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Compte rendu de notre voyage aux Etats-Unis en août 2007 English translation pending
Et voilà le compte rendu de notre voyage.
Pour les questions ... je suis là....
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Jeudi 16 aout.
Atterrissage à 19 H00.
On va prendre la voiture à National. Pas de problèmes. Le voiturier nous emmène dans le parking et nous demande de choisir celle que l’on veut dans la classe ………… nous prenons donc la Buick.
Je me débats avec la voiture mais finalement tout le monde arrive sains et sauf à l’hôtel Sleep Inn de Aurora.
21H50 : Mort de fatigue, on s’affale sur nos lits et bon DoDo !!!!
Vendredi 17 aout.
6H00 : Tout le monde se réveille. Waouh on se lève tôt !!!! Normale c’est le décalage. Premier petit choc, plusieurs personne ayant critiqué les petit déj des hôtels, on se rend bien conte que certains devait être des morfales parce que là, rien à dire (Lait, céréales, beignets en tous genre….)
7H00: Go West, c’est partis vers Grand Junction (3H57) nous passons par la 70 West.
Non prévues au programme, on s’arrête à un Outlet, l’Outlet de Silverthone.
Nous reprenons la route qui d’ailleurs au début n’est qu’une simple route de montagne et qui petit à petit ce transforme. Ce qui n’était que Pins et arbustes devient roches rouge et blanches.
14h50 : Nous sommes arrivés dans l’hôtel Comfort Inn de Grand Junction. Direction le city Marcket et là, grosse surprise, les Américains on un de ces rayons de fruits et légumes, c’est à tomber paters mieux qu’en France.
Après tout ca, nous nous apprêtons à voir le Colorado National Monument dont d’ailleurs personne n’en parle ou presque.
Splendide, un parc vraiment génialissime. On s’arrête à tous les points de vues et on mitraille les appareilles sont en surchauffe et le mieux c’est qu’on est pratiquement seuls. Seul petit inconvénient il n’y a pas de randonner à faire mais bon c’est tellement beau qu’on pardonne. Parc à faire ABSOLUMENT.
Faire un parc ca donne faim donc on va manger au Denny’s du coin. Impeccable comme il y a trois ans.
Samedi 18 aout.
7H00 : Petit déjeuner encore super.
8H00 : On part vers Moab.
La route menant de Grand Junction à Moab est tout bonnement sensationnel. Le long de la route 128, tu es dominé par toutes ces roches rouges et en contrebas le Colorado river. Magnifique. Et pour couronnés le tous tu as la possibilité d’aller voir les Fisher towers. Attention quand même a la route pour Fisher … Grace à City Marcket on a pu pique-niquer vite fait sur une table le long de la route mais vaut mieux pas s’attarder car il fait chaud très chaud (plus de 100 degrés Fahrenheit ). On rentre directement à l’hôtel (Sleep Inn) pour aller à la piscine. 16H00 : Nous allons à Arches N.P Petit détour sur Parck Avenue. Impressionnant on reviendra peut être mais la on va directement faire la randonnée qui mène à Delicate Arch. La montée est vraiment super crevante et un plus sous cette chaleur qui a quand même un peu baissé ou ne peu s’empêcher de penser au personne qui son monter en plein cagnard. Même si au retour il on tous un grand sourire qui veut dire bonne chance gars. ENFIN ! Nous sommes arrivés, WAOUH super. Delicat Arch se mérite vraiment par l’effort mais sa vaut le coup de suer. Attendez un peu avant de repartir pour qu’il y ais un peu moins de monde. Le retour ce fait beaucoup plus facilement à la fraiche. Sa ouvre l’appétit tous ca, direction Pizza Hut et au DoDo vers 22H00. Dimanche 19 aout. 8H00 : Lever et petit dèj. 9H13 : On décolle vers Canyonlands et ses environs. Finalement, nous avons passés toute la matinée à Dead Horse Point. Le point de vue est vraiment beau. Pic nique. Ensuite direction vers Island in the sky. Le parc est un peu décevant j’en attendais peu être trop. Même si le point de vue « Grand View point » est époustouflante. 17H00 : On avoisine encore les 40° à l’ombre vive la piscine. Course au City Market du coin avec toujours ce rayon ou tu peux faire tes propres salades. Le soir (à la fraiche) on fait la rue principale ou’ il y a beaucoup de magasins en tous genre comme des magasins de sport (Moab étant la ville du sport), de souvenirs et pas de magasins de T-shirt. Lundi 20 aout. 6H30 : Nous nous réveillons tôt pour ne pas trop souffrir de la chaleur à Arches. 8H00 : Nous voilà une fois de plus à Arches pour faire encore une fois une rando qui nous mènera à Landscape Arch puis à Double O Arch. On a tous prévues, casquettes, 3 litres d’eau, crème solaire car y va surement encore bien cogner pépère… Pour arrivés à Landscape Arch sa va vite surtout à la fraiche. Tu te demandes encore comment sa reste debout tellement c’est fin. Sur le chemin on croise Wall Arch on dirait vraiment comme une voute d’ou le nom d’ailleurs… On continue, et cette fois on s’arrête au Partition Arch, c’est joli comme tout ce grand Arch qui t’offre une vu magnifique à coté d’un autre petit. Autre arret cette fois au Navajos Arch qui forme comme une bulle de fraicheur quand tu le traverse. Ca fait du bien parce que là il commence à faire vraiment chaud. Encore 1, 2 miles pour arriver à Double O Arch. Il fait chaud mais on avance et o maudit ces ricains avec leur distance à la noix qu’ils ne savent même pas calculer correctement. OUF !!! On est arrivés sain et sauf. Encore une petite descente et tu y es. Eh ben sa valais quand même le coup d’y aller non ? On a vraiment l’impression qu’on a mis deux Arch l’un sur l’autre. Époustouflant. Mais la il faut entrés car il fait vraiment chaud. Et c’est là que tu plaids ce qui font la rando en plein cagnard (12H00) avec un Bébé d’à peine 6 mois et deux fillettes. Ils sont Fous ces gens…………… Finalement on va s’abriter à l’hôtel pour souffler un peu. Piscine toute l’aprèm. 18H30 : Nous décidons d’aller mangés au Moab Dinner. Impeccable ce restau, on y mange vraiment bien. Je vous conseil d’ailleurs le sandwiche (Red Rockers). Mardi 21 aout. 8H30 : En avant vers Mexican Hat une petite ville au nord du célèbre Monument Valley. Sur la route on en profite pour faire un petit tour aux Needles. On fait sa très vite mais ca a l’air vraiment pas mal. 13H00 : Pic nique dans un parc. 16H30 : Arrivés à Mexican Hat dans l’hôtel du San Juan inn, chambre bien et en plus il y a la vue sur la San Juan River… Pas le temps de s’attarder on va au célèbre M.V. La route menant vers M.V est superbe, la vue tout le long est extraordinaire. Monument Valley n’est pas un N.P mais il appartient aux Indiens qui vivent ici. Pour voir la vue des en entier il faut monter sur la terrasse du Visitor Center d’où tu as une vu a te couper le souffle. Puis nous continuions vers le point « John Ford Point » OUH que c’est beau !!! On prend des centaines des photos et la derrière nous un indien propose de faire des balades a cheval. OK c’est parti pour ½ heures de chevaucher dans ce paysage de rêve. Une fois sur ton cheval tu as l’impression d’être dans un rêve. Dommage que ca ne dure pas plus longtemps. INOUBLIABLE !!! Vite il faut renter si non pas de repas ce soir… 21H15 : Nous sommes au Mexican Hat lodge (hôtel faisant aussi restaurant). Très bon Hamburgers avec salade et haricots cuit a la manière Cow-boy. Prix chers.
Mercredi 22 aout.
8h00 : Aujourd’hui pas de petit Déjeuner inclus pour cause le restaurant de l’hôtel le sert. Payant bien sur…
Maintenant nous devons nous dirigés vers Mesa Verde. Il y a à peu près 3h00 de route.
Il y a deux villes proches de Mesa Verde ou l’on peut se loger facilement : Cortez et Durango nous, nous allons à Durango pour sont train qui va a Silvertone.
Attention, super affaire pour ce qui veule acheter de vraie poteries indiennes. Le magasin est sur la route qui relie Cortez à Durango. Ici au UTE MOUNTAIN POTERY vous pouvez être sur que ce n’est pas fait en Chine car vous pouvez voir à travers une vitre les indiennes en plein travail. De plus, les prix sont imbattables.
Maintenant place à Mesa Verde. Maintenant c’est la galère car ces « Ricains », n’ont rien trouvés de mieux à faire que de reconstruire leur route. Après ces nombreux arrêts pour cause de travaux, nous voilà enfin au Spruce Tree House, cela fait bizarre de se dire que des gens on habités la seulement très peu d’années. Pourquoi ici ??
Mais une fois ces questions envolées on ne peut que rester que bouche bée devant ces habitations troglodytes de toutes beautés.
Pour finir direction Cliff Palace qui est la plus grande habitation creusée dans la falaise d'Amérique du Nord. Il y a quand plus de 150 chambres dans ce machin. Impressionnant non ??? Encore une fois on reste scotché au truc et on vide l’appareil photo.
Il est temps de rentrer et on se retape ces satanés travaux.
Ce soir on choisie un restaurant que le routard conseil, le Old Tymer’s Café. Encore une fois on n’est pas déçue du résultat : Un REGAL.
Durango est une petite ville vraiment sympa qui te rappelle un peu les villes Cow Boy.
Jeudi 23 aout.
Aujourd’hui lever aux Aurores car nous prenons le train de Durango à Silvertone. Superbe train à vapeur ou tu peux choisir d’être dehors ou à l’intérieur lors de la traversés. Personnellement, nous prenons les places externe pour mieux profités de l’air fraie et du paysage. Traversée de plus de 3H mais ça passe assez vite surtout lorsque nous traversons la San Juan Forest.
Terminus tous le monde descends à Silvertone ou à peine descendue que tu as vite u aperçue de la ville qui t’attends en voyant le sheriff en contrebas. Ville vraiment super agréable ou tu es complètement plongés dans cette univers Cow Boy. Dommage que nous ne disposions que de deux heures ; on serait bien resté pour regarder un spectacle Western mais bon...
All a board !!! Et c’est repartis mais on sans serait bien passés du retour car il fut vraiment trop long.
A notre retour un tour à la piscine s’impose pour se détendre. Ensuite nous irons mangés au Carvers’s Brewery. Sandwiches et bière au menu. Moins apprécier que le Old Tymer’s Café mais non moins bon.
Dodo au Best Western Mountains Shadows. Super chambre avec piscine Jacuzzi sous une bulle.
Vendredi 24 aout.
8H00 : On va prendre notre premier petit déjeuner hors des hôtels de « choice hotel » Rien à dire petit dèj encore copieux.
C’est parti vers la ville de Chinle qui nous permettra de visiter le Canyon de chelly dit « Canyon di chè »
Au bout de 2H40 de route, nous voilà arriver au Best Western de Chinle. Des problèmes avec cet hôtel : Pour commencer la piscine est en travaux !!! En plein mois d’aout ??? Et oui mon bon Monsieur on a rien trouvé de mieux pour énerver les clients. Désolé…
Problème de paiement et chambres limites propres.
17H00 : Arrivée au Canyon de Chelly. Ne sortez pas vos piè-pièce car là, l’entrée du parc est gratuite.
On va du coté Sud du par cet on s’arrêté aux différant point de vue dont le point de vue qui nous permet d’apercevoir le White House Trail. Pas de rando cette fois.
Les points de vue sont vraiment impressionnants avec, ces prairies vertes qui longent ces canyons de roches rouges. Magique !!! Les Navajos sont vraiment partout maintenant et sa commence à devenir énervant….
Dernière attractions de la journée, Spider Rock "Femme Araignée" l'une des déesses les plus importantes de la mythologie Navajo. Vivant au sommet de ce rocher, elle y emmène les enfants méchants. Encore un endroit spectaculaire, à ne pas louper.
Retour en ville pour trouver un restaurant et finalement on se rabat sur le resto de l’hôtel. Chinle est une ville vraiment glauque avec à chaque coin de rue des prisons ou des maisons de corrections.
Ne sachant pas trop quoi prendre, je prends un Tacos Navajos ; sorte de pizza garni de chili con carne et salades. Plutôt bon.
Dans cette ville, il ne vaut mieux ne pas trop y séjourner sous peine d’attraper un gros coup de cafards. Les magasins sont limites sales et l’endroit te fait vite devenir parano. T’as plus qu’as prié pour ne pas te faire scalper…
Samedi 25 aout.
9H00 : Le réveil n’a pas sonné et en plus le trajet entre Chinle et Santa Fe dure 5H00. Pas de petit déjeuner inclus dans le prix ce matin.
Béni soit le réveil. Et oui ce matin il y avait une (vu le monde) énorme manifestations indiennes. Heureusement qu’on ne sait pas réveiller à 7H00 sinon pas moyen de sortir.
Cette fois, on déjeune dans l’avion pendant que nous arrivons à thermes d’un bouchon. Manquais plus que ça.
Finalement, on arrive à Santa Fe et on prend nôtre chambre au : Santa Fe Sage inn. Chambres très accueillantes et propres. Tant mieux on n’y reste eux jours.
Je conseille à tous de prendre des boissons à leurs distributeurs. Et oui parce que 4 cannettes pour 25 cents au lieu de 4 dollars sa vaut le coup. Si la machine déconne à chaque fois, Coca va être au bord de la faillite.
Piscine (baignoire serais plus approprier. Tellement c’est petit) et TV sont au programme pour se relaxer un peu.
Diner dans la room et c’est partis pour Santa Fe.
Très joli ville avec de belles maisons styles mexicaines et sur la place, atmosphère Espagnole.
Finalement on rentre à l’hôtel pour profiter de Santa Fe demain en journée.
Dimanche 26 aout.
Promenade dans Santa Fe y’as pas à dire c’est une belle ville bien typique mais là la pluie est au rendez-vous. Les Indiens qui vendent leurs babioles sous le palais du gouverneur, n’ont vraiment pas grand choses à vendre et les prix restent chers. Dommage qu’il pleut autant, nous qui pensions peut être allé vers Albuquerque… On va donc se terrer dans l’hôtel.
Ce soir, nous mangeons au « Cowgirl » et là le Routard nous à déçues parce que il n’a vraiment rien d’extraordinaire dans ce resto.
Lundi 27 aout.
Encore un petit déjeuner compris dans le prix.
Nous sommes allés à Taos (1H30). Location de la chambre au Comfort Suites. Chambre très spacieuse.
Détente à la piscine et direction Taos Pueblos. Malheureusement, Le Pueblo est fermé pour cause de violation de territoire ou quelque chose comme ça.
On va donc à la place de Taos. Belle place, typique mais il n’y a pas cet atmosphère tant rechercher. Une fois les magasins au tour de la place et au à alentour visiter il n’y a plus grand-chose à faire donc nous allons diner à « Ogelvies » ; un bon petit resto Mexicain.
Mardi 28 aout.
8H00 : Comfort suites, est un hôtel faisant partis du groupe choice hotels, le petit d’jeuner est donc présent et tout à fait convenable. Les hôtels du groupe choice hotel n’ont vraiment rien à envier au Best Western ou à d’autres hôtels d’autres chaines.
En allant vers Alamosa, arrêter vous sur le pont qui surplombe le Rio grande, c’est encore un magnifique spectacle.
A Alamosa, il n’y a pas grand-chose à faire mais il ya le parc de Great Sand Dunes. Mais là vu qu’il est 13H00 on se dit qu’il faudrait surement mieux aller faire quelque course et se baigner avant d’aller sur les Dunes. Parce que là il fait chaud.
18H00 : Nous voilà arriver à Great Sand Dunes, et nous sommes déjà étonner de voir la végétation présente avant les dunes puis les montagnes justes derrière.
Bien contents d’avoir attendu la fin de journée pour monter ces dunes (ne surtout pas y aller l’après midi sous le cagnard). Après être allé au maximum de nos capacités on reprend un peu en haut de ces dunes magnifiques surplombant un très joli paysage. BANZAI c’est partis pour une descente des plus rapides ; ça fait du bien, dommage que la monter ne soit pas plus rapide.
19H17 : Rentrer à l’hôtel comfort inn on se débarrasse du sable qui c’est infiltrés dans nos vêtements, on va manger dans chez Oscar’s. Restaurant Mexicains que je recommande (délicieux).
Mercredi 29 aout.
Nous voilà presque à la fin de notre périple mais ce n’est pas finis il reste encore une journée à Denver.
Nous avons réservé une nuit au Red lion hotel car il est proche du centre ville et en plus on est tous près du : « at Mile High Stadium » le terrain de football Américain des Broncos de Denver. L’hôtel est beaucoup plus que sur les photos mais l’essentiel c’est qu’il y a des navettes pour nous amener dans le centre. La navette de l’hôtel nous emmène au début de la 16 ème rue (rue la plus commerçante de Denver)
Bon et bien on a plus qu’as flâné dans Denver, faire les boutiques et prendre quelques photos du capitole et même faire un tour au plus grand magasin de sport des Etats-Unis (a ne pas faire)…
En retournant à l’hôtel, un petit tour du stade s’impose ; dommage qu’il ne soit pas ouvert et encore plus dommage de louper le match qui se joue demain soir.
On rentre à l’hôtel qui est à 5 minutes à pied de du stade pour prendre la voiture et manger chez Denny’s pour boucler la boucle.
Penser aussi à visiter le stade le soir : c’est très beau et au loin on peut apercevoir les buildings illuminés de la ville.
Jeudi 30 aout.
10H00 : Grasse mat’ qui fait du bien.
On file encore au stade après avoir laisser les lés de la chambre d’hôtel pour faire un petit tour rapide de la boutique.
On a fait un plus qu’un petit tour de boutique. Nous avons eu la chance de tomber sur un employé (c’est soir de match et sa bosse dure ici) qui accepte de nous laissé voir l’intérieur du stade il se propose même de nous prendre en photo. TROP BIEN, merci m’sieur.
Dernier fast food du voyage (KFC) et nous allons rendre la voiture. Et nous voila partis vers Paris. SNIF !!!!
Conclusion :
Un voyage GIGANTESQUE, IMPRESSIONNANT et MAGNIFIQUE. Accueille super partout (hormis les indiens), hôtels et restau « impeccable bien » bref on en redemande.
Gros coup de cœur pour : Colorado Nat’l monument, Arches et M.V
Ps : Pour les photos du voyage, mettre moi votre adresse e-mail et je vous les enverrais.
Jeudi 16 aout.
Atterrissage à 19 H00.
On va prendre la voiture à National. Pas de problèmes. Le voiturier nous emmène dans le parking et nous demande de choisir celle que l’on veut dans la classe ………… nous prenons donc la Buick.
Je me débats avec la voiture mais finalement tout le monde arrive sains et sauf à l’hôtel Sleep Inn de Aurora.
21H50 : Mort de fatigue, on s’affale sur nos lits et bon DoDo !!!!
Vendredi 17 aout.
6H00 : Tout le monde se réveille. Waouh on se lève tôt !!!! Normale c’est le décalage. Premier petit choc, plusieurs personne ayant critiqué les petit déj des hôtels, on se rend bien conte que certains devait être des morfales parce que là, rien à dire (Lait, céréales, beignets en tous genre….)
7H00: Go West, c’est partis vers Grand Junction (3H57) nous passons par la 70 West.
Non prévues au programme, on s’arrête à un Outlet, l’Outlet de Silverthone.
Nous reprenons la route qui d’ailleurs au début n’est qu’une simple route de montagne et qui petit à petit ce transforme. Ce qui n’était que Pins et arbustes devient roches rouge et blanches.
14h50 : Nous sommes arrivés dans l’hôtel Comfort Inn de Grand Junction. Direction le city Marcket et là, grosse surprise, les Américains on un de ces rayons de fruits et légumes, c’est à tomber paters mieux qu’en France.
Après tout ca, nous nous apprêtons à voir le Colorado National Monument dont d’ailleurs personne n’en parle ou presque.
Splendide, un parc vraiment génialissime. On s’arrête à tous les points de vues et on mitraille les appareilles sont en surchauffe et le mieux c’est qu’on est pratiquement seuls. Seul petit inconvénient il n’y a pas de randonner à faire mais bon c’est tellement beau qu’on pardonne. Parc à faire ABSOLUMENT.
Faire un parc ca donne faim donc on va manger au Denny’s du coin. Impeccable comme il y a trois ans.
Samedi 18 aout.
7H00 : Petit déjeuner encore super.
8H00 : On part vers Moab.
La route menant de Grand Junction à Moab est tout bonnement sensationnel. Le long de la route 128, tu es dominé par toutes ces roches rouges et en contrebas le Colorado river. Magnifique. Et pour couronnés le tous tu as la possibilité d’aller voir les Fisher towers. Attention quand même a la route pour Fisher … Grace à City Marcket on a pu pique-niquer vite fait sur une table le long de la route mais vaut mieux pas s’attarder car il fait chaud très chaud (plus de 100 degrés Fahrenheit ). On rentre directement à l’hôtel (Sleep Inn) pour aller à la piscine. 16H00 : Nous allons à Arches N.P Petit détour sur Parck Avenue. Impressionnant on reviendra peut être mais la on va directement faire la randonnée qui mène à Delicate Arch. La montée est vraiment super crevante et un plus sous cette chaleur qui a quand même un peu baissé ou ne peu s’empêcher de penser au personne qui son monter en plein cagnard. Même si au retour il on tous un grand sourire qui veut dire bonne chance gars. ENFIN ! Nous sommes arrivés, WAOUH super. Delicat Arch se mérite vraiment par l’effort mais sa vaut le coup de suer. Attendez un peu avant de repartir pour qu’il y ais un peu moins de monde. Le retour ce fait beaucoup plus facilement à la fraiche. Sa ouvre l’appétit tous ca, direction Pizza Hut et au DoDo vers 22H00. Dimanche 19 aout. 8H00 : Lever et petit dèj. 9H13 : On décolle vers Canyonlands et ses environs. Finalement, nous avons passés toute la matinée à Dead Horse Point. Le point de vue est vraiment beau. Pic nique. Ensuite direction vers Island in the sky. Le parc est un peu décevant j’en attendais peu être trop. Même si le point de vue « Grand View point » est époustouflante. 17H00 : On avoisine encore les 40° à l’ombre vive la piscine. Course au City Market du coin avec toujours ce rayon ou tu peux faire tes propres salades. Le soir (à la fraiche) on fait la rue principale ou’ il y a beaucoup de magasins en tous genre comme des magasins de sport (Moab étant la ville du sport), de souvenirs et pas de magasins de T-shirt. Lundi 20 aout. 6H30 : Nous nous réveillons tôt pour ne pas trop souffrir de la chaleur à Arches. 8H00 : Nous voilà une fois de plus à Arches pour faire encore une fois une rando qui nous mènera à Landscape Arch puis à Double O Arch. On a tous prévues, casquettes, 3 litres d’eau, crème solaire car y va surement encore bien cogner pépère… Pour arrivés à Landscape Arch sa va vite surtout à la fraiche. Tu te demandes encore comment sa reste debout tellement c’est fin. Sur le chemin on croise Wall Arch on dirait vraiment comme une voute d’ou le nom d’ailleurs… On continue, et cette fois on s’arrête au Partition Arch, c’est joli comme tout ce grand Arch qui t’offre une vu magnifique à coté d’un autre petit. Autre arret cette fois au Navajos Arch qui forme comme une bulle de fraicheur quand tu le traverse. Ca fait du bien parce que là il commence à faire vraiment chaud. Encore 1, 2 miles pour arriver à Double O Arch. Il fait chaud mais on avance et o maudit ces ricains avec leur distance à la noix qu’ils ne savent même pas calculer correctement. OUF !!! On est arrivés sain et sauf. Encore une petite descente et tu y es. Eh ben sa valais quand même le coup d’y aller non ? On a vraiment l’impression qu’on a mis deux Arch l’un sur l’autre. Époustouflant. Mais la il faut entrés car il fait vraiment chaud. Et c’est là que tu plaids ce qui font la rando en plein cagnard (12H00) avec un Bébé d’à peine 6 mois et deux fillettes. Ils sont Fous ces gens…………… Finalement on va s’abriter à l’hôtel pour souffler un peu. Piscine toute l’aprèm. 18H30 : Nous décidons d’aller mangés au Moab Dinner. Impeccable ce restau, on y mange vraiment bien. Je vous conseil d’ailleurs le sandwiche (Red Rockers). Mardi 21 aout. 8H30 : En avant vers Mexican Hat une petite ville au nord du célèbre Monument Valley. Sur la route on en profite pour faire un petit tour aux Needles. On fait sa très vite mais ca a l’air vraiment pas mal. 13H00 : Pic nique dans un parc. 16H30 : Arrivés à Mexican Hat dans l’hôtel du San Juan inn, chambre bien et en plus il y a la vue sur la San Juan River… Pas le temps de s’attarder on va au célèbre M.V. La route menant vers M.V est superbe, la vue tout le long est extraordinaire. Monument Valley n’est pas un N.P mais il appartient aux Indiens qui vivent ici. Pour voir la vue des en entier il faut monter sur la terrasse du Visitor Center d’où tu as une vu a te couper le souffle. Puis nous continuions vers le point « John Ford Point » OUH que c’est beau !!! On prend des centaines des photos et la derrière nous un indien propose de faire des balades a cheval. OK c’est parti pour ½ heures de chevaucher dans ce paysage de rêve. Une fois sur ton cheval tu as l’impression d’être dans un rêve. Dommage que ca ne dure pas plus longtemps. INOUBLIABLE !!! Vite il faut renter si non pas de repas ce soir… 21H15 : Nous sommes au Mexican Hat lodge (hôtel faisant aussi restaurant). Très bon Hamburgers avec salade et haricots cuit a la manière Cow-boy. Prix chers.
Mercredi 22 aout.
8h00 : Aujourd’hui pas de petit Déjeuner inclus pour cause le restaurant de l’hôtel le sert. Payant bien sur…
Maintenant nous devons nous dirigés vers Mesa Verde. Il y a à peu près 3h00 de route.
Il y a deux villes proches de Mesa Verde ou l’on peut se loger facilement : Cortez et Durango nous, nous allons à Durango pour sont train qui va a Silvertone.
Attention, super affaire pour ce qui veule acheter de vraie poteries indiennes. Le magasin est sur la route qui relie Cortez à Durango. Ici au UTE MOUNTAIN POTERY vous pouvez être sur que ce n’est pas fait en Chine car vous pouvez voir à travers une vitre les indiennes en plein travail. De plus, les prix sont imbattables.
Maintenant place à Mesa Verde. Maintenant c’est la galère car ces « Ricains », n’ont rien trouvés de mieux à faire que de reconstruire leur route. Après ces nombreux arrêts pour cause de travaux, nous voilà enfin au Spruce Tree House, cela fait bizarre de se dire que des gens on habités la seulement très peu d’années. Pourquoi ici ??
Mais une fois ces questions envolées on ne peut que rester que bouche bée devant ces habitations troglodytes de toutes beautés.
Pour finir direction Cliff Palace qui est la plus grande habitation creusée dans la falaise d'Amérique du Nord. Il y a quand plus de 150 chambres dans ce machin. Impressionnant non ??? Encore une fois on reste scotché au truc et on vide l’appareil photo.
Il est temps de rentrer et on se retape ces satanés travaux.
Ce soir on choisie un restaurant que le routard conseil, le Old Tymer’s Café. Encore une fois on n’est pas déçue du résultat : Un REGAL.
Durango est une petite ville vraiment sympa qui te rappelle un peu les villes Cow Boy.
Jeudi 23 aout.
Aujourd’hui lever aux Aurores car nous prenons le train de Durango à Silvertone. Superbe train à vapeur ou tu peux choisir d’être dehors ou à l’intérieur lors de la traversés. Personnellement, nous prenons les places externe pour mieux profités de l’air fraie et du paysage. Traversée de plus de 3H mais ça passe assez vite surtout lorsque nous traversons la San Juan Forest.
Terminus tous le monde descends à Silvertone ou à peine descendue que tu as vite u aperçue de la ville qui t’attends en voyant le sheriff en contrebas. Ville vraiment super agréable ou tu es complètement plongés dans cette univers Cow Boy. Dommage que nous ne disposions que de deux heures ; on serait bien resté pour regarder un spectacle Western mais bon...
All a board !!! Et c’est repartis mais on sans serait bien passés du retour car il fut vraiment trop long.
A notre retour un tour à la piscine s’impose pour se détendre. Ensuite nous irons mangés au Carvers’s Brewery. Sandwiches et bière au menu. Moins apprécier que le Old Tymer’s Café mais non moins bon.
Dodo au Best Western Mountains Shadows. Super chambre avec piscine Jacuzzi sous une bulle.
Vendredi 24 aout.
8H00 : On va prendre notre premier petit déjeuner hors des hôtels de « choice hotel » Rien à dire petit dèj encore copieux.
C’est parti vers la ville de Chinle qui nous permettra de visiter le Canyon de chelly dit « Canyon di chè »
Au bout de 2H40 de route, nous voilà arriver au Best Western de Chinle. Des problèmes avec cet hôtel : Pour commencer la piscine est en travaux !!! En plein mois d’aout ??? Et oui mon bon Monsieur on a rien trouvé de mieux pour énerver les clients. Désolé…
Problème de paiement et chambres limites propres.
17H00 : Arrivée au Canyon de Chelly. Ne sortez pas vos piè-pièce car là, l’entrée du parc est gratuite.
On va du coté Sud du par cet on s’arrêté aux différant point de vue dont le point de vue qui nous permet d’apercevoir le White House Trail. Pas de rando cette fois.
Les points de vue sont vraiment impressionnants avec, ces prairies vertes qui longent ces canyons de roches rouges. Magique !!! Les Navajos sont vraiment partout maintenant et sa commence à devenir énervant….
Dernière attractions de la journée, Spider Rock "Femme Araignée" l'une des déesses les plus importantes de la mythologie Navajo. Vivant au sommet de ce rocher, elle y emmène les enfants méchants. Encore un endroit spectaculaire, à ne pas louper.
Retour en ville pour trouver un restaurant et finalement on se rabat sur le resto de l’hôtel. Chinle est une ville vraiment glauque avec à chaque coin de rue des prisons ou des maisons de corrections.
Ne sachant pas trop quoi prendre, je prends un Tacos Navajos ; sorte de pizza garni de chili con carne et salades. Plutôt bon.
Dans cette ville, il ne vaut mieux ne pas trop y séjourner sous peine d’attraper un gros coup de cafards. Les magasins sont limites sales et l’endroit te fait vite devenir parano. T’as plus qu’as prié pour ne pas te faire scalper…
Samedi 25 aout.
9H00 : Le réveil n’a pas sonné et en plus le trajet entre Chinle et Santa Fe dure 5H00. Pas de petit déjeuner inclus dans le prix ce matin.
Béni soit le réveil. Et oui ce matin il y avait une (vu le monde) énorme manifestations indiennes. Heureusement qu’on ne sait pas réveiller à 7H00 sinon pas moyen de sortir.
Cette fois, on déjeune dans l’avion pendant que nous arrivons à thermes d’un bouchon. Manquais plus que ça.
Finalement, on arrive à Santa Fe et on prend nôtre chambre au : Santa Fe Sage inn. Chambres très accueillantes et propres. Tant mieux on n’y reste eux jours.
Je conseille à tous de prendre des boissons à leurs distributeurs. Et oui parce que 4 cannettes pour 25 cents au lieu de 4 dollars sa vaut le coup. Si la machine déconne à chaque fois, Coca va être au bord de la faillite.
Piscine (baignoire serais plus approprier. Tellement c’est petit) et TV sont au programme pour se relaxer un peu.
Diner dans la room et c’est partis pour Santa Fe.
Très joli ville avec de belles maisons styles mexicaines et sur la place, atmosphère Espagnole.
Finalement on rentre à l’hôtel pour profiter de Santa Fe demain en journée.
Dimanche 26 aout.
Promenade dans Santa Fe y’as pas à dire c’est une belle ville bien typique mais là la pluie est au rendez-vous. Les Indiens qui vendent leurs babioles sous le palais du gouverneur, n’ont vraiment pas grand choses à vendre et les prix restent chers. Dommage qu’il pleut autant, nous qui pensions peut être allé vers Albuquerque… On va donc se terrer dans l’hôtel.
Ce soir, nous mangeons au « Cowgirl » et là le Routard nous à déçues parce que il n’a vraiment rien d’extraordinaire dans ce resto.
Lundi 27 aout.
Encore un petit déjeuner compris dans le prix.
Nous sommes allés à Taos (1H30). Location de la chambre au Comfort Suites. Chambre très spacieuse.
Détente à la piscine et direction Taos Pueblos. Malheureusement, Le Pueblo est fermé pour cause de violation de territoire ou quelque chose comme ça.
On va donc à la place de Taos. Belle place, typique mais il n’y a pas cet atmosphère tant rechercher. Une fois les magasins au tour de la place et au à alentour visiter il n’y a plus grand-chose à faire donc nous allons diner à « Ogelvies » ; un bon petit resto Mexicain.
Mardi 28 aout.
8H00 : Comfort suites, est un hôtel faisant partis du groupe choice hotels, le petit d’jeuner est donc présent et tout à fait convenable. Les hôtels du groupe choice hotel n’ont vraiment rien à envier au Best Western ou à d’autres hôtels d’autres chaines.
En allant vers Alamosa, arrêter vous sur le pont qui surplombe le Rio grande, c’est encore un magnifique spectacle.
A Alamosa, il n’y a pas grand-chose à faire mais il ya le parc de Great Sand Dunes. Mais là vu qu’il est 13H00 on se dit qu’il faudrait surement mieux aller faire quelque course et se baigner avant d’aller sur les Dunes. Parce que là il fait chaud.
18H00 : Nous voilà arriver à Great Sand Dunes, et nous sommes déjà étonner de voir la végétation présente avant les dunes puis les montagnes justes derrière.
Bien contents d’avoir attendu la fin de journée pour monter ces dunes (ne surtout pas y aller l’après midi sous le cagnard). Après être allé au maximum de nos capacités on reprend un peu en haut de ces dunes magnifiques surplombant un très joli paysage. BANZAI c’est partis pour une descente des plus rapides ; ça fait du bien, dommage que la monter ne soit pas plus rapide.
19H17 : Rentrer à l’hôtel comfort inn on se débarrasse du sable qui c’est infiltrés dans nos vêtements, on va manger dans chez Oscar’s. Restaurant Mexicains que je recommande (délicieux).
Mercredi 29 aout.
Nous voilà presque à la fin de notre périple mais ce n’est pas finis il reste encore une journée à Denver.
Nous avons réservé une nuit au Red lion hotel car il est proche du centre ville et en plus on est tous près du : « at Mile High Stadium » le terrain de football Américain des Broncos de Denver. L’hôtel est beaucoup plus que sur les photos mais l’essentiel c’est qu’il y a des navettes pour nous amener dans le centre. La navette de l’hôtel nous emmène au début de la 16 ème rue (rue la plus commerçante de Denver)
Bon et bien on a plus qu’as flâné dans Denver, faire les boutiques et prendre quelques photos du capitole et même faire un tour au plus grand magasin de sport des Etats-Unis (a ne pas faire)…
En retournant à l’hôtel, un petit tour du stade s’impose ; dommage qu’il ne soit pas ouvert et encore plus dommage de louper le match qui se joue demain soir.
On rentre à l’hôtel qui est à 5 minutes à pied de du stade pour prendre la voiture et manger chez Denny’s pour boucler la boucle.
Penser aussi à visiter le stade le soir : c’est très beau et au loin on peut apercevoir les buildings illuminés de la ville.
Jeudi 30 aout.
10H00 : Grasse mat’ qui fait du bien.
On file encore au stade après avoir laisser les lés de la chambre d’hôtel pour faire un petit tour rapide de la boutique.
On a fait un plus qu’un petit tour de boutique. Nous avons eu la chance de tomber sur un employé (c’est soir de match et sa bosse dure ici) qui accepte de nous laissé voir l’intérieur du stade il se propose même de nous prendre en photo. TROP BIEN, merci m’sieur.
Dernier fast food du voyage (KFC) et nous allons rendre la voiture. Et nous voila partis vers Paris. SNIF !!!!
Conclusion :
Un voyage GIGANTESQUE, IMPRESSIONNANT et MAGNIFIQUE. Accueille super partout (hormis les indiens), hôtels et restau « impeccable bien » bref on en redemande.
Gros coup de cœur pour : Colorado Nat’l monument, Arches et M.V
Ps : Pour les photos du voyage, mettre moi votre adresse e-mail et je vous les enverrais.
Voyage itinérant de treize jours au Maroc English translation pending
Salut à tous, je pars 13 jours au Maroc du 3 septembre au 15, et j’ai besoin de quelques conseils…
Tout d’abord, On arrive à Marrakech le 3 dans la soirée et On y reste le 4 pour visiter la ville. Puis le mercredi 5, On part pour Casablanca en train (à 7h arrivée 10h) et on visite la ville l’aprém. Le Jeudi 6, on se rend à El Jadida, en train (arrivée 7h50), on pense louer une voiture ou se balader autour en taxi. Le vendredi 7, départ en bus pour Safi et visite de la ville. Samedi 8 direction Essaouira en bus, avec dans la journée visite en voiture de location ou taxi Dimanche 9 Journée à Essouira. Lundi 10 Essouira-Agadir en en bus puis journée à Agadir Mardi 11 Journée à Agadir (est-ce assez intéressant pour y rester toute une journée ?) Mercredi 12 Agadir-Marrakech en bus ? (Le bus passe t-il par la route du Tizi-n-test ? ( il parait que c top ?) Puis fin de visite de Marrakech. Jeudi 13 Voiture de location et départ pour la route du Tizi-n tichka. Vendredi 14 voiture de location et départ pour Ait-Benhaddou Samedi 15 Visite de Marrakech et départ pour Paris
Que pensez vous de cet itinéraire ? Vous semble t-il intéressant et réalisable ? Pour celui-ci, on dispose d’un budget de 1000 € pour deux. Merci de vos conseils sur le parcours, sur les villes à visiter et les alentours, les hébergements dans ces villes, et les immanquables…
Merci d’avance amis routard…
Tout d’abord, On arrive à Marrakech le 3 dans la soirée et On y reste le 4 pour visiter la ville. Puis le mercredi 5, On part pour Casablanca en train (à 7h arrivée 10h) et on visite la ville l’aprém. Le Jeudi 6, on se rend à El Jadida, en train (arrivée 7h50), on pense louer une voiture ou se balader autour en taxi. Le vendredi 7, départ en bus pour Safi et visite de la ville. Samedi 8 direction Essaouira en bus, avec dans la journée visite en voiture de location ou taxi Dimanche 9 Journée à Essouira. Lundi 10 Essouira-Agadir en en bus puis journée à Agadir Mardi 11 Journée à Agadir (est-ce assez intéressant pour y rester toute une journée ?) Mercredi 12 Agadir-Marrakech en bus ? (Le bus passe t-il par la route du Tizi-n-test ? ( il parait que c top ?) Puis fin de visite de Marrakech. Jeudi 13 Voiture de location et départ pour la route du Tizi-n tichka. Vendredi 14 voiture de location et départ pour Ait-Benhaddou Samedi 15 Visite de Marrakech et départ pour Paris
Que pensez vous de cet itinéraire ? Vous semble t-il intéressant et réalisable ? Pour celui-ci, on dispose d’un budget de 1000 € pour deux. Merci de vos conseils sur le parcours, sur les villes à visiter et les alentours, les hébergements dans ces villes, et les immanquables…
Merci d’avance amis routard…
Budget de 2000 euros pour dix jours au Japon? English translation pending
Est-il raisonnable ou simplement réalisable d'entreprendre un voyage autour du Japon lorsqu'on ne parle pas la langue et ne dispose que de 2000 € ?
Peut-on, 10 jours à l'avance, obtenir un vol Paris-Tokyo A/R à moins de 900 € ?
Merci d'avance.
Peut-on, 10 jours à l'avance, obtenir un vol Paris-Tokyo A/R à moins de 900 € ?
Merci d'avance.
Coups de coeur au Vietnam English translation pending
Suite à une question de Nerwiss et pour ne pas squatter son post, je vous propose une nouvelle discussion imagée "culture et paysages" :
A vos archives : postez votre "coup de coeur" au Vietnam.
Je vous livre un des miens, car j'en ai eu quelques uns.
La petite mamy qui s'occupe bénévolement du musée de la vie des campagnes (je ne connais pas le nom du village, c'est situé le long de la rivière des parfums près de Hue)
Le guide explique et elle se fait une joie de refaire les gestes d'autrefois pour qu'on puisse la prendre en photo. Elle est adorable !!!


