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Quelle langue européenne apprendre? English translation pending
by Ws4jiz9 · 2013-08-25 · 33 replies
Bonjour a tous passionnés de voyages ! Je ne sais pas trop si c'est le site idéal pour ma requete mais sa devrais passer ! Donc voila , j'aimerais apprendre une langue , que je précise EUROPEENNE , mais je ne sais pas du tout laquelle choisir ... Et c'est pour sa que j'aurais besoin de votre aide ! Alors voila mes critères :> -pas de declinaisons -alphabet latin -pas de mots a rallonge (comme pour le finnois par exemple) -qu'elle sois evidemment européenne (je me repete..) Alors moi je parle Francais , Portugais et anglais (niveau scolaire) Ne me dite pas "travaille ton anglais , car je HAI cette langue . Je ne suis pas interesser par l'espagnol non plus. Pour la/les langue(s) que vous me choisirer pouriez vous me dire quelles méthodes choisir ou deux trois astuces pour lapprentissage ? Ainsi qu'un exemple de phrase dans la langue proposée. Une méthode a proposer ? Je peux m'acheter tout (livre , CD , dico' ) si nécessaire ! Merci d'avance pour vos reponses !
Bornéo: voyage d'un mois English translation pending
by Cdesbois · 2013-08-20 · 11 replies
Bonjour,

Quelques petites questions :

Nous aimerions partir cet hiver sur Bornéo (nous travaillons 7/7 en cette période), est-ce problématique pour les pluies? janvier? février? Est-il aujourd'hui possible de plonger à Sipadan? Le gouvernement a fait une nouvelle mise à jour et déconseille fortement d'y aller... Qu'en est-il? Qu'en est-il de la sécurité sur Bornéo (partie malaisienne? partie indonésienne?)? Moi, je ne suis pas du tout flippée mais mon homme beaucoup plus... Comment cela se passe pour plonger là-bas (Sipadan)? Je suis niveau 2 et mon homme n'a fait que des bâptèmes... Enfin, nous sommes plongeurs, botanistes et naturalistes, que nous conseillez vous? Quels sont les spots à voir sur Bornéo? doit-on faire les 4 régions (sabah/brunei/kalimantan/sarawak)?

Merci d'avance
Carnet de voyage Polynésie Française English translation pending
by Rafx · 2013-08-16 · 5 replies
Je vous présente mon récit de voyage de 47 jours en PF, si ça peut servir….

J1 Arrivée à Papeete et nuit en couchsurfing chez des gens charmants dans une belle maison (piscine, falé…) aux alentours du centre-ville. Transfert avec eux…

J2 -5 Mooréa J’ai pris le bateau pour Mooréa. J’ai payé grâce à mon couchsurfer 1885 Fr. A/R mon billet, sinon c’est 3000 Fr. Je crois que c’est un prix CE. La traversée dure 30 minutes environ, l’arrivée sur Mooréa vaut quelques photos. Le camping Nelson m’a refusé car je n’avais pas de tente mais un hamac. Je me suis reporté sur l’hôtel Motu iti où la nuit en dortoir coûte 1700 Fr/nuit (15 lits environ…). Confort très rudimentaire, ainsi que la propreté : pas d’eau froide, pas de savon, internet hors de prix, etc… La baignade en face n’est pas trop possible, mais le kayak est gratuit et j’ai réussi en me baladant à voir requin, raie et quelques poissons ! Pour le transfert, on m’a déposé en stop, mais selon les horaires il y a le bus pour 300 Fr, le taxi, des navettes privées (700 Fr.)…. En route, j’ai mangé chez Caraméline (sans plus…), quelques personnes m’ont conseillées chez Didier mais le snack où les gens étaient unanimes : c’est chez Mahana : c’est très bon, on est les pieds dans l’eau, repas aux alentours des 2000 Fr. Je conseille aussi le green garden à côté du Hilton : bouffe bio et pas chère et wifi gratuite. Sinon, le motu iti fait resto pour 1000 Fr environ et un menu pour 1500, tout à fait correct. Il y a une plage publique à 2 km qui est sympa sur la baie d’Opunohu avec un magasin d’alimentation attenant. Le jour suivant, j’ai loué un scooter pour 4000 Fr les 8 heures (+ environ 600 Fr d’essence) pour faire le tour de l’île (1h environ), faire quelques courses vers le port, monter au belvédère (plutôt le matin pour le soleil), visiter les sites archéologiques, m’arrêter manger une glace au lycée agricole, aller prendre des photos sur les hauteurs du Sofitel (magnifique), aller voir les dauphins et les tortues à l’intercontinental hôtel et prendre une photo panoramique depuis le legends hôtel (on croirait que la piscine se jette dans la mer !). J’ai aussi passé pas mal de coups de fil pour réserver mes hôtels dans les autres îles, car j’ai eu des réponses diverses avec internet. J’ai pu obtenir un guide qui listait toutes les pensions sur la Polynésie, car le Lonely Planet est nettement insuffisant à ce niveau-là….. Puis j’ai plongé en J3 avec Mooréa Fun dive 12100 Fr les 2 plongées avec équipement (le club de plongée des grands hôtels me proposaient 15500 Fr….). On est allé à Tiki notamment. C’est l’usine 11 plongeurs pour un guide, déjà 2 bateaux sur place dont un qui faisait du feeding…. Mais le couple est très sympa, donc ça le fait bien ! Dès que le bateau s’arrête, les requins pointe noire arrivent entre 8 et 10, la visibilité est fantastique, on y voit du citron, murène, barracuda, rascasse, tortue (qui vient jouer avec vous : pas très naturel je pense…)…par contre côté corail, c’est l’apocalypse : il n’y a rien ! Puis j’ai passé mon dernier jour à la plage tranquillement avant de me faire déposer en stop au port pour prendre le bateau de 14h45. Nuit J5 J’ai passé la nuit à l’aéroport, c’est toléré, il y a des consignes à bagage et les prix varient en fonction de la taille de vos valises (de 400 Fr à 2000 Fr.). Puis avec l’achat de mon pass aérien avec air tahiti qui avait tout booké pour moi, je suis parti le lendemain à Maupiti.

A ce propos, j’ai choisi de voyager en avion et cela m’a coûté 1550 euros (Maupiti-Huahine-Raiatea-Bora bora-Tikehau-Rangiroa-Fakarava-Les marquises (Nuku hiva et Hiva Oa)-Les australes (Rurutu)).

J6-9 Maupiti Avion en début d’am qui met 50 minutes pour rejoindre cette île. A l’arrivée, pour moi, une navette en bateau qui coûte 500Fr. est présente. L’aéroport est sur un motu, aucun autre moyen de rejoindre l’île principale que le bateau. Certaines pensions ont leurs bateaux privés. J’ai séjourné chez Manu qui se trouve à 5 minutes de l’endroit (mairie, police…) où accoste la navette. J’avais une chambre à moi tout seul avec un grand lit pour 3000Fr la nuit. Vous pouvez choisir de manger là-bas, visiblement c’est très bon et copieux (2000Fr). Vous pouvez vous servir de la cuisine, tout le monde est très gentil ! Location de kayak, vélo 1000Fr. Les bananes et les mangues sont offertes. Petit-déj : 500Fr. C’est une île toute petite 10km le tour, pas très touristique (c ‘est agréable !), et très belle : vrai coup de cœur pour moi, je conseille ! On peut boire l’eau des fontaines, il y a 2 endroits pour s’approvisionner en aliments. J’ai fait le tour de l’île plusieurs fois à pied, on m’a aussi pris en stop. Je suis allé voir les pétroglyphes, j’ai fait l’ascension (prévoir de bonnes chaussures), la vue est splendide. Je suis allé à la plage, très belle, spot idéal pour le kitesurf. On peut aller au Motu à pied, ça se traverse aisément. Le lagon est très beau ! Pas trouvé de bar ou de resto les pieds dans l’eau sauf les pensions… Je n’ai pas trouvé de centre de plongée, mais je sais qu’il y a des excursions proposées pour aller voir les raies mantas (snorkeling) qui sont présentes toute l’année. Sur l’île comme partout en PF d’ailleurs, attention aux chiens ! De l’hôtel, possibilité de se connecter à internet sur hotspot 10h=33 euros ou 5h=17 euros environ… Départ 6h du matin pour Raiatea

J9-13 Raiatea 20 minutes d’avion. L’île est grande (100Km), tout à proximité, très différent de Maupiti… A l’arrivée, transfert gratuit avec stop pour faire des courses jusqu’au camping Sunset Motel Beach, c’est limite un complexe tellement c’est grand. 1500Fr la nuit + 50Fr de taxe/jour. Moi, j’étais en hamac, c’était parfait ! Mais beaucoup de vent quand même durant juillet/août. Cuisine et sanitaires à disposition. Un ponton pour se baigner, kayak gratuit. Accès wifi à la réception. Excursion possible gérée avec le camping. Transfert gratuit pour aller dans certains restos, transfert pour les excursions…. J’ai fait la demi-journée : visite du site de taputapuatea, remontée de la rivière et baignade au motu iriru pour 5000 Fr (collation comprise). Tour de Tahaa 8000Fr (il y a plusieurs prestataires, mais il faut être nombreux sinon ils ne prennent pas le départ, pas assez rentable…) : visite d’une ferme perlière (contact direct avec le producteur), visite d’une vanilleraie, snorkelling dans le jardin de corail (ça vaut le coup !), repas au motu (buffet traditionel) et nourrissage des poissons (raie, requins, carangue…)+baignade pour voir des murènes. J’ai acheté un collier de perle, mais je suis incapable d’en dire plus sur ce sujet, si ce n’est qu’à priori c’est moins cher chez le producteur… Le lendemain, randonnée facile mais avec quelques difficultés, juste derrière la gendarmerie pour avoir un point de vue : chemin non balisé et surtout, ce qui est pour moi le plus gros problème que j’ai rencontré en Polynésie, agressivité des chiens qui sont très nombreux….. Puis petit verre en terrasse en front de mer… Puis dernier jour, visite en kayak du lagon en attendant mon avion.

J13-16 Huahine

Arrivée le soir et transfert organisé par Hiva Plage pour 750Fr. Le camping se trouve à l’opposé de l’aéroport. Il y a 3 bungalows loués 2800Fr et le camping est à 1300Fr. Sanitaires propres et grande cuisine à l’extérieur. Location de vélos et de kayaks gratuite. Il y a une toute petite épicerie à proximité, mais au départ de l’aéroport Christelle vous proposera de vous arrêter au supermarché pour faire quelques courses. J’ai fait le tour de la petite île en vélo (3h environ en prenant mon temps), il y a un joli point de vue. Le camping donne sur une petite plage où on peut se baigner… Possibilité de louer un scooter pour 5500Fr, wifi payant disponible également.

J16-18 Bora Bora

J’ai logé chez Rosina où j’ai pu planté ma tente pour 1500Fr/nuit. C’est vraiment agréable de se dire qu’on peut loger pour pas cher à Bora, tant les hôtels de luxe ont envahi l’île. Sans cela, je n’aurais certainement pas visité cette île… Chez Rosina, le transfert est 1000Fr A/R. On est à 5 km de Vaitape et 30 minutes de Matira. Pour moi, le stop n’a pas fonctionné, il y a des taxis sur l’île. Eau chaude et sanitaires propres à la pension, mais aucun commerce à proximité. Le 1er jour, je suis allé à Matira pour me baigner. Le lagon est vraiment sublime, et vaut le coup d’œil. Le 2ème jour, J’ai fait le tour du lagon avec Nono pour 8600Fr avec snorkelling dans le jardin de corail, shark et ray feeding, déjeuner traditionnel sur un motu avec musique, baignade et tour du lagon. C’est l’usine, il y a beaucoup de monde, aucune information n’est donnée sur les animaux, pas grand-chose de naturel de ce côté là d’ailleurs….. Le soir, je suis allé à la fête de l’Heivai, bien sympa…… Là aussi, désagrément de taille : les chiens : faire très attention !

J18-20 Tikehau

2h depuis Bora. Je devais loger en camping à la pension Panau pour 3500Fr !! Mais personne n’est venu me chercher à l’aéroport malgré ma réservation et quand je suis arrivé à la pension, personne pour m’accueillir…… J’ai fait le tour des pensions qui sont proches de l’aéroport, et finalement la patron de chez Hotu m’a proposé de m’héberger dans sa 2ème pension en centre-ville : le bed & breakfast Tikehau où j’ai pu négocier de mettre ma tente, car ils ne font pas camping, et le petit-déj pour 3000Fr. !!! Douche froide cuisine accessible, wifi payant, kayak gratuit, transfert gratuit et hygiène discutable…. Et oui, Tikehau est très cher et 2 jours c’est largement suffisant sauf si vous plongez !! Il y a un magasin d’alimentation, une boulangerie, et c’était la période du Heiva, donc j’ai mangé pour pas cher……… Le lagon est plutôt joli et les plages vers l’aéroport très belles, mais j’ai eu le vent (Maraamu) et la pluie tout le mois de juillet, donc pas de baignade pour moi, trop froid !

J20-27 Rangiroa

Une semaine que pour plonger et pour moi qui a vécu beaucoup de désillusions en PF, la plongée à Rangi dans la passe de Tiputa, c’est juste fabuleux !! J’ai pris le carnet de 10 plongées à 61000Fr avec Yves Lefèvre, le pionnier de la plongée en PF, patron du raie manta club, qui est très sympa et très compétent. J’ai logé toute la semaine au Rangiroa Lodge en camping pour 1400Fr/nuit (il y a des réductions avec la plongée, envoyer un mail et vous aurez toutes les infos…). La chambre en dortoir est à 2700Fr. Le camping est galère, car on est sur des coraux morts à 5m de la plage et donc des vagues surtout qu’il y a beaucoup de vent…. Pas d’eau chaude (et c’est dur en juillet…), transfert A/R 700Fr, lave-linge 1000Fr, wifi payant, beaucoup de promiscuité mais énormément de convivialité, c’est le plus de ce lodge ! De très bons restos à Rangi, notamment chez Obélix (mahi mahi au curry une tuerie pour 1600Fr) avec wifi gratuit. Si vous ne plongez pas, 2 jours c’est largement suffisant ! Vous pouvez faire des excursions entre 7500 et 10000Fr pour le lagon bleu et les sables roses.

J27-31 Fakarava

J’ai passé 5 jours à Fakarava. A la base pour plonger, mais le vent était tellement fort, que ça a souvent été annulé… J’ai logé au relais Marama, visiblement le moins cher de l’île, mais tout de même très cher ! Bungalow 6000Fr par personne, camping 2600Fr. Est inclus le transfert, la wifi (vitesse faible), l’eau tiède dans la douche, le petit-déj, vélo. C’est très propre, il y a une cuisine à disposition. Lave-linge 1500Fr. Moi, j’ai réussi à négocier une chambre pour 4000Fr….

Sur l’île, pas grand-chose à faire si vous ne plongez pas, un seul magasin… Quasiment rien à visiter, peu de resto…. Des excursions, mais toutes annulées à cause du vent. Pour aller dans la passe sud, c’est un billet de 12000Fr à donner… J’ai plongé 2 fois avec dive spirit pour 15000Fr dans la passe nord : très belles plongées !

Après une nuit passé à l’aéroport de Papeete, je me suis rendu aux Marquises. Or problème, vu les conditions météo, le pilote n’a pas pu atterrir et après avoir détourné l’avion sur Nuku Hiva, on nous a ramenés à Papeete !!!! En gros, tout cela a duré 10h, et la compagnie n’a rien pris en charge, même pas un sandwich ou une bouteille d’eau, car les intempéries ne font pas partis des clauses…. Du coup, j’ai repassé la nuit à l’aéroport pour être sûr d’avoir un avion le lendemain matin à l’aube ! En effet, les avions en saison sont complets et on ne m’a rien proposé avant d’attendre 3 jours…. Vu le prix pour aller aux marquises, inutile d’y aller pour 3 jours ! En insistant, j’ai pu me faire surbooker sur un vol, et au lieu d’aller à Hiva Oa, je me suis rendu à Nuku Hiva… J’ai entendu dire que des gens avaient manqué leur connexion avec leur vol international, vous êtes prévenus, ça peut arriver !!!!

J34-J38 Nuku Hiva Transfert de l’aéroport 6000Fr A/R mais en principe c’est 4000Fr l’aller avec les taxis. Le stop n’a pas marché pour moi. J’ai eu énormément de mal à trouver un hébergement pas cher, bon nombre de pensions du LP n’existent plus…. J’ai finalement dormi à la pension Koku’u dans les hauteurs du centre-ville pour 4000Fr (prix négocié) la nuit avec la demi-pension. C’est très bien, propre, il y a plusieurs lits et les propriétaires sont très gentils. La bouffe est vraiment bonne. J’ai fait une excursion à 7000 Fr pour aller dans le nord et jusqu’à la plage de Anaho. Pas eu de souci avec les nonos, pourtant très présent. Les paysages changent énormément du reste de la Polynésie, montagneux, beaucoup d’animaux (chèvres, vaches, cochons…) et c’est vraiment beau, notamment dès qu’on se trouve en hauteur. Il est possible de faire une excursion pour aller chasser du cochon sauvage.

J38-40 Hiva Oa

J’avais réservé au préalable à la maison d’hôtes de Tabauku pour 5000Fr avec petit-déj, transfert A/R 2000Fr. Mais vu mes péripéties, j’ai tenté à nouveau de contacter les bungalows communaux et ça a fonctionné, c’est 3000Fr, et on m’a dit que c’est bien. Quant à moi, je l’ai joué « j’irai dormir chez vous », et du coup je me suis retrouvé chez un Marquisien qui m’a logé, nourri, baladé de partout. J’ai juste payé un peu d’essence 5000Fr. Je conseille d’aller, outre les tombeaux célèbres, à Puamau. Mais je sais que c’est très cher. J’ai vraiment eu de la chance !

Puis j’ai passé une nuit chez des gens rencontrés à Papeete en couchsurfing

J42-46 Rurutu

J’ai passé 5 jours en couchsurfing au village de Moerai. Mon but dans les Australes : voir les baleines à bosse !! J’ai fait 3 sorties baleine : 8500Fr chacune (en négociant, j’ai pu les avoir à 6500Fr). On peut louer un appareil photo waterproof. J’ai fait ces sorties avec le raie manta club qui propose aussi des plongées. En ce début du mois d’août, j’ai vu à chaque fois entre 4 et 6 baleines, parfois de très près, car elles étaient relativement stables. La visibilité est incroyable et nous n’étions que très peu dans l’eau. C’est vraiment une excursion que je conseille. J’ai aussi fait quelques randonnées pour voir les grottes. Le stop marche TB à Rurutu. Quelques snacks à disposition, et beaucoup de ventes de sandwich.

Puis retour et nuit à Papeete en couchsurfing et repas dans une roulotte et balade sur Tahiti assez rapide pour mon 47ème jour. Je suis notamment allé à la plage de PK18.

Pour info, il me reste quelques crédits sur ma carte téléphonique et sur mon compte internet, je vous fournis les deux !

Carte de téléphone : 639 978 42 Compte internet Hotspot : CB028386 mdp : 8334

Bon séjour en Polynésie, moi j’avoue ne pas trop avoir aimé malgré des expériences incroyables comme de nager avec les baleines…. Rafx,
Itinéraire de 14 jours au Québec plus 5 jours à New York English translation pending
by Voyageois · 2013-08-16 · 40 replies
Salut,

J'envisage de faire un voyage au québec (2 semaines) et passer ensuite 5 jours à New York aux environs de Septembre 2014. Voilà le circuit prévu (soyez indulgent je débute). J'ai repris pas mal d'idées à gauche à droite sur les différentes discussions du Forum donc il n'y aura sans doute rien d'original dans mon circuit. Merci de me dire s'il y a des incohérentes ou un problème de timing.

JOUR 1 : Vol France/Toronto + Récup Voiture de Loc (Nuit à Toronto) JOUR 2 : Route 03h00 Aller-Retour Niagara + Visite "Tour CN" (Nuit à Toronto) JOUR 3 : Route 04h20 vers Ottawa "Parlement Canadien" (Nuit à Ottawa) JOUR 4 : Route 01h45 vers Milles-Isles + Route 01h05 vers Montréal (Nuit à Montréal) JOUR 5 : Visite Montréal (Nuit à Montréal) JOUR 6 : Route 01h30 vers Trois-Rivières "Chutes de Ste Ursules", "Chutes à Shawinigan", "Parc de la Mauricie" + Route 02h00 vers La Tuque (Nuit à La Tuque (ou avant pour profiter mieux du Parc ????)) JOUR 7 : Visite "Parc des chutes Bostonnais" puis Route 02h20 vers Saint-Félicien "Chute Val-Jalbert" (Nuit à Saint-Félicien) JOUR 8 : Route 01h45 vers Saguenay "Kayak dans le fjord" (Nuit à Saguenay) JOUR 9 : Route 01h45 vers Tadoussac "Croisière Baleine" (Nuit à Tadoussac) JOUR 10: Route 02h30 vers Parc National des Hautes-Gorges-de-la-Rivière-Malbaie "Randonnée sentier de L'Acropole-des-Draveurs" (Nuit à ????) JOUR 11: Route 02h00 vers Parc National des Grands-Jardins "Rando point de vue cratère de Charlevoix, Mont du Lac-des-Cygnes" (+01h00 Nuit à Baie-Saint-Paul ????) JOUR 12: Route 01h15 vers Québec "Canyon Ste Anne", "Chute Montmorency" (Rendre voiture de Loc ou attendre le lendemain ????) (Nuit à Québec) JOUR 13: Visite Québec (Nuit à Québec) JOUR 14: Visite Québec (Nuit à Québec) JOUR 15: Vol interne (Ou Bus ????) Québec - New York (Nuit à New York) JOUR 16: Visite New York. JOUR 17: Visite New York. JOUR 18: Visite New York. JOUR 19: Visite New York. JOUR 20: Vol Retour en France.

Je met en gras mes premières interrogations.

