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Et pourquoi pas la Jordanie? (fin mars-début avril 2011) English translation pending
De retour d'une semaine en Jordanie, voici le résumé de notre itinéraire, fait en voiture de location.
J1 : avion Paris Amman sur Royal Jordanian (vol direct), récupération de la voiture de location (Avis) à l'aéroport, et direction Madaba pour 3 nuits à l'hotel Mariam. Très bon hotel, très confortable, délicieux p'tit dej (avec des pancakes !), bien placé Diner à l'hotel
J2 : Matin visite du chateau de Ajlun Déjeuner dans le restaurant (buffet) juste à l'entrée du site de Jerash Après-midi à Jérash Diner au restaurant Bawabit à Madaba
J3 : Mont Nébo le matin Dejeuner et après-midi sur la plage du Movenpick Resort pour profiter de la Mer Morte Diner au restaurant Bawabit à Madaba
J4 : Route des Rois en direction de Pétra Arret en fin de matinée pour visiter le chateau de Kerak, déjeuner à Kerak Arret au Chateau de Chowbak (trop tard pour le visiter) Arrivée à Petra en fin d'apres-midi Nuit au Sunset hotel Meme standing que le Mariam à Madaba, le Sunset propose aussi pour 4 JD de nous préparer un pique-nique.
J5 : Site de Petra le Siq, le Khazneh, la ville... Après le pique-nique, ascension en direction du Monastère
J6 : lever tôt pour profiter de Petra sans la foule Excursion au Lieu du Haut Sacrifice Après manger excursion sur le Djebel Khubta pour surplomber le Khazneh
J7 : Direction le Wadi Rum Excursion dans le desert à dos de chameau avec Jordan Tracks Nuit au camp bédouin de Jordan Tracks. Agence vraiment très professionnelle, nous avons passé 2 merveilleuses journées ! Je recommande.
J8 : Journée en jeep dans le Wadi Rum avec un guide bedouin (toujours Jordan Tracks) Franchement magnifique ! Retour au village en fin d'après-midi Route vers Aqaba Nuit au calme hors de la ville au Red Sea Dive Center Hotel (il faut quand même entrer dnas Aqaba pour trouver la bonne route qui y mene) Diner à l'hotel
J9 : matin à Aqaba Route du desert pour revenir à Madaba (pique nique en route) Arret à Umm er-Rasas Arrivée à Madaba en fin d'après-midi
J10 : retour à Amman pour prendre l'avion pour Paris
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Et maintenant, pour ceux qui aiment un peu de lecture, voici le récit détaillé de nos aventures (le récit accompagné de photos se trouve ICI) :
Et pourquoi pas la Jordanie ?
Deux semaines avant notre voyage prévu au Japon, un terrible séisme ravage une partie du pays, avec les conséquences que l’on sait… Une semaine avant le voyage, nous décidons donc de changer de destination. L’Ouest Américain ? J’aimerais beaucoup y revenir, mais c’est encore trop tôt dans l’année pour bien profiter du Yosemite National Park… L’Argentine ? C’est aussi un pays qui nous tente, mais organiser un voyage dans ce grand pays en moins d’une semaine parait difficile… Madère, l’île aux fleurs, pour une semaine de randonnée printanière ? Nous rêvions d’un grand voyage dépaysant… Et pourquoi pas la Jordanie ? Depuis le temps que mon homme rêve de découvrir Pétra ? Au moins nous aurons du soleil, ça fera du bien ! C’est décidé ! En un week-end, Guide du Routard à la main, nous organisons un super voyage en Jordanie !
Le samedi suivant, nous embarquons dans un avion Royal Jordanian direction Amman, la capitale. Nous n’y restons pas et préférons partir directement à Madaba, sympathique petite ville qui nous rappelle un peu la Sicile. Nous y resterons 3 nuits pour rayonner dans la région.
Dimanche matin, après un bon petit déjeuner, nous partons vers le nord en direction d’Ajlun, un ancien château croisé. La visite est très intéressante, même s’il n’y a pas beaucoup d’explications. Après déjeuner, nous visitons Jerash, site gréco-romain magnifiquement conservé ! Le site est immense, vraiment beau, et tellement bien conservé que l’on a presque l’impression de voir débouler un char romain sur la voie principale en direction du forum ! Cette visite est d’ailleurs pleine de surprises. En visitant l’impressionnant théâtre, nous assistons à un concert de cornemuses ! Jamais je n’aurais pensé écouter des jordaniens jouer des airs écossais à la cornemuse dans un ancien théâtre grec ! Sur le chemin nous menant au Temple d’Artémis, nous passons à côté des ruines de la cathédrale où un prêtre catholique célèbre une messe en plein air… Arrivés au Temple d’Artémis, je vois de la fumée s’élever de l’intérieur du temple… Une offrande aux Dieux ? Non ! Un vendeur de thé à la menthe ! Il est très bon d’ailleurs ce thé. Après cette belle journée riche en surprises et en découvertes, nous retournons à Madaba pour diner au Bawabit, très bon restaurant qui à l’avantage d’être tenu par des Chrétiens, on peut donc boire du vin pour accompagner notre repas. Nous goûtons à cette occasion le vin du Mont Nébo.
Petit aparté sur la gastronomie jordanienne avant de continuer ce récit. La nourriture, pas mal inspiré de la gastronomie libanaise, est très bonne. En entrée nous avons souvent des petites soupes et des mezzés (houmous, salades, concombre…). Ensuite, le poulet grillé (ou en brochette marinée, le chich taouk est très très bon), ou le mouton sont à l’honneur, accompagnés de courgettes et d’aubergines. Et pour finir le repas, un bon thé s’impose. Qu’il soit à la menthe fraîche ou infusé avec du sucre et parfois de la sauge à la façon des bédouins, il est toujours très bon !
Je parlais un peu plus haut du vin du Mont Nébo, dès lundi matin nous nous rendons sur ce lieu mythique du haut duquel Moïse observa la Terre Promise avant de mourir. Ca fait quelque chose de distinguer dans la brume matinale la Mer Morte, la Vallée du Jourdain, Bethleem si proche…
Après une petite balade dans les environs, nous changeons complètement de décors et allons au Movenpick Resort, grand hôtel de luxe, pour passer l’après-midi sur un transat sur la plage au bord de la Mer Morte. Très important de se baigner dans la Mer Morte sur la plage privée d’un hôtel, la concentration en sel est tellement importante qu’une douche s’impose ! On flotte vraiment ! Par contre, le sel, ça coupe… Et quand on s’entaille la main dans l’eau salée, ça fait vraiment mal … Heureusement, le personnel de l’hôtel veille, et est bien équipés en pansements et bétadine. Encore une petite sieste sur le transat devant la mer, et nous repartons en direction de Madaba. Le paysage est assez surprenant, comme celui que j’avais découvert dans la Vallée de la Mort aux Etats-Unis. Ce qui est assez logique finalement puisque dans les deux cas nous sommes sous le niveau de la mer, qui s’est retirée il y a bien longtemps… La roche est magnifique, présentant des strates de différentes couleurs.
Mardi matin, nous quittons Madaba pour nous diriger vers le sud, en prenant la Route des Rois, magnifique route qui nous fait découvrir d’impressionnants paysages. Des immenses canyons désertiques découpés dans la roche ocre… Nous découvrons aussi l’humour des Jordaniens. Juste avant un virage, sur la route longeant le canyon de façon vertigineuse, un panneau indique « Restaurant Grand Canyon, avec WC ». On imagine tout de suite un beau restaurant, avec une belle terrasse avec vue sur le canyon… On passe le virage et on découvre… Une tente avec un panneau « Restaurant » dessus ! Et juste à côté, une mini tente avec un panneau « WC » ! Ca vaut le petit âne de Pétra avec sa couverture rouge que son propriétaire faisait passer pour une Ferrari… mais nous ne sommes pas encore arrivés à Pétra, j’en parlerai plus tard.
Nous arrivons à Kerak en fin de matinée et nous visitons son château, dominant la vallée, avant d’aller déjeuner. Outre la magnifique vue sur la région que nous avons depuis les remparts du château (du haut desquels Godefroy de Bouillon « s’amusait » à jeter ses prisonniers, je vous passe les détails de leur chute), nous découvrons les souterrains du château, véritable dédale pas toujours éclairé, nous faisant passer d’une salle à l’autre. On s’amuse bien en Jordanie !
Nous reprenons ensuite la Route des Rois pour rejoindre Pétra… Enfin on essaye… On est un peu perdu… Et les gens parlent de moins en moins anglais… On se fait même aider par la police qui nous emmène droit vers le désert ! On fini par s’en sortir, et après un petit détour par le château de Chowbak (trop tard pour le visiter, mais magnifique vue dans la lumière du soleil couchant) nous arrivons dans la ville moderne de Pétra en fin de journée.
Pétra… cité mythique… nous passons deux jours sur place pour pleinement profiter du site. En arrivant, nous parcourons le Siq, un long couloir entre deux immenses parois rocheuses, d’un beau rouge sombre, ponctuées de gravures nabatéennes… Nous avons l’impression de marcher longtemps avant de découvrir, quand on ne s’y attend plus, le Trésor, le Khazneh, cette gigantesque porte creusée dans la roche ! C’est en effet assez impressionnant ! Nous entrons ensuite dans la ville à proprement parler, magnifique site archéologique dans un décor naturel tout aussi splendide. La roche, rouge foncée, striée de noir et de jaune, offre un décor particulièrement impressionnant. Nous découvrons des grottes, un ancien théâtre, une voie romaine, des temples… Toute une ville creusée dans la roche, et se fondant complètement dans le décor. Après un bon pique-nique préparé par l’hôtel, nous entamons l’ascension du chemin menant au Monastère. Nous croisons un petit temple avec des lions sculptés, des bédouins "easy rider" avec leur blouson de cuir et leur cigarette juchés en haut de leur chameau (un petit look Johnny Depp dans Pirate des Caraïbes, j'aime beaucoup !), d'autres bédouins proposant un taxi à dos d'ânes (c'est là que nous avons croisé l'âne-ferrari !), pas mal de petites boutiques d'artisanat…. Bref, la montée n'est pas du tout monotone ! Nous arrivons enfin en haut, sur un plateau dégagé. Après quelques pas nous découvrons, en nous retournant, l'entrée du Monastère, immense porte de pierre creusée dans la roche ocre ! Encore plus impressionnant que le Khazneh je trouve, vraiment grandiose ! Nous nous installons dans le café en face, sur des bancs joliment décorés, pour déguster un jus de citron à la menthe bien frais devant le Monastère. Sympathique petite pause ! Mais le chemin continu. Un panneau indique "Vue de la fin du monde" ! Alors on y va, bien sur ! Nous ne sommes pas déçus, la publicité n'est pas mensongère. Après une petite marche, et l'ascension d'une petite colline, nous découvrons un vrai paysage de fin du monde, canyons découpés, très profonds, roche torturée, et au loin, le désert, à perte de vue… Franchement magnifique ! Nous reprenons ensuite tranquillement le chemin du retour, en parcourant la voie romaine, puis le Siq, avant de rejoindre notre hôtel pour prendre une bonne douche avant de sortir manger… une pizza. Oui ça fait du bien de temps en temps aussi, et en plus la pizzeria est juste à côté de l'hôtel.
Après une bonne nuit, nous nous levons tôt pour redécouvrir Pétra sans la foule de la veille. Départ à 7h30, arrivée sur le site avec presque personne, nous avons le Khazneh pour nous tout seul ! (enfin nous le partageons avec trois chameaux et deux petits chats) Cette fois-ci, nous entamons l'ascension du chemin menant au Haut Lieu du Sacrifice. Ca monte dur, mais la vue du sommet, sur Pétra, sur les montagnes, sur le désert, est vraiment magnifique. Nous redescendons ensuite par un autre chemin qui nous fait découvrir, caché dans la roche rouge, quelques tombeaux oubliés… Nous avons l'impression d'être des explorateurs ! En suivant le chemin nous rejoignons le cœur de la cité pour pique-niquer tranquillement. Nous visitons ensuite les nombreux tombeaux creusés dans la roche avant de gravir le Djebel Khubta, massif de grès multicolore dominant la cité de Pétra. Après une rencontre insolite avec un homme qui vit là tout seul avec son âne avec qui il a grandit, sa seule possession, sa seule richesse, nous arrivons au sommet. Nous avons alors une vue vraiment saisissante, le Khazneh, cette façade monumentale à l'entrée de Pétra, est maintenant sous nos pieds ! Nous redescendons ensuite prendre un bon jus de citron bien frais (et bien mérité) avant de rejoindre Abdallah, un bédouin commerçant qui vend de l'artisanat sur le site de Pétra. J'avais repéré la veille un joli bracelet en argent sur son étalage. Comme il nous reconnait, il nous offre le thé, et nous passons un très bon moment avant de négocier (un peu) le prix du bracelet. Après cette longue journée, et après une bonne douche, nous dînons à nouveau à la pizzeria (même si je prends une moussaka) avant de retrouver notre lit. Le réveil sera dur demain, notre téléphone ayant subrepticement avancé d'une heure en se connectant au wifi de l'hôtel…
Vendredi matin, levé très tôt donc, et route jusqu'au village de Wadi Rum, à l'entrée du désert (ce n'est pas une métaphore, la route ne va pas plus loin). Nous nous posons à la terrasse ombragée du petit restaurant avant de rejoindre Isabelle, une jeune femme Belge mariée à un bédouin du désert, propriétaire de l'agence Jordan Tracks qui organise des tours à cheval, à dos de chameau ou en jeep. Et l'aventure commence ! Juchés sur nos chameaux nous partons vers le désert.
Le pas lent du dromadaire nous fera visiter une petite partie de ce surprenant désert, très montagneux, très contrasté aussi, entre le rouge du sable des dunes, l'ocre des pierres, le vert des buissons, le blanc des fleurs et le bleu du ciel. Les couleurs sont magnifiques ! Nous faisons quelques pauses dans notre méharée, pour découvrir une source qui pousse en haut d'une montagne, pour gravir une dune de sable rouge ou pour nous enfoncer dans un canyon étroit entre deux parois rocheuses couvertes d'inscriptions nabatéennes. A chaque fois, des bédouins confortablement installés sous leur tente nous invitent à prendre le thé.
Nous arrivons ainsi, au rythme des chameaux, en fin d'après-midi au camp bédouin de Jordan Tracks. Nous sommes les premiers arrivées, mais le camp prend rapidement vie quand une couple d'anglais et un groupe de français nous rejoignent. Nous faisons également la connaissance de Saleem, le mari bédouin d'Isabelle, et d'Awad, qui sera notre guide le lendemain. A la nuit tombée, nous entrons tous sous la grande tente pour le repas du soir (très bon poulet grillé sur le feu), pendant que nos hôtes chantent accompagnés de leur oud et d'un petit tambour. Après le repas, nous nous éloignons de la lumière du camp pour observer les multitudes d'étoiles dans ce ciel d'une pureté incroyable. Nous allons faire de beaux rêves cette nuit…
Le lendemain, après un bon petit déjeuner sous la tente des b��douins (j'adore vraiment leur thé !) nous partons à deux voitures avec les cinq français à la découverte du désert (en jeep cette fois-ci, beaucoup plus agréable que le chameau finalement).
Nous nous arrêtons d'abord près d'une petite arche en pierre découpée sur le ciel, perchée en haut d'une colline rocheuse, avant de redécouvrir le canyon de la veille (aujourd'hui nous découvrons même un figuier qui y pousse !). Nous nous arrêtons également, comme la veille, à Lawrence Spring, nommée ainsi car Lawrence d'Arabie avait choisi le Wadi Rum comme base pour combattre avec les arabes contre l'empire Ottoman. Mais cette fois-ci, nous escaladons la colline pour découvrir la source au sommet. La vue de là haut sur le désert est impressionnante ! Et l'eau qui coule dans le désert l'est tout autant.
Après la découverte d'une belle dune de sable rouge se découpant sur le ciel bleu, et sur laquelle pousse des buissons de fleurs blanche ressemblant à des genets, et la découverte d’un étrange rocher ressemblant à un gros champignon, le vent érodant son "pied" doucement au fil des ans, nous nous arrêtons à l'ombre d'une belle paroi rocheuse pour déjeuner.
Le lieu est clairement connu et utilisé régulièrement par les bédouins, si l’on en croit les tâches de sang et autre touffes de poils autour d'une pierre plate… Oui, c'est en effet là qu'on tue les chèvres ! Et les chameaux aussi. Même si c'est plus compliqué de bien tuer le chameau, il faut lui bander les yeux, tirer son cou en arrière, et lui enfoncer une très longue lame juste sous la gorge. Tuer une chèvre, à côté, c'est bien plus facile, en cinq minutes c'est réglé, même si le jeune guide du groupe de français nous avoue avoir eu un peu peur la première fois. Et c'est à ce moment de la conversation, qu'Awad, qui était tranquillement en train de servir le thé, ouvre sa djellaba pour nous montrer le couteau qu'il gardait contre sa poitrine ! Et pour nous ramener d'un coup vers le XXIème siècle, il enchaine en nous disant que si on le cherche sur Youtube, on devrait trouver des vidéos de lui !
Nous reprenons ensuite notre périple dans le désert, pour découvrir une "piscine", réservoir naturel creusé dans la roche, à sec à cette saison. Puis un peu plus loin des inscriptions gravées sur la roche. De l'art bédouin ? Non, tout simplement un ancien panneau de signalisation ! Les gravures des chameaux indiquent la direction à prendre pour le chemin de la Mecque, et les gravures représentant des serpents indiquent les dangers que peuvent rencontrer les nomades dressant leur camp à cet endroit.
Nos guides nous déposent ensuite à l'entrée d'un canyon, plus large cette fois-ci que le précédent. Nous traversons le canyon à pied, nos guides nous attendent avec les jeeps de l'autre côté. Ce canyon est surprenant, un vrai petit coin de paradis sur terre ! Des arbres en fleurs y poussent à l'ombre des parois rocheuses, nous avons l'impression de découvrir un paradis perdu.
Deux arrêts supplémentaires nous permettent de découvrir deux magnifiques arches de pierres, l'une perchée en haut d'une montagne, inaccessible, l'autre bien plus proche de nous est vite escaladée par certains du groupe.
Après cette boucle dans le désert, nous repassons devant le camp et reprenons le chemin du retour vers le village, le même chemin que nous avons pris la veille avec nos chameaux. Les lieux découverts la veille nous paraissaient très éloignés les uns des autres, nous les voyons aujourd'hui défiler à toute vitesse, c'est assez surréaliste !
De retour au village, et après de chaleureux "au revoir" échangés avec nos amis bédouins et français, nous reprenons la route avec notre voiture en direction du sud, d'Aqaba, de la Mer Rouge à la frontière avec l'Egypte et l'Arabie Saoudite. Ah qu'il est bon de prendre une douche et de se poser sur le bord de la piscine de notre hôtel ! Après 4 jours passés dans le sable et la roche (entre Pétra et le Wadi Rum), nous avons du mal à réaliser où nous sommes ! Nous aurions pu passer une excellente nuit si des moustiques n'avaient pas décidé de squatter notre lit king size…
Dimanche, dernier jour avant le retour en France. La température a monté en flèche toute la semaine et il fait vraiment trop chaud pour rester à Aqaba. Nous nous arrêtons quand même au bord de la plage, pour découvrir les jordaniennes qui se baignent tout habillées (les occidentales en maillots de bain semblent venir d'une autre planète) avant de repartir vers le nord par l'autoroute du désert.
Sur cette autoroute, qui traverse le pays du nord au sud en coupant dans le désert, nous croisons : - des chameaux qui traversent la route - des chèvres qui traversent aussi - des ânes - des piétons Et puis pour être sure que les voitures ralentissent pour ne pas écraser tout ce beau monde, ils ont mis des dos d'ânes ! Oui, sur l'autoroute ! Au moins, la route est moins monotone que ce qu'on avait imaginé.
Nous la quittons tout de même avant la fin pour faire un petit détour par le site de Umm er-Rasas, site archéologique qui contient des ruines romaines et byzantines. Le site ressemble un peu à un "site archéologique à fouiller soi-même", les bâtiments sont encore pour la plupart ensevelis sous les pierres, mais en se promenant nous découvrons quelques belles mosaïques dans les anciennes églises. Clou du spectacle, la magnifique mosaïque de l'église Saint Etienne, vraiment très bien conservée, qui représente les villes de la région.
Nous rejoignons ensuite Madaba en fin de journée, et pour notre dernière soirée nous retournons au restaurant Bawabit. On y mange toujours aussi bien, et pour terminer le voyage en beauté nous nous offrons un narguilhé avec un verre d'arak.
Lundi, fin du voyage, nous rejoignons Amman pour reprendre l'avion. Bizarrement, il pleut aujourd'hui. Je dis bizarrement parceque après une semaine de grand soleil, voir le même paysage avec des nuages dans le ciel est assez étrange.
En tous cas, nous sommes un peu tristes de partir. Même si le voyage a parfois été très dur physiquement à cause de la chaleur, la Jordanie est vraiment un bien beau pays, très riche culturellement, très accueillant, et avec des paysages magnifiques.
J1 : avion Paris Amman sur Royal Jordanian (vol direct), récupération de la voiture de location (Avis) à l'aéroport, et direction Madaba pour 3 nuits à l'hotel Mariam. Très bon hotel, très confortable, délicieux p'tit dej (avec des pancakes !), bien placé Diner à l'hotel
J2 : Matin visite du chateau de Ajlun Déjeuner dans le restaurant (buffet) juste à l'entrée du site de Jerash Après-midi à Jérash Diner au restaurant Bawabit à Madaba
J3 : Mont Nébo le matin Dejeuner et après-midi sur la plage du Movenpick Resort pour profiter de la Mer Morte Diner au restaurant Bawabit à Madaba
J4 : Route des Rois en direction de Pétra Arret en fin de matinée pour visiter le chateau de Kerak, déjeuner à Kerak Arret au Chateau de Chowbak (trop tard pour le visiter) Arrivée à Petra en fin d'apres-midi Nuit au Sunset hotel Meme standing que le Mariam à Madaba, le Sunset propose aussi pour 4 JD de nous préparer un pique-nique.
J5 : Site de Petra le Siq, le Khazneh, la ville... Après le pique-nique, ascension en direction du Monastère
J6 : lever tôt pour profiter de Petra sans la foule Excursion au Lieu du Haut Sacrifice Après manger excursion sur le Djebel Khubta pour surplomber le Khazneh
J7 : Direction le Wadi Rum Excursion dans le desert à dos de chameau avec Jordan Tracks Nuit au camp bédouin de Jordan Tracks. Agence vraiment très professionnelle, nous avons passé 2 merveilleuses journées ! Je recommande.
J8 : Journée en jeep dans le Wadi Rum avec un guide bedouin (toujours Jordan Tracks) Franchement magnifique ! Retour au village en fin d'après-midi Route vers Aqaba Nuit au calme hors de la ville au Red Sea Dive Center Hotel (il faut quand même entrer dnas Aqaba pour trouver la bonne route qui y mene) Diner à l'hotel
J9 : matin à Aqaba Route du desert pour revenir à Madaba (pique nique en route) Arret à Umm er-Rasas Arrivée à Madaba en fin d'après-midi
J10 : retour à Amman pour prendre l'avion pour Paris
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Et maintenant, pour ceux qui aiment un peu de lecture, voici le récit détaillé de nos aventures (le récit accompagné de photos se trouve ICI) :
Et pourquoi pas la Jordanie ?
Deux semaines avant notre voyage prévu au Japon, un terrible séisme ravage une partie du pays, avec les conséquences que l’on sait… Une semaine avant le voyage, nous décidons donc de changer de destination. L’Ouest Américain ? J’aimerais beaucoup y revenir, mais c’est encore trop tôt dans l’année pour bien profiter du Yosemite National Park… L’Argentine ? C’est aussi un pays qui nous tente, mais organiser un voyage dans ce grand pays en moins d’une semaine parait difficile… Madère, l’île aux fleurs, pour une semaine de randonnée printanière ? Nous rêvions d’un grand voyage dépaysant… Et pourquoi pas la Jordanie ? Depuis le temps que mon homme rêve de découvrir Pétra ? Au moins nous aurons du soleil, ça fera du bien ! C’est décidé ! En un week-end, Guide du Routard à la main, nous organisons un super voyage en Jordanie !
Le samedi suivant, nous embarquons dans un avion Royal Jordanian direction Amman, la capitale. Nous n’y restons pas et préférons partir directement à Madaba, sympathique petite ville qui nous rappelle un peu la Sicile. Nous y resterons 3 nuits pour rayonner dans la région.
Dimanche matin, après un bon petit déjeuner, nous partons vers le nord en direction d’Ajlun, un ancien château croisé. La visite est très intéressante, même s’il n’y a pas beaucoup d’explications. Après déjeuner, nous visitons Jerash, site gréco-romain magnifiquement conservé ! Le site est immense, vraiment beau, et tellement bien conservé que l’on a presque l’impression de voir débouler un char romain sur la voie principale en direction du forum ! Cette visite est d’ailleurs pleine de surprises. En visitant l’impressionnant théâtre, nous assistons à un concert de cornemuses ! Jamais je n’aurais pensé écouter des jordaniens jouer des airs écossais à la cornemuse dans un ancien théâtre grec ! Sur le chemin nous menant au Temple d’Artémis, nous passons à côté des ruines de la cathédrale où un prêtre catholique célèbre une messe en plein air… Arrivés au Temple d’Artémis, je vois de la fumée s’élever de l’intérieur du temple… Une offrande aux Dieux ? Non ! Un vendeur de thé à la menthe ! Il est très bon d’ailleurs ce thé. Après cette belle journée riche en surprises et en découvertes, nous retournons à Madaba pour diner au Bawabit, très bon restaurant qui à l’avantage d’être tenu par des Chrétiens, on peut donc boire du vin pour accompagner notre repas. Nous goûtons à cette occasion le vin du Mont Nébo.
Petit aparté sur la gastronomie jordanienne avant de continuer ce récit. La nourriture, pas mal inspiré de la gastronomie libanaise, est très bonne. En entrée nous avons souvent des petites soupes et des mezzés (houmous, salades, concombre…). Ensuite, le poulet grillé (ou en brochette marinée, le chich taouk est très très bon), ou le mouton sont à l’honneur, accompagnés de courgettes et d’aubergines. Et pour finir le repas, un bon thé s’impose. Qu’il soit à la menthe fraîche ou infusé avec du sucre et parfois de la sauge à la façon des bédouins, il est toujours très bon !
Je parlais un peu plus haut du vin du Mont Nébo, dès lundi matin nous nous rendons sur ce lieu mythique du haut duquel Moïse observa la Terre Promise avant de mourir. Ca fait quelque chose de distinguer dans la brume matinale la Mer Morte, la Vallée du Jourdain, Bethleem si proche…
Après une petite balade dans les environs, nous changeons complètement de décors et allons au Movenpick Resort, grand hôtel de luxe, pour passer l’après-midi sur un transat sur la plage au bord de la Mer Morte. Très important de se baigner dans la Mer Morte sur la plage privée d’un hôtel, la concentration en sel est tellement importante qu’une douche s’impose ! On flotte vraiment ! Par contre, le sel, ça coupe… Et quand on s’entaille la main dans l’eau salée, ça fait vraiment mal … Heureusement, le personnel de l’hôtel veille, et est bien équipés en pansements et bétadine. Encore une petite sieste sur le transat devant la mer, et nous repartons en direction de Madaba. Le paysage est assez surprenant, comme celui que j’avais découvert dans la Vallée de la Mort aux Etats-Unis. Ce qui est assez logique finalement puisque dans les deux cas nous sommes sous le niveau de la mer, qui s’est retirée il y a bien longtemps… La roche est magnifique, présentant des strates de différentes couleurs.
Mardi matin, nous quittons Madaba pour nous diriger vers le sud, en prenant la Route des Rois, magnifique route qui nous fait découvrir d’impressionnants paysages. Des immenses canyons désertiques découpés dans la roche ocre… Nous découvrons aussi l’humour des Jordaniens. Juste avant un virage, sur la route longeant le canyon de façon vertigineuse, un panneau indique « Restaurant Grand Canyon, avec WC ». On imagine tout de suite un beau restaurant, avec une belle terrasse avec vue sur le canyon… On passe le virage et on découvre… Une tente avec un panneau « Restaurant » dessus ! Et juste à côté, une mini tente avec un panneau « WC » ! Ca vaut le petit âne de Pétra avec sa couverture rouge que son propriétaire faisait passer pour une Ferrari… mais nous ne sommes pas encore arrivés à Pétra, j’en parlerai plus tard.
Nous arrivons à Kerak en fin de matinée et nous visitons son château, dominant la vallée, avant d’aller déjeuner. Outre la magnifique vue sur la région que nous avons depuis les remparts du château (du haut desquels Godefroy de Bouillon « s’amusait » à jeter ses prisonniers, je vous passe les détails de leur chute), nous découvrons les souterrains du château, véritable dédale pas toujours éclairé, nous faisant passer d’une salle à l’autre. On s’amuse bien en Jordanie !
Nous reprenons ensuite la Route des Rois pour rejoindre Pétra… Enfin on essaye… On est un peu perdu… Et les gens parlent de moins en moins anglais… On se fait même aider par la police qui nous emmène droit vers le désert ! On fini par s’en sortir, et après un petit détour par le château de Chowbak (trop tard pour le visiter, mais magnifique vue dans la lumière du soleil couchant) nous arrivons dans la ville moderne de Pétra en fin de journée.
Pétra… cité mythique… nous passons deux jours sur place pour pleinement profiter du site. En arrivant, nous parcourons le Siq, un long couloir entre deux immenses parois rocheuses, d’un beau rouge sombre, ponctuées de gravures nabatéennes… Nous avons l’impression de marcher longtemps avant de découvrir, quand on ne s’y attend plus, le Trésor, le Khazneh, cette gigantesque porte creusée dans la roche ! C’est en effet assez impressionnant ! Nous entrons ensuite dans la ville à proprement parler, magnifique site archéologique dans un décor naturel tout aussi splendide. La roche, rouge foncée, striée de noir et de jaune, offre un décor particulièrement impressionnant. Nous découvrons des grottes, un ancien théâtre, une voie romaine, des temples… Toute une ville creusée dans la roche, et se fondant complètement dans le décor. Après un bon pique-nique préparé par l’hôtel, nous entamons l’ascension du chemin menant au Monastère. Nous croisons un petit temple avec des lions sculptés, des bédouins "easy rider" avec leur blouson de cuir et leur cigarette juchés en haut de leur chameau (un petit look Johnny Depp dans Pirate des Caraïbes, j'aime beaucoup !), d'autres bédouins proposant un taxi à dos d'ânes (c'est là que nous avons croisé l'âne-ferrari !), pas mal de petites boutiques d'artisanat…. Bref, la montée n'est pas du tout monotone ! Nous arrivons enfin en haut, sur un plateau dégagé. Après quelques pas nous découvrons, en nous retournant, l'entrée du Monastère, immense porte de pierre creusée dans la roche ocre ! Encore plus impressionnant que le Khazneh je trouve, vraiment grandiose ! Nous nous installons dans le café en face, sur des bancs joliment décorés, pour déguster un jus de citron à la menthe bien frais devant le Monastère. Sympathique petite pause ! Mais le chemin continu. Un panneau indique "Vue de la fin du monde" ! Alors on y va, bien sur ! Nous ne sommes pas déçus, la publicité n'est pas mensongère. Après une petite marche, et l'ascension d'une petite colline, nous découvrons un vrai paysage de fin du monde, canyons découpés, très profonds, roche torturée, et au loin, le désert, à perte de vue… Franchement magnifique ! Nous reprenons ensuite tranquillement le chemin du retour, en parcourant la voie romaine, puis le Siq, avant de rejoindre notre hôtel pour prendre une bonne douche avant de sortir manger… une pizza. Oui ça fait du bien de temps en temps aussi, et en plus la pizzeria est juste à côté de l'hôtel.
Après une bonne nuit, nous nous levons tôt pour redécouvrir Pétra sans la foule de la veille. Départ à 7h30, arrivée sur le site avec presque personne, nous avons le Khazneh pour nous tout seul ! (enfin nous le partageons avec trois chameaux et deux petits chats) Cette fois-ci, nous entamons l'ascension du chemin menant au Haut Lieu du Sacrifice. Ca monte dur, mais la vue du sommet, sur Pétra, sur les montagnes, sur le désert, est vraiment magnifique. Nous redescendons ensuite par un autre chemin qui nous fait découvrir, caché dans la roche rouge, quelques tombeaux oubliés… Nous avons l'impression d'être des explorateurs ! En suivant le chemin nous rejoignons le cœur de la cité pour pique-niquer tranquillement. Nous visitons ensuite les nombreux tombeaux creusés dans la roche avant de gravir le Djebel Khubta, massif de grès multicolore dominant la cité de Pétra. Après une rencontre insolite avec un homme qui vit là tout seul avec son âne avec qui il a grandit, sa seule possession, sa seule richesse, nous arrivons au sommet. Nous avons alors une vue vraiment saisissante, le Khazneh, cette façade monumentale à l'entrée de Pétra, est maintenant sous nos pieds ! Nous redescendons ensuite prendre un bon jus de citron bien frais (et bien mérité) avant de rejoindre Abdallah, un bédouin commerçant qui vend de l'artisanat sur le site de Pétra. J'avais repéré la veille un joli bracelet en argent sur son étalage. Comme il nous reconnait, il nous offre le thé, et nous passons un très bon moment avant de négocier (un peu) le prix du bracelet. Après cette longue journée, et après une bonne douche, nous dînons à nouveau à la pizzeria (même si je prends une moussaka) avant de retrouver notre lit. Le réveil sera dur demain, notre téléphone ayant subrepticement avancé d'une heure en se connectant au wifi de l'hôtel…
Vendredi matin, levé très tôt donc, et route jusqu'au village de Wadi Rum, à l'entrée du désert (ce n'est pas une métaphore, la route ne va pas plus loin). Nous nous posons à la terrasse ombragée du petit restaurant avant de rejoindre Isabelle, une jeune femme Belge mariée à un bédouin du désert, propriétaire de l'agence Jordan Tracks qui organise des tours à cheval, à dos de chameau ou en jeep. Et l'aventure commence ! Juchés sur nos chameaux nous partons vers le désert.
Le pas lent du dromadaire nous fera visiter une petite partie de ce surprenant désert, très montagneux, très contrasté aussi, entre le rouge du sable des dunes, l'ocre des pierres, le vert des buissons, le blanc des fleurs et le bleu du ciel. Les couleurs sont magnifiques ! Nous faisons quelques pauses dans notre méharée, pour découvrir une source qui pousse en haut d'une montagne, pour gravir une dune de sable rouge ou pour nous enfoncer dans un canyon étroit entre deux parois rocheuses couvertes d'inscriptions nabatéennes. A chaque fois, des bédouins confortablement installés sous leur tente nous invitent à prendre le thé.
Nous arrivons ainsi, au rythme des chameaux, en fin d'après-midi au camp bédouin de Jordan Tracks. Nous sommes les premiers arrivées, mais le camp prend rapidement vie quand une couple d'anglais et un groupe de français nous rejoignent. Nous faisons également la connaissance de Saleem, le mari bédouin d'Isabelle, et d'Awad, qui sera notre guide le lendemain. A la nuit tombée, nous entrons tous sous la grande tente pour le repas du soir (très bon poulet grillé sur le feu), pendant que nos hôtes chantent accompagnés de leur oud et d'un petit tambour. Après le repas, nous nous éloignons de la lumière du camp pour observer les multitudes d'étoiles dans ce ciel d'une pureté incroyable. Nous allons faire de beaux rêves cette nuit…
Le lendemain, après un bon petit déjeuner sous la tente des b��douins (j'adore vraiment leur thé !) nous partons à deux voitures avec les cinq français à la découverte du désert (en jeep cette fois-ci, beaucoup plus agréable que le chameau finalement).
Nous nous arrêtons d'abord près d'une petite arche en pierre découpée sur le ciel, perchée en haut d'une colline rocheuse, avant de redécouvrir le canyon de la veille (aujourd'hui nous découvrons même un figuier qui y pousse !). Nous nous arrêtons également, comme la veille, à Lawrence Spring, nommée ainsi car Lawrence d'Arabie avait choisi le Wadi Rum comme base pour combattre avec les arabes contre l'empire Ottoman. Mais cette fois-ci, nous escaladons la colline pour découvrir la source au sommet. La vue de là haut sur le désert est impressionnante ! Et l'eau qui coule dans le désert l'est tout autant.
Après la découverte d'une belle dune de sable rouge se découpant sur le ciel bleu, et sur laquelle pousse des buissons de fleurs blanche ressemblant à des genets, et la découverte d’un étrange rocher ressemblant à un gros champignon, le vent érodant son "pied" doucement au fil des ans, nous nous arrêtons à l'ombre d'une belle paroi rocheuse pour déjeuner.
Le lieu est clairement connu et utilisé régulièrement par les bédouins, si l’on en croit les tâches de sang et autre touffes de poils autour d'une pierre plate… Oui, c'est en effet là qu'on tue les chèvres ! Et les chameaux aussi. Même si c'est plus compliqué de bien tuer le chameau, il faut lui bander les yeux, tirer son cou en arrière, et lui enfoncer une très longue lame juste sous la gorge. Tuer une chèvre, à côté, c'est bien plus facile, en cinq minutes c'est réglé, même si le jeune guide du groupe de français nous avoue avoir eu un peu peur la première fois. Et c'est à ce moment de la conversation, qu'Awad, qui était tranquillement en train de servir le thé, ouvre sa djellaba pour nous montrer le couteau qu'il gardait contre sa poitrine ! Et pour nous ramener d'un coup vers le XXIème siècle, il enchaine en nous disant que si on le cherche sur Youtube, on devrait trouver des vidéos de lui !
Nous reprenons ensuite notre périple dans le désert, pour découvrir une "piscine", réservoir naturel creusé dans la roche, à sec à cette saison. Puis un peu plus loin des inscriptions gravées sur la roche. De l'art bédouin ? Non, tout simplement un ancien panneau de signalisation ! Les gravures des chameaux indiquent la direction à prendre pour le chemin de la Mecque, et les gravures représentant des serpents indiquent les dangers que peuvent rencontrer les nomades dressant leur camp à cet endroit.
Nos guides nous déposent ensuite à l'entrée d'un canyon, plus large cette fois-ci que le précédent. Nous traversons le canyon à pied, nos guides nous attendent avec les jeeps de l'autre côté. Ce canyon est surprenant, un vrai petit coin de paradis sur terre ! Des arbres en fleurs y poussent à l'ombre des parois rocheuses, nous avons l'impression de découvrir un paradis perdu.
Deux arrêts supplémentaires nous permettent de découvrir deux magnifiques arches de pierres, l'une perchée en haut d'une montagne, inaccessible, l'autre bien plus proche de nous est vite escaladée par certains du groupe.
Après cette boucle dans le désert, nous repassons devant le camp et reprenons le chemin du retour vers le village, le même chemin que nous avons pris la veille avec nos chameaux. Les lieux découverts la veille nous paraissaient très éloignés les uns des autres, nous les voyons aujourd'hui défiler à toute vitesse, c'est assez surréaliste !