La petite mamy qui s'occupe bénévolement du musée de la vie des campagnes (je ne connais pas le nom du village, c'est situé le long de la rivière des parfums près de Hue)
Le guide explique et elle se fait une joie de refaire les gestes d'autrefois pour qu'on puisse la prendre en photo. Elle est adorable !!!


Prague, Bruxelles ou Bruges pour un week-end en amoureux? English translation pending
Bonjour à toutes et à tous 🙂
J'ai besoin de vos précieux conseils de voyageurs avertis.... mon mari et moi fêtons notre premier anni de mariage le 12 août de cette année et j'ai envie de lui offrir un week end surprise, mais je ne sais pas trop oÙ. J'ai sélectionné 2 destinations en fonction de mon budget...car on habite en suisse et prague et bruxelles avec bruges sont les loims chere pour les vols. je m'en sors pour 135 euros pour les vols allé retour.
alors selon vous, laquelle devrais-je choisir sachant qu'on aime bien manger, les hotels un peu design et découvrir une chouette ville !
ps: vous pouvez aussi me donner d'autres idées de destination 😉
d'avance merci !
Trouver des figurines de manga à Tokyo English translation pending
Bonjour,
Quelqu un pourrait il me donner des adresses ou des noms de quartiers a Tokyo ou je pourrais trouver des figurines de manga..
J avoue que je n y connais rien mais je dois rapporter des figurines, et autres objets a mon frere qui est fan d un personnage de manga en particulier .. merci pour votre aide A bientot
Milky
Quelqu un pourrait il me donner des adresses ou des noms de quartiers a Tokyo ou je pourrais trouver des figurines de manga..
J avoue que je n y connais rien mais je dois rapporter des figurines, et autres objets a mon frere qui est fan d un personnage de manga en particulier .. merci pour votre aide A bientot
Milky
Traduction français-hindi English translation pending
Bonjour à tous,
nous partons ma femme et moi un petit mois au Rajasthan en aout et j'aimerai avoir la traduction d'une ou 2 petites phrases en hindi, notamment concernant la photo car j'ai remarqué que demander la permission de photographier dans la langue locale permettait une chouette prise de contact et était souvent apprécié.
quelqu'un pourrait-il me traduire: "est-ce que je peux vous prendre en photo, s'il vous plait?" merci d'avance au traducteurs ;-) (en hindi et avec une phonétique française en + SVP)
sinon dans un registre beaucoup plus pragmatique,
des petites phrases comme: où peut on trouver :-un hotel -la station de train
et également que dire pour refuser poliment toute offre commerciale, touristique lorsqu'on est solicité dans la rue, avec une formulation vraiment indienne (j'ai constaté qu'en chine, il était plus efficace d'utliser le vocabulaire de nos amis chinois plutot que de se perdre en confusion pour repousser toutes les offres, cela sonne un peu moins pigeon...(d'ailleurs comment on appelle un touriste pigeon en inde???))
Bon, je sais que le forum n'est pas un site de traduction, mais considerez au moins la 1ère (pour photographier), j'y tiens beaucoup, merci d'avance
PS: la mousson en aout au Rajasthan...on y survit bien?? j'ai lu des choses si contradictoires sur le forum ou dans les guides...
Voyage en Ecosse à vélo trois semaines fin août English translation pending
Bonjour à tous et à toutes,
Nous sommes 4 et nous faisons du vélo.
Nous partons en Ecosse cet été.
L'idée serait de partir de Glasgow et de parcourir les highlands à vélo à la rencontre des paysages merveilleux, des chateaux inquietants et autres betes mysterieuses hypnotisnat quelque voyageur égaré.
Je voudrais savoir tout un tas de chose pour préparer le voyage au mieux.
Peut-on amener son vélo en avion? Est-ce sur? Et cher? Vaut il mieux le prendre en Ferry??? Est-il facile de louer des vélos sur place? A qui s'adresser? combien cela coute t il? Quel itinéraire un connaisseur et fin amateur conseillerait-il dans le nord? (je m adresse ici à un sportif raisonnable, l'avis d'un iron man serait en décalage avec nos capacités de cyclistes du dimanche) Le camping sauvage est-il admis? (si la pluviométrie est d'accord) Quel budget prévoir raisonnablement (cout de la vie (nourriture, campings, B&B), pour les pubs on s'arrangera)?
Comme vous voyez nous en sommes à l'avant projet mais toutes vos infos seront une grande aide pour nous. Merci d'avance pour toutes les infos que vous pourrez me transmettre. A bientot.😉
Peut-on amener son vélo en avion? Est-ce sur? Et cher? Vaut il mieux le prendre en Ferry??? Est-il facile de louer des vélos sur place? A qui s'adresser? combien cela coute t il? Quel itinéraire un connaisseur et fin amateur conseillerait-il dans le nord? (je m adresse ici à un sportif raisonnable, l'avis d'un iron man serait en décalage avec nos capacités de cyclistes du dimanche) Le camping sauvage est-il admis? (si la pluviométrie est d'accord) Quel budget prévoir raisonnablement (cout de la vie (nourriture, campings, B&B), pour les pubs on s'arrangera)?
Comme vous voyez nous en sommes à l'avant projet mais toutes vos infos seront une grande aide pour nous. Merci d'avance pour toutes les infos que vous pourrez me transmettre. A bientot.😉
Costa: forfait X1 English translation pending
Hello,
je suis surprise que personne sur ce forum ne parle du Forfait X1 - il s'agit d'un forfait pour boissons illimités au verre (eau, soda, bière, vin) pendant les repas - restaurant ou buffet - pour le prix de Euro 9.90 par jour (service compris). J'ai trouvé cela sur les forums en anglais et j'aimerais bien savoir ce que les croisiéristes avisés en pensent. Merci
Marianna
je suis surprise que personne sur ce forum ne parle du Forfait X1 - il s'agit d'un forfait pour boissons illimités au verre (eau, soda, bière, vin) pendant les repas - restaurant ou buffet - pour le prix de Euro 9.90 par jour (service compris). J'ai trouvé cela sur les forums en anglais et j'aimerais bien savoir ce que les croisiéristes avisés en pensent. Merci
Marianna
Patagonie - Novembre 2006 English translation pending
Rarement la préparation d’un voyage a été aussi laborieuse ! L’Argentine et le Chili offrent tous les 2 une immensité de possibilités, les choix ont été difficiles. Patagonie, oui mais par où arriver ? Argentine ou Chili ?... Et avec quelle extension : Iguaçu ? Bariloche ? Valdès ? Chiloé ? Puerto Montt ? … Et pour tout ça, que 3 semaines …
Ce qui a finalement déterminé nos choix fut : la cohérence géographique (rester dans le monde des glaciers) se donner du temps pour en voir moins mais le voir bien (pas d’extension) en arrivant par Santiago, la possibilité d’enchaîner aussitôt vers Punta Arenas sans avoir à changer d’aéroport (à la différence de Buenos Aires).
NOTRE PERIPLE EN 3 SEMAINES :
Notre goût pour la liberté nous a incités à ne rien réserver depuis la France hormis les 2 dernières nuits à Santiago. En contrepartie, il fut nécessaire de prévoir de la marge qui fut utile, notamment à Torres del Paine. J’y reviendrai.
PN = Parc National
Ven 10 Nov 2006– Vol de nuit AF Paris/Santiago Sam – Vol LAN Chile Santiago/Punta Arenas (Chili) – Arrivée vers 17h - Nuit à Punta Arenas Dim – Bus pour Ushuaia (Argentine) - Arrivée vers 19h - Nuit à Ushuaia Lun – Croisière sur le Canal de Beagle - Nuit à Ushuaia Mar– Rando dans le PN de la Terre de Feu - Nuit à Ushuaia Mer– Vol LAN Argentina Ushuaia/El Calafate - Arrivée vers 19h - Nuit à El Calafate Jeu– Préparation de la visite du PN Los Glaciares (Sud) - Nuit à El Calafate Ven– PN Los Glaciares : les glaciers Spegazzini, Upsala et Onelli sur des bras du Lago Argentino - Nuit à El Calafate Sam– PN Los Glaciares : mini trekking sur le Perito Moreno - Nuit à El Calafate Dim– Journée de transition - Nuit à El Calafate Lun– Bus pour El Chalten - Arrivée vers midi - Préparation de la visite du PN Los Glaciares (Nord) - Nuit à El Chalten Mar– Rando vers la laguna de los Tres au pied du Fitz Roy - Nuit à El Chalten Mer– Rando vers la laguna Torre au pied du Cerro Torre - Nuit à El Chalten Jeu– Retour en bus vers El Calafate – Arrivée vers 10h30 - Nuit à El Calafate Ven – Bus versPuerto Natales (Chili) - Arrivée vers 14h – Préparation de la visite du PN Torres del Paine - Nuit à Puerto Natales Sam – Journée de transition - Nuit à Puerto Natales Dim – Départ pour le PN Torres del Paine et rando vers la base de las Torres - Nuit au Refugio Las Torres Lun – Rando dans la Vallée des Français - Nuit au Refugio Paine Grande (ex Péhoé) Mar– Rando vers le Gacier Grey – Retour à Puerto Natales - Nuit à Puerto Natales Mer– Bus pour Punta Arenas – Arrivée vers 10h30 - Visite de la pingüineras Seno Otway - Nuit à Punta Arenas Jeu– Visite de Punta Arenas – Vol LAN Punta Arenas/Santiago – Arrivée vers 23h - Nuit à Santiago Ven– Visite de Santiago - Nuit à Santiago Sam 2 Déc– Vol de nuit AF Santiago/Paris
BUDGET :
Le Peso, chilien (pour éviter toute confusion, j’écrirai Ch$) et argentin (Ar$) 1 000 Ch$ = 1, 5 € 1 Ar$ = 0, 25 €
Dépenses préalables : Vol A/R direct de nuit Air France Paris/Santiago : 1 116 €/p On trouve facilement moins cher en acceptant des escales. Le choix est très large. Vol A/R LAN Chile Santiago/Punta Arenas : 291 €/p
Principales dépenses sur place : Vol LAN Argentina Ushuaia/El Calafate : 581 Ar$/p. Réservation à la dernière minute (donc, plein pot). Le bus revient beaucoup moins cher … Entrées des sites et excursions diverses (vous trouverez tous les détails au niveau de la description des sites) : environ 380 € pour nous 2 (hors Torres del Paine) Rando dans Torres del Paine (refuges inclus) : 362 € pour nous 2 (détails dans chapitre correspondant) Hébergement (hors refuges de Torres del Paine) : 700 € (37 €/nuit en moyenne) en catégorie "moyenne". Je n’indique pas le total sur place, il n’est absolument pas significatif (nous avons beaucoup dépensé dans les restaurants, tels de gros gourmands que nous sommes… 😛). Pour plus de détails, voyez les chapitres suivants.
GUIDES :
Lonely Planet Argentine - Version française - 1è édition Guide du Routard Chili 2006-2007 – Tous 2 manquent d’explications structurées pour organiser ses propres visites dans les PN. Nous avons préparé nos sorties en consultant sur place les centres d’informations et les agences locales.
TRANSPORTS :
1 – Vols
L’ère du e-ticket est arrivée. Et c’est tant mieux pour nous, c’est tellement plus simple.
Paris/Santiago - Air France Achetés mi Septembre sur le site d’Air France : 1 116 € l’A/R. e-ticket. Direct, 13h de vol de nuit dans un très gros porteur (B777). Je déteste … trop gros … ça me fait peur … comment ça tient en l’air ?... Santiago/Punta Arenas – LAN Chile Achetés mi Septembre sur Voyages-sncf.com : 291 € l’A/R. e-ticket. Moins cher que sur le site de Lan Chile. Escale à Puerto Montt sans changer d’avion. Le gros intérêt de ce vol est qu’il partait 3 heures après notre arrivée à Santiago, du même aéroport ; on pouvait donc enchaîner. Néanmoins, il n’y a pas de temps à perdre. Nous avons eu quelques sueurs froides en voyant la queue devant les postes de douane. Il faut prendre la file de droite qui, normalement, est réservée aux Chiliens. C’est juste, mais ça se fait … Ne flânez pas ! Ushuaia/El Calafate – LAN Argentina Achetés 2 jours avant à Ushuaia auprès de Rumbo Sur (San Martin 350): 581 Ar$ l’Aller. e-ticket. Paiement par Amex. Taxe d’aéroport = 13 Ar$/p à payer après l’enregistrement des bagages.
2 – Bus longues distances
Plus habitués à l’Asie qu’à l’Amérique du Sud, nous avons été surpris de trouver des bus très confortables, ponctuels, sûrs. Mais moins folkloriques qu’en Asie … Et plus chers.
Punta Arenas/Ushuaia ��� Bus Pacheco – 21 000 Ch$/p – départ 9h – arrivée 19h El Calafate/El Chalten – Bus Chalten Travel – 50 Ar$/p – départ 8h – arrivée midi El Chalten/El Calafate – Bus Cal Tur – 50 Ar$/p – départ 6h30 – arrivée 10h30 El Calafate/Puerto Natales – Bus Cootra – 50 Ar$/p – départ 8h30 – arrivée 14h Puerto Natales/Punta Arenas – Bus Pacheco – 3 000 Ch$/p – départ 7h30 – arrivée 10h30
Nous achetions nos billets aux bureaux de la compagnie de bus dès que nous étions en mesure de savoir quand partir. Aucun problème, l’offre est grande. Paiement cash la majorité du temps. Siège numéroté. Les passages à la frontière sont assez longs : il faut que tous les passagers se présentent et fassent tamponner leur passeport, à la sortie et à l’entrée. C’est long, surtout quand on attend dans le vent … mais ça se fait … Le plus beau voyage fut El Calafate/El Chalten. Essayez d’obtenir les 2 places de devant, à droite (à l’opposé du chauffeur qui bouche la vue). Paysages extraordinaires pendant 4 heures, avec notamment, si le temps est dégagé, une approche vers le Fitz Roy très impressionnante.
3 – Transport urbain
Juste pour donner une idée …
Taxi Punta Arenas/Aéroport : 6 000 Ch$ Taxi Ushuaia/Aéroport : 10 Ar$ Minibus Ushuaia/PN : entre 10 et 20 Ar$/p selon l’arrêt dans le PN Taxi El Calafate/Aéroport : 28 Ar$ Bus CentroPuerto Santiago/Aéroport : 1 200 Ch$/p Métro Santiago : 370 Ch$ le ticket
HEBERGEMENT :
Partout, l’accueil est serviable et chaleureux, presque familial. Souvent, le propriétaire, même quand il avait une chambre à nous louer, nous a proposé de garder nos sacs pour que nous puissions poursuivre plus librement notre recherche.… Vraiment sympa ! Literie impeccable et sdb toujours très propre, même quand elle est commune. Bon à savoir : en Novembre, nos premiers choix étaient souvent complets … Il y a du monde, surtout dans les petits hôtels indiqués dans les guides. Les horaires des petits déjeuners sont flexibles et s’adaptent aux départs matinaux. Enfin, bien sûr, partout, ils gardent les bagages.
Prix indiqués pour nous 2.
Punta Arenas : Tous nos choix étaient complets. On a fini par trouver 2 lits à Hostal Danae (ex Macarena - Guide du Routard) - O’Higgins 765 Dortoir, sdb commune, petit dej inclus. 14 000 Ch$ cash (7 000 Ch$/p en fait). Propre, accueil adorable, mais pour dépanner seulement. Les 2 jeunes Suisses qui partageaient notre chambre sont sortis quand nous on s’est couché et sont rentrés peu avant notre réveil ! On n’a pas été gênés par leurs ronflements 😛 !!
Pour le retour, on avait réservé une chambre plus intime et plus confortable : Hostal Art Nouveau – Lautaro Navarro 762 - mail : chefbrocolino@hotmail.com En face du bureau des bus Pacheco. Chambre double, sdb privée, petit déj buffet (8 chambres seulement pourtant) inclus. 36 000 Ch$ - Internet gratuit à disposition.
Ushuaia : Nahuel B&B (Lonely Planet) – 25 de Mayo 440 Chambre double, sdb commune, petit déj inclus. 110 Ar$ cash. Excellente literie. Sdb très propre. Accueil amical. Très bonne adresse. Mais attention, la maîtresse de maison est TRES bavarde, méfiez-vous si vous avez un bus ! Dans mon espagnol hésitant, je lui ai demandé combien de chambres elle avait. J’ai eu ma réponse mais j’ai aussi eu la composition de sa famille, l’âge de ses filles, ce qu’elles font, sa position sur l’avortement, la place de la femme en Argentine, la dernière grande rupture du Perito Moreno, l’ambiance à Ushuaia … On n’a plus dit un mot, on ne pouvait pas, on a juste essayé de comprendre ce flot de paroles … et puis, on a été sauvé par le klaxon du taxi. Adorable ! mais bavarde. Choisissez bien votre moment pour poser votre question et … accrochez-vous.
El Calafate : Hosteria Sir Thomas (LP) – Espora 257 Chambre double, sdb privée, petit déj inclus. 130 Ar$ cash. Chambre surchauffée par un chauffage individuel que l’on peut couper. Ouf ! Accueil timide (mais après Ushuaia, ça nous a fait des vacances !) mais très serviable. Habitués aux départs très matinaux pour les excursions, les petits déjeuners sont assurés efficacement. Très bonne adresse.
El Chalten : Posada Poincenot (LP) – à gauche du Rio Grande Il est vivement recommandé de réserver son hébergement à El Chalten à cette période. Nous demandons à notre hôte de l’hosteria Sir Thomas de nous aider (trop dur pour nous de nous débrouiller en espagnol au téléphone). Elle s’en charge volontiers, efficacement et gracieusement. Effectivement, toutes les adresses (pas trop chères) données par le LP étaient complètes. Nous décidons de décaler d’une journée notre programme et parvenons ainsi à réserver 3 nuits à la Posada Poincenot. Pour garantir ma réservation, la posada a souhaité que je paie à l’hosteria Sir Thomas qui m’a donné un voucher en échange. Pas de mauvaise surprise. Chambre double (quadruple même), sdb privée. 160 Ar$ cash. Aucun charme. Genre UCPA. En 3 jours, pas vu une femme de ménage … à ce prix-là, on pouvait l’espérer non ?… Cela dit, spacieux et propre. Surchauffée, et malgré les recommandations, on coupe le chauffage pour pouvoir dormir. Petit déj américano très copieux en sus pris au Rio Grande voisin pour 15 Ar$/p. Je ne conseille pas cette adresse, trop chère. Je suis sûre qu’on doit pouvoir trouver mieux.
Puerto Natales : Hotel Los Pinos (GdR) – Philippi 449 Chambre double, sdb privée, petit déj inclus. 25 000 Ch$ cash. Accueil gentil. Là encore, l’horaire du petit déj s’adapte à vos départs. Grand salon/séjour confortable pour préparer son trekking dans Torres del Paine et au retour pour mettre à jour son carnet de voyage. Consigne à bagages, ça va de soi. Très bonne adresse.
Santiago : Hotel El Libertador Coup de gueule !
J’avais réservé par internet 2 nuits à l’hôtel Plaza Londres (42 000 Ch$) en suivant les recommandations de VF. Tout était confirmé. Echange de mails sympas avec l’hôtel. Ils devaient venir nous récupérer à l’aéroport de Santiago tardivement. Effectivement, René, le chauffeur bavard, est bien là, à 23h, malgré notre retard d’1h. Tout démarre bien ! 30 minutes plus tard et la tête farcie par les plaisanteries de René, nous arrivons au Plaza Londres. Superbe petit hôtel sur une place, dans un quartier pavé de Santiago. Beaucoup de charme. On nous attend. Parfait. Mais, mais … ils sont désolés nous disent-ils, l’hôtel est complet et ils ont dû nous réserver une chambre dans un hôtel voisin, le Libertador. Déception … René nous y dépose. Et on se retrouve à 23h45 dans une grande chambre d’un gigantesque hôtel impersonnel, bruyant, sans aucun charme. Le genre de grand machin sans intérêt qu’on essaie toujours d’éviter ! Le seul minuscule intérêt qu’on y a trouvé c’est le petit déj buffet (on est des gros gourmands, en particulier au petit déj) où on s’est gavé de cerises, de fraises, d’abricots (c’était la pleine saison) ! Tant qu’à faire !
Evitez à tout prix El Libertador, c’est sans intérêt. Au pire, si vous devez y séjourner, exigez une chambre qui ne donne pas sur la rue, c’est horriblement bruyant.
Le Plaza Londres semble très bien mais attention donc à la fiabilité de leur réservation.
Cela dit, on a bien été récupéré à l’aéroport et on a payé au Libertador ce qui était prévu au Plaza Londres (alors que Le Libertador était à 70 000 Ch$). Sur ce point là, ils ont parfaitement assuré. Mais c’était vexant de voir le peu de cas qu’ils ont fait de nous face à un groupe. Bien sûr ça se comprend, ça n’empêche la déception ...
REPAS :
D’abord, un petit mot sur les pique-niques : lors des journées en rando ou en excursion, nous emportions notre pique-nique. Aucun problème pour les préparer. Les supermercados (qui sont ici de petites superettes de quartier, ne vous attendez pas à l’Auchan de Val d’Europe !) comme les plus petites épiceries et autres boulangeries ferment suffisamment tard le soir (vers 22h) pour pouvoir s’organiser. Et on peut toujours les garder au frais sur le rebord de la fenêtre de l’hôtel. Les légumes(qu’on m’avait dit introuvables, terrible présage pour moi qui suis un vrai lapin !) sont effectivement moins présents que chez nous et sont rustiques (entendez par là, assez abimés). Néanmoins, on a toujours réussi à trouver nos tomates pour agrémenter nos sandwiches. Quant aux pommes, elles sont délicieuses. Le pain des supermercados est très bon, croustillant et moelleux tout à la fois, ne le snobez pas. Vous trouverez aussi quelques petites épiceries proposant des sandwiches tout prêts (au poulet, au thon, au jambon …) si, comme nous, vous êtes un peu feignants 😛…
Pour ce qui est des restaurants (plus souvent fréquentés le soir qu’à midi, d’ailleurs bon nombre sont fermés à midi), eux aussi servent jusque tard. Nous avons rarement aussi bien mangé en voyage (je vous l’ai dit, on est des gros gourmands) ! Un très grand choix de restau, des produits frais, de la viande extraordinaire en Argentine, du poisson et des fruits de mer au Chili, des légumes variés (oui, des légumes ! je croyais qu’on en trouvait peu ! Faux.) Sans oublier le chocolat. Les magasins de chocolat font souvent salon de thé où il est très agréable de venir prendre son café avec une barre de chocolat choisie dans les vitrines. Mmmmh, j’en salive encore. Seul problème, et non des moindres : le prix. Les bons restau sont assez chers. Encore une fois, l’Asie est bien loin …
Voici néanmoins quelques bons souvenirs : Sauf indication contraire, les prix que j’indique sont pour nous 2, pour une entrée, un plat et 2 petites bouteilles d’eau (généralement l’eau est servie en bouteille plastique de 50cl). Pas de dessert, pas de vin, pas de café.
Ushuaia : C’est le domaine de l’araignée de mer (centolla) si vous êtes en saison. C’est délicieux, froid en salade, ou chaud en plat. Cependant, ça reste plus cher que le poisson. Bodegon Fuegino (LP) – San Martin 859 70 Ar$ pour 2 (CB), pour un repas goûteux dans une ambiance chaleureuse. La Casa de los Mariscos (LP) – San Martin 232 60 Ar$ pour nous 2 (CB), ambiance décontractée, grand choix de fruits de mer (mariscos) Le Kaupé (LP) – Roca 470 Cuisine délicieuse, très fine, mais beaucoup, beaucoup trop chère (284 Ar$ avec 3 verres de vin) et bon sang, vraiment trop cul serré !! Pffff …. L’eau, servie d’office, est facturée (alors que, naïvement, je pensais que ça faisait partie du service). Seulement si vous avez un (grand) événement à fêter ...
El Calafate : Enorme choix de restaurants. Ici, la viande argentine (bœuf et agneau) est reine et les parrilla (je ne sais pas s’il faut un s au pluriel …) sont nombreuses. Nous avons opté la plupart du temps pour des buffets (parrilla libre) qui offrent, en plus de la viande à volonté (bœuf, agneau, poulet, saucisses …), un très grand choix de crudités (à volonté aussi et toujours servies, même dans les restaurants plus classiques, avec l’assaisonnement à part). Et ce n’est pas très cher, rapport quantité/prix on est largement gagnant. Quant à la qualité, à ce stade, même un peu moins bonne, la viande reste succulente ! On s’est littéralement goinfrés, il n’y a pas d’autres mots !... Notre préférée : Tierra Bendita, Gobernador Gregores 1170. Buffet à 24 Ar$/p, de l’entrée au dessert, boisson non comprises (1 eau ou 1 coca = 2 Ar$). Ne manquez pas la purée de potiron et le vinaigre balsamique sur les crudités. Très bien aussi, juste au coin de la même rue, l’Estilo Campo (à l’angle de la 9 de Julio). Buffet à 21 Ar$/p boisson non comprises. Pas d’agneau le midi. Toujours dans les parrilla libre, le Rick’s Parrilla (Av Libertador 1091) est beaucoup moins bien. 32 Ar$/p en plus ! Ici, ce sont des serveurs qui apportent la viande (bien sûr toujours à volonté mais c’est moins bien) et le buffet de crudités est moins varié. Paiement cash dans ces 3 parrilla libre. En restauration plus classique, nous avons eu un vrai coup de cœur pour El Puesto (LP - angle G.Mayono et 9 de Julio). Le medalon de lomo est à tomber par terre (bien meilleur que les viandes des parrilla libre, il faut le reconnaître). Vin au verre pour 10 Ar$ pour un grand verre de 18 cl !!! Beaucoup plus cher que les parrilla libre, on en a eu pour environ 100 Ar$ (CB) pour nous 2 (entrée, plat et verre de vin) mais ça les vaut. Réservez ou venez tôt, c’est petit et très réputé donc très vite plein.
Un petit conseil : ne prenez pas votre café au restaurant. Préférez plutôt les boutiques de chocolat qui vous permettront de goûter aux différentes barrettes de chocolat avec votre café. Enfin … vous faites ce que vous voulez après tout … c’est vos vacances !
El Chalten : Malgré une impression tristoune de bout du monde quand on arrive en plein après-midi, El Chalten cache quelques restau sympas. La Senyera, Av Lago del Desierto (à côté du supermercado) Restaurant de cuisine locale. C’est bon, l’ambiance est sympa. Pas grand monde … Nous avons goûté à la carbonada, plat typique argentin. C’est un ragoût de boeuf accompagné de potiron, maïs, patate douce et pêche. Un vrai régal pour 22 Ar$ le plat. On y est revenu le lendemain ! Avec l’entrée, le plat, l’eau et le café, on en a eu pour 60 Ar$ cash pour nous 2. L’intérieur du Ruca Mahuida (LP) – Lionel Terray 104 - est superbe et la cuisine raffinée mais les portions sont vraiment légères. C’est le genre de restaurant où il parait incongru d’avoir faim. Pourtant, quand on a passé la journée à grimper vers le Fitz Roy, on a vraiment envie de plus consistant … Vraiment cher en plus. 120 Ar$ cash pour nous 2. On a très largement préféré la Senyera. On n’a pas eu le temps de tester le Malbec, déjà conseillé sur VF. Nous y sommes entrés, ça a l’air effectivement très bien. Next time …
Puerto Natales : El Asador Patagonica (GdR) – Arturo Prat 158 Nous avons testé le Cordero al Palo, c’est de l’agneau cuit "à la roue". C’est fondant et très goûteux. Pain maison, vin au verre. Belle portion pour les gourmands que nous sommes. 20 000 Ch$ pour nous 2. Pour prendre le café : Cielo de Palo, sur la petite place également, avec un poêle dans la petite salle. A Puerto Natales, les restaurants ferment tard. Pas d’inquiétude, vous pourrez donc manger sans problème en rentrant de votre trek à Torres del Paine.
Punta Arenas : La Luna (GdR), attention, l’adresse du GdR est fausse, c’est O’Higgins 1017 Beau restau jaune et bleu, belle carte, poisson, crabe … 13 000 Ch$ pour nous 2. On a bien sûr planté notre petit fanion sur les cartes qui recouvrent les murs et qui ont fait l’originalité de ce restaurant (pas fous, on ne l’a pas planté sur la France mais sur le drapeau du bas où il y avait moins de monde). Les patrons ont d’ailleurs bien compris l’intérêt marketing qu’ils pouvaient retirer de cette habitude. Néanmoins, ça n’est pas le seul intérêt, on y mange très bien. Nous y sommes d’ailleurs allés 2 fois (non, on n’a pas planté 2 fanions, on n’est pas égocentriques à ce point
!).
La Marmita (LP) – Plaza Sampaio 678
On peut difficilement trouver un accueil plus amical. Ecoutez ça : la Marmita fut le premier restau de notre voyage. Nous arrivions de Paris. Or on aime bien, le premier soir, se faire un vrai gros plaisir. Un peu cher mais coup de cœur du LP. Allez, on y va ! La patronne nous accueille avec un grand sourire (ce premier sourire, ah, ça y est, le voyage commence !). Elle parle quelques mots de français. On se fait le grand jeu du premier soir : Pisco Sour, araignée de mer, coquille st Jacques, congre, saumon, café … on mange bien. C’est cher, mais c’est vraiment bon. Nous partons heureux de ce premier repas réussi qui marque le début de notre voyage. Le lendemain, on partait pour Ushuaia ... 18 jours plus tard, à la fin de notre voyage, nous revoici à Punta Arenas pour prendre notre vol de retour vers Santiago. Nous aimons les symboles, nous décidons de retourner à la Marmita, histoire de boucler la boucle. On entre, la patronne nous voit, nous sourit et me prend dans ses bras, me fait un bon gros bisou et nous demande en français comment s’est passé notre voyage ! vous croyez ça, vous ?! Moi, je n’en suis toujours pas revenue !! Vous avez dans cette anecdote un résumé de l’accueil que l’on a reçu partout !
Dommage que ce soit si cher : 26 000 Ch$ pour nous 2 avec 2 pisco sour (sans vin).
Santiago : Ocean Pacific’s (GdR) - Av. Ricardo Cumming 221 Quel restaurant fabuleux ! Plusieurs salles en enfilade, on s’y perd, au décor de Nautilus ! C’est un restaurant que l’on visite. Allez aux WC, ça fait aussi partie du voyage ! 2 cartes séparées : fruits de mer et poissons, avec la photo de chaque plat. Facile, du coup. J’ai pris du poisson : du congre maï maï. Je me suis régalée. Philippe, lui, a fait le choix un peu moins heureux d’une salade froide de fruits de mer. Du coup, nous avons partagé nos plats. Oui, je sais, je suis trop bonne avec lui. Plat autour de 7-8 000 Ch$. Pour nous 2, avec 2 verres de vin : 20 000 Ch$. Le restaurant est flanqué d’une boutique d’artisanat, notamment des porte bouteilles en simili cuir de toute beauté pour 13 000 Ch$. Voila un cadeau très original pour accompagner dignement la bouteille de bon vin chilien offerte à vos amis. Mercado Central (GdR) Tout autre ambiance : populaire, vivante et authentique. Nous avons voulu éviter le trop envahissant Donde Augusto, et avons choisi, un peu au hasard le local # 14. Nous y avons mangé du poisson frais pour moins de 4 000 Ch$/p. Simple et bon.
SITES NATURELS :
Dans l’ordre de notre voyage (et non de nos préférences) :
1 – La Terre de Feu (Argentine)
La ville étape : Ushuaia Jolie petite ville au bord du canal de Beagle. Une grande rue commerçante (San Martin) où on trouve tout. Une matinée nous a suffi à organiser nos visites et à trouver un vol pour el Calafate (reculant devant les 36h de bus …). Nous passerons 3 nuits à Ushuaia soit 2 jours pleins. 1 pour le canal de Beagle, l’autre pour randonner dans le parc. A mon avis, c’est le minimum.
Croisière sur le canal de Beagle 140 Ar$ /p – Départ 15h, retour 19h. Sur le port touristique, de nombreuses agences proposent des croisières sur le canal de Beagle, chacune vantant ses spécificités. Difficile de faire son choix. Dans ces cas là, on se réfère aux recommandations des guides (GdR et LP). Nous choisissons donc l’agence Tres Marias qui propose une croisière sur un petit voilier en petit groupe (nous serons une dizaine). Nous réservons pour un départ ce même après-midi, à 15h. L’intérêt de cette croisière est son côté moins usine. Petit groupe, mais petit bateau et sur le petit pont, on est transi, malgré un beau soleil. Prévoyez le bonnet ! Le voilier glisse lentement sur le canal, pour arriver devant une petite île couverte de lions de mer et de cormorans. Sur fond de cimes enneigées, c’est superbe ! Ensuite, un arrêt à l’Ile H où nous débarquons. Ici, nous serons seuls, puisque l’agence a l’exclusivité de cette île. Petite rando d’1h30 où le guide-capitaine du voilier nous décrit la flore et les oiseaux rencontrés (notamment des cormorans de roche aux yeux rouges assez surprenants). La pluie et le froid nous glacent et le thé offert au chaud bien serrés les uns contre les autres dans la petite cabine est le bienvenu ! Retour au port vers 19h15. Rien d’exceptionnel dans cette croisière, juste un très bon moment passé sur un canal au bout du bout du monde … Pour ceux dont le budget est serré, on peut s’en passer.
Randonnée dans le Parc National Tierra del Fuego 20 Ar$/p (entrée du PN) + 30 Ar$/p (navettes AR) C’est à l’Office du Tourisme, sur la San Martin, que nous trouverons toutes les infos nécessaires : dans un anglais parfait, une jeune femme nous détaille les différentes randos du parc ainsi que le système de navettes le desservant. On ressort de là muni d’un petit plan du parc et des horaires de bus : départ quasiment toutes les heures, 3 stations différentes en ville, 4 arrêts différents dans le parc, prix selon la distance (de 10 à 20 Ar$) – On peut prendre le billet en open. Très souples, très fiables, très pratiques, ces navettes évitent de devoir revenir à son point de départ et nous laissent une totale liberté dans les randonnées. Ainsi donc, le lendemain à 8h30, nous grimpons dans le micro bus qui nous déposera à 9h00, à l’intérieur du parc, à Crossroad, point de départ de la randonnée que nous avons choisie. Magnifique rando (rando 2 Costera Trail du petit plan) le long de la côte qui offre de superbes vues sur la baie Lapataia, les criques de galets verts et les montagnes. 3h de rando facile. Nous consacrerons l’après-midi à enchaîner de petites boucles faciles dans la région de Lapataia. Paysages verdoyants puis tourbières rouges, barrages de castors, malheureusement nous ne verrons pas les propriétaires, et toujours le blanc des sommets en toile de fond. A 16h, nous attendons un bus à l’arrêt Lapataya Bay et 40 minutes plus tard, nous sommes dans notre B&B ! Vous l’aurez compris : ce parc se visite en parfaite autonomie !
2 – Parc National Los Glaciares (Argentine)
2 points d’entrée : au Sud El Calafate et au nord El Chalten. Tellement différents qu’il serait dommage de n’en faire qu’un seul.
2a – Partie Sud du Parc
La ville étape : El Calafate En arrivant au terminal de bus, il faut descendre la grande volée d’escaliers pour se retrouver dans la rue principale (Av Libertador). Petite ville moderne née du tourisme, elle est fort agréable même s’il lui manque une âme argentine. On trouve tout, ouvert tard le soir : restaurants, épiceries, bars, salons de thé, agences, boutiques, DAB … On y flâne avec plaisir. C’est aussi le meilleur endroit pour l’achat d’artisanat (dans notre programme bien sûr, je ne dis pas de toute l’Argentine). La ville est distante de 50 à 80 km des entrées du parc. Il faut prévoir au minimum 2 jours pleins à El Calafate. Ici encore, c’est à l’Office du Tourisme (au bout –à l’Ouest- de la rue principale San Martin) que nous aurons une idée des 3 régions principales du parc à visiter depuis El Calafate : 1 - les glaciers Upsala et Onelli depuis le Lago Argentino, 2 - l’incontournable Glacier Perito Moreno bien sûr et enfin 3 - le Lago Roca. Par choix et par économie (puisqu’il aurait fallu payer transport et entrée du parc une 3ème fois), nous abandonnerons la randonnée à Lago Roca. Après avoir consulté plusieurs agences locales, nous réserverons 2 excursions auprès d’EuroTur (San Martin 1025). Paiement CB pour les 2.
Croisière Todos Los Glaciares D’abord, une croisière sur un des bras du Lago Argentino pour s’approcher des glaciers Spegazzini, Upsala et Onelli. Croisière au nom un peu pompeux de "todos los Glaciares" 210 Ar$/p (transport+croisière) + 30 Ar$/p (entrée PN) Départ de l’hôtel à 7h15, retour à l’hôtel à 17h Bus jusqu’à l’embarcadère de Puerto Bandera où l’on paie le droit d’entrée au PN et d’où l’on embarque sur un énorme catamaran. Nous voguons pendant quelques heures sur un bras du Lago Argentino. Moment d’émotion quand on s’approche des énormes icebergs bleus curaçao qui dérivent. Long arrêt devant les glaciers Spegazzini et Upsala. On débarque ensuite (vers 13h) à la Bahia Onelli pour pique-niquer (pique-nique à notre charge). 20 minutes de marche nous conduisent à la petite baie. Elle est entourée de glaciers et le lac glaciaire est couvert de petits glaçons aux formes variées. Un vrai paradis s’il ne faisait pas si froid. Même si elle est ultra-touristique, ultra encadrée, ultra organisée, on a beaucoup aimé cette croisière. Les arrêts sont suffisamment longs pour bien en profiter et le pique-nique sur la baie Onelli est agréable si vous ne restez pas au restaurant mais poussez jusqu’au glacier pour pique-niquer, dans le vent certes, mais devant un spectacle naturel superbe. Couvrez-vous.
Minitrekking sur le Glacier Perito Moreno Organisé par Hielo y Aventura (revendu entre autres par EuroTur au même prix que Hielo y Aventura directement, on a vérifié) qui a le monopole de ce type d’activité sur le Perito Moreno. 250 Ar$/p (transport+minitrekking) + 30 Ar$/p (entrée PN) Départ de l’hôtel à 7h, retour à l’hôtel à 16h On débarque sur la partie Sud du Perito. Quelques explications de glaciologie par un guide, Carlos, un beau brun ténébreux. On chausse ensuite des crampons et, en petits groupes (<10), on part sur la glace, finalement avec Paula, jolie brunette. Philippe est content, moi je regrette le beau brun … Pendant 1h30, on va s’y promener. Bien sûr, on ne va pas très loin, bien sûr on n’est pas seul et on aperçoit souvent un autre groupe, bien sûr c’est touristique et ça n’est pas la grande aventure, seuls dans l’immensité blanche, mais c’est quand même une expérience unique, en tous cas, pour nous, c’était une grande première, nous n’avions jamais marché sur un glacier. Le plus impressionnant étant bien sûr les crevasses bleu outremer. Aucun danger et accessible à tous, avec en plus une petite surprise à la fin du périple. Chut … Les guides parlent espagnol, quelques-uns parlent anglais. A vous de choisir votre groupe au moment du départ sur la glace. Mesdames, mettez-vous à l’espagnol pour partir avec Carlos !!!.... Pique-nique (toujours à notre charge) au bord du lac glaciaire, face au Perito. Comme toujours dans le froid et dans le vent. Bien couverts, ça n’est que du bonheur. La veille, nous avions acheté un bonnet qui couvrent les oreilles. Pas très sexy mais ultra efficace ! Aahhh …. que c’est bon ! Après cette expérience de marche sur le glacier, transfert en bus jusqu’au fameux mirador. Nous aurons 1 heure pour profiter de la vue et espérer, en vain, une éclaircie. C’est un peu court, 2 heures auraient été parfaites. Nous avons manqué de chance au niveau temps mais qu’importe … Le bruit du glacier qui s’effrite dans l’eau est inoubliable ! C’est une belle journée. Le Perito Moreno est beaucoup plus impressionnant que les autres glaciers. C’est pourquoi, je conseillerais de faire ces 2 excursions dans cet ordre.
La vue sur le Perito Moreno depuis les miradors est le point d’orgue de la visite de ce PN. L’excursion peut se faire sans tour organisé, avec les bus locaux (sans le mini trekking sur la glace) pour sûrement beaucoup moins cher.
D’un autre côté, nous avons entendu chez Rumbo Sur qu’ils proposaient également un trek beaucoup plus long sur le glacier (5h de marche, je crois), ce qui doit permettre de s’aventurer bien plus loin. Apparemment, c’est plus physique que le minitrekking (quoiqu’accessible) et surtout il faut être bien équipé en vêtements imperméables (pantalon notamment). Détail très important : d’après ce qu’on a compris, cette option n’inclut pas le passage au mirador, il faut alors revenir le lendemain et repayer transport et droit d’entrée si on veut vraiment aller jusqu’au mirador. Nous avons entendu tout cela d’une oreille et ça reste à confirmer …
Et s’il fallait choisir ou serrer le budget ? Dans ce cas, je conseillerais de faire la croisière "todos los glaciares" et le lendemain de prendre simplement un bus local pour aller au mirador du Perito Moreno (incontournable). Et de laisser tomber le minitrekking sur la glace. Seulement s’il fallait vraiment choisir ….
Pour ces 2 excursions, le bus vient nous chercher et nous redépose à l’hôtel. Organisation hyper rodée.
2b – Partie Nord du Parc
La ville étape : El Chalten Difficile de tomber sous le charme de El Chalten. Pas vraiment une ville, plutôt un agglomérat de pensions, hôtels, restaurants. Posés les uns à côté des autres, sans harmonie. Pas jolie du tout. Et on sent qu’elle ne cherche pas à l’être. Quand on y arrive vers midi en bus, après avoir quitté la proprette Calafate, l’impression est dure. Tout est désert, les restau sont tous fermés, les épiceries ne rouvrent qu’à 16h … Bouh … Seul au Rio Grande, grande auberge centrale, l’ambiance bat son plein en permanence. Mais quel cadre magnifique avec la chaîne du Fitz Roy en toile de fond ! Et voila bien qui suffit à compenser. L’après midi libre permet d’organiser ses randonnées et d’aller en repérages. Nous n’aurons plus le même œil les 2 jours suivants car nous aurons passé, comme tout le monde, la journée en montagne, et retrouvé le bourg seulement en soirée. Et cette étape fut finalement un très grand bonheur. En fait, ce qui est magique ici, c’est que nous sommes DANS le parc. Les randonnées démarrent du bourg. Pas de bus à prendre. On est totalement autonome, on part de l’hôtel avec son petit sac à dos et juste les affaires pour la journée. Ca, c’est génial. Le bus qui nous amenait de Calafate s’est arrêté à l’office du tourisme (à l’entrée de El Chalten) où nous avons écouté sagement les consignes des rangers et récupéré les petits dépliants indiquant les possibilités de randos. C’est suffisant. Inutile de faire les frais d’une autre carte. Les lunch box du Rio Grande sont hors de prix (20 Ar$). Une petite épicerie (un peu plus bas en face, à côté d’une laundry) vend des sandwiches tout faits très bien et bien moins chers (6 Ar$). Vous trouverez aussi de très bonnes pommes dans les supermercados, des barres de céréales et autres fruits secs. Attention, en Novembre, il est nécessaire de réserver (tout au moins si on veut loger dans du pas trop cher). Nous avons réservé dès notre arrivée à El Calafate (donc 4 jours plus tôt) et avons déjà dû composer. Pensez-y ! Attention encore, la CB ne sert quasiment à rien ici, ni en paiement, ni en retrait. Prévoyez du cash.
Voici décrites les 2 randonnées que nous avons faites :
Laguna de Los Tres Aucun droit d’entrée 4h de montée (750m de dénivelé) jusqu’à la laguna de los Tres au pied de l’impressionnant Cerro Fitz Roy - Un peu plus de 3h pour redescendre. Le sentier au départ grimpe gentiment la colline. Il n’a pas besoin d’être balisé : c’est un véritable sillon creusé profond dans le sol. Très vite, on domine un paysage grandiose. Le Lago Viedma au fond illumine le paysage de son bleu turquoise. Tout est très propre, la seule trace de l’homme ici est ce profond monorail qui traverse la lande. Pendant 3h, tout est facile, jusqu’à Rio Blanco. Beaucoup de randonneurs s’y reposent, pique-niquent, se rafraîchissent dans le Rio dont l’eau est potable. Il reste alors 1h de montée, 400m de dénivelé et là, ça se corse … Aucune difficulté technique cela dit, il suffit d’un peu de souffle, d’un peu de muscles dans les cuisses et d’un peu d’agilité ; ça grimpe fort. Pendant le dernier 1/4h, les très fortes bourrasques glacées, de face, nous mettent en garde et nous rappellent que nous sommes dans l’univers de la montagne et que nous y sommes juste tolérés. Rien de plus. Anoraks verrouillés, gants et bonnets bien enfoncés, on continue à braver les éléments. Face à nous, le très majestueux Fitz Roy, agressif, vertical, violent. A droite, un glacier bleu immobile domine un lac totalement gelé, recouvert de neige aux reflets bleutés. Magique, magnifique, mais on sent trop le piège ce qui n’empêche pas quelques fous de s’aventurer sur le lac … A gauche des rochers rouges. Non, Philippe, tu ne vas pas rapporter ce caillou de 3 kg ? Non ?!! Ah ben si … (en fait, il fait 1, 550 kg, je viens de le peser, car, oui, il est bien là 🤪!!). Ce n’est pas fini, il faut encore grimper dans un pierrier où les piquets jaunes balisant la fin de cette randonnée ont disparu. Qu’importe, ici l’intuition suffit et tous les chemins mènent à Rome. Pas à pas, on progresse. Les derniers mètres sont les plus difficiles tant le vent est fort. Tellement fort que l’imaginaire aidant, on finit par croire que le Fitz Roy nous repousse, nous prévient que nous ne sommes pas les bienvenus, nous minuscules fétus de paille. Qu’avons-nous à faire dans ce milieu minéral, glacial, hostile qui n’est pas le nôtre ? Pourtant, on insiste. Et enfin, on atteint le sommet … Enfin. Et là, sous nos pieds, en contrebas, la Laguna de Los Tres. Celle pour qui on a enduré cette dernière heure si éprouvante. Mais, bon sang, comme elle la mérite !! Vert émeraude, reflets turquoise sur les bords, entourée de parois verticales, glacées, blanches, dominée par le grand Fitz Roy, géant furieux, hurlant, soufflant sa fureur sur son monde. On pique-niquera là-haut en cramponnant nos sandwiches à 2 mains. Pause rapide car trop éprouvante, physiquement et moralement. Le Fitz Roy dégage un tel charisme que nous ressentons une humilité respectueuse face à ce géant immobile. Sentiment très fort qui prend aux tripes. Je suis convaincue que les passionnés de montagnes comprennent ce que je veux dire. Accrochez-vous, et montez jusqu’en haut. C’est un souvenir à vie. Pour info, toutes pauses incluses, nous avons démarré à 8h45 et étions revenus à 16h45.
Laguna Torre Aucun droit d’entrée 3h de montée (250m de dénivelé) jusqu’à la laguna Torre au pied du Cerro Torre - Un peu plus de 2h pour redescendre. Randonnée facile, qui pendant un temps, va longer les eaux turquoise du rio Fitz Roy. La Laguna Torre est un petit lac occupant les moraines du Glacier Grande. Cerro Torre en toile de fond. Le temps se couvre et nous pique-niquerons au bord de la Laguna sans chercher à rejoindre le Mirador Maestri qui ne nous apporterait rien de plus. Retour tranquille. Rando bien plus facile que la précédente mais beaucoup moins spectaculaire. Toutes pauses incluses, nous avons démarré à 8h50 et étions revenus à 14h40.
Remarque : ne vous chargez pas en eau, vous trouverez de l’eau potable tout au long de ces 2 randonnées. Prévoyez juste une petite bouteille vide ou, mieux, un gobelet.
3 – Parc National Torres del Paine (Chili)
La ville étape : Puerto Natales Nous sommes maintenant au Chili. Petite bourgade beaucoup plus authentique que Calafate. Quelques restau répartis autour d’une place carrée. Quelques rues commerçantes. Artisanat sans intérêt. C’est trop tard, et si vous aviez pensé que vous retrouveriez le bel article vu à Calafate ici à Puerto Natales, c’est raté ! On s’en mord les doigts ! A force de vouloir porter léger le plus longtemps possible lors de nos voyages, que de fois on se sera mordu les doigts. J’vous le dis, on finira manchots 😛 ! Le parc est à plus de 100 km de Puerto Natales. Impensable de faire plusieurs A/R … Il faut s’y rendre, y randonner et y dormir en refuge. Un peu d’organisation est nécessaire mais les guides (ceux qui parlent) sont inutiles.
Le Parc National Torres del Paine – Comment organiser sa visite ? C’est auprès de Path@gone (cliquez ici), agence locale réputée et gérante de certains refuges du parc, que, le vendredi, nous allons nous renseigner pour organiser notre visite. Nous voulons rester autonomes et nous avons 4 jours devant nous. Que pouvons-nous faire ? Julia regarde les disponibilités en refuges. Tout est complet pour le lendemain. Zut. En partant le dimanche, il reste 3 jours, 2 nuits. Elle nous propose alors une alternative au W complet, impossible en 2 nuits (sauf à marche forcée) : 1 nuit au Refugio Las Torres, 1 traversée du Lago Pehoe, 1 nuit au Refugio Péhoé. Et 3 journées presque pleines pour randonner (n’oubliez pas qu’à cette époque les journées sont longues et qu’à 21h il fait encore jour). Cette proposition nous convient parfaitement.
Voici au final et dans le détail, comment ça s’est déroulé :
Dimanche 07h00 : Depuis l’hôtel, bus régulier jusqu’à la Laguna Amarga dans le PN – 15 000 Ch$/p AR On paie ici le droit d’entrée du PN = 15 000 Ch$/p – On récupère un plan qui suffit pour ce qu’on a à faire - Minibus jusqu’au Refugio Las Torres – 1 000 Ch$/p 10h20 : Refugio Las Torres - On s’installe (c’est rapide, on enferme nos vêtements de rechange et on ne prend qu’un petit sac à dos contenant notre pique-nique), on se tartine de protection solaire (si !!) et on relace les chaussures de marche. 10h40 : C’est parti pour la rando vers Las Torres (détaillée plus bas) ! 18h40 : Retour (8h toutes pauses incluses), éblouis ! Nuit au Refugio Las Torres
Lundi 09h00 : Minibus jusqu’à la Laguna Amarga – 1 000 Ch$/p 09h45 : Bus régulier inter parc jusqu’au Refugio Pudeto - gratuit (chouette !) 12h00 : Traversée par bateau du Lago Pehoe jusqu’au Refugio Pehoe, nouvellement rebaptisé Paine Grande – 17 000 Ch$/p AR, billet open. 12h30 : Refugio Paine Grande – On s’installe (un peu plus long, c’est plus grand) - 13h10 : Départ pour la rando vers la Vallée des Français (détaillée plus bas) 18h15 : Retour (après 5 heures de marche sous une pluie battante), trempés ! 22h00 : Philippe finit de faire sécher les chaussettes et les pantalons sur un poêle du refuge. C’est pratique mais la concurrence est rude ! Nuit au Refugio Paine Grande
Mardi 08h30 : Départ pour la rando vers le Glacier Grey (détaillée plus bas) 16h00 : Retour (7h30 toutes pauses incluses), déjà nostalgiques ! 18h30 : Retour par bateau au Refugio Pudeto – déjà payé 19h00 : Retour en bus à Puerto Natales – déjà payé
En fait, ces 3 randos constituent les 3 "branches verticales" du W. Nous ferons les horizontales par bus ou par bateau. … Mais si, avec un plan, vous comprendrez tout de suite ce que je veux dire ... Toujours soucieux de porter léger et de nous simplifier la vie, nous optons pour l’hébergement en pension complète (petits dej, pique-nique et repas du soir), lit fait à Las Torres, location d’un sac de couchage à Paine Grande. Le confort a un prix : 215 € pour nous 2 pour ces 2 nuits en pension complète. Bigre. Et si on inclut les transports et l’entrée du parc, ça nous conduit gentiment à un total de 362 € pour cette visite de Torres del Paine. Gloups 😕🤪…. Bon, allez, c’est ça ou rien. Nous n’avons pas fait jouer la concurrence. On a signé chez Path@gone aussitôt et payé en CB. Je ne sais pas si ça serait revenu moins cher de réserver les refuges beaucoup plus tôt depuis la France … Peut-être … Pour limiter les frais, un bon moyen pour les courageux que nous ne sommes pas : camping complet et autonomie au niveau des repas. On a croisé plusieurs de ces purs et durs avec leurs énormes sacs sur le dos. Quant au W complet à pied, il évite quelques trajets en minibus (au coût dérisoire par rapport à tout le reste : 1 000 Ch$/p) mais surtout l’A/R en bateau sur le Lago Peheo (17 000 Ch$/p quand même). Cela dit, cette traversée sur le lac est absolument magnifique ! Nous avons croisé des non-marcheurs qui venaient spécialement pour cette balade sur le lac. Bref, c’est très cher mais ça les vaut et si c’était à refaire on referait pareil, avec même une nuit en plus au Refugio Paine Grande pour ne pas avoir à courir vers la Vallée des Français. Cette fois, le temps nous a manqué (alors que nous en avions !). C’est le problème de ne pas vouloir réserver à l’avance ... Peut-être aurions-nous dû ?... C’est l’éternel dilemme entre organisation et liberté …
Pour mieux préparer ces 3 randos, en sortant de Path@gone, nous avons acheté la Trekking Map n°13 (en vente partout). Ca nous a rassurés (enfin, euh … c’est surtout moi la grande angoissée, Philippe lui était prêt à partir les mains vides !) et ça nous a permis de nous approprier le trek (ça c’est vrai pour nous 2) mais, sincèrement, vous pouvez en faire l’économie, elle ne sert à rien, le plan offert à l’entrée du parc est largement suffisant. A l’intérieur du parc, l’organisation des bus, minibus, bateau est bien rodé !... Ce qui parait bien tendu sur le papier, se fait très simplement et sans stress. Les quelques transferts en bus permettent de voir des guanacos (lamas sauvages).
Les refuges : Refugio de Las Torres Un nouveau bâtiment tout neuf vient doubler l’ancien. C’est dire le succès ! Il s’agit de grands bâtiments proposant des chambres de 6 en lits superposés. Casier que l’on peut verrouiller si l’on a pensé à apporter un cadenas (oui, j’y avais pensé ! angoissée, certes, mais organisée ! l’un entraîne l’autre me direz-vous …). Les sanitaires sont super propres. Grand restau central. Mais dans ce grand bâtiment tout neuf, la propreté ne compense pas le manque d’âme … Ca va venir, j’en suis sûre … Lit fait = oreiller, draps et couvertures fournis. Mmmh, qu’on dort bien !
Refugio Pehoe ou Paine Grande Il vient d’être renommé Paine Grande. Ici encore, un immense bâtiment dont les chambres, toujours de 6, sont disposées pour avoir toutes une jolie vue. Et quelle vue !! Dédale de couloirs. Grande salle de restaurant et bar à l’étage. Des petits coins salons avec gros poêle un peu partout. Une vraie ambiance, chaleureuse, simple et amicale. Ici, oreiller, sac à viande et sac de couchage (propre et épais) fournis. Bien sûr tout est prévu et on peut laisser son sac en consigne (sous clé, numéroté) pour partir en rando avant de reprendre le bateau du soir. J’aurais vraiment aimé passer une nuit de plus ici, d’abord pour avoir plus de temps pour faire ou refaire la Vallée des Français (au sec), ensuite parce que vraiment l’ambiance y est très agréable et les touristes, tous marcheurs, respectueux du repos d’autrui. Next time ….
Les pique-niques (lunch box) sont fournis le matin au petit déjeuner (système de voucher ultra simple). Ils sont frais, copieux et suffisants. Inutile de prévoir du rab. Par personne : 2 sandwiches, 1 pomme, 1 barre de chocolat aux amandes, 1 barre de céréales, 1 bouteille d’eau (50cl), 1 nectar de pêche. Pas mal, non ?
Des détails sur ces 3 randos :
Las Torres (refugio Las Torres – mirador Las Torres) 9, 5 km aller - 800 m de dénivelé – 8h (tout inclus) – 1 heure de montée difficile. On a eu un peu de mal à trouver le démarrage. Soit parce qu’on on est des nouilles, soit parce que le balisage au sortir du refuge est un peu léger. Bon, sûrement les 2 … Il faut se diriger vers la très chic Hosteria de Las Torres et la contourner à gauche. Vous franchirez plus loin un petit ruisseau sur une passerelle métallique. Après, y a plus qu’à suivre le sentier. Beaucoup de monde au départ et petit à petit ça s’effiloche … Très vite, on réussit à avoir l’impression d’être seuls. Magnifique randonnée, aux paysages variés et aux parois raides, noires, dénudés du massif Torres del Paine qui nous domine. Buissons de fleurs rouges, lac bleu vert, torrent glaciaire bouillonnant, bleu, pensées sauvages jaunes, violettes … Faut-il en rajouter ?... Après 1h30 d’une montée raide mais sans difficulté, on arrive au camping Chileno. On poursuit pour arriver à la guarderia (2h40 de marche depuis le début) où l’on pique-nique (torrent d’eau potable). Après 3/4h de repos, nous voila prêts pour l’assaut final ! Il reste la partie la plus difficile, l’ascension vers Las Torres. Cette dernière heure sera très éprouvante. Elle s’effectue dans un pierrier où il vaut mieux avoir les mains libres plutôt qu’encombrées par des bâtons totalement inutiles ici. Il faut monter haut les genoux parfois. Avouons-le, ça m’a épuisée ! En plus, on n’en voit pas le bout et, comble de malchance, alors qu’il a fait très beau depuis le début, les nuages viennent maintenant boucher l’horizon … de nombreux randonneurs redescendent déjà. On est les 2 seuls crétins à contre sens … pour voir quoi ? une grosse masse de nuages blancs bien opaques ! … Pfff … moral en berne : je suis en train de me crever pour rien !! Pas le choix, de toute façon. Philippe est devant, gaillard, une vraie chèvre ! Moi, je me traîne … De temps en temps, il se rappelle que j’existe, se retourne, me lance "ça va ?..." "mais oui, mais oui, ça va, grmffff … tu parles …… 🏴☠️ " Pfff… Motivation dans les chaussettes ! Il atteint le sommet bien avant moi. Alors lentement il se retourne, me regarde (en contre bas), hoche la tête en signe d’encouragement et me sourit. Je connais ce sourire, je sais ce qu’il signifie. Non, on n’a pas fait tout ça pour rien ! Effet magique, toute la fatigue s’évanouit, mon moral remonte en flèche, mon énervement disparaît et je galope sur les derniers rochers. En 3 minutes, j’ai rejoint Philippe, face à un paysage époustouflant ! Si je n’avais pas écrit dans mon carnet de voyage la difficulté de cette dernière heure, je l’aurais déjà totalement oubliée, tant la beauté de ce paysage nous fait oublier tout ce qu’on a enduré pour y arriver. Pour ceux qui veulent garder la surprise (et ils ont raison !) passez au paragraphe suivant. Pour les autres … imaginez … un immense amphithéâtre, caché par ces maudites caillasses : au fond les 3 Torres, hautes, extrêmement verticales, dénudées, fières. A leurs pieds, un lac vert émeraude alimenté par des centaines de gouttières plus ou moins gelées provenant de la glace bleue accrochée à la paroi pourtant bien raide. Vent et ciel pâle ajoutent au dramatique de la scène. Des nuages, certes, mais qui passent et qui dévoilent les 3 Torres plus souvent qu’ils ne les cachent. C’est magnifique. On frissonne d’émotions. Paysage grandiose, minéral, froid, qui se mérite et qui, comme toujours, prend tellement plus de valeur parce qu’on a souffert pour arriver ici ! Ce qui est amusant, c’est le fait que, une fois de plus, on découvre tout ça au tout dernier moment. Comme si la Patagonie prenait un malin plaisir à cacher ses trésors. Tout ça n’a qu’un seul but : vous encourager à faire cette randonnée jusqu’au bout. Courage ! c’est extraordinaire. La descente est plus facile, dopés par ces magnifiques images. Et je vous promets une très bonne nuit !
Vers la Vallée des Français (refugio Paine Grande – campamento italiano) 8 km aller – 150 m de dénivelé – 5h (tout inclus) – facile "Vers" la vallée, car on n’a pas été au bout … Nous sommes partis tard, sous un ciel plombé qui n’a pas tardé à péter …. Depuis le refuge, le sentier démarre près de la maison des gardes. Facile, il sillonne dans la lande et grimpe très gentiment. Nous pique-niquons sous la grisaille et la bruine, un bout de fesse posé sur un rocher. Précautionneusement, on poursuit, on regarde maintenant beaucoup nos pieds pour déjouer les pièges du sentier gadouilleux. On chantonne en cœur "la gadoue, la gadoue, la gadoue …". Après 2h de marche, on arrive près d’une rivière glaciaire. De l’autre côté, le camp des Italiens. Entre les 2, une passerelle ! Une vraie, suspendue. Mais elle est suffisamment large pour que je réussisse à la traverser sans trop d’émoi. J’ai même pu un peu frimer : j’ai lâché le câble ! sans les mains ! non ? si !! Nous avons poussé jusqu’au Glacier qu’on a aperçu sous la brume et on a rebroussé chemin. On n’a donc rien vu de la Vallée des Français. On a juste senti qu’on manquait quelque chose de grandiose … Tant pis, la balade, très facile, était quand même très agréable. On est rentré avec nos pantalons trempés (qui n’étaient pas imperméables, grave erreur !) qu’on a fait sécher (enfin, c’est surtout Philippe qui s’y est collé) autour des poêles en compagnie de pantalons italiens, canadiens, suisses … Ca crée une super ambiance agrémentée de l’odeur internationale des chaussettes .… Que nous aimerions refaire cette rando dans de meilleures conditions ! La leçon : prévoyez un pantalon, ou mieux un surpantalon, imperméable !.... Sinon, vous risquez la corvée de poêle !
Glacier Grey (refugio Paine Grande – albergue Grey) 11 km aller – 200 m de dénivelé – 7h (tout inclus) – très facile Démarrage aussi près de la maison des gardes (avec des chaussures, chaussettes et pantalons ultra secs ! Merci Philippe !). C’est la plus facile. On grimpe tout doucement en longeant un lac. Cette fois, le temps était de notre côté et la vue sur le Glacier Grey est magnifique. Une mer de glace. A la différence des autres, il a beaucoup moins de traces grises de moraines. Ce qui lui donne une allure plus pure. En contrebas, des petits glaçons tout bleu sur le Lago Grey. On a poussé jusqu’au refuge du Lago Grey. Mais de là, aucune vue sur le Glacier. Il aurait fallu pousser encore 1h (aller) de plus jusqu’au campamento Los Guardas pour en voir davantage. Ce qu’on avait déjà vu nous a suffi et après un solide pique-nique, nous sommes redescendus aidés par un vent de dos efficace ! Bizarre, ceux qui montaient avaient l’air moins heureux que nous …. Aucun problème pour attraper notre bateau à 18h, nous avons même eu le temps de prendre tous 2 une bonne douche avant !
Ces 3 jours passés dans le parc sont inoubliables et de loin, ont été le clou de notre voyage. Pour nous, il est clair que le confort, certes payé chèrement, a largement contribué à la qualité et à la force de ces souvenirs. A chacun de voir. Et si c’était à refaire, j’ajouterais une nuit de plus à Paine Grande pour faire la Vallée des Français dans de meilleures conditions (pas climatiques, ça, on ne peut que subir … mais au moins pouvoir partir plus tôt).
4 – La pinguineras de Seno Otway (Chili)
La ville étape : Punta Arenas Petite ville étape sans grand intérêt. Nous y avons passé notre première nuit avant de partir vers Ushuaia, puis en fin de voyage, une nuit encore avant de reprendre un vol vers Santiago. C’est lors de cette dernière journée, que nous avons eu le temps d’aller visiter la pingüineras Seno Otway. Les bus Fernandez propose un départ quotidien à 16h pour 5 000 Ch$ /p AR. Retour vers 19h.
La pingüineras 5 000 Ch$/p (bus AR) + 4 000 Ch$/p (entrée de la réserve) 1h de bus pour parcourir les 65 km de piste qui mènent à la réserve en bord de Détroit de Magellan. Là, un sentier de caillebotis en boucle nous guide vers la plage. Cà et là, quelques miradors bien inutiles car les pingouins sont tout proches. On les sent habitués à la présence humaine, sans la craindre (tant mieux). Ils vivent leur vie, se dandinant, se chamaillant, se bécotant, jouant, piaillant … Nous n’en avons pas vu autant que les guides en promettaient. Information abusive ou mauvaise période ? Qu’importe, ils étaient suffisamment nombreux et suffisamment proches pour que nous passions un bon moment, bien trop court. Le bus repart à 18h. C’est un peu court … Dommage. Signalons au passage le sympathique chauffeur du bus Fernandez qui s’arrête et nous signale (en espagnol) les animaux sauvages à repérer : renards, nandous, divers oiseaux et un truc dans la mer (pas compris !! c’est quoi ? c’est où ?... une baleine ? un pingouin ? trop tard … rien vu, tant pis 😕). Les hispanophones s’en sortiront mieux que nous …
Les PN - Parlons préférence (pingüineras hors jeu) : 1 – Torres del Paine, car la randonnée y est reine. Le W est un must, au minimum ce qu’on a fait (les 3 verticales du W). 2 – Los Glaciares Nord – Fitz Roy, pour l’autonomie que l’on a à El Chalten. 3 – Los Glaciares Sud – Perito Moreno, tellement bleu, tellement extraordinaire 4 – Ushuaia, très beau mais moins dépaysant que le reste. Paysages plus sages, plus convenus. C’est bien pour commencer. Coup de chance (?) : notre voyage a été crescendo.
DIVERS :
L’accueil et la langue : que dire de plus ? Ils sont serviables, aimables, attentifs. Faites l’effort de les aborder en espagnol. N’ayant ni l’un ni l’autre appris cette langue à l’école, nous baragouinions … eh bien, personne ne nous a jamais fait répéter. Ils ont toujours fait l’effort de comprendre ce qu’on voulait. Et répondaient toujours lentement. Un vrai plaisir. Logistique : partout des cybercafés, des banques, des DAB (sauf à El Chalten), des épiceries, des restaurants, des agences de bus … Voyage facile. La carte bancaire : elle est bien acceptée mais il faut quand même pas mal de cash : dans les petits hôtels que nous avons fréquentés, pour payer les bus, à El Chalten ... Pour retirer de l’argent avec une Eurocard, à défaut du logo Mastercard, sélectionnez le réseau Cirrus sur le menu initial. Ca ne se devine pas … Et rappelez-vous que vous avez intérêt à retirer de grosses sommes puisque la commission de votre banque est forfaitaire. L’American Express est bien acceptée aussi. C’est tellement rare que ça mérite d’être signalé. Le climat à cette époque : froid et vent. Beaucoup de vent. Une seule journée de pluie. Il faut bien se couvrir : bonnet avec les oreilles couvertes (on les a achetés sur place), écharpe, gants, polaires, bon coupe-vent (indispensable) … En moyenne, les températures ne dépassaient pas 10°C, parfois franchement moins. Le vent accentue énormément l’impression de froid glaciaire. Vous avez compris : ce n’est pas l’Ile Maurice ! Un conseil : multipliez les couches. Même si c’est désagréable de porter en début de randos le sweat, la polaire, l’anorak … petit à petit, on est content de les ré-enfiler. Attention aussi au soleil, il est particulièrement mauvais puisque nous sommes ici juste sous le trou de la couche d’ozone. Prévoyez une bonne protection. La végétation à cette époque : des petites fleurs de montagnes qui se cramponnent aux rochers pour résister aux bourrasques. Discrètes et belles … L’affluence touristique à cette époque : beaucoup de monde. C’est la 1ère fois en 17 ans de voyage que nous avons un peu cherché nos hôtels (d’habitude, le premier est toujours le bon, ici, il était souvent complet)… Un tourisme de randonneurs, pas mal de seniors, sac à dos, du plus léger au plus lourd, respectueux de la nature. International. Sympathique. L’itinéraire : Ah, alors là !! Ce fut le grand débat à la maison pendant des semaines 🤪 !! Pour la première fois de ma vie de voyageuse, j’ai pris, lors de sa préparation, ce voyage en grippe. Difficile à organiser (Buenos Aires ou Santiago ?... Les randonnées, elles sont à notre niveau ? le W, c’est quoi ? on le fait, on le fait pas ? sans sac de couchage, on pourra quand même dormir en refuge ?…), difficile surtout de faire des choix (une extension ? mais il faut plusieurs jours pour la plus courte … pas d’extension ? dans ce cas, 3 semaines, ça risque d’être un peu large ….), la crainte de galérer (et comment on va de Ushuaia à Calafate ? le bus, c’est vraiment long, même si on aime ça …), la crainte aussi de se barber (des glaciers, encore des glaciers, toujours des glaciers …). Vous le voyez, beaucoup de doutes, d’hésitations, de revirements … Au point que j’ai fini par être vraiment sceptique en partant. Un comble ! La volonté aussi de composer un itinéraire, sans réserver (fidèles à nos habitudes) donc en se laissant du temps pour parer à toute éventualité !... du coup, vous noterez 2 journées "de transition". Autant il y a quelques années, j’aurais trouvé cette "perte de temps" insupportable, autant finalement, ici et maintenant, nous avons beaucoup apprécié ces petites journées de break … C’est l’âge vous croyez
???
Alors, au final ???.... Ce fut un des voyages qui nous a fait le plus de bien et on est revenus totalement enchantés !
Toute la logistique s’est réglée très facilement sur place, toutes nos questions ont trouvé réponse très rapidement, sans effort, sans aucune galère. Et puis surtout les paysages grandioses, vierges, rudes, vident énormément la tête et nous ont permis d’évacuer une grosse fatigue accumulée depuis des mois. Aucune lassitude à voir tant de glaciers. Non, aucune. En fait, ils sont tous différents et chacun a son charme, sa spécificité. Randonnées ou excursions, les moyens sont variés pour en profiter.
La montagne est un environnement bien particulier. Je sens les mordus sourire, l’air entendu. Bien sûr. Nous, nous ne sommes pas de grands connaisseurs de la montagne. Là, on a découvert l’envoûtement qu’elle peut créer, son côté sauvage et oppressant (dans le bon sens) est très régénérateur et remet les pendules à l’heure.
Et puis, bien sûr, il y a les randonnées qui ont beaucoup apporté … J’en reparlerai plus bas.
Ce fut parfait pour nous, sans aucune ombre au tableau. Mais mon scepticisme aurait pu trouvé sa raison d’être : qu’aurions-nous fait pendant 5 jours à Puerto Natales si les refuges de Torres del Paine avaient tous été complets ?...
Alors, après tout ce blabla, la conclusion de tout ça ? Si c’était à refaire, on le referait tout pareil (dans ce sens-là, via Santiago, sans extension) mais je réserverais les refuges pour faire le W complet. Et tant pis pour les contraintes que ça impose … C’est mon conseil. Path@gone peut vous y aider (cliquez ici).
Les randonnées : c’est toute l’épaisseur d’un voyage en Patagonie. Elles permettent de s’approcher des grands sommets et de découvrir les beautés cachées de la Patagonie, notamment les lacs glaciaires à leurs pieds. Si vous le pouvez, ne vous privez surtout pas de ces plaisirs ! D’abord pour le spectacle de la nature, ensuite pour le plaisir de l’effort (jamais insurmontable même si parfois l’arrivée mérite un peu de motivation mais j’espère que la lecture de mon carnet vous la fournira, c’est un de ses buts en tous cas). Pas besoin d’être un alpiniste chevronné, toutes ces randonnées sont accessibles à tout marcheur habitué. On croise ici beaucoup plus de seniors que de jeunes étudiants ; avec nos 44 ans, nous étions parfaitement dans la moyenne. Pour une fois 😛 !
Pas de risque de mal des montagnes, on reste trop bas.
Les sentiers que nous avons suivis sont bien balisés. On trouve toujours une carte (à l’office du tourisme ou à l’entrée du parc) qui décrit bien les randonnées de base. Nous n’avons jamais sorti notre boussole. Sentiers ultra propres également. Pas un mégot, pas un plastique, pas une cannette. Eh bien, ça aussi, ça repose … Nous ne rencontrerons que des randonneurs très attentifs à ne laisser aucune trace derrière eux. Un vrai bonheur dont le prix est de remporter ses déchets. En effet, pas de poubelles non plus qui risquent toujours de déborder ou d’être renversées. Prévoyez des sachets en plastique qui feront office de poubelle.
Plutôt que de vous charger avec des litres d’eau, préférez une bouteille vide ou mieux un gobelet. Tous les ruisseaux sont potables. Bien pratique et bien agréable …
Pour les randos décrites ici, tout guide (celui qu’on écoute, pas celui qu’on lit) est totalement inutile. Profitez au contraire de ces espaces, seuls, à votre rythme.
Soyez bien équipés : nous étions trop légers sur l’imperméabilité de nos pantalons … Des chaussures de marche à tige basse nous ont suffi.
Photos : rien ne ressemble plus à un glacier qu’un autre glacier et nous serons les seuls à faire la différence entre le Glacier Upsala et le Glacier Grey … (mais nous la ferons !) Voila bien un album qui va manquer de variété et qui va vite saoûler nos amis. Enfin, heureusement je sais qu’il y en a au moins une qui se pâmera devant le Perito Moreno. Mais, soyons honnêtes, c’est bien minéral et nos quelques photos de pingouins ne suffiront pas à apporter un peu de vie. Alors, pensez à photographier des scènes de vie pour animer votre album.
Attention, gros danger de surexposition sur la glace. Réglez la sensibilité au mini.
L'artisanat : rien de transcendant mais des petits trucs sympa à El Calafate. Attention, à el Chalten, Puerto Natales ou Punta Arenas, il n’y a rien. Les prix nous ont paru fixes (en tous cas, nous on n’a pas cherché à marchander).
Pour ceux qui aiment le monde des sorcières, des fées, l’ambiance de Tolkien, une petite boutique très originale : Los Super Duendes del Pariso, dans une venelle perpendiculaire à la rue principale à Calafate (je n’ai pas d’adresse plus précise).
On a beaucoup aimé : 🙂 L’accueil cordial partout. Evidemment, le plaisir retrouvé (oui, ça faisait un petit moment pour nous ….) de la randonnée. Les paysages époustouflants et ce sentiment d’humilité respectueuse qu’engendre la montagne. L’entretien des sentiers de randonnée. Le climat rigoureux (pour marcher, c’est tellement plus agréable, et puis, en vrais Lorrains, on préfère le froid au chaud). La viande, les fruits de mer, les crudités, les pommes, le chocolat Amargo Crocante de la Laguna Negra de Calafate, le pain, le vin …. Mmmmmhhh ….. quel régal !
On a moins aimé : 😕 Le vent glacial et violent. On comprend ici que les 40ème Rugissants n’ont pas été ainsi nommés en référence aux légères brises marines … Les prix.
En conclusion … Ne venez pas ici pour faire de vraies rencontres avec des Indiens. Non. Par contre, venez ici pour randonner au milieu de paysages grandioses, austères, rudes, éblouissants. Les images des glaciers gigantesques, des énormes icebergs bleus curaçao dérivant sur des lacs laiteux, des pics acérés, des lacs verts ou bleu-turquoise sont fantastiques. Surtout quand elles arrivent après une randonnée de plusieurs heures dans une nature préservée et superbe. Certes, ces petites villes qui vivent du tourisme manquent cruellement d’authenticité mais, ne boudons pas notre plaisir, que c’est sympa d’avoir le choix entre de très nombreux restaurants, des épiceries ouvertes tard le soir, des petits bars chaleureux ...! Amateurs de grands espaces, de belles randonnées et de bonnes viandes, la Patagonie vous attend.
NOTRE PERIPLE EN 3 SEMAINES :
Notre goût pour la liberté nous a incités à ne rien réserver depuis la France hormis les 2 dernières nuits à Santiago. En contrepartie, il fut nécessaire de prévoir de la marge qui fut utile, notamment à Torres del Paine. J’y reviendrai.
PN = Parc National
Ven 10 Nov 2006– Vol de nuit AF Paris/Santiago Sam – Vol LAN Chile Santiago/Punta Arenas (Chili) – Arrivée vers 17h - Nuit à Punta Arenas Dim – Bus pour Ushuaia (Argentine) - Arrivée vers 19h - Nuit à Ushuaia Lun – Croisière sur le Canal de Beagle - Nuit à Ushuaia Mar– Rando dans le PN de la Terre de Feu - Nuit à Ushuaia Mer– Vol LAN Argentina Ushuaia/El Calafate - Arrivée vers 19h - Nuit à El Calafate Jeu– Préparation de la visite du PN Los Glaciares (Sud) - Nuit à El Calafate Ven– PN Los Glaciares : les glaciers Spegazzini, Upsala et Onelli sur des bras du Lago Argentino - Nuit à El Calafate Sam– PN Los Glaciares : mini trekking sur le Perito Moreno - Nuit à El Calafate Dim– Journée de transition - Nuit à El Calafate Lun– Bus pour El Chalten - Arrivée vers midi - Préparation de la visite du PN Los Glaciares (Nord) - Nuit à El Chalten Mar– Rando vers la laguna de los Tres au pied du Fitz Roy - Nuit à El Chalten Mer– Rando vers la laguna Torre au pied du Cerro Torre - Nuit à El Chalten Jeu– Retour en bus vers El Calafate – Arrivée vers 10h30 - Nuit à El Calafate Ven – Bus versPuerto Natales (Chili) - Arrivée vers 14h – Préparation de la visite du PN Torres del Paine - Nuit à Puerto Natales Sam – Journée de transition - Nuit à Puerto Natales Dim – Départ pour le PN Torres del Paine et rando vers la base de las Torres - Nuit au Refugio Las Torres Lun – Rando dans la Vallée des Français - Nuit au Refugio Paine Grande (ex Péhoé) Mar– Rando vers le Gacier Grey – Retour à Puerto Natales - Nuit à Puerto Natales Mer– Bus pour Punta Arenas – Arrivée vers 10h30 - Visite de la pingüineras Seno Otway - Nuit à Punta Arenas Jeu– Visite de Punta Arenas – Vol LAN Punta Arenas/Santiago – Arrivée vers 23h - Nuit à Santiago Ven– Visite de Santiago - Nuit à Santiago Sam 2 Déc– Vol de nuit AF Santiago/Paris
BUDGET :
Le Peso, chilien (pour éviter toute confusion, j’écrirai Ch$) et argentin (Ar$) 1 000 Ch$ = 1, 5 € 1 Ar$ = 0, 25 €
Dépenses préalables : Vol A/R direct de nuit Air France Paris/Santiago : 1 116 €/p On trouve facilement moins cher en acceptant des escales. Le choix est très large. Vol A/R LAN Chile Santiago/Punta Arenas : 291 €/p
Principales dépenses sur place : Vol LAN Argentina Ushuaia/El Calafate : 581 Ar$/p. Réservation à la dernière minute (donc, plein pot). Le bus revient beaucoup moins cher … Entrées des sites et excursions diverses (vous trouverez tous les détails au niveau de la description des sites) : environ 380 € pour nous 2 (hors Torres del Paine) Rando dans Torres del Paine (refuges inclus) : 362 € pour nous 2 (détails dans chapitre correspondant) Hébergement (hors refuges de Torres del Paine) : 700 € (37 €/nuit en moyenne) en catégorie "moyenne". Je n’indique pas le total sur place, il n’est absolument pas significatif (nous avons beaucoup dépensé dans les restaurants, tels de gros gourmands que nous sommes… 😛). Pour plus de détails, voyez les chapitres suivants.
GUIDES :
Lonely Planet Argentine - Version française - 1è édition Guide du Routard Chili 2006-2007 – Tous 2 manquent d’explications structurées pour organiser ses propres visites dans les PN. Nous avons préparé nos sorties en consultant sur place les centres d’informations et les agences locales.
TRANSPORTS :
1 – Vols
L’ère du e-ticket est arrivée. Et c’est tant mieux pour nous, c’est tellement plus simple.
Paris/Santiago - Air France Achetés mi Septembre sur le site d’Air France : 1 116 € l’A/R. e-ticket. Direct, 13h de vol de nuit dans un très gros porteur (B777). Je déteste … trop gros … ça me fait peur … comment ça tient en l’air ?... Santiago/Punta Arenas – LAN Chile Achetés mi Septembre sur Voyages-sncf.com : 291 € l’A/R. e-ticket. Moins cher que sur le site de Lan Chile. Escale à Puerto Montt sans changer d’avion. Le gros intérêt de ce vol est qu’il partait 3 heures après notre arrivée à Santiago, du même aéroport ; on pouvait donc enchaîner. Néanmoins, il n’y a pas de temps à perdre. Nous avons eu quelques sueurs froides en voyant la queue devant les postes de douane. Il faut prendre la file de droite qui, normalement, est réservée aux Chiliens. C’est juste, mais ça se fait … Ne flânez pas ! Ushuaia/El Calafate – LAN Argentina Achetés 2 jours avant à Ushuaia auprès de Rumbo Sur (San Martin 350): 581 Ar$ l’Aller. e-ticket. Paiement par Amex. Taxe d’aéroport = 13 Ar$/p à payer après l’enregistrement des bagages.
2 – Bus longues distances
Plus habitués à l’Asie qu’à l’Amérique du Sud, nous avons été surpris de trouver des bus très confortables, ponctuels, sûrs. Mais moins folkloriques qu’en Asie … Et plus chers.
Punta Arenas/Ushuaia ��� Bus Pacheco – 21 000 Ch$/p – départ 9h – arrivée 19h El Calafate/El Chalten – Bus Chalten Travel – 50 Ar$/p – départ 8h – arrivée midi El Chalten/El Calafate – Bus Cal Tur – 50 Ar$/p – départ 6h30 – arrivée 10h30 El Calafate/Puerto Natales – Bus Cootra – 50 Ar$/p – départ 8h30 – arrivée 14h Puerto Natales/Punta Arenas – Bus Pacheco – 3 000 Ch$/p – départ 7h30 – arrivée 10h30
Nous achetions nos billets aux bureaux de la compagnie de bus dès que nous étions en mesure de savoir quand partir. Aucun problème, l’offre est grande. Paiement cash la majorité du temps. Siège numéroté. Les passages à la frontière sont assez longs : il faut que tous les passagers se présentent et fassent tamponner leur passeport, à la sortie et à l’entrée. C’est long, surtout quand on attend dans le vent … mais ça se fait … Le plus beau voyage fut El Calafate/El Chalten. Essayez d’obtenir les 2 places de devant, à droite (à l’opposé du chauffeur qui bouche la vue). Paysages extraordinaires pendant 4 heures, avec notamment, si le temps est dégagé, une approche vers le Fitz Roy très impressionnante.
3 – Transport urbain
Juste pour donner une idée …
Taxi Punta Arenas/Aéroport : 6 000 Ch$ Taxi Ushuaia/Aéroport : 10 Ar$ Minibus Ushuaia/PN : entre 10 et 20 Ar$/p selon l’arrêt dans le PN Taxi El Calafate/Aéroport : 28 Ar$ Bus CentroPuerto Santiago/Aéroport : 1 200 Ch$/p Métro Santiago : 370 Ch$ le ticket
HEBERGEMENT :
Partout, l’accueil est serviable et chaleureux, presque familial. Souvent, le propriétaire, même quand il avait une chambre à nous louer, nous a proposé de garder nos sacs pour que nous puissions poursuivre plus librement notre recherche.… Vraiment sympa ! Literie impeccable et sdb toujours très propre, même quand elle est commune. Bon à savoir : en Novembre, nos premiers choix étaient souvent complets … Il y a du monde, surtout dans les petits hôtels indiqués dans les guides. Les horaires des petits déjeuners sont flexibles et s’adaptent aux départs matinaux. Enfin, bien sûr, partout, ils gardent les bagages.
Prix indiqués pour nous 2.
Punta Arenas : Tous nos choix étaient complets. On a fini par trouver 2 lits à Hostal Danae (ex Macarena - Guide du Routard) - O’Higgins 765 Dortoir, sdb commune, petit dej inclus. 14 000 Ch$ cash (7 000 Ch$/p en fait). Propre, accueil adorable, mais pour dépanner seulement. Les 2 jeunes Suisses qui partageaient notre chambre sont sortis quand nous on s’est couché et sont rentrés peu avant notre réveil ! On n’a pas été gênés par leurs ronflements 😛 !!
Pour le retour, on avait réservé une chambre plus intime et plus confortable : Hostal Art Nouveau – Lautaro Navarro 762 - mail : chefbrocolino@hotmail.com En face du bureau des bus Pacheco. Chambre double, sdb privée, petit déj buffet (8 chambres seulement pourtant) inclus. 36 000 Ch$ - Internet gratuit à disposition.
Ushuaia : Nahuel B&B (Lonely Planet) – 25 de Mayo 440 Chambre double, sdb commune, petit déj inclus. 110 Ar$ cash. Excellente literie. Sdb très propre. Accueil amical. Très bonne adresse. Mais attention, la maîtresse de maison est TRES bavarde, méfiez-vous si vous avez un bus ! Dans mon espagnol hésitant, je lui ai demandé combien de chambres elle avait. J’ai eu ma réponse mais j’ai aussi eu la composition de sa famille, l’âge de ses filles, ce qu’elles font, sa position sur l’avortement, la place de la femme en Argentine, la dernière grande rupture du Perito Moreno, l’ambiance à Ushuaia … On n’a plus dit un mot, on ne pouvait pas, on a juste essayé de comprendre ce flot de paroles … et puis, on a été sauvé par le klaxon du taxi. Adorable ! mais bavarde. Choisissez bien votre moment pour poser votre question et … accrochez-vous.
El Calafate : Hosteria Sir Thomas (LP) – Espora 257 Chambre double, sdb privée, petit déj inclus. 130 Ar$ cash. Chambre surchauffée par un chauffage individuel que l’on peut couper. Ouf ! Accueil timide (mais après Ushuaia, ça nous a fait des vacances !) mais très serviable. Habitués aux départs très matinaux pour les excursions, les petits déjeuners sont assurés efficacement. Très bonne adresse.
El Chalten : Posada Poincenot (LP) – à gauche du Rio Grande Il est vivement recommandé de réserver son hébergement à El Chalten à cette période. Nous demandons à notre hôte de l’hosteria Sir Thomas de nous aider (trop dur pour nous de nous débrouiller en espagnol au téléphone). Elle s’en charge volontiers, efficacement et gracieusement. Effectivement, toutes les adresses (pas trop chères) données par le LP étaient complètes. Nous décidons de décaler d’une journée notre programme et parvenons ainsi à réserver 3 nuits à la Posada Poincenot. Pour garantir ma réservation, la posada a souhaité que je paie à l’hosteria Sir Thomas qui m’a donné un voucher en échange. Pas de mauvaise surprise. Chambre double (quadruple même), sdb privée. 160 Ar$ cash. Aucun charme. Genre UCPA. En 3 jours, pas vu une femme de ménage … à ce prix-là, on pouvait l’espérer non ?… Cela dit, spacieux et propre. Surchauffée, et malgré les recommandations, on coupe le chauffage pour pouvoir dormir. Petit déj américano très copieux en sus pris au Rio Grande voisin pour 15 Ar$/p. Je ne conseille pas cette adresse, trop chère. Je suis sûre qu’on doit pouvoir trouver mieux.
Puerto Natales : Hotel Los Pinos (GdR) – Philippi 449 Chambre double, sdb privée, petit déj inclus. 25 000 Ch$ cash. Accueil gentil. Là encore, l’horaire du petit déj s’adapte à vos départs. Grand salon/séjour confortable pour préparer son trekking dans Torres del Paine et au retour pour mettre à jour son carnet de voyage. Consigne à bagages, ça va de soi. Très bonne adresse.
Santiago : Hotel El Libertador Coup de gueule !
J’avais réservé par internet 2 nuits à l’hôtel Plaza Londres (42 000 Ch$) en suivant les recommandations de VF. Tout était confirmé. Echange de mails sympas avec l’hôtel. Ils devaient venir nous récupérer à l’aéroport de Santiago tardivement. Effectivement, René, le chauffeur bavard, est bien là, à 23h, malgré notre retard d’1h. Tout démarre bien ! 30 minutes plus tard et la tête farcie par les plaisanteries de René, nous arrivons au Plaza Londres. Superbe petit hôtel sur une place, dans un quartier pavé de Santiago. Beaucoup de charme. On nous attend. Parfait. Mais, mais … ils sont désolés nous disent-ils, l’hôtel est complet et ils ont dû nous réserver une chambre dans un hôtel voisin, le Libertador. Déception … René nous y dépose. Et on se retrouve à 23h45 dans une grande chambre d’un gigantesque hôtel impersonnel, bruyant, sans aucun charme. Le genre de grand machin sans intérêt qu’on essaie toujours d’éviter ! Le seul minuscule intérêt qu’on y a trouvé c’est le petit déj buffet (on est des gros gourmands, en particulier au petit déj) où on s’est gavé de cerises, de fraises, d’abricots (c’était la pleine saison) ! Tant qu’à faire !
Evitez à tout prix El Libertador, c’est sans intérêt. Au pire, si vous devez y séjourner, exigez une chambre qui ne donne pas sur la rue, c’est horriblement bruyant.
Le Plaza Londres semble très bien mais attention donc à la fiabilité de leur réservation.
Cela dit, on a bien été récupéré à l’aéroport et on a payé au Libertador ce qui était prévu au Plaza Londres (alors que Le Libertador était à 70 000 Ch$). Sur ce point là, ils ont parfaitement assuré. Mais c’était vexant de voir le peu de cas qu’ils ont fait de nous face à un groupe. Bien sûr ça se comprend, ça n’empêche la déception ...REPAS :
D’abord, un petit mot sur les pique-niques : lors des journées en rando ou en excursion, nous emportions notre pique-nique. Aucun problème pour les préparer. Les supermercados (qui sont ici de petites superettes de quartier, ne vous attendez pas à l’Auchan de Val d’Europe !) comme les plus petites épiceries et autres boulangeries ferment suffisamment tard le soir (vers 22h) pour pouvoir s’organiser. Et on peut toujours les garder au frais sur le rebord de la fenêtre de l’hôtel. Les légumes(qu’on m’avait dit introuvables, terrible présage pour moi qui suis un vrai lapin !) sont effectivement moins présents que chez nous et sont rustiques (entendez par là, assez abimés). Néanmoins, on a toujours réussi à trouver nos tomates pour agrémenter nos sandwiches. Quant aux pommes, elles sont délicieuses. Le pain des supermercados est très bon, croustillant et moelleux tout à la fois, ne le snobez pas. Vous trouverez aussi quelques petites épiceries proposant des sandwiches tout prêts (au poulet, au thon, au jambon …) si, comme nous, vous êtes un peu feignants 😛…
Pour ce qui est des restaurants (plus souvent fréquentés le soir qu’à midi, d’ailleurs bon nombre sont fermés à midi), eux aussi servent jusque tard. Nous avons rarement aussi bien mangé en voyage (je vous l’ai dit, on est des gros gourmands) ! Un très grand choix de restau, des produits frais, de la viande extraordinaire en Argentine, du poisson et des fruits de mer au Chili, des légumes variés (oui, des légumes ! je croyais qu’on en trouvait peu ! Faux.) Sans oublier le chocolat. Les magasins de chocolat font souvent salon de thé où il est très agréable de venir prendre son café avec une barre de chocolat choisie dans les vitrines. Mmmmh, j’en salive encore. Seul problème, et non des moindres : le prix. Les bons restau sont assez chers. Encore une fois, l’Asie est bien loin …
Voici néanmoins quelques bons souvenirs : Sauf indication contraire, les prix que j’indique sont pour nous 2, pour une entrée, un plat et 2 petites bouteilles d’eau (généralement l’eau est servie en bouteille plastique de 50cl). Pas de dessert, pas de vin, pas de café.
Ushuaia : C’est le domaine de l’araignée de mer (centolla) si vous êtes en saison. C’est délicieux, froid en salade, ou chaud en plat. Cependant, ça reste plus cher que le poisson. Bodegon Fuegino (LP) – San Martin 859 70 Ar$ pour 2 (CB), pour un repas goûteux dans une ambiance chaleureuse. La Casa de los Mariscos (LP) – San Martin 232 60 Ar$ pour nous 2 (CB), ambiance décontractée, grand choix de fruits de mer (mariscos) Le Kaupé (LP) – Roca 470 Cuisine délicieuse, très fine, mais beaucoup, beaucoup trop chère (284 Ar$ avec 3 verres de vin) et bon sang, vraiment trop cul serré !! Pffff …. L’eau, servie d’office, est facturée (alors que, naïvement, je pensais que ça faisait partie du service). Seulement si vous avez un (grand) événement à fêter ...
El Calafate : Enorme choix de restaurants. Ici, la viande argentine (bœuf et agneau) est reine et les parrilla (je ne sais pas s’il faut un s au pluriel …) sont nombreuses. Nous avons opté la plupart du temps pour des buffets (parrilla libre) qui offrent, en plus de la viande à volonté (bœuf, agneau, poulet, saucisses …), un très grand choix de crudités (à volonté aussi et toujours servies, même dans les restaurants plus classiques, avec l’assaisonnement à part). Et ce n’est pas très cher, rapport quantité/prix on est largement gagnant. Quant à la qualité, à ce stade, même un peu moins bonne, la viande reste succulente ! On s’est littéralement goinfrés, il n’y a pas d’autres mots !... Notre préférée : Tierra Bendita, Gobernador Gregores 1170. Buffet à 24 Ar$/p, de l’entrée au dessert, boisson non comprises (1 eau ou 1 coca = 2 Ar$). Ne manquez pas la purée de potiron et le vinaigre balsamique sur les crudités. Très bien aussi, juste au coin de la même rue, l’Estilo Campo (à l’angle de la 9 de Julio). Buffet à 21 Ar$/p boisson non comprises. Pas d’agneau le midi. Toujours dans les parrilla libre, le Rick’s Parrilla (Av Libertador 1091) est beaucoup moins bien. 32 Ar$/p en plus ! Ici, ce sont des serveurs qui apportent la viande (bien sûr toujours à volonté mais c’est moins bien) et le buffet de crudités est moins varié. Paiement cash dans ces 3 parrilla libre. En restauration plus classique, nous avons eu un vrai coup de cœur pour El Puesto (LP - angle G.Mayono et 9 de Julio). Le medalon de lomo est à tomber par terre (bien meilleur que les viandes des parrilla libre, il faut le reconnaître). Vin au verre pour 10 Ar$ pour un grand verre de 18 cl !!! Beaucoup plus cher que les parrilla libre, on en a eu pour environ 100 Ar$ (CB) pour nous 2 (entrée, plat et verre de vin) mais ça les vaut. Réservez ou venez tôt, c’est petit et très réputé donc très vite plein.
Un petit conseil : ne prenez pas votre café au restaurant. Préférez plutôt les boutiques de chocolat qui vous permettront de goûter aux différentes barrettes de chocolat avec votre café. Enfin … vous faites ce que vous voulez après tout … c’est vos vacances !
El Chalten : Malgré une impression tristoune de bout du monde quand on arrive en plein après-midi, El Chalten cache quelques restau sympas. La Senyera, Av Lago del Desierto (à côté du supermercado) Restaurant de cuisine locale. C’est bon, l’ambiance est sympa. Pas grand monde … Nous avons goûté à la carbonada, plat typique argentin. C’est un ragoût de boeuf accompagné de potiron, maïs, patate douce et pêche. Un vrai régal pour 22 Ar$ le plat. On y est revenu le lendemain ! Avec l’entrée, le plat, l’eau et le café, on en a eu pour 60 Ar$ cash pour nous 2. L’intérieur du Ruca Mahuida (LP) – Lionel Terray 104 - est superbe et la cuisine raffinée mais les portions sont vraiment légères. C’est le genre de restaurant où il parait incongru d’avoir faim. Pourtant, quand on a passé la journée à grimper vers le Fitz Roy, on a vraiment envie de plus consistant … Vraiment cher en plus. 120 Ar$ cash pour nous 2. On a très largement préféré la Senyera. On n’a pas eu le temps de tester le Malbec, déjà conseillé sur VF. Nous y sommes entrés, ça a l’air effectivement très bien. Next time …
Puerto Natales : El Asador Patagonica (GdR) – Arturo Prat 158 Nous avons testé le Cordero al Palo, c’est de l’agneau cuit "à la roue". C’est fondant et très goûteux. Pain maison, vin au verre. Belle portion pour les gourmands que nous sommes. 20 000 Ch$ pour nous 2. Pour prendre le café : Cielo de Palo, sur la petite place également, avec un poêle dans la petite salle. A Puerto Natales, les restaurants ferment tard. Pas d’inquiétude, vous pourrez donc manger sans problème en rentrant de votre trek à Torres del Paine.
Punta Arenas : La Luna (GdR), attention, l’adresse du GdR est fausse, c’est O’Higgins 1017 Beau restau jaune et bleu, belle carte, poisson, crabe … 13 000 Ch$ pour nous 2. On a bien sûr planté notre petit fanion sur les cartes qui recouvrent les murs et qui ont fait l’originalité de ce restaurant (pas fous, on ne l’a pas planté sur la France mais sur le drapeau du bas où il y avait moins de monde). Les patrons ont d’ailleurs bien compris l’intérêt marketing qu’ils pouvaient retirer de cette habitude. Néanmoins, ça n’est pas le seul intérêt, on y mange très bien. Nous y sommes d’ailleurs allés 2 fois (non, on n’a pas planté 2 fanions, on n’est pas égocentriques à ce point
!).
La Marmita (LP) – Plaza Sampaio 678
On peut difficilement trouver un accueil plus amical. Ecoutez ça : la Marmita fut le premier restau de notre voyage. Nous arrivions de Paris. Or on aime bien, le premier soir, se faire un vrai gros plaisir. Un peu cher mais coup de cœur du LP. Allez, on y va ! La patronne nous accueille avec un grand sourire (ce premier sourire, ah, ça y est, le voyage commence !). Elle parle quelques mots de français. On se fait le grand jeu du premier soir : Pisco Sour, araignée de mer, coquille st Jacques, congre, saumon, café … on mange bien. C’est cher, mais c’est vraiment bon. Nous partons heureux de ce premier repas réussi qui marque le début de notre voyage. Le lendemain, on partait pour Ushuaia ... 18 jours plus tard, à la fin de notre voyage, nous revoici à Punta Arenas pour prendre notre vol de retour vers Santiago. Nous aimons les symboles, nous décidons de retourner à la Marmita, histoire de boucler la boucle. On entre, la patronne nous voit, nous sourit et me prend dans ses bras, me fait un bon gros bisou et nous demande en français comment s’est passé notre voyage ! vous croyez ça, vous ?! Moi, je n’en suis toujours pas revenue !! Vous avez dans cette anecdote un résumé de l’accueil que l’on a reçu partout !
Dommage que ce soit si cher : 26 000 Ch$ pour nous 2 avec 2 pisco sour (sans vin).Santiago : Ocean Pacific’s (GdR) - Av. Ricardo Cumming 221 Quel restaurant fabuleux ! Plusieurs salles en enfilade, on s’y perd, au décor de Nautilus ! C’est un restaurant que l’on visite. Allez aux WC, ça fait aussi partie du voyage ! 2 cartes séparées : fruits de mer et poissons, avec la photo de chaque plat. Facile, du coup. J’ai pris du poisson : du congre maï maï. Je me suis régalée. Philippe, lui, a fait le choix un peu moins heureux d’une salade froide de fruits de mer. Du coup, nous avons partagé nos plats. Oui, je sais, je suis trop bonne avec lui. Plat autour de 7-8 000 Ch$. Pour nous 2, avec 2 verres de vin : 20 000 Ch$. Le restaurant est flanqué d’une boutique d’artisanat, notamment des porte bouteilles en simili cuir de toute beauté pour 13 000 Ch$. Voila un cadeau très original pour accompagner dignement la bouteille de bon vin chilien offerte à vos amis. Mercado Central (GdR) Tout autre ambiance : populaire, vivante et authentique. Nous avons voulu éviter le trop envahissant Donde Augusto, et avons choisi, un peu au hasard le local # 14. Nous y avons mangé du poisson frais pour moins de 4 000 Ch$/p. Simple et bon.
SITES NATURELS :
Dans l’ordre de notre voyage (et non de nos préférences) :
1 – La Terre de Feu (Argentine)
La ville étape : Ushuaia Jolie petite ville au bord du canal de Beagle. Une grande rue commerçante (San Martin) où on trouve tout. Une matinée nous a suffi à organiser nos visites et à trouver un vol pour el Calafate (reculant devant les 36h de bus …). Nous passerons 3 nuits à Ushuaia soit 2 jours pleins. 1 pour le canal de Beagle, l’autre pour randonner dans le parc. A mon avis, c’est le minimum.
Croisière sur le canal de Beagle 140 Ar$ /p – Départ 15h, retour 19h. Sur le port touristique, de nombreuses agences proposent des croisières sur le canal de Beagle, chacune vantant ses spécificités. Difficile de faire son choix. Dans ces cas là, on se réfère aux recommandations des guides (GdR et LP). Nous choisissons donc l’agence Tres Marias qui propose une croisière sur un petit voilier en petit groupe (nous serons une dizaine). Nous réservons pour un départ ce même après-midi, à 15h. L’intérêt de cette croisière est son côté moins usine. Petit groupe, mais petit bateau et sur le petit pont, on est transi, malgré un beau soleil. Prévoyez le bonnet ! Le voilier glisse lentement sur le canal, pour arriver devant une petite île couverte de lions de mer et de cormorans. Sur fond de cimes enneigées, c’est superbe ! Ensuite, un arrêt à l’Ile H où nous débarquons. Ici, nous serons seuls, puisque l’agence a l’exclusivité de cette île. Petite rando d’1h30 où le guide-capitaine du voilier nous décrit la flore et les oiseaux rencontrés (notamment des cormorans de roche aux yeux rouges assez surprenants). La pluie et le froid nous glacent et le thé offert au chaud bien serrés les uns contre les autres dans la petite cabine est le bienvenu ! Retour au port vers 19h15. Rien d’exceptionnel dans cette croisière, juste un très bon moment passé sur un canal au bout du bout du monde … Pour ceux dont le budget est serré, on peut s’en passer.
Randonnée dans le Parc National Tierra del Fuego 20 Ar$/p (entrée du PN) + 30 Ar$/p (navettes AR) C’est à l’Office du Tourisme, sur la San Martin, que nous trouverons toutes les infos nécessaires : dans un anglais parfait, une jeune femme nous détaille les différentes randos du parc ainsi que le système de navettes le desservant. On ressort de là muni d’un petit plan du parc et des horaires de bus : départ quasiment toutes les heures, 3 stations différentes en ville, 4 arrêts différents dans le parc, prix selon la distance (de 10 à 20 Ar$) – On peut prendre le billet en open. Très souples, très fiables, très pratiques, ces navettes évitent de devoir revenir à son point de départ et nous laissent une totale liberté dans les randonnées. Ainsi donc, le lendemain à 8h30, nous grimpons dans le micro bus qui nous déposera à 9h00, à l’intérieur du parc, à Crossroad, point de départ de la randonnée que nous avons choisie. Magnifique rando (rando 2 Costera Trail du petit plan) le long de la côte qui offre de superbes vues sur la baie Lapataia, les criques de galets verts et les montagnes. 3h de rando facile. Nous consacrerons l’après-midi à enchaîner de petites boucles faciles dans la région de Lapataia. Paysages verdoyants puis tourbières rouges, barrages de castors, malheureusement nous ne verrons pas les propriétaires, et toujours le blanc des sommets en toile de fond. A 16h, nous attendons un bus à l’arrêt Lapataya Bay et 40 minutes plus tard, nous sommes dans notre B&B ! Vous l’aurez compris : ce parc se visite en parfaite autonomie !
