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De retour de Floride... English translation pending
by Julietta34 · 2012-05-02 · 34 replies
Bonjour à tous. Je suis rentrée de Floride, il y a maintenant 5 jours. Je souhaitais raconter vite fait ce magnifique voyage.

Nous sommes partis presque 1 mois. Tous les 3. Mon mari, notre fille ( 4 ans ) et moi même. Nous avons voyager avec Air France ( montpellier/mimi avec escale a Paris ) Les voyages se sont très bien passés. Nous voyageons en éco. Les avions étaient propres, le personnel très sympa, les sièges étaient très bien, les repas corrects, et nous avions un très grand choix de film sur les écrans perso. Bref, rien à dire.

Notre premier pied à terre se trouvait a Kissimmee. ( nous avons fait un échange de maison ) Nous y sommes restés 17 jours. Une super maison, dans un quartier typiquement américain avec des voisins adorables. Contrairement à ce qu'on lit un peu partout, il y a ENORMEMENT de choses à faire et à voir du côté de Orlando. Tout d'abord, la ville elle même !!! MAGIQUE !!! L'équipe de Basket ne porte pas son nom pour rien 😉 Le quartier de Church street, puis la downtown, la superbe promenade autour du lake eola... Old Town Kissimmee. Un joli voyage dans le temps, dans ce quartier des années 70, magasins, manèges, restaurant, et cerise sur le gateau le vendredi et le samedi, rassemblement de vieilles voitures. Les parcs. Disney Animal Kingdom, la déception 😕, Seaworld, sa réputation est méritée, les shows sont tous simplement spectaculaires et pour finir Island Of Adventure de Universal... LE coup de coeur, LA grosse claque 😉 Plus de 12 heures d'affilées passées dans le parc et on en redemandé 😎 Et le parc est complétement adapté pour les jeunes enfants. Au top !!! La côte atlantique, 45 minutes de Kissimmee a Cocoa Beach, une très belle journée, LE shop de surf avec le fameux Ron Jon, les plages immenses avec ses surfeurs, ses piers et son eau délicieuse. Le golfe du Mexique. 1h30 de route ( nous avons dormi dans un môtel une nuit ) De Siesta Key a Clearwater en passant par sarasota, Bradenton, st pete, etc etc... Des plages avec des sables plus blancs les uns que les autres, de l'eau turquoise, des couchers de soleil a couper le souffle, des villes superbes.... Intenational Drive, vous trouverez tout et rien sur cette immense avenue, et vous y passerez un bon moment à vous dire " mais ils sont fous !!" 😉 Prévoir soit un bon portefeuille, soit des œillères... ( d'ailleurs achetez vos entrées pour les parcs sur cette avenue, belles économies en perspective ) Les outlet... Quand faire du shopping devient un vrai plaisir. Je ne parle pas que des prix qui sont 60 fois moins élevés qu'en france, mais aussi du choix des magasins, du nombres d'entre eux et des outlet extérieurs qui sont une promenade à part entière. Prévoir de très grosses valises pour le retour. Et je zappe, cape canaveral, saint augustine, tarpon spring...

Nous sommes ensuite descendus dans les Keys, notre pied à terre se situé a Islamorada. Un petit cottage sous les cocotiers, les pieds dans l'eau chaude du golfe du mexique. Nous n'étions plus en échange de maison, nous sommes passés par le site Airb'n'b a recommandé !!! Nous avons visité le theatre de la mer. Un petit seaworld a taille humaine, ou la proximité avec les animaux vous laissera sans voix. J'ai nagé ici avec les dauphins. Beaucoup beaucoup moins cher que dans les grands parcs, beaucoup plus de temps avec les dauphins, et en plus on nage dans leur habitat naturel. Ne pas avoir peur de se baigner dans la mangrove, et surtout savoir nager. Il y a aussi une petite plage, rempli d'énorme poisson perroquet bleu, notre fille a nagé avec eux des heures !!! et c'est gratuit 😉 Une journée à Key West. la fameuse photo avec la balise représentant le point le plus au sud des états unis, la maison d'hemingway, les "markets", les rues colorées et chantantes... Les plages de bahia honda... il n'y a pas de mots... à faire, refaire et refaire encore.

Nous avons ensuite filés a Miami, là aussi appart trouvé via Airb'n'b. Une journée à Florida city. Histoire de visiter les everglades. En premier petite ferme aux alligators avec un tour de airboat !! Génial !! Puis randonnées dans les everglades. Magnifiques !!! Les randos ( que nous avons faites ) sont ouvertes à tous, et gratuites. Alligators sur alligators, paysages somptueux, des oiseaux très curieux... un plaisir sans nom.

Nous avons profité de metro mover a Miami. Metro aérien gratuit là aussi, qui vous promène dans tout Miami de downtown a financial district. Il y a plusieurs arrêts qui vous permettent de descendre et visiter la ville. Miami Beach, les plages sont immenses et très belles, l'eau très chaude. Collins avenue et ocean Drive sont particulières. Ambiance très bling bling. Il faut aimer, mais c'est à voir. Les plages de North Beach, sont du coup plus agréables. A faire absolument : Key Biscayne. Tout au sud de Miami. Ce parc national est somptueux. Avec son phare, sa faune et sa flore, magnifique. Sur la route du retour vous aurez une vue imprenable sur Miami !!! Le soir attendre le coucher du soleil, sous l'échangeur de Miami beach, pour avoir THE vue sur la skyline de Miami. Tranquillité assurée car la plupart des touristes ne connaissent pas du tout le coin. Seuls quelques pécheurs se trouvent là.

Je vous ai fait un résumé rapide et peu détaillé. Vous avez les grandes lignes. Et pour finir je dirais que la Floride c'est un Voyage 3 en 1. Sur un seul état vous voyagez dans plusieurs pays !!! Surtout n'hésitez pas !! Vous allez adorer !!!
Climat en Australie en août? English translation pending
by Paulette41 · 2012-04-05 · 12 replies
Bonjour,

mon mari et moi souhaiterions partir sur la côté est et sud en août cette année. Mais on vient de me dire que ce sera l'hiver en Australie à cette époque. Savez-vous s'il fait vraiment froid et s'il y a des villes et endroits où il fera quand même beau? Merci!
Avis sur itinéraire de trois semaines sur la côte Est australienne? English translation pending
by Johanna15019 · 2012-03-22 · 15 replies
bonjour a tous!!

Actuellement en Australie depuis 6 semaines, je souhaiterais me diriger vers la cote est et reflechis donc a mon itineraire pour 3 semaines de circuit, je viens donc sur ce forum pour trouver de l aide et biensur de precieux conseils. je precise juste que je voyagerais seule avec un pass greyhound cairns sydney.

1er jour: cairns 2eme jour: cairns 3eme jour: cairns (bus de nuit pour rejoindre airlie beach) 4eme jour: airlie beach 5eme jour: whitsundays islands 6eme jour: airlie beach ( bus de nuit pour rejoindre hervey bay) 7eme jour: hervey bay 8eme jour: fraser island 9eme jour: depart de hervey bay le matin, arrivee a noosa a midi 10eme jour: noosa 11eme jour:depart de noosa l apres midi, arrivee a brisbane le soir 12eme jour: brisbane 13eme jour: brisbane 14eme jour: brisbane 15eme jour: depart de brisbane le matin et arrivee a byron bay le matin 16eme jour: byron bay 17eme jour: byron bay 18eme jour: depart de byron bay le matin, arrivee a coffs harbour apres midi 19eme jour: coffs harbour ( bus de nuit pour rejoindre sydney)

il me reste 2 jours et 2 nuits a caser quelques part, j hesite entre une nuit de plus a noosa ou raimbow beach ou surfers paradise ou autre si vous avez des conseils je souhaiterais faire une excursion a cairns soit a atherton tablelands soit au cap tribulation que me conseillez vous? je souhaiterais egalement faire une journee de croisiere dans la grande barriere de corail a airlie beach j aimerais faire une croisiere aux whitsundays islands, connaissez vous une croisiere dune journee simpa? et faire egalement un vol en helicoptere au dessus de whitehaven beach et heart reef. pour fraser island je cherche egalement un bon circuit dune journee.

merci davance
Recherche TO ou guide pour excursions en Thaïlande English translation pending
by Gabrielle841 · 2011-11-19 · 8 replies
Bonjour,

Je suis entrain de planifier mon voyage en Thailande tranquillement pas vite car je dois commencer à économiser de l'argent pour ce voyage..

J'ai déjà trouvé les hôtels que j'aimerais allé. Les voicis : Bangkok - Radisson Suites Bangkok Chiang Mai - Baan Rai Lanna Resort Phuket - Andman White Beach Resort Phi Phi Island - Phi Phi Island Village Resort Krabi - Centara Grand Krabi Resort

Qu'en pensez-vous ? Est-ce ce sont des bons choix ? Est-ce que vous avez des commentaires positifs ou négatifs sur ces hotels ?

Ce qui me reste à regarder au niveau tarif ce serai les prix des excursions et transferts. Je me déplacerai en avion entre les différentes villes de mon séjour et j'ai déjà été cherché les prix sur Thai Airways et Air Asia.

Est-ce que quelqu"un connait un TO en Thailande ou un ''guide'' afin de leurs écrire pour avoir des bons prix pour des excursions sur mesure. Même si je ne dors pas dans des guesthouses..je n'ai pas un budget à tout casser..Moins que ça me coûte cher, plus j'aurais la chance de faire ce voyage!!

Par contre, j'aimerais tout booker d'avance..mon emploi ici au Canada est d'organiser et négocier à l'année longue donc quand je pars en voyage, j'ai envie que tout soit facile..je n'aime pas me casser la tête ni perdre du temps à chercher un contact sur place ou ect.. Par contre, je déteste les circuits déjà monté car il y a toujours quelques choses qui ne m'intéresse pas et j'haie les attrapes touristes ou le guide t'amène dans une boutique afin que tu achètes quelques choses pour avoir sa comm..en plus c'est toujours de la cochonnerie et on perd du temps à visiter les autres choses..

Voici ce que j'aimerais faire : Bangkok : Full Day - Visite du Palais Royal, Temple Bouddha D'Emeraude, Wat Pho, Temple de l'Aube et en PM croisière sur la Chao Phraya. Half Day - AM : Visite du marché flottan Amphawa. Full Day - Départ pour Kanchanaburi pour visite les chutes d'Erawan.

Chiang Mai : Half Day - Trek dans les rizières. Full Day - Visite du Temple Doi Suthep et visite de villages et ses tribus (tribus Padoung) Full Day - Randonnée dans la jungle à dos d'éléphant, retour avec le rafting en bamboo. (pas de spectacle d'éléphant SVP)

Phuket : Half Day ou Full Day - Tour de l'ile de Phuket : Patong, Karon, Kata, Promthep Cape, Wat Chalong, Big Buddha.

Phi Phi Island : Full Day - Visite de l'ile : Maya Bay, Loh Samah Bay, Ley Bay and Viking Cave.

Krabi : Full Day - 4 Islands Speedboat Excursion ou excursion en canot.

Merci d'avance pour votre aide!
Australie: quinze jours sur la côte Sud-Est English translation pending
by Fleur2vie · 2011-10-28 · 8 replies
Bonjour à tous,

Après avoir lu 500 messages sur les itinéraires entre Sydney et Melbourne, les points d'intérêts, les sites à ne pas manquer, mais aussi après avoir visité divers sites d'offices du tourisme de l'Australie et du New South Wales... je suis PERDUE. J'ai le sentiment qu'il y a tant de choses à faire et à voir que du coup je ne sais plus vers où partir, combien de temps y passer...

J'ai donc besoin d'aide pour organiser notre séjour la première quinzaine de décembre 2011 avec une arrivée prévue à Melbourne et retour de Sydney (ou l'inverse, peu importe). Je précise que j'habite en Polynésie, nous n'aurons pas à nous remettre du voyage et du décalage horaire, donc nous serons opérationnels quasiment tout de suite.

Nous voudrions un séjour partiellement urbain et culturel - Sydney et Melbourne valent le détour, n'est-ce pas? Et puis nous devons faire du shopping... - mais aussi avoir une chance d'admirer certains des apparemment magnifiques sites naturels de l'Australie. En gros, moitié-moitié, c'est possible? 3 jours à Melbourne, 4 jours à Sydney, 7 jours pour la nature, c'est un bon équilibre? Ou risquons-nous d'être frustrés du temps passé dans chaque activité et ferions-nous mieux de choisir pour de bon?

J'ai découvert que la Great Ocean Road était au sud de Melbourne, et non pas la route entre Melbourne et Sydney. Et qu'apparemment la route entre Sydney et Melbourne n'est pas indispensable à faire. Vous confirmez? Mais qu'en revanche la Great Ocean Road vaut vraiment le détour. Oui?

J'ai découvert aussi qu'hormis les Blue Mountains il y a des TAS de parcs nationaux magnifiques dans cette zone entre Melbourne et Sydney. Nous ne sommes malheureusement pas des grands marcheurs mon mari et moi, mais pouvons faire des parcours faciles pendant environ 2 à 3h. Cela nous aidera-t-il à nous décider vers quels parcs nationaux nous diriger? Si oui, lesquels? Sinon, par goût, vous iriez où? Nous aimons l'eau - les rivières, les cascades, les lacs...

En fait, c'est trop grand, trop riche, l'Australie... 😉 Et je crois que j'ai tout simplement peur de passer à côté d'expériences magiques ou magnifiques par manque d'information... alors que jusque là c'est finalement le trop d'information qui m'empêche d'avancer!

Alors merci mille fois par avance de votre aide.
Départ en Namibie et au Botswana mi-octobre: vos derniers tuyaux? English translation pending
by Thierry91 · 2011-10-07 · 6 replies
Ca y est, dans huit jours c'est le grand départ pour la Namibie et le Botswana. Tout a l'air de s'organiser à peu près, bien que le vol d'Air Namibie entre Joburg et Windhoek sur lequel nous sommes réservés n'existe plus (apparemment nous sommes reroutés sur un autre). Je n'ai pas non plus de Permis International mais la préfecture de mon département m'indique que c'est possible d'en avoir un immédiatement à condition de se déplacer (bon, c'est vrai que je m'y prends au dernier moment 🤪).

Il me reste à peaufiner les détails de notre itinéraire :

J1 (dimanche 16 Octobre) : arrivée à Windhoek à 8h40 (vous imaginez à quelle heure on devra se pointer à l'embarquement à Joburg et après avoir atterri à 22h00 la veille au soir 😕) - prise en charge du 4x4 - quelques courses de bouffe à Windhoek pour les jours à venir. Route pour Mariental. Nuit au Lapa Lange Lodge.

J2 : route Mariental - Sesriem. Est ce qu'il y a des choses à voir sur la route ? J'ai rien trouvé sur le guide (Lonely Planet). Est ce que Sesriem Canyon, ça vaut le coup ? J'ai vu des photos qui ne m'ont pas convaincues. Nous restons au Sossusvlei Desert Camp

J3 : toute la journée à Sesriem : Quelles sont les dunes, endroits à visiter en fonction de l'heure et la luminosité ? Comment organiser sa journée au mieux ?

J4 : route Sesriem - Swakopmund. On m'a dit 5 heures, mais j'ai vu sur le forum que la route est par endroits en mauvais état... En route, que recommandez vous ? Kuiseb Canyon pour une balade à pied ? Est ce que le Bird Paradise en arrivant à Walvis Bay c'est bien ? (on aime bien les oiseaux...). On ne peut pas trop trainer car ce serait sympa de passer quelques heures et se balader à Swakopmund.

J5 : la journée pour laquelle j'ai le plus besoin de conseils, Swakopmund - Twyfelfontein. Bien sur on va passer à Cape Cross puis revenir sur la C35. Il y a deux options : remonter la C35 jusqu'à Khorixas, ou alors couper par D2612 - D3254 ? Ca a l'air tentant de couper, mais est ce que ça passe bien (avec un 4x4 - mais un conducteur pas si expérimenté que ça) ?

J5 et J6 : Petits instants de luxe : nous restons deux jours au Dora Nawas camp

J7 : grande journée de route pour retourner à Windhoek. Depuis Twyfelfontein, je compte 8 heures. Est ce que c'est à peu près dans les clous ? Nous dormons au Goche Ganasa lodge Nous essayons d'arriver en milieu d'après midi pour aller voir leur famille de rhinos et nous nous envolons le lendemain pour Maun.

Bien sur, il y en a (et je peux les nommer, je viens souvent sur le forum) qui vont me faire les gros yeux car nous ne restons qu'une semaine, n'allons même pas à Etosha, etc... (en fait le seul truc que j'aurais aimé faire, mais c'était compliqué, c'est Fish River Canyon).

En fait nous continuons notre périple au Botswana et serons servis pour la faune, donc Etosha ça n'est pas une priorité. Pour les amateurs (et parce que il y aura un compte rendu, patience en Novembre), notre programme au Botswana est le suivant : deux jours à Motswiri Camp (c'est quelque part sur le Selinda Spillway - on y arrive en avion) pour un walking safari, puis sept jours en safari mobile, 3 à Kwai (encore beaucoup de marche), deux à Savuti, deux à Chobe River Front et pour finir une nuit à Kasane (histoire de prendre une douche, faire la croisière sur la rivière Chobe, etc...). Pour la partie Botswana, j'ai aucun souci : c'est la quatrième fois que j'y vais, je connais le guide, et dès que j'arrive à Maun et que je récupère les baggages, je me laisse emmener.

D'avance merci à ceux qui répondront à mes questions

Thierry
Voyage à Phuket en novembre-décembre English translation pending
by Clapiotte74 · 2011-09-07 · 10 replies
Bonjour,

j'aimerais partir en Thailande fin novembre début décembre pour une quinzaine de jours. Voyageant seule , je me suis décidée pour séjourner à Phuket. Je souhaiterais avoir quelques petites idées de visites sur l'ile et aux environs, que voir, ne pas louper. Et si certains connaissent des hotels sympas , merci d'avance pour vos réponses.
Programme de mon voyage fin juin 2012 pour la Floride et la Louisiane English translation pending
by Lyta83 · 2011-09-07 · 16 replies
bonjour à tous . Comme le titre l'indique , je projette d'aller avec mon chéri en vacances en Floride et en louisiane en juin 2012 . Nous arriverions fin juin et partirions début juillet , afin de faire le 04 juillet en louisiane . Notre plan de voyage brut est le suivant :

J1 : Vol france /miami , récupération d'une voiture de location

J2 à J5 : Un peu de repos, pour récupérer du décalage horaire , Visite de Miami , et alentours ( le parc des everglades notement ).

J6 : Voiture de Miami jusqu'à Keys west ( 3h de route )

J7 et J8 : Key west

J9 : voiture de key west jusqu’à Orlando ( 7 heures de route )

J10 : Orlando ( seaworld ) J11: Cap Canaveral J12 : Vol Orlando /nouvelle Orléans 1er juillet

J13 à J15 Nouvelle Orléans ( 4 juillet a la nouvelles orleans)

J16 : vol retour nouvelles Orléans / france

J ai conscience que ce plan de route limite la découverte de la Louisiane , mais à la base nous avions prévu d aller seulement en Floride , mais nous avons vraiment envie de voir la nouvelle Orléans .

Mes questions : Est ce trop 4 jours pour Miami et les alentours ? Un jour ou deux jours pour Key west ? La journée voiture key west /orlando me semble faisable, mais a faire la route en 2 jours

Trois jours pour la Nouvelle Orleans est ce assez ou au contraire trop ? Faut il louer une voiture a la nouvelle Orléans pour visiter la ville ? (Je prefere visiter tranquilement la nouvelle orleans , plutot que faire un marathon louisiane.

Et en meme temps Baton rouge ne serait pas loin ... ) Sinon aussi j'adore les animaux 😊, donc le seaworld et le parc des everglades ( aparement il y aurait des lamantins ) sont incontournables dans notre voyage , mais si connaissez un lieu a ne pas manquer , n'hesitez pas, comme je vous l'ai dit c est mon plan brut , il est soumis à changement !

Maintenant , j'attends vos conseils 😉 Merci d'avance
Etihad: une excellente expérience English translation pending
by Getehem · 2011-05-25 · 36 replies
Je viens d'effectuer un voyage Manille-Abu Dhabi-Bruxelles et retour avec ETIHAD, de loin l' offre la moins chère que j'avais pu trouver : 816 $ par personne, ce qui taxes comprises donne moins de 1000$. Le billet permet le changement de date de retour moyennant 50 $ de frais.

Commentaires sur cette compagnie :

Personnel affable et prévenant, avions neufs ( Airbus et Boeing ) avec pas mal d'espace disponible pour les jambes et un système individuel audio/video très performant. Les repas servis sont de très bonne qualité- je le souligne car mes expériences avec KLM/AIRFRANCE étaient nettement moins positives. Avions à l' heure, pas de retard. Aéroport d' Abu Dhabi récent et propre, qualité générale ok sans atteindre la perfection d' un aéroport de Singapore par exemple. Espace fumeurs rikiki : un bloc vitré de 3 mètres sur 2, où les fumeurs s'entassent comme des filets d'anchois dans une boite de conserve. NB : Il se trouvera bien des commentateurs pour me dire que si je ne fumais pas....je n'aurais pas à émettre cette critique. Qu' ils sachent que je n'en ai rien à battre de ces commentaires......

Bref, une compagnie intéressante sur les destinations d'asie du Sud Est.
Ouest américain 2010: de Dinosaur à Sedona (2ème partie) English translation pending
by Jdakota · 2011-05-01 · 30 replies
28 AOUT :

Ah, tiens, il pleut… Original pour cette ville qui est généralement une véritable étuve.

Je remarque que le ciel semble un peu plus clair vers l’ouest, au dessus de Canyonland. Ca tombe bien, c’est là, que je vais.

Première ballade de la matinée : White Rim trail qui comme son nom l’indique offre un point de vue spectaculaire sur le plateau déchiqueté de la White rim road. C’est court, c’est facile et il ne pleut pas mais le ciel est sombre. En plus, j’ai laissé sur mon appareil un réglage datant de la veille qui sous expose pas mal. Mes photos vont en pâtir. Trop sombres, elles aussi





J’attends patiemment sur place qu’un brin de soleil apparaisse. Le temps passe et toujours rien. Je finis par renoncer et retourne à ma Jeep.

Quoi faire par ce temps ? J’opte pour Aztec butte que j’avais gravie il y a 4 ans en oubliant les ruines cachées sous la corniche. Un comble ! Un peu comme si vous montiez à la tour Eiffel sans sortir de l’ascenseur.

D'abord il faut grimper au sommet d'une butte de taille moyenne, puis, une fois arrivé sur le plateau, poursuivre le sentier et redescendre un peu à l'arrière, face à Taylor canyon, pour découvrir un ensemble de petites ruines blotties sous la corniche. Pas grandiose, mais sympa. Dommage pour la lumière qui n'est toujours pas au top





Sous un ciel obstinément gris, je rentre déjeuner à Moab où m'attend la succulente pizza BBQ Chicken de chez « Zak ». J'en profite pour faire une tournée de linge dans la laverie libre service qui jouxte le restaurant. Ce lot « Pizza et Lavage » est très pratique. Je le recommande vivement aux voyageurs qui ne désirent pas perdre de temps.

Et après ? Pour commencer, le soleil est revenu. J'avais prévu une fin d'après midi dans les "Klondike bluffs" au nord d'Arches NP, ou une boucle complète autour des Fisher towers que je n'avais pas pu terminer l'année dernière. Sur un coup de tête, je décide finalement de gagner dès cet après midi la Goblin Valley que je ne connais pas pour y profiter du soleil couchant.

Je suis un peu surpris à mon arrivée sur le site, deux heures de route plus tard. On est tellement loin de tout ici que je m'attendais à me retrouver seul au milieu de nulle part. Or le camping, certes de taille modeste, est non seulement bien rempli mais aussi remarquablement pourvu en commodités. Il y a même des douches et d'étranges constructions métalliques autour des tables de pique nique pour s'abriter du vent.

Heureusement, la Goblin Valley elle-même se vide de ses derniers visiteurs bien avant la nuit, ceux ci préférant farnienter au camping. C'est donc dans une solitude bienvenue que je descends au milieu de ces curieux petits personnages de pierre et boue









On dit que les enfants adorent cet endroit et je le crois sans peine car c'est un site à leur mesure, loin du gigantisme de Canyonland et absolument sans risques pour peu qu'on abstienne d'escalader la falaise qui le borde. Je m'enfonce avec plaisir dans cet étrange labyrinthe, à la recherches des plus curieuses formations







La lumière de cette fin de journée est superbe, dorée à souhait. Je décide de suivre les conseils de "PTS", le guide providentiel maintes fois cité ici, et de me diriger vers le fond du cirque ou un étroit passage permet de gagner une seconde vallée peuplée de hautes formations.









Le soleil continue de baisser et seules les plus hautes cimes en captent à présent la lumière. Mais je ne suis pas pressé de rentrer. La « golden hour » doit se savourer jusqu'au dernier instant.











Je continue mon exploration jusqu'à ce que l'ombre ait entièrement recouvert Goblin valley. Puis je retourne au camping en me disant qu'une séance photo sous la lune devrait être géniale. Mais je ne ferais que l’envisager par manque de courage...

29 AOUT :

Je me lève aux aurores, comme d'habitude serais-je tenté de dire.

Orienté plein est, le camping est baigné ce matin d'une magnifique lumière orangée (les petites constructions que vous pouvez distinguer sont les abris anti-vent évoqués plus haut).







De plus, les nuages qui circulent doucement au dessus du désert sont particulièrement photogéniques ce matin. Du coup, je m'autorise une ballade au fond de la Goblin Valley pour profiter de ce beau soleil levant. Une petite heure, pas plus.













Cela fait, je me rends au visitor center du coin. Le ranger qui garde le lieu n'a manifestement pas l'habitude de voir débarquer des visiteurs aussi matinaux que moi. Il me confirme que les chances de pluies sont réelles en fin de matinée. Vu les caractéristiques de l'endroit dans lequel je vais maintenant aller me fourrer (et le terme n'est pas anodin !), ces prévisions peuvent inquiéter.

"Litte Wild Horse canyon" fait partie de la catégorie des "slot canyon", slot signifiant "fente". Ce sont donc des canyons particulièrement étroits au fond desquels la lumière n'entre pratiquement jamais. Je galère pas mal pour trouver le parking. En fait, je passe à côté sans le voir et vais me garer un peu plus loin, sur un large terre plein, juste avant l'entrée d'un wash qui marque la fin de la piste. A cause de ce mauvais départ, je vais ensuite passer une bonne heure à essayer de multiples sentiers qui ne mènent nulle part.

Je ne comprends pas et retourne mon plan dans tous les sens. C'est en revenant un peu en arrière que je m'aperçois de mon erreur. Le parking est là, à seulement quelques dizaines de mètres de l'endroit ou je me morfondais. De là, le sentier menant au canyon est parfaitement indiqué. Il y a vraiment de quoi se fâcher tout rouge...









Little Wild Horse est l'un des plus étroits parmi les slot canyons de l'ouest. Par endroits, on n'a même plus la place de poser un seul pied par terre. Si vous y croisez quelqu'un, ce qui ne sera pas mon cas, vous n'aurez pas d'autre solution que de passer l'un par dessus l'autre.









C'est pendant les premiers miles d'exploration que l'on passe par les parties les plus étroites. C'est dans celles-ci que je vais m'attarder. Pas encore de pluie, heureusement.

Plus tard. La pluie est finalement venue et m'accompagne depuis ma sortie de Little Wild horse. Pause déjeuner à Torrey, puis à nouveau la route. Je parcours la portion la plus spectaculaire de la scenic byway 12, celle qui mène de Boulder à Escalante, sous un ciel d'orage.

J'ai prévu de faire étape à Escalante de façon à enchainer le lendemain par la Cottonwood canyon road. Avant cela, je me décide pour une courte visite de Devil's garden, un site minuscule situé sur la "Hole in the rock road". Je ne suis pas emballé. Sans doute en partie parce que je n'aurais droit qu'à un embryon de soleil. Trois minutes de lumière dorée, pas une de plus. Depuis, j'ai vu les sublimes photos réalisées là-bas en 2009 par Sedonax et je suis très jaloux.







Je termine la journée par une agréable ballade dans les rues d'Escalante que recouvre à présent un immense arc en ciel. L'exploration des rues adjacentes à la traditionnelle Main street permet d'appréhender une vision de « l'Amérique profonde » pleine de charme que l'on ne perçoit pas forcément lorsque l'on se contente d’une rapide traversée.















30 AOUT :

Je passe la matinée au Kodakrome State Basin, tout petit parc à proximité de Bryce et complètement écrasé par la réputation et la magnificence de ce dernier. J'entends dire qu'il y a eu hier soir un coucher de soleil d'anthologie. Je me souviens avoir longtemps hésité entre visiter Devil's garden ou pousser jusque là et je me dis que j'ai sûrement fait le mauvais choix.







Midi : Je passe à la maison des Park Rangers pour m'assurer que le franchissement de la Cottonwood canyon road ne pose pas de problèmes. Le soleil brille haut dans le ciel et je m’attends à ce que cette visite ne soit qu’une formalité. Aussi je tombe de haut quand le ranger de garde m'annonce que les orages d'été l'ont durablement inondée et qu'elle est actuellement impraticable. Pour le convaincre, il me montre les photos récentes d’un gros 4X4 planté dans un wash inondé.

Séquence déception et gros coup de massue derrière les oreilles car cette piste de 30 miles qui relie la Scenic Byway 12 à l'US89 était l'un de mes principaux objectifs cette année.

Il faut que je revoie mon programme. Réfléchissons un peu... Il est encore tôt et je dois pouvoir rallier Grand Canyon rive nord en milieu d'après midi. J'avais prévu cette étape pour plus tard mais je n'ai pas le choix si je veux pouvoir sauver cette journée. Vendu. Direction Bryce, puis Kanab, et droit au sud vers cette rive nord du Grand Canyon que je n'ai encore jamais admirée.

Comme prévu, j'atteins l'entrée du parc en milieu d'après midi. Tout commence par une grosse frayeur lorsque je vois un panneau indiquer que le camping affiche complet, mais le Ranger à la guérite d'entrée me rassure : il reste encore quelques places libres.

La route est encore longue après l'entrée officielle du parc. Je progresse lentement - limitation de vitesse oblige - dans un environnement de type canadien, entre deux rangées de hauts sapins. A des années lumières du désert que je traversais il y a moins d'une heure. Pour info, cette rive nord se trouve à près de 2400 mètres d'altitude, contre 2000 à 2200 pour la rive sud.

Je réserve mon emplacement, puis gagne le Bright Angel point. Temps idéal. L'Hôtel, le seul de la rive nord, est somptueux et sa terrasse extérieure offre une vue qui ne l'est pas moins. De quoi me faire oublier un peu ma déception du jour.







Après avoir longuement arpenté Bright Angel point et ses environs, je reprends ma Jeep pour aller parcourir la route de l'est. Celle-ci dessert trois principaux points de vue : Roosevelt point, Imperial point et Cape Royal. Ils sont très éloignés les uns des autres et Cape Royal, le plus lointain, se trouve à plus de 40 miles de l'hôtel. Il est réputé pour être particulièrement somptueux au lever du jour, c'est pourquoi, ce soir, je vais le délaisser au profit des deux autres

.

Roosevelt point offre un formidable panorama sur "Tritle peak" d'un côté et "Kwagunt valley" de l'autre. Au delà, très loin devant, s'étendent les terres de la réserve Hopi, aussi lisses et vertes qu'un tapis de billard. L'heure est idéale pour la photo. Le soleil affleure juste assez pour faire sortir de l'ombre les buissons du premier plan









Peu de monde dans les environs. Je ne vais pas croiser plus de 10 voitures à l'heure.

Je retourne en arrière pour gagner Imperial point. A couper le souffle ! Cette butte solitaire à la robe orangée nimbée de lumière, dressée au centre du précipice, offre un spectacle prodigieux.



On peut aussi se tourner vers le nord et découvrir le canyon qui, telle une balafre géante, poursuit sa course jusqu'à Marble canyon



Cette rive nord, beaucoup moins courue que la rive sud qui attire 90% des visiteurs du Grand Canyon, est sûrement moins riche en points de vue spectaculaires mais permet une meilleure appréhension de sa géographie. Du coup, je ne regrette pas mon détour.

Retour au Brigh Angel Lodge, juste à temps pour y profiter des dernières lueurs du jour. Les gens se sont installés un peu partout pour savourer le spectacle. Les plus jeunes juchés sur les rochers environnants, les autres sagement installés le long des terrasses du Lodge.







C'est l'heure la plus silencieuse de la journée. La plus intense aussi, car chacun semble avoir à cœur de profiter de chaque seconde qui passe, jusqu'à ce que la lumière remonte au delà des cimes du canyon et s'en aille au loin.



La soirée se clôt sur un épisode particulièrement sympathique qui résume bien l'état d'esprit des hôtes de ce lieu : une chauve souris est parvenue à s'introduire dans la salle panoramique dont les immenses baies vitrées donnent sur le canyon. Aussitôt, les occupants se répartissent les tâches. Certains se précipitent pour ouvrir en grand les portes qui donnent sur l'extérieur tandis que d'autres se regroupent en rangées et battent des bras pour pousser le malheureux animal vers la sortie. Il leur faudra une bonne dizaine de minutes, mais la créature nocturne va finir par trouver le chemin de la liberté sous les rires et les applaudissements de l'assemblée.

31 AOUT :

La nuit est encore profonde quand j'ouvre les yeux. Rien d'accidentel à cela, j'ai réglé mon réveil sur 5 heures car je veux être sur place à Cape Royal pour le lever du jour.

Je replie ma "chambre" en grelottant et me mets au volant. J'en ai pour une heure au moins avant d'arriver. Je fais gaffe sur la route. Ces bois pullulent de bêtes à cornes qui prennent un malin plaisir à s'encastrer dans les calandres automobiles.

J'arrive juste à temps pour le spectacle. Je m'aperçois alors avec consternation que les photos de cet endroit qui m'ont donné envie d'y venir étaient en fait réalisées au coucher du soleil ! Heureusement, le lever n'est pas non plus dénué de grandeur.









Je retourne au Lodge, histoire d'avaler quelque chose avant de quitter North Rim. Je prends mon petit déjeuner sur la terrasse. Jamais je n'avais siroté mon café matinal devant un tel panorama



Rien ne me presse et je profite de ce cadre somptueux jusqu'au milieu de la matinée. J'apprends que la route de l'est que j'ai pris tôt ce matin pour me rendre à Cape Royal est à présent fermée pour cause de travaux. Ça râle sec du côté des visiteurs ! Et ça la ramène pas trop du côté des rangers qui la veille encore prenaient des réservations pour guider des randonneurs dans ce coin. …

Je reprends la route en milieu de matinée.

Trois heures plus tard, je me gare sur le parking de Wire Pass et me prépare à randonner pour la seconde fois vers l'un des plus purs joyaux du southwest : The Wave.

C'est un endroit que tous les photographes du monde rêvent de découvrir au moins une fois. Cependant, son accès est rigoureusement réglementé et seules vingt personnes par jour ont le droit de s'y rendre. Parmi ces vingt, dix ont gagné ce droit en participant à une loterie sur internet, trois mois plus tôt. Je suis l'un de ces dix petits veinards.

Précisons que je m’étais également inscrit à la loterie du 1er septembre pour laquelle j’ai aussi été tiré au sort. Je suis donc l’heureux possesseur de deux permis, pour deux journées consécutives. C’est agaçant, je sais…

J'ai fait quelques réserves d'eau et de "trailmix" en passant par Kanab, la ville la plus proche. Car cette fois, je suis prévenu. La journée sera longue, la marche dure et la chaleur implacable. Pas question de me retrouver dans le même état que lors de ma précédente visite, en 2008.

Je marche vite car je crains d'être parti un peu tard et de trouver ce lieu féérique envahi par des ombres disgracieuses. Au creux du wash, je croise deux compatriotes en train d’uriner sur le slickrock









Une heure et demie plus tard, j'aborde la dernière montée dans le sable. Terrible, destructrice. Puis c'est l'arrivée, l'irruption dans ce rêve minéral. On a beau savoir ce qui nous attend, on se retrouve quand même sur le cul.







J'arpente la zone comme si c'était la première fois. La journée est plus bien avancée que lors de ma visite de 2008 et l'orientation du soleil est différente. Du coup, les couleurs aussi paraissent différentes. Plus orangées. J'enchaine les clichés sans interruption. Quand on aime on ne compte pas.







J'échange quelques mots avec le plus âgé d'un groupe de quatre allemands qui étaient présents à mon arrivée sur le site. C'est un quinquagénaire sympathique, alors que les autres sont de grands ados lymphatiques. Je lui propose de les mener à "Second Wave" qu'ils ont vainement cherché un peu plus tôt.





Il ne faut qu'un petit quart d'heure pour s'y rendre. Nous passons près d'un lac de belle taille niché au creux de Top Rock. C'est très rare de trouver autant d'eau à cet endroit, sous une chaleur qui dépasse allégrement les 40 degrés. Cela donne une idée de la force et du nombre des orages qui ont du s'abattre sur la région pendant l'été. Cela aurait également du me mettre la puce à l'oreille, mais c'est une autre histoire.







Nous atteignons Second Wave et tournons autour pendant quelques minutes. Je leur propose ensuite de m'accompagner dans l'ascension de Top Rock. Ils commencent par me suivre, puis décident de renoncer quand la pente s'accentue. Je continuerai donc seul.







Je trouve le chemin sans problème et débouche au sommet à peine un quart d'heure plus tard. Puis je me mets à la recherche de l'arche qui me donnera un peu plus de mal. Incroyable endroit (un de plus) ! On y trouve à la fois une arche, une alcove et une fenêtre.







On se sent vraiment seul au monde ici. Je me repose un peu en avalant du trailmix. En regardant à travers la fenêtre, je découvre par hasard "Big Mac rock" en contrebas. Je l'avais raté la dernière fois. Cette fois, je sais où le trouver. Parmi les autres créatures de pierre décrites dans PTS, je tente de trouver "Hourglass rock", mais pas moyen de le dénicher. Pour une autre fois, peut-être. Je redescends Top Rock par la face est car je veux m'approcher de Big Mac Rock. Cela fait, je cherche "The animal", autre curiosité minérale du coin qui doit être tout près de là, mais sans succès.