De retour au village, et après de chaleureux "au revoir" échangés avec nos amis bédouins et français, nous reprenons la route avec notre voiture en direction du sud, d'Aqaba, de la Mer Rouge à la frontière avec l'Egypte et l'Arabie Saoudite. Ah qu'il est bon de prendre une douche et de se poser sur le bord de la piscine de notre hôtel ! Après 4 jours passés dans le sable et la roche (entre Pétra et le Wadi Rum), nous avons du mal à réaliser où nous sommes ! Nous aurions pu passer une excellente nuit si des moustiques n'avaient pas décidé de squatter notre lit king size…
Dimanche, dernier jour avant le retour en France. La température a monté en flèche toute la semaine et il fait vraiment trop chaud pour rester à Aqaba. Nous nous arrêtons quand même au bord de la plage, pour découvrir les jordaniennes qui se baignent tout habillées (les occidentales en maillots de bain semblent venir d'une autre planète) avant de repartir vers le nord par l'autoroute du désert.
Sur cette autoroute, qui traverse le pays du nord au sud en coupant dans le désert, nous croisons : - des chameaux qui traversent la route - des chèvres qui traversent aussi - des ânes - des piétons Et puis pour être sure que les voitures ralentissent pour ne pas écraser tout ce beau monde, ils ont mis des dos d'ânes ! Oui, sur l'autoroute ! Au moins, la route est moins monotone que ce qu'on avait imaginé.
Nous la quittons tout de même avant la fin pour faire un petit détour par le site de Umm er-Rasas, site archéologique qui contient des ruines romaines et byzantines. Le site ressemble un peu à un "site archéologique à fouiller soi-même", les bâtiments sont encore pour la plupart ensevelis sous les pierres, mais en se promenant nous découvrons quelques belles mosaïques dans les anciennes églises. Clou du spectacle, la magnifique mosaïque de l'église Saint Etienne, vraiment très bien conservée, qui représente les villes de la région.
Nous rejoignons ensuite Madaba en fin de journée, et pour notre dernière soirée nous retournons au restaurant Bawabit. On y mange toujours aussi bien, et pour terminer le voyage en beauté nous nous offrons un narguilhé avec un verre d'arak.
Lundi, fin du voyage, nous rejoignons Amman pour reprendre l'avion. Bizarrement, il pleut aujourd'hui. Je dis bizarrement parceque après une semaine de grand soleil, voir le même paysage avec des nuages dans le ciel est assez étrange.
En tous cas, nous sommes un peu tristes de partir. Même si le voyage a parfois été très dur physiquement à cause de la chaleur, la Jordanie est vraiment un bien beau pays, très riche culturellement, très accueillant, et avec des paysages magnifiques.
Retour de Thaï Muang (Thaïlande) English translation pending
😉Bonjour à tous, 3 mois passé à Thaï Muang dans le nord de Phuket, à 35 kms de l'aéroport.
Que dire de cette ville? Nombreux magasins, circulation intense, rien de bien extraordinaire. Son attrait réside surtout pour la découverte de la baie de Phang Gna, lieu où venaient pondre autrefois les tortues luth, protégées maintenant par des associations qui se chargent de la récupération des rares oeufs, les font éclore, et dès que les tortues sont assez grosses, les rejettent à la mer.
Quelques photos de la ville de Thaï Muang.
Que dire de cette ville? Nombreux magasins, circulation intense, rien de bien extraordinaire. Son attrait réside surtout pour la découverte de la baie de Phang Gna, lieu où venaient pondre autrefois les tortues luth, protégées maintenant par des associations qui se chargent de la récupération des rares oeufs, les font éclore, et dès que les tortues sont assez grosses, les rejettent à la mer.
Quelques photos de la ville de Thaï Muang.
Voyage de vingt-cinq jours dans l'Est canadien English translation pending
Bonsoir,
Sur nos 25 jours, nous passerons deux journées complètes à Québec et trois journées à Montréal (dont une journée d'emmagasinage pour ma fille de 16ans):si vous avez des bons plans pour cette journée , je suis preneuse.....
Nous avons l'intention de monter au mont Jacques Cartier, par contre j'ai lu qu'il fallait prendre une navette : où faut-il la prendre et où dépose-t-elle les randonneurs? Concernant le mont Albert, quel est le plus joli trajet? le versant nord du mont ou le tour du mont.... Des Vforumeurs connaissent-ils les chalets du Parc de la Gaspésie? Les tentes Huttopia possèdent -elles une literie avec draps et couvertures?
Nous allons aussi randonner aux Grands-Jardins ( Mont du Lac des cygnes avec boucle par le sentier le Pioui ), pour le moment, nous hésitons à effectuer l'Acropole des Draveurs dans les Hautes-Gorges ( le descriptif de cette balade ne m'enchante pas tellement, de plus les quelques photos que j'ai vues ne m'ont pas impressionnée).
Quelqu'un connaît-il les sentiers du Lac Caché et du Promontoire du Parc régional de la Seigneurie du lac Matapédia? lequel choisir ?
Dernière question : j'hésite entre deux canyons , le canyon Ste Anne et le canyon des portes de l'enfer.
Je suis preneuse aussi sur les hébergements sachant que nous sommes une famille de 5 ( 21,18,16ans) : j'ai déjà le logement à Québec et Montréal.
Merci d'avance, à tous pour vos réponses, Bonsoir, Anne.
Sur nos 25 jours, nous passerons deux journées complètes à Québec et trois journées à Montréal (dont une journée d'emmagasinage pour ma fille de 16ans):si vous avez des bons plans pour cette journée , je suis preneuse.....
Nous avons l'intention de monter au mont Jacques Cartier, par contre j'ai lu qu'il fallait prendre une navette : où faut-il la prendre et où dépose-t-elle les randonneurs? Concernant le mont Albert, quel est le plus joli trajet? le versant nord du mont ou le tour du mont.... Des Vforumeurs connaissent-ils les chalets du Parc de la Gaspésie? Les tentes Huttopia possèdent -elles une literie avec draps et couvertures?
Nous allons aussi randonner aux Grands-Jardins ( Mont du Lac des cygnes avec boucle par le sentier le Pioui ), pour le moment, nous hésitons à effectuer l'Acropole des Draveurs dans les Hautes-Gorges ( le descriptif de cette balade ne m'enchante pas tellement, de plus les quelques photos que j'ai vues ne m'ont pas impressionnée).
Quelqu'un connaît-il les sentiers du Lac Caché et du Promontoire du Parc régional de la Seigneurie du lac Matapédia? lequel choisir ?
Dernière question : j'hésite entre deux canyons , le canyon Ste Anne et le canyon des portes de l'enfer.
Je suis preneuse aussi sur les hébergements sachant que nous sommes une famille de 5 ( 21,18,16ans) : j'ai déjà le logement à Québec et Montréal.
Merci d'avance, à tous pour vos réponses, Bonsoir, Anne.
Retour du Laos en 2011: informations pratiques English translation pending
Suite à environ un mois passé au Laos en mars 2011, voici quelques informations pratiques qui pourront servir aux voyageurs visitant ce pays.
Argent :
Coupures de 500, 1000, 2000, 5000, 10'000, 20'000 et 50'000 kips. Nous n'avons pas rencontré de plus grosses coupures que 50'000. Attention, il convient d'être prudent, certaines coupures se ressemblent fortement. De plus, les chiffres sont en caractères romains que sur un côté du billet. Eviter d'avoir trop de grosses coupures, il est rare que les commerçants, chauffeurs de tuktuk, etc..., aient la monnaie pour vous rendre. Dans les villes, aucun souci pour trouver des ATM qui acceptent les cartes Maestro, Visa, etc... Les retraits maximum sont de 1'000'000 de kips par transaction, 8 fois par jour. Quelques bureaux de change, mais certains hôtels ou magasins en font aussi, à des taux variables et rarement favorables. Possibilité de payer certains achats en $ ou en baths, mais pas partout. Le $ n'est pas plus utile que l'Euro qui se change tout aussi bien.
Quelques prix : Un riz sauté poulet/porc : 15'000 kips Une grande bière Lao : 10'000 kips Une bouteille d'eau 1,5 l. : 5'000 kips Une bouteille d'eau 1 l. : 2 - 3'000 kips Un shake aux fruits : 5 - 6'000 kips Un sandwich poulet/thon/ vache qui rit : 10'000 kips Une course en tuktuk à Vientiane : 20-30'000 kips Location d'un vélo à Luang Prabang pour un jour : 10-15'000 kips Prix d'une bonne chambre en guesthouse : 70-140'000 kips Lessive, au kilo : 8-10'000 kips
Carnet de route :
Pour ceux intéressés à lire le récit de nos aventures laotiennes, cliquer ICI
Climat :
En mars, après plusieurs mois de saison sèche, le manque d'eau est visible. Les rizières sont à sec, l'herbe est brûlée (au sens propre et figuré du terme), les arbres perdent parfois leurs feuilles, les rivières sont au débit minimum. La poussière est présente sur toutes les pistes et bords de route. Par contre, le beau temps et la chaleur y sont normalement quasi garantis. Si vous voulez voir des paysages verdoyants, période à éviter. Chaleur étouffante dans les environs de Paksé et notamment dans les 4000 îles. Par contre, dans le nord, les nuits peuvent être fraîches.
Comment s'y rendre :
Aucun vol international depuis l'Europe. La solution la plus pratique en arrivant du Vieux-Continent consiste à passer par Bangkok. Depuis là, les options sont multiples:
vols internes avec Air Asia vers Chiang Rai (nord), Udon Thani (nord-est) ou Ubon Ratchathani (est) qui permettent ensuite d'entrer au Laos à divers points, selon votre planning.
vols internationaux depuis Bangkok pour Luang Prabang (Bangkok Airways) ou Vientiane (Lao Airline), mais ces trajets sont onéreux.
train de nuit entre Bangkok et Nong Khai, à quelques km de la frontière laotienne, puis Vientiane, soit en train, soit en bus. Les billets pour le train peuvent s'acheter 2 mois à l'avance via le net (cf le site www.thailandtrainticket.com ). On les paye et ils sont livrés directement à la gare de Bangkok le jour du départ par porteur (moyennant une petite commission de 300 baths) ou alors à votre hôtel.
si vous êtes déjà en Asie, nombreux vols entre les différentes villes du sud-est asiatique et Vientiane (KL, Hanoï, Phnom Penh, Hô Chi Minh, etc...).
sinon par voie terrestre avec les pays voisins.
Pour le visa, valable un mois et coûtant 35 $ ou 1500 baths, ne pas oublier de prendre l'indispensable photo. Des agences de voyage laotiennes peuvent vous arranger vos visas pour les pays voisins (Chine, Vietnam, etc...), si vous êtes en voyage longue durée dans la région.
Connexion internet :
La plupart des guesthouses dans les centres touristiques proposent du WiFi, de même que certains restaurants. Mais les connexions sont lentes. Sinon, nombreux cybercafés et autres points internet. Là aussi, le débit est faible à moyen en général. Prix variables suivant les endroits.
Coups de coeur :
L'absence de stress Le sourire désintéressé des Laotiens La beauté des enfants, surtout les filles Les fruits et les shake confectionnés devant nous Les paysages autour de Vang Vieng Muang Ngoi, son calme, ses paysages L'aventure en moto sur le plateau des Boloven Les 4000 îles et son ambiance tropicale nonchalante
Pour le détail, voir notre compte-rendu à l'aide du lien ci-dessus.
Coups de gueule :
Le comportement totalement irrespectueux de certains voyageurs à Vang Vieng (tenue complètement inadaptée, abus d'alcool et d'autres produits "happy" au milieu des Laotiens) et à Luang Prabang (lors de l'offrande faites aux bonzes). Certains souffrent d'un grave manque de savoir-voyager, voire même de savoir-vivre. Une honte.
Cuisine :
Un mélange des tendances de la région Asie du sud-est et pas forcément avec prédominance thaï, souvent moins épicé. Beaucoup d'excellentes soupes, notamment aux nouilles, agrémentées de légumes et parfois de viande (poulet, boeuf ou porc). Les cartes des restaurants sont bien fournies, en plats asiatiques en tout genre notamment les mets sautés (fried chicken/noodle/vegetables/rice, etc...). Les poissons cuits au grill sont excellents. Nombreux fruits tropicaux sur les marchés, ne pas hésiter à abuser des Shake. On choisit les fruits désirés, un peu d'eau sucrée, de lait condensé et des glaçons, le tout est mixé. Délicieux et jamais malade ! Contrairement aux autres pays du coin, on trouve du pain, notamment de la baguette, servie chaude ! Le café lao est très bon. Excellente bière, la Lao Beer, servie en canette ou bouteille de 33 cl et de 64 cl.
Hébergement :
Pour tous les budgets suivant le niveau de confort désiré. Des petites guesthouses toutes simples parfois sans sdb à 40'000 kips à des chambres plus luxueuses dès 25 $. Les établissements bon marché sont souvent bruyants à cause des jeunes en tournée dans l'Asie du sud-est et les cloisons très minces. Certains sites internet donnent de bonnes infos, www.travelfish.org notamment. Attention le Lonely Planet et le Routard ne sont plus vraiment à jour au niveau des prix, comme souvent.
Lessive :
Tant les guesthouses que des échoppes dans la rue proposent de laver votre linge. Prix au kilo : 8-10'000 kips suivant les endroits. Les tâches les plus tenaces ne partiront pas, mais vos habits retrouverons fraîcheur et odeur agréables. Vous pouvez donc voyager léger.
Massage :
On en trouve partout et vu les prix proposés (moins de 100'000 kips/heure pour les plus chers), il ne faut pas s'en priver. Massage du corps, des pieds et des jambes, du visage, plusieurs formules proposées. Possibilité de sauna ou de bains de vapeur aux herbes suivant les endroits.
Moustiques :
Avantage de la saison sèche, peu de ces insectes nuisibles. Une bonne protection en spray le soir (celui acheté en Europe a été tout-à-fait efficace), manches et pantalon long, cela est suffisant. Nous avons également acheté une bombe aérosol, qui a duré tout le mois, pour les chambres qui étaient dépourvues de mousitiquaire, ce qui demeure assez rare.
Routes :
Les axes principaux sont gourdonnés, mais les routes sont souvent bosselées et parsemées de trous, d'où une vitesse réduite. Les voies moins importantes sont souvent des pistes en terre, caillouteuses, poussièreuses en saison sèche et boueuses lors de la saison des pluies.
Sécurité :
Jamais nous n'avons senti une quelconque agressivité envers nous, ni un sentiment d'insécurité.
Transports :
Nous n'avons testé que les transports organisés par les guesthouses (bus, minivan). Les prix sont quasi tous identiques et les véhicules utilisés sont en bon état. Les chauffeurs sont prudents (rien à voir avec le Sri Lanka) et la circulation est facile. Le Laotien est sur la route comme dans la vie, pas stressé. Tuktuk, demander le prix avant de monter, comme partout. Location de moto possible (des petites chinoises ou japonaises 100 ou 110 cc à vitesses ou automatiques), aucun permis n'est exigé. Parfois même aucun contrat. On paie, on prend la moto et on part (en cas de pépins, on rembourse...). Pour les motos à vitesses, pas d'embrayage, on monte dans les vitesses en appuyant vers l'avant et pour rétrograder, l'axe repart vers le talon et on appuie dessus. Simple après quelques utilisations. Les crevaisons ne sont pas rares, d'où de nombreuses échoppes pour réparer. Location de vélo également possible quasi partout dans les endroits touristiques. Un bon moyen de découvrir Luang Prabang et les 4000 îles par exemple. Vols internes avec Lao Airlines entre les différentes villes du pays. Nous avons fait Luang Prabang-Vientiane et Vientiane-Paksé, aucun souci. Les avions sont des ATR 72 ou des MA 60, tous deux à turbopropulseurs. Appareils en parfait état, service attentionné, une bonne surprise.
Tourista :
Nous avons chacun eu la notre, traitée de manière conventionnelle avec de l'Immodium pour couper sur l'instant et du charbon actif pour la "réparation". Il convient d'être un peu plus attentif au Laos qu'ailleurs sur les standards d'hygiène, légèrement en-dessous de la Thaïlande par exemple. Toutefois, pas de quoi être parano non plus, les conseils de prudence élémentaires au sujet de l'eau, de la viande pas cuite, de la nourriture qui traîne au soleil, etc, sont les mêmes que partout.
Argent :
Coupures de 500, 1000, 2000, 5000, 10'000, 20'000 et 50'000 kips. Nous n'avons pas rencontré de plus grosses coupures que 50'000. Attention, il convient d'être prudent, certaines coupures se ressemblent fortement. De plus, les chiffres sont en caractères romains que sur un côté du billet. Eviter d'avoir trop de grosses coupures, il est rare que les commerçants, chauffeurs de tuktuk, etc..., aient la monnaie pour vous rendre. Dans les villes, aucun souci pour trouver des ATM qui acceptent les cartes Maestro, Visa, etc... Les retraits maximum sont de 1'000'000 de kips par transaction, 8 fois par jour. Quelques bureaux de change, mais certains hôtels ou magasins en font aussi, à des taux variables et rarement favorables. Possibilité de payer certains achats en $ ou en baths, mais pas partout. Le $ n'est pas plus utile que l'Euro qui se change tout aussi bien.
Quelques prix : Un riz sauté poulet/porc : 15'000 kips Une grande bière Lao : 10'000 kips Une bouteille d'eau 1,5 l. : 5'000 kips Une bouteille d'eau 1 l. : 2 - 3'000 kips Un shake aux fruits : 5 - 6'000 kips Un sandwich poulet/thon/ vache qui rit : 10'000 kips Une course en tuktuk à Vientiane : 20-30'000 kips Location d'un vélo à Luang Prabang pour un jour : 10-15'000 kips Prix d'une bonne chambre en guesthouse : 70-140'000 kips Lessive, au kilo : 8-10'000 kips
Carnet de route :
Pour ceux intéressés à lire le récit de nos aventures laotiennes, cliquer ICI
Climat :
En mars, après plusieurs mois de saison sèche, le manque d'eau est visible. Les rizières sont à sec, l'herbe est brûlée (au sens propre et figuré du terme), les arbres perdent parfois leurs feuilles, les rivières sont au débit minimum. La poussière est présente sur toutes les pistes et bords de route. Par contre, le beau temps et la chaleur y sont normalement quasi garantis. Si vous voulez voir des paysages verdoyants, période à éviter. Chaleur étouffante dans les environs de Paksé et notamment dans les 4000 îles. Par contre, dans le nord, les nuits peuvent être fraîches.
Comment s'y rendre :
Aucun vol international depuis l'Europe. La solution la plus pratique en arrivant du Vieux-Continent consiste à passer par Bangkok. Depuis là, les options sont multiples:
vols internes avec Air Asia vers Chiang Rai (nord), Udon Thani (nord-est) ou Ubon Ratchathani (est) qui permettent ensuite d'entrer au Laos à divers points, selon votre planning.
vols internationaux depuis Bangkok pour Luang Prabang (Bangkok Airways) ou Vientiane (Lao Airline), mais ces trajets sont onéreux.
train de nuit entre Bangkok et Nong Khai, à quelques km de la frontière laotienne, puis Vientiane, soit en train, soit en bus. Les billets pour le train peuvent s'acheter 2 mois à l'avance via le net (cf le site www.thailandtrainticket.com ). On les paye et ils sont livrés directement à la gare de Bangkok le jour du départ par porteur (moyennant une petite commission de 300 baths) ou alors à votre hôtel.
si vous êtes déjà en Asie, nombreux vols entre les différentes villes du sud-est asiatique et Vientiane (KL, Hanoï, Phnom Penh, Hô Chi Minh, etc...).
sinon par voie terrestre avec les pays voisins.
Pour le visa, valable un mois et coûtant 35 $ ou 1500 baths, ne pas oublier de prendre l'indispensable photo. Des agences de voyage laotiennes peuvent vous arranger vos visas pour les pays voisins (Chine, Vietnam, etc...), si vous êtes en voyage longue durée dans la région.
Connexion internet :
La plupart des guesthouses dans les centres touristiques proposent du WiFi, de même que certains restaurants. Mais les connexions sont lentes. Sinon, nombreux cybercafés et autres points internet. Là aussi, le débit est faible à moyen en général. Prix variables suivant les endroits.
Coups de coeur :
L'absence de stress Le sourire désintéressé des Laotiens La beauté des enfants, surtout les filles Les fruits et les shake confectionnés devant nous Les paysages autour de Vang Vieng Muang Ngoi, son calme, ses paysages L'aventure en moto sur le plateau des Boloven Les 4000 îles et son ambiance tropicale nonchalante
Pour le détail, voir notre compte-rendu à l'aide du lien ci-dessus.
Coups de gueule :
Le comportement totalement irrespectueux de certains voyageurs à Vang Vieng (tenue complètement inadaptée, abus d'alcool et d'autres produits "happy" au milieu des Laotiens) et à Luang Prabang (lors de l'offrande faites aux bonzes). Certains souffrent d'un grave manque de savoir-voyager, voire même de savoir-vivre. Une honte.
Cuisine :
Un mélange des tendances de la région Asie du sud-est et pas forcément avec prédominance thaï, souvent moins épicé. Beaucoup d'excellentes soupes, notamment aux nouilles, agrémentées de légumes et parfois de viande (poulet, boeuf ou porc). Les cartes des restaurants sont bien fournies, en plats asiatiques en tout genre notamment les mets sautés (fried chicken/noodle/vegetables/rice, etc...). Les poissons cuits au grill sont excellents. Nombreux fruits tropicaux sur les marchés, ne pas hésiter à abuser des Shake. On choisit les fruits désirés, un peu d'eau sucrée, de lait condensé et des glaçons, le tout est mixé. Délicieux et jamais malade ! Contrairement aux autres pays du coin, on trouve du pain, notamment de la baguette, servie chaude ! Le café lao est très bon. Excellente bière, la Lao Beer, servie en canette ou bouteille de 33 cl et de 64 cl.
Hébergement :
Pour tous les budgets suivant le niveau de confort désiré. Des petites guesthouses toutes simples parfois sans sdb à 40'000 kips à des chambres plus luxueuses dès 25 $. Les établissements bon marché sont souvent bruyants à cause des jeunes en tournée dans l'Asie du sud-est et les cloisons très minces. Certains sites internet donnent de bonnes infos, www.travelfish.org notamment. Attention le Lonely Planet et le Routard ne sont plus vraiment à jour au niveau des prix, comme souvent.
Lessive :
Tant les guesthouses que des échoppes dans la rue proposent de laver votre linge. Prix au kilo : 8-10'000 kips suivant les endroits. Les tâches les plus tenaces ne partiront pas, mais vos habits retrouverons fraîcheur et odeur agréables. Vous pouvez donc voyager léger.
Massage :
On en trouve partout et vu les prix proposés (moins de 100'000 kips/heure pour les plus chers), il ne faut pas s'en priver. Massage du corps, des pieds et des jambes, du visage, plusieurs formules proposées. Possibilité de sauna ou de bains de vapeur aux herbes suivant les endroits.
Moustiques :
Avantage de la saison sèche, peu de ces insectes nuisibles. Une bonne protection en spray le soir (celui acheté en Europe a été tout-à-fait efficace), manches et pantalon long, cela est suffisant. Nous avons également acheté une bombe aérosol, qui a duré tout le mois, pour les chambres qui étaient dépourvues de mousitiquaire, ce qui demeure assez rare.
Routes :
Les axes principaux sont gourdonnés, mais les routes sont souvent bosselées et parsemées de trous, d'où une vitesse réduite. Les voies moins importantes sont souvent des pistes en terre, caillouteuses, poussièreuses en saison sèche et boueuses lors de la saison des pluies.
Sécurité :
Jamais nous n'avons senti une quelconque agressivité envers nous, ni un sentiment d'insécurité.
Transports :
Nous n'avons testé que les transports organisés par les guesthouses (bus, minivan). Les prix sont quasi tous identiques et les véhicules utilisés sont en bon état. Les chauffeurs sont prudents (rien à voir avec le Sri Lanka) et la circulation est facile. Le Laotien est sur la route comme dans la vie, pas stressé. Tuktuk, demander le prix avant de monter, comme partout. Location de moto possible (des petites chinoises ou japonaises 100 ou 110 cc à vitesses ou automatiques), aucun permis n'est exigé. Parfois même aucun contrat. On paie, on prend la moto et on part (en cas de pépins, on rembourse...). Pour les motos à vitesses, pas d'embrayage, on monte dans les vitesses en appuyant vers l'avant et pour rétrograder, l'axe repart vers le talon et on appuie dessus. Simple après quelques utilisations. Les crevaisons ne sont pas rares, d'où de nombreuses échoppes pour réparer. Location de vélo également possible quasi partout dans les endroits touristiques. Un bon moyen de découvrir Luang Prabang et les 4000 îles par exemple. Vols internes avec Lao Airlines entre les différentes villes du pays. Nous avons fait Luang Prabang-Vientiane et Vientiane-Paksé, aucun souci. Les avions sont des ATR 72 ou des MA 60, tous deux à turbopropulseurs. Appareils en parfait état, service attentionné, une bonne surprise.
Tourista :
Nous avons chacun eu la notre, traitée de manière conventionnelle avec de l'Immodium pour couper sur l'instant et du charbon actif pour la "réparation". Il convient d'être un peu plus attentif au Laos qu'ailleurs sur les standards d'hygiène, légèrement en-dessous de la Thaïlande par exemple. Toutefois, pas de quoi être parano non plus, les conseils de prudence élémentaires au sujet de l'eau, de la viande pas cuite, de la nourriture qui traîne au soleil, etc, sont les mêmes que partout.
Croisière sur le Costa Mediterranea le 12 mai 2011 English translation pending
bonjour a tous les croiséristes.
on aimerai partir sur le costa méditérranéa(méditérranée orientale)12 jours
nice 17h
- civitavecchia/rome 08h 19h
- navigation
- le pirée/athène 12h 19h
- izmir 09h 18h
- rhodes 09h 19h
- limassol 13h 19h
- alanya 08h 18h
- santorin 13h 18h
- katakolon/olympie 08h 13h
- navigation
- nice 09h
on aimerai faire les escursions tous seul avec notre fils de 12 mois le jour du départ. est ce possible? pouvez vous nous aidé c est notre 1 ere croisière et il faut que l on se dépèche pour réservé. merci beaucoup
on aimerai faire les escursions tous seul avec notre fils de 12 mois le jour du départ. est ce possible? pouvez vous nous aidé c est notre 1 ere croisière et il faut que l on se dépèche pour réservé. merci beaucoup
Partir en Irlande à moto sans aucune expérience? English translation pending
Bonjoir,
Je viens pour avoir vos impressions de motards aguerris😉 sur le fait que je souhaite partir cet été en Irlande pour quelques semaines en moto. Sachant que je n'ai toujours pas acheté ma 1ère moto, ce qui ne serait tarder.
Donc à votre avis, pas de problème à partir en vadrouille avec seulement quelques mois de moto au compteur?
Merci bien Flex😎
Je viens pour avoir vos impressions de motards aguerris😉 sur le fait que je souhaite partir cet été en Irlande pour quelques semaines en moto. Sachant que je n'ai toujours pas acheté ma 1ère moto, ce qui ne serait tarder.
Donc à votre avis, pas de problème à partir en vadrouille avec seulement quelques mois de moto au compteur?
Merci bien Flex😎
Canyon de Chelly: intérêt du tour guidé? (Arizona) English translation pending
Bonjour à tous
j'ai programmé 1 jour en aout consacré à la visite du canyon de chelly au départ de Bluff le matin :
Je souhaiterais avoir des retours sur l'interet des visites guidées par les indiens car ça me fait un peu bizarre de visiter un NM juste avec des points de vue "d'en haut" et une petite rando 😕; ceci dit quand on voit l'interet limité des tours "basiques" proposés par les indiens à monument valley par rapport au prix demandé ....on peut se poser des questions, ce que je fais d'ailleurs...peut etre pouvez-vous me fournir quelques elements de réponse...
Tant que j'y suis j'en profite, quelles autres visites ou choses interessante à voir autour mais pas plus au sud, plutot sur le chemin du retour (->vers bluff) sachant qu'il y a toujours la possibilité de passer par monument valley à l'ouest (un peu eloigné quand meme...)
a + jc
j'ai programmé 1 jour en aout consacré à la visite du canyon de chelly au départ de Bluff le matin :
Je souhaiterais avoir des retours sur l'interet des visites guidées par les indiens car ça me fait un peu bizarre de visiter un NM juste avec des points de vue "d'en haut" et une petite rando 😕; ceci dit quand on voit l'interet limité des tours "basiques" proposés par les indiens à monument valley par rapport au prix demandé ....on peut se poser des questions, ce que je fais d'ailleurs...peut etre pouvez-vous me fournir quelques elements de réponse...
Tant que j'y suis j'en profite, quelles autres visites ou choses interessante à voir autour mais pas plus au sud, plutot sur le chemin du retour (->vers bluff) sachant qu'il y a toujours la possibilité de passer par monument valley à l'ouest (un peu eloigné quand meme...)
a + jc
Trek dans les Alpes cet été English translation pending
Bonjour,
Après de nombreuses années où je n'ai pu partir (je travaillais pendant les vacances) et étant un vrai amoureux de la nature Je compte faire ma première randonnée cet été en autonomie (bivouac, carte, topo ...) dans les Alpes de préférence car j'habite à lyon. Je n'ai pas d'experience de randonnée mais j'ai l'habitude de marcher plusieurs heures sans problème, de courir et de faire du VTT chaque week-end. Je cherche donc un coin sympa (faune, flore, vue) mais assez difficile pour créer un propre challenge justement. J'aimerais partir 1 semaine ou 2 en Juin, Juillet ou Août. N'étant pas expérimenté j'ai donc plusieurs questions concernant mon escapade en espérant que vous me pourrez m'aider
Tout d'abord partir seul à 20 ans est-il à proscrire? En fait j'aimerais trouver des équipiers mais le cas échéant que faire? Puis-je m'en sortir seul avec topos et cartes (pas envie de me servir d'un GPS)? Concernant l'itinéraire, que me conseilleriez vous pour cette première aventure? Je pense qu'il y a assez de possibilités dans les Alpes pour ne pas allez voir ailleurs pour cette année: Mercantour, Écrins, Vercors, TMB, voir une GTA? qu'en pensez vous? J'aimerais aussi savoir qu'est ce que vous me conseilleriez comme carte ou topo; cela dépend bien évidemment du choix de la destination mais pour me faire une idée: plutôt FFRP, Glénat, Cicérone? IGN pour les cartes?
Enfin j'ai bien entendu besoin d'acheter un certain nombre de trucs indispensables: Chaussures, Tente, sac à dos, Réchaud ... Si vous pouviez me donner quelques tuyaux, ou simplement votre expérience par rapport à votre matos ce serait génial. Je n'ai pas un énorme budget mais j'ai conscience des prix et je veux tout de même acheter du matériel de qualité, en particulier les chaussures, vu que je compte marcher entre 7 et 8,9 heures par jour.
J'attends vos réponses avec impatience
PS: je suis également comme je l'ai dit avant, en recherche d'un équipier donc si ça vous tente, on peut en discuter. J'ai 20 ans, je suis extra dynamique (je peux pas rester en place), j'adore aussi tous ce qui entoure la nature, et je suis vraiment ouvert sur les autres. J'ai donc pas vraiment de contrainte sur mes équipier(e)s, le sexe, l'âge du moment qu'il y a de la motivation ....
Après de nombreuses années où je n'ai pu partir (je travaillais pendant les vacances) et étant un vrai amoureux de la nature Je compte faire ma première randonnée cet été en autonomie (bivouac, carte, topo ...) dans les Alpes de préférence car j'habite à lyon. Je n'ai pas d'experience de randonnée mais j'ai l'habitude de marcher plusieurs heures sans problème, de courir et de faire du VTT chaque week-end. Je cherche donc un coin sympa (faune, flore, vue) mais assez difficile pour créer un propre challenge justement. J'aimerais partir 1 semaine ou 2 en Juin, Juillet ou Août. N'étant pas expérimenté j'ai donc plusieurs questions concernant mon escapade en espérant que vous me pourrez m'aider
Tout d'abord partir seul à 20 ans est-il à proscrire? En fait j'aimerais trouver des équipiers mais le cas échéant que faire? Puis-je m'en sortir seul avec topos et cartes (pas envie de me servir d'un GPS)? Concernant l'itinéraire, que me conseilleriez vous pour cette première aventure? Je pense qu'il y a assez de possibilités dans les Alpes pour ne pas allez voir ailleurs pour cette année: Mercantour, Écrins, Vercors, TMB, voir une GTA? qu'en pensez vous? J'aimerais aussi savoir qu'est ce que vous me conseilleriez comme carte ou topo; cela dépend bien évidemment du choix de la destination mais pour me faire une idée: plutôt FFRP, Glénat, Cicérone? IGN pour les cartes?
Enfin j'ai bien entendu besoin d'acheter un certain nombre de trucs indispensables: Chaussures, Tente, sac à dos, Réchaud ... Si vous pouviez me donner quelques tuyaux, ou simplement votre expérience par rapport à votre matos ce serait génial. Je n'ai pas un énorme budget mais j'ai conscience des prix et je veux tout de même acheter du matériel de qualité, en particulier les chaussures, vu que je compte marcher entre 7 et 8,9 heures par jour.
J'attends vos réponses avec impatience
PS: je suis également comme je l'ai dit avant, en recherche d'un équipier donc si ça vous tente, on peut en discuter. J'ai 20 ans, je suis extra dynamique (je peux pas rester en place), j'adore aussi tous ce qui entoure la nature, et je suis vraiment ouvert sur les autres. J'ai donc pas vraiment de contrainte sur mes équipier(e)s, le sexe, l'âge du moment qu'il y a de la motivation ....
Monument Valley tout un après-midi English translation pending
bonjour,
j'aimerais profiter de vos conseils pour la visite de monument valley et l'articulation des visites aux alentours (mois de mai):
quittant Page le matin, on arrivera selon google maps vers midi à MV. nous aimerions y faire une balade à cheval, faire le circuit en voiture (tout le monde ici conseille en fin d'après-midi), camper au primitive campground.
Le lendemain, direction Canyonlands the needles; en passant par valley of the gods, muley point et goosenecks. Camping aux needles et rando le lendemain (chesler park).
la journée entre MV et the needles me semble "légère", vaudrait-il mieux balader en canasson ce matin là? Est-ce que MV est le meilleur endroit pour chevaucher ? (nous sommes néophites en équitation...) ou serait-ce plus intéressant du côté de Moab?
Car d'après ce que j'ai lu sur ce forum, on ne voit pas grand chose de plus à cheval qu'en voiture... 😮
Merci pour votre aide.
j'aimerais profiter de vos conseils pour la visite de monument valley et l'articulation des visites aux alentours (mois de mai):
quittant Page le matin, on arrivera selon google maps vers midi à MV. nous aimerions y faire une balade à cheval, faire le circuit en voiture (tout le monde ici conseille en fin d'après-midi), camper au primitive campground.
Le lendemain, direction Canyonlands the needles; en passant par valley of the gods, muley point et goosenecks. Camping aux needles et rando le lendemain (chesler park).
la journée entre MV et the needles me semble "légère", vaudrait-il mieux balader en canasson ce matin là? Est-ce que MV est le meilleur endroit pour chevaucher ? (nous sommes néophites en équitation...) ou serait-ce plus intéressant du côté de Moab?
Car d'après ce que j'ai lu sur ce forum, on ne voit pas grand chose de plus à cheval qu'en voiture... 😮
Merci pour votre aide.
Randonnée de deux jours et une nuit dans le parc des Pyrénées English translation pending
Bonjour,
Nous prévoyons être sur Lourdes vers la mi-juin et nous avions penser à faire une halte les journées suivantes dans le parc national des Pyrénées. Nous avons observé les divers secteurs du parc et la vallée de Cauterets serait la plus proche. Est-il facile de s'y rendre à partir de Lourdes (train ou bus) et où se situe l'entrée du parc dans ce secteur ?
De plus, nous aimerions connaître le niveau de difficulté et les particularités de ce genre de randonnées. Nous avons une bonne condition physique et connaissons bien les parcs nationaux ici au Québec mais nous désirons avoir un portrait de ce qui se fait là-bas. À noter que nous voulons aussi y camper en bivouac une nuit. Comment cela fonctionne ?
Merci pour toutes sortes de renseignements!
Nous prévoyons être sur Lourdes vers la mi-juin et nous avions penser à faire une halte les journées suivantes dans le parc national des Pyrénées. Nous avons observé les divers secteurs du parc et la vallée de Cauterets serait la plus proche. Est-il facile de s'y rendre à partir de Lourdes (train ou bus) et où se situe l'entrée du parc dans ce secteur ?
De plus, nous aimerions connaître le niveau de difficulté et les particularités de ce genre de randonnées. Nous avons une bonne condition physique et connaissons bien les parcs nationaux ici au Québec mais nous désirons avoir un portrait de ce qui se fait là-bas. À noter que nous voulons aussi y camper en bivouac une nuit. Comment cela fonctionne ?
Merci pour toutes sortes de renseignements!
Itinéraire de douze jours au Québec, au départ de Boston English translation pending
Bonjour à tous et à toutes,
Nous comptons visiter le Québec pour la première fois avec nos deux enfants de 6 et 9 ans. Nous partirons et reviendront à Boston. Après quelques renseignements pris sur différents forums, nous nous orientons vers un trajet comme celui là :
Date Départ Arrivée Distance Temps 14 Aout Boston étape ? Montreal 500 km 5h30 15 Aout Montreal 16 Aout Montreal 3Riv Québec 250 km 3h 17 Aout Québec 18 Aout Québec et ses environs 19 Aout Québec étape? Chicoutimi 208 km 3h 20 Aout Chicoutimi et ses environs 21 Aout Chicoutimi étape? Tadoussac 125 km 1h40 22 Aout Tadoussac et ses environs (baleines ?) 23 Aout Tadoussac Forestville 217 km 3h 24 Aout Forestville 25 Aout Forestville Trav. Rimouski 26 Aout Rimouski Woodstock 341 km 4h15 27 Aout Woodstock Boston 600 km 6h
Il s'agit là de notre première idée, et je me tourne donc vers vous pour avoir vos conseils 🙂 :
Que pensez vous de ce trajet en termes de lieux visités et en terme de timing ?
Je dois regarder plus précisément les étapes que je pourrais faire sur la route (par exemple entre Québec et Chicoutimi, ...). Si vous avez des conseils, je suis preneur.
Si vous avez des adresses de logements (B&B ou chez l'habitant ...) et de restos à ces endroits ou dans les environs proches, je suis preneur :)
Parmi les choses que nous aimerions faire sur tout ce trajet : - Biodôme à Montreal - 1 ou 2 parcs nationaux dans lesquels nous pourrions voir des animaux ... lesquels conseilleriez-vous ? - Les baleines (vers Tadoussac ou aux environs quelque chose de moins touristique ?) - Une visite d'un village autochtone typique avec des informations sur leur histoire ... lequel me conseilleriez-vous sur ce trajet? - Une nuit en cabanes ou camping proche de la nature avec une activité pêche dans l'un des lacs ? - autre que j'aurais oublié ?
En voilà beaucoup de questions :)
Merci encore pour vos conseils avisés ... Pierre
Nous comptons visiter le Québec pour la première fois avec nos deux enfants de 6 et 9 ans. Nous partirons et reviendront à Boston. Après quelques renseignements pris sur différents forums, nous nous orientons vers un trajet comme celui là :
Date Départ Arrivée Distance Temps 14 Aout Boston étape ? Montreal 500 km 5h30 15 Aout Montreal 16 Aout Montreal 3Riv Québec 250 km 3h 17 Aout Québec 18 Aout Québec et ses environs 19 Aout Québec étape? Chicoutimi 208 km 3h 20 Aout Chicoutimi et ses environs 21 Aout Chicoutimi étape? Tadoussac 125 km 1h40 22 Aout Tadoussac et ses environs (baleines ?) 23 Aout Tadoussac Forestville 217 km 3h 24 Aout Forestville 25 Aout Forestville Trav. Rimouski 26 Aout Rimouski Woodstock 341 km 4h15 27 Aout Woodstock Boston 600 km 6h
Il s'agit là de notre première idée, et je me tourne donc vers vous pour avoir vos conseils 🙂 :
Que pensez vous de ce trajet en termes de lieux visités et en terme de timing ?
