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Itinéraire de Tanger à Ouagadougou English translation pending
Bonjour,
Qui pourrait me donner l'itinéraire la plus sûre et la plus efficace entre Tanger et Ouagadougou.
Merci d'avance
Visa de transit pour la Russie (urgent) English translation pending
Bonjour,
Je suis actuellement à Bishkek au Kirghizstan. Dans le cadre d'un voyage uniquement par les terres depuis plus de huit mois, je souhaite rejoindre la France en passant par le Kazakhstan, la Russie, la Géorgie entre autres. Le dernier visa dont j'ai besoin est donc un visa de transit pour la Russie. Je pensais celui-ci facile à obtenir et j'ai alors « trainé » à me rendre à Bishkek.
Ce matin, je me suis rendue à l'ambassade de Russie et la gentille (hum hum) dame m'a expliqué en quelques minutes derrière une grille que je devrai apporter la semaine prochaine les documents suivants : Copie de mon passeport Photo Formulaire rempli Document expliquant le pourquoi de ce transit par voie teresstre ainsi que mon itinéraire en Russie visa kirgizh tickets de transport Pour les quatre premiers points pas de souci. En revanche pour le visa kirghiz, le souci est financier car je dois payer un visa pour le kirghizstan 15 euros alors que c'est un pays dans lequel je peux rester deux mois sans visa ! Je me suis rendue au bureau des visas et enregistrement mais la charmante dame m'a dit de revenir lundi car il était trop tard (trop tard pour moi car un iranien lui a pu obtenir son visa après moi!). Bref, normalement lundi si j'apporte les documents remplis ça devrait être bon dans le journée (enfin j'espère!).
Le problème est surtout des tpar rapport aux tickets de transport. Je voyage sans avion et je comptais me rendre en Russie depuis le Kazakhstan en train ou bus puis quitter la Russie par bus ou train aussi pour me rendre en Géorgie. Pour le ticket de train du Kazakhstan à la Russie je pense que je peux réserver par internet. Par contre, je ne suis pas sure qu'il y ait des bus qui partent de Russie pour la Géorgie. Ensuite, même s'il y en a est ce que je peux les réserver ? Enfin, les relations entre la Russie et la Géorgie étant toujours tendues obtiendrais je le visa pour la russie si je dis passer en Géorgie ensuite ? Je ne peux faire de « fausses » résa d'avion car ils savent que je voyage par les terres.
Autre solution : prendre un ferry par exemple Sotchi-Trabzon. Mais je dois réserver le ferry avant. J'ai envoyé un email à une compagnie pour avoir des informations voilà plusieurs semaines mais aucune réponse. Est ce possible de réserver par internet ce type de ferry ? Et si oui quelle compagnie contacter ?
Ma dernière option possible avant de devoir m'en remettre à perdre ma philosophie de voyage et prendre un avion : obtenir le visa pour l'Azerbaijan à Almaty (je crois qu'il n'est pas trop dur à obtenir et le délai doit être d'une semaine) mais problème : j'ai lu que les ferrry entre l'Azerbaijan et la Géorgie étaient rares et irréguliers).
Option Turkmenistan et Iran, je me suis renseignée : délai d'obtention des visas bien trop long et incertain au niveau de l'attente
Alors si quelqu'un a des informations, conseils à me donner sur ces différents sujets je suis preneuse de tout !
Tout en sachant que je souhaite être en France pour Noël soit dans cinq semaines et donc que je dispose de très peu de temps pour les démarches administratives !! C'est plus qu'une course, mais j'ai bien vadrouillé et surement trop trainé mais bon tant pis maintenant je dois accélérer mais sans ces fichus visas impossible !!
Merci d'avance !!
Mélanie
Je suis actuellement à Bishkek au Kirghizstan. Dans le cadre d'un voyage uniquement par les terres depuis plus de huit mois, je souhaite rejoindre la France en passant par le Kazakhstan, la Russie, la Géorgie entre autres. Le dernier visa dont j'ai besoin est donc un visa de transit pour la Russie. Je pensais celui-ci facile à obtenir et j'ai alors « trainé » à me rendre à Bishkek.
Ce matin, je me suis rendue à l'ambassade de Russie et la gentille (hum hum) dame m'a expliqué en quelques minutes derrière une grille que je devrai apporter la semaine prochaine les documents suivants : Copie de mon passeport Photo Formulaire rempli Document expliquant le pourquoi de ce transit par voie teresstre ainsi que mon itinéraire en Russie visa kirgizh tickets de transport Pour les quatre premiers points pas de souci. En revanche pour le visa kirghiz, le souci est financier car je dois payer un visa pour le kirghizstan 15 euros alors que c'est un pays dans lequel je peux rester deux mois sans visa ! Je me suis rendue au bureau des visas et enregistrement mais la charmante dame m'a dit de revenir lundi car il était trop tard (trop tard pour moi car un iranien lui a pu obtenir son visa après moi!). Bref, normalement lundi si j'apporte les documents remplis ça devrait être bon dans le journée (enfin j'espère!).
Le problème est surtout des tpar rapport aux tickets de transport. Je voyage sans avion et je comptais me rendre en Russie depuis le Kazakhstan en train ou bus puis quitter la Russie par bus ou train aussi pour me rendre en Géorgie. Pour le ticket de train du Kazakhstan à la Russie je pense que je peux réserver par internet. Par contre, je ne suis pas sure qu'il y ait des bus qui partent de Russie pour la Géorgie. Ensuite, même s'il y en a est ce que je peux les réserver ? Enfin, les relations entre la Russie et la Géorgie étant toujours tendues obtiendrais je le visa pour la russie si je dis passer en Géorgie ensuite ? Je ne peux faire de « fausses » résa d'avion car ils savent que je voyage par les terres.
Autre solution : prendre un ferry par exemple Sotchi-Trabzon. Mais je dois réserver le ferry avant. J'ai envoyé un email à une compagnie pour avoir des informations voilà plusieurs semaines mais aucune réponse. Est ce possible de réserver par internet ce type de ferry ? Et si oui quelle compagnie contacter ?
Ma dernière option possible avant de devoir m'en remettre à perdre ma philosophie de voyage et prendre un avion : obtenir le visa pour l'Azerbaijan à Almaty (je crois qu'il n'est pas trop dur à obtenir et le délai doit être d'une semaine) mais problème : j'ai lu que les ferrry entre l'Azerbaijan et la Géorgie étaient rares et irréguliers).
Option Turkmenistan et Iran, je me suis renseignée : délai d'obtention des visas bien trop long et incertain au niveau de l'attente
Alors si quelqu'un a des informations, conseils à me donner sur ces différents sujets je suis preneuse de tout !
Tout en sachant que je souhaite être en France pour Noël soit dans cinq semaines et donc que je dispose de très peu de temps pour les démarches administratives !! C'est plus qu'une course, mais j'ai bien vadrouillé et surement trop trainé mais bon tant pis maintenant je dois accélérer mais sans ces fichus visas impossible !!
Merci d'avance !!
Mélanie
Circuit au Mexique (arrivée et départ à Mexico) English translation pending
Bonjour à toutes et à tous !
Nous sommes deux jeunes femmes voulant voyager au Mexique pour une quinzaine de jours. J'entend bien que c'est un pays immense de par sa taille mais également de par ses richesses et donc lieux à voir.
Nous avons décidé ensemble d'un itinéraire, j'aimerai avoir votre avis dessus en terme de timing, intérêt du lieu, enrichissement, transport, sécurité... ou tout autres idées sont les bienvenues 😉
Ha oui j'oubliais de préciser, nous partons la derniere quinzaine de novembre de cette année et j'ai séparé l'itinéraire en 3 étapes clés ( un road trip, un temps inter-étape: vous comprendrez mieux le sens par la suite je pense, et un séjour détente).
ETAPE 1) ROAD TRIP du 12 au 19 novembre Les villes de cette étape sont: Mexico, Quérétaro, Zacatecas, Guanajunto, Patzcaro puis retour sur Mexico. Lorsqu'on a regardé sur le guide du routard, ces villes semblaient très intéressantes à visiter, mais suite à mes recherches sur internet j'hésite un peu. J'aimerai savoir si ce sont vraiment des villes intéressantes à voir ? Donc pour cette étape il y aurait la visite de ces villes sans celle de Mexico.
ETAPE 2) INTER-ETAPE du 19 au 22 Novembre. Les villes concernées sont : Mexico, Oaxaca et Mazunte. Donc visite de Mexico du 19 au 21 novembre. Avec en prime la fête de la Révolution mexicaine le 20 novembre. Nous pensions pour ces 3 jours sur Mexico ou plutôt 2 jours et demi... visiter l'incontournable site de teotihuacan et pourquoi pas déjeuner dans le fameux restaurant la grotta (apparement cher mais à faire : bon c'est vrai que pour 17euros c'est cher pour la vie la bas mais pas vraiment pour nous donc nous nous permettrons cette folie 🙂, ), puis le musée d'anthropologie, et si nous avons le temps la vue de Mexico depuis La Torre Latinamericano. Par rapport à la fête de la Révolution Mexicaine du 20 Novembre je n'arrive pas vraiment à savoir si c'est un jour Férié ou non ?... Certains sites le confirment d'autres non. Donc si vous en savez un peu plus sur cette date je suis complètement preneuse🙂. Ensuite direction Oaxaca le 21 au matin en bus ( ou le 20 au soir si les trajets de nuits sont envisageable et surtout si le jour n'est pas férié). Arrivée sur Oaxaca avec ensuite recherche d'un hotel (je pense rechercher depuis la france quelques adresses d'hotels mais nous ne voulons pas n'ont plus passer notre temps à rechercher des hotels dans toutes les villes ou nous iront.... Que pensez-vous de voir les hotels directement sur place ?). En fonction de notre jour d'arrivée sur Oaxaca, nous pensons aller voir les cascades pétrifiées de hierve el agua: donc la j'ai vu trajet et visite du site nous prennent environ la matinée avec le début d'après-midi si nous voulons y déjeuner. J'ai vu qu'il fallait environ une heure de bus depuis Oaxaca jusqu'a Mitla puis prendre un autre bus ou taxi (collectif ou non). Une autre idée pour y arriver ? Peut-être un seul et unique bus pour tout le trajet ?? Puis dans l'après-midi retour sur Oaxaca avec visite de la ville ( ou l'inverse d'abord visite de la ville puis excursion le lendemain). Le 22 Peut-etre le temps de faire une autre visite intra-muros de préférence puisqu'il faudra prendre la route direction Mazunte pour ne pas arriver trop tard à notre hotel déja réservé. Le trajet se fera en bus.
ETAPE 3) SEJOUR DETENTE du 22 au 26 novembre. Nous avons réservé un hotel sur la cote pacifique près de Mazunte ( je n'ai plus le nom en tete c'est mon amie qui a fait la réservation) du 22 au 26. Nous pensions louer une voiture pendant cette période pour circuler librement et profiter du paysage avoisinnant et pourquoi pas faire quelques petites excursion, le but étant néanmoins de profiter de la plage et de se détendre aussi avant le retour sur Paris 🙂. Que pensez-vous de la location de voiture dans cette zone, j'ai pu lire les personnes qui louent les véhicules essaies toujours de trouver quelque chose sur la voiture. Nous pensons donc prendre des vidéos et bien sur avoir une conduite irréprochable... d'autres suggestions ??
Le 26 nous rentrerons sur Mexico en avion depuis l'aéroport de Santa Maria Huatulco. Un trajet d'une heure pour environ 100euros par personne. Mais au moins je pense qu'on pourra profiter à nouveau de Mexico et pourquoi pas faire nos derniers achats, et se balader un peu puisque nous prenons notre vol pour Paris le lendemain soit le 27 ( mais nous arriverons à Paris que le 28.... grrr nous aurions pu avoir une journée en plus au mexique lol)
Merci d'avance pour vos lectures et vos messages !
Nous sommes deux jeunes femmes voulant voyager au Mexique pour une quinzaine de jours. J'entend bien que c'est un pays immense de par sa taille mais également de par ses richesses et donc lieux à voir.
Nous avons décidé ensemble d'un itinéraire, j'aimerai avoir votre avis dessus en terme de timing, intérêt du lieu, enrichissement, transport, sécurité... ou tout autres idées sont les bienvenues 😉
Ha oui j'oubliais de préciser, nous partons la derniere quinzaine de novembre de cette année et j'ai séparé l'itinéraire en 3 étapes clés ( un road trip, un temps inter-étape: vous comprendrez mieux le sens par la suite je pense, et un séjour détente).
ETAPE 1) ROAD TRIP du 12 au 19 novembre Les villes de cette étape sont: Mexico, Quérétaro, Zacatecas, Guanajunto, Patzcaro puis retour sur Mexico. Lorsqu'on a regardé sur le guide du routard, ces villes semblaient très intéressantes à visiter, mais suite à mes recherches sur internet j'hésite un peu. J'aimerai savoir si ce sont vraiment des villes intéressantes à voir ? Donc pour cette étape il y aurait la visite de ces villes sans celle de Mexico.
ETAPE 2) INTER-ETAPE du 19 au 22 Novembre. Les villes concernées sont : Mexico, Oaxaca et Mazunte. Donc visite de Mexico du 19 au 21 novembre. Avec en prime la fête de la Révolution mexicaine le 20 novembre. Nous pensions pour ces 3 jours sur Mexico ou plutôt 2 jours et demi... visiter l'incontournable site de teotihuacan et pourquoi pas déjeuner dans le fameux restaurant la grotta (apparement cher mais à faire : bon c'est vrai que pour 17euros c'est cher pour la vie la bas mais pas vraiment pour nous donc nous nous permettrons cette folie 🙂, ), puis le musée d'anthropologie, et si nous avons le temps la vue de Mexico depuis La Torre Latinamericano. Par rapport à la fête de la Révolution Mexicaine du 20 Novembre je n'arrive pas vraiment à savoir si c'est un jour Férié ou non ?... Certains sites le confirment d'autres non. Donc si vous en savez un peu plus sur cette date je suis complètement preneuse🙂. Ensuite direction Oaxaca le 21 au matin en bus ( ou le 20 au soir si les trajets de nuits sont envisageable et surtout si le jour n'est pas férié). Arrivée sur Oaxaca avec ensuite recherche d'un hotel (je pense rechercher depuis la france quelques adresses d'hotels mais nous ne voulons pas n'ont plus passer notre temps à rechercher des hotels dans toutes les villes ou nous iront.... Que pensez-vous de voir les hotels directement sur place ?). En fonction de notre jour d'arrivée sur Oaxaca, nous pensons aller voir les cascades pétrifiées de hierve el agua: donc la j'ai vu trajet et visite du site nous prennent environ la matinée avec le début d'après-midi si nous voulons y déjeuner. J'ai vu qu'il fallait environ une heure de bus depuis Oaxaca jusqu'a Mitla puis prendre un autre bus ou taxi (collectif ou non). Une autre idée pour y arriver ? Peut-être un seul et unique bus pour tout le trajet ?? Puis dans l'après-midi retour sur Oaxaca avec visite de la ville ( ou l'inverse d'abord visite de la ville puis excursion le lendemain). Le 22 Peut-etre le temps de faire une autre visite intra-muros de préférence puisqu'il faudra prendre la route direction Mazunte pour ne pas arriver trop tard à notre hotel déja réservé. Le trajet se fera en bus.
ETAPE 3) SEJOUR DETENTE du 22 au 26 novembre. Nous avons réservé un hotel sur la cote pacifique près de Mazunte ( je n'ai plus le nom en tete c'est mon amie qui a fait la réservation) du 22 au 26. Nous pensions louer une voiture pendant cette période pour circuler librement et profiter du paysage avoisinnant et pourquoi pas faire quelques petites excursion, le but étant néanmoins de profiter de la plage et de se détendre aussi avant le retour sur Paris 🙂. Que pensez-vous de la location de voiture dans cette zone, j'ai pu lire les personnes qui louent les véhicules essaies toujours de trouver quelque chose sur la voiture. Nous pensons donc prendre des vidéos et bien sur avoir une conduite irréprochable... d'autres suggestions ??
Le 26 nous rentrerons sur Mexico en avion depuis l'aéroport de Santa Maria Huatulco. Un trajet d'une heure pour environ 100euros par personne. Mais au moins je pense qu'on pourra profiter à nouveau de Mexico et pourquoi pas faire nos derniers achats, et se balader un peu puisque nous prenons notre vol pour Paris le lendemain soit le 27 ( mais nous arriverons à Paris que le 28.... grrr nous aurions pu avoir une journée en plus au mexique lol)
Merci d'avance pour vos lectures et vos messages !
Partir au Cameroun (Yaoundé) début octobre English translation pending
Bonjour,
Je songe à partir au Cameroun pendant deux semaines début octobre, je n'ai pas encore fait la demande de visa ni réservé un billet d'avion, et je souhaiterais savoir si c'est une bonne période ( le climat notamment).
J'ai aussi jeté un coup d'œil sur les prix des billets d'avion ça avoisine les 700 euros ( avec moins d'heures d'escale), connaissez-vous une compagnie pas trop cher pour ce pays ?
Et en ce qui concerne le visa, vous pensez que je peux l'obtenir en seulement 4 jours comme c'est indiqué sur le site de l'ambassade au Cameroun à Paris?
Merci et au plaisir de vous lire :)
Mem'
Merci et au plaisir de vous lire :)
Mem'
La Thaïlande n'est plus accueillante English translation pending
c est dans le titre.
Un touriste s'Est vu refuser l entrée et il avait un billet de retour 28 jours plus tard.
Cet incident risque de se produire de plus en plus souvent.
http://www.thaivisa.com/forum/topic/743437-furious-refused-entry-at-suvarnabhumi-airport/
Je soupçonne qu il a du avoir fait plusieurs visas-run dans le passé et aussi il est possible que les agents d immigrations ne maitrisent pas les nouvelles procédures.
J ai moi-même été refoulé (enfin il s en ai fallu de peu) a la frontière du Laos il y a 3 semaines - (fin juin). J ai passé une nuit a Ventiane et au retour en thailande, l agent m a demandé une adresse exacte. j lui dit Nong Khai hotel - et il m a refusé l entrée. Ma femme qui venait de passer est revenue et a inscrit son adresse.
A chacun de mes voyages en thailande depuis 2011, je fais toujours un saut au Laos 1-3 jours - donc j ai quelques tampons sur les pages de mon passeport. C'était bien des visas-run car mon séjour est habituellement 5 a 6 semaines. Je songe sérieusement a renouveller mon passeport meme s il reste encore plus d un an de validité.
Je me pose la question suivante - si j avais été refoulé - aurais-je du payer a nouveau la taxe d entrée au Laos?
Cet incident risque de se produire de plus en plus souvent.
http://www.thaivisa.com/forum/topic/743437-furious-refused-entry-at-suvarnabhumi-airport/
Je soupçonne qu il a du avoir fait plusieurs visas-run dans le passé et aussi il est possible que les agents d immigrations ne maitrisent pas les nouvelles procédures.
J ai moi-même été refoulé (enfin il s en ai fallu de peu) a la frontière du Laos il y a 3 semaines - (fin juin). J ai passé une nuit a Ventiane et au retour en thailande, l agent m a demandé une adresse exacte. j lui dit Nong Khai hotel - et il m a refusé l entrée. Ma femme qui venait de passer est revenue et a inscrit son adresse.
A chacun de mes voyages en thailande depuis 2011, je fais toujours un saut au Laos 1-3 jours - donc j ai quelques tampons sur les pages de mon passeport. C'était bien des visas-run car mon séjour est habituellement 5 a 6 semaines. Je songe sérieusement a renouveller mon passeport meme s il reste encore plus d un an de validité.
Je me pose la question suivante - si j avais été refoulé - aurais-je du payer a nouveau la taxe d entrée au Laos?
Pas de tampon d'entrée en Malaisie (urgent) English translation pending
Bonjour.
Je me trouve dans une situation difficile.
J'ai pris le train de nuit de bangkk a butterworth le 21.06.14. Au petit matin il sest arreté a la frontiere de padang besar, j'etais la premiere a passer, lofficier a tamponné mon passeport notifiant la sortie de thailande, ensuite jai chrrché des yeux si il y avait un autre bureau et nayant rien vu, suis retourné sur mes pas. un agent de securité present depuis le debut m'a suggerer daller prendre un café a l'etage ce que jai fais avant de remonter dans le train. or il ya 3 jours une guest house a KL me fait remarqué que je nai pas de tampon dentree en Malaisie!
Je tel a limmigration qui me conseille de me rendre a un bureau specifique a KL.
L'agent sur place me dis que je dois retourné a la frontiere pour faire le tampon mais ne me garanti pas qu'ils me fassent le tampon!
Sur le conseil d'une dame de ce meme bureau, je me rend a Putrajaya le lendemain.
J'arrive a 9h30 et ils me ressassent la meme question "as tu le billet de train" et non je ne lai plus puisque je lai jeté le pensant inutile mais j'ai quand meme la date de sortie de thailande comme preuve alors apres etre passée a tous les guichets et repeté inlassablement les memes choses. A 16h30, un groupe de jeunes du service visa m'appele au guichet et me disent que je dois payer 600Rm, je leur demande si jaurais mon tampon dentree en suivant ar je dois continuer mon voyage et là ils m'annoncent que le tampon qu'ils aposeront me laissera 7 jours pour rentrer en France, que c'est la loi!
Je nai pas payé, ai recuperer mon passeport et suis partie pour reflechir.
L'ambassade est fermée pendant 3jours, je pense attendre qu'elle ouvre pour qu'il me donnent des solutions et sinon qu'ils me fassent une lettre pour que je me rende a frontière thai et obtiene ce tampon dentree!
Qu'en pensez vous? y a til quelqu'un qui a vecu cet experience? que faire?!
merci de votre aide..
sandra
merci de votre aide..
sandra
Grande croisière d'Afrique sur le Costa neoRiviera English translation pending
Après avoir effectué le Tour du monde 2014 sur le Costa Deliziosa, nous venons de nous inscrire pour la grande croisière d'Afrique du 8 février 2015 sur le Costa neoriviera.Changement d'ambiance , bateau plus petit, cabine plus petite, mais itinéraire très intéressant ...pour nous.A nouveau nous espérons former un petit groupe pour envisager des excursions et nouvelles connaissances.Toutes informations sur cette croisière seront les bienvenues.
