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Tour d'Europe à cheval English translation pending
by Huxley04 · 2007-03-15 · 46 replies
bonjour, Moi j'ai un projet qui est de faire le tour d'Europe à cheval. Toute aide peu m'être précieuse. Car je n'ai que 16 ans et que le voyage et prévu dans 4 ans. Et si il y a des personnes intéresser par se voyage envoyer moi un message (personne non serieuse sabstenir) Merci d'avance. Huxley04
Vos projets cyclistes English translation pending
by Mifanfouette · 2007-03-13 · 35 replies
Coucou à tous

Je voulais juste savoir comment vous "fonctionnez" pour vos projets cyclistes, si certains d'entre vous marchent au feeling sans jamais savoir où ils vont partir d'une année sur l'autre, ou si d'autres on fait une liste + ou - exhaustive de tous les coins qu'ils souhaitent visiter dans les 20 ans à venir, et qu'ils "piochent" tous les ans dans ce vivier en fonction du temps et du budget dispo, et aussi des envies du moment.

PS : si certains ont fait des listes, envoyez les c'est toujours interessant de voir.

Merci à tous pour vos réponses !

Mifanfouette
Aller ou pas en Indonésie cette année? English translation pending
by Shaynee · 2007-03-11 · 19 replies
Bonsoir,

J'aimerais avoir quelques avis, si possible de ceux qui vivent actuellement en Indonésie ou qui y ont voyagé récemment !

Voilà, sans vouloir être casser le délire de ceux qui sont en train de planifier leur voyage, je suis actuellement dans le doute le plus complet quand au fait de préparer un voyage en Indonésie pour septembre 2007... 🤪 J'en ai très envie, je pense que cette destination correspond bien à ce que je recherche pour mon prochain périple, mais... j'avoue que toutes les catastrophes qui semblent s'acharner sur l'achipel m'inquiètent tellement que je n'ai presque plus le courage de l'envisager.

Entre innondations, tremblement de terre, attentats, crash aériens, grippe aviaire... si l'on en croit le site du ministère je me demande s'il est bien raisonnable de prévoir un voyage à destination de Bali, Java, Sumatra, Lombok...??? Qu'en pensez-vous ? La réalité est-elle déformée par les infos glannées sur le net et dans l'actualité, ou bien est-ce réellement dangereux ?

PS : inutile de me dire "tu peux aussi te faire écraser au coin de la rue", j'en suis consciente bien sûr 😉 J'essaie juste de trouver un juste équilibre entre ma soif d'aventure et les "risques du métier" !
Quand le guide de voyage remplace la rencontre avec les habitants du pays English translation pending
by BoriBana · 2007-03-05 · 23 replies
Routard, Lonely Planet, Petit Futé, … Quand le guide de voyage remplace la rencontre avec les habitants du pays. Par Sebastien Robert, Ignace Fabiani et Martin Tonglet* Cusco, Pérou, Février 2007. Assis sur les marches de la cathédrale dominant la place centrale de la ville, nous profitons de l’air frais et des premiers rayons du soleil. En cette heure matinale, la place est encore calme. Nos regards, curieux, se fixent sur un couple de touristes qui l’air un peu perdus et désemparés, semblent chercher leur itinéraire dans un guide de voyage. Visiblement agacés de ne pas se retrouver et en désaccord l’un avec l‘autre, ils s’arrachent le guide des mains et tentent de le tourner dans toutes les directions pour se repérer. N’y arrivant toujours pas, ils se lèvent, balayent la place du regard et se dirigent vers nous. - « Sorry, could you please help us, we’re a little lost ? » - « Euh… yes what can we do for you ? » - « Would you happen to know how to go from here to the Monumento Pachacuteq ? We’ve desperately been looking on the map that’s in our Lonely Planet, but we’re unable to see where we should go… » Fin de l’épisode. L’histoire se termine bien : grâce aux précieux renseignements que nous leur avons donné, ces deux touristes ont pus se rendre là où ils voulaient. Cependant après avoir vu cette scène se répéter maintes et maintes fois dans chaque lieu où nous avons voyagé, nous sommes amenés à nous poser quelques questions : - Pourquoi chercher dans un guide muet une information que tous les habitants de la ville connaissent ? Ne vaut-il pas mieux poser directement la question à quelqu’un ? - Quand ce couple – ou d’autres – se décide enfin à poser la question, pourquoi décident-ils de la poser à nous – des français – alors qu’il y a sur la place au moins une vingtaine de péruviens qui connaissent beaucoup mieux la ville, puisque c’est la leur ? En observant ce phénomène de plus près, nous nous apercevons que les guides de voyage ont pris une telle importance que bien souvent, ils remplacent le contact avec les êtres humains. Puisque la vérité sort de la bouche des guides de voyage, tout ce qui n’est pas écrit dans ces guides ne vaut pas la peine d’être vu ou vécu. Quand nous voulons connaître l’histoire ou la culture d’un pays, nous ouvrons notre guide. Quand nous voulons savoir où manger, où dormir, où sortir, … nous ouvrons notre guide. Quand nous voulons savoir quel quartier visiter, quelles rues arpenter, … nous ouvrons notre guide. Pourtant les premiers spécialistes d’une ville, d’un pays, ne sont-ils pas ses habitants ? Ne serait-ce pas plus enrichissant et envoûtant de découvrir l’histoire du Pérou en écoutant parler le vieux péruvien assis sur le banc à coté de nous ? Ne serait-ce pas plus savoureux et excitant de sortir manger et danser avec des habitants de Cusco qui connaissent parfaitement les lieux sympas pour sortir ? Ne serait-ce pas plus agréable et intéressant de se balader dans les rues d’un quartier avec un de ses habitants qui nous explique l’histoire et les spécificités de ce quartier, plutôt que de cheminer le nez dans notre guide ? Quand nous voyageons, chaque question, chaque problème que nous avons pourrait être l’occasion d’aller à la rencontre des habitants du pays que nous voulons découvrir. Cela pourrait être un prétexte pour entrer en conversation avec eux et vivre des moments d’échange et d’enrichissement mutuels. Malheureusement, bien trop souvent, en cherchant les réponses dans notre guide, nous tombons dans un mutisme triste et stérile. Il ne s’agit pas de dire que les guides de voyages sont mauvais en soi ou qu’il n’y a pas des moments où ils peuvent peut-être être utiles, mais juste de constater qu’ils finissent trop souvent par être des prétextes à la non-rencontre avec les habitants du pays. Or si nous ne voyageons pas pour rencontrer d’autres êtres humains, alors pourquoi voyageons-nous ? Pour voir des paysages, la nature, un petit village de montagne, les ruelles d’une vielle ville ? Tout cela est très beau bien sûr, mais après ? Au final, il semble bien que ce que nous retiendrons de nos voyages ce sont bien les Autres. Les autres qui nous donnent de leur temps, de leurs sourires, de leurs connaissances, … Dès que nous prenons le temps de s’écouter, de partager et de se laisser un peu bousculer par l’autre, nous nous apercevons que nous avons tant à apprendre les uns des autres. Finalement, c’est pour cela que nous voyageons, pour grandir. Les guides de voyages sont parfois perçus comme les « clés » du voyage. Espérons qu’ils ne soient pas des clés qui ferment les portes de notre rencontre avec les habitants des pays que nous prétendons découvrir… * Sebastien Robert, Ignace Fabiani et Martin Tonglet sont actuellement plongés dans une rencontre avec les habitants du continent Américain en voyageant de Montréal au Canada jusqu’à Buenos Aires en Argentine. Pour plus d’informations sur leur voyage peu ordinaire voir leur blog : http://descentedesameriques.over-blog.com
Mission humanitaire au Pakistan English translation pending
by Imli · 2007-03-04 · 8 replies
17 novembre 05

L’histoire me poursuit, je poursuis l’histoire…J’étais tombée amoureuse de l’Inde, voila que je découvre aujourd’hui son frère ennemi (tel Remus et Romulus). Deux pays qui se déchirent depuis des années pour un bout de terre se sont retrouvés unis face à l’horreur. Les combats ont cessés un instant. La hache de guerre a été enfouie sous les décombres des maisons et les cadavres des victimes.

Me voici donc en mission au Pakistan avec la Croix Rouge suite à un tremblement de terre d’une magnitude de 7, 5 sur l’escabeau de notre cher Richter (comme les tisanes, si, si !).

Ça fait bien deux mois que nos équipes se relaient sur la petite ville de Batagram (station balnéaire perchée à 1000m d’altitude). Un hôpital de tentes a rapidement été monté, on a même ajouté des consultations dans les collines environnantes et roule la galère !

Ça c’était pour situer un chouya la situation. Il est 6h00 du matin et la nouvelle équipe (NOUS quoi) atterris à Islamabad après un vol relativement calme (j’ai été surclassé et j’avoue que j’ai eu du mal à quitter mon super fauteuil inclinable avec TV intégrée et steward à mes pieds !). Petit comité d’accueil. On grimpe vite dans les 4x4 direction Batagram.

La route m’est rapidement familière. Je retrouve la même conduite tellement caractéristique de cette région, à savoir qu’il est tout à fait possible de doubler une voiture qui est elle-même en train d’en doubler une troisième ! Il en résulte parfois des gros plans intéressants sur le camion qui arrive en face. Nous avons ainsi tout le loisir d’observer en détail le tuning particulièrement local de ces engins (vu que nos yeux sont exorbités par la panique, on n’en loupe pas une miette). Des couleurs à donner des bouffées d’angoisse à un caméléon, des guirlandes, des petites hélices parfois, un véritable sapin de Noël sur roulettes. Après tant de prouesses digne des plus grands chauffards, je soupçonne notre chauffeur de se prendre pour un kamikaze dopé au Yoba depuis sa plus tendre enfance.

On croise beaucoup d’hommes, les femmes se font rares (elles restent à la maison et sont considérées comme inférieures aux chiens. Une fois de plus je ronge mon sous-tif !! Promis, je ne vais pas jouer les Simone Weil version pakistanaise). Elles ne portent pas le sari mais une tunique sur un pantalon (punjabi) de couleur sombre, je ne retrouve pas la sensualité indienne qui m’avait tellement charmée. Nous sommes d’ailleurs rapidement contaminées et adoptons le foulard-sur-la-tête-à-haut-pouvoir-couvrant (Je ressemble à la vierge Marie, j’adôôôôre !). Pour compléter le tableau, après six heures assise dans un tape cul motorisé, je suis en mesure d’affirmer qu’une transformation inédite s’est opérée sur ma personne : J’ai maintenant un séant encastrable ! (Des fesses carrées quoi !).

On arrive enfin sur notre camp quatre étoiles: tentes, douches chauffées, une cuisinière, une machine à laver (un peu poussive mais on ne va pas se plaindre). L’équipe sur place nous accueille avec un bon thé indien.

17h30 La nuit tombe vite. Il y a une grosse amplitude thermique: 20° à 25° dans la journée et on atteint les 0° la nuit.

