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Utah + Yellowstone en été 2011 English translation pending
by Max68 · 2010-09-06 · 197 replies
Bonjour,

Cela me paraissait tôt, c'est donc en dilettante que je commençais à regarder pour l'an prochain, mais apparement Yellostone est un problème au niveau de l'hébergement.

J'étais dans l'Ouest cette année et cela m'a vraiment plu je souhaite donc y retourner. Au niveau des dates rien n'est figé mais apparemment ce serait du 21 Juillet au 7 Août. Mon idée était de "traîner un peu dans l'Utah (Zion les Narrows, Buksking Gulch, Torrey où je veux retourner pour faire Cathedral Valley, le secteur d'Escalante) et Yellostone. Ah! j'oubliais il faut aussi faire un crochet par Las Vegas pour contenter tout le monde. Si j'ai le temps faire une pointe à Mesa Verde et Durango.

Je pense faire une Boucle Salt Lake City - Salt Lake City (moins cher que de repartir de LV et il y a des vols directs pour Paris).

Ma question vaut-il mieux commencer par Yellostone ou par l'Utah ? Question corollaire: y-a-t-il autant de monde à Yellostone pour que les hôtels soient déjà pratiquement complet ?

J'affinerais le programme en fonction de cette réponse et des disponibilités des hôtels

Merci d'avance, cordialement

Jean-François
Canada de l'Est: votre avis sur un circuit Ontario - Québec - Nouveau-Brunswick - Île-du-Prince-Édouard - Nouvelle-Écosse English translation pending
by Cendryon · 2010-08-25 · 91 replies
Mon envie de nouveau grand voyage me pousse à préparer d'une année sur l'autre afin d'étaler dépenses et préparation et c'est ainsi que j'envisage le CANADA de l'est pour l'an prochain.

Oui bon, je ne suis pas en retard....

J'aimerais avoir l'avis des canadiens présents sur le forum mais aussi l'expérience des européens qui sont déjà allés en voyage là-bas.

Les dates : Pas encore fixées définitivement mais ça sera propablement à cheval sur juillet-aout (période 14 juillet – 15 aout).

Durée : 30 jours ou 36 jours (si possibilité d'allongement à voir avec boulot)

Famille de 4 : couple + 2 enfants de 15ans et 20ans.

Voici donc l'ébauche du parcours avec quelques questions : Arrivée Toronto (1n si voyage long, sinon, 1ère nuit à Niagara) : A priori nous resterons peu de temps dans cette ville c'est à dire la soirée du jour d'arrivée et le lendemain jusque dans l'après midi. J'envisage un hotel sur le port, proche de la tour du CN. Pour le programme (sérré) je vous pose la question des incontournables parmi ceux-ci : Tour du CN ? Tour guidé de la ville ? Balade en ferry jusqu'à Park island afin de bénéficier d'une jolie vue sur la ville ? Autres suggestions d'activités plutôt en plein air ? Niagara falls (1n) – Arrivée en fin de journée. Matin : Maid of the mist puis passage à Niagara on the Lake. Après-midi : trajet vers Kingston. Maid of the mist : A faire en soirée, plutôt le matin tôt ou aucune importance ? Kingston ou proximité (1n) : Soirée en ville (des suggestions de choses à voir?) – Matin : croisière des milles îles. Ottawa (1n) : Arrivée dans l'après midi et départ le ledemain en fin d'après-midi. Soirée en ville. Lendemain matin tour guidé ? Balade en bateau ? Puis musée des civilisations et trajet vers Papineauville (1h) Papineauville (1n - Etape prévue seulement en cas de voyage long) - passage au château de Montebello – Parc Omega Brigham (canton de l'est – nombre de jours à déterminer) – Il s'agit d'un passage chez notre amie québécoise ; Montreal (1n) . 1 journée + lendemain matin. Je dois dire que mis à part le vieux Montréal et le biodome, je cale un peu sur les activités ...des idées de visite ou de magasinage ? Lendemain après-midi : Trajet vers parc Mauricie par chemin du roi. Parc Mauricie (1n ou 2n si voyage long) : Balade en canot au petit matin pour essayer de voir les orignaux. Trajet vers Québec par chemin du roi. Et si l'on reste une nuit de plus, quelle randonnée me conseillez vous (en dehors des chutes Waber car nous ferons déjà du canot le matin) ? Ile d'Orléans ( 1n) – Une étape intermédiaire qui permet de visiter l'île. lendemain : Trajet descente le long du St laurent par le Charlevoix et ses village (île aux coudres aussi) Village vacances du Petit Saguenay (6 ou 7n) : Village proposant des animations, des activités dans le parc du Saguenay et des excursions proches (baleines, site Nouvelle France etc...). Une belle expérience pour mes jeunes. D'autres idées originales dans le coin? Wendake/Québec (4 n) : Visite de la ville de Québec et musée des civilisations. Village huron de Wendake, musée et surtout Pow wow de Wendake qui tombe le dernier week-end de juillet et oblige à revenir sur nos pas. Par choix, pas de chutes de Momontrency... un peu " bof " après Niagara. Les idées pour découvrir la ville de Québec façon originale sont els bienvenues ! Le Bic (1n) : Trajet le matin. Visite du parc du Bic après midi. J'ai vu qu'il y avait des visites en minibus. Sinon des idées de randonnées ? Soirée à l'auberge du " mange grenouilles ". le lendemain, trajet vers Caraquet. Caraquet (1n) : Trajet, soirée à l'hotel château Albert situé dans le village historique, soirée animée. Lendemain : visite du village. Savez-vous combien de temps prend cette visite ? Bouctouche (1n) : Trajet en fin de journée et soirée théatre ? Lendemain matin : Visite du pays de la Sagouine . Savez-vous combien de temps prend cette visite ?. Trajet vers Ile du prince Edward. Charlottetown ou à proximité (1n) : Est-ce qu'un arrêt (soirée nuité) à Charlotteville vaut le coup ? Des idées de visite ? Lendemain embarquement sur traversier des îles de la Madeleine. Iles de la Madeleine (6n) : Probalement auberge de la Salicorne qui offre des activités et visites, même si un peu excentrée. Cela peut être sympa pour mes jeunes non? Pictou (1n) : Matin traversier, après-midi trajet vers Pictou. Halifax (1n) : Trajet vers Halifax. Visite de la ville. Est-ce que la citadelle vaut le coup d'oeil ou bien y a t-il d'autres endroits plus sympas à voir?

Vol retour vers Europe Certains remarquerons "horrifiés" que je n'ai pas prévu de visiter le fameux Lac St Jean ou bien la Gaspésie.

C'est un choix. Je souhaite privilégier la diversité et les rencontres avec les habitants d'autres régions (Québec, Acadie, Iles et Amérindiens) et laisser la part belle aux cultures et traditions (musées vivants et reconstitutions, spectacles, musées des civilisations...). A l'inverse des précédents voyages vers l'ouest des Etats-Unis où nous avons surtout exploré de magnifiques paysages, ici c'est à la rencontre des personnes que je souhaite inviter les enfants, débarassés en grande partie de la barrière de la langue. J'espère qu'ils pourront s'amuser avec d'autres jeunes de leur age.

Vos remarques et suggestions sont les bienvenues. 🙂
Compte-rendu Croisière dans les Fjords norvégiens Azamara Journey, 18 juin 2010 English translation pending
by MissMC · 2010-08-25 · 19 replies
Je vous présente le long récit de notre dernière croisière! Durant ma préparation pour cette croisière, je n'ai trouvé que très peu d'information sur les ports d'escale de cet itinéraire dans les fjords de Norvège - alors j'espère que les descriptions détaillées pourront permettre aux voyageurs planifiant une croisière semblable d'avoir une bonne idée de ce qu'ils y trouveront!!! Bonne lecture, MissMC

Croisière dans les fjords norvégiens - Azamara Journey - 18 au 30 juin 2010

Jour 1 - Départ de Montréal et embarquement à Copenhague

Notre vol sur Lufthansa a été des plus agréables! Chaque siège avait son système de vidéo avec un bon choix de films, émissions de télé et de poste radio. Nous avions une connexion à Munich d'à peine 45 minutes. Mais comme nous avions demandé le service mobilité réduite, on nous attendait à la barrière avec un cart et ainsi, on a pu passer au devant des lignes de sécurité et de douane, et nous sommes arrivés à notre barrière juste à temps pour l'embarquement. Nous avons atterri à Copenhague à 10h40 et encore une fois, on nous attendait avec un cart. La dame en charge du service est même allée chercher les valises et les a apportées jusqu'au taxi. À 11h15 on filait vers le port!!! Le trajet de CPH au port Freeport de Copenhague prend environ 20-30 minutes. Il y a beaucoup de construction dans le centre de la ville causant un peu de congestion.

Arrivées au port à 11h45, nous sommes accueillies par les bagagistes qui prennent nos bagages en charge. Le port a aménagé un grand chapiteau sur le quai. C'est là que nous faisons notre enregistrement. Nous sommes 6 dans cet immense chapiteau - donc en moins de temps qu'il ne faut nous avons notre carte en main et sommes prêts à monter à bord!

Fidèle à la tradition, nous sommes reçues avec un verre de rosé mousseux et avec l'accueil chaleureux habituel d'Azamara.

C'est notre première croisière sur le Journey, mais il est vraiment identique au Quest sur lequel nous avons navigué deux fois l'an dernier, donc nous avons vraiment le 'feeling' de rentrer à la maison!!! Quel bonheur de retrouver ce sentiment familier.

En attendant que les cabines soient prêtes, nous allons prendre une bouche au Windows Café, le buffet. Un des nouveaux avantages d'Azamara est que le vin est inclus au repas. Rapidement, un serveur vient nous offrir la carte des vins et nous propose le rouge ou le blanc du jour! Décidément, ça commence bien! A 13h00 les cabines sont disponibles. Pas de surprise, la cabine est identique à celles que nous avons eu précédemment. Toutefois, la télé à été changée pour un écran plat. De plus, le frigo est rempli avec nos boissons douces préférées et de l'eau - c'est maintenant inclus et gratuit en tout temps!! Notre butler vient se présenter et nous apporte les valises rapidement. On a le temps de tout déballer avant la drill de sécurité.

Même la drill a été simplifiée... plus besoin de trimbaler les gilets, et on se rencontre au point de ralliement, au Cabaret. Après une brève explication sur comment enfiler le gilet, on nous permet de quitter. En 15 minutes, tout est réglé!!

Le départ du port de Copenhague est toujours impressionnant... les éoliennes bien ancrées en mer et qui bordent le port sont comme des petits soldats blancs qui forment une haie d'honneur aux navires qui quittent son port. Le Norwegian Sun nous précède et nous suivons dans son sillon.

Une rencontre de groupe du Forum Cruise Critic a lieu ce soir à 18h00. Nous étions une cinquantaine de personne et comme d'habitude, c'est toujours réjouissant de rencontrer les personnes avec qui nous avons planifié et échangé pendant tous ces mois! Comme je suis la leader du Roll Call, j'ai plusieurs personnes à saluer... Les officiers nous accueillent ainsi que le directeur de croisière, un canadien Eric De Gray. Eric est un être vraiment exceptionnel. Il est canadien, mesure 6''7', a une voix incroyable (tant quand il parle que quand il chante), était vedette de patin artistique pendant 16 ans... et il n'a que 45 ans! Il est directeur de croisière depuis presque 20 ans, et il a travaillé principalement sur les lignes de luxe comme Radisson, Silversea et récemment Seabourn.

Finalement, le capitaine nous rejoint. Capitaine Johannes Tysse est norvégien et est très fier de nous conduire dans son coin de pays! C'est en fait sa première journée avec Azamara! Donc c'est son baptême ce qui rend cette croisière très spéciale pour nous tous! Lui et Eric font toute une paire car le capitaine est plutôt court... ils ont donc un bon deux têtes de différence!! Ils ont une belle complicité car ils ont travaillé ensemble sur Seabourn.

On nous dit que cette croisière sera pratiquement une croisière privée... nous ne serons que 380 à bord (sur une capacité de 704 passagers) - il y aura donc plus de staff (410) que de passagers!!!

Le Jet Lag commence à se faire sentir alors une petite sieste s'impose avant le souper! Le service en salle à manger est un peu désorganisé mais la nourriture est excellente. De plus, les vins offerts sont de très haute qualité - on ne nous sert pas de la piquette. De plus, les vins sont choisis en fonction des plats principaux, et varieront à tous les jours. En plus de l'offre quotidienne, une sélection d'excellente bouteille d'autres cépages sont offertes à rabais - moins de 20$!!! Nous réussissons à rester éveillées jusqu'au spectacle... comble de bonheur!!! Dan Radner, le chef d'orchestre que nous avions eu sur le Quest en février est sur la scène à la tête du band de 7 musiciens. Je jubile car il est EXTRAORDINAIRE... un musicien accompli, sympathique et un jazzman incroyable...

A 22h30, nous sortons du Cabaret et le soleil est encore tout haut perché dans le ciel... bizarre, mais excitant en même temps. Il faudra tirer les rideaux si on veut fermer l'oeil, mais jet lag aidant, je m'écroule aussitôt la tête sur l'oreiller... littéralement...

A 4h30 le soleil se pointe déjà et je ne peux m'empêcher de jeter un oeil dehors. Le ciel est couvert mais on voit une belle bande orangée à l'horizon. Notre arrivée à Oslo est prévue pour 11h00 ce matin, donc on tente de fermer l'oeil à nouveau!!

Jour 2 - Oslo - Alternance de soleil et pluie - 12C Lever du soleil: 4H25 Coucher du soleil: 21H57

Un réveil un peu désorienté ce matin... le décalage horreur nous rentre dedans un peu! Mais on finit par s'extirper de nos lits et aller déjeuner à la salle à manger vers 9h00. Depuis quelques années, nous privilégions la salle à manger pour le petit déjeuner car on est moins bousculé, et on mange chaud!!! On peut avoir tout ce qu'il y a au buffet, mais tout est fait sur commande donc on a toujours des oeufs frais. De plus, on n'a pas à constamment se lever pour aller chercher ceci ou cela... on aime bien ça! Mais ce matin, c'est le désert... nous sommes 3 couples dans la salle à manger. Soit que tout le monde est crevé et dorme encore, ou qu'ils soient tous au buffet!!

Nous nous sommes installées au Looking Glass, un grand salon sur le devant du bateau, tout vitré, d'où on a une vue extraordinaire! De là, nous avions une vue panoramique sur le fjord d'Oslo que nous avons remonté tout doucement jusqu'à notre arrivée vers 10h30. La température était incertaine - tantôt un beau soleil, et quelques minutes plus tard de gros nuages gris menaçant...

Comme nous avions déjà visité Oslo, nous n'avions pas de plan bien précis, bien que je voulais voir le nouvel Opéra à tout prix, et peut-être aussi visiter la forteresse Akershus, juste à côté du quai où est accosté le Journey. Nous sommes descendus pour aller chercher de l'information au kiosque d'info touristique et 2 bus hop-on-hop-off étaient sur le point de partir... on a donc sauté sur l'occasion (faut le dire vite, car c'était super cher - 37$ par personne)! Mais ce qui est bien est qu'ils ont des bus spéciaux les jours de croisières qui fonctionnent pour toute la durée de l'escale. Comme notre navire était à quai jusqu'à 21h00, il y a eu des bus jusqu'à 20h30, contrairement à d'habitude ou les tours se terminent vers 17h00.

Nous avons pu voir le magnifique Opéra d’Oslo, qui n’y était pas à notre dernier passage. Quelle architecture! Modelé d’après un iceberg, cette construction de marbre blanc est un hommage au passé glaciaire de la Norvège. Tout à fait à propos pour un opéra construit tout au fond d’un fjord! Et la ville est en ébullition! On y voit de la construction partout et le résultat est un heureux mélange de modernité aux lignes épurés et de nostalgie de l’époque Viking.

N'ayant pas à faire tous les arrêts requis pour une première visite, comme le parc Vigeland avec toutes ses sculptures magnifiques, et les musées pour voir les bateaux Vikings, nous avons simplement fait le circuit et apprécié de voir la ville dans son ensemble. Nous avons découvert une ville moderne, et plein changement. Dans quelques semaines à peine, un tunnel qui traversera d'un côté à l'autre du fjord, sous la mer, sera ouvert. Une fois le tunnel en fonction, ils vous démolir le boulevard urbain surélevé (un peu comme le Métropolitain à Montréal) afin de reverdir le bord de l'eau de la ville! Génial non?

Une fois le circuit complété, nous sommes allées prendre une bouchée au buffet puis on a tenté d'aller visiter la forteresse Akershus mais on s'est fait prendre par une grosse ondée de pluie et on a dû rebrousser chemin.

Un super yacht est accosté juste à côté du Journey: le Skat. Curieuse de voir ce méga yacht privé, je suis allé 'googler' pour voir à qui il appartenait: Le Skat est un yacht de luxe construit par Lürssen de Brême, en Allemagne. Le projet a débuté en Novembre 1999 et le yacht lancé en 2001. Le propriétaire est Charles Simonyi, un ancien ingénieur logiciel de Microsoft et le 5e touriste de l'espace. Le yacht est le 64e en importance au monde avec une longueur de 71 mètres (233 pieds). Simonyi fois avait une petite amie danoise qui l'appelait «skat», littéralement «trésor» (ou «taxe»), mais un terme commun d'affection similaire à "honey" en anglais.

Un buffet spécial était offert ce soir - spécialités nordiques. Les tables du Windows Café avait été recouverte de belles nappes blanches, chandelles etc. C'était très agréable avec le ciel clair jusque tard! Le chef avait fait provision de poissons à Oslo - saumon, hake, moules, palourdes etc. On nous le faisait cuire sur mesure, selon notre préférence de cuisson. C'était succulent! De plus, on a pu goûter à d'autres spécialités comme le boeuf Strogonoff, le poulet Gorki, salade de betteraves etc.

De retour à notre cabine vers 23h00, nous avons eu droit à un ciel mauve et orangé de toute beauté... Demain sera une journée en mer... on doit prendre des forces car ce sera suivi par 8 jours d'escale consécutifs...

Jour 3 - 20 juin - En mer - 12C - ciel variable Lever du soleil: 3h54 Coucher du soleil: 21h57

Nous avons quitté la protection du fjord d'Oslo et contournons maintenant le sud de la Norvège afin de remonter vers la côte Ouest. Ce matin, la mer est calme, tellement qu'on a l'impression de ne pas bouger... mais nous savons que cette mer d'huile n'est que temporaire car ce soir, nous serons dans la mer du Nord, reconnue pour être tout sauf sereine!

Nous avons un horaire assez chargé pour cette journée qui devrait en être une de repos! Comme l'itinéraire est intensif avec aucune journée en mer pour les 8 prochains jours, nous avons une conférence qui couvrira la majorité des escales, alors on ne veut pas la manquer! Mais notre 'destination lecturer', une dame dans la soixantaine, est loin d'être du niveau auquel on pourrait s'attendre... nous nous ennuyons de Jon Fleming, le conférencier que nous avons eu en Asie sur le Quest, et qui est de retour sur ce navire pour faire la Méditerranée cet été...

A midi, l'hôtesse francophone avait organisé un déjeuner (lunch) pour les passagers francophones. Quelle bonne idée! Nous avons donc lunché avec 2 autres couples de québécois et un couple de belge. À l'autre table, 2 autres québécois, 4 français et 2 belges. Mais l'hôtesse nous dit qu'il y a une trentaine de francophones à bord.

L'après-midi a été ensoleillé donc on a profité de ce moment de répit pour prendre un bon coup de soleil sur le Lido!!

Contrairement aux autres lignes de croisières, Azamara ne fait pas de soirée du capitaine en tant que telle, mais ce soir, c'était le 'toast' du Capitaine. 15 minutes avant le début du spectacle, on nous a servi du champagne et des truffes de chocolat (mmmm), puis le capitaine est venu faire une petit discours fort intéressant. Il a même poussé l'audace à ce baptiser (il a cassé sa coupe de champagne et s'est asperger les chaussures!!!). Le 'toast' a été suivi d'un excellent spectacle d'un artiste de Las Vegas, Tony Pace qui nous a fait plusieurs imitations, chansons, et numéros différents et intéressants.

Le capitaine nous a annoncé que vers 23h00 nous ferions notre entrée dans le Hardangerfjord, une entrée spectaculaire car très étroite. De plus nous allions passé sous un pont avec seulement 4 mètres de dégagement entre le haut du bateau et le pont! Bien qu'il faisait plutôt froid, je suis resté sur le pont 11 jusqu'à 23h45.

Jour 4 - 21 juin - Eidfjord - 19C - soleil Lever du soleil: 4h11 Coucher du soleil: 23h11

Je suis debout depuis 5h00... nous longeons les côtes du fjord et le paysage est tellement bucolique. Les collines vertes sont parsemées de petites maisons blanches, rouges ou jaunes, les trois couleurs de maisons de Norvège. On apprendra que les blanches étaient celles des gens les plus fortunés, tandis que la couleur rouge était utilisé par les paysans, les pauvres car elle était fait de restant de cuivre et d'entrailles de poisson. Souvent les bâtiments de ferme étaient rouge tandis que les maisons étaient blanches.

On peut voir sur le côté sud du fjord des fermes aménagées sur les rives plus planes. Tout un contraste avec les pics de granit encore enneigés et les profondes fissures qui dévalent les montagnes comme des rides dans ce paysage si pur! Je me retrouve sur le pont 11 très tôt, avec quelques enthousiastes qui comme moi, se retrouverons matin après matin sur ce pont tout en haut du navire, d'où nous avons une vue spectaculaire.

Nous arrivons à Eidfjord comme prévu à 8h00. Nichée tout au fond du Hardangerfjord, cette petite commune ne compte que 650 habitants. Un magnifique hôtel est installé face au port, avec une vue imprenable sur le fjord - excepté pour ce matin... car notre navire est accosté face à l'hôtel! Les gens qui ont réservé une chambre vue sur fjord auront toute une surprise ce matin de se retrouver face à face avec nous!!!

Notre excursion parcoure la route qui longe ce fjord et notre guide nous parle de la vie de ces petites communautés et des difficultés qu'elles doivent affronter de vivre dans un tel isolement, et des rigueurs du climat plutôt pluvieux. Mais il y a aussi des bénéfices dus au Jet Stream qui créé un micro-climat permettant la culture des arbres fruitiers. Nous avons pris la route 7 qui mène d'Oslo à Bergen. Elle est bien pavée mais très étroite. Il n'est pas rare que les voitures ou nombreux camping cars que nous croisons doivent reculer jusqu'à un point plus large pour laisser passer le bus! La couleur de l'eau du fjord est incroyable... d'un beau vert turquoise due au fait que c'est un mélange d'eau de mer et d'eau douce de la fonte des glaciers!

Notre excursion nous amène à Kinsarvik, un minuscule village de 450 habitants à l'embouchure du Sørfjorden et du Eidfjorden, deux branches du Hardangerfjord. Nous y avons visité l'une des plus vieilles églises en pierre de Norvège qui date de 1160. Ses mûrs intérieurs sont ornés de fresques impressionnantes dont celle de l'archange Gabriel qui pèse les âmes!

Puis nous poursuivons notre route jusqu'à Lofthus, un village réputé pour ses nombreux vergers de pommes, poires, cerises. Une ferme expérimentale y est installée afin de trouver des techniques permettant de maximiser ce potentiel agricole. La vue de tout ces vergers avec les pics enneigés et l'eau turquoise du fjord est assez surprenante. Après un petit trek sur le bord de l'eau nous faisons la visite de l'église de Lofthus où nous avons pu découvrir un magnifique autel. Le ligne d'autel est décoré d'une jolie dentelle. Notre guide nous indique que ce point de dentelle est reconnu pour le point Hardanger partout au monde. Toutefois, il serait d'origine turque et aurait été rapporté ici par les explorations Vikings. Les femmes du fjord aurait adopté et raffiné ce point, ainsi il prit le nom de la région.

Après cette visite, nous sommes reçus sur la terrasse d'un lodge où on nous servit un gâteau aux pommes à la mode avec un caramel chaud... Tout à fait à point après toute cette marche, et absolument délicieux! Nous faisons aussi connaissance avec un autre couple de québécois de Laval! Je dois noter que le café en Norvège est exquis... il est très fort, mais de grande qualité, probablement un mélange fait de cafés sud-américains et africains. On se régale!!!

De retour à Eidfjord, et sous un soleil ardent, je pars à la découverte de ce petit village: quelques écoles, deux églises - une neuve et une vieille, une épicerie, quelques magasins de souvenirs et une banque dont le guichet refuse de me donner quelques kroners... Les maisons sont toutes de bois, avec des toitures en ardoise, en tuile noire ou en gazon. On retrouve aussi beaucoup d'auberges car ce lieu est hautement touristique pour les gens en quête de plein air. J'ai fait un trek de 90 minutes en suivant une belle rivière qui menait à un lac glaciaire. Je retourne au bateau complètement affamée!! Après un super burger au grill du Lido, nous faisons la farniente sous le soleil nordique jusqu'au départ à 18h00.

Comme notre cabine est en avant, et juste en dessous de la timonerie, nous avons notre conversation quotidienne avec le Capitaine alors qu'il se prépare à lâcher les amarres!

Après un excellent souper à la salle à manger, nous préférons aller écouter l'orchestre du Journey au Mosaic Café, le petit lounge de l'atrium qui fait une session de Jazz ce soir!! Quel délice... De retour à la cabine à 23h30, il fait toujours très clair! Mais nous n'avons pas de coucher de soleil ce soir... seulement un magnifique ciel mauve!

Jour 5 - 22 juin - Bergen - 19C - nuageux et pluie Lever du soleil: 4h09 Coucher du soleil: 23h13

Le Capitaine Tysse nous avait promis un temps splendide pour notre journée à Bergen, sa ville natale... mais le temps est plutôt gris et maussade. Pas vraiment surprenant car on dit qu'à Bergen il pleut 360 jours par année! Notre consolation est que lors de notre première visite ici, en 2008, il avait fait un soleil radieux toute la journée.

L'arrivée à Bergen nous a semblé moins spectaculaire que la première fois - je cherchais à revoir certaines maisons et chalet que j'avais vu, mais je crois que nous avons pris une route différente. Nous suivions le Prinsendam de HAL et nous avons trouvé notre place au port à côté du Aida Luna, qui nous surveille de son gros oeil!!! Il y aura donc pas mal de monde en ville avec 3 navires au port!

Nous avions choisi de faire une excursion à l'île de Lysoen pour visiter la villa d'un célèbre musicien norvégien, Ole Bull. Nous n'étions pas familière avec ce personnage. Après avoir lu sur lui, nous avons appris qu'il avait connu la célébrité partout au monde et que c'était grâce à lui que Edvard Grieg avait émergé. De plus, avec sa deuxième femme, une américaine, il a fondé plusieurs colonies en Pennsylvanie USA. Nous étions donc curieuse d'en apprendre un peu plus, mais hier soir, on nous a avisé que notre excursion était annulée, faute de participants. Notre seule option était de faire une visite par nous-même... j'étais vraiment déçue et en rogne... Nous n'étions donc aucunement pressée de sortir.

Nous avions donc décidé de faire l'ascension du mont Fløyen en funiculaire... mais avec le brouillard et la pluie, on a aussi oublié ce projet... Finalement, on a décidé de simplement se promener un peu.

Nous avons revu le quartier de Bryggen, site du patrimoine mondial de l'Unesco. C'est ici que furent construites les premières maisons de Bergen qui furent érigées le long des anciens quais hanséatiques. Pendant 400 ans, les marchands de la Hanse ont dominé Bryggen, qui a été ravagé par les incendies plusieurs fois. Cette fois, nous avons fait des photos des effigies qui ornent la devanture de ces maisons de bois si représentatives de Bergen. La place était animée car on y faisait le tournage d'un film norvégien... surement un thriller car l'acteur, un beau blond était tout en sang!! J'ai trouvé les maisons un peu plus croches que lors de notre dernier passage. En se promenant dans les petites rues, j'ai remarqué que plusieurs installations étaient en cours pour solidifier et redresser plusieurs des maisons.

Puis nous avons flâné un peu dans le fameux marché aux poisson, le Fisketorget. Très touristique, mais quand même très vivant. Les marchands étaient assaillis par les japonais... pourquoi? Pour faire des provisions indécentes de caviar! Plusieurs étals offraient plusieurs types de caviar dont le succulent caviar de saumon - avec ses grosses perles orangées qui éclatent sur la langue. Les japonais repartaient les bras chargés de ces petits pots d'oeufs salés si recherchés... En plus de filet de saumon, de saumon fumé et gravlax, les sandwiches au crevettes et crabe sont aussi très populaires (et très chères...).

Nous avons poursuivi notre marche jusqu'à la rue piétonne pour faire quelques 'commissions'! Nous sommes entrées dans un centre d'achat à la recherche de quelques petits trucs oubliés. On en a profité pour prendre une bouchée dans une petite cafétéria sympathique: 16$ pour un bol de soupe au choux-fleur et 2$ pour aller aux toilettes... welcome to Norway... le coût de la vie est tellement cher ici, pas vraiment la place pour faire du shopping. On laisse faire les commissions... on s'organisera avec ce qu'on a!

Nous sommes donc rentrées au bateau tôt, en passant par le magnifique parc de la Résidence royale, le Hall de Håkon, qui fut construit par le Roi Håkon Håkonsson de 1247 à 1261. Il se situe à côté de la Tour Rosenkrantz, qui date des années 1270. La tour a été agrandie à plusieurs reprises pour servir de fortification et marquer le pouvoir vis-à-vis des puissants marchands hanséatiques. Nous avions fait la visite de la tour et du Hall à notre dernière visite. Alors cette fois, on en a profité pour explorer les jardins où les rhododendrons sont en pleine floraison!

Après toute cette marche, nous faisons une belle sieste... nous avons besoin de récupérer car le capitaine nous a dit que demain matin, à 4h00, nous passerons un passage étroit du Nordfjord à ne pas manquer!! C'est un peu tôt, mais c'est certain que je serai sur le pont. Donc après un excellent souper, nous sommes allées à la conférence sur les fjords - nous n'étions que 6 dans la salle... et hop! on est allé se coucher!

Jour 6 - 23 juin - Nordfjord: Olden - 19C - soleil et nuages Lever du soleil: 4h10 Coucher du soleil: 23h12

Je vous ai parlé du passage dans le Nordfjord vers 4h00? et bien je ne sais trop si c'était l'anticipation, ou seulement un moment d'insomnie, mais j'étais réveillée à toutes les 30 minutes... Finalement, à 3h30, je suis sortie de mon pyjama et j'ai enfilé mon jeans et manteau chaud et je suis sortie sur le pont. J'aurais pu rester sur le balcon, mais la vue est tellement plus spectaculaire du haut du navire! J'avoue que j'étais la seule vraie crinquée à cette heure, mais j'ai rapidement eu de la compagnie! À 4h00, plusieurs personnes sont apparues, une à une, les yeux endormis et les cheveux ébouriffés! Un petit buffet de café, thé et viennoiseries a été installé au Looking Glass pour combler les creux du petit matin.

Et à 4h00 pile, nous passions à côté du mur de roc le plus haut d'Europe - un mur de plus de 650 m de haut. Passé ce point marquant, le navire a commencer sa navigation sinueuse vers Olden, avec des tournants à 180 degrés. Assez impressionnant! J'avoue que je suis retournée me coucher pour récupérer un peu avant mon excursion du matin au glacier Briksdal!

Le navire devait être à quai à 8h00, mais quand nous sommes arrivés à Olden, le Grand Mistral de Ibero avait pris notre emplacement à quai... le capitaine a donc jeté l'ancre à quelques mètres du port. Le débarquement en navette s'est fait très rapidement, et chaque groupe d'excursion a eu droit à sa propre navette.

La région du Nordfjord, fjord de 106 kilomètres de long, abrite le spectaculaire glacier Briksdal. Le Briksdal est alimenté par les glaciers de fjeld (nom donné aux larges plateaux glaciaires, sur la façade atlantique de la Norvège). Le glacier Briksdal dévale une pente abrupte (1200 mètres), le long d’austères falaises qu’il éclaire de ses couleurs polaires : des touches de turquoise entrecroisées de longue cascade de blanc et de gris. Le glacier Birksdal est au cœur du parc national de Jostedal Glacier.

Pour rejoindre le parc, nous empruntons la route qui longe d'abord la rivière Olden, puis un lac glaciaire du même nom. Le lac est comme un miroir, et on peut apercevoir, tout au fond, l'immensité du glacier Jostedal. La route est parsemée de terrain de camping et de petits chalets. Plusieurs fermes sont aussi installées au creux de cette vallée verdoyante. Le spectacle des montagnes au sommets enneigés se mirant dans le lac est vraiment inoubliable!

Arrivé à Briksdal, on nous donne 2.5 heures pour faire l'ascension et la descente. A notre retour, nous sommes invités à prendre une collation de gâteau et café. Le sentier pour se rendre au glacier est bien aménagé, mais avis aux gens moins en forme... le cardio s'en donne à coeur joie, et les genoux sont mieux d'être bien huilés... l'ascension est assez intense. Toutefois, on a la possibilité de louer des tout-terrrains pour 7 personnes (environ 300$). Je pars donc, en tête de notre peloton et choisis la route la plus difficile, mais la plus belle car elle suit la belle rivière. Le sentier est bordée tantôt de cascades grondantes et scintillantes, tantôt de petits chalets aux toits gazonnés, tantôt de champs remplis de fleurs sauvages. La randonnée est splendide. Arrivés en haut, le spectacle est grandiose. Nous passons sous une grosse roche, et en tournant le coin on arrive nez à nez avec le Glacier Briksdal... wow... on peut même sentir la fraîcheur de cet amas de glace gargantuesque!

Plusieurs morceaux de glace flottent sur le petit lac qui baigne les pieds du glacier. Evidemment, tout le monde se fait photographier... debout, assis, avec des morceaux de glace dans les mains, etc. À peine quelques minutes après mon arrivée, nous sommes envahis par une horde d'Espagnols (du Grand Mistral) et j'avoue que le charme est un peu rompu... mais j'ai eu le temps de bien m'imprégner des turquoises des crevasses et des chutes qui entourent le glacier, comme s'il pleurait à chaudes larmes... C'est donc le moment de prendre la route du retour avant d'à mon tour succomber aux larmes de plaisir qui me montent aux yeux! J'amorce la descente qui est plus difficile... l'ascension est cardio, mais la descente est très musculaire... les cuisses me chauffent tellement certaines des pentes sont raides. De plus, on glisse sur les roches de la morraine. Et en plus, nous faisons face à une marée, que dis-je, un tsunami d'Espagnols qui montent vers le glacier tandis que nous tentons de se frayer un chemin parmi eux... Nous avons été très chanceux car la montée s'est fait sous un couvert nuageux ce qui nous procurait une certaine fraîcheur, mais arrivé en haut, le ciel s'est couvert de gros trous bleus laissant apparaître le soleil. Génial car on a pu prendre des photos du glacier avec et sans soleil (ce qui est mieux pour faire ressortir le bleu des glaces!).

Après toute cette marche, je ne me suis pas fait prier pour engloutir une quantité impressionnante de petites crêpes fourrées de crème, de gâteau aux pommes et de succulent café... décidément, le café est délicieux ici!!

Nous sommes rentrés à Olden vers 13h00. Ce petit village compte environ 600 habitants pour la plupart fermiers, mais qui combinent aussi des emplois en tourisme. Notre chauffeur d'autobus nous a montré sa ferme en passant! Ce petit coin de paradis est un endroit prisé pour les vacances nature - marche en montagne, pêche au saumon et à la truite, kayak dans les fjords. Au centre du village, il n'y avait guère plus qu'une belle église à visiter, quelques boutiques de souvenirs - toujours les mêmes (trolls ou pull en laine à motif norvégien), et une magnifique chutes d'eau en cascade.

Au menu pour l'après-midi: farniente sur le pont, on se fait chauffer sous le soleil brillant bien installé sur les chaises longues du Lido... on doit reposer tous ces muscles qu'on ne savait même pas posséder!!!

Jour 7 - 24 juin - Storfjord: Geiranger - 16C - soleil et nuages Lever du soleil: 4h11 Coucher du soleil: 23h15

C'est aujourd'hui que nous allons enfin défiler le long du plus célèbre fjord de Norvège inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco depuis 2005, le Geirangerfjord!! C'est une branche d'une quinzaine de kilomètres du Storfjord. Au fond du fjord se trouve le village de Geiranger.

Comme l'entrée dans le fjord se fera vers 6h00, nous pouvons faire la grasse matinée!!! Le capitaine nous a invité à ne pas manquer le passage près des célèbres chutes des 7 sœurs qui seront visibles vers 7h00. Comme nous étions au lit tôt hier soir, je suis fidèle à mon horaire et je suis sur le pont très tôt... ça permet à Mariette de dormir un peu après une nuit un peu houleuse.

Au fil du fjord, les cascades hautes de centaines de mètres défilent sous nos yeux... C'est en fait une des raisons pourquoi ce fjord est si reconnu - il n'est ni le plus étroit, ni le plus long mais parsemés de ces centaines de cascades, il est définitivement le plus joli!

On aperçoit plusieurs filets d'eau qui se jettent du haut de la falaise... ça y est! Nous somme aux 7 Soeurs!! Clic clic clic... les appareils photo se font aller! Puis tout à coup, nous réalisons que se pointent les vraies 7 Soeurs, avec 7 cascades côte à côte bien distinctes! On s'est tous fait prendre. J'ai alors rebaptisé les fausses soeurs du nom des 7 Nains! On a tous bien ri, et je pense que ce nouveau nom pourrait trouver place sur les nouvelles cartes géographiques!!! Cette chute est vraiment impressionnante et la plus haute des sept fait une chute libre de plus de 250 mètres! Juste en face, on peut voir une autre magnifique chute qu'on appelle 'Le prétendant' puisqu'on dit qu'il fait la cours aux 7 soeurs!

Vers 8h00, nous rejoignons le Eurodam de HAL ancré dans la magnifique baie face au village de Geiranger.

Aujourd'hui, nous allons visiter une ferme d'été, nichée dans la vallée de Norddal. Nous ne sommes que 15 personnes dans notre excursion! Super! Et coup de chance, nous réussissons à avoir les premiers sièges au devant du bus! Notre guide est un charmant jeune suédois, qui passe ses hivers à faire du ski ici et là, et l'été, à faire le guide touristique! Ici, il peut combiner ses deux passions car on retrouve les seules stations de ski d'été - comme il y a trop de neige l'hiver, les stations ne sont ouvertes que l'été!!!

Nous empruntons la fameuse route des aigles - Ørneveien, avec ses 11 virages en épingles à cheveux. Le premier virage est impressionnant, le deuxième, sur le bord de la falaise commence à être un peu plus énervant. Au troisième, ma mère n'en peut plus, elle détale et s'installe à quelques bancs derrière moi! Les navires au fond du fjord deviennent de plus en plus petits! Nous atteignons finalement le point le plus haut à 624m/2,047pi... Puis nous empruntons un des fameux tunnels afin de traverser jusque dans la vallée de Eidsdal. Nous traversons cette vallée où défilent lacs et cascades, encadrés de pics enneigés... c'est époustouflant. On ne sait plus comment capturer ces paysages afin de leur rendre justice.