Je dois regarder plus précisément les étapes que je pourrais faire sur la route (par exemple entre Québec et Chicoutimi, ...). Si vous avez des conseils, je suis preneur.
Si vous avez des adresses de logements (B&B ou chez l'habitant ...) et de restos à ces endroits ou dans les environs proches, je suis preneur :)
Parmi les choses que nous aimerions faire sur tout ce trajet : - Biodôme à Montreal - 1 ou 2 parcs nationaux dans lesquels nous pourrions voir des animaux ... lesquels conseilleriez-vous ? - Les baleines (vers Tadoussac ou aux environs quelque chose de moins touristique ?) - Une visite d'un village autochtone typique avec des informations sur leur histoire ... lequel me conseilleriez-vous sur ce trajet? - Une nuit en cabanes ou camping proche de la nature avec une activité pêche dans l'un des lacs ? - autre que j'aurais oublié ?
En voilà beaucoup de questions :)
Merci encore pour vos conseils avisés ... Pierre
États-Unis: Frying Pan Trail, Cassidy Arch, Capitol Gorge Trail et Cohab Canyon Trail English translation pending
Bonsoir,
Beaucoup connaissent la rando de Hickman Bridge dans Capitol Reef mais je n'ai rien lu au sujet d'autres randonnées et notamment celles qui m'interessent telles que celles du Frying Pan trail, de Cassidy Arch, et de Cohab Canyon trail. Quelqu'un les a t-ils faites et notamment celle du Frying pan trail? J'ai vu sur un carnet de route (que je ne retrouve plus ...) quelques photos de cette randonnées en crête longeant le canyon...magnifique! Connaissez-vous sa distance et sa durée? Peut-on la combiner ou du moins en partie avec celle de Cassidy Arch? Connaissez-vous le Capitol Gorge trail?
Merci Bonne soirée Syl
Beaucoup connaissent la rando de Hickman Bridge dans Capitol Reef mais je n'ai rien lu au sujet d'autres randonnées et notamment celles qui m'interessent telles que celles du Frying Pan trail, de Cassidy Arch, et de Cohab Canyon trail. Quelqu'un les a t-ils faites et notamment celle du Frying pan trail? J'ai vu sur un carnet de route (que je ne retrouve plus ...) quelques photos de cette randonnées en crête longeant le canyon...magnifique! Connaissez-vous sa distance et sa durée? Peut-on la combiner ou du moins en partie avec celle de Cassidy Arch? Connaissez-vous le Capitol Gorge trail?
Merci Bonne soirée Syl
Périple en 4x4 de Darwin à Perth English translation pending
Bonjour à tous,
Nous partons en Australie le 1er septembre 2011 pour un périple d'un mois le long de la côte ouest c'est à dire dans notre cas, de Darwin à Perth. Nous avons décidé de louer un bushcamper 4x4 et donc de pouvoir visiter les endroits difficiles d'accès. Nous avons pioché ici ou là des infos (internet, lonely planet, amis) mais aimerions beaucoup avoir des témoignages de personnes ayant vécu le même voyage. 😄 Voici quelques questions précises: 1) Quelles sont les découvertes à ne pas manquer? 2) Les pistes/routes sont-elles "facilement" praticables pour des novices comme nous? En prennons compte qu'en plus il va falloir vite s'adapter à la conduite à droite, ;o) 3) Que devrions-nous absolument prendre dans notre sac à dos? 4) Est-il facile de se ravitailler en nourriture, boissons, essence sur ce trajet?😛 5) Est-il possible de camper avec notre bushcamper n'importe oú, des endroits sont-ils réservés à cette pratique? 6) Nous savons quelles routes nous devons emprunter pour relier Perth mais faut-il (pour les parcs nationaux par exemple) prévoir à l'avance notre trajet?
Voilà déjà quelques questions, il en reste des centaines alors faites nous part de vos expéricences (réponse voyageforum, blog, dossiers...)
Merci d'avance, salutations! 😏
Nous partons en Australie le 1er septembre 2011 pour un périple d'un mois le long de la côte ouest c'est à dire dans notre cas, de Darwin à Perth. Nous avons décidé de louer un bushcamper 4x4 et donc de pouvoir visiter les endroits difficiles d'accès. Nous avons pioché ici ou là des infos (internet, lonely planet, amis) mais aimerions beaucoup avoir des témoignages de personnes ayant vécu le même voyage. 😄 Voici quelques questions précises: 1) Quelles sont les découvertes à ne pas manquer? 2) Les pistes/routes sont-elles "facilement" praticables pour des novices comme nous? En prennons compte qu'en plus il va falloir vite s'adapter à la conduite à droite, ;o) 3) Que devrions-nous absolument prendre dans notre sac à dos? 4) Est-il facile de se ravitailler en nourriture, boissons, essence sur ce trajet?😛 5) Est-il possible de camper avec notre bushcamper n'importe oú, des endroits sont-ils réservés à cette pratique? 6) Nous savons quelles routes nous devons emprunter pour relier Perth mais faut-il (pour les parcs nationaux par exemple) prévoir à l'avance notre trajet?
Voilà déjà quelques questions, il en reste des centaines alors faites nous part de vos expéricences (réponse voyageforum, blog, dossiers...)
Merci d'avance, salutations! 😏
Hôtel Sol Cayo Coco English translation pending
Nous irons au Sol Cayo Coco en mars pour une semaine.
C'est notre premier voyage à Cuba et dans les îles.
J'aimerais savoir comment fonctionne le choix des chambres car j, ai lu que des personnes demandaient un surclassement pour leur chambre a l'hôtel. je voudrais savoir comment ils font et aussi si je dois savoir autres choses sur mon hôtel. Nous avons très hâte et en même temps je me sens un peu insécure étant donné que c'est la première fois et que nous ne maîtrisons pas l'Espagnol.je sais aussi qu'il faut réservé nos restos a la carte en arrivant.
Merci à vous tous qui saurai m'aider.
Deux semaines en Grèce avec des enfants de 3 et 4 ans English translation pending
Bonjour, je suis déjà en train d'organiser mes vacances d'été et nous voudrions partir 2 semaines fin aout debut septembre en Grèce.
Nous sommes ouverts à tout, car nous ne connaissons rien la bas! L'idée c'est un peu de plage, un peu de visites, 4 ou 5 endroits en 15 jours en arrivant probablement à Athènes et en louant une voiture sur place. Donc ce que je recherche surtout ce sont des noms de petits villages sympas sur le continent ou dans des iles, où on peut trouver de chouettes hotels dans des lieux pas trop trop touristiques mais à proximité de sites à visiter...En fait ce qui est compliqué c'est que les enfants n'ont plus l'age d'aller en poussette mais ne sont pas hyper motivés pour faire de grandes visites à pied non plus 😛
Des idées????
Merci beaucoup, je vais bien éplucher le forum en attendant vos réponses 🙂
Des idées????
Merci beaucoup, je vais bien éplucher le forum en attendant vos réponses 🙂
Retour de croisière sur le MSC Magnifica du 17 au 28 février 2011 English translation pending
Nous voilà de retour après 12 jours sur un bateau tout simplement Magnifique...il porte vraiment bien son nom.
1er jour Arrivée à Venise le matin le transfert nous attend à l'aéroport et nous amène au port.Nous enregistrons les bagages et on monte à l'étage.On prend la fil de Msc express on grille quand même pas mal de personnes grâce à ça et on récupère nos cartes.On mange au 2ème service, c'est une première satisfaction. On réserve déjà les excursions que l'on avait prévu de faire, on prend un forfait illimité pour deux personnes au spa (Jacuzzi, Hammam et sauna) et on monte à bord vers 12h30.Notre cabine est déjà prête, les valises nous seront déposés ultérieurement.on monte à la Sahara cafétéria au pont 13 pour manger un morceau et on visite le bateau, on prend des photos.Il est l'heure pour le bateau de partir.On rejoins notre cabine avec balcon situé à l'avant gauche du bateau, on voit le pont des soupirs, la place saint marc ainsi que le palais des doges.La traversée de Venise est vraiment magnifique.On a ensuite une réunion avec notre correspondante française sur le bateau, Patricia, qui a été à notre écoute tout au long de la croisière. Nous avons ensuite l'exercice de sécurité avec les gilets de sauvetage.Et nous partons ensuite pour le premier spectacle à 19h15.Le théâtre est splendide. Les spectacles sont de qualité tout au long de la croisière, un spectacle par soirée, Acrobates, chanteurs, danseurs, illusionnistes, comique et deux concerts classiques avec une soprano et un ténor. Nous jouons ensuite au super bingo et allons enfin au premier repas à l'Edera.Notre maître d'hôtel nous amène à notre table.Nous partagerons tous les repas avec un couple de Belge très sympathiques.Nous avons passés de très bonnes soirées en leur compagnies. Toutes les soirées se terminées dans l'Armetista lounge ou l'équipe d'animation préparait des quiz musicales, des animations faisant participer le public c'étais souvent un bon moment de rigolade. Je ne vous ferais pas un résumé aussi complet de chaque jour ne vous inquiétez pas, en résumé les repas étaient très raffinés au restaurant beaucoup moins à la cafétéria mais on a la possibilité de manger au restaurant matin, midi et soir donc on a le choix de ce que l'on veut manger. Un buffet était organisé chaque soir à 23h30 soit dans les salons ou à la cafétéria.
2ème jour escale à Bari, on arrive vers 11h il pleut des cordes, nous décidons de visiter par nous même, on se balade dans les petites ruelles de Bari on voit la cathédrale Saint-Nicolas.Rien d'exceptionnelle.On retourne à bord vers 15h. le bateau repart vers 17h.
3ème jour est une journée en mer pour rejoindre l'Ile Grecque de Rhodes. On reçoit une lettre dans notre chambre comme quoi notre excursion est annulé par manque de francophone pour le lendemain.on avait choisi Rhodes et Lindos.On va voir le bureau des excursions et soit on maintien cette excursion mais aucune explication en français soit on change on décide de faire Lindos un car est organisé avec explication en français j'y reviendrais après. Pour ce qui est de cette journée exclusivement en mer des animations sont organisés tout au long de la journée, vraiment pas de quoi s’embêter....Aérobic et Stretching, démonstration de massage, tournoi de baby foot, quiz, démonstration culinaire, tournoi de ping-pong, leçon de mambo.Et en plus le soleil est revenu vu qu'il fait 17 degrés.on profite des différents pont avec leur chaises longues.Il y a 2 piscines, une à l'intérieur et l'autre découverte.On va au spa, 2 saunas à 82 degrés, 2 hammams à 42 degrés et 3 jacuzzis.Et il n'y a jamais eu plus de 8 personnes en même temps dans l'ensemble du spa donc vraiment content d'avoir pris ce forfait. Première soirée en costume, le commandant nous offre un cocktail et nous présente l'équipage.un dîner de gala à chaque soirée de gala.
4ème jour nous arrivons donc à Rhodes pour notre première excursion MSC, on se réunit dans le bar qui nous est communiqué sur le journal de bord et on part assez vite avec un groupe d'anglais.Nous sommes 10 francophones.Le guide est très sympa et parle très bien français. Lindos c'est magnifique avec ses maisons toutes blanches, son fort au dessus du village et les ruines du temples construit à l'intérieur du fort. On retourne au bateau vers 12h30 et on part directement à pied à Rhodes, on se dit qu'on a eu une petite chance d'avoir notre excursion d'annulée puisque nous avons le temps de faire Rhodes par nos propres moyens. Il fait 18 degrés et un soleil magnifique.Rhodes est une ville fortifié très agréable à s'y balader.je pense qu'une excursion n'est pas à envisager sachant que nous sommes à 5 minutes à pied du centre ville.
5ème jour déjà à Limassol, nous avons choisi Omodos, currium et le temple d'Apollon.Excursion avec un bus d'Allemand et 6 francophones perdus au milieu.lol. Dégustation de vin à 9h30 le matin c'est spécial mais il étais très bon.On fait le tour de la petite ville d'Omodos on entre dans l'église Orthodoxe on fait les boutiques et on repart.On visite les ruines du temple d'Apollon et on repart vers Limassol.On était à 1/4 d'heure en bus de Limassol, des français nous disent qu'il n'y a aucun intérêt à acheter les tickets de navettes vendus par msc car la ville est pas très intéressante.On mange le midi à bord et on profite du bateau en se reposant.Une grosse journée nous attend le lendemain.
6ème jour, arrivés à Haïfa à 7h.On part en excursion pour Jérusalem à 7h15. 41 bus attendent à la sortie du bateau c'est vous dire le nombre de passagers qui ont réservés une excursion pour ce jour là.C'est la seule excursion ou un bus exclusivement francophone sera remplis.Nous sommes 40 il me semble. Après deux heures de routes et des explications sur la ville et les religions faites par notre guide Israélien anthropologue spécialisé dans les religions, Ça tombe bien toutes les religions ou presque sont représentés à Jérusalem, On arrive à Jérusalem sous un superbe ciel bleu, 25 degrés c'est génial, on pénètre dans la ville à pied par la porte de Jaffa.On traverse le vieux Jérusalem et on arrive à l'Eglise du Saint Sépulcre que l'on visite.On se dirige ensuite vers le mur des lamentations et le dôme du rocher.On va ensuite manger dans un h��tel, on va après le repas au mont des Oliviers et enfin on termine la journée dans une toute petite boutique très attrape touriste complètement à l'extérieur de la ville au pied du mur qui sépare le territoire Palestinien de la ville de Jérusalem.Le point négatif de la journée est donc ce magasin. On repart, on écoute de la musique Israélienne et on arrive au bateau vers 18h, la nuit est déjà tombé sur Haïfa, du bateau on voit les jardins suspendus d'Haïfa qui sont éclairés, c'est superbe.
7ème jour, et deuxième journée à Haïfa (toujours sous un superbe soleil) du fait de l'annulation de l'Egypte on prend l'excursion tour en Galilée qui regroupe Nazareth et le Jourdain. Notre guide a été la moins co-opérative de tout les guides que l'on a eu.Elle devance la guide Chypriote d'une tête. Nous étions avec des Italiens et on sentais que ça la dérangeais de faire les explications en Français donc elle en zappait une bonne partie. On part à 7h30, environ 1heure de trajet on visite Nazareth ville pratiquement exclusivement Musulmane malgré la religion chrétienne qui est largement présente avec la basilique de l'annonciation notamment. On se rend ensuite au Jourdain où il y a la possibilité pour ceux qui le veulent de se faire baptisé dans les eaux, baptisé c'est un bien grand mot puisqu'il n'y a aucun prêtre ni rien, mais c'est un moment important pour mon amie qui le voulait vraiment.On rentre au bateau vers 13h30.On est très fatigué de ces 2 jours en Israël mais tellement heureux d'avoir pu voir un pays culturellement très intéressant et où les religions se côtoient.On a même été étonné de voir autant de respect entre les Musulmans et les Juifs dans la ville de Jérusalem
8ème jour, Navigation pour rejoindre Katakolon pour le 9ème jour,
9ème jour, Katakolonil fait 15 degrés, le village parce qu'on peut appeler ça un village est très mignon vu du bateau.Il a y 500 habitants avant que le bateau ne débarque...On part en excursion visiter le site d'Olympie.C'est à voir une fois mais pas plus.On a choisi l'excursion qui englobe le shopping et on a bien fait, 45 minutes à faire toutes les boutiques pour ramener plein de souvenirs.C'est mieux que ceux qui avait choisi le musée avec le site et qui ont trouvé le musée pas très intéressant.
10ème jour, Dubrovnik, un soleil magnifique une température de 14 degrés très agréable pour la saison.Un peu déçu on arrive plus en chaloupe au port de Dubrovnik mais sur un port industriel à 10 minutes en bus du centre ville, on achète donc les tickets navettes au prix de 10€ l'unité. On visite le musée de la pharmacie, on se balade dans les ruelles et la rue principale et on paye 10€ pour monter sur les remparts.On conseille vraiment de le faire pour ceux qui peuvent.C'est pas facile avec ses nombreux escaliers mais quel vue magnifique de là haut.On surplombe totalement la ville.On voit vraiment les restes de la guerre sur les façades des immeubles.On voit les toits d'époque et ceux qui ont été refait depuis.Enfin c'est vraiment la chose à ne pas louper.Le gros coup de coeur de la croisière avec Lindos, Rhodes et Jérusalem.
11ème jour, retour en Italie à Ravenne, on reste à bord vu le temps dégueulasse qu'il fait, on profite une dernière fois du bateau de ces moindres recoins et on prépare nos valises, ça sent la fin.
12ème jour, arrivés à Venise on descend du bateau à 9h et on attend notre transfert qui nous dépose à l'aéroport snif c'est déjà la fin mais que de superbes souvenirs.
Un petit résumé de la croisière un itinéraire varié et super intéressant.Des repas de qualité chaque soir et chaque midi si l'on voulait manger au restaurant. Des animations tout au long de la croisière, il n'y avait vraiment pas le temps de s'embêter.Des spectacles de qualité chaque soir dans le superbe théâtre qui rendait les spectacles encore plus beaux.Les serveurs toujours attentionnés et souriant.La chambre et la salle de bain nettoyé 2 fois par jour. La déco est raffinée, rien de trop tout est magnifique.Les bars sont variés notre préféré était le tiger bar....tout comme le topazio et les autres bars du bateau en fait.On a profité du casino et de la discothèque c'étais cool aussi. Les repas de la cafétéria sont trop répétitif mais comme dit juste au dessus si ça nous gonflait et qu'on était dans le bon créneau horaire on pouvait manger au resto.A part les spectacles qui étaient expliqués en 5 langues, 2-3 personnes de l'animation qui le parlais couramment et 1 ou 2 personne de l'accueil le français n'est pratiquement pas parlé.Les serveurs connaissent des mots par ci par là mais c'est tout.Vaut mieux être bilingue pour faire une croisière sur Msc. A leur décharge nous n'étions que 65 francophones sur 2500 passagers...oui oui 65 seulement autant vous dire qu'on s'est vite repéré et on a appris à se connaitre contrairement aux Allemands qui étaient 1500.On étais une petite famille.un point négatif de n'être que 65 mais un point positif au niveau humain quand même. Niveau tarif, tout est payant certes mais ça on le sait avant de partir si on s'est bien renseigné donc vraiment pas surpris. La plupart des excursions ont des prix élevés sur le coup mais une fois l'excursion faite on se dit que ça valait vraiment le coup.
Nous ne pourrons pas comparer avec une autre croisière puisque c'étais notre première et on est emballé.Vivement la prochaine...Ah oui j'oubliais nous avons 23 et 25 ans donc les croisières c'est pas fait que pour les personnes d'un certain âge ou d'un âge certain.La moyenne d'âge étais certes très élevé mais un véritable plaisir de côtoyer aussi bien des personnes âgés que des jeunes couples.Nous garderons un superbe souvenir du couple Québécois, du couple Belge qui partageait notre table, du couple de Papy et Mamie de la région parisienne, du couple Versaillais et du groupe de 40 qui venais de Bordeaux.On les a tous quitté triste mais avec l'espoir de les recroiser un jour !! Si vous avez les moindres questions on a gardé chaque exemplaire du journal de bord et les souvenirs sont encore tout frais dans nos têtes
1er jour Arrivée à Venise le matin le transfert nous attend à l'aéroport et nous amène au port.Nous enregistrons les bagages et on monte à l'étage.On prend la fil de Msc express on grille quand même pas mal de personnes grâce à ça et on récupère nos cartes.On mange au 2ème service, c'est une première satisfaction. On réserve déjà les excursions que l'on avait prévu de faire, on prend un forfait illimité pour deux personnes au spa (Jacuzzi, Hammam et sauna) et on monte à bord vers 12h30.Notre cabine est déjà prête, les valises nous seront déposés ultérieurement.on monte à la Sahara cafétéria au pont 13 pour manger un morceau et on visite le bateau, on prend des photos.Il est l'heure pour le bateau de partir.On rejoins notre cabine avec balcon situé à l'avant gauche du bateau, on voit le pont des soupirs, la place saint marc ainsi que le palais des doges.La traversée de Venise est vraiment magnifique.On a ensuite une réunion avec notre correspondante française sur le bateau, Patricia, qui a été à notre écoute tout au long de la croisière. Nous avons ensuite l'exercice de sécurité avec les gilets de sauvetage.Et nous partons ensuite pour le premier spectacle à 19h15.Le théâtre est splendide. Les spectacles sont de qualité tout au long de la croisière, un spectacle par soirée, Acrobates, chanteurs, danseurs, illusionnistes, comique et deux concerts classiques avec une soprano et un ténor. Nous jouons ensuite au super bingo et allons enfin au premier repas à l'Edera.Notre maître d'hôtel nous amène à notre table.Nous partagerons tous les repas avec un couple de Belge très sympathiques.Nous avons passés de très bonnes soirées en leur compagnies. Toutes les soirées se terminées dans l'Armetista lounge ou l'équipe d'animation préparait des quiz musicales, des animations faisant participer le public c'étais souvent un bon moment de rigolade. Je ne vous ferais pas un résumé aussi complet de chaque jour ne vous inquiétez pas, en résumé les repas étaient très raffinés au restaurant beaucoup moins à la cafétéria mais on a la possibilité de manger au restaurant matin, midi et soir donc on a le choix de ce que l'on veut manger. Un buffet était organisé chaque soir à 23h30 soit dans les salons ou à la cafétéria.
2ème jour escale à Bari, on arrive vers 11h il pleut des cordes, nous décidons de visiter par nous même, on se balade dans les petites ruelles de Bari on voit la cathédrale Saint-Nicolas.Rien d'exceptionnelle.On retourne à bord vers 15h. le bateau repart vers 17h.
3ème jour est une journée en mer pour rejoindre l'Ile Grecque de Rhodes. On reçoit une lettre dans notre chambre comme quoi notre excursion est annulé par manque de francophone pour le lendemain.on avait choisi Rhodes et Lindos.On va voir le bureau des excursions et soit on maintien cette excursion mais aucune explication en français soit on change on décide de faire Lindos un car est organisé avec explication en français j'y reviendrais après. Pour ce qui est de cette journée exclusivement en mer des animations sont organisés tout au long de la journée, vraiment pas de quoi s’embêter....Aérobic et Stretching, démonstration de massage, tournoi de baby foot, quiz, démonstration culinaire, tournoi de ping-pong, leçon de mambo.Et en plus le soleil est revenu vu qu'il fait 17 degrés.on profite des différents pont avec leur chaises longues.Il y a 2 piscines, une à l'intérieur et l'autre découverte.On va au spa, 2 saunas à 82 degrés, 2 hammams à 42 degrés et 3 jacuzzis.Et il n'y a jamais eu plus de 8 personnes en même temps dans l'ensemble du spa donc vraiment content d'avoir pris ce forfait. Première soirée en costume, le commandant nous offre un cocktail et nous présente l'équipage.un dîner de gala à chaque soirée de gala.
4ème jour nous arrivons donc à Rhodes pour notre première excursion MSC, on se réunit dans le bar qui nous est communiqué sur le journal de bord et on part assez vite avec un groupe d'anglais.Nous sommes 10 francophones.Le guide est très sympa et parle très bien français. Lindos c'est magnifique avec ses maisons toutes blanches, son fort au dessus du village et les ruines du temples construit à l'intérieur du fort. On retourne au bateau vers 12h30 et on part directement à pied à Rhodes, on se dit qu'on a eu une petite chance d'avoir notre excursion d'annulée puisque nous avons le temps de faire Rhodes par nos propres moyens. Il fait 18 degrés et un soleil magnifique.Rhodes est une ville fortifié très agréable à s'y balader.je pense qu'une excursion n'est pas à envisager sachant que nous sommes à 5 minutes à pied du centre ville.
5ème jour déjà à Limassol, nous avons choisi Omodos, currium et le temple d'Apollon.Excursion avec un bus d'Allemand et 6 francophones perdus au milieu.lol. Dégustation de vin à 9h30 le matin c'est spécial mais il étais très bon.On fait le tour de la petite ville d'Omodos on entre dans l'église Orthodoxe on fait les boutiques et on repart.On visite les ruines du temple d'Apollon et on repart vers Limassol.On était à 1/4 d'heure en bus de Limassol, des français nous disent qu'il n'y a aucun intérêt à acheter les tickets de navettes vendus par msc car la ville est pas très intéressante.On mange le midi à bord et on profite du bateau en se reposant.Une grosse journée nous attend le lendemain.
6ème jour, arrivés à Haïfa à 7h.On part en excursion pour Jérusalem à 7h15. 41 bus attendent à la sortie du bateau c'est vous dire le nombre de passagers qui ont réservés une excursion pour ce jour là.C'est la seule excursion ou un bus exclusivement francophone sera remplis.Nous sommes 40 il me semble. Après deux heures de routes et des explications sur la ville et les religions faites par notre guide Israélien anthropologue spécialisé dans les religions, Ça tombe bien toutes les religions ou presque sont représentés à Jérusalem, On arrive à Jérusalem sous un superbe ciel bleu, 25 degrés c'est génial, on pénètre dans la ville à pied par la porte de Jaffa.On traverse le vieux Jérusalem et on arrive à l'Eglise du Saint Sépulcre que l'on visite.On se dirige ensuite vers le mur des lamentations et le dôme du rocher.On va ensuite manger dans un h��tel, on va après le repas au mont des Oliviers et enfin on termine la journée dans une toute petite boutique très attrape touriste complètement à l'extérieur de la ville au pied du mur qui sépare le territoire Palestinien de la ville de Jérusalem.Le point négatif de la journée est donc ce magasin. On repart, on écoute de la musique Israélienne et on arrive au bateau vers 18h, la nuit est déjà tombé sur Haïfa, du bateau on voit les jardins suspendus d'Haïfa qui sont éclairés, c'est superbe.
7ème jour, et deuxième journée à Haïfa (toujours sous un superbe soleil) du fait de l'annulation de l'Egypte on prend l'excursion tour en Galilée qui regroupe Nazareth et le Jourdain. Notre guide a été la moins co-opérative de tout les guides que l'on a eu.Elle devance la guide Chypriote d'une tête. Nous étions avec des Italiens et on sentais que ça la dérangeais de faire les explications en Français donc elle en zappait une bonne partie. On part à 7h30, environ 1heure de trajet on visite Nazareth ville pratiquement exclusivement Musulmane malgré la religion chrétienne qui est largement présente avec la basilique de l'annonciation notamment. On se rend ensuite au Jourdain où il y a la possibilité pour ceux qui le veulent de se faire baptisé dans les eaux, baptisé c'est un bien grand mot puisqu'il n'y a aucun prêtre ni rien, mais c'est un moment important pour mon amie qui le voulait vraiment.On rentre au bateau vers 13h30.On est très fatigué de ces 2 jours en Israël mais tellement heureux d'avoir pu voir un pays culturellement très intéressant et où les religions se côtoient.On a même été étonné de voir autant de respect entre les Musulmans et les Juifs dans la ville de Jérusalem
8ème jour, Navigation pour rejoindre Katakolon pour le 9ème jour,
9ème jour, Katakolonil fait 15 degrés, le village parce qu'on peut appeler ça un village est très mignon vu du bateau.Il a y 500 habitants avant que le bateau ne débarque...On part en excursion visiter le site d'Olympie.C'est à voir une fois mais pas plus.On a choisi l'excursion qui englobe le shopping et on a bien fait, 45 minutes à faire toutes les boutiques pour ramener plein de souvenirs.C'est mieux que ceux qui avait choisi le musée avec le site et qui ont trouvé le musée pas très intéressant.
10ème jour, Dubrovnik, un soleil magnifique une température de 14 degrés très agréable pour la saison.Un peu déçu on arrive plus en chaloupe au port de Dubrovnik mais sur un port industriel à 10 minutes en bus du centre ville, on achète donc les tickets navettes au prix de 10€ l'unité. On visite le musée de la pharmacie, on se balade dans les ruelles et la rue principale et on paye 10€ pour monter sur les remparts.On conseille vraiment de le faire pour ceux qui peuvent.C'est pas facile avec ses nombreux escaliers mais quel vue magnifique de là haut.On surplombe totalement la ville.On voit vraiment les restes de la guerre sur les façades des immeubles.On voit les toits d'époque et ceux qui ont été refait depuis.Enfin c'est vraiment la chose à ne pas louper.Le gros coup de coeur de la croisière avec Lindos, Rhodes et Jérusalem.
11ème jour, retour en Italie à Ravenne, on reste à bord vu le temps dégueulasse qu'il fait, on profite une dernière fois du bateau de ces moindres recoins et on prépare nos valises, ça sent la fin.
12ème jour, arrivés à Venise on descend du bateau à 9h et on attend notre transfert qui nous dépose à l'aéroport snif c'est déjà la fin mais que de superbes souvenirs.
Un petit résumé de la croisière un itinéraire varié et super intéressant.Des repas de qualité chaque soir et chaque midi si l'on voulait manger au restaurant. Des animations tout au long de la croisière, il n'y avait vraiment pas le temps de s'embêter.Des spectacles de qualité chaque soir dans le superbe théâtre qui rendait les spectacles encore plus beaux.Les serveurs toujours attentionnés et souriant.La chambre et la salle de bain nettoyé 2 fois par jour. La déco est raffinée, rien de trop tout est magnifique.Les bars sont variés notre préféré était le tiger bar....tout comme le topazio et les autres bars du bateau en fait.On a profité du casino et de la discothèque c'étais cool aussi. Les repas de la cafétéria sont trop répétitif mais comme dit juste au dessus si ça nous gonflait et qu'on était dans le bon créneau horaire on pouvait manger au resto.A part les spectacles qui étaient expliqués en 5 langues, 2-3 personnes de l'animation qui le parlais couramment et 1 ou 2 personne de l'accueil le français n'est pratiquement pas parlé.Les serveurs connaissent des mots par ci par là mais c'est tout.Vaut mieux être bilingue pour faire une croisière sur Msc. A leur décharge nous n'étions que 65 francophones sur 2500 passagers...oui oui 65 seulement autant vous dire qu'on s'est vite repéré et on a appris à se connaitre contrairement aux Allemands qui étaient 1500.On étais une petite famille.un point négatif de n'être que 65 mais un point positif au niveau humain quand même. Niveau tarif, tout est payant certes mais ça on le sait avant de partir si on s'est bien renseigné donc vraiment pas surpris. La plupart des excursions ont des prix élevés sur le coup mais une fois l'excursion faite on se dit que ça valait vraiment le coup.
Nous ne pourrons pas comparer avec une autre croisière puisque c'étais notre première et on est emballé.Vivement la prochaine...Ah oui j'oubliais nous avons 23 et 25 ans donc les croisières c'est pas fait que pour les personnes d'un certain âge ou d'un âge certain.La moyenne d'âge étais certes très élevé mais un véritable plaisir de côtoyer aussi bien des personnes âgés que des jeunes couples.Nous garderons un superbe souvenir du couple Québécois, du couple Belge qui partageait notre table, du couple de Papy et Mamie de la région parisienne, du couple Versaillais et du groupe de 40 qui venais de Bordeaux.On les a tous quitté triste mais avec l'espoir de les recroiser un jour !! Si vous avez les moindres questions on a gardé chaque exemplaire du journal de bord et les souvenirs sont encore tout frais dans nos têtes
Croisière Coral Cap vers Istanbul et les îles grecques English translation pending
Bonjour,
Nous faisons la croisière avec la compagnie louis cruise line bateau coral, cap vers Istanbul et la grèce, en date du 25 juin 2011. Je suis accompagnée de mes 02 enfants âgés de 16 et 13 ans. Pourriez vous nous donner quelques conseils pour préparer au mieux cette croisière? ( bateau; activités ; les effets de salle de bain; les excursions; les repas; en résumé tout ce qui est bon à savoir) Si vous partez également à cette même période, faites le nous savoir....😉
Nous faisons la croisière avec la compagnie louis cruise line bateau coral, cap vers Istanbul et la grèce, en date du 25 juin 2011. Je suis accompagnée de mes 02 enfants âgés de 16 et 13 ans. Pourriez vous nous donner quelques conseils pour préparer au mieux cette croisière? ( bateau; activités ; les effets de salle de bain; les excursions; les repas; en résumé tout ce qui est bon à savoir) Si vous partez également à cette même période, faites le nous savoir....😉
Quel hôtel choisir pour la Riviera Maya? English translation pending
Bonjour,
J'aurais besoin d'aide afin de bien choisir l'hôtel pour notre prochain voyage à la Riviera Maya. J'ai pensé au Royal Catalonia Tulum, Palladium White and Sand, Iberostar Lindo et Iberostar Paraiso.
Nous recherchons: belle plage, bonne nourriture, pouvoir faire de la plongée en apnée à partir de l'hôtel, propre, pouvoir marcher environ 1h sur la plage, avoir au moins 5 restaurants.
Quel est le meilleur endroit selon vous???
J'aurais besoin d'aide afin de bien choisir l'hôtel pour notre prochain voyage à la Riviera Maya. J'ai pensé au Royal Catalonia Tulum, Palladium White and Sand, Iberostar Lindo et Iberostar Paraiso.
Nous recherchons: belle plage, bonne nourriture, pouvoir faire de la plongée en apnée à partir de l'hôtel, propre, pouvoir marcher environ 1h sur la plage, avoir au moins 5 restaurants.
Quel est le meilleur endroit selon vous???
Le livre lao ou notre mois au pays des millions d'éléphants English translation pending
Prologue
L'attente et la préparation ont maintenant fait place à l'excitation. Des mois à lire les guides, consulter les sites et les forums sur le net, des heures à collectionner des impressions, des informations des tuyaux et maintenant, dans quelques heures ce sera le départ pour l'aéroport. Avec son lot de petits pincements, les au-revoirs à nos trois enfants (bien qu'à bientôt 18 et 20 ans, peut-on encore parler d'enfants ? ), avec les doutes, les laisser pendant un mois, bien que nos propres parents seront bien présents. Tout va-t-il bien se passer ? Ici à Genève ou sur les chemins poussièreux du Laos ?
Mélange excitant qui ressurgit à chaque départ ...
Une fois n'est pas coutume, pas encore partis et déjà en train de prendre le clavier. Faire son voyage, dans sa tête en premier, le préparer, s'y préparer, commencer à le vivre, et partir. Cette année, j'innove. Non pas tant que l'idée vienne de moi, mais c'est vrai qu'au fur et à mesure des carnets de voyage, des amitiés, toutes virtuelles pour la plupart, bien concrètes pour d'autres, se sont formées. Des amitiés basées sur les mêmes passions, les mêmes envies de découvertes, et bien souvent les mêmes destinations !
Alors, les conseils ont fusé : "on aimerait suivre ton voyage, connaître vos impressions, mais là, en même temps que vous. Et puis le Laos, ça nous intéresse". L'idée du livre lao et ses chapitres a germé. Oui, pourquoi pas. Prendre le temps d'écrire, de retranscrire et de partager notre voyage au jour le jour, ou tout du moins dès que l'occasion se présente (merci le WiFi...) ?
Prologue, chapitre 1, chapitre 2, chapitres ... conclusion, remerciements ... Un livre. Que l'on prépare, que l'on peaufine, que l'on vit et que l'on range une fois terminé dans sa bibliothèque des souvenirs. Mais toujours à disposition pour y replonger. Comme un voyage en quelque sorte ...
Petit retour en arrière. Le Laos ... Coincé entre deux montres du tourisme, la Thaïlande et le Vietnam, ouvert depuis peu et pas encore atteint par le tourisme de masse, réputé pour la gentillesse de ses habitants et la beauté de ses paysages, comment ne pouvait-il pas nous attirer à lui, comme un aimant ? Comme toute cette si fascinante Asie finalement, mais certainement encore plus que d'autres contrées de l'Extrême-Orient. Est-ce son côté nature et beauté des paysages ? La réputation de son peuple accueillant et souriant ? Son ambiance de calme et de tranquillité ? Un condensé de tout cela, sans aucun doute, comme un besoin de souffler, de mettre une vie occidentale, où le temps rime avec rendement, entre parenthèse l'espace d'un périple.
Les sacs sont prêts, les esprits aussi.
Décollage avec SWISS vers 21h00 pour une courte étape vers Zurich, puis un long vol vers Bangkok. Demain, le chapitre 1 débute ... En route pour le livre lao.
L'attente et la préparation ont maintenant fait place à l'excitation. Des mois à lire les guides, consulter les sites et les forums sur le net, des heures à collectionner des impressions, des informations des tuyaux et maintenant, dans quelques heures ce sera le départ pour l'aéroport. Avec son lot de petits pincements, les au-revoirs à nos trois enfants (bien qu'à bientôt 18 et 20 ans, peut-on encore parler d'enfants ? ), avec les doutes, les laisser pendant un mois, bien que nos propres parents seront bien présents. Tout va-t-il bien se passer ? Ici à Genève ou sur les chemins poussièreux du Laos ?
Mélange excitant qui ressurgit à chaque départ ...
Une fois n'est pas coutume, pas encore partis et déjà en train de prendre le clavier. Faire son voyage, dans sa tête en premier, le préparer, s'y préparer, commencer à le vivre, et partir. Cette année, j'innove. Non pas tant que l'idée vienne de moi, mais c'est vrai qu'au fur et à mesure des carnets de voyage, des amitiés, toutes virtuelles pour la plupart, bien concrètes pour d'autres, se sont formées. Des amitiés basées sur les mêmes passions, les mêmes envies de découvertes, et bien souvent les mêmes destinations !
Alors, les conseils ont fusé : "on aimerait suivre ton voyage, connaître vos impressions, mais là, en même temps que vous. Et puis le Laos, ça nous intéresse". L'idée du livre lao et ses chapitres a germé. Oui, pourquoi pas. Prendre le temps d'écrire, de retranscrire et de partager notre voyage au jour le jour, ou tout du moins dès que l'occasion se présente (merci le WiFi...) ?
Prologue, chapitre 1, chapitre 2, chapitres ... conclusion, remerciements ... Un livre. Que l'on prépare, que l'on peaufine, que l'on vit et que l'on range une fois terminé dans sa bibliothèque des souvenirs. Mais toujours à disposition pour y replonger. Comme un voyage en quelque sorte ...
Petit retour en arrière. Le Laos ... Coincé entre deux montres du tourisme, la Thaïlande et le Vietnam, ouvert depuis peu et pas encore atteint par le tourisme de masse, réputé pour la gentillesse de ses habitants et la beauté de ses paysages, comment ne pouvait-il pas nous attirer à lui, comme un aimant ? Comme toute cette si fascinante Asie finalement, mais certainement encore plus que d'autres contrées de l'Extrême-Orient. Est-ce son côté nature et beauté des paysages ? La réputation de son peuple accueillant et souriant ? Son ambiance de calme et de tranquillité ? Un condensé de tout cela, sans aucun doute, comme un besoin de souffler, de mettre une vie occidentale, où le temps rime avec rendement, entre parenthèse l'espace d'un périple.
Les sacs sont prêts, les esprits aussi.
Décollage avec SWISS vers 21h00 pour une courte étape vers Zurich, puis un long vol vers Bangkok. Demain, le chapitre 1 débute ... En route pour le livre lao.
Où sont les beaux cristaux de sels à Badwater, Death Valley, États Unis? English translation pending
Bonjour,
quand je suis allé à Badwater je m'attendais à voir des cristaux de sels ressemblant à ça :