Merci à tous les membres V.F pour leur contribution.
Philippe
Voyage en Israël, départ ce vendredi 11 juillet 2014: doit-on annuler? English translation pending
Bonjour à tous,
Je pars pour un voyage en israel ce vendredi 11 juillet 2014 avec ma compagne (billet réservé depuis longtemps) et compte tenu des récents affrontements et de l'actualité, nous nous demandons si il ne serait pas plus sage d'annuler ce voyage (tant attendu), ou si nous devons le réaliser et si oui, que doit-on savoir avant de partir..?
Je vous demande donc, de me faire partager des avis ou des informations qui m'aideraient à prendre une décision.
Merci à tous sincèrement.
Je pars pour un voyage en israel ce vendredi 11 juillet 2014 avec ma compagne (billet réservé depuis longtemps) et compte tenu des récents affrontements et de l'actualité, nous nous demandons si il ne serait pas plus sage d'annuler ce voyage (tant attendu), ou si nous devons le réaliser et si oui, que doit-on savoir avant de partir..?
Je vous demande donc, de me faire partager des avis ou des informations qui m'aideraient à prendre une décision.
Merci à tous sincèrement.
Coût de la vie au Mexique? English translation pending
Bonjour , j'ai 23 ans je pars seul au Mexique a Playa del Carmen en Juillet pour une durée indéterminé . Je souhaiterai savoir le coût de la vie a Playa del Carmen ? logement , manger , resto , enfin tout ce qu'il nous faut pour y vivre . MERCIIIII (car pour le moment dure de trouver quelqu’un qui sache y repondre)
😇😎
😇😎
KLIA 2 la grande pagaille (vol Makassar / Kuala Lumpur) English translation pending
Bonjour,
Vendredi 9 mai, nous sommes arrivés à Klia 2 le nouvel aéroport qui remplace pour les vols Air Asia le vetuste LCCT. Notre vol Makassar / Kuala Lumpur est parti et donc arrivé avec 1h00 de retard. Jusque là rien de méchant, mais après avoir parcouru les interminables couloirs (au moins 2 kms) nous arrivons devant le tapis pour récupérer nos bagages, le temps passe et rien n'arrive. Après plus de 2h00 d'attente les valises arrivent enfin....mais c'est également le cas sur les autres tapis roulants ! Resultat il y a au moins 100 personnes qui se précipitent aux guichet du KLIA express et autant sinon plus vers les taxis ! Il est trop tard pour rejoindre KLIA 1 et prendre notre vol pour la France ! Nous avons du racheter des billets pour notre retour et nous rentrons donc ce soir avec 48h00 de retard et 2000 euros de frais en sus ! Air Asia ne veux rien entendre et se dégage de toutes responsabilités sur les correspondances que leurs clients peuvent avoir. A aucun moment, ni Air Asia, ni La Lufthanza, ni les services de l'aéroport, ni l'anbassade de France (que nous avons joint par téléphone) ne nous ont proposé ne serait-ce qu'un plateau repas ou un hotel pour la nuit ! Nous nous sommes donc retrouvés à 1h00 du matin au beau milieu de cet aéroport flambant neuf avec nos valises comme des c...... Nous avons rencontré un groupe de Français et vu de nombreuses personnes dans la même situation. Notre interlocuteur au guichet d'Air Asia, nous à simplement expliqué qu'il ne pouvait rien faire et qu'il fallait envoyer un Email....... Avis aux passagers, prévoyez de la marge pour vos correspondances....! Cordialement, Yann
Vendredi 9 mai, nous sommes arrivés à Klia 2 le nouvel aéroport qui remplace pour les vols Air Asia le vetuste LCCT. Notre vol Makassar / Kuala Lumpur est parti et donc arrivé avec 1h00 de retard. Jusque là rien de méchant, mais après avoir parcouru les interminables couloirs (au moins 2 kms) nous arrivons devant le tapis pour récupérer nos bagages, le temps passe et rien n'arrive. Après plus de 2h00 d'attente les valises arrivent enfin....mais c'est également le cas sur les autres tapis roulants ! Resultat il y a au moins 100 personnes qui se précipitent aux guichet du KLIA express et autant sinon plus vers les taxis ! Il est trop tard pour rejoindre KLIA 1 et prendre notre vol pour la France ! Nous avons du racheter des billets pour notre retour et nous rentrons donc ce soir avec 48h00 de retard et 2000 euros de frais en sus ! Air Asia ne veux rien entendre et se dégage de toutes responsabilités sur les correspondances que leurs clients peuvent avoir. A aucun moment, ni Air Asia, ni La Lufthanza, ni les services de l'aéroport, ni l'anbassade de France (que nous avons joint par téléphone) ne nous ont proposé ne serait-ce qu'un plateau repas ou un hotel pour la nuit ! Nous nous sommes donc retrouvés à 1h00 du matin au beau milieu de cet aéroport flambant neuf avec nos valises comme des c...... Nous avons rencontré un groupe de Français et vu de nombreuses personnes dans la même situation. Notre interlocuteur au guichet d'Air Asia, nous à simplement expliqué qu'il ne pouvait rien faire et qu'il fallait envoyer un Email....... Avis aux passagers, prévoyez de la marge pour vos correspondances....! Cordialement, Yann
Visa double entrée pour la Thaïlande English translation pending
Bonjour,
Je compte me rendre en Thailande pour la fin de l'année, de début Novembre a fin Février.(ce qui fait donc a peut près 4 mois) Je vais donc demander un visa double entrée. Ma question est: pour l'activation de ma deuxieme entrée, suis-je obligé de sortir du territoire Thailandais par voix aérienne? Lors de ma demande de visa double entrée, est ce que l'on va me demander de justifié d'un billet d'avion de sorti de Thailande et de rerentré en Thailande pour l'activation de la deuxième entrée en plus du billet d'avion initial pour la pèriode de 4 mois? Merci aux personnes qui seront capable de m'apporter une réponse.
Je compte me rendre en Thailande pour la fin de l'année, de début Novembre a fin Février.(ce qui fait donc a peut près 4 mois) Je vais donc demander un visa double entrée. Ma question est: pour l'activation de ma deuxieme entrée, suis-je obligé de sortir du territoire Thailandais par voix aérienne? Lors de ma demande de visa double entrée, est ce que l'on va me demander de justifié d'un billet d'avion de sorti de Thailande et de rerentré en Thailande pour l'activation de la deuxième entrée en plus du billet d'avion initial pour la pèriode de 4 mois? Merci aux personnes qui seront capable de m'apporter une réponse.
Durée de validité du visa chinois délivré à Hong Kong? English translation pending
J'envisage de demander un visa touristique chinois (un mois, une seule entrée) depuis Hong Kong, mais de visiter le Japon et la Corée avant de me rendre en Chine : de quel délai vais-je disposer une fois le visa chinois émis ? Les réponses récentes (infos actualisées) seront les bienvenues, merci d'avance.
Fin de l'histoire de la mafia policière de Koh Samui English translation pending
Bonsoir à tous !
Eh bien me revoilà parmis vous pour vous informer qu'aprèq plusieurs demande de reportage au gré de toutes ces années passés, , j'ai accepté de témoigner de notre folle histoire à propos de l'emprisonnement de mon mari pour un accident de voiture.. les journalistes m'on déjà bien interwiewé pour la préparation de l'émission sur France 2.. La préparation suit son cours, , et je devrais recevoir la confirmation de ma participation à cett émission très regardée en france..l'après midi... je peux désormais parler de cette terrible aventure avec un sourire certain puisque le temps à passé 9 ans déjà.. la blessure psychologique est derrière nous maintenant et nous sommes malgré tout , toujours étonnés par nos histoire; J espère que mon récit fera prendre conscience aux futurs voyageur qu'il ne faut pas baisser la garde et de se défendre par tous les moyens léguaux qui peuvent faire avancer les affaires de ce genre, y compris sur des actes illégaux auxquels nous les farangs n'aurions jamais imaginé faire un jour dans ce genre de situation comme la nôtre..
Certains du forum me parlait de faire un film de notre histoire, d'autre souhaitais qu'elle soit racontée dans la presse locale, nous nous y étions refusé car nous ne savions pas la teneur de l'impact auprès de certains thais qui sont vraiment charmant et à qui on ne souhaitait rien de leur bonheur.. En revance, il va être traité la manère dont tout cela s'est passé est noamment au niveau financier et la redistribution de l'argent réclamé en caution mulitiples et de sommes a-hallucinantes qui avaient été versé aux divers intervenant pour accéler la sortie de prison de mon époux.. croyez bien que si on me pose ce gentre de questions sur mon sentiment en thailande je ne serais pas gênée de raconter la véritable histoire; les journalistes ont déjà conctacter l'ambassade aux fins de vérification, puisqu'il certainement dans leur archives tout le dossier ( que j'ai fini moi même à détruire après 5 ou 6 ans et qui m'apportait plus rien que des frissons)
je tiendrais un discours sincères honnête et direct sur cette triste expérience mais je détaillerai bien comme la police et ou ses juges arrivent à se procurer de l'argent propre sur le dos d'une famille honnête et tranquille... j'avais comme une petite voie au fond qui me disait qu'un jour ou l'autre çà sortirai sur les médias... et bien il s'en est fallu des années pour qu'on en termine enfin .. une fin de thérapie en quelque sorte et que cette expérience serve de "garde fous" aux prochains visiteurs de ce pays...
Donc semaine prochaine enregistrement de l'émission à Paris... ensuite je vous dirai comment cela c'est passé et l'attitude des personnes qui sont sur le plateau TV..(réaction peut être ?) je n'en sais pas plus sinon que la Mafia Policière va avoir les oreiiles qui siffent
En tout cas je remercie tous les internautes dont les conseils et post ont été utiles, je les en remercie très sincèrement ainsi que tous ceux (et vous avez été nombreaux à croire à mon histoire sans autre trouvle.... je devrais être sur le plateau dans quelques jours... mais je n'ai pas encore la date de diffusion.. Encore mille mercis et bonne soirée à vous tous !
Eh bien me revoilà parmis vous pour vous informer qu'aprèq plusieurs demande de reportage au gré de toutes ces années passés, , j'ai accepté de témoigner de notre folle histoire à propos de l'emprisonnement de mon mari pour un accident de voiture.. les journalistes m'on déjà bien interwiewé pour la préparation de l'émission sur France 2.. La préparation suit son cours, , et je devrais recevoir la confirmation de ma participation à cett émission très regardée en france..l'après midi... je peux désormais parler de cette terrible aventure avec un sourire certain puisque le temps à passé 9 ans déjà.. la blessure psychologique est derrière nous maintenant et nous sommes malgré tout , toujours étonnés par nos histoire; J espère que mon récit fera prendre conscience aux futurs voyageur qu'il ne faut pas baisser la garde et de se défendre par tous les moyens léguaux qui peuvent faire avancer les affaires de ce genre, y compris sur des actes illégaux auxquels nous les farangs n'aurions jamais imaginé faire un jour dans ce genre de situation comme la nôtre..
Certains du forum me parlait de faire un film de notre histoire, d'autre souhaitais qu'elle soit racontée dans la presse locale, nous nous y étions refusé car nous ne savions pas la teneur de l'impact auprès de certains thais qui sont vraiment charmant et à qui on ne souhaitait rien de leur bonheur.. En revance, il va être traité la manère dont tout cela s'est passé est noamment au niveau financier et la redistribution de l'argent réclamé en caution mulitiples et de sommes a-hallucinantes qui avaient été versé aux divers intervenant pour accéler la sortie de prison de mon époux.. croyez bien que si on me pose ce gentre de questions sur mon sentiment en thailande je ne serais pas gênée de raconter la véritable histoire; les journalistes ont déjà conctacter l'ambassade aux fins de vérification, puisqu'il certainement dans leur archives tout le dossier ( que j'ai fini moi même à détruire après 5 ou 6 ans et qui m'apportait plus rien que des frissons)
je tiendrais un discours sincères honnête et direct sur cette triste expérience mais je détaillerai bien comme la police et ou ses juges arrivent à se procurer de l'argent propre sur le dos d'une famille honnête et tranquille... j'avais comme une petite voie au fond qui me disait qu'un jour ou l'autre çà sortirai sur les médias... et bien il s'en est fallu des années pour qu'on en termine enfin .. une fin de thérapie en quelque sorte et que cette expérience serve de "garde fous" aux prochains visiteurs de ce pays...
Donc semaine prochaine enregistrement de l'émission à Paris... ensuite je vous dirai comment cela c'est passé et l'attitude des personnes qui sont sur le plateau TV..(réaction peut être ?) je n'en sais pas plus sinon que la Mafia Policière va avoir les oreiiles qui siffent
En tout cas je remercie tous les internautes dont les conseils et post ont été utiles, je les en remercie très sincèrement ainsi que tous ceux (et vous avez été nombreaux à croire à mon histoire sans autre trouvle.... je devrais être sur le plateau dans quelques jours... mais je n'ai pas encore la date de diffusion.. Encore mille mercis et bonne soirée à vous tous !
Bons plans hôtels en Thaïlande et Birmanie? English translation pending
😎Salut a tous,
Du coup c'est un peu dans le titre.
je regarde un peu les tarifs sur le net pour les hotels et j'ai comme l'impression qu'ils ont quand meme pas mal augmentés. (ou je deviens radins avec l'age, peut etre MDR)
mon véritable probleme c'est surtout qu'ils ne font pas beaucoup mention des enfants, donc a quoi s'attendre avec un pti de 4ans et un de 15?
avez vous des bons plans pour ce cas sur Bangkok, Krabi, Ao Nang, voir peut Lanta. ou les tarifs serait encore dans les 25/30 euros. (ça existe encore, rassurez moi!?!) De plus autant sur les ville cotieres et les iles, pas besoin de piscine, par contre sur Bangkok, ça sera une obligation.
Pour la Birmanie, idem, sur Bagan, si on y vas pas sur encore!
Quand je vois les soit disant promo sur le net, je me dit que je devrait meme y aller a l'arrache, et faire le tour des hotels arrivé sur place, mais avec les momes c'est pas forcément évident.
Qu'est ce que vous en pensez vous et surtout si vous y estes allez récemment.
Nous seront la bas fin avril et mai, donc plutot basse saison.
Pour la Birmanie, d'apres ce que j'ai lu sur le forum avec les enfants ça a l'air d'etre ok.
Juste un point est ce que les ressortissant Thais ont besoin d'un visa pour passer au Nyanmar, ou le passeport suffit? (voir ID card comme nous dans l'espace Shengen)
Bon voila, j'en rajouterai une couche plus tard.
Merci d'avance pour vos réponses judicieuses.
Du coup c'est un peu dans le titre.
je regarde un peu les tarifs sur le net pour les hotels et j'ai comme l'impression qu'ils ont quand meme pas mal augmentés. (ou je deviens radins avec l'age, peut etre MDR)
mon véritable probleme c'est surtout qu'ils ne font pas beaucoup mention des enfants, donc a quoi s'attendre avec un pti de 4ans et un de 15?
avez vous des bons plans pour ce cas sur Bangkok, Krabi, Ao Nang, voir peut Lanta. ou les tarifs serait encore dans les 25/30 euros. (ça existe encore, rassurez moi!?!) De plus autant sur les ville cotieres et les iles, pas besoin de piscine, par contre sur Bangkok, ça sera une obligation.
Pour la Birmanie, idem, sur Bagan, si on y vas pas sur encore!
Quand je vois les soit disant promo sur le net, je me dit que je devrait meme y aller a l'arrache, et faire le tour des hotels arrivé sur place, mais avec les momes c'est pas forcément évident.
Qu'est ce que vous en pensez vous et surtout si vous y estes allez récemment.
Nous seront la bas fin avril et mai, donc plutot basse saison.
Pour la Birmanie, d'apres ce que j'ai lu sur le forum avec les enfants ça a l'air d'etre ok.
Juste un point est ce que les ressortissant Thais ont besoin d'un visa pour passer au Nyanmar, ou le passeport suffit? (voir ID card comme nous dans l'espace Shengen)
Bon voila, j'en rajouterai une couche plus tard.
Merci d'avance pour vos réponses judicieuses.
CCAM refusé, tout de même possible de se marier en Algérie? English translation pending
Bonsoir, je me présente, Ahmed j'ai 25 ans et je vie a Alger.
j'aimerai vous partager mon histoire pour quelques secondes , je suis avec une française depuis 1 ans a peu près. On a pas eu le temps de se voir du moment que nos travail respectifs et nos budgets ne nous permettaient pas de voyager comme bon nous semblait et de se voir en face à face et comme cette année, nous commençons vraiment à mieux nous connaître et à avoir des projets communs, on a décidé de se marier. Je pense qu'on a un peu accéléré les choses aux yeux de l'administration, mais malgré tout, on a fait une demande pour un entretien CCAM et nous sommes dans l'attente la validation (prochainement par mail) Cela ne nous empêche pas d'avoir peur que cela ne marche pas car on ne sais pas vue face a face avant.
Me concernant, sachez que j'ai travaillé à la résidence personnelle de son Excellence l'Ambassadeur de France en Algérie pendant plusieurs années où j'ai fait ma formation de 2009 a 2011 et je travaille, depuis ce temps là, comme extra exclusif du cuisinier actuellement. J'occupe donc un très bon poste avec un très bon salaire et je veux pas le lâcher. Alors j'ai demandé à ma compagne de venir s'installer avec moi en Algérie et l'idée lui plais. Pourtant, après avoir lu ce qui faut faire pour avoir le CCAM, je ne vous cache pas que je flippe énormément 🤪… Donc y'aurait'y-il des personnes qui peuvent nous conseiller car cela nous fera énormément plaisir, en prenant en compte qu'on ne sait jamais vue face à face et est-ce qu'il y a quand même une chance qu'on nous donne le CCAM (prévu normalement en avril de cette année) et la future femme, qui a 24 ans, a elle aussi un super boulot à Paris??
J'espère avoir des réponses le plutôt possible, merci à vous. Mon e-mail : sidahmedc.ronaldo@hotmail.com pour des informations ou ici Mes salutations les plus sincères et merci d'avance
Me concernant, sachez que j'ai travaillé à la résidence personnelle de son Excellence l'Ambassadeur de France en Algérie pendant plusieurs années où j'ai fait ma formation de 2009 a 2011 et je travaille, depuis ce temps là, comme extra exclusif du cuisinier actuellement. J'occupe donc un très bon poste avec un très bon salaire et je veux pas le lâcher. Alors j'ai demandé à ma compagne de venir s'installer avec moi en Algérie et l'idée lui plais. Pourtant, après avoir lu ce qui faut faire pour avoir le CCAM, je ne vous cache pas que je flippe énormément 🤪… Donc y'aurait'y-il des personnes qui peuvent nous conseiller car cela nous fera énormément plaisir, en prenant en compte qu'on ne sait jamais vue face à face et est-ce qu'il y a quand même une chance qu'on nous donne le CCAM (prévu normalement en avril de cette année) et la future femme, qui a 24 ans, a elle aussi un super boulot à Paris??
J'espère avoir des réponses le plutôt possible, merci à vous. Mon e-mail : sidahmedc.ronaldo@hotmail.com pour des informations ou ici Mes salutations les plus sincères et merci d'avance
Temps d'attente pour visa à l'aéroport de Katmandou English translation pending
Je pars bientôt pour le nepal, je souhaite faire mon visa en arrivant à l'aeroport, combien de temps en moyenne avez-vous attendu afin d'obtenir le précieux sésame?
je pars en voyage organisé, et l'agence me dis que s'il y a trop d'attente, mon groupe pourrait être accompagner à l'hotel et je devrais prendre un moyen de transport privé afin de regagner mon hotel.
je vous remercie.
je pars en voyage organisé, et l'agence me dis que s'il y a trop d'attente, mon groupe pourrait être accompagner à l'hotel et je devrais prendre un moyen de transport privé afin de regagner mon hotel.
je vous remercie.
Compteur ESTA remis à 0 après un séjour au Pérou? English translation pending
Bonjour,
Mon entreprise m'accorde un congé sabbatique de 11 mois. Je comptais me servir de San Francisco comme base, mon copain travaillant la bas avec un visa de 5 ans. Je comptais visiter les États Unis, et aussi, comme je serai plus près (et pour ne pas dépasser les 90 jours sur le sol américain): Pérou, Canada, Amérique centrale. En lisant les discussions je me rend compte que le compteur des 90 jours n'est pas forcément remis à 0. Pour le Mexique et le Canada c'est clair, mais est ce que quelqu'un sait si c'est le cas pour un pays plus lointain (Pérou, Guatemala, ..)? Ou il faut absolument rentrer dans son pays d'origine (dans mon cas en France)?
Merci beaucoup. Elodie
Mon entreprise m'accorde un congé sabbatique de 11 mois. Je comptais me servir de San Francisco comme base, mon copain travaillant la bas avec un visa de 5 ans. Je comptais visiter les États Unis, et aussi, comme je serai plus près (et pour ne pas dépasser les 90 jours sur le sol américain): Pérou, Canada, Amérique centrale. En lisant les discussions je me rend compte que le compteur des 90 jours n'est pas forcément remis à 0. Pour le Mexique et le Canada c'est clair, mais est ce que quelqu'un sait si c'est le cas pour un pays plus lointain (Pérou, Guatemala, ..)? Ou il faut absolument rentrer dans son pays d'origine (dans mon cas en France)?
Merci beaucoup. Elodie
Route/douanes Mauritanie-Mali English translation pending
Assez de désinformation, il passe des centaines de véhicules par jour de toutes nationalités du Maroc vers la Mauritanie, surtout des camions en transit sous douanes mais aussi des autos, et même des vélos ( hier 4 hollandais). Il ne manque que des français !!