Nous quittons la route pour emprunter un chemin privé, en gravier. C'est la route privé de la ferme Herdal. Cette ferme d'une trentaine de bâtiments semble perdues au creux d'une vallée bordée de grands pics de granit raides et escarpés, couronnés de neiges éternelles. Deux jeunes filles viennent nous accueillir. Elles travaillent et habitent la ferme pour les mois d'été avec 6 autres personnes. Dès les mois chauds arrivés, plusieurs fermiers de la région montent leurs chèvres à cette ferme d'été afin de laisser paître les animaux. C'est une ferme traditionnelle, qui fonctionne comme au temps des Vikings i.e. sans électricité ni eau courante! La seule électricité provient d'une génératrice utilisée pour la traite des 350 chèvres. Les employés utilisent le gaz et le bois pour se chauffer et pour la cuisson, et gardent les aliments au frais dans les ruisseaux d'eau glaciale des montagnes!

On y fabrique plusieurs fromages dont le Brunost, le fameux fromage de chèvre brun. Ce fromage au goût doux et sucré est fabriqué selon la méthode traditionnelle avec le petit lait de chèvre. Il est chauffé pendant 7-8 heures jusqu'à ce l'eau s'évapore et que les sucres du lait caramélise. Quel délice... On a pu goûter à ce fromage et à plusieurs autres, tous fabriqués ici ou dans la région.

Après avoir visité les cabines des employés et avoir fait copains avec les petits agneaux (ils sont très mignons, mais un peu puants...) , nous avons eu droit à un autre goûter de crêpes, de crème sure faite sur place et de confiture. Décidément, les norvégiens ont la dent sucrée... ça tombe bien, nous aussi!

Sur la route de retour, nous avons eu quelques gouttes de pluie, et puis hop, le soleil est de retour. Nous sommes bénis, car la température est vraiment de notre côté! Avant de rentrer à Geiranger, nous faisons un arrêt au haut de la fameuse route des aigles, au point de vue de Ørneveien afin de prendre la traditionnelle photos avec notre navire tout au fond du fjord... inévitable, et quand même très impressionnante.

Le navire a quitté le port vers 18h00 et cette fois, les chutes des 7 soeurs seront de notre côté du navire - donc nous restons bien installés sur notre balcon. Arrivés aux chutes, le capitaine a arrêté le bateau afin que tous puissent admirer ces chutes magnifiques... au bout d'une quinzaine de minutes, il a annoncé qu'il tenterait une petite pirouette! Il allait faire un 360 degrés dans le fjord afin que tout le monde puisse admirer les chutes de part et d'autres du fjord! Excitant!! Le bateau, une fois au travers du fjord bloquait pratiquement le passage! D'ailleurs, le traversier qui nous suivait a du arrêter sa course le temps que nous complétions la pirouette. Tout le staff était sur le bridge, et on a pu échanger avec eux sur la grande beauté de ce paysage! Peu après notre départ des 7 soeurs, un brouillard épais s'est installé dans le fjord...

Ce soir, notre directeur de croisière, Eric De Gray a fait son one-man show... wow... pas d'autres mots. Une voix extraordinaire, un sens de l'humour mordant, il est très talentueux et tellement sympathique.

Pour un aperçu de sa prestation, j'ai trouvé ce petit clip sur You Tube
http://www.youtube.com/watch?v=PzcJP1iSYWg

Jour 8 - 25 juin - Molde - 10-12C - pluie et brouillard Lever du soleil: 4h09 Coucher du soleil: 23h13

L'arrivée à Molde se fait sous la brume, des nuages très bas et de la pluie. La journée s'annonce moins prometteuse, mais l'excursion réservée aujourd'hui nous permettra de découvrir une bribe du passé de la Norvège alors que nous visiterons les forteresses et bunkers érigés par les Allemands durant l'occupation de la 2e guerre mondiale.

Contrairement à tous les petits villages et petites communes que nous avons visités jusqu'à maintenant, Molde compte environ 24 000 habitants. Elle est située dans le comté de Møre og Romsdal, en est son centre administratif et est au bord de la mer de Norvège, à l'embouchure du fjord de Romsdal. Elle est reconnue pour ses montagnes magnifiques qu'on surnomme les Alpes de Romsdal. Mais il faudra y retourner pour les voir car le couvert nuageux est tellement bas qu'on ne voit pratiquement rien devant nous, encore moins les pics montagneux!!!

Cette ville n'est reliée au reste de la Norvège que par bateau - le fameux Hurtigruten, le navire postal, y fait escale tous les jours, par ferries, par la route ou par avion. Il n'y a pas de train qui puisse nous y amener.

Bien que le surnom de Molde soit la ville des roses, c'est plutôt les rhododendrons qui égayent les jardins. On nous dit que la végétation a deux semaines de retard... comme au Canada, tout est deux semaines en avance, on se sent presque responsable de ce retard - comme si on leur avait pris ces deux semaines de floraison!!!

Notre premier arrêt est au point de vue du Mont Varden à 407 mètres d'altitude. Plutôt futile comme arrêt quand le brouillard nous empêche de voir à 15 pieds devant nous... mais notre guide nous dit qu'on peut quand même faire l'arrêt pour utiliser les toilettes... ça fait 10 minutes qu'on a quitté le navire, mais bon, on se plie... mais comble de malheur, les toilettes sont fermées! On nous donne alors 15 minutes pour explorer... décidément, la grogne s'installe!

Nous reprenons la route direction nord vers le village de Bud (prononcé bioud). C'est un joli petit village de pêcheur qui a toujours une importance stratégique au fil de l'histoire, d'abord parce que ses habitants ont toujours résisté aux marchands de la ligue hanséatique qui voulaient prendre leur territoire de pêche, puis plus tard comme point stratégique des allemands qui y construisirent des forteresses.

Avant de visiter les bunkers, nous avons été reçus à l'auberge du village pour un goûter de... vous l'avez deviné, crêpes fourrées, gâteau au chocolat et un bon café! Ces crêpes sont vraiment la gâterie préférée des norvégiens, et chaque région les prépare à leur façon, toujours un régal!!

Nous visiterons la forteresse maritime d'Ergan avec la directrice de son musée - Britt, une dame de 65 ans, née en 1945 durant l'occupation. Elle avait une foule d'histoire à nous raconter!

La forteresse a été construite entre 1940-45 et comporte un réseau de bunkers sous-terrains, un poste de commande et les quartiers des soldats et prisonniers de guerre. On y retrouve une foule d'armes, d'équipement militaire de communication et une expo sur les évènements locaux durant la guerre. Des prisonniers de guerre furent utilisés pour creuser les tunnels, et même après la fin de la construction, leur traitement cruel par les allemands leurs attirèrent la sympathie des habitants de Bud qui formèrent un réseau de résistance sans cesse grandissant. Britt nous raconte les témoignages qu'elle a récolté des anciens qui ont vécu durant cette terrible époque... le grand-père qui pisse dans le lait que le soldat allemand lui réclame etc.

À la fin de la guerre, les bunkers ont été condamnés, et plusieurs installations détruites, et les armes allemandes, jetées à la mer. Britt nous raconte que durant son adolescence, ces bunkers abandonnés étaient devenus le terrain de jeu des jeunes du coin... on peut bien s'imaginer!! Les jeunes s'y rendaient à l'insu de leur parents. Ils apportaient des patates dans lesquelles ils plantaient des clous et les jetaient au feu pour les faire cuire! Ils utilisaient le bois des murs, planchers et escaliers pour se chauffer... Si un ou l'autre des parents arrivaient pour les surprendre, ils avaient un système et tous se sauvaient en sautant dans de vieilles poches de plastiques vides, et glissaient tout au fond des tunnels - comme ils avaient brûlé tous les escaliers, c'était leur moyen de descendre! Moins facile pour remonter!! Elle nous a affirmé que bien des habitants de Bud ont eu leur première romance dans ces bunkers!

Après cette visite, nous avons emprunté la Route de l'Atlantique, un autre des points d'attrait de cette région. Cette route zigzague sur un parcours jalonné par 8 ponts qui surplombent la mer, reliant les îles entre Molde et Kristiansund dans les fjords de l'Ouest. Votée comme 'la construction norvégienne du siècle' en 2005, la Route de l’Atlantique saute agilement d’île en île, et est l'hôte d'une faune riche en oiseaux et en phoques, et passe par des excellents lieux de pêche accessibles en bateau ou tout simplement depuis les bords rocheux du littoral ou des passerelles aménagées à côté des ponts. La Route de l’Atlantique fut ouverte en 1989 et est aujourd’hui gratuite. Tout un investissement pour relier quelques villages de pêcheurs de quelques centaines d'habitants. La richesse des infrastructures de ce pays fragmenté et peu peuplé - ils sont moins de 5 millions en Norvège - nous provoque une petite pointe de jalousie...

Bien que la température ait été plutôt moche aujourd'hui, nous sommes ravis d'avoir appris sur ce passé plutôt sombre mais d'avoir aussi découvert un peuple résilient, et fier de sa nation!

De retour à Molde, je pars à la découverte de la ville pour voir les quelques points d'intérêts comme la cathédrale, la place de la dame aux roses et la célèbre statue du Jazzman, soulignant l'important festival de Jazz que cette ville reçoit tous les étés. Je me permets un peu de shopping car cette petite ville a un peu plus que des magasins de souvenirs! Je fais aussi une petite visite à l'épicerie du centre - je trouve toujours intéressant de voir qu'est-ce que les gens mangent et comment sont les étalages!

Ce soir, le chef nous a préparé un buffet norvégien avec des poissons locaux achetés au port aujourd'hui! Saumon, moules, palourdes. Le tout accompagné de la musique céleste de la harpiste! Une autre journée bien remplie... et demain? On recommence!!!

Jour 9 - 26 juin - Ålesund - 13-20C - Nuage et soleil Lever du soleil: 4h12 Coucher du soleil: 23h11

Après un copieux petit-déjeuner à la chambre, notre journée à Ålesund n'augure toujours pas bien... les nuages sont très bas et notre visibilité vraiment limitée... mais notre excursion ne part pas avant 9h00 ce matin.

Ålesund est une ville particulière puisqu'elle a été complètement détruite par le feu en 1904 et a été reconstruite selon un plan bien établi avec comme consigne d'utiliser le style Art Nouveau pour la reconstruction de toutes les maisons. Cette ville de 40 000 habitants est un port important pour le tourisme mais aussi pour la pêche au hareng. Elle est situé à l'embouchure du Storfjord, celui-là même qui abrite le Geirangerfjord! Ålesund est sise sur un archipel de trois îles, reliées par des tunnels.

Nous rejoignons notre guide Britt, une norvégienne pure laine cette région qui nous amène tout d'abord au musée Sunnmøre, un musée en plein air où nous verrons plus de 50 différents types d'habitations traditionnelles et une quarantaine d'embarcations démontrant le style de vie des habitants de cette région jusque dans les années 1900. Chaque type d'habitation avait son utilité - la maison où les gens vivaient, celle où les animaux étaient logés, le garde-manger (celle-ci est comme suspendu dans le vide, les marches d'escalier ne touchent pas à la maison pour éviter que les souris puissent y monter!) et les fameuses boat-houses, où les habitants des fjords gardaient leurs embarcations. Ces boat-houses étaient aussi construites près des villages car lorsqu'ils se rendaient au village pour faire provisions, échanges ou pour aller à l'églises, ils utilisaient la boat-house pour ranger leur bateau mais aussi pour se changer! Pas question d'aller à la messe avec les vêtements requis pour faire la traversée!!! Ainsi, ils laissaient leurs beaux vêtements dans la boat-house du village, car ils n'en avait aucune utilité à la ferme!! Nous avons aussi pu voir l'évolution des embarcations, à partir de grands bateaux vikings! Que d'ingéniosité au sein de ces peuples... Britt nous racontât tellement d'histoire qu'il aurait fallu l'enregistrer pour tout se souvenir!

Après cette visite enrichissante, nous somme montés jusqu'au mont Aksla, une des attractions touristiques majeures de Ålesund. D’ici, le panorama sur la ville, l’archipel magnifique ainsi que les majestueuses alpes de Sunnmøre est formidable. Deux options existent pour rejoindre ce point de vue: on peut monter sur l’Aksla en prenant les 418 marches à partir de Byparken (le parc central) ou bien l'autobus jusqu’au sommet. Devinez quelle option nous avons choisi?? Certainement pas les marches... on garde notre énergie pour découvrir la ville à pied en après-midi! Dans le parc qui se trouve au pied du Mont Aksla il y a une jolie place de jeux pour les enfants ainsi qu’une statue du viking Gange-Rolf qui fonda la Normandie en 911. C’est l’ancêtre de Guillaume le Conquérant qui conquit l’Angleterre en 1066 et par conséquent l’ancêtre de la maison royale anglaise. A écouter les norvégiens, on apprend que les Vikings ont laissé leur trace à bien plus d'endroit qu'on ne le croit!!

La vue du mont Aksla est époustouflante! Heureusement pour nous, le brouillard s'est levé et bien que le soleil ne soit pas encore au rendez-vous, on a une vue spectaculaire sur les trois îles qui composent cette ville si colorée et aux toitures en pignons! Les appareils photo ne dérougissent pas! On peut même voir le Journey accosté en plein coeur de cette jolie ville.

Nous terminons cette excursion par un tour de ville où nous découvrons ces maisons au style si particulier. Les consignes de reconstruction étaient très précises: murs de pierre, toit de plomb, style architectural Art Nouveau qui prend nom de Jugendstil en Norvège.

Voici ce qu'on dit de l'Art nouveau: Il se caractérise par l'inventivité, la présence de rythmes, couleurs, ornementations, inspirés des arbres, des fleurs, des insectes, des animaux, et qui introduisent du sensible dans le décor quotidien. C'est aussi un art total en ce sens qu'il occupe tout l'espace disponible pour mettre en place un univers personnel considéré comme favorable à l’épanouissement de l'homme moderne de ce début du XXe siècle. En France, l'Art nouveau était également appelé par ses détracteurs le style nouille en raison des formes en arabesques caractéristiques, ou encore le style métro, à cause des bouches de métro parisiennes réalisées en 1900 par Hector Guimard.

Le résultat de cette reconstruction est phénoménal! Des centaines de tourelles ornent les toitures et les maisons aux teintes pastelles créent un décor tout droit sorti des contes de fée... L'ensemble est spectaculaire. Ce mini-tour de ville nous a convaincu de revenir se balader dans les rues après un dîner bien mérité! On monte vite au buffet pour se redonner des forces... soupe Thaie aux écrevisses avec un succulent cari de poulet, et hop, nous repartons. Mais nous avons maintenant un nouveau compagnon!! Le soleil est sorti de sa cachette et il nous dévoile toutes les couleurs de cette ville. Le navire est accosté en plein centre, on est donc tout près de tout ce qu'il y a à voir.

Tout en admirant les tourelles, pignons, bas-reliefs en fruits, en fleur et toute les fioritures qui ornent ces bâtisses, nous avons fait un peu de shopping! La mode européenne est tellement différente de la nôtre - beaucoup plus de fibres naturelles, et des vêtements très fluides, souvent déconstruits. On se laisse tenter par quelques morceaux...

Nous sommes revenus à bord pour 15h00 afin de ne pas manquer le spectacle d'une troupe locale qui nous a fait un spectacle de danses et musiques folklorique de Norvège. Comme toujours, on se dit que tous les folklores ont des racines communes... les danses de toutes les nations ont beaucoup de points communs! La troupe est composée de personnes de 5 à 78 ans! C'est génial de voir cet amalgame d'âge perpétuer les traditions... Après le spectacle nous avons vu la troupe au buffet où le directeur de croisière les a invités à prendre une petite collation d'après-midi... les enfants se sont régalés des nombreux gelato!!

Au gré du départ d'Alesund, nous somme allés souper avec des amis de Cruise Critic - encore un souper délicieux et en bonne compagnie. Nous allons nous coucher tôt car demain, une autre journée (notre 7e consécutive...) bien remplie avec une grande excursion de 9 heures!!!

Jour 10 - 27 juin - Flåm - 20C - Soleil Lever du soleil: 4h21 Coucher du soleil: 23h03

Enfin, un matin ensoleillé! En fait, de toutes nos escales, celle-ci était la seule où je souhaitais ardemment avoir du soleil. Depuis des mois, j’avais réservé cette excursion qui allait nous mener à Voss avec le fameux train Flamsbana. Je suis donc enchantée de voir ce beau soleil qui éclaire le fameux Sognefjord que nous descendons avant de rejoindre la petite ville de Flåm, niché au creux de l’Aurlandsfjord, un des deux bras du Sognefjord.

Deux départs pour le train étaient offerts : 8h45 et 9h15. Nous avons choisi le premier. Nous sortons du bateau, fébrile d’aller prendre nos places dans le train qui est en gare à quelques mètres d’où est accosté le navire. Flåm est une toute petite commune d’à peine 500 âmes, et tout est près du quai. Mais notre guide nous amène plutôt vers le stationnement des bus en nous expliquant que notre groupe fera l’excursion à l’envers – donc on montera vers Voss en autobus d’où nous prendrons le train pour redescendre vers Flåm. Déception… je ne sais pas pourquoi, mais je suis déçue… j’avais tellement hâte d’embarquer dans le train! Mais tout compte fait, nous avons eu le meilleur trajet car le soleil de l’après-midi était plus étincelant et le petit brouillard du matin s’était levé, donc on a pu prendre de meilleures photos! Nous quittons donc Flåm et à peine quelques minutes plus tard, nous entrons dans un tunnel de 21 km… il nous faudra 20 minutes pour le traverser! Impressionnant quand même! Durant ce temps à la noirceur, notre guide nous raconte toutes sortes d’histoires sur les Trolls et nous lit de la poésie. En fait, la Norvège compte plus de 900 tunnels totalisant 750 km de route ensevelie! Les norvégiens ont développés une technique des plus pointues et sont reconnus partout au monde comme les maîtres-tunneliers. Les ingénieurs qui ont creusé le métro de Laval ont même été faire un stage là bas pour en apprendre un peu plus!

De l’autre côté du tunnel, nous prenons la route de la vallée pour se rendre à l’Hôtel Stalheim. La route est parsemée de cascades, de chutes et de cicatrices causées par les avalanches. Encore des paysages grandioses, à couper le souffle… que de beautés!

Le premier hôtel Stalheim s’est installé en 1885 comme relais postal. Déjà en 1895, il est transformé en hôtel de villégiature et peut recevoir 150 invités. Très vite, la réputation de l’excellent service, mais surtout de la vue stupéfiante sur la vallée Nærøydalen s’étend partout en Europe. La royauté et les nobles de plusieurs pays deviennent des clients réguliers et le plus fidèle est nul autre que l’empereur Wilhelm II qui a visité Stalheim durant 20 étés consécutifs! Bien que l’hôtel actuel soit le 4e construit sur ce site, son style très scandinave et sa riche collection d’objets d’art et d��antiquité lui confèrent un style chaleureux et traditionnel.

Dès notre arrivée, nous prenons d’assaut le jardin de l’hôtel d’où la vue est insaisissable. Après s’être abandonné à l’air pur de ces montagnes et de cette vallée, on nous invite à un goûter dans le salon de l’hôtel. Des danoises (on devrait peut-être les appeler ‘norvégiennes’!!!) aux pacanes et caramel, toutes chaudes, nous attendent avec un (autre) bon café! Vraiment, nous sommes au paradis… on n’entend que des ‘Mmmm’, ‘ahhhhh’, ‘oh my God’… tout le monde se délecte autant avec les yeux, par le paysage, que par l’estomac avec ses gâteries!!

Nous reprenons la route E16 en direction de Voss. Mais avant de rejoindre la route principale, nous devons descendre la route Stalheimskleivi. Cette route avec une quinzaine de virages en tête d’épingle a été construite entre 1842 et 1949, et jusqu’à tout récemment, était une route très étroite à deux sens. Vous pouvez imaginer la tête des vacanciers en camping-car qui devait reculer jusqu’en bas s’il rencontrait un bus? Depuis l’ouverture du grand tunnel, ils ont mis cette route à sens unique, et les bus qui l’empruntent doivent subir une inspection spéciale avant de l’entreprendre! La pente est tellement raide que l’alarme des freins a retenti deux fois durant la descente!

Avant d’arriver à Voss, nous avons fait un arrêt à Tvinde pour y admirer la magnifique chute jumelle (tvinde = twin) de Tvindefossen. Cette chute fait une chute libre de 150 mètres. Un grand camping est aménagé au pied de la chute, un site très populaire des touristes des fjords.

Nous sommes arrivés à Voss à midi. Notre dîner était servi dans la salle à manger principale du célèbre hôtel Fleischer. Construit tout en bois en 1888, il avait complètement brûlé à peine 14 jours après son ouverture. Il a été entièrement reconstruit et a été réouvert l’année suivante. Aujourd’hui, cet hôtel historique est géré par la cinquième génération de Fleischer et attire toujours une foule de touristes tant en hiver qu’en été. L’hôtel et la cathédrale, qui date de 1277, sont les deux seuls bâtiments de Voss qui ait été épargnés durant les bombardements de la 2e Guerre Mondiale!

Le lunch-buffet était très copieux avec toute une panoplie de plats chauds, froids, salades, poissons et desserts. J’ai mangé du saumon à toutes les sauces et sous toutes les formes possibles: saumon cru, poché, fumé, gravlax avec plusieurs salades nordiques et des fromages. Comme le départ de notre train, le fameux Flamsbana, n’était pas avant 13h50, nous avons eu quelques minutes pour marcher un peu dans la ville. Nous aurions bien aimé visité la cathédrale, mais on nous a fermé la porte au nez... fini les visites! C’est dimanche, et on rentre à la maison. Tant pis pour les touristes... Dommage.

De retour à la gare, nous retrouvons nos compagnons de voyage et montons dans le train. Déception... le train est très ordinaire et ressemble au train Amtrak des USA... Notre guide nous explique que nous devons d’abord prendre ce train qui fait la liaison Oslo-Bergen jusqu’à Myrdal et que là, nous monterons à bord du Flamsbana... ouf... soulagement! Le paysage est beau mais nous empruntons tunnels après tunnels. On en profite pour faire une petite sieste! Après 30 minutes, nous arrivons enfin à Myrdal, où nous avons changé de train pour ENFIN monter dans le Flamsbana! Ce train est beaucoup plus charmant! Son extérieur est vert foncé et l’intérieur légèrement vieillot est en bois. De larges fenêtres qui s’ouvrent permettent de bien voir le paysage et de pouvoir prendre de belles photos! Comme le train est presque vide, on peut facilement aller d’un côté à l’autre du train afin de ne rien manquer. Notre guide nous dit à l’avance sur quel côté la vue sera la meilleure!

De Myrdal à Flåm, le chemin de fer fait 20,2 km et dénivellera de 866 à 2 mètres d’altitude, la descente maximale est de 55% , la vitesse moyenne en montée est de 40 km/h et de 30 km/h en descente. Le train possède 5 systèmes de freinage d’urgence, traversera 20 tunnels, 1 pont, 4 tunnels d’eau et fera 8 arrêts! Au quart de la route, nous avons fait un arrêt et sommes sortis du train pour admirer la chute de Kjosfossen qui fait sa descente sur plus de 225 mètres. Un court spectacle de musique et danse nous est offert! Une danseuse, représentant une huldre, un personnage mythique du folklore norvégien ressemblant à un croisement entre la sirène qui charme et attire et un troll qui ne vit que la nuit, fait une danse langoureuse avec une grande robe de prêtresse orangée au son d’une musique New Age... assez flyée merci!!! Voici un petit clip de la performance! http://www.youtube.com/watch?v=IHDq8lboovE

Le paysage, tout au long de la descente vers Flåm, est une succession de monts et vallées, de cascades, de petites fermes, de champs, c’est tout simplement magnifique. Notre guide nous notait tout ce qui était d’intérêt - une vieille ferme de 300 ans, une église, la maison de tel homme ou telle famille! C’était très intéressant et rendait le trajet beaucoup plus vivant. De retour à Flam, nous sommes allés trouver une table sur la terrase du Windows, au pont 9, situé à l’arrière du bateau afin d’avoir une bonne place pour le départ. Le soleil était radieux! La margarita était fraîche... c’était, comme disent les ados, le bonheur accoté!!

Mais pour mettre une cerise sur cette journée assez fabuleuse, le capitaine nous annonce qu’il nous offre un petit cadeau! Il nous amène dans le Nærøyfjord, le deuxième bras du Sognefjord, et le plus étroit de tous les fjords de Norvège (250 mètres de large) jusqu’à Gudvangen. Ce petit détour n’était pas prévu à l’itinéraire, mais comme il nous a dit, on ne peut pas venir jusqu’ici, être juste à côté et ne pas y entrer! J’imagine que d’avoir le CEO de la compagnie à bord a dû faciliter la décision! Ce fjord est à couper le souffle... vraiment... Vers le milieu, au point le plus étroit, ils ont descendu une chaloupe de secours avec le photographe du bateau afin qu’il fasse des photos et vidéos dans ce passage si spectaculaire. Bonne idée capitaine! Envoûtées par ce paysage, nous décidons de souper au buffet afin de ne rien perdre de ce spectacle imprévu! Une fois sortis du fjords, et après un bon repas, arrosé de bon vin, nous allons nous écrouler dans nos lits, repus et satisfaites... quelle journée inoubliable!

Demain, dernière escale... j’avoue qu’on commence à avoir un peu moins d’entrain! Mais chaque ville nous dévoile de nouvelles surprises!!

Jour 11 - 28 juin - Stavanger - 25C - Soleil Lever du soleil: 4h21 Coucher du soleil: 23h30

Notre arrivée à Stavanger est prévue pour 10h00 ce matin - youpi! on peut faire une vraie grasse matinée! Plutôt que déjeuner dans la cabine, nous allons à la salle à manger. À 8h00, nous étions les premières!! On dirait bien que tout le monde est épuisé par toutes ces escales consécutives...

Le paysage de la côte est vraiment différent de tout ce qu'on a vu jusqu'à maintenant. Stavanger est la 4e plus grande ville de Norvège et son agglomération compte environ 300 000 habitants. Depuis la découverte du pétrole dans la mer du Nord, elle est devenue la capitale de l'industrie pétrolière norvégienne. De plus, Stavanger est située plus au sud au début de la région des fjords. Les rives sont beaucoup moins escarpées et beaucoup plus aménagées. On y voit beaucoup d'installations pétrolières. La plus grande compagnie pétrolière de Stavanger, Statoil, est détenue à 62,5% par l'État.

Le Journey accoste en fin en plein centre ville, juste à côté du vieux Stavanger. Ce quartier de maisons de bois est le plus vieux d'Europe car il est un des seuls à n'avoir pas succombé au feu. Ces petites maisons, toutes blanches, datent du 17 et 18e s. De notre balcon, nous avions une vue splendide sur ces petites maisons, toutes accrochées unes aux autres.

Aujourd'hui, nous avons opté pour une excursion en catamaran dans le Lysefjord afin d'aller voir le fameux rocher appelé 'La Chaire' ou Preikestolen. C'est une imposante falaise qui culmine à 604 mètres au-dessus des eaux du Lysefjord et qui de par sa forme plate d'environ 25 mètres sur 25 et légèrement en avant sur le fjord est comparable à une chaire d'église. Des milliers de randonneurs visitent ce rocher chaque année. Il faut compter entre 2 et 4 heures de marche pour atteindre la chaire, à travers bruyères, rochers et lacs. Nul besoin de vous dire que nous avons opté pour l'option 'facile', c'est à dire qu'on le verra d'en bas!!!

Nous ne sommes qu'une cinquantaine de personnes dans un catamaran qui peut en contenir deux cent, on a donc beaucoup d'espace. Le guide local est un bonhomme coloré qui s'obstine à ne pas prendre de micro... il passe donc de section en section pour nous raconter toutes sortes d'histoires sur la vie dans ce fjord! Nous sortons du port tout doucement, passant devant le musée du pétrole. Puis, aussitôt sorti du port, le catamaran prend sa vitesse de croisière de 22 noeuds! Ça déménageait! Nous avons traversé l'archipel de Stavanger, puis sommes entrés dans le Lysefjord, le tout dernier fjord de notre voyage. Avant d'aller plus loin, nous faisons un arrêt au Lysefjord Center pour quoi d'autres qu'un bon café et des gaufres!!! En fait, ces gaufres sont de belles crêpes en dentelle, servies avec de la crème fouettée et de la confiture. Encore une fois, on en profite et on se régale! Nous reprenons le catamaran pour entrer encore plus loin dans le fjord.

On nous amène près d'une grande crevasse dans laquelle on peut voir un homme... de plus près, on s'aperçoit que c'est un mannequin qui est accroché dans le creux des rochers... on nous raconte qu'autrefois, les gens qui ne payaient pas leurs impôts venaient ici pour se cacher... à leur risque et péril! Nous faisons une autre approche pour aller nourrir des chèvres qui vivent à flanc de montagnes... elles sont 4 et bien grasses... nous ne sommes certainement pas le seul bateau à venir leur faire un petit coucou!! Puis finalement, nous arrivons au Preikestolen. Cette formation rocheuse aux angles si carrés semble coupé au couteau! C'est difficile à croire que l'érosion à pu tailler une telle forme! Ce morceau de roche, détaché et protubérant pourrait tomber à tout moment! Le dessus de ce rocher est complètement plane, et il n'est nullement clôturé! Les gens s'y promènent comme si de rien n'était! On nous dit qu'il n'y a jamais eu d'accidents!

Sur le retour, nous passons à travers les îlots de l'archipel où les gens fortunés de Stavanger - et dieu sait qu'il y en a beaucoup dans le pétrole - ont leurs résidences secondaires. La plupart des chalets/maisons sont transmises de générations en générations et rares sont ceux qui viennent en vente. Les prix peuvent facilement atteindre le million d'euros pour un petit chalet...

De retour en ville, nous faisons un petit tour pour aller voir la ville et aller dépenser nos derniers kroners norvégiens - je n'ai pu résister à acheter un petit troll déguisé en Viking tenant un drapeau norvégien... un 3 dans 1!! Nous marchons le long du port, mais la rive est envahie par des courts de beach volleyball car un grand tournoi international se tient toute la semaine. Les courts et toutes les installations du tournoi changent pas mal le décor... mais les messieurs peuvent se régaler de voir toutes ces belles scandinaves blondes, bronzées dans leur petit maillot de beach volleyball!!!

Le vieux Stavanger nous dévoile des jardins de roses aux milles couleurs, des maisonnettes blanches, toutes collées les unes sur les autres et des rues en pavés... ce quartier est maintenant très convoité et est devenu un lieu très branché! En retournant vers le centre nous arrivons au musée de la conserve. En effet, les activités traditionnelles de Stavanger furent le transport maritime, la construction navale et l'industrie de la conserve. Dans les années 1950, on a compté plus de 50 conserveries. La dernière a été fermée en 2002. C'est dans cette dernière que le musée à été aménagée. Saviez-vous que la clé pour ouvrir les boîtes de conserves de sardines a été inventé ici-même à Stavanger??

Nous allons jusqu'à la cathédrale qui date de 1125. Cette cathédrale de style roman et gothique est la plus ancienne de Norvège. Jour de chance - elle est ouverte! En plus, une chorale pratique pour un concert qui aura lieu ce week-end! Nous profitons de ce petit moment d'enchantement pour prendre un répit et faire une petite pause fraîcheur. Le mercure monte, et il fait maintenant plutôt chaud!

Nous rentrons vers 16h45 après avoir exploré les allées commerçantes et fait quelques petits achats!

Nos amis de Cruise Critic nous ont invité pour le 'sail away' sur leur balcon puisqu'ils ont une cabine juste en avant du bateau - en plein centre! En fait, ils sont juste sous la suite du CEO d'Azamara, qu'on voit se prélasser sur son balcon! La vue est intéressante car on voit de chaque côté du bateau, toutefois, on voit aussi tout le nez où se font les manoeuvres - un peu bruyant et distrayant. Mais quel bonheur de quitter cette dernière ville des fjords, champagne à la main! Eric, le directeur de croisière, nous avait dit de ne pas manquer le spectacle de ce soir... c'est un nouveau spectacle qu'il a monté durant la croisière précédente avec la troupe. Une revue des grandes comédies musicales! Il a fait ça en grande... programme imprimé avec la bio de tous les chanteurs et musiciens, programme complet etc. En effet, le spectacle était super! Des costumes, perruques, des arrangements mettant en valeur tous ces talents. Il est même arrivé en patins à roulette déguidé en Drag Queen pour la chanson 'Dancing Queen' de ABBA - Il sait définitivement faire preuve d'autodérision!!! Mais il faut donner à César... il est excellent, a une voix extraordinaire et une présence incroyable. Le Cabaret était bondé... avec des gens debout partout. Tout le staff y était!

Demain... dernière journée en mer!

Jour 12 - 29 juin - En mer - 17C - Brouillard et nuages Lever du soleil: 4h29 Coucher du soleil: 21h57

Ce matin, nous nous levons avec de la purée de pois... impossible de voir si la mer est calme ou agitée, on ne voit même pas l'eau! Mais on s'en fout un peu car aujourd'hui est notre dernière journée à bord, et nous sommes ravies d'avoir eu de la belle température durant nos escales. Toutefois, nous sommes intriguées de ne pas avoir entendu la corne de brume, car vraiment, on n'y voit franchement rien...

La salle à manger est fermée ce matin car on prépare un Brunch Extraordinaire, une nouveauté sur les navires d'Azamara. Nous tentons de planifier notre journée pendant le petit déjeuner, mais nous avons de la difficulté à se faire un horaire... il n'y a pas vraiment d'activités intéressantes, on doit faire nos valises, en fait, la seule chose que je ne veux pas manquer est l'Aurevoir des employés... à quelle heure déjà? 10h00... zut, il est 11h00 et on l'a manqué... bon, on l'écoutera à la télé!! Finalement, la journée s'est déroulée un peu bizarrement. On a fait un peu de valises, puis on est allé au brunch qui était en effet extraordinaire! Ils avaient installé le buffet sur le podium central de la salle à manger - les gens familiers avec les navires R sauront de quoi je parle! On pouvait y trouver de tout allant des gaufres et omelettes aux côtelettes d'agneau en passant par des pâtes sautés, des poissons, les fromages - en fait, c'est comme s'ils vidaient les cuisines avant d'embarquer les nouveaux passagers!!!!

En après-midi, nous avons fait une petite sieste question de reprendre des forces après toutes ces escales! Nous avons été réveillé par sursaut au son d'un hélicoptère qui était juste à côté de notre balcon! Assez épeurant merci... un gros hélico noir avec les vitres teintées... On a su plus tard que c'était l'armée danoise qui faisait une petite visite non-annoncée... bizarre! Même le capitaine a trouvé la manoeuvre plutôt cavalière... A 17h30, nous avions une autre rencontre Cruise Critic d'organisée par Azamara. Une trentaine de personne sont venus, et on nous servi champagne, cocktails et hors d'oeuvres à profusion. Seulement Heike, la Directrice de l'Hotel et Eric, le directeur de croisière étaient là. Ils ont ouvert le plancher à ceux qui avaient des commentaires ou questions et finalement, le capitaine est venu dire un petit bonjour! Il a élucidé le mystère de la corne de brume de ce matin - ou en fait, de l'absence de la corne de brume! Il nous a dit qu'il savait que l'itinéraire exigent avait fatigué plusieurs personnes, et plusieurs profiteraient de cette journée en mer pour dormir un peu... alors il n'a pas voulu nous réveiller avec la corne! Il s'est organisé pour rester à plus de 13 miles nautiques des autres navires afin de ne pas avoir à l'activer... non, mais ce n'est pas gentil ça??? J'ai rarement vu un capitaine aussi prévenant!! J'ai quitté la rencontre avant la fin car les gens devenaient un peu redondant avec les mêmes questions et les mêmes commentaires...

Ce soir, nous avons soupé avec un couple de lavallois avec qui nous avions fait quelques excursions! Une belle façon de terminer cette belle croisière. Puis, nous sommes allés au dernier spectacle qui mettait en vedette une artiste de grande renommée - Dale Kristien - la 'vraie' et première Christine du Phantom of the Opera sur Broadway! Une très grande voix!

A 23h00, nos valises étaient à la porte!

Jour 13 - 30 juin - Copenhague: Débarquement - 20C - Soleil

Comme nous n'avions pas de transfert et que nous avions un vol à midi, nous avions reçu une des premières heures de débarquement - 7h45.

Nous sommes allées déjeuner à la salle à manger vers 6h30, et à 7h00 nous étions de retour à la cabine! Le débarquement a débuté exactement à l'heure prévue et tel que prévu, on appelait une couleur aux 15 minutes. Nous sommes donc sortis à 7h45... pile! Eric et Heike étaient à la porte de sortie pour nous souhaiter bon voyage! En moins de 2 minutes - sans exagération - nous avions nos bagages qu'un porteur a apporté jusqu'au taxi et à 7h51, nous étions en route pour l'aéroport! A 8h15, nous étions en ligne pour enregistrer nos bagages... j'oserais dire que c'était trop rapide!!! On a pas eu le temps de réaliser qu'on partait...

C'est ainsi que notre périple de croisière en Norvège a pris fin... toutefois, pour nous, la vacances n'était pas fini puisque nous avons fait un séjour de 4 nuits à Berlin... mais ça, c'est sur la Terra Ferma que nous l'avons fait!

Appréciation générale de la croisière

Bon... pas besoin de m'éterniser pour vous dire que nous avons fait une excellente croisière!

Nos expériences précédentes avec Azamara nous avaient ravis, et cet itinéraire unique permettant de bien explorer la région de fjords, contrairement à d'autres itinéraires qui s'étendent un peu plus, étaient des plus prometteurs.

L'itinéraire - tel que vous avez pu le constater, a été à la hauteur de nos attentes et même plus! On ne connaissait aucune des escales - à part Oslo et Bergen, et nos recherches ne nous avaient pas retourner beaucoup d'information. Toutefois, cette région hautement touristique s'est révélée remplie de découvertes et de possibilités. De plus, je tiens à dire que pour la plupart des escales, un bureau de tourisme était installé près du port, et que plusieurs activités et tours étaient proposés pour les gens qui voulaient faire quelques choses sur place.

Quant à Azamara, la prestation générale a été à la hauteur. Toutefois, nos attentes étaient peut-être un peu différente depuis qu'Azamara a changé son positionnement le 1 avril 2010. En effet, depuis cette date, la compagnie a changé de nom, Azamara Club Cruises, afin de refléter une expérience plus inclusives: vins gratuits aux repas, eau en bouteille, sodas, pourboires etc. Les prix ont aussi grimpé de façon significative! Donc on s'attendait à voir quelques changements... toutefois, rien n'a changé! Il faut dire que la barre est haute, donc je ne veux pas chialer pour chialer... Mais même au niveau des décors, cabines, recouvrement des chaises, fauteuils etc. tout est resté intact. J'aurais pensé que ce nouveau positionnement de la marque aurait été ponctué de quelques changement physiques pour se démarquer de l'ancien Azamara... Mais comme je l'ai dit, la barre était déjà haute. Ma seule préoccupation est que la hausse de prix devient difficile à justifier...