2 – Parc National Los Glaciares (Argentine)
2 points d’entrée : au Sud El Calafate et au nord El Chalten. Tellement différents qu’il serait dommage de n’en faire qu’un seul.
2a – Partie Sud du Parc
La ville étape : El Calafate En arrivant au terminal de bus, il faut descendre la grande volée d’escaliers pour se retrouver dans la rue principale (Av Libertador). Petite ville moderne née du tourisme, elle est fort agréable même s’il lui manque une âme argentine. On trouve tout, ouvert tard le soir : restaurants, épiceries, bars, salons de thé, agences, boutiques, DAB … On y flâne avec plaisir. C’est aussi le meilleur endroit pour l’achat d’artisanat (dans notre programme bien sûr, je ne dis pas de toute l’Argentine). La ville est distante de 50 à 80 km des entrées du parc. Il faut prévoir au minimum 2 jours pleins à El Calafate. Ici encore, c’est à l’Office du Tourisme (au bout –à l’Ouest- de la rue principale San Martin) que nous aurons une idée des 3 régions principales du parc à visiter depuis El Calafate : 1 - les glaciers Upsala et Onelli depuis le Lago Argentino, 2 - l’incontournable Glacier Perito Moreno bien sûr et enfin 3 - le Lago Roca. Par choix et par économie (puisqu’il aurait fallu payer transport et entrée du parc une 3ème fois), nous abandonnerons la randonnée à Lago Roca. Après avoir consulté plusieurs agences locales, nous réserverons 2 excursions auprès d’EuroTur (San Martin 1025). Paiement CB pour les 2.
Croisière Todos Los Glaciares D’abord, une croisière sur un des bras du Lago Argentino pour s’approcher des glaciers Spegazzini, Upsala et Onelli. Croisière au nom un peu pompeux de "todos los Glaciares" 210 Ar$/p (transport+croisière) + 30 Ar$/p (entrée PN) Départ de l’hôtel à 7h15, retour à l’hôtel à 17h Bus jusqu’à l’embarcadère de Puerto Bandera où l’on paie le droit d’entrée au PN et d’où l’on embarque sur un énorme catamaran. Nous voguons pendant quelques heures sur un bras du Lago Argentino. Moment d’émotion quand on s’approche des énormes icebergs bleus curaçao qui dérivent. Long arrêt devant les glaciers Spegazzini et Upsala. On débarque ensuite (vers 13h) à la Bahia Onelli pour pique-niquer (pique-nique à notre charge). 20 minutes de marche nous conduisent à la petite baie. Elle est entourée de glaciers et le lac glaciaire est couvert de petits glaçons aux formes variées. Un vrai paradis s’il ne faisait pas si froid. Même si elle est ultra-touristique, ultra encadrée, ultra organisée, on a beaucoup aimé cette croisière. Les arrêts sont suffisamment longs pour bien en profiter et le pique-nique sur la baie Onelli est agréable si vous ne restez pas au restaurant mais poussez jusqu’au glacier pour pique-niquer, dans le vent certes, mais devant un spectacle naturel superbe. Couvrez-vous.
Minitrekking sur le Glacier Perito Moreno Organisé par Hielo y Aventura (revendu entre autres par EuroTur au même prix que Hielo y Aventura directement, on a vérifié) qui a le monopole de ce type d’activité sur le Perito Moreno. 250 Ar$/p (transport+minitrekking) + 30 Ar$/p (entrée PN) Départ de l’hôtel à 7h, retour à l’hôtel à 16h On débarque sur la partie Sud du Perito. Quelques explications de glaciologie par un guide, Carlos, un beau brun ténébreux. On chausse ensuite des crampons et, en petits groupes (<10), on part sur la glace, finalement avec Paula, jolie brunette. Philippe est content, moi je regrette le beau brun … Pendant 1h30, on va s’y promener. Bien sûr, on ne va pas très loin, bien sûr on n’est pas seul et on aperçoit souvent un autre groupe, bien sûr c’est touristique et ça n’est pas la grande aventure, seuls dans l’immensité blanche, mais c’est quand même une expérience unique, en tous cas, pour nous, c’était une grande première, nous n’avions jamais marché sur un glacier. Le plus impressionnant étant bien sûr les crevasses bleu outremer. Aucun danger et accessible à tous, avec en plus une petite surprise à la fin du périple. Chut … Les guides parlent espagnol, quelques-uns parlent anglais. A vous de choisir votre groupe au moment du départ sur la glace. Mesdames, mettez-vous à l’espagnol pour partir avec Carlos !!!.... Pique-nique (toujours à notre charge) au bord du lac glaciaire, face au Perito. Comme toujours dans le froid et dans le vent. Bien couverts, ça n’est que du bonheur. La veille, nous avions acheté un bonnet qui couvrent les oreilles. Pas très sexy mais ultra efficace ! Aahhh …. que c’est bon ! Après cette expérience de marche sur le glacier, transfert en bus jusqu’au fameux mirador. Nous aurons 1 heure pour profiter de la vue et espérer, en vain, une éclaircie. C’est un peu court, 2 heures auraient été parfaites. Nous avons manqué de chance au niveau temps mais qu’importe … Le bruit du glacier qui s’effrite dans l’eau est inoubliable ! C’est une belle journée. Le Perito Moreno est beaucoup plus impressionnant que les autres glaciers. C’est pourquoi, je conseillerais de faire ces 2 excursions dans cet ordre.
La vue sur le Perito Moreno depuis les miradors est le point d’orgue de la visite de ce PN. L’excursion peut se faire sans tour organisé, avec les bus locaux (sans le mini trekking sur la glace) pour sûrement beaucoup moins cher.
D’un autre côté, nous avons entendu chez Rumbo Sur qu’ils proposaient également un trek beaucoup plus long sur le glacier (5h de marche, je crois), ce qui doit permettre de s’aventurer bien plus loin. Apparemment, c’est plus physique que le minitrekking (quoiqu’accessible) et surtout il faut être bien équipé en vêtements imperméables (pantalon notamment). Détail très important : d’après ce qu’on a compris, cette option n’inclut pas le passage au mirador, il faut alors revenir le lendemain et repayer transport et droit d’entrée si on veut vraiment aller jusqu’au mirador. Nous avons entendu tout cela d’une oreille et ça reste à confirmer …
Et s’il fallait choisir ou serrer le budget ? Dans ce cas, je conseillerais de faire la croisière "todos los glaciares" et le lendemain de prendre simplement un bus local pour aller au mirador du Perito Moreno (incontournable). Et de laisser tomber le minitrekking sur la glace. Seulement s’il fallait vraiment choisir ….
Pour ces 2 excursions, le bus vient nous chercher et nous redépose à l’hôtel. Organisation hyper rodée.
2b – Partie Nord du Parc
La ville étape : El Chalten Difficile de tomber sous le charme de El Chalten. Pas vraiment une ville, plutôt un agglomérat de pensions, hôtels, restaurants. Posés les uns à côté des autres, sans harmonie. Pas jolie du tout. Et on sent qu’elle ne cherche pas à l’être. Quand on y arrive vers midi en bus, après avoir quitté la proprette Calafate, l’impression est dure. Tout est désert, les restau sont tous fermés, les épiceries ne rouvrent qu’à 16h … Bouh … Seul au Rio Grande, grande auberge centrale, l’ambiance bat son plein en permanence. Mais quel cadre magnifique avec la chaîne du Fitz Roy en toile de fond ! Et voila bien qui suffit à compenser. L’après midi libre permet d’organiser ses randonnées et d’aller en repérages. Nous n’aurons plus le même œil les 2 jours suivants car nous aurons passé, comme tout le monde, la journée en montagne, et retrouvé le bourg seulement en soirée. Et cette étape fut finalement un très grand bonheur. En fait, ce qui est magique ici, c’est que nous sommes DANS le parc. Les randonnées démarrent du bourg. Pas de bus à prendre. On est totalement autonome, on part de l’hôtel avec son petit sac à dos et juste les affaires pour la journée. Ca, c’est génial. Le bus qui nous amenait de Calafate s’est arrêté à l’office du tourisme (à l’entrée de El Chalten) où nous avons écouté sagement les consignes des rangers et récupéré les petits dépliants indiquant les possibilités de randos. C’est suffisant. Inutile de faire les frais d’une autre carte. Les lunch box du Rio Grande sont hors de prix (20 Ar$). Une petite épicerie (un peu plus bas en face, à côté d’une laundry) vend des sandwiches tout faits très bien et bien moins chers (6 Ar$). Vous trouverez aussi de très bonnes pommes dans les supermercados, des barres de céréales et autres fruits secs. Attention, en Novembre, il est nécessaire de réserver (tout au moins si on veut loger dans du pas trop cher). Nous avons réservé dès notre arrivée à El Calafate (donc 4 jours plus tôt) et avons déjà dû composer. Pensez-y ! Attention encore, la CB ne sert quasiment à rien ici, ni en paiement, ni en retrait. Prévoyez du cash.
Voici décrites les 2 randonnées que nous avons faites :
Laguna de Los Tres Aucun droit d’entrée 4h de montée (750m de dénivelé) jusqu’à la laguna de los Tres au pied de l’impressionnant Cerro Fitz Roy - Un peu plus de 3h pour redescendre. Le sentier au départ grimpe gentiment la colline. Il n’a pas besoin d’être balisé : c’est un véritable sillon creusé profond dans le sol. Très vite, on domine un paysage grandiose. Le Lago Viedma au fond illumine le paysage de son bleu turquoise. Tout est très propre, la seule trace de l’homme ici est ce profond monorail qui traverse la lande. Pendant 3h, tout est facile, jusqu’à Rio Blanco. Beaucoup de randonneurs s’y reposent, pique-niquent, se rafraîchissent dans le Rio dont l’eau est potable. Il reste alors 1h de montée, 400m de dénivelé et là, ça se corse … Aucune difficulté technique cela dit, il suffit d’un peu de souffle, d’un peu de muscles dans les cuisses et d’un peu d’agilité ; ça grimpe fort. Pendant le dernier 1/4h, les très fortes bourrasques glacées, de face, nous mettent en garde et nous rappellent que nous sommes dans l’univers de la montagne et que nous y sommes juste tolérés. Rien de plus. Anoraks verrouillés, gants et bonnets bien enfoncés, on continue à braver les éléments. Face à nous, le très majestueux Fitz Roy, agressif, vertical, violent. A droite, un glacier bleu immobile domine un lac totalement gelé, recouvert de neige aux reflets bleutés. Magique, magnifique, mais on sent trop le piège ce qui n’empêche pas quelques fous de s’aventurer sur le lac … A gauche des rochers rouges. Non, Philippe, tu ne vas pas rapporter ce caillou de 3 kg ? Non ?!! Ah ben si … (en fait, il fait 1, 550 kg, je viens de le peser, car, oui, il est bien là 🤪!!). Ce n’est pas fini, il faut encore grimper dans un pierrier où les piquets jaunes balisant la fin de cette randonnée ont disparu. Qu’importe, ici l’intuition suffit et tous les chemins mènent à Rome. Pas à pas, on progresse. Les derniers mètres sont les plus difficiles tant le vent est fort. Tellement fort que l’imaginaire aidant, on finit par croire que le Fitz Roy nous repousse, nous prévient que nous ne sommes pas les bienvenus, nous minuscules fétus de paille. Qu’avons-nous à faire dans ce milieu minéral, glacial, hostile qui n’est pas le nôtre ? Pourtant, on insiste. Et enfin, on atteint le sommet … Enfin. Et là, sous nos pieds, en contrebas, la Laguna de Los Tres. Celle pour qui on a enduré cette dernière heure si éprouvante. Mais, bon sang, comme elle la mérite !! Vert émeraude, reflets turquoise sur les bords, entourée de parois verticales, glacées, blanches, dominée par le grand Fitz Roy, géant furieux, hurlant, soufflant sa fureur sur son monde. On pique-niquera là-haut en cramponnant nos sandwiches à 2 mains. Pause rapide car trop éprouvante, physiquement et moralement. Le Fitz Roy dégage un tel charisme que nous ressentons une humilité respectueuse face à ce géant immobile. Sentiment très fort qui prend aux tripes. Je suis convaincue que les passionnés de montagnes comprennent ce que je veux dire. Accrochez-vous, et montez jusqu’en haut. C’est un souvenir à vie. Pour info, toutes pauses incluses, nous avons démarré à 8h45 et étions revenus à 16h45.
Laguna Torre Aucun droit d’entrée 3h de montée (250m de dénivelé) jusqu’à la laguna Torre au pied du Cerro Torre - Un peu plus de 2h pour redescendre. Randonnée facile, qui pendant un temps, va longer les eaux turquoise du rio Fitz Roy. La Laguna Torre est un petit lac occupant les moraines du Glacier Grande. Cerro Torre en toile de fond. Le temps se couvre et nous pique-niquerons au bord de la Laguna sans chercher à rejoindre le Mirador Maestri qui ne nous apporterait rien de plus. Retour tranquille. Rando bien plus facile que la précédente mais beaucoup moins spectaculaire. Toutes pauses incluses, nous avons démarré à 8h50 et étions revenus à 14h40.
Remarque : ne vous chargez pas en eau, vous trouverez de l’eau potable tout au long de ces 2 randonnées. Prévoyez juste une petite bouteille vide ou, mieux, un gobelet.
3 – Parc National Torres del Paine (Chili)
La ville étape : Puerto Natales Nous sommes maintenant au Chili. Petite bourgade beaucoup plus authentique que Calafate. Quelques restau répartis autour d’une place carrée. Quelques rues commerçantes. Artisanat sans intérêt. C’est trop tard, et si vous aviez pensé que vous retrouveriez le bel article vu à Calafate ici à Puerto Natales, c’est raté ! On s’en mord les doigts ! A force de vouloir porter léger le plus longtemps possible lors de nos voyages, que de fois on se sera mordu les doigts. J’vous le dis, on finira manchots 😛 ! Le parc est à plus de 100 km de Puerto Natales. Impensable de faire plusieurs A/R … Il faut s’y rendre, y randonner et y dormir en refuge. Un peu d’organisation est nécessaire mais les guides (ceux qui parlent) sont inutiles.
Le Parc National Torres del Paine – Comment organiser sa visite ? C’est auprès de Path@gone (cliquez ici), agence locale réputée et gérante de certains refuges du parc, que, le vendredi, nous allons nous renseigner pour organiser notre visite. Nous voulons rester autonomes et nous avons 4 jours devant nous. Que pouvons-nous faire ? Julia regarde les disponibilités en refuges. Tout est complet pour le lendemain. Zut. En partant le dimanche, il reste 3 jours, 2 nuits. Elle nous propose alors une alternative au W complet, impossible en 2 nuits (sauf à marche forcée) : 1 nuit au Refugio Las Torres, 1 traversée du Lago Pehoe, 1 nuit au Refugio Péhoé. Et 3 journées presque pleines pour randonner (n’oubliez pas qu’à cette époque les journées sont longues et qu’à 21h il fait encore jour). Cette proposition nous convient parfaitement.
Voici au final et dans le détail, comment ça s’est déroulé :
Dimanche 07h00 : Depuis l’hôtel, bus régulier jusqu’à la Laguna Amarga dans le PN – 15 000 Ch$/p AR On paie ici le droit d’entrée du PN = 15 000 Ch$/p – On récupère un plan qui suffit pour ce qu’on a à faire - Minibus jusqu’au Refugio Las Torres – 1 000 Ch$/p 10h20 : Refugio Las Torres - On s’installe (c’est rapide, on enferme nos vêtements de rechange et on ne prend qu’un petit sac à dos contenant notre pique-nique), on se tartine de protection solaire (si !!) et on relace les chaussures de marche. 10h40 : C’est parti pour la rando vers Las Torres (détaillée plus bas) ! 18h40 : Retour (8h toutes pauses incluses), éblouis ! Nuit au Refugio Las Torres
Lundi 09h00 : Minibus jusqu’à la Laguna Amarga – 1 000 Ch$/p 09h45 : Bus régulier inter parc jusqu’au Refugio Pudeto - gratuit (chouette !) 12h00 : Traversée par bateau du Lago Pehoe jusqu’au Refugio Pehoe, nouvellement rebaptisé Paine Grande – 17 000 Ch$/p AR, billet open. 12h30 : Refugio Paine Grande – On s’installe (un peu plus long, c’est plus grand) - 13h10 : Départ pour la rando vers la Vallée des Français (détaillée plus bas) 18h15 : Retour (après 5 heures de marche sous une pluie battante), trempés ! 22h00 : Philippe finit de faire sécher les chaussettes et les pantalons sur un poêle du refuge. C’est pratique mais la concurrence est rude ! Nuit au Refugio Paine Grande
Mardi 08h30 : Départ pour la rando vers le Glacier Grey (détaillée plus bas) 16h00 : Retour (7h30 toutes pauses incluses), déjà nostalgiques ! 18h30 : Retour par bateau au Refugio Pudeto – déjà payé 19h00 : Retour en bus à Puerto Natales – déjà payé
En fait, ces 3 randos constituent les 3 "branches verticales" du W. Nous ferons les horizontales par bus ou par bateau. … Mais si, avec un plan, vous comprendrez tout de suite ce que je veux dire ... Toujours soucieux de porter léger et de nous simplifier la vie, nous optons pour l’hébergement en pension complète (petits dej, pique-nique et repas du soir), lit fait à Las Torres, location d’un sac de couchage à Paine Grande. Le confort a un prix : 215 € pour nous 2 pour ces 2 nuits en pension complète. Bigre. Et si on inclut les transports et l’entrée du parc, ça nous conduit gentiment à un total de 362 € pour cette visite de Torres del Paine. Gloups 😕🤪…. Bon, allez, c’est ça ou rien. Nous n’avons pas fait jouer la concurrence. On a signé chez Path@gone aussitôt et payé en CB. Je ne sais pas si ça serait revenu moins cher de réserver les refuges beaucoup plus tôt depuis la France … Peut-être … Pour limiter les frais, un bon moyen pour les courageux que nous ne sommes pas : camping complet et autonomie au niveau des repas. On a croisé plusieurs de ces purs et durs avec leurs énormes sacs sur le dos. Quant au W complet à pied, il évite quelques trajets en minibus (au coût dérisoire par rapport à tout le reste : 1 000 Ch$/p) mais surtout l’A/R en bateau sur le Lago Peheo (17 000 Ch$/p quand même). Cela dit, cette traversée sur le lac est absolument magnifique ! Nous avons croisé des non-marcheurs qui venaient spécialement pour cette balade sur le lac. Bref, c’est très cher mais ça les vaut et si c’était à refaire on referait pareil, avec même une nuit en plus au Refugio Paine Grande pour ne pas avoir à courir vers la Vallée des Français. Cette fois, le temps nous a manqué (alors que nous en avions !). C’est le problème de ne pas vouloir réserver à l’avance ... Peut-être aurions-nous dû ?... C’est l’éternel dilemme entre organisation et liberté …
Pour mieux préparer ces 3 randos, en sortant de Path@gone, nous avons acheté la Trekking Map n°13 (en vente partout). Ca nous a rassurés (enfin, euh … c’est surtout moi la grande angoissée, Philippe lui était prêt à partir les mains vides !) et ça nous a permis de nous approprier le trek (ça c’est vrai pour nous 2) mais, sincèrement, vous pouvez en faire l’économie, elle ne sert à rien, le plan offert à l’entrée du parc est largement suffisant. A l’intérieur du parc, l’organisation des bus, minibus, bateau est bien rodé !... Ce qui parait bien tendu sur le papier, se fait très simplement et sans stress. Les quelques transferts en bus permettent de voir des guanacos (lamas sauvages).
Les refuges : Refugio de Las Torres Un nouveau bâtiment tout neuf vient doubler l’ancien. C’est dire le succès ! Il s’agit de grands bâtiments proposant des chambres de 6 en lits superposés. Casier que l’on peut verrouiller si l’on a pensé à apporter un cadenas (oui, j’y avais pensé ! angoissée, certes, mais organisée ! l’un entraîne l’autre me direz-vous …). Les sanitaires sont super propres. Grand restau central. Mais dans ce grand bâtiment tout neuf, la propreté ne compense pas le manque d’âme … Ca va venir, j’en suis sûre … Lit fait = oreiller, draps et couvertures fournis. Mmmh, qu’on dort bien !
Refugio Pehoe ou Paine Grande Il vient d’être renommé Paine Grande. Ici encore, un immense bâtiment dont les chambres, toujours de 6, sont disposées pour avoir toutes une jolie vue. Et quelle vue !! Dédale de couloirs. Grande salle de restaurant et bar à l’étage. Des petits coins salons avec gros poêle un peu partout. Une vraie ambiance, chaleureuse, simple et amicale. Ici, oreiller, sac à viande et sac de couchage (propre et épais) fournis. Bien sûr tout est prévu et on peut laisser son sac en consigne (sous clé, numéroté) pour partir en rando avant de reprendre le bateau du soir. J’aurais vraiment aimé passer une nuit de plus ici, d’abord pour avoir plus de temps pour faire ou refaire la Vallée des Français (au sec), ensuite parce que vraiment l’ambiance y est très agréable et les touristes, tous marcheurs, respectueux du repos d’autrui. Next time ….
Les pique-niques (lunch box) sont fournis le matin au petit déjeuner (système de voucher ultra simple). Ils sont frais, copieux et suffisants. Inutile de prévoir du rab. Par personne : 2 sandwiches, 1 pomme, 1 barre de chocolat aux amandes, 1 barre de céréales, 1 bouteille d’eau (50cl), 1 nectar de pêche. Pas mal, non ?
Des détails sur ces 3 randos :
Las Torres (refugio Las Torres – mirador Las Torres) 9, 5 km aller - 800 m de dénivelé – 8h (tout inclus) – 1 heure de montée difficile. On a eu un peu de mal à trouver le démarrage. Soit parce qu’on on est des nouilles, soit parce que le balisage au sortir du refuge est un peu léger. Bon, sûrement les 2 … Il faut se diriger vers la très chic Hosteria de Las Torres et la contourner à gauche. Vous franchirez plus loin un petit ruisseau sur une passerelle métallique. Après, y a plus qu’à suivre le sentier. Beaucoup de monde au départ et petit à petit ça s’effiloche … Très vite, on réussit à avoir l’impression d’être seuls. Magnifique randonnée, aux paysages variés et aux parois raides, noires, dénudés du massif Torres del Paine qui nous domine. Buissons de fleurs rouges, lac bleu vert, torrent glaciaire bouillonnant, bleu, pensées sauvages jaunes, violettes … Faut-il en rajouter ?... Après 1h30 d’une montée raide mais sans difficulté, on arrive au camping Chileno. On poursuit pour arriver à la guarderia (2h40 de marche depuis le début) où l’on pique-nique (torrent d’eau potable). Après 3/4h de repos, nous voila prêts pour l’assaut final ! Il reste la partie la plus difficile, l’ascension vers Las Torres. Cette dernière heure sera très éprouvante. Elle s’effectue dans un pierrier où il vaut mieux avoir les mains libres plutôt qu’encombrées par des bâtons totalement inutiles ici. Il faut monter haut les genoux parfois. Avouons-le, ça m’a épuisée ! En plus, on n’en voit pas le bout et, comble de malchance, alors qu’il a fait très beau depuis le début, les nuages viennent maintenant boucher l’horizon … de nombreux randonneurs redescendent déjà. On est les 2 seuls crétins à contre sens … pour voir quoi ? une grosse masse de nuages blancs bien opaques ! … Pfff … moral en berne : je suis en train de me crever pour rien !! Pas le choix, de toute façon. Philippe est devant, gaillard, une vraie chèvre ! Moi, je me traîne … De temps en temps, il se rappelle que j’existe, se retourne, me lance "ça va ?..." "mais oui, mais oui, ça va, grmffff … tu parles …… 🏴☠️ " Pfff… Motivation dans les chaussettes ! Il atteint le sommet bien avant moi. Alors lentement il se retourne, me regarde (en contre bas), hoche la tête en signe d’encouragement et me sourit. Je connais ce sourire, je sais ce qu’il signifie. Non, on n’a pas fait tout ça pour rien ! Effet magique, toute la fatigue s’évanouit, mon moral remonte en flèche, mon énervement disparaît et je galope sur les derniers rochers. En 3 minutes, j’ai rejoint Philippe, face à un paysage époustouflant ! Si je n’avais pas écrit dans mon carnet de voyage la difficulté de cette dernière heure, je l’aurais déjà totalement oubliée, tant la beauté de ce paysage nous fait oublier tout ce qu’on a enduré pour y arriver. Pour ceux qui veulent garder la surprise (et ils ont raison !) passez au paragraphe suivant. Pour les autres … imaginez … un immense amphithéâtre, caché par ces maudites caillasses : au fond les 3 Torres, hautes, extrêmement verticales, dénudées, fières. A leurs pieds, un lac vert émeraude alimenté par des centaines de gouttières plus ou moins gelées provenant de la glace bleue accrochée à la paroi pourtant bien raide. Vent et ciel pâle ajoutent au dramatique de la scène. Des nuages, certes, mais qui passent et qui dévoilent les 3 Torres plus souvent qu’ils ne les cachent. C’est magnifique. On frissonne d’émotions. Paysage grandiose, minéral, froid, qui se mérite et qui, comme toujours, prend tellement plus de valeur parce qu’on a souffert pour arriver ici ! Ce qui est amusant, c’est le fait que, une fois de plus, on découvre tout ça au tout dernier moment. Comme si la Patagonie prenait un malin plaisir à cacher ses trésors. Tout ça n’a qu’un seul but : vous encourager à faire cette randonnée jusqu’au bout. Courage ! c’est extraordinaire. La descente est plus facile, dopés par ces magnifiques images. Et je vous promets une très bonne nuit !
Vers la Vallée des Français (refugio Paine Grande – campamento italiano) 8 km aller – 150 m de dénivelé – 5h (tout inclus) – facile "Vers" la vallée, car on n’a pas été au bout … Nous sommes partis tard, sous un ciel plombé qui n’a pas tardé à péter …. Depuis le refuge, le sentier démarre près de la maison des gardes. Facile, il sillonne dans la lande et grimpe très gentiment. Nous pique-niquons sous la grisaille et la bruine, un bout de fesse posé sur un rocher. Précautionneusement, on poursuit, on regarde maintenant beaucoup nos pieds pour déjouer les pièges du sentier gadouilleux. On chantonne en cœur "la gadoue, la gadoue, la gadoue …". Après 2h de marche, on arrive près d’une rivière glaciaire. De l’autre côté, le camp des Italiens. Entre les 2, une passerelle ! Une vraie, suspendue. Mais elle est suffisamment large pour que je réussisse à la traverser sans trop d’émoi. J’ai même pu un peu frimer : j’ai lâché le câble ! sans les mains ! non ? si !! Nous avons poussé jusqu’au Glacier qu’on a aperçu sous la brume et on a rebroussé chemin. On n’a donc rien vu de la Vallée des Français. On a juste senti qu’on manquait quelque chose de grandiose … Tant pis, la balade, très facile, était quand même très agréable. On est rentré avec nos pantalons trempés (qui n’étaient pas imperméables, grave erreur !) qu’on a fait sécher (enfin, c’est surtout Philippe qui s’y est collé) autour des poêles en compagnie de pantalons italiens, canadiens, suisses … Ca crée une super ambiance agrémentée de l’odeur internationale des chaussettes .… Que nous aimerions refaire cette rando dans de meilleures conditions ! La leçon : prévoyez un pantalon, ou mieux un surpantalon, imperméable !.... Sinon, vous risquez la corvée de poêle !
Glacier Grey (refugio Paine Grande – albergue Grey) 11 km aller – 200 m de dénivelé – 7h (tout inclus) – très facile Démarrage aussi près de la maison des gardes (avec des chaussures, chaussettes et pantalons ultra secs ! Merci Philippe !). C’est la plus facile. On grimpe tout doucement en longeant un lac. Cette fois, le temps était de notre côté et la vue sur le Glacier Grey est magnifique. Une mer de glace. A la différence des autres, il a beaucoup moins de traces grises de moraines. Ce qui lui donne une allure plus pure. En contrebas, des petits glaçons tout bleu sur le Lago Grey. On a poussé jusqu’au refuge du Lago Grey. Mais de là, aucune vue sur le Glacier. Il aurait fallu pousser encore 1h (aller) de plus jusqu’au campamento Los Guardas pour en voir davantage. Ce qu’on avait déjà vu nous a suffi et après un solide pique-nique, nous sommes redescendus aidés par un vent de dos efficace ! Bizarre, ceux qui montaient avaient l’air moins heureux que nous …. Aucun problème pour attraper notre bateau à 18h, nous avons même eu le temps de prendre tous 2 une bonne douche avant !
Ces 3 jours passés dans le parc sont inoubliables et de loin, ont été le clou de notre voyage. Pour nous, il est clair que le confort, certes payé chèrement, a largement contribué à la qualité et à la force de ces souvenirs. A chacun de voir. Et si c’était à refaire, j’ajouterais une nuit de plus à Paine Grande pour faire la Vallée des Français dans de meilleures conditions (pas climatiques, ça, on ne peut que subir … mais au moins pouvoir partir plus tôt).
4 – La pinguineras de Seno Otway (Chili)
La ville étape : Punta Arenas Petite ville étape sans grand intérêt. Nous y avons passé notre première nuit avant de partir vers Ushuaia, puis en fin de voyage, une nuit encore avant de reprendre un vol vers Santiago. C’est lors de cette dernière journée, que nous avons eu le temps d’aller visiter la pingüineras Seno Otway. Les bus Fernandez propose un départ quotidien à 16h pour 5 000 Ch$ /p AR. Retour vers 19h.
La pingüineras 5 000 Ch$/p (bus AR) + 4 000 Ch$/p (entrée de la réserve) 1h de bus pour parcourir les 65 km de piste qui mènent à la réserve en bord de Détroit de Magellan. Là, un sentier de caillebotis en boucle nous guide vers la plage. Cà et là, quelques miradors bien inutiles car les pingouins sont tout proches. On les sent habitués à la présence humaine, sans la craindre (tant mieux). Ils vivent leur vie, se dandinant, se chamaillant, se bécotant, jouant, piaillant … Nous n’en avons pas vu autant que les guides en promettaient. Information abusive ou mauvaise période ? Qu’importe, ils étaient suffisamment nombreux et suffisamment proches pour que nous passions un bon moment, bien trop court. Le bus repart à 18h. C’est un peu court … Dommage. Signalons au passage le sympathique chauffeur du bus Fernandez qui s’arrête et nous signale (en espagnol) les animaux sauvages à repérer : renards, nandous, divers oiseaux et un truc dans la mer (pas compris !! c’est quoi ? c’est où ?... une baleine ? un pingouin ? trop tard … rien vu, tant pis 😕). Les hispanophones s’en sortiront mieux que nous …
Les PN - Parlons préférence (pingüineras hors jeu) : 1 – Torres del Paine, car la randonnée y est reine. Le W est un must, au minimum ce qu’on a fait (les 3 verticales du W). 2 – Los Glaciares Nord – Fitz Roy, pour l’autonomie que l’on a à El Chalten. 3 – Los Glaciares Sud – Perito Moreno, tellement bleu, tellement extraordinaire 4 – Ushuaia, très beau mais moins dépaysant que le reste. Paysages plus sages, plus convenus. C’est bien pour commencer. Coup de chance (?) : notre voyage a été crescendo.
DIVERS :
L’accueil et la langue : que dire de plus ? Ils sont serviables, aimables, attentifs. Faites l’effort de les aborder en espagnol. N’ayant ni l’un ni l’autre appris cette langue à l’école, nous baragouinions … eh bien, personne ne nous a jamais fait répéter. Ils ont toujours fait l’effort de comprendre ce qu’on voulait. Et répondaient toujours lentement. Un vrai plaisir. Logistique : partout des cybercafés, des banques, des DAB (sauf à El Chalten), des épiceries, des restaurants, des agences de bus … Voyage facile. La carte bancaire : elle est bien acceptée mais il faut quand même pas mal de cash : dans les petits hôtels que nous avons fréquentés, pour payer les bus, à El Chalten ... Pour retirer de l’argent avec une Eurocard, à défaut du logo Mastercard, sélectionnez le réseau Cirrus sur le menu initial. Ca ne se devine pas … Et rappelez-vous que vous avez intérêt à retirer de grosses sommes puisque la commission de votre banque est forfaitaire. L’American Express est bien acceptée aussi. C’est tellement rare que ça mérite d’être signalé. Le climat à cette époque : froid et vent. Beaucoup de vent. Une seule journée de pluie. Il faut bien se couvrir : bonnet avec les oreilles couvertes (on les a achetés sur place), écharpe, gants, polaires, bon coupe-vent (indispensable) … En moyenne, les températures ne dépassaient pas 10°C, parfois franchement moins. Le vent accentue énormément l’impression de froid glaciaire. Vous avez compris : ce n’est pas l’Ile Maurice ! Un conseil : multipliez les couches. Même si c’est désagréable de porter en début de randos le sweat, la polaire, l’anorak … petit à petit, on est content de les ré-enfiler. Attention aussi au soleil, il est particulièrement mauvais puisque nous sommes ici juste sous le trou de la couche d’ozone. Prévoyez une bonne protection. La végétation à cette époque : des petites fleurs de montagnes qui se cramponnent aux rochers pour résister aux bourrasques. Discrètes et belles … L’affluence touristique à cette époque : beaucoup de monde. C’est la 1ère fois en 17 ans de voyage que nous avons un peu cherché nos hôtels (d’habitude, le premier est toujours le bon, ici, il était souvent complet)… Un tourisme de randonneurs, pas mal de seniors, sac à dos, du plus léger au plus lourd, respectueux de la nature. International. Sympathique. L’itinéraire : Ah, alors là !! Ce fut le grand débat à la maison pendant des semaines 🤪 !! Pour la première fois de ma vie de voyageuse, j’ai pris, lors de sa préparation, ce voyage en grippe. Difficile à organiser (Buenos Aires ou Santiago ?... Les randonnées, elles sont à notre niveau ? le W, c’est quoi ? on le fait, on le fait pas ? sans sac de couchage, on pourra quand même dormir en refuge ?…), difficile surtout de faire des choix (une extension ? mais il faut plusieurs jours pour la plus courte … pas d’extension ? dans ce cas, 3 semaines, ça risque d’être un peu large ….), la crainte de galérer (et comment on va de Ushuaia à Calafate ? le bus, c’est vraiment long, même si on aime ça …), la crainte aussi de se barber (des glaciers, encore des glaciers, toujours des glaciers …). Vous le voyez, beaucoup de doutes, d’hésitations, de revirements … Au point que j’ai fini par être vraiment sceptique en partant. Un comble ! La volonté aussi de composer un itinéraire, sans réserver (fidèles à nos habitudes) donc en se laissant du temps pour parer à toute éventualité !... du coup, vous noterez 2 journées "de transition". Autant il y a quelques années, j’aurais trouvé cette "perte de temps" insupportable, autant finalement, ici et maintenant, nous avons beaucoup apprécié ces petites journées de break … C’est l’âge vous croyez
???
Alors, au final ???.... Ce fut un des voyages qui nous a fait le plus de bien et on est revenus totalement enchantés !
Toute la logistique s’est réglée très facilement sur place, toutes nos questions ont trouvé réponse très rapidement, sans effort, sans aucune galère. Et puis surtout les paysages grandioses, vierges, rudes, vident énormément la tête et nous ont permis d’évacuer une grosse fatigue accumulée depuis des mois. Aucune lassitude à voir tant de glaciers. Non, aucune. En fait, ils sont tous différents et chacun a son charme, sa spécificité. Randonnées ou excursions, les moyens sont variés pour en profiter.
La montagne est un environnement bien particulier. Je sens les mordus sourire, l’air entendu. Bien sûr. Nous, nous ne sommes pas de grands connaisseurs de la montagne. Là, on a découvert l’envoûtement qu’elle peut créer, son côté sauvage et oppressant (dans le bon sens) est très régénérateur et remet les pendules à l’heure.
Et puis, bien sûr, il y a les randonnées qui ont beaucoup apporté … J’en reparlerai plus bas.
Ce fut parfait pour nous, sans aucune ombre au tableau. Mais mon scepticisme aurait pu trouvé sa raison d’être : qu’aurions-nous fait pendant 5 jours à Puerto Natales si les refuges de Torres del Paine avaient tous été complets ?...
Alors, après tout ce blabla, la conclusion de tout ça ? Si c’était à refaire, on le referait tout pareil (dans ce sens-là, via Santiago, sans extension) mais je réserverais les refuges pour faire le W complet. Et tant pis pour les contraintes que ça impose … C’est mon conseil. Path@gone peut vous y aider (cliquez ici).
Les randonnées : c’est toute l’épaisseur d’un voyage en Patagonie. Elles permettent de s’approcher des grands sommets et de découvrir les beautés cachées de la Patagonie, notamment les lacs glaciaires à leurs pieds. Si vous le pouvez, ne vous privez surtout pas de ces plaisirs ! D’abord pour le spectacle de la nature, ensuite pour le plaisir de l’effort (jamais insurmontable même si parfois l’arrivée mérite un peu de motivation mais j’espère que la lecture de mon carnet vous la fournira, c’est un de ses buts en tous cas). Pas besoin d’être un alpiniste chevronné, toutes ces randonnées sont accessibles à tout marcheur habitué. On croise ici beaucoup plus de seniors que de jeunes étudiants ; avec nos 44 ans, nous étions parfaitement dans la moyenne. Pour une fois 😛 !
Pas de risque de mal des montagnes, on reste trop bas.
Les sentiers que nous avons suivis sont bien balisés. On trouve toujours une carte (à l’office du tourisme ou à l’entrée du parc) qui décrit bien les randonnées de base. Nous n’avons jamais sorti notre boussole. Sentiers ultra propres également. Pas un mégot, pas un plastique, pas une cannette. Eh bien, ça aussi, ça repose … Nous ne rencontrerons que des randonneurs très attentifs à ne laisser aucune trace derrière eux. Un vrai bonheur dont le prix est de remporter ses déchets. En effet, pas de poubelles non plus qui risquent toujours de déborder ou d’être renversées. Prévoyez des sachets en plastique qui feront office de poubelle.
Plutôt que de vous charger avec des litres d’eau, préférez une bouteille vide ou mieux un gobelet. Tous les ruisseaux sont potables. Bien pratique et bien agréable …
Pour les randos décrites ici, tout guide (celui qu’on écoute, pas celui qu’on lit) est totalement inutile. Profitez au contraire de ces espaces, seuls, à votre rythme.
Soyez bien équipés : nous étions trop légers sur l’imperméabilité de nos pantalons … Des chaussures de marche à tige basse nous ont suffi.
Photos : rien ne ressemble plus à un glacier qu’un autre glacier et nous serons les seuls à faire la différence entre le Glacier Upsala et le Glacier Grey … (mais nous la ferons !) Voila bien un album qui va manquer de variété et qui va vite saoûler nos amis. Enfin, heureusement je sais qu’il y en a au moins une qui se pâmera devant le Perito Moreno. Mais, soyons honnêtes, c’est bien minéral et nos quelques photos de pingouins ne suffiront pas à apporter un peu de vie. Alors, pensez à photographier des scènes de vie pour animer votre album.
Attention, gros danger de surexposition sur la glace. Réglez la sensibilité au mini.
L'artisanat : rien de transcendant mais des petits trucs sympa à El Calafate. Attention, à el Chalten, Puerto Natales ou Punta Arenas, il n’y a rien. Les prix nous ont paru fixes (en tous cas, nous on n’a pas cherché à marchander).
Pour ceux qui aiment le monde des sorcières, des fées, l’ambiance de Tolkien, une petite boutique très originale : Los Super Duendes del Pariso, dans une venelle perpendiculaire à la rue principale à Calafate (je n’ai pas d’adresse plus précise).On a beaucoup aimé : 🙂 L’accueil cordial partout. Evidemment, le plaisir retrouvé (oui, ça faisait un petit moment pour nous ….) de la randonnée. Les paysages époustouflants et ce sentiment d’humilité respectueuse qu’engendre la montagne. L’entretien des sentiers de randonnée. Le climat rigoureux (pour marcher, c’est tellement plus agréable, et puis, en vrais Lorrains, on préfère le froid au chaud). La viande, les fruits de mer, les crudités, les pommes, le chocolat Amargo Crocante de la Laguna Negra de Calafate, le pain, le vin …. Mmmmmhhh ….. quel régal !
On a moins aimé : 😕 Le vent glacial et violent. On comprend ici que les 40ème Rugissants n’ont pas été ainsi nommés en référence aux légères brises marines … Les prix.
En conclusion … Ne venez pas ici pour faire de vraies rencontres avec des Indiens. Non. Par contre, venez ici pour randonner au milieu de paysages grandioses, austères, rudes, éblouissants. Les images des glaciers gigantesques, des énormes icebergs bleus curaçao dérivant sur des lacs laiteux, des pics acérés, des lacs verts ou bleu-turquoise sont fantastiques. Surtout quand elles arrivent après une randonnée de plusieurs heures dans une nature préservée et superbe. Certes, ces petites villes qui vivent du tourisme manquent cruellement d’authenticité mais, ne boudons pas notre plaisir, que c’est sympa d’avoir le choix entre de très nombreux restaurants, des épiceries ouvertes tard le soir, des petits bars chaleureux ...! Amateurs de grands espaces, de belles randonnées et de bonnes viandes, la Patagonie vous attend.
Que faire trois jours à Jomtien? (Thaïlande) English translation pending
Bonjour à tous 🙂
10 ans de mariage et un voyage en Thailande pour fêter ça. C'est super sympa mais j'aurais besoin de quelques conseils avisés. Il s'agit d'un circuit organisé (ben oui je ne me débrouille plus en anglais, alors...) à priori intéressant mais qui se termine par 3 jours à Pattaya (Jomtien exactement) et là, je crains le pire ! Qu'est-ce qu'on peut faire depuis Jomtien, à part les massages et la plage ? (pas mon truc la place) Peut-on raisonnablement retourner une journée à Bangkok et par quels moyens ? ou bien y-a t-il un autre endroit ou l'on peut faire un shoping sympa avant de repartir ? des villages à visiter ? Merci pour vos réponses 🙂 Un peu de mal à poster au bon endroit, mais ça va aller s'arranger
10 ans de mariage et un voyage en Thailande pour fêter ça. C'est super sympa mais j'aurais besoin de quelques conseils avisés. Il s'agit d'un circuit organisé (ben oui je ne me débrouille plus en anglais, alors...) à priori intéressant mais qui se termine par 3 jours à Pattaya (Jomtien exactement) et là, je crains le pire ! Qu'est-ce qu'on peut faire depuis Jomtien, à part les massages et la plage ? (pas mon truc la place) Peut-on raisonnablement retourner une journée à Bangkok et par quels moyens ? ou bien y-a t-il un autre endroit ou l'on peut faire un shoping sympa avant de repartir ? des villages à visiter ? Merci pour vos réponses 🙂 Un peu de mal à poster au bon endroit, mais ça va aller s'arranger
Surcharge à Ko Lipe en Thaïlande English translation pending
Ko Lipe est saturee en ce moment, et si vous n'avez pas de reservations, evitez d'y venir car vous ne trouverez pas une chambre!!! Par contre, si vous avez une tente, c'est ok! De plus, une directive gouvernementale vient d'arriver disant que le snorkeling, soit disant cause de destruction des recifs coralliens, etait restreint dans certaines parties du parc national... Quand on voit les degats causes par les ancres sur les coraux..............!
En train en Égypte English translation pending
Bonjour,
Il y eut pendant ce voyage en Égypte au cours de ce mois qui s'achève trois déplacements en train desquels j'ai tiré quelques observations. Pour le cas où on penserait que j'en étais à mes premiers balbutiements sur rails voici une courte présentation.
Fils et petit-fils de guichetier aux chemins de fer canadiens, j’ai eu pendant longtemps dans mon enfance et tard dans mon adolescence ce privilège de pouvoir voyager gratuitement en trains au Canada. Cependant, mon expérience des voyages en trains sur le continent européen est plus limitée… dans le temps.
En 1987, un Paris-Hanovre-Berlin en wagon-lits (TEN :Trans Europe Nuit) avec passage obligé en RDA évidemment; puis un Berlin-Munchen; Munchen-Wien; Wien-Sargans; le Glacier-Express avec repas au chic wagon-restaurant; deux passages en TGV sans compter d’autres déplacements chez les CFF et autres trains régionaux de Suisse. Enfin en 2001, Istanboul-Denizli-Istamboul en wagon-lits (les yatakli-wagons) et wagon-resto.
Il allait donc de soi que j’allais aussi au cours de ce voyage en solo en Égypte fréquenter les trains égyptiens. Ce fut hélas une grande déception. Rien de comparable avec ce à quoi je m’attendais. J’aurai probablement fait une mauvaise lecture des avis parus sur les forums. Et mon attente était probablement à un niveau trop élevée au départ.
Les trains égyptiens ne tiennent pas la comparaison avec ce que j’ai connu ado ni même seulement vingt ans en arrière avec ce que j’ai expérimenté sur le continent européen.
D'abord dès l'arrivée sur le quai d’une gare on ne peut s’empêcher de remarquer la malpropreté extérieure de tous les wagons; parfois même c’est le revêtement du wagon qui est détérioré. On devient vite songeur sur ce qui nous attend à l’intérieur.
Une fois dans le wagon, c’est vrai qu’il y a beaucoup d’espace, mais ça s’arrête là. Point. La propreté et l’aspect général du wagon, sans demander le niveau de qualité suisse, laissent place à beaucoup, beaucoup d’améliorations. Les trains égyptiens ont beaucoup de vécu comme on dit.
Déplacements effectués :
Caire-Assouan: train # 980, 1ère cl.; départ 07 :40 arrivée en Basse-Nubie 13 heures plus tard. Coût; 77 LE
La banquette était à ce point confortable qu’elle restait à peine enclanchée dans son support; c’est dire si je ne l’ai pas trop basculée vers l’arrière pour m’allonger. Si c’était à refaire, je sacrifierais la beauté des paysages vus le long du Nil (on peut les revoir ailleurs) pour plus de confort dans une couchette Abela. Malgré tout, heureux de ne pas avoir passé ces treize longues heures assis à transpirer et/ou à geler sur une banquette de vinyle comme celles aperçues dans d’autres wagons du même train.
Les toilettes…pouach! On apporte son papier-cul et on ferme les yeux et on se pince le nez...si on peut.
Le préposé aux bagages a passé un temps fou à trouver un truc pour garder fermée la porte du compartiment à bagages. Elle n'est probablement pas réparée aujourd'hui.
Je revois encore cette Française sortir sur le quai avant le départ pour nettoyer la vitre de sa fenêtre avec un papier-mouchoir dans l’espoir vain de pouvoir faire quelques photos !
Assouan-Louxor : train # 903, 1ère cl.; départ 18 :00 et à destination trois heures plus tard. Coût : 30 LE
Sur une échelle de 1 à 5, ce wagon se mérite une note seulement de plus que le wagon 03 du # 980 précédent.
Louxor-Caire : train # 85, wagon-lits; départ 21 :30 et rendu à destination au petit matin. Coût 53$ us.
C’est ce qu’on aura connu de plus propre et de plus confortable; le cabinet des toilettes… on a beau garder le pied pesamment appuyé sur la pédale, l'eau ne viendra jamais et comme l’effet succion n’est pas aussi puissant que celui des toilettes d’un avion, vous devinez le reste.
Le wagon-bar ( on disait ici dans le temps le club-car ou le parlor-car) offre peu à consommer, on y empeste la fumée du préposé, eh oui, et le wagon pourrait être plus propre. Décalage évident entre la pub sur internet et la réalité. Note de passage un petit 3, 0 pas plus, car les TEN même en 1987 (voir plus haut) étaient encore pas mal plus nickel (souvenir photographique l’appui)
Alexandrie-Caire : train # 916, 1ère cl.; départ 14 :00, arrivée gare Ramsès 16 :30. Coût : 34 LE
Le Lonely Planet vante ce train pour sa rapidité et c’est vrai. Mais ce n’est ni la propreté ni le confort d’un TGV Paris-Lausanne. Je regrette. Deux anecdotes :Le verre protecteur d’un des phares de la locomotive de queue était carrément disparu et le revêtement de certains wagons s’était effrité. Le préposé aux bagages a posé le pied sur l’appui-bras pour s’aider à placer les bagages sur le rail du dessus. Difficile de blâmer des passagers qui feraient pareil.
Mais le plus important dans tous ces déplacements, c’était de se rendre à destination… presqu’à temps, ce fut fait, presque tout le temps.
Et encore comment se rendre du Caire à Assouan autrement? En avion? Mais il faut se lever en milieu de nuit et ça je ne voulais pas le refaire.
Il y eut pendant ce voyage en Égypte au cours de ce mois qui s'achève trois déplacements en train desquels j'ai tiré quelques observations. Pour le cas où on penserait que j'en étais à mes premiers balbutiements sur rails voici une courte présentation.
Fils et petit-fils de guichetier aux chemins de fer canadiens, j’ai eu pendant longtemps dans mon enfance et tard dans mon adolescence ce privilège de pouvoir voyager gratuitement en trains au Canada. Cependant, mon expérience des voyages en trains sur le continent européen est plus limitée… dans le temps.
En 1987, un Paris-Hanovre-Berlin en wagon-lits (TEN :Trans Europe Nuit) avec passage obligé en RDA évidemment; puis un Berlin-Munchen; Munchen-Wien; Wien-Sargans; le Glacier-Express avec repas au chic wagon-restaurant; deux passages en TGV sans compter d’autres déplacements chez les CFF et autres trains régionaux de Suisse. Enfin en 2001, Istanboul-Denizli-Istamboul en wagon-lits (les yatakli-wagons) et wagon-resto.
Il allait donc de soi que j’allais aussi au cours de ce voyage en solo en Égypte fréquenter les trains égyptiens. Ce fut hélas une grande déception. Rien de comparable avec ce à quoi je m’attendais. J’aurai probablement fait une mauvaise lecture des avis parus sur les forums. Et mon attente était probablement à un niveau trop élevée au départ.
Les trains égyptiens ne tiennent pas la comparaison avec ce que j’ai connu ado ni même seulement vingt ans en arrière avec ce que j’ai expérimenté sur le continent européen.
D'abord dès l'arrivée sur le quai d’une gare on ne peut s’empêcher de remarquer la malpropreté extérieure de tous les wagons; parfois même c’est le revêtement du wagon qui est détérioré. On devient vite songeur sur ce qui nous attend à l’intérieur.
Une fois dans le wagon, c’est vrai qu’il y a beaucoup d’espace, mais ça s’arrête là. Point. La propreté et l’aspect général du wagon, sans demander le niveau de qualité suisse, laissent place à beaucoup, beaucoup d’améliorations. Les trains égyptiens ont beaucoup de vécu comme on dit.
Déplacements effectués :
Caire-Assouan: train # 980, 1ère cl.; départ 07 :40 arrivée en Basse-Nubie 13 heures plus tard. Coût; 77 LE
La banquette était à ce point confortable qu’elle restait à peine enclanchée dans son support; c’est dire si je ne l’ai pas trop basculée vers l’arrière pour m’allonger. Si c’était à refaire, je sacrifierais la beauté des paysages vus le long du Nil (on peut les revoir ailleurs) pour plus de confort dans une couchette Abela. Malgré tout, heureux de ne pas avoir passé ces treize longues heures assis à transpirer et/ou à geler sur une banquette de vinyle comme celles aperçues dans d’autres wagons du même train.
Les toilettes…pouach! On apporte son papier-cul et on ferme les yeux et on se pince le nez...si on peut.
Le préposé aux bagages a passé un temps fou à trouver un truc pour garder fermée la porte du compartiment à bagages. Elle n'est probablement pas réparée aujourd'hui.
Je revois encore cette Française sortir sur le quai avant le départ pour nettoyer la vitre de sa fenêtre avec un papier-mouchoir dans l’espoir vain de pouvoir faire quelques photos !
Assouan-Louxor : train # 903, 1ère cl.; départ 18 :00 et à destination trois heures plus tard. Coût : 30 LE
Sur une échelle de 1 à 5, ce wagon se mérite une note seulement de plus que le wagon 03 du # 980 précédent.
Louxor-Caire : train # 85, wagon-lits; départ 21 :30 et rendu à destination au petit matin. Coût 53$ us.
C’est ce qu’on aura connu de plus propre et de plus confortable; le cabinet des toilettes… on a beau garder le pied pesamment appuyé sur la pédale, l'eau ne viendra jamais et comme l’effet succion n’est pas aussi puissant que celui des toilettes d’un avion, vous devinez le reste.
Le wagon-bar ( on disait ici dans le temps le club-car ou le parlor-car) offre peu à consommer, on y empeste la fumée du préposé, eh oui, et le wagon pourrait être plus propre. Décalage évident entre la pub sur internet et la réalité. Note de passage un petit 3, 0 pas plus, car les TEN même en 1987 (voir plus haut) étaient encore pas mal plus nickel (souvenir photographique l’appui)
Alexandrie-Caire : train # 916, 1ère cl.; départ 14 :00, arrivée gare Ramsès 16 :30. Coût : 34 LE
Le Lonely Planet vante ce train pour sa rapidité et c’est vrai. Mais ce n’est ni la propreté ni le confort d’un TGV Paris-Lausanne. Je regrette. Deux anecdotes :Le verre protecteur d’un des phares de la locomotive de queue était carrément disparu et le revêtement de certains wagons s’était effrité. Le préposé aux bagages a posé le pied sur l’appui-bras pour s’aider à placer les bagages sur le rail du dessus. Difficile de blâmer des passagers qui feraient pareil.
Mais le plus important dans tous ces déplacements, c’était de se rendre à destination… presqu’à temps, ce fut fait, presque tout le temps.
Et encore comment se rendre du Caire à Assouan autrement? En avion? Mais il faut se lever en milieu de nuit et ça je ne voulais pas le refaire.
Aller en Tunisie durant le Ramadan English translation pending
Bonjour
Nous partons 3 semaines en Tunésie et suite à nos lectures nous avons constatés que nous y serons durant de le ramadan (octobre). Parrait-îl qu'il y aurait des fêtes le soir suite au coucher du soleil et que l'ambiance est super. Mais durant le jour, y a-t-il un inconvéniant, les marchés sont-ils ouverts?
Nous nous intéressons à leur mode de vie, plus qu'aux attraits touristiques, verrons-nous une grosse différence, si oui serait-ce bien de vivre tout ça!?
Merci pour vos précieux conseils!
Nous partons 3 semaines en Tunésie et suite à nos lectures nous avons constatés que nous y serons durant de le ramadan (octobre). Parrait-îl qu'il y aurait des fêtes le soir suite au coucher du soleil et que l'ambiance est super. Mais durant le jour, y a-t-il un inconvéniant, les marchés sont-ils ouverts?
Nous nous intéressons à leur mode de vie, plus qu'aux attraits touristiques, verrons-nous une grosse différence, si oui serait-ce bien de vivre tout ça!?
Merci pour vos précieux conseils!
Journal perso de mon séjour en Pologne English translation pending
Mon aventure en Pologne
1) Le départ
Jour 1 13 :00, c’est le départ et je suis bien décidé à faire le tour de l’Europe avec ma fidèle 205 ! Après 2 ou 3 courtes pauses durant lesquelles j’en profite pour méditer sur les écrits du Dalai Lama, me voici enfin arrivé à Strasbourg bien décidé à déguster une délicieuse choucroute. En ce premier dimanche d’été la ville de Strasbourg me paraît agréable mais pas très animée. Dans le vieux quartier, hormis la cathédrale, on trouve surtout des bars et des restaurants. Mon estomac me tiraillant, j’en profite pour m’arrêter dans l’un d’eux. La terrasse étant déjà remplie de clients affamés, je n’ai d’autre choix que de manger à l’intérieur mais ça ne me pose pas de problème. Après avoir posé des questions au serveur et au barman sur la vie de la ville, mon premier avis se confirme… 1h, c’est environ le temps qu’il me faudra après pour retrouver ma voiture, mais tant pis, cela m’aura au moins permis de découvrir les rues de ce quartier médiéval. Le voyage se poursuit : je roule, je m’arrête, je roule…. Puis, arrivé aux alentours de Munich, mes paupières me paraissant lourdes, je décide de m’arrêter sur un parking pour un petit somme qui durera finalement jusqu’au lendemain matin 9h…
2) la République Tchèque
Jour 2 Après un rapide petit déjeuner et une séance « musclée » de pompes, je reprends la route, direction Prague. Vers 12h, j’arrive enfin en République tchèque. Même sans autoradio, le voyage ne m’a pas paru trop fastidieux. C’est probablement la seule fois de ma vie que je passerai par ces routes, ces villages, ces grandes villes, ces pays. Je dois en être conscient, je me dois de profiter de chaque instant, méditer, respirer profondément… Vers 14h, j’arrive à Prague : le traffic est assez dense mais vue l’étendue de cette grande capitale, il faut bien compter 30 minutes pour se rendre d’un point à l’autre de la ville. Même si je ne veux pas me l’avouer, ce long trajet et cette nuit passée dans ma voiture m’ont épuisé. Je décide donc d’établir un planning des plus reposants : « bronzette » à la piscine l’après midi, flanerie dans le quartier de Old town pour la soirée. Après un diner très copieux dans un petit restaurant mexicain, j’ère pendant 1 heure dans les rues de ce vieux quartier en admirant toutes ces nouvelles choses qui s’offrent à mes yeux. Je m’arrête ensuite dans un bar populaire sur la place principale et qui m’offre un spectable agréable avec vue sur la grande horloge et l’église. A cet instant, de nombreuses interrogations planaient en moi : comment se passerait vraiment le voyage ? Allais-je me faire de nouveaux amis ? Que ferais-je vraiment durant toutes ces semaines loin de mon pays d’origine ? Je savais que chaque seconde, chaque heure, chaque jour qui s’écouleraient m’apporteraient un élément de réponse supplémentaire. Une chose est sûre, je ne doutais pas. L’important était de savourer car au final, toutes ces questions n’avaient point d’importance. « Bonjour, vous êtes un touriste ? » Quelqu’un m’abordait, je revins à la réalité ! Il s’averra que c’était une touriste américaine (de 45 ans et vivant à Paris) en vacances à Prague. Nous discutâmes de choses diverses et elle m’apprit un nouveau jeu (sorte de mots croisés mais avec des chiffres : cross sums) La journée s’achevait, déjà 2 jours…
Jour 3 Aujourd’hui, j’ai visité les quartiers du château, l’église et le pont Saint Charles avec un polonais rencontré sur un parking du centre ville. Nous avons discuté tant bien que mal car lui n’avait commencé à apprendre l’Anglais que depuis 1 an. Mauvaise surprise de retour à nos voitures respectives : nous ne pouvons pas partir, une sécurité bloque les roues. Il s’avère que nous sommes garés sur un parking réservé aux habitants du quartier. Fort heureusement, un praguois passe par là et appelle la police. Nous nous en tirons finalement avec une amende de 17 euros. A ce prix là, j’aurais pu me payer 2 restaurants ! L’après midi, je retourne à la piscine, mais celle du centre. Telle n’est pas ma surprise lorsque je m’aperçois qu’il n’y a pas de vestiaires pour se changer et que les gens se dévetissent sans aucune pudeur ! Le soir, je retourne à Old town, sur la place principale, je me balade dans les rues, passe par des parcs… Au fond de moi, je suis un peu triste et j’ai le blues à la vue de tous ces couples qui s’embrassent et se tiennent la main dans des endroit aussi paradisiaques… Je m’arrête dans un pub branché « l’enfer rouge » mais il n’y a pas grand monde, il est seulement 21h30... Vers 23h30, je retourne dans le petit parc public trouvé la veille pour y garer ma voiture et me coucher. Une nouvelle journée m’attend demain…
3) La Pologne
Jour 4 Rien de bien intéressant concernant le début de cette journée : après une petite séance de pompes, je décide de partir de Prague, direction Brno, une autre grande ville située au sud est du pays. Je m’arrête dans un Carrefour pour un petite séance de shopping. Au final, je n’achète rien (hormis un boxer « Kenvelo ») car la qualité n’est pas forcément là et les prix élevés. Pas grave, j’en aurais au moins profité pour faire rire quelques vendeuses… Mon périple peut reprendre, je dois maintenant aller à Auschwitz… 22 :00, ça y’est, je suis enfin arrivé ! Je m’arrête dans un petit bar en bord de route pour boire un verre. Je suis chanceux, car à l’intérieur, une jeune femme m’aborde, elle est anglaise et veut faire ma connaissance. Nous discutons pendant environ 1h de choses et d’autres et je me surprends à parler anglais tout à fait convenablement… En regardant profondément dans ses yeux, je peux facilement deviner que je ne la laisse pas insensible… Le courant passe bien et en plus, elle est très jolie… Au moment de nous quitter, elle me prend dans ses bras… Peut-être que dans une autre vie, une autre situation, un autre moment, une belle histoire aurait pu commencer à ce moment là, mais il n’en fut rien car elle devait rentrer dans son pays le lendemain matin… Même si je sais que la vie est ainsi faite, qu’il ne faut pas avoir de regrets, je ne pus m’empêcher d’avoir un gout amer en bouche à la fin de cette soirée…
Jour 5 Déjà 4 nuits que je passe dans ma fidèle 205 et au final, on y dort assez bien ! Aujourd’hui, j’ai visité le premier camp d’Auschwitz : Auschwitz 1. Tout cela est bien triste, et on ne peut s’empêcher d’avoir la gorge nouée en voyant le film ou de jeunes enfants juifs sont laissés pour compte et envoyés à la mort. Les anciens blocks ont été transformés en musées et à la vue de toutes ces photos, documents, chambres de prisonniers, fours, chambres à gaz, un sentiment de tristesse m’envahit car bien sûr tout cela n’est vraiment pas très gai… En fin d’après midi, j’achète la biographie de Krystyna Zywulska car je suis bien décidé à en savoir plus sur ce qui s’est vraiment passé ici… Le soir, je gare ma voiture près d’un champs ou toute vie semble inexistante. Une 5ème nuit peut commencer…
Jour 6 La nuit fut courte et agitée, le réveil difficile… Le matin, je m’arrête dans une petite boulangerie pour acheter des céréales, mais impossible de me faire comprendre : aussi bien la commerçante que les clients ne parlent pas un mot de français et d’anglais. La situation ne m’amuse guère et même si je perds mon habituel sourire, je reste calme ! Heureusement pour moi, une jeune étudiante de 22 ans arrive à ce moment là, elle m’aide et nous échangeons quelques paroles " Je suis un touriste français, et je suis venu en voiture pour visiter les camps de Auschwitz et Birkenau..." Nous sommes vendredi matin, il est 10h et à ma grande surprise, je suis le seul touriste présent dans le camps ! («les gens se lèvent tard ici » me dira plus tard Diana) L’endroit étant très calme, je décide de retourner à ma voiture pour prendre le livre de Kristyna et oh surprise, en sortant, je tombe nez à nez avec Diana, la jeune étudiante rencontrée quelques heures auparavant ! Nous discutons pendant une vingtaine de minutes et comme il s’avère que tout comme moi, elle doit se rendre à Krakow, nous décidons de faire la route ensemble. Durant le trajet, nous rigolons beaucoup. Je ne pense pas avoir un humour extraordinaire, mais le principal est là, depuis le début, j’arrive à faire sourire et rire les gens que je rencontre et c’est déjà une première victoire dans ce voyage… Le midi, arrivé à destination, nous mangeons dans un grecque de bien piètre qualité… C’est vers 14h que je rencontre finalement « Ella » sa colocataire. Nous passons la journée ensemble et bien sûr, rire et bonne ambiance sont au RDV. Serait-je devenu quelqu’un de sociable ? La soirée se termine en boite de nuit et après m’avoir complimenté sur mon physique, elles essayent tour à tour de m’embrasser et de me toucher… Lorsque le sommeil m’emporte, il est environ 3h, je n’avais plus dormi dans un lit depuis presque 1 semaine...
Jour 7 Les polonais sont très accueillants avec moi, je ne regrette pas d’être venu… Visiter Cracovie ne m’intéresse pas vraiment et c’est pour cela qu’aujourd’hui, je préfère me poser dans un bar de la place principale pour commencer à rédiger des cartes postales et continuer le livre de Kristyna. Pendant plusieurs heures, j’en profite pour admirer les gens, j’observe les jeunes femmes polonaises et qui sont pour certaines vraiment très belles… Vers 17h, je quitte la ville direction la capitale. En route, j’escorte un sympathique auto stoppeur jusqu’à Kielce. Aux alentours de 22h, je pose mes valises dans un hotel en bord de route mais pas de chance, un mariage est célébré, la nuit sera agitée…
Jour 8 Déjà une semaine que je suis parti de la maison ! Vers 12h, me voici arrivé à Varsovie, la capitale de Pologne. J’en profite pour faire une petite escale par le mcdonald car pas le temps ni l’envie de m’attarder dans un restaurant. Après m’être procuré une carte de la ville dans une hôtel Accor, je décide de visiter un musée sur le thème de la guerre. Je ne m’y attarde finalement pas plus de 10 minutes car toutes les informations sont incompréhensibles… Nous sommes dimanche 4 juillet et aujourd’hui en Pologne, c’est le jour des examens. J’en profite pour faire une petite excursion dans un lycée : alors qu’une élève est en train de passer son épreuve, j’entre dans la classe avec mon appareil photos en disant « cheese ». Je ne vous explique pas la tête de l’élève…Cette petite escapade m’ayant creusé l’appétit, ma destination suivante fut bien évidemment le supermarché. C’est au rayon « gateau » que j’ai abordé Mitsuko, une touriste japonaise fort sympathique. Nous avons discuté principalement de nos pays respectifs et de nos impréssions sur la Pologne. Avant de nous quitter, nous nous sommes échangés nos emails respectifs mais je ne sais pas si l’on se re contactera… Vers 19h, j’arrive à Ostroleka, une ville moyenne de 60 000 habitants située au nord est de Varsovie. Le ville me paraît agréable, les gens accueillants, je décide de passer la nuit ici.
Jour 9 Ni le temps, ni l’envie d’écrire aujourd’hui… J’ai fait la connaissance D’Ewa, un petit bout de femme irrésistible qui n’a pas arrêté de me répéter que j’étais beau et que mes yeux étaient magnifiques. Je suis assez surpris : même avec une casquette et des habits quelque peu négligés, je plais aux femmes… Comme quoi, tout ne tient pas qu’à mon look… J’ai réservé ma chambre d’hotel pour 10 jours (400 zlotys soit 100 euros) je sens que je vais me plaire ici…
Jour 10 Décidément, je me dis que ce voyage n’a pas fini de me réserver de bonne surprises… La chance est au rdv, mais en est-ce vraiment ? Tout cela ne serait-il pas dû à ma bonne humeur et à mon ouverture d’esprit ? Une évidence s’impose, l’attitude des gens à mon encontre dépend avant tout de ma façon d’être… J’ai passé ce deuxième jour de la semaine avec Anna et Carolina, 2 sœurs sympathiques rencontrées dans le pub près de mon hôtel 2 jours auparavant. Nous sommes allés ensemble, avec ma voiture, chez leur père qui vit dans un petit village non loin d’Ostroleka. Nous avons discuté, mangé, visité la ferme et j’en ai profité pour caresser des chats, 6 au total ! Je me suis aussi baladé avec Anna dans une magnifique forêt et ça a été l’occasion pour moi de mieux la connaître. C’est une jeune femme de 24 ans, mature, ayant des traits fins et intelligents, instruite, intéressante, stable psychologiquement, charmante et en plus, elle a un don artistique (le chant) Exactement le genre de femme qu’il me faudrait… je me surprends à parler plusieurs heures en anglais lors de notre balade, comme quoi, en utilisant un langage simple et en faisant appel à ses connaissances, on peut arriver à communiquer relativement facilement. A la fin de cette journée, je suis heureux d’être ici, je me sens bien.
Jour 11, 12 2 journées somme toute assez similaires : lecture et Internet le matin, plage et sport l’après midi, restaurant, puis fin de soirée dans le bar près de mon hotel. Jeudi soir, j’ai rencontré « Bober » (par l’intérmediaire de Carolina) un prof d’anglais aussi sympathique que populaire. Il deviendra par la suite mon prof de polonais et accessoirement d’anglais…
Jour 13 J’ai passé une partie de la journée avec Bober : nous avons fait quelques courses et mangé ensemble. Le soir, par son intermediaire, je rencontre Agniechka et Anka, nous allons ensemble en boite avec un autre groupe d’amis (dont 1 allemand) Une bagarre éclate mais la soirée se termine bien…
Jour 14 Passé avec Agniechka, puis en fin de journée, elle me présente 5 copines avec qui nous allons à un concert génial. Je suis assez proche de Gosia qui me « colle » et me lance certains regards appuyés… En fin de soirée, nous nous embrassons (sur une chanson d’amour polonaise)
Jour 15 Gosia m’explique que notre histoire est impossible : elle me dit que je suis mignon, beau, qu’elle aime mon corps, que je suis mince, que je lui plais mais qu’elle préfère qu’on en reste là car elle ne souhaite pas souffrir lors de mon départ. Je sais maintenant que ça n’est pas en Pologne que je vivrai l’histoire d’amour de ma vie !
Jour 16 Un peu dégouté aujourd’hui ! Je suis partagé entre déception et énervement. Après une petite séance de bronzette, le moral est à nouveau au beau fixe. Petite déprime en fin de soirée, j’ai le mal du pays et j’ai parlé à Carolina pour la dernière fois (elle commence un job d’été dans une autre ville)
Jour 17 J’ai passé une partie de la journée avec un intellectuel, un artiste et un play boy. Nous avons discuté, joué au billard, au baby puis nous avons rencontré des amies de l’intellectuel. N’étant pas d’humeur et ayant apprécié plus que moyennement l’accueil (indifférent), je suis parti. En fin de soirée, j’ai joué au billard dans le pub « Alita » près du cybercafé. C’est nul ce que je raconte, je n’ai plus l’envie d’écrire !
Jour 18 Après midi shopping passé avec Victor (vraiment difficile de trouver un jean Levis dans ce pays !) Le soir, j’ai rdv avec une vendeuse de fleurs du shopping center…
Jour 19 J’ai découvert la région de Mazury avec Victor. En cours de route, nous nous sommes arrêtés dans un petit village, chez ses grands parents et il en a profité pour me présenter à sa famille. Le soir, la gérante du bar « Alita » me propose de passer le week end avec elle et son copain dans le Mazuri. Je suis assez surpris de cette proposition car ça ne fait que 2 jours que l’on se connaît…
Jour 20 Journée pluvieuse, je m’ennuie… Aujourd’hui, je me suis posé au bar du shopping center et j’en ai profité pour discuté avec une serveuse que j’avais repérée quelques jour avant. Nous nous sommes regardés et souris à plusieurs reprises. Je pense avoir mes chances avec elle, mais il n’en sera rien car je me suis déjà fait une raison avec les polonaises…
Jour 21 Passé avec la serveuse du bar Alita (et son copain) dans le Mazuri. Il ne fait pas beau, et même si nous avons un peu rigolé le matin, je m’ennuie. Vivement qu’on rentre… A noter qu’ils m’ont offert le repas du midi (j’ai insisté pour les rembourser) L’après midi, nous avons parcouru le lac en pédalo.
Jour 22 3 rdv avec 3 filles aujourd’hui. Comment voulez-vous que je ne pète pas les plombs ? J’ai revu Gosia et malheureusement nous nous sommes quittés en mauvais termes lorsque je lui ai dit que j’avais rdv avec une autre femme (fallait savoir ce que tu voulais !)
Jour 23 Au moment où j’écris ces lignes, je suis assis à côté d’une demoiselle qui ne parle pas un mot d’anglais. Nous attendons en silence Yvonna… Pour rejoindre ensuite un groupe d’amis dans un pub. Je m’ennuie rapidement car aucun ou presque ne maîtrise la langue de Shakespeare.
Jour 24 Soirée passée chez un pote de bobert en petit comité. Agniechka est présente, je suis content… En fin de soirée une des convives est à moitié bourrée et elle propose à plusieurs males présents ses services pour une soirée torride. Et dire que ça se prônait chrétienne quelques heures auparavant !
Jour 25 Dernière journée passée à Ostroleka, je ne regrette pas d’être resté quasiment 3 semaines ici, j’aurais vécu des moments assez inoubliables… Cette dernière soirée se termine mal (Une nana me provoque : je déchire son paquet de cigarettes et j’envoie l’intégralité du reste de son demi en pleine figure : quand on me cherche, on me trouve !)
Jour 26 Je suis à Wroclaw et j’en profite pour visiter 1 musée sur l’art polonais… La ville ne me plait pas trop, je ne dois pas être dans le bon quartier… je n’ai pas envie de m’attarder ici…
Jour 27 Alors que je suis en Allemagne, mon pot tombe sur l’autoroute. Heureusement pour moi, la sortie n’est pas loin et dans le petit village ou je suis, un garage est ouvert… 1h plus tard, je suis reparti avec une facture de seulement… 13 euros !
Jour 28 De retour en France. Ce voyage m’aura été aussi bien bénéfique d’un point de vue humain que culturel. Les polonais constituent un peuple accueillant et chaleureux très intéressant à découvrir. Un peu moins de matérialisme ici mais plus de qualités humaines.
1) Le départ
Jour 1 13 :00, c’est le départ et je suis bien décidé à faire le tour de l’Europe avec ma fidèle 205 ! Après 2 ou 3 courtes pauses durant lesquelles j’en profite pour méditer sur les écrits du Dalai Lama, me voici enfin arrivé à Strasbourg bien décidé à déguster une délicieuse choucroute. En ce premier dimanche d’été la ville de Strasbourg me paraît agréable mais pas très animée. Dans le vieux quartier, hormis la cathédrale, on trouve surtout des bars et des restaurants. Mon estomac me tiraillant, j’en profite pour m’arrêter dans l’un d’eux. La terrasse étant déjà remplie de clients affamés, je n’ai d’autre choix que de manger à l’intérieur mais ça ne me pose pas de problème. Après avoir posé des questions au serveur et au barman sur la vie de la ville, mon premier avis se confirme… 1h, c’est environ le temps qu’il me faudra après pour retrouver ma voiture, mais tant pis, cela m’aura au moins permis de découvrir les rues de ce quartier médiéval. Le voyage se poursuit : je roule, je m’arrête, je roule…. Puis, arrivé aux alentours de Munich, mes paupières me paraissant lourdes, je décide de m’arrêter sur un parking pour un petit somme qui durera finalement jusqu’au lendemain matin 9h…
2) la République Tchèque
Jour 2 Après un rapide petit déjeuner et une séance « musclée » de pompes, je reprends la route, direction Prague. Vers 12h, j’arrive enfin en République tchèque. Même sans autoradio, le voyage ne m’a pas paru trop fastidieux. C’est probablement la seule fois de ma vie que je passerai par ces routes, ces villages, ces grandes villes, ces pays. Je dois en être conscient, je me dois de profiter de chaque instant, méditer, respirer profondément… Vers 14h, j’arrive à Prague : le traffic est assez dense mais vue l’étendue de cette grande capitale, il faut bien compter 30 minutes pour se rendre d’un point à l’autre de la ville. Même si je ne veux pas me l’avouer, ce long trajet et cette nuit passée dans ma voiture m’ont épuisé. Je décide donc d’établir un planning des plus reposants : « bronzette » à la piscine l’après midi, flanerie dans le quartier de Old town pour la soirée. Après un diner très copieux dans un petit restaurant mexicain, j’ère pendant 1 heure dans les rues de ce vieux quartier en admirant toutes ces nouvelles choses qui s’offrent à mes yeux. Je m’arrête ensuite dans un bar populaire sur la place principale et qui m’offre un spectable agréable avec vue sur la grande horloge et l’église. A cet instant, de nombreuses interrogations planaient en moi : comment se passerait vraiment le voyage ? Allais-je me faire de nouveaux amis ? Que ferais-je vraiment durant toutes ces semaines loin de mon pays d’origine ? Je savais que chaque seconde, chaque heure, chaque jour qui s’écouleraient m’apporteraient un élément de réponse supplémentaire. Une chose est sûre, je ne doutais pas. L’important était de savourer car au final, toutes ces questions n’avaient point d’importance. « Bonjour, vous êtes un touriste ? » Quelqu’un m’abordait, je revins à la réalité ! Il s’averra que c’était une touriste américaine (de 45 ans et vivant à Paris) en vacances à Prague. Nous discutâmes de choses diverses et elle m’apprit un nouveau jeu (sorte de mots croisés mais avec des chiffres : cross sums) La journée s’achevait, déjà 2 jours…
Jour 3 Aujourd’hui, j’ai visité les quartiers du château, l’église et le pont Saint Charles avec un polonais rencontré sur un parking du centre ville. Nous avons discuté tant bien que mal car lui n’avait commencé à apprendre l’Anglais que depuis 1 an. Mauvaise surprise de retour à nos voitures respectives : nous ne pouvons pas partir, une sécurité bloque les roues. Il s’avère que nous sommes garés sur un parking réservé aux habitants du quartier. Fort heureusement, un praguois passe par là et appelle la police. Nous nous en tirons finalement avec une amende de 17 euros. A ce prix là, j’aurais pu me payer 2 restaurants ! L’après midi, je retourne à la piscine, mais celle du centre. Telle n’est pas ma surprise lorsque je m’aperçois qu’il n’y a pas de vestiaires pour se changer et que les gens se dévetissent sans aucune pudeur ! Le soir, je retourne à Old town, sur la place principale, je me balade dans les rues, passe par des parcs… Au fond de moi, je suis un peu triste et j’ai le blues à la vue de tous ces couples qui s’embrassent et se tiennent la main dans des endroit aussi paradisiaques… Je m’arrête dans un pub branché « l’enfer rouge » mais il n’y a pas grand monde, il est seulement 21h30... Vers 23h30, je retourne dans le petit parc public trouvé la veille pour y garer ma voiture et me coucher. Une nouvelle journée m’attend demain…
3) La Pologne
Jour 4 Rien de bien intéressant concernant le début de cette journée : après une petite séance de pompes, je décide de partir de Prague, direction Brno, une autre grande ville située au sud est du pays. Je m’arrête dans un Carrefour pour un petite séance de shopping. Au final, je n’achète rien (hormis un boxer « Kenvelo ») car la qualité n’est pas forcément là et les prix élevés. Pas grave, j’en aurais au moins profité pour faire rire quelques vendeuses… Mon périple peut reprendre, je dois maintenant aller à Auschwitz… 22 :00, ça y’est, je suis enfin arrivé ! Je m’arrête dans un petit bar en bord de route pour boire un verre. Je suis chanceux, car à l’intérieur, une jeune femme m’aborde, elle est anglaise et veut faire ma connaissance. Nous discutons pendant environ 1h de choses et d’autres et je me surprends à parler anglais tout à fait convenablement… En regardant profondément dans ses yeux, je peux facilement deviner que je ne la laisse pas insensible… Le courant passe bien et en plus, elle est très jolie… Au moment de nous quitter, elle me prend dans ses bras… Peut-être que dans une autre vie, une autre situation, un autre moment, une belle histoire aurait pu commencer à ce moment là, mais il n’en fut rien car elle devait rentrer dans son pays le lendemain matin… Même si je sais que la vie est ainsi faite, qu’il ne faut pas avoir de regrets, je ne pus m’empêcher d’avoir un gout amer en bouche à la fin de cette soirée…
Jour 5 Déjà 4 nuits que je passe dans ma fidèle 205 et au final, on y dort assez bien ! Aujourd’hui, j’ai visité le premier camp d’Auschwitz : Auschwitz 1. Tout cela est bien triste, et on ne peut s’empêcher d’avoir la gorge nouée en voyant le film ou de jeunes enfants juifs sont laissés pour compte et envoyés à la mort. Les anciens blocks ont été transformés en musées et à la vue de toutes ces photos, documents, chambres de prisonniers, fours, chambres à gaz, un sentiment de tristesse m’envahit car bien sûr tout cela n’est vraiment pas très gai… En fin d’après midi, j’achète la biographie de Krystyna Zywulska car je suis bien décidé à en savoir plus sur ce qui s’est vraiment passé ici… Le soir, je gare ma voiture près d’un champs ou toute vie semble inexistante. Une 5ème nuit peut commencer…
Jour 6 La nuit fut courte et agitée, le réveil difficile… Le matin, je m’arrête dans une petite boulangerie pour acheter des céréales, mais impossible de me faire comprendre : aussi bien la commerçante que les clients ne parlent pas un mot de français et d’anglais. La situation ne m’amuse guère et même si je perds mon habituel sourire, je reste calme ! Heureusement pour moi, une jeune étudiante de 22 ans arrive à ce moment là, elle m’aide et nous échangeons quelques paroles " Je suis un touriste français, et je suis venu en voiture pour visiter les camps de Auschwitz et Birkenau..." Nous sommes vendredi matin, il est 10h et à ma grande surprise, je suis le seul touriste présent dans le camps ! («les gens se lèvent tard ici » me dira plus tard Diana) L’endroit étant très calme, je décide de retourner à ma voiture pour prendre le livre de Kristyna et oh surprise, en sortant, je tombe nez à nez avec Diana, la jeune étudiante rencontrée quelques heures auparavant ! Nous discutons pendant une vingtaine de minutes et comme il s’avère que tout comme moi, elle doit se rendre à Krakow, nous décidons de faire la route ensemble. Durant le trajet, nous rigolons beaucoup. Je ne pense pas avoir un humour extraordinaire, mais le principal est là, depuis le début, j’arrive à faire sourire et rire les gens que je rencontre et c’est déjà une première victoire dans ce voyage… Le midi, arrivé à destination, nous mangeons dans un grecque de bien piètre qualité… C’est vers 14h que je rencontre finalement « Ella » sa colocataire. Nous passons la journée ensemble et bien sûr, rire et bonne ambiance sont au RDV. Serait-je devenu quelqu’un de sociable ? La soirée se termine en boite de nuit et après m’avoir complimenté sur mon physique, elles essayent tour à tour de m’embrasser et de me toucher… Lorsque le sommeil m’emporte, il est environ 3h, je n’avais plus dormi dans un lit depuis presque 1 semaine...
Jour 7 Les polonais sont très accueillants avec moi, je ne regrette pas d’être venu… Visiter Cracovie ne m’intéresse pas vraiment et c’est pour cela qu’aujourd’hui, je préfère me poser dans un bar de la place principale pour commencer à rédiger des cartes postales et continuer le livre de Kristyna. Pendant plusieurs heures, j’en profite pour admirer les gens, j’observe les jeunes femmes polonaises et qui sont pour certaines vraiment très belles… Vers 17h, je quitte la ville direction la capitale. En route, j’escorte un sympathique auto stoppeur jusqu’à Kielce. Aux alentours de 22h, je pose mes valises dans un hotel en bord de route mais pas de chance, un mariage est célébré, la nuit sera agitée…
Jour 8 Déjà une semaine que je suis parti de la maison ! Vers 12h, me voici arrivé à Varsovie, la capitale de Pologne. J’en profite pour faire une petite escale par le mcdonald car pas le temps ni l’envie de m’attarder dans un restaurant. Après m’être procuré une carte de la ville dans une hôtel Accor, je décide de visiter un musée sur le thème de la guerre. Je ne m’y attarde finalement pas plus de 10 minutes car toutes les informations sont incompréhensibles… Nous sommes dimanche 4 juillet et aujourd’hui en Pologne, c’est le jour des examens. J’en profite pour faire une petite excursion dans un lycée : alors qu’une élève est en train de passer son épreuve, j’entre dans la classe avec mon appareil photos en disant « cheese ». Je ne vous explique pas la tête de l’élève…Cette petite escapade m’ayant creusé l’appétit, ma destination suivante fut bien évidemment le supermarché. C’est au rayon « gateau » que j’ai abordé Mitsuko, une touriste japonaise fort sympathique. Nous avons discuté principalement de nos pays respectifs et de nos impréssions sur la Pologne. Avant de nous quitter, nous nous sommes échangés nos emails respectifs mais je ne sais pas si l’on se re contactera… Vers 19h, j’arrive à Ostroleka, une ville moyenne de 60 000 habitants située au nord est de Varsovie. Le ville me paraît agréable, les gens accueillants, je décide de passer la nuit ici.
Jour 9 Ni le temps, ni l’envie d’écrire aujourd’hui… J’ai fait la connaissance D’Ewa, un petit bout de femme irrésistible qui n’a pas arrêté de me répéter que j’étais beau et que mes yeux étaient magnifiques. Je suis assez surpris : même avec une casquette et des habits quelque peu négligés, je plais aux femmes… Comme quoi, tout ne tient pas qu’à mon look… J’ai réservé ma chambre d’hotel pour 10 jours (400 zlotys soit 100 euros) je sens que je vais me plaire ici…
Jour 10 Décidément, je me dis que ce voyage n’a pas fini de me réserver de bonne surprises… La chance est au rdv, mais en est-ce vraiment ? Tout cela ne serait-il pas dû à ma bonne humeur et à mon ouverture d’esprit ? Une évidence s’impose, l’attitude des gens à mon encontre dépend avant tout de ma façon d’être… J’ai passé ce deuxième jour de la semaine avec Anna et Carolina, 2 sœurs sympathiques rencontrées dans le pub près de mon hôtel 2 jours auparavant. Nous sommes allés ensemble, avec ma voiture, chez leur père qui vit dans un petit village non loin d’Ostroleka. Nous avons discuté, mangé, visité la ferme et j’en ai profité pour caresser des chats, 6 au total ! Je me suis aussi baladé avec Anna dans une magnifique forêt et ça a été l’occasion pour moi de mieux la connaître. C’est une jeune femme de 24 ans, mature, ayant des traits fins et intelligents, instruite, intéressante, stable psychologiquement, charmante et en plus, elle a un don artistique (le chant) Exactement le genre de femme qu’il me faudrait… je me surprends à parler plusieurs heures en anglais lors de notre balade, comme quoi, en utilisant un langage simple et en faisant appel à ses connaissances, on peut arriver à communiquer relativement facilement. A la fin de cette journée, je suis heureux d’être ici, je me sens bien.
Jour 11, 12 2 journées somme toute assez similaires : lecture et Internet le matin, plage et sport l’après midi, restaurant, puis fin de soirée dans le bar près de mon hotel. Jeudi soir, j’ai rencontré « Bober » (par l’intérmediaire de Carolina) un prof d’anglais aussi sympathique que populaire. Il deviendra par la suite mon prof de polonais et accessoirement d’anglais…
Jour 13 J’ai passé une partie de la journée avec Bober : nous avons fait quelques courses et mangé ensemble. Le soir, par son intermediaire, je rencontre Agniechka et Anka, nous allons ensemble en boite avec un autre groupe d’amis (dont 1 allemand) Une bagarre éclate mais la soirée se termine bien…
Jour 14 Passé avec Agniechka, puis en fin de journée, elle me présente 5 copines avec qui nous allons à un concert génial. Je suis assez proche de Gosia qui me « colle » et me lance certains regards appuyés… En fin de soirée, nous nous embrassons (sur une chanson d’amour polonaise)
Jour 15 Gosia m’explique que notre histoire est impossible : elle me dit que je suis mignon, beau, qu’elle aime mon corps, que je suis mince, que je lui plais mais qu’elle préfère qu’on en reste là car elle ne souhaite pas souffrir lors de mon départ. Je sais maintenant que ça n’est pas en Pologne que je vivrai l’histoire d’amour de ma vie !
Jour 16 Un peu dégouté aujourd’hui ! Je suis partagé entre déception et énervement. Après une petite séance de bronzette, le moral est à nouveau au beau fixe. Petite déprime en fin de soirée, j’ai le mal du pays et j’ai parlé à Carolina pour la dernière fois (elle commence un job d’été dans une autre ville)
Jour 17 J’ai passé une partie de la journée avec un intellectuel, un artiste et un play boy. Nous avons discuté, joué au billard, au baby puis nous avons rencontré des amies de l’intellectuel. N’étant pas d’humeur et ayant apprécié plus que moyennement l’accueil (indifférent), je suis parti. En fin de soirée, j’ai joué au billard dans le pub « Alita » près du cybercafé. C’est nul ce que je raconte, je n’ai plus l’envie d’écrire !
Jour 18 Après midi shopping passé avec Victor (vraiment difficile de trouver un jean Levis dans ce pays !) Le soir, j’ai rdv avec une vendeuse de fleurs du shopping center…
Jour 19 J’ai découvert la région de Mazury avec Victor. En cours de route, nous nous sommes arrêtés dans un petit village, chez ses grands parents et il en a profité pour me présenter à sa famille. Le soir, la gérante du bar « Alita » me propose de passer le week end avec elle et son copain dans le Mazuri. Je suis assez surpris de cette proposition car ça ne fait que 2 jours que l’on se connaît…
Jour 20 Journée pluvieuse, je m’ennuie… Aujourd’hui, je me suis posé au bar du shopping center et j’en ai profité pour discuté avec une serveuse que j’avais repérée quelques jour avant. Nous nous sommes regardés et souris à plusieurs reprises. Je pense avoir mes chances avec elle, mais il n’en sera rien car je me suis déjà fait une raison avec les polonaises…
Jour 21 Passé avec la serveuse du bar Alita (et son copain) dans le Mazuri. Il ne fait pas beau, et même si nous avons un peu rigolé le matin, je m’ennuie. Vivement qu’on rentre… A noter qu’ils m’ont offert le repas du midi (j’ai insisté pour les rembourser) L’après midi, nous avons parcouru le lac en pédalo.
Jour 22 3 rdv avec 3 filles aujourd’hui. Comment voulez-vous que je ne pète pas les plombs ? J’ai revu Gosia et malheureusement nous nous sommes quittés en mauvais termes lorsque je lui ai dit que j’avais rdv avec une autre femme (fallait savoir ce que tu voulais !)
Jour 23 Au moment où j’écris ces lignes, je suis assis à côté d’une demoiselle qui ne parle pas un mot d’anglais. Nous attendons en silence Yvonna… Pour rejoindre ensuite un groupe d’amis dans un pub. Je m’ennuie rapidement car aucun ou presque ne maîtrise la langue de Shakespeare.
Jour 24 Soirée passée chez un pote de bobert en petit comité. Agniechka est présente, je suis content… En fin de soirée une des convives est à moitié bourrée et elle propose à plusieurs males présents ses services pour une soirée torride. Et dire que ça se prônait chrétienne quelques heures auparavant !
Jour 25 Dernière journée passée à Ostroleka, je ne regrette pas d’être resté quasiment 3 semaines ici, j’aurais vécu des moments assez inoubliables… Cette dernière soirée se termine mal (Une nana me provoque : je déchire son paquet de cigarettes et j’envoie l’intégralité du reste de son demi en pleine figure : quand on me cherche, on me trouve !)
Jour 26 Je suis à Wroclaw et j’en profite pour visiter 1 musée sur l’art polonais… La ville ne me plait pas trop, je ne dois pas être dans le bon quartier… je n’ai pas envie de m’attarder ici…
Jour 27 Alors que je suis en Allemagne, mon pot tombe sur l’autoroute. Heureusement pour moi, la sortie n’est pas loin et dans le petit village ou je suis, un garage est ouvert… 1h plus tard, je suis reparti avec une facture de seulement… 13 euros !
Jour 28 De retour en France. Ce voyage m’aura été aussi bien bénéfique d’un point de vue humain que culturel. Les polonais constituent un peuple accueillant et chaleureux très intéressant à découvrir. Un peu moins de matérialisme ici mais plus de qualités humaines.
Bons plans pour Lille English translation pending
Je suis tombée amoureuse de Lille
à vous tous du Nord de nous donner vos trucs tous azimuts..
D'avance MERCI
Anne-laurence
vol bangkok-phnom penh English translation pending
Bonjour j'envisage de partir en juillet au cambodge et je n'ai pas trouve de billets à moins de 850 euros 😕 (c vrai que je m'y prends un peu tard!! mais est-ce que c'est un prix acceptable compte tenu de la periode?). Sinon je me disais que je pourrais faire paris-bangkok (moins cher) et prendre un vol "local" bangkok-phnom penh: est-ce que ça vaut le coup? Quelles sont les compagnies aeriennes qui asuurent ce trajet? Quels sont à peu pres les prix (à priori il y a des taxes aeriennes à payer en plus?) et comment faire pour reserver (ce qui je pense est plus souhaitable si je veux etre sure d'avoir un vol en arrivant!).
Merci pour vos infos
Grandevita 🙂
Merci pour vos infos
Grandevita 🙂
vos impressions sur Isla Margarita English translation pending
Nous pensons partir 3 semaines au Vénézuela, à Isla Margarita, avec nos enfants (3 et 7 ans). Nous aimons la nature et découvrir de nouveaux paysages + des plages aux eaux cristallines pour le farniente. Cette destination semblerait correspondre à nos goûts.
Nous aurions peut-être un logement sur la commune de Parguito, à 10 minutes de Playa el agua et 5 mn de Paya parguito.
Pouvez-vous nous donner des infos sur cette région, ce qu'il y a à voir sur cette île et les îles voisines (Mochima par exemple)?
+ climat en Août : la saison des pluies est-elle gênante dans ce pays?
+ conseils au niveau des vaccins pour les enfants
Et tout autres expériences à partager...
D'avance merci
Nous aurions peut-être un logement sur la commune de Parguito, à 10 minutes de Playa el agua et 5 mn de Paya parguito.
Pouvez-vous nous donner des infos sur cette région, ce qu'il y a à voir sur cette île et les îles voisines (Mochima par exemple)?
+ climat en Août : la saison des pluies est-elle gênante dans ce pays?
+ conseils au niveau des vaccins pour les enfants
Et tout autres expériences à partager...
D'avance merci
Article paru dans le magazine Lire du mois de décembre English translation pending
La face cachée du Routard
Révélations sur les méthodes pas très orthodoxes d'un guide pas comme les autres.
Mélange des genres? Comment réagirait le public s'il apprenait que le Michelin avait décerné trois étoiles à un restaurant appartenant en sous-main à la famille... Michelin? C'est pourtant ce que fait le Routard depuis des années dans son guide Martinique. A la page 196 de l'édition 2004, on peut en effet lire un éloge enthousiaste de l'Hôtel Résidence Océane, situé sur la presqu'île de la Caravelle: «superbes bungalows en bois magnifiquement situés au bord de l'une des plus belles plages de la Martinique», «piscine à débordement», «meilleur spot de l'île pour les surfeurs»... Cette notice élogieuse n'omet qu'un détail: cet hôtel appartient à Philippe Gloaguen, le patron des Guides du routard!
Selon un acte du tribunal de commerce de Martinique daté du 29 septembre 1997, dont Lire a pu prendre connaissance, il est détenteur de 150 des 500 parts du capital, soit de 30% de l'établissement, les 70% restants appartenant à deux de ses amis. Un investissement qui bénéficie des généreuses défiscalisations de la loi Pons. Bon prince, l'hôtelier Philippe Gloaguen accorde 10% de réduction aux lecteurs du Routard...
Un hôtel voisin, le Manguier, bénéficiant lui aussi d'une critique dithyrambique, est géré par la même équipe, qui s'occupe également de la location d'une superbe villa, acquise trois millions de francs en 1998 par Philippe Gloaguen et son épouse. Du coup, le commentaire moralisateur du Routard sur ce petit coin de paradis prend une saveur particulière: «Bref, on adore ce village encore préservé et on croise les doigts pour que les requins (de la finance) ne s'intéressent pas à cette côte...»
A quelle fréquence le Routard est-il actualisé? Cette question est au cœur de la guerre sans merci que se livrent les éditeurs du secteur tourisme: envoyer un lecteur dans un musée en travaux ou dans un restaurant fermé depuis trois ans ne fait jamais très sérieux. La politique du Routard en la matière s'affiche en préambule de tous les guides: «D'une année sur l'autre, les modifications atteignent et dépassent souvent les 40%.» Ce chiffre impressionnant justifie la présence d'un «millésime» bien en vue sur la couverture de chaque Routard (Alpes 2004-2005, etc.), incitant le voyageur à renouveler régulièrement sa collection.
La réalité est un peu plus nuancée. «Il m'est arrivé, en Asie ou en Amérique du Sud, de réactualiser un guide qui ne l'avait plus été depuis quatre ans», révèle un enquêteur du Routard. Si les régions françaises sont en effet revisitées presque chaque année, les destinations lointaines le sont plus épisodiquement. Une comparaison des guides Autriche 2000/2001 et 2003/2004, par exemple, montre que les restaurants et les hôtels sont les mêmes à 95% et que les notices sont identiques mot pour mot. Seule la maquette et certains prix ont été modifiés. Il en va de même pour de très nombreux volumes. Que penser de ce guide Népal-Tibet 2005-2006 (!), sorti en août dernier, et dont les informations sur le terrain auront au mieux été collectées fin 2003? Devant les plaintes régulières de lecteurs, Philippe Gloaguen a d'ailleurs récemment modifié la formule qui orne la couverture de tous ses guides: «remis à jour chaque année» est devenu un plus prudent: «remis à jour chaque année, de notre mieux...»
«Le problème, au Routard, c'est que nous n'avons plus le temps de musarder et de découvrir de nouvelles adresses, déplore un collaborateur, qui affiche des dizaines de "missions" au compteur. Nous partons avec une liasse de lettres de lecteurs et nous vérifions leurs témoignages à la chaîne.» Ces voyages de réactualisation durent en général une quinzaine de jours à l'étranger et un peu moins pour une région française. Originalité appréciable du Routard, l'enquêteur a le droit d'être accompagné par un proche de son choix.
Le Routard passe-t-il de la publicité clandestine? Dans le jargon, on appelle cela du «publi-rédactionnel»: un annonceur paie non pas pour un encart publicitaire, mais pour que son produit soit vanté dans le corps même du guide. Le lecteur n'est évidemment pas au courant qu'il y a eu tractation commerciale. Depuis des années, le Routard dit ainsi le plus grand bien, dans tous ses guides, de la société Photo Service, spécialisée dans les tirages photographiques. Aucun concurrent n'est jamais évoqué. Il semble que Photo Service paie une redevance à la régie publicitaire d'Hachette en échange de cette critique favorable. «Pour nous, l'important, c'est que nos lecteurs bénéficient d'une réduction chez Photo Service», élude-t-on au Routard.
Comment sont rémunérés les collaborateurs? Contrairement au Lonely Planet, où ils ont droit à une petite biographie et à leur photo, les véritables auteurs des Guides du routard ne sont jamais mentionnés. Philippe Gloaguen est le seul et unique auteur officiel de toute la collection. Il perçoit donc 100% des droits. Par ailleurs, une «clause particulière» de l'accord qui le lie à Hachette stipule que, pour les créations de nouveaux guides, l'éditeur lui verse «une somme exceptionnelle pour frais». Enfin, le Routard bénéficie d' «échanges-marchandises» avec des compagnies aériennes ou des tour- opérateurs: contre une page de publicité dans un guide, ces derniers offrent une série de billets ou de séjours.
En théorie, la rémunération des collaborateurs est prélevée sur les royalties de Philippe Gloaguen, sous forme de forfaits - entre 80 et 100 euros la journée. En échange, ils renoncent par contrat à tous droits d'auteur. «Mais il m'est arrivé fréquemment d'être payé sous forme de billets d'avion ou de bons d'échange dans une agence de voyages», révèle un rédacteur. Certains pigistes-étudiants sont ainsi ravis de s'offrir un Paris-New York «à l'œil». «Nous avons longtemps utilisé cette pratique, nous avons arrêté», se défend-on à la direction.
Autre originalité du Routard: selon des contrats dont Lire a pu prendre connaissance, les permanents de l'équipe (sauf un) sont payés en droits d'auteur et non en salaires, même s'ils ne participent pas à la rédaction des guides proprement dite. Ce système réduit considérablement les charges patronales mais fragilise le personnel (absence de couverture sociale, impossibilité de percevoir le chômage en cas de licenciement...). «De la part d'un guide qui adopte toujours la posture de l'opprimé face au méchant capitaliste sauvage, cela fait un peu sourire», remarque un collaborateur...

