attend l’ultime dernier moment pour filer dans son trou Et ça marche à tous les coups ! Nous faisons une longue pause au bord du lac des Bataillères, il fait un temps délicieux, juste la bonne température avec une doudoune. Puis nous passons rapidement le refuge des Marches avant de continuer vers le col des Marches. Nous nous élevons au-dessus du lac (de barrage) de Bissorte, Les chiens profitent du moindre ruisseau, Il y a même un petit lac un peu plus haut, Puis la pente s’accentue (névé rafraîchissant bienvenu) et nous parvenons enfin au col des Marches (2725m) Pour une fois les chiens ont soif, mais le lac de Rochenoire n’est pas bien loin : c’est là que nous quittons le GR57. Nous allons poursuivre dans la vallée au-delà du lac. Juste avant la bifurcation, je croise un jeune berger qui me met en garde contre son patou qui garde des moutons un peu plus bas. Sympa ! Mais en fait nous bifurquons avant si bien qu’au cours de cette rando nous n’aurons croisé aucun patou ni mouton, uniquement 1 ou 2 troupeaux de vaches un peu curieuses. Je suis d’ailleurs étonnée par le peu de bétail rencontré, c’est tout de même lui qui façonne ces si beaux alpages. Bonne sieste au bord du lac de Rochenoire puis nous poursuivons plus loin dans la vallée : le sentier n’est plus balisé et je cafouille un peu pour changer de versant car je veux suivre un sentier marqué en pointillé sur la carte IGN, afin de ne pas perdre d’altitude. Le sentier est en fait en grande partie abandonné et effacé mais ce « hors-piste » nous aura permis de voir un chevreuil détaler sous le nez des chiens. Il n’aura d’ailleurs aucun mal à les distancer en filant tout droit vers le bas de la vallée. Bien sûr les chiens mettront un bon moment avant d’abandonner leur poursuite, ce qui leur vaudra encore un bon dénivelé pour me rejoindre. Belle santé ! Laborieusement nous rejoignons enfin un « vrai » sentier au-dessus des Matonnes et nous marchons encore un peu jusqu’à la chapelle Notre-Dame des Neiges (2200m) où je décide de poser le tipi. Le temps de manger, le ciel se couvre de plus en plus, je réalise qu’en cas de pluie je suis en contrebas de la terrasse de la chapelle, dont les abords abritent d’ailleurs une souris. Je déplace donc le tipi d’une centaine de mètres. Pas de jeu pour les chiens ce soir, ils ont leur compte ! Higloo est cependant toujours sur le qui-vive, je ne sais pas comment il fait pour se reposer ?! Hum…quel temps fera-t-il demain ? Avec le ciel couvert, il ne gèle pas et Higloo va passer toute la nuit dehors malgré mes appels sur tous les tons…

Samedi 23/08/2014 J3, De la Chapelle Notre-Dame des Neiges au lac Rond via le Pas des Griffes et le col de la Plagnette.

Carte et profil altimétrique en cliquant ici (openrunner)

Réveil dans les nuages… Je dois aller de l’autre côté de la vallée, coupée par la Neuvache qu’on ne peut franchir qu’en 2 endroits par une passerelle. Je choisis de passer par les Barnettes afin de rester +/- à la même altitude. Je suis dans la soupe et une imprécision sur la carte IGN me fait faire un détour inutile sur le sentier vers le lac de Curtalès, dont je me rends heureusement assez vite compte. Le sentier est très humide et défoncé par le bétail, mieux vaut regarder où l’on met les pieds, de toute façon on ne voit pas grand-chose du paysage. J’aperçois tout de même 2 chevreuils qu’heureusement les chiens ne voient pas. Je suis dans les nuages jusqu’au Pas des Griffes (2554 m) puis arrivent quelques éclaircies. L’Aiguille Noire est dans les nuages et on devine à sa droite le col de la Plagnette où nous serons tout-à-l’heure. Je profite d’une éclaircie prolongée pour une bonne pause-toilette-shampoing. Ca ravigote ! De l’autre côté de la vallée, les Rochers de la Grande Parée percent les nuages. Grimpette pénible jusqu’au col de la Plagnette (2520 m), raide et minérale. Nous sommes bien contents d’enfin découvrir la vue sur le lac Rond et le lac du Grand Ban dont la couleur émeraude nous est révélée par un fugace rayon de soleil. Je pose la tente au 1er endroit propice près du lac Rond et donne à manger aux chiens que je croyais bien fatigués. Erreur ! Si Higloo ne demande pas son reste, Itoo va encore passer 2 heures à faire des trous dans la tourbe, jusqu’à ce que je le capture à l’aide d’un bout de saucisson, puis il va enfin s’effondrer !

Dimanche 24/08/2014, J4 Du lac Rond au refuge de Laval

Carte et profil altimétrique en cliquant ici (openrunner)

Toute petite étape pour rejoindre la voiture. Le ciel est encore bien bas ce matin… Itoo commence sa journée en reprenant son activité « trou » ! Lueur de beau temps vers le col des Cerces. On passe le lac de la Clarée, en contrebas du Seuil des Rochilles. Nous sommes à nouveau sur le GR57 et commençons à croiser les 1ers randonneurs qui quittent le refuge des Drayères. Très belle lumière matinale. Cette descente est un régal dont profitent aussi les chiens. Nous flânons aussi lentement que possible afin de prolonger encore un peu cette magnifique randonnée. Ils ne sont pas si nombreux les massifs où l’on peut randonner avec des chiens pendant plusieurs jours sans croiser ni route ni remontée mécanique, avec de l’eau partout et des paysages enchanteurs ! Encore à courir après les marmottes ! A la réflexion, je crois que c’est juste pour le fun et le plaisir de courir et qu’ils sont parfaitement conscients que leurs chances d’attraper une marmotte sont infimes (et d’ailleurs je suis sûre qu’ils seraient bien embêtés si cela arrivait !) Nous descendons la vallée accompagnés par le joli ruisseau des Rochilles. Itoo a un faible pour l’odeur de la tourbe ! Nous contournons l’élégante Pointe des Cerces. Jolie cabane en contrebas du refuge des Drayères. Les arbres réapparaissent et qui dit arbre dit bout de bois ! Higloo va gentiment en chercher un dans la rivière pour Itoo, trop mignon ! Ah ça croque mieux sous la dent que la tourbe ! Nous longeons la Clarée rive droite sur 3 km avant de rejoindre le parking du refuge de Laval. Colchique dans les prés… Les champs commencent à jaunir un peu, c’est presque la fin de l’été.
Voyage en Crète mai 2014 English translation pending
by Laurentmeun · 2014-04-19 · 19 replies
Bonjour les amis, serait il possible d'avoir des renseignements sur la météo a cette époque de l'année Nous sommes sur Rethymnon du 12 au 19 mai , ou pouvons nous trouver de l'huile d'olive facile a transporter ainsi que du miel . Est il possible de visiter en prenant le bus , car nous logeons dans un club a 6 km de Rethymnon.....merci
Construire une maison en Thaïlande English translation pending
by Jktm · 2014-04-08 · 7 replies
Bonjour, je suis dans la région de Siwilai et je souhaiterai construire une maison dans le village de mon amie thaie. Je n'ai aucune idéee des prix, sachant que j'envisage une charpente métallique. Peut etre existe il des constructeurs dans le secteur mais je ne connais pas du tout. J'envisage plus une construction a la thailandaise avec des améliorations a l'européenne. Merci pour vos réponses.
Visa après 50 ans en Thaïlande English translation pending
by Cjmarie · 2014-03-08 · 6 replies
quelle est la difference entre un visa 0 et un visa long stay le visa 0 multi entrée offre quelles possibilités supplementaires et coute combien en plus du visa 0
Canon EOS 70D et objectifs pour la photo animalière English translation pending
by Baldweg · 2014-01-23 · 22 replies
Bonjour.