( photo tiré du site http://www.protrails.com/trail.php?trailID=24 )
Mais en fait j'ai vu ça :

Ce qui, vous en conviendrez est un petit peu moins joli !!😕 Alors, je me demande ou sont les beaux cristaux ?
Faut il marcher plus loin du parking ou y a t-il un "coin spécial " ??
quand je suis allé à Badwater je m'attendais à voir des cristaux de sels ressemblant à ça :
( photo tiré du site http://www.protrails.com/trail.php?trailID=24 )
Mais en fait j'ai vu ça :

Ce qui, vous en conviendrez est un petit peu moins joli !!😕 Alors, je me demande ou sont les beaux cristaux ?
Faut il marcher plus loin du parking ou y a t-il un "coin spécial " ??
Voyage en Nouvelle-Calédonie (île des Pins et Lipou) English translation pending
Bonjour,
Nous partons en Nouvelle Calédonie en novembre 2011 (je m'y prends un peu tot...) on a prévu de visiter l'ile des pins et Lifou. Nous allons faire deux "escales" pour nos vols intra. Quelqu'un connaitrait il un hotel sur Tontouta ou les environs (nous voudrions éviter de retourner sur Nouméa pour 1 nuit à chaque fois) ?
Pouvez vous aussi nous dire si on doit s'y prendre très tôt pour la réservation d'une loc de voiture sur Lifou ou s'il est possible d'en prendre une juste une fois sur place ?
Merci Sandrine
Nous partons en Nouvelle Calédonie en novembre 2011 (je m'y prends un peu tot...) on a prévu de visiter l'ile des pins et Lifou. Nous allons faire deux "escales" pour nos vols intra. Quelqu'un connaitrait il un hotel sur Tontouta ou les environs (nous voudrions éviter de retourner sur Nouméa pour 1 nuit à chaque fois) ?
Pouvez vous aussi nous dire si on doit s'y prendre très tôt pour la réservation d'une loc de voiture sur Lifou ou s'il est possible d'en prendre une juste une fois sur place ?
Merci Sandrine
Viètnam, Cambodge ou Laos? English translation pending
Bonjour à tous;
Après quatre voyages d'un mois en Chine ( Pékin Shanghai et autres grandes ville et aussi des petits villages cotiers) Je me pose la question pour ma prochaine plus exotique destination ?? J'ai toujours voulu aller au Vietnam et à tort je pense que j'ai un peu idéalisé ce pays... En suivant vos discussions sur les forums, mes doutes se multiplies....
Mais comme on dit, chaque personne voyage différement et on peut trouver le bonheur et le malheur à chaque seuil à travers le monde.
En bref moi je voyage seul avec mon sac à dos pendant un mois, à peine débarqué j' essaye de trouver un cheap hotel et un vélo ou une moto et j'écris mon planning aux fil des rencontres... je suis plus grandes ville que villages voilà voilà. Je précise que je travaille en france et que j'économise toute l'année pour partir en aout, inutile de vous dire que j'y pense chaque jour de l'année et qu'à mon retour je mets au mois deux mois à me remettre du choc entre la vie de Pékin et le silence du Loir et Cher 😕
Donc je disais qu'en suivant les discussions, Les grandes villes du Vietnam seraient de plus en plus des pièges à touristes lassant me rappelant mon bref passage en Tunisie où 15 gamins vous cours après avec du jasmins et où le taximan ne vous dépose pas à l'hotel prévu car celui de son cousin est bien mieux....
Bien sùr je fais la part des choses et après quelques expériences je ne me fais plus d'illusions il existera des pièges à touristes partout mais en oubliant l'utopie d'intégration (surtout en chine...) on peu quand mème partager des journées avec des gens sympas et ouvert aux autres et qui vous font partager leurs différence et des journées inoubliables.
Par ailleurs j'ai lus des topics super sur Pnom penh et les grandes villes du Cambodge et le Laos aussi. Je n'ai pas encore acheté mes bllets, et je m'en remets à vous les globes trotteurs expérimentés 😎 Je vous "copie-colle" aussi le témoignage d'une jeune trotteuse que je viens de trouver et qui soulignes ces différences :
LE CAMBODGE ….... mon nouvel amour !!!
Non non rien de sexuel, juste la découverte d un pays, d une population extraordinaire …... voilà un pays authentique et pur ( enfin sauf les douaniers mais c est parce qu ils sont sur la frontiere ;) …)..... quel bonheur !!!...... le cambodge, j ai adoré !!! mon voyage au cambodge s est fait en bus de bangkok vers Siem Reap ( lieu ou se trouve les temples d Angkor, patrimoine mondial). J ai trouve une petite guset familiale tres acceuillante a proximité du vieux marché (6 dollars la nuit et la chambre franchement bien). Le soir ballade dans le vieux marché ou se trouvent bars et restaurant et rencontre de Nam, barman le soir, guide le jour, cambodgien qui parle tres bien francais( et qui connait la France mieux que moi, la honte !) et Roberto un espagnol. Bonne soiree et on a programme avec Nam de se retrouver pour aller visiter ensemble les temples d Angkor, puis on a passé la plupart des soirees par la suite pour boire un verre. Le site d Angkor a été un superbe journee ou Nam ( l ami et non le guide) a pu m expliquer beaucoup de choses et me montrer l essentiel ( le site etant tellement grand). Le lieu a surtout été magique pour moi face au combat de la nature sur la pierre et donc ses constructions . En effet, on voit d immenses arbres, dont les racines se melent a la pierre, la cassent, la soulevent, l encerclent. Le temple principal Angkor Wat est le mieux conservé mais ce n est pas celui que je retiendrais le plus. Ta prohm est extraordinaire. Je vous laisse voir les photos dans album CAMBODGE ANGKOR Les 3 jours suivants je suis restee sur Siem reap: Visite de la ville, visite d un village de pecheur pres du lac ton sape (kompong pluk) et rencontre avec des enfants dans un orphelinat. Une chose marquante ici au Cambodge c est que malgre une pauvrete importante ( salaire moyen 70 euros), malgré un nombre important d orphelins ( parents victimes des mines, du sida....) et malgre un grands nombres de mutilés par les bombes anti personnelle (une realité de la guerre qui quand on l a sous les yeux ne laisse pas indifferent), eh bien malgre tout ca, ils ont toujours le sourire, toujours un mot sympa, toujours cette envie de te connaître ….... Le village des pecheurs etait impressionnant de part la hauteur des maisons sur es pillotis de 6m de haut. Etant dans la saison seche, on voyait vraiment bien les pilotis, mais en saison des pluies l eau monte de 2 à 3 metres. Je vous laisse la encore voir les photos...... les sourire des enfants vous monteront le naturel de ces gens et leur vraie sympathie! En dehors de la ville, quasiment toutes les maisons ( ou plutot cabanes en bois) sont aussi sur pilotis, le premier etage etant une salle commune ou les gens dorment, en dessous des pilotis, se trouvent les hamacs (oui, oui), la cuisine et les eventuels animaux le soir. Ma rencontre avec les enfants de l orphelinat n était pas prevue au depart mais des circonstances m y ont amené et j ai pu voir leurs conditions de vie qui sont à pleurer...... mais je n entendais que des rires....... c est un peuple que j ai vraiment envie d aider, qui a beaucoup souffert de son passe par les guerres et les kmers rouge ( que je vous expliquerai plus tard dans cet article).... les gens sont vraiment merveilleux alors si cette année vous avez envie de faire un don à une assoc, à une cause, outre Haiti, pensez Cambodge !!!!!...... J etais prise par le temps ( c est un comble en vacances) car je devais rejoindre ma mere pour trois jours au Vietnam car elle etait de passage mais c est sur, j y retournerai pour les aider..... Bref, Siem reap a été une super experience, et la cerise su le gateau, j ai rencontré dans un bar completement au hazard, un expatrié, qui était dans le meme lycee que moi, jouait au foot avec mon meilleur pote de 4eme, habitait a 1km de chez mes parents, et connaissait mon pere pour aller voir un medecin du meme cabinet …...!!!! trop delire cette rencontre !!!!
J ai poursuivi ma route en direction de Kompong Thom ou je pensais resté et vivre un peu avec des paysans 5selon un article que j avais lu mettais en avant le lieu. Quand je suis arrivée, grosse arnaque de l article ou les paysans demandaient 70 dollars par jours pour vivre avec eux les travaux de la campagne ….. trop cher, je suis donc repartie vers Phnom Phen pour juste une nuit avant de me diriger vers Sianoukville sur la cote sud ouest du Cambodge. La ambiance decontractée, plutot touristique, beaucoup de francais ( le cambodge est une ancienne colonie), la plage, les BBQ sur la plage pour 3 dollars biere comprise, et la sympathie cambodgienne. Apres trois jours , je suis remontée sur phnom phen. Ville agitée ( c est la capitale) mais interressante a regarder..... les femmes qui cuisinent et font la vaiselle sur le trottoir, les vendeuses le long du mekong ( j ai gouté des graines de lotus..... pas extraordianire au goût mais fallait que j essaie ! ), les tuc tuc qui vous demandent tous les 10 m ….. euh non 5 m si ils peuvent vous emmener quelque part, les bars un peu chaud au nom evoquateur ( pussy cat, …...), les cyclos pousses, …..... interressant ….... j ai pris une motobike avec driver le lendemain avec l objectif de visiter the killing fields, le museum du genocide, le russian market.........avec Chang (« chang comme la biere! » dixit l interresse). Cette journee a été tres sympa ( finalement le driver c etait moi car il en avait marre de conduire, et arret dans petit resto cambo sur le bord de la route avec un repas a 1 dollars coca inclus !!). Par contre les sites que nous avons vus sont vraiment tristes et relatent de la periode des Kmers rouge ou quelques 3 millions de cambodgiens ont été tués entre 1975 et 1979. Pour le coté culturel, une rapide explication :
En 1975, un nouveau gouvernement a renversé le roi Sianouk en place , pretextant un ecart etre riche et pauvre tres important. Ce push etait mene par des hommes ayant appartenus a la ligue communiste en france dont un certain Pol pot 5c est un surnom) . Au nom de cette revolution pour abolir les privileges, l ensemble des intellectuels, anciens politiciens, personnes vivants dans les villes, ect etaint tués par ce nouveau regime. Beaucoup ont fuis les villes pour aller dans les capagnes, se faisant passes pour des paysans. Les vrais paysans etaient eux consideres comme purs et donc epargnes. Cependant afin de correspondre a l esprit communiste, l ensemble des cultures etaient mis pour la collectivité, tout se qui etait culturel , education etaint bannis pour eviter que certains sont plus instruits que d autres, plus de vetement differents mais un meme uniforme ( habit noir, foulard rouge)..... afin de poursuivre la revolution, les kmers rouge achetaient des rames aux chinois en echanges de riz donc la population etait affamée. Les kmers rouge tuaient pour tout et rien, ils ont torturés enormement de gens et des enfants afin d inciter a la delation meme de leurs propres parents, ce regime a été l un des pires dans ce monde; les killing Fileds sont en fait les charniers ou les gens etaient amener pour etre tues, les bebes et les enfants avaient la tete eclatee sur un arbre avant d etre jetes dans la fosse........ Pol pot etait l initiateur de tout ca et dans sa folie de grandeur a commence à faire la guerre aux vietnamiens pour avoir du territoire. Les enfants etaient envoyés au front. Les vietnamiens ont ripostés et ont pu aisnsi liberer le Cambodge de ce regime qui a finit en 1979. Pol pot avait fait miner avant cela les champs des paysans partout, d ou aujourd hui un nombre de mutilés encore important. Pol pot est mort en 1998 avant d avoir pu etre jugé. Bien triste histoire pour le Cambodge!!!! je suis arrivee maintenant au Vietnam depuis le 28 février........mais je vous raconterai tout ca un peu plus tard ;) !! La bizzzzzzzz à tous !!!
VIETNAM: la pustule de mon voyage n°2
Coucou a tous,
Toujours a la bourre sur tout alors ca ne vous etonnera pas que je sois encore sur mon blog !! Bon retour donc en arriere il y a un mois, le 28 fevrier, et mon arrivée a Saigon. Comme ma mere faisait un voyage au vietnam, nous avions convenu de nous voir sur Saigon 3 jours avant leur retour en France. Larmes de ma petite maman lors de nos retrouvailles ;).... nous avons donc avec mon beau papa et elle visité Saigon et le mekong lors d une viréé rapide d une journée: ballade en bateau puis barque sur le mekong, visite de fabrique d alcool de riz, galette de riz, bonbons noix de cocos......ect !! c etait sympa bien qu un peu trop touristique. Tous les bateaux du mekong ont sur l avant des yeux dessinés en peinture.La raison serait double : la presence de crocodiles dans le mekong qui seraient davantage effrayés par ses yeux et attaqueraient moins les bateaux, et des croyance comme quoi les bateaux ont une ame et donc le fait d avoir des yeux permettrait aux bateaux de voir le chemin et de conduire a bon port ses occupants. Ce qui m a etonné au premier abord en arriavnt au Vietnam c est que les vietnamien portent reellement le fameux chapeau pointu ( ce n est pas pour le floklore) aussi bien en ville qu en campagne. Egalement beaucoup portent un foulard sur le visage soit disant pour la pollution ou pour garder la peau blanche, mais on en voit avec la nuit en campagne..... allez comprendre . Meme les gamins, ca fait peur !!!. Quand maman est partie, j ai decidé donc de poursuivre ma route vers le nord. J ai donc pris un billet de bus open pour 38 dollars qui me permettait de remonter jusqu a Hanoi en plusieurs etapes et selon son rythme. Tres franchement ce systeme est parfait et confortable (peut etre une des rares bonnes choses que les vietnamiens font pour les touristes).Je suis donc monté vers Mui Né, ville surprennate par ses paysages. Tout d abord, la source aux féées, magnifique cours d eau que l on remonte a pied jusqu a des chutes. On se croirait par moment dans un cayon avec de grosses formations calcaires à flanc du cours d eau. Les couleurs sont spectaculaires ( rouge, blanc, vert, bleu, noir........) superbe. Ce qui gache un peu ce sont les enfants qui la jouent sympa avec vous en vous montrant des choses et en vous suivant jusqu au chutes pour reclamer apres de l aragent et se permettre de vous parler mal quand vous expliquer que vous ne leur donnerez rien.MUI NE c est egalement les dunes de sables rouges et blanches sur deux sites different, surprenant de voir ces desert de sable au Vietnam dans l idee que je me faisait au départ. La encore les couleurs etaient au top. Puis direction Nha Trang, la station bvalneaire par excellence. Je suis restée 4 jours au total a cet endroit dans le but de passer mon premier niveau de plongée ( 18m- gros challenge pour une claustro). Les fonds sous marins etaient jolis 5pas autant que la thailande mais pas mal quand meme!) j ai surtout été scotchee par des seiches, un banc de calamars superbes a voir dans l eau et une enorme pieuvre qui changait de couleur des qu elle nous a vu pour se meler au rocher !.... J ai fait la rencontre rapide de Dina une suissesse Allemande que j ai de nouveau rencontrée a Hoi An et avec qui j ai poursuivi mon chemin jusqu a la fin. On s est vraiment tres bien entendu toutes les deux et ca a été un vrai plaisir de partager les jpurs suivants. ( je lui fais des gros bisous en pasant ;) ….) HOI AN est une ville tres jolie, remplie de petites ruelles, des lampions partout dans les rues, des boutiques de tailleurs (plus de 100 c est sur!) et des maisons anciennes. C est vraiment joli. J ai feté mon anniv la bas en compagnie de Dina et de deux canadiens (Maria et Rob). La soirée a été bien arrosée et on a fini sur un bar de plage avec une sacrée ambiance. Mon parcours a continué vers HUE, ville imperiale ou j ai pu visité les ruines de l ancienne cité. Mon passage a été bref, juste le temps de perdre ( je dirais aussi volé) mon appareil photo dans un tuc tuc (compte tenu de son comportement bizarre lors de son depart , je suis sure qu il a vu qu il etait tombé dans sa nacelle--> un des nombreux exemples de mauvais eprit de cette population axée sur les une et mille manieres d arnaquer le touriste). Bref outre l appareil, j ai perdue mes photos prises depuis deux semaines: donc les boules !!! c est pourquoi vous n aurez pas de photos de mon passage au vietnam ente saigon et hanoi !!. J ai poursui ma route vers HANOI ou j ai rejoins Dina qui ne s etait pas arreté a Hué. Je suis allée passer une journée a la baie d Halong, jolie mais pas aussi spectaculaire que je pensais (peut etre le temps qui etait vraiment mediocre). Lieu tres touristique, sentiment d etre a la chaine. J ai racheté un appareil photo ( le mem que precedemment pour des raisons pratique de batterie, mais 3 fois plus cher (400 dollars au lieu des 120 euros en France) sous pretexte de taxes elevées a HANOI ( Prix inegociable et malheureusement un besoin qui fait qu on achete mais clairement c est du vol la encore!!!) Le lendemain, Nous avons pris avec Dina un train de nuit pour monter dans le nord du vietnam vers SAPA ( gros fou rire dans le train avec les vietnamiens tres attentifs a nous et tres bruyants egalement). A sapa, nous avons decidé de demander a une femme du village de nous conduire pour des treks a travers la montagne, a la rencontre des diffrentes « ethnies » : dao, Hmongs noirs, hmongs....... Premier jour trek de 10 km, super sympa avec des belles rencontres de femmes( qui tres franchement et sans partie pris travaillent plus que les hommes ( qui restent sur leur mobylettes en attendant un eventuel client a transporter). Elles font en autres des travaux dans les champs, portant des bébés sur leur dos, a flanc de montagne. Je les admire. Les costumes traditionnels sont superbes et la encore loin du folklore pour touristes puisque portés dans les champs et villages perdus au milieu de nulle part. Le deuxieme jour, nous avons fait un trek de 14 km, la encore a travers champs, rizieres et chemins de montagne. C est tres joli et voilà une region pas encore pollué par le tourisme qui permet donc aux vietnamiens de garder un esprit purs par rapport a ceux vivants en ville. Retour a Hanoi et visite de la baie d Halong terrestre, presque plus jolie que la baie d halong en mer, mais surchargés la encore de monde, une autoroute!). Dans la ville d hanoi, sur un marché, j en ai profité pour gouter du chien (si, si!!)..... pas facile d avaler en pensant a mon pepere, mais le goût n est pas mauvais du tout (un goût de gigot d agneau, viande rosée de la meme maniere). Le chein cuit ressemble a un cochon de lait à la peau cuivreé et epaisse sauf que la tete est celle d un chien et la queue ressemble a une queue de rat...... bref, c etait maintenant ou jamais pour gouter, et la curiosité l a emporté ( un peu le challenge aussi!!) Le dernier soir apres notre retour a Hanoi, nous avons avec Dina fété notre « separation », bon vin, bonne bouffe et la encore le patron qui essaie de t arnaquer en te doublant la note au cas ou tu ne le verrais pas parce que tu as bu ( c est mal connaître la resistance des europeens a l alcool !!) !!!!...... bref, le Vietnam, ce sont des paysages sympas mais une population ( disons 80% des gens) avec un tres mauvais esprit, antipathique, pas souriante (sauf le nord extreme du vietnam qui a un peu sauvé cette image que je garde ). Les gens voient dans le touriste un porte monnaie et rien d autre. Pour eux, ils prennent clairement les touristes pour des cons. Ils n ont pas un esprit business comme nous et deviennent vite agressifs apres avoir fait semblant de pleurnicher. Insupportable !!!Trois semaines c est plus que suffisant en ce qui me concerne. J avais vraiment envie de partir. C etait donc ma premiere et derniere fois, d autres pays me semblant bien plus interressant a approfondir depuis mon depart !!! Quelques photos a voir donc dans album VIETNAM .
PS : désolée Long pour ce descriptif de ton pays, reste les 20 % d exception !!
Voilà pour les témoignages de cette personne que je ne connait pas mais que je remercie au passage de faire part de ses voyages... Dites moi ce que vous en pensez et si au contraire Saigon est une ville jeune et sympas merci !
Après quatre voyages d'un mois en Chine ( Pékin Shanghai et autres grandes ville et aussi des petits villages cotiers) Je me pose la question pour ma prochaine plus exotique destination ?? J'ai toujours voulu aller au Vietnam et à tort je pense que j'ai un peu idéalisé ce pays... En suivant vos discussions sur les forums, mes doutes se multiplies....
Mais comme on dit, chaque personne voyage différement et on peut trouver le bonheur et le malheur à chaque seuil à travers le monde.
En bref moi je voyage seul avec mon sac à dos pendant un mois, à peine débarqué j' essaye de trouver un cheap hotel et un vélo ou une moto et j'écris mon planning aux fil des rencontres... je suis plus grandes ville que villages voilà voilà. Je précise que je travaille en france et que j'économise toute l'année pour partir en aout, inutile de vous dire que j'y pense chaque jour de l'année et qu'à mon retour je mets au mois deux mois à me remettre du choc entre la vie de Pékin et le silence du Loir et Cher 😕
Donc je disais qu'en suivant les discussions, Les grandes villes du Vietnam seraient de plus en plus des pièges à touristes lassant me rappelant mon bref passage en Tunisie où 15 gamins vous cours après avec du jasmins et où le taximan ne vous dépose pas à l'hotel prévu car celui de son cousin est bien mieux....
Bien sùr je fais la part des choses et après quelques expériences je ne me fais plus d'illusions il existera des pièges à touristes partout mais en oubliant l'utopie d'intégration (surtout en chine...) on peu quand mème partager des journées avec des gens sympas et ouvert aux autres et qui vous font partager leurs différence et des journées inoubliables.
Par ailleurs j'ai lus des topics super sur Pnom penh et les grandes villes du Cambodge et le Laos aussi. Je n'ai pas encore acheté mes bllets, et je m'en remets à vous les globes trotteurs expérimentés 😎 Je vous "copie-colle" aussi le témoignage d'une jeune trotteuse que je viens de trouver et qui soulignes ces différences :
LE CAMBODGE ….... mon nouvel amour !!!
Non non rien de sexuel, juste la découverte d un pays, d une population extraordinaire …... voilà un pays authentique et pur ( enfin sauf les douaniers mais c est parce qu ils sont sur la frontiere ;) …)..... quel bonheur !!!...... le cambodge, j ai adoré !!! mon voyage au cambodge s est fait en bus de bangkok vers Siem Reap ( lieu ou se trouve les temples d Angkor, patrimoine mondial). J ai trouve une petite guset familiale tres acceuillante a proximité du vieux marché (6 dollars la nuit et la chambre franchement bien). Le soir ballade dans le vieux marché ou se trouvent bars et restaurant et rencontre de Nam, barman le soir, guide le jour, cambodgien qui parle tres bien francais( et qui connait la France mieux que moi, la honte !) et Roberto un espagnol. Bonne soiree et on a programme avec Nam de se retrouver pour aller visiter ensemble les temples d Angkor, puis on a passé la plupart des soirees par la suite pour boire un verre. Le site d Angkor a été un superbe journee ou Nam ( l ami et non le guide) a pu m expliquer beaucoup de choses et me montrer l essentiel ( le site etant tellement grand). Le lieu a surtout été magique pour moi face au combat de la nature sur la pierre et donc ses constructions . En effet, on voit d immenses arbres, dont les racines se melent a la pierre, la cassent, la soulevent, l encerclent. Le temple principal Angkor Wat est le mieux conservé mais ce n est pas celui que je retiendrais le plus. Ta prohm est extraordinaire. Je vous laisse voir les photos dans album CAMBODGE ANGKOR Les 3 jours suivants je suis restee sur Siem reap: Visite de la ville, visite d un village de pecheur pres du lac ton sape (kompong pluk) et rencontre avec des enfants dans un orphelinat. Une chose marquante ici au Cambodge c est que malgre une pauvrete importante ( salaire moyen 70 euros), malgré un nombre important d orphelins ( parents victimes des mines, du sida....) et malgre un grands nombres de mutilés par les bombes anti personnelle (une realité de la guerre qui quand on l a sous les yeux ne laisse pas indifferent), eh bien malgre tout ca, ils ont toujours le sourire, toujours un mot sympa, toujours cette envie de te connaître ….... Le village des pecheurs etait impressionnant de part la hauteur des maisons sur es pillotis de 6m de haut. Etant dans la saison seche, on voyait vraiment bien les pilotis, mais en saison des pluies l eau monte de 2 à 3 metres. Je vous laisse la encore voir les photos...... les sourire des enfants vous monteront le naturel de ces gens et leur vraie sympathie! En dehors de la ville, quasiment toutes les maisons ( ou plutot cabanes en bois) sont aussi sur pilotis, le premier etage etant une salle commune ou les gens dorment, en dessous des pilotis, se trouvent les hamacs (oui, oui), la cuisine et les eventuels animaux le soir. Ma rencontre avec les enfants de l orphelinat n était pas prevue au depart mais des circonstances m y ont amené et j ai pu voir leurs conditions de vie qui sont à pleurer...... mais je n entendais que des rires....... c est un peuple que j ai vraiment envie d aider, qui a beaucoup souffert de son passe par les guerres et les kmers rouge ( que je vous expliquerai plus tard dans cet article).... les gens sont vraiment merveilleux alors si cette année vous avez envie de faire un don à une assoc, à une cause, outre Haiti, pensez Cambodge !!!!!...... J etais prise par le temps ( c est un comble en vacances) car je devais rejoindre ma mere pour trois jours au Vietnam car elle etait de passage mais c est sur, j y retournerai pour les aider..... Bref, Siem reap a été une super experience, et la cerise su le gateau, j ai rencontré dans un bar completement au hazard, un expatrié, qui était dans le meme lycee que moi, jouait au foot avec mon meilleur pote de 4eme, habitait a 1km de chez mes parents, et connaissait mon pere pour aller voir un medecin du meme cabinet …...!!!! trop delire cette rencontre !!!!
J ai poursuivi ma route en direction de Kompong Thom ou je pensais resté et vivre un peu avec des paysans 5selon un article que j avais lu mettais en avant le lieu. Quand je suis arrivée, grosse arnaque de l article ou les paysans demandaient 70 dollars par jours pour vivre avec eux les travaux de la campagne ….. trop cher, je suis donc repartie vers Phnom Phen pour juste une nuit avant de me diriger vers Sianoukville sur la cote sud ouest du Cambodge. La ambiance decontractée, plutot touristique, beaucoup de francais ( le cambodge est une ancienne colonie), la plage, les BBQ sur la plage pour 3 dollars biere comprise, et la sympathie cambodgienne. Apres trois jours , je suis remontée sur phnom phen. Ville agitée ( c est la capitale) mais interressante a regarder..... les femmes qui cuisinent et font la vaiselle sur le trottoir, les vendeuses le long du mekong ( j ai gouté des graines de lotus..... pas extraordianire au goût mais fallait que j essaie ! ), les tuc tuc qui vous demandent tous les 10 m ….. euh non 5 m si ils peuvent vous emmener quelque part, les bars un peu chaud au nom evoquateur ( pussy cat, …...), les cyclos pousses, …..... interressant ….... j ai pris une motobike avec driver le lendemain avec l objectif de visiter the killing fields, le museum du genocide, le russian market.........avec Chang (« chang comme la biere! » dixit l interresse). Cette journee a été tres sympa ( finalement le driver c etait moi car il en avait marre de conduire, et arret dans petit resto cambo sur le bord de la route avec un repas a 1 dollars coca inclus !!). Par contre les sites que nous avons vus sont vraiment tristes et relatent de la periode des Kmers rouge ou quelques 3 millions de cambodgiens ont été tués entre 1975 et 1979. Pour le coté culturel, une rapide explication :
En 1975, un nouveau gouvernement a renversé le roi Sianouk en place , pretextant un ecart etre riche et pauvre tres important. Ce push etait mene par des hommes ayant appartenus a la ligue communiste en france dont un certain Pol pot 5c est un surnom) . Au nom de cette revolution pour abolir les privileges, l ensemble des intellectuels, anciens politiciens, personnes vivants dans les villes, ect etaint tués par ce nouveau regime. Beaucoup ont fuis les villes pour aller dans les capagnes, se faisant passes pour des paysans. Les vrais paysans etaient eux consideres comme purs et donc epargnes. Cependant afin de correspondre a l esprit communiste, l ensemble des cultures etaient mis pour la collectivité, tout se qui etait culturel , education etaint bannis pour eviter que certains sont plus instruits que d autres, plus de vetement differents mais un meme uniforme ( habit noir, foulard rouge)..... afin de poursuivre la revolution, les kmers rouge achetaient des rames aux chinois en echanges de riz donc la population etait affamée. Les kmers rouge tuaient pour tout et rien, ils ont torturés enormement de gens et des enfants afin d inciter a la delation meme de leurs propres parents, ce regime a été l un des pires dans ce monde; les killing Fileds sont en fait les charniers ou les gens etaient amener pour etre tues, les bebes et les enfants avaient la tete eclatee sur un arbre avant d etre jetes dans la fosse........ Pol pot etait l initiateur de tout ca et dans sa folie de grandeur a commence à faire la guerre aux vietnamiens pour avoir du territoire. Les enfants etaient envoyés au front. Les vietnamiens ont ripostés et ont pu aisnsi liberer le Cambodge de ce regime qui a finit en 1979. Pol pot avait fait miner avant cela les champs des paysans partout, d ou aujourd hui un nombre de mutilés encore important. Pol pot est mort en 1998 avant d avoir pu etre jugé. Bien triste histoire pour le Cambodge!!!! je suis arrivee maintenant au Vietnam depuis le 28 février........mais je vous raconterai tout ca un peu plus tard ;) !! La bizzzzzzzz à tous !!!
VIETNAM: la pustule de mon voyage n°2
Coucou a tous,
Toujours a la bourre sur tout alors ca ne vous etonnera pas que je sois encore sur mon blog !! Bon retour donc en arriere il y a un mois, le 28 fevrier, et mon arrivée a Saigon. Comme ma mere faisait un voyage au vietnam, nous avions convenu de nous voir sur Saigon 3 jours avant leur retour en France. Larmes de ma petite maman lors de nos retrouvailles ;).... nous avons donc avec mon beau papa et elle visité Saigon et le mekong lors d une viréé rapide d une journée: ballade en bateau puis barque sur le mekong, visite de fabrique d alcool de riz, galette de riz, bonbons noix de cocos......ect !! c etait sympa bien qu un peu trop touristique. Tous les bateaux du mekong ont sur l avant des yeux dessinés en peinture.La raison serait double : la presence de crocodiles dans le mekong qui seraient davantage effrayés par ses yeux et attaqueraient moins les bateaux, et des croyance comme quoi les bateaux ont une ame et donc le fait d avoir des yeux permettrait aux bateaux de voir le chemin et de conduire a bon port ses occupants. Ce qui m a etonné au premier abord en arriavnt au Vietnam c est que les vietnamien portent reellement le fameux chapeau pointu ( ce n est pas pour le floklore) aussi bien en ville qu en campagne. Egalement beaucoup portent un foulard sur le visage soit disant pour la pollution ou pour garder la peau blanche, mais on en voit avec la nuit en campagne..... allez comprendre . Meme les gamins, ca fait peur !!!. Quand maman est partie, j ai decidé donc de poursuivre ma route vers le nord. J ai donc pris un billet de bus open pour 38 dollars qui me permettait de remonter jusqu a Hanoi en plusieurs etapes et selon son rythme. Tres franchement ce systeme est parfait et confortable (peut etre une des rares bonnes choses que les vietnamiens font pour les touristes).Je suis donc monté vers Mui Né, ville surprennate par ses paysages. Tout d abord, la source aux féées, magnifique cours d eau que l on remonte a pied jusqu a des chutes. On se croirait par moment dans un cayon avec de grosses formations calcaires à flanc du cours d eau. Les couleurs sont spectaculaires ( rouge, blanc, vert, bleu, noir........) superbe. Ce qui gache un peu ce sont les enfants qui la jouent sympa avec vous en vous montrant des choses et en vous suivant jusqu au chutes pour reclamer apres de l aragent et se permettre de vous parler mal quand vous expliquer que vous ne leur donnerez rien.MUI NE c est egalement les dunes de sables rouges et blanches sur deux sites different, surprenant de voir ces desert de sable au Vietnam dans l idee que je me faisait au départ. La encore les couleurs etaient au top. Puis direction Nha Trang, la station bvalneaire par excellence. Je suis restée 4 jours au total a cet endroit dans le but de passer mon premier niveau de plongée ( 18m- gros challenge pour une claustro). Les fonds sous marins etaient jolis 5pas autant que la thailande mais pas mal quand meme!) j ai surtout été scotchee par des seiches, un banc de calamars superbes a voir dans l eau et une enorme pieuvre qui changait de couleur des qu elle nous a vu pour se meler au rocher !.... J ai fait la rencontre rapide de Dina une suissesse Allemande que j ai de nouveau rencontrée a Hoi An et avec qui j ai poursuivi mon chemin jusqu a la fin. On s est vraiment tres bien entendu toutes les deux et ca a été un vrai plaisir de partager les jpurs suivants. ( je lui fais des gros bisous en pasant ;) ….) HOI AN est une ville tres jolie, remplie de petites ruelles, des lampions partout dans les rues, des boutiques de tailleurs (plus de 100 c est sur!) et des maisons anciennes. C est vraiment joli. J ai feté mon anniv la bas en compagnie de Dina et de deux canadiens (Maria et Rob). La soirée a été bien arrosée et on a fini sur un bar de plage avec une sacrée ambiance. Mon parcours a continué vers HUE, ville imperiale ou j ai pu visité les ruines de l ancienne cité. Mon passage a été bref, juste le temps de perdre ( je dirais aussi volé) mon appareil photo dans un tuc tuc (compte tenu de son comportement bizarre lors de son depart , je suis sure qu il a vu qu il etait tombé dans sa nacelle--> un des nombreux exemples de mauvais eprit de cette population axée sur les une et mille manieres d arnaquer le touriste). Bref outre l appareil, j ai perdue mes photos prises depuis deux semaines: donc les boules !!! c est pourquoi vous n aurez pas de photos de mon passage au vietnam ente saigon et hanoi !!. J ai poursui ma route vers HANOI ou j ai rejoins Dina qui ne s etait pas arreté a Hué. Je suis allée passer une journée a la baie d Halong, jolie mais pas aussi spectaculaire que je pensais (peut etre le temps qui etait vraiment mediocre). Lieu tres touristique, sentiment d etre a la chaine. J ai racheté un appareil photo ( le mem que precedemment pour des raisons pratique de batterie, mais 3 fois plus cher (400 dollars au lieu des 120 euros en France) sous pretexte de taxes elevées a HANOI ( Prix inegociable et malheureusement un besoin qui fait qu on achete mais clairement c est du vol la encore!!!) Le lendemain, Nous avons pris avec Dina un train de nuit pour monter dans le nord du vietnam vers SAPA ( gros fou rire dans le train avec les vietnamiens tres attentifs a nous et tres bruyants egalement). A sapa, nous avons decidé de demander a une femme du village de nous conduire pour des treks a travers la montagne, a la rencontre des diffrentes « ethnies » : dao, Hmongs noirs, hmongs....... Premier jour trek de 10 km, super sympa avec des belles rencontres de femmes( qui tres franchement et sans partie pris travaillent plus que les hommes ( qui restent sur leur mobylettes en attendant un eventuel client a transporter). Elles font en autres des travaux dans les champs, portant des bébés sur leur dos, a flanc de montagne. Je les admire. Les costumes traditionnels sont superbes et la encore loin du folklore pour touristes puisque portés dans les champs et villages perdus au milieu de nulle part. Le deuxieme jour, nous avons fait un trek de 14 km, la encore a travers champs, rizieres et chemins de montagne. C est tres joli et voilà une region pas encore pollué par le tourisme qui permet donc aux vietnamiens de garder un esprit purs par rapport a ceux vivants en ville. Retour a Hanoi et visite de la baie d Halong terrestre, presque plus jolie que la baie d halong en mer, mais surchargés la encore de monde, une autoroute!). Dans la ville d hanoi, sur un marché, j en ai profité pour gouter du chien (si, si!!)..... pas facile d avaler en pensant a mon pepere, mais le goût n est pas mauvais du tout (un goût de gigot d agneau, viande rosée de la meme maniere). Le chein cuit ressemble a un cochon de lait à la peau cuivreé et epaisse sauf que la tete est celle d un chien et la queue ressemble a une queue de rat...... bref, c etait maintenant ou jamais pour gouter, et la curiosité l a emporté ( un peu le challenge aussi!!) Le dernier soir apres notre retour a Hanoi, nous avons avec Dina fété notre « separation », bon vin, bonne bouffe et la encore le patron qui essaie de t arnaquer en te doublant la note au cas ou tu ne le verrais pas parce que tu as bu ( c est mal connaître la resistance des europeens a l alcool !!) !!!!...... bref, le Vietnam, ce sont des paysages sympas mais une population ( disons 80% des gens) avec un tres mauvais esprit, antipathique, pas souriante (sauf le nord extreme du vietnam qui a un peu sauvé cette image que je garde ). Les gens voient dans le touriste un porte monnaie et rien d autre. Pour eux, ils prennent clairement les touristes pour des cons. Ils n ont pas un esprit business comme nous et deviennent vite agressifs apres avoir fait semblant de pleurnicher. Insupportable !!!Trois semaines c est plus que suffisant en ce qui me concerne. J avais vraiment envie de partir. C etait donc ma premiere et derniere fois, d autres pays me semblant bien plus interressant a approfondir depuis mon depart !!! Quelques photos a voir donc dans album VIETNAM .
PS : désolée Long pour ce descriptif de ton pays, reste les 20 % d exception !!
Voilà pour les témoignages de cette personne que je ne connait pas mais que je remercie au passage de faire part de ses voyages... Dites moi ce que vous en pensez et si au contraire Saigon est une ville jeune et sympas merci !
Tour des glaciers de la Vanoise (5 jours) English translation pending
Bonjour a tous,
Jeune couple désirant s'initier au plaisir de la randonnée en montagne sur plusieurs jours, nous avons choisi le parc national de la Vanoise comme première expérience.
Nous disposons de 5jours maximum ce qui semble suffisant selon les sites et discussions déjà consultées et qui nous ont servi à établir un premier programme.
Jour 1:Les prioux - Refuge de la dent parachée Jour 2:Refuge de la dent parachée - Refuge de l'arpont Jour 3: Refuge de l'arpont - Refuge Felix Faure Jour 4:Refuge Felix Faure - Refuge de la Valette jour 5: Refuge de la Valette - Les prioux
Nous aimerions avoir des avis sur le parcours, les modifications possible afin de profiter au mieux des paysages, de la faune et de la flore. Ce séjour se déroulerait la dernière semaine de Juin (neige ?? équipements spécifiques ??) et nuitées hors sac afin de reduire les frais.
Jour 1:Les prioux - Refuge de la dent parachée Jour 2:Refuge de la dent parachée - Refuge de l'arpont Jour 3: Refuge de l'arpont - Refuge Felix Faure Jour 4:Refuge Felix Faure - Refuge de la Valette jour 5: Refuge de la Valette - Les prioux
Nous aimerions avoir des avis sur le parcours, les modifications possible afin de profiter au mieux des paysages, de la faune et de la flore. Ce séjour se déroulerait la dernière semaine de Juin (neige ?? équipements spécifiques ??) et nuitées hors sac afin de reduire les frais.
Où loger pendant notre séjour au Québec et au Canada? English translation pending
Bonjour,
j'organise notre voyage qui au Québec et en Ontario et les étapes couchages me compliquent un peu la tâche... dur dur de choisir !!😕
voici mon blog pour voir notre itinéraire :
http://bemlineaucanada.centerblog.net/
en résume nous coucherons :4 nuits à Montréal (auberge de jeunesse HI)3 nuit à Québec(auberge de jeunesse HI)1 nuit à Tadoussac ( ou dans le coin... je ne sais pas du tout quoi faire dans ce coin là car dans le fjord , tout a l'air beau... on pencherait pour un B&B)1 nuit aux alentours du parc de la mauricie ( j'avoue avoir eu un coup de coeur pour le Gîte de la St Lawrence à St Alexis les Monts!)1 nuit à Mont tremblant (j'ai repéré une auberge HI au cas où les B&B soient hors budget mais le Roupillon a l'air sympa..)2 nuits dans le parc algonquin (ou aux environs)3 nuits à Toronto (auberge de jeunesse HI)1 nuit à niagara lake ( j'ai repéré Glenmohr guesthouse qui donne sur la rivière , ou alors un hôtel qui donne sur les chutes .. c'est cliché mais bon... j'ai vu l'Embassy. Là où je ne sais pas quoi faire c'est : faut il mieux dormir à Niagara Falls ou à Niagara on the lake?)1 nuit à Ottawa ( alors là l'auberge de jeunesse HI c'est une ancienne prison alors non merci !! d'autres idées??😄)1 nuit à montréal avant le retour en avion Je vous avoue qu'un peu d'aide et quelques conseils seront les bienvenus !! MERCIIIIII 😉
Bonne journée !
en résume nous coucherons :4 nuits à Montréal (auberge de jeunesse HI)3 nuit à Québec(auberge de jeunesse HI)1 nuit à Tadoussac ( ou dans le coin... je ne sais pas du tout quoi faire dans ce coin là car dans le fjord , tout a l'air beau... on pencherait pour un B&B)1 nuit aux alentours du parc de la mauricie ( j'avoue avoir eu un coup de coeur pour le Gîte de la St Lawrence à St Alexis les Monts!)1 nuit à Mont tremblant (j'ai repéré une auberge HI au cas où les B&B soient hors budget mais le Roupillon a l'air sympa..)2 nuits dans le parc algonquin (ou aux environs)3 nuits à Toronto (auberge de jeunesse HI)1 nuit à niagara lake ( j'ai repéré Glenmohr guesthouse qui donne sur la rivière , ou alors un hôtel qui donne sur les chutes .. c'est cliché mais bon... j'ai vu l'Embassy. Là où je ne sais pas quoi faire c'est : faut il mieux dormir à Niagara Falls ou à Niagara on the lake?)1 nuit à Ottawa ( alors là l'auberge de jeunesse HI c'est une ancienne prison alors non merci !! d'autres idées??😄)1 nuit à montréal avant le retour en avion Je vous avoue qu'un peu d'aide et quelques conseils seront les bienvenus !! MERCIIIIII 😉
Bonne journée !
Contact de l'hôtel Tamassa: poussettes pour bébé? English translation pending
Bonjour,
Je n'arrive pas à trouver un contact à l'hotel Tamassa à l'Ile Maurice. Je voulais leur demander s'ils avaient à disposition des poussettes!! Est ce que quelqun pourrait me donner la réponse s'il vous plait? Merci beaucoup,
Je n'arrive pas à trouver un contact à l'hotel Tamassa à l'Ile Maurice. Je voulais leur demander s'ils avaient à disposition des poussettes!! Est ce que quelqun pourrait me donner la réponse s'il vous plait? Merci beaucoup,
Laos du Nord au Sud English translation pending
Bonjour,
Rentrée depuis un peu plus d'une semaine, je commence l'écriture d'un petit carnet plus ou moins pratique. J'espère que ça sera utile à quelqu'un !
Qui ? Moi-même et mon compagnon (le Chauve, le Belge, ou Marc, selon mon humeur) Où ? Départ de Paris, passage par Bangkok, puis enfin le Laos Quand ? Trois semaines entre janvier et février, une bonne période Comment ? En indépendant. Sans avoir de budget, nous avons essayé de dépenser assez peu (nous partons pour un mois aux usa en Mars, il faut qu'il nous reste quelques économies !). Uniquement au Laos, nous avons dépensé 400€ chacun (sans compter le transit par la Thaïlande, donc).
Première partie : Aller au Laos, Luang Namtha, Luang Prabang.
Nous quittons Paris le vendredi 14 Janvier, au soir. Une escale à Oman (moi non plus, je ne savais pas trop où c'était) et nous sommes déjà samedi soir quand on atterrit à Bangkok, décalage horaire oblige. Rentrer en Thaïlande est très simple : on fait la queue, on sourit au monsieur, on tend le passeport, on se laisse prendre en photo et il donne un coup de tampon. Et tout ça gratuitement. Je ne citerai pas de noms, mais y'en a un ou deux qui pourraient en prendre de la graine... Le lendemain matin, nous prendrons le premier vol pour Chiang Rai. On opte donc pour la facilité : trouver un hôtel près de l'aéroport. J'avais lu que certains proposaient des navettes, mais impossible de les trouver. On s'en passera aisément : des "offices de tourisme" (qui n'ont rien d'officiel) se chargent de tout, moyennent commission. On est ainsi pris en charge jusqu'au lendemain, les deux taxis compris. Nous voilà au SP Power Lodge, un hôtel sans charme où il nous faut insister pour obtenir un lit double ("vous ne voulez pas deux lits séparés, vous êtes sûrs ?"), mais qui offre eau chaude, télévision, wifi et petit déjeuner. On n'en demandait pas tant, mais c'est appréciable. Je découvre les poignées de porte thaïlandaises, que nous retrouverons aussi au Laos : il faut enfoncer un bouton à l'intérieur pour fermer la porte, même de l'extérieur. Ce qui permet de faire des blagues très drôles, comme pousser le bouton de la porte de la salle de bain pour que la prochaine personne qui ferme la porte, la bloque. Ou comment, ayant fermé les toilettes pour la nuit, je n'ai pas su les ouvrir, quand je me suis levée pour faire pipi à 3h mu mat'. J'ai du aller déranger l'un des employés, qui jouait avec une voiture téléguidée, pour qu'il m'ouvre. Ils semblent avoir l'habitude, il avait tout un attirail pour ce genre de situation... mais aucune clef. Dimanche matin, nous embarquons avec Air Asia, la version asiatique de Ryanair : faut être ni gros ni grand, et heureusement que le vol était court. Chiang Rai est tout au nord de la Thaïlande, et c'est de là que nous allons pouvoir le plus facilement rejoindre le Laos. Et quand je dis facilement, je n'exagère rien : tout est extrêmement fluide et s'enchaîne parfaitement. Dans l'aéroport de Chiang Rai, on trouve un comptoir pour taxis prépayés, ça évite les surprises. Nous payons 200 baths pour aller jusqu'à la gare routière, pile pour le départ du bus pour Chiang Khong (130 baths). Il ne nous dépose pas tout à fait là où on le voudrait, et les tuk-tuk le savent bien : ils attendent les touristes pour les emmener à la frontière. Enfin, quand je dis frontière... C'est un vrai moulin percé, à tel point qu'il nous faut chercher le poste frontière pour le trouver, bien planqué. Un coup de tampon et nous voilà hors de Thaïlande, traversant le Mékong sur une petite pirogue pour rejoindre le Laos. Là, c'est exactement pareil, c'est à nous de chercher le poste frontière. On remplit des formulaires, on donne les passeports et surtout, on paye. 30$ pour moi, 35$ pour le Belge, plus 1$ chacun parce qu'on est dimanche (au retour on payera aussi parce qu'il sera plus de 16h...). On paye en dollars. De sombres calculs d'équivalences de monnaies, entre l'euro, le dollar et le kip laotien rendent celui-ci plus intéressant pour nous.

