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Projet Ouest américain: "wilderness" et backpacking English translation pending
Bonjour à tous,
en mai prochain, je projette (enfin, c'est une certitude), un 9ème trip dans l'ouest. Voici les endroits sur ma wishlist pour ce trip. Certains que je n'ai jamais visités, d'autres que je voudrais approfondir après une visite pas assez "poussée"... Puis bon, je dois recommencer certaines photos sans le poralisant circulaire pour certains membres... lol 😎 (ou pas...)
- Yant Flat, histoire de découvrir les spots que je n'ai pas vu en octobre dernier - The Wave si je réussis une deuxième fois à choper le permis. Il parait qu'il y a une arche fraichement découverte à photographier. - Les Whites domes en backing (risque de pluie en octobre dernier, puis ma compagne avait un problème de pied) - Blue Canyon - Reflection Canyon en backpacking - Peek a Boo Canyon - White Pocket en dormant sur place. - Whawheap Hoodoos
Ce sont les spots principaux. Ensuite, en fonction de la météo, ça pourra changer, et j'ai d'autres plans B, C, D etc...
Pour changer, pas d'atterrissage à LV, mais cette fois cela sera à SLC. Pour l'unique raison que j'ai enfin trouvé (grâce à un pote qui habite à Sedona et qui a habité à SLC pendant quelques années) un loueur qui loue des vrais 4x4. Je veux dire qui loue aussi des SUV, mais en version 4x4, et avec le droit de rouler sur les "unpaved roads". C'est Rugged Rental . Certes le tarif est plus cher que chez Alamo, Hertz ou autres, mais bon sang, la certitude de pouvoir aller à White Pocket ou au bout de la Hole In the Rock road avec mon véhicule, ça vaut bien ça ! Juste me procurer un petit compresseur en arrivant, et hop... Ca sera probablement un Grand Cherokee. L'avantage est que si vous réservez un Grand Cherokee, vous AVEZ un Grand Cherokee avec certitude. Donc, l'itinéraire démarre de SLC. Finalement cela ne fait "que" 2 heures de conduite en plus pour Kanab...
Voici mon projet d'itinéraire :
Dim 7 mai : arrivée à SLC à 12h30. Suffisamment tôt pour démarrer la route vers Cedar City. Lun 8 mai : Cedar City - Yant Flat, et découvertes de la partie sud-est que je n'ai pas faite en octobre --> Kanab en fin de journée. Ma 9 mai : The Wave si j'ai le permis. Si pas, Buckskin Gulch que je n'ai jamais vu, ou même les Wawheap Hoodoos. A voir aussi avec la météo Me 10 mai : Kanab - Hilldale - White Domes. Backpacking. Photos en fin de journée... Jeu 11 mai : Sunrise aux White Domes, --> Page. On verra l'heure du retour. Ven 12 mai : Page --> Tuba City --> Blue Canyon. Nuit dans les environs, pourquoi pas sous tente, à voir. Sa 13 mai : Probablement Blue Canyon au Sunrise --> Escalante Di 14 mai : Escalante --> Reflection Canyon backpacking, Sunset sur place. Lu 15 mai : Sunrise @ Reflection Canyon --> Peek a Boo --> Bryce ou tropic Ma 16 mai : Route vers White Pocket, photos en après-midi et Sunset, nuit sur place. Me 17 mai : Sunise @ White Pocket (déjà fait mais pas grave) --> Kanab Jeu 18 mai : Soit Zion, soit les Wawheap Hoodoos si je n'ai pas fait avant... Dois être tôt le matin pour la Tower Of Silence. --> nuit proche Zion Ve 19 mai : Si j'ai le courage, je descends à Little Finland, déjà même la veille, et je dors sur place. Si pas, un truc à Zion. --> retour SLC Sa 20 : reprise de l'avion à SLC.
Voilà, à votre avis Est-ce que ça tient la route comme itinéraire ? J'aurai probablement des questions selon vos interventions. Merci déjà à ceux qui m'ont déjà fourni en MP des infos précieuses, des traces GPX etc...
Au niveau du packpacking cela sera une première pour moi. Voici le contenu théorique de mon sac :
- Sac Mammut Lithium Crest 40+7l (bleu, mais on s'en fout... 😏 ) - Tente MSR Hubba Hubba MX - Duvet Cumulus Panyam 450 - Therm a Rest Prolite R - Couverture de survie - Camelback 2.2L - 3l de liquide supplémentaire (Powerade, Coca ? ) - Nourriture hyper calorique, Cliffbars, Trail Mix - Canon EOS 5 D Mark IV - EF 16-35 2.8 - EF 24-70 2.8 - Multiplicateur pour éviter de prendre le 70-200 2.8 trop lourd - Cotton Carrier - GPS Garmin Montana 650T - GPS de secours Colorado 300 - mon GSM - Balise Delorme Inreach SE (pas encore achetée, j'hésite avec l'explorer pour éviter de prendre le Colorado) - Trépied Gitzo carbone - Veste Gore Tex - Bonnet - Couteau - cordelette 4mm - Lampe Frontale - Piles de rechange - Lampe de rechange ?
Je devrais être à +/- 17kgs, j'ai essayé de trouver le plus light dans chaque chose. Il ne me reste plus que le Delorme à acheter...
Je suis ouvert à vos conseils avisés en matière de backpacking. Je ne prendrai pas de lyophilisé, ça sous-entend un réchaud et de l'eau en plus.
Je pense avoir une très bonne condition physique (du moins maintenant) et je vais augmenter les "entraînements" en mars-avril.
Le truc qui me fait un peu flipper c'est la nuit sous tente tout seul, dans le désert, dans le noir ! 😏 J'étais prêt à faire Reflection Canyon en version "alpine", c'est-à-dire départ 2h du mat, comme en alpinisme, pour arriver sur place au sunrise. Mais Veileen (encore merci) m'a dit que parfois il faut un peu chercher son chemin. Puis il y a des centaines de bouses de bovidés. Sans oublier les bestioles qui sortent et qu'on ne voit pas trop à la frontale... De toute façon arriver sur place au sunrise, ça fait ensuite une longue attente... A voir. Sinon, ça me paraît plus facile que certains sommets des alpes. Pas de crampons, pas de corde... Je n'ai jamais entendu parler de cette manière de marcher dans l'Ouest. Perso ça ne me dérange pas de démarrer à 2 ou 3h....
Voilà, à vos plumes les amis...
en mai prochain, je projette (enfin, c'est une certitude), un 9ème trip dans l'ouest. Voici les endroits sur ma wishlist pour ce trip. Certains que je n'ai jamais visités, d'autres que je voudrais approfondir après une visite pas assez "poussée"... Puis bon, je dois recommencer certaines photos sans le poralisant circulaire pour certains membres... lol 😎 (ou pas...)
- Yant Flat, histoire de découvrir les spots que je n'ai pas vu en octobre dernier - The Wave si je réussis une deuxième fois à choper le permis. Il parait qu'il y a une arche fraichement découverte à photographier. - Les Whites domes en backing (risque de pluie en octobre dernier, puis ma compagne avait un problème de pied) - Blue Canyon - Reflection Canyon en backpacking - Peek a Boo Canyon - White Pocket en dormant sur place. - Whawheap Hoodoos
Ce sont les spots principaux. Ensuite, en fonction de la météo, ça pourra changer, et j'ai d'autres plans B, C, D etc...
Pour changer, pas d'atterrissage à LV, mais cette fois cela sera à SLC. Pour l'unique raison que j'ai enfin trouvé (grâce à un pote qui habite à Sedona et qui a habité à SLC pendant quelques années) un loueur qui loue des vrais 4x4. Je veux dire qui loue aussi des SUV, mais en version 4x4, et avec le droit de rouler sur les "unpaved roads". C'est Rugged Rental . Certes le tarif est plus cher que chez Alamo, Hertz ou autres, mais bon sang, la certitude de pouvoir aller à White Pocket ou au bout de la Hole In the Rock road avec mon véhicule, ça vaut bien ça ! Juste me procurer un petit compresseur en arrivant, et hop... Ca sera probablement un Grand Cherokee. L'avantage est que si vous réservez un Grand Cherokee, vous AVEZ un Grand Cherokee avec certitude. Donc, l'itinéraire démarre de SLC. Finalement cela ne fait "que" 2 heures de conduite en plus pour Kanab...
Voici mon projet d'itinéraire :
Dim 7 mai : arrivée à SLC à 12h30. Suffisamment tôt pour démarrer la route vers Cedar City. Lun 8 mai : Cedar City - Yant Flat, et découvertes de la partie sud-est que je n'ai pas faite en octobre --> Kanab en fin de journée. Ma 9 mai : The Wave si j'ai le permis. Si pas, Buckskin Gulch que je n'ai jamais vu, ou même les Wawheap Hoodoos. A voir aussi avec la météo Me 10 mai : Kanab - Hilldale - White Domes. Backpacking. Photos en fin de journée... Jeu 11 mai : Sunrise aux White Domes, --> Page. On verra l'heure du retour. Ven 12 mai : Page --> Tuba City --> Blue Canyon. Nuit dans les environs, pourquoi pas sous tente, à voir. Sa 13 mai : Probablement Blue Canyon au Sunrise --> Escalante Di 14 mai : Escalante --> Reflection Canyon backpacking, Sunset sur place. Lu 15 mai : Sunrise @ Reflection Canyon --> Peek a Boo --> Bryce ou tropic Ma 16 mai : Route vers White Pocket, photos en après-midi et Sunset, nuit sur place. Me 17 mai : Sunise @ White Pocket (déjà fait mais pas grave) --> Kanab Jeu 18 mai : Soit Zion, soit les Wawheap Hoodoos si je n'ai pas fait avant... Dois être tôt le matin pour la Tower Of Silence. --> nuit proche Zion Ve 19 mai : Si j'ai le courage, je descends à Little Finland, déjà même la veille, et je dors sur place. Si pas, un truc à Zion. --> retour SLC Sa 20 : reprise de l'avion à SLC.
Voilà, à votre avis Est-ce que ça tient la route comme itinéraire ? J'aurai probablement des questions selon vos interventions. Merci déjà à ceux qui m'ont déjà fourni en MP des infos précieuses, des traces GPX etc...
Au niveau du packpacking cela sera une première pour moi. Voici le contenu théorique de mon sac :
- Sac Mammut Lithium Crest 40+7l (bleu, mais on s'en fout... 😏 ) - Tente MSR Hubba Hubba MX - Duvet Cumulus Panyam 450 - Therm a Rest Prolite R - Couverture de survie - Camelback 2.2L - 3l de liquide supplémentaire (Powerade, Coca ? ) - Nourriture hyper calorique, Cliffbars, Trail Mix - Canon EOS 5 D Mark IV - EF 16-35 2.8 - EF 24-70 2.8 - Multiplicateur pour éviter de prendre le 70-200 2.8 trop lourd - Cotton Carrier - GPS Garmin Montana 650T - GPS de secours Colorado 300 - mon GSM - Balise Delorme Inreach SE (pas encore achetée, j'hésite avec l'explorer pour éviter de prendre le Colorado) - Trépied Gitzo carbone - Veste Gore Tex - Bonnet - Couteau - cordelette 4mm - Lampe Frontale - Piles de rechange - Lampe de rechange ?
Je devrais être à +/- 17kgs, j'ai essayé de trouver le plus light dans chaque chose. Il ne me reste plus que le Delorme à acheter...
Je suis ouvert à vos conseils avisés en matière de backpacking. Je ne prendrai pas de lyophilisé, ça sous-entend un réchaud et de l'eau en plus.
Je pense avoir une très bonne condition physique (du moins maintenant) et je vais augmenter les "entraînements" en mars-avril.
Le truc qui me fait un peu flipper c'est la nuit sous tente tout seul, dans le désert, dans le noir ! 😏 J'étais prêt à faire Reflection Canyon en version "alpine", c'est-à-dire départ 2h du mat, comme en alpinisme, pour arriver sur place au sunrise. Mais Veileen (encore merci) m'a dit que parfois il faut un peu chercher son chemin. Puis il y a des centaines de bouses de bovidés. Sans oublier les bestioles qui sortent et qu'on ne voit pas trop à la frontale... De toute façon arriver sur place au sunrise, ça fait ensuite une longue attente... A voir. Sinon, ça me paraît plus facile que certains sommets des alpes. Pas de crampons, pas de corde... Je n'ai jamais entendu parler de cette manière de marcher dans l'Ouest. Perso ça ne me dérange pas de démarrer à 2 ou 3h....
Voilà, à vos plumes les amis...
Extension du domaine de la chute English translation pending
« Fuir l’ignoble bêtise des assis » n’est pas le slogan d’une pub Quechua pour des chaussures de randonnée mais le sens que donnait Rimbaud à la marche. Une définition que Sylvain Tesson, dont le dernier bouquin est sorti il y a quelques semaines, trouve certainement pertinente.
Sauf erreur, l’ouvrage n’a pas encore été commenté dans cette rubrique. Alors je me lance…
Son titre Sur les chemins noirs fait référence aux petits chemins paumés, non balisés, truffés de ronces et d’orties d’où l’on ressort en général, les avant-bras rongés par les démangeaisons, les mollets ensanglantés, et que personnellement je n’emprunte que si je suis derrière un débroussailleur fiable, d’1,90 m au moins, à qui je fais jurer sur la vie de sa mère qu’il n’y a ni serpent sauteur ni prédateur en vue.
Bon, disons le d’emblée, et d’une Tesson m’énerve et de deux je paye pour être énervée. Voilà des années que ça dure. J’ai quasiment tous ses bouquins dans ma bibliothèque. Et il va sans dire que l’Everest de l’exaspération est atteint lorsqu’on m’emprunte un de ses bouquins sans me le rendre.
Alors bien évidemment, quand j’ai appris qu’un nouvel opus venait de sortir, je me suis précipitée en librairie pour raquer plein pot (15 €) pour le Gallimard, parce que patienter jusqu’à la version poche, ça aurait fait limite la fille cohérente... « Tu vas encore râler que c’est du fric foutu en l’air » m’a dit ma fille dont l’auteure fétiche est Jane Austen, et qui est aussi tentée par ce genre de littérature que par des séances de cuisson de gruau sur un réchau en Iakoutie ou de saut en parachute au dessus du Mont-Blanc… « T’occupe… »
La lecture du moment (un Zadie Smith en l’occurrence) fut abandonnée séance tenante.
Tesson est cet aventurier qu’on ne présente plus (du moins sur ce forum). Né avec une mappemonde en guise de cerveau, le quadra qui a la baroude dans le sang a traversé à cloche-pied, à dos de chameau, à la nage, en side-car etc. les déserts les plus arides, les taïgas les plus hostiles, des forêts infestées de sales bestioles, franchi des cols inaccessibles, des sommets vierges etc. jusqu’au jour où il a dévissé du sommet… d’un balcon, je crois.
« J’avais rêvé cette balade de France dans un lit, je m’étais levé pour l’accomplir, elle s’achevait. C’était un voyage né d’une chute. »
Nous voilà donc embarqués avec Tesson, des boulons en guise d’articulations, crapahutant non pas dans le Hoggar ni au fin fond du Sahara, mais entre la Provence et le Cotentin en passant par les Cévennes, le Massif central et la Champagne, souvent solitaire, parfois rejoint par des potes.
Ses aphorismes m’insupportent, tout comme son agitation effrénée à courir la planète, ne faisant là que déplacer son corps dans un espace. En revanche, l’introspection née d’une quasi sédentarité sur les rives du lac Baïkal m’avait enchantée. La force de caractère du gaillard force en tout cas l’admiration. A part ça, je trouve irritant que, peu importe l’aventure dans laquelle il nous embarque, il finisse toujours par se rengorger de ses contemplations sur la nature, en refaisant régulièrement les niveaux de vodka (sauf que, pour le coup, ordre de la Faculté oblige, il carbure au viandox), ressasser avec une légère condescendance les mêmes vérités faciles contre la modernité (notamment les nouvelles technologies : « Il ne fallait pas se leurrer, elles n’étaient pas de simples innovations destinées à simplifier la vie. Elles en étaient le substitut »), contre l’urbanisme (« le rêve pavillonnaire moucheta le territoire ») et bien d’autres cancers qui rongent la planète. On en revient toujours au même constat : Tesson ne dit pas grand chose, mais il le fait avec tant de magnificence et de fulgurances qu’on emprunterait bien son disque dur qui, lui, ne semble pas avoir été endommagé par la chute ! (« les buis luisaient, cirés de lumière »). A noter cependant au rayon nouveauté : l’auteur a choisi cette fois le passé (pas si) simple qui ne fait que renforcer l’effet ampoulé, voire sentencieux du texte.
La question qu’on se pose inévitablement en lisant le bouquin, c’est pourquoi et vers quoi marcher ? Pourquoi s’infliger six à neuf heures d’efforts physiques par jour ? Pourquoi aller de tel point géographique à l’autre ? Par masochisme, par plaisir, par besoin, pour dérouiller la carlingue, pour quitter, pour fuir, pour aller loin, ailleurs, d’un point d’interrogation à l’autre (de soi), pour rechercher l’authenticité, pour exorciser les craintes, les colères, les peines, pour s’extraire d’une identité encombrante, s’en inventer une nouvelle, pour relativiser, pour pousser les prises de conscience jusqu’à l’exacerbation, pour bifurquer, pour faire demi-tour, pour s’approprier la nature, saluer un ciel embrasé, lécher les gouttes d’une pluie d’orage, bâfrer des mûres sauvages, pour se faire courser par un chien…
La réponse de Tesson est livrée dès la page 18, ce qui évitera aux flemmards de s’enfiler tout le livre : « Mais la véritable raison de cette fuite à travers champs, je la tenais serrée sous la forme d’un papier froissé, au fond de mon sac ». Et toc, suspense. Les curieux devront quand même aller jusqu’au bout. Je l’ai fait, moi, alors hein… et suis prête à récidiver à la prochaine occasion !
PS. S’il existe-t-il une Association des Lecteurs Anonymes de Sylvain Tesson, je veux bien les coordonnées …
PS2. Merde, à quand un vrai grand roman de Tesson ?!
Sauf erreur, l’ouvrage n’a pas encore été commenté dans cette rubrique. Alors je me lance…
Son titre Sur les chemins noirs fait référence aux petits chemins paumés, non balisés, truffés de ronces et d’orties d’où l’on ressort en général, les avant-bras rongés par les démangeaisons, les mollets ensanglantés, et que personnellement je n’emprunte que si je suis derrière un débroussailleur fiable, d’1,90 m au moins, à qui je fais jurer sur la vie de sa mère qu’il n’y a ni serpent sauteur ni prédateur en vue.
Bon, disons le d’emblée, et d’une Tesson m’énerve et de deux je paye pour être énervée. Voilà des années que ça dure. J’ai quasiment tous ses bouquins dans ma bibliothèque. Et il va sans dire que l’Everest de l’exaspération est atteint lorsqu’on m’emprunte un de ses bouquins sans me le rendre.
Alors bien évidemment, quand j’ai appris qu’un nouvel opus venait de sortir, je me suis précipitée en librairie pour raquer plein pot (15 €) pour le Gallimard, parce que patienter jusqu’à la version poche, ça aurait fait limite la fille cohérente... « Tu vas encore râler que c’est du fric foutu en l’air » m’a dit ma fille dont l’auteure fétiche est Jane Austen, et qui est aussi tentée par ce genre de littérature que par des séances de cuisson de gruau sur un réchau en Iakoutie ou de saut en parachute au dessus du Mont-Blanc… « T’occupe… »
La lecture du moment (un Zadie Smith en l’occurrence) fut abandonnée séance tenante.
Tesson est cet aventurier qu’on ne présente plus (du moins sur ce forum). Né avec une mappemonde en guise de cerveau, le quadra qui a la baroude dans le sang a traversé à cloche-pied, à dos de chameau, à la nage, en side-car etc. les déserts les plus arides, les taïgas les plus hostiles, des forêts infestées de sales bestioles, franchi des cols inaccessibles, des sommets vierges etc. jusqu’au jour où il a dévissé du sommet… d’un balcon, je crois.
« J’avais rêvé cette balade de France dans un lit, je m’étais levé pour l’accomplir, elle s’achevait. C’était un voyage né d’une chute. »
Nous voilà donc embarqués avec Tesson, des boulons en guise d’articulations, crapahutant non pas dans le Hoggar ni au fin fond du Sahara, mais entre la Provence et le Cotentin en passant par les Cévennes, le Massif central et la Champagne, souvent solitaire, parfois rejoint par des potes.
Ses aphorismes m’insupportent, tout comme son agitation effrénée à courir la planète, ne faisant là que déplacer son corps dans un espace. En revanche, l’introspection née d’une quasi sédentarité sur les rives du lac Baïkal m’avait enchantée. La force de caractère du gaillard force en tout cas l’admiration. A part ça, je trouve irritant que, peu importe l’aventure dans laquelle il nous embarque, il finisse toujours par se rengorger de ses contemplations sur la nature, en refaisant régulièrement les niveaux de vodka (sauf que, pour le coup, ordre de la Faculté oblige, il carbure au viandox), ressasser avec une légère condescendance les mêmes vérités faciles contre la modernité (notamment les nouvelles technologies : « Il ne fallait pas se leurrer, elles n’étaient pas de simples innovations destinées à simplifier la vie. Elles en étaient le substitut »), contre l’urbanisme (« le rêve pavillonnaire moucheta le territoire ») et bien d’autres cancers qui rongent la planète. On en revient toujours au même constat : Tesson ne dit pas grand chose, mais il le fait avec tant de magnificence et de fulgurances qu’on emprunterait bien son disque dur qui, lui, ne semble pas avoir été endommagé par la chute ! (« les buis luisaient, cirés de lumière »). A noter cependant au rayon nouveauté : l’auteur a choisi cette fois le passé (pas si) simple qui ne fait que renforcer l’effet ampoulé, voire sentencieux du texte.
La question qu’on se pose inévitablement en lisant le bouquin, c’est pourquoi et vers quoi marcher ? Pourquoi s’infliger six à neuf heures d’efforts physiques par jour ? Pourquoi aller de tel point géographique à l’autre ? Par masochisme, par plaisir, par besoin, pour dérouiller la carlingue, pour quitter, pour fuir, pour aller loin, ailleurs, d’un point d’interrogation à l’autre (de soi), pour rechercher l’authenticité, pour exorciser les craintes, les colères, les peines, pour s’extraire d’une identité encombrante, s’en inventer une nouvelle, pour relativiser, pour pousser les prises de conscience jusqu’à l’exacerbation, pour bifurquer, pour faire demi-tour, pour s’approprier la nature, saluer un ciel embrasé, lécher les gouttes d’une pluie d’orage, bâfrer des mûres sauvages, pour se faire courser par un chien…
La réponse de Tesson est livrée dès la page 18, ce qui évitera aux flemmards de s’enfiler tout le livre : « Mais la véritable raison de cette fuite à travers champs, je la tenais serrée sous la forme d’un papier froissé, au fond de mon sac ». Et toc, suspense. Les curieux devront quand même aller jusqu’au bout. Je l’ai fait, moi, alors hein… et suis prête à récidiver à la prochaine occasion !
PS. S’il existe-t-il une Association des Lecteurs Anonymes de Sylvain Tesson, je veux bien les coordonnées …
PS2. Merde, à quand un vrai grand roman de Tesson ?!
Quatre semaines magnifiques, de la Namibie aux chutes Victoria English translation pending
Bonjour à tous,
De retour de notre magnifique voyage, j'aimerais remercier les membres de ce forum pour leur précieuse aide lors de la préparation du voyage.
La Namibie nous a envoûtée, une partie de nous est rentrée à la maison, l'autre partie est restée là-bas.
Encore ce soir, à table, nous discutions avec nos enfants, afin de comprendre pourquoi ce voyage nous a tant enchanté. Les paysages sont beaux, voir très très beaux, mais nous avons souvent vu de magnifiques paysages lors de nos voyages.
Alors pourquoi? Les animaux? Oui, c'est génial tous ces animaux qui se promènent partout! A peine arrivée, nous voyons nos premiers babouins le long de la piste d'atterrissage et notre premier et dernier serpent sur la route. Les rencontres animalières étaient riches, très riches, inoubliables, fabuleuses! Mais, ce sont surtout les rencontres avec la population locale qui nous ont touchées. Peut-être, parce que nous ne nous y attendions pas?
Comment oublier ce petit garçon, qui nous a suivi de la station service à Opuwo jusqu'au supermarché, il ne disait rien, il nous regardait seulement avec ses grands yeux. Son visage et tout son corps étaient gris de poussière, ses habits en lambeaux. Quand j'ai ouvert le coffre, il m'a montré la bouteille d'eau. Quand je lui ai tendu une bouteille pleine, il a eu le sourire jusqu'aux oreilles.
Ce garçon Himba qui voulait absolument vendre une chèvre à notre fils.
Ce père de famille qui doit chercher deux fois par semaine de l'eau à 15 km de sa hutte.
Cette maîtresse d'école qui a fait chanter et réciter une comptine aux enfants rien que pour nous.
Cette famille à qui nous avons donné des T-shirts avec le logo du club de natation de notre région.
Ce garçon Himba qui voulait absolument être pris en photo avec son chien.
Ce maître d'école, bien habillé, avec sa baguette en main, qui donnait un cours au pied d'un arbre à ses élèves assis en rang sur de petites chaises en plastique, le tableau noir posé contre le tronc d'arbre.
Et encore, et encore...que des belles rencontres. Parfois juste quelques minutes, parfois quelques heures. Ils étaient contents de parler de leur pays, ils étaient contents de voir que nous apprécions de communiquer avec eux. Nous avions soif d'en savoir plus, de comprendre leur culture, leur façon de vivre. En partageant un petit bout de leur vie, ils nous ont fait un énorme cadeau. Merci à eux.
Mais, il y a aussi les magnifiques couchers du soleil et surtout, le ciel nocturne. Des milliers d'étoiles et la voie lactée. C'est magique! Jamais, avons-nous vu un ciel pareil.
Et, il y a ce silence, ce vide, ces espaces vierges, qu'est ce qu'on était bien.
Tout ceux qui aimeraient lire le carnet sans passer par les messages et conseils sur la voiture, le TO, les routes, etc., peuvent aller directement à la page deux ou cliquer sur ce lien: voyageforum.com/...post=7706008#7706008 vous arriverez directement au récit du J1.😉








De retour de notre magnifique voyage, j'aimerais remercier les membres de ce forum pour leur précieuse aide lors de la préparation du voyage.
La Namibie nous a envoûtée, une partie de nous est rentrée à la maison, l'autre partie est restée là-bas.
Encore ce soir, à table, nous discutions avec nos enfants, afin de comprendre pourquoi ce voyage nous a tant enchanté. Les paysages sont beaux, voir très très beaux, mais nous avons souvent vu de magnifiques paysages lors de nos voyages.
Alors pourquoi? Les animaux? Oui, c'est génial tous ces animaux qui se promènent partout! A peine arrivée, nous voyons nos premiers babouins le long de la piste d'atterrissage et notre premier et dernier serpent sur la route. Les rencontres animalières étaient riches, très riches, inoubliables, fabuleuses! Mais, ce sont surtout les rencontres avec la population locale qui nous ont touchées. Peut-être, parce que nous ne nous y attendions pas?
Comment oublier ce petit garçon, qui nous a suivi de la station service à Opuwo jusqu'au supermarché, il ne disait rien, il nous regardait seulement avec ses grands yeux. Son visage et tout son corps étaient gris de poussière, ses habits en lambeaux. Quand j'ai ouvert le coffre, il m'a montré la bouteille d'eau. Quand je lui ai tendu une bouteille pleine, il a eu le sourire jusqu'aux oreilles.
Ce garçon Himba qui voulait absolument vendre une chèvre à notre fils.
Ce père de famille qui doit chercher deux fois par semaine de l'eau à 15 km de sa hutte.
Cette maîtresse d'école qui a fait chanter et réciter une comptine aux enfants rien que pour nous.
Cette famille à qui nous avons donné des T-shirts avec le logo du club de natation de notre région.
Ce garçon Himba qui voulait absolument être pris en photo avec son chien.
Ce maître d'école, bien habillé, avec sa baguette en main, qui donnait un cours au pied d'un arbre à ses élèves assis en rang sur de petites chaises en plastique, le tableau noir posé contre le tronc d'arbre.
Et encore, et encore...que des belles rencontres. Parfois juste quelques minutes, parfois quelques heures. Ils étaient contents de parler de leur pays, ils étaient contents de voir que nous apprécions de communiquer avec eux. Nous avions soif d'en savoir plus, de comprendre leur culture, leur façon de vivre. En partageant un petit bout de leur vie, ils nous ont fait un énorme cadeau. Merci à eux.
Mais, il y a aussi les magnifiques couchers du soleil et surtout, le ciel nocturne. Des milliers d'étoiles et la voie lactée. C'est magique! Jamais, avons-nous vu un ciel pareil.
Et, il y a ce silence, ce vide, ces espaces vierges, qu'est ce qu'on était bien.
Tout ceux qui aimeraient lire le carnet sans passer par les messages et conseils sur la voiture, le TO, les routes, etc., peuvent aller directement à la page deux ou cliquer sur ce lien: voyageforum.com/...post=7706008#7706008 vous arriverez directement au récit du J1.😉








Red Rocks 2016 English translation pending
Jeudi 5 mai 2016
Décidé seulement 2 mois avant, suite à l’abandon temporaire de notre autre projet, je trouve des places sur Delta Airlines au prix où je les prends d’habitude quand je réserve 10 mois avant. Vite, la voiture, les Estas (oh là, il y a plein de nouvelles infos à remplir par rapport à il y a 2 ans) et c’est parti : Cette année 2016 , nous sommes 2 et c’est notre 7ème voyage dans l’ouest. Les messages subliminaux de mon cher et tendre qui me parle de l’ouest avec des trémolos dans la voix depuis des mois m’ont fait craquer donc une fois de plus mais il va falloir me motiver en me trouvant de nouvelles idées.
Ce sera un peu plus court que d’habitude et nous avons, hors voyage, 14 jours sur place. L’idée centrale reste The Wave. Même si nous y sommes allés déjà 2 fois, la zone est très grande et en dehors de la perle elle-même, il y a beaucoup à voir. Pour moi, c’est le plus beau paysage de l’ouest américain, même si avec notre dernière rando de cette année, ce « World famous site » (oui, je la fais à l’américaine) va partager son titre dans notre coeur. Je laisse donc un peu de suspense (sauf pour ceux qui m’ont suivi sur FB) sur le déroulement de l’aventure. Pas grand-chose à dire sur ce premier voyage même si un stop à NYC nous rend le voyage très long. Je remarque pour la première fois des éoliennes en mer au large de l’Angleterre.
Chez Dollars, nous choisissons un premier véhicule Jeep Patriot : super pneus, belle habitabilité, haute garde au sol, une vraie roue de secours, mais seulement 2x4 et un GPS indémontable qui prend de la place et que nous ne devons pas utiliser sous peine d’être prélevé d’un certain nombre de $ : en plus il s’allume à chaque fois et donc il faut l'éteindre... chaque fois. Nous nous installons pour la nuit au Days Inn proche de l’aéroport. Evidemment le tarif est très intéressant, mais la proximité de 2 grands parkings pleins de camions bruyants ne nous rend pas la chambre confortable.
Vendredi 6 mai
A 7h (aidés par le décalage horaire car d’habitude, ce n’est pas mon heure préférée pour les courses), nous partons pour le Walmart. Nous sortons notre propre GPS et nous rendons compte que la seule prise 12v de l’allume cigare ne fonctionne pas (détournée pour le fameux gps encombrant). Nous avons absolument besoin de cette prise. Retour Dollars et changement de véhicule : ne reste qu’une autre Jeep Patriot : la même en moins neuve (surtout les pneus) mais sans gps. Comme hier, les seuls AWD sont trop petits nous nous. Nous la prendrons donc.
Les courses seront rapides car nous connaissons les rayons par cœur et savons déjà ce qu’il nous faut. Direction Riverside. Le temps est aux gris. Notre projet de rando à Little Finland que nous avions vu en 2011 assez rapidement se trouve compromis. De plus la voiture dégage régulièrement une odeur de brûlé qui nous inquiète quand nous comprenons qu’il ne s’agit pas des véhicules qui nous doublent. Nous prenons la piste et arrivons jusqu’à Devil’s Throat. Cette fois il pleut : ce n’est pas raisonnable de prendre les washs par ce temps. Nous déjeunons et notre sujet de conversation, c’est la voiture : que faire si la boîte de vitesse nous lâche ? Nous repartons en direction de Kanab. Le temps est de pire en pire jusqu’à cet orage de grêle qui recouvre le macadam de blanc et nous oblige à chercher un abri pour la voiture. Nous nous installons dans une chambre Air BnB plutôt pas mal pour le prix vu les tarifs sur Kanab.
Samedi 7 mai :
Bon il pleut ! Pas cool… 1ère tentative de loterie ratée il y avait 48 boules. Nous perdons un peu de temps puis voyant une amélioration, partons explorer une zone proche de Page sur la US89 : Water Pocket (enfin, je ne suis pas sûre du nom). Sur place premier pique-nique. La zone est sympa avec le joli hoodoo en point de mire et c’est une mise en jambe très agréable. Balade familiale facile d’accès que nous apprécions puisque notre première.






Le soir, nous dînerons à L’Iron Horse avec musique d’ambiance. C’est pas mal ! Sinon, la boîte de vitesse ne donne plus signe d'odeurs de brûlé. Pourvu que ça dure ! Le temps n’étant pas au mieux, nous abandonnons l’idée de notre premier camping et de notre première rando importante. Nous réservons une chambre au Travelodge. Un voisinage bruyant rend la nuit difficile.
Dimanche 8 mai :
Au réveil, le temps est très couvert. Nous ratons notre 2ème tentative de loterie (57 boules cette fois) . L’humeur comme le temps est morose. Que faire ? Philippe (alias Sedonax) m’avait donné l’indication pour un joli point de vue photographique : « Cathédral » proche de la 89 en allant vers Page : il s’agit d’une grotte avec un arbre devant. L’accès n’est pas difficile et nous laissons la voiture au coral pour finir à pied les 800m qui nous sépare du site et qui sont trop sableux pour notre 2x4. Photo faite en HDR




Ca, c'est bien le seul genre de camper qui me donnerait envie !
De retour vers Kanab, nous cherchons une autre idée : le temps s’est levé et le vent souffle fort. Nous nous garons dans les tournants avant la House rock Valley road et partons sur la droite explorer un peu la zone qui nous semble prometteuse. Au début, c’est simple mais très vite le terrain devient très compliqué et nous progressons difficilement dans la végétation, utilisant les petits washs, essayant d’éviter les nombreuses et profondes crevasses. Bref nous arrivons à une jolie zone et arrêtons là les frais.








Nous retournons nous installer à Kanab dans le même BnB que vendredi soir, et ce pour 2 nuits, après avoir mangé une délicieuse razzlepie au Houston’s trails End.
Décidé seulement 2 mois avant, suite à l’abandon temporaire de notre autre projet, je trouve des places sur Delta Airlines au prix où je les prends d’habitude quand je réserve 10 mois avant. Vite, la voiture, les Estas (oh là, il y a plein de nouvelles infos à remplir par rapport à il y a 2 ans) et c’est parti : Cette année 2016 , nous sommes 2 et c’est notre 7ème voyage dans l’ouest. Les messages subliminaux de mon cher et tendre qui me parle de l’ouest avec des trémolos dans la voix depuis des mois m’ont fait craquer donc une fois de plus mais il va falloir me motiver en me trouvant de nouvelles idées.
Ce sera un peu plus court que d’habitude et nous avons, hors voyage, 14 jours sur place. L’idée centrale reste The Wave. Même si nous y sommes allés déjà 2 fois, la zone est très grande et en dehors de la perle elle-même, il y a beaucoup à voir. Pour moi, c’est le plus beau paysage de l’ouest américain, même si avec notre dernière rando de cette année, ce « World famous site » (oui, je la fais à l’américaine) va partager son titre dans notre coeur. Je laisse donc un peu de suspense (sauf pour ceux qui m’ont suivi sur FB) sur le déroulement de l’aventure. Pas grand-chose à dire sur ce premier voyage même si un stop à NYC nous rend le voyage très long. Je remarque pour la première fois des éoliennes en mer au large de l’Angleterre.
Chez Dollars, nous choisissons un premier véhicule Jeep Patriot : super pneus, belle habitabilité, haute garde au sol, une vraie roue de secours, mais seulement 2x4 et un GPS indémontable qui prend de la place et que nous ne devons pas utiliser sous peine d’être prélevé d’un certain nombre de $ : en plus il s’allume à chaque fois et donc il faut l'éteindre... chaque fois. Nous nous installons pour la nuit au Days Inn proche de l’aéroport. Evidemment le tarif est très intéressant, mais la proximité de 2 grands parkings pleins de camions bruyants ne nous rend pas la chambre confortable.
Vendredi 6 mai
A 7h (aidés par le décalage horaire car d’habitude, ce n’est pas mon heure préférée pour les courses), nous partons pour le Walmart. Nous sortons notre propre GPS et nous rendons compte que la seule prise 12v de l’allume cigare ne fonctionne pas (détournée pour le fameux gps encombrant). Nous avons absolument besoin de cette prise. Retour Dollars et changement de véhicule : ne reste qu’une autre Jeep Patriot : la même en moins neuve (surtout les pneus) mais sans gps. Comme hier, les seuls AWD sont trop petits nous nous. Nous la prendrons donc.
Les courses seront rapides car nous connaissons les rayons par cœur et savons déjà ce qu’il nous faut. Direction Riverside. Le temps est aux gris. Notre projet de rando à Little Finland que nous avions vu en 2011 assez rapidement se trouve compromis. De plus la voiture dégage régulièrement une odeur de brûlé qui nous inquiète quand nous comprenons qu’il ne s’agit pas des véhicules qui nous doublent. Nous prenons la piste et arrivons jusqu’à Devil’s Throat. Cette fois il pleut : ce n’est pas raisonnable de prendre les washs par ce temps. Nous déjeunons et notre sujet de conversation, c’est la voiture : que faire si la boîte de vitesse nous lâche ? Nous repartons en direction de Kanab. Le temps est de pire en pire jusqu’à cet orage de grêle qui recouvre le macadam de blanc et nous oblige à chercher un abri pour la voiture. Nous nous installons dans une chambre Air BnB plutôt pas mal pour le prix vu les tarifs sur Kanab.
Samedi 7 mai :
Bon il pleut ! Pas cool… 1ère tentative de loterie ratée il y avait 48 boules. Nous perdons un peu de temps puis voyant une amélioration, partons explorer une zone proche de Page sur la US89 : Water Pocket (enfin, je ne suis pas sûre du nom). Sur place premier pique-nique. La zone est sympa avec le joli hoodoo en point de mire et c’est une mise en jambe très agréable. Balade familiale facile d’accès que nous apprécions puisque notre première.






Le soir, nous dînerons à L’Iron Horse avec musique d’ambiance. C’est pas mal ! Sinon, la boîte de vitesse ne donne plus signe d'odeurs de brûlé. Pourvu que ça dure ! Le temps n’étant pas au mieux, nous abandonnons l’idée de notre premier camping et de notre première rando importante. Nous réservons une chambre au Travelodge. Un voisinage bruyant rend la nuit difficile.
Dimanche 8 mai :
Au réveil, le temps est très couvert. Nous ratons notre 2ème tentative de loterie (57 boules cette fois) . L’humeur comme le temps est morose. Que faire ? Philippe (alias Sedonax) m’avait donné l’indication pour un joli point de vue photographique : « Cathédral » proche de la 89 en allant vers Page : il s’agit d’une grotte avec un arbre devant. L’accès n’est pas difficile et nous laissons la voiture au coral pour finir à pied les 800m qui nous sépare du site et qui sont trop sableux pour notre 2x4. Photo faite en HDR




Ca, c'est bien le seul genre de camper qui me donnerait envie !
De retour vers Kanab, nous cherchons une autre idée : le temps s’est levé et le vent souffle fort. Nous nous garons dans les tournants avant la House rock Valley road et partons sur la droite explorer un peu la zone qui nous semble prometteuse. Au début, c’est simple mais très vite le terrain devient très compliqué et nous progressons difficilement dans la végétation, utilisant les petits washs, essayant d’éviter les nombreuses et profondes crevasses. Bref nous arrivons à une jolie zone et arrêtons là les frais.