Pour la photo animalière quel objectif (zoom, télé...) choisir ? Un Canon 55-250 IS suffit-il ? Un Tamron 18-270 ? Ou un 28-300 ou xx-300 ? Merci d'avance. (amateur même pas "éclairé")
Camping-car à la neige dans les Alpes et Massif Central English translation pending
by Jmp3 · 2013-11-18 · 9 replies
Bonjour, je recherche mes meilleurs conseils pour passer quelques jours dans une station de ski, -équipements indispensables - équipements souhaitables - équipements superflus...

Stations accueillantes dans les Alpes et dans le massif central avec tous mes remerciements anticipés !
Les Philippines en juillet English translation pending
by Launell · 2013-11-05 · 3 replies
Bonjour pour 2014 je regarde lesphilippine avec envie, le seul truc c est le climat. Qui peut me dire si aller au philippine est envisageable. Je cherche plage, tranquilite, mer chaude, snork et plongee

Je sais que les philippine c est grand il existe peut etre des lieu plus adapte que d autre au niveau climat

Merci de votre aide
La Rosa Blanca le 18/19 octobre à Bruxelles English translation pending
by Marli1201 · 2013-10-09 · 0 replies
Bonjour à tous,

Un petit post pour informer les Bruxellois que la célèbre pièce mexicaine La Rosa Blanca va être jouée les 18 et 19 octobre à Bruxelles, à l'Espace Magh.

Pour ceux & celles qui ne connaissent pas, voici une brève présentation de la thématique: La Rosa Blanca, dernier bastion agricole d'Indiens Totonaques (peuple Maya de la région Huastèque), se trouve au beau milieu des champs pétrolifères de la Condor Oil Company. Les agents de la compagnie américaine, sur ordre de son ambitieux P.D.G, Chaney Collins, mènent de sourdes intrigues pour venir à bout de la résistance de Yacinto Yañez, le propriétaire de lhacienda qui saccroche à la terre des ancêtres où il vit avec ses compadres indigènes comme lui.

Deux visions opposées du monde : d'un côté, celle des instigateurs de la nouvelle société de consommation, du progrès technique, dans un contexte expansionniste porté haut par les lois du marché du pétrole ; de l'autre côté, celle des gardiens d'une tradition ancestrale, liée au travail de la terre, artisanal et pénible, procurant à peine le minimum, mais ignorant l'inégalité sociale. Le processus d'absorption de La Rosa Blanca par la Condor Oil est disséqué, comme dans un documentaire naturaliste, l'ironie du sort en toile de fond. Les personnages n'ont que faire des sentiments qu'ils suscitent. Les grands prédateurs font rire de l'incroyable ingéniosité qu'ils déploient pour arriver à leur fin. Les victimes ont le dos raide et la dignité de ceux qui choisissent leur mort.

L'auteur, Bruno Traven a vécu à Tampico, grand port pétrolier du Golfe du Mexique. Il assista d'ailleurs à la ruée vers l'or noir. Son expérience lui inspire ses romans. Lorsqu'il décède, en 1969, l'état mexicain lui consacre des funérailles nationales.

Écriture BRUNO TRAVEN | Mise en scène ADEL HAKIM | Avec MARYSE AUBERT | Production THÉÂTRE DES QUARTIERS DIVRY, COMPAGNIE K-MÉLODIE, THÉÂTRE ARTISTIC ATHÉVAINS, AVEC LE SOUTIEN DU CONSEIL GÉNÉRAL DEURE-ET-LOIRE ET DU THÉÂTRE DE CHARTRES.

Voilà, je me disais que ça pourrait vous intéresser. Du moins, je l'espère 🙂

Au plaisir de s'y voir,

Marlène.

Pour info, les tarifs sont: Tarif plein: 10€ sur place / 8 en prévente Tarif réduit (Jeunes seniors chômeurs groupes à partir de 8 personnes) : 8€ sur place / 6 en prévente Et pour réserver, il suffit de téléphoner :) +32 2 274 05 22
Températures, pluies, vents - facilités de baignade à Maurice English translation pending
by Howtotravel7 · 2013-09-30 · 4 replies
Bonjour,

Pour la periode de fin novembre, pourriez vous le dire s il y a des différences de climat, notamment au niveau des vents et des pluies, entre les différentes destinations suivantes : - Flic Flac - Pointe aux Biches - Peyrebere et Pages M'ont Choisy

Et aussi si la baignade est facile ou non ? ( je pense qu à Grand Biae on ne peut pas se baigner ?)

Merci par avance
Climat à Rio de Janeiro en novembre English translation pending
by Domi1956 · 2013-09-04 · 7 replies
Bonjour, je compte partir à Rio du 1/11 au 15/11 cette année, est-ce la bonne période ? quelle température fait-il ? est ce qu'il pleut beaucoup Nous sommes 2 copines à partir, pouvez vous nous conseiller un hotel bien situé, près des plage Nous comptons visiter les alentours de Rio, est-ce facile de se déplacer par les transports en communs merci pour vos conseils cordialement
Expatriation au Gabon English translation pending
by BriceJ · 2013-08-26 · 5 replies
Bonjour à tous,

Je suis Français, récemment fiancée avec mon amie Japonaise. Nous ne vivons actuellement pas ensemble, elle est au Japon et moi en France (mais ce n'est pas là le sujet).

Dans le cadre de l'exercice de ses fonctions professionnelles, elle est docteur en recherche sur le SIDA elle souhaite partir travailler au GABON pour une période de deux ans. Elle a un petit peu peur, parce qu'elle ne connait pas du tout, alors je lui ai dit que j'allais lui trouver de la documentation, mais ce n'est pas simple.

A Paris, aucune institution n'est en mesure de me fournir de la documentation, que soit soit l'ambassade, le consulat ou le bureau du tourisme, et sur Internet on ne trouve pas non plus beaucoup d'informations.

Heureusement, j'ai trouvé ce forum et je compte sur vous pour m'aider. Est-ce que vous pouvez me renseigner un peu sur les points suivants?

1 - Les démarches à effectuer pour s'installer de manière durable au Gabon? Est-ce que ce sont les même partout dans le monde?

2 - Si je souhaite la rejoindre, puis-je bénéficier du statut de conjoint?

3 - Est-il facile de trouver un logement ?

4 - Quel est le coût de la vie ?

5 - Le Gabon est-il sur pour une femme seule? Que faut-il éviter?

6 - Existe t-il un site internet d'échange avec la communauté Gabonaise?

Je vous remercie d'avoir pris le temps de lire ce message et j'espère que vous y donnerez quelques réponses.

B.J,
Ascension du Cotopaxi: matériel et conseils (Équateur) English translation pending
by Asianana · 2013-08-14 · 7 replies
Bonjour à tous,

Je pars en Equateur avec mon ami début septembre et nous envisageons de faire l'ascension du Cotopaxi après environ une semaine de voyage (visite de Quito et Amazonie principalement). Je me demande si ce n'est pas de la folie (bien que je lise dans tous les guides qu'il suffise d'être en "bonne condition physique" mais je ne sais pas exactement comment l'évaluer...) sachant:

- que nous n'avons jamais fait d'alpinisme (seulement des randos dont notamment le tour des cirques a la Réunion mais jamais sur la glace avec des crampons) - que mon entrainement physique se borne à un jogging hebdomadaire d'une heure (en revanche mon ami est plus sportif avec déjà un marathon à son actif) - que nous avons juste l'intention de faire la randonnée de la Laguna de Quilotoa avant le Cotopaxi (donc en terme d'acclimatation je ne sais pas si cela sera suffisant)

Les quelques blogs que j'ai consulté sur le sujet m'ont plutôt fait angoisser...

Par ailleurs, je me demande si les agences prêtent aussi les vêtements nécessaires (polaires, Gore-Tex...) outre les cordes et les piolets où si il faut emporter cela dès le départ. Et aussi si septembre est une période conseillée pour l'ascension....