Révélations sur les méthodes pas très orthodoxes d'un guide pas comme les autres.Mélange des genres? Comment réagirait le public s'il apprenait que le Michelin avait décerné trois étoiles à un restaurant appartenant en sous-main à la famille... Michelin? C'est pourtant ce que fait le Routard depuis des années dans son guide Martinique. A la page 196 de l'édition 2004, on peut en effet lire un éloge enthousiaste de l'Hôtel Résidence Océane, situé sur la presqu'île de la Caravelle: «superbes bungalows en bois magnifiquement situés au bord de l'une des plus belles plages de la Martinique», «piscine à débordement», «meilleur spot de l'île pour les surfeurs»... Cette notice élogieuse n'omet qu'un détail: cet hôtel appartient à Philippe Gloaguen, le patron des Guides du routard!
Selon un acte du tribunal de commerce de Martinique daté du 29 septembre 1997, dont Lire a pu prendre connaissance, il est détenteur de 150 des 500 parts du capital, soit de 30% de l'établissement, les 70% restants appartenant à deux de ses amis. Un investissement qui bénéficie des généreuses défiscalisations de la loi Pons. Bon prince, l'hôtelier Philippe Gloaguen accorde 10% de réduction aux lecteurs du Routard...
Un hôtel voisin, le Manguier, bénéficiant lui aussi d'une critique dithyrambique, est géré par la même équipe, qui s'occupe également de la location d'une superbe villa, acquise trois millions de francs en 1998 par Philippe Gloaguen et son épouse. Du coup, le commentaire moralisateur du Routard sur ce petit coin de paradis prend une saveur particulière: «Bref, on adore ce village encore préservé et on croise les doigts pour que les requins (de la finance) ne s'intéressent pas à cette côte...»
A quelle fréquence le Routard est-il actualisé? Cette question est au cœur de la guerre sans merci que se livrent les éditeurs du secteur tourisme: envoyer un lecteur dans un musée en travaux ou dans un restaurant fermé depuis trois ans ne fait jamais très sérieux. La politique du Routard en la matière s'affiche en préambule de tous les guides: «D'une année sur l'autre, les modifications atteignent et dépassent souvent les 40%.» Ce chiffre impressionnant justifie la présence d'un «millésime» bien en vue sur la couverture de chaque Routard (Alpes 2004-2005, etc.), incitant le voyageur à renouveler régulièrement sa collection.
La réalité est un peu plus nuancée. «Il m'est arrivé, en Asie ou en Amérique du Sud, de réactualiser un guide qui ne l'avait plus été depuis quatre ans», révèle un enquêteur du Routard. Si les régions françaises sont en effet revisitées presque chaque année, les destinations lointaines le sont plus épisodiquement. Une comparaison des guides Autriche 2000/2001 et 2003/2004, par exemple, montre que les restaurants et les hôtels sont les mêmes à 95% et que les notices sont identiques mot pour mot. Seule la maquette et certains prix ont été modifiés. Il en va de même pour de très nombreux volumes. Que penser de ce guide Népal-Tibet 2005-2006 (!), sorti en août dernier, et dont les informations sur le terrain auront au mieux été collectées fin 2003? Devant les plaintes régulières de lecteurs, Philippe Gloaguen a d'ailleurs récemment modifié la formule qui orne la couverture de tous ses guides: «remis à jour chaque année» est devenu un plus prudent: «remis à jour chaque année, de notre mieux...»
«Le problème, au Routard, c'est que nous n'avons plus le temps de musarder et de découvrir de nouvelles adresses, déplore un collaborateur, qui affiche des dizaines de "missions" au compteur. Nous partons avec une liasse de lettres de lecteurs et nous vérifions leurs témoignages à la chaîne.» Ces voyages de réactualisation durent en général une quinzaine de jours à l'étranger et un peu moins pour une région française. Originalité appréciable du Routard, l'enquêteur a le droit d'être accompagné par un proche de son choix.
Le Routard passe-t-il de la publicité clandestine? Dans le jargon, on appelle cela du «publi-rédactionnel»: un annonceur paie non pas pour un encart publicitaire, mais pour que son produit soit vanté dans le corps même du guide. Le lecteur n'est évidemment pas au courant qu'il y a eu tractation commerciale. Depuis des années, le Routard dit ainsi le plus grand bien, dans tous ses guides, de la société Photo Service, spécialisée dans les tirages photographiques. Aucun concurrent n'est jamais évoqué. Il semble que Photo Service paie une redevance à la régie publicitaire d'Hachette en échange de cette critique favorable. «Pour nous, l'important, c'est que nos lecteurs bénéficient d'une réduction chez Photo Service», élude-t-on au Routard.
Comment sont rémunérés les collaborateurs? Contrairement au Lonely Planet, où ils ont droit à une petite biographie et à leur photo, les véritables auteurs des Guides du routard ne sont jamais mentionnés. Philippe Gloaguen est le seul et unique auteur officiel de toute la collection. Il perçoit donc 100% des droits. Par ailleurs, une «clause particulière» de l'accord qui le lie à Hachette stipule que, pour les créations de nouveaux guides, l'éditeur lui verse «une somme exceptionnelle pour frais». Enfin, le Routard bénéficie d' «échanges-marchandises» avec des compagnies aériennes ou des tour- opérateurs: contre une page de publicité dans un guide, ces derniers offrent une série de billets ou de séjours.
En théorie, la rémunération des collaborateurs est prélevée sur les royalties de Philippe Gloaguen, sous forme de forfaits - entre 80 et 100 euros la journée. En échange, ils renoncent par contrat à tous droits d'auteur. «Mais il m'est arrivé fréquemment d'être payé sous forme de billets d'avion ou de bons d'échange dans une agence de voyages», révèle un rédacteur. Certains pigistes-étudiants sont ainsi ravis de s'offrir un Paris-New York «à l'œil». «Nous avons longtemps utilisé cette pratique, nous avons arrêté», se défend-on à la direction.
Autre originalité du Routard: selon des contrats dont Lire a pu prendre connaissance, les permanents de l'équipe (sauf un) sont payés en droits d'auteur et non en salaires, même s'ils ne participent pas à la rédaction des guides proprement dite. Ce système réduit considérablement les charges patronales mais fragilise le personnel (absence de couverture sociale, impossibilité de percevoir le chômage en cas de licenciement...). «De la part d'un guide qui adopte toujours la posture de l'opprimé face au méchant capitaliste sauvage, cela fait un peu sourire», remarque un collaborateur...
Ambiance à New York, que visiter en une semaine? English translation pending
hello,
je pars une semaine a new york (enfin manhattan plus precisement) fin avril.
j'y ai deja ete 15 jours en 2000 et depuis il s'est passe les evenements que l'on connait.
aussi je voulais savoir qu'elle y etait l'ambiance ces temps-ci (specialement peut-etre vis a vis d'un frenchie...), s'il y avait des precautions/attitudes particulieres a avoir et egalement s'il y avait des centres d'interets nouveaux, des choses a faire ou des endroits a ne pas manquer.
merci d'avance pour toute info utile.
yvhanoi.
je pars une semaine a new york (enfin manhattan plus precisement) fin avril.
j'y ai deja ete 15 jours en 2000 et depuis il s'est passe les evenements que l'on connait.
aussi je voulais savoir qu'elle y etait l'ambiance ces temps-ci (specialement peut-etre vis a vis d'un frenchie...), s'il y avait des precautions/attitudes particulieres a avoir et egalement s'il y avait des centres d'interets nouveaux, des choses a faire ou des endroits a ne pas manquer.
merci d'avance pour toute info utile.
yvhanoi.
Which neighborhood to stay in in Seoul?
Hi there,
I’m starting to look at neighborhoods in Seoul, and I’m leaning toward staying in a hotel in Insa-Dong—I’ve spotted one really close to Unhyeongung. Is this a good area—nice and convenient for exploring the city?
Otherwise, I’ve also found another hotel in Yongsan-Gu, right near the station of the same name. Is that station useful for getting around Seoul?
Since I’ll be in South Korea for nearly two months, I plan to spend at least a week in Seoul to recover from jet lag (it takes me a while to adjust...). So, I’d love a neighborhood that’s pleasant and a hotel not too far from a subway station.
Thanks in advance!
I’m starting to look at neighborhoods in Seoul, and I’m leaning toward staying in a hotel in Insa-Dong—I’ve spotted one really close to Unhyeongung. Is this a good area—nice and convenient for exploring the city?
Otherwise, I’ve also found another hotel in Yongsan-Gu, right near the station of the same name. Is that station useful for getting around Seoul?
Since I’ll be in South Korea for nearly two months, I plan to spend at least a week in Seoul to recover from jet lag (it takes me a while to adjust...). So, I’d love a neighborhood that’s pleasant and a hotel not too far from a subway station.
Thanks in advance!
What to choose for a first summer trip to Asia: Indonesia or Thailand?
Hi there,
I’m planning my first trip to Asia next summer with my partner and our daughter, who’ll be 3 and a half at the time, for 4 weeks (maybe 5).
I’ve heard that the timing is better for visiting Indonesia, but I’m hesitant because Thailand seems more accessible, and I’m worried that traveling to Indonesia during high season might be less enjoyable and a lot more expensive due to the number of tourists. We love cultural sites as much as natural ones, and we’re big foodies. We’re not necessarily looking for luxury and tend to take our time, travel by public transport, and look for accommodations with a good value for money—though we do occasionally splurge on a high-end restaurant.
I’m also wondering when and where to buy flight tickets and how comfortable the journey will be (especially for our daughter) if we fly with Thai Airways or Garuda.
Thanks in advance for sharing your thoughts and tips!
Damien
I’m planning my first trip to Asia next summer with my partner and our daughter, who’ll be 3 and a half at the time, for 4 weeks (maybe 5).
I’ve heard that the timing is better for visiting Indonesia, but I’m hesitant because Thailand seems more accessible, and I’m worried that traveling to Indonesia during high season might be less enjoyable and a lot more expensive due to the number of tourists. We love cultural sites as much as natural ones, and we’re big foodies. We’re not necessarily looking for luxury and tend to take our time, travel by public transport, and look for accommodations with a good value for money—though we do occasionally splurge on a high-end restaurant.
I’m also wondering when and where to buy flight tickets and how comfortable the journey will be (especially for our daughter) if we fly with Thai Airways or Garuda.
Thanks in advance for sharing your thoughts and tips!
Damien
Cost of living in New York
Hi everyone,
I’ve traveled to New York quite a bit, but not in about 10 years. All my colleagues who’ve been recently tell me that the cost of living has become outrageous.
What’s the situation really like?
For hotels, I checked the usual sites, and it does seem a bit expensive but not unaffordable—if you avoid the various "peak" periods (and there are a lot of them...).
Anyway, the prices seem roughly on par with Paris, at least for accommodation in Manhattan.
But what I’ve heard is that restaurants are almost unaffordable for "regular" budgets.
By unaffordable, I mean around $50 per person (as soon as you want a drink with your meal).
Thanks to any forum members who’ve been recently for shedding some light on this.
Long live VoyageForum.
Back from 3 weeks in Quebec
Hi there, just back from a three-week round trip to Quebec and a side trip to New Brunswick.
Departed from Montpellier, via CDG, then arrived in Montreal from July 31 to August 20, 2024.
AF flights went smoothly.
The RT itinerary (without the visit details):
Arrival in Montreal; Trois-Rivières; Tadoussac; Matane; Gaspé; Campbellton; Trois-Pistoles; Quebec City; Montreal and return to France, AF to CDG then Hop! to Montpellier.
Observations:
Getting out of Montreal airport is a nightmare! Two hours at Avis Auto to pick up the car (nice ride, though—a WW SUV Atlas V6 for two). From what I’ve heard, Montreal Airport is a pain because it was initially under-dimensioned for its infrastructure, and it seems impossible to reorganize everything.
Quebecers: Wonderful people in terms of hospitality and behavior toward tourists—especially French ones. You can ask them for advice at the supermarket, for directions here and there, and those distant cousins are great! That said, I’d exclude Montreal, which, due to its size and perhaps its cosmopolitanism, can’t be considered as welcoming as the countryside and small towns we passed through. A bit like Paris, you could say.
Quebecers prefer Quebec City over Montreal, and I get it. On a positive note for the city, I left some money in the hotel at the end of my stay. Once back in France, I contacted the hotel (day before yesterday), and they confirmed the oversight and are taking steps to send the money back. A nice gesture. It’s the Nouvel Hôtel, 1740 Avenue René Lévesque. Well-located, too.
Tourists: Same as always!
Americans: Still lacking in culture and education, but we already knew that. Loud, intrusive, annoying, you could say. And I’ll skip the “Oh my God! Oh my God!” all day long. And always with a coffee cup in hand on the streets. Not just American tourists, actually. Coffee is either enjoyed at the counter of a café or at home in front of the day’s news. It must also be said that our cousins’ coffee is more like dishwater.
Tourists from the Middle Kingdom: No change there! Flagrant lack of European culture and respect. They can be quite annoying at times. Thankfully, they don’t like the countryside or small towns.
Tourists from the Land of the Rising Sun: As usual, impeccable behavior. Both in terms of dress and discretion.
The British: They feel at home. Well, they kind of are, actually. Distant, inaccessible—typical English folks.
South Americans: A lot of them in Montreal during my stay. Quite noisy, especially at breakfast. But deep down, they’re great and very polite. I really like them. Must be my 36.1% Iberian DNA from my ancestry test that makes me say that.
And the French? Always the same! Complainers, grumblers, never happy with the meal, always finding prices too high, cutting in line, sometimes with a Quechua backpack but not always. In short, we don’t change. That said, there were some really nice people and great encounters that will leave wonderful memories. Some folks from Marseille in Quebec City, Toulouse in Montreal, Perpignan... But not many Parisians. Or maybe they just don’t talk to outsiders. When I think that my wife is from the 14th arrondissement...
And lots of lovely young French people there on a Working Holiday Visa for two years.
Others? Italians? Didn’t run into many. Eastern Europeans? Didn’t see any, or they were super discreet.
The trip started on July 31. 2,000 photos to sort through. More to come later.