Les 'plus' d'Azamara: - des navires de petite dimension; les avantages sont que l'atmosphère est plus personnelle, qu'il y a une proximité entre les officiers, le capitaine et les passagers, que le navire peut aller dans des endroits plus exclusifs... - un service toujours courtois et personnalisé; toutefois, le fait que le bateau ait été à mi-capacité, les employés étaient parfois un peu moins 'sur la touche', mais de façon générale, le service est hors pair! - la nourriture, variée et de qualité, et par surcroît accompagnée de vins de grande qualité! - buffets de produits locaux - cafés et thés de spécialité gratuit en tout temps - bouchées disponibles à toute heure du jour et du soir au Mosaic (bouchée brunch le matin, sandwich le midi, bouchées pour le thé en après-midi, tapas et hors-d'oeuvres en soirée) - bar à smoothies et à jus frais pressés au déjeuner - service aux chambres 24h avec un immense choix - Lido grill avec beaucoup plus que des hot dogs et burgers... bar à salade, brochettes de boeuf, poulet, agneau, légumes grillés, etc. - utilisation gratuite des saunas, bain de vapeur et douches du spa - de la musique LIVE avec un band de 7 musiciens EXTRAORDINAIRES - pas d'annonce au PA - des spectacles avec des artistes de qualité - spectacle à saveur locale - buanderie gratuite - nouveaux privilèges de loyauté équivalent à Princess (internet gratuit etc.) - embarquement et débarquement simple et ultra-rapide - robe de chambre, pantoufles, jumelles et parapluie dans la cabine

Les moins d'Azamara ... on doit y penser... ça ne vient pas!!! - ah oui... avec les prix qu'ils affichent maintenant, pas sûr qu'on pourra y retourner...

Voilà donc la conclusion de ce récit! N'hésitez pas à poser vos questions sur l'itinéraire ou encore sur la compagnie de croisière. Un comme l'autre vaut la peine d'être essayé!!!

Pour les photos de la croisière: http://picasaweb.google.com/mcdessureault

MissMC
Ouest américain: de Las Vegas à Yellowstone English translation pending
by Cavadabor · 2010-08-23 · 36 replies
Comme beaucoup d'entre vous, et après avoir glané et reçu pas mal d'infos sur ce site, je me permets de faire un compte rendu de notre voyage, à la fois classique et un peu atypique dans ses contraintes.

Petit flash-back. Ce voyage est avant tout pour les 18 ans de notre fils; c’est donc lui qui donne la ligne directrice : pas de villes, de la nature ! Grand Canyon, par exemple… A partir de là, j’ai carte blanche. Oui, mais les parents, eux, rêvent de voir Yellowstone. Il ne reste donc plus qu’à trouver de quoi s’occuper entre Grand Canyon et Yellowstone. Je me lance frénétiquement dans la lecture du Routard et du Lonely Planet et je m’aperçois rapidement de l’ampleur du problème car malheureusement une contrainte de taille existe, nous ne disposons que d’une quinzaine de jours. Rapidement, LA solution me saute aux yeux : abandonner l’idée d’aller à Yellowstone. Mais là, je m’oppose à un NON catégorique. Bon, et bien, la quadrature du cercle à côté de çà, ce serait super fastoche ! De plus, via « Voyage Forum », je découvre le SITE « OUESTUSA.FR » et tout bascule. C’est quoi cette « Wave » dont aucun guide ne parle, et cette route 12 qui est soit-disant si belle, et Burr Trail, et Strike Valley Overlook, … Comme je voudrais en mettre plein les yeux à mon petit groupe, je vais tenter la loterie de CBN et pour çà, je veux mettre toutes les chances de mon côté. 3 jours à PAGE, rien que çà. Autour de ces 3 jours, je vais construire notre voyage, qui certes, ne sera pas optimal mais qui répondra à toutes nos contraintes. Je vais délibérément laisser tomber des merveilles (non, ne frappez pas tout de suite, le cœur m’en est déjà assez brisé). Mais finalement, cela m’arrange bien, ce sera l’excuse pour revenir ! Assez de suspens, place au récit.

J1 : BRUXELLES – ATLANTA - LAS VEGAS C’est de loin la journée qui m’angoisse le plus. Je sais qu’elle sera longue et qu’il faut peu de chose pour qu’elle se change en parcours du combattant. J’ai encore en mémoire les déboires de Cendryon à Heathrow et ce n’est pas pour me rassurer. D’ailleurs, la journée commence plutôt en mode mineur. Nous prenons le train qui devrait nous conduire directement à Brussel Airport mais c’est sans compter sans la pagaille qui perdure depuis pas mal de temps à la SNCB. Le train arrive avec du retard, il s’étire péniblement et une voix tout aussi languissante nous annonce que le train a un problème de locomative et que nous allons devoir changer de train. Bon, les mecs, Las Vegas, c’est pas tout près faudrait quand même s’activer ! Heureusement, l’avion, lui, part à l’heure. Cela me rassure car malgré qu’on dispose de 3H00 pour les formalités à Atlanta, je sais que le moindre retard pourrait mettre en péril notre connection. Nous voilà d’ailleurs, quelques films plus tard, à Atlanta. Je presse ma petite troupe pour sortir de l’avion et suis déjà prête psychologiquement à faire une longue queue à l’immigration et oh surprise, il n’y a personne ! Un monsieur charmant vérifie nos passeports, mon cœur cogne qu’il ne trouve pas trace de nos visas ESTA et nous remballe d’où on vient mais au contraire, il nous assiste gentiment pour la prise d’empreintes et autres formalités. Nous mettons moins d’une demi-heure pour passer l’immigration, récupérer et ré-enregister nos bagages. La file est un peu plus longue à la douane et les policiers sont un peu moins sympas mais on s’applique et là aussi, le passage se fait sans problème. Bref, en moins d’une heure, tout est fait. Je me fais chambrer car depuis le départ, je parle de cette course d’obstacles qui devait nous attendre à Atlanta. Nous avons même le temps de manger car pour nous, il est déjà 20H00 et les estomacs crient famine. C’est donc l’esprit serein que nous nous présentons à la porte d’embarcation pour Las Vegas. Et là, on se rend compte que l’avion est « overbooked ». Damned ! On vérifie fébrilement si nos sièges figurent dans la liste des sièges concernés. Ouf, ils n’y figurent pas. Et là, je repense à Cendryon qui a judicieusement coincé un jour de récup à Las Vegas. Je me dis que la prochaine fois, je ferai pareil ! Mais pour cette fois, cela ira, nous embarquons à l’heure, tout va bien. C’est sans compter sur l’orage qui nous retardera plus d’une heure sur le tarmac. Ce n’est pas grave car nous tombons tous les quatre dans les bras de morphée. Nous voilà enfin à Las Vegas et là, on se prend la chaleur en pleine tronche ! Je le savais mais comme çà, c’est assez violent. Je rassemble mon courage car il va encore falloir passer l’épreuve de la récupération de la voiture chez Alamo. Briefée par de nombreux posts sur Voyage Forum, je suis prête au combat. Et là, à nouveau, c’est un autre scénario qui se déroule. La préposée n’essaye pas de nous refiler des tas de trucs en plus, elle essaye bien de nous faire upgrader mais nous déclinons gentiment. A mon avis, elle est aussi fatiguée que nous. Arrivés sur le parking, puisqu’on peut choisir, je cours d’une voiture à l’autre, et à l’aide de recueil de tous les conseils lus et relus sur ce forum, nous jetons notre dévolu sur une NISSAN XTERRA. Voilà, ma mission s’arrête ici, pour aujourd’hui. C’est au tour de mon mari de nous sortir d’ici et de nous conduire à l’hôtel. Le strip n’est pas bien loin heureusement, car comme il veut à tout bout de champ débrayer et changer de vitesse, nous faisons des arrêts réguliers et intempestifs sur Las Vegas Boulevard, ce qui ne nous aide pas dans notre progression. C’est donc lentement que nous arrivons à l’hôtel et que nous garons notre carrosse dans le parking. Vite, on fait le check-in et on décide de ressortir aussitôt, voir de plus près et à pied ce Las Vegas dont on parle tant. Et puis, les estomacs sur patte qui m’accompagnent ont à nouveau faim. Ce sera Mac Do car je sais que là, nous trouverons du « free wi-fi » (merci Voyage forum) pour envoyer nos premiers mails. Nous ferons quelques achats au Hard Rock Café (et oui, déjà), admirons les fontaines du Bellagio, juste avant que nos piles ne soient à plat. Dès lors, nous courons plutôt que nous marchons pour retrouver notre lit car la fatigue se fait méchamment sentir. Allez, demain is another day ! Yes, on y est !
Retour d'un mois dans l'Ouest américain English translation pending
by Viranne · 2010-08-23 · 57 replies
Bonjour à tous,

Nous sommes partis un mois pour un circuit classique dans l'ouest, à 4, dont 2 enfants de 7 et 10 ans. Je me suis beaucoup inspirée de ce forum (et d'autres comme ouestusa, vazyvite, roadtrippin, sunset boulevard...) pour préparer ce voyage, j'ai posé quelques questions auxquelles on a bien gentiment répondu, et voilà... un grand merci à tous ceux qui aident les "nouveaux", vos conseils permettent de faire des choix ou de nous entrainer dans des découvertes qu'on aurait pas fait seuls!

Je ne vais pas faire de carnet de voyage, juste un petit résumé, mais n'hésitez pas, si je peux à mon tour aider, ça sera avec grand plaisir.

4 nuits à Los Angeles: très bien, on découvre l'Amérique des films. On a pris une journée pour Hollywood boulevard et Santa Monica, une journée pour les studios universals (un vendredi, 5 min d'attente maxi), une journée pour beverly hills, rodéo drive et Venice Beach.

Durant tout le séjour, on a essayé de "varier" les plaisirs pour que les vacances conviennent à tous: des visites, des baignades, des randos sympas...

3 nuits à Las Vegas: le choc pour mon mari (c'est moi qui ai préparé le voyage)!! Il a fait TRES chaud, et j'avais beau le savoir, c'est autre chose de le vivre! J'avais réservé l'hotel Mirage, très bien avec une piscine extraordinaire (et de l'ombre!). Ca a plu à tout le monde, la visite des hotels grandioses, la piscine, les boutiques coca et m et m's , et surtout le spectacle KA du cirque du soleil: j'en ai encore des frissons!

1 nuit à Springdale pour ZION: superbe park, comme il faisait très chaud on a fait la rando des narrows les pieds (et plus, tout le monde a fini trempé!) dans l'eau. C'était génial, les enfants en parlent encore, on était en baskets, on a marché environ 3 h dans la rivière. On a séché sur le chemin du retour!

2 nuits à BRYCE CANYON au ruby's inn: très beau park, un de mes préférés. On a fait navajo loop et queens garden trail (la remontée fut difficile avec la chaleur), et bristlecone loop trail, très sympa. On a aussi parcouru une bonne partie de la rim à pieds.

1 nuit à Torrey pour CAPITOL REEF: belle route 12 pour arriver à Torrey. On a fait la rando hickman Bridge, visiter l'école et pique niqué à l'oasis de Fruita. On a parcouru en voiture la scenic Drive. Visite trop rapide de ce park, mais il faut faire des choix!!!

3 nuits à MOAB: de Torrey à Moab, on s'est arreté à Goblin valley, très sympa et rigolo pour les enfants qui s'amusent à grimper sur les champignons. Mais encore une fois, il faisait tellement chaud qu'on n'est pas resté longtemps. On A ADORE la rando little Wild Horse canyon: marcher à l'ombre dans ce petit canyon tout étroit, où il faut escalader un peu, a plu à toute la famille. On n'a pas fait la boucle complète, on est revenu par le meme chemin.

On a beaucoup aimé Moab, petite ville sympa, avec sa rue et ses boutiques de souvenirs.

Notre parc préféré: ARCHES. On a fait notre rando la plus longue et difficile: devils garden trail avec retour par primitive trail, plus de 12 km, mais QUEL SPECTACLE!! Pour info, on est parti assez tot le matin, vers 7 h, avec 12 litres d'eau pour 4, un pique-nique, les enfants portaient aussi un peu. Ca a tout juste suffit!! La chaleur fait boire beaucoup, on ne se rend pas bien compte avant d'y être. Superbe rando, des arches magnifiques, des passages acrobatiques, il ne faut pas avoir le vertige, on a adoré! Pour une fois, les enfants étaient ravis de marcher!

On est retourné à Arches plusieurs fois en fin d'apres midi: on a visité le reste du parc en faisant des courtes balades qui mènent aux arches. On n'a pas fait Delicate Arch par manque de temps, on s'est contenté des points de vue.

DEAD HORSE POINT: des points de vue exceptionnels, on se sent tout petit. On aurait aimé avoir plus de temps pour faire quelques marches le long de la rim, ou louer des vélos car le parc est aménagé.

CANYONLAND: vu trop vite par manque de temps, on a fait les points de vues, c'est grandiose.

On a fait 1/2 journée de rafting tres cool sur le colorado: bof pour les adultes, sympa pour les enfants qui se sont baignés presque tout le temps.

1nuit à MONUMENT VALLEY: pas de chance, arrivée en fin d'après midi pour visiter le parc au coucher du soleil mais le temps s'est couvert, tout était gris, il a plu, bref l'horreur!! On a donc reporté la visite au lendemain matin. Le temps était meilleur (pas de pluie) mais il faisait gris et sombre. La piste est pas mal défoncée meme pour un SUV. Un peu déçue, mais j'airelativisé: c'est déjà bien d'y etre!

On a fait aussi gooseneck, tres beau point de vue.

2 nuits à PAGE: upper antelop canyon à midi, très beau mais bcp de monde. Les enfants n'ont pas trop aimé, il ne fallait pas bouger, attendre les groupes... Baignade dans le lake Powell: super, eau tres chaude! Visite du barrage, c'est super impressionnant et très intéressant meme pour les enfants. On a été à Lee Ferry, on a fait la rando CATHEDRAL WASH: super!! Il faut souvent chercher son chemin, c'est tres impressionnant, tres sympa et on arrive sur le colorado. On a bcp aimé! Visite de Horseshoe bend, vertigineux.

1 nuit au GRAND CANYON: On n'a pas eu de chance avec le temps, comme à Monument Valley. IL y avait tellement de brouillard qu'on ne voyait presque rien. Le temps s'est un peu levé l'après midi, mais pas de coucher de soleil, ni de lever le lendemain car meme temps plus la pluie! Tous les vols annulés! ON a marché le long de la rim sur environ 5 km avant d'abandonner et de reprendre le shuttle tellement il pleuvait! On a du acheter des cartes postales car aucune photo!

1 nuit à Williams: on est arrivé tot dans la ville car on a quitté le grand canyon plus rapidement que prévu. On a donc pris le temps de visiter cette petite ville très sympa, de jolies boutiques, et un spectacle de cow boys le soir dans la rue.

1 nuit à Las Vegas: retour sur las Vegas par la route 66 avec des arrêts tout le long. C'était très sympa, les enfants ont bcp aimé, et nous aussi! A Las Vegas, on a réservé le golden nuggets sur Fremont Street: très sympa, les enfants ont adoré la piscine et son aquarium géant, le toboggan d'enfer! On a bien aimé l'ambiance sur Fremont Street, et les spectacles de lumières sur sa voute.

1 journée de route pour rejoindre Visalia, tout le monde a dormi, sauf le conducteur!

1 nuit à SEQUOIA et KINGS CANYON: très beau park, retour de la fraicheur, de jolies ballades faciles à faire au milieu de ces géants.

4 nuits SAN FRANCISCO: arret sur la route à Gilroy pour les outlets. On a tous adoré San francisco, on a acheté le pass 3 jours pour les transports en commun, on a dons pris le cable car au moins 12 fois!!! Les déplacements sont super faciles. Visite d'alcatraz, à faire absolumment, génial! Fisherman warf, sympa et tres touristique. Le golden gate bridge union square les peintures murales du quartier mission... et pleins d'autres choses!

BILAN

superbe voyage, préparé depuis plus d'un an, un rêve d'enfance qui se réalise, qui a plu à tous, petits et grands. Une Amérique comme dans les films, démesurée, des gens courtois, disponibles et curieux, des paysages uniques et fabuleux. Seule moi connaissait un peu d'anglais, mais cela n'a pas posé problème.

Bien sur, nous sommes de simples touristes, et nous n'avons vu qu'une facette de cet immense pays (le nombre de personnes agées qui travaillent nous a beaucoup surpris et meme choqués), mais les vacances c'est avant tout vivre des reves et on n'a pas été déçu!

Encore merci pour tout, et si je peux maintenant donner quelques conseils à ceux qui le demandent, ce sera avec plaisir.
USA - Terres rouges et pierres jaunes: 1 mois en Utah, Wyoming et Sud Dakota English translation pending
by Cendryon · 2010-08-21 · 211 replies
L'année passée nous avions découvert la CALIFORNIE ainsi que certains sites de ce que les connaisseurs nomment le “grand circle”, c'est à dire le GRAND CANYON DU COLORADO, le LAC POWELL, MONUMENT VALLEY et BRYCE CANYON. Nous avions fait le choix de ne pas passer à MOAB, trop loin, trop chaud et surtout, nous estimions à juste titre que le séjour sur place aurait été bien trop court pour se consacrer pleinement aux trésors de la région. De plus, à la fin des vacances, nous étions fatigués que nous n'avions aucun état d'âme à oublier le détour par ZION pourtant prévu au programme. Ce nouveau voyage confirme ce sentiment : La dernière semaine est toujours un peu difficile. Aussi convient-il d'alléger le programme et de prendre son temps...

Cette année c'est avec un plaisir non dissimulé que nous avons prévu de retourner dans ces endroits que nous n'aurions certes pas autant apprécié si nous avions dû les visiter trop rapidement en fin de circuit, la fatigue n'étant pas la meilleure amie de la chaleur...

Le parcours prévoit donc les étapes suivantes du 1er juillet 2010 au 31 juillet 2010 :



Jour 1 : Un voyage stressant On a beau tout préparer depuis une année, les choses ne vont pas toujours comme on le souhaite... En ce jeudi 1er juillet, nous partons de Bruxelles pour un vol sans problème jusqu'à London/Heathrow, l'un des aéroports européen bénéficiant de nombreuses connexions pour l'ouest des USA. C'est à partir d'ici que cela se complique....

J'avais lu sur le forum les mésaventures de cette belge qui avait eu un problème à l'embarquement sous prétexte que son ESTA était refusé alors que depuis son domicile tout était correct et qu'elle avait reçu la confirmation qu'elle était "accepted"... Aussi je craignais un peu que nous n'ayons quelques problèmes du fait que les enfants venaient de refaire leurs passeports.

Et bien figurez-vous que c'est sur moi que le problème est tombé, moi qui ne suis pourtant pas belge mais française donc disposant d'un passeport français !!!

Arrivés au passage vers la zone internationale (zone d'embarquement ) du terminal 5, l'employée de British Airways m'annonce que mon ESTA n'est pas “accepted”. Alors nous sortons les documents imprimés depuis la maison qui indiquent que tout est en ordre mais rien n'y fait!

La dame tapote sur son ordinateur et re-tapote, toujours rien de positif…

1ère explication : La dame me dit que je dois refaire une demande avec mes 3 prénoms pour que ce soit accepté... Elle tapote et retapote et là, … toujours “not accepted” DAMNED !

2de explication : J'ai fait ma demande ESTA avec mon nom de jeune fille (normal, c'est ce qui est sur mon passeport) alors que j'ai fait la réservation British Airways sous mon nom d'épouse. Elle me propose de refaire une demande depuis son ordinateur avec mon nom marital. Comme il n'y a pas de file d'attente elle m'assiste pour remplir la nouvelle demande et là on doit attendre... combien de temps.. on ne sait pas, peut-être 1 heure.. L'angoisse monte, la colère aussi !...

La dame retapote sur l'interface de la British et rien n'y fait je suis toujours refusée. C'est alors qu'intervient mon “sauveur”, le gentil collègue d'à côté qui regarde l'écran de la dame et lui fait remarquer que cette gourde s'est trompée dans la saisie du n° de mon passeport sur son écran (l'interface de la British)!... et du coup, O, miracle, me voici accepted !!! Bon tout le monde peut se tromper ok mais j'attends toujours les excuses de cette gourdasse...

Et c'est là qu'on se dit : British Airways, plus jamais !

Ensuite c'est une longue attente qui commence tempérée par un déjeuner sympa dans un restaurant branché style “asiatique fusion” (il me semble que c'est comme cela qu'on dit) où l'on peut commander du riz ou des nouilles asiatiques avec divers composants etc.. C'est bon et ça cale pour se remettre de toutes ces émotions. En même temps moi je ne suis pas tout à fait tranquille vu que la dame m'a refait faire une demande ESTA avec mon nom d'épouse, c'est à dire pas celui qui est sur le passeport (il n'y a indiqué mon nom de jeune fille épouse nom marital). Je crains d'avoir des problèmes à l'arrivée aux USA ...

Nous passons donc pas mal de temps a déambuler dans les boutiques du T5 et j'en profite pour acheter du thé et des cookies. Entre notre arrivée depuis 10h10 et notre départ de l'avion prévu pour 16h, il y a près de 6h d'attente !

Et c'est là qu'on se dit : “T'aurais pas pu choisir une escale un peu plus courte ?”

Des départs toutes les 5 minutes depuis ce terminal

La "gate", la porte d'embarquement, s'ouvre enfin. D'ici on peut voir le "gros navion" qui va nous conduire de l'autre côté de la mare... si tout va bien... et les va et vient des bagagistes ou autres ravitailleurs.

Que des oiseaux British Airways sur le parking !...

Une fois à bord de l'appareil qui doit décoller à 16h10, on commence a s'apercevoir d'un léger décalage dans le temps... C'est alors que le commandant et son équipage nous souhaite la bienvenue... Ah non pas tout à fait, c'est le commandant qui prend la parole pour nous expliquer que nous attendons un peu car les bagages ne sont pas encore tous arrivés...

Il est 16h45 lorsque le pilote reprend la parole pour annoncer que le départ est imminent... chouette !... MAIS que suite au crash du système informatique de gestion des bagages à Heathrow, il nous manque 70% des bagages ! En d'autres termes nous sommes 300 passages à bord et nous n'emportons que 96 valises !... Glups !...

Il propose aux gens qui le souhaitent ...de descendre... en sachant qu'ils devront attendre plusieurs jours avant de repartir et sans savoir où sont leurs bagages ! What a joke !

Étonnamment, personne ne veut descendre. Le commandant assure les passagers qu'aucune valise ne sera perdue et que chacun sera livré dans quelques jours, où qu'il se trouve aux USA. Il annonce également que des cartes de “compensation” seront attribuées pour permettre aux passagers d'effectuer les achats de première nécessité. Il présente ses excuses au nom de la compagnie etc...

C'est alors que je me souviens de l'année passée, au retour de Los Angelès. Nous avions 1h30 d'escale et c'était trop court pour que nos valises suivent. A l'arrivée à Bruxelles il nous manquait nos 4 bagages mais on n'étaient pas angoissés, c'était au retour de vacances. Le lendemain matin elles nous avaient été livrées à notre domicile.

Mais je me rappelle aussi ce que m'avait raconté un ami. Il disait qu'à l'ouverture du nouveau terminal 5 de la British Airways à Heathrow, ils avaient eu un tel crash de leur système informatique de gestion des bagages que pour ne pas engorger l'aéroport et permettre au trafic de reprendre normalement, ils avaient dû expédier tous les bagages en Italie pour les trier et les dispatcher à travers le monde... cela avait du prendre au moins une semaine voire plus!

C'est alors que les angoisses de la plupart passagers concernant le décollage, le vol etc... cèdent la place à l'angoisse de ne plus revoir ses valises, de devoir tout acheter sur place... C'est aussi là qu'en 30 secondes tu fais le point sur les endroits où il est possible que tu te trouves dans “quelques jours”, que tu fais le point sur les éventuelles modifs du parcours si tu dois revenir à Las Vegas.

Tu fais aussi le point sur les trucs indispensables qui vont te manquer à commencer par les piqures pour mon mari qui a déjà fait une flébite suivi d'une embolie pulmonaire après un vol en avion, les médicaments que tu dois impérativement prendre tous les jours comme ceux que je prends contre l'hypertension car ceux que j'ai sur moi pourront me faire tenir une semaine au plus... ..et puis tous les petits trucs indispensables à ta “survie” genre shorts, sandales -vu que nous sommes partis en jean et chaussures de rando et qu'à l'arrivée il fera 35°, slips, chaussettes de randonnée , crème solaire, anti-moustiques, les bredequins en toile spécialement commandés sur internet pour faire “les narrows” à Zion... bref l'angoisse pour moi encore une fois, alors que d'habitude je suis la zénitude incarnée !

Je n'ai pas le coeur à regarder les films, j'arrive tout de même à m'endormir un peu avec pas mal de difficultés.

A une heure de l'arrivée, le personnel de bord nous sert notre “petit déjeuner sandwich aux comcombres (on est sur British Airways faut-il le rappeler).

C'est alors que le commandant prend la parole. Londres lui a fourni la liste des passagers dont les baggages sont restés à Londres. Si l'on est positif on peut se dire que c'est bon signe car au moins ont les a retrouvés! Il commence a égrèner les numéros des sièges concernés. Plus un bruit dans l'appareil... Nous avons nos sièges en 39A, B, C et D. Nous entendons Thirty one, thirty two... pas de 39, ouf !!

C'est là que mon mari me dit “attends, il va redonner 2 autres listes dans 5 minutes !” Arghh c'est vrai, nous sommes 300 à bord et il y a au moins 200 personnes qui n'auront rien à l'arrivée ! Re-prise de parole du commandant qui se veut toujours aussi rassurant et précise que les bagages seront livrés demain soir .

Et c'est là qu'on se dit que c'est utile de toujours prévoir un petit séjour sur place à l'arrivée !

On écoute toujours aussi attentivement le commandant lire les numéros des sièges. Tous les “thirty” y passent sauf le “nine”. On est bien content mais est-ce que l'on a bien entendu ? On ne pourra le savoir qu'à l'arrivée …

Soudain je suis surprise par les paysages survolés : La vue des roches ocres et rouges me rassure et me remplit d'enthousiasme. Enfin, l'ouest sauvage, le désert, l'immensité !! Comme j'ai du plaisir à revoir ces paysages, ... pour un peu, je sentirais presque la chaleur qui se dégage de ses montagnes !

Comme c'est beau ! J'en oublierais presque le problème des valises ...

Je reste le nez au hublot et ne peux m'empêcher de prendre quelques photos, pour le souvenir plaisant de ce moment magique...



Quelques nuages moutonneux masquent partiellement la vue mais il n'y a pas de doute, On y est !



Les montagnes vues du ciel dessinent d'étranges vagues ...



Cette longue proéminence rappelle qu'ici plus qu'ailleurs, le glissement des plaques tectoniques a engendré de superbes paysages ...



Et puis soudain de l'eau !



Je distingue une marina. Mais quel est donc ce lac ?

Il est 19h30 quand l'avion se pose avec un maximum de délicatesse. Nous devions atterrir à 18h50 donc nous avons rattrapé un peu de notre retard. Avec environ 4 tonnes de bagages en moins, l'avion a dû voler plus vite !

Mon angoisse me reprends avec les formalités d'immigration. La file d'attente parait longue mais les guichets sont très efficaces et nous n'attendons pas 5' avant d'atteindre l'agent du service qui est très aimable comme d'habitude. En 5' à peine l'affaire est pliée. Je re-maudit la fille de British Airways à Heathrow !

Nous nous précipitons alors vers le tapis roulant des bagages...et...YEP ils sont tous là !!

Et c'est là qu'on se dit : Finalement une escale de 6 h à Heathrow c'est long mais c'est bien et ça aura au mois permis aux valises d'arriver très tôt pour être embarquées dans l'avion !

Soulagés nous quittons très vite l'aéroport, direction l'arrêt de la navette vers le Mac Carran rental center. Il y a là un jeune français paumé qui cherche aussi à se rendre au centre de location de véhicules. Il me dit ne pas parler l'anglais. Il vient de voyager en direct depuis Charles de Gaulle avec une nouvelle compagnie XL qui fait des vols promotionnels sur LAS VEGAS. C'est bon à savoir. Il va rejoindre ses potes pour un road trip et ils partent directement... Vu comme il a l'air d'avoir envie de dormir, c'est pas gagné !

Il fait nuit, la chaleur est écrasante (100°F) et là, sortie de l'aéroport, au milieu du ballet des limousines, je me sens super mieux ! Étonnant non ?

Nous embarquons dans la navette direction ALAMO !

Les employés de ce genre d'agence sont de redoutables vendeurs. On le sait bien, on avait déjà eu une proposition de véhicule de catégorie supérieure l'an passé par rapport à ce que j'avais réservé mais on ne s'en était pas plaint, au contraire, c'était super. Cette année j'avais réservé un Chevrolet Equinox et le gars nous propose la catégorie au dessus en vrai 4X4 à un prix défiant toute concurrence évidemment... sous prétexte que le modèle retenu ne se fait plus ??? Je le savais, je le savais...

Bon, le modèle au dessus il est tout de même bien tentant et c'est un vrai 4X4 alors que sur internet je ne pouvais pas y accéder vu que non accepté à l'abandon à Rapid city.

Mais là vu que c'est Alamo qui le propose, allez go !! Evidemment c'est plus cher vu que Patrick prend aussi l'option de l'assurance complémentaire pour frais de réparation “si l'on est perdu en plein désert” qui dit le gars … mais d'un autre côté, les frais d'abandon font 200$ de moins que annoncé par auto escape... comme quoi ... Dans le parking il y a plein de SUV et tout au bout de l'allée face à nous, j'aperçois un gros bazar blanc... et j'ai comme l'intuition que c'est ça la JEEP COMMANDER que nous a proposé le gars! BINGO !

Pour ceux qui ne connaissent pas c'est un modèle dont on ne peut pas dire que la ligne soit franchement design, mais c'est nettement plus “haut sur pattes” que l'Equinox.

Le coffre n'est pas plus grand à cause des sièges supplémentaires qui sont rabattus (ce modèle peut accueillir 7 passagers). Les bagages se retrouvent très en hauteur ce qui diminue un peu la visibilité à l'arrière mais d'après Patrick, le véhicule est agréable à conduire et très maniable. Moi je me dit que plus on est haut sur pattes, moins on a aura de problèmes dans des passages difficiles. J'ai fait une check list pour quelques vérifications du véhicule (roue de secours – elle est dessous, état du pare brise, km du prochain entretien, ). Il manque la notice et le double des clefs. Le gars nous dit qu'il n'y en a pas …

Bon, ben on le prend quand même hein ?!



Il est environ 22h quand nous arrivons au Caesars Palace. Je vous fais grâce des descriptions de couloirs interminables et des statues posées partout...Ave Cesar !

La chambre correspond à ma réservation... Non, elle est même mieux que ça ! En tout cas elle plait beaucoup aux enfants, surtout l'espace douche/bains.

Comment décrire cela ? Nous dirons qu'il y a 2 salles d'eau avec entrées séparées mais qu'elles sont communicantes par.. la douche qui est double ! Dans une des salles il y a un jaccuzzi, un lavabo, des WC séparés et... bidet avec une fontaine intégrée en son centre ! je ne savais même pas que cela existait encore. De l'autre côté, il n'y a qu'un lavabo et des WC séparés. Nous laissons ce "petit" espace aux hommes, avec Caroline, nous prenons immédiatement possession du côté "jaccuzzi" ... que nous n'aurons d'ailleurs même pas le temps de tester ! Il va sans dire que dans le style de ce palace dédié à la rome antique, le tout est recouvert de marbre et de travertin ... attention , ça glisse dans la douche !













Mais voilà : FAIM nous avons … Il est 23h et le food court est fermé ...après avoir demandé conseil à une vendeuse, nous allons nous restaurer au MUNCH BURGER, hyper branché et bruyant mais salvateur.

En fait nous comprendrons plus tard pourquoi l'endroit est recherché : ce café est situé à la conjonction de 2 phénomènes qui attirent les foules : L'un, l'espace de jeu des PUSSY CAT DOLLS est situé juste face au café et les filles qui se trémoussent autour des barres attirent pas mal de clients qui veulent allier plaisir des yeux à celui de l'estomac...Le deuxième, c'est la proximité de PURE, le night club à la mode du Caesars palace , et les personnes qui s'y rendent peuvent grignoter un hamburger en attendant qu'on veuille bien les laisser entrer......

Pour nous, pas question de boite de nuit car la journée a été très très longue et nous nous mettons au dodo vers 0h45 dans notre grand lit douillet.

Ah, quel bonheur !
L'Ouest américain c'est effectivement vraiment bien English translation pending
by Max68 · 2010-08-20 · 187 replies
Pour ceux qu'une version plus photogénique intéresserait j'ai créé un blog en parallèle initialement destiné à la famille et aux amis, vous y êtes donc les bienvenus: "http://retourdelouest.blogspot.com/";

Ca y est on est de retour Finalement 3 semaines passent vite, voir très vite.

Tout c’est parfaitement déroulé. Il faut savoir que c’est notre premier grand voyage, organisé par nos soins, et nous ne sommes ni Indiana Jones (pour le côté aventurier), ni Sherlock Holmes (pour aimer chercher), ni Lespartiate (pour le côté physique) et je ne vous parle pas de nos qualités de linguistes…

Il y a juste madame météo qui n’avait pas compris que ce n’était pas grave s’il ne pleuvait pas…bien qu’il faut admettre qu’on a eu une certaine dose de chance, au moment où on était présent la pluie était allée voir ailleurs si j’y étais. On a été mouillé qu’à White Pocket, sur le trajet Boulder – Torrey et à Phoenix la veille de notre départ. En revanche qu’est-ce qu’il a fait froid à San Francisco.

Cela a tout même modifié nos plans puisque aucune piste n’était considérée comme praticable par les Rangers, exit Cottonwood Canyon rd, House Valley Rd (par conséquent Wire Pass), Burr Trail suivi de Notom rd et naturellement Cathedral Valley. Nous n’avons même pas fait la partie macadamisée de la Burr Trail ; sous la pluie cela n’avait pas un charme fou.

Sinon merci à tous pour votre contribution qui a permis que notre voyage soit une réussite, je ne détaillerais pas de peur d’oublier quelqu’un mais tout de même un clin d’œil à Arnho, Lespartiate, Cendryon, Papj59, Gnou75 et naturellement Sedonax qui nous incite tous à « sortir des sentiers battus ».

Pour l’avion, nous avions pris un vol direct à l’aller (FRA – SF)et juste une escale à Chicago au retour (PHX-ORD-FRA), c’est vrai qu’un vol direct est plus cher mais tellement plus reposant et sécurisant (peu de risque de rater une correspondance ou de perdre des bagages).

Pour la voiture le même besoin de sécurité nous a motivé. Nous avions pris Hertz, donc pas de harcèlement au guichet pour nous vendre des options, pas de surcoût inopiné, un check in très rapide grâce au pré-enregistement, une voiture impeccable (révision ok, pneus neuf, nettoyé, 2 jeux de clés, etc..). Donc tout c’est bien passé, enfin pas tout à fait, effectivement ça va vite pour l'enregistrement mais la voiture met 3/4 d'heure à venir et ça n'est pas la bonne!. Bon 2 solution, la diplomatique (s'il vous plait, si vous voulez bien) ou à la Française (je ne veux pas de cette voiture, donnez-moi ce que j’ai réservé ! cela dit d’un ton péremptoire) la conclusion; la deuxième est plus efficace. Nous aurons la voiture que nous voulions ( Nissan Xterra donc un vrai 4x4 rapport long et court bref tout ce qu’il faut pour nous rassurer) mais 1 heure plus tard. Et cette heure m’a a coûté cher...il y avait beaucoup de magasins à proximité. Check out pas de problème. Conclusion c’est plus cher mais bien.

Notre famille Nous sommes 4 dont un ado de 13 ans (sportif, casquette à l’envers et très ado !) et une fille de 16 ans (cheval, magasins et prince charmant sont ses activités favorites). Nous-même sommes d’un tempérament disons actif (les rares tentatives de flânerie n’ont pas durées), éclectiques, pas trop mouton (donc la foule bof).

Petite parenthèse on dit qu’il y a beaucoup de monde en cette saison, cela me posait un problème de savoir par rapport à quoi. J’avais même posé plusieurs fois la question de savoir si cela s’apparentait plutôt à la côte d’Azur ou à la Creuse. Conclusion : la Creuse, parce qu’on y croise plus de français qu’à la cote d’azur (Death Valley je dirais 70%, Bryce presque autant) et qu’à l’exception de quelques grands sites on a pas croisé beaucoup de monde, je dirais même que les hôtels semblait loin d’être complets et les routes peu fréquentées (sauf Yosemite, Zion à cause des travaux et grand canyon).

Pour la préparation j’ai tout fais moi-même grâce à VF et ses généreux membres. Internet est un merveilleux outil. Madame et les enfants se sont peu impliqués ils ont préférés découvrir et se laisser porter. Cela me convenait, j’aime bien organiser, en revanche par avance toutes les critiques étaient interdites (il ne faut tout de même pas exagérer)

Petite parenthèse concernant les langues, cela inquiète beaucoup de personnes. Pour tout les besoins quotidiens un anglais approximatif est suffisant. Cela se complique s’il faut parler par téléphone, la gestuelle n’étant plus là pour nous aider. En revanche notre faible niveau d’Anglais nous a empêché de pouvoir dialoguer avec les autochtones, c’est vraiment dommage, d’autant plus que les Américains sont ouverts, agréables et curieux.

Le budget, à mes yeux très élevé, je ne m’étendrais pas sur ce point sauf si quelqu’un le souhaite.

Le parcours : un classique VF : San Francisco – Monterey et Big Sur – Yosemite – Mono Lake – Bodie – Alabama Hills – Death Valley – Las Vegas – Valley of Fire – Zion (express) – CBS et White Pocket – Bryce Canyon – Torrey et Capitol Reef – Moab – Monument Valley – Page – Grand Canyon – Sedona – Tucson – Phoenix 5.900 kms parcourus. ela va faire rire Arnho: une moyenne journalière de 5 heures en voiture et 5 heures de visite, ballade et rando. Si si j’ai fait les statistiques.

Photos: 4.500 du coup je me retrouve au pied d’une montagne et je ne sais pas comment m’y prendre. Je viens de télécharger Picassa et je vais voir si on peut s’entendre…

Les autres renseignements je les distillerais au fur et à mesure du récit.

