Results for "Ellis+Island+|+3+>+99"
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Aimez-vous la photo animalière? English translation pending
j'aime la photo - surtout en voyage - mais sans aller loin de chez moi je vois le jardin avec mésanges bleues ou charbonnières, verdiers, chardonnerets, sitelles, pinsons, merles et moineaux etc je les connais tous, je les prends en photos (ils sont attirés par les graines que je dépose) - j'aime aussi photographier dans les zoo, comme cet été au zoo de la Palmyre - je vous joins une mésange - Vous aussi aimez vous les photos animalières ? Gold
4x4 nécessaire pour visiter le parc de Kgalagadi en Afrique du Sud? English translation pending
Bonjour,
J'aimerais que quelqu'un puisse me dire si il est vraiment nécessaire d'avoir un 4x4 pour visiter ce parc d'Afrique du sud?
En effet, j'ai lu dans certains guides que les routes étaient gravillonées ou que c'était des pistes de sable, j'avoue ne pas me rendre compte si une simple voiture peut suffire.
Merci
S'évader dans les îles thaïlandaises du 30 décembre au 2 janvier 2009 English translation pending
Bonjour,
Nous sommes à BKK depuis fin Octobre et jusqu'à mi-avril, afin de décompresser nous souhaiterions passer le nouvel an dans le sud.
Nous recherchons, un endroit loin des touristes, au calme dans un hôtel (c'est notre cadeau de Noël) où l'on se feraient chouchouter ...
L'idéal serait au bord de la plage, avec un service "confort et luxe", notre budget hors trajet est 100-150 euros, la chambre double...(par nuit )
Vous suggestions sont les bienvenues .... Auriez vous des adresses et coordonnées ? Si vous y avez séjourné, racontez nous ?
Nous avons déjà passé beaucoup de temps sur Internet et également sur VF (fonction rechercher) mais nous n'avons rien trouvé de probant... ayant préparé nos séjours à BKK grâce à vous, nous faisons encore appel à vos excellents conseils.
Merci d'avance pour votre aide, ce week end est très important pour nous, car ici tout n'est pas facile tous les jours quand on y vit et travaillent et nous avons besoin de faire un break, nous détendre ....
Vous suggestions sont les bienvenues .... Auriez vous des adresses et coordonnées ? Si vous y avez séjourné, racontez nous ?
Nous avons déjà passé beaucoup de temps sur Internet et également sur VF (fonction rechercher) mais nous n'avons rien trouvé de probant... ayant préparé nos séjours à BKK grâce à vous, nous faisons encore appel à vos excellents conseils.
Merci d'avance pour votre aide, ce week end est très important pour nous, car ici tout n'est pas facile tous les jours quand on y vit et travaillent et nous avons besoin de faire un break, nous détendre ....
Partir trois semaines en Zambie avec deux enfants English translation pending
Bonjour à tous,
Nous envisageons de partir 3 semaines en Zambie en août prochain avec nos deux enfants de 8 et 12 ans. Nous avons déjà beaucoup voyagé, mais ce sera notre premier voyage en Afrique (si on excepte les Seychelles)
Nous ne sommes pas vraiment du genre voyage organisé et safaris en minibus... Nous aimons le contact avec les locaux, la liberté et évitons particulièrement le luxe.
Est-il possible d'organiser son séjour en individuel en Zambie? Qui d'entres vous s'y est attelé? et comment?
Sur internet, je ne trouve que des voyages entièrement organisés... Je veux bien 1 ou 2 safaris avec un guide, mais pas en groupe de 15! Avez-vous des adresses de réceptifs?
Nous sommes preneurs de tous vos conseils!
Merci!
Nous envisageons de partir 3 semaines en Zambie en août prochain avec nos deux enfants de 8 et 12 ans. Nous avons déjà beaucoup voyagé, mais ce sera notre premier voyage en Afrique (si on excepte les Seychelles)
Nous ne sommes pas vraiment du genre voyage organisé et safaris en minibus... Nous aimons le contact avec les locaux, la liberté et évitons particulièrement le luxe.
Est-il possible d'organiser son séjour en individuel en Zambie? Qui d'entres vous s'y est attelé? et comment?
Sur internet, je ne trouve que des voyages entièrement organisés... Je veux bien 1 ou 2 safaris avec un guide, mais pas en groupe de 15! Avez-vous des adresses de réceptifs?
Nous sommes preneurs de tous vos conseils!
Merci!
Cambodge: un tourisme d'extension? Idées d'itinéraires English translation pending
Que je ne vous cache rien ou presque! 😉 Je suis un inconditionnel du Cambodge ...L'histoire de ce peuple Khmer m'a ému et sa réalité présente me touche .
Je m'attache, à essayer de l'aider, entre autres en le faisant connaître ...C'est pourquoi, je m'insurge contre le tourisme d'extension, un simple bond vers ANGKOR et Phnom Penh, en provenance de Thailande ou du Vietnam...et basta! Dommage!!! J'ai appris qu'en moyenne, les touristes passent seulement 2, 5 jours au Cambodge...Pour moi, tout simplement incroyable !
Cependant s'insurger est vain, si ce n'est suivi d'une démonstration !
Je vais donc vous proposer aujourd'hui, deux idées d'itinéraires. Ils sont particulièrement adapté, globalement à la période de mousson à la période de mousson, mais peuvent être effectués toute l'année.
DEUX semaines aux alentours de PHNOM PENH !
Passons les trois premiers jours sur PNH...
Puis visitons autour, mais pas trop loin:
J4 Cheung ek et Kien Svay (et notamment le village des peintres) J5 Phnom Chisor, J6 Le zoo de tamau ..suite à mon dernier séjour, je ne conseille plus ce site J7 Angkor borei et le Phnom DA
Après avoir vu le secteur Sud, allons voir le nord:
J8 Et J9 :visite de l'ile de la soie et ballades en vélo J10 :Visite de l'ile de l'argent et de Oudong J11:Visite du Phnom Brasat, prasat Tomea sothea, le Phnom baset et une ballade à cheval! j12 :Ba Phnom en passant par Prey Veng J13 :Journée sur la plage de Koh Dach (en basses eaux= 6 mois)
Au cours de ces visites, nous pourrions aussi prendre en compte l'aspect social:
Allons visiter une usine, un orphelinat, un centre de santé... Peut être, passer une nuit chez l'habitant dans le Kirirom aussi ...En fait, deux semaines ne nous suffiront pas car nous pouvons aussi nous enfoncer dans la campagne sur la rive EST du mekong, voir les champs de manguiers, de bananiers, voir le tissage des nattes végétales, nous rendre au Vihear Sour ...
Pensez vous toujours que PNH et ses environs ne méritent que deux ou trois jours ?!
Un dernier mot, je n'ai rien à voir avec une agence de tourisme...Tout est réalisable par soi même et l'aide des locaux. Il est à 30 klm de PHNOM PENH, des endroits ou les enfants ne savent même pas dire HELLO, mais croyez moi, ils sont tout aussi sympa !
Itinéraire 2 : Deux semaines, autour du Tonlé Sap
J-1 Prenons la nationale 6, au départ de Phnom Penh et arrêtons nous à Kompong Tom le but de cet arrêt, est d'aller voir le site pré angkorien du Sambor Prey kuk ...une demi journée suffira au voyageur prèssè, mais si la conception du séjour est de rencontrer la nature et les gens, dans des endroits isolés et non encore touristiques, et que des vestiges sont néanmoins un des axes de la ballade, sachez qu'entre Skun et Kompong Tom, les itinéraires de découvertes ne manquent pas !
J-2 Départ et arrivée sur Siem Reap : Le séjour doit être d'au moins quatre jours dont trois consacrés aux seuls temples (J-3, 4, 5, 6). Je ne développe pas ce séjour, les informations étant très abondantes :un mot, MAGIQUE!
J-7 Départ pour Battambang , en bateau sur la rivière Sangkea (environ :7h)
J-8 Vous n'aurez que l'embarras du choix : une visite au sud avec pour objectif, le temple de Banone tout en profitant d'une nature ombragée et éventuellement revenir avec le "bamboo train" ou bien aller au Nord sur la route de Pailin voir le Phnom Sampeou, ou vous verrez non seulement des grottes sanctuaires boudhique mais un horizon sympa car vous êtes sur une colline qui domine la plaine...Il existe d'autres possibilités de promenade !
J-9 Dimanche uniquement Battambang-Pursat (en train) si non en bus, visite de cette ville au parfum balzacien, possibilité de s'intérresser au travail du marbre.
J-10 Soit de Pursat ou de Krakor , visiter le village flottant de kompong luong, l'absence de touristes (mais Gh, assez sommaire) permet d'aller au contact des habitants de ce village d'ethnie vietnamienne.
J-11 Kompong Chnang , se ballader en suivant l'inspiration du moment, s'intérresser au travail des potiers!
J-12 Retour PNH!
AH..le compte n'y est pas !...C' est, bien sûr volontaire de ma part...Les trois jours peuvent se ventiler de plusieurs manières .Dés qu'il sera possible de se rendre au Phrea Vihear, ce sera un objectif principal ...Il est possible de garder une journée supplémentaire sur Siem Reap (la forêt innondée)..Et comme je l'ai laissé entendre, une journée de mieux sur Battambang et une autre consacrée à la portion du trajet Skun -kompong tom...Clôtureront agréablement nos deux semaines!
Suis je en train de convaincre les sceptiques que le Cambodge est une destination à part entière ?
D'autres itinéraires suivront ... A vous lire ...
SUITE ...
Itinéraire 3 : 15 jours sur le littoral d' EST en OUEST !
J-1 Nous allons prendre la nationale 2 et aller jusqu'à Takeo, de là nous nous rendrons en bateau, jusqu'à Angkor Borei et Phnom da
J-2 Soit, nous rejoignons Kep en bus, soit nous trouvons un véhicule personnel afin de pouvoir nous arrêter le long de la départementale 31 J-3 En face de Kep :L'ile au lapin Koh tonsay J-4 Direction "secret beach" et en profiter pour en quelques heures aller voir Kompong Trach dont on pense que le site est à l'origine de l'histoire de "Simbad le marin" J-5 Pourquoi pas une marche dans le parc naturel et une visite dans une exploitation poivrière. Avant de partir n(oubliez pas de gouter le crabe au poivre vert)
J-6 Kampot: visite de la ville sans oublier le village des pêcheurs Cham J-7 Visite du Bokor: si elle est possible ...
J-8 nous arrivons à Sihanoukville, visite de la ville, du port J-9 entre ses diverses plages (ochenteal, ostres...), et celle du le parc national de Ream et deux ou trois jours passés sur les iles de koh rong et de koh rong samloen J-15 Retour sur PNH
Le séjour peut se poursuivre en se rendant sur l'île royale: koh sdach et koh kong city d'où il est possible, de pénétrer dans les mangroves, mais aussi des îles, sans aucune structure touristique :koh kapik par exemple ou plus simplement aller passer une journée sur la plage de baklong.
Suite
Un itinéraire d'environ 30 ans
On ne peut voyager au CAMBODGE, sans avoir à l'esprit que le pays sort tout juste d'un drame ...
Il ne faut pas voir ce pays, seulement avec les yeux mais aussi avec le coeur (même si cette règle est pour moi générale, elle prends plus particulièrement son sens dans ce territoire khmer)
Je vous invite à un clic : http://www.boston.com/...ts_war_tribunal.html
Je m'attache, à essayer de l'aider, entre autres en le faisant connaître ...C'est pourquoi, je m'insurge contre le tourisme d'extension, un simple bond vers ANGKOR et Phnom Penh, en provenance de Thailande ou du Vietnam...et basta! Dommage!!! J'ai appris qu'en moyenne, les touristes passent seulement 2, 5 jours au Cambodge...Pour moi, tout simplement incroyable !
Cependant s'insurger est vain, si ce n'est suivi d'une démonstration !
Je vais donc vous proposer aujourd'hui, deux idées d'itinéraires. Ils sont particulièrement adapté, globalement à la période de mousson à la période de mousson, mais peuvent être effectués toute l'année.
DEUX semaines aux alentours de PHNOM PENH !
Passons les trois premiers jours sur PNH...
Puis visitons autour, mais pas trop loin:
J4 Cheung ek et Kien Svay (et notamment le village des peintres) J5 Phnom Chisor, J6 Le zoo de tamau ..suite à mon dernier séjour, je ne conseille plus ce site J7 Angkor borei et le Phnom DA
Après avoir vu le secteur Sud, allons voir le nord:
J8 Et J9 :visite de l'ile de la soie et ballades en vélo J10 :Visite de l'ile de l'argent et de Oudong J11:Visite du Phnom Brasat, prasat Tomea sothea, le Phnom baset et une ballade à cheval! j12 :Ba Phnom en passant par Prey Veng J13 :Journée sur la plage de Koh Dach (en basses eaux= 6 mois)
Au cours de ces visites, nous pourrions aussi prendre en compte l'aspect social:
Allons visiter une usine, un orphelinat, un centre de santé... Peut être, passer une nuit chez l'habitant dans le Kirirom aussi ...En fait, deux semaines ne nous suffiront pas car nous pouvons aussi nous enfoncer dans la campagne sur la rive EST du mekong, voir les champs de manguiers, de bananiers, voir le tissage des nattes végétales, nous rendre au Vihear Sour ...
Pensez vous toujours que PNH et ses environs ne méritent que deux ou trois jours ?!
Un dernier mot, je n'ai rien à voir avec une agence de tourisme...Tout est réalisable par soi même et l'aide des locaux. Il est à 30 klm de PHNOM PENH, des endroits ou les enfants ne savent même pas dire HELLO, mais croyez moi, ils sont tout aussi sympa !
Itinéraire 2 : Deux semaines, autour du Tonlé Sap
J-1 Prenons la nationale 6, au départ de Phnom Penh et arrêtons nous à Kompong Tom le but de cet arrêt, est d'aller voir le site pré angkorien du Sambor Prey kuk ...une demi journée suffira au voyageur prèssè, mais si la conception du séjour est de rencontrer la nature et les gens, dans des endroits isolés et non encore touristiques, et que des vestiges sont néanmoins un des axes de la ballade, sachez qu'entre Skun et Kompong Tom, les itinéraires de découvertes ne manquent pas !
J-2 Départ et arrivée sur Siem Reap : Le séjour doit être d'au moins quatre jours dont trois consacrés aux seuls temples (J-3, 4, 5, 6). Je ne développe pas ce séjour, les informations étant très abondantes :un mot, MAGIQUE!
J-7 Départ pour Battambang , en bateau sur la rivière Sangkea (environ :7h)
J-8 Vous n'aurez que l'embarras du choix : une visite au sud avec pour objectif, le temple de Banone tout en profitant d'une nature ombragée et éventuellement revenir avec le "bamboo train" ou bien aller au Nord sur la route de Pailin voir le Phnom Sampeou, ou vous verrez non seulement des grottes sanctuaires boudhique mais un horizon sympa car vous êtes sur une colline qui domine la plaine...Il existe d'autres possibilités de promenade !
J-9 Dimanche uniquement Battambang-Pursat (en train) si non en bus, visite de cette ville au parfum balzacien, possibilité de s'intérresser au travail du marbre.
J-10 Soit de Pursat ou de Krakor , visiter le village flottant de kompong luong, l'absence de touristes (mais Gh, assez sommaire) permet d'aller au contact des habitants de ce village d'ethnie vietnamienne.
J-11 Kompong Chnang , se ballader en suivant l'inspiration du moment, s'intérresser au travail des potiers!
J-12 Retour PNH!
AH..le compte n'y est pas !...C' est, bien sûr volontaire de ma part...Les trois jours peuvent se ventiler de plusieurs manières .Dés qu'il sera possible de se rendre au Phrea Vihear, ce sera un objectif principal ...Il est possible de garder une journée supplémentaire sur Siem Reap (la forêt innondée)..Et comme je l'ai laissé entendre, une journée de mieux sur Battambang et une autre consacrée à la portion du trajet Skun -kompong tom...Clôtureront agréablement nos deux semaines!
Suis je en train de convaincre les sceptiques que le Cambodge est une destination à part entière ?
D'autres itinéraires suivront ... A vous lire ...
SUITE ...
Itinéraire 3 : 15 jours sur le littoral d' EST en OUEST !
J-1 Nous allons prendre la nationale 2 et aller jusqu'à Takeo, de là nous nous rendrons en bateau, jusqu'à Angkor Borei et Phnom da
J-2 Soit, nous rejoignons Kep en bus, soit nous trouvons un véhicule personnel afin de pouvoir nous arrêter le long de la départementale 31 J-3 En face de Kep :L'ile au lapin Koh tonsay J-4 Direction "secret beach" et en profiter pour en quelques heures aller voir Kompong Trach dont on pense que le site est à l'origine de l'histoire de "Simbad le marin" J-5 Pourquoi pas une marche dans le parc naturel et une visite dans une exploitation poivrière. Avant de partir n(oubliez pas de gouter le crabe au poivre vert)
J-6 Kampot: visite de la ville sans oublier le village des pêcheurs Cham J-7 Visite du Bokor: si elle est possible ...
J-8 nous arrivons à Sihanoukville, visite de la ville, du port J-9 entre ses diverses plages (ochenteal, ostres...), et celle du le parc national de Ream et deux ou trois jours passés sur les iles de koh rong et de koh rong samloen J-15 Retour sur PNH
Le séjour peut se poursuivre en se rendant sur l'île royale: koh sdach et koh kong city d'où il est possible, de pénétrer dans les mangroves, mais aussi des îles, sans aucune structure touristique :koh kapik par exemple ou plus simplement aller passer une journée sur la plage de baklong.
Suite
Un itinéraire d'environ 30 ans
On ne peut voyager au CAMBODGE, sans avoir à l'esprit que le pays sort tout juste d'un drame ...
Il ne faut pas voir ce pays, seulement avec les yeux mais aussi avec le coeur (même si cette règle est pour moi générale, elle prends plus particulièrement son sens dans ce territoire khmer)
Je vous invite à un clic : http://www.boston.com/...ts_war_tribunal.html
Ouverture des aéroports de Bangkok annoncée dans 24 heures (2 décembre 2008) English translation pending
rassurez vous cela semble s'arranger. enfin! la crise dans les aéroport, pour le reste?????
les autorités annoncent l'ouverture des deux aéroports dans les 24H, le fret semble déjà ouvert
alors croisons les doigts, moi aussi je part bientôt
les autorités annoncent l'ouverture des deux aéroports dans les 24H, le fret semble déjà ouvert
alors croisons les doigts, moi aussi je part bientôt
3 semaines dans l'ouest des USA en octobre – décompte et compte rendu English translation pending
Introduction 1 / 4
A notre tour de faire part de notre expérience et d’en faire profiter les autres comme nous en avons profité. Inutile de dire que tout cela est fort beau, d’autres l’ont dit à satiété et l’ont montré en postant des photos. Que tout soit clair, nous revenons enchantés de notre voyage, pas la moindre ombre au tableau. Je voudrais simplement me contenter de considérations plus terre à terre de manière à venir en aide aux candidats voyageurs. Pour rappel, les indications déjà relevées ici sur le forum ou dans les guides sur le mode de vie et de conduite des Américains ont été très intéressantes et ont évité certainement l’un ou l’autre mécompte, je pense notamment aux feux rouges, règles de stationnement, limites de vitesse, ... Revenons au début. Pas de destination claire il y a un an lors du choix de la nouvelle destination de vacances. Des considérations familiales nous ont fait reporter celui-ci. Au printemps, l’appréciation de l’Euro a donné à penser que ce pouvait être l’année du départ vers les US. On verra plus tard ce qu’il en aura été. La décision a été prise début mai pour des vacances en juillet. Il est vite apparu que sans réservation, le projet était quelque peu illusoire et qu’il était bien tard pour s’y mettre et comme nous n’aimons pas ce qui est trop programmé et contraignant, le projet semblait compromis. Une simulation plus tard et les billets d’avion en octobre se faisaient environ 350 € moins cher, argument à prendre en considération couplé avec ceux sur les conditions climatiques. Pas de problème en ce qui me concernait, je prenais ma retraite le 1er septembre et Clo obtenait rapidement le laisser-partir pour le 11 octobre. Comme vous l’aurez compris, nous ne sommes plus très jeunes, pas encore vieux non plus, en bonne forme pour notre âge, modérément sportifs, pas lève-tôt, nous n’avons pas d’ambition de luxe et nous satisfaisons d’un logement correct et suffisamment confortable. La journée commence difficilement avant 9 h ½ et se termine avant la nuit, soit vers 18 h, a fortiori en automne. Avec le vol, nous louerons la voiture, solution en l’espèce moins coûteuse, soit à peu près 1500 € pour les vols pour 2 et la voiture. Comme nous arrivons le 11 à 19 h et repartons le 1er novembre à 8 h 30’, nous réservons par internet 4 nuits à SF et une à San Bruno (Ramada Inn) pour 320 € les 5 nuits. 3 changements successifs d’horaire feront que nous arriverons le 11 à 13 h et repartirons le 1er à 12 h 30’ : tout bénéfice, nous gagnerons une après-midi à SF. Nous nous sommes laissés dire qu’un SUV ou 4x4 ou tout autre chose du genre serait largement superflu pour un programme classique : nous optons pour le plus petit modèle proposé, la « Chevrolet Cobalt or similar », ce sera donc une Kia Spectra, petite voiture là-bas, moyenne ici (3 volumes, 4 portes). Elle ne nous empêchera pas, du tout, de faire une 100aine de km hors macadam sans souci (2 x 10 pour Bodie, 17 miles pour la Valley of the Gods, idem pour Monument Valley, le Twenty Mule Team Canyon et autres petits tronçons par-ci, par-là). Pour les anciens, il suffit de rappeler que, sur la tôle ondulée, il faut trouver la vitesse suffisamment rapide qui élimine l’essentiel des vibrations (cfr. « Le salaire de la peur »), pour nous c’était entre 20 et 25 miles/h. A part pour un confort supérieur, mais nous n’avons pas eu à nous plaindre, pour avoir plus de place ou pour sortir vraiment des chemins battus, je ne comprends pas le choix d’autres engins. Et si on veut se donner des vraies sensations, il y a toujours moyen de se faire une location Jeep ou quad pour des parcours extrêmes comme à Moab par exemple. La préparation a été assez sommaire : dans les 15 jours qui ont précédé le départ, je me suis enfin décidé à parcourir les guides achetés, soit le Routard des parcs et le Lonely de l’Ouest des E-U, ainsi que certains posts du forum, j’en ai même imprimé des extraits pour les relire au fur et à mesure. Merci à tous ces contributeurs, c’est ce qui justifie ma démarche aujourd’hui. Clo, elle, n’avait pas le temps, elle allait se laisser guider. L'idée était de rester 3 jours à San Francisco, puis d'aller vers le Yosemite et la Death Valley avant d'atteindre Las Vegas, ensuite de faire le grand cercle dans le sens contraire des aiguilles d'une montre, Grand Canyon, Page, Monument, Moab, Bryce, Zion et retour LV puis SF. Quelques jours avant le départ, il m’est apparu que le voyage pouvait se faire en sens inverse à partir de LV avec la possibilité, en n’y repassant pas, de faire à la place un bout de la Route 66. J’ai découvert en même temps qu’il y avait des risques de fermeture du Tioga Pass, ce qui m’a conforté dans mon refus de trop prévoir le périple. Voilà pour les prolégomènes.
A notre tour de faire part de notre expérience et d’en faire profiter les autres comme nous en avons profité. Inutile de dire que tout cela est fort beau, d’autres l’ont dit à satiété et l’ont montré en postant des photos. Que tout soit clair, nous revenons enchantés de notre voyage, pas la moindre ombre au tableau. Je voudrais simplement me contenter de considérations plus terre à terre de manière à venir en aide aux candidats voyageurs. Pour rappel, les indications déjà relevées ici sur le forum ou dans les guides sur le mode de vie et de conduite des Américains ont été très intéressantes et ont évité certainement l’un ou l’autre mécompte, je pense notamment aux feux rouges, règles de stationnement, limites de vitesse, ... Revenons au début. Pas de destination claire il y a un an lors du choix de la nouvelle destination de vacances. Des considérations familiales nous ont fait reporter celui-ci. Au printemps, l’appréciation de l’Euro a donné à penser que ce pouvait être l’année du départ vers les US. On verra plus tard ce qu’il en aura été. La décision a été prise début mai pour des vacances en juillet. Il est vite apparu que sans réservation, le projet était quelque peu illusoire et qu’il était bien tard pour s’y mettre et comme nous n’aimons pas ce qui est trop programmé et contraignant, le projet semblait compromis. Une simulation plus tard et les billets d’avion en octobre se faisaient environ 350 € moins cher, argument à prendre en considération couplé avec ceux sur les conditions climatiques. Pas de problème en ce qui me concernait, je prenais ma retraite le 1er septembre et Clo obtenait rapidement le laisser-partir pour le 11 octobre. Comme vous l’aurez compris, nous ne sommes plus très jeunes, pas encore vieux non plus, en bonne forme pour notre âge, modérément sportifs, pas lève-tôt, nous n’avons pas d’ambition de luxe et nous satisfaisons d’un logement correct et suffisamment confortable. La journée commence difficilement avant 9 h ½ et se termine avant la nuit, soit vers 18 h, a fortiori en automne. Avec le vol, nous louerons la voiture, solution en l’espèce moins coûteuse, soit à peu près 1500 € pour les vols pour 2 et la voiture. Comme nous arrivons le 11 à 19 h et repartons le 1er novembre à 8 h 30’, nous réservons par internet 4 nuits à SF et une à San Bruno (Ramada Inn) pour 320 € les 5 nuits. 3 changements successifs d’horaire feront que nous arriverons le 11 à 13 h et repartirons le 1er à 12 h 30’ : tout bénéfice, nous gagnerons une après-midi à SF. Nous nous sommes laissés dire qu’un SUV ou 4x4 ou tout autre chose du genre serait largement superflu pour un programme classique : nous optons pour le plus petit modèle proposé, la « Chevrolet Cobalt or similar », ce sera donc une Kia Spectra, petite voiture là-bas, moyenne ici (3 volumes, 4 portes). Elle ne nous empêchera pas, du tout, de faire une 100aine de km hors macadam sans souci (2 x 10 pour Bodie, 17 miles pour la Valley of the Gods, idem pour Monument Valley, le Twenty Mule Team Canyon et autres petits tronçons par-ci, par-là). Pour les anciens, il suffit de rappeler que, sur la tôle ondulée, il faut trouver la vitesse suffisamment rapide qui élimine l’essentiel des vibrations (cfr. « Le salaire de la peur »), pour nous c’était entre 20 et 25 miles/h. A part pour un confort supérieur, mais nous n’avons pas eu à nous plaindre, pour avoir plus de place ou pour sortir vraiment des chemins battus, je ne comprends pas le choix d’autres engins. Et si on veut se donner des vraies sensations, il y a toujours moyen de se faire une location Jeep ou quad pour des parcours extrêmes comme à Moab par exemple. La préparation a été assez sommaire : dans les 15 jours qui ont précédé le départ, je me suis enfin décidé à parcourir les guides achetés, soit le Routard des parcs et le Lonely de l’Ouest des E-U, ainsi que certains posts du forum, j’en ai même imprimé des extraits pour les relire au fur et à mesure. Merci à tous ces contributeurs, c’est ce qui justifie ma démarche aujourd’hui. Clo, elle, n’avait pas le temps, elle allait se laisser guider. L'idée était de rester 3 jours à San Francisco, puis d'aller vers le Yosemite et la Death Valley avant d'atteindre Las Vegas, ensuite de faire le grand cercle dans le sens contraire des aiguilles d'une montre, Grand Canyon, Page, Monument, Moab, Bryce, Zion et retour LV puis SF. Quelques jours avant le départ, il m’est apparu que le voyage pouvait se faire en sens inverse à partir de LV avec la possibilité, en n’y repassant pas, de faire à la place un bout de la Route 66. J’ai découvert en même temps qu’il y avait des risques de fermeture du Tioga Pass, ce qui m’a conforté dans mon refus de trop prévoir le périple. Voilà pour les prolégomènes.
Croisière dans les Antilles sur le Carnival Victory English translation pending
Je pars le 11 janvier de Porto Rico sur le Carnival Victory est-ce que quelqu'un d'autre que moi sera du voyage. Est-ce que vous pouvez me dire les places qu' il faut absolument visiter. Je ferai escale à St-Thomas, Dominique, Barbade, Ste Lucie, Antigua et St kitts. Merci pour toutes les informations que vbous pourrez me donner.
Organiser un séjour de trois semaines en août au Vietnam English translation pending
Bonjour à tous, Notre voyage au VN se précise, les billets d'avion sont réservés, nous arriverons donc à HCM le 3 Août 2009 et repartirons le 23 Août de HANOI. Nous serons 3 adultes et 2 enfants (11 et 14 ans), les grandes lignes de notre circuit ( qui reste à définir et organiser) sont : HCM, Delta du Mékong, Hoi An, Danang, Hué, Hanoi, Halong, Hoa Lu .... Quelqu'un peut-il m'aider à construire ce circuit ? Dans un premier temps, j'aurrai besoin d'aide pour trouver les hôtels (faut-il tout réservé en france avant de partir, sachant que août est une période chargée ?) je ne cherche pas de 4 étoiles mais des hôtels corrects pour une famille, à des prix raisonnables. Y a t-il des précisions a apporter pour la demande de visa du fait que l'on arrive HCM et repartons de Hanoi? Pour cette période, faut-il réserver les vols intérieurs sur place ou alors avant notre départ ? Voici déjà quelques questions qui me passent par la tête mais je pense qu'il y en aura beaucoup d'autre d'ici notre départ D'avance je vous remercie de votre aide A bientôt
Michel
Michel
Voyage "îles de rêve/tranquilles" en Malaisie English translation pending
Bonjour les voyageurs,
Pour août 2009, mon ami et moi envisageons partir en Malaisie. Pour un voyage qui pourrait s'intituler "opération îles de rêve, pieds en éventail, et snorkeling à gogo" 😄
Au départ, on pensait plutôt faire la côte Est (Perhentian, Redang, Lang Tengah, Tioman...), et rien d'autre.
Puis, quelques lectures (entre autres) à droite à gauche m'ont fait réfléchir : les Perhentian & Co, c'est sûrement paradisiaque (et je compte quoiqu'il arrive y rester environ 5 nuits à la fin de mon séjour) MAIS ça doit être très touristique... trop ? J'ai envie de voir des choses un peu "sauvages"; j'ai lu quelques carnets de voyage sur Bornéo (surtout celui de Yann, "Impressions vagabondes", extra) qui m'ont fait saliver (notamment pour la plongée); mon frère revient de Sulawesi, et le côté Robinso Crusoé m'a fait carrément envie !
Donc : je pensais plutôt partir vers Bornéo (2 semaines), et finir par quelques jours sur Perhentian (1 petite semaine).
Mais voilà, que choisir sur Bornéo ? Je voudrais me concentrer sur les îles (les forets et autres attraits seront pour un prochain voyage).
Les îles du Parc Tunku Abdul Rahman ? (je ne connais pas trop, pas sûre que ce soit folichon) Les îles de la pointe : Layang Layang, Banggi... ? (idem) Les îles de Mabul et et Sipadan ? (à part la plongée, c'est peut être bof... et je crois que le logement y est cher) Les îles de l'archipel de Tun Sakaran ? (ça a l'air beau à pleurer, mais peut être trop "sauvages" ?)
Merci d'avance pour vos retours d'expériences.
Pour août 2009, mon ami et moi envisageons partir en Malaisie. Pour un voyage qui pourrait s'intituler "opération îles de rêve, pieds en éventail, et snorkeling à gogo" 😄
Au départ, on pensait plutôt faire la côte Est (Perhentian, Redang, Lang Tengah, Tioman...), et rien d'autre.
Puis, quelques lectures (entre autres) à droite à gauche m'ont fait réfléchir : les Perhentian & Co, c'est sûrement paradisiaque (et je compte quoiqu'il arrive y rester environ 5 nuits à la fin de mon séjour) MAIS ça doit être très touristique... trop ? J'ai envie de voir des choses un peu "sauvages"; j'ai lu quelques carnets de voyage sur Bornéo (surtout celui de Yann, "Impressions vagabondes", extra) qui m'ont fait saliver (notamment pour la plongée); mon frère revient de Sulawesi, et le côté Robinso Crusoé m'a fait carrément envie !
Donc : je pensais plutôt partir vers Bornéo (2 semaines), et finir par quelques jours sur Perhentian (1 petite semaine).
Mais voilà, que choisir sur Bornéo ? Je voudrais me concentrer sur les îles (les forets et autres attraits seront pour un prochain voyage).
Les îles du Parc Tunku Abdul Rahman ? (je ne connais pas trop, pas sûre que ce soit folichon) Les îles de la pointe : Layang Layang, Banggi... ? (idem) Les îles de Mabul et et Sipadan ? (à part la plongée, c'est peut être bof... et je crois que le logement y est cher) Les îles de l'archipel de Tun Sakaran ? (ça a l'air beau à pleurer, mais peut être trop "sauvages" ?)
Merci d'avance pour vos retours d'expériences.
Irlande 2008: plages et montagnes English translation pending
Pour voir le carnet avec les photos en grand format, cliquer ici : si belle la terre
Nous voilà rentrés d'Irlande où nous avons passé une grosse semaine pendant les vacances de la Toussaint.
Quelle idée d'aller en Irlande à cette époque!? 🙂
Refroidie (durablement, c'était il y a plus de 20 ans) par 10 jours de pluie ininterrompue en Ecosse en juillet (on n'a jamais vu le sommet des montagnes!), j'ai longtemps hésité avant de retourner dans ces îles exposées aux dépressions atlantiques.
Finalement en partant fin octobre début novembre, nous ne risquions pas de mauvaise surprise. S'il devait faire moche, ce serait tout à fait normal! Je m'attendais à encaisser une succession de violentes dépressions d'ouest. Autant en profiter alors pour emmener les chars à voile que nous utilisons d'habitude en Bretagne. En effet, j'avais repéré en flânant sur Google Earth plusieurs plages prometteuses.
En incorrigible optimiste, je n'écartai cependant pas totalement la possibilité d'avoir quelques heures de beau temps et ajoutai donc dans le camping- car chaussures et bâtons de marche...
Autant dire que le programme serait chargé d'autant plus que Fred, retenu par son travail ne nous rejoindrait en avion que le 01/11.
Sam 25/10
12h00, enfin les enfants (Caroline 15 ans, Arnaud 13 ans et Marion 12 ans) rentrent de l'école et nous quittons aussitôt Nancy pour Quiberon chercher les chars à voile chez mon père.
Dim 26/10 Ce matin le ciel est orange, on ne résiste pas à l'envie d'aller voir le lever de soleil sur la Teignouse (c'est beau aussi la Bretagne...)
Presser F11 pour avoir le plein écran.
Après un rapide bricolage du faisceau électrique de la remorque pour harmoniser au mieux nos différentes loupiotes, nous filons vers Cherbourg.
J'ai réservé un aller-retour sur le Diplomat, bateau de Celtic Link Ferries, Cie anglaise qui est la seule à cette époque de l'année à proposer des dates nous convenant. 1000 euro l'aller-retour Cherbourg-Rosslare avec c car+ remorque+ cabine avec hublot et sdb, repas inclus (4 personnes à l'aller, 5 au retour) Le départ prévu à 17h est reporté à 20h00 à cause de la météo, le bateau a pris du retard.
Pas étonnant, ça souffle fort et il pleut des cordes.
A bord, ce n'est pas la foule: qq voitures, 2 c-cars dont le nôtre et pour le reste uniquement des camions ou des voitures neuves. Le bateau est trrrès rustique, ambiance camionneur. On monte au pont des cabines par un minuscule ascenseur (4 pers) qui ne répond pas quand on l'appelle. Tout est défraîchi, rouillé, tordu, usé. Humm! Je n'aimerais pas faire naufrage avec ce rafiot, d'autant plus qu'il y a une multitude de cadenas partout pour « sécuriser » le matériel de sécurité. Tout est sous clé! Le matériel incendie, les portes étanches, les gilets, les canots... Gloups!
Nous découvrons notre cabine, spacieuse, pas surchauffée (et heureusement car on ne peut pas régler la température) mais à l'image du reste du bateau: peinture écaillée, robinets qui fuient, moquette sale, cheveux dans la douche, matelas déglingués. Qu'à cela ne tienne, il est l'heure de manger. Ambiance cantine mais bouffe roborative et correcte sans plus (quasi pas de crudités, unique dessert schtonk!) On est impressionné par l'appétit des camionneurs, visiblement tous des habitués. Une petite Nautamine là-dessus (la mer est agitée) et au lit avec les boules Quiès (ça vibre de partout!)
Lundi 27/10 On a dormi comme des souches et on se lève pour le déjeuner. Monumentâl : toasts of course mais aussi oeufs sur le plat, bacon frit, haricots sauce tomate.... On en reste aux toasts! La houle est toujours assez forte et suivant l'adage « mieux vaut prévenir que guérir » on avale chacun une nouvelle petite Nautamine et nous voilà tous rendormis jusqu'à midi, heure à laquelle on se lève pour... encore manger! Finalement entre ingestion et digestion, la traversée passe assez vite. Ce repas de midi n'aurait pas du avoir lieu si nous étions arrivés à l'heure mais le bateau a encore accumulé du retard et nous débarquons finalement à Rosslare à 17h avec 5h de retard. La nuit va tomber à 17h30. Il fait beau.
Cap sur la côte ouest.
J'ai regardé la météo avant de partir et le vent devrait être de secteur nord pour les prochains jours. Cela réduit le choix des plages pour faire du char mais celle de Brandon Bay dans la péninsule de Dingle devrait convenir. Les horaires de marée trouvés sur internet indiquent la marée basse pour 10h30 demain matin (ben oui, il faut de l'espace et du sable dur donc la mer doit être basse)
Bien reposée par la traversée je choisis d'avancer au moins la moitié du chemin ce soir. La route est assez pénible, non pas du fait de la conduite à G (avec un volant à G on est assez à l'aise) mais car la route ressemble à nos nationales des années 70. On se farcit tous les villages les uns derrière les autres, le revêtement est irrégulier (sans véritable trou cependant), ça tournicote. Heureusement les Irlandais sont très fairplay et incroyablement patients.
Nous dormons donc près de Tipperary en « plein milieu » de l'Irlande. On se gare un peu en vrac à un départ de rando à l'entrée d'une route forestière fermée par une barrière (en plein sur la route quoi!)
Mardi 28/10 Je suis réveillée par le bruit d'une voiture qui essaie tout doucement de manoeuvrer pour nous contourner sans nous déranger. Ce sont 2 braves gardes forestiers qui sont confus de nous avoir réveillés. Incroyable nan cette gentillesse?! Bref, on finit la route (quelconque jusque vers Tralee)jusqu'à la Péninsule de Dingle et on arrive pile à l'heure sur la plage de Brandon Bay (10 km de long!) pour la marée basse.

On a la plage pour nous tous seuls.
Le vent est parfait.
Quel plaisir de faire du char au milieu des montagnes! A l'arrière plan, le mont Brandon, 951 m, 2ème sommet d'Irlande.

Nous voilà enfin dans l'Irlande de mes rêves avec du relief, de beaux nuages, du vent et même un peu de soleil.

Après avoir un peu hésité (mais pas trop longtemps!) je décide d'aller voir de plus près ce Connemara au nom mythique. Ça fait un peu de route mais c'est maintenant ou peut-être jamais.
Et puis sur la route du Connemara, il y a le Burren et ses cailloux et... j'adore les cailloux! Cap au nord donc en passant par le bac de Tarbert pour traverser la Shannon River.
La nuit tombe et nous roulons jusqu'au Dolmen de Poulnabrone repéré pas pour le dolmen en lui-même (il est assez...petit voire.... minable) mais pour son parking où nous allons passer la nuit.
Nous n'avons rien vu du Burren pour l'instant (bien qu'étant en plein milieu, bah oui, c'est la nuit) et j'ai hâte d'être à demain pour voir à quoi ça ressemble.
Mercredi 29/10 Il neige! Incroyable non? Bon, ça ne tient pas mais quelle surprise! Quant au paysage, ben, avec ce temps on ne voit pas grand chose mais l'atmosphère ne laisse pas indifférent.
Austère, très austère! Mais pour quelqu'un qui aime les cailloux, elle est assez mystérieuse.
Pour les autres, carrément glauque!
On roule jusqu'à la mer au nord du Burren à Black Head dans l'espoir de passer sous les nuages.
« Si tu n'aimes pas le temps qu'il fait, attends 5 mn » dit un adage irlandais. Confiante, j'entraîne donc mes troupes pour une petite balade sur les limestones (hyper glissantes avec ce temps...) En effet le temps a changé : il a plu ENCORE plus fort et nous rentrons avec les pantalons trempés! Des vrais bleus de l'Irlande! Au bout du 2ème pantalon trempé dans la même journée, on est bien dressé : « jamais sans mes vêtements de pluie, haut et bas »
Burren, je n'ai pas dit mon dernier mot! On repassera te voir!
On continue la route en passant par Galway, dont nous ne verrons que les innombrables ronds-points. La route a enchanté les enfants (euh... moi aussi...) : pour égayer les journées de pluie, les Ponts et Chaussées irlandais ont eu la gentillesse de saupoudrer le réseau routier de somptueuses flaques : larges, longues, profondes, énhaurmes. Vroufff! Wouah! Super! Vas-y fonce! Pour sûr, les chars à voile sont bien rincés! Le soleil nous accueille dans le Connemara et nous découvrons émerveillés le Joyce Country.

On voudrait pouvoir s'arrêter tous les 100 m pour prendre le temps d'admirer le paysage,

faire une photo, admirer un arc-en-ciel.
Oui mais voilà : il n'y a quasiment pas de possibilités de se garer. Grr! Frustration!

On fait une petite balade près des Aasleagh Falls

Demain il devrait faire beau et j'ai bien envie de grimper sur le Croagh Patrick, montagne sacrée pour les irlandais, située dans le Murrisk. On s'en rapproche au maximum avant de trouver un coin au bord de l'eau pour la nuit.
Jeudi 30/10 En quelques km de route, nous sommes au pied de la montagne. Il fait beau!
Nous attaquons la montagne par sa face nord, tout droit (à l'irlandaise quoi!) Le sentier est évident car cette montagne attire des milliers de pèlerins en juillet.
Les 763 m du Croagh Patrick sont chapeautés de nuages presque en permanence. La grimpette, à l'ombre, est assez ingrate. Nous parvenons jusqu'au col

mais le vent est si fort que nous renonçons à « l'assaut final », trop dangereux.
La vue vers le nord sur la Clew Bay et Achil Island est superbe.

Quel dédale!
Nous prenons ensuite la route vers Roundstone en passant par Westport puis la N59 puis par les Maumturk Mountains via la très belle Inagh Valley.




Roundstone vanté par le LP est quelconque, visite en 10 mn chrono. Route vers Clifden, joli village assez encombré (ça doit être terrible en été) : nous parcourons la Sky Road, route panoramique dont la partie sud est la plus spectaculaire.
Une quinzaine de km enfin jusqu'au Parc National du Connemara où on s'installe pour la nuit.
Vendredi 31/10 Très belle rando dans le parc national du Conemarra jusqu'au sommet du Diamond Hill.

Il est encore très tôt et nous avons la chance d'apercevoir une famille de cervidés (enfin un bout!).

Vue sur la baie de Ballynakill Harbour.

Quel plaisir de pouvoir s'approprier un peu de cette belle nature en s'y promenant à pied.

C'est un festival d'arcs en ciel!

Du sommet on a une vue imprenable sur Kylemore Abbey (que nous ne visiterons pas) et surtout les Maumturk Mountains, territoire très sauvage et difficile d'accès (Le sol est extrêmement humide et irrégulier. Impossible de marcher en dehors des sentiers aménagés. C'est un peu frustrant! )

Cette journée sera la plus belle de notre voyage
avec une séance de char à voile d'anthologie
l'après-midi sur la plage de Ardnagreevagh sur la côte nord du Connemara.








Oui, c'est un peu salissant!

Une lumière incroyable, des grains terribles, des arcs en ciel à la pelle, dans un décor de rêve sur une plage immaculée! Inoubliable!
Bon, la marée a fini par remonter

et on reprend la route vers le sud et... le Burren derechef!
On emprunte une 2ème fois la très belle R344 le long du Lough Inagh puis on repasse par Galway (1h de bouchon, ce soir c'est Halloween) et nuit à nouveau dans le Burren près du dolmen de Poulnabronne.
Petite déception avec Halloween: certes on a vu plein d'enfants déguisés mais peu de maisons décorées. Peut-être un effet de la crise. A propos de maison, il y a un nombre incroyable de maisons toutes neuves inhabitées, à vendre, souvent très cossues. Encore un effet de la crise?
Samedi 01/11 Il fait.... beau! On passe en plein dans le Parc National du Burren (via Carran) : paysage bucolique moins austère que dans le coin de Black head (on n'est pas allé vers les Cliffs of Moher)
On se balade un peu sur cette colline coupée par un chemin cerné de 2 murets parallèles.

Les enfants s'amusent à distinguer les murets qui ne servent à rien (construits pendant la Grande Famine pour faire gagner qq cents aux plus pauvres) de ceux qui servent encore aujourd'hui d'enclos pour le bétail.
Se balader dans les prés est très casse-g... car la végétation recouvre les fissures de calcaire et on ne sait jamais trop où mettre les pieds. Marion a failli ne jamais récupérer sa chaussure coincée au fond d'une de ces innombrables fissures.


Il est temps de repartir car Fred arrive à 16h au Kerry County Airport près de Tralee. Grâce à un bouchon à Castleisland à cause de la foire agricole, nous apparaissons juste au moment où il sort du petit aéroport et il saute dans le camping car.
Nous arrivons à la nuit tombante à la plage de Brandon Bay où nous avions déjà fait du char. On est dimanche et il y a du monde : 3 voitures! 2 surfeurs en profitent jusqu'à la nuit noire. Brrr! Des courageux! En remontant la plage, ils ramassent quelques débris en plastique déposés par la marée montante et les posent sur un tas près du parking. Bravo!
Dimanche 02/11 Temps couvert le matin on retourne à Camp puis on prend la route N86 jusqu'à Dingle. Joli village mais tout est fermé en ce dimanche matin.

Port de pêche avec quelques bateaux de taille moyenne (on 'a pas vu beaucoup de pêcheurs sur la côte ouest...)







On continue sur le Dingle Ring,
le ciel se dégage alors qu'on arrive à Slea Head. Vue sur Great Blasket island.

On grimpe sur la colline.


Chef des rouges. Equipe des bleus...

Le vent est toujours de secteur nord, on trouve la route jusqu'à la plage de Murreagh

mais le vent est un peu faible, dommage.
On reprend la route R559 jusqu'à Dingle : qq boutiques près du port sont ouvertes, on fait un peu de shopping.
On décide de se rapprocher de Iveragh Peninsula pour demain.
Lundi 03/11 Au lever du jour, nuages en strates à mi-hauteur. On tente la montagne : direction le Gap of Dunloe.

On est en plein dans les nuages, c'est assez mystique. Il doit y avoir plein de leprechauns dans ce coin-là, du moins hors saison car nous ne verrons personne à part en cheval empêtré dans sa clôture métallique que nous avons « sauvé! ».
Super! Le temps se dégage! Le plus haut sommet d'Irlande, le Carantuohill (1038m) apparaît!

Cherchez l'intrus!

Verte Irlande!



On a bien fait de tenter la montagne.
On arrive sans l'avoir vraiment cherché près de Upper Lake dans le Killarney NP :

très (vraiment très) belle balade le long du lac.
On voit des biches à plusieurs reprises.

Chance insolente avec le temps!

On jubile! (attention aux moustiques en été, il y en a encore pas mal, un peu endormis heureusement!)

On finit par retrouver notre route au milieu des tourbières (moins nombreuses que dans le Connemara)

on passe ensuite par Moll's Gap puis on rejoint la côte sud du Ring of Kerry au niveau de Kenmare : quelconque jusqu'à Caherdaniel. Le bout de la péninsule est plus beau surtout le Ring of Skellig.

Temps parfait. Les Skellig Islands dégagent une atmosphère vénéneuse fascinante!


Plutôt que de terminer la boucle du Ring of Kerry on préfère repasser par le centre de la péninsule et les montagnes.

L'éclairage est superbe avec le soleil couchant dans le dos.

Nuit sur le haut plateau après le Ballaghisheen Pass.
Mardi 04/11 Petit coup de stress au démarrage : impossible de passer la première. Il faut arrêter le moteur pour y parvenir. Ça merdouille aussi pour les autres vitesses. Glups. On doit prendre le bateau ce soir à 20h00 à Rosslare, à l'autre bout de l'Irlande! Une fois le moteur chaud, ça va un peu mieux. Finalement après une imposition des mains sur la pédale d'embrayage, Fred résoud le problème. Ouf! Pourvu que ça dure! Temps gris, route via Cork superbe (je parle du macadam, pas des paysages assez quelconques). La route est financée par l'UE.... On arrive en fin de journée à Wexford. 3 km au nord se situe la Wexford Wildfowl Reserve: site ornithologique très bien aménagé et gratuit. On y a vu pas mal d'oiseaux mais la pluie et la nuit tombante ne nous ont pas facilité la tâche. Une bonne adresse en tout cas en attendant l'heure du bateau. Nous quittons l'Irlande presque à l'heure et arrivons à Cherbourg le
Mercredi 05/11 avec 2h de retard. Il est 17h30. On arrive à Nancy Jeudi 06/11 à 2h du mat après 700 km de routes voluptueuses, onctueuses, fluides, limpides....
En conclusion: Des paysages superbes à la hauteur de nos espérances. Une météo favorable mais des journées très courtes (7h30-17h30) à la Toussaint. Routes hyper fastidieuses souvent et vraiment frustrantes car on ne peut que très rarement s'arrêter. Ne pas rater les quelques parcs nationaux pour ceux qui veulent un peu marcher à pied car sinon c'est le parcours du combattant. On n'a pas vu beaucoup d'oiseaux (sans vraiment les chercher c'est vrai....) : question d'époque? Pour ceux qui voudraient faire les « Ways » (Dingle Way, Kerry Way, Burren Way ): bien planifier le parcours car il nous a semblé qu'ils suivaient assez souvent la route! Beaucoup parlent de visiter l'Irlande à vélo: ça me semble assez suicidaire! Les routes de campagne sont bien sûr très étroites mais surtout bordées de hautes haies qui viennent à l'aplomb de la chaussée donc risque énorme de se faire percuter par une voiture au détour d'un virage! Un regret : pas de soirée pub mais on ne peut pas tout faire en si peu de temps!
Carte générale de l'Irlande Ouest

Quelques liens :
Site sur l'Irlande très complet : http://www.terresceltes.net/-Irlande-.htmlCarte interactive (merci Simon!) : http://ims0.osiemaps.ie/...mp;ecom=S1&user= Vent en Irlande : http://www.windfinder.com/...t_uk_ireland_akt.htm Randonnées en Irlande : http://homepage.tinet.ie/~eoindelaney/ Marées : http://easytide.ukho.gov.uk/...Tide/SelectPort.aspx
Nous voilà rentrés d'Irlande où nous avons passé une grosse semaine pendant les vacances de la Toussaint.
Quelle idée d'aller en Irlande à cette époque!? 🙂
Refroidie (durablement, c'était il y a plus de 20 ans) par 10 jours de pluie ininterrompue en Ecosse en juillet (on n'a jamais vu le sommet des montagnes!), j'ai longtemps hésité avant de retourner dans ces îles exposées aux dépressions atlantiques.
Finalement en partant fin octobre début novembre, nous ne risquions pas de mauvaise surprise. S'il devait faire moche, ce serait tout à fait normal! Je m'attendais à encaisser une succession de violentes dépressions d'ouest. Autant en profiter alors pour emmener les chars à voile que nous utilisons d'habitude en Bretagne. En effet, j'avais repéré en flânant sur Google Earth plusieurs plages prometteuses.
En incorrigible optimiste, je n'écartai cependant pas totalement la possibilité d'avoir quelques heures de beau temps et ajoutai donc dans le camping- car chaussures et bâtons de marche...
Autant dire que le programme serait chargé d'autant plus que Fred, retenu par son travail ne nous rejoindrait en avion que le 01/11.
Sam 25/10
12h00, enfin les enfants (Caroline 15 ans, Arnaud 13 ans et Marion 12 ans) rentrent de l'école et nous quittons aussitôt Nancy pour Quiberon chercher les chars à voile chez mon père.
Dim 26/10 Ce matin le ciel est orange, on ne résiste pas à l'envie d'aller voir le lever de soleil sur la Teignouse (c'est beau aussi la Bretagne...)
Presser F11 pour avoir le plein écran.
Après un rapide bricolage du faisceau électrique de la remorque pour harmoniser au mieux nos différentes loupiotes, nous filons vers Cherbourg.J'ai réservé un aller-retour sur le Diplomat, bateau de Celtic Link Ferries, Cie anglaise qui est la seule à cette époque de l'année à proposer des dates nous convenant. 1000 euro l'aller-retour Cherbourg-Rosslare avec c car+ remorque+ cabine avec hublot et sdb, repas inclus (4 personnes à l'aller, 5 au retour) Le départ prévu à 17h est reporté à 20h00 à cause de la météo, le bateau a pris du retard.
Pas étonnant, ça souffle fort et il pleut des cordes.
A bord, ce n'est pas la foule: qq voitures, 2 c-cars dont le nôtre et pour le reste uniquement des camions ou des voitures neuves. Le bateau est trrrès rustique, ambiance camionneur. On monte au pont des cabines par un minuscule ascenseur (4 pers) qui ne répond pas quand on l'appelle. Tout est défraîchi, rouillé, tordu, usé. Humm! Je n'aimerais pas faire naufrage avec ce rafiot, d'autant plus qu'il y a une multitude de cadenas partout pour « sécuriser » le matériel de sécurité. Tout est sous clé! Le matériel incendie, les portes étanches, les gilets, les canots... Gloups!
Nous découvrons notre cabine, spacieuse, pas surchauffée (et heureusement car on ne peut pas régler la température) mais à l'image du reste du bateau: peinture écaillée, robinets qui fuient, moquette sale, cheveux dans la douche, matelas déglingués. Qu'à cela ne tienne, il est l'heure de manger. Ambiance cantine mais bouffe roborative et correcte sans plus (quasi pas de crudités, unique dessert schtonk!) On est impressionné par l'appétit des camionneurs, visiblement tous des habitués. Une petite Nautamine là-dessus (la mer est agitée) et au lit avec les boules Quiès (ça vibre de partout!)
Lundi 27/10 On a dormi comme des souches et on se lève pour le déjeuner. Monumentâl : toasts of course mais aussi oeufs sur le plat, bacon frit, haricots sauce tomate.... On en reste aux toasts! La houle est toujours assez forte et suivant l'adage « mieux vaut prévenir que guérir » on avale chacun une nouvelle petite Nautamine et nous voilà tous rendormis jusqu'à midi, heure à laquelle on se lève pour... encore manger! Finalement entre ingestion et digestion, la traversée passe assez vite. Ce repas de midi n'aurait pas du avoir lieu si nous étions arrivés à l'heure mais le bateau a encore accumulé du retard et nous débarquons finalement à Rosslare à 17h avec 5h de retard. La nuit va tomber à 17h30. Il fait beau.
Cap sur la côte ouest.J'ai regardé la météo avant de partir et le vent devrait être de secteur nord pour les prochains jours. Cela réduit le choix des plages pour faire du char mais celle de Brandon Bay dans la péninsule de Dingle devrait convenir. Les horaires de marée trouvés sur internet indiquent la marée basse pour 10h30 demain matin (ben oui, il faut de l'espace et du sable dur donc la mer doit être basse)
Bien reposée par la traversée je choisis d'avancer au moins la moitié du chemin ce soir. La route est assez pénible, non pas du fait de la conduite à G (avec un volant à G on est assez à l'aise) mais car la route ressemble à nos nationales des années 70. On se farcit tous les villages les uns derrière les autres, le revêtement est irrégulier (sans véritable trou cependant), ça tournicote. Heureusement les Irlandais sont très fairplay et incroyablement patients.
Nous dormons donc près de Tipperary en « plein milieu » de l'Irlande. On se gare un peu en vrac à un départ de rando à l'entrée d'une route forestière fermée par une barrière (en plein sur la route quoi!)
Mardi 28/10 Je suis réveillée par le bruit d'une voiture qui essaie tout doucement de manoeuvrer pour nous contourner sans nous déranger. Ce sont 2 braves gardes forestiers qui sont confus de nous avoir réveillés. Incroyable nan cette gentillesse?! Bref, on finit la route (quelconque jusque vers Tralee)jusqu'à la Péninsule de Dingle et on arrive pile à l'heure sur la plage de Brandon Bay (10 km de long!) pour la marée basse.

On a la plage pour nous tous seuls.
Le vent est parfait.
Quel plaisir de faire du char au milieu des montagnes! A l'arrière plan, le mont Brandon, 951 m, 2ème sommet d'Irlande.
Nous voilà enfin dans l'Irlande de mes rêves avec du relief, de beaux nuages, du vent et même un peu de soleil.

Après avoir un peu hésité (mais pas trop longtemps!) je décide d'aller voir de plus près ce Connemara au nom mythique. Ça fait un peu de route mais c'est maintenant ou peut-être jamais.
Et puis sur la route du Connemara, il y a le Burren et ses cailloux et... j'adore les cailloux! Cap au nord donc en passant par le bac de Tarbert pour traverser la Shannon River.
La nuit tombe et nous roulons jusqu'au Dolmen de Poulnabrone repéré pas pour le dolmen en lui-même (il est assez...petit voire.... minable) mais pour son parking où nous allons passer la nuit.
Nous n'avons rien vu du Burren pour l'instant (bien qu'étant en plein milieu, bah oui, c'est la nuit) et j'ai hâte d'être à demain pour voir à quoi ça ressemble.
Mercredi 29/10 Il neige! Incroyable non? Bon, ça ne tient pas mais quelle surprise! Quant au paysage, ben, avec ce temps on ne voit pas grand chose mais l'atmosphère ne laisse pas indifférent.
Austère, très austère! Mais pour quelqu'un qui aime les cailloux, elle est assez mystérieuse.Pour les autres, carrément glauque!
On roule jusqu'à la mer au nord du Burren à Black Head dans l'espoir de passer sous les nuages.
« Si tu n'aimes pas le temps qu'il fait, attends 5 mn » dit un adage irlandais. Confiante, j'entraîne donc mes troupes pour une petite balade sur les limestones (hyper glissantes avec ce temps...) En effet le temps a changé : il a plu ENCORE plus fort et nous rentrons avec les pantalons trempés! Des vrais bleus de l'Irlande! Au bout du 2ème pantalon trempé dans la même journée, on est bien dressé : « jamais sans mes vêtements de pluie, haut et bas »
Burren, je n'ai pas dit mon dernier mot! On repassera te voir!
On continue la route en passant par Galway, dont nous ne verrons que les innombrables ronds-points. La route a enchanté les enfants (euh... moi aussi...) : pour égayer les journées de pluie, les Ponts et Chaussées irlandais ont eu la gentillesse de saupoudrer le réseau routier de somptueuses flaques : larges, longues, profondes, énhaurmes. Vroufff! Wouah! Super! Vas-y fonce! Pour sûr, les chars à voile sont bien rincés! Le soleil nous accueille dans le Connemara et nous découvrons émerveillés le Joyce Country.

On voudrait pouvoir s'arrêter tous les 100 m pour prendre le temps d'admirer le paysage,

faire une photo, admirer un arc-en-ciel.
Oui mais voilà : il n'y a quasiment pas de possibilités de se garer. Grr! Frustration!
On fait une petite balade près des Aasleagh Falls

Demain il devrait faire beau et j'ai bien envie de grimper sur le Croagh Patrick, montagne sacrée pour les irlandais, située dans le Murrisk. On s'en rapproche au maximum avant de trouver un coin au bord de l'eau pour la nuit.
Jeudi 30/10 En quelques km de route, nous sommes au pied de la montagne. Il fait beau!
Nous attaquons la montagne par sa face nord, tout droit (à l'irlandaise quoi!) Le sentier est évident car cette montagne attire des milliers de pèlerins en juillet.
Les 763 m du Croagh Patrick sont chapeautés de nuages presque en permanence. La grimpette, à l'ombre, est assez ingrate. Nous parvenons jusqu'au col

mais le vent est si fort que nous renonçons à « l'assaut final », trop dangereux.
La vue vers le nord sur la Clew Bay et Achil Island est superbe.
Quel dédale!
Nous prenons ensuite la route vers Roundstone en passant par Westport puis la N59 puis par les Maumturk Mountains via la très belle Inagh Valley.




Roundstone vanté par le LP est quelconque, visite en 10 mn chrono. Route vers Clifden, joli village assez encombré (ça doit être terrible en été) : nous parcourons la Sky Road, route panoramique dont la partie sud est la plus spectaculaire.
Une quinzaine de km enfin jusqu'au Parc National du Connemara où on s'installe pour la nuit.
Vendredi 31/10 Très belle rando dans le parc national du Conemarra jusqu'au sommet du Diamond Hill.

Il est encore très tôt et nous avons la chance d'apercevoir une famille de cervidés (enfin un bout!).

Vue sur la baie de Ballynakill Harbour.

Quel plaisir de pouvoir s'approprier un peu de cette belle nature en s'y promenant à pied.

C'est un festival d'arcs en ciel!

Du sommet on a une vue imprenable sur Kylemore Abbey (que nous ne visiterons pas) et surtout les Maumturk Mountains, territoire très sauvage et difficile d'accès (Le sol est extrêmement humide et irrégulier. Impossible de marcher en dehors des sentiers aménagés. C'est un peu frustrant! )

Cette journée sera la plus belle de notre voyage
avec une séance de char à voile d'anthologie
l'après-midi sur la plage de Ardnagreevagh sur la côte nord du Connemara.







Oui, c'est un peu salissant!

Une lumière incroyable, des grains terribles, des arcs en ciel à la pelle, dans un décor de rêve sur une plage immaculée! Inoubliable!
Bon, la marée a fini par remonter

et on reprend la route vers le sud et... le Burren derechef!
On emprunte une 2ème fois la très belle R344 le long du Lough Inagh puis on repasse par Galway (1h de bouchon, ce soir c'est Halloween) et nuit à nouveau dans le Burren près du dolmen de Poulnabronne.
Petite déception avec Halloween: certes on a vu plein d'enfants déguisés mais peu de maisons décorées. Peut-être un effet de la crise. A propos de maison, il y a un nombre incroyable de maisons toutes neuves inhabitées, à vendre, souvent très cossues. Encore un effet de la crise?
Samedi 01/11 Il fait.... beau! On passe en plein dans le Parc National du Burren (via Carran) : paysage bucolique moins austère que dans le coin de Black head (on n'est pas allé vers les Cliffs of Moher)
On se balade un peu sur cette colline coupée par un chemin cerné de 2 murets parallèles.
Les enfants s'amusent à distinguer les murets qui ne servent à rien (construits pendant la Grande Famine pour faire gagner qq cents aux plus pauvres) de ceux qui servent encore aujourd'hui d'enclos pour le bétail.
Se balader dans les prés est très casse-g... car la végétation recouvre les fissures de calcaire et on ne sait jamais trop où mettre les pieds. Marion a failli ne jamais récupérer sa chaussure coincée au fond d'une de ces innombrables fissures.


Il est temps de repartir car Fred arrive à 16h au Kerry County Airport près de Tralee. Grâce à un bouchon à Castleisland à cause de la foire agricole, nous apparaissons juste au moment où il sort du petit aéroport et il saute dans le camping car.
Nous arrivons à la nuit tombante à la plage de Brandon Bay où nous avions déjà fait du char. On est dimanche et il y a du monde : 3 voitures! 2 surfeurs en profitent jusqu'à la nuit noire. Brrr! Des courageux! En remontant la plage, ils ramassent quelques débris en plastique déposés par la marée montante et les posent sur un tas près du parking. Bravo!
Dimanche 02/11 Temps couvert le matin on retourne à Camp puis on prend la route N86 jusqu'à Dingle. Joli village mais tout est fermé en ce dimanche matin.

Port de pêche avec quelques bateaux de taille moyenne (on 'a pas vu beaucoup de pêcheurs sur la côte ouest...)







On continue sur le Dingle Ring,
le ciel se dégage alors qu'on arrive à Slea Head. Vue sur Great Blasket island.
On grimpe sur la colline.

Chef des rouges. Equipe des bleus...

Le vent est toujours de secteur nord, on trouve la route jusqu'à la plage de Murreagh

mais le vent est un peu faible, dommage.
On reprend la route R559 jusqu'à Dingle : qq boutiques près du port sont ouvertes, on fait un peu de shopping.
On décide de se rapprocher de Iveragh Peninsula pour demain.
Lundi 03/11 Au lever du jour, nuages en strates à mi-hauteur. On tente la montagne : direction le Gap of Dunloe.

