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Hausse du carburant sur croisière Costa Luminosa "Perle des Antilles" du 15 au 22 décembre 2012 English translation pending
Bonjour,
Avez-vous reçu de la part de COSTA ou de votre voyagiste une augmentation de 34€ par personne de forfait "hausse carburant". Pour ma part mon voyagiste est "VOYAGES CARREFOUR" Mes ami(e)s avec qui je part ont reçu cette augmentation soi-disant suite à l'augmentation des tarifs "AIR FRANCE" alors que nos N° de vols (926 à l'aller et 927 au retour) correspondent soit à "AIR CARAÏBES TX5926" ou soit à "CORSAIR SS926"
Merci pour vos commentaires.
Avez-vous reçu de la part de COSTA ou de votre voyagiste une augmentation de 34€ par personne de forfait "hausse carburant". Pour ma part mon voyagiste est "VOYAGES CARREFOUR" Mes ami(e)s avec qui je part ont reçu cette augmentation soi-disant suite à l'augmentation des tarifs "AIR FRANCE" alors que nos N° de vols (926 à l'aller et 927 au retour) correspondent soit à "AIR CARAÏBES TX5926" ou soit à "CORSAIR SS926"
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Croisière transatlantique vers le Brésil du 29 novembre 2012 English translation pending
Bonjour,
Si certaines personnes sont intéressées par cette croisière je les informe qu'une discussion est ouverte par KNAUTIA avec l'intitulé "PREPARATION de la croisière transatlantique BRESIL du 29 novembre 2012/19 decembre". Sinon m'envoyer un message. Claude
Si certaines personnes sont intéressées par cette croisière je les informe qu'une discussion est ouverte par KNAUTIA avec l'intitulé "PREPARATION de la croisière transatlantique BRESIL du 29 novembre 2012/19 decembre". Sinon m'envoyer un message. Claude
Deux semaines à Rio English translation pending
je pars seule avec mes trois enfants (deux ados de 17 ans et ptit garçon de 7 ans ) durant 15 jrs a rio en mars 2013...
j'ai pu louer un appartement avenida atlantica a copacabana...; j'aimeris savoir s'il est possible de prendre le metro assez facilement, quoi visiter, peut on aller dans les favellas, y a t il des marchés, quels sont les dangers peut on sortir le soir vers les avenues atlantica sans souci., etc ...enfin je remercie tous ceux qui auront des renseignements sur rio, je ne connais pas du tout...
merci d'avance , 😎
Des tours du monde de prévus en 2013/2014? English translation pending
Bonjour à tous!
Mon copain et moi préparons notre voyage autour du monde pour un départ prévu en octobre 2013.
Y en a t il parmi vous qui prévoient un tel voyage pour 2013 ou 2014?
Ça pourrait être sympa de partager nos expériences de préparation et de voyage, et de s'échanger nos adresses de blog.
En ce qui nous concerne, nous partirions pour un voyage de 11 mois, et notre itinéraire serait le suivant: - Népal (+ escale au Tibet?), Inde du nord: octobre-novembre, 9 semaines - Thaïlande, Laos, Vietnam du nord, Cambodge, Birmanie: décembre-début mars, 14 semaines - Australie, Nouvelle Zélande: début mars-mi-mai, 10 semaines - Chili, Argentine, Pérou, Bolivie, Brésil ou Équateur: mi-mai-début septembre, 16 semaines.
Pour l'instant nous n'avons pas plus avancé dans les préparatifs...
Et vous, ou en êtes vous?
Marion
Mon copain et moi préparons notre voyage autour du monde pour un départ prévu en octobre 2013.
Y en a t il parmi vous qui prévoient un tel voyage pour 2013 ou 2014?
Ça pourrait être sympa de partager nos expériences de préparation et de voyage, et de s'échanger nos adresses de blog.
En ce qui nous concerne, nous partirions pour un voyage de 11 mois, et notre itinéraire serait le suivant: - Népal (+ escale au Tibet?), Inde du nord: octobre-novembre, 9 semaines - Thaïlande, Laos, Vietnam du nord, Cambodge, Birmanie: décembre-début mars, 14 semaines - Australie, Nouvelle Zélande: début mars-mi-mai, 10 semaines - Chili, Argentine, Pérou, Bolivie, Brésil ou Équateur: mi-mai-début septembre, 16 semaines.
Pour l'instant nous n'avons pas plus avancé dans les préparatifs...
Et vous, ou en êtes vous?
Marion
Croisière sur le MSC Divina du 21 février 2013 au 4 mars 2013 English translation pending
Nous partons mon mari, mes parents et moi-même sur le Divina le 21 févier 2013 de Gènes Comme d'habitude j'aimerais savoir si il y a d'autres personnes du forum qui font la même croisière que nous. Je pourrais également les renseigner sur les escales car nous avons fait le même trajet l'an passé sur le Fantasia.
Festival "Visa pour l'image", Perpignan, septembre 2012 English translation pending
Un rendez-vous incontournable du photojournalisme: "Visa pour l'image".
Perpignan, du 1er au 21 septembre.
Des sujets inimaginables, des histoires bouleversantes, des témoignages hors du commun et des images choc... Le monde tel qu'il est, raconté avec les yeux de photographes, professionnels ou amateurs. On n'en sort pas indemne... J'ai choisi de ne publier que certaines images, la plupart d'entre-elles n'ayant pas leur place ici. Trop souvent douloureuses, parfois racoleuses.
De plus, la plupart des photos étaient sous verre, affublées d'un éclairage violent. Impossible de rendre une image correcte ! (pardon pour la qualité, loin de refléter la réalité 😊)
.....................................
Je me glisse doucement dans cette foule de visiteurs anonymes... Ma visite démarre sur une série réalisée par des photographes militaires (pour TIM) qui parcourent les garnisons.
Fouille des civils sur un pont près de Bunia (Congo)


Parcours d'un char pour sécuriser un village dans l'ouest du pays (Cote d'Ivoire)


Des légionnaires patrouillent dans un champ de pavots (98% de la production mondiale d'opium provient d'Afghanistan)


Un char Leclerc patrouille dans le sud Liban.


Des sujets inimaginables, des histoires bouleversantes, des témoignages hors du commun et des images choc... Le monde tel qu'il est, raconté avec les yeux de photographes, professionnels ou amateurs. On n'en sort pas indemne... J'ai choisi de ne publier que certaines images, la plupart d'entre-elles n'ayant pas leur place ici. Trop souvent douloureuses, parfois racoleuses.
De plus, la plupart des photos étaient sous verre, affublées d'un éclairage violent. Impossible de rendre une image correcte ! (pardon pour la qualité, loin de refléter la réalité 😊)
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Je me glisse doucement dans cette foule de visiteurs anonymes... Ma visite démarre sur une série réalisée par des photographes militaires (pour TIM) qui parcourent les garnisons.
Fouille des civils sur un pont près de Bunia (Congo)


Parcours d'un char pour sécuriser un village dans l'ouest du pays (Cote d'Ivoire)


Des légionnaires patrouillent dans un champ de pavots (98% de la production mondiale d'opium provient d'Afghanistan)


Un char Leclerc patrouille dans le sud Liban.


Calendrier des départs en croisière des membres VF 2013 English translation pending
Mise à jour N°1 CALENDRIER DEPARTS CROISIERES 2013 C’est reparti avec ce calendrier 2013, fraichement élaboré !!!AVIS aux membres VF : ne jamais citer une mise à jour !!! cela créé une confusion pour tous les membres !!! Regardez TOUJOURS la dernière mise à jour !!!Echangez vos infos en MP et pas sur ce post SVP merci !!!Mais vous pouvez signalez votre croisière sur ce post ou en MP bien sûr !!!Dernières Informations :
Ø -Total actuel de croisières/membres=93 !!!
Ø -93 nouvelles informations en gras dans la liste (échangez vos infos) !!!
JANVIER 2013 (37 croisières de membre) - 3-Cirjo (FR) / Costa néoROMANTICA / 25 jours / Asie-Indonésie-Océanie (MELBOURNE/SINGAPOUR) - 3-Evelynette (FR) / Costa néoROMANTICA / 25 jours / Asie-Indonésie-Océanie (MELBOURNE/SINGAPOUR) - 3-Colieres (FR) / Costa néoROMANTICA / 25 jours / Asie-Indonésie-Océanie (MELBOURNE/SINGAPOUR) - 6-Bradox44 (QC) / Celebrity SILHOUETTE / 7 jours / Caraïbes est (FORT LAUDERDALE) - 7-Jeroviane (FR) / Costa DELIZIOSA / 100 jours / Tour du Monde (SAVONE) - 7-Jepago (ES) / Costa DELIZIOSA / 100 jours / Tour du Monde (SAVONE) - 7-Denaud (FR) / Costa DELIZIOSA / 100 jours / Tour du Monde (SAVONE) - 7-Maki (974) / Costa DELIZIOSA / 100 jours / Tour du Monde (SAVONE) - 7-Gnd (FR) / Costa DELIZIOSA / 100 jours / Tour du Monde (SAVONE) - 7-Cielbleuciel (FR) / Costa DELIZIOSA / 100 jours / Tour du Monde (SAVONE) - 7-Miroiseuse (QC) / Costa DELIZIOSA / 100 jours / Tour du Monde (SAVONE) - 7-Alexia95300 (FR) / Costa DELIZIOSA / 100 jours / Tour du Monde (SAVONE) - 7-Philou971 (971) / Costa DELIZIOSA / 100 jours / Tour du Monde (SAVONE) - 7-Mich04 (FR) / Costa DELIZIOSA / 100 jours / Tour du Monde (SAVONE) - 7-Célou04 (FR) / Costa DELIZIOSA / 100 jours / Tour du Monde (SAVONE) - 7-FelixYcricri (FR) / Costa DELIZIOSA / 100 jours / Tour du Monde (SAVONE) - 7-Christinekik (FR) / Costa DELIZIOSA / 100 jours / Tour du Monde (SAVONE) - 7-Flinz (FR) / Costa DELIZIOSA / 100 jours / Tour du Monde (SAVONE) - 7-Patrick77 (FR) / Costa DELIZIOSA / 100 jours / Tour du Monde (SAVONE) - 7-Tonymtp (FR) / Costa DELIZIOSA / 100 jours / Tour du Monde (SAVONE) - 7-Patier (FR) / Costa DELIZIOSA / 100 jours / Tour du Monde (SAVONE) - 7-Treilles (FR) / Costa DELIZIOSA / 100 jours / Tour du Monde (SAVONE) - 7-Jeanjeanjaja (FR) / Costa DELIZIOSA / 100 jours / Tour du Monde (SAVONE) - 8-Zoubbye (FR) / MSC DIVINA / 11 jours / Méd.-Atlantique (GENES) - 12-Kristopher (QC) / Carnival DREAM / 7 jours / Caraïbes est (PORT CANAVERAL) - 12-Croquiniole1 (QC) / Carnival DREAM / 7 jours / Caraïbes est (PORT CANAVERAL) - 14-Winnie251 (QC) / ENCHANTMENT OTS / 12 jours / Caraïbes est (BALTIMORE) - 19-Lavic50 (QC) / MSC POESIA / 7 jours / Caraïbes centre (FORT LAUDERDALE) - 22-Brezille (QC) / EXPLORER OTS / 10 jours / Caraïbes est (CAP LIBERTY) - 26-Pickpoket (QC) / Carnival DREAM / 7 jours / Caraïbes est (PORT CANAVERAL) - 26-Domi22 (FR) / Costa LUMINOSA / 7 jours / Caraïbes est (POINTE A PITRE) - 26-Shooky (QC) / Carnival LIBERTY / 7 jours / Caraïbes ouest (MIAMI) - 26-Alro23 (QC) / Celebrity SUMMIT / 7 jours / Caraïbes est (SAN JUAN) - 27-Road383 (QC) / ALLURE OTS / 7 jours / Caraïbes centre (FORT LAUDERDALE) - 27-Bezac (CH) / PACIFIC Princess / 108 jours / Tour du Monde (FORT LAUDERDALE/VENISE) - 28-Crispie (QC) / Celebrity SOLSTICE / 19 jours / Océanie (AUCKLAND/FREMANTLE) - 28-Colieres (FR) / Costa néoROMANTICA / 21 jours / Océan Indien Sud (SINGAPOUR/ST LOUIS) FEVRIER 2013 (12 croisières de membre) - 4-Christcruise (QC) / Celebrity MILLENNIUM / 14 jours / Asie- Mer de Chine (SINGAPORE/HONG KONG) - 8-Wasagreg (FR) / Costa MEDITERRANEA / 10 jours / Caraïbes centre (MIAMI) - 9-0laurence (FR) / MSC LIRICA / 7 jours / Caraïbes est (FORT DE FRANCE) - 9-Lapuce (QC) / Celebrity ECLIPSE / 14 jours / Caraïbes sud (FORT LAUDERDALE) - 13-Mary972 (972) / BRILLANCE OTS / 7 jours / Caraïbes est (POINTE A PITRE) - 17-Sylviannefd (FR) / Celebrity INFINITY / 14 jours / Antarctique (BUENOS AIRES) - 18-Filament (FR) / SERENADE OTS / 7 jours / Emirats Arabes Unis (DUBAI) - 18-Colieres (FR) / Costa néoROMANTICA / 21 jours / Océan Indien Nord (ST LOUIS/DUBAI) - 18-Venitia (FR) / Costa MEDITERRANEA / 10 jours / Caraïbes centre (MIAMI) - 21-Franconette (BE) / MSC DIVINA / 11 jours / Méd.-Atlantique (GENES) - 22-Ptititi51 (FR) / Costa LUMINOSA / 7 jours / Caraïbes est (FORT DE FRANCE) - 23-Nounnn (FR) / Costa LUMINOSA / 7 jours / Caraïbes est (POINTE A PITRE) MARS 2013 (20 croisières de membre) - 1-Alfre99410 (FR) / RHAPSODY OTS / 10 jours / Océanie (SYDNEY) - 2-Gabytoff (QC) / Carnival BREEZE / 7 jours / Caraïbes est (MIAMI) - 2-Frami (QC) / Carnival BREEZE / 7 jours / Caraïbes est (MIAMI) - 2-Pcaroline (QC) / MSC POESIA / 7 jours / Caraïbes centre (FORT LAUDERDALE) - 3-Mangod (QC) / NCL DAWN / 7 jours / Caraïbes ouest (TAMPA) - 4-Verbatim (FR) / Celebrity EQUINOX / 12 jours / Caraïbes ouest (FORT LAUDERDALE) - 4-Hahnemann (QC) / Celebrity EQUINOX / 12 jours / Caraïbes ouest (FORT LAUDERDALE) - 5-Biquette01 (FR) / MSC FANTASIA / 17 jours / Transat.-Amérique du Sud (SANTOS/VENISE) - 7-Agipo (QC) / EMERALD Princess / 10 jours / Caraïbes est (FORT LAUDERDALE) - 10-Phili1 (QC) / Carnival VALOR / 7 jours / Caraïbes est (SAN JUAN) - 11-Colieres (FR) / Costa néoROMANTICA / 21 jours / Dubai-Mer Rouge-Méditerranée (DUBAI/SAVONE) - 14-Roquebrunois (FR) / Costa CLASSICA / 11 jours / Méd.-Atlantique (SAVONE) - 14-Jodav (FR) / MSC PREZIOSA / 8 jours / Atlantique (ST NAZAIRE/MARSEILLE) - 14-Rcoucou (FR) / Costa FORTUNA / 20 jours / Transat.-Amérique du Sud (SANTOS/SAVONE) - 14-Philippe86 (FR) / Costa FORTUNA / 20 jours / Transat.-Amérique du Sud (SANTOS/SAVONE) - 14-Chrisme (FR) / Costa FORTUNA / 20 jours / Transat.-Amérique du Sud (SANTOS/SAVONE) - 16-Patjojo (BE) / Costa CLASSICA / 20 jours / Océan Ind.-Mer Rouge-Méd. (DUBAI/SAVONE) - 25-Fantomas2 (QC) / Celebrity EQUINOX / 12 jours / Caraïbes ouest (FORT LAUDERDALE) - 30-Marcel74 (FR) / MSC PREZIOSA / 7 jours / Méditerranée (MARSEILLE) - 30-Marie3389 (QC) / Holland OOSTERDAM / 14 jours / Océanie (AUCKLAND/SYDNEY) AVRIL 2013 (16 croisières de membre) - 1-Charly81 (FR) / Celebrity INFINITY / 15 jours / Canal de Panama (FORT LAUDERDALE/SAN DIEGO) - 6-Bradox44 (QC) / NCL EPIC / 7 jours / Caraïbes est (MIAMI) - 6-Picanaille (FR) / MSC PREZIOSA / 7 jours / Méditerranée (MARSEILLE) - 6-Flanelle (QC) / Celebrity REFLECTION / 7 jours / Caraïbes est (MIAMI) - 12-Hervé34 (FR) / Costa ATLANTICA / 21 jours / Océan Indien Nord(DUBAI/SINGAPOUR) - 12-Horiya13300 (FR) / Costa ATLANTICA / 21 jours / Océan Indien Nord(DUBAI/SINGAPOUR) - 12-Joecel (FR) / Costa ATLANTICA / 21 jours / Océan Indien Nord(DUBAI/SINGAPOUR) - 13-Marie3389 (QC) / Holland OOSTERDAM / 22 jours / Transpacifique (SYDNEY/VANCOUVER) - 13-Patcyrille (FR) / MSC PREZIOSA / 7 jours / Méditerranée (MARSEILLE) - 13-Mimaille (FR) / MSC PREZIOSA / 7 jours / Méditerranée (MARSEILLE) - 14-Simongilbert (QC) / RUBY Princess / 7 jours / Caraïbes est (FORT LAUDERDALE) - 20-Anouchka74 (FR) / Costa LUMINOSA / 18 jours / Transat.-Caraïbes (POINTE A PITRE/SAVONE) - 20-Marie1012 (FR) / MSC POESIA / 17 jours / Transat.-Atlantique Nord (FORT LAUDERDALE/KIEL) - 20-Pitilolo78 (FR) / LIBERTY OTS / 7 jours / Méditerranée (BACELONE) - 28-Dub237 (FR) / NCL BREAKAWAY / 1 jours / Mer du Nord (ROTTERDAM/SOUTHAMPTON) - 29-Frippe (QC) / Celebrity SILHOUETTE / 12 jours / Méditerranée (ROME/VENISE) MAI 2013 JUIN 2013 (2 croisières de membre) - 2-Carojui (FR) / Costa FASCINOSA / 7 jours / Méditerranée (VENISE) - 18-Pasan59 (FR) / Costa DELIZIOSA / 11 jours / Méd.-Atlantique (SAVONE) JUILLET 2013 (2 croisière de membre) - 7-Olivierdorto (FR) / MSC FANTASIA / 7 jours / Méditerranée (VENISE) - 18-Vigil69 (FR) / MSC LIRICA / 12 jours /Méd.-Orientale (GENES) AOUT 2013 (1 croisière de membre) - 9-Choune857 (FR) / MSC LIRICA /11 jours / Méd.-Orientale (GENES) SEPTEMBRE 2013 (2 croisières de membre) - 19-Corsairt (FR) / NCL STAR / 12 jours / Fjords-Islande (COPENHAGUE) - 21-Chamadou (FR) / Costa néoROMANTICA / 122 jours / Tour du Monde (SAVONE) OCTOBRE 2013 NOVEMBRE 2013 DECEMBRE 2013 (1 croisière de membre) - 21-Disneyland (FR) / Costa DELIZIOSA / 7 jours / Méditerranée (SAVONE)
JANVIER 2013 (37 croisières de membre) - 3-Cirjo (FR) / Costa néoROMANTICA / 25 jours / Asie-Indonésie-Océanie (MELBOURNE/SINGAPOUR) - 3-Evelynette (FR) / Costa néoROMANTICA / 25 jours / Asie-Indonésie-Océanie (MELBOURNE/SINGAPOUR) - 3-Colieres (FR) / Costa néoROMANTICA / 25 jours / Asie-Indonésie-Océanie (MELBOURNE/SINGAPOUR) - 6-Bradox44 (QC) / Celebrity SILHOUETTE / 7 jours / Caraïbes est (FORT LAUDERDALE) - 7-Jeroviane (FR) / Costa DELIZIOSA / 100 jours / Tour du Monde (SAVONE) - 7-Jepago (ES) / Costa DELIZIOSA / 100 jours / Tour du Monde (SAVONE) - 7-Denaud (FR) / Costa DELIZIOSA / 100 jours / Tour du Monde (SAVONE) - 7-Maki (974) / Costa DELIZIOSA / 100 jours / Tour du Monde (SAVONE) - 7-Gnd (FR) / Costa DELIZIOSA / 100 jours / Tour du Monde (SAVONE) - 7-Cielbleuciel (FR) / Costa DELIZIOSA / 100 jours / Tour du Monde (SAVONE) - 7-Miroiseuse (QC) / Costa DELIZIOSA / 100 jours / Tour du Monde (SAVONE) - 7-Alexia95300 (FR) / Costa DELIZIOSA / 100 jours / Tour du Monde (SAVONE) - 7-Philou971 (971) / Costa DELIZIOSA / 100 jours / Tour du Monde (SAVONE) - 7-Mich04 (FR) / Costa DELIZIOSA / 100 jours / Tour du Monde (SAVONE) - 7-Célou04 (FR) / Costa DELIZIOSA / 100 jours / Tour du Monde (SAVONE) - 7-FelixYcricri (FR) / Costa DELIZIOSA / 100 jours / Tour du Monde (SAVONE) - 7-Christinekik (FR) / Costa DELIZIOSA / 100 jours / Tour du Monde (SAVONE) - 7-Flinz (FR) / Costa DELIZIOSA / 100 jours / Tour du Monde (SAVONE) - 7-Patrick77 (FR) / Costa DELIZIOSA / 100 jours / Tour du Monde (SAVONE) - 7-Tonymtp (FR) / Costa DELIZIOSA / 100 jours / Tour du Monde (SAVONE) - 7-Patier (FR) / Costa DELIZIOSA / 100 jours / Tour du Monde (SAVONE) - 7-Treilles (FR) / Costa DELIZIOSA / 100 jours / Tour du Monde (SAVONE) - 7-Jeanjeanjaja (FR) / Costa DELIZIOSA / 100 jours / Tour du Monde (SAVONE) - 8-Zoubbye (FR) / MSC DIVINA / 11 jours / Méd.-Atlantique (GENES) - 12-Kristopher (QC) / Carnival DREAM / 7 jours / Caraïbes est (PORT CANAVERAL) - 12-Croquiniole1 (QC) / Carnival DREAM / 7 jours / Caraïbes est (PORT CANAVERAL) - 14-Winnie251 (QC) / ENCHANTMENT OTS / 12 jours / Caraïbes est (BALTIMORE) - 19-Lavic50 (QC) / MSC POESIA / 7 jours / Caraïbes centre (FORT LAUDERDALE) - 22-Brezille (QC) / EXPLORER OTS / 10 jours / Caraïbes est (CAP LIBERTY) - 26-Pickpoket (QC) / Carnival DREAM / 7 jours / Caraïbes est (PORT CANAVERAL) - 26-Domi22 (FR) / Costa LUMINOSA / 7 jours / Caraïbes est (POINTE A PITRE) - 26-Shooky (QC) / Carnival LIBERTY / 7 jours / Caraïbes ouest (MIAMI) - 26-Alro23 (QC) / Celebrity SUMMIT / 7 jours / Caraïbes est (SAN JUAN) - 27-Road383 (QC) / ALLURE OTS / 7 jours / Caraïbes centre (FORT LAUDERDALE) - 27-Bezac (CH) / PACIFIC Princess / 108 jours / Tour du Monde (FORT LAUDERDALE/VENISE) - 28-Crispie (QC) / Celebrity SOLSTICE / 19 jours / Océanie (AUCKLAND/FREMANTLE) - 28-Colieres (FR) / Costa néoROMANTICA / 21 jours / Océan Indien Sud (SINGAPOUR/ST LOUIS) FEVRIER 2013 (12 croisières de membre) - 4-Christcruise (QC) / Celebrity MILLENNIUM / 14 jours / Asie- Mer de Chine (SINGAPORE/HONG KONG) - 8-Wasagreg (FR) / Costa MEDITERRANEA / 10 jours / Caraïbes centre (MIAMI) - 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2-Pcaroline (QC) / MSC POESIA / 7 jours / Caraïbes centre (FORT LAUDERDALE) - 3-Mangod (QC) / NCL DAWN / 7 jours / Caraïbes ouest (TAMPA) - 4-Verbatim (FR) / Celebrity EQUINOX / 12 jours / Caraïbes ouest (FORT LAUDERDALE) - 4-Hahnemann (QC) / Celebrity EQUINOX / 12 jours / Caraïbes ouest (FORT LAUDERDALE) - 5-Biquette01 (FR) / MSC FANTASIA / 17 jours / Transat.-Amérique du Sud (SANTOS/VENISE) - 7-Agipo (QC) / EMERALD Princess / 10 jours / Caraïbes est (FORT LAUDERDALE) - 10-Phili1 (QC) / Carnival VALOR / 7 jours / Caraïbes est (SAN JUAN) - 11-Colieres (FR) / Costa néoROMANTICA / 21 jours / Dubai-Mer Rouge-Méditerranée (DUBAI/SAVONE) - 14-Roquebrunois (FR) / Costa CLASSICA / 11 jours / Méd.-Atlantique (SAVONE) - 14-Jodav (FR) / MSC PREZIOSA / 8 jours / Atlantique (ST NAZAIRE/MARSEILLE) - 14-Rcoucou (FR) / Costa FORTUNA / 20 jours / Transat.-Amérique du Sud (SANTOS/SAVONE) - 14-Philippe86 (FR) / Costa FORTUNA / 20 jours / Transat.-Amérique du Sud (SANTOS/SAVONE) - 14-Chrisme (FR) / Costa FORTUNA / 20 jours / Transat.-Amérique du Sud (SANTOS/SAVONE) - 16-Patjojo (BE) / Costa CLASSICA / 20 jours / Océan Ind.-Mer Rouge-Méd. (DUBAI/SAVONE) - 25-Fantomas2 (QC) / Celebrity EQUINOX / 12 jours / Caraïbes ouest (FORT LAUDERDALE) - 30-Marcel74 (FR) / MSC PREZIOSA / 7 jours / Méditerranée (MARSEILLE) - 30-Marie3389 (QC) / Holland OOSTERDAM / 14 jours / Océanie (AUCKLAND/SYDNEY) AVRIL 2013 (16 croisières de membre) - 1-Charly81 (FR) / Celebrity INFINITY / 15 jours / Canal de Panama (FORT LAUDERDALE/SAN DIEGO) - 6-Bradox44 (QC) / NCL EPIC / 7 jours / Caraïbes est (MIAMI) - 6-Picanaille (FR) / MSC PREZIOSA / 7 jours / Méditerranée (MARSEILLE) - 6-Flanelle (QC) / Celebrity REFLECTION / 7 jours / Caraïbes est (MIAMI) - 12-Hervé34 (FR) / Costa ATLANTICA / 21 jours / Océan Indien Nord(DUBAI/SINGAPOUR) - 12-Horiya13300 (FR) / Costa ATLANTICA / 21 jours / Océan Indien Nord(DUBAI/SINGAPOUR) - 12-Joecel (FR) / Costa ATLANTICA / 21 jours / Océan Indien Nord(DUBAI/SINGAPOUR) - 13-Marie3389 (QC) / Holland OOSTERDAM / 22 jours / Transpacifique (SYDNEY/VANCOUVER) - 13-Patcyrille (FR) / MSC PREZIOSA / 7 jours / Méditerranée (MARSEILLE) - 13-Mimaille (FR) / MSC PREZIOSA / 7 jours / Méditerranée (MARSEILLE) - 14-Simongilbert (QC) / RUBY Princess / 7 jours / Caraïbes est (FORT LAUDERDALE) - 20-Anouchka74 (FR) / Costa LUMINOSA / 18 jours / Transat.-Caraïbes (POINTE A PITRE/SAVONE) - 20-Marie1012 (FR) / MSC POESIA / 17 jours / Transat.-Atlantique Nord (FORT LAUDERDALE/KIEL) - 20-Pitilolo78 (FR) / LIBERTY OTS / 7 jours / Méditerranée (BACELONE) - 28-Dub237 (FR) / NCL BREAKAWAY / 1 jours / Mer du Nord (ROTTERDAM/SOUTHAMPTON) - 29-Frippe (QC) / Celebrity SILHOUETTE / 12 jours / Méditerranée (ROME/VENISE) MAI 2013 JUIN 2013 (2 croisières de membre) - 2-Carojui (FR) / Costa FASCINOSA / 7 jours / Méditerranée (VENISE) - 18-Pasan59 (FR) / Costa DELIZIOSA / 11 jours / Méd.-Atlantique (SAVONE) JUILLET 2013 (2 croisière de membre) - 7-Olivierdorto (FR) / MSC FANTASIA / 7 jours / Méditerranée (VENISE) - 18-Vigil69 (FR) / MSC LIRICA / 12 jours /Méd.-Orientale (GENES) AOUT 2013 (1 croisière de membre) - 9-Choune857 (FR) / MSC LIRICA /11 jours / Méd.-Orientale (GENES) SEPTEMBRE 2013 (2 croisières de membre) - 19-Corsairt (FR) / NCL STAR / 12 jours / Fjords-Islande (COPENHAGUE) - 21-Chamadou (FR) / Costa néoROMANTICA / 122 jours / Tour du Monde (SAVONE) OCTOBRE 2013 NOVEMBRE 2013 DECEMBRE 2013 (1 croisière de membre) - 21-Disneyland (FR) / Costa DELIZIOSA / 7 jours / Méditerranée (SAVONE)
Les suites, avantages et inconvénients English translation pending
Salut à tous,
Par curiosité, j'ai décidé de faire une comparaison entre deux types de cabines. Pour voir si cela "valait le coup" de se payer une super-cabine.
J'ai pris le Catalogue Costa "Croisières 2012"... je l'ai ouvert au hasard (parole !) et voici le résultat :
- Page 274 - Destination "Capitales Nordiques" - Navire : Costa Deliziosa tarif "brochure" - période "grise" :
- cabine pont 5 avec balcon - catégorie B1 - 18 m2 : Douche, sanitaire, TV, coffre-fort, etc....
Prix.............................................................. 2 740 € p.p.
- cabine "Grande suite Samsara" - catégorie GS - 50 m2 : Pont supérieur.
Prix ............................................................. 4 680 € p.p.
A quoi a-t-on droit en + en sur-payant de 2000 € p.p. sa croisière ?
