Results for "visa+ou+esta+|+100+>+17"
72853 results found.
Vivre en Algérie English translation pending
bonjour à tous,
ma petite amie est algerienne et vit à oran.Moi, j'habite en france.
J'ai l'intention d'aller la voir en juillet et aout mais je ne connais pas du tout le pays; et si tout se passe bien entre nous j'aimerais m'installer la-bas si c'est possible.
Je sais comme il est difficile de pouvoir vivre a l'etranger ayant l'experience d'avoir habité au Japon un certain temps et je ne me fais pas trop d'illusions mais je l'aime vraiment!
Merci d'avance pour vos reponses 🙂
NIP de cartes bancaires québécoises au Costa Rica? English translation pending
Allo! comme la majorité des gens semble dire que la meilleure manière d'avoir des sous au Costa Rica est avec une carte de guichet ou une carte visa, J, aimerais savoir s'Il est vrai que la plupart des banques ne prennent qu'un nip à 4 chiffres car ma banque n'accepte que les nips de 5 chiffres. Peux-t-on m'éclairé à ce sujet ??? 😊.Muchas gracias
Problème avec passeport pour aller au Cambodge English translation pending
Bonjour
La date d'expiration de mon passeport est le 3/7/2008, je compte entrer au Cambodge le 5/1/2008 et quitter le Cambodge le 10/1/2008. Est-ce que celà va être possible sachant que le passeport doit être valide 6 mois après la sortie du territoire? Quel est le risque? Ne pas pouvoir entrer au Cambodge? Le truc c'est que j'ai deja booker mes billets d'avion au départ de Siem Reap pour Shenzhen via Kuala Lumpur. Est ce que je vais avoir le même problème pour entrer en Chine (sachant que j'ai un visa multi entrée pour la Chine)
Est il possible de faire renouveller son passeport avant dans un consulat à l'etranger? Combien de temps cela prend il? Est ce que je peux tout de même garder mon ancien passeport car j'ai mes visas de Hong Kong et de Chine dessus et j'ai booker des billets d'avion avec ce numéro de passeport?
Merci de vos réponses. Je suis en stress
La date d'expiration de mon passeport est le 3/7/2008, je compte entrer au Cambodge le 5/1/2008 et quitter le Cambodge le 10/1/2008. Est-ce que celà va être possible sachant que le passeport doit être valide 6 mois après la sortie du territoire? Quel est le risque? Ne pas pouvoir entrer au Cambodge? Le truc c'est que j'ai deja booker mes billets d'avion au départ de Siem Reap pour Shenzhen via Kuala Lumpur. Est ce que je vais avoir le même problème pour entrer en Chine (sachant que j'ai un visa multi entrée pour la Chine)
Est il possible de faire renouveller son passeport avant dans un consulat à l'etranger? Combien de temps cela prend il? Est ce que je peux tout de même garder mon ancien passeport car j'ai mes visas de Hong Kong et de Chine dessus et j'ai booker des billets d'avion avec ce numéro de passeport?
Merci de vos réponses. Je suis en stress
Travail dans l'Ouest canadien English translation pending
bonjour !!!!
j'aimerais aller a fort Mcmurray en Alberta.Est ce que qqn y est deja aller???
ou sinon p-e m'indiqueR une autre ville payante.J'avoue que désire aller la bas pour faire le l'argent car a pres je desire visiter l'Ouest Canadien en tier sans necessairement etre obliger de travailler...mais je suis ouverte a toutes suggestion pour m'aider dans ma démarche.
Merci
Merci
Pakistan: visiter Rawalpindi et Peshawar? English translation pending
bonjour à tous
deux petites questions:
est-ce-que Rawqalpindi mérite qu'on s'y arrête 1 ou2 jours?
n'ya t-il pas de plus en plus de risque à se ballader à peshawar, mardan voire chitral et d'être pris pour cible par quelque personne malintentionnée à la solde des islmaistes du talibanistan voire des talibans eux-mêmes (vu ce qui se passe du côté afghan avec les actions militaires de l'onu...)
perso je pense qu'il ya toujours un risque mais qui reste faible, cependant peut-être que l'un d'entre vous en revient ou est au courant de la situation ed ces derniers jours...
merci
merci
Je pars au Grand Canyon avec Calvin Thomas English translation pending
Salut ! 😉 Ben voilà c'est fait ! Je pars fin Mai bosser au Grand Canyon avec Calvin Thomas !
Je voudrais avoir des témoignages... Qui part ou est parti là-bas avec eux ? Je veux tout savoir !
Merci 😛
Thaïlande: durcissement des visas run English translation pending
Je viens d'apprendre par le biais d'un forum, le durcissement des visas run depuis peu, c'est afficher à l'aéroport en arrivant .

Qui veut dire en français ceci """"""Tout étranger rentrant dans le royaume sans visa doit présenter un billet ou document de voyage, déjà payé ou confirmé, pour une sortie du royaume dans les 30 jours suivant l'entrée"""""

Qui veut dire en français ceci """"""Tout étranger rentrant dans le royaume sans visa doit présenter un billet ou document de voyage, déjà payé ou confirmé, pour une sortie du royaume dans les 30 jours suivant l'entrée"""""
Vivre à Lome au Togo English translation pending
Bonjour à tous,
Je souhaite passer un an (ou plus) à Lome, au Togo, à partir de juin afin d'effectuer un stage dans un hopital psychiatrique.
Je voulais savoir si il y avait des gens qui avaient déja vécu à Lomé, quels conseils ils pourraient me donner, et je ne me fais pas trop d'illusions mais on sait jamais: est-ce que quelqu'un aurait un tuyau pour un petit boulot...
Voilà merci pour vos réponses....
A bientôt.
Mariage avec un indien English translation pending
j'aimerais rentrer en contact avec des personnes qui se sont mariées en france ou en inde avec un indien...
je suis française et envisage de me marier avec un indien.
Thaïlande: du nouveau? pour les visas (4 octobre 2006) English translation pending
COMMUNIQUE AMBASSADE DE FRANCE - Exemption de visa : Changement de la réglementation
Le gouvernement thaïlandais autorise les ressortissants de 36 pays, dont les Français, à entrer sur le territoire national sans visa pour un séjour de moins de 30 jours.Seule condition pour obtenir cette exemption : la validité du passeport doit-être de plus de trois mois à l’arrivée en Thaïlande. Il est possible d’obtenir une extension de séjour, uniquement en quittant le territoire et en y revenant à l’issue de la durée du séjour.
Toutefois, depuis le 1er octobre 2006, la durée totale du séjour en Thaïlande, dès lors qu’il a été obtenu sans visa, ne peut excéder 90 jours sur une période de 6 mois. En cas de dépassement de la durée accordée par le visa, une amende de 500 bahts par jour de dépassement (avec un maximum toléré de 20 jours) est à régler au guichet Overstays au contrôle des passeports à l’aéroport.
Visas touristiques
Le visa touristique donne droit à un séjour de 60 jours. Il est délivré par les Ambassades et les Consulats de Thaïlande à l’étranger.
Pièces demandées : un passeport valide six mois, au minimum, à partir de la demande de visa, trois photos et un formulaire à remplir. Des droits de chancellerie sont perçus. Ce visa pourra être prorogé de 30 jours, en Thaïlande, par les services thaïlandais de l’Immigration. Les pièces suivantes sont demandées : une photo, une copie du passeport et 1.900 bahts de droits.
Attention : Dépassements de séjour
Les étrangers venus en Thaïlande en tant que touristes ne peuvent pas légalement y séjourner au-delà de la date accordée par l’Officier de l’Immigration lors de l’entrée sur le territoire. Au-delà, Ils sont tenus de quitter le pays.
Le non respect de cette réglementation expose les contrevenants à une arrestation par la police, à des poursuites judiciaires (peine de prison et paiement d’une amende) et à l’expulsion. Celle-ci est en général assortie d’une interdiction de séjour.
Par ailleurs, il a été signalé à l’Ambassade que des officines spécialisées dans la prorogation des visas de tourisme ou l’obtention d’autres catégories de visas ont procédé à la fabrication de faux visas, exposant leurs clients à de graves sanctions pénales.
Pour plus d’informations :
Ministère thaïlandais des Affaires étrangères : www.mfa.go.th
Police royale de l’Immigration : www.immigration.go.th
Office du tourisme thaïlandais (Paris) : www.tourismethaifr.com
Autorité du tourisme en Thailande (TAT) : www.tat.or.th
Tourisme en Thaïlande : http://www.tourismthailand.org
rien de bien nouveau, mais il me semble plus prudent de le rappeler 😉
Le gouvernement thaïlandais autorise les ressortissants de 36 pays, dont les Français, à entrer sur le territoire national sans visa pour un séjour de moins de 30 jours.Seule condition pour obtenir cette exemption : la validité du passeport doit-être de plus de trois mois à l’arrivée en Thaïlande. Il est possible d’obtenir une extension de séjour, uniquement en quittant le territoire et en y revenant à l’issue de la durée du séjour.
Toutefois, depuis le 1er octobre 2006, la durée totale du séjour en Thaïlande, dès lors qu’il a été obtenu sans visa, ne peut excéder 90 jours sur une période de 6 mois. En cas de dépassement de la durée accordée par le visa, une amende de 500 bahts par jour de dépassement (avec un maximum toléré de 20 jours) est à régler au guichet Overstays au contrôle des passeports à l’aéroport.
Visas touristiques
Le visa touristique donne droit à un séjour de 60 jours. Il est délivré par les Ambassades et les Consulats de Thaïlande à l’étranger.
Pièces demandées : un passeport valide six mois, au minimum, à partir de la demande de visa, trois photos et un formulaire à remplir. Des droits de chancellerie sont perçus. Ce visa pourra être prorogé de 30 jours, en Thaïlande, par les services thaïlandais de l’Immigration. Les pièces suivantes sont demandées : une photo, une copie du passeport et 1.900 bahts de droits.
Attention : Dépassements de séjour
Les étrangers venus en Thaïlande en tant que touristes ne peuvent pas légalement y séjourner au-delà de la date accordée par l’Officier de l’Immigration lors de l’entrée sur le territoire. Au-delà, Ils sont tenus de quitter le pays.
Le non respect de cette réglementation expose les contrevenants à une arrestation par la police, à des poursuites judiciaires (peine de prison et paiement d’une amende) et à l’expulsion. Celle-ci est en général assortie d’une interdiction de séjour.
Par ailleurs, il a été signalé à l’Ambassade que des officines spécialisées dans la prorogation des visas de tourisme ou l’obtention d’autres catégories de visas ont procédé à la fabrication de faux visas, exposant leurs clients à de graves sanctions pénales.
Pour plus d’informations :
Ministère thaïlandais des Affaires étrangères : www.mfa.go.th
Police royale de l’Immigration : www.immigration.go.th
Office du tourisme thaïlandais (Paris) : www.tourismethaifr.com
Autorité du tourisme en Thailande (TAT) : www.tat.or.th
Tourisme en Thaïlande : http://www.tourismthailand.org
rien de bien nouveau, mais il me semble plus prudent de le rappeler 😉Suisse-canadienne recherche informations sur les visas pour tour du monde English translation pending
Bonjour,
Je me prépare à faire un tour du monde vers févrié /mars 2007, Je me demande ou je peu trouver les info pour les Visa je suis bi-national (suisse canadienne), je sais que pour tout les pays d'europe c'est ok, australie ok, amérique du nord ok mais pour l'asie les pay de l'est et l'affrique 😕.
Il y a un iste explicatif sur les visa ou je dois regarder par pay ?
Merci Beaucoup.
Je me prépare à faire un tour du monde vers févrié /mars 2007, Je me demande ou je peu trouver les info pour les Visa je suis bi-national (suisse canadienne), je sais que pour tout les pays d'europe c'est ok, australie ok, amérique du nord ok mais pour l'asie les pay de l'est et l'affrique 😕.
Il y a un iste explicatif sur les visa ou je dois regarder par pay ?
Merci Beaucoup.
Voyager à l'intérieur des États-Unis English translation pending
Bonjour,
Je voudrais savoir si étant belge et munis d'une exemption de visa I94 j'aurais la possiblité de voyager par avion a l'intérieur des USA, en l'occurence passer de l'est a l'ouest sans utiliser la voiture !
Quelles sont les papiers a avoir pour ce genre de voyage ? un passeport valide suffit ? faut il justement un visa ? une exemption de visa ?
j'ai cru comprendre qu'on est controllé uniquement par la compagnie aérienne donc a priori pas besoin de visa ? le visa ou l'exemption de visa est donc demandé uniquement pour les vols internationaux donc ?
Merci
Une idee?
Je voudrais savoir si étant belge et munis d'une exemption de visa I94 j'aurais la possiblité de voyager par avion a l'intérieur des USA, en l'occurence passer de l'est a l'ouest sans utiliser la voiture !
Quelles sont les papiers a avoir pour ce genre de voyage ? un passeport valide suffit ? faut il justement un visa ? une exemption de visa ?
j'ai cru comprendre qu'on est controllé uniquement par la compagnie aérienne donc a priori pas besoin de visa ? le visa ou l'exemption de visa est donc demandé uniquement pour les vols internationaux donc ?
Merci
Une idee?
Arnaques en tout genre! English translation pending
Nous avons tous été victime un jour ou l'autre d'arnaque au cours d'un voyageje propose donc un petit messages ou chacun relaterais comment il c'est fait avoir afin que les plus jeunes (ou les plus naif, ne tombe pas dans le piege )
Pour commencé, je vais livrer une annecdote
ATHENES, juillet 91
mon "dépucelage" de routard, nous sommes tous les 2 un peu perdu au centre d'athenes a la recherche d'une banque pour faire du change.Samedi apres midi tous est fermé lorsqu'un type s'approche de nous ca va ?
oui !!
vous voulez changer de l'argent
oui
ba voila, je suis italien (ce qui devait etre vrai), j'ai gagner beaucoup d'argnet au casino et comme je n'est pas le droit de sortir tous ses drachmes, je vous propose de les echanger contre des francs, en contre partis je vous donne le double du cours !!!!!!!!!
bien sur nous savons que ce n'est pas vrai et nous pensons plutot qu'il a cambriller une banque, mais bon dans 2 minutes nous aurons gagner 2000 balles alors nous lui remettons 10 beau billet de 200 fr.
bien sur qu'il y a arnaque, elle consiste en 2 paquet de billets, le "magicien vous remets une liasse contenant 4 000 fr, compter, a ce moment la il vous redemande la liasse pour mettre un elastique et detourne votre attention avec un complice qui crie au loin, quand il vous redonne la liasse le billet de 1000 est toujours visible mais les billets de 5000 a l'interieur on été remplacé par des billets de 100.
resultat 70 fr au lieu des 4000 espéré,
cela faisait 1 heure que nous etions en grece!!!!!!!mais l'histoire est belle car la fin est magique..............
dégouté, nous décidons de filer directement pour la crete, nous prenons le metro en maudissant ce mec;une heure plus tard nous sommes au pirée.le bateau est dans 6 heures, casquettes, lunettes de soleil, walk man pour oublier cet incident qui compromet nos vacances, voici 5 minutes que nous sommes instaler quand un gars me tape sur l'épaule:would you change money ?!!!!!!!!!!
instantanément je reconais le type qui nous a arnaquer 2 heures avant a 10 kilometre de la
je me leve et sans refléchir lui balance un pain dans la téte puis le chope par les cheveux (le gars doit avoir 50 ans et il est petit), la une mercedes arrive a fond, frein a main, la vitre electrique se baisse et la un gars type mafioso discute avec l'autre en italien........... et sort 4 billets de 500 francs, je lache le type, attape les billets, la porte s'ouvre le gars saute dans la voiture, un complice qui faisait le guet fais de méme et la voiture démarre sur les chapeau de roues (imatriculé en france dans le 06 !!!!!)
voila mes 2 premieres heures de ma vie de routard !!!!!!!!!!!!!
depuis j'ai souvant changer des sous dans les rues, je ne donne jamais mon billet ou mes billets avant d'avoir la sommes dans mes mains et je sais toujours exactement quel sommes je vais avoir (150 euro a 3264 brouzouf par exemple!!!tu as interet a avoir compter avant.
une des conbines des changeur vietnamien par exemple est de te donner 808 500par exemple a la place de 880 500 .
j'attend vos histoire, si non moi j'en aurais au moins une dizaine......
a plus
Voyage en Guinée et Sierra Leone English translation pending
Bonjour a tous !
Avec le relâchement (a confirmer !!) des exigences de visa au SL (visa on arrival a l'aéroport et aux frontière terrestres) j'envisage un relativement court séjour (10/11j) en Guinée et SL en novembre.
L'idée étant d'atterrir a conakry, de tenter de rejoindre le plus tôt possible le fouta djalon pour 4/5 jours, puis de rejoindre Freetown (j'imagine changement possible a Coyah) pour 4/5 jours a Freetown et ses plages !
Questions pour les spécialistes ! -Les pistes et routes en Guinée sont elles si horribles ? -Est ce que ce déplacement sur 4/5 jours en fouta djalon fait tellement sens ou est ce trop court ? Ou vaut il mieux se baser et est il nécessaire de "monter" jusqu'à Labe ?
Merci beaucoup pour vos lumières, pas évident d'avoir bcp d'infos sur cette partie du monde :)
Avec le relâchement (a confirmer !!) des exigences de visa au SL (visa on arrival a l'aéroport et aux frontière terrestres) j'envisage un relativement court séjour (10/11j) en Guinée et SL en novembre.
L'idée étant d'atterrir a conakry, de tenter de rejoindre le plus tôt possible le fouta djalon pour 4/5 jours, puis de rejoindre Freetown (j'imagine changement possible a Coyah) pour 4/5 jours a Freetown et ses plages !