Pour info, 25 Heures de route et 2047Km (sans compter les détours bien sûr) en 14 jours Je colle le lien du circuit gMaps :
http://goo.gl/maps/C8QSr

Merci
De retour de Québec avec enfants English translation pending
by Zoune72 · 2013-08-15 · 45 replies
bonjour, tenant à remercier les membres de ce forum pour leurs conseils avisés , je souhaitais à faire un compte-rendu de notre voyage.Nous sommes partis 25 jours en famille (2 enfants de 11 et 17 ans) du 10 Juillet au 3 Août pour les régions de Quebec-Montréal-Mauricie-lac St Jean-charlevoix-fjord du Saguenay -gaspésie .Nous avons mixé les hébergements (camping, gîtes, cabanes dans les arbres, yourte...): tout s'est déroulé sans encombre , beaucoup de beau temps...et un accueil exceptionnel des québécois...bref, un beau voyage! 10 Juillet , Jour 1:nous allons à Paris pour prendre notre vol Corsair : l'enregistrement est rapide , les tentes" 2 secondes"décathlon passent sans problème.Nous sommes 4 et donc avons 4 bagages en soute: les tentes + 1 sac de duvet + 1 valise avec les affaires pour 3 + 1 valise avec les vêtements pour 1 et le "divers":pas de place pour le superflu ...mais on y arrive!Le vol se passe sans encombre: superbe avion avec écrans individuels, nourriture correcte, rafraichissements, personnel de bord agréable, horaire respecté, très bien (nous étions resté sur un mauvais souvenir il y a 5 ans pour la guadeloupe avec 26 h de retard et un service déplorable...).Nous arrivons à Montréal à 18h.Nous allons récupérer la voiture chez Budget, nous la garderons les 25 jours.C'est une dodge caravan, suffisamment spacieuse quand on fait du camping...et , bonne surprise, elle est neuve, 20 km au compteur ! Nous allons à notre hôtel (ce sera le seul "hôtel" du voyage): le Holliday Inn express qui a pour intérêt d'être près de l'aéroport et d'avoir une piscine où nous allons nous rafraîchir.Nous allons grignoter au bistrot de l'hôtel puis filons nous coucher pour conclure cette lonnngue journée! Nos impressions: nous ne sommes pas trop dépaysés , forcément le français facilite la communication même si nous avons l'impression qu'à Montréal l'anglais est beaucoup utilisé...
Indonésie - Malaisie: road trip solo (3 novembre - 5 décembre) English translation pending
by Cambodjiana · 2013-08-09 · 4 replies
Bonjour à la communauté VF,

Me voici, de retour sur le site pour préparer un nouveau trip, j'espère qu'il sera aussi merveilleux que l'année dernière. (5 semaines: Thailande du nord, Laos N/S, Cambodge, et j'ai finis la bouche en remontant les cotes de la Thailande jusqu'à BKK pour rentrer)

Je pars 2 mois, voici ce que je souhaiterai réaliser :

- 2 semaines : Cambodge (c'est chez moi) - 2 semaines : Malaisie - 3 Semaines : Indonésie - Le reste en Birmanie?

J'ai noté plein de lieux à visiter, que j'ai recueilli ici et sur le net, mais trop de données, du coup, je suis complètement perdue. ET, c'est ici que je vous sollicite.

Etant donné que ce sont des pays complètement inconnu pour moi, en terme de population, de coutume etc... je pense que l'approche va être différente de la Thailande par exemple? ou je me trompe?

Si vous avez déjà parcouru ces pays, pourriez vous m'adresser votre parcours, m'éclairer sur les lieux magiques à visiter, si possible pas trop touristique. Evidemment, je passerai par les villes/Iles incontournables (Bali, KL...)

Voici ce que j'aime durant mes parcours, me perdre dans un village, passer du temps avec la population (la vraie), découvrir, grimper, marcher, les monuments, les pierres, un peu de nature,

Je sais que ma demande est vide, pas un seul trajet proposé pour vous aider à m'orienter, mais pour ces deux pays, je suis vraiment perdue, et je ne sais que faire, tellement c'est vaste.

Budget : je n'en ai pas, mais il va être très serré. Si je peux prendre les bus de nuit pour eviter un vol de jour à 3 fois le prix, je prendrai cette option.

Egalement, connaissez vous des liens pour les transports en communs, les horaires de bus/trains etc ? Des infos utiles pour préparer mon voyage! je dis oui à tout!

Merci par avance, je sais que j'ai éclairé pas mal de monde sur ce site, et on me l'a déjà bien rendu. Raison pour faire un grand Big up à VF !!

Ophélie
Premières vacances en Corse English translation pending
by Kiquette · 2013-07-31 · 19 replies
Bonjour à tous,

J'ai déjà pas mal baroudés dans le monde pour les vacances et cette année la destination s'arrête sur la Corse, Enfin !!!! Un île que je veux visiter depuis bien longtemps ... et après un bref passage de 3 jours du côté d’Ajaccio il y a 2 ans, elle me donne encore plus l'envie de la découvrir ! ;-)

Seulement voilà, nous partons en amoureux en Septembre prochain du 14 au 28 en vol sec (pas encore les billets en poche) mais j'ai beau naviguer sur le net, je ne sais pas du tout où déposer nos bagages, tout à l'air très sympa et je m'y perd !

Je me disais donc, vu le nombre de personne "surkiffant" la Corse, on pourrait peut être me donner des idées pour ce premier voyage sur l'Ile de beauté, en amoureux ! Une voiture de location est envisagée, randonnée, plongée, plage, visites en tout genre seront biensûr de la partie !! Certains me disent qu'il faut plus privilégier la Côte Ouest de l'ïle, beaucoup plus jolie et sauvage que la Côte Est un peu plus désertique !

Petite précision : Age : 32 ans ! lol ! Donc je souhaiterais juste éviter les coins un peu trop à l'écart ! Pour un premier voyage en amoureux, je me serais bien vu dans un endroit sympa donnant une vue sur la mer, romantique quoi !!! ;-)

J'ai hâte d'arriver sur cette île !!! ;-)

Merci d'avance pour vos infos !

Kiquette !!
Retour de croisière sur le Préziosa 20/27 juillet 2013 English translation pending
by Vanchoc · 2013-07-29 · 64 replies
Je viens d'effectuer ma première croisière et le retour sur terre est bien difficile! Partie avec ma fille de 18 ans sur le superbe Preziosa. Nous sommes arrivées à Marseille le jeudi afin de découvrir cette ville que nous ne connaissions pas. Quelle lumière sur le Vieux port ...magnifique! Samedi, toujours peur d'être en retard, nous arrivons au port vers 10h, la voiture est garée aux pieds du bateau. Un gars sympa nous prend immédiatement nos bagages, puis direction le premier étage afin de nous rafraîchir. Nous avons le ticket n° 1 pour l'enregistrement. A 11h20 clic la photo pour la carte et nous montons déjà à bord ... elle est pas belle la vie? Avec ses dimensions à donner le tournis, le Preziosa laisse coi les premiers passagers. A peine le pied posé sur l'épaisse moquette du hall de réception, on ne touche plus terre. Evidé sur 5 ponts avec ses lustres en cascade, ses ascenseurs panoramiques et ses escaliers de verre constellés de milliers de strass Swarovski, c'est "wahoo"; Bye bye les soucis de la vraie vie! Les décorateurs affichent un goût immodéré pour les matières nobles, l'artisanat d'art et les finitions parfaites. Marbres, tissus châtoyants, stucs, laiton, mosaïques de Ravenne ...

Un MSC man nous conduit à notre cabine. Chaque pont porte le nom d'une pierre précieuse. Nous sommes au 11 pont Giada ( Jade). Le cabinier souriant vient se présenter. Côté déco, tout s'apaise. Les espaces privés, traités avec une relative sobriété, offrent un super confort et un repos visuel indispensable.

La literie est de grande qualité, les draps super doux. Nous avons divers produits de bains, 2 peignoirs, un sèche-cheveux fixe dans le tiroir ainsi qu'un nécessaire à couture. Mesdames si votre robe de soirée préférée arrive froissée, cela vous coûtera 4,90 € de pressing. La penderie est correcte mais les tiroirs profonds sont peu larges ce qui oblige à replier le linge. Une télé, un mini bar, un coffre-fort, un canapé, un plan détaillé du Preziosa ... il ne manque rien. Le balcon nous permettra un contact direct avec les éléments, le vent, le bruit de la mer, le cri des mouettes .. Nous montons nous restaurer au buffet Inca & Maya ... je n'aime pas l'effervescence qui y règne, l'absence de sens de circulation autour des buffets et îlots, les plateaux gargantuesques de personnes semblant affamées, le bruit ... bref nous y revendrons que pour un goûter après escales et 2 petits déjeuners.
Retour de croisière aux Galapagos, juin 2013 English translation pending
by Domi22 · 2013-07-25 · 17 replies
LES GALAPAGOS, destination mythique s’il en est !!!

J’ai commencé a rêver au printemps 2011 en feuilletant le catalogue CELEBRITY avec qui nous venions d’effectuer une croisière dans les caraibes. Le prix était toutefois assez dissuasif… De fil en aiguille, a payer un billet d’avion assez conséquent (+ de 1000 euros par personnes) Pourquoi ne pas ajouter quelques jours en AMAZONIE ??? Et les recherches ont débuté… C’est sur VOYAGE FORUM que j’ai trouvé les coordonnées de l’agence CAPAC NAN à QUITO. Ils m’ont aussitôt proposé un séjour complet en EQUATEUR. L’EQUATEUR ???? Ben je ne connaissais pas du tout….

Ma première crainte pour cette croisière : le mal de mer…. Je voulais absolument éviter la coque de noix avec couchettes superposées… CAPAC NAN m’a donc proposé le GALAXY qui est un bateau 1ere classe. Cela s’est avéré être un très bon choix .

Il n’y a pas beaucoup de comptes rendus sur les croisières aux GALAPAGOS, et les retours sont mitigés, voire mauvais…)

Ce sont les dates de disponibilités qui ont déterminés le choix du circuit sur 6J/5N Nous avons choisi (puisque les GALAPAGOS étaient notre but initial) de passer 2 nuits sur ISABELA avant la croisière. Nous avons effectué cette croisière a la fin de notre séjour en EQUATEUR ce qui était très bien…

Nous sommes maintenant des habitués de croisières sur paquebots, mais n’avions jamais passé quelques jours sur un yacht , nous ne sommes pas très activités nautiques . Après avoir gambergé pendant des semaines sur le mal de mer, et bien j’ai oublié d’emporter des médicaments. Fa ut le faire….

Le 25 JUIN 2013 départ de QUITO pour l’aéroport de BALTRA à 7H40.

quelques précisions pratiques :

Il faut absolument arriver 1H30 à 2H avant, comme préconisé sur le billet En effet, en plus de l’enregistrement et d’un contrôle des bagages il faut s’acquitter d’une taxe pour l’accès au GALAPAGOS et l’attente est très très longue…..Nous sommes arrivés seulement 1 Heure avant, et à l’heure de l’embarquement il y avait encore 15 personnes devant nous. J’ai dû faire une chose que je déteste, passer devant tout le monde en agitant mon billet. Ce que je n’ai pas compris c’est que la transaction a été effectuée en 30 secondes alors que cela prenait un temps infini pour les autres personnes…….. Il faut également savoir que l’avion fait un stop a GUAYAQUIL –(et que sur les écrans de contrôle il est indiqué GUAYAQUIL et non GALAPAGOS ou BALTRA, se fier donc au numéro de vol)

Arrivés à BALTRA, nous avons été pris en charge, notre chauffeur nous a amené à PUERTO AYORA sur L’Ile de SANTA CRUZ ou nous devions prendre un bateau rapide pour ISABELA . Les deux heures sur la vedette rapide sont assez éprouvantes, cela tapait beaucoup. Nous sommes donc arrivés assez tard sur ISABELA.

Je résume donc = De l’aéroport, bus jusqu’au FERRY qui traverse le bras de mer, puisque BALTRA est une ile, cela prend bien ½ HEURE a ¾ d’heures, ensuite 45 minutes de voiture pour PUERTO AYORA Attente a PUERTO AYORA le départ de la vedette vers 14H Petit bateau taxi qui amène a la vedette rapide, 2h de vedette rapide, puis petit bateau taxi qui amène de la vedette au port d’ISABELA .. Tout cela avec les bagages c’est assez folklorique.

Nous avions 2 nuits prévues sur ISABELA , mais en raison des transports (les départs se font à 7H du matin uniquement) 3 nuits auraient été préférables. Car en définitive nous n’avons passé qu’une journée sur l’ile. Bon d’un autre côté j’étais cette année limitée par un problème au genoux je ne pouvais faire de randonnée. Sinon j’aurai regretté de n’être pas allée au volcan ALCEDO ou se trouvent les tortues géantes.

Nous étions logés au WOODEN HOUSE, que nous avons beaucoup aimé, accueil très sympathique, jolies chambres spacieuses et un excellent chef aux fourneaux. Certains reprochent l’emplacement en bord de route, mais cela ne nous a pas gêné. Et il est à 3 minutes de l’embarcadère. Donc pour notre journée sur ISABELA nous sommes allés au MURO DE LAS LAGRIMAS – nous avons pris un taxi pour y aller (10$) et sommes revenus a pied. Nous aurions tout a fait pu le faire en vélo , mais j’avais lu sur le routard ou le lonely que cela montait pas mal, ce qui est inexact.

L’après midi nous avons effectué une excursion , débarquement sur l’ile las TINTORERAS (Iguanes fous et requins… Puis snorkelling depuis le bateau dans une baie a proximité. Nous n’avons pas regretté cette visite sur ISABELA, la promenade du matin nous a permis de voir des tortues de terre , iguanes , pelicans, oiseaux… Cela m’a toutefois conforté dans le choix de la croisière, les déplacements entre les Iles sont très compliqués. Beaucoup de perte de temps… Par ailleurs tout est très cher sur terre, donc au final je ne suis pas sure que cela fasse une grosse différence avec un croisière. Le surlendemain, rebelote avec nos bagages….et nous devons retourner a l’aéroport, point de rendez vous pour la croisière. Heureusement, le GALAXY est amarré à BALTRA, et notre guide nous fait partir sur le bateau sans attendre le vol par lequel arrivent les autres participants . Sympa

JOUR1 SANTIAGO – SULLIVAN BAY Nous découvrons le bateau et notre cabine, Bonne surprise, il est très très bien. Nous sommes 16 passagers, 6 américains, 2 norvégiens, 4 colombiens , 1 japonaise et un allemand. Le guide, équatorien est anglophone mais avec un accent américain qu’il a du beaucoup travailler…Il s’agit de sa clientèle principale… Tout le monde est très sympa, les colombiens parlent Français et sont ravis de pouvoir pratiquer. Les Norvégiens parlent un anglais que nous comprenons bien, hum un peu moins les Américains, mais il vont souvent faire l’effort de parler plus lentement avec nous. La cabine est petite a côté de nos cabines COSTA mais c’est bien conçu, cela ne nous pèsera aucunement. Nous démarrons la navigation, et prenons notre premier repas sur le bateau. Le midi sous forme de buffet. Ensuite le matériel de snorkelling est distribué ainsi que les combinaisons Et nous voilà partis pour notre première excursion SULLIVAN BAY a SANTIAGO

Parlons un peu du snorkelling. Comme je l’ai dit précédemment nous ne somme pas très activités nautiques. Je ne suis pas une bonne nageuse, bien que je n’ai pas peur de mettre la tête sous l’eau. Je barbote…. Enfin je barbotais…. Lorsque j’ai préparé ce séjour aux GALAPAGOS, je me suis rendu compte qu’il fallait absolument voir ce qui se passe sous l’eau. J’ai d’ailleurs été très frustrée en janvier dernier en Guadeloupe de ne pas « oser ». j’ai donc pris la décision d’aller 2 fois par semaines à la piscine. J’ai commencé par faire des longueurs avec une planche et des palmes, puis j’ai continué dans le vif du sujet avec masque et tuba. Ensuite j’avais lu ici et là que les combinaisons fournies par les bateaux étaient trop fines (3MM) pour la saison, l’eau pouvant être à16°. Je mes suis donc équipée d’une combinaison 5MM et me voilà partie avec mon équipement de snorkelling. Mon Chéri lui n’a pas voulu… ni piscine, ni combinaison. Sur ISABELA, j’ai donc fait la première séance…je n’avais pas pris la combinaison. Heureusement l’eau n’était pas très froide, mais pour une première j’ai eu droit aux requins pointes blanches dans un couloir de récifs……Après cela je me suis sentie capable d’aller partout !!!

Donc SULLIVAN BAY Informations contradictoires sur les combinaisons, on les mets tout de suite, on le les mets pas , le guide ne dit pas la même chose a tout le monde… Nous débarquons en ZODIAC, un pied dans l’eau et… elle est glaciale !! Ce qui décourage complètement mon chéri avec sa combi short de 3MM fournie par le bateau. Du coup il n’ira jamais à l’eau…. Moi ? Même pas froid… en plus 5mmm çà flotte !!! Nous faisons un petit tour a pied avant la séance snorkelling. Tout le monde a déjà sa combinaison, et je m’énerve un peu car 5mm c’est un peu long a enfiler. Une fois dans l’eau, je vois des poissons colorés, et un peu plus tard, lorsque j’ose aller plus loin, deux tortues, certains on vu une raie et des bancs de poissons.

Nous rentrons au bateau vers 17H _ Briefing à 18H30 avec présentation de l’équipage et pot d’accueil _ repas à 19H . Le bateau navigue et ça bouge pas mal, on a du mal a marcher….Notre voisine de table ne viendra pas diner, elle ne se sent pas bien, malgré son bracelet anti mal de mer, et moi après trois bouchées ça ne va pas fort non plus….. Zut alors si c’est comme ça pendant 5 JOURS …. Je me couche rapidement. Cela va bouger toute la nuit, mais une fois couchée, cela ne me gène pas…. En fait a part cet épisode, et le lendemain midi, ensuite je n’ai pas eu de problème. OUF.

JOUR 2 – BARTOLOME- SANTA CRUZ (BACHAS BEACH)

Le lendemain matin, la journée commence très tot, nous effectuons une excursion sur BARTOLOME avant le petit déjeuner qui sera servi à 9H30 , C’est un beau paysage qui s’offre a nous arrivés au sommet du sentier. après le petit déjeuner nous puis repartirons pour une séance snorkelling. Je commence à prendre confiance et ose suivre les plus expériementés. Je contourne un rocher comme nous y a autorisé le guide, c’est magnifique , autour du rocher ça bouge pas mal, mais je me sens bien , je vois des tas de poissons, de toutes les couleurs, Ce sera l’une des plus belles séances, avec la dernière… A MIDI Nous avons l’impression d’avoir déjà fait une journée compléte C’est intense. Comme le bateau repart pendant que nous mangeons, rebelote, mas voisine de table devient toute blanche, et moi dans la foulée… Bon un petit moment allongée et nous voilà repartis pour une bonne après midi. Et, là j’avoue que cela se mélange un peu, une plage, des lions de mer, des crabes, un sentier., un pélican…je crois que tout y est. Snorkelling bien sur, j’y prends vraiment gout.

Le programme du lendemain est donné tous les soirs lors du BRIEFING.

Les autres matins ce sera petit déjeuner à 8H départ en 9H.

JOUR 3-SEYMOUR/MOSQUERA C’est là que nous voyons de très prés pour la première fois les fous a pattes bleues ainsi que les frégates. Le spectacle est partout autour de nous, parade nuptiale, couvaison, envols. Nous avions eu l’occasion en Gaspésie d’approcher la colonie de fous de bassan, mais ils pouvaient être agressifs, là c’est comme si l’on n’existait pas, ils sont tranquilles, c’est » fou » A MOSQUERA nous marchons au milieu des Lions de mer, (d’ailleurs c’est une constante sur la plupart des plages ou nous débarquerons) Nous nageons avec eux…

JOUR4 GENOVESA – EL BARRANCO/DARWING BAY Il est assez rare d’avoir au programme cette ile éloignée dans le cadre d’une croisière courte. Le commandant a eu la courtoisie de commencer sa navigation de nuit après le repas du soir. Merci merci.... Heureusement car cela a bougé pas mal toute la nuit. Il y a sur GENOVESA une colonie de fous a pattes rouges….nous avons vu des milliers d’oiseaux, ainsi que les fameux hiboux brachiotte. Nous avons eu l’opportunité de faire du KAYAK de mer à GENOVESA, après avoir bien hésité, j’ai beaucoup apprécié…

JOUR5 SAN CRISTOBAL –BRUJO HILL et KICKED ROCK

Le matin ballade sur une plage magnifique , snorkeling pas très intéressant, mais l’on devient difficiles…. Puis l’après midi, le commandant nous fait faire le tour de KICKED ROCK, et ensuite snorkelling en pleine mer autour du rocher. C’était tout simplement extraordinaire. Des tortues en quantité, et lorsque l’on passe entre les deux rochers des bancs de poissons, des requins, des raies. Dire qu’il y a trois mois je ne serais jamais allée a l'eau...

JOUR6 6 SAN CRISTOBAL, centre d’interpretation.

C’est déjà la fin, nous repartons à QUITO par le vol de 13h depuis SAN CRISTOBAL. Dernière excursion le centre d’interprétation pour faire passer la matinée Les bagages sont pris en charge par l’équipage et nous attendrons a l’aéroport..

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Cette croisière a vraiment répondu a nos attentes. Certes nous n’avons pas bien suivi les explications du guide qui parlait trop vite avec un accent nasillard, mais c’est à nous d’améliorer notre ANGLAIS ! La taille du groupe était idéale, l’équipage agréable, le bateau confortable, récent et bien entretenu. Les repas étaient très corrects, sans être exceptionnels.

Bon a savoir, nous n’avons pratiquement rien dépensé a bord, rien a voir avec nos croisières habituelles, toutes les activités sont incluses, Nous avons eu un cocktail de bienvenue et de départ , , thé et café sont a discrétion, ainsi qu’un en cas au retour de snorkelling.

Concernant les combinaisons pour le snorkelling, elles étaient louées 25$ pour la durée de la croisière. Seulement des 3mm et en partie des shortis.. Il n’y avait pas suffisamment de petites tailles en combinaison longues. Je conseille aux personnes un peu frileuses de faire comme moi, car sinon cela peut vous gâcher le plaisir.

Il y avait deux activités snorkelling par jour, mais mon chéri qui n'a n'en pas fait ne s'est pas ennuyé, il y avait tout le temps des animaux a observer sur la plage.

Concernant le temps, nous n'avons pas eu de pluie, mais un temps changeant en permanence, dès que le soleil se cache il fait frais, dès qu'il réapparait on étouffe, donc toujours un sweat dans le sac. Mais je crois que je suis devenue très frileuse.

Un grand merci donc a CAPAC NAN pour le choix du bateau.

Cela nous a donné envie de refaire un croisière « exploration » que j’aimerai bien intégrer dans un séjour en ALASKA, mais ce sera pour 2015…

LES PHOTOS ARRIVENT!!!!PATIENCE
Se loger en août à Koh Tao? English translation pending
by Sara33 · 2013-07-15 · 28 replies
quelqu'un connait-il des bungalows les pieds dans l'eau sur koh tao dans les 50-70 euros , l'emplacement etant plus important que le confort , j'aimerais eviter les "resorts " tout en reservant à l'avance car nous sommes 8 personnes? merci
Papouasie 2005, traîtreusement abandonnés par nos guides au beau milieu de la jungle English translation pending
by Naps · 2013-07-15 · 27 replies
SECOND TOME, CHAPITRE IX - JOHN WAYNE, SA DESCENDANCE ET SA FAMILLE

- John, Zazou et naps dans la jungle papoue, entre les mauvais esprits qui rôdent et leurs guides qui se font la malle ils sont pas sauvés les pauvres... -

Octobre 2005, rappel de l’épisode précédent : après avoir bien failli se retrouver amputé d'un bout d'intestin quelque part entre l'Afghanistan et l'Inde, naps, notre héros d'occase, s'était mis en route pour l'Indonésie, accompagné de son pote Zazou, dit Zaza, dit bogra, dit le dormeur, dit le philosophe arabe, qui l'avait rejoint...