On va prendre nos quartiers. Je vous embrasse tous

18 novembre

Si il y a bien UNE règle de survie à suivre à la lettre dans ce bled c’est de ne SURTOUT pas boire de thé après 18h00 !!!!

Le vessie comme un ballon de football, j’ai du m’extirper de mon douillet duvet au beau milieu de la nuit pour me geler le derrière aux toilettes. Pourtant j’ai tout essayé: auto hypnose, yoga, j’ai même envisagé un instant de réquisitionner un récipient quelconque pour m’épancher mais la raison et la douleur furent plus fortes que moi. J’ai capitulé. Grelottant sous une montagne de pulls enfilés à la va vite j’ai sautillé jusqu’au lieu-dit, sous l’œil étonné de notre gardien. Et bien je vous assure que les nuits pakistanaises sont loin d’être des plus torrides ! On ne m’y reprendra plus.

Lever à 8h 30, avec petit dej en compagnie de l’équipe précédente. Ils partent demain alors on va profiter de cette journée pour faire un tuilage (ils nous filent le mode d’emploi du camp quoi). Au menu; café, thé (pas de Nesquick, ça c’est rude !!) et tartines sur des galettes genre naan indien (je sens que je vais me démancher la mâchoire un de ces quatre, ça ne me fait pas du tout rigoler). Le personnel local a le cœur déchiré par le départ de l’équipe précédente. Promis on essayera de faire aussi bien.

En périphérie de notre zone vie (les tentes où on dort, le stock de matériel, la cuisine et les douches) il y a deux tentes où on donne les consultations (une pour les hommes, une pour les femmes). Me voici assignée à la tente femmes. Les clients ne se font pas attendre. Je suis d’abord doublée avec Anna, infirmière de l’équipe précédente puis je me retrouve seule avec Nayla, jeune interprète qui me donne un sacré coup de main. Elle est grande malgré ses seize ans, drapée dans une étole bleue brodée. Elle sait cependant se faire respecter. Ses yeux brillent quand elle me parle de son pays. Entre deux pansements, elle me raconte l’histoire d’un prince qui s’est jeté dans la rivière qui coule un peu plus loin pour sauver son peuple d’un sortilège. On dit que la nuit, on peut voir son habit de lumière se refléter à la surface. Je suis sous le charme. Première rencontre avec nos chers patients: C’est pas aussi haut en couleurs qu’à l’arrivée de l’équipe numéro un (crânes fracturés, plaies super infectées, j’en passe et des meilleurs) mais on doit faire le suivit des pansements, les affections respiratoires arrivent et les bestioles en tous genres sont toujours aussi fidèles au rendez vous ! (les insectes sont nos amis..)

Petit regard sur le décor: Le camps est situé dans une vallée au milieu de montagnes dont certaines ont le sommet enneigé. Les flancs sont un peu pelés, avec ça et là des petites touches bleutées apportées par les tentes de fortune qui se marient d’une façon remarquable avec le ciel azur. On pourrait presque monter une station balnéaire maintenant qu’on a monté un super Hôpital….. On devrait en toucher deux mots à nos voisins logisticiens allemands, je suis certaine que ça les motiverait. Le log (abréviation usuelle pour logisticiens) doit être en mesure de trouver n’importe quoi, n’importe où non ? A quand le jacuzzi ?

Les filles se sont rapidement mises à la mode locale (foulards pour cacher le moindre cm² de féminité) pendant que nos hommes, ayant subit un sommeil glacial, se sont mis en charge de mettre un chauffage dans la tente vie.

Ben voila, voila, la nuit se casse la gueule rapidement (boum), il est a peine 17h00 ! Vu l’amplitude thermique locale on rajoute au moins deux couches supplémentaires à nos tenues (on n’est pas gros ! c’est une beauté couches par couche). Nous verrons donc cette nuit si les efforts de nos logs de chocs saurons nous porter au pays des rêves a bord de nos douillets duvets.

19 novembre

Avant d’entamer le description de la présente journée, je me dois de vous avouer que le camp a été immobilisé tout hier soir pour une activité des plus prolifiques et hautement diplomatique: La cuisine à été envahie par les filles pour une séance de tatouage au henné par nos chères traductrices pakistanaises. Maintenant nous sommes des tatouées, des vraies !! Pendant ce temps, nos mâles collègues se gelaient dehors et s’auto digéraient en hurlant à la mort et en nous traitant de noms d’oiseau des plus poétiques. N’empêche que, une fois qu’ils ont vu ce que ça donnait sur nos petits bras charmants, ils se sont prêtés au jeu sans se faire prier ! Ben voyons ! Nos talentueuses tatoueuses locales s’étant éclipsées il a fallu prendre le relais….. Le résultat fut des plus intéressant. Les arabesques fleuries laissèrent la place à des têtes de mort, des ancres de marine ou des tableaux pour le moins abstraits.

Bon, revenons à aujourd’hui. Apres une journée passée seule dans mon petit hôpital pour nanas (je tiens la consultation pour femmes) je dois arriver à la conclusion qu’il vaut mieux être inspecteur gadget qu’infirmier ou médecin pour bosser ici. Comment vous faites vous, pour décapsuler un plâtre qui va jusqu’en haut du mollet (renforcé, bien évidemment par deux bandes de résine, sinon ce ne serait pas rigolo) alors que vous n’avez aucun matériel adéquat ? Pas la moindre scie, ni bite, ni couteau. Enfin, le Dieu LEATHERMAN nous touche de sa grâce. Nous voici donc en train de nous acharner sur son @*§ »<£ de plâtre avec la mini scie du couteau de poche, un abaisse langue glissé entre la peau de notre victime et son plâtre. Nous vainquîmes !!!

Les personnel infirmier s’est d’ailleurs découvert de nouveaux pouvoirs magiques: Je vous présente donc Orianne, reine du point de croix sur plaie suturable, Mozart du point col roulé et votre serviteuse (Emilie), pourfendeuse d’abcès surinfecté sur derrière poupin.

Olivier s’est déjà fait remarquer en renvoyant la cuisinière (il n’avait pas de nom de code en Louisiane, voici donc Exterminator), la soupe était trop froide ! Il a même poussé le vice jusqu'à ne la congédier qu’une fois le dîner prêt. Trop fort le p’tit gars ! Toute l’équipe locale tremble dans leur bourca, qui sera le prochain ?

Merci à nos logs de choc qui ont permis à l’équipe des filles d’avoir une tente chauffée avec petite lampe perso pour bouquiner le soir. On est aux petits oignons !

20 Novembre

Première réplique! On a swingué trois secondes même pas, juste le temps de sentir la terre faire le gros dos. Ca fait tout drôle. On était en pleine consultation, on s’est tous regardés, puis on a continué comme si de rien n’était. De toute façon vu qu’on est dimanche, on n’a pas eu beaucoup de patients.

Depuis hier soir donc c’est la dèche on doit cuisiner nous-même vu qu’Exterminator est passé par là. Pas la moindre âme charitable pour nous faire chauffer le petit dej ! Qu’a cela ne tienne, on fait honneur aux rations de survie (comment résister au navarin printanier ou encore à la salade du gondolier ??). La cuisinière précédente cumulait deux emplois et nous négligeait de façon particulièrement difficile à supporter pour nos omnivores de coéquipiers. Il nous semble donc plus équitable d’en embaucher une nouvelle (blonde et à forte poitrine aux dires de ces mêmes coéquipiers…. On verra ce qu’on peut faire, on n’en est pourtant qu’à une semaine de mission).

Cet après-midi les médecins sont sortis du camp pour magasiner un brin, pendant que les logs peaufinaient notre confort. Exterminator a trouvé des tongs (on verra de tout sur cette planète!), pour soigner le Toubib on a également ramené une cargaison de PEPSI (ça commence mal Doc, ça commence mal !!). La ville est encore étonnamment sur pieds. Par contre certains murs portent des fissures de très mauvaise augure. Pas de femme dans les rues, rien que des hommes portant leur longue chemise beige sur un pantalon et le chapeau dans le plus pure style omelette ramollie (mais si comme en Afghanistan !). Les hommes dévisagent peu les filles de l’équipe, il faut dire qu’elles sont camouflées par leurs vêtements à haut pouvoir couvrant et encadrées par trois hommes.

Demain matin, départ d’une première équipe mobile, avec deux heures et demie de route puis un hélico pour rejoindre un village paumé en altitude qui n’a encore reçu aucune visite de médicaux. Deux, peut-être trois jours de confort tout à fait rudimentaire malgré un soutien logistique basique militaire (les cantines sont pleines à craquer de rations de survie vu que Greg est en train de développer une dépendance quasi maladive pour ces étouffe chrétiens). Bon courage à ces trois-là, en attendant que vienne notre tour de nous envoyer en l’air

21 novembre

Deuxième matin sans la moindre cookerine ! On ne peut pas dire qu’Exterminator soit meilleur dans l’expulsion plutôt que le recrutement mais les coutumes locales ne lui facilitent pas les choses. Hier soir, il a tenté de recruter une jeune donzelle. La pauvre est arrivée escortée par une de ses amies et avait tellement peur de notre mâle blindé de testostérone qu’elle s’est mise à l’autre bout de la table et lui tournait le dos. Pas facile pour parler ! Vu qu’elle n’est pas mariée, elle a très peur des hommes et devra demander l’accord de son frère avant de pouvoir venir travailler dans cette horde de débauchés (« et voici que je vous envoie, seul au milieu des loups »).

Hier, pendant notre balade, nous avons croisé la boulangerie du coin d’où sortait un fumet des plus alléchants. On s’est alors pris à rêver de petites brioches toutes rondes et toutes chaudes qui nous attendraient, sur la table du petit dej, alors que nous nous extirperions de nos douillets duvets, l’œil encore embué par la nuit passée. Cruelle réalité que celle-ci: pas le moindre petit bout de pain, pas de sensuelle cookerine ! De rage et par dépit notre Exterminator s’est rabattu sur le café atomisé (si, si, on ne sait pas bien ce que ça veut dire mais c’est écrit sur le sachet).

Les consultations continuent même sans notre cher docteur. On a pas mal de personnes qui viennent pour des brûlures. Les familles vivent à vingt sous une tente de fortune et les autres courent autour pour se réchauffer. Certains s’endorment trop près du feu, d’autres se renversent du thé bouillant (trop de promiscuité), enfin on commence à voir des gelures sur les orteils et les mains. Allez leur expliquer qu’il faut porter des chaussures plus chaudes!

Une réplique de belle envergure (5, 5 sur l’escabeau de Richter, épicentre à 120 km d’Islamabad donc pas loin de Battagram) nous secoue pendant le déjeuner. La cookerine paniquée a failli s’enfuir de la tente, je l’ai rattrapée de justesse par le bas de son pantalon. Elle avait les larmes aux yeux.