Nous retournons nous installer à Kanab dans le même BnB que vendredi soir, et ce pour 2 nuits, après avoir mangé une délicieuse razzlepie au Houston’s trails End.
Passage de l'Ukraine à la Russie en voiture English translation pending
Bonjour a vous tous
Je souhaite me rendre en Ouzbekistan en voiture afin d'aller à Samarcande en passant par la voie nord: Ukraine, Russie, Kazahhstan, Ouzbekistan.
En raison de l'évolution géopolitique, je me pose beaucoup de questions.
Est -il possible de sortir de l'Ukraine et à quel poste frontière? afin de rejoindre Astrachan.
C'est un périple que je souhaite faire depuis des années. Mon premier projet était de passer par la Crimée, Sébastopol et Yalta, nous rappelle tant de souvenirs.
Faut-il privilégier la voie du sud via la Turquie , l'Iran, le Turkmenistan, avec les contraintes imposées par la voiture en Iran (ctp).
Mon voyage de la Bretagne est prévu en septembre 2016.
Merci de vos conseils. Kerdavid
C'est un périple que je souhaite faire depuis des années. Mon premier projet était de passer par la Crimée, Sébastopol et Yalta, nous rappelle tant de souvenirs.
Faut-il privilégier la voie du sud via la Turquie , l'Iran, le Turkmenistan, avec les contraintes imposées par la voiture en Iran (ctp).
Mon voyage de la Bretagne est prévu en septembre 2016.
Merci de vos conseils. Kerdavid
Comment ça marche maintenant les "visas run" en Thaïlande? English translation pending
Bonjoru,
Je susi déjà en Thaïlande. J4ai voulu obtenir el nouveau visa d e6 mosi poru ce pays quan dj'étais en malaisie mais apapremment on ne peut faire la demande que depuis son pays d'origine.
Ils ont sérieusment changé els règles concernant les "visa runs" ces derniers mois. Grosso modo j'ai cru comprendre que c'était maintenant "3 mois maximum tous les 6 mois"
Okay mais.... c'est remis à 0 en fin d'année? Je suis entré en Thaïlande mi-novembre. 1 mois à l'arrivée. Prolongeable une fois. Imaginons que je sorte, je rerentre dans les jours qui viennent. Est-ce que le 1 janvier le compteur de cette pratique sera remis à 0 et je pourrais faire ça 3 mois soit jusqu'à début Avril où non, le début de l'année n'influence pas le compteur?
Bien sûr que j'ai voulu demander à l'ambassade de Thaïlande à KL qui ne m'a même pas laissé parler (la dame d'accueil vous demande vos papiers, ne répond à aucune question, vous dit d'aller vous asseoir et qu'on vous appellera. Quand vous revenez on vous donne les conditions pour les visas potentiels et pour les réponses à vos questions, RIEN. Ecrire un email ou téléphoner est bien sûr une perte de temps là aussi.
Accessoirment on me demande aussi mes relevés de comptes et une attestation de la banque. Relevé de comtpe okay, mais je fais comment pour l'attestation si ma banque à pas de filliales là où je suis? Ils accepteraient un fax à votre avis?
Merci pour vos réponses.
Je susi déjà en Thaïlande. J4ai voulu obtenir el nouveau visa d e6 mosi poru ce pays quan dj'étais en malaisie mais apapremment on ne peut faire la demande que depuis son pays d'origine.
Ils ont sérieusment changé els règles concernant les "visa runs" ces derniers mois. Grosso modo j'ai cru comprendre que c'était maintenant "3 mois maximum tous les 6 mois"
Okay mais.... c'est remis à 0 en fin d'année? Je suis entré en Thaïlande mi-novembre. 1 mois à l'arrivée. Prolongeable une fois. Imaginons que je sorte, je rerentre dans les jours qui viennent. Est-ce que le 1 janvier le compteur de cette pratique sera remis à 0 et je pourrais faire ça 3 mois soit jusqu'à début Avril où non, le début de l'année n'influence pas le compteur?
Bien sûr que j'ai voulu demander à l'ambassade de Thaïlande à KL qui ne m'a même pas laissé parler (la dame d'accueil vous demande vos papiers, ne répond à aucune question, vous dit d'aller vous asseoir et qu'on vous appellera. Quand vous revenez on vous donne les conditions pour les visas potentiels et pour les réponses à vos questions, RIEN. Ecrire un email ou téléphoner est bien sûr une perte de temps là aussi.
Accessoirment on me demande aussi mes relevés de comptes et une attestation de la banque. Relevé de comtpe okay, mais je fais comment pour l'attestation si ma banque à pas de filliales là où je suis? Ils accepteraient un fax à votre avis?
Merci pour vos réponses.
Circuit de 4 semaines dans les parcs de l'Ouest américain juin 2015 English translation pending
le parcours du 30 mai au 27 juin 2015
boucle de Las Vegas à Las Vegas (deux semaines): Las Vegas -Zion-Bryce-Capitol Reef-Moab-Monument Valley-Lac Powell-Grand Canyon-Las Vegas
Californie (une semaine): Las Vegas-Death Valley-Sequoia-Kings Canyon-Yosemite-San Francisco
vol pour Jackson Hole
Yellowstone (une semaine): circuit dans le parc avec étapes à grant village- madison- mammoth hot springs- canyon village
Le budget vols avec delta airlines :2500 euros pour 2 hégergements ( campings, cabins, hotels) 1900 euros pour 27 nuits location de véhicules 4X4: 1150 euros (agence ALAMO très bien véhicules neufs)
Le circuit en détail
Las Vegas Nous y avons passé deux nuits, la première et la dernière de la boucle. Nous n'avons visité Las Vegas qu'en soirée s'agissant d'une ville étape dans notre circuit les hotels : Excalibur (note 3,5/5) et Mandalay Bay (4,5/5) plus classe, au sud du strip, un peu excentré mais navette gratuite de type métro aérien jusqu'à l'Excalibur. Les prix varient considérablement entre la semaine et le week-end. les hotels du strip sont immenses , des dizaines d'étages , des centaines de chambres. les comptoirs d'enregistrements, parfois difficile à trouver... se situent en général au niveau des casinos au rez de chaussée des hotels
Nos meilleurs souvenirs à Las Vegas Les burgers du Broadway bar and grill dans la galerie de l'hotel New York Le spectacle du Blue Man Group au Monte Carlo
Si c'était à refaire: Ne pas loger forcément sur le strip








Le budget vols avec delta airlines :2500 euros pour 2 hégergements ( campings, cabins, hotels) 1900 euros pour 27 nuits location de véhicules 4X4: 1150 euros (agence ALAMO très bien véhicules neufs)
Le circuit en détail
Las Vegas Nous y avons passé deux nuits, la première et la dernière de la boucle. Nous n'avons visité Las Vegas qu'en soirée s'agissant d'une ville étape dans notre circuit les hotels : Excalibur (note 3,5/5) et Mandalay Bay (4,5/5) plus classe, au sud du strip, un peu excentré mais navette gratuite de type métro aérien jusqu'à l'Excalibur. Les prix varient considérablement entre la semaine et le week-end. les hotels du strip sont immenses , des dizaines d'étages , des centaines de chambres. les comptoirs d'enregistrements, parfois difficile à trouver... se situent en général au niveau des casinos au rez de chaussée des hotels
Nos meilleurs souvenirs à Las Vegas Les burgers du Broadway bar and grill dans la galerie de l'hotel New York Le spectacle du Blue Man Group au Monte Carlo
Si c'était à refaire: Ne pas loger forcément sur le strip