Alors le premier mois ça allait être repos total, on en avait bien besoin autant l’un que l’autre. Zazou parce qu’il arrivait de France où il avait travaillé dur, et naps pour tout ce que lui était arrivé depuis disons l’époque du récit 95 heures (voir le chapitre XX du premier tome), parce que crois-le ou pas mais il ne s’était pas vraiment ni posé ni reposé depuis tout ce temps. À l’arrivée en Indo on ne peut avoir qu’un visa d’un mois mais ça ira pour l’instant, on ressortira plus tard en faire un de 60 jours à l’ambassade, le tout nous faisant trois mois dans le pays ce qui suffira amplement. Pour commencer nous décidâmes de retourner sur les îles près de Manado, dans le nord de Sulawesi, on avait bien aimé à l’époque. Perso j’aurai voté pour Siladen, mais aux dernières nouvelles l’île s’étant dotée d’hôtels de luxe nous jetâmes plutôt notre dévolu sur Bunaken. Hélas ici aussi ça avait bien changé, l'atmosphère jadis si conviviale était devenu mercantile et en plus maintenant il y avait une taxe de 150000 roupies pour la soi-disant conservation du milieu marin. L’idée était partie d’un abruti de chercheur américain, ce genre de crétin qui vient se mêler des affaires d’un pays sans rien savoir de comment ledit pays tourne. Bravo espèce de débile mental, tu as donné une nouvelle occasion aux indos de se faire de l’argent de poche sur le dos des touristes. Au bout de quelques jours que nous étions sur l’île passèrent donc les collecteurs de fond pour réclamer la fameuse dîme, ils étaient attendus de pied ferme... Les deux types étaient sympas et pas fautifs des agissements de leurs patrons, c'est pourquoi je leur parlai gentiment, quoique sans ambages : écoutez les gars, j'ai rien contre vous mais soyons honnêtes, vous savez aussi bien que moi que l’argent en question ne sera pas utilisé pour la conservation quelle qu’elle soit mais qu’il va être détourné par vos chefs pour se payer des belles bagnoles et des belles gonzesses. En conséquence de quoi mon pote et moi nous refusons de payer ! Les mecs en restent pantois, ils ne s’attendaient pas à ce qu’un étranger parle de la sorte, en plus dans leur langue, et ils restent un peu interdits car ils savent bien de quoi je parle. J’enfonce un peu plus le couteau vu qu’ils ont avec eux un diagramme des sommes extorquées depuis la mise en application de cette escroquerie : bon alors deux milliards et demi de roupies ont été grattés (plus de 250000 dollars quand même) et qu’est ce qui a été fait avec ? J’ai vu qu’ils ont construit une jetée là-bas mais personne ne l’utilise, les locaux parce qu’elle est trop loin du village et qu’ils préfèrent accoster directement en face de celui-ci, les touristes parce qu’elle est trop loin des hôtels et qu’ils préfèrent accoster directement en face de ceux-ci, bel exemple de manque de planification et de gaspillage en somme. À part ça ils ont bien immergé à droite à gauche quelques cases en ciment pour que du corail neuf y pousse, mais ne me dites pas qu’il y en a eu pour deux milliards et demi ! Donc pas un centime pour ces voleurs, et s’il faut qu’on parte de cette île et bien c’est pas un problème, par contre vous ferez perdre de l’argent au propriétaire de l’hôtel (argument bien choisi car le proprio nous écoute, et les gars se sentent mal envers lui). Ils se grattent la tête et ne me contredisent pas, car tout ça c'est la stricte et triste vérité, seulement ils ont quand même un boulot, même s'il est sale, à faire... Bon, on va faire comme ça les mister, vous ne payez que 50000, qui sont normalement pour l’entrée à la journée (150 c’est pour le séjour illimité), et c’est OK. Même 50 ça me fait mal au ventre de les sortir et je renâcle, mais Za intervient : allez c’est bon espèce de rastègue que tu es, sors un peu tes sous que t’es blindé de toute façon et paye, au moins on peut rester ici à se reposer au lieu de retourner dans cette ville pourrite de Manado ! Vaincu par la puissance de cette logique, elle aussi sans ambages, je cède. On paye et au final on se quitte bons amis avec les deux moustachus, je leur avais parlé avec respect et ils avaient bien compris que je n’en avais pas après eux (et aussi, je pense, parce qu’au fond ils me donnaient raison). Tiens, en parlant de ça je vais faire un peu de pub gratuite : pas longtemps après avoir écrit ce texte j’étais tombé sur un guide du croutard Indonésie et y avais jeté un œil, histoire de voir un peu les énormités qu’ils avaient pu écrire et de me marrer un bon coup. Je lis le passage sur Bunaken et découvre à ma grande stupeur qu’ils encensent ce racket qui d’après eux est une bonne chose pour l’environnement, nouvelle preuve, si besoin en était, que ce sont des blaireaux qui ne savent pas de quoi ils parlent. Après genre deux semaines on commença à en avoir marre et Zazou voulait voir Bali. J’eus beau lui répéter qu’il n’y avait pas grand chose sur cette île il n’en démordit pas, quand il a une idée quelque part le bogra tu la lui enlèves pas comme ça, une vache (bogra en arabe) c’est têtu parfois. C’était sur le chemin du retour et comme je ne peux rien refuser à Za j’acceptai... Une fois à Bali on avait flemmardé dans différentes parties de l’île, on avait loué des motos pour se balader un peu et Zaza avait profité d’être là pour acheter pas mal de souvenirs pour son appart. Les balinais sont de véritables artistes et ils font des choses magnifiques, notamment au niveau sculptures, et si j’avais un pied-à-terre je me serais sûrement laissé tenter moi aussi par l’une ou l’autre pièce tant certaines sont finement ouvragées et joliment travaillées. En plus il y avait très peu de tourisme cette année-là car on était juste un peu après la deuxième bombe de Bali et cela permit à Zazou (qui me traite toujours de radin mais qui ne s’est pas vu quand il marchande) de réaliser de très bonnes affaires. Naps, quant a lui, s’offrit un nouveau hamac fait de ce tissu très soyeux qu’un petit malin vend sur internet une fortune en disant, sans rire et je cite, qu’il lui a fallu dix ans d'études et de recherches pour mettre au point le concept, y en a qui ont honte de rien ! À la fin du séjour Za admit quand même qu’il n’y avait en effet pas tant que ça à voir ou à faire sur cette île et fit cette remarque, comme d'habitude bien ciblée : ben dis donc, les balinais, ils en foutent pas une, ils passent leur temps à aller au temple, ah ils l’ont belle les types ! Mais trêve de plaisanterie, maintenant les choses sérieuses allaient commencer, il nous fallait un visa de deux mois car je tenais à réaliser un vieux rêve : traverser à pied et en bateau l’intérieur de la Papouasie. Nous nous arrangeâmes pour arriver à Penang trois jours avant la fin du Ramadhân, sachant bien qu’après cette date tous les consulats seront fermés, et comme le visa est délivré en 24 heures on devrait être bon. Au consulat, chouette, c'est le même lunetteux que la dernière fois, il est sympa. Je parle quand même angliche avec lui car je sais qu’ils sont suspicieux, et s’il m’entend parler indonésien il risque de commencer à se demander si je ne suis pas un de ces toutous qui restent longtemps dans le pays et s’y enfoncent, ceux-là même dont le gouvernement essaie de se débarrasser en rendant plus difficile l’obtention des visas. Badaboum, il nous dit de revenir dans dix jours. Mais, il reste trois jours avant la fin du Ramadhân, objectai-je. Oui, mais demain c’est Deepavali et ils ferment, pour ne réouvrir qu’après la semaine légale de vacances post-mois du jeûne (avec un circonflexe sur le u, on ne parle pas de jeunesse mais je pense que tu avais compris) dite « lebaran ». Je vois, Deepavali est une fête hindoue, ces mêmes hindous que vous savez critiquer pour leurs milles dieux et leur propension à en faire images et idoles, mais dont vous savez aussi apparemment profiter des congés quand bien même ils sont en l’honneur de ce que vous appelez des faux dieux. Passons... On va la tenter à l’indo et lui proposer -en biaisant car il faut que les apparences soient sauves, ça marche comme ça chez eux- des sous : OK mais dites-moi, peut-être que vous pouvez nous aider et nous on vous aide aussi, on peut payer un petit supplément pour avoir le visa aujourd'hui. Il rigole, car il a très bien compris mon louvoiement, mais hélas y a rien à faire, le consul, qui est celui qui signe les visas, est déjà parti. Et oui, parce que si tu penses que les fonctionnaires français sont des fainéants et des incapables je te recommande d'aller voir leurs confrères indos... J’abats ma dernière carte : mais peut être que vous pouvez le signer vous-même le visa, le consul finalement on n’en a pas besoin, non ? C’est pas l’envie qui lui en manquerait car il sait qu’il y a soussous à la clé mais il refuse, il doit avoir peur de s’attirer des ennuis et je ne peux lui en tenir grief, même si je sais qu’il n’y aurait pas eu de blème... Une fois dehors c est le conseil de guerre entre les chefs de tribus algériennes et siciliennes : bon alors, qué far ? Soit on attend dix jours ici mais ça va vite devenir gavant, soit on trace direct et on chope un visa d’un mois à la frontière mais dans ce cas il faudra changer les plans. Za n’a pas envie de peigner la girafe dix jours à Penang et moi non plus donc le choix s’impose de lui même... La traversée de la Papouasie ça sera pour un autre jour, parce qu’en un mois c’est pas faisable, mais on va quand même y aller se faire une petite virée dans la jungle, surtout que Zazou n’y est encore jamais allé. Je vais envoyer un émail à mon pote Iwein (lis I Wayne, tu comprendras qu’avec un tel nom un minot mal éduqué comme qui tu sais ne pouvait pas résister à la tentation de l'appeler John Wayne, on s’amuse comme on peut) qui est basé dans le coin pour ses recherches ornithologiques, va-t-en savoir, s'il faut on pourrait aller avec lui dans la forêt et chercher des piafs par la même occasion... Je t’ai jamais parlé d’Iwein ? En fait si, mais c’était dans le premier tome et comme je ne veux pas t’infliger la lecture d’un tel ramassis de calembredaines je te la refais, présentations... Iwein est un belge flamand que j'avais rencontré la première fois que j’étais en Papouasie cinq ans auparavant, et avec lequel on s était revus quelques fois par la suite. Il est plus jeune que moi mais la valeur n’attendant pas le nombre des années ça ne l’avait pas empêché à l époque d’avoir déjà derrière lui plusieurs voyages dans le coin, et il m avait donné de bonnes infos sur la région autour de Manokwari qu’il connaissait bien pour y avoir passé du temps à étudier ses zoziaux (si le cœur t’en dit va lire le chapitre VIII du premier tome mais fais gaffe, c’est pas de la littérature pour premier communiant). Car Iwein est un ornithologue confirmé, il connaît tous les volatiles de Papouasie par leur petit nom et peut même les identifier rien qu’à leur chant, et c’est du costaud parce que d’après lui il y a plus de 400 espèces dont pas mal d’endémiques. C’est que contrairement à la plupart des gars qui sont dans la profession et qui ne quittent que rarement leur bureau le Iwein, lui, il passe le plus clair de son temps sur le terrain. Il a d'ailleurs à son actif deux coups fumants : et d’une il avait réussi à enregistrer le chant d’un oiseau qui ne l’avait jamais été jusque-là, et de deux il avait pu enregistrer un piailleur d’une famille qu’on croyait éteinte, prouvant par la même que ce n’était pas le cas. Malgré tout ça il reste simple notre Iwein, car même s’il pourrait aisément faire son beau vu son expérience et ben c'est tout le contraire, il est très discret. Il est pas du genre à se la jouer devant les pépettes ni à se la raconter comme le font les blaires à la lonely planet, qui franchement comparés à lui n’ont pas grand chose à dire et ne sont que des petits pipeaux bombeurs de torse qui cherchent à en mettre plein la vue avec deux bouts de ficelle... Physiquement il est ma fois comme monsieur tout le monde, ou même comme le beau-fils idéal (dixit mon ex-belle-mère). On pourrait s’attendre à voir un gars tatoué, aux dreadlocks épaisses et longues avec des sapes genre le mec cool et décontracté, mais il n’en est rien (car ce sont ceux qui en montrent le plus qui en font le moins et inversement, c’est bien connu du reste). Il est habillé, mmmh... on va dire classique, a les cheveux courts, est quasiment toujours bien rasé, du moins quand il est à la ville (il a pas de mal remarque, ça pousse guère chez lui) et passe inaperçu dans la foule. Par contre, il a certaines particularités physiques qui prouvent qu’il était vraiment né pour sa passion. Déjà ses doigts ont des articulations très noueuses qui font penser à des serres d’oiseau de proie. Ensuite son nez n’est pas en bec d’aigle, mais il est légèrement bombé et on remarque tout de suite la ressemblance avec un bec d’oiseau. Le pire c’est si on l'observe avec attention, il y a quelque chose dans sa silhouette et sa dégaine qui fait qu’on a l'image d'un piaf qui vient en tête, les aborigènes diraient que son animal-totem est un volatile, les hindous qu’il a été une créature ailée dans une incarnation passée. Délire de naps dis-tu ? Je ne crois pas car Zazou, qui le rencontrait pour la première fois et à qui je n avais pas parlé d’animal-totem, me confia un peu plus tard que, je cite : c’est drôle, quand on le regarde bien il fait vraiment penser à un oiseau ! CQFD... Tu n’as jamais eu ce genre de sentiment avec certaines personnes (soit dit sans aucun mépris ou moquerie, c'est juste une impression un peu étrange) ? Perso ça m'arrive souvent, l'un me fait penser à un chat, l'autre à un renard, un autre encore à une chouette, sans oublier mon pote le pithécanthrope du premier chapitre. Enfin en tout cas on tombait bien, Iwein était justement prêt à partir pour Manokwari faire des recherches sur une montagne qu’il ne connaissait pas et ou les papous n’allaient pas, ce qui pouvait être un indicateur d’une faune nombreuse et variée vu l’absence de chasse. Rendez-vous fut pris à bord d’un Pelni, un de ces gros ferries indo qui vus de dehors ont l’air d’un bateau de croisière mais qui vus de dedans sont plus proches d’un mélange entre un cirque, un zoo et un jardin d’enfants. Je ne m’étendrai pas sur le sujet car je l’ai déjà fait (va lire le chapitre III du premier tome pour de plus amples informations sur cet exercice de survie en milieu hostile, mais sache qu'il est déconseillé aux âmes sensibles) et me contenterai de dire que la jonction s’effectua sans anicroche. Iwein nous présenta dans la foulée sa femme (car il est marié, j’avais oublié de te le dire, et désolé pour celles qui avaient déjà des idées derrière la tête), une jolie petite indo d’origine chinoise... Et ben dis donc Iwein, t'en as de la chance mon gars, c'est pas à moi que ça arriverait ! Vu comme t’es fauché et radin par dessus le marché, et vu comme tu vis, elle est pas avec toi pour le pognon ni pour la grande vie à l’occidentale ça c’est sûr ! Madame une fois partie nous commençâmes à parler entre hommes du bon vieux temps, et entre autres de l’histoire décrite dans le récit dont je te parlais plus haut (chapitre VIII, premier tome) qui avait toujours fait marrer Iwein. Puis le Pelni s’ébranla et mis le cap sur Manokwari...