Voici le début du récit (j’espère arriver à tenir jusqu’au bout des 3 semaines…)

A Frankfurt nous sommes tombé sur un agent de sécurité fort peu accorte, il ne faisait aucun effort et refusait de parler plus doucement ou en Allemand. Il nous a fait inscrire sur une liste à part. Du coup j'ai stressé pendant tout le trajet, qui était d'ailleurs très long (loin des hublots). Mais une fois sur le sol Américain tout c'est bien passé, l'agent des douanes parlait doucement et je le comprenais mieux, en 1/4 heure c'était réglé nous étions dehors avec nos bagages à la recherche de la navette qui nous déposerait à l'hôtel. Il fait gris et froid (12°). La aussi pas de problème. Nous arrivons à l'hôtel, très bien également avec une grande chambre. CA Y EST ON EST EN AMERIQUE!!! Un peu tour avant de dormir (cela fait nous fait une journée de 32 heures). Une petite douche, qui a fait son effet…et oui il faut d’abord deviner comment ça marche… à chacun d’en faire la découverte, Après au dodo, ici il est 22h00mn. Nous logeons au Sheraton de Fishermann’s, nous l’avions choisi car il y avait un piscine (elle doit être pratique pour refroidir les boissons !) et pour pouvoir se promener le soir sur Fishermann’s. Nous avons été content de cet hôtel, bonnes prestations, bien placé (à 50 m du câble car) pour nous même s'il est assez cher et que nous avons pas pu utiliser la piscine.

Le lendemain réveillé de bonne heure (6 heures locale) nous partons à la découverte de la ville (découverte oui, mais avec plans, guides, parcours et tout ce qu'il faut). Petit arrêt pour le petit déjeuner dans un café, Mon fils et moi commandons ce que nous croyons être un chocolat chaud et ma fille un jus de fruit, et bien non; nous recevons deux chocolat glacés (avec des glaçons pilés) et ma fille la même chose avec de la banane !, il y a encore des progrès à faire...d'autant plus qu'on a plutôt froid on ne pensait tout de même pas qu'il ne faisait que 12°. Nous embarquons dans une des attractions locales: le câble car (tramway à chaines prévu pour gravir les collines très raides de la ville), nous sommes 5 dans le wagon, 2 heures plus tard il y aura 100 mètres de queue au même endroit!!. C'est bien de visiter tôt mais tout les magasins sont fermé ma fille est déçue!). Nous commençons par le quartier chinois, très dépaysant, c'est effectivement très asiatique. Même les noms de rues sont sous-titrés

Non ce n'est pas la fête de l'oignon à Truchtersheim !

A la sortie du quartier nous nous arrêtons au "café de la presse", Français d'inspiration pour prendre un Thé. les petits déjeuners y ont l'air très bien, nous y reviendrons demain. Après un petit tour au milieu des Buildings avec visite d'un petit musée de la Well's Fargo (anciennes diligences) c'est sympa que je ne le pensais pas, avec des immeubles tous différents et des halls d’entrées impressionnantes.

Suivront le quartier d'Union Square, ça vous dit rien, et bien c'est le quartier des magasins!!! (Ma fille apprécie et nous y repasserons demain, on n'avait pas assez dépensé...). Nous y mangerons dans un restaurant à la mode, ce qui signifie beaucoup de monde (Cheesecake Factory). A San Francisco c'est facile de trouver un endroit "à la mode" c'est là où il y a 100 mètres de queue devant. Mon fils s'est trouvé des racines américaines (dans une autre vie) il adore des voitures plus impressionnante les unes que les autres, des hamburgers et des vêtements "A la mode".

Après nous prenons le métro pour le quartier de Mission (Latino) et celui de Castro (Gay)





puis nous avons marché, puis marché, puis marché. Là on sent le décalage horaire, l'après midi il faut que nous marchions, si on s'arrête on s'endort. Suive le Quartier Haight (Hippies) où il y a de très belles maisons Victoriennes, Mes préférées en haut de Masonic

Version remasterisé (Arnho est passé par là avec un pot de peinture)

nous prenons ensuite le bus pour nous rendre en haut de Lombard Street, la rue la plus sinueuse au monde (nous sommes en Amérique cela ne peut pas être moins!), et comme d'hab. si c'est à la mode … une file de voiture qui attendent de descendre longue de 3 kilomètres. C'est effectivement impressionnant. Ensuite nous rentrons à l'hôtel.

Si, si, Lombard St c’est de l’autre côté il suffit de suivre la file de voitures

Diner au port, nous ne sommes plus très frais, heureusement que les Américains mangent tôt. A 9h03 on s’effondre... Nous avons décidé d’annuler le tour en vélo vers Sausalito le froid a eu raison de notre volonté (et le peu d’enthousiasme des filles). Le lendemain direction chez « Mama’s » réputé pour les petits déjeuners, mais comme d’hab.…une demi heure avant 40 personnes qui attendent pour une capacité du restaurant de 30 places !. Alors petit tour sur une colline (Coït Tower) avec une belle vue, enfin s'il avait fait beau.

Et ça grimpe !!!

On longe un parc où il y pleins d'asiatiques qui font du ThaÏ-Chi. On traverse à nouveau le quartier chinois (c'est la 3ème fois en 2 jours qu'on prend la même rue...Petit déjeuner et en route pour louer la voiture. Petite parenthèse, ça n'est pas un vain mot que de dire que les américains sont bienveillants, impossible d'ouvrir une carte ou montrer un signe d'hésitation sans que quelqu'un vous interpelle pour vous venir en aide. Cela en devient gênant, j'aime bien regarder ma carte!.

A la place du vélo nous irons au Golden Gates Park : Japan Tea Garden (sympa mais très fréquenté et pas d’indication sur le nom des plantes)



et un petit tour au jardin (de plusieurs hectares) botanique. Mention spéciale pour ce dernier, il est magnifique, la végétation (beaucoup d’arbres) de tous les continents y sont représentés, on pourrait s’y perdre des heures (d’ailleurs assez facilement car pas beaucoup d’indications). Il y a même un bosquet de Redwood avec un sentier recouvert d’écorces, super agréable. Et au moins ils ne sont pas brulés comme à Yosemite. Non ce n'est pas un Redwood mais il est très beau

Ensuite Golden Gate Bridge puis Sausalito. C'est fou, il suffit de traverser le pont pour qu’il fasse beau. A sausalito (petit Saint Tropez local) la curiosité ce sont des maisons flottantes à la fois décalées et élégantes.

Non ce n'est pas une navette spaciale

Beau visage, non ...., le nez, la bouche, ...

Venez, venez, petits canards que le dragon vous mange...

J'arrête là car j'en ai tout plein comme ça, ces maisons sont vraiment un régal...j'en rappelle l'adresse Waldo Point au Nord de Sausalito

Retour à l'hôtel, ravitaillement, on n'est pas peu fier de notre 4x4. Repas dans un restaurant Italien et initiation au tarot pour les enfants, il ne faut pas s'endormir trop tôt. Cette fois on tiendra jusqu'à 22 heures, ce sera l’occasion d’initier les enfants au tarot.

Dimanche matin il y a messe (Gospel). On ne peut pas dire que les enfants sont enthousiastes !. Mais une fois la messe commencer c’est à la fois prenant, magique et décalé par rapport à ce que nous connaissons. Après nous quittons la ville pour la côte et Monterey. Le coup de cœur des parents : la messe, les maisons Victoriennes, les maisons flottantes, les enfants : le Golden Gates Bridge, les voitures (pour mon fils), les maisons flottantes

01 Août. Ce qui était prévu : Messe Gospel – Outlet à Gilroy – Big Sur (Julia Pfeiffer Burns – Pfeiffer Beach – Point Lobos ). La messe à durée plus longtemps, j’ai bien réussi à négocier : exit l’arrêt à l’Outlet, nous ne arrêterons pas nous plus à Point Lobos, en contre partie nous arriverons plus tôt à Monterey et pourrons y passer un peu de temps

Dès que nous avons quitté SF il fait beau et de plus en plus chaud. On aura la chance de faire la One avec soit du soleil soit un ciel légèrement brumeux. Nous sommes descendu jusqu’à Julia Pfeiffer Beach, oui une cascade sur une plage il faut le voir. La photo est paradisiaque pour le reste c’est juste un petit aller-retour.

En remontant on s’arrête à Pfeiffer Beach, histoire de pouvoir mettre les pieds dans l’eau (mais pas plus, elle est froide).



Je ne vous dit pas pour aller chercher la baguette le matin...

Nous passons devant Point Lobos, mais plus de courage, il est tout de même déjà 17 heures, direction le Travelodge, un motel près du centre qui fait très « américain ». Ce côté motel typique nous a bien plu, il est bien placé et relativement bon marché pour Monterey.

Le soir sur les conseils de d'Aurelien (GNOU75) nous dînons au Hulan’s bar, un peu excentré mais ambiance surfeur (mon fils est aux anges) et s’est très bon, un petit tour le long de la plage pour voir les lions de mer (c’est plus sympa qu’à SF) et un tour dans l’attrape touristes qu’est le Fishermann’s. Nous avons aussi jeté un coup d’œil aux « monuments historiques » rien de renversant. Petite parenthèse les forêts et bosquets sont très beau avec des essences d’arbres peu courantes chez nous (je pense notamment à l’Eucalyptus et au Redwood, mais il y aussi de très beaux pins).

02 Août. Ce qui était prévu : Trajet jusqu’à Fish Camp, Yosemite Valley (Tunnel View et Bridalveil) , Glacier Point et Sentinel Dome (notre 1ère rando) Nous avons fait tout ce qui était prévu.

Départ pour Yosemite, une demi journée de route dans la plaine californienne à longer des vergers immenses et une grande retenue d'eau.

Nous arrivons à l’hôtel (nous logeons à Fish Camp), le Narrows Gauge, encore une fois merci VF, l’adresse est super, c’est mignon, on a un balcon qui donne sur la forêt. Ce sera l'hôtel préféré de mon épouse, de tout ce que j'ai vu il n'y a pas aussi bien sur Yosemite et le prix est raisonnable, à recommander sans restriction Heureusement que j’ai pu annuler au Tenaya pour venir ici, on n’y est passé plus tard c’est l’usine. Casse croûte tiré du sac sur le balcon.

Pour l’après midi : Yosemite ou repos, ce sera Yosemite. Passage à la guitoune et nous voila munis de notre précieux Annual Pass.

Arnho m’avait prévenu pour les travaux, alors ce n’est pas la peine de se demander où ils sont, c’est toute la route qu’ils sont en train de refaire, entre l’entrée et Tunnel View. Entre les passages alternés derrière une voiture pilote, les Bump, les graviers et les novices c’est long, voir très long (1h30 de Fish Camp et Tunnel View). Nous ferons Bridalveil, belle cascade et il y encore de l’eau, mais beaucoup trop de monde pour nous. Mais cela valait la peine de venir la vallée est impressionnante, magnifique.

Direction Glacier Point, re-travaux, re-novices. Point de vue superbe et nous ne sommes pas les seuls à l’apprécier. Au retour on s’arrête à Sentinel Dome, il est 17 heures. La petite ballade, il faut compter 25 minutes aller et 20 minutes retour (ça descend). Le point de vue est magnifique, l’immensité du parc est époustouflante, et nous sommes presque seuls. Il vraiment le faire et cela ne prend qu’un peu plus d’une heure avec le temps de contempler. Les enfants d’abord réticents sont redescendus enthousiastes. Belle vue non

Bon, plus haut je ne peux pas monter. Du haut de Sentinel Dome on a une vue à 360°





Retour à l’hôtel, madame s’est fait plaisir, plus de travaux, personne sur la route, c’est le p… Et oui, chez nous c’est madame qui conduit, soit disant elle est malade en voiture si elle ne tient pas le volant !!!. Malheureusement c’est le jour de repos à l’hôtel nous devrons donc aller au Tenaya pour manger, Pizza rien de mémorable.

Notre coup de cœur : Sentinel Dome à l’unanimité

03 Août. Ce qui était prévu : Mariposa Grove – Traversée de Yosemite (Olmsted pt, Tenaya Lake, Tuolumne Meadows) – Mono Lake – Bodie – Nuit à Bridgeport Nous avons fait tout ce qui était prévu.

Le lendemain nous partons visiter Mariposa Grove. Départ 6h30, les enfants préfèrent rester dormir. Nous sommes aux pieds des arbres un peu avant 7 heures, seuls, enfin presque, on ne croisera qu’un seul couple pendant toute la ballade (2h30 tout de même). Les Séquoia sont impressionnants, mais c’est injuste de ne parler que d’eux car il y a beaucoup de pins et quelques Douglas magnifiques. Pin ou RedWood ?....ah, ah, je reconnais les spécialistes c'est une pomme de pin, celle du Redwood est très petite

Là je tiens à prévenir les âmes sensibles (comme nous) il y beaucoup d’arbres brûlés…c’est assez tristes, de plus des séquoia il y en a de moins en moins, peu de zone de ré-générescence, et les gros se meurent (lentement je vous l’accorde). Il faut privilégier la partie haute (vers « Télescope ») quitte à monter en « camion », la forêt y est moins abîmée et la concentration de Séquoia supérieure.



Les solitaires les plus impressionnants sont près du parking (cela convient à beaucoup de touristes mais la plus belle forêt est en haut. En redescendant on verra les files se former aux pieds de arbres, chacun voulant être pris en photo devant l’un ou l’autre de ces ancêtres.

Après retour à l’hôtel où les enfants se sont enfin levés (ils se sont vite adaptés au changement d’horaire). Petit déjeuner et en route pour la Tioga Pass. On aura le temps de la voir venir, il nous à fallut 1h à 1h30 de trajet EN PLUS pour faire Fish Camp Yosemite valley. Le Yosemite park nous laisse tout de même un sentiment mitigé, tous ces arbres brulés…C’est déjà à l’origine une forêt peu dense. J’espère que la forêt arrivera à reprendre le dessus et que cela ne se transformera pas en « peau de Leopard » ave une végétation faible et plus que des broussailles ou petits arbres (type méditerranéen). A partir d’Olmsted Point le paysage change, c’est blanc (les roches) et verts (les arbres). C’est une pause sympa et on y voit Half Dome de l’autre côté.





Ensuite la zone de Meadows (petits lacs de montagne herbacé). C’est bucolique tout plein. Petite pause déjeuner au Tenaya Lake. On aura guetté tout le long de la route pour voir un ours, mais rien, à part les panneaux BEAR KILLING.

Si, si, c'est la route qu'il faut emprunter pour descendre de Tioga Pass vers Lee Vining, et les barrières de sécurité sont en option 😉 ils sont fâchés avec les rambardes de sécurité nous en verront peu au cours de notre voyage.

Comme nous avons pris du retard cela fait juste pour aller à Mono Lake mais on tente tout de même, si on a plus le temps de faire Bodie, on le fera demain. Lorsqu’on débouche de la route de Yosemite en arrive en plein dans les paysages américains tel qu’on les imagine, immense avec des routes toutes droites et rien…



Petit crochet aux Tufas de Mono Lake bien que ce soit au bord du lac, je dirais plutôt au milieu de nul part. On se gare et qui voit-on arriver ... le shérif, présence improbable mais bien réelle puisqu’on le croisera à nouveau au retour le long de la petite route qui nous ramène à la highway.

Ce qui est appréciable chez les américains c’est le respect de la nature (ils arrivent parfaitement à concilier exploitation touristique et préservation de la nature) et l’organisation (il y a toujours des indications, explications, et même souvent des Rangers et naturellement une guitoune pour prélever l’obole). Cela doit coûter une fortune, l’entretien, la préservation et tout ce personnel. Le prix que l’on paye est sans aucune commune mesure avec les frais engagés… alors resquiller c’est indécent.

Ensuite nous nous rendons à Bodie. Si cela ne tenait qu’à moi ils augmenteraient le prix de la visite (le national pass ne marche pas) et ils mettraient du macadam sur la route, car la « tôle ondulée » c’est que bof (surtout si on prendre la route qui remonte du nord de Mono lake).



Le voyant de réserve s’est allumé au bout de 320 miles, très petit le réservoir et il nous reste à aller à Bodie et retourner jusqu’à Bridgeport, petit coup de stress. Dorénavant nous ferons le plein plus souvent pour ne pas avoir à surveiller l’aiguille de trop près. Ce sera l’occasion de voir une petite, voir très petite ville américaine au milieu de nul part. Très peu pour moi, cela me donnerait plutôt le cafard.

Nous arrivons au Virginia Creek, très typique, les chambres en rondins de bois et tout et tout. C’est un petit établissement très attachant et les portions énormes (prendre les versions small). Ils font des pizzas jusqu’à 60 cm de diamètre. Très bonne adresse notre meilleur petit déjeuner et le repas du soir était excellent (j'avais une escalope de veau avec une sauce citronnée) et ils sont sympathiques (et bon marché mais ils ne faut pas leurs répéter)



A cette étape nous avons rencontré PAT124 et sa famille c’était très sympathique.

Nuit correcte, je sens toujours le décalage, nous tombons de sommeil entre 21 et 22 heures et réveil pour moi vers 4h (et mon épouse 5h) puis somnolence jusqu’au matin, les enfants eux se sont habitué instantanément, si on les laissent faire ils dorment jusqu’à 9 h du matin. Ce rythme de sommeil restera jusqu’à la fin.

04 Août. Ce qui était prévu : Bridgeport – Alabama Hills et Lone Pine – Death Valley avec Mosaic Canyon, Sand Dunes, Badwater, Devil’s Golf Course, Artiste Drive avec Artist Palette Nous ferons en plus Mammoth Lake (rapidement) et en moins Badwater (n’apporte pas grand par rapport à Devil’s Golf)

Super petit déjeuner avec un demi pancakes (tout de même 30 cm de diamètre et 1 cm d’épaisseur, ce sera le meilleur que nous aurons mangé avec celui du café de la presse de SF. Un petit coucou à PAT (nous devrions nous retrouver ce soir au Furnace Creek). En route pour le Sud.

Petit crochet pour voir Mammoth Lake, nous allons jusqu’au pieds des pistes pour voir si elles sont comme les nôtres, mon fils cherche le Bike Park. Cet une belle station avec des habitations bien intégrées dans le paysage, ce doit être très agréable de venir skier ici.

J’avais prévu d’emprunter la Movie Flat Rd avant Lone Pine, seulement c’est une piste et très peu fréquenter, on a plutôt l’impression de rentrer dans un ranch, on laissera tomber et irons dans les Alabama Hills à partir de Lone Pine. On trouvera sans problème la piste puis le trail (court) qui nous mène jusqu’à la Mobius Arch. Paysage lunaire avec ces rochers arrondis et en forme de boule de glace empilées. L’arche est toute petite mais jolie. C’est une bonne entrée en matière. Comme souvent les trails ne sont pas toujours facile à trouver mais une fois sur place il y a panneau explicatif, indications, et balisage (cairns ou piquets).





Au retour arrêt sous un arbre (et il n’y en a pas beaucoup), cours d’eau à côté, parfait pour notre premier pique nique. Composition standard : pain de mie, bacon, cheese, tomate, yaourt (vendu à la pièce et cher), fruit. Information pour d’autres Alsacien, ils ont des Bretzels mais écrit Pretzel en Américain, ils sont très bon (nous en auront en permanence dans la voiture). Pour l’eau, ne jamais prendre de l’eau PURE (en fait trafiquée, elle est pas bonne. Il y a de la CRYSTAL et ARROWHEAD qui sont tout à fait correctes). Le coca a aussi un autre goût, bof les enfants lui préfèreront le Pepsi ou le Sprite (ou Canada Dry, cela me rappelle des souvenirs de jeunesse). Pour conserver le tout nous avons acheté une glacière souple que nous ramènerons avec nous (cela nous fait trop bizarre d’acheter et d’abandonner sur place à la fin). Nous ferons aussi l’acquisition d’un pare soleil circulaire, très pratique, que nous ramènerons également.

Ensuite petit tour à Lone Pine, cela ne prend pas beaucoup de temps (c’est minuscule) et comme dans beaucoup de petites villes John Wayne y ai le héros local, donc Saloon où allait JW, hôtel où dormait JW, etc, ..magasins western.



Concernant l’essence, ils ont 3 niveaux d’octanes 87, 89, 91, je nourrirais donc notre monture avec du 89 pour tout le trajet. Pour le paiement, avec la carte il me réclame un code Zip, je me souvient avoir lu une discussion à ce sujet sur le forum mais je ne me rappelle pas la solution, c’est pas grave nous utiliserons le cash (il y aura d’autant moins de frais). Souvent ils veulent un prépaiement (on leurs déposent 60 dollars, on va se servir et ils rendent la monnaie), pour faire simple je le ferais systématiquement. De façon générale les américains ne sont pas des gens compliqués et d’un naturel bienveillant. Ils font confiance et on peut leur rendre la pareil, il n’y a pas de système de sécurité dans les magasins et beaucoup de choses sont en libre service.

Ensuite direction la vallée de la mort, stressant, déjà rien que le nom, surtout pour de grand aventuriers comme nous. Ces longues routes au milieu de paysages lunaires avec du rien. Prudent nous économiserons la clim pour éviter de trop solliciter le moteur. A ce sujet sur une carte tout est plat, et bien dans la réalité ça monte et descend, même beaucoup. Il faut mieux faire la vallée de la mort d’ouest en est puisque le plateau de la sierra Nevada est beaucoup plus haut que celui de Las Vegas.

Un cactus pour nous montrer la route...

Sur tout notre parcours nous verrons surtout des déserts (certes différents), toutes ces surfaces inexploitables, c’est impressionnant, on comprend (sans approuver) pourquoi ils font de l’agriculture intensive là où ils peuvent. Ça y est nous arrivons dans la vallée de la mort, et bien non, c’est celle de Panama Springs il faut remonter les collines et descendre de l’autre côté, c’est impressionnant. Grandes montées et surtout grandes descente, pour la vue c’est top. Et oui ce n'est que la vallée de Panama Springs, la vallée de la mort c'est de l'autre côté !

Avis aux passagers au cœur fragile, d’autant plus que nous aurons notre dose de précipices, falaises et autres vues plongeantes. Madame qui a le vertige et est malade en voiture conduira presque tout le temps !.

Enfin la descente sur la vallée de la mort, il n’y a peut-être rien mais les roches sont de toutes les couleurs. Arrêts à quelques points de vue, les enfants ont peur d’user prématurément leurs chaussures et sont inquiet de savoir si ce sera long et si c’est « indispensable », ces interrogations ne les quitterons pas de tout le séjour.

Nous avons deux adolescents (13 et 16 ans), quand je lisais sur VF les carnets apparemment tous les jeunes participaient joyeusement et participait avec entrain aux marches, et bien nous nous devons avoir des exceptions. Pour eux des vacances idéales (même à l’autre bout du monde) commence par un réveil pas avant 9 h (no stress comme ils disent), une bonne dose de magasins (motivation principale), et arrivée à l’hôtel au plus tard à 17 h pour profiter de la piscine. De plus leurs premières questions sont : »il y aura beaucoup de marche aujourd’hui ? », « sont-elles longues ? » et n’y a-t-il pas moyen d’y déroger. Nous adopterons dès que possible le rythme suivant : levé 6h30, rando matinale sans les enfants, retour à l’hôtel pour le petit déjeuner des enfants, faire les valises. La route, avec des ballades dans l’ensemble courtes et arrivée à l’hôtel autour de 17h, piscine, repas et à nouveau un petit tour en fin de journée. Partie de tarot, qui deviendra un rituel, puis dodo un peu avant 22 heures. Pour motiver mon fils ont lui a promis de le laisser conduire un peu dès qu’il y aura des pistes désertes sans risque (il avait lu dans le carnet de Virginath que son fils avait eu ce privilège et trouvait donc naturel d’y avoir aussi droit). Pour ma fille se c’est beaucoup plus compliqué, son prince charmant est loin, elle n’a pas du tout le tempérament aventureux (rapidement inquiète) et bizarrement de se savoir si loin de la maison fait qu’elle ne se sent pas bien, il faudra presque 2 semaines pour que cela aille mieux, et encore heureusement qu’il y a le wifi dans presque tous les hôtels. Ils l’utiliseront beaucoup tous les deux. Dans la voiture mon fils qui est un grand bavard et d’un naturel joyeux (si on le contredit pas) nous a inventé plein de jeux pour passer le temps : il faut deviner un animal, baccalauréat oral, devinette avec indice, suite de nom commun avec une lettre défini au hasard, et naturellement la variante avec noms de marques ou de modèle de voiture, théâtre improvisée, interview, … Je trouve que de façon générale tout ce temps en vase clos avec nos enfants nous a permis de nous redécouvrir, et pour ma part la vision que j’avais d’eux a légèrement changée.

Pour notre part nous avions emmené un peu de lecture mais nous n'aurons jamais le temps de lire.

Bon je reprend le fil de notre histoire : 1er arrêt Mosaic Canyon. Attention on la joue prudent ; chapeau, crème vaporisateur, eau en quantité. C’est une très belle petite ballade, sans difficulté avec un peu d’ombre. Le canyon est en marbre et en punding (roche agglomérée) c’est très beau et assez court. De plus comme elle est en arrivant côté Stovepipe le sèche cheveux n’est réglé que sur 1 !.



Ensuite arrêt à Sand Dunes, magique même si les filles ne s’attarderont pas. A partir d’ici le sèche cheveux sera régler sur 3 (voir 4 si c’était possible).



Arrivé au Furnace Creek, alors ce qui imaginait une petite gargote en serons pour leur frais, c’est une grande installation dans une oasis avec piscine, Gilft Shop, plusieurs restaurants et tout plein de Français, mais vraiment tout plein (plus que de Hollandais en Dordogne, c’est dire !). La piscine, nous n'y irons pas, cela paraît paradoxal mais il faisait trop chaud. Pour l'hôtel il n'y a pas le choix, ceci dit c'est très bien, les chambres sont grandes et il y a tous les services, même 2 machines à laver le linge en libre service (malheureusement prises d'assaut).

Nous nous sommes reposé, avons mangé dans un des restaurants, j'avais pris un Wrap, c’était très correct, ils étaient aimables et le service rapide (comme souvent aux US).

Nous sommes repartis vers 18h – 18h30 direction Devil’s Golf, immense, irréel, le site dégage une ambiance toute particulière d’autant plus que le coucher de soleil approche à grands pas.

Ensuite directions Artist Drive et Artist Palette où nous resterons jusqu’à ce que le soleil soit définitivement couché. Le nom n’est pas usurpé, que de couleurs, de la roche rouge, verte, jaune, blanche, …magique. Si vous vous rendez à Death Valley il faut absolument y venir en fin de journée. Au début lorsque je lisais Photographing Southwest qui indiquait le meilleur moment pour venir, je me disais : « je ne suis pas photographe averti ce genre de considération n’est pas pour moi, c’est déjà bien d’y aller ! ». Et bien non, dans ce cas la montagne regarde vers le soleil couchant donc le matin c’est à l’ombre et en milieu de journée (si vous arriver à y aller sans que vos pneus fondent) c’est écrasé par le soleil, aucune couleur !.

Et ne j'ai fait que "contraste auto" sous picasa...

Petite parenthèse, pour moi c’est aussi une initiation à la photo (nouvel appareil et tout et tout). De plus tout le monde parle tellement de lever et de coucher de soleil que je veux aussi les découvrir. Conclusion : les couchers sont beaucoup plus beau, le soleil dégage une chaleur dans les couleurs qu’on ne retrouve pas le matin où la lumière est beaucoup plus blanche. Ensuite un arrêt à Golden Canyon mais impossible, plus de soleil, plus de magie…De plus la roche rend sans retenue toute la chaleur accumulée pendant la journée, c’est intenable on se croirait dans le four d’un ogre qui a décidé de nous mangé à l’étouffé.

Ensuite retour à l’hôtel après une journée bien rempli, on en a plein les yeux et la vallée de la mort dégage une ambiance vraiment particulière, prenante, presque angoissante, immense, irréelle.

Nos coup de cœur : on a du mal à dire tout était hors du temps pour nous

Si vous avez des questions n'hésitez pas, suite au prochain épisode...

Jean-François

la suite: http://voyageforum.com/v.f?post=3635210#3635210
Voyage Canada - États-Unis de trente-huit jours en mai-juin 2010 en autobus Greyhound: témoignage English translation pending
by Yipeacex67 · 2010-08-13 · 4 replies
Bonjour, après avoir chiné de longue nuit sur ce forum pour m'inspirer dans mes projets de voyages, je voulais livrer à notre communauté mes impressions sur ma dernière expérience.

Après avoir habité neufs mois à Montréal au Québec et avant de partir pour la France j'ai effectué avec ma copine (23 et 24 ans) un voyage de 38 jours en Amérique du nord. C'était un voyage sac à dos, on a emporté la tente, nos duvets, on a dormi trois nuits sur les 38 en auberges de jeunesses, deux autres aux campings publics, quelques unes dans les bus et tout le reste soit en couch surfing, soit dans la tente là ou on travaillait, soit chez des amis ou des gens rencontrés sur place. Ayant hésité entre le bus, l'avion, la voiture et le stop nous avons choisi le bus et le stop comme moyen de locomotion.

Alors voici comment ça s'est passé. Nous avions 38 jours de voyages de disponibles : nous avons donc pris deux pass Greyhounds de 15 jours chacun et 8 jours libres entre les deux pass sans utiliser le bus pour voyager. Avantage de ce choix : - on voit du pays et c'est là je pense l'idée de voyager...alors que l'avion nous plonge dans un "effet tunnel" entre le départ et l'arrivé - c'est pas cher (je crois que c'était un peu plus de 500$US pour les deux pass) et ça couvre tous les USA, l'ouest canadien (ile de Vancouver incluse) et Montréal, + une partie du Mexique. - ça permet de se reposer, effectivement avec des trajets de 24h en moyenne on avait le temps de dormir. - les gares sont dans les centres villes - pas de PV, d'essence, de place de parking à payer

Inconvénient : - pour les longues distances c'est relativement long ex : Calgary- Montréal prend trois jours, San Francisco Montréal trois jours et demi je crois etc etc... - il n'y a pas de réservation : premier arrivé premier servi. - pensez à prendre des livres, de la nourriture, un pull pour l'oreiller, parfois des bouchons d'oreille s'il y a du bruit, et surtout votre trousse de toilette avec vous (oui après une nuit dans le bus, se brosser les dents dans les toilettes de la première station venue fait du bien - on ne choisit pas toujours son voisin - on dépend des lignes de bus 😉

Concernant le trajet nous avons fait : - Montréal - Chicago - Chicago - Wheatland (Wyomming) : Iowa, Nebraska, Colorado et Wyomming, des champs des prairies, dépaysant et jolie au printemps - Wheatland - Fort Colins (Colorado) en stop (mais il y avait aussi un bus, c'est juste qu'on a rencontré des gens cool) - Fort colins - Denver (Colorado) en stop (mais il y avait aussi un bus, c'est juste qu'on a rencontré des gens cool) - Denver - Durango (Colorado), la route la plus belle que je n'ai jamais vu, au cœur des rocheuses, départ le matin, arrivé le soir même... - Durango - Cortez : en stop, route locale, beaucoup de trafic, attente de 5min - Cortez - Grand Canyon : en Stop, c'était entre les deux pass de bus, du coup on a gagné une journée de voyage, ça c'est très bien fait, peut être 6 voitures différentes, essentiellement des indiens et des travailleurs. Prenez beaucoup d'eau car c'est le désert. Et surtout plus on approche du grand canyon plus c'est difficile car les touristes prennent très peu les auto-stoppeurs. - Grand Canyon - Flagstaff (c'est la ville la plus proche à coté): le bus local n'est pas inclu dans les pass Greyhounds et coute extrêmement cher, du coup on a tenté le stop. - Flagstaff - San Francisco (le bus est passé par phœnix et LA, ce n’est pas le chemin le plus court, mais c'était cool! le plus chiant était entre LA et SF) - San Francisco - Vancouver: - Vancouver - Nanaimo (sur ile de Vancouver): - Nanaimo - Lac Louise (rocheuses canadienne) - Lac louise - Montréal.

On n’a eu aucune mauvaise surprise avec les bus Greyhounds. Alors ceux qui disent que c'est pour les homeless (sans abris), je répondrai que c'est un jugement très négative pour tous ceux qui utilise ce moyen de transport soit parce qu'il est plus pratique mais aussi pour son prix très attractif. Ce n’est bien sur pas la haute société qui prend le bus, mais il n'y a pas de quoi dénigrer ce type de transport très populaire. C'est justement un très bon moyen pour découvrir la vraie Amérique.

Concernant nos activités : - on a fait cinq jours de travail dans un projet d'éco-construction dans le désert du Wyomming entre les montagnes et les plaines à bisons voici le lien de la communauté qui organisait le chantier
http://earthship.com/ - deux jours de bénévolat dans un festival indien à Fort Colins (le POW WOW était organisé par le NCIPA http://www.fortnet.org/PowWow/) je dirai que c'est vraiment génial, mais deux jours c'est un peu long (surtout que c'était dans un espace fermé) - une semaine de WWOOFing à Cortez, c'était génial.

Nos coups de cœurs ont été : - Chicago, méconnu par rapport à NY et pourtant génialissime - Denver, plus petite mais aussi très riche et surtout très latino (allez y pour le 5 de mayo c'est génial, et peut être bien qu'encore plus au sud c'est encore mieux http://fr.wikipedia.org/wiki/Cinco_de_Mayo) - à Denver si vous pouvez aller vous balader dans le Red Rocks parc faites le, visiter aussi les villes de Golden qui est une ville assez jolie et Boulder a l'air pas mal - Durango : coincé dans les montagnes, la route pour y aller est magnifique (la vallée de la rivére Colorado, celle qui sera au Grand canyon), c'est une ancienne ville de Hippies qui ont aujourd'hui pas mal d'argent. Beaucoup d'artistes, de villes extérieures... - La Mesa Verde et les Cliff dweling, les maisons des indiens construites dans les falaises, l'entré du parc et les visites sont payantes mais ça vaut le coup. Il doit y avoir beaucoup de monde en saison - Grand Canyon: un classique mais y rester longtemps coutent cher (ils se gagent sur tous ce qu'ils vendent la bas dont la nourriture) - San Francisco... - Lake louise (tester le camping publique, il y a des barrières électriques pour vous protégez des ours)

Conseil: - en mai il peut faire encore froid en montagne et le Wyoming est brassé par les vents encore très froids à cette époque.

Bilan: Voyage génial, il a cassé tous les préjugés sur les américains en même temps on a vu ce qu'on voulait voir, on n’a pas été à Austin ou en Floride par exemple. Vraiment dépaysant, la nature est encore là bas presque intacte et la faune est partout présente (ours, serpents, cerfs, aigles royaux...) les gens sont chaleureux, prés à rendre service. N'hésitez pas à demander, à faire du stop (même si c'est interdit dans l'Etat, on en a fait en Arizona un des états les plus répressifs et ça a été). Faites vous plaisir mais n'oubliez pas que la coté ouest à partir de San Francisco, c'est la Bretagne!!!

Si vous avez des questions n'hésitez pas.
Itinéraire de trois semaines pour un voyage de noces dans l'Ouest américain en septembre 2011? English translation pending
by Sawadee87 · 2010-08-13 · 38 replies
Bonjour,

Après avoir parcouru moultes fois les sujets de conversation relatifs à l'ouest américain, après avoir consulté les guides ainsi que les blogs de voyage, je suis toujours aussi indécise par rapport à l'itinéraire à emprunter pour mon voyage de noce en septembre 2011.

Pourriez-vous m'aider à construire un itinéraire, en sachant ces quelques informations? - nous aimerions partir 3 semaines - Nous voudrions passer une journée aux studios Universal à LA, voir hollywood, une journée à Sea World San diego, une demi journée au zoo de San diego - Nous souhaiterions passer 2 jours à San Francisco - Nous souhaiterions passer 2-3 jours à Las Vegas - nous aimerions voir les parcs "incontournables" - nous aimerions voir les arches - J'ai très envie de voir Big Sur mais est-ce indispensable? - nous voudrions voir également des sequoias géants - mesa verde me semble très intéressant... - et enfin, j'aimerais vraiment passer par antelope canyon et lake powell...

Voilà pour une première idée, mais je suis nulle en organisation, et je n'ai pas la moindre idée de la façon dont goupiller tout ça...

J'espère que vous pourrez m'aider ;-) Merci d'avance
Voyage pour relier toutes les stations en Antarctique à pied English translation pending
by Arcalis · 2010-08-09 · 32 replies
Bonjour, Je me présente, je m'appelle Romain, j'ai 16 ans et je suis passionné par la montagne et les randonnées dans la neige ... Il y a environ 1 ans et demi, j'ai eu l'envie de découvrir l'Antarctique. J'envisage donc dans le futur de m'y rendre, et mon but serait de relier toutes les stations des différents pays qui sont basés sur place. Voilà, donc j'aurais besoin de renseignements, sur la possibilitée ou non de faire un voyage de ce type, des recommendations de votres part ... Merci d'avance Romain.
Voyage au Mali: vos conseils pour visiter le pays dogon et San? English translation pending
by Phililo · 2010-08-08 · 36 replies
Bonjour à tous,

Je prépare un voyage au mois de novembre pour 3 semaines au Mali. Pour le moment, nous nous prévoyons un circuit, histoire de savoir où l'on va, un fil d'Ariane pour nous guider (et nous rassurer 😉 ), mais au jour le jour on verra sur place selon les envies. Les nombreux topics de la section Mali du forum m'ont déjà bien guidée, merci à leurs participants. C'est d'ailleurs toujours amusant de voir des avis divergents systématiquement sur les différentes villes (notamment Mopti, Djenné, Sikasso) ... autant d'opinions que d'êtres humains en fait ! J'irai donc voir de mes propres yeux 😛.

J'ai tout de même deux questions bien différentes à vous poser :

- La visite du pays Dogon (pour une excursion de 4/5 jours) : J'ai lu à différentes reprises deux possibilités : se rendre directement à Bandiagara ou bien à Shanga, et depuis l'un ou l'autre village, trouver un guide pour l'excursion. Que me conseillez-vous ? Est-ce très différent ? Cela implique t'il de voir des choses différentes ? Je n'ai pas l'ambition de tout voir du pays Dogon, mais de bien le voir !

- Trajet Sikasso-Djenné : La région de Sikasso m'attire beaucoup (ce pourrait être notre première étape). J'envisageais ensuite de remonter vers le pays Dogon et Djenné par San. D'après mes recherches, cette route est rarement citée, elle m'intéresse d'autant plus ! Est-ce que quelqu'un aurait des conseils à nous faire partager sur ce trajet ? Nous voyagerons en transport en commun, donc nos escapades en dehors des grandes routes seront malheureusement limitées.

Merci d'avance à tous.
Australie: 4x4, randonnées, plongées et "wilderness" English translation pending
by Krikri6792 · 2010-08-04 · 93 replies
Vous trouverez ci-dessous le récit de notre voyage de cinq semaines en Australie (30 mai au 5 juillet 2010)... de Darwin à Perth, en passant par les parcs nationaux du Top End, du Kimberley, du Pilbara et de la côte occidentale.

Au programme : 4X4, randonnées, plongées et wilderness.

La version complète avec davantage de photos est ici :

sites.google.com/...euxvoyagesaustralie/

Bonne lecture à tous !



Présentation

L’Australie, on y pensait depuis plusieurs années déjà !

Dès 2006, j’ai acheté un guide. Après l’avoir parcouru, je l’ai abandonné sur une étagère, n’ayant pas réussi à surmonter le dilemme qui se pose à tout voyageur vers ce pays-continent : par où commencer ? J’ai fini par renoncer à ce géant.

Mais, cette année, c’est décidé ! On a envie de pistes, de grands espaces sauvages, d’outback… c’est l’Australie qu’il nous faut ! Je décide de prendre le problème à bras-le-corps afin de déterminer le meilleur itinéraire. Pas facile !