- 1 majordome à votre service - 1 corbeille de fruits en cabine le 1er jour - 1 bouteille de mousseux + 12 petits canapés - 1 baignoire dans la SdB - Le choix des oreillers - Le déjeuner au Restaurant Samsara - L'accés au services du SPA
Personnellement, le majordome ne me sert à rien. Je peux consommer des fruits sans supplément à la caféteria. La bouteille de mousseux Proseco..... beurk ! La baignoire... sans intérêt, je prends uniquement des douches. La couleur de l'oreiller me laisse totalement indifférent. Le restaurant Samsara est sinistre au possible, et pas du tout gastronomique. L'accés au SPA ne me dit rien du tout. Les 18 m2 me suffisent tout à fait... je suis toute la journée hors de ma cabine, et pour dormir le soir, à quoi peuvent bien me servir les m2 supplémentaires !
Conclusion : je continuerai à ne prendre que des cabines en étage moyen avec balcon (c'est bien agréable); et je n'enrichirai pas Costa pour quelques prestations sans intérêt. J.
Par curiosité, j'ai décidé de faire une comparaison entre deux types de cabines. Pour voir si cela "valait le coup" de se payer une super-cabine.
J'ai pris le Catalogue Costa "Croisières 2012"... je l'ai ouvert au hasard (parole !) et voici le résultat :
- Page 274 - Destination "Capitales Nordiques" - Navire : Costa Deliziosa tarif "brochure" - période "grise" :
- cabine pont 5 avec balcon - catégorie B1 - 18 m2 : Douche, sanitaire, TV, coffre-fort, etc....
Prix.............................................................. 2 740 € p.p.
- cabine "Grande suite Samsara" - catégorie GS - 50 m2 : Pont supérieur.
Prix ............................................................. 4 680 € p.p.
A quoi a-t-on droit en + en sur-payant de 2000 € p.p. sa croisière ?
- 1 majordome à votre service - 1 corbeille de fruits en cabine le 1er jour - 1 bouteille de mousseux + 12 petits canapés - 1 baignoire dans la SdB - Le choix des oreillers - Le déjeuner au Restaurant Samsara - L'accés au services du SPA
Personnellement, le majordome ne me sert à rien. Je peux consommer des fruits sans supplément à la caféteria. La bouteille de mousseux Proseco..... beurk ! La baignoire... sans intérêt, je prends uniquement des douches. La couleur de l'oreiller me laisse totalement indifférent. Le restaurant Samsara est sinistre au possible, et pas du tout gastronomique. L'accés au SPA ne me dit rien du tout. Les 18 m2 me suffisent tout à fait... je suis toute la journée hors de ma cabine, et pour dormir le soir, à quoi peuvent bien me servir les m2 supplémentaires !
Conclusion : je continuerai à ne prendre que des cabines en étage moyen avec balcon (c'est bien agréable); et je n'enrichirai pas Costa pour quelques prestations sans intérêt. J.
Delta du Mekong et Phu Quoc English translation pending
Bonjour,
Nous préparons notre voyage pour 2 personnes (arrivée Saigon le 26 novembre).
Nous recherchons les bons plans pour affiner notre projet ci-dessous.
Avez-vous quelques recos pour :
- un coordinateur local
- la croisière au départ de Cai Be ou Mytho vers Chau Doc en 3 jours - 2 nuits sur bateau sampan 2 personnes
- logements confortables (sans luxe) en maison d'hôtes ou hôtel pour Chau Doc, Ha Tien, Can THo et Saigon?
Grand merci pour vos réponses.
Jour 1: Arrivée à Sai Gon (09:30), transfert à Cai Be (ou My Tho). Nuit 1: Cai Be : Mekong Lodge ??? (ou My Tho : Maison de Hai Den ou les Arroyos de My Tho ???)
Jour 2: Croisière en sampan pour 2 personnes vers Chau Doc. Marchés flottants. Excursions barque / vélo. Nuit 2 : sur bateau
Jour 3: Croisière en sampan pour 2 personnes vers Chau Doc. Marchés flottants. Excursions barque / vélo. Nuit 3: sur bateau
Jour 4: Chau Doc : visite Nuit 4: Chau Doc : maison d'hôtes ou hôtel
Jour 5: Chau Doc - Ha Tien visite. Nuit 5: Ha Tien: maison d'hôtes ou hôtel
Jour 6: Ha Tien - Rach Gia - bateau Phu Quoc Nuit 6: Hotel Bo Resort ???
Jour 7: Phu Quoc Nuit 7: Hotel Bo Resort ???
Jour 8: Phu Quoc Nuit 8: Hotel Bo Resort ???
Jour 9: Phu Quoc -> Can Tho Nuit 9: Can Tho : maison d'hôtes ou hôtel
Jour 9: Can Tho Nuit 9: Can Tho : maison d'hôtes ou hôtel
Jour 10: Can Tho -> Sai Gon Nuit 10: Sai Gon : maison d'hôtes ou hôtel près de Ben Thanh
Jour 11: Can Tho -> Sai Gon Nuit 11: Sai Gon : maison d'hôtes ou hôtel près de Ben Thanh Jour 12: vol de retour
Jour 1: Arrivée à Sai Gon (09:30), transfert à Cai Be (ou My Tho). Nuit 1: Cai Be : Mekong Lodge ??? (ou My Tho : Maison de Hai Den ou les Arroyos de My Tho ???)
Jour 2: Croisière en sampan pour 2 personnes vers Chau Doc. Marchés flottants. Excursions barque / vélo. Nuit 2 : sur bateau
Jour 3: Croisière en sampan pour 2 personnes vers Chau Doc. Marchés flottants. Excursions barque / vélo. Nuit 3: sur bateau
Jour 4: Chau Doc : visite Nuit 4: Chau Doc : maison d'hôtes ou hôtel
Jour 5: Chau Doc - Ha Tien visite. Nuit 5: Ha Tien: maison d'hôtes ou hôtel
Jour 6: Ha Tien - Rach Gia - bateau Phu Quoc Nuit 6: Hotel Bo Resort ???
Jour 7: Phu Quoc Nuit 7: Hotel Bo Resort ???
Jour 8: Phu Quoc Nuit 8: Hotel Bo Resort ???
Jour 9: Phu Quoc -> Can Tho Nuit 9: Can Tho : maison d'hôtes ou hôtel
Jour 9: Can Tho Nuit 9: Can Tho : maison d'hôtes ou hôtel
Jour 10: Can Tho -> Sai Gon Nuit 10: Sai Gon : maison d'hôtes ou hôtel près de Ben Thanh
Jour 11: Can Tho -> Sai Gon Nuit 11: Sai Gon : maison d'hôtes ou hôtel près de Ben Thanh Jour 12: vol de retour
Séjour de quatre semaines au centre et nord Vietnam English translation pending

Mon épouse et moi vous livrons le récit détaillé de notre voyage au Vietnam du 13/07 au 09/08/2012. Il nous a fallu pour cela noter chaque soir ce que nous avions fait dans la journée et prendre le temps de le recopier sur le forum. Nous nous donnons cette peine d’une part en honneur à tous les participants de voyageforum sans lesquels nos vacances n’auraient eu ni la même préparation ni le même succès et d’autre part pour que nos informations puissent être utiles à d’autres pour qu’ils soient aidés comme nous l’avons été. Avant tout, nous sommes désireux de rendre un vibrant hommage à Jacques, dont le pseudo ici est Larsay. Sa disponibilité, sa crédibilité, la quantité et la qualité de ses contributions nous ont grandement facilité l’organisation. Jacques, nous te sommes vraiment reconnaissants. Merci aussi à ceux que nous ne pouvons pas tous citer, comme Jeansellier, dont un seul post parfois a pu nous fournir l’une ou l’autre précieuse indication. Pour le cadre, nous sommes un couple autour de la cinquantaine, de la classe moyenne. Notre budget était de 5000 euros maxi pour deux personnes sur quatre semaines, y compris le vol direct Montpellier - Paris - Hanoi - Paris - Montpellier. Le voyage se situait entre le routard, car sac à dos, hôtels moyens et repas modestes, et petit-bourgeois car vols intérieurs, hôtels cossus et repas pantagruéliques. Nous avons pris les vaccins DTP, typhoide et hépatite A. Nous avons prié pour ne pas rencontrer le paludisme, la dengue, l’encéphalite japonaise ou autre joyeusetés. Pour des raisons climatiques, de goût et de temps, nous avons occulté Hanoi et Saigon, le sud, les hauts plateaux et Sapa. Notre parcours a donc été : Ba Be – Cao Bang – Ban Gioc – Nha Trang – Quy Nhon – Hoi An – Lang Co – Huê – Halong – Tam Coc A la fin du récit, en conclusion, nous livrerons notre ressenti du pays, de son organisation et de ses habitants . Nous nous permettrons aussi de prodiguer les conseils qui avec le recul nous paraissent les plus nécessaires. Le tout avec le plus de réalisme possible et en toute impartialité. Il est vrai qu’avec toutes les polémiques fleurissant ici nous avions vraiment hâte de nous faire notre propre idée. Sur les prochaines semaines voire les prochains mois, nous passerons quand nous en aurons le temps pour essayer de répondre aux questions que certains voudront nous poser.
VENDREDI 13/07/2012
Nous avons à nouveau le temps de ressentir ce qu’est la durée d’un vol de onze heures. Dans l’Airbus A-777, l’équipage de Vietnam Airlines est professionnel, ni antipathique ni exubérant. A vrai dire, nous préférons cela à la gentillesse un peu trop sirupeuse des hôtesses d’Air France. Du début à la fin, les prestations boissons et repas sont très satisfaisantes. En attendant que les bagages arrivent, nous sommes allés au bureau des visas, ayant opté pour la solution nettement plus économique des visas à l’arrivée. Nous avons effectivement gagné du temps en nous y rendant tout de suite et en passant du côté opposé du guichet, comme un membre du forum l’avait conseillé. Il s’est avéré que dans notre cas, par personne un seul exemplaire de la lettre d’invitation et une seule photo auraient suffi. La photo d’identité au format normal au lieu du plus grand format exigé officiellement n’a pas posé problème non plus. Nous avons payé les frais de 2 x 25 dollars en euros. Nous avons même eu la bonne surprise sur les 50 euros de nous voir rendre un billet de 5 euros en monnaie. Ajoutons enfin que les employés du guichet ainsi que les douaniers ont été loin d’être désagréables, cela dit nous sommes des personnes respectueuses et souriantes… Nous avons changé des euros en dongs à l’une des banques avant la sortie de l’aéroport et pour la première fois de notre vie nous sommes retrouvés extrêmement millionnaires. Pour la première fois aussi, on nous attendait à la sortie avec une pancarte portant nos noms. En effet, nous avions décidé de passer par l’intermédiaire de Larsay qui nous a organisé un parcours de cinq jours en 4 x 4 avec chauffeur dans le nord-est. C’est ainsi que nous avons fait connaissance avec son très sympathique chauffeur Minh. Nous avons fait l’effort financier de dépenser 90 dollars soit environ 75 euros par jour pour cette prestation mais cela nous amènera un grand confort avec une personne aimable et disponible, personne avec nous, des arrêts photo quand nous le désirons. Un privilège, en fait. A peine débarqués, et avec une dose minimale de sommeil, nous voilà partis pour le trajet aéroport de Noi Bai vers le lac Ba Be. Dès la sortie de l’aéroport, le dépaysement : un beau paysage, des rizières avec dedans de vrais vietnamiens avec de vrais chapeaux coniques, des collines, une circulation et des looks si pittoresques….

Et aussi un vrai climat de chez tropical. Bien qu’il ait plu durant la nuit, pendant toute la journée le temps a été comme chez nous dans les heures précédant les orages. Chaud, lourd, humide. A peine quelques gouttelettes. Nous constatons que les routes ne sont pas en bon état mais plus on avance dans le nord plus les paysages sont beaux. Au fil des arrêts-pause et repas, nous croisons des personnes parfois très froides qui ne rendent pas le sourire, mais aussi d’autres qui saluent, sourient et font des hellos aimables. Nous marquons un arrêt chez une petite commerçante toute mignonne et distinguée, amie de Minh. Nous y achetons d’excellentes cigarettes locales à 100000 dongs la cartouche, soit quatre euros messieurs dames. Mais nous reviendrons sur ce sujet. Sur la route, en observant le comportement des locaux, on comprend l’intérêt voire la nécessité d’avoir un chauffeur. En fait, sur la route chacun vit sa vie et fait ce qu’il veut au moment où il y pense. A vélo, en scooter, en voiture, en bus ou en camion, ça déboite, ça dépasse, ça monte sur la route, ça arrive à contresens souvent sans se soucier de ce que font les autres. On se frôle et on s’évite constamment. Le plus frappant, c’est que pour tourner, ils n’attendent pas que ceux qui arrivent en face aient passé. Non, ils prennent au plus court en coupant la route et c’est aux autres d’éviter. De plus, sur les voies les plus rapides, comme il faut rouler à gauche, eh ben on roule à droite, on ne se rabat pas quand un plus rapide arrive, et bien sûr tout le mode dépasse à droite. Ajoutez au tableau les chiens, les canards, les coqs et les buffles ou troupeaux de buffles marchant ou stationnant ou même dormant au bord ou au milieu de la route, et vous aurez déjà un bon aperçu, quoique incomplet, de la situation. Bien entendu, si sur presque tous les axes ainsi qu’en ville tout le monde ne roulait pas entre 20 à 40 km/h, ce serait une constante et perpétuelle tuerie. Il ne reste qu’à vous adapter : ne jamais se déplacer brusquement, ne pas s’arrêter, ne pas s’affoler. Supporter les klaxons de chacun qui prévient tout le monde qu’il arrive. Bref, en fin d’après-midi, nous arrivons à la pension An Vong chez Duy Tho à côté du lac Ba Be. La première impression est curieuse : la pension, c’est dans la grande maison familiale, il y a des mini chambres personnelles dans une grande pièce. Pas de serrure, la cloison en bois n’atteint pas le plafond donc peu d’intimité, douches et WC sur le palier, un peu comme dans un gîte. Mais n’oublions pas que nous sommes déjà au bout du monde dans une région peu touristique et du balcon où nous prendrons le petit-déjeuner et les repas, on a en face à 500 mètres de belles collines couvertes de forêts tropicales et dans la rivière juste en-dessous les buffles se baignent et se prélassent. Ca y est, on ne regarde plus la télé, on est dans la télé !
Repas du soir très correct : riz nature, petits nems, légume vert non identifié mais bon et traditionnel, poulet frit. Bien belle journée, en cours de route nous n’aurons pas vu un seul touriste, mais on n’a pas dormi depuis trop longtemps, on se met sous la moustiquaire : rideau !
Retour sur 1 mois en Argentine - juillet 2012 (Buenos Aires, Noreste et Noroeste... hébergement, voitures, randonnées, etc.) English translation pending
Bonjour !
Je reviens d'Argentine où nous avons passé 3 semaines 1/2 du 11 juillet au 5 août 2012. Pendant que les souvenirs sont encore frais et parce que je me suis beaucoup servie de ce forum pour préparer mon voyage, je voulais à mon tour faire une petite contribution. j'espère que certains de ces éléments pourront servir à d'autres, et si vous avez besoin de précisions sur l'hébergement par exemple, n'hésitez pas !
ARGENT (retraits, change et commission): - les retraits d'argent sont bloqués à 1000 pesos par jour, quelque soit votre carte et votre banque. Et 18 pesos argentins de commission prélevés à chaque fois, qui s'ajoutent à vos frais en France. Le guide GEO ne mentionnait pas ceci, et je n'avais pas cherché d'infos sur les forums, j'ai donc involontairement bloqué ma mastercard Gold en essayant de retirer des montants plus importants à plusieurs reprises. - en plus il n'est pas très facile de payer par carte en Argentine, notamment dans les zones rurales. Souvent, on vous prend 10 % en plus sur la note (même dans les magasins de vêtements ou chez les loueurs de voiture) si vous payez par carte. Et j'ai eu beaucoup de soucis avec la Mastercard (Gold ou pas), souvent elle ne passait pas sans que je sache pourquoi (dans un même supermarché elle marchait un jour, mais pas le lendemain, sans explication). J'ai l'impression (peut être fausse) que ça marche mieux avec la Visa, heureusement que mon copain en avait une. Donc il vous faut du cash, même si ça coûte cher en frais. >> je conseille donc de partir avec pas mal de liquide et de le changer à l'aéroport (pas le premier guichet près du retrait bagages mais le second, après la douane, la banque nationale argentine - normalement les étrangers ne peuvent pas y changer d'argent, mais ils font une exception pour le jour de votre arrivée et les taux sont plus intéressants qu'en ville). C'est toujours ça de gagné... après, soyez très prévoyants tout au long du voyage et prévoyez vos retraits. PS: on peut aussi changer son argent "au black"... voir un mail du forum à ce sujet... personnellement je ne m'y serai pas risquée mais c'est bien sûr différent si vous vivez un moment dans le pays et que vous avez des contacts sûrs.
CLIMAT: Nous n'avons pas eu un seul jour de mauvais temps en 3 semaines 1/2. Tous les jours un grand ciel bleu et le soleil dans le Noreste et le Noroeste. Par contre il est vrai que les nuits sont froides, les chambres rarement chauffées, et il vous faudra prévoir plusieurs types de vêtements (le soir, une doudoune n'est pas superflue, mais la journée vous pouvez être en manches courtes) En tous cas je trouve que c'est un temps super pour voyager et découvrir un pays, ne soyez donc pas déçus si, comme nous, vous ne pouvez prendre vos congés qu'en juillet-août et que, du coup, vous avez dû remettre à plus tard vos rêves de Patagonie !!
BUS Comme tout le monde le dit, la qualité des bus est incroyable en Argentine. Il existe un Pass mais nous ne l'avons pas pris au final. Je recommande FlechaBus, les bus étaient très confortables et propres. Le dernier voyage nous l'avons fait avec Chevalier et c'était moins bien: par exemple, eux ne prévoyaient pas de couvertures et la clim' était à fond, si j'avais su j'aurais prévu plus de vêtements (quand vous faites 21h de bus - SALTA/BA - c'est un détail qui compte :))... et puis nos sièges étaient sales donc il ne doivent pas nettoyer entre 2 voyages. Le wifi dans les bus nous a fait rire aussi, on se demandait comment ça pouvait fonctionner... réponse: ça ne marche pas, c'est juste pour la pub ;) Enfin, prévoyez des pourboires pour les personnes qui chargent et déchargent les bagages, nous avons été sollicités à chaque fois. Et le jour où nous n'avons rien donné (pas de monnaie ni de petits billets dispos), ils l'ont très mal pris.. donc il vaut mieux prévoir, même si vous n'avez que 2 pesos c'est ok mais il faut donner quelque chose.
BUENOS AIRES: Je n'ai pas apprécié Buenos Aires autant que je l'imaginais. Les endroits où nous avons séjourné (auberges de jeunesse de San Telmo pour la plupart) étaient sympa, notamment le Tango Telmo avec sa grande verrière et ses petits déjeuners copieux (chambre double 230 pesos). Pour faire le trajet aéroport - centre ville, nous avons pris le bus à 2 pesos (départ sur la gauche quand vous sortez de l'aéroport, près d'un immeuble de bureaux, demander la ligne 8 et prévoir la monnaie). Ca doit prendre 2h environ mais c'est intéressant car on fait toute la banlieue de la ville et c'est un aspect que l'on ne voit pas quand on se cantonne au centre-ville, si c'était à faire je referais.
Lagune ESTERO DEL IBERA: Je confirme que l'hiver est une très chouette saison pour y aller... on a pas été embêtés par les bestioles (ni araignées, ni moustiques à cette saison), ni par la foule et on a eu de très belles journées. Nous avons pris un bus depuis Mercedes: voyage avec FlechaBus et arrivée vers 7h, et ensuite on peut prendre 3 bus différents pour rejoindre Colonia Carlos Pellegrini, ils partent tous entre midi et 15h il me semble. En partant vers midi, nous sommes arrivés vers 14h30 (c'est moins que ce que j'avais pu lire ailleurs) et nous avons donc eu le temps de nous balader un peu ce 1er jour. Logement chez l'hospedaje Guarani, pour 220 pesos la double. C'était cher pour ce que c'est (pas de chauffage et une douche très.. conceptuelle) mais pas cher pour ce village, où les "Posada" pratiquent des tarifs hallucinants. Nous avons rencontré 2 hollandaises qui ont payé 900 pesos une nuit (à 2), certes avec le repas et les "tours" inclus, mais quand même... Pour 100 pesos par personne vous pouvez partir pour l'excursion en bateau (et c'est vraiment "à faire"). Pour le reste on peut aussi apprécier les lieux en se baladant (nous avons fait tous les petits sentiers à l'entrée du village, près du centre d'info touristique, nous avons beaucoup marché car nous y sommes allés 2 fois dans la journée et c'est à environ 1/2h du centre du village, mais c'était génial pour voir les oiseaux notamment) Nous avons adoré Estero del Ibéra, car nous adorons observer les animaux (prévoir des jumelles c'est encore mieux, même si on voit parfois les animaux de très près !). Par contre c'est cher et c'est compliqué pour y aller, je confirme, il faut donc vous poser la question de ce qui est le plus important pour vous... Nous avons dû repartir vers Posadas, pour des raisons d'organisation du voyage. Nous sommes partis avec l'un des "privés" qui proposent le transfert en pick up. Le centre d'info touristique vous donne les adresses et les noms si vous le souhaitez. Le tarif est d'environ 1200 pesos pour le transfert, quelque soit le nombre de personnes à bord (4 maxi). Mais nous n'avons payé "que" 600 pesos parce qu'ils devaient de toute façon aller à Posadas pour aller chercher d'autres touristes. Après on peut aussi trouver des gens pour partager les frais mais il faut que vous soyez flexibles sur votre heure de départ (voir sur le jour). Et vu le prix des nuitées, si vous devez rester un jour de plus pour partager le pick up..... Le moins cher évidemment est de reprendre le bus qui part vers 5h du matin je crois pour Mercedes, puis de prendre un bus pour Corrientes, puis Posadas.
POSADAS - IGUAZU: J'avais lu que la route Posadas Iguazu était vraiment splendide... nous avons voulu louer une voiture pour faire ce trajet et pouvoir rayonner un peu dans les environs (missions jésuites notamment). Au final la route a été bloquée pendant 8h par une manif', nous avons donc dû faire un détour de 190 km en passant par les petites routes situées plus à l'est (mauvais état, beaucoup de nids de poules, rouler donc doucemment). Cela nous a empêché de faire les missions jésuites sur le programme de 3 jours de location que nous avions, mais nous avons vu du pays ! Et nous ne sommes pas allés à Puerto Iguazu, qui m'avait l'air hors de prix (en juillet les vacances scolaires argentines marquent une hausse des prix et il vaut vraiment mieux réserver, surtout si vous avez un petit budget), et nous avons passés 2 nuits dans un bled plus au sud. 20 minutes de trajet pour rejoindre le parc les 2 jours, mais une double à 170 pesos et un resto sympa et pas trop cher. Iguazu est très très très touristique... nous étions noyés dans la foule à certains moments ! J'avais peur d'être très déçue à cause de cela mais non, même pas, c'est quand même à voir... et puis en faisant le sentier Macuco le matin on a vu des singes et pleins d'oiseaux, vraiment sympa. L'entrée est aujourd'hui de 130 pesos, et vous payez moitié prix si vous revenez le jour suivant. Et attention, le dernier train vers la Garganta del Diablo part à 16h10 ;)
SALTA - location de voiture - Vallées Calchaquiès et Quebrada de Humahuaca : Salta est une jolie ville... un peu "survendue" de notre point de vue (mais c'est une question de goût, attention toutefois avec certaines descriptions très enthousiastes dans certains guides qui peuvent créer une déception une fois sur place !) Logement chez Backpacker Suite mais trop cher, on s'est rabattus ensuite sur l'Hostal le Condor Pass sur Urquiza. Pas de vraies fenêtres dans les chambres mais la double est à 200 pesos contre 250 dans l'autre. Ensuite nous avons loué une voiture chez un loueur local, "ANDA", situé sur Alvarado (globalement ils sont tous dans le coin, sur Buenos Aires et Alvarado). C'était 280 pesos par jour pour une volkswagen GOL (et non pas Golf ;)) 3 portes, avec kilométrage illimité et un jour gratuit à partir de 7 jours. Nous les avons choisi pour cette raison, nous en avons testé 3 autres qui proposaient tous 280 pesos la journée mais sans le jour gratuit. Attention par contre.. nous avons tenu à payer par carte pour des questions d'assurance, mais eux aussi ont pris 10 % sur la facture. Avec ces voitures, vous pouvez faire la boucle Salta - Cafayate - Cachi sans problème, puis monter vers le Nord. Il n'y a que la ruta 40 qui est vraiment déconseillée en hiver, notamment la partie vers l'Abra del Acay. Voir la suite pour les détails de l'état des routes:
> boucle "sud" / Salta - Cafayate - Quilmès - Cachi - Salta: Nous avons vraiment aimé les vallées Calchaquiès. La Quebrada de las conchas est vraiment extraordinaire, c'est vraiment plus beau que la Quebrada de Humahuaca de notre point de vue. Si c'était à refaire nous resterions un jour de plus à Cafayate pour louer un vélo, et refaire un bout de la Quebrada comme ça pour en profiter vraiment. Nous étions chez l'habitant à Cafayate, en fait nous avons souvent utilisé les offices de tourisme qui, en direct ou au téléphone, vous donnent des adresses et des tarifs de logement. La route Salta - Cachi est vraiment très belle aussi, avec en plus ce côté "bout du monde" du fait de la route non goudronnée. Attention car à partir de Molinos c'est moins bon que sur le reste du parours, on a pas dépassé les 20 km/h. Selon nous il faut impérativement passer la nuit à Cachi avant de repartir vers salta. Le dernier tronçon Cachi - Salta est quasiment intégralement goudronné et extraordinaire aussi (recta de tin tin et vue du sommet)
> boucle "nord" / Salta - Purmamarca - Humahuaca - Iruya - Salta: La Quebrada de Humahuaca est plus large, avec de belles formations rocheuses et de belles couleurs mais après Cafayate ça nous a paru vraiment moins joli. Peut être dû à la saison, car le rio en fond de vallée est immense et totalement asseché, ça fait donc un effet pierrier et c'est peut être plus joli en été. Nous avons bien aimé Purmamarca, là aussi logement chez l'habitant pour un tarif abordable de 150 pesos la nuit (info office du tourisme). Et nous avons adoré les salinas grandes et la cuesta de Lipan. La route est excellente, totalement goudronnée à l'exception de 2 mini tronçons d'une dizaine de mètres. Et elle n'est pas vraiment vertigineuse, on s'attendait à bien pire, honnêtement pour qui a un peu parcouru les routes des Alpes et des Pyrénées, vraiment rien à craindre. Si ce n'est le dénivelé qui monte rapidement pour culminer à 4170 m, soyez donc vigilants si vous ne vous êtes pas acclimatés un peu avant et que vous êtes sensibles à l'altitude. Après les salinas, on a poursuivi jusqu'à Susques, puis encore 50 km vers le paso de Jama pour une impression de bout du monde. J'étais déçue de ne pas avoir le temps d'aller au paso, mais je m'imaginais un col impressionnant et au final je crois que j'aurais été déçue, la douane étant située plutôt sur un plateau. Par contre au retour on s'est retrouvé dans un brouillard très épais et c'était vraiment impressionnant, on est donc restés bien sagement derrière un camion et on est redescendus à 20 km/h. Lendemain à Purmamarca: ballade roche aux 7 couleurs (attention c'est plus une route qu'un sentier), puis arrêt à Tilcara pour voir la garganta del diablo (en hiver ça ne vaut pas trop le coup à mon avis) puis on a tenté les ruines d'alfarcito. Attention, si vous ne partez pas avec un guide, c'est compliqué. Nous avons été suivi par un local qui nous proposait ses services, nous avons décliné, et en fait après 1h de marche on est tombé sur un beau panneau "propriété privée" et on a pas pu aller au bout.... bien souvent en donnant quelques sous à un guide local on s'évite ce genre d'inconvénients... bizarrement, c'est la route pour aller à la garganta del diablo qui nous a paru être la plus vertigineuse du voyage, il y a des passages où c'est étroit pour se croiser ! Humahuaca: auberge de jeunesse Posada El Sol comme très bonne adresse, je recommande (surtout si vous êtes motorisés car elle n'est pas tout à fait dans le centre). Nous sommes partis ensuite vers Iruya. route en très mauvais état sur un tout petit tronçon au début (mais ils sont en train d'en refaire un à côté ;)) ensuite ça va, mais nous avons voulu faire très attention à la voiture et nous étions, en moyenne, à 20 km/h. C'est donc long, on a mis 3h depuis Humahuaca. En haut la vue est magnifique, et nous avons beaucoup aimé Iruya, son côté "bout du monde", les enfants qui sortent de l'école et jouent sur la place... le lendemain nous avons fait la rando vers San Isidro, 2h aller et 1h30 retour environ, beaucoup moins que ce à quoi on s'attendait. Et puis c'est en fond de vallée, sur une espèce de route en pierre là aussi. Il y a un sentier bis sympa qui part sur la gauche à un moment mais, globalement, les amateurs de vraies randonnées seront déçus (c'est mon cas) Mais San Isidro, c'est vraiment le bout du monde et les 4 ou 5 passages à gué sur le rio ont égayé le trajet. Moi je conseille de partir à 10h maxi pour ne pas la faire en plein soleil ! Retour Salta après une nouvelle halte à Humahuaca, et passage par la route de la "cornisa" à travers une très belle forêt... beaucoup plus long mais vraiment, vraiment plus sympa que l'autoroute Salta / Jujuy.
Après ça retour à BA en bus. Au final, nous avons gardé la voiture 9 jours. C'est sûr, il faut avoir le budget... mais nous avons dû faire une pause de 2 jours car j'ai été attaqué par un fourbe virus andin, je pense qu'au final avec 7 jours ça peut le faire si vous aimez faire de la route (et les routes sont belles dans ce coin de l'argentine, alors c'est plutôt un plaisir...)
Voilà, j'espère que ça servira au moins à quelqu'un, bon voyage !!!
Je reviens d'Argentine où nous avons passé 3 semaines 1/2 du 11 juillet au 5 août 2012. Pendant que les souvenirs sont encore frais et parce que je me suis beaucoup servie de ce forum pour préparer mon voyage, je voulais à mon tour faire une petite contribution. j'espère que certains de ces éléments pourront servir à d'autres, et si vous avez besoin de précisions sur l'hébergement par exemple, n'hésitez pas !