En règle générale, lors d’un tremblement terre la secousse initiale ne dure pas plus longtemps que quelques secondes mais ça suffit pour entraîner des dégâts monstrueux. Cette fois ça a bien duré cinq secondes. On a entendu un grondement, la terre a tremblé fort puis vibré encore quelques instants. Suite à cette réplique, on a eu quelques plaies au dispensaire (chutes de leur hauteur, rien de bien grave).

En se baladant dans les collines Guy, notre arching (architecte ingénieur) s’est rendu compte que les anciens connaissaient des techniques de constructions anti-sismiques mais que la génération suivante, qui est allée travailler au moyen orient a tout oublié au profit des techniques modernes.

22 Novembre

Ce matin, ô joie, notre petit déjeuner fut un peu plus fourni qu’hier. Ne pas désespérer, nous avons une des cuisinières qui s’appelle Pari, alors si elle est aussi bien fournie en neurones que son homonyme version US ( ben si, Paris Hilton !), on devrait avoir un truc à peu près correct d’ici la fin de la mission. Donc nos deux copines Pari et Parvine sont dans un bateau… si y'en a une qui tombe à l’eau, ben il ne reste plus grand-chose vu qu’il semble qu’il faille leur deux cerveaux pour une action ! Pas gagné !

Notre amie infirmière Brigitte a tenté l’ascension de l’Himalaya local (petites collines environnantes) en compagnie de Dada (Jean Paul, Watsan) histoire de voir un peu le point de vue. On ne peut pas dire qu’ils aient atteint leur objectif, j’irais même jusqu'à dire qu’elle a perdu le sien dans un ravin sans fond (en gros elle a bêtement fait tomber son objectif photo dans la vallée quoi !!). On essaie de faire des super jeux de mots, voyez à quoi on est réduit pour rigoler! On a déjà épuisé toutes nos blagues Carambar… Mayday 

Au cours de son expédition sur la colline, Guy, notre Arching a pris des cours d’herboristerie auprès du chef indigène d’un village voisin. Résultat des courses : Pour des problèmes sanguins, il suffit de faire une infusion de feuilles de microtrèfle, et pour les filles du team il a ramené une herbe ramassée près du réservoir d’eau. Elle permettrait de déclencher des règles paresseuses (On voit bien que ce sont des conseils de mecs, pour notre part, si elles nous oublient on ne s’en portera pas plus mal !!). Il ne désespère pas de tomber sur des plantes permettant de lutter contre le sida et le cancer sachant que le mélange pour guérir aussi bien de la connerie que de la cruauté humaine n’est pas encore au point.

Dur retour à la réalité, cet après midi, on s’est fait dépouiller de tablettes de paracétamol et d’antibiotiques pendant qu’on faisait honneur aux envolées culinaires de nos deux créatures de choc. On attend notre première tentative de suicide locale avec impatience. Bande de ploucs ! On sait bien que les médicaments seront revendus sur le marché. C'est toujours rageant de se faire utiliser comme ça, mais c'est partout pareil. On prendra les mesures qui s'imposent en commandant aux compagnons du coin des armoires fermées à clef pour les deux tentes de consultations

23 novembre

Après quelques jours dans mon petit hôpital pour nana, j’en viens à peu près à voir les mêmes pathologies. Beaucoup de personnes blessées lors de la secousse initiale reviennent pour qu’on continue de s’occuper de leur plaie. Les pansements sont relativement simples mais les plaies mettrons du temps à bien cicatrise (mauvaise hygiène, froid, macération). La promiscuité et la saleté favorisent aussi les maladies de peau comme la gale, les poux, l’impétigo. Certains enfants ont le crâne recouvert de croûtes assez volumineuses, parfois suintantes. Pas de problème ! Ils ressortent de la consultation tout violet (merci le violet de gentiane). Les brûlures sévissent toujours régulièrement sur petits et grands (je n’arrête pas de dire qu’ils devraient se mettre à la limonade). Enfin, les ouvriers d’en face qui sont en train de bâtir un hôpital en préfa, ne manquent pas de s’empaler les objets les plus divers dans toutes les extrémités possibles et imaginables (n’imaginez pas trop cependant, nous sommes en pays musulman !!).

Ce soir nos deux cuisinières ont établi un nouveau record : liquider un bidon d’huile de cuisine de cinq litres en deux jours! On prépare notre hibernation avec application. Vous n’allez pas nous reconnaître au retour. C’est soit tout soit rien dans ce pays. Certains jours on est neuf à loucher sur trois malheureuses rondelles de radis qui flottent dans le fond d’une assiette en plastic, le lendemain c’est l’orgie romaine sponsorisée par Flodor.

Notre équipe de nomades est enfin redescendue de la montagne. Le teint hâlé, on dirait presque qu’ils reviennent de vacances. Demain, je prends le relais avec notre bon docteur et Dada. On part en 4X4 pour la ville de Besham. Ce sera nettement moins roots vu qu’on loge dans un hôtel (le « Continental » s’il vous plait). De là on ira sur deux villages identifiés comme n’ayant pas été vu par quel que médical que ce soit. On revient sur Battagram samedi ou dimanche. Je vous donne des nouvelles des mon retour (d’ici là vous pouvez retourner regarder la TV, je serais dans l’incapacité de vous raconter mes états d’âme).

26 Novembre

Retour, ce soir, de l’équipe médicale qui était partie faire le kakou sur de nouvelles collines pendant trois jours, j’ai nommé : Imli (votre serviteuse), Abou (Docteur Jean Pierre) et Dada (Log Jean Paul). Je me dois ici de développer le concept particulièrement controversé de ces « cliniques mobiles » histoire que vous perceviez toute la dimension amusante de la chose (si, si, je vous assure que c’est particulièrement poilant!).

Il y a d’un coté la Fédération, notre représentation de Dieu sur terre, quoi. Tout plein de fonctionnaires dans l’âme qui sont chargés de diriger notre boulot, à nous pauvres petits manouvriers du médical, après avoir fait des missions d’évaluation dans divers camps de réfugiés. Il faut savoir qu’il n’y a pas que les Français sur place mais aussi des Thaï, des Suédois, un Béninois etc.… Dans la théorie, ça a l’air simple et plutôt bien pensé mais, comme d’hab, sur le terrain c’est beaucoup plus folklorique !

Nous dirons donc qu’on nous a envoyé bosser sur deux camps de réfugiés pelotonnés au creux des reins de la montagne d’où descend l’Indus, fleuve fougueux d’un blanc laiteux. Les bancs de sable, zébrés par le vent, se prennent pour des jardins zen. Alentours, certains pans de la falaise sont mis a nu par de récents glissements de terrain tandis que le reste est recouvert d’une végétation de type méditerranéenne (lauriers, oliviers) avec quelques bananiers, des eucalyptus et des palmiers. Paradisiaque ! Par contre pour ce qui est d’un réel besoin, je crois que nos amis de la Fédé se sont fourrés leur doigt manucuré dans l’œil jusqu'à l’omoplate.

Les deux camps (Batera et Kund) sont gérés par les militaires pakistanais. Il y a à peu près six à huit cent personnes dans chaque. Chaque jour de nouvelles familles descendent de la montagne pour se réfugier avant l’arrivée de l’hiver repoussant ainsi les limites du provisoire. Au départ, ils refuaient de quitter leurs bêtes mais l’armée a construit des étables, alors seulement ils ont accepté de les laisser derrière eux.

Pour arriver au camp de Batera, nous devons emprunter le « col de hamburger » (soit on se fait écraser par des rochers qui tombent soit on tombe dans le ravin vu que la route est à peine plus large que la voiture !). Séance tape cul pendant une heure et demie. Si nous croisons des femmes, elles se tournent et se cachent le visage avec leur voile. On a d’ailleurs eu beaucoup de mal a voir des femmes lors des consultations même si j’étais là pour les accueillir avec toute ma féminité.

Apres trois jours à faire la navette entre les deux camps, d’un tea time à l’autre (ah oui! les militaires sont des pros pour ce qui est de faire des pauses thé toutes le cinq minutes, de vraies petites femmes d’intérieur) on peut dire que les besoins n’étaient pas à la hauteur de ce que nous avait décri nos petits amis de la Fédé. On a soigné beaucoup de diarrhée, des « mal partout » à profusion, et quelques infections urinaires. Notre bon médecin a fait la promotion de ses potions miracle. La malle ouverte à l’arrière du pick-up, tel un parfait charlatan de western.

Retour ce soir sur notre camp, sweet camp de Battagram ! Accueillis par une pluie diluvienne et les hourras de la foule en délire (Greg et Brigitte). Les surchauffes à répétition du système électrique eurent raison de nous : coucouche panier papattes en rond pour tout le monde à partir de vingt et une heures.

27 Novembre

Il a plu cette nuit, il a plu toute la journée, que voulez vous faire dans des conditions pareilles ? On aurait pu aller dévaler les pentes nouvellement enneigées de la montagne qui nous fait face en chantant des polyphonies tyroliennes, mais nous avons choisi de réchauffer nos douillets duvets et jouer au tarot jusqu' à plus soif. Nos logs de choc sont en train de transformer la cuisine en sauna. Deux canons a chaleur pour une seule pièce. Il va falloir penser à commander des gants de crin et du savon noir ! C’est dimanche que diable et l’équipe avait bien besoin de recharger les batteries !

Par contre, dans la soirée, on a eu quelques répliques. Vu toute l’eau qui est tombée depuis hier soir, les glissements de terrain ont dû se lâcher un peu partout. On part demain en évaluation sur de nouveaux sites, on verra bien si il y a des besoins supplémentaires.   Mon appendice nasal se prend pour une fontaine mais le moral est toujours au beau fixe, surtout quand j'apprend à quel point vous devez avoir froid en France! Je crois, finalement qu'il fait meilleur sous le soleil pakistanais (le confort en moins tout de même), il ne me manque plus qu'un guitariste pour adoucir tout cela et ce serait le paradis!

28 Novembre

Que dire de plus si ce n’est qu’il a encore plut toute la matinée et que ça commence à sacrément peser sur l’entrain des troupes. Dur de s’extirper du douillet duvet quand on sait qu’il fait froid et humides dehors et qu’on va se retrouver, non pas face au visage enamouré de l’être cher mais face à des brûlés, des panaris et des cascades de pus!. Il est vrai que notre cher Exterminator est le seul à jouir des risettes des deux petites « cuisinières ingénues ». Notre mâle bourré de testostérone n’en fera qu’une bouchée !

Nos logs ont amélioré une fois de plus les installations qui avaient un peu pris l’eau cette nuit. On approfondit les tranchées autours des tentes, on rajoute des chauffages quitte à faire exploser le groupe électrogène. Une ribambelle de gamins se masse autour du désormais célèbre Dada. Quelle star !

Du coté des meds, le BHC reste ouvert mais les clients se font rares, refroidis par les conditions météo. Notre traducteur a eu beaucoup de mal a venir ce matin étant donné l’état des routes (souvenez vous : Pluie + tremblement de terre = routes impraticables).