Questions pour les spécialistes ! -Les pistes et routes en Guinée sont elles si horribles ? -Est ce que ce déplacement sur 4/5 jours en fouta djalon fait tellement sens ou est ce trop court ? Ou vaut il mieux se baser et est il nécessaire de "monter" jusqu'à Labe ?
Merci beaucoup pour vos lumières, pas évident d'avoir bcp d'infos sur cette partie du monde :)
Brexit et formalités administratives English translation pending
La date du Brexit approche à grand pas.
L’industrie du tourisme est primordiale pour la Grande Bretagne.
Malheureusement de grandes questions restent sans réponse.
Visa? Les citoyens européens devront ils demander un visa pour un séjour de courte durée , et ce visa sera t’il payant’,
La Grande Bretagne deviendra un pays tiers , ce qui signifie qu’en matières de TVA, douanes nous entrons dans une ère nouvelle. Verrons nous les files d’attente s’allonger pour embarquer dans le, train pour Londres , devrons nous arriver deux heures plus tôt qu’actuellement dans les ports pour embarquer sur le Ferry-boat.
Le système bancaire ? Pourrons nous prendre de l’argent dans les distributeurs de billets?
Nos cartes de débits, pourrons nous payer nos achats, carburants, vêtements etc...
La profession du tourisme va devoir faire face à des tracasseries administratives énormes.
Le, système d’identification des numeros de tva des entreprises anglaises disparaîtra des écrans le lendemain du Brexit. La récupération des créances va être un casse tête.
La, liste des interrogations est longue. Je veux par ce texte de réflexions inciter les voyageurs à poser des questions aux agences de voyages , aux administrations afin que le lendemain du Brexit ne soit pas The Day After lorsqu’ils seront en Grande Bretagne .
Visas et points d'entrée en Géorgie, Arménie et Iran (à vélo) English translation pending
Bonjour à tous,
Mon projet consiste à rejoindre la Mongolie, depuis Lyon. Pour la Turquie j'ai eu toutes mes réponses. Pour l'Europe aucun problème. Ce poste ce centre sur la traversé de ces trois pays : Géorgie, Arménie et Iran.
1-Concernant la Géorgie, par où est-il le plus favorable de rentrer ? Faut-il un Visa ?
2- Pour l'Arménie, visiblement on peut avoir facilement un Visa pour l'équivalent de 10€ au poste de Douane à Gogavan. Est-ce toujours le cas ?
3- Pour l’entrée en Iran, beaucoup choisisse Erzurum en Turquie. Je sais qu'il est également possible de le faire à Athène et Trabzon. Je pense le faire à Erzurum, et vu qu'il est valable 3 mois, ça me laissera assez de temps pour parcourir la Géorgie et l'Arménie. Quelle frontière conseillez-vous pour rentrer en Iran depuis l'Arménie ?
Merci pour vos réponses !
Yannick
Mon projet consiste à rejoindre la Mongolie, depuis Lyon. Pour la Turquie j'ai eu toutes mes réponses. Pour l'Europe aucun problème. Ce poste ce centre sur la traversé de ces trois pays : Géorgie, Arménie et Iran.
1-Concernant la Géorgie, par où est-il le plus favorable de rentrer ? Faut-il un Visa ?
2- Pour l'Arménie, visiblement on peut avoir facilement un Visa pour l'équivalent de 10€ au poste de Douane à Gogavan. Est-ce toujours le cas ?
3- Pour l’entrée en Iran, beaucoup choisisse Erzurum en Turquie. Je sais qu'il est également possible de le faire à Athène et Trabzon. Je pense le faire à Erzurum, et vu qu'il est valable 3 mois, ça me laissera assez de temps pour parcourir la Géorgie et l'Arménie. Quelle frontière conseillez-vous pour rentrer en Iran depuis l'Arménie ?
Merci pour vos réponses !
Yannick
Visas touristiques pour Madagascar English translation pending
JUSTE UNE INFORMATION, les visas touristiques pour Madagascar sont changés. La durée maximum pour le visa établi à Ivato Aéroport sont maintenant de 60 jours.
Les stations service de l'Andalousie English translation pending
Bonjour à tous !
Nous partons pour l'Andalousie prochainement et je me demandais comment fonctionne les stations service de la région ? Peut-on payer directement à la pompe avant de faire le plein ? Si oui, est-ce que nos cartes Canadienne Visa ou MasterCard fonctionne ? Doit-on entrer un "zip code" comme aux USA ?
Merci à l'avance🙂
Nous partons pour l'Andalousie prochainement et je me demandais comment fonctionne les stations service de la région ? Peut-on payer directement à la pompe avant de faire le plein ? Si oui, est-ce que nos cartes Canadienne Visa ou MasterCard fonctionne ? Doit-on entrer un "zip code" comme aux USA ?
Merci à l'avance🙂
Une semaine au Caire - mai 2018 English translation pending
Mai 2018 – Une semaine au Caire
Vendredi 11
C’est le lancement de Joon, la compagnie low cost d’Air France, qui nous a incités à retourner en Égypte. 20 ans qu’on n’y avait pas remis les pieds, il était temps…
Pour aller à Roissy, ce n’était pas gagné : les trains circulaient la veille et le lendemain de notre départ, mais le vendredi 11, eh bien pas de grève mais des travaux sur la ligne Toulouse-Paris. Il a donc fallu nous rendre en voiture jusqu'à une gare où on trouverait un train, en l'occurrence Gien, à 200 km d'ici. Petite anecdote, dans notre wagon il y a avait toute une bande de fillettes d’une dizaine d’années apparemment de retour de vacances accompagnées de bonnes sœurs. L’ambiance était joyeuse. Pour les occuper, les sœurs les faisaient jouer au jeu des sept familles. À un moment, Marielle me fait remarquer que les figures sur les cartes sont… des saints !
On arrive à Paris pile à l’heure. Et le bon côté de cette grève, c’est qu’on n’avait jamais rallié Roissy depuis la Gare de Lyon aussi vite tellement la circulation était fluide.
Avion parti à l’heure. Finalement pas Joon, mais Air France. Pas grave, on aime.
Arrivée vers 21 heures. On sait qu’il faut prendre le visa sur place avant de passer à la douane. Dans l’aérogare, de petites affiches jaunes « No visa yet? » sur des piliers indiquent le guichet des bureaux de change à quelques mètres sur la droite. On fait coup double : changer de l’argent et obtenir notre visa. Une quinzaine d’euros par personne pour le visa. Petite parenthèse : en règle générale, inutile d’aller dans un bureau de change, le taux est le même à l’hôtel. D’ailleurs, le réceptionniste utilisait la même appli que nous.
Le passage en douane est longuet, seulement deux guichets sont ouverts. C’est l’occasion de faire connaissance avec un couple de jeunes Français venus de Bourgogne.
Comme nous avons réservé notre hôtel d’avance, une voiture est venue nous chercher. En 1998, circuler au Caire était mission impossible. C’était constamment embouteillé et ça klaxonnait furieusement. Là, je me rends compte que les autoroutes que j’ai découvertes il y a quelques années en survolant Le Caire dans Google Earth – elles n’existaient pas en 98 – ont quelque utilité. Notre hôtel étant à Gizeh, soit une cinquantaine de kilomètres, nous empruntons une rocade évitant de passer par le centre. Toujours ça de gagné.
Nous séjournons au Marvel Stone, juste en face du sphinx. De la chambre et, surtout, de la terrasse, on a une vue plein cadre sur le sphinx et les pyramides. Une promo à 280 € la semaine dans un endroit pareil, ça valait la peine. L’hôtel a ouvert ses portes il y a seulement six mois, autant dire que tout est neuf. Chambre claire et spacieuse, lits confortables. La couette et les serviettes de bain posées dessus sont pliées en forme de pyramides… À la nuit tombée, bonne surprise : l’éclairage de la chambre est particulièrement soigné. On est loin des chambres tristes d’autrefois, avec une ampoule de 30 W toute nue pendant au bout d’un fil. Seul bémol : la douche, dont le sol est incliné dans le mauvais sens, mais ce n’est qu’un détail. Sinon, en sortant de la douche on se sèche avec des serviettes parfumées. L’hôtel étant plus moins entouré d’écuries et de… comment on appelle ça, des « dromadaireries » ? et les serviettes étant mises à sécher sur les terrasses, nous nous retrouvons parfumés au Chamelle numéro 5 après chaque douche. Ah oui, et le lavabo : pas d’éclairage et le miroir est pile en face de la porte, et donc de la baie vitrée. Alors pour te raser, soit tu fermes la porte pour ne pas être aveuglé par la lumière extérieure, soit tu te rases quand il fait encore nuit. Seulement, le jour se lève à 4 heures…
Autre particularité du quartier : le calme. Autant le centre-ville est pollué et bruyant, autant c’est calme ici. En fait, quand on traîne dans les rues alentour, on se rend compte qu’il y a très peu de voiture. Je pense que ça s’explique par la présence des barrages de police qui font que seuls les résidents et, éventuellement les taxis ou les cars de touristes, peuvent y pénétrer. Comme c’est aussi ici que se trouvent la plupart des dromadaires et des chevaux qui baladent les touristes sur le site des pyramides pendant la journée, on est étonné de n’entendre que des bruits de sabots. Pour un peu, on se croirait dans un film historique ! Certes, pas au temps des pharaons, mais quelques décennies plus tôt, et ce n’est pas désagréable du tout.
Étant debout depuis six heures du matin, on se couche assez tôt… pour être réveillé vers minuit par une musique tonitruante : le spectacle son et lumière aux pyramides ! C’est un peu pour ça qu’on avait choisi cet hôtel, mais on pensait que le spectacle avait lieu plus tôt dans la soirée. Hop, un saut sur la terrasse pour voir. Un peu décevant. Les éclairages ne sont pas terribles, et on entend surtout de longs passages lus sur un ton un peu grandiloquent… en espagnol. En fait, le spectacle a lieu tous les soirs dans une langue différente. En général, il démarre vers huit heures, mais il arrive qu’il y ait un « deuxième service » comme ce soir.
Crevés et un peu frileux, retour au dodo au bout de quelques minutes.
Petite parenthèse : c’est notre troisième séjour en Égypte. On est venu la première fois en 1989 et la seconde en 1998. En 89, on y a passé une quinzaine de jours et visité Le Caire, Assouan, Abu Simbel, Al Kharga et Louxor. En 98, on s’est contenté de passer une semaine à Assouan, le but étant simplement de faire un petit break au milieu de l’hiver.
Samedi 12 Réveil vers 7 heures : musique tonitruante, annonces en anglais dans des haut-parleurs. C’est une cérémonie de remise de diplômes de fin d’études qui se tient à un jet de pierre, là où les spectateurs s’asseoient pour assister au son et lumière le soir. Il fait déjà très chaud, ce qui explique sans doute le choix de cette heure matinale. N’empêche, ça surprend. Allez, on s’arrache et on va prendre le petit-déjeuner sur la terrasse. Il est inclus dans le prix, mais c’est pas la grande affaire. La purée de fèves est très bonne, mais l’omelette est trop grasse et les petits pains… beurk, même des Anglais les trouveraient immangeables. C’est dire. Enfin, pour le prix qu’on a payé, faut pas demander la lune non plus. Et puis on s’en fout : on a les pyramides devant nous. Magique. D’ailleurs, c’est évidemment elles qu’on va voir – ou plutôt revoir – en cette première journée. À l’entrée située de ce côté-ci, juste devant le sphinx, le guichet ne ressemble guère à ce qu’on pourrait attendre d’un site aussi connu. C’est un simple petit bâtiment jaune délavé et poussiéreux avec une grande porte et un petit guichet sur la gauche. Rien n’est indiqué, du moins rien d’intelligible pour nous puisque tout est uniquement en arabe, que nous ne lisons malheureusement pas. 120 livres par personne, soit 6 € pour accéder à l’ensemble du site. C’est cadeau. En France, pour visiter le moindre château ou jardin, il faut compter 18 €. Certes, c’est beaucoup plus cher pour les étrangers que pour les Égyptiens, mais il faut savoir que l’Égyptien moyen gagne 70 € par mois. Et puis, si on se donne la peine de venir jusqu’ici, on ne va tout de même pas mégoter pour si peu. Si on veut entrer dans les pyramides, il faut prendre des billets à part. Pour aujourd’hui, ça ira comme ça. Première étape : le sphinx. En 98, je me souviens avoir été interviewé par des jeunes journalistes d’une télé quelconque. Bien poli, je n’avais pas tari d’éloges sur les travaux de restauration. Je ne suis pas sûr que je serais aussi élogieux aujourd’hui quand on voit le résultat. Une honte ! Le sphinx a supporté plusieurs millénaires d’érosion, il pourrait en supporter encore quelques-uns. Surtout que dans quelques dizaines ou centaines d’années, quand notre civilisation aura disparu, ce qui ne saurait tarder au train où vont les choses, il sera sûrement de nouveau noyé dans les sables. Et ils vont faire quoi, après ? Fondre les pyramides dans de la résine ou un truc comme ça ? Autour du sphinx, c’est un peu la cohue en cette fin de matinée. Les touristes font des selfies, prennent des poses pour qu’on ait l’impression que le sphinx est posé sur leur main… ah la la, le respect se perd. Ensuite, ce sont les chameliers qui proposent de faire découvrir le site à dos de dromadaire. « Do you know how much? Only one hundred Egyptian » (sous-entendu, “pounds”). On fait la sourde oreille ou alors, quand le mec se fait trop insistant, on invoque un mal de dos. On préfère à pied. Le but n’est pas d’avoir « fait » les pyramides, mais de prendre le temps, de s’imprégner de l’ambiance du lieu. On s’attarde sur les détails auxquels les touristes ne font pas attention, mais qui sont des plus intrigants, à savoir la taille des blocs de calcaire et de granite. La taille dans les deux sens du terme : ils sont énormes, plusieurs mètres cubes pour la plupart, et taillés avec une précision stupéfiante. L’autre détail qui nous intrigue, c’est leur forme. Ce ne sont pas juste des parallélépipèdes de taille standard, mais ils sont taillés de manière à s’emboîter selon des schémas irréguliers, sans doute pour résister aux tremblements de terre. Certains blocs de granite présentent un renflement curieux dont on ne voit pas bien la fonction. Il va falloir passer quelques heures sur la Toile pour tâcher d’éclaircir tout ça en rentrant. On passe au large de Khéops puis de Khephren pour arriver à la pyramide de Mikérinos. De là, on pousse le pied jusqu’à une dune située quelques centaines de mètres plus loin. Silence. Les pyramides semblent vibrer dans l’air brûlant du milieu de la journée. De temps à autre, des nuages passent et on a l’impression qu’un géant s’amuse à les éclairer ou à les obscurcir chacune à son tour. Arrive l’heure de la prière. Un muezzin, un autre, un troisième… bientôt, c’est une immense clameur qui nous parvient de la ville, venue mourir au pied du site de Gizeh dans sa croissance effrénée. D’autant plus impressionnant que, dans les dunes, c’est le silence complet. En revenant vers l’entrée est, on fait une large boucle pour passer devant l’entrée de la pyramide de Kheops. C’est la plus grande des trois, mais on a du mal à vraiment appréhender ses dimensions quand on est au pied. Environ 230 mètres de côté pour 145 de hauteur. Elle serait constituée d’environ trois millions de blocs de calcaire, la plupart de plusieurs tonnes. Les blocs de parement sont taillés avec une extrême précision, de l’ordre du dixième de millimètre, et pas deux blocs sont identiques. Apparemment, ils étaient sciés et réassemblés dans la même position qu’à l’origine, ce qui permettait d’obtenir ce résultat. D’ailleurs, sur le parvis on voit des traces de découpe sur le sol. Je dois dire que je ne comprends pas bien comment on procédait. Est-ce qu’on sciait jusqu’à une certaine profondeur, mais alors comment, et qu’on levait ensuite les blocs pour les amener à leur emplacement final pour qu’ils soient parfaitement jointifs ? Seule explication logique à mes yeux, mais sur le plan pratique ? Cela vaut aussi pour les blocs de granite, notamment au pied de la pyramide de Khephren. Ils sont taillés avec une précision stupéfiante et on a l’impression qu’ils sortent d’une usine. Comment on obtient ce genre de résultat ? En sortant du site, on file directement sur le restau d’en face. J’ai oublié son nom, mais il est juste à côté d’une chaîne étatsunienne de pizzerias industrielles pour bétail humain. Facile pour le retrouver. La baie vitrée de la salle du premier étage permet de déjeuner en admirant… les pyramides, pardi ! Le service est minable, très long et peu aimable, mais la cuisine excellente, de même que les jus de fruits. En attendant qu’on nous serve, on observe un couple d’Espagnol, dans la cinquantaine. Ils font des selfies. Ils font peut-être partie de DSF, Débiles Sans Frontières ? De retour à l’hôtel, on musarde sur la terrasse d’où on découvre le plateau, bien sûr, mais aussi tout le quartier. Et ce n’est pas le moins intéressant. Tout autour, ce ne sont que de petits immeubles de deux ou trois étages en béton et en brique nue. Et les terrasses… sont autant de basses-cours. Ici des oies, là des moutons qu’on laisse sortir de leur cagibi une fois par jour pour les nourrir, là-bas des canards… En même temps, comme personne n’a de terrain, il faut bien trouver un endroit pour élever la volaille, les moutons et les chèvres. Quand je pense à ces magazines qui se croient à l’avant-garde en nous vantant des projets de « ferme dans la ville » au Japon ou je ne sais où ! En fin de journée, on regarde aussi les gamins du quartier qui font décoller leurs cerfs-volants, comme partout entre le Moyen-Orient et l’Inde. Ça et là, des structures métalliques carrées peintes en vert attirent notre attention alors qu’on regarde les pigeons tournoyer avant le coucher du soleil. En haut d’une de ces constructions un type agite un drapeau (belge !). Qu’est-ce qu’il fait ? Est-ce qu’il cherche à éloigner les pigeons ou au contraire à les attirer ? Dans une construction voisine, un autre agite aussi un drapeau, libanais celui-là. Au cours des jours suivants, on se rend compte que ça les occupe une bonne heure tous les soirs. Pendant ce temps, les muezzins appellent à la prière. J’ignore combien il y a de mosquées au Caire, sans doute des milliers. Alors la clameur entendue plus tôt dans la journée depuis le plateau de Gizeh est encore plus impressionnante ici. Vers huit heures, spectacle aux pyramides. Dire que des gens paient 26 € pour ça ! Il semble que ce spectacle existe depuis les années 60 et n’a jamais été remis au goût du jour. Et moi qui m’attendais à un déluge d’effets spéciaux, j’en suis pour mes frais. De temps en temps, le sphinx est éclairé en bleu et les pyramides en rouge ou en vert, mais seulement très peu de temps. Entre deux, du baratin, du baratin, du baratin. On est à quelques jours du début du ramadan, et il semble y avoir une ambiance particulière. On sent que quelque chose se trame, un peu comme avant les fêtes de Noël chez nous. Dans les rues, les gens ont accroché des guirlandes de papier argenté, et le soir de la musique monte jusqu’à nous depuis une maison voisine. Des airs traditionnels et modernes. J’en reconnais un ou deux, sans doute des classiques d’Om Khalsoum ou Najat el Seghira.