The RT itinerary (without the visit details):
Arrival in Montreal; Trois-Rivières; Tadoussac; Matane; Gaspé; Campbellton; Trois-Pistoles; Quebec City; Montreal and return to France, AF to CDG then Hop! to Montpellier.
Observations:
Getting out of Montreal airport is a nightmare! Two hours at Avis Auto to pick up the car (nice ride, though—a WW SUV Atlas V6 for two). From what I’ve heard, Montreal Airport is a pain because it was initially under-dimensioned for its infrastructure, and it seems impossible to reorganize everything.
Quebecers: Wonderful people in terms of hospitality and behavior toward tourists—especially French ones. You can ask them for advice at the supermarket, for directions here and there, and those distant cousins are great! That said, I’d exclude Montreal, which, due to its size and perhaps its cosmopolitanism, can’t be considered as welcoming as the countryside and small towns we passed through. A bit like Paris, you could say.
Quebecers prefer Quebec City over Montreal, and I get it. On a positive note for the city, I left some money in the hotel at the end of my stay. Once back in France, I contacted the hotel (day before yesterday), and they confirmed the oversight and are taking steps to send the money back. A nice gesture. It’s the Nouvel Hôtel, 1740 Avenue René Lévesque. Well-located, too.
Tourists: Same as always!
Americans: Still lacking in culture and education, but we already knew that. Loud, intrusive, annoying, you could say. And I’ll skip the “Oh my God! Oh my God!” all day long. And always with a coffee cup in hand on the streets. Not just American tourists, actually. Coffee is either enjoyed at the counter of a café or at home in front of the day’s news. It must also be said that our cousins’ coffee is more like dishwater.
Tourists from the Middle Kingdom: No change there! Flagrant lack of European culture and respect. They can be quite annoying at times. Thankfully, they don’t like the countryside or small towns.
Tourists from the Land of the Rising Sun: As usual, impeccable behavior. Both in terms of dress and discretion.
The British: They feel at home. Well, they kind of are, actually. Distant, inaccessible—typical English folks.
South Americans: A lot of them in Montreal during my stay. Quite noisy, especially at breakfast. But deep down, they’re great and very polite. I really like them. Must be my 36.1% Iberian DNA from my ancestry test that makes me say that.
And the French? Always the same! Complainers, grumblers, never happy with the meal, always finding prices too high, cutting in line, sometimes with a Quechua backpack but not always. In short, we don’t change. That said, there were some really nice people and great encounters that will leave wonderful memories. Some folks from Marseille in Quebec City, Toulouse in Montreal, Perpignan... But not many Parisians. Or maybe they just don’t talk to outsiders. When I think that my wife is from the 14th arrondissement...
And lots of lovely young French people there on a Working Holiday Visa for two years.
Others? Italians? Didn’t run into many. Eastern Europeans? Didn’t see any, or they were super discreet.
The trip started on July 31. 2,000 photos to sort through. More to come later.