On est en plein dans les nuages, c'est assez mystique. Il doit y avoir plein de leprechauns dans ce coin-là, du moins hors saison car nous ne verrons personne à part en cheval empêtré dans sa clôture métallique que nous avons « sauvé! ».
Super! Le temps se dégage! Le plus haut sommet d'Irlande, le Carantuohill (1038m) apparaît!

Cherchez l'intrus!

Verte Irlande!



On a bien fait de tenter la montagne.
On arrive sans l'avoir vraiment cherché près de Upper Lake dans le Killarney NP :

très (vraiment très) belle balade le long du lac.
On voit des biches à plusieurs reprises.
Chance insolente avec le temps!

On jubile! (attention aux moustiques en été, il y en a encore pas mal, un peu endormis heureusement!)

On finit par retrouver notre route au milieu des tourbières (moins nombreuses que dans le Connemara)

on passe ensuite par Moll's Gap puis on rejoint la côte sud du Ring of Kerry au niveau de Kenmare : quelconque jusqu'à Caherdaniel. Le bout de la péninsule est plus beau surtout le Ring of Skellig.

Temps parfait. Les Skellig Islands dégagent une atmosphère vénéneuse fascinante!


Plutôt que de terminer la boucle du Ring of Kerry on préfère repasser par le centre de la péninsule et les montagnes.

L'éclairage est superbe avec le soleil couchant dans le dos.

Nuit sur le haut plateau après le Ballaghisheen Pass.
Mardi 04/11 Petit coup de stress au démarrage : impossible de passer la première. Il faut arrêter le moteur pour y parvenir. Ça merdouille aussi pour les autres vitesses. Glups. On doit prendre le bateau ce soir à 20h00 à Rosslare, à l'autre bout de l'Irlande! Une fois le moteur chaud, ça va un peu mieux. Finalement après une imposition des mains sur la pédale d'embrayage, Fred résoud le problème. Ouf! Pourvu que ça dure! Temps gris, route via Cork superbe (je parle du macadam, pas des paysages assez quelconques). La route est financée par l'UE.... On arrive en fin de journée à Wexford. 3 km au nord se situe la Wexford Wildfowl Reserve: site ornithologique très bien aménagé et gratuit. On y a vu pas mal d'oiseaux mais la pluie et la nuit tombante ne nous ont pas facilité la tâche. Une bonne adresse en tout cas en attendant l'heure du bateau. Nous quittons l'Irlande presque à l'heure et arrivons à Cherbourg le
Mercredi 05/11 avec 2h de retard. Il est 17h30. On arrive à Nancy Jeudi 06/11 à 2h du mat après 700 km de routes voluptueuses, onctueuses, fluides, limpides....
En conclusion: Des paysages superbes à la hauteur de nos espérances. Une météo favorable mais des journées très courtes (7h30-17h30) à la Toussaint. Routes hyper fastidieuses souvent et vraiment frustrantes car on ne peut que très rarement s'arrêter. Ne pas rater les quelques parcs nationaux pour ceux qui veulent un peu marcher à pied car sinon c'est le parcours du combattant. On n'a pas vu beaucoup d'oiseaux (sans vraiment les chercher c'est vrai....) : question d'époque? Pour ceux qui voudraient faire les « Ways » (Dingle Way, Kerry Way, Burren Way ): bien planifier le parcours car il nous a semblé qu'ils suivaient assez souvent la route! Beaucoup parlent de visiter l'Irlande à vélo: ça me semble assez suicidaire! Les routes de campagne sont bien sûr très étroites mais surtout bordées de hautes haies qui viennent à l'aplomb de la chaussée donc risque énorme de se faire percuter par une voiture au détour d'un virage! Un regret : pas de soirée pub mais on ne peut pas tout faire en si peu de temps!
Carte générale de l'Irlande Ouest

Quelques liens :
Site sur l'Irlande très complet : http://www.terresceltes.net/-Irlande-.htmlCarte interactive (merci Simon!) : http://ims0.osiemaps.ie/...mp;ecom=S1&user= Vent en Irlande : http://www.windfinder.com/...t_uk_ireland_akt.htm Randonnées en Irlande : http://homepage.tinet.ie/~eoindelaney/ Marées : http://easytide.ukho.gov.uk/...Tide/SelectPort.aspx
Faire la White Rim Road à Canyonlands National Park English translation pending
Bonjour à tous.
Je souhaite faire la White Rim Road (Canyonlands NP) l'été prochain.
Est-ce que ceux d'entre vous qui l'on déjà fait peuvent me donner des infos, des conseils, des liens, ... tout ce qui pourrait m'être utile pour m'organiser.
D'avance merci à tous et bon week end.
Jean Michel.
Recherche informations sur l'utilisation du GPS au Maroc English translation pending
Bonjour.
Nous avons l'intention de partir fin janvier 2009 pour un circuit au Maroc, en camping-car. Nous avons un GPS GARMIN Nüivi 350 et espérons pouvoir l'utiliser là-bas.
Mais, je n'arrive pas à trouver de carte du Maroc pour la navigation. J'ai bien trouvé une carte TOPO sur SD, mais elle ne peut en aucun cas servir à la Navigation, seulement à se localiser (ce qui est déjà pas mal...).
Merci de me répondre si vous avez une solution ou des "tuyaux" à ce sujet.
Cordialement.
PS : faut-il déclarer le GPS en douane ?
PS : faut-il déclarer le GPS en douane ?
Votre top 5 en Asie du Sud-Est? English translation pending
Bonjour à tous!
Mon ami et moi préparons un voyage autour du monde et souhaitons consacrer plusieurs mois à l'Asie du sud est. Nous en sommes au début de notre réflexion, donc nous ne savons pas trop quel itinéraire nous allons prendre.
Ma question est donc simple : quels sont vos endroits préférés en Asie du sud est? d'après vos expériences de voyages, quel est votre top 5 ? ou votre top 3 ?
J'attends vos r��ponses nombreuses! Merci!
Céline
Mon ami et moi préparons un voyage autour du monde et souhaitons consacrer plusieurs mois à l'Asie du sud est. Nous en sommes au début de notre réflexion, donc nous ne savons pas trop quel itinéraire nous allons prendre.
Ma question est donc simple : quels sont vos endroits préférés en Asie du sud est? d'après vos expériences de voyages, quel est votre top 5 ? ou votre top 3 ?
J'attends vos r��ponses nombreuses! Merci!
Céline
Passer huit jours à Phuket, Koh Phi Phi, Koh Samui, Ko Pha Ngan ou Koh Tao? English translation pending
Bonjour,
je prépare un voyage avec ma cherie en mars, 10 jours en thailande. 2 j à Bangkok + 8 j ds les iles . Je pensais koh samui, puis koh tao ? Ou phuket, phi-phi ???
😕🤪 Je sais pas quoi faire
je prépare un voyage avec ma cherie en mars, 10 jours en thailande. 2 j à Bangkok + 8 j ds les iles . Je pensais koh samui, puis koh tao ? Ou phuket, phi-phi ???
😕🤪 Je sais pas quoi faire
Où aller pour voir les animaux sur la côte ouest des États-Unis? English translation pending
Quoi voir et où se rendre pour voir les animaux sur la côte ouest des usa?
Je pense entre autre aux Lions de mer? aux ours? et encore...?
Je pense entre autre aux Lions de mer? aux ours? et encore...?
Notre "Ruée vers l'Ouest" septembre 2008 English translation pending
Après avoir dévoré les carnets de voyages ouest USA avant notre départ et qui nous ont franchement bien servi a l' élaboration de notre propre voyage on avait envie de vous raconter également nos impressions sur notre road trip de Septembre 2008 !
(Désolée d'avance si vous trouvez que je rentre trop dans les détails mais c'est ma manière a moi aussi de conserver nos souvenirs !!!)
Nous tenions à remercier déja tous les membres de VF qui ont répondu à mes nombreuses sollicitations dans la rubrique Amerique du Nord et pour leur aide précieuse, désolée pour ceux que j' oublie mais un très grand merci à tous et en particulier à : Vnoa, Laurence49b, Sedonax, Aiassa, Tripusa, Wavemaster, Jadorry, Vazyvite, Nobody et bien d'autres... à tous les "Septembriens" du post de Patrick "LeTigre" ( en espérant que tu puisses réaliser ton rêve un jour aussi !!!)et également merci aux nombreuses personnes dont les carnets ont été hyper utiles et nous ont permis de rêver avant de partir !!! et bien sur merci au super site de OUESTUSA.FR : à consulter sans modération avant de partir !!!! ( oups ...on dirait presque une remise des Oscars là 😊... Bref un grand merci à tous 😉!!!!!)
Venons en au sujet principal de ce post..... notre voyage, qui a eu lieu du 02 au 19 septembre 2008...
Voici la liste des étapes effectuées : San Francisco , Yosemite, Death Valley, Las Vegas, Zion, Bryce, région de Page, Monument Valley, Grand Canyon, Las Vegas (again), et Los Angeles. Bref... un parcours très classique avec quelques tous petits moments en dehors des "sentiers battus".
Nous en garderons un excellent souvenir, nous avons eu un temps magnifique tout le long du voyage mis a part quelques orages dans la région de Page qui ont malheureusement perturbé quelque peu notre programme...(😠grrrrrrrrr....mais nous ont apporté un petit souffle d' aventure sympa ! ).
Quant aux hotels, nous avions choisi des prix intermédiaires et n' avons jamais été deçus mis a part le tout dernier a Pasadena ( banlieue de LA) mais je noterai mes impressions au jour le jour .
Notre voiture etait un 4x4 Toyota 4runner bleu qui je l' avoues nous a fait bien peur par sa grosseur au début du séjour ( moi qui voulait un petit modèle genre toyota RAV4 mais pas plus ! ...) mais qui s'est avérée être une voiture excellente, spacieuse et hyper confortable et surtout hyper facile a conduire ! On a eu du mal à la quitter a la fin de notre trip 😕...

Commençons par le commencement :
Journée du 02/09/2008:
Départ pour San Francisco par le vol Air France de 10h15 arrivée en heure locale a 12h30 : on arrive un peu "décalqués" de ne pas avoir pu fermer l' oeil pendant le vol, trop excités a l' idée de réaliser enfin le voyage que l' on avait préparé pendant des mois !!!!
Nous avions réservé un tranfert vers le centre ville avec "supershuttle", nous sommes les derniers clients sur une petite dizaine a etre déposés devant notre hotel ce qui nous a permis de faire déja un bon petit tour d' orientation dans SFO !
Il est 15h30 lorsque nous arrivons a notre hotel : l' Adante situé sur Geary street dans le quartier des théâtres, très bien placé, un hotel sans charme spécial et un peu "kitch" mais qui reste très propre c' est le principal ! On dépose nos bagages, une petite douche salvatrice et on file direct a l' exterieur pour commencer a découvrir cette charmante ville de San francisco a pieds ( on tente d' oublier qu' il est déja plus de minuit en France mais l' excitation nous facilite bien la tâche!) .
Direction le FINANCIAL DISTRICT et ses buildings modernes ou plus anciens, premières sirènes de camions de pompiers et de voitures de flics noires et blanches qui impressionnent Cédric ( non non ce ne sont pas les jouets de ton enfance ! 😛).
Le soleil est bien au rendez-vous, il fait très chaud on décide alors d' aller voir la mer et nous poussons jusqu' au quartier de l' EMBARCADERO ou nous mangerons dans un petit fast food mexicain . Bien requinqués nous reprenons la direction du centre ville vers CHINATOWN sans se rendre compte qu'il est deja presque 18h00 et que cela fait 24h que nous sommes debout !!! Peut être est-ce la fatigue mais nous restons assez déçus par ce dernier quartier meme s'il est certes plus étendu et plus typique que le parisien on s' attendait peut etre a un peu mieux...

Nous decidons alors de nous donner un peu de repis et retournons a l'hotel apres quelques petites courses au Walgreen's du coin.
A 19h00 nous nous étalons sur le lit, 19h01 on est déja lovés dans les bras de Morphée....
Journée du 03/09/2008 :
"Tiens et si on allait voir le lever de soleil sur le Golden Gate " ??? me lance Ced, et oui il est 05h00 du mat' et malgré une nuit entrecoupée par le bruit de la machine à glace dans le couloir de l' hotel et des voisins a 01h00 du matin on est "frais comme des gardons", en meme temps il est déja 14h00 en France, logique !
Bon l' idée du lever de soleil étant difficilement réalisable a temps quand meme, on décide de sauter le petit dej' de l' hotel et on le quitte a 06h00.
Toujours à pieds, nous rejoignons la Coit Tower via Chinatown et Nob Hill ou les "lèves-tot" commencent leur "Tai-chi " sur le Hungtinton Park . Il est hyper agréable de se balader le matin dans un San Francisco a moitié encore endormi, on s' essaye aux longues avenues en montée pour atteindre le quartier de "Telegraph hills", quartier très mignon et un peu "Bo-Bo" avec vue sur Fishermann's Wharf, Alcatraz et le Oakland Bay Bridge. Le point culminant est la Coit Tower mais on ne le savait pas elle n' ouvre qu' a 10h00 et il n' est que 08h00...Tant pis on ne pourra pas y aller, mais les vues aux alentours sont tout de meme sympas !


On laisse notre petit groupe de retraités s' exercant au Tai-chi autour de la Coit pour se diriger vers Fishermann's Wharf et la Pier 39 pour un bon petit café et quelques donuts .
Ce fameux quai si touristique est vide a cette heure-ci, tant mieux nous allons pouvoir profiter de la colonie d'otaries quasi seuls ! On passe au moins 1/2 heure a observer ces "sealions" étonnement nombreux, d'apres ce qu' il etait noté ils sont plus de 300 individus à "squatter" la Pier 39 à ce jour et ne migrent plus ! Ils sont franchement marrants à regarder, à se battre pour un bout de ponton, à jouer ou à se grogner dessus !

10h00 : il est temps d' approcher ce fameux pont rouge ! Nous decidons de louer des vélos sur le quai 41 pour le traverser et rejoindre la charmante ville de Sausalito de l' autre coté de la baie et reprendre ensuite le ferry pour rendre les velos au meme endroit . Nous ne regrettons pas cette super solution pour découvrir le pont malgré les 13 kms parcourus, le soleil de plomb et les coups de soleils énormes que l' on a attrapé ( et oui on avait oublié la crème solaire on est devenus aussi rouges que le GGB 🤪... aie aie aie...) les photos que l' on a pu faire d'Alcatraz et de la baie de SFO pendant la traversée en ferry retour sont très sympas !!

13h00: Apres un petit burger au "In-n-out" bien mérité nous entamons l' ascension des Russian Hills, toujours a pieds, ça grimpe très dur mais les vues sur SFO valent le coup . Nous arrivons à la fameuse "Lombard Street" cette célèbre petite rue sinueuse et fleurie et aussi hyper touristique...

Il est environ 15h30, on est extenués, pas l' habitude de faire autant de sport mais on a déja bien rempli la journée, nous retournons a l' hotel toujours en marchant ( il existe pourtant bel et bien des bus et autres "cable-cars" à SFO pour bouger mais bon on est restés dans l' optique s' entrainer pour les petites randos qu' on fera plus tard dans les parcs ! 😛) . Nous decidons d' aller diner dans un resto indien près de l'hotel, beaucoup trop épicé mais ça change un peu des burgers !
dodo vers 21h00. Tiens ! On dirait bien qu'on commence a prendre le rythme et à s'adapter au décalage horaire ??!!
Journée du 04/09/2008:
Levés vers 07h00 et après un bon petit dej' a l' hotel nous partons toujours a pieds vers le CIVIC CENTER et ses bâtiments administratifs et son City Hall pour se diriger vers l' ouest de la ville et atteindre le très fameux parc d'Alamo Square: vraiment un des plus beaux clichés de SFO avec ses rangées de maisons victoriennes et en arrière plan le FINANCIAL DISTRICT ! (finalement la lumiere n' étant pas optimale nous y reviendons en après midi).

Direction le Golden Gate Park très mignon mais sommes un peu décus par la "petitesse" du jardin japonais que je tenais à voir, mais qui est quand meme sympa .

Nous retournons vers Alamo Square en passant par le quartier "Hippie-Trash" de Haight Ashbury avec ses boutiques bizarroïdes...

Une petite pause sur la pelouse d'Alamo Square et nous decidons finalement de prendre le bus pour la première fois pour rejoindre l' hotel, trop crevés pour marcher plus cette fois 😛.
Nous avons RDV a 19h00 en centre ville a cote de notre hotel sur O'Farell street pour recuperer notre "petite" voiture . Une mauvaise surprise nous y attend: la voiture ne nous attend pas ici comme réservé et payé a l avance et noté sur notre bon d' échange, mais a l'aéroport de SFO!!!! les boules !!! on est assez énervés car on l avait précisé 1000 fois au téléphone lors de la résa qu' on la voulait ici et pas sur la centrale de Bush Street ( car le temps d' attente pour recuperer le vehicule etait d'après ce que j' avais lu trop long là bas ) mais là, à l aéroport, c' était carrément du délire 😠 😠🏴☠️!!
Bref la femme au comptoir a été hyper sympa et nous a trouvé une solution en 5 minutes et nous a fait venir un SUV, sauf que là on a pas pu choisir notre propre vehicule et on s' est retrouvé avec un Toyota 4runner trop énorme a notre goût ... On grimpe dedans pour le garer sur le parking d' à coté (qui offre d' ailleurs de supers tarifs par rapport a d'autres beaucoup plus chers a SFO) et là c' est un peu la panique, meme pas de "owner's manual" et on ne trouve pas du premier coup la prise allume-cigares pour le GPS qu on avait acheté expres et bien sur des boutons de fonctions partout qu'on ne savait pas utiliser ..On est bien loin de la Fiat Punto là 🤪!!!!!!!
On se gare comme on peut dans le parking histoire de trifouiller toutes les commandes et voir a quoi ça sert, on trouve l' explication de la fonction 4x4 quand meme mais on flippe un peu de prendre la route avec ce "tank" dès le lendemain .. Mais pas folle la guèpe, c' est Cédric qui prendra les commandes demain pour nous sortir de SFO !!! 😉
Nous finissons la soirée dans un excellent petit resto Thai ( le "Thai Noodle") a 100 mètres de notre hotel a imaginer la suite de notre parcours, en effet demain nous prenons la route vers Yosemite !
Journée du 05/09/2008:
En route pour Yosemite !!!
On part de San Francisco vers 09h00, Ced conduit notre "tank" et moi je garde pour l' instant ma position de co-pilote mais finalement, il se sent très vite a l' aise dans les rues de SFO que nous quittons par le très grand pont du Oakland Bay Bridge .
Nous arrivons vers 13h00 a l entrée OUEST du State Parc et nous achetons notre american PASS, et là on en prend déja plein les yeux ! Nous nous arretons sur le premier point de vue a couper le souffle de TUNNEL VIEW puis on redescend doucement vers notre hotel au sud du parc : le Wawona .

Une petite mamie américaine râle derrière moi car trouve que le check-in est comme tous les ans pour elle trop long, franchement ça n' a pas pas duré plus de 10/15 minutes...
On s' appercoit tres vite, en effet, que la fréquentation de l' hotel est un mélange de cheveux blancs et de golfeurs mais le Wawona est un hotel très "cosy", plein de charme et aussi le plus ancien du parc .
Nous prenons possession de notre chambre dans un des plus grands batiments de style victorien tout en bois, une petite chambre coquette avec des photos d' époque en noir et blanc de l' hotel . Nous avions pris une chambre sans salle-de-bains mais il y a quand meme un petit cabinet de toilette, les douches et les WC sont communs a l' arriere du bâtiment et ils sont très propres .

Après quelques petites courses au grocery store juste a coté nous allons au visitor center de l' hotel pour prendre des renseignements sur le parc . Nous decidons d' aller voir les Sequoias géants de Mariposa Grove non loin de l' hotel puis remonter le parc jusque Glacier Point pour le coucher de soleil.
Les Sequoias sont exceptionnels à cet endroit, on avait le choix soit de prendre les shuttles pour la visite (mais d une part c' etait très cher et ils ne s' arretaient qu' a 1 ou 2 points de vue) ou bien de faire le petit trail à pieds et d' aller voir les premiers spécimens qui sont les plus impressionnants également.
On a choisi la marche evidemment et aucun regret pour cette jolie balade en foret, appercu de nos premiers écureuils et surtout de ces fameux patriarches impressionnants !!!

On s' appercoit alors qu' il est déja 17h30 et qu il faut vite remonter dans le parc pour aller a Glacier Point , le coucher du soleil etait vers 19h00 mais il fallait y etre vers 18h max pour voir le spectacle quand la roche prend une teinte rosée sur Glacier !
Le spectacle nous laisse sans voix, la Nature dans toute sa splendeur ...

Nous reprenons la route vers l hotel de nuit et croisons notre premiere biche sur la route qui la traverse avec une grâce et une élégance sereine ...aaahhhhh Bambi 🙂....
Le resto de l hotel est toujours ouvert vers 20h00 mais on a aucune envie d' aller s'attabler là bas après tant de douceur ( et surtout on ne sait pas comment jouer au "Bridge"... 😉). On decide de rester tranquiles sur la grande terrasse devant notre chambre au menu ce soir: Cookies, Pringles et une petite bière.. un vrai menu de sportifs dis donc!!!! 😛
Journée du 06/09/2008:
Il est a peu près 08h00, on prend un petit dej' toujours sur notre terrasse en regardant le paysage et tout a coup on apperçoit le papa de Bambi juste a coté de notre bâtiment qui vient nous rendre visite !!!!! 🙂
Ni une ni deux j' attrappe la caméra et court doucement vers lui, pas sauvage du tout il se laisse approcher pour le filmer, une dame me raconte la veille qu' elle en avait un juste sur sa terrasse ... ça parait presque surréaliste et tellement beau a regarder...
Nous quittons ensuite l' hotel avec pour programme d' aller voir les Yosemite Falls et Bridalveil Fall mais les rangers du visitor center nous confirment ce que nous pensions : les chutes sont à sec à cette periode de l' année.... Tant pis...Nous effectuons tout de meme une petite bifurcation vers ces chutes pour apercevoir El Capitan de la route et on entame direct la sortie vers la Tioga Road ...

La route est sublime, nous nous sommes arretés plein de fois et avons apperçu plein de biches et cerfs également mais aucun ours ... à mon grand regret 😕...
Les points de vues d' Olmstead Point et Tenaya Lake sont magnifiques. Je ne résiste pas a me tremper les pieds dans Tenaya, c' est quand meme idiot d' avoir oublié son maillot de bains à la maison, non ??? ... bon, l'eau est fraiche tout de meme mais c' est très agréable par cette chaleur !

La Tioga se termine trop rapidement a notre gout, on arrive à la fin du parc sur la toute petite bourgade de Lee Vinning en face de Mono Lake . On y mangera un bon gros burger dans un resto routier typique avec ses sièges en cuir .
Il n' est que 13h00 et comme notre plan est d' aller voir le coucher de soleil sur les South Tuffas de Mono Lake on décide de pousser jusque Bodie, la fameuse "ville fantôme" qui n' était pas prévue a notre programme . La visite est sympa cependant mais cela parait réellement surfait et très "faux", ça fait presque décor hollywoodien : meme le Père Noel y a trouvé un job d'été, c' est vous dire 😉😉😉!!! mais bon c' est marrant à voir !


On revient alors vers Lee Vinning en se trompant de route, rien à voir avec celle de l' aller on se retrouve sur une "cottonwood road" toute caillouteuse et sans grand interet point de vue paysages mais fun à emprunter quand meme !
Direction les South Tuffas, persuadés de pouvoir réaliser des clichés magnifiques au soleil couchant avec des teintes roses comme on en avait vu sur des photos, nous attendons jusqu'a ce qu' il fasse quasi noir mais la couleur n' est jamais venue...( peut etre est-ce comme ça au "sunrise" ? 😊) .Ces concrétions de sel et de calcaire sont impressionnantes quand même et très jolies .


Nous reprenons la route pour Mammoth Lakes situé a environ 40 minutes et ou nous avons réservé la nuit au "Quality Inn".
L' hotel est sympa la chambre est hyper grande et bien equipée ( micro-ondes, frigo etc...), la station de Mammoth est une station de ski assez cotée apparement il y a plein de restos et de boutiques mais il y fait vraiment frais le soir. On a vraiment pas faim de toutes facons, on s' achetera juste de quoi grignoter un petit truc et revenir le manger dans notre chambre et faire le plein d' eau pour traverser la Vallée de la Mort demain et rejoindre Las Vegas .
Journée du 07/09/2008:
Journée traversée de la Death Valley !!!
Nous quittons l' hotel vers 08h00 apres un bon petit dej' . Pour une fois je conduis et en effet on se sent vite à l'aise sur ces larges routes américaines : même pas peur !!! On est vite refroidis par un accident assez méchant aux alentours de Big Pine qui vient d' arriver j espère que les personnes impliquées s' en sont sorties ils avaient l' air en très sale état 😕...
Nous arrivons a DV vers 11h00 et sommes assez surpris par les paysages et surtout les reliefs montagneux !
On a failli louper le bureau des rangers pour passer notre American Pass qui est en fait un assez grand cabanon sur la gauche de la route, on s' attendait bêtement à la petite guérite habituelle au milieu de la route... On comprend vite l' utilité de leur espace plus grand et surtout CLIMATISE un peu a l' écart de la route : il fait plus de 40 degrés a l' ombre dehors et comme il n' y a pas d' ombre c' est évident....
Le ranger nous donne notre petit "sticker" à coller au pare-brise et on continue la route en passant devant les magnifiques "Sand Dunes" et on finit par "Zabriskie Point", ce dernier point de vue est sublime !

Mais on se demande comment et surtout pourquoi certains choisissent de passer plusieurs jours ici au milieu des cailloux il fait vraiment trop chaud pour faire quoi que ce soit dans cet enfer, mais bon chacun ses gouts 😉!...
Au bout de 2 heures de route tout en étant encore a 35 kms de "Sin City" on apperçoit déja les premiers hotels et la Tour de la Stratosphère, petit coup de "speed" sur les voies rapides, on est bien loin des petites routes de Yosemite ! Ca ressemble plus au periph' parisien avec 2 fois plus de voies ( Ced avait repris le volant entre temps heureusement! 😉).
Nous arrivons enfin au LUXOR et après 1 bonne heure de queue au check-in nous prenons possession de notre chambre au 9ème étage dans la pyramide, chambre assez "vieillotte" et plutôt sobre .. Nous décidons ensuite d' aller nous balader sur le Strip et passons devant tous les hotels les plus connus, le Paris, le New York, le Venetian, le Caesar Palace, le Bellagio ....
Bref on hallucine bien sur la folie de cette ville, un vrai "Disneyland pour adultes" qui porte bien son nom de "Sin City " : on peut en effet boire sa bière dans la rue ou fumer a l' interieur de presque tous les bâtiments, certaines serveuses ont des tenues ridicules parfois hyper vulgaires ( les pauvres...)
On te distribue dans la rue des petites cartes pour te faire livrer une call-girl dans les 10 minutes (plus rapide qu une pizza ! )..bref une ville de dingues mais amusante à voir 😏!...


Nous "filons" sur le vieux Las Vegas en prenant le bus " Deuce " qui s'avère être aussi lent qu' à pieds ou alors on est tombé sur un chauffeur endormi voire bourré ??!!! 😠
Nous arrivons ( enfin! ) sur Fremont street et ses vieux casinos mythiques (4 Queens, Golden Nuggets) et on décide quand meme de s'essayer un peu aux jeux, à nous deux on recoltera 35 dollars, pas mal, mais evidemment pas de quoi se rembourser le voyage faut pas rêver 😛!
Nous assistons au spectacle sons et lumières de "Fremont Experience" cela dure à peu près 5 a 6 minutes sur le thème du groupe "Queen" : sympa ! On dine dans le Steak House du Fremont Casino: plutôt correct ....
Il fait toujours 39 degrés dehors on est un peu "saoulés" par le bruit et la foule on décide de retourner a l' hotel toujours avec ce satané "Deuce" 😠 que l' on quitte devant le Bellagio car il n'avance rééllement pas ...

On assite au spectacle des fontaines qui est magnifique et on rentre faire dodo, il est 1 heure du matin.
Journée du 08/09/2008 :
Nous partons du Luxor vers 09h30 apres un bon petit café et des muffins au Nutella au "7eleven" du coin nous quittons LV pour rejoindre la petite bourgade de Glendale entre Zion et Bryce où nous allons passer 2 nuits.
La route est longue et sans grand interêt mais une fois arrivés aux abords du parc de Zion nous sommes époustoufflés par la beauté de la Scenic Drive et de ses couleurs ocres, rouges et blanches malgré quelques nuages qui assombrissent un peu le paysage...

De très beaux points de vue jallonnent la route assez montagneuse et nous donnent envie d' explorer le parc plus profondemment mais nous avions choisi de le traverser uniquement, faut bien faire des choix dans la vie ... qui sait on y reviendra peut etre ???
Nous arrivons a Glendale vers 17h00 en comptant le changement d' horaire + 1 heure, nous sommes en Utah . Glendale est un petit bourg complètement "paumé" en pleine nature, nous arrivons au Smith Hotel B&B le long de la route, contraste direct avec Las Vegas mais ça fait du bien de se retrouver au milieu de la verdure dans un petit hotel familial entouré d' un verger !!!
Rochelle, la maitresse de maison nous accueille avec le sourire nous parle un peu de la région et nous recommande la région de Grand Staircase Escalante puis nous accompagne à notre chambre, coquette quoique un bon brin "kitchouille", mais avec un VRAI lit king size on entend les grillons et les grenouilles chanter dehors, quel calme et quel bonheur !!!!Nous profitons de sa laverie pour faire un brin de lessive, pas grand chose a faire ici mais c' est tellement agréable ...
Nous allons manger vers 19h00 au "Buffalo Bistro" juste a coté qui ferme a 20h00 : le SEUL resto du coin ou nous avons passé la meilleure soirée de tout notre séjour !! Les patrons sont drôles et hyper chaleureux, le resto est décoré façon country western avec des panneaux a l' exterieur " hot beer and bad service, please come in ! "ou "don't go in there, they're crazy!". Voyant que nous "scotchons" sur les dizaines de petits colibris qui "volettent" au dessus de la terrasse, la patronne me file une petite brochure sur ces fameux " humming-birds" et me donne des explications sur les petits "mangeoirs" installés pour les attirer, pendant que Ced court chercher son appareil photo resté a l hotel.

On a super bien mangé, au menu barbecue de "buffalo ribs" et "boar ribs" ( cotelettes de bison et de sanglier) sur un lit de légumes du jardin ( enfin des légumes 😎 !!) on se régale !
Nous finissons la soirée a plaisanter avec le patron sur sa terrasse, aux fourneaux, devant son barbecue qui s'amuse à accueillir les nouveaux clients par des "tiens, encore de nouvelles victimes !!!", et à s' émerveiller de ses légumes "bios" aux formes "explicites", bref, une super soirée !!

Nous rentrons repus et très contents dans notre chambre malgré les nuages qui se profilent a l horizon et les goutelettes de pluies qui commencent à nous inquieter, c' est surtout pas dans cette région qu'il devait pleuvoir !!!! 🤪....on verra bien demain ...
Journée du 09/09/2008 :
J' etais persuadée qu' il avait plu toute la nuit avant de réaliser que c' était le bruit de la fontaine dehors .. Ouf !! Mais le ciel est quand meme assez chargé ce matin malheureusement 😕😕....
Oups.... On a oublié de changer l' heure de nos reveils et on descend pour le merveilleux petit dej' maison préparé par Rochelle vers 09h00 au lieu de 08h00 comme prévu, on enfile vite fait notre part de gateau aux blueberries fait maison et une bonne tasse de café pour filer a Bryce !!!
Rochelle nous previent heureusement qu' il peut faire froid là haut voire neiger parfois même en septembre ! On prevoit du coup des vêtements chauds, elle a bien fait en effet de nous prévenir il fait vraiment frisquet par temps de pluie !

Nous atteignons le premier point de vue : SUNRISE POINT vers 11h00, très joli puis nous décidons de rallier SUNSET POINT et commencer les deux petits trails de Navajo loop et Queen's Garden qui nous prendrons environ 2h30 bout à bout, on y croisera plein de petits "chipmunks" et de beaux corbeaux .

On a bien fait de le faire dans ce sens quand on voit les gens remonter Navajo loop pendant que nous le descendons, ça paraît plus dur quand même dans l' autre sens !!!...

Nous subissons nos premières gouttes de pluies en 1 semaine mais sommes de plus en plus enchantés au fur et a mesure de la beauté de cet amphithéatre naturel géant. Je me découvre d' ailleurs une phobie que je ne me connaissais pas dans ce parc : le vertige, qui va malheureusement bien m' handicaper tout au long du séjour et plutot m' énerver, mais il a fallu faire avec 😠....

Nous finissons le trail vers 14h30, un petit gôuter muffins-nutella plus tard et nous enchainons en voiture tous les points de vue ( à peu pres 7 en tout) sous une pluie désespérante...
C' est finalement vers 18h00 que le plein soleil revient !!! Pile au bon moment pour le sunset 😎😎😎!!! Ced fait crépiter l' appareil photo et s' approche dangereusement des falaises, "à l' aise blaise ", pendant que je reste en retrait derriére les barrières sécurisantes pour filmer .. des vrais "japonais" !!!

Nous profitons du spectacle jusqu' à la tombée de la nuit et nous arrêtons diner dans un resto sur le bord de la route assez "graillon" qui ne nous laissera pas le meme souvenir que la veille, ça c' est sur !
Il est 22h00 lorsque nous arrivons a l hotel Smith avec le sentiment d' avoir bien profité de cette superbe journée malgré la pluie.
Journée du 10/09/2008 :
Réveil à 07h00 ce matin, ce coup ci on prend le petit dej' à l' heure avec tous les hotes de l' hotel ce qui nous vaut une discussion très sympa avec un couple d' Australiens avec qui on échange nos impressions de voyage : ils nous racontent Zion et on leur parle de notre projet pour le surlendemain : Coyotte Buttes North ;on leur montre quelques images sur le guide "Photographing The Southwest" ce qui les fait bien rêver mais ils n' en avaient jamais entendu parler !!!
On attend que ça de notre coté avec impatience aussi mais on flippe un peu, la pluie ne se calme pas apparement 🤪 ...
Vu le temps, nous quittons Glendale (qui nous laissera un excellent souvenir) par le sud, notre projet étant d'emprunter la Cottonwood Canyon road et rejoindre Page et le Lac Powell et profiter de cette fameuse "dirt-road" ce jour là... On ne l' empruntera donc pas par le nord mais on s' y essayera par le sud si le temps s' arrange...
En arrivant vers Page, nous nous arrêtons à la Paria Contact Station pour voir si elle est "praticable", le Ranger nous la déconseille meme avec un 4x4 et nous dit qu' il n' envoit personne en ce moment là bas, trop boueuse et assez "défoncée" d' après lui... On suit donc ses recommendations malgré la déception mais on lui demande quand meme si on peut la prendre un peu pour bifurquer sur la BLM 431 pour les Whawheap Hoodoos, étonnement il n' a pas l' air contre ... On décide donc de tenter l'aventure malgré un ciel un peu "gris" !
Nous commençons à faire quelques miles et croisons une voiture "classique" qui sort de la Cottonwood... je décide de leur demander d'où ils viennent, ils abaissent leur vitre me répondant presque "nauséeux" et limite "verdâtres" qu'ils arrivent de Bryce et que la route est horrible a faire et nous recommandent de rebrousser chemin...

On décide quand meme tétus comme des mules de tenter les whawheap avec prudence ...Après 6 miles parcourus, un éclair ENORME suivi d' un coup de tonnerre tonitruant nous stoppe direct dans notre élan, on a que le mot "flash flood" a l' esprit et aucune envie de rester coincés dans la voiture ici !!!!!!!!!!
On rebrousse chemin tous "penauds" et on dévale les 6 miles déja parcourus a toute vitesse pour retrouver enfin le bitume: OUF !!!!! 😛
On s' accorde une petite consolation avec le trail des "Toadstools Hoodoos" juste en face de la Paria Contact Station là au moins ça se fait à pieds et le ciel nous offre de belles "éclaircies" !

Nous atteignons le site principal des hoodoos apres 3/4h de marche sympa, commencons l' exploration lorsqu' un orage de grèle nous tombe dessus à nouveau, on a rien vu venir cette fois!!!
On va vite s' abriter près des gros rochers au fond et on sort les ponchos pour protéger la caméra et l' appareil photo, la terre que l' on croyait dure sous nos pieds se disloque en boue rougeâtre 😮😮😮... gloupssss 🤪.....Je vous laisse imaginer la scène: on avait l' air de 2 "Télétubbies" verts roulés en boule près des rochers les pieds dans la gadoue !!!

On flippe un peu a nouveau car en 5 minutes à peine, 3 ou 4 cascades se forment en hauteur des falaises où nous étions abrités 🤪🤪🤪, bon pas énormes, mais suffisantes pour nous impressionner !!!!! La pluie se calme enfin, on recule doucement vers les hoodoos en glissant sur la terre boueuse, on se dit qu' il est grand temps de repartir a la voiture sans en demander plus !!!
Sur le chemin du retour on se retape encore des coups de flippe à glisser sur le sol boueux et on arrive enfin sur le parking content de retrouver le "cocon " rassurant de la voiture : re-OUF!!!! 😛....
Bon cette journée n'est décidement pas la notre, nous allons à Page pour le check-in a l hotel "Days-Inn".
Nous décidons d' aller du coup faire quelques petites courses au Wall-Mart juste à coté pendant un énormissime orage qui nous bloquera dans le centre commercial une petite heure ....🏴☠️
Vers 16h le temps revient au beau fixe et nous decidons de faire quelques points de vue sur le Lac Powell ( Scenic View, Lone Rock..).

Nous finissons par le magnifique et majestueux Horseshoe Bend sous quelques petits nuages mais qui offrent de beaux rayons de soleil. Evidemment je ne peux pas l' approcher mais reste en retrait à 5 mètres environ ( et oui on fait ce qu' on peut!!! 😊 ) en train de maugréer contre ce maudit vertige pendant que Ced réalise de beaux clichés au bord de la falaise...L' endroit est sublime !!!

Nous rentrons a l hotel vers 19h00 apres un petit "Burger King" et dodo en priant Mère Nature pour qu' il fasse beau demain, car demain c' est "THE WAVE" nous avions gagnés nos permis quelques mois avant sur internet on ne pouvait absolument pas louper ça !!!!!
Journée du 11/09/2008:
On a décidé de s'attaquer au point fort de notre séjour à la "fraiche", on se réveille vers 05h30 du matin, on engloutit un petit dej' guargantuesque à l' hotel pendant que la TV repasse des images des cérémonies du 11 septembre ...
Il nous faut prendre des forces pour ce trail de presque 10 kms A/R ! Heureusement dehors il fait super beau pas un seul nuage a l horizon: SUPER !!!!!! 😎😎😎
Nous arrivons au parking de Wire Pass vers 07h30 et entamons le chemin, plusieures personnes présentes sur le parking nous "larguent" très vite on ne les retrouvera qu'en haut....On décide quant a nous d' y aller doucement et prendre notre temps, c'est pas une course de vitesse !
On signe le registre, le début est dur, très dur, ça grimpe, c' est sableux et il commence a faire très chaud, nos sacs sont lourds car on a bien pris soin d'emmener nos 4 litres d' eau par personne ( hyper necessaires : on a fait que boire !!!) de temps en temps on croit entendre des petites maracasses, des rattlesnakes 🤪???

Mais les paysages aux alentours sont déja magnifiques presques surréalistes et compensent par leur beauté la difficulté du trail (à notre niveau de randonneurs "presque du dimanche" bien sûr 😛!... ). Les cartes du BLM sont hyper précises et la végétation sur les photos ne change que très peu, pour se repérer il suffit également de suite les "cairns" laissés par les précédents randonneurs et également suivre les traces de pas dans le sable!
Après quelques petites pauses, 1h45 de marche et après une ultime montée ( une vraie tuerie celle-ci! 😉) nous atteignons enfin le St Graal....
Le Paradis des yeux et des photographes, et nous tombons en extase devant ce trésor caché de l' Ouest américain, surement un des plus beaux endroits du globe !!! Il n' y a pas de mot pour décrire avec justesse la beauté de ce site ....

Il est 10h00, la luminosité est excellente et nous sommes déja une dizaine sur les 20 personnes autorisées par jour, l' appareil photo et la caméra surchauffent, et on apprécie le calme et la grandeur de ce lieu presque secret et hors-normes ....

Nous explorons pendant 1h30 un peu autour du couloir principal de "The Wave" jusque Second Wave et son Hamburger Rock, les Brainrocks et ses rochers colorés et indescriptibles de par leur forme et leur beauté mais nous en resterons là uniquement ...

*
Ced commence a souffrir de son genou (fragilisé par une ancienne blessure) et je suis bien vannée aussi mine de rien, tant pis pour Top Rock et Sand Cove....On en a déja vu BEAUCOUP ! (avec mon vertige je ne serai pas allée bien loin de toutes façons....).D' autant plus que les nuages commencent à arriver et que nous tenons à retenter les Wahwheap après...
Nous reprenons doucement le chemin du retour en croisant les derniers "chanceux" du jour qui arrivent également exténués sur le site ! Le chemin retour est un peu plus facile on signe le registre à la sortie et nous atteignons notre 4x4 vers 13h00. Ced a trop mal au genou et se sent incapable de marcher à nouveau pour les fameux hoodoos en meme temps on est épuisés ...Tant pis va falloir les oublier ceux là 😕!....
Du coup on essaye de retenter de voir un peu de la Cottonwood quand meme mais elle est vraiment défoncée et le tour de "montagnes russes" 🤪 qu' on s' inflige nous "sâoule" direct nous n 'irons vraiment pas loin malheureusement avant de rebrousser chemin ....
Nous rentrons à l' hotel nous poser un peu et ressortons le soir venu au "Dambar grill" un petit resto en terrasse dans Page pour un bon plat de pastas, une fois n'est pas coutume...
Nous rentrons a l' hotel vers 21h00 completement HS... mais la nuit sera remplie de beaux "wêves" !!!! 😛
Journée du 12/09/2008:
Aujourd'hui une autre merveille de la nature au programme : Antelope Canyons !
Nous nous rendons au parking d' Upper Antelope vers 8h00 pour réserver ce dernier pour le tour de 11h00 sans problème et ensuite aller juste en face de la route au Lower Antelope vers 08h30 .
Il n' y a pas pas trop de monde pour celui-ci surtout à cette heure et les couleurs sont sublimes, c' est un endroit vraiment magique. Nous nous retrouvons à un moment donné sans personne, on entend plus rien et on commence à se demander si on a pas loupé l' échelle de sortie finale du coup ?! Ben non elle est là, on aurait pu passer un peu plus de temps dedans comme notre jeune "accompagnateur" navajo était encore bien loin derrière ...


Tant pis il n' est qu' à peine 10h00 on patientra un peu au soleil dehors sur le parking d' Upper pour notre tour de 11h00 .
Les énormes 4x4 sont là et font l' aller retour entre le parking et le slot canyon . Nous patientons avec une quarantaine d' individus et sommes dispatchés avec nos guides respectifs, nous tombons avec une Navajo hyper sympa qui a l' air d' être un peu la "chef" de toute la petite troupe de guides et qui nous transporte ("transbahute" plutot😛) dans son énorme pick-up sur la piste de sable vers Upper c' est plutot fun mais mieux vaut bien s' accrocher quand meme !!!
Nous rentrons par le bas du canyon (contrairement a Lower qui se fait par le haut par des échelles ) il y a déja des tonnes de personnes 🤪 mais peu importe on le savait à l' avance de toutes façons ! Le site est également superbe et les rayons du soleil commencent à percer le canyon par endroits ...
Vers 11h45 le soleil est au zenith, tout le monde se marche presque dessus et c' est un peu la "guéguerre" entre les differents guides, ça frise parfois le ridicule entre les groupes des "photopraphes tours" et les autres mais on en rigole bien quand meme 😉, les plus belles images sont en hauteur de toutes façons!!

Pas un seul moment pour prendre un "beam light" en photo en entier sans personne dessus...Ces deux photographes là doivent avoir la même photo que nous en sens inverse 😏 !!! :

Mais on parvient à faire quelques clichés quand même, peut être un peu trop sombres dans Upper n' ayant pas de trépied 🙁....
La guide nous laisse à la fin du canyon le choix de patienter avec elle une quinzaine de minutes après nous avoir expliqué comment se produisaient les "flash floods" ou bien de retraverser par nous meme en sens inverse le canyon et de se retrouver devant . Nous optons pour la 2ème solution et avons tenté de reprendre quelques clichés en faisant attention de ne pas se prendre les pieds dans les centaines "tripods"....
Des deux canyons on aura quand meme préféré Lower pour sa quiétude, et il est aussi beau que Upper, sans les "beams", ça c'est certain ....mais les deux sont absolument fabuleux et à ne pas rater !!!!!
Nous partons vers 13h00 en direction de Kayenta, check- in a l hotel " Hampton Inn" après 1 heure et demi de route, un hotel très sympa et dans le style local "néo-mexicain", la chambre est spacieuse et bien décorée.
Départ pour Monument Valley vers 16h15 heure de l' Utah .
Monument Valley est LE cliché des westerns, John Wayne, Marlboro et Cie..... Encore une fois nous ne sommes pas décus mais la Vallée ne prendra réellement son ampleur qu' au coucher du soleil !!!
Nous empruntons la Valley Drive qui secoue quand même pas mal à certains endroits, j' imagine qu'avec une voiture classique ça doit pas être du gâteau parfois mais ça se fait 😛!

Nous nous arrêtons à tous les points de vues puis finissons au soleil couchant au Visitor Center en face des "Mitten Buttes", la vue est superbe on apperçoit en bas la trainée de poussière des voitures qui terminent la scenic drive ....Les buttes sont presque toutes dans l'ombre quand nous décidons de rentrer à l' hotel .

Un peu marre des "fast-food" on dinera ce soir là à l' hotel qui possède son propre resto mexicain qui vient de réouvrir après un mariage Navajo dans l' après midi : on opte pour des Fajitas au poulet servies sur des planchas encore toutes crépitantes remplies de poivrons grillés... hummmmm... trop bon !!! Et la serveuse en habit typique navajo ( et avec un strabisme déstabilisant!!😛) nous propose la spécialité locale Navajo pour le dessert : un "fry bread" à la poire confite, au miel et saupoudré de cannelle, un régal mais heureusement qu' on en a pris 1 seul pour 2, c' est énorme !! Pour la 3ème fois en 11 jours on se régale vraiment !
Journée du 13/09/2008 :
Nous quittons Kayenta vers 09h00 après un bon petit dej' a l' hotel très copieux, finalement ce bel hotel navajo nous laissera un bon souvenir contrairement à ce que nous avions lu dans les guides touristiques!
Direction le Grand Canyon rive sud !!
Nous arrivons là bas vers 14h00, bon, au début on a du mal avec l' organisation du parc, le systeme des shuttles parait en un premier coup d' oeil compliqué et surtout d'où vient toute cette foule tout d'un coup ???? On a rarement vu autant de monde dans un parc mais en meme temps on réalise qu' on est le WE !!
Le check-in se fait facilement au Best Western Grand Squire Inn de Tusayan au sud à la sortie du parc . L' hotel est grand, la chambre impeccable et tres grande elle aussi .
Nous partons faire un petit tour au bord du canyon après avoir compris les systèmes de navettes pour aller admirer le coucher de soleil a "Yaki point" qui ne se rejoint qu' en navette ( green line) .

On a la chance d'arriver parmi les premiers et on se pose a 50 cms du bord pour ne plus en bouger, bientôt rejoints par une trentaine de personnes, on a une place en or !
Tant que je ne bouge pas ça va, et le fond du canyon fait presque "carton-pâte" bizzarement ma sensation de vertige est moins puissante qu' à d'autres endroits ! "Va comprendre Charles"... enfin faut pas se leurrer quand meme... hey hey... je ne bouge pas les fesses de mon rocher!!!! 🤪
On profite du spectacle pendant presque 1 heure, la roche prend ses couleurs rouges magnifiques et le canyon disparait petit à petit dans l' ombre....
Marre aussi des "steakhouse", on dine dans un "pseudo" resto italien tenu par des sud-américains : on vous laisse deviner le résultat = mangeable mais vraiment bof ...mais une petite bouteille de vin australien nous permet d'égayer un peu la soirée ! Retour à l' hotel et dodo vers minuit...
Journée du 14/09/2008 :
Levés vers 09h00, d' ailleurs on a pas trop compris pourquoi car on était persuadés d' avoir mis nos reveils à l' heure du radio-reveil la veille et on se lève avec 1 heure de décalage par rapport à celui-ci .. Changement d'heure dans l'Etat ou effet perverse du vin australien de la veille ??? 😛....
Bref on file au petit dej' bien garni et surtout un large choix de fruits. ..ça fait du bien!!!
On prend la route vers 10h30 et nous garons la voiture à Pipecreek View pour entamer le Rim Trail sur le bord du canyon vers le Tovar Hotel, 7 bons kilometres de marche sous le soleil mais avec un léger vent frais et surtout un chemin plat et goudronné.
Jolie balade qui nous a enchantée et nous a permis d' admirer quelques fleurs sauvages et d' approcher de beaux écureuils tout du long et bien sur de magnifiques points de vue sur le canyon !

Nous arrivons au Tovar et à la "Hopi House" situés dans la partie historique du GC où nous prenons la navette bleue pour revenir au visitor center, de là changement de navette et prenons la ligne verte jusque Pipecreek view pour reprendre la voiture.
Toute la partie EST de la rive sud était fermée pour constructions ....dommage apparement il y avait des cascades et de belles vues du Colorado là bas .....
Nous nous arrêtons à Grandview, la vue est sublime d' ici aussi, un peu en contrebas nous observons une floppée de vautours ( turkey vultur ou bien urubu) ( que j 'avais pris à tort pour des Condors 🙁..) prenant le soleil perchés sur un arbre mort, certains plannent au dessus de la vallée...moment de plénitude sur cette vue sublime....qui sera vite troublé par tout un groupe de "Hell's Angels" qui arrivent en parlant un peu trop fort à notre goût 🤪....

Continuation vers Desert View, sur la route nous croisons un coyotte qui pas farouche se laisse également photographier !!!

A Desert view nous grimpons en haut de la tour pour admirer la vue puis poussons ensuite jusque Lipan Point sans y attendre cette fois le coucher du soleil.
Sur le chemin du retour nous apercevons encore beaucoup de cerfs et de biches dont tout un groupe d'une quinzaine d' individus broutant tranquilement en bord de route pendant que presque autant de voitures s' arretent pour les photographier.
Au loin on entend et apperçoit un grand mâle en train de bramer pour rassembler son "harem" et défendre son territoire, le son est très spécial et ressemble presque bizarrement au cri des baleines!!!

Emerveillés a nouveau par cette belle journée nous rentrons à l'hotel pour nous poser, bye bye grands espaces ...demain c'est Vegas et ensuite LA ...fini la nature dans toute sa beauté 😕🙁.....
Nous ne regrettons pas de ne pas avoir fait de tour en hélico finalement, on avait un peu peur d' être un peu déçus par la brièveté du vol et on a bien profité au contraire de notre petite balade à pieds !!!
Journée du 15/09/2008:
Nous quittons l' hotel vers 09h30 pour arriver après 4h30 de route au PREMIUM OUTLETS de Las Vegas ou Cedric fera pas mal d' achats mais de mon côté je ne trouve ça pas bien folichon et je n' ai pas envie de faire du shopping...
Nous avons RDV ce soir a 19h00, avec une collègue de bureau qui était sur Vegas aussi à cette période, pour diner ensemble... C' est la course en sortant des Outlets, le "periph" est en travaux, des embouteillages monstrueux et surtout on se plante de route.... Bref on arrive au MGM par je ne sais quel miracle vers 18h00...
Il n'y a personne au check-in !! miracle 😎😎!! sauf que la personne au comptoir nous redirige vers une hotesse qui nous demande de patienter dans le hall pendant 15 minutes ... On est déja à la bourre et on se demande ce qui ce passe 😐....
On nous fait ensuite un transfert vers l' annexe du MGM qui n'est autre que le "MGM Signature"!!! Très belle surprise pour nous qui avions a l'origine changé nos plans à la dernière minute en prenant Las Vegas une fois encore au lieu d' une nuit étape a Lake Havasu !!!
Pour 79 euros la nuit on se retrouve dans une suite Deluxe superbe avec une très grande cuisine aménagée, un coin salon, un lit magnifiquement grand et surtout une salle de bains immense avec un jacuzzi 😎😎😎!!!!!! On s' attendait pas à ça !!!!!

Mais notre collègue nous attend au Bellagio, on court sur le Strip pour la rejoindre elle et son mari et nous passons la soirée dans une petit resto "steakhouse" du "Miracle Mall" très beau centre commercial qui a la particularité d' avoir un plafond vouté qui représente un grand ciel bleu et quelques nuages... C'est super bien fait on s' y croirait presque et les batiments ressemblent un peu a ceux de Disney!
Ca laisse quand meme une sensation bizarre, presque d' être sur une autre planète dans une "sphère" aménagée...Au milieu du repas le tonnerre se met a gronder et quelques éclairs zèbrent le plafond, puis le bruit de la pluie arrive.... c' est vraiment une ville de fous 😉!!!!.....
Nos deux amis filent ensuite pour le spectacle qu'ils avaient réservé et nous déambulons à nouveau sur le Strip, passons à travers quelques hotels notamment le Paris qui a le meme "ciel" au plafond avec les pieds de la tour Eiffel qui ressortent dans le casino: c' est très bien fait !
Puis nous décidons d' aller voir le spectacle du Treasure Island : très grosse déception, on dirait presque le début d'un "film X" avec ces nanas qui dansent à moité nues sur un bateau et ces "chippendales" dans un bateau de l'autre coté, entre deux explosions et deux feux d' artifices ....bref assez bidon....
Il fait encore super chaud et on commence à ressentir la fatigue, on ne pense qu' à une seule chose : notre jacuzzi qui nous attend sagement dans notre suite deluxe!!! et dont on profitera un bon moment!! 😎
Journée du 16/09/2008:
09h30: Le réveil est douloureux ce matin et on a pas envie de quitter le lit douillet de notre suite....
Mais il le faut nous sommes attendus a Pasadena par mes anciens " host parents" lorsque j' étais fille au pair il y a quasi 10 ans de cela et à qui nous tenions à rendre visite !
Nous mettons les voiles à 10h30, la route est longue et sans interêt entre LV et LA mis à part le grand barrage, le "Hoover Dam", encore en construction et d' aspect assez futuriste qui attire pas mal de monde . Assez impressionnant mais les grands espaces nous manquent déja !!! .....
Nous arrivons un peu avant 15h00 a Pasadena, check-in a l' hotel Best Western Pasadena Royale et prenons possession de notre "mini-suite", on nous a apparement encore surclassé d'après le réceptionniste...
Eh bien on se demande bien à quoi doit ressembler une chambre normale dans ce cas ???... La chambre est somme toute, petite et assez "cheap", ça fait un petit peu "négligé" et la ventilation sent les égouts dès qu' on l' allume ...mais on y est que pour dormir de toutes façons!!! C' est sûr que ça calme après le luxe de Las Vegas 🤪😕!!!!
On file vers mon ancienne maison rejoindre Rich et Mary ( mes anciens "parents"), ça fait tout bizarre de conduire dans mon Pasadena après tant d'années, où toutes les maisons et avenues ressemblent presque à celles de "Wisteria Lane" dans "Desperate Housewives" ... Mais rien n'a changé sauf ma "petite" Ashley que je gardais lorsqu'elle avait 4 ans et qui maintenant est une grande jeune fille de 14 ans !!! Nous assistons à son match de volleyball dans l' après-midi et dinons tous ensemble à la maison autour d'un barbecue au bord de la piscine en ressassant les vieux souvenirs et en regardant les photos de l' époque !!! Une tres bonne soirée ça m'a fait très plaisir de les revoir et de leur présenter Cédric, nous sommes de retour a l'hotel vers 23h00...
Journée du 17/09/2008:
Nous nous levons vers 08h00 pour le petit dèj de l'hotel, franchement dégeulasse lui aussi : beurre rance et café façon "pipi-de-chat" immonde, seule les gauffres sont bonnes ! ( j'ai vraiment pas l habitude de me plaindre mais là c' etait limite quand même 🙁...)
Nous prenons la route vers downtown LA qui me parait bien plus pollué qu'il y a 10 ans on apperçoit meme pas les buildings de la freeway !!
Un petit arrêt à El Pueblo qui me parraissait bien mieux a l'époque et nous marchons vers le quartier financier en s'arrêtant au Bradbury Building .

Nous passons dans l' hotel Westin Bonaventure juste pour le fun de prendre les ascenceurs extérieurs puis retournons à la voiture. On est assez crevés déja et assez déçus par LA ...

Nous poussons tout de même vers le "Hollywood Walk of Fame " via Sunset Boulevard. Un "nouveau" centre commercial a été érigé à coté du Mann's Chinese Theater et le boulevard me semble beaucoup plus propre et plus moderne qu' il y a 10 ans !! Tant mieux ça avait besoin d' un bon coup de "décrassage" !!

On s'arrête manger un petit burger au "Johnny Rockets" du centre commercial et nous repartons vers les hauteurs d' Hollywood pour approcher au plus près du SIGN, c' est près du réservoir d'eau qu'il est le plus facile de le photographier mais la petite balade en voiture dans les ruelles minuscules des colines de Hollywood nous fait plaisir, on admire ces jolies villas colorées, et parfois avec des terrasse qui défient les lois de la gravité ...

Apres un petit saut à UCLA, un petit tour sur Mulholland Drive et plus d' une heure de bouchons pour renter à Pasadena nous repassons à l' hotel et ressortons le soir sur Old Pasadena, toujours aussi charmant ce petit centre ville 🙂... Je reconnais les petites ruelles où j' avais l'habitude de venir, mon bar à billards "le Jake's" et mon café préféré "l'Equator" ( qui est malheureusement devenu un resto asiatique "branchouille" mince moi qui revait d' aller y prendre un petit café !!). Nous dinons au "Twin Palms" ( l' ancien resto de Kevin Costner qui l 'est peut être toujours d'ailleurs je ne sais pas..) et rentrons à l hotel...
Journée du 18/09/2008:
On quitte le Best western vers 10h30 après avoir fait l'inventaire des valises, en effet c' est le jour du grand départ !
Nous passons la journée à flâner sur la plage de Santa Monica et sa Pier et on se balade vers Venice Beach et son ambiance un peu "hippie-trash" . Un petit verre en terrasse et on décide de quitter Pamela qui scrute l'horizon avec sa bouée rouge, pour prendre la direction de l'aéroport ...