Dimanche 13 Aujourd’hui, visite du Musée égyptien. La première fois qu’on l’a visité, c’était en 1989, et j’ai gardé le souvenir d’un endroit sombre et poussiéreux, où tout était plus en moins entassé pêle-mêle. La momie d’un pharaon dont j’ai longtemps cru qu’il s’agissait de Ramsès II – je n’en suis plus si sûr, peut-être une indication erronée donnée à l’époque par le musée ? – était posée là, même pas protégée par une vitrine, et n’importe qui pouvait y toucher. Ça paraît incroyable aujourd’hui. Depuis, je crois qu’elle est régulièrement prêtée à droite, à gauche dans le monde. Le musée a été refait entièrement dans les années 90. C’est un grand bâtiment ocre à deux pas de Midan el-Tahrir et du Nil. Le prix de l’entrée et de 180 livres par personne, plus 50 livres si on veut faire des photos. 230 livres pour nous, donc, soit 11,50 euros. Pour un tel musée, ça me semble tout à fait correct. À l’intérieur, l’aménagement est assez bizarre au premier abord, mais finalement pas bête du tout. Si on suit le plan, on commence par le fond et on revient vers l’entrée en zigzaguant par les allées transversales. La première chose qu’on remarque en entrant, hormis des statues géantes de pharaons, c’est la pierre de Rosette et un buste de Champollion. On suit docilement le plan pour découvrir le patrimoine de l’Egypte ancienne dans l’ordre chronologique. Des statues de pharaons et de sphinx, des sarcophages, des stèles gravées de hiéroglyphes, des barques mortuaires en veux-tu, en voilà… Au début on regarde tout ça d’assez près en essayant de déchiffrer les trop rares explications données. Beaucoup datent de l’entre-deux guerres. Elles sont tantôt en français, tantôt en anglais, tantôt en arabe, sans grande cohérence. Et puis le texte est souvent trop petit, mal éclairé ou mal placé. Une fois le circuit du rez-de-chaussée terminé, on monte à l’étage. Là, on découvre des dizaines de sarcophages dans des vitrines. Ils sont splendides, mais pas toujours bien mis en valeur. Certaines salles sont en cours de restauration. Les peintres ont vaguement jeté des bâches en plastique sur les vitrines et travaillent la clope au bec au milieu de tous ces trésors. À l’étage, aussi, le truc pour lequel tout le monde vient ici : la salle du trésor de Toutankhamon. Là, interdiction de faire des photos. En même temps, c’est tellement somptueux qu’une fois qu’on ça sur la rétine, on ne l’oublie pas. On l’avait déjà vu en 89, mais, hormis le masque et le sarcophage, je ne me souvenais pas du reste. Et le reste, il vaut aussi le déplacement. On trouve notamment des parures d’un raffinement inouï, et ce serait bête de ne pas s’y attarder. Globalement, on peut être un peu déçu par les imperfections du musée, mais je trouve que les Égyptiens ont bien du mérite. Avoir hérité d’un tel patrimoine, c’est à la fois un don du Ciel et un cadeau empoisonné. Entretenir tout ça coûte des fortunes. C’est financé par les entrées, mais le tourisme s’est effondré ces dernières années après la dernière révolution de couleur. Il reprend vigoureusement depuis un an ou deux, mais on est encore loin du compte. Et puis il faut savoir que si la population était d’une cinquantaine de millions d’habitants dans les années 80, elle est aujourd’hui de 95 millions. Elle a quasiment doublé en une génération. On comprend que les Égyptiens aient d’autres chats à fouetter que construire de belles vitrines bien éclairées pour les sarcophages du musée. En sortant, on file dans les rues en face pour trouver un restau. Entre les places El-Tahrir et Talaat-Harb, c’est le quartier des agences de voyages. Il n’y a quasiment que ça. C’est d’ailleurs sur Talaat-Harb qu’on avait séjourné en 89 et en 98. Je me souviens que l’hôtel avait encore un standard téléphonique avec des fiches ! Et il était utilisé ! Il est toujours là aujourd’hui, mais on n’est pas allé voir si ce standard était toujours là… Tout le quartier est assez déplaisant. Très bruyant et pollué, comme un peu partout au Caire. Par rapport à nos visites précédentes, les voitures sont récentes et moins polluantes, mais la population a doublé… Autre mieux, cependant : les klaxons. Ceux qui découvrent l’Égypte aujourd’hui doivent trouver que les automobilistes égyptiens sont des maniaques du klaxon. Par rapport aux années 80-90, c’est de la gnognote ! Par contre, la pollution est toujours bien là, et plus que jamais : on voit ce qu’on respire. Après avoir déjeuné d’un plat de nouilles au milieu des employés du quartier dans l’équivalent égyptien d’un fast-food, on reprend un taxi pour rentrer à Gizeh. Évidemment, dans ce sens-là, c’est moins facile de négocier. À l’aller, on avait commandé un Uber à l’hôtel. Une centaine de livres (5 €) pour venir au centre. Au retour, on a dû payer dans les 150. Le soir, on essaie un autre restaurant du quartier, le Pyramids. Cadre typique, service sympathique. Les serveurs sont amusés par ma clope électronique. Visiblement, ça plaît beaucoup. Marielle prend un tajine et j’essaie le pigeon farci. En fait, le pigeon c’est moi. Quasiment pas un morceau de chair – oui, bon, un pigeon ce n’est pas une dinde non plus, mais là… La farce est en fait simplement du mil ou du riz, un peu difficile de le déterminer. Relativement insipide et plutôt décevant. On aurait mieux fait d’aller au restau chinois aperçu tout à l’heure… De retour à l’hôtel, on fait quelques parties de billard sur la terrasse avec les Français. Plus de trente ans que je n’y avais pas joué, et la table n’est pas tout à fait de niveau, mais j’arrive à m’en tirer à peu près honorablement.
Lundi 14 Troisième jour. Que faire ? Le musée égyptien ? C’est vu. Les pyramides ? Non, pas aujourd’hui. Allez, on fait un tour dans le centre, mais pas n’importe où : au parc El Azhar. Ce grand parc est perché sur une colline qui domine la vieille ville, entre la citadelle, quelques mosquées et le marché de Khan El-Khalili. À la réception, on tombe sur le jeune Allemand qui occupe la chambre au bout de notre couloir. C’est un étudiant en égyptologie venu quelques jours pour préparer son mémoire de maîtrise. Ce matin, il se rend au musée égyptien. Comme nous passons justement devant pour aller au parc, on décide de faire taxi commun. Ce type est une caricature d’Allemand. Il me fait penser aux musiciens du groupe Kraftwerk en concert dans les années 70 (oui, j’ai vécu ça…). Les cheveux parfaitement tirés en arrière, rasé de très près, chemise à rayures boutonnée aux poignets, pantalon noir au pli irréprochable, chaussures cirées… Il compte vraiment s’aventurer comme ça dans les rues du Caire ? Au bout de trois minutes, il sera couleur Tempête du désert ! Le lendemain, Marielle me fait remarquer qu’il cache bien son jeu : une de ses manches était un peu remontée et elle a aperçu l’esquisse d’un tatouage qui, visiblement, courait jusqu’à l’épaule. Question : un sphinx ou une divinité égyptienne ? Le trajet jusqu’au centre prend une bonne heure. Ça s’est énormément construit entre Gizeh et le centre. C’est aussi beaucoup plus moderne. Ce qui n’a pas changé, par contre, c’est la saleté. Enfin si : c’est pire. Il ne semble pas y avoir de service de voirie. Les rues sont une véritable décharge à ciel ouvert. À l’approche du Nil, c’est de plus en plus encombré. On avance à trois à l’heure, le soleil est au zénith et il doit faire quarante à l’ombre. Enfin on arrive quand même au musée et on dépose notre colis. Le chauffeur ne connaît pas très bien la route jusqu’au parc, et il doit être le seul Uber du Caire à ne pas avoir de GPS. Peu importe, il finit par nous déposer à l’entrée est. C’est le milieu de la journée, il fait extrêmement chaud, mais ici on a la sensation de respirer enfin. Le parc est très beau, très propre et bien entretenu. Surtout, c’est très vert. Inimaginable ! Des belvédères aménagés à deux ou trois endroits, on découvre la citadelle, des mosquées et la vieille ville. Pas de belle architecture, mais uniquement des constructions de deux ou trois étages aux toits plats servant souvent de dépotoir – ou de basse-cour. Une grande ville moyen-orientale, quoi. Ah oui, un truc marrant : les antennes-relais sont camouflées en palmiers. Bien vu ! À quelques dizaines de mètres de l’entrée on découvre un grand bâtiment de style oriental, avec un patio et une fontaine au milieu, qui débouche sur de très beaux jardins en contrebas, irrigués par un petit chenal allant jusqu’à l’autre extrémité du parc. Sur la gauche, une terrasse avec des parasols attend les touristes venus pour déjeuner. Cela nous paraît tout bonnement incroyable d’être dans un endroit pareil, en plein cœur d’une ville aussi grouillante et polluée. C’est presque silencieux. De fait, on entend surtout des oiseaux. Sur la terrasse, des enceintes diffusent des airs égyptiens connus. Ambiance orientale on ne peut plus orientale. La cuisine est simple mais bonne, et au même prix qu’ailleurs, soit 5-6 €. Pourquoi se priver ? En sortant du restau, on poursuit notre balade jusqu’au bout de la colline. À un moment, un jeune couple vient vers nous et le gars me demande s’il peut me prendre en photo avec sa copine. Là, je suis plus que scotché. Ensuite, c’est elle qui insiste pour qu’on fasse une photo avec son copain, puis tous les deux… Eh bien, ça se lâche chez les barbus ! Bon, il faut dire que le parc est fréquenté par la bourgeoisie du coin, et les mœurs sont forcément plus libres. Après avoir traîné un bon moment, on décide de redescendre jusqu’au marché de Khan El-Khalili, à quelques centaines de mètres en contrebas. Là, ce n’est plus du tout la même ambiance. La fin de l’après-midi approche et les rues sont de plus en plus encombrées. Un peu plus bas, on se rend compte qu’on ne peut pas traverser l’avenue ici. Comme on est le nez en l’air, un type rondouillard d’une quarantaine d’années nous branche. Où est-ce qu’on veut aller ? Ah, mais non, c’est de ce côté-ci que c’est intéressant, pas de l’autre. Ben voyons. Il nous entraîne dans une ou deux ruelles voisines de la madrassa, qui ne manquent d’ailleurs pas de charme, nous montre une vieille maison bourgeoise où aurait séjourné Napoléon lors de la campagne d’Égypte… On visite l’atelier d’un ou deux artisans, l’un qui fait des boîtes en nacre et l’autre des lampes en bronze. Du beau boulot d’ailleurs. Et d’insister sur le fait que ces mêmes pièces coûteraient cent fois plus dans les grands hôtels du centre, et ne seraient même pas authentiques… On arrive finalement à se débarrasser de lui et on traverse Khan El-Khalili par l’artère la plus encombrée en cette fin d’après-midi. On se prend les pieds dans des sacs en plastique, on se fait bousculer par des portefaix, klaxonner par des scooters… Enfin, on arrive dans une grande avenue qui conduit à la station de métro la plus proche. Six heures du soir. Un capharnaüm incroyable. Entre les étals, les piétons, les tables où des familles sont installées pour manger, les voitures n’avancent plus du tout. Je crois que mon idée de prendre le métro pour aller de l’autre côté du Nil en direction de Gizeh n’a décidément rien de farfelu. Eh bien le métro du Caire à six heures du soir et les Halles, c’est kif-kif. Apparemment, pour les billets, ça marche par zones. Le nôtre nous coûte une misère… et ça fait tout drôle de se retrouver avec des billets jaunes au dos desquels court une piste magnétique marron. Par contre, c’est l’heure de pointe et on se retrouve tassés comme des harengs dans des boîtes de sardines. Tout contre nous, un jeune très sympa nous branche, en français. Apparemment, il a appris tout seul sur Internet. On est épaté de l’excellence de sa prononciation et la richesse de son vocabulaire. Étant moi-même traducteur, je ne peux qu’apprécier. Rétrospectivement, on se souvient qu’en Égypte ce n’est pas la première fois qu’on tombe sur des gens ayant appris notre langue par la télé ou, entre-temps, Internet. On descend à l’université. La station est plutôt mal foutue et on se demande un peu où est tombé. D’un côté, une rue avec des calèches et de vieux taxis pourris, de l’autre une quatre-voies. Va pour la quatre-voies. Trouver un taxi à cette heure, surtout un qui ne nous arnaque pas, ça n’est pas gagné. Par chance, une jeune fille qui attend son bus a repéré notre désarroi et explique à un chauffeur de taxe où nous allons et combien nous sommes disposés à payer. 120 livres, c’est le prix. D’ailleurs, le type est très correct et ne cherchera pas à nous arnaquer à l’arrivée. De retour à l’hôtel, on décide d’aller dîner avec le couple de jeunes Français. On a jeté notre dévolu sur le Felfela, apparemment bien côté sur TripAdvisor, comme le Pyramids dont j’ai parlé précédemment. Il est à deux pas de l’hôtel Méridien. Comme on a le temps, on décide d’y aller à pied. Ce n’est qu’à un kilomètre de notre hôtel. Pas la mer à boire. Seulement on se trompe à un carrefour et on se retrouve finalement à prendre un de ces minibus Volkswagen antédiluviens complètement cabossés qu’on voit un peu partout. La course est d’un prix dérisoire, quelque chose comme dix centimes par personne. Dommage qu’on ne parle pas arabe, ce serait un bon moyen de se déplacer. Plus exotique et authentique que les taxis. Et vu les conditions de circulation, ça ne changerait pas grand-chose. Le Felfela est un établissement assez joli et agréable, pas très bruyant bien qu’à côté d’une route passante qui longe le site des pyramides. Perso, je n’ai pas très faim et je commande une ratatouille. J’ai été bien inspiré, Marielle, Jonathan et Audrey ont commandé un tajine – un grand pour Audrey qui déclare avoir une faim de loup. Les serveurs sont dubitatifs au moment d’apporter les plats. Audrey est toute menue et c’est elle qui a le plus grand tajine. Petite parenthèse : ici, n’importe quel plat chaud semble s’appeler un tajine. Ainsi, au restau en face du sphinx, je me suis régalé d’un « tajine moussaka », qui était en fait simplement de la moussaka. Ma ratatouille est parfaite, en quantité et en qualité, mais les trois autres se voient servir un plat avec du riz blanc sur une épaisseur de cinq bons centimètres et, tout au fond, quelques petits os de poulet avec de maigres restes de chair accrochés après… Les bonnes notes décernées sur TripAdvisor nous paraissent suspectes. Y a-t-il magouille ou a-t-on simplement affaire à des touristes mal dégrossis descendus au Méridien tout proche et venus s’encanailler au Felfela ?