Nos trois oiseaux de mauvais augure (je sais, c'est un peu facile mais j'ai pas pu résister) voguaient donc sur les mers chaudes de Papouasie. Il y avait Iwein le héron flamand, Zazou el bogra d'Algérie, et naps le fennec franco-siciliano-maltais... Le voyage se déroula sans problèmes et surtout sans prises de tête, car les Pelni ne sont plus aussi bondés qu’au bon vieux temps vu la guerre tarifaire que leur livrent les compagnies aériennes. Comme on a un peu de temps avant d’arriver à Manokwari je vais en profiter pour te faire un petit topo historico-politico-économico-sociologico-culturel d'occase sur la Papouasie. Que ceux que ce genre de passage gave, et que ceux qui l’ont déjà lu dans le premier tome (parce que j’ai fait un copier-coller, qu’est-ce que tu crois), me pardonnent, il leur suffit de descendre un peu pour accéder directement à la suite de l’histoire... La Papouasie Nouvelle-Guinée, porte de la Mélanésie et du Pacifique, connue localement sous le nom d'Irian Jaya mais que les indonésiens venaient juste de rebaptiser de son nom originel Papua (prononcez Papoua), histoire d'essayer d'endormir les papous et de leur faire oublier dans la foulée qu'ils les colonisent et pillent leurs richesses. Cette île (car c'est une île, la deuxième en superficie après le Groenland), plus grande que la France ou que Bornéo, est située dans l'hémisphère sud, un peu en-dessous de l’Équateur, et par là-même jouit d'un climat chaud et humide toute l'année avec évidemment de nombreuses pluies. C'est une immense jungle, même si ça déforeste comme partout, la troisième du monde après l'Amazonie et la forêt d'Afrique centrale. La partie orientale, dite PNG (Papua Niugini), a été longtemps sous tutelle/colonie australienne mais est maintenant indépendante, depuis les années 70 s'il m’en souvient bien. La partie occidentale quant à elle a été volée à ses habitants et est présentement colonisée par les indonésiens. Comment cela fut-il possible ? Une nouvelle foi grâce à l'hypocrisie et la vilenie de nos démocraties occidentales, USA en tête (classique me direz-vous ? Vous avez bien raison). Rappelons les faits : l’Indo était une colonie hollandaise mais ceux-ci décampèrent comme des lapins lorsque les japs débarquèrent pendant la seconde guerre. Une fois les sushis repartis en 1945 nos belanda (c'est comme ça qu'on les appelle ici) revinrent tranquillement et sans complexes seulement voilà, les indos ne les voulaient plus. Soekarno (le premier président du pays mais qui ne l'était pas encore à l’époque) prit la tête de la rébellion, mais il ne serait pas allé bien loin à mon humble avis si les américains n'avaient pas fait pression sur les hollandais, en menaçant de leur couper l'aide à la reconstruction d'après-guerre, pour qu'ils lâchent l’archipel. Pourquoi ont-ils fait ça ? Sûrement pas par humanisme, c'est interdit par leur religion. Alors ? Un peu de patience, vous allez vite comprendre si ce n'est déjà fait... De là Soekarno ce petit malin javanais fit main basse sur toutes les îles et fut assez intelligent pour baptiser le nouveau pays Indonésie au lieu de l’appeler Javanésie, une appellation pourtant plus adaptée vu qu'en fait les autres îles se retrouvaient purement et simplement sous domination javanaise, mais qui aurait heurté la sensibilité de beaucoup en dehors de Java. Comme tout dictateur qui se respecte il s'enfla d’orgueil et très rapidement il ne se sentit plus pisser à la tête de son royaume tout neuf. Il lui fallait maintenant aller jusqu'au bout de sa pathologie mentale et de son goût du pouvoir et pour cela il devait élargir son territoire, ce genre de malades n'en ont jamais assez, ça fait partie de leur folie. Et tiens, justement les Moluques avaient décliné l'offre qui leur avait été faite et n'avaient pas voulu rejoindre cette république bananière pour cause de religion différente et d'hostilité manifeste envers Java, un tel affront et une telle ingratitude ne pouvaient être tolérés ! Qu'à cela ne tienne, on envoie l'armée et ses soudards, on massacre assez de gens pour que ceux qui sont encore en vie aient peur et le tour est joué, les Moluques sont intégrées à l'Indonésie et quant à l'avis de ses habitants tout le monde s'en fout. On a agi comme un de ces colons qu'on dit par ailleurs abhorrer mais c'est pas grave, l'Occident n'a rien dit et tout va bien, voilà donc un hochet supplémentaire pour ce cher Soekarno. Mais ça ne suffisait pas et il ne pouvait s'empêcher de lorgner sur la Papouasie. Si elle était à lui il ferait une belle culbute, pensez donc, il augmenterait sa bananeraie de 22%. Un territoire vierge, plein de ressources naturelles et très peu peuplé, la bonne affaire quoi... Seulement le problème, et de taille, c'est que les hollandais y étaient encore. Faire le beau et pérorer lors de ses discours officiels en disant qu'il les avait foutus dehors (en évitant soigneusement de parler de l'aide providentielle des américains bien sûr, encore aujourd’hui les indos ignorent ce fait historique et croient que c'est ce héros national de camarade Soekarno qui les a libérés) c'était une chose, les attaquer de front c'en était une autre et il devait bien se douter qu'il prendrait une déculottée. Il tenta quand même d'envoyer des espions et des agitateurs sur place, en espérant rallier les papous à sa cause, mais non, les papous ils s'en fichaient bien pas mal de ce nabot arrogant et de sa république simiesque et ça ne marcha pas. Les papous, aux dires de tous et surtout des vieux qui ont connu la période belanda et qui t'en parlent aujourd’hui encore presque les larmes aux yeux, avaient ma foi les hollandais à la bonne. En plus l'Asie ils s’en cognent, la Papouasie c'est déjà la Mélanésie et le Pacifique, rien à voir. Tout y est différent, la faune, la flore, et aussi les habitants qui appartiennent au groupe ethnique de la Nouvelle Calédonie, des îles Vanuatu ou Salomon. À l'époque Soekarno était réputé pour ses diatribes violentes contre l'Occident et sa proximité avec le communisme, et tout ça ne plaisait pas aux américains car ils risquaient bien de perdre une position stratégique dans leur jeu d'échec à l'échelle mondiale. Le biz fut le suivant : on intervient à l'ONU et fait en sorte que les hollandais te livrent la Papouasie clés en main, et toi tu te calmes un peu et tu nous signes de bons contrats juteux dans ton pays. Affaire fut faite et les belanda durent partir, on était en 1961... Après une période de transition les moustachus, qui sont les rois de l’hypocrisie et du faux semblant, décidèrent d'organiser ce qui fut appelé « l'acte de libre choix » pour laisser soi-disant les papous décider s’ils voulaient être indépendants ou rejoindre l'Indo définitivement. Tu me diras ils y étaient un peu obligés vu que c'était une condition posée par l'ONU pour son aide providentielle, cette ONU qui au niveau hypocrisie et faux semblants n'a de leçons à recevoir de personne non plus. Le vote fut une mascarade car aucun suffrage universel ne fut organisé et seuls quelques chefs de tribus votèrent, les uns avec un pistolet sur la tempe, les autres avec une liasse de billets dans la poche, et le résultat - prévisible - fut annoncé : la Papouasie occidentale était officiellement rattachée à l'Indonésie, avec la bénédiction du monde occidental. Les blanquets eurent leur bakchiche, juste retour des choses pour leur bienveillance envers l'Indonésie. Des contrats en pagaille partout dans le pays pour l'extraction de pétrole et de gaz, et la cerise : la mainmise sur la plus grande mine d'or du monde et la troisième de cuivre, en Papouasie justement, quelle coïncidence n'est-ce pas... Tout allait bien dans le meilleur des mondes, la Javanésie s'était agrandie, les occidentaux pouvaient dépecer tranquillement le pays tout en jetant quelques cacahouètes au chef, et ça a continué ainsi jusqu’à nos jours. La Papouasie en 2000 et bien c'est comme partout dans le monde en territoire colonisé : les papous sont pas contents et haïssent les indos, l'OPM (la guérilla) a fait son apparition. Les indos, lavés du cerveau comme ils l'ont été par la propagande officielle, sont sûrs de leur bon droit et d'être chez eux et viennent en masse s'établir dans ce nouvel Eldorado où tout reste à construire, ce qui génère une certaine activité économique et des opportunités de travail ou de bizness qu'ils n'auraient pas trouvées sur leurs îles d’origine, surtout les javanais chez qui c'est très pauvre et très surpeuplé. On ne peut pas leur en tenir rigueur, ce sont de pauvres gens qui sont venus tenter leur chance, attirés par l'espoir d'une vie meilleure, surtout à l'époque où le gouvernement avait ses programmes de transmigration (dans un souci d’indonésianiser l'île, le bien-être de ses concitoyens n'ayant évidemment jamais été à l’ordre du jour). En ces temps-là le gouvernement te payait le bateau pour y aller et te donnait un terrain ainsi qu'un stock de riz le temps que tu aies des récoltes, et il va sans dire que ces programmes ont rencontré un franc succès dans un pays où la vie n'est pas facile. Bien sûr la réalité n'a pas toujours été aussi idyllique que les promesses (terrains inondables, mal situés, sujets aux éboulements, hostilité de la population papoue), c'est ce que j'appelle prendre en otage ses propres gens. Une fois sur place les indos s'y sont fixés et y ont fait souche, et un jour ou l’autre (comme au Tibet ou au Xinjiang dont nous parlerons d'ici peu) il y aura plus de nouveaux venus que de première nation, cf. les Amériques ou l'Australie, voilà, la boucle est bouclée. J’en vois qui commencent à s’assoupir, revenons à nos trois oiseaux... Pendant que naps déballait son cours d’histoire à deux balles le bateau était arrivé à Manokwari, il était minuit. On avait bien rigolé pendant le voyage, surtout que bogra et moi on passe notre temps à se chamailler et à s’envoyer des vannes foireuses. Iwein n’avait pas l’habitude d’un naps comme ça, et oui, il ne m’avait jamais vu avec quelqu'un de mon village et encore, Za c’est pas le pire et de loin, quand je suis avec X ou pithécanthrope attention les dégâts (voir le chapitre XXI du premier tome) ! On avait fini par lui dire : tu vois John, avec nous t'as pas fini de rire et tu te marreras bien plus avec les arabo-latins que nous sommes qu’avec ces anglo-saxons qu’ont pas de sang ! En descendant du bateau je scrutai la jetée, espérant voir ma petite papouette. La dernière fois que j’étais à Manokwari j’étais aussi arrivé de nuit et je l’avais rencontrée sur cette même jetée, une très belle fille à la peau chocolat (je bombe le torse, exact, ça fait du bien à mon ego), et vu la conclusion de l’histoire à l’époque je me disais qu’un phénomène récurrent ne serait pas de refus. Las, elle n’était pas là, nous allâmes dormir dans une case chez des amis d’Iwein. Le lendemain nous primes quand même une chambre à l’hôtel car nous avions besoin de préparer certaines choses dans le calme. Ensuite nous fîmes un petit détour par chez les poulagas, pas qu’on les aime ces tordus mais il nous fallait une « surat jalan » (permis dont on a besoin dèss qu’on quitte les villes pour s’enfoncer dans l intérieur). Avec Za on laisse John parler, il les connaît vu qu’il est souvent dans le coin. J’entends le corrompu en chef qui commence à insinuer qu’Iwein est notre guide, qu’on le paye et que donc il ramasse des sous au black. Je les connais les gabarits, le gars espère probablement gratter une rallonge, il est temps que j’intervienne : excusez-moi monsieur mais je vous ai entendu parler et je pense qu'il me faut corriger certaines de vos allégations. Mon ami et moi-même nous ne sommes pas des enfants et nous n’avons besoin d’aucun guide pour aller dans la forêt. Comme vous entendez je maîtrise votre langue et vous imaginez bien que je suis à même de me débrouiller seul. De plus, je n’en suis pas à mon premier voyage dans la région, consultez vos archives et vous verrez que je suis déjà venu à plusieurs reprises, et à chaque fois sans mister Iwein. Iwein est un ami et il nous a proposé de l’accompagner dans la forêt en amis, il n’y a absolument aucune histoire d’argent entre nous. Le moustachu se calme, mais il réclame quand même des sous pour l’obtention du bout de papier. La corruption, tristement classique et tellement répandue dans ce pays, une véritable plaie. Petit conciliabule à trois en français (car John parle notre belle langue) : Il exagère quand même John, à l’époque ils demandaient beaucoup moins ! Je sais, à chaque fois ils augmentent, c'est que le pays connaît une sacrée inflation et vous pensez bien qu’ils s’alignent. De toute façon si on paye pas adieu le permis et adieu le trip, tout ce qu’on peut faire c’est marchander ! Passons, et disons que nous finîmes par avoir le papelard... Ensuite il fallait bien faire les courses. La cigogne des Flandres sortit une liste de commission, basée sur le temps que nous allions rester et le nombre de bouches à nourrir, écrite par sa chère et tendre, c'est quand même pratique de temps en temps une femme... Nous achetâmes une tonne de riz, des nouilles déshydratées, des sauces et épices, des légumes frais qui se conservent, du thon en boîte, des biscuits, du café, du thé, du sucre, enfin tout ce qu’il fallait pour un séjour en autonomie complète car c’est de ça qu’il allait s’agir. Le lendemain nous prîmes un minibus jusqu’au village machin chose d’où nous commencerons à marcher demain. Nous fîmes nos politesses au chef, déposâmes nos sacs là où nous allions dormir (c’est à dire par terre) puis la discute put commencer... C’est surtout John qui tient le crachoir vu que c'est son trip, Zazatte et naps baillent aux corneilles. En premier lieu il s’enquiert de savoir qui a les droits territoriaux pour la montagne sur laquelle il avait jeté son dévolu. Car même si pour l'occidental non averti la forêt a toujours l’air d’être la même partout, en vrai telle partie appartient au village A, telle autre au village B, et bien sûr A n’aime pas que B vienne batifoler sur son terrain et inversement. Ces droits sont à prendre très au sérieux et t'as vraiment intérêt à savoir où tu mets les pieds, parce que sinon ça peut rapidement dégénérer au coupe-coupe ou à la flèche, sans rire. D’après le chef le versant par où nous allons passer était à lui (en fait plutôt à son village, mais un peu de mégalomanie n’a jamais fait de mal a personne) donc on était bon. Ensuite il fallait des porteurs qui connaissaient le coin, surtout pour savoir où trouver de l’eau. Ça y en a pas, personne du village n’est jamais monté là-haut à part le chef dans sa jeunesse car en ce temps-là il vivait dans cette forêt (c’était avant l’époque où le village a été déplacé à son emplacement actuel en bord de route). Il serait bien allé avec nous mais il nous fait voir sa jambe, il a une superbe infection purulo-suintante, hors de question. Pas de panique, il va nous présenter trois hommes de confiance à qui il expliquera deux-trois trucs sur la topographie et tiens, justement les voilà, présentations : Bernart (oui, avec un « t »), un colosse d'environ 25 ans, il a l'air très sympa ; Barnabas (dont ils se moquent en disant qu’il est celui qui a été échangé contre le Christ, cf. la Bible), à peu près le même âge mais beaucoup plus petit, et qui a l’air sympa aussi mais qui est toujours dans les vapes, à croire qu’il a fumé dix spliffs d’affilée (sauf qu’il n’y en a pas ici, j'en conclus que son cerveau doit produire naturellement tétrahydrocannabinol et endorphines) ; Martinus, plus âgé, qui vient paraît-il de la « ville », il a l'air OK comme les autres. En avant pour les tractations. Ils veulent un gros paquet de sous mais on ne la fait pas au Iwein, il connaît ce type de chant. Il explique, posément mais fermement, que pour l’instant il est en phase de repérages et ne peut se permettre de jeter l’argent par les fenêtres, mais que si l'étude est concluante et que dans le futur il emmène des groupes payants là il arrosera beaucoup plus. Ils sont d’accord, tope là et à demain matin ! Le chef tente le coup de la donation pour l’église (en fait donation pour sa pomme), Iwein refait valoir ce que dit plus haut, le chef insiste, Iwein reste inflexible, le chef abandonne. Maintenant que le biz est réglé passons aux choses sérieuses, à savoir l’interview. Za et moi on est célibataires et le chef se désintéresse assez vite de nous, ce qui l’intéresse c’est Iwein et sa poule (je sais, elle est facile aussi celle-là mais que veux-tu, on fait avec ce qu’on a). Ça fait longtemps que tu es marié ? Un peu... Ah ! Alors tu as des enfants ! Non, pas encore... Quoiiiiiiiiiiiiiiiiiii ? T’as pas de descendance (keturunan, ça veut dire exactement ça) ? Tu te rends pas compte, qui va prendre soin de toi quand tu seras vieux ? Boah, je verrai bien d'ici là... Non non non, tu te rends vraiment pas compte, il te FAUT une descendance, tu dois laisser une trace de toi en ce monde, mourir sans descendance c’est le pire de tout !!! Je traduis à Zazou, on a mal au ventre à force de rire. Au bout d un moment je n’y tiens plus et lance : c’est pas qu’il veut pas chef, c'est juste qu’il peut pas, il a mati pucuk (bourgeon mort, si tu vois l'analogie) ! John dément véhément, le chef reprend ses conseils avisés, ça dure un bon moment... Je ne suis pas certain qu’il ait convaincu notre échassier des images d’Épinal d’avoir des petits poussins, mais en tout cas au bout d’un moment il nous laisse... La nuit arrive, va falloir manger un bout. Les papous s’ils sont gentils n’en sont pas moins pas doués pour recevoir, si tu vas pas voir par toi-même ce qu’il en est t’es pas prêt de manger ! On entre donc dans le territoire des femmes (la cuisine) et s’enquiert de si on peut cuisiner etc. Elles nous proposent de le faire pour nous et on accepte sans difficulté, faire la bouffe n'est pas un travail d'homme comme chacun sait en Papouasie... Un peu de riz et d’aubergine, le tour est joué. Demain il va falloir se lever tôt et en forme alors extinction des feux rapide, nous nous endormîmes au son des insectes virevoltants dans l’air nocturne...

Swangi, Professionnalisme.

Le lendemain nous nous mîmes en route, mais pas si tôt que ça parce que si les pinsons d’outre-Ardennes sont matinaux, ce n'est pas le cas des oiseaux migrateurs provençaux, loin s’en faut. Nous suivîmes pendant genre deux kilomètres la route goudronnée qui mène à Manokwari, puis nous obliquâmes à droite et entrâmes dans la forêt. La grue blond cendrée avec ses bottes en caoutchouc et les trois papounets - pieds nus - nous avaient déjà mis bien 200 mètres sur ce début de parcours, et ça nous avait pas plu avec le bogra donc nous accélérâmes le pas, l'honneur de la Provence était en jeu ! Ça fait plaisir de se retrouver dans la nature et le vert, même si pour l’instant ce n’est que de la forêt secondaire. Après un certain temps nous fîmes un petit arrêt près d’une rivière, et Bernard décida de se baquer. Une fois sa chemise tombée je constatai qu’il était vraiment balèze, le genre de gars avec qui il vaut mieux être pote... Un peu plus tard nouvel arrêt, près d’une autre rivière (ou peut être la même mais plus haut, va savoir), ce coup-ci pour manger. Le casoar nain (il est pas grand notre Iwein) nous confia que des fois sa femme le suivait dans ses expéditions et qu’elle faisait la cuisine. Ouais, mais là elle est pas venue, t’as vraiment pas assuré espèce d’oiseau de paradis d’occase ! Un petit feu, l’eau chauffe. Pendant ce temps j’en profite pour rincer ma chemise, déjà bien transpirée, et je la mets à sécher sur une branche, on se tient propre dans la famille naps figure-toi ! L’eau bout, on y jette des pâtes, elles cuisent, on les sort et met un peu de sauce, on partage, tout va bien. Il commence à pleuvioter trois gouttes, parfait, ça va rafraîchir l’air. Par contre on voit qu’en amont ça tombe dur, le ciel est noir d’encre. Avec Zazou on remarque que l’eau monte un peu, tiens, c'est marrant ! Oulah ! Mais c’est qu’elle se met à monter à vue d’œil, oh oh les gars, faut qu’on se casse de là, vite, on va se faire emporter ! Tout le monde s’affaire pour récupérer, qui son sac, qui sa chemise, qui les casseroles, et monte en quatrième vitesse sur la berge, en essayant de ne pas faire tomber son assiette et ce qu'il y reste de pâtes. À peine arrivés en haut ça se met à dévaler très fort en contrebas, et le bord de rivière où on était à peine 30 secondes plus tôt est complètement inondé, avec un sacré courant. Ça me rappelle les images de la catastrophe de Vezons la romaine, on a eu du bol, moins deux on était emportés... C’est le moment pour la mouette pygmée de nous sortir son célèbre : alley, ça c’est pas pour rigoler hein ! On finit nos pâtes et on repart... Chemin faisant on rencontre un gros lézard, un genre de varan de Komodo mais la taille en dessous, son corps doit faire un mètre de long. Il est accroché tranquille à un tronc d’arbre à quelques mètres du sol, et a l’air de se concentrer en vue d’une ascension. Bernart recule, terrifié : ça mange les humains ce truc !!! On rigole : meuh non Nanart, c'est nous qui pourrions le manger, regarde-le, il est de loin pas assez gros pour nous transformer en chair à pâté voyons ! On s'arrête pour l'observer, Bernart se met prudemment sur le côté. La mésange à longue queue (!) convient que c’est le plus gros qu’il ait jamais vu, mais que par contre ce type de bestiau est courant dans le coin. Au bout d'un moment le monstre papouphage se décide enfin à monter au sommet de l’arbre, nouveau mouvement nerveux de Ber qui décidément flippe comme une bête. Bon allez on repart, sinon il va nous faire une attaque... Le chemin sur lequel nous marchons est encore assez large et on voit, aux traces dans la boue, que des camions passent dans le coin. On comprend vite pourquoi en voyant des arbres abattus et du bois déjà débité en planches, signe d’une certaine activité de bûcheronnage. La perdrix à œil bleu nous explique que les papous vendent des concessions d’abattage - pour une bouchée de pain, est-il besoin de le préciser ? - à des indos qui viennent ensuite couper tout ce qui a une valeur. Ma foi, ça reste artisanal et au moins ce sont les petits qui en bénéficient, et puis ils ne pourront jamais tout détruire comme ils ont fait à Bornéo car ici la géographie est différente, ça monte tout de suite raide. Et d’ailleurs ça commence à monter en effet, on quitte la « route » pour suivre un petit sentier non carrossable et on entre dans la forêt primaire. Le milieu d’après-midi bien tassé arrive, il est temps de préparer le camp. Zaza et naps c’est facile, ils ont leurs hamacs moustiquaire, en deux-deux c’est fait. Le passereau à la huppe platine est assez intéressé par le système qui présente, c’est vrai, beaucoup d’avantages : pas lourd, peu encombrant, facile et rapide à monter et démonter. Ceci dit l’orfraie belge c'est un pro, et il est très au point pour ce genre d'escapades. Il a un « terpal » (grande bâche imperméable) qu’il pose sur une armature en bois montée au préalable par les bons soins de nos papous experts du coupe-coupe, et ensuite à l’intérieur il bâtit avec des bouts de branches une sorte de plan de travail qui va servir à cuisiner et à poser la bouffe qui a besoin de prendre l’air, et sur lequel il compte bien dormir en fin de soirée. Une fois terminé c’est vraiment pas mal ce petit salon sylvestre, on y tient debout, il y a de l’espace, c'est cosy comme on dit de nos jours. Le moineau cisalpin (t’avais-je dit qu’Iwein est d’origine italienne ?) note le point GPS (car il a un GPS, je te rappelle que c’est un pro), comme ça au retour on pourra se resservir de ce camp et de l’armature, évitant ainsi de couper de nouveaux arbres, dit-il. Sentiment tout à ton honneur mon cher gypaète pas barbu ! D’après son machin électronique nous sommes à 300 mètres d’altitude (j’avais oublié de te le dire mais on est partis du niveau de la mer, celle-ci se trouve juste derrière le village où on a dormi hier soir). J’admets que c’est pratique mais j’ai pas confiance dans tous ces gadgets, ça prend l’humidité et ça tombe en panne, ça n’a plus de piles etc. Dans le cas de l’aigle botté de choc et de ses recherches ça peut être utile j’en conviens, mais dans le mien rien ne vaut la boussole et le soleil. Partage des taches : les plumes blanches font la cuisine, les plumes noires font la vaisselle. Ça leur va, j’imagine qu’ils n’ont jamais dû faire la cuisine, cette basse besogne réservée aux femmes, de leurs vies, en Papouasie on est des hommes, des vrais ! Y a pas à dire, ils ont tout compris, je sais pas ce qu’il s’est passé chez nous mais à un moment ou à un autre les hommes ont foiré, et maintenant c’est trop tard pour inverser la vapeur... On se fait une bonne plâtrée de riz avec quelques légumes et condiments divers et on mange de bon cœur, la marche ça creuse. Après le repas on discute de choses et d’autres et les papous nous sortent les histoires habituelles de swangi (lis "souangui"). Ce terme désigne la magie noire en général, mais aussi ceux qui s’y adonnent, et dans cette région ils croient tous durs comme fer qu’un swangi se planque dans la forêt et attend que tu passes pour t’embrocher d’une de ses flèches empoisonnées (enfin j’imagine qu’il doit y en avoir plusieurs vu que la forêt est vaste). Ce à quoi je réponds immanquablement : pardi ! Le gars il a que ça à faire de passer sa vie à bouffer des racines et des vers, à se prendre la pluie, à se taper les stiques, les sangsues et autres bébêtes charmantes, tout en t’attendant, surtout que comme tu sais qu’il est là tu évites le coin ! Peine perdue, ils ne te croiront jamais mon pote, tu es un blanc et tu n’y comprends rien, c'est bien connu du reste. Bon, disons que c’est la version locale et pour adultes du croquemitaine... C’est l’heure du dodo, nos trois amis se sont fait un petit lit douillet en feuilles près du feu, le faisan de Nouvelle-Guinée sors son matelas gonflable et l’installe sur la table du living-room, Zaza et moi-même nous regagnons nos quartiers surélevés... Après une bonne nuit bercés par les bruits de la forêt on se prépare à repartir. Le canard à front blanc s’est levé avant tout le monde pour aller traquer ses congénères, Za et naps ont décliné l’offre. Un petit café et quelques pâtes quand même, puis l’ascension démarre. Ça commence à monter dur, le balbuzard et les trois proies à swangi caracolent en tête, bogra et mézigue on peine. Bogra parce que ça fait bien vingt ans qu’il fume comme un pompier, mézigue parce que je suis rouillé et parce que je n’ai jamais été un champion d’escalade de toute façon. Zazou crache vraiment ses poumons le pauvre, il serait peut-être bien temps qu’il arrête... Rien de spécial à te raconter ce jour-là, un stop pour le midi et un autre le soir au village fantôme papou. Dans ce reste de village il ne reste plus une baraque, mais on voit bien qu’il y a eu de l’occupation humaine car la forêt y est plus clairsemée, voire quasi inexistante sur un petit périmètre, et on trouve même quelques reliques archéologiques comme un bout d’assiette et un bidon percé... La fauvette sarde (Iwein, il venait de Sardaigne ton père ?) nous annonce que nous sommes à 800 mètres, ce qui nous fait une belle jambe je te l’avoue. On se refait un bon repas, cuisiné de main de maître par nos trois butors (et c’est rien de le dire, surtout naps qui a toujours été vilain avec les filles, déjà à l’école primaire il se régalait à leur tirer les couettes. Mais sache quand même que le butor, avant d’être un mufle, est un volatile de France). Le lendemain c'est déjà la routine : le chevalier cul blanc (tringa ochropus) se lève très tôt pour socialiser avec ses cousins, les deux faucons pèlerins dorment jusqu’au dernier moment, et une fois tout le monde sorti de son poulailler respectif ça graille et boit du café en pépiant... Puis on repart, ça monte toujours. Du fait qu’on est déjà en altitude la forêt n’est pas très méchante avec nous, pas ou disons peu de stiques, pas de sangsues, aucun de ces gros taons qui font un mal de chien et te pompent un litre de sang à chaque piqûre, aucun non plus de ces moucherons dont le but dans la vie est de venir se noyer dans l’humidité de tes yeux après avoir bien tournoyé autour. Il fait pas trop chaud non plus, mais bien sûr des fois ça pleut et on se retrouve trempés. Pas trop dérangeant toutefois si c’est dans la journée car d’ici au soir ça a eu le temps de sécher in situ, et sinon il y a le feu, c'est bien pour ça, entre autres, qu’il a été inventé, pas vrai ? Par contre un problème commence à se poser, c’est que l’eau se raréfie. En basse altitude ça n'est jamais un souci, les cours d’eau ne manquent pas et tout baigne dans la moisissure de toute façon. Mais dès que tu t’élèves il y a moins de rivières, c’est logique... On établit le camp près d’une immense flaque d’eau dans laquelle tu pourrais carrément te baigner, mais que t’as pas intérêt car c’est notre réserve de flotte ! L’engin de la gelinotte des bois marque 1300 mètres... Les trois cordons bleus font une nouvelle fois des prouesses culinaires et on mange comme des rois, ou plutôt des aigles royaux. Le troglodyte mignon (troglodytes troglodytes) décide qu’avant d’aller plus avant il convient de faire des repérages pour trouver de l’eau. Ce qui veut dire que demain les deux bartavelles vont pouvoir faire la grasse, car vu qu’ils sont blancs et ignorants ce sera pas eux qui s’y colleront, chouette ! Ahhh !!! Une bonne flemme, y a que ça de vrai, hein Zazou ? C’est pas lui qui va me contredire... Par contre il a caillé dur cette nuit, le froid arrivait non pas d’en haut mais d’en dessous et tout ça c’est pas bon pour mes futurs rhumatismes. C’est vrai qu’on est en altitude, je n’y avais pas pensé, ce soir je sors ma couverture de survie. On se lève, personne dans le camp mais on va pas se laisser abattre, un bon café et tout ira bien. Petite promenade dans les alentours, pas mal ce coin, c’est vraiment la nature à l’état brut qui t’accueille en son sein, le monde végétal dans toute sa splendeur comme qui dirait. Les arbres, omniprésents bien sûr, sont couverts de mousse, et des petits nuages d’humidité qui se forment ici et là donnent un air fantomatique au tout... On entend des voix, il semble que la volière rentre au bercail. Ils n’ont pas vu une goutte d’eau, demain ils partiront plus tôt et essaieront de monter jusqu’au sommet voir s’ils en trouvent, et aussi pour évaluer la faisabilité de l'ascension avec le chargement et les deux handicapés que je n’ai pas besoin de nommer. Le repas de midi est pantagruélique, et quand tu cuisines comme ça mon pote tu te demandes si ça vaut le coup finalement de se marier... Après manger je fais quelques réglages de flash sur mon appareil photo, ça ne plaît pas du tout à Martinus : arrête, tu vas faire venir l’orage ! Je rigole et lui explique que ça n’a rien à voir puis, pensant qu’il avait compris, je continue mon office. Reflash, là il s'énerve : ARRÊTE JE TE DIS, tu vas vraiment faire venir l’orage ! Rien à faire, soupir... Avec le mégapode on va faire un petit tour histoire qu’il nous présente à sa famille. Ouais, sauf que j’ai toujours été nul pour repérer les volatiles : regarde là-bas, il y a un oiseau magnifique ! Où ça ? Là-bas ! Où ? Là-bas ! Je le vois pas, où tu as dit ? Là, suis mon doigt! Où ? Souvent je ne vois le machin qu’au dernier moment, genre quand il s’envole, et je me décourage. Zazou n’a pas l’air très doué non plus, non vraiment, je crois qu’on n’est pas faits pour l’ornithologie... On revient au camp, les papous ont fait une trouvaille : des œufs de maléo. Ils sont énormes et Za et moi on voit tout de suite la belle omelette que ça va faire, et on s’en pourlèche les babines d’avance. La corneille noire fronce le sourcil, faut pas déranger ces bestiaux, y en a déjà plus beaucoup et faut leur foutre la paix, qu’il dit. Réflexion faite il a raison, mais il admet lui-même que c’est de toute façon trop tard, même si on les remettait dans le nid la femelle ne voudrait plus s’en occuper vu qu’ils ont notre odeur. Les papous jurent leurs grands Dieux qu’ils les ont trouvés par terre, m'ouais... Au moment des les ouvrir on s’aperçoit que dans l��un d’eux le poussin avait déjà commencé à se former, c’est pas joli à voir. Les papous nous demandent timidement s’ils peuvent garder celui-là pour eux, pensant probablement que nous refuserions et voudrions garder pour nous ce met de choix. Grands seigneurs nous acceptons... Désolé pour la famille maléo, mais en consolation leur sacrifice n’aura pas été vain, que du bon jaune et presque pas de blanc, l'omelette restera dans les annales de la forêt crois-moi ! Il est temps d’aller pioncer et je n’oublie pas de sortir ma couvrante en aluminium qui fait un bruit d’enfer, mais qui est censée éviter à ma chaleur de s’éparpiller sottement dans le milieu ambiant. Elle empêche ma chaleur de se perdre, exact, mais elle reste sans effet sur ce froid qui vient d'en dessous, la nuit fut une nouvelle fois frisquette... Re-grasse, re-café, re-promenade, et en fin d'après midi les pionniers reviennent. Ils n’ont pas réussi à atteindre le sommet mais ont quand même grimpé jusqu’à 1900 mètres (la montagne culmine à 2000 et des brouettes), et hélas ils n’ont pas vu le moindre point d’eau, il semblerait que le trip soit un peu compromis. On verra demain, en attendant on se réunit autour du feu pour savourer un de ces bons petits plats dont nous commençons à avoir le secret. Ce soir-là un vent de révolte souffle dans les troupes, attisé par Martinus, ils estiment maintenant n’être pas assez payés et en veulent pour preuve que ça a été dur de monter toutes les provisions jusqu’ici. C’est tout à fait vrai, et heureusement d’ailleurs qu’ils étaient là sinon je sais pas comment on aurait fait, même avec seulement la moitié de la bouffe vu qu’on aurait été moitié moins de monde. Mais comme le leur fait remarquer très judicieusement le petit duc le plus dur avait été fait, là ça déjà faisait deux jours qu’ils se la coulaient quand même relativement douce tout en étant malgré tout nourris (grassement me sens-je obligé d’ajouter) et payés, et qu’ensuite il ne leur restera plus qu’à redescendre avec beaucoup moins de poids vu que d’ici là toute la bouffe aura été mangée. Le soulèvement s’arrêta là... À part ça l'ambiance générale est sereine, excepté quelques petites frictions entre Zazou et l’étourneau unicolore. Za ne pense qu’à bouffer et ne veut pas comprendre que, si on a assez au niveau riz et denrées de base, il y a certains articles avec lesquels il faut être un peu plus parcimonieux, entre autres les légumes et les sauces. Il dit que c’est pas grave, que quand tout sera fini on n’aura qu’à redescendre, sans se rendre compte que pour Iwein, contrairement à nous deux les invités, tout ça n’est pas un jeu, il est là pour faire des repérages en vue d’emmener des groupes et pour ce faire il a besoin de rester un certain temps. L’autre jour ils se sont pris le bec à ce sujet mais je ne me suis pas mêlé de ces jérémiades Zazoutiennes, je le connais le bougre, il m’a déjà fait le coup plus d’une fois... Oah et puis c’est pas bien méchant, ce sont juste disons quelques petits points de désaccord, mais rien qui justifie qu’on prenne les armes. En tous les cas maintenant c’est l’heure du repos, et j’ai un petit problème : feignant comme à mon habitude je n’avais pas attaché les coins de la bâche qui me sert de toit, et du coup celle-ci était en contact avec le hamac tout à l’heure quand il a plu. Et alors ? Et ben alors c’est ce genre de matériau qui est imperméable tant qu’on ne le touche pas mais qui laisse passer l’eau dès qu’il est en contact avec quoi que ce soit. Tu me suis ? Oui, ça veut dire que mon hamac est trempé, et vu comme je me les suis gelées hier il est hors de question que je refasse la même en étant en plus dans un lit mouillé. Je vais dormir avec les papous sur leur lit de feuilles près du feu, et en fait cette nuit sera très agréable car même si le sol est plus dur que dans mon hamac je dors bien au chaud. Le lendemain l’hirondelle rustique avait pris une grande décision : il est impossible d'aller plus loin, donc on va rester ici et explorer les alentours (ça on l’avait déjà plus ou moins compris hier). Mais comme on est un peu légers en bouffe Martinus et Barnabas vont redescendre (on leur paiera le retour bien sûr) et Bernart restera avec nous. On leur paye donc leur salaire, plus le jour supplémentaire pour redescendre, et on leur file même un extra. Bernart nous demande si ça ne nous embête pas de leur passer l’argent qu’on lui doit jusqu’à aujourd'hui pour qu’ils puissent le donner à sa femme qui en a besoin pour les courses. Pas d’histoire Ber ! Martinus et Barnabas descendent et Bernart part vers le haut de la montagne, probablement pour aller chercher des légumes sauvages ou va-t-en savoir quoi d’autre, pensais-je sur le moment. On tape le café, discutaille mais le Ber ne revient pas. Avec Za, habitués que nous sommes des escrocs vu qu’on vient d'un petit village qui en est clafi, on voit tout de suite le mal : il a fait style il montait et en fait il a rejoint ses potes et est redescendu avec eux, c'est pour ça qu’il a demandé les sous soi-disant pour sa femme, il avait déjà tout combiné ! La bécasse des bois (scolopax rusticola) ne veut pas y croire : non, c'est pas possible, il a dû avoir un accident ! Avec le bogra on ricane : bin non té ! Il est né dans la forêt, il a des pieds comme des planches de surf et une carrure dans laquelle on en logerait facile deux comme toi, et tu crois qu’il est tombé dans un trou comme un de ces toutous qu’un jour peut-être tu emmèneras ici ? Il ne veut pas se rendre à l’évidence et part à sa recherche, avec le Zazou on hausse les épaules et on se refait un caoua... Il revient au bout d’un moment, et n'ayant pas trouvé de Ber agonisant dans un ravin il commence à nous croire, même s’il a du mal à réaliser la chose et sort des : « c'est pas croyable quand même, il nous a abandonné, comme ça, mais pourquoi ? », et autres incrédulités du même tonneau. Pourquoi ? Ma foi, y a plein d’explications possibles mon cher gobe-mouches mais c’est pas l’important, l’important c’est qu’ils n’ont pas assuré et ont manqué à leurs devoirs, et ça c’est grave. Passe encore que ça soit avec nous qui ne sommes pas des flippés et qui sommes largement capables de redescendre par nos propres moyens, mais qu’est ce qu’ils en savaient d’abord qu’on en était capables ? On aurait pu prendre peur, s’asseoir par terre et pleurer en s’imaginant perdus dans la jungle. Tu vois le tableau s’ils te font ce plan quand tu es avec tes clients qui ont payé une fortune pour leur trip ? Tu les imagines tes cliclis? Crises de nerfs, on est perdus dans la forêt, comment on va faire, on va crever ici etc. Pas très professionnel tout ça...