Après avoir parcouru mon forum de voyages préféré (merci à Nomad74, Nuggets et Platypup) et compulsé le fameux guide, quelques sites me paraissent vite incontournables. Je les mets en tête de liste : Kakadu NP, Katherine Gorge et le Kimberley.

Mais ensuite ? Faut-il y ajouter le Centre Rouge… et/ou la barrière de Corail… et/ou la côte occidentale ? Après réflexion et contrairement à la majorité des touristes européens (et pour ne pas faire comme tout le monde !), nous décidons de zapper le Centre Rouge … tant pis, ce sera pour une autre fois. Quant à la barrière de Corail uniquement accessible en bateau et architouristique, nous lui préférons une petite barrière proche de la côte (occidentale) accessible à la nage : Ningaloo Reef.

A partir de là, le parcours devient très clair : départ Darwin, retour Perth en passant par Kakadu NP, Katherine Gorge, le Kimberley par la Gibb River Road avec une extension au sud vers les Bungle Bungle et au nord vers Mitchell Plateau, puis Broome, Karijini NP, Coral Bay et Cape Range, Shark Bay et Cape Peron, Kalbarri NP, Yanchep NP et Pinnacles Desert.

Afin d’allier confort et wilderness, nous choisissons d’alterner l’hébergement en hôtel ou B&B quand c’est possible et le camping sous tente dans les coins les plus reculés. Pour nous permettre de rouler sur les pistes de l’outback et de traverser des gués, nous optons pour la location d’un solide 4X4 équipé d’un snorkel. Afin d’adapter le parcours avec un maximum de liberté, nous ne réservons que quelques hôtels, avec une option d’annulation. Seul le séjour de cinq nuits à Coral Bay est réservé de façon ferme.

Prévision : plus de 6000 kilomètres en cinq semaines.

Juin nous paraît être une bonne période : c’est certes l’hiver mais dans le nord tropical, c’est la saison sèche, il devrait faire beau et chaud puis de plus en plus frais en allant vers le sud.

A partir du début du mois de mai, je commence à surveiller la météo et les conditions d’ouverture des parcs nationaux après la saison des pluies censée se terminer en avril. Pas de chance, cette année, non seulement la pluie perdure dans le Top End mais certains parcs du Kimberley qui avaient ouvert début mai sont à nouveau fermés mi-mai en raison d’un important épisode pluvieux inhabituel en cette saison. A la veille de notre départ, la plupart des sites concernés ne sont toujours pas rouverts. Alors… wait and see !

Autre désagrément de dernière minute : la British Airways qui opère nos vols Paris – Londres et Londres – Singapour prévoit un mouvement de grève de son personnel de bord entre le 25 mai et le 9 juin. Notre vol Paris – Londres est finalement annulé mais la compagnie nous reporte sur le vol précédent. Résultat : deux heures d’attente de plus à Londres et en tout un voyage de plus de vingt-sept heures.

Notre parcours

Vingt-sept heures de voyage et premières impressions

J1 & 2 : Dim 30 & Lu 31/05/10

C’est vraiment très chargés que nous nous présentons au comptoir d’enregistrement de la British Airways à Roissy : 45,4 kg sur les 46 kg autorisés pour nous deux, cinq bagages en tout dont une tente « deux secondes » plus un bagage à main de près de 10 kg chacun. La BA étant réputée pour perdre souvent des bagages, nous avons prévu des vêtements de rechange dans notre sac. D’ailleurs ce n’est sans doute pas pour rien que l’hôtesse au check-in nous précise de vérifier à Londres si nos bagages apparaissent bien dans le système (informatique).

C’est donc la première démarche que nous nous empressons d’effectuer en posant le pied à Heathrow. Derrière son comptoir, l’employé nous annonce qu’ils n’y sont pas ! Ils sont probablement restés à Paris (?).

Oh ! Non, pas de chance ! Une heure avant notre vol suivant, il nous confirme qu’ils ne sont toujours pas visibles dans le système.

Alors c’est un peu fébriles que nous nous présentons treize heures plus tard au comptoir d’enregistrement de Jetstar qui opère notre dernier vol, Singapour – Darwin.

Des bagages, toujours pas de trace. En revanche, pour nous délivrer nos cartes d’embarquement, l’hôtesse nous demande nos visas. Des visas ? Quels visas ? Il faut un visa pour l’Australie ? Je tombe des nues et, incrédule, j’extirpe mon guide du fin fond du sac. Eh ! oui, au chapitre « Visas », j’apprends qu’il faut une « autorisation électronique de voyage » = ETA, le pendant de l’ESTA américaine. J’en ai pourtant lu des tonnes avant de partir mais ce chapitre-là m’a complètement échappé et à aucun moment, ni la compagnie aérienne, ni l’agence en ligne (celle avec trois O) n’a attiré notre attention sur cette obligation.

Heureusement, au point Internet voisin, quelques clics suffisent pour obtenir le fameux sésame… en principe… car pour moi, ça marche illico mais pour Hervé, rien à faire ! Il a fallu l’intervention d’une responsable de la compagnie aérienne pour persuader les services de l’immigration de bien vouloir le laisser partir ! Pour un peu, je partais seule en Australie !

Voilà un premier épisode qui se finit bien. Le suivant se déroule devant le tapis à bagages à Darwin. Quel ne fut notre étonnement de voir arriver un, puis deux, puis trois, quatre et cinq bagages. Hourra ! Nos vacances vont pouvoir enfin commencer !

J3 : Mar 01/06/10

Après toutes ces heures de voyage de nuit, on a hâte de voir le jour. Mais il faut patienter encore un peu, car il est 4 h 30 du matin. Requinqués par un cappuccino extra-fort, nous piaffons d’impatience dans l’aérogare et tentons de tuer le temps jusqu’aux premières lueurs du jour.

A 7 h 30, un taxi nous dépose devant les bureaux de Britz. Le temps de remplir les papiers (en précisant bien quelles pistes nous prévoyons d’emprunter) et de visionner un DVD nous présentant les subtilités de notre véhicule, nous voilà prêts à réceptionner le carrosse : un 4X4 Toyota Land Cruiser, boîte manuelle, 140 554 km au compteur, équipé d’une glacière électrique et d’un snorkel, un véhicule dans lequel nous entassons nos 60 kg de bagages.

Les premiers instants de conduite sont hésitants : attention à bien rouler à gauche, à ne pas confondre clignotantessuie-glace et à bien passer les vitesses de la main gauche. Une véritable rééducation !

En route vers l’est et les parcs de Kakadu et Mary River. Les traditionnelles premières courses sont faites à la sortie de Darwin : notre glacière électrique va bien nous simplifier les choses, nous la remplissons à ras bord de fruits, légumes et produits frais pour plusieurs jours.

Comme nous sommes un peu en avance sur notre planning, je propose de faire notre pause du midi vers Fogg Dam, une réserve naturelle fréquentée par une multitude d’oiseaux aquatiques.

Mais de la réserve nous n’aurons qu’un bref aperçu car en voulant déballer le matériel de pique-nique, je m’aperçois qu’un des sacs (celui contenant tout le matériel de camping) a été oublié chez le loueur. Il n’y a plus qu’à faire demi-tour et un aller-retour de 120 km. Quelles têtes de linotte !

Une fois le sac récupéré, nous pouvons enfin poursuivre sur Arnhem Hwy dans des paysages mêlant eucalyptus et pandanus. Nous découvrons aussi les premières termitières géantes au bord de la route.

Mais bientôt nous quittons la Highway pour emprunter la petite route du Point Stuart, et après avoir jeté un œil à la Mary River au bout de la piste de Rockhole, notre première journée s’achève au Point Stuart Wilderness Lodge.

Perdu au beau milieu des billabongs, le lodge n’est guère fréquenté à cette période, pas plus de trois chambres occupées, mais sur les pelouses, en revanche, il y a du monde… des dizaines de wallabies qui détalent comme des lapins dès qu’on les approche. Dommage !

Au dîner, je goûte la spécialité dede la région, le barramundi, un poisson de rivière à grandes écailles, alors qu’Hervé préfère un classique « scotch filet » qu’il va vite regretter.

Après ça, au lit de bonne heure car on a quelques heures de sommeil à rattraper !

Mistake Billabong

Kakadu Ubirr Rock

J4 : Me 02/06/10 Il faut croire que nous sommes vraiment décalés : après un petit déjeuner en pleine nuit à 2 heures du matin, nous refaisons un petit somme. Alors quand le jour se lève (ici, il se lève à 7 heures), nous partons directement explorer la forêt humide derrière le lodge.

Jimmy Creek Trail nous emmène dans une jungle impénétrable, peuplée d’oiseaux mais aussi de quelques beaux spécimens d’arachnides. Par précaution, Hervé agite sa casquette devant lui pour éviter les toiles et leurs occupantes.

Après cette petite balade matinale et un deuxième petit déjeuner, il est temps de prendre la route en direction du parc national de Kakadu, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO pour des critères naturels et culturels.

Forêt humide, plaines marécageuses et savanes boisées se succèdent.

Mais déjà un stop… car on a aperçu des oiseaux ! Le premier est un Galah, Cacatua roseicapilla, un cacatoès rose et gris endémique d’Australie, notre favori… l’autre un cacatoès à huppe jaune Cacatua galerita, très répandu dans le nord du pays !

Le but du jour est de rallier Ubirr Rock en fin de journée, 186 kilomètres.

A l’entr��e du parc, nous sommes tout étonnés de ne voir aucune guérite. Nous achetons sagement nos pass (25 AUD/pers. valable 14 jours) au Kakadu Resort, voisin de l’entrée. Entre nous soit dit, ils ne nous seront jamais ni réclamés ni vérifiés.

C’est également là que sont disponibles les mises à jour concernant les sites ouverts. Comme je le craignais, Mamukala Trail, prévu ce matin, n’est pas accessible. Je décide de le remplacer par Gungarre Walk (3,6 km) qui traverse la forêt derrière le resort et aboutit à un plan d’eau, un billabong comme on l’appelle ici, recouvert d’une mer de nénuphars… pas exceptionnel !

A présent, cap encore plus à l’est vers le mythique Ubirr Rock. En quittant la Highway pour la petite Oenpelli Road, on imagine bien à quoi doit ressembler le parc pendant la saison des pluies. A Magela Crossing, l’eau passe sur la route et toute la zone a encore les pieds dans l’eau ! En fait, il ne fait sec que depuis quelques jours.

Pourtant, peu après ces plaines marécageuses, se dresse devant nous l’escarpement de la Terre d’Arnhem, une majestueuse ligne de falaises de grès culminant par endroits à 200 mètres. La route s’arrête en cul de sac au pied du rocher d’Ubirr, un affleurement isolé, mondialement réputé pour ses galeries d’art aborigène.

Nous découvrons une à une ces merveilles.

Puis nous grimpons au point de vue de Nardab où s’offre à nous un panorama à 360° sur les plaines inondables environnantes.

Là, nous attendons tranquillement le coucher de soleil.

A force de nous attarder, nous oublions qu’ici la nuit tombe vite après le coucher du soleil. Nous n’avons que quelques kilomètres à parcourir jusqu’au camping de Merl mais déjà il fait nuit.

Nous nous arrêtons au premier emplacement disponible et plantons la tente en deux secondes… qui nous paraissent être une éternité tant les moustiques nous assaillent. Nous ne trouvons pas d’autre issue que de nous réfugier sous la toile… sans même dîner… d’ailleurs, tout ça nous a coupé l’appétit !

Mais alors qu’Hervé finit par s’endormir à poings fermés, je dresse l’oreille au moindre bruit : les rires des voisins, le claquement de porte d’un camping-car, l’envol d’un oiseau, les bonds d’un kangourou, le frôlement d’une feuille… sans compter la chaleur… Bref, je ne parviens pas à fermer l’œil de la nuit !

Ubirr Rock Art

Kakadu : Nourlangie Rock

J5 : Jeu 03/06/10

Après cette nuit blanche et toujours sous le coup du décalage horaire, je suis assez vaseuse ce matin. Les moustiques nous attendent au tournant et dès qu’on sort la tête de la tente, ils sont là. Pas question de s’attarder ! Nous replions notre toile en un peu plus de deux secondes… et des centaines de moustiques avec ! Dire qu’il y en a encore autant qui sont arrivés à s’introduire dans le 4X4 !

Pas question d’envisager quoi que ce soit avant d’avoir acheté une bombe insecticide pour lutter contre ce fléau. Détour par le supermarché de Jabiru. La bombe en main, on va pouvoir réellement démarrer la journée.

Jim Jim Falls et Twin Falls, initialement prévues, font partie des sites encore inaccessibles en raison des intempéries récentes, leur ouverture prévue début juin a été repoussée à la première quinzaine de juillet.

Ayant fait le deuil des fameuses chutes, nous nous dirigeons vers Nourlangie Rock à 62 km du camping. Cette masse longiligne de grès rouge strié d’orange, de blanc et de noir, émerge des forêts environnantes pour tomber d’un côté en falaises escarpées, au pied desquelles se trouve un autre site d’art aborigène très connu.

Nous aurions pu nous contenter de voir les galeries de peintures rupestres au bout d’un court sentier asphalté mais on avait envie de quelque chose de plus consistant. Qu’à cela ne tienne, Barrk Walk suit l’avancée rocheuse à sa base sur 12 kilomètres en six heures d’après notre documentation. La randonnée est censée s’adresser à un public « fit and well prepared » et il vaut mieux la commencer avant 10 heures du matin.

Nous avons tout faux car je ne suis pas sûre que nous soyons au top côté forme… et en plus, il est déjà plus de 10 h 30 quand, enfin, nous quittons le parking.

D’abord un coup d’œil aux peintures !

Puis la grimpette commence, raide dans un éboulis rocheux où on manque à chaque pas de se tordre une cheville. L’avancée est lente et pénible : aurions-nous présumé de nos forces ? J’ai l’impression de faire du sur-place et je n’en vois plus la fin.

Sous la falaise ombragée à laquelle s’accrochent quelques pandanus téméraires, nous goûtons à un peu de fraîcheur tout en admirant la vue.

A l’horizon, on devine de la fumée : le feu est un élément déterminant pour régénérer la végétation.

Nous sommes à présent sur le plateau, partout autour de nous des rochers… un air de déjà vu… Chiricahua NP (Arizona USA) peut-être ? Avec les pandanus en plus !

Balanced Rocks ?

Elephant Rock ?

A mi-parcours, on domine toutes les terres basses et la forêt à perte de vue ! Dire qu’il va falloir redescendre tout ça… et nous sommes encore loin !

Heureusement après avoir atteint le pied de la falaise, un sentier plat et facile nous permet d’accélérer le rythme et c’est une véritable autoroute qui nous ramène au point de départ… après un ultime détour par Nanguluwur Gallery.

Avouons que seul Hervé s’y rend. Alors qu’il y a à peine 300 mètres A/R entre le chemin et la galerie, je comprends qu’il y a 3 kilomètres, ce qui me paraît au-dessus de mes forces, je préfère m’économiser pour la fin du retour.

Dommage… car il y a là quelques belles fresques, certaines anciennes, d’autres plus contemporaines.

Bon, finalement nous serons de retour à la voiture avant 15 heures… soit seulement quatre heures trente (au lieu des six heures escomptées)… pas mal pour quelqu’un qui n’a pas fermé l’œil de la nuit ! A croire que les Australiens comptent très largement leur temps de randonnée. C’est bon à savoir !

Le trajet jusqu’au Gagudju Lodge à Cooinda (35 km) se fait au radar ! Nous avons, tous les deux, du mal à garder les yeux ouverts et arrivés à l’hôtel, nous n’avons plus la force de quitter la chambre, même pas pour la très belle piscine !

D… O… D… O !

Nourlangie Rock Art

Kakadu : Gubara Pools et Yellow Water Cruise J6 : Ve 04/06/10

Voici Koolpin Gorge, uniquement réservée à une quarantaine de personnes par jour, munies d’un permis. Ce permis, nous l’avons… pour aujourd’hui… mais hélas, l’accès à cette gorge est toujours fermé. L’ouverture prévue fin mai a été retardée de plus d’un mois, le site ouvrira le 19 juin. A cette date, nous étions loin ! Une nouvelle fois, il faut adapter nos activités.

Notre hôtel se trouve à proximité du Yellow Water Billabong et une croisière sur ce plan d’eau est considérée comme un point fort d’une visite du Kakadu. La plus matinale (à 6 h 30) est sans doute la plus propice pour observer les oiseaux en pleine activité, mais honnêtement ce matin, nous n’avons pas le courage de nous lever aux aurores.

Parmi les autres horaires proposés, nous réservons celui de 16 heures afin d’assister du même coup au coucher du soleil. Cela nous laisse le temps de faire autre chose jusqu’au milieu de l’après-midi.

Pas énormément de choix dans les destinations, il faut faire avec ce qui est ouvert. Je propose de retourner dans le même secteur qu’hier, sauf qu’à cinq kilomètres de Nourlangie, il faut prendre la direction de Gubara Pools.

Au bout d’une piste facile de neuf kilomètres, truffée de quelques nids-de-poule bien signalés, un sentier de 3 kilomètres serpente dans un environnement vert tendre !

Et au bout… plusieurs bassins bien ombragés dans la forêt humide ! Personne… jusqu’à ce que je me retourne : « Oh ! C’est quoi, ça ? » Un très beau varan nous fait face !

Soudain, l’animal plonge dans le bassin et refait surface avec un poisson qu’il déguste sous nos yeux, puis une fois repu, se repose sur un rocher.

J’ai moi aussi une furieuse envie de me tremper. Un panneau indique que la baignade n’est pas interdite mais signale néanmoins la présence possible de crocodiles d’eau douce. Alors je me tâte : y vais-je ou pas ?

Finalement, j’y vais… pendant qu’Hervé surveille les crocos. L’eau est délicieuse.

Nous restons à flâner au bord de l’eau jusqu’à la mi-journée goûtant une relative solitude partagée avec deux autres couples. Sur le chemin du retour, bien qu’étant en hiver, nous sommes étonnés de voir autant de fleurs.

La galerie d’art aborigène que j’ai loupée hier n’est qu’à 1,7 km de la piste, alors nous faisons le détour afin que je puisse admirer le fameux trois-mâts… et cette drôle de « Lighting Women ». La photo n’est pas à l’envers… c’est la dame qui a la tête en bas !

En revenant à l’hôtel, nous avons tout juste le temps de profiter de la belle piscine avant la croisière de deux heures sur Yellow Waters à 16 heures.

Le point de rendez-vous est devant l’hôtel. C’est un minibus haut sur pattes qui nous conduit sur les lieux pourtant à peine éloignés d’un kilomètre mais, ici aussi, l’eau passe toujours sur la route et les parkings sont inondés. L’ouverture du boardwalk n’est pas prévue avant début juillet.

Le bateau, une sorte de bateau-mouche, glisse sur les eaux calmes miroitant dans une belle lumière à travers les marécages… le décor est planté !

Déjà un crocodile de mer (Crocodylus Porosus) se montre !

De plus près ! Bad look !

Repu sur la berge !

Cet aigle marin, un Pygargue blagre (Haliaeetus leucogaster) vient de se faire attaquer en vol par d’autres oiseaux à qui il venait de subtiliser un oisillon. On ne l’aperçoit pas sur la photo, mais il tient sa proie entre ses serres. Le même… à contre-jour!

En s’approchant du bord, des centaines de canards (Dendrocygna eytoni) caquettent… On se croirait dans une basse-cour !

Une oie semi-palmée (Anseranas semipalmata) atterrit au sommet d’un arbre… alors que des jabirus (Ephippiorhynchus asiaticus) ont fait leur nid sur l’arbre voisin.

Le guêpier arc-en-ciel (Merops ornatus) est rayonnant !

Un Anhinga australien, une sorte de cormoran à long cou (Anhinga melanogaster novaehollandiae) pêche en direct et remonte un poisson qu’il dévore devant nous !

Le Jacana à crête (Irediparra gallinacea)est tellement léger qu’il peut sans problème marcher sur l’eau de feuille en feuille.

Voici les fameuses fleurs et feuilles de nénuphars !

Cette croisière reposante et instructive tire sur sa fin. Le bateau s’immobilise au cœur du billabong pour le spectacle final du coucher de soleil ! Vraiment à recommander !

Deuxième nuit au Gagudju Lodge à Cooinda.

Yellow Water Cruise

Kakadu : Gunlom Falls & Pools J7 : Sa 05/06/10

Avant de quitter le parc par le sud en direction de Pine Creek puis de Katherine, consacrons une partie de la journée à un dernier site du Kakadu, en l’occurrence Gunlom Falls & Pools, où a été tournée une scène du célèbre film Crocodile Dundee.

Engagés sur la Kakadu Hwy de bon matin, nous ne tardons pas à traverser le pont sur South Alligator River, une large rivière recouverte de brume. Les Aborigènes n’appellent-ils pas cette période allant de mai à mi-juin « Yekke », la saison des brumes ?

Vues de part et d’autre du pont.

Puis la route, sur les 93 kilomètres suivants, nous livre un paysage de bush, dans lequel se dressent de nombreuses termitières.

Les chutes de Gunlom se méritent, elles se trouvent à l’extrémité d’une piste poussiéreuse (gravel road) de 37 kilomètres. En plus, pour atteindre les piscines naturelles, un ultime effort est nécessaire pour parcourir le dernier kilomètre jusqu'au sommet des Falls

Ça y est ! On y arrive enfin !

Pas d’hésitation ! Après cette grimpette, on est mieux dans l’eau. Et les crocodiles ? Après la saison des pluies, les rangers contrôlent les bassins avant de les ouvrir aupublic, en y installant des pièges, mais on ne peut jamais être assuré à 100 % qu’il n’en reste pas. La baignade se fait toujours à ses propres risques.

Comme les autres baigneurs, on prend le risque ! La piscine à débordement est un vrai régal !

En remontant le cours d’eau, d’autres piscines toutes aussi belles se dévoilent. La fin de matinée passe à lézarder sur les rochers.

En début d’après-midi, le voyage se poursuit vers Katherine, 170 km, soit deux bonnes heures de route.

A la sortie du parc, une termitière retient tout particulièrement notre attention.

A Pine Creek, nous retrouvons la Stuart Highway qui relie Darwin à Alice Springs mais la vitesse maximale autorisée est la même sur toutes les routes du Territoire du Nord, soit 130 km/heure. Avec notre tacot, nous ne dépassons pas souvent les 100 km/heure… nous prenons notre temps et une conduite économique permet de sauver quelques dollars !

A Katherine, nous avons réservé une nuit au All Seasons Hotel, un hôtel de la chaîne française Accor : un excellent rapport qualité/prix pour ce motel sans prétention, situé un peu à l’écart du centre, proposant toute la gamme des services : piscine, tennis, laverie, restaurant, espaces pour barbecue… et même camping. Pour le restaurant, inutile de chercher bien loin, ce sera celui de l’hôtel. Nous demeurons fidèles au barramundi local… honnête… mais le service est lent, même en vacances.

Gunlom Pools

Nitmiluk (Katherine Gorge) : Smitt’s Rock... A SUIVRE !
Des Geysers du Yellowstone aux canyons de l'Utah (juin-juillet 2010) English translation pending
by Itat · 2010-08-04 · 291 replies
Vingt cinq jours dans l’Ouest américain ! Vingt cinq jours libres comme l’air dans ces vastes espaces, autant ne pas mâcher ses mots : quel pied ! Evacuons les quelques soucis matériels qui ont émaillé le parcours, il ne reste plus que de formidables souvenirs dans cette nature si belle. Voici le parcours que je vais relater dans ce carnet ces prochaines semaines : Salt Lake City – Grand Teton NP – Yellowstone NP – Antelope Island SP – Arches NP – Dead Horse Point SP – Canyonlands NP (Island In The Sky + The Needles) – Les environs de Moab – Goblin Valley SP – Capitol Reef NP – Kodachrome Basin SP – Bryce Canyon NP – Las Vegas – Los Angeles

Le Vol

Nous partons le Dimanche 20 Juin 2010 de Paris CDG sur un vol Delta Airlines direct pour Salt Lake City. Le départ est à l’heure, 11h. Comme d’habitude j’ai réservé les places près du hublot et nous les avons eues, je passe toujours la plupart du vol le nez au hublot donc je ne serai franchement pas bien si je devais me coltiner les places centrales. Mais tout va bien ! Nous survolons donc le sud du Groenland.



C’est magnifique.

Puis la baie d’Hudson prise par les glaces et enfin les Etats-Unis ! Après plus de 10h de vol, nous approchons de Salt Lake City.



Le Grand Lac Salé et ses étendues… de sel est en vue au loin. Impressionnant.

La voiture

Nous avions réservé via elocationdevoitures.fr un Midsize SUV. Sans surprise nous avons eu à faire à Alamo. Contrairement à l’aéroport de LAX l’année dernière, ici, pas d’attente. La dame n’insiste pas lorsque nous déclinons l’assurance Roadside Plus. Par contre nous n’avons pas le choix du véhicule, ça sera une Jeep Compass.



Salt Lake City

Premier travail : trouver l’hôtel. Cette année j’ai mon Tomtom ! Chouette, il repère direct où nous sommes. Mais cruche que je suis, je ne sais pas rentrer les noms de rue du style 425 South 300 West… Le temps de chercher, ce n’est pas grave, nous avons navigué à vue et grâce aux souvenirs du trajet visualisés sur Google Maps et Street View nous sommes tombés pile poil sur l’hôtel sans se perdre. Quel exploit ! Après quelques courses au Walmart, notamment l’achat d’une glacière nous décidons d’aller sur les lieux du tournage d’High School Musical : le lycée East High School. Je sais que beaucoup ici sont fans !



Évidemment on est dimanche, c’est fermé, nous y reviendrons demain matin pour y rentrer. Eh oui le lycée se visite avec plan distribué pour 1$ ! On a même eu droit à un guide particulier (un prof du lycée !) qui a été super content de voir des français et qui nous a fait visiter de fond en comble le lycée (rien à voir avec nos lycées français) de salle de classe à la salle de Basket (immense !). Et on a eu droit à des t-shirts en cadeau.



En tout cas Salt Lake City a l’air d’une ville bien paisible, loin de l’exubérance de Los Angeles et de la folie de Las Vegas. Une autre Amérique en somme. Personnellement, j’aime bien ! Fourbus, nous nous coucherons à 19h !

L’hôtel : Hampton Inn Salt Lake City Downtown : Chambre propre et spacieuse. A quelques kilomètres de l'aéroport international et du centre ville. Petit déjeuner compris dans le prix correct et qui ouvre tôt (5h), parfait quand on quitte l'hôtel tôt.

Départ pour Jackson – Grand Teton NP

Départ matinal pour Jackson. Plutôt que de passer entièrement par l’interstate, nous avons décidé de sortir à Brigham City pour emprunter la 89 qui traverse plusieurs patelins de l’Idaho et longe le Bear Lake. J’ai trouvé la route plutôt agréable, sans trop de circulation, le tout sous un soleil resplendissant.



Nous longeons ensuite la rivière qui descend tout droit du Grand Teton. Le paysage est verdoyant, ça change radicalement de ce que nous avions vus l’année dernière plus au Sud dans l’Arizona et l’Utah.

Arrivée à Jackson, nous allons visiter la ville assez agréable avec ses pontons en bois. Nous assistons au spectacle de rue qui est un règlement de compte, pétarades garanties !

L’hôtel: Best Western The Lodge At Jackson Hole: Bel hôtel, belles chambres. Petit déjeuner buffet compris dans le prix. Seul bémol, c'est très cher, mais toute la ville de Jackson est chère.... Heureusement que nous avions une offre Best Western pour en profiter ce qui a allégé la note!

Après cette étape routière la grande aventure commence vraiment ! Le premier parc que l’on ne va que traverser, Grand Teton, et puis le rêve qui deviendra réalité, les premiers pas au Yellowstone. Problème, en ouvrant les rideaux de la chambre le ciel est couvert, ne laissant passer que quelques maigres trouées de ciel bleu. Va-t-il se lever ou pas ? C’est donc pas rassuré que nous levons les voiles en direction du Parc de Grand Teton. Et là c’est la grosse déception… Les sommets montagneux sont cachés par les nuages ! Sniffff nous ne verrons pas ces paysages si grandioses. Et bouquet final il commence à pleuvoir ! Les gouttes se font de plus en plus grosses et ça tombe de plus en plus dru !



Nous décidons tout de même d’aller jeter un œil à Chapel Of Transfiguration.



C’est charmant comme tout, et la vue des ouailles doit être exceptionnelle lorsqu’il fait beau temps.



Mais voilà... Il pleut ! Nous essayons quand même de profiter des paysages et nous hasardons à une petite marche autour de Jenny Lake mais nous ferons rapidement demi-tour, la vue étant bouchée et les gouttes d’eau de pluie nous frigorifient.



Voyant que le temps ne semble décidément pas prêt à se lever, nous décidons de ne pas plus nous attarder sur Grand Teton (à grand regrets…). D’autant plus qu’en direction du Yellowstone, le temps semble plus clair… Grand Teton je reviendrai !

C’est donc en tout début d’après-midi et sous un ciel tourmenté mais avec quelques éclaircies que nous entrons en contact avec les premières joyeusetés du Yellowstone.

Yellowstone : West Thumb

Et là, le choc ! Toutes ces sources colorées face au grand lac du Yellowstone d’une couleur bleu profonde. Ca restera un grand moment du séjour. Après le coup dur de ce matin, nous revivons ! Voilà, on y est ! Le Yellowstone dont je rêvais d’y aller depuis mon adolescence.

Des couleurs magnifiques :



Des glougloutements :



Je comprends aussi les bisons qui se mettent l’hiver dans les effluves gazeux pour se réchauffer. Il fait vraiment bon dans cette vapeur, bon par contre faut pas être trop sensible du nez…



Les arbres, par contre, aiment moins…



Palette de couleurs exceptionnelles :





… Quand je vous dis que c’est chaud… Et vue les arbres plus haut ça a l’air acide. Plongeon interdit sous peine de ressortir assez décomposé.





Bon ce n’est pas tout mais l’heure avance et j’ai bien envie d’aller voir la star des lieux : le Geyser Old Faithful, qui est un peu plus au Nord par rapport à West Thumb. Cela tombe bien car c’est sur la route pour West Yellowstone, lieu de villégiature pour nos 4 prochaines nuits.

A Old Faithful, beaucoup de monde, ce n’est pas une surprise… Mais on trouve quand même à s’asseoir. Un petit quart d’heure d’attente et la voilà !



Impressionnant (oui encore vous allez me dire…). Mais demain nous irons voir le maître des lieux dans un endroit plus calme et en hauteur : Observation Point.

Après cette journée forte en émotions, route vers l’hôtel sur West Yellowstone. Nous croiserons nos premiers bisons au bord de la rivière Madison mais pas le troupeau que nous verrons carrément à la même place les jours suivants.

L’hôtel : Best Western Weston Inn : A quelques kilomètres de l'entrée Ouest du Yellowstone. Plusieurs bâtiments, il faut aller dans le lobby pour prendre le petit déjeuner. Le gros inconvénient de cet hôtel c'est la salle de petit déjeuner bien trop petite pour la taille de l'hôtel. Il faut souvent soit emmener le plateau dans sa chambre ou petit déjeuner debout ou sur les tables dehors (pas cool quand il fait froid...). Sinon très bien, même si la chambre n'est pas neuve.
Islande - Juin 2010 - Récit et photos English translation pending
by Lorenzoboy · 2010-07-29 · 9 replies
Bonjour!

Du 6 au 28 juin 2010, j'ai fait le tour de l'Islande en bus en compagnie de ma copine. Nous avons fait un peu de camping et surtout dormis en auberge de jeunesse. Voici le récit de ce fantastique voyage.

Les photos sont ici:
http://www.flickr.com/photos/lorenzoboy/

Les albums sont classés en ordre chronologique.