Mardi 15 Ce matin on retombe sur notre Allemand en descendant à la réception nous rancarder sur un taxi pour aller à Saqqarah. Ça tombe bien, il y va aussi. Le chauffeur demande dans les 200 livres, soit une dizaine d’euros pour nous trois. Saqqarah, on peut aussi y aller depuis le plateau de Gizeh en taxi ou à dromadaire. Ce n’est qu’à une douzaine de kilomètres, je pense. J’ai d’ailleurs l’impression que c’est ce que font la plupart des touristes qui préfèrent ne pas marcher. Une fois sur place, le chauffeur doit parlementer à l’entrée. Apparemment, il faut une licence spéciale ou je ne sais quoi. L’Allemand connaît déjà bien les lieux et nous donne quelques explications. Chemin faisant, on aperçoit des pelleteuses à l’œuvre. Il nous explique qu’en archéologie, on a coutume de dégager les sites par couches de trois centimètres, à la truelle et au pinceau. Cela le désespère de voire que les Égyptiens y vont au bulldozer. On espère qu’il va nous autoriser à l’accompagner toute la journée, mais il nous fait sentir discrètement qu’il ne « veut pas nous embêter avec son côté monomaniaque ». On n’insiste pas. Après tout, il n’est pas en vacances et on ne ferait que l’embêter. Bref, on se sépare à la pyramide de Djéser, pyramide à degrés qui serait également la plus ancienne d’Égypte. Maître d’œuvre : Djéser architecte : Imhotep. La pancarte indiquant le coût et la durée des travaux était effacée. En errant dans les ruines alentour, on se fait alpaguer par deux chameliers. D’autorité, ils nous coiffent et nous habillent de vêtements qui empestent le dromadaire puis s’emparent de nos appareils pour nous photographier. Ils se font plaisir : en fait, ils me font monter sur un âne, même pas un dromadaire, puis clac, clac, clac, que je te mitraille. Allez, à présent avec Marielle à mon côté. Maintenant comme ci, ensuite comme ça (je vous passe les détails pour des questions de décence). À ce stade, ça sent évidemment l’embrouille. Et de fait. Ils nous réclament des sous alors qu’on ne voulait même pas se faire photographier. Comme une loi est passée récemment contre le harcèlement des touristes, ils n’insistent tout de même pas trop. Le site de Saqqarah est immense et désert. En fait, le sable recouvre des centaines de tombeaux dont beaucoup n’ont pas encore été identifiés, selon « notre » Allemand. Il fait extrêmement chaud et le peu d’eau qu’on a apporté est bientôt bu. Ici, pas de cafétéria ni rien de ce genre. Heureusement, il y a des WC et surtout, à côté, un distributeur de boissons et de petits gâteaux secs. Ça leur fera deux momies de moins… Après avoir erré autour de la pyramide de Djéser, nous être penchés sur des puits carrés spectaculaires, d’une profondeur de vingt mètres où étaient placés des sarcophages, etc. on file vers les catacombes, le Serapheum, autre monument incontournable de Saqqarah. On le trouve au bout d’un kilomètre sur un chemin de pierre, dans une lumière aveuglante. De l’extérieur, rien d’exceptionnel, mais c’est au sous-sol que ça se passe : 320 mètres de galeries où sont entreposés des dizaines et des dizaines de sarcophages en granite d’Assouan (à 1000 km au sud, tout de même !), qui ont contenu des momies de bœufs apis. La plupart de ces sarcophages pèsent dans les 70 tonnes. Ça ne laisse pas indifférent. Chemin faisant, le guide nous propose qu’on le prenne en photo devant un sarcophage, mais en demandant surtout à ce qu’on ne mette pas la photo sur face-de-bouc. On a une tête à passer nos journées sur ce repaire de narcisses ? Cette photo serait de toute manière sans intérêt. Comme de juste, il demande un bakshish, mais comme de juste, il se le voit refuser. Ça ne me dérange pas de payer dix fois plus cher que les Égyptiens pour visiter un site historique, mais le racket permanent, c’est niet. De retour à l’extérieur, on retourne au croisement un peu plus haut pour acheter de l’eau si on en trouve et, surtout, voir s’il y a moyen de se faire reconduire à Gizeh en taxi. Par chance, une 504 break hors d’âge est là. 250 livres, OK c’est honnête. De toute manière, on est au milieu de nulle part et l’après-midi tire à sa fin. On retourne alors à l’entrée de la pyramide de Djéser pour attendre l’Allemand. Sur le coup, il n’a pas envie de rentrer. Il veut encore voir un tombeau ou je ne sais quoi, mais finit par se rendre à la raison : trouver un taxi à cette heure, ce n’est pas gagné. Au retour, le taxi emprunte une route différente apparemment plus courte. Ce matin, on a roulé principalement sur une route bordée de rizières, de maisons en béton et en briques et de dattiers. Ce soir, on prend une route parallèle, un peu plus courte. Je suppose qu’il y a encore une vingtaine d’années, les rives du canal étaient bordées d’herbes folles. Là, c’est un véritable cloaque : par endroits, l’eau est invisible tellement il y a de détritus. On voit même un gamin qui s’y baigne. On aime vivre dangereusement, ici. Tout le long de la route, les berges ne sont qu’un dépotoir d’où se dégage ici ou là de la fumée noire et malodorante.
En revanche, on est stupéfait par le confort des sièges de la 504. Elle a près de cinquante ans, cette bagnole et on est si bien assis qu’on aurait presque envie de prolonger la course jusqu’à Alexandrie ! Après la douche et un petit tour sur la terrasse pour regarder le coucher de soleil sur les pyramides, on se met en quête d’un restau. Ce soir, pas question de se faire avoir. Fini la plaisanterie. Du sérieux, une valeur sûre : le restau chinois. En fait, on en a repéré deux ou trois dans le quartier. On jette notre dévolu sur le premier. Facile à repérer : tout est écrit en chinois, pas un mot en arabe et encore moins en anglais. Un vrai restau chinois pouvant accueillir au moins 150 personnes à la fois, à raison de dix autour de tables rondes avec un plateau tournant au milieu. D’ailleurs, la salle est comble : un car de touristes chinois est stationné devant. Le personnel est égyptien, très aimable et aime visiblement bien plaisanter. Avec les Chinois ça tombe bien : eux aussi. D’ailleurs, plusieurs femmes entourent un vendeur ambulant venu écouler des sacs brodés et ça marchande ferme. Ça cause fort, ça rigole. L’une d’elles est restée alors que tout le car l’attend pour repartir : elle ne veut pas lâcher le morceau et tente de grapiller un petit plus. Les commerçants moyen-orientaux adorent négocier, mais face à une Chinoise comme celle-là, la partie est loin d’être gagnée. Le vendeur est bien soulagé quand elle se décide enfin à retourner à son car. C’est tout juste s’il ne lui a pas donné des sous pour se débarrasser d’elle. Ici, la cuisine est, disons, sino-égyptienne, mais très bonne, plus variée qu’ailleurs et des plus abondantes. De fait, j’ai eu les yeux plus grands que le ventre. Et puis, étant assoiffés en arrivant, on a fait la bêtise de commander un de leurs succulents jus de fraises. Le repas nous coûte une vingtaine d’euros en tout. En France on aurait payé le double, voire le triple. On reviendra ! Quelques mètres plus loin, on se fait aborder par un boutiquer quadragénaire. Il tient une boutique de souvenirs et d’huiles essentielles, très belle et très bien éclairée. On accepte son invitation à boire un thé à la menthe pour moi et un hibiscus pour Marielle. Il a vécu aux États-Unis et est revenu s’établir ici. Sa famille est du quartier et on comprend que ce sont les notables du coin. Quand on lui dit qu’on est venu la première fois en 1989, il s’exclame : « ah, c’était la meilleure période pour l’Égypte ». C’est vrai que ça ne s’est pas arrangé depuis. D’ailleurs, les Égyptiens nous semblent moins sympas qu’avant. Pas qu’ils soient désagréables ni agressifs, loin de là, mais plus aussi détendus.
Mercredi 16 Aujourd’hui, retour sur le site des pyramides. Cette fois, on se limite au sphinx et à faire le tour des pyramides de Khephren et Kheops. Je veux retourner dans celle-ci pour me remémorer certains détails. L’entrée se paie à part, et on n’a pas le droit de faire des photos (bien entendu, des tas d’abrutis font des selfies quand les gardiens ont le dos tourné). 300 livres tout de même. 15 €. En même temps, c’est la grande pyramide, hein. En approchant de l’entrée, je prends quelques photos au zoom d’une bande de jeunes qui se tient devant l’accès au couloir puis au grand angle : on ne les voit quasiment plus. Là, on prend vraiment la mesure de l’engin. On commence par gravir un chemin incliné au plafond très bas, d’environ 1 m de hauteur, avant de déboucher sur une partie haute de plusieurs mètres. L’escalier conduit enfin à ce qu’il est convenu d’appeler la chambre du roi. On y entre par un passage d’un mètre de haut et de deux mètres de profondeur. La salle proprement dite, toute en granite ajusté au dixième de millimètre près, mesure une soixantaine de mètres carrés pour une hauteur de cinq ou six mètres. Les poutres en granite pèsent 70 tonnes et tout est ajusté au dixième de millimètre. Quant au « sarcophage », également en granite, il est également taillé avec une précision qui défie l’entendement. Je suis le tout dernier visiteur pour ce matin et le dernier à sortir. Pour le coup, je regrette de ne pas avoir pris au moins mon téléphone pour faire quelques photos. Une Chinoise qui s’est attardée aussi ne se gêne pas. En même temps, je me dis que ces photos, on peut les trouver partout. Même si dehors il fait extrêmement chaud, on est bien content de ressortir. Au moins il y a un peu d’air. En 1989, on pouvait encore descendre dans la chambre souterraine. Peu de gens y allaient : le plafond du passage est très bas, environ un mètre de haut, la pente est raide et longue enfin, il y règne une chaleur particulièrement étouffante d’autant plus qu’il n’y a pas d’aération. Et puis cette petite pièce inachevée ne présente pas d’intérêt particulier pour le profane, hormis celui du frisson, si j’ose dire, de savoir qu’on se tient à trente ou quarante mètres sous terre, sous des millions de tonnes de roches. Retour à l’hôtel pour une petite sieste au frais. De toute manière on repart demain soir et on ne va plus pouvoir faire grand-chose maintenant. On voulait avant tout revoir le site de Gizeh et le musée. C’est fait. Dans l’après-midi, on fait un petit tour dans le quartier en espérant faire quelques photos de rue, mais on se rend compte qu’il n’y a rien de bien intéressant ni photogénique.
Jeudi 17 C’est le jour du départ. En fait, ça se goupille mal. Notre avion décolle à minuit. En principe, on peut garder la chambre jusqu’à 14 heures, et le réceptionniste nous a dit qu’on pourrait rester plus longtemps si on voulait. Comme c’est le premier jour du ramadan, j’imagine que l’hôtel n’est pas plein. Et puis il est vraiment sympa ce réceptionniste. Aam, il s’appelle. Il est tout épaté quand on lui fait voir une photo de l’acteur Roshdi Zem, à qui il ressemble comme deux gouttes d’eau, à quelques années près. Le problème, c’est qu’on ne peut pas vraiment faire grand-chose. Aller dans le centre ? Bof, ça va être galère pour trouver un taxi au retour, on sera crade et on n’aura de toute manière pas vu ni fait quoi que ce soit de très intéressant. Le site de Gizeh, c’est bon, on connaît. On envisage un petit tour à pied dans le quartier pour faire des photos de rue, mais le cœur n’y est pas trop. Et puis, ce n’est pas franchement photogénique ni même intéressant. À l’heure du déjeuner, j’ai envie de retourner au restau face au sphinx. D’ailleurs, on y retourne, mais on n’a même pas droit à un semblant de bonjour. À peine on s’est assis qu’on nous chasse : un car de touristes vient d’arriver et la table est réservée. Du coup, le restau chinois est ravi de nous revoir. De retour à l’hôtel, on en a marre. Rester ici ou aller à l’aéroport, quelle différence ? Allez, taxi et en route. Le chauffeur roule comme si on n’avait qu’un quart d’heure pour aller de Gizeh à l’aéroport. Heureusement, c’est fluide. À un moment donné, un autre automobiliste se rabat un peu brutalement. Notre chauffeur le rattrape et se met à sa hauteur. Échange de politesses à travers la vitre. Finalement ça ne va pas plus loin, mais ce genre de connerie on ne sait jamais comment ça finit. À l’aéroport, on se paie un flip : pas de wifi – enfin, ça ne marche pas. Inquiétude pour l’enregistrement. Personne n’est capable de donner la moindre information. Pendant le ramadan, le guichet d’Air France ouvre et ferme plus tôt, et là il est bien trop tard. Surtout, on ne veut pas nous laisser aller dans la zone d’embarquement, sans nous dire pourquoi. Jamais vu ça nulle part. On poireaute deux ou trois heures en bouquinant. Le hall est triste et bruyant. Les sanitaires, sales. Il y a bien du savon, du moins dans les toilettes qui sont à l’autre bout du hall, mais ni papier ni serviettes ni sèche-mains. Un Français solitaire dans un coin se donne des airs de vieux de la vieille et nous snobe un peu quand on lui demande ce qui se passe. Haussement d’épaules. Il nous prend pour des ploucs. Quand on peut enfin aller à l’embarquement, on comprend : cette partie de l’aéroport n’est pas bien grande et on ne peut y accéder qu’une heure avant d’embarquer. Ben voilà, pouvaient pas le dire ? Au guichet, tout va bien. On présente le téléphone, on nous donne notre carte d’embarquement. Une carte à l’ancienne. Décidément, entre ça et le ticket de métro, c’est rétro ! À minuit et quelques on est enfin assis dans l’avion. Lumières bleues, c’est plutôt joli. Ce sont les couleurs de Joon. Il y a beaucoup moins de monde qu’à l’aller et Marielle pourra finalement s’allonger, le siège voisin étant vide. Mon voisin, un Anglais, est un grincheux. Rien ne lui convient. Il fait chier les hôtesses et les stewards un bon moment. Ils se coupent en quatre pour lui proposer une meilleure place, offre qu’il finit par décliner. Là, je constate que le personnel de Joon/Air France est sacrément bien formé. Ils le remettent à sa place très gentiment et poliment, mais tout aussi fermement. M’ayant apparemment pris pour un Anglais, il se tourne vers moi pour déverser sa bile sur Air France. Ah, ils ne sont pas près de le revoir. La carte de fidélité ? Il se torche avec. Dorénavant, il ne volera qu’avec Lufthansa. Et ainsi de suite. À un moment, le commandant de bord annonce – en anglais – que les hôtesses et les stewards parlent aussi espagnol, français, catalan et portugais. « Marvellous », qu’il grince entre ses dents. Quoi ? elles ne sont pas jolies les langues des pays du Club Med ? M’agace, cet abruti. Je finis par le renvoyer dans les cordes en lui demandant pourquoi il ne prend pas une autre compagnie. Ce serait mieux, non ? Là-dessus, on se met à parler en français avec Marielle et il en est pour ses frais. L’ennui, c’est qu’il n’a pas accepté l’autre place proposée par l’hôtesse et que je ne récupérerai pas son siège pour m’allonger. C’était bien la peine que Jeanne d’Arc se donne tout ce mal, tiens ! Vendredi 18 Le vol se déroule sans encombre et on atterrit sur le coup de six heures. Il fait déjà jour et le ciel est dégagé, mais ça caille ! Six degrés ! Parafe, on est dehors en dix minutes. Navette Air France jusqu’à la Gare Montparnasse. Comme il n’y a finalement pas de train, Marielle a dégoté par chance un Blablacar pour nous emmener jusqu’à Gien. C’est donc en flânant tranquillement qu’on descend jusqu’au point de rendez-vous, Porte d’Orléans, après un petit-dèj’ servi par un vrai Titi parisien. Vers treize heures, on nous dépose à la gare de Gien, où on a laissé la voiture. Un petit arrêt chez ma mère, à une vingtaine de kilomètres pour boire un café et en route. Entre-temps, le temps s’est bien réchauffé et il fait un grand soleil quand on arrive. Et ici, qu’est-ce que c’est vert !
Vous avez eu le courage de tout lire ? Merci ! Et si vous avez des questions, eh bien, yaka !