(à suivre...)
Pelni La (pou) Belle (Indonésie 1999) English translation pending
by Naps · 2013-07-13 · 9 replies
Un texte tiré de mon blog, je me suis bien marré à l'écrire et j'espère que vous en ferez de même à le lire...

PREMIER TOME, CHAPITRE III

La frontière indo-malaise... Je la passai sans peine, à bord d'un beau bateau en bois. Le douanier moustachu m'appose le tampon d'entrée, tout va bien, il ne me reste plus qu'à attendre le ferry qui est censé m'emmener, pour ceux qui dormaient lors du précédent chapitre, de Bornéo à Sulawesi. Ch'ais pas pourquoi mais je me dis qu'il va être en retard... En me promenant dans le port j'avise un panneau où il est écrit « désolé, le bateau est en retard de... », mais rien de précisé. M'ouais, pour qu'ils soient allés jusqu'à faire un panneau à ce sujet m'est avis que les retards en question doivent pas être rares et même fréquents, ça confirme mes craintes. Et, le temps s'écoulant sans voir le bout d'une proue pointer le bout de son nez, mes craintes se trouvent en effet, et justifiées, et confirmées, et entérinées. La salle d'attente est bondée d'une joyeuse pagaille. Ça clope bien sûr dans tous les coins et dans tous les sens, ça tchatche assis sur les bancs en plastiques durs ou par terre, la marmaille crie et court un peu partout, les déchets, jetés n'importe où et n'importe comment, s'amoncellent rapidement. J'avise une place de libre et m'installe, espérons que l'attente ne dure pas trop parce que le plastique dur précédemment cité n'est pas très confortable pour mes petites fesses qui, pour jolies qu'elles soient aux dires de certaines, n'en sont pas moins pas très rembourrées. Je suis le seul pâlot et bien sûr je ne passe pas inaperçu, et très vite me voilà à donner quelques interviews car les indonésiens sont extrêmement curieux à notre sujet. Les sujets évoqués sont souvent les mêmes, à savoir en premier lieu de quel pays on vient, son nom, si on est marié et si on a des enfants ; et en second lieu des questions d'ordre plus général sur la vie dans les pays occidentaux, notamment l'histoire des quatre saisons. J'ai remarqué que ça les travaillait beaucoup car eux n'en ont que deux, la sèche et la mouillée, et puis ils ont du mal à conceptualiser la notion d'hiver. Quand je leur explique que c'est comme le compartiment à glace d'un frigo mais à grande échelle, et que, s'ils veulent venir un jour dans nos pays (vu que ça aussi ça revient souvent dans les conversations et que c'est même carrément un de leurs grands rêves), il faut qu'ils commencent par s'entraîner à dormir dans ledit compartiment, je déclenche des mouvements d'horreur, eux qui ont froid dès que la température descend en dessous des 28 degrés. Tout d'un coup ça commence à s'agiter et je comprends que le paquebot est là. J'ai dit paquebot ironiquement, mais en fait c'en est bel et bien un qui s'offre à mon regard médusé, j'en tombe à la renverse ! Oui, un bateau de croisière, comme dans la série bien connue, un vrai de vrai avec sept ou huit ponts, ben ça alors, j'aurais pas cru... Made in Allemagne m'apprend-on fièrement, gage, s'il en est, de sérieux. Et de maintenance indonésienne, ajouté-je en mon for intérieur, là ça doit être un peu moins sérieux à mon avis... Le bateau accoste, bon, allez, on y va. Mais en fait non, on peut pas y aller, l'accès à la jetée est barrée par de grandes grilles. Toute la foule se presse, dans une ambiance très cage aux fauves, et ça pousse, ça pressurise, ça bain de foule à qui mieux mieux, mais en pure perte car ça passe quand même pas, c'est bel et bien bloqué d'une barrière infranchissable en métal forgé à toute épreuve d'un bon quatre mètres de haut. Des gens commencent à descendre et certains indos, des jeunes bien sûr, escaladent déjà les grilles et se précipitent à l'assaut. J'en vois même un qui est en train de grimper par la corde d'amarrage, ça n'a l'air de rien en le disant mais imaginez-vous quand même que la corde en question n'est pas droite mais en position oblique (donc le gars monte couché les quatre fers en l'air), et que le fier pourfendeur des océans fait huit étages de haut... Puis soudain comme une clameur, on vient de lâcher les fauves, les grilles ont été ouvertes ! Ça court dans tous les sens, ça se précipite à hue et à dia, la bousculade est inimaginable pour l'occidental non averti et seuls les hommes valides y participent, on n'y voit ni un vieillard, ni une femme, ni un gamin. C'est qu'il faut être costaud pour cette confrontation, t'as pas intérêt à tomber mon pote car tu te retrouverais piétiné en deux-deux. Tu joues ta vie quoi... Vu d'en haut ça ferait comme un grand V à l'envers formé de centaines d'individus, V qui se rétrécit devant la passerelle d'abordage et ondule au gré, non pas du vent, mais des efforts des composants du V pour se frayer un passage. La raison de cet empressement c'est qu'ils veulent tous choper un bon coin dans la classe économie, et quand on sait que la compagnie vend plus de tickets qu'il n'y a de places on comprend cet empressement. On le comprend par contre moins quand on voit la fameuse classe mais n'anticipons pas, nous n'en sommes pas encore arrivés à ce stade du récit... Kelas ekonomi comme ils disent, pas cher, pas de numéro, pas de lit, pas de matelas, compter dix euros ou moins par vingt quatre heures, c'est la classe qu'utilisent la majorité des indos. Si vous aviez vu la tête que je faisais au milieu de tout ça ! C'est que je m'étais bêtement laissé happer par la marée humaine et n'avais plus eu d'autre choix que de suivre la vague, une fois entré dans le maelström on ne le quitte plus... Une petite anecdote mignonne : sur les escaliers qui mènent au saint des saints (le pont économie) il y a un garde avec un gros bâton qui latte tout le monde sans distinction. Bim Bam Boum, tiens père/oncle/frère aîné et le reste de la famille, ça va t'apprendre à vivre ! Comme dit plus haut vu que j'étais encore bleusaille dans cet exercice de survie en milieu hostile je m'étais mis dans la première mêlée, sans réfléchir, l'instinct grégaire du mouton de Panurge à l'état pur quoi. Et je vois le moustachu avec son bâton, mal engagée l'affaire. Arrive mon tour, il lève son bâton, je me crispe pour accompagner le coup et... il m'épargne, magnanimité probablement due au fait que je suis un bule (prononcez boulé, ça veut dire albinos ou face de craie, c'est comme ça qu'ils nous appellent). En tout cas, quand on voit ça alors qu'il s'agit simplement de monter à bord, on peut imaginer ce qu'il se passerait s'il y avait un vrai problème et que leurs vies étaient réellement en jeu. Remarque, si le bateau coulait je verrais assez bien les employés fermer les portes du pont économie (comme dans Titanic) parce que de toute façon il n'y a pas assez de places dans les canoës de sauvetage. Ils le font d'ailleurs tout le temps lors du contrôle des billets après chaque escale, au mépris de toutes les règles de sécurité (il faut dire à leur décharge qu'il y a beaucoup de gruge), une raison de plus qui explique pourquoi lors de mes voyages ultérieurs j'avais intégré qu'il valait mieux dormir au niveau du pont supérieur. Ben oui, s'il y a un problème pas de cohue, je suis juste à côté des chaloupes, il a l'air bête comme ça le naps mais il gamberge quand même un peu des fois. Une raison de plus dis-tu naps ? Mais quelles étaient les raisons premières ? Ah c'est bien, y en a au moins qui suit ! Les raisons premières, elles sont évoquées, et même dévoilées, n'ayons pas peur des mots, dans ce qui suit... À force d'embarquements tous plus chaotiques les uns que les autres, et après certaines expériences de voyage dont il va être question, j'avais fini par comprendre qu'en fait il faut laisser passer la première vague de locaux et que ça ne sert a rien de s'affoler pour les places. Parce que tu dors où tu peux, mais surtout pas au pont économie. Ça crie et ça braille jusqu'à pas d'heure, et à cinq heures et demi du mat' ça redémarre avec la télé à fond, le premier réveillé l'allume. C'est parti, tout le monde se lève, retour à la case cris et braillage. Ils fument tous comme des pompiers, crachent partout et jettent leurs détritus où bon leur semble, et si t'es pas loin des chiottes t'as gagné le pompon, tu pourras chanter de tête « le bruit et l'odeur » à la fin de la traversée. Ça pue, il fait chaud, vraiment pas l'idée qu'on se fait d'une croisière dans l'archipel indonésien qui, comme il est pourtant écrit dans les prospectus touristiques qui se respectent, est « le plus grand archipel du monde dont chaque île est comme une perle qui s'égrène sur une mer d'émeraude ». Z'ont pas du voir les employés balancer les sacs d'ordures à la baille ceux qui ont écrit ça ! Je me rappelle, la première fois que je les ai vus faire... Le gars ficelle de gros sacs poubelle, après avoir balayé un peu partout et réuni, sans mentir ou presque, des tas d'ordures si hauts qu'on dirait des immeubles, puis, par une écoutille au préalable ouverte, balance le tout à l'eau. J'ouvre des yeux effarés et le gars me regarde, ben quoi, qu'est ce qu'il y a le bule, t'as jamais vu ça ou quoi ? Ben non, j'avais jamais vu ça... Un peu partout dans le bateau il y a des panneaux où il est écrit « ne jetez pas les ordures à la mer », mais je crois qu'ils auraient dû ajouter « laissez nous donc le faire pour vous, chers estimables et estimés passagers ». Et plus tard, en discutant avec des gens qui habitent des îles plus ou moins sur le parcours de ces tas de ferraille et d'immondices flottants, j'apprendrai que souvent les sacs en question se retrouvent éventrés sur les plages, sympa... Une fois que tu t'es trouvé une place peinarde dans un couloir tu y installes ta natte que tu avais achetée au préalable, et là tu es déjà un peu plus au calme (si tant est que tu as réussi à trouver un coin pas trop bondé). T'as pas de natte ? Quel étourdi tu fais ! Ben va falloir dormir à même le sol alors... Remarque normalement d'après le règlement, qu'il m'a été donné de lire, chaque passager en classe économie a droit à un matelas gratuitement. Mais tu connais la différence entre la théorie et la pratique, et souvent l'équipage les loue. Quoique des fois en la jouant fine j'ai eu réussi à en obtenir un sans payer, mais encore faut-il qu'il en reste car c'est loin d'être toujours le cas. Bon, après tout ça y a le problème de la bouffe... Il faut avant la traversée avoir eu la présence d'esprit d'acheter des provisions, sinon on est condamné à faire la queue misérablement, dans une atmosphère de réfectoire de prison et de loi de la jungle car ça coupe la file d'attente à tout va, pour obtenir le Saint Graal, à savoir : un peu de riz blanc, deux haricots cuisinés à l'eau et une tête de poisson. La visite des cuisines est par contre hautement recommandée si on a sa bouffe et en conséquence pas besoin de manger ce qui sort de ladite cuisine. Notamment les cuistots, bottes en caoutchouc aux pieds, ça vaut le coup d'œil ! Ensuite, la douche... Les douches économie font plus penser à des chiottes qu'autre chose, là par contre je te les recommande pas. Les douches des troisième classe, un peu mieux mais encore assez réminiscentes d'un lieu d'aisance, le problème étant que les indos, quand ils ne pissent pas directement dans l'entrée (sur le mur ou par terre, ça dépend de la sensibilité de chacun et tous les goûts sont dans la nature), ont la sale habitude de pisser dans la douche (sans la rincer bien sûr), au lieu d'aller pisser dans les toilettes qui sont juste à côté, va comprendre pourquoi. La bonne combine : les douches de l'équipage au deuxième pont. Les seules à être relativement propres, car d'une part comme ce sont les leurs ils y font gaffe, et d'autre part la populace ignorant leur existence se trouve par là même dans l'incapacité d'y exporter son incontinence. Une fois ces formalités accomplies tu vas voir venir à toi les locaux, si ce n'était déjà fait. Ils travaillent en équipe, quand l'une a fini de t'interviewer une autre arrive, l'ennui étant que les questions sont quasiment toujours les mêmes. Au début c'est rigolo mais au bout de la dixième escouade ça lasse un peu dirais-je. Le problème c'est que je n'ai pas le cœur de les rabrouer. Déjà ils ont de tels sourires désarmants que je n'arrive pas à les envoyer promener, et puis je me dis que je suis dans leur pays, qu'ils n'ont pas souvent, si jamais, l'occasion de rencontrer un étranger, qui plus est un spécimen qui parle leur langue, et aussi que, si pour moi c'est la ixième interview, pour le ou les gars qui sont en face c'est la première. Soupir, allons-y... Et ne crois pas y échapper en faisant semblant de lire. J'ai essayé, ça les arrête pas, le keum te chope le bras : hé mister, mister s'appelle comment ? Mister vient d'où ? etc. Si tu fais style tu dors ça peut marcher, mais c'est pas gagné non plus. La seule chose qui les stoppe à coup sûr c'est si tu manges, parce que chez eux c'est pas poli de parler à quelqu'un en train de se sustenter, sauf que tu imagines bien qu'on ne peut pas se livrer à cette activité toute la journée, surtout si on a vu les cuisines quelques lignes plus haut. Après, des fois on rigole, et pas qu'un peu ! Un petit pot pourri des sujets de discussion ? Je vous préviens, ça va chauffer, j’espère que les enfants sont couchés. Et quand à vous, tenez-vous bien... Donc après les questions d'usage sur la famille etc. (voir plus haut), ça dégénère assez vite sur en dessous de la ceinture, sujet qui les intéresse vivement s'il en est, on pourrait même dire que ça les passionne (normal vu qu'il s'agit de passion). Pour commencer ils te demandent souvent si c'est vrai que chez nous les filles sont gratuites et que l'amour est libre. Et de là ça enchaîne... Dis mister, chez toi quand vous faites Tac Tac, vous faites ça n'importe où dans la rue ? Meuhhh non, quand même, on n'est pas des animaux ! Hé mister, c'est vrai que vous les bules vous avez des bicous plus gros que les nôtres (ça, ça les travaille à mort) ? Ben je sais pas, j'ai jamais vu les vôtres... Le mien, il est comme mon gros orteil mister ! Et moi mister, le mien il fait 12 centimètres ! Ah oui, en effet... Mais toi mister le tien il est comme le bras, je l'ai vu dans les films ! Attention, les gars que t'as vu dans ces films c'était pas moi, et puis moi il est comme ma cuisse, comme le bras c'est petite taille ! Là le mec te regarde avec des yeux mi-admiratifs, mi-horrifiés, et tu te sens obligé de lui dire que tu plaisantais... Une autre : mister, comment on fait pour tenir longtemps quand on fait Boum Boum ? Parce que moi deux minutes et c'est fini, j'arrive pas plus... Du coup on se lance dans un petit cours sur le sujet, mais que je ne rapporterai pas ici parce que je sens que je vais me faire engueuler. Des fois ça dérive sur le : mister connaît l'huile de cobra ? Nan, c'est quoi ? C'est de l'huile qui vient des USA, on s'en badigeonne le tchitchou et il devient plus gros. Je viens d'en acheter une bouteille, qu'est-ce que mister en pense ? Fais voir... Sur la bouteille on lit les précautions et recommandations d'usage mais, même si les ricains prennent parfois des libertés avec la version oxfordienne de leur langue, c'est écrit dans un si mauvais anglais que je doute que ça provienne des États-Unis... Autre variante, bio celle-là : mister, tu connais les feuilles de l'arbre machin chose qu'ils ont en Irian Jaya ? Non, c'est pour quoi ? Ben tu t'en enveloppes le zbibou et après un moment il double de taille ! Ça a l'air pas mal, père devrait essayer ! Non, ma femme est plus toute jeune la pauvre (car le type en question devait bien avoir la cinquantaine), je peux pas lui faire ça !