La moitié d'entre eux continuent vers le Mali, l'autre vers le Sénégal. La douane se passe tout à fait correctement, le visa (biométrique ) se fait en 10 mn a la frontière tout les jours même fériés, et, surprise, la circulation de nuit est fréquente au moins jusqu'a Nouaktchott, seul bémol il y a prés de 25 poste de contrôle a traverser si vous allez vers le Mali
Voyage au Vietnam, Laos et Cambodge en arrivant à Bangkok English translation pending
Bonjour à tous,
Bon je m'y prends un peu à l'avance : je prévois un voyage en Asie du Sud-Est de octobre 2014 à janvier 2015.
Nous comptons parcourir le Vietnam, le Laos et le Cambodge et je n'arrive pas à me décider sur l'ordre dans lequel faire ces trois pays. Je me pose aussi des questions sur les visas...
Après réflexion voilà ce qu'il me semble le plus approprié : Vol aller-retour sur Bangkok (comme ça prix des vols moins chers et pas de visa Vietnamien à multiple-entrée). - Passer une dizaine de jours en Thaïlande puis vol Bangkok-Hanoi (et donc pas de visa Thai nécessaire). - Parcourir le Vietnam du nord au sud en 1 mois (de mi-octobre à mi-novembre) - Puis entrer au Cambodge par voie terrestre et y rester 1 mois (visa à la frontière) - Puis entrer au Laos par voie terrestre et y rester 1 mois (idem), remonter jusqu'au nord - Passer en Thailande par voie terrestre (et donc avoir droit à 15 jours sans visa?), visiter Chiang mai en quelques jours et puis revenir sur Bangkok (autour de mi-janvier).
Mes questions : - Cela vous parait-il une bonne solution d'un point de vue pratique et météo? - Est-il correct qu'après arrivée en Thailande avec exemption de visa en octobre par avion, j'ai le droit d'y revenir 3 mois plus tard par voie terrestre pour quelques jours toujours sans visa? - Visa Vietnamien : je compte faire le visa on arrival (pas de problème si j'arriverai de Thaïlande?), je suppose que je suis obligée de prendre le visa de 3 mois car pas de preuve de sortie du pays après un mois? Et si je prends le visa de 3 mois, mon vol retour sur Bangkok doit-il obligatoirement être dans les trois mois suivant mon arrivée sur le territoire vietnamien? - Afin de ne pas devoir courir et de voyager en prenant bien notre temps, je pensais prendre un vol interne en plus, j'hésite entre un vol Da Nang-Ho Chi Minh (Vietnam) et un vol Paksé-Vientiane (Laos). Que me conseilleriez-vous et pourquoi?
Voili voilou merci d'avance pour vos réponses et bonnes fêtes à tous !
Après réflexion voilà ce qu'il me semble le plus approprié : Vol aller-retour sur Bangkok (comme ça prix des vols moins chers et pas de visa Vietnamien à multiple-entrée). - Passer une dizaine de jours en Thaïlande puis vol Bangkok-Hanoi (et donc pas de visa Thai nécessaire). - Parcourir le Vietnam du nord au sud en 1 mois (de mi-octobre à mi-novembre) - Puis entrer au Cambodge par voie terrestre et y rester 1 mois (visa à la frontière) - Puis entrer au Laos par voie terrestre et y rester 1 mois (idem), remonter jusqu'au nord - Passer en Thailande par voie terrestre (et donc avoir droit à 15 jours sans visa?), visiter Chiang mai en quelques jours et puis revenir sur Bangkok (autour de mi-janvier).
Mes questions : - Cela vous parait-il une bonne solution d'un point de vue pratique et météo? - Est-il correct qu'après arrivée en Thailande avec exemption de visa en octobre par avion, j'ai le droit d'y revenir 3 mois plus tard par voie terrestre pour quelques jours toujours sans visa? - Visa Vietnamien : je compte faire le visa on arrival (pas de problème si j'arriverai de Thaïlande?), je suppose que je suis obligée de prendre le visa de 3 mois car pas de preuve de sortie du pays après un mois? Et si je prends le visa de 3 mois, mon vol retour sur Bangkok doit-il obligatoirement être dans les trois mois suivant mon arrivée sur le territoire vietnamien? - Afin de ne pas devoir courir et de voyager en prenant bien notre temps, je pensais prendre un vol interne en plus, j'hésite entre un vol Da Nang-Ho Chi Minh (Vietnam) et un vol Paksé-Vientiane (Laos). Que me conseilleriez-vous et pourquoi?
Voili voilou merci d'avance pour vos réponses et bonnes fêtes à tous !
Enquête sur les meurtres de Nosy-Be English translation pending
Article sur le Monde, "Les soupçons de pédophilie levés"
www.lemonde.fr/afrique/article/2013/10/22/francais-lynche-a-madagascar-les-soupcons-de-pedophilie-leves_3501165_3212.html
L'enquête avance côté français. Rien ne permet de soupçonner Sébastien de pédophilie ou de trafic d'organe.
www.lemonde.fr/afrique/article/2013/10/22/francais-lynche-a-madagascar-les-soupcons-de-pedophilie-leves_3501165_3212.html
L'enquête avance côté français. Rien ne permet de soupçonner Sébastien de pédophilie ou de trafic d'organe.
Formalités administratives pour faire venir une Thaïlandaise en France English translation pending
Bonjour,
Cela va faire bientôt 2 ans que je suis avec ma copine Thailandaise et après de nombreux voyages en Thailande, j'aimerais la faire venir en France, dans un premier temps pour les vacances, afin qu'elle puisse découvrir le pays dans lequel je vis. Or je me pose quelques questions concernant les documents à fournir. J'ai cru comprendre qu'il fallait réunir l'ensemble des pièces suivantes :
Documents à fournir par le demandeur : 1 formulaire de demande de visa de court séjour (fourni par l’Alliance Française/Agence Consulaire) 2 photographies d’identité récentes Passeport avec durée de validité supérieure à 6 mois Photocopie de la carte d’identité Justificatif d’emploi (attestation avec nom et adresse de l’employeur, enregistrement de commerce pour les travailleurs indépendants) Justificatifs de ressources (bulletins de salaire, livret de banque, etc….) Réservation aérienne pour la France Aller/Retour à dates fixes Documents à fournir par l’hébergeant en France : Attestation d’Accueil délivrée par la Mairie du lieu de résidence Justificatif d’emploi et de ressources (au cas où ceux du demandeur seraient insuffisants : 3 dernières fiches de paie et le dernier avis d’imposition sur le revenu) Lettre de prise en charge (imprimé à compléter fourni par l’Alliance Française/Agence Consulaire) et de motivation expliquant les raisons de la visite Copie de la carte nationale d’identité ou du passeport. S’il s’agit d’un étranger, copie du titre de séjour Après acceptation du dossier (mais avant restitution du passeport avec le visa) : Billet d’avion Aller/Retour pour la France à dates fixes Contrat d’assurance couvrant les frais médicaux et de rapatriement durant le séjour en France Pouvez vous me dire si cette liste est toujours d'actualité ?
Ma copine est actuellement sans emploi mais je l'aide financièrement de manière à ce qu'elle puisse subvenir à ses besoins. Comment présenter cette particularité dans mon dossier. Cela veut il dire que le visa lui sera automatiquement refusé ?
J'ai vu qu'il fallait aussi fournir une réservation aérienne pour la France Aller Retour à dates fixes. Que se passe t-il si le visa n'est pas accordé ? Les billets auront donc été acheté pour rien sans possibilité de remboursement ??
Enfin si je décide de l'amener en Allemagne ou en Suisse faut il également qu'elle fasse une demande de visa dans les pays concernés où pourra t-elle circuler librement dans l'espace Shengen par l'intermédiaire du visa Français ?
Merci d'avance pour votre aide
Cela va faire bientôt 2 ans que je suis avec ma copine Thailandaise et après de nombreux voyages en Thailande, j'aimerais la faire venir en France, dans un premier temps pour les vacances, afin qu'elle puisse découvrir le pays dans lequel je vis. Or je me pose quelques questions concernant les documents à fournir. J'ai cru comprendre qu'il fallait réunir l'ensemble des pièces suivantes :
Documents à fournir par le demandeur : 1 formulaire de demande de visa de court séjour (fourni par l’Alliance Française/Agence Consulaire) 2 photographies d’identité récentes Passeport avec durée de validité supérieure à 6 mois Photocopie de la carte d’identité Justificatif d’emploi (attestation avec nom et adresse de l’employeur, enregistrement de commerce pour les travailleurs indépendants) Justificatifs de ressources (bulletins de salaire, livret de banque, etc….) Réservation aérienne pour la France Aller/Retour à dates fixes Documents à fournir par l’hébergeant en France : Attestation d’Accueil délivrée par la Mairie du lieu de résidence Justificatif d’emploi et de ressources (au cas où ceux du demandeur seraient insuffisants : 3 dernières fiches de paie et le dernier avis d’imposition sur le revenu) Lettre de prise en charge (imprimé à compléter fourni par l’Alliance Française/Agence Consulaire) et de motivation expliquant les raisons de la visite Copie de la carte nationale d’identité ou du passeport. S’il s’agit d’un étranger, copie du titre de séjour Après acceptation du dossier (mais avant restitution du passeport avec le visa) : Billet d’avion Aller/Retour pour la France à dates fixes Contrat d’assurance couvrant les frais médicaux et de rapatriement durant le séjour en France Pouvez vous me dire si cette liste est toujours d'actualité ?
Ma copine est actuellement sans emploi mais je l'aide financièrement de manière à ce qu'elle puisse subvenir à ses besoins. Comment présenter cette particularité dans mon dossier. Cela veut il dire que le visa lui sera automatiquement refusé ?
J'ai vu qu'il fallait aussi fournir une réservation aérienne pour la France Aller Retour à dates fixes. Que se passe t-il si le visa n'est pas accordé ? Les billets auront donc été acheté pour rien sans possibilité de remboursement ??
Enfin si je décide de l'amener en Allemagne ou en Suisse faut il également qu'elle fasse une demande de visa dans les pays concernés où pourra t-elle circuler librement dans l'espace Shengen par l'intermédiaire du visa Français ?
Merci d'avance pour votre aide
Mariage franco - algérien English translation pending
bonjour tout le monde, ma question est : es possible qu'un algérien épouse une française de souche mais qui boss dans la gendarmerie .
Propriété à Cuba English translation pending
J'aimerais savoir comment procède un cubain quand il veux achetée une maison a cuba et quel sont les formalitée pour les réparée c'est foutu maison.Merci de vos renseignement.
Ouverture des frontières en Birmanie English translation pending
Je reprends ici l'intervention de NinoSoldado qui mérite un sujet à lui seul, tant la nouvelle est de taille :
Cérémonie officielle pour célébrer l'ouverture a eu lieu le 28/08 à Tachileik. On peut considérer qu'il est désormais possible d'entrer par la terre au Myanmar :
Côté Myanmar - Côté Thailande 1/ Tachileik - Mae Sai 2/ Myawaddy - Mae Sot 3/ Kawthaung - Ranong
il semblerait qu'une 4ème frontière soit également ouverte.Il se pourrait que ce soit le Col des Trois Pagodes.
Cérémonie officielle pour célébrer l'ouverture a eu lieu le 28/08 à Tachileik. On peut considérer qu'il est désormais possible d'entrer par la terre au Myanmar :
Côté Myanmar - Côté Thailande 1/ Tachileik - Mae Sai 2/ Myawaddy - Mae Sot 3/ Kawthaung - Ranong
il semblerait qu'une 4ème frontière soit également ouverte.Il se pourrait que ce soit le Col des Trois Pagodes.
France - Ethiopie en 4x4 English translation pending
Bonjour quelqu' un a t'il des informations sur la façon ( itineraire ) de se rendre en Ethiopie en 4x4 depuis la france ? Et en sortir libre et en bonne santé !
Merci
Papouasie 2005, traîtreusement abandonnés par nos guides au beau milieu de la jungle English translation pending
SECOND TOME, CHAPITRE IX - JOHN WAYNE, SA DESCENDANCE ET SA FAMILLE
- John, Zazou et naps dans la jungle papoue, entre les mauvais esprits qui rôdent et leurs guides qui se font la malle ils sont pas sauvés les pauvres... -
Octobre 2005, rappel de l’épisode précédent : après avoir bien failli se retrouver amputé d'un bout d'intestin quelque part entre l'Afghanistan et l'Inde, naps, notre héros d'occase, s'était mis en route pour l'Indonésie, accompagné de son pote Zazou, dit Zaza, dit bogra, dit le dormeur, dit le philosophe arabe, qui l'avait rejoint...
Alors le premier mois ça allait être repos total, on en avait bien besoin autant l’un que l’autre. Zazou parce qu’il arrivait de France où il avait travaillé dur, et naps pour tout ce que lui était arrivé depuis disons l’époque du récit 95 heures (voir le chapitre XX du premier tome), parce que crois-le ou pas mais il ne s’était pas vraiment ni posé ni reposé depuis tout ce temps. À l’arrivée en Indo on ne peut avoir qu’un visa d’un mois mais ça ira pour l’instant, on ressortira plus tard en faire un de 60 jours à l’ambassade, le tout nous faisant trois mois dans le pays ce qui suffira amplement. Pour commencer nous décidâmes de retourner sur les îles près de Manado, dans le nord de Sulawesi, on avait bien aimé à l’époque. Perso j’aurai voté pour Siladen, mais aux dernières nouvelles l’île s’étant dotée d’hôtels de luxe nous jetâmes plutôt notre dévolu sur Bunaken. Hélas ici aussi ça avait bien changé, l'atmosphère jadis si conviviale était devenu mercantile et en plus maintenant il y avait une taxe de 150000 roupies pour la soi-disant conservation du milieu marin. L’idée était partie d’un abruti de chercheur américain, ce genre de crétin qui vient se mêler des affaires d’un pays sans rien savoir de comment ledit pays tourne. Bravo espèce de débile mental, tu as donné une nouvelle occasion aux indos de se faire de l’argent de poche sur le dos des touristes. Au bout de quelques jours que nous étions sur l’île passèrent donc les collecteurs de fond pour réclamer la fameuse dîme, ils étaient attendus de pied ferme... Les deux types étaient sympas et pas fautifs des agissements de leurs patrons, c'est pourquoi je leur parlai gentiment, quoique sans ambages : écoutez les gars, j'ai rien contre vous mais soyons honnêtes, vous savez aussi bien que moi que l’argent en question ne sera pas utilisé pour la conservation quelle qu’elle soit mais qu’il va être détourné par vos chefs pour se payer des belles bagnoles et des belles gonzesses. En conséquence de quoi mon pote et moi nous refusons de payer ! Les mecs en restent pantois, ils ne s’attendaient pas à ce qu’un étranger parle de la sorte, en plus dans leur langue, et ils restent un peu interdits car ils savent bien de quoi je parle. J’enfonce un peu plus le couteau vu qu’ils ont avec eux un diagramme des sommes extorquées depuis la mise en application de cette escroquerie : bon alors deux milliards et demi de roupies ont été grattés (plus de 250000 dollars quand même) et qu’est ce qui a été fait avec ? J’ai vu qu’ils ont construit une jetée là-bas mais personne ne l’utilise, les locaux parce qu’elle est trop loin du village et qu’ils préfèrent accoster directement en face de celui-ci, les touristes parce qu’elle est trop loin des hôtels et qu’ils préfèrent accoster directement en face de ceux-ci, bel exemple de manque de planification et de gaspillage en somme. À part ça ils ont bien immergé à droite à gauche quelques cases en ciment pour que du corail neuf y pousse, mais ne me dites pas qu’il y en a eu pour deux milliards et demi ! Donc pas un centime pour ces voleurs, et s’il faut qu’on parte de cette île et bien c’est pas un problème, par contre vous ferez perdre de l’argent au propriétaire de l’hôtel (argument bien choisi car le proprio nous écoute, et les gars se sentent mal envers lui). Ils se grattent la tête et ne me contredisent pas, car tout ça c'est la stricte et triste vérité, seulement ils ont quand même un boulot, même s'il est sale, à faire... Bon, on va faire comme ça les mister, vous ne payez que 50000, qui sont normalement pour l’entrée à la journée (150 c’est pour le séjour illimité), et c’est OK. Même 50 ça me fait mal au ventre de les sortir et je renâcle, mais Za intervient : allez c’est bon espèce de rastègue que tu es, sors un peu tes sous que t’es blindé de toute façon et paye, au moins on peut rester ici à se reposer au lieu de retourner dans cette ville pourrite de Manado ! Vaincu par la puissance de cette logique, elle aussi sans ambages, je cède. On paye et au final on se quitte bons amis avec les deux moustachus, je leur avais parlé avec respect et ils avaient bien compris que je n’en avais pas après eux (et aussi, je pense, parce qu’au fond ils me donnaient raison). Tiens, en parlant de ça je vais faire un peu de pub gratuite : pas longtemps après avoir écrit ce texte j’étais tombé sur un guide du croutard Indonésie et y avais jeté un œil, histoire de voir un peu les énormités qu’ils avaient pu écrire et de me marrer un bon coup. Je lis le passage sur Bunaken et découvre à ma grande stupeur qu’ils encensent ce racket qui d’après eux est une bonne chose pour l’environnement, nouvelle preuve, si besoin en était, que ce sont des blaireaux qui ne savent pas de quoi ils parlent. Après genre deux semaines on commença à en avoir marre et Zazou voulait voir Bali. J’eus beau lui répéter qu’il n’y avait pas grand chose sur cette île il n’en démordit pas, quand il a une idée quelque part le bogra tu la lui enlèves pas comme ça, une vache (bogra en arabe) c’est têtu parfois. C’était sur le chemin du retour et comme je ne peux rien refuser à Za j’acceptai... Une fois à Bali on avait flemmardé dans différentes parties de l’île, on avait loué des motos pour se balader un peu et Zaza avait profité d’être là pour acheter pas mal de souvenirs pour son appart. Les balinais sont de véritables artistes et ils font des choses magnifiques, notamment au niveau sculptures, et si j’avais un pied-à-terre je me serais sûrement laissé tenter moi aussi par l’une ou l’autre pièce tant certaines sont finement ouvragées et joliment travaillées. En plus il y avait très peu de tourisme cette année-là car on était juste un peu après la deuxième bombe de Bali et cela permit à Zazou (qui me traite toujours de radin mais qui ne s’est pas vu quand il marchande) de réaliser de très bonnes affaires. Naps, quant a lui, s’offrit un nouveau hamac fait de ce tissu très soyeux qu’un petit malin vend sur internet une fortune en disant, sans rire et je cite, qu’il lui a fallu dix ans d'études et de recherches pour mettre au point le concept, y en a qui ont honte de rien ! À la fin du séjour Za admit quand même qu’il n’y avait en effet pas tant que ça à voir ou à faire sur cette île et fit cette remarque, comme d'habitude bien ciblée : ben dis donc, les balinais, ils en foutent pas une, ils passent leur temps à aller au temple, ah ils l’ont belle les types ! Mais trêve de plaisanterie, maintenant les choses sérieuses allaient commencer, il nous fallait un visa de deux mois car je tenais à réaliser un vieux rêve : traverser à pied et en bateau l’intérieur de la Papouasie. Nous nous arrangeâmes pour arriver à Penang trois jours avant la fin du Ramadhân, sachant bien qu’après cette date tous les consulats seront fermés, et comme le visa est délivré en 24 heures on devrait être bon. Au consulat, chouette, c'est le même lunetteux que la dernière fois, il est sympa. Je parle quand même angliche avec lui car je sais qu’ils sont suspicieux, et s’il m’entend parler indonésien il risque de commencer à se demander si je ne suis pas un de ces toutous qui restent longtemps dans le pays et s’y enfoncent, ceux-là même dont le gouvernement essaie de se débarrasser en rendant plus difficile l’obtention des visas. Badaboum, il nous dit de revenir dans dix jours. Mais, il reste trois jours avant la fin du Ramadhân, objectai-je. Oui, mais demain c’est Deepavali et ils ferment, pour ne réouvrir qu’après la semaine légale de vacances post-mois du jeûne (avec un circonflexe sur le u, on ne parle pas de jeunesse mais je pense que tu avais compris) dite « lebaran ». Je vois, Deepavali est une fête hindoue, ces mêmes hindous que vous savez critiquer pour leurs milles dieux et leur propension à en faire images et idoles, mais dont vous savez aussi apparemment profiter des congés quand bien même ils sont en l’honneur de ce que vous appelez des faux dieux. Passons... On va la tenter à l’indo et lui proposer -en biaisant car il faut que les apparences soient sauves, ça marche comme ça chez eux- des sous : OK mais dites-moi, peut-être que vous pouvez nous aider et nous on vous aide aussi, on peut payer un petit supplément pour avoir le visa aujourd'hui. Il rigole, car il a très bien compris mon louvoiement, mais hélas y a rien à faire, le consul, qui est celui qui signe les visas, est déjà parti. Et oui, parce que si tu penses que les fonctionnaires français sont des fainéants et des incapables je te recommande d'aller voir leurs confrères indos... J’abats ma dernière carte : mais peut être que vous pouvez le signer vous-même le visa, le consul finalement on n’en a pas besoin, non ? C’est pas l’envie qui lui en manquerait car il sait qu’il y a soussous à la clé mais il refuse, il doit avoir peur de s’attirer des ennuis et je ne peux lui en tenir grief, même si je sais qu’il n’y aurait pas eu de blème... Une fois dehors c est le conseil de guerre entre les chefs de tribus algériennes et siciliennes : bon alors, qué far ? Soit on attend dix jours ici mais ça va vite devenir gavant, soit on trace direct et on chope un visa d’un mois à la frontière mais dans ce cas il faudra changer les plans. Za n’a pas envie de peigner la girafe dix jours à Penang et moi non plus donc le choix s’impose de lui même... La traversée de la Papouasie ça sera pour un autre jour, parce qu’en un mois c’est pas faisable, mais on va quand même y aller se faire une petite virée dans la jungle, surtout que Zazou n’y est encore jamais allé. Je vais envoyer un émail à mon pote Iwein (lis I Wayne, tu comprendras qu’avec un tel nom un minot mal éduqué comme qui tu sais ne pouvait pas résister à la tentation de l'appeler John Wayne, on s’amuse comme on peut) qui est basé dans le coin pour ses recherches ornithologiques, va-t-en savoir, s'il faut on pourrait aller avec lui dans la forêt et chercher des piafs par la même occasion... Je t’ai jamais parlé d’Iwein ? En fait si, mais c’était dans le premier tome et comme je ne veux pas t’infliger la lecture d’un tel ramassis de calembredaines je te la refais, présentations... Iwein est un belge flamand que j'avais rencontré la première fois que j’étais en Papouasie cinq ans auparavant, et avec lequel on s était revus quelques fois par la suite. Il est plus jeune que moi mais la valeur n’attendant pas le nombre des années ça ne l’avait pas empêché à l époque d’avoir déjà derrière lui plusieurs voyages dans le coin, et il m avait donné de bonnes infos sur la région autour de Manokwari qu’il connaissait bien pour y avoir passé du temps à étudier ses zoziaux (si le cœur t’en dit va lire le chapitre VIII du premier tome mais fais gaffe, c’est pas de la littérature pour premier communiant). Car Iwein est un ornithologue confirmé, il connaît tous les volatiles de Papouasie par leur petit nom et peut même les identifier rien qu’à leur chant, et c’est du costaud parce que d’après lui il y a plus de 400 espèces dont pas mal d’endémiques. C’est que contrairement à la plupart des gars qui sont dans la profession et qui ne quittent que rarement leur bureau le Iwein, lui, il passe le plus clair de son temps sur le terrain. Il a d'ailleurs à son actif deux coups fumants : et d’une il avait réussi à enregistrer le chant d’un oiseau qui ne l’avait jamais été jusque-là, et de deux il avait pu enregistrer un piailleur d’une famille qu’on croyait éteinte, prouvant par la même que ce n’était pas le cas. Malgré tout ça il reste simple notre Iwein, car même s’il pourrait aisément faire son beau vu son expérience et ben c'est tout le contraire, il est très discret. Il est pas du genre à se la jouer devant les pépettes ni à se la raconter comme le font les blaires à la lonely planet, qui franchement comparés à lui n’ont pas grand chose à dire et ne sont que des petits pipeaux bombeurs de torse qui cherchent à en mettre plein la vue avec deux bouts de ficelle... Physiquement il est ma fois comme monsieur tout le monde, ou même comme le beau-fils idéal (dixit mon ex-belle-mère). On pourrait s’attendre à voir un gars tatoué, aux dreadlocks épaisses et longues avec des sapes genre le mec cool et décontracté, mais il n’en est rien (car ce sont ceux qui en montrent le plus qui en font le moins et inversement, c’est bien connu du reste). Il est habillé, mmmh... on va dire classique, a les cheveux courts, est quasiment toujours bien rasé, du moins quand il est à la ville (il a pas de mal remarque, ça pousse guère chez lui) et passe inaperçu dans la foule. Par contre, il a certaines particularités physiques qui prouvent qu’il était vraiment né pour sa passion. Déjà ses doigts ont des articulations très noueuses qui font penser à des serres d’oiseau de proie. Ensuite son nez n’est pas en bec d’aigle, mais il est légèrement bombé et on remarque tout de suite la ressemblance avec un bec d’oiseau. Le pire c’est si on l'observe avec attention, il y a quelque chose dans sa silhouette et sa dégaine qui fait qu’on a l'image d'un piaf qui vient en tête, les aborigènes diraient que son animal-totem est un volatile, les hindous qu’il a été une créature ailée dans une incarnation passée. Délire de naps dis-tu ? Je ne crois pas car Zazou, qui le rencontrait pour la première fois et à qui je n avais pas parlé d’animal-totem, me confia un peu plus tard que, je cite : c’est drôle, quand on le regarde bien il fait vraiment penser à un oiseau ! CQFD... Tu n’as jamais eu ce genre de sentiment avec certaines personnes (soit dit sans aucun mépris ou moquerie, c'est juste une impression un peu étrange) ? Perso ça m'arrive souvent, l'un me fait penser à un chat, l'autre à un renard, un autre encore à une chouette, sans oublier mon pote le pithécanthrope du premier chapitre. Enfin en tout cas on tombait bien, Iwein était justement prêt à partir pour Manokwari faire des recherches sur une montagne qu’il ne connaissait pas et ou les papous n’allaient pas, ce qui pouvait être un indicateur d’une faune nombreuse et variée vu l’absence de chasse. Rendez-vous fut pris à bord d’un Pelni, un de ces gros ferries indo qui vus de dehors ont l’air d’un bateau de croisière mais qui vus de dedans sont plus proches d’un mélange entre un cirque, un zoo et un jardin d’enfants. Je ne m’étendrai pas sur le sujet car je l’ai déjà fait (va lire le chapitre III du premier tome pour de plus amples informations sur cet exercice de survie en milieu hostile, mais sache qu'il est déconseillé aux âmes sensibles) et me contenterai de dire que la jonction s’effectua sans anicroche. Iwein nous présenta dans la foulée sa femme (car il est marié, j’avais oublié de te le dire, et désolé pour celles qui avaient déjà des idées derrière la tête), une jolie petite indo d’origine chinoise... Et ben dis donc Iwein, t'en as de la chance mon gars, c'est pas à moi que ça arriverait ! Vu comme t’es fauché et radin par dessus le marché, et vu comme tu vis, elle est pas avec toi pour le pognon ni pour la grande vie à l’occidentale ça c’est sûr ! Madame une fois partie nous commençâmes à parler entre hommes du bon vieux temps, et entre autres de l’histoire décrite dans le récit dont je te parlais plus haut (chapitre VIII, premier tome) qui avait toujours fait marrer Iwein. Puis le Pelni s’ébranla et mis le cap sur Manokwari...