Je vous invite à découvrir la Turquie English translation pending
Nous revenons tout juste d'un circuit de 16 jours en Turquie.
Régions visitées: Istanbul, La Cappadoce, Konya, Aspendos, Antalya, Saklikent, Fethiye, Hiérapolis, Pamukkale, Ephèse, Kusadasi, Pergame et Bursa.
Je vous présente donc le résumé de notre périple, le tout agrémenté de vidéos afin de vous faire découvrir les beautés naturelles qu'offre ce merveilleux pays.
Il est également possible de visionner directement les vidéos à partir de ce lien: www.youtube.com/...Byb2ZfQdQfjaI4onD5D0
JOUR 1: MONTRÉAL - ISTANBUL
Nous sommes partis de Montréal sur les ailes d'Air Canada à destination d'Istanbul via Toronto. La durée du vol de Toronto à Istanbul est de 10 heures. Au retour, la durée du vol est de 11 heures pour ce même trajet.
JOUR 2: ISTANBUL
Dès notre arrivée, notre groupe a été accueilli par un guide local francophone et nous nous sommes dirigés vers l'hôtel Centrum qui sera notre site d'hébergement à Istanbul.
Cet hôtel est situé au coeur du quartier historique et les principaux attraits sont accessibles à pied. Les chambres sont plutôt petites, mais propres et les lit sont confortables.
Comme nous avions l'après-midi libre, mon conjoint et moi sommes partis rapidement à la découverte d'Istanbul.
Istanbul est une ville unique au monde car elle est bâtie sur deux continents, soit l'Europe et l'Asie. La Corne d’Or, une voix maritime qui s'enfonce vers le terres depuis le Bosphore, sépare la vieille ville de la nouvelle ville avec les quartiers de Péra et de Galata.
En premier lieu, nous avons été flâner dans le port d'Eminönü. Le secteur est bondé de marchands et de touristes. Nous avons une très belle vue de la Tour de Galata qui surplomble le quartier du même nom.
Plusieurs vendeurs offrent des forfaits pour effectuer une croisière en bateau sur le Bosphore. Les bateaux sont remplis à pleine capacité. C'est une attraction très prisée.
En ce qui nous concerne, nous prendrons le car ferry, à la fin de notre séjour, pour effectuer cette croisière. J'en discuterai plus tard.
Nous avons donc entrepris de traverser le pont de Galata pour nous rendre dans le quartier du même nom. Le pont de Galata est très animé: de nombreux pêcheurs y tendent leurs lignes à toute heure du jour, il y a une multitude de promeneurs et les bateaux naviguent sur le Bosphore.
Ce pont possède un étage inférieur. On y retrouve d'excellents restaurants. Bien sûr, lors de votre passage, vous risquez d'être sollicités de part et d'autre par les serveurs qui vous inviteront gentiment à vous asseoir à une table.
Directement sur ce pont, nous avons un excellent point de vue du quartier historique d'Istanbul. On se croirait dans un conte des milles et une nuit: les magnifiques mosquées composent le paysage.
A la sortie du pont, dans le quartier de Galata, il y a plusieurs petits kiosques qui offrent différentes espèces de poissons frais. Vous pouvez même acheter ce poisson et vous présenter dans un petit resto à proximité et ils le feront cuire pour vous.
Nous avons déambulé dans le quartier de Galata et désirions monter au sommet de la Tour de Galata, mais la filée était tellement longue que nous avons remis ce projet à plus tard.
Nous sommes retournés dans le quartier d'Eminönü et sommes allés visiter la Mosquée Neuve (Yeni Camii). Cette mosquée impériale ottomane est située à proximité du bazar égyptien, célèbre bazar aux épices, et elle a été inaugurée en 1665.
A l’extérieur de la Mosquée Neuve, on y retrouve une multitude de coupoles et semi-coupoles. Deux minarets composés chacun de trois balcons surplombent la Mosquée. Derrière la mosquée, il y a un petit parc et une magnifique fontaine.
Nous sommes allés faire une promenade dans le Grand Bazar (Kapali Çarsi) qui est d'ailleurs l'un des plus grands bazars au monde. Il possède au-delà de 4000 boutiques étalées le long de 58 rues intérieures accessibles par 18 portes. Il est préférable de s'y rendre en semaine car la fin de semaine, une marée humaine déferle en ces lieux...
Par la suite, nous avons été visiter une autre mosquée, soit la mosquée de Soliman le Magnifique (Süleymaniye Camii), construite entre 1550 et 1557. Celle-ci est considérée comme étant la plus belle mosquée impériale d'Istanbul. On retrouve une fontaine d'ablutions au centre de la cour.
De plus, cette mosquée est située sur une colline et nous avons un magnifique panorama de la Corne d'Or.
Nous sommes retournés à l'hôtel et sur notre parcours, nous avons pu voir la gare de Sirkeci. Sa façade extérieure est de couleur rose. Cette ancienne gare a accueilli jadis le célèbre train Orient-Express dont elle a été le terminus de 1895 à 1977.
Le souper de cette première journée à Istanbul était inclus dans notre forfait. Nous avons eu l'opportunité d'avoir un souper à la carte à notre hôtel et c'était vraiment très bien.
JOUR 3 - ISTANBUL
Nous avons pris le petit déjeuner à l'hôtel. La salle à manger est située au dernier étage de l'édifice et nous avons une vue partielle sur le Bosphore. Le petit déjeuner est servi sous forme de buffet et il est très varié.
En matinée, tout le groupe est parti à pied de l'hôtel en direction de la basilique Sainte Sophie. A notre arrivée, nous constatons qu'il y a déjà des centaines de personnes qui attendent pour visiter la basilique.
Heureusement, notre guide a déjà les billets en sa possession et nous pouvons entrer immédiatement dans l'enceinte de la basilique.
La basilique Sainte-Sophie (Hagia Sophia) est une ancienne église chrétienne. Elle a été construite en 532 pour remplacer l'ancienne basilique qui avait été incendiée. Elle est devenue par la suite une mosquée en 1453. En 1934, elle est devenue un musée.
Il va sans dire qu'elle a subi de nombreuses réparations, mais elle est néanmoins considérée comme un chef-d'oeuvre de l'architecture byzantine.
Les plus hautes colonnes atteignent au moins 20 mètres et elles sont constituées entre autres de granite et de marbre. Plusieurs mosaïques ornent la basilique.
Mon conjoint et moi sommes allés ensuite visiter la citerne Basilique (Yerebatan Sarnıcı), surnommée également le Palais englouti. Elle est située à proximité de la basilique Sainte Sophie. Lors de notre séjour, les droits d'entrée étaient de 20 TL par personne.
Il s'agit d'une énorme citerne souterraine de 138 m de long par 64,6 m de large construite par Constantin et restaurée par Justinien en 542 avec l'aide de 7000 esclaves. Son nom provient du fait qu'elle se trouvait sous la cour d'une basilique.
La citerne est composée de 336 colonnes de marbre. Les murs extérieurs font 4 mètres d'épaisseur. Au fond de la citerne, on y retrouve deux têtes de Medusa qui soutiennent des colonnes.
Des plates-formes ont été aménagées afin de nous permettre de nous promener au milieu des colonnes. Nous sommes évidemment dans la pénombre. L'endroit est frais et calme et une ambiance mystique y règne.
Un petit studio de photographie a été érigé et il est possible de se faire photographier en habits d'époque. Nous avons donc immortalisé notre passage dans la citerne Basilique de cette façon.
A proximité se trouve la Mosquée Bleue qui est composée de six minarets. Elle a été construite entre 1609 et 1916. L'entrée est gratuite et c'est une des mosquées les plus visitées d'Istanbul. Son nom provient de la lumière bleutée qui émane des faïences d'Iznik qui tapissent les murs intérieurs.
Nous sommes éblouis dès que l'on entre dans la cour intérieure de la Mosquée. Une merveille architecturale. Au centre de cette cour, on y retrouve une maquette de cette mosquée ainsi qu'une fontaine destinée aux ablutions.
L'intérieur de cette mosquée est vraiment somptueux. La partie centrale, qui est réservée à la prière, n'est pas accessible aux touristes.
Nous sommes allés par la suite dans le quartier Galata pour nous rendre au sommet de la Tour de Galata. Une file d'attente est déjà formée. Tant pis! Nous attendrons car nous n'aurons certainement pas l'occasion d'y retourner. Lors de notre séjour, les droits d'entrée étaient de 25 TL par personne.
La Tour de Galata est une construction médiévale. Elle a d'abord fait office de poste d'observation. Ensuite, elle a servi de prison sous le règne du sultan Soliman le Magnifique, puis de tour d'observation astrologique sous le règne du sultan Murad III.
Elle a été ouverte au public en 1960. On y retrouve un café, un restaurant et même une discothèque dans la partie supérieure de la tour.
Un tout petit ascenseur nous amène tout au haut de la tour. Étant donné que le balcon extérieur est assez étroit, un nombre maximum de personnes est permis et lorsqu'il est atteint, nous devons attendre que le groupe diminue avant de pouvoir y accéder.
Du haut de cette tour, nous avons un magnifique panorama à 360°. Le point de vue est tout simplement époustouflant. Istanbul se déploie sous nos yeux, tant du côté européen qu'asiatique. On peut apercevoir toutes les mosquées ainsi que le Bosphore, la mer de Marmara ainsi que la Corne d'Or .
Toute de suite après avoir redescendu de la tour, nous nous sommes dirigés rapidement vers le port d' d'Eminönü. Nous voulons faire la croisière sur le Bosphore et le car-ferry quitte le quai à 14h30. Nous avions environ une demi-heure pour effectuer le trajet entre la tour de Galata et la billetterie du car-ferry.
Nous sommes arrivés juste à temps pour acheter nos billets (12 TL par personne) pour la croisière d'une durée de 2 heures. Nous avons opté pour le car-ferry car le tarif est beaucoup moins élevé que la majorité des autres croisiéristes (j'avais effectué plusieurs recherches sur ce sujet).
Nous aurions préféré faire la longue croisière qui fait l'aller-retour entre Eminönü et Anadolu Kadagi. Cependant, cette croisière part du port d' d'Eminönü à 10h30 et cette heure de départ entrait en conflit avec certaines visites prévues dans le circuit. Nous aurions pu ainsi nous rendre à une forteresse qui offre un merveilleux panorama et avoir l'opportunité de voir le Bosphore se jeter dans la Mer Noire.
Je vous recommande cette croisière. On retrouve sur les rives du Bosphore des palais, des châteaux et d'anciennes résidences d'été. Le prix est très accessible et cette croisière vous offre un moment de détente et une vue imprenable sur les rives européenne et asiatique du Bosphore.
Et peut-être aurez vous la chance comme nous d'observer les dauphins...
JOUR 4 - ISTANBUL - URGUP
Nous sommes partis très tôt le matin en direction de l'aéroport international Sabiha Gökçen situé sur la rive asiatique du Bosphore. Au lieu de faire le trajet vers la Cappadoce en autobus, nous prendrons l'avion, ce qui nous permettra d'économiser beaucoup de temps.
La compagnie d'aviation Pegasus a eu une excellente idée. Ce sont des enfants qui nous expliquent les règles de sécurité dans une courte vidéo. Nous avons été très amusés et surtout attentifs. En voici un aperçu:
En Cappadoce, à la sortie de l'aéroport, la vue est saisissante. Une chaîne de montagnes aux flancs enneigés s'étale sous nos yeux.
L'autobus nous attend. Le trajet est d'environ 1 heure pour nous rendre à notre hôtel situé à Ürgüp.
Le paysage est totalement différent. Ici, place aux grandes vallées verdoyantes. La route devient ensuite de plus en plus sinueuse et les vallées s'estompent pour faire place aux montagnes rocheuses. Plus on s'approche d'Ürgüp, plus le paysage devient lunaire. C'est le dépaysement total.
Nous devions loger à l'hôtel Selcuklu Evi Cave, un hôtel offrant des chambres troglodytes. Finalement, nous avons été avisés que nous logerions plutôt à l'hôtel Burcu Kaya, un hôtel beaucoup moins typique.
Après un rafraîchissement de bienvenue, le temps de déposer nos valises dans nos chambres, nous sommes repartis en autobus en direction de la vallée de Soganli.
Nous nous sommes arrêtés au restaurant Soğanlı Cappadocia pour prendre le repas du midi. Des tables sont installées dans une cour extérieure. Le lieu est vraiment enchanteur. Nos hôtes étaient très sympathiques. Nous avons mangé un copieux repas et le tout était vraiment délicieux. Jugez-en par vous-même :
La vallée de Soganli se trouve à proximité du restaurant. Nous avons entrepris une randonnée dans cette vallée. Celle-ci mérite le détour pour la beauté de ses paysages et ses églises rupestres décorées de fresques datant des IX et XI siècles.
Cette vallée a été formée par l'activité volcanique de la région. On y retrouve des cônes de tuf (roche formée de lave, cendre et boue).
Le trajet que nous avons entrepris est facile et monte tout doucement au sommet de la montagne. Nous avons une vue imprenable sur toute la vallée. C'est vraiment un endroit magnifique qui d'ailleurs n'est pas très fréquenté par les touristes.
Notre promenade s'est terminée au petit village de Soganli. C'est l'endroit idéal pour acheter entre autres, à prix très modique, les magnifiques petites poupées fabriquées par les femmes du village.
Juste avant le retour à notre hôtel, nous avons été invités à prendre le thé et un léger goûter dans une ancienne maison grecque à Mustafapasa.
La vidéo suivante vous montre d'autres magnifiques paysages que l'on retrouve dans la région d'Ürgüp.
JOUR 5 - LA CAPPADOCE
Le jour tant attendu. La météo s'annonce idéale pour la randonnée en montgolfière. Nous avons été réveillés très tôt ce matin et un membre de la compagnie Urgup Balloons est venu nous chercher pour nous amener tout d'abord à leur bureau.
Un léger goûter est offert ainsi que jus, thé et café. L'enregistrement de chacun des participants est effectué et on nous informe des consignes de sécurité. Nous sommes divisés en groupes d'environ 20 passagers et chaque groupe est identifié par une couleur.
Chaque membre du groupe est alors appelé à se présenter vers un responsable et nous prenons la route en direction de l'endroit où s'effectuera l'envolée.
La randonnée en montgolfière dure environ 1 heure et elle est effectuée aux petites heures du matin afin d'avoir la meilleure visibilité possible. Lorsque le soleil s'élève dans les airs, la lumière s'intensifie et il devient de plus en plus difficile d'observer le relief.
A notre arrivée, le site est en pleine effervescence. Plusieurs groupes sont déjà sur place et nous pouvons assister à la préparation des montgolfières. La préparation est d'une durée de 15 à 20 minutes.
L'instant présent est tout simplement féérique! Tous ces ballons multicolores qui prennent leur envol dans un environnement que l'on qualifierait de lunaire, et ce, dans le silence le plus total.
C'est à notre tour d'embarquer dans la nacelle et de nous laisser bercer au gré des commandes du pilote. C'est en s'élevant dans le ciel que nous découvrons un paysage étrange et spectaculaire qui est unique au monde
La Cappadoce est un lieu de vastes pleines, de montagnes et de volcans éteints et elle est devenue célèbre à cause de ses formations rocheuses insolites que l'on surnomme "cheminées de fée".
L'éruption de trois volcans situés dans cette région a contribué à la formation de ce paysage étrange. Les dépôts de cendre, de lave et de basalte des volcans ont façonné le paysage d'aujourd'hui. Les tremblements de terre et les effets de l'érosion ont contribué à former les vallées et les "cheminées de fées"
La roche en-dessous de la couche supérieure de basalte étant extrêmement malléable, il a été facile pour les communautés de la sculpter et ainsi faire leur maison dans les piliers de roche et dans le sol. Encore aujourd'hui, plusieurs exemples de ce type de maisons, églises et villes entières abondent en Cappadoce.
Lors de notre passage, le prix de cette randonnée était de 150 euros. Excellent rapport qualité-prix. C'est l'activité à faire lorsque vous vous rendez en Cappadoce. C'est l'expérience d'une vie!
De retour au sol, une coupe de champagne est servie à chacun et il est possible d'acheter des photos qui ont été prises sur place avant l'envolée. Un certificat de vol est également remis à chacun des participants.
Je vous invite à visionner les quatre vidéos de notre envolée en montgolfière. Nous avons survolé un grand territoire et le paysage est différent d'une région à l'autre.
Nous sommes repartis en direction de l'hôtel pour prendre le petit déjeuner. Peu de temps après, nous quittions l'hôtel pour nous diriger cette fois-ci vers le Canyon d'Ihlara.
Le chemin pour se rendre jusqu'à cette destination nous fait découvrir une chaîne de montagnes majestueuses dont les sommets sont encore enneigés et à certains endroits, il est possible de découvrir de charmants villages nichés au pied de cette chaîne de montagnes.
Il est pratiquement impossible de détacher nos yeux de ce magnifique panorama. On ne veut rien manquer!
Le canyon d'Ihlara s'est formé suite à plusieurs éruptions volcaniques. La rivière Melendiz coule au creux de celui-ci. C'est le long de cette rivière que nous effectuerons une ballade d'environ 2 heures.
Un escalier, aménagé dans la falaise, permet de descendre directement dans le canyon.
Tout au long de notre parcours, nous découvrons des églises rupestres dont la construction remonte au IVe siècle, des habitations creusées dans la montagne ainsi que des pigeonniers.
Le parcours est facile et il est agréable de se promener sur le sentier aménagé au bord de l'eau. En cette journée, le site n'est pas très achalandé.
A la fin de notre promenade, nous avons pris le repas du midi dans un petit restaurant situé le long de la rivière. Un lieu apaisant avant d'entreprendre à nouveau la route vers notre prochaine destination.
Nous reprenons la route en direction de Kaymakli, l'une des nombreuses villes souterraines de la région. Le guide local nous met en garde: les passages sont très étroits, certaines pièces sont assez restreintes et la visite se fait dans un sens. Il n'est pas possible de retourner sur nos pas dans le cas où nous ne serions pas très à l'aise dans ces passages souterrains.
Ayant un petit côté claustrophobe (j'arrive tout de même à me contrôler lorsque j'argumente avec l'autre moi), je sens l'hésitation qui me tiraille. Je ne suis d'ailleurs pas la seule du groupe à hésiter à se promener dans les dédales de cette ville souterraine.
Finalement, j'ai tenté l'expérience et ce fut très enrichissant et j'étais bien fière de moi à la sortie de cette ville souterraine.
Les pièces sont très bien aérées et éclairées et il y a des indications qui nous permettent de suivre le parcours qui nous amènera à coup sûr vers la sortie.
Il est vrai que certains passages sont très étroits et qu'il faut s'accroupir pour y passer, mais ceux-ci sont de courte durée. Alors, on se dépêche de les traverser afin d'arriver à la pièce suivante.
Cette cité a été creusée par des habitants désirant se protéger contre d'éventuelles invasions. Elle s'étend sur plusieurs kilomètres et comporte huit étages. Il y a un système d'aération par cheminées et un système d'arrivée et d'évacuation de l'eau.
Notre prochaine destination: Uchisar, un village troglodyte de la Cappadoce. Ce village est reconnu par son rocher visible à plusieurs kilomètres et qui, à 1300 mètres, est le point le plus haut de la Cappadoce.
Il semblerait que la création des abris que l'on retrouve dans ce rocher a débuté aux alentours de 1500 ans avant Jésus-Christ. Cette montagne a servi de refuge à plusieurs peuples persécutés.
La forteresse est composée de plusieurs pièces reliées entre elles par un réseau de galeries se déployant sur vingt étages, ce qui en fait un vrai labyrinthe.
Par la suite, nous avons effectué un court arrêt au belvédère Salkim Tepesi pour admirer un autre paysage de la Cappadoce.
Le panorama est encore tout aussi éblouissant: un village entouré de centaines de cheminées de fée, le tout au pied d'un volcan enneigé. Essayez de visualiser le tout dans votre tête.
En fait, regardez plutôt la vidéo suivante qui vous permettra de découvrir cette magnifique région.
Ensuite, nous nous arrêtons à Pasabag, la Vallée des Moines. Le paysage est vraiment spectaculaire. Plusieurs cheminées de fée coiffées de leurs chapeaux s'élèvent devant nous et nous font penser à un rassemblement de sorcières. J'oserais même avancer que c'est ici que l'on a pu observer les plus belles cheminées de fée.
Tous ces paysages féériques façonnent notre imaginaire!
Le soir venu, le souper a été servi sous forme de barbecue champêtre à l'hôtel Selcuklu Evi Cave.
JOUR 6 - LA CAPPADOCE
Nous allons visiter les églises troglodytes de Gorëme qui font la renommée de cette région. Chacune d'entre elles possède un charme particulier.
Ce vaste musée en plein air est le site le plus touristique de la région.
On y retrouve de nombreuses églises dont les fresques se sont très bien conservées. Vous devrez me croire sur parole 😉 car la prise de photographies à l'intérieur des églises est interdite.
Les plus anciennes peintures remontent probablement au VIIe siècle et les plus récentes au 12e siècle.
Nous avons été ensuite visiter un marchand de tapis à Avanos. Ces tapis sont fabriqués à la main. En premier lieu, nous avons eu des explications sur les différentes étapes de fabrication de ces tapis.
Ensuite, nous avons eu une courte démonstration sur la fabrication de fils de soie à partir de cocons.
Nous avons également été invités à assister à une démonstration de différents tapis et nous avons reçu des informations sur les différentes techniques utilisées.
Les tapis sont tous plus beaux les uns que les autres et sont d'excellente qualité. Le coût de ces tapis est certes très élevé. Cependant, il est possible de discuter d'un mode de paiement.
Je vous invite à visionner la vidéo suivante si vous désirez obtenir toutes les informations pertinentes que nous avons eues lors de notre visite chez ce marchand de tapis.
Nous avons mangé au restaurant Bizim EV, un restaurant typique d'Avanos, et puis nous nous sommes dirigés ensuite vers le vieux village de Cavusin.
Cavusin est situé au coeur de la Cappadoce, Il s'agit d'un village troglodyte bâti dans une colline qui a été abandonné dans les années 50 à cause de l'érosion qui avait abimé plusieurs vieilles demeures. On y retrouve de nombreuses cavités creusées ici et là dans la roche. Lors de notre visite, des hommes s'affairaient à restaurer ce site.
Le ciel était couvert durant notre visite, mais cela a rendu le paysage encore plus dramatique.
Nous avons visité quelques habitations et nous avons marché en direction du canyon situé derrière le village. Le paysage nous émerveille encore une fois.
Nous sommes montés au haut de la colline afin d'avoir une vue panoramique de 360° du village et de toute la région avoisinante. Cavusin est un lieu historique et mérite le détour car il n'est pas envahi par les touristes comme certains sites de la Cappadoce.
Une autre belle découverte nous attend. La Vallée des Pigeons, un canyon qui relie Uchisar à Gorëme. Cette vallée comporte une multitude de pigeonniers creusés dans la roche.
Déjà, à notre arrivée, des centaines de pigeons virevoltent à nos pieds. Nous avons un magnifique point de vue du village troglodyte d'Uchisar. On se croirait dans un monde imaginaire, tant cela nous paraît tellement irréel.
Je suis descendue, avec quelques membres du groupe, au creux du canyon et nous avons entrepris une courte marche afin d'en découvrir un peu plus sur ce lieu. Sur ce sentier, peu de personnes s'y aventurent. L'endroit est calme et serein.
J'ai une petite anecdote à vous raconter. Après avoir remonté au sommet, j'avais le goût de prendre quelques photos d'un autre point de vue avant de repartir avec le groupe. Il y avait un petit promontoire que je devais descendre pour y accéder. Donc, pour m'y rendre, j'ai sauté.
Mais pour revenir, j'ai dû mettre mes mains au sol pour m'aider à remonter. Disons que j'avais une main plutôt graisseuse lorsque j'ai réussi à remonter. Imaginez la merde qu'il y avait sur le sol avec ces centaines de pigeons qui se dandinaient autour de nous... Heureusement qu'il y avait une source d'eau et du savon à proximité pour me nettoyer les mains!
A proximité, il y avait une bijouterie. Cette visite n'était pas prévue à notre itinéraire, mais le guide nous a offert de nous y rendre. De très beaux bijoux y sont présentés. En ce qui nous concerne, nous n'avons fait que regarder.
Le soir venu, nous avons participé à une excursion facultative (40 euros par personne, boissons incluses). Nous sommes allés voir un spectacle folklorique.
Nous avons tout d'abord assisté à un spectacle de baladi. Il n'y avait qu'une seule danseuse. Je n'ai pas de grandes connaissances dans le domaine, mais je pense que son spectacle était excellent, rythmé et amusant.
Voici deux courtes vidéos qui démontrent ses talents:
Il y avait également un groupe de danseurs traditionnels. Ils étaient vraiment talentueux. J'aimerais bien posséder leur agilité et leur vitalité.
Leurs prouesses sont toutefois beaucoup plus remarquables dans cette seconde vidéo. A ne pas manquer!
JOUR 7 - LA CAPPADOCE - KONYA
Ce matin, nous quittons la magnifique Cappadoce. Cependant, un dernier regard s'impose avant de la quitter définitivement. Nous avons effectué une courte visite de la Vallée de Devrent qui se situe dans le parc national de Gorëme.
L'érosion a sculpté les rochers et certaines cheminées de fée ont la forme d'animaux. Une d'entre elles ressemble à un chameau.
A cet endroit, nous avons même aperçu un renard qui gambadait sur le flanc d'une colline.
J'aurais bien aimer visiter cet endroit au coucher du soleil. Les couleurs et les formes des rochers doivent être hallucinantes à la tombée du jour.
Nous avons fait un arrêt dans un atelier de poterie artisanale, une entreprise familiale. Nous avons assisté à une démonstration. L'artisan était d'ailleurs très habile. Ensuite, nous avons visité leur boutique. Les produits offerts étaient très colorés, d'une grande beauté et d'excellente qualité.
De la Cappadoce à Konya, nous avons parcouru environ 330 km en autobus. En cours de route, nous nous sommes arrêtés au Lac Salé (Tuz Gölü), le second plus grand lac salé de la Turquie.
D'une superficie de 80 km de long par 50 km de large, ce lac est très peu profond (1 à 2 mètres). Il subvient aux deux tiers des besoins de sel du pays.
En été, l'eau s'évapore complètement et laisse un dépôt de sel d'une épaisseur moyenne de 30 cm. Les jours précédant notre visite, il y avait eu beaucoup de pluie. Alors, le sel s'était dissous dans l'eau suite à ces précipitations. Nous n'avons pas pu observer cette épaisse couche de sel.
Cependant, les eaux du lac avaient une teinte rosée causée par la haute teneur en sel et la présence de micro-organismes. Un beau paysage à contempler.
La couleur rosée du lac est cependant beaucoup plus évidente sur les photos apparaissant dans la vidéo suivante.
Nous sommes arrivés à Konya vers 17h00. Nous sommes allés sur la colline d'Aladdin pour visiter la mosquée du même nom. Cependant, elle était en restauration. Le temps de prendre quelques photos de l'extérieur de la mosquée et nous avons donc rebroussé chemin.
Nous avons plutôt effectué une promenade dans le parc situé à proximité de la mosquée. Le parc dégage un climat de sérénité. Des gens de tous les âges le fréquentent.
Il y a beaucoup d'arbres qui rendent le parc ombragé, ce qui fait que celui-ci est l'endroit idéal pour se reposer, discuter entre amis ou tout simplement admirer les centaines de fleurs multicolores disposées ici et là qui embellissent naturellement le parc.
Nous avons logé à l'hôtel Bera, un hôtel moderne de Konya. Nous avons obtenu une belle grande suite. On ne sert aucun alcool dans cet hôtel. Nous avions été avisés de ce fait. Donc, nous avions prévu le coup. Nous avions acheté des bouteilles de vin lors de notre passage dans la Cappadoce. Nous avons donc pu boire discrètement du vin directement dans notre chambre.
JOUR 8 - KONYA - ASPENDOS - ANTALYA
Après le petit déjeuner, nous sommes partis en direction d'Antalya, donc 300 kilomètres à parcourir. Durant le trajet, nous avons encore eu le privilège d'observer de magnifiques paysages.
Nous avons traversé une belle chaîne de montagnes dont les sommets étaient encore enneigés. Plusieurs petites maisons multicolores au pied de ces montagnes et de belles mosquées composaient également le décor.
Nous avons visité le théâtre romain d'Aspendos, situé à environ 45 km d'Antalya. Ce théâtre a été érigé par l'architecte Zénon au IIe siècle avant Jésus-Christ et aujourd'hui, il est encore très bien conservé. Il peut contenir plus de 15 000 places.
Le théâtre est célèbre pour son acoustique. Plusieurs concerts y sont présentés.
Nous sommes arrivés à Antalya en fin d'après-midi. Nous avons fait une courte visite aux chutes Düden. Du haut des falaises, à une hauteur de 45 mètres, ces chutes se jettent directement dans la Méditerranée. Le spectacle est magnifique.
Il est possible de prendre un bateau au vieux port pour se rendre au pied des chutes. C'est ce que nous désirions faire mon conjoint et moi. Étant donné l'heure tardive à laquelle nous sommes arrivés à Antalya, ce projet n'a pu être réalisé.
Par la suite, nous avons été amenés à l'hôtel Best Western Khan. Cet hôtel est situé près du quartier historique. Donc, il est facile de visiter à pied tous les attraits touristiques de cette magnifique ville.
Si jamais vous séjourné à cet hôtel, je vous suggère de prendre l'ascenseur jusqu'au dernier étage. De cet étage, vous avez une vue panoramique de 360° de toute la région.
Antalya est une grande ville touristique du sud de la Turquie. Elle est considérée comme étant l'une des stations balnéaires les plus fréquentées au monde.
Le quartier historique est situé sur le flanc d'une falaise. Au bas de cette falaise, se trouve l'ancien port. Le quartier du vieux port est le centre touristique de la ville. On y retrouve des restaurants, des hôtels, des boutiques et un bazar.
Il y a un ascenseur, dont l'accès est gratuit, qui assure la descente vers le vieux port ainsi que la remontée. Sinon, il faut utiliser les marches.
Nous nous sommes rendus à pied à la plage de Konyaalti qui est située à l'ouest d'Antalya. C'est une longue plage de galet. En arrière-plan, la chaîne de montagnes rend le panorama vraiment époustouflant.
Il y a une belle promenade le long de la Méditerranée et plusieurs parcs y sont aménagés.
Nous aurions aimé séjourner un peu plus longtemps à Antalya car la région avoisinante offre une multitude d'attractions touristiques vraiment intéressantes (chutes, plages, ruines, sites archéologiques, etc.) .
JOUR 9: ANTALYA - SAKLIKENT - FETHIYE
Nous avons quitté Antalya pour nous rendre aux gorges de Saklikent. La route pour s'y rendre offre encore une fois un panorama magnifique. De belles grandes vallées entourées de montagnes.
On ne veut pas fermer nos yeux même si parfois la fatigue nous tenaille car on veut tellement immortaliser ses belles images dans notre tête.
Les gorges de Saklikent ont une profondeur de 300 mètres et une longueur de 18 km.
Une promenade d'environ 90 minutes avait été prévue dans ce canyon. Cependant, étant donné la crue récente des eaux qui rendait la randonnée trop périlleuse, selon le guide, cette promenade n'a pas eu lieu.
Cependant, nous avons pu tout de même en visiter une petite partie en empruntant la passerelle qui longe le canyon.
Au bout de la passerelle, le site est aménagé et on y retrouve des tables de pique-nique. Juste en face, de l'autre côté de la rive, il y a une petite cascade.
Le canyon est vraiment impressionnant et la beauté des lieux est vraiment saisissante.
On peut également y faire du rafting, du kayak ou descendre la rivière sur un tube pneumatique.
Nous avons dîné à cet endroit, confortablement assis sur des petits matelas installés par terre sur le bord de l'eau.
Un très bel environnement pour relaxer avant d'entreprendre la route à nouveau pour nous rendre à Fethiye.
La ville de Fethiye se situe au fond d'une magnifique baie au sud-ouest de la Turquie. C'est une destination très fréquentée en été.
Au-dessus de la ville, il y a plusieurs tombeaux qui ont été creusés dans les parois de la montagne. Ils sont très facile à repérer lorsque l'on se promène dans certaines ruelles de la ville.
Des marches ont été installées dans la colline pour accéder de plus près à certains de ces tombeaux. Nous nous y sommes rendus. Lorsque le gardien est présent, au bas de ces marches, des frais de 5 TL sont exigés.
Le tombeau le plus connu est celui d'Amyntas. Il date du 4e siècle avant Jésus-Christ. C'est le plus grand et le plus élevé des tombeaux de cette falaise, ce qui dénote la notoriété d'Amyntas. D'ailleurs, c'est le seul tombeau qui est accessible.
Plusieurs autres tombeaux sont regroupés à proximité du tombeau d'Amyntas. Des tombes lyciennes sont également dispersées au milieu de certaines rues.
Le panorama est splendide du haut de ces marches car nous avons une superbe vue de la baie de Fethiye.
La ville se situe dans un cadre montagneux. Nous avons donc emprunté quelques rues qui nous ont amenés au haut de la falaise. Quelques plateformes ont été érigées ici et là le long du parcours afin d'avoir une vue panoramique de la région.
D'ailleurs, il est possible d'apercevoir le théâtre Telmessos qui date du 2e siècle avant Jésus-Christ. Il est actuellement en restauration.
Une belle promenade a été érigée long de la mer. Nous nous y sommes baladés. Plusieurs fontaines et monuments sont érigés tout le long du parcours. On y retrouve également plusieurs bars et restaurants.
Nous avons également pu voir une tortue dans la mer aux abords de la promenade. Quelqu'un tentait de la nourrir.
JOUR 10: FETHIYE - BALADE EN BATEAU
Fethiye est le départ d'excursions vers les îles de la mer Égée. Après le petit déjeuner, nous sommes embarqués sur un bateau pour y découvrir les douze îles avoisinantes ainsi que les baies et criques environnantes.
Les seules personnes à bord du bateau étaient les membres de notre groupe et les membres de l'équipage. Tout le bateau pour notre seul groupe: wow !
Une belle journée passée en mer. D'ailleurs, la mer était très calme. Nous sommes débarqués sur deux îles pour explorer les environs.
Sur la première, nous avons escaladé une colline. La vue que nous avions du haut de cette colline était vraiment remarquable. Nous pouvions apercevoir, entre autres, les îles avoisinantes encerclées par les eaux turquoises.
Nous avons entrepris une petite balade sur la seconde île. Le paysage était tout autant pittoresque.
Une image vaut mille mots. Alors, je vous invite à visionner la vidéo suivante pour découvrir cette escapade en mer.
JOUR 11: FETHIYE - HIÉRAPOLIS - PAMUKKALE
Hiérapolis et Pamukkale sont tous les deux inscrits sur la liste du Patrimoine mondial de l'UNESCO.
Après le petit déjeuner, nous avons pris la route vers Pamukkale (230 km). Nous avons dîné dans un charmant restaurant typique face au site de Pamukkale. Disons que la vue qui s'offrait devant nous était tout simplement grandiose. Le repas que l'on nous a servi était vraiment excellent.
Nous avons d'abord visité la ville thermale antique de Hiérapolis qui est voisine du site de Pamukkale. Celle ville aurait été construite à la fin du 2e siècle avant Jésus-Christ. Les romains étaient très nombreux à fréquenter cet endroit car ils connaissaient les nombreuses propriétés curatives des eaux. D'ailleurs, la piscine thermale est toujours exploitée.
Elle a été baptisée "piscine de Cléopâtre" par Marc-Antoine en l'honneur de cette dernière qui s'y était baignée une fois et aurait fait venir cette eau jusqu'à Rome ensuite, par convois. L'eau est naturellement chaude à 36 °C et par endroit très pétillante. Elle serait censée rajeunir et guérir certaines maladies ou infections. (Source wikipedia).
Nous avons entrepris une promenade sur le site qui est localisé dans une belle grande vallée. L'endroit est vraiment magnifique.
Nous nous sommes rendus jusqu'au théâtre qui a été construit sur le flanc d'une colline. Il est vraiment imposant. Son architecture est composée de chapiteaux, colonnes, statues des divinités et, à leurs pieds, des murets sculptés représentant des scènes de la mythologie d'Apollon et d'Artémis.
Devant le théâtre se trouvent les vestiges du Temple d'Apollon. Construit sur une faille géologique, il communiquait avec le Plutonium, c'est-à-dire le sanctuaire de Pluton, dieu des Enfers. Ce sanctuaire jouissait d'une grande notoriété, puisque plusieurs auteurs latins, dont Strabon, nous le décrivent. Il s'agit pourtant d'une caverne de petite dimension. Mais elle dégageait des gaz suffocants qui s'évaporaient des flots d'eau chaude qui y coulaient et qui étaient censés être envoyés par Pluton. Une vaste zone, devant l'entrée, était interdite d'accès. Dans les temps anciens, des prêtres castrés y conduisaient des animaux, qui y mouraient. Selon Pline l'Ancien, eux-mêmes y pénétraient, et le fait qu'ils en sortaient vivants les faisaient passer pour des miraculés, favorisés des dieux, ce qui leur conférait un grand prestige. Il s'agissait sans doute de gaz plus lourds que l'air, qui affectaient seulement les petits animaux, plus proches du sol. (Source wikipedia).
Nous n'avons visité qu'une infime partie de cette ville antique puisque plusieurs autres vestiges et une multitude de monuments sont dispersés dans la vallée.
Le ciel s'est ennuagé et une averse de pluie est tombée. Nous nous sommes abrités quelques instants et avons entrepris la visite du parc de Pamukkale (châtau de coton en turc).
Lorsque nous sommes arrivés dans la petite ville de Pamukkale, nous sommes tombés immédiatement sous le charme de cette montagne d'un blanc immaculé.
Cette blancheur est due à la forte teneur en calcaire de l'eau qui provient des roches qui surplombent le site.
Comment se produit la solidification du calcaire sur les roches? Le site comporte 17 sources. Certaines d'entre elles ont une température de plus de 45 °C, et sont saturées de sels minéraux et de gaz carbonique. Ce dioxyde de carbone, en se libérant dans l'air, fait précipiter le carbonate de calcium contenu dans l'eau, lequel se dépose, sous forme pâteuse, sur les flancs de la colline et durcit ensuite lors de l'évaporation de l'eau. (Source wikipedia).
Ce phénomène naturel laisse des couches blanches sur la pierre, ce qui donne à la montagne une apparence de forteresse de coton ou d’une chute d’eau gelée. (Source wikipedia).
Notre guide local nous a tout d'abord amené dans une section où les travertins étaient complètement asséchés. Ces travertins, qui comportent des impuretés, sont plutôt de différentes couleurs: beige, gris, marron, voire jaunâtre.
Malgré le vide et malgré l'absence de cette eau turquoise, le paysage est totalement spectaculaire. Tout semble figé dans le temps. Sur certains travertins, les dépôts calcaires nous font penser à d'immenses glaçons.
Nous sommes arrivés par la suite dans le secteur plus touristique du site. Dans ce secteur, les vasques sont remplies d'une belle eau couleur turquoise. Le guide local nous laisse environ 45 minutes pour explorer la région. C'est trop peu pour un site d'une telle ampleur.
Nous avons donc enlevé nos chaussures, tel qu'exigé par les autorités. Il faut marcher pieds nus si l'on désire se promener le long de ces belles terrasses naturelles formées par le calcaire. Il est même possible de se baigner dans certains bassins qui sont plus profonds.
Aujourd'hui, le débit des sources est maintenant contrôlé pour assurer la meilleure répartition possible du ruissellement et des dépôts de calcaire afin que l’ensemble des bassins gardent leur blancheur.
Nous sommes donc repartis avec le groupe en direction de l'hôtel Tripolis qui est situé non loin de ce parc naturel.
Nous avons pris possession de notre chambre et comme le soleil était de nouveau présent dans le ciel, que la montagne blanche offrait un panorama splendide sous le soleil et que nous n'avions pas eu l'opportunité de visiter l'entièreté du site, mon conjoint et moi y sommes retournés à pied.
Nous avons donc à nouveau payé notre droit d'entrée (25 TL par personne) au guichet situé au pied de la montagne.
Nous sommes montés jusqu'au haut de la falaise en prenant tout notre temps. Nous avons été émerveillés par toutes ces terrasses d'un blanc immaculé et tous ces bassins remplis d'une eau turquoise laiteuse. De plus, y marcher pieds nus offrait une expérience sensorielle vraiment plaisante.
Le coucher du soleil se fait face à la montagne, ce qui rend le site tout simplement enchanteur.
Je vous conseillerais de visiter ce parc en fin de journée car il y a beaucoup moins de touristes et la lumière du jour est beaucoup plus propice.
JOUR 12: PAMUKKALE - EPHESE - KUSADASI
Ephèse est l'une des plus anciennes et importantes cités grecques d'Asie Mineure. Elle aurait été fondée vers le 10e siècle avant Jésus-Christ.
Ce vaste site archéologique, très fréquenté par les touristes, nous permet de revivre le passé tant certains vestiges sont encore bien présents.
Nous avons débuté notre visite par le grand théâtre. Il a été construit au 3e siècle avant Jésus-Christ. Il a été agrandi à maintes reprises pendant l'époque romaine. Il pouvait accueillir 24 000 spectateurs.
L'avenue de marbre a été restaurée au 5e siècle et elle est considérée comme l'une des plus grandes avenues antiques les mieux conservées.
Sur cette avenue, on y retrouve une empreinte de pied et le buste d'une femme. Notre guide nous a informé que ces dessins indiquaient la direction d'une maison close. L'écartement des doigts indiquerait que la maison était la 4ème sur la gauche. Au milieu se trouve un trou qui correspond par son diamètre à une pièce et, par sa profondeur, au nombre de pièces. Vous aviez ainsi le tarif de ces dames.
Situé à proximité de la Bibliothèque de Celsus, l'agora inférieur est un quadrilatère qui comportait de nombreuses boutiques.
La Bibliothèque de Celsus fut construite en l'an 117. Elle était l'un des plus importantes bibliothèques de l'époque. Sa façade est une merveille architecturale. Elle repose sur un podium de neuf marches et est composée de deux séries de colonnes superposées.
Sur cette façade, on retrouve également des statues qui représentent des vertus chères à Celsus, soit la sagesse, l'intelligence, le jugement et la science.
La rue des Courètes débute au Prytanée et s'achève à la Bibliothèque de Celsus.
En fait, les Courètes étaient des prêtres qui, à chaque printemps, quittaient le Prytanée, traversaient la rue des Courètes pour se rendre à Ortygia afin d'y célébrer la plus grande déesse d'Ephèse, c'est à dire Artémis.
La partie centrale de la rue était destinée aux chars et les deux parties latérales réservées aux piétons. Recouvertes d'une toiture, elles abritaient des boutiques et magasins.
En remontant la rue, à partir de la Bibliothèque de Celsus, on peut admirer les "Maisons de la Pente", les thermes de Scholastikia, le temple D'Hadrien, la fontaine de Trajan ainsi que la porte d'Héraclès.
Les Maisons de la Pente, érigées sur plusieurs terrasses, étaient les demeures riches de l'époque. Ces maisons comportaient plusieurs étages et elles ont été habitées du 1er au 7e siècle.
Les thermes de Scholastikia sont des bains publics qui datent du 1er siècle. Ils ont été agrandis au 4è siècle grâce aux largesses d'une riche chrétienne du nom de Mme Scholastikia.
Le temple d'Hadrien est un superbe monument de la rue des Courètes. Il a été érigé en l'honneur de l'empereur Hadrien qui a visité Éphèse à maintes reprises. Ce temple possède une élégante façade composée de 4 colonnes surmontées d'une voûte sur laquelle on retrouve le buste de Tykhé, déesse de la ville. Au-dessus de la porte, on y retrouve également un buste de jeune fille représentant la Méduse.
La fontaine de Trajan est un monument à deux étages qui a été construit au 2e siècle en l'honneur de l'empereur. Cette fontaine possédait deux bassins dont celui du devant était réservé pour les passants et celui de derrière recevait les eaux du canal.
La porte d'Héraclès représente ce héro vêtu de la peau du lion de Némée.
A proximité, se trouve l'odéon, un édifice en demi-cercle qui est adossé à une petite colline. Il a été construit au 2e siècle et était utilisé pour les réunions et les concerts. Il pouvait contenir jusqu'à 1400 personnes. A cette époque, il était recouvert d'un toit à charpente de bois.
Nous sommes revenus sur nos pas pour retourner vers la sortie. Cependant, nous avons fait un petit détour vers l'Église de la Vierge Marie. Construite vers le 5e siècle, , elle a été considérée comme cathédrale jusqu'au 7e siècle où elle fut détruite. Elle servait encore de cimetière jusqu'au Moyen-âge.
Par la suite, nous sommes allés visiter le Temple d'Artémis, l'un des plus importants sanctuaires d'Artémis, déesse grecque de la chasse. Ce temple servait à la fois de place de marché et de lieu de culte de la déesse Artémis.
Ce temple fut érigé du milieu du 8e siècle au milieu du 3e siècle avant Jésus-Christ. Il a la particularité d'avoir été détruit sept fois en dix siècles.
Le Temple d'Artémis a d'ailleurs été déjà proclamé comme faisant partie des "Sept merveilles du monde".
Aujourd'hui, il n'en reste que quelques ruines. D'ailleurs, une seule colonne est encore en place sur le site. Cependant, les restes d'autres colonnes peuvent être vus au British Museum et au musée d'Éphèse.
Nous avons également visité le charmant petit village de Sirince qui est niché dans les collines. Entouré de vignes et d'oliviers, ce petit village, abritant 600 âmes durant la basse saison, est réputé entre autres pour ses vins de fruits, huiles d'olive et vinaigre de grenade. Il est très fréquenté durant la saison touristique.
Nous avons arpenté les petites rues sinueuses pavées de vieilles pierres pour nous rendre dans les hauteurs du village. Nous pouvions ainsi avoir une vue panoramique de ce magnifique lieu.
Une dame s'est approchée de nous et nous a invité à visiter sa petite maison. Nous avons accepté l'offre et nous avons également acheté une belle broderie.
Nous avons finalement atteint notre destination finale pour aujourd'hui: Kusadasi. Nous avons logé à l'hôtel Kismet. Nous avons obtenu une belle grande chambre dotée de deux balcons avec vue partielle sur la baie de Kusadasi.
Cet hôtel, qui est très bien situé, est unique de par son histoire. La reine d'Angleterre, Jimmy Carter, ancien président des États-Unis, et plusieurs autres grandes personnalités de ce monde y ont déjà séjourné.
La terrasse du restaurant offre une vue magnifique sur les voiliers de la marina.
Nous sommes partis à pied vers la ville. Kusadasi, située sur les bords de la mer Égée, était, à l'époque, un petit village de pêcheurs. Aujourd'hui, elle est devenue l'une des plus célèbres stations balnéaires de la Turquie.
Nous avons d'abord fait un arrêt à la plage pour faire une toute petite trempette dans la mer Égée. Notre ballade s'est poursuivie sur la belle promenade érigée le long de la mer.
Nous nous sommes dirigés vers un quai où est installé un monument représenté par une main entrouverte, d'un blanc immaculé, d'où plusieurs oiseaux s'envolent. Ce monument signifie la paix et l'espoir.
Un autre monument sied également sur cette promenade, soit le monument d'Ataturk et de la jeunesse qui représente également la paix et l'espoir.
Près du port, on retrouve le caravansérail qui a été construit à l'époque de l'Empire ottoman en 1619. Le caravansérail fut construit en pierre avec un plan rectangulaire à deux étages, au milieu d'un jardin. Le bâtiment a été restauré en 1966 et est aujourd'hui transformé en hôtel.
En fin de journée, plusieurs personnes se rassemblent au bord de la mer pour observer le merveilleux coucher du soleil.
JOUR 13: KUSADASI - PERGAME - BURSA
En début de matinée, en longeant la côte de la mer Égée, nous nous sommes dirigés vers Pergame, l'une des grandes villes de la civilisation hellénistique avec Alexandrie. Son peuplement remonte aussi loin qu'au 8e siècle avant Jésus-Christ.
Nous avons visité l'Asclépieion, non dérivant d'Asclipéios, dieu grec de la médecine. Ce sanctuaire était un centre thérapeutique symbolisé par l'image des serpents.
A l'époque, on arrivait au sanctuaire depuis Pergame par une voie sacrée, la Via Tecta. Aujourd'hui, il ne reste qu'une petite partie de cette voie.
D'une manière générale, les malades arrivaient par la Voie Sacrée en marchant pieds nus. Ils avaient la conviction que chaque pas fait en direction du sanctuaire les rapprochait de la guérison.
Lorsque les malades franchissaient l'enceinte du sanctuaire, déjà ils ressentaient les effets psychologiques bénéfiques de leur conviction.
Une fois lavés et purifiés, les malades entraient dans un tunnel souterrain, appelé cryptoportique, qui les menait jusqu’au Télesphore.
Le Télesphore était un bâtiment circulaire de deux étages. Aujourd'hui, le second étage a disparu, mais le premier étage est bien conservé. Des lits avaient été installés pour les malades.
Les malades priaient jusqu'à ce qu'ils s'endorment. Lorsqu'ils se réveillaient, les médecins venaient interpréter leurs rêves.
Les méthodes de traitement utilisées consistaient, entre autres, à des bains de boue, des bains d'eau thermale, des massages, des médicaments fabriqués à base de plantes et des jeux.
Un théâtre de 3500 places avait été érigé. Les malades venaient y écouter de la musique et des spectacles car cela faisait partie des méthodes thérapeutiques utilisées.
Nous sommes partis par la suite en direction de l'hôtel Baia situé à Bursa. Cet hôtel est situé dans un quartier industriel. Nous aurions préféré une hôtel directement dans le quartier historique de Bursa.
JOUR 14: BURSA - ISTANBUL
Toujours à Bursa, nous avons tout d'abord visité la Grande Mosquée qui fut érigée entre 1396 et 1399. Cette mosquée a été restaurée plusieurs fois car elle a subi des invasions, séismes et incendies.
Cette mosquée est couverte de 20 coupoles et la partie supérieure de la coupole située au centre est en verre. Au bas de cette coupole, se trouve une fontaine avec robinets et jet d'eau pour les ablutions.
Sur les murs intérieurs, on y retrouve 192 inscriptions datant des 19e et 20e siècles rédigés par les meilleurs calligraphes ottomans de l'époque.
Nous sommes ensuite aller visiter la Mosquée Verte. Elle a été érigée aux alentours de 1419. Sa façade est en marbre blanc. Elle doit son nom à ses superbes faïences vertes qui recouvrent les murs intérieurs.
Par la suite, nous nous sommes dirigés vers le Mausolée Vert, situé à proximité de la Mosquée Verte. Il a été érigé en 1421. Il se distingue également par ses faïences turquoises qui recouvrent les murs extérieurs.
Le Mausolée Vert contient le sarcophage du Sultan Mehmet ainsi que sept autres tombes appartenant à des membres de sa famille.
Par la suite, nous avons entrepris une petite ballade dans les ruelles où se trouve le bazar de Bursa. Le site est très animé et un festival de couleurs et d'odeurs nous attend. Les fruits et légumes frais côtoient les épices, les noix, les pâtisseries, etc. Ça ouvre franchement l'appétit!
Après la visite du marché, nous sommes retournés à Istanbul. Nous avons embarqué à bord du grand Car Ferry qui traverse la mer de Marmara, ce qui nous a permis de passer rapidement de la rive asiatique vers la rive européenne de la Turquie et ainsi éviter l'intense circulation des abord de la grande mégalopole de 20 millions d'habitants.
Nous sommes arrivés dans le quartier historique d'Istanbul en fin d'après-midi. Le temps de porter nos valises dans la chambre de notre hôtel à Istanbul, nous sommes aussitôt repartis.
Nous avons décidé de prendre le tramway à partir de la station Sultanahmet afin de nous rendre jusqu'à la station Kabatas afin d'aller découvrir un autre secteur d'Istanbul.
Nous devons nous procurer un jeton au coût de 1 TL dans les installations qui sont localisées près des stations de tramway et ensuite insérer ce jeton dans une fente prévue à cet effet près du tourniquet de sécurité afin d'accéder à la section d'embarquement.
Notre guide nous avait mentionné que nous pouvions prendre n'importe lequel des tramways qui s'arrêtait à la station Sultanahmet pour nous rendre à destination de Kabatas.
Donc, nous décidons d'embarquer dans le premier tramway qui s'arrête en face de nous. C'est indiqué "Eminönü" à l'avant du tramway. Évidemment, un petit doute s'installe dans notre esprit. En me faufilant dans le tramway, je sens une main monter le long de mon postérieur. C'est un homme qui est debout à l'entrée du tramway et je le dévisage d'un air surpris. Il ne bronche pas...
Nous nous empressons de nous asseoir sur deux sièges encore disponibles et le tramway repart. Il s'arrête à la station d'Eminönü. Plusieurs personnes sortent, d'autres entrent. Le tramway repart, mais en direction inverse. Nous éclatons de rire car nous venons de comprendre que le tramway retourne vers la station Sultanahmet, notre station de départ.
Nous débarquons au premier arrêt que fait le tramway car nous savons qu'il y a une centre d'information touristique à proximité. Le préposé parle très bien français, ce qui facilite nos échanges. Cet homme nous indique que l'on doit prendre le tramway T1, ce que nous nous empressons de faire à l'arrivée de ce celui-ci.
Tel que prévu, nous sommes sortis à la station de Kabatas et nous nous sommes dirigés vers la mosquée Dolmabahçe située dans le quartier de Besiktas aux abord du Bosphore.
Sa construction a débuté en 1851 et elle a été inaugurée en 1855. Elle ne possède qu'un seul dôme et elle est réputée pour ses deux minarets inspirés du style corinthien.
L'intérieur de cette mosquée est vraiment magnifique. On y retrouve plusieurs fenêtres qui laissent pénétrer le soleil, ce qui rend l'endroit lumineux. Les détails architecturaux sont spectaculaires. On se croirait dans un palais. Elle fait partie de l'une des plus belles mosquées que nous avons eu le privilège de visiter à Istanbul.
Ensuite, nous avons poursuivi notre route vers la splendide Tour de l'Horloge, tout près du Palais de Dolmabahçe. Celle-ci a été construite en 1895 Cette tour, de style néobaroque ottoman, est d'une hauteur de 27 mètres et possède quatre étages.
Il ne nous a pas été possible de visiter l'intérieur du Palais de Dolmabahçe car nous sommes arrivés trop tard.
Cependant, je peux vous assurer que nous avons été éblouis par la somptuosité des abords de celui-ci qui d'ailleurs est le plus grand palais de la Turquie.
Ce palais a été construit au 19e siècle. Il comprend 285 pièces toutes aussi luxueuses les une que les autres.
L'histoire raconte que ce palais a été construit tout juste après l'incendie de Pera qui détruisit plusieurs ambassades étrangères. Les pays décidèrent de reconstruire de grandes demeures fastueuses. Un sultan qui habitait le vieux palais de Topkapi, pris de jalousie, fit ériger le Palais de Dolmabahçe.
Nous avons jeté un petit coup d'oeil par le trou de la serrure de la porte d'entrée et nous avons pu apercevoir une belle fontaine face à la majestueuse façade du palais.
La première partie de cette vidéo vous présente la Mosquée, la Tour de l'Horloge et le Palais de Dolmabahçe. La seconde partie vous donne un petit aperçu du quartier où se trouve la Tour de Galata.
Lorsque nous avons repris le tramway pour retourner à l'hôtel Centrum, nous avons été témoins d'un vol à la tire.
Nous avions été avisés de faire attention aux pickpockets qui sont nombreux à Istanbul, mais ne pensions jamais y assister en direct.
Lorsque le tramway est arrivé et que la porte s'est entrouverte, la foule s'est amassée pour pénétrer à l'intérieur. Nous tentions d'entrer dans le tramway, mais un homme devant nous se tenait délibérément sur le bord de la porte et il ne bougeait pas. Nous tentions de le pousser pour qu'il avance, mais il résistait et demeurait en place. Nous avons dû le contourner pour entrer dans le tramway.
Nous nous sommes assis. Mon conjoint continuait d'observer cet homme car son comportement semblait anormal. Habituellement, les gens se précipitent rapidement dans le tramway afin d'avoir une place.
Ce jeune homme se tenait toujours dans la porte d'entrée du tramway et il observait plutôt les gens qui sortaient par la porte située de l'autre côté du tramway.
Dans le temps de le dire, il a passé sa main sur la poche arrière d'un pantalon d'un homme qui quittait le tramway. Il a subtilisé le portefeuille de cet homme sans que ce dernier ne s'en aperçoive.
Dès lors, il a brusquement quitté le tramway. Les portes se sont refermées et nous l'avons aperçu à l'extérieur. Il a mis ses verres fumés et nous l'avons perdu de vue quelques instants. Il devait travailler avec des acolytes car juste avant que le tramway ne reparte, nous l'avons vu revenir à l'endroit initial.
Cet événement s'est déroulé si rapidement que nous n'avons même pas eu le temps de réagir.
C'est à cet instant que je me suis rappelée l'homme qui m'avait touché le postérieur lors de notre première escapade en tramway. Son attitude était la même. Il avait probablement tâté le terrain... Heureusement, mes poches arrières sont toujours vides.
Le soir même, nous sommes allés manger dans un restaurant. Un homme, assis à une table près de nous, cherchait nerveusement son portefeuille dans ses poches et puis dans son sac à dos. Il a même regardé sous la table. Il s'est empressé de se rendre à la salle de bain, croyant l'avoir oublié à cet endroit. Il ne l'a pas retrouvé. Peut-être a-t-il été lui aussi victime du vol à la tire.
JOUR 15: ISTANBUL
En matinée, nous avons effectué la visite du palais de Topkapi qui a été l'ancienne demeure de sultans entre les 15e et 19e siècles. Plus de 4000 personnes habitaient dans ce palais.
Les sultans l'abandonnèrent au 19e siècle pour habiter dans le palais de Dolmabahçe. En 1921, ce palais a été transformé en musée.
Le site domine le Bosphore, la mer de Marmara et la Corne d'Or et il est constitué de plusieurs bâtiments disposés autour de quatre cours intérieures.
Lorsque nous franchissons la porte Impériale, nous pénétrons dans la première cour qui est entourée de hauts murs. C'est la plus grande cour. On y retrouve l'église Ste-Irène qui a été érigée au 4e siècle.
Par la suite, nous passons sous la porte du Salut pour entrer dans la deuxième cour. Dans les anciennes cuisines, on y retrouve une superbe collection de porcelaines.
Juste à côté, se trouve le Divan Impérial qui était la salle où se réunissaient les membres du conseil de l'Empire.
L'entrée du harem est également située dans cette cour. Il se composait de longs corridors et de 400 chambres. C'était la résidence privée du sultan et il y vivait entouré de sa mère, ses soeurs, ses épouses ainsi que ses concubines.
Aujourd'hui, il n'y a qu'une infime partie du harem qui peut être visitée.
On pénètre dans la troisième cour par la porte de la Félicité. Cette cour était réservée au sultan et à son entourage.
Au centre de cette cour est érigée la bibliothèque Enderûn qui est recouverte de marbre à l'extérieur. On y retrouve également l'école du palais, le pavillon des audiences, la salle des reliques et les salles du trésor.
La salle des reliques conserve les reliques du Prophète Mahomet, i.e. manteau, poils de barbe...
Les salles du trésor présentent la plus belle et la plus riche collection du monde entier. Nous pouvons y découvrir des pierres précieuses et semi-précieuses, des trônes incrustés de pierres précieuses, le poignard de Topkapi, une collection de diamants ainsi qu'une énorme émeraude de 3 kg. Plusieurs autres objets précieux ayant appartenu aux sultans sont également présentés dans ces salles.
La quatrième cour est composée de pavillons, kiosques, jardins et terrasses. A l'origine, ceux-ci faisaient partie de la troisième cour. Elle faisait office de lieu de repos des sultans.
Tout de suite après la visite du palais de Topkapi, nous sommes allés prendre la navette gratuite pour nous rendre à l'aquarium de Florya. L'arrêt se trouve près de l'immense fontaine située entre la Basilique Ste-Sophie et la Mosquée Bleue.
L'autobus est facilement repérable car elle est identifiée aux couleurs de l'aquarium. La durée du trajet est d'environ 45 minutes pour l'aller et le retour. Elle peut varier dépendamment de la densité de la circulation.
Cet aquarium est considéré comme étant le plus grand aquarium thématique au monde. Réparti sur deux étages, il possède 16 sections thématiques ainsi qu'une forêt tropicale qui représentent les régions qui vont de la Mer Noire à l'Océan Pacifique.
Les thèmes abordés sont les suivants: Istanbul (Bosphore, Mer de Marmara), Mer Noire, Détroit des Dardanelles, Mer Égée, Canal de Suez, Mer Rouge, Réchauffement climatique, Mer Méditerranée, Détroit de Gibraltar, Atlantique Est (épave de bateau), Mid-Atlantique, Atlantique Ouest, Canal de Panama, Océan Pacifique, Nautilus (sous-marin) et la forêt amazonienne.
On y retrouve environ 1500 espèces représentées par 15 000 créatures terrestres et maritimes qui sont toutes aussi intéressantes les unes que les autres.
Ces créatures vivent dans des conditions semblables à celles de leur habitat naturel.
Moyennant un coût supplémentaire, il est même possible d'assister à un film présenté dans des salles de cinéma 5D. Plusieurs titres sont à l'affiche. Nous pouvons ressentir les effets de l'eau, du vent et du brouillard.
L'aquarium possède une très belle boutique, trois cafétérias ainsi qu'un restaurant avec vue sur la mer.
Le prix de base pour un adulte est de 42 TL. Il y a également des tarifs spéciaux pour les étudiants, les personnes âgées, les familles, les groupes, etc.
Des forfaits sont également offerts pour ceux qui désirent assister à un film présenté dans une des salles de cinéma 5D, le prix débutant à 45 TL pour un adulte.
Si vous désirez des informations supplémentaires, cet aquarium possède un site web.
Je ne vous cacherai pas que j'ai un faible pour les créatures aquatiques. Lorsqu'un aquarium est érigé dans une ville que nous visitons, nous tentons d'aller le visiter dans la mesure du possible.
Celui-ci nous a vraiment charmé. Les bassins sont d'une propreté exemplaire et plusieurs sont entourés de magnifiques décors.
On y retrouve même un long tunnel de verre où il est possible d'observer plusieurs espèces de vie marine.
J'aime bien les raies et j'ai été gâtée à souhait car il y en avait plusieurs qui se déplaçaient tout autour de nous ou venaient tout simplement à notre rencontre.
La circulation automobile peut être parfois très dense à Istanbul. Lorsque nous avons repris la navette à partir de l'aquarium en direction du centre historique d'Istanbul, nous avons d'ailleurs pu le constater de visu.
Par ce beau dimanche après-midi, les gens envahissent les parcs situés tout le long de la mer. Ce qui est ahurissant à voir, ce sont les voitures agglutinées les unes aux autres, stationnées sans ordre précis, à l'horizontale, à la verticale, et ce, sur plusieurs rangées.
Certaines sont carrément dans le parc, d'autres sur le trottoir, d'autres sont stationnées mi-trottoir mi-route et il y a bien sûr celles qui bloquent la route...
J'imagine que le propriétaire de la petite voiture coincée de long en large par plusieurs véhicules doit attendre que tout ce beau monde quitte avant de pouvoir le faire à son tour.
De retour dans le quartier historique, nous nous sommes arrêtés à un petit kiosque de crème glacée. Je me suis laissée prendre au jeu du chat et de la souris...
Pour tout vous dire, le marchand fait son petit numéro. Il a un talent fou pour faire apparaître ou disparaître à volonté les cornets qu'il étale devant nous.
Quant à la texture de la crème glacée, elle est douce et crémeuse et, en même temps, élastique comme du caramel.
Ma propre expérience est présentée dans la vidéo qui suit et je me suis amusée à filmer les réactions de certains autres clients (vidéos suivantes).
JOUR 16
Nous quittons la Turquie la tête pleine de merveilleux souvenirs. La Turquie a beaucoup à offrir tant au niveau historique que géographique.
Les monuments et les paysages sont à couper le souffle. C'est un pays aux multiples facettes et son peuple est très chaleureux.
Ce fut un immense privilège de découvrir ce magnifique pays des mille et une nuits.
Régions visitées: Istanbul, La Cappadoce, Konya, Aspendos, Antalya, Saklikent, Fethiye, Hiérapolis, Pamukkale, Ephèse, Kusadasi, Pergame et Bursa.
Je vous présente donc le résumé de notre périple, le tout agrémenté de vidéos afin de vous faire découvrir les beautés naturelles qu'offre ce merveilleux pays.
Il est également possible de visionner directement les vidéos à partir de ce lien: www.youtube.com/...Byb2ZfQdQfjaI4onD5D0
JOUR 1: MONTRÉAL - ISTANBUL
Nous sommes partis de Montréal sur les ailes d'Air Canada à destination d'Istanbul via Toronto. La durée du vol de Toronto à Istanbul est de 10 heures. Au retour, la durée du vol est de 11 heures pour ce même trajet.
JOUR 2: ISTANBUL
Dès notre arrivée, notre groupe a été accueilli par un guide local francophone et nous nous sommes dirigés vers l'hôtel Centrum qui sera notre site d'hébergement à Istanbul.
Cet hôtel est situé au coeur du quartier historique et les principaux attraits sont accessibles à pied. Les chambres sont plutôt petites, mais propres et les lit sont confortables.
Comme nous avions l'après-midi libre, mon conjoint et moi sommes partis rapidement à la découverte d'Istanbul.
Istanbul est une ville unique au monde car elle est bâtie sur deux continents, soit l'Europe et l'Asie. La Corne d’Or, une voix maritime qui s'enfonce vers le terres depuis le Bosphore, sépare la vieille ville de la nouvelle ville avec les quartiers de Péra et de Galata.
En premier lieu, nous avons été flâner dans le port d'Eminönü. Le secteur est bondé de marchands et de touristes. Nous avons une très belle vue de la Tour de Galata qui surplomble le quartier du même nom.
Plusieurs vendeurs offrent des forfaits pour effectuer une croisière en bateau sur le Bosphore. Les bateaux sont remplis à pleine capacité. C'est une attraction très prisée.
En ce qui nous concerne, nous prendrons le car ferry, à la fin de notre séjour, pour effectuer cette croisière. J'en discuterai plus tard.
Nous avons donc entrepris de traverser le pont de Galata pour nous rendre dans le quartier du même nom. Le pont de Galata est très animé: de nombreux pêcheurs y tendent leurs lignes à toute heure du jour, il y a une multitude de promeneurs et les bateaux naviguent sur le Bosphore.
Ce pont possède un étage inférieur. On y retrouve d'excellents restaurants. Bien sûr, lors de votre passage, vous risquez d'être sollicités de part et d'autre par les serveurs qui vous inviteront gentiment à vous asseoir à une table.
Directement sur ce pont, nous avons un excellent point de vue du quartier historique d'Istanbul. On se croirait dans un conte des milles et une nuit: les magnifiques mosquées composent le paysage.
A la sortie du pont, dans le quartier de Galata, il y a plusieurs petits kiosques qui offrent différentes espèces de poissons frais. Vous pouvez même acheter ce poisson et vous présenter dans un petit resto à proximité et ils le feront cuire pour vous.
Nous avons déambulé dans le quartier de Galata et désirions monter au sommet de la Tour de Galata, mais la filée était tellement longue que nous avons remis ce projet à plus tard.
Nous sommes retournés dans le quartier d'Eminönü et sommes allés visiter la Mosquée Neuve (Yeni Camii). Cette mosquée impériale ottomane est située à proximité du bazar égyptien, célèbre bazar aux épices, et elle a été inaugurée en 1665.
A l’extérieur de la Mosquée Neuve, on y retrouve une multitude de coupoles et semi-coupoles. Deux minarets composés chacun de trois balcons surplombent la Mosquée. Derrière la mosquée, il y a un petit parc et une magnifique fontaine.
Nous sommes allés faire une promenade dans le Grand Bazar (Kapali Çarsi) qui est d'ailleurs l'un des plus grands bazars au monde. Il possède au-delà de 4000 boutiques étalées le long de 58 rues intérieures accessibles par 18 portes. Il est préférable de s'y rendre en semaine car la fin de semaine, une marée humaine déferle en ces lieux...
Par la suite, nous avons été visiter une autre mosquée, soit la mosquée de Soliman le Magnifique (Süleymaniye Camii), construite entre 1550 et 1557. Celle-ci est considérée comme étant la plus belle mosquée impériale d'Istanbul. On retrouve une fontaine d'ablutions au centre de la cour.
De plus, cette mosquée est située sur une colline et nous avons un magnifique panorama de la Corne d'Or.
Nous sommes retournés à l'hôtel et sur notre parcours, nous avons pu voir la gare de Sirkeci. Sa façade extérieure est de couleur rose. Cette ancienne gare a accueilli jadis le célèbre train Orient-Express dont elle a été le terminus de 1895 à 1977.
Le souper de cette première journée à Istanbul était inclus dans notre forfait. Nous avons eu l'opportunité d'avoir un souper à la carte à notre hôtel et c'était vraiment très bien.
JOUR 3 - ISTANBUL
Nous avons pris le petit déjeuner à l'hôtel. La salle à manger est située au dernier étage de l'édifice et nous avons une vue partielle sur le Bosphore. Le petit déjeuner est servi sous forme de buffet et il est très varié.
En matinée, tout le groupe est parti à pied de l'hôtel en direction de la basilique Sainte Sophie. A notre arrivée, nous constatons qu'il y a déjà des centaines de personnes qui attendent pour visiter la basilique.
Heureusement, notre guide a déjà les billets en sa possession et nous pouvons entrer immédiatement dans l'enceinte de la basilique.
La basilique Sainte-Sophie (Hagia Sophia) est une ancienne église chrétienne. Elle a été construite en 532 pour remplacer l'ancienne basilique qui avait été incendiée. Elle est devenue par la suite une mosquée en 1453. En 1934, elle est devenue un musée.
Il va sans dire qu'elle a subi de nombreuses réparations, mais elle est néanmoins considérée comme un chef-d'oeuvre de l'architecture byzantine.
Les plus hautes colonnes atteignent au moins 20 mètres et elles sont constituées entre autres de granite et de marbre. Plusieurs mosaïques ornent la basilique.
Mon conjoint et moi sommes allés ensuite visiter la citerne Basilique (Yerebatan Sarnıcı), surnommée également le Palais englouti. Elle est située à proximité de la basilique Sainte Sophie. Lors de notre séjour, les droits d'entrée étaient de 20 TL par personne.
Il s'agit d'une énorme citerne souterraine de 138 m de long par 64,6 m de large construite par Constantin et restaurée par Justinien en 542 avec l'aide de 7000 esclaves. Son nom provient du fait qu'elle se trouvait sous la cour d'une basilique.
La citerne est composée de 336 colonnes de marbre. Les murs extérieurs font 4 mètres d'épaisseur. Au fond de la citerne, on y retrouve deux têtes de Medusa qui soutiennent des colonnes.
Des plates-formes ont été aménagées afin de nous permettre de nous promener au milieu des colonnes. Nous sommes évidemment dans la pénombre. L'endroit est frais et calme et une ambiance mystique y règne.
Un petit studio de photographie a été érigé et il est possible de se faire photographier en habits d'époque. Nous avons donc immortalisé notre passage dans la citerne Basilique de cette façon.
A proximité se trouve la Mosquée Bleue qui est composée de six minarets. Elle a été construite entre 1609 et 1916. L'entrée est gratuite et c'est une des mosquées les plus visitées d'Istanbul. Son nom provient de la lumière bleutée qui émane des faïences d'Iznik qui tapissent les murs intérieurs.
Nous sommes éblouis dès que l'on entre dans la cour intérieure de la Mosquée. Une merveille architecturale. Au centre de cette cour, on y retrouve une maquette de cette mosquée ainsi qu'une fontaine destinée aux ablutions.
L'intérieur de cette mosquée est vraiment somptueux. La partie centrale, qui est réservée à la prière, n'est pas accessible aux touristes.
Nous sommes allés par la suite dans le quartier Galata pour nous rendre au sommet de la Tour de Galata. Une file d'attente est déjà formée. Tant pis! Nous attendrons car nous n'aurons certainement pas l'occasion d'y retourner. Lors de notre séjour, les droits d'entrée étaient de 25 TL par personne.
La Tour de Galata est une construction médiévale. Elle a d'abord fait office de poste d'observation. Ensuite, elle a servi de prison sous le règne du sultan Soliman le Magnifique, puis de tour d'observation astrologique sous le règne du sultan Murad III.
Elle a été ouverte au public en 1960. On y retrouve un café, un restaurant et même une discothèque dans la partie supérieure de la tour.
Un tout petit ascenseur nous amène tout au haut de la tour. Étant donné que le balcon extérieur est assez étroit, un nombre maximum de personnes est permis et lorsqu'il est atteint, nous devons attendre que le groupe diminue avant de pouvoir y accéder.
Du haut de cette tour, nous avons un magnifique panorama à 360°. Le point de vue est tout simplement époustouflant. Istanbul se déploie sous nos yeux, tant du côté européen qu'asiatique. On peut apercevoir toutes les mosquées ainsi que le Bosphore, la mer de Marmara ainsi que la Corne d'Or .
Toute de suite après avoir redescendu de la tour, nous nous sommes dirigés rapidement vers le port d' d'Eminönü. Nous voulons faire la croisière sur le Bosphore et le car-ferry quitte le quai à 14h30. Nous avions environ une demi-heure pour effectuer le trajet entre la tour de Galata et la billetterie du car-ferry.
Nous sommes arrivés juste à temps pour acheter nos billets (12 TL par personne) pour la croisière d'une durée de 2 heures. Nous avons opté pour le car-ferry car le tarif est beaucoup moins élevé que la majorité des autres croisiéristes (j'avais effectué plusieurs recherches sur ce sujet).
Nous aurions préféré faire la longue croisière qui fait l'aller-retour entre Eminönü et Anadolu Kadagi. Cependant, cette croisière part du port d' d'Eminönü à 10h30 et cette heure de départ entrait en conflit avec certaines visites prévues dans le circuit. Nous aurions pu ainsi nous rendre à une forteresse qui offre un merveilleux panorama et avoir l'opportunité de voir le Bosphore se jeter dans la Mer Noire.
Je vous recommande cette croisière. On retrouve sur les rives du Bosphore des palais, des châteaux et d'anciennes résidences d'été. Le prix est très accessible et cette croisière vous offre un moment de détente et une vue imprenable sur les rives européenne et asiatique du Bosphore.
Et peut-être aurez vous la chance comme nous d'observer les dauphins...
JOUR 4 - ISTANBUL - URGUP
Nous sommes partis très tôt le matin en direction de l'aéroport international Sabiha Gökçen situé sur la rive asiatique du Bosphore. Au lieu de faire le trajet vers la Cappadoce en autobus, nous prendrons l'avion, ce qui nous permettra d'économiser beaucoup de temps.
La compagnie d'aviation Pegasus a eu une excellente idée. Ce sont des enfants qui nous expliquent les règles de sécurité dans une courte vidéo. Nous avons été très amusés et surtout attentifs. En voici un aperçu:
En Cappadoce, à la sortie de l'aéroport, la vue est saisissante. Une chaîne de montagnes aux flancs enneigés s'étale sous nos yeux.
L'autobus nous attend. Le trajet est d'environ 1 heure pour nous rendre à notre hôtel situé à Ürgüp.
Le paysage est totalement différent. Ici, place aux grandes vallées verdoyantes. La route devient ensuite de plus en plus sinueuse et les vallées s'estompent pour faire place aux montagnes rocheuses. Plus on s'approche d'Ürgüp, plus le paysage devient lunaire. C'est le dépaysement total.
Nous devions loger à l'hôtel Selcuklu Evi Cave, un hôtel offrant des chambres troglodytes. Finalement, nous avons été avisés que nous logerions plutôt à l'hôtel Burcu Kaya, un hôtel beaucoup moins typique.
Après un rafraîchissement de bienvenue, le temps de déposer nos valises dans nos chambres, nous sommes repartis en autobus en direction de la vallée de Soganli.
Nous nous sommes arrêtés au restaurant Soğanlı Cappadocia pour prendre le repas du midi. Des tables sont installées dans une cour extérieure. Le lieu est vraiment enchanteur. Nos hôtes étaient très sympathiques. Nous avons mangé un copieux repas et le tout était vraiment délicieux. Jugez-en par vous-même :
La vallée de Soganli se trouve à proximité du restaurant. Nous avons entrepris une randonnée dans cette vallée. Celle-ci mérite le détour pour la beauté de ses paysages et ses églises rupestres décorées de fresques datant des IX et XI siècles.
Cette vallée a été formée par l'activité volcanique de la région. On y retrouve des cônes de tuf (roche formée de lave, cendre et boue).
Le trajet que nous avons entrepris est facile et monte tout doucement au sommet de la montagne. Nous avons une vue imprenable sur toute la vallée. C'est vraiment un endroit magnifique qui d'ailleurs n'est pas très fréquenté par les touristes.
Notre promenade s'est terminée au petit village de Soganli. C'est l'endroit idéal pour acheter entre autres, à prix très modique, les magnifiques petites poupées fabriquées par les femmes du village.
Juste avant le retour à notre hôtel, nous avons été invités à prendre le thé et un léger goûter dans une ancienne maison grecque à Mustafapasa.
La vidéo suivante vous montre d'autres magnifiques paysages que l'on retrouve dans la région d'Ürgüp.
JOUR 5 - LA CAPPADOCE
Le jour tant attendu. La météo s'annonce idéale pour la randonnée en montgolfière. Nous avons été réveillés très tôt ce matin et un membre de la compagnie Urgup Balloons est venu nous chercher pour nous amener tout d'abord à leur bureau.
Un léger goûter est offert ainsi que jus, thé et café. L'enregistrement de chacun des participants est effectué et on nous informe des consignes de sécurité. Nous sommes divisés en groupes d'environ 20 passagers et chaque groupe est identifié par une couleur.
Chaque membre du groupe est alors appelé à se présenter vers un responsable et nous prenons la route en direction de l'endroit où s'effectuera l'envolée.
La randonnée en montgolfière dure environ 1 heure et elle est effectuée aux petites heures du matin afin d'avoir la meilleure visibilité possible. Lorsque le soleil s'élève dans les airs, la lumière s'intensifie et il devient de plus en plus difficile d'observer le relief.
A notre arrivée, le site est en pleine effervescence. Plusieurs groupes sont déjà sur place et nous pouvons assister à la préparation des montgolfières. La préparation est d'une durée de 15 à 20 minutes.
L'instant présent est tout simplement féérique! Tous ces ballons multicolores qui prennent leur envol dans un environnement que l'on qualifierait de lunaire, et ce, dans le silence le plus total.
C'est à notre tour d'embarquer dans la nacelle et de nous laisser bercer au gré des commandes du pilote. C'est en s'élevant dans le ciel que nous découvrons un paysage étrange et spectaculaire qui est unique au monde
La Cappadoce est un lieu de vastes pleines, de montagnes et de volcans éteints et elle est devenue célèbre à cause de ses formations rocheuses insolites que l'on surnomme "cheminées de fée".
L'éruption de trois volcans situés dans cette région a contribué à la formation de ce paysage étrange. Les dépôts de cendre, de lave et de basalte des volcans ont façonné le paysage d'aujourd'hui. Les tremblements de terre et les effets de l'érosion ont contribué à former les vallées et les "cheminées de fées"