Si vous avez fait cette ascension, n'hésitez pas à me donner votre avis...

Merci beaucoup d'avance pour votre aide!
Facile, Tu Montes Et Tu Descends (Papouasie 2000, Perdus Dans La Jungle) English translation pending
by Naps · 2013-07-13 · 8 replies
Un petit texte, extrait de mon blog...

INTRODUCTION

La Papouasie, ça te dit quelque chose? La Papouasie Nouvelle-Guinée, porte de la Mélanésie et du Pacifique, connue localement sous le nom d'Irian Jaya mais que les indonésiens venaient juste de rebaptiser de son nom originel Papua (prononcez Papoua), histoire d'essayer d'endormir les papous et de leur faire oublier dans la foulée qu'ils les colonisent et pillent leurs richesses. Tu n'as jamais entendu parler de tout ça ? Très bien, voici un petit topo historico-politico-ethnico-socioculturel sur la région, ne me remercie pas, c'est tout naturel. Que ceux que ce genre de paragraphe fatigue me pardonnent, il leur suffit de descendre un peu pour accéder directement à la suite de l'histoire... Irian Jaya est le nom qu’ont donné les colons indonésiens à la partie occidentale de l'île de Papouasie Nouvelle-Guinée, qui avait été nommée ainsi d'après les colons blancs. Cette île, plus grande que la France ou que Bornéo, est située dans l'hémisphère sud, un peu en-dessous de l’Équateur, et par là-même jouit d'un climat chaud et humide toute l'année avec évidemment de nombreuses pluies. C'est une immense jungle, même si ça déforeste comme partout, la troisième du monde après l'Amazonie et la forêt d'Afrique centrale. La partie orientale, dite PNG (Papua Niugini), a été longtemps sous tutelle/colonie australienne mais est maintenant indépendante, depuis les années 70 s'il m’en souvient bien. La partie occidentale quant à elle a été volée à ses habitants et est présentement colonisée par les indonésiens. Comment cela fut-il possible ? Une nouvelle foi grâce à l'hypocrisie et la vilenie de nos démocraties occidentales, USA en tête (classique me dis-tu ? Tu as bien raison). Rappelons les faits : l’Indo était une colonie hollandaise mais ceux-ci décampèrent comme des lapins lorsque les japs débarquèrent pendant la seconde guerre. Une fois les sushis repartis en 1945 nos belanda (c'est comme ça qu'on les appelle ici) revinrent tranquillement et sans complexes seulement voilà, les indos ne les voulaient plus. Soekarno (le premier président du pays mais qui ne l'était pas encore à l’époque) prit la tête de la rébellion, mais il ne serait pas allé bien loin à mon humble avis si les américains n'avaient pas fait pression sur les hollandais, en menaçant de leur couper l'aide à la reconstruction d'après-guerre, pour qu'ils lâchent l’archipel. Pourquoi ont-ils fait ça ? Sûrement pas par humanisme, c'est interdit par leur religion. Alors ? Un peu de patience, tu vas vite comprendre si ce n'est déjà fait... De là Soekarno ce petit malin javanais fit main basse sur toutes les îles et fut assez intelligent pour baptiser le nouveau pays Indonésie au lieu de l’appeler Javanésie, une appellation pourtant plus adaptée vu qu'en fait les autres îles se retrouvaient purement et simplement sous domination javanaise, mais qui aurait heurté la sensibilité de beaucoup en dehors de Java. Comme tout dictateur qui se respecte il s'enfla d’orgueil et très rapidement il ne se sentit plus pisser à la tête de son royaume tout neuf. Il lui fallait maintenant aller jusqu'au bout de sa pathologie mentale et de son goût du pouvoir et pour cela il devait élargir son territoire, ce genre de malades n'en ont jamais assez, ça fait partie de leur folie. Et tiens, justement les Moluques avaient décliné l'offre qui leur avait été faite et n'avaient pas voulu rejoindre cette république bananière pour cause de religion différente et d'hostilité manifeste envers Java, un tel affront et une telle ingratitude ne pouvaient être tolérés ! Qu'à cela ne tienne, on envoie l'armée et ses soudards, on massacre assez de gens pour que ceux qui sont encore en vie aient peur et le tour est joué, les Moluques sont intégrées à l'Indonésie et quant à l'avis de ses habitants tout le monde s'en fout. On a agi comme un de ces colons qu'on dit par ailleurs abhorrer mais c'est pas grave, l'Occident n'a rien dit et tout va bien, voilà donc un hochet supplémentaire pour ce cher Soekarno. Mais ça ne suffisait pas et il ne pouvait s'empêcher de lorgner sur la Papouasie. Si elle était à lui il ferait une belle culbute, pensez donc, il augmenterait sa bananeraie de 22%. Un territoire vierge, plein de ressources naturelles et très peu peuplé, la bonne affaire quoi... Seulement le problème, et de taille, c'est que les hollandais y étaient encore. Faire le beau et pérorer lors de ses discours officiels en disant qu'il les avait foutus dehors (en évitant soigneusement de parler de l'aide providentielle des américains bien sûr, encore aujourd’hui les indos ignorent ce fait historique et croient que c'est ce héros national de camarade Soekarno qui les a libérés) c'était une chose, les attaquer de front c'en était une autre et il devait bien se douter qu'il prendrait une déculottée. Il tenta quand même d'envoyer des espions et des agitateurs sur place, en espérant rallier les papous à sa cause, mais non, les papous ils s'en fichaient bien pas mal de ce nabot arrogant et de sa république simiesque et ça ne marcha pas. Les papous, aux dires de tous et surtout des vieux qui ont connu la période belanda et qui t'en parlent aujourd’hui encore presque les larmes aux yeux, avaient ma foi les hollandais à la bonne. En plus l'Asie ils s’en cognent, la Papouasie c'est déjà la Mélanésie et le Pacifique, rien à voir. Tout y est différent, la faune, la flore, et aussi les habitants qui appartiennent au groupe ethnique de la Nouvelle Calédonie, des îles Vanuatu ou Salomon. À l'époque Soekarno était réputé pour ses diatribes violentes contre l'Occident et sa proximité avec le communisme, et tout ça ne plaisait pas aux américains car ils risquaient bien de perdre une position stratégique dans leur jeu d'échec à l'échelle mondiale. Le biz fut le suivant : on intervient à l'ONU et fait en sorte que les hollandais te livrent la Papouasie clés en main, et toi tu te calmes un peu et tu nous signes de bons contrats juteux dans ton pays. Affaire fut faite et les belanda durent partir, on était en 1961... Après une période de transition les moustachus, qui sont les rois de l’hypocrisie et du faux semblant, décidèrent d'organiser ce qui fut appelé « l'acte de libre choix » pour laisser soi-disant les papous décider s’ils voulaient être indépendants ou rejoindre l'Indo définitivement. Tu me diras ils y étaient un peu obligés vu que c'était une condition posée par l'ONU pour son aide providentielle, cette ONU qui au niveau hypocrisie et faux semblants n'a de leçons à recevoir de personne non plus. Le vote fut une mascarade car aucun suffrage universel ne fut organisé et seuls quelques chefs de tribus votèrent, les uns avec un pistolet sur la tempe, les autres avec une liasse de billets dans la poche, et le résultat - prévisible - fut annoncé : la Papouasie occidentale était officiellement rattachée à l'Indonésie, avec la bénédiction du monde occidental. Les blanquets eurent leur bakchiche, juste retour des choses pour leur bienveillance envers l'Indonésie. Des contrats en pagaille partout dans le pays, pétrole, gaz, étain, nickel, argent, uranium, pour ne citer que quelques-unes des ressources dont l’Indonésie regorge, et la cerise : la mainmise sur la plus grande mine d'or du monde et la troisième de cuivre, en Papouasie justement, quelle coïncidence n'est-ce pas... Tout allait bien dans le meilleur des mondes, la Javanésie s'était agrandie, les occidentaux pouvaient dépecer tranquillement le pays tout en jetant quelques cacahouètes au chef, et ça a continué ainsi jusqu’à nos jours. La Papouasie en 2000 et bien c'est comme partout dans le monde en territoire colonisé : les papous sont pas contents et haïssent les indos, l'OPM (la guérilla) a fait son apparition. Les indos, lavés du cerveau comme ils l'ont été par la propagande officielle, sont sûrs de leur bon droit et d'être chez eux et viennent en masse s'établir dans ce nouvel Eldorado où tout reste à construire, ce qui génère une certaine activité économique et des opportunités de travail ou de bizness qu'ils n'auraient pas trouvées sur leurs îles d’origine, surtout les javanais chez qui c'est très pauvre et très surpeuplé. On ne peut pas leur en tenir rigueur, ce sont de pauvres gens qui sont venus tenter leur chance, attirés par l'espoir d'une vie meilleure, surtout à l'époque où le gouvernement avait ses programmes de transmigration (dans un souci d’indonésianiser l'île, le bien-être de ses concitoyens n'ayant évidemment jamais été à l’ordre du jour). En ces temps-là le gouvernement te payait le bateau pour y aller et te donnait un terrain ainsi qu'un stock de riz le temps que tu aies des récoltes, et il va sans dire que ces programmes ont rencontré un franc succès dans un pays où la vie n'est pas facile. Bien sûr la réalité n'a pas toujours été aussi idyllique que les promesses (terrains inondables, mal situés, sujets aux éboulements, hostilité de la population papoue), c'est ce que j'appelle prendre en otage ses propres gens. Une fois sur place les indos s'y sont fixés et y ont fait souche, et un jour ou l’autre (comme au Tibet ou au Xinjiang dont nous parlerons d'ici peu) il y aura plus de nouveaux venus que de première nation, cf. les Amériques ou l'Australie, voilà, la boucle est bouclée. J'en vois qui commencent à s'assoupir, passons à l'histoire proprement dite... Tu prends le train en route, car au niveau de la chronologie du blog tu es dans le chapitre VIII, mais c'est pas très difficile à suivre : avec mon pote le Géko on était en Papouasie, et après un petit trip dans l'interieur on avait décidé de se faire un peu de plage afin de tester le corail papou, la baie de l'oiseau de paradis et la réserve marine du même nom, ça faisait rêver...