Encore une : moi mister, quand je taquine la belette je mets deux capotes, comme ça mon truc il est plus gros ! Oui en effet, quelques microns de plus, y a pas de petit gain ! Il est temps de changer de sujet, pas que je me fasse accuser non plus de n'avoir que des conversations d'obsédé : mister, il y a le soleil dans le pays de mister ? Oui, bien sûr ! Et la lune ? De même ! Et les étoiles ? En effet ! Le gars ne dit plus rien, et je vois qu'il gamberge... J'ajoute, pour finir et avant qu'on ne me traite de raciste et/ou de je ne sais quelles bêtises, que je ne me moque pas des indos, je les aime bien, même si leurs manières puériles peuvent devenir un peu fatigantes à la longue. Nous aurions sûrement les mêmes conversations que celles évoquées plus haut si, comme eux, nous n'étions pas ou peu allés à l'école, avions été élevés dans un système où tout est fait pour éviter qu'on s'ouvre l'esprit, et vivions dans des îles où on est loin de tout et n'a aucune ouverture sur l'étranger. Et puis de toute façon, la valeur d'un homme ne se mesure pas au nombre d'années qu'il a passé à l'école, ni à sa fortune. C'est un peuple jeune qui adore se marrer, ils sont très demandeurs à ce niveau avec tout ce que ça implique de bon comme de mauvais (le bon c'est que la vie n'y est pas triste, le mauvais c'est que certains aiment bien se moquer et à fortiori des étrangers, et aussi qu’il y a un énorme manque de sérieux généralisé dans le pays avec les conséquences qu’on devine sans peine), et hyper bon public à tel point que naps et ses vannes à deux balles se prend des fois pour le comique du siècle. Une dernière, pour la route : mais vous savez les gars, chez nous nos femmes elles sont pas faites comme les vôtres en Indo ! Ah bon ? Ben oui, leur truc il est pas vertical mais horizontal ! Mais comment vous faites alors ? On se débrouille, on se met sur le côté, tout ça quoi... Ah dis donc, ça doit pas être évident ! Meuhhh non, je plaisantais voyons ! Et tout finit dans des rires, c'est l'Indonésie... Après tout ça une bonne nuit de récupération quand même, tu l'as bien méritée ! Quoique si tu te sens y a encore la séance de cinéma de vingt heures trente. Annoncée au micro, elle met en scène de belles actrices (dixit le message), et il s'agit ni plus ni moins d'un film de fesses. Oh, pas un gros truc bien hard et bien sale mais une bonne pellicule érotique de derrière les fagots, et de quoi se rincer l’œil comme tu peux imaginer. Je le sais de source sûre car j'en ai été spectateur, et gratuitement en plus, un soir où un membre de l’équipage m'avait invité à visionner l'un de ces chefs-d’œuvre cinématographiques. Ça avait été intéressant, pas pour le film, parce que ce genre de choses ne m’intéressent pas en tant que spectateur (je préfère être acteur, mais sans spectateurs, je sais pas si tu me suis) et que j’étais parti au bout dix minutes, mais bien plutôt pour l'ambiance, très masculine, très moustachue et très enfumée. En indonésien ils appellent ça un échauffement, échauffement pour quoi je ne saurais dire vu la promiscuité qui règne à bord et vu que les toilettes ne sont pas très inspirants pour une galipette à deux ou un soulagement en solo. Il est temps maintenant d'aller te coucher, tu as eu une journée bien remplie ! Vers quatre heures du matin le micro beugle en distorsion l'appel à la prière (où quasi personne ne va mais au moins les apparences sont sauves, faut pas oublier qu'on est en terre musulmane), puis sur le coup des six heures tes voisins d'infortune vont te réveiller car c'est l'heure du petit déj', qu'ils ne manqueraient pour rien au monde et on les comprend : du riz blanc mal cuit, un œuf dur et un peu de sauce qui pique, ça excite les papilles tout ça et il serait dommage que mister loupe ce mets de choix parce qu’il dort. Dans certains bateaux il y a une grande affiche avec des photos de types qui ont la tronche explosée, et pas qu'un peu. Commentaire en bas : voilà ce qui arrive aux pickpockets !!! Discussion avec d'autres passagers : oui, l'autre jour ils ont chopé un voleur et ils l'ont jeté par dessus bord. Mais ils ont quand même prévenu le Kapten (capitaine) le lendemain. Ah bin ça va, sauf que le Kapten il a pas détourné le bateau pour autant. Et même s'il l'avait fait, sans coordonnées GPS tu penses un peu s'il aurait trouvé le pauvre gars... Alors tu multiplies tout ça par le nombre de jours pour lesquels tu as signé et tu obtiens une croisière inoubliable, crois-moi. Surtout que je t'ai pas tout dit (et ne te le dirai pas quoi qu'il en soit, ça remplirait des volumes entiers), il y a aussi les armées de cafards, les escales, et bien sûr le meilleur pour la fin : tous les imprévus genre un moteur qui tombe en panne ou le bateau qui se tanque sur un récif de corail, voilà qui met du piment dans une vie jusque là un peu morne et tristounette... Quoi ? Tu veux que je détaille ? Soupir encore, j'aurais dû rien dire. Bon, allez, c'est reparti ! Alors les cafards, ou les blattes, je sais pas trop (je suis pas entomologiste), sont légions. Les gros on les voit rarement, ils se planquent dans la cale. Par contre il y a donc ces légions de plus petits, sont-ce leurs rejetons, ou sont-ce une autre espèce, va savoir, mais ce que je sais c'est qu'ils courent partout et que contrairement à leurs aînés ou cousins les gros qui, eux, ne sortent pas quand il y a de la lumière (d'où la bonne combine de dormir la lumière allumée quand on est dans une chambre qui en est infestée, merci qui une nouvelle fois ?), ceux-là ont du développer une photophilie et s'adapter au fait que la lumière ne s'éteint jamais à bord (je te l'avais pas dit ? Exact, voici donc l'oubli réparé) et sont actifs vingt-quatre heures sur vingt-quatre. C'est d'ailleurs à cette époque que j'avais pris le réflexe de vite refermer mon sac après l'avoir ouvert, pas envie d'avoir des passagers clandestins... Ce sont ce genre de choses qui nous rapprochent, nous les hommes des villes où la nature fait cruellement défaut et qui en sommes si cruellement coupés, de la même nature et de ses beautés insondables, sont-y pas mignons les petits cafardous ? Les escales, je m'en étais fait une justement pendant ce voyage et l'embarquement, vu d'en haut, ça valait vraiment le détour. Un ras de marée, un tsunami de têtes aux cheveux noirs essayant de monter à bord dans un beau ballet synchronisé en V majeur. Il y en a, les petits malins, qui essaient de tricher en escaladant la passerelle par les côtés. D'autres, arc-boutés sous leur charge, ne voient pas ce qui se passe devant eux mais poussent de bon cœur. Plus tous le reste de la troupe, sans oublier le moustachu bastonneur. Le plus surprenant étant que ça a l'air de bien leur plaire ce contact humain poussé à l'extrême, car on ne décèle que rarement de l'énervement ou des invectives. Bon et sinon, tu avais été au courant de l'Umsini qui s'était planté sur un récif de corail à Nabire en 2001 ? Je parie que non, en France ça n'avait même pas dû paraître dans la rubrique des chiens écrasés, pourtant ici je t'assure que ça avait été l'événement de l'année. Imagine l'Umsini en question, 140 m de long sur genre 30 ou 40 de large, 8 ponts, 2000 personnes à bord (enfin 2000 places, le nombre de passagers exact restant une inconnue dans cette savante équation), et évidemment tout l’équipement moderne qui va avec, GPS, cartes marines très précises etc. (t'es déjà allé dans la cabine de pilotage ? C'est intéressant), du bon matériel en somme. Seulement voilà, et désolé de persifler à nouveau mais tu commences à y être habitué, les officiers, je les connais les gabarits, ils sont souvent avec des filles. D'où je tiens cette information ? Je la tiens du fait qu'à ma grande époque (c'est à dire l'époque où la topographie de ces bateaux n'a plus eu de secret pour moi) je dormais quasiment à chaque fois dans le havre de paix et de tranquillité recouvert d'une moelleuse moquette qu'offre le petit couloir derrière leurs quartiers (au niveau du pont supérieur, ne t'inquiète pas, quoi qu'il arrive je ne suis jamais loin des chaloupes, je te l'ai déjà dit), et je voyais souvent passer ces messieurs avec des filles disons légères, pour ne pas dire de joie, d'après les locaux elles paient leur voyage en nature. Il m'a bien semblé voir aussi de la bibine, genre l'officier, dans son bel uniforme immaculé, une boutanche à la main et le rire gras, faisant pénétrer une créature (avant de pénétrer dans la créature j'imagine, mais je m'égare), que je subodorais n'être pas de sa famille, dans sa chambre. Et quel rapport avec l’affaire qui nous intéresse ? Patience, j’y viens… Tout ça pour dire que, malgré le GPS et tout le reste, ils ont trouvé moyen de planter leur paquebot sur un récif de corail et le rafiot resta là, plus possible de le bouger. Je subodore encore, et c'est là qu'intervient le persiflage précédemment cité, que le type en charge du bateau à ce moment devait soit être bourré, soit occupé à lutiner une petite, soit les deux à la fois, soit carrément déjà parti au septième ciel et dans ces instants-là, comme chacun sait, les responsabilités sont le cadet de nos soucis, ainsi est faite la race humaine (je me sens obligé de rajouter un peu de philosophie pour ne pas qu'on m'accuse d'évoluer au ras des pâquerettes, vu que je viens quand même de révéler certains aspects on ne peut plus triviaux de nos petites existences terrestres)... Gros titres dans les journaux, et grosse histoire au niveau national. Tentative de sortir le tcharafi, avec six cordes grosses comme le bras (je cite, d'après la feuille de choux), et devine quoi ? Elles ont cassé !!! Ben oui, pense un peu, six cordes pour un bateau comme ça, c'est comme si tu voulais tracter une voiture avec un fil à rôti... Le temps passa et ça a fini par faire une semaine que le machin était tanqué. D'après les journaux les passagers encore à bord (car ils n'avaient pas tous été évacués) avaient tout ce dont ils avaient besoin à disposition (nourriture, eau etc.), ce dont je doute fort. Pourquoi n'avaient-ils pas tous quitté le navire ? Paraît-il que c'était rapport à ce qu'ils avaient payé leur ticket jusqu'à Jayapura (qui était encore à facile un bon jour et demi de traversée) et qu'ils ne voulaient pas le perdre, parce que le service après-vente, tu me suis. Au final ils ont quand même réussi à sortir Umsini de sa prison corallienne, et il est parti à Singapour pour une révision. Pourquoi Singapour ? Ben c'est qu'il avait besoin d'une sacrée remise en état après toutes ces émotions et ma foi, les indos sont peut-être fiers de leur pays mais ils en connaissent aussi les limites au niveau fiabilité, si tu vois ce que je veux dire... L'intéressant c'est que je l'ai repris une fois cet Umsini, un peu après la catastrophe. Ce que j'y ai vu me fait dire qu'à mon humble avis les indos restés à bord lors des événements ont dû stresser, et pas qu'un peu, car tout était cassé, et pas qu'un peu non plus. Je sais que même dans les autres bateaux beaucoup de choses sont hors d'usage, comme les robinets que j'ai remarqué ne pas tenir plus que cinq ans après la mise en service (les ayant presque tous pris leurs tas de ferraille j'ai pu me livrer à quelques comparaisons, dans un esprit évidemment rigoureusement scientifique), les pommeaux de douche disparus, les portes qui ne ferment plus, les pissotières vrillées (ils pissent des cailloux les indos ? Non, je t'ai déjà dit qu'ils pissent dans les douches. Dans les pissotières ils vident leurs bols de nouilles, ça bouche, la maintenance débouche mais ça revide des nouilles et ça rebouche, et fatalement au bout d'un moment la maintenance aussi elle en a plein les nouilles et elle laisse tomber. Ensuite certains malins doivent s'amuser à finir le boulot et ça donne des urinoirs qui pendent sur leur tuyau d'évacuation) etc. ; mais là, c'était pas comparable. Car je l'avais déjà pris avant l'accident cet Umsini et donc je le connaissais, c'est le quatrième plus vieux de la flotte et partant de ce fait il était déjà bien moisi, mais pas à ce point : des tags partout, les lampes explosées, les parois des douches fracassées, les portes dégondées et pour se laver il n'y avait plus qu'un gros jerrycan qu'on remplissait au tuyau... Bon, je vous livre en vrac toutes ces considérations, mais je vais vous en demander à vous aussi de la considération, souvenez-vous qu'à l'époque où ce récit se déroule je n'avais pas été informé de tous ces paramètres vu que je n'en étais encore qu'à mon voyage inaugural. Et en conséquence je vous prierai de ne pas trop vous moquer de la maladresse dont je vais faire preuve dans les pages qui suivent, car j'allais de surprises en surprises, ou plutôt de chocs en chocs, retour à l'action proprement dite. Après avoir passé l'homme au bâton, et après avoir survécu à la montée de la passerelle comme certains survivent à la descente des marches à Cannes, je me retrouvai dans la place. Tout de suite j'essaie de monter sur les ponts supérieurs, probablement mû par une certaine intuition car je vous jure sur la tête de Pelni que je n'avais pas lu le texte ci-dessus. Le satpam (sorte de garde) m'arrête. Hep, mister va où ? Ben en haut, ça se voit pas ? Fais voir ton ticket ! Le voilà monsieur ! Désolé mister, c'est réservé aux passagers classe ! Là, je me sens obligé de faire une petite précision. Il n'a pas insinué que je n'étais pas classe, et n'aurait pas osé d'ailleurs vu ma prestance latine naturelle. Passager classe est une traduction littérale de l'indonésien et ça veut dire passager de première, deuxième ou troisième classe, par opposition au passager de classe économie que je suis et qu'ils appellent passager économie. Ce petit point de détail précisé revenons au récit... M'étant donc fait éconduire poliment il ne me restait plus, tel Daniel entrant dans la cage aux lions, qu'à prendre une grande inspiration et me jeter à l'eau du pont ekonomi. Bobobobobo, le tableau, comment vous décrire ça ? Ça va être dur car le vocabulaire humain est souvent trop limité par rapport la réalité… Il s'agit d'un grand dortoir, avec des séries de genre de strapontins surélevés (normal pour des strapontins me direz-vous, et vous avez raison) sur lesquels s'entassent des grappes humaines. C'est noir de monde, il y en a partout. Sur les promontoires comme j'ai dit, mais aussi à côté, en dessous, dans les couloirs, devant les chiottes, partout vous dis-je ! Plus des gens qui vont et viennent plus ou moins chargés de colis, sacs, ballots et que sais-je encore. Ça braille, ça hèle, ça rigole, ça fuse dans tous les sens, et bien sûr ça se moque de mister qui a l'air bien paumé au milieu de toute cette agitation baignant dans une atmosphère moite, mélange d'humidité, de fumée de kretek et d'autres fumets plus ou moins identifiables. Au moins la situation est claire, même si j'avais voulu dormir là-dedans j'aurais pas pu car il n'y a tout bonnement plus une place, sauf peut être un demi mètre carré pile à côté des latrines mais ça va, je passe mon tour. Je traverse tout l'étage, même constat partout. À l'avant du bateau il y a un escalier, mais il est bloqué par une grille cadenassée et les indos me disent : non mister, là c'est pour les passagers classe (même remarque que précédemment) ! Que faire ? Je tente les escaliers extérieurs, ça passe, j'arrive sur le pont supérieur. Je vais et je viens comme dit la chanson, c'est occupé partout sauf à des endroits en plein cagnard. Je compte trois portes, elles donnent sur des halls qui mènent aux escaliers intérieurs. Une a l'avant, elle est fermée à double tour. Une au milieu, elle est ouverte mais c'est, une fois de plus, noir de monde. Une à l'arrière, idem. Pas le choix, on va cuire au soleil… Je déroule mon tapis de sol, et me prépare à goûter un repos bien mérité après toutes ces émotions. De courte durée qu'il sera le repos, car voilà déjà la famille hello mister qui s'annonce. Ça démarre, au début ils me parlent timidement dans un anglais plus qu'approximatif et la plupart du temps limité à « where from ? » (d'où tu es ?) et « what is your name ? », quand pas seulement « name ? ». Puis ils se détendent quand ils voient que je maîtrise leur langue. Chouette, un mister qui parle indonésien ! Pour les conversations voir plus haut, je vais pas recommencer... Remarque, j'avais oublié de mentionner un autre sujet qui les intéresse particulièrement à savoir la question de l'argent. Bon ça va, j'ai compris, je reprends... Combien gagne mister ? Là c'est difficile de répondre. Je ne veux pas mentir mais je ne peux pas non plus le leur dire, pensez donc qu'un mois de SMIC de l'époque ça faisait plus qu'un an de salaire local. Il faut noyer le poisson : euhhhh ben tu sais, si je te disais combien on gagne chez nous ça te semblerait beaucoup, mais faut voir qu'en France tout est cher donc au final c'est un peu pareil, un café ça vaut tant, un paquet de clopes (la référence ultime dans le coin) c'est tant etc., et autres pirouettes du même acabit, la plupart du temps ça marche et ça me permet d'éviter de cracher le morceau. Et un dollar ça fait combien de roupies mister ? Je sais pas trop, chez moi on n'a pas des dollars, on a des francs ! Ah bon ? Je croyais que vous aviez des dollars. Mais vous faites pas partie de l'Amérique alors ? Pourtant vous parlez anglais ? Non, pas vraiment ! L'Amérique c'est le contient américain et nous c'est le continent européen, entre les deux y a genre 6000 bornes d'océan Atlantique. Et quant à la langue, on parle français. Tiens, écoute : je lui baragouine deux trois phrases dans notre belle langue, histoire qu'il comprenne qu'elle n'a rien à voir avec ce pauvre dialecte qu'est l'anglais. S'ils ne sont pas très calés en géopolitique, au niveau foot en revanche ils en savent beaucoup plus que moi qui ne m'intéresse pas du tout, mais alors pas du tout, à ce sport. Ils connaissent les noms de la plupart des joueurs des grandes équipes européennes et sont au courant des derniers matches de la ligue je ne sais quoi. En plus la France avec un grand F venait de gagner la coupe du monde, et le prestige des tricolores rejaillissait en plein sur ma modeste personne. Mister est français ? ZINEDINE ZI-DANE !!!!!!!! Plus connu que Chirac le Zinedine, et en plus il est musulman, d'où admiration-identification encore plus forte. Et ils ne comprennent pas que perso je m'en tamponne le coquillart de tout ça. Mister doit être fier d'être champion du monde ! Fier de quoi ? Moi je suis champion de rien du tout ! Mais si voyons, le pays de mister a gagné la coupe ! Bah ! J'ai rien gagné du tout, et d'une j'étais pas sur le stade, et de deux j'ai pas touché la prime ! Abîme d'incompréhension... Autre sujet d'interrogations, le billet d’avion. Il a coûté combien ? Là c'est plus facile, je dis la vérité tout en néguant (noyer en provençal) le poiscaille : je peux pas dire, je n'ai volé que jusqu'à Bangkok et j'ai fini par la route et la mer, atterrir directement à Jakarta ça revient trop cher ! OK mais quand même mister, vous avez des sous vous autres en Europe ! Oui, mais c’est pas tombé du ciel, figure-toi que par chez moi on bosse. Dans le temps on était aussi pauvres que vous, voire pire parce que chez nous il fait pas chaud toute l'année et que la nature est pas aussi généreuse qu'ici, il y avait même des famines. Ici, on plante une branche dans la terre et sans s'en occuper elle prend racine et donne un arbre. En France si tu veux des récoltes t'as intérêt à te bouger, et t'as intérêt à stocker en vue de l'hiver ! Pourquoi mister ? Pourquoi ? Tout simplement parce que l'hiver y a rien qui pousse, il fait trop froid. Vous ici, vous êtes des fainéants, je le sais, vous dites de vous-mêmes que vous avez la « budaya santai » (culture du laisser aller) ! Gros rires des locaux, ils savent bien que c'est vrai... Quand vous bossez une journée, le temps où vous travaillez vraiment c'est à peine une heure ou deux, et le boulot que vous faites il est pas droit parce que vous vous en foutez, vrai ou faux ? Re-rires... Si aujourd'hui vous avez bien gagné, demain vous n'irez pas travailler et vous vous la coulerez douce tant que les sous dureront, pas vrai ? Et dans les campagnes, souvent vous envoyez les femmes travailler les champs et vous les mecs vous restez au village à fumer la kretek et à boire du café, me trompé-je ? Ah ben dis donc mister, tu connais bien la culture indonésienne ! Connaître bien je sais pas, mais disons que je suis pas aveugle... Bon bien sûr je schématise, mais ce que je veux leur faire comprendre, sans rentrer dans un cours d'économie mondiale appliquée, c'est qu'on n'a rien sans rien et que c'est pas le tout que de vouloir avoir des sous, encore faut-il s'en donner les moyens. Oui, mais ici c'est dur mister, y a la corruption et tout le reste ! En France aussi il y en avait, seulement mes ancêtres se sont battus et ont fait des révolutions, et le gouvernement a été obligé de partager un peu plus équitablement les richesses. Vous ici vous êtes trop dociles, vos dirigeants vous marchent de longue sur la face et vous ne dites jamais rien, tout ce que vous savez faire c'est vos petits plans et vos petites combines en douce ! C'est vrai mister, mais quand même... Quand même de quoi ? Et les chinois alors ? - là j'enfonce le clou - Les chinois, ils sont arrivés ici en Indo à l'époque où la Chine crevait à moitié de faim, et ils avaient pas un radis. Et qu'est ce qu'ils ont fait ? Ils ont travaillé, et travaillé, et travaillé, comme des chinois quoi. Le résultat ? Beaucoup sont devenus riches alors que dans le même temps vous, qui êtes pourtant dans votre pays, vous n'avez rien fait et êtes toujours aussi pauvres, CQFD... Je comprends que vous n'aimiez pas trop bosser, mais dans ce cas il faut en accepter les conséquences et ne pas se plaindre ensuite ! En fait, jusqu'à il n'y a encore pas si longtemps ils acceptaient parfaitement vu qu'ils ne connaissaient que ça. Puis sont arrivés la télé, les films américains à deux balles, les médias, et ils ont commencé à voir comment on vivait dans nos pays. De là la donne a changé, sans parler du fait que tous ces films leur donnent une vision fausse de l'Occident car ce n'est pas tout le monde qui a une limousine de dix mètres de long et vit dans un duplex de 200 mètres carrés. Ils ne me croient d'ailleurs jamais quand je leur dis que je n'ai qu'un vélo, mister est riche et il a une belle voiture, c'est bien connu du reste, tout le monde sait ça en Indo. De nos jours Internet et les téléphones portables en ont remis une couche, mais en 1999 on n'en était pas encore arrivé à ce point et le moment n'est donc pas encore venu d'en parler... Dernier sujet d'importance, la religion. C'est quoi la religion de mister ? Oulalah, question difficile ! Disons que je suis croyant en ce sens que je suis convaincu qu'il existe quelque chose de supérieur à l'homme et que je respecte toutes les religions, mais je n'adhère à aucune ! Pourquoi ? Parce que même si la base est valable je pense que de nos jours elles sont toutes corrompues. Trop d'argent, trop de pouvoir, trop de combines, ça fait bien longtemps que le souffle des origines s'est perdu. Mais alors quand tu seras mort comment tu vas faire ? Elle va aller où ton âme ? Parce que si t'as pas de religion tu vas aller en enfer ! En es-tu bien sûr ? Pour moi on n'est pas jugé vis à vis de sa religion, mais vis à vis du bien et du mal qu'on a fait. J'ai rencontré des tas de croyants qui étaient de sales types, et en contrepartie des athées qui étaient de supers mecs ! Oui mister, mais faut quand même choisir une religion, c'est important ! Je vous fais grâce de la suite de ces discussions hautement théologiques, et notamment de la question de la pertinence ou non de la carotte et du bâton suivant les époques et les civilisations, une fois de plus un abîme d'incompréhension s'ouvre et laissons le Bon Dieu se gratter la tête pour savoir où il va me caser après ma mort... Et ainsi de suite, et ainsi de suite jusqu'à ce que, satisfaits, ils s'en aillent pour laisser la place à leurs confrères. Une équipe, une deuxième, une troisième et au bout de la je sais pas combientième je sature et déclare forfait, je m'allonge et fais celui qui dort... Un peu plus tard, tiens, des occidentaux ! Ils ont du monter à un port antérieur car je ne les avais pas encore vus. En anglais dans le texte : Salut ! Salut ! Les politesses d'usage puis on parle de trucs de blancs, de choses et d'autres comme on dit. Ils me demandent : mais tu dors où ? Ici même, sur ce tapis de sol sur lequel on est assis en train de cuire, et vous ? Nous, on est en première (mazette ! Me dis-je en mon for intérieur). Tu veux venir dans notre cabine ? Tu peux même prendre une douche si tu veux, on a une salle de bain. Ça c'est pas de refus, merci beaucoup, parce que les douches économie j'avais décidé d'en bifurquer ! Pas mal du tout ces cabines de première, si un jour j'ai une cops ça me dirait bien de m'en payer une, c'est romantique à souhait. Petite chambre à deux lits, salle de bain perso, tout ce qu'il faut pour ce genre d'aventure. Mais on n'en est pas là hélas, et après un moment je quitte mes hôtes et retourne à ma solitude (qui n'est pas si solitaire que ça si vous me suivez toujours). Viens l'heure de la graille et je descends à la cantine. Queue d'un kilomètre de long et vas-y que je te pousse et te repousse et te passe devant, sainte patience. Le résultat est une maigre et peu ragoûtante pitance que je mange, pas par plaisir mais parce qu'il faut bien se sustenter. Et ne me dites pas que je suis un blanquet délicat parce que les locaux eux aussi se plaignent, et ils ont raison, le prix du billet est quand même assez élevé en regard des standards locaux et sans aller jusqu'à servir des filets mignon il ne serait pas très difficile de faire un petit effort et de balancer au moins une mauvaise sauce pour donner un peu de goût… Une fois fini ce festin digne d'Épicure je rapporte, comme un bon petit occidental que je suis, le plateau repas en fer cabossé là où je l'ai pris et m'aperçois que je suis bien le seul car les autres ont été abandonnés ici ou là un peu partout, j'en verrai même dans les chiottes. Je remonte à mon palace sur le pont, le soleil a fini par tomber et la température aussi, y a du progrès. Ça repart de plus belle, mister par-ci, mister par-là, impossible d'être tranquille un moment. J'aimerais bien fixer l'horizon, les yeux perdus dans le vague, comme on dit dans les romans, histoire de voir l'effet que ça fait, mais impossible vous dis-je ! Tout d'un coup je me rappelle d'une conversation avec d'autres touristes qui m'avaient dit qu'ils avaient fini dans les cabines de sauvetage. Tiens oui, pas une mauvaise idée ça... Normalement l'accès en est interdit mais comme disent les indos : les règles c'est fait pour être transgressé ! Ahhhhhhhh, quel bonheur, enfin seul ! Je m'allonge et me détends…. Au bout de même pas cinq minutes : hello misterrrrr !!! Oh non, c'est pas possible, y en a qui m'ont suivi... Cette fois ça suffit, tant pis si je passe pour l’étranger mal poli de service mais fini les interviews, j'en peux plus. Les gars m'interrogent, je réponds pas, désolé, j'ai déposé le bilan. Je finis par m'endormir, avec le ciel pour toit, une banquette en fibre pour lit, et une bonne demi-douzaine d'indos autour de moi qui, ayant trouvé la combine bonne, ont décidé de squatter là eux aussi. Je passe sur la journée du lendemain parce qu'on m'a dit que dans les livres il fallait éviter les répétitions, paraît-il que ça lasse les lecteurs. Toujours est-il que les côtes s'annoncent, puis se dessinent pour de bon, et finalement nous voici arrivés au port de Pantoloan, à quelques kilomètres de Palu la capitale de la province de centre Sulawesi. Ça faisait déjà bien une heure que les indos s'entassaient devant les portes et jouaient au pousse-pousse, mais j'avais décliné l'offre et attendis sagement qu'on ait réellement accosté avant de me rejeter dans la mêlée, chat échaudé craint l’eau froide ! Pourquoi naps, pour descendre aussi c'est le foutoir ? D'après vous ? Sans commentaires, surtout que c'est plus coton dans ce sens vu les lois de la gravité... Une fois sur le plancher des vaches moins deux je l'embrasse, à l'instar de l'autre hypocrite que ses amis mafieux vont bientôt canoniser (quoi ? Je suis vraiment vilain de parler ainsi du saint homme et de la sainte institution qu'il représente ? Ouais t'as raison, j'espère qu'ils me donneront l'absolution quand j'expliquerai mieux le fond de ma pensée d'ici quelques chapitres). Je m'abstins toutefois, le sol étant, comme toujours dans ce genre d'endroit, vraiment trop immonde. Un mélange de boue, mégots de clopes, résidus de mouchages à la rugbyman et déchets en tous genres, tant pis pour la sainte canonisation. À ce stade je m'étais juré et, croyez-le ou pas, bien juré, que jamais au grand jamais plus jamais ça ! Sans savoir que c'était loin d'être la dernière, que je finirai par m'y habituer, par devenir un spécialiste de cet exercice de haute voltige, et même, même par apprécier... Et la Pelni me direz-vous ? Je vous l'ai déjà présentée en fait, et il n'a d'ailleurs été question que d'elle tout au long de ce chapitre, c'est le nom de la compagnie qui opère ces bateaux. Bon mais là pour l'instant ma préoccupation était de tracer la route le plus vite que possible, et d'oublier ce traumatisme dans mes petites îles avec vue sur l'équateur...