La roche en-dessous de la couche supérieure de basalte étant extrêmement malléable, il a été facile pour les communautés de la sculpter et ainsi faire leur maison dans les piliers de roche et dans le sol. Encore aujourd'hui, plusieurs exemples de ce type de maisons, églises et villes entières abondent en Cappadoce.
Lors de notre passage, le prix de cette randonnée était de 150 euros. Excellent rapport qualité-prix. C'est l'activité à faire lorsque vous vous rendez en Cappadoce. C'est l'expérience d'une vie!
De retour au sol, une coupe de champagne est servie à chacun et il est possible d'acheter des photos qui ont été prises sur place avant l'envolée. Un certificat de vol est également remis à chacun des participants.
Je vous invite à visionner les quatre vidéos de notre envolée en montgolfière. Nous avons survolé un grand territoire et le paysage est différent d'une région à l'autre.
Nous sommes repartis en direction de l'hôtel pour prendre le petit déjeuner. Peu de temps après, nous quittions l'hôtel pour nous diriger cette fois-ci vers le Canyon d'Ihlara.
Le chemin pour se rendre jusqu'à cette destination nous fait découvrir une chaîne de montagnes majestueuses dont les sommets sont encore enneigés et à certains endroits, il est possible de découvrir de charmants villages nichés au pied de cette chaîne de montagnes.
Il est pratiquement impossible de détacher nos yeux de ce magnifique panorama. On ne veut rien manquer!
Le canyon d'Ihlara s'est formé suite à plusieurs éruptions volcaniques. La rivière Melendiz coule au creux de celui-ci. C'est le long de cette rivière que nous effectuerons une ballade d'environ 2 heures.
Un escalier, aménagé dans la falaise, permet de descendre directement dans le canyon.
Tout au long de notre parcours, nous découvrons des églises rupestres dont la construction remonte au IVe siècle, des habitations creusées dans la montagne ainsi que des pigeonniers.
Le parcours est facile et il est agréable de se promener sur le sentier aménagé au bord de l'eau. En cette journée, le site n'est pas très achalandé.
A la fin de notre promenade, nous avons pris le repas du midi dans un petit restaurant situé le long de la rivière. Un lieu apaisant avant d'entreprendre à nouveau la route vers notre prochaine destination.
Nous reprenons la route en direction de Kaymakli, l'une des nombreuses villes souterraines de la région. Le guide local nous met en garde: les passages sont très étroits, certaines pièces sont assez restreintes et la visite se fait dans un sens. Il n'est pas possible de retourner sur nos pas dans le cas où nous ne serions pas très à l'aise dans ces passages souterrains.
Ayant un petit côté claustrophobe (j'arrive tout de même à me contrôler lorsque j'argumente avec l'autre moi), je sens l'hésitation qui me tiraille. Je ne suis d'ailleurs pas la seule du groupe à hésiter à se promener dans les dédales de cette ville souterraine.
Finalement, j'ai tenté l'expérience et ce fut très enrichissant et j'étais bien fière de moi à la sortie de cette ville souterraine.
Les pièces sont très bien aérées et éclairées et il y a des indications qui nous permettent de suivre le parcours qui nous amènera à coup sûr vers la sortie.
Il est vrai que certains passages sont très étroits et qu'il faut s'accroupir pour y passer, mais ceux-ci sont de courte durée. Alors, on se dépêche de les traverser afin d'arriver à la pièce suivante.
Cette cité a été creusée par des habitants désirant se protéger contre d'éventuelles invasions. Elle s'étend sur plusieurs kilomètres et comporte huit étages. Il y a un système d'aération par cheminées et un système d'arrivée et d'évacuation de l'eau.
Notre prochaine destination: Uchisar, un village troglodyte de la Cappadoce. Ce village est reconnu par son rocher visible à plusieurs kilomètres et qui, à 1300 mètres, est le point le plus haut de la Cappadoce.
Il semblerait que la création des abris que l'on retrouve dans ce rocher a débuté aux alentours de 1500 ans avant Jésus-Christ. Cette montagne a servi de refuge à plusieurs peuples persécutés.
La forteresse est composée de plusieurs pièces reliées entre elles par un réseau de galeries se déployant sur vingt étages, ce qui en fait un vrai labyrinthe.
Par la suite, nous avons effectué un court arrêt au belvédère Salkim Tepesi pour admirer un autre paysage de la Cappadoce.
Le panorama est encore tout aussi éblouissant: un village entouré de centaines de cheminées de fée, le tout au pied d'un volcan enneigé. Essayez de visualiser le tout dans votre tête.
En fait, regardez plutôt la vidéo suivante qui vous permettra de découvrir cette magnifique région.
Ensuite, nous nous arrêtons à Pasabag, la Vallée des Moines. Le paysage est vraiment spectaculaire. Plusieurs cheminées de fée coiffées de leurs chapeaux s'élèvent devant nous et nous font penser à un rassemblement de sorcières. J'oserais même avancer que c'est ici que l'on a pu observer les plus belles cheminées de fée.
Tous ces paysages féériques façonnent notre imaginaire!
Le soir venu, le souper a été servi sous forme de barbecue champêtre à l'hôtel Selcuklu Evi Cave.
JOUR 6 - LA CAPPADOCE
Nous allons visiter les églises troglodytes de Gorëme qui font la renommée de cette région. Chacune d'entre elles possède un charme particulier.
Ce vaste musée en plein air est le site le plus touristique de la région.
On y retrouve de nombreuses églises dont les fresques se sont très bien conservées. Vous devrez me croire sur parole 😉 car la prise de photographies à l'intérieur des églises est interdite.
Les plus anciennes peintures remontent probablement au VIIe siècle et les plus récentes au 12e siècle.
Nous avons été ensuite visiter un marchand de tapis à Avanos. Ces tapis sont fabriqués à la main. En premier lieu, nous avons eu des explications sur les différentes étapes de fabrication de ces tapis.
Ensuite, nous avons eu une courte démonstration sur la fabrication de fils de soie à partir de cocons.
Nous avons également été invités à assister à une démonstration de différents tapis et nous avons reçu des informations sur les différentes techniques utilisées.
Les tapis sont tous plus beaux les uns que les autres et sont d'excellente qualité. Le coût de ces tapis est certes très élevé. Cependant, il est possible de discuter d'un mode de paiement.
Je vous invite à visionner la vidéo suivante si vous désirez obtenir toutes les informations pertinentes que nous avons eues lors de notre visite chez ce marchand de tapis.
Nous avons mangé au restaurant Bizim EV, un restaurant typique d'Avanos, et puis nous nous sommes dirigés ensuite vers le vieux village de Cavusin.
Cavusin est situé au coeur de la Cappadoce, Il s'agit d'un village troglodyte bâti dans une colline qui a été abandonné dans les années 50 à cause de l'érosion qui avait abimé plusieurs vieilles demeures. On y retrouve de nombreuses cavités creusées ici et là dans la roche. Lors de notre visite, des hommes s'affairaient à restaurer ce site.
Le ciel était couvert durant notre visite, mais cela a rendu le paysage encore plus dramatique.
Nous avons visité quelques habitations et nous avons marché en direction du canyon situé derrière le village. Le paysage nous émerveille encore une fois.
Nous sommes montés au haut de la colline afin d'avoir une vue panoramique de 360° du village et de toute la région avoisinante. Cavusin est un lieu historique et mérite le détour car il n'est pas envahi par les touristes comme certains sites de la Cappadoce.
Une autre belle découverte nous attend. La Vallée des Pigeons, un canyon qui relie Uchisar à Gorëme. Cette vallée comporte une multitude de pigeonniers creusés dans la roche.
Déjà, à notre arrivée, des centaines de pigeons virevoltent à nos pieds. Nous avons un magnifique point de vue du village troglodyte d'Uchisar. On se croirait dans un monde imaginaire, tant cela nous paraît tellement irréel.
Je suis descendue, avec quelques membres du groupe, au creux du canyon et nous avons entrepris une courte marche afin d'en découvrir un peu plus sur ce lieu. Sur ce sentier, peu de personnes s'y aventurent. L'endroit est calme et serein.
J'ai une petite anecdote à vous raconter. Après avoir remonté au sommet, j'avais le goût de prendre quelques photos d'un autre point de vue avant de repartir avec le groupe. Il y avait un petit promontoire que je devais descendre pour y accéder. Donc, pour m'y rendre, j'ai sauté.
Mais pour revenir, j'ai dû mettre mes mains au sol pour m'aider à remonter. Disons que j'avais une main plutôt graisseuse lorsque j'ai réussi à remonter. Imaginez la merde qu'il y avait sur le sol avec ces centaines de pigeons qui se dandinaient autour de nous... Heureusement qu'il y avait une source d'eau et du savon à proximité pour me nettoyer les mains!
A proximité, il y avait une bijouterie. Cette visite n'était pas prévue à notre itinéraire, mais le guide nous a offert de nous y rendre. De très beaux bijoux y sont présentés. En ce qui nous concerne, nous n'avons fait que regarder.
Le soir venu, nous avons participé à une excursion facultative (40 euros par personne, boissons incluses). Nous sommes allés voir un spectacle folklorique.
Nous avons tout d'abord assisté à un spectacle de baladi. Il n'y avait qu'une seule danseuse. Je n'ai pas de grandes connaissances dans le domaine, mais je pense que son spectacle était excellent, rythmé et amusant.
Voici deux courtes vidéos qui démontrent ses talents:
Il y avait également un groupe de danseurs traditionnels. Ils étaient vraiment talentueux. J'aimerais bien posséder leur agilité et leur vitalité.
Leurs prouesses sont toutefois beaucoup plus remarquables dans cette seconde vidéo. A ne pas manquer!
JOUR 7 - LA CAPPADOCE - KONYA
Ce matin, nous quittons la magnifique Cappadoce. Cependant, un dernier regard s'impose avant de la quitter définitivement. Nous avons effectué une courte visite de la Vallée de Devrent qui se situe dans le parc national de Gorëme.
L'érosion a sculpté les rochers et certaines cheminées de fée ont la forme d'animaux. Une d'entre elles ressemble à un chameau.
A cet endroit, nous avons même aperçu un renard qui gambadait sur le flanc d'une colline.
J'aurais bien aimer visiter cet endroit au coucher du soleil. Les couleurs et les formes des rochers doivent être hallucinantes à la tombée du jour.
Nous avons fait un arrêt dans un atelier de poterie artisanale, une entreprise familiale. Nous avons assisté à une démonstration. L'artisan était d'ailleurs très habile. Ensuite, nous avons visité leur boutique. Les produits offerts étaient très colorés, d'une grande beauté et d'excellente qualité.
De la Cappadoce à Konya, nous avons parcouru environ 330 km en autobus. En cours de route, nous nous sommes arrêtés au Lac Salé (Tuz Gölü), le second plus grand lac salé de la Turquie.
D'une superficie de 80 km de long par 50 km de large, ce lac est très peu profond (1 à 2 mètres). Il subvient aux deux tiers des besoins de sel du pays.
En été, l'eau s'évapore complètement et laisse un dépôt de sel d'une épaisseur moyenne de 30 cm. Les jours précédant notre visite, il y avait eu beaucoup de pluie. Alors, le sel s'était dissous dans l'eau suite à ces précipitations. Nous n'avons pas pu observer cette épaisse couche de sel.
Cependant, les eaux du lac avaient une teinte rosée causée par la haute teneur en sel et la présence de micro-organismes. Un beau paysage à contempler.
La couleur rosée du lac est cependant beaucoup plus évidente sur les photos apparaissant dans la vidéo suivante.
Nous sommes arrivés à Konya vers 17h00. Nous sommes allés sur la colline d'Aladdin pour visiter la mosquée du même nom. Cependant, elle était en restauration. Le temps de prendre quelques photos de l'extérieur de la mosquée et nous avons donc rebroussé chemin.
Nous avons plutôt effectué une promenade dans le parc situé à proximité de la mosquée. Le parc dégage un climat de sérénité. Des gens de tous les âges le fréquentent.
Il y a beaucoup d'arbres qui rendent le parc ombragé, ce qui fait que celui-ci est l'endroit idéal pour se reposer, discuter entre amis ou tout simplement admirer les centaines de fleurs multicolores disposées ici et là qui embellissent naturellement le parc.
Nous avons logé à l'hôtel Bera, un hôtel moderne de Konya. Nous avons obtenu une belle grande suite. On ne sert aucun alcool dans cet hôtel. Nous avions été avisés de ce fait. Donc, nous avions prévu le coup. Nous avions acheté des bouteilles de vin lors de notre passage dans la Cappadoce. Nous avons donc pu boire discrètement du vin directement dans notre chambre.
JOUR 8 - KONYA - ASPENDOS - ANTALYA
Après le petit déjeuner, nous sommes partis en direction d'Antalya, donc 300 kilomètres à parcourir. Durant le trajet, nous avons encore eu le privilège d'observer de magnifiques paysages.
Nous avons traversé une belle chaîne de montagnes dont les sommets étaient encore enneigés. Plusieurs petites maisons multicolores au pied de ces montagnes et de belles mosquées composaient également le décor.
Nous avons visité le théâtre romain d'Aspendos, situé à environ 45 km d'Antalya. Ce théâtre a été érigé par l'architecte Zénon au IIe siècle avant Jésus-Christ et aujourd'hui, il est encore très bien conservé. Il peut contenir plus de 15 000 places.
Le théâtre est célèbre pour son acoustique. Plusieurs concerts y sont présentés.
Nous sommes arrivés à Antalya en fin d'après-midi. Nous avons fait une courte visite aux chutes Düden. Du haut des falaises, à une hauteur de 45 mètres, ces chutes se jettent directement dans la Méditerranée. Le spectacle est magnifique.
Il est possible de prendre un bateau au vieux port pour se rendre au pied des chutes. C'est ce que nous désirions faire mon conjoint et moi. Étant donné l'heure tardive à laquelle nous sommes arrivés à Antalya, ce projet n'a pu être réalisé.
Par la suite, nous avons été amenés à l'hôtel Best Western Khan. Cet hôtel est situé près du quartier historique. Donc, il est facile de visiter à pied tous les attraits touristiques de cette magnifique ville.
Si jamais vous séjourné à cet hôtel, je vous suggère de prendre l'ascenseur jusqu'au dernier étage. De cet étage, vous avez une vue panoramique de 360° de toute la région.
Antalya est une grande ville touristique du sud de la Turquie. Elle est considérée comme étant l'une des stations balnéaires les plus fréquentées au monde.
Le quartier historique est situé sur le flanc d'une falaise. Au bas de cette falaise, se trouve l'ancien port. Le quartier du vieux port est le centre touristique de la ville. On y retrouve des restaurants, des hôtels, des boutiques et un bazar.
Il y a un ascenseur, dont l'accès est gratuit, qui assure la descente vers le vieux port ainsi que la remontée. Sinon, il faut utiliser les marches.
Nous nous sommes rendus à pied à la plage de Konyaalti qui est située à l'ouest d'Antalya. C'est une longue plage de galet. En arrière-plan, la chaîne de montagnes rend le panorama vraiment époustouflant.
Il y a une belle promenade le long de la Méditerranée et plusieurs parcs y sont aménagés.
Nous aurions aimé séjourner un peu plus longtemps à Antalya car la région avoisinante offre une multitude d'attractions touristiques vraiment intéressantes (chutes, plages, ruines, sites archéologiques, etc.) .
JOUR 9: ANTALYA - SAKLIKENT - FETHIYE
Nous avons quitté Antalya pour nous rendre aux gorges de Saklikent. La route pour s'y rendre offre encore une fois un panorama magnifique. De belles grandes vallées entourées de montagnes.
On ne veut pas fermer nos yeux même si parfois la fatigue nous tenaille car on veut tellement immortaliser ses belles images dans notre tête.
Les gorges de Saklikent ont une profondeur de 300 mètres et une longueur de 18 km.
Une promenade d'environ 90 minutes avait été prévue dans ce canyon. Cependant, étant donné la crue récente des eaux qui rendait la randonnée trop périlleuse, selon le guide, cette promenade n'a pas eu lieu.
Cependant, nous avons pu tout de même en visiter une petite partie en empruntant la passerelle qui longe le canyon.
Au bout de la passerelle, le site est aménagé et on y retrouve des tables de pique-nique. Juste en face, de l'autre côté de la rive, il y a une petite cascade.
Le canyon est vraiment impressionnant et la beauté des lieux est vraiment saisissante.
On peut également y faire du rafting, du kayak ou descendre la rivière sur un tube pneumatique.
Nous avons dîné à cet endroit, confortablement assis sur des petits matelas installés par terre sur le bord de l'eau.
Un très bel environnement pour relaxer avant d'entreprendre la route à nouveau pour nous rendre à Fethiye.
La ville de Fethiye se situe au fond d'une magnifique baie au sud-ouest de la Turquie. C'est une destination très fréquentée en été.
Au-dessus de la ville, il y a plusieurs tombeaux qui ont été creusés dans les parois de la montagne. Ils sont très facile à repérer lorsque l'on se promène dans certaines ruelles de la ville.
Des marches ont été installées dans la colline pour accéder de plus près à certains de ces tombeaux. Nous nous y sommes rendus. Lorsque le gardien est présent, au bas de ces marches, des frais de 5 TL sont exigés.
Le tombeau le plus connu est celui d'Amyntas. Il date du 4e siècle avant Jésus-Christ. C'est le plus grand et le plus élevé des tombeaux de cette falaise, ce qui dénote la notoriété d'Amyntas. D'ailleurs, c'est le seul tombeau qui est accessible.
Plusieurs autres tombeaux sont regroupés à proximité du tombeau d'Amyntas. Des tombes lyciennes sont également dispersées au milieu de certaines rues.
Le panorama est splendide du haut de ces marches car nous avons une superbe vue de la baie de Fethiye.
La ville se situe dans un cadre montagneux. Nous avons donc emprunté quelques rues qui nous ont amenés au haut de la falaise. Quelques plateformes ont été érigées ici et là le long du parcours afin d'avoir une vue panoramique de la région.
D'ailleurs, il est possible d'apercevoir le théâtre Telmessos qui date du 2e siècle avant Jésus-Christ. Il est actuellement en restauration.
Une belle promenade a été érigée long de la mer. Nous nous y sommes baladés. Plusieurs fontaines et monuments sont érigés tout le long du parcours. On y retrouve également plusieurs bars et restaurants.
Nous avons également pu voir une tortue dans la mer aux abords de la promenade. Quelqu'un tentait de la nourrir.
JOUR 10: FETHIYE - BALADE EN BATEAU
Fethiye est le départ d'excursions vers les îles de la mer Égée. Après le petit déjeuner, nous sommes embarqués sur un bateau pour y découvrir les douze îles avoisinantes ainsi que les baies et criques environnantes.
Les seules personnes à bord du bateau étaient les membres de notre groupe et les membres de l'équipage. Tout le bateau pour notre seul groupe: wow !
Une belle journée passée en mer. D'ailleurs, la mer était très calme. Nous sommes débarqués sur deux îles pour explorer les environs.
Sur la première, nous avons escaladé une colline. La vue que nous avions du haut de cette colline était vraiment remarquable. Nous pouvions apercevoir, entre autres, les îles avoisinantes encerclées par les eaux turquoises.
Nous avons entrepris une petite balade sur la seconde île. Le paysage était tout autant pittoresque.
Une image vaut mille mots. Alors, je vous invite à visionner la vidéo suivante pour découvrir cette escapade en mer.
JOUR 11: FETHIYE - HIÉRAPOLIS - PAMUKKALE
Hiérapolis et Pamukkale sont tous les deux inscrits sur la liste du Patrimoine mondial de l'UNESCO.
Après le petit déjeuner, nous avons pris la route vers Pamukkale (230 km). Nous avons dîné dans un charmant restaurant typique face au site de Pamukkale. Disons que la vue qui s'offrait devant nous était tout simplement grandiose. Le repas que l'on nous a servi était vraiment excellent.
Nous avons d'abord visité la ville thermale antique de Hiérapolis qui est voisine du site de Pamukkale. Celle ville aurait été construite à la fin du 2e siècle avant Jésus-Christ. Les romains étaient très nombreux à fréquenter cet endroit car ils connaissaient les nombreuses propriétés curatives des eaux. D'ailleurs, la piscine thermale est toujours exploitée.
Elle a été baptisée "piscine de Cléopâtre" par Marc-Antoine en l'honneur de cette dernière qui s'y était baignée une fois et aurait fait venir cette eau jusqu'à Rome ensuite, par convois. L'eau est naturellement chaude à 36 °C et par endroit très pétillante. Elle serait censée rajeunir et guérir certaines maladies ou infections. (Source wikipedia).
Nous avons entrepris une promenade sur le site qui est localisé dans une belle grande vallée. L'endroit est vraiment magnifique.
Nous nous sommes rendus jusqu'au théâtre qui a été construit sur le flanc d'une colline. Il est vraiment imposant. Son architecture est composée de chapiteaux, colonnes, statues des divinités et, à leurs pieds, des murets sculptés représentant des scènes de la mythologie d'Apollon et d'Artémis.
Devant le théâtre se trouvent les vestiges du Temple d'Apollon. Construit sur une faille géologique, il communiquait avec le Plutonium, c'est-à-dire le sanctuaire de Pluton, dieu des Enfers. Ce sanctuaire jouissait d'une grande notoriété, puisque plusieurs auteurs latins, dont Strabon, nous le décrivent. Il s'agit pourtant d'une caverne de petite dimension. Mais elle dégageait des gaz suffocants qui s'évaporaient des flots d'eau chaude qui y coulaient et qui étaient censés être envoyés par Pluton. Une vaste zone, devant l'entrée, était interdite d'accès. Dans les temps anciens, des prêtres castrés y conduisaient des animaux, qui y mouraient. Selon Pline l'Ancien, eux-mêmes y pénétraient, et le fait qu'ils en sortaient vivants les faisaient passer pour des miraculés, favorisés des dieux, ce qui leur conférait un grand prestige. Il s'agissait sans doute de gaz plus lourds que l'air, qui affectaient seulement les petits animaux, plus proches du sol. (Source wikipedia).
Nous n'avons visité qu'une infime partie de cette ville antique puisque plusieurs autres vestiges et une multitude de monuments sont dispersés dans la vallée.
Le ciel s'est ennuagé et une averse de pluie est tombée. Nous nous sommes abrités quelques instants et avons entrepris la visite du parc de Pamukkale (châtau de coton en turc).
Lorsque nous sommes arrivés dans la petite ville de Pamukkale, nous sommes tombés immédiatement sous le charme de cette montagne d'un blanc immaculé.
Cette blancheur est due à la forte teneur en calcaire de l'eau qui provient des roches qui surplombent le site.
Comment se produit la solidification du calcaire sur les roches? Le site comporte 17 sources. Certaines d'entre elles ont une température de plus de 45 °C, et sont saturées de sels minéraux et de gaz carbonique. Ce dioxyde de carbone, en se libérant dans l'air, fait précipiter le carbonate de calcium contenu dans l'eau, lequel se dépose, sous forme pâteuse, sur les flancs de la colline et durcit ensuite lors de l'évaporation de l'eau. (Source wikipedia).
Ce phénomène naturel laisse des couches blanches sur la pierre, ce qui donne à la montagne une apparence de forteresse de coton ou d’une chute d’eau gelée. (Source wikipedia).
Notre guide local nous a tout d'abord amené dans une section où les travertins étaient complètement asséchés. Ces travertins, qui comportent des impuretés, sont plutôt de différentes couleurs: beige, gris, marron, voire jaunâtre.
Malgré le vide et malgré l'absence de cette eau turquoise, le paysage est totalement spectaculaire. Tout semble figé dans le temps. Sur certains travertins, les dépôts calcaires nous font penser à d'immenses glaçons.
Nous sommes arrivés par la suite dans le secteur plus touristique du site. Dans ce secteur, les vasques sont remplies d'une belle eau couleur turquoise. Le guide local nous laisse environ 45 minutes pour explorer la région. C'est trop peu pour un site d'une telle ampleur.
Nous avons donc enlevé nos chaussures, tel qu'exigé par les autorités. Il faut marcher pieds nus si l'on désire se promener le long de ces belles terrasses naturelles formées par le calcaire. Il est même possible de se baigner dans certains bassins qui sont plus profonds.
Aujourd'hui, le débit des sources est maintenant contrôlé pour assurer la meilleure répartition possible du ruissellement et des dépôts de calcaire afin que l’ensemble des bassins gardent leur blancheur.
Nous sommes donc repartis avec le groupe en direction de l'hôtel Tripolis qui est situé non loin de ce parc naturel.
Nous avons pris possession de notre chambre et comme le soleil était de nouveau présent dans le ciel, que la montagne blanche offrait un panorama splendide sous le soleil et que nous n'avions pas eu l'opportunité de visiter l'entièreté du site, mon conjoint et moi y sommes retournés à pied.
Nous avons donc à nouveau payé notre droit d'entrée (25 TL par personne) au guichet situé au pied de la montagne.
Nous sommes montés jusqu'au haut de la falaise en prenant tout notre temps. Nous avons été émerveillés par toutes ces terrasses d'un blanc immaculé et tous ces bassins remplis d'une eau turquoise laiteuse. De plus, y marcher pieds nus offrait une expérience sensorielle vraiment plaisante.
Le coucher du soleil se fait face à la montagne, ce qui rend le site tout simplement enchanteur.
Je vous conseillerais de visiter ce parc en fin de journée car il y a beaucoup moins de touristes et la lumière du jour est beaucoup plus propice.
JOUR 12: PAMUKKALE - EPHESE - KUSADASI
Ephèse est l'une des plus anciennes et importantes cités grecques d'Asie Mineure. Elle aurait été fondée vers le 10e siècle avant Jésus-Christ.
Ce vaste site archéologique, très fréquenté par les touristes, nous permet de revivre le passé tant certains vestiges sont encore bien présents.
Nous avons débuté notre visite par le grand théâtre. Il a été construit au 3e siècle avant Jésus-Christ. Il a été agrandi à maintes reprises pendant l'époque romaine. Il pouvait accueillir 24 000 spectateurs.
L'avenue de marbre a été restaurée au 5e siècle et elle est considérée comme l'une des plus grandes avenues antiques les mieux conservées.
Sur cette avenue, on y retrouve une empreinte de pied et le buste d'une femme. Notre guide nous a informé que ces dessins indiquaient la direction d'une maison close. L'écartement des doigts indiquerait que la maison était la 4ème sur la gauche. Au milieu se trouve un trou qui correspond par son diamètre à une pièce et, par sa profondeur, au nombre de pièces. Vous aviez ainsi le tarif de ces dames.
Situé à proximité de la Bibliothèque de Celsus, l'agora inférieur est un quadrilatère qui comportait de nombreuses boutiques.
La Bibliothèque de Celsus fut construite en l'an 117. Elle était l'un des plus importantes bibliothèques de l'époque. Sa façade est une merveille architecturale. Elle repose sur un podium de neuf marches et est composée de deux séries de colonnes superposées.
Sur cette façade, on retrouve également des statues qui représentent des vertus chères à Celsus, soit la sagesse, l'intelligence, le jugement et la science.
La rue des Courètes débute au Prytanée et s'achève à la Bibliothèque de Celsus.
En fait, les Courètes étaient des prêtres qui, à chaque printemps, quittaient le Prytanée, traversaient la rue des Courètes pour se rendre à Ortygia afin d'y célébrer la plus grande déesse d'Ephèse, c'est à dire Artémis.
La partie centrale de la rue était destinée aux chars et les deux parties latérales réservées aux piétons. Recouvertes d'une toiture, elles abritaient des boutiques et magasins.
En remontant la rue, à partir de la Bibliothèque de Celsus, on peut admirer les "Maisons de la Pente", les thermes de Scholastikia, le temple D'Hadrien, la fontaine de Trajan ainsi que la porte d'Héraclès.
Les Maisons de la Pente, érigées sur plusieurs terrasses, étaient les demeures riches de l'époque. Ces maisons comportaient plusieurs étages et elles ont été habitées du 1er au 7e siècle.
Les thermes de Scholastikia sont des bains publics qui datent du 1er siècle. Ils ont été agrandis au 4è siècle grâce aux largesses d'une riche chrétienne du nom de Mme Scholastikia.
Le temple d'Hadrien est un superbe monument de la rue des Courètes. Il a été érigé en l'honneur de l'empereur Hadrien qui a visité Éphèse à maintes reprises. Ce temple possède une élégante façade composée de 4 colonnes surmontées d'une voûte sur laquelle on retrouve le buste de Tykhé, déesse de la ville. Au-dessus de la porte, on y retrouve également un buste de jeune fille représentant la Méduse.
La fontaine de Trajan est un monument à deux étages qui a été construit au 2e siècle en l'honneur de l'empereur. Cette fontaine possédait deux bassins dont celui du devant était réservé pour les passants et celui de derrière recevait les eaux du canal.
La porte d'Héraclès représente ce héro vêtu de la peau du lion de Némée.
A proximité, se trouve l'odéon, un édifice en demi-cercle qui est adossé à une petite colline. Il a été construit au 2e siècle et était utilisé pour les réunions et les concerts. Il pouvait contenir jusqu'à 1400 personnes. A cette époque, il était recouvert d'un toit à charpente de bois.
Nous sommes revenus sur nos pas pour retourner vers la sortie. Cependant, nous avons fait un petit détour vers l'Église de la Vierge Marie. Construite vers le 5e siècle, , elle a été considérée comme cathédrale jusqu'au 7e siècle où elle fut détruite. Elle servait encore de cimetière jusqu'au Moyen-âge.
Par la suite, nous sommes allés visiter le Temple d'Artémis, l'un des plus importants sanctuaires d'Artémis, déesse grecque de la chasse. Ce temple servait à la fois de place de marché et de lieu de culte de la déesse Artémis.
Ce temple fut érigé du milieu du 8e siècle au milieu du 3e siècle avant Jésus-Christ. Il a la particularité d'avoir été détruit sept fois en dix siècles.
Le Temple d'Artémis a d'ailleurs été déjà proclamé comme faisant partie des "Sept merveilles du monde".
Aujourd'hui, il n'en reste que quelques ruines. D'ailleurs, une seule colonne est encore en place sur le site. Cependant, les restes d'autres colonnes peuvent être vus au British Museum et au musée d'Éphèse.
Nous avons également visité le charmant petit village de Sirince qui est niché dans les collines. Entouré de vignes et d'oliviers, ce petit village, abritant 600 âmes durant la basse saison, est réputé entre autres pour ses vins de fruits, huiles d'olive et vinaigre de grenade. Il est très fréquenté durant la saison touristique.
Nous avons arpenté les petites rues sinueuses pavées de vieilles pierres pour nous rendre dans les hauteurs du village. Nous pouvions ainsi avoir une vue panoramique de ce magnifique lieu.
Une dame s'est approchée de nous et nous a invité à visiter sa petite maison. Nous avons accepté l'offre et nous avons également acheté une belle broderie.
Nous avons finalement atteint notre destination finale pour aujourd'hui: Kusadasi. Nous avons logé à l'hôtel Kismet. Nous avons obtenu une belle grande chambre dotée de deux balcons avec vue partielle sur la baie de Kusadasi.
Cet hôtel, qui est très bien situé, est unique de par son histoire. La reine d'Angleterre, Jimmy Carter, ancien président des États-Unis, et plusieurs autres grandes personnalités de ce monde y ont déjà séjourné.
La terrasse du restaurant offre une vue magnifique sur les voiliers de la marina.
Nous sommes partis à pied vers la ville. Kusadasi, située sur les bords de la mer Égée, était, à l'époque, un petit village de pêcheurs. Aujourd'hui, elle est devenue l'une des plus célèbres stations balnéaires de la Turquie.
Nous avons d'abord fait un arrêt à la plage pour faire une toute petite trempette dans la mer Égée. Notre ballade s'est poursuivie sur la belle promenade érigée le long de la mer.
Nous nous sommes dirigés vers un quai où est installé un monument représenté par une main entrouverte, d'un blanc immaculé, d'où plusieurs oiseaux s'envolent. Ce monument signifie la paix et l'espoir.
Un autre monument sied également sur cette promenade, soit le monument d'Ataturk et de la jeunesse qui représente également la paix et l'espoir.
Près du port, on retrouve le caravansérail qui a été construit à l'époque de l'Empire ottoman en 1619. Le caravansérail fut construit en pierre avec un plan rectangulaire à deux étages, au milieu d'un jardin. Le bâtiment a été restauré en 1966 et est aujourd'hui transformé en hôtel.
En fin de journée, plusieurs personnes se rassemblent au bord de la mer pour observer le merveilleux coucher du soleil.
JOUR 13: KUSADASI - PERGAME - BURSA
En début de matinée, en longeant la côte de la mer Égée, nous nous sommes dirigés vers Pergame, l'une des grandes villes de la civilisation hellénistique avec Alexandrie. Son peuplement remonte aussi loin qu'au 8e siècle avant Jésus-Christ.
Nous avons visité l'Asclépieion, non dérivant d'Asclipéios, dieu grec de la médecine. Ce sanctuaire était un centre thérapeutique symbolisé par l'image des serpents.
A l'époque, on arrivait au sanctuaire depuis Pergame par une voie sacrée, la Via Tecta. Aujourd'hui, il ne reste qu'une petite partie de cette voie.
D'une manière générale, les malades arrivaient par la Voie Sacrée en marchant pieds nus. Ils avaient la conviction que chaque pas fait en direction du sanctuaire les rapprochait de la guérison.
Lorsque les malades franchissaient l'enceinte du sanctuaire, déjà ils ressentaient les effets psychologiques bénéfiques de leur conviction.
Une fois lavés et purifiés, les malades entraient dans un tunnel souterrain, appelé cryptoportique, qui les menait jusqu’au Télesphore.
Le Télesphore était un bâtiment circulaire de deux étages. Aujourd'hui, le second étage a disparu, mais le premier étage est bien conservé. Des lits avaient été installés pour les malades.
Les malades priaient jusqu'à ce qu'ils s'endorment. Lorsqu'ils se réveillaient, les médecins venaient interpréter leurs rêves.
Les méthodes de traitement utilisées consistaient, entre autres, à des bains de boue, des bains d'eau thermale, des massages, des médicaments fabriqués à base de plantes et des jeux.
Un théâtre de 3500 places avait été érigé. Les malades venaient y écouter de la musique et des spectacles car cela faisait partie des méthodes thérapeutiques utilisées.
Nous sommes partis par la suite en direction de l'hôtel Baia situé à Bursa. Cet hôtel est situé dans un quartier industriel. Nous aurions préféré une hôtel directement dans le quartier historique de Bursa.
JOUR 14: BURSA - ISTANBUL
Toujours à Bursa, nous avons tout d'abord visité la Grande Mosquée qui fut érigée entre 1396 et 1399. Cette mosquée a été restaurée plusieurs fois car elle a subi des invasions, séismes et incendies.
Cette mosquée est couverte de 20 coupoles et la partie supérieure de la coupole située au centre est en verre. Au bas de cette coupole, se trouve une fontaine avec robinets et jet d'eau pour les ablutions.
Sur les murs intérieurs, on y retrouve 192 inscriptions datant des 19e et 20e siècles rédigés par les meilleurs calligraphes ottomans de l'époque.
Nous sommes ensuite aller visiter la Mosquée Verte. Elle a été érigée aux alentours de 1419. Sa façade est en marbre blanc. Elle doit son nom à ses superbes faïences vertes qui recouvrent les murs intérieurs.
Par la suite, nous nous sommes dirigés vers le Mausolée Vert, situé à proximité de la Mosquée Verte. Il a été érigé en 1421. Il se distingue également par ses faïences turquoises qui recouvrent les murs extérieurs.
Le Mausolée Vert contient le sarcophage du Sultan Mehmet ainsi que sept autres tombes appartenant à des membres de sa famille.
Par la suite, nous avons entrepris une petite ballade dans les ruelles où se trouve le bazar de Bursa. Le site est très animé et un festival de couleurs et d'odeurs nous attend. Les fruits et légumes frais côtoient les épices, les noix, les pâtisseries, etc. Ça ouvre franchement l'appétit!
Après la visite du marché, nous sommes retournés à Istanbul. Nous avons embarqué à bord du grand Car Ferry qui traverse la mer de Marmara, ce qui nous a permis de passer rapidement de la rive asiatique vers la rive européenne de la Turquie et ainsi éviter l'intense circulation des abord de la grande mégalopole de 20 millions d'habitants.
Nous sommes arrivés dans le quartier historique d'Istanbul en fin d'après-midi. Le temps de porter nos valises dans la chambre de notre hôtel à Istanbul, nous sommes aussitôt repartis.
Nous avons décidé de prendre le tramway à partir de la station Sultanahmet afin de nous rendre jusqu'à la station Kabatas afin d'aller découvrir un autre secteur d'Istanbul.
Nous devons nous procurer un jeton au coût de 1 TL dans les installations qui sont localisées près des stations de tramway et ensuite insérer ce jeton dans une fente prévue à cet effet près du tourniquet de sécurité afin d'accéder à la section d'embarquement.
Notre guide nous avait mentionné que nous pouvions prendre n'importe lequel des tramways qui s'arrêtait à la station Sultanahmet pour nous rendre à destination de Kabatas.
Donc, nous décidons d'embarquer dans le premier tramway qui s'arrête en face de nous. C'est indiqué "Eminönü" à l'avant du tramway. Évidemment, un petit doute s'installe dans notre esprit. En me faufilant dans le tramway, je sens une main monter le long de mon postérieur. C'est un homme qui est debout à l'entrée du tramway et je le dévisage d'un air surpris. Il ne bronche pas...
Nous nous empressons de nous asseoir sur deux sièges encore disponibles et le tramway repart. Il s'arrête à la station d'Eminönü. Plusieurs personnes sortent, d'autres entrent. Le tramway repart, mais en direction inverse. Nous éclatons de rire car nous venons de comprendre que le tramway retourne vers la station Sultanahmet, notre station de départ.
Nous débarquons au premier arrêt que fait le tramway car nous savons qu'il y a une centre d'information touristique à proximité. Le préposé parle très bien français, ce qui facilite nos échanges. Cet homme nous indique que l'on doit prendre le tramway T1, ce que nous nous empressons de faire à l'arrivée de ce celui-ci.
Tel que prévu, nous sommes sortis à la station de Kabatas et nous nous sommes dirigés vers la mosquée Dolmabahçe située dans le quartier de Besiktas aux abord du Bosphore.
Sa construction a débuté en 1851 et elle a été inaugurée en 1855. Elle ne possède qu'un seul dôme et elle est réputée pour ses deux minarets inspirés du style corinthien.
L'intérieur de cette mosquée est vraiment magnifique. On y retrouve plusieurs fenêtres qui laissent pénétrer le soleil, ce qui rend l'endroit lumineux. Les détails architecturaux sont spectaculaires. On se croirait dans un palais. Elle fait partie de l'une des plus belles mosquées que nous avons eu le privilège de visiter à Istanbul.
Ensuite, nous avons poursuivi notre route vers la splendide Tour de l'Horloge, tout près du Palais de Dolmabahçe. Celle-ci a été construite en 1895 Cette tour, de style néobaroque ottoman, est d'une hauteur de 27 mètres et possède quatre étages.
Il ne nous a pas été possible de visiter l'intérieur du Palais de Dolmabahçe car nous sommes arrivés trop tard.
Cependant, je peux vous assurer que nous avons été éblouis par la somptuosité des abords de celui-ci qui d'ailleurs est le plus grand palais de la Turquie.
Ce palais a été construit au 19e siècle. Il comprend 285 pièces toutes aussi luxueuses les une que les autres.
L'histoire raconte que ce palais a été construit tout juste après l'incendie de Pera qui détruisit plusieurs ambassades étrangères. Les pays décidèrent de reconstruire de grandes demeures fastueuses. Un sultan qui habitait le vieux palais de Topkapi, pris de jalousie, fit ériger le Palais de Dolmabahçe.
Nous avons jeté un petit coup d'oeil par le trou de la serrure de la porte d'entrée et nous avons pu apercevoir une belle fontaine face à la majestueuse façade du palais.
La première partie de cette vidéo vous présente la Mosquée, la Tour de l'Horloge et le Palais de Dolmabahçe. La seconde partie vous donne un petit aperçu du quartier où se trouve la Tour de Galata.
Lorsque nous avons repris le tramway pour retourner à l'hôtel Centrum, nous avons été témoins d'un vol à la tire.
Nous avions été avisés de faire attention aux pickpockets qui sont nombreux à Istanbul, mais ne pensions jamais y assister en direct.
Lorsque le tramway est arrivé et que la porte s'est entrouverte, la foule s'est amassée pour pénétrer à l'intérieur. Nous tentions d'entrer dans le tramway, mais un homme devant nous se tenait délibérément sur le bord de la porte et il ne bougeait pas. Nous tentions de le pousser pour qu'il avance, mais il résistait et demeurait en place. Nous avons dû le contourner pour entrer dans le tramway.
Nous nous sommes assis. Mon conjoint continuait d'observer cet homme car son comportement semblait anormal. Habituellement, les gens se précipitent rapidement dans le tramway afin d'avoir une place.
Ce jeune homme se tenait toujours dans la porte d'entrée du tramway et il observait plutôt les gens qui sortaient par la porte située de l'autre côté du tramway.
Dans le temps de le dire, il a passé sa main sur la poche arrière d'un pantalon d'un homme qui quittait le tramway. Il a subtilisé le portefeuille de cet homme sans que ce dernier ne s'en aperçoive.
Dès lors, il a brusquement quitté le tramway. Les portes se sont refermées et nous l'avons aperçu à l'extérieur. Il a mis ses verres fumés et nous l'avons perdu de vue quelques instants. Il devait travailler avec des acolytes car juste avant que le tramway ne reparte, nous l'avons vu revenir à l'endroit initial.
Cet événement s'est déroulé si rapidement que nous n'avons même pas eu le temps de réagir.
C'est à cet instant que je me suis rappelée l'homme qui m'avait touché le postérieur lors de notre première escapade en tramway. Son attitude était la même. Il avait probablement tâté le terrain... Heureusement, mes poches arrières sont toujours vides.
Le soir même, nous sommes allés manger dans un restaurant. Un homme, assis à une table près de nous, cherchait nerveusement son portefeuille dans ses poches et puis dans son sac à dos. Il a même regardé sous la table. Il s'est empressé de se rendre à la salle de bain, croyant l'avoir oublié à cet endroit. Il ne l'a pas retrouvé. Peut-être a-t-il été lui aussi victime du vol à la tire.
JOUR 15: ISTANBUL
En matinée, nous avons effectué la visite du palais de Topkapi qui a été l'ancienne demeure de sultans entre les 15e et 19e siècles. Plus de 4000 personnes habitaient dans ce palais.
Les sultans l'abandonnèrent au 19e siècle pour habiter dans le palais de Dolmabahçe. En 1921, ce palais a été transformé en musée.
Le site domine le Bosphore, la mer de Marmara et la Corne d'Or et il est constitué de plusieurs bâtiments disposés autour de quatre cours intérieures.
Lorsque nous franchissons la porte Impériale, nous pénétrons dans la première cour qui est entourée de hauts murs. C'est la plus grande cour. On y retrouve l'église Ste-Irène qui a été érigée au 4e siècle.
Par la suite, nous passons sous la porte du Salut pour entrer dans la deuxième cour. Dans les anciennes cuisines, on y retrouve une superbe collection de porcelaines.
Juste à côté, se trouve le Divan Impérial qui était la salle où se réunissaient les membres du conseil de l'Empire.
L'entrée du harem est également située dans cette cour. Il se composait de longs corridors et de 400 chambres. C'était la résidence privée du sultan et il y vivait entouré de sa mère, ses soeurs, ses épouses ainsi que ses concubines.
Aujourd'hui, il n'y a qu'une infime partie du harem qui peut être visitée.
On pénètre dans la troisième cour par la porte de la Félicité. Cette cour était réservée au sultan et à son entourage.
Au centre de cette cour est érigée la bibliothèque Enderûn qui est recouverte de marbre à l'extérieur. On y retrouve également l'école du palais, le pavillon des audiences, la salle des reliques et les salles du trésor.
La salle des reliques conserve les reliques du Prophète Mahomet, i.e. manteau, poils de barbe...
Les salles du trésor présentent la plus belle et la plus riche collection du monde entier. Nous pouvons y découvrir des pierres précieuses et semi-précieuses, des trônes incrustés de pierres précieuses, le poignard de Topkapi, une collection de diamants ainsi qu'une énorme émeraude de 3 kg. Plusieurs autres objets précieux ayant appartenu aux sultans sont également présentés dans ces salles.
La quatrième cour est composée de pavillons, kiosques, jardins et terrasses. A l'origine, ceux-ci faisaient partie de la troisième cour. Elle faisait office de lieu de repos des sultans.
Tout de suite après la visite du palais de Topkapi, nous sommes allés prendre la navette gratuite pour nous rendre à l'aquarium de Florya. L'arrêt se trouve près de l'immense fontaine située entre la Basilique Ste-Sophie et la Mosquée Bleue.
L'autobus est facilement repérable car elle est identifiée aux couleurs de l'aquarium. La durée du trajet est d'environ 45 minutes pour l'aller et le retour. Elle peut varier dépendamment de la densité de la circulation.
Cet aquarium est considéré comme étant le plus grand aquarium thématique au monde. Réparti sur deux étages, il possède 16 sections thématiques ainsi qu'une forêt tropicale qui représentent les régions qui vont de la Mer Noire à l'Océan Pacifique.
Les thèmes abordés sont les suivants: Istanbul (Bosphore, Mer de Marmara), Mer Noire, Détroit des Dardanelles, Mer Égée, Canal de Suez, Mer Rouge, Réchauffement climatique, Mer Méditerranée, Détroit de Gibraltar, Atlantique Est (épave de bateau), Mid-Atlantique, Atlantique Ouest, Canal de Panama, Océan Pacifique, Nautilus (sous-marin) et la forêt amazonienne.
On y retrouve environ 1500 espèces représentées par 15 000 créatures terrestres et maritimes qui sont toutes aussi intéressantes les unes que les autres.
Ces créatures vivent dans des conditions semblables à celles de leur habitat naturel.
Moyennant un coût supplémentaire, il est même possible d'assister à un film présenté dans des salles de cinéma 5D. Plusieurs titres sont à l'affiche. Nous pouvons ressentir les effets de l'eau, du vent et du brouillard.
L'aquarium possède une très belle boutique, trois cafétérias ainsi qu'un restaurant avec vue sur la mer.
Le prix de base pour un adulte est de 42 TL. Il y a également des tarifs spéciaux pour les étudiants, les personnes âgées, les familles, les groupes, etc.
Des forfaits sont également offerts pour ceux qui désirent assister à un film présenté dans une des salles de cinéma 5D, le prix débutant à 45 TL pour un adulte.
Si vous désirez des informations supplémentaires, cet aquarium possède un site web.
Je ne vous cacherai pas que j'ai un faible pour les créatures aquatiques. Lorsqu'un aquarium est érigé dans une ville que nous visitons, nous tentons d'aller le visiter dans la mesure du possible.
Celui-ci nous a vraiment charmé. Les bassins sont d'une propreté exemplaire et plusieurs sont entourés de magnifiques décors.
On y retrouve même un long tunnel de verre où il est possible d'observer plusieurs espèces de vie marine.
J'aime bien les raies et j'ai été gâtée à souhait car il y en avait plusieurs qui se déplaçaient tout autour de nous ou venaient tout simplement à notre rencontre.
La circulation automobile peut être parfois très dense à Istanbul. Lorsque nous avons repris la navette à partir de l'aquarium en direction du centre historique d'Istanbul, nous avons d'ailleurs pu le constater de visu.
Par ce beau dimanche après-midi, les gens envahissent les parcs situés tout le long de la mer. Ce qui est ahurissant à voir, ce sont les voitures agglutinées les unes aux autres, stationnées sans ordre précis, à l'horizontale, à la verticale, et ce, sur plusieurs rangées.
Certaines sont carrément dans le parc, d'autres sur le trottoir, d'autres sont stationnées mi-trottoir mi-route et il y a bien sûr celles qui bloquent la route...
J'imagine que le propriétaire de la petite voiture coincée de long en large par plusieurs véhicules doit attendre que tout ce beau monde quitte avant de pouvoir le faire à son tour.
De retour dans le quartier historique, nous nous sommes arrêtés à un petit kiosque de crème glacée. Je me suis laissée prendre au jeu du chat et de la souris...
Pour tout vous dire, le marchand fait son petit numéro. Il a un talent fou pour faire apparaître ou disparaître à volonté les cornets qu'il étale devant nous.
Quant à la texture de la crème glacée, elle est douce et crémeuse et, en même temps, élastique comme du caramel.
Ma propre expérience est présentée dans la vidéo qui suit et je me suis amusée à filmer les réactions de certains autres clients (vidéos suivantes).
JOUR 16
Nous quittons la Turquie la tête pleine de merveilleux souvenirs. La Turquie a beaucoup à offrir tant au niveau historique que géographique.
Les monuments et les paysages sont à couper le souffle. C'est un pays aux multiples facettes et son peuple est très chaleureux.
Ce fut un immense privilège de découvrir ce magnifique pays des mille et une nuits.
Retour d'Iran English translation pending
Bonjour
3 semaines en Iran, en faisant le tour classique
Shiraz, Kerman, Yazd, Ispahan, Kashan
arrivée à l'aéroport changer de l'argent en arrivant, au 1° étage, même taux partout, on y était le 10 avril, en pleine dévaluation si vous devez prendre l'avion, il y a un bureau Iranair au RC C + pratique que de galerer à Téhéran en cherchant une agence
pour le taxi vers centre ville il y a un guichet en sortant de l'aéroport pour nous 600 ;000R on était au NE de Teheran
TEHERAN voir le palais du Golestan, et ne pas hésiter à prendre le métro petite arnaque en ce qui concerne les taxis, comme partout YC en France pour les étrangers les resto se trouvent en sous sol
avion de Téhéran à Shiraz 40€
Shiraz à l'arrivée, sur le trottoir guerite pour prendre le taxi, tout est bien organisé on donne le nom de l'hôtel au préposé Hotel trouvé par hasard
SHIRAZ SHAYAN hotel lotfali khan zand st 098 711 224 63 82 et 83 ne repond pas aux mails comme dab en Iran *1 240.000R la double avec pdj (nul comme partout) TB calme propre, pas un poil de touristes, que des pélerins iraniens C sur le trottoir en face du Naranjestan à 200m
la ville n'a rien de particulier, les monuments sont trés interréssants et beaux voir le tombeau Chahcheragh, atmosphère particuliere, rappelle la mosquée Rouquaya à Damas
Shiraz Kerman en bus de nuit VIP 350.000 avec petit plateau repas assez confortable, on y passe la nuit
KERMAN Hotel AKHAVAN
TTB, 55€ la nuit avec pdj (bien) et diner TRES copieux pour 2 Amir le gérant TRES SERIEUX propose des circuits autour de Kerman pas de surprise à la note Mahan + Rayen+ les Kaluts= 40€ en taxi Meymands+ caravanserail et dépose à Yazd à l'hôtel= 60€
touristes rencontrés sur place ayant fait Rayen et Bam: Rayen plus petit, plus authentique, plus accessible Bam, vue sur l'ensemble, plus ruinée, plus grandiose
à Mahan sur les conseils d'une guide iranienne rencontrée par hasard, on a mangé dans un "routier" sympa sur un parking, mais super brochettes (comme tous les jours) et prix imbattables par rapport au resto du palais resto shavali
YAZD mon coup de coeur G ADORE on est resté 4 nuits et c'était pas de trop Hotel Khovan2, le 1 est bourré de groupes si vous retenez au 1 demandez le 2 se trouve au ras de la vieille ville qui est un bijou on ne s'en lasse pas 0913 35 20 370 1 240,000r
en principe C le tél d'Osama, le responsable un phénomène s'agite dans tous les sens mais avec efficacité nous a viré le foulard aussitôt arrivées s'occupe de tout prend un "léger" backchich en passant mais adorable et de bons services
excursions: YAZD MEYBOD KHARANAQ CHAKCHAK marchandé à 2,000,000 le taxi pour 4
Kharanaq OK Chakchak on peut s'en passer sauf si vous voulez escalader 100 marches pour ...pas grand chose Meybod EXTRA , ce qui serait encore plus extra serait d'y dormir pour profiter de la vielle ville j'ai visité un hotel chouettos, un peu kitsh, mais pour une fois...j'ai laissé l'adresse à Osama. La chambre VIP à 100§ c'est un appart' bof, celle à 55$ vaut le coup pour l'ensemble de l'hotel
FARAJ ZEIN O DIN ( qui est le vrai nom de Zidane) CHAM SARYAZD 1,000,000 le taxi Faraj bien Cham, pas grand chose le caravanserail, décevant au 1° abord mais les chambres sont marrantes et bcp de charme à l'ensemble
Saryazd SUBLIME à faire absolument, pas un poil de touristes le chauffeur à téléphoné au gardien pour ouvrir la porte, pas un chat( ou alors il était planqué) un conseil, laissez les sacs à dos dans le taxi à notre départ le gardien a refermé ????( personne ne visitait)alors que C génial
NAIN pas enormement à voir mais le bazard fermé recommence à prendre vie à côté de la mosquée grand batiment qui fait un peu office de tourisme le responsable propose la visite de Mohamedia qui est pas mal petit musée face à la mosquée vaut le coup d'oeil
NAIN ISPAHAN en taxi 900,000 R
ISPAHAN en couch surfing trés bien la mosquée Lotfollah est un bijou j'ai voulu faire un tour au fameux hôtel Abassi, soi disant une merveille le jeune étudiant qui m'accompagnait pour parler le français était resté dehors les iraniens qui veulent visiter l'hôtel 's'il ne sont pas clients' doivent payer ce qui m'a permis de piquer une petite crise, de demander au vigile de le laisser rentrer et de repartir dégouttée sans prendre le thé ni visiter les jardins
scene déjà vécue dans plusieurs pays et qui me "tue"
ISPAHAN KASHAN en bus 85,000 r
Kashan, trés chaud et BEAUCOUP de touristes la ville en soi n'est pas mal, sans plus hotel (1 nuit car complet) noghli maison tradi TB 031 55 23 33 24 1 250,000r pour 2
autre maison tradi à 200m visitée Doost House 098 31 55 22 82 02 1,100,000r
2° nuit dans un "routard" iranien je ne connais pas le nom ni l'adresse, tout est en farsi et ils ne parlent pas anglais mais bon accueil meme si ils sont surpris de voir des touristes calme, propre, clim, pdj, thé en permanence sur le gaz 750,000r pour 2 091 33 61 27 53 031 55 45 51 04 en donnant les n° au taxi il appelera les iraniens sont TRES tél Portable
Kashan Aéroport direct en bus le bus vous dépose devant la porte des départs 120,000 le billet aller au terminal 2 ou 3 h avant ou mieux reserver la veille insister ils veulent absolument vous fourrer dans le bus Téhéran alors que cette formiue existe mais une fois par jour entre 17h30 et 18h, 3h de trajet
pendant ce circuit j'ai étais aidée par des jeunes rencontrés sur place qui veulent communiquer en français ou anglais ils sont avides d"ouvrir leur horizon la religion, quoique on en pense n'est pas omniprésente, mais les jeunes ont toujours le poids de la société, des traditions, de la famille, surtout les filles bcp de filles font des études trés poussées, une façon pour elles aussi de se décrocher de "bons partis" et d'affirmer leur "indépendance" si on peut dire
voyage trés facile pour les femmes aucun pb de securité respect et aide un peu partout les iraniens de la rue ont fait pour nous ce que bcp de français ne feraient pas pour d'autres français, ça donne une claque pour 3 semaines j'ai dépensé TOUT compris avec 2 ou 3 petits cadeaux 1300 €
n'hésitez pas , le pays est dans assis sur une bombe vu les voisins, ou ça péte un jour est on est bloqué ou l'embargo est levé et C la ruée, et quand les américains débarquent qq part....
C pourquoi je retourne à Cuba en novembre tant qu'il est encore temps
arrivée à l'aéroport changer de l'argent en arrivant, au 1° étage, même taux partout, on y était le 10 avril, en pleine dévaluation si vous devez prendre l'avion, il y a un bureau Iranair au RC C + pratique que de galerer à Téhéran en cherchant une agence
pour le taxi vers centre ville il y a un guichet en sortant de l'aéroport pour nous 600 ;000R on était au NE de Teheran
TEHERAN voir le palais du Golestan, et ne pas hésiter à prendre le métro petite arnaque en ce qui concerne les taxis, comme partout YC en France pour les étrangers les resto se trouvent en sous sol
avion de Téhéran à Shiraz 40€
Shiraz à l'arrivée, sur le trottoir guerite pour prendre le taxi, tout est bien organisé on donne le nom de l'hôtel au préposé Hotel trouvé par hasard
SHIRAZ SHAYAN hotel lotfali khan zand st 098 711 224 63 82 et 83 ne repond pas aux mails comme dab en Iran *1 240.000R la double avec pdj (nul comme partout) TB calme propre, pas un poil de touristes, que des pélerins iraniens C sur le trottoir en face du Naranjestan à 200m
la ville n'a rien de particulier, les monuments sont trés interréssants et beaux voir le tombeau Chahcheragh, atmosphère particuliere, rappelle la mosquée Rouquaya à Damas
Shiraz Kerman en bus de nuit VIP 350.000 avec petit plateau repas assez confortable, on y passe la nuit
KERMAN Hotel AKHAVAN
TTB, 55€ la nuit avec pdj (bien) et diner TRES copieux pour 2 Amir le gérant TRES SERIEUX propose des circuits autour de Kerman pas de surprise à la note Mahan + Rayen+ les Kaluts= 40€ en taxi Meymands+ caravanserail et dépose à Yazd à l'hôtel= 60€
touristes rencontrés sur place ayant fait Rayen et Bam: Rayen plus petit, plus authentique, plus accessible Bam, vue sur l'ensemble, plus ruinée, plus grandiose
à Mahan sur les conseils d'une guide iranienne rencontrée par hasard, on a mangé dans un "routier" sympa sur un parking, mais super brochettes (comme tous les jours) et prix imbattables par rapport au resto du palais resto shavali
YAZD mon coup de coeur G ADORE on est resté 4 nuits et c'était pas de trop Hotel Khovan2, le 1 est bourré de groupes si vous retenez au 1 demandez le 2 se trouve au ras de la vieille ville qui est un bijou on ne s'en lasse pas 0913 35 20 370 1 240,000r
en principe C le tél d'Osama, le responsable un phénomène s'agite dans tous les sens mais avec efficacité nous a viré le foulard aussitôt arrivées s'occupe de tout prend un "léger" backchich en passant mais adorable et de bons services
excursions: YAZD MEYBOD KHARANAQ CHAKCHAK marchandé à 2,000,000 le taxi pour 4
Kharanaq OK Chakchak on peut s'en passer sauf si vous voulez escalader 100 marches pour ...pas grand chose Meybod EXTRA , ce qui serait encore plus extra serait d'y dormir pour profiter de la vielle ville j'ai visité un hotel chouettos, un peu kitsh, mais pour une fois...j'ai laissé l'adresse à Osama. La chambre VIP à 100§ c'est un appart' bof, celle à 55$ vaut le coup pour l'ensemble de l'hotel
FARAJ ZEIN O DIN ( qui est le vrai nom de Zidane) CHAM SARYAZD 1,000,000 le taxi Faraj bien Cham, pas grand chose le caravanserail, décevant au 1° abord mais les chambres sont marrantes et bcp de charme à l'ensemble
Saryazd SUBLIME à faire absolument, pas un poil de touristes le chauffeur à téléphoné au gardien pour ouvrir la porte, pas un chat( ou alors il était planqué) un conseil, laissez les sacs à dos dans le taxi à notre départ le gardien a refermé ????( personne ne visitait)alors que C génial
NAIN pas enormement à voir mais le bazard fermé recommence à prendre vie à côté de la mosquée grand batiment qui fait un peu office de tourisme le responsable propose la visite de Mohamedia qui est pas mal petit musée face à la mosquée vaut le coup d'oeil
NAIN ISPAHAN en taxi 900,000 R
ISPAHAN en couch surfing trés bien la mosquée Lotfollah est un bijou j'ai voulu faire un tour au fameux hôtel Abassi, soi disant une merveille le jeune étudiant qui m'accompagnait pour parler le français était resté dehors les iraniens qui veulent visiter l'hôtel 's'il ne sont pas clients' doivent payer ce qui m'a permis de piquer une petite crise, de demander au vigile de le laisser rentrer et de repartir dégouttée sans prendre le thé ni visiter les jardins
scene déjà vécue dans plusieurs pays et qui me "tue"
ISPAHAN KASHAN en bus 85,000 r
Kashan, trés chaud et BEAUCOUP de touristes la ville en soi n'est pas mal, sans plus hotel (1 nuit car complet) noghli maison tradi TB 031 55 23 33 24 1 250,000r pour 2
autre maison tradi à 200m visitée Doost House 098 31 55 22 82 02 1,100,000r
2° nuit dans un "routard" iranien je ne connais pas le nom ni l'adresse, tout est en farsi et ils ne parlent pas anglais mais bon accueil meme si ils sont surpris de voir des touristes calme, propre, clim, pdj, thé en permanence sur le gaz 750,000r pour 2 091 33 61 27 53 031 55 45 51 04 en donnant les n° au taxi il appelera les iraniens sont TRES tél Portable
Kashan Aéroport direct en bus le bus vous dépose devant la porte des départs 120,000 le billet aller au terminal 2 ou 3 h avant ou mieux reserver la veille insister ils veulent absolument vous fourrer dans le bus Téhéran alors que cette formiue existe mais une fois par jour entre 17h30 et 18h, 3h de trajet
pendant ce circuit j'ai étais aidée par des jeunes rencontrés sur place qui veulent communiquer en français ou anglais ils sont avides d"ouvrir leur horizon la religion, quoique on en pense n'est pas omniprésente, mais les jeunes ont toujours le poids de la société, des traditions, de la famille, surtout les filles bcp de filles font des études trés poussées, une façon pour elles aussi de se décrocher de "bons partis" et d'affirmer leur "indépendance" si on peut dire
voyage trés facile pour les femmes aucun pb de securité respect et aide un peu partout les iraniens de la rue ont fait pour nous ce que bcp de français ne feraient pas pour d'autres français, ça donne une claque pour 3 semaines j'ai dépensé TOUT compris avec 2 ou 3 petits cadeaux 1300 €
n'hésitez pas , le pays est dans assis sur une bombe vu les voisins, ou ça péte un jour est on est bloqué ou l'embargo est levé et C la ruée, et quand les américains débarquent qq part....
C pourquoi je retourne à Cuba en novembre tant qu'il est encore temps
Prépa d'un juillet 2015 namibien - A la recherche d'aides, de conseils, d'idées, de rires... English translation pending
Bonjour,
Depuis qqs années la Namibie nous trotte dans la tête. Après avoir hésité et avoir été bien aidés à nous décider par certaines et certains d'entre vous que nous remercions grandement (voir par là...), ce sera pour juillet 2015...
Nous hésitions car nous nous demandions si ce pays était envisageable sans résa d'avance des hébergements en dur ou en résas limitées. La réponse nous a semblé suffisamment positive pour tenter le coup... Un zeste d'esprit aventurier circule encore dans nos veines ! Par contre, zéro esprit et corps campeur !!!
Pour l'instant une seule chose à notre actif: les billets d'avion. Départ/retour de Francfort avec air Namibia (770 euros pp) - 10 heures de vol en direct 3 semaines sur place du 9 juillet au matin au 30 au soir
Nous partons de là car la structure de notre été 2015 sera à l'instar de celle de 2014. Une première partie de visites familiales nous mènera début juillet du côté de Thionville. Francfort est à 3 heures, une amie y habite et peut garder la voiture car elle ne bouge pas cet été - elle vient 3 semaines en Martinique en fin d'année... Donc, cela se goupille bien.
Maintenant, il ne reste plus qu'à remplir ces 22 journées sur place...
Nos envies: - Animaux en milieux naturels - Paysages grands ravisseurs de pupilles - Un rythme "Nous prenons notre temps", nous ne verrons qu'une toute petite partie du pays et de ses possibles - Un voyage laissant une bonne part d'adaptation et de décisions sur place
Nos limites: - Un budget sur place autour de 5 500 euros (avec une marge supp de 10%) - Des hébergements en dur - simples et fonctionnels - pas besoin de piscine, Spa... - Un seul pays donc les chutes Victoria sont disqualifiées pour cet été
Je vais lire et décanter carnets et prépas en cours... En attendant, je vais commencer à assembler des sites complémentaires repérés et analyser avec intérêts vos suggestions d'itinéraires ou de lieux clefs ou de coups de cœur...
Plus tard, viendra le temps des questions précises...
D'avance merci à celles et ceux d'entre vous nous aidant dans cette prépa de nos espérés beaux moments voyagesques 2015...
Depuis qqs années la Namibie nous trotte dans la tête. Après avoir hésité et avoir été bien aidés à nous décider par certaines et certains d'entre vous que nous remercions grandement (voir par là...), ce sera pour juillet 2015...
Nous hésitions car nous nous demandions si ce pays était envisageable sans résa d'avance des hébergements en dur ou en résas limitées. La réponse nous a semblé suffisamment positive pour tenter le coup... Un zeste d'esprit aventurier circule encore dans nos veines ! Par contre, zéro esprit et corps campeur !!!
Pour l'instant une seule chose à notre actif: les billets d'avion. Départ/retour de Francfort avec air Namibia (770 euros pp) - 10 heures de vol en direct 3 semaines sur place du 9 juillet au matin au 30 au soir
Nous partons de là car la structure de notre été 2015 sera à l'instar de celle de 2014. Une première partie de visites familiales nous mènera début juillet du côté de Thionville. Francfort est à 3 heures, une amie y habite et peut garder la voiture car elle ne bouge pas cet été - elle vient 3 semaines en Martinique en fin d'année... Donc, cela se goupille bien.
Maintenant, il ne reste plus qu'à remplir ces 22 journées sur place...
Nos envies: - Animaux en milieux naturels - Paysages grands ravisseurs de pupilles - Un rythme "Nous prenons notre temps", nous ne verrons qu'une toute petite partie du pays et de ses possibles - Un voyage laissant une bonne part d'adaptation et de décisions sur place
Nos limites: - Un budget sur place autour de 5 500 euros (avec une marge supp de 10%) - Des hébergements en dur - simples et fonctionnels - pas besoin de piscine, Spa... - Un seul pays donc les chutes Victoria sont disqualifiées pour cet été
Je vais lire et décanter carnets et prépas en cours... En attendant, je vais commencer à assembler des sites complémentaires repérés et analyser avec intérêts vos suggestions d'itinéraires ou de lieux clefs ou de coups de cœur...
Plus tard, viendra le temps des questions précises...
D'avance merci à celles et ceux d'entre vous nous aidant dans cette prépa de nos espérés beaux moments voyagesques 2015...
Voyage décembre 2015: où aller? English translation pending
Bonjour, je commence a penser a mon prochain voyage, soit en decembre/debut janvier 2015-2016 et je voudrais votre avis sur ma destination.
Ce que je recherche: - soleil (pas necessairement plage, mais plutot dans le sens pas de pluie!) -nature (randonnees, trek) -securite et hygiene pas trop problematiques -budget moyen
J'ai visite le Costa Rica, que j'ai beaucoup aime, mais je recherche quelque chose d'un peu moins touristique et moins cher...
Mes choix pour le moment sont l'argentine, le chili, le vietnam, mais je suis ouverte a vos idees. merci!
Ce que je recherche: - soleil (pas necessairement plage, mais plutot dans le sens pas de pluie!) -nature (randonnees, trek) -securite et hygiene pas trop problematiques -budget moyen
J'ai visite le Costa Rica, que j'ai beaucoup aime, mais je recherche quelque chose d'un peu moins touristique et moins cher...
Mes choix pour le moment sont l'argentine, le chili, le vietnam, mais je suis ouverte a vos idees. merci!
Chine du Centre (de Xi’an à Pékin) – Septembre 2014 English translation pending
Mise en garde habituelle pour éviter toute déconvenue : le récit qui suit est bien davantage un recueil d’infos pratiques qu’un carnet de voyage …
“Nous n’avons pas changé les Yuans qui nous restaient. C’est tout dire. Nous comptons bien poursuivre notre découverte de cet immense pays. Bien vite.” Telle était la conclusion de notre première approche de la Chine, en Avril dernier. Nous n’avons pas tardé ! Puisque Septembre est le mois idéal pour visiter Pékin et sa région, c’est décidé, 2014 sera pour nous une année consacrée à la Chine.
NOTRE PERIPLE EN 3 SEMAINES :
Dim 7 Sept – Arrivée du vol China Southern à Xi’an à 10h25 – 3 nuits à Xi’an Lun – Han Yang Ling – Ville intra-muros Mar – Bing Ma Yong – Ville intra-muros – Spectacle au Tang Dynasty Palace Mer – Ville extra-muros – Train de nuit vers Pingyao Jeu – Temple Shuanglin – Ville intra-muros – 4 nuits à Pingyao Ven – Ville intra-muros Sam – Résidence Wangjia – Village et château de Zhangbi – Ville intra-muros Dim – Résidence Qioajia – Qixian Gucheng – Temple Zhenguo – Ville intra-muros Lun – Bus pour Taiyuan – Jinci Temple – Bus pour Wutaishan – 2 nuits à Wutaishan Mar – Temples tibétains (Puhua - Xiantong – Tayuan – Nanshan …) Mer – Bus pour Datong – Ville intra-muros (Monastère Huayan – Mur des 9 dragons) - 2 nuits à Datong Jeu – Bus urbain pour Hunyuan : Xuankong Si (monastère suspendu) – Taxi pour Yingxian : Muta (pagode en bois) – Retour en bus Ven – Bus urbain pour Yungang : Grottes – Retour en bus – Ville intra-muros (temple Shanhua) – Train de nuit vers Pékin Sam – Métro + bus pour Chengde – Palais d’été et parc impérial - 2 nuits à Chengde Dim – Temples lamaïques Lun – Bus pour Pékin – Balade dans les hutongs – Temple des Lamas – Temple de Confucius – 5 nuits à Pékin Mar – Cité Interdite Mer – Rando sur la Grande Muraille : 6km depuis Jinshanling vers Simatai Jeu – Palais d’été – Marché aux puces de Panjiayuan – Canard laqué chez Dadong Ven – Temple du Ciel – Quartier Dashilar – Quartier de Shishahai Sam 27 Sept – Départ (mouvementé – grève AF)
BUDGET : Cours : 10 Yuans (ou RMB) = 1,2 €
Dépenses préalables : Visa : 71 €/p Vols : 860 € l’A/R /p Train de nuit Xi’an/Pingyao : 74 € pour nous 2 Dépenses sur place : Hébergement : 1076 € pour 18 nuits Autres (repas, transports, entrées des sites …) : 1621 € (dont environ 530 € d’entrées de sites !) Budget total tout compris (hors achats de souvenirs perso) : 4633 €
On peut serrer ce budget en réservant des hôtels moins chers. On s’est un peu lâché sur Pingyao et Pékin. Le charme a un prix … Un repas cher aussi chez Dadong à Pékin. Pour le reste, on a été sage. Les sites sont chers … et nombreux.
Beaucoup de paiement cash. Retraits faciles aux ATM.
VISA : N’attendez pas le dernier moment, ça prend du temps pour constituer le dossier … www.otchine.com/Formalites_et_Visa.htm Une fois encore, j’ai réservé (sans frais) sur Booking.com des hôtels pour couvrir tout mon séjour (comme requis) que j’ai annulés dès le visa obtenu. Il est coûteux : 71 €/p.
GUIDES : Lonely Planet (LP) Très léger sur le Shanxi. Vraiment décevant. Guide du Routard (GdR) – Edition 2013-2014 J’ai nettement préféré le GdR au LP. Guide Bleu (GB) Parce que nous avions envie d’approfondir le côté culturel et historique. Pas déçus évidemment. Avec le GB, on sait à quoi s’attendre.
Un guide papier est indispensable pour avoir la transcription en idéogrammes chinois des endroits où l’on souhaite aller. C’est suffisant mais indispensable. D’autant que nous ne pouvons pas compter sur la prononciation des mots transcrits en pinyin … on n’a pas le bon accent !
Pour préparer notre périple, j’ai également énormément utilisé ce site : www.travelchinaguide.com/cityguides/ Extrêmement complet.
TRANSPORTS :
1 - Vols Paris/Guangzhou/Xi’an et Beijing/Guangzhou/Paris – China Southern/Air France Achetés début juin via Voyages-sncf.com. 860 € l’AR/p Suite à la grève Air France, notre vol retour Canton-Paris a été annulé. En dehors de ses excuses, AF ne nous a été d’aucun secours. C’est à l’aéroport de Pékin, au comptoir China Southern, qu’en 20 minutes, un employé diligent et aimable a réglé notre problème en nous trouvant un vol direct sur Air China. OUF ! Complément du 25/10/2014. Je me dois de rendre justice à AF : nous venons de recevoir un email de leur part nous offrant un avoir de 800 € chacun en compensation des désagréments subis. Parfait !
2 – Transports locaux Pour les novices de la Chine, je vous invite à lire les préliminaires de ce chapitre dans mon précédent carnet : voyageforum.com/...ost=6518729;#6518729 Sur ce périple, absolument aucune difficulté. Nous avons souvent trouvé des employés en gare parlant quelques mots d’anglais. Comme on me l’avait prédit sur VF, ce voyage a été beaucoup plus facile que le précédent au Yunnan. GF = Gare ferroviaire GR = Gare routière
2.1- Le train
Xi’an – Pingyao Nous rejoignons la gare ferroviaire de Xi’an en métro depuis notre hôtel. Train de nuit 2672 – couchettes molles – départ 22h53 – durée 8h20min Billets de train réservés via internet depuis la France le 21/07 avec une demande de livraison des tickets à l’hôtel de Xi’an. www.chinatripadvisor.com/english/ Extrêmement simple et efficace avec quelques échanges de mails de validation. J’ai notamment envoyé la réservation Booking.com en chinois pour qu’il n’y ait aucune ambigüité. A notre arrivée à l’hôtel Citadines de Xi’an, nos billets nous attendaient. Un excellent service mais qui a un coût : les 2 billets coûtent 410 Y facturés 74 € soit 50% de plus que le coût net des billets … Au départ du train, le contrôleur échange notre billet contre une contremarque. Quelques minutes avant l’arrivée, il vient nous réveiller et nous rend nos billets (qu’il faudra rendre pour sortir de la gare). A Pingyao, nous rejoindrons l’hôtel à pied (merci GoogleMaps).
Datong - Pékin Je demande à l’hôtel de Pingyao de réserver 2 couchettes, 10 jours avant. Surprise ! Tout est plein. Pas le choix, contraints de réserver 2 sièges. Le service payé à l’hôtel est quasiment aussi cher que le prix de la place : 53 Y la place, 30 Y le service ! LOL ! Voyage inconfortable et fatigant mais belle expérience. Impossible de dormir : les lumières restent allumées dans le wagon, les gens sont bruyants, les sièges étroits et raides, le contrôleur hurle les gares d’arrivée. Qu’importe ! Nous voici à Pékin à 4h30 du matin. Le métro ouvre ses portes à 5h …
Des renseignements très précieux ici : www.seat61.com/China.htm Je suis une fan inconditionnelle de ce site absolument remarquable !
2.2 - Le bus longue distance (coach) Je n’ai réservé qu’un seul bus, celui de Wutaishan à Datong, la veille pour le lendemain matin, réservé directement à la GR. Pour les autres, les bus étaient suffisamment nombreux pour que la résa ne soit pas nécessaire. Aucune galère. Nous n’avons jamais dû attendre. Bon à savoir : sur le billet, le n° imprimé à côté du prix est la plaque d’immatriculation du bus.
2.3 - Les bus urbains Prix dérisoire : 1 Y le trajet, on glisse le billet dans une boite transparente à côté du chauffeur. Attention, il faut l’appoint. En fait, il suffit d’oser et ne surtout pas croire que c’est infaisable ! Aux arrêts, tous les parcours de bus sont décrits. Les numéros des bus sont en chiffres arabes, les stations en chinois vertical. En rouge, la station où l’on est, une flèche indique le sens du bus. Ensuite, il faut observer. Parfois, on y arrive tout seul, on repère les caractères de la gare (à force, celui-là on le connait !) ou du temple … Et puis, sinon, il suffit de demander. Et pourquoi pas directement au chauffeur du bus ? A Datong, nous voulions retourner à la gare ferroviaire. Fin de journée, personne à l’arrêt pour nous renseigner. Le bus 27 arrive. On grimpe, je montre mon idéogramme au chauffeur. Elle m’explique longuement … en Chinois. On croit comprendre qu’il y a une correspondance. Devant mes yeux ronds, elle nous fait signe de nous asseoir. Et 15 minutes plus tard, nous refait signe de descendre, descend avec nous ( !) et, à l’arrêt, nous montre le numéro du bus à prendre et la station où descendre. Il n’y a plus qu’à attendre le bus 15 et ensuite à compter les stations. Les gens sont serviables, gentils et généralement plutôt contents de nous voir prendre les bus urbains. N’hésitez pas, après c’est un vrai bonheur ! Et quasi gratuit ! Quelle importance de se tromper à ce prix-là ?! Et puis, quel plaisir de traverser les villes en bus ! Nous les avons énormément utilisés à Datong, d’autant que nous en avions pleins devant notre hôtel, à côté de la gare ferroviaire.
2.4 – Les taxis Coût assez faible. Avec ou sans compteur. Jamais de grosse arnaque.
2.5 – Le métro 2Y le trajet. A Xi’an, peu de lignes encore. A Pékin, par contre, il va partout, y compris à l’aéroport (surtaxe pour l’aéroport : ticket à 25 Y qu’il faut acheter à Donzhimen ou à Sanyuanqiao. Ca se fait tout seul). A Pékin, nous avons acheté un pass qui permet de ne pas avoir à acheter son ticket à chaque fois mais ne donne aucune réduction. C’est juste pratique. www.travelchinaguide.com/...ation/smart-c... Imprimez un plan couleur depuis la France, les stations de métro ne vous remettront qu’une impression A4 en noir et blanc. Il s’est beaucoup développé pour les JO de 2008 et les plans ne sont pas tous à jour. Celui de notre GdR (pourtant version 2013-2014) ne l’était pas. Contrairement à Paris, le guichet ne vous vendra pas de ticket, il vous fera de la monnaie pour vous permettre ensuite d’utiliser les automates (anglais disponible). Il n’y a que la 1ère fois qui coûte. Après … c’est de la rigolade ! On peut même y recharger son pass. Les stations de métro à Pékin ne se repèrent pas aussi facilement qu’à Paris (sans chauvinisme aucun, leur métro est sacrément plus beau que notre vieux réseau). Mais pas de gros M orange pour nous faire signe. Ici, ce sont des panneaux bleus avec un sigle B entouré d’un G, à la même hauteur que tous les autres. Donc, il faut être vraiment attentif. Une illustration ici : www.travelchinaguide.com/...portation/sub...
2.6 – Les voitures privées Utilisées pour nos 2 excursions autour de Pingyao : - la résidence Wang et Zhanbi Castle – 300 Y - la résidence Qiaojia – Qixian Gucheng – Zhenguo Si – 250 Y On n’a pas eu à chercher. On s’est fait démarcher un matin dans la vieille ville. Sans précision sur la durée. Aucune embrouille. Chauffeur plaisant et souriant. Egalement : - le temple Shuanglin – 60 Y + 10 pour le parking (!) C’était un taxi que nous avons trouvé aux portes de la vieille ville.
Concrètement, pour notre itinéraire : Je ne cite que les grands déplacements … o-o Aéroport de Xi’an – Bell tower Airport Shuttle – Line 1 On prend les tickets dans le hall d’arrivée. 26 Y – 40 min o-o Xi’an – Pingyao Train 2672 - couchettes molles – 205 Y – départ à 22h53 – arrivée à 7h13 – durée 8h20 o-o Pingyao – Taiyuan 26 Y – départ à 8h40 – 1h30 jusqu’à un arrêt (sur notre demande) de bus urbain (301) pour Jinci Temple o-o Taiyuan – Wutaishan A la GR de l’Est de Taiyuan 73 Y – départ à 15h20 – 3h30 o-o Wutaishan – Datong (réservé la veille) 75 Y – départ à 7h30 – 4 par jour seulement – 3h30 o-o Datong – Hunyuan (monastère suspendu) A la GR principale 35 Y – départ à 9h – 2h + voiture gratuite jusqu’au monastère o-o Hunyuan – Yingxian (pagode en bois) Taxi : 60 Y / personne – 45 min o-o Yingxian (pagode en bois) - Datong Je décris plus bas comment trouver la GR de Yingxian depuis la pagode (20 min à pied) 30 Y – départ à 15h10 – 1h20 Arrivée à la GR du Sud de Datong – Bus urbain 30 pour rejoindre la GF o-o Datong – Pékin Train K1112 – sièges (dur ou mou ? je ne sais pas) – 53 Y – départ à 22h08 – arrivée à 4h37 – durée 6h30 Réservation à Pingyao trop tardive … plus de couchette. o-o Pékin – Chengde A la GR de Sihui 85 Y – départ à 7h10 – 3h30 Arrivée à la GR du Sud de Chengde – Taxi pour rejoindre le centre ville (22y) o-o Chengde – Pékin A la GR principale de Chengde (le bus passera et s’arrêtera à la GR du Sud) 85 Y – départ à 7h30 – 3h30 Arrivée à Liuliqiao – métro à côté
HEBERGEMENTS : Ils sont quasiment tous dans le GdR.
Xi’an Citadines Central Xi’an www.citadines.com/...na/xian/central.html 3 nuits réservées sur Booking.com - 390 Y / nuit - Paiement sur place par carte. Petit dej buffet à 38 Y – 1 petit dej / nuit inclus dans le prix. Il faut payer le second. L’hôtel n’a aucun charme particulier, la chambre est propre, très spacieuse (c’est un petit studio) et vraiment confortable mais un peu vétuste. L’intérêt, c’est son emplacement : à quelques pas de la Tour du Tambour.