On a eu quelques pansements d’habitués et un type qui est arrivé alors qu’on n’espérait plus. Le pauvre homme avait le visage à vif, les bras croûtés, purulent jusqu’au coude et de dos dans un état semblable. Hier, sa tente a pris feu alors que lui et sa famille préparait le repas sur un réchaud. Deux de ses enfants sont morts brûles et lui s’en est sortit mais dans quel état ! Le jour même, il n’a pu recevoir des soins vu qu’il habite dans les collines loin du centre médical. Je n’ai même pas pris le temps de l’examiner a fond, on l’a renvoyé vers l’hôpital de Battagram.

Le tremblement de terre continue à faire des victimes et des morts. Le froid, la pluie, la promiscuité ne font que ralentir le processus de guérison. Comment leur expliquer qu’il ne faut pas cuisiner dans les tentes alors que toute l’eau du ciel s’abat sur leurs têtes et que c’est le seul moyen de chauffage ?

Dans l’après midi, nous (Brigitte et Imli) nous sommes enfermées dans la tente pharmacie pour terminer l’inventaire. Peine perdue, on aura encore un autre épisode demain (hourra !).

Ce soir, Nathalie (team leader) et Orianne sont revenues de leur périple de fin de semaine. Faisant fi de la neige, du ciel embrumé et de la pluie, elles ont bravé les éléments déchaînés pour revenir se peler le jonc avec nous ! Nous pensons dédier un hôtel aux logs germano-français qui se décarcassent chaque jour pour que nous puissions prendre une douche chaude (40° à la sortie) quand nos dents claquent trop fort. Merci Ô magiciens de l’électricité !!

29 Novembre

Eh bien non! Exterminator n’est pas mort dans son sommeil d’une intox au monoxyde de carbone (zut!). Hier soir, le chauffage de sa tente fumait d’une façon dangereuse. Ras le bol des brûlés, on n’a pas besoin de boulot supplémentaire !

Quelle plus belle façon de clôturer une mission que de finir lyophilisé dans son douillet duvet ? Les petites ingénues pleureront à chaudes larmes la perte de leur maître….

En fait nous le soupçonnons de vouloir se liquider et de faire passer ça pour un accident du travail. Ce matin il s’est renversé la moitié du bidon de gasoil dessus. Il ronchonnait c’est sûr mais je le voyais bien moi, lorgner du coté des allumettes d’un œil lubrique !

D’un autre coté nous avons la belle au bois tremblant (Brigitte) qui ne se réveille plus qu’au son des secousses sismiques. Prise d’un sommeil de plomb, il ne lui en faut pas moins pour s’ouvrir à la journée qui commence. Avec une équipe pareille on ne risque pas de sauver le monde, moi j’vous l’dit !!

Une partie de l’équipe médicale est allée, une fois de plus, batifoler dans les collines alentours histoire de voir si il n’y avait pas quelques âmes pécheresses à repêcher. Leur malle bourrée de potions magiques ils sont allés sur le camp de Shumlaï. C’est plutôt le genre génération spontanée. Un grand camping plein de tentes partout avec des maisons détruites autour. Cinquante consultations en trois heures ! Ca fumait dans la tente médicale, je ne vous dit que ça ! Manque de bol, le coin est tellement chouette qu’une équipe médicale humanitaire Afghane nous pique la place pour les jours suivants (non mais, est ce qu’on va faire de l’humanitaire chez eux, nous ?!). Je me demande si l’humanitaire ne se résume pas parfois à la recherche de la meilleure place au soleil. Laissez tomber les copains, il n’y a plus un poil d’ UVA depuis belle lurette !

Ce soir Guégoyi s’est enfin démasqué !! Le rustre tente depuis le début de la mission de nous intoxiquer par tous les moyens possibles. Apres avoir éteint le chauffage des tentes un par un sous le frauduleux prétexte que nous n’avons pas de « trifazé » (c’est quoi ça d’abord, un nouveau médicament ?), le voila qui nous enfume le bureau et la cuisine en un même temps. Une fumée noire à soudain envahi notre petit espace vital, nous forçant à lâcher tout travail en cours (et Dieu sait si on bosse comme des malades) pour nous réfugier dans la nuit noire et obscure. Je le soupçonne d’être payé par nos petits amis de la Fédé qui sont jaloux de nos installations de choc.

L’équipe part en vrille, la cuisine devient un tripot à peine les assiettes débarrassées. La belotte fait rage. Sortez les cigares, l’alcool et les petites pépées !

30 Novembre

On rigole, on rigole!! Une fois de plus, nos petits amis de la Fédé nous aident à coups de pied dans le derrière. On a eu la soudaine envie de recruter du personnel local. C’est vrai, quoi, ce serait pas mal d’étoffer nos équipes avec quelques autochtones histoire de pouvoir passer la main un jour. L’urgence semble loin, le vivier français est essoré comme une chaussette, bref le calcul est vite fait !

Nous tournons donc nos yeux pleins d’espoir vers notre père spirituel pour recevoir une quelconque manne divine. Peine perdue, la réponse fut sans appel : « On a bien des personnes mais on se les garde sous le coude ». Message reçu.

Vu que l’hôpital tourne sans interruption depuis notre arrivée, nous observons un phénomène physique assez intéressant : le niveau des médicaments baisse proportionnellement au temps passé ici ! Là encore, faisant fi de nos mauvaises expériences précédentes, nous courrons vers Fédé pour avoir quelques tubes de crème, voire quelques compresses. Pour le coup, ils l’ont joué plus stratégique, en nous aiguillant vers WHO (l’organisation mondiale pour la santé). Avec un titre pareil, ils devaient bien avoir quelques abaisse-langues au fond de leurs tiroirs….. Gentiment, ces messieurs nous ont répondu qu’ils avaient d’autres Pakistanais à fouetter !

Enfin, nous nous retrouvons devant un autre problème digne de ces histoires de baignoire qui nous ont tant fait suer il y a quelques années : Sachant que nous avons identifié un camp de quatre cent quatre-vingt douze familles pas loin de Battagram. Sachant que nous avons croisé LE médecin du camp qui fait dans le plus pure style minimaliste (pas de matériel, pas de chauffage, pas de personnel). Sachant que Fédé nous a assuré qu’il pouvait faire apparaître une tente toute équipée où on voulait, quand on voulait. La conclusion attendue serait que nous allons bosser là bas….. ben non, vu qu’il y a des militaires, Fédé a peur que les militaires en fassent plus tard une zone d’entraînement pour talibans sponsorisée par Croix rouge. Il va donc falloir ruser diplomatiquement. Fédéféchier ! (nouveau juron pakistanais)

Depuis le début des opérations, il est impossible d’avoir une idée claire des villages touchés par l’aide médicale. Les responsables des districts disent à tout va qu’ils ont été oubliés, pleurent dans les jupons des autorités pakistanaises, qui vont rapporter tout ça aux Nations Unies. Impossible de faire une réelle évaluation vu l’étendue (géographique) des dégâts.

Ce matin on a vu débarquer une équipe chirurgicale Cubaine. Ils sont huit cent sept médicaux dont trois cent quatre-vingt douze médecins à avoir déserté leur île pour s’implanter en pays capitalo-musulman (c’est compatible ça ?). Mes amis ce n’est pas le moment de se casser une jambe à Cuba, y’a plus personne pour vous soigner. Toujours est-il qu’ils trouvent nos tentes tellement chouettes qu’ils ont décidé d’en squatter une pour en faire un bloc (orthopédie à gogo). Et vu qu’on est les rois du pansement, ils veulent qu’on fasse leurs suites opératoires.

Bon, j’arrête ici ma diatribe défoulatoire. Demain est un autre jour et les patients nous appellent.

1er Décembre

Après presque trois semaines passées dans ce camp notre féminité en a pris un sacré coup dans l’aile ! Je vous le donne en mille : la couche supérieure épithéliale du visage de nos chères expats commence à être sacrement attaquée. En effet, la chaleur sèche diffusée par les canons de chauffage des tentes provoque un dangereux resserrement des micropores faciaux suivant le schéma classique du « pantalon -taille 36 alors qu’on fait du 40 ».

J’ai bien demandé à nos logs de choc de placer régulièrement une coupelle d’eau fraîche devant les sorties de chauffage histoire d’humidifier l’air ambiant mais ceux-ci m’ont répliqué, avec raison, qu’ils ne voulaient pas briser le peu de reins qui fonctionnait encore sur leur personne en faisant des courbettes non ergonomiques. Ils suggèrent donc que Fédé les équipât de petites cannes avec une pince au bout afin de pouvoir s’acquitter de cette tâche sans abîmer leur dos. L’affaire est en cours, j’ai la foi.

L’équipe médicale qui était partie hier sur Besham est revenue dans la soirée (Abou Docteur, Brigitte-la-belle-au-bois-tremblant et Exterminator). Visiblement, depuis notre dernier passage, le super hôtel s’est transformé en nid à puces assaisonné de douches à l’eau froide (la magie Pakistanaise !). Pas le même standing tout d’un coup! Peine perdue, il en fallait plus pour ébranler le moral de notre agence tout risque. C’est donc pétrifiés de froid que nos joyeux lurons sont retournés sur le camp de Batera (souvenez vous, le « col du hamburger ») pour accomplir leur mission salvatrice. Même pas cinq minutes de répit pour qu’Exterminator puisse aller se repoudrer le nez!

Pendant ce temps sur Battagram, je suis restée la tête dans le guidon, inventoriant chaque micro organisme de cette satanée pharmacie et Orianne a tenu les consultations à flot, secondée par notre fidèle traducteur Goulhamine toujours aussi impeccable avec sa veste d’étudiant anglais par-dessus son chalwar kamiz (grande chemise sur pantalon).

On soupçonne le sonotone de Dada de ne plus fonctionner. Les générateurs hurlent dans la cuisine pour éclairer un malheureux néon, on braille pour couvrir le bruit. Il n’y a que lui qui gardât le sourire. Mais où est ce « Trifazé » qui, aux dires des personnes de la profession, pourraient régler nos problèmes d’énergie et pourquoi pas celui de la faim dans le monde ??

Le réveil de notre belle au boit tremblant est complètement détraqué !! On a eu une secousse ce soir. Ma chère il va falloir revoir tout ça, ça ne va pas du tout !! La nuit c’est fait pour dormir !

2 décembre

Lever aux aurores pour partir en clinique mobile sur Shamlaï. On ne change pas une équipe qui gagne. Voici donc Docteur Abou, super Dada et présentement moi-même, la miss Imli, entassés dans un pick-up givré. La route est magnifique. De tous les cotés, la montagne est rayée de cultures en escalier. On dirait qu’un géant a décoré son château de sable en passant un immense peigne sur ses flancs. La lumière se reflète dans toutes ces petites parcelles irriguées créant un jeu de lumière à chaque détour de la route. En fond les montagnes enneigées font rêver nos skieurs dans l’âme.