Il n'est que 17h00 a peine et notre avion ne décolle qu'à 23h00 mais on a envie de se poser ... Nous longeons la côte en passant par Marina Del Rey .
Contents d' avoir passé du temps sur la plage et repris quelques couleurs .. Ca nous a permis de nous réconcilier un peu avec LA que Ced avait trouvé "bof" hier.. Je suis de son avis! j' avais pris plaisir à y vivre pendant mon année au-pair, mais dans la banlieue "dorée" de Pasadena ....
Nous rendons notre "titine" chez Alamo avec un petit pincement au coeur et empruntons la navette gratuite vers l'aéroport avec la sensation bizarre d'avoir oublié quelque chose ...peut-être tout simplement un 4x4 bleu au fond d'un parking qui attend ses nouveaux "propriétaires" 😕 ....
Nous patientons à l'exterieur du Terminal 2 sur un banc avec un café "starbucks" à la main en fumant quelques clopes et en refaisant le bilan du voyage ...en espérant peut-étre un "dernier" coucher de soleil magnifique ....mais ce ne fût pas le cas, l' environnement ne s' y prêtant pas réellement cette fois 🙁....
Nous décollons comme prévu vers 23h00, on s' endort comme des masses après seulement 1 heure de vol pour se réveiller 2 heures avant l' atterrissage.....Le vol nous aura semblé très court cette fois!
Nous sommes arrivés vers 18h30 a Paris sous un beau soleil mais il fait déja largement plus frais....dur de se retaper le RER et le métro après tout ça et reprendre une vie "normale" ....
vivement le prochain voyage !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Voilà pour nos impressions de voyage qui nous laissera un excellent souvenir !!! En esperant que ce petit carnet pourra également aider certaines personnes à préparer leur voyage ...
Alex et Ced
(Désolée d'avance si vous trouvez que je rentre trop dans les détails mais c'est ma manière a moi aussi de conserver nos souvenirs !!!)
Nous tenions à remercier déja tous les membres de VF qui ont répondu à mes nombreuses sollicitations dans la rubrique Amerique du Nord et pour leur aide précieuse, désolée pour ceux que j' oublie mais un très grand merci à tous et en particulier à : Vnoa, Laurence49b, Sedonax, Aiassa, Tripusa, Wavemaster, Jadorry, Vazyvite, Nobody et bien d'autres... à tous les "Septembriens" du post de Patrick "LeTigre" ( en espérant que tu puisses réaliser ton rêve un jour aussi !!!)et également merci aux nombreuses personnes dont les carnets ont été hyper utiles et nous ont permis de rêver avant de partir !!! et bien sur merci au super site de OUESTUSA.FR : à consulter sans modération avant de partir !!!! ( oups ...on dirait presque une remise des Oscars là 😊... Bref un grand merci à tous 😉!!!!!)
Venons en au sujet principal de ce post..... notre voyage, qui a eu lieu du 02 au 19 septembre 2008...
Voici la liste des étapes effectuées : San Francisco , Yosemite, Death Valley, Las Vegas, Zion, Bryce, région de Page, Monument Valley, Grand Canyon, Las Vegas (again), et Los Angeles. Bref... un parcours très classique avec quelques tous petits moments en dehors des "sentiers battus".
Nous en garderons un excellent souvenir, nous avons eu un temps magnifique tout le long du voyage mis a part quelques orages dans la région de Page qui ont malheureusement perturbé quelque peu notre programme...(😠grrrrrrrrr....mais nous ont apporté un petit souffle d' aventure sympa ! ).
Quant aux hotels, nous avions choisi des prix intermédiaires et n' avons jamais été deçus mis a part le tout dernier a Pasadena ( banlieue de LA) mais je noterai mes impressions au jour le jour .
Notre voiture etait un 4x4 Toyota 4runner bleu qui je l' avoues nous a fait bien peur par sa grosseur au début du séjour ( moi qui voulait un petit modèle genre toyota RAV4 mais pas plus ! ...) mais qui s'est avérée être une voiture excellente, spacieuse et hyper confortable et surtout hyper facile a conduire ! On a eu du mal à la quitter a la fin de notre trip 😕...
Commençons par le commencement :
Journée du 02/09/2008:
Départ pour San Francisco par le vol Air France de 10h15 arrivée en heure locale a 12h30 : on arrive un peu "décalqués" de ne pas avoir pu fermer l' oeil pendant le vol, trop excités a l' idée de réaliser enfin le voyage que l' on avait préparé pendant des mois !!!!
Nous avions réservé un tranfert vers le centre ville avec "supershuttle", nous sommes les derniers clients sur une petite dizaine a etre déposés devant notre hotel ce qui nous a permis de faire déja un bon petit tour d' orientation dans SFO !
Il est 15h30 lorsque nous arrivons a notre hotel : l' Adante situé sur Geary street dans le quartier des théâtres, très bien placé, un hotel sans charme spécial et un peu "kitch" mais qui reste très propre c' est le principal ! On dépose nos bagages, une petite douche salvatrice et on file direct a l' exterieur pour commencer a découvrir cette charmante ville de San francisco a pieds ( on tente d' oublier qu' il est déja plus de minuit en France mais l' excitation nous facilite bien la tâche!) .
Direction le FINANCIAL DISTRICT et ses buildings modernes ou plus anciens, premières sirènes de camions de pompiers et de voitures de flics noires et blanches qui impressionnent Cédric ( non non ce ne sont pas les jouets de ton enfance ! 😛).
Le soleil est bien au rendez-vous, il fait très chaud on décide alors d' aller voir la mer et nous poussons jusqu' au quartier de l' EMBARCADERO ou nous mangerons dans un petit fast food mexicain . Bien requinqués nous reprenons la direction du centre ville vers CHINATOWN sans se rendre compte qu'il est deja presque 18h00 et que cela fait 24h que nous sommes debout !!! Peut être est-ce la fatigue mais nous restons assez déçus par ce dernier quartier meme s'il est certes plus étendu et plus typique que le parisien on s' attendait peut etre a un peu mieux...
Nous decidons alors de nous donner un peu de repis et retournons a l'hotel apres quelques petites courses au Walgreen's du coin.
A 19h00 nous nous étalons sur le lit, 19h01 on est déja lovés dans les bras de Morphée....
Journée du 03/09/2008 :
"Tiens et si on allait voir le lever de soleil sur le Golden Gate " ??? me lance Ced, et oui il est 05h00 du mat' et malgré une nuit entrecoupée par le bruit de la machine à glace dans le couloir de l' hotel et des voisins a 01h00 du matin on est "frais comme des gardons", en meme temps il est déja 14h00 en France, logique !
Bon l' idée du lever de soleil étant difficilement réalisable a temps quand meme, on décide de sauter le petit dej' de l' hotel et on le quitte a 06h00.
Toujours à pieds, nous rejoignons la Coit Tower via Chinatown et Nob Hill ou les "lèves-tot" commencent leur "Tai-chi " sur le Hungtinton Park . Il est hyper agréable de se balader le matin dans un San Francisco a moitié encore endormi, on s' essaye aux longues avenues en montée pour atteindre le quartier de "Telegraph hills", quartier très mignon et un peu "Bo-Bo" avec vue sur Fishermann's Wharf, Alcatraz et le Oakland Bay Bridge. Le point culminant est la Coit Tower mais on ne le savait pas elle n' ouvre qu' a 10h00 et il n' est que 08h00...Tant pis on ne pourra pas y aller, mais les vues aux alentours sont tout de meme sympas !
On laisse notre petit groupe de retraités s' exercant au Tai-chi autour de la Coit pour se diriger vers Fishermann's Wharf et la Pier 39 pour un bon petit café et quelques donuts .
Ce fameux quai si touristique est vide a cette heure-ci, tant mieux nous allons pouvoir profiter de la colonie d'otaries quasi seuls ! On passe au moins 1/2 heure a observer ces "sealions" étonnement nombreux, d'apres ce qu' il etait noté ils sont plus de 300 individus à "squatter" la Pier 39 à ce jour et ne migrent plus ! Ils sont franchement marrants à regarder, à se battre pour un bout de ponton, à jouer ou à se grogner dessus !
10h00 : il est temps d' approcher ce fameux pont rouge ! Nous decidons de louer des vélos sur le quai 41 pour le traverser et rejoindre la charmante ville de Sausalito de l' autre coté de la baie et reprendre ensuite le ferry pour rendre les velos au meme endroit . Nous ne regrettons pas cette super solution pour découvrir le pont malgré les 13 kms parcourus, le soleil de plomb et les coups de soleils énormes que l' on a attrapé ( et oui on avait oublié la crème solaire on est devenus aussi rouges que le GGB 🤪... aie aie aie...) les photos que l' on a pu faire d'Alcatraz et de la baie de SFO pendant la traversée en ferry retour sont très sympas !!
13h00: Apres un petit burger au "In-n-out" bien mérité nous entamons l' ascension des Russian Hills, toujours a pieds, ça grimpe très dur mais les vues sur SFO valent le coup . Nous arrivons à la fameuse "Lombard Street" cette célèbre petite rue sinueuse et fleurie et aussi hyper touristique...
Il est environ 15h30, on est extenués, pas l' habitude de faire autant de sport mais on a déja bien rempli la journée, nous retournons a l' hotel toujours en marchant ( il existe pourtant bel et bien des bus et autres "cable-cars" à SFO pour bouger mais bon on est restés dans l' optique s' entrainer pour les petites randos qu' on fera plus tard dans les parcs ! 😛) . Nous decidons d' aller diner dans un resto indien près de l'hotel, beaucoup trop épicé mais ça change un peu des burgers !
dodo vers 21h00. Tiens ! On dirait bien qu'on commence a prendre le rythme et à s'adapter au décalage horaire ??!!
Journée du 04/09/2008:
Levés vers 07h00 et après un bon petit dej' a l' hotel nous partons toujours a pieds vers le CIVIC CENTER et ses bâtiments administratifs et son City Hall pour se diriger vers l' ouest de la ville et atteindre le très fameux parc d'Alamo Square: vraiment un des plus beaux clichés de SFO avec ses rangées de maisons victoriennes et en arrière plan le FINANCIAL DISTRICT ! (finalement la lumiere n' étant pas optimale nous y reviendons en après midi).
Direction le Golden Gate Park très mignon mais sommes un peu décus par la "petitesse" du jardin japonais que je tenais à voir, mais qui est quand meme sympa .
Nous retournons vers Alamo Square en passant par le quartier "Hippie-Trash" de Haight Ashbury avec ses boutiques bizarroïdes...
Une petite pause sur la pelouse d'Alamo Square et nous decidons finalement de prendre le bus pour la première fois pour rejoindre l' hotel, trop crevés pour marcher plus cette fois 😛.
Nous avons RDV a 19h00 en centre ville a cote de notre hotel sur O'Farell street pour recuperer notre "petite" voiture . Une mauvaise surprise nous y attend: la voiture ne nous attend pas ici comme réservé et payé a l avance et noté sur notre bon d' échange, mais a l'aéroport de SFO!!!! les boules !!! on est assez énervés car on l avait précisé 1000 fois au téléphone lors de la résa qu' on la voulait ici et pas sur la centrale de Bush Street ( car le temps d' attente pour recuperer le vehicule etait d'après ce que j' avais lu trop long là bas ) mais là, à l aéroport, c' était carrément du délire 😠 😠🏴☠️!!
Bref la femme au comptoir a été hyper sympa et nous a trouvé une solution en 5 minutes et nous a fait venir un SUV, sauf que là on a pas pu choisir notre propre vehicule et on s' est retrouvé avec un Toyota 4runner trop énorme a notre goût ... On grimpe dedans pour le garer sur le parking d' à coté (qui offre d' ailleurs de supers tarifs par rapport a d'autres beaucoup plus chers a SFO) et là c' est un peu la panique, meme pas de "owner's manual" et on ne trouve pas du premier coup la prise allume-cigares pour le GPS qu on avait acheté expres et bien sur des boutons de fonctions partout qu'on ne savait pas utiliser ..On est bien loin de la Fiat Punto là 🤪!!!!!!!
On se gare comme on peut dans le parking histoire de trifouiller toutes les commandes et voir a quoi ça sert, on trouve l' explication de la fonction 4x4 quand meme mais on flippe un peu de prendre la route avec ce "tank" dès le lendemain .. Mais pas folle la guèpe, c' est Cédric qui prendra les commandes demain pour nous sortir de SFO !!! 😉
Nous finissons la soirée dans un excellent petit resto Thai ( le "Thai Noodle") a 100 mètres de notre hotel a imaginer la suite de notre parcours, en effet demain nous prenons la route vers Yosemite !
Journée du 05/09/2008:
En route pour Yosemite !!!
On part de San Francisco vers 09h00, Ced conduit notre "tank" et moi je garde pour l' instant ma position de co-pilote mais finalement, il se sent très vite a l' aise dans les rues de SFO que nous quittons par le très grand pont du Oakland Bay Bridge .
Nous arrivons vers 13h00 a l entrée OUEST du State Parc et nous achetons notre american PASS, et là on en prend déja plein les yeux ! Nous nous arretons sur le premier point de vue a couper le souffle de TUNNEL VIEW puis on redescend doucement vers notre hotel au sud du parc : le Wawona .
Une petite mamie américaine râle derrière moi car trouve que le check-in est comme tous les ans pour elle trop long, franchement ça n' a pas pas duré plus de 10/15 minutes...
On s' appercoit tres vite, en effet, que la fréquentation de l' hotel est un mélange de cheveux blancs et de golfeurs mais le Wawona est un hotel très "cosy", plein de charme et aussi le plus ancien du parc .
Nous prenons possession de notre chambre dans un des plus grands batiments de style victorien tout en bois, une petite chambre coquette avec des photos d' époque en noir et blanc de l' hotel . Nous avions pris une chambre sans salle-de-bains mais il y a quand meme un petit cabinet de toilette, les douches et les WC sont communs a l' arriere du bâtiment et ils sont très propres .
Après quelques petites courses au grocery store juste a coté nous allons au visitor center de l' hotel pour prendre des renseignements sur le parc . Nous decidons d' aller voir les Sequoias géants de Mariposa Grove non loin de l' hotel puis remonter le parc jusque Glacier Point pour le coucher de soleil.
Les Sequoias sont exceptionnels à cet endroit, on avait le choix soit de prendre les shuttles pour la visite (mais d une part c' etait très cher et ils ne s' arretaient qu' a 1 ou 2 points de vue) ou bien de faire le petit trail à pieds et d' aller voir les premiers spécimens qui sont les plus impressionnants également.
On a choisi la marche evidemment et aucun regret pour cette jolie balade en foret, appercu de nos premiers écureuils et surtout de ces fameux patriarches impressionnants !!!
On s' appercoit alors qu' il est déja 17h30 et qu il faut vite remonter dans le parc pour aller a Glacier Point , le coucher du soleil etait vers 19h00 mais il fallait y etre vers 18h max pour voir le spectacle quand la roche prend une teinte rosée sur Glacier !
Le spectacle nous laisse sans voix, la Nature dans toute sa splendeur ...
Nous reprenons la route vers l hotel de nuit et croisons notre premiere biche sur la route qui la traverse avec une grâce et une élégance sereine ...aaahhhhh Bambi 🙂....
Le resto de l hotel est toujours ouvert vers 20h00 mais on a aucune envie d' aller s'attabler là bas après tant de douceur ( et surtout on ne sait pas comment jouer au "Bridge"... 😉). On decide de rester tranquiles sur la grande terrasse devant notre chambre au menu ce soir: Cookies, Pringles et une petite bière.. un vrai menu de sportifs dis donc!!!! 😛
Journée du 06/09/2008:
Il est a peu près 08h00, on prend un petit dej' toujours sur notre terrasse en regardant le paysage et tout a coup on apperçoit le papa de Bambi juste a coté de notre bâtiment qui vient nous rendre visite !!!!! 🙂
Ni une ni deux j' attrappe la caméra et court doucement vers lui, pas sauvage du tout il se laisse approcher pour le filmer, une dame me raconte la veille qu' elle en avait un juste sur sa terrasse ... ça parait presque surréaliste et tellement beau a regarder...
Nous quittons ensuite l' hotel avec pour programme d' aller voir les Yosemite Falls et Bridalveil Fall mais les rangers du visitor center nous confirment ce que nous pensions : les chutes sont à sec à cette periode de l' année.... Tant pis...Nous effectuons tout de meme une petite bifurcation vers ces chutes pour apercevoir El Capitan de la route et on entame direct la sortie vers la Tioga Road ...
La route est sublime, nous nous sommes arretés plein de fois et avons apperçu plein de biches et cerfs également mais aucun ours ... à mon grand regret 😕...
Les points de vues d' Olmstead Point et Tenaya Lake sont magnifiques. Je ne résiste pas a me tremper les pieds dans Tenaya, c' est quand meme idiot d' avoir oublié son maillot de bains à la maison, non ??? ... bon, l'eau est fraiche tout de meme mais c' est très agréable par cette chaleur !
La Tioga se termine trop rapidement a notre gout, on arrive à la fin du parc sur la toute petite bourgade de Lee Vinning en face de Mono Lake . On y mangera un bon gros burger dans un resto routier typique avec ses sièges en cuir .
Il n' est que 13h00 et comme notre plan est d' aller voir le coucher de soleil sur les South Tuffas de Mono Lake on décide de pousser jusque Bodie, la fameuse "ville fantôme" qui n' était pas prévue a notre programme . La visite est sympa cependant mais cela parait réellement surfait et très "faux", ça fait presque décor hollywoodien : meme le Père Noel y a trouvé un job d'été, c' est vous dire 😉😉😉!!! mais bon c' est marrant à voir !
On revient alors vers Lee Vinning en se trompant de route, rien à voir avec celle de l' aller on se retrouve sur une "cottonwood road" toute caillouteuse et sans grand interet point de vue paysages mais fun à emprunter quand meme !
Direction les South Tuffas, persuadés de pouvoir réaliser des clichés magnifiques au soleil couchant avec des teintes roses comme on en avait vu sur des photos, nous attendons jusqu'a ce qu' il fasse quasi noir mais la couleur n' est jamais venue...( peut etre est-ce comme ça au "sunrise" ? 😊) .Ces concrétions de sel et de calcaire sont impressionnantes quand même et très jolies .
Nous reprenons la route pour Mammoth Lakes situé a environ 40 minutes et ou nous avons réservé la nuit au "Quality Inn".
L' hotel est sympa la chambre est hyper grande et bien equipée ( micro-ondes, frigo etc...), la station de Mammoth est une station de ski assez cotée apparement il y a plein de restos et de boutiques mais il y fait vraiment frais le soir. On a vraiment pas faim de toutes facons, on s' achetera juste de quoi grignoter un petit truc et revenir le manger dans notre chambre et faire le plein d' eau pour traverser la Vallée de la Mort demain et rejoindre Las Vegas .
Journée du 07/09/2008:
Journée traversée de la Death Valley !!!
Nous quittons l' hotel vers 08h00 apres un bon petit dej' . Pour une fois je conduis et en effet on se sent vite à l'aise sur ces larges routes américaines : même pas peur !!! On est vite refroidis par un accident assez méchant aux alentours de Big Pine qui vient d' arriver j espère que les personnes impliquées s' en sont sorties ils avaient l' air en très sale état 😕...
Nous arrivons a DV vers 11h00 et sommes assez surpris par les paysages et surtout les reliefs montagneux !
On a failli louper le bureau des rangers pour passer notre American Pass qui est en fait un assez grand cabanon sur la gauche de la route, on s' attendait bêtement à la petite guérite habituelle au milieu de la route... On comprend vite l' utilité de leur espace plus grand et surtout CLIMATISE un peu a l' écart de la route : il fait plus de 40 degrés a l' ombre dehors et comme il n' y a pas d' ombre c' est évident....
Le ranger nous donne notre petit "sticker" à coller au pare-brise et on continue la route en passant devant les magnifiques "Sand Dunes" et on finit par "Zabriskie Point", ce dernier point de vue est sublime !
Mais on se demande comment et surtout pourquoi certains choisissent de passer plusieurs jours ici au milieu des cailloux il fait vraiment trop chaud pour faire quoi que ce soit dans cet enfer, mais bon chacun ses gouts 😉!...
Au bout de 2 heures de route tout en étant encore a 35 kms de "Sin City" on apperçoit déja les premiers hotels et la Tour de la Stratosphère, petit coup de "speed" sur les voies rapides, on est bien loin des petites routes de Yosemite ! Ca ressemble plus au periph' parisien avec 2 fois plus de voies ( Ced avait repris le volant entre temps heureusement! 😉).
Nous arrivons enfin au LUXOR et après 1 bonne heure de queue au check-in nous prenons possession de notre chambre au 9ème étage dans la pyramide, chambre assez "vieillotte" et plutôt sobre .. Nous décidons ensuite d' aller nous balader sur le Strip et passons devant tous les hotels les plus connus, le Paris, le New York, le Venetian, le Caesar Palace, le Bellagio ....
Bref on hallucine bien sur la folie de cette ville, un vrai "Disneyland pour adultes" qui porte bien son nom de "Sin City " : on peut en effet boire sa bière dans la rue ou fumer a l' interieur de presque tous les bâtiments, certaines serveuses ont des tenues ridicules parfois hyper vulgaires ( les pauvres...)
On te distribue dans la rue des petites cartes pour te faire livrer une call-girl dans les 10 minutes (plus rapide qu une pizza ! )..bref une ville de dingues mais amusante à voir 😏!...
Nous "filons" sur le vieux Las Vegas en prenant le bus " Deuce " qui s'avère être aussi lent qu' à pieds ou alors on est tombé sur un chauffeur endormi voire bourré ??!!! 😠
Nous arrivons ( enfin! ) sur Fremont street et ses vieux casinos mythiques (4 Queens, Golden Nuggets) et on décide quand meme de s'essayer un peu aux jeux, à nous deux on recoltera 35 dollars, pas mal, mais evidemment pas de quoi se rembourser le voyage faut pas rêver 😛!
Nous assistons au spectacle sons et lumières de "Fremont Experience" cela dure à peu près 5 a 6 minutes sur le thème du groupe "Queen" : sympa ! On dine dans le Steak House du Fremont Casino: plutôt correct ....
Il fait toujours 39 degrés dehors on est un peu "saoulés" par le bruit et la foule on décide de retourner a l' hotel toujours avec ce satané "Deuce" 😠 que l' on quitte devant le Bellagio car il n'avance rééllement pas ...
On assite au spectacle des fontaines qui est magnifique et on rentre faire dodo, il est 1 heure du matin.
Journée du 08/09/2008 :
Nous partons du Luxor vers 09h30 apres un bon petit café et des muffins au Nutella au "7eleven" du coin nous quittons LV pour rejoindre la petite bourgade de Glendale entre Zion et Bryce où nous allons passer 2 nuits.
La route est longue et sans grand interêt mais une fois arrivés aux abords du parc de Zion nous sommes époustoufflés par la beauté de la Scenic Drive et de ses couleurs ocres, rouges et blanches malgré quelques nuages qui assombrissent un peu le paysage...
De très beaux points de vue jallonnent la route assez montagneuse et nous donnent envie d' explorer le parc plus profondemment mais nous avions choisi de le traverser uniquement, faut bien faire des choix dans la vie ... qui sait on y reviendra peut etre ???
Nous arrivons a Glendale vers 17h00 en comptant le changement d' horaire + 1 heure, nous sommes en Utah . Glendale est un petit bourg complètement "paumé" en pleine nature, nous arrivons au Smith Hotel B&B le long de la route, contraste direct avec Las Vegas mais ça fait du bien de se retrouver au milieu de la verdure dans un petit hotel familial entouré d' un verger !!!
Rochelle, la maitresse de maison nous accueille avec le sourire nous parle un peu de la région et nous recommande la région de Grand Staircase Escalante puis nous accompagne à notre chambre, coquette quoique un bon brin "kitchouille", mais avec un VRAI lit king size on entend les grillons et les grenouilles chanter dehors, quel calme et quel bonheur !!!!Nous profitons de sa laverie pour faire un brin de lessive, pas grand chose a faire ici mais c' est tellement agréable ...
Nous allons manger vers 19h00 au "Buffalo Bistro" juste a coté qui ferme a 20h00 : le SEUL resto du coin ou nous avons passé la meilleure soirée de tout notre séjour !! Les patrons sont drôles et hyper chaleureux, le resto est décoré façon country western avec des panneaux a l' exterieur " hot beer and bad service, please come in ! "ou "don't go in there, they're crazy!". Voyant que nous "scotchons" sur les dizaines de petits colibris qui "volettent" au dessus de la terrasse, la patronne me file une petite brochure sur ces fameux " humming-birds" et me donne des explications sur les petits "mangeoirs" installés pour les attirer, pendant que Ced court chercher son appareil photo resté a l hotel.
On a super bien mangé, au menu barbecue de "buffalo ribs" et "boar ribs" ( cotelettes de bison et de sanglier) sur un lit de légumes du jardin ( enfin des légumes 😎 !!) on se régale !
Nous finissons la soirée a plaisanter avec le patron sur sa terrasse, aux fourneaux, devant son barbecue qui s'amuse à accueillir les nouveaux clients par des "tiens, encore de nouvelles victimes !!!", et à s' émerveiller de ses légumes "bios" aux formes "explicites", bref, une super soirée !!
Nous rentrons repus et très contents dans notre chambre malgré les nuages qui se profilent a l horizon et les goutelettes de pluies qui commencent à nous inquieter, c' est surtout pas dans cette région qu'il devait pleuvoir !!!! 🤪....on verra bien demain ...
Journée du 09/09/2008 :
J' etais persuadée qu' il avait plu toute la nuit avant de réaliser que c' était le bruit de la fontaine dehors .. Ouf !! Mais le ciel est quand meme assez chargé ce matin malheureusement 😕😕....
Oups.... On a oublié de changer l' heure de nos reveils et on descend pour le merveilleux petit dej' maison préparé par Rochelle vers 09h00 au lieu de 08h00 comme prévu, on enfile vite fait notre part de gateau aux blueberries fait maison et une bonne tasse de café pour filer a Bryce !!!
Rochelle nous previent heureusement qu' il peut faire froid là haut voire neiger parfois même en septembre ! On prevoit du coup des vêtements chauds, elle a bien fait en effet de nous prévenir il fait vraiment frisquet par temps de pluie !
Nous atteignons le premier point de vue : SUNRISE POINT vers 11h00, très joli puis nous décidons de rallier SUNSET POINT et commencer les deux petits trails de Navajo loop et Queen's Garden qui nous prendrons environ 2h30 bout à bout, on y croisera plein de petits "chipmunks" et de beaux corbeaux .
On a bien fait de le faire dans ce sens quand on voit les gens remonter Navajo loop pendant que nous le descendons, ça paraît plus dur quand même dans l' autre sens !!!...
Nous subissons nos premières gouttes de pluies en 1 semaine mais sommes de plus en plus enchantés au fur et a mesure de la beauté de cet amphithéatre naturel géant. Je me découvre d' ailleurs une phobie que je ne me connaissais pas dans ce parc : le vertige, qui va malheureusement bien m' handicaper tout au long du séjour et plutot m' énerver, mais il a fallu faire avec 😠....
Nous finissons le trail vers 14h30, un petit gôuter muffins-nutella plus tard et nous enchainons en voiture tous les points de vue ( à peu pres 7 en tout) sous une pluie désespérante...
C' est finalement vers 18h00 que le plein soleil revient !!! Pile au bon moment pour le sunset 😎😎😎!!! Ced fait crépiter l' appareil photo et s' approche dangereusement des falaises, "à l' aise blaise ", pendant que je reste en retrait derriére les barrières sécurisantes pour filmer .. des vrais "japonais" !!!
Nous profitons du spectacle jusqu' à la tombée de la nuit et nous arrêtons diner dans un resto sur le bord de la route assez "graillon" qui ne nous laissera pas le meme souvenir que la veille, ça c' est sur !
Il est 22h00 lorsque nous arrivons a l hotel Smith avec le sentiment d' avoir bien profité de cette superbe journée malgré la pluie.
Journée du 10/09/2008 :
Réveil à 07h00 ce matin, ce coup ci on prend le petit dej' à l' heure avec tous les hotes de l' hotel ce qui nous vaut une discussion très sympa avec un couple d' Australiens avec qui on échange nos impressions de voyage : ils nous racontent Zion et on leur parle de notre projet pour le surlendemain : Coyotte Buttes North ;on leur montre quelques images sur le guide "Photographing The Southwest" ce qui les fait bien rêver mais ils n' en avaient jamais entendu parler !!!
On attend que ça de notre coté avec impatience aussi mais on flippe un peu, la pluie ne se calme pas apparement 🤪 ...
Vu le temps, nous quittons Glendale (qui nous laissera un excellent souvenir) par le sud, notre projet étant d'emprunter la Cottonwood Canyon road et rejoindre Page et le Lac Powell et profiter de cette fameuse "dirt-road" ce jour là... On ne l' empruntera donc pas par le nord mais on s' y essayera par le sud si le temps s' arrange...
En arrivant vers Page, nous nous arrêtons à la Paria Contact Station pour voir si elle est "praticable", le Ranger nous la déconseille meme avec un 4x4 et nous dit qu' il n' envoit personne en ce moment là bas, trop boueuse et assez "défoncée" d' après lui... On suit donc ses recommendations malgré la déception mais on lui demande quand meme si on peut la prendre un peu pour bifurquer sur la BLM 431 pour les Whawheap Hoodoos, étonnement il n' a pas l' air contre ... On décide donc de tenter l'aventure malgré un ciel un peu "gris" !
Nous commençons à faire quelques miles et croisons une voiture "classique" qui sort de la Cottonwood... je décide de leur demander d'où ils viennent, ils abaissent leur vitre me répondant presque "nauséeux" et limite "verdâtres" qu'ils arrivent de Bryce et que la route est horrible a faire et nous recommandent de rebrousser chemin...
On décide quand meme tétus comme des mules de tenter les whawheap avec prudence ...Après 6 miles parcourus, un éclair ENORME suivi d' un coup de tonnerre tonitruant nous stoppe direct dans notre élan, on a que le mot "flash flood" a l' esprit et aucune envie de rester coincés dans la voiture ici !!!!!!!!!!
On rebrousse chemin tous "penauds" et on dévale les 6 miles déja parcourus a toute vitesse pour retrouver enfin le bitume: OUF !!!!! 😛
On s' accorde une petite consolation avec le trail des "Toadstools Hoodoos" juste en face de la Paria Contact Station là au moins ça se fait à pieds et le ciel nous offre de belles "éclaircies" !
Nous atteignons le site principal des hoodoos apres 3/4h de marche sympa, commencons l' exploration lorsqu' un orage de grèle nous tombe dessus à nouveau, on a rien vu venir cette fois!!!
On va vite s' abriter près des gros rochers au fond et on sort les ponchos pour protéger la caméra et l' appareil photo, la terre que l' on croyait dure sous nos pieds se disloque en boue rougeâtre 😮😮😮... gloupssss 🤪.....Je vous laisse imaginer la scène: on avait l' air de 2 "Télétubbies" verts roulés en boule près des rochers les pieds dans la gadoue !!!
On flippe un peu a nouveau car en 5 minutes à peine, 3 ou 4 cascades se forment en hauteur des falaises où nous étions abrités 🤪🤪🤪, bon pas énormes, mais suffisantes pour nous impressionner !!!!! La pluie se calme enfin, on recule doucement vers les hoodoos en glissant sur la terre boueuse, on se dit qu' il est grand temps de repartir a la voiture sans en demander plus !!!
Sur le chemin du retour on se retape encore des coups de flippe à glisser sur le sol boueux et on arrive enfin sur le parking content de retrouver le "cocon " rassurant de la voiture : re-OUF!!!! 😛....
Bon cette journée n'est décidement pas la notre, nous allons à Page pour le check-in a l hotel "Days-Inn".
Nous décidons d' aller du coup faire quelques petites courses au Wall-Mart juste à coté pendant un énormissime orage qui nous bloquera dans le centre commercial une petite heure ....🏴☠️
Vers 16h le temps revient au beau fixe et nous decidons de faire quelques points de vue sur le Lac Powell ( Scenic View, Lone Rock..).
Nous finissons par le magnifique et majestueux Horseshoe Bend sous quelques petits nuages mais qui offrent de beaux rayons de soleil. Evidemment je ne peux pas l' approcher mais reste en retrait à 5 mètres environ ( et oui on fait ce qu' on peut!!! 😊 ) en train de maugréer contre ce maudit vertige pendant que Ced réalise de beaux clichés au bord de la falaise...L' endroit est sublime !!!
Nous rentrons a l hotel vers 19h00 apres un petit "Burger King" et dodo en priant Mère Nature pour qu' il fasse beau demain, car demain c' est "THE WAVE" nous avions gagnés nos permis quelques mois avant sur internet on ne pouvait absolument pas louper ça !!!!!
Journée du 11/09/2008:
On a décidé de s'attaquer au point fort de notre séjour à la "fraiche", on se réveille vers 05h30 du matin, on engloutit un petit dej' guargantuesque à l' hotel pendant que la TV repasse des images des cérémonies du 11 septembre ...
Il nous faut prendre des forces pour ce trail de presque 10 kms A/R ! Heureusement dehors il fait super beau pas un seul nuage a l horizon: SUPER !!!!!! 😎😎😎
Nous arrivons au parking de Wire Pass vers 07h30 et entamons le chemin, plusieures personnes présentes sur le parking nous "larguent" très vite on ne les retrouvera qu'en haut....On décide quant a nous d' y aller doucement et prendre notre temps, c'est pas une course de vitesse !
On signe le registre, le début est dur, très dur, ça grimpe, c' est sableux et il commence a faire très chaud, nos sacs sont lourds car on a bien pris soin d'emmener nos 4 litres d' eau par personne ( hyper necessaires : on a fait que boire !!!) de temps en temps on croit entendre des petites maracasses, des rattlesnakes 🤪???
Mais les paysages aux alentours sont déja magnifiques presques surréalistes et compensent par leur beauté la difficulté du trail (à notre niveau de randonneurs "presque du dimanche" bien sûr 😛!... ). Les cartes du BLM sont hyper précises et la végétation sur les photos ne change que très peu, pour se repérer il suffit également de suite les "cairns" laissés par les précédents randonneurs et également suivre les traces de pas dans le sable!
Après quelques petites pauses, 1h45 de marche et après une ultime montée ( une vraie tuerie celle-ci! 😉) nous atteignons enfin le St Graal....
Le Paradis des yeux et des photographes, et nous tombons en extase devant ce trésor caché de l' Ouest américain, surement un des plus beaux endroits du globe !!! Il n' y a pas de mot pour décrire avec justesse la beauté de ce site ....
Il est 10h00, la luminosité est excellente et nous sommes déja une dizaine sur les 20 personnes autorisées par jour, l' appareil photo et la caméra surchauffent, et on apprécie le calme et la grandeur de ce lieu presque secret et hors-normes ....
Nous explorons pendant 1h30 un peu autour du couloir principal de "The Wave" jusque Second Wave et son Hamburger Rock, les Brainrocks et ses rochers colorés et indescriptibles de par leur forme et leur beauté mais nous en resterons là uniquement ...
Ced commence a souffrir de son genou (fragilisé par une ancienne blessure) et je suis bien vannée aussi mine de rien, tant pis pour Top Rock et Sand Cove....On en a déja vu BEAUCOUP ! (avec mon vertige je ne serai pas allée bien loin de toutes façons....).D' autant plus que les nuages commencent à arriver et que nous tenons à retenter les Wahwheap après...
Nous reprenons doucement le chemin du retour en croisant les derniers "chanceux" du jour qui arrivent également exténués sur le site ! Le chemin retour est un peu plus facile on signe le registre à la sortie et nous atteignons notre 4x4 vers 13h00. Ced a trop mal au genou et se sent incapable de marcher à nouveau pour les fameux hoodoos en meme temps on est épuisés ...Tant pis va falloir les oublier ceux là 😕!....
Du coup on essaye de retenter de voir un peu de la Cottonwood quand meme mais elle est vraiment défoncée et le tour de "montagnes russes" 🤪 qu' on s' inflige nous "sâoule" direct nous n 'irons vraiment pas loin malheureusement avant de rebrousser chemin ....
Nous rentrons à l' hotel nous poser un peu et ressortons le soir venu au "Dambar grill" un petit resto en terrasse dans Page pour un bon plat de pastas, une fois n'est pas coutume...
Nous rentrons a l' hotel vers 21h00 completement HS... mais la nuit sera remplie de beaux "wêves" !!!! 😛
Journée du 12/09/2008:
Aujourd'hui une autre merveille de la nature au programme : Antelope Canyons !
Nous nous rendons au parking d' Upper Antelope vers 8h00 pour réserver ce dernier pour le tour de 11h00 sans problème et ensuite aller juste en face de la route au Lower Antelope vers 08h30 .
Il n' y a pas pas trop de monde pour celui-ci surtout à cette heure et les couleurs sont sublimes, c' est un endroit vraiment magique. Nous nous retrouvons à un moment donné sans personne, on entend plus rien et on commence à se demander si on a pas loupé l' échelle de sortie finale du coup ?! Ben non elle est là, on aurait pu passer un peu plus de temps dedans comme notre jeune "accompagnateur" navajo était encore bien loin derrière ...
Tant pis il n' est qu' à peine 10h00 on patientra un peu au soleil dehors sur le parking d' Upper pour notre tour de 11h00 .
Les énormes 4x4 sont là et font l' aller retour entre le parking et le slot canyon . Nous patientons avec une quarantaine d' individus et sommes dispatchés avec nos guides respectifs, nous tombons avec une Navajo hyper sympa qui a l' air d' être un peu la "chef" de toute la petite troupe de guides et qui nous transporte ("transbahute" plutot😛) dans son énorme pick-up sur la piste de sable vers Upper c' est plutot fun mais mieux vaut bien s' accrocher quand meme !!!
Nous rentrons par le bas du canyon (contrairement a Lower qui se fait par le haut par des échelles ) il y a déja des tonnes de personnes 🤪 mais peu importe on le savait à l' avance de toutes façons ! Le site est également superbe et les rayons du soleil commencent à percer le canyon par endroits ...
Vers 11h45 le soleil est au zenith, tout le monde se marche presque dessus et c' est un peu la "guéguerre" entre les differents guides, ça frise parfois le ridicule entre les groupes des "photopraphes tours" et les autres mais on en rigole bien quand meme 😉, les plus belles images sont en hauteur de toutes façons!!
Pas un seul moment pour prendre un "beam light" en photo en entier sans personne dessus...Ces deux photographes là doivent avoir la même photo que nous en sens inverse 😏 !!! :
Mais on parvient à faire quelques clichés quand même, peut être un peu trop sombres dans Upper n' ayant pas de trépied 🙁....
La guide nous laisse à la fin du canyon le choix de patienter avec elle une quinzaine de minutes après nous avoir expliqué comment se produisaient les "flash floods" ou bien de retraverser par nous meme en sens inverse le canyon et de se retrouver devant . Nous optons pour la 2ème solution et avons tenté de reprendre quelques clichés en faisant attention de ne pas se prendre les pieds dans les centaines "tripods"....
Des deux canyons on aura quand meme préféré Lower pour sa quiétude, et il est aussi beau que Upper, sans les "beams", ça c'est certain ....mais les deux sont absolument fabuleux et à ne pas rater !!!!!
Nous partons vers 13h00 en direction de Kayenta, check- in a l hotel " Hampton Inn" après 1 heure et demi de route, un hotel très sympa et dans le style local "néo-mexicain", la chambre est spacieuse et bien décorée.
Départ pour Monument Valley vers 16h15 heure de l' Utah .
Monument Valley est LE cliché des westerns, John Wayne, Marlboro et Cie..... Encore une fois nous ne sommes pas décus mais la Vallée ne prendra réellement son ampleur qu' au coucher du soleil !!!
Nous empruntons la Valley Drive qui secoue quand même pas mal à certains endroits, j' imagine qu'avec une voiture classique ça doit pas être du gâteau parfois mais ça se fait 😛!
Nous nous arrêtons à tous les points de vues puis finissons au soleil couchant au Visitor Center en face des "Mitten Buttes", la vue est superbe on apperçoit en bas la trainée de poussière des voitures qui terminent la scenic drive ....Les buttes sont presque toutes dans l'ombre quand nous décidons de rentrer à l' hotel .
Un peu marre des "fast-food" on dinera ce soir là à l' hotel qui possède son propre resto mexicain qui vient de réouvrir après un mariage Navajo dans l' après midi : on opte pour des Fajitas au poulet servies sur des planchas encore toutes crépitantes remplies de poivrons grillés... hummmmm... trop bon !!! Et la serveuse en habit typique navajo ( et avec un strabisme déstabilisant!!😛) nous propose la spécialité locale Navajo pour le dessert : un "fry bread" à la poire confite, au miel et saupoudré de cannelle, un régal mais heureusement qu' on en a pris 1 seul pour 2, c' est énorme !! Pour la 3ème fois en 11 jours on se régale vraiment !
Journée du 13/09/2008 :
Nous quittons Kayenta vers 09h00 après un bon petit dej' a l' hotel très copieux, finalement ce bel hotel navajo nous laissera un bon souvenir contrairement à ce que nous avions lu dans les guides touristiques!
Direction le Grand Canyon rive sud !!
Nous arrivons là bas vers 14h00, bon, au début on a du mal avec l' organisation du parc, le systeme des shuttles parait en un premier coup d' oeil compliqué et surtout d'où vient toute cette foule tout d'un coup ???? On a rarement vu autant de monde dans un parc mais en meme temps on réalise qu' on est le WE !!
Le check-in se fait facilement au Best Western Grand Squire Inn de Tusayan au sud à la sortie du parc . L' hotel est grand, la chambre impeccable et tres grande elle aussi .
Nous partons faire un petit tour au bord du canyon après avoir compris les systèmes de navettes pour aller admirer le coucher de soleil a "Yaki point" qui ne se rejoint qu' en navette ( green line) .
On a la chance d'arriver parmi les premiers et on se pose a 50 cms du bord pour ne plus en bouger, bientôt rejoints par une trentaine de personnes, on a une place en or !
Tant que je ne bouge pas ça va, et le fond du canyon fait presque "carton-pâte" bizzarement ma sensation de vertige est moins puissante qu' à d'autres endroits ! "Va comprendre Charles"... enfin faut pas se leurrer quand meme... hey hey... je ne bouge pas les fesses de mon rocher!!!! 🤪
On profite du spectacle pendant presque 1 heure, la roche prend ses couleurs rouges magnifiques et le canyon disparait petit à petit dans l' ombre....
Marre aussi des "steakhouse", on dine dans un "pseudo" resto italien tenu par des sud-américains : on vous laisse deviner le résultat = mangeable mais vraiment bof ...mais une petite bouteille de vin australien nous permet d'égayer un peu la soirée ! Retour à l' hotel et dodo vers minuit...
Journée du 14/09/2008 :
Levés vers 09h00, d' ailleurs on a pas trop compris pourquoi car on était persuadés d' avoir mis nos reveils à l' heure du radio-reveil la veille et on se lève avec 1 heure de décalage par rapport à celui-ci .. Changement d'heure dans l'Etat ou effet perverse du vin australien de la veille ??? 😛....
Bref on file au petit dej' bien garni et surtout un large choix de fruits. ..ça fait du bien!!!
On prend la route vers 10h30 et nous garons la voiture à Pipecreek View pour entamer le Rim Trail sur le bord du canyon vers le Tovar Hotel, 7 bons kilometres de marche sous le soleil mais avec un léger vent frais et surtout un chemin plat et goudronné.
Jolie balade qui nous a enchantée et nous a permis d' admirer quelques fleurs sauvages et d' approcher de beaux écureuils tout du long et bien sur de magnifiques points de vue sur le canyon !
Nous arrivons au Tovar et à la "Hopi House" situés dans la partie historique du GC où nous prenons la navette bleue pour revenir au visitor center, de là changement de navette et prenons la ligne verte jusque Pipecreek view pour reprendre la voiture.
Toute la partie EST de la rive sud était fermée pour constructions ....dommage apparement il y avait des cascades et de belles vues du Colorado là bas .....
Nous nous arrêtons à Grandview, la vue est sublime d' ici aussi, un peu en contrebas nous observons une floppée de vautours ( turkey vultur ou bien urubu) ( que j 'avais pris à tort pour des Condors 🙁..) prenant le soleil perchés sur un arbre mort, certains plannent au dessus de la vallée...moment de plénitude sur cette vue sublime....qui sera vite troublé par tout un groupe de "Hell's Angels" qui arrivent en parlant un peu trop fort à notre goût 🤪....
Continuation vers Desert View, sur la route nous croisons un coyotte qui pas farouche se laisse également photographier !!!
A Desert view nous grimpons en haut de la tour pour admirer la vue puis poussons ensuite jusque Lipan Point sans y attendre cette fois le coucher du soleil.
Sur le chemin du retour nous apercevons encore beaucoup de cerfs et de biches dont tout un groupe d'une quinzaine d' individus broutant tranquilement en bord de route pendant que presque autant de voitures s' arretent pour les photographier.
Au loin on entend et apperçoit un grand mâle en train de bramer pour rassembler son "harem" et défendre son territoire, le son est très spécial et ressemble presque bizarrement au cri des baleines!!!
Emerveillés a nouveau par cette belle journée nous rentrons à l'hotel pour nous poser, bye bye grands espaces ...demain c'est Vegas et ensuite LA ...fini la nature dans toute sa beauté 😕🙁.....
Nous ne regrettons pas de ne pas avoir fait de tour en hélico finalement, on avait un peu peur d' être un peu déçus par la brièveté du vol et on a bien profité au contraire de notre petite balade à pieds !!!
Journée du 15/09/2008:
Nous quittons l' hotel vers 09h30 pour arriver après 4h30 de route au PREMIUM OUTLETS de Las Vegas ou Cedric fera pas mal d' achats mais de mon côté je ne trouve ça pas bien folichon et je n' ai pas envie de faire du shopping...
Nous avons RDV ce soir a 19h00, avec une collègue de bureau qui était sur Vegas aussi à cette période, pour diner ensemble... C' est la course en sortant des Outlets, le "periph" est en travaux, des embouteillages monstrueux et surtout on se plante de route.... Bref on arrive au MGM par je ne sais quel miracle vers 18h00...
Il n'y a personne au check-in !! miracle 😎😎!! sauf que la personne au comptoir nous redirige vers une hotesse qui nous demande de patienter dans le hall pendant 15 minutes ... On est déja à la bourre et on se demande ce qui ce passe 😐....
On nous fait ensuite un transfert vers l' annexe du MGM qui n'est autre que le "MGM Signature"!!! Très belle surprise pour nous qui avions a l'origine changé nos plans à la dernière minute en prenant Las Vegas une fois encore au lieu d' une nuit étape a Lake Havasu !!!
Pour 79 euros la nuit on se retrouve dans une suite Deluxe superbe avec une très grande cuisine aménagée, un coin salon, un lit magnifiquement grand et surtout une salle de bains immense avec un jacuzzi 😎😎😎!!!!!! On s' attendait pas à ça !!!!!
Mais notre collègue nous attend au Bellagio, on court sur le Strip pour la rejoindre elle et son mari et nous passons la soirée dans une petit resto "steakhouse" du "Miracle Mall" très beau centre commercial qui a la particularité d' avoir un plafond vouté qui représente un grand ciel bleu et quelques nuages... C'est super bien fait on s' y croirait presque et les batiments ressemblent un peu a ceux de Disney!
Ca laisse quand meme une sensation bizarre, presque d' être sur une autre planète dans une "sphère" aménagée...Au milieu du repas le tonnerre se met a gronder et quelques éclairs zèbrent le plafond, puis le bruit de la pluie arrive.... c' est vraiment une ville de fous 😉!!!!.....
Nos deux amis filent ensuite pour le spectacle qu'ils avaient réservé et nous déambulons à nouveau sur le Strip, passons à travers quelques hotels notamment le Paris qui a le meme "ciel" au plafond avec les pieds de la tour Eiffel qui ressortent dans le casino: c' est très bien fait !
Puis nous décidons d' aller voir le spectacle du Treasure Island : très grosse déception, on dirait presque le début d'un "film X" avec ces nanas qui dansent à moité nues sur un bateau et ces "chippendales" dans un bateau de l'autre coté, entre deux explosions et deux feux d' artifices ....bref assez bidon....
Il fait encore super chaud et on commence à ressentir la fatigue, on ne pense qu' à une seule chose : notre jacuzzi qui nous attend sagement dans notre suite deluxe!!! et dont on profitera un bon moment!! 😎
Journée du 16/09/2008:
09h30: Le réveil est douloureux ce matin et on a pas envie de quitter le lit douillet de notre suite....
Mais il le faut nous sommes attendus a Pasadena par mes anciens " host parents" lorsque j' étais fille au pair il y a quasi 10 ans de cela et à qui nous tenions à rendre visite !
Nous mettons les voiles à 10h30, la route est longue et sans interêt entre LV et LA mis à part le grand barrage, le "Hoover Dam", encore en construction et d' aspect assez futuriste qui attire pas mal de monde . Assez impressionnant mais les grands espaces nous manquent déja !!! .....
Nous arrivons un peu avant 15h00 a Pasadena, check-in a l' hotel Best Western Pasadena Royale et prenons possession de notre "mini-suite", on nous a apparement encore surclassé d'après le réceptionniste...
Eh bien on se demande bien à quoi doit ressembler une chambre normale dans ce cas ???... La chambre est somme toute, petite et assez "cheap", ça fait un petit peu "négligé" et la ventilation sent les égouts dès qu' on l' allume ...mais on y est que pour dormir de toutes façons!!! C' est sûr que ça calme après le luxe de Las Vegas 🤪😕!!!!
On file vers mon ancienne maison rejoindre Rich et Mary ( mes anciens "parents"), ça fait tout bizarre de conduire dans mon Pasadena après tant d'années, où toutes les maisons et avenues ressemblent presque à celles de "Wisteria Lane" dans "Desperate Housewives" ... Mais rien n'a changé sauf ma "petite" Ashley que je gardais lorsqu'elle avait 4 ans et qui maintenant est une grande jeune fille de 14 ans !!! Nous assistons à son match de volleyball dans l' après-midi et dinons tous ensemble à la maison autour d'un barbecue au bord de la piscine en ressassant les vieux souvenirs et en regardant les photos de l' époque !!! Une tres bonne soirée ça m'a fait très plaisir de les revoir et de leur présenter Cédric, nous sommes de retour a l'hotel vers 23h00...
Journée du 17/09/2008:
Nous nous levons vers 08h00 pour le petit dèj de l'hotel, franchement dégeulasse lui aussi : beurre rance et café façon "pipi-de-chat" immonde, seule les gauffres sont bonnes ! ( j'ai vraiment pas l habitude de me plaindre mais là c' etait limite quand même 🙁...)
Nous prenons la route vers downtown LA qui me parait bien plus pollué qu'il y a 10 ans on apperçoit meme pas les buildings de la freeway !!
Un petit arrêt à El Pueblo qui me parraissait bien mieux a l'époque et nous marchons vers le quartier financier en s'arrêtant au Bradbury Building .
Nous passons dans l' hotel Westin Bonaventure juste pour le fun de prendre les ascenceurs extérieurs puis retournons à la voiture. On est assez crevés déja et assez déçus par LA ...
Nous poussons tout de même vers le "Hollywood Walk of Fame " via Sunset Boulevard. Un "nouveau" centre commercial a été érigé à coté du Mann's Chinese Theater et le boulevard me semble beaucoup plus propre et plus moderne qu' il y a 10 ans !! Tant mieux ça avait besoin d' un bon coup de "décrassage" !!
On s'arrête manger un petit burger au "Johnny Rockets" du centre commercial et nous repartons vers les hauteurs d' Hollywood pour approcher au plus près du SIGN, c' est près du réservoir d'eau qu'il est le plus facile de le photographier mais la petite balade en voiture dans les ruelles minuscules des colines de Hollywood nous fait plaisir, on admire ces jolies villas colorées, et parfois avec des terrasse qui défient les lois de la gravité ...
Apres un petit saut à UCLA, un petit tour sur Mulholland Drive et plus d' une heure de bouchons pour renter à Pasadena nous repassons à l' hotel et ressortons le soir sur Old Pasadena, toujours aussi charmant ce petit centre ville 🙂... Je reconnais les petites ruelles où j' avais l'habitude de venir, mon bar à billards "le Jake's" et mon café préféré "l'Equator" ( qui est malheureusement devenu un resto asiatique "branchouille" mince moi qui revait d' aller y prendre un petit café !!). Nous dinons au "Twin Palms" ( l' ancien resto de Kevin Costner qui l 'est peut être toujours d'ailleurs je ne sais pas..) et rentrons à l hotel...
Journée du 18/09/2008:
On quitte le Best western vers 10h30 après avoir fait l'inventaire des valises, en effet c' est le jour du grand départ !
Nous passons la journée à flâner sur la plage de Santa Monica et sa Pier et on se balade vers Venice Beach et son ambiance un peu "hippie-trash" . Un petit verre en terrasse et on décide de quitter Pamela qui scrute l'horizon avec sa bouée rouge, pour prendre la direction de l'aéroport ...
Il n'est que 17h00 a peine et notre avion ne décolle qu'à 23h00 mais on a envie de se poser ... Nous longeons la côte en passant par Marina Del Rey .
Contents d' avoir passé du temps sur la plage et repris quelques couleurs .. Ca nous a permis de nous réconcilier un peu avec LA que Ced avait trouvé "bof" hier.. Je suis de son avis! j' avais pris plaisir à y vivre pendant mon année au-pair, mais dans la banlieue "dorée" de Pasadena ....
Nous rendons notre "titine" chez Alamo avec un petit pincement au coeur et empruntons la navette gratuite vers l'aéroport avec la sensation bizarre d'avoir oublié quelque chose ...peut-être tout simplement un 4x4 bleu au fond d'un parking qui attend ses nouveaux "propriétaires" 😕 ....
Nous patientons à l'exterieur du Terminal 2 sur un banc avec un café "starbucks" à la main en fumant quelques clopes et en refaisant le bilan du voyage ...en espérant peut-étre un "dernier" coucher de soleil magnifique ....mais ce ne fût pas le cas, l' environnement ne s' y prêtant pas réellement cette fois 🙁....
Nous décollons comme prévu vers 23h00, on s' endort comme des masses après seulement 1 heure de vol pour se réveiller 2 heures avant l' atterrissage.....Le vol nous aura semblé très court cette fois!
Nous sommes arrivés vers 18h30 a Paris sous un beau soleil mais il fait déja largement plus frais....dur de se retaper le RER et le métro après tout ça et reprendre une vie "normale" ....
vivement le prochain voyage !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Voilà pour nos impressions de voyage qui nous laissera un excellent souvenir !!! En esperant que ce petit carnet pourra également aider certaines personnes à préparer leur voyage ...
Alex et Ced
Vivre en complète autonomie dans la nature, les bases à connaitre? English translation pending
Bonjour,
J'aimerai un peu couper les ponts avec cette société ( bonne ou mauvaise peu importe... ) et vivre ailleurs dans un environnement plus "sauvage" et acquérir une totale indépendance vis à vis de tout ce qui nous permet d'avoir un confort et une sécurité quotidienne tout en acquérant un style de vie qui ne s'apparente pas à PAPILLON à Cayenne dans le film éponyme, ma démarche est un tantinet un peu originale mais elle est pensée et réfléchie.
Donc je m'en réfère à ceux qui ont eu une expérience du genre pour m'éclairer dans cette aventure en sachant que je vais mettre tous les atouts de mon coté pour éviter un échec cuisant.
Mon souhait serait d'aller en Océanie, Exemple Papouasie-nouvelle Guinée, iles Salomon etc, mais je ne connais pas du tout cette région, son biotope, ses ressources, climat, religion, régime politique en place, législation etc, en fait je suis preneur de toutes informations.
Je tente de réunir le maximum de renseignements et de connaissances pour se nourrir, se soigner etc...
Mais il y a, je pense, bien des aspects que j'ai pu oublier, c'est pour cela que je fais appel à vos bienveillantes lumières.
Si mon message se trouve dans une partie non adéquate du forum, n'hésitez pas à le déplacer 🙂
Merci !
J'aimerai un peu couper les ponts avec cette société ( bonne ou mauvaise peu importe... ) et vivre ailleurs dans un environnement plus "sauvage" et acquérir une totale indépendance vis à vis de tout ce qui nous permet d'avoir un confort et une sécurité quotidienne tout en acquérant un style de vie qui ne s'apparente pas à PAPILLON à Cayenne dans le film éponyme, ma démarche est un tantinet un peu originale mais elle est pensée et réfléchie.
Donc je m'en réfère à ceux qui ont eu une expérience du genre pour m'éclairer dans cette aventure en sachant que je vais mettre tous les atouts de mon coté pour éviter un échec cuisant.
Mon souhait serait d'aller en Océanie, Exemple Papouasie-nouvelle Guinée, iles Salomon etc, mais je ne connais pas du tout cette région, son biotope, ses ressources, climat, religion, régime politique en place, législation etc, en fait je suis preneur de toutes informations.
Je tente de réunir le maximum de renseignements et de connaissances pour se nourrir, se soigner etc...
Mais il y a, je pense, bien des aspects que j'ai pu oublier, c'est pour cela que je fais appel à vos bienveillantes lumières.
Si mon message se trouve dans une partie non adéquate du forum, n'hésitez pas à le déplacer 🙂
Merci !
Un carnet au Botswana (septembre 2008) English translation pending
Hello tous.
Je ne pourrais pas publier un tel rencensement de lieux et sensations sans remercier tous ceux qui ont activement participé à la préparation de ce voyage. Ils m'ont fait rêver... Un gros merci sincère à vous tous, y compris les "ceux qui viennent de temps en temps" pour appoerter un petit détail pointu.
Je vous dois bien ceci à mon tour :
CARNET DE VOYAGE – Botswana Septembre 2008.
Préparation Les cartes : - http://www.big5.ch:8080/ka-map/ - Google earth - Tracks4africa. Compatibles Garmin. Payantes mais pas cher (11 euros par carte). C’est amusant d’être guidé par Ginette en pleine brousse. - Mapsource fourni avec le Garmin, pour faire les routes et transmettre tout ça au GPS
Le matériel : On peut commencer par lire ceci : http://voyageforum.com/...post=1877794#1877794 - Photo. Un 100-400 c’est bien, en complément d’un plus petit zoom. Mais je ne me souvenais plus comme ça bouge (évidemment). Plus un APN de poche, 8 méga pixels pour les instantanés, dans la rue...etc. La carte 2Giga du Canon a faillit ne pas suffire (environ 1500 jpeg). La carte 4 Giga emportée n’est pas compatible ( ??? ). - Gps : alors c’est comme on veut, soit on passe du temps à chercher le Camp Site, soit on passe du temps à chercher les lions... Même si je sais qu’en cherchant le camping, certains (suivez mon regard) on trouvé des lions. - Protection – sécurité : Les Botswanais sont, nous a-t-on dit, plus réprimandés en cas de problème que les Namibiens. En tout cas on passe partout complètement inaperçu, ils nous fichent une paix royale. Les seuls enquiquineurs sont les singes. Bombe lacrymogène, bâton, lance pierre pour rigoler un peu. - Petits matériels : en plus de la liste spécifiée sur le post ci-dessus, on a regretté de ne pas avoir emporté un enregistreur, nécessaire pour se faire des films, les yeux fermés dans le métro... !
Les avions – les transits. A l’aller nous avions ( 😉 ) une escale d’une nuit à Jo’Burg. Incroyable mais vrai, nous avons récupéré TOUTES nos valises et sommes sortis de l’aéroport en mois d’une demie heure. Le service Bagages a l’air de s’être amélioré depuis l’année dernière ! On reprendra l’avion le lendemain à 10h10... l’heure et demie qui nous sépare de Maun nous paraîtra bien longue.
Au retour, transit de 3h00. Par trouille de perdre encore nos bagages comme l’an dernier, nous avions (😉 oui bon on a compris...) choisi de « sortir » et de « re-rentrer ». La sortie se fait à nouveau en une demie heure, le temps de passage aux douanes en un quart d’heure. On est heureux de savoir que nos bagages seront avec nous en soute du vol Air France...
Et donc, aucun problème d’avion, de transit ou de bagages cette année. Seulement deux douaniers à Roissy pour accueillir deux ou trois avions. Donc comme l’an dernier, 2 heures ¼ pour passer la douane...
On avait choisi de faire un voyage plus court en temps (deux semaines au lieu de trois), mais plus simple en route. On voulait éviter les longues distances goudronnées d’autant plus que nous avions compris que les pans sur la route du Sud sont à sec et donc vidés... de leur vie animale à cette époque.
Le choix d’atterrir à Maun impliquait un surcoût d’avion d’environ 220 euros chacun, que nous avons compensé par un voyage plus court.
Le choix de la période Parfois, on n’a pas ce choix. Nous, nous voulions éviter la période vacances scolaires des Sud Af’. Septembre avait été un bon choix en Namibie pour voir se regrouper les animaux autour des points d’eau plus rares. De même, les moustiques sont théoriquement moins nombreux en hiver austral...
En fait, nous avons un peu regretté pour plusieurs raisons.
D’abord les chutes Victoria sont à leur plus bas niveau de l’année. Cela avait été aussi un choix pour ne pas être noyé dans un brouillard de vapeur, mais « sèches » à ce point, ça fait quand même un peu drôle... ! Je reviendrai plus tard sur Vic Falls...
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Pour ce qui est des points d’eau plus fréquentés, c’en est à un point qu’à Savuti par exemple, il n’y avait qu’un seul point en eau, donc « c’est là ou nulle part ailleurs ». Donc tous « les baroudeurs » se retrouvent là, et je pense que du coup, si les éléphants s’en fichent et viennent abondamment, les lions eux, ne se montrent pas.
Septembre est également difficile pour les campings. Ils sont secs et poussiéreux, donc moins agréables à vivre, une petite impression de désolation en arrivant à Khwaï... Ils manquent aussi d’ombre pour la sieste à cause des feuilles absentes des arbres...
Sûr, si on y retourne (ce qui ne fait pas grand doute) on choisira la fin du printemps septentrional pour voir les paysages fleuris et verdoyants (Marienfluss...). Ca nous changera un peu et ce doit être superbe... ! Mai – Juin est déclaré « idéal » pour les chutes Victoria par le pilote de l’hélicoptère, ainsi que Décembre-Janvier, mais c’est la saison des pluies.
Enfin, on pensait éviter les moustiques en Septembre, mais en fait il faut savoir qu’ils hibernent du côté de Livingstone J parce que ma moitié (plus sensible que moi) s’est faite bouffer par ces insectes, malgré les doses de répulsifs, efficaces trop peu de temps. Heureusement que nous avions prévu la Malarone... qui l’a rendue un peu malade...
Mais bon, il n’est pas question de pleurer sur ce choix. L’avantage est qu’il n’y a pas de pluie et qu’il y a souvent un petit vent qui rafraîchit l’atmosphère (deux mois de Windy Season avant la Rainy Season). Et puis il fait bien chaud dans la journée (35 - 38 °) et pas froid la nuit (jamais moins de 15-16 °) et ça, ça fait quand même plaisir. Les journées sont un peu plus courtes, mais ça aussi ça ne dérange pas vu que nous étions couchés à 19h30... ! et endormis à 19h45... les vacances quoi !
Le choix du véhicule Le 4x4 n’est pas un choix. Il s’impose pour traverser Moremi, Savuti, et même Chobé Nord. Partant moins longtemps, cela laisse un peu plus de place budgétaire pour un 4x4 plus costaud : Toyota 76, un peu rehaussé pour être sûr de ne pas perdre de temps à sortir les sacs de patates (... ?). Un 4.2 L diesel, qui ne nous fera jamais regretter ce choix... sauf à la frontière Zambienne (voir plus bas). Asco Car Hire est à la hauteur. Il aura quand même fallut téléphoner deux jours avant le départ pour être sûr qu’ils installent la tente sur le toit non prévue sur leur catalogue. Ils sont ponctuels, il ne manque rien, les duvets sont chauds et suffisants, le téléphone satellite présent. Impeccable, sans doute plus cher qu’un autre, mais la confiance est méritée. Sauf un jerrycan qui fuit et qui va tout salir le beau 4x4 de gas oil imbibé de poussière... ! Classe… ! LE VOYAGE
Le Trajet / Activités : - Nuit Transit à Jo’burg. Dove Nest Hotel - Maun – Island Safari Lodge. Boat Cruise. - Maun – Island Safari Camp Site - Moremi – 3rd Bridge. Game Drive perso. - Moremi – Khwaï. Game Drive perso. - Moremi – Khwaï. Game Drive perso. - Savuti. Game Drive perso. - Chobe – Ihaha. Game Drive perso. - Kubu Safari lodge. Viste Chobe - Kubu Safari Camp Site. Boat Cruise avec guide. - Zambezi Water Front (Zambie). Vic Falls, Hélicoptère. - Kubu Safari Camp Site - Mudumu – Nakatwa (Namibie). Game Drive perso. - Mahungo Safari Lodge (Namibie). Game Drive avec guide. - Goma Lagoon – Camp Site. - Maun – Audi Camp - Island Safari Lodge. Vol au dessus du Delta