La meilleure façon d'marcher, c'est de mettre un pied d'vant l'autre... English translation pending
Je déteste toujours autant marcher et pourtant, je recommence.
Comme un sentiment d’urgence pour n’entendre que les battements de mon cœur si secoué de peine qu’il ne me fallait plus entendre ni compréhension, ni compassion de quiconque.
Être seule, vraiment seule.
La terre est vivante, douée de mémoire et je ne voulais que cette mémoire. Je ne voulais m’encombrer de rien.
Homme sceptique un peu goguenard : « Fais-le mais je me souviens bien de ta dernière expédition ! » C’était il y a dix ans ou plus, je ne me souviens plus. « C’est facile, y’en a eu qu’une ! » Des pieds en plomb, les mollets noués, l’estomac creux, les aisselles malodorantes, les bras griffés mais j’avais vécu l’intense sentiment d’avancer malgré toute ma paresse et mon inexpérience. « Où veux-tu aller ? » « Au Mont-Beuvray » « 50 km en voiture, 100 aller-retour, ça va je pourrais aisément te récupérer, tu prévois combien de jours ? » Il rit.
« Chais pas, 10 km par jour, pas plus, et comme j’y vais au pif, je ne saurais pas ce que j’ai parcouru, je m’arrêterai quand j’en aurais marre, je verrai bien ».
La veille du départ, Fils aîné au téléphone, moqueur : « Maman, t’es toujours aussi dingue. Tu ne marches jamais, t’as même pas de bonnes godasses, tu f’rais mieux d’aller chez xxx, là, tu te ressourcerais. Un jour, il t’arrivera des bricoles avec tes idées huluberlues.../... » « Ehh, je ne monte qu’au Mont-Beuvray, tu parles d’une expédition ! » « Ouais mais t’as vu ton âge ? » « Merci mon grand. Tu sais, il y a tellement de gens qui marchent pour de bon, des centaines de kilomètres sur toute la terre. Marcher pour le plaisir, marcher pour aller chercher de l’eau au puits, marcher en compétition, marcher pour aller à l’école, pour tous ceux là, je vais faire une balade, une promenade de santé, ça n’a rien d’une aventure ou d’un exploit, j’vais mettre un pas d’vant l’autre et recommencer, c’est tout. »
Et le 13 juin, j’ai pris le sentier forestier derrière la maison.
Le sac à dos, celui dont je me sers pour le goûter des petits, est rempli avec un kway, un morceau de bâche. J’ai coupé celle qui traînait par terre recouvrant la moto pour la protéger des chiures d’hirondelles, un pull, la gourde, un gant de toilette, un savon, ma brosse à dents, un sac de cacahuètes bien grasses et bien salées, des bananes sèches bien trop sucrées, cinq pommes et mon opinel. Il a une forme bizarre ce sac, comme un ballon accroché à mon dos. Il pèse 2,8 kg. Et dans les poches de mon pantalon en toile, à droite mes clopes et mon briquet, à gauche le-pied-de-biche-à-tiques. J’me demande à quoi il me servira si j’ai une tique dans le dos ou sur la nuque ! J’ai rajouté ma carte d’identité, 40 euros, et concession pour Homme, mon téléphone. Il veut me géolocaliser. C’est qu’il m’aime Homme, à lui tout seul un océan dans lequel je nage avec tant de bonheur. Mais là, pas de nage papillon, des pas.
Et quand le téléphone n’aura plus de batteries ? On verra bien. Je dis toujours -on verra bien - .
Dans le Morvan, les fées laissent leurs empreintes surnaturelles et comme je n’ai aucune carte, je ne sais pas les lire et n’ai pas envie d’apprendre, je vais leur faire confiance. Le soleil se lève à l’est et se couche à l’ouest, je dois aller à l’ouest, je suivrai sa course.
Et le 13 juin, j’ai serré les paupières pour repousser l’aube naissante. Je n’avais plus du tout envie de partir, plus du tout envie de marcher. Mais quand la brûlure salée a piqué derrière les paupières comme tous ces derniers jours, je n’ai pas reculé. J’ai lu un jour que les mauvais souvenirs et les chagrins ont de longues ombres et si on passe notre vie dedans on ne verrait plus jamais le soleil.
Ce 13 juin, le soleil était là alors, j’ai pris le sentier derrière la maison.
J’m’en vais vous raiconter l’ histôère
.../...
Comme un sentiment d’urgence pour n’entendre que les battements de mon cœur si secoué de peine qu’il ne me fallait plus entendre ni compréhension, ni compassion de quiconque.
Être seule, vraiment seule.
La terre est vivante, douée de mémoire et je ne voulais que cette mémoire. Je ne voulais m’encombrer de rien.
Homme sceptique un peu goguenard : « Fais-le mais je me souviens bien de ta dernière expédition ! » C’était il y a dix ans ou plus, je ne me souviens plus. « C’est facile, y’en a eu qu’une ! » Des pieds en plomb, les mollets noués, l’estomac creux, les aisselles malodorantes, les bras griffés mais j’avais vécu l’intense sentiment d’avancer malgré toute ma paresse et mon inexpérience. « Où veux-tu aller ? » « Au Mont-Beuvray » « 50 km en voiture, 100 aller-retour, ça va je pourrais aisément te récupérer, tu prévois combien de jours ? » Il rit.
« Chais pas, 10 km par jour, pas plus, et comme j’y vais au pif, je ne saurais pas ce que j’ai parcouru, je m’arrêterai quand j’en aurais marre, je verrai bien ».
La veille du départ, Fils aîné au téléphone, moqueur : « Maman, t’es toujours aussi dingue. Tu ne marches jamais, t’as même pas de bonnes godasses, tu f’rais mieux d’aller chez xxx, là, tu te ressourcerais. Un jour, il t’arrivera des bricoles avec tes idées huluberlues.../... » « Ehh, je ne monte qu’au Mont-Beuvray, tu parles d’une expédition ! » « Ouais mais t’as vu ton âge ? » « Merci mon grand. Tu sais, il y a tellement de gens qui marchent pour de bon, des centaines de kilomètres sur toute la terre. Marcher pour le plaisir, marcher pour aller chercher de l’eau au puits, marcher en compétition, marcher pour aller à l’école, pour tous ceux là, je vais faire une balade, une promenade de santé, ça n’a rien d’une aventure ou d’un exploit, j’vais mettre un pas d’vant l’autre et recommencer, c’est tout. »
Et le 13 juin, j’ai pris le sentier forestier derrière la maison.
Le sac à dos, celui dont je me sers pour le goûter des petits, est rempli avec un kway, un morceau de bâche. J’ai coupé celle qui traînait par terre recouvrant la moto pour la protéger des chiures d’hirondelles, un pull, la gourde, un gant de toilette, un savon, ma brosse à dents, un sac de cacahuètes bien grasses et bien salées, des bananes sèches bien trop sucrées, cinq pommes et mon opinel. Il a une forme bizarre ce sac, comme un ballon accroché à mon dos. Il pèse 2,8 kg. Et dans les poches de mon pantalon en toile, à droite mes clopes et mon briquet, à gauche le-pied-de-biche-à-tiques. J’me demande à quoi il me servira si j’ai une tique dans le dos ou sur la nuque ! J’ai rajouté ma carte d’identité, 40 euros, et concession pour Homme, mon téléphone. Il veut me géolocaliser. C’est qu’il m’aime Homme, à lui tout seul un océan dans lequel je nage avec tant de bonheur. Mais là, pas de nage papillon, des pas.
Et quand le téléphone n’aura plus de batteries ? On verra bien. Je dis toujours -on verra bien - .
Dans le Morvan, les fées laissent leurs empreintes surnaturelles et comme je n’ai aucune carte, je ne sais pas les lire et n’ai pas envie d’apprendre, je vais leur faire confiance. Le soleil se lève à l’est et se couche à l’ouest, je dois aller à l’ouest, je suivrai sa course.
Et le 13 juin, j’ai serré les paupières pour repousser l’aube naissante. Je n’avais plus du tout envie de partir, plus du tout envie de marcher. Mais quand la brûlure salée a piqué derrière les paupières comme tous ces derniers jours, je n’ai pas reculé. J’ai lu un jour que les mauvais souvenirs et les chagrins ont de longues ombres et si on passe notre vie dedans on ne verrait plus jamais le soleil.
Ce 13 juin, le soleil était là alors, j’ai pris le sentier derrière la maison.
J’m’en vais vous raiconter l’ histôère
.../...
Avis pour parcours dans l'Ouest américain English translation pending
Bonjour,
Nous envisageons un grand voyage l'an prochain, si la situation le permet évidemment, dans l'ouest américain. Nous partirions de la mi mai à la mi juin. J' ai travaillé sur une première ébauche de parcours et j'aurais aimé avoir des conseils sur la faisabilité, l’intérêt, etc....de celui-ci. Par avance, merci.
J1 : Paris- Los angeles J2 : Los angeles J3 : Los angeles J4 : Route 66. (Nuit à seligman) J5 : Route 66- Grand canyon (points de vue et ballade grand canyon- nuit à Tusayan) J6 : Grand canyon (hélico)- Horsenshoe- Page (nuit à Page) J7 : Lake powell ? (nuit à Page) J8 : Antelope canyon (visite du parc) Monument valley (nuit à monument valley) J9: Needles canyonlands(visite du parc) - Moab (nuit à Moab) J10: Arches (visite du parc) (nuit à Moab) J11: Moab: rafting sur le colorado- route 24-(nuit vers Fruita) J12: Capitol reef (visite du parc) - Route 12- Bryce (nuit à bryce) J13: Bryce canyon (visite du parc)- (nuit à Springdale) J14: Zion(visite du parc) - Las vegas (nuit à vegas) J15: Las vegas J16: Las vegas J17: Las vegas (matin)- Death valley (am) (nuit à Furnace Creek) J18: Death valley (matin)- Mammoth lakes (nuit à ?) J19: Mammoth lakes- Bodie – Yosemite (nuit à yosemite) J20: Yosemite (visite du parc et nuit à yosemite) J21: Yosemite (visite du parc) (nuit à san francisco) J22: San francisco J23: San francisco J24: San francisco J25: Vol San francisco Jackson hole- Grand Teton (nuit à Jackson) J26: Grand Teton- Yellowstone J27: Yellowstone J28: Yellowstone J29: Yellowstone J30: Vol jackson hole LA- Los angeles J31 : Los angeles – vol paris
Nous envisageons un grand voyage l'an prochain, si la situation le permet évidemment, dans l'ouest américain. Nous partirions de la mi mai à la mi juin. J' ai travaillé sur une première ébauche de parcours et j'aurais aimé avoir des conseils sur la faisabilité, l’intérêt, etc....de celui-ci. Par avance, merci.
J1 : Paris- Los angeles J2 : Los angeles J3 : Los angeles J4 : Route 66. (Nuit à seligman) J5 : Route 66- Grand canyon (points de vue et ballade grand canyon- nuit à Tusayan) J6 : Grand canyon (hélico)- Horsenshoe- Page (nuit à Page) J7 : Lake powell ? (nuit à Page) J8 : Antelope canyon (visite du parc) Monument valley (nuit à monument valley) J9: Needles canyonlands(visite du parc) - Moab (nuit à Moab) J10: Arches (visite du parc) (nuit à Moab) J11: Moab: rafting sur le colorado- route 24-(nuit vers Fruita) J12: Capitol reef (visite du parc) - Route 12- Bryce (nuit à bryce) J13: Bryce canyon (visite du parc)- (nuit à Springdale) J14: Zion(visite du parc) - Las vegas (nuit à vegas) J15: Las vegas J16: Las vegas J17: Las vegas (matin)- Death valley (am) (nuit à Furnace Creek) J18: Death valley (matin)- Mammoth lakes (nuit à ?) J19: Mammoth lakes- Bodie – Yosemite (nuit à yosemite) J20: Yosemite (visite du parc et nuit à yosemite) J21: Yosemite (visite du parc) (nuit à san francisco) J22: San francisco J23: San francisco J24: San francisco J25: Vol San francisco Jackson hole- Grand Teton (nuit à Jackson) J26: Grand Teton- Yellowstone J27: Yellowstone J28: Yellowstone J29: Yellowstone J30: Vol jackson hole LA- Los angeles J31 : Los angeles – vol paris
Notre trip en Afrique du Sud, destination Le Cap English translation pending
Nous entamons notre troisième jour. Passage obligé à la banque, il faut se remplir les poches et les vider d'une partie pour la location. Pas simple de se faire comprendre, car nous ne parlons que très peu l'anglais. Le distributeur ne veut pas nous délivrer 3000 rands, mais à force de mots et de gestes, nous sommes parvenus au guichet à faire le retrait, sympa la fille (nous avons compris par la suite qu'il fallait faire 2 retraits de petites sommes) des petits tracas sans importance. C 'est parti pour la côte Ouest, le littoral est sauvage et magnifique. Les eaux froides de l'Atlantique 14° ne se prêtent pas à la baignade, mais le courant froid du Bengula offre des langoustes à profusion et d'excellents poissons.