Pingyao Yide Hotel www.yide-hotel.com/zhonghe0.htm Cité dans le GdR 4 nuits réservées sur Booking.com – 595 Y / nuit - Paiement sur place par carte. Petit dej non inclus – A la carte – Un peu cher. Beaucoup de charme. Dans une jolie siheyuan (maison traditionnelle), chambre spacieuse et confortable. Très bon accueil, dans un bon anglais.
Wutaishan You Hao Hotel Je ne sais pas le situer 280 Y / nuit – Cash - Petit dej inclus ou pas ? Je ne sais pas, de toute façon, pas envie … Chambre spacieuse mais froide, dans tous les sens du terme. La chambre n’a pas été faite entre nos 2 nuits … Pas bien grave pour le lit, mais on aurait apprécié des serviettes sèches. Bref … je ne vais pas faire ma chochotte, mais quand même … Un seul avantage : à quelques dizaines de mètres de la gare routière.
Datong Hong Qi Hotel 11, Zhangqian Jie (GdR) 240 Y / nuit – Cash – Petit dej buffet inclus Notre vrai gros coup de cœur !! Et pourtant, grand hôtel classique, sans grand charme mais qui présente de nombreux avantages. Grande chambre, confortable et propre. Petit dej très sympa (chinois). Bien situé, à 2 pas de la GF et d’un terminus de bus. Nombreux bus urbains. Restaurant voisin (Tonghe Restaurant), coup de cœur du LP, à très juste titre ! Le manque de charme, ou d’âme plus justement, est compensé par tous ces avantages de situation.
Chengde Mountain Villa Hotel 11, Lizhengmen (GdR) 300 Y / nuit – Cash - Petit déj buffet non inclus (30Y), pas très agréable. Face au Summer Palace. Confort classique d’un grand hôtel. Pratique : beaucoup de bus urbains à proximité qui nous ont servi pour aller aux temples.
Pékin Courtyard 7 www.courtyard7.com/ Cité dans le GdR 5 nuits réservées sur Booking.com – 643 Y / nuit - Paiement sur place par carte. Hôtel de charme très bien situé dans le cœur historique de Pékin, dans un hutong calme, perpendiculaire à la très touristique NanLuoGuXiang. Excellent accueil dans un anglais parfait. Petit déjeuner buffet superbe inclus. J’en salive encore !! On gagne le repas du midi avec de tel petit dej. Vu les tarifs, nous avions choisi une chambre standard. Elle était un peu petite … Nous nous sommes adaptés en glissant nos sacs à dos sous le joli lit à baldaquin. Sdb petite mais très agréable et très fonctionnelle.
REPAS : Je donne quelques adresses qu’on a aimées dans le corps du paragraphe suivant. Les plats de légumes tournent entre 10 et 40 Y. Nous avons souvent mangé dans de petits restaurants simples, sans prétention. Les portions sont toujours très conséquentes et nous n’avons jamais été déçus. On a souvent eu droit à des menus, pas forcément en anglais, mais avec photos. Ca aide. On nous aussi assez souvent servi d’office de l’eau chaude. Nature. Pas très amateurs et surtout pas habitués, nous demandions à y rajouter du thé. Un seul écart dans nos restau : le très chic Dadong à Pékin, pour goûter un canard laqué. Un beau et bon moment. Je détaille plus bas. Une seule erreur (mais de taille) : un petit fast food chinois à l’intérieur du Palais d’Eté de Pékin. Absolument infect ! On a bien regretté notre choix quand on a vu le petit restau hyper sympa qui se trouve sur la petite île dans Suzhou Street (toujours dans le Palais d’Eté). Dommage.
L’ITINERAIRE : Voilà bien longtemps que nous n’avions pas pu partir 3 semaines. Mais pas question de changer nos habitudes : nous en profitons pour faire un beau périple et, surtout, pour prendre notre temps. C’est clair qu’on aurait pu en faire plus. Nous avons préféré approfondir et profiter de chacune de nos étapes. Une critique toutefois sur notre programme. S’il permet de découvrir l’Histoire de la Chine à travers ses temples, ses palais, ses belles résidences anciennes, ces quartiers pittoresques, il manque peut-être un peu de variété, de Nature. Instructif, enrichissant, aucun doute mais peut-être un peu répétitif. On s’en est rendu compte à nos photos. Il y a redite …
Xi’an - La tombe du 1er empereur Qin, Bing Ma Yong Tout le monde vient à Xi’an pour ça. Donc … du monde mais rien qui ne soit gérable et nous avons pu approcher de chacune des fosses sans difficulté. Accès facile en métro (station Wulukou) + 500m de marche jusqu’à la GF + bus 5 sur le parvis (7 Y) Des infos ici : www.travelchinaguide.com/...rtation/tour-... Une fois arrivé, on a pris la navette (5 Y) pour économiser nos forces et atteindre l’entrée. Pas de navette au retour pour nous obliger, comme de juste, à traverser toute la partie boutiques … Ne ratez pas le hall des chariots de bronze avant de voir les fosses. C’est superbe ! C’est incontournable. Mais je ne suis pas sûre de ne pas avoir préféré Han Yang Ling … - La tombe de l’empereur Han Yang Ling Beaucoup moins touristique. Quasiment personne. C’est moins grandiose que Bing Ma Yong mais plus émouvant, plus humain peut-être. Accès facile en métro (station Shi Tu Shu Gan – sortie D) + bus urbain 4 (arrêt de bus juste à la sortie du métro) jusqu’au terminus. - Les remparts qu’on a ratés car il pleuvait. On le regrette encore aujourd’hui ! Ils sont ici plus impressionnants que ceux de Pingyao. On avait prévu d’en faire le tour en tandem … Ce sera pour une autre fois ! - Le musée du Shaanxi gratuit sur présentation du passeport, trop rare pour s’en priver ! En fait, il est intéressant car il est plutôt petit et quelques guerriers y sont présentés qu’on peut voir de près. En 1 heure, on a fait le tour. - Les pagodes de l’Oie Sauvage (petite et grande). La petite est plus mignonne. - La forêt des stèles Un peu aride car difficile d’apprécier les textes … C’est le site qui peut sauter si besoin. D’autant qu’il est assez cher (75 Y). - Intra-muros : les tours du Tambour, de la Cloche, le quartier Hui, la grande mosquée Tout est dans le même coin. Le quartier Hui est très animé avec une ambiance toute différente en soirée.
Et pour manger ? On a bien aimé DeFaChang (au rez-de-chaussée, à l’étage c’est plus chicos). Il est situé au-dessus d’Häagen-Dazs, sur la place devant la Tour des Tambours. Grande cantine populaire, du choix, pas cher. Dans le quartier Hui, nous avons testé le fameux paomo, une fois au bœuf (25 Y), une autre fois à l’agneau (30 Y). C’est bon sans plus car, oserai-je dire, un peu … étouffe-chrétien.
Spectacle au Tang Dynasty Palace On se décide au dernier moment. On y va sans même avoir réservé. On verra bien. On pensait trouver un petit spectacle genre kermesse d’école de fin d’année … Euh, non, c’est plus proche de nos cabarets parisiens. On a eu de la chance, il restait des places : 220 Y sans le repas. Une boisson offerte. Philippe opte pour un martini blanc, moi pour le champagne. Si vous aimez le champagne, choisissez le martini ! Le spectacle présente plusieurs tableaux. Danses, orchestre, chant … une très belle troupe d’environ 50 personnes, beaux décors, beaux costumes et un petit commentaire en Anglais pour nous guider. Une bien belle soirée !
3 jours suffisent en consacrant 2 matinées pour les 2 tombeaux. Tout est facilement accessible avec le métro et un peu de marche …
Pingyao Pour moi, ce fut le clou du voyage. J’ai adoré cette jolie ville traditionnelle aux rues pavées, aux magnifiques remparts, aux toits retroussés de tuiles grises, aux nombreuses résidences restaurées, à l’ambiance touristique sans être dénaturée, aux petits restau sympas et chaleureux … J’y aurais volontiers passé 1 j de plus rien que pour le plaisir de flâner encore dans les rues. Billet unique pour tous les sites de la vieille ville : 120 Y, valable 3 jours. Ca les vaut largement. Ne croyez pas qu’après avoir vu 1 ou 2 résidences, vous les aurez toutes vues … Chacune a son charme, son originalité. Une de nos préférées fut la dernière qu’on a visités (comme quoi !) : Xie Tong Qing Draft Bank. Les environs de Pingyao recèlent également des trésors. Nous avons été très impressionnés par Wangjia Dayuan et Qiaojia Dayuan. Les 2 valent l’excursion. Très différentes. Que nous avons fait en louant les services d’un chauffeur souriant. Pas d’embrouille. Par contre, nous n’avons pas trouvé beaucoup d’intérêt au Temple ShuangLin.
A Datong, nous avons rencontré un touriste suisse qui avait la chance de voyager pendant 8 semaines en Chine. Il n’avait prévu Pingyao que comme un A/R depuis Taiyuan. Il n’y passait m��me pas une nuit ! Je pense que c’est vraiment dommage. Pour ma part, je ne regrette pas d’y avoir consacré 4 nuits.
Jinci Temple Nous le visitons lors de notre transfert de Pingyao à Taiyuan. Le bus de Pingyao nous déposera à un arrêt de bus urbain. Bus urbain 301 qui après 45 min de tournicoti, nous déposera enfin sur le parking du temple. Assaillis aussitôt par des chauffeurs qui nous vendent leur prestation. On comprend qu’ils proposent soit un grand tour en forêt (ben non) ou simplement un transport jusqu’à l’entrée de la pagode (ben oui). Comme on ne voit décidément pas où se trouve ce temple, on se laisse emmener pour 10 Y. Bon, au final, ce n’était pas bien loin mais, avec nos sacs à dos, ce n’est pas plus mal comme ça. Le temple (68 Y) ne dispose pas de consigne. Zut. Donc, on visite façon escargot, avec notre maison sur le dos. Le temple est tellement joli qu’on finit par ne plus les sentir ! Effet divin … Retour à Taiyuan en taxi (80 Y) jusqu’à la GR longue distance. C’est long, on découvre Taiyuan toute en longueur et en hauteur ! Pas laide du tout d’ailleurs. Après Pingyao, ça nous change. Une fois arrivés, on comprend qu’on n’est pas à la bonne gare pour aller à Wutaïshan. Evidemment, on trouve une employée super sympa qui nous écrit sur un papier kraft le nom de la bonne gare (GR de l’Est) et le n° du bus urbain qu’on doit prendre pour nous y rendre. Le bus 619 n’arrive pas … L’heure tourne. On finit par sauter dans un taxi qui nous y emmène pour 40 Y. Encore une belle petite trotte ! Qu’elle est grande cette ville ! On arrive à la bonne gare à 14h50. On reconnait les idéogrammes de notre destination. Oui, nous aurons des places dans le prochain bus qui part à 15h20 ! Ouf ! C’était quand même un peu tendu tout ça ! Mais pour en revenir au Jinci Temple, ce fut un des mes préférés !
Wutaishan Cette étape démarre mal. Nous arrivons en bus, en début de soirée, nuit noire. Le bus se gare, non pas à la gare routière comme nous l’attendions, mais devant un hôtel où tous les pèlerins prennent leur chambre sans discuter. Je vais voir la chambre. Pas chère, c’est sûr. Mais trop déprimante ! Non, pas envie de passer 2 nuits ici. Et puis, on se sent un peu pris en otage, sensation désagréable. On dégage. Mais du coup … où chercher ?... Il fait nuit, il fait froid, on ne sait pas où on est, pas au centre-ville, c’est sûr. Pas de taxi, rien pour nous emmener ailleurs. Un peu plus haut, on trouve finalement un autre hôtel qui nous conviendra mieux (à défaut de nous plaire). Pas trop le choix de toute façon. Mais au moins, c’est notre choix. J’ai horreur qu’on décide pour moi et on ne me changera pas à mon âge. Le lendemain, il fait jour (eh oui !). Enfin, on se repère. On est à quelques pas de la gare routière. Ca, finalement, c’est plutôt pratique. De centre-ville, pas vraiment. De ville, pas vraiment non plus d’ailleurs. Les maisons sont toutes les mêmes. Ici, les toits en tôle (bleu pour certains) ont remplacé les jolies toitures retroussées en tuiles grises et rondes. Tout est sur le même modèle, maisons, boutiques, restaurants … Façade peinte en gris, enseigne en jaune sur un panneau de tôle marron. Aucune âme, aucun charme. C’est triste à mourir. En plus, il pleut, il fait froid … On voulait prendre notre petit déjeuner “en ville” avant de démarrer nos visites de temple. On ne trouve rien. Absolument rien. Coup de blues ! Les repas ne permettront pas non plus d’apporter cette petite note de chaleur, de bien-être, de réconfort qui nous manque et qui peut parfois suffire à retourner une situation, une impression. On a le sentiment que tous les restau servent la même chose, dans un cadre identique, diablement froid. La nourriture est quelconque et la note affreusement salée (2 fois plus chère qu’ailleurs). Les temples ne nous transportent pas non plus … Pourtant, nous en attendions beaucoup. Le droit d’entrée (billet global) est de 168 Y + 50 Y pour une navette sensée desservir tous les temples (rappelons que le prix d’un trajet en bus urbain, c’est 1 Y …). Malgré le billet groupé, certains temples réclament encore un petit droit d’entrée (certes dérisoire, 5 ou 10 Y, mais quand même … ça soûle). Coup de blues !... En milieu d’apm, encore plein de courage (surtout Philippe !), nous décidons d’aller visiter un dernier temple, le Nansha, un peu à l’écart. Nous attendons la navette 4. Puisqu’on a payé, profitons-en. Nous l’attendrons près d’1 heure … Au final, nous abandonnerons et rejoindrons ce temple à pied (finalement, ça se fait, et ça, c’est plutôt un chouette souvenir). Bref, vous avez compris, on n’a pas beaucoup aimé cette étape. Trop chère. Trop triste. J’ai bien conscience que le temps (une pluie incessante toute la journée) n’a pas aidé mais il n’y a pas que ça. Si c’était à refaire, je garderai ces 2 précieux jours pour autre chose. C’est un avis bien personnel, je sais que d’autres ont beaucoup aimé, raison pour laquelle d’ailleurs nous avions inclus cette étape dans notre programme. Avec une arrivée de jour et une météo un peu plus clémente, je suis sûre que nous aurions ressenti les choses différemment. Maintenant, ce qui reste totalement factuel, c’est que c’est une étape qui coûte cher. La route vers Datong est magnifique. Nous traversons de très belles montagnes, cultures en terrasse et superbes petits villages où on retrouve la si belle architecture traditionnelle qui nous a manqué à Wutaishan. On revit !
Datong Initialement, j’avais pensé pouvoir visiter le monastère suspendu en arrivant de Wutaïshan. En effet, il y a (parait-il) un bus matinal qui fait le trajet Wutaïshan-Hunyuan. Quelle erreur c’aurait été ! Car autant il est possible de visiter Jinci Temple avec les sacs à dos, autant c’est impensable pour le monastère suspendu. Nous avons finalement visité le monastère suspendu et la pagode en bois depuis Datong. Sans les sacs. Et c’était bien mieux ainsi. Une de nos journées préférées ! - Monastère suspendu : Accès facile : bus urbain 15 jusqu’à la GR principale puis bus pour Hunyuan (35 Y). A l’arrivée des voitures emmènent les touristes gratuitement jusqu’au monastère. Le monastère nous a subjugués. D’autant qu’il faisait beau ! Enfin, un ciel bleu !! N’hésitez pas à y grimper, même si vous êtes sujet au vertige (je le suis). Ca se fait. Beaucoup de monde. Ca double assez peu car il n’y a pas la place et ça pousse moins qu’ailleurs. Taxi (60 Y par personne) pour aller ensuite jusqu'à la pagode, à Yingxian. Pagode vieille de 1000 ans ! Respect Madame. Certes, vos épaules sont un peu voutées mais, quand même, quel port de tête ! J’ai été extrêmement impressionnée par cette prouesse architecturale, tout en finesse, tout en technique aussi (pas un seul clou), tout en pureté ! Grandiose. Retour à Datong en bus. Pour vous rendre à la gare routière de Yingxian : en sortant de la pagode, face à vous, rue piétonne jusqu’au bout, puis à droite sur un bon gros km. La gare est sur le même trottoir, un grand bâtiment gris, moderne, formé par 2 quarts de cercle. Une vingtaine de minutes à pied pour s’y rendre. 30 Y le billet. On arrive à la gare du Sud de Datong, le bus urbain 30 nous ramène à la GF, à 2 pas de notre hôtel (que je recommande chaudement).
- Grottes de Yungang Bus urbain 4 jusqu’au terminus, puis bus urbain 3. Beaucoup de décorum pour ce site qui attire une grande foule. Pour autant, aucune queue aux caisses ! Inutile d’utiliser les navettes du site. On traverse un temple moderne, un pont, une allée d’obélisques (c’est un poil pompeux tout ça …) et on arrive à la grotte n°1. Les plus belles grottes sont celles protégées par un portail en bois (n° 5-6-7 et 8) et puis, la très symbolique n°20. Gardez les 5 à 8 pour la fin au risque de ne pas apprécier les autres, beaucoup plus simples. Une bonne matinée suffit à la visite. Retour sur le parking, là où nous a laissés le bus en arrivant. On le rate de peu. Un autre bus, à impériale, attend. On l’inspecte et on reconnait l’idéogramme de la gare ferroviaire ! DA TONG ZHAN ! On grimpe, on vérifie quand même auprès du chauffeur, c’est bon ! Le retour sera direct. Toujours pour 1 tout petit yuan !
- Mur des 9 Dragons Oh, qu’il est beau !
Datong est en pleine reconstruction. Ils rasent le vieux pour faire du “simili” vieux. La muraille est totalement restaurée. Du coup, de jolis quartiers, plein de charme, mais sans âme, car tout neufs et pour l’instant encore bien vides. Le meilleur exemple est la superbe place, proche du monastère Huayan, qui ne demande plus qu’à s’animer. Un très très beau décor mais où il manque les acteurs.
Et pour manger : Notre gros coup de cœur du voyage : Tonghe Restaurant, voisin de notre hôtel, donc à gauche de la GF (en regardant la gare). On dirait un hall d’hôtel. Ce n’est pas hyper chaleureux, trop grand, trop haut de plafond. L’accueil est assez froid. Par contre, on y mange divinement. Superbe carte avec photos et prix incroyablement bas. On y a pris 3 repas, avec délectation !
Chengde Pour arriver à Chengde, nous avons enchaîné un bus juste après notre train de nuit Datong-Pékin. C’est fatigant (d’autant que nous n’avions pas fermé l’œil puisque nous n’étions pas en couchette …) mais quel gain de temps ! Ca peut paraitre un peu fou sur le papier mais, c’est assez facile puisque nous arrivions très très tôt à Pékin. Le métro se trouve sur la parvis de la gare, nous attendons son ouverture et on le prend jusqu’à Sihui. La gare routière de Sihui est à côté. Premier bus pour Chengde. Nous avions également prévu de nous arrêter en route pour aller voir la muraille à Jinshanling. Nous le demandons au chauffeur, qui sagement s’arrête. Finalement, nous déclinons car le temps est pourri, on ne voit pas à 10 mètres. Aucun intérêt. Mais au final, ce raté va bien nous servir ! On arrive à la gare routière du Sud. Taxi pour monter en centre ville. Compteur : 22 Y. A midi, nous étions installés, douchés, prêts à partir à la découverte de Chengde. - Palais d’été et parcs impérial 120 Y - L’après-midi suffit. C’est beau, c’est sympa … mais rien de bien différent de tout ce qu’on a vu jusqu’à présent. On se fait néanmoins une belle et longue balade dans le grand parc. Mais ça ne vaut pas 120 Y … - Temples lamaïques Nous y consacrons toute la journée du lendemain. On commence par le temple de l’Ecole du Potala. Nous serons frustrés, et c’est paradoxal, à la fois par le manque d’entretien et par tous les échafaudages qui défigurent le temple. D’autant qu’on ne voit aucun ouvrier et que pour certains, bien rouillés et bien poussiéreux, on se demande depuis combien de temps ils sont là et combien de temps encore ils vont rester … Donc, on grognonne et la magie n’opère pas !! Il faut dire aussi que l’architecture tibétaine est assez austère. 2 heures de visite quand même. Sous la pluie (ah, ben oui !) et en grognonnant. Une voiturette électrique nous conduit gratuitement vers le temple du Bonheur et de la Longévité (billet couplé). Ici aucun échafaudage et bien plus propre. Voilà qui nous ragaillardit. On ne grognonne plus ! Nous irons encore voir celui de la Paix Universelle avec sa statue colossale tout en bois et nous finirons par le très joli temple Pule, circulaire. Au final, on est ravi de notre journée qui partait pourtant plutôt mal.
Nous rentrons sur Pékin en bus. Le bus urbain 28 peut nous conduire jusqu’à la gare principale. Mais à cette heure matinale, ils sont bondés et avec nos sacs à dos … pas très cool pour ceux qui travaillent. Bref, on prend un taxi : 10 Y.
Pékin Où allons-nous arriver à Pékin ?... Si c’est à Sihui, c’est bon, on va reconnaître et on saura vite trouver le métro, mais sinon ?… Bien sûr, nous arrivons ailleurs : Liuliqiao. Bon … On demande, et, comme souvent, on se fait chaperonner jusqu’au métro tout proche, cette fois-ci par 2 jeunes tout heureux de nous aider. Nous avons consacré 4,5 jours à Pékin. C’est forcément court. Nous n’avons vu que les points phares. - La Grande Muraille Au 85 de la NanLuoGuXiang, nous trouvons une petite agence/auberge qui propose une excursion à la journée vers la Muraille. Exactement ce qu’on cherchait ! 2 heures de bus jusque JinShanLing, on monte sur la muraille, on la suit sur 6 km, on redescend à la tour 22, un peu avant Simatai. Le bus nous reprend ici. Rando facile de 3 heures sur la muraille. Pour nous tout seuls ! Soit quand même un groupe de 37 voyageurs individuels mais qui s’éparpille bien vite, personne n’ayant envie de rester en groupe. On a la muraille pour soi tout seul. Pas de haut-parleur. Pas de drapeau de ralliement qui s’agite frénétiquement. Juste le silence et la muraille qui serpente dans la montagne à perte de vue. Par chance, ce jour-là, il faisait très beau. Aucune brume. C’est lourd, ça prend la journée complète pour seulement 3 heures sur la muraille. Mais que ça vaut le coup !! Une guide nous encadre et nous donne, dans un excellent anglais, toutes les indications pour savoir où descendre et où retrouver le bus. 3 heures, c’est large, il n’y aura aucun retardataire. 280 Y tout compris (transport + entrée). Repas à notre charge. Quel cadre pour un pique nique ! Sachant que le bus pour Chengde est à 85 Y (donc 170 A/R) et l’entrée à 65 … c’est vite vu. Je recommande chaudement cette excursion qui vous permet de vivre la muraille. - La Cité Interdite Ceux qui connaissent la foule de Disneyland Paris, c’est … au moins autant ! C’est le seul lieu (de notre voyage) où vraiment, il y avait du monde. Enormément de groupes de Chinois, avec le bob assorti au drapeau du guide qui faisait hurler son haut-parleur … Ca, c’est le mauvais côté. Maintenant, c’est incontournable, c’est inratable et c’est fabuleux !! Nous avons passé 6 heures dans cet immense lieu, en le visitant sans courir, en prenant le temps de nous poser dans un coin à chaque endroit un peu stratégique pour lire le GB (dans de tels cas, c’est le guide maître !), en nous imprégnant, toujours un peu à l’écart de la foule. Oui, oui, on y arrive très bien. Les Chinois s’entassent devant les portes de chaque palais pour y apercevoir et photographier le trône. Mais ce n’est finalement pas le plus important, en tout cas, ce n’est pas ce qui reste. L’architecture est merveilleuse et a suffi à nous réjouir. Nous avons manqué quelques trônes ? Quelle importance ?... Si vous avez le temps, ne prévoyez pas une autre grande visite le même jour. Ce serait dommage. La Cité Interdite mérite bien sa journée à elle. - Le temple du Ciel Dans les parcs, aux alentours de ce magnifique temple circulaire, toute la Chine séculaire se retrouve et pratique toute sorte d’activités physiques douces. J’aurais pu rester des heures à admirer ces Chinois, assez âgés pour la plupart, jouer, danser, chanter, s’entraîner. Toujours en douceur, avec esthétisme, délicatesse. Aucune activité violente. Un très bon moment, dans un cadre magnifique, avec en toile de fond le temple du ciel et un calme qu’on n’imagine pas trouver à Pékin. - Le palais d’été Immense parc avec ses palais, ses longs couloirs, ses halls, ses pavillons … Ne ratez pas Suzhou Street où l’empereur se donnait l’impression de “sortir” Voilà les 4 sites phares qui ont occupé nos 4 journées. Chacune complétée par la découverte d’un quartier : les hutons de NanLuoGuXiang, le quartier Dashilar, les lacs de Shishahai, le marché aux puces de Panjianyuan … Nous aurions aimé en faire plus …
Et pour manger : Une petite folie. Nous voulions absolument goûter du canard laqué. Alors tant qu’à faire, autant choisir une belle et bonne adresse. Dadong – 5th Floor, Jinbao Palace, 88 Jinbao Street, Dongcheng District Le restaurant occupe TOUT le 4ème étage (donc 5th Floor) de l’immeuble. On tombe sur la réception dès que les portes de l’ascenseur s’ouvrent. Et c’est très très chic. On se sent un peu patauds avec nos T-shirts et nos chaussures de marche mais on est néanmoins accueillis avec le sourire. Pas de réservation, mais il est tôt : 17h30 (le restau semble déjà bien rempli !). On nous trouve une place (enfin 2), sur une grande table qui visiblement accueille les sans résa. Un peu à l’écart, on ne profite pas au mieux du restaurant mais ça reste extrêmement joli et très classe. Nous commanderons juste un canard laqué (1 complet pour nous 2), l’assortiment qui va avec (sauce aux prunes, émincé de radis, carottes, oignons, ciboule …) et du thé. Le canard est à 268 Y la pièce (donc pour nous 2), les sauces sont à 12 Y/p et le thé à 58 Y/p (le seul truc hors de prix finalement !). On s’en tire donc pour un peu plus de 400 Y pour nous 2, qu’on paie en CB. Franchement, ça les vaut !! Sauf le thé … Le canard est découpé devant nous avec beaucoup d’élégance et de savoir-faire. Et on nous a montré, gentiment, sans chichi, comment préparer nos crêpes (resservies à volonté semble-t-il) pour le déguster. C’est super bon. Ne pensez pas qu’un canard pour 2, ce soit trop, non, car la découpe entraîne beaucoup de pertes (en tous cas pour le client). En quelques minutes, la grande table se remplit avec 5 autres couples. Et nous ferons petits joueurs face à eux. Car, tous, vont commander plusieurs plats EN PLUS du canard laqué ! Jusqu’à 5 plats !! Des petites boîtes hermétiques sont à disposition pour emporter tout ce qui n’est pas consommé. Forcément …
ET SI C’ETAIT A REFAIRE : Xi’an, Pingyao, Datong et Pékin me paraissent incontournables. Après chacun aura sa sensibilité face à ces villes mais elles sont immanquables. Chengde est intéressante si on a du temps. Enfin, sans trop hésiter, je remplacerai l’étape de Wutaïshan par 2j de plus à Pékin pour découvrir des quartiers moins touristiques (et du coup, apporter peut-être un peu de variété au voyage). Ou bien 1j de plus à Pingyao, juste pour le plaisir de flâner, et 1j de plus à Pékin.
DIVERS : L’accueil : beaucoup de gentillesse, d’égards, d’aide. Un monsieur nous accompagne jusqu’à l’arrêt du bus que nous cherchions, un couple détourne sa promenade pour nous montrer le Mur des 9 Dragons, une jeune-fille nous accompagne à travers toute la ville nouvelle de Pingyao pour nous permettre de réparer notre APN, un chauffeur de bus descend de son bus pour nous indiquer quelle correspondance prendre, … on ne compte plus ce genre d’attentions. Bien sûr, ils crachent beaucoup, ils braillent, ils bousculent, ils doublent, ils mangent disons … autrement. Ca peut être déroutant, voire parfois, choquant. Leurs normes ne sont pas les nôtres, voilà tout. Nous avons pris le parti de nous en amuser et de ne surtout pas juger. Quand un bus de Chinois(es) veut faire pipi et que vous y êtes déjà … que se passe-t-il ? Une véritable foire d’empoigne pour SORTIR des wc (à la Cité Interdite). Une pure folie ! Le regard abasourdi de Philippe et sa bouche bée quand il m’a vue enfin émerger de cette cohue me font encore mourir de rire aujourd’hui. Quelle idée aussi d’aller faire pipi quand un bus arrive … Leur savoir-vivre est ailleurs. Cette formule n’est pas de moi, je l’ai lu sur VF ou ailleurs, je ne sais plus. Je la trouve parfaite. Tout y est dit. La communication : cette fois (par rapport au Yunnan), nous avons rencontré beaucoup plus de Chinois parlant anglais. Sinon, comme toujours, en montrant les idéogrammes du GdR, on arrive à tout ! La carte bancaire : assez peu acceptée sauf dans les hôtels plus chers Le climat à cette époque : pas de chance, nous avons eu beaucoup, beaucoup de pluie. Fine mais incessante. Froid uniquement à Wutaishan. Pourtant, selon toutes les sources (écrites ou humaines), septembre, c’aurait dû être bien … Pas de bol. Vêtements : Kway ! Et 2 parapluies achetés sur place. En dehors de ça, ce n’est pas la transpiration qui nous a salit ! L’affluence touristique à cette époque : beaucoup de touristes chinois Les problèmes de santé : ràs Les moustiques : ràs Les photos : euh … sujet délicat. Dans un temple à Pingyao, je lâche l’APN. Comme dit Philippe : un spasme !... Ce crétin (je parle de l’APN) ne s’en remet pas. Pourtant, il n’est pas tombé de bien haut. ZUT ! La boulette ! La méga-boulette. On est à Pingyao vieille ville, où trouver un vendeur d’APN ? Nous y arriverons, encore une fois grâce à l’aide et à la gentillesse de plusieurs Chinois. 1 heure plus tard, nous aurons un nouvel APN qui nous raconte sa vie en Chinois. C’est cool ! Heureusement, on a pu trouver quasiment le même modèle (tout au moins la même marque) donc, on s’y retrouve. Au final, c’est un beau souvenir mais sur le coup … vent de panique ! Car quand même, pour nous tous, les photos, c’est un superbe souvenir et le meilleur support de notre mémoire. Avec elles et notre carnet de route, nous revivons notre voyage à volonté. Quant aux photos, elles seraient toutes bien plus jolies avec un beau ciel bleu. Mais, ça, ce n’est pas ma faute. Les achats perso : pas grand-chose, mais c’est perso. Les estampes sont superbes mais chères. Le Wifi : bien répandu et gratuit Une petite boussole : c’est tellement utile. Lecture : “Moi, Confucius” de José Frèches. Sur place, c’est un régal. Une façon agréable et simple d’aborder le confucianisme.
On a beaucoup aimé : 🙂 Notre journée sur la Grande Muraille. Lieu mythique ! Ne jamais devoir faire la queue aux ticket offices, même pas à la Cité Interdite … Les réverbères des villes. Souvent très futuristes, toujours très jolis. On n’y fait pas assez attention de jour. Regarder les Chinois vivre ensemble (jeux, gym, danse, chant …)
On a moins aimé : 😕 Les prix trop élevés de certains sites. L’épreuve de certaines toilettes publiques
En conclusion : Cette fois encore, nous avons quitté la Chine en conservant les yuans qui nous restaient. On sait qu’on va revenir. Probablement pour découvrir la région de Shanghai. Nous sommes tombés sous le charme de ce pays que nous avions tant craint de visiter !
“Nous n’avons pas changé les Yuans qui nous restaient. C’est tout dire. Nous comptons bien poursuivre notre découverte de cet immense pays. Bien vite.” Telle était la conclusion de notre première approche de la Chine, en Avril dernier. Nous n’avons pas tardé ! Puisque Septembre est le mois idéal pour visiter Pékin et sa région, c’est décidé, 2014 sera pour nous une année consacrée à la Chine.
NOTRE PERIPLE EN 3 SEMAINES :
Dim 7 Sept – Arrivée du vol China Southern à Xi’an à 10h25 – 3 nuits à Xi’an Lun – Han Yang Ling – Ville intra-muros Mar – Bing Ma Yong – Ville intra-muros – Spectacle au Tang Dynasty Palace Mer – Ville extra-muros – Train de nuit vers Pingyao Jeu – Temple Shuanglin – Ville intra-muros – 4 nuits à Pingyao Ven – Ville intra-muros Sam – Résidence Wangjia – Village et château de Zhangbi – Ville intra-muros Dim – Résidence Qioajia – Qixian Gucheng – Temple Zhenguo – Ville intra-muros Lun – Bus pour Taiyuan – Jinci Temple – Bus pour Wutaishan – 2 nuits à Wutaishan Mar – Temples tibétains (Puhua - Xiantong – Tayuan – Nanshan …) Mer – Bus pour Datong – Ville intra-muros (Monastère Huayan – Mur des 9 dragons) - 2 nuits à Datong Jeu – Bus urbain pour Hunyuan : Xuankong Si (monastère suspendu) – Taxi pour Yingxian : Muta (pagode en bois) – Retour en bus Ven – Bus urbain pour Yungang : Grottes – Retour en bus – Ville intra-muros (temple Shanhua) – Train de nuit vers Pékin Sam – Métro + bus pour Chengde – Palais d’été et parc impérial - 2 nuits à Chengde Dim – Temples lamaïques Lun – Bus pour Pékin – Balade dans les hutongs – Temple des Lamas – Temple de Confucius – 5 nuits à Pékin Mar – Cité Interdite Mer – Rando sur la Grande Muraille : 6km depuis Jinshanling vers Simatai Jeu – Palais d’été – Marché aux puces de Panjiayuan – Canard laqué chez Dadong Ven – Temple du Ciel – Quartier Dashilar – Quartier de Shishahai Sam 27 Sept – Départ (mouvementé – grève AF)
BUDGET : Cours : 10 Yuans (ou RMB) = 1,2 €
Dépenses préalables : Visa : 71 €/p Vols : 860 € l’A/R /p Train de nuit Xi’an/Pingyao : 74 € pour nous 2 Dépenses sur place : Hébergement : 1076 € pour 18 nuits Autres (repas, transports, entrées des sites …) : 1621 € (dont environ 530 € d’entrées de sites !) Budget total tout compris (hors achats de souvenirs perso) : 4633 €
On peut serrer ce budget en réservant des hôtels moins chers. On s’est un peu lâché sur Pingyao et Pékin. Le charme a un prix … Un repas cher aussi chez Dadong à Pékin. Pour le reste, on a été sage. Les sites sont chers … et nombreux.
Beaucoup de paiement cash. Retraits faciles aux ATM.
VISA : N’attendez pas le dernier moment, ça prend du temps pour constituer le dossier … www.otchine.com/Formalites_et_Visa.htm Une fois encore, j’ai réservé (sans frais) sur Booking.com des hôtels pour couvrir tout mon séjour (comme requis) que j’ai annulés dès le visa obtenu. Il est coûteux : 71 €/p.
GUIDES : Lonely Planet (LP) Très léger sur le Shanxi. Vraiment décevant. Guide du Routard (GdR) – Edition 2013-2014 J’ai nettement préféré le GdR au LP. Guide Bleu (GB) Parce que nous avions envie d’approfondir le côté culturel et historique. Pas déçus évidemment. Avec le GB, on sait à quoi s’attendre.
Un guide papier est indispensable pour avoir la transcription en idéogrammes chinois des endroits où l’on souhaite aller. C’est suffisant mais indispensable. D’autant que nous ne pouvons pas compter sur la prononciation des mots transcrits en pinyin … on n’a pas le bon accent !
Pour préparer notre périple, j’ai également énormément utilisé ce site : www.travelchinaguide.com/cityguides/ Extrêmement complet.
TRANSPORTS :
1 - Vols Paris/Guangzhou/Xi’an et Beijing/Guangzhou/Paris – China Southern/Air France Achetés début juin via Voyages-sncf.com. 860 € l’AR/p Suite à la grève Air France, notre vol retour Canton-Paris a été annulé. En dehors de ses excuses, AF ne nous a été d’aucun secours. C’est à l’aéroport de Pékin, au comptoir China Southern, qu’en 20 minutes, un employé diligent et aimable a réglé notre problème en nous trouvant un vol direct sur Air China. OUF ! Complément du 25/10/2014. Je me dois de rendre justice à AF : nous venons de recevoir un email de leur part nous offrant un avoir de 800 € chacun en compensation des désagréments subis. Parfait !
2 – Transports locaux Pour les novices de la Chine, je vous invite à lire les préliminaires de ce chapitre dans mon précédent carnet : voyageforum.com/...ost=6518729;#6518729 Sur ce périple, absolument aucune difficulté. Nous avons souvent trouvé des employés en gare parlant quelques mots d’anglais. Comme on me l’avait prédit sur VF, ce voyage a été beaucoup plus facile que le précédent au Yunnan. GF = Gare ferroviaire GR = Gare routière
2.1- Le train
Xi’an – Pingyao Nous rejoignons la gare ferroviaire de Xi’an en métro depuis notre hôtel. Train de nuit 2672 – couchettes molles – départ 22h53 – durée 8h20min Billets de train réservés via internet depuis la France le 21/07 avec une demande de livraison des tickets à l’hôtel de Xi’an. www.chinatripadvisor.com/english/ Extrêmement simple et efficace avec quelques échanges de mails de validation. J’ai notamment envoyé la réservation Booking.com en chinois pour qu’il n’y ait aucune ambigüité. A notre arrivée à l’hôtel Citadines de Xi’an, nos billets nous attendaient. Un excellent service mais qui a un coût : les 2 billets coûtent 410 Y facturés 74 € soit 50% de plus que le coût net des billets … Au départ du train, le contrôleur échange notre billet contre une contremarque. Quelques minutes avant l’arrivée, il vient nous réveiller et nous rend nos billets (qu’il faudra rendre pour sortir de la gare). A Pingyao, nous rejoindrons l’hôtel à pied (merci GoogleMaps).
Datong - Pékin Je demande à l’hôtel de Pingyao de réserver 2 couchettes, 10 jours avant. Surprise ! Tout est plein. Pas le choix, contraints de réserver 2 sièges. Le service payé à l’hôtel est quasiment aussi cher que le prix de la place : 53 Y la place, 30 Y le service ! LOL ! Voyage inconfortable et fatigant mais belle expérience. Impossible de dormir : les lumières restent allumées dans le wagon, les gens sont bruyants, les sièges étroits et raides, le contrôleur hurle les gares d’arrivée. Qu’importe ! Nous voici à Pékin à 4h30 du matin. Le métro ouvre ses portes à 5h …
Des renseignements très précieux ici : www.seat61.com/China.htm Je suis une fan inconditionnelle de ce site absolument remarquable !
2.2 - Le bus longue distance (coach) Je n’ai réservé qu’un seul bus, celui de Wutaishan à Datong, la veille pour le lendemain matin, réservé directement à la GR. Pour les autres, les bus étaient suffisamment nombreux pour que la résa ne soit pas nécessaire. Aucune galère. Nous n’avons jamais dû attendre. Bon à savoir : sur le billet, le n° imprimé à côté du prix est la plaque d’immatriculation du bus.
2.3 - Les bus urbains Prix dérisoire : 1 Y le trajet, on glisse le billet dans une boite transparente à côté du chauffeur. Attention, il faut l’appoint. En fait, il suffit d’oser et ne surtout pas croire que c’est infaisable ! Aux arrêts, tous les parcours de bus sont décrits. Les numéros des bus sont en chiffres arabes, les stations en chinois vertical. En rouge, la station où l’on est, une flèche indique le sens du bus. Ensuite, il faut observer. Parfois, on y arrive tout seul, on repère les caractères de la gare (à force, celui-là on le connait !) ou du temple … Et puis, sinon, il suffit de demander. Et pourquoi pas directement au chauffeur du bus ? A Datong, nous voulions retourner à la gare ferroviaire. Fin de journée, personne à l’arrêt pour nous renseigner. Le bus 27 arrive. On grimpe, je montre mon idéogramme au chauffeur. Elle m’explique longuement … en Chinois. On croit comprendre qu’il y a une correspondance. Devant mes yeux ronds, elle nous fait signe de nous asseoir. Et 15 minutes plus tard, nous refait signe de descendre, descend avec nous ( !) et, à l’arrêt, nous montre le numéro du bus à prendre et la station où descendre. Il n’y a plus qu’à attendre le bus 15 et ensuite à compter les stations. Les gens sont serviables, gentils et généralement plutôt contents de nous voir prendre les bus urbains. N’hésitez pas, après c’est un vrai bonheur ! Et quasi gratuit ! Quelle importance de se tromper à ce prix-là ?! Et puis, quel plaisir de traverser les villes en bus ! Nous les avons énormément utilisés à Datong, d’autant que nous en avions pleins devant notre hôtel, à côté de la gare ferroviaire.
2.4 – Les taxis Coût assez faible. Avec ou sans compteur. Jamais de grosse arnaque.
2.5 – Le métro 2Y le trajet. A Xi’an, peu de lignes encore. A Pékin, par contre, il va partout, y compris à l’aéroport (surtaxe pour l’aéroport : ticket à 25 Y qu’il faut acheter à Donzhimen ou à Sanyuanqiao. Ca se fait tout seul). A Pékin, nous avons acheté un pass qui permet de ne pas avoir à acheter son ticket à chaque fois mais ne donne aucune réduction. C’est juste pratique. www.travelchinaguide.com/...ation/smart-c... Imprimez un plan couleur depuis la France, les stations de métro ne vous remettront qu’une impression A4 en noir et blanc. Il s’est beaucoup développé pour les JO de 2008 et les plans ne sont pas tous à jour. Celui de notre GdR (pourtant version 2013-2014) ne l’était pas. Contrairement à Paris, le guichet ne vous vendra pas de ticket, il vous fera de la monnaie pour vous permettre ensuite d’utiliser les automates (anglais disponible). Il n’y a que la 1ère fois qui coûte. Après … c’est de la rigolade ! On peut même y recharger son pass. Les stations de métro à Pékin ne se repèrent pas aussi facilement qu’à Paris (sans chauvinisme aucun, leur métro est sacrément plus beau que notre vieux réseau). Mais pas de gros M orange pour nous faire signe. Ici, ce sont des panneaux bleus avec un sigle B entouré d’un G, à la même hauteur que tous les autres. Donc, il faut être vraiment attentif. Une illustration ici : www.travelchinaguide.com/...portation/sub...
2.6 – Les voitures privées Utilisées pour nos 2 excursions autour de Pingyao : - la résidence Wang et Zhanbi Castle – 300 Y - la résidence Qiaojia – Qixian Gucheng – Zhenguo Si – 250 Y On n’a pas eu à chercher. On s’est fait démarcher un matin dans la vieille ville. Sans précision sur la durée. Aucune embrouille. Chauffeur plaisant et souriant. Egalement : - le temple Shuanglin – 60 Y + 10 pour le parking (!) C’était un taxi que nous avons trouvé aux portes de la vieille ville.
Concrètement, pour notre itinéraire : Je ne cite que les grands déplacements … o-o Aéroport de Xi’an – Bell tower Airport Shuttle – Line 1 On prend les tickets dans le hall d’arrivée. 26 Y – 40 min o-o Xi’an – Pingyao Train 2672 - couchettes molles – 205 Y – départ à 22h53 – arrivée à 7h13 – durée 8h20 o-o Pingyao – Taiyuan 26 Y – départ à 8h40 – 1h30 jusqu’à un arrêt (sur notre demande) de bus urbain (301) pour Jinci Temple o-o Taiyuan – Wutaishan A la GR de l’Est de Taiyuan 73 Y – départ à 15h20 – 3h30 o-o Wutaishan – Datong (réservé la veille) 75 Y – départ à 7h30 – 4 par jour seulement – 3h30 o-o Datong – Hunyuan (monastère suspendu) A la GR principale 35 Y – départ à 9h – 2h + voiture gratuite jusqu’au monastère o-o Hunyuan – Yingxian (pagode en bois) Taxi : 60 Y / personne – 45 min o-o Yingxian (pagode en bois) - Datong Je décris plus bas comment trouver la GR de Yingxian depuis la pagode (20 min à pied) 30 Y – départ à 15h10 – 1h20 Arrivée à la GR du Sud de Datong – Bus urbain 30 pour rejoindre la GF o-o Datong – Pékin Train K1112 – sièges (dur ou mou ? je ne sais pas) – 53 Y – départ à 22h08 – arrivée à 4h37 – durée 6h30 Réservation à Pingyao trop tardive … plus de couchette. o-o Pékin – Chengde A la GR de Sihui 85 Y – départ à 7h10 – 3h30 Arrivée à la GR du Sud de Chengde – Taxi pour rejoindre le centre ville (22y) o-o Chengde – Pékin A la GR principale de Chengde (le bus passera et s’arrêtera à la GR du Sud) 85 Y – départ à 7h30 – 3h30 Arrivée à Liuliqiao – métro à côté
HEBERGEMENTS : Ils sont quasiment tous dans le GdR.
Xi’an Citadines Central Xi’an www.citadines.com/...na/xian/central.html 3 nuits réservées sur Booking.com - 390 Y / nuit - Paiement sur place par carte. Petit dej buffet à 38 Y – 1 petit dej / nuit inclus dans le prix. Il faut payer le second. L’hôtel n’a aucun charme particulier, la chambre est propre, très spacieuse (c’est un petit studio) et vraiment confortable mais un peu vétuste. L’intérêt, c’est son emplacement : à quelques pas de la Tour du Tambour.
Pingyao Yide Hotel www.yide-hotel.com/zhonghe0.htm Cité dans le GdR 4 nuits réservées sur Booking.com – 595 Y / nuit - Paiement sur place par carte. Petit dej non inclus – A la carte – Un peu cher. Beaucoup de charme. Dans une jolie siheyuan (maison traditionnelle), chambre spacieuse et confortable. Très bon accueil, dans un bon anglais.
Wutaishan You Hao Hotel Je ne sais pas le situer 280 Y / nuit – Cash - Petit dej inclus ou pas ? Je ne sais pas, de toute façon, pas envie … Chambre spacieuse mais froide, dans tous les sens du terme. La chambre n’a pas été faite entre nos 2 nuits … Pas bien grave pour le lit, mais on aurait apprécié des serviettes sèches. Bref … je ne vais pas faire ma chochotte, mais quand même … Un seul avantage : à quelques dizaines de mètres de la gare routière.
Datong Hong Qi Hotel 11, Zhangqian Jie (GdR) 240 Y / nuit – Cash – Petit dej buffet inclus Notre vrai gros coup de cœur !! Et pourtant, grand hôtel classique, sans grand charme mais qui présente de nombreux avantages. Grande chambre, confortable et propre. Petit dej très sympa (chinois). Bien situé, à 2 pas de la GF et d’un terminus de bus. Nombreux bus urbains. Restaurant voisin (Tonghe Restaurant), coup de cœur du LP, à très juste titre ! Le manque de charme, ou d’âme plus justement, est compensé par tous ces avantages de situation.
Chengde Mountain Villa Hotel 11, Lizhengmen (GdR) 300 Y / nuit – Cash - Petit déj buffet non inclus (30Y), pas très agréable. Face au Summer Palace. Confort classique d’un grand hôtel. Pratique : beaucoup de bus urbains à proximité qui nous ont servi pour aller aux temples.
Pékin Courtyard 7 www.courtyard7.com/ Cité dans le GdR 5 nuits réservées sur Booking.com – 643 Y / nuit - Paiement sur place par carte. Hôtel de charme très bien situé dans le cœur historique de Pékin, dans un hutong calme, perpendiculaire à la très touristique NanLuoGuXiang. Excellent accueil dans un anglais parfait. Petit déjeuner buffet superbe inclus. J’en salive encore !! On gagne le repas du midi avec de tel petit dej. Vu les tarifs, nous avions choisi une chambre standard. Elle était un peu petite … Nous nous sommes adaptés en glissant nos sacs à dos sous le joli lit à baldaquin. Sdb petite mais très agréable et très fonctionnelle.
REPAS : Je donne quelques adresses qu’on a aimées dans le corps du paragraphe suivant. Les plats de légumes tournent entre 10 et 40 Y. Nous avons souvent mangé dans de petits restaurants simples, sans prétention. Les portions sont toujours très conséquentes et nous n’avons jamais été déçus. On a souvent eu droit à des menus, pas forcément en anglais, mais avec photos. Ca aide. On nous aussi assez souvent servi d’office de l’eau chaude. Nature. Pas très amateurs et surtout pas habitués, nous demandions à y rajouter du thé. Un seul écart dans nos restau : le très chic Dadong à Pékin, pour goûter un canard laqué. Un beau et bon moment. Je détaille plus bas. Une seule erreur (mais de taille) : un petit fast food chinois à l’intérieur du Palais d’Eté de Pékin. Absolument infect ! On a bien regretté notre choix quand on a vu le petit restau hyper sympa qui se trouve sur la petite île dans Suzhou Street (toujours dans le Palais d’Eté). Dommage.
L’ITINERAIRE : Voilà bien longtemps que nous n’avions pas pu partir 3 semaines. Mais pas question de changer nos habitudes : nous en profitons pour faire un beau périple et, surtout, pour prendre notre temps. C’est clair qu’on aurait pu en faire plus. Nous avons préféré approfondir et profiter de chacune de nos étapes. Une critique toutefois sur notre programme. S’il permet de découvrir l’Histoire de la Chine à travers ses temples, ses palais, ses belles résidences anciennes, ces quartiers pittoresques, il manque peut-être un peu de variété, de Nature. Instructif, enrichissant, aucun doute mais peut-être un peu répétitif. On s’en est rendu compte à nos photos. Il y a redite …
Xi’an - La tombe du 1er empereur Qin, Bing Ma Yong Tout le monde vient à Xi’an pour ça. Donc … du monde mais rien qui ne soit gérable et nous avons pu approcher de chacune des fosses sans difficulté. Accès facile en métro (station Wulukou) + 500m de marche jusqu’à la GF + bus 5 sur le parvis (7 Y) Des infos ici : www.travelchinaguide.com/...rtation/tour-... Une fois arrivé, on a pris la navette (5 Y) pour économiser nos forces et atteindre l’entrée. Pas de navette au retour pour nous obliger, comme de juste, à traverser toute la partie boutiques … Ne ratez pas le hall des chariots de bronze avant de voir les fosses. C’est superbe ! C’est incontournable. Mais je ne suis pas sûre de ne pas avoir préféré Han Yang Ling … - La tombe de l’empereur Han Yang Ling Beaucoup moins touristique. Quasiment personne. C’est moins grandiose que Bing Ma Yong mais plus émouvant, plus humain peut-être. Accès facile en métro (station Shi Tu Shu Gan – sortie D) + bus urbain 4 (arrêt de bus juste à la sortie du métro) jusqu’au terminus. - Les remparts qu’on a ratés car il pleuvait. On le regrette encore aujourd’hui ! Ils sont ici plus impressionnants que ceux de Pingyao. On avait prévu d’en faire le tour en tandem … Ce sera pour une autre fois ! - Le musée du Shaanxi gratuit sur présentation du passeport, trop rare pour s’en priver ! En fait, il est intéressant car il est plutôt petit et quelques guerriers y sont présentés qu’on peut voir de près. En 1 heure, on a fait le tour. - Les pagodes de l’Oie Sauvage (petite et grande). La petite est plus mignonne. - La forêt des stèles Un peu aride car difficile d’apprécier les textes … C’est le site qui peut sauter si besoin. D’autant qu’il est assez cher (75 Y). - Intra-muros : les tours du Tambour, de la Cloche, le quartier Hui, la grande mosquée Tout est dans le même coin. Le quartier Hui est très animé avec une ambiance toute différente en soirée.
Et pour manger ? On a bien aimé DeFaChang (au rez-de-chaussée, à l’étage c’est plus chicos). Il est situé au-dessus d’Häagen-Dazs, sur la place devant la Tour des Tambours. Grande cantine populaire, du choix, pas cher. Dans le quartier Hui, nous avons testé le fameux paomo, une fois au bœuf (25 Y), une autre fois à l’agneau (30 Y). C’est bon sans plus car, oserai-je dire, un peu … étouffe-chrétien.
Spectacle au Tang Dynasty Palace On se décide au dernier moment. On y va sans même avoir réservé. On verra bien. On pensait trouver un petit spectacle genre kermesse d’école de fin d’année … Euh, non, c’est plus proche de nos cabarets parisiens. On a eu de la chance, il restait des places : 220 Y sans le repas. Une boisson offerte. Philippe opte pour un martini blanc, moi pour le champagne. Si vous aimez le champagne, choisissez le martini ! Le spectacle présente plusieurs tableaux. Danses, orchestre, chant … une très belle troupe d’environ 50 personnes, beaux décors, beaux costumes et un petit commentaire en Anglais pour nous guider. Une bien belle soirée !
3 jours suffisent en consacrant 2 matinées pour les 2 tombeaux. Tout est facilement accessible avec le métro et un peu de marche …
Pingyao Pour moi, ce fut le clou du voyage. J’ai adoré cette jolie ville traditionnelle aux rues pavées, aux magnifiques remparts, aux toits retroussés de tuiles grises, aux nombreuses résidences restaurées, à l’ambiance touristique sans être dénaturée, aux petits restau sympas et chaleureux … J’y aurais volontiers passé 1 j de plus rien que pour le plaisir de flâner encore dans les rues. Billet unique pour tous les sites de la vieille ville : 120 Y, valable 3 jours. Ca les vaut largement. Ne croyez pas qu’après avoir vu 1 ou 2 résidences, vous les aurez toutes vues … Chacune a son charme, son originalité. Une de nos préférées fut la dernière qu’on a visités (comme quoi !) : Xie Tong Qing Draft Bank. Les environs de Pingyao recèlent également des trésors. Nous avons été très impressionnés par Wangjia Dayuan et Qiaojia Dayuan. Les 2 valent l’excursion. Très différentes. Que nous avons fait en louant les services d’un chauffeur souriant. Pas d’embrouille. Par contre, nous n’avons pas trouvé beaucoup d’intérêt au Temple ShuangLin.
A Datong, nous avons rencontré un touriste suisse qui avait la chance de voyager pendant 8 semaines en Chine. Il n’avait prévu Pingyao que comme un A/R depuis Taiyuan. Il n’y passait m��me pas une nuit ! Je pense que c’est vraiment dommage. Pour ma part, je ne regrette pas d’y avoir consacré 4 nuits.
Jinci Temple Nous le visitons lors de notre transfert de Pingyao à Taiyuan. Le bus de Pingyao nous déposera à un arrêt de bus urbain. Bus urbain 301 qui après 45 min de tournicoti, nous déposera enfin sur le parking du temple. Assaillis aussitôt par des chauffeurs qui nous vendent leur prestation. On comprend qu’ils proposent soit un grand tour en forêt (ben non) ou simplement un transport jusqu’à l’entrée de la pagode (ben oui). Comme on ne voit décidément pas où se trouve ce temple, on se laisse emmener pour 10 Y. Bon, au final, ce n’était pas bien loin mais, avec nos sacs à dos, ce n’est pas plus mal comme ça. Le temple (68 Y) ne dispose pas de consigne. Zut. Donc, on visite façon escargot, avec notre maison sur le dos. Le temple est tellement joli qu’on finit par ne plus les sentir ! Effet divin … Retour à Taiyuan en taxi (80 Y) jusqu’à la GR longue distance. C’est long, on découvre Taiyuan toute en longueur et en hauteur ! Pas laide du tout d’ailleurs. Après Pingyao, ça nous change. Une fois arrivés, on comprend qu’on n’est pas à la bonne gare pour aller à Wutaïshan. Evidemment, on trouve une employée super sympa qui nous écrit sur un papier kraft le nom de la bonne gare (GR de l’Est) et le n° du bus urbain qu’on doit prendre pour nous y rendre. Le bus 619 n’arrive pas … L’heure tourne. On finit par sauter dans un taxi qui nous y emmène pour 40 Y. Encore une belle petite trotte ! Qu’elle est grande cette ville ! On arrive à la bonne gare à 14h50. On reconnait les idéogrammes de notre destination. Oui, nous aurons des places dans le prochain bus qui part à 15h20 ! Ouf ! C’était quand même un peu tendu tout ça ! Mais pour en revenir au Jinci Temple, ce fut un des mes préférés !
Wutaishan Cette étape démarre mal. Nous arrivons en bus, en début de soirée, nuit noire. Le bus se gare, non pas à la gare routière comme nous l’attendions, mais devant un hôtel où tous les pèlerins prennent leur chambre sans discuter. Je vais voir la chambre. Pas chère, c’est sûr. Mais trop déprimante ! Non, pas envie de passer 2 nuits ici. Et puis, on se sent un peu pris en otage, sensation désagréable. On dégage. Mais du coup … où chercher ?... Il fait nuit, il fait froid, on ne sait pas où on est, pas au centre-ville, c’est sûr. Pas de taxi, rien pour nous emmener ailleurs. Un peu plus haut, on trouve finalement un autre hôtel qui nous conviendra mieux (à défaut de nous plaire). Pas trop le choix de toute façon. Mais au moins, c’est notre choix. J’ai horreur qu’on décide pour moi et on ne me changera pas à mon âge. Le lendemain, il fait jour (eh oui !). Enfin, on se repère. On est à quelques pas de la gare routière. Ca, finalement, c’est plutôt pratique. De centre-ville, pas vraiment. De ville, pas vraiment non plus d’ailleurs. Les maisons sont toutes les mêmes. Ici, les toits en tôle (bleu pour certains) ont remplacé les jolies toitures retroussées en tuiles grises et rondes. Tout est sur le même modèle, maisons, boutiques, restaurants … Façade peinte en gris, enseigne en jaune sur un panneau de tôle marron. Aucune âme, aucun charme. C’est triste à mourir. En plus, il pleut, il fait froid … On voulait prendre notre petit déjeuner “en ville” avant de démarrer nos visites de temple. On ne trouve rien. Absolument rien. Coup de blues ! Les repas ne permettront pas non plus d’apporter cette petite note de chaleur, de bien-être, de réconfort qui nous manque et qui peut parfois suffire à retourner une situation, une impression. On a le sentiment que tous les restau servent la même chose, dans un cadre identique, diablement froid. La nourriture est quelconque et la note affreusement salée (2 fois plus chère qu’ailleurs). Les temples ne nous transportent pas non plus … Pourtant, nous en attendions beaucoup. Le droit d’entrée (billet global) est de 168 Y + 50 Y pour une navette sensée desservir tous les temples (rappelons que le prix d’un trajet en bus urbain, c’est 1 Y …). Malgré le billet groupé, certains temples réclament encore un petit droit d’entrée (certes dérisoire, 5 ou 10 Y, mais quand même … ça soûle). Coup de blues !... En milieu d’apm, encore plein de courage (surtout Philippe !), nous décidons d’aller visiter un dernier temple, le Nansha, un peu à l’écart. Nous attendons la navette 4. Puisqu’on a payé, profitons-en. Nous l’attendrons près d’1 heure … Au final, nous abandonnerons et rejoindrons ce temple à pied (finalement, ça se fait, et ça, c’est plutôt un chouette souvenir). Bref, vous avez compris, on n’a pas beaucoup aimé cette étape. Trop chère. Trop triste. J’ai bien conscience que le temps (une pluie incessante toute la journée) n’a pas aidé mais il n’y a pas que ça. Si c’était à refaire, je garderai ces 2 précieux jours pour autre chose. C’est un avis bien personnel, je sais que d’autres ont beaucoup aimé, raison pour laquelle d’ailleurs nous avions inclus cette étape dans notre programme. Avec une arrivée de jour et une météo un peu plus clémente, je suis sûre que nous aurions ressenti les choses différemment. Maintenant, ce qui reste totalement factuel, c’est que c’est une étape qui coûte cher. La route vers Datong est magnifique. Nous traversons de très belles montagnes, cultures en terrasse et superbes petits villages où on retrouve la si belle architecture traditionnelle qui nous a manqué à Wutaishan. On revit !
Datong Initialement, j’avais pensé pouvoir visiter le monastère suspendu en arrivant de Wutaïshan. En effet, il y a (parait-il) un bus matinal qui fait le trajet Wutaïshan-Hunyuan. Quelle erreur c’aurait été ! Car autant il est possible de visiter Jinci Temple avec les sacs à dos, autant c’est impensable pour le monastère suspendu. Nous avons finalement visité le monastère suspendu et la pagode en bois depuis Datong. Sans les sacs. Et c’était bien mieux ainsi. Une de nos journées préférées ! - Monastère suspendu : Accès facile : bus urbain 15 jusqu’à la GR principale puis bus pour Hunyuan (35 Y). A l’arrivée des voitures emmènent les touristes gratuitement jusqu’au monastère. Le monastère nous a subjugués. D’autant qu’il faisait beau ! Enfin, un ciel bleu !! N’hésitez pas à y grimper, même si vous êtes sujet au vertige (je le suis). Ca se fait. Beaucoup de monde. Ca double assez peu car il n’y a pas la place et ça pousse moins qu’ailleurs. Taxi (60 Y par personne) pour aller ensuite jusqu'à la pagode, à Yingxian. Pagode vieille de 1000 ans ! Respect Madame. Certes, vos épaules sont un peu voutées mais, quand même, quel port de tête ! J’ai été extrêmement impressionnée par cette prouesse architecturale, tout en finesse, tout en technique aussi (pas un seul clou), tout en pureté ! Grandiose. Retour à Datong en bus. Pour vous rendre à la gare routière de Yingxian : en sortant de la pagode, face à vous, rue piétonne jusqu’au bout, puis à droite sur un bon gros km. La gare est sur le même trottoir, un grand bâtiment gris, moderne, formé par 2 quarts de cercle. Une vingtaine de minutes à pied pour s’y rendre. 30 Y le billet. On arrive à la gare du Sud de Datong, le bus urbain 30 nous ramène à la GF, à 2 pas de notre hôtel (que je recommande chaudement).
- Grottes de Yungang Bus urbain 4 jusqu’au terminus, puis bus urbain 3. Beaucoup de décorum pour ce site qui attire une grande foule. Pour autant, aucune queue aux caisses ! Inutile d’utiliser les navettes du site. On traverse un temple moderne, un pont, une allée d’obélisques (c’est un poil pompeux tout ça …) et on arrive à la grotte n°1. Les plus belles grottes sont celles protégées par un portail en bois (n° 5-6-7 et 8) et puis, la très symbolique n°20. Gardez les 5 à 8 pour la fin au risque de ne pas apprécier les autres, beaucoup plus simples. Une bonne matinée suffit à la visite. Retour sur le parking, là où nous a laissés le bus en arrivant. On le rate de peu. Un autre bus, à impériale, attend. On l’inspecte et on reconnait l’idéogramme de la gare ferroviaire ! DA TONG ZHAN ! On grimpe, on vérifie quand même auprès du chauffeur, c’est bon ! Le retour sera direct. Toujours pour 1 tout petit yuan !
- Mur des 9 Dragons Oh, qu’il est beau !
Datong est en pleine reconstruction. Ils rasent le vieux pour faire du “simili” vieux. La muraille est totalement restaurée. Du coup, de jolis quartiers, plein de charme, mais sans âme, car tout neufs et pour l’instant encore bien vides. Le meilleur exemple est la superbe place, proche du monastère Huayan, qui ne demande plus qu’à s’animer. Un très très beau décor mais où il manque les acteurs.
Et pour manger : Notre gros coup de cœur du voyage : Tonghe Restaurant, voisin de notre hôtel, donc à gauche de la GF (en regardant la gare). On dirait un hall d’hôtel. Ce n’est pas hyper chaleureux, trop grand, trop haut de plafond. L’accueil est assez froid. Par contre, on y mange divinement. Superbe carte avec photos et prix incroyablement bas. On y a pris 3 repas, avec délectation !
Chengde Pour arriver à Chengde, nous avons enchaîné un bus juste après notre train de nuit Datong-Pékin. C’est fatigant (d’autant que nous n’avions pas fermé l’œil puisque nous n’étions pas en couchette …) mais quel gain de temps ! Ca peut paraitre un peu fou sur le papier mais, c’est assez facile puisque nous arrivions très très tôt à Pékin. Le métro se trouve sur la parvis de la gare, nous attendons son ouverture et on le prend jusqu’à Sihui. La gare routière de Sihui est à côté. Premier bus pour Chengde. Nous avions également prévu de nous arrêter en route pour aller voir la muraille à Jinshanling. Nous le demandons au chauffeur, qui sagement s’arrête. Finalement, nous déclinons car le temps est pourri, on ne voit pas à 10 mètres. Aucun intérêt. Mais au final, ce raté va bien nous servir ! On arrive à la gare routière du Sud. Taxi pour monter en centre ville. Compteur : 22 Y. A midi, nous étions installés, douchés, prêts à partir à la découverte de Chengde. - Palais d’été et parcs impérial 120 Y - L’après-midi suffit. C’est beau, c’est sympa … mais rien de bien différent de tout ce qu’on a vu jusqu’à présent. On se fait néanmoins une belle et longue balade dans le grand parc. Mais ça ne vaut pas 120 Y … - Temples lamaïques Nous y consacrons toute la journée du lendemain. On commence par le temple de l’Ecole du Potala. Nous serons frustrés, et c’est paradoxal, à la fois par le manque d’entretien et par tous les échafaudages qui défigurent le temple. D’autant qu’on ne voit aucun ouvrier et que pour certains, bien rouillés et bien poussiéreux, on se demande depuis combien de temps ils sont là et combien de temps encore ils vont rester … Donc, on grognonne et la magie n’opère pas !! Il faut dire aussi que l’architecture tibétaine est assez austère. 2 heures de visite quand même. Sous la pluie (ah, ben oui !) et en grognonnant. Une voiturette électrique nous conduit gratuitement vers le temple du Bonheur et de la Longévité (billet couplé). Ici aucun échafaudage et bien plus propre. Voilà qui nous ragaillardit. On ne grognonne plus ! Nous irons encore voir celui de la Paix Universelle avec sa statue colossale tout en bois et nous finirons par le très joli temple Pule, circulaire. Au final, on est ravi de notre journée qui partait pourtant plutôt mal.
Nous rentrons sur Pékin en bus. Le bus urbain 28 peut nous conduire jusqu’à la gare principale. Mais à cette heure matinale, ils sont bondés et avec nos sacs à dos … pas très cool pour ceux qui travaillent. Bref, on prend un taxi : 10 Y.
Pékin Où allons-nous arriver à Pékin ?... Si c’est à Sihui, c’est bon, on va reconnaître et on saura vite trouver le métro, mais sinon ?… Bien sûr, nous arrivons ailleurs : Liuliqiao. Bon … On demande, et, comme souvent, on se fait chaperonner jusqu’au métro tout proche, cette fois-ci par 2 jeunes tout heureux de nous aider. Nous avons consacré 4,5 jours à Pékin. C’est forcément court. Nous n’avons vu que les points phares. - La Grande Muraille Au 85 de la NanLuoGuXiang, nous trouvons une petite agence/auberge qui propose une excursion à la journée vers la Muraille. Exactement ce qu’on cherchait ! 2 heures de bus jusque JinShanLing, on monte sur la muraille, on la suit sur 6 km, on redescend à la tour 22, un peu avant Simatai. Le bus nous reprend ici. Rando facile de 3 heures sur la muraille. Pour nous tout seuls ! Soit quand même un groupe de 37 voyageurs individuels mais qui s’éparpille bien vite, personne n’ayant envie de rester en groupe. On a la muraille pour soi tout seul. Pas de haut-parleur. Pas de drapeau de ralliement qui s’agite frénétiquement. Juste le silence et la muraille qui serpente dans la montagne à perte de vue. Par chance, ce jour-là, il faisait très beau. Aucune brume. C’est lourd, ça prend la journée complète pour seulement 3 heures sur la muraille. Mais que ça vaut le coup !! Une guide nous encadre et nous donne, dans un excellent anglais, toutes les indications pour savoir où descendre et où retrouver le bus. 3 heures, c’est large, il n’y aura aucun retardataire. 280 Y tout compris (transport + entrée). Repas à notre charge. Quel cadre pour un pique nique ! Sachant que le bus pour Chengde est à 85 Y (donc 170 A/R) et l’entrée à 65 … c’est vite vu. Je recommande chaudement cette excursion qui vous permet de vivre la muraille. - La Cité Interdite Ceux qui connaissent la foule de Disneyland Paris, c’est … au moins autant ! C’est le seul lieu (de notre voyage) où vraiment, il y avait du monde. Enormément de groupes de Chinois, avec le bob assorti au drapeau du guide qui faisait hurler son haut-parleur … Ca, c’est le mauvais côté. Maintenant, c’est incontournable, c’est inratable et c’est fabuleux !! Nous avons passé 6 heures dans cet immense lieu, en le visitant sans courir, en prenant le temps de nous poser dans un coin à chaque endroit un peu stratégique pour lire le GB (dans de tels cas, c’est le guide maître !), en nous imprégnant, toujours un peu à l’écart de la foule. Oui, oui, on y arrive très bien. Les Chinois s’entassent devant les portes de chaque palais pour y apercevoir et photographier le trône. Mais ce n’est finalement pas le plus important, en tout cas, ce n’est pas ce qui reste. L’architecture est merveilleuse et a suffi à nous réjouir. Nous avons manqué quelques trônes ? Quelle importance ?... Si vous avez le temps, ne prévoyez pas une autre grande visite le même jour. Ce serait dommage. La Cité Interdite mérite bien sa journée à elle. - Le temple du Ciel Dans les parcs, aux alentours de ce magnifique temple circulaire, toute la Chine séculaire se retrouve et pratique toute sorte d’activités physiques douces. J’aurais pu rester des heures à admirer ces Chinois, assez âgés pour la plupart, jouer, danser, chanter, s’entraîner. Toujours en douceur, avec esthétisme, délicatesse. Aucune activité violente. Un très bon moment, dans un cadre magnifique, avec en toile de fond le temple du ciel et un calme qu’on n’imagine pas trouver à Pékin. - Le palais d’été Immense parc avec ses palais, ses longs couloirs, ses halls, ses pavillons … Ne ratez pas Suzhou Street où l’empereur se donnait l’impression de “sortir” Voilà les 4 sites phares qui ont occupé nos 4 journées. Chacune complétée par la découverte d’un quartier : les hutons de NanLuoGuXiang, le quartier Dashilar, les lacs de Shishahai, le marché aux puces de Panjianyuan … Nous aurions aimé en faire plus …
Et pour manger : Une petite folie. Nous voulions absolument goûter du canard laqué. Alors tant qu’à faire, autant choisir une belle et bonne adresse. Dadong – 5th Floor, Jinbao Palace, 88 Jinbao Street, Dongcheng District Le restaurant occupe TOUT le 4ème étage (donc 5th Floor) de l’immeuble. On tombe sur la réception dès que les portes de l’ascenseur s’ouvrent. Et c’est très très chic. On se sent un peu patauds avec nos T-shirts et nos chaussures de marche mais on est néanmoins accueillis avec le sourire. Pas de réservation, mais il est tôt : 17h30 (le restau semble déjà bien rempli !). On nous trouve une place (enfin 2), sur une grande table qui visiblement accueille les sans résa. Un peu à l’écart, on ne profite pas au mieux du restaurant mais ça reste extrêmement joli et très classe. Nous commanderons juste un canard laqué (1 complet pour nous 2), l’assortiment qui va avec (sauce aux prunes, émincé de radis, carottes, oignons, ciboule …) et du thé. Le canard est à 268 Y la pièce (donc pour nous 2), les sauces sont à 12 Y/p et le thé à 58 Y/p (le seul truc hors de prix finalement !). On s’en tire donc pour un peu plus de 400 Y pour nous 2, qu’on paie en CB. Franchement, ça les vaut !! Sauf le thé … Le canard est découpé devant nous avec beaucoup d’élégance et de savoir-faire. Et on nous a montré, gentiment, sans chichi, comment préparer nos crêpes (resservies à volonté semble-t-il) pour le déguster. C’est super bon. Ne pensez pas qu’un canard pour 2, ce soit trop, non, car la découpe entraîne beaucoup de pertes (en tous cas pour le client). En quelques minutes, la grande table se remplit avec 5 autres couples. Et nous ferons petits joueurs face à eux. Car, tous, vont commander plusieurs plats EN PLUS du canard laqué ! Jusqu’à 5 plats !! Des petites boîtes hermétiques sont à disposition pour emporter tout ce qui n’est pas consommé. Forcément …
ET SI C’ETAIT A REFAIRE : Xi’an, Pingyao, Datong et Pékin me paraissent incontournables. Après chacun aura sa sensibilité face à ces villes mais elles sont immanquables. Chengde est intéressante si on a du temps. Enfin, sans trop hésiter, je remplacerai l’étape de Wutaïshan par 2j de plus à Pékin pour découvrir des quartiers moins touristiques (et du coup, apporter peut-être un peu de variété au voyage). Ou bien 1j de plus à Pingyao, juste pour le plaisir de flâner, et 1j de plus à Pékin.
DIVERS : L’accueil : beaucoup de gentillesse, d’égards, d’aide. Un monsieur nous accompagne jusqu’à l’arrêt du bus que nous cherchions, un couple détourne sa promenade pour nous montrer le Mur des 9 Dragons, une jeune-fille nous accompagne à travers toute la ville nouvelle de Pingyao pour nous permettre de réparer notre APN, un chauffeur de bus descend de son bus pour nous indiquer quelle correspondance prendre, … on ne compte plus ce genre d’attentions. Bien sûr, ils crachent beaucoup, ils braillent, ils bousculent, ils doublent, ils mangent disons … autrement. Ca peut être déroutant, voire parfois, choquant. Leurs normes ne sont pas les nôtres, voilà tout. Nous avons pris le parti de nous en amuser et de ne surtout pas juger. Quand un bus de Chinois(es) veut faire pipi et que vous y êtes déjà … que se passe-t-il ? Une véritable foire d’empoigne pour SORTIR des wc (à la Cité Interdite). Une pure folie ! Le regard abasourdi de Philippe et sa bouche bée quand il m’a vue enfin émerger de cette cohue me font encore mourir de rire aujourd’hui. Quelle idée aussi d’aller faire pipi quand un bus arrive … Leur savoir-vivre est ailleurs. Cette formule n’est pas de moi, je l’ai lu sur VF ou ailleurs, je ne sais plus. Je la trouve parfaite. Tout y est dit. La communication : cette fois (par rapport au Yunnan), nous avons rencontré beaucoup plus de Chinois parlant anglais. Sinon, comme toujours, en montrant les idéogrammes du GdR, on arrive à tout ! La carte bancaire : assez peu acceptée sauf dans les hôtels plus chers Le climat à cette époque : pas de chance, nous avons eu beaucoup, beaucoup de pluie. Fine mais incessante. Froid uniquement à Wutaishan. Pourtant, selon toutes les sources (écrites ou humaines), septembre, c’aurait dû être bien … Pas de bol. Vêtements : Kway ! Et 2 parapluies achetés sur place. En dehors de ça, ce n’est pas la transpiration qui nous a salit ! L’affluence touristique à cette époque : beaucoup de touristes chinois Les problèmes de santé : ràs Les moustiques : ràs Les photos : euh … sujet délicat. Dans un temple à Pingyao, je lâche l’APN. Comme dit Philippe : un spasme !... Ce crétin (je parle de l’APN) ne s’en remet pas. Pourtant, il n’est pas tombé de bien haut. ZUT ! La boulette ! La méga-boulette. On est à Pingyao vieille ville, où trouver un vendeur d’APN ? Nous y arriverons, encore une fois grâce à l’aide et à la gentillesse de plusieurs Chinois. 1 heure plus tard, nous aurons un nouvel APN qui nous raconte sa vie en Chinois. C’est cool ! Heureusement, on a pu trouver quasiment le même modèle (tout au moins la même marque) donc, on s’y retrouve. Au final, c’est un beau souvenir mais sur le coup … vent de panique ! Car quand même, pour nous tous, les photos, c’est un superbe souvenir et le meilleur support de notre mémoire. Avec elles et notre carnet de route, nous revivons notre voyage à volonté. Quant aux photos, elles seraient toutes bien plus jolies avec un beau ciel bleu. Mais, ça, ce n’est pas ma faute. Les achats perso : pas grand-chose, mais c’est perso. Les estampes sont superbes mais chères. Le Wifi : bien répandu et gratuit Une petite boussole : c’est tellement utile. Lecture : “Moi, Confucius” de José Frèches. Sur place, c’est un régal. Une façon agréable et simple d’aborder le confucianisme.
On a beaucoup aimé : 🙂 Notre journée sur la Grande Muraille. Lieu mythique ! Ne jamais devoir faire la queue aux ticket offices, même pas à la Cité Interdite … Les réverbères des villes. Souvent très futuristes, toujours très jolis. On n’y fait pas assez attention de jour. Regarder les Chinois vivre ensemble (jeux, gym, danse, chant …)
On a moins aimé : 😕 Les prix trop élevés de certains sites. L’épreuve de certaines toilettes publiques
En conclusion : Cette fois encore, nous avons quitté la Chine en conservant les yuans qui nous restaient. On sait qu’on va revenir. Probablement pour découvrir la région de Shanghai. Nous sommes tombés sous le charme de ce pays que nous avions tant craint de visiter !
Premier voyage aux USA English translation pending
Bonjour à tous !!!
Je commence à réfléchir à l'organisation de notre voyage aux USA en moto, qui aura lieu l'année prochaine donc en 2015. En toute vraisemblance en septembre !
Au départ, je voulais faire un voyage façon Johnny, traversée de la route 66 et tout le tralala. J'ai un ami qui a fait ce voyage, Chicago - San Francisco en voiture, et qui n'a pas trop aimé le fait qu'apparemment sur de nombreux km la R66 est en fait une grosse nationale, genre voie rapide, comme en France les anciennes RN6, RN7, etc.
Donc je me suis plutôt rabattu sur un voyage "grand ouest": atterrissage à SF, direction LA, puis à gauche toute direction les grands parcs, les lacs. Un peu dans ce style (trouvé sur twintour)
C'est une trame hein, je vais éventuellement chercher à adapter le trajet, à rallonger certaines journées de roulage pour profiter de plus de temps à un endroit précis.
Sachant qu'on compte faire ce trajet en moto, j'ai quelques interrogations que j'aimerais voir avec vous : - est il facile de louer une moto aux USA depuis la France ? - vaut il mieux passer par une concession HD ou plutôt un loueur indépendant ? sachant qu'il y a des chances pour qu'on rende la moto à un endroit différent de là où on l'a prise. - quelle époque faut il privilégier ? on partirait certainement en septembre puisqu'en mai je suis à la communion d'un cousin en Italie, en juin ca ferait trop rapproché de mai, et en juillet aout on risque de crever de chaud ! - quelle moto louer ? Pour des raisons de confort, on partirait sur une Electra Glide, étant donné qu'on doit charger sur la même moto nos 2 popotins et les affaires. - concernant les affaires, je pense qu'il est plus simple de partir avec du change pour une semaine, et de faire des lessives sur place, plutôt que d'être surchargé d'affaires, mais ca n'est que mon avis ! Aussi, comment trimballer les affaires depuis la France et les charger ensuite sur la moto ? - où trouver des bons bouquins pour visiteurs ?
Merci à tous !!
Je commence à réfléchir à l'organisation de notre voyage aux USA en moto, qui aura lieu l'année prochaine donc en 2015. En toute vraisemblance en septembre !
Au départ, je voulais faire un voyage façon Johnny, traversée de la route 66 et tout le tralala. J'ai un ami qui a fait ce voyage, Chicago - San Francisco en voiture, et qui n'a pas trop aimé le fait qu'apparemment sur de nombreux km la R66 est en fait une grosse nationale, genre voie rapide, comme en France les anciennes RN6, RN7, etc.
Donc je me suis plutôt rabattu sur un voyage "grand ouest": atterrissage à SF, direction LA, puis à gauche toute direction les grands parcs, les lacs. Un peu dans ce style (trouvé sur twintour)
C'est une trame hein, je vais éventuellement chercher à adapter le trajet, à rallonger certaines journées de roulage pour profiter de plus de temps à un endroit précis.
Sachant qu'on compte faire ce trajet en moto, j'ai quelques interrogations que j'aimerais voir avec vous : - est il facile de louer une moto aux USA depuis la France ? - vaut il mieux passer par une concession HD ou plutôt un loueur indépendant ? sachant qu'il y a des chances pour qu'on rende la moto à un endroit différent de là où on l'a prise. - quelle époque faut il privilégier ? on partirait certainement en septembre puisqu'en mai je suis à la communion d'un cousin en Italie, en juin ca ferait trop rapproché de mai, et en juillet aout on risque de crever de chaud ! - quelle moto louer ? Pour des raisons de confort, on partirait sur une Electra Glide, étant donné qu'on doit charger sur la même moto nos 2 popotins et les affaires. - concernant les affaires, je pense qu'il est plus simple de partir avec du change pour une semaine, et de faire des lessives sur place, plutôt que d'être surchargé d'affaires, mais ca n'est que mon avis ! Aussi, comment trimballer les affaires depuis la France et les charger ensuite sur la moto ? - où trouver des bons bouquins pour visiteurs ?
Merci à tous !!
Machu Picchu, Cuzco et Cilaos: la même musique... English translation pending
Bonjour.
Voici une lecture édifiante quant à la politique touristique qui "envahi" pareillement CILAOS et machupichu, avec un degré de gravité différent certes, mais dans la même logique..
en voici les points commun
- Tourisme de masse dégradant un lieu classé patrimoine mondial - Perte de la douceur de vivre - Manipulation d'une population crédule qui attend TOUT de l'économie au risque de perdre justement sa richesse.
Au touristes futurs clients de manifester ce qu'ils veulent finalement... Au choix, un coin tranquille encore difficile d'accès où le chemin est une aventure en elle même mais qui donne son charme à qui aura le courage d'y aller..
Ou bien un lieu facile d'accès mais qui n'est même plus le mirage du rêve qu'on s'est forgé sur son passé de cartes postales, et finalement qui ne vaut même plus le voyage.
http://www.terraeco.net/Au-Perou-le-Machu-Picchu-menace,52292.html http://videos.tf1.fr/jt-13h/2014/a-la-decouverte-de-la-reunion-cilaos-1-5-8350405.html http://cilaos-mon-amour.com/invasion-cilaos.html
Voici une lecture édifiante quant à la politique touristique qui "envahi" pareillement CILAOS et machupichu, avec un degré de gravité différent certes, mais dans la même logique..
en voici les points commun
- Tourisme de masse dégradant un lieu classé patrimoine mondial - Perte de la douceur de vivre - Manipulation d'une population crédule qui attend TOUT de l'économie au risque de perdre justement sa richesse.
Au touristes futurs clients de manifester ce qu'ils veulent finalement... Au choix, un coin tranquille encore difficile d'accès où le chemin est une aventure en elle même mais qui donne son charme à qui aura le courage d'y aller..
Ou bien un lieu facile d'accès mais qui n'est même plus le mirage du rêve qu'on s'est forgé sur son passé de cartes postales, et finalement qui ne vaut même plus le voyage.
http://www.terraeco.net/Au-Perou-le-Machu-Picchu-menace,52292.html http://videos.tf1.fr/jt-13h/2014/a-la-decouverte-de-la-reunion-cilaos-1-5-8350405.html http://cilaos-mon-amour.com/invasion-cilaos.html
D'Égypte à Israël... la longue route du Caire à Jérusalem English translation pending
Bonjour,
Je me lance dans cette rubrique pour une première fois...on verra ou ça mène. Je vous ferez voir avec nos yeux et notre vision différente des choses avec des images classiques et humaines.
13 déc. 2011 En 2012 nous avons décidé (la famille, papa, maman et les fistons 11 et 15 à l'époque) d'atterrir au Caire avec quelques idées en têtes et 4 sac à dos. Voyageant avec Royal Air Maroc depuis Montréal, on a vite compris que l'arabe deviendrais la langue d'usage...