Dove Nest Hotel – Jo’Burg Airport
On avait réservé depuis Paris, mais pas payé. On le trouve en demandant au bureau d’information – tourisme, juste à la sortie de l’aéroport. Ils appellent la personne qui s’occupe de nous conduire à la navette qui vient exprès nous chercher (10 minutes de route). Cool, pas de problème, juste l’obligation de décliner les offres d’accompagnement faites par les quelques gars qui cherchent à vous rendre service gentiment pour se faire quelques piècettes...
L’hôtel est sympa. Dans la chambre, la lourde grille en accordéon qui se ferme à l’intérieur de la baie vitrée, nous montre encore l’ambiance qui règne dans cette ville que nous n’aurons pas le temps de voir car nous arrivons trop tard et repartons trop tôt. Il n’empêche que ayant suivi les conseils inscrits dans la chambre, on ferme la dite grille (est ce vraiment utile ?), et on se retrouve le lendemain matin enfermés à l’intérieur... ! Les femmes de ménage qui passent sont mortes de rire... Nous on manipule la serrure un bon paquet de minutes avant de réussir à se libérer... L...
530 rands pour deux, p’tit déj’ inclus. La patronne (blanche évidemment) trône derrière son bureau au milieu de la salle de restaurant. Simple, cordiale et efficace. Carte Visa qui fonctionne.
01 - C’est là que nous verrons nos premiers jolis oiseaux...
Okavango River Lodge – camp site
On avait pré - réservé par email, mais pas payé. Bien nous en a pris parce que les coordonnées GPS de Google Earth sont inexactes et on n’a pas trouvé. On s’apercevra 15 jours plus tard qu’il est de l’autre côté de la rivière, mal indiqué, plus proche de Audi et Crocodile camp. On voulait faire Camp Site, pour se consoler, on se rabat sur Island Safari Lodge (S19 55 28.2 E23 30 32.4) qui a aussi un camp site... un peu trop visité le soir, surtout le Samedi : les jeunes viennent avec leurs voitures et les autoradios marchent à fond. Les gardiens s’occupent de les renvoyer. Le lodge est très correct, 1300 Pulas pour deux (ptitdéj inclus).
MAUN Maun est une ville nouvelle très étalée. Plusieurs super marchés bien achalandés. Attention aux ouvertures aléatoires le Samedi matin, mais pas l’après midi, le dimanche matin pour certains commerçants (MIDAS (pas de pneus 4x4) et Marshall – pneus) et pas d’autres. Des difficultés pour tirer plus de 1000 Pulas à la fois, par jour... donc pas facile de réunir de quoi payer le gas-oil, alors que Shell (ouvert 24H/24 et 7 jours sur 7) prend la Carte Bleue... !
On fait les courses au Spar : 850 pulas pour 5 jours de repas.
ATM Extraordinaire. Je fais la queue avec les gens depuis 40 minutes pour accéder à l’ATM près du BP et du SPAR (alors que celui près de Engen est plutôt calme) et une vieille mamie s’approche, s’assoie sur la chaise près du distributeur puis double tout le monde et se présente à la machine. Les gens ne bronchent pas, moi non plus évidemment, ça n’a rien d’extraordinaire. Plus étonnant, un type fait la même chose 3 minutes après... Personne ne dit rien, il a grillé la file de 45 minutes, et personne n’a le moindre regard de réprimande. J’ai beau scruter les regards, personne ne prête attention à ce resquilleur... Bon bah ils sont pas très violents les botswanais... ça me va bien, on va faire pareil.
D’une manière générale, les gens ne prêtent absolument pas attention à nous. Nous sommes quasiment les seuls blancs et tout le monde s’en fout... Pour une fois, on a l’impression de passer inaperçu et c’est plus agréable pour se fondre dans la masse et se rapprocher des gens, discuter, ressentir.
ACTIVITES La ballade du soir proposée par Island Safari est très jolie bien qu’un peu chère car il n’y avait personne pour partager le bateau avec nous : 550 pulas pour une heure... ! Mais bon... Nos premiers oiseaux, et notre premier Sun Downer bien connu des voyageurs en Afrique Australe.
Les temps changeant dans le bon sens pour les autochtones : il y aura même un magnifique fil électrique sur la photo du coucher de soleil... Moi je dis, les fils électriques c’est bien, ça fait vendre des PhotoShop... (?) 😏 Il y a même des centaines de moustiques qui se collent partout en revenant sur la rivière à toute vitesse : Demain on fait griller nos crottes de nez... ! 😉
02 - Quel poteau électrique ?
On réserve un Mokoro Day Trip par le Lodge : 1300 pulas pour deux. Impossible de faire une nuit sur une île en Mokoro, on s’y est pris trop tard (on aurait du réserver par téléphone, depuis la France). Et comme le lendemain il faut rejoindre Morémi – Third bridge et qu’on ne connaît pas le temps de route (3 à 4 heures), on n’insiste pas.
On ne regrettera pas car on a fait un magnifique Bush Walk (3 heures) avec un guide né dans le Delta. La marche au milieu de la savane est vraiment une activité à recommander. C’est super impressionnant d’avoir chaud, d’avoir soif, et de se retrouver si proche et si vulnérable face aux animaux. Tout à coup les zèbres ne paraissent plus si mignons - mignons, et que dire de cet éléphant solitaire, affamé et assoiffé qui se pointe vers nous... Magique. C’est beaucoup plus impressionnant que d’être en voiture à actionner la marche arrière. Là tu te demandes vraiment s’il court plus vite que toi... Alors on révise nos lectures avec ma petite femme (en anglais pour que le guide nous confirme) : - Moi : « Tu te souviens on a lu que s’il charge, il faut reculer tout doucement » - Le Guide : « s’il charge, tu te retournes et tu cours le plus vite possible... ! » - Moi : « je ne me souviens pas avoir lu à quelle vitesse ça court un éléphant... ? » - Ma petite femme : « en tout cas ça court plus longtemps que moi... ! »
03 - Avant d’être détecté par la bête... ! qui ne nous inquiètera pas.
Le Delta est sublime. Le Mokoro (en fibre de verre, c’est mieux) c’est extraordinaire.
04 - Eux, ils partent pour deux nuits. Finalement pas mécontent d’être seuls pour la journée Il y a un petit côté « le blanc est assoupi et le noir nous ballade » qui me gêne, mais notre guide n’a pas voulu que je rame...
On aura bien sur la visite d’un hippo qui s’approchera d’un peu trop près pendant que notre puller remplit sa gourde (eh oui, l’eau du delta est buvable, j’ai essayé, même pas malade). Purée le cœur qui se met à taper... Quand on sait que l’hippopotame est l’animal le plus meurtrier en Afrique... ! Il vous broie en deux morceaux, rien que parce qu’il veut être sûr de ne pas être dérangé, lui ou ses petits. L’ayant (enfin) aperçu, notre guide va battre son record de remise en route : demi tour, arrrrghhh !
05 - Eh, tu crois qu’on ne t’a pas vu ? Heureusement que tu n’as pas battu ton record d’apnée (6 ou 7 minutes)
On discute évidemment avec le Guide. Sur les 1300 pulas payés au Lodge, il touchera 150 pulas pour sa journée. Tu parles d’un commerce équitable... ! Bien sûr, 150 pulas, c’est 300 euros par mois, c’est peut-être, une fois et demi le salaire moyen botswanais, mais « bon » dieu, quand va-t-on enfin comprendre qu’en donnant du pouvoir d’achat à ces pauvres gens, ils feront marcher nos économies capitalistes (de m...) ? Il nous parle de son projet de créer sa propre structure. Je vais lui déposer son nom de domaine et lui créer son site internet.
On a gardé le Vol au dessus du Delta pour notre retour à Maun dans 15 jours...
Moremi – Third Bridge
Le Camping
S19 14 18.2 E23 21 12.6 Quel bazar ! On arrive vers 16h00 et notre place est occupée par deux 4x4 d’allemands qui s’excusent gentiment. On ne les dérange pas et on s’installe aux abords de la place N° 2, ce qui nous donnera l’occasion de partager l’apéro, le fire wood et un peu de leur expérience. Par contre les ZAF qui arriveront à la nuit tombée, sont tout aussi proches et beaucoup moins discrets. Ils ne comprendront même pas quand je me lèverai à minuit pour leur demander d’être un peu plus calme. Trop lourds... En fait il y a par ici (près du pont) 4 ou 5 emplacements et environ 15 ou 18 4x4... ! Le surbooking fonctionne bien. C’est comme je l’avais appris sur les forums Sud’Af : ils se présentent à la gate et disent qu’ils partagent un emplacement : ce qui est vrai par la force des choses... !
06a - Proximité – Promiscuité !
Les nouveaux Ablutions Blocks ne sont pas finis de construire. Les anciens sont très moyens, et fermés avec une porte en barreau de prison. On se croirait nous à l’intérieur d’une cage de zoo, avec les singes qui nous regardent... ! Faut dire, on le verra à Khwaï, que ce sont les maîtres des lieux, et ils nous font payer cher le loyer... !
06b - C’est qui la bête ?
Les réservations Il faut ici que je fournisse les coordonnées pour réserver. Parce que théoriquement, pas de résa, pas d’entrée dans le parc, même si comme je le disais, on a constaté le contraire. Du moins il est aisé de réserver une nuit et de rester plusieurs nuits à l’intérieur, même s’il faut en sortant, payer l’accès au parc pour plusieurs jours (une journée = 24 heures depuis l’heure à la quelle vous entrez, toute journée commencée est due).
Tout le monde a compris qu’on réserve et qu’on paye par CB les places de camping, ce qui donne le droit de rentrer dans les parcs. L’entrée des parcs est payée sur place en arrivant : - Moremi : 120 pulas par personne et par jour + 50 pula par voiture par jour - Savuti : idem - Chobe Nord : idem
Ils ont un peu de mal avec les emails. Le mieux c’est le fax : 00 267 68 600 53 Le fax que l’on trouve parfois (00 267 661 264) ne fonctionnait pas. Ne pas oublier d’indiquer votre adresse complète, car le prix dépend de votre nationalité (Local vs étranger). Voici le post qui parle de ce sujet : http://voyageforum.com/v.f?post=1400383#1400383
La Piste Le début de la grande régalade... d’abord des larges pistes un peu sableuses qui glissent à souhait... Puis des pistes « mono voie » qui sont de plus en plus sableuses, parfois très profond. Le choix du 4x4 (Toyota 76 plus haut qu’un Navara ou un Hilux) s’avère très sympa : aucun problème, le 4.2 L Diesel passe tout seul en troisième, sur le couple, même à 10 ou 15 km/h dans le sable, il repart tranquille sans consommer trop (15 litres environ, moins que sur le goudron : 18 litres environ à 110 – 120 km/h ! ). Bref que du plaisir. Promis, demain je passe en 4 roues motrices... (Frimeur !) En arrivant sur Third Bridge, le sable fait place aux grandes flaques d’eau. Pas question d’y mettre ni les pieds (je ne saurai donc jamais s’il y a des crocodiles) ni les roues : pas envie de m’enliser ou de noyer le moteur (pas de Schnorkel). Heureusement il y a à chaque fois (??) moyen de contourner.
Les animaux Avec le temps, et après en avoir vus quelques centaines, on oublie la première impression de croiser des éléphants sur la piste : « après vous..., je vous en prie... ».
07 - Inoubliable : on est chez eux. Ils nous laissent tranquilles. Merci...
C’est bien sûr au milieu d’une suite de virages aigus et dans le sable profond, un peu difficile à négocier, qu’on aperçoit nos premiers éléphants... Arrêt brusque. Enlisé ? C’est vraiment magique. Ils sont là, apparemment une femelle et son petit (moyen), ils ne nous voient pas, finissent de traverser. On s’approche (presque ensablé, mais ça sort). En fait ils sont nombreux et s’enfoncent doucement dans la forêt qui a un aspect un peu lunaire car les feuilles qui restent sont marrons (fin de l’hiver) et les arbres « élagués » à hauteur d’homme et largement défeuillus par ces monstres gentils.
Moremi - Khwaï
La Piste RàS. A part une grande flaque d’eau incontournable. Bon comme il y a du monde qui pourrait me sortir, je suis les conseils non avisés du monsieur qui me laisse passer et qui me dit de passer au milieu. J’aurais dû écouter le guide botswanais de l’autre côté, qui me fait signe de passer par la gauche. Je me retrouve au milieu et ça patine en marche avant, et ça patine en marche arrière... pas de problème, on passe en courtes... idem. Pas de problème : blocage avant et blocage arrière et ça sort tout seul. Même pas obligé de marcher dans l’eau jusqu’en haut des cuisses pour accrocher la sangle pour me tracter, parce que comment tu fais pour descendre dans l’eau sans pourrir ton jean et tes baskets… ?
Puis un jeune éléphant qui a compris que nous sommes inexpérimentés et « craintifs » de le déranger, on commence par reculer, ce qu’il adore : il remue ses oreilles et redresse la tête, on recule, il approche doucement faisant semblent de charger, on recule... Un 4x4 rempli de touristes avec un guide qui conduit nous double alors et nous montre comment faire... il avance assez vite pour impressionner le « gamin » qui part se cacher derrière les buissons... Bon d’accord ! Je sais pas si je ferais pareil... !
Le camping S19 10 20.2 E23 45 04.5 Les mystères des réservations nous feront passer deux jours à Khwaï alors que nous souhaitions en passer un à Xakanaxa (S19 10 56.4 E23 24 53.2). Mais bon...
J’ai parlé de l’impression générale poussiéreuse du camping. De plus, comme les Ablutions sont moyens (pas d’eau chaude) et éloignés de 100 ou 200 mètres (... ! ), les gens se permettent de pisser tout autour du camp site et de laisser traîner leur papier toilette. Je suis énervé : la bêtise me révolte. Leurs chiens sont plus propres qu’eux... ! Même pas capable de faire un trou et de recouvrir le papier. Bref ! Se gase gase matlakala… !
Là aussi de nouveaux Ablution Blocks sont en fin de construction.
Les campings ici ont la particularité de n’avoir pas de poubelle : ils préfèrent nous laisser nous débrouiller avec les singes. Une poubelle existe pourtant à la sortie de Khwaï, 300 mètres à droite après la gate... On a l’impression de quelqu’un la ramasse de temps en temps... !
Je trouve que le gouvernement ne prend pas assez en considération l’entretien de ses joyaux. Bien sur, il n y aura jamais pénurie de touristes, mais c’est dommage de ne pas entretenir un peu.
Hier soir un éléphant est passé à quelques mètres. La preuve est là, il nous a laissé un GROS paquet devant le 4x4 : merci Père Noël... Purée, ça sent la bête... !
Les paysages Sublimes. - Dis, Là Haut, c’est comme ça le paradis... ? - Non, ça ce sont les dernières images que tu verras quand tu auras mangé tout ton Soleil Vert.
08 - Rien à dire... ! Admirer...
La rivière (infranchissable ailleurs qu’à Khwaï pour aller à Savuti vers le Nord-Est) apporte beaucoup de verdure et de bleu profond, au milieu de la savane et des forêts. C’est beau.
Prendre son temps de se balader à Morémi, s’arrêter pour contempler. Quelqu’un a dit sur ce forum qu’il y passerait bien le reste de ses jours (hello V.), je croyais cela un peu exagéré, bah finalement je veux bien partager le bail...
Les animaux La plupart sont réellement charmants...
09 - Tiens Eric, si tu cherches à prendre un otage... ! Petit avec des grandes oreilles, ça vous rappelle quelqu’un ?
Et les expériences super impressionnantes... :
Un couple d’hippopotames qui se chamaillent (ou s’ébrouent ?) à 5 mètres du camp site N° 3... Toute la nuit, dans un demi sommeil, nous avons l’impression que quelqu’un a mis en route la machine à laver... et Floc, Floc, Floc, Floc... En se réveillant davantage, on s’aperçoit que c’est le gros Hippo qui barbote et qui broute (140 à 150 kg d’herbe par jour...)
10 - Eh coco tu veux un entonnoir.. ?
Un éléphant qui nous réveille en picorant – effeuillant à 2 mètres de la tente... Voilà que cette grosse femelle piétine et secoue les arbustes devant la tente. Réveillés, on ouvre doucement la toile intérieure de la tente. On aperçoit vaguement son ombre imposante. Palpitant : 120 coups / minute... Va-t-elle s’apercevoir qu’il y a sur sa trajectoire un gros cube blanc avec un machin dessus, avec des pauv’ gens dedans ce machin vert... ?
- J’allume ? - Non, je sais pas... - ... - J’allume ? - Oui, je sais pas... J’allume... !
- ... Purée... à 2 mètres de l’échelle. Un monstre... ! J’éteints.
- mais il est où ? - Je sais pas...
Je rallume, son œil rouge, je l’éblouis, pas fait exprès, promis... - Nooooonnnn pas la lampe dans les yeux, il va se fâcher... !
J’éteints. Je rallume, éclaire la trompe, puis sa grosse masse en général, une femelle... - y a son petit avec ? - je sais pas... Il gigote. Je ré-éteints. Il a l’air de s’en aller.
- Rallume... ! Je rallume, je ré-éteints. On écoute. Des pas discrets. Il est passé derrière la tente. On ne le voit plus.
- Il est parti ? - Je crois... ? Mince que nos oreilles sont imprécises. Faudrait se crever un œil pour avoir des oreilles plus fiables... ! OUF ! Gêné par la lumière il est parti plus loin, rejoindre les autres, pour peigner les arbres pour ramasser les myrtilles... !
Pfffouuuu ! Allez, redors... ! Si tu peux. Y a tellement d’images dans les yeux... !
Le réveil sera beaucoup plus... comment dirais-je ? Viril... !
On a mis un piège à singe qui fonctionne bien : les chaises de camping en équilibre sur le tank à eau et sur les bouteilles de gaz... Ca fait gling gling... il y a un singe de mon côté qui essaye d’ouvrir le tank à eau.
J’ouvre délicatement la toile intérieure, en laissant la moustiquaire fermée... je rabats quelques centimètres de la toile... Purée... je vois sa tête grosse comme une pastèque, il soulève le double toit pour mieux me voir, il se met à brailler pour m’impressionner... Purée... ça marche bien. Palpitant : 3200 tours / minute... ! C’est un gros mal d’environ 50 Kg avec des dents longues comme ça... HHHHHAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA Je me mets à crier pour lui faire peur... Il recule à peine. Puis on ne l’entend plus. Faut réunir son calme, calmer sa trouille et dé-trouiller ses neurones. Il a de très jolis crocs, et j’ai pas envie que l’on soit mordu par ce c.... Cet enfoiré a fait le tour. Il a compris que je suis le mal dominant (tu parles... ! le mâle il domine pas grand chose...) et que la femelle est de l’autre côté. Il commence à dé-scratcher les scratch de la tente... C’est incroyable, mais cette stratégie nous sera confirmée le lendemain par des gens qui travaillent dans le camp : les singes s’attaquent surtout aux femmes, plus petites... Purée, la peur active mes neurones et mes nerfs. Pas question de toucher à ma femme... j’ouvre délicatement la fenêtre de la tente en hurlant et en le tapant à travers le tente : HAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA Là il a compris. Il se sauve. On s’interdit de laisser éclater notre joie nerveuse de le savoir parti pour faire silence et l’écouter s’éloigner... Je sortirai quelques instants plus tard, «armé de ma bombe lacrymo. Il a abandonné les lieux. J’espère qu’il va raconter cette histoire à toute sa tribu pendant au moins trois générations... !
11 - Gros c... !
On apprendra à ranger, à ne rien laisser traîner, poser un gros bâton sur la table. Ca ils connaissent bien : tu prends le bâton en main, tu tapes sur la table, ou tu attrapes un caillou, ils reculent... enfin tous sauf les gros mâles qui s’en fichent... Saloperie... !
Bon... faut bien avoir des trucs à raconter...
La veille au soir, un couple est arrivé en Honda CRV (... !). Négligents, ils se sont fait voler deux sacs plastiques de victuailles. Ils ont malgré tout posé la tente... au sol. Je ne sais pas comment ils ont fait pour manger. Deux heures plus tard, en fin d’après midi, ils sont partis. Je ne sais pas où et comment ils ont dormis.
Du coup on a passé la journée du lendemain à imaginer des pièges à singes : - Bourrer des petits pains sucrés avec des laxatifs. Mais faut pas rester dans les parages. - Mettre de la vaseline sur les arbres pour qu’ils se cassent la figure. - Prendre un petit en otage et le crucifier à un arbre, pour l’exemple. C’est vrai qu’on a déjà essayé il y a 2000 ans, mais ça n’a pas bien marché. - Envoyer quelqu’un de connu pour nettoyer au Karcher.
Les autres animaux sont impossibles à lister.
Des oiseaux : nous avons pris nos premiers cours de zozios, parce que avant pour nous il y avait les cuicuis, les moineaux, les piafs, les birds, ah si les pigeons (et pour cause, on en a plein sur la fenêtre), les gros, les moyens, les petits, les jolis, les moches, les ceux qui se sauvent, les jaunes qui viennent manger à table, les bleus luisants, les ceux qui mettent du rouge à lèvre... si si ! Les aigrettes (ça, ça « marche » bien « les aigrettes » : les blanches, les grises, les « à long cou », les « des marais »...) et il y avait aussi les poulets (gris, qui braillent le matin) les dindes grises à têtes bleue (comment peut-on être aussi moche... !), les becs tordus, le noir qui fait parapluie avec ses ailes pour mieux voir dans l’eau... bref on y connaissait rien...
12 - Celui là, il doit être allergique à son rouge à lèvre... il a le nez qui coule... !
Il y a aussi des gazelles et des gazeaux... des gris, des noirs, des « à bosse », des marrons, des « qui ont une cible sur les fesses », si si !
13 - Petit matin brumeux... Serait le méthane ??
Des éléphants, des buffles, des carnivores, des félins, parfois ce sont les mêmes d’ailleurs. Etc., etc. ...
A propos des lions, on n’en n’a pas vus. Heureusement que nous en avions vu plusieurs à Etosha l’an dernier. On a bien vu des traces et entendu des rugissements accompagnés de barrissements un matin à Khwaï, mais on n’a pas vu sa Majesté. Les allemands qui ont fait un bout de route avec nous en ont vu à Morémi et à Chobé, mais nous rien. Sauf un Léopard majestueux à Chobé, qui a pris sa course... magistral !
Savuti
Camp Site S18 34 00.9 E24 03 54.3 On retrouve une douche chaude, dans un enclos pour se protéger des éléphants qui avaient fini par comprendre qu’en cassant un carreau des douches quand les gens y étaient, ils pouvaient trouver de l’eau... ! On imagine la surprise ! L’endroit est un peu plus avenant. Toujours pas d’ombre à cause de l’hiver austral. Pas de singe. Quel repos... !
La Piste
En partant de Khwaï, on traverse le pont, et là c’est encore du bonheur. Du sable pour rigoler, la Ginette qui connaît les pistes, le long de la rivière pour admirer les paysages, les oiseaux et les hippos. C’est beau.
Puis Mababe Gate (S19 06 17.3 E23 59 06.3). - Quelle piste il faut prendre s il vous plait monsieur ? - Oh vous avec cet engin vous pouvez passer partout - Oui mais c’est mieux à gauche dans le sable, par Sandrige ? - Oui de toutes façons vous passez partout - Oui mais c’est mieux à Droite sur le dur ? - Oui de toutes façons vous passez partout - ... Bref si je me plante, c’est la honte. Vais-je devoir passer en 4 roues motrices et/ou dégonfler les pneus ?
C’est sûr, quand on connaît pas on prend le plus court. Il y a 4 kms de différence. Les allemands sont passés dix minutes avant nous, ils ont pris Y-gauche Sandrige, 45 Kms. Nous on prend Y-droite, March road. (S18 55 37.0 E24 00 39.7) Certes partis à 8h00, on ne met « que » 4 heures et on arrive deux heures avant eux, mais March road n’est vraiment pas rigolote. Bien que très roulante par endroit (60 – 70 km/h), il y a des passages très cassants. Il est préférable d’anticiper, de freiner fort pour ne pas plonger dans des nids de poule impressionnants, secs et durs comme du béton. Faut passer en première, tout doucement. Il y a deux passages de plusieurs kms comme cela, en arrivant en fin de piste, environ 15 kms avant de rejoindre le bon vieux sable profond de Main Road. Le paysage est joli mais pure savane sans relief et sans arbre, il fait chaud. Bref pas amusant. Peut être que le sable aurait été plus rigolo, on verra ça une autre fois. L’arrivée sur Savuti est effectivement un peu plus coton : plus (+) de pistes mais indiquées correctement, plus (+) de sable... Promis demain je dégonfle... (Frimeur).
En fait, évidemment je suis en 4x4, mais j’ai la flegme de sortir le (trop) petit compresseur, alors je dégonfle rien : 2, 2 Kg. Ce n’est pas raisonnable, je sais, mais le couple du moteur compense tranquillement les pneus (un peu) trop gonflés.
Les gens qui sont partis ce matin de Khwaï avec leur caravane (conçue pour le tout-terrain) arriveront vers 15h00... pas mal. Ils ont dû être drôlement secoués.
Game
On passera la fin d���après midi à sillonner le coin. Un seul point d’eau en eau (artificiel) tout proche. Pas de lions, des éléphants qui font semblent de nous faire peur.
14 - Et une photo carte postale, une !
On passera la nuit la tente ouverte (sauf moustiquaire, on n’est pas téméraire...) à guetter un lion qui viendrait se réchauffer auprès de notre feu qui s’éteind...
Vers une heure du matin : - Réveille toi, y a quelque chose... - Huuummmm ? Crisss, crissss, crissss, crisssss. - y a quelque chose qui avance, là dans les feuilles... - Hein !? Crisss, crissss, crissss, crisssss. - C’est assez gros, c’est quoi ? - Je sais pas, j’allume ? - Non, je sais pas (...) - Non j’allume pas, si c’est un lion je vais plus dormir. Crisss, crissss, crissss, crisssss. - Il est là... ! - C’est quoi... ? - Je sais pas, il est là regarde, on voit son ombre au clair de lune. - Eh dis, il a que deux pattes ton truc ? - Hein ? - Bah oui, il a deux pattes, certes assez haute, mais il a que deux pattes. C’est pas un lion ! - Hein ? - C’est pas un lion ! c’est un gros n’oiseau, mais c’est pas un lion. - ... - Hummm... Pffff ! Allez bonne nuit... ! - Bonne nuit...😊
Chobe
La Piste
Enfin la piste du bonheur en quittant Savuti. Non, on n’ira pas à Linyanti. Les autrichiens qui partent en même temps que nous, pneus très dégonflés, iront mais en passant par Goha gate, puis à gauche, 38 kms de sable profond mais pas encore trop mou en ce début de matinée. On fera quelques kms sur la piste directe vers Linyanti pour se confirmer l’état de la piste : très très sablonneuse. Le gros 4.2 L en bave, même en première ou en courtes. J’ai d’autres problèmes en tête, et on veut rejoindre Ihaha ce soir, alors privé de sablés. On prendra la piste « soft »... tu parles. Du sable et du bonheur à conduire. Plus ou moins de sable sur des pistes de longueur interminable. Puis l’autoroute. Sublime pour s’amuser, tortiller, rattraper, redresser, piler pour éviter les grosses secousses quand on plonge dans les ornières profondes...
15 - Du bonheur vous dis-je... !
On arrive à Kavimba (S18 04 55.4 E24 34 47.4), on retrouve du même coup une bonne vieille gravel et plusieurs villages. Je suis content de ne pas avoir à regonfler ( ?? ) sur cette piste caillouteuse à souhait. Ça glisse aussi, mais c’est plus piègeux. Puis à 500 mètres du goudron, près de la frontière Namibienne et de la porte de Chobé Nord, Paf !, crevaison. On changera la roue au Contrôle Desease, sur le goudron : pneu arraché sur le flanc. Pneu pas assez gonflé ( L ). Le caillou qui a fait ça doit être sacrément pointu. Ils m’aident à changer ma roue, ne fouillent pas le frigidaire. On marche dans un carré imbibé de je ne sais quoi, ils nous font sortir les chaussures des sacs pour les imbiber aussi. On repart, tout de suite à gauche : la Porte du Paradis... (S17 55 42.9 E24 43 40.8)
Quelques kms de sable mou et roux, puis on aperçoit, vision idyllique, la rivière Chobé dans la plaine qui fait frontière avec la Namibie... Indescriptible, je vous laisse ce bonheur intense de découvrir et le plaisir d’imaginer si vous y allez bientôt... Ne ratez pas ça. La piste longe la plaine et la rivière sur plus de 50 kms. C’est beau.
A mi-chemin à peu près (23 kms de la porte), il y a le camping de Ihaha, comment dire...
Le camping de Ihaha Le Diable s’habille en Prada... Mais le bonheur est total.
Le diable, ce sont les singes qui envahissent le camp site N° 2 qui a deux grands arbres où ils se regroupent tous les après midis pour préparer leur nuit. Tous, sauf les grands mâles, sont chassés par peur du bâton ou des jets de cailloux. J’ai joué à cache-cache avec l’un d’eux, et j’ai gagné : j’ai arrêté de faire à droite du buisson, à gauche du buisson derrière le quel il se cachait. J’ai fini par balancer mon caillou par-dessus le buisson et je l’ai eu... il a crié, il est parti... et il est revenu 3 minutes plus tard, monter dans l’arbre et croquer des feuilles. Pourquoi je lis dans son regard un espèce de « alors, c’est qui qui a gagné ? »
On va abandonner les lieux le temps d’aller se balader dans Chobé. Puis le soir on ira s’installer plus bas, au milieu des crottes, sur le chemin plus proche de la rivière. Pas le droit ? je sais pas, tant pis !
Les Ablutions sont propres, claires et eau chaude.
Evidemment, on va quand même boire un bon apéro à la santé des copains (chose promise...). C’est toujours ça que les singes n’auront pas ! Purée je me souviens encore de ce petit goût d’abord âpre à l’ouverture de la bouteille, puis plus doux en ayant respiré un peu... Le biltong, les cacahuètes salées, le petit saucisson au goût de jambon trouvé à Maun... et des étoiles plein les yeux.
16 - Vue du camping... la photo ne rend rien, c’est juste une idée
Le game Là encore on ne peut pas décrire. Ces choses là se vivent, et je les souhaite sincèrement à vous tous.
Des hordes d’éléphants qui traversent la rivière, les petits accrochés à la queue des grands, en schnorchel, des buffles par dizaines, des vautours (tiens je viens d’apprendre un nouveau nom d’oiseau... non je rigole, quand même...), des marabouts, des impalas par millier, des trucs des sables (mince c’est quoi son nom, aidez moi...noir avec des grandes cornes), des hippos... un troupeau de buffles dans les buissons, bref tout le monde est là.
Du moins on le croit, parce que en fait on n’en voit pas la moitié. Pour voir le reste il faudra, c’est certain faire un boat cruise demain soir... !
Lendemain matin, game drive tout seul. Encore plein de bêbêtes... Et une carcasse toute fraîche, pleine de vautours et de marabouts.
17 - On ne voudrait pas vous déranger, vous êtes à table ?
Il parait que les lions à Chobé opèrent en une horde unique pour attaquer du gros gibier. Pour l’apercevoir, il faut se lever de bonne heure, ce que l’on a fait mais pas de lion...
KUBU Lodge - Lodge
Un petit lodge (S17 47 44.1 E25 13 41.6 ) un « peu » cher pour se remettre de nos nuits de camping : 245 US dollars... Pfou ça fait tousser. Demain nous irons à Kubu Safari mais côté Camp Site (26 US$ pour la nuit, douche chaude, eau et électricité au camp site). Dinner : 156 Pulas à deux. Je m’y suis pris un peu tard, et il n y avait que ça. L’avantage c’est que contrairement à Chobe Safari Lodge qui est en pleine ville, celui-ci en est éloigné (indiqué à gauche en arrivant à Kuzungula) à 5 kms de Kasane.
Le lodge est très joli, les gens ont fait l’école hôtelière, ce qui veut dire qu’ils nous embêtent à nous piquer nos verres et nos assiettes à peine terminés... L’une d’elles croise ma femme qui va se servir au buffet : - Hello, my name is Josephine. - Euh yes, hello… - My name is Josephine … ! - Euh yes, hello Josephine, how are you ? - Well thank you. My name is Josephine … - Euh yes, thank you Josephine … so what ? - My name is Josephine, and I am here to serve you. If you need any thing, I would be please to serve you. - Heu yes, thank you Josephine. - You are welcome Mam’…!
Ah c’est plus présent qu’un lion ces petites dames là… ! Vivement la brousse... !
Game C’est en passant par Kubu Lodge que nous ferons le boat cruise en fin d’après midi. Agréablement surpris par le prix : 160 pulas par personne et un guide super, qui positionne parfaitement le bateau pour faire des photos superbes (je veux dire à mon goût) : les éléphants avec le soleil derrière, d’abord loin du rivage pour avoir le soleil qui se reflète, puis proche du rivage pour avoir les éléphants en gros plan... Quand je pense que certains ont fait semblent d’avoir un torticolis quand il a s’agit de donner un pourboire en le quittant... Les mêmes qui photographiaient les pêcheurs au bord de l’eau, en pleine figure... ! Et un bateau qui a faillit se renverser parce que tout le monde s’est mis du même côté pour prendre « la » photo... Pffff ! Vivement la brousse... !
On y a vu énormément d’espèces. Je ne vous dirais pas tous les noms parce que ça fait trop de choses à retenir pour la première vraie leçon, mais on a vu des bêtes partout, y compris des oiseaux en voie d’extinction, des crocodiles gros comme 3000 sacs à main, des hippos plus gros que ma belle mère... bref un régale... ! Je ne sais même pas quoi mettre comme photo pour illustrer, tellement on a l’embarras du choix... Vous êtes plutôt oiseaux ou grosse bête ? Plutôt bête calme ou nerveuse ? Plutôt bestiole sur terre ou bêbête dans l’eau ? Ah désolé, y a pas de dauphin... !
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21 22 23 Eh les gars, tout le monde ne peut pas avoir sa photo sur le forum, si non le webmaster va me disputer... !
On passera le début d’après midi à faire les pleins et à chercher un pneu neuf. Aucun dans la taille voulue. C’est Coco Bel Œil qui va nous réparer notre pneu que l’on gardera en secours. Le gars travaille à même le sol dans sa petite bicoque, derrière le poste de police, en face du Shoppies, super propre, à la main, démonte pneus et marteau... 85 pulas : en France c’est le prix de la valve. On n’a vu qu’une seule station service à Kasane…La serveuse a égaré 100 pulas entre la pompe et la caisse... ! Huuuummmm.
KUBU Lodge – Camp Site
On a dormi au camping, partagé le repas avec le gardien. Le lendemain, on part faire quelques courses à Kasane avant de rejoindre la Zambie. On retrouve nos copains allemands qui ont encore vu des lions à Chobé. Mince, ils ont de la chance. Ils ne trouvent pas d’essence : même Shell est fermée, on est dimanche... Finalement Shell ouvrira vers 11h00 (après la messe ? à force de voir des gens qui réclament ?)
Zambie – Zambezi Water Front
La piste, euh la route. RàS... cabossée, quelques nids de poules, mais on s’en fiche...
La frontière RàS... ? Menteur !
Après la jungle animalière, la jungle de la douane Zambienne.
Ce n’est pas la durée de passage qui nous émeut. Non. On a vu pire et je pense à ceux qui connaissent la frontière Mauritanienne... Une fois on était seul, on a attendu 5 heures que le douanier revienne avec le formulaire... y en avait plus, il revenait de Nouadhibou. Une autre fois on nous a proposé d’attendre 2 ou 3 jours au nord de Bir Moghrein (Sud Maroc)...Alors 1h30 en tout pour passer cette foutue frontière, c’est rien. Et puis faudrait demander au dernier camion de la file de 2 kms combien de temps il va mettre pour passer à raison de 1 camion par bac... !
24 - Cherchez l’erreur... ! C’est une clandestine... !
Ce qui est étonnant (et encore) : c’est le folklore... ! Ca au moins c’est une frontière, pas une pauvre petite barrière pour récolter 40 ou 60 pulas, non une vraie grosse organisation bureaucratistique pour te ponctionner un maximum. Pas un simple formulaire à remplir avec ton nom et ton N° de passeport, non, 5 ou 6 guichets et 5 ou 6 formulaires avec ton Numéro de châssis, le numéro de moteur, la cylindrée de la voiture... Ils ne demandent pas l’âge de ta grand-mère parce que ça ne rapporterait rien, si non ils seraient capables. Si si !
En fait j’aurais dû faire comme j’avais prévu. J’ai pris la voiture pour garder un peu de liberté une fois sur place mais ça m’a coûté : 320 dollars (environ 210 euros) à cause des taxes carbone et assurance qui sont très chères pour le 4.2 L (aurais je dû déclaré une cylindrée inférieure ?). Sans compter que Asco m’a fait aussi payer un droit de franchir la frontière Zambienne de 2000 $N. En passant à pieds, cela ne m’aurait donc coûté que les visas : 2 x 50 US $ (environ 70 euros)
Je suis persuadé que j’aurais mieux fait de laisser la voiture au Lodge, prendre un taxi et un petit bateau pour traverser le Zambèze (ceux que j’ai vu faire comme ça passaient au maximum un quart d’heure à la frontière), passer juste aux 2 bureaux nécessaires quand tu n’as pas de voiture, et reprendre un petit taxi jusqu’au Lodge à Livingstone. En suite, sur place, il y a un minibus de l’hôtel qui nous emmène à l’hélicoptère, et au pire encore un petit taxi pour traîner à Livingstone (Wood craft) et pour aller aux Chutes.
La douanière Botswanaise nous avait prévenu : ne pas faire de business avec les p’tits gars qui nous proposent des services pour accélérer le process. En fait, si vous faites appel à l’un d’eux, il vous fera gagner environ une demie heure de passage à 2 ou 3 bureaux, puisqu’il fait les queues à votre place. Mais attention : s’il ne vous demande que 10 pulas pour ce service, en fait il vous avance les Kwechas et/ou les dollars US et vous fait payer très cher le taux de change quand vous le remboursez. Il aura fallu se rapprocher du bureau de change pour négocier le taux au plus juste avec ce petit coquin... ! Le mieux est d’avoir des dollars, de payer en dollars et peut être de faire toutes les queues soit même pour être sûr de ne pas se faire arnaquer.
Le Lodge Zambezi Water Front - S17 53 15.4 E25 50 34.6 RàS. River front bed room. 73 euros ptidéj inclus. Reservé par internet. Il intègre un centre de réservation des activités : Le rafting dure trop longtemps pour moi, j’ai pas envie de rentrer à 13h00, le saut à l’élastique non sincèrement, sans façon. L’endroit est occupé par les moustiques qui ne craignent pas longtemps les répulsifs.
Les Chutes Je ne peux rien dire là encore, parce que ça faisait quand même 35 ans que j’en rêvais. Elles sont à la hauteur ;-) de mes rêves... Même si elles sont un peu « sans eau ».
Zam – Zim ?
Eternelle question. Je pense que la ligne rouge sur la photo en haut, représente approximativement la limite du no Man’s land. La petite croix rouge montre la limite accessible par le parc naturel côté Zambien. Je confirme, l’entrée du parc, c’est 10 euros = 10 dollars, là encore vaut mieux avoir des dollars... En haut à gauche sur la photo, c’est le Zimbabwe. Donc plus d’eau au Zim, mais tout de suite un gros nuage de brume, même en saison sèche comme ici. De plus, pour les amoureux des cartes postales, les couchers de soleil sur les chutes sont visibles depuis la Zambie : on ne peut pas avoir les deux sur la photo côté Zimbabwe, mais c’est vrai qu’à cette époque, il y a plus d’eau côté Zim... Donc pas de réponse. L’idéal (mais pourquoi chercher toujours la perfection ?) aurait été de passer aussi côté Zim, mais il n’était pas question pour nous de donner le moindre dollar à Robert. En fait en lisant le carnet de Ericarole, nos regrets augmentent un peu, mais je pense que nous n’aurions pas eu l’idée de le faire au culot pour les passages sans visas. (http://voyageforum.com/voyage/carnet_une_boucle_en_afrique_australe_2eme_partie_D2029143/)
D’ailleurs, le lendemain matin, ayant envisagé une balade dans le No Man’s Land, on s’approche du poste frontière. 18 gamins nous tombent dessus pour garder la voiture ( ??? ). L’un d’entre eux nous crie « vous allez avoir besoin de ça, vous allez avoir besoin de ça ». Il nous propose de faire du change pour le Zim, et nous montre un billet de... 10 Millions ! Pfff je ne me suis jamais senti aussi pauvre ! - Toi tu as gagné au Monopoly... ! (en français) - You will need this, you will need this. - Et je peux acheter quoi avec ça ? une villa sur la cote d’azur ou une demie baguette ? (en anglais) - ... Allez, c’est bon, on s’en va !
Hélicoptère
Bon bah, 35 ans de rêves, et si peu d’eau dans les chutes, on ne pouvait pas rater ça. On a choisit la demie heure d’hélicoptère. Alors c’est simple, il y a un tarif dégressif : un quart d’heure, c’est 110 US$ par personne, et une demie heure c’est 220 US$ par personne... ! ! ! La grosse différence qui « justifie » le prix, c’est que sur la demie heure, il passe dans les gorges du Zambèze, et c’est magnifique : slalomer dans les gorges, à 50 mètres au dessus de l’eau, à cette vitesse, c’est sublime...
25 - Là encore, les photos ne rendent rien de la sensation... !
Retour au Kubu Lodge – Camp Site
Au retour, la traversée de la frontière sera plus calme. Faut juste (encore) payer le droit d’entrée au Botswana : 40 Pulas, on a connu pire.
Retour au Camp site de Kubu (ça veut dire « Hippopotame », parce qu’il y a parfois des hippos dans le jardin), re-partage du repas avec le gardien du camping qui reste toute la nuit. On peut quand même pas manger devant lui sans rien lui proposer. D’ailleurs je soupçonne les patrons de ne pas lui donner à manger parce qu’ils savent que les touristes s’en chargent... Et je confirme : pas de Guest Book à Kubu Lodge, et j’ai rien trouvé de noté sur les arbres… !
Départ pour la Namibie.
La Piste Quelques courses à Kasane. Pas de Gas oil ce matin, peut être demain... ! On ne va peut-être pas attendre, on n’est pas si africain que ça... !
Route – goudron vers la frontière. On n’a rien à payer, la voiture rentre chez elle... Du moins elle le croit. Retrouver les maisons bien rangées, les toits bien entretenus, et les gens au bord de la route...
Pour info, rien à la frontière Ngoma, pas un seul magasin. Le prochain Gas Oil est à Katima Mulilo (68 kms), ainsi que les super marchés. A Katima Mulilo, le Total a du gas oil mais ne prend pas la CB, le Engen prend la CB mais n’a pas de gas oil ! Il a un distributeur d’argent, mais il ne marche pas... ! On change un peu plus loin et on trouve une station qui a du Gas oil... et qui prend la CB !
Comme j’ai oublié de charger la carte de la Namibie, on navigue à l’ancienne mais on retrouve la piste que je veux suivre le long de la frontière.
On prend une auto-stoppeuse qui va à Malangalanga (???). On s’arrête auprès de jeunes que l’on suppose étudiants, donc pouvant traduire : - Elle va à Malangalanga, c’est très proche. Tu parles, on va mettre ¾ d’heure à 90-100 km/h... Not so close !
Ensuite la « conversation » s’engage... - Moi je m’appelle Franck, Madame s’appelle Elisabeth… et vous ? - Eini, éini... Malangalanga, eini, eini... (ça veut dire « par là, par là, Malangalanga ») On va passer une heure et quart à s’échanger des mots qu’on ne comprend pas et qu’on répète, mort de rire, chacun notre tour. La mamie est contente qu’on l’ait accompagnée jusque là avec ses gros sacs qui remplissent le coffre du 4x4. On va se quitter en se faisant des baises - mains mutuellement... Mort de rire.
On arrive dans la réserve de Mudumu, on prend la première piste à gauche (S18 09 44.2 E23 27 55.4) pour essayer de rejoindre le Bureau des Rangers : mauvaise pioche. Du sable très très profond. Obligé de passer en seconde courte. Noooon, on va pas dégonfler les pneus quand même... !
On rejoint (laborieusement) la rivière Linyanti, pas de Rangers, on suit la piste vers la droite... Purée, à 50 m, des dizaines d’éléphants. Pour une fois je ne sortirai pas l’appareil photo, on va se régaler les yeux à contempler les « ados » qui se chamaillent et qui barbotent, qui se plongent dans l’eau et s’ébrouent... Sublime. Le reste du groupe commence à s’en aller au bout d’une demie heure... Les « jeunots » semblent partir, puis reviennent, un plus gros semble venir les chercher... Bon, ils vont partir, parce que là c’est long, et la piscine va fermer... Ils s’en vont... Chouette... on va pouvoir passer... ! Patatrac... un nouveau groupe s’approche, au moins 30 individus... Bon bah demi tour, on va rejoindre la piste principale, et faire le tour par la grande piste (à gauche ici : S18 08 19.47 E23 26 02.37) pour rallier le bureau des rangers, pour réserver un Camp site...
Natkatwa Camp Site Plus sauvage tu meurs. 3 emplacements espacés de plusieurs centaines de mètres, tous au bord de la rivière, pas de douche, pas d’eau sauf au bureau (non buvable malgré ce qu’ils disent). Vue imprenable sur les Hippos en face, et sur les éléphants, plus loin entre la place N° 2 et la place N° 3... Sublime. 90 $N pour deux et la voiture.
Game On a déjà parlé des pachydermes. On passe au bureau, on regarde un plan avec le ranger. - Alors ici vous avez un point d’eau avec sable mou, peut être des lions, ici vous avez des girafes, ici des zèbres, des buffles, ici des éléphants, et ici des hippos. - Wahooooo. Et tout ça sur 8 ou 10 kms au carré... ! Bon, au drive du soir, en autonome nous ne verrons « que » des éléphants et des gazelles... ! Mais l’endroit est vraiment superbe.
26 - Crâneur... ! Tu verrais si y avait des lions... !
Traversée de Caprivi
Pour une fois je me lève aux aurores, pour voir le soleil levant. Je n’ai pas d’infos depuis hier, mais c’est devant ce spectacle que j’ai compris que mon père est décédé dans la nuit, ce qui me sera confirmé dès que le réseau GSM sera retrouvé.
27 - C’est beau aussi un lever de soleil... !
...
Nous prendrons encore une auto-stoppeuse, à peine 20 ans, c’est sur, avec son bébé. Elle va à Rundu ! ! ! Nous la laisserons à Divundu à la station service, nous on tourne à gauche vers le sud.
On se dirige vers un Lodge – camping repéré sur Google Earth : Mahungu River Lodge (non, je donnerai pas les coordonnées GPS !) En s’approchant, on trouve la pancarte qui nous annonce en allemand « Nous sommes Allemands »... ça refroidit... ça sent la colo à plein nez... On essaye le Lodge – Camp site d’à côté (Y gauche : Ndhovu Lodge – S18 08 09.44 E21 40 4.51), mais plus de place... Retour chez le Panzer... - « Guten tag » nous dit le colon... - « Bonjour » répond le révolutionnaire français Plus de place au camping. Lodge plus que grand et confortable. 1160 $N pour deux, dîner et ptitdéj inclus. C’est un peu rageant, mais bon...
Le game drive de 3 heures sera super joli. De toutes façons, nous on adore les game drive, avec ou sans guide. Celui-ci est très compétent : on apprend plein de noms d’oiseaux... il cherche les lions partout, rien... Le grand Baobab de 1800 ans est superbe... superbement entouré de crottes et de papier toilette... Hummm... ! 😠 Se gase gase matlakala... !
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Le lendemain, avec la facture, on constate effaré que le coca du drive est facturé... ! On vous déconseille cette adresse. Ça sent trop mauvais. Un irréductible sur son île déserte à qui on n’a pas dit que la colo était terminée. Le guide (qui fera aussi serveur, barman, accueil) à qui je donne un pourboire, guette son patron du coin de l’œil pour savoir s’il nous a vus... Salut... !
Goma Lagoon – camp Site
La Piste La frontière (S18 15 27.0 E21 45 37.4 ) se passe très tranquillement, sauf que le Botswanais veut nous prendre 60 pulas au lieu des 40 payés au retour de Zambie. Il a oublié qu’il a à faire aux spécialistes de la frontière (ça fait quand même la quatrième qu’on passe). On lui sort le Reçu... OK c’est 40... !
La route est goudronnée, en mauvais état, et à 120 on consomme beaucoup et on ne tient plus l’engin qui danse de droite à gauche... Roule tranquille...
On fera un aller-retour pic-nic à Tsodilo Hills, qui ne présente pas grand intérêt : Piste qui tape (70 km/h) brousse enflammée pour préparer le printemps, brume sur les Tsodilo, grille fermée à ouvrir soit même, camping fermé depuis..., Bof ! Et les peintures rupestres qui ne nous attirent pas des masses... Sûr, ça vaut pas le Spitzkupe...
Plus au sud, la piste qui commence là (S18 59 06.0 E22 17 19.6) part vers l’est (10 kms) pour rejoindre le lagoon (S18 57 14.4 E22 22 23.8), formé par le fleuve Okavango qui est très large à cet endroit. Deux passages très sableux obligent l’utilisation des quatre roues motrices. Je force ma petite femme à apprendre à conduire sur la piste. Elle prend le volant sur un km. Elle nous apprend la valse en 4x4... à droiiiite... à gauuuuuche... ; elle nous apprend à ranger le coffre.... et vling, vling, et vling, vling; elle nous apprend à élaguer les arbustes au bord de la piste.... « reviens à droite, à droite, non pas tant que ça, reviens à gauche, à gauche... ferme ta fenêtre... ! », puis elle renonce à apprendre à conduire sur les pistes... Elle n’aime que les autoroutes, toute droites, sans personne et sans péage... ! Pfffff !
Le camp site Encore un petit coin tranquille, proche du Lagoon (accès à pied : accès aux voitures réservé aux clients du lodge). 143 $N pour le camping au total, 440 $N par personne pour les Luxuary Tents. Douches chaudes à ciel ouvert, bar, terrasse avec vue sur les hippos et sur une forêt de joncs superbe au coucher du soleil... !
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Le lendemain matin, un petit singe aura raison de notre inattention : il nous a piqué nos petits pains glacés au sucre et fourrés aux raisons secs pour le petit déj... !
Maun – le retour
On ne trouve aucun camping entre Goma et Maun. Que faire ? Nous sommes en avance de un jour sur le planning. Plus question de risquer quoi que ce soit vers Tsumkwe – Namibie, car on doit absolument rentrer et on ne peut pas prendre le moindre risque de rater l’avion.
On demande au GPS. Le seul qu’il trouve est proche de Maun : Sitatunga Rest Camp à droite (S 20° 04’ 30.2’’ – E 023° 21’ 17.4’’) à 12 km de Maun... le camping est hyper barricadé, le gardien nous annonce qu’il est plein (comme tous les samedis soir). Retour sur la route, vers Maun... Au moins l’auto-stoppeuse avec son bébé profitera du « Taxi » gratuit jusqu’au super marché ! On doit se résigner à visiter Audi ou Crocodile Camp que l’on sait proche d’une boite de nuit, donc bruyant ce Samedi soir.
Les deux campings sont très corrects. Crocodile plus ombragé même en hiver austral. Audi dispose de tout ce qu’il faut. 90 $N, électricité en plus si on veut : 60 $N. Douches chaudes, bar, piscine, et de nombreux clients discrets, par chance, à partir de 22h00.
30 - Ah c’est pas Ihaha, c’est sur, mais bien pratique... !
On passe à l’aéroport pour réserver un Vol au dessus du nid de coucou... Je veux dire Vol au dessus du delta dans un coucou à quatre places... Plus de place pour le vol de 17 heures. Dommage ? On s’inscrit en partage avec deux autres personnes pour le vol du lendemain 8h00 : 1200 Pulas pour 2 dans un avion avec deux autres personnes au lieu de 1900 pulas tout seuls.
On passera le reste de l’après midi à faire des courses et à chercher un pneu neuf parce que si non Asco Car Hire va nous le facturer 300 euros ! La plupart des magasins sont fermés le Samedi, Toyota ne vend pas de pneus neufs ! ! ! C’est là que j’ai craqué : j’ai bien voulu que ma chérie m’achète un livre sur les Birds d’Afrique australe... ! Huuummmm !
On reviendra le lendemain chez Marchall, en face du Shoppies. 1115 Pulas le pneu Continental. J’en prendrais bien 6 pour équiper mon 4x4 qui m’attend en France.
Vol au dessus du delta
Le jour ou Dieu s’est pris pour Claude Monet... Et qu’on ne me dise pas que c’est le contraire parce que Monet, il ne pouvait pas voyager alors que Dieu savait que Monet existerait un jour... !
Concernant ce survol, les superlatifs trouvés sur ce forum sont en dessous de la vérité. Je ne devrais pas mettre des photos, parce que celles que j’ai trouvées sur internet et celles que j’ai prises sont décevantes : la vitre de l’avion en plexiglas trouble l’appareil qui a du mal à s’en sortir, on a beau enlever l’autofocus, l’appareil performant prend en photo... les reflets de la vitre, surtout face au soleil. Le petit appareil de poche s’en sort presque mieux parce qu’il néglige les détails du premier plan. On ne regrettera pas la lumière très belle de 8h00 du matin...
31 - Le seul vrai bonheur, je vous le souhaite sincèrement, c’est de le faire...
Même s’il y a l’envers du décor...
32 - Estomacs sensibles, n’oubliez pas de déjeuner... !
Faut dire : l’avion était immatriculé A2-AJT, alors forcément : petits sacs bien « lourds » en sortant, de plus je me cogne la tête violemment contre l’aile de l’avion... Bon, un bon petit déjeuner chez « Bon Arrivée » va nous retaper. The French Connexion est fermé : pas de croissant au beurre ce matin... Beuuurkkk !
On finira la journée chez deux associations repérées de Paris, puis ce sera le retour...
Le retour RàS... Menteur ! Un moral dans les chaussettes. Le boulot qui reprend Lundi, mon père..., et toutes les tracasseries qui nous agacent et qu’on aimerait bien envoyer au diable... Vivement la brousse... !
Les regrets Pas question de se plaindre. Interdit. Le voyage est superbe, il y en a pour tous les goûts, les gens sont très corrects et très sympas. Que du bonheur. Les babouins resteront comme une anecdote qu’on racontera aux amis autour des soirées photos Un seul regret en fait : ne pas y être encore. Plusieurs personnes sur place en leur disant qu’on aimerait bien rester, nous proposaient un terrain : exemple 1500 m² pour 80 000 pulas à Maun, près de la rivière. Ceux que ça intéresse... !
Si c’était à refaire Nous passerions la frontière Zambienne à pieds + Taxis sans aucune hésitation. Nous emporterions un petit magnétophone pour enregistrer tous les sons la nuit, le jour, les Hippos, les zozios, les lions, les éléphants... Les bruits sont extraordinaires, on les transformerait volontiers en dizaines de sonneries de téléphones portables... Non je rigole !
Les bonheurs Vol hélicoptère au dessus du canyon du Zambèze Vol au dessus du Delta Mokoro et Bush Walk Vie en brousse Les quantités incroyables d’animaux
Je vous souhaite à vous tous qui lisez ces lignes d’avoir rêvé un peu, et surtout de pouvoir un jour réaliser un tel rêve.
Allez... Vivement la brousse... !
33 - Horloge africaine... !
L’horloge africaine : Là-bas, il est toujours l’heure, ici, ce n’est jamais l’heure, Là-bas il est toujours temps, ici, on n’a pas le temps, Mais quelle heure est il vraiment ? L’heure de rien mine de tout, l’heure qui leurre. Le temps qu’il leur faut, le temps c’est la faux, Il faut le temps au temps laisser, laissez leur le temps...
Que j’aimerai bien perdre ma montre, pour ne plus perdre mon temps... - Purée mais t’es un poète toi... ! - Arrête, je vais chialer... ! - Bah pleure pas tu la reverras la brousse... - AH BON ? C’EST QUAND... ? ON VA OU ? - -- PS : merci au webmaster parce que maintenant un copier-coller depuis word, ça marche bien...
Et si vous me promettez de ne pas trop vous moquer, je vous donne un cours de Mokoro...!
Bises à tous Franck et Elisabeth
Je ne pourrais pas publier un tel rencensement de lieux et sensations sans remercier tous ceux qui ont activement participé à la préparation de ce voyage. Ils m'ont fait rêver... Un gros merci sincère à vous tous, y compris les "ceux qui viennent de temps en temps" pour appoerter un petit détail pointu.
Je vous dois bien ceci à mon tour :
CARNET DE VOYAGE – Botswana Septembre 2008.
Préparation Les cartes : - http://www.big5.ch:8080/ka-map/ - Google earth - Tracks4africa. Compatibles Garmin. Payantes mais pas cher (11 euros par carte). C’est amusant d’être guidé par Ginette en pleine brousse. - Mapsource fourni avec le Garmin, pour faire les routes et transmettre tout ça au GPS
Le matériel : On peut commencer par lire ceci : http://voyageforum.com/...post=1877794#1877794 - Photo. Un 100-400 c’est bien, en complément d’un plus petit zoom. Mais je ne me souvenais plus comme ça bouge (évidemment). Plus un APN de poche, 8 méga pixels pour les instantanés, dans la rue...etc. La carte 2Giga du Canon a faillit ne pas suffire (environ 1500 jpeg). La carte 4 Giga emportée n’est pas compatible ( ??? ). - Gps : alors c’est comme on veut, soit on passe du temps à chercher le Camp Site, soit on passe du temps à chercher les lions... Même si je sais qu’en cherchant le camping, certains (suivez mon regard) on trouvé des lions. - Protection – sécurité : Les Botswanais sont, nous a-t-on dit, plus réprimandés en cas de problème que les Namibiens. En tout cas on passe partout complètement inaperçu, ils nous fichent une paix royale. Les seuls enquiquineurs sont les singes. Bombe lacrymogène, bâton, lance pierre pour rigoler un peu. - Petits matériels : en plus de la liste spécifiée sur le post ci-dessus, on a regretté de ne pas avoir emporté un enregistreur, nécessaire pour se faire des films, les yeux fermés dans le métro... !
Les avions – les transits. A l’aller nous avions ( 😉 ) une escale d’une nuit à Jo’Burg. Incroyable mais vrai, nous avons récupéré TOUTES nos valises et sommes sortis de l’aéroport en mois d’une demie heure. Le service Bagages a l’air de s’être amélioré depuis l’année dernière ! On reprendra l’avion le lendemain à 10h10... l’heure et demie qui nous sépare de Maun nous paraîtra bien longue.
Au retour, transit de 3h00. Par trouille de perdre encore nos bagages comme l’an dernier, nous avions (😉 oui bon on a compris...) choisi de « sortir » et de « re-rentrer ». La sortie se fait à nouveau en une demie heure, le temps de passage aux douanes en un quart d’heure. On est heureux de savoir que nos bagages seront avec nous en soute du vol Air France...
Et donc, aucun problème d’avion, de transit ou de bagages cette année. Seulement deux douaniers à Roissy pour accueillir deux ou trois avions. Donc comme l’an dernier, 2 heures ¼ pour passer la douane...
On avait choisi de faire un voyage plus court en temps (deux semaines au lieu de trois), mais plus simple en route. On voulait éviter les longues distances goudronnées d’autant plus que nous avions compris que les pans sur la route du Sud sont à sec et donc vidés... de leur vie animale à cette époque.
Le choix d’atterrir à Maun impliquait un surcoût d’avion d’environ 220 euros chacun, que nous avons compensé par un voyage plus court.
Le choix de la période Parfois, on n’a pas ce choix. Nous, nous voulions éviter la période vacances scolaires des Sud Af’. Septembre avait été un bon choix en Namibie pour voir se regrouper les animaux autour des points d’eau plus rares. De même, les moustiques sont théoriquement moins nombreux en hiver austral...
En fait, nous avons un peu regretté pour plusieurs raisons.
D’abord les chutes Victoria sont à leur plus bas niveau de l’année. Cela avait été aussi un choix pour ne pas être noyé dans un brouillard de vapeur, mais « sèches » à ce point, ça fait quand même un peu drôle... ! Je reviendrai plus tard sur Vic Falls...
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Pour ce qui est des points d’eau plus fréquentés, c’en est à un point qu’à Savuti par exemple, il n’y avait qu’un seul point en eau, donc « c’est là ou nulle part ailleurs ». Donc tous « les baroudeurs » se retrouvent là, et je pense que du coup, si les éléphants s’en fichent et viennent abondamment, les lions eux, ne se montrent pas.Septembre est également difficile pour les campings. Ils sont secs et poussiéreux, donc moins agréables à vivre, une petite impression de désolation en arrivant à Khwaï... Ils manquent aussi d’ombre pour la sieste à cause des feuilles absentes des arbres...
Sûr, si on y retourne (ce qui ne fait pas grand doute) on choisira la fin du printemps septentrional pour voir les paysages fleuris et verdoyants (Marienfluss...). Ca nous changera un peu et ce doit être superbe... ! Mai – Juin est déclaré « idéal » pour les chutes Victoria par le pilote de l’hélicoptère, ainsi que Décembre-Janvier, mais c’est la saison des pluies.
Enfin, on pensait éviter les moustiques en Septembre, mais en fait il faut savoir qu’ils hibernent du côté de Livingstone J parce que ma moitié (plus sensible que moi) s’est faite bouffer par ces insectes, malgré les doses de répulsifs, efficaces trop peu de temps. Heureusement que nous avions prévu la Malarone... qui l’a rendue un peu malade...
Mais bon, il n’est pas question de pleurer sur ce choix. L’avantage est qu’il n’y a pas de pluie et qu’il y a souvent un petit vent qui rafraîchit l’atmosphère (deux mois de Windy Season avant la Rainy Season). Et puis il fait bien chaud dans la journée (35 - 38 °) et pas froid la nuit (jamais moins de 15-16 °) et ça, ça fait quand même plaisir. Les journées sont un peu plus courtes, mais ça aussi ça ne dérange pas vu que nous étions couchés à 19h30... ! et endormis à 19h45... les vacances quoi !
Le choix du véhicule Le 4x4 n’est pas un choix. Il s’impose pour traverser Moremi, Savuti, et même Chobé Nord. Partant moins longtemps, cela laisse un peu plus de place budgétaire pour un 4x4 plus costaud : Toyota 76, un peu rehaussé pour être sûr de ne pas perdre de temps à sortir les sacs de patates (... ?). Un 4.2 L diesel, qui ne nous fera jamais regretter ce choix... sauf à la frontière Zambienne (voir plus bas). Asco Car Hire est à la hauteur. Il aura quand même fallut téléphoner deux jours avant le départ pour être sûr qu’ils installent la tente sur le toit non prévue sur leur catalogue. Ils sont ponctuels, il ne manque rien, les duvets sont chauds et suffisants, le téléphone satellite présent. Impeccable, sans doute plus cher qu’un autre, mais la confiance est méritée. Sauf un jerrycan qui fuit et qui va tout salir le beau 4x4 de gas oil imbibé de poussière... ! Classe… ! LE VOYAGE
Le Trajet / Activités : - Nuit Transit à Jo’burg. Dove Nest Hotel - Maun – Island Safari Lodge. Boat Cruise. - Maun – Island Safari Camp Site - Moremi – 3rd Bridge. Game Drive perso. - Moremi – Khwaï. Game Drive perso. - Moremi – Khwaï. Game Drive perso. - Savuti. Game Drive perso. - Chobe – Ihaha. Game Drive perso. - Kubu Safari lodge. Viste Chobe - Kubu Safari Camp Site. Boat Cruise avec guide. - Zambezi Water Front (Zambie). Vic Falls, Hélicoptère. - Kubu Safari Camp Site - Mudumu – Nakatwa (Namibie). Game Drive perso. - Mahungo Safari Lodge (Namibie). Game Drive avec guide. - Goma Lagoon – Camp Site. - Maun – Audi Camp - Island Safari Lodge. Vol au dessus du Delta
Dove Nest Hotel – Jo’Burg Airport
On avait réservé depuis Paris, mais pas payé. On le trouve en demandant au bureau d’information – tourisme, juste à la sortie de l’aéroport. Ils appellent la personne qui s’occupe de nous conduire à la navette qui vient exprès nous chercher (10 minutes de route). Cool, pas de problème, juste l’obligation de décliner les offres d’accompagnement faites par les quelques gars qui cherchent à vous rendre service gentiment pour se faire quelques piècettes...
L’hôtel est sympa. Dans la chambre, la lourde grille en accordéon qui se ferme à l’intérieur de la baie vitrée, nous montre encore l’ambiance qui règne dans cette ville que nous n’aurons pas le temps de voir car nous arrivons trop tard et repartons trop tôt. Il n’empêche que ayant suivi les conseils inscrits dans la chambre, on ferme la dite grille (est ce vraiment utile ?), et on se retrouve le lendemain matin enfermés à l’intérieur... ! Les femmes de ménage qui passent sont mortes de rire... Nous on manipule la serrure un bon paquet de minutes avant de réussir à se libérer... L...
530 rands pour deux, p’tit déj’ inclus. La patronne (blanche évidemment) trône derrière son bureau au milieu de la salle de restaurant. Simple, cordiale et efficace. Carte Visa qui fonctionne.
01 - C’est là que nous verrons nos premiers jolis oiseaux...Okavango River Lodge – camp site
On avait pré - réservé par email, mais pas payé. Bien nous en a pris parce que les coordonnées GPS de Google Earth sont inexactes et on n’a pas trouvé. On s’apercevra 15 jours plus tard qu’il est de l’autre côté de la rivière, mal indiqué, plus proche de Audi et Crocodile camp. On voulait faire Camp Site, pour se consoler, on se rabat sur Island Safari Lodge (S19 55 28.2 E23 30 32.4) qui a aussi un camp site... un peu trop visité le soir, surtout le Samedi : les jeunes viennent avec leurs voitures et les autoradios marchent à fond. Les gardiens s’occupent de les renvoyer. Le lodge est très correct, 1300 Pulas pour deux (ptitdéj inclus).
MAUN Maun est une ville nouvelle très étalée. Plusieurs super marchés bien achalandés. Attention aux ouvertures aléatoires le Samedi matin, mais pas l’après midi, le dimanche matin pour certains commerçants (MIDAS (pas de pneus 4x4) et Marshall – pneus) et pas d’autres. Des difficultés pour tirer plus de 1000 Pulas à la fois, par jour... donc pas facile de réunir de quoi payer le gas-oil, alors que Shell (ouvert 24H/24 et 7 jours sur 7) prend la Carte Bleue... !
On fait les courses au Spar : 850 pulas pour 5 jours de repas.