Premier Tome, Chapitre VIII - FACILE, TU MONTES ET TU DESCENDS... (La Papouasie, ou comment une marche facile de deux heures partie la fleur au fusil s’achève en Bérézina de trois jours)

Le trip de Manokwari jusqu'à Ransiki n'est pas très long, tout juste cinq-six heures, c'est celui qui est relaté au chapitre précédent. On passe de nouveau les rivières à gué et de nouveau on a droit aux memes histoires, oui, en saison des pluies ça doit être chaud pour sûr, vu que oui, y a même eu des fois des pick-up emportés par les flots impétueux. Arrivés à Ransiki on retourne dormir chez notre pote le chef du canton, et le lendemain on va sur la plage chercher s'il y a pas un bateau pour l'île de Rumberpon dans la baie du paradisier. On demande des infos au bureau des gardes de la réserve mais les corrompus de service semblent plus intéressés par nos sous que par autre chose : non non, y a pas de transports locaux, par contre on peut vous dépanner et vous emmener là-bas avec notre bateau si vous payez l'essence (à prix prohibitif bien sûr), qu'ils disent. Pardi ! On allait te le dire, on est venus ici exprès pour vous filer des sous !!! On marche encore un peu et arrive finalement à ce qui tient lieu de port. Pas de bateau, et les quelques pélos qu'il y a ne savent pas s'il va y en avoir un ou pas. Le problème chez les papous, c'est que l'organisation c'est pas leur fort, à tel point qu'à côté d'eux les indos ont l'air bien organisés, ce qui n'est pas peu dire, si, si !! Et c'est d'ailleurs rigolo d'entendre les indos se plaindre des papous et leur reprocher exactement ce que nous on reproche aux indos, mais c'est pas la peine d'en faire une polémique, revenons à nos moutons. Ce que je voulais dire c'est qu'ici en Papoua, et contrairement à la plupart des autres endroits en Indo, y a pas de liaison régulière, faut attendre qu'il y ait un bateau qui passe ou un qui se décide à bouger. Les indos, eux, ils ont toujours une sorte d'horaire, genre tous les jours à 10 heures (même si ça part à 11 ou à 12) et c'est donc plus facile pour s'organiser. Mais en Papoua, néant... C'est pas grave, on attend et hèle quiconque passe par là. Il y en a un qui va un peu plus bas à Wasior, il passe par Rumberpon et pourrait nous y déposer, sauf qu'à la vue des deux blanquets ses yeux se mettent à briller et tout d'un coup lui prend la folie des grandeurs, le voilà qui s’imagine propriétaire d'un paquebot pour croisières de luxes et qui nous annonce un prix pharaonique. Avec le Géko et moi il lui arrivera rien, retourne à ta barque mon gars, tu t'es trompé de clients ! Finalement se pointe un papou qui a du avoir la polio étant petit car ses jambes sont hyper maigres (tellement que les miennes paraissent musclées à côté), ce qui contraste avec son torse et ses bras costauds. Il a un bateau et va à Rumberpon, et il a déjà quelques passagers donc avec nous deux en plus ça fait son affaire, on peut partir tout de suite. Son prix est cinq fois inférieur à celui de l’égyptien de tout à l'heure et on accepte le deal. C'est un swangi, que nous disent les locaux. Un quoi ? Un sorcier, qu’ils répondent. Oui bon nous on s'en fout, l'essentiel est qu'il aille où on veut, et puis si c'est un sorcier au moins on risquera pas de couler ! Une fois dans le bateau j'avise une fuite dans la coque. Je suis habitué à ces bateaux foireux, mais là quand même ça pisse pas mal. Je le dis au sorcier-capitaine et il me répond, en me jetant un gros bol en plastique : ah ouais t'as raison, tiens, écope !! C'est parti, me v'là devenu écopeur et faut pas chômer parce que sinon même toute la magie du gars nous fera pas flotter. Pendant le voyage, qui dure deux heures, on trouve bien sûr moyen de parler avec les autres passagers. Ils nous disent qu'il y a une belle plage de l'autre côté de l'île mais qu'il faut chartériser un bateau pour y aller car il n'y a pas de liaisons régulières. Chartériser c'est pas le genre de la maison, mais c'est faisable à pied facilement d'après eux (vous verrez très bientôt comment ça a été facile, ceci dit pour vous fidéliser mes chers lecteurs). Arrivés au bled-chef-lieu de l'île, Jembekiri, le sorcier-batelier était déjà prêt à nous emmener de l'autre côté de l'île, contre monnaies sonnantes et trébuchantes bien sûr. Reste tranquille Merlin, on va se le faire à pied ! On demande chez qui on peut dormir, on nous indique une case. Les occupants sont un couple adorable, qui nous accueille avec un grand sourire. Ils n’avaient pas d'enfants, et on peut les comprendre après avoir vu tout ce que le bled comptait de minots se précipiter chez eux pour voir les deux curiosités au long nez et à la peau blanche. Il en sortait de partout et même la porte fermée n’avait pas réussi à les contenir, ils étaient rentrés par les fenêtres ! Pas de quoi se formaliser, c'étaient de gentils gosses, mignons comme tout et intéressés de voir ces deux bizarreries venues d’un autre monde, chose ma foi compréhensible. Si seulement ça pouvait faire la même chose avec les filles... Quand on était allés se laver au puits rebelote, mais là on s'était fait mater par tout le village, c'est dur des fois la célébrité... Le soir venu nous donne l'occasion de voir les locaux s'adonner à l'un de leur sports favoris : mâcher du bétel entre voisins et commérer. Nos hôtes s'en étaient fait une orgie, c'est qu'ils en avaient des quantités industrielles car ils étaient les heureux propriétaires de plusieurs arbres à pinang (le nom local de la noix de bétel). Ils faisaient un trafic pas possible avec les autres villageois et il y avait des histoires de crédits pas honorés etc., comme quoi rien de nouveau sous le soleil, on n'a rien inventé. Après une nuit dans un lit papou (c’est à dire par terre sur un sol fait de lattes gondolées, rien de tel pour le dos) on est prêts à partir... On demande le chemin pour passer de l'autre côté de l'île à un papou. Pas de problème, qu'il dit, tu montes jusqu'en haut de la montagne chauve qui est au milieu de l'île et puis tu redescends, c'est facile, y a qu'à suivre le sentier et ça prend deux heures. Vous avez besoin d'un guide ? Non ben écoute si c'est si facile que ça c'est pas la peine, on va se le faire tout seuls comme des grands ! C'est sûr que deux heures pour eux ça en fait quatre pour nous, d'autant plus qu'on a les sacs, mais en partant comme ça tôt le matin on a largement le temps. Mais il y a bien un sentier tout du long ? Oui oui, de sûr ! Bon, « de sûr » ça veut pas dire grand chose dans ce pays, mais ça a l'air faisable. Nous voilà partis, la fleur au fusil, sans se douter que la Bérézina nous attendait... Après une petite marche on arrive en haut de la montagne chauve, c'est vrai qu'elle est sacrément pelée. De là on rentre dans la forêt et on commence à descendre après avoir passé un petit plateau. On croise un cerf, ou un daim, ou une biche, ou un je sais pas trop c'est quoi que c'est alors on va dire une espèce de cervidé. Le chose ne fait ni une ni deux, il se barre en faisant des bonds prodigieux et en bramant pire qu'un soûlard de chez nous, m'est avis que celui-là il a dû avoir maille à partir avec les flèches des papous... Et soudain, premier couac, plus de chemin ! Il y avait