Nos trois oiseaux de mauvais augure (je sais, c'est un peu facile mais j'ai pas pu résister) voguaient donc sur les mers chaudes de Papouasie. Il y avait Iwein le héron flamand, Zazou el bogra d'Algérie, et naps le fennec franco-siciliano-maltais... Le voyage se déroula sans problèmes et surtout sans prises de tête, car les Pelni ne sont plus aussi bondés qu’au bon vieux temps vu la guerre tarifaire que leur livrent les compagnies aériennes. Comme on a un peu de temps avant d’arriver à Manokwari je vais en profiter pour te faire un petit topo historico-politico-économico-sociologico-culturel d'occase sur la Papouasie. Que ceux que ce genre de passage gave, et que ceux qui l’ont déjà lu dans le premier tome (parce que j’ai fait un copier-coller, qu’est-ce que tu crois), me pardonnent, il leur suffit de descendre un peu pour accéder directement à la suite de l’histoire... La Papouasie Nouvelle-Guinée, porte de la Mélanésie et du Pacifique, connue localement sous le nom d'Irian Jaya mais que les indonésiens venaient juste de rebaptiser de son nom originel Papua (prononcez Papoua), histoire d'essayer d'endormir les papous et de leur faire oublier dans la foulée qu'ils les colonisent et pillent leurs richesses. Cette île (car c'est une île, la deuxième en superficie après le Groenland), plus grande que la France ou que Bornéo, est située dans l'hémisphère sud, un peu en-dessous de l’Équateur, et par là-même jouit d'un climat chaud et humide toute l'année avec évidemment de nombreuses pluies. C'est une immense jungle, même si ça déforeste comme partout, la troisième du monde après l'Amazonie et la forêt d'Afrique centrale. La partie orientale, dite PNG (Papua Niugini), a été longtemps sous tutelle/colonie australienne mais est maintenant indépendante, depuis les années 70 s'il m’en souvient bien. La partie occidentale quant à elle a été volée à ses habitants et est présentement colonisée par les indonésiens. Comment cela fut-il possible ? Une nouvelle foi grâce à l'hypocrisie et la vilenie de nos démocraties occidentales, USA en tête (classique me direz-vous ? Vous avez bien raison). Rappelons les faits : l’Indo était une colonie hollandaise mais ceux-ci décampèrent comme des lapins lorsque les japs débarquèrent pendant la seconde guerre. Une fois les sushis repartis en 1945 nos belanda (c'est comme ça qu'on les appelle ici) revinrent tranquillement et sans complexes seulement voilà, les indos ne les voulaient plus. Soekarno (le premier président du pays mais qui ne l'était pas encore à l’époque) prit la tête de la rébellion, mais il ne serait pas allé bien loin à mon humble avis si les américains n'avaient pas fait pression sur les hollandais, en menaçant de leur couper l'aide à la reconstruction d'après-guerre, pour qu'ils lâchent l’archipel. Pourquoi ont-ils fait ça ? Sûrement pas par humanisme, c'est interdit par leur religion. Alors ? Un peu de patience, vous allez vite comprendre si ce n'est déjà fait... De là Soekarno ce petit malin javanais fit main basse sur toutes les îles et fut assez intelligent pour baptiser le nouveau pays Indonésie au lieu de l’appeler Javanésie, une appellation pourtant plus adaptée vu qu'en fait les autres îles se retrouvaient purement et simplement sous domination javanaise, mais qui aurait heurté la sensibilité de beaucoup en dehors de Java. Comme tout dictateur qui se respecte il s'enfla d’orgueil et très rapidement il ne se sentit plus pisser à la tête de son royaume tout neuf. Il lui fallait maintenant aller jusqu'au bout de sa pathologie mentale et de son goût du pouvoir et pour cela il devait élargir son territoire, ce genre de malades n'en ont jamais assez, ça fait partie de leur folie. Et tiens, justement les Moluques avaient décliné l'offre qui leur avait été faite et n'avaient pas voulu rejoindre cette république bananière pour cause de religion différente et d'hostilité manifeste envers Java, un tel affront et une telle ingratitude ne pouvaient être tolérés ! Qu'à cela ne tienne, on envoie l'armée et ses soudards, on massacre assez de gens pour que ceux qui sont encore en vie aient peur et le tour est joué, les Moluques sont intégrées à l'Indonésie et quant à l'avis de ses habitants tout le monde s'en fout. On a agi comme un de ces colons qu'on dit par ailleurs abhorrer mais c'est pas grave, l'Occident n'a rien dit et tout va bien, voilà donc un hochet supplémentaire pour ce cher Soekarno. Mais ça ne suffisait pas et il ne pouvait s'empêcher de lorgner sur la Papouasie. Si elle était à lui il ferait une belle culbute, pensez donc, il augmenterait sa bananeraie de 22%. Un territoire vierge, plein de ressources naturelles et très peu peuplé, la bonne affaire quoi... Seulement le problème, et de taille, c'est que les hollandais y étaient encore. Faire le beau et pérorer lors de ses discours officiels en disant qu'il les avait foutus dehors (en évitant soigneusement de parler de l'aide providentielle des américains bien sûr, encore aujourd’hui les indos ignorent ce fait historique et croient que c'est ce héros national de camarade Soekarno qui les a libérés) c'était une chose, les attaquer de front c'en était une autre et il devait bien se douter qu'il prendrait une déculottée. Il tenta quand même d'envoyer des espions et des agitateurs sur place, en espérant rallier les papous à sa cause, mais non, les papous ils s'en fichaient bien pas mal de ce nabot arrogant et de sa république simiesque et ça ne marcha pas. Les papous, aux dires de tous et surtout des vieux qui ont connu la période belanda et qui t'en parlent aujourd’hui encore presque les larmes aux yeux, avaient ma foi les hollandais à la bonne. En plus l'Asie ils s’en cognent, la Papouasie c'est déjà la Mélanésie et le Pacifique, rien à voir. Tout y est différent, la faune, la flore, et aussi les habitants qui appartiennent au groupe ethnique de la Nouvelle Calédonie, des îles Vanuatu ou Salomon. À l'époque Soekarno était réputé pour ses diatribes violentes contre l'Occident et sa proximité avec le communisme, et tout ça ne plaisait pas aux américains car ils risquaient bien de perdre une position stratégique dans leur jeu d'échec à l'échelle mondiale. Le biz fut le suivant : on intervient à l'ONU et fait en sorte que les hollandais te livrent la Papouasie clés en main, et toi tu te calmes un peu et tu nous signes de bons contrats juteux dans ton pays. Affaire fut faite et les belanda durent partir, on était en 1961... Après une période de transition les moustachus, qui sont les rois de l’hypocrisie et du faux semblant, décidèrent d'organiser ce qui fut appelé « l'acte de libre choix » pour laisser soi-disant les papous décider s’ils voulaient être indépendants ou rejoindre l'Indo définitivement. Tu me diras ils y étaient un peu obligés vu que c'était une condition posée par l'ONU pour son aide providentielle, cette ONU qui au niveau hypocrisie et faux semblants n'a de leçons à recevoir de personne non plus. Le vote fut une mascarade car aucun suffrage universel ne fut organisé et seuls quelques chefs de tribus votèrent, les uns avec un pistolet sur la tempe, les autres avec une liasse de billets dans la poche, et le résultat - prévisible - fut annoncé : la Papouasie occidentale était officiellement rattachée à l'Indonésie, avec la bénédiction du monde occidental. Les blanquets eurent leur bakchiche, juste retour des choses pour leur bienveillance envers l'Indonésie. Des contrats en pagaille partout dans le pays pour l'extraction de pétrole et de gaz, et la cerise : la mainmise sur la plus grande mine d'or du monde et la troisième de cuivre, en Papouasie justement, quelle coïncidence n'est-ce pas... Tout allait bien dans le meilleur des mondes, la Javanésie s'était agrandie, les occidentaux pouvaient dépecer tranquillement le pays tout en jetant quelques cacahouètes au chef, et ça a continué ainsi jusqu’à nos jours. La Papouasie en 2000 et bien c'est comme partout dans le monde en territoire colonisé : les papous sont pas contents et haïssent les indos, l'OPM (la guérilla) a fait son apparition. Les indos, lavés du cerveau comme ils l'ont été par la propagande officielle, sont sûrs de leur bon droit et d'être chez eux et viennent en masse s'établir dans ce nouvel Eldorado où tout reste à construire, ce qui génère une certaine activité économique et des opportunités de travail ou de bizness qu'ils n'auraient pas trouvées sur leurs îles d’origine, surtout les javanais chez qui c'est très pauvre et très surpeuplé. On ne peut pas leur en tenir rigueur, ce sont de pauvres gens qui sont venus tenter leur chance, attirés par l'espoir d'une vie meilleure, surtout à l'époque où le gouvernement avait ses programmes de transmigration (dans un souci d’indonésianiser l'île, le bien-être de ses concitoyens n'ayant évidemment jamais été à l’ordre du jour). En ces temps-là le gouvernement te payait le bateau pour y aller et te donnait un terrain ainsi qu'un stock de riz le temps que tu aies des récoltes, et il va sans dire que ces programmes ont rencontré un franc succès dans un pays où la vie n'est pas facile. Bien sûr la réalité n'a pas toujours été aussi idyllique que les promesses (terrains inondables, mal situés, sujets aux éboulements, hostilité de la population papoue), c'est ce que j'appelle prendre en otage ses propres gens. Une fois sur place les indos s'y sont fixés et y ont fait souche, et un jour ou l’autre (comme au Tibet ou au Xinjiang dont nous parlerons d'ici peu) il y aura plus de nouveaux venus que de première nation, cf. les Amériques ou l'Australie, voilà, la boucle est bouclée. J’en vois qui commencent à s’assoupir, revenons à nos trois oiseaux... Pendant que naps déballait son cours d’histoire à deux balles le bateau était arrivé à Manokwari, il était minuit. On avait bien rigolé pendant le voyage, surtout que bogra et moi on passe notre temps à se chamailler et à s’envoyer des vannes foireuses. Iwein n’avait pas l’habitude d’un naps comme ça, et oui, il ne m’avait jamais vu avec quelqu'un de mon village et encore, Za c’est pas le pire et de loin, quand je suis avec X ou pithécanthrope attention les dégâts (voir le chapitre XXI du premier tome) ! On avait fini par lui dire : tu vois John, avec nous t'as pas fini de rire et tu te marreras bien plus avec les arabo-latins que nous sommes qu’avec ces anglo-saxons qu’ont pas de sang ! En descendant du bateau je scrutai la jetée, espérant voir ma petite papouette. La dernière fois que j’étais à Manokwari j’étais aussi arrivé de nuit et je l’avais rencontrée sur cette même jetée, une très belle fille à la peau chocolat (je bombe le torse, exact, ça fait du bien à mon ego), et vu la conclusion de l’histoire à l’époque je me disais qu’un phénomène récurrent ne serait pas de refus. Las, elle n’était pas là, nous allâmes dormir dans une case chez des amis d’Iwein. Le lendemain nous primes quand même une chambre à l’hôtel car nous avions besoin de préparer certaines choses dans le calme. Ensuite nous fîmes un petit détour par chez les poulagas, pas qu’on les aime ces tordus mais il nous fallait une « surat jalan » (permis dont on a besoin dèss qu’on quitte les villes pour s’enfoncer dans l intérieur). Avec Za on laisse John parler, il les connaît vu qu’il est souvent dans le coin. J’entends le corrompu en chef qui commence à insinuer qu’Iwein est notre guide, qu’on le paye et que donc il ramasse des sous au black. Je les connais les gabarits, le gars espère probablement gratter une rallonge, il est temps que j’intervienne : excusez-moi monsieur mais je vous ai entendu parler et je pense qu'il me faut corriger certaines de vos allégations. Mon ami et moi-même nous ne sommes pas des enfants et nous n’avons besoin d’aucun guide pour aller dans la forêt. Comme vous entendez je maîtrise votre langue et vous imaginez bien que je suis à même de me débrouiller seul. De plus, je n’en suis pas à mon premier voyage dans la région, consultez vos archives et vous verrez que je suis déjà venu à plusieurs reprises, et à chaque fois sans mister Iwein. Iwein est un ami et il nous a proposé de l’accompagner dans la forêt en amis, il n’y a absolument aucune histoire d’argent entre nous. Le moustachu se calme, mais il réclame quand même des sous pour l’obtention du bout de papier. La corruption, tristement classique et tellement répandue dans ce pays, une véritable plaie. Petit conciliabule à trois en français (car John parle notre belle langue) : Il exagère quand même John, à l’époque ils demandaient beaucoup moins ! Je sais, à chaque fois ils augmentent, c'est que le pays connaît une sacrée inflation et vous pensez bien qu’ils s’alignent. De toute façon si on paye pas adieu le permis et adieu le trip, tout ce qu’on peut faire c’est marchander ! Passons, et disons que nous finîmes par avoir le papelard... Ensuite il fallait bien faire les courses. La cigogne des Flandres sortit une liste de commission, basée sur le temps que nous allions rester et le nombre de bouches à nourrir, écrite par sa chère et tendre, c'est quand même pratique de temps en temps une femme... Nous achetâmes une tonne de riz, des nouilles déshydratées, des sauces et épices, des légumes frais qui se conservent, du thon en boîte, des biscuits, du café, du thé, du sucre, enfin tout ce qu’il fallait pour un séjour en autonomie complète car c’est de ça qu’il allait s’agir. Le lendemain nous prîmes un minibus jusqu’au village machin chose d’où nous commencerons à marcher demain. Nous fîmes nos politesses au chef, déposâmes nos sacs là où nous allions dormir (c’est à dire par terre) puis la discute put commencer... C’est surtout John qui tient le crachoir vu que c'est son trip, Zazatte et naps baillent aux corneilles. En premier lieu il s’enquiert de savoir qui a les droits territoriaux pour la montagne sur laquelle il avait jeté son dévolu. Car même si pour l'occidental non averti la forêt a toujours l’air d’être la même partout, en vrai telle partie appartient au village A, telle autre au village B, et bien sûr A n’aime pas que B vienne batifoler sur son terrain et inversement. Ces droits sont à prendre très au sérieux et t'as vraiment intérêt à savoir où tu mets les pieds, parce que sinon ça peut rapidement dégénérer au coupe-coupe ou à la flèche, sans rire. D’après le chef le versant par où nous allons passer était à lui (en fait plutôt à son village, mais un peu de mégalomanie n’a jamais fait de mal a personne) donc on était bon. Ensuite il fallait des porteurs qui connaissaient le coin, surtout pour savoir où trouver de l’eau. Ça y en a pas, personne du village n’est jamais monté là-haut à part le chef dans sa jeunesse car en ce temps-là il vivait dans cette forêt (c’était avant l’époque où le village a été déplacé à son emplacement actuel en bord de route). Il serait bien allé avec nous mais il nous fait voir sa jambe, il a une superbe infection purulo-suintante, hors de question. Pas de panique, il va nous présenter trois hommes de confiance à qui il expliquera deux-trois trucs sur la topographie et tiens, justement les voilà, présentations : Bernart (oui, avec un « t »), un colosse d'environ 25 ans, il a l'air très sympa ; Barnabas (dont ils se moquent en disant qu’il est celui qui a été échangé contre le Christ, cf. la Bible), à peu près le même âge mais beaucoup plus petit, et qui a l’air sympa aussi mais qui est toujours dans les vapes, à croire qu’il a fumé dix spliffs d’affilée (sauf qu’il n’y en a pas ici, j'en conclus que son cerveau doit produire naturellement tétrahydrocannabinol et endorphines) ; Martinus, plus âgé, qui vient paraît-il de la « ville », il a l'air OK comme les autres. En avant pour les tractations. Ils veulent un gros paquet de sous mais on ne la fait pas au Iwein, il connaît ce type de chant. Il explique, posément mais fermement, que pour l’instant il est en phase de repérages et ne peut se permettre de jeter l’argent par les fenêtres, mais que si l'étude est concluante et que dans le futur il emmène des groupes payants là il arrosera beaucoup plus. Ils sont d’accord, tope là et à demain matin ! Le chef tente le coup de la donation pour l’église (en fait donation pour sa pomme), Iwein refait valoir ce que dit plus haut, le chef insiste, Iwein reste inflexible, le chef abandonne. Maintenant que le biz est réglé passons aux choses sérieuses, à savoir l’interview. Za et moi on est célibataires et le chef se désintéresse assez vite de nous, ce qui l’intéresse c’est Iwein et sa poule (je sais, elle est facile aussi celle-là mais que veux-tu, on fait avec ce qu’on a). Ça fait longtemps que tu es marié ? Un peu... Ah ! Alors tu as des enfants ! Non, pas encore... Quoiiiiiiiiiiiiiiiiiii ? T’as pas de descendance (keturunan, ça veut dire exactement ça) ? Tu te rends pas compte, qui va prendre soin de toi quand tu seras vieux ? Boah, je verrai bien d'ici là... Non non non, tu te rends vraiment pas compte, il te FAUT une descendance, tu dois laisser une trace de toi en ce monde, mourir sans descendance c’est le pire de tout !!! Je traduis à Zazou, on a mal au ventre à force de rire. Au bout d un moment je n’y tiens plus et lance : c’est pas qu’il veut pas chef, c'est juste qu’il peut pas, il a mati pucuk (bourgeon mort, si tu vois l'analogie) ! John dément véhément, le chef reprend ses conseils avisés, ça dure un bon moment... Je ne suis pas certain qu’il ait convaincu notre échassier des images d’Épinal d’avoir des petits poussins, mais en tout cas au bout d’un moment il nous laisse... La nuit arrive, va falloir manger un bout. Les papous s’ils sont gentils n’en sont pas moins pas doués pour recevoir, si tu vas pas voir par toi-même ce qu’il en est t’es pas prêt de manger ! On entre donc dans le territoire des femmes (la cuisine) et s’enquiert de si on peut cuisiner etc. Elles nous proposent de le faire pour nous et on accepte sans difficulté, faire la bouffe n'est pas un travail d'homme comme chacun sait en Papouasie... Un peu de riz et d’aubergine, le tour est joué. Demain il va falloir se lever tôt et en forme alors extinction des feux rapide, nous nous endormîmes au son des insectes virevoltants dans l’air nocturne...