Un tuk-tuk plus tard nous voilà à la gare routière, tout contents d'être à l'heure pour le dernier bus de la journée en direction de Luang Namtha (il n'y en a que deux, un à 9h, l'autre à 12h30, ça nous coute 55 000 kips chacun). Le bus, remplis de locaux, de gros cartons, d'enfants et de poules met 4h30 à arriver à destination. Mais on perd une heure bêtement : au terminus, nous pensons naïvement être à Luang Namtha, puisque c'est la ville pour laquelle nous avions acheté un billet. Mais sur notre plan, on ne comprend pas très bien où on doit aller. On commence à marcher. On se fait indiquer une direction. On continue de marcher sans comprendre. Dans le Guide du Routard, la gare est à quelques centaines de mètres seulement du centre ville. On passe alors à côté d'une borne : Luang Namtha, 8km. Il y a en fait deux gares, mais le guide ne précise pas que celle qui est sur le plan ne correspond pas à tous les bus. On marche jusqu'à la tombée de la nuit, puis on se résout à prendre le premier tuk-tuk qui passe, parce qu'il y a des chiens partout...
Nous prenons une chambre au Darasavat (60 000/nuit). Il s'agit de petits bungalows en bois, très mignons, donnant sur un étang et la campagne. Seul défaut, c'est ni isolé ni chauffé, et à cette saison, les nuits sont fraiches. Et je ne parle pas de l'eau froide qui ne motivait pas franchement à prendre une douche. La première journée, nous passons à l'Office de Tourisme pour réserver un trek (moins cher que dans les agences privées) et récupérer un "plan" de la région. Celui-ci indique les chemins à prendre pour un grand tour de vélo autour de la ville. Pour 10 000 kips, je loue pour la journée un petit vélo sans vitesse pendant que son altesse le Belge ne peut assoir son popotin que sur un VTT à 15 000. Nous ferons une trentaine de kilomètres. Le trajet ne présente pas de grandes difficultés mais fait mal aux bras : les chemins caillouteux, ça ne pardonne pas. On commence par aller à la cascade de Nam Dee, un peu ridicule mais rafraichissante. On n'y reste pas longtemps cependant, un magnifique serpent traverse le sentier juste devant nous. Ce sera d'ailleurs la journée des serpents, puisqu'on en recroisera un mort et un vivant (puis plus du tout jusqu'au tout dernier jour). La première moitié du parcours est très sympa. On traverse des rizières sur de minuscules sentiers, qui disparaissaient parfois, nous laissant traverser les hautes herbes en chantant, pour éloigner les bestioles sympathiques qu'on trouve dans ces contrées. La deuxième moitié est moins agréable, on passe sur des routes plus larges, pleines de cailloux, de trous, et de poussière (une route au Laos est rarement goudronnée). Du coup, on rentre assez tôt à Luang Namtha.
La ville est construite de façon très simple : il y a une rue principale, où se trouvent les guesthouses, les restaurants, les agences, et puis il y a les rues parallèles, où on ne croise plus un seul blanc et où la nourriture est bien moins chère. On mange vietnamien en regardant un entrainement de foot-volley, un sport très impressionnant. Le soir, par contre, le meilleur endroit pour manger se trouve au cœur du "quartier touristique" : le marché de nuit. Quelques tables, quelques étals, et on choisit tous les trucs bizarres qu'on veut ! On essaye des brochettes, des choux, des pièces de poulet, etc. Et une vingtaine de chiens attend, patiemment, avec de grands yeux, qu'on leur donne les restes, ou qu'on tourne les yeux.
Le lendemain matin, on part pour nos deux jours de "trek". Je ne pense pas qu'on puisse appeler trek une expédition d'une si courte durée. Néanmoins, j'ai été très surprise par sa difficulté : des putains de dénivelés ! Sur la première partie, on fait des pauses constamment tellement ça monte. Et pour nous faciliter la tache, même si on s'en doutait, le chemin n'est pas des plus praticables. Enjamber des racines, ne pas regarder en bas, faire attention à sa tête, traverser sur des bouts de bambous, voire carrément remonter par le lit d'un ruisseau. Nous marcherons cinq heures le premier jour, et sept le second, pour rentrer par un chemin différent. Mais au final, les descentes sont plus douloureuses que les montées : bonjour les genoux.

En rentrant à Luang Namtha, nous prenons une chambre au Ulanan. Pour 10.000 kips de moins que notre précédentes guesthouse, nous perdons le charme, les moustiques et les araignées, mais gagnons une télé avec une chaîne anglaise, et de la presque eau chaude. Par contre, là encore, il nous faut insister pour avoir un grand lit double. Je commence à comprendre que la coupe ultra courte faite avant le départ les perturbe. Je me dis que d'autres indices devraient les mettre sur la voie, genre mes seins, mais ce sera pareil tout au long du voyage. Pire, ce soir là nous mangeons au marché de nuit et trois quinquagénaires solitaires se joignent à nous. Deux japonnais et un sud-coréen. Le Belge s'amuse à montrer ce qu'il sait dire dans les deux langues. Nous parlons des pays que nous avons aimé. Le coréen est impressionnant, c'est son deuxième voyage à vélo de chez lui au Laos, et il est déjà allé dans beaucoup d'autres endroits, toujours à vélo. Au fil de la discussion et de la bière (la première du Japonnais n°2 !), le sud-coréen (oui, vous m'excuserez, j'ai eu un peu de mal à retenir leurs noms) se détend et commence à m'expliquer que, de loin, avant de venir s'incruster, il pensait que j'étais le petit frère du Belge. Il me demande pardon, tout en rigolant, et je fais mine de ne pas me vexer, mais ça explique pourquoi on nous propose deux lits...
Jeudi matin, nous partons pour Luang Prabang. Ça ne semble pas loin, sur une carte, mais il faut la journée pour y aller. Le bus (80.000 chacun) avance lentement, s'arrête souvent pour charger des tonnes de marchandises, puis les décharger. Les paysages sont magnifiques, on ne s'ennuie pas. Mais 70 km avant d'arriver, le chauffeur casse sa boîte de vitesse. Impossible de repartir. Tout le monde doit sortir du bus. Comme nous sommes dans une côte et que le bus ne tient que par une cale en bois et quelques pierres, on ne se fait pas prier. Nous restons sur le bas côté, à rigoler avec les autres passagers. C'est à cet instant qu'on mesure les différences culturelles : personne ne râle ! Seconde différence, une demi-heure plus tard, un autre bus est là pour nous emmener à destination. Les dirigeants de la scnf devraient faire un stage ici ! Le nouveau bus est bien mieux que le précédent. Tout neuf, climatisé, grand, rapide. Mais le chauffeur décide de mettre une vidéo très mal filmée d'une chanteuse à la voix très aiguë avec le son à fond. Malgré les boule quiès (l'accessoire indispensable pour moi, il n'y a qu'une nuit où je m'en suis passée...), c'est avec de gros maux de crane que nous arrivons à Luang Prabang. Comme quoi, on était bien mieux dans notre vieux bus.
Le Belge négocie le tuk-tuk et nous nous enfilons dedans, direction le quartier des guesthouses. Leur nombre est assez dingue dans la rue, il n'y a que ça. Pourtant, il nous faudra en faire plusieurs pour en trouver une qui n'affiche pas complet et nous convienne (une fenêtre et un prix correct). Nous voilà chez Somjith (100.000 pour un balcon mais la salle de bain commune). Point positif : c'est un peu à l'écart du brouhaha de la rue principale. Point négatif : il faut enlever ses chaussures. Ça peut paraitre con, mais c'est super chiant. Au Laos, ils ne savent pas faire les salles de bain. Dans la même pièce, ils mettent une pomme de douche, un lavabo et les toilettes. Forcément, le sol est mouillé en permanence. Ah, et autre point commun à pratiquement tous les hôtels : les draps. Oui, ils ont tous des draps, forcément (quoique) mais surtout, des draps trop petits. Et je ne parle pas de 10cm, non quand je rentre mon 1m60 dans un lit fait au Laos, j'ai le choix entre couvrir bon buste et couvrir mes pieds. Formidable.

Nous passons la première journée à tourner dans la ville, plutôt agréable même si l'omniprésence des touristes est assez hallucinante. Je croyais le Laos relativement peu touristique, mais nous nous concentrons tous dans les mêmes endroits... On commence par une déconvenue. Alors que nous cherchons un bateau pour les grottes de Pak Ou, un homme nous dit qu'il cherche d'autres gens pour partir avec des clients qu'il a déjà. On s'accorde sur le prix, et il nous dit de revenir à midi. On se promène donc le long du Mékong. On visite un temple. Puis on revient. L'autre couple censé venir n'est pas là. On attend. Toujours rien. Un peu paniqué, l'homme revient nous voir et nous dit qu'il va trouver d'autres personnes, si on attend un peu. Il aurait un copain qui. Bref, on attend. Il trouve. On attend. Et personne ne vient. Ca fait plus d'une heure qu'on fixe le Mékong quand notre homme revient, un baril d'essence à la main, en nous disons qu'on peut y aller, on sera seuls mais ça ne sera pas beaucoup plus cher. On lui explique qu'on s'était mis d'accord sur un prix au départ, que ça n'est pas notre problème si les autres l'ont planté. Le ton monte un peu et on finit par s'en aller, question de principe. C'est un peu énervés et dégoutés d'avoir perdu ainsi une demi-journée qu'on se met en quete d'un restaurant où nous détendre. La rive du Mékong regorge de terrasses. On en choisit une qui ne paye pas de mine mais où les prix nous semble normaux : Mékhong Kongveha. Et on fait bien, c'est tellement bon qu'on y retournera deux jours plus tard. De nos trois semaines, c'est le meilleur resto qu'on ait fait. Et avec ça, le service était impeccable, la famille très gentille. Bref, bonne adresse. (Le menu est assez amusant dans ses approximations anglaises, mais reste compréhensible)

L'après midi, nous tentons d'aller voir de l'autre côté d'un des ponts de bambous. Il y en a deux, ils sont tous les deux payants, et ça ne vaut pas franchement la peine. Le premier donne accès à une "plage" avec un bar et un peu de sable. C'est "sympa" mais au bout de dix minutes on s'ennuie. Le second donne accès à... bah on n'a pas compris, en fait. On finit l'après-midi en gravissant le Mont Phousi (20 000), comme la plupart des touristes de la ville ! De là-haut, on a une vue panoramique sur toute la ville.
Notre deuxième jour sera bien plus intéressant. Nous louons un scooter (190 000 pour un 125 automatique sans le plein, c'est assez cher) et partons en direction de Kuang Si. A une trentaine de kilomètres de Luang Prabang, on découvre des ours, et surtout, un lieu paradisiaque, mêlant piscines naturelles et cascades, le tout dans la foret, avec de petits sentiers, de petits ponts et une eau limpide. Tout en haut, une cascade encore plus haute, avec un panneau "to the top". Forcément, on monte. Et on le regrette : c'est de la véritable escalade pour ne rien voir, la vue étant bouchée par les arbres ! En redescendant, le Belge s'arrête dans la plus basse piscine, histoire de tester l'eau, quand même. Et apparemment, c'était agréable !

L'après-midi, nous roulons vers le Nord, sans rien trouver de passionnant. Au final, on regrettera de ne pas être restés dans l'eau.