ARGENT (retraits, change et commission): - les retraits d'argent sont bloqués à 1000 pesos par jour, quelque soit votre carte et votre banque. Et 18 pesos argentins de commission prélevés à chaque fois, qui s'ajoutent à vos frais en France. Le guide GEO ne mentionnait pas ceci, et je n'avais pas cherché d'infos sur les forums, j'ai donc involontairement bloqué ma mastercard Gold en essayant de retirer des montants plus importants à plusieurs reprises. - en plus il n'est pas très facile de payer par carte en Argentine, notamment dans les zones rurales. Souvent, on vous prend 10 % en plus sur la note (même dans les magasins de vêtements ou chez les loueurs de voiture) si vous payez par carte. Et j'ai eu beaucoup de soucis avec la Mastercard (Gold ou pas), souvent elle ne passait pas sans que je sache pourquoi (dans un même supermarché elle marchait un jour, mais pas le lendemain, sans explication). J'ai l'impression (peut être fausse) que ça marche mieux avec la Visa, heureusement que mon copain en avait une. Donc il vous faut du cash, même si ça coûte cher en frais. >> je conseille donc de partir avec pas mal de liquide et de le changer à l'aéroport (pas le premier guichet près du retrait bagages mais le second, après la douane, la banque nationale argentine - normalement les étrangers ne peuvent pas y changer d'argent, mais ils font une exception pour le jour de votre arrivée et les taux sont plus intéressants qu'en ville). C'est toujours ça de gagné... après, soyez très prévoyants tout au long du voyage et prévoyez vos retraits. PS: on peut aussi changer son argent "au black"... voir un mail du forum à ce sujet... personnellement je ne m'y serai pas risquée mais c'est bien sûr différent si vous vivez un moment dans le pays et que vous avez des contacts sûrs.
CLIMAT: Nous n'avons pas eu un seul jour de mauvais temps en 3 semaines 1/2. Tous les jours un grand ciel bleu et le soleil dans le Noreste et le Noroeste. Par contre il est vrai que les nuits sont froides, les chambres rarement chauffées, et il vous faudra prévoir plusieurs types de vêtements (le soir, une doudoune n'est pas superflue, mais la journée vous pouvez être en manches courtes) En tous cas je trouve que c'est un temps super pour voyager et découvrir un pays, ne soyez donc pas déçus si, comme nous, vous ne pouvez prendre vos congés qu'en juillet-août et que, du coup, vous avez dû remettre à plus tard vos rêves de Patagonie !!
BUS Comme tout le monde le dit, la qualité des bus est incroyable en Argentine. Il existe un Pass mais nous ne l'avons pas pris au final. Je recommande FlechaBus, les bus étaient très confortables et propres. Le dernier voyage nous l'avons fait avec Chevalier et c'était moins bien: par exemple, eux ne prévoyaient pas de couvertures et la clim' était à fond, si j'avais su j'aurais prévu plus de vêtements (quand vous faites 21h de bus - SALTA/BA - c'est un détail qui compte :))... et puis nos sièges étaient sales donc il ne doivent pas nettoyer entre 2 voyages. Le wifi dans les bus nous a fait rire aussi, on se demandait comment ça pouvait fonctionner... réponse: ça ne marche pas, c'est juste pour la pub ;) Enfin, prévoyez des pourboires pour les personnes qui chargent et déchargent les bagages, nous avons été sollicités à chaque fois. Et le jour où nous n'avons rien donné (pas de monnaie ni de petits billets dispos), ils l'ont très mal pris.. donc il vaut mieux prévoir, même si vous n'avez que 2 pesos c'est ok mais il faut donner quelque chose.
BUENOS AIRES: Je n'ai pas apprécié Buenos Aires autant que je l'imaginais. Les endroits où nous avons séjourné (auberges de jeunesse de San Telmo pour la plupart) étaient sympa, notamment le Tango Telmo avec sa grande verrière et ses petits déjeuners copieux (chambre double 230 pesos). Pour faire le trajet aéroport - centre ville, nous avons pris le bus à 2 pesos (départ sur la gauche quand vous sortez de l'aéroport, près d'un immeuble de bureaux, demander la ligne 8 et prévoir la monnaie). Ca doit prendre 2h environ mais c'est intéressant car on fait toute la banlieue de la ville et c'est un aspect que l'on ne voit pas quand on se cantonne au centre-ville, si c'était à faire je referais.
Lagune ESTERO DEL IBERA: Je confirme que l'hiver est une très chouette saison pour y aller... on a pas été embêtés par les bestioles (ni araignées, ni moustiques à cette saison), ni par la foule et on a eu de très belles journées. Nous avons pris un bus depuis Mercedes: voyage avec FlechaBus et arrivée vers 7h, et ensuite on peut prendre 3 bus différents pour rejoindre Colonia Carlos Pellegrini, ils partent tous entre midi et 15h il me semble. En partant vers midi, nous sommes arrivés vers 14h30 (c'est moins que ce que j'avais pu lire ailleurs) et nous avons donc eu le temps de nous balader un peu ce 1er jour. Logement chez l'hospedaje Guarani, pour 220 pesos la double. C'était cher pour ce que c'est (pas de chauffage et une douche très.. conceptuelle) mais pas cher pour ce village, où les "Posada" pratiquent des tarifs hallucinants. Nous avons rencontré 2 hollandaises qui ont payé 900 pesos une nuit (à 2), certes avec le repas et les "tours" inclus, mais quand même... Pour 100 pesos par personne vous pouvez partir pour l'excursion en bateau (et c'est vraiment "à faire"). Pour le reste on peut aussi apprécier les lieux en se baladant (nous avons fait tous les petits sentiers à l'entrée du village, près du centre d'info touristique, nous avons beaucoup marché car nous y sommes allés 2 fois dans la journée et c'est à environ 1/2h du centre du village, mais c'était génial pour voir les oiseaux notamment) Nous avons adoré Estero del Ibéra, car nous adorons observer les animaux (prévoir des jumelles c'est encore mieux, même si on voit parfois les animaux de très près !). Par contre c'est cher et c'est compliqué pour y aller, je confirme, il faut donc vous poser la question de ce qui est le plus important pour vous... Nous avons dû repartir vers Posadas, pour des raisons d'organisation du voyage. Nous sommes partis avec l'un des "privés" qui proposent le transfert en pick up. Le centre d'info touristique vous donne les adresses et les noms si vous le souhaitez. Le tarif est d'environ 1200 pesos pour le transfert, quelque soit le nombre de personnes à bord (4 maxi). Mais nous n'avons payé "que" 600 pesos parce qu'ils devaient de toute façon aller à Posadas pour aller chercher d'autres touristes. Après on peut aussi trouver des gens pour partager les frais mais il faut que vous soyez flexibles sur votre heure de départ (voir sur le jour). Et vu le prix des nuitées, si vous devez rester un jour de plus pour partager le pick up..... Le moins cher évidemment est de reprendre le bus qui part vers 5h du matin je crois pour Mercedes, puis de prendre un bus pour Corrientes, puis Posadas.
POSADAS - IGUAZU: J'avais lu que la route Posadas Iguazu était vraiment splendide... nous avons voulu louer une voiture pour faire ce trajet et pouvoir rayonner un peu dans les environs (missions jésuites notamment). Au final la route a été bloquée pendant 8h par une manif', nous avons donc dû faire un détour de 190 km en passant par les petites routes situées plus à l'est (mauvais état, beaucoup de nids de poules, rouler donc doucemment). Cela nous a empêché de faire les missions jésuites sur le programme de 3 jours de location que nous avions, mais nous avons vu du pays ! Et nous ne sommes pas allés à Puerto Iguazu, qui m'avait l'air hors de prix (en juillet les vacances scolaires argentines marquent une hausse des prix et il vaut vraiment mieux réserver, surtout si vous avez un petit budget), et nous avons passés 2 nuits dans un bled plus au sud. 20 minutes de trajet pour rejoindre le parc les 2 jours, mais une double à 170 pesos et un resto sympa et pas trop cher. Iguazu est très très très touristique... nous étions noyés dans la foule à certains moments ! J'avais peur d'être très déçue à cause de cela mais non, même pas, c'est quand même à voir... et puis en faisant le sentier Macuco le matin on a vu des singes et pleins d'oiseaux, vraiment sympa. L'entrée est aujourd'hui de 130 pesos, et vous payez moitié prix si vous revenez le jour suivant. Et attention, le dernier train vers la Garganta del Diablo part à 16h10 ;)
SALTA - location de voiture - Vallées Calchaquiès et Quebrada de Humahuaca : Salta est une jolie ville... un peu "survendue" de notre point de vue (mais c'est une question de goût, attention toutefois avec certaines descriptions très enthousiastes dans certains guides qui peuvent créer une déception une fois sur place !) Logement chez Backpacker Suite mais trop cher, on s'est rabattus ensuite sur l'Hostal le Condor Pass sur Urquiza. Pas de vraies fenêtres dans les chambres mais la double est à 200 pesos contre 250 dans l'autre. Ensuite nous avons loué une voiture chez un loueur local, "ANDA", situé sur Alvarado (globalement ils sont tous dans le coin, sur Buenos Aires et Alvarado). C'était 280 pesos par jour pour une volkswagen GOL (et non pas Golf ;)) 3 portes, avec kilométrage illimité et un jour gratuit à partir de 7 jours. Nous les avons choisi pour cette raison, nous en avons testé 3 autres qui proposaient tous 280 pesos la journée mais sans le jour gratuit. Attention par contre.. nous avons tenu à payer par carte pour des questions d'assurance, mais eux aussi ont pris 10 % sur la facture. Avec ces voitures, vous pouvez faire la boucle Salta - Cafayate - Cachi sans problème, puis monter vers le Nord. Il n'y a que la ruta 40 qui est vraiment déconseillée en hiver, notamment la partie vers l'Abra del Acay. Voir la suite pour les détails de l'état des routes:
> boucle "sud" / Salta - Cafayate - Quilmès - Cachi - Salta: Nous avons vraiment aimé les vallées Calchaquiès. La Quebrada de las conchas est vraiment extraordinaire, c'est vraiment plus beau que la Quebrada de Humahuaca de notre point de vue. Si c'était à refaire nous resterions un jour de plus à Cafayate pour louer un vélo, et refaire un bout de la Quebrada comme ça pour en profiter vraiment. Nous étions chez l'habitant à Cafayate, en fait nous avons souvent utilisé les offices de tourisme qui, en direct ou au téléphone, vous donnent des adresses et des tarifs de logement. La route Salta - Cachi est vraiment très belle aussi, avec en plus ce côté "bout du monde" du fait de la route non goudronnée. Attention car à partir de Molinos c'est moins bon que sur le reste du parours, on a pas dépassé les 20 km/h. Selon nous il faut impérativement passer la nuit à Cachi avant de repartir vers salta. Le dernier tronçon Cachi - Salta est quasiment intégralement goudronné et extraordinaire aussi (recta de tin tin et vue du sommet)
> boucle "nord" / Salta - Purmamarca - Humahuaca - Iruya - Salta: La Quebrada de Humahuaca est plus large, avec de belles formations rocheuses et de belles couleurs mais après Cafayate ça nous a paru vraiment moins joli. Peut être dû à la saison, car le rio en fond de vallée est immense et totalement asseché, ça fait donc un effet pierrier et c'est peut être plus joli en été. Nous avons bien aimé Purmamarca, là aussi logement chez l'habitant pour un tarif abordable de 150 pesos la nuit (info office du tourisme). Et nous avons adoré les salinas grandes et la cuesta de Lipan. La route est excellente, totalement goudronnée à l'exception de 2 mini tronçons d'une dizaine de mètres. Et elle n'est pas vraiment vertigineuse, on s'attendait à bien pire, honnêtement pour qui a un peu parcouru les routes des Alpes et des Pyrénées, vraiment rien à craindre. Si ce n'est le dénivelé qui monte rapidement pour culminer à 4170 m, soyez donc vigilants si vous ne vous êtes pas acclimatés un peu avant et que vous êtes sensibles à l'altitude. Après les salinas, on a poursuivi jusqu'à Susques, puis encore 50 km vers le paso de Jama pour une impression de bout du monde. J'étais déçue de ne pas avoir le temps d'aller au paso, mais je m'imaginais un col impressionnant et au final je crois que j'aurais été déçue, la douane étant située plutôt sur un plateau. Par contre au retour on s'est retrouvé dans un brouillard très épais et c'était vraiment impressionnant, on est donc restés bien sagement derrière un camion et on est redescendus à 20 km/h. Lendemain à Purmamarca: ballade roche aux 7 couleurs (attention c'est plus une route qu'un sentier), puis arrêt à Tilcara pour voir la garganta del diablo (en hiver ça ne vaut pas trop le coup à mon avis) puis on a tenté les ruines d'alfarcito. Attention, si vous ne partez pas avec un guide, c'est compliqué. Nous avons été suivi par un local qui nous proposait ses services, nous avons décliné, et en fait après 1h de marche on est tombé sur un beau panneau "propriété privée" et on a pas pu aller au bout.... bien souvent en donnant quelques sous à un guide local on s'évite ce genre d'inconvénients... bizarrement, c'est la route pour aller à la garganta del diablo qui nous a paru être la plus vertigineuse du voyage, il y a des passages où c'est étroit pour se croiser ! Humahuaca: auberge de jeunesse Posada El Sol comme très bonne adresse, je recommande (surtout si vous êtes motorisés car elle n'est pas tout à fait dans le centre). Nous sommes partis ensuite vers Iruya. route en très mauvais état sur un tout petit tronçon au début (mais ils sont en train d'en refaire un à côté ;)) ensuite ça va, mais nous avons voulu faire très attention à la voiture et nous étions, en moyenne, à 20 km/h. C'est donc long, on a mis 3h depuis Humahuaca. En haut la vue est magnifique, et nous avons beaucoup aimé Iruya, son côté "bout du monde", les enfants qui sortent de l'école et jouent sur la place... le lendemain nous avons fait la rando vers San Isidro, 2h aller et 1h30 retour environ, beaucoup moins que ce à quoi on s'attendait. Et puis c'est en fond de vallée, sur une espèce de route en pierre là aussi. Il y a un sentier bis sympa qui part sur la gauche à un moment mais, globalement, les amateurs de vraies randonnées seront déçus (c'est mon cas) Mais San Isidro, c'est vraiment le bout du monde et les 4 ou 5 passages à gué sur le rio ont égayé le trajet. Moi je conseille de partir à 10h maxi pour ne pas la faire en plein soleil ! Retour Salta après une nouvelle halte à Humahuaca, et passage par la route de la "cornisa" à travers une très belle forêt... beaucoup plus long mais vraiment, vraiment plus sympa que l'autoroute Salta / Jujuy.
Après ça retour à BA en bus. Au final, nous avons gardé la voiture 9 jours. C'est sûr, il faut avoir le budget... mais nous avons dû faire une pause de 2 jours car j'ai été attaqué par un fourbe virus andin, je pense qu'au final avec 7 jours ça peut le faire si vous aimez faire de la route (et les routes sont belles dans ce coin de l'argentine, alors c'est plutôt un plaisir...)
Voilà, j'espère que ça servira au moins à quelqu'un, bon voyage !!!
Lire et écrire le Thaï: un excellent ouvrage English translation pending
Juste un petit mot pour donner la référence d’un livre que je recommande vivement à tous ceux (les rares) qui veulent vraiment et sérieusement apprendre à lire et à écrire le Thaï. Je l’ai acheté récemment à Bangkok et je le trouve tout à fait excellent. Peut-être parce que cela fait quelques années que je « bricole » avec cette langue, et donc j’ai déjà un certain bagage. En tout cas, ce livre est de loin le meilleur que j’aie pu trouver jusqu’à présent sur le sujet. Il introduit les consonnes, les voyelles et les tons dans un ordre qui répond à une logique phonétique claire et précise, ce qu’on ne trouve pas toujours (ou presque jamais) dans d’autres ouvrages.
J’ai aussi enfin compris à faire une distinction nette entre les voyelles « fermées » et « ouvertes », ce qui n’est pratiquement jamais expliqué nulle part ailleurs. Je ne parle pas des syllabes « mortes » ou « vivantes », mais des « o », des « è/ê » (« ai ») et des « eu » ouverts et fermés. Il est bien trop facile pour un étranger, même sérieux et assidu, de ne jamais faire cette différence.
Donc, voici la référence : « Reading and Writing Thaï » de Somsong Burusphat (le livre a une couverture verte). Coût : 350 bahts chez Asia Books, c’est donné pour ce que cela peut apporter.
Je précise : je ne touche pas de commission !
J’ai aussi enfin compris à faire une distinction nette entre les voyelles « fermées » et « ouvertes », ce qui n’est pratiquement jamais expliqué nulle part ailleurs. Je ne parle pas des syllabes « mortes » ou « vivantes », mais des « o », des « è/ê » (« ai ») et des « eu » ouverts et fermés. Il est bien trop facile pour un étranger, même sérieux et assidu, de ne jamais faire cette différence.
Donc, voici la référence : « Reading and Writing Thaï » de Somsong Burusphat (le livre a une couverture verte). Coût : 350 bahts chez Asia Books, c’est donné pour ce que cela peut apporter.
Je précise : je ne touche pas de commission !
Cuisine du Vietnam English translation pending
Bonjour,
En quoi consiste la nourriture au Vietnam? La cuisine est-elle très typique, ou bien est-ce que je risque de retrouver des hamburgers et des frites...
Quels sont les repas traditionnels à ne pas manquer?
Avez-vous des bonnes adresses?
Merci!
En quoi consiste la nourriture au Vietnam? La cuisine est-elle très typique, ou bien est-ce que je risque de retrouver des hamburgers et des frites...
Quels sont les repas traditionnels à ne pas manquer?
Avez-vous des bonnes adresses?
Merci!
Vols intérieurs au Brésil English translation pending
Bonjour,
Je pars au brésil en novembre pour 4 semaines. Je veux savoir comment ça fonctionne pour avoir une passe pour les vols intérieurs? Je demeure au Québec!
Vol pour l'Argentine, vols intérieurs: sac à dos ou valises? Poids des bagages à main? English translation pending
Bonjour, nous partons ce samedi pour 3 semaines en Argentine avec Lufthansa puis nous prendrons 4 vols intérieurs en Argentine.
Nous pensions apporter deux sacs à dos de 50 l en soute (sachant que nous ne pourrons pas le charger à plus de 15 kg chacun : tolérance d'Aerolinas Argentinas), un sac à dos de 30 litres en bagages à main et une petite valise en bagage à main.
Les deux questions que l'on se posait était:
est ce plus pratique de voyager plutôt avec des grandes valises car on a un peu peur de devoir toujours mettre nos sacs à dos sous films plastique pour éviter que toutes les sangles ne restent coincés à tel ou tel endroit. POur ceux qui ont déjà voyager avec les sacs à dos est ce que aerolinas argentinas était pénible avec ce type de bagages?
Et notre deuxième question étt de savoir s'ils acceptent les bagages à main que j'ai mentionné ou s'ils estiment que c'est trop grand? Merci de vos réponses.
Préparation transat Brésil Europe sur Costa Fortuna 14 mars/3 avril 2013 English translation pending
😛bonjour
j'ouvre ce post pour (voir le titre)
nous sommes déjà plusieurs inscrit de VF pour cette croisière (5 couples)😎 vous pouvez venir nous y retrouver et discuter vos conseils et remarques sont les bienvenues
sachant que nous pouvons égalements vous apporter quelques précisions pour cette aventure vu que nous y avons déjà participé en 2011, mais avec 2 escales de moins au Brésil
voici les escales
arrivée a Santos le jeudi 14 ....... > 11H escale RIO le vendredi 15 .................... > 11H en mer le samedi 16 Ihleus le dimanche 17 .................> 11H Salavdor de Bahia le lundi 18 ....... > 11H Macêo le Mardi 19 ..................... > 11H Récife le Mercredi 20................... > 5H Fortazela Le jeudi 21 ...................> 6H en mer 5J du 22 au 26 Las palmas le mercredi 27 .............> 8H Funchal le jeudi 28 ......................> 9H en mer le 29 Lisbonne le samedi 30...................> 9H Cadix le dimanche 31...................> 10H en mer le 1 avril (gare aux poissons) 😉 Barcelone le mardi 2 ...................> 5H Savone et Nice mercredi 3 ... retour 🤪
soit 20 jours de croisières
les temps d'escales sont assez long ce qui nous permettra d'organiser des excursions groupées pour ceux qui le désirent
bienvenue à tous sur ce post
cordialement
j'ouvre ce post pour (voir le titre)
nous sommes déjà plusieurs inscrit de VF pour cette croisière (5 couples)😎 vous pouvez venir nous y retrouver et discuter vos conseils et remarques sont les bienvenues
sachant que nous pouvons égalements vous apporter quelques précisions pour cette aventure vu que nous y avons déjà participé en 2011, mais avec 2 escales de moins au Brésil
voici les escales
arrivée a Santos le jeudi 14 ....... > 11H escale RIO le vendredi 15 .................... > 11H en mer le samedi 16 Ihleus le dimanche 17 .................> 11H Salavdor de Bahia le lundi 18 ....... > 11H Macêo le Mardi 19 ..................... > 11H Récife le Mercredi 20................... > 5H Fortazela Le jeudi 21 ...................> 6H en mer 5J du 22 au 26 Las palmas le mercredi 27 .............> 8H Funchal le jeudi 28 ......................> 9H en mer le 29 Lisbonne le samedi 30...................> 9H Cadix le dimanche 31...................> 10H en mer le 1 avril (gare aux poissons) 😉 Barcelone le mardi 2 ...................> 5H Savone et Nice mercredi 3 ... retour 🤪
soit 20 jours de croisières
les temps d'escales sont assez long ce qui nous permettra d'organiser des excursions groupées pour ceux qui le désirent
bienvenue à tous sur ce post
cordialement
Photo de croisière (Costa): tenues vestimentaires English translation pending
Bonjour,
Je me pose des questions sur la tenue vestimentaire (histoire de ne pas être trop ou pas assez élégante).
Auriez-vous des photos prises sur les bateaux costa (le mien, ce sera le néoromantica) pour que je vois la façon dont les gens s'habillent en général ? (ou simplement des conseils)
Je me pose des questions sur la tenue vestimentaire (histoire de ne pas être trop ou pas assez élégante).
Auriez-vous des photos prises sur les bateaux costa (le mien, ce sera le néoromantica) pour que je vois la façon dont les gens s'habillent en général ? (ou simplement des conseils)
Costa Fascinosa Transatlantique le 25 novembre 2012 English translation pending
Bonjour amis croisiéristes,
Nous embarquons sur le FASCINOSA le 25 novembre 2012 de Marseille direction le Brésil pour une croisière de 18 jours (nous sommes 3 dames). Ce sera notre 4e croisière Costa. Pour les excursions au Brésil, nous souhaitons contacter Alternativ-Brésil et plus on est nombreux (maxi 12) plus le prix est bas. Alors, si vous participez à cette croisière et que vous êtes intéressés, merci de me contacter.
Nous embarquons sur le FASCINOSA le 25 novembre 2012 de Marseille direction le Brésil pour une croisière de 18 jours (nous sommes 3 dames). Ce sera notre 4e croisière Costa. Pour les excursions au Brésil, nous souhaitons contacter Alternativ-Brésil et plus on est nombreux (maxi 12) plus le prix est bas. Alors, si vous participez à cette croisière et que vous êtes intéressés, merci de me contacter.
Jeu des photos (68e édition) English translation pending
La 67 ème édition ayant subi un mystérieux coup de balai cette après-midi, j'ouvre cette nouvelle édition...
Je vous invite à un barbecue 😛

A vous de trouver l'adresse...
Je vous invite à un barbecue 😛

A vous de trouver l'adresse...
Carnaval de Rio 2013 English translation pending
Salut,
Je serais au Bresil en Fevrier et donc evidemment je souhaite aller au celebre carnaval de rio. LE probleme, ca a l'air assez complique a organise.Le carnaval est il dans les rues de Rio ? j'ai lu une histoire d'achat de billets je ne comprend pasQuel est le meilleur jour pour y aller ? (question budget, faire les 5 jours risque d'etre difficile)Si quelqu'un pense y aller aussi en Fevier, peut etre avez vous deja organise et pourrai me renseigner ?
Obrigado !
Obrigado !
Trajet Hanoi, Ha Giang, Dong Van, Meo Vac, Ba Be (Vietnam) English translation pending
Bonjour,
nous partons à 3 jeunes (25-30 ans) dans le Nord du Vietnam en août, j'ai suivi avec intérêt un certain nombre de discussions sur le forum, et souhaite proposer notre programme à vos esprits incisifs ....
L'idée générale c'est une marche de 3 à 5h par jour, et éviter de prendre la voiture tout le temps (par exemple, que 5h à pieds évite 1 ou 2 h en voiture, si on peut éviter les boucles c'est bien aussi !). Nous pensons prendre un chauffeur pour une partie, peut-être un guide francophone aussi, par exemple entre Lao Cai et Ba Be ou entre Ha Giang et Ba Be.
le trajet envisagé : - Hanoi - Lao Cai de nuit - jour 1 Lao Cai - Bac Ha, on va sur 1 marché et on fait une balade - jour 2 Bac-Ha - Ha Giang, on peut se faire un autre marché et on dort vers Ha Giang - jour 3 Ha giang - Dong Van - Meo Vac, on se fait une belle balade dans les montagnes - jour 4 Meo Vac - Bao Lac, de nouveau une belle balade à pied - jour 5 Bao-Lac - Ba Be (Pac Ngoi), avec qq haltes mais le trajet dure déja 6-8h ? - jour 6 Ba Be, tour du lac, etc... - jour 7 Ba be - Hanoi
_ Il nous semble qu'il faut intégrer une journée supplémentaire dans ce programme mais dans quel coin nous conseillez-vous ? _ Nous pensons louer une voiture avec chauffeur, est-ce utile d'avoir un guide ? A quoi s'attendre : le 4x4 est -il nécessaire et exigible ? _ Une agence nous propose ce programme sur 6 jours, à 1362 dollars pour 3 personnes logements, guide, chauffeur, nourriture inclu, est-ce intéressant ? _ Quelles agences proposent t-elles des guides capables de nous balader sur les chemins à pied pendant que le chauffeur fait le tour pour nous récupérer un peu plus loin, est-ce envisageable ? _ Existe t-il des parties faisables en bus, comme par exemple Lao Cai - Ha Giang ou Ba be - Hanoi, au mois d'aout sans (trop) de souci ? _ au niveau des logements, à quoi ressemble les bungalows Truong Xuan à Ha Giang, l'hotel Hoang Ngoc à Dong Van, et l'hôtel Thuy Duong à Bao lac ? Est-ce authentique ou est-ce un nid à touristes en mode 25 chambres ?
Merci mille fois pour vos réponses ou morceaux de réponse !!
nous partons à 3 jeunes (25-30 ans) dans le Nord du Vietnam en août, j'ai suivi avec intérêt un certain nombre de discussions sur le forum, et souhaite proposer notre programme à vos esprits incisifs ....
L'idée générale c'est une marche de 3 à 5h par jour, et éviter de prendre la voiture tout le temps (par exemple, que 5h à pieds évite 1 ou 2 h en voiture, si on peut éviter les boucles c'est bien aussi !). Nous pensons prendre un chauffeur pour une partie, peut-être un guide francophone aussi, par exemple entre Lao Cai et Ba Be ou entre Ha Giang et Ba Be.
le trajet envisagé : - Hanoi - Lao Cai de nuit - jour 1 Lao Cai - Bac Ha, on va sur 1 marché et on fait une balade - jour 2 Bac-Ha - Ha Giang, on peut se faire un autre marché et on dort vers Ha Giang - jour 3 Ha giang - Dong Van - Meo Vac, on se fait une belle balade dans les montagnes - jour 4 Meo Vac - Bao Lac, de nouveau une belle balade à pied - jour 5 Bao-Lac - Ba Be (Pac Ngoi), avec qq haltes mais le trajet dure déja 6-8h ? - jour 6 Ba Be, tour du lac, etc... - jour 7 Ba be - Hanoi
_ Il nous semble qu'il faut intégrer une journée supplémentaire dans ce programme mais dans quel coin nous conseillez-vous ? _ Nous pensons louer une voiture avec chauffeur, est-ce utile d'avoir un guide ? A quoi s'attendre : le 4x4 est -il nécessaire et exigible ? _ Une agence nous propose ce programme sur 6 jours, à 1362 dollars pour 3 personnes logements, guide, chauffeur, nourriture inclu, est-ce intéressant ? _ Quelles agences proposent t-elles des guides capables de nous balader sur les chemins à pied pendant que le chauffeur fait le tour pour nous récupérer un peu plus loin, est-ce envisageable ? _ Existe t-il des parties faisables en bus, comme par exemple Lao Cai - Ha Giang ou Ba be - Hanoi, au mois d'aout sans (trop) de souci ? _ au niveau des logements, à quoi ressemble les bungalows Truong Xuan à Ha Giang, l'hotel Hoang Ngoc à Dong Van, et l'hôtel Thuy Duong à Bao lac ? Est-ce authentique ou est-ce un nid à touristes en mode 25 chambres ?
Merci mille fois pour vos réponses ou morceaux de réponse !!
En quinze jours: Quito, Napo, Misahualli, Banos, Riobamba, Cuenca, Guayaquil, Galapagos English translation pending
Pour m’être largement aidée des témoignages que j’ai pu lire, je vous livre ma contribution de retour de voyage. Quels voyageurs sommes nous ? La cinquantaine, nous sommes trop indépendants pour les voyages organisés avec prise en charge collective et n’avons plus du tout le gout les voyages sac à dos.
Nous apprécions un confort de bon aloi et voyageons avec une adolescente de 17 ans.
Pour ce voyage, nous avons délibérément choisi de ne pas faire de treck dans les Andes ayant visité les Andes vénézuéliennes en 2011. De ce fait même si les paysages sont sans doute plus beaux en Equateur, pour un voyage court de 2 semaines, nos priorités ont été l’Amazonie basse et les Galapagos, avec entre les deux, un périple tranquille mais non sportif.
- JOUR 1 – Samedi: Arrivée à Quito, température 12°. On a mis près de 2 heures pour récupérer les bagages et sortir et encore, on était dans les premiers….Nous avons retenus dans une maison coloniale du centre historique de Quito.
- JOUR 2 – Dimanche: Il fait un semblant de soleil. Nous décidons de prendre le téléphérique pour la vue, il parait que c’est beau. Dans les œufs, au bout de 10 minutes d’ascension on est dans un brouillard cotonneux, arrivés en haut on ne voit pas plus loin que 10 mètres, il fait froid, la végétation est rase sur un relief arrondi, on dirait le Puy de Dôme.
On reprend illico les œufs dans l’autre sens pour une ballade dans la vieille ville en commençant par la basilica del voto national, puis une redescente tranquillement vers la vielle ville. C’est une église tout en béton de style gothique, avec des gargouilles qui représentent tout le bestiaire équatorien. On peut grimper dans les tours, la vue sur Quito est magnifique. Là, tel un bâtisseur des cathédrales, il faut attaquer l’escalade les arcs boutants sur des échelles en fer à béton. On arrive dans le clocher, le vide est impressionnant, le garde corps fait 50 cm… Le tout, c’est de redescendre sans regarder en bas….
Notre périple nous mène au Palacio del Gobierno puis à l’église de la Compagnia de Jesus. 160 ans ont été nécessaires pour construire l’édifice. L'intérieur, un peu kitch, est surprenant, entièrement recouvert de feuilles d’or. La décoration de style baroque est chargée mélangeant les styles gothique et néoclassique. Elle est tout simplement somptueuse, avec des détails très intéressants, notamment un moucharabieh mauresque. On poursuit notre périple par la casa sucre, le monastère Carmen Alto (fermé), le monastère san Francisco, le muséo de la ciudad, la jolie rue de la Ronda, la pluie se met à tomber, on termine notre périple un peu fatigués à l’hôtel. En réalité, on est morts !