Swangi, Professionnalisme.
Le lendemain nous nous mîmes en route, mais pas si tôt que ça parce que si les pinsons d’outre-Ardennes sont matinaux, ce n'est pas le cas des oiseaux migrateurs provençaux, loin s’en faut. Nous suivîmes pendant genre deux kilomètres la route goudronnée qui mène à Manokwari, puis nous obliquâmes à droite et entrâmes dans la forêt. La grue blond cendrée avec ses bottes en caoutchouc et les trois papounets - pieds nus - nous avaient déjà mis bien 200 mètres sur ce début de parcours, et ça nous avait pas plu avec le bogra donc nous accélérâmes le pas, l'honneur de la Provence était en jeu ! Ça fait plaisir de se retrouver dans la nature et le vert, même si pour l’instant ce n’est que de la forêt secondaire. Après un certain temps nous fîmes un petit arrêt près d’une rivière, et Bernard décida de se baquer. Une fois sa chemise tombée je constatai qu’il était vraiment balèze, le genre de gars avec qui il vaut mieux être pote... Un peu plus tard nouvel arrêt, près d’une autre rivi��re (ou peut être la même mais plus haut, va savoir), ce coup-ci pour manger. Le casoar nain (il est pas grand notre Iwein) nous confia que des fois sa femme le suivait dans ses expéditions et qu’elle faisait la cuisine. Ouais, mais là elle est pas venue, t’as vraiment pas assuré espèce d’oiseau de paradis d’occase ! Un petit feu, l’eau chauffe. Pendant ce temps j’en profite pour rincer ma chemise, déjà bien transpirée, et je la mets à sécher sur une branche, on se tient propre dans la famille naps figure-toi ! L’eau bout, on y jette des pâtes, elles cuisent, on les sort et met un peu de sauce, on partage, tout va bien. Il commence à pleuvioter trois gouttes, parfait, ça va rafraîchir l’air. Par contre on voit qu’en amont ça tombe dur, le ciel est noir d’encre. Avec Zazou on remarque que l’eau monte un peu, tiens, c'est marrant ! Oulah ! Mais c’est qu’elle se met à monter à vue d’œil, oh oh les gars, faut qu’on se casse de là, vite, on va se faire emporter ! Tout le monde s’affaire pour récupérer, qui son sac, qui sa chemise, qui les casseroles, et monte en quatrième vitesse sur la berge, en essayant de ne pas faire tomber son assiette et ce qu'il y reste de pâtes. À peine arrivés en haut ça se met à dévaler très fort en contrebas, et le bord de rivière où on était à peine 30 secondes plus tôt est complètement inondé, avec un sacré courant. Ça me rappelle les images de la catastrophe de Vezons la romaine, on a eu du bol, moins deux on était emportés... C’est le moment pour la mouette pygmée de nous sortir son célèbre : alley, ça c’est pas pour rigoler hein ! On finit nos pâtes et on repart... Chemin faisant on rencontre un gros lézard, un genre de varan de Komodo mais la taille en dessous, son corps doit faire un mètre de long. Il est accroché tranquille à un tronc d’arbre à quelques mètres du sol, et a l’air de se concentrer en vue d’une ascension. Bernart recule, terrifié : ça mange les humains ce truc !!! On rigole : meuh non Nanart, c'est nous qui pourrions le manger, regarde-le, il est de loin pas assez gros pour nous transformer en chair à pâté voyons ! On s'arrête pour l'observer, Bernart se met prudemment sur le côté. La mésange à longue queue (!) convient que c’est le plus gros qu’il ait jamais vu, mais que par contre ce type de bestiau est courant dans le coin. Au bout d'un moment le monstre papouphage se décide enfin à monter au sommet de l’arbre, nouveau mouvement nerveux de Ber qui décidément flippe comme une bête. Bon allez on repart, sinon il va nous faire une attaque... Le chemin sur lequel nous marchons est encore assez large et on voit, aux traces dans la boue, que des camions passent dans le coin. On comprend vite pourquoi en voyant des arbres abattus et du bois déjà débité en planches, signe d’une certaine activité de bûcheronnage. La perdrix à œil bleu nous explique que les papous vendent des concessions d’abattage - pour une bouchée de pain, est-il besoin de le préciser ? - à des indos qui viennent ensuite couper tout ce qui a une valeur. Ma foi, ça reste artisanal et au moins ce sont les petits qui en bénéficient, et puis ils ne pourront jamais tout détruire comme ils ont fait à Bornéo car ici la géographie est différente, ça monte tout de suite raide. Et d’ailleurs ça commence à monter en effet, on quitte la « route » pour suivre un petit sentier non carrossable et on entre dans la forêt primaire. Le milieu d’après-midi bien tassé arrive, il est temps de préparer le camp. Zaza et naps c’est facile, ils ont leurs hamacs moustiquaire, en deux-deux c’est fait. Le passereau à la huppe platine est assez intéressé par le système qui présente, c’est vrai, beaucoup d’avantages : pas lourd, peu encombrant, facile et rapide à monter et démonter. Ceci dit l’orfraie belge c'est un pro, et il est très au point pour ce genre d'escapades. Il a un « terpal » (grande bâche imperméable) qu’il pose sur une armature en bois montée au préalable par les bons soins de nos papous experts du coupe-coupe, et ensuite à l’intérieur il bâtit avec des bouts de branches une sorte de plan de travail qui va servir à cuisiner et à poser la bouffe qui a besoin de prendre l’air, et sur lequel il compte bien dormir en fin de soirée. Une fois terminé c’est vraiment pas mal ce petit salon sylvestre, on y tient debout, il y a de l’espace, c'est cosy comme on dit de nos jours. Le moineau cisalpin (t’avais-je dit qu’Iwein est d’origine italienne ?) note le point GPS (car il a un GPS, je te rappelle que c’est un pro), comme ça au retour on pourra se resservir de ce camp et de l’armature, évitant ainsi de couper de nouveaux arbres, dit-il. Sentiment tout à ton honneur mon cher gypaète pas barbu ! D’après son machin électronique nous sommes à 300 mètres d’altitude (j’avais oublié de te le dire mais on est partis du niveau de la mer, celle-ci se trouve juste derrière le village où on a dormi hier soir). J’admets que c’est pratique mais j’ai pas confiance dans tous ces gadgets, ça prend l’humidité et ça tombe en panne, ça n’a plus de piles etc. Dans le cas de l’aigle botté de choc et de ses recherches ça peut être utile j’en conviens, mais dans le mien rien ne vaut la boussole et le soleil. Partage des taches : les plumes blanches font la cuisine, les plumes noires font la vaisselle. Ça leur va, j’imagine qu’ils n’ont jamais dû faire la cuisine, cette basse besogne réservée aux femmes, de leurs vies, en Papouasie on est des hommes, des vrais ! Y a pas à dire, ils ont tout compris, je sais pas ce qu’il s’est passé chez nous mais à un moment ou à un autre les hommes ont foiré, et maintenant c’est trop tard pour inverser la vapeur... On se fait une bonne plâtrée de riz avec quelques légumes et condiments divers et on mange de bon cœur, la marche ça creuse. Après le repas on discute de choses et d’autres et les papous nous sortent les histoires habituelles de swangi (lis "souangui"). Ce terme désigne la magie noire en général, mais aussi ceux qui s’y adonnent, et dans cette région ils croient tous durs comme fer qu’un swangi se planque dans la forêt et attend que tu passes pour t’embrocher d’une de ses flèches empoisonnées (enfin j’imagine qu’il doit y en avoir plusieurs vu que la forêt est vaste). Ce à quoi je réponds immanquablement : pardi ! Le gars il a que ça à faire de passer sa vie à bouffer des racines et des vers, à se prendre la pluie, à se taper les stiques, les sangsues et autres bébêtes charmantes, tout en t’attendant, surtout que comme tu sais qu’il est là tu évites le coin ! Peine perdue, ils ne te croiront jamais mon pote, tu es un blanc et tu n’y comprends rien, c'est bien connu du reste. Bon, disons que c’est la version locale et pour adultes du croquemitaine... C’est l’heure du dodo, nos trois amis se sont fait un petit lit douillet en feuilles près du feu, le faisan de Nouvelle-Guinée sors son matelas gonflable et l’installe sur la table du living-room, Zaza et moi-même nous regagnons nos quartiers surélevés... Après une bonne nuit bercés par les bruits de la forêt on se prépare à repartir. Le canard à front blanc s’est levé avant tout le monde pour aller traquer ses congénères, Za et naps ont décliné l’offre. Un petit café et quelques pâtes quand même, puis l’ascension démarre. Ça commence à monter dur, le balbuzard et les trois proies à swangi caracolent en tête, bogra et mézigue on peine. Bogra parce que ça fait bien vingt ans qu’il fume comme un pompier, mézigue parce que je suis rouillé et parce que je n’ai jamais été un champion d’escalade de toute façon. Zazou crache vraiment ses poumons le pauvre, il serait peut-être bien temps qu’il arrête... Rien de spécial à te raconter ce jour-là, un stop pour le midi et un autre le soir au village fantôme papou. Dans ce reste de village il ne reste plus une baraque, mais on voit bien qu’il y a eu de l’occupation humaine car la forêt y est plus clairsemée, voire quasi inexistante sur un petit périmètre, et on trouve même quelques reliques archéologiques comme un bout d’assiette et un bidon percé... La fauvette sarde (Iwein, il venait de Sardaigne ton père ?) nous annonce que nous sommes à 800 mètres, ce qui nous fait une belle jambe je te l’avoue. On se refait un bon repas, cuisiné de main de maître par nos trois butors (et c’est rien de le dire, surtout naps qui a toujours été vilain avec les filles, déjà à l’école primaire il se régalait à leur tirer les couettes. Mais sache quand même que le butor, avant d’être un mufle, est un volatile de France). Le lendemain c'est déjà la routine : le chevalier cul blanc (tringa ochropus) se lève très tôt pour socialiser avec ses cousins, les deux faucons pèlerins dorment jusqu’au dernier moment, et une fois tout le monde sorti de son poulailler respectif ça graille et boit du café en pépiant... Puis on repart, ça monte toujours. Du fait qu’on est déjà en altitude la forêt n’est pas très méchante avec nous, pas ou disons peu de stiques, pas de sangsues, aucun de ces gros taons qui font un mal de chien et te pompent un litre de sang à chaque piqûre, aucun non plus de ces moucherons dont le but dans la vie est de venir se noyer dans l’humidité de tes yeux après avoir bien tournoyé autour. Il fait pas trop chaud non plus, mais bien sûr des fois ça pleut et on se retrouve trempés. Pas trop dérangeant toutefois si c’est dans la journée car d’ici au soir ça a eu le temps de sécher in situ, et sinon il y a le feu, c'est bien pour ça, entre autres, qu’il a été inventé, pas vrai ? Par contre un problème commence à se poser, c’est que l’eau se raréfie. En basse altitude ça n'est jamais un souci, les cours d’eau ne manquent pas et tout baigne dans la moisissure de toute façon. Mais dès que tu t’élèves il y a moins de rivières, c’est logique... On établit le camp près d’une immense flaque d’eau dans laquelle tu pourrais carrément te baigner, mais que t’as pas intérêt car c’est notre réserve de flotte ! L’engin de la gelinotte des bois marque 1300 mètres... Les trois cordons bleus font une nouvelle fois des prouesses culinaires et on mange comme des rois, ou plutôt des aigles royaux. Le troglodyte mignon (troglodytes troglodytes) décide qu’avant d’aller plus avant il convient de faire des repérages pour trouver de l’eau. Ce qui veut dire que demain les deux bartavelles vont pouvoir faire la grasse, car vu qu’ils sont blancs et ignorants ce sera pas eux qui s’y colleront, chouette ! Ahhh !!! Une bonne flemme, y a que ça de vrai, hein Zazou ? C’est pas lui qui va me contredire... Par contre il a caillé dur cette nuit, le froid arrivait non pas d’en haut mais d’en dessous et tout ça c’est pas bon pour mes futurs rhumatismes. C’est vrai qu’on est en altitude, je n’y avais pas pensé, ce soir je sors ma couverture de survie. On se lève, personne dans le camp mais on va pas se laisser abattre, un bon café et tout ira bien. Petite promenade dans les alentours, pas mal ce coin, c’est vraiment la nature à l’état brut qui t’accueille en son sein, le monde végétal dans toute sa splendeur comme qui dirait. Les arbres, omniprésents bien sûr, sont couverts de mousse, et des petits nuages d’humidité qui se forment ici et là donnent un air fantomatique au tout... On entend des voix, il semble que la volière rentre au bercail. Ils n’ont pas vu une goutte d’eau, demain ils partiront plus tôt et essaieront de monter jusqu’au sommet voir s’ils en trouvent, et aussi pour évaluer la faisabilité de l'ascension avec le chargement et les deux handicapés que je n’ai pas besoin de nommer. Le repas de midi est pantagruélique, et quand tu cuisines comme ça mon pote tu te demandes si ça vaut le coup finalement de se marier... Après manger je fais quelques réglages de flash sur mon appareil photo, ça ne plaît pas du tout à Martinus : arrête, tu vas faire venir l’orage ! Je rigole et lui explique que ça n’a rien à voir puis, pensant qu’il avait compris, je continue mon office. Reflash, là il s'énerve : ARRÊTE JE TE DIS, tu vas vraiment faire venir l’orage ! Rien à faire, soupir... Avec le mégapode on va faire un petit tour histoire qu’il nous présente à sa famille. Ouais, sauf que j’ai toujours été nul pour repérer les volatiles : regarde là-bas, il y a un oiseau magnifique ! Où ça ? Là-bas ! Où ? Là-bas ! Je le vois pas, où tu as dit ? Là, suis mon doigt! Où ? Souvent je ne vois le machin qu’au dernier moment, genre quand il s’envole, et je me décourage. Zazou n’a pas l’air très doué non plus, non vraiment, je crois qu’on n’est pas faits pour l’ornithologie... On revient au camp, les papous ont fait une trouvaille : des œufs de maléo. Ils sont énormes et Za et moi on voit tout de suite la belle omelette que ça va faire, et on s’en pourlèche les babines d’avance. La corneille noire fronce le sourcil, faut pas déranger ces bestiaux, y en a déjà plus beaucoup et faut leur foutre la paix, qu’il dit. Réflexion faite il a raison, mais il admet lui-même que c’est de toute façon trop tard, même si on les remettait dans le nid la femelle ne voudrait plus s’en occuper vu qu’ils ont notre odeur. Les papous jurent leurs grands Dieux qu’ils les ont trouvés par terre, m'ouais... Au moment des les ouvrir on s’aperçoit que dans l’un d’eux le poussin avait déjà commencé à se former, c’est pas joli à voir. Les papous nous demandent timidement s’ils peuvent garder celui-là pour eux, pensant probablement que nous refuserions et voudrions garder pour nous ce met de choix. Grands seigneurs nous acceptons... Désolé pour la famille maléo, mais en consolation leur sacrifice n’aura pas été vain, que du bon jaune et presque pas de blanc, l'omelette restera dans les annales de la forêt crois-moi ! Il est temps d’aller pioncer et je n’oublie pas de sortir ma couvrante en aluminium qui fait un bruit d’enfer, mais qui est censée éviter à ma chaleur de s’éparpiller sottement dans le milieu ambiant. Elle empêche ma chaleur de se perdre, exact, mais elle reste sans effet sur ce froid qui vient d'en dessous, la nuit fut une nouvelle fois frisquette... Re-grasse, re-café, re-promenade, et en fin d'après midi les pionniers reviennent. Ils n’ont pas réussi à atteindre le sommet mais ont quand même grimpé jusqu’à 1900 mètres (la montagne culmine à 2000 et des brouettes), et hélas ils n’ont pas vu le moindre point d’eau, il semblerait que le trip soit un peu compromis. On verra demain, en attendant on se réunit autour du feu pour savourer un de ces bons petits plats dont nous commençons à avoir le secret. Ce soir-là un vent de révolte souffle dans les troupes, attisé par Martinus, ils estiment maintenant n’être pas assez payés et en veulent pour preuve que ça a été dur de monter toutes les provisions jusqu’ici. C’est tout à fait vrai, et heureusement d’ailleurs qu’ils étaient là sinon je sais pas comment on aurait fait, même avec seulement la moitié de la bouffe vu qu’on aurait été moitié moins de monde. Mais comme le leur fait remarquer très judicieusement le petit duc le plus dur avait été fait, là ça déjà faisait deux jours qu’ils se la coulaient quand même relativement douce tout en étant malgré tout nourris (grassement me sens-je obligé d’ajouter) et payés, et qu’ensuite il ne leur restera plus qu’à redescendre avec beaucoup moins de poids vu que d’ici là toute la bouffe aura été mangée. Le soulèvement s’arrêta là... À part ça l'ambiance générale est sereine, excepté quelques petites frictions entre Zazou et l’étourneau unicolore. Za ne pense qu’à bouffer et ne veut pas comprendre que, si on a assez au niveau riz et denrées de base, il y a certains articles avec lesquels il faut être un peu plus parcimonieux, entre autres les légumes et les sauces. Il dit que c’est pas grave, que quand tout sera fini on n’aura qu’à redescendre, sans se rendre compte que pour Iwein, contrairement à nous deux les invités, tout ça n’est pas un jeu, il est là pour faire des repérages en vue d’emmener des groupes et pour ce faire il a besoin de rester un certain temps. L’autre jour ils se sont pris le bec à ce sujet mais je ne me suis pas mêlé de ces jérémiades Zazoutiennes, je le connais le bougre, il m’a déjà fait le coup plus d’une fois... Oah et puis c’est pas bien méchant, ce sont juste disons quelques petits points de désaccord, mais rien qui justifie qu’on prenne les armes. En tous les cas maintenant c’est l’heure du repos, et j’ai un petit problème : feignant comme à mon habitude je n’avais pas attaché les coins de la bâche qui me sert de toit, et du coup celle-ci était en contact avec le hamac tout à l’heure quand il a plu. Et alors ? Et ben alors c’est ce genre de matériau qui est imperméable tant qu’on ne le touche pas mais qui laisse passer l’eau dès qu’il est en contact avec quoi que ce soit. Tu me suis ? Oui, ça veut dire que mon hamac est trempé, et vu comme je me les suis gelées hier il est hors de question que je refasse la même en étant en plus dans un lit mouillé. Je vais dormir avec les papous sur leur lit de feuilles près du feu, et en fait cette nuit sera très agréable car même si le sol est plus dur que dans mon hamac je dors bien au chaud. Le lendemain l’hirondelle rustique avait pris une grande décision : il est impossible d'aller plus loin, donc on va rester ici et explorer les alentours (ça on l’avait déjà plus ou moins compris hier). Mais comme on est un peu légers en bouffe Martinus et Barnabas vont redescendre (on leur paiera le retour bien sûr) et Bernart restera avec nous. On leur paye donc leur salaire, plus le jour supplémentaire pour redescendre, et on leur file même un extra. Bernart nous demande si ça ne nous embête pas de leur passer l’argent qu’on lui doit jusqu’à aujourd'hui pour qu’ils puissent le donner à sa femme qui en a besoin pour les courses. Pas d’histoire Ber ! Martinus et Barnabas descendent et Bernart part vers le haut de la montagne, probablement pour aller chercher des légumes sauvages ou va-t-en savoir quoi d’autre, pensais-je sur le moment. On tape le café, discutaille mais le Ber ne revient pas. Avec Za, habitués que nous sommes des escrocs vu qu’on vient d'un petit village qui en est clafi, on voit tout de suite le mal : il a fait style il montait et en fait il a rejoint ses potes et est redescendu avec eux, c'est pour ça qu’il a demandé les sous soi-disant pour sa femme, il avait déjà tout combiné ! La bécasse des bois (scolopax rusticola) ne veut pas y croire : non, c'est pas possible, il a dû avoir un accident ! Avec le bogra on ricane : bin non té ! Il est né dans la forêt, il a des pieds comme des planches de surf et une carrure dans laquelle on en logerait facile deux comme toi, et tu crois qu’il est tombé dans un trou comme un de ces toutous qu’un jour peut-être tu emmèneras ici ? Il ne veut pas se rendre à l’évidence et part à sa recherche, avec le Zazou on hausse les épaules et on se refait un caoua... Il revient au bout d’un moment, et n'ayant pas trouvé de Ber agonisant dans un ravin il commence à nous croire, même s’il a du mal à réaliser la chose et sort des : « c'est pas croyable quand même, il nous a abandonné, comme ça, mais pourquoi ? », et autres incrédulités du même tonneau. Pourquoi ? Ma foi, y a plein d’explications possibles mon cher gobe-mouches mais c’est pas l’important, l’important c’est qu’ils n’ont pas assuré et ont manqué à leurs devoirs, et ça c’est grave. Passe encore que ça soit avec nous qui ne sommes pas des flippés et qui sommes largement capables de redescendre par nos propres moyens, mais qu’est ce qu’ils en savaient d’abord qu’on en était capables ? On aurait pu prendre peur, s’asseoir par terre et pleurer en s’imaginant perdus dans la jungle. Tu vois le tableau s’ils te font ce plan quand tu es avec tes clients qui ont payé une fortune pour leur trip ? Tu les imagines tes cliclis? Crises de nerfs, on est perdus dans la forêt, comment on va faire, on va crever ici etc. Pas très professionnel tout ça...