ISLANDE – 6 AU 28 JUIN 2010

Jour 1: Montréal - KeflavikDépart de Montréal à 18h, direction Toronto avec Air Canada. Il n'y a malheureusement pas de vol direct de Montréal vers Keflavik… Arrivée à Toronto à 19h et départ pour l'Islande à 21h (Icelandair).Jour 2: Keflavik - SelfossArrivée à Keflavik à 6h am, sous la brume. Le temps de chercher les bagages (ouf, ils ne se sont pas perdus dans le transfert!), de passer la douane (une vraie blague!), de changer nos dollars canadiens en kronur et hop! dans le bus pour Reykjavik (Fly Bus, 40 – 45 minutes).Nous arrivons à la gare routière de Reykjavik (BSI) vers 8h15, juste à temps pour acheter la Full Circle Pass (33 000 ISK) attraper le bus de 8h30 vers Selfoss (ligne 12), lieu de notre première nuitée.Arrivée à Selfoss vers 9h30. Direction camping où nous attend un bon lit douillet dans le petit chalet que nous avons réservé pour deux nuits (9000 ISK la nuit).Ballade à Selfoss et courses. Traversée du pont et découverte d'un joli petit parc plein de sentiers. Ensuite, souper et dodo bien mérité.Météo: Brouillard en matinée et gros soleil le reste de la journée.Jour 3: Selfoss – Geysir – GullfossNous prenons le bus de 9h30 en direction de Geysir et Gullfoss (ligne 2). En fait ce n'est pas un bus, c'est une mini-van dans laquelle nous sommes 5 passagers. Le chauffeur est super sympathiques et il fait pleins d'arrêts en chemin (chute, cratère).Première escale d'une heure à Geysir. C'est drôle de voir tous ces gens, appareils photos en main, qui attendent l'explosion de Strokkur.Ensuite direction Gullfoss, escale d'une heure également. La chute est vraiment impressionnante!Retour vers Geysir pour une autre escale, de deux heures cette fois. Nous en profitons pour manger un morceau et nous balader sur les montagnes environnantes. Retour à Selfoss à 17h45. Le tout nous aura coûté 4000 ISK chacun, soit beaucoup moins cher que les excursions organisées (qui varient entre 6500 et 8000 ISK)! Par contre nous n'avons pas vu Pingvellir…Météo: Gros soleil, 22 degrés!Jour 4: Selfoss - SkogarDépart de Selfoss à 9h30, direction Skogar (ligne 12). En route, le chauffeur fait une escale d'une vingtaine de minutes à Seljalandsfoss, jolie cascade haute d'une soixantaine de mètres. On peut également y constater le pouvoir destructeur des jökulhaups de l'éruption de l'Eyjaffallajökull. Parlant de ce satané volcan, nous tentons par tous les moyens de l'apercevoir, mais les nuages sont trop bas… Déception…Arrivée à Skogar vers 11h30, petite localité d'une vingtaine d'habitants où les moutons règnent en maîtres. Nous nous rendons à l'AJ, qui malheureusement ouvre ses portes uniquement à 16h… Bon… Comme nous ne savons pas où entreposer nos sacs, nous en profitons pour aller visiter le Folk Museum. Très intéressant, tout plein d'artéfacts islandais.Après avoir pris possession de la chambre à l'AJ (double, 6900 ISK), nous allons voir Skogafoss et marcher quelques heures dans le sentier derrière la chute, qui longe la rivière Skogar. Il s'agit du départ (ou de l'arrivée) du trek vers Thorsmörk. Ballade inoubliable où se succèdent chutes et cascades, montagnes et neiges éternelles. Certaines portions du sentier sont recouvertes d'une épaisse couche de cendre qui donne au paysage un air de fin du monde… Impressionnant!Météo: Alternance soleil – nuages, 16 –17 degrés.Jour 5: Skogar – VikIl a plu durant la nuit, matinée de brouillard et de crachin. Comme le bus vers Vik ne passe qu'à 11h30 (ligne 12), je retourne admirer Skogafoss. À ma grande surprise la chute est rendue brun-clair, en raison de la cendre charriée par la pluie. On dirait une chute de lait au chocolat!Nous sautons dans le bus et nous arrivons à Vik sous la brume et les gouttelettes (Vik est la ville la plus pluvieuse d'Islande). Le cadre est tout simplement magnifique! Des montagnes vertes à faire pâlir d'envie un green de golf, une plage de sable noir et l'océan Atlantique en arrière plan.Nous allons déposer nos trucs à l'AJ, située à l'entrée du village, au coeur des montagnes. La plus belle AJ du voyage (6900 ISK la double).Ballade sur la plage en après-midi, notamment pour aller voir les trolls pétrifiés (Reynisdrangar). Le ciel se dégage et le soleil se met de la partie. Yééé!Après le souper nous décidons d'aller monter la falaise du Reynisfjall, à l'ouest du village. Ascension passablement abrupte, mais la récompense est au sommet: vue sur Vik et sa plage à perte de vue d'un côté, vue sur le cap de Dyrholaey de l'autre. À ne rater sous aucun prétexte! Attention, ça souffle fort au sommet…Météo: Un peu de tout: brouillard, crachin, pluie fine et gros soleil.Jour 6: Vik - SkaftafellAu lever il fait un temps magnifique. Pas un nuage dans le ciel. En attendant le bus pour Skaftafell nous allons profiter de la plage une dernière fois. Ensuite nous montons vers l'église et le cimetière pour y apprécier la vue.Nous prenons l'autobus à 12h30 (ligne 12) vers Skaftafell. Les paysages qui se succèdent sont à couper le souffle: Myrdaljökull et le volcan Katla, champs de lave et paysages dévastés par les jokülhaups de l'éruption du Grimsvötn en 1996.Arrivée à Skaftafell à 15h. Nous allons planter la tente au camping. Il s'agit de la seule option pour dormir, outre une guesthouse située à environ 5 km du pavillon central du parc. Il faut prévoir sa bouffe car aucun commerce sur les lieux, hormis le resto de l'info touristique (cher), qui offre un pauvre choix de victuailles (Skyr, pain, sandwichs misérables).Les sentiers ne manquent pas à Skaftafell. Il y a de quoi s'occuper pour des jours et des jours! Nous partons vers Svartifoss en début de soirée. Compter environ 1 heure. Retour par la ferme abandonnée de Sel et vue sur la vallée de Morsardalur. Vers 23h, nous décidons de prendre le sentier qui se rend au pied de la langue glaciaire Skaftafelljökull (1/2 heure). Il fait froid au pied du glacier, c'est comme un climatiseur naturel!Météo: Alternance soleil – nuages. Plutôt frais.Jour 7: Skaftafell – HöfnÀ la base, nous devions camper 2 nuits à Skaftafell. Devant la météo incertaine (les nuages menaçaient), nous décidons de prendre le bus de 15h30 en direction de Höfn. Nous en profitons toutefois pour aller faire le sentier qui longe la langue glaciaire Skaftafelljökull (environ 3h30).Le bus qui nous amène vers Höfn (ligne 12 toujours) fait un arrêt d'une heure à l'incontournable lagon glaciaire de Jokulsarlon. Nous en profitons pour faire un tour de bateau amphibie au milieu des icebergs (1/2 heure). C'est un peu cher (3000 ISK) mais ça vaut la peine! On a une bien meilleure vue que de la berge. Site surréaliste indescriptible…Arrivée à Höfn (prononcé «Heupn»), arrêt dispensable mais obligatoire pour toute personne voyageant en bus. Il n'y a pas grand chose à voir… Toutefois, la ballade dans les sentiers derrière le port est agréable. Attention aux sternes, particulièrement agressives à cet endroit durant la période de nidification!Météo: Beau soleil avec ennuagement en après-midi.Jour 8: Höfn - Myvatn Nous prenons le bus de 8h30 vers Egilsstadir (ligne 9). Nous longeons les fjörds de l'est. Le décor est magnifique, les nuages sont bas et ils caressent les montagnes. Avoir su, j'aurais prévu une nuitée dans les environs de Berunes (l'AJ est supposément très bien).Arrivée à Egilsstadir pour changer de bus. Direction Myvatn (ligne 62).Dès que nous sortons du bus à Myvatn nous sommes assaillis par une nuée de moucherons. Ils rentrent dans les yeux, le nez, les oreilles. Aaaaargh! L'endroit est fidèle à sa réputation (le lac aux moucherons)! Heureusement, nous avions prévus le coup et nous enfilons nos moustiquaires.Direction le camping, où nous décidons de louer un chalet plutôt que de camper (8000 ISK la nuit). Ensuite courses, souper (le barnum est très bien équipé!) et petite virée aux Nature Baths, le Blue Lagoon du nord. Disons que ça finit bien la journée!Météo: Du soleil et encore du soleil, 21 degrés.Jour 9: MyvatnComme nous n'avons pas de véhicule et que les sites d'intérêts sont éparpillés sur quelques km autour du lac, nous décidons de louer des vélos au camping. Ils sont en piteux état, dispendieux (1800 ISK la journée), mais c'est plus rapide qu'à pieds.Direction le cratère Hverfell (5 km de Reykjalhid), que nous escaladons. Le panorama en vaut la peine. Ensuite, nous allons nous promener dans les châteaux noirs de Dimmuborgir. Je m'attendais à être plus émerveillé mais bon, c'est personnel… En soirée, petit détour par les grottes de Grjótagjá et ses sources d'eau chaude.Météo: Gros soleil, 22 degrés.Jour 10: Myvatn – Njamafall – KraflaPour se rendre au site géothermique de Namaskard, au pied de Namasfjall, nous décidons de faire du pouce (du stop). Par chance, un couple de français nous embarque dès le départ. Merci à vous, charmants inconnus!Le site de Namaskard est impressionnant: solfatares, fumerolles et marmites de boue tapissent un sol craquelé couleur dorée. L'odeur y est toutefois insupportable! Et les moucherons, que je croyais inexistants loin du lac, se mettent de la partie…Nous partons à pieds vers le volcan Krafla, toujours le pouce en l'air car le site se trouve à une dizaine de km de Namaskard. Pas de bol cette fois, les automobilistes nous ignorent… Après 6 ou 7 km de marche, le couple de français qui nous avait embarqué plus tôt nous rembarquent. Merci encore!Après avoir fait le tour du cratère Viti et son lac turquoise, nous nous dirigeons vers le champ de lave du Krafla (Leirhnjukur), toujours fumant. Expérience étrange et inoubliable, le Mordor du Seigneur des anneaux!Pour revenir vers Reykjalhid, nous décidons d'emprunter le sentier de 13 km qui traverse le champ de lave et qui longe ensuite la montagne surplombant Reykjalhid. Je conseille cette randonnée à tous, vraiment génial.Météo: Encore une journéeJour 11: Myvatn - Akureyri Nous prenons le bus vers Akureyri à 15h30 (ligne 62).Le soir, nous décidons d'aller prendre un verre au «centre-ville». Sur la terrasse du Café Amour, nous avons le plaisir d'assister à une coutume locale: le défilé de voitures. Les jeunes (et moins jeunes) font briller leurs bagnoles et ensuite défilent autour de la place centrale à 5 km/heure toute la soirée et une partie de la nuit. Étrange… Jour 12: AkureyriComme c'est le 17 juin, jour de la fête nationale, nous décidons de rester à Akureyri et d'assister aux festivités. La ville est charmante, mais on fait le tour assez vite!Météo: SoleilJour 13: Akureyri - HusavikLe plan initial était d'aller visiter l'île de Grimsey. Malheur! L'info touritique nous informe que tout est complet pour les prochains jours (ferry et avion). Ça a l'air que c'est comme ça à chaque année à l'approche du solstice d'été. Voilà, vous êtes prévenus! Réservez à l'avance… Nous nous rabattons donc sur Husavik, charmant petit port digne d'une carte postale et capitale de l'observation de baleines (5000 ISK l'aller-retour en bus).Sur place, nous décidons finalement d'aller voir les baleines. Nous en verrons… une! Pas mal pour 42 euros… Au moins le tour de bateau était plus qu'agréable.Météo: Plein soleilJour 14: Akureyri - AsbirgyDécidément, nous avons prévu beaucoup trop de temps à Akureyri… Nous décidons donc d'aller à Asbirgy, la forêt entouré d'un immense canyon.La ballade au sommet du canyon, dont les parois s'élèvent à plus de 100 mètres, vaut certainement le coup d'œil. Mais ça fait un périple un peu cher en bus (9000 ISK l'aller-retour)…Météo: Soleil et passages nuageux. Chaud.Jour 15: Akureyri - Isafjördur Nous quittons enfin Akuryri! Une longue journée de bus nous attend jusque dans les Westfjörds: Akureyri / Stadarskali, ensuite Stadarskali / Holmavik et finalement Holmavik / Isafjördur. 10 heures de trajet en tout. Au moins les paysages sont époustouflants, en particulier la route qui longe les fjörds entre Holmavik et Isafjördur.Isafjördur, capitale des Westfjörds, est une jolie ville de 3000 habitants nichée au fonds d'un fjörd.Météo: Un peu de tout. Soleil, nuages, brouillard, mais Toujours pas de pluie!Jour 16: Isafjördur – Vigur Bien que jolie, la ville d'isafjördur est petite. Par conséquent, nous décidons de nous payer une excursion vers l'île de Vigur (6000 ISK). Le trajet en bateau dure environ 1 heure et le décor est magnifique.La visite de l'île se fait avec un guide. La famille qui y habite y pratique notamment l'élevage d'eiders (pour le duvet). Il y en a partout sur le sol! Aussi, beaucoup de guillemots, de puffins et, bien entendu, des sternes qui veulent vous picorer le crâne. Heureusement, le guide fournit des bâtons qu'il suffit d'agiter au dessus de la tête pour éviter les attaques. Comique.La visite se termine par un goûter offert par les résidents de l'île. Pain, fromage, trempettes au fruits de mer, gâteaux et café sont servis aux visiteurs. Agréable.Météo: Soleil et passages nuageux.Jour 17: Isafjördur - Bolungarvik Isafjördur n'ayant pas grossie depuis hier, nous décidons de prendre une navette (500 ISK) qui nous amène au petit village de pêche de Bolungarvik. Le petit port est enclavé entre trois immenses montagnes. Aussi, une belle petite plage de sable blond avec vue sur le Hornstrandir. Une visite qui vaut le détour, à une quinzaine de minutes de Isafjördur.Météo: Plein soleil.Jour 18: Isafjördur – Reykjavik Départ à 8h30 de Isajfördur vers Reykjavik, en avion avec Air Iceland. En s'y prenant tôt, les billets ne coûtent pas chers (moins de 5000 ISK)! La veille, nous avons réservé une chambre à la Guesthouse 101. Nous avons opté pour quelque chose de central (coin Laugavegur et Snorrabraut). Très moyen, très bruyant).Découverte de Reykjavik, charmante capitale à dimension humaine. Petite pinte de bière sur une terrasse à Austurvöllur.Météo: Plein soleilJour 19: Reykjavik – VestmannaeyarDirection le BSI pour prendre l'autobus de 10h40 vers Thorlakshöfn (ligne 3), d'où part le ferry vers Vestmannaeyar. La traversée, qui dure près de 3h30, est agréable pour autant qu'on ne souffre pas du mal de mer. Bateau bien équipé: Cafétéria, salles de télé, salles de repos, etc. Moi je préfère rester sur le pont, même si ça souffle fort.L'arrivée dans le port de Heiamey est magnifique. Nous nous dirigeons vers le terrain camping, situé à environ 3 km du port. Il s'agit du plus beau camping qui soit, enclavé à l'intérieur d'une grosse falaise en forme de demi-cercle.En soirée, je décide d'aller grimper la falaise du camping. Disons que c'est assez abrupt et périlleux! Les moutons eux ne semblent pas s'en faire outre mesure, de vrais chèvres de montagnes! La vue du sommet en vaut la chandelle. Il est possible de longer la crête, mais ça me semblait assez dangereux (vent et fatigue n'aidant pas…).Météo: Nuageux avec éclaircies.Jour 20: Vestmannaeyar - Reykjavik Comme nous prenons l'avion à 19h pour retourner à Reykjavik, nous avons toute la journée devant nous.Nous commençons par aller nous balader sur le volcan de Heiamey, lequel est entré en éruption en 1973, engloutissant et embrasant une partie de la ville. Impressionnant.De retour au camping, nous partons à la découverte des puffins. Un sentier qui part du camping, via le terrain de golf, permet de longer les falaises de l'ouest de l'île, là où nichent les puffins par milliers. Si vous n'en voyez pas, c'est que vous êtes malchanceux en tabarouette! Il s'agit de l'une de mes promenades coup-de-coeur du voyage. Si vous voulez voir les puffins en action (surtout pour rire de leur manière malhabile de voler et d'amerrir), la petite crique à l'extrémité ouest de la falaise du camping, juste en bas du terrain de golf, est l'endroit idéal. Les charmants volatiles passent carrément à un mètre de nos têtes!Retour à Reykjavik, où nous logerons à l'AJ Downtown (un peu chère mais très bien située, propre et bien équipée).Météo: Soleil, nuages et un épais brouillard durant quelques heures.Jour 21: Reykjavik Journée paisible à nous promener dans Reykjavik. Nous sommes allés à la Pearl et y avons visité le Saga Museum (intéressant). Mais le must de Reykjavik, c'est d'aller nourrir les canards au lac Tjörnin. On ne s'en lasse pas! Amenez vous un pain complet, comme le font les locaux. Comme c'est samedi soir, nous décidons de sortir afin d'être témoin des nuits folles de Reykjavik. C'est effectivement assez fou. Les gens se promènent de bars en bars, bière à la main, le sourire aux lèves. Nous avons choisi de nous installer au Dillon, bar rock sur Laugavegur. Très bien comme place, avec la clientèle qui change aux demi-heures. Nous rentrons à l'auberge un peu pompettes, à 3h30 du mat, alors que fête continue à battre son plein sous le soleil de minuit. Demain, c'est le grand départ… Météo: Ensoleillé, comme d'habitude… JJour 22: Reykjavik – Blue LagoonNous profitons de notre dernière pour acheter des cadeaux pour les proches et faire un détour pour nourrir une dernière fois les canards (je vous l'dit, c'est un must!)Nous prenons le bus à 17h pour le Blue Lagoon, avec la compagnie Netbus. Cette nouvelle compagnie charge moins cher que Reykjavik Excursions pour son forfait transport / admission au Blue Lagoon (6500 ISK au lieu de 8000).Le voyage se termine dans la chaleur réconfortante des eaux laiteuses du Blue Lagoon. Certes, l'endroit est très touristique, mais ça vaut la peine de s'y arrêter.À 21h30, le Netbus en direction de Keflavik nous dépose au Fit Hotel, l'AJ située à 2 pas de l'aéroport. C'est un bon plan si vous avez un vol tôt en matinée. Il en coûte environ 1500 ISK pour la course en taxi.Météo: Solei et passages nuageux, avec bruine en soirée.Jour 23: Keflavik – MontréalC'EST FINI !!!!!!!!!! Je veux y retourner….
Trek au Népal en novembre/décembre: tour du Manaslu ou la traversée Khumbu-Rowaling? English translation pending
by Picchio · 2010-07-27 · 13 replies
Bonjour a tous,

Je souhaite faire un trek au Népal, mais je ne pourrai guère partir avant mi-novembre. Je peux prendre mon temps (disons 4 a 6 semaines). Dans le passé, j'ai deja fait plusieurs treks (en autonomie a deux), et toujours en hiver: (1) Kumbu avec Kala Pattar et Gokyo en passant par le Chola Pass, en terminant avec la traversée vers Hile (2) le tour de l'Annapurna et la montée au camp de base (mais c'est chaud, a la descente nous devions constater que nos traces étaient traversées par une avalanche monstre, et totalement non prévisible d'en bas), (3) Langtang. Ces treks sont assez différents, et je les ai tous aimés mais j'aurais voulu changer un peu. J'ai déja fouillé pas mal sur le forum, et j'ai lu quelques guides. J'ai vue qu'a cette saison le Kandjenjunga, cela n'est pas tres raisonnable -- pourtant cela me plaisait bien. J'ai aussi vu que le Makalu basecamp serait probablement bloqué par la neige.

J'ai pensé au trour de Manaslu, il y a eu quelques jolies séries de photos sur le forum. En fait, cela me tentait bien. Mais je n'ai pas trouvé l'informations si c'etait faisable a cette époque de l'année. C'est vrai c'est en partie en basse altitude, mais il y a quand meme un haut col ou deux. C'est tout pres du tour des Annapurna. Aussi j'ai bien compris qu'il fallait prévoir un peu d'infrastructure car il n'y a pas de lodges tout le long. J'ai bien vu des conseils pour des agences népalaises, mais j'aurais preférée une version un peu light, je n'aime pas les expeditions lourdes, et j'ai l'habitude de porter mon sac.

Puis, il y a la traversée Kumbu-Rowaling qui m'a l'air très tentante. Mais la non plus je ne sais pas si c'est raisonnable d'envisager cela a cette saison. Si on peut rester bloqué un jour ou deux par la neige (c'est le cas pour les trek Kumbu) ce ne serait pas trop grave, mais cela me parait assez engagée quand même. Et aussi cela sera surement dur en autonome.

Est-ce qu'il y en a ici sur le forum qui ont déja fait un de ces treks (ou d'autres) a cette saison ? et comment ca a été?

Maintenant, je n'ai pas les idées completement arrêtées, et je me joindrais éventuellement bien a un petit groupe pour faire organisation commune. Je sais ce n'est plus trop la saison habituelle, et il n'y aura p.e. plus bcp de monde.

merci pour vos conseils Sanne
État des routes en Namibie? English translation pending
by FlorianS · 2010-07-26 · 37 replies
Bonjour à tous,

Je prépare un voyage de 17 jours en Namibie pour Avril 2011. Après avoir regardé ce qui m’intéresserait le plus, j’ai tracé un premier itinéraire approximatif, tout en étant assez précis.

Toutefois, à ce niveau, je m’interroge sur la faisabilité de certaines étapes, notamment en raison de l’état des routes gravillonnées. Dans la mesure où je louerai une voiture « classique » (2x2), je voudrais avoir des renseignements sur l’état des routes secondaires, non goudronnées.

Par exemple, je prévois une étape Swakopmund – Nauklunft, représentant environ 300 km de routes non goudronnées. Il est recommandé de ne pas rouler à plus de 80 km/h sur ce genre de route, mais une telle moyenne est-elle vraiment tenable (au-délà des ralentissements nécessaires), ou faut-il compter une moyenne inférieure ???

Pour 17 jours, je prévois un itinéraire d’environ 3600 km, soit environ 210 km par jour. D’après vos expériences, est-ce un itinéraire raisonnable ?

Par avance, merci pour toutes vos réponses sur vos expériences liées à l’état de la route en Namibie.

Florian
Suggestion de voyage surprise pour deux personnes? (bon budget) English translation pending
by Bazoooo · 2010-07-25 · 18 replies
Salut à tous.

Je suis propriétaire d'une école de parachutisme avec deux amis. Nous travaillons 7 jours sur 7 l'été et nous avons un mois de vacance en Novembre. Le concept depuis 3 ans est le suivant:

Nous devons piger qui organise le voyage de Novembre dès le mois de Juillet. Le voyage est secret. Ni nos conjointes, ni les autres participants savent où nous allons avant d'être assis dans l'avion. Aucun téléphone, ordinateur etc. permis Le budget est de 18000$ pour trois personnes. Minimum de 7 jours et maximum de 15 jours.

L'objectif est de vivre quelque chose de particulier pour apprendre à se connaître en dehors du contexte du travail.

Cette année, c'est à moi de l'organiser et je solicite votre aide pour des idées.

Mes critères sont les suivants:

- Pas de camps de concentration de touristes (tous les trucs tout inclus, grosses destinations touristiques, Autobus gériatriques etc.) - Nous devons vivre quelque chose de particulier physiquement ou mentalement pour solidifier les liens entre nous (Une épreuve physique ou mentale difficile sans pour autant être abusivement éprouvant) - L'amérique du nord est exclue (trop près de chez nous) - Je favorise les lieux naturels extraordinaires aux constructions humaines extraordinaires - Je favorise voyager léger quitte à acheter ce qui manque sur place.

à titre d'exemple:

Le premier voyage était (à part pour l'organisateur) vers une destination inconnue, nous n'avions droit d'amener avec nous que ce que nous pouvions porter (aucun baggage donc). Une fois à l'aéroport, nous avions un petit sac avec deux sets de sous vêtements de rechange et un T-Shirt. La destination était la Thaïlande et nous étions chacun responsable, à tour de rôle, d'une journée pendant laquelle nous pouvions amener les deux autres n'importe où à l'intérieur du pays. Nous avons pris l'avion à deux reprises, visité le sud de la Thaïlande, fait de la plongée, de l'escalade, dormir dans le bois, du Kayak, du plongeon etc.

Le second voyage était inconnu également, nous avons appris dans l'avion que la destination était la Californie pour une croisière de 6 jours de pêche au thon et de plongée en cage avec les grand requins blanc près d'une île du Mexique. De retour sur terre, nous avons passé quelques jours de visite de la ville de San Diego

Le troisième voyage était un marathon des îles, nous sommes partis en avion (deux d'entre nous sommes pilotes et nous possédons deux petits avions 4 places) et nous avons fait une douzaine de pays différents en 14 jours où nous devions nous débrouiller à chaque destination. Nous avons visité la Floride, les Bahamas, les îles Turquoises, La république Dominicaine, Porto Rico, Les îles vierges Britaniques, Les îles Françaises, Haîti, La Jamaïque, Cuba, Les îles Cayman et avons terminé avec une tournée du Mexique avant de revenir à la maison.

J'aimerais que le quatrième voyage soit un peu plus physique sans pour autant devoir nous entraîner 3 moìs à l'avance, le Killimanjaro et les trucs du genre je suis plutôt refroidis par ces idées car c'est un peu trop touristique à mon goût, je préfère de loin escalader une petite montagne de quelques milliers de pieds que personne connais plutôt que d'aller faire des choses très touristiques.

Voilà, toutes les idées sont les bienvenue.

Merci.

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Echange de cartes postales du monde English translation pending
by Coco0604 · 2010-07-24 · 31 replies
Bonjour à tous!

Voyageuse en herbe, je débute une collection de cartes postales du monde entier.

Je souhaiterais échanger des cartes postales avec d'autres personnes d'un peu partout sur le globe, je m'engage bien sûr à leur envoyer des cartes en échange (Bruxelles, Paris, Ile Maurice, Rome, Madrid, etc.) :)

Si l'expérience vous tente, je vous donnerai mon adresse en message privé!

Merci d'avance...
Itinéraire dans le Sud marocain pour août 2010? English translation pending
by Guillaumefe · 2010-07-14 · 32 replies
Bonjour à tous,

Nous partons ma copine et moi pour le Maroc au début du mois d'août pour 10 jours. Nous avons pris un vol sec destination Casablanca.

Nous arrivons dans la matinée à Casa et avons pensé rejoindre Marrakech dans la foulée pour y passer 2 nuits. Ensuite nous avons prévu de passer 3 nuits à Essaouira puis de louer une voiture et descendre jusqu'à Sidi Ifni. Enfin nous remonterons jusqu'à Casa avec la voiture de loc.

Pouvez vous nous renseigner sur les haltes incontournables que l'on doit faire sur la côte et à l'intérieur des terres ? Les hotels / maisons d'hotes sympas ?

Nous souhaitons au maximum les endroits beaucoup trop touristiques comme la plage d'Agadir par exemple et les endroits où il risque de faire trop chaud.

D'avance un grand merci pour vos avis, vos bonnes idées et vos bons plans.

Guillaume
Dix-sept jours à vélo à travers les Préalpes françaises English translation pending
by Lucbertrand · 2010-07-09 · 3 replies
Préalpes juin 2010

Depuis bientôt un an nous projetions une randonnée à vélo de deux ou trois semaines à travers les bosses autour de la vallée du Rhône, en passant par la Chartreuse, le Vercors, le Mont Ventoux, la Montagne de Lure et puis par les monts d’Ardèche pour rentrer à Lyon. La période choisie n’a pas été très favorable au point de vue météorologique mais nous n’en avons pas moins pédalé. Certes l’itinéraire initial a subi des modifications importantes, dues à des chutes de pluie torrentielles et des prévisions de vent très violent, mais les 17 jours d’errance à deux roues que nous avons vécus nous ont permis de toujours connaître mieux ce fabuleux pays qu’est la France, et nous y avons éprouvé un grand plaisir dans l’effort physique.

Ce dimanche 6 juin, avec Jean nous démarrons de Lyon, tardivement, en suivant le bord du Rhône en direction de Crémieu, où nous rejoignons Evelyne qui complétera le trio. Tout commence sous les augures du temps incertain que nous subirons durant notre voyage. Sitôt tourné le coin de la rue, de gros nuages menaçants donnent la couleur, très sombre. Quelques gouttes sont les premiers signes d’alarme, mais dans notre enthousiasme du départ nous poussons d’autant plus sur les pédales, nous disant que l’étape du jour ne fera que 45km. Il est donc trois heures de l’après-midi. Après un court passage sur le goudron, nous voilà le long du canal de Jonage. Nous espérons remonter, par le chemin qui longe d’abord le canal, puis le Grand Large (plan d’eau) et finalement suivre le Rhône, jusqu’au confluent avec la rivière Ain. Le temps menaçant semble se cantonner à l’ouest alors que nous fonçons vers le nord-est avec l’espoir d’échapper à l’averse. Dans un premier temps, tout se déroule au mieux. Le chemin est très agréable, la végétation nous entourant bien verte, par endroits de grands arbres nous dominent donnant un air forestier à la balade.

Je me souvenais, pour l’avoir déjà fait à pied, que le chemin après le village de Jons pouvait être problématique. Effectivement mes souvenirs étaient exacts. Le chemin s’insinue entre un terrain de golf et des zones marécageuses le long du fleuve. Les ornières, sur ce qui n’est plus un chemin mais un sentier sinueux, deviennent profondes et larges. La pluie se met franchement de la partie. Une glaise visqueuse nous cloue littéralement au sol. La végétation envahit notre espace de roulement. Il nous faut coller la tête au guidon pour espérer passer sous les nombreuses branches qui gênent l’avancement. Cela implique la peine de la double douche. Avec nos vélos chargés d’une vingtaine de kilos la conduite devient mal aisée. Je me retrouve au fond d’une ornière de large taille dans une position d’équilibre précaire, les deux chaussures flottant sur une mare de boue. J’ai la sensation que je coule lentement. J’effleure juste la boue de mes semelles, reportant le gros de mon poids sur la selle, souhaitant que mes pieds ne soient pas immergés dans cette matière grise et gluante. Quelques kilomètres avant le confluent de l’Ain nous devons renoncer à suivre cette piste, et nous prenons le premier itinéraire de remplacement qui offre une issue non mouvante. Un peu au petit bonheur la chance nous rejoignons le village de Villette-d’Anthon. Au centre nous nous abritons alors que des trombes d’eau s’abattent de plus belle. Il ne fait pas très chaud. Cela promet pour la suite. Enfin la chute d’eau se calme, et miracle, il ferait presque beau. Nous décidons de reprendre, avant de nous rendre à Crémieu, le détour par le site du lieu de rencontre de l’Ain et du Rhône. Cet endroit est magnifique. Voir les eaux de deux cours d’eau qui se mêlent est toujours passionnant. Dans le cas présent il s’agit d’un fleuve et d’une rivière, tous deux au cours vif, le Rhône au flot puissant bien endigué et l’Ain, plus modeste qui court entre des plages de galets. Je me rends souvent sur ce lieu et ma curiosité pour ces eaux qui se rencontrent est toujours la même. Mission accomplie, je voulais absolument montrer à Jean cet endroit qui me plaît tant. Après avoir bien profité de ce spectacle, en une dizaine de kilomètres par une route fréquentée nous atteignons la jolie ville de Crémieu. Ancienne cité médiévale enserrée au milieu de plateaux calcaires, son histoire est riche et sa visite vaut le déplacement. Evelyne nous attend et voit deux tas de boue mobiles venir à sa rencontre. Les bords du Rhône nous ont laissé quelques souvenirs tangibles.

Lundi 7 juin

Départ par des routes détournées et tranquilles, et des villages déserts avec l’intention de rejoindre le lac d’Aiguebelelle. Les senteurs de fin de printemps nous accompagnent. Que le vélo dans la campagne est agréable à cette époque de l’année. Après les bourgs de Dizimieu et Soleymieu, ainsi que d’autres nous nous arrêtons à Brangues, village sur une butte. Je me souviens y être venu à l’occasion d’un marché du livre. De ce village sont originaires Stendhal et Paul Claudel. Concernant ce dernier, nous sommes allés nous recueillir sur sa tombe, qui est située au fond d’une grande propriété. Le lieu exhale la tranquillité et la sérénité, une impression de permanence, même d’éternité par rapport aux outrages du temps. Cependant la sépulture, elle, n’est pas imprégnée de cette paix. Cette vaste tombe de marbre aux courbes arrondies, dont la surface par endroits est mangée d’une fine mousse, semble recouverte d’un voile de tristesse. L’épitaphe est étrange et génère un trouble au lecteur que je suis : ici reposent les restes et la semence de Paul Claudel.

Après avoir pique-niqué sur la place du village nous reprenons notre route en direction du lac qui ponctuera notre étape de ce jour. Encore de charmants villages, la France en regorge, sur les 36000 communes que de lieux pittoresques ! Au cours de ces 17 jours nous en visiterons une multitude, tous plus jolis les uns que les autres. Arrivés dans la charmante petite ville de Saint-Genix-sur-Guiers, nous touchons aux premiers contreforts du massif de la Chartreuse. Eh bien évidemment ça commence à grimper dur. Après nous être égarés par des chemins caillouteux et très pentus, à la recherche du château du fameux Mandrin, aimé des pauvres car il détroussait les riches à leur profit, un aimable autochtone nous indique comment revenir sur notre route. Le premier col d’une longue série est franchi. Il s’agit du col de la Crusille, qui culmine fièrement à 573 mètres d’altitude. Après l’effort dans la montée, le plaisir de la descente est immédiat, et là on a plus l’impression de glisser que de rouler. Je suis toujours étonné de constater que mon vélo lancé à plus de cinquante voire soixante à l’heure, donne une grande impression de stabilité.

Après une agréable cure de vitesse à travers champs jusqu’à la modeste ville de Novalaise, nous faisons une constatation étrange, impossible de trouver le moindre ravitaillement en ce lundi après-midi. Dans les coins les plus reculés de l’Albanie ou du fin fond de la Pologne, il y a toujours une petite épicerie qui est ouverte ou qui vous accueille comme par enchantement lorsque vous demandez, mais là dans notre bon pays de France que nenni ! Pas très inquiets nous nous disons que sur le bord du lac d’Aiguebelette en ce mois de juin, le tourisme aidant, nous trouverons ce qu’il nous faut pour ce soir. Rapidement nous atteignons un camping remarquablement situé, juste en bordure d’eau, mais à l’aspect un peu glauque et à la propreté négligée. Enfin pour ce soir cela fera bien l’affaire. Une fois les tentes montées, renseignements pris, aucun moyen de se ravitailler. Un couple de retraités habitué des lieux, ayant pitié de nous, pauvres cyclistes affamés, nous offre deux sachets de riz qui nous permettent d’effectuer un excellent repas, tout en regardant les poissons du lac se livrer à leur dernière agitation avant la nuit. La surface d’huile est trouée par une myriade de petites ablettes fuyant en ordre dispersé devant ce qui me semble être une truite tentant de faire son dernier repas de la journée.

Mardi 8 juin

Bien qu’il n’ait pas plu cette nuit, la proximité du lac a généré une très forte humidité et je me retrouve avec une flaque dans ma tente. Aurait-elle vieilli prématurément? Je l’utilise depuis plus de trois ans de façon assez intensive, elle est particulièrement légère, un kilogramme deux cents, piquets compris, mais la contrepartie de la légèreté sans doute implique une durée de vie plus courte. Après un agréable petit déjeuner dans un décor idyllique, certes frugal à base du dernier croûton de pain que nous partageons en trois, nous décidons de commencer notre journée, qui promet d’être rude par le tour du lac. En effet ce contour, bien qu’il nous rallonge de quelque distance donne l’occasion d’admirer de magnifiques panoramas lacustres ponctués de barques de pêche multicolores, qui glissent paisiblement à la recherche des bons coins prometteurs en belles prises.

Nous nous arrêtons sur la rive sud du lac pour prendre un vrai petit déjeuner. Une boulangerie pâtisserie permet la consommation sur place, cela nous rappelle les grosses ventrées de gâteaux et autres forêts noires au cours de notre traversée de l’Allemagne le long du Danube. Mais je dois dire que les pâtisseries allemandes nous en avons abusé, mais jamais nous n’avons eu une sensation d’écœurement, ce qui n’est pas le cas ce matin. Enfin nous repartons bien rassasiés et sans trop de risque de prendre le coup de fringale si terrible à vélo. Très vite la route s’élève parmi les champs où l’herbe haute n’a pas encore été coupée. Des multitudes de fleurs rouges, jaunes ou bleues ponctuent les pâturages. Les senteurs toujours plus présentes, en particulier le tilleul, nous rapprochent de la nature. Un même trajet en voiture, en apparence permet de voir des paysages semblables et d’éprouver des sensations identiques, mais en réalité non. En effet d’une part la lenteur et d’autre part l’effort physique, forçant à de grandes inspirations sans la protection de l’habitacle d’un véhicule, abolissent un certain nombre de barrières à la nature. Contempler un champ, au milieu d’un foisonnement d’odeurs dues à l’herbe, aux fleurs ou aux arbres, nous projette au beau milieu de cette nature un peu plus comme acteurs que comme spectateurs. Une sorte de symbiose se crée, on se sent un peu moins intrus.

Nous n’avons pas toujours le loisir d’éviter les routes à grande circulation, mais en général nous y réussissons. Le temps semble se dégrader, cependant les sommets de la Chartreuse ne se dévoilent pas. La pluie nous cueille au pied du col de la Placette qui donne accès à Voreppe. Heureusement, elle est de courte durée. Encore une belle, raide et sinueuse descente, dans laquelle il faut rester prudent car la chaussée est humide. Arrêt dans cette agglomération, le temps de boire un café et de faire quelques courses car ce soir nous comptons dormir quelque part dans le Vercors.

Une question nous tracassait, comment passer Grenoble sans avoir à plonger dans un trafic important. La réponse nous est donnée par la carte série verte au 100 000 ième, édition 2010. En effet, une piste cyclable depuis Voreppe suit l’Isère vers l’aval sur plusieurs dizaines de kilomètres. Elle nous conduira, de plus avec un bon vent dans le dos jusqu’au village de Cognin-les-Gorges, au pied de Malleval, hameau perché que nous comptons atteindre ce soir. On constate qu’en France les choses bougent en matière de pistes cyclables. D’une part de plus en plus de routes laissent un couloir protégé pour les cyclistes et d’autre part les vraies pistes cyclables sont toujours plus nombreuses, comme celle de l’Isère qui nous a-t-on dit allait de Grenoble à Valence.

Nous voilà au pied de la terrible montée de la gorge du Nan. Ce soir nous ne ferons que 900 mètres de dénivelé le long d’une route qui s’accroche entre hautes parois et ravins, et qui cherche son chemin au travers de la roche par des tunnels qui surplombent le vide. Enfin, après une montée très exigeante de plus de neuf kilomètres qui nous a demandé pas loin d’une heure et demie, au détour du dernier lacet les quelques maisons de Malleval apparaissent. Le lieu semble passablement désert, le camping est ouvert, l’ambiance venteuse et les mille mètres d’altitude rendent ce coin de montagne hostile. Evelyne et moi ne nous sentons pas trop l’âme campeuse ce soir après une étape assez longue, 90 kilomètres, et difficile. Je vais m’enquérir auprès d’une petite auberge des différentes possibilités de logement. Très gentiment le propriétaire nous ouvre un grand gîte pour nous trois. Nous y passerons une agréable et calme nuit.

Mercredi 9 Juin

La journée s’annonce belle. L’étape commence par une montée de quelques cinq cents mètres de dénivelé, qui conduit sur le plateau du Vercors. La nature est éclatante, la petite route pratiquement déserte. De vastes champs bien verts constellés de fleurs sont bordés de hautes falaises blanches qui barrent l’accès au plateau. Après une montée raide mais plaisante à travers prairies puis le long d’escarpements et finalement en traversant une jolie forêt de feuillus, nous atteignons le col du Mont Noir à 1431 mètres d’altitude.

Ce col porte un nom curieux, car cet endroit aurait été victime des brûleurs de loups. En effet, pour les traquer et les acculer, ils incendiaient certains secteurs. Mais parfois il arrivait que le feu se propage plus loin que prévu, c’est ainsi que ces zones brûlées auraient été qualifiées de noires, d’où le nom du col.

Il fait frais pour la saison, on ne se croirait pas en juin. Nous redescendons vers le col de Romeyère, quatre cents mètres plus bas, par lequel initialement nous voulions arriver. Mais on nous avait indiqué que la route était fermée suite à des éboulements. Entre Chartreuse et Vercors de nombreuses routes sont impraticables suite à des effondrements. Sont-ils dus aux rudes conditions de cet hiver ou alors s’agit-il d’un phénomène plus général, conséquence du changement climatique?

Dans ce matin à l’air vivifiant, les couleurs sont tranchées, qu’il s’agisse des prés, des fleurs, des arbres, des parois ou des nuages. Rapidement nous rejoignons le village de Rencurel. Je trouve que pour un plateau nous descendons beaucoup, certes la vitesse est agréable, mais nécessairement il va falloir reprendre l’altitude perdue. Dans ce minuscule village balayé par un vent froid, bien qu’il vienne du sud, nous nous blottissons dans un bar bien sympathique l’espace d’un café. Mais le temps passe vite et l’heure du repas n’est pas loin. Nous poussons jusqu’à la Balme de Rencurel. Là, une épicerie nous fournit le minimum, et dans un recoin de la fontaine municipale protégée du vent, bien installés au soleil nous profitons de notre pause de midi. Un pêcheur de truites marque l’arrêt sur le pont à proximité. J’en profite pour l’interroger sur la population de truites de la Bourne. Ce torrent descend vers la très célèbre paroi d’escalade de Presles, qui abrite la curieuse grotte de Choranche avec ses fistuleuses parmi les plus longues au monde. Il s’agit de multitudes stalactites de la section d’un cheveu ou presque et qui font, si je me souviens bien, un ou deux mètres de long. Pour en revenir à notre pêcheur, il se plaint du fait que les écologistes s’opposent depuis quelques années au rempoissonnement des cours d’eau de la région, d’où une très nette baisse de l’intérêt de la pêche. Effectivement doivent-ils se mêler de tout ? C’est un autre débat, mais ne lançons pas la polémique, même si je suis séduit par la proposition du pêcheur préconisant de les mettre eux (les écologistes) dans un zoo !

Il faut s’arracher à notre douce torpeur et regagner l’altitude perdue. Par un raccourci à la pente redoutable, supérieure à 10% nous regagnons les 900 mètres. Un vent bien établi de face nous donne la sensation d’une belle côte sur les vingt kilomètres qui viennent. J’ai un petit coup de barre et Jean propose gentiment de prendre une partie de mes affaires. En effet j’ai emmené du matériel d’escalade. Est-ce vraiment utile ? La suite nous le dira. Après avoir traversé Saint-Martin-en-Vercors et Saint-Agnan-en-Vercors nous arrivons au hameau de Rousset. Le vent ne faiblit pas et le col du Rousset dresse devant nous ses grands virages. Mais la route est dessinée et l’effort modéré, d’autant plus que selon les virages le vent est avec ou contre nous.

Enfin le col est atteint, un tunnel de 700 mètres de long nous épargne les derniers efforts de la montée. Ce n’est jamais très agréable à vélo de circuler dans ces espaces clos, mais en l’occurrence il est bien éclairé. L’arrivée sur le versant sud est époustouflante. Une descente de plus de vingt kilomètres nous conduit directement à Die. Le vent est si violent, que parfois les bourrasques nous arrêtent en pleine descente et nous devons mettre pied à terre. Cela déplaît tout particulièrement à Evelyne, sans doute du fait de son poids plume.

Enfin la ville, nous nous procurons pour commencer une bouteille de clairette que nous savourerons au camping. Le temps est particulièrement sec, ce vent du sud me fait penser au vent d’Autan à Toulouse. Du camping municipal, à l’accueil très sympathique, nous avons une vue magnifique sur la montagne de Glandasse et sa magnifique paroi aux escalades célèbres, la voie de la Pentecôte et le pilier Leprince-Ringuet, pour n’en citer que deux. La soirée sera bien agréable assis dans l’herbe, le climat du midi prenant le dessus, ce qui se voit en particulier au changement de végétation.

Jeudi 10 juin

La nuit fut venteuse mais en contrepartie la sécheresse a régné, donc pas de tente à faire sécher. Si tous les matins l’état d’humidité du matériel de camping était aussi faible, alors cela deviendrait un vrai plaisir. Mais malheureusement, souvent cela s’apparente, il faut bien le reconnaître, à une corvée. Je sais que je risque de faire hurler les puristes et les inconditionnels de la tente. Mais cela n’est que mon humble avis.

La journée commence par un trajet d’une dizaine de kilomètres le long de la Drôme jusqu’au village de Pontaix. Splendide et austère hameau qui se niche au pied d’une falaise. Les murs de ses maisons canalisent littéralement la rivière. Aujourd’hui elle ne charrie pas beaucoup d’eau, elle étale son onde claire sur des plages aux galets lumineux. Au-dessus du village au sommet d’une colline, aux flancs abrupts, les ruines d’un très vieux château se découpent sur un ciel aux teintes grisées. Il se dégage de ce lieu une impression de quiétude et de bien-être. Mais nous ne sommes qu’au début de notre étape du jour, donc je prends juste le temps de faire quelques photos et nous reprenons la route. Une départementale sans circulation nous conduit au départ de la sauvage vallée qui perce les collines de la Provence drômoise jusqu’à Rémuzat.