ATM Extraordinaire. Je fais la queue avec les gens depuis 40 minutes pour accéder à l’ATM près du BP et du SPAR (alors que celui près de Engen est plutôt calme) et une vieille mamie s’approche, s’assoie sur la chaise près du distributeur puis double tout le monde et se présente à la machine. Les gens ne bronchent pas, moi non plus évidemment, ça n’a rien d’extraordinaire. Plus étonnant, un type fait la même chose 3 minutes après... Personne ne dit rien, il a grillé la file de 45 minutes, et personne n’a le moindre regard de réprimande. J’ai beau scruter les regards, personne ne prête attention à ce resquilleur... Bon bah ils sont pas très violents les botswanais... ça me va bien, on va faire pareil.
D’une manière générale, les gens ne prêtent absolument pas attention à nous. Nous sommes quasiment les seuls blancs et tout le monde s’en fout... Pour une fois, on a l’impression de passer inaperçu et c’est plus agréable pour se fondre dans la masse et se rapprocher des gens, discuter, ressentir.
ACTIVITES La ballade du soir proposée par Island Safari est très jolie bien qu’un peu chère car il n’y avait personne pour partager le bateau avec nous : 550 pulas pour une heure... ! Mais bon... Nos premiers oiseaux, et notre premier Sun Downer bien connu des voyageurs en Afrique Australe.
Les temps changeant dans le bon sens pour les autochtones : il y aura même un magnifique fil électrique sur la photo du coucher de soleil... Moi je dis, les fils électriques c’est bien, ça fait vendre des PhotoShop... (?) 😏 Il y a même des centaines de moustiques qui se collent partout en revenant sur la rivière à toute vitesse : Demain on fait griller nos crottes de nez... ! 😉
02 - Quel poteau électrique ?
On réserve un Mokoro Day Trip par le Lodge : 1300 pulas pour deux. Impossible de faire une nuit sur une île en Mokoro, on s’y est pris trop tard (on aurait du réserver par téléphone, depuis la France). Et comme le lendemain il faut rejoindre Morémi – Third bridge et qu’on ne connaît pas le temps de route (3 à 4 heures), on n’insiste pas.On ne regrettera pas car on a fait un magnifique Bush Walk (3 heures) avec un guide né dans le Delta. La marche au milieu de la savane est vraiment une activité à recommander. C’est super impressionnant d’avoir chaud, d’avoir soif, et de se retrouver si proche et si vulnérable face aux animaux. Tout à coup les zèbres ne paraissent plus si mignons - mignons, et que dire de cet éléphant solitaire, affamé et assoiffé qui se pointe vers nous... Magique. C’est beaucoup plus impressionnant que d’être en voiture à actionner la marche arrière. Là tu te demandes vraiment s’il court plus vite que toi... Alors on révise nos lectures avec ma petite femme (en anglais pour que le guide nous confirme) : - Moi : « Tu te souviens on a lu que s’il charge, il faut reculer tout doucement » - Le Guide : « s’il charge, tu te retournes et tu cours le plus vite possible... ! » - Moi : « je ne me souviens pas avoir lu à quelle vitesse ça court un éléphant... ? » - Ma petite femme : « en tout cas ça court plus longtemps que moi... ! »
03 - Avant d’être détecté par la bête... ! qui ne nous inquiètera pas.Le Delta est sublime. Le Mokoro (en fibre de verre, c’est mieux) c’est extraordinaire.
04 - Eux, ils partent pour deux nuits. Finalement pas mécontent d’être seuls pour la journée Il y a un petit côté « le blanc est assoupi et le noir nous ballade » qui me gêne, mais notre guide n’a pas voulu que je rame...On aura bien sur la visite d’un hippo qui s’approchera d’un peu trop près pendant que notre puller remplit sa gourde (eh oui, l’eau du delta est buvable, j’ai essayé, même pas malade). Purée le cœur qui se met à taper... Quand on sait que l’hippopotame est l’animal le plus meurtrier en Afrique... ! Il vous broie en deux morceaux, rien que parce qu’il veut être sûr de ne pas être dérangé, lui ou ses petits. L’ayant (enfin) aperçu, notre guide va battre son record de remise en route : demi tour, arrrrghhh !
05 - Eh, tu crois qu’on ne t’a pas vu ? Heureusement que tu n’as pas battu ton record d’apnée (6 ou 7 minutes)On discute évidemment avec le Guide. Sur les 1300 pulas payés au Lodge, il touchera 150 pulas pour sa journée. Tu parles d’un commerce équitable... ! Bien sûr, 150 pulas, c’est 300 euros par mois, c’est peut-être, une fois et demi le salaire moyen botswanais, mais « bon » dieu, quand va-t-on enfin comprendre qu’en donnant du pouvoir d’achat à ces pauvres gens, ils feront marcher nos économies capitalistes (de m...) ? Il nous parle de son projet de créer sa propre structure. Je vais lui déposer son nom de domaine et lui créer son site internet.
On a gardé le Vol au dessus du Delta pour notre retour à Maun dans 15 jours...
Moremi – Third Bridge
Le Camping
S19 14 18.2 E23 21 12.6 Quel bazar ! On arrive vers 16h00 et notre place est occupée par deux 4x4 d’allemands qui s’excusent gentiment. On ne les dérange pas et on s’installe aux abords de la place N° 2, ce qui nous donnera l’occasion de partager l’apéro, le fire wood et un peu de leur expérience. Par contre les ZAF qui arriveront à la nuit tombée, sont tout aussi proches et beaucoup moins discrets. Ils ne comprendront même pas quand je me lèverai à minuit pour leur demander d’être un peu plus calme. Trop lourds... En fait il y a par ici (près du pont) 4 ou 5 emplacements et environ 15 ou 18 4x4... ! Le surbooking fonctionne bien. C’est comme je l’avais appris sur les forums Sud’Af : ils se présentent à la gate et disent qu’ils partagent un emplacement : ce qui est vrai par la force des choses... !
06a - Proximité – Promiscuité !Les nouveaux Ablutions Blocks ne sont pas finis de construire. Les anciens sont très moyens, et fermés avec une porte en barreau de prison. On se croirait nous à l’intérieur d’une cage de zoo, avec les singes qui nous regardent... ! Faut dire, on le verra à Khwaï, que ce sont les maîtres des lieux, et ils nous font payer cher le loyer... !
06b - C’est qui la bête ?Les réservations Il faut ici que je fournisse les coordonnées pour réserver. Parce que théoriquement, pas de résa, pas d’entrée dans le parc, même si comme je le disais, on a constaté le contraire. Du moins il est aisé de réserver une nuit et de rester plusieurs nuits à l’intérieur, même s’il faut en sortant, payer l’accès au parc pour plusieurs jours (une journée = 24 heures depuis l’heure à la quelle vous entrez, toute journée commencée est due).
Tout le monde a compris qu’on réserve et qu’on paye par CB les places de camping, ce qui donne le droit de rentrer dans les parcs. L’entrée des parcs est payée sur place en arrivant : - Moremi : 120 pulas par personne et par jour + 50 pula par voiture par jour - Savuti : idem - Chobe Nord : idem
Ils ont un peu de mal avec les emails. Le mieux c’est le fax : 00 267 68 600 53 Le fax que l’on trouve parfois (00 267 661 264) ne fonctionnait pas. Ne pas oublier d’indiquer votre adresse complète, car le prix dépend de votre nationalité (Local vs étranger). Voici le post qui parle de ce sujet : http://voyageforum.com/v.f?post=1400383#1400383
La Piste Le début de la grande régalade... d’abord des larges pistes un peu sableuses qui glissent à souhait... Puis des pistes « mono voie » qui sont de plus en plus sableuses, parfois très profond. Le choix du 4x4 (Toyota 76 plus haut qu’un Navara ou un Hilux) s’avère très sympa : aucun problème, le 4.2 L Diesel passe tout seul en troisième, sur le couple, même à 10 ou 15 km/h dans le sable, il repart tranquille sans consommer trop (15 litres environ, moins que sur le goudron : 18 litres environ à 110 – 120 km/h ! ). Bref que du plaisir. Promis, demain je passe en 4 roues motrices... (Frimeur !) En arrivant sur Third Bridge, le sable fait place aux grandes flaques d’eau. Pas question d’y mettre ni les pieds (je ne saurai donc jamais s’il y a des crocodiles) ni les roues : pas envie de m’enliser ou de noyer le moteur (pas de Schnorkel). Heureusement il y a à chaque fois (??) moyen de contourner.
Les animaux Avec le temps, et après en avoir vus quelques centaines, on oublie la première impression de croiser des éléphants sur la piste : « après vous..., je vous en prie... ».
07 - Inoubliable : on est chez eux. Ils nous laissent tranquilles. Merci...C’est bien sûr au milieu d’une suite de virages aigus et dans le sable profond, un peu difficile à négocier, qu’on aperçoit nos premiers éléphants... Arrêt brusque. Enlisé ? C’est vraiment magique. Ils sont là, apparemment une femelle et son petit (moyen), ils ne nous voient pas, finissent de traverser. On s’approche (presque ensablé, mais ça sort). En fait ils sont nombreux et s’enfoncent doucement dans la forêt qui a un aspect un peu lunaire car les feuilles qui restent sont marrons (fin de l’hiver) et les arbres « élagués » à hauteur d’homme et largement défeuillus par ces monstres gentils.
Moremi - Khwaï
La Piste RàS. A part une grande flaque d’eau incontournable. Bon comme il y a du monde qui pourrait me sortir, je suis les conseils non avisés du monsieur qui me laisse passer et qui me dit de passer au milieu. J’aurais dû écouter le guide botswanais de l’autre côté, qui me fait signe de passer par la gauche. Je me retrouve au milieu et ça patine en marche avant, et ça patine en marche arrière... pas de problème, on passe en courtes... idem. Pas de problème : blocage avant et blocage arrière et ça sort tout seul. Même pas obligé de marcher dans l’eau jusqu’en haut des cuisses pour accrocher la sangle pour me tracter, parce que comment tu fais pour descendre dans l’eau sans pourrir ton jean et tes baskets… ?
Puis un jeune éléphant qui a compris que nous sommes inexpérimentés et « craintifs » de le déranger, on commence par reculer, ce qu’il adore : il remue ses oreilles et redresse la tête, on recule, il approche doucement faisant semblent de charger, on recule... Un 4x4 rempli de touristes avec un guide qui conduit nous double alors et nous montre comment faire... il avance assez vite pour impressionner le « gamin » qui part se cacher derrière les buissons... Bon d’accord ! Je sais pas si je ferais pareil... !
Le camping S19 10 20.2 E23 45 04.5 Les mystères des réservations nous feront passer deux jours à Khwaï alors que nous souhaitions en passer un à Xakanaxa (S19 10 56.4 E23 24 53.2). Mais bon...
J’ai parlé de l’impression générale poussiéreuse du camping. De plus, comme les Ablutions sont moyens (pas d’eau chaude) et éloignés de 100 ou 200 mètres (... ! ), les gens se permettent de pisser tout autour du camp site et de laisser traîner leur papier toilette. Je suis énervé : la bêtise me révolte. Leurs chiens sont plus propres qu’eux... ! Même pas capable de faire un trou et de recouvrir le papier. Bref ! Se gase gase matlakala… !
Là aussi de nouveaux Ablution Blocks sont en fin de construction.
Les campings ici ont la particularité de n’avoir pas de poubelle : ils préfèrent nous laisser nous débrouiller avec les singes. Une poubelle existe pourtant à la sortie de Khwaï, 300 mètres à droite après la gate... On a l’impression de quelqu’un la ramasse de temps en temps... !
Je trouve que le gouvernement ne prend pas assez en considération l’entretien de ses joyaux. Bien sur, il n y aura jamais pénurie de touristes, mais c’est dommage de ne pas entretenir un peu.
Hier soir un éléphant est passé à quelques mètres. La preuve est là, il nous a laissé un GROS paquet devant le 4x4 : merci Père Noël... Purée, ça sent la bête... !
Les paysages Sublimes. - Dis, Là Haut, c’est comme ça le paradis... ? - Non, ça ce sont les dernières images que tu verras quand tu auras mangé tout ton Soleil Vert.
08 - Rien à dire... ! Admirer...La rivière (infranchissable ailleurs qu’à Khwaï pour aller à Savuti vers le Nord-Est) apporte beaucoup de verdure et de bleu profond, au milieu de la savane et des forêts. C’est beau.
Prendre son temps de se balader à Morémi, s’arrêter pour contempler. Quelqu’un a dit sur ce forum qu’il y passerait bien le reste de ses jours (hello V.), je croyais cela un peu exagéré, bah finalement je veux bien partager le bail...
Les animaux La plupart sont réellement charmants...
09 - Tiens Eric, si tu cherches à prendre un otage... ! Petit avec des grandes oreilles, ça vous rappelle quelqu’un ?Et les expériences super impressionnantes... :
Un couple d’hippopotames qui se chamaillent (ou s’ébrouent ?) à 5 mètres du camp site N° 3... Toute la nuit, dans un demi sommeil, nous avons l’impression que quelqu’un a mis en route la machine à laver... et Floc, Floc, Floc, Floc... En se réveillant davantage, on s’aperçoit que c’est le gros Hippo qui barbote et qui broute (140 à 150 kg d’herbe par jour...)
10 - Eh coco tu veux un entonnoir.. ?Un éléphant qui nous réveille en picorant – effeuillant à 2 mètres de la tente... Voilà que cette grosse femelle piétine et secoue les arbustes devant la tente. Réveillés, on ouvre doucement la toile intérieure de la tente. On aperçoit vaguement son ombre imposante. Palpitant : 120 coups / minute... Va-t-elle s’apercevoir qu’il y a sur sa trajectoire un gros cube blanc avec un machin dessus, avec des pauv’ gens dedans ce machin vert... ?
- J’allume ? - Non, je sais pas... - ... - J’allume ? - Oui, je sais pas... J’allume... !
- ... Purée... à 2 mètres de l’échelle. Un monstre... ! J’éteints.
- mais il est où ? - Je sais pas...
Je rallume, son œil rouge, je l’éblouis, pas fait exprès, promis... - Nooooonnnn pas la lampe dans les yeux, il va se fâcher... !
J’éteints. Je rallume, éclaire la trompe, puis sa grosse masse en général, une femelle... - y a son petit avec ? - je sais pas... Il gigote. Je ré-éteints. Il a l’air de s’en aller.
- Rallume... ! Je rallume, je ré-éteints. On écoute. Des pas discrets. Il est passé derrière la tente. On ne le voit plus.
- Il est parti ? - Je crois... ? Mince que nos oreilles sont imprécises. Faudrait se crever un œil pour avoir des oreilles plus fiables... ! OUF ! Gêné par la lumière il est parti plus loin, rejoindre les autres, pour peigner les arbres pour ramasser les myrtilles... !
Pfffouuuu ! Allez, redors... ! Si tu peux. Y a tellement d’images dans les yeux... !
Le réveil sera beaucoup plus... comment dirais-je ? Viril... !
On a mis un piège à singe qui fonctionne bien : les chaises de camping en équilibre sur le tank à eau et sur les bouteilles de gaz... Ca fait gling gling... il y a un singe de mon côté qui essaye d’ouvrir le tank à eau.
J’ouvre délicatement la toile intérieure, en laissant la moustiquaire fermée... je rabats quelques centimètres de la toile... Purée... je vois sa tête grosse comme une pastèque, il soulève le double toit pour mieux me voir, il se met à brailler pour m’impressionner... Purée... ça marche bien. Palpitant : 3200 tours / minute... ! C’est un gros mal d’environ 50 Kg avec des dents longues comme ça... HHHHHAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA Je me mets à crier pour lui faire peur... Il recule à peine. Puis on ne l’entend plus. Faut réunir son calme, calmer sa trouille et dé-trouiller ses neurones. Il a de très jolis crocs, et j’ai pas envie que l’on soit mordu par ce c.... Cet enfoiré a fait le tour. Il a compris que je suis le mal dominant (tu parles... ! le mâle il domine pas grand chose...) et que la femelle est de l’autre côté. Il commence à dé-scratcher les scratch de la tente... C’est incroyable, mais cette stratégie nous sera confirmée le lendemain par des gens qui travaillent dans le camp : les singes s’attaquent surtout aux femmes, plus petites... Purée, la peur active mes neurones et mes nerfs. Pas question de toucher à ma femme... j’ouvre délicatement la fenêtre de la tente en hurlant et en le tapant à travers le tente : HAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA Là il a compris. Il se sauve. On s’interdit de laisser éclater notre joie nerveuse de le savoir parti pour faire silence et l’écouter s’éloigner... Je sortirai quelques instants plus tard, «armé de ma bombe lacrymo. Il a abandonné les lieux. J’espère qu’il va raconter cette histoire à toute sa tribu pendant au moins trois générations... !
11 - Gros c... !On apprendra à ranger, à ne rien laisser traîner, poser un gros bâton sur la table. Ca ils connaissent bien : tu prends le bâton en main, tu tapes sur la table, ou tu attrapes un caillou, ils reculent... enfin tous sauf les gros mâles qui s’en fichent... Saloperie... !
Bon... faut bien avoir des trucs à raconter...
La veille au soir, un couple est arrivé en Honda CRV (... !). Négligents, ils se sont fait voler deux sacs plastiques de victuailles. Ils ont malgré tout posé la tente... au sol. Je ne sais pas comment ils ont fait pour manger. Deux heures plus tard, en fin d’après midi, ils sont partis. Je ne sais pas où et comment ils ont dormis.
Du coup on a passé la journée du lendemain à imaginer des pièges à singes : - Bourrer des petits pains sucrés avec des laxatifs. Mais faut pas rester dans les parages. - Mettre de la vaseline sur les arbres pour qu’ils se cassent la figure. - Prendre un petit en otage et le crucifier à un arbre, pour l’exemple. C’est vrai qu’on a déjà essayé il y a 2000 ans, mais ça n’a pas bien marché. - Envoyer quelqu’un de connu pour nettoyer au Karcher.
Les autres animaux sont impossibles à lister.
Des oiseaux : nous avons pris nos premiers cours de zozios, parce que avant pour nous il y avait les cuicuis, les moineaux, les piafs, les birds, ah si les pigeons (et pour cause, on en a plein sur la fenêtre), les gros, les moyens, les petits, les jolis, les moches, les ceux qui se sauvent, les jaunes qui viennent manger à table, les bleus luisants, les ceux qui mettent du rouge à lèvre... si si ! Les aigrettes (ça, ça « marche » bien « les aigrettes » : les blanches, les grises, les « à long cou », les « des marais »...) et il y avait aussi les poulets (gris, qui braillent le matin) les dindes grises à têtes bleue (comment peut-on être aussi moche... !), les becs tordus, le noir qui fait parapluie avec ses ailes pour mieux voir dans l’eau... bref on y connaissait rien...
12 - Celui là, il doit être allergique à son rouge à lèvre... il a le nez qui coule... !Il y a aussi des gazelles et des gazeaux... des gris, des noirs, des « à bosse », des marrons, des « qui ont une cible sur les fesses », si si !
13 - Petit matin brumeux... Serait le méthane ??Des éléphants, des buffles, des carnivores, des félins, parfois ce sont les mêmes d’ailleurs. Etc., etc. ...
A propos des lions, on n’en n’a pas vus. Heureusement que nous en avions vu plusieurs à Etosha l’an dernier. On a bien vu des traces et entendu des rugissements accompagnés de barrissements un matin à Khwaï, mais on n’a pas vu sa Majesté. Les allemands qui ont fait un bout de route avec nous en ont vu à Morémi et à Chobé, mais nous rien. Sauf un Léopard majestueux à Chobé, qui a pris sa course... magistral !
Savuti
Camp Site S18 34 00.9 E24 03 54.3 On retrouve une douche chaude, dans un enclos pour se protéger des éléphants qui avaient fini par comprendre qu’en cassant un carreau des douches quand les gens y étaient, ils pouvaient trouver de l’eau... ! On imagine la surprise ! L’endroit est un peu plus avenant. Toujours pas d’ombre à cause de l’hiver austral. Pas de singe. Quel repos... !
La Piste
En partant de Khwaï, on traverse le pont, et là c’est encore du bonheur. Du sable pour rigoler, la Ginette qui connaît les pistes, le long de la rivière pour admirer les paysages, les oiseaux et les hippos. C’est beau.
Puis Mababe Gate (S19 06 17.3 E23 59 06.3). - Quelle piste il faut prendre s il vous plait monsieur ? - Oh vous avec cet engin vous pouvez passer partout - Oui mais c’est mieux à gauche dans le sable, par Sandrige ? - Oui de toutes façons vous passez partout - Oui mais c’est mieux à Droite sur le dur ? - Oui de toutes façons vous passez partout - ... Bref si je me plante, c’est la honte. Vais-je devoir passer en 4 roues motrices et/ou dégonfler les pneus ?
C’est sûr, quand on connaît pas on prend le plus court. Il y a 4 kms de différence. Les allemands sont passés dix minutes avant nous, ils ont pris Y-gauche Sandrige, 45 Kms. Nous on prend Y-droite, March road. (S18 55 37.0 E24 00 39.7) Certes partis à 8h00, on ne met « que » 4 heures et on arrive deux heures avant eux, mais March road n’est vraiment pas rigolote. Bien que très roulante par endroit (60 – 70 km/h), il y a des passages très cassants. Il est préférable d’anticiper, de freiner fort pour ne pas plonger dans des nids de poule impressionnants, secs et durs comme du béton. Faut passer en première, tout doucement. Il y a deux passages de plusieurs kms comme cela, en arrivant en fin de piste, environ 15 kms avant de rejoindre le bon vieux sable profond de Main Road. Le paysage est joli mais pure savane sans relief et sans arbre, il fait chaud. Bref pas amusant. Peut être que le sable aurait été plus rigolo, on verra ça une autre fois. L’arrivée sur Savuti est effectivement un peu plus coton : plus (+) de pistes mais indiquées correctement, plus (+) de sable... Promis demain je dégonfle... (Frimeur).
En fait, évidemment je suis en 4x4, mais j’ai la flegme de sortir le (trop) petit compresseur, alors je dégonfle rien : 2, 2 Kg. Ce n’est pas raisonnable, je sais, mais le couple du moteur compense tranquillement les pneus (un peu) trop gonflés.
Les gens qui sont partis ce matin de Khwaï avec leur caravane (conçue pour le tout-terrain) arriveront vers 15h00... pas mal. Ils ont dû être drôlement secoués.
Game
On passera la fin d���après midi à sillonner le coin. Un seul point d’eau en eau (artificiel) tout proche. Pas de lions, des éléphants qui font semblent de nous faire peur.
14 - Et une photo carte postale, une !On passera la nuit la tente ouverte (sauf moustiquaire, on n’est pas téméraire...) à guetter un lion qui viendrait se réchauffer auprès de notre feu qui s’éteind...
Vers une heure du matin : - Réveille toi, y a quelque chose... - Huuummmm ? Crisss, crissss, crissss, crisssss. - y a quelque chose qui avance, là dans les feuilles... - Hein !? Crisss, crissss, crissss, crisssss. - C’est assez gros, c’est quoi ? - Je sais pas, j’allume ? - Non, je sais pas (...) - Non j’allume pas, si c’est un lion je vais plus dormir. Crisss, crissss, crissss, crisssss. - Il est là... ! - C’est quoi... ? - Je sais pas, il est là regarde, on voit son ombre au clair de lune. - Eh dis, il a que deux pattes ton truc ? - Hein ? - Bah oui, il a deux pattes, certes assez haute, mais il a que deux pattes. C’est pas un lion ! - Hein ? - C’est pas un lion ! c’est un gros n’oiseau, mais c’est pas un lion. - ... - Hummm... Pffff ! Allez bonne nuit... ! - Bonne nuit...😊
Chobe
La Piste
Enfin la piste du bonheur en quittant Savuti. Non, on n’ira pas à Linyanti. Les autrichiens qui partent en même temps que nous, pneus très dégonflés, iront mais en passant par Goha gate, puis à gauche, 38 kms de sable profond mais pas encore trop mou en ce début de matinée. On fera quelques kms sur la piste directe vers Linyanti pour se confirmer l’état de la piste : très très sablonneuse. Le gros 4.2 L en bave, même en première ou en courtes. J’ai d’autres problèmes en tête, et on veut rejoindre Ihaha ce soir, alors privé de sablés. On prendra la piste « soft »... tu parles. Du sable et du bonheur à conduire. Plus ou moins de sable sur des pistes de longueur interminable. Puis l’autoroute. Sublime pour s’amuser, tortiller, rattraper, redresser, piler pour éviter les grosses secousses quand on plonge dans les ornières profondes...
15 - Du bonheur vous dis-je... !On arrive à Kavimba (S18 04 55.4 E24 34 47.4), on retrouve du même coup une bonne vieille gravel et plusieurs villages. Je suis content de ne pas avoir à regonfler ( ?? ) sur cette piste caillouteuse à souhait. Ça glisse aussi, mais c’est plus piègeux. Puis à 500 mètres du goudron, près de la frontière Namibienne et de la porte de Chobé Nord, Paf !, crevaison. On changera la roue au Contrôle Desease, sur le goudron : pneu arraché sur le flanc. Pneu pas assez gonflé ( L ). Le caillou qui a fait ça doit être sacrément pointu. Ils m’aident à changer ma roue, ne fouillent pas le frigidaire. On marche dans un carré imbibé de je ne sais quoi, ils nous font sortir les chaussures des sacs pour les imbiber aussi. On repart, tout de suite à gauche : la Porte du Paradis... (S17 55 42.9 E24 43 40.8)
Quelques kms de sable mou et roux, puis on aperçoit, vision idyllique, la rivière Chobé dans la plaine qui fait frontière avec la Namibie... Indescriptible, je vous laisse ce bonheur intense de découvrir et le plaisir d’imaginer si vous y allez bientôt... Ne ratez pas ça. La piste longe la plaine et la rivière sur plus de 50 kms. C’est beau.
A mi-chemin à peu près (23 kms de la porte), il y a le camping de Ihaha, comment dire...
Le camping de Ihaha Le Diable s’habille en Prada... Mais le bonheur est total.
Le diable, ce sont les singes qui envahissent le camp site N° 2 qui a deux grands arbres où ils se regroupent tous les après midis pour préparer leur nuit. Tous, sauf les grands mâles, sont chassés par peur du bâton ou des jets de cailloux. J’ai joué à cache-cache avec l’un d’eux, et j’ai gagné : j’ai arrêté de faire à droite du buisson, à gauche du buisson derrière le quel il se cachait. J’ai fini par balancer mon caillou par-dessus le buisson et je l’ai eu... il a crié, il est parti... et il est revenu 3 minutes plus tard, monter dans l’arbre et croquer des feuilles. Pourquoi je lis dans son regard un espèce de « alors, c’est qui qui a gagné ? »
On va abandonner les lieux le temps d’aller se balader dans Chobé. Puis le soir on ira s’installer plus bas, au milieu des crottes, sur le chemin plus proche de la rivière. Pas le droit ? je sais pas, tant pis !
Les Ablutions sont propres, claires et eau chaude.
Evidemment, on va quand même boire un bon apéro à la santé des copains (chose promise...). C’est toujours ça que les singes n’auront pas ! Purée je me souviens encore de ce petit goût d’abord âpre à l’ouverture de la bouteille, puis plus doux en ayant respiré un peu... Le biltong, les cacahuètes salées, le petit saucisson au goût de jambon trouvé à Maun... et des étoiles plein les yeux.
16 - Vue du camping... la photo ne rend rien, c’est juste une idéeLe game Là encore on ne peut pas décrire. Ces choses là se vivent, et je les souhaite sincèrement à vous tous.
Des hordes d’éléphants qui traversent la rivière, les petits accrochés à la queue des grands, en schnorchel, des buffles par dizaines, des vautours (tiens je viens d’apprendre un nouveau nom d’oiseau... non je rigole, quand même...), des marabouts, des impalas par millier, des trucs des sables (mince c’est quoi son nom, aidez moi...noir avec des grandes cornes), des hippos... un troupeau de buffles dans les buissons, bref tout le monde est là.
Du moins on le croit, parce que en fait on n’en voit pas la moitié. Pour voir le reste il faudra, c’est certain faire un boat cruise demain soir... !
Lendemain matin, game drive tout seul. Encore plein de bêbêtes... Et une carcasse toute fraîche, pleine de vautours et de marabouts.
17 - On ne voudrait pas vous déranger, vous êtes à table ?Il parait que les lions à Chobé opèrent en une horde unique pour attaquer du gros gibier. Pour l’apercevoir, il faut se lever de bonne heure, ce que l’on a fait mais pas de lion...
KUBU Lodge - Lodge
Un petit lodge (S17 47 44.1 E25 13 41.6 ) un « peu » cher pour se remettre de nos nuits de camping : 245 US dollars... Pfou ça fait tousser. Demain nous irons à Kubu Safari mais côté Camp Site (26 US$ pour la nuit, douche chaude, eau et électricité au camp site). Dinner : 156 Pulas à deux. Je m’y suis pris un peu tard, et il n y avait que ça. L’avantage c’est que contrairement à Chobe Safari Lodge qui est en pleine ville, celui-ci en est éloigné (indiqué à gauche en arrivant à Kuzungula) à 5 kms de Kasane.
Le lodge est très joli, les gens ont fait l’école hôtelière, ce qui veut dire qu’ils nous embêtent à nous piquer nos verres et nos assiettes à peine terminés... L’une d’elles croise ma femme qui va se servir au buffet : - Hello, my name is Josephine. - Euh yes, hello… - My name is Josephine … ! - Euh yes, hello Josephine, how are you ? - Well thank you. My name is Josephine … - Euh yes, thank you Josephine … so what ? - My name is Josephine, and I am here to serve you. If you need any thing, I would be please to serve you. - Heu yes, thank you Josephine. - You are welcome Mam’…!
Ah c’est plus présent qu’un lion ces petites dames là… ! Vivement la brousse... !
Game C’est en passant par Kubu Lodge que nous ferons le boat cruise en fin d’après midi. Agréablement surpris par le prix : 160 pulas par personne et un guide super, qui positionne parfaitement le bateau pour faire des photos superbes (je veux dire à mon goût) : les éléphants avec le soleil derrière, d’abord loin du rivage pour avoir le soleil qui se reflète, puis proche du rivage pour avoir les éléphants en gros plan... Quand je pense que certains ont fait semblent d’avoir un torticolis quand il a s’agit de donner un pourboire en le quittant... Les mêmes qui photographiaient les pêcheurs au bord de l’eau, en pleine figure... ! Et un bateau qui a faillit se renverser parce que tout le monde s’est mis du même côté pour prendre « la » photo... Pffff ! Vivement la brousse... !
On y a vu énormément d’espèces. Je ne vous dirais pas tous les noms parce que ça fait trop de choses à retenir pour la première vraie leçon, mais on a vu des bêtes partout, y compris des oiseaux en voie d’extinction, des crocodiles gros comme 3000 sacs à main, des hippos plus gros que ma belle mère... bref un régale... ! Je ne sais même pas quoi mettre comme photo pour illustrer, tellement on a l’embarras du choix... Vous êtes plutôt oiseaux ou grosse bête ? Plutôt bête calme ou nerveuse ? Plutôt bestiole sur terre ou bêbête dans l’eau ? Ah désolé, y a pas de dauphin... !
18 19 20
21 22 23 Eh les gars, tout le monde ne peut pas avoir sa photo sur le forum, si non le webmaster va me disputer... !On passera le début d’après midi à faire les pleins et à chercher un pneu neuf. Aucun dans la taille voulue. C’est Coco Bel Œil qui va nous réparer notre pneu que l’on gardera en secours. Le gars travaille à même le sol dans sa petite bicoque, derrière le poste de police, en face du Shoppies, super propre, à la main, démonte pneus et marteau... 85 pulas : en France c’est le prix de la valve. On n’a vu qu’une seule station service à Kasane…La serveuse a égaré 100 pulas entre la pompe et la caisse... ! Huuuummmm.
KUBU Lodge – Camp Site
On a dormi au camping, partagé le repas avec le gardien. Le lendemain, on part faire quelques courses à Kasane avant de rejoindre la Zambie. On retrouve nos copains allemands qui ont encore vu des lions à Chobé. Mince, ils ont de la chance. Ils ne trouvent pas d’essence : même Shell est fermée, on est dimanche... Finalement Shell ouvrira vers 11h00 (après la messe ? à force de voir des gens qui réclament ?)
Zambie – Zambezi Water Front
La piste, euh la route. RàS... cabossée, quelques nids de poules, mais on s’en fiche...
La frontière RàS... ? Menteur !
Après la jungle animalière, la jungle de la douane Zambienne.
Ce n’est pas la durée de passage qui nous émeut. Non. On a vu pire et je pense à ceux qui connaissent la frontière Mauritanienne... Une fois on était seul, on a attendu 5 heures que le douanier revienne avec le formulaire... y en avait plus, il revenait de Nouadhibou. Une autre fois on nous a proposé d’attendre 2 ou 3 jours au nord de Bir Moghrein (Sud Maroc)...Alors 1h30 en tout pour passer cette foutue frontière, c’est rien. Et puis faudrait demander au dernier camion de la file de 2 kms combien de temps il va mettre pour passer à raison de 1 camion par bac... !
24 - Cherchez l’erreur... ! C’est une clandestine... !Ce qui est étonnant (et encore) : c’est le folklore... ! Ca au moins c’est une frontière, pas une pauvre petite barrière pour récolter 40 ou 60 pulas, non une vraie grosse organisation bureaucratistique pour te ponctionner un maximum. Pas un simple formulaire à remplir avec ton nom et ton N° de passeport, non, 5 ou 6 guichets et 5 ou 6 formulaires avec ton Numéro de châssis, le numéro de moteur, la cylindrée de la voiture... Ils ne demandent pas l’âge de ta grand-mère parce que ça ne rapporterait rien, si non ils seraient capables. Si si !
En fait j’aurais dû faire comme j’avais prévu. J’ai pris la voiture pour garder un peu de liberté une fois sur place mais ça m’a coûté : 320 dollars (environ 210 euros) à cause des taxes carbone et assurance qui sont très chères pour le 4.2 L (aurais je dû déclaré une cylindrée inférieure ?). Sans compter que Asco m’a fait aussi payer un droit de franchir la frontière Zambienne de 2000 $N. En passant à pieds, cela ne m’aurait donc coûté que les visas : 2 x 50 US $ (environ 70 euros)
Je suis persuadé que j’aurais mieux fait de laisser la voiture au Lodge, prendre un taxi et un petit bateau pour traverser le Zambèze (ceux que j’ai vu faire comme ça passaient au maximum un quart d’heure à la frontière), passer juste aux 2 bureaux nécessaires quand tu n’as pas de voiture, et reprendre un petit taxi jusqu’au Lodge à Livingstone. En suite, sur place, il y a un minibus de l’hôtel qui nous emmène à l’hélicoptère, et au pire encore un petit taxi pour traîner à Livingstone (Wood craft) et pour aller aux Chutes.
La douanière Botswanaise nous avait prévenu : ne pas faire de business avec les p’tits gars qui nous proposent des services pour accélérer le process. En fait, si vous faites appel à l’un d’eux, il vous fera gagner environ une demie heure de passage à 2 ou 3 bureaux, puisqu’il fait les queues à votre place. Mais attention : s’il ne vous demande que 10 pulas pour ce service, en fait il vous avance les Kwechas et/ou les dollars US et vous fait payer très cher le taux de change quand vous le remboursez. Il aura fallu se rapprocher du bureau de change pour négocier le taux au plus juste avec ce petit coquin... ! Le mieux est d’avoir des dollars, de payer en dollars et peut être de faire toutes les queues soit même pour être sûr de ne pas se faire arnaquer.
Le Lodge Zambezi Water Front - S17 53 15.4 E25 50 34.6 RàS. River front bed room. 73 euros ptidéj inclus. Reservé par internet. Il intègre un centre de réservation des activités : Le rafting dure trop longtemps pour moi, j’ai pas envie de rentrer à 13h00, le saut à l’élastique non sincèrement, sans façon. L’endroit est occupé par les moustiques qui ne craignent pas longtemps les répulsifs.
Les Chutes Je ne peux rien dire là encore, parce que ça faisait quand même 35 ans que j’en rêvais. Elles sont à la hauteur ;-) de mes rêves... Même si elles sont un peu « sans eau ».
Zam – Zim ?
Eternelle question. Je pense que la ligne rouge sur la photo en haut, représente approximativement la limite du no Man’s land. La petite croix rouge montre la limite accessible par le parc naturel côté Zambien. Je confirme, l’entrée du parc, c’est 10 euros = 10 dollars, là encore vaut mieux avoir des dollars... En haut à gauche sur la photo, c’est le Zimbabwe. Donc plus d’eau au Zim, mais tout de suite un gros nuage de brume, même en saison sèche comme ici. De plus, pour les amoureux des cartes postales, les couchers de soleil sur les chutes sont visibles depuis la Zambie : on ne peut pas avoir les deux sur la photo côté Zimbabwe, mais c’est vrai qu’à cette époque, il y a plus d’eau côté Zim... Donc pas de réponse. L’idéal (mais pourquoi chercher toujours la perfection ?) aurait été de passer aussi côté Zim, mais il n’était pas question pour nous de donner le moindre dollar à Robert. En fait en lisant le carnet de Ericarole, nos regrets augmentent un peu, mais je pense que nous n’aurions pas eu l’idée de le faire au culot pour les passages sans visas. (http://voyageforum.com/voyage/carnet_une_boucle_en_afrique_australe_2eme_partie_D2029143/)
D’ailleurs, le lendemain matin, ayant envisagé une balade dans le No Man’s Land, on s’approche du poste frontière. 18 gamins nous tombent dessus pour garder la voiture ( ??? ). L’un d’entre eux nous crie « vous allez avoir besoin de ça, vous allez avoir besoin de ça ». Il nous propose de faire du change pour le Zim, et nous montre un billet de... 10 Millions ! Pfff je ne me suis jamais senti aussi pauvre ! - Toi tu as gagné au Monopoly... ! (en français) - You will need this, you will need this. - Et je peux acheter quoi avec ça ? une villa sur la cote d’azur ou une demie baguette ? (en anglais) - ... Allez, c’est bon, on s’en va !
Hélicoptère
Bon bah, 35 ans de rêves, et si peu d’eau dans les chutes, on ne pouvait pas rater ça. On a choisit la demie heure d’hélicoptère. Alors c’est simple, il y a un tarif dégressif : un quart d’heure, c’est 110 US$ par personne, et une demie heure c’est 220 US$ par personne... ! ! ! La grosse différence qui « justifie » le prix, c’est que sur la demie heure, il passe dans les gorges du Zambèze, et c’est magnifique : slalomer dans les gorges, à 50 mètres au dessus de l’eau, à cette vitesse, c’est sublime...
25 - Là encore, les photos ne rendent rien de la sensation... !Retour au Kubu Lodge – Camp Site
Au retour, la traversée de la frontière sera plus calme. Faut juste (encore) payer le droit d’entrée au Botswana : 40 Pulas, on a connu pire.
Retour au Camp site de Kubu (ça veut dire « Hippopotame », parce qu’il y a parfois des hippos dans le jardin), re-partage du repas avec le gardien du camping qui reste toute la nuit. On peut quand même pas manger devant lui sans rien lui proposer. D’ailleurs je soupçonne les patrons de ne pas lui donner à manger parce qu’ils savent que les touristes s’en chargent... Et je confirme : pas de Guest Book à Kubu Lodge, et j’ai rien trouvé de noté sur les arbres… !
Départ pour la Namibie.
La Piste Quelques courses à Kasane. Pas de Gas oil ce matin, peut être demain... ! On ne va peut-être pas attendre, on n’est pas si africain que ça... !
Route – goudron vers la frontière. On n’a rien à payer, la voiture rentre chez elle... Du moins elle le croit. Retrouver les maisons bien rangées, les toits bien entretenus, et les gens au bord de la route...
Pour info, rien à la frontière Ngoma, pas un seul magasin. Le prochain Gas Oil est à Katima Mulilo (68 kms), ainsi que les super marchés. A Katima Mulilo, le Total a du gas oil mais ne prend pas la CB, le Engen prend la CB mais n’a pas de gas oil ! Il a un distributeur d’argent, mais il ne marche pas... ! On change un peu plus loin et on trouve une station qui a du Gas oil... et qui prend la CB !
Comme j’ai oublié de charger la carte de la Namibie, on navigue à l’ancienne mais on retrouve la piste que je veux suivre le long de la frontière.
On prend une auto-stoppeuse qui va à Malangalanga (???). On s’arrête auprès de jeunes que l’on suppose étudiants, donc pouvant traduire : - Elle va à Malangalanga, c’est très proche. Tu parles, on va mettre ¾ d’heure à 90-100 km/h... Not so close !
Ensuite la « conversation » s’engage... - Moi je m’appelle Franck, Madame s’appelle Elisabeth… et vous ? - Eini, éini... Malangalanga, eini, eini... (ça veut dire « par là, par là, Malangalanga ») On va passer une heure et quart à s’échanger des mots qu’on ne comprend pas et qu’on répète, mort de rire, chacun notre tour. La mamie est contente qu’on l’ait accompagnée jusque là avec ses gros sacs qui remplissent le coffre du 4x4. On va se quitter en se faisant des baises - mains mutuellement... Mort de rire.
On arrive dans la réserve de Mudumu, on prend la première piste à gauche (S18 09 44.2 E23 27 55.4) pour essayer de rejoindre le Bureau des Rangers : mauvaise pioche. Du sable très très profond. Obligé de passer en seconde courte. Noooon, on va pas dégonfler les pneus quand même... !
On rejoint (laborieusement) la rivière Linyanti, pas de Rangers, on suit la piste vers la droite... Purée, à 50 m, des dizaines d’éléphants. Pour une fois je ne sortirai pas l’appareil photo, on va se régaler les yeux à contempler les « ados » qui se chamaillent et qui barbotent, qui se plongent dans l’eau et s’ébrouent... Sublime. Le reste du groupe commence à s’en aller au bout d’une demie heure... Les « jeunots » semblent partir, puis reviennent, un plus gros semble venir les chercher... Bon, ils vont partir, parce que là c’est long, et la piscine va fermer... Ils s’en vont... Chouette... on va pouvoir passer... ! Patatrac... un nouveau groupe s’approche, au moins 30 individus... Bon bah demi tour, on va rejoindre la piste principale, et faire le tour par la grande piste (à gauche ici : S18 08 19.47 E23 26 02.37) pour rallier le bureau des rangers, pour réserver un Camp site...
Natkatwa Camp Site Plus sauvage tu meurs. 3 emplacements espacés de plusieurs centaines de mètres, tous au bord de la rivière, pas de douche, pas d’eau sauf au bureau (non buvable malgré ce qu’ils disent). Vue imprenable sur les Hippos en face, et sur les éléphants, plus loin entre la place N° 2 et la place N° 3... Sublime. 90 $N pour deux et la voiture.
Game On a déjà parlé des pachydermes. On passe au bureau, on regarde un plan avec le ranger. - Alors ici vous avez un point d’eau avec sable mou, peut être des lions, ici vous avez des girafes, ici des zèbres, des buffles, ici des éléphants, et ici des hippos. - Wahooooo. Et tout ça sur 8 ou 10 kms au carré... ! Bon, au drive du soir, en autonome nous ne verrons « que » des éléphants et des gazelles... ! Mais l’endroit est vraiment superbe.
26 - Crâneur... ! Tu verrais si y avait des lions... !Traversée de Caprivi
Pour une fois je me lève aux aurores, pour voir le soleil levant. Je n’ai pas d’infos depuis hier, mais c’est devant ce spectacle que j’ai compris que mon père est décédé dans la nuit, ce qui me sera confirmé dès que le réseau GSM sera retrouvé.
27 - C’est beau aussi un lever de soleil... !...
Nous prendrons encore une auto-stoppeuse, à peine 20 ans, c’est sur, avec son bébé. Elle va à Rundu ! ! ! Nous la laisserons à Divundu à la station service, nous on tourne à gauche vers le sud.
On se dirige vers un Lodge – camping repéré sur Google Earth : Mahungu River Lodge (non, je donnerai pas les coordonnées GPS !) En s’approchant, on trouve la pancarte qui nous annonce en allemand « Nous sommes Allemands »... ça refroidit... ça sent la colo à plein nez... On essaye le Lodge – Camp site d’à côté (Y gauche : Ndhovu Lodge – S18 08 09.44 E21 40 4.51), mais plus de place... Retour chez le Panzer... - « Guten tag » nous dit le colon... - « Bonjour » répond le révolutionnaire français Plus de place au camping. Lodge plus que grand et confortable. 1160 $N pour deux, dîner et ptitdéj inclus. C’est un peu rageant, mais bon...
Le game drive de 3 heures sera super joli. De toutes façons, nous on adore les game drive, avec ou sans guide. Celui-ci est très compétent : on apprend plein de noms d’oiseaux... il cherche les lions partout, rien... Le grand Baobab de 1800 ans est superbe... superbement entouré de crottes et de papier toilette... Hummm... ! 😠 Se gase gase matlakala... !
28Le lendemain, avec la facture, on constate effaré que le coca du drive est facturé... ! On vous déconseille cette adresse. Ça sent trop mauvais. Un irréductible sur son île déserte à qui on n’a pas dit que la colo était terminée. Le guide (qui fera aussi serveur, barman, accueil) à qui je donne un pourboire, guette son patron du coin de l’œil pour savoir s’il nous a vus... Salut... !
Goma Lagoon – camp Site
La Piste La frontière (S18 15 27.0 E21 45 37.4 ) se passe très tranquillement, sauf que le Botswanais veut nous prendre 60 pulas au lieu des 40 payés au retour de Zambie. Il a oublié qu’il a à faire aux spécialistes de la frontière (ça fait quand même la quatrième qu’on passe). On lui sort le Reçu... OK c’est 40... !
La route est goudronnée, en mauvais état, et à 120 on consomme beaucoup et on ne tient plus l’engin qui danse de droite à gauche... Roule tranquille...
On fera un aller-retour pic-nic à Tsodilo Hills, qui ne présente pas grand intérêt : Piste qui tape (70 km/h) brousse enflammée pour préparer le printemps, brume sur les Tsodilo, grille fermée à ouvrir soit même, camping fermé depuis..., Bof ! Et les peintures rupestres qui ne nous attirent pas des masses... Sûr, ça vaut pas le Spitzkupe...
Plus au sud, la piste qui commence là (S18 59 06.0 E22 17 19.6) part vers l’est (10 kms) pour rejoindre le lagoon (S18 57 14.4 E22 22 23.8), formé par le fleuve Okavango qui est très large à cet endroit. Deux passages très sableux obligent l’utilisation des quatre roues motrices. Je force ma petite femme à apprendre à conduire sur la piste. Elle prend le volant sur un km. Elle nous apprend la valse en 4x4... à droiiiite... à gauuuuuche... ; elle nous apprend à ranger le coffre.... et vling, vling, et vling, vling; elle nous apprend à élaguer les arbustes au bord de la piste.... « reviens à droite, à droite, non pas tant que ça, reviens à gauche, à gauche... ferme ta fenêtre... ! », puis elle renonce à apprendre à conduire sur les pistes... Elle n’aime que les autoroutes, toute droites, sans personne et sans péage... ! Pfffff !
Le camp site Encore un petit coin tranquille, proche du Lagoon (accès à pied : accès aux voitures réservé aux clients du lodge). 143 $N pour le camping au total, 440 $N par personne pour les Luxuary Tents. Douches chaudes à ciel ouvert, bar, terrasse avec vue sur les hippos et sur une forêt de joncs superbe au coucher du soleil... !
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Le lendemain matin, un petit singe aura raison de notre inattention : il nous a piqué nos petits pains glacés au sucre et fourrés aux raisons secs pour le petit déj... !Maun – le retour
On ne trouve aucun camping entre Goma et Maun. Que faire ? Nous sommes en avance de un jour sur le planning. Plus question de risquer quoi que ce soit vers Tsumkwe – Namibie, car on doit absolument rentrer et on ne peut pas prendre le moindre risque de rater l’avion.
On demande au GPS. Le seul qu’il trouve est proche de Maun : Sitatunga Rest Camp à droite (S 20° 04’ 30.2’’ – E 023° 21’ 17.4’’) à 12 km de Maun... le camping est hyper barricadé, le gardien nous annonce qu’il est plein (comme tous les samedis soir). Retour sur la route, vers Maun... Au moins l’auto-stoppeuse avec son bébé profitera du « Taxi » gratuit jusqu’au super marché ! On doit se résigner à visiter Audi ou Crocodile Camp que l’on sait proche d’une boite de nuit, donc bruyant ce Samedi soir.
Les deux campings sont très corrects. Crocodile plus ombragé même en hiver austral. Audi dispose de tout ce qu’il faut. 90 $N, électricité en plus si on veut : 60 $N. Douches chaudes, bar, piscine, et de nombreux clients discrets, par chance, à partir de 22h00.
30 - Ah c’est pas Ihaha, c’est sur, mais bien pratique... !On passe à l’aéroport pour réserver un Vol au dessus du nid de coucou... Je veux dire Vol au dessus du delta dans un coucou à quatre places... Plus de place pour le vol de 17 heures. Dommage ? On s’inscrit en partage avec deux autres personnes pour le vol du lendemain 8h00 : 1200 Pulas pour 2 dans un avion avec deux autres personnes au lieu de 1900 pulas tout seuls.
On passera le reste de l’après midi à faire des courses et à chercher un pneu neuf parce que si non Asco Car Hire va nous le facturer 300 euros ! La plupart des magasins sont fermés le Samedi, Toyota ne vend pas de pneus neufs ! ! ! C’est là que j’ai craqué : j’ai bien voulu que ma chérie m’achète un livre sur les Birds d’Afrique australe... ! Huuummmm !
On reviendra le lendemain chez Marchall, en face du Shoppies. 1115 Pulas le pneu Continental. J’en prendrais bien 6 pour équiper mon 4x4 qui m’attend en France.
Vol au dessus du delta
Le jour ou Dieu s’est pris pour Claude Monet... Et qu’on ne me dise pas que c’est le contraire parce que Monet, il ne pouvait pas voyager alors que Dieu savait que Monet existerait un jour... !
Concernant ce survol, les superlatifs trouvés sur ce forum sont en dessous de la vérité. Je ne devrais pas mettre des photos, parce que celles que j’ai trouvées sur internet et celles que j’ai prises sont décevantes : la vitre de l’avion en plexiglas trouble l’appareil qui a du mal à s’en sortir, on a beau enlever l’autofocus, l’appareil performant prend en photo... les reflets de la vitre, surtout face au soleil. Le petit appareil de poche s’en sort presque mieux parce qu’il néglige les détails du premier plan. On ne regrettera pas la lumière très belle de 8h00 du matin...
31 - Le seul vrai bonheur, je vous le souhaite sincèrement, c’est de le faire...Même s’il y a l’envers du décor...
32 - Estomacs sensibles, n’oubliez pas de déjeuner... !Faut dire : l’avion était immatriculé A2-AJT, alors forcément : petits sacs bien « lourds » en sortant, de plus je me cogne la tête violemment contre l’aile de l’avion... Bon, un bon petit déjeuner chez « Bon Arrivée » va nous retaper. The French Connexion est fermé : pas de croissant au beurre ce matin... Beuuurkkk !
On finira la journée chez deux associations repérées de Paris, puis ce sera le retour...
Le retour RàS... Menteur ! Un moral dans les chaussettes. Le boulot qui reprend Lundi, mon père..., et toutes les tracasseries qui nous agacent et qu’on aimerait bien envoyer au diable... Vivement la brousse... !
Les regrets Pas question de se plaindre. Interdit. Le voyage est superbe, il y en a pour tous les goûts, les gens sont très corrects et très sympas. Que du bonheur. Les babouins resteront comme une anecdote qu’on racontera aux amis autour des soirées photos Un seul regret en fait : ne pas y être encore. Plusieurs personnes sur place en leur disant qu’on aimerait bien rester, nous proposaient un terrain : exemple 1500 m² pour 80 000 pulas à Maun, près de la rivière. Ceux que ça intéresse... !
Si c’était à refaire Nous passerions la frontière Zambienne à pieds + Taxis sans aucune hésitation. Nous emporterions un petit magnétophone pour enregistrer tous les sons la nuit, le jour, les Hippos, les zozios, les lions, les éléphants... Les bruits sont extraordinaires, on les transformerait volontiers en dizaines de sonneries de téléphones portables... Non je rigole !
Les bonheurs Vol hélicoptère au dessus du canyon du Zambèze Vol au dessus du Delta Mokoro et Bush Walk Vie en brousse Les quantités incroyables d’animaux
Je vous souhaite à vous tous qui lisez ces lignes d’avoir rêvé un peu, et surtout de pouvoir un jour réaliser un tel rêve.
Allez... Vivement la brousse... !
33 - Horloge africaine... !L’horloge africaine : Là-bas, il est toujours l’heure, ici, ce n’est jamais l’heure, Là-bas il est toujours temps, ici, on n’a pas le temps, Mais quelle heure est il vraiment ? L’heure de rien mine de tout, l’heure qui leurre. Le temps qu’il leur faut, le temps c’est la faux, Il faut le temps au temps laisser, laissez leur le temps...
Que j’aimerai bien perdre ma montre, pour ne plus perdre mon temps... - Purée mais t’es un poète toi... ! - Arrête, je vais chialer... ! - Bah pleure pas tu la reverras la brousse... - AH BON ? C’EST QUAND... ? ON VA OU ? - -- PS : merci au webmaster parce que maintenant un copier-coller depuis word, ça marche bien...
Et si vous me promettez de ne pas trop vous moquer, je vous donne un cours de Mokoro...!
Bises à tous Franck et Elisabeth
Retour de notre voyage dans l'Ouest américain (du 2 au 14 septembre) English translation pending
Premier compte rendu de notre voyage, j'ai commencé à trier les 1300 photos, et 2h de film. Les photos sont visibles là : http://picasaweb.google.fr/myriam.nicolas.USA1
et le récit avec les photos intégrées et la carte de chaque jour : http://www.lesitedublogtrotter.fr
Bonjour, à tous, j'ai enfin fini de faire le montage des vidéos prises durant mon séjour en sept 2008 dans les parcs autour de Las Vegas, j'ai mis tout ça sur YouTube, il y a 5 vidéos de 10min environ, sans le son malheureusement, car j'ai utilisé des musiques que You Tube reconnait comme nécessitant des droits d'auteur, ce qui est vrai d'ailleurs !!
http://www.youtube.com/watch?v=83KskRM6CP4
J1 mardi 2 septembre Dijon, Roissy, Toronto, Las Vegas
Aujourd'hui c'est le départ, c'est parti pour environ 25h de voyage, en comptant les escales. Nous nous levons tôt, 5h! À 6h32 nous prenons le TGV direct de Dijon à Roissy Charles de Gaulle. Dans le train je regarde les vacances de Cauet à Las Vegas pour me mettre dans le bain, du coup le temps passe assez vite. Arrivée vers 8h30 à roissy, le temps d'aller de la gare TGV au terminal 2 pour enregistrer les bagages, 3 valises (nous avons le droit à 2 fois 23 kg par personne, bien pratique pour le retour). Nous avons pu enregistrer tout de suite, après quand même quelques minutes d'attente, car apparemment nous ne serons pas les seuls dans l'avion! Une fois nos valises enregistrer nous avons presque 2h à attendre, nous mangeons les provisions que nous avions avec nous dans la partie publique de roissy, je trouve une prise pour recharger le petit Asus EEE 901 qui nous accompagnera. 11h40 nous décollons, enfin pas vraiment à l'heure, car un bagage avait perdu son passager, donc obligé de redescendre du l'avion pour cette malheureuse valise. Premier décollage pour ma femme, tout se passe bien, nous sommes dans un 2x4x2 et sommes côté couloir de la partie médiane donc pas de vue sur le hublot. C'est partie pour 8h de vol, un peu long quand même, nous avons droit à un plateau repas durant le vol, plutôt bon, et un casse croute, sorte de hot-pocket. L'équipage d'Air Canada est très sympa. Atterrissage à l'heure, RAS. Ensuite, nous nous dirigeons vers la partie transit vers les USA de l'aéroport de Toronto, nous attendons nos bagages, une bonne heure, un peu long quand même, surtout pour quelques passagers qui n'avait 1h30 d'escale pour poursuivre vers LA. Nous ça va, nous ne sommes pas stresser, nous avions 6heures d'escale. Donc une fois nos bagages récupérés nous passons la douane US, avec la feuille verte remplie dans l'avion, nous reposons nos bagages juste après sur le tapis roulant des bagages enregistrés. Ensuite, ben passage de la fouille, on enlève nos chaussures, on vide les sacs avec tout le matériel high tech (minipc, reflex, camescope, disque externe etc...), pour la 2ème fois, la première à Roissy. Maintenant il reste 4 bonnes heures à attendre, un peu de « magasinage » dans le duty free, achat d'un coca et de 2 paquets de chips, paiement en dollars US et rendu monnaie en dollars canadiens. Décollage à l'heure : 20h40 (heure locale) dans un petit avion, 3x3, service sommaire, boissons gratuites mais nourriture payante (c'était prévu). Mais avec écran perso, arrivée à 22h20, avec 15 minutes d'avance à LAS, vu sur le bas du strip illuminé. Après avoir récupéré nos valises, assez rapide, nous prenons une navette pour le Luxor, pour 15$ plus 2$ de tips pour le chauffeur. Nous faisons juste un arrêt au Madalay Bay avant le notre, donc nous arrivons rapidement au Check-In du Luxor. Bonne nouvelle, nous sommes surclassé, comme quoi ça sert d'être jeune marié! Nous avons une Spa Suite, une petite chambre de 60m² avec jaccuzy contre la fenêtre, vu sur les 2 extensions du Luxor et l'Excalibur. Nous nous prenons un petit bain et enfin allons nous coucher, il est presque minuit, soit 9 heures du matin à Dijon.
J2 mercredi 3 septembre Las Vegas, Red Rock Canyon
A cause du décalage horaire, nous nous réveillons assez tôt, nous allons prendre un gros petit déjeuner au buffet du Luxor. 28$ à 2. Très bien, et décor sympathique. Ensuite nous allons nous balader, nous visitons le Luxor, le Madalay Bay, et l'Excalibur qui sont juste à côté. Nous profitons un peu de la piscine, vraiment très chouette, 2 bassins, et jaccuzzi chaud. Après s'être rafraichi à la piscine nous remontons le strip sous la chaleur accablante du desert, nous traversons rapidement le NewYorkNewYork, ensuite nous passons par le MGM, et remontons le strip sur le trottoir droit quand on regarde le nord. Nous nous arrêtons à la boutique M&M's, nous prenons le temps de regarder le petit film en 3D, gratuit et rigolo, nous passons aussi à la boutique CocaCola. Nous remontons jusqu'à l'Imperial Palace, où nous devons récupérer la voiture à 14h. Nous marchons sur le trottoir et de temps en temps via les hôtels pour se rafraichir un peu. A 14h, nous prenons possession de notre voiture pour 1 semaine, une ford fusion, chose amusante, nous avons la même à la maison, enfin c'est le même nom, mais pas le même modèle, parce que faire 15000 km pour avoir la même voiture qu'à la maison!! Nous optons pour l'option qui permet de rendre la voiture vide de carburant, en payant pas trop cher le litre (enfin le gallon), en effet au comptoir il est à 3, 5$ alors qu'il est au même prix, et même un peu plus cher en station essence. Une fois familiarisé avec la voiture, nous partons vers le Premium Outlet au nord du strip, nous avions emmené TomTom avec nous pour nous servir de guide et heureusement, parce que se repérer avec toutes les voies de circulation, s'habituer au fait que les feux soient de l'autre côté des carrefours, qu'on peut tourner à droite au feu rouge, etc..., ça fait plaisir d'avoir une voix familière qui vous dit, tourner à droite etc... Nous faisons un peu de shopping, 7 Levis et 2 ceintures pour 230$ (180€) bonne affaire. Nous mangeons un truc là bas. Il est déjà 16h30, mais le petit déj était copieux. Nous prenons la direction de Red Rock Canyon, à quelques miles de là. Nous passons devant le « péage » mais il n'y avait personne, donc on rentre sans payer, de toute façon nous acheterons le pass à 80$ le lendemain à Grand Canyon. Nous faisons la boucle, route en excellent état, nous nous arrêtons à quelques points de vue, mais trop fatigué, et beaucoup trop chaud pour se lancer dans une petite rando. A chaque point de vue, des toilettes, ouais, je sais c'est pas étonnant là bas, mais on est loin en France de trouver autant de commodités, j'aimerais en France payer quelques dizaines d'euros dans les parcs nationaux pour avoir des guides, des toilettes, des visitor center comme là bas. Red Rock Canyon, petit parc bien sympathique à voir si vous avez le temps à Las Vegas, on va dire une heure pour faire le tour, plus une heure pour faire l'aller retour depuis le strip. A faire en fin de journée pour avoir des couleurs plus chaudes et des ombres qui me le relief plus en avant. Nous rejoignons notre hôtel (le Luxor pour ceux qui suivent pas!), nous avons un peu de mal à trouver le Self Park, mais finalement nous trouvons une place pas trop loin de l'entrée. Nous regagnons notre chambre, et rangeons les affaires car demain le réveil sera tôt, en effet nous partons vers 5h30 en direction du Grand Canyon.
J3 jeudi 4 septembre Las Vegas, Flagstaff, Grand Canyon
Ce matin lever tôt, nous posons la clé de la chambre dans la boîte Check Out rapide, nous nous faisons avoir d'ailleur de 2$ pour avoir utilisé le téléphone, tu parles, il y avait le voyant de message qui clignoté et j'ai appuyé dessus, en fait de message c'était une pub pour le spa, mais ça à quand même activé la facturation du téléphone. Bon on a été surclassé alors on oublie. Donc direction Grand Canyon, nous sortons d'abord de Las Vegas, puis nous nous approchons du Hoover Dam, le grand barrage à quelques miles. Nous faisons un arrêt rapide pour faire quelques photos, nous avons prévu d'y retourner depuis Las Vegas à la fin de notre séjour, finalement nous n'auront pas le temps. Une fois le Hoover Dam passé nous suivons la direction de Kingman. Nous quittons l'autoroute à Kingman pour trouver de l'essence et retirer de l'argent, nous trouvons un ATM (distributeur) qui miracle ne prend pas de charge pour les retraits. Nous poursuivons notre route et passons devant le château d'eau sur lequel est écrit route 66, et même sans le faire exprès! Donc nous prenons la route 66, rien de bien particulier d'ailleurs, je suis déçu de ne pas avoir vu un gros signe route 66 imprimé au sol, comme on voit sur les photos. Nous nous arrêtons à Seligman à au petit « routier » à Seligman, juste à côté d'un village reconstitué, nous prenons le petit dej, toasts, pain de mie sous une sauce blanche avec des pommes de terres émincées, plutôt pas mauvais et ça colle au ventre en tout cas. Nous refaisons quelques miles et nous nous arrêtons à la boutique « musée » de la route 66, où tous les cars de touristes s'arrêtent, d'ailleurs il y en avait un au moment où nous y étions. Nous faisons quelques emplettes. Puis nous traçons la route jusqu'à Grand Canyon Village. Nous avons un peu d'avance donc nous allons à l'hôtel, le Maswik Lodge, pour voir si la chambre est déjà prête, normalement c'est 15h, mais là il n'est que 13h. Mais nous avons de la chance elle est prête. Nous allons poser les valises, et nous prenons la direction de Tusayan, pour faire une petite course afin de manger avant de prendre l'avion pour survoler le Grand Canyon. Nous nous rendons à l'aéroport du Grand Canyon, nous nous « enregistrons », avec pesée à la clé, pour savoir où nous serons dans l'avion. Nous rajoutons 15$ chacun pour le carburant. Et attendons pour embarquer. Une fois dans l'avion nous attendons un peu, il y a juste un petit soucis avec le siège du pilote. Nous mettons les casques sur nos oreilles pour suivre l'audio-guide, en français! Qui nous guidera tout le long du vol. Presque une heure de vol, magique, ça secoue un peu de temps en temps, mais la vue est superbe, le Grand Canyon, c'est GRAND! Ensuite une fois redescendu sur le planché des vaches nous regagnons le bord du Canyon, pour un premier aperçu et un petit passage par le visitor center. Nous sommes un peu fatigué alors nous regagnons notre chambre, avant de repartir pour aller voir le coucher de soleil. Nous nous trouvons un petit coin tranquille pour observer les ombres gagner le Canyon. Petit conseil, prenez un pull, il fait pas très chaud! Une fois ce spectacle imprimé dans nos mémoires nous allons nous coucher, la journée a été longue, sans compter les kilomètres, même si avec le régulateur de vitesse et la boite automatique ça passe mieux, ça fait des miles quand même.
Merci de m'avoir lu jusqu'à là, excusez moi si il y a quelques fautes. La suite va arriver très bientôt, en attendant allez voir les photos.
Bonjour, à tous, j'ai enfin fini de faire le montage des vidéos prises durant mon séjour en sept 2008 dans les parcs autour de Las Vegas, j'ai mis tout ça sur YouTube, il y a 5 vidéos de 10min environ, sans le son malheureusement, car j'ai utilisé des musiques que You Tube reconnait comme nécessitant des droits d'auteur, ce qui est vrai d'ailleurs !!
http://www.youtube.com/watch?v=83KskRM6CP4
J1 mardi 2 septembre Dijon, Roissy, Toronto, Las Vegas
Aujourd'hui c'est le départ, c'est parti pour environ 25h de voyage, en comptant les escales. Nous nous levons tôt, 5h! À 6h32 nous prenons le TGV direct de Dijon à Roissy Charles de Gaulle. Dans le train je regarde les vacances de Cauet à Las Vegas pour me mettre dans le bain, du coup le temps passe assez vite. Arrivée vers 8h30 à roissy, le temps d'aller de la gare TGV au terminal 2 pour enregistrer les bagages, 3 valises (nous avons le droit à 2 fois 23 kg par personne, bien pratique pour le retour). Nous avons pu enregistrer tout de suite, après quand même quelques minutes d'attente, car apparemment nous ne serons pas les seuls dans l'avion! Une fois nos valises enregistrer nous avons presque 2h à attendre, nous mangeons les provisions que nous avions avec nous dans la partie publique de roissy, je trouve une prise pour recharger le petit Asus EEE 901 qui nous accompagnera. 11h40 nous décollons, enfin pas vraiment à l'heure, car un bagage avait perdu son passager, donc obligé de redescendre du l'avion pour cette malheureuse valise. Premier décollage pour ma femme, tout se passe bien, nous sommes dans un 2x4x2 et sommes côté couloir de la partie médiane donc pas de vue sur le hublot. C'est partie pour 8h de vol, un peu long quand même, nous avons droit à un plateau repas durant le vol, plutôt bon, et un casse croute, sorte de hot-pocket. L'équipage d'Air Canada est très sympa. Atterrissage à l'heure, RAS. Ensuite, nous nous dirigeons vers la partie transit vers les USA de l'aéroport de Toronto, nous attendons nos bagages, une bonne heure, un peu long quand même, surtout pour quelques passagers qui n'avait 1h30 d'escale pour poursuivre vers LA. Nous ça va, nous ne sommes pas stresser, nous avions 6heures d'escale. Donc une fois nos bagages récupérés nous passons la douane US, avec la feuille verte remplie dans l'avion, nous reposons nos bagages juste après sur le tapis roulant des bagages enregistrés. Ensuite, ben passage de la fouille, on enlève nos chaussures, on vide les sacs avec tout le matériel high tech (minipc, reflex, camescope, disque externe etc...), pour la 2ème fois, la première à Roissy. Maintenant il reste 4 bonnes heures à attendre, un peu de « magasinage » dans le duty free, achat d'un coca et de 2 paquets de chips, paiement en dollars US et rendu monnaie en dollars canadiens. Décollage à l'heure : 20h40 (heure locale) dans un petit avion, 3x3, service sommaire, boissons gratuites mais nourriture payante (c'était prévu). Mais avec écran perso, arrivée à 22h20, avec 15 minutes d'avance à LAS, vu sur le bas du strip illuminé. Après avoir récupéré nos valises, assez rapide, nous prenons une navette pour le Luxor, pour 15$ plus 2$ de tips pour le chauffeur. Nous faisons juste un arrêt au Madalay Bay avant le notre, donc nous arrivons rapidement au Check-In du Luxor. Bonne nouvelle, nous sommes surclassé, comme quoi ça sert d'être jeune marié! Nous avons une Spa Suite, une petite chambre de 60m² avec jaccuzy contre la fenêtre, vu sur les 2 extensions du Luxor et l'Excalibur. Nous nous prenons un petit bain et enfin allons nous coucher, il est presque minuit, soit 9 heures du matin à Dijon.