une petite rivière, et il semblait logique de la suivre car comme chacun sait toutes les rivières mènent à la mer. On la suit donc, alternant marche-pataugeage sur les rives et trempette dans la rivière quand c'est plus facile. On voit un serpent énorme, jaune, et de bien trois mètres de long (pas si énorme que ça alors diront certains d'entre vous et j'acquiesce, seulement il faut comprendre que dans un livre on est obligé des fois d'en rajouter un peu, c'est ça qui fait vendre), mais le reptile se carapate dès qu'on s'approche, décidément on n'a pas trop la côte par ici... Au bout d'un certain temps, deuxième couac, v'là t'y pas que la rivière (qui se rétrécissait depuis déjà un moment) a la mauvaise idée de disparaître sous la terre. OK d'accord, on est au milieu de la forêt, plus de sentier, plus de rivière, on est un peu perdus quoi, d'autant plus que ça fait déjà bien plus que deux heures qu'on marche. Notre moral déjà bien effrité s'effondre et le Géko et moi on s'assoit par terre, en pleurs. On est perduuuuuuuus, qu'est ce qu'on va faireeeee, on va mourir ici !!! Meuhhh non je plaisante, ça ne nous est pas venu à l'idée, même pas une seconde, je disais ça juste pour rajouter un peu d'intensité dramatique à la situation... Il fallait qu'on aille vers l'est, et en se repérant par rapport aux rares rayons de soleil qui arrivaient à percer la canopée on arrivait à peu près à se diriger. Allons-y, ça doit plus être bien loin de toute manière. On entendait beaucoup d'oiseaux et soudain, des voix humaines. Hey, y a quelqu'un ? que je crie. On est perdus et ça serait sympa et une bonne occasion d'améliorer les relations franco-papoues si vous aviez l'aimable obligeance de venir nous montrer le chemin ! Pas de réponse. Je recrie la même chose mais toujours pas de réponse, ils sont bouchés ou quoi ? On continue à les entendre parler, c'est étrange quand même... Tout d'un coup la lumière de la compréhension nous envahit de sa clarté : c'étaient des oiseaux ! Ils disaient toujours la même chose, et même si ça ressemblait bel et bien à des voix humaines ce n'étaient que les cris d'une race de volatiles qu'on sait même pas de laquelle il s'agit car on n'est pas ornithologistes et qu'en plus Iwein n'est pas là. Fausse joie donc... On arrive à un marécage, un bon marais bien plein de gadoue bien profonde et bien grasse qui fait plitch plitch quand on marche, dommage qu'il n'y avait pas de sangsues car la fête aurait été complète. Après un laps de temps, impossible à quantifier parce qu'on n'a pas de montre et que même si on en avait eu une on aurait franchement pas eu l’idée de la consulter, voilà une mangrove. C'est bon signe, on se rapproche, qui dit mangrove dit mer pas loin. Pourquoi ? Ben parce que les arbres à mangrove ils poussent dans de l'eau boueuse semi-salée, donc en toute logique ça veut dire que quand mangrove il y a, eau salée il y a, et quand eau salée il y a, mer pas être loin, vous voyez ce que je veux dire ? Bien, alors continuons... Qu'est ce qu'on fait ? Bon, l'île est pas petite mais elle est pas immense non plus, et comme ça fait déjà un brave moment qu'on marche on est bientôt arrivés pour sûr, la mangrove doit pas être trop étendue. Allez, rentrons-y gaiement et d'ici peu on arrivera à la mer qu'on se dit, affichant en cela un bel optimisme digne de la méthode Coué. Ensuite on pourra trouver la plage qui était, je le rappelle pour ceux qui ont manqué le début, le but de cette balade. Ouais ben cette mangrove elle prend bien la tête quand même, y a des racines aériennes de plus d'un mètre de haut qu'il faut escalader pour passer, avec nos sacs sur le dos c'est mariole et c'est pas le top pour se faufiler et se glisser entre les racines et les branches. Mais en plus c'est qu'elle est pas si petite que ça, le jour tire à sa fin et on y est toujours. Il va falloir qu’on dorme là et heureusement qu'on a nos hamacs, parce que dormir par terre dans un tel endroit, oublie. Le mien inclut une moustiquaire et une bâche qui fait office de toit mais celui du Géko n'a rien de tout cela, c'est juste un hamac de base. Pas de pot amigo car y a du moustique (ben oui, c'est ça une mangrove mon gars), et si jamais il pleut ça va être dur. Ça a pas raté, après une demi-heure il se met à pleuvoir, c’était à prévoir remarque. Remarque encore, on avait bien essayé de faire un feu, seulement avec le taux d'humidité aussi bien dans l'air que dans le bois on avait rapidement abandonné, tant pis, on va jeûner, il parait que c'est bon pour la santé. Pendant la nuit (qui a dû sembler longue au pauvre Géko trempé) on entendit des gros ploufs à plusieurs reprises, et sachant qu'il y a des crocos dans le coin c'était pas de très bonne augure mais que faire, pas encore de quatre étoiles dans le coin... Le matin de bonne heure (et de bonne humeur comme dirait un pote) on remballe tout et se met en condition pour la suite des réjouissances. J'avais plus d'eau à boire et y avait pas de rivière, seulement une grosse mare d'eau saumâtre. C'est pas grave, j'ai mes gougouttes exprès pour ça... Beurk, c'est vraiment dégueu, à moitié salé, mais c'est ça ou rien. Allez c'est pas le tout mais faut quand même qu'on y arrive à cette plage à la c..., en avant 'arche !!! Après une bonne session de marche-escalade nous voilà arrêtés par un étang. Peut-être qu'il est pas profond, essayons de le passer. Je pose prudemment un pied, il s'enfonce en moins de deux jusqu'au genou. Des sables mouvants, c'est bien notre veine ! Qu'est ce qu'on fait ? On se le fait à la nage, que je dis ? Non, arrêtons les conneries, qu'il dit le Géko, on va essayer de le contourner et on va bien finir par arriver quelque part. On n'en voyait pas la fin de cet étang de m... et là quand même, à force à force le doute s'installe, et même s'insinue insidieusement, en nous, surtout chez le Géko qui est bien plus rationnel que moi qui suis un abruti jusqu’au-boutiste. Laisse tomber, le mieux est de rebrousser chemin, qu'il dit. Tu crois ? Mais on n'est peut-être plus très loin, non ? que je réponds. Sa réponse fut imparable : peut-être, mais vu qu'on a marché en zigzaguant on sait pas où on va arriver de l'autre côté de l'île, l'endroit où on veut aller pourrait être n'importe où au sud ou au nord, et rien n'indique qu'on soit pas obligés de se retaper la mangrove le long de la côte. De toute façon on saurait même pas vers quelle direction marcher, vu qu'on est quand même un peu paumés ! Imparable sa réponse, et imparée, j'envoie un : ouais c'est vrai le Gégé, t'as raison, allez, on tourne bride, retour à la case départ ! Plus facile à dire qu'à faire, pour commencer il faut repasser cette chère mangrove qui pue le moisi. Pas trop envie mais pas trop le choix non plus, c'est qu'il fallait en sortir de cette saleté. Parce qu'on s'amuse on s'amuse, mais y a quand même des choses plus importantes à faire, sans parler de l'immense perte pour l'humanité que représenterait notre disparition prématurée... Après un petit déj' de nouilles instantanées crues qui restera dans les annales nous voilà repartis en sens inverse, rien de tel qu’une p'tite mangrove dans le bon air frais du matin pour se mettre en jambes ! Après l'avoir franchie