(à suivre...)
- John, Zazou et naps dans la jungle papoue, entre les mauvais esprits qui rôdent et leurs guides qui se font la malle ils sont pas sauvés les pauvres... -
Octobre 2005, rappel de l’épisode précédent : après avoir bien failli se retrouver amputé d'un bout d'intestin quelque part entre l'Afghanistan et l'Inde, naps, notre héros d'occase, s'était mis en route pour l'Indonésie, accompagné de son pote Zazou, dit Zaza, dit bogra, dit le dormeur, dit le philosophe arabe, qui l'avait rejoint...
Alors le premier mois ça allait être repos total, on en avait bien besoin autant l’un que l’autre. Zazou parce qu’il arrivait de France où il avait travaillé dur, et naps pour tout ce que lui était arrivé depuis disons l’époque du récit 95 heures (voir le chapitre XX du premier tome), parce que crois-le ou pas mais il ne s’était pas vraiment ni posé ni reposé depuis tout ce temps. À l’arrivée en Indo on ne peut avoir qu’un visa d’un mois mais ça ira pour l’instant, on ressortira plus tard en faire un de 60 jours à l’ambassade, le tout nous faisant trois mois dans le pays ce qui suffira amplement. Pour commencer nous décidâmes de retourner sur les îles près de Manado, dans le nord de Sulawesi, on avait bien aimé à l’époque. Perso j’aurai voté pour Siladen, mais aux dernières nouvelles l’île s’étant dotée d’hôtels de luxe nous jetâmes plutôt notre dévolu sur Bunaken. Hélas ici aussi ça avait bien changé, l'atmosphère jadis si conviviale était devenu mercantile et en plus maintenant il y avait une taxe de 150000 roupies pour la soi-disant conservation du milieu marin. L’idée était partie d’un abruti de chercheur américain, ce genre de crétin qui vient se mêler des affaires d’un pays sans rien savoir de comment ledit pays tourne. Bravo espèce de débile mental, tu as donné une nouvelle occasion aux indos de se faire de l’argent de poche sur le dos des touristes. Au bout de quelques jours que nous étions sur l’île passèrent donc les collecteurs de fond pour réclamer la fameuse dîme, ils étaient attendus de pied ferme... Les deux types étaient sympas et pas fautifs des agissements de leurs patrons, c'est pourquoi je leur parlai gentiment, quoique sans ambages : écoutez les gars, j'ai rien contre vous mais soyons honnêtes, vous savez aussi bien que moi que l’argent en question ne sera pas utilisé pour la conservation quelle qu’elle soit mais qu’il va être détourné par vos chefs pour se payer des belles bagnoles et des belles gonzesses. En conséquence de quoi mon pote et moi nous refusons de payer ! Les mecs en restent pantois, ils ne s’attendaient pas à ce qu’un étranger parle de la sorte, en plus dans leur langue, et ils restent un peu interdits car ils savent bien de quoi je parle. J’enfonce un peu plus le couteau vu qu’ils ont avec eux un diagramme des sommes extorquées depuis la mise en application de cette escroquerie : bon alors deux milliards et demi de roupies ont été grattés (plus de 250000 dollars quand même) et qu’est ce qui a été fait avec ? J’ai vu qu’ils ont construit une jetée là-bas mais personne ne l’utilise, les locaux parce qu’elle est trop loin du village et qu’ils préfèrent accoster directement en face de celui-ci, les touristes parce qu’elle est trop loin des hôtels et qu’ils préfèrent accoster directement en face de ceux-ci, bel exemple de manque de planification et de gaspillage en somme. À part ça ils ont bien immergé à droite à gauche quelques cases en ciment pour que du corail neuf y pousse, mais ne me dites pas qu’il y en a eu pour deux milliards et demi ! Donc pas un centime pour ces voleurs, et s’il faut qu’on parte de cette île et bien c’est pas un problème, par contre vous ferez perdre de l’argent au propriétaire de l’hôtel (argument bien choisi car le proprio nous écoute, et les gars se sentent mal envers lui). Ils se grattent la tête et ne me contredisent pas, car tout ça c'est la stricte et triste vérité, seulement ils ont quand même un boulot, même s'il est sale, à faire... Bon, on va faire comme ça les mister, vous ne payez que 50000, qui sont normalement pour l’entrée à la journée (150 c’est pour le séjour illimité), et c’est OK. Même 50 ça me fait mal au ventre de les sortir et je renâcle, mais Za intervient : allez c’est bon espèce de rastègue que tu es, sors un peu tes sous que t’es blindé de toute façon et paye, au moins on peut rester ici à se reposer au lieu de retourner dans cette ville pourrite de Manado ! Vaincu par la puissance de cette logique, elle aussi sans ambages, je cède. On paye et au final on se quitte bons amis avec les deux moustachus, je leur avais parlé avec respect et ils avaient bien compris que je n’en avais pas après eux (et aussi, je pense, parce qu’au fond ils me donnaient raison). Tiens, en parlant de ça je vais faire un peu de pub gratuite : pas longtemps après avoir écrit ce texte j’étais tombé sur un guide du croutard Indonésie et y avais jeté un œil, histoire de voir un peu les énormités qu’ils avaient pu écrire et de me marrer un bon coup. Je lis le passage sur Bunaken et découvre à ma grande stupeur qu’ils encensent ce racket qui d’après eux est une bonne chose pour l’environnement, nouvelle preuve, si besoin en était, que ce sont des blaireaux qui ne savent pas de quoi ils parlent. Après genre deux semaines on commença à en avoir marre et Zazou voulait voir Bali. J’eus beau lui répéter qu’il n’y avait pas grand chose sur cette île il n’en démordit pas, quand il a une idée quelque part le bogra tu la lui enlèves pas comme ça, une vache (bogra en arabe) c’est têtu parfois. C’était sur le chemin du retour et comme je ne peux rien refuser à Za j’acceptai... Une fois à Bali on avait flemmardé dans différentes parties de l’île, on avait loué des motos pour se balader un peu et Zaza avait profité d’être là pour acheter pas mal de souvenirs pour son appart. Les balinais sont de véritables artistes et ils font des choses magnifiques, notamment au niveau sculptures, et si j’avais un pied-à-terre je me serais sûrement laissé tenter moi aussi par l’une ou l’autre pièce tant certaines sont finement ouvragées et joliment travaillées. En plus il y avait très peu de tourisme cette année-là car on était juste un peu après la deuxième bombe de Bali et cela permit à Zazou (qui me traite toujours de radin mais qui ne s’est pas vu quand il marchande) de réaliser de très bonnes affaires. Naps, quant a lui, s’offrit un nouveau hamac fait de ce tissu très soyeux qu’un petit malin vend sur internet une fortune en disant, sans rire et je cite, qu’il lui a fallu dix ans d'études et de recherches pour mettre au point le concept, y en a qui ont honte de rien ! À la fin du séjour Za admit quand même qu’il n’y avait en effet pas tant que ça à voir ou à faire sur cette île et fit cette remarque, comme d'habitude bien ciblée : ben dis donc, les balinais, ils en foutent pas une, ils passent leur temps à aller au temple, ah ils l’ont belle les types ! Mais trêve de plaisanterie, maintenant les choses sérieuses allaient commencer, il nous fallait un visa de deux mois car je tenais à réaliser un vieux rêve : traverser à pied et en bateau l’intérieur de la Papouasie. Nous nous arrangeâmes pour arriver à Penang trois jours avant la fin du Ramadhân, sachant bien qu’après cette date tous les consulats seront fermés, et comme le visa est délivré en 24 heures on devrait être bon. Au consulat, chouette, c'est le même lunetteux que la dernière fois, il est sympa. Je parle quand même angliche avec lui car je sais qu’ils sont suspicieux, et s’il m’entend parler indonésien il risque de commencer à se demander si je ne suis pas un de ces toutous qui restent longtemps dans le pays et s’y enfoncent, ceux-là même dont le gouvernement essaie de se débarrasser en rendant plus difficile l’obtention des visas. Badaboum, il nous dit de revenir dans dix jours. Mais, il reste trois jours avant la fin du Ramadhân, objectai-je. Oui, mais demain c’est Deepavali et ils ferment, pour ne réouvrir qu’après la semaine légale de vacances post-mois du jeûne (avec un circonflexe sur le u, on ne parle pas de jeunesse mais je pense que tu avais compris) dite « lebaran ». Je vois, Deepavali est une fête hindoue, ces mêmes hindous que vous savez critiquer pour leurs milles dieux et leur propension à en faire images et idoles, mais dont vous savez aussi apparemment profiter des congés quand bien même ils sont en l’honneur de ce que vous appelez des faux dieux. Passons... On va la tenter à l’indo et lui proposer -en biaisant car il faut que les apparences soient sauves, ça marche comme ça chez eux- des sous : OK mais dites-moi, peut-être que vous pouvez nous aider et nous on vous aide aussi, on peut payer un petit supplément pour avoir le visa aujourd'hui. Il rigole, car il a très bien compris mon louvoiement, mais hélas y a rien à faire, le consul, qui est celui qui signe les visas, est déjà parti. Et oui, parce que si tu penses que les fonctionnaires français sont des fainéants et des incapables je te recommande d'aller voir leurs confrères indos... J’abats ma dernière carte : mais peut être que vous pouvez le signer vous-même le visa, le consul finalement on n’en a pas besoin, non ? C’est pas l’envie qui lui en manquerait car il sait qu’il y a soussous à la clé mais il refuse, il doit avoir peur de s’attirer des ennuis et je ne peux lui en tenir grief, même si je sais qu’il n’y aurait pas eu de blème... Une fois dehors c est le conseil de guerre entre les chefs de tribus algériennes et siciliennes : bon alors, qué far ? Soit on attend dix jours ici mais ça va vite devenir gavant, soit on trace direct et on chope un visa d’un mois à la frontière mais dans ce cas il faudra changer les plans. Za n’a pas envie de peigner la girafe dix jours à Penang et moi non plus donc le choix s’impose de lui même... La traversée de la Papouasie ça sera pour un autre jour, parce qu’en un mois c’est pas faisable, mais on va quand même y aller se faire une petite virée dans la jungle, surtout que Zazou n’y est encore jamais allé. Je vais envoyer un émail à mon pote Iwein (lis I Wayne, tu comprendras qu’avec un tel nom un minot mal éduqué comme qui tu sais ne pouvait pas résister à la tentation de l'appeler John Wayne, on s’amuse comme on peut) qui est basé dans le coin pour ses recherches ornithologiques, va-t-en savoir, s'il faut on pourrait aller avec lui dans la forêt et chercher des piafs par la même occasion... Je t’ai jamais parlé d’Iwein ? En fait si, mais c’était dans le premier tome et comme je ne veux pas t’infliger la lecture d’un tel ramassis de calembredaines je te la refais, présentations... Iwein est un belge flamand que j'avais rencontré la première fois que j’étais en Papouasie cinq ans auparavant, et avec lequel on s était revus quelques fois par la suite. Il est plus jeune que moi mais la valeur n’attendant pas le nombre des années ça ne l’avait pas empêché à l époque d’avoir déjà derrière lui plusieurs voyages dans le coin, et il m avait donné de bonnes infos sur la région autour de Manokwari qu’il connaissait bien pour y avoir passé du temps à étudier ses zoziaux (si le cœur t’en dit va lire le chapitre VIII du premier tome mais fais gaffe, c’est pas de la littérature pour premier communiant). Car Iwein est un ornithologue confirmé, il connaît tous les volatiles de Papouasie par leur petit nom et peut même les identifier rien qu’à leur chant, et c’est du costaud parce que d’après lui il y a plus de 400 espèces dont pas mal d’endémiques. C’est que contrairement à la plupart des gars qui sont dans la profession et qui ne quittent que rarement leur bureau le Iwein, lui, il passe le plus clair de son temps sur le terrain. Il a d'ailleurs à son actif deux coups fumants : et d’une il avait réussi à enregistrer le chant d’un oiseau qui ne l’avait jamais été jusque-là, et de deux il avait pu enregistrer un piailleur d’une famille qu’on croyait éteinte, prouvant par la même que ce n’était pas le cas. Malgré tout ça il reste simple notre Iwein, car même s’il pourrait aisément faire son beau vu son expérience et ben c'est tout le contraire, il est très discret. Il est pas du genre à se la jouer devant les pépettes ni à se la raconter comme le font les blaires à la lonely planet, qui franchement comparés à lui n’ont pas grand chose à dire et ne sont que des petits pipeaux bombeurs de torse qui cherchent à en mettre plein la vue avec deux bouts de ficelle... Physiquement il est ma fois comme monsieur tout le monde, ou même comme le beau-fils idéal (dixit mon ex-belle-mère). On pourrait s’attendre à voir un gars tatoué, aux dreadlocks épaisses et longues avec des sapes genre le mec cool et décontracté, mais il n’en est rien (car ce sont ceux qui en montrent le plus qui en font le moins et inversement, c’est bien connu du reste). Il est habillé, mmmh... on va dire classique, a les cheveux courts, est quasiment toujours bien rasé, du moins quand il est à la ville (il a pas de mal remarque, ça pousse guère chez lui) et passe inaperçu dans la foule. Par contre, il a certaines particularités physiques qui prouvent qu’il était vraiment né pour sa passion. Déjà ses doigts ont des articulations très noueuses qui font penser à des serres d’oiseau de proie. Ensuite son nez n’est pas en bec d’aigle, mais il est légèrement bombé et on remarque tout de suite la ressemblance avec un bec d’oiseau. Le pire c’est si on l'observe avec attention, il y a quelque chose dans sa silhouette et sa dégaine qui fait qu’on a l'image d'un piaf qui vient en tête, les aborigènes diraient que son animal-totem est un volatile, les hindous qu’il a été une créature ailée dans une incarnation passée. Délire de naps dis-tu ? Je ne crois pas car Zazou, qui le rencontrait pour la première fois et à qui je n avais pas parlé d’animal-totem, me confia un peu plus tard que, je cite : c’est drôle, quand on le regarde bien il fait vraiment penser à un oiseau ! CQFD... Tu n’as jamais eu ce genre de sentiment avec certaines personnes (soit dit sans aucun mépris ou moquerie, c'est juste une impression un peu étrange) ? Perso ça m'arrive souvent, l'un me fait penser à un chat, l'autre à un renard, un autre encore à une chouette, sans oublier mon pote le pithécanthrope du premier chapitre. Enfin en tout cas on tombait bien, Iwein était justement prêt à partir pour Manokwari faire des recherches sur une montagne qu’il ne connaissait pas et ou les papous n’allaient pas, ce qui pouvait être un indicateur d’une faune nombreuse et variée vu l’absence de chasse. Rendez-vous fut pris à bord d’un Pelni, un de ces gros ferries indo qui vus de dehors ont l’air d’un bateau de croisière mais qui vus de dedans sont plus proches d’un mélange entre un cirque, un zoo et un jardin d’enfants. Je ne m’étendrai pas sur le sujet car je l’ai déjà fait (va lire le chapitre III du premier tome pour de plus amples informations sur cet exercice de survie en milieu hostile, mais sache qu'il est déconseillé aux âmes sensibles) et me contenterai de dire que la jonction s’effectua sans anicroche. Iwein nous présenta dans la foulée sa femme (car il est marié, j’avais oublié de te le dire, et désolé pour celles qui avaient déjà des idées derrière la tête), une jolie petite indo d’origine chinoise... Et ben dis donc Iwein, t'en as de la chance mon gars, c'est pas à moi que ça arriverait ! Vu comme t’es fauché et radin par dessus le marché, et vu comme tu vis, elle est pas avec toi pour le pognon ni pour la grande vie à l’occidentale ça c’est sûr ! Madame une fois partie nous commençâmes à parler entre hommes du bon vieux temps, et entre autres de l’histoire décrite dans le récit dont je te parlais plus haut (chapitre VIII, premier tome) qui avait toujours fait marrer Iwein. Puis le Pelni s’ébranla et mis le cap sur Manokwari...