Comme nous avions pris soins de réserver notre hôtel..., notre hôte avait pris soins de nous envoyer son chauffeur à l'aéroport. Heureusement car jusqu'à l’hôtel, c'est une concert de klaxon et de cris en arabe. Le folklore surprend les garçons et nous regardent en se disant probablement ou est-ce que vous nous avez amenez ? Arrivé tôt en soirée nous en profitons pour marcher autour de l’hôtel histoire de renifler les saveurs locales.

Tout sent bon mais la barrière de langue nous empêche de savoir exactement qu'est-ce qu'on mange. Heureusement les enfants sont habitués aux aventures et mange de tout. C'est avec la photo que nous saurons plus tard à l'hotel qu'il y a avait du foie dans le sandwich et de chèvre dans le plat pour le reste on en a déduis.
15 déc. 2011 Pour ceux qui se demande ce qui est arrivé avec le 14 déc., on l'a perdu dans le transport transatlantique ! Évidemment nous débutons avec le musée du Caire pour l'histoire et les reliques les plus importantes de l'époque des pharaons. Comme nous sommes qu'à 15 minutes à pieds du musée nous prendrons l'air du Caire...monoxyde de carbone au menu pour déjeuner.
Les enfants me font remarquer que les chauffeurs de camions défis la loi de la gravité en Égypte...!
Le musée est très ancien et n'a rien de sécurisé, on y circule librement et aléatoirement au travers les pièces anciennes et probablement de valeurs inestimables. C'est une surprise totale.