Pour notre troisième et dernier jour, on réessaie d'aller aux grottes de Pak Ou. Nous payons 80 000 chacun à une agence, le long du Mékong. Ils nous emmènent à l'embarcadère où une petite cinquantaine de touristes est divisée en groupes de cinq ou six. Les bateaux partent alors à la queue leu leu. Il nous faudra plus d'une heure pour rejoindre la grotte, et découvrir que l'entrée n'était pas inclue (20 000), et que la-dite entrée ne comprend pas le prix des toilettes ("donation"). En chemin, on s'arrête dans un village. Dans Le Routard, ça avait l'air sympa. En vrai, c'est juste horrible. Les touristes errent, tels des zombies, dans les rues d'un village transformé en Disneyland. Il n'y a pas une seule maison qui ne soit pas une boutique, on est sollicité de tous les côtés, même par des enfants. Les magasins vendent les classiques, tissus, bijoux et bestioles dans de l'alcool. Nos compagnons de bateau étant aussi passionnés que nous, on ne tarde pas à repartir. Les grottes seront également assez décevantes. Bah, ce sont des trous avec des Bouddhas partout...
Rentrée depuis un peu plus d'une semaine, je commence l'écriture d'un petit carnet plus ou moins pratique. J'espère que ça sera utile à quelqu'un !
Qui ? Moi-même et mon compagnon (le Chauve, le Belge, ou Marc, selon mon humeur) Où ? Départ de Paris, passage par Bangkok, puis enfin le Laos Quand ? Trois semaines entre janvier et février, une bonne période Comment ? En indépendant. Sans avoir de budget, nous avons essayé de dépenser assez peu (nous partons pour un mois aux usa en Mars, il faut qu'il nous reste quelques économies !). Uniquement au Laos, nous avons dépensé 400€ chacun (sans compter le transit par la Thaïlande, donc).
Première partie : Aller au Laos, Luang Namtha, Luang Prabang.
Nous quittons Paris le vendredi 14 Janvier, au soir. Une escale à Oman (moi non plus, je ne savais pas trop où c'était) et nous sommes déjà samedi soir quand on atterrit à Bangkok, décalage horaire oblige. Rentrer en Thaïlande est très simple : on fait la queue, on sourit au monsieur, on tend le passeport, on se laisse prendre en photo et il donne un coup de tampon. Et tout ça gratuitement. Je ne citerai pas de noms, mais y'en a un ou deux qui pourraient en prendre de la graine... Le lendemain matin, nous prendrons le premier vol pour Chiang Rai. On opte donc pour la facilité : trouver un hôtel près de l'aéroport. J'avais lu que certains proposaient des navettes, mais impossible de les trouver. On s'en passera aisément : des "offices de tourisme" (qui n'ont rien d'officiel) se chargent de tout, moyennent commission. On est ainsi pris en charge jusqu'au lendemain, les deux taxis compris. Nous voilà au SP Power Lodge, un hôtel sans charme où il nous faut insister pour obtenir un lit double ("vous ne voulez pas deux lits séparés, vous êtes sûrs ?"), mais qui offre eau chaude, télévision, wifi et petit déjeuner. On n'en demandait pas tant, mais c'est appréciable. Je découvre les poignées de porte thaïlandaises, que nous retrouverons aussi au Laos : il faut enfoncer un bouton à l'intérieur pour fermer la porte, même de l'extérieur. Ce qui permet de faire des blagues très drôles, comme pousser le bouton de la porte de la salle de bain pour que la prochaine personne qui ferme la porte, la bloque. Ou comment, ayant fermé les toilettes pour la nuit, je n'ai pas su les ouvrir, quand je me suis levée pour faire pipi à 3h mu mat'. J'ai du aller déranger l'un des employés, qui jouait avec une voiture téléguidée, pour qu'il m'ouvre. Ils semblent avoir l'habitude, il avait tout un attirail pour ce genre de situation... mais aucune clef. Dimanche matin, nous embarquons avec Air Asia, la version asiatique de Ryanair : faut être ni gros ni grand, et heureusement que le vol était court. Chiang Rai est tout au nord de la Thaïlande, et c'est de là que nous allons pouvoir le plus facilement rejoindre le Laos. Et quand je dis facilement, je n'exagère rien : tout est extrêmement fluide et s'enchaîne parfaitement. Dans l'aéroport de Chiang Rai, on trouve un comptoir pour taxis prépayés, ça évite les surprises. Nous payons 200 baths pour aller jusqu'à la gare routière, pile pour le départ du bus pour Chiang Khong (130 baths). Il ne nous dépose pas tout à fait là où on le voudrait, et les tuk-tuk le savent bien : ils attendent les touristes pour les emmener à la frontière. Enfin, quand je dis frontière... C'est un vrai moulin percé, à tel point qu'il nous faut chercher le poste frontière pour le trouver, bien planqué. Un coup de tampon et nous voilà hors de Thaïlande, traversant le Mékong sur une petite pirogue pour rejoindre le Laos. Là, c'est exactement pareil, c'est à nous de chercher le poste frontière. On remplit des formulaires, on donne les passeports et surtout, on paye. 30$ pour moi, 35$ pour le Belge, plus 1$ chacun parce qu'on est dimanche (au retour on payera aussi parce qu'il sera plus de 16h...). On paye en dollars. De sombres calculs d'équivalences de monnaies, entre l'euro, le dollar et le kip laotien rendent celui-ci plus intéressant pour nous.

Un tuk-tuk plus tard nous voilà à la gare routière, tout contents d'être à l'heure pour le dernier bus de la journée en direction de Luang Namtha (il n'y en a que deux, un à 9h, l'autre à 12h30, ça nous coute 55 000 kips chacun). Le bus, remplis de locaux, de gros cartons, d'enfants et de poules met 4h30 à arriver à destination. Mais on perd une heure bêtement : au terminus, nous pensons naïvement être à Luang Namtha, puisque c'est la ville pour laquelle nous avions acheté un billet. Mais sur notre plan, on ne comprend pas très bien où on doit aller. On commence à marcher. On se fait indiquer une direction. On continue de marcher sans comprendre. Dans le Guide du Routard, la gare est à quelques centaines de mètres seulement du centre ville. On passe alors à côté d'une borne : Luang Namtha, 8km. Il y a en fait deux gares, mais le guide ne précise pas que celle qui est sur le plan ne correspond pas à tous les bus. On marche jusqu'à la tombée de la nuit, puis on se résout à prendre le premier tuk-tuk qui passe, parce qu'il y a des chiens partout...
Nous prenons une chambre au Darasavat (60 000/nuit). Il s'agit de petits bungalows en bois, très mignons, donnant sur un étang et la campagne. Seul défaut, c'est ni isolé ni chauffé, et à cette saison, les nuits sont fraiches. Et je ne parle pas de l'eau froide qui ne motivait pas franchement à prendre une douche. La première journée, nous passons à l'Office de Tourisme pour réserver un trek (moins cher que dans les agences privées) et récupérer un "plan" de la région. Celui-ci indique les chemins à prendre pour un grand tour de vélo autour de la ville. Pour 10 000 kips, je loue pour la journée un petit vélo sans vitesse pendant que son altesse le Belge ne peut assoir son popotin que sur un VTT à 15 000. Nous ferons une trentaine de kilomètres. Le trajet ne présente pas de grandes difficultés mais fait mal aux bras : les chemins caillouteux, ça ne pardonne pas. On commence par aller à la cascade de Nam Dee, un peu ridicule mais rafraichissante. On n'y reste pas longtemps cependant, un magnifique serpent traverse le sentier juste devant nous. Ce sera d'ailleurs la journée des serpents, puisqu'on en recroisera un mort et un vivant (puis plus du tout jusqu'au tout dernier jour). La première moitié du parcours est très sympa. On traverse des rizières sur de minuscules sentiers, qui disparaissaient parfois, nous laissant traverser les hautes herbes en chantant, pour éloigner les bestioles sympathiques qu'on trouve dans ces contrées. La deuxième moitié est moins agréable, on passe sur des routes plus larges, pleines de cailloux, de trous, et de poussière (une route au Laos est rarement goudronnée). Du coup, on rentre assez tôt à Luang Namtha.
La ville est construite de façon très simple : il y a une rue principale, où se trouvent les guesthouses, les restaurants, les agences, et puis il y a les rues parallèles, où on ne croise plus un seul blanc et où la nourriture est bien moins chère. On mange vietnamien en regardant un entrainement de foot-volley, un sport très impressionnant. Le soir, par contre, le meilleur endroit pour manger se trouve au cœur du "quartier touristique" : le marché de nuit. Quelques tables, quelques étals, et on choisit tous les trucs bizarres qu'on veut ! On essaye des brochettes, des choux, des pièces de poulet, etc. Et une vingtaine de chiens attend, patiemment, avec de grands yeux, qu'on leur donne les restes, ou qu'on tourne les yeux.
Le lendemain matin, on part pour nos deux jours de "trek". Je ne pense pas qu'on puisse appeler trek une expédition d'une si courte durée. Néanmoins, j'ai été très surprise par sa difficulté : des putains de dénivelés ! Sur la première partie, on fait des pauses constamment tellement ça monte. Et pour nous faciliter la tache, même si on s'en doutait, le chemin n'est pas des plus praticables. Enjamber des racines, ne pas regarder en bas, faire attention à sa tête, traverser sur des bouts de bambous, voire carrément remonter par le lit d'un ruisseau. Nous marcherons cinq heures le premier jour, et sept le second, pour rentrer par un chemin différent. Mais au final, les descentes sont plus douloureuses que les montées : bonjour les genoux.

En rentrant à Luang Namtha, nous prenons une chambre au Ulanan. Pour 10.000 kips de moins que notre précédentes guesthouse, nous perdons le charme, les moustiques et les araignées, mais gagnons une télé avec une chaîne anglaise, et de la presque eau chaude. Par contre, là encore, il nous faut insister pour avoir un grand lit double. Je commence à comprendre que la coupe ultra courte faite avant le départ les perturbe. Je me dis que d'autres indices devraient les mettre sur la voie, genre mes seins, mais ce sera pareil tout au long du voyage. Pire, ce soir là nous mangeons au marché de nuit et trois quinquagénaires solitaires se joignent à nous. Deux japonnais et un sud-coréen. Le Belge s'amuse à montrer ce qu'il sait dire dans les deux langues. Nous parlons des pays que nous avons aimé. Le coréen est impressionnant, c'est son deuxième voyage à vélo de chez lui au Laos, et il est déjà allé dans beaucoup d'autres endroits, toujours à vélo. Au fil de la discussion et de la bière (la première du Japonnais n°2 !), le sud-coréen (oui, vous m'excuserez, j'ai eu un peu de mal à retenir leurs noms) se détend et commence à m'expliquer que, de loin, avant de venir s'incruster, il pensait que j'étais le petit frère du Belge. Il me demande pardon, tout en rigolant, et je fais mine de ne pas me vexer, mais ça explique pourquoi on nous propose deux lits...
Jeudi matin, nous partons pour Luang Prabang. Ça ne semble pas loin, sur une carte, mais il faut la journée pour y aller. Le bus (80.000 chacun) avance lentement, s'arrête souvent pour charger des tonnes de marchandises, puis les décharger. Les paysages sont magnifiques, on ne s'ennuie pas. Mais 70 km avant d'arriver, le chauffeur casse sa boîte de vitesse. Impossible de repartir. Tout le monde doit sortir du bus. Comme nous sommes dans une côte et que le bus ne tient que par une cale en bois et quelques pierres, on ne se fait pas prier. Nous restons sur le bas côté, à rigoler avec les autres passagers. C'est à cet instant qu'on mesure les différences culturelles : personne ne râle ! Seconde différence, une demi-heure plus tard, un autre bus est là pour nous emmener à destination. Les dirigeants de la scnf devraient faire un stage ici ! Le nouveau bus est bien mieux que le précédent. Tout neuf, climatisé, grand, rapide. Mais le chauffeur décide de mettre une vidéo très mal filmée d'une chanteuse à la voix très aiguë avec le son à fond. Malgré les boule quiès (l'accessoire indispensable pour moi, il n'y a qu'une nuit où je m'en suis passée...), c'est avec de gros maux de crane que nous arrivons à Luang Prabang. Comme quoi, on était bien mieux dans notre vieux bus.
Le Belge négocie le tuk-tuk et nous nous enfilons dedans, direction le quartier des guesthouses. Leur nombre est assez dingue dans la rue, il n'y a que ça. Pourtant, il nous faudra en faire plusieurs pour en trouver une qui n'affiche pas complet et nous convienne (une fenêtre et un prix correct). Nous voilà chez Somjith (100.000 pour un balcon mais la salle de bain commune). Point positif : c'est un peu à l'écart du brouhaha de la rue principale. Point négatif : il faut enlever ses chaussures. Ça peut paraitre con, mais c'est super chiant. Au Laos, ils ne savent pas faire les salles de bain. Dans la même pièce, ils mettent une pomme de douche, un lavabo et les toilettes. Forcément, le sol est mouillé en permanence. Ah, et autre point commun à pratiquement tous les hôtels : les draps. Oui, ils ont tous des draps, forcément (quoique) mais surtout, des draps trop petits. Et je ne parle pas de 10cm, non quand je rentre mon 1m60 dans un lit fait au Laos, j'ai le choix entre couvrir bon buste et couvrir mes pieds. Formidable.

Nous passons la première journée à tourner dans la ville, plutôt agréable même si l'omniprésence des touristes est assez hallucinante. Je croyais le Laos relativement peu touristique, mais nous nous concentrons tous dans les mêmes endroits... On commence par une déconvenue. Alors que nous cherchons un bateau pour les grottes de Pak Ou, un homme nous dit qu'il cherche d'autres gens pour partir avec des clients qu'il a déjà. On s'accorde sur le prix, et il nous dit de revenir à midi. On se promène donc le long du Mékong. On visite un temple. Puis on revient. L'autre couple censé venir n'est pas là. On attend. Toujours rien. Un peu paniqué, l'homme revient nous voir et nous dit qu'il va trouver d'autres personnes, si on attend un peu. Il aurait un copain qui. Bref, on attend. Il trouve. On attend. Et personne ne vient. Ca fait plus d'une heure qu'on fixe le Mékong quand notre homme revient, un baril d'essence à la main, en nous disons qu'on peut y aller, on sera seuls mais ça ne sera pas beaucoup plus cher. On lui explique qu'on s'était mis d'accord sur un prix au départ, que ça n'est pas notre problème si les autres l'ont planté. Le ton monte un peu et on finit par s'en aller, question de principe. C'est un peu énervés et dégoutés d'avoir perdu ainsi une demi-journée qu'on se met en quete d'un restaurant où nous détendre. La rive du Mékong regorge de terrasses. On en choisit une qui ne paye pas de mine mais où les prix nous semble normaux : Mékhong Kongveha. Et on fait bien, c'est tellement bon qu'on y retournera deux jours plus tard. De nos trois semaines, c'est le meilleur resto qu'on ait fait. Et avec ça, le service était impeccable, la famille très gentille. Bref, bonne adresse. (Le menu est assez amusant dans ses approximations anglaises, mais reste compréhensible)

L'après midi, nous tentons d'aller voir de l'autre côté d'un des ponts de bambous. Il y en a deux, ils sont tous les deux payants, et ça ne vaut pas franchement la peine. Le premier donne accès à une "plage" avec un bar et un peu de sable. C'est "sympa" mais au bout de dix minutes on s'ennuie. Le second donne accès à... bah on n'a pas compris, en fait. On finit l'après-midi en gravissant le Mont Phousi (20 000), comme la plupart des touristes de la ville ! De là-haut, on a une vue panoramique sur toute la ville.
Notre deuxième jour sera bien plus intéressant. Nous louons un scooter (190 000 pour un 125 automatique sans le plein, c'est assez cher) et partons en direction de Kuang Si. A une trentaine de kilomètres de Luang Prabang, on découvre des ours, et surtout, un lieu paradisiaque, mêlant piscines naturelles et cascades, le tout dans la foret, avec de petits sentiers, de petits ponts et une eau limpide. Tout en haut, une cascade encore plus haute, avec un panneau "to the top". Forcément, on monte. Et on le regrette : c'est de la véritable escalade pour ne rien voir, la vue étant bouchée par les arbres ! En redescendant, le Belge s'arrête dans la plus basse piscine, histoire de tester l'eau, quand même. Et apparemment, c'était agréable !

L'après-midi, nous roulons vers le Nord, sans rien trouver de passionnant. Au final, on regrettera de ne pas être restés dans l'eau.