J2 mercredi 3 septembre Las Vegas, Red Rock Canyon
A cause du décalage horaire, nous nous réveillons assez tôt, nous allons prendre un gros petit déjeuner au buffet du Luxor. 28$ à 2. Très bien, et décor sympathique. Ensuite nous allons nous balader, nous visitons le Luxor, le Madalay Bay, et l'Excalibur qui sont juste à côté. Nous profitons un peu de la piscine, vraiment très chouette, 2 bassins, et jaccuzzi chaud. Après s'être rafraichi à la piscine nous remontons le strip sous la chaleur accablante du desert, nous traversons rapidement le NewYorkNewYork, ensuite nous passons par le MGM, et remontons le strip sur le trottoir droit quand on regarde le nord. Nous nous arrêtons à la boutique M&M's, nous prenons le temps de regarder le petit film en 3D, gratuit et rigolo, nous passons aussi à la boutique CocaCola. Nous remontons jusqu'à l'Imperial Palace, où nous devons récupérer la voiture à 14h. Nous marchons sur le trottoir et de temps en temps via les hôtels pour se rafraichir un peu. A 14h, nous prenons possession de notre voiture pour 1 semaine, une ford fusion, chose amusante, nous avons la même à la maison, enfin c'est le même nom, mais pas le même modèle, parce que faire 15000 km pour avoir la même voiture qu'à la maison!! Nous optons pour l'option qui permet de rendre la voiture vide de carburant, en payant pas trop cher le litre (enfin le gallon), en effet au comptoir il est à 3, 5$ alors qu'il est au même prix, et même un peu plus cher en station essence. Une fois familiarisé avec la voiture, nous partons vers le Premium Outlet au nord du strip, nous avions emmené TomTom avec nous pour nous servir de guide et heureusement, parce que se repérer avec toutes les voies de circulation, s'habituer au fait que les feux soient de l'autre côté des carrefours, qu'on peut tourner à droite au feu rouge, etc..., ça fait plaisir d'avoir une voix familière qui vous dit, tourner à droite etc... Nous faisons un peu de shopping, 7 Levis et 2 ceintures pour 230$ (180€) bonne affaire. Nous mangeons un truc là bas. Il est déjà 16h30, mais le petit déj était copieux. Nous prenons la direction de Red Rock Canyon, à quelques miles de là. Nous passons devant le « péage » mais il n'y avait personne, donc on rentre sans payer, de toute façon nous acheterons le pass à 80$ le lendemain à Grand Canyon. Nous faisons la boucle, route en excellent état, nous nous arrêtons à quelques points de vue, mais trop fatigué, et beaucoup trop chaud pour se lancer dans une petite rando. A chaque point de vue, des toilettes, ouais, je sais c'est pas étonnant là bas, mais on est loin en France de trouver autant de commodités, j'aimerais en France payer quelques dizaines d'euros dans les parcs nationaux pour avoir des guides, des toilettes, des visitor center comme là bas. Red Rock Canyon, petit parc bien sympathique à voir si vous avez le temps à Las Vegas, on va dire une heure pour faire le tour, plus une heure pour faire l'aller retour depuis le strip. A faire en fin de journée pour avoir des couleurs plus chaudes et des ombres qui me le relief plus en avant. Nous rejoignons notre hôtel (le Luxor pour ceux qui suivent pas!), nous avons un peu de mal à trouver le Self Park, mais finalement nous trouvons une place pas trop loin de l'entrée. Nous regagnons notre chambre, et rangeons les affaires car demain le réveil sera tôt, en effet nous partons vers 5h30 en direction du Grand Canyon.
J3 jeudi 4 septembre Las Vegas, Flagstaff, Grand Canyon
Ce matin lever tôt, nous posons la clé de la chambre dans la boîte Check Out rapide, nous nous faisons avoir d'ailleur de 2$ pour avoir utilisé le téléphone, tu parles, il y avait le voyant de message qui clignoté et j'ai appuyé dessus, en fait de message c'était une pub pour le spa, mais ça à quand même activé la facturation du téléphone. Bon on a été surclassé alors on oublie. Donc direction Grand Canyon, nous sortons d'abord de Las Vegas, puis nous nous approchons du Hoover Dam, le grand barrage à quelques miles. Nous faisons un arrêt rapide pour faire quelques photos, nous avons prévu d'y retourner depuis Las Vegas à la fin de notre séjour, finalement nous n'auront pas le temps. Une fois le Hoover Dam passé nous suivons la direction de Kingman. Nous quittons l'autoroute à Kingman pour trouver de l'essence et retirer de l'argent, nous trouvons un ATM (distributeur) qui miracle ne prend pas de charge pour les retraits. Nous poursuivons notre route et passons devant le château d'eau sur lequel est écrit route 66, et même sans le faire exprès! Donc nous prenons la route 66, rien de bien particulier d'ailleurs, je suis déçu de ne pas avoir vu un gros signe route 66 imprimé au sol, comme on voit sur les photos. Nous nous arrêtons à Seligman à au petit « routier » à Seligman, juste à côté d'un village reconstitué, nous prenons le petit dej, toasts, pain de mie sous une sauce blanche avec des pommes de terres émincées, plutôt pas mauvais et ça colle au ventre en tout cas. Nous refaisons quelques miles et nous nous arrêtons à la boutique « musée » de la route 66, où tous les cars de touristes s'arrêtent, d'ailleurs il y en avait un au moment où nous y étions. Nous faisons quelques emplettes. Puis nous traçons la route jusqu'à Grand Canyon Village. Nous avons un peu d'avance donc nous allons à l'hôtel, le Maswik Lodge, pour voir si la chambre est déjà prête, normalement c'est 15h, mais là il n'est que 13h. Mais nous avons de la chance elle est prête. Nous allons poser les valises, et nous prenons la direction de Tusayan, pour faire une petite course afin de manger avant de prendre l'avion pour survoler le Grand Canyon. Nous nous rendons à l'aéroport du Grand Canyon, nous nous « enregistrons », avec pesée à la clé, pour savoir où nous serons dans l'avion. Nous rajoutons 15$ chacun pour le carburant. Et attendons pour embarquer. Une fois dans l'avion nous attendons un peu, il y a juste un petit soucis avec le siège du pilote. Nous mettons les casques sur nos oreilles pour suivre l'audio-guide, en français! Qui nous guidera tout le long du vol. Presque une heure de vol, magique, ça secoue un peu de temps en temps, mais la vue est superbe, le Grand Canyon, c'est GRAND! Ensuite une fois redescendu sur le planché des vaches nous regagnons le bord du Canyon, pour un premier aperçu et un petit passage par le visitor center. Nous sommes un peu fatigué alors nous regagnons notre chambre, avant de repartir pour aller voir le coucher de soleil. Nous nous trouvons un petit coin tranquille pour observer les ombres gagner le Canyon. Petit conseil, prenez un pull, il fait pas très chaud! Une fois ce spectacle imprimé dans nos mémoires nous allons nous coucher, la journée a été longue, sans compter les kilomètres, même si avec le régulateur de vitesse et la boite automatique ça passe mieux, ça fait des miles quand même.
Merci de m'avoir lu jusqu'à là, excusez moi si il y a quelques fautes. La suite va arriver très bientôt, en attendant allez voir les photos.
Petite semaine à San Francisco English translation pending
Bonjour,
Je cherche une destination pour une semaine fin octobre-début novembre. Et je viens de voir sur Air France que les billets pour San Francisco n'étaient pas chers du tout à cette période. Alors pourquoi pas ? Je rêve de cette ville depuis toujours, mais il y a t-il matière à y passer une semaine ? J'ai vu que beaucoup combinent la visite de S.F avec celle de LA ou d'un parc national.
Donc mes questions: me conseillez vous de louer une voiture ? Pour une semaine ou seulement sur deux ou trois jours ? Et si oui, c'est longer la côte le plus sympa, c'est bien ça ? si on reste en ville, quel serait le programme idéal ?
Merci d'avance
Je cherche une destination pour une semaine fin octobre-début novembre. Et je viens de voir sur Air France que les billets pour San Francisco n'étaient pas chers du tout à cette période. Alors pourquoi pas ? Je rêve de cette ville depuis toujours, mais il y a t-il matière à y passer une semaine ? J'ai vu que beaucoup combinent la visite de S.F avec celle de LA ou d'un parc national.
Donc mes questions: me conseillez vous de louer une voiture ? Pour une semaine ou seulement sur deux ou trois jours ? Et si oui, c'est longer la côte le plus sympa, c'est bien ça ? si on reste en ville, quel serait le programme idéal ?
Merci d'avance
Projet de découverte de l'Islande à moto English translation pending
Bonjour, 🙂
Nouveau sur Voyageforum, j'ai en projet pour Juin 2009 ou au plus tard Juin 2010 de me rendre en Islande avec ma R1200GS. Je partirai de Brest pour prendre le Ferry à Roscoff pour Plymouth traverserai l'Angleterre pour prendre le Ferry à Scrabster en Ecosse direction l'Islande via les Feroés. Je souhaiterai savoir si l'un d'entre vous à eu déja l'expérience de la traversée Scrabster/Reïjavik et pour ce qui est de L'Islande je souhaite faire cette découverte en camping itinérant sur une quinzaine de jours merci de me faire part de vos expériences.
Kenavo
Nouveau sur Voyageforum, j'ai en projet pour Juin 2009 ou au plus tard Juin 2010 de me rendre en Islande avec ma R1200GS. Je partirai de Brest pour prendre le Ferry à Roscoff pour Plymouth traverserai l'Angleterre pour prendre le Ferry à Scrabster en Ecosse direction l'Islande via les Feroés. Je souhaiterai savoir si l'un d'entre vous à eu déja l'expérience de la traversée Scrabster/Reïjavik et pour ce qui est de L'Islande je souhaite faire cette découverte en camping itinérant sur une quinzaine de jours merci de me faire part de vos expériences.
Kenavo
Voyage dans l'Ouest américain en quatre-vingt-dix jours si je gagne la loterie ce soir English translation pending
Allez on peut toujours révez. Pour le fun :
Jour 1 : Arrivée à Las Vegas Jour 2 : Las Vegas ; journée récupération du décalage horaire, visite du strip Jour 3 : Las Vegas ; journée shopping pour s'équiper pour le trip, soirée casino Jour 4 : Las Vegas - Kingman - Seligman - Williams, 376 km, 4 h 26 ; passage sur le Hoover Dam, Old route 66 Jour 5 : Williams - Grand Canyon, 88 km, 1 h 05 ; descente dans le Canyon Jour 6 : Grand Canyon - Cameron, 97 km 1 h 15 ; remontée du Cayon Jour 7 : Cameron - Sedona, 131 km, 1 h 50 ; passage à Meteor Crater, arrêt au supermarché de Flagstaff, Sedona Jour 8 : Sedona - Phoenix, 184 km, 2 h 00 ; Montezume Castle, route vers Poenix Jour 9 : Phoenix ; visite du Heard Museum Jour 10 : Phoenix - Tucson, 186 km, 2 h 00 ; journée à Sonora Desert NM, visite de Tucson Jour 11 : Tucson - Las Cruces, 515 km, 5 h 02 ; visite de Tombstone, route vers Las Cruces Jour 12 : Las Cruces - White Sands - Alamogordo, 123 km, 1 h 35 ; journée à White Sands Jour 13 : Alamogordo - Albuquerque, 334 km, 3 h 37 ; après-midi à Albuquerque Jour 14 : Albuquerque ; Old Town, Petroglyph NP, Téléphérique Jour 15 : Albuquerque - Santa Fé, 102 km, 1 h 02 ; journée à Santa Fé Jour 16 : Santa Fé - Taos - Espanola, 196 km, 3 h 14 ; matin à Chimayo, après-midi à Taos Jour 17 : Espanola - Los Alamos - Albuquerque, 184 km, 3 h 11 ; journée à Bandelier NM, passage à Jemez Springs Jour 18 : Albuquerque - Gallup, 244 km, 2 h 12 ; Acoma Pueblo (Sky City), Gallup Jour 19 : Gallup - Petrified NP - Ganado, 280 k, 3 h 30 ; Journée à Petrified Forest NP Jour 20 : Ganado - Chinle - Shiprock, 198 km, 3 h 12 ; journée au Canyon de Chelly NP Jour 21 : Shiprock - Farmington - Durango, 220 km, 2 h 54 ; détour par four corner (pour la photo), Aztec Ruins, Durango Jour 22 : Durango, jouréne à Silverton (aller en train, retour en bus) Jour 23 : Durango - Cortez, 83 km, 1 h 00 ; journée à Mesa Verde NP Jour 24 : Cortez - Mexican Hat, 185 km, 2 h 19 ; Valley of the God, Gooseneck Jour 25 : Mexican hat - Page, 224 km, 3 h 19 ; matin à Monument Valley, après-midi à Betatakin Canyon Jour 26 : Page ; Antelope Canyon, Horseshoe Bend Jour 27 : Page - Bryce Canyon, 243 km, 2 h 56 ; croisière sur le Lake Powel Jour 28 : Bryce Canyon ; journée à Bryce Canyon Jour 29 : Bryce Canyon - Escalante, 81 km, 1 h 30 ; journée scenic Road 12 - Kodachrome Basin Jour 30 : Escalante - Boulder - Torrey, 103 km, 1 h 17 ; Escalante NP Grand Staircase Jour 31 : Torrey - Moab, 249 km, 2 h 46 ; journée à Capitol Reef Jour 32 : Moab ; journée à Canyonland Jour 33 : Moab ; journée farniente (cheval, rafting ...) Jour 34 : Moab ; journée à Arches NP Jour 35 : Moab - Aspen, 382 km, 3 h 19 ; après-midi à Aspen pour vérifer si je peux venir skier l'hiver. Jour 36 : Aspen - Colorado Springs, 246 km, 3 h 40 ; après-midi à Colorado Springs Jour 37 : Colorado Springs - Denver, 112 km, 1 h 10 ; après-midi à Denver Jour 38 : Denver ; journée farniente Jour 39 : Denver - Cheyenne, 163 km, 1 h 34 ; journée dans les Rocky Mountain NP Jour 40 : Cheyenne - Rapid City, 493 km 5 h 08 ; Fort Laramie, après-midi au Mont Rushmore Jour 41 : Rapid City - Sheridan, 392 km, 3 h 23 ; Grande Prairie, traversée des Black Hill et de Big Horn Jour 42 : Sheridan - Cody, 236 km, 2 h 37 ; visite du musée, soirée rodéo Jour 43 : Cody - West Thumb - Old Faithfull, 180 km, 2 h 37 ; journée à Yellowstone Jour 44 : Old Faithfull - Norris - Mammoth, 50 km ; journée à Yellowstone Jour 45 : Mammoth - Tower Roosevelt - Canyon Village ; journée à Yellowstone Jour 46 : Canyon Village - Yellowstone lake - Moran ; journée à Yellowstone Jour 47 : Moran - Jackson Hole - Idaho Falls ; journée à Grand Teton Jour 48 : idaho Falls - Salt Lake City, 340 km, 3 h 05 ; après-midi au grand lac salé Jour 49 : Salt Lake City ; journée farniente Jour 50 : Salt Lake City - Cedar City, 403 km, 3 h 38 ; après-midi à Cedar NP Jour 51 : Cedar City - Springdale, 142 km, 2 h 04 ; journée à Zion NP Jour 52 : Springdale - las Vegas, 252 km, 2 h 34 ; farniente à Las Vegas Jour 53 : Las Vegas ; journée farniente à Las Vegas Jour 54 : Las Vegas - Lone Pine, 384 km; 3 h 20 ; traversée de la Valée de la Mort Jour 55 : Lone Pine - Lee Vining, 195 km, 2 h 10 ; visite de Bodie (ville fantôme), Mono Lake Jour 56 : Lee Vining - Yosemite ; 46 km ; jouréne à Yosemite Jour 57 : Yosemite ; journée à Yosemite Jour 58 : Yosemite - Lee Vining ; journée à Yosemite Jour 59 : Lee Vining - South Lake Tahoe, 180 km, 2 h 52 ; journée au Lake Tahoe Jour 60 : South lake Tahoe ; journée farniente au Lake Tahoe Jour 61 : south Lake Tahoe - Napa, 252 km, 2 h 58 ; Napa Valley Jour 62 : Napa - Sausalito, 70 km, 1 h 05 ; Marin County, Golden Gate Jour 63 : Sausalito - San Francisco, 20 km ; journée à San Francisco (Marina, Fisherman Wharf, Alcatraz) Jour 64 : San Francisco ; journée à San Francisco (Chinatown, collines, plages ...) Jour 65 : San Francisco ; journée farniente Jour 66 : San Francisco - Monterrey, 200 km, 2 h 00 ; Aquarium de Monterrey Jour 67 : MonterrEy - Carmel, 40 km, 0 h 30 ; 17 miles drive - Carmel Jour 68 : Carmel - Morro Bay, 192 km, 1 h 44 ; Traversée de Big Sur Jour 69 : Morro Bay - Santa Barbara, 188 km, 1 h 36 ; journée à Santa Barbara Jour 70 : Santa Barbara ; croisière baleines (Channel NP) Jour 71 : Santa Barbara - Los Angeles, 153 km, 2 h 00 ; Solvang, Malibu, Santa Monica, Venice Beach Jour 72 : Los Angeles ; beverly Hills, Boulevards, Hollywood Jour 73 : Los Angeles - San Diego, 194 km, 2 h 00 ; journée plage Jour 74 : San Diego ; Zoo Jour 75 : San Diego ; Seaworl Jour 76 : San Diego ; journée plage Jour 77 : San Diego - Palm Springs, 227 km, 2 h 22 ; Journée dans les oasis d'Anza Borego Desert Jour 78 : Palm Springs ; Joshua Tree NP Jour 79 : Palm Springs - Anaheim, 148 km, 1 h 41 ; journée dans un parc d'attraction Jour 80 : Anaheim - Fresno, 390 km, 3 h 51 ; après-midi à Séquoïa NP Jour 81 : Fresno - Sacramento, 270 km, 2 h 49 ; après-midi à Sacramento Jour 82 : Sacramento - Eureka, 494 km, 5 h 00 ; ??? Jour 83 : Eureka - Crescent City, 134 km, 1 h 38; ??? Jour 84 : Crescent City - Coos Bay, 214 km, 2 h 58 ; ??? Jour 85 : Coos Bay - Eugene - Portland, 360 km, 4 h 15 Jour 86 : Portland ; journée farniente Jour 87 : Portland - Seattle, 278 km, 2 h 50 ; après-midi à Seattle. Jour 88 : Seattle ; journée à Olympic NP Jour 89 : Seattle ; journée farniente Jour 90 : Départ de Seatle pour la côte Est
Jour 1 : Arrivée à Las Vegas Jour 2 : Las Vegas ; journée récupération du décalage horaire, visite du strip Jour 3 : Las Vegas ; journée shopping pour s'équiper pour le trip, soirée casino Jour 4 : Las Vegas - Kingman - Seligman - Williams, 376 km, 4 h 26 ; passage sur le Hoover Dam, Old route 66 Jour 5 : Williams - Grand Canyon, 88 km, 1 h 05 ; descente dans le Canyon Jour 6 : Grand Canyon - Cameron, 97 km 1 h 15 ; remontée du Cayon Jour 7 : Cameron - Sedona, 131 km, 1 h 50 ; passage à Meteor Crater, arrêt au supermarché de Flagstaff, Sedona Jour 8 : Sedona - Phoenix, 184 km, 2 h 00 ; Montezume Castle, route vers Poenix Jour 9 : Phoenix ; visite du Heard Museum Jour 10 : Phoenix - Tucson, 186 km, 2 h 00 ; journée à Sonora Desert NM, visite de Tucson Jour 11 : Tucson - Las Cruces, 515 km, 5 h 02 ; visite de Tombstone, route vers Las Cruces Jour 12 : Las Cruces - White Sands - Alamogordo, 123 km, 1 h 35 ; journée à White Sands Jour 13 : Alamogordo - Albuquerque, 334 km, 3 h 37 ; après-midi à Albuquerque Jour 14 : Albuquerque ; Old Town, Petroglyph NP, Téléphérique Jour 15 : Albuquerque - Santa Fé, 102 km, 1 h 02 ; journée à Santa Fé Jour 16 : Santa Fé - Taos - Espanola, 196 km, 3 h 14 ; matin à Chimayo, après-midi à Taos Jour 17 : Espanola - Los Alamos - Albuquerque, 184 km, 3 h 11 ; journée à Bandelier NM, passage à Jemez Springs Jour 18 : Albuquerque - Gallup, 244 km, 2 h 12 ; Acoma Pueblo (Sky City), Gallup Jour 19 : Gallup - Petrified NP - Ganado, 280 k, 3 h 30 ; Journée à Petrified Forest NP Jour 20 : Ganado - Chinle - Shiprock, 198 km, 3 h 12 ; journée au Canyon de Chelly NP Jour 21 : Shiprock - Farmington - Durango, 220 km, 2 h 54 ; détour par four corner (pour la photo), Aztec Ruins, Durango Jour 22 : Durango, jouréne à Silverton (aller en train, retour en bus) Jour 23 : Durango - Cortez, 83 km, 1 h 00 ; journée à Mesa Verde NP Jour 24 : Cortez - Mexican Hat, 185 km, 2 h 19 ; Valley of the God, Gooseneck Jour 25 : Mexican hat - Page, 224 km, 3 h 19 ; matin à Monument Valley, après-midi à Betatakin Canyon Jour 26 : Page ; Antelope Canyon, Horseshoe Bend Jour 27 : Page - Bryce Canyon, 243 km, 2 h 56 ; croisière sur le Lake Powel Jour 28 : Bryce Canyon ; journée à Bryce Canyon Jour 29 : Bryce Canyon - Escalante, 81 km, 1 h 30 ; journée scenic Road 12 - Kodachrome Basin Jour 30 : Escalante - Boulder - Torrey, 103 km, 1 h 17 ; Escalante NP Grand Staircase Jour 31 : Torrey - Moab, 249 km, 2 h 46 ; journée à Capitol Reef Jour 32 : Moab ; journée à Canyonland Jour 33 : Moab ; journée farniente (cheval, rafting ...) Jour 34 : Moab ; journée à Arches NP Jour 35 : Moab - Aspen, 382 km, 3 h 19 ; après-midi à Aspen pour vérifer si je peux venir skier l'hiver. Jour 36 : Aspen - Colorado Springs, 246 km, 3 h 40 ; après-midi à Colorado Springs Jour 37 : Colorado Springs - Denver, 112 km, 1 h 10 ; après-midi à Denver Jour 38 : Denver ; journée farniente Jour 39 : Denver - Cheyenne, 163 km, 1 h 34 ; journée dans les Rocky Mountain NP Jour 40 : Cheyenne - Rapid City, 493 km 5 h 08 ; Fort Laramie, après-midi au Mont Rushmore Jour 41 : Rapid City - Sheridan, 392 km, 3 h 23 ; Grande Prairie, traversée des Black Hill et de Big Horn Jour 42 : Sheridan - Cody, 236 km, 2 h 37 ; visite du musée, soirée rodéo Jour 43 : Cody - West Thumb - Old Faithfull, 180 km, 2 h 37 ; journée à Yellowstone Jour 44 : Old Faithfull - Norris - Mammoth, 50 km ; journée à Yellowstone Jour 45 : Mammoth - Tower Roosevelt - Canyon Village ; journée à Yellowstone Jour 46 : Canyon Village - Yellowstone lake - Moran ; journée à Yellowstone Jour 47 : Moran - Jackson Hole - Idaho Falls ; journée à Grand Teton Jour 48 : idaho Falls - Salt Lake City, 340 km, 3 h 05 ; après-midi au grand lac salé Jour 49 : Salt Lake City ; journée farniente Jour 50 : Salt Lake City - Cedar City, 403 km, 3 h 38 ; après-midi à Cedar NP Jour 51 : Cedar City - Springdale, 142 km, 2 h 04 ; journée à Zion NP Jour 52 : Springdale - las Vegas, 252 km, 2 h 34 ; farniente à Las Vegas Jour 53 : Las Vegas ; journée farniente à Las Vegas Jour 54 : Las Vegas - Lone Pine, 384 km; 3 h 20 ; traversée de la Valée de la Mort Jour 55 : Lone Pine - Lee Vining, 195 km, 2 h 10 ; visite de Bodie (ville fantôme), Mono Lake Jour 56 : Lee Vining - Yosemite ; 46 km ; jouréne à Yosemite Jour 57 : Yosemite ; journée à Yosemite Jour 58 : Yosemite - Lee Vining ; journée à Yosemite Jour 59 : Lee Vining - South Lake Tahoe, 180 km, 2 h 52 ; journée au Lake Tahoe Jour 60 : South lake Tahoe ; journée farniente au Lake Tahoe Jour 61 : south Lake Tahoe - Napa, 252 km, 2 h 58 ; Napa Valley Jour 62 : Napa - Sausalito, 70 km, 1 h 05 ; Marin County, Golden Gate Jour 63 : Sausalito - San Francisco, 20 km ; journée à San Francisco (Marina, Fisherman Wharf, Alcatraz) Jour 64 : San Francisco ; journée à San Francisco (Chinatown, collines, plages ...) Jour 65 : San Francisco ; journée farniente Jour 66 : San Francisco - Monterrey, 200 km, 2 h 00 ; Aquarium de Monterrey Jour 67 : MonterrEy - Carmel, 40 km, 0 h 30 ; 17 miles drive - Carmel Jour 68 : Carmel - Morro Bay, 192 km, 1 h 44 ; Traversée de Big Sur Jour 69 : Morro Bay - Santa Barbara, 188 km, 1 h 36 ; journée à Santa Barbara Jour 70 : Santa Barbara ; croisière baleines (Channel NP) Jour 71 : Santa Barbara - Los Angeles, 153 km, 2 h 00 ; Solvang, Malibu, Santa Monica, Venice Beach Jour 72 : Los Angeles ; beverly Hills, Boulevards, Hollywood Jour 73 : Los Angeles - San Diego, 194 km, 2 h 00 ; journée plage Jour 74 : San Diego ; Zoo Jour 75 : San Diego ; Seaworl Jour 76 : San Diego ; journée plage Jour 77 : San Diego - Palm Springs, 227 km, 2 h 22 ; Journée dans les oasis d'Anza Borego Desert Jour 78 : Palm Springs ; Joshua Tree NP Jour 79 : Palm Springs - Anaheim, 148 km, 1 h 41 ; journée dans un parc d'attraction Jour 80 : Anaheim - Fresno, 390 km, 3 h 51 ; après-midi à Séquoïa NP Jour 81 : Fresno - Sacramento, 270 km, 2 h 49 ; après-midi à Sacramento Jour 82 : Sacramento - Eureka, 494 km, 5 h 00 ; ??? Jour 83 : Eureka - Crescent City, 134 km, 1 h 38; ??? Jour 84 : Crescent City - Coos Bay, 214 km, 2 h 58 ; ??? Jour 85 : Coos Bay - Eugene - Portland, 360 km, 4 h 15 Jour 86 : Portland ; journée farniente Jour 87 : Portland - Seattle, 278 km, 2 h 50 ; après-midi à Seattle. Jour 88 : Seattle ; journée à Olympic NP Jour 89 : Seattle ; journée farniente Jour 90 : Départ de Seatle pour la côte Est
Voyage à Phuket en avril 2009 English translation pending
Bonjour a toutes et a tous !!!
C'est mon premier message et mon premier grand voyage également et je suis ravi d'être parmi vous !
Voilà pour le mois d'avril prochain notre choix c'est fixé sur la Thaïlande plus précisément a Phuket où nous connaissons qqun qui vis désormais là bas ce qui facilitera le voyage j'en doute pas.
Par contre mes interrogations sont pour le voyage et notamment l'avion lorsque j ai commencé a regarder les billets courant juillet les prix les plus intéressant étaient pour la Kuwait Airways et venait assez proche de là la Cie etihad qui est une bonne Cie si j'en crois tout ce que j'ai lu sur le forum
maintenant que mon voyage se précise de plus en plus je suis sur le point de réserver mes billets mais là surprise les prix ont un peu augmenté et sur les différents comparateurs et je crois que je les ai presque tous fait toujours la Kuwait le plus intéressant mais plus de etihad dans les comparateurs par contre un nouveau est là c est la Cie srilanka que je connais absolument pas
si qqun avais d avantage d'information a ce sujet se serais vraiment sympa parce que je suis perplexe entre prendre les billets maintenant avant une nouvelle hausse ou attendre le miracle d une prochaine baisse vu la chute du cours du pétrole et aussi pourquoi il n y a plus etihad ?
Ma seconde question : arrivée a Bangkok j avais l intention de prendre mes billets sur place et non de les réserver a l avance sur le net est ce la bonne solution ? Si oui quel Cie me conseiller vous ?
Merci de votre attention et à bientôt
fabers
C'est mon premier message et mon premier grand voyage également et je suis ravi d'être parmi vous !
Voilà pour le mois d'avril prochain notre choix c'est fixé sur la Thaïlande plus précisément a Phuket où nous connaissons qqun qui vis désormais là bas ce qui facilitera le voyage j'en doute pas.
Par contre mes interrogations sont pour le voyage et notamment l'avion lorsque j ai commencé a regarder les billets courant juillet les prix les plus intéressant étaient pour la Kuwait Airways et venait assez proche de là la Cie etihad qui est une bonne Cie si j'en crois tout ce que j'ai lu sur le forum
maintenant que mon voyage se précise de plus en plus je suis sur le point de réserver mes billets mais là surprise les prix ont un peu augmenté et sur les différents comparateurs et je crois que je les ai presque tous fait toujours la Kuwait le plus intéressant mais plus de etihad dans les comparateurs par contre un nouveau est là c est la Cie srilanka que je connais absolument pas
si qqun avais d avantage d'information a ce sujet se serais vraiment sympa parce que je suis perplexe entre prendre les billets maintenant avant une nouvelle hausse ou attendre le miracle d une prochaine baisse vu la chute du cours du pétrole et aussi pourquoi il n y a plus etihad ?
Ma seconde question : arrivée a Bangkok j avais l intention de prendre mes billets sur place et non de les réserver a l avance sur le net est ce la bonne solution ? Si oui quel Cie me conseiller vous ?
Merci de votre attention et à bientôt
fabers
Croisière "Mers et mythes classiques" le 26 octobre 2008 à bord du Costa Atlantica English translation pending
La date approche à grand pas. Réservée depuis février dernier, c'est ma première croisière et j'aimerai lancer une discussion avec les personnes qui vont faire cette même croisière.
En espérant avoir plein plein de messages.
A +.🤪
Qui va à l'hôtel Sirenis La Salina le 5 septembre 2008? English translation pending
Salut tout le monde !
On part deux gars célibataires dans la mi-vingtaine au sirenis la salina la semaine prochaine du 5 au 12 septembre 2008.
Est-ce qu'il y a des gens qui seront a cet hôtel dans les même date que nous ?
On part deux gars célibataires dans la mi-vingtaine au sirenis la salina la semaine prochaine du 5 au 12 septembre 2008.
Est-ce qu'il y a des gens qui seront a cet hôtel dans les même date que nous ?
Travailler à Walt Disney World en Floride (suite) English translation pending
Le premier sujet a été fermé (voir le sujet), 99 pages ! Donc je recréé la suite, avec tous les bons liens qui faut savoir pour travailler là-bas :)
1. Site du programme officiel : www.disneyinternationalprograms.com (en anglais, beaucoup d'infos et des photos de l'environnement et des habitations) 2. International Services (l'agence de recrutement française) : www.internationalservices.fr 3. Site & Forum international non officiel (en anglais) : www.wdwip.com & www.wdwip.com/smf
Beaucoup, beaucoup d'infos sont déjà présentes sur ces sites, alors n'hesitez pas à faire une petite recherche avant de poster ici votre question, ca évitera aux personnes de se répéter, ca fera moins de messages inutile, et surtout tout le monde sera content 😎😊
Egalement, beaucoup de gens racontent le programme sur leur blog, une recherche sur google et hop ;) ...
Bonnes discussions !!
1. Site du programme officiel : www.disneyinternationalprograms.com (en anglais, beaucoup d'infos et des photos de l'environnement et des habitations) 2. International Services (l'agence de recrutement française) : www.internationalservices.fr 3. Site & Forum international non officiel (en anglais) : www.wdwip.com & www.wdwip.com/smf
Beaucoup, beaucoup d'infos sont déjà présentes sur ces sites, alors n'hesitez pas à faire une petite recherche avant de poster ici votre question, ca évitera aux personnes de se répéter, ca fera moins de messages inutile, et surtout tout le monde sera content 😎😊
Egalement, beaucoup de gens racontent le programme sur leur blog, une recherche sur google et hop ;) ...
Bonnes discussions !!
Un mois dans les Îles Andaman (Inde) English translation pending
Bonjour à toutes et à tous,
pouvez-vous me dire si 1 mois dans ces iles, ce n'est pas trop long?...🤪
pouvez-vous me dire si 1 mois dans ces iles, ce n'est pas trop long?...🤪
Futur étudiant à Montréal English translation pending
Bonjour tout le monde ! J'ai vu qu'il y avait déjà pas mal de sujets concernant les études au Québec et même à Montréal, cependant, je ne suis pas encore décidé, et justement j'essaye de peser le pour et le contre à partir (je suis français vivant à Clermont-Ferrand). Le fait de partir si loin ne m'effraie pas, même si je ne me voile pas la face et que je sais que ça sera dur dans un premier temps, mais j'ai l'habitude de déménager.
Le but de mon message était plus d'un point de vue financier et aussi pour le visa. J'ai lu sur internet que la vie à Montréal était relativement peu chère, cependant, je suppose que cette remarque dépend juste du cour du CAD par rapport à l'€uro non ?
Je voudrais rentrer à l'UQÀM dans l'école de design pour un baccalauréat design graphique, est-ce que qqn connaît la filière ?
Alors voilà, est-ce que qqn pourrait m'aider à peser le pour et le contre de cette nouvelle vie ?
Thaïlande en famille: compte rendu English translation pending
Compte-rendu de notre périple thaïlandais. La famille Blanc : Laurent et Dominique (1966), Mathieu (1991), Lauriane et Natacha (1993), rejoint par Jérôme (1978), frère de Laurent.
Pour les infos utiles, tous les prix mentionnés ci-dessous s’entendent par personne, sauf les hébergements pour lesquels ce sont les prix par chambre.
Mercredi 2 juillet
Départ pour l’aéroport vers 1020h., le vol de la Royal Jordanian pour Amman, puis Bangkok, étant prévu pour 1230h. Les vacances commencent bien puisque Mathieu oublie son pull à la maison … En arrivant dans le hall des départs, on constate sur le tableau que le vol décolle à 1140h., soit une heure plus tôt que l’horaire qui nous avait été communiqué sur le e-ticket. On embarque donc rapidement, après avoir enregistré nos sacs à dos qui pèsent de 7 à 9 kg, dans un A320 de la RJ pour notre premier vol. Ecrans sur chaque siège, avion neuf, bonne surprise. Une fois à Amman, nous hésitons à payer un visa jordanien et pour sortir direction Madaba, à une vingtaine de km, petite ville que nous avions visitée lors de notre périple en Jordanie en octobre 2007. Notre prochain vol a 3 heures de retard et du coup, notre transit est de 7 heures. Mais aller à Madaba en soirée coûte finalement assez cher et le retour à l’aéroport est relativement aléatoire car il faudra trouver un taxi en toute fin de soirée. On attend donc en zone transit et le temps passe long dans cet aéroport.
Jeudi 3 juillet
En milieu de nuit, on embarque finalement dans un A310 de la RJ. Cette fois-ci, pas d’écran personnel devant le siège et l’avion est plein comme un oeuf. 9 heures de vol, avec des intermèdes de 20-30 minutes de sommeil. Quelques turbulences plus tard, nous posons à Bangkok. Nous passons facilement le contrôle de l’immigration et, miracle, tous nos sacs sont sur le tapis. Vu que nous sommes 5, il va être difficile de ne prendre qu’un seul taxi, mais nous ne voulons pas nous séparer. Nous partons vers les bus publics, mais le 556, que nous avons attendu longtemps n’est jamais venu. La ligne est-elle toujours valable ? Alors qu’on se dirigeait vers l’arrêt du AE2 qui descend vers Khao San, on trouve un taxi qui nous embarque tous pour 600 baths, autoroute comprise. Nous savons que ce n’est pas la règle, mais bon, nous sommes fatigués et à, 5, nous ne risquons rien. Après moins d’une heure de route et quelques embouteillages, nous voilà vers Soi Rambuttri où se trouve la Lamphu House, où nous avions réservé nos premières nuits en Thaïlande. Il est 1830h. et la réceptionniste nous « engueule » en nous disant que les chambres (590 bath la double et 770 la triple) ne sont garanties que jusqu’à 18h00 ! Mais heureusement, ils nous ont gardé nos réservations. Après une bonne douche, nous ressortons et partons direction Khao San qui n’est qu’à une centaine de mètres. Etalages de vêtements de tous styles, de nourriture, de fruits, nous voilà plongés dans la frénésie de cette ville. On commence d’emblée par ingurgiter des jus de fruits frais composés devant nous, avant de déguster nos premières nouilles thaï du mois. Je me rends ensuite dans un 7-Eleven, où j’achète une carte Sim que je vais insérer dans le portable que j’ai pris depuis la Suisse. Pour 99 bath, j’ai un numéro thaï et je rajoute 500 bath de crédit de communication. Cela me durera le mois entier et j’appellerai plusieurs fois l’Europe, vu le faible coût. Et surtout je suis atteignable au cas où, de même que je vais pouvoir appeler les GH au fur et à mesure du voyage. Retour à la GH pour une première nuit asiatique bien méritée. Les lits sont bons et propres, la chambre climatisée, l’endroit est calme, loin du bruit de la rue.
Vendredi 4 juillet
Le décalage se fait sentir, réveil en pleine nuit, impossible de se rendormir. Notre horloge biologique aura besoin de quelques jours pour se mettre à l’heure thaï. Du coup, on se lève tôt pour partir à la découverte de Bangkok. Première étape, on donne du linge sale à laver, dans une échoppe dans la rue à une centaine de mètres de la GH. Dans toute la Thaïlande, on trouve partout des « laundry » qui pour 30-40 bath le kilo vous lave votre linge. Cela permet de voyager léger. Puis, ce sera le petit-déjeuner, dans la rue. Pour 30 bath, une bonne assiette de muesli, de fruits frais (banane, mangue, melon), le tout arrosé de yaourt nature et de miel. De quoi tenir la matinée ! La rivière Chao Phraya n’étant qu’à 5 minutes à pied, nous nous dirigeons vers le débarcadère pour prendre un bateau. Le système est simple : les bateaux ont un drapeau de couleur sur leur toit. En fonction de cette couleur, ils desservent tel ou tel arrêt sur la rivière. Le ticket peut se prendre dans le bateau ou sur le quai auprès d’une préposée, c’est très simple et les thaïs empruntent ce moyen de transport. Pour 17 bath, nous partons direction le Palais Royal et le temple de Wat Po avec son Buddha couché. Splendides visites, couleurs fantastiques, architecture magnifique. Puis départ à pied et en tuk-tuk vers Chinatown. Les chauffeurs de tuk-tuk essaieront inlassablement de nous emmener dans des échoppes à touristes. Si les clients y restent plus de 20 minutes ou qu’ils y achètent quelque chose, ils toucheront ainsi une commission, la plupart du temps en bons d’essence. Il suffit d’être ferme et surtout d’annoncer la couleur avant de monter dans le tuk-tuk pour éviter cette manœuvre. Chinatown est une ville dans la ville. Il y a foule sur les trottoirs et dans les ruelles, mais personne ne se touche en se croisant. Les gens nous ignorent, personne ne se regarde. Les odeurs sont là aussi, nous voyons des échoppes de nourriture qui ne nous attirent pas forcément … mais le dépaysement est garanti. Nous reprenons le bateau pour un autre temple, le Wat Arun, tout aussi beau, mais d’un autre style. Redépart pour la gare de Thonburi d’où nous partirons demain direction Kanchanaburi. On vérifie les horaires et vu que nous sommes là, nous achetons déjà nos billets (100 bath pour aller jusqu’à NamTok, 4 ½ h. de trajet). Nous aurions pu choisir l’option d’aller à Kancha avec un van (120 bath avec un départ devant l’hôtel Royal), mais nous voulons essayer le train 3ème classe. Retour ensuite à la GH, récupération de notre linge, propre et plié. Le ciel est noir, le vent souffle fort, l’orage menace, mais finalement, il ne pleuvra pas. La journée a été intense, Bangkok et sa circulation démentielle, sa pollution, ses bruits et ses odeurs. Afin de se relaxer, nous allons nous faire masser les pieds (160 bath pour une heure), cela fait tellement du bien. On mangera dans la rue, pour moins de 50 baths, avant de rentrer faire nos sacs. Le lever est programmé tôt demain matin.
Samedi 5 juillet
Lever à 0600h. En tapant à la porte des gosses, je réveille aussi deux autres chambres. Apparemment nos ados avaient besoin de récupérer, le réveil est rude ! Départ de la GH et petit-déj’ dans la rue, Cornflakes, fruits frais arrosés de yaourt et de miel. On arrive pour prendre le bateau, la gare de Thonburi se trouvant de l’autre côté de la Chao Phraya. C’est samedi, pas de bateau ! Cela nous apprendra à bien vérifier. Les lignes sur la rivière ne fonctionnent pas aujourd’hui. Il y a là un bateau taxi qui nous propose de nous faire traverser, mais au prix fort. Pas vraiment le temps de trouver deux taxis, bref on négocie un peu et finalement on embarque en payant 100 bath par personne au lieu des 17 normalement. Mais c’était cela ou rater notre train. La conductrice du bateau-taxi l’avait bien compris… la gare étant encore à quelques centaines de mètres du débarcadère, on prend encore un sangthaew (taxi pick-up) pour faire ce trajet avec nos sacs. La gare est animée, c’est samedi et pas mal de gens partent depuis là. Le départ du train est différé, nous verrons aussi plus tard que les trains en Thaïlande sont rarement à l’heure. Le train se remplit à moitié d’autochtones et à moitié de touristes, la 3ème classe est peu confortable, avec des bancs durs, des ventilateurs branlants au plafond. Des gens vendent constamment de la nourriture dans le train, entre deux arrêts ou tout au long du parcours. Le train sort de Bangkok en traversant des banlieues et en faisant de fréquents arrêts. Les paysages ne sont pas intéressants jusqu’à Kancha. On a même dû effectuer un freinage d’urgence, étant à un fil de percuter une vache qui dormait sur les voies. Le van aurait été plus pratique et rapide. Par contre, depuis Kanchanaburi, les paysages deviennent splendides. Le train passe d’abord sur le fameux pont sur la rivière Kwai, avant de la longer jusqu’à NamTok. Il faut alors avoir une place sur la gauche du train pour profiter du spectacle magnifique. Une fois arrivés à NamTok, nous sommes accueillis par le fils de François, 8 ans, chez qui nous allons pour une excursion à dos d’éléphants (le Ganesha Park). Nous mangeons rapidement dans un des restos près de la gare (300 bath à 5), puis nous prenons un sangthaew pour rejoindre le camp qui se trouve encore à 40 km, sur la route de Sangkhlaburi. On aurait pu prendre aussi le bus et descendre à Daewadong, mais c’était moins pratique. Dès notre arrivée, François nous attend et les éléphants, au nombre de 3, nous rejoignent 15 minutes plus tard. 2 ont un siège et 1 en est dépourvu. Je monte à cru sur ce dernier et départ direction le bord de la rivière, 1-2 km plus loin. Le paysage est fantastique, les éléphants s’arrêtent fréquemment pour manger des branches ou des buissons. On arrive même à cueillir depuis le dos de l’animal des ramboutans qui poussent ici sur le bord des routes. Le temps de prendre le rythme de l’animal, on arrive vers la rivière. Pendant que l’on se change (un pantalon est conseillé, le poil de l’éléphant est dru et irrite facilement la peau), les chaises sont retirées et voilà qu’on monte tous sur les bêtes à cru. Dominique n’étant pas particulièrement à l’aise dans l’eau, elle se porte volontaire pour les photos depuis la berge. Mathieu et moi sommes donc chacun sur un animal avec un mahout, alors que les filles vont toutes les deux sur la même bête. Direction la rivière pour un moment magique, le bain avec les éléphants. L’eau est chaude et propre, les éléphants plongent entièrement dans l’eau. Nous avons de l’eau jusqu’au ventre, on joue dans l’eau depuis leur dos. Après des dizaines de minutes de plaisir, retour à la berge et au raft (bungalow-radeau sur la rivière où l’on va passer la nuit). Là, ce sera la séquence « bain dans la rivière ». Le raft a une terrasse qui donne directement sur la rivière et le courant. Depuis les pontons, on saute dans l’eau, on se laisse prendre dans le courant et on récupère une corde quelques centaines de mètres plus loin pour revenir sur la terrasse. Le temps s’est couvert, une pluie fine et légère tombe, mais les enfants s’en donnent à cœur joie. Il y a là les enfants de François, de même que celui qu’il appelle son fils adoptif qui vient de la Birmanie voisine et qui l’aide dans son projet de camp aux éléphants. Pas de touriste ici, juste la nature et la rivière, un endroit magnifique, loin de l’agitation frénétique de Bangkok. Après une bonne douche, nous prendrons un énorme et excellent repas dans un resto-radeau sur l’autre rive, François n’ayant pour l’instant pas encore ouvert son propre resto. La nuit sur l’eau sera calme et reposante.
Dimanche 6 juillet
Réveil et petit-déj’ sur le ponton/terrasse, au-dessus de la rivière. Le niveau de l’eau, régulé par un barrage un peu plus haut, est monté de 2 mètres ! On repart pour une balade avec les éléphants, toujours à cru. On monte cette fois dans le village de Daewadong (phonétique, désolé) pour les attendre. C’est dimanche et nous croisons un mariage. Le convoi est ouvert par un pick-up sur lequel se trouve un mini-orchestre (trompettes, saxo, tambour) qui joue une musique de carnaval. Puis le marié, tout en blanc, cheveux rasés et sous un parasol blanc. Et ensuite, les invités tous dans des pick-up, direction le temple. Les gens nous sourient et nous font des signes de la main auxquels nous répondons évidemment. Les éléphants partent pour le bain dans la rivière avec leur mahout et nous assistons à leur toilette depuis la berge. Ils leur frottent la peau avec une grosse brosse, visiblement les bêtes apprécient cette séance de grattage ou de chatouillis. Puis, nous montons visiter le temple du village où on retrouve … le mariage. Le cortège doit faire trois fois le tour du temple à pied, avec la musique et le marié qui est porté sur une chaise, toujours sous son parasol blanc. Les gens dansent au son de la musique, nous demandons de pouvoir prendre des photos. Pas de problème, d’ailleurs eux-aussi demandent à nous prendre en photo ! Nous voyons des femmes avec des petites bouteilles d’alcool (du Mékong sans doute, le whisky thaï), la fête va être arrosée. Des gens viennent alors nous chercher pour que l’on intègre le cortège et que l’on danse avec eux. Dominique et moi y allons, les enfants, plus timides, restant sur le bord du temple. Si nous n’avions pas eu la balade avec les éléphants, sans doute que nous aurions pu participer à la fête. Chaque famille avait des offrandes à faire au marié. Bizarrement, nous n’avons jamais vu la mariée ! La cabane qui devait nous servir pour monter sur l’animal est occupée par le mariage, donc nous devons monter sur le toit d’un 4x4 pour aborder l’animal, et encore, il est trop haut. Après cette péripétie de départ, nous voilà partis pour un tour en forêt. Les mahouts se sont couverts de la tête au pied, il va y avoir des moustiques, mais nous nous sommes bien aspergés de produit anti-volatile efficace, acheté en pharmacie à Bangkok. Une heure de balade dans cette forêt tropicale, jungle dense, avec les montagnes en toile de fond. Splendide et rien à voir avec les camps d’éléphants pour touristes que nous avions vus sur le net. Une fois de retour au camp, nous prenons congé de nos hôtes. Les sacs faits, nous repartons en … canoë, le long de la rivière Kwai. Nos sacs sont confiés à un accompagnant qui a un véhicule et un guide va nous accompagner pour 4 heures de descente sur la rivière. On démarre au soleil (ce qui va brûler nos chevilles et nos bras), mais le temps passe rapidement aux averses. Le paysage est tropical, la nature est dense, avec une végétation extraordinaire. Une légère brume monte de la rivière, et malgré la pluie, la température ne bouge pas. Il fait chaud. La pluie fine tombant si intensément parfois, la visibilité se réduit, ce qui ajoute un charme supplémentaire à la descente. Il n’y a pas beaucoup de courant, on doit pagayer sans toutefois que cela ne soit trop fatiguant. On longe pas mal d’hôtels-radeaux, de villages le long de la rivière. On croise aussi des pêcheurs ou des long-tails boat qui remontent la rivière. Mais cela reste très sauvage. Au bout de 4 heures, on arrive à destination et on charge les canoës sur un pick-up. On récupère nos sacs et nous sommes déposés à un arrêt de bus sur le bord de la route pour retourner à Kanchanaburi. Nous sommes encore trempés de la pluie. Un bus arrive, nous lui faisons signe et il s’arrête, mais juste le temps de charger les sacs et de monter dans le véhicule. Faut pas traîner. On reste à l’arrière, là où il y a plus de place pour les jambes et où les sacs sont déposés. Le trajet nous coûtera 55 baths, bien moins que le taxi de l’aller (160 bath). Au fur et à mesure des arrêts, le bus se remplit et au final, nous serons bien une centaine là-dedans pour 60 places assises …Une fois à la gare routière, on appelle la Blue Star GH qui nous dépêche un taxi pour nous chercher. On prend possession de nos bungalows (500 bath) et on envoie nos ados à un cybercafé (20 bath de l’heure), pendant qu’on va se faire masser. Le repas de soir se fera au marché de nuit, à une quinzaine de minutes à pied de la GH. Nous mangeons super bien, comme tout au long du voyage, pour 270 bath à 5, boissons comprises. Il y avait du choix, même des insectes, que nous avons renoncé à goûter. Retour à la GH en fin de soirée pour une bonne nuit.
Lundi 7 juillet
Lever vers 0715h. On amène notre linge sale, il y a une « laundry » juste en face de la GH. Puis départ en tuk-tuk, version side-car, pour la gare routière (20 bath). Nous n’avons pas eu le temps de prendre un petit-dèj’ alors le 7-Eleven fera l’affaire. Le but du jour : les chutes d’Erawan. Un bus est là, avec la destination marquée sur le pare-brise. De toute façon, dès qu’on arrive à la gare routière, des gens viennent toujours nous demander où nous allons afin de nous indiquer le bon bus. 90 minutes de route (55 bath) et nous voilà arrivés. Il y a 7 cascades successives et nous grimpons le chemin qui monte à la dernière d’entre elles. Il faut compter environ 2 heures en prenant bien son temps. L’endroit est beau, sans être exceptionnel. Les chutes No 2 et 4 sont les plus propices à la baignade. L’eau est propre et rafraîchissante. Les autorités ont instauré un système original pour préserver le site : toute nourriture et boisson sont interdites sur l’ensemble des lieux. On peut prendre des bouteilles d’eau, mais à partir d’un certain point, on doit les déclarer et payer une caution. Au retour, tu dois les montrer, même vides, et on te rend ta caution. Ainsi, tu ne les abandonnes pas sur place et l’endroit reste propre. Nous nous baignons donc dans les chutes 4 et 2. Des poissons, certains de la taille d’une petite truite, viennent nous mordiller les pieds si nous restons immobiles. Après la baignade, ce sera le retour (attention le dernier bus est à 16h00) avec un véhicule qui a dû en voir des km vu son état !!! Une fois à la gare routière, on se pose pour prendre un verre à une terrasse, car Jérôme est censé nous rejoindre, arrivant de Bangkok. Finalement, après un contact téléphonique (bien pratique le portable avec numéro thaï), on se rejoint à la Bluestar GH. Retrouvailles, une bonne bière sur la terrasse du bungalow, on se raconte nos trajets. Puis, allez, un petit massage et départ pour le night market pour manger.
Mardi 8 juillet
Réveil vers 08h00. Pour le petit-dèj’, on se débrouille encore une fois en achetant divers trucs dans un 7-Eleven. On craque souvent pour des canettes de café froid. Nous prenons la direction du fameux pont sur la rivière Kwai à pied, il ne se trouve qu’à 2 km. On va sur le pont, on fait des photos, évidemment l’endroit est très touristique. Pour retourner à la GH, on négocie avec un taxi qui nous attendra également le temps de paqueter nos sacs pour nous emmener ensuite à la gare routière. Dès qu’on arrive, le bus pour Suphanburi (50 bath), celui que nous devions prendre, est déjà en train de rouler et de quitter la gare. Notre chauffeur lui fait de grands signes et le bus stoppe. Nous pouvons monter ! 2 heures de trajet et nous arrivons à Suphanburi. Le bus pour Ayutthaya (50 bath) part dans 10 minutes, juste le temps d’aller aux toilettes, d’acheter de l’eau et 1-2 bricoles et on redémarre. Pendant le trajet, comme souvent, des gens vendent de la nourriture, on achète donc de succulentes brochettes de poulet. En arrivant à Ayutthaya, une grosse averse nous tombe sur la tête. Quelques minutes à l’abri et la pluie cesse. On téléphone à la PU Inn GH, que nous avions contactée la veille pour réserver nos chambres, et une employée vient nous chercher bien que la GH ne soit qu’à 5 minutes à pied de la gare routière. Vu que nous ne resterons pas longtemps ici, nous optons pour un boat trip que nous prenons directement à la GH (200 bath). Ayyuthaya est ceinturée par une rivière et bon nombre de temples se trouvent sur le bord de l’eau. Ce sera donc une bonne manière d’en voir quelques-uns. La ville est grande et étalée, c’est donc pratique. Bien sûr, les amoureux de pierres, d’architecture et d’histoire pourraient rester ici plusieurs jours. Bon, le bateau fait le tour de l’île et trois temples sont visités. Même si c’est rapide, le tour est intéressant. Le dernier temple d’influence khmer (dont j’ai omis de noter le nom) est magnifique, au milieu d’une pelouse bien verte. Le tour finit au night market, où il y a des dizaines de stand de nourriture. Alors que les filles se posent et visitent le marché, je pars avec Jérôme à la gare, en moto-taxi, afin de se renseigner sur les trains à destination de Sukhothaï où nous irons demain. Finalement, nous achetons nos places (425 bath) et nous ferons bien. Les places sont numérotées dans le train et il n’en restait pas beaucoup. Vu que nous sommes 6, il faut parfois anticiper. Nous reprenons une moto-taxi pour retourner au night market où nous mangerons comme des rois pour 600 bath à 6. Retour à pied à la PU Inn GH (bonne adresse, chambre propre et calme), dernier passage à un cybercafé pour envoyer des nouvelles à la famille et ensuite gros dodo.
Mercredi 9 juillet
Juste après le réveil, nous prenons le petit-dèj’ juste à côté de la GH. Les prix sont un peu supérieurs à ceux de Bangkok. Départ ensuite pour la gare pour prendre notre train direction Phitsanulok, où nous prendrons le bus pour Sukhothaï. Surprise en arrivant : le train a du retard. Combien ? Avec le sourire, un employé nous dit en anglais : « C’est la Thaïlande, les trains sont toujours en retard ». On attend donc sur le quai, en jouant aux cartes. Finalement, le train arrive avec 2 heures de retard. Il n’a que 3 wagons et il est plein. Nous avions bien fait d’acheter nos places la veille. Le train est une surprise : climatisation, siège confortable, il y a même une hôtesse qui sert des plateaux repas, avec thé et cake à la banane pour le dessert. On oublie toutefois ce repas, car nous avions fait le plein de brochettes de poulet et de bananes frites, juste en face de la gare, avant de monter dans le train. 10 brochettes, 2 sachets de riz et des bananes frites : 100 bath. Le voyage est très organisé. En fonction des sièges numérotés, le personnel du train a la liste des passagers et de leurs destinations. Donc peu avant d’arriver à Phitsanulok, le chef de train vient nous annoncer la gare pour nous préparer à descendre car l’arrêt est court. Une fois sur place, nous prenons un tuk-tuk à 6, avec les sacs sur le toit. Bonjour la surcharge ! A la gare routière, nous avons juste le temps d’acheter nos billets (45 bath) et on saute dans le bus pour Sukhothai. A peine une petite heure de trajet et nous voici arrivés. Comme d’habitude, j’avais appelé une GH 2 jours avant pour réserver nos chambres, je rappelle donc la TR GH dont le patron vient nous chercher avec son pick-up. La TR est très bien située, juste avant le pont à droite à l’entrée de New Sukhothai. En effet, la ville est séparée en deux, la vieille ville avec les temples se trouvent à 14 km de là. Nous avons trois bungalows (350 bath) au fond d’une cour. C’est calme et les bungalows sont splendides, tout en bois, décorés avec goût, avec un peu de végétation autour. La GH propose aussi internet gratuit, fait la lessive et aussi restaurant. Bref, une bonne adresse. Après une bonne douche et un peu de relax, nous partons pour le night market, à 5 minutes à pied après le pont, pour découvrir la ville. Il faut reconnaître qu’il n’y a pas grand-chose à voir ou à faire ici. Un marché sur la gauche, des commerces sur la droite, bref, rien de transcendant. Ce qui est à voir est dans la vieille ville où nous irons demain. Nous mangeons dans une échoppe au bord de la route. Comme toujours, la nourriture est bonne et pas chère : 9 plats, 3 grandes bières et 3 Fanta pour 400 bath. En rentrant à la GH, on s’arrête dans un 7-Eleven pour acheter du Mékong et du Sprite. L’alcool est très bon marché, ce qui n’est pas forcément une bonne nouvelle car il le rend très accessible même aux jeunes. On teste donc le Mékong-Sprite sur la terrasse du bungalow. Bof, une bière bien fraîche est plus agréable. La nuit sera aérée, on dormira très bien.
Jeudi 10 juillet
Nous prenons notre premier repas de la journée à la GH. Vu que les PC sont libres, on profite d’envoyer des nouvelles à la famille restée en Suisse. On étudie aussi notre parcours pour la suite. Nous avions prévu de redescendre du nord sur Bangkok en train de nuit, mais finalement nous optons pour un vol sur AirAsia. On réserve donc sur le net 6 vols Chiang Maï-Bangkok pour 10'000 bath. On gagnera une journée de voyage. Nous partons ensuite pour la vieille ville pour voir les temples. Nous prenons un tuk-tuk plutôt que le bus. Le bus part toutes les 30 minutes, le tuk-tuk, même s’il va moins vite, part tout de suite ! 20 bath chacun et départ. En arrivant sur le site, on repère un loueur de vélos. Pas dur, il y en a plusieurs, avec des dizaines de vélos sur le trottoir. Bref, on en choisit un au hasard et on loue chacun une bicyclette pour la journée (30 bath). Le loueur nous remet un plan avec la localisation des temples. Il y a une ville ceinturée par des murs (couverts de végétation et peu visibles), mais aussi des temples dans la campagne hors de ces enceintes. L’entrée sur les temples est payante, mais on peut acheter un pass qui les englobe toutes (150 bath), cela vaut la peine si on en fait le tour. Le site est splendide, avec un petit lac, peu de circulation, l’accès aux différents temples est d’ailleurs interdit aux voitures. Le vélo est donc la solution. A pied, il n’y aurait pas la possibilité de partir sur les chemins de campagne, il y a plusieurs km de parcours. En tout, nous passerons 6 heures sur place, dont justement un tour hors des murs. Là, les paysages sont magnifiques, dans la nature, au milieu parfois de fermes. On peut faire des arrêts pour aller voir des temples ou vestiges, dans la forêt ou sur de petites collines. Au retour, il fait faim et nous mangeons des assiettes de riz frit près de l’arrêt des bus. 25 bath l’assiette et en plus c’est délicieux (allez je me répète, comme toujours…). Retour en bus à la GH. Les enfants y restent pendant que je pars avec Dominique et Jérôme faire un tour au marché qui est sur la gauche juste après le pont. Pas un touriste, que des produits locaux, des fruits, des légumes que nous ne connaissons pas. Certains vendeurs nous laissent en goûter quelques-uns. On traverse un marché couvert et là, les odeurs sont difficiles à supporter pour nos narines occidentales. Nous discutons aussi avec deux jeunes qui ont un véhicule bizarre : une moto avec un chariot à 2 roues sur l’avant. La partie mécanique est bichonnée et nous conversons sur la cylindrée, la puissance. Le jeune nous allume la moto pour écouter le ronronnement du moteur. Pour le repas du soir, ce sera le night market. En rentrant sur la GH, nous sommes attirés par le bruit d’un spectacle. Effectivement, nous tombons sur une estrade où il y a une sorte de concert avec des danses. Celles-ci sont assez suggestives, avec des travestis. Le public rigole, sauf nous, on ne comprend rien aux paroles ! Petit détour par le 7-Eleven avant d’aller se coucher. Petite précision : les 7-Eleven sont ouverts toute la nuit.
Vendredi 11 juillet
Lever, petit-dèj’ à la GH et le patron nous conduit à la gare routière. La TR était vraiment une bonne adresse, à recommander. Nous trouvons facilement notre bus pour Chiang Maï. Impossible de se perdre ici, soit c’est bien indiqué, soit les gens t’aident efficacement. Le bus roule vite sur les larges autoroutes du nord. Nous arrivons à Chiang Maï en début d’après-midi et nous prenons un taxi pour rejoindre la GH que nous avions choisie dans nos guides (Lonely Planet et Routard), la Julie GH. Il s’agit d’une petite GH pour routards. Il y a surtout des jeunes, peu ou pas de famille, mais l’endroit est décontracté. Le staff fait aussi agence de voyages, organise des trekks, peut t’arranger ton visa pour le Laos. Les chambres sont un peu défraîchies et petites, mais propres (200 bath). Une fois installés, nous partons en direction des marchés, d’abord de jour (le Warorot market), puis de nuit. C’est le paradis du shopping en tout genre, mais surtout des vêtements (t-shirts, jean’s, habits pour femmes) dans des stands le long du trottoir. Le marchandage est de rigueur, mais toujours avec le sourire, sans s’énerver. Repas dans la rue et retour à pied à la GH, qui est à 15 minutes de marche. L’ambiance est bonne sur la terrasse, avec des canapés pour se poser, une bonne musique et une table de billard. Il y a aussi 2 grands frigos. Chaque chambre a un carnet et tu peux te servir dans le frigo, tu n’as qu’à marquer ce que tu prends dans ce carnet. Le décompte est fait quand tu pars. La nuit sera calme, chaude, mais aérée grâce au ventilateur.
Samedi 12 juillet
Je n’avais pas encore parlé de la météo, mais depuis notre arrivée nous ne sommes pas dérangés par la mousson. Certes, le ciel est souvent nuageux, mais sans vraiment de pluie. Une ou deux grosses averses, mais pas de pluie en continu. Et la température ne bouge pas vraiment : 32-35 degrés, avec un fort taux d’humidité. Chez nous, on dirait que le temps est lourd ou orageux. C’est très supportable, on s’y fait au bout de 2-3 jours. C’est même parfois agréable de rester un peu sous la pluie. Il faut quant même faire attention et se protéger. Le soleil perce à travers les nuages sans prévenir et les coups de soleil ne sont pas à exclure. Bon aujourd’hui, nous avons prévu de faire du VTT dans les environs de Chiang Maï. Nous sommes passés par le site www. moutainbikechiangmai.com pour réserver notre parcours. Ils sont pile à l’heure pour nous prendre devant notre GH. Après les explications et les formalités d’usage, nous voilà prêts pour un parcours en forêt. Nous aurions pu prendre un autre parcours, il y en a pour tous les goûts, y compris de la descente sportive. Mais nous sommes en famille. Les vélos sont chargés et en une petite heure de voiture, nous voila vers un lac en pleine nature. On part d’abord sur une route goudronnée, mais rapidement on emprunte un chemin dans la jungle. Nous avions touché des maillots à manches longues pour se protéger des branches (et aussi des moustiques), il fait donc une chaleur inouïe. Pas d’air, c’est vite assez étouffant. Mais le parcours est sympa, pas trop de montée, quelques descentes sur des chemins de forêt au milieu de la jungle. A la sortie de la forêt, il y a encore 30-40 minutes de routes sur des petits chemins de terre à travers la campagne et des habitations. En tout, nous avons fait bien 3-4 heures de vélo. Et surtout perdu des litres de sueur … Au retour sur Chiang Maï, on s’arrête manger dans un restaurant, le repas est compris dans le prix de la journée. Puis c’est le retour à la GH. Depuis la mi-journée, j’ai les jambes coupées et je ne me sens pas super bien. Je prends ma température, je fais une grosse poussée de fièvre. Une bonne dose d’Aspegic et je m’endors pour une petite sieste. Au réveil, une bonne douche et départ pour un bon massage réparateur de la journée de vélo. C’est vraiment relaxant et vu le prix (180 bath de l’heure), cela ne se discute pas. Pour une fois, nous mangeons dans un vrai restaurant, pas dans la rue, au « Wok », tout près de la GH. Très beau cadre, très bonne cuisine. Aujourd’hui, premier anniversaire du mois, je fête mes 42 printemps. Jérôme paie l’addition en douce en faisant croire qu’il allait aux toilettes et improvise un gâteau avec une belle assiette de fruits. Il y a même la bougie. Merci frangin. De retour à la GH, la fièvre a baissé l’aspirine fait son effet. Donc demain, départ pour Mae Hong Son.
Dimanche 13 juillet