Nos trois oiseaux de mauvais augure (je sais, c'est un peu facile mais j'ai pas pu résister) voguaient donc sur les mers chaudes de Papouasie. Il y avait Iwein le héron flamand, Zazou el bogra d'Algérie, et naps le fennec franco-siciliano-maltais... Le voyage se déroula sans problèmes et surtout sans prises de tête, car les Pelni ne sont plus aussi bondés qu’au bon vieux temps vu la guerre tarifaire que leur livrent les compagnies aériennes. Comme on a un peu de temps avant d’arriver à Manokwari je vais en profiter pour te faire un petit topo historico-politico-économico-sociologico-culturel d'occase sur la Papouasie. Que ceux que ce genre de passage gave, et que ceux qui l’ont déjà lu dans le premier tome (parce que j’ai fait un copier-coller, qu’est-ce que tu crois), me pardonnent, il leur suffit de descendre un peu pour accéder directement à la suite de l’histoire... La Papouasie Nouvelle-Guinée, porte de la Mélanésie et du Pacifique, connue localement sous le nom d'Irian Jaya mais que les indonésiens venaient juste de rebaptiser de son nom originel Papua (prononcez Papoua), histoire d'essayer d'endormir les papous et de leur faire oublier dans la foulée qu'ils les colonisent et pillent leurs richesses. Cette île (car c'est une île, la deuxième en superficie après le Groenland), plus grande que la France ou que Bornéo, est située dans l'hémisphère sud, un peu en-dessous de l’Équateur, et par là-même jouit d'un climat chaud et humide toute l'année avec évidemment de nombreuses pluies. C'est une immense jungle, même si ça déforeste comme partout, la troisième du monde après l'Amazonie et la forêt d'Afrique centrale. La partie orientale, dite PNG (Papua Niugini), a été longtemps sous tutelle/colonie australienne mais est maintenant indépendante, depuis les années 70 s'il m’en souvient bien. La partie occidentale quant à elle a été volée à ses habitants et est présentement colonisée par les indonésiens. Comment cela fut-il possible ? Une nouvelle foi grâce à l'hypocrisie et la vilenie de nos démocraties occidentales, USA en tête (classique me direz-vous ? Vous avez bien raison). Rappelons les faits : l’Indo était une colonie hollandaise mais ceux-ci décampèrent comme des lapins lorsque les japs débarquèrent pendant la seconde guerre. Une fois les sushis repartis en 1945 nos belanda (c'est comme ça qu'on les appelle ici) revinrent tranquillement et sans complexes seulement voilà, les indos ne les voulaient plus. Soekarno (le premier président du pays mais qui ne l'était pas encore à l’époque) prit la tête de la rébellion, mais il ne serait pas allé bien loin à mon humble avis si les américains n'avaient pas fait pression sur les hollandais, en menaçant de leur couper l'aide à la reconstruction d'après-guerre, pour qu'ils lâchent l’archipel. Pourquoi ont-ils fait ça ? Sûrement pas par humanisme, c'est interdit par leur religion. Alors ? Un peu de patience, vous allez vite comprendre si ce n'est déjà fait... De là Soekarno ce petit malin javanais fit main basse sur toutes les îles et fut assez intelligent pour baptiser le nouveau pays Indonésie au lieu de l’appeler Javanésie, une appellation pourtant plus adaptée vu qu'en fait les autres îles se retrouvaient purement et simplement sous domination javanaise, mais qui aurait heurté la sensibilité de beaucoup en dehors de Java. Comme tout dictateur qui se respecte il s'enfla d’orgueil et très rapidement il ne se sentit plus pisser à la tête de son royaume tout neuf. Il lui fallait maintenant aller jusqu'au bout de sa pathologie mentale et de son goût du pouvoir et pour cela il devait élargir son territoire, ce genre de malades n'en ont jamais assez, ça fait partie de leur folie. Et tiens, justement les Moluques avaient décliné l'offre qui leur avait été faite et n'avaient pas voulu rejoindre cette république bananière pour cause de religion différente et d'hostilité manifeste envers Java, un tel affront et une telle ingratitude ne pouvaient être tolérés ! Qu'à cela ne tienne, on envoie l'armée et ses soudards, on massacre assez de gens pour que ceux qui sont encore en vie aient peur et le tour est joué, les Moluques sont intégrées à l'Indonésie et quant à l'avis de ses habitants tout le monde s'en fout. On a agi comme un de ces colons qu'on dit par ailleurs abhorrer mais c'est pas grave, l'Occident n'a rien dit et tout va bien, voilà donc un hochet supplémentaire pour ce cher Soekarno. Mais ça ne suffisait pas et il ne pouvait s'empêcher de lorgner sur la Papouasie. Si elle était à lui il ferait une belle culbute, pensez donc, il augmenterait sa bananeraie de 22%. Un territoire vierge, plein de ressources naturelles et très peu peuplé, la bonne affaire quoi... Seulement le problème, et de taille, c'est que les hollandais y étaient encore. Faire le beau et pérorer lors de ses discours officiels en disant qu'il les avait foutus dehors (en évitant soigneusement de parler de l'aide providentielle des américains bien sûr, encore aujourd’hui les indos ignorent ce fait historique et croient que c'est ce héros national de camarade Soekarno qui les a libérés) c'était une chose, les attaquer de front c'en était une autre et il devait bien se douter qu'il prendrait une déculottée. Il tenta quand même d'envoyer des espions et des agitateurs sur place, en espérant rallier les papous à sa cause, mais non, les papous ils s'en fichaient bien pas mal de ce nabot arrogant et de sa république simiesque et ça ne marcha pas. Les papous, aux dires de tous et surtout des vieux qui ont connu la période belanda et qui t'en parlent aujourd’hui encore presque les larmes aux yeux, avaient ma foi les hollandais à la bonne. En plus l'Asie ils s’en cognent, la Papouasie c'est déjà la Mélanésie et le Pacifique, rien à voir. Tout y est différent, la faune, la flore, et aussi les habitants qui appartiennent au groupe ethnique de la Nouvelle Calédonie, des îles Vanuatu ou Salomon. À l'époque Soekarno était réputé pour ses diatribes violentes contre l'Occident et sa proximité avec le communisme, et tout ça ne plaisait pas aux américains car ils risquaient bien de perdre une position stratégique dans leur jeu d'échec à l'échelle mondiale. Le biz fut le suivant : on intervient à l'ONU et fait en sorte que les hollandais te livrent la Papouasie clés en main, et toi tu te calmes un peu et tu nous signes de bons contrats juteux dans ton pays. Affaire fut faite et les belanda durent partir, on était en 1961... Après une période de transition les moustachus, qui sont les rois de l’hypocrisie et du faux semblant, décidèrent d'organiser ce qui fut appelé « l'acte de libre choix » pour laisser soi-disant les papous décider s’ils voulaient être indépendants ou rejoindre l'Indo définitivement. Tu me diras ils y étaient un peu obligés vu que c'était une condition posée par l'ONU pour son aide providentielle, cette ONU qui au niveau hypocrisie et faux semblants n'a de leçons à recevoir de personne non plus. Le vote fut une mascarade car aucun suffrage universel ne fut organisé et seuls quelques chefs de tribus votèrent, les uns avec un pistolet sur la tempe, les autres avec une liasse de billets dans la poche, et le résultat - prévisible - fut annoncé : la Papouasie occidentale était officiellement rattachée à l'Indonésie, avec la bénédiction du monde occidental. Les blanquets eurent leur bakchiche, juste retour des choses pour leur bienveillance envers l'Indonésie. Des contrats en pagaille partout dans le pays pour l'extraction de pétrole et de gaz, et la cerise : la mainmise sur la plus grande mine d'or du monde et la troisième de cuivre, en Papouasie justement, quelle coïncidence n'est-ce pas... Tout allait bien dans le meilleur des mondes, la Javanésie s'était agrandie, les occidentaux pouvaient dépecer tranquillement le pays tout en jetant quelques cacahouètes au chef, et ça a continué ainsi jusqu’à nos jours. La Papouasie en 2000 et bien c'est comme partout dans le monde en territoire colonisé : les papous sont pas contents et haïssent les indos, l'OPM (la guérilla) a fait son apparition. Les indos, lavés du cerveau comme ils l'ont été par la propagande officielle, sont sûrs de leur bon droit et d'être chez eux et viennent en masse s'établir dans ce nouvel Eldorado où tout reste à construire, ce qui génère une certaine activité économique et des opportunités de travail ou de bizness qu'ils n'auraient pas trouvées sur leurs îles d’origine, surtout les javanais chez qui c'est très pauvre et très surpeuplé. On ne peut pas leur en tenir rigueur, ce sont de pauvres gens qui sont venus tenter leur chance, attirés par l'espoir d'une vie meilleure, surtout à l'époque où le gouvernement avait ses programmes de transmigration (dans un souci d’indonésianiser l'île, le bien-être de ses concitoyens n'ayant évidemment jamais été à l’ordre du jour). En ces temps-là le gouvernement te payait le bateau pour y aller et te donnait un terrain ainsi qu'un stock de riz le temps que tu aies des récoltes, et il va sans dire que ces programmes ont rencontré un franc succès dans un pays où la vie n'est pas facile. Bien sûr la réalité n'a pas toujours été aussi idyllique que les promesses (terrains inondables, mal situés, sujets aux éboulements, hostilité de la population papoue), c'est ce que j'appelle prendre en otage ses propres gens. Une fois sur place les indos s'y sont fixés et y ont fait souche, et un jour ou l’autre (comme au Tibet ou au Xinjiang dont nous parlerons d'ici peu) il y aura plus de nouveaux venus que de première nation, cf. les Amériques ou l'Australie, voilà, la boucle est bouclée. J’en vois qui commencent à s’assoupir, revenons à nos trois oiseaux... Pendant que naps déballait son cours d’histoire à deux balles le bateau était arrivé à Manokwari, il était minuit. On avait bien rigolé pendant le voyage, surtout que bogra et moi on passe notre temps à se chamailler et à s’envoyer des vannes foireuses. Iwein n’avait pas l’habitude d’un naps comme ça, et oui, il ne m’avait jamais vu avec quelqu'un de mon village et encore, Za c’est pas le pire et de loin, quand je suis avec X ou pithécanthrope attention les dégâts (voir le chapitre XXI du premier tome) ! On avait fini par lui dire : tu vois John, avec nous t'as pas fini de rire et tu te marreras bien plus avec les arabo-latins que nous sommes qu’avec ces anglo-saxons qu’ont pas de sang ! En descendant du bateau je scrutai la jetée, espérant voir ma petite papouette. La dernière fois que j’étais à Manokwari j’étais aussi arrivé de nuit et je l’avais rencontrée sur cette même jetée, une très belle fille à la peau chocolat (je bombe le torse, exact, ça fait du bien à mon ego), et vu la conclusion de l’histoire à l’époque je me disais qu’un phénomène récurrent ne serait pas de refus. Las, elle n’était pas là, nous allâmes dormir dans une case chez des amis d’Iwein. Le lendemain nous primes quand même une chambre à l’hôtel car nous avions besoin de préparer certaines choses dans le calme. Ensuite nous fîmes un petit détour par chez les poulagas, pas qu’on les aime ces tordus mais il nous fallait une « surat jalan » (permis dont on a besoin dèss qu’on quitte les villes pour s’enfoncer dans l intérieur). Avec Za on laisse John parler, il les connaît vu qu’il est souvent dans le coin. J’entends le corrompu en chef qui commence à insinuer qu’Iwein est notre guide, qu’on le paye et que donc il ramasse des sous au black. Je les connais les gabarits, le gars espère probablement gratter une rallonge, il est temps que j’intervienne : excusez-moi monsieur mais je vous ai entendu parler et je pense qu'il me faut corriger certaines de vos allégations. Mon ami et moi-même nous ne sommes pas des enfants et nous n’avons besoin d’aucun guide pour aller dans la forêt. Comme vous entendez je maîtrise votre langue et vous imaginez bien que je suis à même de me débrouiller seul. De plus, je n’en suis pas à mon premier voyage dans la région, consultez vos archives et vous verrez que je suis déjà venu à plusieurs reprises, et à chaque fois sans mister Iwein. Iwein est un ami et il nous a proposé de l’accompagner dans la forêt en amis, il n’y a absolument aucune histoire d’argent entre nous. Le moustachu se calme, mais il réclame quand même des sous pour l’obtention du bout de papier. La corruption, tristement classique et tellement répandue dans ce pays, une véritable plaie. Petit conciliabule à trois en français (car John parle notre belle langue) : Il exagère quand même John, à l’époque ils demandaient beaucoup moins ! Je sais, à chaque fois ils augmentent, c'est que le pays connaît une sacrée inflation et vous pensez bien qu’ils s’alignent. De toute façon si on paye pas adieu le permis et adieu le trip, tout ce qu’on peut faire c’est marchander ! Passons, et disons que nous finîmes par avoir le papelard... Ensuite il fallait bien faire les courses. La cigogne des Flandres sortit une liste de commission, basée sur le temps que nous allions rester et le nombre de bouches à nourrir, écrite par sa chère et tendre, c'est quand même pratique de temps en temps une femme... Nous achetâmes une tonne de riz, des nouilles déshydratées, des sauces et épices, des légumes frais qui se conservent, du thon en boîte, des biscuits, du café, du thé, du sucre, enfin tout ce qu’il fallait pour un séjour en autonomie complète car c’est de ça qu’il allait s’agir. Le lendemain nous prîmes un minibus jusqu’au village machin chose d’où nous commencerons à marcher demain. Nous fîmes nos politesses au chef, déposâmes nos sacs là où nous allions dormir (c’est à dire par terre) puis la discute put commencer... C’est surtout John qui tient le crachoir vu que c'est son trip, Zazatte et naps baillent aux corneilles. En premier lieu il s’enquiert de savoir qui a les droits territoriaux pour la montagne sur laquelle il avait jeté son dévolu. Car même si pour l'occidental non averti la forêt a toujours l’air d’être la même partout, en vrai telle partie appartient au village A, telle autre au village B, et bien sûr A n’aime pas que B vienne batifoler sur son terrain et inversement. Ces droits sont à prendre très au sérieux et t'as vraiment intérêt à savoir où tu mets les pieds, parce que sinon ça peut rapidement dégénérer au coupe-coupe ou à la flèche, sans rire. D’après le chef le versant par où nous allons passer était à lui (en fait plutôt à son village, mais un peu de mégalomanie n’a jamais fait de mal a personne) donc on était bon. Ensuite il fallait des porteurs qui connaissaient le coin, surtout pour savoir où trouver de l’eau. Ça y en a pas, personne du village n’est jamais monté là-haut à part le chef dans sa jeunesse car en ce temps-là il vivait dans cette forêt (c’était avant l’époque où le village a été déplacé à son emplacement actuel en bord de route). Il serait bien allé avec nous mais il nous fait voir sa jambe, il a une superbe infection purulo-suintante, hors de question. Pas de panique, il va nous présenter trois hommes de confiance à qui il expliquera deux-trois trucs sur la topographie et tiens, justement les voilà, présentations : Bernart (oui, avec un « t »), un colosse d'environ 25 ans, il a l'air très sympa ; Barnabas (dont ils se moquent en disant qu’il est celui qui a été échangé contre le Christ, cf. la Bible), à peu près le même âge mais beaucoup plus petit, et qui a l’air sympa aussi mais qui est toujours dans les vapes, à croire qu’il a fumé dix spliffs d’affilée (sauf qu’il n’y en a pas ici, j'en conclus que son cerveau doit produire naturellement tétrahydrocannabinol et endorphines) ; Martinus, plus âgé, qui vient paraît-il de la « ville », il a l'air OK comme les autres. En avant pour les tractations. Ils veulent un gros paquet de sous mais on ne la fait pas au Iwein, il connaît ce type de chant. Il explique, posément mais fermement, que pour l’instant il est en phase de repérages et ne peut se permettre de jeter l’argent par les fenêtres, mais que si l'étude est concluante et que dans le futur il emmène des groupes payants là il arrosera beaucoup plus. Ils sont d’accord, tope là et à demain matin ! Le chef tente le coup de la donation pour l’église (en fait donation pour sa pomme), Iwein refait valoir ce que dit plus haut, le chef insiste, Iwein reste inflexible, le chef abandonne. Maintenant que le biz est réglé passons aux choses sérieuses, à savoir l’interview. Za et moi on est célibataires et le chef se désintéresse assez vite de nous, ce qui l’intéresse c’est Iwein et sa poule (je sais, elle est facile aussi celle-là mais que veux-tu, on fait avec ce qu’on a). Ça fait longtemps que tu es marié ? Un peu... Ah ! Alors tu as des enfants ! Non, pas encore... Quoiiiiiiiiiiiiiiiiiii ? T’as pas de descendance (keturunan, ça veut dire exactement ça) ? Tu te rends pas compte, qui va prendre soin de toi quand tu seras vieux ? Boah, je verrai bien d'ici là... Non non non, tu te rends vraiment pas compte, il te FAUT une descendance, tu dois laisser une trace de toi en ce monde, mourir sans descendance c’est le pire de tout !!! Je traduis à Zazou, on a mal au ventre à force de rire. Au bout d un moment je n’y tiens plus et lance : c’est pas qu’il veut pas chef, c'est juste qu’il peut pas, il a mati pucuk (bourgeon mort, si tu vois l'analogie) ! John dément véhément, le chef reprend ses conseils avisés, ça dure un bon moment... Je ne suis pas certain qu’il ait convaincu notre échassier des images d’Épinal d’avoir des petits poussins, mais en tout cas au bout d’un moment il nous laisse... La nuit arrive, va falloir manger un bout. Les papous s’ils sont gentils n’en sont pas moins pas doués pour recevoir, si tu vas pas voir par toi-même ce qu’il en est t’es pas prêt de manger ! On entre donc dans le territoire des femmes (la cuisine) et s’enquiert de si on peut cuisiner etc. Elles nous proposent de le faire pour nous et on accepte sans difficulté, faire la bouffe n'est pas un travail d'homme comme chacun sait en Papouasie... Un peu de riz et d’aubergine, le tour est joué. Demain il va falloir se lever tôt et en forme alors extinction des feux rapide, nous nous endormîmes au son des insectes virevoltants dans l’air nocturne...
Swangi, Professionnalisme.
Le lendemain nous nous mîmes en route, mais pas si tôt que ça parce que si les pinsons d’outre-Ardennes sont matinaux, ce n'est pas le cas des oiseaux migrateurs provençaux, loin s’en faut. Nous suivîmes pendant genre deux kilomètres la route goudronnée qui mène à Manokwari, puis nous obliquâmes à droite et entrâmes dans la forêt. La grue blond cendrée avec ses bottes en caoutchouc et les trois papounets - pieds nus - nous avaient déjà mis bien 200 mètres sur ce début de parcours, et ça nous avait pas plu avec le bogra donc nous accélérâmes le pas, l'honneur de la Provence était en jeu ! Ça fait plaisir de se retrouver dans la nature et le vert, même si pour l’instant ce n’est que de la forêt secondaire. Après un certain temps nous fîmes un petit arrêt près d’une rivière, et Bernard décida de se baquer. Une fois sa chemise tombée je constatai qu’il était vraiment balèze, le genre de gars avec qui il vaut mieux être pote... Un peu plus tard nouvel arrêt, près d’une autre rivi��re (ou peut être la même mais plus haut, va savoir), ce coup-ci pour manger. Le casoar nain (il est pas grand notre Iwein) nous confia que des fois sa femme le suivait dans ses expéditions et qu’elle faisait la cuisine. Ouais, mais là elle est pas venue, t’as vraiment pas assuré espèce d’oiseau de paradis d’occase ! Un petit feu, l’eau chauffe. Pendant ce temps j’en profite pour rincer ma chemise, déjà bien transpirée, et je la mets à sécher sur une branche, on se tient propre dans la famille naps figure-toi ! L’eau bout, on y jette des pâtes, elles cuisent, on les sort et met un peu de sauce, on partage, tout va bien. Il commence à pleuvioter trois gouttes, parfait, ça va rafraîchir l’air. Par contre on voit qu’en amont ça tombe dur, le ciel est noir d’encre. Avec Zazou on remarque que l’eau monte un peu, tiens, c'est marrant ! Oulah ! Mais c’est qu’elle se met à monter à vue d’œil, oh oh les gars, faut qu’on se casse de là, vite, on va se faire emporter ! Tout le monde s’affaire pour récupérer, qui son sac, qui sa chemise, qui les casseroles, et monte en quatrième vitesse sur la berge, en essayant de ne pas faire tomber son assiette et ce qu'il y reste de pâtes. À peine arrivés en haut ça se met à dévaler très fort en contrebas, et le bord de rivière où on était à peine 30 secondes plus tôt est complètement inondé, avec un sacré courant. Ça me rappelle les images de la catastrophe de Vezons la romaine, on a eu du bol, moins deux on était emportés... C’est le moment pour la mouette pygmée de nous sortir son célèbre : alley, ça c’est pas pour rigoler hein ! On finit nos pâtes et on repart... Chemin faisant on rencontre un gros lézard, un genre de varan de Komodo mais la taille en dessous, son corps doit faire un mètre de long. Il est accroché tranquille à un tronc d’arbre à quelques mètres du sol, et a l’air de se concentrer en vue d’une ascension. Bernart recule, terrifié : ça mange les humains ce truc !!! On rigole : meuh non Nanart, c'est nous qui pourrions le manger, regarde-le, il est de loin pas assez gros pour nous transformer en chair à pâté voyons ! On s'arrête pour l'observer, Bernart se met prudemment sur le côté. La mésange à longue queue (!) convient que c’est le plus gros qu’il ait jamais vu, mais que par contre ce type de bestiau est courant dans le coin. Au bout d'un moment le monstre papouphage se décide enfin à monter au sommet de l’arbre, nouveau mouvement nerveux de Ber qui décidément flippe comme une bête. Bon allez on repart, sinon il va nous faire une attaque... Le chemin sur lequel nous marchons est encore assez large et on voit, aux traces dans la boue, que des camions passent dans le coin. On comprend vite pourquoi en voyant des arbres abattus et du bois déjà débité en planches, signe d’une certaine activité de bûcheronnage. La perdrix à œil bleu nous explique que les papous vendent des concessions d’abattage - pour une bouchée de pain, est-il besoin de le préciser ? - à des indos qui viennent ensuite couper tout ce qui a une valeur. Ma foi, ça reste artisanal et au moins ce sont les petits qui en bénéficient, et puis ils ne pourront jamais tout détruire comme ils ont fait à Bornéo car ici la géographie est différente, ça monte tout de suite raide. Et d’ailleurs ça commence à monter en effet, on quitte la « route » pour suivre un petit sentier non carrossable et on entre dans la forêt primaire. Le milieu d’après-midi bien tassé arrive, il est temps de préparer le camp. Zaza et naps c’est facile, ils ont leurs hamacs moustiquaire, en deux-deux c’est fait. Le passereau à la huppe platine est assez intéressé par le système qui présente, c’est vrai, beaucoup d’avantages : pas lourd, peu encombrant, facile et rapide à monter et démonter. Ceci dit l’orfraie belge c'est un pro, et il est très au point pour ce genre d'escapades. Il a un « terpal » (grande bâche imperméable) qu’il pose sur une armature en bois montée au préalable par les bons soins de nos papous experts du coupe-coupe, et ensuite à l’intérieur il bâtit avec des bouts de branches une sorte de plan de travail qui va servir à cuisiner et à poser la bouffe qui a besoin de prendre l’air, et sur lequel il compte bien dormir en fin de soirée. Une fois terminé c’est vraiment pas mal ce petit salon sylvestre, on y tient debout, il y a de l’espace, c'est cosy comme on dit de nos jours. Le moineau cisalpin (t’avais-je dit qu’Iwein est d’origine italienne ?) note le point GPS (car il a un GPS, je te rappelle que c’est un pro), comme ça au retour on pourra se resservir de ce camp et de l’armature, évitant ainsi de couper de nouveaux arbres, dit-il. Sentiment tout à ton honneur mon cher gypaète pas barbu ! D’après son machin électronique nous sommes à 300 mètres d’altitude (j’avais oublié de te le dire mais on est partis du niveau de la mer, celle-ci se trouve juste derrière le village où on a dormi hier soir). J’admets que c’est pratique