Je retourne ensuite vers la Wave pour retraverser le plateau vers l'ouest car j'ai le projet de rentrer par Sand Cove. C'est un petit canyon très étroit et très beau qui rejoint le wash, puis le sentier du retour. C'est une bien mauvaise idée mais je ne le sais pas encore...







Je m'engage dans Sand Cove. Au début c'est très sympa. Frais, surtout. Puis le canyon se rétrécit, et apparaissent les premiers passages inondés. Je passe comme je peux en grimpant, puis en m'accrochant aux parois.

Plus j'avance et plus ça devient compliqué. Il y a peu de prises et la seule solution est de prendre appui sur les deux parois à la fois, comme un alpiniste gravissant une cheminée de montagne.







Puis je traverse un espace inondé particulièrement large, environ 1m80, en poussant avec mes mains et mes pieds sur les faces opposées du canyon. Technique particulièrement casse-gueule à éviter en fin de journée et même en début. Je ne sais pas comment mais je passe.

J'arrive finalement devant une mare d'eau brune visiblement profonde. L’obstacle est impassable par les moyens utilisés jusque là car la paroi de gauche est creuse et abrite une caverne qui m’était invisible depuis le précédent passage. La paroi de droite n’offrant aucune prise ou s’agripper, je me retrouve bloqué.

Je teste la profondeur de la mare. Dès le second pas, je ne trouve plus le fond.

La seule solution est de retourner en arrière, mais avant cela je dois me débarrasser de mon sac. Aucune chance avec ce poids sur le dos de refaire en phase montante ce que je viens de faire en descendant. Je le lance de l'autre côté de la mare en essayant de doser mon effort pour ne pas risquer d’exploser mon matériel photo. Dosage presque maitrisé. Mais pas tout à fait. Le sac atterrit bien sur la berge mais commence à glisser lentement vers l'eau à cause de la pente.

Horreur !!! Il y a tout là dedans : papiers, passeport, argent liquide, en plus de l’appareil et des objectifs… Je me jette à l'eau sans réfléchir et je me précipite pour repousser le sac sur la berge avant qu'il ne coule. Puis je tente de me hisser moi aussi.

Pas moyen. Je ne fais que glisser sur le slickrock et patauger dans cette eau sombre.

Je m’inquiète sérieusement pour mon avenir immédiat pendant deux ou trois secondes, avant de me rendre compte que j’ai finalement pieds, même si le niveau de l’eau me monte pratiquement jusqu’au cou.

Devant l’impossibilité de me hisser sur la berge, je finis par retourner de l'autre côté, à mon point de départ. Je parviens à remonter au sec en me tortillant comme un ver. A présent, il est temps de réfléchir. Il va me falloir trouver un moyen de passer.

Je tâche de repérer sur l’autre rive quelques aspérités où je pourrais placer mes doigts. Peut-être qu’en arrivant très vite et en me plaçant correctement, j’arriverai à me projeter et à sortir de cet entonnoir.

Deux ou trois tentatives plus tard, je suis obligé de reconnaître l’inefficacité de la méthode.

C’est alors que je remarque quelques gros rochers qui affleurent au fond de la grotte créée par cette mare. L’eau est certainement moins haute à cet endroit. Si je peux déplacer un ou deux rocs pour les poser au fond de l’eau près de la berge, puis que je monte dessus, peut-être que ça me sortira suffisamment de l'eau pour que j'arrive à grimper sur la rive. Ca vaut la peine d'essayer.

Allez hop, on retourne à l'eau !

Je vais chercher un premier rocher que je dépose sous la surface mais cela se révèle insuffisant. J'en ramène un second, plus gros et plus lourd, et j'ai l'idée de le déposer sur le bord et de m'appuyer dessus pour me hisser. Et ça marche ! Je me sors enfin de ce bourbier, dans l'état que vous imaginez...



Une heure et demie de marche plus tard, je suis de retour à ma voiture. Je me lave intégralement et j'enfile des vêtements secs.

Puis je prends le volant, direction Page. Sur la piste, à mi chemin de l’accès à la route 89, je tombe sur un énorme camping car dont les occupants me font signe. Je stoppe. Ce sont des autrichiens. Ils se sont arrêtés là pour la nuit car ils ne peuvent passer le wash avec ce véhicule et cherchent des infos sur les inondations dans la région. Ca tombe bien, depuis peu je suis très calé sur le sujet.

Ils m'offrent une bière pendant que je leur raconte ma mésaventure. De leur côté, ils ont gagné une place, mais une seule, le matin même à la loterie, pour une visite de Coyote Buttes North le lendemain. Je leur propose aussitôt mon second permis qu’ils insistent pour me payer. Voilà une histoire qui finit bien.

Le temps passe et l’obscurité tombe. Finalement, je décide de rester ici pour la nuit. J’installe mon matelas et je m’installe dans ma jeep, finalement ravi de cette journée riche en émotions des plus variées.

A suivre...

aller vers la 3ème partie : http://voyageforum.com/v.f?post=4257121;page=unread#unread
Mieux vaut tard que jamais "le carnet Ouest USA 2010" English translation pending
by Fred2866 · 2011-01-25 · 31 replies
On a déjà tout dit, tout fait , tout vu dans ce coin....mais partant de ce principe, plus personne ne poste rien et c'en est fini des ces superbes photos qui accompagnent des textes souvent instructifs et parfois très drôles. Je me décide donc à rédiger un carnet de voyage qui relate notre périple dans l'Ouest américain en cet été 2010.

Le décor : en famille de 4 (fifilles 12 et 15) / première fois dans l'ouest / 30 jours. La philosophie : "alors comme ça on veut me priver de mes 15 jours de randos dans les Pyrénées !! ok ... eh ben vous allez marcher je vous le dis moi !!!".... grimace prononcée de mes filles. La mise en garde (de madame) : "si tu comptes me faire passer 1 mois dans la bagnole tu peux oublier !!! non mais !!" La réponse :"chérie tu me connais non ?...alors ne t"inquiète pas..".....d'où grosse inquiétude de ma femme. La préparation : beaucoup de forumvoyage / des coups de fil / beaucoup de ouestusa.fr / beaucoup du guide recommandé par Philippe. Le trajet : Las vegas / Gd canyon North / Page / Bryce / zion / death valley / mammoth lakes / Yosemite / Monterey / San Francisco L'humeur : beau fixe, comme le temps. Le style du carnet : télégraphique, romancé, parfois lyrique, ce sera au choix

J1 - Arrivée Las Vegas

Vol Paris-Las Vegas par Salt Lake. Etat à l'arrivée : morts vivants cherchant désespérément un lit. Trouvé au MGM Gd Signature, tour n°2, la chambre est magnifique et équipée d'une cuisine. Du premier soir je ne me souviens que du resto thaï et des excellentes nouilles sautées. J + 1 : réveil à 3h00, tournage et retournage dans le lit, lever 4h00, lever de soleil sur LV puis départ 5H30 pour faire les courses chez Alberson's (au moins il n'y aura pas de queue à la caisse...). Le chauffeur de taxi nous annonce que c'est "black friday"...wooow une "fête vaudou " ??? non..."super soldes à l'outlet village" le visage des 3 femmes (dont 2 filles) s'éclaire et notre emploi du temps se trouve subitement rempli pour les 3 heures suivantes. Il fait chauuuuudddd et les brumisateurs extérieurs ne brumisent rien du tout. Bon pas si mal les soldes, notamment chez Columbia où nous refourbissons notre équipement de rando. Si j'avais fait du XXXXXL j'en aurais pris 3 fois plus ! Après midi, ballade sur le bas du strip, beaucoup de monde, assez sale, finalement pas très agréable...repas du soir cher bon et congru. J+2 : grasse mat : réveil 4h00 ! A 8h00 nous assiégeons l'entrée du pool deck du MGM. Enorme complexe de piscines super sympa et maxi chloré. Les filles s'éclatent un bon moment (euhh..moi aussi en fait). Efficacement "détergés" nous allons récupérer la voiture de loc. Aussitôt fait, nous fonçons vers notre supermarché culte : wholefoods (j'avais repéré l'adresse de Paris....des cinglés je vous dis moi !!) Déjeuner au salad bar, achat des fameux seedless raisins puis visite du strip en partie haute, venetian, bellagio , mirage, Wynn. Le spectacle se trouve aussi bien à l'extérieur qu'à l'intérieur (le grand canal du Venetian est bluffant, le luxe du wynn étonnant, les fontaines du bellagio saisissantes etc etc..). Le Las Vegas tel qu'on l'imagine. Les soir direction le "burger bar" du mandala bay recommandé par un ami qui habite LV (et qui dinera avec nous). J+3 : Départ Grand canyon North rim

Las Vegas en 2 mots: Première impression mitigée , deuxième impression étonnée, puis on se dit que c'est tout de même incroyable et mérite largement d'être vu. (dis papa on y retournera à Las Vegas..? c'est trop styyyyle , prononcer "staïle")

Des photos au cas où vos guides seraient en noir et blanc sans images: Le petit matin et le grand canal (pas le vrai)
Itinéraire Seattle-Ile de Vancouver-Jasper-Banff-Waterton-Parc des Glaciers-Yellowstone-Jackson Hol English translation pending
by Mosquito34 · 2011-01-14 · 27 replies
En juin, j'aimerais faire l'itinéraire Seattle-Ile de Vancouver-Jasper-Banff-Waterton-Parc des Glaciers-Yellowstone-Jackson Hol

Je n'ai aucune idée du nombre de kilomètres que ça représente et du nombre de jours qu'il faut pour faire ce trajet

Je dispose de 4 semaines, est-ce suffisant ?

Au nord de l'ile de vancouver, y'a-t-il des traversées pour rejoindre le continent et aller ensuite à Jasper sans redescendre par Vancouver et le sud de l'ile ? J'ai vu qu'il y avait une traversée Port Hardy-Prince Ruppert mais c'est hors de prix pour 2 personnes et un véhicule

Sinon, je passerai par Vancouver mais combien de temps faut-il pour aller à Calgary ?
Ouest USA – Chronique d'un cinquième voyage English translation pending
by Zitounet · 2010-10-17 · 40 replies
Après 4 voyages dans le Grand Ouest Américain, il nous restait à visiter quelques National Parks et Monuments pour prétendre les avoir tous vu (ou presque). Au programme, des lieux plutôt connus comme Redwood NP, Crater Lake, Olympic, Glacier, ou encore Dinosaur, Natural Bridge, King Canyon et Sequoias mais qui sont rarement visités lors des premiers périples. D'autres sont plus méconnus voire totalement inconnus des fans européens : Lava Bed, Newberry, North Cascades... Il nous restait aussi à voir quelques sites particuliers dans des parcs déjà visités ; nous n'avions pas pu voir lors de passages précédents le Grand Prismatic de Yellowstone, Cathedral Valley de Capitol Reef, le Grand Canyon nord ou la mystérieuse Racetrak Playa de Death Valley. Nous ne pouvions clore notre série de voyages américains sans assister à un vrai Pow Wow et un vrai Rodéo. Au total, 32 jours, 44 sites, 11000 km, 10 états , voilà les chiffres de notre carnet de voyage 2010.

Première partie, de San Francisco à Kalispell



Lundi 23 Août – Droit vers la faille

Départ de Nantes à 7h15, escale à Roissy, arrivée à San Francisco avant 13h, passage en douane rapide, longue attente pour récupérer les valises (il faut des premiers et des derniers, là on est dans la deuxième catégorie), longue attente et gros déboire avec NATIONAL (choisi pour éviter ALAMO, mais c'est la même truanderie) et nous partons finalement avec une Chevrolet Equinox. Direction Golden Bridge où nous conduit sans bavure notre vieux TomTom. Le but n'est pas de voir le célèbre pont, il y en a des millions de photos sur internet, même que j'en rajoute une, mais de rejoindre la route n°1 vers notre première destination, le Point Reyes National Seashore.



En chemin, nous arrêtons voir les oiseaux de Bolinas Lagoon. On y découvre une colonie d'éléphants de mer occupés à se dorer au soleil sur un îlot de sable.

Pensionnaires de Bolinas Lagoon

Nous avons perdu trop de temps pour arrêter au Visitor Center de Bear Valley qui ferme à 17h00 ; après avoir déposer les valises au Golden Inn à Inverness, nous partons visiter la péninsule formée par la fin de la plaque ouest de la faille de San Andrea. Sous la pression tectonique, elle s'élève de 3cm par an, mais lors du grand tremblement de terre de 1906, elle s'était élevée de 6m d'un seul coup. Pourvu qu'elle ne bouge pas trop pendant 24h ! Destination, la plage, par l'un des 3 accès aux 20km de la Point Reyes Beach. Plus beaucoup de monde en cette fin d'après-midi, le soleil commence à baisser, le thermomètre à descendre, le vent à se lever et la brume à tomber. Le temps de prendre la température du Pacifique, brrr ! de se remplir les chaussures de sable et en route vers la pointe du phare. Il paraît que c'est un bon lieu d'observation lors de migration des baleines, en avril-mai. En août c'est raté. Et de toute façons, à cette heure là, l'accès au phare est fermé. Par contre le parking final est le point de départ vers l'overlook le plus spectaculaire sur la plage, du haut de la falaise de 150m.

Point Reyes Beach overlook

Un petit tour à la pointe de Chimney Rock, déserte, et nous rentrons à Inverness faire les premiers achats, pour le petit déjeuner demain matin et l'indispensable glacière pour la suite du voyage.

Mardi 24 – Drive Thrue Trees

Réveil de très bonne heure, décalage oblige, nous sommes presque prêt à partir lorsque le soleil de lève sur la Tomale Bay, qui est la partie immergée de la faille de San Andrea.

6h00 à Tomale Bay

Nous suivons la route n°1 qui longe la côte. Ici, elle est beaucoup plus sinueuse qu'au sud de San Francisco et elle s'écarte souvent de la mer. Nous passons Bodega Bay, rendue célèbre par Alfred Hitchcock qui y tourna « Les Oiseaux », d'après un roman de Daphné Du Maurier. Quelques belles plages, encore un peu embrumées, mais les surfeurs sont déjà à l'ouvrage à 8h du matin.



Déjeuner dans un bon restaurant du port de Fort Bragg. Les huitres de la région ont la forme des huitres creuses et le goût des huitres plates de chez nous. La route n°1 quitte la côte pour rejoindre Leggett et son attraction principale, le Chandelier Tree. Ce séquoia millénaire aux branches en forme de chandelier a été percé pour y permettre le passage des véhicules. Attraction payante, 5$, mais on peut y passer autant de fois qu'on veut, et il y a queue pour voir l'arbre géant de l'intérieur. Notre Equinox passe sans problème. Photo souvenir obligée.



Plus au nord, l'Avenue of the Giants promet d'autres attractions à base de séquoias géants. Sur 30 miles, l'ancienne route, maintenant doublée par la Hwy 101, est parsemée des œuvres plus ou moins naturelles issues de l'imagination des exploitants d'une forêt millénaire pas encore protégée.

Déception, même si la traversée de la forêt est agréable, des promesses issues d'une page internet, seul le Shrine Drive Thrue Tree de Myers Flat mérite l'attention : pour le traverser aussi. Mais l'ouverture dans le tronc est presque naturelle ; plus étroit, là il faut plier les rétros.

Shrine Drive Thrue Tree

Nous faisons étape au Comfort Inn de Fortuna, un peu avant Eureka. Premier plein d'essence, douloureux.

Mercredi 25 – Les géants des terres ... et des mers

Journée consacrée au Redwood NP et divers states parcs qui s’entremêlent avec. Première étape au Kuchel Visitor Center pour construire avec le ranger de service un programme de visite à notre portée pour la journée. Intéressant, et de plus il nous signale que... mais nous en parlerons plus loin. Tout commence par une randonnée matinale à Lady Bird Johnson Grove. Un mile, plat sauf le début, le chemin déambule parmi les séquoias, plus gros, plus haut ou encore plus rouge ou plus creux les uns que les autres.

Dans la Lady Bird Johnson Grove

La 2ème étape suit la scenic pkwy dans le Prairie Creek State Park avec quelques haltes, en particulier au « Big Tree », comme si ils ne sont pas tous big par ici ? Puis nous rejoignons la côte par la piste Coastal Drive. Beaux points de vue sur un Pacifique bien bleu et plein d'oiseaux marins sur les rochers. Mais c'est un aigle à tête blanche qui capte notre attention.

Le Pacifique vu de la Coastal Drive

Sur les conseils du ranger, nous nous rendons à Klamath River Overlook. Il y a un peu de monde à ce point de vue qui domine l'océan de près de 600 pieds et tous les yeux sont tournés dans la même direction. Elles sont bien là, 2 baleines batifolent au large, assez proches pour bien les voir aux jumelles, mais trop loin pour en faire la moindre photo, même mon puissant zoom de 10 est ... impuissant. Quittant les géants des mers pour retourner à ceux des bois, sur la route nous arrêtons quelques minutes à Magic Forest pour nous rendre compte qu'il s'agit principalement d'un parc d'attraction pour distraire les enfants. Notre dernière étape importante est la Howland Hill Road dans le Jedediah State Park, 10 km de chemin de terre poussiéreux qui traversent la forêt de sequoias. Très visité, le nuage soulevé par les voitures a fini par couvrir la base des troncs et les fougères le long de la piste, ce qui donne un aspect fantomatique à la forêt.

Jedediah State Park, 10 km de chemin de terre poussiéreux

A la sortie notre Chevrolet est couverte de poussière ; si, au gré des pistes, elle changera de couleur, la couche ne fera que s'épaissir de jour en jour. En sortant, nous rejoignons le Travelodge de Medford après un bref passage dans l'Oregon.

Jeudi 26 – Les tubes de lave

Le Lava Beds NM est un des parcs les moins connus de l'ouest américain. A l’extrême nord-est de la Californie, il est à l'écart des circuits même des plus téméraires. Pourtant il offre des visites qu'on ne peut pas faire ailleurs, sauf un petit peu à Crater on the Moon dans l'Idaho : voir des tubes de lave de l'intérieur. Commençons par l'achat du Pass Annuel à l'entrée, ici pas d'électricité – pas de carte bancaire, payement en espèce – les 80 $ nous ouvrirons les portes de 22 entrées de parcs pour une valeur de 216 $. Dire qu'il y en a qui cherche à les revendre! Les 2 signatures nous sont imposées et par la suite, le passeport demandé à de nombreuses reprises, parfois plusieurs fois dans la même journée.



Bon revenons à nos lits de lave. C'est d’ailleurs une des premières choses que l'on voit, une étendue de lave noire qu'on dirait tout juste éteinte. Mais nous fonçons vers le Visitor Center, chercher conseils et lampes. Hé oui, des lampes torches que prête gentiment la jeune ranger à tous les visiteurs. Nous faisons avec elle le point sur les tubes ouverts que nous allons visiter. Un rapide coup d’œil sur le livre d'or pour constater que nous sommes les premiers français à le signer cette année. Et nous partons voir le plus proche, le Mushpot. Descente vers les antres de la terre. Surprise, en pénétrant dans le tube créé par la lave en fusion, le sol est bien lisse et le chemin tracé par la lave est balisé de part et d'autre de guirlandes lumineuses. Nous nous enfonçons dans les entrailles du volcan, en fait vers une sortie bouchée par lave refroidie. Les lampes sont inutiles au début, mais bien vite on est seuls dans le noir.



L'attraction principale du parc est constituée d'une douzaine de lieux disposés autour d'une boucle de 5 km que l'on parcourt en voiture. Tous ne sont pas ouverts à la visite, la ranger nous avait indiqué ceux qui sont fermés cette année. Pas de guirlande lumineuse, pas de sol bien plat, les tubes que nous visitons sont bien plus rustiques et très surprenants, les couloirs se séparent, se retrouvent. La promenade se termine toujours au bout de quelques centaines de mètres.









Plus à l'écart nous allons voir aussi la Valentine Cave puis revenons pique-niquer sur une table à l'ombre près du Mushpot. Le secteur est aussi un haut lieu de la Guerre des Modocs. Toujours la m��me histoire, une tribu indienne qui avait décidé de refuser l'exil vers une réserve très loin de leur terre natale, et s'était réfugiée dans ces lieux inhospitaliers. En 1872-73, 53 indiens tiennent tête à 500-600 soldats commandés par le général Canby qui y laissa la vie. Les restes des constructions militaires sont encore visibles. Le parc est bordé au nord par le lac Tule qui est une réserve importante pour les oiseaux. Et c'est vrais que des points d'observation aménagés, on en voit des milliers.



Note étape nocturne est à Klamath Falls, motel Cimaron Inn..

Vendredi 27 – Les cratères bleus

Pas de falls à Klamath Falls, mais un grand lac de retenue que la route longe vers le nord, vers LE parc national de l'Oregon : Crater Lake.. Peu de surprise avec cette étendue d'un bleu profond formée par les eaux retenues dans la caldeira du volcan Mazama. La dernière éruption a plus de 4000ans. A plus de 2000m d'altitude, le cratère gigantesque est ceinturé par une route de 53km. Nous en faisons le tour en arrêtant aux différents points de vue.



L'ile Wizard formée par un petit volcan plus récent est accessible en bateau, mais l'accès au bateau nécessite une longue descente sur le bord du lac

Les roches de Sentinel Rok sont une particularité aux couleurs inattendues dans cette région.

Sentinel Rok

Plus loin, la petite ile de Phantom Ship, née aussi d'une éruption



Au loin, vers le nord, nous apercevons un feux de forêt, ce n'est que le premier. Si le Crater Lake est bien connu des fans du grand West, il y a plus au nord un site dont bien peu connaissent le nom, le Newberry National Volcanic Monument. Deux grands lacs aussi créés dans le cratère de volcan, ouverts aux touristes avec camping, plages et bateaux. Ces lacs jumeaux (Paulina et East lakes) sont visibles du haut de Paulina Peack, au bout d'une rude ascension sur une piste caillouteuse où le croisement des voitures n'est pas toujours facile. Mais du haut à 8000 pieds, la vue est splendide sur les lacs et la coulée de lave semble encore fraiche entre les deux.

Paulina et East lakes vus de Paulina Peack

En bas, pas de visiteur au Visitor Center où la jeune ranger s'occupe en tricotant. Peu de doc, d'info et de souvenirs. Nous laissons notre trace sur le livre d'or... avant de rejoindre le Best Western de Madras.

Samedi 28 - A en faire trembler Custer dans sa tombe (voir LittleBighorn Battlefield l'an dernier)

Bon sang que j'avais eu du mal a le trouver celui là. J'avais toutefois obtenu une bonne adresse par une connaisseuse de voyage forum, mais le calendrier des PowWow restait désespérément vide dans les secteurs que nous devions visiter – j'étais pas à 200 ou 300 km prêt pour assister à un de ces grands rassemblements indiens, sans trop savoir ce qui s'y passe. Mais à partir du calendrier 2009 j'avais finit par écrire à quelques tribus (e-mail, bien sûr, ils n'en sont plus aux signaux de fumée).

Nous nous rendons dans l'état de Washington chez les Yakamas, à Toppenish. Ici il y a des vignes, sur les bords de la Nashes river, chez les riches récoltants blancs. Et puis il y a la réserve indienne, comme souvent sur les collines incultivables. Mais comme dans beaucoup d'endroit, il y a un casino géré par les indiens, et c'est justement le casino qui organisait le 8ème « Yakama Nation Legends Casino » du 27 au 29 Août. Nous passons à l'hôtel en arrivant, mais surprise , le Best Western réservé est devenu un Day Inn, donc des difficultés à trouver ; il y a bien le Tourism info à proximité, ouvert 7 jours sur 7, mais il est fermé ! Pas de problème à trouver le site du rassemblement, ni à stationner dans un grand près pas très loin de la grande tente d'où proviennent les sons amplifiés par une sono de campagne; Pour l'atteindre, il faut traverser le parking près d'un camp de tentes traditionnelles et de canadiennes modernes. Des « natives » de tout age mangent ou se parent de vêtements très colorés..

Il est environ 14h et nous arrivons à l'aire centrale : sous un grand chapiteau, plus d'une centaine de femmes, d'enfants, d'hommes jeunes et vieux dansent au son des chants et des tambours dont on ignore la provenance. C'est la grande parade, prélude aux compétitions de danse, car les PowWow modernes sont l’occasion de compétitions de danses traditionnelles. Les vêtements sont très colorés, au point que dans un premier temps ils nous semblent de pacotille. Mais en regardant de plus prêt, nous constatons que loin de là, ces vêtements garnis de plumes, de perles, de clochettes, sont d'une grande richesse. Il nous suffira par la suite d'en voir le prix de quelques éléments à vendre pour comprendre que les compétiteurs doivent y consacrer toutes leurs économies.





Autour de la piste, plusieurs rangs de chaises, la plupart vides – réservées aux familles des danseurs, nous ne sommes pas autorisés à les utiliser, pas plus que les tribunes à chaque extrémité. Difficile d'approcher et pas facile de voir entre les gens debout. A propos des gens, il n'y a que des indiens, presque tous en tenue de fête... non pas tous, il y a des jeunes en jeans et tee shirt. Par la suite nous croiserons des blancs, habitants de la ville ou fermiers du coin, mais certainement qu'il n'y a pas de touristes ici, ah mais si, nous !



Les compétitions débutent par les enfants, le 1 à 5 ans, les plus p'tits encadrés par la maman; les juniors de 6 à 12 ensuite – ils semblent déjà tout connaître des danses de leurs ainés. Ils me font penser à la danse pour faire venir la pluie. Pourvu qu'ils ne la dansent pas celle-là, nous avons eu du beau temps jusque là, on voudrait bien que ça dure, l'an dernier on avait pas été gâtés. C'est ensuite le tour des femmes... ayant toujours des difficultés pour approcher, nous partons voir sous un barnum voisin où se déroule d'autre compétitions; deux groupes face à face chantent et tapent sur des tambourins en alternance. Nous n'arrivons pas bien à comprendre les règles, il y a une histoire de bâton que le chef ramasse par terre avant de passer la main à l'équipe d'en face. Dans un groupe, deux femmes au milieu, une jeune et une grand mère bien gaillarde battent la mesure en faisant de grands gestes. Si nous n'arrivons pas à comprendre les règles, nous avons aussi du mal à comprendre les subtilités des chants. Nous faisons un tour des stands qui entourent la grande tente , marchands de bijoux indiens, de vêtements classiques ou de ts, de cd, de produit divers et de l'autre coté, de produits à boire et à manger. Pas d'alcool, d'ailleurs nous croisons souvent la police qui surveille. Sous le barnum, les compétitions se poursuivent. A notre retour, ce sont les « seniors » qui dansent. On peut approcher un peu plus et voir d'où viennent les chants. Aux 4 coins de la piste, les drums où 8-9 batteurs frappent en rythme et chantent en cœur, chaque groupe à son tour.



Nous constatons aussi que le jury est placé au centre de la piste, chaque notateur suit 2 ou 3 danseurs. La dernière compétition est celle des jeunes « guerriers ». Les tenues tournent vers la démesure avec une débauche de plumes dans le dos (mais que 2 sur la tête). Les danses sont de plus en plus rapides, avec des mouvements tournants et saccadés, des prouesses de gymnastes ... Chaque séquence ne dure pas plus de 3 minutes au bout desquelles les concurrents ressortent épuisés.



En fin d'après-midi, c'est la remise des récompenses, pour les musiciens d'abord, puis pour chaque catégorie de danseurs. Enfin, une famille menée par le présentateur-directeur de cérémonie fait un tour d'honneur, en dansant bien sûr. La piste se vide, la pelouse est comme neuve, les centaines de danseurs qui l'ont piétinée depuis 2 jours n'ont quasiment pas laissés de traces !!! Et demain dimanche, ils recommencent !!! Le soleil rougeoie à l'horizon, nous rentrons à l'hôtel.

Dimanche 29 – Vite avant que ça explose !

Parmi le parcs nationaux que je considérais de moindre intérêt, il y avait le Mt Rainier NP. Le détour par Toppenish le mettait quasiment sur notre itinéraire vers l'étape majeure suivante, le parc Olympic. On allait quand même pas le rater au passage. Partis avec le beau temps, nous trouvons vite la grisaille en altitude. La splendide route de Stevens Canyon puis le circuit de Paradise sont dans la brume. Et puis c'est dimanche, aux portes de Seattle, il y a foule. Les points de vue ne sont pas extraordinaires, les cascades bien communes. La perspective sur l'ancien glacier de Nisqually est plus originale.

Ancien glacier de Nisqually

Nous quittons le Mt Rainier avant qu'il explose, car c'est certain, tout comme le Mt St Helens en 1980, ce volcan se réveillera un jour, peut être demain, peut être dans 10 ans, peut être dans 1 000 ans, c'est à dire demain à l'échelle galactique. Nous rejoignons le Chehalis Inn dans la ville du même nom, sur les bord de la I5. Piscine à l'arrivée, mais le mauvais temps du jour ne nous met pas en confiance pour le lendemain. La côte nord du Washington est réputé pour son climat très humide.

Lundi 30 – La forêt des vampires

Hi ! Le soleil est de la partie pour aujourd'hui. L'étape jusqu'à Forks se décline en 3 parties dans la partie ouest du Olympic NP. La première dans la Quinault Rain Forest nous fait traverser une de ces bien curieuses forêts peuplées d'arbres géants couverts de mousse dégoulinante.



Le petit circuit pédestre près du Visitor Center permet de découvrir la densité et la variété de la flore et un curieux habitant, le banana slug...

La deuxième partie longe une côte où les plages de sable sont couvertes de troncs d'arbre. Il faut les chevaucher pour atteindre l'eau. La plus connue de ces plages est sans conteste Ruby Beach avec ses îlots de Abbey.

Ruby Beach

Après une brève visite dans la réserve des indiens Hoh, la troisième partie pénètre dans la Hoh Rain Forest avec au bout de la route, une jolie promenade parmi les arbres couverts de mousse et les buissons de fougère.



Au retour, un Roosevelt Elk nous attend sur le bord de la route. Nous pouvons nous arrêter à quelques métres de lui, en essayant de ne pas l'effrayer.

Roosevelt Elk

Nous sommes proches de Forks, la ville de Twilight (les amateurs reconnaitrons la forêt – nous, nous en étions restés au Bal des Vampires, mais ici, ce n'est pas la Transylvanie.) En tout cas, Forks a bien profité de cette récente célébrité, à en voir les pubs de la ville. Les commerces aussi, les tarifs s'en ressentent, comme au Pacific Inn où nous passons la nuit.

Mardi 31 – Météo conforme

Après la journée de soleil d'hier, nous ne sommes pas étonnés de trouver la pluie, avec de vrais averses. Trois étapes encore pour la partie nord du parc Olympic, la première vers Sol Duc. Trop humide pour une randonnée matinale vers la cascade du même nom. Une pose à la curieuse piscine de la source chaude avec de nombreux baigneurs sous la pluie. Plus loin, la compagnie de quelques « dears » sur le bord de la route. Deuxième partie, la route d'Elwha ; la pluie a cessé et nous marchons jusqu'à la splendide Madison Falls

Madison Falls

Troisième étape, l'ascension de Port Angeles vers Hurricane Ridge. Mais dans les nuages, les points de vue sont bien tristounets.

Météo habituelle

Au sommet, le magasin de souvenir, sous le Visitor Center, dispose d'un petit self. Nous pouvons manger à l'abri. Rien d'encouragement pour agrémenter l'après midi, nous filons vers Kingston prendre le ferry pour rejoindre le Best Western Alderwood à Lynnwood.

Embarquement à Kingston

Mercredi 1er Septembre – où sont les cascades du nord ?

Le North Cascades National Park est situé au nord est de Seattle. Il n'est traversé ni pénétré par aucune route, par contre il est séparé en 2 parties par la route 20 qui suit la Skagit River et le lac Diablo.

Peu de choses à voir sans se lancer dans de grandes randonnées, les cascades se limitent à une sur la route, la Gorge Creek Falls.



Le Diablo Dam, barrage qui retient le magnifique Diablo Lake est juste à coté.

Diablo Lake

Les principaux sites sont les Overlook sur ce lac aux eaux d'un bleu turquoise et sur la retenue amont de Roos Dam. Le soleil étant revenu, nous sommes heureux de trouver une table à l'ombre et abrité du vent qui a fait son apparition. La North Cascade Scenic Hwy qui longe le parc au sud-est comporte quelques points de vue intéressant à Rain Pass et surtout Washington Pass.



Nous faisons étape à Omak, petite localité perdue près de la réserve indienne de Colville.

Jeudi 2 – Du Washington au Montana

La route est longue pour rejoindre le Montana et les abords du Glacier National Park. Pour rejoindre Kalispell, Google map nous donne 377 miles et 6h30 (sans les poses, visites et achats). C'est compté sans les importants travaux routiers dans la partie finale. Arrêts et ralentissements nous ferrons perdre au moins une heure. La seule véritable attraction sur la route est le Grand Coulée Dam et sont lac de retenue. Ce barrage hydraulique fut le plus grand du monde (hauteur et largeur) à sa construction terminée en 1942.

Grand Coulée Dam

A Kalispell, logement pour 3 nuits au La Quinta très bien situé pour la suite.

De Glacier National Parc à Canyonland, par Yellowstone, le rodéo de Blackfoot, Dinausor NM et la piste du Little Grand Canyon



Vendredi 3 septembre – Aller-Retour vers le Soleil !

Encore un parc grand comme un département. Le Glacier NP n'est ouvert que 3 mois par an, de la mi-juin à la mi-septembre, du moins la route qui le traverse d'est en ouest et vice-versa : la Going-to-the-Sun Road. L'aller et retour (160km) vers le soleil est le programme de notre premier jour à Glacier. L'entrée du parc est à 50km de Kalispell, la ville la plus proche à l'ouest, mais il existe des logements plus près. L'entrée ouest est double. West Glacier est un village touristique avec divers services et la maison du Canada, car le parc est binational, à cheval sur la frontière américano-canadienne. Mais la véritable entrée est un peu plus loin.



Le Apgar Visitor Center est situé sur la rive du lac McDonald. La route longe ce lac somme toute bien quelconque, puis s'engage dans la forêt en suivant McDonald Creek.

McDonald Creek

Quelques cascades et une gentil promenade sur le Nature Trail of Cedar, jalonne cette partie avant d'attaquer la haute montagne.

Même si on ne monte pas très haut ici, les sommets dépassent guère 3000m (comparé au 3700 du col de Rocky Mountain NP) on a vite l'impression d'être en haute montagne. The Loop est un des overlook principaux de la façade ouest : en face, les sommets semblent couverts des premières neiges.

The Loop

Mais ce virage marque un changement dans l’ascension : route plus étroite et, aïe, travaux avec alternat par feux. Les arrêts qu'ils provoquent et les ralentissements restent supportables. Après la « muraille qui pleure » et quelques lieux caractéristiques, le col de Logan Pass à 2025m dispose d'un parking et d'un Visitor Center très fréquenté. La descente vers l'est semble plus tranquille et après quelques arrêts « point de vue », on rejoint vite les rives du Saint Mary Lake. Nous avons récupéré à l’hôtel une doc sur les bateaux qui font des promenades sur les divers lacs du parc.

En bateau sur le St Mary Lake

La croisière sur le St Mary dure 1h30, – départ toutes les 2h. Le ciel est couvert et il y a du vent, tant pis on y va. Au départ, une jeune ranger donne des explications à la vingtaine de voyageurs. Nous passons près d'une ile, longeons la rive, apercevons un glacier quand soudain, Bear !!! quelqu'un a vu un ours. Tout le monde se tourne dans la direction. Effectivement il y a un ours debout sur une plage, vite jumelles, appareils photos... Le bateau se dirige vers lui, pas trop près, puis tourne pour en faire profiter les passagers assis du mauvais coté. Pas moyen d'en faire une bonne photo, l'ours repart dans la forêt. Plus loin, le bateau s'arrête sur la rive pour une petite promenade de 15 minutes vers les Baring Falls. Les plus courageux partent avec la ranger pour une randonnée de 2h vers St Mary Falls. Il rentrerons avec le bateau suivant.

Revenus à terre, petit tour jusqu'au Visitor Center de l'entrée est du parc. Devant niche une famille de balbuzards visible sur la webcam en ligne sur le site du parc. Puis nous reprenons la Going-to-the-sun en sens inverse. Quelques arrêts aux points de vue zappés à l'aller, cascades, vue sur le Jackson Glacier … Le premier overlook après Logan Pass offre une vue splendide le flan de montagne nommé Garden Wall et la route qui descend le long.

Garden Wall

Samedi 4 – Les glaciers, ce qu'il en reste

Le second jours est consacré aux autres sites, Two Medicine et Many Glacier, situés à l'est. Plutôt que de repasser par Going-to-the-sun, nous suivons la route 2 qui contourne le parc par le sud en longeant la voie ferrée - quelques paysages intéressants. En remontant coté est, on arrive d'abord à Two Medicine Lakes, 3 lacs. L'arrivée au second marque la fin de la route. Quelques beaux points de vue et une cascade, ciel bleu mais beaucoup de vent ; nous ne rééditons pas la promenade en bateau.

Two Medicine lake

En repartant vers le nord, les routes 49 puis 89 traversent des étendues de forêt carbonisée dans la réserve indienne des Blackfeet. Le lieu visité plus au nord se nomme Many Glacier. La route longe le lac Sherburne en pénétrant dans le parc. Rien d'extraordinaire, sauf... Bears, Bears !!! Le temps de le dire, 2 ours traversent la route 30-40m devant nous. Arrivé à l'endroit où ils ont disparu, les fourrés sont trop denses pour les revoir. La route va jusqu'au lac Swiftcurrent. De là on peut voir ce qu'il reste de 5 ou 6 glaciers dont le Grinnell dans l'alignement du lac.

Many Glacier Lake

Grinnell

Au parking du Swifcurrent Nature Trail, nous trouvons une table bien abritée du vent pour pic-niquer en compagnie des écureuils. Le retour se fait par la route du soleil, un troisième passage avec des arrêts qu'on avait pas fait la veille. Et avantage, on est samedi, les travaux sont arrêtés. De l'entrée ouest, il nous reste quelque chose à voir, la Camas Road jusqu'au Forest and Fire Nature Trail.

Camas Road

Au dire des rangers, la piste de Inside North Fork, parallèle au départ, n'est pas praticable depuis le dernier incendie.