sans regrets (ce qui nous prend quand même quelques heures mine de rien, là comme ça raconté en deux lignes ça a pas l’air mais sur place ça avait été une autre histoire) nous voilà de nouveau dans le marais, mais pas dans le même quartier qu'à l'aller, celui-ci est pire. Beaucoup plus de gadoue, des espèces de grosses plantes aux feuilles coupantes qu'il nous faut écarter en nous blessant les mains (on n'avait pas pris de coupe-coupe car on était sensés être partis pour une marche facile de deux heures, pour ceux qui n'auraient pas suivi la progression), et surtout un genre de taon qui fait un mal pas possible quand il pique, un vrai vampire qui n'a rien à envier à nos politiques. On finit par le passer et pousse un soupir de soulagement, hélas prématuré. Et oui, c'est pas fini, maintenant c'est la forêt et ça fait encore un bon bout, surtout sans GPS. Du coup la nuit s'annonce et il faut faire le camp. J'en entends qui disent : petits joueurs ! Ouais, possible, ou disons qu'on n'est pas stakhanovistes au point de marcher la nuit. On s'arrête près d'un petit cours d’eau, au moins on crèvera pas de soif, c'est toujours ça. Allez hop, un paquet de pâtes crues et au pieu, vu qu’on est un peu fatigués quand même on tournera pas longtemps dans les hamacs. Mon caleçon est un peu crado (on le serait à moins), je le rince dans la rivière et le mets à sécher sur une branche. Avant de rentrer dans mon hamac j'aperçois Vénus à travers le feuillage, elle est magnifique comme toujours (saviez-vous que c'est le troisième objet céleste le plus brillant, juste après le soleil et la lune ?) et ça me fait penser qu’il y a des moments qu'on aimerait partager à deux mais bon, va trouver une fille qui voudrait te suivre dans ce genre de trip... Il repleut cette nuit, pauv' Géko !! Le lendemain matin je remets mon caleçon et tout de suite sens des démangeaisons qui deviennent très vite douloureuses sur une partie de mon anatomie dont la pudeur et la décence m'interdisent de dire le nom. Mais c'est que ça fait carrément mal dis, il doit y avoir une saleté d'insecte qui est passé par là cette nuit et y a laissé une substance urticante ! Le rire du Géko quand il me voit me précipiter cul nu dans la rivière ! Aaaaaaaah, ça fait du bien ! Du coup la partie de mon anatomie précédemment citée a doublée de volume, ce qui ne serait pas pour déplaire à certaines tu me diras, sauf qu'hélas il n'y a personne pour en profiter. Malgré cela il faut toujours voir le bon côté des choses, avec mon caleçon mouillé (parce que je l'ai rincé bien sûr, je suis pas aussi stupide que tu le penses) j'aurai pas trop chaud aux fesses. Après la forêt voici maintenant des collines où poussent des fougères qui sont si serrées qu'il est presque impossible de passer à travers. En plus elles sont salement escarpées ces collines, c'est physique je vous assure. On essaye de les contourner mais c’est encore pire, il y a des crevasses très profondes, creusées sûrement par les pluies et subséquemment l'érosion, dont on évalue mal la profondeur, m'ouais, c'est pas le moment de se casser une gambette car le SAMU est plutôt mal organisé par ici... On finit quand même, au prix de quelques litres de sueur, par trouver un passage à travers une petite étendue d'eau pas profonde. Le naps, il commence à avoir soif le pauvre, car tel est son talon d'Achille, il faut qu'il boive beaucoup. Mais alors l'eau elle est vraiment trop pourrie, trouble et pleine de petits vers qui y gigotent allègrement, je suis pas sûr que même mes gouttes puissent y faire quelque chose. Laisse tomber, on verra plus tard... Finalement on retrouve la montagne chauve, signe qu'on est presque arrivés à bon port et prêts à latter ce papou qui nous avait dit : c’est facile, tu montes et tu descends, y en a pour deux heures ! Mais il fait très chaud car il n'y a pas d’ombre et le naps s'affaiblit à vue d'œil, il est à moitié déshydraté peuchère. Va t-il donc finir ses jours ici, misérablement et sans tambours ni trompettes ? Ne connaîtra-t-il jamais ses petits-enfants ? Et bien non, le destin en avait décidé autrement et soudain, une flaque d’eau, chose étrange sur cette montagne pelée exposée aux rayons puissants que darde le soleil de l’équateur... Un mirage ? Non, c'est une vraie de vraie, probablement un reste de la dernière pluie. Elle est pas grosse mais il y a quelques litres, largement assez pour étancher ma soif intense. Ensuite c'est du facile, on descend de l'autre côté de la montagne et on retrouve le village que nous avions quitté trois jours auparavant la fleur au fusil, sans se douter que la Bérézina nous attendait (pour reprendre une phrase du début de l’histoire et pour voir ceux qui n'ont pas dormi pendant le récit). Nous voilà donc, sales, hirsutes, les mains coupées, et moi avec mon pantalon thaï qui est devenu un short (c'est pas costaud ces futes, ils sont pas chers, mais c'est fait pour se la jouer sur les plages en Thaïlande, c'est pas fait pour monter et descendre en deux heures). Les locaux hallucinent : ah ben ça alors ! Mais vous avez pas eu de problèmes ? Y a plein de crocodiles, et puis y a les swangi et les mauvais esprits ! On n'en a pas rencontré, et c'est tant mieux pour eux parce que je crois bien qu'on les aurait brûlés à petit feu pour se passer les nerfs ! Bon, il est où l’autre ? Ah, te voilà toi !!! Alors comme ça tu montes et tu descends et y en a pour deux heures ? Oui, dit-il, mais il faut prendre à droite de la mangrove jusqu'à la mer, puis faire un feu pour que vienne un bateau qui te fait passer de l'autre côté de la baie, ensuite tu remarches un peu et tu y es... Mais tu avais dit qu'il y avait un chemin ! Ben le chemin a dû disparaître sous la végétation parce que nous on passe rarement par là, on prend le bateau ! T'aurait pu nous expliquer le coup de la mangrove, du feu et tout et tout quand même !!! Le pauvre n'a pas inventé la poudre d'escampette, c'est toujours pareil, qu'est ce que tu veux dire ? Il est pas méchant et ne s’est pas rendu compte... Vous voulez y retourner ? Maintenant vous savez comment on fait ! Non ça va, merci, finalement on va prendre un bateau ! Le mec qui a le bateau s'appelle Martin Luther et quoiqu'il en soit il nous emmène à bon port à bon prix. On passe d'abord par un petit village où les gens ont l'air sympas, et on montre nos faces blanches au chef afin qu'il sache quels invités de marques sont sur sa commune. Puis on repart et après dix minutes nous voilà arrivés. Nos yeux stupéfaits découvrent une superbe plage sauvage, au sable blanc si fin qu'il en est poudreux et à l'eau turquoise transparente, époustouflante de beauté naturelle... Quelques papous y vivent et ils nous laissent une de leurs cabanes. Ils vivent de la récolte des concombres de mer qu'ils font sécher au feu et qu'ils revendent ensuite à bon prix à des chinois pour le marché malaisien, c'est très recherché à ce qu'ils nous disent. Tout cela est intéressant mais nous on est venus pour le corail alors on sort masques et tubas et hop, à la baille ! Et là la déception, avec un grand D, y a rien, et quand je dis rien c'est vraiment rien de rien... L'eau turquoise si belle c'est parce que le fond de la mer est sableux, y