- JOUR 3 – Lundi Transfert à l’aéroport pour un vol de 35 minutes vers Coca en ayant traversé le versant Est de la Cordillère des Andes. Nous retrouvons notre guide francophone pour un trajet en bateau à moteur d’environ 2H30 descendant le fleuve Napo. Arrivée à l’embarcadère du Napo Wildlife Center, changement d’embarcation pour une pirogue qui va remonter à la pagaie un bras d’eau tracé dans la foret vierge, jusqu’a la lagune Anangu où se situe le lodge. Nous sommes en bordure du parc Yasuni, intégralement protégé.
La communauté Anangu qui est propriétaire des terres et gère directement le lodge, a développé une étique très stricte de protection de l’environnement, assurant la préservation des espèces en favorisant un tourisme de qualité qui assure à ses membres l’autosuffisance économique tout en donnant un sens à son action. L'une des décisions les plus importantes de la communauté a été d'interdire totalement la chasse sur la totalité de leur territoire. C’est la raison pour laquelle, contrairement aux autres loges installés le long de la rivière Napo qui souffrent de «forêts vides» en raison de la menace des chasseurs, ici, la faune est abondante car elle ne craint rien et peut se reproduire en toute tranquillité depuis prêt de 30 ans. La peur de l’homme a disparu.
Mon objectif pour ce séjour: voir des loutres géantes. Dès notre arrivée, hop, nous voila dans la pirogue sur les petits canaux autour de la lagune. L’oiseau endémique est le hoatzin, une bête primitive, marron avec des couleurs bleues et une belle houppette sur la tête. Il mange des plantes pourries qu’il pèche avec application et digère avec un estomac de ruminant. Il vit en groupe et se chamaille tout le temps en criant. Il ne sait pas chanter, il tousse. Il arrive à voler 5 ou 6 mètres, mais il se pose tellement maladroitement, qu’il percute ses congénères alignés sur la branche!
Sur le chemin du retour, des petits cris ont attiré l’attention de notre guide : une famille de loutres en train de chasser les piranhas ! et quand elles pèchent, les loutres crient. Elles attrapent les poissons et les mangent bruyamment ou couinant de bonheur. Ce jour là, elles se sont battues avec un caïman à lunettes qui voulait leur voler leur pitance. Impayable !
- JOUR 4 – Mardi: C’est très étrange, l’eau est tellement foncée, qu’on a l’impression de naviguer sur une infusion de thé ! C’est un milieu acide, favorable aux piranhas, mais paradoxalement peu propice au développement des larves de moustiques. Enfin, c’est le guide l’a dit… C’est vrai que sur la lagune, on a pas été vraiment attaqués par les bestioles, mais dans la foret, elles se sont rattrapées. Nous avons débarqués pour une ballade de 3 heures dans la foret à la découverte de toute la richesse L’après midi, profitant du beau temps, expédition à l’assaut d’un arbre ceibo, découvrir la canopée sur une plateforme en bois perchée au sommet de l’arbre, à 40 mètres de hauteur.
- JOUR 5 – Mercredi: Excursion en pirogue jusqu’au fleuve Napo voir les falaises argileuses à perroquets. Ce sont deux dépressions dans le relief laissant filtrer les sels minéraux, et permettant à de nombreux animaux (surtout les perroquets) de rétablir le PH de leur estomac grâce a l’absorption de glaise. L’après midi, petite excursion en pirogue pour observer les oiseaux, singes et caïmans à lunettes. Le soir, au soleil couchant, nouvelle excursion en pirogue pour observer la tribu des petits singes nocturnes qui sortent de leur trou d’arbre pour attraper des insectes et cueillir des fruits. L’éclairage de la lune transforme les yeux des grenouilles en perles brillantes sur les feuilles, tandis que de gros boutons rouges apparaissent dans la lumière de la torche: les caïmans à lunettes sont en chasse.
- JOUR 6 – Jeudi: Retour à Coca sans être pressés. Sur notre petit canal, le guide stoppe soudain l’avancée de la pirogue, les loutres chassent en famille. Nous sommes à moins de 3 mètres, c’est magique….A Coca nous récupérons notre chauffeur pour rejoindre, en 4 heures de route, Misahualli situé également sur le fleuve Napo, aurifère à cet endroit, eau vive et transparente. On peut faire du rafting
JOUR 7 – Vendredi: On commence la journée par une petite expédition au village car la place est squattée par des singes capucins. Ces petits malins ont repéré que les sacs marrons transportés par les touristes viennent de chez le boulanger.....et en moins de temps qu'il ne faut pour s'en apercevoir, le voleur se jette dessus et arrache le butin qu'il emporte déguster sur une branche haute. Le touriste reste en état de sidération pendant que les petits singes s'adonnent à toutes sortes d'acrobaties pendus par la queue.
Départ pour PUYO et Banos par la route des cascades qui longe le rio Pastaza par une succession de tunnels dans la roche. Arrivée au paillon del Diablo, chute d’eau impressionnante de près de 50 mètres de haut. Un sentier balisé descend en pente raide vers la chute, puis une remontée de 70 marches permet d'atteindre un balcon accroché à la falaise pour un point de vue aussi magnifique qu'impressionnant. L'eau a creusé dans le rocher une saignée de laquelle elle sort en furie dans un bruit assourdissant. Un petit tunnel taillé dans le rocher et une progression à 4 pattes conduisent au point ultime de la chute, juste dessous, mais c'est réservé aux intrépides hydrophiles qui ne craignent pas d'être trempés!. En contrebas, un pont suspendu enjambe la gorge, ça balance et ça vibre, les collégiens s'en donnent à cœur joie, les vieilles indiennes en costume traditionnel s'en remettent à Dieu avant de s'élancer sur la passerelle....
Nous poursuivons vers Banos le long du rio Pastaza. Sur la rive opposée, la chute du Manto della novia. Entre les 2, un fil d'acier et une nacelle motorisée en fer forgé (tarabita). Grimpez donc mes amis, vous allez voir comme c'est chouette d'être pendu au dessus du vide dans un panier à salade pour faire une belle photo! Arrivée à Banos, l'activité est tournée vers le tourisme: petits bars et restos proposent dans la rue des grillades au charbon de bois, du cochon bien sur et du cui, le cochon d'inde. Il y a plein d’équatoriens en vacances qui nous invitent à nous régaler comme eux, avec les doigts. Notre rictus septique les fait éclater de rire. Je finirai par me laisser convaincre de goutter une patte avec mauvaise conscience et l'horrible impression de manger notre animal domestique...
A Banos on peut faire du shopping de filles car c'est en effet ici que l'on trouve 2 artisans spécialisés dans la sculpture du tagua, grosse graine d'un palmier autrement appelé ivoire végétal, à des prix les plus bas du pays: bracelets 2$, colliers 5$....Comment résister? Banos c'est le point de départ de randonnées magnifiques et de multiples activités et pour se requinquer une gourmandise locale à base de sucre de canne. On en fait une confiserie un peu molle, la melcocha, étirée encore et encore, à l'entrée des magasins sur un énorme crochet en bois. A la sortie de la ville, coup d'œil au canyon de San Martin de Porrès, très spectaculaire. Comme c'est ignoré par les guides en papier, il n'y a aucun touriste.
En direction de Riobamba, l'éruption volcanique de 1999 a tout emporté sur son passage et les terres sont recouvertes à certains endroits par plus de 2 mètres de lave. A Riobamba nous avons réservé dans une superbe bâtisse coloniale restaurée et joliment meublée.
- JOUR 8 – Samedi: La ville est bruyante, un peu moche et hormis le marché, rien ne justifie qu'on s'attarde. Nous partons vers Cuenca. La route longe la lagune de Colta, sans aucun intérêt, avant de passer à l’église de Balbanera, la première construite en Equateur. Seule la façade est d'origine mais cette église modeste est touchante.
Deuxième arrêt à Guamote, village typique indigène. C'est jour de marché, le cochon est en train de griller sur la braise, ça sent bon. La voie de chemin de fer est démontée, les rails s'entassent à coté de la gare, bâtisse plantée au milieu de la rue. Le soleil caresse doucement les maisons colorées, quelques indiens en habits traditionnels vaquent à leurs occupations sans se hâter dans les ruelles désertes, on se croirait dans un western.
Nous poursuivons notre périple vers Alaussi , connue pour sa gare et son célèbre train (Nariz del diablo). Nous avons décidé de ne pas céder à l'appel de cette attraction qui n'existe que pour les touristes. Tout le village tourne autour d'eux au point d'en perdre son âme. D'ailleurs à cette heure de déjeuner, même une virée au marché ne permet pas d'acheter du cochon grillé, mais pour un burger, pas de soucis. Au secours, le monde est devenu fou! Pour le souvenir on fait une photo de l'auto-ferro avant de reprendre la route. Il se met à tomber un déluge, la visibilité est réduite à 10 mètres....ceux qui on pris le train en seront pour leurs frais.
Nous voici arrivés sur le site archéologique d’Ingapirca. Comme pour toutes les constructions incas, il s'agit d'un assemblage sans mortier d'une exceptionnelle précision de pierres énormes, gigantesques pour certaines et le tout sans aucun moyen de traction et l'ignorance de la roue. Quelques lamas broutent autour des ruines ce qui donne un caractère bucolique à l'endroit. Il pleut des cordes, la température est descendue à 10°... Pour ceux qui connaissent le Pérou, le site fait assez champ de ruines et ils seront sans doute déçus malgré le temple du soleil encore presque intact. Pour les autres comme nous qui côtoient pour la première fois la culture inca, il aurait été dommage de faire l'impasse. Le musée, compris dans le prix de l'entrée, présente des pièces intéressantes. La pluie n'a pas cessé et l'arrivée à Cuenca sonne la fin d'une journée bien fatigante. Nous sommes transis de froid et abandonnons ici notre chauffeur, préférant la perspective d'un bain bouillant pour nous remettre sur pieds. Notre hôtel est encore une fois installé dans une ancienne demeure coloniale.
- JOUR 9 – dimanche: Début de journée au Mirador de Turi, pour la vue sur Cuenca mais également lieu de résidence d'Edourdo VEGA, le plus connu des céramistes du pays. Malheureusement on est dimanche et c'est fermé. Nous repassons le fleuve en direction de Barranco, vieille fabrique de panamas qui dispose également d'un musée. Le panama tout simple vaut 20$, le choix des chapeaux est vaste, on repart avec nos chapeaux dans un astucieux sac en coton. C’est un véritable plaisir de se promener à travers ses ruelles pavées bordées de maisons coloniales restaurées aux balcons de fer forgé et aux lourdes portes de bois. Cuenca possède plusieurs places, des églises, des cloîtres, une cathédrale, récemment restaurée et des marchés. En ce dimanche matin, il règne une agitation bon enfant. Malheureusement je n'avais pas imaginé que le dimanche, tout serait fermé à partir de 14H, églises comprises. Juste le temps d'acheter une gourmandise, une pluie diluvienne se met à tomber et c'est parti pour tout l'après midi. Départ pour Guayaquil où nous avons réservé dans une maison colonialedu quartier de Las Peñas construite en 1926 et restaurée en 2007 par le propriétaire actuel, antiquaire de profession.
- JOUR 10 – Lundi: Transfert à l’aéroport pour prendre votre vol vers les Galapagos. Arrivée à l'aéroport de Baltra, il faut payer la taxe de 100$ par personne avant d’enregistrer pour le vol vers Isabela, la plus grande des iles Galapagos. 30 minutes de vol permettent de découvrir, un paysage incroyable, noir de lave, austère, rugueux avec dans cette aridité, de-ci de-là, quelques cactus. Puerto Villamil se découvre au creux d'une baie, gros village assoupi avec des routes sablonneuses entouré de végétation. L'aéroport d’Isabela se résume à une case et un guichet pour payer la taxe Ingala 10$ par personne. 5 minutes après on est arrivés à destination, un hôtel situé sur une plage vierge, adossé à une lagune avec des flamants roses et des iguanes marins qui se chauffent au soleil. Cet après midi nous irons visiter les Tintoreras, petits ilots qui se trouvent dans la baie de Puerto Villamil. C'est un lieu de reproduction des iguanes marins qui se retrouvent par centaines sur les plages caillouteuses pour faire leurs nids. C'est un des rares ilets sur lequel il est possible de débarquer pour une petite promenade qui permet de faire connaissance avec ses habitants: otaries, crabes rouges, fous à pattes bleues, pingouins. Ne rien toucher, ne pas approcher, l'intrus ici c'est l'humain.
- JOUR 11 – Mardi: Ce matin, escapade plongée aux tunnels. Il s'agit de coulées de lave très fluide dont le dessus, qui s'est refroidi plus vite que le dessous, a formé une croute pendant que l'intérieur continuait sa progression liquide en direction de la mer. Il s'est ainsi créé des sortes de boyaux creux, comme des tunnels. La croute étant très fine, la mer en a effondré des portions créant un dédale de ponts basaltiques. Le paysage est particulièrement curieux, les reliefs du sol sont très coupants. Les petits bateaux se faufilent dans ce labyrinthe, pour un spectacle à deux entrées: les fous à pattes bleues perchés sur leurs rochers émergents regardent passer les touristes qui en retour les prennent en photo. La ballade est courte et le retour permet quelques arrêts le long de la cote pour faire du snorkling. Ce jour là nous avons vu plusieurs tortues marines en train de croquer du corail. L'une d'elle, particulièrement grosse, faisait plus d'un mètre de long. Peu farouche et curieuse en même temps, il nous a été possible de toucher sa carapace, un peu gluante, c'était très émouvant.
L'après midi, nous décidons de visiter l'élevage de tortues terrestres de l'ile. Nous irons à pied par la passerelle en bois qui serpente au dessus de la lagune, entre les palétuviers qui forment des voutes avec leurs branches. Sur le trajet il faut enjamber les iguanes marins qui se chauffent au soleil, tandis que les flamands roses pèchent des petits crustacés.
- JOUR 12 – mercredi Ce matin expédition au mur des larmes construit peu de temps après la deuxième guerre mondiale par 300 prisonniers. Lors de sa construction, une partie s'est effondrée, la construction a été interrompue et n'a jamais repris. Il reste un mur en pierres sèches de 100 mètres de long environ. Sur le chemin du retour, nous avons fait quelques petits arrêts où il a fallu faire attention où mettre les pieds car les iguanes marins étaient très affairés à creuser leurs nids dans le sable… 2 gros males se sont battus pour une femelle, comme quoi l’amour est toujours aveugle…
L’après midi, snorkling à isla tortuga et aux ilets quatro hermanos où nichent les frégates à jabot rouge. On ne peut pas accoster sur les iles, il faut regarder de loin ces prétentieux qui se gonflent comme des baudruches pour attirer les femelles dans leur nid, en battant des ailes pour les convaincre car la concurrence est rude. Les jeunes otaries posées sur les rochers voient en ces visiteurs d’un jour l’occasion de s’amuser en poursuivant les nageurs, passant dessous dessus et puis d’un coup, hop, en voila une qui donne un coup de nez et essaye d’arracher le tuba…je sais pas lequel des deux a nagé le plus vite (pour sortir de l’eau), mort de trouille et nous autres, pas charitables, morts de rire.
- JOUR 13 – Jeudi: Aujourd’hui on a décidé de ne rien faire et de profiter de la plage. Initialement nous devions faire l’excursion au volcan Sierra Negra, puis au volcan chico, mais avec nos coup de soleil et la chaleur, on s’est pas senti de marcher 17 km sans un pouce d’ombre comme des damnés. On en a profité pour aller au port s’amuser avec les otaries…
Un peu empotées et relativement vulnérables sur terre, les otaries sont espiègles et agiles dès lors qu’elles sont immergées. A l’arrivée d’un bateau dans la baie, elles viennent réclamer des compagnons de jeux. Le petit appontement est occupé par les otaries qui s’étalent un peu partout et occupent les bancs pour digérer tranquillement leur poisson. En résumé : un banc, une otarie, une sieste.
- JOUR 14 – Vendredi: Nous étions prêts de bon matin pour prendre notre vol prévu à 8H30 vers santa cruz. A 11 heures nous avons enfin décollé. Le voyage retour est aussi fascinant que l'aller avec le survol du cratère et des falaises abruptes de l’ilot Pinzon. C’est le seul point positif de ce retour par air. Arrivés à Baltra (ile aéroport), bus navette pour atteindre le bac, à 15 minutes de là puis taxi pour atteindre le lodge à Santa Rosa, à proximité des tunnels de lave qui, contrairement à ceux d'Isabella, ne sont pas effondrés. Nous partons ainsi pour une expédition de 600 à 700 mètres environ, à 10 mètres sous terre, dans une ambiance irréelle. La voute est assez haute et permet généralement une progression debout sans sensation de claustrophobie. Parfois le boyau se rétrécit, le plafond descend et il faut avancer cassé en deux, à la lueur de nos torches malgré le balisage du chemin par des ampoules. Nous ressortons dans un champ de vaches, propres comme des mineurs sortant de la mine!
- JOUR 15 – Départ vers l'aéroport. On s'arrête en route pour admirer depuis la ligne de crête, le cratère effondré du volcan Los Gemelos, couvert de végétation et inaccessible aux randonneurs. L’aéroport sonne la fin des vacances. A Guayaquil on peut acheter du chocolat équatorien en tablette, absolument délicieux. Si votre vol retour est en transit par Madrid, ne vous laissez pas tenter par le moindre achat liquide en free tax parce qu’à la correspondance, le contrôle de sécurité madrilène pique absolument TOUT.
Rétrospectivement, les bonnes et les moins bonnes options de notre voyage
A retenir : - Napo, incomparable pour la faune - la route de cascades, - Les Galapagos, pour le mythe!
Ce que nous regrettons : - le retour d’isabela vers santa cruz en avion, un bateau rapide aurait paradoxalement fait gagner du temps en simplifiant le trajet, malgré le survol de l’ilot Pinzon, très beau. - le prix excessif des Galapagos,
Ce qui peut se discuter: - le choix d’un séjour terrestre aux Galapagos. Il permet de profiter pleinement d’Isabela ce qui n’est pas possible en croisière. La contrepartie c’est que les excursions sur les iles voisines sont limitées et que par conséquent l’accès à la faune est beaucoup plus restreint, - Faire le choix simple et bon marché de ila de la plata, suffisant pour la faune, la même qu’aux Galapagos.
Si vous souhaitez avoir le trajet complet, avec tous les détails, les cartes et tous les liens internet des lieux visités et des hôtels, les contacts téléphoniques divers, les prix payés, répondez à ce message en mettant en CLAIR dans le texte de votre REPONSE votre ADRESSE EMAIL.
Je vous adresserai en retour le fichier word qui fait 48 pages.
Vous pouvez aussi avoir accès à toutes mes contributions en cliquant sur mon nom.
Pour ce voyage, nous avons délibérément choisi de ne pas faire de treck dans les Andes ayant visité les Andes vénézuéliennes en 2011. De ce fait même si les paysages sont sans doute plus beaux en Equateur, pour un voyage court de 2 semaines, nos priorités ont été l’Amazonie basse et les Galapagos, avec entre les deux, un périple tranquille mais non sportif.
- JOUR 1 – Samedi: Arrivée à Quito, température 12°. On a mis près de 2 heures pour récupérer les bagages et sortir et encore, on était dans les premiers….Nous avons retenus dans une maison coloniale du centre historique de Quito.
- JOUR 2 – Dimanche: Il fait un semblant de soleil. Nous décidons de prendre le téléphérique pour la vue, il parait que c’est beau. Dans les œufs, au bout de 10 minutes d’ascension on est dans un brouillard cotonneux, arrivés en haut on ne voit pas plus loin que 10 mètres, il fait froid, la végétation est rase sur un relief arrondi, on dirait le Puy de Dôme.
On reprend illico les œufs dans l’autre sens pour une ballade dans la vieille ville en commençant par la basilica del voto national, puis une redescente tranquillement vers la vielle ville. C’est une église tout en béton de style gothique, avec des gargouilles qui représentent tout le bestiaire équatorien. On peut grimper dans les tours, la vue sur Quito est magnifique. Là, tel un bâtisseur des cathédrales, il faut attaquer l’escalade les arcs boutants sur des échelles en fer à béton. On arrive dans le clocher, le vide est impressionnant, le garde corps fait 50 cm… Le tout, c’est de redescendre sans regarder en bas….
Notre périple nous mène au Palacio del Gobierno puis à l’église de la Compagnia de Jesus. 160 ans ont été nécessaires pour construire l’édifice. L'intérieur, un peu kitch, est surprenant, entièrement recouvert de feuilles d’or. La décoration de style baroque est chargée mélangeant les styles gothique et néoclassique. Elle est tout simplement somptueuse, avec des détails très intéressants, notamment un moucharabieh mauresque. On poursuit notre périple par la casa sucre, le monastère Carmen Alto (fermé), le monastère san Francisco, le muséo de la ciudad, la jolie rue de la Ronda, la pluie se met à tomber, on termine notre périple un peu fatigués à l’hôtel. En réalité, on est morts !
- JOUR 3 – Lundi Transfert à l’aéroport pour un vol de 35 minutes vers Coca en ayant traversé le versant Est de la Cordillère des Andes. Nous retrouvons notre guide francophone pour un trajet en bateau à moteur d’environ 2H30 descendant le fleuve Napo. Arrivée à l’embarcadère du Napo Wildlife Center, changement d’embarcation pour une pirogue qui va remonter à la pagaie un bras d’eau tracé dans la foret vierge, jusqu’a la lagune Anangu où se situe le lodge. Nous sommes en bordure du parc Yasuni, intégralement protégé.
La communauté Anangu qui est propriétaire des terres et gère directement le lodge, a développé une étique très stricte de protection de l’environnement, assurant la préservation des espèces en favorisant un tourisme de qualité qui assure à ses membres l’autosuffisance économique tout en donnant un sens à son action. L'une des décisions les plus importantes de la communauté a été d'interdire totalement la chasse sur la totalité de leur territoire. C’est la raison pour laquelle, contrairement aux autres loges installés le long de la rivière Napo qui souffrent de «forêts vides» en raison de la menace des chasseurs, ici, la faune est abondante car elle ne craint rien et peut se reproduire en toute tranquillité depuis prêt de 30 ans. La peur de l’homme a disparu.
Mon objectif pour ce séjour: voir des loutres géantes. Dès notre arrivée, hop, nous voila dans la pirogue sur les petits canaux autour de la lagune. L’oiseau endémique est le hoatzin, une bête primitive, marron avec des couleurs bleues et une belle houppette sur la tête. Il mange des plantes pourries qu’il pèche avec application et digère avec un estomac de ruminant. Il vit en groupe et se chamaille tout le temps en criant. Il ne sait pas chanter, il tousse. Il arrive à voler 5 ou 6 mètres, mais il se pose tellement maladroitement, qu’il percute ses congénères alignés sur la branche!
Sur le chemin du retour, des petits cris ont attiré l’attention de notre guide : une famille de loutres en train de chasser les piranhas ! et quand elles pèchent, les loutres crient. Elles attrapent les poissons et les mangent bruyamment ou couinant de bonheur. Ce jour là, elles se sont battues avec un caïman à lunettes qui voulait leur voler leur pitance. Impayable !
- JOUR 4 – Mardi: C’est très étrange, l’eau est tellement foncée, qu’on a l’impression de naviguer sur une infusion de thé ! C’est un milieu acide, favorable aux piranhas, mais paradoxalement peu propice au développement des larves de moustiques. Enfin, c’est le guide l’a dit… C’est vrai que sur la lagune, on a pas été vraiment attaqués par les bestioles, mais dans la foret, elles se sont rattrapées. Nous avons débarqués pour une ballade de 3 heures dans la foret à la découverte de toute la richesse L’après midi, profitant du beau temps, expédition à l’assaut d’un arbre ceibo, découvrir la canopée sur une plateforme en bois perchée au sommet de l’arbre, à 40 mètres de hauteur.
- JOUR 5 – Mercredi: Excursion en pirogue jusqu’au fleuve Napo voir les falaises argileuses à perroquets. Ce sont deux dépressions dans le relief laissant filtrer les sels minéraux, et permettant à de nombreux animaux (surtout les perroquets) de rétablir le PH de leur estomac grâce a l’absorption de glaise. L’après midi, petite excursion en pirogue pour observer les oiseaux, singes et caïmans à lunettes. Le soir, au soleil couchant, nouvelle excursion en pirogue pour observer la tribu des petits singes nocturnes qui sortent de leur trou d’arbre pour attraper des insectes et cueillir des fruits. L’éclairage de la lune transforme les yeux des grenouilles en perles brillantes sur les feuilles, tandis que de gros boutons rouges apparaissent dans la lumière de la torche: les caïmans à lunettes sont en chasse.
- JOUR 6 – Jeudi: Retour à Coca sans être pressés. Sur notre petit canal, le guide stoppe soudain l’avancée de la pirogue, les loutres chassent en famille. Nous sommes à moins de 3 mètres, c’est magique….A Coca nous récupérons notre chauffeur pour rejoindre, en 4 heures de route, Misahualli situé également sur le fleuve Napo, aurifère à cet endroit, eau vive et transparente. On peut faire du rafting
JOUR 7 – Vendredi: On commence la journée par une petite expédition au village car la place est squattée par des singes capucins. Ces petits malins ont repéré que les sacs marrons transportés par les touristes viennent de chez le boulanger.....et en moins de temps qu'il ne faut pour s'en apercevoir, le voleur se jette dessus et arrache le butin qu'il emporte déguster sur une branche haute. Le touriste reste en état de sidération pendant que les petits singes s'adonnent à toutes sortes d'acrobaties pendus par la queue.
Départ pour PUYO et Banos par la route des cascades qui longe le rio Pastaza par une succession de tunnels dans la roche. Arrivée au paillon del Diablo, chute d’eau impressionnante de près de 50 mètres de haut. Un sentier balisé descend en pente raide vers la chute, puis une remontée de 70 marches permet d'atteindre un balcon accroché à la falaise pour un point de vue aussi magnifique qu'impressionnant. L'eau a creusé dans le rocher une saignée de laquelle elle sort en furie dans un bruit assourdissant. Un petit tunnel taillé dans le rocher et une progression à 4 pattes conduisent au point ultime de la chute, juste dessous, mais c'est réservé aux intrépides hydrophiles qui ne craignent pas d'être trempés!. En contrebas, un pont suspendu enjambe la gorge, ça balance et ça vibre, les collégiens s'en donnent à cœur joie, les vieilles indiennes en costume traditionnel s'en remettent à Dieu avant de s'élancer sur la passerelle....
Nous poursuivons vers Banos le long du rio Pastaza. Sur la rive opposée, la chute du Manto della novia. Entre les 2, un fil d'acier et une nacelle motorisée en fer forgé (tarabita). Grimpez donc mes amis, vous allez voir comme c'est chouette d'être pendu au dessus du vide dans un panier à salade pour faire une belle photo! Arrivée à Banos, l'activité est tournée vers le tourisme: petits bars et restos proposent dans la rue des grillades au charbon de bois, du cochon bien sur et du cui, le cochon d'inde. Il y a plein d’équatoriens en vacances qui nous invitent à nous régaler comme eux, avec les doigts. Notre rictus septique les fait éclater de rire. Je finirai par me laisser convaincre de goutter une patte avec mauvaise conscience et l'horrible impression de manger notre animal domestique...
A Banos on peut faire du shopping de filles car c'est en effet ici que l'on trouve 2 artisans spécialisés dans la sculpture du tagua, grosse graine d'un palmier autrement appelé ivoire végétal, à des prix les plus bas du pays: bracelets 2$, colliers 5$....Comment résister? Banos c'est le point de départ de randonnées magnifiques et de multiples activités et pour se requinquer une gourmandise locale à base de sucre de canne. On en fait une confiserie un peu molle, la melcocha, étirée encore et encore, à l'entrée des magasins sur un énorme crochet en bois. A la sortie de la ville, coup d'œil au canyon de San Martin de Porrès, très spectaculaire. Comme c'est ignoré par les guides en papier, il n'y a aucun touriste.
En direction de Riobamba, l'éruption volcanique de 1999 a tout emporté sur son passage et les terres sont recouvertes à certains endroits par plus de 2 mètres de lave. A Riobamba nous avons réservé dans une superbe bâtisse coloniale restaurée et joliment meublée.
- JOUR 8 – Samedi: La ville est bruyante, un peu moche et hormis le marché, rien ne justifie qu'on s'attarde. Nous partons vers Cuenca. La route longe la lagune de Colta, sans aucun intérêt, avant de passer à l’église de Balbanera, la première construite en Equateur. Seule la façade est d'origine mais cette église modeste est touchante.
Deuxième arrêt à Guamote, village typique indigène. C'est jour de marché, le cochon est en train de griller sur la braise, ça sent bon. La voie de chemin de fer est démontée, les rails s'entassent à coté de la gare, bâtisse plantée au milieu de la rue. Le soleil caresse doucement les maisons colorées, quelques indiens en habits traditionnels vaquent à leurs occupations sans se hâter dans les ruelles désertes, on se croirait dans un western.
Nous poursuivons notre périple vers Alaussi , connue pour sa gare et son célèbre train (Nariz del diablo). Nous avons décidé de ne pas céder à l'appel de cette attraction qui n'existe que pour les touristes. Tout le village tourne autour d'eux au point d'en perdre son âme. D'ailleurs à cette heure de déjeuner, même une virée au marché ne permet pas d'acheter du cochon grillé, mais pour un burger, pas de soucis. Au secours, le monde est devenu fou! Pour le souvenir on fait une photo de l'auto-ferro avant de reprendre la route. Il se met à tomber un déluge, la visibilité est réduite à 10 mètres....ceux qui on pris le train en seront pour leurs frais.
Nous voici arrivés sur le site archéologique d’Ingapirca. Comme pour toutes les constructions incas, il s'agit d'un assemblage sans mortier d'une exceptionnelle précision de pierres énormes, gigantesques pour certaines et le tout sans aucun moyen de traction et l'ignorance de la roue. Quelques lamas broutent autour des ruines ce qui donne un caractère bucolique à l'endroit. Il pleut des cordes, la température est descendue à 10°... Pour ceux qui connaissent le Pérou, le site fait assez champ de ruines et ils seront sans doute déçus malgré le temple du soleil encore presque intact. Pour les autres comme nous qui côtoient pour la première fois la culture inca, il aurait été dommage de faire l'impasse. Le musée, compris dans le prix de l'entrée, présente des pièces intéressantes. La pluie n'a pas cessé et l'arrivée à Cuenca sonne la fin d'une journée bien fatigante. Nous sommes transis de froid et abandonnons ici notre chauffeur, préférant la perspective d'un bain bouillant pour nous remettre sur pieds. Notre hôtel est encore une fois installé dans une ancienne demeure coloniale.