Samedi 12 Réveil vers 7 heures : musique tonitruante, annonces en anglais dans des haut-parleurs. C’est une cérémonie de remise de diplômes de fin d’études qui se tient à un jet de pierre, là où les spectateurs s’asseoient pour assister au son et lumière le soir. Il fait déjà très chaud, ce qui explique sans doute le choix de cette heure matinale. N’empêche, ça surprend. Allez, on s’arrache et on va prendre le petit-déjeuner sur la terrasse. Il est inclus dans le prix, mais c’est pas la grande affaire. La purée de fèves est très bonne, mais l’omelette est trop grasse et les petits pains… beurk, même des Anglais les trouveraient immangeables. C’est dire. Enfin, pour le prix qu’on a payé, faut pas demander la lune non plus. Et puis on s’en fout : on a les pyramides devant nous. Magique. D’ailleurs, c’est évidemment elles qu’on va voir – ou plutôt revoir – en cette première journée. À l’entrée située de ce côté-ci, juste devant le sphinx, le guichet ne ressemble guère à ce qu’on pourrait attendre d’un site aussi connu. C’est un simple petit bâtiment jaune délavé et poussiéreux avec une grande porte et un petit guichet sur la gauche. Rien n’est indiqué, du moins rien d’intelligible pour nous puisque tout est uniquement en arabe, que nous ne lisons malheureusement pas. 120 livres par personne, soit 6 € pour accéder à l’ensemble du site. C’est cadeau. En France, pour visiter le moindre château ou jardin, il faut compter 18 €. Certes, c’est beaucoup plus cher pour les étrangers que pour les Égyptiens, mais il faut savoir que l’Égyptien moyen gagne 70 € par mois. Et puis, si on se donne la peine de venir jusqu’ici, on ne va tout de même pas mégoter pour si peu. Si on veut entrer dans les pyramides, il faut prendre des billets à part. Pour aujourd’hui, ça ira comme ça. Première étape : le sphinx. En 98, je me souviens avoir été interviewé par des jeunes journalistes d’une télé quelconque. Bien poli, je n’avais pas tari d’éloges sur les travaux de restauration. Je ne suis pas sûr que je serais aussi élogieux aujourd’hui quand on voit le résultat. Une honte ! Le sphinx a supporté plusieurs millénaires d’érosion, il pourrait en supporter encore quelques-uns. Surtout que dans quelques dizaines ou centaines d’années, quand notre civilisation aura disparu, ce qui ne saurait tarder au train où vont les choses, il sera sûrement de nouveau noyé dans les sables. Et ils vont faire quoi, après ? Fondre les pyramides dans de la résine ou un truc comme ça ? Autour du sphinx, c’est un peu la cohue en cette fin de matinée. Les touristes font des selfies, prennent des poses pour qu’on ait l’impression que le sphinx est posé sur leur main… ah la la, le respect se perd. Ensuite, ce sont les chameliers qui proposent de faire découvrir le site à dos de dromadaire. « Do you know how much? Only one hundred Egyptian » (sous-entendu, “pounds”). On fait la sourde oreille ou alors, quand le mec se fait trop insistant, on invoque un mal de dos. On préfère à pied. Le but n’est pas d’avoir « fait » les pyramides, mais de prendre le temps, de s’imprégner de l’ambiance du lieu. On s’attarde sur les détails auxquels les touristes ne font pas attention, mais qui sont des plus intrigants, à savoir la taille des blocs de calcaire et de granite. La taille dans les deux sens du terme : ils sont énormes, plusieurs mètres cubes pour la plupart, et taillés avec une précision stupéfiante. L’autre détail qui nous intrigue, c’est leur forme. Ce ne sont pas juste des parallélépipèdes de taille standard, mais ils sont taillés de manière à s’emboîter selon des schémas irréguliers, sans doute pour résister aux tremblements de terre. Certains blocs de granite présentent un renflement curieux dont on ne voit pas bien la fonction. Il va falloir passer quelques heures sur la Toile pour tâcher d’éclaircir tout ça en rentrant. On passe au large de Khéops puis de Khephren pour arriver à la pyramide de Mikérinos. De là, on pousse le pied jusqu’à une dune située quelques centaines de mètres plus loin. Silence. Les pyramides semblent vibrer dans l’air brûlant du milieu de la journée. De temps à autre, des nuages passent et on a l’impression qu’un géant s’amuse à les éclairer ou à les obscurcir chacune à son tour. Arrive l’heure de la prière. Un muezzin, un autre, un troisième… bientôt, c’est une immense clameur qui nous parvient de la ville, venue mourir au pied du site de Gizeh dans sa croissance effrénée. D’autant plus impressionnant que, dans les dunes, c’est le silence complet. En revenant vers l’entrée est, on fait une large boucle pour passer devant l’entrée de la pyramide de Kheops. C’est la plus grande des trois, mais on a du mal à vraiment appréhender ses dimensions quand on est au pied. Environ 230 mètres de côté pour 145 de hauteur. Elle serait constituée d’environ trois millions de blocs de calcaire, la plupart de plusieurs tonnes. Les blocs de parement sont taillés avec une extrême précision, de l’ordre du dixième de millimètre, et pas deux blocs sont identiques. Apparemment, ils étaient sciés et réassemblés dans la même position qu’à l’origine, ce qui permettait d’obtenir ce résultat. D’ailleurs, sur le parvis on voit des traces de découpe sur le sol. Je dois dire que je ne comprends pas bien comment on procédait. Est-ce qu’on sciait jusqu’à une certaine profondeur, mais alors comment, et qu’on levait ensuite les blocs pour les amener à leur emplacement final pour qu’ils soient parfaitement jointifs ? Seule explication logique à mes yeux, mais sur le plan pratique ? Cela vaut aussi pour les blocs de granite, notamment au pied de la pyramide de Khephren. Ils sont taillés avec une précision stupéfiante et on a l’impression qu’ils sortent d’une usine. Comment on obtient ce genre de résultat ? En sortant du site, on file directement sur le restau d’en face. J’ai oublié son nom, mais il est juste à côté d’une chaîne étatsunienne de pizzerias industrielles pour bétail humain. Facile pour le retrouver. La baie vitrée de la salle du premier étage permet de déjeuner en admirant… les pyramides, pardi ! Le service est minable, très long et peu aimable, mais la cuisine excellente, de même que les jus de fruits. En attendant qu’on nous serve, on observe un couple d’Espagnol, dans la cinquantaine. Ils font des selfies. Ils font peut-être partie de DSF, Débiles Sans Frontières ? De retour à l’hôtel, on musarde sur la terrasse d’où on découvre le plateau, bien sûr, mais aussi tout le quartier. Et ce n’est pas le moins intéressant. Tout autour, ce ne sont que de petits immeubles de deux ou trois étages en béton et en brique nue. Et les terrasses… sont autant de basses-cours. Ici des oies, là des moutons qu’on laisse sortir de leur cagibi une fois par jour pour les nourrir, là-bas des canards… En même temps, comme personne n’a de terrain, il faut bien trouver un endroit pour élever la volaille, les moutons et les chèvres. Quand je pense à ces magazines qui se croient à l’avant-garde en nous vantant des projets de « ferme dans la ville » au Japon ou je ne sais où ! En fin de journée, on regarde aussi les gamins du quartier qui font décoller leurs cerfs-volants, comme partout entre le Moyen-Orient et l’Inde. Ça et là, des structures métalliques carrées peintes en vert attirent notre attention alors qu’on regarde les pigeons tournoyer avant le coucher du soleil. En haut d’une de ces constructions un type agite un drapeau (belge !). Qu’est-ce qu’il fait ? Est-ce qu’il cherche à éloigner les pigeons ou au contraire à les attirer ? Dans une construction voisine, un autre agite aussi un drapeau, libanais celui-là. Au cours des jours suivants, on se rend compte que ça les occupe une bonne heure tous les soirs. Pendant ce temps, les muezzins appellent à la prière. J’ignore combien il y a de mosquées au Caire, sans doute des milliers. Alors la clameur entendue plus tôt dans la journée depuis le plateau de Gizeh est encore plus impressionnante ici. Vers huit heures, spectacle aux pyramides. Dire que des gens paient 26 € pour ça ! Il semble que ce spectacle existe depuis les années 60 et n’a jamais été remis au goût du jour. Et moi qui m’attendais à un déluge d’effets spéciaux, j’en suis pour mes frais. De temps en temps, le sphinx est éclairé en bleu et les pyramides en rouge ou en vert, mais seulement très peu de temps. Entre deux, du baratin, du baratin, du baratin. On est à quelques jours du début du ramadan, et il semble y avoir une ambiance particulière. On sent que quelque chose se trame, un peu comme avant les fêtes de Noël chez nous. Dans les rues, les gens ont accroché des guirlandes de papier argenté, et le soir de la musique monte jusqu’à nous depuis une maison voisine. Des airs traditionnels et modernes. J’en reconnais un ou deux, sans doute des classiques d’Om Khalsoum ou Najat el Seghira.
Dimanche 13 Aujourd’hui, visite du Musée égyptien. La première fois qu’on l’a visité, c’était en 1989, et j’ai gardé le souvenir d’un endroit sombre et poussiéreux, où tout était plus en moins entassé pêle-mêle. La momie d’un pharaon dont j’ai longtemps cru qu’il s’agissait de Ramsès II – je n’en suis plus si sûr, peut-être une indication erronée donnée à l’époque par le musée ? – était posée là, même pas protégée par une vitrine, et n’importe qui pouvait y toucher. Ça paraît incroyable aujourd’hui. Depuis, je crois qu’elle est régulièrement prêtée à droite, à gauche dans le monde. Le musée a été refait entièrement dans les années 90. C’est un grand bâtiment ocre à deux pas de Midan el-Tahrir et du Nil. Le prix de l’entrée et de 180 livres par personne, plus 50 livres si on veut faire des photos. 230 livres pour nous, donc, soit 11,50 euros. Pour un tel musée, ça me semble tout à fait correct. À l’intérieur, l’aménagement est assez bizarre au premier abord, mais finalement pas bête du tout. Si on suit le plan, on commence par le fond et on revient vers l’entrée en zigzaguant par les allées transversales. La première chose qu’on remarque en entrant, hormis des statues géantes de pharaons, c’est la pierre de Rosette et un buste de Champollion. On suit docilement le plan pour découvrir le patrimoine de l’Egypte ancienne dans l’ordre chronologique. Des statues de pharaons et de sphinx, des sarcophages, des stèles gravées de hiéroglyphes, des barques mortuaires en veux-tu, en voilà… Au début on regarde tout ça d’assez près en essayant de déchiffrer les trop rares explications données. Beaucoup datent de l’entre-deux guerres. Elles sont tantôt en français, tantôt en anglais, tantôt en arabe, sans grande cohérence. Et puis le texte est souvent trop petit, mal éclairé ou mal placé. Une fois le circuit du rez-de-chaussée terminé, on monte à l’étage. Là, on découvre des dizaines de sarcophages dans des vitrines. Ils sont splendides, mais pas toujours bien mis en valeur. Certaines salles sont en cours de restauration. Les peintres ont vaguement jeté des bâches en plastique sur les vitrines et travaillent la clope au bec au milieu de tous ces trésors. À l’étage, aussi, le truc pour lequel tout le monde vient ici : la salle du trésor de Toutankhamon. Là, interdiction de faire des photos. En même temps, c’est tellement somptueux qu’une fois qu’on ça sur la rétine, on ne l’oublie pas. On l’avait déjà vu en 89, mais, hormis le masque et le sarcophage, je ne me souvenais pas du reste. Et le reste, il vaut aussi le déplacement. On trouve notamment des parures d’un raffinement inouï, et ce serait bête de ne pas s’y attarder. Globalement, on peut être un peu déçu par les imperfections du musée, mais je trouve que les Égyptiens ont bien du mérite. Avoir hérité d’un tel patrimoine, c’est à la fois un don du Ciel et un cadeau empoisonné. Entretenir tout ça coûte des fortunes. C’est financé par les entrées, mais le tourisme s’est effondré ces dernières années après la dernière révolution de couleur. Il reprend vigoureusement depuis un an ou deux, mais on est encore loin du compte. Et puis il faut savoir que si la population était d’une cinquantaine de millions d’habitants dans les années 80, elle est aujourd’hui de 95 millions. Elle a quasiment doublé en une génération. On comprend que les Égyptiens aient d’autres chats à fouetter que construire de belles vitrines bien éclairées pour les sarcophages du musée. En sortant, on file dans les rues en face pour trouver un restau. Entre les places El-Tahrir et Talaat-Harb, c’est le quartier des agences de voyages. Il n’y a quasiment que ça. C’est d’ailleurs sur Talaat-Harb qu’on avait séjourné en 89 et en 98. Je me souviens que l’hôtel avait encore un standard téléphonique avec des fiches ! Et il était utilisé ! Il est toujours là aujourd’hui, mais on n’est pas allé voir si ce standard était toujours là… Tout le quartier est assez déplaisant. Très bruyant et pollué, comme un peu partout au Caire. Par rapport à nos visites précédentes, les voitures sont récentes et moins polluantes, mais la population a doublé… Autre mieux, cependant : les klaxons. Ceux qui découvrent l’Égypte aujourd’hui doivent trouver que les automobilistes égyptiens sont des maniaques du klaxon. Par rapport aux années 80-90, c’est de la gnognote ! Par contre, la pollution est toujours bien là, et plus que jamais : on voit ce qu’on respire. Après avoir déjeuné d’un plat de nouilles au milieu des employés du quartier dans l’équivalent égyptien d’un fast-food, on reprend un taxi pour rentrer à Gizeh. Évidemment, dans ce sens-là, c’est moins facile de négocier. À l’aller, on avait commandé un Uber à l’hôtel. Une centaine de livres (5 €) pour venir au centre. Au retour, on a dû payer dans les 150. Le soir, on essaie un autre restaurant du quartier, le Pyramids. Cadre typique, service sympathique. Les serveurs sont amusés par ma clope électronique. Visiblement, ça plaît beaucoup. Marielle prend un tajine et j’essaie le pigeon farci. En fait, le pigeon c’est moi. Quasiment pas un morceau de chair – oui, bon, un pigeon ce n’est pas une dinde non plus, mais là… La farce est en fait simplement du mil ou du riz, un peu difficile de le déterminer. Relativement insipide et plutôt décevant. On aurait mieux fait d’aller au restau chinois aperçu tout à l’heure… De retour à l’hôtel, on fait quelques parties de billard sur la terrasse avec les Français. Plus de trente ans que je n’y avais pas joué, et la table n’est pas tout à fait de niveau, mais j’arrive à m’en tirer à peu près honorablement.
Lundi 14 Troisième jour. Que faire ? Le musée égyptien ? C’est vu. Les pyramides ? Non, pas aujourd’hui. Allez, on fait un tour dans le centre, mais pas n’importe où : au parc El Azhar. Ce grand parc est perché sur une colline qui domine la vieille ville, entre la citadelle, quelques mosquées et le marché de Khan El-Khalili. À la réception, on tombe sur le jeune Allemand qui occupe la chambre au bout de notre couloir. C’est un étudiant en égyptologie venu quelques jours pour préparer son mémoire de maîtrise. Ce matin, il se rend au musée égyptien. Comme nous passons justement devant pour aller au parc, on décide de faire taxi commun. Ce type est une caricature d’Allemand. Il me fait penser aux musiciens du groupe Kraftwerk en concert dans les années 70 (oui, j’ai vécu ça…). Les cheveux parfaitement tirés en arrière, rasé de très près, chemise à rayures boutonnée aux poignets, pantalon noir au pli irréprochable, chaussures cirées… Il compte vraiment s’aventurer comme ça dans les rues du Caire ? Au bout de trois minutes, il sera couleur Tempête du désert ! Le lendemain, Marielle me fait remarquer qu’il cache bien son jeu : une de ses manches était un peu remontée et elle a aperçu l’esquisse d’un tatouage qui, visiblement, courait jusqu’à l’épaule. Question : un sphinx ou une divinité égyptienne ? Le trajet jusqu’au centre prend une bonne heure. Ça s’est énormément construit entre Gizeh et le centre. C’est aussi beaucoup plus moderne. Ce qui n’a pas changé, par contre, c’est la saleté. Enfin si : c’est pire. Il ne semble pas y avoir de service de voirie. Les rues sont une véritable décharge à ciel ouvert. À l’approche du Nil, c’est de plus en plus encombré. On avance à trois à l’heure, le soleil est au zénith et il doit faire quarante à l’ombre. Enfin on arrive quand même au musée et on dépose notre colis. Le chauffeur ne connaît pas très bien la route jusqu’au parc, et il doit être le seul Uber du Caire à ne pas avoir de GPS. Peu importe, il finit par nous déposer à l’entrée est. C’est le milieu de la journée, il fait extrêmement chaud, mais ici on a la sensation de respirer enfin. Le parc est très beau, très propre et bien entretenu. Surtout, c’est très vert. Inimaginable ! Des belvédères aménagés à deux ou trois endroits, on découvre la citadelle, des mosquées et la vieille ville. Pas de belle architecture, mais uniquement des constructions de deux ou trois étages aux toits plats servant souvent de dépotoir – ou de basse-cour. Une grande ville moyen-orientale, quoi. Ah oui, un truc marrant : les antennes-relais sont camouflées en palmiers. Bien vu ! À quelques dizaines de mètres de l’entrée on découvre un grand bâtiment de style oriental, avec un patio et une fontaine au milieu, qui débouche sur de très beaux jardins en contrebas, irrigués par un petit chenal allant jusqu’à l’autre extrémité du parc. Sur la gauche, une terrasse avec des parasols attend les touristes venus pour déjeuner. Cela nous paraît tout bonnement incroyable d’être dans un endroit pareil, en plein cœur d’une ville aussi grouillante et polluée. C’est presque silencieux. De fait, on entend surtout des oiseaux. Sur la terrasse, des enceintes diffusent des airs égyptiens connus. Ambiance orientale on ne peut plus orientale. La cuisine est simple mais bonne, et au même prix qu’ailleurs, soit 5-6 €. Pourquoi se priver ? En sortant du restau, on poursuit notre balade jusqu’au bout de la colline. À un moment, un jeune couple vient vers nous et le gars me demande s’il peut me prendre en photo avec sa copine. Là, je suis plus que scotché. Ensuite, c’est elle qui insiste pour qu’on fasse une photo avec son copain, puis tous les deux… Eh bien, ça se lâche chez les barbus ! Bon, il faut dire que le parc est fréquenté par la bourgeoisie du coin, et les mœurs sont forcément plus libres. Après avoir traîné un bon moment, on décide de redescendre jusqu’au marché de Khan El-Khalili, à quelques centaines de mètres en contrebas. Là, ce n’est plus du tout la même ambiance. La fin de l’après-midi approche et les rues sont de plus en plus encombrées. Un peu plus bas, on se rend compte qu’on ne peut pas traverser l’avenue ici. Comme on est le nez en l’air, un type rondouillard d’une quarantaine d’années nous branche. Où est-ce qu’on veut aller ? Ah, mais non, c’est de ce côté-ci que c’est intéressant, pas de l’autre. Ben voyons. Il nous entraîne dans une ou deux ruelles voisines de la madrassa, qui ne manquent d’ailleurs pas de charme, nous montre une vieille maison bourgeoise où aurait séjourné Napoléon lors de la campagne d’Égypte… On visite l’atelier d’un ou deux artisans, l’un qui fait des boîtes en nacre et l’autre des lampes en bronze. Du beau boulot d’ailleurs. Et d’insister sur le fait que ces mêmes pièces coûteraient cent fois plus dans les grands hôtels du centre, et ne seraient même pas authentiques… On arrive finalement à se débarrasser de lui et on traverse Khan El-Khalili par l’artère la plus encombrée en cette fin d’après-midi. On se prend les pieds dans des sacs en plastique, on se fait bousculer par des portefaix, klaxonner par des scooters… Enfin, on arrive dans une grande avenue qui conduit à la station de métro la plus proche. Six heures du soir. Un capharnaüm incroyable. Entre les étals, les piétons, les tables où des familles sont installées pour manger, les voitures n’avancent plus du tout. Je crois que mon idée de prendre le métro pour aller de l’autre côté du Nil en direction de Gizeh n’a décidément rien de farfelu. Eh bien le métro du Caire à six heures du soir et les Halles, c’est kif-kif. Apparemment, pour les billets, ça marche par zones. Le nôtre nous coûte une misère… et ça fait tout drôle de se retrouver avec des billets jaunes au dos desquels court une piste magnétique marron. Par contre, c’est l’heure de pointe et on se retrouve tassés comme des harengs dans des boîtes de sardines. Tout contre nous, un jeune très sympa nous branche, en français. Apparemment, il a appris tout seul sur Internet. On est épaté de l’excellence de sa prononciation et la richesse de son vocabulaire. Étant moi-même traducteur, je ne peux qu’apprécier. Rétrospectivement, on se souvient qu’en Égypte ce n’est pas la première fois qu’on tombe sur des gens ayant appris notre langue par la télé ou, entre-temps, Internet. On descend à l’université. La station est plutôt mal foutue et on se demande un peu où est tombé. D’un côté, une rue avec des calèches et de vieux taxis pourris, de l’autre une quatre-voies. Va pour la quatre-voies. Trouver un taxi à cette heure, surtout un qui ne nous arnaque pas, ça n’est pas gagné. Par chance, une jeune fille qui attend son bus a repéré notre désarroi et explique à un chauffeur de taxe où nous allons et combien nous sommes disposés à payer. 120 livres, c’est le prix. D’ailleurs, le type est très correct et ne cherchera pas à nous arnaquer à l’arrivée. De retour à l’hôtel, on décide d’aller dîner avec le couple de jeunes Français. On a jeté notre dévolu sur le Felfela, apparemment bien côté sur TripAdvisor, comme le Pyramids dont j’ai parlé précédemment. Il est à deux pas de l’hôtel Méridien. Comme on a le temps, on décide d’y aller à pied. Ce n’est qu’à un kilomètre de notre hôtel. Pas la mer à boire. Seulement on se trompe à un carrefour et on se retrouve finalement à prendre un de ces minibus Volkswagen antédiluviens complètement cabossés qu’on voit un peu partout. La course est d’un prix dérisoire, quelque chose comme dix centimes par personne. Dommage qu’on ne parle pas arabe, ce serait un bon moyen de se déplacer. Plus exotique et authentique que les taxis. Et vu les conditions de circulation, ça ne changerait pas grand-chose. Le Felfela est un établissement assez joli et agréable, pas très bruyant bien qu’à côté d’une route passante qui longe le site des pyramides. Perso, je n’ai pas très faim et je commande une ratatouille. J’ai été bien inspiré, Marielle, Jonathan et Audrey ont commandé un tajine – un grand pour Audrey qui déclare avoir une faim de loup. Les serveurs sont dubitatifs au moment d’apporter les plats. Audrey est toute menue et c’est elle qui a le plus grand tajine. Petite parenthèse : ici, n’importe quel plat chaud semble s’appeler un tajine. Ainsi, au restau en face du sphinx, je me suis régalé d’un « tajine moussaka », qui était en fait simplement de la moussaka. Ma ratatouille est parfaite, en quantité et en qualité, mais les trois autres se voient servir un plat avec du riz blanc sur une épaisseur de cinq bons centimètres et, tout au fond, quelques petits os de poulet avec de maigres restes de chair accrochés après… Les bonnes notes décernées sur TripAdvisor nous paraissent suspectes. Y a-t-il magouille ou a-t-on simplement affaire à des touristes mal dégrossis descendus au Méridien tout proche et venus s’encanailler au Felfela ?