On arrive sur Shamlai. La ville est presque totalement détruite. Beaucoup de maisons ne sont plus délimitées que par un amas de gravats. Les tentes poussent comme des champignons. Une distribution de tôles ondulées par les militaires pakistanais créée un attroupement. Les hommes repartent chargés comme des mules. Ils ont parfois des distances impressionnantes à parcourir avant de regagner leur maison.

Enfin nous arrivons à la tente de consultation. On est déjà attendu. Il n’y a qu’une seule tente, on recevra donc les hommes et les femmes dans le même espace. On récupère un traducteur sur le tas, il est d’ailleurs assez approximatif. Tant pis, on n’a pas mieux, entre le pire et le plus pire… Pas facile de communiquer. En plus, comme de nombreux autochtones, il a beaucoup de mal à réaliser qu’il y a des femmes sur cette terre. En gros il n’en a rien à foutre de moi et mes petites patientes ! Je suis sans cesse obligée de le tirer par la manche pour qu’il m’aide à questionner mes minettes.

On a de la chance, vu qu’on était déjà passé il y a quelques jours, le mot a dû se passer et elles sont beaucoup à être sorties de leur cuisine pour venir consulter. C’est rare d’en voir autant ! Elles sont généralement recouvertes de la tête aux pieds d’une grande bourca noire, il n’y a qu’un voile un peu plus transparent au niveau du visage pour qu’elles arrivent à voir ou elles mettent les pieds. Pourtant, les rares fois ou j’ai pu glisser un œil sous leurs épaisseurs, j’ai découvert des colliers de perles de couleurs, des bracelets d’argent, des mains peintes au henné. Les pakistanaises sont belles mais personne ne doit le savoir. J’ai du mal à me sentir bien dans ce pays. En Inde, les femmes sont des joyaux, elles se parent les cheveux de jasmin, leurs saris sont éclatants de couleur, elles sortent dans la rue au grand jour. Il n’y a pas si longtemps le Pakistan faisait partie de l’Inde, pourtant aujourd’hui on se croirait à mille miles de là bas. Ici, la femme vaut moins qu’un chien !

Sur le camp de Battagram, notre hôpital ajoute une corde à son ar : on ouvre des bains douche ! Vu que l’essentiel des consultations s’est ramené à décroûter des galeux, Orianne et Guégoyi se sont transformés en gratteurs de couenne professionnels. Soirée mousse avec passage obligatoire dans une poubelle d’eau chaude (les scatos nous envient déjà cette pratique !!), tandis que notre belle au bois tremblant se recevait une rafale odorante émanant du derrière d’un jeune patient.

La soirée fut clôturée par un dîner de crêpes (merci encore les filles).

3 décembre

Aujourd’hui c’était Scabie folies à l’hôpital !! (Scabie= gale). Tout le Pakistan se grattait en chœur et venait frapper à notre porte pour recevoir des kits d’hygiène, sorte de petit colis bourré de savonnette, dentifrice et autres produits décapants, initialement distribués par notre colloc’ adorée Charity (une nénette de la Fédé qu’on héberge et qui est en charge de la promotion de l’hygiène sur la région).

Je dois vous avouer qu’armée de ma patience légendaire, j’ai eu du mal à rester zen. La salle d’attente ressemblait à un poulailler en goguette Des familles entières débarquaient dans la salle de consultation pour nous faire compatir sur des vielles lésions de grattage, espérant recevoir le colis magique. Les pauvres mères se grattaient comme des folles pour nous apitoyer mais nous restâmes intraitables (comme le traiteur). Nous avons ainsi développé le concept du « super magic-soap » : Tu as la gratouille ? Va te laver avec le super magic-soap ! ». Je ne suis pas certaine qu’ils aient tous bien adhéré au concept mais ça valait la peine d’essayer !

Orianne et Guégoyi sont allé recruter des médecins locaux à Mansera. Finalement ils ont fait un détour par le bazar pour faire les soldes et récupérer des vêtements à donner aux familles qui en auraient vraiment besoin lors des consultations (si ça se sait, ça promet un nouveau rush !!). Ils ont également sauvé la vie d’un délégué Fédé qui faisait une crise de colite néphrétique. Moi je dis, vu ce qu’ils nous ont aidé, ils auraient du le laisser sur le bord de la route (voire lui lancer des pierres) mais, bon, j’dis ça, j’dis rien….

Pour ce qui est du recrutement (c’était quand même le but initial de leur ballade), ils ont dégotté un médecin frileux pas sûr de lui et un autre un peu plus motivé et motivant. Les affaires avancent.

Exterminator, tournait comme un lion en cage. Désoeuvré, pas le moindre petit personnel à licencier. Pire, une des cuisinières ingénues lui a fait des avances. Il les fait toutes craques ces locales, bourreau des cœurs va ! Il va peut être finir par s’humaniser. La belle et la bête version pakistanaise.

ENFIN, l’équipe de relève vient de passer les portes (du pénitencier ?). YOUPIII ! Notre bon Docteur Abou est en transes ; l’équipe de relève a apporté un otoscope bionique, un tensiomètre supersonique et trois thermomètres à propulsion nucléaire. Je pense qu’il va signer pour trois semaines de plus.

Bienvenue donc à l’équipe qui va récupérer nos matelas crevés et nos couvertures pleines de puces. Ca fait du bien de vous voir !

4 décembre

Aujourd’hui c’est journée repos!

La nouvelle équipe ronge son frein pendant que nous bullons avec application, profitant d’un rayon de soleil pour parfaire notre bronzage (vous allez tous être verts de jalousie à notre retour devant notre peau tannée par le soleil local).

Marlène (log) s’est déjà trouvée toute une bande de nouvelles copines. Elle fait un tabac auprès de nos petites voisines en tentant de les initier à la marelle.

Le déjeuner nous a été offert par nos cookerines ingénues. Vu qu’un poulet doit coûter à peu près une journée de travail, nous avons été très touchés de l’attention.

Notre chauffeur Raza khan s’est joint à nous et a donc été initié aux fromages français avec l’échantillon le plus représentatif que nous ayons sous le main : du Mont d’or.

Pour ceux qui ne connaissent pas ce doit être un croisement entre du fromage corse et de la cancoillotte ! Explosif. On a vu son sourire se figer, sa bouche s’arrondir sous les suppliques de ses papilles. Son visage est resté très poli mais je crois qu’il a dû rayer à tout jamais la gastronomie française de ses priorités sur cette terre.

L’après midi a été consacrée à des expéditions de reconnaissance dans les alentours circonvoisins. Nous nous sommes entassés dans le 4X4 pour gravir les cols escarpés qui nous narguaient depuis si longtemps et faire un brin de tourisme. Notre chauffeur a fait des prouesses, accrochant le véhicule à des pentes qui, aux dires de notre marseillais de Guégoyi devaient au moins faire 90%. Chahutés, cahotés, nous avons valsés au rythme des routes impraticables même pour une chèvre kamikaze ! Mais ça valait le coup, le panorama était à couper le souffle. Au bout de nos pieds se déroulait la vallée avec ses formes généreuses et toujours le toit des montagnes recouvert de blanc.

Je sèche un peu, cher lecteur. Même si les conditions climatiques semblent plus clémentes en ce lieu mon esprit est déjà à Paris. Me pardonneras tu cette infidélité?

Je vais donc passer la main à nos joyeux lurons de l’équipe quatre qui s’accommoderont de cette lourde tache avec brio, j’en suis certaine.

Que la force soit avec vous !

C’était donc Imli, en direct pour vous du fin fond du Pakistan ; pays ô combien magnifique et bordélique.
Voyage de 45 jours aux Etats-Unis pour 2008 ou 2009 English translation pending
by Chipanpas · 2007-02-27 · 22 replies
Bonjour Après avoir passé un magnifique voyage dans l’Ouest en 2005 à quatre avec nos deux ados (SF, Yellowstone, Arches, Canyonlands, Monument Valley, Gd Canyon, Bryce Canyon, LV, LA et retour SF), élaboré grâce notamment aux conseils, à la patience et aux connaissances de certains experts habitués des forums, nous prévoyons maintenant à deux (55 et 47 ans) pour 2008 ou 2009 une plus grande boucle de 45 jours. Nous n’avons que cette unique expérience, donc pas totalement novices, mais pas vraiment ceintures noires… 1) C’est le tout début de notre réflexion, nous avons le temps, mais si vous pouviez déjà nous alerter sur les énormités que vous pourrez constater. Nous sommes conscients que certaines étapes sont très longues (J5, J16, par exemple) 2) Autoescape propose le Trail Blazer et l’Equinox : quelqu’un connaît-il la différence ? 3) Sur notre parcours, y-a-t-il des "incontournables" que vous nous conseillez ?

Merci encore à tous de ce que vous pourrez nous communiquer, dans la perspective d’autres questions plus précises que nous souhaitons vous poser.

JOURS 1 Paris/ San Francisco 2 San Francisco 3 San Francisco/ Redwood (Brookings ou Crescent City) 4 Redwood (Brookings ou Crescent City)/ Lincoln City 5 Lincoln City/ Port Angeles (par Mt St Helens et Mt Rainier) 6 Port Angeles 7 Port Angeles/ CAN Vancouver 8 CAN Vancouver 9 CAN Vancouver/ CAN Lac Waterton Ou USA Glacier NP 10 CAN Lac Waterton Ou USA Glacier NP/ Yellowstone (Yellowstone déjà vu mais on aime) 11 Yellowstone 12 Yellowstone 13 Yellowstone/ Rapid City 14 Rapid City 15 Rapid City/ Estes Park 16 Estes Park/ Taos (par Great Sand Dunes) 17 Taos 18 Taos/ Alamogordo (en passant voir Santa-Fe – puis White Sands) 19 Alamogordo/ El Paso (histoire de mettre un peu les roues au Texas…) 20 El Paso/ Tucson (en passant coup d’oeil à Tombstone) 21 Tucson/ Flagstaff 22 Flagstaff/ Gd Canyon North (En passant par Antelope le matin- le côté Nord, parcequ’on a déjà vu GC Sud en 2005) 23 Gd Canyon North/ Gallup (ville des turquoises ?) 24 Gallup/ Chinle 25 Chinle/ Durango(ou valley ofthe gods B&B) ou Blanding ou Monticello (et peut-être Monumtt Valley déjà vu en 2005) 26 Durango (ou valley of the gods B&B) ou Blanding ou Monticello/ Durango (Mesa Verde) 27 Durango/ Moab (par Black Canyon of the Gunnison) 28 Moab (Arches et Canyonlands déjà vu mais on aime) 29 Moab 30 Moab/ Capitol Reef 31 Capitol Reef 32 Capitol Reef 33 Capitol Reef/ Bryce (Bryce déjà vu mais on aime) 34 Bryce/ Las Vegas (Vegas déjà vu, pour récupérer nos 6 dollars perdus au jeu en 2005…) 35 Las Vegas 36 Las Vegas 37 Las Vegas/ Death Valley (Death Valley déjà vu mais certains sites étaient fermés en 2005) 38 Death Valley/ Mono Lake 39 Mono Lake/ Three Rivers 40 Three Rivers/ Big Sur 41 Big Sur/ San Francisco 42 San Francisco 43 San Francisco 44 San Francisco 45 San Francisco/Paris
Culture en Thaïlande English translation pending
by GeorgesOZ · 2007-02-25 · 178 replies
Bon voila! Je suis sur que ca vexer des gens, mais on a le droit d' etre curieux et de poser des questions, non? Et disons le tout de suite, pour eviter un malentendu, je suis tres positif sur la Thailande, je trouve que les occidentaux ont beaucoup a apprendre des thais.