- JOUR 9 – dimanche: Début de journée au Mirador de Turi, pour la vue sur Cuenca mais également lieu de résidence d'Edourdo VEGA, le plus connu des céramistes du pays. Malheureusement on est dimanche et c'est fermé. Nous repassons le fleuve en direction de Barranco, vieille fabrique de panamas qui dispose également d'un musée. Le panama tout simple vaut 20$, le choix des chapeaux est vaste, on repart avec nos chapeaux dans un astucieux sac en coton. C’est un véritable plaisir de se promener à travers ses ruelles pavées bordées de maisons coloniales restaurées aux balcons de fer forgé et aux lourdes portes de bois. Cuenca possède plusieurs places, des églises, des cloîtres, une cathédrale, récemment restaurée et des marchés. En ce dimanche matin, il règne une agitation bon enfant. Malheureusement je n'avais pas imaginé que le dimanche, tout serait fermé à partir de 14H, églises comprises. Juste le temps d'acheter une gourmandise, une pluie diluvienne se met à tomber et c'est parti pour tout l'après midi. Départ pour Guayaquil où nous avons réservé dans une maison colonialedu quartier de Las Peñas construite en 1926 et restaurée en 2007 par le propriétaire actuel, antiquaire de profession.
- JOUR 10 – Lundi: Transfert à l’aéroport pour prendre votre vol vers les Galapagos. Arrivée à l'aéroport de Baltra, il faut payer la taxe de 100$ par personne avant d’enregistrer pour le vol vers Isabela, la plus grande des iles Galapagos. 30 minutes de vol permettent de découvrir, un paysage incroyable, noir de lave, austère, rugueux avec dans cette aridité, de-ci de-là, quelques cactus. Puerto Villamil se découvre au creux d'une baie, gros village assoupi avec des routes sablonneuses entouré de végétation. L'aéroport d’Isabela se résume à une case et un guichet pour payer la taxe Ingala 10$ par personne. 5 minutes après on est arrivés à destination, un hôtel situé sur une plage vierge, adossé à une lagune avec des flamants roses et des iguanes marins qui se chauffent au soleil. Cet après midi nous irons visiter les Tintoreras, petits ilots qui se trouvent dans la baie de Puerto Villamil. C'est un lieu de reproduction des iguanes marins qui se retrouvent par centaines sur les plages caillouteuses pour faire leurs nids. C'est un des rares ilets sur lequel il est possible de débarquer pour une petite promenade qui permet de faire connaissance avec ses habitants: otaries, crabes rouges, fous à pattes bleues, pingouins. Ne rien toucher, ne pas approcher, l'intrus ici c'est l'humain.
- JOUR 11 – Mardi: Ce matin, escapade plongée aux tunnels. Il s'agit de coulées de lave très fluide dont le dessus, qui s'est refroidi plus vite que le dessous, a formé une croute pendant que l'intérieur continuait sa progression liquide en direction de la mer. Il s'est ainsi créé des sortes de boyaux creux, comme des tunnels. La croute étant très fine, la mer en a effondré des portions créant un dédale de ponts basaltiques. Le paysage est particulièrement curieux, les reliefs du sol sont très coupants. Les petits bateaux se faufilent dans ce labyrinthe, pour un spectacle à deux entrées: les fous à pattes bleues perchés sur leurs rochers émergents regardent passer les touristes qui en retour les prennent en photo. La ballade est courte et le retour permet quelques arrêts le long de la cote pour faire du snorkling. Ce jour là nous avons vu plusieurs tortues marines en train de croquer du corail. L'une d'elle, particulièrement grosse, faisait plus d'un mètre de long. Peu farouche et curieuse en même temps, il nous a été possible de toucher sa carapace, un peu gluante, c'était très émouvant.
L'après midi, nous décidons de visiter l'élevage de tortues terrestres de l'ile. Nous irons à pied par la passerelle en bois qui serpente au dessus de la lagune, entre les palétuviers qui forment des voutes avec leurs branches. Sur le trajet il faut enjamber les iguanes marins qui se chauffent au soleil, tandis que les flamands roses pèchent des petits crustacés.
- JOUR 12 – mercredi Ce matin expédition au mur des larmes construit peu de temps après la deuxième guerre mondiale par 300 prisonniers. Lors de sa construction, une partie s'est effondrée, la construction a été interrompue et n'a jamais repris. Il reste un mur en pierres sèches de 100 mètres de long environ. Sur le chemin du retour, nous avons fait quelques petits arrêts où il a fallu faire attention où mettre les pieds car les iguanes marins étaient très affairés à creuser leurs nids dans le sable… 2 gros males se sont battus pour une femelle, comme quoi l’amour est toujours aveugle…
L’après midi, snorkling à isla tortuga et aux ilets quatro hermanos où nichent les frégates à jabot rouge. On ne peut pas accoster sur les iles, il faut regarder de loin ces prétentieux qui se gonflent comme des baudruches pour attirer les femelles dans leur nid, en battant des ailes pour les convaincre car la concurrence est rude. Les jeunes otaries posées sur les rochers voient en ces visiteurs d’un jour l’occasion de s’amuser en poursuivant les nageurs, passant dessous dessus et puis d’un coup, hop, en voila une qui donne un coup de nez et essaye d’arracher le tuba…je sais pas lequel des deux a nagé le plus vite (pour sortir de l’eau), mort de trouille et nous autres, pas charitables, morts de rire.
- JOUR 13 – Jeudi: Aujourd’hui on a décidé de ne rien faire et de profiter de la plage. Initialement nous devions faire l’excursion au volcan Sierra Negra, puis au volcan chico, mais avec nos coup de soleil et la chaleur, on s’est pas senti de marcher 17 km sans un pouce d’ombre comme des damnés. On en a profité pour aller au port s’amuser avec les otaries…
Un peu empotées et relativement vulnérables sur terre, les otaries sont espiègles et agiles dès lors qu’elles sont immergées. A l’arrivée d’un bateau dans la baie, elles viennent réclamer des compagnons de jeux. Le petit appontement est occupé par les otaries qui s’étalent un peu partout et occupent les bancs pour digérer tranquillement leur poisson. En résumé : un banc, une otarie, une sieste.
- JOUR 14 – Vendredi: Nous étions prêts de bon matin pour prendre notre vol prévu à 8H30 vers santa cruz. A 11 heures nous avons enfin décollé. Le voyage retour est aussi fascinant que l'aller avec le survol du cratère et des falaises abruptes de l’ilot Pinzon. C’est le seul point positif de ce retour par air. Arrivés à Baltra (ile aéroport), bus navette pour atteindre le bac, à 15 minutes de là puis taxi pour atteindre le lodge à Santa Rosa, à proximité des tunnels de lave qui, contrairement à ceux d'Isabella, ne sont pas effondrés. Nous partons ainsi pour une expédition de 600 à 700 mètres environ, à 10 mètres sous terre, dans une ambiance irréelle. La voute est assez haute et permet généralement une progression debout sans sensation de claustrophobie. Parfois le boyau se rétrécit, le plafond descend et il faut avancer cassé en deux, à la lueur de nos torches malgré le balisage du chemin par des ampoules. Nous ressortons dans un champ de vaches, propres comme des mineurs sortant de la mine!
- JOUR 15 – Départ vers l'aéroport. On s'arrête en route pour admirer depuis la ligne de crête, le cratère effondré du volcan Los Gemelos, couvert de végétation et inaccessible aux randonneurs. L’aéroport sonne la fin des vacances. A Guayaquil on peut acheter du chocolat équatorien en tablette, absolument délicieux. Si votre vol retour est en transit par Madrid, ne vous laissez pas tenter par le moindre achat liquide en free tax parce qu’à la correspondance, le contrôle de sécurité madrilène pique absolument TOUT.
Rétrospectivement, les bonnes et les moins bonnes options de notre voyage
A retenir : - Napo, incomparable pour la faune - la route de cascades, - Les Galapagos, pour le mythe!
Ce que nous regrettons : - le retour d’isabela vers santa cruz en avion, un bateau rapide aurait paradoxalement fait gagner du temps en simplifiant le trajet, malgré le survol de l’ilot Pinzon, très beau. - le prix excessif des Galapagos,
Ce qui peut se discuter: - le choix d’un séjour terrestre aux Galapagos. Il permet de profiter pleinement d’Isabela ce qui n’est pas possible en croisière. La contrepartie c’est que les excursions sur les iles voisines sont limitées et que par conséquent l’accès à la faune est beaucoup plus restreint, - Faire le choix simple et bon marché de ila de la plata, suffisant pour la faune, la même qu’aux Galapagos.
Si vous souhaitez avoir le trajet complet, avec tous les détails, les cartes et tous les liens internet des lieux visités et des hôtels, les contacts téléphoniques divers, les prix payés, répondez à ce message en mettant en CLAIR dans le texte de votre REPONSE votre ADRESSE EMAIL.
Je vous adresserai en retour le fichier word qui fait 48 pages.
Vous pouvez aussi avoir accès à toutes mes contributions en cliquant sur mon nom.
Compagnie aérienne bolivienne: Boa (Boliviana de Aviacion)? (vols intérieurs au Brésil) English translation pending
Bonjour
Est-ce que quelqu'un connaît la compagnie BoA : Boliviana de Aviacion. Elle est dans le nouveau guide du routard 2013 et je ne trouve pas beaucoup d'info dessus. Est-ce que quelqu'un l'a déjà prise? est-elle fiable? C'est vrai qu'avec le problème que rencontre Aérosur dont beaucoup de vol sont annulée, c'est la seul autre compagnie que j'ai trouvé qui fait les 3 trajets dont j'ai besoin : Sucre -cochabamba; Cochabamba - Santa Cruz; puis Santa Cruz - Buenos Aires.
Merci pour vos réponses Mickael
Est-ce que quelqu'un connaît la compagnie BoA : Boliviana de Aviacion. Elle est dans le nouveau guide du routard 2013 et je ne trouve pas beaucoup d'info dessus. Est-ce que quelqu'un l'a déjà prise? est-elle fiable? C'est vrai qu'avec le problème que rencontre Aérosur dont beaucoup de vol sont annulée, c'est la seul autre compagnie que j'ai trouvé qui fait les 3 trajets dont j'ai besoin : Sucre -cochabamba; Cochabamba - Santa Cruz; puis Santa Cruz - Buenos Aires.
Merci pour vos réponses Mickael
Questions diverses sur un voyage au Pérou English translation pending
Bonjour à toutes et tous
Et oui cette année c'est le Pérou mais toujours en voyage organisé (et oui je sais), donc nous allons faire les villes et sites classiques du Pérou.Mais j'ai diverses questions quand même pour les grands baroudeurs que vous êtes.
1) cette année c'est départ de ORLY , comme j'arrive la veille car départ tôt le matin, je prends un hôtel pas loin. Je me suis laissé dire qu'on pouvait laisser sa voiture sur le parking fermé de certains hôtels pour environ 12 jours. Est ce vrai et quels hôtels???? 2) apparemment il faut prévoir des vêtements type "polaire" chaud et léger pour la montagne ou vaut il mieux les acheter sur place ??? 3) j'ai toujours une cargaison de stylos, crayons, cahiers pour les gamins, est ce un pays où l'on peut distribuer des stylos sans les vexer ??? ou faut il amener autre chose ???? 4) je pars avec une amie qui est assez hypocondriaque......faut il prévoir une petite bombe d'air ou d'oxygène pour les hauteurs et si oui, où la trouver???
C'est un bon début pour les questions et je vous remercie pour vos futures réponses
Bernard (du Nord de la France....donc un chti)
1) cette année c'est départ de ORLY , comme j'arrive la veille car départ tôt le matin, je prends un hôtel pas loin. Je me suis laissé dire qu'on pouvait laisser sa voiture sur le parking fermé de certains hôtels pour environ 12 jours. Est ce vrai et quels hôtels???? 2) apparemment il faut prévoir des vêtements type "polaire" chaud et léger pour la montagne ou vaut il mieux les acheter sur place ??? 3) j'ai toujours une cargaison de stylos, crayons, cahiers pour les gamins, est ce un pays où l'on peut distribuer des stylos sans les vexer ??? ou faut il amener autre chose ???? 4) je pars avec une amie qui est assez hypocondriaque......faut il prévoir une petite bombe d'air ou d'oxygène pour les hauteurs et si oui, où la trouver???
C'est un bon début pour les questions et je vous remercie pour vos futures réponses
Bernard (du Nord de la France....donc un chti)
Nord-Ouest argentin et Nord chilien - D'un océan à l'autre en traversant les Andes (2e partie) English translation pending
(Première partie:http://voyageforum.com/...1re_partie_D5041255/)
Seconde partie
De Colchane à Buenos Aires
La version avec photos est visible ici:http://carnetsdameriquesetdailleurs.fr/crbst_125.html

Vendredi 4 novembre De Colchane à Iquique
Au petit déjeuner, on nous sert un pain style banique innue, délicieux, deux grandes tranches de fromage, une pleine jatte de gelée de mûres, du beurre... La route pour Iquique ne démarre pas tout de suite sur du bitume, comme prévu, étant donné qu'elle est en travaux, mais huit kilomètres plus loin. Elle est encore superbe, traverse des bofedales où paressent foulques, sarcelles de la Puna au bec bleu turquoise, mouettes des Andes et ouettes des Andes (oies)... L’ichu, qui sert entre autres à recouvrir les toits, est toujours roi sur les pentes qui se colorent peu à peu. A environ 70 kilomètres de Colchane, les montagne se colorent doucement. Puis c'est une explosion de couleurs due sans doute au minerai de fer. Du jaune le plus vif à l'orangé le plus foncé, toutes les nuances sont présentes de sommet en sommet. La route monte et descend, fait le gros dos, creuse les reins, encore et encore…
On aperçoit au loin, vers l'ouest, les volcans enneigés. Les cactus réapparaissent, étoilés de timides fleurs jaunes. Un peu plus bas, la végétation change à nouveau, on est maintenant en plein pointillisme. Puis elle disparaît tout à fait, à l'horizon s'étend le désert et la pampa de Tamarugal. Déjà, nous regrettons l'atiplano, sa faune, ses couleurs, ses hautes solitudes.
Iquique et sa circulation infernale, trépidante. Je déteste conduire dans ces villes chiliennes, où chacun n'a qu'une envie c'est de passer devant la voiture qui précède. On a envoyé un mail aux Primeras Piedras où l'on avait dormi en montant mais ils ne nous ont pas répondu. On y va quand même, espérant qu'en ce vendredi soir ils auront une cabaña de libre.
Apparemment tout est vide... Cette fois-ci on nous attribue la cabaña n°6, tout en haut, sous la route, et la plus éloignée de l'allée où est garée la voiture. Très pratique pour les bagages. L'accueil est déplorable, derrière le comptoir, la même blonde à l'air vide qui était là quand on avait payé la dernière fois nous offre son air le plus désagréable. Nous partons avec la clef et lorsque la porte s'ouvre... c'est la déconfiture! Une pièce aux murs bruts peints en vert, un lit tout seul dans un coin, ni chaise ni table, que le vide, et deux vieilles étagères en formica blanc. Tout est laid et sent la caserne. Je repense à Christine et Hervé qui avaient détesté cet endroit et je comprends maintenant pourquoi. C'est le jour et la nuit avec la chambre n° 41 dans laquelle on avait dormi précédemment.
Retour à l'accueil, on dit que c'est moche et qu'on veut autre chose, la 41 par exemple. « Ah non, c'est impossible car ce soir il y a un mariage, il y aura la fête toute la nuit près de la piscine, la musique jusqu'à 4 heures du matin, vous ne pourrez pas dormir, mais la 5 est libre (forcément, il n'y a personne nulle part). » Nous ouvrons la porte de la nouvelle chambre, c'est la copie de sa voisine, mais dans l'espace vide et brut de décoffrage il y a cette fois une table et deux chaises. Nous la prenons bien à contrecœur...
Je vais faire un tour au-dessous, des gens s'activent à installer de grandes bâches blanches. Le soir arrive, 20 heures, 21 heures, 22 heures, personne. On ne peut imaginer qu'on nous a menés en bateau et pourtant c'est bien de ça qu'il s'agit. Cerise sur le gâteau, il n'y a pas d'eau chaude.
Je repars à l'accueil, où la blonde a été remplacée par un homme qui était déjà là la dernière fois. Toujours aussi spécial. Quand on était devant lui, il nous regardait comme si on allait se métamorphoser d'une seconde à l'autre en petits hommes verts. Il a le même air ahuri en me voyant, il est encore sur l'expectative, mais arrive à me dire qu'il faut tourner la clef (autrement dit un des deux robinets qu'on trouve presque partout au Chili dans les salles de bains, soit sous le lavabo soit sous le plafond, et qui servent à couper l'arrivée d'eau chaude ou froide). Il me raconte donc n'importe quoi et fait celui qui ne comprend pas que ce n'est pas l'eau qui manque mais les degrés. La nuit passe, nous sommes constamment réveillés par le bruit de la circulation, motos sans pot d'échappement, voitures qui s'exercent au record du monde du cent mètres départ arrêté, c'est infernal et je rumine jusqu'au matin car, bien sûr, il n'y a jamais eu de mariage un vendredi soir.
Samedi 5 D'Iquique à San Pedro de Atacama
Au petit déjeuner, un pain, trois grammes de beurre, quatre de confiture et c'est tout. Je demande s'il n'y a pas de jus de fruits, pas d'œufs comme la dernière fois, mais non, ce n'est plus le week-end de la Toussaint...
Nous quittons cet endroit sans regret. Je n'ai même pas pu dire ce que je pensais et demander où était le mariage car il n'y a bizarrement personne à l'accueil... On s'est aussi rendu compte que la fois précédente on nous avait fait payer la pleine saison (35 000 pesos) au lieu de la basse (30 000).
Cette fois-ci pas de Panamerican hideuse pour rejoindre San Pedro, mais la route de la côte. Et nous sommes agréablement surpris! Elle est belle, coincée entre une côte rocheuse et d'immenses falaises obliques de plus de mille mètres de haut, et a parfois des petits airs de la N° 1 au sud de San Francisco. Elle s'appelle d'ailleurs la Ruta N° 1.
Les rochers près du rivage abritent des colonies de goélands gris, typiques de cette région du Chili. Entre novembre et janvier, ce goéland quitte les eaux agitées du Pacifique pour aller pondre dans le désert d’Atacama, jusqu’à cent kilomètres à l’intérieur des terres !
Nous dépassons des villages qui sont à la limite du bidonville, faits de plaques d'agglomérés, de planches, de tôles, de bâches, entourées de tout un fatras de choses diverses et variées. D'ailleurs lorsque nous regardons un peu mieux les bas-côtés, ils sont envahis de détritus, les plages et les rochers sont tous encombrés de saletés en tout genre.
A l'entrée de Tocopilla, ville cafardeuse s'il en est, la route bifurque plein est sur Calama. Longtemps, nous traversons cette barrière naturelle de hautes falaises de grès, et montons sur le plateau pour retrouver le désert et les lignes droites à l'infini.
Calama, le retour, qu'on espère plus simple dans ce sens-là. Eh bien c'est raté! Aucune indication, comme d'habitude, pas plus pour San Pedro de Atacama. Nous demandons la direction à plusieurs personnes qui visiblement n'en ont même jamais entendu parler! Quelqu'un envoie Alain se renseigner en face auprès d'un carabinero. Visiblement, il n'en sait rien mais la conversation s'éternise et je vois Alain revenir avec lui et... lui ouvrir la porte arrière de la voiture! Il veut qu'on l'emmène à son commissariat où il trouvera quelqu'un qui connaîtra la direction et « qui parlera anglais » ! On se demande pourquoi étant donné que l’échange se fait en espagnol depuis le début.
Arrivés à destination, il appelle par radio le fameux collègue et l'attente commence. Quelle histoire de fou! Là-dessus, arrive un deuxième carabinero, qui veut s'en mêler, puis un troisième (je crois qu'on va finir par mobiliser tout l'escadron!), qui lui aussi « parle anglais ». En effet… Il ne cesse de répéter d’une voix forte: « Vargas! Balmaceda! Avenida de la Posada! » « Vargas! Balmaceda! Avenida de la Posada! » Etc. « Oui, oui, merci, on a compris! » On remercie tout le monde et on s'en va.
Ouuuuuf, on est sortis de l'auberge et de Calama, enfin sur la route de San Pedro!
De Putre, on avait envoyé trois mails à trois hostals différents pour les 5 et 6 novembre. Le premier, La Rose d'Atacama, n'avait que la nuit du 5 de libre (30 000 pesos avec salle de bains privée, 16 000 avec salle de bains partagée), mais les deux autres ne répondant pas on avait accepté. Puis, deux jours après, la Casa atacameña et l'hostal Elim avaient donné leur réponse. L'un était « au fond des bois » (?) mais on ne savait pas où, le second nous proposait une chambre pour les deux nuits. Dans l'urgence on avait donc décommandé La Rose d'Atacama et réservé à l'hostal Elim qui nous assurait deux nuits. Mais on avait bien aimé la réponse pleine de poésie de la Casa atacameña :
« El precio por habitacion es de 25 000 pesos. El precio incluye el desayuno, el jardin de flores, el canto de los pajaros y las noches estrelladas. » (« Le prix inclut le petit déjeuner, le jardin de fleurs, le chant des oiseaux et les nuits étoilées. »)
San Pedro, hostal Elim. On voit tout de suite que quelque chose cloche, que nos noms ne se trouvent pas dans la liste du jour. Je sors le netbook, me connecte et montre à Maria, la propriétaire, sa réponse et ma confirmation. Rien n'y fait: « Lo siento mucho... », « Lo siento mucho... » (Je suis désolée), elle nous dit qu'elle n'a pas reconfirmé sur ma confirmation (???), puis que son frère a oublié de répondre, bref, elle se mélange les pinceaux en essayant de trouver une excuse. Alain s'énerve et part sans lui dire au revoir. Nous voilà un samedi soir, sans logement, dans un village on ne peut plus touristique.
J'ai alors l'idée d'aller à La Rose d'Atacama qui nous avait proposé de toute façon de passer les voir. Et, coup de chance, ils viennent d'avoir une annulation de trois chambres et ont deux nuits de libres pour nous. Nous déchargeons les bagages puis allons mettre la voiture près du grand parking poussiéreux (mais qu'est-ce qui n'est pas poussiéreux à San Pedro?).
L'accueil est très chaleureux et met tout de suite à l'aise. Mais la chambre est minuscule, il nous faut mettre la valise dans la salle de bains – qui, elle, est grande – pour l'ouvrir. Sur la table de nuit, deux tasses, du café et du thé, une thermos. Nous trouvons ça sympathique, mais nous apprendrons peu après qu'il n'y a pas de petit déjeuner et que c'est ce qui en tient lieu... Il y a une petite cuisine à disposition mais elle est d'une saleté incroyable! C'est probablement aux clients de s'en occuper, et malheureusement comme toujours dans ces cas-là, chacun laisse aux suivants le soin de nettoyer. Mais il y a aussi un patio avec des tables et des bancs, un jardin avec hamacs... Tiens, pas d'eau chaude non plus pour prendre une douche, ou plutôt trente secondes d'eau chaude et c'est terminé.
Le soir, nous allons, comme lors de notre premier passage, dîner à La Casona. Le menu est toujours aussi bon, pour 7 000 pesos (environ 10 euros).
Dimanche 6 San Pedro de Atacama (Quebrada de Cari - vallée de la Lune)
Aujourd'hui, nous retournons dans la vallée de la Lune pour explorer la quebrada de Cari que nous avions loupée en octobre. La piste démarre 2 kilomètres après l'entrée, aussi nous prenons la première que nous voyons sur la droite, au kilomètre 2 au compteur de la voiture. Sur la carte qu'on vient de nous donner – sommaire et pas à l’échelle d’ailleurs –, elle rejoint la falaise en ligne droite et perpendiculairement. La lumière est vive – il fait déjà chaud – et la vallée déserte. La piste n'est pas très bonne, on nous avait prévenus, et je fais très attention. Mais voilà qu’elle tourne soudain, et retourne, puis arrivée près de la quebrada elle se met à la suivre… Ce n’est pas ce qui est indiqué… Nous nous garons là et suivons pendant une bonne heure un chemin minuscule qui descend dans la faille de sel, en guettant les craquements qu’avaient entendus Christine et Hervé. Aujourd’hui, ils sont plutôt timides… (et pour cause, nous ne sommes pas au bon endroit!). Le soleil tape et se réverbère sur les colonnes dressées vers le ciel, acérées comme des poignards.
Immense dépression dans le salar d'Atacama, la vallée s'est formée il y a vingt-deux millions d'années. Gypse, borate, chlorate, argile se mêlent et se démêlent... L'environnement est hostile, pour l'homme comme pour l'animal. Ces os qui sortent de leur gangue d’argile sont un avertissement ;-)... Il fait très chaud et nous ne voyons personne à l’horizon.
De retour à la voiture, nous partons pour les grottes et le cañon, de sel lui aussi. Il n'y a toujours personne dans la vallée, ce n'est pas l'heure des tours qui arrivent en fin d'après-midi, comme nous lors de notre premier passage. Le cañon est assez large, bordé de falaises de sel, d'aiguilles, et de toute sorte de concrétions, beiges ou blanches. Le chant du sel est plus distinct ici, il ressemble à l'écho que ferait le claquement d'une corde basse d'un instrument de musique au sein d'une cavité. C'est très particulier. Au bout d'un moment, on ne peut plus passer, du moins l'obscurité totale et le passage rétréci nous obligent à faire demi-tour pour prendre la petite vallée étroite où se trouvent les grottes.
Les panneaux sont en général très instructifs…
Il faut avancer dans le sable mou et profond, ce qui est éprouvant sous cette chaleur. Nous marchons quand c’est possible sur les bords surélevés du chemin, plus durs, en recherchant les flaques d’ombre. Au-dessus de nous s’est dressée une armée de petites colonnes craquantes et croustillantes, qui ferait rougir d’envie celle des 6000 soldats de terre cuite de la nécropole de l’empereur chinois Qin Shi Huangdi ;-) Enfin, presque...
Aussi, lorsque tout à coup s’ouvre devant nous une vaste entrée sombre et fraîche dans laquelle un long banc de pierre a été aménagé, nous nous y engouffrons. Nous ne voyons pas d'autre grotte, d’ailleurs « grotte » est un bien grand mot, « alcôve » serait plus près de la réalité. Nous finissons pas retrouver la route et, au-dessous, la voiture. Mais quelle n'est pas notre surprise, un peu plus loin, de voir un panneau « quebrada de Cari »! Dans quelle faille, alors, avons-nous passé la fin de matinée ? Bon, la carte du parc n’est pas bonne, c’est clair.
La piste est sableuse mais nous la prenons quand même et finissons à pied. La quebrada n'a rien à voir avec la première faille, elle est beaucoup plus impressionnante, malheureusement nous serons arrêtés par un mur, pas très haut mais impassable pour qui a le vertige. D'ailleurs, sur le retour, nous croiserons deux jeunes d’une vingtaine d’années qui ne le passeront pas non plus.
A La Rose d'Atacama, une surprise nous attend: la chambre n'est pas faite. Renseignement pris auprès de Marie, qui dirige l'hostal, c'est normal, ils ne font pas les lits, juste les salles de bains, c’est plus sympa, on se sent plus chez soi, sans chichis ;-). Ah bon... Oui, mais notre salle de bains est passée entre les gouttes. Ah, c'est un oubli et elle file la nettoyer ! Ça commence à faire pas mal de choses qui manquent, pour 30 000 pesos la nuit (environ 47 euros), entre l'absence de petit déjeuner, le manque d'eau chaude, de savon (et bien sûr de shampoing), les lits pas faits... Pour l'hiver, il n'y a pas non plus de chauffage.
Le soir, retour à La Casona.
Lundi 7 Retour sur l'Argentine par le paso de Jama
Il faut liquider tous les fruits, les tomates, avocats, oignons doux avant le passage à la douane argentine. Je prépare un guacamole que nous mangerons à midi avec les clémentines et le chirimoya. Nous ne nous précipitons pas parce que les cars de touristes seront encore à la douane au moins jusqu'à 11 h 30.
A midi, nous quittons La Rose d'Atacama, Marie et Aurélien nous font la bise – dommage que l'infrastructure ne suive pas.
A la douane, catastrophe, il y a une queue immense! Nous attendons près d'une heure, passons la police, puis arrivons au guichet des douanes. Nous donnons les papiers concernant la voiture, tamponnés et retamponnés, et visiblement, comme à l’hostal Elim, quelque chose cloche encore. Ça ne va pas ? Si si ! Pourtant le douanier les montre à un collègue, sans rien dire mais avec un air entendu. Ils vont chercher le chef qui, lui, prend un air soudain concentré et préoccupé. Ils sortent du bureau, un autre douanier jette un œil sur les papiers, ils se regardent… Nous voilà frais... je demande s'il y a un problème, non, non, aucun, mais nous voyons bien que si. Ils vont prendre un registre, cherchent du doigt encore et encore et finissent par s'arrêter, heureusement, sur notre précédent passage le 22 octobre, date de notre entrée au Chili. Ouf ! L’air est soudain devenu plus respirable.
En fait, les deux douanières que nous avions vues cette fois-là, en grande conversation toutes les deux sur des vacances ou des achats, je ne sais plus, avaient oublié de nous réclamer ces fameux papiers, qu'elles n'avaient donc pas tamponnés. Et comme nous ne savons trop quoi donner à chaque passage entre les grandes feuilles blanches, les petites roses, les petites jaunes, etc., nous n’avons pas fait attention à ces fameux tampons. C’est comme si nous avions passer la voiture sans l’avoir déclarée !
Malgré le registre, les choses ne sont pas réglées pour autant, et l'ordinateur surchauffe. Nous ne savons pas ce qu'il doit en sortir mais nous commençons à en avoir assez. Pourtant, on comprend bien que le chef douanier, qui pour une fois n'a pas l'air bête, essaie d'y mettre de la bonne volonté. Il finira pas apposer deux tampons antidatés et à nous laisser partir. Il est midi et demie lorsque nous bifurquons sur la route du paso de Jama.
Sur notre gauche, le Licancabur nous suit longtemps. Les couleurs sont magnifiques et faites pour les gourmands: caramel, chocolat, pêche, abricot, cerise, vanille, réglisse... Hmmm...
J'avais pris de bonnes résolutions en décidant de ne pas m'arrêter pour faire des photos, étant donné qu'on avait déjà fait la route dans l'autre sens le 22 octobre (mais pas encore habituée à mon nouveau matériel j’avais fait des erreurs d’exposition et perdu pas mal de photos sur cette partie à l’aller); elles tombent vite devant les salars et les lagunes, les bofedales, les vigognes et les oiseaux.