Dimanche 5 – Yellowstone tel qu'on l'avait quitté en juin 2009

Nous entamons notre descente vers les contrées plus chaudes(?) et pour commencer une journée de route (370 miles) pour une étape au parc des geysers. Un peu de soleil au départ et puis la pluie. Au programme, si on est assez tôt, un arrêt aux Lewis and Clark Caverns. Qui sont donc ces Lewis et Clark dont on retrouve le nom partout dans le nord-ouest des States ? Pas des héros de série télé, ni des fabricants de jeans mais les chefs de la première expédition américaine à traverser les Etats-Unis par la terre jusqu'à la côte Pacifique de 1804 à 1806. Les explorateurs ne sont jamais passés dans ces cavernes. Site bien à l'écart des grandes routes, il y a beaucoup de monde en ce dimanche après-midi. Un petit tour au visitor center où une maquette grandeur nature d'un passage de stalactites et -mites donne envie d'en voir plus. On nous annonce 2 heures de visite et le prochain départ dans 1 heure. Après conciliabule, nous faisons un autre choix : allons dire bonjour aux bisons de Yellowstone. Arrêt technique au Best Western de West Yellowstone et go vers la rivière du même nom. Il pleut, non il tombe des saletés qui encrasse le pare-brise. Le ciel est très gris, ou plutôt il est jaune, comme disait un collègue autrefois. Le long de la Madison river, la pluie se transforme et c'est de la neige qui tombe lorsque nous atteignons les Norris. Il neige vraiment quand nous arrivons à Canyon Village puis nous arrivons sur les bords de la rivière. Ils sont bien là, tout un troupeau de bisons traverse la route au milieu des voitures dans dans une véritable tempête de neige.



L'an dernier, nous avions quitté Yellowstone le 6 juin sous la neige, 15 mois plus tard, nous le retrouvons sous la neige. Mais en rentrant, le soleil arrive à percer à travers les nuage pour un coucher de soleil hallucinant sur les prés blancs.

Coucher de soleil près de Canyon Village Lundi 6 - les Bas(s)ins manquants

Début septembre, c'est encore l'été ? Hier soir la neige, ce matin -5° ! Il faut gratter la glace sur les vitres de la voiture. Mais heureusement, grand soleil, ça va se réchauffer. Le 6 septembre, c'est la fête du travail aux USA, ce qui fait un week-end prolongé pour les « locaux ». Au programme, ce que l'on avait pas vu, volontairement ou pas, lors de nos précédents passages en 2007 et 2009, 8 jours au total. On passe jeter un œil au planning de la Grande Fontaine (voir carnet de l'an dernier), mais la prochaine éruption est prévu vers 3h du matin ; tant-pis. Direction le Grand Prismatic et ses voisins du Midway Geyser Basin. Avec la différence de température de l'air et de la source chaude, le Grand Prismatic est complètement enfumé, inutile même d'aller le voir d'en haut.

Vapeurs sur le Grand Prismatic

Par contre les nuances de bleu des Opal et Turquoise Pool sont magnifiques. Les autres visites nouvelles sont celles de Biscuit Basin et Black Sand Basin, zappées les autres fois au profit de Old Faithfull et la grande balade qui en part. D'autres nuances de bleu, saphir, black opal …



Il faut aller saluer le « vieux fidèle ». En 2007 nous l'avions vu en plein déluge, un orage survenu juste au moment où … mais il fallait se réfugier à l'abri. Une heure plus tard, on était un peu plus loin, de l'autre coté. L'an dernier, on était passé à coté sans s'arrêter. Pour une dernière fois, nous allons le voir de près, du premier rang. Pour ceux qui ne connaissent pas, je joins une photo de ce lieux totalement isolé dans les fin-fonds du Wyoming.

Salle d'attente du Old Faithfull

Le nouveau Visitor Center est ouvert. Perdu dans la foule, nous en ressortons bien vite en pensant au préfabriqué où l'on allait autrefois consulter les horaires « probables » des prochaines éruptions. Arrêt à Kepler Cascade, magnifique.

Déjeuner au restaurant de Grant Village, pas mal. Nous y rencontrons un voyage organisé de français qui, en 15 jours de car, visitent le Canada et les USA.

Rebonjour aux bisons sur les bords de la Yellowstone River.

Puis nous allons faire la Blacktail Plateau Drive, une piste à sens unique proche de Roosevelt Lodge, en espérant y rencontrer d'autres animaux. Déception. Un tour dans la Lamar Valley. C'est vrai qu'il y a aussi plein de bisons, ils n'étaient pas là lors de nos précédents passages.

Mardi 7 – Quand la capitale mondiale de la patate fait la fête

Destination Blackfoot, dans l'Idaho. Cette petite ville de 11000 habitants entre Idaho Falls et Pocatello se dit la capitale mondiale de la pomme de terre. Il paraît c'est là qu'il s'en cultive le plus au monde. C'est qu'il faut beaucoup de frites pour les restaurants US, chez les Mac et autres hamburgeristes. Il y a là un musée de la pomme de terre où sont présenter la plus grosse patate et la plus longue frite !

Chaque année en septembre, Blackfoot est le lieu durant une semaine de la plus grande foire de l'est Idaho, avec une importante compétition de rodéo. Justement, la finale c'est ce soir et c'est pour ça qu'on est venu. Nous allons acheter nos billets, faire des courses pour la suite et déposer nos valises à l'hôtel. Et nous partons faire une petit tour à la fête. D'abord il faut stationner, il n'y a pas de grand parking, les riverains des rues proches louent quelques mètres carrés de leur gazon, allons y.

Nous entrons par la partie attraction, type foire du Trône, grande roue, montagnes russes et tous ces manèges qui vous mettent les tripes en l'air. Dès l'entrée, nous trouvons la police en train de remonter les bretelles à un forain sur le point de laisser passer un gamin bien trop petit (les tailles mini sont affichées) dans un de ces manèges qui déglinguent la colonne vertébrale. Plus loin, une scène, une sono et des artistes (amateurs) – country, magie, clown se succèdent toute la journée. Les bâtiments de foire se divisent en 2 catégories, ceux des marchants, avec un peu de tout comme chez nous, de la brosse à dent au camping-car, et ceux où sont exposés les choses primées lors des concours du samedi ou dimanche, gâteaux, brodures, coutures, etc. Une allée complète est consacrée au concours de cucurbitacées !

Les Gagnants !

Il y a un stand indien où nous discutons un moment avec une dame shoshone car nous y voyons exposés les vêtements admirés la semaine passée au Pow Wow. Elle nous explique d'ailleurs que ça se prononce pawa. La partie restauration et boisson prend un large espace, on y trouve du coca et de la bière (on est pas dans l'Utah), de la cuisine mexicaine (ou texane), italienne, indienne, hamburgienne et bien sûr, frites à volonté.

Pour le rodéo, ou les courses de chevaux des jours précédents, la piste est isolée de la foire par un bâtiment de béton avec des gradins. Vers 19h00, l'accès s'ouvre à ceux qui ont des billets pour le rodéo. Nous choisissons des places au hasard, face aux grilles colorées d'où devraient sortir les taureaux. Un vieux cowboy assis devant nous dit que ce sont les meilleures places (après la sienne). Je ne vous décrirai pas la cérémonie d'ouverture ni les différentes compétions, pour les juniors,

les filles puis les cowboys professionnels, avec les chevaux, les taurillons qu'ils attrapent au lasso, et à la fin les taureaux. Pour chacune, concourent les 10 meilleurs sélectionnés lors des éliminatoires des jours précédents. La nuit est tombée, les photos difficiles à prendre, les vidéos sont mieux. En pleine action, celle que je joins montre à quel point un taureau furieux peut décoller du sol.

Taureau volant

La compétition finie, il n'est pas trop tard pour se restaurer et toutes les attractions tournent à plein.

Durant toute la journée, nous n'avons vu aucun touriste ici, mais des locaux ou des américains des états voisins, fans de rodéo.

Mercredi 8 – L'île dans le grand lac salé

Encore une longue route pour rejoindre Vernal, la ville des dinosaures. Et sur la route, Salt Lake City, la capitale mormone de l'Utah. Nous allons faire une halte à Antelop Island State Park. Après avoir cherché un peu trop tôt une route pour nous en approcher, nous finissons par découvrir qu'il suffit de suivre les panneaux, c'est indiqué à partir de l'autoroute.

La route qui s'enfonce dans le lac devient de plus en plus magique au fur et à mesure qu'on s'éloigne de la rive.



L'île est encore loin, dans la brume, que l'on se retrouve seul au milieu de l'eau. Nous passons au Visitor Center. La route, vue du Visitor Center

Qu'y a t'il à voir ? Un élevage de bisons ! On vient d'en voir plein en liberté. Des randonnées vers les points de vue des sommets, parfois on voit des antilopes ! Pas pour nous. Nous partons vers une plage de Bridger Bay . La plage est large et il y a foule face au parking pour aller se tremper dans l'eau salée.

La plage de Bridger Bay

Il y a aussi des tables abritées pour pique-niquer.

La route l'après-midi traverse les domaines skiables des jeux olympiques d'hiver de 2002, puis les paysages changent à l'approche de Vernal. Ils deviennent même familiers aux baroudeurs des terres rouges.

Le soir à l'Econolodge, petit accident de lunettes, il faut réparer d'urgence. Comment trouver un opticien? Le garçon à l'accueil de l'hôtel nous conseille d'aller au WalMart Supercenter. Évidemment, on y trouve de tout, dans le magasin ou dans la galerie. Le plus surprenant est la pharmacie à l'intérieur du magasin, entre les légumes et les vêtements, avec consultation sur place !

Jeudi 9 – sur les bords de la Green River

Le Dinosaur National Monument s'étend sur environ 60km, à cheval sur l'Utah et le Colorado en 2 parties distinctes. C'est la partie est, celle du Colorado, que nous allons visiter en premier. On y accède en passant par le village de Dinosaur à 62 km de Vernal, pourtant dans cette partie pas de fossile. Après le Visitor center, la route de Harpers Corner est jalonnée de points de vue sur les monts voisins, puis sur le canyon de la Green River. Car c'est surtout la Green River qui fait le spectacle ici, à Harpers Corner, mais aussi à Echo Park où nous nous rendons ensuite. Une descente de 21 km le long et à travers la Pool Creek et le Sand Canyon conduit par une piste facile à l'Echo Park. Au début, l'Echo Park Road fait penser au Shafer Trail de Canyonland qui nous attend après-demain. A l'arrivée sur les bords de la rivière verte, le lieu est enchanteur au pied du Steamboat Rock.

Steamboat Rock

Nous croisons un groupe arrivé là en rafting qui courre après un canoë mal arrimé. Un coin camping pour les amateurs, des tables pour manger à l'ombre en compagnie d'écureuils... Plusieurs points mérite un arrêt le long de la piste, à l'aller ou au retour. La Whispering Cave, grotte étroite de 10-12m de long, à été provoquée par un affaissement d'une partie de la falaise. Plus haut, une série de pétroglyphes décore le rocher de portraits (?) en pointillé. Nous n'avions jamais rencontré cette méthode de gravure indienne.

Petroglyphes au poinçon ?

Le soleil s'est caché derrière les nuages lorsque nous remontons pour faire un tour sur la Yampa Bench Road. La piste est caillouteuse, beaucoup plus désagréable que dans Sand Canyon. Elle mène à 3 Ovelooks éblouissants sur le canyon de la Yampa River qui rejoint la Green River à proximité d'Echo Park : il y a le Castel Park, le Harding Hole et le Wagon Wheel Point. Les méandres de Harding Hole peuvent rivaliser avec les Gooseneks célèbres de l'Utah.

Castel Park Overlook

Harding Hole Overlook

La piste étant mauvaise, le ciel de plus en plus sombre et le réservoir baissant rapidement, nous décidons de rejoindre au plus court la station service du village de Dinosaur. Il reste quelques points de vue sur la route du retour, mais sans commune mesure avec ce qu'on vient de voir. Avant de quitter le parc, nous faisons une agréable rencontre avec un groupe de deers, qui, après s'être écartés des bords de la route à notre approche, s'arrêtent dans un lieu dégagé.



Vendredi 10 – Le petit grand ?

Le soleil est de retour pour de bon (?) En tout cas, il nous accueille au Dinosaur Quarry Visitor Center. Mais nous sommes trop tôt, les rangers n'ont pas encore ouvert et on ne peut rien faire sans eux, sauf attendre. Notre seule ambition ce matin est d'aller voir des vrais fossiles de dinosaures. C'est ici le lieu qui a donné le nom au parc.

Mais depuis un glissement de terrain il y a quelques années, le bâtiment vedette du site est en travaux jusqu'en 2011. En attendant, une navette conduit les visiteurs jusqu'à un petit circuit guidé où nous pourrons voir de bien piètres pétroglyphes et quelques fossiles dont je joins la seule vue de vertèbres du jurassique.

Pas grand chose d'autre à voir !

Décevant... Du chemin, on aperçoit les bâtiments en construction. Les travaux ont l'air bien avancés, ce sera ouvert l'an prochain. Nous n'allons pas plus loin dans ce parc.

Nous partons sud-ouest vers les mines de charbon de Price puis Castle Dale pour prendre la piste 401 nommée Green River Cutoff Road. Le GPS nous est d'aucun secours pour trouver l'entrée, les cartes non plus. Après de vaines tentatives, il faut se résoudre à demander aux habitants. Pour s’apercevoir que sur la route 10 d'où nous somme arrivés, la route est indiquée, mais le panneau n'était pas visible dans notre sens. Et nous voilà parti pour plus de 90km de piste qui ne serons pas sans surprise. La première étape après 30km dans un univers désertique s’appelle Wedge Overlook Recreation Area – parking, équipements sommaires et camping déserté en cette période avancée de l'été. Et une vue magnifique sur la San Raphaël River. Du parking, une piste par à droite, une à gauche. Celle de droite devient vite impraticable, celle de gauche conduit au ... je vous le donne en mile, au Little Grand Canyon Overlook. Qu'en est-il donc pour faire concurrence au seigneur des canyons ? Et bien, il faut dire que la vue fait bien penser au célèbrissime fossé du Colorado, si on en oublie les dimensions.

Little Grand Canyon

Personne ici, sauf un couple âgé installé à lire près du bord du précipice. En repartant nous prenons la Buckhorn Draw Road pour descendre traverser la San Raphaël River. Avant le pont, les indiens ont peint sur la falaise. Le Buckhorn Wash Pictograph Panel s'étend sur 50m, ce ne sont pas des pétroglyphes, mais des peintures dont certaines semblent représenter des anges !

Buckhorn Wash Pictograph

Cet ensemble vieux de plus de 2000 ans est l’œuvre des peuples de la culture Barrier Canyon. Il y a aussi quelques pétroglyphes fremonts à coté, plus récents de 1000 ans. La suite de la piste suit ensuite une vallée encaissée. Nous y croisons quelques voitures et même nous suivons un moment un camion qui s'arrête tous les miles pour déposer des toilettes de campagne en prévision du marathon qui va se courir ici demain ! Un marathon dans ce désert ! À 50 km du village le plus proche. Il y a déjà du monde d'installé sur le camping près de la ligne de départ (ou d’arrivée). Nous n'avons vu aucun animal sauvage sur ces 90km de piste. Destination finale Green River, la ville, où nous logeons pour la 3ème fois au Ramada. Diner au Taramisk restaurant, avec vue sur la rivière (Green bien sûr) au coucher du soleil.

Samedi 11 – On the Shafer Trail again

Nos visites précédentes à Canyonland avaient été incomplètes. Dead Horse Point lors de notre bref passage en 2005, le survol de l'ensemble du National Park en 2008 (génial) puis une brève visite de Island in the Sky l'après-midi sous la pluie, enfin la descente du Shafer Trail en 2009. Le passage dans le secteur était une bonne opportunité de revoir dans de meilleures conditions le Grand View Point et quelques autres points de vue et surtout de refaire la plongée du Shafer Trail qui nous avait tant marqué l'an passé. Nous commençons par la grimpette vers la Mesa Arch, splendide le point de vue de l'arche, en début de matinée.

Mesa Arch



A 11h30, au Shafer Canyon Overlook, nous observons la piste à flan de falaise : personne.

Personne au point que dans un virage dessous nous, au deuxième lacet, un deer se promène sur la piste.



Surprenant, l'an dernier il y avait foule dans les 2 sens. Pour s'assurer de la praticabilité, nous allons demander aux rangers du Visitor center voisin si les orages d'été n'ont pas rendu la piste impraticable. Si ce fut le cas en Août, elles sont maintenant roulable. Nous pouvons donc nous lancer dans l'aventure.

Ici, la piste a été réparée

Toujours aussi infernale, cette descente du Shafer Trail, avec ses à-pic, ses épingles à cheveux, ses passages étroits et la vue superbe. J'ai l'impression que par endroit, la chaussée est un peu plus dégradée que l'an dernier. Il y a maintenant quelques autres voitures. Des vélos se sont lancés dans la pente aussi et nous en croisons dans l'autre sens, courage, ça va être dur.



Arrivés en bas, il reste les 20km de la Potasse Road avant de retrouver une route digne de ce nom. Là, la piste est vraiment mauvaise, limite limite pour notre Equinox, moins haute de caisse que la GMC de l'an dernier. Quelques passages se font au pas, et même après reconnaissance à pied. Tout fini par passer sans frotter.

Ici, ça passe encore bien !



Dans l'après-midi, Moab n'a pas changé. Toujours de la circulation. Il nous faut trouver l'agence de Farabee's Jep Rentals pour confirmer une réservation, et nous n'avons pas l'adresse (depuis elle est en ligne). Nous finissons par demander dans une station service : c'est à la sortie au sud. L'affaire classée, nous filons vers le Gateway Inn de Blanding.

En 3ème partie, quelques lieux connus mais beaucoup rarement visités :



Dimanche 12 septembre – Marche à l'ombre

En partant de Blanding, la route 95 est toute proche. Cette route, appelée aussi Trail of the Ancients est rarement prise pour rejoindre Moab à Hanksville et au delà Capitol Reef, pas la plus courte, pas grand chose à voir. Enfin pas grand chose à voir, c'est beaucoup dire. Ça commence fort, ça commence mal. Nous quittons l'hôtel de bonne heure. Le premier arrêt est tout proche, Jean Pierre nous a bien expliqué comment visiter le Mule Canyon, stationner en bas, environ 1 km à marcher jusqu'à ? Il nous a pas dis que la descente dans le canyon est à pic, il faudra remonter tout à l'heure. Il est 8h30 quand nous commençons à marcher sur un chemin étroit entre les herbes hautes du fond du canyon. Pas d'eau ici, mais nous traversons souvent le lit du ruisseau à sec. En tout cas, la promenade est agréable avec la fraicheur matinale. Au bout d'un moment, nous pensons que nous ne sommes pas loin, nous avons bien fait plus d'un km. Bon, c'était peut-être 1 mile. Elle doit être juste après le prochain virage, il n'est est rien. Nous avons fait plus de 2 km quand nous décidons de rebrousser chemin. Après plus de la moitié du chemin de retour, nous l’apercevons à gauche. Nous l'avions raté au passage, stupide, il y a un tas de caillou pour marquer l'embranchement. Un peu de montée et nous sommes devant House on Fire, la maison en feu.

House on Fire

Même si le soleil est maintenant haut, la demeure anasazi n'a pas encore pris sa couleur de feu. La chaleur monte pour la fin de la promenade et il n'y a plus d'ombre. Il est 11h lorsque nous arrivons à la voiture. Petite balade pour beaucoup, dure pour moi.

Le Natural Bridge National Monument n'est pas très loin.

Ce parc de taille moyenne abrite 3 ponts naturels creusés par une ancienne rivière. Ils se visitent en suivant le circuit de 14,5 km d'une route à sens unique qui part juste après le Visitor Center. Des arrêts sont aménagés aux principaux points de vue, plus importants à ceux d'où l'on voit les ponts et aux départs des différents trails. On s'arrête à Sipapu Bridge (2 points de vue),

Sipapu Bridge

Kachina Bridge puis Owachomo Bridge avec une descente au pied de ce dernier.

Owachomo Bridge

Il a un petit air du Landscape du Devil Garden. Nous déjeunons sur une table à l'ombre prêt du visitor center, en compagnie d'un oiseau bleu.

La route 95 longe puis traverse le petit mais spectaculaire canyon d'un rivière dont je retrouve pas le nom. Elle conduit jusqu'au pont, pas naturel du tout celui-là, sur le Colorado. A plus de 4h de route de Page, ce pont marque le début du lac Powel. De part et d'autre la vue sur le Colorado reflète le ciel, un ciel en train de se couvrir.

Le Colorado à Hite Crossing Bridge

Les coordonnées mémorisées sur notre GPS nous conduisent juste à l'entrée d'une piste à gauche de la 95. Rien d'indiqué, mais ça doit bien être là. Après 2-3 km de chemin de terre plutôt facile, un petit panneau nous signale le lieu: Little Egypt. On est pas sur les bords du Nil, même pas d'un quelconque little grand Nil, pas de pyramide, de sarcophages, mais les alignements de roches ocres et blanches peuvent peut-être faire penser à ceux du temple de Louxor (le vrais, pas celui de Las Vegas) ou d'un autre que nous avons visité il y a 2 ans.

Little Egypt

Moi, ça me fais plus penser aux Goblins SP voisin, si ce n'est la couleur. Le soleil, masqué, manque à la fête. En tout cas on peut se promener librement au milieu des ces roches.

Little Egypt

En approchant de Hanksville, nous voyons au loin les fumées d'un incendie, le deuxième. Route vers Capitol Reef que nous traversons sans arrêter. A Torrey, nous repérons le lieu de rendez-vous pour demain matin et filons vers Bicknell où nous avons réservé dans un hôtel qui devrait être bien. L'Aquarius Inn présente pas mal, la chambre est bien, frigo, micro-onde, wifi sans problème, mais, mais la piscine est fermée, bon, pas trop grave. Mais surtout le restaurant, soit disant ouvert 7 jours sur 7 toute l'année, est fermé ! Il faudra retourner les 2 soirs manger à Torrey

Lundi 13 – Les Cathédrales avec Brian

Rendez-vous à 9h au Hondoo Rivers and Trail, face à l'église Mormon de Torrey. Nous y retrouvons Brian qui a préparé son 4x4 pour nous emmener visiter des cathédrales, pas romanes ni gothiques pour un sous. Il faut dire que c'est la 3ème fois que nous venons à Capitol Reef et que les précédentes nous n'avons pas pu accéder à la vallée des cathédrales. Nous étions près à tenter de nous même une troisième fois. Mais Cendryon qui nous a raconté en direct les péripéties de son voyage cette année nous a donné la solution, faire la visite avec un professionnel, en occurrence le dénommé Brian. L'ancien cow boy connait comme sa poche toutes les pistes de la région. Il y met du cœur à l'expliquer de façon compréhensible pour nous, peu permissifs à l'accent rocailleux des gens de l'ouest. Et nous voilà parti avec le soleil vers Cathedral Valley, la backcountry nord du parc. Mais avant, un petit tour sur la Notom jusqu'à un beau point de vue sur la face est de Waterpocket Fold. Ensuite nous prenons la piste à Caineville (dommage, j'aurais apprécié une traversée de la Fremon river). La remontée le long de la Caineville wash road se fait sur une piste que le gros 4x4 Ford avale sans difficulté, pas sur qu'on aurait pu passer avec notre Equinox.

Arrêt au réservoir de bentonite,

Quelques lieux curieux comme par exemple ce rocher qui descend petit à petit d'un sommet en pente. De temps à autre, il glisse un peu plus bas, nous dit Brian.

Puis nous entrons dans Cathedral Valley :

Puis nous arrivons devant le Mur de Jéricho. Au pied se trouvent les 2 attractions majeures de la vallée (au sens de « ce qui attire les gens ») : le Temple of the Sun et le Temple of the Moon.

Temple of the Sun

Temple of the Moon

Les Temples du Soleil et de la Lune sont vraiment impressionnants quand on les approche. Il y a aussi les temples des Étoiles par derrière, plus petits puis d'autres plus loin. A coté, il y a la Glass Mountains, curieux rocher fait de plaques de cristal.



Plus loin , quelques vues intéressantes sur des pics volcaniques et d'autres temples dont j'ai oublié le nom.

Traces de volcan Temples of ???

A Harpnet Junction, nous montons au point de vue haut sur Cathedral Valley.

Upper overlook

Déjeuner sur place et avançons au Upper South Desert Overlook, de l'autre coté. Le retour l'après-midi se fait par la forêt à l'ouest, par la Thousand Lake Mountain. Quelques passages difficiles, des points de vue à l'infini, des plantes rares.

Nous avions demandé au départ à Brian si nous allions voir des animaux. Sa réponse était plutôt pessimiste, mais pas complètement négative. Avant de rejoindre la route 72, nous croisons une famille de cervidés à l’orée de la forêt.

Sur la route du retour, nous voyons un grand panache de fumée à l'horizon. Un incendie encore, Brian nous dit que cela dure depuis plusieurs semaines, mais que c'est dans un secteur inhabité. Après Loa, un énorme troupeau de vaches dans un immense pré. Notre cow boy en retraite nous dit que l'éleveur local possède 15 000 têtes de bétail, ça nous fait penser à Fernand Raynaud, avec son sketch sur le « pauvre paysan » Diner au Cafe Diablo de Torrey, une très bonne adresse, mais il y a du monde.

Mardi 14 – Les ornières de la Cotonwood

La route 12 qui descend de Torrey à Bryce est souvent considéré comme une des plus belles de l'Utah. C'est notre cinquième passage, l'enchantement n'est plus là, quoique l'endroit où l'on roule sur la ligne de crête est toujours aussi magique et impossible à bien photographier.

Méandre de la 12

Destination Cannonville, voir les rangers du visitor center. Question primordiale : la Cottonwood Road est-elle praticable en ce moment. L'an dernier, à la suite de l'orage subit 2 jours avant quand nous étions à Page, la piste était totalement impraticable : nous avions dû supprimer de notre programme plus de 150km de piste. Le ranger essaye de nous dissuader de nous engager dans cette aventure ; il nous montre la photo d'une voiture immergée jusqu'aux rétroviseurs dans la traversée d'un ruisseau en folie. Il avoue toutefois que ça fait plus de trois semaines qu'il n'a pas plu, que le niveau a baissé depuis et que la route est sèche. Bon, on verra bien, on va au moins aller jusqu'au site le plus intéressant qui n'est pas très loin de ce coté. Et la météo est avec nous, il fait beau et ça va durer.

La route est revêtue jusqu'à l'entrée de Kodachrome Basin. A l'embranchement, tout est fait pour dissuader de s'engager sur la piste, mais l'entrée n'est pas barrée. Aller, c'est parti pour environ 93km qui vont s’avérer les plus « hards » du voyage. Le début est plutôt facile et nous arrivons très vite à la rivière : vu le niveau, pas de problème, mais ça aurait pu glisser.

Aujourd'hui, ça passe

Nous découvrons plus loin les curieuses grilles à bestiaux que l'on passe ou qu'on contourne. Plus loin, certaines seront très hautes. Un arrêt à un point de vue puis plus loin nous bifurquons à gauche vers les arches dénommées depuis 1947 Grosvenor Arch.

Grosvenor Arch.

De retour sur la Cottonwood Road, la route se dégrade par endroit : lors des pluies précédentes, les voitures ont laissé l'emprunte de leurs roues dans la terre. Les sillons ainsi creusés sont de plus en plus profonds, trop pour les suivre. Notre Equinox n'a pas une hauteur de caisse suffisante, donc il n'y a qu'une solution, rouler en dehors des sillons. Cette gymnastique atteint sont paroxysme lorsque les espaces entre sillons se réduisent à la largeur des roues. L'essentiel est de ne pas frotter. Rares voitures rencontrées Heureusement, ce ne sont que des passages sur quelques centaines de mètres au maximum et il reste des sections plus roulantes entre. Les paysages sont souvent magnifiques. Nous ne sommes pas seuls sur cette piste, mais ce n'est pas la grande affluence.

Un des plus beau point de la cotoonwood

Une pose déjeuner à l'ombre, près qu'un canyon. On avait vu l'ombre, mais pas le canyon. Une famille s'arrête près de nous et part visiter. A leur retour, sur leurs conseils, nous y allons faire une promenade digestive. On y voit de curieux rochers.

Rocher dans le canyon

Plus loin, les torrents ont raviner les bas cotés et la piste n'est pas plus large que la voiture. Nous y trouvons un camping-car qui fait demi-tour, que diantre allait faire dans cette galère ! La fin est plus facile, mais les paysages sont moins beaux. A la fin, la route longe la Paria River. Environ 4h30 après y être entré au nord sur la Cottonwood Road, nous en ressortons au sud sur la route 89. A propos, ça ressemble à quoi un cottonwood. Le nom de cet arbre a baptisé de nombreux endroits dans tous les états de l'ouest. En voici une photo.

Cottonwood au bord de la Cottonwood

Destination Kanab. Nous logeons au Treasure Trail Motel pour 2 nuits et nous commençons par tester la piscine. Kanab est un haut lieu du western. Des plaques sont plantés sur les trottoirs de la rue principale en souvenir des grands noms du cinéma de cowboy qui ont tourné ici. A commencer par le grand John

Mercredi 15 – Intrusion en Arizona

L'Arizona, c'est l'état du Grand Canyon, le vrai. On a tendance à oublier, tellement le Colorado a creusé une colossale frontière, que la rive nord est aussi en Arizona – mais pas dans la réserve des navajos. Notre ville étape est à quelques encablures (si toutefois utiliser un terme nautique n'est pas trop déplacé dans cette région désertique) de la North Rim, enfin 130km tout de même). Pas dans les terres navajos, mais ils sont bien là, installés sur un parking, à déballer leurs jewelleries. La route 67 qui conduit au parc traverse ce qui reste d'une forêt brulée récemment.

L'entré du North Rim

Au poste d'entrée, il y la queue, certainement moins qu'aux entrées du sud, mais en cette mi-septembre, cette rive est très fréquentée. Ce sera confirmé sur tous les parking par la suite. Première étape, le Bright Angel point. Un chemin revêtu y conduit, en bon état mais pas très large et surtout avec de fortes déclivités. Au bout, une vue magnifique sur l'énorme fissure où coule le Colorado... à propos où est-il ? Et bien d'ici on ne le voit pas.

Bright Angel Point

Par contre on voit nettement l’incendie qui fait rage dans la forêt sur l'autre rive.

South Rim en feux

Deuxième étape, Point Imperial. C'est le lieu le plus haut, à 2683 m. La vue sur le canyon se double de celle sur le plateau. La brume blanche qui couvre l'horizon est la fumée du feux de l'autre rive. Au premier plan, le Mt Hayden est escaladé par les grimpeurs chevronnés.

Point Imperial

Troisième étape, à la pointe, Angel Window (la fenêtre des anges) et Cape Royal d'où on aperçoit la rivière.

Angel Window Les autres points de vues sont observés au retour. De Walhalla Overlook, on peut voir le Colorado à Unkar Delta, autrefois habité par les Pueblos.

le Colorado à Unkar Delta

Le dernier arrêt sera à Roosvelt Point, pour une vue joliment colorée. Partout nous avons vu du monde, les parkings étaient bien remplis, mais jamais autant qu'en Mai 2005 sur l'autre rive. Le fait que seul Bright Angel soit accessible aux cars réduit le nombre de touristes, la route vers Angel Window est limitée en gabarit et interdite aux camping-cars. Moins de points de vue, généralement au bout d'un peu de marche, on ne peut pas dire qu'il faut visiter la rive droite au lieu de la rive gauche, mais plutôt en complément.

En rentrant nous arrêtons au Liquor Border Store à la frontière de l'Arizona et de l'Utah. Je ne peux pas vous décrire le fouillis de ce magasin d'alcool dont la tenancière d'un age canonique semble tout droit échappée de Salem (MA, pas OR).

Jeudi 16 – Pipe Springs

Pour une foi, nous allons faire une exception et visiter autre chose qu'un site naturel, peut être en préparation de la soirée. La route de Kanab à St Georges passe dans l'Arizona et là se trouve un petit National Monument nommé Pipe Springs. Il s'agit d'un bâtiment de 1850, occupé par des fermiers mormons, qui fut fortifié par la suite pour se protéger des indiens navajos et piutes.

La cour intérieure

Les dépendances se visitent librement, mais le bâtiment principal n'est accessible que guidé par une ranger (sans supplément). Notez que les 4 caves l'an dernier, le bateau à Glacier, c'est toujours une femme ranger qui fait visiter. Mobilier, vaisselle, outils et décorations nous plongent dans la campagne isolée à la fin du XIXème siècle.



A l'extérieur nous voyons de près ces bovidés à grandes cornes que nous avions parfois vus de loin, comme l'an dernier dans le sud Dakota.

Nous visitons aussi des bâtiments annexes Route vers St Georges, on entrevoit au passage la fameuse église mormone blanche (visitée en 2008). Arrêt déjeuner au buffet de l’hôtel casino Casablanca à Mesquite - nous y avions logé cette année là. Et bientôt au loin, les tours des hôtels du Strip percent la brume ; un regard au GPS, nous sommes encore à plus de 20km.

Choisir un hôtel à Las Vegas est toujours sujet à discussion sur le forum, chacun étant certain d'avoir logé dans le meilleur. Ce sera le 5ème pour nous, et pour des raisons pratiques et financières, nous avons choisi l'Imperial Palace, au milieu du Strip. La réception nous demande si nous préférons avec vue sur le Strip ou pas. Nous disons « avec » mais on nous fait remarqué que c'est un peu bruyant. Bof, le bruit de la rue, du 10ème étage... Arrivé dans la chambre, nous constatons que le « un peu » est énorme, la musique et surtout les vibrations des basses de l’orchestre sous nos fenêtres font trembler la chambre, et il n'arrêtera qu'à 4h du matin. C'est sans problème qu'on nous échange la chambre contre une autre plus calme.

Sous le chapiteau, l'orchestre - en face le Mirage

La raison pratique de l'emplacement, c'est qu'il est presque en face le Mirage où nous allons voir ce soir un spectacle du Cirque du Soleil : Love. Profitant des remises estivales, nous avons eu 2 places à 50$, même au fond, c'est cadeau. Il y a 2 ans nous avions vu Myster, O et Ka. A comparer, Love est décevant, par la scène souvent partiellement masquée par des rideaux, par les numéros principaux, peu nombreux et assez communs et par l'animation générale du spectacle, trop danse, même si logique avec le thème général sur les Beatles. Mais le Cirque du Soleil reste magique et la mise en scène est du spécial Vegas qui n'a rien à envier aux autres. Il est interdit de filmer et photographier pendant le spectacle. Lors du final, je me risque à filmer avec mon appareil photo... 6 secondes et un placeur vient braquer sa torche sur moi. Arrêt immédiat, mais je peux en extraire une photo pour vous.

Final de Love

Retour sur le Strip :

Vendredi 17 – Retour dans la mortelle vallée



Beaucoup ne font que traverser Death Valley NP, certains osent y passer une nuit. Fait trop chaud en été ! C'est vrai qu'il fait chaud, un peu moins à la mi-septembre. Le thermomètre du visitor center de Furnage Creek à 15h00 affiche seulement 42° à l'ombre.



Nous y avons déjà passé une nuit en 2008, cette fois nous allons en passer deux. Maso ? C'est que dans ce parc immense, il y a d'autre chose à voir que Zabriskie, Dante et Bad Water et Sand Dunes. Et même dans les classiques, nous en avions ratés 2 l'autre année. Nous commençons par là le Twenty Mule Team Canyon. C'est une jolie piste à sens unique dans ce que le désert a de plus désertique, rocher et terre, rien ne pousse, rien ne bouge.

Twenty Mule Team Canyon

Pour continuer, Artist Drive aussi à sens unique. C'est plus animé ici, c'est même très fréquenté, même mal fréquenté. Les gens qui passent ici sont pressés, pressés d'arriver aux points de vue, pressés de stationner, de faire une photo et de repartir sans doute pour quitter au plutôt l'enfer.

Artists Palette

De la-haut, on a le Badwater Basin dans le rétro.

Badwater Basin

Notre principal soucis ensuite est de voir les rangers et de connaître l'état des pistes de l'arrière pays. Notre idée était de rejoindre Racetrack par la Saline Valley road puis la Hidden Valley, mais misère, les orages d'août ont rendu la première complètement inutilisable, même avec un vrai 4x4. Seule solution, la voie classique par le nord, par Ubehebe Crater. Au passage nous notons que l'essence à Furnace est à 4$29 alors que le plus cher que nous ayons trouvé jusqu'à présent était 3$34. Nous logeons à Stovepipe Wells Village. Il y a 3 jours nous avons reçu un mail de l'hôtel nous signalant qu'à la suite d'un incendie, le restaurant est temporairement fermé (encore le feu, cette fois, dans les cuisines). Il faudra aller à Furnace Creek pour manger.

Le temps de s'installer tranquillement, de constater que cette année, la wifi fonctionne dans les chambres, de faire quelques courses indispensables au magasin en face et nous partons à notre rendez-vous. Nous devons retrouver notre loueur de jeep à l'agence Farabee face au Furnace Creek Resort. En fait c'est un tout petit bâtiment où nous attendent 2 dames qui vont tout nous expliquer sur la location et le fonctionnement de la Jeep Colorado réservée pour 24h. L'agence, fermée en été, trop chaud sans doute, vient juste de rouvrir. Et à la tombée de la nuit, nous partons avec ce véhicule tellement haut que nous avons grand peine à y grimper.

Coucher de soleil à Furnace Creek Inn

Samedi 18 – le champ de course des pierres

Tout comme Olympic, Glacier, Dinausor, la Racetrack Playa constitue d'un des lieux majeurs de notre voyage. En 2008, les rangers ne nous avaient pas autorisé à y aller avec la Toyota Higthlander 4WD que nous avions. Principale raison, les pierres de la piste sont très coupante et c'est vrai que j'avais déjà lu beaucoup sur les pneus crevés sur cette piste. Dans ses publicités, Farabee cite la visite du Racetrack comme une des destinations premières avec leurs jeeps de location. Les dames avaient confirmé la fermeture complète de la route que nous souhaitions prendre au départ. Avec elles, nous avions bâti un autre parcours avec un endroit à explorer pour l'après midi.

Après avoir régler au mieux les sièges, tache difficile, nous partons de bonne heure et de bonne humeur vers le nord, 75km de désert jusqu'au cratère de Hubehebe. Au bout la piste, nous nous engageons avec prudence. En route pour 88 km (AR) d'enfer ? Somme toute, rien de bien difficile de rouler sur ces petits cailloux qu'on dit très coupant. Les gros pneus de notre jeep sont de taille à résister, enfin j'espère - en tout cas j'aimerais pas devoir mettre la roue de secours.