Nous pénétrons dans "West Coast National Park" 27600 hec. Le Namaqualand, jardin extraordinaire connaît en Afrique du Sud le même succès que l'arrivée du Beaujolais nouveau à Paris...
Il mérite le nom de paradis floral: le sol aride, reconnaissant des quelques gouttes de pluie que lui accorde la nature uns fois par an, se couvre, d'un bout à l'autre de l'horizon, d'un tapis de fleurs aux couleurs éclatantes. Dommage, nous arrivons à la fin de cette merveilleuse transformation.
La pureté du Lagon de Langebaan avec ses îlots accueillent chaque printemps des milliers d'oiseaux migrateurs. Nous pique-niquons face à cette beauté de la nature.
Il nous faut reprendre la route en direction de Vredenburg, où nous cherchons un concessionnaire Nissan, depuis la prise de la voiture, il y a un bruit à l'avant. Après un contrôle, il s'agit d'un élément sous le moteur a peine vissé! (erreur d'usine, la voiture est neuve, comme quoi, il ne faut pas se fier à l'aspect de la voiture). Nous avons eu un accueil remarquable, le mécano est allé avec mon mari tester la voiture pendant que l'on m'offrait thé et petits gâteaux. L a réparation a été faite gratuitement!! Pourboire de 300 rands, ça les valait bien.
Enfin, nous découvrons au bout de 16km de route aride, à l'horizon, un halo blanc baigné de soleil "Paternoster" petit village de pêche typique avec ses maisons aux murs blanchis comme en Grèce, incroyable! Selon la légende, il occupe le site où des naufragés portugais récitèrent le Notre Père pour rendre grâce à leur survie.
Comme nous avons coutume de le faire, un tour de village s'impose pour se donner une idée de l'ambiance, repérer les restaurants et les guest houses.
Au bout du village en bord de plage, Baywatch B&B, nous fait un clin d’œil. Nous demandons à voir la chambre et là, c'est magnifique... d'un excellent niveau: 680 rands pour deux.
Pieds dans le sable en sortant du B&B, "A little taste of heaven on earth"
Nous demandons à voir la chambre et là, c'est magnifique... d'un excellent niveau: 680 rands pour deux.
Nous sommes accueillis chaleureusement, je demande où trouver une cabine téléphonique, voilà qu'elle nous tend son cellulaire pour que nous appelions la France, ce que nous refusons, alors, elle nous propose Internet! C'est extraordinaire de rencontrer des personnes qui vous sont étrangères, qui ne parlent pas la même langue, qui sont accueillantes, super sympathiques et prêtent à tout pour vous faciliter la vie!
Sur ce, il est temps d'aller dîner, nous avons repéré un resto qui ne paie pas trop de mine, mais où le menu a l'air bien alléchant, quelle bonne idée nous avons eu de le choisir. L'intérieur est typiquement hollandais et le repas n'en parlons pas! des steaks de calamars de 500gr, délicieusement bons, un seul aurait suffit pour deux. Pour terminer, une glace que nous avons demandé très petite, nous avions vu la taille réelle, la serveuse n'en revenait pas! Cassé le ventre. Il ne nous reste plus qu'à se glisser sous les draps et à se laisser bercer par le bruit des vagues. GOOD NIGHT