Au lever à 0730h., la fièvre a fait son retour, donc double ration d’Aspegic pour le petit-dèj’. Nous sommes un peu à la bourre, car pas mal de monde quitte la GH ce matin et tout le monde veut faire son check-out. Vu qu’on risque de rater notre bus (et il n’y en a que 2 par jour), nous disons à notre chauffeur de faire fissa pour aller à la gare routière. Il roule donc comme un fou dans les rues de Chiang Maï et finalement, on arrive à temps. Nous prenons notre ticket au guichet (150 bath) et nous montons dans un vieux bus, vraiment « tape-cul ». 7 heures de route, avec les arrêts ! La sortie de Chaing Maï est rapide, mais au bout d’à peine 2 heures de route, nous voilà dans les montagnes du nord. Montée-descente-virages, le bus ne roule plus qu’en 1ère ou 2ème, soit pour monter, soit pour freiner. On comprend le pourquoi des 7 heures de route pour faire 270 km. Heureusement, la route est splendide, soit avec la jungle, soit avec des montagnes couvertes de végétation, soit avec des villages ou encore des rizières. 2 arrêts sont prévus et on en profite pour manger dans une gargotte au bord de la route, des plats différents : de la viande hachée, de l’émincé de poulet. Mais toujours très épicé. La nourriture est excellente dans ce pays. Manger dans la rue ou au bord des routes est vraiment bon marché et sans risque (pas l’ombre d’une tourista durant un mois de séjour). Certes, le choix est restreint par rapport à un resto, mais nous n’avons jamais été déçus. Le seul problème : la force du piment. Au resto, on peut modérer, dans la rue, c’est parfois plus dur, car le plat est déjà préparé. Mais là aussi, on s’y fait. Jusqu’à Paï, le bus était à moitié vide et nous avions de la place à l’arrière. Nous avons toujours voyagé à l’arrière des bus, nos sacs sont accessibles et il y a plus de place pour nos grandes jambes de farang. Entre les banquettes, l’espace est vraiment restreint. Beaucoup de monde monte à Paï et certains devront rester debout. Le bus est surchargé. Heureusement, la plupart des voyageurs descendent à Soppong et la fin du voyage se fera plus calmement. En arrivant à Mae Hong Son, il n’y qu’un seul tuk-tuk à la gare routière. Et bien il fera 2 voyages pour nous convoyer à la Romtai GH, derrière le petit lac qui est au centre de la ville. De grandes chambres (avec télé câblée, 300 bath), au fond d’un splendide jardin tropical, un bel endroit calme. Là aussi, nous déposons notre linge sale avant de partir en ville à pied. Il y a un magnifique temple au bord du lac, l’endroit est paisible et serein. Malgré une piste d’atterrissage, Mae Hong Son reste une toute petite ville de province, en bordure de la frontière birmane. La pluie se met à tomber, un peu plus violemment que d’habitude. Une belle averse tropicale. Nous rencontrons notre guide, Niti, de l’agence RoseTours Garden, dont le bureau est à côté du 7-Eleven. Un collègue de travail avait effectué un trekk avec lui et me l’avait chaudement recommandé. Un gros plus : il parle un excellent français et peut donc nous fournir beaucoup d’infos sur la vie locale. Bref, au début nous avions prévu de partir 3 jours en trekk, mais finalement nous n’en ferons que 2. J’ai encore un peu de fièvre, je suis assez faible et les enfants ne veulent pas trop non plus faire 6 heures de marche quotidienne sur 3 journées. Le compromis est trouvé avec 2 jours. Après un bon repas, retour à la GH pour une bonne nuit, car dès après-demain, on part dans les montagnes.
Lundi 14 juillet
Journée calme à Mae Hong Son. Déjà, vu qu’on s’est souvent levé tôt ces derniers temps, on profite de dormir un peu ce matin. On prend donc notre petit-dèj’ à midi au café Crossroad. Le marché est à à peine 5 minutes à pied le long de la piste d’atterrissage. Nous sommes les seuls touristes, cela fait du bien. Le fait que le trajet est long pour venir (à part en avion) doit dissuader les touristes de pousser jusqu’ici. Tant mieux pour nous. Un magnifique temple, le Doi Kong Mu, domine la ville. Une petite vingtaine de minutes de montée à pied et nous y voilà. La vue sur Mae Hong Son et les montagnes environnantes est splendide. On voit même une prison, avec ses murs. Niti nous expliquera que quelques occidentaux y purgent une peine pour avoir flirté avec des produits illégaux ou tenter d’en ramener chez eux. Il semblerait que malgré les efforts du gouvernement thaï (une façade ?), l’héroïne a encore du succès par ici. Nous passons une partie de l’après-midi sur ce site, pour profiter du paysage et laisser passer une belle averse. Redescente en ville, passage dans un cybercafé pour nos mails. Nous repartons pour la GH afin de préparer nos sacs pour le trekk du lendemain. Nous voyagerons léger : un pancho, sous-vêtements de rechange, affaire de toilette et notre sac à viande. La GH nous gardera nos sacs pendant notre absence. On profite aussi de réserver nos chambres pour le retour. La dame qui s’occupe de la GH est vraiment charmante et pleine d’attention. Pour le repas du soir, direction le Kai Mook restaurant pour un excellent repas. Cela nous change un peu de la nourriture dans la rue.
Mardi 15 juillet
Cette nuit, j’ai transpiré tout ce que j’ai pu, mon lit était trempe. Apparemment, la fièvre a quitté mon corps. Voilà, ça part comme c’est venu, sans explication. A 0830h. nous sommes devant l’agence RoseTours où nous attend Niti. Histoire de ne pas faire que de la marche, nous avons un début de trekk plus ludique, d’autant plus que Jérôme n’était pas avec nous à NamTok. Nous voilà donc partis pour un tour en éléphant. Ici pas de montée à cru, mais sur une chaise. Nous traversons une rivière pour nous rendre dans la forêt. Même si le Ganesha était vraiment mieux, cela reste impressionnant. La chaise est bien plus confortable que la montée à cru ! Puis nous continuons par une descente de rivière en radeau bamboo. Même si c’est également très touristique, c’est à faire, puisque chez nous cela n’existe pas. De plus, comme sur la rivière Kwai, la vue de la nature depuis la rivière est différente. On aperçoit des oiseaux de couleur bleue, jolis volatiles. Il y a un peu de courant, c’est sympa, et le « batelier », un petit papy, conduit son embarcation de mains de maître. Quelques gros bamboos attachés, deux sièges fabriqués aussi avec ce matériel et on a un bateau. Niti nous amène ensuite manger dans un resto de la ville avant de partir voir un village karen avec les femmes-girafes. Evidemment, ce sera toujours la polémique, ces villages s’apparentent-ils à un zoo, ces femmes sont-elles forcées de s’exhiber ? On ne peut pas le savoir, tous les avis sont divergents sur la question. Ce qui est sûr, c’est que les revenus ramenés par l’afflux de touristes leur permettent de vivre. Bref, nous y allons et la fin de la piste pour atteindre le village est épouvantable. Niti nous explique que plusieurs milliers de personnes vivent au milieu de la forêt, ayant fui la Birmanie et sa dictature. Il y a d’ailleurs un check-point de l’armée thaï qui empêche les touristes de pénétrer dans les camps de réfugiés. Seules les organisations humanitaires peuvent le faire et nous voyons effectivement des 4x4 à des effigies d’ONG emprunter une piste qui va dans un de ces camps. Le village que nous visitons est en pleine forêt, mais reste touristique car dès l’entrée du village des femmes vendent des bijoux, statues et autres tissus. Mais sans harcèlement pour acheter. Niti nous explique le principe des colliers de métal que portent les femmes dès leur jeune âge. D’ailleurs nous voyons tant des jeunes que des femmes plus âgées portant le fameux collier qui leur allonge le cou. Maquillées et habillées de couleur, elles sont élégantes. Le fond du village est beaucoup moins touristique, avec l’école et des habitations. Les chiens, poulets et cochons cohabitent sans agressivité sur les lieux. C’est vrai que déambuler dans ces villages a un côté voyeur. Nous partirons ensuite pour 90 minutes de route, direction un village Lahu où nous passerons la nuit. Nous montons dans une vallée, la route et le paysage sont splendides. La fin de la route est une piste à flanc de coteau. Le véhicule nous dépose à 500 mètres du village, car il est de coutume d’arriver à pied. L’école se trouve dès l’entrée et c’est la fin de la classe. Tous les enfants sont donc devant le bâtiment, à nous regarder et faire des sourires. Lauriane et Natacha ont visiblement du succès, tant auprès des filles que des garçons. Le fait d’être jumelles ? La maîtresse arrive et nous offre un verre d’alcool local en guise de bienvenue. Une sorte de saké, bien fort. Une fois au centre du village, Niti organise une distribution de friandises pour les enfants. Ils se mettent donc tous en file indienne et attendent patiemment leur tour. En touchant leur cadeau, ils joignent les mains pour remercier ce gentil donateur. Aucune bousculade, juste la joie d’avoir un cadeau, les sourires éclairent les visages. Les Lahu sont une ethnie originaire du Tibet, ce qui se voit à leurs traits. Niti nous explique le fonctionnement de leur société. Quelle chance d’avoir un guide qui parle français. Nous rejoignons ensuite la maison dans laquelle nous allons prendre nos repas et dormir. Il s’agit d’une bâtisse de bamboo et de bois, sur pilotis, qui n’a qu’une seule pièce. Aucun meuble, juste une place pour un feu au milieu de la pièce. Il y a des espaces entre les lattes du plancher et des murs, ce qui fait que la maison est ventilée. Seuls des hommes sont là et ce sont eux qui prépareront le repas, d’abord pour eux, puis pour nous. Pas d’électricité, pas de WC, juste un trou entouré de céramique pour pouvoir rincer dans une cabane à part, le confort est minimum. Mais le confort est un luxe d’occidentaux qui n’a pas cours ici. La cuisson de poulet provoque une fumée qui pique nos yeux, mais dès la cuisine terminée, la fumée disparaît. Les discussions se font via Niti qui fait la traduction. La encore, nos filles ont plus de succès, mais pour des raisons différentes. Elles sont poliment courtisées. Il faut dire qu’ici à 15-16 ans, les femmes sont mariées et souvent mères. Quelques femmes nous ont rejoints et nous mangerons assis sur le sol. Les Lahu sont très accueillants et c’est un grand moment que nous passons. Plusieurs plats ont été préparés, certains sont excellents, d’autres moins. Pour la nuit, nous dormons tous ensemble dans cette même pièce. Des petits matelas, des couvertures et des coussins nous sont distribués. J’y ajoute mon sac à viande en soie dans lequel je me glisse pour une bonne nuit plus fraîche qu’en plaine, parfois perturbée par l’aboiement des chiens.
Mercredi 16 juillet
Dès le lever du jour, le village se réveille, surtout les chiens et les coqs qui font visiblement un concours. Ici aussi, les chiens vivent au milieu des hommes. Mais il ne s’agit pas d’animaux de compagnie comme chez nous. Si nous n’avons jamais vu de mauvais traitements, il n’y a pas non plus de marque d’affection pour ces bêtes. Rarement de caresses. Il faut dire qu’ils vivent dans la rue et ils sont dans un état de saleté repoussant. Certains doivent être couverts de puces ou de gales. Mais eux aussi ne sont pas agressifs envers les humains. Nous n’étions pas toujours rassurés en passant à côté de ces canidés, surtout s’ils se mettent à aboyer, mais durant le mois aucun n’a montré les crocs contre nous. Pour le petit-dèj’, nous aurons droit à des toasts. Un homme du village a tressé une grille avec du bamboo pour la déposer sur le feu au milieu de la maison et dorer notre pain. Café ou thé, le repas du matin est bon. Rangement et préparation à une marche dans les collines environnantes. Nous allons nous enfoncer dans la forêt et traverser les rizières de montagne. La météo nous gâte puisque le temps est dégagé et qu’aucune pluie ne s’annonce. Dès le départ, ça monte et ça descend raide. On en prend plein les jambes. Trois guides du village nous accompagnent. Niti sert toujours de traducteur, au sujet de l’utilité de telle ou telle plante. La nature est belle, nous suons, mais cela vaut la peine. Niti nous explique aussi le principe de rizières de montagne, où le riz ne pousse pas dans l’eau, mais dans les pentes. C’est un travail de titan. Il faut d’abord déboiser, puis préparer le terrain, puis planter, puis entretenir en enlevant les mauvaises herbes qui poussent inlassablement et enfin récolter. Parfois sur des centaines de mètres de dénivelés. Et le terrain n’est jamais utilisé 2 ans de suite. Une rizière peut parfois se trouver à 2-3 heures de marche du village, même plus loin. A midi, c’est l’heure du repas. Afin de se poser au sol, un guide va chercher des feuilles de bananier pour faire une nappe et un endroit pour poser ses fesses. Niti sort du riz qui avait été conservé dans des feuilles de bananier pour le garder un peu au chaud, ainsi que des boîtes de sardines. On a besoin d’un plat. Un guide va couper un énorme bamboo, d’abord dans le sens de la longueur, puis dans la largeur et nous voilà avec un magnifique plat naturel. L’utilisation des ressources naturelles. Puis ce sera la direction du village, à travers les collines, mais toujours avec d’importants dénivelés. Fougères, forêt de bamboos, rizières, la végétation est verte et dense. 5 à 6 heures de marche fatigante mais splendide. Dommage de ne pas faire le 3ème jour, mais bon, un compromis, c’est un compromis. En arrivant au village, on va vers un robinet qui sert pour tout (douche, eau, vaisselle) se rincer et se rafraîchir. Ces 2 jours étaient magnifiques. Nous étions seuls, pas dans un groupe de plusieurs touristes et l’apport de Niti a été primordial. Une fois de retour à Mae Hong Son, nous testons un nouveau massage, à l’huile sur tout le corps (ou presque), qui va nous réparer un peu. Un petit passage par un cybercafé et nous partons manger. Nous sommes fourbus et nous retrouvons nos chambres à la Romtai où la nuit sera la bienvenue.
Jeudi 17 juillet
Après le petit-dèj’ au restaurant le « Chalet » sur la route principale, nous partons louer des scooters (200 bath la journée). Pas de formalités spéciales ou de permis à montrer, on doit juste laisser notre passeport en dépôt, même si ce serait mieux de laisser des photocopies. On prend donc 3 scooters et les pilotes seront les 3 garçons. On part direction la vallée de Ban Rak Thaï, un village d’origine chinoise qui se trouve à 40 km de Mae Hong Son. La route est raide, mais très bonne. Il y a de belles et impressionnantes chutes d’eau sur le trajet. Nous pensions pouvoir peut être s’y baigner, mais impossible, il y a un tel courant. Pendant la saison sèche ? Nous arrivons en bout de route à Ban Rak Thaï, les paysages sont splendides. On visite l’endroit, on achète du thé chinois, on y mange. Il y a de petites échoppes avec des centaines de théières. Apparemment, les habitants du coin cultivent leur origine. Puis, nous redescendons au village précédent, 6 km plus bas, Ban Na Ra Paek, d’où un embranchement part pour une vallée latérale où il y a un village de la tribu shan, Ban Ruam Thaï. La région est encore plus belle, d’autant plus que le soleil a percé. Nous parcourons le village, les chiens, les poules et les cochons, sont en liberté et sont au milieu des enfants et des familles. Le coin est typique. Après avoir bien profité des lieux et nous en être mis plein les yeux, nous redescendons en plaine pour aller voir les imposantes carpes de Fish Cave, sur la route principale. Mais nos réservoirs sont bientôt vides, il faut faire le plein. On croise des gens de la vallée sur des motos et par signe, on leur explique qu’il nous faut de l’essence. Ils nous invitent à les suivre et nous amènent à une échoppe qui en vend. C’est une station à l’ancienne avec une pompe à manivelle. Une fois les réservoirs remplis, nous repartons pour Fish Cave. Il y a là une resurgence d’eau de la montagne, avec des bassins où il y a des centaines de poissons, dont certains sont de bonne taille. On achète des insectes séchés pour les nourrir, dès qu’on en jette un dans l’eau, les poissons se précipitent. L’après-midi est bien entamé et nous repartons direction Mae Hong Son. Vu que nous avons les véhicules jusqu’à 2130h., on a le temps de pousser jusqu’à 11km au sud de la ville, aux sources d’eau chaude de Pha Bong. Il y a là 2 bassins, mais l’eau est si chaude qu’on ne peut même pas y tremper les pieds. Retour donc à la ville et nous nous arrêtons manger dans un restaurant à la sortie sud de la ville, près d’une station service. Nous allons ensuite rendre nos véhicules et partons en direction de la GH, car notre bus part à 0800h. demain matin. Nous aurons besoin d’un taxi pour aller à la gare routière demain. Mais tôt le matin, il est difficile d’en trouver. Nous croisons un tuk-tuk dans la rue en rentrant. Nous parlementons avec lui pour lui demander s’il peut être à 0730h. le lendemain devant le 7-Eleven. Quelques signes plus tard, il dit avoir compris et nous le laissons. Nous verrons bien. Nous nous attardons encore un peu le long d’un petit marché, le long du lac qui vend de la nourriture, mais aussi de jolis t-shirts. Nous en achetons pour Mathieu et moi, et partons faire nos sacs et nous coucher.
Vendredi 18 juillet
Notre tuk-tuk est là, pile à l’heure, comme prévu. Il nous emmène à la gare routière en 2 voyages. Comme d’habitude, le tarif est de 20 bath par personne, mais vu qu’il était ponctuel et matinal, nous lui laissons un petit pourboire. Il nous remercie chaleureusement, avec un grand sourire. Un bus pour Chiang Maï est là, mais c’est celui qui passe par la route du bas, via Mae Sariang. Nous nous renseignons et il semble que le temps de route est quasi identique. Vu qu’on connaît déjà le trajet qui passe par Paï, on embarque dans ce bus. Le trajet aura duré 8h30, avec 3-4 arrêts et pause pipi. C’est marrant, mais on se fait à ces trajets et le temps ne passe pas si lentement. Arrivés à Chiang Maï, nous prenons le téléphone portable pour appeler les GH qui figurent dans le Lonely Planet, vu que la Julie GH est overbookée. On se pose finalement à la Sarah GH, grandes chambres, avec WC et douches (250 bath). Nous sortons nos sacs à viande, les draps et le coussin semblent un peu « douteux ». Bah, pour une nuit, cela ira très bien. Par contre, la GH est très bien placée, encore plus près du night market que la Julie. Nous sortons faire quelques achats, bonjour le marchandage. On peut tout diviser par 2 et commencer à négocier, toujours avec le sourire. Cela devient presque un jeu, souvent ponctué par des éclats de rire. Nous n’exagérons pas, car nous ne voulons pas remplir les sacs, alors que nous devons les porter encore 10 jours. Bangkok sera le lieu du shopping. Après un repas dans le quartier, retour à la GH.
Samedi 19 juillet
Lever tardif aujourd’hui, on n’a rien d’autre à faire que d’attendre notre vol avec Air Asia pour rejoindre Bangkok. Natacha se plaint un peu d’avoir des irritations entre ses cuisses. Je regarde et ce n’est déjà pas très beau. Visiblement, elle fait une belle mycose ou une infection. Nous ne pouvons la laisser comme cela, alors nous partons à la recherche d’une clinique ou d’un dispensaire. La chance est avec nous, en marchant dans la rue, on voit une croix verte symbolisant un centre médical. Il n’y a que des thaïs et nous allons à la réception pour demander à voir un médecin. On remplit une fiche et on nous dit qu’il y a 2 heures d’attente. On repart faire un retour et on revient dans les temps. Un médecin parlant anglais ausculte notre fille et un simple coup d’œil lui permet de faire son diagnostic. Il nous prescrit des médicaments et une pommade, nous donne la posologie et nous souhaite de bonnes vacances. Les médicaments se prennent directement au centre médical et la facture est établie : 100 bath pour la consultation et 300 bath pour la pommade et les comprimés ! Départ ensuite en taxi pour l’aéroport pour notre vol. L’avion est neuf, avec des sièges en cuir. Le vol sera sans histoire et 1h10 plus tard nous voilà à Bangkok. Nous allons directement aux bureaux de Lomprayah, proches de Khao San, société chez qui nous avions réservé par internet nos billets bus + ferry pour Koh Tao. Evidemment, ma réservation n’est pas dans leur système informatique, mais ici comme ailleurs, ce n’est pas un problème. C’est une chose que nous aurons rapidement apprise en Thaïlande : il n’y a pas de problème, mais juste des solutions. Ici, pas de plainte, de prises de tête ou d’énervement, on s’arrange, on fait le nécessaire. C’est une mentalité qui nous plaît et qui nous change de l’Europe où pour le moindre accroc, on en fait un drame. On nous trouve des places, on vérifie l’e-mail qui confirme que nos places sont payées et voilà, c’est fait. On laisse nos sacs dans un coin du bureau et on repart à pied dans Bangkok pour tuer le temps avant notre départ prévu vers 2100h. Nous en profitons pour aller à la Lamphu House réserver des chambres pour la date où nous revenons à Bangkok avant de rentrer à la maison. Nous payons les chambres à l’avance, ainsi nous sommes surs de les avoir. A 2000h., c’est le check-in à Lomprayah. On revérifie les billets et on nous donne des autocollants à mettre sur le t-shirt pour indiquer notre destination. Il y a des gens qui vont à Tao, Pha Ngan ou encore Samui. Et c’est là qu’un véritable orage éclate. En quelques minutes, l’eau passe par-dessus les trottoirs, ceux qui s’aventurent sur la route ont les chevilles recouvertes. Vu que les bus sont parqués 300 mètres plus loin, le départ est différé pour ne pas tremper tout le monde avant le départ. Après 45 minutes d’attente à l’abri, une petite accalmie s’annonce. Départ vers les bus pour le chargement. Les sacs sont mis en soute, qui sera fermée durant tout le trajet par un cadenas. Les bus sont modernes, à deux étages, avec deux chauffeurs pour la route. Les sièges sont larges et inclinables, c’est assez confortable. Evidemment, cela sera difficile de dormir quand même. Départ vers 22h00.
Dimanche 20 juillet
On n’a finalement pas trop réussi à dormir, car même si les sièges étaient larges, un car ce n’est pas confortable. En plus, nous nous sommes arrêtés deux fois en route, cela n’aide pas si on avait finalement trouvé le sommeil. Bref, nous arrivons dans les environs de Chumphon vers 0530h., proche d’un débarcadère. Le soleil se lève, l’embarquement dans le catamaran de Lomprayah est prévu pour 0700h. Le check-in commence en retard, on marche sur le ponton qui mène au bateau. Les sacs sont déposés à l’avant et nous allons nous asseoir dans les sièges. Le catamaran est rapide, mais en contrepartie, il prend assez facilement les vagues, donc cela bouge un peu. Nous sommes toutefois assez fatigués pour ne pas trop sentir la mer. Vers 0915h., c’est l’arrivée sur Koh Tao et les sacs sont déchargés sur le quai. On les récupère et on se dirige vers la rue principale, devant le 7-Eleven où le rendez-vous était fixé avec le personnel du Laem Thian Bungalows, notre pied à terre trouvé sur le net. Nous partons d’abord acheter des linges de plage. Vu la place que cela prenait dans les sacs, nous avions décidé de les acheter ici, nous les laisserons dans les îles également. Pour le logement, nous cherchions quelque chose de simple et de tranquille, nous verrons.Un homme vient nous voir avec un panneau sur lequel figure notre nom. Voilà, ils sont là, à l’heure. Il faut dire que toutes les GH viennent chercher leurs clients à la sortie du bateau, il y a donc foule et quantités de pick-up dans la rue. Nous montons à l’arrière d’un pick-up Toyota, avec nos sacs, et départ. Au début, la route est bien goudronnée et bonne. Puis, nous la quittons pour prendre un chemin en terre. On voit une piste monter raide à travers la jungle, pleine d’ornières et de trous.Cela ne peut pas être là, le 4x4 ne passe pas. Et bien si ! Pendant quelques kilomètres, nous roulerons sur une piste de bout du monde, creusée à souhait. Nous sommes chahutés sur l’arrière du véhicule, il faut bien se tenir. Nous arrivons finalement sur la côte est de l’île, et nous ne sommes pas déçus. Des bungalows accrochés à la colline, à moitié sur des rochers ou dans la forêt, devant une mer limpide. Il y a là une petite plage de sable et également de gros rochers d’où l’on peut sauter dans l’eau profonde. Une échelle en bois a été installée pour sortir de l’eau et remonter sur les rochers. Nous prenons nos logements, les chambres sont simples (un lit, une moustiquaire), avec un WC et une douche à l’eau froide, mais fonctionnels. Nous voyons la mer depuis notre terrasse, la vue est magnifique et il y a un hamac pour se relaxer. Tout ça pour 600 bath le bungalow. Toute la journée, nous profiterons de cette eau claire et chaude (env. 28 °). Le soir, deuxième bonne surprise, la carte du restaurant est bien fournie et la cuisinière est un vrai cordon bleu. Apparemment tout le staff vient de Birmanie. Il y a de l’air, c’est agréable de rester dehors. La nuit venue, la patronne et son mari mettent la musique et jouent avec du feu en maniant des boules enflammées au bout d’une corde. Incroyable comme dextérité et comme effet. Nous passerons une excellente première nuit, avec de l’air, vu que nous laissons tout ouvert.
Lundi 21 juillet
Lever vers 0930h. et départ pour un excellent petit-dèj’, car pour ce repas aussi, il y a bien du choix. Nous louons ensuite masque, palmes et tuba pour la journée. Nous partons dans la baie. L’eau est claire, la visibilité est bonne. Après quelques mètres de sable, le fond est composé de récifs et d’un peu de corail. Les poissons sont au rendez-vous, des petits de toutes les couleurs et des plus gros, qui ressemblent à des barracudas (désolé, je ne suis pas un spécialiste aquatique…). Après le snorkelling, on passe de l’autre côté de la baie, vers les rochers, pour une séance de sauts. Il y a en pour plusieurs hauteurs. De 2 mètres pour débuter, jusqu’à 8-10 mètres pour le point le plus haut, avec encore un point intermédiaire de 5-6 mètres. L’eau est profonde et claire, aucun risque. Tout le monde saute, sauf Dominique qui n’est pas très à l’aise dans l’eau. Le saut depuis le point le plus haut est quand même assez impressionnant. Vu la journée dans l’eau, nous arrivons au repas du soir affamés. Cela tombe bien, la nourriture est vraiment extra ici. Il y a des poissons devant la cuisine, il n’y a qu’à montrer celui qu’on veut et la cuisto nous le prépare. Parties de cartes, relaxation devant la plage, fin de soirée tranquille. Le soleil a été bien présent toute la journée, il faut bien se protéger, surtout en snorkelling. Le t-shirt est de rigueur. Mais j’avais oublié les mollets et le creux du genou qui sont rouges et brûlants … Il y a moins d’air ce soir, mais en laissant toutes les fenêtres ouvertes, c’est largement supportable. Demain, tour de l’île en bateau.
Mardi 22 juillet
Ce matin, je me lève tôt, vers 0730h. En discutant avec un Allemand hier soir, il m’a dit que le matin, on avait parfois la chance d’apercevoir des petits requins de récifs, des « Black Tip ». Je prends mes palmes, mon masque et mon tuba et je pénètre dans l’eau aussi bonne en cette heure matinale que l’après-midi. A 40-50 mètres de la plage, j’aperçois deux requins qui rasent le fond, par environ 2, 5 mètres de profondeur. Ce sont mes premiers animaux du genre, alors évidemment je suis impressionné. Ils ondulent dans l’eau, spectacle fascinant. Même s’il semble qu’ils ne soient pas dangereux, je ne plongerai pas pour les toucher. Je sors la tête de l’eau, je suis seul dans la baie. Mes deux squales ne restent pas longtemps en vue, ils regagnent assez rapidement des eaux plus profondes. Je retourne à la nage vers la plage, pour aller prendre un bon petit-dèj’. Je raconte au reste de la famille ce que je venais de voir, Jérôme dit qu’il fera l’effort de se lever demain. Quant aux enfants, c’est moins sûr. On se prépare pour partir sur le bateau. Il vient si près pour nous charger qu’il racle le fond et le voila coincé sur un récif. C’est tout de même une belle embarcation, un petit bateau de pêche pas une barque. Tout le monde se met à l’eau pour le bouger et après de nombreux efforts, on met du poids sur l’avant et miracle, il bouge et se libère des rochers. Le patron fait une tournée générale de bière pour remercier de l’aide apportée. Départ pour le tour de l’île. Nous nous arrêtons dans plusieurs baies, où il y a d’autres bateaux. Les poissons sont là, et les séances de snorkelling sont magnifiques. Nous prenons un bout de pastèque et des centaines de poissons viennent nous manger dans les mains. Et quand il n’y a plus de fruit, c’est le bout de nos doigts qu’ils mordillent. Baignade, sauts depuis le bateau, snorkelling, on profite de la mer. Le repas de midi étant prévu, nous mangeons un excellent riz frit sur le bateau, avec des fruits. Et rebaignade. Au nord de Koh Tao, nous nous arrêtons sur l’île minuscule de Yang Nuan. C’est un repaire de touristes, il faut même payer 100 bath par personne pour pouvoir y accéder vu que c’est le gouvernement qui gère les lieux. Même si c’est beau, on peut aussi s’arrêter juste avant l’île et partir en snorkelling sur un site qui s’appelle les « japanese gardens ». Mais bon, on l’a su après. Descente ensuite le long de la côte ouest de l’île, toutes les collines sont parsemées de bungalows. Nous arrivons à Shark Island, un îlot rocheux où paraît-il on peut apercevoir des requins. Nous en faisons le tour, l’eau est légèrement trouble et point de requins, par contre des plongeurs à une douzaine de mètres sous nous. Nous rentrons à la GH vers 1700h., complètement assommés par le soleil et la mer. Pour le repas de soir, ce sera … poisson, que nous choisirons à la cuisine. Demain, lever tôt pour voir les requins !
Mercredi 23 juillet
Lever donc assez tôt vers 0645h. avec Jérôme. Un thé et un yaourt plus tard, nous rentrons dans l’eau. Nous ne faisons pas 30 secondes de nage avant d’apercevoir notre premier requin. Nous sommes vraiment près du bord ce matin, 30 mètres tout au plus, avec 2 mètres de fond. En 45 minutes, nous verrons une bonne dizaine de black tip, dont les plus gros font 1, 50 mètre environ. Le spectacle est magique. L’un d’entre eux qui rasait le fond s’écarte du groupe et monte à la surface. Il est 3-4 mètres devant nous, ondulant de son corps. C’est impressionnant. Et subitement, ils partiront vers le large. Nous sommes conscients d’avoir vécu un super moment, même si certains trouveront cela assez banal. Retour sur la plage et à la GH pour un petit-dèj’. Nous raconterons cela aux enfants, qui n’étaient pas convaincus. C’est promis demain matin ils viendront. Pas facile de voyager avec des ados … Le reste de la journée sera partagé entre les sauts depuis les rochers, le snorkelling et des parties de cartes. Le soleil a tapé dur aujourd’hui. Vraiment le Laem Thian est ce que nous recherchions. Pas de bars, d’abus d’alcool ou d’autres produits planants, nous sommes au calme.
Jeudi 24 juillet
Nous pensions nous lever voir une nouvelle fois les requins, Mathieu et les filles semblaient d’accord d’être réveillés tôt. Et voilà qu’un énorme orage éclate en fin de nuit. Vers 0700h., la pluie tombe intensément. Nous renonçons donc à partir dans l’eau par un tel temps. Il fait gris et sombre, la visibilité dans l’eau ne doit pas être terrible. Nous restons un peu au lit et nous levons tout de même tôt pour préparer les sacs. Aujourd’hui, nous prenons le bateau pour changer d’île et partir sur Koh Pha Ngan. Mme Pingpong, la patronne de Laem Thian, est censée nous amener avec son pick-up. Mais il refuse de démarrer. Nous sommes en Thaïlande, il y a toujours une solution. Une équipe part dans le bateau démonter la batterie dans le but de l’installer sur la voiture. Il paraît que c’est compatible. Malheureusement, ce n’est pas la batterie, mais peut-être de l’eau dans le réservoir. Le bateau pour traverser sur Pha Ngan est manqué. Ce n’est pas un problème pour Mme Pingpong qui, en deux coups de fil, nous placera sur le bateau de l’après-midi. Bon, et bien finalement nous avons le temps de prendre le petit-dèj’. Vu que le pick-up ne démarre toujours pas, un taxi est commandé (aussi un pick-up) pour nous conduire au port. Mme Pingpong prend en charge ce transport pour nous. A notre arrivée au port, nous voyons 2 jeunes qui ont vraiment l’air mal, qui sont sous perfusion et qui sont accompagnés d’infirmières et d’un docteur. Il n’y a pas d’hôpital sur Tao, alors ces jeunes sont acheminés sur Koh Samui où il y a ce qu’il faut pour soigner des maladies plus graves. Qu’ont-ils ? Nous ne le saurons jamais, même si nous apprenons que l’un de ces jeunes a séjourné longtemps au Cambodge. Une crise de malaria ? L’orage de ce matin fait toujours effet sur la mer, qui semble bien agitée. Le catamaran de Lomprayah n’est pas l’idéal par ce temps. Dès la sortie du port, il prend les vagues et les creux, le bateau bouge dans tous les sens, on se croirait dans un manège à Disneyland. Le personnel fait une distribution préventive de cornets… Finalement, peu de gens en auront besoin et nous arriverons à Pha Ngan sans encombre. A notre arrivée, nous négocions un taxi pour nous rendre à Haad Khom dans le nord de l’île (150 bath p. pers., bien plus cher que sur le continent). Cette plage est à côté du village de Chaloklum. Nous avions réservé une chambre à l’Ocean View (1300 bath pour 1 bungalow familial, mais 3 chambres) et le taxi nous pose juste en-dessus. Il faut descendre quelques marches sur la plage pour y arriver. Les bungalows, grande chambre très propre, WC et douche, terrasse et hamac, sont directement sur la plage, au milieu des cocotiers. Par contre, nous sommes déçus de voir qu’il n’y a que très peu d’eau. La mer est retirée assez loin et des rochers de récifs apparaissent. Il devient difficile de se baigner et surtout de nager. Et en plus, les rochers font mal aux pieds, impossible de marcher dessus sans chaussure. Une fois cette barrière passée, l’eau devient profonde. La mer revient avec la marée en fin de journée. Comme dans tout le pays, nous mangerons très bien au resto de l’Ocean View, même si le service est un peu long dû au fait qu’il n’y a que peu de personnel en cuisine. Il y a 3 ou 4 groupes de bungalows sur cette plage, mais aucune autre animation, ce sera parfait pour être au calme, loin de la Full Moon Party qui est à l’opposé de l’île. Apéro sur la plage, tennis sur le sable, baignade (l’eau est revenue), un peu de soleil, finalement, l’endroit est parfait. La nuit sera donc très calme, aucun bruit de bars ou d’animation nocturne.
Vendredi 25 juillet
Petit-dèj’ au resto, qui est directement sur la plage, et la patronne nous propose de nous emmener au village voisin de Chaloklum avec son pick-up. On trouve de tout à Chaloklum : 7-Eleven, internet, resto, ATM, location de scooter, centre de plongée, etc. Malgré tout, cela reste un petit village de pêcheurs pas (trop) touristique. On s’y balade, on vérifie nos mails et on rentre à pied à l’Ocean View par la plage. 30 minutes plus tard, après avoir marché sur le sable et des rochers, nous voilà arrivés. C’est bien plus court que par la route. L’après-midi sera consacré à la plage et aux jeux sur le sable, vu que le soleil est de la partie. Je vois une canne à pêche qui traîne près du resto. Je l’emprunte, je mets un leurre et je pars sur les rochers tenter ma chance. Aucune touche, au contraire, mon leurre se prend dans les récifs et je dois passer à l’eau pour le décrocher. En fin de journée, on remarque que le resort voisin, le Coral Bay, loue des scooters (200 bath les 24 heures). Nous en prenons 3 et départ pour le repas du soir à Chaloklum. La route est en réfection et elle ressemble plus à une piste, il faut faire attention de ne pas tomber, prudence. Nous nous posons sur la terrasse d’un restaurant de pêcheurs (le 2 brothers), à quelques mètres de la mer. Au menu ce soir, grillades de poissons (barracuda et merlin, 250 bath l’énorme portion). Mmhhhh, un régal. Une dernière glace au 7-Eleven et nous reprenons la piste. Pas de chute jusqu’à nos bungalows, tout va bien. Un splendide lézard d’une trentaine de cm est posé sur la vitre de notre porte. Cela refroidit un peu ceux qui pensaient dormir la porte ouverte … La forêt est juste derrière le bungalow. Nouvelle nuit très calme.
Samedi 26 juillet
Réveil à 0830h., le vent s’est levé, il ne fait plus si chaud et les nuages sont bien là. Le temps est incertain, il peut faire beau comme pleuvoir. Après notre premier repas du jour, on enfourche les scooters que nous avons jusqu’à ce soir pour partir à la découverte de l’île. Notre but : toute la côte ouest jusqu’à Haad Rin à la pointe sud. Nous avons une carte routière assez bien détaillée. Ce sont les resorts et hôtels qui nous servent de point de repères pour les routes qui longent la mer. Nous constatons que les autres plages sont comme la nôtre. Peu d’eau le matin, la mer se retire loin et laisse apparaître des récifs. Est-ce ainsi sur toute l’île ? En tous les cas, nager est impossible sans passer cette barrière de rochers. Le ciel devient assez menaçant, nous allons prendre l’orage. Sur la route de Thongsala, nous nous arrêtons à la JJ’s House juste au moment où les premières gouttes se mettent à tomber. Il y a un billard, un jeu de fléchettes, on va pouvoir s’occuper. On mange également un morceau sur place et au bout d’une heure et demie, on reprend la route pour Thongsala, le port de débarquement de Pha Ngan. Il y a peu de circulation sur ces petites routes et le peu de voitures que nous croisons roule correctement. Nous ne dépassons que rarement 40 km/h, ce qui nous permet de bien profiter du paysage. A Thongsala, on se balade tranquillement, visitant les magasins. Il y a aussi un marché avec des étals de nourriture où nous apaiserons la faim qui était revenue. Cela nous rappelle le continent, tant au niveau de l’ambiance que des prix dérisoires. Nous renonçons à descendre jusqu’au sud de l’île, il faudrait ensuite foncer pour remonter. On préfère revenir par la route côtière et faire quelques arrêts sur les plages. La mer est brassée et moins claire suite à l’orage. De retour au Coral Bay, on restitue les scooters et vu que le temps s’est légèrement amélioré, et surtout que l’eau est remontée, on se fait une bonne séance de baignade. Au bout de la plage, à l’opposé du Coral, il y a des massages directement sur la plage, sur un grand lit d’osier. Demain, c’est le retour sur Bangkok, c’est donc le dernier moment pour profiter d’un moment de détente. Massage en plein air, avec le bruit de la mer, un régal. Ce soir, nous mangerons à l’Ocean View, un magnifique menu chinois, qui sera quand même un peu gâché par l’attente. Presque 2 heures ! Comme souvent, il n’y a qu’une ou deux personnes en cuisine, en plus toutes les tables étaient occupées, et rien n’est préparé à l’avance. Notre dernière nuit sur les îles sera très calme.
Dimanche 27 juillet
Le temps est un peu meilleur ce matin. Tant mieux, car nous devons faire quelques heures de bateau. Et bien cela ne sera que temporaire, car le ciel devient vite noir et le vent se lève. Nous avons changé de compagnie pour rentrer sur Bangkok et nous avons le bateau de la Seatran. Ce n’est plus un catamaran, mais un navire conventionnel qui fait le même trajet Chumphon-Tao-Pha Ngan-Samui et retour. Il va à peine moins vite, mais par contre il est beaucoup plus stable dans les vagues. En plus, il a un pont supérieur à l’air libre contrairement aux bateaux de la Lomprayah. Dès notre départ de Thongsala, la pluie se met à tomber sous la forme d’une sorte d’orage, mais sans les éclairs. Même si on est moins secoué, cela tangue quand même pas mal. Un enfant semble assez mal supporter ce gros temps et sa mère l’emmène à …. l’avant du bateau. Ce qui devait arriver arriva. L’enfant a vomi, mais avec le vent, les passagers se trouvant le long du bateau à l’arrière ont vu leurs t-shirts être parsemés de ce liquide si nauséabond. Pas très malin de ne pas aller à l’arrière. Une fois sur le continent, le bateau accoste au milieu du port de pêche, version très local, avec des baraques de bois et de tôle le long des berges. Comme à l’aller, tout est bien rôdé, nos bus sont déjà là et des taxis attendent ceux qui préféraient prendre le train de nuit pour les conduire à la gare. Nous chargeons les sacs, là aussi la soute est fermée avec un cadenas et nous sommes bien avertis qu’il n’y a plus d’accès aux sacs jusqu’à l’arrivée à Bangkok.Après 30 minutes de route, le bus s’arrête dans une zone où il y a des restaurants et un marché. Nous qui avions peur de voyager le ventre vide ! 60 minutes d’arrêt pour nous sustenter. Nous évitons le resto pour touristes où les ¾ des gens vont et partons dans une petite échoppe un peu plus loin. La nourriture y sera excellente, notamment la salade de papaye, mais très épicée. Deuxième anniversaire du mois, puisque aujourd’hui nos filles ont 15 ans. Nous croisons justement une pâtisserie, nous achetons donc un gâteau que nous mangerons dans le bus. Le patron nous offre les bougies, en félicitant les filles. Il pleut lorsque nous remontons dans le bus. On déballe le gâteau, on y met les bougies et le bus entonne un « happy birthday ». Dommage, mais il n’y a pas autant de parts de gâteau que de sièges … On mange nos tranches et suite on essaie de dormir pour faire passer le temps du voyage.
Lundi 28 juillet
Nous arrivons à Bangkok à 0430h. du matin, au même endroit que lors de notre départ la semaine dernière. Nous savons donc où nous sommes. Quelques chauffeurs de taxis ou de tuk-tuk nous disent que Khao San est à plus de 30 minutes à pied, alors qu’il n’y en a pas pour plus de 10 minutes. Nous nous dirigeons vers la Lamphu House où nos chambres sont réservées, mais évidemment pas disponibles si tôt. Arriver à cette heure est vraiment un inconvénient, que faire ? A la Lamphu, nous allons un moment sur le net, puis nous nous posons dans les canapés pour tenter de dormir un peu. Le jour se lève et vers les 0800h., nous partons prendre le petit-dèj’ dans la rue, sur la droite en sortant. Les habituels stands proposant des muesli-fruits and yogurt sont toujours là, fidèles au poste. Dominique et moi partons ensuite à pied visiter le Golden Mount, un temple qui se trouve à 20 minutes de Khao San. Depuis son sommet, on a une belle vue sur Bangkok. En redescendant, Dominique voit un arbre avec de belles fleurs qu’elle veut photographier. Elle s’approche et soudain m’appelle pour me montrer quelque chose. Il y a un serpent enroulé dans une branche et il n’a pas l’air petit. Nous sommes en pleine ville ! Je vais chercher un jardinier pour lui montrer le reptile, peut-être pourra-t-il me renseigner à son sujet. A la vue du serpent, il a un mouvement de recul et il fait des signes pour dire qu’il n’aime pas ces animaux. On ne saura jamais de quel serpent il s’agissait et si c’est commun d’en trouver là, au milieu du bruit, de la circulation humaine et routière. Il est bientôt l’heure de passer au shopping, donc départ pour Khao San. Quelques t-shirts plus tard, nous décidons d’aller visiter le fameux centre commercial MBK, dans le quartier de Siam. Tout cela pendant que Jérôme se fait tatouer un magnifique dragon sur le mollet. Pour nous y rendre, facile. On prend le bateau sur la Chao Phraya jusqu’au débarcadère « Center ». Là, il y a le départ du Skytrain qui s’arrête directement au MBK. Le MBK, c’est 5 étages de boutiques, il y en a des centaines et on y vend de tout. Il y a par exemple un étage complet avec les téléphones portables. Mais attention aux contrefaçons ! Et ici pas de marchandage, les prix sont fixes. Nous ne retournons pas à la GH, mais restons de ce côté de la ville et alors qu’arrive le début de soirée, nous prenons la direction de Patpong, où il y a aussi un marché de nuit (et des bars à filles bien sûr…). Jérôme nous y rejoint, son mollet à l’air. Le tattoo est magnifique, il prend tout le mollet. La peau est encore bien rouge des meurtrissures des aiguilles. A Patpong, les rabatteurs sont sans gêne, ils proposent des shows à Mathieu qui n’a même pas 17 ans ou encore à Dominique et moi alors que nous sommes en couple. Les bars ont leurs portes ouvertes et nous pouvons voir des filles peu vêtues danser autour de barre ou sur des comptoirs. Les clients ne sont qu’occidentaux et plutôt dans la fleur de l’âge pour ne pas dire plus. Triste tourisme sexuel, chacun aura son avis sur la question. Retour à six dans un taxi direction Khao San. Shopping, encore shopping. Les t-shirts peuvent se négocier entre 120 et 150 bath, les jean’s 600, mais toujours dans la bonne humeur, avec le sourire et sans agressivité. C’est plus facile ici qu’à Patpong, l’ambiance est plus détendue et la négociation plus facile. Les prix de base sont aussi plus bas. Evidemment, il y a d’autres marchés pour les achats, ce sera pour notre prochain séjour à Bangkok. Une petite assiette de nouilles dans la rue (25 bath) et ce sera la fin d’une longue et harassante journée.
Mardi 29 juillet
Dernier jour de ces vacances en Thaïlande. Le lever se fera un peu plus tard pour Jérôme et les enfants, il faut rattraper le retard de sommeil. Dominique et moi allons prendre nos petit-dèj’ dans la rue, une dernière fois. Pancake à la mangue, cornflakes-fruits et yogurt, café, rien ne dépasse les 30 bath dans les petites échoppes sur roulettes qui peuplent les trottoirs. Tout au long du mois, nous avons principalement mangé dans la rue, et pas seulement des paad thaï ou du riz frit. Le choix est souvent assez large pour manger différemment. Et le bilan est plus que positif. Pas l’ombre d’une tourista ou d’un quelconque dérangement intestinal. Juste parfois des brûlures dues à la consommation excessive de piment pour nos estomacs d’occidentaux. Vraiment manger dans la rue est sans risque et très dépaysant. Sans compter que c’est bon marché, ce qui compte aussi lorsqu’on voyage à 5. Dernière chose que nous voulions voir, le prix des I-Pod. Nous prenons le bus pour nous rendre dans un centre commercial et nous constatons que cela ne vaut pas vraiment la peine, il n’y a que peu de différence. Retour dans la région de Khao San, toujours en bus, pour les derniers achats. Prendre le bus à Bangkok est facile et pas cher, le seul problème, et de taille, consiste à savoir quelle ligne prendre et où descendre. Nous avions bien fait de voyager léger, car là, nos sacs sont pleins à craquer. 9 kg à l’aller, près de 17 au retour. Contrairement à la France, les douanes suisses sont moins sévères avec les effets achetés et supposés être de la contrefaçon. Chez nous, pas d’amende, mais confiscation de la marchandise et encore, cela dépend de la quantité. Nous voilà en début de soirée, notre vol est prévu pour minuit, il sera bientôt temps de monter à l’aéroport. Dernier repas dans la rue, cela sera meilleur qu’un plateau dans l’avion. La Lamphu organise un transfert en minivan pour 130 bath par personne, c’est moins que le bus et certainement moins que le taxi, en tous les cas pour nous vu qu’à 6, il nous en aurait fallu deux. L’aéroport de Bangkok est gigantesque, le temps passe vite en s’y promenant. Jérôme a son vol Egyptair presque à la même heure que notre Royal Jordanian, alors nous restons ensemble jusqu’au dernier moment. Embarquement, l’avion est une nouvelle fois plein. En décollant, j’aperçois l’appareil Egyptair de Jérôme qui attend son tour sur le taxi-way. Salut frangin, on se voit demain à Genève. En y pensant, c’est incroyable, on traverse le monde en quelques heures. C’est une chance, nous devons être conscients de faire partie des privilégiés pour découvrir la planète aussi facilement. Le vol jusqu’à Amman sera sans histoire, avec les quelques turbulences habituelles et surtout les difficultés à dormir dans un avion.
Mercredi 30 juillet
3 heures d’attente et notre vol pour Genève est à l’heure pour rentrer à la maison. Nos sacs sont sur le tapis et nous passons la douane sans encombre. Les parents de Dominique sont là pour nous récupérer, nos têtes sont encore là-bas, au pays du sourire. Il ne nous faut pas longtemps pour nous apercevoir qu’ici, nous en sommes loin … Rentrer à la maison fait tout de même du bien, même si nous serions volontiers restés plus longtemps en Thaïlande. Mais écrire ces quelques lignes permet de s’évader et de se remémorer nos fabuleux souvenirs. Il sera bientôt temps de préparer notre prochain périple, sans enfant, en novembre prochain : 10 jours au sultanat d’Oman pour un périple en 4x4, montagne, wadis, plages et désert, le tout en camping sauvage. Et aussi le moment de penser aux vacances d’été 2009, certainement sans Mathieu, juste avec les filles. Il reste tant à voir en Thaïlande, le nord et le triangle d’or avec un passage au Laos, le parc de Khao Yai, la région de Sangkhlaburi, avec de retourner profiter de la mer aux Laem Thian. Comme l’an dernier, si je trouve une action et un vol pas cher sur le net, je vais réserver les billets le plus tôt possible. Et commencer déjà à nous impatienter… Bien que d’autres destinations nous attirent : la Malaisie, l’Indonésie, le Vietnam ou encore le Cambodge. Et les Philippines, et la Birmanie … Et ….
Pour les infos utiles, tous les prix mentionnés ci-dessous s’entendent par personne, sauf les hébergements pour lesquels ce sont les prix par chambre.
Mercredi 2 juillet
Départ pour l’aéroport vers 1020h., le vol de la Royal Jordanian pour Amman, puis Bangkok, étant prévu pour 1230h. Les vacances commencent bien puisque Mathieu oublie son pull à la maison … En arrivant dans le hall des départs, on constate sur le tableau que le vol décolle à 1140h., soit une heure plus tôt que l’horaire qui nous avait été communiqué sur le e-ticket. On embarque donc rapidement, après avoir enregistré nos sacs à dos qui pèsent de 7 à 9 kg, dans un A320 de la RJ pour notre premier vol. Ecrans sur chaque siège, avion neuf, bonne surprise. Une fois à Amman, nous hésitons à payer un visa jordanien et pour sortir direction Madaba, à une vingtaine de km, petite ville que nous avions visitée lors de notre périple en Jordanie en octobre 2007. Notre prochain vol a 3 heures de retard et du coup, notre transit est de 7 heures. Mais aller à Madaba en soirée coûte finalement assez cher et le retour à l’aéroport est relativement aléatoire car il faudra trouver un taxi en toute fin de soirée. On attend donc en zone transit et le temps passe long dans cet aéroport.
Jeudi 3 juillet
En milieu de nuit, on embarque finalement dans un A310 de la RJ. Cette fois-ci, pas d’écran personnel devant le siège et l’avion est plein comme un oeuf. 9 heures de vol, avec des intermèdes de 20-30 minutes de sommeil. Quelques turbulences plus tard, nous posons à Bangkok. Nous passons facilement le contrôle de l’immigration et, miracle, tous nos sacs sont sur le tapis. Vu que nous sommes 5, il va être difficile de ne prendre qu’un seul taxi, mais nous ne voulons pas nous séparer. Nous partons vers les bus publics, mais le 556, que nous avons attendu longtemps n’est jamais venu. La ligne est-elle toujours valable ? Alors qu’on se dirigeait vers l’arrêt du AE2 qui descend vers Khao San, on trouve un taxi qui nous embarque tous pour 600 baths, autoroute comprise. Nous savons que ce n’est pas la règle, mais bon, nous sommes fatigués et à, 5, nous ne risquons rien. Après moins d’une heure de route et quelques embouteillages, nous voilà vers Soi Rambuttri où se trouve la Lamphu House, où nous avions réservé nos premières nuits en Thaïlande. Il est 1830h. et la réceptionniste nous « engueule » en nous disant que les chambres (590 bath la double et 770 la triple) ne sont garanties que jusqu’à 18h00 ! Mais heureusement, ils nous ont gardé nos réservations. Après une bonne douche, nous ressortons et partons direction Khao San qui n’est qu’à une centaine de mètres. Etalages de vêtements de tous styles, de nourriture, de fruits, nous voilà plongés dans la frénésie de cette ville. On commence d’emblée par ingurgiter des jus de fruits frais composés devant nous, avant de déguster nos premières nouilles thaï du mois. Je me rends ensuite dans un 7-Eleven, où j’achète une carte Sim que je vais insérer dans le portable que j’ai pris depuis la Suisse. Pour 99 bath, j’ai un numéro thaï et je rajoute 500 bath de crédit de communication. Cela me durera le mois entier et j’appellerai plusieurs fois l’Europe, vu le faible coût. Et surtout je suis atteignable au cas où, de même que je vais pouvoir appeler les GH au fur et à mesure du voyage. Retour à la GH pour une première nuit asiatique bien méritée. Les lits sont bons et propres, la chambre climatisée, l’endroit est calme, loin du bruit de la rue.
Vendredi 4 juillet
Le décalage se fait sentir, réveil en pleine nuit, impossible de se rendormir. Notre horloge biologique aura besoin de quelques jours pour se mettre à l’heure thaï. Du coup, on se lève tôt pour partir à la découverte de Bangkok. Première étape, on donne du linge sale à laver, dans une échoppe dans la rue à une centaine de mètres de la GH. Dans toute la Thaïlande, on trouve partout des « laundry » qui pour 30-40 bath le kilo vous lave votre linge. Cela permet de voyager léger. Puis, ce sera le petit-déjeuner, dans la rue. Pour 30 bath, une bonne assiette de muesli, de fruits frais (banane, mangue, melon), le tout arrosé de yaourt nature et de miel. De quoi tenir la matinée ! La rivière Chao Phraya n’étant qu’à 5 minutes à pied, nous nous dirigeons vers le débarcadère pour prendre un bateau. Le système est simple : les bateaux ont un drapeau de couleur sur leur toit. En fonction de cette couleur, ils desservent tel ou tel arrêt sur la rivière. Le ticket peut se prendre dans le bateau ou sur le quai auprès d’une préposée, c’est très simple et les thaïs empruntent ce moyen de transport. Pour 17 bath, nous partons direction le Palais Royal et le temple de Wat Po avec son Buddha couché. Splendides visites, couleurs fantastiques, architecture magnifique. Puis départ à pied et en tuk-tuk vers Chinatown. Les chauffeurs de tuk-tuk essaieront inlassablement de nous emmener dans des échoppes à touristes. Si les clients y restent plus de 20 minutes ou qu’ils y achètent quelque chose, ils toucheront ainsi une commission, la plupart du temps en bons d’essence. Il suffit d’être ferme et surtout d’annoncer la couleur avant de monter dans le tuk-tuk pour éviter cette manœuvre. Chinatown est une ville dans la ville. Il y a foule sur les trottoirs et dans les ruelles, mais personne ne se touche en se croisant. Les gens nous ignorent, personne ne se regarde. Les odeurs sont là aussi, nous voyons des échoppes de nourriture qui ne nous attirent pas forcément … mais le dépaysement est garanti. Nous reprenons le bateau pour un autre temple, le Wat Arun, tout aussi beau, mais d’un autre style. Redépart pour la gare de Thonburi d’où nous partirons demain direction Kanchanaburi. On vérifie les horaires et vu que nous sommes là, nous achetons déjà nos billets (100 bath pour aller jusqu’à NamTok, 4 ½ h. de trajet). Nous aurions pu choisir l’option d’aller à Kancha avec un van (120 bath avec un départ devant l’hôtel Royal), mais nous voulons essayer le train 3ème classe. Retour ensuite à la GH, récupération de notre linge, propre et plié. Le ciel est noir, le vent souffle fort, l’orage menace, mais finalement, il ne pleuvra pas. La journée a été intense, Bangkok et sa circulation démentielle, sa pollution, ses bruits et ses odeurs. Afin de se relaxer, nous allons nous faire masser les pieds (160 bath pour une heure), cela fait tellement du bien. On mangera dans la rue, pour moins de 50 baths, avant de rentrer faire nos sacs. Le lever est programmé tôt demain matin.
Samedi 5 juillet
Lever à 0600h. En tapant à la porte des gosses, je réveille aussi deux autres chambres. Apparemment nos ados avaient besoin de récupérer, le réveil est rude ! Départ de la GH et petit-déj’ dans la rue, Cornflakes, fruits frais arrosés de yaourt et de miel. On arrive pour prendre le bateau, la gare de Thonburi se trouvant de l’autre côté de la Chao Phraya. C’est samedi, pas de bateau ! Cela nous apprendra à bien vérifier. Les lignes sur la rivière ne fonctionnent pas aujourd’hui. Il y a là un bateau taxi qui nous propose de nous faire traverser, mais au prix fort. Pas vraiment le temps de trouver deux taxis, bref on négocie un peu et finalement on embarque en payant 100 bath par personne au lieu des 17 normalement. Mais c’était cela ou rater notre train. La conductrice du bateau-taxi l’avait bien compris… la gare étant encore à quelques centaines de mètres du débarcadère, on prend encore un sangthaew (taxi pick-up) pour faire ce trajet avec nos sacs. La gare est animée, c’est samedi et pas mal de gens partent depuis là. Le départ du train est différé, nous verrons aussi plus tard que les trains en Thaïlande sont rarement à l’heure. Le train se remplit à moitié d’autochtones et à moitié de touristes, la 3ème classe est peu confortable, avec des bancs durs, des ventilateurs branlants au plafond. Des gens vendent constamment de la nourriture dans le train, entre deux arrêts ou tout au long du parcours. Le train sort de Bangkok en traversant des banlieues et en faisant de fréquents arrêts. Les paysages ne sont pas intéressants jusqu’à Kancha. On a même dû effectuer un freinage d’urgence, étant à un fil de percuter une vache qui dormait sur les voies. Le van aurait été plus pratique et rapide. Par contre, depuis Kanchanaburi, les paysages deviennent splendides. Le train passe d’abord sur le fameux pont sur la rivière Kwai, avant de la longer jusqu’à NamTok. Il faut alors avoir une place sur la gauche du train pour profiter du spectacle magnifique. Une fois arrivés à NamTok, nous sommes accueillis par le fils de François, 8 ans, chez qui nous allons pour une excursion à dos d’éléphants (le Ganesha Park). Nous mangeons rapidement dans un des restos près de la gare (300 bath à 5), puis nous prenons un sangthaew pour rejoindre le camp qui se trouve encore à 40 km, sur la route de Sangkhlaburi. On aurait pu prendre aussi le bus et descendre à Daewadong, mais c’était moins pratique. Dès notre arrivée, François nous attend et les éléphants, au nombre de 3, nous rejoignent 15 minutes plus tard. 2 ont un siège et 1 en est dépourvu. Je monte à cru sur ce dernier et départ direction le bord de la rivière, 1-2 km plus loin. Le paysage est fantastique, les éléphants s’arrêtent fréquemment pour manger des branches ou des buissons. On arrive même à cueillir depuis le dos de l’animal des ramboutans qui poussent ici sur le bord des routes. Le temps de prendre le rythme de l’animal, on arrive vers la rivière. Pendant que l’on se change (un pantalon est conseillé, le poil de l’éléphant est dru et irrite facilement la peau), les chaises sont retirées et voilà qu’on monte tous sur les bêtes à cru. Dominique n’étant pas particulièrement à l’aise dans l’eau, elle se porte volontaire pour les photos depuis la berge. Mathieu et moi sommes donc chacun sur un animal avec un mahout, alors que les filles vont toutes les deux sur la même bête. Direction la rivière pour un moment magique, le bain avec les éléphants. L’eau est chaude et propre, les éléphants plongent entièrement dans l’eau. Nous avons de l’eau jusqu’au ventre, on joue dans l’eau depuis leur dos. Après des dizaines de minutes de plaisir, retour à la berge et au raft (bungalow-radeau sur la rivière où l’on va passer la nuit). Là, ce sera la séquence « bain dans la rivière ». Le raft a une terrasse qui donne directement sur la rivière et le courant. Depuis les pontons, on saute dans l’eau, on se laisse prendre dans le courant et on récupère une corde quelques centaines de mètres plus loin pour revenir sur la terrasse. Le temps s’est couvert, une pluie fine et légère tombe, mais les enfants s’en donnent à cœur joie. Il y a là les enfants de François, de même que celui qu’il appelle son fils adoptif qui vient de la Birmanie voisine et qui l’aide dans son projet de camp aux éléphants. Pas de touriste ici, juste la nature et la rivière, un endroit magnifique, loin de l’agitation frénétique de Bangkok. Après une bonne douche, nous prendrons un énorme et excellent repas dans un resto-radeau sur l’autre rive, François n’ayant pour l’instant pas encore ouvert son propre resto. La nuit sur l’eau sera calme et reposante.
Dimanche 6 juillet
Réveil et petit-déj’ sur le ponton/terrasse, au-dessus de la rivière. Le niveau de l’eau, régulé par un barrage un peu plus haut, est monté de 2 mètres ! On repart pour une balade avec les éléphants, toujours à cru. On monte cette fois dans le village de Daewadong (phonétique, désolé) pour les attendre. C’est dimanche et nous croisons un mariage. Le convoi est ouvert par un pick-up sur lequel se trouve un mini-orchestre (trompettes, saxo, tambour) qui joue une musique de carnaval. Puis le marié, tout en blanc, cheveux rasés et sous un parasol blanc. Et ensuite, les invités tous dans des pick-up, direction le temple. Les gens nous sourient et nous font des signes de la main auxquels nous répondons évidemment. Les éléphants partent pour le bain dans la rivière avec leur mahout et nous assistons à leur toilette depuis la berge. Ils leur frottent la peau avec une grosse brosse, visiblement les bêtes apprécient cette séance de grattage ou de chatouillis. Puis, nous montons visiter le temple du village où on retrouve … le mariage. Le cortège doit faire trois fois le tour du temple à pied, avec la musique et le marié qui est porté sur une chaise, toujours sous son parasol blanc. Les gens dansent au son de la musique, nous demandons de pouvoir prendre des photos. Pas de problème, d’ailleurs eux-aussi demandent à nous prendre en photo ! Nous voyons des femmes avec des petites bouteilles d’alcool (du Mékong sans doute, le whisky thaï), la fête va être arrosée. Des gens viennent alors nous chercher pour que l’on intègre le cortège et que l’on danse avec eux. Dominique et moi y allons, les enfants, plus timides, restant sur le bord du temple. Si nous n’avions pas eu la balade avec les éléphants, sans doute que nous aurions pu participer à la fête. Chaque famille avait des offrandes à faire au marié. Bizarrement, nous n’avons jamais vu la mariée ! La cabane qui devait nous servir pour monter sur l’animal est occupée par le mariage, donc nous devons monter sur le toit d’un 4x4 pour aborder l’animal, et encore, il est trop haut. Après cette péripétie de départ, nous voilà partis pour un tour en forêt. Les mahouts se sont couverts de la tête au pied, il va y avoir des moustiques, mais nous nous sommes bien aspergés de produit anti-volatile efficace, acheté en pharmacie à Bangkok. Une heure de balade dans cette forêt tropicale, jungle dense, avec les montagnes en toile de fond. Splendide et rien à voir avec les camps d’éléphants pour touristes que nous avions vus sur le net. Une fois de retour au camp, nous prenons congé de nos hôtes. Les sacs faits, nous repartons en … canoë, le long de la rivière Kwai. Nos sacs sont confiés à un accompagnant qui a un véhicule et un guide va nous accompagner pour 4 heures de descente sur la rivière. On démarre au soleil (ce qui va brûler nos chevilles et nos bras), mais le temps passe rapidement aux averses. Le paysage est tropical, la nature est dense, avec une végétation extraordinaire. Une légère brume monte de la rivière, et malgré la pluie, la température ne bouge pas. Il fait chaud. La pluie fine tombant si intensément parfois, la visibilité se réduit, ce qui ajoute un charme supplémentaire à la descente. Il n’y a pas beaucoup de courant, on doit pagayer sans toutefois que cela ne soit trop fatiguant. On longe pas mal d’hôtels-radeaux, de villages le long de la rivière. On croise aussi des pêcheurs ou des long-tails boat qui remontent la rivière. Mais cela reste très sauvage. Au bout de 4 heures, on arrive à destination et on charge les canoës sur un pick-up. On récupère nos sacs et nous sommes déposés à un arrêt de bus sur le bord de la route pour retourner à Kanchanaburi. Nous sommes encore trempés de la pluie. Un bus arrive, nous lui faisons signe et il s’arrête, mais juste le temps de charger les sacs et de monter dans le véhicule. Faut pas traîner. On reste à l’arrière, là où il y a plus de place pour les jambes et où les sacs sont déposés. Le trajet nous coûtera 55 baths, bien moins que le taxi de l’aller (160 bath). Au fur et à mesure des arrêts, le bus se remplit et au final, nous serons bien une centaine là-dedans pour 60 places assises …Une fois à la gare routière, on appelle la Blue Star GH qui nous dépêche un taxi pour nous chercher. On prend possession de nos bungalows (500 bath) et on envoie nos ados à un cybercafé (20 bath de l’heure), pendant qu’on va se faire masser. Le repas de soir se fera au marché de nuit, à une quinzaine de minutes à pied de la GH. Nous mangeons super bien, comme tout au long du voyage, pour 270 bath à 5, boissons comprises. Il y avait du choix, même des insectes, que nous avons renoncé à goûter. Retour à la GH en fin de soirée pour une bonne nuit.
Lundi 7 juillet