Je connais la Thailande depuis plus de 25 ans. Malheureusement, je n' ai pas pu y aller aussi souvent que je l' aurais voulu, donc je ne voudrais pas me poser en expert. Cependant....

Au-dela des discussions classiques du genre nourriture, famille, ce qu' on fait dans la vie etc...., je me demande quel est le degre culturel qu' on peut s' attendre a trouver chez beaucoup de thais. Je ne parle pas des gens de la campagne (allez voir dans le fin fond de la Hollande, ou je vis, par exemple...., ou dans certaines campagnes francaises que je ne nommerai pas....), mais des gens qui sont censes etre eduques. Je connais quelques thais de bonne profession/education et je suis un peu etonne, a part une charmante femme a Bangkok qui est d' excellente compagnie (plan purement amical), de leurs limitations. Quand on parle de culture en Thailande, on parle souvent du bouddhisme, mais meme la je suis etonne du manque de connaissances reelles (ignorance des concepts les plus simples).

Ce sont un peu mes impressions, comme dit, celles d' un touriste, mais j' ai entendu des propos similaires et plus tranches de la part d' un francais qui vit depuis longtemps du cote de Trang.

Qu' en pensent les "experts"?
Arrivée à Chiang Mai mais mauvaise surprise (Thaïlande) English translation pending
by Mendiburu · 2007-02-24 · 79 replies
Ca y est on est en thailande depuis 4 jours... c est aussi chaleureux et beau que vous nous l aviez promis... mais la proportion de pharang entre 50 et 70 balais en mal d amour et a la recherche d une belle petite thaie est incroyable... est ce special a chiang may ou a la thailande ? les bars a gogogirl pullulent a l est des douves, c`est l`horreure... je croyais que seul le sud (Pataya) organisait ce tourisme... Mais ce n`est visiblement pas le seul endroit... On part pour Paie des demain...
Sibérie et la Mongolie à cheval English translation pending
by Cyril75 · 2007-02-13 · 17 replies
Salut, je vais partir en tour du monde et je ferai un petit bout de chemin à cheval en traversant la Sibérie et en Mongolie... Est-ce que quelqu'un a déjà parcouru l'un de ces pays à cheval ? comment ça s'est passé ? combien a coûté le cheval et les équipements sur place ? est-ce que le cheval se nourrit facilement sur place ? et puis pour trouver l'eau suffisante pour le cheval et moi-même dans de si grands espaces, il y a-t-il des cartes que l'on peut obtenir ?? que de questions !! si quelqu'un si connait et a le courage de me répondre, je vous remerci !!
Circuit dans le sud de l'Espagne en deux semaines? English translation pending
by Charly12 · 2007-02-10 · 12 replies
Bonjour Je prépare un voyage en ESPAGNE avec ma mère.......Nous aimerions visiter le sud du Pays......Barcelone, Séville, Grenade, Cordoue, si on peut faire un arrêt a Gibraltar??? Nous avons 2 semaines, est- ce trop pour peu de temps???

Pour le vol, est ce mieux de débarquer a Paris et prendre un autre vol en direction de l'Espagne ou se rendre directement???

Merci beaucoup de votre aide!!!🙂
Voyage éthique, équitable, solidaire English translation pending
by Izanora · 2007-02-10 · 33 replies
Bonjour, je recherche des témoignages de personnes ayant participées ou organisée un circuit de type éthique, solidaire, équitable etc. et aussi vos avis sur la questions. Isabelle. ps : pourquoi ? parceque je projette peut etre un jour d'en organiser avec mon mari afin d'aider au develloppement autonome des villages de sa région, et aussi afin de nous faire vivre lui et moi une vie plus digne ici au Maroc ou rien n'est facile. Merci à vous tous. Isabelle.
Si Fidel Castro décède, y aura-t-il des problèmes pour les touristes? English translation pending
by Denisgagnon · 2007-02-04 · 78 replies
Fidel Castro est grandement malade, on le sait tous, alors j'aimerais savoir si celui-ci décédait et, que je me trouvais à Cuba pendant un tel événement, y aurait-il alors des problèmes pour les touristes.

Je sais, c'est un peu tiré par les cheveux comme question mais je vais à Cuba prochainement (en mars) et je pense à ça et ça m'inquiéte un peu.

Merci pour la réponse !
Fly Geyser au Nevada English translation pending
by Missvegas · 2007-02-03 · 41 replies
bonjour, je suis à la recherche de tous les tuyaux sur fly geyser (comment s'y rendre, difficultés pour y accéder, impressions, endroit où loger, temps nécessaire sur place etc...) Merci de votre aide
Manger végétarien en Inde English translation pending
by Samounette · 2007-02-02 · 32 replies
Hello, je suis végétarienne, et j'aurais aimer savoir quels plats je vais pouvoir dévorer ? Alors qui pourrait me fournir des noms de plats, adresses de restaurants exclusivement végétariens sur Delhi, Agra, Jaipur et Goa.

Merci
Interdiction de fumer dans les lieux publics English translation pending
by Ulyssea06 · 2007-02-01 · 387 replies
bonsoir! que pensez -vous de l'interdiction de fumer dans les lieux publics, notamment dans les aeroports puisque nous sommes sur un forum de voyages!😛 alors ça sera pas trop dur? plus d'endroit pour les fumeurs? comme ces petites pieces non ventilees, ou l'on vient fumer une cigarette pour passer le temps! et l'on repart completement asphixie?🏴‍☠️
Professionalisation de l'humanitaire English translation pending
by Ujung · 2007-01-30 · 55 replies
Chers collegues voyageurs.

En regardant passivement les pages et les reactions de chacun concernant les "camps humanitaires" et autres pseudos programmes de solidarite, j`ai ete surpris par la naivete et le simplisme avec lequel on aborde l`humanitaire dans ce forum. Les definitions plus ou moins fantaisistes que certains ont utilise m`ont herisse les cheveux sur la tete. Avant de bondir sur vos sieges et de vous dire "mais pour qui il se prend celui la", laissez moi me presenter brievement. Je suis un francais de 27 ans, et cela fait 24 mois que je vis a l`etranger en travaillant pour des ONG. J`ai passe 14 mois dans le sud du soudan, et cela fait 10 mois que je suis en Indonesie pour des programmes de reconstruction post-tsunami. Je suis aujourd`hui responsable de site pour une ONG americaine et je gagne 4500 dollars par mois. Je suis loge nourri et transporte. J`ai 120 employes nationaux et 4 expats sous ma responsabilite.

Salaire indecent me direz vous...

Pas tant que ca. Je gere pour l annee 2007 un budget de 1, 5 millions de dollars sur une zone affectee comprenant une quinzaine de villages qui ont ete ravages par cette vague meurtiere de 25m de haut.

Contrairement aux definitions saugrenues que j`ai pu lire sur ce site, l`humanitaire n`est pas une affaire d`amateurs. C`est un metier. Avec ses contraintes, ses responsabilites et ses regles. Je rigole doucement lorsque je vois des candidats prets a payer des centaines d`euros pour aller poser trois briques dans un village Senegalais. Cet "humanitaire d`appartement" me fait rigoler pour plusieurs raisons: ces projets, bien que surement pertinents sont geres de maniere locale et n`appartiennent pas a un programme d`ensemble et sont donc des actions isolees qui pour moi sont inefficaces. En gros c`est pas un petit etudiant francais sorti de chez papa-maman qui va apprendre a un senegalais a mixer du beton et monter des murs. C`est pretentieux de le croire. Les africains ont la debrouille dans le sang. On ne va pas dans les pays du sud sans connaitre les coutumes et traditions locales. L`approche communautaire est une vraie science sociale. Partir un mois faire un chantier, excusez moi mais c`est perdre son temps et son argent. Il faut minimum six mois dans un pays pour seulement commencer a en comprendre les rouages. L`humanitaire est dur. Il implique une directe exposition avec la mort. D`abord la sienne, a cause des maladies que nos corps d`europeens ne connaissent pas, mais aussi avec celle des autres. Sans faire de voyeurisme, j`ai vu des gamins mourrir de malnutrition, de malaria ou d`autre chose. Il ne faut pas confondre humanitaire d`urgence et developpement durable.

Je voudrais vous faire comprendre la clarte de mon message. Si vous voulez faire de l`humanitaire, engagez vous aupres de professionels. Eux seuls ont l`expertise des situations d`urgence. Vous pouvez visiter le site www.coordinationsud.org ou www.reliefweb.com il y a des offres d`emplois. Vous pouvez egalement postuler directement pour des ONG comme MSF, Care, OXFAM, CAM, AMI, ACF, worldvision... c`est pas les structures qui manquent et elles sont toujours en manque de candidats. Elles seules vous permettent de partir dans de bonnes conditions. Generalement elle prennent en charge les frais en france (a hauteur de 800 euros par mois) les billets d`avion, le logement, et surtout, elles ont des assurances rappatriement efficaces et une connaissance des pays a risque. Tout un panel de metier y est represente. Eaux, assainissement, microeconomie, nutrition, construction, logistique, etc... Par contre il faut etre pret a partir un an en Afghanistan, en somalie, au soudan, au Pakistan... etc... bref des pays beaucoup moins attrayant que le senegal ou le Mali, mais ou les populations sont vraiment en detresse.

Mais en avez vous vraiment envie ????

Si vous voulez faire du developpement, inscrivez vous dans un DESS social, developpement, ou suivez simplement le sursus de Bioforce, la seule ecole humanitaire en france. Perseverez et vous serez sollicites a la fin de votre formation pour un poste de developpement dans un pays un peu mois craignos.

Voila mes chers collegues. Je voulais juste vous dire de ne pas vous tuer la sante, et payer pour ca en plus...

Vos reactions/questions sont bien entendu les bienvenues.

Merci a ceux qui m`ont lu jusqu`au bout.....
Randonnées à cheval en autonomie English translation pending
by Mancha · 2007-01-24 · 27 replies
Super, voici enfin la rubrique dont nous rêvions !!

Y a-t-il parmi vous des gens qui sont partis randonner en autonomie totale, sur une semaine ou (beaucoup) plus ? Je rêve de partir au long cours à cheval, et j'aimerais échanger avec des cavaliers-randonneurs d'expérience...