a pas un pet de corail les amis. La plage est paradisiaque, certes, mais on s'en fout, nous on voulait du corail. En plus les locaux nous prennent un peu beaucoup pour des dollars sur pattes et on pourrait dire que même si c'était pas un cauchemar c'était pas le rêve non plus. Tout ça pour ça, grrrrrrr !!! Du calme du calme, on va se poser un peu, on n'est pas aux pièces... On profite de l'occasion pour inspecter notre attirail parce que durant notre petite escapade dans la forêt les sacs avaient été bien détrempés par les pluies successives. Chez moi ça va à peu près vu que mes affaires sont toujours enveloppées dans des sacs plastiques, c'est que ça fait déjà un moment que je me promène sous ce climat et j'ai appris à tout protéger de l'eau du ciel. Chez le Géko ça va déjà moins et ça avait même commencé à moisir pour cause qu'il ne connaissait pas encore la combine plastique, c'est le métier qui rentre comme qui dirait, on passe tous par cette étape à un moment ou à un autre... Il y a un grand balèze sourd-muet qui passe des fois dire bonjour et lui n'a rien à voir avec les autres, lui c'est un pur et ça sauve un peu les meubles car on passe des bons moments avec lui à discuter par gestes, il est très fort en mime et la communication passe impeccable. On se repose quelques jours mais ça le fait vraiment pas, lézarder sur une plage, si belle soit-elle, c'est pas notre truc, et puis l'ambiance mercantile devient un peu lourde à force. On part à pied pour le petit village, maintenant il faut qu'on retourne à Jembekiri et ensuite sur le continent, Rumberpon ça va aller. Le prof de religion du coin, qui a un bras atrophié - je suppose - par la polio, essaie de nous embobiner pour qu'on chartérise son bateau. Il est mal tombé, notre patience s'est considérablement amenuisée ces derniers temps et on lui fait remarquer que la religion qu’il enseigne est étrange car elle lui donne le droit de mentir aux gens. On va chez le chef du village tenter notre chance et coup de pot on y rencontre un indo qui a un bateau. Il est en train de vendre au chef sucre, café et autres produits de première nécessité (qui seront ensuite revendus avec un bon bénef' aux administrés) et il nous propose de nous ramener à Jembekiri. On devine à ses yeux qu'il est content de jouer un bon tour aux papous, car grâce à lui on évite de chartériser le bateau du prof... Ils sont quand même bizarres ces papous, ils ont des bateaux, ils sont chez eux, alors pourquoi faut-il que ce soient des indos qui fassent le business ? À croire qu'ils sont pas capables d'aller eux-mêmes sur le continent... Une question de flemme ? Pas tant que ça, d'après les intéressés c'est plutôt le fait qu'ils ont de grandes familles et qu'un commerce ne marcherait pas, entre les crédits pas honorés et les gratuits la banqueroute ne tarderait guère à frapper à leur porte, oui, c'est plausible, le raisonnement se tient... Nous voilà donc de retour au bled de nos potes les mâcheurs de bétel, et maintenant faut trouver quelque chose pour repartir sur le continent fissa car de nouveaux Pelni nous appellent, y en a justement un dans quelques jours... Apparemment y a personne qui y aille et ils commencent à nous fatiguer tous à suggérer lourdinguement qu'on devrait chartériser, c'est que vu la distance c'est pas donné. On en est toujours au même point le soir, quand soudain passe le père de l'indo qui nous a ramenés ce matin. Il part demain après-midi, dit-il, mais pas directement pour la grande terre (c'est comme ça qu'on dit par ici), il va pêcher le requin d'abord. Il installera ses appâts puis campera sur la plage, et le lendemain il relèvera ses prises et ira finalement sur le continent pour vendre ce qu'il aura attrapé. Si ce programme nous convient alors on peut venir... On n'a pas vraiment le choix, et puis ça doit sûrement être intéressant à voir, allez OK, tope-là !! Le lendemain nous voilà partis avec armes et bagages. Pour commencer il faut pêcher le poiscaille qui servira d'appâts. Le benjamin de la famille a l'œil et repère vite des bancs de thons rapport aux mouettes qui tournoient et attrapent les petits poissons qui venaient se réfugier près de la surface les pauvres, chassés qu'ils étaient par lesdits thons un peu plus bas. Sale gosse tiens, du haut de ses dix ans il faut le voir donner des ordres aux deux papous qui sont avec nous, il sait qu'il est le fils du boss et fait preuve d'une arrogance précoce que je sanctionnerais bien d'une calbotte, mais j'ai pas envie de finir comme appât à squales alors je la ferme. Une fois la pêche finie ils nous débarquent sur une île, le petit et moi, avec la mission de préparer le campement pendant qu'ils iront poser la ligne à requin avec les flotteurs. C'est pas de la rigolade, les hameçons sont longs comme une main et larges comme un doigt, je suis curieux de voir ce qu'ils vont attraper... Avec le minot (qui ne fait pas le chaud avec moi, il a dû sentir qu'il faut pas titiller frère aîné naps au niveau de la discipline) on commence à installer la bâche mais tout d'un coup, et comme c'est souvent le cas en ces latitudes, se lève un vent violent et il se met à pleuvoir. On a du mal à tenir la bâche dont la prise au vent fait qu'elle menace à tout instant de s'envoler. Le petit ma foi n'est qu'un petit et n'a pas beaucoup de force hormis celle qu'il tient de son rang, mais celle-ci n'est pas physique et ne nous est donc d'aucune utilité en ce moment critique. On y arrive malgré tout, heureusement que le naps, bien que pas épais, a un peu de force quand même, conséquence et résultante de toutes ces heures passées à nager (ceci dit pour mes admiratrices, s'il en reste toujours après toutes les méchancetés que j'écris, et le pire, vous n'avez pas encore tout lu). Mais tout est mouillé, alors tintin pour faire du feu... Les autres rentrent, il fait nuit, et ben on la saute vu qu'on peut pas cuisiner, au dodo tout le monde sur le sable mouillé ! Pendant la nuit il y a des espèces de trucs non identifiés et non identifiables qui nous gnaquent, et aussi des genres de chenilles des sables qui nous prennent pour une autoroute, une nuit délicieuse en quelque sorte, c'est pas toujours romantique une plage... Au lever du soleil debout la compagnie, on va relever les appâts. On arrive à l'endroit où ils ont installé la ligne, c'est signalé par des bouées. Le tractage de la corde commence. Tout d'abord c'est un gros poison que je sais pas comment que ça s'appelle cette créature, pauvre victime de sa voracité. Ensuite ce sont un puis deux requins de corail, un requin léopard (sorte de requin à poids pour qui ne voit pas de quoi il s'agit, il est magnifique soit dit en passant) et finalement un petit requin marteau. Ils sont tous déjà morts, à part le léopard qui a presque réussi, dans un ultime réflexe de défense, à mordre le papou qui le tirait hors de l’eau. Maintenant direction le continent, le boss est content, ce sont de belles prises et il va se faire un gros paquet de fric en vendant les ailerons. Et la viande ? demandons-nous innocemment. Personne ne la mange, le requin c'est pas bon (ah bon ?) et puis beaucoup ont peur, s'ils en consommaient, d'être ensuite pris pour cible quand