Nous pique-niquons devant le río Quepiaco, ce qui ne plaît pas du tout, mais alors pas du tout, à une mouette des Andes qui a bien failli nous faire repartir. A peine installés, la voilà qui se met dans tous ses états, nous crie tout un tas de choses qu’il vaut mieux certainement ne pas comprendre, en volant juste au-dessus de nos têtes. Devant le peu de résultats obtenus, elle entreprend alors les piqués d'intimidation… C’est assez impressionnant… Nous hésitons à plier bagage, lorsque, rassurée ou lassée, elle finit par repartir, sans doute vers son nid.
En repartant nous apprenons que les vigognes sont en voie d’extinction.
Ici on peut voir les vigognes de très loin, ce qui me permet de conduire vite car il est déjà tard, et nous arrivons un peu trop rapidement à 4 800 mètres, je le sens en m'arrêtant pour prendre une photo de la Bolivie avec un petit coin de la laguna Verde. Il fait un vent terrible ! Alain sort de la voiture et hop !... un papier qui était dans la portière en profite pour faire du tourisme. Mince ! Alain court après, dix, vingt, trente mètres… Je réalise tout d’un coup qu’à cette altitude ce n’est pas du tout ce qu’il faut faire, mais il le rattrape, tout juste est-il un peu essoufflé. Et ce n’était qu’un ticket de caisse ou quelque chose comme ça !
A la douane du paso de Jama, tout est relativement vite expédié. Il y a devant nous un gros 4 x 4 noir, plaque inconnue, peut-être brésilienne, avec quatre hommes à bord, tous grands et forts, la quarantaine. Ils ont droit à une fouille en règle : les bagages sont sortis, les sièges baissés, la moquette est soulevée, la carrosserie sondée, etc., ce qui fait que le douanier ne nous trouve pas intéressants comparés à eux et nous dit de partir. Nous nous arrêtons à la douane argentine pour acheter les délicieux croissants à la station YPF (c'est Nourredine, du Cerro Chico, à Tilcara, qui nous les avait conseillés). En ressortant, le 4 x 4 noir est là, avec à l’intérieur les quatre hommes hilares…
Les lagunes se succèdent, toutes plus belles les unes que les autres. Et au milieu de cet éparpillement de volcans, de sel et d’eau, apparaissent des collines aussi rondes et dorées que du pain qui sort du four… Il n’y a pas que les lagunes qui se succèdent, les hameaux abandonnés aussi. L’adobe a résisté, les toits d’ichus se sont effilochés peu à peu pour disparaître complètement dans les tempêtes glacées.
Nous arrivons à Susques en fin d'après-midi et retrouvons notre chambre à l'Unquillar. Les draps ont changé, ils sont kitchissimes, bleu pâle avec tout un tas de broderies satinées et de dentelles...
Cette fois-ci, il y a plusieurs personnes à l'hôtel, des Argentins, et un couple peut-être d'un pays de l'Est. Dans la soirée, ils passent leur temps dans le couloir à parler devant notre chambre jusqu'à plus de 23 h 30...
Mardi 8 De la puna à Salta
En sortant pour aller déjeuner, nous voyons plusieurs mégots par terre dans le couloir... En plus de parler fort devant les portes des chambres jusqu’à 23 h 30, les autres clients écrasaient consciencieusement leurs mégots sur le carrelage… Bonne surprise au petit déjeuner, il y a du jus d'orange, du gâteau et de la confiture maison pour accompagner les petits pains hyper rassis. Ça change de l’aller où on était tout seuls et où du même coup, les portions étaient microscopiques.
Sur la puna, les ânes sont en liberté, c’est le printemps et les petits sont nés. Cette famille est extrêmement inquiète, du moins les parents et en particulier le père qui finira pas nous faire face dans une attitude dissuasive… S’il pouvait gonfler ses poils et doubler de volume comme les chats, il le ferait !
La route entre Susques et Salta est, dans ce sens-là aussi, magnifique! Nous avions éventuellement une autre option pour redescendre, c'était de passer par la Ruta 40 et San Antonio de los Cobres. Mais nous en avons soupé des pistes, de la poussière et des camions, et nous préférons le bitume et la vue dans l'autre sens de cette route vertigineuse. Elle grimpe à l'assaut du ciel sans nuages et redescend dans des contorsions de cobra. Ici ou là, deux ou trois petites maisons caméléons – sur ces pentes rocailleuses, la pierre a remplacé l’adobe et c'est tout juste si on arrive à les distinguer –, parfois habitées, parfois délaissées, probablement par les enfants qui ont fui l'isolement et l'autarcie.
Depuis un moment, les « cardones » (cactus candélabres) ont fait leur réapparition en même temps que les sombres colonnes (basaltiques ?), mais nous passons quelques jours trop tôt pour les voir en pleine floraison. Dommage… 2500 m. En approchant de Purmamarca, le vert éclatant des arbres, toute cette végétation exubérante de début de printemps, les feuilles tendres des saules et des peupliers qui bruissent dans le vent nous font soudain un bien immense, nous ne nous étions pas rendu compte que les hauteurs minérales, désertiques, si prenantes, le sable et le sel, tout cet univers extrême nous avait autant desséchés… La momification nous guettait ;-)…
A Purmamarca, bref arrêt pour remettre dans la petite boîte le cerro de los Siete Colores sous le ciel bleu cette fois, passer au marché acheter un gilet en alpaga gris uni pour Alain et un bonnet pour Loïc – mais pour lui, on ne peut éviter la guirlande de lamas ;-).
Il fait une chaleur d'enfer, 39 °C sur l'autoroute de Salta. Comme on avait emprunté la petite route étroite à l'aller – la 9 –, on choisit cette fois-ci l'autre côté. Nous arrivons facilement à l'Antiguo Convento malgré la circulation toujours aussi délirante dans les villes argentines ou chiliennes, et nous allons enfin voir Carlos, Euzebio, Simon, Darío, Gonzalo, Juan Eduardo, Nicolas et les autres en chair et en os, après avoir échangé avec eux vingt-cinq mails de reconfirmation!!... Alain avait d'ailleurs fini par s'énerver et par leur demander s'il fallait désormais confirmer tous les jours ou bien deux fois par jour!
L’hôtel, sur Caseros, est très beau, tout le monde est très aimable et la chambre – en fait une suite – sous les toits, est superbe. Nous en avions réservé une standard mais comme ils n'en avaient plus de disponible pour le 8 novembre ils nous ont proposé celle-ci à un prix cassé. J
Deux douches plus tard, nous voici dans la rue Caseros à chercher une casa de cambio. C'est un parcours du combattant pour arriver à traverser les rues, car aucune voiture ne s'arrête pour laisser passer les piétons – qu'il y ait ou non des enfants –, bien au contraire, c'est à celui qui ira le plus vite! Sur la place 9 de Julio – la place centrale –, où se trouve la cathédrale, il y a un monde inimaginable ! Tous les lycéens se donnent rendez-vous ici à la sortie des cours, et beaucoup profitent du WiFi (prononcer Waïe-Faïe) pour commencer à travailler. Nous allons nous installer à la terrasse d'un café puisque tout est fermé pour changer des euros, et en attendant que le très bon restaurant Doña Salta ouvre ses portes à 20 heures.
Il y a un bruit de fond aigu, lancinant, qui vient des hauteurs et qu'on n'arrive pas à identifier, mais qui très vite devient presque insupportable. Je finis par poser la question au serveur, et il me répond que c'est une espèce d'insecte (genre cigale ou criquet), qui est arrivé avec la chaleur trois jours plus tôt. Ils sont tous installés dans le même arbre et je me demande ce qu'il en restera demain matin. Lorsque nous quittons le café, nous essayons d'en distinguer quelques-uns, mais malgré tous nos efforts, qui intriguent les gens autour de nous – il est étonnant de voir à quel point personne ne voit ni n’entend rien –, ils sont invisibles!!
A Doña Salta, nous reprenons des empanadas à la viande et au fromage, un tamale pour moi (à base de farine grossière de maïs et de viande cuite dans une feuille de maïs roulée, rien à voir avec eux que l'on avait mangés dans la forêt lacandonienne, au Mexique... –) et des humitas (encore à base de maïs cuit dans des feuilles pliées en quatre). C'est toujours aussi délicieux que la première fois avec Val et Guy, mais l'effet de surprise étant passé, nous nous régalons moins.
Mercredi 9 De Salta à Cachi via les vallées Calchaquíes
Grand bleu (et grand chaud!!) ce matin encore, et délicieux petit déjeuner. Nous partons changer des euros près de la place 9 de Julio, à Dinar (5,70 pesos pour un euro), récupérons la voiture au parking gardé à côté de l'hôtel (40 pesos la nuit), et nous lançons dans la circulation démentielle en ce milieu de matinée. L'intolérance est reine, au moindre milliseconde d'hésitation, les klaxons entrent en action et les voitures doublent en trombe si elles le peuvent. Je me répète, mais je déteste rouler dans ces villes, et pourtant je suis habituée à circuler dans Paris sans aucun problème.
La sortie de Salta est sans intérêt, les banlieues se succèdent plus ou moins jusqu'à El Carril où nous tournons en direction de Cachi. Nous devons, enfin, y retrouver Françoise et Gérard que nous avons malheureusement ratés sur San Pedro et tout le Nord chilien. Ils ont décidé de s'occuper eux-mêmes de leur problème de pièces détachées bloquées depuis des semaines – interdites d'importation – et se sont déplacés de Cordoba à Buenos Aires pour aller faire le siège de la douane. Après sept heures d'attente, ils sont repartis avec leur précieux colis!
La piste dont parlait le Routard est pour l'instant bitumée et suit le fond d'une petite vallée de collines pentues et très verdoyantes. Les acacias en fleur, les hampes des oiseaux de paradis jaunes (Caesalpinia gilliesii) sur le bas-côté, les quebrachos colorados et les jacarandas se succèdent, ce qui là encore fait un bien fou après toutes ces journées passées dans la roche et la terre nue et poussiéreuse, sans aucun signe de vie, végétale ou animale.
La piste est par moments très étroite et ne permettrait pas de se croiser, heureusement que les rares camions que nous voyons ont la bonne idée de ne pas se trouver aux endroits critiques en même temps que nous. Il y a des fermes ou de petits hameaux dispersés autour de quelques pâturages ou champs cultivés, puis les cactus font leur apparition, avec leurs longues hampes en boutons. Nous grimpons dans les montagnes, éclaboussées parfois de larges tâches rouge sang, le bitume laisse place au ripio, le ripio au bitume, le bitume au ripio... Sur la droite, une petite maison d'adobe où l'on vend de l'artisanat, mais aussi des tas d'épices, notamment des sachets de poudre de « safran » pour l'équivalent de moins de un euro chacun. J'en prends deux (mais on se demande bien ce que c’est, pour ce prix-là ! Certainement tout sauf du safran).
Bientôt la piste prend le dessus dans l’immense et splendide vallée Calchaquíes aux virages serrés dont certains disparaissent sous quelques gués peu profonds. Je m'arrête continuellement pour faire des photos jusqu'à ce qu'on ait atteint le sommet, à la Piedra del Molino, où se dresse la capilla San Rafael, à 3348 ou 3457 mètres. Au choix. Argentins et Chiliens peuvent se donner la main en ce qui concerne l'inexactitude en matière topographique! Ils ne sont pas à quelques dizaines de kilomètres près lorsqu'il s'agit d'indiquer les distances, ni quelques dizaines de mètres en ce qui concerne l’altitude. On peut voir un panneau « Cachi 68 km », puis après avoir roulé un temps certain en voir un autre « Cachi 95 km ». Et cela de la Terre de Feu jusqu'au Nord-Ouest argentin et au Nord chilien.
Un âne triste et résigné, au poil en bataille, est venu nous voir, ou plutôt voir la Fiat. On ne sait s’il a envie de s’installer au volant, s’il quémande des caresses ou s’il aimerait un croûton de pain.
Cachi, dans la verdure. Nous cherchons le camping et apprenons que Françoise et Gérard sont partis une heure plutôt, très certainement à notre point de chute où nous devons nous retrouver, le campo La Paya. Huit kilomètres plus loin, sur la « route » de Molinos, nous bifurquons à droite sur une autre piste en direction des montagnes de roche sombre. Là encore, le panneau donnait la casa de campo à 2500 m, mais nous ferons 4 kilomètres. L'endroit est très beau. Gérard, Françoise et Hugo sont là – Hugo étant le 4 x 4 ;-) –, et c'est avec grand plaisir que nous les retrouvons enfin! Les propriétaires leur donnent l'autorisation de stationner sur place et leur réservent deux couverts au repas du soir, tandis que nous nous enregistrons. Ah, on dirait, encore une fois, que quelque chose ne va pas… Apparemment, nous ne figurons pas sur la liste du jour... décidément! Mais finalement, il semble qu'il y ait juste eu une erreur dans l'orthographe de notre nom. Ouf!
Nous partons à la « Casa de te », tenue par la fille des propriétaires, un peu plus loin dans la verdure, prendre des jus de fruits fraîchement pressés, au milieu d’un nuage de moucherons qui me rappelle l'île de Bonaventure en Gaspésie, au Québec, quand nous avions pensé pique-niquer au-dessus de la colonie de fous de Bassan et que nos sandwiches avaient été immédiatement recouverts d'une nuée de petites mouches noires.
Le soir, nous dînons tous les quatre autour d'une table superbe: tarte au fromage et salade; filet de porc, purée et demi-pomme au four, et dessert « local » à base de noix, de zeste d'orange et peut-être de miel, mais toujours un peu trop sucré. Le tout est délicieux, pour 10 euros avec les boissons (eau minérale).
Jeudi 10 Farniente à Cachi (Musée archéologique Pío Pablo Díaz)
Petit déjeuner (très bon, avec entre autres un grand verre de jus de pomelos) dehors, au milieu des petites mouches qui sont déjà sur le pied de guerre! Françoise et Gérard sont juste de l'autre côté du mur d'adobe, on aperçoit le crâne d'Hugo.
Nous retournons à Cachi car nous sommes passés en coup de vent, hier, et eux vont garer Hugo au camping parce qu’ils sont très mal installés au campo, le terrain étant trop en pente. Un long tour au musée archéologique Pío Pablo Díaz, dont le directeur est extrêmement aimable, et intarissable lorsqu'il voit que nous nous intéressons aux pièces exposées.
Françoise et Gérard nous attendent sur la place pour aller pique-niquer au camping. Nous passons un bon moment ensemble, à regarder ensuite les photos d'oiseaux ou de baleines – superbes – prises à Diamante et à Valdés. Au moment de nous quitter, je reparle de l'histoire de la clef de la voiture que j'avais fermée dans le coffre à Tilcara, et là, lumière!, Gérard me dit qu’il doit certainement y avoir un bouton sur le tableau de bord pour ouvrir le coffre de l'intérieur. Il a raison! il y a un petit symbole de voiture avec le coffre ouvert! Personne n'avait pensé à regarder...
Nous partons en souhaitant très fort que cette fois tout se passe bien pour eux.
Le soir, à la Paya, nous mangeons un délicieux repas concocté comme la veille par « la signora », autrement dit la propriétaire, ex-scientifique, nous dit son mari.
Vendredi 11 Vallées Calchaquíes, Quebrada de las Flechas (de Cachi à San Carlos)
Après le petit déjeuner, toujours délicieux, pris dehors au milieu des mouches, nous allons payer nos deux nuits et nos repas. Et là, avec le sourire, « la señora » nous ressort le mail imprimé qu'on lui a donné en arrivant, et nous fait remarquer qu'on s'était en fait trompés de date et qu'on avait confondu octobre et novembre. Cette fois c'est moi qui répète « Lo siento mucho »... On était tellement épuisés en préparant ce voyage que quelques erreurs se sont glissées dans le planning. Mais elle garde le sourire et ne nous en tient pas rigueur.
La piste (la Ruta 40, dont j’ai photographié le kilomètre 0 dans le parc Tierra del Fuego, près d’Ushuaia), par moments extrêmement étroite, passe légèrement à l’écart de Molinos où nous nous arrêtons une petite demi-heure. L’église San Pedro de Nolasco trouve son origine, en 1659, dans l’« encomienda », système espagnol qui, sous prétexte d’évangélisation, permettait l’esclavage des autochtones (ce qu’ont combattu, pour la première fois, les jésuites des missions du Nord-Est argentin en protégeant les Indiens Guaranis).
Nous dépassons Seclantas. La piste suit la vallée, large et très verte, fermée de chaque côté par des montagnes sombres et déchiquetées. Environ 80 kilomètres plus loin, le paysage change et devient à l'ouest tourmenté, on sent qu'il s'est passé là quelque chose de violent, la roche est noueuse, plissée, torturée. Sur des kilomètres et des kilomètres, il n'y a pas un mètre carré qui n'ait été froissé par quelque force souterraine.
Et puis la roche s’est dressée vers le ciel.
De l’autre côté de la vallée au milieu de laquelle s’écoule consciencieusement un filet d’eau le fer a fait son apparition.
San Carlos. Nous traversons la place, la vie est belle…
Nous trouvons facilement la Vaca tranquila, une finca tenue par un couple de Liégeois, Anne et Alain, où l'on fait plusieurs variétés de bière artisanale délicieuse et où l'on élève vaches et chevaux sur cent dix hectares de terre. L'accueil est particulièrement aimable, Anne nous offre un thé de bienvenue sur leur terrasse. La chambre est grande et haute sous plafond, superbe, de même que la salle de bains avec jacuzzi. Tout est très beau, intérieur et extérieur (les photos viendront bientôt). Presque devant la porte, un algarrobo (Prosopis nigra), espèce endémique que l'on rencontre absolument partout, abrite une foule d'oiseaux, en particulier des moineaux. Je donne à Alain le bidon Copec que nous avions acheté à Arica et dont nous ne savons plus que faire. Vers le soir, c'est lui qui vient cette fois nous offrir deux de ses bières qu'il vend sur San Carlos, Cafayate (prononcer Cafachatte) et Salta. Je prends une Pecadora (« Pécheresse »), vraiment excellente. Nous discutons tous les quatre, avec Anne, un grand moment dans le soir qui tombe. Comme il y a une cuisine (nickel, tout le contraire de celle de la Rose d'Atacama, à San Pedro) à notre disposition dans la belle et grande pièce du petit déjeuner, nous en profitons pour dîner sur place.
Samedi 12 Des conures de Cafayate aux ruines de Quilmes
Petit déjeuner délicieux avec des produits maison: succulents yaourts, confitures, pain, fromage, gâteaux, même le lait est fraîchement trait. Nous partons pour Cafayate et les ruines de Quilmes. Entre San Carlos et Cafayate, la route, bordée d'arbres aux feuilles tendres, de pâturages et de champs de luzerne, est bitumée et comporte un nombre incroyable de gués! Nous imaginions une région très sèche et minérale, or elle est verdoyante et a un petit côté normand. On trouve même, en arrivant dans Cafayate, des platanes qui cette fois rappellent les Cévennes. Pour cette raison, bien que ça ne soit pas désagréable, nous préférons de loin Cachi, plus retirée, plus argentine, plus petite également.
A l'entrée du village, je devrais plutôt dire du bourg, au niveau de la première bodega sur la droite, on entend soudain les cris perçants de dizaines de perroquets (des conures de Patagonie ) dans les arbres qui bordent la route. Je saute de la voiture et je les prends au zoom et en rafale. Il y en a qui se disputent pour une graine, ils ont des yeux incroyables, comme des boutons, cerclés d’une bande de peau nue et blanche, on les croirait en plastique. En face, les fruits des ceibos (Erythrina crista-galli), fleur nationale de l’Argentine et du Chili, pendent en longues guirlandes rouge vif. Ils sont si beaux que je n’arrive pas à en détacher le regard. Entre les conures d’un côté et les ceibos de l’autre, on est mal partis… Nous nous arrêtons plus loin, dans une vinoteca de la rue Güemes Norte, à gauche avant d’arriver sur la place, pour acheter deux bouteilles d’excellent vin, un Torrontes blanc San Pedro de Yacochura 2009 et un rouge, même provenance, même date. La femme qui tient ce magasin est particulièrement aimable et nous a très bien conseillés. Soixante kilomètres plus au sud, on arrive à Quilmes, ancienne cité datant du IXe siècle après J-C.
Les ruines s'étagent sur le flanc d’une colline abrupte, encadrées de miradors à l'est et à l'ouest, anciens postes de surveillance sur l'immense plaine au-dessous. De là, on distingue nettement un mur d'enceinte pas très haut, ou du moins plus très haut, qui délimite un large périmètre circulaire au milieu des cactus. Les puissants vivaient sur les hauteurs, les A l'entrée (dix pesos par personne), un jeune Indien nous propose avec insistance ses services de guide, mais nous refusons car il a un tel accent que malheureusement nous comprenons à peine ce qu'il dit. Nous nous rendons pourtant vite compte que sans guide point de salut, parce qu’il n'y a absolument aucune information dans ce labyrinthe de pierre sèche. Nous passons et repassons aux mêmes endroits, avant de trouver enfin les chemins qui mènent sur les hauteurs.
Quilmes nous laisse une impression de frustration, nous repartons aussi ignorants qu'en arrivant, et je devrai chercher plus tard sur Internet l'histoire de ce site et de ses habitants. Nous savons simplement de l'histoire récente que les Indiens Quilmes, du groupe Diaguita, ont récupéré il y a peu leur site, occupé depuis 1716 – date de la réquisition de leurs terres par l’Etat argentin – par les trois même familles. Les Quilmes résistèrent aux Incas puis, pendant cent trente ans, aux conquistadores, avant d'être vaincus et déportés, à pied, jusque dans le río de La Plata, à l’emplacement de l’actuelle ville de Quilmes. Beaucoup d’entre eux moururent d’épuisement durant cette longue marche.
A la Vaca tranquila, moi qui ne bois jamais de bière je reprends une Pecadora (il y a dans le réfrigérateur de la cuisine tout un assortiment de bières à disposition des clients, qui notent ensuite ce qu'ils ont pris), tranquillement installée dans une des chaises longues, devant la porte de la chambre, face aux agaves et aux yuccas en fleur. Il fait beau et doux, l'air est transparent, on n'entend pas un bruit...
Le soir, nous mangeons à nouveau à la finca, entre autres des œufs achetés le matin sur la place de San Carlos que nous faisons au plat, et dont nous rêvions depuis longtemps, hmmm..., un délice! plus deux yaourts maison que j'ai demandés à Anne.
Dimanche 13 De San Carlos à Salta par le río Calchaqui et la quebrada de las Conchas
Au petit déjeuner, Alain (de la Vaca tranquila, pas le mien ;-)) nous annonce qu'il y a encore des perturbations avec le volcan chilien, ou bien avec les syndicats, au choix, et pourquoi pas les deux, ce qui nous douche d'un seul coup, car même si nous avons fait un bon voyage de vingt heures pour venir, l'idée de recommencer l'expérience ne nous tente pas vraiment. On ne sait pas non plus si on va bien être remboursés de notre vol aller, et perdre près de 750 euros (aller-retour) ne nous réjouit pas plus que ça.
Au moment de payer nos deux nuits, Alain refuse de compter la bière que j'ai bue hier soir et les deux yaourts que nous avons mangés. On trouve ça vraiment sympa. Ils nous font la bise et nous indiquent un raccourci par une piste pour éviter le détour par Cafayate, qui prend un peu après la sortie de San Carlos, sur la gauche. Elle traverse la vallée et le lit du río Calchaqui pour rejoindre le début de la quebrada de las Conchas.
Elle est très roulante, mais a quelques passages sableux, surtout au niveau du lit à sec que nous passons malgré tout sans problème. Ici et là, en bordure de piste, des maisons isolées dont je me demande si elles n'ont pas les pieds dans l'eau, et même les mollets, lors des crues de la saison des pluies.
Une quinzaine de kilomètres plus loin (au jugé, à l'argentine, quoi), nous tombons sur la route de Salta à Tucumán, au début de la quebrada qui, immédiatement, se révèle magnifique. C'est un mélange des paysages de l'Utah, sables et roches lie-de-vin, monolithes, strates, etc. Je fais des photos tous les cinq cents mètres, chaque virage révèle une surprise, chaque arrêt est plus beau que le précédent. C'est une des plus belles routes que nous avons faites. Evidemment, à ce rythme-là on risque de mettre la journée pour avaler les 140 kilomètres qui nous séparent de l'Antiguo Convento. Comme nous sommes sans WiFi depuis quatre jours et que les problèmes avec LAN se profilent à l'horizon, nous sommes partagés entre savoir de quoi il retourne et rester là, à contempler un paysage extraordinaire.
Une centaine de kilomètres avant Salta, les montagnes disparaissent pour laisser place aux collines couvertes d'albarrogos puis aux petites agglomérations. Des chevaux sellés patientent sous les arbres… et dans les hauteurs, les fils électriques sont décorés de boules plus ou moins grosses qui ressemblent à du lichen. C’est normalement le signe d’un air non pollué, par contre on n’a encore jamais vu de lichen sur les fils électriques ; or ici, dans le Nord-Ouest, il y en a partout.
Nous filons maintenant sur la route et à 15 heures retrouvons le très bel Antiguo Convento. Une lecture des mails confirme ce que nous craignions: LAN nous informait, le 10 novembre, que notre vol du 14 était déplacé! Branle-bas de combat! Consultation du site de LAN qui a un message d'hier soir 20 heures informant de la perturbation de ses vols due encore une fois au massif volcanique Puyehue-Cordón Caulle. Messages à Alain d'Etigny, d'Argentina Excepción, pour le retour de la voiture à l'aéroport; à Yann, de La Querencia, pour l'informer qu'on ne serait peut-être pas là. Etc.
Le soir, nous mangeons au Salar del Convento, sur Caseros, la rue de l'hôtel. La viande est excellente, le serveur des plus aimables et nous avons même droit à une coupe de champagne offerte par la maison. Mais Alain a un poisson plus que moyen et dans l'ensemble le repas est moins bon que ceux que nous avons faits auparavant. Alain (d'Etigny) – on s’y perd, dans tous ces Alain ;-) – nous en avait recommandé un autre, La Leñita, près de l’ancienne gare, mais on est partis uniquement avec le nom de la rue, Balcarce, et au bout de deux cuadras, la fatigue de la journée nous a ramenés au plus près.
Lundi 14 Salta - Buenos Aires
Ce matin, le ciel est gris et il bruine. On était partis de Salta pour Tilcara sous la pluie le 19 octobre et on en repartira sous la pluie ce 14 novembre. Le petit déjeuner avalé, nous filons au change (Dinar, qui offre le meilleur taux à ce jour à Salta, 5,70 pesos pour un euro, à l'angle de la place 9 de Julio). La queue, pourtant en accordéon, arrive jusque sur le trottoir, car on est à la moitié du mois et les Argentins vont retirer leur argent. Je laisse Alain et pars à l'agence de LAN, de l'autre côté de la place, sur Caseros, pour me faire confirmer le départ du vol. J'en profite pour imprimer les cartes d'embarquement avant de retourner au change où Alain fait toujours la queue.
Mais au fait, tiens, c’est vrai, on n'entend plus le bruit strident des insectes qui boulottaient le feuillage d'un jacaranda lors de notre précédent passage... Un coup d’œil aux arbres de la place… Ils n'ont laissé derrière eux que des nervures étoilées, une dentelle de feuillage délicatement accrochée aux branches dénudées. Quel dommage, et comme c’est triste ! (On ne sait toujours pas de quels insectes il s’agissait : des cigales ? S’il y a un entomologiste argentin qui passe par ici, merci d’éclairer ma lanterne J.)
Nous quittons l'Antiguo Convento et Carlos, Nicolas, Juan Eduardo, Euzebio, etc., tous plus aimables et serviables les uns que les autres, avec regret. On viendrait à Salta rien que pour le plaisir d'avoir affaire à eux.
Un passage à YPF pour faire un demi-plein, comme prévu dans le contrat, ce qui est tout sauf simple et se rapproche plus du trois quarts plein, et nous voici jetés dans la circulation démentielle. On se rend compte à chaque fois que le raisonnement d'un automobiliste argentin ou chilien diffère sensiblement de ce à quoi on est habitués. Tout se fait à l'envers. Sur une route, par exemple, au moment de doubler, il ne s'agit pas de savoir si on a le temps ou non de dépasser en voyant une voiture en face, mais d'évaluer si l'autre conducteur aura le temps de freiner. Ce n'est pas la pédale du frein qui importe mais celle de l'accélérateur, ce qui est très déstabilisant.
Au petit aéroport de Salta, nous rencontrons une personne envoyée par NOA, l'agence de location, qui tique immédiatement en voyant les fines traces de goudron sur les portes, comme des traits de plume , reste probable de notre passage sur la piste infernale (comme je l’ai déjà dit, la route était entièrement en travaux sur 56 kilomètres) du lac Chungará. Résultat: un coup de téléphone à sa direction et... 100 pesos de moins dans nos poches...
Nous sommes complètement à l'avant de l'avion, au deuxième rang, et aux premières loges pour entendre le bruit très spécial qu’il fait au décollage, un peu comme celui d'une mobylette au pot d'échappement troué ou d'un morceau de carton coincé avec une épingle à linge dans les rayons d'une roue arrière de vélo. ;-)
Par extraordinaire nous arrivons quasi à l'heure alors que nous sommes partis avec vingt minutes de retard. Le remis envoyé par Yann, de La Querencia, est très sympa mais roule lui aussi comme un malade, se faufilant n'importe où, accélérant au lieu de freiner pour ne pas être aplati entre deux camions. Le spectacle est dehors, suspens garanti en permanence.
Nous pensions manger une pizza prise chez le traiteur voisin mais il est fermé le lundi, zut! Bon, tant pis, nous partons sur Entre Ríos, au Nuevo Castel, prendre un « merluzza con papas », autrement dit un merlu à la purée de pommes de terre et... il est fermé lui aussi! On n'a plus avec nous qu'une petite boîte de maïs et un tube de mayonnaise... On achète la dernière (ouf!) boîte de thon de notre voyage, une de macédoine pour Alain et de cœur de palmier pour moi.
Dans la jolie petite pièce du déjeuner, nous discutons avec une jeune femme qui fait un tour du monde avec son mari et leurs trois enfants. Tour du monde en bus, c'est la première fois que nous voyons une famille voyager aussi longtemps de cette façon, sans maison sur le dos (http://uneaventureenfamille.over-blog.com/).
Mardi 15 Dernières journées à Buenos Aires
Ce matin, un énième tour au marché de San Telmo pour acheter papayes et ananas séchés, puis nous prenons le bus, le 67, au coin de Salta et d'Estados Unidos, qui, pour 2,5 pesos, nous mène à Recoleta, à la faculté de droit, avenida Figueroa Alcorta, en face du Musée des beaux-arts.
Pour prendre le bus c'est à la fois simple et compliqué. On doit dire au chauffeur où l'on se rend, mettre la somme exacte dans la machine et ramasser son ticket. Ensuite, ça se corse, car nulle part ne sont indiquées les stations, ni dans le bus ni aux arrêts. Heureusement, on a un plan de BsAs et on suit le trajet rue après rue, sinon il serait impossible de savoir où l'on doit descendre. Si la voiture est reine, le bus est empereur, c'est incroyable. Il fonce dans les rues étroites, rase les trottoirs parfois microscopiques et les piétons qui sont dessus, colle les voitures, force le passage... A ce rythme-là, on est vite arrivés à destination. Les jacarandas sont en fleur, comme l’an passé, le contraste des branches noires et des fleurs mauve intense est magnifique !