A vos claviers, cavaliers !

Ju'
Chennai et Tamil Nadu fin janvier English translation pending
by Eliseinindia · 2007-01-21 · 17 replies
Vanakkam!

c comme ca qu on dit en tamoul?

j arrive dans le sud dans trois jours. a chennai pour l instant mais je suis souple. je vais aller a pondichery certainement retrouver des amis indiens, mais si vous avez des suggestions sur le tamil nadu, je prends! je reste pour l instant jusqu au 3 fevrier.

merci!!!

elise.
Retour de croisière sur le Concordia (Les Trésors de l'Histoire) English translation pending
by Jardi · 2007-01-20 · 18 replies
Bonjour à tous, et oui je suis revenue de ma croisière (Les Trésors de l'Histoire) du 7 janvier au 18 janvier 07, à bord du Concordia.

J'en étais à ma quatrième avec Costa, (Fortuna, Classica, Mediterranea) le Concordia est très beau bien sûr, mais les couleurs étaient assez clinquantes, style Las Vegas, donc très coloré, vous vous en doutez bien. Pour ma part, un peu trop, mais bon, les goûts sont différents pour chacun de nous.

Par contre les services étaient impeccables, (salle à manger, service à la clientèle, excursion, service en cabine, etc..etc.. Une petite attention particulière pour ceux dont c'est leur première croisière, lorsque vous entrerez dans votre cabine, vous aurez une note vous confirmant l'heure que vous aurez choisi pour le 1er ou 2ème service pour la salle à manger, veuillez s.v.p. vérifier attentivement, nous on nous avait placé au 2eme et notre choix était le 1er, donc, le soir même, aller voir le maître d'hôtel pour le changement.

Une autre chose, concernant la tenue vestimentaire pour les dîners galas, j'ai été assez surprise cette fois de voir beaucoup de monde en tenue décontractée, pas beaucoup d'élégance sur ce bateau, c'était vraiment (style Las Vegas là aussi) lolllll! donc, pour vous les dames, ne vous en faites pas trop pour ça.

Ah oui, si vous réservez votre vin par Internet, apportez avec vous une copie de votre commande, nous on avait choisi uniquement du vin rouge et comble de malheur on nous avait inclus du vin blanc, donc le premier soir au dîner, nous en avons fait part au maître d'hôtel, ce fut assez ardu de le faire changer, (il était en rogne je crois depuis quelques jours) lollll, mais bon, nous avons eu notre commande de vin rouge au complet pour la durée de la croisière, et il est venu par la suite nous saluer à notre table avec cette fois son humeur un peu plus supportable, lollll!

Maintenant les excursions, je vais vous donner un petit compte-rendu de nos choix.

1- Athènes (souvenir de l'Acropole) 57 euros/adulte d'une durée de 4 hrs. Excursion prévoit une montée et des trajets à pied sur un terrain irrégulier, chaussures confortables à conseiller.

2- Izmir (Ephese, St-Jean et maison de la V. Marie) 52 euros/adulte d'une durée de 5hres. Tenue adaptée au lieu de culte est exigée pour visiter la maison de la V. Marie.

3- Les Pyramides de Giseh, Le Caire, Musée Égyptien - 126 euros/adulte d'une durée de 13 hres. Il faut compter 3 hres pour l'aller et 3 hres pour le retour. Le dejeuner est prévu à un restaurant.

4- Rhodes, visite par nous-mêmes, le bateau accoste directement près de cette ville médiévale. Nous avons pris aussi un taxi pour un tour d'une heure (40 euros pour 4 personnes).

5- Super-Rome (Musées du Vatican, Chapelle Sixtine, Place St-Pierre, Basilique, Colysée et Place d'Espagne) - 126 euros/adulte - durée 9 hres.

Attention: Cette excursion a été changé sans qu'on le sache et on l'a su sur le bateau à la dernière minute. Nous avons vu à pied (Place D'espagne, Place du Peuple, Musée Borghese, Place St-Pierre et la Basilique seulement. Plusieurs croisiéristes étaient très déçus du changement et pour cause. Trop peu de temps à la Basilique, 5 mn seulement à la boutique-souvenirs.

La raison c'est que nous étions un mercredi et tout l'avant-midi le Pape a des audiences et autres, donc, il a fallu déplacer et enlever certaines visites. Il y avait tellement à voir, c'est dommage, j'en suis restée sur mon appetit, lollll! c'était vraiment trop court étant donné que cette visite était à la fin de l'excursion.

N.B. Sachez que toutes ces excursions étaient guidées par des gens très compétents et très gentils. Plusieurs diront que c'est assez coûteux, mais nous sommes très confortables dans les transports, nous sommes en sécurité, des guides expérimentés, nous sommes assurés de ne pas manquer le bateau pour le retour et ça nous enlève un certain stress, enfin, nous c'était notre choix.

Si je peux vous renseigner davantage, n'hésitez pas à me le demander, il me fera plaisir de vous répondre au meilleur de moi-même. Voilà, je suis encore sur le décalage horaire, un petit roupillon m'attends.

Bonne journée à tous et bonne croisière à ceux et celles qui partiront sous peu.
Temple de Pora-Tat-Sanga et son itinéraire? (Tibet) English translation pending
by Sanpotal · 2007-01-18 · 4 replies
chers tous et toutes... je m'envole pour bombay le 27 de ce mois pour 1 petite promenade a pied jusqu'a darjeeling ... et ensuite direction lhassa.

donc ma question est : y a t il quelqu'un(e) qui connaitrai le temple de pora-tat-sanga et son itineraire, soit de lhassa, soit de darjeeling. tres amicalement et bonne annee a vous 🙂🙂
Grande mobilisation des citoyens contre le changement climatique English translation pending
by Picchu · 2007-01-17 · 96 replies
Bonjour 🙂

Je pense que les voyageurs sont très sensibles au développement durable, alors je fait un copier-coller d'un message que j'ai reçu. J'aime l'idée, et je vais mettre mon portable à sonner pour ne pas oublier le 1er février entre 19h55 et 20h d'éteindre la lumière, la télé, l'ordinateur, de débrancher mon modem, le lecteur dvd, le magnétoscope... et de sortir la lampe torche ou les bougies pour 5 petites minutes. "Le 1er février 2007, dans toute la France :

Participez à la plus grande mobilisation des citoyens contre le Changement Climatique !

L'Alliance pour la Planète (groupement national d'associations environnementales) lance un appel simple à tous les citoyens, 5 minutes de répit pour la planète : tout le monde éteint ses veilles et lumières le 1er février 2007 entre 19h55 et 20h00. Il ne s'agit pas d'économiser 5 minutes d'électricité uniquement ce jour-là, mais d'attirer l'attention des citoyens, des médias et des décideurs sur le gaspillage d'énergie et l'urgence de passer à l'action ! 5 minutes de répit pour la planète : ça ne prend pas longtemps, ça ne coûte rien, et ça montrera aux candidats à la Présidentielle que le changement climatique est un sujet qui doit peser dans le débat politique.

Pourquoi le 1er février ?

Ce jour là sortira, à Paris, le nouveau rapport du groupe d'experts climatiques des Nations Unies.

Cet événement aura lieu en France : il ne faut pas laisser passer cette occasion de braquer les projecteurs sur l'urgence de la situation climatique mondiale.

Si nous y participons tous, cette action aura un réel poids médiatique et politique, moins de trois mois avant l'élection présidentielle!

Faites circuler au maximum cet appel autour de vous* et dans tous vos réseaux ! Faites-le aussi apparaître sur votre site Internet et dans vos news letters.

Contact/ information : Cyrielle, Les Amis de la Terre : 01 48 51 18 95

Si vous souhaitez aller plus loin en proposant un rassemblement original à cette heure-là dans votre commune, vous pouvez l'annoncer sur votre forum
http://www.cyberacteurs.org/forum/viewforum.php?f=27

>>>, __o Alain UGUEN Association Cyber @cteurs >>_-\_<, à condition de vous en servir, votre souris a du pouvoir > (*)/'(*) http://www.cyberacteurs.org/

Association Cyber @cteurs C/O Alain Uguen 152 rue F.Pelloutier 29000 QUIMPER"

Je tiens à précisier que je ne fait pas partie de cette association, mais je voulais vous donner cette info à ceux que ça intéresse. Et en plus, ça fera 5 minutes de répit à François et toute l'équipe de VF 😛 !

A+ 😉
Nécessité de la moustiquaire en Thaïlande? English translation pending
by Xavw · 2007-01-14 · 18 replies
Je pars en Thailand fin février 1 semaine vers chiang mai et 1 semaine dans les iles (Trang). Est-il nécessaire d'emporter une moustiquaire pour dormir tranquille ?
Faire de sa vie un long voyage... English translation pending
by Jessou18 · 2007-01-14 · 29 replies
Bonjour!

Je voulais savoir si c'est moi qui est vraiment bizarre ou si mon rêve touche aussi certains d'entres vous!

J'ai présentement 18 ans (bientôt 19), donc la vie devant moi...Et j'aimerais passer ma vie à voyager!Mais je n'entends pas partir et revenir sans arrêt...mais plutôt passer ma vie de ville en ville, y habiter un certains temps et y travailler et repartir!Avoir des enfants avec un homme que j'aime et qui voudra bien me suivre...et pour l'école et bien évidamment ils auraient une éducation suivi mais l'école de la vie y contribuerait aussi!

Je trouves ça enrichissant...vous me direz qu'il n'y a aucune stabilité...en effet!Mais avoir une multitude d'emplois de différente nature permets d'en apprendre beaucoup...Et cela n'est pas obligatoire de couper les liens avec le passé chaque fois que l'on change d'endroits, il reste des amis, etc.

Qu'en pensez-vous? Si ça intéresse quelqu'un on pourrait considérer ça comme une annonce aussi 😛
Trek au Népal sur une durée de dix/onze jours English translation pending
by Wutao · 2007-01-11 · 14 replies
Bonjour, premier sujet 🙂

Je voudrais partir au Népal mais je ne peux être sur place que dix ou onze jours ( arrivée KTM le 13/02, donc départ pour un trek le 14 et décollage de KTM le 25/02 (donc retour de Trek le 24/02). Impossible de changer ces dates ...

Je n'ai jamais fait de montagne (à part un vague "2 semaines à la Réunion il y a dix ans") et encore moins de trek, en revanche le copain avec qui je pars est tout le contraire puisqu'il est jeune, pompier de Paris (= très sportif), et montagnard ... lui et moi c'est un peu Amicalement Vôtre 😉

Bref, ma question est la suivante : je ne voudrais pas le faire se déplacer au Népal pour rien (c'est moi qui organise le voyage, il n'a pas l'habitude des déplacements à l'étranger, ne parle pas Anglais etc), que me conseillez-vous de faire au vu de nos profils (sommaires, certes, mais ça vous donne une idée). Un nom comme "Everest" le fait rêver et j'aimerais pouvoir lui en faire toucher un bout. Je crois comprendre que pour l'Everest (enfin, le Camp de base), il faut un minimum de 15-16 jours voire plus. Existe-t-il une solution (sans parler de prix, on verra ça plus tard...) qui permette de faire un trek sympa vers l'Everest en si peu de temps ? en utilisant l'avion pour raccourcir tel ou tel segment quitte à ne pas faire un circuit "complet" ? ou bien les Annapurnas ?