ils sont dans l'eau parce que les autres requins sentiraient qu'ils ont bouffé un de leurs congénères ! Ça doit être une application de la théorie des champs morphogénétiques cette histoire, mais laissons ça de côté. Par contre vendre les ailerons, pas de problème, je vois le genre... À à peine quelques centaines de mètres du rivage, l'axe de l'hélice casse, c'était trop beau. Heureusement on est presque arrivés et en pagayant on accoste sur la terre ferme, cette terre ferme qu'on avait bien failli ne jamais revoir le Gégé et moi (j’exagère ? Exact, mais comme je te le disais déjà plus haut je suis obligé, c'est ça qui fait vendre). Tchao les gars et merci pour tout, nous on repart sur Manokwari, faut que j'achète un nouveau pantalon ! On saute dans et sur un transport, on fait route vers là où vous savez et tiens, de loin on voit une face blanche qui fait signe à notre pick-up de s'arrêter. Et devinez qui c'est ? Oui, bravo et un bon point, c'est le Iwein, couvert de boue des pieds à la tête, il sort de la jungle mais ça on avait compris. On se raconte nos histoires respectives et il rigole beaucoup en entendant la nôtre (aujourd'hui encore, quand on en reparle il se marre, pourtant ça fait dix ans). Retour au semi-boxon du début de chapitre et ensuite Pelni en direction de Jayapura, il nous refallait un visa et Iwein aussi donc nous fîmes route ensemble. Ce qu'on ne savait pas encore c'est que ça allait être plus coton que la fois précédente... À cette époque il y avait un peu d'instabilité à Jayapura à cause des mouvements indépendantistes (des empêcheurs de coloniser en rond, des ingrats tiens, les indos viennent, coupent leur forêt et prennent leur or et leur pétrole et ces gens sont même pas contents, c’est fou ça !) et l'ambassade de Nouvelle Guinée nous avait dit que la frontière était plus ou moins fermée le jour où on voulait passer. Seulement on était courts en visa et on y était allés quand même, on sait jamais. Las ! Pas un rat au poste à part un douanier qu'on sait pas ce qu'il foutait là, et qui avait pas trop l'air de le savoir non plus. Ce qu'il savait néanmoins c'est qu'il avait refusé de nous tamponner en nous expliquant qu'il fallait qu’on retourne à Jayapura pour cette formalité, et qu'il aurait pas dit « non » non plus à un petit backchiche pour son info. Mais vous savez quoi ? Il a pu se l'accrocher !!!!!!!! Bon, et comment on va rentrer maintenant ? Dans le no man’s land entre les deux pays il y avait un 4/4 et je sais pas ce qu'ils magouillaient les mecs, ils chargeaient des trucs et des machins dans le coffre que ça en avait l'air pas catholique comme aurait dit l'autre maffiosi du vatican. Enfin leurs combines c'était pas notre problème, c'était la seule bagnole dans un rayon de X kilomètres et c'était ça qui comptait. Le Iwein va les voir, sans peur, sans reproches et sans complexes, et leur demande, très poliment comme le lui a appris sa maman, s'il y aurait pas moyen de se faire ramener à Jayapura. Le conducteur ça le mettait pas aux anges, mais un qui avait l'air haut placé nous avait arrangé le coup. Nous voilà donc installées dans la voiture, et c'est tant mieux parce que sinon je sais pas comment on aurait fait... À Jayapura le bureau de l'immigration était fermé (faut pas trop leur en demander bien sûr) et donc il fallait attendre le lendemain pour le tampon. L'emmerdant c'est que c'était le dernier jour de notre visa Géko-naps et qu'on allait se retrouver à dépasser la limite, ce qui coûte 20 dollars par jour et une énorme prise de tête (vous commencez à savoir comment marche ce pays). Pas le choix hélas, le lendemain à la première heure on se présente au bureau, donne le passeport en essayant de réprimer un tremblement nerveux et... ...incroyable, ils ont même pas vu qu’on avait un jour de retard (ils savent pas trop bien compter, tant mieux et Dieu est grand) ! Ce coup-ci on la passe donc cette frontière, et après un deux heures à l'arrière d'un pick-up sur une piste défoncée on arrive à Vanimo. On se trouve une petite chambre (c'est vite fait, y a guère le choix, un seul hôtel en tout et pour tout) et puis on veut aller se sustenter. Oui mais on n'est plus en Asie, on est en Mélanésie et y a pas tous ces petits stands de bouffe ubiquistes, en plus à cinq heures du soir tout est fermé et comme il est déjà six heures c'est mort. Y a bien possibilité de grailler au resto de l'hôtel mais c'est trop cher (ça aussi c'est la Mélanésie, c'est plus la même gamme de prix), tant pis, on oublie, on se rattrapera demain. Le lendemain à l'ambassade indonésienne on va demander notre visa pour retourner dans leur pays (c'est pas un point de passage avec visa à l'arrivée, il faut en demander un au préalable, NDLR) et les employés nous disent que la frontière est fermée. Ah non les gars, vous êtes mal renseignés, on l'a passée hier ! Ah bon ?, qu'ils disent... Une fois le visa en poche on repart en pick-up. Arrivés presque à la frontière le chauffeur s’arrête car, et décidément Dieu est très grand, il avait reconnu (le chauffeur, pas Dieu car lui n'a pas besoin de reconnaître vu qu'il est omniscient, je sais pas si vous me suivez mais c'est pas grave, j'ai l'habitude, je suis un incompris) le douanier qui s'apprêtait à rentrer chez lui, pour cause de pas de clients car c'est bel et bien fermé aujourd’hui. On parlemente, heureusement le gars est sympa et veut bien nous faire passer, et ce sans rien demander (la Papouasie Nouvelle Guinée c’est pas l'Indo, les gens sont honnêtes et la notion de backchiche leur est inconnue, pourvu que ça dure). On marche avec lui le dernier kilomètre jusqu'à la colline-frontière, car la barrière est baissée et le pick-up peut pas passer, on arrive en haut et il nous tamponne. Pour rentrer en Indo il faut sauter la palissade, tout est fermé et y a personne. On rentre donc en clandos et Dieu étant toujours aussi grand y avait même un minibus qui traînait par là, faciiiile !! À Jayapura on va directement au bureau de l'immigration, qui cette fois est encore ouvert, on se fait apposer la précieuse estampille en réussissant à éviter de payer ce que le corrompu de service réclame (faut dire qu'il avait pas été malin, il avait demandé les sous après nous avoir tamponnés) et le tour est joué, mais toute cette affaire a quand même été un peu tendue... Ensuite Iwein est resté sur place, il fallait qu'il reparte dans la forêt voir ses piafs je sais pas quoi, tandis que Gégé et votre serviteur partaient vers Sulawesi, enfin vers l'ouest en tout cas. Une amitié était née avec Iwein car pendant les quelques jours qu'on avait passés ensemble on avait eu le temps de discuter et de faire plus ample connaissance et, même si je ne le savais pas encore à l'époque, on allait se revoir plusieurs fois dans les années suivantes ; et une passion était née de même avec la Papouasie, ça y est, j'étais amoureux... J'y suis retourné à maintes reprise depuis et n'ai jamais été déçu, c'est vraiment la partie de l'Indonésie que je préfère car les moustachus n'ont pas encore tout détruit (bien qu'ils s'y emploient, faites leur confiance pour ça), mais c'est une autre histoire...

(à suivre)

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