Lever vers 0715h. On amène notre linge sale, il y a une « laundry » juste en face de la GH. Puis départ en tuk-tuk, version side-car, pour la gare routière (20 bath). Nous n’avons pas eu le temps de prendre un petit-dèj’ alors le 7-Eleven fera l’affaire. Le but du jour : les chutes d’Erawan. Un bus est là, avec la destination marquée sur le pare-brise. De toute façon, dès qu’on arrive à la gare routière, des gens viennent toujours nous demander où nous allons afin de nous indiquer le bon bus. 90 minutes de route (55 bath) et nous voilà arrivés. Il y a 7 cascades successives et nous grimpons le chemin qui monte à la dernière d’entre elles. Il faut compter environ 2 heures en prenant bien son temps. L’endroit est beau, sans être exceptionnel. Les chutes No 2 et 4 sont les plus propices à la baignade. L’eau est propre et rafraîchissante. Les autorités ont instauré un système original pour préserver le site : toute nourriture et boisson sont interdites sur l’ensemble des lieux. On peut prendre des bouteilles d’eau, mais à partir d’un certain point, on doit les déclarer et payer une caution. Au retour, tu dois les montrer, même vides, et on te rend ta caution. Ainsi, tu ne les abandonnes pas sur place et l’endroit reste propre. Nous nous baignons donc dans les chutes 4 et 2. Des poissons, certains de la taille d’une petite truite, viennent nous mordiller les pieds si nous restons immobiles. Après la baignade, ce sera le retour (attention le dernier bus est à 16h00) avec un véhicule qui a dû en voir des km vu son état !!! Une fois à la gare routière, on se pose pour prendre un verre à une terrasse, car Jérôme est censé nous rejoindre, arrivant de Bangkok. Finalement, après un contact téléphonique (bien pratique le portable avec numéro thaï), on se rejoint à la Bluestar GH. Retrouvailles, une bonne bière sur la terrasse du bungalow, on se raconte nos trajets. Puis, allez, un petit massage et départ pour le night market pour manger.
Mardi 8 juillet
Réveil vers 08h00. Pour le petit-dèj’, on se débrouille encore une fois en achetant divers trucs dans un 7-Eleven. On craque souvent pour des canettes de café froid. Nous prenons la direction du fameux pont sur la rivière Kwai à pied, il ne se trouve qu’à 2 km. On va sur le pont, on fait des photos, évidemment l’endroit est très touristique. Pour retourner à la GH, on négocie avec un taxi qui nous attendra également le temps de paqueter nos sacs pour nous emmener ensuite à la gare routière. Dès qu’on arrive, le bus pour Suphanburi (50 bath), celui que nous devions prendre, est déjà en train de rouler et de quitter la gare. Notre chauffeur lui fait de grands signes et le bus stoppe. Nous pouvons monter ! 2 heures de trajet et nous arrivons à Suphanburi. Le bus pour Ayutthaya (50 bath) part dans 10 minutes, juste le temps d’aller aux toilettes, d’acheter de l’eau et 1-2 bricoles et on redémarre. Pendant le trajet, comme souvent, des gens vendent de la nourriture, on achète donc de succulentes brochettes de poulet. En arrivant à Ayutthaya, une grosse averse nous tombe sur la tête. Quelques minutes à l’abri et la pluie cesse. On téléphone à la PU Inn GH, que nous avions contactée la veille pour réserver nos chambres, et une employée vient nous chercher bien que la GH ne soit qu’à 5 minutes à pied de la gare routière. Vu que nous ne resterons pas longtemps ici, nous optons pour un boat trip que nous prenons directement à la GH (200 bath). Ayyuthaya est ceinturée par une rivière et bon nombre de temples se trouvent sur le bord de l’eau. Ce sera donc une bonne manière d’en voir quelques-uns. La ville est grande et étalée, c’est donc pratique. Bien sûr, les amoureux de pierres, d’architecture et d’histoire pourraient rester ici plusieurs jours. Bon, le bateau fait le tour de l’île et trois temples sont visités. Même si c’est rapide, le tour est intéressant. Le dernier temple d’influence khmer (dont j’ai omis de noter le nom) est magnifique, au milieu d’une pelouse bien verte. Le tour finit au night market, où il y a des dizaines de stand de nourriture. Alors que les filles se posent et visitent le marché, je pars avec Jérôme à la gare, en moto-taxi, afin de se renseigner sur les trains à destination de Sukhothaï où nous irons demain. Finalement, nous achetons nos places (425 bath) et nous ferons bien. Les places sont numérotées dans le train et il n’en restait pas beaucoup. Vu que nous sommes 6, il faut parfois anticiper. Nous reprenons une moto-taxi pour retourner au night market où nous mangerons comme des rois pour 600 bath à 6. Retour à pied à la PU Inn GH (bonne adresse, chambre propre et calme), dernier passage à un cybercafé pour envoyer des nouvelles à la famille et ensuite gros dodo.
Mercredi 9 juillet
Juste après le réveil, nous prenons le petit-dèj’ juste à côté de la GH. Les prix sont un peu supérieurs à ceux de Bangkok. Départ ensuite pour la gare pour prendre notre train direction Phitsanulok, où nous prendrons le bus pour Sukhothaï. Surprise en arrivant : le train a du retard. Combien ? Avec le sourire, un employé nous dit en anglais : « C’est la Thaïlande, les trains sont toujours en retard ». On attend donc sur le quai, en jouant aux cartes. Finalement, le train arrive avec 2 heures de retard. Il n’a que 3 wagons et il est plein. Nous avions bien fait d’acheter nos places la veille. Le train est une surprise : climatisation, siège confortable, il y a même une hôtesse qui sert des plateaux repas, avec thé et cake à la banane pour le dessert. On oublie toutefois ce repas, car nous avions fait le plein de brochettes de poulet et de bananes frites, juste en face de la gare, avant de monter dans le train. 10 brochettes, 2 sachets de riz et des bananes frites : 100 bath. Le voyage est très organisé. En fonction des sièges numérotés, le personnel du train a la liste des passagers et de leurs destinations. Donc peu avant d’arriver à Phitsanulok, le chef de train vient nous annoncer la gare pour nous préparer à descendre car l’arrêt est court. Une fois sur place, nous prenons un tuk-tuk à 6, avec les sacs sur le toit. Bonjour la surcharge ! A la gare routière, nous avons juste le temps d’acheter nos billets (45 bath) et on saute dans le bus pour Sukhothai. A peine une petite heure de trajet et nous voici arrivés. Comme d’habitude, j’avais appelé une GH 2 jours avant pour réserver nos chambres, je rappelle donc la TR GH dont le patron vient nous chercher avec son pick-up. La TR est très bien située, juste avant le pont à droite à l’entrée de New Sukhothai. En effet, la ville est séparée en deux, la vieille ville avec les temples se trouvent à 14 km de là. Nous avons trois bungalows (350 bath) au fond d’une cour. C’est calme et les bungalows sont splendides, tout en bois, décorés avec goût, avec un peu de végétation autour. La GH propose aussi internet gratuit, fait la lessive et aussi restaurant. Bref, une bonne adresse. Après une bonne douche et un peu de relax, nous partons pour le night market, à 5 minutes à pied après le pont, pour découvrir la ville. Il faut reconnaître qu’il n’y a pas grand-chose à voir ou à faire ici. Un marché sur la gauche, des commerces sur la droite, bref, rien de transcendant. Ce qui est à voir est dans la vieille ville où nous irons demain. Nous mangeons dans une échoppe au bord de la route. Comme toujours, la nourriture est bonne et pas chère : 9 plats, 3 grandes bières et 3 Fanta pour 400 bath. En rentrant à la GH, on s’arrête dans un 7-Eleven pour acheter du Mékong et du Sprite. L’alcool est très bon marché, ce qui n’est pas forcément une bonne nouvelle car il le rend très accessible même aux jeunes. On teste donc le Mékong-Sprite sur la terrasse du bungalow. Bof, une bière bien fraîche est plus agréable. La nuit sera aérée, on dormira très bien.
Jeudi 10 juillet
Nous prenons notre premier repas de la journée à la GH. Vu que les PC sont libres, on profite d’envoyer des nouvelles à la famille restée en Suisse. On étudie aussi notre parcours pour la suite. Nous avions prévu de redescendre du nord sur Bangkok en train de nuit, mais finalement nous optons pour un vol sur AirAsia. On réserve donc sur le net 6 vols Chiang Maï-Bangkok pour 10'000 bath. On gagnera une journée de voyage. Nous partons ensuite pour la vieille ville pour voir les temples. Nous prenons un tuk-tuk plutôt que le bus. Le bus part toutes les 30 minutes, le tuk-tuk, même s’il va moins vite, part tout de suite ! 20 bath chacun et départ. En arrivant sur le site, on repère un loueur de vélos. Pas dur, il y en a plusieurs, avec des dizaines de vélos sur le trottoir. Bref, on en choisit un au hasard et on loue chacun une bicyclette pour la journée (30 bath). Le loueur nous remet un plan avec la localisation des temples. Il y a une ville ceinturée par des murs (couverts de végétation et peu visibles), mais aussi des temples dans la campagne hors de ces enceintes. L’entrée sur les temples est payante, mais on peut acheter un pass qui les englobe toutes (150 bath), cela vaut la peine si on en fait le tour. Le site est splendide, avec un petit lac, peu de circulation, l’accès aux différents temples est d’ailleurs interdit aux voitures. Le vélo est donc la solution. A pied, il n’y aurait pas la possibilité de partir sur les chemins de campagne, il y a plusieurs km de parcours. En tout, nous passerons 6 heures sur place, dont justement un tour hors des murs. Là, les paysages sont magnifiques, dans la nature, au milieu parfois de fermes. On peut faire des arrêts pour aller voir des temples ou vestiges, dans la forêt ou sur de petites collines. Au retour, il fait faim et nous mangeons des assiettes de riz frit près de l’arrêt des bus. 25 bath l’assiette et en plus c’est délicieux (allez je me répète, comme toujours…). Retour en bus à la GH. Les enfants y restent pendant que je pars avec Dominique et Jérôme faire un tour au marché qui est sur la gauche juste après le pont. Pas un touriste, que des produits locaux, des fruits, des légumes que nous ne connaissons pas. Certains vendeurs nous laissent en goûter quelques-uns. On traverse un marché couvert et là, les odeurs sont difficiles à supporter pour nos narines occidentales. Nous discutons aussi avec deux jeunes qui ont un véhicule bizarre : une moto avec un chariot à 2 roues sur l’avant. La partie mécanique est bichonnée et nous conversons sur la cylindrée, la puissance. Le jeune nous allume la moto pour écouter le ronronnement du moteur. Pour le repas du soir, ce sera le night market. En rentrant sur la GH, nous sommes attirés par le bruit d’un spectacle. Effectivement, nous tombons sur une estrade où il y a une sorte de concert avec des danses. Celles-ci sont assez suggestives, avec des travestis. Le public rigole, sauf nous, on ne comprend rien aux paroles ! Petit détour par le 7-Eleven avant d’aller se coucher. Petite précision : les 7-Eleven sont ouverts toute la nuit.
Vendredi 11 juillet
Lever, petit-dèj’ à la GH et le patron nous conduit à la gare routière. La TR était vraiment une bonne adresse, à recommander. Nous trouvons facilement notre bus pour Chiang Maï. Impossible de se perdre ici, soit c’est bien indiqué, soit les gens t’aident efficacement. Le bus roule vite sur les larges autoroutes du nord. Nous arrivons à Chiang Maï en début d’après-midi et nous prenons un taxi pour rejoindre la GH que nous avions choisie dans nos guides (Lonely Planet et Routard), la Julie GH. Il s’agit d’une petite GH pour routards. Il y a surtout des jeunes, peu ou pas de famille, mais l’endroit est décontracté. Le staff fait aussi agence de voyages, organise des trekks, peut t’arranger ton visa pour le Laos. Les chambres sont un peu défraîchies et petites, mais propres (200 bath). Une fois installés, nous partons en direction des marchés, d’abord de jour (le Warorot market), puis de nuit. C’est le paradis du shopping en tout genre, mais surtout des vêtements (t-shirts, jean’s, habits pour femmes) dans des stands le long du trottoir. Le marchandage est de rigueur, mais toujours avec le sourire, sans s’énerver. Repas dans la rue et retour à pied à la GH, qui est à 15 minutes de marche. L’ambiance est bonne sur la terrasse, avec des canapés pour se poser, une bonne musique et une table de billard. Il y a aussi 2 grands frigos. Chaque chambre a un carnet et tu peux te servir dans le frigo, tu n’as qu’à marquer ce que tu prends dans ce carnet. Le décompte est fait quand tu pars. La nuit sera calme, chaude, mais aérée grâce au ventilateur.
Samedi 12 juillet
Je n’avais pas encore parlé de la météo, mais depuis notre arrivée nous ne sommes pas dérangés par la mousson. Certes, le ciel est souvent nuageux, mais sans vraiment de pluie. Une ou deux grosses averses, mais pas de pluie en continu. Et la température ne bouge pas vraiment : 32-35 degrés, avec un fort taux d’humidité. Chez nous, on dirait que le temps est lourd ou orageux. C’est très supportable, on s’y fait au bout de 2-3 jours. C’est même parfois agréable de rester un peu sous la pluie. Il faut quant même faire attention et se protéger. Le soleil perce à travers les nuages sans prévenir et les coups de soleil ne sont pas à exclure. Bon aujourd’hui, nous avons prévu de faire du VTT dans les environs de Chiang Maï. Nous sommes passés par le site www. moutainbikechiangmai.com pour réserver notre parcours. Ils sont pile à l’heure pour nous prendre devant notre GH. Après les explications et les formalités d’usage, nous voilà prêts pour un parcours en forêt. Nous aurions pu prendre un autre parcours, il y en a pour tous les goûts, y compris de la descente sportive. Mais nous sommes en famille. Les vélos sont chargés et en une petite heure de voiture, nous voila vers un lac en pleine nature. On part d’abord sur une route goudronnée, mais rapidement on emprunte un chemin dans la jungle. Nous avions touché des maillots à manches longues pour se protéger des branches (et aussi des moustiques), il fait donc une chaleur inouïe. Pas d’air, c’est vite assez étouffant. Mais le parcours est sympa, pas trop de montée, quelques descentes sur des chemins de forêt au milieu de la jungle. A la sortie de la forêt, il y a encore 30-40 minutes de routes sur des petits chemins de terre à travers la campagne et des habitations. En tout, nous avons fait bien 3-4 heures de vélo. Et surtout perdu des litres de sueur … Au retour sur Chiang Maï, on s’arrête manger dans un restaurant, le repas est compris dans le prix de la journée. Puis c’est le retour à la GH. Depuis la mi-journée, j’ai les jambes coupées et je ne me sens pas super bien. Je prends ma température, je fais une grosse poussée de fièvre. Une bonne dose d’Aspegic et je m’endors pour une petite sieste. Au réveil, une bonne douche et départ pour un bon massage réparateur de la journée de vélo. C’est vraiment relaxant et vu le prix (180 bath de l’heure), cela ne se discute pas. Pour une fois, nous mangeons dans un vrai restaurant, pas dans la rue, au « Wok », tout près de la GH. Très beau cadre, très bonne cuisine. Aujourd’hui, premier anniversaire du mois, je fête mes 42 printemps. Jérôme paie l’addition en douce en faisant croire qu’il allait aux toilettes et improvise un gâteau avec une belle assiette de fruits. Il y a même la bougie. Merci frangin. De retour à la GH, la fièvre a baissé l’aspirine fait son effet. Donc demain, départ pour Mae Hong Son.
Dimanche 13 juillet
Au lever à 0730h., la fièvre a fait son retour, donc double ration d’Aspegic pour le petit-dèj’. Nous sommes un peu à la bourre, car pas mal de monde quitte la GH ce matin et tout le monde veut faire son check-out. Vu qu’on risque de rater notre bus (et il n’y en a que 2 par jour), nous disons à notre chauffeur de faire fissa pour aller à la gare routière. Il roule donc comme un fou dans les rues de Chiang Maï et finalement, on arrive à temps. Nous prenons notre ticket au guichet (150 bath) et nous montons dans un vieux bus, vraiment « tape-cul ». 7 heures de route, avec les arrêts ! La sortie de Chaing Maï est rapide, mais au bout d’à peine 2 heures de route, nous voilà dans les montagnes du nord. Montée-descente-virages, le bus ne roule plus qu’en 1ère ou 2ème, soit pour monter, soit pour freiner. On comprend le pourquoi des 7 heures de route pour faire 270 km. Heureusement, la route est splendide, soit avec la jungle, soit avec des montagnes couvertes de végétation, soit avec des villages ou encore des rizières. 2 arrêts sont prévus et on en profite pour manger dans une gargotte au bord de la route, des plats différents : de la viande hachée, de l’émincé de poulet. Mais toujours très épicé. La nourriture est excellente dans ce pays. Manger dans la rue ou au bord des routes est vraiment bon marché et sans risque (pas l’ombre d’une tourista durant un mois de séjour). Certes, le choix est restreint par rapport à un resto, mais nous n’avons jamais été déçus. Le seul problème : la force du piment. Au resto, on peut modérer, dans la rue, c’est parfois plus dur, car le plat est déjà préparé. Mais là aussi, on s’y fait. Jusqu’à Paï, le bus était à moitié vide et nous avions de la place à l’arrière. Nous avons toujours voyagé à l’arrière des bus, nos sacs sont accessibles et il y a plus de place pour nos grandes jambes de farang. Entre les banquettes, l’espace est vraiment restreint. Beaucoup de monde monte à Paï et certains devront rester debout. Le bus est surchargé. Heureusement, la plupart des voyageurs descendent à Soppong et la fin du voyage se fera plus calmement. En arrivant à Mae Hong Son, il n’y qu’un seul tuk-tuk à la gare routière. Et bien il fera 2 voyages pour nous convoyer à la Romtai GH, derrière le petit lac qui est au centre de la ville. De grandes chambres (avec télé câblée, 300 bath), au fond d’un splendide jardin tropical, un bel endroit calme. Là aussi, nous déposons notre linge sale avant de partir en ville à pied. Il y a un magnifique temple au bord du lac, l’endroit est paisible et serein. Malgré une piste d’atterrissage, Mae Hong Son reste une toute petite ville de province, en bordure de la frontière birmane. La pluie se met à tomber, un peu plus violemment que d’habitude. Une belle averse tropicale. Nous rencontrons notre guide, Niti, de l’agence RoseTours Garden, dont le bureau est à côté du 7-Eleven. Un collègue de travail avait effectué un trekk avec lui et me l’avait chaudement recommandé. Un gros plus : il parle un excellent français et peut donc nous fournir beaucoup d’infos sur la vie locale. Bref, au début nous avions prévu de partir 3 jours en trekk, mais finalement nous n’en ferons que 2. J’ai encore un peu de fièvre, je suis assez faible et les enfants ne veulent pas trop non plus faire 6 heures de marche quotidienne sur 3 journées. Le compromis est trouvé avec 2 jours. Après un bon repas, retour à la GH pour une bonne nuit, car dès après-demain, on part dans les montagnes.
Lundi 14 juillet
Journée calme à Mae Hong Son. Déjà, vu qu’on s’est souvent levé tôt ces derniers temps, on profite de dormir un peu ce matin. On prend donc notre petit-dèj’ à midi au café Crossroad. Le marché est à à peine 5 minutes à pied le long de la piste d’atterrissage. Nous sommes les seuls touristes, cela fait du bien. Le fait que le trajet est long pour venir (à part en avion) doit dissuader les touristes de pousser jusqu’ici. Tant mieux pour nous. Un magnifique temple, le Doi Kong Mu, domine la ville. Une petite vingtaine de minutes de montée à pied et nous y voilà. La vue sur Mae Hong Son et les montagnes environnantes est splendide. On voit même une prison, avec ses murs. Niti nous expliquera que quelques occidentaux y purgent une peine pour avoir flirté avec des produits illégaux ou tenter d’en ramener chez eux. Il semblerait que malgré les efforts du gouvernement thaï (une façade ?), l’héroïne a encore du succès par ici. Nous passons une partie de l’après-midi sur ce site, pour profiter du paysage et laisser passer une belle averse. Redescente en ville, passage dans un cybercafé pour nos mails. Nous repartons pour la GH afin de préparer nos sacs pour le trekk du lendemain. Nous voyagerons léger : un pancho, sous-vêtements de rechange, affaire de toilette et notre sac à viande. La GH nous gardera nos sacs pendant notre absence. On profite aussi de réserver nos chambres pour le retour. La dame qui s’occupe de la GH est vraiment charmante et pleine d’attention. Pour le repas du soir, direction le Kai Mook restaurant pour un excellent repas. Cela nous change un peu de la nourriture dans la rue.
Mardi 15 juillet
Cette nuit, j’ai transpiré tout ce que j’ai pu, mon lit était trempe. Apparemment, la fièvre a quitté mon corps. Voilà, ça part comme c’est venu, sans explication. A 0830h. nous sommes devant l’agence RoseTours où nous attend Niti. Histoire de ne pas faire que de la marche, nous avons un début de trekk plus ludique, d’autant plus que Jérôme n’était pas avec nous à NamTok. Nous voilà donc partis pour un tour en éléphant. Ici pas de montée à cru, mais sur une chaise. Nous traversons une rivière pour nous rendre dans la forêt. Même si le Ganesha était vraiment mieux, cela reste impressionnant. La chaise est bien plus confortable que la montée à cru ! Puis nous continuons par une descente de rivière en radeau bamboo. Même si c’est également très touristique, c’est à faire, puisque chez nous cela n’existe pas. De plus, comme sur la rivière Kwai, la vue de la nature depuis la rivière est différente. On aperçoit des oiseaux de couleur bleue, jolis volatiles. Il y a un peu de courant, c’est sympa, et le « batelier », un petit papy, conduit son embarcation de mains de maître. Quelques gros bamboos attachés, deux sièges fabriqués aussi avec ce matériel et on a un bateau. Niti nous amène ensuite manger dans un resto de la ville avant de partir voir un village karen avec les femmes-girafes. Evidemment, ce sera toujours la polémique, ces villages s’apparentent-ils à un zoo, ces femmes sont-elles forcées de s’exhiber ? On ne peut pas le savoir, tous les avis sont divergents sur la question. Ce qui est sûr, c’est que les revenus ramenés par l’afflux de touristes leur permettent de vivre. Bref, nous y allons et la fin de la piste pour atteindre le village est épouvantable. Niti nous explique que plusieurs milliers de personnes vivent au milieu de la forêt, ayant fui la Birmanie et sa dictature. Il y a d’ailleurs un check-point de l’armée thaï qui empêche les touristes de pénétrer dans les camps de réfugiés. Seules les organisations humanitaires peuvent le faire et nous voyons effectivement des 4x4 à des effigies d’ONG emprunter une piste qui va dans un de ces camps. Le village que nous visitons est en pleine forêt, mais reste touristique car dès l’entrée du village des femmes vendent des bijoux, statues et autres tissus. Mais sans harcèlement pour acheter. Niti nous explique le principe des colliers de métal que portent les femmes dès leur jeune âge. D’ailleurs nous voyons tant des jeunes que des femmes plus âgées portant le fameux collier qui leur allonge le cou. Maquillées et habillées de couleur, elles sont élégantes. Le fond du village est beaucoup moins touristique, avec l’école et des habitations. Les chiens, poulets et cochons cohabitent sans agressivité sur les lieux. C’est vrai que déambuler dans ces villages a un côté voyeur. Nous partirons ensuite pour 90 minutes de route, direction un village Lahu où nous passerons la nuit. Nous montons dans une vallée, la route et le paysage sont splendides. La fin de la route est une piste à flanc de coteau. Le véhicule nous dépose à 500 mètres du village, car il est de coutume d’arriver à pied. L’école se trouve dès l’entrée et c’est la fin de la classe. Tous les enfants sont donc devant le bâtiment, à nous regarder et faire des sourires. Lauriane et Natacha ont visiblement du succès, tant auprès des filles que des garçons. Le fait d’être jumelles ? La maîtresse arrive et nous offre un verre d’alcool local en guise de bienvenue. Une sorte de saké, bien fort. Une fois au centre du village, Niti organise une distribution de friandises pour les enfants. Ils se mettent donc tous en file indienne et attendent patiemment leur tour. En touchant leur cadeau, ils joignent les mains pour remercier ce gentil donateur. Aucune bousculade, juste la joie d’avoir un cadeau, les sourires éclairent les visages. Les Lahu sont une ethnie originaire du Tibet, ce qui se voit à leurs traits. Niti nous explique le fonctionnement de leur société. Quelle chance d’avoir un guide qui parle français. Nous rejoignons ensuite la maison dans laquelle nous allons prendre nos repas et dormir. Il s’agit d’une bâtisse de bamboo et de bois, sur pilotis, qui n’a qu’une seule pièce. Aucun meuble, juste une place pour un feu au milieu de la pièce. Il y a des espaces entre les lattes du plancher et des murs, ce qui fait que la maison est ventilée. Seuls des hommes sont là et ce sont eux qui prépareront le repas, d’abord pour eux, puis pour nous. Pas d’électricité, pas de WC, juste un trou entouré de céramique pour pouvoir rincer dans une cabane à part, le confort est minimum. Mais le confort est un luxe d’occidentaux qui n’a pas cours ici. La cuisson de poulet provoque une fumée qui pique nos yeux, mais dès la cuisine terminée, la fumée disparaît. Les discussions se font via Niti qui fait la traduction. La encore, nos filles ont plus de succès, mais pour des raisons différentes. Elles sont poliment courtisées. Il faut dire qu’ici à 15-16 ans, les femmes sont mariées et souvent mères. Quelques femmes nous ont rejoints et nous mangerons assis sur le sol. Les Lahu sont très accueillants et c’est un grand moment que nous passons. Plusieurs plats ont été préparés, certains sont excellents, d’autres moins. Pour la nuit, nous dormons tous ensemble dans cette même pièce. Des petits matelas, des couvertures et des coussins nous sont distribués. J’y ajoute mon sac à viande en soie dans lequel je me glisse pour une bonne nuit plus fraîche qu’en plaine, parfois perturbée par l’aboiement des chiens.
Mercredi 16 juillet
Dès le lever du jour, le village se réveille, surtout les chiens et les coqs qui font visiblement un concours. Ici aussi, les chiens vivent au milieu des hommes. Mais il ne s’agit pas d’animaux de compagnie comme chez nous. Si nous n’avons jamais vu de mauvais traitements, il n’y a pas non plus de marque d’affection pour ces bêtes. Rarement de caresses. Il faut dire qu’ils vivent dans la rue et ils sont dans un état de saleté repoussant. Certains doivent être couverts de puces ou de gales. Mais eux aussi ne sont pas agressifs envers les humains. Nous n’étions pas toujours rassurés en passant à côté de ces canidés, surtout s’ils se mettent à aboyer, mais durant le mois aucun n’a montré les crocs contre nous. Pour le petit-dèj’, nous aurons droit à des toasts. Un homme du village a tressé une grille avec du bamboo pour la déposer sur le feu au milieu de la maison et dorer notre pain. Café ou thé, le repas du matin est bon. Rangement et préparation à une marche dans les collines environnantes. Nous allons nous enfoncer dans la forêt et traverser les rizières de montagne. La météo nous gâte puisque le temps est dégagé et qu’aucune pluie ne s’annonce. Dès le départ, ça monte et ça descend raide. On en prend plein les jambes. Trois guides du village nous accompagnent. Niti sert toujours de traducteur, au sujet de l’utilité de telle ou telle plante. La nature est belle, nous suons, mais cela vaut la peine. Niti nous explique aussi le principe de rizières de montagne, où le riz ne pousse pas dans l’eau, mais dans les pentes. C’est un travail de titan. Il faut d’abord déboiser, puis préparer le terrain, puis planter, puis entretenir en enlevant les mauvaises herbes qui poussent inlassablement et enfin récolter. Parfois sur des centaines de mètres de dénivelés. Et le terrain n’est jamais utilisé 2 ans de suite. Une rizière peut parfois se trouver à 2-3 heures de marche du village, même plus loin. A midi, c’est l’heure du repas. Afin de se poser au sol, un guide va chercher des feuilles de bananier pour faire une nappe et un endroit pour poser ses fesses. Niti sort du riz qui avait été conservé dans des feuilles de bananier pour le garder un peu au chaud, ainsi que des boîtes de sardines. On a besoin d’un plat. Un guide va couper un énorme bamboo, d’abord dans le sens de la longueur, puis dans la largeur et nous voilà avec un magnifique plat naturel. L’utilisation des ressources naturelles. Puis ce sera la direction du village, à travers les collines, mais toujours avec d’importants dénivelés. Fougères, forêt de bamboos, rizières, la végétation est verte et dense. 5 à 6 heures de marche fatigante mais splendide. Dommage de ne pas faire le 3ème jour, mais bon, un compromis, c’est un compromis. En arrivant au village, on va vers un robinet qui sert pour tout (douche, eau, vaisselle) se rincer et se rafraîchir. Ces 2 jours étaient magnifiques. Nous étions seuls, pas dans un groupe de plusieurs touristes et l’apport de Niti a été primordial. Une fois de retour à Mae Hong Son, nous testons un nouveau massage, à l’huile sur tout le corps (ou presque), qui va nous réparer un peu. Un petit passage par un cybercafé et nous partons manger. Nous sommes fourbus et nous retrouvons nos chambres à la Romtai où la nuit sera la bienvenue.
Jeudi 17 juillet
Après le petit-dèj’ au restaurant le « Chalet » sur la route principale, nous partons louer des scooters (200 bath la journée). Pas de formalités spéciales ou de permis à montrer, on doit juste laisser notre passeport en dépôt, même si ce serait mieux de laisser des photocopies. On prend donc 3 scooters et les pilotes seront les 3 garçons. On part direction la vallée de Ban Rak Thaï, un village d’origine chinoise qui se trouve à 40 km de Mae Hong Son. La route est raide, mais très bonne. Il y a de belles et impressionnantes chutes d’eau sur le trajet. Nous pensions pouvoir peut être s’y baigner, mais impossible, il y a un tel courant. Pendant la saison sèche ? Nous arrivons en bout de route à Ban Rak Thaï, les paysages sont splendides. On visite l’endroit, on achète du thé chinois, on y mange. Il y a de petites échoppes avec des centaines de théières. Apparemment, les habitants du coin cultivent leur origine. Puis, nous redescendons au village précédent, 6 km plus bas, Ban Na Ra Paek, d’où un embranchement part pour une vallée latérale où il y a un village de la tribu shan, Ban Ruam Thaï. La région est encore plus belle, d’autant plus que le soleil a percé. Nous parcourons le village, les chiens, les poules et les cochons, sont en liberté et sont au milieu des enfants et des familles. Le coin est typique. Après avoir bien profité des lieux et nous en être mis plein les yeux, nous redescendons en plaine pour aller voir les imposantes carpes de Fish Cave, sur la route principale. Mais nos réservoirs sont bientôt vides, il faut faire le plein. On croise des gens de la vallée sur des motos et par signe, on leur explique qu’il nous faut de l’essence. Ils nous invitent à les suivre et nous amènent à une échoppe qui en vend. C’est une station à l’ancienne avec une pompe à manivelle. Une fois les réservoirs remplis, nous repartons pour Fish Cave. Il y a là une resurgence d’eau de la montagne, avec des bassins où il y a des centaines de poissons, dont certains sont de bonne taille. On achète des insectes séchés pour les nourrir, dès qu’on en jette un dans l’eau, les poissons se précipitent. L’après-midi est bien entamé et nous repartons direction Mae Hong Son. Vu que nous avons les véhicules jusqu’à 2130h., on a le temps de pousser jusqu’à 11km au sud de la ville, aux sources d’eau chaude de Pha Bong. Il y a là 2 bassins, mais l’eau est si chaude qu’on ne peut même pas y tremper les pieds. Retour donc à la ville et nous nous arrêtons manger dans un restaurant à la sortie sud de la ville, près d’une station service. Nous allons ensuite rendre nos véhicules et partons en direction de la GH, car notre bus part à 0800h. demain matin. Nous aurons besoin d’un taxi pour aller à la gare routière demain. Mais tôt le matin, il est difficile d’en trouver. Nous croisons un tuk-tuk dans la rue en rentrant. Nous parlementons avec lui pour lui demander s’il peut être à 0730h. le lendemain devant le 7-Eleven. Quelques signes plus tard, il dit avoir compris et nous le laissons. Nous verrons bien. Nous nous attardons encore un peu le long d’un petit marché, le long du lac qui vend de la nourriture, mais aussi de jolis t-shirts. Nous en achetons pour Mathieu et moi, et partons faire nos sacs et nous coucher.
Vendredi 18 juillet
Notre tuk-tuk est là, pile à l’heure, comme prévu. Il nous emmène à la gare routière en 2 voyages. Comme d’habitude, le tarif est de 20 bath par personne, mais vu qu’il était ponctuel et matinal, nous lui laissons un petit pourboire. Il nous remercie chaleureusement, avec un grand sourire. Un bus pour Chiang Maï est là, mais c’est celui qui passe par la route du bas, via Mae Sariang. Nous nous renseignons et il semble que le temps de route est quasi identique. Vu qu’on connaît déjà le trajet qui passe par Paï, on embarque dans ce bus. Le trajet aura duré 8h30, avec 3-4 arrêts et pause pipi. C’est marrant, mais on se fait à ces trajets et le temps ne passe pas si lentement. Arrivés à Chiang Maï, nous prenons le téléphone portable pour appeler les GH qui figurent dans le Lonely Planet, vu que la Julie GH est overbookée. On se pose finalement à la Sarah GH, grandes chambres, avec WC et douches (250 bath). Nous sortons nos sacs à viande, les draps et le coussin semblent un peu « douteux ». Bah, pour une nuit, cela ira très bien. Par contre, la GH est très bien placée, encore plus près du night market que la Julie. Nous sortons faire quelques achats, bonjour le marchandage. On peut tout diviser par 2 et commencer à négocier, toujours avec le sourire. Cela devient presque un jeu, souvent ponctué par des éclats de rire. Nous n’exagérons pas, car nous ne voulons pas remplir les sacs, alors que nous devons les porter encore 10 jours. Bangkok sera le lieu du shopping. Après un repas dans le quartier, retour à la GH.
Samedi 19 juillet
Lever tardif aujourd’hui, on n’a rien d’autre à faire que d’attendre notre vol avec Air Asia pour rejoindre Bangkok. Natacha se plaint un peu d’avoir des irritations entre ses cuisses. Je regarde et ce n’est déjà pas très beau. Visiblement, elle fait une belle mycose ou une infection. Nous ne pouvons la laisser comme cela, alors nous partons à la recherche d’une clinique ou d’un dispensaire. La chance est avec nous, en marchant dans la rue, on voit une croix verte symbolisant un centre médical. Il n’y a que des thaïs et nous allons à la réception pour demander à voir un médecin. On remplit une fiche et on nous dit qu’il y a 2 heures d’attente. On repart faire un retour et on revient dans les temps. Un médecin parlant anglais ausculte notre fille et un simple coup d’œil lui permet de faire son diagnostic. Il nous prescrit des médicaments et une pommade, nous donne la posologie et nous souhaite de bonnes vacances. Les médicaments se prennent directement au centre médical et la facture est établie : 100 bath pour la consultation et 300 bath pour la pommade et les comprimés ! Départ ensuite en taxi pour l’aéroport pour notre vol. L’avion est neuf, avec des sièges en cuir. Le vol sera sans histoire et 1h10 plus tard nous voilà à Bangkok. Nous allons directement aux bureaux de Lomprayah, proches de Khao San, société chez qui nous avions réservé par internet nos billets bus + ferry pour Koh Tao. Evidemment, ma réservation n’est pas dans leur système informatique, mais ici comme ailleurs, ce n’est pas un problème. C’est une chose que nous aurons rapidement apprise en Thaïlande : il n’y a pas de problème, mais juste des solutions. Ici, pas de plainte, de prises de tête ou d’énervement, on s’arrange, on fait le nécessaire. C’est une mentalité qui nous plaît et qui nous change de l’Europe où pour le moindre accroc, on en fait un drame. On nous trouve des places, on vérifie l’e-mail qui confirme que nos places sont payées et voilà, c’est fait. On laisse nos sacs dans un coin du bureau et on repart à pied dans Bangkok pour tuer le temps avant notre départ prévu vers 2100h. Nous en profitons pour aller à la Lamphu House réserver des chambres pour la date où nous revenons à Bangkok avant de rentrer à la maison. Nous payons les chambres à l’avance, ainsi nous sommes surs de les avoir. A 2000h., c’est le check-in à Lomprayah. On revérifie les billets et on nous donne des autocollants à mettre sur le t-shirt pour indiquer notre destination. Il y a des gens qui vont à Tao, Pha Ngan ou encore Samui. Et c’est là qu’un véritable orage éclate. En quelques minutes, l’eau passe par-dessus les trottoirs, ceux qui s’aventurent sur la route ont les chevilles recouvertes. Vu que les bus sont parqués 300 mètres plus loin, le départ est différé pour ne pas tremper tout le monde avant le départ. Après 45 minutes d’attente à l’abri, une petite accalmie s’annonce. Départ vers les bus pour le chargement. Les sacs sont mis en soute, qui sera fermée durant tout le trajet par un cadenas. Les bus sont modernes, à deux étages, avec deux chauffeurs pour la route. Les sièges sont larges et inclinables, c’est assez confortable. Evidemment, cela sera difficile de dormir quand même. Départ vers 22h00.
Dimanche 20 juillet
On n’a finalement pas trop réussi à dormir, car même si les sièges étaient larges, un car ce n’est pas confortable. En plus, nous nous sommes arrêtés deux fois en route, cela n’aide pas si on avait finalement trouvé le sommeil. Bref, nous arrivons dans les environs de Chumphon vers 0530h., proche d’un débarcadère. Le soleil se lève, l’embarquement dans le catamaran de Lomprayah est prévu pour 0700h. Le check-in commence en retard, on marche sur le ponton qui mène au bateau. Les sacs sont déposés à l’avant et nous allons nous asseoir dans les sièges. Le catamaran est rapide, mais en contrepartie, il prend assez facilement les vagues, donc cela bouge un peu. Nous sommes toutefois assez fatigués pour ne pas trop sentir la mer. Vers 0915h., c’est l’arrivée sur Koh Tao et les sacs sont déchargés sur le quai. On les récupère et on se dirige vers la rue principale, devant le 7-Eleven où le rendez-vous était fixé avec le personnel du Laem Thian Bungalows, notre pied à terre trouvé sur le net. Nous partons d’abord acheter des linges de plage. Vu la place que cela prenait dans les sacs, nous avions décidé de les acheter ici, nous les laisserons dans les îles également. Pour le logement, nous cherchions quelque chose de simple et de tranquille, nous verrons.Un homme vient nous voir avec un panneau sur lequel figure notre nom. Voilà, ils sont là, à l’heure. Il faut dire que toutes les GH viennent chercher leurs clients à la sortie du bateau, il y a donc foule et quantités de pick-up dans la rue. Nous montons à l’arrière d’un pick-up Toyota, avec nos sacs, et départ. Au début, la route est bien goudronnée et bonne. Puis, nous la quittons pour prendre un chemin en terre. On voit une piste monter raide à travers la jungle, pleine d’ornières et de trous.Cela ne peut pas être là, le 4x4 ne passe pas. Et bien si ! Pendant quelques kilomètres, nous roulerons sur une piste de bout du monde, creusée à souhait. Nous sommes chahutés sur l’arrière du véhicule, il faut bien se tenir. Nous arrivons finalement sur la côte est de l’île, et nous ne sommes pas déçus. Des bungalows accrochés à la colline, à moitié sur des rochers ou dans la forêt, devant une mer limpide. Il y a là une petite plage de sable et également de gros rochers d’où l’on peut sauter dans l’eau profonde. Une échelle en bois a été installée pour sortir de l’eau et remonter sur les rochers. Nous prenons nos logements, les chambres sont simples (un lit, une moustiquaire), avec un WC et une douche à l’eau froide, mais fonctionnels. Nous voyons la mer depuis notre terrasse, la vue est magnifique et il y a un hamac pour se relaxer. Tout ça pour 600 bath le bungalow. Toute la journée, nous profiterons de cette eau claire et chaude (env. 28 °). Le soir, deuxième bonne surprise, la carte du restaurant est bien fournie et la cuisinière est un vrai cordon bleu. Apparemment tout le staff vient de Birmanie. Il y a de l’air, c’est agréable de rester dehors. La nuit venue, la patronne et son mari mettent la musique et jouent avec du feu en maniant des boules enflammées au bout d’une corde. Incroyable comme dextérité et comme effet. Nous passerons une excellente première nuit, avec de l’air, vu que nous laissons tout ouvert.
Lundi 21 juillet
Lever vers 0930h. et départ pour un excellent petit-dèj’, car pour ce repas aussi, il y a bien du choix. Nous louons ensuite masque, palmes et tuba pour la journée. Nous partons dans la baie. L’eau est claire, la visibilité est bonne. Après quelques mètres de sable, le fond est composé de récifs et d’un peu de corail. Les poissons sont au rendez-vous, des petits de toutes les couleurs et des plus gros, qui ressemblent à des barracudas (désolé, je ne suis pas un spécialiste aquatique…). Après le snorkelling, on passe de l’autre côté de la baie, vers les rochers, pour une séance de sauts. Il y a en pour plusieurs hauteurs. De 2 mètres pour débuter, jusqu’à 8-10 mètres pour le point le plus haut, avec encore un point intermédiaire de 5-6 mètres. L’eau est profonde et claire, aucun risque. Tout le monde saute, sauf Dominique qui n’est pas très à l’aise dans l’eau. Le saut depuis le point le plus haut est quand même assez impressionnant. Vu la journée dans l’eau, nous arrivons au repas du soir affamés. Cela tombe bien, la nourriture est vraiment extra ici. Il y a des poissons devant la cuisine, il n’y a qu’à montrer celui qu’on veut et la cuisto nous le prépare. Parties de cartes, relaxation devant la plage, fin de soirée tranquille. Le soleil a été bien présent toute la journée, il faut bien se protéger, surtout en snorkelling. Le t-shirt est de rigueur. Mais j’avais oublié les mollets et le creux du genou qui sont rouges et brûlants … Il y a moins d’air ce soir, mais en laissant toutes les fenêtres ouvertes, c’est largement supportable. Demain, tour de l’île en bateau.
Mardi 22 juillet
Ce matin, je me lève tôt, vers 0730h. En discutant avec un Allemand hier soir, il m’a dit que le matin, on avait parfois la chance d’apercevoir des petits requins de récifs, des « Black Tip ». Je prends mes palmes, mon masque et mon tuba et je pénètre dans l’eau aussi bonne en cette heure matinale que l’après-midi. A 40-50 mètres de la plage, j’aperçois deux requins qui rasent le fond, par environ 2, 5 mètres de profondeur. Ce sont mes premiers animaux du genre, alors évidemment je suis impressionné. Ils ondulent dans l’eau, spectacle fascinant. Même s’il semble qu’ils ne soient pas dangereux, je ne plongerai pas pour les toucher. Je sors la tête de l’eau, je suis seul dans la baie. Mes deux squales ne restent pas longtemps en vue, ils regagnent assez rapidement des eaux plus profondes. Je retourne à la nage vers la plage, pour aller prendre un bon petit-dèj’. Je raconte au reste de la famille ce que je venais de voir, Jérôme dit qu’il fera l’effort de se lever demain. Quant aux enfants, c’est moins sûr. On se prépare pour partir sur le bateau. Il vient si près pour nous charger qu’il racle le fond et le voila coincé sur un récif. C’est tout de même une belle embarcation, un petit bateau de pêche pas une barque. Tout le monde se met à l’eau pour le bouger et après de nombreux efforts, on met du poids sur l’avant et miracle, il bouge et se libère des rochers. Le patron fait une tournée générale de bière pour remercier de l’aide apportée. Départ pour le tour de l’île. Nous nous arrêtons dans plusieurs baies, où il y a d’autres bateaux. Les poissons sont là, et les séances de snorkelling sont magnifiques. Nous prenons un bout de pastèque et des centaines de poissons viennent nous manger dans les mains. Et quand il n’y a plus de fruit, c’est le bout de nos doigts qu’ils mordillent. Baignade, sauts depuis le bateau, snorkelling, on profite de la mer. Le repas de midi étant prévu, nous mangeons un excellent riz frit sur le bateau, avec des fruits. Et rebaignade. Au nord de Koh Tao, nous nous arrêtons sur l’île minuscule de Yang Nuan. C’est un repaire de touristes, il faut même payer 100 bath par personne pour pouvoir y accéder vu que c’est le gouvernement qui gère les lieux. Même si c’est beau, on peut aussi s’arrêter juste avant l’île et partir en snorkelling sur un site qui s’appelle les « japanese gardens ». Mais bon, on l’a su après. Descente ensuite le long de la côte ouest de l’île, toutes les collines sont parsemées de bungalows. Nous arrivons à Shark Island, un îlot rocheux où paraît-il on peut apercevoir des requins. Nous en faisons le tour, l’eau est légèrement trouble et point de requins, par contre des plongeurs à une douzaine de mètres sous nous. Nous rentrons à la GH vers 1700h., complètement assommés par le soleil et la mer. Pour le repas de soir, ce sera … poisson, que nous choisirons à la cuisine. Demain, lever tôt pour voir les requins !
Mercredi 23 juillet
Lever donc assez tôt vers 0645h. avec Jérôme. Un thé et un yaourt plus tard, nous rentrons dans l’eau. Nous ne faisons pas 30 secondes de nage avant d’apercevoir notre premier requin. Nous sommes vraiment près du bord ce matin, 30 mètres tout au plus, avec 2 mètres de fond. En 45 minutes, nous verrons une bonne dizaine de black tip, dont les plus gros font 1, 50 mètre environ. Le spectacle est magique. L’un d’entre eux qui rasait le fond s’écarte du groupe et monte à la surface. Il est 3-4 mètres devant nous, ondulant de son corps. C’est impressionnant. Et subitement, ils partiront vers le large. Nous sommes conscients d’avoir vécu un super moment, même si certains trouveront cela assez banal. Retour sur la plage et à la GH pour un petit-dèj’. Nous raconterons cela aux enfants, qui n’étaient pas convaincus. C’est promis demain matin ils viendront. Pas facile de voyager avec des ados … Le reste de la journée sera partagé entre les sauts depuis les rochers, le snorkelling et des parties de cartes. Le soleil a tapé dur aujourd’hui. Vraiment le Laem Thian est ce que nous recherchions. Pas de bars, d’abus d’alcool ou d’autres produits planants, nous sommes au calme.
Jeudi 24 juillet
Nous pensions nous lever voir une nouvelle fois les requins, Mathieu et les filles semblaient d’accord d’être réveillés tôt. Et voilà qu’un énorme orage éclate en fin de nuit. Vers 0700h., la pluie tombe intensément. Nous renonçons donc à partir dans l’eau par un tel temps. Il fait gris et sombre, la visibilité dans l’eau ne doit pas être terrible. Nous restons un peu au lit et nous levons tout de même tôt pour préparer les sacs. Aujourd’hui, nous prenons le bateau pour changer d’île et partir sur Koh Pha Ngan. Mme Pingpong, la patronne de Laem Thian, est censée nous amener avec son pick-up. Mais il refuse de démarrer. Nous sommes en Thaïlande, il y a toujours une solution. Une équipe part dans le bateau démonter la batterie dans le but de l’installer sur la voiture. Il paraît que c’est compatible. Malheureusement, ce n’est pas la batterie, mais peut-être de l’eau dans le réservoir. Le bateau pour traverser sur Pha Ngan est manqué. Ce n’est pas un problème pour Mme Pingpong qui, en deux coups de fil, nous placera sur le bateau de l’après-midi. Bon, et bien finalement nous avons le temps de prendre le petit-dèj’. Vu que le pick-up ne démarre toujours pas, un taxi est commandé (aussi un pick-up) pour nous conduire au port. Mme Pingpong prend en charge ce transport pour nous. A notre arrivée au port, nous voyons 2 jeunes qui ont vraiment l’air mal, qui sont sous perfusion et qui sont accompagnés d’infirmières et d’un docteur. Il n’y a pas d’hôpital sur Tao, alors ces jeunes sont acheminés sur Koh Samui où il y a ce qu’il faut pour soigner des maladies plus graves. Qu’ont-ils ? Nous ne le saurons jamais, même si nous apprenons que l’un de ces jeunes a séjourné longtemps au Cambodge. Une crise de malaria ? L’orage de ce matin fait toujours effet sur la mer, qui semble bien agitée. Le catamaran de Lomprayah n’est pas l’idéal par ce temps. Dès la sortie du port, il prend les vagues et les creux, le bateau bouge dans tous les sens, on se croirait dans un manège à Disneyland. Le personnel fait une distribution préventive de cornets… Finalement, peu de gens en auront besoin et nous arriverons à Pha Ngan sans encombre. A notre arrivée, nous négocions un taxi pour nous rendre à Haad Khom dans le nord de l’île (150 bath p. pers., bien plus cher que sur le continent). Cette plage est à côté du village de Chaloklum. Nous avions réservé une chambre à l’Ocean View (1300 bath pour 1 bungalow familial, mais 3 chambres) et le taxi nous pose juste en-dessus. Il faut descendre quelques marches sur la plage pour y arriver. Les bungalows, grande chambre très propre, WC et douche, terrasse et hamac, sont directement sur la plage, au milieu des cocotiers. Par contre, nous sommes déçus de voir qu’il n’y a que très peu d’eau. La mer est retirée assez loin et des rochers de récifs apparaissent. Il devient difficile de se baigner et surtout de nager. Et en plus, les rochers font mal aux pieds, impossible de marcher dessus sans chaussure. Une fois cette barrière passée, l’eau devient profonde. La mer revient avec la marée en fin de journée. Comme dans tout le pays, nous mangerons très bien au resto de l’Ocean View, même si le service est un peu long dû au fait qu’il n’y a que peu de personnel en cuisine. Il y a 3 ou 4 groupes de bungalows sur cette plage, mais aucune autre animation, ce sera parfait pour être au calme, loin de la Full Moon Party qui est à l’opposé de l’île. Apéro sur la plage, tennis sur le sable, baignade (l’eau est revenue), un peu de soleil, finalement, l’endroit est parfait. La nuit sera donc très calme, aucun bruit de bars ou d’animation nocturne.
Vendredi 25 juillet
Petit-dèj’ au resto, qui est directement sur la plage, et la patronne nous propose de nous emmener au village voisin de Chaloklum avec son pick-up. On trouve de tout à Chaloklum : 7-Eleven, internet, resto, ATM, location de scooter, centre de plongée, etc. Malgré tout, cela reste un petit village de pêcheurs pas (trop) touristique. On s’y balade, on vérifie nos mails et on rentre à pied à l’Ocean View par la plage. 30 minutes plus tard, après avoir marché sur le sable et des rochers, nous voilà arrivés. C’est bien plus court que par la route. L’après-midi sera consacré à la plage et aux jeux sur le sable, vu que le soleil est de la partie. Je vois une canne à pêche qui traîne près du resto. Je l’emprunte, je mets un leurre et je pars sur les rochers tenter ma chance. Aucune touche, au contraire, mon leurre se prend dans les récifs et je dois passer à l’eau pour le décrocher. En fin de journée, on remarque que le resort voisin, le Coral Bay, loue des scooters (200 bath les 24 heures). Nous en prenons 3 et départ pour le repas du soir à Chaloklum. La route est en réfection et elle ressemble plus à une piste, il faut faire attention de ne pas tomber, prudence. Nous nous posons sur la terrasse d’un restaurant de pêcheurs (le 2 brothers), à quelques mètres de la mer. Au menu ce soir, grillades de poissons (barracuda et merlin, 250 bath l’énorme portion). Mmhhhh, un régal. Une dernière glace au 7-Eleven et nous reprenons la piste. Pas de chute jusqu’à nos bungalows, tout va bien. Un splendide lézard d’une trentaine de cm est posé sur la vitre de notre porte. Cela refroidit un peu ceux qui pensaient dormir la porte ouverte … La forêt est juste derrière le bungalow. Nouvelle nuit très calme.
Samedi 26 juillet
Réveil à 0830h., le vent s’est levé, il ne fait plus si chaud et les nuages sont bien là. Le temps est incertain, il peut faire beau comme pleuvoir. Après notre premier repas du jour, on enfourche les scooters que nous avons jusqu’à ce soir pour partir à la découverte de l’île. Notre but : toute la côte ouest jusqu’à Haad Rin à la pointe sud. Nous avons une carte routière assez bien détaillée. Ce sont les resorts et hôtels qui nous servent de point de repères pour les routes qui longent la mer. Nous constatons que les autres plages sont comme la nôtre. Peu d’eau le matin, la mer se retire loin et laisse apparaître des récifs. Est-ce ainsi sur toute l’île ? En tous les cas, nager est impossible sans passer cette barrière de rochers. Le ciel devient assez menaçant, nous allons prendre l’orage. Sur la route de Thongsala, nous nous arrêtons à la JJ’s House juste au moment où les premières gouttes se mettent à tomber. Il y a un billard, un jeu de fléchettes, on va pouvoir s’occuper. On mange également un morceau sur place et au bout d’une heure et demie, on reprend la route pour Thongsala, le port de débarquement de Pha Ngan. Il y a peu de circulation sur ces petites routes et le peu de voitures que nous croisons roule correctement. Nous ne dépassons que rarement 40 km/h, ce qui nous permet de bien profiter du paysage. A Thongsala, on se balade tranquillement, visitant les magasins. Il y a aussi un marché avec des étals de nourriture où nous apaiserons la faim qui était revenue. Cela nous rappelle le continent, tant au niveau de l’ambiance que des prix dérisoires. Nous renonçons à descendre jusqu’au sud de l’île, il faudrait ensuite foncer pour remonter. On préfère revenir par la route côtière et faire quelques arrêts sur les plages. La mer est brassée et moins claire suite à l’orage. De retour au Coral Bay, on restitue les scooters et vu que le temps s’est légèrement amélioré, et surtout que l’eau est remontée, on se fait une bonne séance de baignade. Au bout de la plage, à l’opposé du Coral, il y a des massages directement sur la plage, sur un grand lit d’osier. Demain, c’est le retour sur Bangkok, c’est donc le dernier moment pour profiter d’un moment de détente. Massage en plein air, avec le bruit de la mer, un régal. Ce soir, nous mangerons à l’Ocean View, un magnifique menu chinois, qui sera quand même un peu gâché par l’attente. Presque 2 heures ! Comme souvent, il n’y a qu’une ou deux personnes en cuisine, en plus toutes les tables étaient occupées, et rien n’est préparé à l’avance. Notre dernière nuit sur les îles sera très calme.
Dimanche 27 juillet
Le temps est un peu meilleur ce matin. Tant mieux, car nous devons faire quelques heures de bateau. Et bien cela ne sera que temporaire, car le ciel devient vite noir et le vent se lève. Nous avons changé de compagnie pour rentrer sur Bangkok et nous avons le bateau de la Seatran. Ce n’est plus un catamaran, mais un navire conventionnel qui fait le même trajet Chumphon-Tao-Pha Ngan-Samui et retour. Il va à peine moins vite, mais par contre il est beaucoup plus stable dans les vagues. En plus, il a un pont supérieur à l’air libre contrairement aux bateaux de la Lomprayah. Dès notre départ de Thongsala, la pluie se met à tomber sous la forme d’une sorte d’orage, mais sans les éclairs. Même si on est moins secoué, cela tangue quand même pas mal. Un enfant semble assez mal supporter ce gros temps et sa mère l’emmène à …. l’avant du bateau. Ce qui devait arriver arriva. L’enfant a vomi, mais avec le vent, les passagers se trouvant le long du bateau à l’arrière ont vu leurs t-shirts être parsemés de ce liquide si nauséabond. Pas très malin de ne pas aller à l’arrière. Une fois sur le continent, le bateau accoste au milieu du port de pêche, version très local, avec des baraques de bois et de tôle le long des berges. Comme à l’aller, tout est bien rôdé, nos bus sont déjà là et des taxis attendent ceux qui préféraient prendre le train de nuit pour les conduire à la gare. Nous chargeons les sacs, là aussi la soute est fermée avec un cadenas et nous sommes bien avertis qu’il n’y a plus d’accès aux sacs jusqu’à l’arrivée à Bangkok.Après 30 minutes de route, le bus s’arrête dans une zone où il y a des restaurants et un marché. Nous qui avions peur de voyager le ventre vide ! 60 minutes d’arrêt pour nous sustenter. Nous évitons le resto pour touristes où les ¾ des gens vont et partons dans une petite échoppe un peu plus loin. La nourriture y sera excellente, notamment la salade de papaye, mais très épicée. Deuxième anniversaire du mois, puisque aujourd’hui nos filles ont 15 ans. Nous croisons justement une pâtisserie, nous achetons donc un gâteau que nous mangerons dans le bus. Le patron nous offre les bougies, en félicitant les filles. Il pleut lorsque nous remontons dans le bus. On déballe le gâteau, on y met les bougies et le bus entonne un « happy birthday ». Dommage, mais il n’y a pas autant de parts de gâteau que de sièges … On mange nos tranches et suite on essaie de dormir pour faire passer le temps du voyage.
Lundi 28 juillet
Nous arrivons à Bangkok à 0430h. du matin, au même endroit que lors de notre départ la semaine dernière. Nous savons donc où nous sommes. Quelques chauffeurs de taxis ou de tuk-tuk nous disent que Khao San est à plus de 30 minutes à pied, alors qu’il n’y en a pas pour plus de 10 minutes. Nous nous dirigeons vers la Lamphu House où nos chambres sont réservées, mais évidemment pas disponibles si tôt. Arriver à cette heure est vraiment un inconvénient, que faire ? A la Lamphu, nous allons un moment sur le net, puis nous nous posons dans les canapés pour tenter de dormir un peu. Le jour se lève et vers les 0800h., nous partons prendre le petit-dèj’ dans la rue, sur la droite en sortant. Les habituels stands proposant des muesli-fruits and yogurt sont toujours là, fidèles au poste. Dominique et moi partons ensuite à pied visiter le Golden Mount, un temple qui se trouve à 20 minutes de Khao San. Depuis son sommet, on a une belle vue sur Bangkok. En redescendant, Dominique voit un arbre avec de belles fleurs qu’elle veut photographier. Elle s’approche et soudain m’appelle pour me montrer quelque chose. Il y a un serpent enroulé dans une branche et il n’a pas l’air petit. Nous sommes en pleine ville ! Je vais chercher un jardinier pour lui montrer le reptile, peut-être pourra-t-il me renseigner à son sujet. A la vue du serpent, il a un mouvement de recul et il fait des signes pour dire qu’il n’aime pas ces animaux. On ne saura jamais de quel serpent il s’agissait et si c’est commun d’en trouver là, au milieu du bruit, de la circulation humaine et routière. Il est bientôt l’heure de passer au shopping, donc départ pour Khao San. Quelques t-shirts plus tard, nous décidons d’aller visiter le fameux centre commercial MBK, dans le quartier de Siam. Tout cela pendant que Jérôme se fait tatouer un magnifique dragon sur le mollet. Pour nous y rendre, facile. On prend le bateau sur la Chao Phraya jusqu’au débarcadère « Center ». Là, il y a le départ du Skytrain qui s’arrête directement au MBK. Le MBK, c’est 5 étages de boutiques, il y en a des centaines et on y vend de tout. Il y a par exemple un étage complet avec les téléphones portables. Mais attention aux contrefaçons ! Et ici pas de marchandage, les prix sont fixes. Nous ne retournons pas à la GH, mais restons de ce côté de la ville et alors qu’arrive le début de soirée, nous prenons la direction de Patpong, où il y a aussi un marché de nuit (et des bars à filles bien sûr…). Jérôme nous y rejoint, son mollet à l’air. Le tattoo est magnifique, il prend tout le mollet. La peau est encore bien rouge des meurtrissures des aiguilles. A Patpong, les rabatteurs sont sans gêne, ils proposent des shows à Mathieu qui n’a même pas 17 ans ou encore à Dominique et moi alors que nous sommes en couple. Les bars ont leurs portes ouvertes et nous pouvons voir des filles peu vêtues danser autour de barre ou sur des comptoirs. Les clients ne sont qu’occidentaux et plutôt dans la fleur de l’âge pour ne pas dire plus. Triste tourisme sexuel, chacun aura son avis sur la question. Retour à six dans un taxi direction Khao San. Shopping, encore shopping. Les t-shirts peuvent se négocier entre 120 et 150 bath, les jean’s 600, mais toujours dans la bonne humeur, avec le sourire et sans agressivité. C’est plus facile ici qu’à Patpong, l’ambiance est plus détendue et la négociation plus facile. Les prix de base sont aussi plus bas. Evidemment, il y a d’autres marchés pour les achats, ce sera pour notre prochain séjour à Bangkok. Une petite assiette de nouilles dans la rue (25 bath) et ce sera la fin d’une longue et harassante journée.
Mardi 29 juillet
Dernier jour de ces vacances en Thaïlande. Le lever se fera un peu plus tard pour Jérôme et les enfants, il faut rattraper le retard de sommeil. Dominique et moi allons prendre nos petit-dèj’ dans la rue, une dernière fois. Pancake à la mangue, cornflakes-fruits et yogurt, café, rien ne dépasse les 30 bath dans les petites échoppes sur roulettes qui peuplent les trottoirs. Tout au long du mois, nous avons principalement mangé dans la rue, et pas seulement des paad thaï ou du riz frit. Le choix est souvent assez large pour manger différemment. Et le bilan est plus que positif. Pas l’ombre d’une tourista ou d’un quelconque dérangement intestinal. Juste parfois des brûlures dues à la consommation excessive de piment pour nos estomacs d’occidentaux. Vraiment manger dans la rue est sans risque et très dépaysant. Sans compter que c’est bon marché, ce qui compte aussi lorsqu’on voyage à 5. Dernière chose que nous voulions voir, le prix des I-Pod. Nous prenons le bus pour nous rendre dans un centre commercial et nous constatons que cela ne vaut pas vraiment la peine, il n’y a que peu de différence. Retour dans la région de Khao San, toujours en bus, pour les derniers achats. Prendre le bus à Bangkok est facile et pas cher, le seul problème, et de taille, consiste à savoir quelle ligne prendre et où descendre. Nous avions bien fait de voyager léger, car là, nos sacs sont pleins à craquer. 9 kg à l’aller, près de 17 au retour. Contrairement à la France, les douanes suisses sont moins sévères avec les effets achetés et supposés être de la contrefaçon. Chez nous, pas d’amende, mais confiscation de la marchandise et encore, cela dépend de la quantité. Nous voilà en début de soirée, notre vol est prévu pour minuit, il sera bientôt temps de monter à l’aéroport. Dernier repas dans la rue, cela sera meilleur qu’un plateau dans l’avion. La Lamphu organise un transfert en minivan pour 130 bath par personne, c’est moins que le bus et certainement moins que le taxi, en tous les cas pour nous vu qu’à 6, il nous en aurait fallu deux. L’aéroport de Bangkok est gigantesque, le temps passe vite en s’y promenant. Jérôme a son vol Egyptair presque à la même heure que notre Royal Jordanian, alors nous restons ensemble jusqu’au dernier moment. Embarquement, l’avion est une nouvelle fois plein. En décollant, j’aperçois l’appareil Egyptair de Jérôme qui attend son tour sur le taxi-way. Salut frangin, on se voit demain à Genève. En y pensant, c’est incroyable, on traverse le monde en quelques heures. C’est une chance, nous devons être conscients de faire partie des privilégiés pour découvrir la planète aussi facilement. Le vol jusqu’à Amman sera sans histoire, avec les quelques turbulences habituelles et surtout les difficultés à dormir dans un avion.
Mercredi 30 juillet
3 heures d’attente et notre vol pour Genève est à l’heure pour rentrer à la maison. Nos sacs sont sur le tapis et nous passons la douane sans encombre. Les parents de Dominique sont là pour nous récupérer, nos têtes sont encore là-bas, au pays du sourire. Il ne nous faut pas longtemps pour nous apercevoir qu’ici, nous en sommes loin … Rentrer à la maison fait tout de même du bien, même si nous serions volontiers restés plus longtemps en Thaïlande. Mais écrire ces quelques lignes permet de s’évader et de se remémorer nos fabuleux souvenirs. Il sera bientôt temps de préparer notre prochain périple, sans enfant, en novembre prochain : 10 jours au sultanat d’Oman pour un périple en 4x4, montagne, wadis, plages et désert, le tout en camping sauvage. Et aussi le moment de penser aux vacances d’été 2009, certainement sans Mathieu, juste avec les filles. Il reste tant à voir en Thaïlande, le nord et le triangle d’or avec un passage au Laos, le parc de Khao Yai, la région de Sangkhlaburi, avec de retourner profiter de la mer aux Laem Thian. Comme l’an dernier, si je trouve une action et un vol pas cher sur le net, je vais réserver les billets le plus tôt possible. Et commencer déjà à nous impatienter… Bien que d’autres destinations nous attirent : la Malaisie, l’Indonésie, le Vietnam ou encore le Cambodge. Et les Philippines, et la Birmanie … Et ….