Notre Jeep Colorado

Tôle ondulée au départ, par endroit sinueuse, parfois étroite, la piste traverse bientôt des champs de Joshua Trees.

La piste de pierres coupantes et les Joshua Trees.

Vers 10h00, nous atteignons Teakettle Junction, le carrefour des théières porte bien son nom, même si le lieu a perdu de son authenticité tellement certaines semblent tout droit sorties du magasin du coin (quoique, où est-ce qu'il y a un coin, dans le coin ?)

Teakettle Junction

Vingt minutes plus tard, nous sommes au bord du champ de course, un ancien lac de 7km2. La boue séchée laisse une surface absolument plane, exceptée l'île de Grandstand à l'arrivée. Mais il faut aller jusqu'à l'autre extrémité pour voir une curiosité des plus surprenantes au monde : les pierres qui se déplacent toutes seules. C'est sûr qu'on ne les voit pas courir, même que jamais quelqu'un les a vu bouger. Pire, on ne sait pas trop expliquer ce qui déplace ces cailloux dont certains pèsent des dizaines de kg. Les tentatives d'explication sont a peine crédibles, mais ce qui est certain, ici les pierres bougent. Et elles ont laissé des traces de leur parcours. Sur parfois des centaines de mètres, elles ont marqué l'emprunte de leur trajectoire dans la boue qui l'a conservée en séchant. Étonnantes, ces trajectoires qui changent de direction parfois de 90° ou qui décrivent des figures …





Dans l'immensité plane de la playa, cernée de montagnes, sous un ciel tout bleu, dans un silence total, c'est un moment d'isolement au milieu du mystère, loin des nuées de touristes.

En repartant vers 11h30, nous pensions avoir été les seuls visiteurs aujourd'hui. Erreur, à Teakettle Junction nous croisons une autre jeep. Une pause au retour au Hubehebe Crater, mais nous l'avions déjà vu. Où trouver un endroit à l’ombre par ici pour pique-niquer ? Impossible, non ! nous somme assez proche du Scottis Castle et son oasis, là il y a des tables à l'ombre des grands arbres. Nous en profiterons pour faire un tour au visitor center local. Pour l'après-midi, plutôt que d'aller au Eureka Dunes, nous décidons de refaire le Titus Canyon qui nous avait beaucoup plu il y a 2 ans, un vrai baptême de la piste pour nous qui ne connaissions que Monument Valley et Carizo Plain. Mais d'abord faire le plein et pour cela nous allons à Beatty, c'est tout proche du début de la piste. Avec de l'essence à 2$73, ce sera une économie sur le plein final. Passage obligé à la ville fantôme de Rhyolite, pas rassurant. La piste du Titus Canyon commence par une longue ligne droite de tôle ondulée, ce n'est pas la partie intéressante. Puis elle monte en lacet vers le col de Red Pass, le passage le plus difficile, avec des ornières et des cailloux.

Juste après Red Pass

Dans la descente, nous rencontrons un des sympathiques habitants des lieux : un serpent à sonnette se fait doré au soleil au milieu de la piste. Il n'a pas l'air décidé de bouger, j'essaie de bien passer les roues de chaque coté pour ne pas l'écraser.

Notre seule rencontre !

Réussi, mais le rattlesnake s'est mis en boule, près à ce défendre contre le monstre qui l'a réveillé. Ensuite, on peut voir le village fantôme de Leadfield puis des pétroglyphes. La fin de la descente est longue avant d'arriver dans les magnifiques lacets du Titus canyon.

Dans le Titus Canyon

Un arrêt dans les dunes à l'Historic Stovepipe Well, le seul point d'approvisionnement d'eau à l'époque de l'exploitation des mines. En parlant d'approvisionnement, il faut faire le plein avant de rendre la voiture, à la pompe de Stovepipe village (3$40), plutôt qu'à Furnace Creek. Il fait nuit lorsque nous retrouvons nos 2 dames de Farabee pour leur remettre les clés et leur signaler « no problem ». Mais que ce 4x4 aurait été bien sur Cottonwood Road !!!

Dimanche 19 – Les collines à western

En sortant de Death Valley par l'ouest, on arrive à Lone Pine. Pour beaucoup, ce n'est qu'un lieu de passage, voire de couchage. Mais là se trouve, au pied des sommets de la Sierra Nevada, un tas de rochers connus sous le nom de Alabama Hills.

Alabama Hills, au pied de la Sierra Nevada

Dans ce dédale de rocs gris furent tournés une pléiade de western (films et TV) de la fin du muet à l'arrivée de la couleur. Une plaque à l'entrée de la piste rappelle tous les grands noms qui s’illustrèrent dans les combats et chevauchées sauvages, comme Garry Cooper, Humphrey Bogart et immanquable John Wayne. La promenade dans le site manque toutefois d'informations pour localiser les différents lieux. Alabama hills est aussi visité pour sa douzaine d'arches dont les plus célèbres sont Mobius Arch et Eye of Alabama.

Mobius Arch

Eye of Alabama

Indian Family

Dans la partie sud des collines ont été tournés les épisodes de Tremors. En fait il est difficile d'imaginer dans ces lieux les territoires des vers de terre géants. Au visitor center, on nous avait recommandé de faire un tour à 1/2h de route à 8000 pieds dans les montagnes voisines. La montée dans la Sierra Nevada est aisée et arrivé à la fin de la route, il y a plein de monde. On est dimanche, de nombreuses familles des environs sont venus passer le week-end ou quelques heures dans la fraicheur de la forêt en altitude, qui en randonnée, qui à la pêche, qui seulement pour manger. Le site de Withney Portal, même avec beaucoup de monde, est très agréable. Nous pique-niquons près d'un petit étang, entre un écureuil qui fait ses provisions pour l'hiver et une cascade. Au retour, la vue sur la vallée permet de voir l'ensemble des Alabama Hills telles qu'on a du mal à se les représenter quand on déambule dans les labyrinthes de rochers. Les Alabama Hills, vues d'en haut

Soirée et nuit à Mammoth Lake. Parti avec 40° de Death Valley le matin, arrivée autour de 5° près des stations de ski. Un agréable restaurant : le Slocums Grill.

Lundi 20 – Les classiques, Mono, Bodie et Tioga.

C'est une des étapes les plus classiques des circuits qui partent ou arrivent à San Francisco en été, et qui incluent Yosemite et Death Valley. Donc, allons voir ce que tout le monde arrête voir. Tout d'abord le Mono Lake et ses concrétions d'argile appelées tufa. Ce lac servit un temps à alimenter en eau la lointaine Los Angelès jusqu'à ce qu'on se rende compte qu'on le vidait ! Il y a différents points de vue sur les formations de Tufa, le principal est au sud. Une balade de 3/4h jusqu'au bord de l'eau permet d'admirer ces curieux pics émergeant du lac et une faune ailée impressionnante.

Mono Lake La route que nous suivons traverse Lee Vining puis longe le lac au nord pour tourner à gauche sur une piste de 16 km vers la ville fantôme de Bodie. Perdue dans les montagnes, c'est ce qu'il reste d'une ville minière qui compta jusqu'à 10 000 habitants lors de la ruée vers l'or à la fin du XIXème.

Bodie

Désertée dans les années 30, après plusieurs incendies, il reste environ 5% des bâtiments d'époque.



Moins lugubre que Rhyolite, la promenade est agréable au milieu des bâtiments en bois. Numéroté, l'histoire de chacun est racontée sur le guide remis à l'entrée (ce n'est pas un parc d'état, entrée chère)

Parfois assez bringuebalant

Déjeuner à Lee Vining puis route vers Yosemite. La route par la Tioga Pass, ouverte de juin à octobre, relie les deux cotés de la montagne. Après tout ce que nous venons de voir depuis 4 semaines, elle ne présente pas beaucoup d’intérêt. Joli lac de haute montagne, quelques vues sur les sommets, les rochers et la forêt, sans plus. Nous rejoignons Oakhurst en traversant Yosemite vers la sortie de Mariposa Grove, par des lieux visités en mai 2008.

Mardi 21 – Le parc en feu

Le programme du jour inclus les parcs nationaux de King Canyon et de Sequoia. La route qui conduit à l'entrée nord traverse des immensités de plantations d'arbres fruitiers, pêches, abricots, oranges, citrons … mais il n'est pas évident de trouver une station pour faire un plein, nécessaire car à l'intérieur du ou plutôt des parcs, il n'y a pas de station. L'entrée par Big Stump se fait après une longue montée. Il s'agit d'une petite enclave du King Canyon National Parc dans la Sequoia National Forest. La principale attraction ici, c'est le General Grant, géant parmi les géants du bosquet de séquoias : vieux de 1700 ans, haut de 82m, 33m de circonférence à la base, 12 m de diamètre.

Le Général du King Canyon

S'il y a beaucoup de monde ici et au visitor center du village voisin, bien peu s'aventurent plus loin. Et pourtant... La route 180 traverse le Giant Sequoia National Monument vers la Kings Canyon scenic byway. La longue descente en lacets bordée de yuccas offre des vues superbes – mieux que la Tioga Pass. Mais quel est ce brouillard à l'horizon ? Encore un feux de forêt et nous allons dans sa direction. Au parking d'un point de vue, un panneau donne le périmètre de la zone d'incendie et les pistes fermées. La route 180 et la Kings river sont en limite.

La zone d'incendie en rouge - notre route, la 180, longe au nord

Bon, on verra bien plus loin... et plus loin nous trouvons un groupe de véhicules de pompiers (pas rouges, mais verts les camions de pompiers des forêts nationales américaines) et les rangers. Ils ne disent rien aux quelques touristes comme nous qui passons à coté d'eux au ralenti. Peu après, des arbres fument juste de l'autre coté de la rivière. On continu.

Fumées inquiétante juste de l'autre coté de la rivière

L'entrée du Kings Canyon National Park (partie principale) est juste avant Cedar Grove Village. La plupart des campings près de la route sont fermés, mais il y en a au moins un d'ouvert. Le long de la rivière, il y a plusieurs points de vue. Mais dans un atmosphère enfumé et un brouillard de plus en plus épais, nous n'arrêtons qu'à la fin de la route, endroit plus dégagé, pour revenir rapidement dans un lieu plus rassurant. Par moment nous voyons que le feux n'est pas bien loin dans les montagnes.



Au retour, après des arrêts à Grizzly Falls et à Yucca Point, nous rejoignons le Sequoia National Park en prenant le raccourci de Hume Lake. C'est du genre raccourci qui rallonge, mais un coin tranquille pour pique-niquer.

Grizzly Falls, pas beaucoup d'eau en septembre

Dans la traversée de ce dernier parc, l'attraction majeure est le General Sherman, concurrent de Grant avec ses 2200 ans, 84m de haut et 31m de circonférence. Il est considéré comme l'arbre le plus imposant du monde de par son tronc de 1487 m3 (Grant n'en fait que 1320). Le Géneral de Sequoia NP

L'aventure se terminerait là si la chance n'avait pas voulu qu'une maman ourse et ses 2 oursons se promènent tout prêt de la route à notre passage. Nous sommes arrêter au premier rang, d'autres voitures viendront ensuite. Un des oursons traverse en courant devant nous. Les appareils photo étaient prêts. Plusieurs minutes de rencontre inatendue

Après quelques derniers séquoias, la sortie du parc est une longe descente ; destination le Super 8 de Visalia. Mercredi 22 – repos

Nous avions prévu de faire un tour dans la partie sud du Giant Sequoia National Monument, la moins visitée. Mais, depuis le Chandelier jusqu'au General Sherman, nous sommes rassasiés des géants de la forêt. Il nous manque quelques cadeaux, un grand tour dans les magasins de Visalia Mail, ça change de la nature. Puis la route de Bakerfield, pas l'autoroute mais la 65 qui après les alignements de fruitiers passe par des lieux plus sauvages avant de traverser les champs de pétrole.



Le Best Western Crystal Palace de Bakerfield est un délice. Notre chambre au rez de chaussée donne directement dans un grand patio avec palmiers autour de la piscine. De quoi passer un après midi de tout repos.

La piscine du Best Western Crystal Palace

Jeudi 23 – Good bye America

La route vers l'aéroport, la restitution de la voiture, l'enregistrement puis la dépose des bagages. Il reste du temps pour faire encore quelque achats. Embarquement à 15h30, nous avons pris des places premium voyageur, plus confortables pour tenter de dormir au retour.

Voir aussi en 2009, 11000 km du sud de l'Arizona au sud Dakota, Wyoming l'Idaho et le Nevada http://voyageforum.com/v.f?post=2697683;
Carnet Namibie Kaokoland, partie 1/3 English translation pending
by FredToulouse · 2010-09-05 · 20 replies
Salut à tous,

une toute 1ère photo pour donner la couleur 😉



Nous voilà de retour après 22 jours en Namibie et dans le Kaokoland. Mes 1ers mots sont pour vous et ce forum où nous avons trouvé une mine d'informations, des réponses à toutes nos questions, et à toutes celles qu'on avait oublié de se poser :-), et des renseignements sur tous les sujets, l'itinéraire, les transports, la géographie, l'histoire, les tribus, les himbas... qui nous ont marqué à jamais, des rencontres inoubliables chargées d'émotion... donc à vous tous , un GRAND merci !!! On a fait un voyage extraordinaire au cours duquel on a pensé à vous bien souvent :-) Le problème, c'est le retour... On est à peine rentrés qu'on est déjà en train d’organiser Namibie2 🙂

contexte : Qui ? une famille de 4, avec 2 enfants de 11 et 14 ans. A noter : aucune expérience du 4x4, et une partie du séjour (Marienfluss) faite avec des compagnons de route rencontrés sur ce site.

Quand ? du vendredi 23 juillet au dimanche 15 août 2010

Comment ? : Toulouse-Frankfurt-JoBurg-Windhoek à l'aller, et via Munich au retour. A noter les écrans individuels sur South African Airways au retour en classe éco (et pas sur la Luft à l'aller). Sur Place : toy Hilux 3L, équipé camping 2x2, BA, 2 roues de secours, réservoir 140L, loué 30300 N$ assurance full excess, pour 21 jours chez Odyssey Car Hire. A noter : on était pas rassurés car on n'a jamais versé d'accompte; véhicule impeccable et sur-équipé; remboursement immédiat, en espéces, des factures de réparation lors de la restitution du véhicule. En résumé : je recommande fortement.

Itinéraire : Windhoek (Tamboti guest house) Sesriem (Desert Camp + Sesriem Camp Site) Swakop (Charlotte Guest House) Cape Cross Uis Palmwag (Lodge) Purros (Camp Communautaire) Orupembe Red Drum Marienfluss Himba community rest camp sur le Kunene Opuwo (Country Lodge) Epupa (Omarunga Rest Camp) Swartboiisdrift (Kunene River Lodge) Otjitotongwe (Cheetah Farm) Okaukuejo (Camp Site) Okahandja Windhoek (Londiningi)

Et c'est parti !!!!

Windhoek direction Solitaire, Desert Camp, Sesriem, Sossusvlei, Dead Vlei, et l'ascencion de Big Daddy









A noter : si on dort au « Sesriem camp site », on est déjà dans le Parc et on bénéficie d’une heure d’avance (l'heure change en fonction du soleil) pour aller à Sossusvlei, contrairement aux autres touristes qui doivent patienter une heure de plus avant d’accèder à la route goudronnée (environ 70 km, suivie de 4 km de sable mou, très mou…, trop mou…)









Y a pas à dire, la vue du sommet de Big Daddy est magnifique. Faut se gagner la montée dans le sable mou, mais une fois en haut, la vue sur les dunes et les nombreux Vlei est à couper le souffle







Les photos parlent d’elles-même, et je vous promet qu’ on ne s’est pas assis sur les branches et qu’on a pas grimpé aux arbres ;-)



Bon là ça fait un peu « Tintin et le Crabe aux Pinces d’or » mais on s’est perdu…. Avant de s’ensabler…



Et hop, la 1ère galère... on a pas eu de soucis à l'aller, mais au retour j'ai voulu suivre un 4x4 d'un lodge qui s'est éloigné de la piste, et voilà... je précise quand même que c'était ma 1ère expérience du 4x4 😎



Sesriem Camp Site : c'est transportant, tout simplement. Les yeux brillants des hyènes et leurs cris dans la nuit viennent nous rappeler qu'ici c'est la nature qui a encore sa place. 2 jours en Namibie, et on a déjà complètement changé de dimensions... les paysages, les couleurs, la faune, les bruits, le coucher de soleil et le clair de lune, tout regorge d'intensité.



Nous quittons Sesriem pour Swakopmund, passons allègrement le Tropique du Capricorne, avant de rejoindre "Charlotte Guest House". Les contrastes sont séduisants, on passe du Désert, des dunes, des vlei, à la cote Atlantique et sa richesse marine. Encore une fois, c'est beau tout simplement, la nature à l'état pur. Ballade en Catamaran dans un épais brouillard avant que le soleil ne se lève sur les dauphins, pélicans, et otaries…











2 nuits à Swakop puis Direction Uis, étape intermédiaire avant de rejoindre Palmwag.



Uis ? c’est paisible, y a pas grand-chose, mais c’est paisible 😉 Une bière et un beau coucher de soleil nous préparent pour une nuit on ne peut plus tranquille.

Et hop, lever à l’aube, direction Palmwag où on doit retrouver nos compagnons de route avant de partir en autonomie vers le Kunene via Marienfluss



Après un ptit pique-nique à l'ombre et après avoir explosé un pneu… nous regagnons Palmwag juste après le passage de la barrière vétérinaire. Palmwag c’est cool, on peut vous changer un pneu ! et on peut même vous proposer un pneu de tracteur en remplacement du vôtre. N’ayant pas le choix, je prends, ça servira toujours 😕 et je demande une facture, qui me sera remboursée lors de la restitution de notre bolide ! Avoir une 1ère roue inutilisable avant de partir en autonomie, c’est pas terrible, mais on compte sur notre bonne étoile !!! et il nous en reste une (roue de secours mais bonne étoile aussi) !!! On retrouve nos compagnons, dîner aux chandelles au Lodge, une bouteille de rouge Sudaf, et on se refait une santé 🙂 car les péripéties ne font que commencer....

A bientôt pour la partie 2 : « Rendez-vous en terre Himba »



Vous partez où en Afrique Australe? English translation pending
by Francky4 · 2010-06-09 · 408 replies
Si les milliers de visiteurs pouvaient alimenter cette rubrique, ce serait super cool.

Allez, lancez vous, dites nous où vous partez cet été en Afrique Australe....😉 Faites nous rêver...😎 ça nous donnera des idées. C'est peut-être aussi un post pour déposer des nouvelles si l occasion se présente pendant le voyage, sur un ordinateur mal connecté, dans un cyber café ou un lodge grand luxe, ou avec votre iPhone... !

Allez je me lance : Notre voyage 2010 : Tanzanie. Du 25 Juillet au 15 Aout (2 pax). Si je ne poste rien avant fin Aout, c'est que je serai mort de soif au milieu du Serengeti. ou en train de traiter mes 4500 photos au format Raw... ! Mode de voyage : autonomie complète. 4x4 avec tente sur le toit. Budget 7985 euros tout compris. 3 semaines + un jour : Dar, Leshoto, Moshi-Kili, Arusha NP, Natron, Serengeti - Lobo, Serengeti - seronera, Ngorongoro NP, Manyara NP, Tarangire NP, Kondoa, Iringa, Ruaha NPx2, Mukomi NP, Selous NPx2, puis 4 jours sur l ile de Mafia faire des bulles. Objectif : rencontrer les gens. Choisir un endroit (NP?) où revenir se poser.

Allez, à votre... "tour" ! ! ! 😎 Franck
Compagnie aérienne pour Sydney? (Australie) English translation pending
by Gerardplus · 2010-03-02 · 23 replies
Bonjour à tous,

je devrais partir en Australie (Sydney) en septembre ou octobre de cette année pour 3 ou 4 semaines (est ce la meilleur période?) mais pouvez vous me conseiller à trouver quel serait le meilleur rapport qualité prix (2 billets A et R) pour choisir la compagnie aérienne. Est ce vrai qu'il est préférable de partir de Londres ? merci pour vos éclairages.

GB

PS : quelles sont les visites à ne manquer sous aucun prétexte.
Trois semaines en Australie en octobre 2010: Ayers Rock, Rotorua, Kangoroo Island, Great Ocean Road? English translation pending
by Philou12 · 2010-02-19 · 4 replies
bonjour

nous serons en Australie en octobre 2010, pour un voyage de 3 semaines à deux. notre intention est de visiter Sydney (3 j), la région de Darwin (5j) et la région de Cairns (7 j) cela laisse qq jours pour une autre destination ; j'aimerais vos recommandations

ayant déjà visité les grands parcs USA, je me demande si la zone de Ayers Rock est intéressante ? n'est ce pas très "commercial" ? ou 3 jours en NZ île du nord (Rotorua, mais ne serons nous pas déçus par rapport à Yellowstone ?) ou Kangoroo island ? ou la great ocean road près de melbourne ? ou .... ?

merci de vos avis et conseils
Voyage en Papouasie (Irian Jaya, Indonésie) English translation pending
by Borneo · 2010-01-31 · 53 replies
Finis les embouteillages, la pollution et la vie trépidante javanaise, nous voici arrivés depuis le debut d'apres midi, avec mon pote BRICE, en papouasie , à sentani près de jayapura. Les visages ont changés, les têtes sont plus rondes, les cheveux crépus et les dents usées par l'acidite de la noix de bétel. Les papous sont de petites tailles meme si ici , vivent encore beaucoup d'indonésiens venus de java. Nous partons demain faire un aller-retour sur jayapura y réserver un vol pour wamena et acheter de la nourriture de base , riz , pates, sucre.....pour préparer nos treks ainsi qu'un laisser passer indispensable pour pouvoir continuer notre route. L'air est saturée en humidité et la température avoisine les 35, autant dire que l'on est trempés du matin au soir et que la douche(casserole) n'y change rien. Les papous sont très amicaux et attachants et un tantinet plus timides que les indos. le concours de massacre de moustiques dans la chambre avec brice est en cours......

Ces 2 derniers jours, nous préparons tranquillement notre périple d'une quarantaine de jours dans la vallée de balliem. L'autorisation de territoire (surat jalan)est acquise depuis hier en payant le prix normal.

Nos sacs sont prêts mais nous avons dû nous séparer de quelques affaires, surtout vestimentaires pour alléger notre sac et nos epaules qui vont être contraintes a dure epreuve.Nous les laissons a santani, elles nous epargnent aussi de payer une surtaxe a l'aeroport.

Afin de préparer nos treks du mieux possible, nous venons d'acheter sardines en boite, céréales, café, sucre, nouilles et 4 kg de riz qui s'averent indispensables mais rajoutent du poids a nos sacs, en plus du lyophilisé ramené de france. Nous apportons aussi duvet, couverture de survie, câpe de pluie, médicaments, filtre a céramique, couverts et gamelles pour cuisiner, bâche de protection, , moustiquaire, ....et le strict minimum vestimentaire. Nous estimons donc commencer par un trek d'une dizaine de jours avec porteurs a travers la montagne dans les tribus yali, ethnies de chasseurs cueilleurs.

je ne vous cache pas que l 'on est emplis de questions, que l 'excitation monte et que l 'on ne sait du tout ce qui nous attend.... Nous arrivons donc a wamena....Les transports sont les pires qu'il soit...jamais vu pires poubelles ailleurs !!!!!! Le tableau de bord est absent, mais en option, un bidon faisant office de réservoir tapit le plancher corrodé. La rouille, presente partout, traverse les tôles. Les sieges sont dechiquetés , toutes lumières et poignées restent aux abonnées absentes depuis bien longtemps. On peut clairement penser que ce sont des troisiemes generations....... Aujourd'hui, on est montés a 17 dans une toyota break...ce sont de vraies bétailleres!!! Faut pas perdre de place alors brice avait le levier de vitesse entre les jambes, et moi, j'ai fini le trajet a l'exterieur, ...maintenu a l'arriere comme je pouvais. On est d'ailleurs tombés en panne d'essence.....sans jauges, c'est pas evident!!! Bon que je decrive un peu ses occupants... Devant moi, un jeune, casquette en arrière style rappeur avec T.shirt troue. Toujours devant, un rasta, dredlogs et bonnet jamaicain sur la tête. Légèrement sur la gauche, un type, torse nû , la quarantaine, une plume jaune sur le front tenue par une ficelle. Encore plus a gauche, une mère allétant son enfant de 3 ans tout en fumant une clope!!! Un autre type aussi, portant un maillot de foot passé de quelques années et aborant un collier de coquillage imposant au cou....... Et juste a cote de moi, un vieux...a poil, la peau frippée, portant son cache sexe....et un parapluie!!! A qui donner la prime de la distinction ?????? Puisque je parle vestimentaire......a noter que le made in china en europe est de bonne qualité....comparé a la merde qu'ils leur balancent ici.....mais oui les chinois peuvent faire encore plus merdique que merdique!!!!!

Nous partons ce matin en solitaire en vue d'y effectuer un trek de plusieurs jours .Nous essaieront de trouver des porteurs en arrivant dans le premier village, tomisa...... ......Et a notre arrivee dans ce hameau, les papous se rassemblent autour de nous avec une curiosité a notre égard très inattendue.Quand nous avancons d'un pas, le cercle papou recule en poussant des hoooo...craintifs.Les enfants fuyent en pleurant retrouver les bras de leurs mères. Apres de longues minutes avec le chef du village, nous tombons d'accord sur un prix pour dormir dans la chapelle, a même la paille...et les puces!!! Le lendemain, 2 porteurs nous accompagnent...seulement 1h, car nous entrons dans la jungle et en territoire ennemi, ainsi ....les porteurs risquent leur vie et doivent nous laisser seuls, pas de cadeaux entre tribus!!! Ils nous assurent cépendant que nous les blancs, ne risquons rien!!! C'est donc comme cela que nous nous retrouvons seuls, sans porteurs, avec des sacs de plus de 20 kg sur les épaules dans le but de rallier le village de pong. L'enfer vert allait parler.... Pendant une dizaine de jours, nous effectuons une trentaine de km quotidiennement dans un univers terrible sans connaitre auparavant le relief puisqu'aucune carte le mentionne. Ainsi, nous grimpons jusqu'a 3300m d'altitude dans une jungle éxuberante ou les arbres sont rongés et etouffés par les attaques incessantes de l'humidité, des plantes parasites, des lichens et des épaisses mousses. Sans cesse nous montons et descendons des montagnes en gravitant des murs de pierres, en chevauchant troncs et racines. Les seules zones plates sont des marécages ou la boue nous vient jusqu'au genoux. Il faut ramper sous des arbres, marcher en équilibre sur des troncs surplombants des rivières ou la moindre erreur peut etre fatale. la mousse recouvre tout, troncs, pierres, racines , créeant un univers ultrat glissant et un sol en suspension ou parfois nous passions une jambe a travers. bref, ce fut un melange de boue, de racines, de troncs, de pierres dans une jungle de montagne complètement hallucinante. Pour le bivouac, nous essayons de trouver une zone a peu près plate . Ensuite, nous débitons un jeune arbre en 4 pour réaliser l'ossature de notre campement a laquelle nous tendons une bâche au dessus. Apres avoir attaché nos capes sur les cotés, nous couvrons le sol de feuilles et d'une bâche pour limiter la remontée de l'humidité. Ensuite vient le moment de se faire un feu (parfois 1h pour l'allumer) et de se faire la popote....riz sardines, pates et produits lyophilises. Point de vue sommeil....on se contente de ce que l'on a....parfois les duvets sont trempés, et a 3000m, ca caille!!! Nous attendons le 6 ème jour pour se laver dans une rivière, a proximité d'une grotte ou l'on crêche.C'est un grand moment de bonheur....on en profite aussi pour laver nos fringues puantes.

Bon...., le pire moment revient au matin lorsqu'on doit enfiler ses chaussettes et chaussures trempées, boueuses et froides. Nous n'avons jamais trouvé le village de pong car apres 6 jours passés dans la jungle sans avoir croisé personne et sans savoir combien de temps il était encore nécessaire pour y parvenir, errintes, nous faisons le choix de rebrousser chemin de peur aussi de ne pas être sur la bonne piste. Nous croisons plus tard pour la premiere fois une famille papou....tous surpris de se retrouver là...au milieu de rien. Ils nous informent apres un bon serrage de main que le village de pong n'est pas très loin...mais ça veut dire quoi pas très loin??... Je ne pense pas qu'il existe pire jungle que celle ci ailleurs....même a 3300m là ou les autres jungles laissent place aux roches ou petits arbustes, ici....la jungle est la même, exubérante, les arbres tombant sous les attaques climatiques et végétales. Chaque pas, chaque appui, chaque prise nécessite un maximum de concentration dans un milieux ultra glissant avec des pluies très fréquentes.Nous ne comptons plus les chutes!!! La moindre entorse ou piqure vénimeuse serait catastrophique a quelques jours de marche de wamena. A wamena justement, nous arrivons.....errintes!!! Alors nous restons plusieurs jours pour désinfecter nos plaies, soigner les ampoules, surveiller les multitudes de coupures aux mains et jambes.Brice ressent aussi le besoin de reposer ses 2 genoux et moi....mon tendon d'achile droit qui m'a fait souffrir au moins pendant 30km hier.On aurait dit que l'on revenait de la guerre du vietnam hier.....on en rigole bien!!!! on s'est jetés sur le coca (pas de bières ici) et on a mangé comme 4 hier soir!!!!! On doit aussi reprendre du poids... J'ai dû me rendre 2 fois a l'hôpital pour realiser des soins afin de résorber mes 4 infections aux jambes.De belles plaies a l'origine qui se sont infectées a cause de mouches venant s'agglutiner dessus. bon....l'hosto, ..c'est folklo !!!.....je raconte... Des taches et trainées de sang sur des murs attaqués par l'humidité Des compresses imbibées de sang sur un sol dégueulasse Un médecin pas très rigoureux qui asceptise les pansements une fois sur deux Des locaux qui rentrent et qui sortent des salles comme dans un moulin Des infirmières papous maladroites qui ne savent pas tenir des cotons au bout d'une pince. Il faut vraiment ouvrir grand les yeux pour s'assurer que les soins soient effectués dans les meilleurs conditions. Bon...on ne peut pas tout avoir....les soins et medocs sont gratuits!!!!

Afin de soigner mon talon d'achille.....je me suis rendu a la pharmacie et aie du montrer sur mon corps la différence entre un tendon et un muscle.Pour le pharmacien, tout était muscles!!! il ignorait l'existence des tendons et ligaments, et c'est la 2 ème boutique que je faisais!!!! Alors, en feuilletant son larousse des medocs, j'ai retrouvé le voltarène qu'il possédait de plus, en rayon... Tout sourire, le pharmacien m'a remercié plusieurs fois et m'a pris en photo avec lui!!!! dingue!!!!

Pendant ce temps, brice revenait de la poste sans avoir pu poster son courrier....penurie de timbres!!! Pas de timbres avant une semaine lui dit le postier avant de rajouter.....et il y a beaucoup de vols chez nous!!! durant ces quelques jours, nous organisons notre trek en pays korowai..... Le premier guide que nous rencontrons, mr MARTINUS, se perd dans les chiffres et nous propose 15 jours pour 1 milliard de roupies, avant de retomber a 100 millions....petite erreur d'un zero....rien que ça!!!! .....et 10 mn apres, notre trek ne vaut plus que 37 millions.....impossible de faire confiance a un tel loulou.....j'imagine même pas dans la jungle!!!! Nous organisons finallement notre trek avec mr PELNIUS....encore un sacre coco!!!! Je ne peux plus mettre mes chaussures...ce n'est pas une tendinite mais serait une ou plusieurs microfractures au talon d'achille. Je prefere cela car je peux marcher en botte sans probleme. Nous arrivons a dekai avec notre guide et decouvrons notre piece de vie....un lino pourri pose sur un plancher ou les cafards gravitent.Les murs sont à peine plus epais qu'une planche de balza. C'est le grand départ pour le trek, tout est pret....sauf penius qui s'est assez logiquement fait tirer son portable (il ne savait de toute façon pas s'en servir). Alors une armée de potes a motos se deploient pour faire justice eux même en vue de récuperer l'appareil.......qui ne sera pas retrouvé et nous perdons une journee... Le lendemain matin au depart..... pelnius....explique nous, tu as prévu 5 porteurs pour 7 gros sacs.....comment comptes tu faire?? Effectivement.....il y a un probleme, ainsi nous récuperons 2 porteurs de plus. Apres une heure de marche, pelnius nous demande si nous possedons des coupes-coupe....et bien non, c'est a toi de prevoir mon pote!!! Ainsi ni le guide ni les 7 porteurs n'en detiennent!!! on hallucine!!!! Nous nous arretons pour manger....pendant 3H.......3/4 d'heure pour trier le riz !!!!! On reprend ensuite la marche pendant.....20 mn pour traverser une rivière, de l'eau jusqu'aux mollets seulement.....et installons le campement !!! Quelle organisation!!!! la tente fournie par le guide juste montée, ....le temps se dechaine et la pluie s'invite dans notre etroit foyer. une tente passoire!!!!! Alors que l'on avait preté a notre imbécile de guide, nos bâches, car il n'avait rien prevu...on lui reprend de furie!!!!! Ainsi , sous une pluie battante et dans l'obscurité, je coupe et débite de jeunes arbres et avec brice, nous étendons la bache dessus la tente.Le mal est fait, nous dormons dans des duvets trempés!!!! Pelnius, notre guide, est considéré par ses pairs de wamena comme un des meilleurs de la valleé....c'est peu dire le niveau!!! Pour brice et moi, c'est le pire guide que nous avons pû rencontrer parmi nos differents voyages....et de loin.Les criteres papuas sont très différents du reste du monde!!! Alors qu'il a plu toute la nuit, nous redécouvrons la rivière.....qui s'est métamorphosée en fleuve!!! pas grave, on l'a passée hier soir mais.....cher guide, il y a t'il d'autres fleuves a traverser aujourd'hui ??? Oui, repond t'il en ricanant....deux a traverser et plus importants!!! Avec brice , on est montés en regime!!! ....bon alors, on fait quoi now, on laisse le fleuve continuer a monter derrière nous et on continue la marche pour rester bloquer entre deux fleuves...et combien de temps??? Alors qu'il pleut sans discontinuer, sans l'accord du guide, nous choisissons de faire demi tour dans la minute, ....mais le fleuve est il traversable?? Discretement, les porteurs approuvent notre décision, mais quelle inconscience du guide!!! Les porteurs, alors entament la traversée...de l'eau jusqu'au cou, les sacs sur la tête, accrochant fermement leurs pieds musclés sur les roches face au courant !!! mais comment font ils??? Brice, devant moi, se retrouve a l'horizontal dans l'eau et ne pouvant plus faire face au courant, lâche la main de son porteur et finit a la nage....par chance, au bon endroit du courant....ouf!!! Notre tarlouze de guide, retire son petit pantalon pour ne pas le mouiller, le pose sur sa tête et se fait aider d'un porteur sur toute la traversée.....pffff !! L'apres midi, nous portons quelques affaires, un porteur étant victime de la malaria. Pour espérer voir les korowais...une dernière option s'offre a nous, chartériser un longboat...pour 12 millions de roupies!!! c'est chose faite, pendant ces 2 jours, nous remontons le fleuve cirek non sans mal.Nous passons la premiere nuit a binam et arrivons a maboul....... et là, .... nous assistons a une scene irréaliste...... ..Comme a l'accoutumée dans chaque village lorsque nous arrivons, les groupes se forment autour de nous. Mais ce soir........ ..........une dispute eclate entre 2 familles korowai. Le mari, peut être fauché, se fait reprocher de ne pas avoir payé sa dote de 5 cochons, 2 millions de rupiah, un coupe coupe et des colliers de coquillages pour les parents de sa femme. vous suivez toujours?? La tenson est palpable, des mots qui se durcissent....et ca tourne en pujilat!!! Des coups partent puis tout le village se disperse en courant dans tous les sens, certains en poussant des cris aigus...ah ou - ah ou - ah ou, .... ou ah eh - ou ah eh- ......et le village s'embrase!!!! les hommes s'arment en quelques secondes de leurs arcs , et les fleches fusent alors en tout sens...et nous, ...on nous tire par les bras en quatrieme vitesse pour se foutre a l'abri. Mais quelle scène hallucinante!!!

Ce matin....nous retrouvons une fleche plantée sur notre bungalow. Va t'on pouvoir partir ce matin, car nos nouveaux porteurs du village seront disponibles que si une entente est trouvée dans le village. oui......c'est ok !!! Nous arrivons dans l'apres midi chez une famille korowai qui niche dans un arbre a 10 mètres de haut. On y monte par de simples encoches taillées dans un tronc assez fin. Le plancher irregulier de la tree-house laisse entrevoir la vegetation 10 mètres plus bas. Des peaux de serpents, plumes, carapaces de tortues, nageoires de poissons ou ossements de cochons ou casoars ornent le plafond. 2 pieces séparent la cabane, celle des hommes et celles des femmes. ils vivent independamment.chacun possède son propre feu pour cuisiner, allumé en 30 secondes a l'aide d'un rotin et d'un morceau de bois.impressionnant de rapidite!!! Les femmes seins nus, portent un pagne tandis que les hommes se suffisent d'une feuille sur le penis...replie en 2 !!! aie!!! Nous partageons leur repas du soir.....vers de sagou, criquets, et des gros vers blancs(sagou) coinces entre 2 pates de sagou, genre sandwich!!!

aujourd'hui, on les suit dans la jungle.....et on en prend plein les yeux!!!! Il faut s'imaginer a l'époque du néanderthal avec des hommes et femmes coupant des arbres a la hâche de pierre, fabriquant le sagou avec des techniques ancéstrales au beau milieu de la jungle en utilisant tout ce que la nature a à offrir. ....s'imaginer aussi voir des femmes attrapper un serpent a main nu et le partager au menu apres avoir fait le feu comme je l'ai decris plus haut. .....s'imaginer aussi voir des hommes fabriquer des pièges ingénieux pour la chasse et la pêche ou des femmes faisant leurs courses (insectes) dans la nature comme on va au supermarché.... Les enfants de 2 ans s'essaient au coupe coupe ou a la hâche , ...et fument a 8 ans des bangs dès 5h du matin!!!! Les sourires, l'envie de faire partager, les crises de fou rires alimentent nos appetits. Nous dormons ce soir dans une treehouse de 10m de haut, pas la meilleure nuit qui soit, avec l'ancien qui alimente son feu toute la nuit, le chien qui jape ou la mémé qui tousse et crache, mais ce fût une belle experience......et sans cafards ni moustiques pour une fois. vivre et partager quelques instants avec ces hommes, femmes et enfants fut une experience exceptionnelle. Merci a vous, korowai, qui vivez dans un autre temps, toujours en harmonie avec la nature, et qui transmettez vos valeurs et votre savoir de générations en générations. Dans un monde ou le superficiel grandit, ...nous avons trouvé de simples gens.