Il y a un nombre incalculable de pièces à voir..le musée est un incontournable ! nous terminerons notre journée avec un stop aux cuisiniers ambulants de la rue avant le repos du soir.
16 déc. 2011 Aujourd'hui, le classique des classiques, nous allons à Gizeh voir les empilades de briques qui tiennent depuis 7 000 ans. Nous utilisons un taxi qui s'exprime en anglais à peu près comme moi avec mon arabe, mais on arrivera à se comprendre sur les conseils donnés par le proprio de l’hôtel Mohamed qui est très serviable d'ailleurs. La signalisation étant bilingue ont devine vite que l'on approche de notre destination.
Nous nous rendons vite compte que l'urbanisation n'est pas au même niveau touristique que le site des pyramides, ,
Une fois arrivé sur place, il faut acquitter les droits d'entrée et acheter (facultatif) un billet supplémentaire pour entrer dans la grande pyramide pour le voir aucuns hiéroglyphes, aucunes peintures murales, aucunes reliques et grimper jusqu'à la chambre du pharaon dont la momie est au musée du Caire...bon on est quitte pour un premier piège à touristes. Comme le site est grand et qu'il fait déjà très chaud à 7h du matin, nous allons louer des montures histoires de ne pas marcher dans le sable mou et brûlant du désert...et oui les pyramides sont au portes du Sahara.
Histoire de faire connaissance !
Après quelques dunes, voici ce qui apparait sous nos yeux, pas sensible de nature mais là....impressionné !
On ne publiera pas la séance de photos, mais il y en a plusieurs...dont celle-ci que j'aime bien.
Après avoir rapporté nos montures nous prendrons le reste de la journée pour récupérer et réapprendre à marcher droit, c'est vraiment pas évident de rester 3h sur un chameau...charmant, rustique et d'ambiance mais c'est pas le confort recherché. Voici quelques clichés pris sur le chemin du retour en stoppant pour goûter les productions locales.