Pour notre troisième et dernier jour, on réessaie d'aller aux grottes de Pak Ou. Nous payons 80 000 chacun à une agence, le long du Mékong. Ils nous emmènent à l'embarcadère où une petite cinquantaine de touristes est divisée en groupes de cinq ou six. Les bateaux partent alors à la queue leu leu. Il nous faudra plus d'une heure pour rejoindre la grotte, et découvrir que l'entrée n'était pas inclue (20 000), et que la-dite entrée ne comprend pas le prix des toilettes ("donation"). En chemin, on s'arrête dans un village. Dans Le Routard, ça avait l'air sympa. En vrai, c'est juste horrible. Les touristes errent, tels des zombies, dans les rues d'un village transformé en Disneyland. Il n'y a pas une seule maison qui ne soit pas une boutique, on est sollicité de tous les côtés, même par des enfants. Les magasins vendent les classiques, tissus, bijoux et bestioles dans de l'alcool. Nos compagnons de bateau étant aussi passionnés que nous, on ne tarde pas à repartir. Les grottes seront également assez décevantes. Bah, ce sont des trous avec des Bouddhas partout...
Bangkok, Krabi seule à pieds English translation pending
Bonjour à vous tous !
J'ai l'opportunité de partir dans 10 jours pour 8 jours en Thaïlande. J'ai bien lu les posts du forum mais je n'ai pas trouvé réponse à toutes mes questions ! ALors je me lance et remercie tous ceux qui voudront bien m'aider à organiser ce voyage pour ce charmant pays.
Petit hommage au passage à ce site que je consulte très souvent et qui possède un supplément d'âme quant aux divers guides et forums existants !
J'aurais aimé pendant mes 8 jours passer soit a) 3 jours sur Bangkok et 3 jours vers Krabi (Railay, ko phi phi ou Koh lanta) et 2 jours soit sur Ayuthaya ou Kanchanaburi b) 3j Bangkok + 5 jours vers Krabi (Railay, ko phi phi ou Koh lanta) Je suis à pieds (je ne compte pas louer de véhicules à moteur), donc je recherche des plages sympas plutôt sauvages et naturelles, les boites et les activités bien touristiques très peu pour moi et accessibles à pieds ou par bateau.
Mes questions : 1.Quel circuit me conseillez-vous ? 3 jours autour de Krabi ça suffit ou vaut mieux 5 ? Vaut il mieux de plage et un peu de thailande intérieure ? 2.En arrivant à l'aéroport de Krabi, où (ville, et idées d'hotels ?) vaut mieux aller dormir pour pouvoir aller sur Railay ? Comment s'y rendre ? 3.Combien de temps consacrer à Railay et les plages environnantes ? 4.A part Railay, vu mon profil (à pieds, assez nature), quelle île me conseillez vous ko phi phi leh ou koh lanta ou les deux sont possibles à faire ?
Merci d'avance pour ces réponses et toutes informations complémentaires.
Véronique
J'aurais aimé pendant mes 8 jours passer soit a) 3 jours sur Bangkok et 3 jours vers Krabi (Railay, ko phi phi ou Koh lanta) et 2 jours soit sur Ayuthaya ou Kanchanaburi b) 3j Bangkok + 5 jours vers Krabi (Railay, ko phi phi ou Koh lanta) Je suis à pieds (je ne compte pas louer de véhicules à moteur), donc je recherche des plages sympas plutôt sauvages et naturelles, les boites et les activités bien touristiques très peu pour moi et accessibles à pieds ou par bateau.
Mes questions : 1.Quel circuit me conseillez-vous ? 3 jours autour de Krabi ça suffit ou vaut mieux 5 ? Vaut il mieux de plage et un peu de thailande intérieure ? 2.En arrivant à l'aéroport de Krabi, où (ville, et idées d'hotels ?) vaut mieux aller dormir pour pouvoir aller sur Railay ? Comment s'y rendre ? 3.Combien de temps consacrer à Railay et les plages environnantes ? 4.A part Railay, vu mon profil (à pieds, assez nature), quelle île me conseillez vous ko phi phi leh ou koh lanta ou les deux sont possibles à faire ?
Merci d'avance pour ces réponses et toutes informations complémentaires.
Véronique
Séjour aux Philippines dans un tour d'Asie du Sud-Est English translation pending
Bonjour,
Nous partons pour 5 1/2 mois en Asie du S-E (mi sept 2011 à mi-février 2012). Nous commencons par l'Indonésie jusque fin octobre et sommes tentés par les Philippines (15 à 20 jours maxi) en novembre, avant de continuer vers la Thailande. Nous avons 2 garçons de 9 et 10 ans. On aime bien les paysages sublimes, les petits villages, la campagne... Les bords de mer pour y nager et faire du snorkeling (pas plongée). Se balader, faire un petit trek éventuellement. Nouer des contacts avec les habitants. Ceci pour nous situer. Mais on aura déjà passé 5 semaines en Indonésie (Bali, Lombok et Gilli's, Flores) et après on va en Thailande et environ (on a pas encore fixé l'itinéraire par là), donc on voudrait voir des paysages, des ambiances, ... différents de ce qu'on trouvera là-bas. On ne veut pas non plus perdre trop de temps et d'argent dans les déplacements. On a pensé à l'ïle Palawan, mais combien de temps y rester ? Et avec quoi d'autre la combiner (éventuellement) pour avoir un aperçu différent des Philippines et du reste de l'Asie du S-E ?
Tant qu'on n'est pas fixés sur nos destinations, on n'achète pas de guide, donc on n'a un peu l'impression de naviguer à l'aveugle 😕. Vos conseils sont donc les bienvenus !
PS : j'ajoute que je supporte difficilement les grosses chaleurs (genre 32°), et c'est ce qui me fait un peu hésiter pour cette destination. Donc, s'il y a des endroits plus frais que d'autres (genre 25°😎), ça me tentera plus...
Nous partons pour 5 1/2 mois en Asie du S-E (mi sept 2011 à mi-février 2012). Nous commencons par l'Indonésie jusque fin octobre et sommes tentés par les Philippines (15 à 20 jours maxi) en novembre, avant de continuer vers la Thailande. Nous avons 2 garçons de 9 et 10 ans. On aime bien les paysages sublimes, les petits villages, la campagne... Les bords de mer pour y nager et faire du snorkeling (pas plongée). Se balader, faire un petit trek éventuellement. Nouer des contacts avec les habitants. Ceci pour nous situer. Mais on aura déjà passé 5 semaines en Indonésie (Bali, Lombok et Gilli's, Flores) et après on va en Thailande et environ (on a pas encore fixé l'itinéraire par là), donc on voudrait voir des paysages, des ambiances, ... différents de ce qu'on trouvera là-bas. On ne veut pas non plus perdre trop de temps et d'argent dans les déplacements. On a pensé à l'ïle Palawan, mais combien de temps y rester ? Et avec quoi d'autre la combiner (éventuellement) pour avoir un aperçu différent des Philippines et du reste de l'Asie du S-E ?
Tant qu'on n'est pas fixés sur nos destinations, on n'achète pas de guide, donc on n'a un peu l'impression de naviguer à l'aveugle 😕. Vos conseils sont donc les bienvenus !
PS : j'ajoute que je supporte difficilement les grosses chaleurs (genre 32°), et c'est ce qui me fait un peu hésiter pour cette destination. Donc, s'il y a des endroits plus frais que d'autres (genre 25°😎), ça me tentera plus...
Traversée du Pérou à vélo (octobre 2010) English translation pending
Après la traversée de l’Equateur, je vous livre mon journal au jour le jour de la traversée du Pérou, qui va se dérouler sur un peu plus d’un mois jusqu’à la frontière bolivienne à Desguadero, ville frontière sur le lac Titicaca.
Les jours (J) correspondent au jour depuis notre départ de Quito et non depuis notre entrée au Pérou.
J33 dimanche 19 septembre
Zumba à Namballe 35km de piste Passage de frontière Equateur Bolivie
Le jour se lève une fois de plus sur une journée qui s'annonce humide. La ville est nimbée de brouillard. Outre la multitude de poules et de coqs qui comme d'habitude font leurs vocalises à ce moment, nous entendons les chants des militaires stationnés à proximité.
Nous espérons faire une grande étape de 70 kilomètres. Rapidement nous comprenons que notre projet ne tiendra pas. En effet le terrain jusqu'à la frontière est une fois de plus très accidenté. Les montées certes jamais très longues, sont cependant particulièrement pentues. L'atmosphère est saturée d'humidité, de gros bancs de brume stagnent accrochés au relief, constitué d'une multitude de mouvements de terrain couverts d'une forêt épaisse.
Nous passons notre dernier village équatorien, puis un peu plus loin, un premier poste militaire. Nos passeports sont contrôlés. Le chef de poste veut être pris en photo avec nous. Pour se faire il s'équipe de son fusil et se met fièrement entre nous, tandis que l'un de ses hommes prend le cliché. Notre chemin se poursuit le long d’une crête qui semble monter dans le ciel. Près du sommet d’une bosse boueuse, voire gluante, à la déclivité très forte, il nous faut batailler comme des fous pour ne pas mettre pied à terre. Que c'est raide. Un tout dernier hameau constitué de quelques baraques, avant de plonger sur le Rio qui marque la frontière. Un petit bistrot, nous nous y arrêtons boire notre dernière bière d'Équateur. Là on nous met en garde sur le Pérou. Fini pour vous la tranquillité.
Une grande descente et en-dessous nous voyons enfin la frontière. Du côté équatorien, les formalités vite accomplies, nous franchissons un grand pont. Nous sommes seuls. Une barrière en barre l'accès au Pérou. Personne pour l'ouvrir. Nous faisons des signes, vers des personnes de l'autre côté. Elles nous encouragent à passer dessous, ce que nous faisons. Nous foulons le sol du Pérou. Nous traversons un terre-plein d'une centaine de mètres et arrivons devant un groupe guitare à la main qui chante à capella. De toute évidence, il s'agit des douaniers. L'un d'entre eux se lève et nous emmène dans un bureau pour effectuer les contrôles d'usage. Pendant que nos remplissons un formulaire, il joue au solitaire sur son ordinateur, jetant de temps en temps un coup d'œil sur ce que nous écrivons. Puis il nous envoie au poste de police faire tamponner nos écrits. Là un jeune policier qui se réveille, nous accueil tout sourire. Nous retournons voir notre douanier qui avait repris sa place parmi les chanteurs et rapidement nous sommes libérés. Nous mangeons dans un petit restaurant à même le poste frontière. On a l'impression dans ces points de passage secondaires de se retrouver quelques siècles en arrière, où de temps en temps quelques voyageurs devaient franchir les frontières. Après un repas agréable, nous reprenons notre route et en quelques kilomètres nous arrivons à Namballe. La première impression n’est pas très favorable, le niveau de vie semble moins élevé qu'en Équateur, mais nous sommes dans un village reculé. Nous trouvons un hôtel. La tenancière, d’un âge déjà avancé, commence par nettoyer la poussière, les clients ne semblant pas se bousculer. Bien que son hôtel soit poussiéreux et lugubre, elle au contraire est avenante et très serviable, bien que son regard soit empreint d’une tristesse, ou d’une lassitude de la vie. De toute évidence, elle n’a pas l’air d’être d’origine indienne, mais espagnole, et son adaptation sans doute depuis des dizaines d’années dans cette contrée reculée n’a pas due se faire facilement.
J34 lundi 20 septembre Namballe à San Ignacio 45 km de piste
Ce matin nous allons vraiment nous lancer dans la traversée du Pérou, pays très grand et très montagneux. Au moment de quitter l'hôtel, le propriétaire nous offre une dizaine de bananes. Après un petit-déjeuner consistant à base d'œufs, de riz, de youkas, de café et de lait nous sommes prêts pour démarrer. Nous avons pu constater que là aussi comme en Équateur, le matin les rues sont envahies d'écoliers et de collégiens en tenue. La piste n'est pas en bon état, de plus elle commence par monter sur presque onze kilomètres. Ensuite vient un replat sur une courte distance et de nouveau une montée sans fin de huit kilomètres. Durant cette ascension en pleine chaleur, en passant devant une maison, une fois encore on me propose des bananes que je prends. Puis succède une autre côte. Cela va faire presque vingt kilomètres de côte sur un chemin difficile. Dans un passage particulièrement raide, la boue envahit la chaussée, ce qui fait chuter ma vitesse déjà faible. Mes chaussures sont fixées sur mes cale-pieds, du fait de la très faible vitesse je n’arrive pas à les dégager. Une seule alternative, essayer de continuer à avancer en développant un effort surhumain pour ne pas m’aplatir dans une boue visqueuse sous le regard intrigué de gamins à l’entrée d’un village.
Il est midi, nous nous arrêtons dans ce village au nom évocateur: la Nueva Esperenza. Les gens y sont très gentils. Un banc public nous accueille et nous consommons nos provisions très frugales comme lors de tous ces arrêts pique-nique. Des gamins s'approchent et nous entamons la conversation. À notre tour nous offrons des bananes. L'un de ces gamins nous emmène dans le bar de son père pour prendre un café. Ce village est très agréable et nous éprouvons quelques difficultés à reprendre notre route. Un peu plus loin, ce sont des grenades qui nous sont gentiment proposées. Elles sont succulentes. En remerciement Jean offre une de ses médailles de la Vierge qu’il a achetées à Lourdes. Vers quinze heures notre but de la journée est atteint. Nous avons parcouru quarante cinq kilomètres à une moyenne d'un peu plus de huit à l'heure!
La campagne électorale en vue des élections régionales bat son plein. Une multitude d'affiches concernant les différents candidats fleurissent un peu partout. Les maisons sont en pisé, donc de couleur terne. De nombreuses façades sont peintes aux couleurs des différents candidats. Les propriétaires acceptent-ils cela afin d'avoir une façade propre et peinte de fraîche date? Mais que deviendront ces murs peints une fois les élections passées?
Ce soir en arrivant à l'hôtel, nous procédons à un grand nettoyage de nos vélos, car ces centaines de kilomètres de piste les ont franchement salis.
J 35 mardi 21 septembre
San Ignacio Jaen 112 km
La nuit est somme toute assez bonne, malgré le bruit, car en Amérique du Sud le bruit est omniprésent, et s'il n'y en a pas assez, on allume une radio ou une télé que l'on met à fond et cela à toute heure du jour, jusque tard dans la nuit et on reprend très tôt le matin.
Nous démarrons tardivement, huit heures trente, du fait d'un passage à la banque qui n'ouvre qu'à huit heures. A l'ouverture une longue queue est déjà formée sur le trottoir. Heureusement Alain grâce à l'intervention d'un employé passe assez rapidement, et nous voilà partis. Nous découvrons que contrairement à ce que nous pensions, et ce qui était mentionné sur nos cartes la route n'est pas asphaltée. A cette heure tardive pour commencer une longue étape, nos espoirs d'atteindre Jaen seront très probablement déçus. Après trois kilomètres de montée, nous avons la bonne surprise de trouver une longue descente de 16 kilomètres. Une fois encore en passant sur un caillou Jean crève. Le temps de la réparation nous nous faisons agresser par des petits insectes très urticants. Ils me rappellent les medges écossaises, qui sont grosses comme des grains de poivre moulu et qui attaquent en nuages. Là, la densité est moindre, mais les piqûres tout aussi douloureuses, générant de gros boutons que l'on a tendance à gratter. Nos jambes sont couvertes de croûtes. En effet, cela fait déjà plusieurs jours que nous sommes soumis à ces horribles insectes que l'on voit à peine.
Une fois au bas de la côte, la piste suit une rivière au gros débit qui serpente dans une vallée large. Il fait très chaud, une brume de chaleur estompe les contrastes et tout semble gris La circulation est faible, mais lorsqu'un véhicule nous double ou nous croise, nous sommes plongés dans un nuage de poussière qui pique la gorge et les yeux. Sur le bord de la route une échoppe propose des jus de fruits. Nous savourons un excellent jus d'ananas, sucré et moelleux, pour un sol ce qui correspond à 0,25 centime d'euro. Des vigiles régionaux y stationnent et nous renseignent. A priori ils surveillent les routes afin de les sécuriser contre d'éventuels délinquants. En tout cas ils ont des armes avec balle engagée dans le canon, donc ils ne semblent pas être là pour rigoler.
Après 55 kilomètres de piste, oh! Miracle, d'un coup sans transition un joli bitume bien lisse prend la relève. Un panneau indicateur mentionne Jaen à 55 kilomètres, il est midi. Nos espoirs de rejoindre cette ville ce soir nous habitent de nouveau. Un restaurant dans un village nous propose l'incontournable poulet riz. Mais là comme en Équateur le repas est accompagné de succulents jus de fruits. Par contre, il est toujours très difficile d'obtenir un café, alors qu'on le cultive dans le pays, inexplicable!
Un peu plus loin, nous réussissons en en obtenir un, très bon. La propriétaire du bar a refusé que nous la payions, elle a insisté pour nous l'offrir. Depuis que nous sommes entrés au Pérou, il ne s'est pas écoulé un jour sans que l'on nous donne quelque chose et cela sans aucune arrière-pensée, refusant toute compensation de quelque ordre que se soit. A quatorze heures, sous un soleil de plomb nous reprenons la route. Mais le goudron et le terrain plat nous rendent l'effort très supportable. Il est étrange, après plus de trois cents kilomètres de piste, où nous nous traînions à des moyennes horaires à un chiffre, de nous sentir avancer sans trop appuyer sur les pédales à plus de vingt à l'heure. Cependant une côte de quelques huit kilomètres vers les quinze heures, sous une chaleur terrible, nous sommes seulement à six cents mètres d'altitude, va nous faire quelque peu souffrir, bien que nous la montions à un bon rythme.
Nous rencontrons un jeune cycliste qui nous accompagne une vingtaine de kilomètres. Il nous propose de nous arrêter chez lui, nous présente à ses parents et nous offre une boisson fraîche. Cela fait du bien et nous change de notre eau et notre coca qui sont au moins à trente degrés.
À cinq heures après cette agréable pause, nous entamons les dix huit kilomètres qui nous séparent de Jaen. Le terrain est en descente et nous atteignons la ville avant la nuit. Peu avant cette dernière, un étrange check-point nous intrigue. Il semble tenu par des détrousseurs de route armés de fusils et à moitié habillés de tenue militaire. Ils nous interpellent en nous traitant de gringos, nous montrant des pièces, nous incitant à être généreux. Nous ne freinons pas et nous engouffrons dans la descente raide qui fait suite. Quatre kilomètres plus bas une patrouille de police stationne sur le bas-côté. Je n'ai rien compris à cette étrange situation.
L’arrivée en ville à la tombée de la nuit est étonnante. Nous sommes dans le tiers-monde, circulation grouillante dans une poussière qui recouvre tout. À la première impression cette ville nous est désagréable et hostile, mais nous réviserons notre jugement. Un hôtel qui vient d'ouvrir, il y juste deux semaines, nous propose de jolies chambres pour l'équivalent de sept euros. Cependant au Pérou, il ne faut pas demander d'eau chaude, d'ailleurs il n'y a qu'un robinet pour l'eau froide. Le patron, gentiment, nous emmène et nous dépose au centre ville pour que nous allions dîner, puis il vient nous récupérer à vingt et une heure trente. Son 4X4 à l'instar des façades des maisons est tout bariolé d'affiches électorales. Ici on affiche sans vergogne ses opinions politiques.
J36 mercredi 22 septembre
Jaen en attente du bus pour Trujillo à 22h30
Nous avions décidé de nous avancer en bus, car la traversée du Pérou est immense et je n'aurais pas assez de trois mois et demi pour me rendre à Santiago. De plus certaines zones avant la ville de Trujillo sont réputées peu sûres, en particulier à cause des «rançonneurs». Nous avions compris que le bus pour Trujillo était à 10 heures du matin, mais non c'était à 22h30. Nous avons donc une journée à occuper. Nous en profitons pour nous promener dans la ville et nous laisser guider par notre intuition. De toute évidence, la vie est très animée en Amérique du Sud. Le bruit est toujours présent, bien que les véhicules fassent peu de bruit. En particulier dans la ville de Jaen, il y a des milliers de tricycles à moteur, genre pousse-pousse qui font office de taxi. Nous utilisons leurs services pour un prix modique de l'ordre de cinquante centimes d'euro.
Nous assistons à une manifestation de la jeunesse en faveur du respect de la nature et de la personne. Des enfants et des adolescents, défilent en portant des panneaux, abordant une multitude de thèmes: la lutte contre l'alcoolisme, la drogue, le sida, la violence, les infractions routières, le respect de la couche d'ozone etc... Certains des enfants sont déguisés en soleil, forêt, oiseau ou autre représentant de la nature. J'ai fait des clichés attendrissants de tout ce petit monde, mais malheureusement mon appareil photo me sera volé avant que j'ai pu les exploiter.
Vingt deux heures trente, le bus part à l'heure. Tout est bien organisé, en particulier pour les bagages, qui sont bien contrôlés et à l'embarquement et au débarquement. Nous pouvons mettre nos vélos sans les démonter.
J 37 jeudi 23 septembre
Trujillo
Notre bus parcourt cinq cents kilomètres en dix heures. La nuit a été pour moi assez confortable. De temps à autre je me réveille, et je constate que nous franchissons des routes escarpées et pas toujours goudronnées. En particulier je me souviens avoir vu une grande descente en lacets dans laquelle des phares de camions se déplaçant à faible vitesse matérialisaient la chaussée.
Nous arrivons à Trujillo à huit heures trente avec une heure de retard sur l'horaire prévu. La ville semble assez agréable. Rapidement nous sommes au centre et trouvons un hôtel. C'est là alors que nous discutons avec le tenancier, qu'un individu entre et demande la carte de l'établissement. En ressortant il est très probablement reparti avec mon sac à dos dans lequel j'avais mis certaines de mes affaires: GPS, appareil photo, habits, lunettes, certains de mes papiers comme contrats d'assurance, billet avion retour, carnet de vaccination, etc... Heureusement j'avais pris la précaution de photographier les documents importants et de les mettre sur l'ordinateur et sur ma boîte mail. Mais cela donne un bon coup au moral. On se demande toujours si on ne serait pas mieux chez soi. Mais même chez soi, on se fait voler. Il y a six mois on m'a volé mes papiers et pourtant nous étions dans la maison. Alors il ne faut pas se poser trop de questions et encaisser les coups, en se disant qu'ils font partie de la vie.
J 38 vendredi 24 septembre
Toujours Trujillo
Nous sommes un jour de plus dans cette ville pour des problèmes techniques de vélos. Demain nos problèmes de pneu devraient se régler et j'espère que nous pourrons reprendre l'action et nous diriger vers la Cordillère Blanche distante de 320 kilomètres. Je dois dire que l'immobilité après m'être fait voler mon sac contenant de nombreuses affaires, est propice à gamberger, et ce n'est pas bon du tout. J'en arrive à me demander ce que je fais là. Nous avons changé de lieu pour cette seconde nuit dans cette ville. Nous sommes hébergés chez Luchio, connu dans le monde entier par les cyclotouristes au long cours qu'il accueille. Manifestement la pièce dans laquelle nous dormons tout les trois est sympathique et on sent qu'elle irradie des ondes positives. Sans doute toute l'énergie des cyclistes qui y ont dormi, plus de cinq cents. Nombreux d'entre eux ont marqué l'arrêt dans leur périple de l'Alaska à la Terre de Feu, souvent voyage d'une durée supérieure à un an. J’ai du mal à digérer le vol de mes affaires. J'essaie de me raisonner en me disant qu'il ne s'agit que de pertes matérielles. On m'a conseillé de lire un livre étudiant le dépouillement suite au vol. Il en analyse 16 degrés. En ce qui me concerne, on ne doit pas dépasser le niveau 3, donc à priori, rien de bien grave, mais on ressent tout de même un traumatisme.
J39 samedi 25 septembre
Trujillo Viru 58 km
Nos derniers problèmes techniques réglés nous reprenons notre route vers le sud à 11h30. La sortie de la vile n'est pas très compliquée, bien que nécessitant quelques kilomètres dans un trafic intense. Enfin nous voilà sur la panaméricaine. À la ville succède le désert. Cela paraît paradoxal à ces latitude, en effet mille kilomètres à l'est on se trouve en pleine forêt amazonienne. L’aridité est due à un courant froid de l'océan Pacifique qui baigne les côtes à cet endroit. Le paysage est étrange, succession de grands mouvements de terrain, mi-montagnes, mi-dunes. Le tout baigné dans une brume d'altitude qui en estompe les hauteurs et les reliefs. Il fait froid, nous roulons bien habillés. Mais cela ne devrait pas durer, car nous rentrerons demain plus en avant dans les terres et le phénomène climatique disparaîtra. La route que nous suivons passe d'après la carte à 30 kilomètres de la mer. Jean me fait remarquer, qu'il aperçoit dans la grisaille la mer, et les vagues qui se brisent sur la plage sont très nettement discernables. Cela me semble impossible, et pourtant effectivement à quelques trois kilomètres les vagues sont bien réelles. Je commence à douter que nous soyons sur la bonne route, mais pas d'autre alternative. Il semblerait d’après la carte que la route sur laquelle je pense être rejoint la panaméricaine trente kilomètres plus loin Eh bien non, nous sommes bien sur la panam, et la route que je crois suivre, tracée sur la carte, tout du moins l'une de nos cartes, n'existe pas. Après une cinquantaine de kilomètres nous arrivons dans la petite ville de Virù. Après avoir visité plusieurs hôtels très glauques, nous en trouvons un très sympathique, tenu par une dame fort agréable. Cette petite ville nous plait bien. Comme partout en ce moment au Pérou, les élections battent le plein et il y a agitation et bruit permanents.
J40 samedi 26 septembre
Viru Chuquicara 97 km dont 51 de piste
Départ 8 heures, après une nuit qui n'a pas été très bonne malgré le confort du lieu. Durant 38 kilomètres nous suivons la panaméricaine, mais le trafic est faible. Nous faisons une halte dans une petite ville très active, marché, boutiques et beaucoup de monde. J'essaie de commencer à racheter ce que je me sui fait voler. Mais couteau à lame repliable et autres petits objets de campeurs, ils ne connaissent pas. Nous quittons comme prévu la Panam et nous engageons plein est sur un chemin non asphalté mais qui roule bien. Très vite le brouillard se déchire, le ciel devient bleu et la chaleur revient. Nous allons suivre ce chemin durant 51 km. Sur les trente derniers kilomètres il est de moindre qualité et nous devons appuyer un peu plus sur les pédales. À notre droite de l'autre côté de la rivière, une belle route goudronnée nous nargue. Mais pas de pont pour la rejoindre. Enfin en voilà un, il s’est fait longuement attendre! Encore huit kilomètres et nous arrivons à Chuquicara, alignement de maisons le long de la route, petit air de far-West au milieu des grandes montagnes des Andes qui nous entourent. La station service à l’entrée de cette minuscule agglomération nous loue pour un prix dérisoire deux petites pièces où nous nous installons. Ce côté spartiate perdu au milieu de nulle part dans des montagnes qui nous écrasent me plaît beaucoup. Cette vallée en 1970 a connu un séisme terrible qui a tout ravagé, en particulier du fait de l'effondrement d'un grand lac d'altitude qui a produit un gigantesque déferlement d'eau et de boue, 80 000 morts tout au long de la vallée que nous remonterons les deux jours qui viennent.
Nous trouvons un petit local, où il est possible de boire une bière que nous apprécions après notre longue étape. La propriétaire du lieu nous raconte divers anecdotes survenues lors du grand bouleversement du au tremblement de terre. La population de Chuquicara a été prévenue par une forte vibration qui devançait le flot de boue. De ce fait, presque tous les êtres humains ont eu le temps de courir vers la montagne et se mettre en sécurité sur les pans escarpés qui dominent le vallon. Des photos de gare et de machines à vapeur sur le mur attirent notre attention. On nous explique que jusqu’à la catastrophe de 1970, le train arrivait jusqu’ici. Tout a été entièrement détruit lors de ces événements tragiques, au point qu’il n’en reste aucune trace.
J41 dimanche 27 septembre
Chuquicara Huallanca 69 km de piste
Après une nuit tranquille au cours de laquelle à plusieurs reprises je suis sorti dans l'espoir, déçu, de voir la Croix du Sud, nous reprenons la route à huit heures. Le macadam s'arrête après quatre cents mètres et la piste n'est pas bonne du tout, pierreuse et sableuse, la tôle ondulée s’imposant de temps à autre sur de longues distances. Les fesses vont en pâtir, les poignets aussi. Malgré le très mauvais état de la chaussée, cet itinéraire est emprunté par des véhicules, certes pas très nombreux, mais souvent de gros gabarit, cars et camions. Nous évoluons parfois dans des nuages de poussière, qui nous pénétrent de toutes parts, les yeux et les narines sont les parties les plus sensibles à ces nuages désagréables.
Le panorama devient grandiose car la rivière que nous suivons s'insinue entre la Cordillère Blanche et la Noire. Les sommets qui nous entourent et que nous ne voyons pas, cachés par leurs contreforts culminent pour certains d'entre eux à plus de 6000 mètres. Des noms de montagnes prestigieuses, comme le Huscaran, l'Aplamayo me remémorent les nombreux livres que j'ai lus sur les Andes. À un détour du chemin une pyramide de neige se dévoile juste un instant avant d'être à nouveau masquée par un premier plan. Je crois avoir vu l'Alpamayo, que certains qualifient de plus belle montagne du monde avec sa pyramide parfaite qui monte presque à six mille mètres. Cette gorge, que nous remontons, nous fait souffrir, d'autant plus qu'il y des tunnels dans lesquels nous sommes aveugles, mais que le spectacle est grandiose dès que la lumière revient.
Attirés par un nuage noir en bordure de falaise, nous nous arrêtons discuter avec des hommes en train d'exploiter de manière très artisanale une mine de charbon, du Zola ! Ils poussent sur un tapis roulant en plein air le minerai qui dégage ce qui s’apparente à une fumée épaisse, dans laquelle les mineurs sont baignés. Leur peau est entièrement noire, seuls les yeux tels des billes de verre ressortent du visage. Je n’ose imaginer quel est l’état de leurs poumons !
À 17 heures nous atteignons notre but, bien contents d'en finir car l’étape a été particulièrement éprouvante entre cailloux et poussière. Il était temps car la pluie arrive et la couleur du ciel ne laisse aucune illusion sur l’évolution à court terme du temps. Un petit hôtel très sympathique nous accueille et j'y suis très sensible. Des petites chambres bien aménagées sont particulièrement agréables. Nous rencontrons un Allemand qui va de Trujillo à Lima à vélo et qui pour le moment suit le même itinéraire que nous.
J42 lundi 28 septembre
Huallanca à Caraz 41 km dont 20 de piste
L'hôtel a un nom bien adapté au lieu « Canyon del Pato», car ce sont les gorges que nous remontons. Nous y avons passé un excellent moment dans ses petites chambres individuelles, magnifiquement ordonnées, avec des couleurs chatoyantes. Aujourd'hui nous allons parcourir la seconde partie du canyon, avec ses 35 tunnels. Tous les guides décrivent cette section comme magnifique et à ne pas manquer. Oui c'est joli et impressionnant par endroits du fait de l'encaissement et des à-pics sur la rivière dans certains endroits très étroits. Mais la couleur générale est terne, ocre clair, les faces rocheuses semblent délitées et herbeuses, le panorama est restreint. Par contre hier, nous étions dans une vallée moins resserrée, mais les montagnes qui nous entouraient semblaient se perdre dans le ciel quelques kilomètres plus haut. Les couleurs de la roche s'étalaient sur toute une gamme du noir au jaune en passant par le vert. Non, à mon goût personnel l'étape de la veille était plus grandiose, dans une gorge s’apparentant plus à une vallée permettant d’admirer un vaste panorama s’envolant jusqu’à de hautes altitudes, où la géologie à travers ses chaos, ses pierriers, ses falaises, ses strates martyrisées, le tout dans un mélange de couleurs stupéfiant, ne laisse pas de nous surprendre.
Après un petit-déjeuner agréable en compagnie de Reiner, l'Allemand de Düsseldorf, rencontré hier nous prenons la route sans nous presser vers les dix heures, l'étape n'étant pas très longue et le dénivelé de 800 mètres. Avant de partir, Alain jette un coup d'œil à ma chaîne qui me procure quels soucis. En effet sur le plateau du milieu, elle ne tient pas sur les pignons et saute. Il faut dire que depuis notre départ le matériel a été particulièrement éprouvé entre côtes en cailloux à plus de dix pour cent et bains de boue et de sable.
L'étape se passera sans problème. Cependant, il faut faire attention lorsqu'on s'engage dans un tunnel de ne pas se trouver face à un bus, qui roule vite, avec une visibilité nulle, et des espaces avec les parois rocheuses de quelques dizaines de centimètres. À la halte pique-nique de midi nous tombons sur une famille costaricaine. Ils parlent tous bien le français. Le fils a habité quelques mois rue Bugeaud à Lyon, tout près de chez mes parents. Le monde est petit. Avec satisfaction nous voyons arriver le goudron après vingt kilomètres. On a l'impression de se mettre à voler et cette sensation si agréable qui me pousse à faire du voyage à vélo est au rendez-vous et j'appuie comme un sourd sur les pédales et me sens grisé par des vitesses de trente à l'heure.
L’agglomération dans laquelle nous arrivons est très animée et nous nous installons dans un agréable hôtel sur la « Plaza des armas», qui correspond toujours au centre de la ville. Le soir, nous prenons notre repas dans un restaurant en compagnie de Reiner et une autre Allemande lancée dans un périple de 9 mois en Amérique du Sud. Elle compte rentrer dans son pays en mai 2011pour les 70 ans de son père.
Jean veut absolument profiter de notre passage au pied de la Cordillère Blanche pour effectuer un trek. Notre choix se porte sur l’un des plus connus, le trekking de Santa Cruz. Nous organisons à l'arraché le programme de la randonnée des deux jours à venir, normalement prévue sur 4 jours. Nous comptons effectivement parcourir cet itinéraire en deux jours seulement. Je ne suis pas très fana de ces plans montés, comme je le dis à l'arrache. On loue, par chance sur information à neuf heures du soir, un sac à dos, on complète avec mon North face, sac de voyage à bretelles de gros volume, mais pas sac à dos et le petit sac d'Alain. On achète de la nourriture au marché ouvert très tard. Par l'intermédiaire de l'hôtelier on réserve un taxi qui nous prendra à 6 heures et c'est parti.
J43 mardi 29 septembre
Première partie du trek
5h30 petit déjeuner, 6h le taxi nous prend. C’est une vieille bagnole déglingue. Le chauffeur commence par faire le plein et gonfler un pneu arrière, oui un seul ! Puis nous partons pour le village de Cashapampa, à 2900 mètres d'altitude, par une piste chaotique. Le trajet dure une heure. Une fois sur place nous essayons de louer un muletier car deux de nos sacs sont lourds, celui de Jean particulièrement. Mais nos espoirs sont déçus. En effet trouver à sept heures du matin dans un village endormi quelqu'un pour une balade de plusieurs jours, car le muletier doit revenir, est mission improbable voire impossible. Les mules il n’y en aura pas, nous les remplacerons. Nous voilà partis le long d'un vallon monotone d'une longueur quasi-infinie. Nous doublons vers les treize heures le premier point d'arrêt habituel à 3850 mètres. Nous espérons pousser jusqu'au suivant à 4250 mètres, afin de nous positionner au mieux pour passer le lendemain au plus tôt le col de Punta Union à 4750 mètres. Cette vallée est vraiment sans fin et d'une grande monotonie, ressemblant un peu à certaines vallées de l'Oisans, mais sans pratiquement aucune vue sur les sommets et puis beaucoup, beaucoup plus longue. Attention, je prends cet exemple de l’Oisans, alors que paradoxalement c’est le massif montagneux que je préfère. Revenons à la Cordillère Blanche, vers les seize heures après avoir longé un grand lac et traversé le très long plat qui lui fait suite, enfin le panorama s’agrandit et quelques sommets nous apparaissent. Ils sont plongés dans les nuages et la pluie se met de la partie. Au pied de la côte qui fait suite au lac, un bâtiment toilettes, mis en place pour les trekkeurs est le seul abri que nous trouvons. Nous nous y installons entre excréments et trou bien plein servant de réceptacle. La position est loin d'être confortable, mais au moins le toit en tôle de cette infrastructure circulaire nous protège. Étant humide, je commence à prendre froid, bien que la température reste clémente. Nous sommes à 4000 mètres et le soir arrive. De plus je n'ai pas de veste de montagne, la mienne étant partie avec le sac que l'on m'a volé la semaine dernière. Je pense pouvoir en racheter une lors de notre étape prochaine dans la ville de Huaraz, grande ville touristique, lieu de départ de balades dans la Cordillère. Enfin une accalmie toute relative, nous en profitons pour monter nos deux tentes. Nous faisons un feu qui finit par prendre, malgré la forte humidité du bois. Nous passerons une nuit assez confortable, malgré l’effet de l'altitude. En effet, à partir de 4000 mètres en position couchée, je ressens une sorte de malaise désagréable. Cette sensation je l'avais déjà éprouvée il y a trois ans dans l'Himalaya, lorsque j'avais fait le tour des Annapurna.
J44 mercredi 30 septembre
Deuxième partie du trek
Durant la nuit les nuages s'estompent laissant la place à un ciel peu clair à cause de la forte humidité, laissant voir cependant quelques étoiles. Vraiment tout est différent de ce que l'on peut voir dans l'hémisphère nord. Moi qui suis souvent le nez en l'air la nuit à chercher les différentes constellations, les planètes ou à essayer de repérer les satellites, j'ai l'impression devant ce ciel inconnu de me trouver sur une autre planète.
Lever six heures, nous déjeunons en pliant et à 6h45 nous sommes en route. Nous remplissons nos bouteilles au torrent, grossi par les pluies d'orage. L'eau est trouble, nous doublons la dose de pastilles purifiantes. Une course va s'engager pour essayer de rejoindre avant seize heures le village de Vaqueria à 3700mètres d'altitude et distant d'une trentaine de kilomètres en passant par un col à 4750 mètres. Le rythme est bon. Le chemin monte régulièrement au début. Un vaste cirque montagneux se découvre. Nous sommes entourés de montagnes qui se situent toutes entre 5800 et 6200 mètres. Le spectacle est majestueux, mais je n’oublie pas l'effort fourni hier dans cette longue vallée ennuyeuse. À 9heures30 le col est atteint. Il fait bon. Nous mangeons quelques provisions et nous lançons dans la course vers Vaqueria en espérant prendre un moyen de transport. L'extrait de carte que je possède annonce 7 heures pour atteindre notre but, mais cela dans le cadre d'un circuit de quatre jours. Attention cependant de ne pas se fouler un pied dans ce chemin très accidenté par endroits. Je pense surtout à Jean et Alain qui portent les deux plus grosses charges. Nous passons le point de bivouac de Cachinpampa avec du retard sur l'horaire. Notre espoir d'attraper le dernier «colectivo» ou transport en commun semble s'envoler. Mais nous ne sacrifions pas une petite halte repas. Nous remplissons nos gourdes dans un ruisseau qui collecte les crottes d'animaux, puis nous repartons avec en ligne de mire le dernier bus en fin de randonnée. Nous arrivons au point de contrôle du parc du Huscaran et nous constatons que nous avons repris un peu d'avance. Je dois préciser que hier matin au démarrage, nous avons payé de l'ordre de 20 euros chacun pour commencer notre randonnée et un ticket confirmant notre payement nous a été délivré. Sur ce billet figurent le nom et le numéro de passeport. Nous traversons des zones habitées. Les gamins, pour la première fois, depuis que nous sommes au Pérou nous réclament quelque chose. Mais notre train ne nous laisse pas vraiment le temps de leur répondre. Devant nous, l'ultime remontée pour atteindre le village. Par différentes rampes, nous l'atteignons vers 15heures40. Là il nous est confirmé qu'un colectivo passera vers 16 heures, mais l'horaire nous dit-on est fluctuant, mais pas de souci nous pouvons patienter en toute sécurité. Nous buvons une bière. L'heure prévue est dépassée depuis longtemps, mais à nos questions il nous est répondu de ne pas s'alarmer. Après 16h30, un gros camion avec une benne type bétaillère à ciel ouvert s'arrête. On nous invite à y monter, en nous précisant que c'est le colectivo. Le chauffeur nous ouvre la haute porte arrière et nous rejoignons dans un espace de poussière à ciel ouvert les trois Indiens blottis au fond derrière la cabine. Durant trois heures nous allons vivre une expérience unique en étant secoués de manière invraisemblable le long d'une piste qui passe au milieu d'un univers de pics totalement féeriques. Nous passerons un col à 4800 mètres. La longue montée vers ce col nous ouvre un espace d'une beauté infinie. Les Indiens sont particulièrement accueillants. Outre les deux hommes et la femme assis avec nous au fond de cet enclos en bois que constitue la remorque, deux Indiennes et un Indien sont assis en hauteur au niveau du toit de la cabine. Une fois le point haut atteint, je pensais que le panorama extraordinaire, qui nous surplombait durant cette heure de montée, allait disparaître. En effet en plongeant sur l'autre versant tout change. De magnifique, le paysage devient franchement stupéfiant. Je n'ai jamais rien vu de tel dans ma vie. Surtout le soir lorsque la lumière oblique donne des teintes presque irréelles. Le Huscaran s'est découvert jaillissant, masse sombre par le rocher et éclatante par la glace. Il nous domine de ses 6700 mètres, dégageant une impression de sauvagerie indomptable, montagne envoûtante. Face à cette masse énorme jaillissant tout en puissance massive, le Nevad Huandoy, s'élevant lui aussi à plus de 6000 mètres déploie au soleil couchant ses immenses draperies glacées et élancées sur des pentes d'une raideur à couper le souffle. En effet, du fait des conditions climatiques différentes de celles de l'Europe et de l'Asie, la neige tient sur des pentes plus raides que dans les autres massifs montagneux dans d’autres continents. Il en résulte ces formations de neige et de glace qui s'élancent dans le ciel, défi à la gravitation. Les Indiens s'excitent un peu à ce spectacle et l'un d'eux me demande mon appareil photos et fait une série de photos magnifiques. En effet, il se tient mieux en équilibre que moi dans cette remorque, alors que nous descendons à toute vitesse un chemin mal pavé. Les deux Indiennes en hauteur, avec le froid de la nuit qui vient, nous rejoignent dans la benne. L'une est institutrice dans un village éloigné et fait ce trajet chaque semaine. La nuit tombe complètement. Nous nous enfonçons dans une gorge, surplombée d'immenses parois rocheuses verticales. Que le site est sauvage.
Le trajet durera 3 heures et nous roulerons à mon avis de l'ordre de 80 à 100 kilomètres. Vers les 19h45 nous arrivons à la ville de Yungay, qui a la sinistre particularité d'avoir été complètement détruite lors du tremblement de terre de 1970. En effet un immense pan du Huscaran, glace, boue et roche, avait déferlé sur la ville. Cette vague minérale avait mis deux minutes pour atteindre la cité et ensevelir ses 20 000 habitants. Le lieu a été conservé en l'état et constitue un immense cimetière sans tombe commémorant les victimes du drame. Nous y repasserons en vélo lorsque nous reprendrons notre itinéraire vers le sud. Nous disons au-revoir aux Indiens qui éclatent de rire, en constant qu'une Indienne à qui j'avais prêté mon Kway, par étourderie et pas intentionnellement oublie de me le rendre en descendant.
Au terminal de la ville un colectivo plus classique nous ramène à Caraz. Expérience de deux jours conduite à l'arrache. Arrivés sur la «Plaza des Armas» une fois de plus la campagne électorale bat son plein. Un bruit infernal monte d'un stand monté sur lequel, un orateur surexcité hurle de façon hystérique et invraisemblable devant une petite foule d'Indiens. Les Indiennes sont habillées de façon traditionnelle, avec de grands chapeaux et des vêtements de couleurs vives. En longeant la place, alors que je me bouche les oreilles, un feu d'artifice explose juste au-dessus de nous et je crains de recevoir quelques boules incandescentes. L'Amérique du Sud ça vit! Une fois posées nos affaires nous allons dîner en retraversant la place à l'agitation de folie.
J45 vendredi 1 octobre
Caraz
La nuit n'est pas très bonne, mélange de fatigue et d'interrogations. En effet, malgré les choses fabuleuses que nous avons faites et vues, j'ai la sensation de m'éloigner du projet pour lequel je me suis engagé, Quito Santiago à vélo. Lorsque je fais le décompte des jours, je trouve que nous avons passé la moitié de notre temps à des activités autres que pédaler vers Santiago. Le parcours me paraît déjà tellement long, et de me disperser, entre problèmes techniques, attente et activités certes intéressantes mais annexes, entame ma motivation et me plonge dans un certain état de malaise. Jusqu'à présent les voyages à vélo que j'ai effectués étaient rondement menés, axés presque uniquement sur le fait de pédaler. Les autres activités nécessitant du temps, je les vis un peu comme une entrave au projet. Je sais que si je n'adhère pas j'ai tout loisir de m'arrêter et rentrer à la maison ou de partir seul. Voilà, j'ai un peu de vague à l'âme. Ce matin je suis même allé me renseigner sur les vols Cusco Lyon, de fois que je décide d'arrêter mon voyage dans cette ville.