mais j’ai pas confiance dans tous ces gadgets, ça prend l’humidité et ça tombe en panne, ça n’a plus de piles etc. Dans le cas de l’aigle botté de choc et de ses recherches ça peut être utile j’en conviens, mais dans le mien rien ne vaut la boussole et le soleil. Partage des taches : les plumes blanches font la cuisine, les plumes noires font la vaisselle. Ça leur va, j’imagine qu’ils n’ont jamais dû faire la cuisine, cette basse besogne réservée aux femmes, de leurs vies, en Papouasie on est des hommes, des vrais ! Y a pas à dire, ils ont tout compris, je sais pas ce qu’il s’est passé chez nous mais à un moment ou à un autre les hommes ont foiré, et maintenant c’est trop tard pour inverser la vapeur... On se fait une bonne plâtrée de riz avec quelques légumes et condiments divers et on mange de bon cœur, la marche ça creuse. Après le repas on discute de choses et d’autres et les papous nous sortent les histoires habituelles de swangi (lis "souangui"). Ce terme désigne la magie noire en général, mais aussi ceux qui s’y adonnent, et dans cette région ils croient tous durs comme fer qu’un swangi se planque dans la forêt et attend que tu passes pour t’embrocher d’une de ses flèches empoisonnées (enfin j’imagine qu’il doit y en avoir plusieurs vu que la forêt est vaste). Ce à quoi je réponds immanquablement : pardi ! Le gars il a que ça à faire de passer sa vie à bouffer des racines et des vers, à se prendre la pluie, à se taper les stiques, les sangsues et autres bébêtes charmantes, tout en t’attendant, surtout que comme tu sais qu’il est là tu évites le coin ! Peine perdue, ils ne te croiront jamais mon pote, tu es un blanc et tu n’y comprends rien, c'est bien connu du reste. Bon, disons que c’est la version locale et pour adultes du croquemitaine... C’est l’heure du dodo, nos trois amis se sont fait un petit lit douillet en feuilles près du feu, le faisan de Nouvelle-Guinée sors son matelas gonflable et l’installe sur la table du living-room, Zaza et moi-même nous regagnons nos quartiers surélevés... Après une bonne nuit bercés par les bruits de la forêt on se prépare à repartir. Le canard à front blanc s’est levé avant tout le monde pour aller traquer ses congénères, Za et naps ont décliné l’offre. Un petit café et quelques pâtes quand même, puis l’ascension démarre. Ça commence à monter dur, le balbuzard et les trois proies à swangi caracolent en tête, bogra et mézigue on peine. Bogra parce que ça fait bien vingt ans qu’il fume comme un pompier, mézigue parce que je suis rouillé et parce que je n’ai jamais été un champion d’escalade de toute façon. Zazou crache vraiment ses poumons le pauvre, il serait peut-être bien temps qu’il arrête... Rien de spécial à te raconter ce jour-là, un stop pour le midi et un autre le soir au village fantôme papou. Dans ce reste de village il ne reste plus une baraque, mais on voit bien qu’il y a eu de l’occupation humaine car la forêt y est plus clairsemée, voire quasi inexistante sur un petit périmètre, et on trouve même quelques reliques archéologiques comme un bout d’assiette et un bidon percé... La fauvette sarde (Iwein, il venait de Sardaigne ton père ?) nous annonce que nous sommes à 800 mètres, ce qui nous fait une belle jambe je te l’avoue. On se refait un bon repas, cuisiné de main de maître par nos trois butors (et c’est rien de le dire, surtout naps qui a toujours été vilain avec les filles, déjà à l’école primaire il se régalait à leur tirer les couettes. Mais sache quand même que le butor, avant d’être un mufle, est un volatile de France). Le lendemain c'est déjà la routine : le chevalier cul blanc (tringa ochropus) se lève très tôt pour socialiser avec ses cousins, les deux faucons pèlerins dorment jusqu’au dernier moment, et une fois tout le monde sorti de son poulailler respectif ça graille et boit du café en pépiant... Puis on repart, ça monte toujours. Du fait qu’on est déjà en altitude la forêt n’est pas très méchante avec nous, pas ou disons peu de stiques, pas de sangsues, aucun de ces gros taons qui font un mal de chien et te pompent un litre de sang à chaque piqûre, aucun non plus de ces moucherons dont le but dans la vie est de venir se noyer dans l’humidité de tes yeux après avoir bien tournoyé autour. Il fait pas trop chaud non plus, mais bien sûr des fois ça pleut et on se retrouve trempés. Pas trop dérangeant toutefois si c’est dans la journée car d’ici au soir ça a eu le temps de sécher in situ, et sinon il y a le feu, c'est bien pour ça, entre autres, qu’il a été inventé, pas vrai ? Par contre un problème commence à se poser, c’est que l’eau se raréfie. En basse altitude ça n'est jamais un souci, les cours d’eau ne manquent pas et tout baigne dans la moisissure de toute façon. Mais dès que tu t’élèves il y a moins de rivières, c’est logique... On établit le camp près d’une immense flaque d’eau dans laquelle tu pourrais carrément te baigner, mais que t’as pas intérêt car c’est notre réserve de flotte ! L’engin de la gelinotte des bois marque 1300 mètres... Les trois cordons bleus font une nouvelle fois des prouesses culinaires et on mange comme des rois, ou plutôt des aigles royaux. Le troglodyte mignon (troglodytes troglodytes) décide qu’avant d’aller plus avant il convient de faire des repérages pour trouver de l’eau. Ce qui veut dire que demain les deux bartavelles vont pouvoir faire la grasse, car vu qu’ils sont blancs et ignorants ce sera pas eux qui s’y colleront, chouette ! Ahhh !!! Une bonne flemme, y a que ça de vrai, hein Zazou ? C’est pas lui qui va me contredire... Par contre il a caillé dur cette nuit, le froid arrivait non pas d’en haut mais d’en dessous et tout ça c’est pas bon pour mes futurs rhumatismes. C’est vrai qu’on est en altitude, je n’y avais pas pensé, ce soir je sors ma couverture de survie. On se lève, personne dans le camp mais on va pas se laisser abattre, un bon café et tout ira bien. Petite promenade dans les alentours, pas mal ce coin, c’est vraiment la nature à l’état brut qui t’accueille en son sein, le monde végétal dans toute sa splendeur comme qui dirait. Les arbres, omniprésents bien sûr, sont couverts de mousse, et des petits nuages d’humidité qui se forment ici et là donnent un air fantomatique au tout... On entend des voix, il semble que la volière rentre au bercail. Ils n’ont pas vu une goutte d’eau, demain ils partiront plus tôt et essaieront de monter jusqu’au sommet voir s’ils en trouvent, et aussi pour évaluer la faisabilité de l'ascension avec le chargement et les deux handicapés que je n’ai pas besoin de nommer. Le repas de midi est pantagruélique, et quand tu cuisines comme ça mon pote tu te demandes si ça vaut le coup finalement de se marier... Après manger je fais quelques réglages de flash sur mon appareil photo, ça ne plaît pas du tout à Martinus : arrête, tu vas faire venir l’orage ! Je rigole et lui explique que ça n’a rien à voir puis, pensant qu’il avait compris, je continue mon office. Reflash, là il s'énerve : ARRÊTE JE TE DIS, tu vas vraiment faire venir l’orage ! Rien à faire, soupir... Avec le mégapode on va faire un petit tour histoire qu’il nous présente à sa famille. Ouais, sauf que j’ai toujours été nul pour repérer les volatiles : regarde là-bas, il y a un oiseau magnifique ! Où ça ? Là-bas ! Où ? Là-bas ! Je le vois pas, où tu as dit ? Là, suis mon doigt! Où ? Souvent je ne vois le machin qu’au dernier moment, genre quand il s’envole, et je me décourage. Zazou n’a pas l’air très doué non plus, non vraiment, je crois qu’on n’est pas faits pour l’ornithologie... On revient au camp, les papous ont fait une trouvaille : des œufs de maléo. Ils sont énormes et Za et moi on voit tout de suite la belle omelette que ça va faire, et on s’en pourlèche les babines d’avance. La corneille noire fronce le sourcil, faut pas déranger ces bestiaux, y en a déjà plus beaucoup et faut leur foutre la paix, qu’il dit. Réflexion faite il a raison, mais il admet lui-même que c’est de toute façon trop tard, même si on les remettait dans le nid la femelle ne voudrait plus s’en occuper vu qu’ils ont notre odeur. Les papous jurent leurs grands Dieux qu’ils les ont trouvés par terre, m'ouais... Au moment des les ouvrir on s’aperçoit que dans l’un d’eux le poussin avait déjà commencé à se former, c’est pas joli à voir. Les papous nous demandent timidement s’ils peuvent garder celui-là pour eux, pensant probablement que nous refuserions et voudrions garder pour nous ce met de choix. Grands seigneurs nous acceptons... Désolé pour la famille maléo, mais en consolation leur sacrifice n’aura pas été vain, que du bon jaune et presque pas de blanc, l'omelette restera dans les annales de la forêt crois-moi ! Il est temps d’aller pioncer et je n’oublie pas de sortir ma couvrante en aluminium qui fait un bruit d’enfer, mais qui est censée éviter à ma chaleur de s’éparpiller sottement dans le milieu ambiant. Elle empêche ma chaleur de se perdre, exact, mais elle reste sans effet sur ce froid qui vient d'en dessous, la nuit fut une nouvelle fois frisquette... Re-grasse, re-café, re-promenade, et en fin d'après midi les pionniers reviennent. Ils n’ont pas réussi à atteindre le sommet mais ont quand même grimpé jusqu’à 1900 mètres (la montagne culmine à 2000 et des brouettes), et hélas ils n’ont pas vu le moindre point d’eau, il semblerait que le trip soit un peu compromis. On verra demain, en attendant on se réunit autour du feu pour savourer un de ces bons petits plats dont nous commençons à avoir le secret. Ce soir-là un vent de révolte souffle dans les troupes, attisé par Martinus, ils estiment maintenant n’être pas assez payés et en veulent pour preuve que ça a été dur de monter toutes les provisions jusqu’ici. C’est tout à fait vrai, et heureusement d’ailleurs qu’ils étaient là sinon je sais pas comment on aurait fait, même avec seulement la moitié de la bouffe vu qu’on aurait été moitié moins de monde. Mais comme le leur fait remarquer très judicieusement le petit duc le plus dur avait été fait, là ça déjà faisait deux jours qu’ils se la coulaient quand même relativement douce tout en étant malgré tout nourris (grassement me sens-je obligé d’ajouter) et payés, et qu’ensuite il ne leur restera plus qu’à redescendre avec beaucoup moins de poids vu que d’ici là toute la bouffe aura été mangée. Le soulèvement s’arrêta là... À part ça l'ambiance générale est sereine, excepté quelques petites frictions entre Zazou et l’étourneau unicolore. Za ne pense qu’à bouffer et ne veut pas comprendre que, si on a assez au niveau riz et denrées de base, il y a certains articles avec lesquels il faut être un peu plus parcimonieux, entre autres les légumes et les sauces. Il dit que c’est pas grave, que quand tout sera fini on n’aura qu’à redescendre, sans se rendre compte que pour Iwein, contrairement à nous deux les invités, tout ça n’est pas un jeu, il est là pour faire des repérages en vue d’emmener des groupes et pour ce faire il a besoin de rester un certain temps. L’autre jour ils se sont pris le bec à ce sujet mais je ne me suis pas mêlé de ces jérémiades Zazoutiennes, je le connais le bougre, il m’a déjà fait le coup plus d’une fois... Oah et puis c’est pas bien méchant, ce sont juste disons quelques petits points de désaccord, mais rien qui justifie qu’on prenne les armes. En tous les cas maintenant c’est l’heure du repos, et j’ai un petit problème : feignant comme à mon habitude je n’avais pas attaché les coins de la bâche qui me sert de toit, et du coup celle-ci était en contact avec le hamac tout à l’heure quand il a plu. Et alors ? Et ben alors c’est ce genre de matériau qui est imperméable tant qu’on ne le touche pas mais qui laisse passer l’eau dès qu’il est en contact avec quoi que ce soit. Tu me suis ? Oui, ça veut dire que mon hamac est trempé, et vu comme je me les suis gelées hier il est hors de question que je refasse la même en étant en plus dans un lit mouillé. Je vais dormir avec les papous sur leur lit de feuilles près du feu, et en fait cette nuit sera très agréable car même si le sol est plus dur que dans mon hamac je dors bien au chaud. Le lendemain l’hirondelle rustique avait pris une grande décision : il est impossible d'aller plus loin, donc on va rester ici et explorer les alentours (ça on l’avait déjà plus ou moins compris hier). Mais comme on est un peu légers en bouffe Martinus et Barnabas vont redescendre (on leur paiera le retour bien sûr) et Bernart restera avec nous. On leur paye donc leur salaire, plus le jour supplémentaire pour redescendre, et on leur file même un extra. Bernart nous demande si ça ne nous embête pas de leur passer l’argent qu’on lui doit jusqu’à aujourd'hui pour qu’ils puissent le donner à sa femme qui en a besoin pour les courses. Pas d’histoire Ber ! Martinus et Barnabas descendent et Bernart part vers le haut de la montagne, probablement pour aller chercher des légumes sauvages ou va-t-en savoir quoi d’autre, pensais-je sur le moment. On tape le café, discutaille mais le Ber ne revient pas. Avec Za, habitués que nous sommes des escrocs vu qu’on vient d'un petit village qui en est clafi, on voit tout de suite le mal : il a fait style il montait et en fait il a rejoint ses potes et est redescendu avec eux, c'est pour ça qu’il a demandé les sous soi-disant pour sa femme, il avait déjà tout combiné ! La bécasse des bois (scolopax rusticola) ne veut pas y croire : non, c'est pas possible, il a dû avoir un accident ! Avec le bogra on ricane : bin non té ! Il est né dans la forêt, il a des pieds comme des planches de surf et une carrure dans laquelle on en logerait facile deux comme toi, et tu crois qu’il est tombé dans un trou comme un de ces toutous qu’un jour peut-être tu emmèneras ici ? Il ne veut pas se rendre à l’évidence et part à sa recherche, avec le Zazou on hausse les épaules et on se refait un caoua... Il revient au bout d’un moment, et n'ayant pas trouvé de Ber agonisant dans un ravin il commence à nous croire, même s’il a du mal à réaliser la chose et sort des : « c'est pas croyable quand même, il nous a abandonné, comme ça, mais pourquoi ? », et autres incrédulités du même tonneau. Pourquoi ? Ma foi, y a plein d’explications possibles mon cher gobe-mouches mais c’est pas l’important, l’important c’est qu’ils n’ont pas assuré et ont manqué à leurs devoirs, et ça c’est grave. Passe encore que ça soit avec nous qui ne sommes pas des flippés et qui sommes largement capables de redescendre par nos propres moyens, mais qu’est ce qu’ils en savaient d’abord qu’on en était capables ? On aurait pu prendre peur, s’asseoir par terre et pleurer en s’imaginant perdus dans la jungle. Tu vois le tableau s’ils te font ce plan quand tu es avec tes clients qui ont payé une fortune pour leur trip ? Tu les imagines tes cliclis? Crises de nerfs, on est perdus dans la forêt, comment on va faire, on va crever ici etc. Pas très professionnel tout ça...
(à suivre...)
Premier voyage en Chine pour trois mois English translation pending
Bonjour à tout le monde!
J'ai 24 ans, je suis en train de finir mon master (fin août) et j'ai décidé de partir en Chine seule juste après pour trois mois (septembre-novembre). Je vous écris car j'ai beaucoup de questions qui, malheureusement pour l'instant, sont vagues vu que je n'ai encore rien préparé à cause de mes études qui me prennent beaucoup de temps. J'ai pu économiser pas mal d'argent pour ce voyage. Ceci est mon tout premier voyage, seule. J'ai déjà voyagé aux USA, Irlande, Ecosse mais c'était soit dans le cadre de mes études, soit en voyage linguistique. Donc en général, tout était déjà organisé. C'est la première fois, que je suis livrée à moi-même (excitant mais vraiment effrayant!) et en plus ce serait dans un pays où je ne connais pas la langue. Je souhaiterais arriver sur Pékin et descendre toute la côte jusqu'au sud et pouvoir repartir de HK vers l'Europe.
Peut-on avoir un Visa touriste pour une durée de 3 mois? Ou devrais-je sortir du pays pour y rerentrer entre temps? Sous combien de temps je peux l'obtenir et où et comment le faire? Je pensais faire trois semaines à un mois sur la côte Nord (Pékin et alentours), trois semaines à un mois sur la côte centre (en descendant sur Shanghai et alentours), et le reste la côte Sud (Canton, Guangxi, vers HK). Qu'en pensez-vous?
J'ai acheté le Lonely Planet 2013, mais je ne pourrais le lire qu'à la fin de la semaine. L'avez vous trouvé complet? Je compte visiter la province de Canton dont je suis originaire (Chaozhou). Il me semble que le Lonely Planet ne traite pas de cette partie de la Chine.
Je ne sais pas si ceci sera faisable (dans le temps qui m'est imparti et si c'est peut-être trop tard pour postuler), mais j'aurais aimé faire un peu d'humanitaire pour deux ou trois semaines. Bien sûr, j'adapterais mes visites à cette période humanitaire. Connaissez-vous des ONG fiables dans les orphelinats?
Etant donné que c'est mon premier voyage "aventurier", je compte partir avec un sac-à-dos. Quel genre de sac me conseillez-vous, quel volume? Avez-vous des trucs et astuces pour la lessive, les toilettes (par exemple se retrouver dans des situations pas du tout pratiques comme en plein milieu de la muraille de Chine avec une grosse envie!)? Je compte y aller avec le strict minimum (genre 2 jeans, 3 tshirts, 1 pull que je laverai souvent). Auriez-vous des "trucs pour voyageurs" à me conseiller d'emporter? Je pensai aussi y aller en baskets, mais peut-être devrais-je investir dans une paire de chaussures de randonnée?
J'ai une question qui peut paraitre débile, vu mon manque d'expérience, mais tant pis, je la pose. Si je suis dans une auberge de jeunesse dans un dortoir, y a t-il moyen de mettre mon sac dans un endroit sûr (comme un casier fermé à clé) le temps que je visite les alentours? Ceci m'éviterait de dépenser beaucoup d'argent dans des hotels à chambre single ou transporter mon sac toute la journée surtout que je ne suis pas très costaud, je risque plus d'être fatiguée à le porter!!
C'est tout pour le moment au niveaux des questions! Merci beaucoup à tout le monde de m'avoir lue. J'ai très peur mais je suis vraiment impatiente de pouvoir partir comme ça à l'aventure! Je me dis que c'est bien de pouvoir voyager avant d'entamer la vie professionnelle!
🙂
J'ai 24 ans, je suis en train de finir mon master (fin août) et j'ai décidé de partir en Chine seule juste après pour trois mois (septembre-novembre). Je vous écris car j'ai beaucoup de questions qui, malheureusement pour l'instant, sont vagues vu que je n'ai encore rien préparé à cause de mes études qui me prennent beaucoup de temps. J'ai pu économiser pas mal d'argent pour ce voyage. Ceci est mon tout premier voyage, seule. J'ai déjà voyagé aux USA, Irlande, Ecosse mais c'était soit dans le cadre de mes études, soit en voyage linguistique. Donc en général, tout était déjà organisé. C'est la première fois, que je suis livrée à moi-même (excitant mais vraiment effrayant!) et en plus ce serait dans un pays où je ne connais pas la langue. Je souhaiterais arriver sur Pékin et descendre toute la côte jusqu'au sud et pouvoir repartir de HK vers l'Europe.
Peut-on avoir un Visa touriste pour une durée de 3 mois? Ou devrais-je sortir du pays pour y rerentrer entre temps? Sous combien de temps je peux l'obtenir et où et comment le faire? Je pensais faire trois semaines à un mois sur la côte Nord (Pékin et alentours), trois semaines à un mois sur la côte centre (en descendant sur Shanghai et alentours), et le reste la côte Sud (Canton, Guangxi, vers HK). Qu'en pensez-vous?
J'ai acheté le Lonely Planet 2013, mais je ne pourrais le lire qu'à la fin de la semaine. L'avez vous trouvé complet? Je compte visiter la province de Canton dont je suis originaire (Chaozhou). Il me semble que le Lonely Planet ne traite pas de cette partie de la Chine.
Je ne sais pas si ceci sera faisable (dans le temps qui m'est imparti et si c'est peut-être trop tard pour postuler), mais j'aurais aimé faire un peu d'humanitaire pour deux ou trois semaines. Bien sûr, j'adapterais mes visites à cette période humanitaire. Connaissez-vous des ONG fiables dans les orphelinats?
Etant donné que c'est mon premier voyage "aventurier", je compte partir avec un sac-à-dos. Quel genre de sac me conseillez-vous, quel volume? Avez-vous des trucs et astuces pour la lessive, les toilettes (par exemple se retrouver dans des situations pas du tout pratiques comme en plein milieu de la muraille de Chine avec une grosse envie!)? Je compte y aller avec le strict minimum (genre 2 jeans, 3 tshirts, 1 pull que je laverai souvent). Auriez-vous des "trucs pour voyageurs" à me conseiller d'emporter? Je pensai aussi y aller en baskets, mais peut-être devrais-je investir dans une paire de chaussures de randonnée?
J'ai une question qui peut paraitre débile, vu mon manque d'expérience, mais tant pis, je la pose. Si je suis dans une auberge de jeunesse dans un dortoir, y a t-il moyen de mettre mon sac dans un endroit sûr (comme un casier fermé à clé) le temps que je visite les alentours? Ceci m'éviterait de dépenser beaucoup d'argent dans des hotels à chambre single ou transporter mon sac toute la journée surtout que je ne suis pas très costaud, je risque plus d'être fatiguée à le porter!!
C'est tout pour le moment au niveaux des questions! Merci beaucoup à tout le monde de m'avoir lue. J'ai très peur mais je suis vraiment impatiente de pouvoir partir comme ça à l'aventure! Je me dis que c'est bien de pouvoir voyager avant d'entamer la vie professionnelle!
🙂
Visas biométriques pour le Sénégal English translation pending
Je prépare un voyage au Sénégal pour fin 2013 ... en camping-car , comme je le fait depuis plusieurs années .
Avec la mise en place des visas biométriques ( en plus des passeports biométriques!!!! ) , je me retrouve devant
plusieurs problèmes : je n'ai pas la possibilité d'avoir un certificat d'hébergement car c'est un voyage itinérant
à travers tout le pays . Je n'ai pas de titre de transport . Hors ces documents font partie des pièces demandées
pour obtention des visas . Que faire ???
La traversée du Nigéria en 4x4 English translation pending
Bonjour,
Est il encore possible aujourd'hui de traverser le Nigéria en 4x4 pour rejoindre le Bénin à partir du Cameroun sans risquer d'y laisser sa vie🏴☠️ ? et comment peut on l'envisager ? existe t'il des convois ? comment font ceux qui voyagent dans cette zone. existe t'il une possibilité par l'océan ? Merci à tous ceux qui se sont risqués récemment et doublement merci de nous faire part de vos expériences.
Est il encore possible aujourd'hui de traverser le Nigéria en 4x4 pour rejoindre le Bénin à partir du Cameroun sans risquer d'y laisser sa vie🏴☠️ ? et comment peut on l'envisager ? existe t'il des convois ? comment font ceux qui voyagent dans cette zone. existe t'il une possibilité par l'océan ? Merci à tous ceux qui se sont risqués récemment et doublement merci de nous faire part de vos expériences.
Visa chinois depuis le Cambodge English translation pending
Salut à tous,
M'étant moi-même retrouvé en quête d'une solution aisée pour obtenir le visa chinois depuis le cambodge et ayant écumé les forums de voyageurs, je vous livre un tuyau certes un peu onéreux. Moyennant 60 dollars, l'hôtel Narin 2, rue 111 à Phnom Penh peut vous obtenir le précieux sésame, vous filez une photo et votre passeport, puis vous le récupérez une semaine après. Je suis actuellement en Chine donc pas de soucis, ce n'est pas un fake ! La Chine est un pays formidable soit dit en passant !
A bon entendeur...
M'étant moi-même retrouvé en quête d'une solution aisée pour obtenir le visa chinois depuis le cambodge et ayant écumé les forums de voyageurs, je vous livre un tuyau certes un peu onéreux. Moyennant 60 dollars, l'hôtel Narin 2, rue 111 à Phnom Penh peut vous obtenir le précieux sésame, vous filez une photo et votre passeport, puis vous le récupérez une semaine après. Je suis actuellement en Chine donc pas de soucis, ce n'est pas un fake ! La Chine est un pays formidable soit dit en passant !
A bon entendeur...