Lors du dernier jour, pour l'anecdote, nous avons acheté un cacatoes pour 4 euros a un gamin qui l'avait délogé de son nid.Tout heureux de lui redonner sa liberté, brice monte a 3m de haut pendant que je filme...... ....il lache la bête.....qui plonge la tête la premiere dans l'herbe!!! Ils lui avaient coupé une aile....dégoutés, on leur revend l'oiseau ......chit !!! Question faune justement, ..les oiseaux et insectes sont rois. Aigles, perroquets, toucans, cacatoés, perruches peuplent la jungle et on a pu apercevoir jusqu'a 30 cacatoés voler ensemble. Les insectes sont énormes, difformes, multicolores et omniprésents.

Et vint ce fameux retour en bateau sur dekai.... A l'origine, une journée devait suffir..mais c'était sans compter sur l'habilité et la maitrise du boat man.....incroyable!!! Toute la journee, ses choix de navigation restent aléatoires, il manque de nous faire chavirer stupidement ou cale son moteur pour de multiples raisons.....parce qu'il a un joujou mais ne sait pas s'en servir!!! Bon...il finit par casser son lanceur...a 2 reprises !!! ......et c'est plus tard le carburateur qui lache!!! De nuit alors, armés d'une lampe de poche au milieu du fleuve, nous tentons de trouver une une cabane ou passer la nuit.ce sera chose faite mais pas sans mal.... le lendemain..le longboat avance mais manque de puissance....jusqu'a la panne de gasoil!! apres 2h de rames (bouts de bois) a contre courant, il faut se rendre a l'évidence, c'est peine perdue... le boatman part alors dans la jungle rallier un village et reviendra 4h30 après a bord d'un autre bateau et d'un bidon de gasoil. Notre bateau ne demarrant toujours pas , on se fait tracter par le second...qui tombe en panne a son tour, puis c'est l'un puis l'autre....une vingtaine de pannes plus tard , nous arrivons enfin.... nous revenons sur dekai.... Ce dimanche , la messe se deroule dans notre chambre.........qui sert aussi de dortoir pour tribus de passage. les hommes se mettent ensuite a la couture et les femmes préparent a manger dans la cuisine située dans le poulailler et la porcherie.je déconne pas!!! Allez.... je decris une mamie a coté de moi...elle est vétue d'un twed (jupe ecossaise style set de table des annees 60), d'un maillot de foot, d'un bonnet mi peruvien, mi jamaicain et de tongues a fleurs. Un homme aussi...porte une epingle a nourrice a l'oreille.... Bon....c'est un peu tout ça la papouasie....c'est déconcertant, envoutant, déroutant!!!! Il faut ainsi avoir une sacre pêche et une bonne dose de patience. la papousie...faut pas la subir!!!

Bon nous devons quitter dekai pour rejoindre wamena puis jayapura....mais c'est pas simple!!! Dimanche, il n'y avait pas de vol pour wamena. Lundi...un vol, mais jamais vu l'avion. Hier, nous attendons a l'aeroport de7h a 14h , mais l'avion promis ne viendra pas. Aujourd'hui 3 vols étaient prevus, puis 0, puis 1 ou 2, puis aucun!!! Un vol d'une autre compagnie a ete affrêté au dernier moment...on s'est mis sur le coup grâce a une connaissance du guide sans divulguer l'info....ca se passe comme ça ici!!!! Personne ne sait jamais rien , faut avoir des nerfs d'acier, même les pilotes ne sont pas informés!!! Des noms sont effacés des listes pour en ajouter d'autres via les backchiches, un avion qui vient mais qui ne vient plus, la météo changeante......et aucune organisation!!! On peut aussi se ballader sur la piste pendant un décollage ou rentrer et sortir de l'aéroport comme au bon vouloir.... En papouasie, demain signifie peut être, demain ou dans 15 jours, ...ils n'ont aucune notion de temps , de distance et ne connaissent pas leur age. "jam karek" signifie....temps élastique !!! une expression qui n'existe pas dans notre language..... Pour conclure ce chapitre ....les cafards cohabitaient dans notre avion, un twin otter, et lors de l'ouverture des soutes... un rat resistait a la capture des bagagistes....pieds nus. bon...on espere avoir un vol demain pour les moluques a ambon........
Namibie: trajet Palmwag-Epupa sur 1 jour? English translation pending
by Vinnylove · 2010-01-13 · 85 replies
Salut à tous, petite question pratique Pensez vous que le trajet Palmwag- Epupa falls soit faisable sur une seule journée ? (en saison sêche) Qui l'a déjà fait ?
Quarante jours dans le Sud-Ouest américain (6ème partie) English translation pending
by Isap29 · 2009-11-07 · 18 replies
Compte-rendu de notre périple USA 2009 (6ème partie)

1ère partie : de Los Angeles à Monument Valley
http://voyageforum.com/...ere_partie_D2770076/

2ème partie : de Goosenecks SP à Moab (Fisher Towers) http://voyageforum.com/...eme_partie_D2841809/

3ème partie : de Moab (Arches) à Escalante Natural Bridge http://voyageforum.com/...eme_partie_D2859221/

4ème partie : de Lower Calf Creek à Bryce Canyon http://voyageforum.com/...eme_partie_D2907704/

5ème partie : de la Cottonwood Canyon Road à Coyote Buttes South http://voyageforum.com/...eme_partie_D2949558/

6ème partie : de Antelope Canyon à Zion http://voyageforum.com/...eme_partie_D3004337/

7ème et dernière partie : de Bryce (bis) à Los Angeles (fin) http://voyageforum.com/...ere_partie_D3148167/

Vendredi 12 juin Réveil à 5h30 (Utah) et 2h plus tard, nous partons pour Page (Arizona) et Antelope Canyon ; il fait 12°C. Arrivés au Navajo Tribal park à 9h Utah (8h Arizona), nous payons notre entrée (6$ par personne, conserver le ticket), réservons notre tour pour Upper (50$) à 11h (arriver à 10h45 nous dit-on car ils n'ont pas de tickets, nous sommes juste notés sur une feuille de papier volante, hum !) et direction Lower, situé un peu plus loin, l'autre coté de la route en direction de la marina. Prise de ticket (40$) et, assez rapidement, nous voilà partis pour le canyon (9h30) avec nos appareils photos, le caméscope et nos pieds (photos) 😉. Descente dans Antelope Lower Canyon

Il y a une telle dynamique de lumière qu'il est difficile de photographier ; il faut éviter de prendre la lumière extérieure car soit c'est complètement cramé, soit l'intérieur est noir. Je fais quelques prises de vues pour de la « hdr » (technique qui consiste à prendre plusieurs clichés avec des paramètres différents et à les « superposer ») ; jamais testé, on verra plus tard.

Notre guide navajo nous précède, accompagnant la visite de quelques notes de guitare. Dans l'ensemble, il nous laisse tranquilles et il n'y a pas trop de monde.









Photo prise vers le haut, la branche est au "plafond"



Nous sortons du canyon à 11 heure (Utah) ; la température était très agréable à l'intérieur mais dehors, il fait 27°C et pas d'ombre. Sortie du canyon

Nous repartons pour Upper et, heureusement, pas de problème, nous étions bien enregistrés. Départ en camion bâché ; nous discutons agréablement avec une jeune suissesse qui parle assez bien le français (ce n'est pas sa région, elle était du côté allemand). Contrairement à beaucoup de forumeurs, le trajet s'est bien passé, pas trop secoués, pas trop vite, pas de course entre camions. On ne s'étonnera pas de la foule dans le canyon !

Au bout d'environ 10 minutes nous sommes à pied d'œuvre. Entrée d'Antelope Upper Canyon

Nous prenons toutes nos photos sur pied, avec parfois de multiples expositions, et il faut souvent s'imposer car si certains respectent les autres, c'est loin d'être le cas de tous, même des guides !

Tube de lumière avec sable projeté par le guide (à gauche)

On se rend compte de la hauteur du canyon









La sortie du canyon est atteinte à 13h, après une petite heure de bonheur ; on a beau avoir vu de multiples photos, la réalité est toujours différente, l'ambiance et le ressenti sont là. Sortie du canyon

Notre guide nous laisse le choix de revenir par l'extérieur ou l'intérieur. Devinez ce que nous faisons ; il indique que nous avons 20 minutes pour faire le chemin à l'envers et qu'il nous attendra à la sortie.







Nous repartons à Page pour un pique-nique dans la voiture, sur un parking de grande surface. Le temps de manger (assez rapidement) et bip-bip-bip, l'onduleur nous signale que la tension de batterie est faible. Effectivement, on arrête tout et … impossible de démarrer, mêmes symptômes qu'à Grand Canyon. La batterie (ou l'alternateur) a bien un problème, on ne décharge pas une batterie en une petite heure seulement avec une glacière et un chargeur de batterie d'appareil photos. Je n'aurais pas de scrupules à présenter la facture à Alamo au retour. Finalement, je laisse reposer le tout et, quelques temps après, la voiture condescend à démarrer. Pour le prochain voyage (car il y aura un prochain 🙂 ), j'apporterai en plus mes câbles de batterie ! Nous partons pour Stud Horse Point à 15h30 avec 27°C au thermomètre, mais nous nous paumons (problème de point sur le gps) et décidons de partir plus tôt vers Alstrom Point.

Après le franchissement d'un petit cours d'eau, nous attaquons la piste très roulante (aucun problème d'après le ranger de Big Water). Petite balade du côté de Nipple Bench, dans les Badlands aux teintes gris-noir, avec quelques hoodoos.







Puis nous continuons vers Kelly Grade Overlook et nous retrouvons des terres superbement colorées, des ocres rouges, jaunes, et un mélange de gris et de noir.

Nous décidons de ne pas faire la montée et restons simplement au pied de la butte. Il doit y avoir des tireurs dans le coin car je découvre une douille.



Nous reprenons la piste et tombons sur une zone totalement sombre :



et continuons sur Alstrom Point où nous atteignons rapidement le premier point de vue.

Plus loin, Isabelle est obligée de descendre pour me guider, la piste étant assez « rugueuse ». Peu de temps après, cri d'Isabelle, ... de la vapeur sort du capot moteur 😕. Je m'arrête et ouvre avec précautions le capot : le radiateur n'a plus de bouchon ! Il a sauté sous la pression de la vapeur et le bloc moteur est couvert d'antigel rose. Nous n'avancions pas vite vu l'état de la piste, mais c'est bizarre que le moteur ait autant chauffé (je découvrirai la vraie raison beaucoup plus tard, mais … vous devrez patienter pour le savoir 😉).

Nous profitons de cette pause forcée pour photographier le lac Vue sur Gunsight Butte ; au fond, Navajo Mountain

et décidons, c'est nettement plus raisonnable dixit Isabelle, de faire demi-tour ; tant pis pour la nuit à la belle étoile au sommet d'Alstrom Point et les superbes photos que nous a montrées Philippe 🙁.

Nous faisons le plein du radiateur et nous voilà repartis pour Page, il est 19h. Des voyants « bizarres » restent toujours allumés au tableau de bord mais l'aiguille de température a baissé. Nous arrivons à 20h30 chez Bob Bashful, charmant et sémillant personnage ; malheureusement, le jeune couple que nous venons de croiser nous a soufflé la dernière chambre de libre. Mais Bob ne laisse pas tomber ses visiteurs et, quelques coups de fils après (gratuitement !), il nous indique un autre hôtel ; un grand merci à lui. Nous nous installons donc au Page Boy Motel.

Samedi 13 juin Les critiques que nous avons de ce motel sont mitigées, mais nous l'avons trouvé tout à fait correct (surtout pour 1 nuit sans avoir réservé). Seul bémol : le prix (71$) est un peu élevé pour une chambre sans petit-déjeuner.

Nous partons à 9h45 avec 23°C. Un bref arrêt au Wallmart, le plein de carburant et nous arrivons à Horseshoe Bend à 10h15. Petite marche au soleil (ça grimpe un peu) et descente vers un endroit inconnu des « guides papier » (merci ouestusa) ; l'approche ne laisse rien présager de la vue finale.

Lorsque nous arrivons où il faut, la vue est magnifique : ce méandre du Colorado à nos pieds mérite bien les quelques efforts pour l'atteindre (et en repartir). Mais attention, aucune ombre à proximité !

Les premières photos se font debout, au droit de la falaise et le 28 mm d'Isabelle ne suffit pas à englober l'ensemble de la vue ; Panorama pour englober l'ensemble

je visse mon complément optique pour passer à 20 mm.

Les photos suivantes, je les prends allongé sur la roche, tellement le vide est impressionnant.

Le Colorado, après son arrêt brutal au barrage, coule paisiblement et nous apercevons les bateaux et autres kayaks en contrebas.

À 11h10, nous sommes de retour à la voiture (2 km de marche au total) et repartons pour Grand Canyon Nord.

Petit arrêt photo sur la route, avant Lee's Ferry pour admirer les falaises rouges, Falaises, de loin...

... et de près

puis nouvel arrêt à Navajo Bridge (11h50) d'où nous pouvons, à nouveau, contempler le Colorado.

Nouveau pont, l'ancien où nous sommes est réservé aux piétons

Notre roadbook prévoyait Cathedral Wash, Double Barrel Arch, mais suite à la perte de nos photos, nous avons pris la décision de gagner du temps pour refaire un saut à Bryce Canyon. Nous filons donc directement à Grand Canyon Nord (12h35), suite aux conseils de Gillou02 sans qui nous l'aurions zappé.

Après avoir quitté la route 89 (sud), nous prenons la 67 et traversons une forêt carbonisée ; les arbres survivants sont rares. Nous passons un panneau indiquant l'altitude : 8840 pieds soit pratiquement 2700 mètres, les arbres sont de nouveau verts et le sol est bien tapissé de végétation ; cela nous change des paysages semi-désertiques.

Après l'arrêt habituel au VC à 14h19, nous arrivons sur la rim à 14h45 à Bright Angel Point (la route est longue depuis l'entrée du parc) et redécouvrons les merveilleux paysages du Grand Canyon (il porte bien son nom) ; la température extérieure n'est plus que de 16°C.



Acacia sp.

Vers 15h30, notre estomac se rappelle à nous et nous faisons la pause déjeuner sur le bord de la route ; une table nous accueille ainsi qu'un joli petit écureuil. Uinta Chipmunk (Tamias umbrinus)

Ensuite, départ pour Cape Royal où nous arrivons à 16h40 ; la route est très sinueuse et il y a beaucoup de vent. Angels Window

Cape Royal

Cliffrose (Cowania stansburiana)

Sur la rive sud, il y a un énorme incendie dont nous voyons distinctement le panache de fumée.

Nous repartons avec des arrêts en cours de route à Walhalla Overlook, Unkar Delta et Unkar Creek

puis à Roosevelt Point

et à Vista Encentada,

pour finir à Point Imperial.

Nous repartons vers 18h30 et, un peu plus tard, rencontrons un troupeau de bisons broutant paisiblement.

Nous quittons définitivement Grand Canyon Nord, visité un peu trop rapidement, vers 19h et la température est de 19°C ; un beau soleil illumine le paysage (comme nous devions regagner l'Utah, nous n'avons pas changé l'heure de nos montres ni de nos appareils).

En traversant Fredonia vers 20h, nous trouvons une voiture de marshall à l'entrée et une autre à la sortie ; heureusement que je ne roule pas trop vite !

Peu après la traversé de Kanab, nous prenons à gauche la Hancock Road pour entrer dans Coral Pink Sand Dunes Area où, au lieu d'y passer une journée, nous y resterons uniquement la nuit. Après un essai pour trouver une petite arche en entrant (la piste nous paraît trop « sandy »), nous continuons, ne trouvons pas l'indication du terrain de camping de Ponderosa (en fait nous avons vu une pancarte, mais pas pour le campground) et nous prenons la route Yellow Jacket Road pour nous arrêter auprès d'un corral vide où nous passerons la nuit (camping sauvage). Nous éteignons les feux à 22h40, après avoir vidé les cartes des appareils photos.

Dimanche 14 juin Réveil à 5h30, il fait 6°C. À 6h50, nous partons pour Zion et quittons la 89 à Mt Carmel Junction. Peu après, sur la gauche, un troupeau de bisons (d'élevage) pait tranquillement. Nous franchissons la guérite d'entrée du parc, vide à cette heure matinale, et peu après, à la sortie d'un virage, un mouflon (desert bighorn sheep) se trouve sur la route, juste devant nous. Le temps de nous garer (proprement), il est parti, mais 9 autres sont dans les parages et se laisseront photographier.

Nous arrêtons la voiture à 7h50 pour faire la balade de Canyon Overlook, notre premier contact avec Zion ; comme il fait 11°C, la polaire se porte facilement. La randonnée passe d'abord au-dessus d'une gorge étroite (Pine Creek Canyon)

puis nous arrivons au point de vue d'où nous apercevons toute l'entrée est du parc

et la route qui, après la traversée du tunnel, serpente en contrebas.

Retour à la voiture et attente de quelques minutes pour traverser le tunnel (circulation alternée)

et nous nous arrêtons pour admirer The Great Arch (plutôt une alcôve) située approximativement sous la fin de Canyon Overlook.

Nous pouvons aussi observer les orifices d'aération du tunnel, taillés dans la roche.

Nous continuons la descente dans la vallée et arrivons sur le parking du VC à 9h30 ; il est obligatoire d'y laisser sa voiture, la circulation dans le reste du parc étant réservée aux navettes.

Un peu moins d'une heure plus tard, nous prenons une de ces navettes et arrivons à l'arrêt The Grotto à 11h. Au programme : la randonnée Angel's Landing.

Après un début un peu pénible car sableux, la montée de la première partie se fait au rythme des arrêts photos (en fait, arrêts pour souffler un peu 😉 ). En examinant bien, on aperçoit le chemin taillé dans la roche et ce qui nous reste à grimper (du moins, ce que l'on croit 😄😄😄 😕)

Arrivés en haut de la première grimpette, On voit très bien le chemin (dans le sable !) et le dénivelé déjà parcouru 😉

nous traversons une zone relativement plate et entièrement à l'ombre, ce qui est très agréable (Refrigerator Canyon).

Assez rapidement, nous attaquons la partie suivante, entièrement en lacets (Walter's Wiggles) avec des murs maçonnés (typique sur cartes postales)

et nous arrivons à Scout Lookout à 12h10. Un superbe panorama s'offre à nos yeux

et nous faisons la pose casse-croûte avec les écureuils curieux et gourmands, comme d'habitude !

Nous repartons vers 13h et attaquons une montée assez raide mais facile, grâce à la présence de chaines pour se tenir ; il faut parfois faire la queue.

Nous arrivons à une petite aire où quelques personnes attendent des courageux partis à l'assaut de la dernière grimpée. Il reste 160 m de dénivelé à gravir, avec un vide de 500 m de chaque côté d'une crête pas très large. Nous décidons de ne pas aller plus loin, non par manque de volonté, mais par manque de temps 😇. La vue est magnifique. Montée finale vers Angel's Landing (1 765 m)

Vue sur la gauche, au dessus de la vallée

Nous repartons Refrigerator Canyon, maintenant en plein soleil

et vers 14h20, nous arrivons au niveau de la Virgin River et là, nous nous déchaussons pour un bain de pieds dans l'eau fraiche ; quel plaisir ! Au milieu : Angel's Landing

Nous reprenons la navette jusqu'au fond de la vallée pour découvrir, un peu rapidement certes, le reste de ce parc.











Retour au VC à 16h et départ une demi-heure plus tard.

À 17h, nous nous arrêtons à Chekerboard Mesa (2 033 m) ;

les différentes vues avoisinantes sur White Cliffs sont aussi très jolies.



Suite au prochain numéro... 😉

Fin de la sixième partie.

1ère partie : de Los Angeles à Monument Valley http://voyageforum.com/...ere_partie_D2770076/

2ème partie : de Goosenecks SP à Moab (Fisher Towers) http://voyageforum.com/...eme_partie_D2841809/

3ème partie : de Moab (Arches) à Escalante Natural Bridge http://voyageforum.com/...eme_partie_D2859221/

4ème partie : de Lower Calf Creek à Bryce Canyon http://voyageforum.com/...eme_partie_D2907704/

5ème partie : de la Cottonwood Canyon Road à Coyote Buttes South http://voyageforum.com/...eme_partie_D2949558/

6ème partie : de Antelope Canyon à Zion http://voyageforum.com/...eme_partie_D3004337/

7ème et dernière partie : de Bryce (bis) à Los Angeles (fin) http://voyageforum.com/...ere_partie_D3148167/
Récit de nos trois semaines en août en Floride English translation pending
by Pierrebxl · 2009-09-18 · 8 replies
Ayant aussi bénéficié de nombreux conseils sur ce site, voici un compte rendu de nos (presque) 3 semaines.

Serais ravi d'à mon tour prodiguer mes conseils.

9 aout

Bruxelles Orlando via Philadelphie sur U.S. airways

Arrivee fin de soiree, prise de la voiture puis hotel (Baymont Inn près de Universal.)

10 aout

Universal studio

11 aout

Kissimmee, Orlando downtown, Islands of Adventures

12 aout

Universal studio puis Islands of Adventures

13 aout:

Depart d’orlando vers Tampa, puis Clearwater et arrêt a Treasure Island, juste avant St. Petersburg

Motel en bord de plage

14 aout

Treasure Island

Visite de St. Petersburg, Le Pier, puis plage et piscine

15 aout

Visite John’ s Pass a Treasure Island puis vers Sarasota (jolie ville), Venice, Fort Myers, et arrivée a Naples

Hotel Best Western suites

16 aout

Naples

Le Pier, la vieille ville, la 5th avenue, le port

Puis visite de Marco Island et de Isles of Capri

Piscine

17 aout

Naples

Retour vers Fort Myers pour voir Sanibel et Captiva

Shopping a Naples, souper au Mell’s

18 aout

Depart Naples vers Everglades, bref arrêt à Shark Valley puis visite de Alligator Farm a Florida City

Ensuite en route pour les Keys, arrivée a Key West à 19h30

Hotel Best Western Hibiscus

19 aout

Key West. Visite de la ville, tour de l’ile en vélo, piscine, coucher de soleil sur Mallory Square

20 aout

Départ de Key West vers Miami.

Petit tour a Miami South beach puis downtown Miami (Bay side Market.)

Hotel Holliday Inn en face de Bay Side Market

21 aout

Miami beach, North Beach, puis embarquement sur le Majesty of the Seas pour une croisière de 3 jours vers les Bahamas

22 aout

Coco Key – une ile des Bahamas au sable blanc et à l’eau turquoise

23 aout

Nassau, Bahamas

24 aout

Retour à Miami au matin. Retour au Holiday Inn.

Miami South Beach,

Visite de Star Island (tour en bateau de Miami et des maisons de millionnaires)

25 aout

Miami

Visite de Coconut Grove, de la Villa Vizcaya, du Seaquarium de Miami, et shopping au Adventura Mall

Visite de South Beach en nocturne

26 aout

Depart de Miami vers le nord. Fort Lauderdale, Pompano Beach, West Palm Beach, et arrive à Cocoa Beach, juste à côté de Cape Canaveral (ou nous voyons la navette Discovery qui part le lendemain)

Best Western Cocoa Beach

27 aout

De Cocoa Beach vers Orlando, retour au Baymont Inn

Arrivé fin de matinée, piscine, dernier shopping au Prime Outlet près de Universal, bouclage des valises

28 aout

Restitution de la Chevrolet Impala et vol Orlando-Philadelphie-Bruxelles
Retour du MSC: le Fantasia n'aime pas le vent English translation pending
by Manouedith · 2009-06-22 · 35 replies
Nous rentrons de croisière sur le Fantasia le plus joli navire de croisière du monde nous a dit le service d'animation. Sauf que l'organisation est loin d'être comme sur les Costa. De multitudes de petits détails font la différence. En mai dernier il avait déjà rompu ses amarres dans le port de Majorque des passagers à l'eau dont un blessé âgé sérieusement touché. Samedi 20 juin 2009, surprise nous accostions à Toulon aulieu de Marseille où nous attendait notre voiture. Pagaille monstre on ne nous a rien dit avant la réunion dans la salle ou nous allions débarquer et encore, nous n'avons su que c'était à cause du temps, nous en avons déduit qu'étant donné l'envergure du monstre et le fort mistral qui accompagnait notre arrivée en était les causes. Explications bien flou absolument pas d'organisation de rechange correcte. On nous a même fait comprendre que peut être nous allions payer notre transfert en car à Marseille, heureusement il n'en a pas été. Au lieu de nous transporter en plusieurs cars vers Marseille, un pour le port, un pour l'aéroport, un pour la gare St. Charles, nous étions 300, une seule navette en direction du port de Marseille, à l'arrivée pagaille monstre pas assez de taxis pour nous emmener à notre départ officiel. Il était déjà 11 heures ceux qui devaient reprendre le train l'avaient manqué. Pour nous nous nous en sommes bien sortis étant donné que nous avions notre voiture. J'ai fait 2 croisières l'année dernière sur Costa (Victoria et Atlantica) je ne me souviens pas de ne pas avoir été pris en charge depuis l'aéroport. Les taxis sont chers et en rajoute aux prix de la croisière, mais ça sur MSC tout est payant la navette dans chaque port si on ne prend pas les excursions est de 6 euros par personne, si l'on désire un plan de la ville dans laquelle nous débarquons il faut payer le plan, sur Costa il se trouve dans le today chaque jour, même une cape en plastique si le temps est menaçant. Fantasia n'a que 6 mois et déjà dans certains salons il y a des marques de détériorations. Il a beau être le plus beau navire du monde et le plus grand d'Europe, la logistique est loin d'être rodée, les informations sont succintes et l'animation du soir digne du camping municipal, seul les spectacles dans le théâtre le plus grand de tous les navires sont dans l'ensemble super. Soit, j'ai vu et j'ai navigué sur le plus grand navire, mais je pense que jamais je ne reprendrai un aussi grand 3959 passagers c'est beaucoup trop, trop de promiscuité. Alors et vous qui avait pris le Fantasia et des Costa, qu'en pensez-vous ? cordialement manouedith
Avis sur un itinéraire à Terre-Neuve? English translation pending
by Aylab1977 · 2009-05-14 · 14 replies
Bonjour,

Voici une idée d’itinéraire pour nos vacances de cet été à Terre-Neuve. Nous partirons le 20 juin jusqu’au 19 juillet. Nous partons tôt en saison car nous désirons voir des Icebergs le long de notre route.

J’aimerais avoir vos avis sur ce circuit. Est-ce bien ? Est-ce que les activités que nous avons prévu sont bien? En avez-vous d’autres à proposer?

Merci,

Ayla B.

Jour 1, 2 et 3 : Route de Montréal jusqu’à North Sydney en Nouvelle-Écosse + traversier de North Sydney jusqu’à Port aux Basques à Terre-Neuve. Dormir à Corner Brook le jour 3 Km à parcourir : Environ 1700 Km Temps pour le traversier : De 4h30 à 6h00

Jour 4 : Faire la route de Corner Brook Jusqu’au Parc National Gros Morne Environ 2h30 de route (125 Km) Visite du Newfoundland Insectarium à Reidville sur la route Dormir dans le Parc National Gros Morne (Probablement à Norris Point ou Rocky Harbour)

Jour 5 et 6 : Visite du Parc National Gros Morne Activités à faire : Bonne Bay Marine Station, musée interactif de la vie marine de Bonne Bay Trout River Pond boat Tours The Discovery Centre, Information et expositions sur le Parc Gros Morne Certains sentiers sont de niveaux faciles Dormir dans le Parc National Gros Morne

Jour 7 : Route jusqu’à Port aux Choix Environ 4h30 de route, (170 Km) Activités à faire sur la route : Cow Head Lighthouse Arches Provincial Park, roches en forme d’arches, Portland Creek Dormir à Port aux Choix

Jour 8 : Faire la route jusqu’à St. Anthony Environ 5h00 de route (200 Km) Activités à faire : Port aux choix National Historic Site of Canada, musée sur les Maritime Archaic Indian Phare de Point Riche Dormir à St. Anthony

Jour 9, 10 et 11 : Dormir à St. Anthony Activités à faire : Grenfell Historic Properties, Centre d’interprétation Burnt cape Ecological Reserve, réserve de plantes rares et de limostone Nortstead a vicking port of trade, reproduction d’un village viking avec personne habillés en époque + réplique d’un bateau vicking Dark Tickle co. Wild Berry Economuseum, économusée sur les fruits sauvages L’anse aux meadows national historic site of canada, site d’interprétation dela présence viking en amérique

Jour 12 et 13 : Faire la route jusqu’à Grand-Falls Windsor sur 2 jours Environ 700 Km (13 heures de route) Activités à faire en route : Watt’s Point Ecological Reserve, Réserve écologique avec une flore abondante Deep Cove Winter Housing Site, maison ou passait le peuple anchor point durant l’hiver The majorie bridge & trombolites walking trail, sentier pour voir des roches unicellulaires à Flower’s Cove Le jour 13 dormir à Grand-Falls Windsor

Jour 14 : Journée à Grand-Falls Windsor Activités à faire : Corduroy Brook Nature Trail, Sentier adapté Royal Canadian Legion Museum, musée sur la 1ere guerre mondiale Salmonid Interpretation Centre, musée sur les saumons Dormir à Grand-Falls Windsor

Jour 15 : Prendre la route vers Twillingate Environ 3h00 de route (150 Km) Activités à faire en cours de route : Boyd’s Cove Beothuk Interpretation Centre, Centre d’interprétation amérindien à Boyd’s Cove Dormir à Twillingate

Jour 16 et 17 : Dormir à Twillingate Activités à faire : Phare de Long Point, Musée de Twillingate Auk Island Winery, tour guidé d’un producteur de vin Weil Winery Prendre le traversier à Farewell vers Fogo Island (environ 1h00) Tilting National Historic Site, site sur la culture Irlandaise sur Fogo Island Visite de Fogo Island

Jour 18 : Prendre la route de Twillingate jusqu’à Glovertown en passant par la 330 est puis la 320 sud Activités à faire sur la route : Deadman’s Bay Provincial Park, plage de sable blanc à Lumsden Dover Fault Interpretation Site, site d’interprétation de la collision entre l’amérique et l’europe à Dover Environ 5h45 de route (275 Km) Dormir à Glovertown

Jour 19 : Prendre la route pour Bonavista Visite du Terra-Nova National Park au passage Environ 3h30 de route (180 Km) Dormir à Bonavista

Jour 20 : Activités à faire durant la journée : Cape Bonavista Lighthouse Provincial Historic Site The Mockbeggar Plantation Provincial Historic Site Ryan Premises National Historic Site Dungeon Provincial Park Dormir à Bonavista

Jour 21 : Prendre la route pour St. John’s Environ 5h00 de route (300 Km) Dormir à St. John’s

Jour 22 à 26 : Dormir à St. John’s pour 6 nuits Activités à faire durant ces journées : Itinéraires pour piétons et automobiles sont présentés dans le guide touristique de St-Jean offert au 348 rue water ou à l’aéroport House of Assembly Tours James J. O’mara Pharmacy Museum Commissariat House Provincial Historic Site Quidi Vidi Battery Provincial Historic Site Johnson Geo Centre Signal Hill national Historic Site of Canada Cape Spear National Historic Site of Canada Middle Cove Beach Newman Wine Vaults Provincial Historic Site The ROOMS RC Institute for Ocean Technology Quidi Vidi Brewing Company Limited

Jour 27 à 30 : Refaire la route jusqu’à Port aux Basque Reprendre le traversier jusqu’à North Sydney en Nouvelle-Écosse Route de retour jusqu’à la maison (Environ 2400 Km de route)
Projets d'itinéraire en Australie en septembre 2009 English translation pending
by Calahan59 · 2009-01-05 · 18 replies
Bonjour à tous,

Je me rends en Australie en septembre 2009 pour 3 semaines. Je commence à reflechir à mon itineraire afin de profiter au mieux de mon voyage. Pour des raisons pratiques et financieres j'arrive et je repars de Sydney. Nous serons 3 amis pour réaliser ce périple, nous avons déjà réaliser en 2007 un tour de +/- 5000 km dans l'Ouest Americain, donc je pense qu'on à une petite experience dans ce genre de trip.

Pour l'instant, et vu que je n'ai pas encore acheté de guide, je m'aide de Google Map pour me donner une idée des disatances et de voir ce qu'il est possible de faire ou pas. J'avais dans la tête d'aller voir le Ayers Rock mais il me semble qu'il est beaucoup trop à l'ouest de Sydney pour que ca soit envisageable.

Bref j'ai donc "ébaucher" 3 parcours differents, et je vous demande donc votre avis. En sachant que le but de se voyage c'est d'en prendre plein les yeux(ca parait évident) et qu'on est pas trop musée et trucs intellectuels(j'assume totalement), mais bon on ne va pas à l'autre bout du monde pour aller voir des Gauguin(ça n'engage que moi).

Voila donc mes 3 projets/3couleurs sur la carte:

jaune pour une boucle jusque Adelaïde bleu pour un vol Sydney--Cairns puis redescente en voiture sur Sydney en commencant sur la côte puis rentrer dans les terres rouge pour un vol Sydney--Cairns puis redescente en voiture sur Sydney uniquement sur la côte Point orange=Sydney

Voila, en vous remerciant d'avance pour votre aide.
4x4 nécessaire pour visiter le parc de Kgalagadi en Afrique du Sud? English translation pending
by Italever · 2008-12-20 · 41 replies
Bonjour, J'aimerais que quelqu'un puisse me dire si il est vraiment nécessaire d'avoir un 4x4 pour visiter ce parc d'Afrique du sud? En effet, j'ai lu dans certains guides que les routes étaient gravillonées ou que c'était des pistes de sable, j'avoue ne pas me rendre compte si une simple voiture peut suffire. Merci
Carnet d'une boucle en Afrique Australe (A.F.S, Namibie, Bostwana et 1 zeste de Zambie: 1ère partie English translation pending
by Ericarole · 2008-09-12 · 37 replies
Ca y est !!!🙂

J'ai enfin bouclé la première partie de notre carnet de voyage. Je ne pensais pas être si prolixe mais je me suis pris au jeu de l'écriture. Mettre en mots tous ces souvenirs est également une belle façon de les revivre. A mon tour de vous faire partager notre voyage.

J'ai vainement tenté de joindre des photos....je suis trop inculte en informatique et internet pour cela, mis à part le "copier-coller" il ne faut pas trop m'en demander.🤪

PROLOGUE AU VOYAGE

Presque un an de préparation fut nécessaire pour élaborer ce voyage. En surfant sur des sites de location de 4x4 en Europe du nord, de clic en clic, je suis arrivé en Namibie, dont, je l’avoue, j’ignorai presque tout. Ce fut un choc émotionnel en voyant les images des paysages, des animaux et en lisant les premiers commentaires des précédents voyageurs.

Un conseil de famille fut rapidement décrété et je n’eus guère besoin de développer pour obtenir l’enthousiasme général. C’était décidé : la Namibie serait notre prochaine destination. La lecture des expériences de circuits individuels en 4x4 « fully equiped » nous séduit : ce sera aussi notre façon de voyager. L’équipage, dont les rôles s’affineront lors du voyage, sera composé comme suit : - ma douce dans le rôle du co-pilote, de l’intendante en chef, de la reporter-photographe et de la tirelire ; - junior, dans le rôle de l’aide de camp efficace, du magasinier roulant à l’oeil de lynx ; - votre serviteur, dans le rôle de l’agent de voyage, pilote, préposé aux feux de camp et grillades, garde du corps anti-babouin. Nous avons tenté d’embarquer d’autres moussaillons dans l’aventure mais sans succès.

Un long travail de documentaliste a alors commencé. Rapidement je découvrais « voyage forum » et arpentais le forum Namibien. De fils en aiguilles, les noms de Fish River Canyon, Sesriem, Cape Cross, Etosha me devenaient très familiers.

Google, Google earth, la fameuse Ka-maps devinrent aussi des précieux alliers.

Alors qu’une ébauche de circuit se mettait en place, je me souviens encore du soir où ma douce est venue à mes côtés, alors que j’étais rivé sur mon écran, pour me glisser candidement à l’oreille : « On sera loin des Chutes Victoria ? C’est un rêve d’enfance... » En quelques clics, elles n’étaient pas si loin …, enfin tout est relatif.

L’amplitude du trajet (de Fish River Canyon aux Chutes Victoria) et les contraintes budgétaires (le vol et la location de voiture sont moins cher pour une arrivée à Jo’burg) nous ont fait opter pour une boucle de Johannesbourg à Johannesburg en 26 jours en passant, dans l’ordre : Fish River Canyon, Sesriem, Walvis Bay, Damaraland, Etosha, Chutes Victoria et Chobe....du Sud sec au Nord plus humide, des grands espaces aux sanctuaires animaliers.

D’un naturel assez anxieux et prévoyant, j’avais décidé de tout prévoir et réserver à l’avance. Notre parcours dense ne nous permettait pas de perdre du temps à chercher sur place campsite ou lodge, et surtout, je n’avais pas envie de me voir dire « sorry, we are fully booked... » dans des endroits où il n’y a qu’une seule possibilité.

Nous avons parfois peiné pour obtenir par e-mail des réservations auprès des organismes d’Etat qui gèrent les campsites dans les grand parcs nationaux : NWR en Namibie pour Fish River Canyon, Sesriem, Etosha ; et DWNP au Botswana pour Chobe. Mais, à force de persévérance et en s’y étant pris très en avance, tout était OK.

Nous avons eu deux petits pépins de réservation : - le loueur de 4x4 initialement choisi nous a fait faux bon . Perpétuellement aux abonnés absents. - Les billets d’avion réservés sur des vols de la Qatar airline ont dû être annulés pour cause de changement de dates des vols de leur part. Mais tout est rentré dans l’ordre sans perte d’argent, si ce n’est que le tarif du nouveau loueur et les nouveaux billets d’avion (sur Emirates) étaient plus chers que ceux préalablement choisis.