Mardi 15 Ce matin on retombe sur notre Allemand en descendant à la réception nous rancarder sur un taxi pour aller à Saqqarah. Ça tombe bien, il y va aussi. Le chauffeur demande dans les 200 livres, soit une dizaine d’euros pour nous trois. Saqqarah, on peut aussi y aller depuis le plateau de Gizeh en taxi ou à dromadaire. Ce n’est qu’à une douzaine de kilomètres, je pense. J’ai d’ailleurs l’impression que c’est ce que font la plupart des touristes qui préfèrent ne pas marcher. Une fois sur place, le chauffeur doit parlementer à l’entrée. Apparemment, il faut une licence spéciale ou je ne sais quoi. L’Allemand connaît déjà bien les lieux et nous donne quelques explications. Chemin faisant, on aperçoit des pelleteuses à l’œuvre. Il nous explique qu’en archéologie, on a coutume de dégager les sites par couches de trois centimètres, à la truelle et au pinceau. Cela le désespère de voire que les Égyptiens y vont au bulldozer. On espère qu’il va nous autoriser à l’accompagner toute la journée, mais il nous fait sentir discrètement qu’il ne « veut pas nous embêter avec son côté monomaniaque ». On n’insiste pas. Après tout, il n’est pas en vacances et on ne ferait que l’embêter. Bref, on se sépare à la pyramide de Djéser, pyramide à degrés qui serait également la plus ancienne d’Égypte. Maître d’œuvre : Djéser architecte : Imhotep. La pancarte indiquant le coût et la durée des travaux était effacée. En errant dans les ruines alentour, on se fait alpaguer par deux chameliers. D’autorité, ils nous coiffent et nous habillent de vêtements qui empestent le dromadaire puis s’emparent de nos appareils pour nous photographier. Ils se font plaisir : en fait, ils me font monter sur un âne, même pas un dromadaire, puis clac, clac, clac, que je te mitraille. Allez, à présent avec Marielle à mon côté. Maintenant comme ci, ensuite comme ça (je vous passe les détails pour des questions de décence). À ce stade, ça sent évidemment l’embrouille. Et de fait. Ils nous réclament des sous alors qu’on ne voulait même pas se faire photographier. Comme une loi est passée récemment contre le harcèlement des touristes, ils n’insistent tout de même pas trop. Le site de Saqqarah est immense et désert. En fait, le sable recouvre des centaines de tombeaux dont beaucoup n’ont pas encore été identifiés, selon « notre » Allemand. Il fait extrêmement chaud et le peu d’eau qu’on a apporté est bientôt bu. Ici, pas de cafétéria ni rien de ce genre. Heureusement, il y a des WC et surtout, à côté, un distributeur de boissons et de petits gâteaux secs. Ça leur fera deux momies de moins… Après avoir erré autour de la pyramide de Djéser, nous être penchés sur des puits carrés spectaculaires, d’une profondeur de vingt mètres où étaient placés des sarcophages, etc. on file vers les catacombes, le Serapheum, autre monument incontournable de Saqqarah. On le trouve au bout d’un kilomètre sur un chemin de pierre, dans une lumière aveuglante. De l’extérieur, rien d’exceptionnel, mais c’est au sous-sol que ça se passe : 320 mètres de galeries où sont entreposés des dizaines et des dizaines de sarcophages en granite d’Assouan (à 1000 km au sud, tout de même !), qui ont contenu des momies de bœufs apis. La plupart de ces sarcophages pèsent dans les 70 tonnes. Ça ne laisse pas indifférent. Chemin faisant, le guide nous propose qu’on le prenne en photo devant un sarcophage, mais en demandant surtout à ce qu’on ne mette pas la photo sur face-de-bouc. On a une tête à passer nos journées sur ce repaire de narcisses ? Cette photo serait de toute manière sans intérêt. Comme de juste, il demande un bakshish, mais comme de juste, il se le voit refuser. Ça ne me dérange pas de payer dix fois plus cher que les Égyptiens pour visiter un site historique, mais le racket permanent, c’est niet. De retour à l’extérieur, on retourne au croisement un peu plus haut pour acheter de l’eau si on en trouve et, surtout, voir s’il y a moyen de se faire reconduire à Gizeh en taxi. Par chance, une 504 break hors d’âge est là. 250 livres, OK c’est honnête. De toute manière, on est au milieu de nulle part et l’après-midi tire à sa fin. On retourne alors à l’entrée de la pyramide de Djéser pour attendre l’Allemand. Sur le coup, il n’a pas envie de rentrer. Il veut encore voir un tombeau ou je ne sais quoi, mais finit par se rendre à la raison : trouver un taxi à cette heure, ce n’est pas gagné. Au retour, le taxi emprunte une route différente apparemment plus courte. Ce matin, on a roulé principalement sur une route bordée de rizières, de maisons en béton et en briques et de dattiers. Ce soir, on prend une route parallèle, un peu plus courte. Je suppose qu’il y a encore une vingtaine d’années, les rives du canal étaient bordées d’herbes folles. Là, c’est un véritable cloaque : par endroits, l’eau est invisible tellement il y a de détritus. On voit même un gamin qui s’y baigne. On aime vivre dangereusement, ici. Tout le long de la route, les berges ne sont qu’un dépotoir d’où se dégage ici ou là de la fumée noire et malodorante.
En revanche, on est stupéfait par le confort des sièges de la 504. Elle a près de cinquante ans, cette bagnole et on est si bien assis qu’on aurait presque envie de prolonger la course jusqu’à Alexandrie ! Après la douche et un petit tour sur la terrasse pour regarder le coucher de soleil sur les pyramides, on se met en quête d’un restau. Ce soir, pas question de se faire avoir. Fini la plaisanterie. Du sérieux, une valeur sûre : le restau chinois. En fait, on en a repéré deux ou trois dans le quartier. On jette notre dévolu sur le premier. Facile à repérer : tout est écrit en chinois, pas un mot en arabe et encore moins en anglais. Un vrai restau chinois pouvant accueillir au moins 150 personnes à la fois, à raison de dix autour de tables rondes avec un plateau tournant au milieu. D’ailleurs, la salle est comble : un car de touristes chinois est stationné devant. Le personnel est égyptien, très aimable et aime visiblement bien plaisanter. Avec les Chinois ça tombe bien : eux aussi. D’ailleurs, plusieurs femmes entourent un vendeur ambulant venu écouler des sacs brodés et ça marchande ferme. Ça cause fort, ça rigole. L’une d’elles est restée alors que tout le car l’attend pour repartir : elle ne veut pas lâcher le morceau et tente de grapiller un petit plus. Les commerçants moyen-orientaux adorent négocier, mais face à une Chinoise comme celle-là, la partie est loin d’être gagnée. Le vendeur est bien soulagé quand elle se décide enfin à retourner à son car. C’est tout juste s’il ne lui a pas donné des sous pour se débarrasser d’elle. Ici, la cuisine est, disons, sino-égyptienne, mais très bonne, plus variée qu’ailleurs et des plus abondantes. De fait, j’ai eu les yeux plus grands que le ventre. Et puis, étant assoiffés en arrivant, on a fait la bêtise de commander un de leurs succulents jus de fraises. Le repas nous coûte une vingtaine d’euros en tout. En France on aurait payé le double, voire le triple. On reviendra ! Quelques mètres plus loin, on se fait aborder par un boutiquer quadragénaire. Il tient une boutique de souvenirs et d’huiles essentielles, très belle et très bien éclairée. On accepte son invitation à boire un thé à la menthe pour moi et un hibiscus pour Marielle. Il a vécu aux États-Unis et est revenu s’établir ici. Sa famille est du quartier et on comprend que ce sont les notables du coin. Quand on lui dit qu’on est venu la première fois en 1989, il s’exclame : « ah, c’était la meilleure période pour l’Égypte ». C’est vrai que ça ne s’est pas arrangé depuis. D’ailleurs, les Égyptiens nous semblent moins sympas qu’avant. Pas qu’ils soient désagréables ni agressifs, loin de là, mais plus aussi détendus.
Mercredi 16 Aujourd’hui, retour sur le site des pyramides. Cette fois, on se limite au sphinx et à faire le tour des pyramides de Khephren et Kheops. Je veux retourner dans celle-ci pour me remémorer certains détails. L’entrée se paie à part, et on n’a pas le droit de faire des photos (bien entendu, des tas d’abrutis font des selfies quand les gardiens ont le dos tourné). 300 livres tout de même. 15 €. En même temps, c’est la grande pyramide, hein. En approchant de l’entrée, je prends quelques photos au zoom d’une bande de jeunes qui se tient devant l’accès au couloir puis au grand angle : on ne les voit quasiment plus. Là, on prend vraiment la mesure de l’engin. On commence par gravir un chemin incliné au plafond très bas, d’environ 1 m de hauteur, avant de déboucher sur une partie haute de plusieurs mètres. L’escalier conduit enfin à ce qu’il est convenu d’appeler la chambre du roi. On y entre par un passage d’un mètre de haut et de deux mètres de profondeur. La salle proprement dite, toute en granite ajusté au dixième de millimètre près, mesure une soixantaine de mètres carrés pour une hauteur de cinq ou six mètres. Les poutres en granite pèsent 70 tonnes et tout est ajusté au dixième de millimètre. Quant au « sarcophage », également en granite, il est également taillé avec une précision qui défie l’entendement. Je suis le tout dernier visiteur pour ce matin et le dernier à sortir. Pour le coup, je regrette de ne pas avoir pris au moins mon téléphone pour faire quelques photos. Une Chinoise qui s’est attardée aussi ne se gêne pas. En même temps, je me dis que ces photos, on peut les trouver partout. Même si dehors il fait extrêmement chaud, on est bien content de ressortir. Au moins il y a un peu d’air. En 1989, on pouvait encore descendre dans la chambre souterraine. Peu de gens y allaient : le plafond du passage est très bas, environ un mètre de haut, la pente est raide et longue enfin, il y règne une chaleur particulièrement étouffante d’autant plus qu’il n’y a pas d’aération. Et puis cette petite pièce inachevée ne présente pas d’intérêt particulier pour le profane, hormis celui du frisson, si j’ose dire, de savoir qu’on se tient à trente ou quarante mètres sous terre, sous des millions de tonnes de roches. Retour à l’hôtel pour une petite sieste au frais. De toute manière on repart demain soir et on ne va plus pouvoir faire grand-chose maintenant. On voulait avant tout revoir le site de Gizeh et le musée. C’est fait. Dans l’après-midi, on fait un petit tour dans le quartier en espérant faire quelques photos de rue, mais on se rend compte qu’il n’y a rien de bien intéressant ni photogénique.
Jeudi 17 C’est le jour du départ. En fait, ça se goupille mal. Notre avion décolle à minuit. En principe, on peut garder la chambre jusqu’à 14 heures, et le réceptionniste nous a dit qu’on pourrait rester plus longtemps si on voulait. Comme c’est le premier jour du ramadan, j’imagine que l’hôtel n’est pas plein. Et puis il est vraiment sympa ce réceptionniste. Aam, il s’appelle. Il est tout épaté quand on lui fait voir une photo de l’acteur Roshdi Zem, à qui il ressemble comme deux gouttes d’eau, à quelques années près. Le problème, c’est qu’on ne peut pas vraiment faire grand-chose. Aller dans le centre ? Bof, ça va être galère pour trouver un taxi au retour, on sera crade et on n’aura de toute manière pas vu ni fait quoi que ce soit de très intéressant. Le site de Gizeh, c’est bon, on connaît. On envisage un petit tour à pied dans le quartier pour faire des photos de rue, mais le cœur n’y est pas trop. Et puis, ce n’est pas franchement photogénique ni même intéressant. À l’heure du déjeuner, j’ai envie de retourner au restau face au sphinx. D’ailleurs, on y retourne, mais on n’a même pas droit à un semblant de bonjour. À peine on s’est assis qu’on nous chasse : un car de touristes vient d’arriver et la table est réservée. Du coup, le restau chinois est ravi de nous revoir. De retour à l’hôtel, on en a marre. Rester ici ou aller à l’aéroport, quelle différence ? Allez, taxi et en route. Le chauffeur roule comme si on n’avait qu’un quart d’heure pour aller de Gizeh à l’aéroport. Heureusement, c’est fluide. À un moment donné, un autre automobiliste se rabat un peu brutalement. Notre chauffeur le rattrape et se met à sa hauteur. Échange de politesses à travers la vitre. Finalement ça ne va pas plus loin, mais ce genre de connerie on ne sait jamais comment ça finit. À l’aéroport, on se paie un flip : pas de wifi – enfin, ça ne marche pas. Inquiétude pour l’enregistrement. Personne n’est capable de donner la moindre information. Pendant le ramadan, le guichet d’Air France ouvre et ferme plus tôt, et là il est bien trop tard. Surtout, on ne veut pas nous laisser aller dans la zone d’embarquement, sans nous dire pourquoi. Jamais vu ça nulle part. On poireaute deux ou trois heures en bouquinant. Le hall est triste et bruyant. Les sanitaires, sales. Il y a bien du savon, du moins dans les toilettes qui sont à l’autre bout du hall, mais ni papier ni serviettes ni sèche-mains. Un Français solitaire dans un coin se donne des airs de vieux de la vieille et nous snobe un peu quand on lui demande ce qui se passe. Haussement d’épaules. Il nous prend pour des ploucs. Quand on peut enfin aller à l’embarquement, on comprend : cette partie de l’aéroport n’est pas bien grande et on ne peut y accéder qu’une heure avant d’embarquer. Ben voilà, pouvaient pas le dire ? Au guichet, tout va bien. On présente le téléphone, on nous donne notre carte d’embarquement. Une carte à l’ancienne. Décidément, entre ça et le ticket de métro, c’est rétro ! À minuit et quelques on est enfin assis dans l’avion. Lumières bleues, c’est plutôt joli. Ce sont les couleurs de Joon. Il y a beaucoup moins de monde qu’à l’aller et Marielle pourra finalement s’allonger, le siège voisin étant vide. Mon voisin, un Anglais, est un grincheux. Rien ne lui convient. Il fait chier les hôtesses et les stewards un bon moment. Ils se coupent en quatre pour lui proposer une meilleure place, offre qu’il finit par décliner. Là, je constate que le personnel de Joon/Air France est sacrément bien formé. Ils le remettent à sa place très gentiment et poliment, mais tout aussi fermement. M’ayant apparemment pris pour un Anglais, il se tourne vers moi pour déverser sa bile sur Air France. Ah, ils ne sont pas près de le revoir. La carte de fidélité ? Il se torche avec. Dorénavant, il ne volera qu’avec Lufthansa. Et ainsi de suite. À un moment, le commandant de bord annonce – en anglais – que les hôtesses et les stewards parlent aussi espagnol, français, catalan et portugais. « Marvellous », qu’il grince entre ses dents. Quoi ? elles ne sont pas jolies les langues des pays du Club Med ? M’agace, cet abruti. Je finis par le renvoyer dans les cordes en lui demandant pourquoi il ne prend pas une autre compagnie. Ce serait mieux, non ? Là-dessus, on se met à parler en français avec Marielle et il en est pour ses frais. L’ennui, c’est qu’il n’a pas accepté l’autre place proposée par l’hôtesse et que je ne récupérerai pas son siège pour m’allonger. C’était bien la peine que Jeanne d’Arc se donne tout ce mal, tiens ! Vendredi 18 Le vol se déroule sans encombre et on atterrit sur le coup de six heures. Il fait déjà jour et le ciel est dégagé, mais ça caille ! Six degrés ! Parafe, on est dehors en dix minutes. Navette Air France jusqu’à la Gare Montparnasse. Comme il n’y a finalement pas de train, Marielle a dégoté par chance un Blablacar pour nous emmener jusqu’à Gien. C’est donc en flânant tranquillement qu’on descend jusqu’au point de rendez-vous, Porte d’Orléans, après un petit-dèj’ servi par un vrai Titi parisien. Vers treize heures, on nous dépose à la gare de Gien, où on a laissé la voiture. Un petit arrêt chez ma mère, à une vingtaine de kilomètres pour boire un café et en route. Entre-temps, le temps s’est bien réchauffé et il fait un grand soleil quand on arrive. Et ici, qu’est-ce que c’est vert !