Le musée, où nous croisons la famille Merour qui vient de quitter La Querencia, est gratuit. Les premières salles exposent les oeuvres les plus anciennes, notamment des sculptures sur bois, dont une vierge auvergnate (!) du XIIe siècle, tout en fins plissés, très belle et très originale. Surprenante également, une toile de la naissance de la Vierge…
Mais le reste, excepté deux belles toiles de Gauguin dont une de l'époque de Pont-Aven qui a beaucoup de Sérusier, à moins que ce ne soit Sérusier qui ait beaucoup du Gauguin de ce temps-là, et trois ou quatre autres, est décevant. La « superbe toile » de Kandisky et celle de Klee dont parle le Routard sont absentes, car le premier étage est en réfection et les œuvres exposées au second étage sont le résultat d'un choix, forcément subjectif.
En sortant, nous allons prendre le pont piétonnier qui enjambe l’avenue, pour aller voir la grande fleur de métal dont nous a parlé Yann, à côté de la fac de droit, plaza de las Naciones Unidas. « Floralis Genérica », c’est son nom, reflète le ciel et l’eau dans ses pétales d’acier qui s'ouvrent et se referment selon l’heure du jour, grâce à un ingénieux système hydraulique. Créée par l’architecte Eduardo Catalano, elle mesure vingt-trois mètres de hauteur!
Pour rentrer, nous allons prendre le métro à Retiro, puisque la ligne C, Retiro-Constitución, nous laissera à Independencia, à côté de La Querencia. Le long de l'avenue Libertador, les tours se succèdent, certaines à quelques mètres seulement de leur voisine, plongeant tous les étages dans l'ombre.
Il y a foule dans le métro, et l'équilibre dont font preuve les Argentins nous sidère encore une fois. Les plus grands s'appuient d'une main au plafond, les autres oscillent dans un grand mouvement de houle.
Ce soir, le traiteur est ouvert et nous achetons une pizza et une ensalada de frutas, comme lors de notre dernier passage. La chatte de la maison nous reconnaît immédiatement et vient se frotter à mes jambes avec tant d’entrain et d’enthousiasme que je ressors avec le bas de mon jean aussi poilu que ses pattes.
Mercredi 16
Dernier jour à BsAs. Le monde est petit et encore plus celui de l'édition, puisque nous croisons une jeune éditrice free lance de Flammarion, Mathilde, qui voyage seule. Elle devait repartir par le même avion que nous ce soir mais elle vient de prolonger son voyage de trois jours pour aller à Iguaçu. La mauvaise nouvelle de ce mercredi vient de Françoise et Gérard, qui sont eux aussi près d'Iguaçu mais encore une fois en panne de boîte de vitesses. Un vrai cauchemar!!! Cette fois, s'ils ne peuvent réparer, ils rentreront en France avec toutes les difficultés que peut poser un 4 x 4 qui ne roule plus mais doit être embarqué sur un bateau, et repartiront sur du neuf.
Le remis viendra nous chercher à 14 h 15. En attendant, on est bien dans le patio, à l'ombre. Les murs ocre jaune sont lumineux, les portes des chambres bleu ciel, il y a des plantes vertes et des impatiens en fleur un peu partout...
(Renseignements)
Fin du voyage... Merci de m'avoir suivie jusque-là 🙂.
Seconde partie
De Colchane à Buenos Aires
La version avec photos est visible ici:http://carnetsdameriquesetdailleurs.fr/crbst_125.html

Vendredi 4 novembre De Colchane à Iquique
Au petit déjeuner, on nous sert un pain style banique innue, délicieux, deux grandes tranches de fromage, une pleine jatte de gelée de mûres, du beurre... La route pour Iquique ne démarre pas tout de suite sur du bitume, comme prévu, étant donné qu'elle est en travaux, mais huit kilomètres plus loin. Elle est encore superbe, traverse des bofedales où paressent foulques, sarcelles de la Puna au bec bleu turquoise, mouettes des Andes et ouettes des Andes (oies)... L’ichu, qui sert entre autres à recouvrir les toits, est toujours roi sur les pentes qui se colorent peu à peu. A environ 70 kilomètres de Colchane, les montagne se colorent doucement. Puis c'est une explosion de couleurs due sans doute au minerai de fer. Du jaune le plus vif à l'orangé le plus foncé, toutes les nuances sont présentes de sommet en sommet. La route monte et descend, fait le gros dos, creuse les reins, encore et encore…
On aperçoit au loin, vers l'ouest, les volcans enneigés. Les cactus réapparaissent, étoilés de timides fleurs jaunes. Un peu plus bas, la végétation change à nouveau, on est maintenant en plein pointillisme. Puis elle disparaît tout à fait, à l'horizon s'étend le désert et la pampa de Tamarugal. Déjà, nous regrettons l'atiplano, sa faune, ses couleurs, ses hautes solitudes.
Iquique et sa circulation infernale, trépidante. Je déteste conduire dans ces villes chiliennes, où chacun n'a qu'une envie c'est de passer devant la voiture qui précède. On a envoyé un mail aux Primeras Piedras où l'on avait dormi en montant mais ils ne nous ont pas répondu. On y va quand même, espérant qu'en ce vendredi soir ils auront une cabaña de libre.
Apparemment tout est vide... Cette fois-ci on nous attribue la cabaña n°6, tout en haut, sous la route, et la plus éloignée de l'allée où est garée la voiture. Très pratique pour les bagages. L'accueil est déplorable, derrière le comptoir, la même blonde à l'air vide qui était là quand on avait payé la dernière fois nous offre son air le plus désagréable. Nous partons avec la clef et lorsque la porte s'ouvre... c'est la déconfiture! Une pièce aux murs bruts peints en vert, un lit tout seul dans un coin, ni chaise ni table, que le vide, et deux vieilles étagères en formica blanc. Tout est laid et sent la caserne. Je repense à Christine et Hervé qui avaient détesté cet endroit et je comprends maintenant pourquoi. C'est le jour et la nuit avec la chambre n° 41 dans laquelle on avait dormi précédemment.
Retour à l'accueil, on dit que c'est moche et qu'on veut autre chose, la 41 par exemple. « Ah non, c'est impossible car ce soir il y a un mariage, il y aura la fête toute la nuit près de la piscine, la musique jusqu'à 4 heures du matin, vous ne pourrez pas dormir, mais la 5 est libre (forcément, il n'y a personne nulle part). » Nous ouvrons la porte de la nouvelle chambre, c'est la copie de sa voisine, mais dans l'espace vide et brut de décoffrage il y a cette fois une table et deux chaises. Nous la prenons bien à contrecœur...
Je vais faire un tour au-dessous, des gens s'activent à installer de grandes bâches blanches. Le soir arrive, 20 heures, 21 heures, 22 heures, personne. On ne peut imaginer qu'on nous a menés en bateau et pourtant c'est bien de ça qu'il s'agit. Cerise sur le gâteau, il n'y a pas d'eau chaude.
Je repars à l'accueil, où la blonde a été remplacée par un homme qui était déjà là la dernière fois. Toujours aussi spécial. Quand on était devant lui, il nous regardait comme si on allait se métamorphoser d'une seconde à l'autre en petits hommes verts. Il a le même air ahuri en me voyant, il est encore sur l'expectative, mais arrive à me dire qu'il faut tourner la clef (autrement dit un des deux robinets qu'on trouve presque partout au Chili dans les salles de bains, soit sous le lavabo soit sous le plafond, et qui servent à couper l'arrivée d'eau chaude ou froide). Il me raconte donc n'importe quoi et fait celui qui ne comprend pas que ce n'est pas l'eau qui manque mais les degrés. La nuit passe, nous sommes constamment réveillés par le bruit de la circulation, motos sans pot d'échappement, voitures qui s'exercent au record du monde du cent mètres départ arrêté, c'est infernal et je rumine jusqu'au matin car, bien sûr, il n'y a jamais eu de mariage un vendredi soir.
Samedi 5 D'Iquique à San Pedro de Atacama
Au petit déjeuner, un pain, trois grammes de beurre, quatre de confiture et c'est tout. Je demande s'il n'y a pas de jus de fruits, pas d'œufs comme la dernière fois, mais non, ce n'est plus le week-end de la Toussaint...
Nous quittons cet endroit sans regret. Je n'ai même pas pu dire ce que je pensais et demander où était le mariage car il n'y a bizarrement personne à l'accueil... On s'est aussi rendu compte que la fois précédente on nous avait fait payer la pleine saison (35 000 pesos) au lieu de la basse (30 000).
Cette fois-ci pas de Panamerican hideuse pour rejoindre San Pedro, mais la route de la côte. Et nous sommes agréablement surpris! Elle est belle, coincée entre une côte rocheuse et d'immenses falaises obliques de plus de mille mètres de haut, et a parfois des petits airs de la N° 1 au sud de San Francisco. Elle s'appelle d'ailleurs la Ruta N° 1.
Les rochers près du rivage abritent des colonies de goélands gris, typiques de cette région du Chili. Entre novembre et janvier, ce goéland quitte les eaux agitées du Pacifique pour aller pondre dans le désert d’Atacama, jusqu’à cent kilomètres à l’intérieur des terres !
Nous dépassons des villages qui sont à la limite du bidonville, faits de plaques d'agglomérés, de planches, de tôles, de bâches, entourées de tout un fatras de choses diverses et variées. D'ailleurs lorsque nous regardons un peu mieux les bas-côtés, ils sont envahis de détritus, les plages et les rochers sont tous encombrés de saletés en tout genre.
A l'entrée de Tocopilla, ville cafardeuse s'il en est, la route bifurque plein est sur Calama. Longtemps, nous traversons cette barrière naturelle de hautes falaises de grès, et montons sur le plateau pour retrouver le désert et les lignes droites à l'infini.
Calama, le retour, qu'on espère plus simple dans ce sens-là. Eh bien c'est raté! Aucune indication, comme d'habitude, pas plus pour San Pedro de Atacama. Nous demandons la direction à plusieurs personnes qui visiblement n'en ont même jamais entendu parler! Quelqu'un envoie Alain se renseigner en face auprès d'un carabinero. Visiblement, il n'en sait rien mais la conversation s'éternise et je vois Alain revenir avec lui et... lui ouvrir la porte arrière de la voiture! Il veut qu'on l'emmène à son commissariat où il trouvera quelqu'un qui connaîtra la direction et « qui parlera anglais » ! On se demande pourquoi étant donné que l’échange se fait en espagnol depuis le début.
Arrivés à destination, il appelle par radio le fameux collègue et l'attente commence. Quelle histoire de fou! Là-dessus, arrive un deuxième carabinero, qui veut s'en mêler, puis un troisième (je crois qu'on va finir par mobiliser tout l'escadron!), qui lui aussi « parle anglais ». En effet… Il ne cesse de répéter d’une voix forte: « Vargas! Balmaceda! Avenida de la Posada! » « Vargas! Balmaceda! Avenida de la Posada! » Etc. « Oui, oui, merci, on a compris! » On remercie tout le monde et on s'en va.
Ouuuuuf, on est sortis de l'auberge et de Calama, enfin sur la route de San Pedro!
De Putre, on avait envoyé trois mails à trois hostals différents pour les 5 et 6 novembre. Le premier, La Rose d'Atacama, n'avait que la nuit du 5 de libre (30 000 pesos avec salle de bains privée, 16 000 avec salle de bains partagée), mais les deux autres ne répondant pas on avait accepté. Puis, deux jours après, la Casa atacameña et l'hostal Elim avaient donné leur réponse. L'un était « au fond des bois » (?) mais on ne savait pas où, le second nous proposait une chambre pour les deux nuits. Dans l'urgence on avait donc décommandé La Rose d'Atacama et réservé à l'hostal Elim qui nous assurait deux nuits. Mais on avait bien aimé la réponse pleine de poésie de la Casa atacameña :
« El precio por habitacion es de 25 000 pesos. El precio incluye el desayuno, el jardin de flores, el canto de los pajaros y las noches estrelladas. » (« Le prix inclut le petit déjeuner, le jardin de fleurs, le chant des oiseaux et les nuits étoilées. »)
San Pedro, hostal Elim. On voit tout de suite que quelque chose cloche, que nos noms ne se trouvent pas dans la liste du jour. Je sors le netbook, me connecte et montre à Maria, la propriétaire, sa réponse et ma confirmation. Rien n'y fait: « Lo siento mucho... », « Lo siento mucho... » (Je suis désolée), elle nous dit qu'elle n'a pas reconfirmé sur ma confirmation (???), puis que son frère a oublié de répondre, bref, elle se mélange les pinceaux en essayant de trouver une excuse. Alain s'énerve et part sans lui dire au revoir. Nous voilà un samedi soir, sans logement, dans un village on ne peut plus touristique.
J'ai alors l'idée d'aller à La Rose d'Atacama qui nous avait proposé de toute façon de passer les voir. Et, coup de chance, ils viennent d'avoir une annulation de trois chambres et ont deux nuits de libres pour nous. Nous déchargeons les bagages puis allons mettre la voiture près du grand parking poussiéreux (mais qu'est-ce qui n'est pas poussiéreux à San Pedro?).
L'accueil est très chaleureux et met tout de suite à l'aise. Mais la chambre est minuscule, il nous faut mettre la valise dans la salle de bains – qui, elle, est grande – pour l'ouvrir. Sur la table de nuit, deux tasses, du café et du thé, une thermos. Nous trouvons ça sympathique, mais nous apprendrons peu après qu'il n'y a pas de petit déjeuner et que c'est ce qui en tient lieu... Il y a une petite cuisine à disposition mais elle est d'une saleté incroyable! C'est probablement aux clients de s'en occuper, et malheureusement comme toujours dans ces cas-là, chacun laisse aux suivants le soin de nettoyer. Mais il y a aussi un patio avec des tables et des bancs, un jardin avec hamacs... Tiens, pas d'eau chaude non plus pour prendre une douche, ou plutôt trente secondes d'eau chaude et c'est terminé.
Le soir, nous allons, comme lors de notre premier passage, dîner à La Casona. Le menu est toujours aussi bon, pour 7 000 pesos (environ 10 euros).
Dimanche 6 San Pedro de Atacama (Quebrada de Cari - vallée de la Lune)
Aujourd'hui, nous retournons dans la vallée de la Lune pour explorer la quebrada de Cari que nous avions loupée en octobre. La piste démarre 2 kilomètres après l'entrée, aussi nous prenons la première que nous voyons sur la droite, au kilomètre 2 au compteur de la voiture. Sur la carte qu'on vient de nous donner – sommaire et pas à l’échelle d’ailleurs –, elle rejoint la falaise en ligne droite et perpendiculairement. La lumière est vive – il fait déjà chaud – et la vallée déserte. La piste n'est pas très bonne, on nous avait prévenus, et je fais très attention. Mais voilà qu’elle tourne soudain, et retourne, puis arrivée près de la quebrada elle se met à la suivre… Ce n’est pas ce qui est indiqué… Nous nous garons là et suivons pendant une bonne heure un chemin minuscule qui descend dans la faille de sel, en guettant les craquements qu’avaient entendus Christine et Hervé. Aujourd’hui, ils sont plutôt timides… (et pour cause, nous ne sommes pas au bon endroit!). Le soleil tape et se réverbère sur les colonnes dressées vers le ciel, acérées comme des poignards.
Immense dépression dans le salar d'Atacama, la vallée s'est formée il y a vingt-deux millions d'années. Gypse, borate, chlorate, argile se mêlent et se démêlent... L'environnement est hostile, pour l'homme comme pour l'animal. Ces os qui sortent de leur gangue d’argile sont un avertissement ;-)... Il fait très chaud et nous ne voyons personne à l’horizon.
De retour à la voiture, nous partons pour les grottes et le cañon, de sel lui aussi. Il n'y a toujours personne dans la vallée, ce n'est pas l'heure des tours qui arrivent en fin d'après-midi, comme nous lors de notre premier passage. Le cañon est assez large, bordé de falaises de sel, d'aiguilles, et de toute sorte de concrétions, beiges ou blanches. Le chant du sel est plus distinct ici, il ressemble à l'écho que ferait le claquement d'une corde basse d'un instrument de musique au sein d'une cavité. C'est très particulier. Au bout d'un moment, on ne peut plus passer, du moins l'obscurité totale et le passage rétréci nous obligent à faire demi-tour pour prendre la petite vallée étroite où se trouvent les grottes.
Les panneaux sont en général très instructifs…
Il faut avancer dans le sable mou et profond, ce qui est éprouvant sous cette chaleur. Nous marchons quand c’est possible sur les bords surélevés du chemin, plus durs, en recherchant les flaques d’ombre. Au-dessus de nous s’est dressée une armée de petites colonnes craquantes et croustillantes, qui ferait rougir d’envie celle des 6000 soldats de terre cuite de la nécropole de l’empereur chinois Qin Shi Huangdi ;-) Enfin, presque...
Aussi, lorsque tout à coup s’ouvre devant nous une vaste entrée sombre et fraîche dans laquelle un long banc de pierre a été aménagé, nous nous y engouffrons. Nous ne voyons pas d'autre grotte, d’ailleurs « grotte » est un bien grand mot, « alcôve » serait plus près de la réalité. Nous finissons pas retrouver la route et, au-dessous, la voiture. Mais quelle n'est pas notre surprise, un peu plus loin, de voir un panneau « quebrada de Cari »! Dans quelle faille, alors, avons-nous passé la fin de matinée ? Bon, la carte du parc n’est pas bonne, c’est clair.
La piste est sableuse mais nous la prenons quand même et finissons à pied. La quebrada n'a rien à voir avec la première faille, elle est beaucoup plus impressionnante, malheureusement nous serons arrêtés par un mur, pas très haut mais impassable pour qui a le vertige. D'ailleurs, sur le retour, nous croiserons deux jeunes d’une vingtaine d’années qui ne le passeront pas non plus.
A La Rose d'Atacama, une surprise nous attend: la chambre n'est pas faite. Renseignement pris auprès de Marie, qui dirige l'hostal, c'est normal, ils ne font pas les lits, juste les salles de bains, c’est plus sympa, on se sent plus chez soi, sans chichis ;-). Ah bon... Oui, mais notre salle de bains est passée entre les gouttes. Ah, c'est un oubli et elle file la nettoyer ! Ça commence à faire pas mal de choses qui manquent, pour 30 000 pesos la nuit (environ 47 euros), entre l'absence de petit déjeuner, le manque d'eau chaude, de savon (et bien sûr de shampoing), les lits pas faits... Pour l'hiver, il n'y a pas non plus de chauffage.
Le soir, retour à La Casona.
Lundi 7 Retour sur l'Argentine par le paso de Jama
Il faut liquider tous les fruits, les tomates, avocats, oignons doux avant le passage à la douane argentine. Je prépare un guacamole que nous mangerons à midi avec les clémentines et le chirimoya. Nous ne nous précipitons pas parce que les cars de touristes seront encore à la douane au moins jusqu'à 11 h 30.
A midi, nous quittons La Rose d'Atacama, Marie et Aurélien nous font la bise – dommage que l'infrastructure ne suive pas.
A la douane, catastrophe, il y a une queue immense! Nous attendons près d'une heure, passons la police, puis arrivons au guichet des douanes. Nous donnons les papiers concernant la voiture, tamponnés et retamponnés, et visiblement, comme à l’hostal Elim, quelque chose cloche encore. Ça ne va pas ? Si si ! Pourtant le douanier les montre à un collègue, sans rien dire mais avec un air entendu. Ils vont chercher le chef qui, lui, prend un air soudain concentré et préoccupé. Ils sortent du bureau, un autre douanier jette un œil sur les papiers, ils se regardent… Nous voilà frais... je demande s'il y a un problème, non, non, aucun, mais nous voyons bien que si. Ils vont prendre un registre, cherchent du doigt encore et encore et finissent par s'arrêter, heureusement, sur notre précédent passage le 22 octobre, date de notre entrée au Chili. Ouf ! L’air est soudain devenu plus respirable.
En fait, les deux douanières que nous avions vues cette fois-là, en grande conversation toutes les deux sur des vacances ou des achats, je ne sais plus, avaient oublié de nous réclamer ces fameux papiers, qu'elles n'avaient donc pas tamponnés. Et comme nous ne savons trop quoi donner à chaque passage entre les grandes feuilles blanches, les petites roses, les petites jaunes, etc., nous n’avons pas fait attention à ces fameux tampons. C’est comme si nous avions passer la voiture sans l’avoir déclarée !
Malgré le registre, les choses ne sont pas réglées pour autant, et l'ordinateur surchauffe. Nous ne savons pas ce qu'il doit en sortir mais nous commençons à en avoir assez. Pourtant, on comprend bien que le chef douanier, qui pour une fois n'a pas l'air bête, essaie d'y mettre de la bonne volonté. Il finira pas apposer deux tampons antidatés et à nous laisser partir. Il est midi et demie lorsque nous bifurquons sur la route du paso de Jama.
Sur notre gauche, le Licancabur nous suit longtemps. Les couleurs sont magnifiques et faites pour les gourmands: caramel, chocolat, pêche, abricot, cerise, vanille, réglisse... Hmmm...
J'avais pris de bonnes résolutions en décidant de ne pas m'arrêter pour faire des photos, étant donné qu'on avait déjà fait la route dans l'autre sens le 22 octobre (mais pas encore habituée à mon nouveau matériel j’avais fait des erreurs d’exposition et perdu pas mal de photos sur cette partie à l’aller); elles tombent vite devant les salars et les lagunes, les bofedales, les vigognes et les oiseaux.
Nous pique-niquons devant le río Quepiaco, ce qui ne plaît pas du tout, mais alors pas du tout, à une mouette des Andes qui a bien failli nous faire repartir. A peine installés, la voilà qui se met dans tous ses états, nous crie tout un tas de choses qu’il vaut mieux certainement ne pas comprendre, en volant juste au-dessus de nos têtes. Devant le peu de résultats obtenus, elle entreprend alors les piqués d'intimidation… C’est assez impressionnant… Nous hésitons à plier bagage, lorsque, rassurée ou lassée, elle finit par repartir, sans doute vers son nid.
En repartant nous apprenons que les vigognes sont en voie d’extinction.
Ici on peut voir les vigognes de très loin, ce qui me permet de conduire vite car il est déjà tard, et nous arrivons un peu trop rapidement à 4 800 mètres, je le sens en m'arrêtant pour prendre une photo de la Bolivie avec un petit coin de la laguna Verde. Il fait un vent terrible ! Alain sort de la voiture et hop !... un papier qui était dans la portière en profite pour faire du tourisme. Mince ! Alain court après, dix, vingt, trente mètres… Je réalise tout d’un coup qu’à cette altitude ce n’est pas du tout ce qu’il faut faire, mais il le rattrape, tout juste est-il un peu essoufflé. Et ce n’était qu’un ticket de caisse ou quelque chose comme ça !
A la douane du paso de Jama, tout est relativement vite expédié. Il y a devant nous un gros 4 x 4 noir, plaque inconnue, peut-être brésilienne, avec quatre hommes à bord, tous grands et forts, la quarantaine. Ils ont droit à une fouille en règle : les bagages sont sortis, les sièges baissés, la moquette est soulevée, la carrosserie sondée, etc., ce qui fait que le douanier ne nous trouve pas intéressants comparés à eux et nous dit de partir. Nous nous arrêtons à la douane argentine pour acheter les délicieux croissants à la station YPF (c'est Nourredine, du Cerro Chico, à Tilcara, qui nous les avait conseillés). En ressortant, le 4 x 4 noir est là, avec à l’intérieur les quatre hommes hilares…
Les lagunes se succèdent, toutes plus belles les unes que les autres. Et au milieu de cet éparpillement de volcans, de sel et d’eau, apparaissent des collines aussi rondes et dorées que du pain qui sort du four… Il n’y a pas que les lagunes qui se succèdent, les hameaux abandonnés aussi. L’adobe a résisté, les toits d’ichus se sont effilochés peu à peu pour disparaître complètement dans les tempêtes glacées.
Nous arrivons à Susques en fin d'après-midi et retrouvons notre chambre à l'Unquillar. Les draps ont changé, ils sont kitchissimes, bleu pâle avec tout un tas de broderies satinées et de dentelles...
Cette fois-ci, il y a plusieurs personnes à l'hôtel, des Argentins, et un couple peut-être d'un pays de l'Est. Dans la soirée, ils passent leur temps dans le couloir à parler devant notre chambre jusqu'à plus de 23 h 30...
Mardi 8 De la puna à Salta
En sortant pour aller déjeuner, nous voyons plusieurs mégots par terre dans le couloir... En plus de parler fort devant les portes des chambres jusqu’à 23 h 30, les autres clients écrasaient consciencieusement leurs mégots sur le carrelage… Bonne surprise au petit déjeuner, il y a du jus d'orange, du gâteau et de la confiture maison pour accompagner les petits pains hyper rassis. Ça change de l’aller où on était tout seuls et où du même coup, les portions étaient microscopiques.
Sur la puna, les ânes sont en liberté, c’est le printemps et les petits sont nés. Cette famille est extrêmement inquiète, du moins les parents et en particulier le père qui finira pas nous faire face dans une attitude dissuasive… S’il pouvait gonfler ses poils et doubler de volume comme les chats, il le ferait !
La route entre Susques et Salta est, dans ce sens-là aussi, magnifique! Nous avions éventuellement une autre option pour redescendre, c'était de passer par la Ruta 40 et San Antonio de los Cobres. Mais nous en avons soupé des pistes, de la poussière et des camions, et nous préférons le bitume et la vue dans l'autre sens de cette route vertigineuse. Elle grimpe à l'assaut du ciel sans nuages et redescend dans des contorsions de cobra. Ici ou là, deux ou trois petites maisons caméléons – sur ces pentes rocailleuses, la pierre a remplacé l’adobe et c'est tout juste si on arrive à les distinguer –, parfois habitées, parfois délaissées, probablement par les enfants qui ont fui l'isolement et l'autarcie.
Depuis un moment, les « cardones » (cactus candélabres) ont fait leur réapparition en même temps que les sombres colonnes (basaltiques ?), mais nous passons quelques jours trop tôt pour les voir en pleine floraison. Dommage… 2500 m. En approchant de Purmamarca, le vert éclatant des arbres, toute cette végétation exubérante de début de printemps, les feuilles tendres des saules et des peupliers qui bruissent dans le vent nous font soudain un bien immense, nous ne nous étions pas rendu compte que les hauteurs minérales, désertiques, si prenantes, le sable et le sel, tout cet univers extrême nous avait autant desséchés… La momification nous guettait ;-)…
A Purmamarca, bref arrêt pour remettre dans la petite boîte le cerro de los Siete Colores sous le ciel bleu cette fois, passer au marché acheter un gilet en alpaga gris uni pour Alain et un bonnet pour Loïc – mais pour lui, on ne peut éviter la guirlande de lamas ;-).
Il fait une chaleur d'enfer, 39 °C sur l'autoroute de Salta. Comme on avait emprunté la petite route étroite à l'aller – la 9 –, on choisit cette fois-ci l'autre côté. Nous arrivons facilement à l'Antiguo Convento malgré la circulation toujours aussi délirante dans les villes argentines ou chiliennes, et nous allons enfin voir Carlos, Euzebio, Simon, Darío, Gonzalo, Juan Eduardo, Nicolas et les autres en chair et en os, après avoir échangé avec eux vingt-cinq mails de reconfirmation!!... Alain avait d'ailleurs fini par s'énerver et par leur demander s'il fallait désormais confirmer tous les jours ou bien deux fois par jour!
L’hôtel, sur Caseros, est très beau, tout le monde est très aimable et la chambre – en fait une suite – sous les toits, est superbe. Nous en avions réservé une standard mais comme ils n'en avaient plus de disponible pour le 8 novembre ils nous ont proposé celle-ci à un prix cassé. J
Deux douches plus tard, nous voici dans la rue Caseros à chercher une casa de cambio. C'est un parcours du combattant pour arriver à traverser les rues, car aucune voiture ne s'arrête pour laisser passer les piétons – qu'il y ait ou non des enfants –, bien au contraire, c'est à celui qui ira le plus vite! Sur la place 9 de Julio – la place centrale –, où se trouve la cathédrale, il y a un monde inimaginable ! Tous les lycéens se donnent rendez-vous ici à la sortie des cours, et beaucoup profitent du WiFi (prononcer Waïe-Faïe) pour commencer à travailler. Nous allons nous installer à la terrasse d'un café puisque tout est fermé pour changer des euros, et en attendant que le très bon restaurant Doña Salta ouvre ses portes à 20 heures.
Il y a un bruit de fond aigu, lancinant, qui vient des hauteurs et qu'on n'arrive pas à identifier, mais qui très vite devient presque insupportable. Je finis par poser la question au serveur, et il me répond que c'est une espèce d'insecte (genre cigale ou criquet), qui est arrivé avec la chaleur trois jours plus tôt. Ils sont tous installés dans le même arbre et je me demande ce qu'il en restera demain matin. Lorsque nous quittons le café, nous essayons d'en distinguer quelques-uns, mais malgré tous nos efforts, qui intriguent les gens autour de nous – il est étonnant de voir à quel point personne ne voit ni n’entend rien –, ils sont invisibles!!
A Doña Salta, nous reprenons des empanadas à la viande et au fromage, un tamale pour moi (à base de farine grossière de maïs et de viande cuite dans une feuille de maïs roulée, rien à voir avec eux que l'on avait mangés dans la forêt lacandonienne, au Mexique... –) et des humitas (encore à base de maïs cuit dans des feuilles pliées en quatre). C'est toujours aussi délicieux que la première fois avec Val et Guy, mais l'effet de surprise étant passé, nous nous régalons moins.
Mercredi 9 De Salta à Cachi via les vallées Calchaquíes
Grand bleu (et grand chaud!!) ce matin encore, et délicieux petit déjeuner. Nous partons changer des euros près de la place 9 de Julio, à Dinar (5,70 pesos pour un euro), récupérons la voiture au parking gardé à côté de l'hôtel (40 pesos la nuit), et nous lançons dans la circulation démentielle en ce milieu de matinée. L'intolérance est reine, au moindre milliseconde d'hésitation, les klaxons entrent en action et les voitures doublent en trombe si elles le peuvent. Je me répète, mais je déteste rouler dans ces villes, et pourtant je suis habituée à circuler dans Paris sans aucun problème.
La sortie de Salta est sans intérêt, les banlieues se succèdent plus ou moins jusqu'à El Carril où nous tournons en direction de Cachi. Nous devons, enfin, y retrouver Françoise et Gérard que nous avons malheureusement ratés sur San Pedro et tout le Nord chilien. Ils ont décidé de s'occuper eux-mêmes de leur problème de pièces détachées bloquées depuis des semaines – interdites d'importation – et se sont déplacés de Cordoba à Buenos Aires pour aller faire le siège de la douane. Après sept heures d'attente, ils sont repartis avec leur précieux colis!