Merci infiniment de vos précieux conseils ...

Wutao
PNC/PNT/PAX et cie... humour de l'air English translation pending
by Flyinglover · 2007-01-08 · 14 replies
Une petite discussion pour partager quelques blagues, anecdotes, deja vu, deja entendu.......de l'aérien.

J'ouvre le bal:

Après le décollage d'un avion, comme d'habitude, deux hôtesses essaient de se familiariser avec les passagers qui se trouvent à bord: Va voir à la queue de l'avion s'il y a de nouvelles têtes, moi, je vais faire le contraire ...

Un avion AZ survole l'Atlantique. Les passagers sont confortablement installés dans leurs fauteuils... Et tout à coup! Une voix grésille dans le haut-parleur: Ici le commandant de bord! Nous vous informons que les quatre réacteurs sont en flammes. L'équipage a sauté en parachute et à l'heure actuelle, je vous parle d'un canot de sauvetage qui a été largué à la mer! Surtout, que personne ne panique! Nous somme allés chercher du secours... Bonne chance à tous!

Ça se passe dans un 747. L'hôtesse annonce aux passagers que le pilote va prendre sa retraite et qu'il s'agit ici de son dernier vol. Salve d'applaudissements. Le commandant de bord prend la parole et dit : Mesdames, Messieurs pour mon dernier vol j'aimerais faire ce que, en trente ans de carrière je n'ai jamais pu faire, un looping avec ce 747. Pour cela j'aimerais avoir votre accord. Les passagers tapent alors des mains et chantent : Le looping, le looping, le looping! Le commandant de bord, ému, se lance dans la manoeuvre, l'avion entame son cercle et le looping réussit. Les passagers applaudissent pendant cinq bonnes minutes puis reprennent : Le looping, le looping, le looping! Le commandant entame un nouveau looping qui réussit. Les passagers : Le looping, le looping, le looping ! Troisième, puis quatrième looping toujours sous les applaudissements de la foule. Soudain un type sort des chiottes et dit : Dites donc, c'est pas bientôt finit vos conneries!

VRAIE:

Roissy. Le 29 Juin. Un passager arrive à la pesée des bagages d'Air France. Il dispose de 3 grosses valises sur son chariot. - J'aimerai que cette valise aille à New York, que celle-ci aille à Rome, et que celle-ci aille à Hongkong! - Je suis désolé Monsieur, répond l'hôtesse, j'ai bien peur que cela ne soit impossible! - Impossible? C'est pourtant ça qui s'est passé la dernière fois que j'ai pris un vol sur cette compagnie.

Quelques véritables réclamations au service d'entretien, émises par des pilotes d'air France, et les réponses de l'équipe d'entretien:

Problème : Le pneu principal intérieur gauche a quasiment besoin d'être changé Solution : Pneu principal intérieur gauche quasiment changé.

Problème : Test en vol OK, sauf l'atterrissage automatique très brutal Solution : Pas de système d'atterrissage automatique sur cet avion.

Problème : L'avion a un comportement marrant. Solution : Avion averti de la necessité de se retenir, de voler droit et de rester sérieux.

Problème : Bruit provenant du moteur n°2, comme si un type tapait avec un petit marteau. Solution :

Petit marteau confisqué au type du moteur n°2.

Problème : Hôtesse de l'air gelée en altitude. Solution : Essais au sol OK.

A vous de jouer!!!
30 jours à Cuba English translation pending
by Mirabelois · 2007-01-06 · 29 replies
Nous planifions faire un voyage de 3 à 4 semaines à Cuba et coucher dans des casa particulars et différentes hotels. Nous allons louer une voiture et se faire accompagner d'un couple d'amis cubains pour 2 semaines mais le reste du temp, nous serons seuls. Nous voulons aller sur des plages désertes, nudistes et autres. Je veux aussi apporter un GPS car la signalisations fait pitié. Est-ce qu'il peut y avoir des contretemps ou empêchements à notre projet. Nous voulons prendre le mois de mars. Jeepee
Rencontre VF à Annecy le 9 février 2007 English translation pending
by Phoebie · 2007-01-04 · 85 replies
A force de consulter les rencontres de VFistes qui se font un peu partout en France, je me dis qu'on pourrait peut-être aussi en organiser une sur ANnecy. Est ce qu'il y aurait des personnes intéressées dans un premier temps? Si oui, on fixe la date dans un deuxième temps... par exemple, vendredi soir, 09 février. Je trouve qu'il serait sympa à terme de créer une association de voyageurs avec rencontres régulières, projection de diaporama par les adhérents, échange d'infos... Y a t il des gens qui sont partants??? Hasta la proxima Phoebie
Drôle d'impression sur le "spam humanitaire" English translation pending
by PierreAlexis · 2007-01-04 · 7 replies
Bonjour tlm!

Avant toute chose, avant que ce message ne brouille l'esprit ou enrage certains membres d'expériences de ce forum, je tiens a dire que ce site ( ce forum!) est tout simplement génial.

Oui je vais toucher au sujet du 'Spam Humanitaire' ( comme déja touché dans biens des sections de ce forum) mais sous un autre angle.

Et la je tiens a dire que c'est un sentiment très primitif et très 'sur le moment' qui m'est venu quand j'ai connu cette section du forum. Mais je crois que c'est important d'en parler. ( Pardonnez-moi cette introduction assée longue, mais je crois que si on prend son temps dès le début, on peut s'éviter la lecture de 4 messages inutiles)

Bon voila j'ai 21 ans. J'ai un bagage et des expériences de travail hors du commun. J'ai vu du pays ( c'est grand le canada), connu la Bretagne en son coeur ( en son foi? bah autre histoire...). Tout cela très jeune et seul, avant de rentrer sur le marché du travail. J'arrive sur ce forum avec cette naiveté qui permet d'apprendre a la vitesse de la lumière, j'ouvre un dossier vierge de connaissance et je lis. Je tombe sur tout ces messages qui proposent de l'aide, un autre qui cherchent des places ou partir et un autre qui explique son aventure . Autant de jeunes hommes et jeunes femmes sans spécialitées, formations ou expériences très concrètes, mais désirant tous la même chose, aider.( Dans le sujet, je vise effectivement ce 'type' de voyageur) J'avoue que c'est drôle par exemple de lire... ' Cherche organisme pour Madagascar', ' Cherche projet pour Maroc fin juillet', ' jeune volontaire pour projet au Nepal' et bien d'autres! Desfois j'ai un ti sourir en coin et jme demande pourquoi cette place la en particulier... 😉

J'avoue que cela doit choquer bien des vieux voyageurs d'expérience, je les comprend.Pourquoi ne pas seulement écrire: ' Bonjour j'ai du temps de libre je suis prêt a aider un peu n'importe qui n'importe ou!', Ah bah sa non! Le monde dirait qu'ils manquent tous de sérieux, des jeunes fougueux qui fonce la tête baissée. Et quand vous dites que le sujet du bénévolat local ( stand, soirée bénéfices, etc) est pas abordé et que cela vous choque, bah sa me surprend. Croyez-vous vraiment que le monde vont utilisé internet pour s'informer du volontariat local, non. Et c'est dommage. Croyez-vous vraiment que l'élites commerciales et politiques font brillés le bénévolat, ho que non! Je fais mes petites heures de volontariat, sur coup de tête, mais sans trop y penser. Pourquoi? C'est pas motivant de donner des heures dans un monde capitaliste, ou chaque minute perdu semble être 1000$ de moin a la retraire. Même quand on sait que les pauvres sont plus pauvres que pauvres.

Il faut l'admettre, le coté 'voyage' est présent dans la tête de tout le monde ici. Et de voir a la télé une femme de 32 ans recevoir une médaille ( au Québec) de volontariat pour ses 5 ans de travaux au ( nom fictif) ' Club Des Lions De Mers de Matane' quand je vois a coté mon grand-père en train de bouffer son fromage avec son canif et ses 80 ans ( et oui) de bénévolat au club du quartier. Sa m'enrage! ( quand même fier de le marquer, au moin sa grand papi!)

Donc peut importe le message, il y a toujours un truc qui cloche quand quelqu'un est prêt a aider. Même moi, qui est dans la meme situation que tout ces jeunes gens en désir d'aider, je suis un peu troublé par toutes ses barrières qui se forment, de différentes tailles, selon différents contextes. Des idéaux qui se choquent. Pourquoi veut-on savoir a tout prix ce qui motive ces gens a vouloir voyager quelque part pour aider? Bah jsais pas...selon moi la réponse est déja dans la question. Est-ce que, sans être medecin, ni entrepreneur de construction, ni professeur, je devrais me sentir différent des autres? Est-ce que le chiurgien de guerre au Congo a plus envie d'aider le monde que le jeune bohème qui a envie d'aller aider au Mali pour faire un truc pas trop clair mais éducatif? Je ne sais pas.

Prenons par exemple mon cas. ( et ceci n'est pas une publicité grandiose pour un jeune en manque d'aventure)

21 ans, libre comme l'air ( mais moin pollué 😏) depuis 1 an, j'ai vu trop d'amis partir au Népal et en Afrique du sud. Mon père m'a trop souvent raconter son histoire dans presques tout les pays du monde. Donc je me suis laisser 2 ans de temps libre et un coeur gros comme le monde pour aller aider quelque part.

J'ai décider de prendre mes connaissances par moi-même, perso, et de ne pas demander immédiatement a tout mes amis voyageurs. Car eux partaient pour 2 semaines... 1 mois...

la finale?

Il est pas mal plus facile pour un jeune homme de 21 ans qui habite en Amerique du Nord d'utiliser toutes les technologies, les services, la mauvaise bouffe et ses chaînes de télé qu'on lui offre au lieu de se fendre le cul en 4 en disant au monde qu'il deux grosses palettes bien gratuites prêtent au travail qui ne demande qu'un hamac et 2 bol de riz par jours pour aller donner un coup de main pendant 1 an a qui le veut bien, du moment qu'on y parle anglais ou francais. Transport aux frais du jeune homme en plus!

Bah non, apres une semaine d'information je me rend compte qu'un bon chèque juteu a l'organisme vaut pas mal plus que mon année de travail offerte.

Petite déception, certe, mais plus l'obstacle est compliqué, plus la solution va être marrante a trouver!

Merci pour le temps de lecture ! Merci aux admins d'avoir acceptés ce message!

Bonne Année 2007 tlm!

Alexis Beauchemin

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