Aujourd'hui, repos, nous avons quelques traces de notre balade éclair. En ce qui me concerne, outre quelques courbatures, un début de sciatique me tire la fesse droite. Mais je ne pense pas que le vélo amplifiera la douleur. Alain a récupéré par le chauffeur d'un colectivo son guide Pérou Bolivie et sa méthode d'espagnol, oubliés à l’étape précédente. La mienne, méthode assimil, a disparu, comme un certain nombre d'autres choses dans le sac qui s'est envolé à Trujillo. Mais comme vient de me l'écrire mon fils, il ne me reste qu'à appliquer la devise que je lui ai enseignée: si tu perds quelque chose tu t'en passes.
SUITE A VENIR
Les jours (J) correspondent au jour depuis notre départ de Quito et non depuis notre entrée au Pérou.
J33 dimanche 19 septembre
Zumba à Namballe 35km de piste Passage de frontière Equateur Bolivie
Le jour se lève une fois de plus sur une journée qui s'annonce humide. La ville est nimbée de brouillard. Outre la multitude de poules et de coqs qui comme d'habitude font leurs vocalises à ce moment, nous entendons les chants des militaires stationnés à proximité.
Nous espérons faire une grande étape de 70 kilomètres. Rapidement nous comprenons que notre projet ne tiendra pas. En effet le terrain jusqu'à la frontière est une fois de plus très accidenté. Les montées certes jamais très longues, sont cependant particulièrement pentues. L'atmosphère est saturée d'humidité, de gros bancs de brume stagnent accrochés au relief, constitué d'une multitude de mouvements de terrain couverts d'une forêt épaisse.
Nous passons notre dernier village équatorien, puis un peu plus loin, un premier poste militaire. Nos passeports sont contrôlés. Le chef de poste veut être pris en photo avec nous. Pour se faire il s'équipe de son fusil et se met fièrement entre nous, tandis que l'un de ses hommes prend le cliché. Notre chemin se poursuit le long d’une crête qui semble monter dans le ciel. Près du sommet d’une bosse boueuse, voire gluante, à la déclivité très forte, il nous faut batailler comme des fous pour ne pas mettre pied à terre. Que c'est raide. Un tout dernier hameau constitué de quelques baraques, avant de plonger sur le Rio qui marque la frontière. Un petit bistrot, nous nous y arrêtons boire notre dernière bière d'Équateur. Là on nous met en garde sur le Pérou. Fini pour vous la tranquillité.
Une grande descente et en-dessous nous voyons enfin la frontière. Du côté équatorien, les formalités vite accomplies, nous franchissons un grand pont. Nous sommes seuls. Une barrière en barre l'accès au Pérou. Personne pour l'ouvrir. Nous faisons des signes, vers des personnes de l'autre côté. Elles nous encouragent à passer dessous, ce que nous faisons. Nous foulons le sol du Pérou. Nous traversons un terre-plein d'une centaine de mètres et arrivons devant un groupe guitare à la main qui chante à capella. De toute évidence, il s'agit des douaniers. L'un d'entre eux se lève et nous emmène dans un bureau pour effectuer les contrôles d'usage. Pendant que nos remplissons un formulaire, il joue au solitaire sur son ordinateur, jetant de temps en temps un coup d'œil sur ce que nous écrivons. Puis il nous envoie au poste de police faire tamponner nos écrits. Là un jeune policier qui se réveille, nous accueil tout sourire. Nous retournons voir notre douanier qui avait repris sa place parmi les chanteurs et rapidement nous sommes libérés. Nous mangeons dans un petit restaurant à même le poste frontière. On a l'impression dans ces points de passage secondaires de se retrouver quelques siècles en arrière, où de temps en temps quelques voyageurs devaient franchir les frontières. Après un repas agréable, nous reprenons notre route et en quelques kilomètres nous arrivons à Namballe. La première impression n’est pas très favorable, le niveau de vie semble moins élevé qu'en Équateur, mais nous sommes dans un village reculé. Nous trouvons un hôtel. La tenancière, d’un âge déjà avancé, commence par nettoyer la poussière, les clients ne semblant pas se bousculer. Bien que son hôtel soit poussiéreux et lugubre, elle au contraire est avenante et très serviable, bien que son regard soit empreint d’une tristesse, ou d’une lassitude de la vie. De toute évidence, elle n’a pas l’air d’être d’origine indienne, mais espagnole, et son adaptation sans doute depuis des dizaines d’années dans cette contrée reculée n’a pas due se faire facilement.
J34 lundi 20 septembre Namballe à San Ignacio 45 km de piste
Ce matin nous allons vraiment nous lancer dans la traversée du Pérou, pays très grand et très montagneux. Au moment de quitter l'hôtel, le propriétaire nous offre une dizaine de bananes. Après un petit-déjeuner consistant à base d'œufs, de riz, de youkas, de café et de lait nous sommes prêts pour démarrer. Nous avons pu constater que là aussi comme en Équateur, le matin les rues sont envahies d'écoliers et de collégiens en tenue. La piste n'est pas en bon état, de plus elle commence par monter sur presque onze kilomètres. Ensuite vient un replat sur une courte distance et de nouveau une montée sans fin de huit kilomètres. Durant cette ascension en pleine chaleur, en passant devant une maison, une fois encore on me propose des bananes que je prends. Puis succède une autre côte. Cela va faire presque vingt kilomètres de côte sur un chemin difficile. Dans un passage particulièrement raide, la boue envahit la chaussée, ce qui fait chuter ma vitesse déjà faible. Mes chaussures sont fixées sur mes cale-pieds, du fait de la très faible vitesse je n’arrive pas à les dégager. Une seule alternative, essayer de continuer à avancer en développant un effort surhumain pour ne pas m’aplatir dans une boue visqueuse sous le regard intrigué de gamins à l’entrée d’un village.
Il est midi, nous nous arrêtons dans ce village au nom évocateur: la Nueva Esperenza. Les gens y sont très gentils. Un banc public nous accueille et nous consommons nos provisions très frugales comme lors de tous ces arrêts pique-nique. Des gamins s'approchent et nous entamons la conversation. À notre tour nous offrons des bananes. L'un de ces gamins nous emmène dans le bar de son père pour prendre un café. Ce village est très agréable et nous éprouvons quelques difficultés à reprendre notre route. Un peu plus loin, ce sont des grenades qui nous sont gentiment proposées. Elles sont succulentes. En remerciement Jean offre une de ses médailles de la Vierge qu’il a achetées à Lourdes. Vers quinze heures notre but de la journée est atteint. Nous avons parcouru quarante cinq kilomètres à une moyenne d'un peu plus de huit à l'heure!
La campagne électorale en vue des élections régionales bat son plein. Une multitude d'affiches concernant les différents candidats fleurissent un peu partout. Les maisons sont en pisé, donc de couleur terne. De nombreuses façades sont peintes aux couleurs des différents candidats. Les propriétaires acceptent-ils cela afin d'avoir une façade propre et peinte de fraîche date? Mais que deviendront ces murs peints une fois les élections passées?
Ce soir en arrivant à l'hôtel, nous procédons à un grand nettoyage de nos vélos, car ces centaines de kilomètres de piste les ont franchement salis.
J 35 mardi 21 septembre
San Ignacio Jaen 112 km
La nuit est somme toute assez bonne, malgré le bruit, car en Amérique du Sud le bruit est omniprésent, et s'il n'y en a pas assez, on allume une radio ou une télé que l'on met à fond et cela à toute heure du jour, jusque tard dans la nuit et on reprend très tôt le matin.
Nous démarrons tardivement, huit heures trente, du fait d'un passage à la banque qui n'ouvre qu'à huit heures. A l'ouverture une longue queue est déjà formée sur le trottoir. Heureusement Alain grâce à l'intervention d'un employé passe assez rapidement, et nous voilà partis. Nous découvrons que contrairement à ce que nous pensions, et ce qui était mentionné sur nos cartes la route n'est pas asphaltée. A cette heure tardive pour commencer une longue étape, nos espoirs d'atteindre Jaen seront très probablement déçus. Après trois kilomètres de montée, nous avons la bonne surprise de trouver une longue descente de 16 kilomètres. Une fois encore en passant sur un caillou Jean crève. Le temps de la réparation nous nous faisons agresser par des petits insectes très urticants. Ils me rappellent les medges écossaises, qui sont grosses comme des grains de poivre moulu et qui attaquent en nuages. Là, la densité est moindre, mais les piqûres tout aussi douloureuses, générant de gros boutons que l'on a tendance à gratter. Nos jambes sont couvertes de croûtes. En effet, cela fait déjà plusieurs jours que nous sommes soumis à ces horribles insectes que l'on voit à peine.
Une fois au bas de la côte, la piste suit une rivière au gros débit qui serpente dans une vallée large. Il fait très chaud, une brume de chaleur estompe les contrastes et tout semble gris La circulation est faible, mais lorsqu'un véhicule nous double ou nous croise, nous sommes plongés dans un nuage de poussière qui pique la gorge et les yeux. Sur le bord de la route une échoppe propose des jus de fruits. Nous savourons un excellent jus d'ananas, sucré et moelleux, pour un sol ce qui correspond à 0,25 centime d'euro. Des vigiles régionaux y stationnent et nous renseignent. A priori ils surveillent les routes afin de les sécuriser contre d'éventuels délinquants. En tout cas ils ont des armes avec balle engagée dans le canon, donc ils ne semblent pas être là pour rigoler.
Après 55 kilomètres de piste, oh! Miracle, d'un coup sans transition un joli bitume bien lisse prend la relève. Un panneau indicateur mentionne Jaen à 55 kilomètres, il est midi. Nos espoirs de rejoindre cette ville ce soir nous habitent de nouveau. Un restaurant dans un village nous propose l'incontournable poulet riz. Mais là comme en Équateur le repas est accompagné de succulents jus de fruits. Par contre, il est toujours très difficile d'obtenir un café, alors qu'on le cultive dans le pays, inexplicable!
Un peu plus loin, nous réussissons en en obtenir un, très bon. La propriétaire du bar a refusé que nous la payions, elle a insisté pour nous l'offrir. Depuis que nous sommes entrés au Pérou, il ne s'est pas écoulé un jour sans que l'on nous donne quelque chose et cela sans aucune arrière-pensée, refusant toute compensation de quelque ordre que se soit. A quatorze heures, sous un soleil de plomb nous reprenons la route. Mais le goudron et le terrain plat nous rendent l'effort très supportable. Il est étrange, après plus de trois cents kilomètres de piste, où nous nous traînions à des moyennes horaires à un chiffre, de nous sentir avancer sans trop appuyer sur les pédales à plus de vingt à l'heure. Cependant une côte de quelques huit kilomètres vers les quinze heures, sous une chaleur terrible, nous sommes seulement à six cents mètres d'altitude, va nous faire quelque peu souffrir, bien que nous la montions à un bon rythme.
Nous rencontrons un jeune cycliste qui nous accompagne une vingtaine de kilomètres. Il nous propose de nous arrêter chez lui, nous présente à ses parents et nous offre une boisson fraîche. Cela fait du bien et nous change de notre eau et notre coca qui sont au moins à trente degrés.
À cinq heures après cette agréable pause, nous entamons les dix huit kilomètres qui nous séparent de Jaen. Le terrain est en descente et nous atteignons la ville avant la nuit. Peu avant cette dernière, un étrange check-point nous intrigue. Il semble tenu par des détrousseurs de route armés de fusils et à moitié habillés de tenue militaire. Ils nous interpellent en nous traitant de gringos, nous montrant des pièces, nous incitant à être généreux. Nous ne freinons pas et nous engouffrons dans la descente raide qui fait suite. Quatre kilomètres plus bas une patrouille de police stationne sur le bas-côté. Je n'ai rien compris à cette étrange situation.
L’arrivée en ville à la tombée de la nuit est étonnante. Nous sommes dans le tiers-monde, circulation grouillante dans une poussière qui recouvre tout. À la première impression cette ville nous est désagréable et hostile, mais nous réviserons notre jugement. Un hôtel qui vient d'ouvrir, il y juste deux semaines, nous propose de jolies chambres pour l'équivalent de sept euros. Cependant au Pérou, il ne faut pas demander d'eau chaude, d'ailleurs il n'y a qu'un robinet pour l'eau froide. Le patron, gentiment, nous emmène et nous dépose au centre ville pour que nous allions dîner, puis il vient nous récupérer à vingt et une heure trente. Son 4X4 à l'instar des façades des maisons est tout bariolé d'affiches électorales. Ici on affiche sans vergogne ses opinions politiques.
J36 mercredi 22 septembre
Jaen en attente du bus pour Trujillo à 22h30
Nous avions décidé de nous avancer en bus, car la traversée du Pérou est immense et je n'aurais pas assez de trois mois et demi pour me rendre à Santiago. De plus certaines zones avant la ville de Trujillo sont réputées peu sûres, en particulier à cause des «rançonneurs». Nous avions compris que le bus pour Trujillo était à 10 heures du matin, mais non c'était à 22h30. Nous avons donc une journée à occuper. Nous en profitons pour nous promener dans la ville et nous laisser guider par notre intuition. De toute évidence, la vie est très animée en Amérique du Sud. Le bruit est toujours présent, bien que les véhicules fassent peu de bruit. En particulier dans la ville de Jaen, il y a des milliers de tricycles à moteur, genre pousse-pousse qui font office de taxi. Nous utilisons leurs services pour un prix modique de l'ordre de cinquante centimes d'euro.
Nous assistons à une manifestation de la jeunesse en faveur du respect de la nature et de la personne. Des enfants et des adolescents, défilent en portant des panneaux, abordant une multitude de thèmes: la lutte contre l'alcoolisme, la drogue, le sida, la violence, les infractions routières, le respect de la couche d'ozone etc... Certains des enfants sont déguisés en soleil, forêt, oiseau ou autre représentant de la nature. J'ai fait des clichés attendrissants de tout ce petit monde, mais malheureusement mon appareil photo me sera volé avant que j'ai pu les exploiter.
Vingt deux heures trente, le bus part à l'heure. Tout est bien organisé, en particulier pour les bagages, qui sont bien contrôlés et à l'embarquement et au débarquement. Nous pouvons mettre nos vélos sans les démonter.
J 37 jeudi 23 septembre
Trujillo
Notre bus parcourt cinq cents kilomètres en dix heures. La nuit a été pour moi assez confortable. De temps à autre je me réveille, et je constate que nous franchissons des routes escarpées et pas toujours goudronnées. En particulier je me souviens avoir vu une grande descente en lacets dans laquelle des phares de camions se déplaçant à faible vitesse matérialisaient la chaussée.
Nous arrivons à Trujillo à huit heures trente avec une heure de retard sur l'horaire prévu. La ville semble assez agréable. Rapidement nous sommes au centre et trouvons un hôtel. C'est là alors que nous discutons avec le tenancier, qu'un individu entre et demande la carte de l'établissement. En ressortant il est très probablement reparti avec mon sac à dos dans lequel j'avais mis certaines de mes affaires: GPS, appareil photo, habits, lunettes, certains de mes papiers comme contrats d'assurance, billet avion retour, carnet de vaccination, etc... Heureusement j'avais pris la précaution de photographier les documents importants et de les mettre sur l'ordinateur et sur ma boîte mail. Mais cela donne un bon coup au moral. On se demande toujours si on ne serait pas mieux chez soi. Mais même chez soi, on se fait voler. Il y a six mois on m'a volé mes papiers et pourtant nous étions dans la maison. Alors il ne faut pas se poser trop de questions et encaisser les coups, en se disant qu'ils font partie de la vie.
J 38 vendredi 24 septembre
Toujours Trujillo
Nous sommes un jour de plus dans cette ville pour des problèmes techniques de vélos. Demain nos problèmes de pneu devraient se régler et j'espère que nous pourrons reprendre l'action et nous diriger vers la Cordillère Blanche distante de 320 kilomètres. Je dois dire que l'immobilité après m'être fait voler mon sac contenant de nombreuses affaires, est propice à gamberger, et ce n'est pas bon du tout. J'en arrive à me demander ce que je fais là. Nous avons changé de lieu pour cette seconde nuit dans cette ville. Nous sommes hébergés chez Luchio, connu dans le monde entier par les cyclotouristes au long cours qu'il accueille. Manifestement la pièce dans laquelle nous dormons tout les trois est sympathique et on sent qu'elle irradie des ondes positives. Sans doute toute l'énergie des cyclistes qui y ont dormi, plus de cinq cents. Nombreux d'entre eux ont marqué l'arrêt dans leur périple de l'Alaska à la Terre de Feu, souvent voyage d'une durée supérieure à un an. J’ai du mal à digérer le vol de mes affaires. J'essaie de me raisonner en me disant qu'il ne s'agit que de pertes matérielles. On m'a conseillé de lire un livre étudiant le dépouillement suite au vol. Il en analyse 16 degrés. En ce qui me concerne, on ne doit pas dépasser le niveau 3, donc à priori, rien de bien grave, mais on ressent tout de même un traumatisme.
J39 samedi 25 septembre
Trujillo Viru 58 km
Nos derniers problèmes techniques réglés nous reprenons notre route vers le sud à 11h30. La sortie de la vile n'est pas très compliquée, bien que nécessitant quelques kilomètres dans un trafic intense. Enfin nous voilà sur la panaméricaine. À la ville succède le désert. Cela paraît paradoxal à ces latitude, en effet mille kilomètres à l'est on se trouve en pleine forêt amazonienne. L’aridité est due à un courant froid de l'océan Pacifique qui baigne les côtes à cet endroit. Le paysage est étrange, succession de grands mouvements de terrain, mi-montagnes, mi-dunes. Le tout baigné dans une brume d'altitude qui en estompe les hauteurs et les reliefs. Il fait froid, nous roulons bien habillés. Mais cela ne devrait pas durer, car nous rentrerons demain plus en avant dans les terres et le phénomène climatique disparaîtra. La route que nous suivons passe d'après la carte à 30 kilomètres de la mer. Jean me fait remarquer, qu'il aperçoit dans la grisaille la mer, et les vagues qui se brisent sur la plage sont très nettement discernables. Cela me semble impossible, et pourtant effectivement à quelques trois kilomètres les vagues sont bien réelles. Je commence à douter que nous soyons sur la bonne route, mais pas d'autre alternative. Il semblerait d’après la carte que la route sur laquelle je pense être rejoint la panaméricaine trente kilomètres plus loin Eh bien non, nous sommes bien sur la panam, et la route que je crois suivre, tracée sur la carte, tout du moins l'une de nos cartes, n'existe pas. Après une cinquantaine de kilomètres nous arrivons dans la petite ville de Virù. Après avoir visité plusieurs hôtels très glauques, nous en trouvons un très sympathique, tenu par une dame fort agréable. Cette petite ville nous plait bien. Comme partout en ce moment au Pérou, les élections battent le plein et il y a agitation et bruit permanents.
J40 samedi 26 septembre
Viru Chuquicara 97 km dont 51 de piste
Départ 8 heures, après une nuit qui n'a pas été très bonne malgré le confort du lieu. Durant 38 kilomètres nous suivons la panaméricaine, mais le trafic est faible. Nous faisons une halte dans une petite ville très active, marché, boutiques et beaucoup de monde. J'essaie de commencer à racheter ce que je me sui fait voler. Mais couteau à lame repliable et autres petits objets de campeurs, ils ne connaissent pas. Nous quittons comme prévu la Panam et nous engageons plein est sur un chemin non asphalté mais qui roule bien. Très vite le brouillard se déchire, le ciel devient bleu et la chaleur revient. Nous allons suivre ce chemin durant 51 km. Sur les trente derniers kilomètres il est de moindre qualité et nous devons appuyer un peu plus sur les pédales. À notre droite de l'autre côté de la rivière, une belle route goudronnée nous nargue. Mais pas de pont pour la rejoindre. Enfin en voilà un, il s’est fait longuement attendre! Encore huit kilomètres et nous arrivons à Chuquicara, alignement de maisons le long de la route, petit air de far-West au milieu des grandes montagnes des Andes qui nous entourent. La station service à l’entrée de cette minuscule agglomération nous loue pour un prix dérisoire deux petites pièces où nous nous installons. Ce côté spartiate perdu au milieu de nulle part dans des montagnes qui nous écrasent me plaît beaucoup. Cette vallée en 1970 a connu un séisme terrible qui a tout ravagé, en particulier du fait de l'effondrement d'un grand lac d'altitude qui a produit un gigantesque déferlement d'eau et de boue, 80 000 morts tout au long de la vallée que nous remonterons les deux jours qui viennent.
Nous trouvons un petit local, où il est possible de boire une bière que nous apprécions après notre longue étape. La propriétaire du lieu nous raconte divers anecdotes survenues lors du grand bouleversement du au tremblement de terre. La population de Chuquicara a été prévenue par une forte vibration qui devançait le flot de boue. De ce fait, presque tous les êtres humains ont eu le temps de courir vers la montagne et se mettre en sécurité sur les pans escarpés qui dominent le vallon. Des photos de gare et de machines à vapeur sur le mur attirent notre attention. On nous explique que jusqu’à la catastrophe de 1970, le train arrivait jusqu’ici. Tout a été entièrement détruit lors de ces événements tragiques, au point qu’il n’en reste aucune trace.
J41 dimanche 27 septembre
Chuquicara Huallanca 69 km de piste
Après une nuit tranquille au cours de laquelle à plusieurs reprises je suis sorti dans l'espoir, déçu, de voir la Croix du Sud, nous reprenons la route à huit heures. Le macadam s'arrête après quatre cents mètres et la piste n'est pas bonne du tout, pierreuse et sableuse, la tôle ondulée s’imposant de temps à autre sur de longues distances. Les fesses vont en pâtir, les poignets aussi. Malgré le très mauvais état de la chaussée, cet itinéraire est emprunté par des véhicules, certes pas très nombreux, mais souvent de gros gabarit, cars et camions. Nous évoluons parfois dans des nuages de poussière, qui nous pénétrent de toutes parts, les yeux et les narines sont les parties les plus sensibles à ces nuages désagréables.
Le panorama devient grandiose car la rivière que nous suivons s'insinue entre la Cordillère Blanche et la Noire. Les sommets qui nous entourent et que nous ne voyons pas, cachés par leurs contreforts culminent pour certains d'entre eux à plus de 6000 mètres. Des noms de montagnes prestigieuses, comme le Huscaran, l'Aplamayo me remémorent les nombreux livres que j'ai lus sur les Andes. À un détour du chemin une pyramide de neige se dévoile juste un instant avant d'être à nouveau masquée par un premier plan. Je crois avoir vu l'Alpamayo, que certains qualifient de plus belle montagne du monde avec sa pyramide parfaite qui monte presque à six mille mètres. Cette gorge, que nous remontons, nous fait souffrir, d'autant plus qu'il y des tunnels dans lesquels nous sommes aveugles, mais que le spectacle est grandiose dès que la lumière revient.
Attirés par un nuage noir en bordure de falaise, nous nous arrêtons discuter avec des hommes en train d'exploiter de manière très artisanale une mine de charbon, du Zola ! Ils poussent sur un tapis roulant en plein air le minerai qui dégage ce qui s’apparente à une fumée épaisse, dans laquelle les mineurs sont baignés. Leur peau est entièrement noire, seuls les yeux tels des billes de verre ressortent du visage. Je n’ose imaginer quel est l’état de leurs poumons !
À 17 heures nous atteignons notre but, bien contents d'en finir car l’étape a été particulièrement éprouvante entre cailloux et poussière. Il était temps car la pluie arrive et la couleur du ciel ne laisse aucune illusion sur l’évolution à court terme du temps. Un petit hôtel très sympathique nous accueille et j'y suis très sensible. Des petites chambres bien aménagées sont particulièrement agréables. Nous rencontrons un Allemand qui va de Trujillo à Lima à vélo et qui pour le moment suit le même itinéraire que nous.
J42 lundi 28 septembre
Huallanca à Caraz 41 km dont 20 de piste
L'hôtel a un nom bien adapté au lieu « Canyon del Pato», car ce sont les gorges que nous remontons. Nous y avons passé un excellent moment dans ses petites chambres individuelles, magnifiquement ordonnées, avec des couleurs chatoyantes. Aujourd'hui nous allons parcourir la seconde partie du canyon, avec ses 35 tunnels. Tous les guides décrivent cette section comme magnifique et à ne pas manquer. Oui c'est joli et impressionnant par endroits du fait de l'encaissement et des à-pics sur la rivière dans certains endroits très étroits. Mais la couleur générale est terne, ocre clair, les faces rocheuses semblent délitées et herbeuses, le panorama est restreint. Par contre hier, nous étions dans une vallée moins resserrée, mais les montagnes qui nous entouraient semblaient se perdre dans le ciel quelques kilomètres plus haut. Les couleurs de la roche s'étalaient sur toute une gamme du noir au jaune en passant par le vert. Non, à mon goût personnel l'étape de la veille était plus grandiose, dans une gorge s’apparentant plus à une vallée permettant d’admirer un vaste panorama s’envolant jusqu’à de hautes altitudes, où la géologie à travers ses chaos, ses pierriers, ses falaises, ses strates martyrisées, le tout dans un mélange de couleurs stupéfiant, ne laisse pas de nous surprendre.
Après un petit-déjeuner agréable en compagnie de Reiner, l'Allemand de Düsseldorf, rencontré hier nous prenons la route sans nous presser vers les dix heures, l'étape n'étant pas très longue et le dénivelé de 800 mètres. Avant de partir, Alain jette un coup d'œil à ma chaîne qui me procure quels soucis. En effet sur le plateau du milieu, elle ne tient pas sur les pignons et saute. Il faut dire que depuis notre départ le matériel a été particulièrement éprouvé entre côtes en cailloux à plus de dix pour cent et bains de boue et de sable.
L'étape se passera sans problème. Cependant, il faut faire attention lorsqu'on s'engage dans un tunnel de ne pas se trouver face à un bus, qui roule vite, avec une visibilité nulle, et des espaces avec les parois rocheuses de quelques dizaines de centimètres. À la halte pique-nique de midi nous tombons sur une famille costaricaine. Ils parlent tous bien le français. Le fils a habité quelques mois rue Bugeaud à Lyon, tout près de chez mes parents. Le monde est petit. Avec satisfaction nous voyons arriver le goudron après vingt kilomètres. On a l'impression de se mettre à voler et cette sensation si agréable qui me pousse à faire du voyage à vélo est au rendez-vous et j'appuie comme un sourd sur les pédales et me sens grisé par des vitesses de trente à l'heure.
L’agglomération dans laquelle nous arrivons est très animée et nous nous installons dans un agréable hôtel sur la « Plaza des armas», qui correspond toujours au centre de la ville. Le soir, nous prenons notre repas dans un restaurant en compagnie de Reiner et une autre Allemande lancée dans un périple de 9 mois en Amérique du Sud. Elle compte rentrer dans son pays en mai 2011pour les 70 ans de son père.
Jean veut absolument profiter de notre passage au pied de la Cordillère Blanche pour effectuer un trek. Notre choix se porte sur l’un des plus connus, le trekking de Santa Cruz. Nous organisons à l'arraché le programme de la randonnée des deux jours à venir, normalement prévue sur 4 jours. Nous comptons effectivement parcourir cet itinéraire en deux jours seulement. Je ne suis pas très fana de ces plans montés, comme je le dis à l'arrache. On loue, par chance sur information à neuf heures du soir, un sac à dos, on complète avec mon North face, sac de voyage à bretelles de gros volume, mais pas sac à dos et le petit sac d'Alain. On achète de la nourriture au marché ouvert très tard. Par l'intermédiaire de l'hôtelier on réserve un taxi qui nous prendra à 6 heures et c'est parti.
J43 mardi 29 septembre
Première partie du trek
5h30 petit déjeuner, 6h le taxi nous prend. C’est une vieille bagnole déglingue. Le chauffeur commence par faire le plein et gonfler un pneu arrière, oui un seul ! Puis nous partons pour le village de Cashapampa, à 2900 mètres d'altitude, par une piste chaotique. Le trajet dure une heure. Une fois sur place nous essayons de louer un muletier car deux de nos sacs sont lourds, celui de Jean particulièrement. Mais nos espoirs sont déçus. En effet trouver à sept heures du matin dans un village endormi quelqu'un pour une balade de plusieurs jours, car le muletier doit revenir, est mission improbable voire impossible. Les mules il n’y en aura pas, nous les remplacerons. Nous voilà partis le long d'un vallon monotone d'une longueur quasi-infinie. Nous doublons vers les treize heures le premier point d'arrêt habituel à 3850 mètres. Nous espérons pousser jusqu'au suivant à 4250 mètres, afin de nous positionner au mieux pour passer le lendemain au plus tôt le col de Punta Union à 4750 mètres. Cette vallée est vraiment sans fin et d'une grande monotonie, ressemblant un peu à certaines vallées de l'Oisans, mais sans pratiquement aucune vue sur les sommets et puis beaucoup, beaucoup plus longue. Attention, je prends cet exemple de l’Oisans, alors que paradoxalement c’est le massif montagneux que je préfère. Revenons à la Cordillère Blanche, vers les seize heures après avoir longé un grand lac et traversé le très long plat qui lui fait suite, enfin le panorama s’agrandit et quelques sommets nous apparaissent. Ils sont plongés dans les nuages et la pluie se met de la partie. Au pied de la côte qui fait suite au lac, un bâtiment toilettes, mis en place pour les trekkeurs est le seul abri que nous trouvons. Nous nous y installons entre excréments et trou bien plein servant de réceptacle. La position est loin d'être confortable, mais au moins le toit en tôle de cette infrastructure circulaire nous protège. Étant humide, je commence à prendre froid, bien que la température reste clémente. Nous sommes à 4000 mètres et le soir arrive. De plus je n'ai pas de veste de montagne, la mienne étant partie avec le sac que l'on m'a volé la semaine dernière. Je pense pouvoir en racheter une lors de notre étape prochaine dans la ville de Huaraz, grande ville touristique, lieu de départ de balades dans la Cordillère. Enfin une accalmie toute relative, nous en profitons pour monter nos deux tentes. Nous faisons un feu qui finit par prendre, malgré la forte humidité du bois. Nous passerons une nuit assez confortable, malgré l’effet de l'altitude. En effet, à partir de 4000 mètres en position couchée, je ressens une sorte de malaise désagréable. Cette sensation je l'avais déjà éprouvée il y a trois ans dans l'Himalaya, lorsque j'avais fait le tour des Annapurna.
J44 mercredi 30 septembre
Deuxième partie du trek
Durant la nuit les nuages s'estompent laissant la place à un ciel peu clair à cause de la forte humidité, laissant voir cependant quelques étoiles. Vraiment tout est différent de ce que l'on peut voir dans l'hémisphère nord. Moi qui suis souvent le nez en l'air la nuit à chercher les différentes constellations, les planètes ou à essayer de repérer les satellites, j'ai l'impression devant ce ciel inconnu de me trouver sur une autre planète.
Lever six heures, nous déjeunons en pliant et à 6h45 nous sommes en route. Nous remplissons nos bouteilles au torrent, grossi par les pluies d'orage. L'eau est trouble, nous doublons la dose de pastilles purifiantes. Une course va s'engager pour essayer de rejoindre avant seize heures le village de Vaqueria à 3700mètres d'altitude et distant d'une trentaine de kilomètres en passant par un col à 4750 mètres. Le rythme est bon. Le chemin monte régulièrement au début. Un vaste cirque montagneux se découvre. Nous sommes entourés de montagnes qui se situent toutes entre 5800 et 6200 mètres. Le spectacle est majestueux, mais je n’oublie pas l'effort fourni hier dans cette longue vallée ennuyeuse. À 9heures30 le col est atteint. Il fait bon. Nous mangeons quelques provisions et nous lançons dans la course vers Vaqueria en espérant prendre un moyen de transport. L'extrait de carte que je possède annonce 7 heures pour atteindre notre but, mais cela dans le cadre d'un circuit de quatre jours. Attention cependant de ne pas se fouler un pied dans ce chemin très accidenté par endroits. Je pense surtout à Jean et Alain qui portent les deux plus grosses charges. Nous passons le point de bivouac de Cachinpampa avec du retard sur l'horaire. Notre espoir d'attraper le dernier «colectivo» ou transport en commun semble s'envoler. Mais nous ne sacrifions pas une petite halte repas. Nous remplissons nos gourdes dans un ruisseau qui collecte les crottes d'animaux, puis nous repartons avec en ligne de mire le dernier bus en fin de randonnée. Nous arrivons au point de contrôle du parc du Huscaran et nous constatons que nous avons repris un peu d'avance. Je dois préciser que hier matin au démarrage, nous avons payé de l'ordre de 20 euros chacun pour commencer notre randonnée et un ticket confirmant notre payement nous a été délivré. Sur ce billet figurent le nom et le numéro de passeport. Nous traversons des zones habitées. Les gamins, pour la première fois, depuis que nous sommes au Pérou nous réclament quelque chose. Mais notre train ne nous laisse pas vraiment le temps de leur répondre. Devant nous, l'ultime remontée pour atteindre le village. Par différentes rampes, nous l'atteignons vers 15heures40. Là il nous est confirmé qu'un colectivo passera vers 16 heures, mais l'horaire nous dit-on est fluctuant, mais pas de souci nous pouvons patienter en toute sécurité. Nous buvons une bière. L'heure prévue est dépassée depuis longtemps, mais à nos questions il nous est répondu de ne pas s'alarmer. Après 16h30, un gros camion avec une benne type bétaillère à ciel ouvert s'arrête. On nous invite à y monter, en nous précisant que c'est le colectivo. Le chauffeur nous ouvre la haute porte arrière et nous rejoignons dans un espace de poussière à ciel ouvert les trois Indiens blottis au fond derrière la cabine. Durant trois heures nous allons vivre une expérience unique en étant secoués de manière invraisemblable le long d'une piste qui passe au milieu d'un univers de pics totalement féeriques. Nous passerons un col à 4800 mètres. La longue montée vers ce col nous ouvre un espace d'une beauté infinie. Les Indiens sont particulièrement accueillants. Outre les deux hommes et la femme assis avec nous au fond de cet enclos en bois que constitue la remorque, deux Indiennes et un Indien sont assis en hauteur au niveau du toit de la cabine. Une fois le point haut atteint, je pensais que le panorama extraordinaire, qui nous surplombait durant cette heure de montée, allait disparaître. En effet en plongeant sur l'autre versant tout change. De magnifique, le paysage devient franchement stupéfiant. Je n'ai jamais rien vu de tel dans ma vie. Surtout le soir lorsque la lumière oblique donne des teintes presque irréelles. Le Huscaran s'est découvert jaillissant, masse sombre par le rocher et éclatante par la glace. Il nous domine de ses 6700 mètres, dégageant une impression de sauvagerie indomptable, montagne envoûtante. Face à cette masse énorme jaillissant tout en puissance massive, le Nevad Huandoy, s'élevant lui aussi à plus de 6000 mètres déploie au soleil couchant ses immenses draperies glacées et élancées sur des pentes d'une raideur à couper le souffle. En effet, du fait des conditions climatiques différentes de celles de l'Europe et de l'Asie, la neige tient sur des pentes plus raides que dans les autres massifs montagneux dans d’autres continents. Il en résulte ces formations de neige et de glace qui s'élancent dans le ciel, défi à la gravitation. Les Indiens s'excitent un peu à ce spectacle et l'un d'eux me demande mon appareil photos et fait une série de photos magnifiques. En effet, il se tient mieux en équilibre que moi dans cette remorque, alors que nous descendons à toute vitesse un chemin mal pavé. Les deux Indiennes en hauteur, avec le froid de la nuit qui vient, nous rejoignent dans la benne. L'une est institutrice dans un village éloigné et fait ce trajet chaque semaine. La nuit tombe complètement. Nous nous enfonçons dans une gorge, surplombée d'immenses parois rocheuses verticales. Que le site est sauvage.
Le trajet durera 3 heures et nous roulerons à mon avis de l'ordre de 80 à 100 kilomètres. Vers les 19h45 nous arrivons à la ville de Yungay, qui a la sinistre particularité d'avoir été complètement détruite lors du tremblement de terre de 1970. En effet un immense pan du Huscaran, glace, boue et roche, avait déferlé sur la ville. Cette vague minérale avait mis deux minutes pour atteindre la cité et ensevelir ses 20 000 habitants. Le lieu a été conservé en l'état et constitue un immense cimetière sans tombe commémorant les victimes du drame. Nous y repasserons en vélo lorsque nous reprendrons notre itinéraire vers le sud. Nous disons au-revoir aux Indiens qui éclatent de rire, en constant qu'une Indienne à qui j'avais prêté mon Kway, par étourderie et pas intentionnellement oublie de me le rendre en descendant.
Au terminal de la ville un colectivo plus classique nous ramène à Caraz. Expérience de deux jours conduite à l'arrache. Arrivés sur la «Plaza des Armas» une fois de plus la campagne électorale bat son plein. Un bruit infernal monte d'un stand monté sur lequel, un orateur surexcité hurle de façon hystérique et invraisemblable devant une petite foule d'Indiens. Les Indiennes sont habillées de façon traditionnelle, avec de grands chapeaux et des vêtements de couleurs vives. En longeant la place, alors que je me bouche les oreilles, un feu d'artifice explose juste au-dessus de nous et je crains de recevoir quelques boules incandescentes. L'Amérique du Sud ça vit! Une fois posées nos affaires nous allons dîner en retraversant la place à l'agitation de folie.
J45 vendredi 1 octobre
Caraz
La nuit n'est pas très bonne, mélange de fatigue et d'interrogations. En effet, malgré les choses fabuleuses que nous avons faites et vues, j'ai la sensation de m'éloigner du projet pour lequel je me suis engagé, Quito Santiago à vélo. Lorsque je fais le décompte des jours, je trouve que nous avons passé la moitié de notre temps à des activités autres que pédaler vers Santiago. Le parcours me paraît déjà tellement long, et de me disperser, entre problèmes techniques, attente et activités certes intéressantes mais annexes, entame ma motivation et me plonge dans un certain état de malaise. Jusqu'à présent les voyages à vélo que j'ai effectués étaient rondement menés, axés presque uniquement sur le fait de pédaler. Les autres activités nécessitant du temps, je les vis un peu comme une entrave au projet. Je sais que si je n'adhère pas j'ai tout loisir de m'arrêter et rentrer à la maison ou de partir seul. Voilà, j'ai un peu de vague à l'âme. Ce matin je suis même allé me renseigner sur les vols Cusco Lyon, de fois que je décide d'arrêter mon voyage dans cette ville.
Aujourd'hui, repos, nous avons quelques traces de notre balade éclair. En ce qui me concerne, outre quelques courbatures, un début de sciatique me tire la fesse droite. Mais je ne pense pas que le vélo amplifiera la douleur. Alain a récupéré par le chauffeur d'un colectivo son guide Pérou Bolivie et sa méthode d'espagnol, oubliés à l’étape précédente. La mienne, méthode assimil, a disparu, comme un certain nombre d'autres choses dans le sac qui s'est envolé à Trujillo. Mais comme vient de me l'écrire mon fils, il ne me reste qu'à appliquer la devise que je lui ai enseignée: si tu perds quelque chose tu t'en passes.
SUITE A VENIR
Itinéraire en Norvège, petit budget? English translation pending
Bonjour à tous!
Voilà je compte partir en Norvège au mois de Juin, et j'ai établi une ébauche d'itinéraire mais je souhaiterais avoir vos avis.
A savoir que je suis une fille seule, c'est mon premier voyage en itinérant, et j'ai un budget assez restreint mais pas de contraintes de temps énormes. Je ne suis pas non plus une grande sportive mais j'aime marcher.
Alors voici le déroulement présumé du voyage:
- Trajet Nantes-Oslo en car avec Eurolines - Arrivée à Oslo et visite de la ville (En une journée que me conseillez vous? Je suis pas très ville...) - Le lendemain, trajet en train Oslo-Bergen: combien de temps je dois compter? J'aimerais le faire de jour pour profiter du paysage. - Arrivée à Bergen: Une journée ou une demi journée pour visiter la ville? - Visite des fjords autour de Bergen. (Est ce que ça vaut le coup puisque je compte visiter aussi les fjords au niveau de Stavanger?) - Je souhaite ensuite descendre jusque Stavanger. Je dois privilégier le car ou le ferry niveau financier? Est ce que la ville de Stavanger vaut le détour? Combien de temps compter? - Randos dans le lysefjord pour voir notamment le preikestolen et la montagne Kjerag. Comment s'y rendre? Combien de temps prévoir pour pouvoir explorer au maximum? - Début du retour vers Oslo, je vais donc traverser le sud: Quel moyen de transport utiliser? - J'aimerais m'arrêter pour voir Rjukan, le Gaustatoppen et Hardangerrvida mais encore une fois comment s'y rendre? Si j'ai bien compris c'est un parc national, il y a possibilité de planter sa tente? - Retour à Oslo et trajet retour à Nantes toujours en car.
Voilà il me reste quelques interrogations notamment sur la facilité d'accès des différents lieux alors que je dépendrais des transports. J'hésite complètement pour le stop, n'en ayant jamais fais ça m'effraie un peu... Et j'ai du mal à me rendre compte de combien de temps et de budget il me faudrait pour faire tout ce dont j'ai envie!
Autre question: je souhaite utiliser le couchsurfing quand je serais en ville, mais est ce risqué pour moi de faire du camping sauvage lorsque je visiterais les fjords? Et quelles sont les restrictions? D'ailleurs, combien y a t'il d'heures de nuit dans ces régions au mois de Juin?
J'aurais aimé pouvoir remonter sur le Nord, mais j'ai vraiment envie de visiter la région de Stavanger notamment, du coup j'ai préféré privilégier le sud...
Merci à tous pour vos avis, infos, bons plans... Et tout ce qui sera bon à prendre =) A savoir aussi que je suis pas contre faire un bout de chemin avec d'autres personnes si vous êtes dans le même coin à la même période!
Voilà je compte partir en Norvège au mois de Juin, et j'ai établi une ébauche d'itinéraire mais je souhaiterais avoir vos avis.
A savoir que je suis une fille seule, c'est mon premier voyage en itinérant, et j'ai un budget assez restreint mais pas de contraintes de temps énormes. Je ne suis pas non plus une grande sportive mais j'aime marcher.
Alors voici le déroulement présumé du voyage:
- Trajet Nantes-Oslo en car avec Eurolines - Arrivée à Oslo et visite de la ville (En une journée que me conseillez vous? Je suis pas très ville...) - Le lendemain, trajet en train Oslo-Bergen: combien de temps je dois compter? J'aimerais le faire de jour pour profiter du paysage. - Arrivée à Bergen: Une journée ou une demi journée pour visiter la ville? - Visite des fjords autour de Bergen. (Est ce que ça vaut le coup puisque je compte visiter aussi les fjords au niveau de Stavanger?) - Je souhaite ensuite descendre jusque Stavanger. Je dois privilégier le car ou le ferry niveau financier? Est ce que la ville de Stavanger vaut le détour? Combien de temps compter? - Randos dans le lysefjord pour voir notamment le preikestolen et la montagne Kjerag. Comment s'y rendre? Combien de temps prévoir pour pouvoir explorer au maximum? - Début du retour vers Oslo, je vais donc traverser le sud: Quel moyen de transport utiliser? - J'aimerais m'arrêter pour voir Rjukan, le Gaustatoppen et Hardangerrvida mais encore une fois comment s'y rendre? Si j'ai bien compris c'est un parc national, il y a possibilité de planter sa tente? - Retour à Oslo et trajet retour à Nantes toujours en car.
Voilà il me reste quelques interrogations notamment sur la facilité d'accès des différents lieux alors que je dépendrais des transports. J'hésite complètement pour le stop, n'en ayant jamais fais ça m'effraie un peu... Et j'ai du mal à me rendre compte de combien de temps et de budget il me faudrait pour faire tout ce dont j'ai envie!
Autre question: je souhaite utiliser le couchsurfing quand je serais en ville, mais est ce risqué pour moi de faire du camping sauvage lorsque je visiterais les fjords? Et quelles sont les restrictions? D'ailleurs, combien y a t'il d'heures de nuit dans ces régions au mois de Juin?
J'aurais aimé pouvoir remonter sur le Nord, mais j'ai vraiment envie de visiter la région de Stavanger notamment, du coup j'ai préféré privilégier le sud...
Merci à tous pour vos avis, infos, bons plans... Et tout ce qui sera bon à prendre =) A savoir aussi que je suis pas contre faire un bout de chemin avec d'autres personnes si vous êtes dans le même coin à la même période!