Nous pénétrons dans "West Coast National Park" 27600 hec. Le Namaqualand, jardin extraordinaire connaît en Afrique du Sud le même succès que l'arrivée du Beaujolais nouveau à Paris...
Il mérite le nom de paradis floral: le sol aride, reconnaissant des quelques gouttes de pluie que lui accorde la nature uns fois par an, se couvre, d'un bout à l'autre de l'horizon, d'un tapis de fleurs aux couleurs éclatantes. Dommage, nous arrivons à la fin de cette merveilleuse transformation.
La pureté du Lagon de Langebaan avec ses îlots accueillent chaque printemps des milliers d'oiseaux migrateurs. Nous pique-niquons face à cette beauté de la nature.
Il nous faut reprendre la route en direction de Vredenburg, où nous cherchons un concessionnaire Nissan, depuis la prise de la voiture, il y a un bruit à l'avant. Après un contrôle, il s'agit d'un élément sous le moteur a peine vissé! (erreur d'usine, la voiture est neuve, comme quoi, il ne faut pas se fier à l'aspect de la voiture). Nous avons eu un accueil remarquable, le mécano est allé avec mon mari tester la voiture pendant que l'on m'offrait thé et petits gâteaux. L a réparation a été faite gratuitement!! Pourboire de 300 rands, ça les valait bien.
Enfin, nous découvrons au bout de 16km de route aride, à l'horizon, un halo blanc baigné de soleil "Paternoster" petit village de pêche typique avec ses maisons aux murs blanchis comme en Grèce, incroyable! Selon la légende, il occupe le site où des naufragés portugais récitèrent le Notre Père pour rendre grâce à leur survie.
Comme nous avons coutume de le faire, un tour de village s'impose pour se donner une idée de l'ambiance, repérer les restaurants et les guest houses.
Au bout du village en bord de plage, Baywatch B&B, nous fait un clin d’œil. Nous demandons à voir la chambre et là, c'est magnifique... d'un excellent niveau: 680 rands pour deux.
Pieds dans le sable en sortant du B&B, "A little taste of heaven on earth"
Nous demandons à voir la chambre et là, c'est magnifique... d'un excellent niveau: 680 rands pour deux.
Nous sommes accueillis chaleureusement, je demande où trouver une cabine téléphonique, voilà qu'elle nous tend son cellulaire pour que nous appelions la France, ce que nous refusons, alors, elle nous propose Internet! C'est extraordinaire de rencontrer des personnes qui vous sont étrangères, qui ne parlent pas la même langue, qui sont accueillantes, super sympathiques et prêtent à tout pour vous faciliter la vie!
Sur ce, il est temps d'aller dîner, nous avons repéré un resto qui ne paie pas trop de mine, mais où le menu a l'air bien alléchant, quelle bonne idée nous avons eu de le choisir. L'intérieur est typiquement hollandais et le repas n'en parlons pas! des steaks de calamars de 500gr, délicieusement bons, un seul aurait suffit pour deux. Pour terminer, une glace que nous avons demandé très petite, nous avions vu la taille réelle, la serveuse n'en revenait pas! Cassé le ventre. Il ne nous reste plus qu'à se glisser sous les draps et à se laisser bercer par le bruit des vagues. GOOD NIGHTRetour sur budget d'un circuit de 3 semaines en camping à Oman English translation pending
Bonjour à tous
Voici le complément du compte-rendu de notre voyage de 3 semaines :Aperçu des principales dépenses :
Réservé et payé avant le départ : prix pour 2 en euros
Vol AR Paris-Mascate : 760,96 euros
Acheté le 10 janvier pour le 20 mars auprès de Lufthansa par Munich / Francfort.
Arrivée à Mascate à 7h05. Vol pour Salalah à 11h30. Vol international et vol domestique = 2 billets différents.
Vol simple Mascate-Salalah : 140,91
Acheté le 23 janvier pour le 21 mars auprès d'Oman Air. Achat un peu tardif, les prix ont augmenté.
Vols sans problème.
Visas (en ligne) : 91,64 valables 30 jours
Excursion en dhow, à partir de Mascate (2h) : 120
Problème : incertitude de la météo. Le temps était gris. Faut-il réserver ?
Location voiture 1 : 198,58
Chez Rental/ Thrifty par Booking. 5 jours de Salalah à Salalah (aéroport) avec assurance et km illimité.
Toyota Yaris
Location voiture 2 : 827,75
Chez Rental / Interrent-Europcar. 14 jours de Mascate à Mascate (aéroport) avec assurance et 250 km / jour.
Toyota RAV 4
Pas de problème avec les voitures ni avec les loueurs.
1 nuit à Nizwa en AirBnb : 28,52
A ces dépenses payées en France avant le départ, il faut ajouter les dépenses sur place :
230 euros payés avec la carte Visa 1er
770 euros par l'intermédiaire des rials retirés dans les DAB.
Cela comprend toutes les dépenses sur place : 4 nuits d'hôtel, bus Salalah-Mascate, essence, ferry pour Masirah, nourriture (beaucoup de pique-nique en bivouac et petits restaurants), boissons, cadeaux, souvenirs, cartes postales, visites, matériel de camping : tente et gaz.
1 nuit à Salalah : Hôtel Star House 11 rials = 25 euros
2 nuits à Mascate : Hôtel Riyam (Mutrah) = 70,12 euros
1 nuit à Mascate vers la Grande Mosquée 19 rials = 43 euros
Les 5 nuits d'hôtel ont été réservées avant le départ sur Booking.
Les autres nuits, gratis, sous les étoiles !
Essence et km :
A partir de Salalah : 868 km – 58 litres – 27 euros
A partir de Mascate : 3883 km – 327 litres – 161 euros
Soit un total de 3168 euros pour 2 pour 20 jours sur place.
Nous avons bien utilisé l'Oman Off Road qui nous avait été aimablement prêté. Egalement Maps.me Nous avions aussi le guide LP que nous avons apprécié pour les visites et les commentaires culturels. Bonne préparation à ceux qui envisagent un voyage au Sultanat d'Oman.
Cordialement.
Vulcanie
Voici le complément du compte-rendu de notre voyage de 3 semaines :Aperçu des principales dépenses :
Réservé et payé avant le départ : prix pour 2 en euros
Vol AR Paris-Mascate : 760,96 euros
Acheté le 10 janvier pour le 20 mars auprès de Lufthansa par Munich / Francfort.
Arrivée à Mascate à 7h05. Vol pour Salalah à 11h30. Vol international et vol domestique = 2 billets différents.
Vol simple Mascate-Salalah : 140,91
Acheté le 23 janvier pour le 21 mars auprès d'Oman Air. Achat un peu tardif, les prix ont augmenté.
Vols sans problème.
Visas (en ligne) : 91,64 valables 30 jours
Excursion en dhow, à partir de Mascate (2h) : 120
Problème : incertitude de la météo. Le temps était gris. Faut-il réserver ?
Location voiture 1 : 198,58
Chez Rental/ Thrifty par Booking. 5 jours de Salalah à Salalah (aéroport) avec assurance et km illimité.
Toyota Yaris
Location voiture 2 : 827,75
Chez Rental / Interrent-Europcar. 14 jours de Mascate à Mascate (aéroport) avec assurance et 250 km / jour.
Toyota RAV 4
Pas de problème avec les voitures ni avec les loueurs.
1 nuit à Nizwa en AirBnb : 28,52
A ces dépenses payées en France avant le départ, il faut ajouter les dépenses sur place :
230 euros payés avec la carte Visa 1er
770 euros par l'intermédiaire des rials retirés dans les DAB.
Cela comprend toutes les dépenses sur place : 4 nuits d'hôtel, bus Salalah-Mascate, essence, ferry pour Masirah, nourriture (beaucoup de pique-nique en bivouac et petits restaurants), boissons, cadeaux, souvenirs, cartes postales, visites, matériel de camping : tente et gaz.
1 nuit à Salalah : Hôtel Star House 11 rials = 25 euros
2 nuits à Mascate : Hôtel Riyam (Mutrah) = 70,12 euros
1 nuit à Mascate vers la Grande Mosquée 19 rials = 43 euros
Les 5 nuits d'hôtel ont été réservées avant le départ sur Booking.
Les autres nuits, gratis, sous les étoiles !
Essence et km :
A partir de Salalah : 868 km – 58 litres – 27 euros
A partir de Mascate : 3883 km – 327 litres – 161 euros
Soit un total de 3168 euros pour 2 pour 20 jours sur place.
Nous avons bien utilisé l'Oman Off Road qui nous avait été aimablement prêté. Egalement Maps.me Nous avions aussi le guide LP que nous avons apprécié pour les visites et les commentaires culturels. Bonne préparation à ceux qui envisagent un voyage au Sultanat d'Oman.
Cordialement.
Vulcanie
Phuket-Singapour avec la Belle des Oceans, le nouveau bateau de Croisieurope English translation pending
Bonjour à tous,
Dès la mise en vente par Croisieurope de cette croisière de neuf jours entre Phuket et Singapour, nous avons été intéressés par l'itinéraire qu'on voit ci dessus , qui comportait une escale par jour le long de la cote Malaise, alors que la plupart des bateaux soit font Phuket – Singapour avec une seule escale intermédiaire et plusieurs jours en mer, soit effectuent des voyages plus longs, avec aussi des jours en mer.
La taille du bateau nous convenait aussi mieux et nous avions de bonnes expériences avec la Belle de l'Adriatique en Croatie et sur la côte Amalfitaine . La Belle des Oceans vient de rejoindre la flotte de Croisieurope. Il était exploité jusqu'en juillet 2018 par Silversea sous le nom de Silver Discoverer. Je reparlerai plus loin des avantages et des inconvénients de ce bateau.
Initialement, nous devions partir le 25 octobre, mais le chantier naval restaurant le bateau ayant pris du retard, Croisieurope avait annulé notre croisière . Ce qui nous avait obligé à annuler les vols pris par nos soins, ainsi que les hôtels réservés à Bangkok avant le départ et à Singapour après la croisière . Une vraie galère pour annuler et retrouver l'équivalent à la nouvelle date.
Après des discussions assez difficiles avec Croisieurope, nous avons obtenu le remboursement des dépenses effectuées, mais nous y avons néanmoins perdu près de 500 €, les nouveaux vols, pris au dernier moment, étant beaucoup plus chers.
Nous avons prévu de passer trois jours au préalable à Bangkok et de rester deux jours supplémentaires à Singapour pour visiter plus à fond ces deux villes intéressantes et. profiter pleinement d'un voyage de cette longueur.
Je vais essayer de vous faire partager les moments intéressants de ce voyage, en commençant par Bangkok, qui n'était pas compris dans la croisière, mais offre de nombreux centres d'intérêt.
A demain.La North Coast 500, au fin fond des Highlands English translation pending
Avril 2019
Bonjour à toutes et à tous,
Cette année, nous voilà de retour sur les terres écossaises.
Après un véritable coup de cœur lors de notre dernier séjour là-bas pour le "classique" (Glencoe – Ile de Skye) il y a 2 ans (carnet à retrouver ici => Ecosse - de l'île de May à l'île de Skye), nous décidons de remettre le couvert et de pousser plus loin notre itinéraire au fin fond des highlands, pour s’y perdre encore un peu plus, les pieds dans la tourbe, les routes ne menant nulle part, et des milliers de moutons pour seule compagnie sur des centaines de miles. Et pour cela, quoi de mieux que la célèbre NorthCoast500, cette route maritime de 500 miles, parfois comparée à la célèbre route 66 américaine. Voici donc le carnet de ce road trip en famille, accompagnés de nos deux marmots de 4 et 7 ans, nos coups de cœur, nos déceptions (si tant est que ce soit possible), nos conseils, bref tout ce qu’il y a à savoir si vous souhaitez vous lancer dans cette aventure - et une chose est sûre, on vous le recommande copieusement !! En route .. 🙂

JOUR 1 - Un dépaysement total à 2h d'avion et quelques miles vers le nord ..
Atterrissage par 18 degrés et un ciel gris mais sans pluie (vous êtes sûrs qu’on a bien atterri en Ecosse ???), nous nous rendons chez Arnold Clark (on a nos habitudes ^^) pour récupérer notre voiture pour la semaine. Ce sera un Nissan Juke tout neuf (10 miles au compteur), équipé d’un GPS (cadeau) et de deux ré-hausseurs pour les marmots (loués, et c’est important de le rappeler, pour 1GBP/jour … avis aux jeunes parents, plus d'excuses pour partir en Ecosse !!!).

Après avoir repris les marques, miles/h, volant à droite, conduite à gauche, gaffe aux moutons et compagnie, nous prenons la route du nord, en direction de notre première étape = Inverness, point de départ de la NC500. En version courte, c’est à peu près 2h45 de route, en passant à l’ouest des Cairgorms. Mais nous choisissons de traverser ce parc national par l’itinéraire bis, que les divers GPS tenteront de nous faire éviter jusqu’au bout .. et ça aurait été bien dommage, la traversée est sublime (si on fait abstraction des dizaines de faisans et hérissons delta-charlie-delta de part et d’autres de la chaussée). Le temps est gris, mais toujours non pluvieux (mais bon sang, où sommes-nous ??!).

Les premiers (milliers de) moutons nous rassurent finalement sur notre localisation, nous sommes bien au pays du Haggis, ça ne fait plus aucun doute. L’ambiance est assez dantesque, la bruyère est jaune, brûlée par l’hiver, les restes de neige sur les sommets témoignent d’un hiver plutôt rude. Mais dans la voiture, ça va, la température est stable, autour de 20°C. On pourrait s’en contenter, mais l’appareil photo me démange, et l’excitation d’immortaliser ces paysages prend le pas sur un vent froid et puissant qui me fouette à chaque arrêt photo. Après quelques dizaines de miles, autour de Glenshee, la route se rétrécit jusqu’à devenir du Single Track avec Passing Places (comprendre, routes mono-voies avec quelques espaces ici et là pour se croiser – un grand classique des Highlands).

Arrivés sur Braemar, la faim nous pousse à garer la voiture et pousser la porte d’un petit établissement fort coquet, The Bothy Braemar. Joli hasard, c’est une petite boutique idéale pour un Scottish Tea Time, accompagné de délicieuses gourmandises ‘Home Made’. Tout simplement un régal, de quoi repartir l’esprit léger et le ventre plein. Avant de sortir du parc national des Cairgorms, nous nous arrêtons pour admirer le vieux pont de Carrbridge, une occasion pour les enfants de se dégourdir les jambes aussi .. puis nous finissons par arriver à Inverness, où nous récupérons les clés de notre premier point de chute, un appartement cosy dans un quartier résidentiel. Une cuisine nous permet d’éviter le restaurant et de cuisiner ‘local’ (des pâtes ......… 😄).

Vue l’heure qu’il est, le temps qu’il fait (gris, vent, mais sans pluie .. ça commence à être vraiment louche), et la marée basse qui était à 17h, nous décidons d’avancer sur le programme du lendemain matin, à savoir tenter d’observer les dauphins qui remontent le Beauly, depuis Chanonry Point. Nous nous garons sur la parking presque désert, et le vent glacial nous fait presque regretter l’idée.. mais en sortant de la voiture, nous tombons sur une famille écossaise qui nous annoncent qu’au moins 3 dauphins sont bien présents à la pointe est. L’excitation est à son comble, faisant presque oublier le froid, nous pressons le pas jusqu’à la pointe où quelques personnes guettent déjà les caudales qui surgissent des flots. Le moment est incroyable, les dauphins sont là, à moins de 10 mètres de la berge, dévoilant leur caudale et parfois bien plus en surfant sur les vagues. Mais le vent rend assez difficile l’observation, les enfants, statiques, se transissent de froid, alors nous tournons les talons, pour aller déguster ces fameuses pâtes et dormir, après cette journée qui fut une belle entrée en matière !

Ce qu'on a aimé De simplement parcourir la route entre Glenshee et Braemar / Observer les dauphins à Chanonry Point Ce qu'on a moins aimé Le pont de Carrbridge, c’était sur notre route alors ça va. Mais ne mérite pas nécessairement un détour - en revanche, si nous avions eu plus de temps, nous aurions poussé plus à l'est pour découvrir le Dunottar Castle !
Bonjour à toutes et à tous,
Cette année, nous voilà de retour sur les terres écossaises.
Après un véritable coup de cœur lors de notre dernier séjour là-bas pour le "classique" (Glencoe – Ile de Skye) il y a 2 ans (carnet à retrouver ici => Ecosse - de l'île de May à l'île de Skye), nous décidons de remettre le couvert et de pousser plus loin notre itinéraire au fin fond des highlands, pour s’y perdre encore un peu plus, les pieds dans la tourbe, les routes ne menant nulle part, et des milliers de moutons pour seule compagnie sur des centaines de miles. Et pour cela, quoi de mieux que la célèbre NorthCoast500, cette route maritime de 500 miles, parfois comparée à la célèbre route 66 américaine. Voici donc le carnet de ce road trip en famille, accompagnés de nos deux marmots de 4 et 7 ans, nos coups de cœur, nos déceptions (si tant est que ce soit possible), nos conseils, bref tout ce qu’il y a à savoir si vous souhaitez vous lancer dans cette aventure - et une chose est sûre, on vous le recommande copieusement !! En route .. 🙂

JOUR 1 - Un dépaysement total à 2h d'avion et quelques miles vers le nord ..
Atterrissage par 18 degrés et un ciel gris mais sans pluie (vous êtes sûrs qu’on a bien atterri en Ecosse ???), nous nous rendons chez Arnold Clark (on a nos habitudes ^^) pour récupérer notre voiture pour la semaine. Ce sera un Nissan Juke tout neuf (10 miles au compteur), équipé d’un GPS (cadeau) et de deux ré-hausseurs pour les marmots (loués, et c’est important de le rappeler, pour 1GBP/jour … avis aux jeunes parents, plus d'excuses pour partir en Ecosse !!!).

Après avoir repris les marques, miles/h, volant à droite, conduite à gauche, gaffe aux moutons et compagnie, nous prenons la route du nord, en direction de notre première étape = Inverness, point de départ de la NC500. En version courte, c’est à peu près 2h45 de route, en passant à l’ouest des Cairgorms. Mais nous choisissons de traverser ce parc national par l’itinéraire bis, que les divers GPS tenteront de nous faire éviter jusqu’au bout .. et ça aurait été bien dommage, la traversée est sublime (si on fait abstraction des dizaines de faisans et hérissons delta-charlie-delta de part et d’autres de la chaussée). Le temps est gris, mais toujours non pluvieux (mais bon sang, où sommes-nous ??!).

Les premiers (milliers de) moutons nous rassurent finalement sur notre localisation, nous sommes bien au pays du Haggis, ça ne fait plus aucun doute. L’ambiance est assez dantesque, la bruyère est jaune, brûlée par l’hiver, les restes de neige sur les sommets témoignent d’un hiver plutôt rude. Mais dans la voiture, ça va, la température est stable, autour de 20°C. On pourrait s’en contenter, mais l’appareil photo me démange, et l’excitation d’immortaliser ces paysages prend le pas sur un vent froid et puissant qui me fouette à chaque arrêt photo. Après quelques dizaines de miles, autour de Glenshee, la route se rétrécit jusqu’à devenir du Single Track avec Passing Places (comprendre, routes mono-voies avec quelques espaces ici et là pour se croiser – un grand classique des Highlands).

Arrivés sur Braemar, la faim nous pousse à garer la voiture et pousser la porte d’un petit établissement fort coquet, The Bothy Braemar. Joli hasard, c’est une petite boutique idéale pour un Scottish Tea Time, accompagné de délicieuses gourmandises ‘Home Made’. Tout simplement un régal, de quoi repartir l’esprit léger et le ventre plein. Avant de sortir du parc national des Cairgorms, nous nous arrêtons pour admirer le vieux pont de Carrbridge, une occasion pour les enfants de se dégourdir les jambes aussi .. puis nous finissons par arriver à Inverness, où nous récupérons les clés de notre premier point de chute, un appartement cosy dans un quartier résidentiel. Une cuisine nous permet d’éviter le restaurant et de cuisiner ‘local’ (des pâtes ......… 😄).

Vue l’heure qu’il est, le temps qu’il fait (gris, vent, mais sans pluie .. ça commence à être vraiment louche), et la marée basse qui était à 17h, nous décidons d’avancer sur le programme du lendemain matin, à savoir tenter d’observer les dauphins qui remontent le Beauly, depuis Chanonry Point. Nous nous garons sur la parking presque désert, et le vent glacial nous fait presque regretter l’idée.. mais en sortant de la voiture, nous tombons sur une famille écossaise qui nous annoncent qu’au moins 3 dauphins sont bien présents à la pointe est. L’excitation est à son comble, faisant presque oublier le froid, nous pressons le pas jusqu’à la pointe où quelques personnes guettent déjà les caudales qui surgissent des flots. Le moment est incroyable, les dauphins sont là, à moins de 10 mètres de la berge, dévoilant leur caudale et parfois bien plus en surfant sur les vagues. Mais le vent rend assez difficile l’observation, les enfants, statiques, se transissent de froid, alors nous tournons les talons, pour aller déguster ces fameuses pâtes et dormir, après cette journée qui fut une belle entrée en matière !

Ce qu'on a aimé De simplement parcourir la route entre Glenshee et Braemar / Observer les dauphins à Chanonry Point Ce qu'on a moins aimé Le pont de Carrbridge, c’était sur notre route alors ça va. Mais ne mérite pas nécessairement un détour - en revanche, si nous avions eu plus de temps, nous aurions poussé plus à l'est pour découvrir le Dunottar Castle !