Nous avons également particulièrement bien préparé nos bagages, en essayant de penser à tout (trousse à pharmacie complète, kit de réparations en tout genre, accessoires électriques pour les divers rechargements de piles et batteries en tout genre, vêtements adaptés...)

LE PERIPLE

Jeudi 31 juillet Départ à 15H00 de Roissy pour Johannesbourg via Dubai. Les 4 bagages en soute annoncent un poids de 62 kg pour 60 autorisés. L’employée d’Emirates nous adresse un sourire : pas de problème...Faudra faire attention au retour...

Concernant le déroulement du vol, il faut encore rappeler qu’Emirates est vraiment une compagnie au top, les avions et leurs équipements sont nickels. Le service à bord est également à la hauteur. L’anecdote qui suivra renforcera mon propos. L’escale à Dubaï est un peu longue, cependant il y a de quoi faire en terme de lèche-vitrine.

Vendredi 1 er août 10H40 Arrivée à l’heure prévue à Johannesburg. On récupère les bagages...1, 2, 3...et plus rien !!! Manque le 4ème. C’était un sac à dos qui contenait le moins important : duvets, serviettes de bain, Kway, claquettes en plastiques... et des provisions de base au cas où....Nous nous rendons au comptoir des litiges bagages...manifestement nous ne sommes pas les seuls. L’employé très souriant nous indique après vérification sur son écran qu’il se trouve toujours à Dubaï. Il nous dit en toute confiance qu’un avion arrive ce soir et un autre demain matin. Nous lui expliquons que nous partons dès aujourd’hui pour la Namibie et que nous ne passons que deux nuits en AFS. Ce soir, nous serons à 150 kilomètres de Jo burg ; et demain soir à 750 km !!! « Pas grave » dit-il. Il est sûr que nous le récupérons à 90%. Il note les adresses de nos deux étapes et insiste qu’ils font livrer les bagages n’importe où en Afrique du Sud. Pas convaincus, nous quittons le comptoir et allons à la rencontre d’une jeune femme sympathique qui porte une pancarte à notre nom. Après avoir échangé des Euros contre des Rands dans un des nombreux bureaux de change immédiatement situés à la sortie des Arrivées, elle nous conduit à un van qui nous emmène chez notre loueur situé à Sandton, banlieue cossue de Jo’burg. Notre chauffeur prolixe, et aussi très sympatique, nous décrit les environs. Nous discutons de la vie en Afrique du Sud, des récentes émeutes ethniques entre les noirs sud africains et les immigrés Zambiens ou Zimbabwéen, et de tout et de n’importe quoi. J’en profite pour brancher mon Tom-tom et vérifier que ma carte d’Afrique du sud fonctionne. C’est le cas. Je programme l’adresse de mon loueur pour voir. Notre chauffeur hilare nous fait prendre des raccourcis à cause des embouteillages sur les grands axes, ce qui perturbe madame Tom-tom

On arrive enfin chez notre loueur dans un quartier sécurisé : rue barrée avec barrière et garde. Tout le voisinage est fait de belles maisons ceintes de murs barbelés et électrifiés...

Nous recevons un accueil très chaleureux et acceptons avec joie le petit déjeuner qui nous attend. Nous faisons le point sur notre trajet, récupérons tous les documents du véhicule et effectuons la check-list de ce dernier, un Mitsubishi Rodéo double cab 2, 8 l Turbo Diesel. Il est dans un état impeccable, le moteur est comme neuf (mais comment font- ils ?). Je note que tout les niveaux sont au max, qu’un solide pare buffle est monté et que les pneus sont nickels. Ce sont des Bridgestones All terrain...cela aura de l’importance : nous n’avons jamais crevé et sommes passés presque partout sans dégonflage. L’équipement camping a déjà vécu mais cela ira. Un détail nous ennuie, une seule tente est montée sur le toit et il nous est proposé une tente au sol. Nous sommes catégoriques : les deux tentes sur le toit !!! Nous n’avons pas envi de visites noctures indésirables. En 10 minutes, la seconde tente est montée. On nous fait remarquer que le toit extérieur n’est pas fixé sur tous les points d’ancrage car il y a eu une erreur de conception. Le hic c’est qu’ils n’ont pas d’autre tente dans l’immédiat : tout est « on the road ». On nous indique que ce n’est pas grave car on aura pas de pluie...c’est vrai mais...on en reparlera.

Bon il est temps de partir. Après quelques kilomètres, mon cerveau intègre bien la conduite à gauche. Il faut être vigilant dans les carrefours et dans les sorties de stationnement, mais ça va. Le seul bug persistant est la confusion entre les clignotants et le lave vitre...

Tom-tom nous met sur la route et nous nous rendons à Ventersdorp, situé sur la N14 qui relie Jo burg à Upington. Cela nous rapproche un peu car l’étape du lendemain sera longue. On longe le grand township d’Alexandria où les émeutes récentes ont été si dures. La N14 est soudain fermée. Un grand détour par des petites routes non goudronnées nous remet enfin dessus. On apprendra par la suite que la route s’est affaissée et que les réparations sont longues. On arrive à Venterdorp au Mosaic B&B. Là encore un accueil chaleureux nous est fait. C’est un ranch à l’américaine, les propriétaires on aménagé des chambres dans un décor très far west. Notre chambre est immense avec des énormes lits en rondins de bois et la salle de bains est également superbe. Nous mangeons au seul resto du bourg : un Wimpy (fast food très repandu) .... La nuit est froide et on se dit que nos duvets vont nous manquer.

Samedi 2 août. Nous nous levons aux aurores..même avant l’aurore..dur dur on ressent l’effet du voyage, d’autant plus qu’une erreur d’horaire nous a fait lever une heure trop tôt !!! Le petit déjeuner est très copieux, les proprios sont là avec nous. On reprend la route en se disant qu’ils sont vraiment très sympas.

Rapidement, ça dort dans le vaisseau. Faudra être vigilant. La route goudronnée est excellente, les lignes droites sont interminables, le paysage est monotone. J’ai fait le plein en quittant Jo burg. J’ai plus de 800 km d’autonomie...on roule à 120 km/h. Alors qu’Upington est à 150 kms, je réalise que la jauge d’essence est tombée d’un seul coup...à 80 km, la réserve s’allume...Y aurait il un trou dans le réservoir ? A ce rythme on n’y arrivera pas. Depuis plus de 100 km, nous n’avons pas vu une seule ville, ni une seule station service. Je refais le film dans ma tête et me souviens que j’ai dit stop au pompiste à 1500 rands de carburant pour faire un compte rond. Peut être que le plein n’y était pas....... A 60 km un panneau annonce un restaurant-épicerie et station service !!! Ouf...il était temps. Hélas c’est fermé !! On examine la pancarte : fermé le dimanche et le samedi après midi et on est samedi..... Soudain deux jeunes qui se trouvaient dans l’enceinte de la propriété s’approchent. Ils me disent d’appeler le numéro de téléphone apposé sur la pancarte du restaurant. J’appelle et une dame très charmante me répond. Je lui explique la situation et elle me dit qu’il n’y pas de problème, que j’attende et qu’elle m’envoie rapidement quelqu’un. Quelques minutes après, un autre jeune surgit, il m’ouvre, allume la pompe et me fait le plein. Je le remercie chaleureusement et généreusement...le bonheur c’est simple comme un coup de fil... On reprend la route en se disant une nouvelle fois qu’ils sont vraiment sympas les sud africains.

Arrivés à Upington, on se rend au Nirvana . C’est un grand B&B qui est plus proche du motel de luxe. Nous avons une grande double chambre avec frigo, une belle vue sur les environs. Ils ont un très beau parc paysagé avec un petit cours d’eau aménagé avec cascades. On croirait un mini décor de Disneyland. La ville possède de nombreux magasins. On ira peut être acheter le matos perdu avant de partir, on attend encore un peu dès fois que... Le soir, on prend l’apéro sur un ponton qui surplombe le tout. Dîner en ville dans un restaurant local « Bi-Lo » qui encore une fois fait très western. Bonnes grillades, vins locaux sympas, c’est un bon endroit.

Dimanche 3 août : Après un petit déj moins copieux qu’hier, à 07H30, on s’apprête à monter dans la voiture. La réceptionniste m’appelle et me tend le téléphone. Mon interlocuteur m’explique qu’il est chauffeur coursier, qu’il m’apporte mon bagage et qu’il sera là dans 20 minutes. Incroyable !! L’homme arrive comme prévu. Il m’explique qu’il aurait pu être là hier soir mais qu’il n’a pas pu nous contacter. Il vient de faire 750 kilomètres avec un arrêt cette nuit et ..il repart pour Jo burg. Nous récupérons donc notre 4ème valise juste avant de quitter l’AFS. Chapeau Emirates !!! Nous reprenons la route, le paysage est plus agréable, cela nous rappelle la Californie. Nous apercevons nos premiers springboks et autruches ; des curieux nids d’oiseaux s’accrochent sur les poteaux électriques : certains sont énormes, tels des meules de foins. Ils sont faits par de petits oiseaux semblables aux hirondelles qui vivent en communautés dans ces nids.

On arrive enfin à Nakop : la frontière. Côté sud africain, on est bien guidé pour les formalités, les douaniers et policiers sont également sympas, il y a 3 contrôles en tout (passeports, papiers voiture puis un dernier qui inspecte la voiture). On passe le check point et on roule pendant une bonne dizaine de kilomètres...Bizarre : y a pas de poste frontière namibien ? Si, enfin, on y arrive. Il est juste avant un petit village. Là :changement de décor, c’est plus vétuste et les officiels sont moins aimables et ne font vraiment aucun effort. On est même obligé d’en réveiller un....Coût du passage : 160 N$ (env 15 euros)

Nous roulons jusqu’à Karasburg. C’est là qu’il faut s’arrêter pour s’approvisionner. On y trouve des supermarchés dont un Spar. Il y a pas mal de monde dans les rues. Ici commence de façon plus marquée un monde plus pauvre. On est souvent accosté par des quémandeurs de tous âges. Dès qu’on s’arrête, quelqu’un surgit pour garder la voiture. Nous n’aurons jamais autant distribué de pourboires, petites oboles et sourires que durant ces vacances. Pas par obligation mais plutôt naturellement, en ayant conscience que certains de nos petits gestes revêtent ici une bien plus grande importance qu’ailleurs. Nous poursuivons jusqu’à Grunau. Il n’y a pas grand chose ici hormis la poussière. Nous avons bien fait de faire nos courses avant. Après Grunau commencent les « gravel roads ». Un petit aparté à ce sujet, surtout destiné aux futurs voyageurs qui n’ont pas encore roulé là bas. La plupart des gravels sur lesquelles nous avons roulé, ( même les petites routes commençant par « D ») sont très roulantes. Les très longues lignes droites, la largeur des voies et le bon état général de la chaussée me permettaient le plus souvent une moyenne entre 105 et 115 km/h. Cependant attention : cette moyenne n’est possible qu’avec un bon 4x4 aux pneus en très bon état. Car les pièges sont nombreux et avec une berline, je n’aurai probablement pas dépassé souvent les 80 km/h (il faut en tenir compte pour la planification des trajets). La conduite est différente que sur le gourdon : plus fatigante car demandant une grande concentration ; la vision doit balayer la route à environ 25 mètres devant pour détecter les trous, dos d’âne, grosses pierres et bandes sableuses qui peuvent faire obstacle. Pas question de tenir le volant à deux doigts. La très grande longueur de certaines lignes droites ne doivent pas faire oublier que derrière une grande bosse peut se cacher un virage qui, lui, ne doit pas être négocié au delà des 80 km/h sous peine de partir en dérapage. Il m’est arrivé, notamment sur des gravels sinueuses (Kuiseb pass ou entre le Sptizkoppe et le Brandberg), de passer en mode 4x4 car la conduite était très « flottante » autrement. La semaine précédant notre arrivée, mon loueur a perdu un 4x4 suite à des tonneaux effectués en sortie de virage par un touriste européen qui a du écourter ses vacances.

Revenons à notre parcours. La direction de Fish River Canyon est bien indiquée et nous arrivons enfin au camp en début d’après- midi. A l’accueil, on nous dit de choisir notre emplacement. Nous optons pour le numéro 17, au fond du camp, à l’orée des arbustes. Il y a peu d’emplacement de libre de toute façon et le soir venu, ils seront tous remplis. Le notre ne possède pas de point d’eau immédiat mais est plus à l’écart. Le bloc sanitaire se trouve à une bonne centaine de mètres. Pour la douche ça ira. Pour le reste, on préférera la pelle et le petit bois entourant le camp. On est également au plus loin qu’il se peut du générateur assez bruyant qui ne se tait que tard dans la nuit. En ouvrant le coffre du double cab, on réalise pleinement la pertinence des recommandations sur la nécessité d’emmener des grands sacs poubelles : la poussière s’est incrustée partout. De ce jour jusqu’à la fin de notre périple, nous allons vivre dans et avec la poussière. Au début on peste, on se lave les mains toutes les cinq minutes, on tente vainement de s’épousseter....Y a rien à faire qu’à attendre la douche pour être propre pendant 10 minutes....

La nuit tombant rapidement, trop rapidement hélas, nous partons voir le canyon et assister au coucher de soleil, le premier d’une longue série. Le canyon est majestueux, moins profond que son grand frère du Colorado mais plus sauvage. Alors que nous nous posons sur un spot pour voir le coucher, un groupe de jeunes espagnols laissent la porte de leur van ouverte qui diffuse une forte musique brésilienne. Les boules me montent car la quiétude des lieux est pas mal bouleversée d’un coup. Je vais voir l’un des jeunes et, en anglais, je lui explique le fond de ma pensée. Je dois avoir l’air très aimable car il va éteindre la « ziquemu ». On peut enfin voir le soleil se coucher tranquillement. Il n’est pas grandiose car le soleil est de face. Cependant, on savoure quand même. Retour au camp et montage des tentes. C’est la première fois et cela nous prend une bonne demi heure, d’autant plus qu’il faut faire les lits. Par la suite, l’intendante en chef s’ingéniera à plier duvets, couettes et oreillers de manière à remballer le tout dans les tentes : gain de temps et de place dans le cab assuré !!! Alors qu’il fait nuit, un gros camion aménagé en transport en commun arrive dans l’emplacement contigu au notre : un groupe !!! Argh !!! Là encore un petit aparté s’impose :peut- être sommes nous des ours, mais un des petits désagréments du voyage fut la promiscuité avec les groupes dans les campsites des grands sites. Je sais bien qu’il en faut pour tout le monde mais le mélange n’est pas toujours agréable. Les groupes sont parfois très bruyant le soir, tentent parfois de déborder sur leur emplacement et n’hésitent pas à prendre votre emplacement comme point de passage naturel. Mais le plus désagréable est, à 05H00 du matin, d’être réveillé par les bruits de gamelles qu’on remballe, et le moteur diesel du camion qu’on laisse tourner 10 minutes avant de partir. Oui, effet de groupe probablement, ils sont plutôt bruyants et sans gène. Notre "zénitude" a atteint parfois ses limites...

Première corvée de bois, premier feu de camp et grillades arrosées de shiraz...première nuit en tente : dès que tu bouges : tout bouge !!! Il ne fait pas froid. Nous n’avons d’ailleurs jamais eu froid durant toutes les vacances. Les basses températures de l’hiver austral n’étaient pas au rendez- vous. Nous avons bénéficié d’un hiver doux : 25-30°C la journée et peut être 10-12°C la nuit. Les bonnets sont restés dans la valise et nous n’avons pas eu besoin de plus d’une polaire le soir, et encore pas tout le temps.

Lundi 4 août : Le groupe voisin de Fish River Canyon a été discret le soir mais nous avons eu le droit au réveil à 05H00 avec le remballage et le moteur diesel du camion...

Après le petit déjeuner, nous laissons les tables et chaises, ainsi que du linge à sécher histoire de matérialiser notre présence, et nous partons pour une journée complète à la découverte du Canyon. Nous avons admiré sa splendeur depuis les différents points de vue le jalonnant et emprunté le chemin 4x4 qui le longe. Nous avons pique-niqué seuls au monde au bord de la falaise : quel point vue ! Nous avons approché notre premier arbre carquois, vu chacals, antilopes, springboks et autruches, le tout disséminé le long du parcours, provoquant l’excitation générale à chaque fois. Nous avons passé une superbe journée et apprécié ce baroude en 4x4 où nous étions seul tout le temps, rendant l’atmosphère magique. Le chemin 4x4 n’est pas trop dur hormis un passage délicat pour le novice que je suis (pente raide avec gros trous et cailloux mais qui s’est négocié sans problème). Retour au camp, préparatif du bivouac et douche bienfaitrice. La nuit tombée nous avons admiré à l’écart des lumières, ce splendide ciel étoilé, traversé par une voie lactée très claire. Durant notre périple, nous nous serons régulièrement postés la nuit pour l’admirer.

Mardi 5 août : Départ de bonne heure après un repliage rapide (ça commence à prendre le rythme). En route nous apercevons springboks, autruches et deux beaux aigles occupés à finir une boule de poils non identifiable. Entre Seeheim et Aus, les paysages sont très beaux : des étendues de prairies jaunes pailles sur lesquelles se découpent des montagnes tantôt rouges, tantôt marron se succèdent. Nous faisons les courses à Aus. Il y a deux épiceries pas très bien achalandées, la couleur des quelques morceaux de viande dans le congélateur est sans appel : on opte pour des conserves. L’épicerie située en face du restaurant accepte de fournir du cash en échange de la CB moyennant une commission.

Nous mangeons, tout comme pas mal d’autres touristes, au restaurant d’en face et nous goûtons aux brochettes de crocodile : viande blanche qui ressemble un peu aux cuisses de grenouille. C’est bon. Nous discutons avec du sud africain rencontré la veille sur un spot du Canyon.

Notre halte a été un peu plus longue que prévue...nous avions oublié que la nuit tombe très tôt. Nous reprenons la route (C12) et empruntons la D707. Les différents ranchs/lodges qui y sont implantés sont bien indiqués. Le notre : le Ranch Koiimasis est enfin annoncé. 14 kilomètres de piste de sable et quelques barrières à franchir sont nécessaires pour l’atteindre. Le paysage est magnifique, on s’enfonce dans la nature sauvage. L’ocre des montagnes vire presque à l’orange et se découpe sur les plaines jaunes. « waou » que c’est beau ! On arrive au Ranch Koiimasis. Une bande de Suricates nous accueille. Tandis que Junior et ma dame s’attendrissent, je rencontre le maître des lieux, il me fait penser à Crocodile Dundee avec son visage buriné, son chapeau et son short d’aventurier. Encore une rencontre bien sympathique et chaleureuse. Il nous propose du bois pour le feu et nous indique qu’il vend aussi de la viande produite sur place : exit la boite de conserve !!! (Ceux qui ont mangé des saucisses Wieners en boite me comprendront). Il nous cède contre une somme modique des pavés d’autruche marinés faits maison. Ce sera un régal en grillade.

Encore 1 km de piste et nous atteignons le camp. Les emplacements, au nombre de 5 sont particulièrement bien aménagés, au pied d’une montagne de roches ocre, chaque espace individuel pouvant accueillir une tribu. Le terrain est parfaitement utilisé, chaque emplacement est hors vue des uns des autres et distant de plusieurs centaines de mètres : nous voilà seuls au monde. J’ai demandé à notre hôte s’il y avait des animaux sauvages : il m’a souri en me disant de ne pas m’inquiéter, que les babouins avaient été repoussés bien plus loin et que si les léopards nous verraient sans aucun doute, nous, nous ne les verrions pas !!!! Notre camp dispose d’un braii, d’une table en pierre carrelée avec toit en chaume, d’un coin feu de camp et à l’écart, bâtie contre un rocher, une salle de bains avec douche et des wc dignes d’un lodge de luxe dans la savane. Au loin, et en escaladant un rocher, on aperçoit, logé au pied d’une autre colline rocheuse, un petit lodge de même ton que les pierres. Parfaitement intégré dans le décor, il possède des chambres également louées. Ce site fut pour nous un des plus beau camp où nous avons séjourné. Il fait parti de nos coups de coeur. A la lueur du feu de camp, nous avons débouché une demi bouteille d’un vin blanc liquoreux, discrètement amenée depuis notre cave, pour célébrer nos nuits africaines. Monsieur Rotier, votre Renaissance se marie superbement bien avec ces nuits magiques. Là encore, nous avons admiré presque religieusement ce formidable ciel étoilé.

La nuit s’annonçait douce, la chaleur persistait. Mais le vent s’en est mêlé et par trois fois je me suis levé au coeur de la nuit : les toiles de tente claquaient fortement. Il a fallu, à la lueur des lampes, consolider les fixations à l’aide de sandows. Nos loueurs avaient oublié le facteur vent au regard de la toile de tente mal fixée.

Mercredi 6 août : Le réveil matin fut un peu dur, la nuit chaotique a laissé des traces. La douche est froide et vivifiante, nous poussons des cris de singe lors du rinçage. Le petit déjeuner avalé, il nous faut remballer avec regret, le coin est vraiment splendide. Soudain un moment de panique se fait : il manque une de nos petites pochettes qui contient tous les Rands. Recherches dans le camp, fouille de la voiture, re-déballage du matériel, dépliage des tentes, perquisition dans les valises : rien n’y fait. Ma douce est pourtant persuadée qu’elle l’avait hier soir. Finalement après une bonne demi heure de recherche, alors que l’énervement est à son comble et que les nerfs commencent à craquer, on la découvre sagement posée sur le siège avant de la voiture, négligemment recouverte de notre road book......Ouf, on se sent penaud de ne l’avoir pas découverte plus tôt.... On regagne le Ranch pour payer et c’est l’épouse de Crododile Dundee qui nous reçoit. On discute un bon moment : elle nous explique l’histoire de la famille Suricate qui a emménagé dans le ranch, celle du Babouin Bongo qui se trouve dans un enclos grillagé. A notre demande, elle appelle notre prochaine étape pour savoir s’ils proposent des repas.

On the road again, on continue sur la D707 puis la C27 pour regagner le camp de Tsauchab. De nouveau, on traverse de superbes paysages et on compte les autruches, Springboks et Oryx. La route comprend de nombreux passages de gué asséchés, sauf un pour lequel prenons un malin plaisir à le traverser virilement en faisant de part et d’autre de grandes gerbes d’eau aspergeant le 4x4.

En arrivant au camp de Tsauchab (qui se dit « saurhab ») on est séduit par son style : un mélange de ranch du far west, de brocante à ciel ouvert et de lieu d’exposition de sculptures en métal faites de morceaux de récupérations en tout genre, soudés pour représenter des animaux et des objets les plus hétéroclites les uns des autres. Sur place le ranch propose des chambres, une petite piscine, un bar-restaurant et une petite épicerie. L’accueil fait par une jeune femme aux origines italiennes (qui a tapé dans l’oeil encore juvénile de Junior) est également chaleureux. On en profite pour acheter des belles tranches de viande à griller pour le soir.

On prend possession de notre camp, éloigné du ranch d’un bon kilomètre et complètement hors de vue des autres emplacements dont nous ne saurons pas d’ailleurs s’ils sont occupés. Là encore, on se sent seul au monde. Le camp est immense, comme un terrain de hand, avec un emplacement braii et coin popote, un point d’eau avec évier, une petite maison en pierre abritant une salle de bain et wc carrelés, tous propres et décores avec goût. Sur le côté de celle-ci, on découvre le système de chauffe-eau : un ballon incrusté dans une coque de pierre sous lequel un petit feu de bois fume encore. Fallait y penser ! On découvre que notre emplacement comporte même des petits emplacements en périphérie tels des mini clairières au milieu des buissons et sous les arbres, pouvant accueillir une tente au sol. Bref, si on était une dizaine, on ne se marcherait pas dessus. Le tout est situé au bord du lit de la rivière Tsauchab qui est à sec. Le camp installé, on fait une petite ballade dans le lit de la rivière en examinant et essayant de déchiffrer les diverses traces d’animaux en tout genre, incrustées sans le sable. Les hauts plateaux ou montagnes des Tsarisberge et Naukluftberge se découpent de part et d’autre de nos horizons. Il ne manque plus que l’éléphant ou le lion qui surgit...... La nuit sera réparatrice, le vent ne nous inquiètera pas.

Jeudi 7 août : C’est le départ pour Sesriem qui n’est pas loin de notre camp. On repasse par le gué actif. Deux berlines sont arrêtées et leurs occupants estiment leur chance de passer. Sûr de nous (c’est pas dur on y est passé la veille) on y va franchement, fendant l’eau qui jaillit comme un petit geyser. Les spectateurs sont ravis et regrettent peut être la berline....

Nous arrivons vers 10H00 à Sesriem. L’accueil par la préposée du camping est vraiment moyen, à croire que son sourire lui coûte. Je parle assez bien anglais mais là, j’ai du mal à la comprendre et elle ne fait pas d’effort lors des répétitions. Bon enfin nous avons le N°24, notre résa était bien enregistrée, ici on ne choisit pas. Si le campsite était déjà payé, il nous faut nous acquitter des entrées du parc pour deux jours. Un couple de français arrive derrière nous, ils n’ont pas réservé, il reste cependant une place, l’homme dit à sa femme (en français dans le texte) : « on a pas le choix, on est près des chiottes !!). Voilà maintenant le camp est complet.

Les places du camp sont inégales : les premiers numéros sont près de l’entrée et se trouvent en bordure du chemin qui dessert l’ensemble du camp : poussières, gaz d’échappement et promiscuité assurés !! Pour une fois et contrairement au loto nous avons de la chance au tirage : le 24 est un des meilleurs spot (avec le 26 et le 28) : assez isolé en fin de camp, avec une belle vue sur les premières dunes. Les blocs sanitaires sont corrects et nous avons un point d’eau sur place.

Une petite parenthèse pour signaler que l’épicerie du camp est pauvrement achalandée, les grandes bouteilles d’eau manquaient. Le seul endroit pour retirer du cash est l’ATM du Sossusvlei Lodge (situé à l’extérieur du parc) qui ne fonctionnait pas le premier jour.

Le début d’après midi est consacré au Sesriem Canyon. C’est surtout sympa au début de la ballade, mais cela n’a rien de grandiose. Par la suite nous nous rendons à l’entrée du Sossus Dune Lodge (situé dans le parc) dont on nous a vanté le restaurant, accessible pour les résidents du camping. Le chemin qui mène au lodge se termine sur un parking où tous les hôtes doivent garer leur voiture. Un gardien nous explique que la suite se fait par un petit véhicule électrique conduit par un employé, dans le but de préserver le calme du lodge. Nous demandons pour réserver au restaurant, il communique par radio avec la réception. La réponse est négative, apparemment c’est complet. Bouh ! Déception générale. Nous lui demandons quand même si l’on peut réserver pour demain soir...Il hésite puis rappelle la réception. Finalement il nous dit que c’est ok pour ce soir et pour demain. Chouette !! Le bonheur c’est simple comme un coup de talkie walkie.

De retour au camp, nous partons pour la dune Elim située à quelques kilomètres. Après avoir stationné le 4x4 à son pied, nous en commençons l’ascension. Nous touchons enfin le fameux sable du Namib, si doux, si fin et si soyeux. La découpe de cette dune n’est pas aussi nette que celles des célèbres photos et plusieurs fois nous croyons atteindre le sommet, alors qu’une nouvelle crête se dessine. Enfin nous parvenons au point le plus haut. Le spectacle est à la hauteur des espérances, d’un côté s’étend le désert, de l’autre les montagnes. La plaine au pied de la dune nous parait bien lointaine, preuve que nous sommes montés assez haut. Sagement assis dans la douceur du sable nous attendons le coucher de messire soleil qui transforme peu à peu la palette des couleurs. Une fois les derniers feux éteints, il nous faut regagner notre véhicule, d’autant plus qu’une fois le soleil disparu, la pénombre arrive vite. Ma douce est un peu inquiète : Où est la voiture ? De quel côté ? Et si la nuit tombe ? Evidemment, nous n’avions pas prévu d’emporter des lampes, je rassurai la troupe en pointant le cap ? et la descente fut bien plus rapide que la montée. Il était temps car j’avais omis un détail : j’avais sur mon nez mes lunettes de soleil aux verres correcteurs, mes lunettes de vue étant restées dans la boite à gant. Les myopes compatiront, je devais avoir l’air d’un Stevie Wonder des sables : pour moi, il faisait nuit.

Nous avons regagné le camp sans encombre. Après une bonne douche, direction le Sossus Dune lodge pour un repas au restaurant. Arrivé au parking, nous avons droit à la ballade en petite voiture électrique déguisée en « savane car ». La petite piste qui mène au lodge est plongée dans le noir et les phares de la voiturette sont inopérants. Notre chauffeur conduit d’une main et de l’autre tente d’éclairer la voie avec une lampe torche dont les piles rendent doucement l’âme. Tel un castor Junior, je sors de son étui l’arme fatale : une petite lampe compacte de fabrication germanique achetée en l’honneur du voyage et dont le faisceau très puissant surpasse de loin les maglites et autres surfires. Notre chauffeur n’en revient pas. Pour rire, je lui dis que c’est une lampe conçue pour les astronautes.

Nous voici au lodge. Il est tout récent. C’est un très bel endroit. Le grand bar et la terrasse surplombant la piscine sont vraiment bien agencés. On devine les grandes huttes surélevées et alignées face aux dunes tels des chambres sur pilotis dans les îles-hôtels des Maldives. Le personnel est particulièrement serviable et attentionné. Ce soir c’est un repas buffet à volonté et le braii géant propose Kudu, Impala, saucisses d’oryx, Agneau, côtelettes de porc. L’Impala gagne le concours organisé par nos palais. La carte des vins n’est pas en reste. C’est vraiment un lieu très, très recommandable.

Après ce bon repas et un retour sécurisé grâce à ma lampe (dont je vous donnerai les références si vous insistez) nous regagnons notre campsite distant de 5 kilomètres. Ce soir, pas de dépliage de tente : nous dormirons dans la voiture. Demain matin réveil à 05H10 pour être à 05H30 devant la grille du parc, car nous avons décidé de gravir la dune 45 pour assister au lever du soleil. La nuit sera spartiate : ma douce et moi basculons (pas trop) les sièges avant du 4x4 et Junior se tasse sur la banquette arrière, sous la menace de nos dossiers à la limite de l’écraser. Habillé, nous n’aurons guère besoin du duvet, la nuit n’est pas froide. Dire que ce fut une nuit confortable serait exagéré mais nous avons réussi à dormir quand même un peu et cette expérience fut amusante.

Vendredi 8 août Bip bip, ma montre sonne... Branle bas de combat dans le carré !!! Finalement le réveil est rapide, tels des pro nous savons que la journée sera longue et nous sommes prêts !!!

Nous ne sommes pas les premiers devant la grille mais nous partons quand même dans le peloton de tête. 45 km plus loin (d’où le nom de dune 45) nous nous stationnons à côté d’autres forçats du lever de soleil. Au départ de la dune, nous gravissons la crête presque à queue leu leu. Il fait encore bien sombre mais les premières lueurs sont suffisantes. Au fur et à mesure de la montée, les espaces entre les pèlerins s’agrandissent et certains s’arrêtent, le souffle trop court. Nous poursuivons sans faille jusqu’au sommet et nous nous installons presque au bout de la cime. Certes nous ne sommes pas seuls mais la crête est suffisamment longue pour que chacun y trouve son espace emprunt d’intimité. Là, encore une fois assis dans la douceur du sable frais, nous assistons au lever de Messire soleil. Un magnifique embrassement surgit des montagnes lointaines et inonde les crêtes des dunes environnantes puis bientôt le désert tout entier. C’est vraiment au coucher et au lever du soleil que les couleurs sont les plus belles. Après s’être longuement délectés des alentours, nous quittons les lieux pour s’enfoncer plus encore dans le désert. De part et d’autre des grandes dunes aux contours effilés bordent la route comme des sentinelles géantes. Elles sont cependant assez loin de la route et un 200 mm est nécessaire pour les saisir « plein cadre ».

Nous atteignons Sossusvlei. Exit le goudron, voici venu le temps de la piste de sable. J’hésite à dégonfler les pneus. D’une part, parce que gonfleur souffreteux fournit avec la voiture est au fond de la cabine et que j’ai oublié d’emporter un testeur de pression et d’autre part, parce que je vois les gros land cruisers des lodges s’y engager avec les pneus bien gonflés. Les 5 kilomètres aller et retour s’effectueront sans problème mais en boite 4x4 courte. Parfois, des passages très sableux me feront douter intérieurement mais les pneus tout terrain n’ont pas faillis.

Nous garons le vaillant et solide Rodeo au parking de Dead Vlei. Ce n'est pas très bien indiqué mais il suffit de se fier aux autres touristes et aux quelques piquets matérialisant une direction à suivre.

Il y a deux façons d’aborder les lieux : soit on contourne Dead Vlei sur la gauche et on gravit une longue dune qui lentement mène au sommet surplombant le Vlei, soit on se rend tout de suite au Vlei. Vu que la première solution nous parait très empruntée, on opte pour la seconde.

Bien nous en prend, il n’y pas grand monde dans Dead Vlei. A notre tour, nous arpentons ce lieu digne d’un film post apocalyptique. Les squelettes tordus des arbres morts, le beige clair de ce sol craquelé, l’ocre des dunes et le bleu limpide du ciel offrent une mise en scène célèbre pour une série de photos. Convaincus que du sommet qui nous domine, la vue doit aussi être superbe, nous décidons de traverser le Vlei et de faire l’ascension. Junior tente une protestation car tout cela lui parait bien loin. En parents indignes nous ignorons son avis.

En tant qu’ancien expert des bacs à sables de ma cité, je décide d’un parcours à travers les dunes qui me parait le plus court. La première partie de la montée est dure car vraiment pentue puis nous atteignons une première crête qui se termine à flanc d’une autre dune dont il nous faut absolument atteindre la crête pour poursuivre l’ascension. C’est là que mon estimation de parcours a buggé : le flanc est abrupte et il n’y a plus de trace. Nous entamons alors une pénible montée en lacets. Bientôt la pente est telle que chaque pas s’enfonce et dérape dans le sable, revenant quasiment au point départ. Tous les 15-20 pas je m’arrête pour souffler et constater le peu de distance parcouru. Mon presque quintal me rappelle cruellement à l’ordre, je regrette magrets, confis et les grands crus si souvent dégustés ainsi que les footing parfois trop négligés. Je suis découragé : je n’y arriverai pas. Junior est à mes côtés, il peine beaucoup aussi. A bout de force, on s’assoit dans le sable, le moral dans les chaussettes (pleines de sable). Seule ma douce, dont les 2 footings hebdomadaires ont depuis longtemps forgé les cuisses et la condition physique, poursuit sa route. Telle une alpiniste dans la neige, elle enfonce l’avant de ses chaussures dans la pente à chaque pas. Bientôt elle atteint la crête. Pour nous encourager, elle annonce que de là haut s’est vraiment très beau. Je me concerte avec Junior qui m’annonce que ça ira. Je rage intérieurement, je ne vais pas m’arrêter là, pas si près. Nous reprenons la montée, parfois à l’aide des mains. Les cuisses en feu et presque en apnée, j’arrive enfin sur la crête. Je n’aurais pas imaginé cela si dur. La vue est vraiment très belle. Après un temps de repos on poursuit notre progression devenue maintenant plus facile. Encore quelques passages physiques et on rejoint enfin le chemin normal jusqu’au sommet. Lors de notre longue grimpette, nous avons remarqué en contrebas, un petit groupe qui suivait nos traces depuis le Vlei. A mi-chemin ils ont fait demi tour en nous maudissant peut être pour cette voie improvisée.

Les efforts sont récompensés : la vue est superbe. On domine Dead Vlei dont on ne distingue même plus les arbres fantômes. Le désert de dunes n’en finit pas. On savoure longuement le paysage qui faisait partie des grandes attentes de ce voyage. En écrivant ces mots, j’ai encore dans la rétine ces images. Les réserves d’eau au plus bas, il nous faut quand même redescendre, surtout que la voiture n’est pas toute proche et que la température dépasse largement les 30°C. Nous avions repéré une grande descente à flanc de dune qui aboutie dans le Vlei. Une ligne droite de plusieurs centaines de mètre que des marcheurs descendaient en courant. Arrivés en haut de cette « piste noire », nous nous lançons à notre tour tout schuss. Quelques minutes suffiront à descendre ce qui a pris deux heures à monter. Le bruit des chaussures dans le sable rappelle le crissement des après-ski dans la neige. A grandes enjambées on dévale la pente. Quelles superbes sensations. Je suis léger comme un suricate et mon quintal cette fois ci, bénéficie de la loi de la pesanteur : je distance ma chevrette et mon cabri sans peine : je suis le Carl Lewis de la Dune !!! J’arrive le premier en bas et filme la fin de leur course.

Après avoir vidé nos chaussures des poignées de sables embarquées, nous retraversons le Vlei et parcourons le bon kilomètre qui nous sépare de la voiture. 3 litres d’eau plus tard et après un pique nique transformé en goûter au vu de l’heure tardive, nous refaisons notre mini remake du Paris-Dakar en sens inverse et direction le camp situé à 62 km. Les quelques forces restantes nous suffiront pour une action de dépoussiérage et une lessive indispensable. Ai-je besoin de vous dire combien la douche fut salvatrice ?

Nouveau dîner le soir au Sossus Dune Lodge où nous avons encore une fois pleinement apprécié la très grande tenue des lieux et le remarquable dévouement du personnel.

Il n’a pas fallu longtemps à Morphée pour nous accueillir à bras ouvert. Hélas, la nature est parfois capricieuse. Le vent qui s’était levé en fin d’après midi s’est renforcé dans la nuit. De fortes bourrasques faisaient claquer les toiles de nos tentes. Je me suis levé une première fois, réveillé par le bruit. La première inspection ne relevait rien d’anormal. Par la suite le vent est encore monté en puissance et un nouveau vacarme nous a tiré d’un sommeil devenu précaire. Cette fois ci c’est la tuile : la toile supérieure de la tente de junior s’est retournée et ne tient plus que par deux attaches. Elle claque comme un drapeau dans le vent. Nouveau Branle bas de combat dans le bivouac !!! Tous les trois nous parvenons enfin à remettre la toile que nous fixons à l’aide des sandows. Je me houspille intérieurement : j’aurais du consolider les attaches !!!! Mais les journées sont si courtes.... Malgré la fatigue, le sommeil reste en dent de scie car le vent ne faiblit pas.....Il y a des jours comme çà...