La montagne des Trois Becs dévoile son imposante paroi de deux cent cinquante mètres de haut, appelée par les alpinistes la Pelle. Je reste hypnotisé par ce spectacle. En effet ma jeunesse défile dans ma mémoire. Cette paroi je l’ai gravie cinq fois, et à chaque reprise le plaisir était aussi intense. Voie d’escalade qui serpente au milieu de surplombs et qui toujours procure un itinéraire de toute beauté. En particulier, je me souviens de ce passage sur une dalle verticale au-dessus d’un surplomb, que l’on traverse de gauche à droite les pieds posés sur de petits silex qui sortent du rocher. On y ressent une forte impression de vide. Et puis le souvenir me revient de cette fois où nous avions débuté tardivement. La nuit avait failli nous bloquer un peu avant le sommet. Cette dernière longueur de corde heureusement pas trop difficile, cependant pas éloignée de la verticale, je l’avais parcourue à vive allure dans les ténèbres qui commençaient à prendre possession de l’espace. Et à chaque fois, l’arrivée au sommet de cette montagne dans un grand pré en pente était un bonheur. Souvent nous débouchions en fin d’après-midi dans des herbes éclairées par un soleil rasant déjà bien loin à l’ouest. En fin d’automne nous trouvions d’immenses chardons dont parfois nous cueillions une ou deux magnifiques corolles, qui allaient décorer notre bibliothèque.

Nous roulons et les perspectives se succèdent, au revoir montagne des Trois Becs. La vallée plein sud nous accueille avec un fort vent de face que nous allons combattre toute la journée dans une chaleur épuisante. Le premier village rencontré, Saint-Benoit-en-Diois, arbore sur un monticule une surprenante église, dont la silhouette est rehaussée par quatre cyprès qui se lancent à l’assaut du ciel. Chacun de ces villages traversés a sa propre personnalité, son cachet propre, son atmosphère particulière. Je suis toujours étonné de cette diversité, de cette originalité de ces trente six mille communes de France. La vallée passe quelques verrous calcaires au travers desquels l’eau a creusé son chemin. La roche calcaire est toujours superbe et cela pour de multiples raisons. Tout d’abord, généralement elle est de couleurs éclatantes. Dans les zones verticales, elle prend une belle teinte gris clair, souvent promesse d’exaltantes escalades, les pieds en adhérence sur une matière rugueuse à souhait et les doigts enfoncés dans de petites prises en forme de goutte d’eau justement creusées par l’eau. Dans les zones en surplomb les couleurs varient entre le jaune et le rouge. Et toujours, on a tout loisir d’observer des strates épousant toutes les formes et montrant toutes les épaisseurs, au gré des plissements qui au cours des âges ont pétri cette fantastique matière, créée au fond des mers par des organismes vivants qui se déposaient et formaient ces couches de sédiments, qui à leur tour surgiraient du tréfonds des mers pour s’élever en somptueuses montagnes.

La vitesse du vélo est idéale afin d’admirer à profusion toutes ces beautés de la nature. Je me rends compte que ce mode de déplacement me plaît par ces découvertes à petit rythme qu’il autorise et qui se renouvellent à l’infini au long de la route ou du chemin. L’effort physique me convient aussi, mais contrairement à certains, je ne me sens pas motivé pour enfiler les cols les uns derrière les autres lorsque je connais déjà la route. De ce fait, hors les voyages j’ai beaucoup de mal à me motiver pour aller m’entraîner autour de chez moi sur des itinéraires que nécessairement je connais.

Que cette vallée étroite et sinueuse se révèle sauvage, une petite rivière, dont je ne me souviens pas du nom, déroule ses méandres amples et parsemés de galets éclatants. Le village de Saint-Nazaire-le-Désert, le bien nommé, est atteint. Nous arrivons deux minutes après les douze heures trente fatidiques, heure de fermeture de la petite épicerie. Donc nous nous contenterons d’une boîte de maquereaux, d’un petit morceau de gruyère et de quelques fruits secs. Assis à l’ombre nous souffrons cependant sous une chaleur accablante et sous les coups de boutoir de ce vent du sud rageur. Dans un recoin du village un bar sympathique caché au détour d’une mignonne placette, nous autorise à remplir notre rite sacré quotidien du café après le déjeuner.

A nouveau sur la route, par des itinéraires dérobés, la progression s’effectue par bosses, vent adverse et chaleur en direction de notre but de la journée, Rémuzat. Une longue descente finale donne une touche particulièrement agréable à cette belle étape à travers le Diois et la Drôme Provençale.

Rémuzat est célèbre pour sa magnifique falaise qui domine de façon imposante le site. Si vous la regardez, vous ne tarderez pas à apercevoir d’immenses vautours qui planent nonchalamment le long des à-pics. Au fond d’une ruelle nous dégottons un gîte absolument adorable, implanté dans une ancienne maison de notables, construite depuis plusieurs centaines d’années. Les prix sont modiques, et l’accueil très chaleureux. J’y reviendrai un jour pour arpenter les chemins autour de ce pittoresque village.

Vendredi 11 juin

Le lieu de Rémuzat est vraiment très agréable, et en ce début de mois de juin il n’y a pas grand monde. Dans ce gîte, à part nous, sont hébergées trois femmes habituées du coin qui viennent chaque année pour se promener au milieu de la garrigue et des barres rocheuses.

Aujourd’hui notre but se situe dans les environs de Malaucène, village mythique au pied du Mont Ventoux. Le premier tronçon de notre itinéraire nous mène le long de la magnifique gorge de l’Eygues, rivière bordée de jolies et longues falaises. Au passage nous admirons le pittoresque village de Saint-May, perché sur son verrou dans un méandre du cours d’eau. Cette première partie au petit matin, en descente, dans un décor superbe de roches multicolores et plissées, le long d’une jolie rivière et de plus avec une circulation raisonnable, est un vrai bonheur.

Au cours de la pratique du vélo, contrairement à celle de la marche à pied, les moments agréables et les difficiles alternent souvent sans crier gare. Une côte, une descente, un vent contraire ou favorable dû à un changement de direction et le rythme et les conditions d’effort s’inversent spontanément. A pied par contre, la pente raide fera prendre un rythme lent, la descente elle bien souvent obligera à freiner son allure, ce qui générera une forme de fatigue due à cet effort de retenue. On ne ressent pas ce passage brutal de l’effort physique à la joie de la vitesse sans peine. Mais attention, je ne dénigre surtout pas la marche à pied. Au fond de mon cœur, le voyage à pied tient une très grande place. A une allure plus faible, il permet cependant d’atteindre des lieux auxquels le vélo ne donne pas accès. La liberté est plus grande dans les zones accidentées. Traverser les Alpes par un chemin de grande randonnée ou traverser les Pyrénées par la Haute Route des Pyrénées représentent des aventures, qui m’enthousiasment beaucoup plus que de parcourir les grands cols de ces montagnes à vélo.

Revenons à notre vallée de l’Eygues que nous allons maintenant quitter pour escalader le col de d’Ey qui culmine à 962 mètres, ce qui donne approximativement 500 m de dénivelé pour 6 kilomètres. Cette montée est rendue très agréable du fait de la présence d’une multitude d’adolescents lancés avec leurs professeurs de collège dans un voyage à deux roues d’une semaine autour de la vallée du Rhône. Nous nous retrouvons tous au col, et le lieu retentit de tous les cris de joie de ces enfants heureux d’avoir gravi leur dernière difficulté. En effet leur périple s’arrêtera à Buis-les-Baronnies après quelques 6 kilomètres de descente. En quittant le col nous croisons un couple lourdement chargé, qui chacun à un rythme lent escalade la pente raide sur son vélo couché. Ils n’ont pas l’air de peiner et la position semble très confortable.

Halte de midi dans cette charmante petite agglomération capitale des Baronnies, assis sur un banc public nous déjeunons. Ensuite une courte promenade à travers le centre ville aux rues étroites nous permet de sentir l’âme de cette cité. Nous prenons notre temps, car l’étape de cet après-midi n’est pas très importante. Nous avons rendez-vous vers les 17 heures chez Nadine au Hameau des Valettes à quelque distance au nord de Malaucène. En chemin nous passons le village de Mollans-sur-Ouvèze, au-dessus duquel trône une incroyable église, perchée sur un immense rocher plat. Un camarade m’avait dit qu’elle avait été construite par un notable de la région, ayant fait le vœu de la bâtir si son fils revenait de la première guerre mondiale. Le vœu a manifestement bien été exaucé.

Notre arrivée à Malaucène me surprend par le nombre de cyclistes qui s’y trouvent. En effet il s’agit de l’un des trois accès au Mont Ventoux. A l’heure qu’il est, nombreux sont ceux qui en descendent, le pourcentage d’étrangers est important. On sent que le lieu respire la fête de la petite reine. En fin d’après-midi nous effectuons les cinq kilomètres qui nous conduisent à notre point de rendez-vous. La pluie se met de la partie. Nadine nous accueille dans son adorable petite maison de village.

Samedi 12 juin

Aujourd’hui nous devrions faire une facile balade de récupération sans les sacoches. Je me réjouis d’avance d’un petit effort dans cette région aux mille beautés. Mais la balade de santé va en définitive se transformer en un tour du Mont Ventoux, qui se déroulera tout de même sur 118 kilomètres. Nadine est une pédaleuse effrénée, elle a déjà parcouru de nombreux kilomètres à travers le monde, et elle compte à son actif au moins une quinzaine de montées au Mont Ventoux par tous ses itinéraires. Quand je la vois pédaler à vive allure en côte sans la moindre peine, je me demande si elle n’aurait pas un petit moteur caché dans le cadre, ce dont on a soupçonné Cancellara ces derniers jours.

Nous démarrons notre circuit par la départementale 40 qui contourne le Mont Ventoux par le nord. Toujours ce satané vent du sud en pleine figure qui ne veut pas s’arrêter. Cela fait presque depuis notre départ de Lyon, qu’en général, nous pédalons contre le vent. La vue sur le Mont Ventoux est impressionnante. Mais rapidement le temps se détériore et les nuages nous cachent le sommet. Nous effectuons une halte à la fontaine de Saint-Léger-du-Ventoux et nous repartons sur un bon train. Ces coins sont très fréquentés par les cyclistes. Un petit détour par une pente terriblement raide mais heureusement courte nous mène au joli village de Montbrun-les-Bains. Aujourd’hui samedi jour de marché, les étals se parent de toutes les couleurs et de toutes les senteurs. La rue centrale a été fermée à la circulation et le marché se développe au beau milieu de la chaussée. De nouveau sur la route, nous passons Revel et marquons une pause prolongée à Sault, autre village légendaire sur le chemin du Ventoux.

Une grande partie de plaisir nous attend dans un décor réputé, il s’agit de la descente des gorges de la Nesque. Sur une trentaine de kilomètres nous nous adonnons aux joies de la vitesse sur une route sinueuse surplombant une gorge profonde aux roches éclatantes donnant sur des profondeurs impressionnantes. Arrêt à un belvédère, où nous faisons la photo classique de groupe dans l’un des méandres les plus caractéristiques de la rivière. Un homme vend des bouquets de lavande et une multitude de produits dérivés de cette plante extraordinaire. Son coffre de voiture lui sert d’échoppe. Il l’a agencé avec beaucoup de goût et un esthétisme certain. Il m’autorise à faire une photo de son étalage.

Une fois la descente terminée, les cent kilomètres au compteur ne sont pas loin et il nous faut encore en effectuer une vingtaine, en particulier quelques côtes raides pour rejoindre notre tranquille maison de village au Hameau des Valettes. Nous passons quelques affleurements d’ocre, qui ont rendu la région célèbre. Avant de rentrer dans le bourg, Nadine s’arrête dans un champ de cerises appartenant à son cousin et nous invite à une merveilleuse dégustation sur l’arbre. Ce seront les seules cerises dignes de ce nom que je mangerai en ce mois de juin particulièrement froid et peu ensoleillé. Eh bien ! En définitive, cette journée de repos aura été bien occupée.

Dimanche 13 juin

Après une agréable soirée et une bonne nuit, ce matin plusieurs choix sont possibles. Le premier consiste en une montée au Mont Ventoux par Malaucène. Jean et René, le compagnon de Nadine, vont opter pour cette alternative. En ce qui me concerne la motivation n’est pas énorme, et la fatigue accumulée depuis une semaine, un argument supplémentaire pour proposer un circuit plus clément. Evelyne n’est pas non plus très enthousiaste pour une grosse défonce. Nadine nous emmène pour un tour plus « cool ». Nous partons pour une boucle qui fera tout de même une quarantaine de kilomètres avec quelques montées sévères et un timing final serré pour arriver à temps pour préparer le repas. Dans une belle nature de printemps qui explose de toutes parts, nous passons d’abord à l’abbaye du Barroux, puis nous visitons le village du même nom. Il est de toute beauté, bien établi sur une butte, enserré dans son ancien mur de protection, et abritant en son sein un château de grande taille. Puis nous prenons la direction du très pittoresque village de la Roque Alric, tout à fait étonnant. En effet ses maisons semblent lancées à l’assaut du rocher qui les domine, ce qui lui donne une touche magnifique. Bien évidemment une belle luminosité comme le midi de la France sait en distiller ajoute à l’esthétique du site. Notre chemin se poursuit en passant à proximité des dentelles de Montmirail, roches réputées pour l’escalade qui affichent leur verticalité éclatante de blancheur. Je suis toujours étonné de constater la diversité des paysages en France et la rapidité avec laquelle on passe de l’un à l’autre, qu’il s’agisse de sites naturels ou de constructions. Puis notre route va nous conduire vers un col, qui a une particularité bien singulière. En effet lorsqu’on en atteint le sommet avec le panneau nous indiquant que nous y sommes, et bien on continue à monter pendant plusieurs kilomètres à flanc de montagne. Enfin arrive le moment de nous lancer dans une belle descente vers Malaucène. Mais Nadine pressée de rentrer pour commencer le repas, nous avait littéralement déposés sur le bord de la route au bas de la côte. Comment fait-elle ? Enfin nous arrivons au centre de Malaucène. Nous y retrouvons nos deux camarades, qui de retour du Mont Ventoux prennent tranquillement une bière au centre du village. Nous rentrons tous les quatre et retrouvons Nadine qui s’active en cuisine. Encore un moment très agréable en perspective autour de plats concoctés avec goût et qui nous laissera un excellent souvenir.

En ce dimanche après-midi, Nadine et René vont devoir partir. Eh oui ! Demain matin il leur faut aller au boulot. Donc nous nous retrouvons à trois Jean, Evelyne et moi. Nous quitterons cet endroit charmant pour poursuivre notre périple itinérant.

Lundi 14 juin

Aujourd’hui avec une petite pointe de tristesse, nous laissons ce charmant Hameau des Valettes, avec cependant l’espoir d’y revenir, Nadine nous ayant proposé de nous retrouver l’année prochaine pour quelques jours de pédalage intensif.

Notre objectif de la journée se trouve plein est et se nomme Banon, petit village réputé, une vingtaine de kilomètres à l’ouest de la vallée de la Durance. Nous devons reprendre sur les trente premiers kilomètres l’itinéraire que nous avons suivi avant-hier, de plus aujourd’hui nous avons nos bagages. Mais tout se passe très bien et la vue permanente sur le Mont Ventoux que l’on contourne par le nord est un spectacle suffisamment grandiose pour que nous ne trouvions pas le temps de nous ennuyer. Nous en profitons pour monter au village de Brantes. Encore un lieu perché, il nous faut laisser nos vélos à l’entrée et y pénétrer par un long escalier de pierre multi centenaire. Nous nous promenons parmi les vieilles maisons rénovées et nous laissons envoûter par le charme du lieu qui fait face au Mont Ventoux. Puis reprenant notre chemin, rapidement nous marquerons l’arrêt pour la pause de midi dans le très tranquille minuscule hameau de Savoillan. Une charmante boulangerie donnant sur l’église, exhale une bonne odeur de pain cuit au feu de bois, nous en avons l’eau à la bouche. Après que nous ayons effectué quelques achats, la boulangère nous autorise à nous assoir à la table devant sa vitrine. Qu’il est agréable de voyager de la sorte tout en prenant son temps et de se laisser guider dans nos haltes par le hasard, toujours heureux. Cela nous permet de nous imprégner de toutes ces atmosphères de Haute Provence, et bien entendu des auteurs comme Giono ou Bosco nous viennent à l’esprit.

Nous repartons après le rituel café du midi pour les quelques 35 kilomètres qui mènent à Banon. Le ciel est magnifique, de gros cumulus éclatants bourgeonnent tout en laissant de grandes trouées bleues. Des averses sont tombées car par endroits la route est mouillée, mais jamais nous ne recevons une goutte. L’altitude relative, le vent, la nature mouillée et la luminosité s’associent pour nous offrir des paysages de toute beauté. Le plaisir de pédaler est immense, cette nature on en fait vraiment partie, et puis ces odeurs de fleurs toujours présentes, donnent encore plus cette sensation d’intégration de nos corps au milieu naturel.

Nous atteignons le charmant village de Banon. Un cyclotouriste hollandais nous entretient sur son périple à travers la France. Souvent les personnes qui pratiquent le voyage à vélo sont seules, et les Français sont très peu nombreux. Les Allemands et les Bataves fournissent le gros des effectifs. Les vélos lourdement chargés sont souvent regardés avec curiosité en France. Les cyclistes sur leur vélo de course nous regardent souvent avec un certain dédain. Je me souviens d’une réflexion entendue dans un groupe qui nous croisait à vive allure l’année dernière en Corse, l’un des participants nous apercevant avait fait le commentaire suivant : « Eh bien ! Du vélo comme ça non merci ! ». Heureusement tous n’ont pas cette attitude, certains vont même jusqu’à nous encourager. Parfois la vue de ces deux roues lourdement chargés provoque des commentaires étranges. Il y a quelques jours, à l’entrée d’un village un groupe de randonneurs se préparait au départ. Une femme nous remarque et dit à ses compagnons : « Tiens voilà des sacochards ». Quel terme horrible !

Banon, ravissant village provençal, nous y découvrons quelques boutiques d’alimentation qui proposent des produits de qualité, en particulier le fameux fromage qui porte le nom du lieu. Après quelques achats nous rejoignons le camping un peu excentré. Dilemme, plante-on la tente ou loue-t-on un mobil home ? Le temps semble beau, l’air absolument pas humide, Jean opte pour la tente, Evelyne pour le mobil home, et moi je reste relativement indécis. Mais en finale, nous choisissons la solution en dur. Grand bien nous en a pris. A partir de onze heures du soir la pluie va se mettre à tomber et durant trente six heures ce sera un véritable déluge. J’ai rarement vu une pluie aussi violente durant une si longue période. D’ailleurs les résultats ne se sont pas fait attendre, des inondations catastrophiques ont eu lieu un peu plus au sud dans le Var, en particulier à Draguignan.

Mardi 15 juin

Une bonne partie de la nuit les précipitations ont martelé le toit de notre abri. Il fait froid et humide, on ne se croirait pas au mois de juin dans le sud de la France. La journée s’annonce morose, nous sommes quasiment dans les nuages et le mauvais temps semble très bien installé. Il va falloir nous armer de patience. Un petit intermède de repos ne fera pas de mal. De plus j’ai un livre extrêmement intéressant, journal d’un conjuré 1938-1944, d’Ulrich von Hassel. Ce diplomate qui s’était toujours opposé au national-socialisme, décrit de l’intérieur l’Allemagne de cette époque. Il analyse les doutes et les espoirs des hommes influents, en particulier, il montre l’état d’esprit des généraux qui au gré des victoires ou des défaites de Hitler pouvaient être plus ou moins enthousiastes et se montrer favorables ou non au système nazi.

Nous ne passons pas la journée dans notre baraque. A la première petite interruption des averses, je prends mon vélo et pars au centre de Banon. J’y découvre, vraiment étonné, une très grande librairie, le Bleuet. Dans un si petit village, pourquoi un établissement d’une telle taille. Les ouvrages disponibles sont très nombreux, certaines collections sont complètes, plus importantes que dans les grandes librairies réputées que j’ai l’habitude de fréquenter à Paris, Lyon ou Bordeaux. Manifestement, il doit y avoir beaucoup d’intellectuels ou passionnés de lecture qui se cachent dans la campagne environnante. Au demeurant, profitant de l’aubaine je passe un bon moment alors que le temps reste maussade.

Mercredi 16 juin

Ce matin nous avons franchement froid, au point que je me mets à grelotter. Je n’aime vraiment pas cette humidité. Il nous faut prendre des décisions, on ne peut rester cloués une journée de plus dans notre camping, cette situation est très mauvaise pour le moral. Seul le mouvement ramène la paix dans les esprits. Nous décidons de rouler jusqu’au village de Sait-Etienne-les-Orgues, situé au pied de la Montagne de Lure. Une fois sur place nous aviserons. Nous laissons nos bagages avec l’intention de revenir passer une troisième nuit à Banon. Nous voilà partis, il ne pleut pas, mais les reliefs sont accrochés par des bancs de nuages pas très prometteurs de beau temps. Une fois notre village atteint, au bistrot de la place nous prenons un café et interrogeons le propriétaire sur le temps et les conditions sur Lure. Il nous dissuade d’y aller, nous relatant la mésaventure de cyclistes qui les jours précédents ont été soumis à un véritable bombardement de grêlons. Comme si les éléments l’entendaient, la pluie reprend. Armons-nous de patience. Il est midi, profitons de ces conditions pour tranquillement déguster le plat du jour proposé. A la fin du repas, il ne pleut plus et le temps semble s’améliorer. Jean propose de faire « pour voir » les premiers kilomètres sur la route de la montagne de Lure. On se doute bien que ça y est nous y sommes et que pour nous arrêter il va falloir des grêlons gros comme des œufs de poule.

En effet, un bon rythme est pris, la route bien tracée ne présente pas de pente trop raide. Le temps tout de même incertain, nous motive pour profiter de cette fenêtre favorable, et nous avons tendance à appuyer sur les pédales. Le soleil de début d’après-midi réchauffe l’atmosphère. Vers les 1500 mètres d’altitude nous rentrons dans le brouillard et l’air se rafraîchit. Maintenant nous irons au sommet quoiqu’il arrive. La route passe à un kilomètre sous le sommet. Par un accès en mauvais état et très raide nous nous dirigeons vers les antennes qui matérialisent le sommet que nous convoitons, à l’altitude de1826 mètres. Les jeux de lumières parmi les nuées qui circulent sont magnifiques et les contrastes très accentués. Nous y sommes, cet endroit baigné dans le brouillard nous apparaît quelque peu fantomatique et mystérieux. La montagne y gagne en grandeur. Nous sommes contents d’avoir effectué cette randonnée malgré le temps plus qu’incertain. Et puis cette montagne de Lure constitue l’un des passages importants de notre circuit. Cependant le plaisir du sommet ne s’éternise pas, toujours un peu inquiets, des fois que l’orage se déclenche, l’endroit deviendrait assez malsain. Donc nous nous lançons dans une longue descente. Les premiers kilomètres sont vivifiants, puis nous sortons du brouillard et la chaleur revient. De retour au bar de la place, nous prenons un rafraîchissement et rentrons à Banon. La journée qui ne semblait pas très prometteuse nous aura cependant permis une belle escapade d’un peu plus de 80 kilomètres.

Jeudi 17 juin

Les conditions de temps n’étant pas très favorables, nous apportons une modification radicale à notre itinéraire. Au lieu de partir sur le Luberon, puis de remonter par la vallée du Rhône ou par les monts d’Ardèche, de peur du fort mistral, nous préférons remonter directement en direction du Dévoluy.

Ce jour nous donne l’occasion de vivre une étape mémorable entre toutes. En effet, pour éviter de reprendre une route déjà empruntée, nous décidons de quitter Banon en direction de l’un des cols sur la crête de la Montagne de Lure, afin de descendre directement dans la vallée du Jabron, d’où nous mettrons le cap sur le village d’Orpierre. Seul petit hic, l’itinéraire choisi est normalement utilisé par les randonneurs à pied. Mais nous verrons bien, un peu d’aventure a plutôt tendance à aiguiser notre curiosité.

Ce matin encore les sommets sont accrochés par des nuages qui ne sont pas présage de temps sec. Mais la nature après les grandes pluies des jours derniers semble toute propre, et elle luit de mille feux, vert tendre de l’herbe, lumières multicolores des différentes fleurs, où le jaune des pissenlits et des boutons d’or domine, suivi de près par le rouge ponctué de noir des coquelicots.

Nous entrons dans une étroite vallée qui conduit au bout du monde, au village de Saumane. Le lieu dépassé, la route devient presque chemin et puis le goudron prend fin. Le sentier raide assez plat nous permet pendant quelques kilomètres de rester sur nos montures. Nous nous demandons où nous allons. Au-dessus de nous un versant raide et boisé va se perdre dans le brouillard. Notre itinéraire se trouve là quelque part entre arbres et brume. Un carrefour en Y nous fait hésiter. Heureusement dans la forêt se trouve un bûcheron, il nous renseigne. Plus de doute notre voie en direction du col Saint-Vincent va nous occasionner une bonne séance de sport en poussant les vélos. Un chemin très raide parsemé de gros cailloux donne le ton. Nous voilà tous les trois à pousser dans la pente. Cela nous rappelle des expériences passées au fond de la Slovaquie. Pas de répit, ni du côté de la déclivité ni de celui de la grosseur des cailloux qui bloquent en permanence les roues. De plus pour que le jeu soit encore plus plaisant, la pluie se met de la partie. Cette manutention de bicyclettes est franchement épuisante, la douleur se fait sentir aux articulations des poignets. Et puis la pente se redresse, il faut alors se mettre à deux pour pousser un seul vélo. Le sol détrempé laisse l’eau s’écouler et par endroits on se croirait dans le lit d’un torrent. Mais avec opiniâtreté, nous poussons prenant l’eau par le haut et par le bas. Nous avons vraiment l’impression de monter dans le ciel avec nos vélos. Si nous croisions des randonneurs, ils nous prendraient probablement pour des fous, mais dans cette ambiance très humide nous sommes seuls. Enfin au détour d’un raidillon, je pars sans mon vélo et quelques dizaines de mètres après un espace plat apparaît. Il est verdoyant, et il arbore un magnifique panneau annonçant col Saint-Vincent 1287 mètres. Je pousse un cri de joie et rejoins mes compagnons pour un dernier effort. Ce col je me souviens y être passé en sens inverse, à pied, il y a trois ans lorsque j’avais réalisé une magnifique randonnée de 9 jours du Vercors à la Méditerranée. Tout était très différent, on était en automne, les arbres prenaient toutes les teintes de cette magnifique saison et il faisait très beau. En 9 jours je n’ai pas le souvenir d’avoir vu un seul nuage, seulement les habituelles brumes matinales saisonnières qui donnent un véritable cachet à la nature en y ajoutant une touche de mystère.

Au col nous ne nous attardons pas, car nous sommes trempés et le refroidissement guette. Nous plongeons sur la vallée du Jabron. Le chemin est si raide et si mal pavé que nous ne pouvons pas enfourcher nos montures, bien qu’il s’agisse d’une descente. Mais ces grandes forêts de feuillus, à la frondaison encore tendre, sont si belles sous la pluie que nous éprouvons un vrai plaisir à nous trouver en ces lieux si peu propices au vélo, surtout avec des bagages. Cependant, par endroits nous nous risquons à enfourcher nos deux roues. Il faut faire attention de ne pas tomber, entre cailloux et terre glissante. Bien doser la pression sur les freins est indispensable pour conserver un équilibre subtil et précaire. Dans les grands lacets il nous faut descendre à pied et avancer avec précaution, pour ne pas se faire emporter dans une glissade glaiseuse par le poids de nos engins. Enfin, nous sommes sous la couche nuageuse et voyons le fond de la vallée. Nous n’allons pas tarder à nous retrouver sur un terrain presque plat. Le chemin s’élargit, nous prenons de la vitesse et arrivons en vue de la première voiture rencontrée depuis bientôt trois bonnes heures. Ses occupants doivent vraiment se demander d’où nous venons.

Cette matinée a été éprouvante du fait de cette pratique du vélo dans des conditions particulières. Je ne crois pas que nombreux soient les cyclotouristes chargés qui ont emprunté le col Saint-Vincent. C’est sans doute un bon avant-goût pour le périple que nous envisageons à travers l’Amérique du Sud dans deux mois, l’altitude en moins bien sûr, parce que dans les Andes on évolue généralement vers les 4000 mètres.

De retour sur le bitume, on a l’impression d’avoir des ailes. Le temps se stabilise et un rayon de soleil nous gratifie de sa chaleur. Dans cette vallée du Jabron, nous marquons la pause et mangeons à belles dents, car les cailloux et la boue nous ont ouvert l’appétit. Mais le lieu est désert, pas le moindre petit bar pour le rituel café. Donc un peu frustrés nous repartons. Dans le village Les Omergues, enfin le bistrot tant désiré. Il arrive d’autant mieux que la pluie fait une fois de plus son apparition, et il fait froid. A l’intérieur de la salle une douce chaleur. Nous allons devoir nous faire violence pour reprendre notre chemin. Le moment redouté arrive, nous enfilons nos imperméables et stoïquement nous attaquons le col qui nous sépare de Séderon. Les muscles se réchauffent, la beauté du relief aidant, le plaisir revient.

Après Séderon, ne pas louper la petite route qui conduit au col Saint-Pierre. Après quelques hésitations nous attaquons cette dernière difficulté de la journée, qui monte à plus de mille mètres. Il s’agit d’une belle rampe de cinq kilomètres qui s’élève en courbes raides. Au milieu de la montée, un monument commémoratif rappelle la résistance au nazisme, qui dans la région fut active et en en a payé le prix fort.

Le dernier effort de cette journée terminé, nous n’avons plus qu’à nous laisser glisser vers Orpierre en passant par le village de Laborel. Dans le lointain Orpierre est bien balisé par son fameux Quiquillon, flèche de calcaire de 150 mètres de haut qui attire une multitude de grimpeurs.

Vendredi 18 juin

La journée d’hier a laissé quelques traces dans les cuisses, les mollets les bras et les poignets. Nous aspirons à nous reposer. Le cadre est propice à cette activité, un joli village enserré entre des parois calcaires qui de toutes parts dressent leurs à-pics.

Samedi 19 juin

Aujourd’hui nous allons partir pour la journée dans le but d’assister à une messe au monastère de Rosans. Il héberge des sœurs bénédictines. Je ne suis pas particulièrement pratiquant, mais prendre part à un office au sein d’un ordre régulier a toujours provoqué chez moi une forte émotion, d’une part sans doute du fait du lieu reculé où ces ordres généralement s’établissent, d’autre part du fait du côté confidentiel, bien souvent très peu de fidèles assistent à la messe. Ce jour en dehors de notre petit groupe, un quatrième ami s’étant joint à nous, une seule personne était présente. Au retour nous avons effectué une visite guidée du prieuré de Saint-André-de-Rosans. Petit intermède très instructif sur la vie de la région au cours des siècles. Cela nous a permis d’admirer de belles mosaïques multi centenaires. Encore une agréable et intensive journée de vélo (plus de 90km) à but culturel, le long de superbes petites routes sauvages et accidentées loin de la circulation, au contact d’une nature épanouie par l’abondance d’eau que cette année a apportée.

Dimanche 20 juin

Matin froid et venteux, les ruelles d’Orpierre sont de vraies glacières traversées par une bise aigre. Le courage nous manque et nous ferons une journée de visite de la magnifique vallée du Jabron, mais en voiture. Au moment de partir deux Allemandes aux vélos lourdement chargées stationnent sur la place du village. Immédiatement nous les abordons. Elles ne sont pas toutes jeunes, à mon avis 65 ans, voire sans doute plus pour l’une d’elles. Elles arrivent de Stuttgart à travers les massifs montagneux français, Vosges, Jura, Chartreuse, Vercors. Ce trajet elles l’ont accompli en douze jours, belle performance eu égard à leur chargement, les mauvaises conditions des deux semaines passées et puis de leur âge.

Lundi 21 juin

Nous nous retrouvons seuls avec Jean, Evelyne étant repartie en voiture avec François pour Crémieu. Nous allons vivre le dernier jour de notre périple dans les Préalpes. Notre intention est de rejoindre Veynes, d’y déposer nos affaires à l’hôtel et de gravir quelques cols cachés au cours de l’après-midi. Une fois de plus le vent sera contraire et nous obligera à forcer sur les pédales. Un petit café dans un bistrot du centre ville de Serres, nous procure un agréable moment. J’aime beaucoup cette petite agglomération au pied d’un gros rocher. On n’y recherche pas le calme, car c’est un axe routier très fréquenté, mais le lieu est très esthétique, et de voir ces foules de voitures de camping-cars et de motos, dont beaucoup d’étrangers déferler, cela donne un petit goût de vacances !

A Veynes, l’agréable hôtel du centre, établissement au charme désuet, à l’ombre d’une place ombragée par des platanes centenaires, nous propose une chambre de tout confort. Nous déjeunons sur place, laissons nos bagages et partons pour notre dernière petite virée. Deux jolis cols déserts, col de la Bachassette et col des Verniers, cachés au milieu de montagnes érodées, nous laisserons nos dernières sensations de ces deux semaines d’errance. A la descente du second des vues de toute beauté nous dévoilent le Pic de Bure et la crête de Bergers, cimes du Dévoluy qu’affectionnait particulièrement René Desmaison. Je reste à rêver sur ces montagnes, me disant que bientôt d’autres horizons bien plus lointains vont s’ouvrir. Demain nous prendrons le train direction Lyon, et chacun rentrera chez lui dans l’attente du prochain rendez-vous.
Coins les plus sympathiques en Inde du Sud? English translation pending
by Siléo · 2010-07-05 · 17 replies
Bonjour,

J'avais d'abord posé mes questions dans le forum famille, mais comme ce n'est pas forcément spécifique d'un voyage avec enfants, et que j'aimerais avoir les expériences des voyageurs de retour d'Inde, je vous réexplique ici: Nous partons au sud de l'Inde en aout prochain, pour 4 semaines, en famille. Nous avons envie de voyager tranquillement, en bus et train, avec nos sacs à dos, comme nous en avons l'habitude. Nos filles connaissent aussi un peu les voyages puisqu'elles ont déjà découvert la Thailande et la Chine avec nous. Par expérience, nous savons qu'il est plus facile pour nos filles de faire peu de stops, et de rester au moins 3 ou 4 nuits au même endroit, quitte à rayonner en journée, mais revenir dormir au même endroit les rassure. Nous pensons donc nous limiter à 8 stops maxi, entre Chennai et Cochin. Et là, le choix est difficile !!! Pour commencer, les étapes où nous pensons nous arrêter: Mahabalipuram Pondicherry X ??? Kanyakumari (ou Rameshwaram ?) Varkala Kollam (peut être juste prendre le bateau pour Allepey) Allepey Cochin

On recherche une étape entre Pondicherry et Kanyakumari, mais il faut que ce soit une ville suffisamment agréable pour y rester 3-4 jours, calme, mais avec des trucs à voir, et on est pas sur que Trichy ou Tanjore correspondent. Est ce que Madurai est sympa à vivre, en dehors du temple ? Sinon une étape dans le Chettinad, mais est ce possible sans voiture ? Ensuite, dans le style "bout du monde", on a envie de voir Kanyakumari, mais ce que je lis sur Rameshwaram est très tentant aussi, si vous connaissez les 2, lequel conseillez vous ?

Bien sur, toutes les suggestions sont les bienvenues.
Été 2009: trois semaines à Bornéo (côté malaisien) en famille English translation pending
by Bluequark · 2010-07-04 · 25 replies
Cette année, après bien des hésitations et des changements, nous sommes finalement partis trois semaines à Bornéo en famille. Voyage placé sous le double signe de la chaleur et des animaux. Initialement, nous avions hésité entre plusieurs destinations. On semblait s’être stabilisé sur le Laos, lorsqu’une connaissance de mon tendre et cher lui a fait valoir que les enfants étaient peut-être encore trop jeunes pour bien apprécier ce pays qui vaut surtout par son atmosphère et risquaient donc de s’ennuyer. Vrai ou pas, le carnet d’Ericb a fait le reste (merci à lui) : animaux et mer, voilà une destination qui semblait bien adaptée pour un voyage avec des enfants.

C’est ainsi que nous avons décidé de visiter le Sarawak et le Sabah. Option a été prise de ne pas chercher à trop faire et de retenir des conditions de voyage confortables. L’avenir nous montrera que c’était une sage décision.

Le parcours !

J1 : Arrivée Kuching J2 : Kuching J3 : Kuching J4 : Kuching – Nuit à Miri J5 à 7 : Mulu J8 : Mulu (séjour prolongé pour cause de non départ de l’avion). J9 : Semporna J10 et 11 : Mabul J12 et 13 : Semporna J14 et 15 : Sadakan-Uncle Tan J15 : Sadakan J17 : Kuching J18 et 19 : Bako J20 et 21 : Damai J22 : Retour



Quelques repères :

- le père : celui qui d’habitude conduit ; cette fois, il n’a pas été mis à contribution puisque nous n’avons loué aucun véhicule ; - la mère : celle qui organise les voyages, gardienne du planning et des diverses réservations, accro à FV depuis qu’elle l’a découvert dix-huit mois auparavant ; - la fille, 11 ans : celle qui a attrapé une angine une semaine avant le départ qui se double rapidement d’une desmodontite. Manger lui est quasiment impossible et boire difficile. Le jour de notre départ, elle n’a quasiment pas mangé depuis plusieurs jours et il paraît que c’est susceptible de durer encore quelques temps. Nous nous demandons avec quelques appréhensions comment ce début de vacances va se passer : se promener dans la chaleur des tropiques en ayant rien dans le ventre et la bouche en feu ne doit pas être évident ; - le fils, 9 ans : celui qui apprendra à respirer avec un tuba et qui parfois sera las de « chercher des singes ».

Vendredi 31 Juillet :

Départ aux aurores pour Londres d’où décolle notre avion pour Kuala Lumpur. En effet, lorsque nous avons réservé nos billets (fin mai) les tarifs depuis Londres étaient bien plus avantageux ; plus surprenant : les billets Londres–Kuching via KL étaient aussi moins chers que les Londres–KL.

Voyage sans histoire avec Malaysia Airlines. Tout est impeccable : nous sommes tous les quatre ensemble ; il y a de la place même pour les longues jambes du père ; certains films sont en français que ce soit pour les parents ou les enfants et nous arrivons même à dormir bien que le vol soit de midi à minuit. Le levé aux aurores doit y être pour quelque chose.

Samedi 1er Août :

Arrivée matinale à Kuala Lumpur. Le ciel est couvert, il pleut même un peu. Je suis un peu inquiète pour la suite du voyage. En fait, nous espérerons souvent que la pluie vienne apporter un peu de « fraîcheur » bienvenue.

Passage de la frontière avec questionnaires dûment remplis. Nouvel avion pour Kuching. Cette fois nous sommes séparés : deux + deux. Du coté des filles, tout le monde dormira la totalité du trajet et nous manquerons la collation avec TROIS rochers Ferrero. Autant dire que même si elle n’était pas capable de les manger, lorsqu’elle l’apprend, notre fille l’a mauvaise et guettera les rochers à chacune des nombreuses fois où nous prendrons l’avion.

Une fois arrivés à Kuching, petite promenade dans la ville. Deux choses nous – les parents – frappent d’emblée :

- l’augmentation considérable du niveau de vie depuis la dernière fois où nous étions venus en Malaisie avec apparition d’une classe moyenne et multiplication du nombre de voitures. D’accord, c’était il y a quinze ans, mais c’est quand même impressionnant ; - la chaleur très importante, bien plus que dans nos souvenirs. Serait-ce l’âge ? Il fait vraiment très chaud et je me surprendrai par la suite à espérer qu’il ne fasse pas trop beau – id. que le ciel soit voilé – pour gagner (perde ?) quelques degrés, voire qu’il pleuve.