(à suivre...)
Compte rendu de notre croisière en Écosse et en Irlande sur le MSC Magnifica English translation pending
by Grandpierreg · 2013-07-11 · 30 replies
Bonjour à tous,

Je vais faire un compte rendu de notre croisière sur le MSC MAGNIFICA en Ecosse et en Irlande, aussi appelée « croisière des iles britanniques »du 21 mai au 1er juin 2013.

L’itinéraire de 12 jours est le suivant: Hambourg / Helgoland / SouthQueensferry / Invergordon / Kirkwall / Belfast / Greenock / Dublin / Cork / En mer / Amsterdam / Hambourg.

Nous avions décidé de faire une croisière chez MSC cette année pour ne pas perdre notre carte de fidélité du MSC CLUB avec tous ses avantages puisqu’il est nécessaire de faire au moins une croisière tous les 3 ans. Notre dernière croisière MSC était sur le MSC SPLENDIDA en septembre 2010.

Nous avons choisi cette croisière pour l’originalité de son itinéraire. Il est assez difficile de trouver une croisière dans cette région, COSTA par exemple ne le propose pas. Je sais que CELEBRITY, CARNIVAL ainsi que TAAJ CROISIERE le propose mais c’est à peu près tout…

Nous étions également attirés par la longueur des escales et par le fait qu’il n’y avait qu’une seul journée en mer. Nous avons acheté cette croisière chez CROISILAND en juillet 2012. Nous voulions une cabine extérieure vue totalement dégagée. En réservant aussi tôt, je pensais avoir largement le choix de l’emplacement de la cabine. Je fus surpris d’apprendre que cette catégorie de cabine était presque complète ! Il ne restait que quelques cabines mal placées à proximité des escaliers et des ascenseurs et UNE cabine (la 5026) bien placée ! Le choix a été vite fait …
7 juillet 2013 23:00-M6: plage, rap et boxe thaï: vacances de folie à Pattaya English translation pending
by Obeoandpai · 2013-07-04 · 265 replies
Enquête exclusive Pattaya en Thaïlande accueille chaque année plus de huit millions de touristes. Récemment, cette incroyable cité balnéaire, popularisée par des stars du rap, est devenue le lieu de rendez-vous de dizaines de milliers de jeunes français. Boxe thaï, « runs » en scooters et farniente sous les palmiers : ici ils peuvent s'offrir un mois de vacances dans un hôtel design pour un prix imbattable, car une fois payé le billet d'avion le logement et la nourriture sont très abordables. Kathy, une franco-canadienne, a choisi de vivre à Pattaya et travaille pour la police thaïlandaise. Elle s'occupe de la sécurité des touristes : une mission sensible, notamment à cause de la prostitution. Bars et gogo-danseuses ont fait la réputation de la ville : dans les années 1960, Pattaya était le point de ralliement des GI's Américains en goguette. Aujourd'hui encore plus de 10 000 jeunes femmes y vivent du commerce du sexe. Tous les soirs, Kathy la policière fait sa ronde dans les rues du quartier chaud : rixes entre filles, clients pigeonnés, plus rien ne l'étonne. Mais pour d'autres, Pattaya est le paradis de la romance. Les Russes viennent s'y marier au soleil ou passer des vacances en famille ; ils y ont construit des églises orthodoxes et des quartiers entiers leurs sont réservés. Un document de Carole Isoux et Hervé Bouchaud, production Sable Rouge

Date de rediffusion de l'émission : Prochaine diffusion le lundi 15 juillet 2013 à 00:25
http://www.m6.fr/emission-enquete_exclusive/07-07-2013-plage_rap_et_boxe_thai_vacances_de_folie_a_pattaya-2147528321.html#ixzz2Y7XyfIbT
Logement sur la plage en Thaïlande pour deux adultes et trois enfants (4, 2 et 2 ans) English translation pending
by Sophie2000 · 2013-07-03 · 43 replies
Bonjour, Nous partons mi décembre en Thaïlande. Au programme, Bangkok et la plage. La question, c'est quelle plage (pas trop difficile d’accès vu l’âge des enfants) et surtout quel hôtel (plutôt cosy) pour nous accueillir tous les 5. Nous recherchons soit un logement (bungalow, suite, …) avec deux chambres soit deux chambres communicantes dans un hôtel au bord de la plage. Des idées ? Merci, Sophie
Îles Surin ou Similan? (Thaïlande) English translation pending
by Micnel · 2013-06-28 · 26 replies
Bonjour Après une semaine à Khao lak en janvier 2014, j'aimerais passer une ou deux nuits dans un bungalow du parc national des iles surin ou des similans. je fais du snorkelling et j'aime me ballader. Quelles iles choisir? Merci d'avance
Indonésie: mon premier road trip toute seule English translation pending
by Missmelk · 2013-06-26 · 27 replies
Bonjour à tous, Je suis nouvelle ici, à vrai dire je viens chercher des infos pour en premier me rassurer et puis pour savoir comment préparer au mieux mon premier vrai voyage sac au dos toute seule comme une grande :) J'ai prévu de faire Bali, Gili Island et finir à Lombok, je pars le 20 juillet pour 3 semaines de découverte. J'ai pleins de questions qui me passe par la tête ... genre - Quoi prendre comme vêtements pour partir ?! (on m'a conseillé du long à cause des moustiques ... ) - quoi mettre dans mon sac à dos à part vêtements et pharmacie ? - devrai-je garder mon sac a dos avec moi tout le temps sur place ou plutôt trouver mon endroit où dormir (guesthouse) et déposer mes affaires pour aller faire mes visites ?

Tous les conseils astuces etc sont les bienvenues :) Merci d'avance !
Bali, Lombok, Komodo, Flores ou Sulawesi en un mois? English translation pending
by Romz84 · 2013-06-25 · 11 replies
Bonsoir,

Mon copain et moi serons en Indonésie du 25 juillet au 26 août, arrivée et départ de Bali. Voici notre projet de parcours: Bali-Lombok-îles Gili-komodo-Flores-Bali. Vous semble-t-il réalisable en un mois? Au départ nous pensions faire Sulawesi en plus et les îles Togian (itinéraire appelé "un mois sans se presser" par le lonely planet ). Certains nous disent que c'est trop de trajets, qu'on n'aura pas le temps de se poser, d'autres nous disent que ça se fait. Qu'en pensez-vous?

A savoir que nous avons envie de randonnées dans la jungle, sur les volcans, de plongée, mais aussi de profiter du repos des plages.

De plus, nous envisageons de louer un scooter sur chacune des îles. Est-ce possible ou les distances de Lombok et Flores sont trop importantes ?

Merci d'avance pour vos avis.
Quelques mises à jour sur le Mozambique English translation pending
by Ivory13320 · 2013-06-24 · 29 replies
Salut à tous, ca y est on rentre du Mozambique donc voici un petit post avec quelques mises à jour qui pourront vous être utiles.

Alors déjà, première chose à savoir le prix du Visa à la frontière AIE !!! 62€ par personne, sachant que normalement le prix à l'ambassade de France à Paris est de 40€, j'ai essayé de les contacter mais je n'ai pas eu de réponse, apparemment le prix du visa au poste frontière Swaziland/Mozambique serait moins cher mais l'info reste a vérifier. Au poste frontière la demande de visa est plutôt rapide, comptez 30/45 min. Si vous arrivez avec une voiture de location Sud Africaine pensez à demander à l'agence un papier de sortie du territoire OBLIGATOIRE, et certaines personnes ( non officielles bien sur) vous diront qu'il est obligatoire de souscrire une assurance obligatoire pour le Mozambique (30€), c'est complètement faux. Autre point important le poste frontière komatipoort/ressano garcia ( pas loin du Kruger) est ouverte 24/24h dans les deux sens ce qui est plutôt pas mal.

Au niveau de la route, il faut compter 7/8h entre cette frontière et Tofo, la route est très bien mais faites attention aux radars, il y en à de partout, on y a eu droit, l'agent nous à annoncer 50€ d'amende pour une vitesse de 80 au lieu de 60 ( ce qui reste à prouver mais on peut rien faire), on a réussi à négocier à 25€ sans reçu. Entre Tofo et Vilankulos comptez 5H de route, nous avons conduit la nuit et à nos yeux il n'y a pas plus de danger car il y a beaucoup moins de circulation et moins de monde au bord de la route, nous avons roulé à chaque fois de nuit. En ce moment l'essence est à peu près à 1€10

Concernant les prix on peut s'en sortir pour pas cher contrairement à ce que nous avions vu avant de partir comptez: -3,50€ pour un poulet grillé/frites (1€50 dans les endroits non touristiques) -4€ pour un poisson au barbeuq (en bord de mer à tofo) -6,50€ pour 2 ou 3 langoustes avec des frites ou du riz( en bord de mer à tofo) -75 centimes pour une canette de coca -2€ pour des crêpes au petit dej

-4€ pour un emplacement de tente (par personne) -8/10€ en dortoir et + de 20€ par personne pour bungalow

Et aussi quelques idées de prix pour les activités a Tofo: -37€ la sortie bateau pour aller voir requin baleine, baleine a boss, raie manta, dauphins ( prix négociable) -30€ 2 heures de quad dans les villages et bord de mer ( négociable) -20€ deux heures de cheval sur la plage et dans les villages -30€ deux heure de cours de surf -5€ deux heures location planche du surf

Nous avons adoré Tofo car il y a plein d'activités a faire a l'ambiance est génial, nous conseillons le fatima's backpacker car les prix sont parmi les moins cher et on y mange très bien et le staff est génial. Et vous aurez 15% de réduc pour la plongée ou sortie bateau.

Pour la plongée et sortie bateau nous conseillons Tofo Scuba, staff excellent, très pro et très gentil. Nous avons vu des orques( très rare), nagé avec des raies mantas et des dizaines de dauphins.

Concernant Vilankulos nous n'y sommes pas rester car nous n'avons pas particulièrement aimé, et les prix sont plus élevés qu'à Tofo dans L'ensemble, 50 Dollar l'heure de cheval ou 75€ la sortie snorkelling. Mais beaucoup ont adoré Vilankulos, c'est vraiment notre ressenti personnel qui ne nous à pas donner envie de rester.

Voila pour résumer, et aussi point important si vous voulez faire de belles rencontres n'hésitez pas à vous arrêter dans des villages ou écoles pour parler, les gens sont accueillants et ca leur fait vraiment plaisir de voir que vous vous intéresser à eux, nous avons l'adresse d'une école ou les petits se feront un plaisir de vous voir, les profs se feront un plaisir d'échanger avec vous et vous pourrez faire une bonne action en venant avec des stylos et cahiers.

Nous avons aussi un contact pour dormir chez l'habitant au sein d'un village , si vous voulez apprendre à monter aux cocotiers c'est la bonne adresse.

En espérant que ce post vous serve, n'hésitez pas si vous avez des questions.

Bon Voyage a tous

Niko
Budget à prévoir aux Philippines, vol Paris-Manille pas cher? English translation pending
by Zenishima · 2013-06-23 · 32 replies
Bonjour à tous !

Au risque de paraître très cliché voire demeuré, je crois avoir rencontré mon âme sœur...de l'autre côté de la planète ! Aux Philippines (Manille) ! "Rencontrer" n'est pas le bon mot. Parler, rire, sourire, sentir, le manque, l'affection et le sentiment d'être tout sans être encore totalement à lui. Voilà les bons mots, voilà la réalité de ma situation. Nous nous parlons depuis des mois, je lui ai envoyé un colis d'anniversaire mais cela ne suffit pas ou plus du tout. J'ai besoin de le rencontrer et...en effet, je suis près à mettre le prix pour me rendre chez lui, pour goûter ce bonheur qui ne demande qu'à vivre au grand jour.

Ah ! J'étale, j'étale, j'étale ! Mais ce qu'il me faut ce sont vos avis, conseils ect...

J'aurai un budget de 1200 euros, minimum, en janvier 2014 (peut-être le double si je trouve un travail saisonnier). Croyez-vous qu'avec ce minimum je peux m'en sortir aux Philippines (billets d'avion A/R Paris-Manille, passeport, nourriture et quelques extra/sorties là-bas - pas besoin d'hôtel... ;) ) ? Vous aurez compris que je cherche les prix, les tarifs les meilleurs. :)

Merci d'avance pour vos réponses
Jeu de mots, le 3ème... English translation pending
by Kola · 2013-06-22 · 999 replies
Ce n'est pas un rébus, ni une charade... et il faut trouver un lieu. 🙂

.........
Conseils pour découvrir la Thaïlande English translation pending
by Elwillo · 2013-06-18 · 36 replies
Bonjour à tous,

Mon amie et moi allons partir au mois d'aout pour un peu plus de 2 semaines en Thailande. A la lecture des forums, nous sommes quelque peu effrayés car la Thailande semble être le pays de tourisme de masse par excellence et ce n'est pas ce que nous recherchons. Ce n'est pas notre 1ère fois en Asie. Nous sommes allés au Vietnam il y a 2 ans et avons réussi par nos propres moyens à nous dégager des routes touristiques les plus fréquentées. J'imagine que certains d'entre vous vont proposer d'autres destinations mais c'est un pays que nous souhaitons vraiment découvrir et en terme de budget celui-ci nous correspond. Donc notre question est simple: est-il possible de découvrir la Thailande en s'échappant quelque peu d'un tourisme qui existe mais qui ne nous correspond pas ? En effet nous recherchons davantage les ballades en montagne/campagne et la découverte d'une culture locale pas encore trop pervertie. En résumé pour ceux qui connaissent le Vietnam, nous avons beaucoup plus apprécié la baie d'Halong Terrestre que la baie sur jonque. Merci beaucoup pour vos réponses et conseils.

Elwillo
Attention escroquerie à port de Bangsal (Lombok) - départ vers les îles Gili English translation pending
by SophieRo · 2013-06-15 · 24 replies
Ceci est un message pour ne pas vous faire avoir au port de Bangsal à Lombok, point de départ pour les Iles Gili.