Samedi 9 août : Le réveil n’est pas glorieux. Ça fait plusieurs nuits chaotiques rapprochées. Heureusement que les 2 prochaines seront en B&B car même si on me dit résistant, mon capital endurance en a pris un coup. Le vent souffle toujours fort, faisant tourbillonner la poussière : Je renonce à préparer le petit déjeuner dans ces conditions, d’autant plus que je suis certain que la flamme du réchaud à gaz ne résistera pas au vent. Je promets à l’équipage, au bord de la mutinerie un petit déj copieux à Solitaire que j’estime atteindre après une heure de route et dont j’ai lu que les tourtes aux pommes étaient renommées. On bat les records de repliage et nous quittons les lieux rapidement. Nous atteignons Solitaire et son unique café-station service-épicerie après avoir encore traversé des paysages somptueux, balayés par le vent.

Il n’y a presque personne, Solitaire porte bien son nom. La décoration est surannée mais non sans charme. Nous dégustons les grosses parts de tourtes aux pommes promises, arrosées de café et chocolat. A la fin du petit déjeuner, les lieux sont subitement submergés par de nombreux autres touristes arrivés presque tous en même temps. Il est temps pour nous de repartir direction Walvis bay.

Nous roulons sur la C14. Après Solitaire, on franchi le tropique du capricorne. Arrêt pour la classique photo devant le panneau. En ouvrant sa porte, le vent arrache la carte routiere des mains de ma douce qui bondit de la voiture pour la rattraper, il s’ensuit un beau gadin. Je savais quelle ne pouvait pas voler. Sa cuisse est désormais rayée de rouge, ce qui lui donne un air encore plus baroudeur. La route, au niveau de Kuiseb Pass, présente une succession de virages en montée et descente. Je réduis la vitesse, passe en mode 4x4 long et redouble d’attention : un dérapage peut vite arriver. Là encore on admire le paysage maintenant très vallonné aux couleurs jaune paille zébrées de roches sombres. Un petit chemin indique sur la gauche un point de vue, uniquement accessible en 4x4, nous l’empruntons sur un petit kilomètre jusqu’en haut d’une butte. Belle vue à 360°C.

La partie plate qui s’en suit est désertique et très poussiéreuse, la route est plutôt mauvaise. Arrivé à Walvis Bay, nous trouvons notre B&B après quelques hésitations, il est pourtant immanquable en front de mer...L’accueil est également chaleureux et notre hôtesse se fait une joie de répondre à toutes nos questions d’ordre pratique. Elle nous confirme notre réservation pour le lendemain matin auprès de Mola-Mola qu’elle avait fait à notre demande. Notre chambre est grande est confortable. Discrètement, je demande à notre hôtesse une bonne adresse pour acheter un petit souvenir brillant et emblématique de la Namibie (les femmes me comprendront...). Elle m’indique sans hésiter ce qui pour elle, est la meilleure adresse : une femme bijoutière à domicile, demeurant non loin de là. Elle appelle cette dernière au téléphone et rendez vous est pris pour l’après midi. J’emmène la petite famille pour une visite surprise. Je ne rentrerai pas plus dans les détails car cela pas d’intérêt pour le carnet de route mais sachez que nous avons rencontré des gens formidables qui nous ont accueillis les bras ouverts. Nous y sommes restés plusieurs heures, à parler de tout, en dégustant un bon shiraz de Stellenbosch. C’est une excellente adresse pour ceux qui veulent comme nous se faire un petit cadeau (20 ans de mariage l’année prochaine...). Au regard de leur presse book et de leur histoire, nous étions vraiment des tous petits clients, nous avons été reçus comme des amis. J’ai l’autorisation du couple pour communiquer leurs coordonnées. Si certains parmi vous sont intéressés, n’hésitez pas. Dîner réservé le soir à l’incontournable Raft, le fameux restaurant sur Pilotis. Nous avons apprécié la cuisine. C’était le soir de l’Eisbeim ou Eisbein : je ne suis pas sûr de l’orthographe, c’est un énorme jarret de porc braisé accompagné de choucroute provenant certainement d’un cochon adepte du culturisme et dont je n’ai pu venir à bout. Pour le reste, nous avons trouvé le restaurant bruyant et enfumé. Cela parlait français tout autour de nous (le petit futé ?) Bien que notre table surplombait la mer un peu éclairée par des projecteurs, nous n’avons aperçu que des grosses méduses. Nous nous couchons pour un gros dodo réparateur.

Dimanche 10 août : Debout à 07H00 et première déception, notre hôtesse nous informe que Mola Mola a reporté la sortie en mer à midi pour cause de mauvais temps. C’est vrai que le vent souffle toujours très fort. Elle nous propose d’aller se balader du côté de Pélican Point où des phoques, des flamants Roses et des Pélicans sont visibles. Nous voilà partis et en chemin nous apercevons effectivement des flamants roses postés en bande les pied, dans l’eau mais trop loin du bord pour se passer de jumelles. Nous poursuivons la piste bordant les salines roses. La couleur est vraiment étonnante. Nous finissons par atteindre la fin de la route qui se perd dans la plage. La mer est forte et des gros rouleaux s’écrasent dans un bouillonnement d’écume. J’ai alors la grande idée de rouler dans le sable, fort de l’expérience exaltante de la piste de Sossusvlei. Je n’ai pas parcouru 50 mètres en direction de la mer que je comprend que ce n’était pas une bonne idée : les sensations de conduite sont différentes et je crains de m’ensabler. J’amorce un long virage et ce qui devait arriver arriva : le 4X4 est stoppé net, ensablé. Que cela ne tienne on sort la pelle, dégage les roues, j’enclenche le diff lock, ma douce et junior poussent dur et centimètre par centimètre on arrive à sortir du sable. Quelques mètres plus loin, et malgré nos efforts, on s'ensable de plus bel. Une rapide réflexion et l’état des lieux n’est guère réjouissant : j’ai laissé le téléphone dans la chambre, pas une voiture depuis notre arrivée. Est ce que la mer va monter ? Et si le 4x4 est submergé ? On retente plusieurs fois de dégager la bête, je commence le dégonflage des pneus, on cale des bûches de bois sous les roues : rien n’y fait !!! Je ne suis pas fier de moi, c’est de ma faute. L’angoisse commence à monter d’un cran, surtout que les différentes tentatives nous ont épuisé. Soudain l’espoir renaît : un 4x4 blanc se profile, je cours regagner la piste et je fais de grand geste. Le 4x4 se porte à ma hauteur. L’équipage est asiatique et j’explique au chauffeur que nous sommes ensablés, je lui demande s’il a un téléphone. L’homme me sourit et me dit superbement qu’ils sont 5 dans la voiture et qu’ils vont nous aider. Les 4 portes du véhicule s’ouvrent et 4 garçons et une jeune femme en sortent comme un seul homme. L’image et la pensée qui me traversent l’esprit à ce moment précis fut : « nous sommes sauvés, voilà les power rangers !! »

Nos sympathiques secouristes sont des chinois. 2 sont en vacances chez les 3 autres qui vivent et travaillent à Windhoek. Le chauffeur est bien mieux équipé que moi : il a un testeur de pression pour pneus et surtout un vrai compresseur. Je n’avais dégonflé mes pneus qu’à 1, 8 bars, j’étais loin du compte. On descend la pression à 1, 1 bars et tout le monde pousse. On s’en sort alors facilement et on regagne la route. Alors que l’un d’eux procède au regonflage le chauffeur me propose de les suivre pour un « run » sur la plage en direction du phare. Je lui dis que je dois être en ville à 12H00 pour une excursion mais on accepte la ballade. Que cela ne tienne : on re-dégonfle les pneus dans la bonne humeur et on les suit sur la plage. Nous gardons un excellent souvenir de ce raid 4x4 sur la plage, à longer la mer déchaînée et ses rouleaux puissants. A 11H30, nous n’avons pas encore atteint le phare et on s’arrête. Mon désormais ami chinois me dit que je devrais faire demi tour pour être à l’heure. Deux d’entre eux courrent en short à la rencontre des vagues : ils sont fous !!! La mer est glacée ! Junior y trempe les pieds et confirme : gla-gla !!! Nous nous séparons de nos nouveaux amis après moult remerciements et echange de coordonnées. Je parviens avec difficultés, à leur faire accepter une bouteille de vin à boire à notre santé. Le « run » du retour est grisant….

De retour à Walvis Bay, on arrive à Mola Mola à l’heure. Hélas, encore une fois ils sont d’obligés d’annuler à cause du temps. Nous ne sommes pas les seuls déçus. Le ciel est parfaitement bleu mais ce foutu vent ne faiblit pas. On s’inscrit pour le lendemain matin, ce sera notre dernière chance.

Nos plans chamboulés, nous décidons de gagner Cape Cross après un passage à la station service. La route est d’abord goudronnée jusqu'à Swakopmund. Nous essuyons une véritable tempête de sable pendant les 70 premiers kilomètres. Je comprends que la sortie en mer était trop risquée. On traverse Swakopmund et roulons à bonne allure sur la C34. La chaussée est parfaitement lisse, un panneaux indique « salty road » Arrivé à Cape Cross après 2H15 de route, nous nous stationnons à proximité du promontoire. Dès la sortie de la voiture et conformément aux témoignages précédents, deux choses vous assaillent : l’odeur putride et les grognements graves des otaries. Junior met un petit masque en papier sur le museau avec quelques gouttes de parfums : il est mignon comme cela. On approche du rivage et empruntons le promontoire de bois surélevé. Ma première impression est une légère déception car j’avais en mémoire ces photos de centaines d’otaries entassées sur les rochers. Présentement, elles sont quasiment toutes dans l’eau. Elles jouent en défiant les énormes rouleaux qui grondent et fracassent les rochers. Le spectacle est garanti.

Mauvais élèves, nous copions certains touristes qui s’aventurent au-delà du muret de pierre. Pourquoi pas, puisque les locataires des lieux sont de sortie. Nous parcourons la plage et je comprends soudain les raisons de cette puanteur : nous marchons sur un charnier. Chaque mètre carré de la plage présente un reste momifié d’Otaries. Des peaux presque entières, des morceaux de cuirs, des squelettes incrustés dans le sol forment un tapis macabre. Des générations d’Otaries sont là, sous nos pieds… Puis nous apercevons les chacals, rodant ça et là en quête d’une proie ou d’un reste. Ils ne me paraissent pas maigres du tout. Progressivement, certains surfeurs poilus regagnent le bord en grappes et posent pour les photographes.

A 16H40 il est temps de repartir, je ne tiens pas trop à rouler de nuit. Nous nous arrêtons à côté d’un des nombreux bidons qui jalonnent la route. Dessus, et posés sur une planche, un éventail de pierres et cristaux de sels rosés sont proposés à la vente. Nous en choisissons un et nous déposons la somme requise dans la boite de conserve servant tirelire. Ici, la confiance règne car aucun des petits vendeurs n’est présent.

La nuit tombe à l’approche de Swakopmund. Le vent semble moins fort. Nous dinons au restaurant du Yacht Club, la carte est moins riche mais c’est beaucoup plus calme. De toute façon le Raft est fermé le Dimanche. Je suis contraint de laisser le 4x4 dehors car la cour intérieure du B&B est pleine. Je le gare tout contre le portail. J’espère qu’il ne sera pas visité.

Lundi 11 août : Notre hôtesse nous annonce la triste nouvelle à l’issue du breakfast : Mola Mola est encore obligé d’annuler les sorties en mer : le vent est de retour. Junior est très déçu, il se faisait une joie de voir les dauphins. Ce sera le seul rendez-vous manqué de nos vacances, car maintenant nous devons partir pour rejoindre le Damaraland, d’autant plus que personne ne sait combien de temps Eole fera des siennes. Encore une fois je me dis que Mola Mola est très pro car les annulations successives leur coûtent cher. Nous prenons notre temps pour faire le ravitaillement et on quitte un peu amer Walvis Bay, pour prendre la direction du Spiztkoppe. Le vent n’a pas faibli.

L’arrivée au Spiztkoppe est folklorique. On n’arrive pas à comprendre la dame de la réception. Un jeune homme travaillant sur place nous fait le relais. Je lui demande quels sont les meilleurs emplacements pour admirer le coucher de soleil. Il m’indique le numéro 10, de l’autre côté de la montagne. Munis d’ une pâle photocopie de plan des lieux, nous tentons vainement de trouver notre place à travers les petites pistes de sables. Berline s’abstenir ici, seul le 4x4 peut passer certains points. Finalement nous retournons à l’entrée, voir le jeune homme qui s’appelle Ritchie. Nous lui proposons de nous accompager pour nous désigner le camp. Sur le chemin nous bavardons et il nous propose d’organiser demain une visite des environs avec un guide. Rendez vous est pris pour 08H00. Arrivé sur place, il nous conduit à l’emplacement en disant que du haut du rocher qui le surplombe, la vue est belle. J’abandonne femme et enfant sur place en leur lançant en riant : « Gare aux lions !!! » et raccompagne Ritchie à l’entrée du camp avec un pourboire de remerciement.

Si le site est très beau et sauvage, le camp est très spartiate : pas d’eau, pas de douche et des wc dans une cahute un peu à l’écart, pas suffisamment toutefois au vu des effluves qui nous parviennent parfois en fonction du vent. Tout comme à Hobas : on utilisera la pelle et les buissons. Nous installons notre camp. De gros rochers forme une grotte a ciel ouvert. Nous ne pouvons y glisser la voiture mais la table et le feu de camp seront relativement à l’abri du vent. Cette fois je ne commets pas la même erreur deux fois et je m’attelle à consolider les attaches des toiles de tentes à l’aide de cordages et de serflex. Je suis content de moi, le vent peut souffler, on est paré.

Ne voilà t il pas qu’un camion aménagé s’arrête à une vingtaine de mètre de nous et déverse son contenus de touristes. Stupéfaits, nous les voyons sortir tables et chaises ; ils sont juste à la limite de notre camp. Ma douce et moi se regardons : on rêve ! il y a tant d’espace de libre aux alentours à tel point que nous étions seul à perte de vue et bien il faut qu’ils se radinent justement là. Je vais voir ce qu’il me parait être le guide et je lui demande s’ils comptent camper là. Il me dit que c’est juste pour un break. Quel con ! (j’ai beau chercher, je ne trouve pas d’autre mot) il me fait penser à celui qui vient s’asseoir à 3 mètres de vous à la plage alors que sur 50 mètres il n’y a personne. Je retourne à mes réparations de fortune en maugréant. Par la suite ma douce retournera les voir en leur demandant combien de temps ils comptent rester et j’irai intercepter un des touristes qui allait entrer dans nos WC qui empestent déjà assez comme cela (c’est pas la peine d’en rajouter). Je lui explique que c’est un espace loué et privé et que les doubleyouci ne sont pas collectifs. Finalement, ils finissent par décamper. Oui, nous sommes des ours, je l’assume, surtout envers ce genre de groupes. La fin de journée s’annonce plus tranquille. On se balade dans l’espoir de croiser des animaux. Nous apercevons uniquement des petits rongeurs trapus appelés Rock Dassies. Le soleil décline. Nous préparons l’apéro. Il nous reste une belle cartouche : 50 cl d’un liquide jaune d’or, grand cru classé de Sauternes qui refroidit sagement dans le frigo. Ma douce et Junior gravissent le gros monolithe au sommet duquel nous pensions contempler le crépuscule. J’ai un peu de retard et lorsque que j’arrive au pied du gros rocher un doute m’assaille : il est trop pentu !! La montée se fait à quatre patte mais la descente en sera impossible. Il est trop lisse, trop haut et trop abrupte. J’appelle les deux grimpeurs mais c’est trop tard ils sont déjà à mi chemin. Ils ne peuvent plus faire demi tour. Ils n’ont pas d’autre choix que d’aller au sommet. Encore une fois les pensées se percutent dans ma tête : S’il me faut demander de l’aide, je dois aller au camp et revenir avant la nuit. Nous faisons quand même le tour du rocher, eux en haut et moi en bas. On se voit plus, on s’appelle, pas de passage ici, ni par là. Je tente de monter par un endroit et je laisse quelques centimètres carrés de peau de mon genou sur la roche râpeuse. Finalement un passage est découvert de l’autre côté. Reste une faille délicate à négocier. Ouf ils sont passés. Encore une fois je m’auto maudis : quelle idée d’aller prendre l’apéro la haut. Les deux alpinistes sont plus sereins que moi qui se sent seul et impuissant en bas. Finalement, les sueurs froides passées, il nous reste encore du soleil. Nous gravissons un autre monolithe moins haut et bien plus plat. Nous savourons notre Sauternes devant ce très beau coucher de soleil. Les couleurs sont magiques, le Spitzkoppe prend feu. En contre bas, un 4x4 s’arrête pour contempler le spectacle, je salue le chauffeur avec mon verre. Hilare, il me prend en photo. Si vous voyez cette image, un jour sur internet, vous saurez que le drôle de gugusse debout sur le rocher, verre et bouteille à la main, heureux, face au soleil et dos à la montagne : c’est moi !!! Après le dîner nous nous offrons une autre soirée étoilée. La lune commence à se remplir et sa clarté inonde les lieux. Nous pouvons marcher dans la nuit sans lumière, on y voit suffisamment. Nous nous éloignons un peu du camp pour laisser entrer en nous de fortes émotions. Cette nuit, les tentes ne claqueront pas malgré le vent toujours présent.

Mardi 12 août Nous levons le camp. Le vent souffle également fort. Nous rejoingons l’entrée et y prenons le petit déjeuner. Notre guide sera finalement Ritchie, notre ami de la veille. Ca tombe bien, il est sympa et les présentations ont déjà été faites. Il nous conduit dans la partie du Sptizkoppe normalement fermée au public sans guide. Il nous apprend plein de choses sur la vie des Bushmen. Lui, il est Damas et il parle le damara qui comprend 4 clics de langues. Celle des bushmans en comprend 8. Il nous guide jusqu’à nos premiers Zèbres, nous montre des peintures rupestres en expliquant le pourquoi et le comment. Il nous mène aussi à une arche de pierre célèbre pour servir de premier plan à des clichés du Spiztkoppe.

La balade dure presque deux heures. On ne s’ennuie pas et ce fut très instructif. Au retour, nous laissons à Ritchie discrètement un bon pourboire. Nous quittons le Spizkoppe en route pour le Brandberg. La piste présente également des partie bonne et d’autres désagréablement « ondulées ». Arrivé dans les environs du camps, face aux imposantes Brandberg, on prend une petite piste indiquée Ugab camp. Le panneau est tout petit et en bois. Aprè 5 km de piste 4x4, on arrive à un drôle de camp : la reception est une cahute, il n’ a personne. Dans un petit enclos à proximité gît un chiot mort et déjà tout gonflé.... nous nous éloignons pour se rapprocher du camp. Il y a bien effectivement des emplacements mal entretenus : des morceaux de buissons sont éparpillés çà et là et des gros cacas d’éléphants parsèment le camp Je vais voir les douches, elles sont plutôt vetustes et sales. Je tourne le robinet : rien de vient.....Cela ne correspond pas du tout a ce que j’ai lu et vu sur internet...Bizarre. Pourtant c’est bien marqué Ugab, c’est bien au bord de la rivière (à sec). Evidemment j’avais relevé un point GPS avant de partir mais sans carte de Namibie, mon GPS ne veut rien savoir ..et de toute façon, il est dans une valise au fond du cab. Comme il n’y a personne et que cela ne nous enchante pas, on refait les 5 kms jusqu’à l’embranchement. Là, Junior « oeil de lynx » repère quelque chose au sol : une grande et belle pancarte indiquant « White Lady Lodge and Ugab wilderness camp » tout droit...Tiens tiens, un petit malin l’a couché pour que ceux qui cherchent le camp Ugab prennent la direction de l’autre Ugab....Bon, on poursuit dans la bonne direction. Arrivé au lodge, y a pas photo, c’est nettement mieux !!! L’accueil n’est pas super. On se rend au campsite dont le choix de la place est libre. Le camp en général n’est pas top, les douches et wc sont pas en très bon état : robinets cassée, tout a ciel ouvert sans porte... Nous aurons le droit en plus à la promiscuité d’un groupe d’italiens particulièrement bruyants qui s’est installé par suite. Seul consolation : le spectacle du coucher et lever de solei sur les Brandberg qui donne le temps d’un instant, une magnifique couleur rose-rouge.

Mercredi 13 août Nous partons pour Otjitotongwe, la ferme des guépards. En y arrivant et après avoir franchi la barrière, nous rencontrons un giraphon sur le bord de la route qui ne s’effarouche pas et se laisse prendre en photo. Arrivée à la ferme même, une pancarte annonce clairement de ne pas ouvrir la grille et de sonner et d’attendre....On comprendra pourquoi rapidement : Trois guépards apprivoisés vivent là avec les deux chiens de la maison.... Nous sommes bien accueillis par la maitresse des lieux. Elle nous explique le fonctionnement du camp et nous dit qu’à 15H00, ses garçons viendront nous chercher. Elle nous dit qu’hier il y avait 100 personnes pour assister au repas des Guépards, qu’ils ont dû refuser du monde. Aujourd’hui ce sera beaucoup plus calme pense-t-elle : c’est tant mieux. Elle nous raconte l’histoire du girafon trouvé blessé et qu’ils ont recueilli. Il fait presque parti de la famille désormais. Nous nous rendons au camp situé à quelques kilomètres. Un bonne chose de bien pensé ici est qu’ils ont séparé les emplacements pour les groupes et pour les individuels. C’est bien car le soir, c’est plus calme. L’emplacement est bien, point d’eau, table et chaises et bien sûr l’inévitable braii. Douche chaude en bloc sanitaire. A 15H00 les garçons (anciens rugbymen !!) arrivent dans un pick up. Ils nous prennent en charge ainsi qu’une famille d’hollandais occupant un lodge situé un peu plus loin. Retour à la ferme. Le girafon est là et se laisse caresser. Il vient même faire un « presque bisou » chaud dans le cou de ma douce qui pousse un cri de souris. Junior grimace : le Giraphon lui à laissé une belle dose de bave dans les mains. Nous ne sommes qu’une vingtaine de personnes : un groupe et quelques individuels comme nous. Après les consignes quant à l’attitude à adopter avec les guépards, voici l’arrivée des minous. Les trois gros chats se laissent caresser très docilement et patiemment. Ils ronronnent et vont même à distribuer quelques coups de langue. Après la séance de grattes-minous et poses photo : nous nous asseyons en cercle sur la pelouse et les trois guépards recoivent leur gros morceaux d’âne. Les deux chiens de la maison : un petit Jack Russel et un énorme Bull Boer attendent patiemment. Que les trois félins daignent leur laisser un reste de peau plus ou moins bien nettoyé.

Ensuite tous le monde embarque dans des pick up et nous partons pour un vaste enclos dans lequel vivent 15 guepards. Les véhicules roulent doucement dans la savane et, par petits groupes, les guépards apparaissent de part et d’autre et suivent le convoi. On s’arrête, les fauves se regroupent et attendent sagement à proximité immédiate. J’imagine en souriant la tête que ferait les gens si j’ouvrais la poubelle située à mes côtés, et jetterai dans le pick up qui nous précède, quelques morceaux d’âne.... Vient la distribution : Les Guépard s’agitent un peu. Les plus forts ou les dominants attrappent les premiers morceaux. Les cris qu’ils poussent sont surprenants : des couinements et des cris stridents. Rien à voir avec ce qu’on attend d’un fauve. Au final chacun récupère un morceau et se sauve pour le manger. Même si tout cela est un peu artificiel, ce fut une belle occasion d’approcher d’aussi près et dans un contexte presque naturel tout ces félins. Puis nous nous rendons auprès d’un enclos plus petit situé non loin de notre camp. Là vivent une mère et ses trois petits. Cette fois- ci, on ne rentre pas dans l’enclos. Les « garçons » balancent quelques bouts d’âne par dessus la cloture. Puis on attend : 10, 15, 20 minutes...La nuit de va pas tarder. Alors que nous ne sommes plus qu’une poignée d’irréductibles, Junior qui s’est éloigné en amont revient à pas de loup « ils arrivent » chuchote-t-il. Mme Guépard et ses trois rejetons, déjà de fort belle taille, viennent se régaler. Maman surveille tandis que les gloutons avalent. Rassasiés de Guépard, il est temps pour nous d’allumer le feu et de diner à notre tour. La nuit fut calme et réparatrice.

FIN DE LA PREMIERE PARTIE

A suivre : ETOSHA, LES CHUTES VICTORIAS, CHOBE ...

La suite est là :
http://voyageforum.com/...e2emepartieD2029143/
Départ pour le Guyane en septembre 2008 English translation pending
by Dmu83 · 2008-06-27 · 24 replies
Bonjour tout le monde,

Je m'appelle Diane, j'ai 25 ans et je m'exile en Guyane française dès le mois de septembre 2008. Je vais y travailler en tant qu'infirmière, et je serais sur place 6 mois (pour débuter). J'aurais aimé entrer en contact avec des personnes habitant la Guyane, et des personnes y ayant vécu... histoire d'en savoir un peu plus sur ce pays, ses coutumes, les choses à faire, le mode de vie, ... Merci à vous A bientôt Diane
Les incontournables du Japon English translation pending
by JapanAddict · 2008-06-21 · 86 replies
Bonjour tout le monde !!!

Depuis que j'ai l'age de 11 ans je suis facinée par le Japon. A l'heure actuelle, j'ai 18 ans et je reve depuis maintenant trois ans d' aller faire un voyage au Japon d'une durée minimun de deux semaines. J'avais l'intention d'y aller cet été mais ma petite soeur aimerais elle aussi y aller. N'ayant que 16 ans, mon père accepterais de la laisser partir avec moi qu'a sa majoriter.

J'adore ma soeur, du coup j'ai décider de retarder mon voyage de deux ans. Mais depuis quelques jours je regarde les prix des billets d'avion aller/retour et pour une personne c'est déja hors de mon bugjet ( pour le moment ).

Je compte travailler cet été et les deux années qui vont suivre, et j'aimerais avec votre aide me renseigné sur les endroits a ne pas louper quand je ferrais mon voyage.

Biensure n'ayant pas forcément les moyens de pouvoirs m'offrir l'Hotel avec ma soeur, je souhaiterais connaitre d'autre endroit ou on peut communiquer sans trop de problème (parler français) ... les endroit typique de ce magnifique pays a visité ainsi que les boutiques ect ...

Voila j'espère qu'avec votre aide je pourrais continuer a concrétisé ce projet ... Merci d'avance.
Motivations et choix d'une destination English translation pending
by Williama · 2008-04-02 · 100 replies


Bonsoir, Vous choisissez vos destinations de voyage en priorité en fonction du niveau de vie plutôt modeste d'un pays? ainsi, vous êtes sûrs d'avoir plus de moyens pour voyager que vous aurez plus de dépaysement parce que les gens sont en général plus cools dans ces pays etc...

ou alors vous vous en fichez, seul l'intérêt proprement-dit pour un pays vous intéresse quels que soient les sacrifices à faire si le pays a un niveau de vie élevé?
De New York au Far West (2 et fin) English translation pending
by Krikri6792 · 2007-09-13 · 23 replies
Voilà la suite de notre carnet de voyage qui nous a mené de Salt Lake City à San Francisco.



La version accompagnée de plus de photos est ici :

sites.google.com/...uxvoyagesnyouestusa/

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L'amphithéâtre de Bryce Canyon

Peu de kilomètres à parcourir ce matin ce qui fait qu'à 10h nous franchissons déjà l'entrée de Bryce Canyon. Nous filons tout de suite jusqu'au bout de la route pour découvrir en matinée les différents points de vue en voiture, en commençant par Rainbow Point et en finissant par Inspiration Point. Ce qui frappe d'emblée, c'est la fraîcheur sur ce plateau de sapins et d'épicéas.

Et nous trouvons là un paysage étrange parsemé de pointes, de pinacles, de clochers, de flèches et de cheminées.

Mais aussi des images plus insolites d'animaux posant pour les touristes.

Et des touristes il y en a beaucoup. C'est vrai que nous venons de coins où il n'y avait parfois personne ou presque. Alors, on a un peu de mal à apprécier Bryce avec toute cette foule.

A Sunset Point (vers midi), c'est presque l'embouteillage ! Nous fuyons vers une aire de pique-nique un peu plus loin. Enfin tranquilles ! Nous nous attardons là au calme avant de retourner à Tropic vers 15h pour réceptionner notre chambre au Buffalo Sage B&B.

Encore un bon choix concernant la chambre, impeccable et cosy. Mais l'accueil par la propriétaire est plus distant.

A peine installés, un gros orage nous condamne à la chambre jusqu'à 16h30. Il n'est pas encore tout à fait éloigné quand nous revenons à Bryce où nous espérons que l'orage aura eu comme effet de décourager les touristes. C'est vrai il y a un peu moins de monde ce soir. Mais aurons-nous une fenêtre météo suffisante pour combiner les randonnées de Navajo/Peekaboo/Queen's Garden? Rien n'est moins sûr !

Après avoir admiré l'amphithéâtre d'en haut nous pénétrons en son sein.

Au bout de Navajo Trail il nous faut prendre une décision : la grande boucle ou pas ? Un ciel encore potentiellement orageux nous incite à la prudence et à nous contenter ce soir d'une randonnée écourtée : Navajo + Queen's Garden. Cette dernière partie est certainement la plus belle.

Nous revenons à Sunset Point par le Rim Trail, mais pas la peine d'attendre le coucher de soleil, il y a trop de nuages. Alors nous prenons tout de suite la direction du Bryce Canyon Pines sur la Hwy 12 en direction de Zion. Nous avons lu que le restaurant à côté du motel était une heureuse surprise (Routard). C'est vrai, nous y avons très bien mangé avec une mention spéciale pour le "peach pie à la mode" généreusement servi.

J16 (31/07/07)

Notre projet ce matin est de rejoindre Page par la Cottonwood Road, mais les orages d'hier et le ciel déjà couvert de bon matin nous font douter de la faisabilité du parcours. A l'annonce de notre plan, la maîtresse de maison, catastrophée, nous en dissuade fortement. Nous suivons son avis et puisqu'il est nécessaire de modifier notre plan de route, nous en profiterons donc pour retourner à Bryce Canyon en matinée et faire la randonnée de Peekaboo que nous n'avons pas pu faire hier.

En cours de route, nous nous arrêtons au trailhead de Mossy Cave. Nous sommes les premiers sur le parking à 8h30. Une balade qui nous laisse sur notre faim…Bof !

Heureusement nous nous rattrapons à Bryce Canyon avec la randonnée classée difficile: Navajo + Peekaboo + Navajo (2h30). Nous sommes subjugués !

Par cette silhouette.

Par cette cathédrale.

Par cette armée casquée.

Toutes ces merveilles nous font oublier les difficultés du terrain, des montées et descentes incessantes et pour finir une montée implacable jusqu'à la Rim par les lacets de Navajo.

Après cette rando difficile mais très sympa, que l'on peu aussi faire à cheval, il est temps de quitter Bryce. Avant de partir nous nous renseignons une dernière fois sur l'état des pistes vers Page auprès du Visitor Center, mais la rangeresse est formelle. La seule possibilité pour rejoindre Page est de prendre l'US12 puis l'US 89.

Soit ! D'ailleurs la route est très belle aussi ! A 15h (heure locale) nous arrivons à destination : l'hôtel Bestwestern at Lake Powell. Comme nous y avons prévu 4 nuits, nous avons opté pour une chambre un peu plus confortable que la chambre de base : très grande chambre avec coin salon, bureau, frigo, micro-ondes, wifi. Elle se trouve au 3ème niveau ce qui nous donne un peu de vue sur le lac.

La chaleur est suffocante. Après quelques courses, quelques brasses dans la piscine devraient nous faire du bien. Mais pas du tout ! Il fait tellement chaud que l'eau de la piscine a l'air d'être chauffée ! Intenable ! Et c'est encore à la clim que nous finissons l'après-midi.

Le guide du Routard nous sert à nouveau pour choisir notre restaurant pour ce soir. "Ken's Old West" est retenu, il a l'avantage de se trouver juste à côté de l'hôtel. Et le dîner a été excellent !

Bryce Canyon

The Wave et autre hoodoos

J17 (01/08/07)

A 6h30 sonnantes nous sommes au petit déjeuner (pas terrible d'ailleurs), car avant 7h il faut être en route vers Paria Station pour assister à la loterie pour the Wave. En effet, si nous voulons faire demain cette mythique rando à l'accès limité, il nous faut gagner une deuxième place. Nous en avons déjà une, achetée sur internet. Pour départager les prétendants une loterie est organisée car seule 10 places sont attribuées par jour. Le tirage au sort a lieu à 9h (heure Utah) à environ 15 miles de Page, 45 mn de trajet.

Nous y arrivons les premiers à 8h20 avant l'arrivée du ranger mais bientôt suivis par une autre voiture (3 Allemands) et encore d'autres. A 9h moins 1mn, deux dernières personnes franchissent la porte. Il est maintenant 9h, nous sommes 13 pour 10 places, la loterie tourne. J'ai le n°5. Plusieurs boules sont tirées, faisant déjà plusieurs heureux. Il reste alors une place. Le dernier tirage ne nous est pas favorable, mais le n° tiré est celui d'un groupe de 4 et une seule place ne les intéresse pas. Le malheur des uns faisant le bonheur des autres, cette dernière place nous est alors proposée et bien sûr nous sommes aux anges !

Le ranger nous donne quelques explications sur le déroulement de cette randonnée non balisée, nous remet les places et nous souhaite bonne route.

Nous profitons de ses conseils pour nous faire indiquer une rando dans les environs pour la matinée. Il nous indique Wire Pass (3, 5kms 2h) dont le trailhead est le même que celui de the Wave. Ok pour ce canyon fente, ce qui nous donne l'occasion de repérer la route pour demain.

La balade est facile, amusante et agréable alternant des passages étroits

et d'autres plus larges

Et se termine à la confluence avec Bucksin gulch par des parois sur lesquelles on peut voir des pétroglyphes.

Nous nous aventurons encore quelques dizaines de mètres dans Bucksin Gulch, mais la présence de flaques de plus en plus profondes nous dissuade vite. Nous préférons revenir tranquillement sur nos pas. Il est 12h15 quand nous retrouvons la voiture et nous reprenons la House Rock Valley Road qui nous livre des paysages rappelant Onion Creek à Moab avec ces couleurs aspect "crème glacée".

Cap vers Cottonwood Road que nous aimerions remonter un peu du sud vers le nord et peut-être faire la rando de Yellow Rock. Mais avant c'est l'heure de manger et l'aire de pique-nique couverte à côté de Paria Station est la bienvenue : il fait très chaud !

Une fois rassasiés, c'est parti, nous sommes sur la fameuse piste : le décor est lunaire !

Nous avançons sur une quinzaine de miles jusqu'à l'embranchement avec la BLM430. C'est par là que se trouve le passage menant à Yellow Rock. L'état du ciel à ce moment-là nous pose un cas de conscience : sommes nous sûrs d'avoir suffisamment de temps devant nous pour mener la rando et retourner à temps sur la 89 avant l'arrivée des orages ? Assurément non. Nous suivons la voie de la sagesse et préférons remettre cette balade à un autre jour, en matinée.

Nous reprenons la direction de Page avec l'idée d'une dernière visite pour aujourd'hui : Stud Horse Hoodoos. Pas très faciles à trouver malgré les explications très détaillées de Philippe. Première difficulté : Philippe indique de tourner à gauche à 5, 5 miles de Glen Canyon. Nous venons de la direction opposée. Bon, on a trouvé grâce à notre GPS, sinon l'astuce est de tourner entre les milemarkers 555 et 556 sur l'US89. Après on s'est un peu emmêlé dans les explications, on a tourné en rond mais on a fini par y arriver. Un endroit complètement paumé !!

C'est vrai qu'ils sont très photogéniques, ces "champignons" géants plantés là au bord de la falaise avec en toile de fond Lone Rock et le lac Powell.

Le ciel est de plus en plus orageux au loin.

Mais peut-être avons nous le temps de nous tremper dans le lac sur la plage de Lone Rock. L'eau est délicieuse, mais la baignade brève. Un vent de sable souffle sur les bords du lac et au loin l'orage gronde.

Un dernier crochet par la marina, histoire de nous rendre compte de la taille des rampes de mise à l'eau, bien sûr en rapport avec la taille des bateaux, des remorques, des véhicules. Impressionnant ! Le port de Saint Malo fait pâle figure à côté de ces installations gigantesques !

Ca y est, c'est tout pour aujourd'hui. Nous essuyons quelques gouttes en route mais la taille des flaques, à l'arrivée à Page témoigne de la violence de l'orage.

Un bon restaurant pour finir la journée en beauté : c'est raté. La pizzeria "Stromboli" nous déçoit sur tous les plans. A éviter ! Nous nous rattrapons avec une bonne glace (glacier à côté du supermarché).

J18 (02/08/07)

C'est le jour tant attendu depuis des mois : en route pour the Wave !

Nous refaisons le même trajet qu'hier, bifurquant depuis l'US89 dans la House Rock Valley Road. Nous continuons en terrain connu puisque repéré la veille quand soudain au détour de la piste…des voitures arrêtées sur le bas-côté, une lumière clignotante…un engin de chantier. Nous réalisons le problème : le wash est rempli d'eau et de boue à ras bord (orages +++). Une pelleteuse est en train d'essayer de refaire la route.

Nous observons le chantier en compagnie de 6 autres touristes. L'engin s'arrête…le conducteur nous assure qu'on peut passer à présent. Nous sommes tous sceptiques, il reste encore de l'eau dans le wash. Nous nous lançons en premier avec notre Mitsubishi. Ca passe ! Nous arrivons au parking où un 4x4 (passé avant l'engin de chantier par un autre chemin) est déjà garé. Les autres voitures suivent aussi. Nous nous mettons en route rapidement, distançant ainsi le groupe. Seuls, nous nous repérons grâce aux photos et aux quelques cairns. Un vrai jeu de piste, une véritable aventure ! Il fait chaud, nous suons à grosses gouttes et ne tardons pas à vider notre première bouteille d'eau. Les paysages nous laissent sans voix !

Enfin la dernière montée, dans le sable ! Et c'est magique ! Depuis le temps qu'on en rêvait ! La voilà, la Wave !

A l'ombre 3 touristes allemands profitent déjà du spectacle. Nous en profitons également bientôt suivis par toute la troupe. Nous explorons les alentours qui sont très photogéniques aussi.