Vous avez eu le courage de tout lire ? Merci ! Et si vous avez des questions, eh bien, yaka !
Changement d'avion à Bangkok pour Koh Samui: obligations administratives? English translation pending
Bonjour à tous,
je voulais savoir si à l'arrivée à Bangkok il fallait remplir toutes les obligations administratives avant de prendre notre avion pour aller à l'aéroport de Kho Samui (passeport, visa, récupérer nos bagages ) ? Ou est ce que tout se fait à Kho Samui Et est ce que ce changement de vol se fait dans le même aéroport ?
Merci pour vos réponses
je voulais savoir si à l'arrivée à Bangkok il fallait remplir toutes les obligations administratives avant de prendre notre avion pour aller à l'aéroport de Kho Samui (passeport, visa, récupérer nos bagages ) ? Ou est ce que tout se fait à Kho Samui Et est ce que ce changement de vol se fait dans le même aéroport ?
Merci pour vos réponses
Achat de billet de train Shinkansen à Tokyo English translation pending
Bonjour,
je pars à Tokyo le mois prochain.
Je logerai à Asakusa et je voudrais savoir si je peux acheter mon billet de train Tokyo-Kyoto dans cette gare (guichet ou distributeur automatique) plutôt que d'aller à la gare de Tokyo. D'autre part, est-il possible de payer par carte (Mastercard ou Visa) ou bien faut-il prévoir du liquide?
Merci pour votre aide.
Vietnam eVisa: avoir un billet retour pour l'entrée? English translation pending
Bonjour à tous et à toutes!
Je voudrais savoir si quelqu'un a utilisé ce visa recemen?. Donc e visa pour trente jours.
- doit on payer qschose à larrivée? Combien ?
- et surtout!!!!! Peut on aller au Vietnam sans presenter de billet de retour ?????
-quelques precaitions ou choses à savoir ?
Merci
Je trouve qu'il y a tres peu d'infos au sujet de ce visa par internet!
Bon voyage a tous
Je trouve qu'il y a tres peu d'infos au sujet de ce visa par internet!
Bon voyage a tous
São Vincente et Santo Antão côté pratique - janvier 2017 English translation pending
Mindelo
A l'aéroport
S'il n'a pas été établi avant le voyage, le visa d'entrée (visa touristique) est délivré sur place. Pas de photos d'identité requise ni de formulaire à remplir. L’employé scanne le passeport dont les données servent à l'établissement du visa (bravo à l'immigration capverdienne pour sa simplicité et son efficacité !). Attention, il n'y a qu'un seul guichet d'enregistrement. Le délai peut donc s'avérer conséquent lorsqu'un groupe de touristes vous grille la politesse.
Si vous avez une correspondance, vous serez prioritaire (le signaler au personnel d'accueil), mais en principe les passagers ayant une correspondance débarquent avant les autres et sont pris en charge. Le visa est valide 30 jours (pour un passeport français tout du moins). Le coût est de 2500 escudos ($ ; CVE). Le paiement est possible par carte Visa ou Mastercard. Un distributeur automatique se trouve dans le hall, mais après l'immigration en dehors de la zone sous douane.
Les taxis acceptent les euros (billets). Le coût du taxi pour le centre ville distant d'une dizaine de kilomètres est de 1000$ ou 10€. Si vous n'avez pas l'appoint en euros, on vous rendra le change en escudos (le signaler avant de monter à bord). A noter qu'à l'aéroport de Lisbonne vous pouvez changer des euros en escudos capverdiens, mais non l'inverse lors du retour.
Pour retourner à l'aéroport, il est possible d'emprunter un aluguer (taxi collectif) pour São Pedro (100$) qui vous déposera au bord de la route face à l'aéroport, pas de service le dimanche, il vous faudra alors prendre un taxi.
Argent Le règlement par carte bancaire est peu courant et carrément inexistant dans les commerces et restaurants, mais en règle générale les euros (billets) sont acceptés. Toutefois on vous rendra la monnaie en escudos au taux de 1€ = 100$ alors que le taux bancaire est de 1€ = 110$.
Pour les distributeurs automatiques ou pour le change au guichet, une commission fixe de 10€ est prélevée par l'établissement bancaire local (à vérifier néanmoins au cas par cas).
Les banques sont ouvertes de 8h à 15h, du lundi au vendredi. Toutefois, au moins une, la BCN (Banco Capoverdiano de Negócios, avenida Marginal est ouverte le samedi de 8h à 13h. Les banques sont assez nombreuses à Mindelo, mais dans certaines il peut y avoir beaucoup d'affluence, y aller de préférence le matin. la BAI (Banco Angolano de Investimentos, avenida Marginal indiquée par mon logeur m'a donnée entière satisfaction par son professionnalisme, son sens du service et sa bonne communication.
L’escudo capverdien n'est pas convertible. S'il vous en reste, n'oubliez pas de les changer avant de quitter le pays car vous ne pourrez plus le faire ultérieurement (à nouveau, la commission est de 10€). Pour l'opération de change, il vous faudra présenter le passeport et le billet de retour.
Le billet électronique présenté sur votre smartphone n'est pas accepté. Son envoi par email est toutefois accepté, mais si vous n'avez pas accès à internet et que la banque n'a pas de wifi ou refuse de vous en laisser l'accès (logique somme toute), il vous faudra le faire de l'extérieur et revenir. Astuce : placez-vous devant le bâtiment de l’Alliance française, rua Santo Antonio pour capter son wifi ouvert et gratuit.
Pour imprimer votre billet rendez-vous dans le cybercafé, rua de São João. Dernière chance : si vous faites escale à Praia, vous pouvez tenter votre chance au bureau de change de l'aéroport qui reste ouvert tant que des vols sont opérés.
Restauration Petits déjeuners à prendre chez Pastelaria Morabeza, avenida Baltazar Lopez da Silva à l'angle de la rue traversa Cadamosto. Viennoiseries de qualité, café, jus d'oranges pressées et service agréable. On y sert aussi le plat national, la cachupa à toute heure (recommandation locale).
Bonne cuisine, petits prix et authenticité chez Pastelaria Bettencourt, 27 avenida da Republica (rua da Praia). Malgré son nom de Pastelaria, il ne s'agit pas d'une pâtisserie, mais bien d'un (petit) restaurant familial essentiellement fréquenté par des locaux. Goûtez les plats de poisson (évidemment !). Ouvert uniquement le midi du lundi au samedi (bon plan, recommandation locale).
Bons prix, bonne qualité et cadre agréable à La Pergola, rua Santo Antonio, attenant à l’Alliance française.
Très bonne qualité et prix raisonnables au Le Goût - Churrasqueira Grills, avenida da Republica (rua da Praia), au deuxième étage au-dessus du Casa da morna. Le week-end, musique live et danse si le coeur vous en dit.

Spectacles Musique live au Casa da morna, avenida da Republica (rua da Praia), au premier étage, ouvert à partir de 22h30. Des groupes ou solos de qualité s'y produisent. Se renseigner sur les soirs de représentation, vous trouverez des affichettes en ville et à l’entrée de l’établissement. Entrée 300$ + consommations (boissons et tapas). Les prix des consommations sont dans la norme des restaurants de la ville. Le Casa da morna appartient au célèbre chanteur capverdien Tito Paris. Peut-être aurez-vous la chance de le voir s'y produire (c'était mon cas, un régal).
Transports Bus - Un réseau de bus de la compagnie Transcor sillonne la ville et ses environs. Taxis collectifs - Les aluguers (taxis collectifs) partent de la praça Estrela. Taxis - Un peu plus loin, au coin de la rue, à droite se trouve une station de taxi. Ferry - Gare maritime, avenida Marginal. - Départ des ferries pour Santo Antão, deux départs le matin, 7h00 et 8h00, prix 800$, durée de la traversée une heure. Bien se renseigner sur les horaires car ils peuvent être sujet à changement.
Compagnie aérienne TACV Je me suis rendu à l’agence TACV avenida, 5 de Juhlo la veille de mon départ afin de réserver un siège pour le retour car pour l’aller, je n’ai pas pu le faire sur leur site (site bien fait au demeurant) et là surprise, l’hôtesse m’a gentillement répondu que c’était trop tard qu’il fallait le faire au moins une semaine avant (bon à savoir).
Santé En plus d'un hôpital, Mindelo dispose de plusieurs dispensaires (Centro de Saúde). J'ai expérimenté celui de Fonte Inês, rua Oficinas Navais pour retirer des fils de points de suture (un petit accident juste avant mon départ) : très professionnel et une hygiène parfaite, le sourire de l'infirmière en plus.
Le dimanche à Mindelo Mindelo est une ville plutôt morte le dimanche (en janvier en tous cas, sauf en milieu d'après-midi lorsque passe le défilé du carnaval s'échauffant dans l'attente de la grande parade de février).
Vous pouvez bruncher chez Morabeza, flâner dans les rues, vous asseoir à la terrasse d'un café ou sur un banc et jouir de la tranquillité et la douceur de janvier. Et c'est bien agréable ma foi. Pourquoi donc toujours courir après la super-activité ? Quelques commerces sont ouverts, mais ne comptez pas sur les aluguers pour une escapade. Ils sont tous au repos dimanche, il est toutefois toujours possible de prendre un taxi si le repos dominical vous est trop pesant.
À voir, à faire Mercado de peixe - Le marché aux poissons, dans un hall couvert, avenida da Republica (rua da Praia). Je suis toujours fasciné par les marchés aux poissons, celui-ci m’a particulièrement plu, j’y suis retourné plusieurs fois. Y aller le matin lorsque l’activité bat son plein.
Salamansa - De Mindelo, prenez un aluguer. Pour 100$ il vous amènera au petit village de Salamansa. Si le village ne présente pas d'intérêt particulier, sa grande plage de sable fin est superbe. Restaurez-vous à la Crêperie chez Zoé. Elvis, le propriétaire a aménagé sur la plage un conteneur en cuisine et bar. Installez vous en terrasse et admirez les windsurfers évoluer.
Le nom de crêperie d'ailleurs est trompeur car Elvis en fin cuisinier, sert également divers plats, et quels plats ! J'y ai dégusté un mémorable barracuda grillé (pas entier bien sûr !) servi sur un lit de riz complet nappé d'un coulis de tomates confites (je sais, je sais, je voyage pour manger !). C'est copieux et les prix sont tout doux. C'est le bon plan comme je les aime.

Pour le retour sur Mindelo, l’aluguer repart à toutes les heures pleines (renseignez-vous néanmoins). Si le coeur vous en dit et à condition d'être équipé de bonnes chaussures et d'un GPS (indispensable), vous pouvez rentrer à pied à Mindelo en empruntant le sentier de montagne. Peu de dénivelé, comptez deux heures de marche. Rapidement, le sentier se perd, puis reprend et se perd à nouveau, etc. d'où l'importance du GPS. Le parcours est très caillouteux donc les tongs de plage sont absolument à proscrire (ce n'est pas votre genre bien sûr, mais j'ai vu une personne gravir en tongs le Cova de Paùl, Santo Antão, altitude 1500 m !).
Santo Antão L'île aux splendides paysages et aux superbes randonnées à découvrir à une heure de ferry de Mindelo. Le ferry arrive à la gare maritime de Porto Novo. De nombreux taxis et aluguers attendent les passagers. Le prix en aluguer pour Ribeira Grande est de 400$, trajet 38 km, env. 40 minutes.
Quelques photos de Santo Antão





J’ai aimé Les chemins de randonnées sont pour la plupart pavés et très bien entretenus. En janvier la température est agréable (22-25°C), le temps souvent couvert et il souffle toujours un vent (qui peut parfois être assez fort), un mois idéal pour les randonnées.
Appréciation générale Les capverdiens sont cordiaux, nombreux sont ceux qui parlent ou comprennent le français qui comme l'anglais est enseigné à l'école.
Les prix annoncés sont en règle générale ceux pratiqués habituellement, pas d'interminables négociations donc.
Une mendicité assez voyante à Mindelo, mais sans (trop) d'insistance ni de harcèlement, mais sous laquelle une pauvreté bien réelle transparaît.
Lors de vos randonnées vous allez rencontrer des enfants sur le chemin ou au retour de l'école vous réclamant stylos ou bonbons ou, une variante, de les prendre en photo pour ensuite réclamer leur dû. Dans plusieurs pensions j'ai vu des affichettes indiquant de ne pas céder à ces requêtes. Ces enfants ne sont absolument pas dans le besoin. Si vous souhaitez donner des cahiers, stylos ou fournitures scolaires donnez les de préférence directement à l'école.

Si vous avez une correspondance, vous serez prioritaire (le signaler au personnel d'accueil), mais en principe les passagers ayant une correspondance débarquent avant les autres et sont pris en charge. Le visa est valide 30 jours (pour un passeport français tout du moins). Le coût est de 2500 escudos ($ ; CVE). Le paiement est possible par carte Visa ou Mastercard. Un distributeur automatique se trouve dans le hall, mais après l'immigration en dehors de la zone sous douane.
Les taxis acceptent les euros (billets). Le coût du taxi pour le centre ville distant d'une dizaine de kilomètres est de 1000$ ou 10€. Si vous n'avez pas l'appoint en euros, on vous rendra le change en escudos (le signaler avant de monter à bord). A noter qu'à l'aéroport de Lisbonne vous pouvez changer des euros en escudos capverdiens, mais non l'inverse lors du retour.
Pour retourner à l'aéroport, il est possible d'emprunter un aluguer (taxi collectif) pour São Pedro (100$) qui vous déposera au bord de la route face à l'aéroport, pas de service le dimanche, il vous faudra alors prendre un taxi.
Argent Le règlement par carte bancaire est peu courant et carrément inexistant dans les commerces et restaurants, mais en règle générale les euros (billets) sont acceptés. Toutefois on vous rendra la monnaie en escudos au taux de 1€ = 100$ alors que le taux bancaire est de 1€ = 110$.
Pour les distributeurs automatiques ou pour le change au guichet, une commission fixe de 10€ est prélevée par l'établissement bancaire local (à vérifier néanmoins au cas par cas).
Les banques sont ouvertes de 8h à 15h, du lundi au vendredi. Toutefois, au moins une, la BCN (Banco Capoverdiano de Negócios, avenida Marginal est ouverte le samedi de 8h à 13h. Les banques sont assez nombreuses à Mindelo, mais dans certaines il peut y avoir beaucoup d'affluence, y aller de préférence le matin. la BAI (Banco Angolano de Investimentos, avenida Marginal indiquée par mon logeur m'a donnée entière satisfaction par son professionnalisme, son sens du service et sa bonne communication.
L’escudo capverdien n'est pas convertible. S'il vous en reste, n'oubliez pas de les changer avant de quitter le pays car vous ne pourrez plus le faire ultérieurement (à nouveau, la commission est de 10€). Pour l'opération de change, il vous faudra présenter le passeport et le billet de retour.
Le billet électronique présenté sur votre smartphone n'est pas accepté. Son envoi par email est toutefois accepté, mais si vous n'avez pas accès à internet et que la banque n'a pas de wifi ou refuse de vous en laisser l'accès (logique somme toute), il vous faudra le faire de l'extérieur et revenir. Astuce : placez-vous devant le bâtiment de l’Alliance française, rua Santo Antonio pour capter son wifi ouvert et gratuit.
Pour imprimer votre billet rendez-vous dans le cybercafé, rua de São João. Dernière chance : si vous faites escale à Praia, vous pouvez tenter votre chance au bureau de change de l'aéroport qui reste ouvert tant que des vols sont opérés.
Restauration Petits déjeuners à prendre chez Pastelaria Morabeza, avenida Baltazar Lopez da Silva à l'angle de la rue traversa Cadamosto. Viennoiseries de qualité, café, jus d'oranges pressées et service agréable. On y sert aussi le plat national, la cachupa à toute heure (recommandation locale).
Bonne cuisine, petits prix et authenticité chez Pastelaria Bettencourt, 27 avenida da Republica (rua da Praia). Malgré son nom de Pastelaria, il ne s'agit pas d'une pâtisserie, mais bien d'un (petit) restaurant familial essentiellement fréquenté par des locaux. Goûtez les plats de poisson (évidemment !). Ouvert uniquement le midi du lundi au samedi (bon plan, recommandation locale).
Bons prix, bonne qualité et cadre agréable à La Pergola, rua Santo Antonio, attenant à l’Alliance française.
Très bonne qualité et prix raisonnables au Le Goût - Churrasqueira Grills, avenida da Republica (rua da Praia), au deuxième étage au-dessus du Casa da morna. Le week-end, musique live et danse si le coeur vous en dit.