Nous arrivons en plein festival : des courses de bateaux sont organisées sur le fleuve et le front de rivière est bondé de familles venant se promener. Pour des raisons mystérieuses, je suis fortement dévisagée surtout par les femmes, même ma fille me le fait remarquer. Pourtant, je suis vêtue de façon tout à fait décente, promis – pantalon et T-shirt ; ce sera la seule fois du voyage et je n’ai toujours pas compris pourquoi. Il y a de nombreux stands installés : nourriture, vêtements, souvenirs… Sympa mais chaud. La piscine de l’hôtel est la bienvenue.





Ce soir c’est dodo pour tout le monde à 8 heures.

Dimanche 2 Août :

Nous pensions nous réveiller naturellement aux aurores après notre coucher « avec les poules » et nous n’avions donc pas mis de réveil. Et bien, c’est à 9 heures passées que les grands (les parents) se réveillent et nous devons même secouer un peu les enfants. Autant dire que pour une visite de bonne heure du marché, c’est un échec ; d’autant plus que le buffet du petit-déjeuner n’est pas là pour faire accélérer la cadence. C’est donc à 11 heures bien sonnées que nous partons pour ce fameux marché et je crains qu’il soit déjà quasi terminé. Ce n’est heureusement pas le cas. C’est le premier marché d’Asie des enfants et ils sont tout surpris par l’intensité des odeurs ; non pas qu’il sente mauvais, non tout simplement il sent fort. Pour les marchés, je suis toujours assez bonne spectatrice et celui-là me plaît bien. Nous nous y promenons un bon moment, peut-être pas aussi longtemps que si nous avions été en couple car il fait chaud et les enfants fatiguent.







Puis c’est le retour vers le centre ville : nous nous faisons déposer en taxi à l’entrée d’indian street. C’est rempli de monde et d’étales de textile, de stands de brochettes aussi. Un petit tour par Brooke Memorial où nous voulons payer la nuit réservée pour Bako, mais c’est fermé.



Retour à l’hôtel où nous passons la fin de l’après-midi à la piscine à la grande satisfaction des enfants. Qui veut aller loin ménage sa monture. Notre deuxième qui ne maîtrise pas très bien la technique du tuba – il hyperventile – commence des séances d’entraînement avec son père en vue du snorkeling à Semporna.

Le soir nous allons dîner dans le fameux food-stall situé sur le toit d’un parking. C’est convivial et il n’y pas encore trop de monde à notre arrivée. On y sert du poisson et des fruits de mer, mais aussi du poulet. Je ferai pouffer les enfants lorsque voyant arriver les verres remplis de glaçons, je les viderai sous les yeux éberlués du garçon – et accessoirement sur son plateau – en disant « no ice ». Les enfants en rient encore et mon tendre et cher me dit que, parfois, j’ai des méthodes de brute, ce qui pour cette fois, je dois le reconnaître, est vrai.

Lundi 3 Août :

La journée commence par une visite du centre des orangs-outangs à Semenggoh. Pour mettre toutes les chances de notre côté nous avons décidé d’aller au « feeding » du matin (9 heures), réputé comme étant celui attirant le plus d’animaux. Lorsque nous arrivons, bien en avance grâce au recours à un taxi, il fait encore relativement « frais » et il n’y a que quelques personnes. Je me plais à espérer que nous ne serons pas trop nombreux. Assez rapidement, un premier orang-outang arrive, qui reste relativement loin. Le nombre de touristes augmente progressivement. C’est l’heure du feeding proprement dit : l’orang-outang s’approche et nous pouvons le voir de près. Les rangers sont assez nerveux et veillent à ce que personne ne s’approche de trop près. Un deuxième orang-outang suit ; en fait une mère avec son rejeton. Nous pouvons l’observer un bon moment. Les rangers nous disent chanceux car en cette saison, il y a beaucoup de fruits sauvages et les orangs-outangs viennent moins sur les plates-formes de nourrissage. D’ailleurs, aucun ne viendra sur la deuxième plate-forme.





Soyons honnête : il y a dix fois plus de touristes que d’orangs-outangs ; mais c’est quand même sympathique de les voir d’aussi près, surtout la mère et son petit.

Nous redescendons le chemin qui mène jusqu’à la route, histoire de profiter de la forêt. La température a considérablement monté entre temps.

Le taxi nous dépose Brooke Memorial où nous avons l’heureuse surprise de pouvoir réserver une deuxième nuit à Bako. En revanche, l’hôtesse refuse que nous payons car le centre est à court d’eau et dans ces cas-là, il est recommandé de ne rester qu’une nuit. « Vous paierez plus tard, nous dit-elle, lorsque vous saurez si vous restez une ou deux nuits ; d’ici là , il se sera peut-être remis à pleuvoir. » Sympa.

Un petit tour par le Musée du Sarawak où nous passons un agréable moment, qui plus est pour ne rien gâcher au frais. Nous pouvons observer la faune de l’île ainsi que coquillages et squelettes divers et variés. Le musée comprend aussi une partie intéressante sur le forage pétrolier (sponsorisée par Shell), mais les enfants ne veulent pas trop s’y attarder. De l’étage, je retiendrai surtout les maquettes de maisons traditionnelles ainsi que la reproduction à l’échelle d’une partie de longhouse. Les enfants ont du mal à croire qu’il puisse s’agir d’une maison « pour de vrai ». L’aile moderne du musée est en revanche moins intéressante et, pour tout dire, assez confuse.

Puis, c’est le retour vers l’hôtel en passant par les temples chinois. Le reste de l’après-midi se passe à nouveau à la piscine.

Mardi 4 Août :

Cette quatrième matinée devait être consacrée à la visite du village culturel de Damai ; mais au réveil, notre aînée est patraque et devient vraiment brûlante au cours du petit déjeuner. Incontestablement, elle ne va pas fort. Il n’est pas raisonnable de partir dans ces conditions et nous décidons de rester à l’hôtel. Je me demande même si nous allons pouvoir prendre l’avion pour Miri en fin d’après-midi comme prévu. Nous négocions un « late check out » : 12 heures, 14 heures puis 16 heures.

A sa plus grande satisfaction, notre numéro deux passe une bonne partie de sa journée à la piscine accompagné d’un parent pendant que l’autre reste avec la numéro un qui, elle, passe sa journée à dormir. Le numéro deux est plutôt content du changement de programme. Je l’entendrai dire plus tard à sa sœur : « De toute façon, je n’avais pas envie d’y aller à leur village machin ! »

Vers 14 heures/15 heures, la numéro un émerge un peu et nous pouvons finalement prendre notre avion. Espérons qu’elle ira mieux demain.
Itinéraire pour se rendre en Italie depuis la France à vélo? English translation pending
by Tenrolf · 2010-07-03 · 15 replies
Bonjours,

Je projette de me rendre à vélo en Italie cet été. J'ai vu sur l'Eurovélo Carte qu'il y avait l'eurovélo 8 cependant j'ai beau cherché sur le net, les infos concernant cette vélo route sont introuvables !

J'aimerai recueillir des conseils, témoignages d'expériences, de personnes qui savent comment se rendre en Italie depuis la France directement, Monaco, ou en passant par la Suisse. Je cherche la voie la plus agréable et la moins compliquée mais j'imagine que certaines routes doivent être très encombrées.

Sinon est ce qu'il y à un départ en bateau pour l'italie ou un petit train qui permet d'embarquer un vélo (C'est toujours une autre possibilité)

Merci à vous

Flo
Séjour sur Marrakech et ses alentours en septembre prochain (2010) English translation pending
by Emypg · 2010-06-30 · 27 replies
Bonjour,

Nous partons pour le Maroc en septembre prochain. Nous louons un riad pour 1 semaine à Marrakech, et cherchons de quoi nous occupper 3 jours de plus.

Visitez une autre ville ? oui mais laquelle... Aussi, quels sont les incontournables de Marrakech ?

Merci pour toutes vos infos qui nous seront trés utiles !

Cordialement, Emilie
Jeu des photos le renouveau English translation pending
by Bordeluche · 2010-06-28 · 580 replies
bonjour,

puique le jeu est bloqué sur une photo introuvable, je le relance avec une photo facile (enfin je l'espère)

Pour le connaisseurs "Régis" y a un bar photo 2
Quelle îles choisir en Polynésie-Française? English translation pending
by Sandra0911 · 2010-06-26 · 66 replies
Bonjour, J'aimerais faire un séjour en polynésie et j'aimerais aller sur les ile de bora bora;morea et j'aimerais en faire d'autre mais je ne sais pas lesquel choisirs Pouvez vous m'aider?? Ce qui m'intéresse surtout c'est la plongée et voir des poissons (surtou dauphin, requin, raie) du corail et excursion sur des ile lagon..... Merci de m'aider
Une traversée des Etats-Unis en 80 jours English translation pending
by Ontheroad4wd · 2010-06-26 · 3 replies
Ce qui suit est la compilation des mails envoyés à nos proches à l’automne 2009 lors d’un voyage qui nous a conduit de San Francisco à la Floride.

Etonnement et ravissement au Canada occidental

Bien avant d’arriver à Vancouver, Loute Ravie avait identifié deux quartiers à ne pas manquer; le premier au sud, ancienne zone d’entrepôts investie par les artistes, le second au nord, dans ce qui reste de la ville ancienne, infesté de galeristes et d’œuvres des aborigènes locaux, à savoir les Indiens.

Ours Etonné découvrait une forêt de buildings sur un confetti et s’entendait dire par une employée de fast food suintante qu’ici on se préoccupe de santé et qu’en conséquence il est illégal de fumer dans les bâtiments mais aussi à moins de quinze mètres de la porte desdits bâtiments.

L’exploration sous la pluie du seul camping de la ville, idéalement situé sous un échangeur autoroutier, rabattit les deux vers une tanière en dur du centre ville.

Le lendemain, à bord de Titane, notre fier 4x4 ainsi nommé pour sa couleur et pour ne pas vexer Titine (le Land Rover pour les non initiés) restée à la maison, direction les fameux Parcs Nationaux canadiens, Jasper et Banff. Longue grimpette dans les Rocheuses pour accéder aux merveilles. Loute Ravie s’extasie de la couleur des lacs (entre bleu caraïbes et bleu informatique saturé). Une piste nous amène sur les rives de l’un d’eux où le joli camping est fermé. Nous serons donc les seuls occupants pour une soirée ventée au coin du feu d’un énorme poêle installé sous un abri. Au lever du soleil, descente du versant Est pour accéder aux parcs, bande de 400 km du nord au sud et de 30 à 100 km d’est en ouest. Ours Etonné découvre que cette vallée bordée de deux massifs parallèles culminant à 3000 m est traversée du nord au sud par une autoroute et une voie de chemin de fer: c’est une approche inédite du sanctuaire qu’est censé être un parc national.

Malgré des randonnées intensives (jusqu’à 1h30!) nous ne verrons d’animaux qu’à la périphérie des villages . Si ce n’est d’évidence pas la configuration idéale pour un refuge naturel que dire des conditions faites aux malheureux touristes: tous les camps sont au creux de la vallée donc entre la voie ferrée et l’autoroute et la nuit, les trains de marchandises longs de plus d’un kilomètre vrillent les oreilles et font vibrer les sardines (ok, pour les sardines j’exagère). Sans compter qu’il a fallu s’acquitter d’un droit de 40€ pour dormir là, sans compter un droit de 6€ pour pouvoir allumer un feu au bivouac.

Ours Etonné apprendra aussi qu’il est illégal (rien de moins) de ramasser du bois mort pour le feu et qu’il faut acheter du bois frais abattu au bureau des camps. Certes le bois mort abrite la vie intense de quantité d’espèces mais de là à tronçonner des arbres vivants, la logique écologique est parfois ardue. D’autant que nos amis canadiens ne se rendent dans ces parcs qu’en véhicules de 6 ou 10 cylindres consommant 20 litres aux 100 kms et tractant des caravanes, pour les plus petites, de 10 m de longueur. Nos voisins sont arrivés un soir à leur emplacement et ne sont pas sortis de leur maison à roulettes; ils ont appareillé le lendemain matin sans avoir mis le nez dehors.

Deux nuits dans ces conditions et par 0° Celsius nous chassent hors des parcs vers le petit village de Longview dans l’Alberta profond, comme on dit. Aucun folklore mais un authentique et actuel village de cow-boys où une chambre au-dessus du saloon nous ravit après une chaude soirée au bar.

Au lever du jour, Ours Etonné arpentant les trottoirs de l’unique rue se surprend à arquer légèrement les jambes et à rouler des hanches. Le soleil arrive sur le sommet des glaciers: les parcs sont de l’autre coté de la montagne mais la vérité et la beauté sont de celui-ci.

Mythique Montana & wild Wyoming

Retour aux Etats-Unis par un petit poste frontière dans les Rocheuses: Titane est le seul véhicule, deux douanières sont aux opérations, l’une examine les papiers et pose les questions à Marine qui est au volant, l’autre a la main posée sur son arme et me regarde avec un grand sourire à deux mètres de la portière. Très pro les meufs!

Premiers miles au Montana, état dont la devise est ’le pays du ciel immense‘, une superficie de 400 000 km2 et seulement un million d’habitants. Il est 10h du matin, pour fêter le retour au pays, nous dévorons dans le premier road house des pancakes arrosés de sirop d’érable. C’est bon d’être à la maison.

Deux jours dans le Glacier National Park nous réconcilient avec le concept. Pics, lacs, pistes, lacets. Bivouacs solitaires. C’est l’Amérique!

Un peu de culture dans ce monde sauvage s’impose et nous la rencontrons à Missoula. Ici, une bande d’écrivains s’est installée il y a longtemps, fuyant les villes pour écrire sur l’Ouest, sa légende et sa réalité. Ici est née une école littéraire reconnue dans le monde entier. La ville confirme que les écrivains sont des esthètes et des jouisseurs: bons restaurants, caves à vins et à cigares, galeries et librairies, nos deux compères se régalent.

Quelques jours plus tard nous sommes en vue du saint des saints des Parcs Nationaux, le plus ancien des Etats-Unis (et donc du monde ?), le plus célèbre: Yellowstone, au nord-ouest du Wyoming.

Et là c’est le choc: ils ont inventé une technique infaillible pour voir les animaux. Il suffit d’emprunter les routes, goudronnées et festonnées de lignes jaunes continues, et de repérer un troupeau de voitures à l’arrêt. Habituellement ces hardes comptent au moins une dizaine de charriots et trois fois plus de bipèdes. Vous stoppez votre propre charriot dans la file (pas encore de disque de stationnement requis), vous saisissez votre appareil photo comme il convient, à pas de loup vous pénétrez sur le bas côté et là, mesdames, messieurs, le dilemme est de savoir s’il faut photographier les cinquante bipèdes bigarrés et bardés de technologie ou les quatre élans qui, imperturbablement prennent le frais dans le torrent.

Par surcroît, deux routes sont coupées dans le parc, l’une pour travaux, l’autre du fait de feux de forêt; seul le quart sud-ouest du parc est donc accessible. Le lendemain nous quittons Yellowstone au milieu de spectaculaires geysers fumants escortés par deux cars jaunes (yellow donc, pour ceux qui ne suivent pas) remplis de … chinois !

Pas si wild (sauvage) que ça cette partie du Wyoming et comme disent papa et maman, on voyage bien avec la télé et on voit mieux les choses. Et je rajouterais, sans se les geler.

Plus au sud, Grand Teton National Park est un bijou moins fréquenté. Les visitors centers sont des chefs d’œuvre d’architecture intégrée et abritent des musées locaux incroyablement riches (madame s’est régalée de mocassins et de sacs indiens … seulement avec les yeux). En quête d’un petit café d’après déjeuner nous nous retrouvons dans un lodge de luxe ou se tient, vous ne le croirez pas, le Festival International du film sur la vie sauvage. Faune inattendue et distrayante à tous les étages.

Nouvelle errance sur les plateaux enneigés vers l’est, soirée dans un saloon de brousse pour monsieur, qui s’y croit. Nous quitterons le Wyo pour l’Utah par une piste de montagne en terre à 2600 m suivie toute une journée et coupée d’un bivouac sous la neige avec le meilleur lard grillé du monde.

Utah (le nord), Nevada (encore le nord), Californie (toujours le nord)

Après une mutation toute darwinienne Loute Transie et Ours Grelottant descendent des montagnes isolées du Wyoming pour se retrouver à Salt Lake City. Non contente d’être tracée au cordeau comme toutes les villes américaines, Salt Lake ferait pâlir un suisse de jalousie: les rues d’une propreté absolue sont bordées de petits parterres de fleurs ou de gazon d’où pas un brin d’herbe ne s’échappe. Nous sommes dans le sanctuaire mondial des Mormons, leur Mecque, leur Jérusalem ou leur Vatican.

Poussières nous sommes dans cet univers policé.

Ce week-end se tient ici un congrès mondial mormon; plusieurs dizaines de milliers de membres de l’Eglise des Saints du Dernier Jour (nom officiel des Mormons) se pressent aux conférences et autres cérémonies. Hommes cravatés, femmes en robes strictes (mais fantaisie pour un œil français), enfants endimanchés. D’innombrables jeunes de toutes nationalités (identifiés par un drapeau de leur pays agrafé à la poitrine), souriants et empressés guident les foules, nous y compris. Bien que nous détonions fortement, pas un regard ne se pose sur nous. L’ambiance est calme et souriante.

Salt Lake a été construite au XIXè siècle autour d’un quadrilatère abritant le temple, le tabernacle … et les appartements du prophète et des ses dix neuf femmes et cinq douzaines d’enfants: ce fût le seul harem officiel des Etats-Unis. Les Mormons ont renoncé à l’alcool, au tabac, mais aussi au thé et au café, pourtant ils ont gardé un des plaisirs de la vie (le prophète était de ses propres dires, amateur de jolies femmes). Ils n’ont pas le droit de porter la barbe: est-ce pour se différencier des musulmans?

(j’espère, avec mes diatribes d’athée, n’avoir froissé aucune conviction)

Loute Transie, qui n’a pas renoncé au plaisirs esthétiques, trouve le repos dans un immense dépôt d’antiquaire très haut de gamme: armoires teutonnes, vitraux belges, ils mettent tout ça dans leurs ranchs.

Nous avons décidé de visiter les Capitoles (siège du parlement) de tous les états que nous traverserons. Construits fin 18è ou début 19è, nous pensons qu’ils traduiront les disparités entre les états à cette époque. Celui de SLC, capitale de l’Utah, est triomphal et Dieu y est aussi présent que la République. C’est un dimanche matin, tout est ouvert, nous sommes les seuls visiteurs et il n’y a pas un flic ou un vigile à l’horizon. Ah zut, le bureau du gouverneur est clos. La route vers l’ouest nous ramène dans notre élément, les hauts plateaux désertiques du nord Nevada. Alors que nous sommes encore légèrement égarés sur des pistes aux embranchements multiples sans signalisation (c’est l’Afrique!) des cow-boys conduisant à cheval un grand troupeau de vaches nous remettent dans le droit chemin. Il neige et ils sont emmitouflés jusqu’aux yeux. C’est une des belles images de ce voyage.

La petite ville d’Eureka (il y en a plusieurs aux Etats-Unis, pays des découvertes) nous ouvre les portes de son unique saloon. La neige redouble, une semaine ici serait une sacrée expérience.

Le lendemain c’est par un grand soleil que nous traversons la Sierra Nevada jusqu’à Virginia City ancienne ville de chercheurs d’or dont tout les bâtiments sont d’époque. Repaire au siècle dernier de tous les hors-la-loi, des dizaines de saloon et quand même une église, la ville aujourd’hui vit du jeu et du tourisme. Le moindre établissement de Virginia compte des dizaines de bandits-manchots. Toute proche, la petite (30 000 habitants) capitale du Nevada, Carson City est un régal. Minuscule Capitole (chaque chambre des représentants compte une trentaine de sièges) au dôme couvert d’argent (le minerai local), mais tous les attributs d’une capitale. Déjeuner dans un coffee-shop très flower-power du mobilier jusqu’au plafond et très original trio jouant du jazz avec des percussions faites de bric et de broc de récupération.

Nuit confortable sur les rives du magique lac de montagne Tahoe avec jacuzzi extérieur sur une terrasse en bois donnant sur le lac (c’est la Suède!). Nos sauvages ne sont point habitués à tant de confort mais s’acclimatent fort bien.

Détour par Bodie, Californie, ville fantôme émouvante et flamboyante au soleil couchant puis route vers Yosemite National Park aux falaises spectaculaires et aux séquoias … géants. Certains, le croirez vous, sont vieux de plus de deux mille ans.

Retour à San Francisco: depuis qu’Ours Frissonnant promène sa Loute autour du monde, c’est LE lieu où elle accepterait de se poser. Vous faut-il de plus amples commentaires?

Ce retour était imposé par le loueur pour renouveler le contrat de Titane qui a déjà une aile éraflée et le hayon arrière enfoncé: voilà ce que ça donne les animaux au volant! Nous repartons en l’état après de difficiles explications et pour fêter ça Titane fait rugir les 300 CV de son moteur 4 litres (y avait pas plus petit en Amérique, pour un ours) dans les fameuses rues en pente de la ville. Ours Frissonnant (de plaisir) se prend pour Steeve Mc Queen dans Bullit. C’est un peu moins rigolo à pied parce que bien sûr, il faut marcher dans Frisco.

La très belle route côtière n°1 longe le Pacifique au plus près et mène vers le sud à Carmel, station balnéaire très chic dont Clint Eastwood fût le maire. Un mélange de Cap Ferret et de ce que devait être La Baule en 1930. Après ablutions complètes dans un torrent et lissage des fourrures, nous posons nos pattes couvertes de mocassins chez ces gens épatants.

Ici les arbres sont sacrés à tel point qu’on les laisse pousser sur les trottoirs et jusqu’au milieu des carrefours (c’est le matin, je suis à jeun!). Dès que le moindre chantier s’ouvre sur une maison, tous les arbres de la propriété sont protégés jusqu’à 2,50 m de hauteur pour ne pas risquer ne serait-ce que de les égratigner.

Le bois mort n’est pas ramassé (souvenez-vous, il abrite tout plein de charmantes bestioles), les clôtures de bois fatigué se retiennent au lierre et les maisons en bois jouent pour la plupart la carte de la modestie, ou le genre chic négligé mais le premier prix est à 700 000 euros Les voitures s’appellent Porsche (forcément bi-turbo), Mercedes (minimum 500SL) ou BMW (rien en-dessous de M5) mais portent encore les stickers Obama-Biden de la campagne présidentielle.

Les bobos qui sommeillent en nous ont trouvé leur caricature.

Canyon & canyons

Cette fois c’est Loute Rockeuse ( rocky , rocheuse ) qui se charge , soutenue par Ours Saturé ( de parcs nationaux ), de la rédaction de la nouvelle chronique .

Lundi 12 Octobre quittons , après avoir passé la nuit à Big Sur, lieu de villégiature de monstres littéraires tels que Henry Miller, Kerouac ou Jacques London , la côte Pacifique qui à cet endroit précis peut effectivement enflammer plus d’une plume.

Objectif : Death Valley ( Vallée de la Mort ) intrépides que nous sommes .

Pour ce , traversons Lost Hill (colline perdue ), afin d’enfoncer le clou, qui en fait n’est plus qu’une plaine infinie , que se partagent jalousement , vergers ( amandes , pistaches ), puits de pétrole et champs de coton . Puis , stop dans un General Store d’enfer perdu dans la campagne , qui propose à l’envi un assortiment de joints de PVC , bouts de ficelle, pinces à tout, artichokes, muffins et bien d’autres choses , indispensables à la vie.

Plus loin Ridge Crest pour faire le plein d’eau car si j’en crois mon routard à 86 mètres au dessous du niveau de la mer, l’affaire est périlleuse .

Par chance pour compenser cette géologie fantasque, un écran de légers nuages nous isole du soleil dosant idéalement la lumière sur le décor.

En fait cette possiblement mortelle vallée ( à pied sans l’ombre même dérisoire d’un cactus ) n’est autre qu’un désert de 86 miles de long sur 40 de large , enchâssé dans les griffes de pitons rocheux aux formes et aux couleurs improbables qui tels les gardiens d’un temple millénaire, semblent n’être posés là que pour dissuader toute forme de vie de s’épanouir durablement.

Message reçu , nous passons notre route malgré la violente beauté des lieux .

Quittons la vallée par Shoshone petite ville attachante et minuscule avec son Crow Bar Saloon (genre Bagdad Café ) et son musée de poche qui nous raconte l’histoire de ces pionniers, valeureux chercheurs d’or et d’argent, ayant bien avant nous, passé les portes de cet enfer .

Las Vegas à quelques miles de là fait la belle, et tente de nous retenir dans sa toile .

Imperturbables, temporairement perdus pour la civilisation , nous renonçons à passer la nuit dans l’une des 130 500 chambre de luxe offertes à un prix somme toute au ras des sunlights .

16 Octobre, dernière ligne droite avant le Grand Canyon en empruntant la mythique Route 66 qui nous fait traverser la Hualapai Indian Reservation .

Ce Canyon est pour moi la quintessence du gigantisme qui, comme Jean Luc l’a déjà évoqué, semble être ici l’unité de mesure .

Si je vous dis que le 17 Octobre mes braves campers ( chaussures ) me déposent sur le Rim ( bord tout au bord ) d’une faille, que dis-je, d’un gouffre d’une profondeur de 1829 mètres qui, malgré un tempérament tumultueux, laisse le fleuve Colorado dessiner ses méandres sur environs 280 miles, j’espère retenir toute votre attention .

Si je vous dis ensuite que les parois artistiquement coloriées peuvent raconter l’histoire de la terre sur presque deux milliards d’années ( j’ai mes sources ) , là , je vous sens perplexes .

Normal, moi-même , un peu sonnée je choisis de différer au lendemain mon projet de descente (partielle) au fond du dit Canyon malgré les sarcasmes d’Ours mal léché qui trouve la démarche pour le moins discutable de la part d’un individu pourvu non seulement d’une âme mais aussi d’un esprit éclairé, de sacrifier six heures de son existence afin de se transporter à moins 900 pieds.

Il y a des incompréhensions dont on se remet.

Au risque de vous saouler avec ce phénomène géologique , je vais brièvement survoler un autre Canyon de proportions moindres qui porte le joli nom de Bryce .

Ici je trouve tout beau ! Suis-je bien objective où simplement envoutée ?

Mon petit Bryce donc, à peine plus jeune que son ainé , semble lui habité de centaines de colonnes de calcaire qui, sculptées avec application par l’eau et le vent, ressemblent, suivant l’ombre portée à des personnages antiques (le mot est faible) drapés de tuniques allant de l’orange au rouge profond.

Les Indiens les appelaient ‘’ hoodoos’’ cheminées de fées .Tout est dit .

A ce stade de la lecture il se peut que l’attention se relâche.

Je vous emmène donc pour une chevauchée forcément fantastique, dans un autre délire géologique qui permit à John Ford et bien d’autres de tourner des centaines de western ( John plus d’une centaine à lui tout seul , est-ce bien raisonnable ? ) que l’on nomme Monument Valley en territoire Navajo.

Là, comme beaucoup nous empruntons la piste sur nos 300 chevaux pour nous glisser parmi les immenses monolithes.

Toutefois malgré ce cadre majestueux propice au grand écran , l’émotion est absente .

Sans doute est-ce parce que les mustangs ont quatre roues et que leurs Indiens de cavaliers fourguent pour une poignée de dollars quelques pierres de turquoise aux touristes curieux .

Durablement étonné, Ours saturé m’embarque une fois de plus sur sa folle monture dans une proche vallée, plus confidentielle celle-ci, Valley of the Gods ( la vallée des dieux ) .

Cet endroit est , avec le Grand Canyon , le plus saisissant des massifs traversés .

Toujours dans ce même rouge qui donne à la peau une jolie patine , nous nous retrouvons aux pieds de colosses de pierre assez distants les uns des autres qui visuellement nous rappellent les statues de l’île de Pâques .

D’un commun accord , sous l’emprise du lieu , nous décidons de passer le reste de la journée et même la nuit , sous le regard, semble-t - il bienveillant de nos divinités.

…/… Cette lettre commencée sous la neige à Santa Fe se termine sous le soleil de la Nouvelle Orléans. Si le décalage entre le vécu et l’écriture s’est un peu creusé c’est que la route est joliment distrayante et la paresse propice à distiller les émotions.

Avertissement sur ce qui suit: Loute Ravie se croit autorisée à mettre son grain de sel: ses incrustations sont (en italique entre parenthèses).

Vers le Sud

(ça c’est pour me tenir tranquille à savoir que lorsque j’ai les fesses au soleil je suis plus gentille … )

Désormais, le voyage prend un tour nouveau.

D’abord nous quittons la région des parcs nationaux qui ne sont certes pas sans intérêt ( ça c’est pour noyer le poisson ) mais sont tout de même très touristiques bien que nous soyons hors saison. Nous entrons dans l’Amérique du quotidien. ( exotique celui-ci donc , aimable )

Ensuite, nous n’avons plus de guide, ni Routard, ni Lonely Planet. Seulement une carte, l’intuition et la chance ou pas. ( pour faire simple : la galère ! )

Ours étonné est ravi. ( persiste et signe )

Direction le Nouveau Mexique, le Rio Grande et Santa Fe. Rien qu’à l’évocation de ces lieux on a chaud. Eh bien, comme nous sommes snobs nous les visiterons sous la neige, c’est beaucoup plus chic! ( la goutte au nez )

Découverte inattendue d’un village écolo-autonome dans une vallée semi-désertique. Les maisons, adossées à une butte de terre au nord sont construites avec des pneus et des bouteilles de verre mélangés au torchis. Idéal pour emmagasiner la chaleur mais peu esthétique à l’oeuil bourgeois ce qui est sans doute voulu. Les toits sont couverts de panneaux solaires et les éoliennes achèvent le tout.

Franchissement du second des trois fleuves mythiques du voyage -après le Colorado et avant le Mississipi- le Rio Grande, qui n’est pas grand du tout. Encore un truc de mecs du sud. ( les petits ruisseaux font les grandes rivières ) Nous le retrouverons à son embouchure au Texas aussi peu impressionnant.

Taos, à l’architecture mexicaine en adobe a été transformée en galerie marchande. C’est pénible de constater que, systématiquement, dès qu’un lieu est beau dans un pays riche il est défiguré par les marchands. ( un pays s’enrichit t il sans marchands ? )

Une latina exige 15 dollars parce que j’ai laissé Titane sur son parking pendant une heure. Aucun panneau ne le précisait. (des écrits , toujours des écrits ) Devant mon refus de payer elle appelle la police. ( ours susceptible cherche la castagne ) Je prépare mentalement mes arguments en anglais. Après dix minutes, pas de policier. Je vais la voir et elle me signifie, furieuse, de m’en aller. Elle avait simulé un appel à la police.

Santa Fe, joli cœur ( parce qu’il bat ) et banlieue moche, (parce que fatiguée ) sous la neige. C’est bon pour les finances car cela abrège le lèche-vitrine de Loute Ravie. Parce que ici aussi c’était trop beau pour rester tranquille. Néanmoins les galeries exposent des œuvres magnifiques, heureusement très chères. ( trop de zéros , je capitule )

Route interminable au sud du Nouveau Mexique puis dans l’ouest du Texas. Pas une ville sur des centaines de miles. Une entrée de ranch tous les dix miles et des troupeaux de vaches dans une végétation étique. On comprend que leur T-Bone steaks soient si savoureux. ( et que Santa Fe ait de l’avenir )

Une urgence nous amène à quitter la route et là, improbable, c’est un Texas de charme. Incroyable! Le Texas ce n’est donc pas que le pétrole, les cow-boys et les Bush? Comfort, est une petite ville qu’on espérait pas ici. Son nom a un coté bizarre en français mais on peut comprendre que des pionniers en route vers l’Ouest découvrant cette vallée s’y soient installés et l’aient ainsi nommée. ( genre , sam’suffit )

Maison de bois et de pierres, juste ce qu’il faut de B&B, de brocanteurs et de petits cafés. Comme dit Loute Ravie, une étape peu justifiée financièrement mais moralement indispensable. Par chance, c’est Halloween et la ville organise un concours de décoration: pas une maison, pas un commerce qui n’ait créé sa petite saynète et c’est réjouissant.

Puis c’est l’arrivée tant attendue sur le Golfe du Mexique. La température de l’eau est décevante ( tout dépend pour qui ) mais les paysages sont une très bonne surprise: un cordon sablonneux isole sur des centaines de miles un lagon peuplé d’oiseaux. L.R. court sur les plages, se baigne et tout à coup sort de l’eau dans l’habit d’un pélican. ( n’exagérons rien )

Le cordon dunaire s’élargit en Mustang Island où, partageant la plage avec quelques pêcheurs, ( qui ne partagent pas leurs poissons ) nous roulons longtemps dans le sable. Est-ce l’Australie? Non, c’est le Texas.

Et on passe d’une île effilée à la suivante par un petit ferry, et on roule encore sur la plage où L.R. ramasse des coquillages ( quelle vie de chien ! ) et Ours Réchauffé des bouts de cordage. ( les galeries de Santa Fe n’ont qu’a bien se tenir ). C’est le Texas.

Ainsi arrive la Louisiane au charme attendu … qui se fait attendre. L’ouest de l’état est plutôt sinistre mais quelques petites villes -Washington, Martinville- nous ouvrent l’appétit.

La visite des anciennes plantations est un passage obligé qui se révèle très décevant et surfait. Imaginez une américaine dodue en costume de Scarlett O’Hara comme guide, le reste du personnel, uniquement des blancs -à l’époque, cela n’existait pas dans les états du Sud- en costume de domestique. ( n’est-ce pas là de la discrimination positive ? ) Ajoutez une visite réduite à la demeure des maîtres, sans la moindre évocation des milliers d’esclaves qui rendaient cette opulence possible. Ours Echauffé s’est enfuit. ( O.E vous prie de bien vouloir l’en excuser et suggère de raser la bâtisse )

Un pèlerinage à l’université de Nicholls où Solenn passa un semestre nous détend. Blacks et blancs s’y côtoient apparemment dans l’indifférence. La boutique de l’université regorge de vêtements et gadgets à ses couleurs. L.R. s’essaie en pom pom girl -j’ai les photos- ( tout droit de reproduction réservé ) et O.E. teste les casquettes et les T-shirts.

Et arrive New Orleans. Abords interminables et … minables avant d’arriver au cœur historique, le French Quarter aussi appelé le Carré Français, qui en fait fut construit par les espagnols sur les plans d‘un français. Nous qui aimons l’architecture coloniale -les contradictions sont parfois difficiles à assumer - sommes gâtés au point de nous demander si une autre ville au monde en offre une telle quantité et une telle diversité.

C’est bien sûr hyper-touristique et dans la rue principale, les boîtes de strip-tease le disputent aux marchands de T-shirts et aux bars à musique et restaurants best of the world. Y passons néanmoins trois belles journées et soirées après avoir découvert des clubs de jazz à l’écart.
Voyage routier South Dakota - Wyoming - Utah - Colorado en septembre 2011 English translation pending
by Mrspeel · 2010-06-20 · 28 replies
Je lis depuis des semaines beaucoup de choses sur ce forum, et je viens à mon tour poster mon projet. Je bosse dessus depuis Janvier et je ne pense pas y apporter des modifications majeures. J'ai malgré tout encore quelques petites interrogations.

Donc, ça devrait ressembler à ça (le programme à Moab est purement indicatif, n'en tenez pas particulièrement compte, c'était surtout pour voir si ce que je voulais y faire pouvait rentrer ou pas) :

Jour 01 – Arrivée à Rapid City puis route jusqu'à Keystone

Jour 02 - Keystone > Mt Rushmore, Black Hills, Custer SP > Keystone

Jour 03 - Keystone > Deadwood > Devil's Tower > Buffalo > Sheridan

Jour 04 - Sheridan > Bighorn National Forrest > Cody

Jour 05 - Cody > Yellowstone

Jour 06 - Yellowstone

Jour 07 - Yellowstone

Jour 08 - Yellowstone

Jour 09 - Yellowstone > Salt Lake City

Jour 10 - Antelope Island + repos

Jour 11 - Salt Lake City > Moab (via Route 128) - nuit à Moab

Jour 12 - Montgolfière / Arches NP - nuit à Moab

Jour 13 - Arches NP (matin) / Mill Creek Canyon (aprèm) / Deadhorse Point SP (crépuscule) - nuit à Moab

Jour 14 - 4x4 (Shafer Trail et Potash Road / Corona Arch et Musselman Arch ) / Canyonlands - Island in the Sky (points vues et courtes randos) - nuit à Moab

Jour 15 - Arches NP - nuit à Moab

Jour 16 - Moab > (La Sal Mountain Loop Road) > Canyonlands Needles > Monticello

Jour 17 - Monticello > Mesa Verde (nuit dans la parc)

Jour 18 - Mesa Verde > (Aztec si assez de temps) > Durango

Jour 19 - Durango 4x4 le matin, retour en train à Durango depuis Silverton

Jour 20 - Durango > Ouray / Ridgway

Jour 21 - Ouray / Ridgway > Black Canyon of the Gunnison > Grand Junction

Jour 22 - Grand Junction > Colorado National Monument > Golden

Jour 23 - Golden > Aéroport de Denver et retour

Jour 24 - Arrivée en France

Une question que je me pose :

Pensez-vous qu'il soit possible de faire en une journée : Yellowstone (en partant tôt) > Antelope Island (comptons 2 heures de visite en fin d'après midi de préférence) > Arrivée le soir à Salt Lake City. Sur le papier ça a l'air possible. Car même en partant à 8 h 00 de Yosemite (ce qui n'est pas très tôt), je peux espérer arriver à Antelope Island vers 16 h 00 (en comptant 1 ou 2 heures d'arrêts en route), visiter l'île jusque vers 18 ou 19 heures et arriver à Salt Lake City vers 19 h ou 20 h 00. Je repartirais donc dès le lendemain en direction de Moab. Cela me ferait gagner une journée pour une autre partie du voyage : peut-être un jour à Yellowstone, ou bien un jour pour le South Dakota (ajout des Badlands, j'ai pu ici lire de nombreux commentaires positifs), ou encore un jour dans le Colorado...

Si ça vous inspire des commentaires, n'hésitez pas. Merci d'avance. 🙂
Séjour de deux semaines au Maroc: les incontournables? English translation pending
by BaclavaJones · 2010-06-17 · 57 replies
Bonjour,

Je serai au Maroc à la mi-août 2010 pour 2 semaines avec mon fils (ado).

Quelles sont les incontournables du Maroc? Marrakech, Fès. Et ensuite?

Et puis, j'aimerais aller faire un tour dans le désert du Sahara quelques jours en vue de voir les dunes et la vie du désert. Que me recommandez-vous? Y aurait-il une agence spécialisée et fiable pour un circuit?

Mille mercis de vos précieux conseils. BJones

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