Pour prendre le bateau public (il y en a de très nombreux, réguliers, mais ils s'arrêtent assez tôt (vers 16h/16h30)), ne vous arrêtez pas en chemin, allez directement au bateau. Surtout ne pas s'arrêter au bureau "koperasi" sur votre droite, c'est une bande d'escrocs, le tout bien rôdé bien entendu... Ils vous proposeront de prendre un "speed boat" parce qu' "il n'y a plus de bateau public", vous paierez la traversée 35.000Rp au lieu des 8.000Rp (pour Gili Air). Et vous monterez en fait bien sur un bateau public, vite rejoint par des locaux qui font la traversée. Ce n'est pas le problème de prendre le bateau public (au contraire, c'est chouette de se retrouver avec les locaux!); le problème est de payer 4 fois le prix.

Ils essayeront aussi de vous vendre des packages comprenant les deux traversées et le retour vers Senggigi, Mataram ou l'aéroport. Les prix sont abusifs (250.000Rp/pers). Nous avons négocié pour 100.000Rp/personne pour la traversée retour et le trajet jusqu'à l'aéroport. Négociez, ou au mieux achetez un package sur l'île, il y en des tas, bien moins chers!!

Donc surtout, ne vous laissez pas avoir!

Bon voyage, les Iles Gili sont magnifiques!
Itinéraire de trois semaines en Chine English translation pending
by Charles345 · 2013-06-03 · 43 replies
Bonjour à tous,

Je pars cet été en Chine pour la première fois avec ma copine et je voulais avoir des avis sur l'itinéraire auquel on a pensé.

Pékin : 6 jours dont la visite de la muraille Puis prendre un vol vers Shanghai Shanghai : 5 jours Suzhou : 2 jours (via un bus ou train) Hangzhou : 2 jours (via un bus ou train)

Je pense que je peux rajouter encore 4 jours de visite car il faut compter les voyages très long pour arriver en Chine!

Qu'en pensez-vous? Je pense qu'il y a encore beaucoup de choses à voir dans les alentours mais je ne veux pas non plus passer les journées dans les transports. Par contre, j'aimerai (je sais c'est cliché!) voir des pandas, faire un tour de pousse-pousse, voir un spectacle de Kung Fu et faire une promenade sur un lac.

Si vous avez d'autres idées insolites!!!

Je compte sur vos avis pour m'aider à me décider.

Merci d'avance à tous!
Compte rendu pratique de mon tour au Myanmar English translation pending
by Dauclair · 2013-05-23 · 7 replies
Voila un petit CR de mon séjour au Myanmar ou vous trouverez plutôt des infos pratiques que des commentaires personnels. Si vous avez des questions n’hésitez pas. Pour vous situer un peu le contexte, je voyage seule, sac à dos, généralement uniquement chez l’habitant (forcement ici, pas poss), je mange dans la rue et voyage au max avec les locaux. Je finissais un trip de 9 mois sur la route (Inde, Bangladesh, Nepal). Visa fait à l’ambassade de Kathmandu et obtenu en quelques jours. Aucun justificatif demandé, juste 20$. Change à l’arrivée à l’aéroport de Yangon, le taux étant interessant soit : 880 KT pour 1$, c’est le seul change que je ferai. A savoir, les distributeurs automatiques ont poussé comme des champignons pour ceux voulant éviter de transporter trop de cash. Du 11 au 17 avril : J’ai passé la 1ere semaine à Yangon pour de la méditation vipassana au KabeAye Sun Lun Gu Kyaung Monastery après avoir fait une demande par mail au Head of Monk (mail sur demande). Hébergement et nourriture gratuits sous réserve bien sur de suivre les règles du monastère et de participer à l’enseignement Vipassane 3 fois par jour. Taxi aéroport / monastère : 4000 kyats (vue finalement la distance 2000 max aurait été plus juste mah bon !) 2 lunghis (à porter obligatoirement pour pouvoir rester dans le monastère), tissus et coupes sur mesure 10200 kyats

Mercredi 17 avril (nouvel an birman) : De Yangoon à Hpa-an conduite gratuitement au terminal des bus Bus pour Hpa-an à prendre a la station de bus Aug Mingalar, depart 8h30 (attention on est parti a 8h15!) : 4300 KT (tarif idem locaux, info vérifiée sur leurs tickets!). Arrivée vers 16h (très ralenti par les festivités du nouvel an donc compter peut-etre plutot 6 ou 7h en temps normal). Soe brothers GH : 6$ la single avec sdb commune et sans pdj. A 5 min à pieds de l’arret de bus. Assez basique mais super accueil. Le Nouvel-an est une belle occasion de faire la fete avec les locaux et de partager un peu de leur quotidien. J’ai été invitée à diner 3 fois ce soir-là, et suis rentrée à plat ventre à la guest house !!

Jeudi 18 avril Hpa-an Pt dej pris sur le marche ( pour idée de prix pastèque 100 KT / 2 petits pains frais 2oo KT / 2 thés 300 KT) Moto taxi pour visite des alentours toute la journée : 10000 KT (8,7 euros). Beaucoup de grottes et de pagodes à visiter. Départ vers 9h et retour vers 17h, une vraie belle journée de visites ! Soe brothers GH 6$

Vendredi 19 avril : de Hpa-An à Moulmein Tuk Tuk pour l’embarcadère (le proprio avait annoncé qu’il m’enmenait gratos et finalement le tuk tuk me demande 500 KT, bref….) Speed boat pour Moulmein (il n’y a plus de ferry depuis 4 ans) : 6000 KT par pers (prix basé sur 5 personnes à bord). Départ vers 11h30 (moins de 2h de trajet) De l’embarcadère au centre de Moulmein : tuk tuk nego 400 KT par personne (à nouveau 5 à bord) Aurora GH single sans sdb et sans pdj 6$ (service minimum mais vraiment les singles de See Breeze étaient glauques)

Samedi 20 avril : Moulmein et départ pour Dawei Tuk tuk pour 5 personnes negocié a 5000 TK par personne : tour de 9h a 16h30 (grottes, pagodes, grand bouddha, monastère, lac) Taxi moto pour la gare 1000 Tk (attention 2 gares de bus et celle pour Dawei se nomme Cejiou ou quelque chose comme ca) Sur les conseils de l’hotel, je gagne une nuit et prends un bus le soir pour Dawei. Sans résa, je manque de peu de faire le trajet sur un tabouret en plastique ! Et ce, pour le meme prix qu’un siège normal. Fin d’une période de festivals au Myanmar, tout est plein à craquer et les prix gonflés ! Je paie donc 13000 Tk (idem locaux). Départ prévu à 19h30, mais à 21h30 on décolle ! Arret à 22h du matin pour le diner Arrivée le matin vers 8h.

Dimanche 21 avril : Dawei tuk tuk de la gare de bus au centre 1000 tk Hotel Pale Cikari : 8$ single + wifi. (négo ferme ! les autres hotels soit ne recoivent pas d’étranger soit sont trop chers et/ou pas de négo poss) Lunch au marché 300 Tk (soupe) Après midi, moto taxi pour la plage de Maungmakan A/R : 7000 Tk (nvgo par un local). Il faut environ 30 min pour atteindre cette plage déserte !

Lundi 22 avril: Dawei Jounée à Dawei (visite, marche au poisons le matin, internet etc…chaleur écrasante !!) Hotel Pale Cikari : 8$ single Quelques idées de prix : fruits 300 tk (5 mangues!), une salade de pates au marché 300 TK, jus de sucre de cannes 100 TK, soupe veg et tofu pour le diner 500 TK milk shake 500 tk

Mardi 23 avril : de dawei à Myeik Motocycle jusqu’ à la gare 2000 TK (tarif nuit. 3h45 du mat’) bus départ 5h du mat, réservé dans une agence à Dawei la veille: 6000 TK (etre 1h avant à la gare). Arrivée à Myeik vers 16h15. dej noodles 500 Tk 2 courses en mototaxi (attention aux prix announcés, le mieux est de se faire aider par les locaux). 500 + 300 Très difficile de trouver un hotel qui acceptant les étrangers à prix decents. Aucune négo poss en dessous de 25$. (ex au Dolphin). J’atteris dans une GH a 5000 Tk mais un officier de l’immigration en personne viendra m’y deloger et me relogera dans un hotel près de la jetty. Je paye 15000 Tk et lui paie la difference pour moi !! Hotel Kyeik 15000 TK (avec sdb, pdj local très bon et AC)

Mercredi 24 avril : Myeik Visite du Boudha couché et tour de l’ile qui fait face à Myeik avec un autre voyageur. En tout, on en a pour 21000 (18000 + 3000. Le tour de l’ile est à négo ferme car 35000 annoncé et rien de spécial à voir) Interdiction de monter sur le petit bateau sans etre passé avant au bureau de l’immigration pour se signaler. Nous avons la confirmation ici, que mise à part ce tour, il nous sera impossible de découvrir d’autres endroits de l’archipel. Vous pouvez prendre votre diner le soir près de la jetty ou plein de petits stands s’installent en fin d’aprèm. Plat de pates et jus de fruits frais pour 1000 TK. vous pouvez demander le code wifi au café internet en face de l’hotel, ils vous le donneront avec plaisir ! Hotel 15000 TK

Jeudi 25 avril : Myeik location scooter : 8000 tk divisé par 2 donc 4000 tk + 2000 essences + 1000 passage ferry Le seul endroit ou j’ai réussi à louer un scooter en demandant à un moto-taxi en face de l’hotel qu’il nous laisse son scoot (attention jamais d’automatique mais on apprend tres vite les vitesses). hotel 15000 tk

Vendredi 26 avril Etant venu pour l’archipel des Mergui et ayant réalisé que son exploration sera impossible, je decide de changer mes plans et pour gagner un peu de temps, je reprends l’avion pour Yangon… vol avec Myanma airways pour Rangoon : 95$ (prix fixe et le moins cher sinon 150 avec kbz. Réservé la veille dans une agence de Myeik. Encore une fois, le prix est fixe et le meme partout donc pas besoin de tenter de faire marcher la concurrence !) taxi jusqu’a l’aéroport : 1000 TK Immigration taxes 1000 tk Pas besoin non plus d’aller trop tot a l’aéroport car ils vous convoquent 2h avant pour … rien, vous attendez dehors l’ouverture du desk genre 20 min avant le départ !! Départ vers 10h et arr 1h plus tard. A l’aéroport de Yangon, on peut prendre les transports en commun pour se render à la gare des bus. Avec l’aide de locaux, très facilement, j’ai pris 2 pick-up (200 TK à chaque fois) puis le bus 45 (50 tk + 50 tk pour le sac) bus de nuit pour Inle 11000 tk, départ 19h et arrivée vers 5h du mat’.

Samedi 27 Avril : Inle lake truck pour la ville 1000 (le bus nous laisse à qq km de Nyangshwe) hotel gipsy 7500 (la double soit 15000 divisés avec un autre voyageur) avec sdb et pdj. Le ‘petit’ marché de nuit est l’endroit ou vous pourrez manger au meilleur prix si vous ne voulez pas de restaus à touristes Taxe d’entrée lac 5$

Dimanche 28 avril : Inle Lake tour du lac inle en bateau: 15000 divisés par 5 donc 3000 TK Tour très très touristique ! Ce qui m’a le plus plu est finalement d’etre sur le lac et d’admirer la beauté de celui-ci mais les arrets aux shops, meme quand vous les limitez, restent inévitables et assez gonflants. Meme le monastère à chats sautant, ou soit dit en passant, les chats ne sautent plus depuis un bon moment, est devenu couloirs de boutiques de souvenirs…. hotel gypsy 7500

Lundi 29 avril : le à Bagan bus 11000 (départ 7h30 arr 16h) entrée bagan 10$ (impossible de s’y soustraire dans mon cas; bus arêté en route et tout le monde descend !) guest house shwe na di (single, pdj et shared bathroom) 8$

Mardi 30 avril Bagan guest house shwe na di 8$ Location de vélo à la journée (1500). Bien vérif l’état du vélo… massage dans la rue principale 1h 4000 TK

Mercredi 1er mai : Bagan bus pour yangon 13000 (départ 18h arr 3h30 du matin). L’idée était d’aller à Pyay et on m’affirme qu’ à cette époque il faut repasser par Yangon, pas de bus direct. En arrivant à Pyay, je découvrirai que l’info était erronée.

Jeudi 2 mai : Trajet pour Pyay Bus pour Pyay à 4h du mat (bus assez crapouille), arr à 9h30 mais vraiment il conduisait comme un dingue ! 4000 tK Pour plus de confort, les bus plus en forme demandent 4500 mais le départ se fait plus tard. Guest house Pandabar 6000 tk +++ (ah ca me rappelle presque le couchsurfing cette petite guesthouse familiale ! J’ai adoré ! et le pdj vous tient au corps pour la journée!)

Vendredi 3 et samedi 4 mai : Pyay Visite de la paya Shwesandaw au centre de la ville. Truck pour le grand Buddha à lunettes (environ 20 min de trajet puis 15 min de marche). 300 Tk le trajet. Le marché de Pyay vaut le detour. Diner au marché de nuit (300 tk pour une salade de nouilles, 500 un plat plus élaboré avec de la viande) Massage de presque 1h30 pour 3000 tk !

Dimanche 5 mai : Pyay à Yangon

pick up pour la station de bus 200 Tk On reprend le meme bus tout pourri départ 10h arr 16h30 : 3500 k bus de la gare Aug Mingalar à la paya sule 200 GH Daddy’s home 10$ (sans pdj et sdb partagée)! le white house me proposait une cage à lapin pour 19$ et le green garden n’a de rafraichissant que le

nom, glauque pour 8$. Ikinawa quant à eux, un pauvre matelas dans le couloir pour 7$ !!

Lundi 6 et mardi 7 mai : Yangon

pdj : 2 chapatis 200, 1 yaourt 600 et 1 tea 250 taxi jusqu’ à la gare des trains 1000 train circle line 1$ (tour pendant 3h) daddys home 10$ Paya Shwedagon (5$) Taxi pour l’aéroport 6000 tk (si vous repartez avec Air Asia et que vous avez oublié comme moi d’enregistrer en ligne votre baggage, vous paierez sur place

36$ au lieu de 12$!!!)

Bon voyage ! 😎
Flores ou Sulawesi? English translation pending
by Arcenciel63 · 2013-05-07 · 27 replies
Bonjour je pars 4 semaines cet été en Indonésie (temps de vol inclus) et hésite entre 2 options : - une semaine à Lombok suivie de la croisière de 3 jours jusqu'à Flores puis 10/15 jours à Flores - Sulawesi

J'ai envie d'un mix de nature / snorkeling / culture / faune / flore. Y a t'il une des 2 destinations plus orientée qu'une autre?

Ces 2 destinations ont l'air assez difficile d'accès. Ou vaut il mieux atterrir? Kuala Lumpur, Singapour ou Jakarta?

Y a t'il un moyen direct de rejoindre Lombok ou Sulawesi de ces aéroports?

avec le temps de voyage, cela laisse entre 3 semaines et 3 semaines et demi sur place. Est ce suffisant?

A Sulawesi, est ce difficile de traverser de Poso à Gorontalo en faisant une halte aux Tobian? Y a t'il des bateaux fréquents? Ou des agences proposant un "package"? Peut on repartir en avion de Manado sans refaire une escale? (mon idée étant d'arriver à Makassar et de repartir de Manado)

Ces 2 destinations peuvent se faire sans guide (ou alors un guide de manière très ponctuelle, à la journée)?

je suis preneuse de tout conseil! Merci de vos réponses
Nouvel itinéraire MSC Sinfonia en juillet 2013 English translation pending
by Tomtomcruise · 2013-04-30 · 47 replies
Bonjour à tous,

Je pars en juillet prochain en famille sur le SINFONIA et vais découvrir le nouvel itinéraire proposé par MSC (Mahon, Olbia, Salernes notamment). Je suis à la recherche d'infos sur le navire, je sais qu'il n'est plus tout jeune. Les prestations MSC qui, à mon sens, sont supérieures globalement à celle de Costa seront-elles équivalentes en termes de services à ce que l'on peut-trouver sur les unités MSC plus récentes ?

Merci de votre aide.

Cordialement.
Agression au Mont Batur (Bali)! Appel au boycott! English translation pending
by JessMnanto · 2013-04-26 · 100 replies
Agression au Mont Batur -Bali- ! Appel au boycott !

Ceci est une alerte ! Nous espérons vivement sensibiliser les voyageurs car cela fait bien trop longtemps que ça dure ! Nous avons voulu tenter, en famille, l’ascension du Mont Batur, seuls. Nous sommes bons marcheurs et habitués à barouder, ce qui nous semblait être suffisant pour pouvoir tenter l’aventure sans guide. D’autant que cela ne paraissait pas bien difficile. Seulement voilà, amis citoyens, à Batur, votre droit élémentaire est tout simplement bafoué ! Le guide du Routard explique clairement qu’une mafia de guides y sévit et qu’il est préférable de céder à en prendre un. Nous pensions d’une part, que cela ne serait pas si terrible (si on avait su !) et d’autre part, et bien que l’on avait encore la liberté fondamentale de choisir ! Payer une entrée de site c’est une chose ! Mais céder aux prix prohibitifs d’une mafia qui assoit son autorité par la violence, c’en est une autre ! Dès notre arrivée sur le parking à 4h du matin, nous avons sentis l’atmosphère électrique. Mais habitués des rabatteurs trop zélés, nous nous disions qu’en restant silencieux et en passant simplement notre chemin, cela se calmerait. Et bien pas du tout ! Voilà 20 voir 30 hommes excités qui nous barrent ostensiblement le passage, décidés visiblement à en découdre avec nous. Persuadés d’être dans notre bon droit, nous insistons pour continuer. Mais cela dégénère complètement ! Les hommes sont hargneux, visiblement ivres et décidés à « casser du touristes ». Ce matin là, C’EST À UNE FAMILLE QU’ILS S’EN PRENNNET ! Nous sommes sept dont un enfant de 10 ans et un papy de 70 ans ! Ce fut littéralement une AGRESSION PHYSIQUE ! Et cela ne peut plus durer impunément ! Mon petit-ami a reçu des coups dans ses jambes et son dos, ils ont blessé mon père à la lèvre en jetant un projectile, j’ai moi-même été violemment bousculé et étranglé (je suis une jeune femme de 27 ans…) Ils ont même été jusqu’à menacer ma belle-mère qui tentait de protéger son fils de 10 ans en proie aux larmes et aux cris de terreur ! Et le fait que nous rebroussions chemin jusqu’à notre voiture ne les a pas calmé. Nous nous sommes littéralement enfuis, terrifiés, secoués ! Et j’irai même jusqu’à dire traumatisé : un enfant de 10 ans ! Merde ! Que l’on ne vienne pas nous dire que ce sont de pauvres petits malheureux qui n’ont pas de quoi se nourrir ! Encore moins de les « aider » en contribuant à leurs revenus ! C’est du délire ! Sans parler de tous ceux qui ne se rendent pas compte de ce qu’il se passe réellement et publie fièrement leurs photos du mont Batur en narrant leur « extraordinaire ascension » ! Il faut faire quelque chose ! Nous avons retrouvé des récits similaires au nôtre datant de 2010 !!! Hoooooooooo ! Après cette violente agression, nous ne nous sommes pas démontés et sommes allés déposé plainte à la police locale. Nous ne pourrons jamais savoir si ceux-là sont corrompus. Toujours est-il que les procédures misent en places semblaient bien réelles. Reste l’ambassade ainsi que le « web » à prévenir… Amis voyageurs, réagissez ! Boycottez !
Quelle destination choisir pour des vacances en juillet-août? English translation pending
by Benjamin69 · 2013-04-26 · 37 replies
Bonjour, membres du forum! Je souhaiterais partir aux Seychelles, Thaïlande ou le Nicaragua, cependant quelle destination choisir? Ce que je souhaite c'est qu'il fasse beau ( voyage en Juillet/ Août) faire du farniente, du snorkeling et un peu de visite.... Sachant que si je choisis les Seychelles le voyage durera 3 semaines, le Nicaragua 2 semaines et la Thaïlande 19 jours. Voila, j'attends vos réponses🙂 Cordialement. Benjamin
Into the Southern Wild (Isla Navarino, Patagonie, Chili) English translation pending
by Sokomano · 2013-04-24 · 14 replies
Punta Arenas

Après 24 heures de vol et escales depuis l’Europe, me voilà arrivé en Patagonie. A Punta Arenas, précisément. La ville est une grande cité portuaire banale, quadrillée comme les villes américaines. Seul le vent frais qui s'engouffre dans les rues désertes me rappelle ce que je suis venu chercher : le bout du monde. C'est ici, en 1520, que l’illustre navigateur portugais, Fernand de Magellan, découvrit le passage qui devait permettre à ses vaisseaux d'accomplir plus tard le premier tour du monde. Un mois de lutte contre les courants et les tempêtes dans ce dédale de fjords aux eaux sinistres cerné de hautes falaises menaçantes. Le détroit de Magellan, il est là devant mes yeux. Un peu d’eau chargée d'histoire qui a fait rêver des générations d'explorateurs et de voyageurs assoiffés de grands espaces et de nature vierge. Depuis sa découverte, le bras de mer a vu passer les navires marchands du monde entier. Punta Arenas, dernier port avant le Pacifique, a connu un développement rapide avant la création du canal de Panama. Fondée en 1848, la Pointe de Sable vit débarqué de nombreux colons européens venus faire fortune jusqu’à devenir ce grand port de commerce de la Patagonie. On en apprend beaucoup en visitant les cimetières. C'est un lieu qui raconte à sa manière l'histoire d'une ville. En se baladant dans les allées du cimetière communal, on remarque la grandeur de certains mausolées qui témoignent de l’extravagance des pionniers qui firent fortune au début du 20e siècle. Des anglais, des français, des allemands et beaucoup de croates. En bordure de cimetière, loin des riches mausolées, se trouve la statue de l’indien inconnu Indio Desconocido. Cet indien symbolise les différentes tribus qui vivaient encore il y a un siècle dans la région et qui furent exterminés par les actes de cruauté des colonisateurs et les maladies qu’ils amenèrent avec eux. La statue est couverte d’offrandes, on vient prier, demander des grâces. J’ai même vu une dame pleurer en lui baisant la main. Il n’y a plus d’indiens. Punta Arenas est aujourd’hui une ville chilienne, au centre de l’économie de la région Magallanes (Magellan en espagnol) et le lieu d’arrivée de nombreux touristes en Patagonie. Le détroit de Magellan, longtemps considéré comme un lieu maudit inspirant crainte et terreur, voit désormais passé les plus grands navires. Certains paquebots viennent de Rio, d’autres partent pour Ushuaia et le continent blanc. Punta Arenas n’est qu’un port, une ville de passage. Le véritable bout du monde, j’irai le chercher un peu plus loin, de l’autre côté du détroit, en Terre de Feu, Terre des fumées comme l’appelait Magellan. J’y serai dans deux jours normalement, pour effectuer le trek le plus austral : Dientes de Navarino.

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