Spectacles Musique live au Casa da morna, avenida da Republica (rua da Praia), au premier étage, ouvert à partir de 22h30. Des groupes ou solos de qualité s'y produisent. Se renseigner sur les soirs de représentation, vous trouverez des affichettes en ville et à l’entrée de l’établissement. Entrée 300$ + consommations (boissons et tapas). Les prix des consommations sont dans la norme des restaurants de la ville. Le Casa da morna appartient au célèbre chanteur capverdien Tito Paris. Peut-être aurez-vous la chance de le voir s'y produire (c'était mon cas, un régal).
Transports Bus - Un réseau de bus de la compagnie Transcor sillonne la ville et ses environs. Taxis collectifs - Les aluguers (taxis collectifs) partent de la praça Estrela. Taxis - Un peu plus loin, au coin de la rue, à droite se trouve une station de taxi. Ferry - Gare maritime, avenida Marginal. - Départ des ferries pour Santo Antão, deux départs le matin, 7h00 et 8h00, prix 800$, durée de la traversée une heure. Bien se renseigner sur les horaires car ils peuvent être sujet à changement.
Compagnie aérienne TACV Je me suis rendu à l’agence TACV avenida, 5 de Juhlo la veille de mon départ afin de réserver un siège pour le retour car pour l’aller, je n’ai pas pu le faire sur leur site (site bien fait au demeurant) et là surprise, l’hôtesse m’a gentillement répondu que c’était trop tard qu’il fallait le faire au moins une semaine avant (bon à savoir).
Santé En plus d'un hôpital, Mindelo dispose de plusieurs dispensaires (Centro de Saúde). J'ai expérimenté celui de Fonte Inês, rua Oficinas Navais pour retirer des fils de points de suture (un petit accident juste avant mon départ) : très professionnel et une hygiène parfaite, le sourire de l'infirmière en plus.
Le dimanche à Mindelo Mindelo est une ville plutôt morte le dimanche (en janvier en tous cas, sauf en milieu d'après-midi lorsque passe le défilé du carnaval s'échauffant dans l'attente de la grande parade de février).
Vous pouvez bruncher chez Morabeza, flâner dans les rues, vous asseoir à la terrasse d'un café ou sur un banc et jouir de la tranquillité et la douceur de janvier. Et c'est bien agréable ma foi. Pourquoi donc toujours courir après la super-activité ? Quelques commerces sont ouverts, mais ne comptez pas sur les aluguers pour une escapade. Ils sont tous au repos dimanche, il est toutefois toujours possible de prendre un taxi si le repos dominical vous est trop pesant.
À voir, à faire Mercado de peixe - Le marché aux poissons, dans un hall couvert, avenida da Republica (rua da Praia). Je suis toujours fasciné par les marchés aux poissons, celui-ci m’a particulièrement plu, j’y suis retourné plusieurs fois. Y aller le matin lorsque l’activité bat son plein.
Salamansa - De Mindelo, prenez un aluguer. Pour 100$ il vous amènera au petit village de Salamansa. Si le village ne présente pas d'intérêt particulier, sa grande plage de sable fin est superbe. Restaurez-vous à la Crêperie chez Zoé. Elvis, le propriétaire a aménagé sur la plage un conteneur en cuisine et bar. Installez vous en terrasse et admirez les windsurfers évoluer.
Le nom de crêperie d'ailleurs est trompeur car Elvis en fin cuisinier, sert également divers plats, et quels plats ! J'y ai dégusté un mémorable barracuda grillé (pas entier bien sûr !) servi sur un lit de riz complet nappé d'un coulis de tomates confites (je sais, je sais, je voyage pour manger !). C'est copieux et les prix sont tout doux. C'est le bon plan comme je les aime.

Pour le retour sur Mindelo, l’aluguer repart à toutes les heures pleines (renseignez-vous néanmoins). Si le coeur vous en dit et à condition d'être équipé de bonnes chaussures et d'un GPS (indispensable), vous pouvez rentrer à pied à Mindelo en empruntant le sentier de montagne. Peu de dénivelé, comptez deux heures de marche. Rapidement, le sentier se perd, puis reprend et se perd à nouveau, etc. d'où l'importance du GPS. Le parcours est très caillouteux donc les tongs de plage sont absolument à proscrire (ce n'est pas votre genre bien sûr, mais j'ai vu une personne gravir en tongs le Cova de Paùl, Santo Antão, altitude 1500 m !).
Santo Antão L'île aux splendides paysages et aux superbes randonnées à découvrir à une heure de ferry de Mindelo. Le ferry arrive à la gare maritime de Porto Novo. De nombreux taxis et aluguers attendent les passagers. Le prix en aluguer pour Ribeira Grande est de 400$, trajet 38 km, env. 40 minutes.
Quelques photos de Santo Antão






J’ai aimé Les chemins de randonnées sont pour la plupart pavés et très bien entretenus. En janvier la température est agréable (22-25°C), le temps souvent couvert et il souffle toujours un vent (qui peut parfois être assez fort), un mois idéal pour les randonnées.
Appréciation générale Les capverdiens sont cordiaux, nombreux sont ceux qui parlent ou comprennent le français qui comme l'anglais est enseigné à l'école.
Les prix annoncés sont en règle générale ceux pratiqués habituellement, pas d'interminables négociations donc.
Une mendicité assez voyante à Mindelo, mais sans (trop) d'insistance ni de harcèlement, mais sous laquelle une pauvreté bien réelle transparaît.
Lors de vos randonnées vous allez rencontrer des enfants sur le chemin ou au retour de l'école vous réclamant stylos ou bonbons ou, une variante, de les prendre en photo pour ensuite réclamer leur dû. Dans plusieurs pensions j'ai vu des affichettes indiquant de ne pas céder à ces requêtes. Ces enfants ne sont absolument pas dans le besoin. Si vous souhaitez donner des cahiers, stylos ou fournitures scolaires donnez les de préférence directement à l'école.

Arnaque à la frontière Cambodge - Laos, évitez la compagnie de bus 555 English translation pending
En plus, des classiques frais pour tampons au moment du visa qui s'élèvent à 5$, j'ai eu droit à un arrêt du bus juste avant la frontière, au milieu de nul part.
A ce moment, le cambodgien monté dans le bus juste après le dernier arrêt (soit environ 1 heure avant la frontière) nous explique qu' il faut lui donner 40 $ et il s'occupe de tout pour nous : c'est son "boulot ".
Le visa coute en réalité 30$, + 5$ de frais de tampons
Il fait son petit discours en expliquant que si on veut on peut y aller a pieds et se débrouiller pour trouver le bus laotien, car bien sûr il nous attends pas.
Mon trajet était Siem reap - 4000 îles. J'ai utilisé la compagnie 555, que bien sûr je déconseille .
Nouveau bureau d'immigration à Chumphon English translation pending
Bonjour,
Pourrait on me dire si il y a un bureau d'immigration récemment installé à Chumphon et si oui , où est il situé?
J'habite à 30km de Ranong et 140 de Chumphon mais ma maison est sur la province de Chumphon. Jusqu'à maintenant j'allais à Ranong depuis 7 années et là, la dernière fois l'officier d'immigration m'a dit qu'à partir de maintenant je devais me rendre à Chumphon!
Merci d'avance à ceux qui me repondront.....
P BUSCA
États-Unis: faut-il prendre une assurance complémentaire? English translation pending
Bonjour
J'envisage un séjour aux Etats Unis avec un tour opérateur. Evidemment je vais régler avec ma carte VISA PREMIER et je prendrais l'assurance de l'agence de voyages.
Sachant que les frais médicaux sont onéreux aux USA dois je contracter en supplément une assurance auprès de Mondial assistance ou autre groupe?
Merci de vos suggestions.
L'Inde m'a bouleversée English translation pending
J’imagine que c’est que je ressens en ce moment n’a rien de spécial, mais suis rentrée d’un premier voyage en Inde il y a deux semaines et je me sens totalement bouleversée. Je ne peux pas arrêter d’y penser. Désolée tout d’abord pour mes fautes de français car ce n’est pas ma langue maternelle.
C’était un pays qui m'avait toujours fasciné par sa complexité et — même si c’est cliché de le dire— par son exotisme. L’Inde m’était familière par sa littérature : Etudiante, je dévorais les romans de ses écrivains anglophones qui raflaient les prix Booker— Arundhati Roy, Rohinton Mistry, Aravind Adiga, Kiran Desai, Salman Rushdie….Sans oublier les Indiens de la diaspora comme Naipaul et Verghese.
Cependant, ce n’est qu’à 28 ans, après quelques voyages dans d’autres pays asiatiques moins intimidants, que j’ai acheté un billet pour Delhi avec mon conjoint en me demandant si on ne venait pas de faire une bêtise. J’étais presque persuadé que ma fascination pour cette culture allait se dissiper au premier contact avec la réalité. Mais, même si je me suis effondrée par moments face à des scènes de pauvreté épouvantables, je suis surtout hypnotisée et folle amoureuse ce pays après ce voyage.
C’était encore plus complexe, plus dépaysant de ce que j’avais imaginé. J’ai éprouvé un sentiment de faire face à une altérité totale. Delhi— qu’on m’avait décrit comme «tout simplement horrible »— était pour moi un enchantement avec ses allures d’Asie centrale—le Pakistan et l’Afghanistan telles que je les fantasme…ils y étaient quelque part !—, son influence musulmane, ses sanctuaires soufis, le parfum des offrandes, le chaos total…l’humanité telle que je ne l’ai pas ressentie nulle part ailleurs. Moi, qui fuis la niaiserie et le romanticisme pour touristes comme la peste—j’habite Paris, après tout, et j’en ai marre—, me suis retrouvée absolument émue par les sutras qui annoncent l’entrée au paradis au Taj Mahal. Moi, qui ne suis pas allée à l’église depuis qu’on m’a laissé le choix, me retrouve plus que touchée par la dévotion des Sikhs après avoir visité le Temple d’Or. Moi, qui ne suis pas ni fêtarde ni très musicale… j’ai du mal à contenir mon envie de danser au passage d’une procession de mariage.
Bref…J’ai fait un itinéraire classique, touristique…en mode sac à dos, certes…Et pourtant je l’ai impression d’avoir changé, d’avoir découvert qu’il y a un monde plus intense et moins désenchanté que le nôtre, pacifié, aseptisé et rationnel. Au même temps, je sens que c’est un privilège de « riche » de pouvoir se permettre d’être fasciné par un pays où le poids des traditions et des religions génère autant de souffrance.
Que des sentiments partagés et contradictoires…
C’était un pays qui m'avait toujours fasciné par sa complexité et — même si c’est cliché de le dire— par son exotisme. L’Inde m’était familière par sa littérature : Etudiante, je dévorais les romans de ses écrivains anglophones qui raflaient les prix Booker— Arundhati Roy, Rohinton Mistry, Aravind Adiga, Kiran Desai, Salman Rushdie….Sans oublier les Indiens de la diaspora comme Naipaul et Verghese.
Cependant, ce n’est qu’à 28 ans, après quelques voyages dans d’autres pays asiatiques moins intimidants, que j’ai acheté un billet pour Delhi avec mon conjoint en me demandant si on ne venait pas de faire une bêtise. J’étais presque persuadé que ma fascination pour cette culture allait se dissiper au premier contact avec la réalité. Mais, même si je me suis effondrée par moments face à des scènes de pauvreté épouvantables, je suis surtout hypnotisée et folle amoureuse ce pays après ce voyage.
C’était encore plus complexe, plus dépaysant de ce que j’avais imaginé. J’ai éprouvé un sentiment de faire face à une altérité totale. Delhi— qu’on m’avait décrit comme «tout simplement horrible »— était pour moi un enchantement avec ses allures d’Asie centrale—le Pakistan et l’Afghanistan telles que je les fantasme…ils y étaient quelque part !—, son influence musulmane, ses sanctuaires soufis, le parfum des offrandes, le chaos total…l’humanité telle que je ne l’ai pas ressentie nulle part ailleurs. Moi, qui fuis la niaiserie et le romanticisme pour touristes comme la peste—j’habite Paris, après tout, et j’en ai marre—, me suis retrouvée absolument émue par les sutras qui annoncent l’entrée au paradis au Taj Mahal. Moi, qui ne suis pas allée à l’église depuis qu’on m’a laissé le choix, me retrouve plus que touchée par la dévotion des Sikhs après avoir visité le Temple d’Or. Moi, qui ne suis pas ni fêtarde ni très musicale… j’ai du mal à contenir mon envie de danser au passage d’une procession de mariage.
Bref…J’ai fait un itinéraire classique, touristique…en mode sac à dos, certes…Et pourtant je l’ai impression d’avoir changé, d’avoir découvert qu’il y a un monde plus intense et moins désenchanté que le nôtre, pacifié, aseptisé et rationnel. Au même temps, je sens que c’est un privilège de « riche » de pouvoir se permettre d’être fasciné par un pays où le poids des traditions et des religions génère autant de souffrance.
Que des sentiments partagés et contradictoires…
Quelles démarches pour un mariage franco-tunisien? English translation pending
Etant nouvelle sur ce site. J aimerai savoir quelles démarches je dois faire pour me mariée avec mon amour qui est Tunisien. Il ne veux pas de visa car c est moi qui vais venir m installer en Tunisie dans quelques année. je me rend tous les mois a Zarzis pour le voir. merci de votre reponse
Qui veut bien commenter mon voyage en Iran? English translation pending
voyage déja préparé l'an dernier, mais imprévu de dernière minute, hospitalisation de ma maman, j'ai du annuler mon voyage...merci visa premier...après 6 mois de démarches..;de papiers justificatifs...mon billet d'avion ne m'a pas été remboursé..;donc, je récidive cette année.
j'ai un jour de plus...ou vaut il mieux le "mettre" ?
jour 1 ...............départ de marseille
jour 2............... arrivée a shiraz a 2.30 du matin + formalités+ taxi arrivée a l'hotel + ou - 4 H, fin de nuit + journée a shiraz, réserver le lendemain pour persepolis (hotel prévu, pas encore de resa pour aucun hotel, mais si vous avez une meilleure idée... Niayesh hotel)
jour 3................Persepolis (Niayesh hotel)
jour4................shizaz + départ en bus pour Yazd a 23 h (y a t il une meilleure solution, moins fatiguante..;car une nuit dans un bus, je dois dire que ca ne m'emballe pas outre mesure...un bus qui partirait + tot pour arriver a yazd vers 23h, et me permettant de passer la nuit dans un lit...ou une autre solution que le bus, train ? taxi ? mais quel ordre de prix...)
jour 5...............Yazd
jour 6..............Yazd, en partir le soir pour passer la soirée et dormir au caravanserail Zein O Din (pensez vous que "ca vaille la peine ? ou est ce mieux de privilégier une soirée supplémentaire a Yazd, qui d'après plusieurs commentaires, a l'air plutot sympathique
jour 7.............retour a yazd dans la matinée, ou réveil a Yazd...et départ pour Ispahan
jour 8............Ispahan
jour 9............Ispahan
????jour 10
jour 11...........départ pour téhéran le matin
jour 12..........téhéran
jour 13.........départ de téhéran pour marseille
j'ai donc, par rapport à l'an dernier, une journée supplémentaire que j'ai placée artificiellement le jour 10, mais qui peut être déplacée a n'importe quel moment de mon voyage...pour le rajouter à une escale prévue, ou bien me proposerez vous un petit détour ?
merci à tous ceux..qui voudront bien réfléchir à mon...grave !!! probleme, jeanne
j'ai un jour de plus...ou vaut il mieux le "mettre" ?
jour 1 ...............départ de marseille
jour 2............... arrivée a shiraz a 2.30 du matin + formalités+ taxi arrivée a l'hotel + ou - 4 H, fin de nuit + journée a shiraz, réserver le lendemain pour persepolis (hotel prévu, pas encore de resa pour aucun hotel, mais si vous avez une meilleure idée... Niayesh hotel)
jour 3................Persepolis (Niayesh hotel)
jour4................shizaz + départ en bus pour Yazd a 23 h (y a t il une meilleure solution, moins fatiguante..;car une nuit dans un bus, je dois dire que ca ne m'emballe pas outre mesure...un bus qui partirait + tot pour arriver a yazd vers 23h, et me permettant de passer la nuit dans un lit...ou une autre solution que le bus, train ? taxi ? mais quel ordre de prix...)
jour 5...............Yazd
jour 6..............Yazd, en partir le soir pour passer la soirée et dormir au caravanserail Zein O Din (pensez vous que "ca vaille la peine ? ou est ce mieux de privilégier une soirée supplémentaire a Yazd, qui d'après plusieurs commentaires, a l'air plutot sympathique
jour 7.............retour a yazd dans la matinée, ou réveil a Yazd...et départ pour Ispahan
jour 8............Ispahan
jour 9............Ispahan
????jour 10
jour 11...........départ pour téhéran le matin
jour 12..........téhéran
jour 13.........départ de téhéran pour marseille
j'ai donc, par rapport à l'an dernier, une journée supplémentaire que j'ai placée artificiellement le jour 10, mais qui peut être déplacée a n'importe quel moment de mon voyage...pour le rajouter à une escale prévue, ou bien me proposerez vous un petit détour ?
merci à tous ceux..qui voudront bien réfléchir à mon...grave !!! probleme, jeanne
Escale de 7h à Moscou, aéroport Sheremetyevo English translation pending
Bonjour,
Je vais faire une escale de 7h à l'aéroport de Moscou le 19 juillet, c'est un samedi. J'en profiterais bien pour descendre en ville (visa en poche) histoire de faire un petit tour sur la place rouge mais le Centre de Visa pour la Russie me le déconseille à cause des embouteillages autour de l'aéroport.
Est-ce que quelqu'un l'a déjà fait? Est-ce que vous pensez que c'est justifié? N'y a-t-il pas un train pour se rendre en ville?
Merci pour vos réponses.
Alex