La piste dont parlait le Routard est pour l'instant bitumée et suit le fond d'une petite vallée de collines pentues et très verdoyantes. Les acacias en fleur, les hampes des oiseaux de paradis jaunes (Caesalpinia gilliesii) sur le bas-côté, les quebrachos colorados et les jacarandas se succèdent, ce qui là encore fait un bien fou après toutes ces journées passées dans la roche et la terre nue et poussiéreuse, sans aucun signe de vie, végétale ou animale.
La piste est par moments très étroite et ne permettrait pas de se croiser, heureusement que les rares camions que nous voyons ont la bonne idée de ne pas se trouver aux endroits critiques en même temps que nous. Il y a des fermes ou de petits hameaux dispersés autour de quelques pâturages ou champs cultivés, puis les cactus font leur apparition, avec leurs longues hampes en boutons. Nous grimpons dans les montagnes, éclaboussées parfois de larges tâches rouge sang, le bitume laisse place au ripio, le ripio au bitume, le bitume au ripio... Sur la droite, une petite maison d'adobe où l'on vend de l'artisanat, mais aussi des tas d'épices, notamment des sachets de poudre de « safran » pour l'équivalent de moins de un euro chacun. J'en prends deux (mais on se demande bien ce que c’est, pour ce prix-là ! Certainement tout sauf du safran).
Bientôt la piste prend le dessus dans l’immense et splendide vallée Calchaquíes aux virages serrés dont certains disparaissent sous quelques gués peu profonds. Je m'arrête continuellement pour faire des photos jusqu'à ce qu'on ait atteint le sommet, à la Piedra del Molino, où se dresse la capilla San Rafael, à 3348 ou 3457 mètres. Au choix. Argentins et Chiliens peuvent se donner la main en ce qui concerne l'inexactitude en matière topographique! Ils ne sont pas à quelques dizaines de kilomètres près lorsqu'il s'agit d'indiquer les distances, ni quelques dizaines de mètres en ce qui concerne l’altitude. On peut voir un panneau « Cachi 68 km », puis après avoir roulé un temps certain en voir un autre « Cachi 95 km ». Et cela de la Terre de Feu jusqu'au Nord-Ouest argentin et au Nord chilien.
Un âne triste et résigné, au poil en bataille, est venu nous voir, ou plutôt voir la Fiat. On ne sait s’il a envie de s’installer au volant, s’il quémande des caresses ou s’il aimerait un croûton de pain.
Cachi, dans la verdure. Nous cherchons le camping et apprenons que Françoise et Gérard sont partis une heure plutôt, très certainement à notre point de chute où nous devons nous retrouver, le campo La Paya. Huit kilomètres plus loin, sur la « route » de Molinos, nous bifurquons à droite sur une autre piste en direction des montagnes de roche sombre. Là encore, le panneau donnait la casa de campo à 2500 m, mais nous ferons 4 kilomètres. L'endroit est très beau. Gérard, Françoise et Hugo sont là – Hugo étant le 4 x 4 ;-) –, et c'est avec grand plaisir que nous les retrouvons enfin! Les propriétaires leur donnent l'autorisation de stationner sur place et leur réservent deux couverts au repas du soir, tandis que nous nous enregistrons. Ah, on dirait, encore une fois, que quelque chose ne va pas… Apparemment, nous ne figurons pas sur la liste du jour... décidément! Mais finalement, il semble qu'il y ait juste eu une erreur dans l'orthographe de notre nom. Ouf!
Nous partons à la « Casa de te », tenue par la fille des propriétaires, un peu plus loin dans la verdure, prendre des jus de fruits fraîchement pressés, au milieu d’un nuage de moucherons qui me rappelle l'île de Bonaventure en Gaspésie, au Québec, quand nous avions pensé pique-niquer au-dessus de la colonie de fous de Bassan et que nos sandwiches avaient été immédiatement recouverts d'une nuée de petites mouches noires.
Le soir, nous dînons tous les quatre autour d'une table superbe: tarte au fromage et salade; filet de porc, purée et demi-pomme au four, et dessert « local » à base de noix, de zeste d'orange et peut-être de miel, mais toujours un peu trop sucré. Le tout est délicieux, pour 10 euros avec les boissons (eau minérale).
Jeudi 10 Farniente à Cachi (Musée archéologique Pío Pablo Díaz)
Petit déjeuner (très bon, avec entre autres un grand verre de jus de pomelos) dehors, au milieu des petites mouches qui sont déjà sur le pied de guerre! Françoise et Gérard sont juste de l'autre côté du mur d'adobe, on aperçoit le crâne d'Hugo.
Nous retournons à Cachi car nous sommes passés en coup de vent, hier, et eux vont garer Hugo au camping parce qu’ils sont très mal installés au campo, le terrain étant trop en pente. Un long tour au musée archéologique Pío Pablo Díaz, dont le directeur est extrêmement aimable, et intarissable lorsqu'il voit que nous nous intéressons aux pièces exposées.
Françoise et Gérard nous attendent sur la place pour aller pique-niquer au camping. Nous passons un bon moment ensemble, à regarder ensuite les photos d'oiseaux ou de baleines – superbes – prises à Diamante et à Valdés. Au moment de nous quitter, je reparle de l'histoire de la clef de la voiture que j'avais fermée dans le coffre à Tilcara, et là, lumière!, Gérard me dit qu’il doit certainement y avoir un bouton sur le tableau de bord pour ouvrir le coffre de l'intérieur. Il a raison! il y a un petit symbole de voiture avec le coffre ouvert! Personne n'avait pensé à regarder...
Nous partons en souhaitant très fort que cette fois tout se passe bien pour eux.
Le soir, à la Paya, nous mangeons un délicieux repas concocté comme la veille par « la signora », autrement dit la propriétaire, ex-scientifique, nous dit son mari.
Vendredi 11 Vallées Calchaquíes, Quebrada de las Flechas (de Cachi à San Carlos)
Après le petit déjeuner, toujours délicieux, pris dehors au milieu des mouches, nous allons payer nos deux nuits et nos repas. Et là, avec le sourire, « la señora » nous ressort le mail imprimé qu'on lui a donné en arrivant, et nous fait remarquer qu'on s'était en fait trompés de date et qu'on avait confondu octobre et novembre. Cette fois c'est moi qui répète « Lo siento mucho »... On était tellement épuisés en préparant ce voyage que quelques erreurs se sont glissées dans le planning. Mais elle garde le sourire et ne nous en tient pas rigueur.
La piste (la Ruta 40, dont j’ai photographié le kilomètre 0 dans le parc Tierra del Fuego, près d’Ushuaia), par moments extrêmement étroite, passe légèrement à l’écart de Molinos où nous nous arrêtons une petite demi-heure. L’église San Pedro de Nolasco trouve son origine, en 1659, dans l’« encomienda », système espagnol qui, sous prétexte d’évangélisation, permettait l’esclavage des autochtones (ce qu’ont combattu, pour la première fois, les jésuites des missions du Nord-Est argentin en protégeant les Indiens Guaranis).
Nous dépassons Seclantas. La piste suit la vallée, large et très verte, fermée de chaque côté par des montagnes sombres et déchiquetées. Environ 80 kilomètres plus loin, le paysage change et devient à l'ouest tourmenté, on sent qu'il s'est passé là quelque chose de violent, la roche est noueuse, plissée, torturée. Sur des kilomètres et des kilomètres, il n'y a pas un mètre carré qui n'ait été froissé par quelque force souterraine.
Et puis la roche s’est dressée vers le ciel.
De l’autre côté de la vallée au milieu de laquelle s’écoule consciencieusement un filet d’eau le fer a fait son apparition.
San Carlos. Nous traversons la place, la vie est belle…
Nous trouvons facilement la Vaca tranquila, une finca tenue par un couple de Liégeois, Anne et Alain, où l'on fait plusieurs variétés de bière artisanale délicieuse et où l'on élève vaches et chevaux sur cent dix hectares de terre. L'accueil est particulièrement aimable, Anne nous offre un thé de bienvenue sur leur terrasse. La chambre est grande et haute sous plafond, superbe, de même que la salle de bains avec jacuzzi. Tout est très beau, intérieur et extérieur (les photos viendront bientôt). Presque devant la porte, un algarrobo (Prosopis nigra), espèce endémique que l'on rencontre absolument partout, abrite une foule d'oiseaux, en particulier des moineaux. Je donne à Alain le bidon Copec que nous avions acheté à Arica et dont nous ne savons plus que faire. Vers le soir, c'est lui qui vient cette fois nous offrir deux de ses bières qu'il vend sur San Carlos, Cafayate (prononcer Cafachatte) et Salta. Je prends une Pecadora (« Pécheresse »), vraiment excellente. Nous discutons tous les quatre, avec Anne, un grand moment dans le soir qui tombe. Comme il y a une cuisine (nickel, tout le contraire de celle de la Rose d'Atacama, à San Pedro) à notre disposition dans la belle et grande pièce du petit déjeuner, nous en profitons pour dîner sur place.
Samedi 12 Des conures de Cafayate aux ruines de Quilmes
Petit déjeuner délicieux avec des produits maison: succulents yaourts, confitures, pain, fromage, gâteaux, même le lait est fraîchement trait. Nous partons pour Cafayate et les ruines de Quilmes. Entre San Carlos et Cafayate, la route, bordée d'arbres aux feuilles tendres, de pâturages et de champs de luzerne, est bitumée et comporte un nombre incroyable de gués! Nous imaginions une région très sèche et minérale, or elle est verdoyante et a un petit côté normand. On trouve même, en arrivant dans Cafayate, des platanes qui cette fois rappellent les Cévennes. Pour cette raison, bien que ça ne soit pas désagréable, nous préférons de loin Cachi, plus retirée, plus argentine, plus petite également.
A l'entrée du village, je devrais plutôt dire du bourg, au niveau de la première bodega sur la droite, on entend soudain les cris perçants de dizaines de perroquets (des conures de Patagonie ) dans les arbres qui bordent la route. Je saute de la voiture et je les prends au zoom et en rafale. Il y en a qui se disputent pour une graine, ils ont des yeux incroyables, comme des boutons, cerclés d’une bande de peau nue et blanche, on les croirait en plastique. En face, les fruits des ceibos (Erythrina crista-galli), fleur nationale de l’Argentine et du Chili, pendent en longues guirlandes rouge vif. Ils sont si beaux que je n’arrive pas à en détacher le regard. Entre les conures d’un côté et les ceibos de l’autre, on est mal partis… Nous nous arrêtons plus loin, dans une vinoteca de la rue Güemes Norte, à gauche avant d’arriver sur la place, pour acheter deux bouteilles d’excellent vin, un Torrontes blanc San Pedro de Yacochura 2009 et un rouge, même provenance, même date. La femme qui tient ce magasin est particulièrement aimable et nous a très bien conseillés. Soixante kilomètres plus au sud, on arrive à Quilmes, ancienne cité datant du IXe siècle après J-C.
Les ruines s'étagent sur le flanc d’une colline abrupte, encadrées de miradors à l'est et à l'ouest, anciens postes de surveillance sur l'immense plaine au-dessous. De là, on distingue nettement un mur d'enceinte pas très haut, ou du moins plus très haut, qui délimite un large périmètre circulaire au milieu des cactus. Les puissants vivaient sur les hauteurs, les A l'entrée (dix pesos par personne), un jeune Indien nous propose avec insistance ses services de guide, mais nous refusons car il a un tel accent que malheureusement nous comprenons à peine ce qu'il dit. Nous nous rendons pourtant vite compte que sans guide point de salut, parce qu’il n'y a absolument aucune information dans ce labyrinthe de pierre sèche. Nous passons et repassons aux mêmes endroits, avant de trouver enfin les chemins qui mènent sur les hauteurs.
Quilmes nous laisse une impression de frustration, nous repartons aussi ignorants qu'en arrivant, et je devrai chercher plus tard sur Internet l'histoire de ce site et de ses habitants. Nous savons simplement de l'histoire récente que les Indiens Quilmes, du groupe Diaguita, ont récupéré il y a peu leur site, occupé depuis 1716 – date de la réquisition de leurs terres par l’Etat argentin – par les trois même familles. Les Quilmes résistèrent aux Incas puis, pendant cent trente ans, aux conquistadores, avant d'être vaincus et déportés, à pied, jusque dans le río de La Plata, à l’emplacement de l’actuelle ville de Quilmes. Beaucoup d’entre eux moururent d’épuisement durant cette longue marche.
A la Vaca tranquila, moi qui ne bois jamais de bière je reprends une Pecadora (il y a dans le réfrigérateur de la cuisine tout un assortiment de bières à disposition des clients, qui notent ensuite ce qu'ils ont pris), tranquillement installée dans une des chaises longues, devant la porte de la chambre, face aux agaves et aux yuccas en fleur. Il fait beau et doux, l'air est transparent, on n'entend pas un bruit...
Le soir, nous mangeons à nouveau à la finca, entre autres des œufs achetés le matin sur la place de San Carlos que nous faisons au plat, et dont nous rêvions depuis longtemps, hmmm..., un délice! plus deux yaourts maison que j'ai demandés à Anne.
Dimanche 13 De San Carlos à Salta par le río Calchaqui et la quebrada de las Conchas
Au petit déjeuner, Alain (de la Vaca tranquila, pas le mien ;-)) nous annonce qu'il y a encore des perturbations avec le volcan chilien, ou bien avec les syndicats, au choix, et pourquoi pas les deux, ce qui nous douche d'un seul coup, car même si nous avons fait un bon voyage de vingt heures pour venir, l'idée de recommencer l'expérience ne nous tente pas vraiment. On ne sait pas non plus si on va bien être remboursés de notre vol aller, et perdre près de 750 euros (aller-retour) ne nous réjouit pas plus que ça.
Au moment de payer nos deux nuits, Alain refuse de compter la bière que j'ai bue hier soir et les deux yaourts que nous avons mangés. On trouve ça vraiment sympa. Ils nous font la bise et nous indiquent un raccourci par une piste pour éviter le détour par Cafayate, qui prend un peu après la sortie de San Carlos, sur la gauche. Elle traverse la vallée et le lit du río Calchaqui pour rejoindre le début de la quebrada de las Conchas.
Elle est très roulante, mais a quelques passages sableux, surtout au niveau du lit à sec que nous passons malgré tout sans problème. Ici et là, en bordure de piste, des maisons isolées dont je me demande si elles n'ont pas les pieds dans l'eau, et même les mollets, lors des crues de la saison des pluies.
Une quinzaine de kilomètres plus loin (au jugé, à l'argentine, quoi), nous tombons sur la route de Salta à Tucumán, au début de la quebrada qui, immédiatement, se révèle magnifique. C'est un mélange des paysages de l'Utah, sables et roches lie-de-vin, monolithes, strates, etc. Je fais des photos tous les cinq cents mètres, chaque virage révèle une surprise, chaque arrêt est plus beau que le précédent. C'est une des plus belles routes que nous avons faites. Evidemment, à ce rythme-là on risque de mettre la journée pour avaler les 140 kilomètres qui nous séparent de l'Antiguo Convento. Comme nous sommes sans WiFi depuis quatre jours et que les problèmes avec LAN se profilent à l'horizon, nous sommes partagés entre savoir de quoi il retourne et rester là, à contempler un paysage extraordinaire.
Une centaine de kilomètres avant Salta, les montagnes disparaissent pour laisser place aux collines couvertes d'albarrogos puis aux petites agglomérations. Des chevaux sellés patientent sous les arbres… et dans les hauteurs, les fils électriques sont décorés de boules plus ou moins grosses qui ressemblent à du lichen. C’est normalement le signe d’un air non pollué, par contre on n’a encore jamais vu de lichen sur les fils électriques ; or ici, dans le Nord-Ouest, il y en a partout.
Nous filons maintenant sur la route et à 15 heures retrouvons le très bel Antiguo Convento. Une lecture des mails confirme ce que nous craignions: LAN nous informait, le 10 novembre, que notre vol du 14 était déplacé! Branle-bas de combat! Consultation du site de LAN qui a un message d'hier soir 20 heures informant de la perturbation de ses vols due encore une fois au massif volcanique Puyehue-Cordón Caulle. Messages à Alain d'Etigny, d'Argentina Excepción, pour le retour de la voiture à l'aéroport; à Yann, de La Querencia, pour l'informer qu'on ne serait peut-être pas là. Etc.
Le soir, nous mangeons au Salar del Convento, sur Caseros, la rue de l'hôtel. La viande est excellente, le serveur des plus aimables et nous avons même droit à une coupe de champagne offerte par la maison. Mais Alain a un poisson plus que moyen et dans l'ensemble le repas est moins bon que ceux que nous avons faits auparavant. Alain (d'Etigny) – on s’y perd, dans tous ces Alain ;-) – nous en avait recommandé un autre, La Leñita, près de l’ancienne gare, mais on est partis uniquement avec le nom de la rue, Balcarce, et au bout de deux cuadras, la fatigue de la journée nous a ramenés au plus près.
Lundi 14 Salta - Buenos Aires
Ce matin, le ciel est gris et il bruine. On était partis de Salta pour Tilcara sous la pluie le 19 octobre et on en repartira sous la pluie ce 14 novembre. Le petit déjeuner avalé, nous filons au change (Dinar, qui offre le meilleur taux à ce jour à Salta, 5,70 pesos pour un euro, à l'angle de la place 9 de Julio). La queue, pourtant en accordéon, arrive jusque sur le trottoir, car on est à la moitié du mois et les Argentins vont retirer leur argent. Je laisse Alain et pars à l'agence de LAN, de l'autre côté de la place, sur Caseros, pour me faire confirmer le départ du vol. J'en profite pour imprimer les cartes d'embarquement avant de retourner au change où Alain fait toujours la queue.
Mais au fait, tiens, c’est vrai, on n'entend plus le bruit strident des insectes qui boulottaient le feuillage d'un jacaranda lors de notre précédent passage... Un coup d’œil aux arbres de la place… Ils n'ont laissé derrière eux que des nervures étoilées, une dentelle de feuillage délicatement accrochée aux branches dénudées. Quel dommage, et comme c’est triste ! (On ne sait toujours pas de quels insectes il s’agissait : des cigales ? S’il y a un entomologiste argentin qui passe par ici, merci d’éclairer ma lanterne J.)
Nous quittons l'Antiguo Convento et Carlos, Nicolas, Juan Eduardo, Euzebio, etc., tous plus aimables et serviables les uns que les autres, avec regret. On viendrait à Salta rien que pour le plaisir d'avoir affaire à eux.
Un passage à YPF pour faire un demi-plein, comme prévu dans le contrat, ce qui est tout sauf simple et se rapproche plus du trois quarts plein, et nous voici jetés dans la circulation démentielle. On se rend compte à chaque fois que le raisonnement d'un automobiliste argentin ou chilien diffère sensiblement de ce à quoi on est habitués. Tout se fait à l'envers. Sur une route, par exemple, au moment de doubler, il ne s'agit pas de savoir si on a le temps ou non de dépasser en voyant une voiture en face, mais d'évaluer si l'autre conducteur aura le temps de freiner. Ce n'est pas la pédale du frein qui importe mais celle de l'accélérateur, ce qui est très déstabilisant.
Au petit aéroport de Salta, nous rencontrons une personne envoyée par NOA, l'agence de location, qui tique immédiatement en voyant les fines traces de goudron sur les portes, comme des traits de plume , reste probable de notre passage sur la piste infernale (comme je l’ai déjà dit, la route était entièrement en travaux sur 56 kilomètres) du lac Chungará. Résultat: un coup de téléphone à sa direction et... 100 pesos de moins dans nos poches...
Nous sommes complètement à l'avant de l'avion, au deuxième rang, et aux premières loges pour entendre le bruit très spécial qu’il fait au décollage, un peu comme celui d'une mobylette au pot d'échappement troué ou d'un morceau de carton coincé avec une épingle à linge dans les rayons d'une roue arrière de vélo. ;-)
Par extraordinaire nous arrivons quasi à l'heure alors que nous sommes partis avec vingt minutes de retard. Le remis envoyé par Yann, de La Querencia, est très sympa mais roule lui aussi comme un malade, se faufilant n'importe où, accélérant au lieu de freiner pour ne pas être aplati entre deux camions. Le spectacle est dehors, suspens garanti en permanence.
Nous pensions manger une pizza prise chez le traiteur voisin mais il est fermé le lundi, zut! Bon, tant pis, nous partons sur Entre Ríos, au Nuevo Castel, prendre un « merluzza con papas », autrement dit un merlu à la purée de pommes de terre et... il est fermé lui aussi! On n'a plus avec nous qu'une petite boîte de maïs et un tube de mayonnaise... On achète la dernière (ouf!) boîte de thon de notre voyage, une de macédoine pour Alain et de cœur de palmier pour moi.
Dans la jolie petite pièce du déjeuner, nous discutons avec une jeune femme qui fait un tour du monde avec son mari et leurs trois enfants. Tour du monde en bus, c'est la première fois que nous voyons une famille voyager aussi longtemps de cette façon, sans maison sur le dos (http://uneaventureenfamille.over-blog.com/).
Mardi 15 Dernières journées à Buenos Aires
Ce matin, un énième tour au marché de San Telmo pour acheter papayes et ananas séchés, puis nous prenons le bus, le 67, au coin de Salta et d'Estados Unidos, qui, pour 2,5 pesos, nous mène à Recoleta, à la faculté de droit, avenida Figueroa Alcorta, en face du Musée des beaux-arts.
Pour prendre le bus c'est à la fois simple et compliqué. On doit dire au chauffeur où l'on se rend, mettre la somme exacte dans la machine et ramasser son ticket. Ensuite, ça se corse, car nulle part ne sont indiquées les stations, ni dans le bus ni aux arrêts. Heureusement, on a un plan de BsAs et on suit le trajet rue après rue, sinon il serait impossible de savoir où l'on doit descendre. Si la voiture est reine, le bus est empereur, c'est incroyable. Il fonce dans les rues étroites, rase les trottoirs parfois microscopiques et les piétons qui sont dessus, colle les voitures, force le passage... A ce rythme-là, on est vite arrivés à destination. Les jacarandas sont en fleur, comme l’an passé, le contraste des branches noires et des fleurs mauve intense est magnifique !
Le musée, où nous croisons la famille Merour qui vient de quitter La Querencia, est gratuit. Les premières salles exposent les oeuvres les plus anciennes, notamment des sculptures sur bois, dont une vierge auvergnate (!) du XIIe siècle, tout en fins plissés, très belle et très originale. Surprenante également, une toile de la naissance de la Vierge…
Mais le reste, excepté deux belles toiles de Gauguin dont une de l'époque de Pont-Aven qui a beaucoup de Sérusier, à moins que ce ne soit Sérusier qui ait beaucoup du Gauguin de ce temps-là, et trois ou quatre autres, est décevant. La « superbe toile » de Kandisky et celle de Klee dont parle le Routard sont absentes, car le premier étage est en réfection et les œuvres exposées au second étage sont le résultat d'un choix, forcément subjectif.
En sortant, nous allons prendre le pont piétonnier qui enjambe l’avenue, pour aller voir la grande fleur de métal dont nous a parlé Yann, à côté de la fac de droit, plaza de las Naciones Unidas. « Floralis Genérica », c’est son nom, reflète le ciel et l’eau dans ses pétales d’acier qui s'ouvrent et se referment selon l’heure du jour, grâce à un ingénieux système hydraulique. Créée par l’architecte Eduardo Catalano, elle mesure vingt-trois mètres de hauteur!
Pour rentrer, nous allons prendre le métro à Retiro, puisque la ligne C, Retiro-Constitución, nous laissera à Independencia, à côté de La Querencia. Le long de l'avenue Libertador, les tours se succèdent, certaines à quelques mètres seulement de leur voisine, plongeant tous les étages dans l'ombre.
Il y a foule dans le métro, et l'équilibre dont font preuve les Argentins nous sidère encore une fois. Les plus grands s'appuient d'une main au plafond, les autres oscillent dans un grand mouvement de houle.
Ce soir, le traiteur est ouvert et nous achetons une pizza et une ensalada de frutas, comme lors de notre dernier passage. La chatte de la maison nous reconnaît immédiatement et vient se frotter à mes jambes avec tant d’entrain et d’enthousiasme que je ressors avec le bas de mon jean aussi poilu que ses pattes.
Mercredi 16
Dernier jour à BsAs. Le monde est petit et encore plus celui de l'édition, puisque nous croisons une jeune éditrice free lance de Flammarion, Mathilde, qui voyage seule. Elle devait repartir par le même avion que nous ce soir mais elle vient de prolonger son voyage de trois jours pour aller à Iguaçu. La mauvaise nouvelle de ce mercredi vient de Françoise et Gérard, qui sont eux aussi près d'Iguaçu mais encore une fois en panne de boîte de vitesses. Un vrai cauchemar!!! Cette fois, s'ils ne peuvent réparer, ils rentreront en France avec toutes les difficultés que peut poser un 4 x 4 qui ne roule plus mais doit être embarqué sur un bateau, et repartiront sur du neuf.
Le remis viendra nous chercher à 14 h 15. En attendant, on est bien dans le patio, à l'ombre. Les murs ocre jaune sont lumineux, les portes des chambres bleu ciel, il y a des plantes vertes et des impatiens en fleur un peu partout...
(Renseignements)
Fin du voyage... Merci de m'avoir suivie jusque-là 🙂.
Préparation d'un circuit en Équateur avec une agence locale English translation pending
Bonjour à tous,
Nous sommes mes amis et moi en préparation de notre voyage en Equateur et avons sélectionné 4 agences locales francophones. Notre souhait faire un circuit complet avec chauffeur et guide francophone pour nous(4 personnes) en 15 jours et au mois d'octobre 2012. Notre circuit est semble-t-il classique: Quito, Otavalo, Amazonie (Cuyabeno)parc Cotopaxi, lagune Quilotoa, Baños, Riobamba, petit train ou autoferro pour la "nariz del diablo", Cuenca, Guyaquil et pour terminer Puerto Lopez, le parc Machalilla et la Isla de Plata. Les 4 agences sélectionnées sont: Terra Andina, ITK travel, Gaston Sacaze et Voyage Equateur Passion. Après de nombreux échanges par mails entre tout ces organismes, nous avons finalement choisi ITK travel pour la prestation d'ensemble et ses tarifs qui, à prestations égales, sont meilleurs marchés. Avant de donner notre accord définitif, je voudrais connaître l'avis de voyageurs ayant eus recours à ce prestataire. Merci d'avance pour tous vos avis qui seront les bienvenues.
Nous sommes mes amis et moi en préparation de notre voyage en Equateur et avons sélectionné 4 agences locales francophones. Notre souhait faire un circuit complet avec chauffeur et guide francophone pour nous(4 personnes) en 15 jours et au mois d'octobre 2012. Notre circuit est semble-t-il classique: Quito, Otavalo, Amazonie (Cuyabeno)parc Cotopaxi, lagune Quilotoa, Baños, Riobamba, petit train ou autoferro pour la "nariz del diablo", Cuenca, Guyaquil et pour terminer Puerto Lopez, le parc Machalilla et la Isla de Plata. Les 4 agences sélectionnées sont: Terra Andina, ITK travel, Gaston Sacaze et Voyage Equateur Passion. Après de nombreux échanges par mails entre tout ces organismes, nous avons finalement choisi ITK travel pour la prestation d'ensemble et ses tarifs qui, à prestations égales, sont meilleurs marchés. Avant de donner notre accord définitif, je voudrais connaître l'avis de voyageurs ayant eus recours à ce prestataire. Merci d'avance pour tous vos avis qui seront les bienvenues.
Classe premium voyager Air France pour le vol Paris - Buenos Aires English translation pending
Bonjour,
Nous devons réserver un vol Paris Buenos Aires et toutes les suggestions seront les bienvenues.
Nous avions envisagé de choisir Air France et la classe Premium voyager, avec plus d'espace car les vols sont longs et de nuit, mais une hotesse sur notre vol retour de Miami hier nous a dit que cela ne valait pas la peine de payer plus cher car on était aussi bien dans les sièges voyageurs. le billet en classe écomonique est autour de 1300€ par personne AR 2200€ en premium voyager et plus de 4000€ en classe affaire🤪
Qui a des conseils à ce sujet?
Merci d'avance
Prix exorbitant des locations de voiture au Brésil English translation pending
Bonjour !
Je souhaite louer 2 voitures au Brésil pour 1 semaine en juin, dans la région de Rio. Quelle surprise quand j'ai vu les tarifs...
Il faut compter pas moins de 800€ pour louer une bagnole moyenne type Mégane pour 7 jours. En France c'est 300€. J'arrive pas à comprendre pourquoi c'est si cher.
Quelqu'un à t il une explication et surtout avez vous des plans pour louer une voiture ou un 4x4 à moindre coût ?!
Merci pour vos réponses,
Je souhaite louer 2 voitures au Brésil pour 1 semaine en juin, dans la région de Rio. Quelle surprise quand j'ai vu les tarifs...
Il faut compter pas moins de 800€ pour louer une bagnole moyenne type Mégane pour 7 jours. En France c'est 300€. J'arrive pas à comprendre pourquoi c'est si cher.
Quelqu'un à t il une explication et surtout avez vous des plans pour louer une voiture ou un 4x4 à moindre coût ?!
Merci pour vos réponses,
Bus ou train de Bangkok à Vang Vieng (Laos)? English translation pending
Bonjour je souhaite rejoindre vang vieng(Laos) à partir de Bangkok, savez vous s'il y a des bus ou des trains a cette destination et connaissez vous le temps à peu pret?
Merci d'avance :)
Brésil pour plus de quatre-vingt-dix jours? (urgent) English translation pending
Bonjour,
Je suis actuellement au brésil, (belo horizonte) depuis le 21 décembre 2011. J'ai donc acheté mes billets d'avion allé et retour avec un retour le 21 mars. Je pensai que l'on pouvait rester 6 mois au brésil ( 3 mois renouvelable 3 mois ) mais je vient de lire sur le site du consulat que les francais ne sont autorisés seulement à 90 jours non renouvelable. Je n'ai absolument pas prévu de partir, je suis ici avec ma petite amie brésilienne et nous ne savons pas trop comment faire... J'étudie le portugais seul, ne travail pas encore.... Quel sont mes possibilité? Merci beaucoup à toutes celles et ceux qui veulent bien m'aider
Je suis actuellement au brésil, (belo horizonte) depuis le 21 décembre 2011. J'ai donc acheté mes billets d'avion allé et retour avec un retour le 21 mars. Je pensai que l'on pouvait rester 6 mois au brésil ( 3 mois renouvelable 3 mois ) mais je vient de lire sur le site du consulat que les francais ne sont autorisés seulement à 90 jours non renouvelable. Je n'ai absolument pas prévu de partir, je suis ici avec ma petite amie brésilienne et nous ne savons pas trop comment faire... J'étudie le portugais seul, ne travail pas encore.... Quel sont mes possibilité? Merci beaucoup à toutes celles et ceux qui veulent bien m'aider