Nous pique-niquons à l'ombre. Premières gouttes, premiers coups de tonnerre au loin. Le ciel s'obscurcit de plus en plus. Il n'est pas question de rester davantage. Tant pis pour la Second Wave et autres merveilles que nous espérions découvrir !!! Il faut retourner avant l'orage…qui ne tarde pas à nous rattraper et à nous tomber sur la tête. Hervé, grâce au GPS, guide toute la troupe qui a failli s'égarer, car dans Coyote Buttes sous la pluie, c'est vite arrivé. Il pleut des cordes, l'orage gronde ! Nous arrivons à la voiture, trempés jusqu' aux os. En nous retournant, nous apercevons des cascades éphémères dégringoler des Vermilion Cliffs.

Et c'est en convoi que les voitures passent toutes sans problème le wash toujours plein d'eau !

Il ne reste plus qu'à rentrer à l'hôtel pour se sécher et se reposer en attendant l'heure du dîner.

La mauvaise expérience d'hier soir nous fait choisir une valeur sûre. Nous retournons chez Ken's Old West, d'autant que nous sommes jeudi, et du jeudi au samedi, le resto reçoit un orchestre de musique country. Très bonne ambiance et très bonne formule "all you can eat soup and salad".

The Wave

De Page à Grand Canyon Nord

J19 (03/08/07)

C'est aujourd'hui la dernière possibilité pour tenter de parcourir Cottonwood Road, aller voir Yellow Rock et éventuellement les Whaweap Hoodoos. Il faut partir tôt ce matin avant l'arrivée d'éventuels orages en cours de journée.

Cette fois-ci devrait être la bonne. C'est sans compter avec la possibilité de trouver la route carrément fermée. C'est ce qui se passe ce matin. "Road temporarly closed" indique la pancarte devant la piste barrée. Pas de chance ! Adieu Yellow Rock et autres hoodoos !

Un coup d'œil à la carte ! " White Rocks" une curiosité indiquée au bout de la BLM435 retient notre attention. Cette piste part de Church Wellls sur la 89. Un premier wash un peu humide…pas de problème. Un deuxime wash moins évident…Hervé commence à s'engager…un petit tronc d'arbre se coince sous la voiture. Nous n'insistons pas et décidons de revenir sagement à Page pour des activités moins risquées. la visite du barrage de Glen Canyon, très intéressante.

Une balade courte et facile (45mn) vers Hanging Gardens, une grotte (végétation de jardins suspendus) qui rappelle un peu Mossy Cave. L'endroit est idéal pour un pique-nique, il y fait très frais. Dommage les provisions sont restées dans la voiture ! On y jouit d'une belle vue sur lac Powell.

Baignade et pique-nique dans une petite crique (pas loin du barrage). Un régal ! Les formations de navajo sandstone de cette crique ne vous rappellent-t-elles pas quelque chose ?

Un petit tour vers Horseshoe Bend, sous les nuages, mais impressionnant tout de même !

Enfin une dernière baignade, non, plusieurs baignades, à Antelope Point, entrecoupées de farniente sur les rochers. Le temps est lourd !

C'est finalement la pluie qui va mettre un terme à notre journée : journée cool, mais bien remplie quand même !

Et la soirée, nous la passons dans notre "cantine" habituelle : "Ken's Old West" appréciant encore une fois musique country et salad bar. Nous sommes même montés sur la piste de danse !

J20 (04/08/07)

Nous quittons Page ce matin en direction de la rive nord du Grand Canyon. Nous avons fait ce choix en raison du taux de fréquentation, seulement 10% des visiteurs du parc. C'est exactement ce qu'on recherche !

Au sortir de Page, nous pénétrons dans le territoire navajo. D'ailleurs à la radio des musiques et chants indiens accompagnent parfaitement la traversée de ces paysages sauvages jusqu'à la Navajo Bridge.

Peu après, la route quitte ces plateaux arides pour grimper jusqu'à Jacob Lake. Les paysages changent : nous passons au milieu de grandes prairies et de forêts dont certaines ont été ravagées par un incendie en juin 2006.

Entre Jacob Lake et l'entrée du parc national, nous prenons une petite route vers East Rim View (à 4miles). Un petit parking idéal pour s'arrêter pique-niquer ! L'air est frais, il faut se couvrir ! A peine sortis, le temps se gâte et nous nous réfugions dans la voiture pendant une grosse averse de pluie et de grêle mêlées. Il ne nous reste plus qu'à manger dans la voiture puis à attendre une hypothétique amélioration. Entre deux averses, nous réussissons à aller au bout du court sentier bitumé et à jeter un regard sur East Rim View, mais la vue est ….bouchée, bien sûr.

Alors nous poursuivons notre route vers North Rim. Le temps s'est rétabli quand nous arrivons au Grand Canyon Lodge. Nous y avons réservé une cabin. Elle est certes toute petite mais très sympa.

Après un moment de repos dans notre cabane de trappeur, nous partons découvrir le Grand Canyon. Le Bright Angel Trail nous amène à un promontoire où l'on jouit d'une belle vue.

Nous empruntons ensuite la Cape Royal Road et nous nous arrêtons à Roosevelt Point où Thierry signale sur son site la randonnée du même nom (7kms, 2h). Voilà qui est parfait en cette fin d'après-midi.

Nous arrivons au bout de quelques minutes à un embranchement que nous décidons de prendre à droite. Mais nous voilà au bout de 5 minutes de retour au même embranchement. Persuadés de nous être trompés, nous recommençons l'opération en étant plus vigilants. Rien à faire, nous ne trouvons aucune alternative. Mystère ! En fait, en vérifiant en soirée la documentation du parc, nous avons vu que Roosevelt Point Trail était bien une courte boucle de 15mn et non une rando de 2h. Alors cet itinéraire a-t-il peut-être disparu car beaucoup d'arbres sont abîmés dans le secteur ?

Frustrés de ne pas avoir pu randonner, il nous faut trouver rapidement une autre destination. Nous choisissons Point Imperial Trail. Pas vraiment un bon choix car le chemin quitte la rim et s'enfonce dans une forêt ravagée par une tempête.

Alors nous reprenons la route vers le lodge afin d'être prêts pour assister au coucher du soleil.

Après ce très beau moment, nous rejoignons le Grand Canyon Dining Room où le dîner est à la hauteur du cadre, un bâtiment classé monument historique surplombant la falaise et offrant à travers ses larges baies vitrées une vue imprenable sur le canyon !

J21 (05/08/07) Comme hier les balades étaient plutôt ratées, nous voulons nous rattraper aujourd'hui et profiter de la matinée au Grand Canyon avant de prendre la route vers Zion.

Je repère Widforss Trail (8kms aller) dont les 4 premiers kilomètres se présentent sous forme de sentier d'interprétation nature, ce qui fait un parcours de 8kms A/R sur la plus belle portion du chemin (2h) et à une altitude de 2500m. Nous avons adoré cette belle randonnée dans la forêt au milieu des pins ponderosa, des bouleaux, des chênes…nous offrant quelques vues sur le canyon et nous donnant à voir de nombreux animaux daims, biches, cerfs et faons.

Il faut maintenant quitter la fraîcheur et la verdure de Grand Canyon pour retrouver des paysages plus arides en perdant de l'altitude.

Après un arrêt à l'aire de pique-nique de Fredonia, nous pénétrons dans Zion NP par l'est en début d'après-midi et nous sommes séduits par ces roches qui nous rappellent un peu le Grand Staircase.

Nous décidons avant tout de réceptionner notre chambre à El Rio Lodge à Springdale. Elle est petite, mais propre et bien équipée et le rapport qualité-prix est imbattable pour Zion.

Nous laissons la voiture à l'hôtel et empruntons la navette qui nous dépose à l'entrée du parc où nous montons dans une autre navette desservant l'intérieur du parc. Très bonne organisation ! Afin de nous faire une idée d'ensemble, nous allons jusqu'au terminus "Temple of Sinanawa" puis restons dans le bus pour revenir à Zion Lodge. Les montagnes de Zion ne me séduisent pas au premier abord, car massives et impressionnantes.

Peut-être une rando me ferait-elle mieux apprécier ces paysages ? Nous choisissons Emerald Pools Trail (1h30) et enchaînons les trois sentiers menant à quatre vasques. Mais la très forte fréquentation fait que cette balade ressemble plus à une procession, ce qui ne va pas modifier mon appréciation précédente.

Nous en terminons là pour cette fin d'après-midi et allons dîner chez Pizza &Noodles (bonnes pizzas) et après avoir flâné dans la rue principale de Springdale, nous nous laissons tenter par une bonne glace au deli du Sol Fooods Market.

Coucher de soleil sur Grand Canyon

De Zion à Las Vegas

J22 (06/08/07) Ce matin nous voulons nous frotter à LA randonnée la plus populaire de Zion : Angel's Landing (8kms A/R 3h30-4h30). A 9h, nous sommes au point de départ (eh!oui, c'est pas très tôt) et nous ne sommes pas les seuls, bien sûr !

Après avoir longé la rivière, le sentier monte implacablement. Il fait chaud et un peu de fraîcheur dans Refrigerator Canyon est bienvenue. Puis les Walter Wiggles (une série de 21 courts zigzags en pierre), véritable merveille d'ingénierie émergent au Scout Lookout que nous atteignons à 10h.

C'est à ce col que je me dégonfle et je laisse Hervé poursuivre tout seul. Impressionnée par les "grappes" de randonneurs accrochées aux parois, je n'ai pas voulu m' aventurer plus loin. Pendant ce temps (1h) je n'arrête pas de chasser les écureuils qui convoitent la nourriture gardée dans un sac plastique dont Hervé n'a pas voulu se charger.

A son retour il me livre ses commentaires : " Le sentier n'est pas techniquement difficile mais il est vrai un peu vertigineux au retour. Il suffit de regarder ses pieds lors des passages critiques. Il serait vraiment dommage d'y renoncer car il en reste une impression incomparable, surtout pour moi qui suis sensible au vertige".

Pendant qu'il se sustente un peu, je vais me dégourdir les jambes en continuant seule sur le West Rim Trail, histoire de voir où il mène. Je suis émerveillée par les paysages et curieuse, j'avance encore un peu jusqu'à ce que je tombe nez à nez avec ….un serpent. Pas le temps de voir s'il était à sonnette ou pas, je déguerpis à toute allure.

Mais ayant très envie d'approfondir ce coin, je n'ai pas de mal à convaincre Hervé de faire ensemble une petite incursion dans ce canyon (en peu moins d'un mile + retour). Après la foule sur le chemin de l'ange, c'est la solitude ici et les paysages sont grandioses.

Me voilà réconciliée avec Zion et nous avons du mal à rebrousser chemin tellement c'est beau (10kms en tout). Mais il faut prendre la route en début d'après-midi. C'est un peu à regrets que nous quittons la solitude de cette partie du West Rim Trail et retrouvons la vallée peu avant 13h. Nous déjeunons au Zion Café : salade et burger puis c'est parti pour Las Vegas. Après 3h de route nous atteignons la ville des casinos et le Luxor où nous avons réservé. Un véritable hall d'aérogare et une file d'attente pour le check-in digne d'un jour de grand départ à l'aéroport de Roissy ! Notre chambre est au 2ème niveau. Pour la vue, c'est raté, mais la chambre est très grande et décorée avec goût sur le thème du lieu.

Nous quittons l'hôtel pour une visite des autres hôtels du Strip. Ils sont tous plus excentriques les uns que les autres.

Le clou de la soirée, ce sont, sans hésiter, les jeux d'eaux du Bellagio.

Pour dîner nous nous laissons tenter par le Rainforest Café et son ambiance tropicale au MGM après avoir tenté le buffet du Bellagio (queue interminable !). Malgré la taille du restaurant, nous sommes étonnés de la qualité des plats : nous avons vraiment apprécié !

Il ne reste plus qu'à essayer les machines à sous : nous jouons 10$ et gagnons 19, 75$. Sur un si bon score, inutile de poursuivre !!!

Angel's Landing

De la vallée de la Mort à Yosemite

J23 (07/08/07) Aujourd'hui nous attaquons l'étape la plus longue et la plus contrastée de notre voyage : du désert aux montagnes de la Sierra Nevada.

Une étape ponctuée de nombreux arrêts : Pahrump, où nous faisons quelques courses au Walmart dans Death Valley, à Zabriskie Point.

Au Visitor Center à la recherche d'une aire de pique-nique climatisée (introuvable!!)

A l'épicerie de Furnace Creek Ranch à la recherche de dattes de l'oasis : on n'a trouvé que des dattes de Californie.

Aux Sand Dunes.

Au Father Crowley Point où nous mangeons dans la voiture, les portes ouvertes. Ouf ! qu'il fait bon !! au milieu des arbres de Joshua après Towne Pass.

Un dernier arrêt au parc municipal d'Independence pour une petite sieste à l'ombre et nous finissons par atteindre Mammoth Lakes à 18H après 10h de route et une conjonctivite (moi) due à l'abus de clim (?).

L'hôtel Austria Hof Lodge est situé au pied du domaine skiable. Il est moins "pimpant" que sur internet. L'entrée est un peu vieillotte, il n'y a pas d'ascenseur. Mais la chambre est grande, bien équipée (wifi, frigo, petit dej. inclus) et située juste à côté du jacuzzi. Idéal après une journée de route !

C'est dans le guide LP que nous trouvons l'adresse pour le dîner : Whiskey Creek. Il y a un peu d'attente, nous patientons au bar au premier étage. L'hôtesse d'accueil nous confie un "objet" qui se mettra à vibrer et clignoter quand c'est notre tour. Epatant ! Le dîner est excellent, le vin aussi. Ambiance bistrot de montagne !

J24 (08/08/07) Après un petit saut vers Lake Mary et Twin lakes, nous quittons Mammoth Lakes ce matin.

Nous pénétrons dans Yosemite par la Tioga Road et immédiatement après l'entrée, nous nous arrêtons au parking pour la randonnée au Gaylor Lake (5kms, 3hA/R 450m de dénivelé altitude max env. 3350m). J'ai choisi cette destination car le "scenery factor" est estimé à 4/5 alors que le taux de fréquentation est estimé à 2/5 : de belles vues et peu de monde. Chouette !

La montée est d'abord raide dans la forêt puis arrivés à un col, nous avons une très belle vue sur la vallée et sur un premier lac. Après la descente vers le lac, le sentier le contourne par la droite et continue vers un deuxième lac.

Il y a effectivement très peu de monde ! Nous poursuivons après ce lac vers une mine datant des années 1870. Un couple d'Américains rencontrés sur place nous précise que c'était une mine d'or. Voilà Hervé qui se prend pour un chercheur d'or en quête de minerai !

Sur le chemin du retour chiens de prairie et marmotte croisent notre route, mais ils sont plus rapides que le photographe. Dommage!

Nous reprenons la voiture et nous nous arrêtons un peu plus loin au bord d'une rivière, le temps de pique-niquer puis c'est reparti !

En passant à Tenaya Lake, une petite pause s'impose pour profiter de ce beau lac.

Un petit moment de farniente en bord de plage et nous voilà requinqués ! C'est pourquoi, arrivés à Tuluomne Grove, une petite balade ne nous fait pas peur ! Petite peut-être (1h) ça va tout seul pour la descente jusqu'à la parcelle de séquoias géants, mais au retour ça grimpe ! Mais la sieste nous ayant ragaillardis, nous montons en un rien de temps, surpris d'être déjà arrivés.

Il est plus de 18h quand nous arrivons dans la vallée. Nous voulons réserver le hiker's bus pour demain, il faut donc nous rendre au Visitor Center de Yosemite Valley. Nous sommes abasourdis en arrivant à proximité. Sommes-nous vraiment dans un parc? Nous trouvons ici une véritable ville : magasins, restaurants, clinique, parkings géants, routes à 2 voies… Nous finissons par trouver le Visitor Center qui nous renvoie vers le guichet de la société dans Yosemite Lodge. Le guichet ferme à 19h, il est 18h50. Nous nous pressons pour finir par nous entendre dire qu'il n'y a plus de place dans le bus de 8h30, ni le lendemain ni le surlendemain. Tant pis, on trouvera bien une alternative, mais on se jure qu'on ne reviendra pas dans la vallée. Trop fréquentée à notre goût !!! Nous arrivons à 20h au Cedar Lodge : la chambre n'est pas très clean et surtout sent le renfermé ! Très chère pour ce que c'est. Nous avons réservé deux nuits. Il faudra faire avec ! Pour manger, guère de choix. L'hôtel est loin de tout. Le restaurant n'est pas climatisé et il y a du monde qui attend ! Dépités, nous finissons par opter pour le fast-food. Et finalement la formule salad bar est très bonne !

J25 (09/08/07)

La randonnée de Glacier Point à Yosemite Valley étant tombée à l'eau, nous en profitons pour faire la grasse matinée (jusqu'à 8h30).

Puis direction Glacier Point en voiture. Nous allons d'abord au point de vue où il y a foule. Puis nous revenons vers le parking de Taft Point/Sentinel Dome.

Il est déjà 11h30 quand nous entamons notre balade. Nous commençons par aller vers Taft Point. Nous atteignons d'abord cinq "Fissures" puis le point de vue qui livre de belles vues sur la vallée, El Capitan et les "Yosemite Falls" qui sont à sec. Nous revenons un peu sur nos pas puis nous prenons la direction de Sentinel Dome via Pohono Trail où nous progressons dans une belle forêt de conifères.

Pas un touriste sur cette variante, c'est super mais en même temps une petite angoisse : et si on rencontrait un ours, ici, loin de tout ? Nous restons vigilants même pendant l'arrêt pique-nique, nous asseyant dos à dos pour surveiller les alentours. Arrivés à Sentinel Dome, nous grimpons au sommet pour une vue à 360 ° sur la vallée, El Capitan et Yosemite Falls au nord, sur Half Dome, Nevada Falls (en eaux !) et Cloud Rests à l'est. Nous reprenons la voiture vers 15h après une boucle de 8kms, 3h.

Il est encore tôt, nous faisons une petite halte dans une grande prairie sur Glacier Point Road. Pendant que nous nous reposons, un minibus s'arrête. Les passagers, avec des jumelles, observent la forêt au-delà de la prairie. "Bear…Bear…." s'agite l'un d'eux. Nous nous redressons d'un bond. "Oh ! no…deer…deer…Sorry…" s'excuse-t-il. Une belle biche s'abreuve en bordure de forêt.

Dommage, on aurait bien voulu voir un ours !

C'est sur ce souhait que nous nous mettons en route vers l'hôtel avec comme hier, re-formule salad bar au fast-food. Pas trop le choix !

J26 (10/08/07) Aujourd'hui il n'est pas question de traîner au lit. Nous voulons aller voir les séquoias à Mariposa en faisant la boucle complète par Outer Loop Trail (11kms, 4-5h). D'après mes documents, le premier tiers de la randonnée se fait "jowl to jowl" traduisez "coude à coude" puis la fréquentation est qualifiée de "medium" dans le deuxième tiers et enfin "bordeline light" dans le troisième tiers. Pour éviter la foule, lever à 6h, départ à 7h et arrivée sur place à 8h30.

Heureusement à cette heure-ci il n'y a que peu de monde ! Nous posons au pied des premiers séquoias géants. Impressionnants !

Mais dans "Lower Grove" tout cela est très organisé (barrière autour des arbres…et pour cause) et finalement un peu artificiel. Dans la partie Upper, la randonnée devient plus intéressante. D'ailleurs seule une poignée de courageux poursuit jusque là, les plus fainéants font comme ceux-là.

Ici la forêt reprend son aspect sauvage et les animaux ne tardent pas à se montrer.

Écureuils…

Biches et faons

Et même ces deux animaux que nous prenons d'abord pour des chats sauvages, et qui une fois la photo agrandie, s'avèrent être, avec leurs oreilles très caractéristiques et leur fourrure, oui, oui des… ..jeunes "mountain lions".

Les arbres sont toujours aussi remarquables.

Après Upper Grove, le chemin nous mène à Wavona Point Vista puis nous ramène au parking à travers une belle forêt où nous pouvons encore admirer des séquoias, certes moins hauts que les précédents mais en très grand nombre. Et nous sommes aux anges, nous avons l'Outer Trail pour nous tout seuls. Preuve est, que dès qu'on emprunte un sentier un peu à l'écart des axes touristiques, on se retrouve vite seul.

Nous quittons Yosemite après manger, avec un regret, celui de n'avoir pas même vu la queue d'un ours, mais avec encore un espoir, celui de pouvoir en observer un à Sequoia où nous serons demain !

En route vers la Californie et Visalia ! Après la forêt, voilà de grandes étendues herbeuses brûlées par le soleil puis des vergers à perte de vue : orangers, citronniers, pêchers…

Nous arrivons à destination, l'hôtel Comfort Inn & Suites en plein centre de Visalia. La chambre, en fait, quasiment une suite avec bureau, salon, frigo, micro-ondes, évier, wifi, petit dèj compris et……deux télés nous comble !

Nous allons tout de suite repérer le quartier : courses, banque…et faire notre choix pour le restaurant de ce soir. Visalia nous fait bonne impression, il y a un petit centre-ville très sympa, plein de boutiques assez chics et de restaurants très animés le soir. Cette ville ne figurant pas dans nos guides, c'est grâce au prospectus que nous a donné l'hôtel et en allant voir sur place que nous choisissons le Cafe 225. Excellent choix, très bon dîner !

Death Valley

Après Sequoia... la côte Pacifique

J27 (11/08/07) Aujourd'hui, notre programme doit nous mener à Sequoia National Park.

Ayant fait le plein d'images de séquoias hier à Mariposa, il ne nous semble pas pertinent de visiter Giant Forest, d'autant que le journal du parc fait état de travaux sur la Hwy198 entraînant d'importants délais d'attente ! Nous prenons alors l'option de découvrir une partie plus minérale de ce parc, à savoir le secteur de Mineral King.

Une véritable expédition, cet endroit ! En effet, c'est par une route étroite et sinueuse de 25 miles et 1h30 de parcours depuis l'entrée du parc qu'on y arrive. On passe ainsi de 500m à 2387m en pas moins de 698 virages ! Heureusement Hervé a l'habitude de conduire en Corse et nous arrivons au bout de la route en un peu plus d'une heure.

Des panneaux nous préviennent que nous entrons dans le domaine des ours (Ah! On va peut-être enfin en voir un !) . C'est pourquoi nous laissons notre glacière ainsi que tout ce qui peut attirer l'odorat de ces animaux dans un container en fer prévu à cet effet.

Nous pouvons commencer notre randonnée vers Monarch Lakes, situés à plus de 3000m d'altitude au pied du Sawtooth Peak (13kms, 5-6h, 600m de dénivelé). A la Ranger Station, on nous a prévenu, c'est le premier mile qui est le plus raide.

Vue sur Mineral King Valley.

Puis le sentier continue à grimper mais très progressivement à travers des prairies et une très belle forêt de conifères "rouges".

Puis il arrive à proximité de Chihuahua Bowl, une mine baptisée ainsi par des pionniers en l'honneur des riches mines mexicaines du même nom. Le minéral domine quand le sentier change de versant.

Ca y est, le lac n'est plus très loin. Après ce joli ruisseau, nous y sommes !

Après 3h de marche, quel plaisir d'ôter nos chaussures pour un petit bain de pied dans l'eau claire et fraîche du lac !

Trois quart d'heures de repos et déjà il faut penser à retourner. La descente est beaucoup plus rapide : 2h plus tard nous sommes de retour au parking ! Une bien belle randonnée ! Il ne manquait que l'ours !

Il est 17h. Encore faut-il maintenant reprendre en sens inverse les 698 virages, ce qui sera négocié en une heure chrono. Tous les automobilistes se rabattent pour nous laisser passer ! Il faut dire que les Américains n'ont pas souvent l'occasion de s'exercer sur une route de montagne telle que celle-ci !

Encore une petite heure pour rejoindre Visalia. Ce soir nous mangeons italien dans un restaurant sur Main Street : Little Italy, très bon aussi dans un cadre intime.

J28 (12/08/07)

Aujourd'hui direction le Pacifique dont nous longerons la côte de Cambria à Monterey par la Hwy1.

Nous quittons Visalia vers 8h et nous nous dirigeons vers Paso Robbles en traversant encore des plantations d'arbres fruitiers et de vignes. Puis peu après, au détour d'une colline, la voilà…la mer. En fait, sur le coup, nous nous demandons si ça n'est pas un mirage en raison d'un léger voile brumeux à l'horizon. C'est une drôle de sensation ! C'est vraiment la mer, après 4 semaines de déserts et de montagnes, nous sommes émus. Nous venons d'atteindre Cambria.

Un arrêt à la première plage le confirme : ici on retrouve l'air vif de la mer…un peu comme en Bretagne. Et comme dans cette belle région française, on y trouve aussi une côte déchirée et sauvage.

La route a parfois l'air de s'accrocher désespérément à la falaise. Un air de route corse au bord du Pacifique ! Les points de vue et zones d'intérêt ne manquent pas, particulièrement aux alentours de Big Sur et vont rythmer notre journée. Point Piedras Blancas (à 8kms de Hearst Castle) accueille une énorme colonie d'éléphants de mer paressant sur la plage. Nous ne nous lassons pas de les observer.

Sand Dollar Beach Area (à 45kms de Hearst Castle) : accès 5$ par voiture. Après une pause pique-nique au soleil (trop froid à l'ombre!), nous empruntons un petit sentier conduisant à la plage surtout prisée par les surfers. La plage est très belle, l'eau très claire et on aurait presque envie de se baigner si la température extérieure n'était pas aussi fraîche !

Julia Pfeiffer Burn State Park (à 60kms au sud de Carmel) recèle une véritable merveille, les McWay Falls, spectaculaires chutes de 15m se jetant dans la mer.

La côte aux environs de Big Sur offre des vues stupéfiantes.

Point Lobos State Reserve (6kms au sud de Carmel) : accès 9$ par voiture.

Le Sea Lion Point Trail fait le tour d'une pointe rocheuse abritant une colonie d'otaries. A force d'observer la surface de l'eau, nous découvrons même une loutre en train de se nourrir. Nous l'observons longuement à la jumelle.

Dommage que nous n'ayons pas plus de temps pour parcourir les autres secteurs de ce parc. Il est temps de rejoindre notre hôtel, le BW Beach Dunes à Marina après Monterey.

Nous sommes déçus de notre choix : emplacement à proximité de la Nationale, bruyant +++. Heureusement pour le dîner, nous trouvons un restaurant formidable à Monterey (merci Lonely Planet). Le Monterey's Fish House ne paie pas de mine de l'extérieur, mais la qualité est au rendez-vous. J'ai mangé un mahi-mahi et Hervé a pris une bouillabaisse : un régal ! Nous avons dîné au bar (attente++ pour avoir une table) et l'ambiance était très conviviale ! A ne pas manquer !

Sur la côte Pacifique

San Francisco et alentours

J 29 (13/08/07)

Nous quittons avec soulagement Marina pour rejoindre San Francisco via la Hw101. C'est la solution la plus rapide, d'autant que la côte que longe l'US1 n'a pas l'air d'être plus attrayante. Nous ne tardons pas à traverser une série de banlieues de San Francisco et atteignons notre hôtel dans la zone de l'aéroport vers midi.

Le Radisson San Francisco Bay (sortie Sierra Point) nous donne entière satisfaction. Parking gratuit, frigo, micro-ondes, coin salon et bureau, wifi…grande chambre très confortable (aucun bruit malgré la proximité de l'autoroute)…voilà de quoi se sentir bien !

En début d'après-midi nous rejoignons San Francisco en voiture. Circulation très fluide jusqu'au centre ! Nous nous garons au parking à l'angle de Sutter et Stockton Str., indiqué dans le guide LP comme " relativement avantageux". Nous y resterons jusqu'à 18h (9$) puis irons nous garer sur un emplacement à parcmètre gratuit à partir de cette heure-ci.

Nous suivons le parcours pédestre décrit dans le guide cité plus haut. Il débute à la porte de Chinatown, traverse le quartiers chinois puis le quartier italien

et nous amène sur les hauteurs de Telegraph Hill et de sa Coït Tower.

Notre visite ne s'arrête pas là : je veux voir la très mythique Lombard Street, bordée de très belles demeures.

La fatigue commence à se faire sentir. Le retour en cable car est bienvenu, mais ce n'est pas de tout repos. D'abord il faut jouer des coudes pour pouvoir monter à bord (beaucoup de monde à l'arrêt), ensuite il faut s'accrocher, montagnes russes assurées !

Arrivés au parking, nous récupérons notre voiture et revenons dans le quartier italien pour dîner. Notre choix s'arrête sur l'Osteria del Forno, un tout petit restaurant (guide LP). Nous dînons tôt (18h30), c'est honnête sans plus. En revanche la glace (glacier en face) est délicieuse !

J30 (14/08/07)

Aujourd'hui nous voulons traverser le Golden Gate Bridge pour découvrir une autre vue de San Francisco et visiter les alentours.

Ce matin traverser la ville est interminable ! Le pont est dans le brouillard pour le moment et il ne fait pas chaud !

Pourtant le soleil brille quelques miles plus loin en arrivant à Muir Woods. Le parking est plein…ça grouille de monde. Nous décidons de faire l'impasse et de poursuivre vers Muir Beach Overlook où nous espérons pouvoir pique-niquer. Pas de chance, nous retournons dans la brume et le froid. Nous poursuivons la Hwy1 jusqu'à Stinson Beach où nous tentons un petit tour sur la plage. Il y a un de ces vents ! Il n'y a plus qu'à poursuivre en voiture. Sur les hauteurs de la Panoramic Highway, nous retrouvons le soleil…ça fait du bien. Nous nous arrêtons près du départ du sentier de Sierra Point Trail. Nous décidons de faire un petit tour…qui sera finalement un très grand tour. Descente par Eastwood Camp jusqu'à Muir Woods et la balade au pied des séquoias.

Puis remontée par Bootjack Trail et Troop80 Trail dans une végétation très luxuriante le long d'un torrent encombré de troncs arrachés. Décor à la Indiana Jones. Randonnée très dépaysante !

En arrivant au Golden Gate Bridge, sur la route du retour, nous faisons un petit détour sur les hauteurs pour profiter de belles vues sur le pont

avant de faire une halte à Sausalito, petite ville bien agréable et coquette

avec ses boutiques, ses galeries d'art très chic et ses légendaires house-boats.

Nous nous laissons séduire par cette ville et espérons y trouver une bonne adresse pour dîner. J'ai envie de manger du poisson, bord de mer oblige. Un petit coup d'œil sur un panneau d'information de la ville, le "Spinnaker" avec ses "dramatic views" retient notre attention. Le dîner est une merveille et nous avons la meilleure place du restaurant : une vue à 360° sur la baie de San Francisco assortie du spectacle des otaries qui batifolent dans les flots et des mouettes qui passent leur temps à pêcher devant nous. Inoubliable !!!

J31 (15/08/07)

Nous décidons de rendre la voiture ce matin et de rejoindre San Francisco par le Bart à partir de l'aéroport.

Notre objectif aujourd'hui: poursuivre la visite de San Francisco mais cette fois-ci à vélo ! Après avoir déposé la voiture à l'aéroport, (quelques secondes ont suffi, bravo pour l'organisation Avis), nous empruntons d'abord l'Air Train, puis le Bart puis le cable car jusqu'à Colombus Str.

C'est là que se trouve le loueur que nous avons retenu "Blazing Saddles" mais qui s'avère ne pas être très sympa (accueil assez froid). La location nous revient à 50$ pour 2 pour la journée, tarif comparable chez tous les loueurs.

Nous commençons par longer la côte jusqu'à Golden Gate Bridge. Il fait frais et nous supportons nos deux polaires. Un coupe-vent aurait été plus adapté. Passer le pont à vélo (ou à pied) nous semblait être une expérience différente. Mais le vacarme est assourdissant et devient vite insupportable. Nous ne parcourons pas la moitié du pont.

Alors retour en ville en direction du Golden Gate Park. Je commence à flancher. Il est temps de manger : une salade et une pizza dans un petit restaurant à côté du parc et c'est reparti. En traversant le parc, nous faisons la visite du Japanese Tea Garden (4$/pers). Le jardin est tout petit, très joli, mais hyper fréquenté !

Notre circuit nous conduit ensuite jusqu'à Ocean Beach où je m'amuse à provoquer l'envol d'une nuée de mouettes.

Après Lincoln Park, nous avons l'occasion de jouir de nouvelles vues sur le pont.

Ouf ! La balade est bientôt finie. Il reste à longer comme ce matin la côte où nous observons les prouesses des surfeurs et à retourner chez le loueur après 6h de vélo et une quarantaine de kilomètres parcourus ! Journée fatigante en raison des nombreuses montées, mais excellente.

Dans Union Square nous assistons aux improvisations de l'ensemble Jazz des Jeunes de SFO avant de reprendre le Bart puis la navette vers l'hôtel. Un bon dîner au restaurant de l'hôtel clôt cette dernière journée à San Francisco et aux Etats-Unis. Demain retour Paris !

J32 (16/08/07)

Nous avions prévu le retour depuis Los Angeles. C'est pourquoi il nous faut faire aujourd'hui un vol intérieur vers cette destination. Nous avons choisi un vol très tôt (7h) en espérant pouvoir, soit enregistrer immédiatement nos bagages pour Paris soit les laisser dans une consigne et profiter de cette dernière journée sur la plage de Marina del Rey, proche de l'aéroport.

Malheureusement rien n'est possible : plus de consigne aux Etats-Unis depuis le 11 septembre et pas d'enregistrement avant 15h. Le décollage pour Paris est prévu à 18h30. Solution : prendre notre mal en patience, grignoter, lire, pianoter sur internet (accès wifi possible et gratuit)….et attendre jusqu'au soir.

Bon, notre voyage se finit un peu en queue de poisson mais il a été riche et bien rempli. Et c'est, avec des souvenirs plein la tête, que nous nous envolons vers Paris en début de soirée.

Golden Gate Bridge

NOS CONCLUSIONS

Nous sommes rentrés enchantés de ce voyage qui est également notre premier aux Etats-Unis.

Nous avons parcouru en voiture 4000 miles (6000kms) dans une grande variété de paysages allant des déserts de l'Utah et de l'Arizona aux montagnes de la Sierra Nevada et à la côte Pacifique.

Pour un premier voyage, nous ne nous sommes pas contentés d'un circuit classique. Nous l'avons émaillé de sites sortant des sentiers battus (faisable grâce au 4x4) et surtout de plus de 180 kms de randonnée, sans compter les kilomètres parcourus à pied dans les villes.

Nos impressions générales : sur l'accueil : il suffit de sortir une carte de sa poche (sans rien demander) et il y a toujours quelqu'un qui spontanément vous renseigne. De plus, les Américains connaissent et aiment la France, souvent ils l'ont déjà visitée et adorent échanger à propos du mode de vie français ! sur la conduite : conduite très cool sur des routes extra larges. En revanche, les Américains ne respectent pas plus la vitesse que nous, contrairement à ce qu'on avait lu avant notre départ ! Essence : compter env. 80$ pour 600 miles. Location 4x4 : 2000$. sur les prestations hôtelières : nous avions réservé tous les hébergements. Ils nous ont donné, sauf quelques rares exceptions, entière satisfaction. A certains endroits, en payant en cash, possibilité d'avoir une remise de 10%. En moyenne le prix des chambres où nous avons séjourné a varié entre 60 et 100$ (NY et SFO un peu plus) sur les repas : le midi, pique-nique. Fruits et légumes sont plus chers qu'en France et surtout le prix correspond à une livre. Attention, tous les prix sont indiqués hors taxe, même en grande surface. Le soir, au restaurant, en moyenne 50 à 80$ pour deux. Nous avons très bien mangé. Certes, ce n'est pas de la haute gastronomie française, mais de très bonnes viandes et aussi des légumes …et des "Pies" délicieuses. Loin du cliché des hamburgers !

Nos coups de cœur !

Nous avons adoré tous les endroits où nous avons été seuls ou presque, en tout cas les parcs très "nature" ou peu aménagés : la région de Moab (Arches, Canyonlands …) avec une mention particulière pour les Needles et l'extraordinaire randonnée de Chesler Park. Le must à nos yeux ! Escalante et le Grand Staircase : les sites sur le Burr Trail et sur la Hole-in-the Rock Road. Coyote Buttes et the Wave. Capitol Reef avec la Cathedral Valley. Grand Canyon Nord. Mineral King (Sequoia)

Nous avons aimé (mais un peu moins, car beaucoup plus fréquentés et/ou aménagés) Bryce Canyon et son amphithéâtre. Zion et ses randonnées très populaires Yosemite, ses dômes, ses lacs et ses séquoias. les villes : San Francisco, à ne pas manquer. Las Vegas, excentrique. New York, à voir au moins une fois.

Nos regrets : ne pas avoir pu parcourir Cottonwood Road en entier en raison des intempéries. ne pas avoir croisé d'ours ni à Yosemite, ni à Sequoia ! (nous irons au zoo à Paris!)

Bibliographie :

=> New York : le guide Lonely Planet pour la préparation et pour le voyage le petit guide rose "citiz", concis et plus léger dans la valise.

=> Ouest Américain : les guides LP et Routard. Ils nous ont surtout été utiles, sur place, pour les adresses de restaurants ainsi que pour la visite de San Francisco et la côte pacifique. Car la plupart de notre documentation a été puisée dans le site www.ouestusa.fr, surtout pour les visites et randonnées entre Salt Lake City et Zion.

=> Après Zion, le site internet précédent étant moins documenté (du moins jusqu'à présent !) voilà ceux qui m'ont servi, entre autres : www.waterfallswest.com pour les renseignements sur McWayFalls à Big Sur. pt-lobos.parks.state.ca.us pour les informations sur Point Lobos Reserve. www.visitmuirwoods.com pour la description détaillée des randonnées dans et autour de Muir Woods.

=> Et pour prolonger la lecture.... le récit d'Edward Abbey "Désert Solitaire". Ranger à Arches dans les années 70, il décrit à merveille ce qu'étaient ces parcs à l'époque. les deux romans policiers du même auteur "Le gang de la clé à molette" et "Le retour du gang..." qui ont comme décors les régions de Page et du lac Powell ainsi que celles de Canyonlands et the Maze.

Nous avons été tellement emballés par ce voyage que dès notre retour nous avons programmé un nouveau voyage, encore plus axé "nature". Le carnet 2008 est ici !



FIN

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