Journée bien rempli, une planification avec le patron de l’hôtel et demain nous prendrons la route des oasis du Sahara pour se rendre à Louxor par la route.
17 déc. 2011 Aujourd'hui comme nous avons du temps nous décidons de prendre la route des oasis pour se rendre à Louxor. Il nous faudra 5 ou 6 jours par le désert. Nous remarquons que le paysage change rapidement de visage au fur et à mesure que l'on s'éloigne du Caire.




On se rend vite compte que le visage urbain est complètement disparu en quelques heure pour laisser place au monde des bédouins. Le temps, l'époque semble avoir arrêté nous arrivons au point de contrôle de l'oasis Bahariya.
Point de contrôle franchi, nous prenons la direction du campement Badr's ou nous seront accueilli avec l'excellent thé local dans une incroyable verdure au beau milieu du désert...

Je me lance dans cette rubrique pour une première fois...on verra ou ça mène. Je vous ferez voir avec nos yeux et notre vision différente des choses avec des images classiques et humaines.
13 déc. 2011 En 2012 nous avons décidé (la famille, papa, maman et les fistons 11 et 15 à l'époque) d'atterrir au Caire avec quelques idées en têtes et 4 sac à dos. Voyageant avec Royal Air Maroc depuis Montréal, on a vite compris que l'arabe deviendrais la langue d'usage...

Comme nous avions pris soins de réserver notre hôtel..., notre hôte avait pris soins de nous envoyer son chauffeur à l'aéroport. Heureusement car jusqu'à l’hôtel, c'est une concert de klaxon et de cris en arabe. Le folklore surprend les garçons et nous regardent en se disant probablement ou est-ce que vous nous avez amenez ? Arrivé tôt en soirée nous en profitons pour marcher autour de l’hôtel histoire de renifler les saveurs locales.

Tout sent bon mais la barrière de langue nous empêche de savoir exactement qu'est-ce qu'on mange. Heureusement les enfants sont habitués aux aventures et mange de tout. C'est avec la photo que nous saurons plus tard à l'hotel qu'il y a avait du foie dans le sandwich et de chèvre dans le plat pour le reste on en a déduis.
15 déc. 2011 Pour ceux qui se demande ce qui est arrivé avec le 14 déc., on l'a perdu dans le transport transatlantique ! Évidemment nous débutons avec le musée du Caire pour l'histoire et les reliques les plus importantes de l'époque des pharaons. Comme nous sommes qu'à 15 minutes à pieds du musée nous prendrons l'air du Caire...monoxyde de carbone au menu pour déjeuner.
Les enfants me font remarquer que les chauffeurs de camions défis la loi de la gravité en Égypte...!
Le musée est très ancien et n'a rien de sécurisé, on y circule librement et aléatoirement au travers les pièces anciennes et probablement de valeurs inestimables. C'est une surprise totale.


Il y a un nombre incalculable de pièces à voir..le musée est un incontournable ! nous terminerons notre journée avec un stop aux cuisiniers ambulants de la rue avant le repos du soir.
16 déc. 2011 Aujourd'hui, le classique des classiques, nous allons à Gizeh voir les empilades de briques qui tiennent depuis 7 000 ans. Nous utilisons un taxi qui s'exprime en anglais à peu près comme moi avec mon arabe, mais on arrivera à se comprendre sur les conseils donnés par le proprio de l’hôtel Mohamed qui est très serviable d'ailleurs. La signalisation étant bilingue ont devine vite que l'on approche de notre destination.
Nous nous rendons vite compte que l'urbanisation n'est pas au même niveau touristique que le site des pyramides, ,
Une fois arrivé sur place, il faut acquitter les droits d'entrée et acheter (facultatif) un billet supplémentaire pour entrer dans la grande pyramide pour le voir aucuns hiéroglyphes, aucunes peintures murales, aucunes reliques et grimper jusqu'à la chambre du pharaon dont la momie est au musée du Caire...bon on est quitte pour un premier piège à touristes. Comme le site est grand et qu'il fait déjà très chaud à 7h du matin, nous allons louer des montures histoires de ne pas marcher dans le sable mou et brûlant du désert...et oui les pyramides sont au portes du Sahara.
Histoire de faire connaissance !Après quelques dunes, voici ce qui apparait sous nos yeux, pas sensible de nature mais là....impressionné !
On ne publiera pas la séance de photos, mais il y en a plusieurs...dont celle-ci que j'aime bien.
Après avoir rapporté nos montures nous prendrons le reste de la journée pour récupérer et réapprendre à marcher droit, c'est vraiment pas évident de rester 3h sur un chameau...charmant, rustique et d'ambiance mais c'est pas le confort recherché. Voici quelques clichés pris sur le chemin du retour en stoppant pour goûter les productions locales.

Journée bien rempli, une planification avec le patron de l’hôtel et demain nous prendrons la route des oasis du Sahara pour se rendre à Louxor par la route.
17 déc. 2011 Aujourd'hui comme nous avons du temps nous décidons de prendre la route des oasis pour se rendre à Louxor. Il nous faudra 5 ou 6 jours par le désert. Nous remarquons que le paysage change rapidement de visage au fur et à mesure que l'on s'éloigne du Caire.




On se rend vite compte que le visage urbain est complètement disparu en quelques heure pour laisser place au monde des bédouins. Le temps, l'époque semble avoir arrêté nous arrivons au point de contrôle de l'oasis Bahariya.
Point de contrôle franchi, nous prenons la direction du campement Badr's ou nous seront accueilli avec l'excellent thé local dans une incroyable verdure au beau milieu du désert...
Est-ce que les Vietnamiens sont chaleureux? English translation pending
Est ce que les vietnamiens sont chaleureux.😐
Tanzanie: trépied et filtre...ou pas! English translation pending
Bonjour à tous,
Je me pose une petite question, ou plutôt deux !
Pour les safaris, un trépied est-il utile ? Et si oui, lequel pourrait allier "légèreté" et stabilité ?
D'autre part, utilisez-vous des filtres neutres gris pour les photos en journée ?
J'ai un Canon EOS 550D et j'aurai le 7D prochainement. Pour les zooms, j'aurai un 17-50, 55-250 et un 120-400
Merci de vos retours d'expérience.
Cordialement
Je me pose une petite question, ou plutôt deux !
Pour les safaris, un trépied est-il utile ? Et si oui, lequel pourrait allier "légèreté" et stabilité ?
D'autre part, utilisez-vous des filtres neutres gris pour les photos en journée ?
J'ai un Canon EOS 550D et j'aurai le 7D prochainement. Pour les zooms, j'aurai un 17-50, 55-250 et un 120-400
Merci de vos retours d'expérience.
Cordialement
La ville aux roses en pays Betsileo (Madagascar) English translation pending

Après avoir quitté Antsirabe, ‘la Vichy malgache’ du temps de la colonisation, pour prendre la direction du sud vers Ambositra, il faut empreinter la nationale sept. C’est l’axe routier incontournable permettant les transhumances touristiques en taxi-brousse bondé ou en 4X4 climatisé, pour traverser la région agricole du betsileo jusqu’à celle du grand sud, déshéritée et aride.... Cet axe nord-Sud avait fait l’objet d’un vaste projet ferroviaire éphémère, abandonné à l’aube d’une seconde guerre mondiale, gourmande en hommes et en capitaux ....
On est très vite charmé par une succession des paysages bucoliques s'entremêlant dans un patchwork de rizières en terrasses aux couleurs caméléonnes tirant du vert pomme au moment des repiquages à celui du jaune paille à l'approche des récoltes.... Les maisons en pisé ocre rouge des villages portent dans l'entrebâillement de leurs maigres ouvertures, des traces indélébiles de fumée et de suie provenant du foyer intérieur, sans cheminée existante, par tradition et par superstition….

La route, long serpent bitumeux se faufile, entre champs cultivés de maïs et de manioc, succédant à des parcelles forestières partiellement défigurées.
Les premières l’ont été à la suite d’incendies successifs et pour les autres, ce sont les coups de machettes répétés sur les troncs d’eucalyptus qui donnent ainsi cette vision pathétique d’un milieu forestier, vaste réserve en charbon de bois du pays, programmée pour disparaître progressivement…. La nationale traverse ainsi une immense plaine où les rizières remplissent l'oeil du voyageur d'un exotisme au parfum d’Asie . Cette impression est accentuée par la présence d’habitations aux toits de chaume de riz noyées au beau milieu de cette verdure, mélange de parcelles colorées rappelant les meilleurs spots touristiques .. A cet endroit bucolique, le bas-côté de la chaussée est occupé par des paysans vendant à la sauvette des légumes fraîchement cueillis et rangés méticuleusement sur des étals de fortune en attendant le client de passage … Le voyage est souvent interrompu par des contrôles routiers fréquents, transformés en péage informel. C’est une invitation discrète pour le conducteur local à glisser un billet dans les papiers présentés afin d’assurer un petit plus, au maigre ordinaire de ces vérificateurs nonchalants en uniformes à l'affût de la moindre occasion... Ils savent se montrer plus gourmands et tenaces encore, à l'approche des fêtes dépensières….

Au kilomètre 69, la route passe à côté d’un pont en béton armé, ‘Ilaka’, inauguré en 1953 et détruit en 2OO2 sous les ordres mégalomaniaques d'un ancien président, marin de formation promu amiral rouge des années noires du pays…
Ce geste belliqueux de ses partisans mercenaires à la sauce locale, n'aura servi qu'à détruire un bien collectif pourtant épargné par un climat érosif....avant d'être remplacé par un autre pont, quelques centaines de mètres plus loin, entièrement financé par une généreuse communauté européenne, roue de secours permanente, d'un certain nombre de carences locales….
Juste avant d'arriver à Ambositra, la route slalome au milieu de plantation d'eucalyptus, arbre dominant d'une île de plus en plus chauve, qui distille dans l'air chaud, des odeurs d'huile essentielle provenant d'un feuillage d'un vert cuivré…. La proximité de la ville est marquée par l'implantation des premières boutiques d'artisanat censées séduire le voyageur pressé de rentrer sur la capitale ou de descendre vers un sud lointain….. Une grande ligne droite séparant des grandes rizières en deux parties, annonce l'entrée de la ville où stationnent, dans un désordre coutumier, des taxi-brousses fatigués en partance vers Antsirabe et la capitale… Puis, la route empreinte un raidillon goudronné qui, à l'issue de deux virages successifs débouche sur l'artère principale de la ville.
Cette voie principale peine, à certaines heures de la journée, à supporter un trafic disproportionné au regard de l'étroitesse de la chaussée conçue par un colonisateur constructeur auquel n’a succédé qu’une relève idéologique….La ville est bâtie sur un mamelon dominant les rizières environnantes. Elle est constituée de maisons betsileo datant, pour la plupart, de cette époque coloniale dont certaines, en mauvais état, sont rafistolées de bric et de broc atténuant le charme indéniable qu’il s’en dégageait au temps de leur jeunesse perdue…
En contre-bas de la cité, des nombreux hameaux sont disséminés aux pieds des rizières où réside une majorité de petits artisans travaillant le bois à l’aide d’outils dérisoires, avec pour chacun, sa spécialité comme celle des figurines d’échec ou de la marqueterie à copie multiple voir de la corne de zébu travaillée à chaud…

L’approvisionnement en bois est devenu un véritable problème d’inquiétude pour ces artisans privés de leur matière première, liée à une déforestation des plus inquiétantes... Le bois de rose est devenu rare, extrêmement réglementé et cher, le bois d'ébène a lui quasiment disparu étant remplacé par une couche de cirage noir ou de noir de fumée sur des bois blancs...

Les bois fraîchement abattus sont travaillés sans un séchage, ni stockage préalables ce qui entraine un fendage fréquent des objets sculptés et de la marqueterie vendus..... Le meilleur d'entre ces artisans, étant sans conteste, un couple d'anciens universitaires, formés à l'archéologie, mais qui, par la faute d’une promesse non tenue pour travailler pour l'Unesco, se sont reconvertis dans la marqueterie originale et la lutherie d'une finesse élégante .

Cette agglomération est une cité paysanne tranquille du betsileo, point de passage obligé des transhumances sud et nord vivant essentiellement de ses activités d'artisanat et du travail de la terre…. Le passage de camions chargés de zébus destinés à l’approvisionnement de la capitale est journalier... Les bêtes transportées sont parqués en quinconce à l’arrière des véhicules tout en étant maintenues par des cordes pour éviter des blessures inutiles au cours de leur long transport. La traversée de la ville les contraint à l’obligation d’un arrêt à proximité de la gendarmerie pour être contrôlés afin d’en juguler, sans grande efficacité notoire, un trafic juteux d’animaux volés dans le sud…

Chaque samedi, jour de marché, la ville est prise dans un tourbillon de va-et-vient d'un monde paysan qui déferle tôt le matin en apportant ses productions familiales. Seules, les rues conduisant au commissariat de police sont réservées à cet événement, mais, il faut s'armer de patience pour avancer au milieu de ce flot de badauds bigarrés qui monopolise ces rues devenues, l'espace d'un matin, un immense marché à ciel ouvert ….

Le jour est à peine levé lorsque descendent les premiers vendeurs partis de leurs villages situés dans les montagnes environnantes à plusieurs heures de marche, en majorité des femmes par groupe de quatre ou cinq, échangeant histoires et ragots pour passer le temps d'une marche interminable….
Sur le marché même, c'est l'occasion des rencontres hebdomadaires où chacun discute avec son voisin d'un jour en disposant sa marchandise à même le sol sur des emplacements convenus à l'avance, présentée en petits tas pour les légumes ou dans des sacs de jute pour les pistaches ou le riz avec le fameux kapoka, boîte de lait vide servant d'unité de mesure….

Plus loin, des stands improvisés, sortes d'assemblages improbables en rondins de bois tordus, permettent la vente de marchandises "made in china", sacs à dos, chaussures, appareils de musique ou lunettes contrefaites….sans parler de vieilles fripes chiffonnées, commerce fleurissant issu de collectes européennes vendues au poids à des importateurs insulaires qui plombent à jamais une production locale, hier florissante mais aujourd’hui, réduite à peu…. Le centre ville est délimité à ses extrémités par deux marchés couverts Nord/Sud permettant aux habitants un approvisionnement rapide à quel endroit qu’ils se trouvent....

Un chemin circulaire encercle la ville permettant au promeneur tranquille d'observer le travail ingrat des rizières, du repiquage du riz réservé aux femmes, à celui du sarclage attribué aux hommes poussant une houe entre les plants alignés de riz déjà bien vigoureux…. Sur cette piste giratoire, dans un espace en friche et en broussailles, à quelques encablures du centre, des pauvres filles tapinent à l’affût ... En bordure de route, à proximité d'abris de misère recouverts de plastiques servant occasionnellement de lupanar champêtre, elles attendent de croiser du regard celui d'un passant, client potentiel de ces femmes sans ressources, aux destins de vie tragique, d'une noirceur absolue..
Les hôtels à touristes, au confort simple mais approprié pour un voyageur peu exigeant et pressé, sont disséminés dans la partie haute de la ville.... Avec une attention particulière pour le plus prisé d'entre eux, situé en direction d'un temple protestant, qui propose une dizaine de bungalows en bois.
Les panneaux en palissandre utilisés pour ces bungalows sont sculptés de fresques dans le plus pur style zafimaniry. Ils donnent ainsi aux visiteurs d’un jour, une impression recherchée d'authenticité de plus en plus diluée, aujourd’hui, sous les coups de butoirs d’une mondialisation envahissant même les endroits les plus discrets...
La place de la mairie est un espace goudronné planté d'un terrain de sport équipé, d’un unique côté, d'un panneau de basket fatigué dont il ne subsiste que le cercle métallique du panier… Des jeunes viennent régulièrement y disputer des parties entre copains sous le regard d'un public jeune, oisif, assis sur une tribune en béton. Cette construction domine l'ensemble du site partagé entre cet espace sportif et deux stèles commémorant l'indépendance et l’insurrection de 47, ciment historique d’une unité malgache rebelle à toute ingérence étrangère....
Tous les jours de la semaine, en fin d’après-midi, les pousses-pousse affluent sur cette place située à proximité des écoles en attendant de transporter les élèves jusqu’à leurs domiciles..... Souvent, il n’est pas rare de voir, quatre voir cinq petits écoliers monter dans un même pousse tandis que le tireur amorce le départ en prenant, sous les enthousiasmes communicatifs des enfants, des allures de courses de kermesse en dévalant la pente sous les regards amusés des passants...
Un peu plus loin, lorsqu'on redescend vers la rue circulaire commerçante, on passe devant le bâtiment neuf de l'alliance française. C’est l’unique lieu culturel où la petite bourgeoise locale inscrit ses enfants afin d’y entretenir, tant bien que mal, un bilinguisme en perte de vitesse avec une langue de Molière passée du stade culturel à celui, bien moins prestigieux d’une possible issue de secours d’un avenir insulaire fragile….
Le soir, les aboiements fréquents des chiens rôdeurs, se déplaçant dans la cité endormie au fil des longues heures de la nuit, agacent le dormeur insomniaque car ces bêtes ne mettront un terme à leur concert monotone qu'à l'approche des premières lueurs du jour ... Un panneau de béton en lettres peintes défraîchies indique "tuerie d'Ambositra", mais, il s'agit, en réalité, d'un abattoir municipal dont l’activité atypique mérite d’en comprendre son fonctionnement. A chaque aube de la semaine, d'autres aboiements de chiens très localisés succéderont à ceux de la nuit pour retentir uniquement dans la partie basse de la ville, ce sont les chiens des bouviers, chargés de rabattre les zébus depuis leurs enclos de nuit jusqu'à l'abattoir municipal, pour un ultime voyage ….
Ils s'acquittent de cette tâche avec ardeur, comme d'un jeu méritant une récompense, le droit à quelques morceaux de lambeaux de viandes chaudes lorsque ces bêtes seront égorgées.
Et tout en pataugeant dans les rigoles de l'abattoir qui servent à l'évacuation de tous les liquides, ces chiens lapent le sang des bêtes égorgées pour ressortir au dehors munis de bottines rouges aux pattes et affublés d'une muselière écarlate….
Ce manège coloré dure le temps qu'un quota d'animaux abattus soit atteint tandis qu'au dehors, toute cette petite foule se presse en attendant que les employés terminent leur travail de dépeçage à l'intérieur, sous les derniers beuglements des bêtes saignées à vif….
Dans ce groupe attentiste, chacun repartira avec un bucrane, des pattes ou des sabots ainsi récupérés au profit de l'artisanat local....
Des quartiers entiers de viandes sont ainsi empilés dans les coffres de ces voitures, empêchant leur fermeture, déjà compromise à vide, pour aller approvisionner les boucheries de quartier…
A quelques encablures de là, sur la hauteur perchée, à l'abri des regards, un cimetière, abandonné aux broussailles impénétrables et au mauvais entretien évidant, laisse apparaître de nombreuses tombes de vahaza, modestes colons décédés durant l'occupation française et les premières années d’indépendance….
Avec, dans sa partie basse, une zone bien entretenue, celle d’un carré de tombes alignées au cordeau, surmontées de croix blanches aux cocardes tricolores repeintes des légionnaires français qui ont perdu la vie sur une île où l’état colonisateur s’est fourvoyé et dont certaines sont ornées du croissant musulman attestant du respect du communautarisme de chacun…..
Un ensemble de bâtisses en briques rouges entourés d’un haut mur d’enceinte jouxte ce cimetière en déshérence... Il s’agit du couvent de soeurs bénédictines, bâtiments en brique rouge d’une petite communauté d’environ vingt-cinq religieuses malgaches.. Par une porte d’entrée en tôle peinte en gris, on pénètre dans ce monastère qui tranche avec l’extérieur par un environnement joliment entretenu et une quiétude des lieux invitant à la méditation.... Cette communauté vit en autarcie avec une fabrication notoire de fromages au lait de vache mais aussi avec quelques productions maraichères provenant de leur jardin potager et de leur ferme... Elles logent les visiteurs sans aucun prosélytisme en leur proposant un hébergement simple accompagné d’une cuisine familiale qui mérite un détour pour ceux qui recherchent le calme et le silence du soir dans un lieu d’exception à l’écart d’un tourisme banalisé...

Plus loin, en empruntant une piste en direction de la partie montagneuse qui domine la ville, au pied d’un massif boisé, on peut découvrir une plantation de thé de forêt, unique production de ce type sur île....
L'appellation d'Ambositra ‘la ville des roses’ date du temps de la colonisation où les autorités locales avaient décidé de donner une image plus touristique à la bourgade en plantant des rosiers dans toute la commune…. De cette époque, il ne reste plus que quelques plants rescapés, dégénérés, qui poussent encore à l'état sauvage sur quelques talus.... La ville a abandonné son nom colonial dans les années 7O pour faire table rase d’un passé et d’une époque oubliés et révolus....
Cette ville possède de réels atouts à découvrir qui séduiront le voyageur amateur d'authenticité et de simplicité et cela, malgré sa réputation de capitale de l'artisanat qui pourrait laisser supposer, à tort, devoir supporter une importante fréquentation touristique ...

Elle a su conserver une atmosphère de terroir rizicole aux couleurs harmonieuses et douces en constituant un bel ensemble imprégné d’une ambiance bon enfant de la part de la population locale ... Et lorsqu’on s’échappe du centre ville animé, on peut entendre durant la journée, le bruit des outils sur le bois, maniés par ces artisans dans de modestes ateliers, à proximité des rizières....
Ambositra mériterait plus qu’un simple arrêt souvenir pour convenir à tous ceux qui sont à la recherche d’un bon équilibre entre campagne/ville de province avec un artisanat qui se mêle au dur labeur imposé par la culture hydraulique du riz....

C’est une pause agréable et nécessaire pour bien comprendre ce qui fait le quotidien de cette population betsileo, son charme discret avant d’aborder les paysages du sud ou de la cote est, aux environnements si différents......

Croisière MSC Musica Antilles/Caraïbes départ le 3 décembre 2013 English translation pending
Bonjour à tous, nous avons atteints plus de 1000 messages, et le forum me conseille de recréer un nouvelle discution donc je fais suite à:
"Qui part pour les Caraïbes à bord du Musica le 3 décembre 2013?".
http://voyageforum.com/discussion/qui-part-caraibes-bord-musica-3-decembre-2013-d5831588/
En la renommant différemment.
Restez fidèle à cette discution en postant pour arriver au même niveau merci encore à tous et à bientôt.😉
Petit séjour de fin d'année au Québec English translation pending
Bonjour,
Nous sommes en train d'envisager un petit séjour de fin d'année au Québec. Il y a qqs années nus avions passé 2 superbes semaines à Saint-Donat à l'auberge Archambault et en avions profité pour faire diverses activités: motoneige, chiens de traineau, raquettes, ski, patins à glace...
Nous avons conscience que la neige est incertaine à ces dates mais pas le choix et que c'est peut-être un peu tard pour se lancer dans une telle envie 😉
Donc, nous souhaiterions trouver le même genre de séjour, éventuellement en forfait tout-inclus mais pas forcément. Nous sommes limités dans nos possibilités de vols à une arrivée/départ uniquement le dimanche.
J'ai déjà vu qqs sites recommandés dans d'autres discussions, comme (dans l'ensemble un petit peu cher à notre goût): http://www.aventuresmotoneige.com/ http://www.paysdelamotoneige.ca/fr/forfaits http://www.authentikcanada.com/...e-hiver-canada... http://www.lactaureau.com/...anaudiere/index.aspx http://www.gitedumauditfrancais.net/ http://www.habitatsmontsvalin.ca/
D'avance merci pour toutes vos autres idées ou suggestions...
Nous sommes en train d'envisager un petit séjour de fin d'année au Québec. Il y a qqs années nus avions passé 2 superbes semaines à Saint-Donat à l'auberge Archambault et en avions profité pour faire diverses activités: motoneige, chiens de traineau, raquettes, ski, patins à glace...
Nous avons conscience que la neige est incertaine à ces dates mais pas le choix et que c'est peut-être un peu tard pour se lancer dans une telle envie 😉
Donc, nous souhaiterions trouver le même genre de séjour, éventuellement en forfait tout-inclus mais pas forcément. Nous sommes limités dans nos possibilités de vols à une arrivée/départ uniquement le dimanche.
J'ai déjà vu qqs sites recommandés dans d'autres discussions, comme (dans l'ensemble un petit peu cher à notre goût): http://www.aventuresmotoneige.com/ http://www.paysdelamotoneige.ca/fr/forfaits http://www.authentikcanada.com/...e-hiver-canada... http://www.lactaureau.com/...anaudiere/index.aspx http://www.gitedumauditfrancais.net/ http://www.habitatsmontsvalin.ca/
D'avance merci pour toutes vos autres idées ou suggestions...
Relevé bancaire à l'arrivée en Thaïlande English translation pending
Bonjour,
Je vais faire une demande de visa touristique (simple entrée) par correspondance au consulat à Lyon. Ayant vu sur le forum les discussions sur le sujet et les nouvelles exigences quand au relevé bancaire, j'ai donc demandé si je devais leur envoyer un relevé bancaire avec tous mes documents.
La réponse était immédiate: pas de relevé pour la demande de visa, ...mais imprimer la veille du départ un relevé avec 1000 euro par mois à fournir aux immigrations.
Y a t'il quelqu'un qui peut me confirmer cela??
De retour de Kalimantan (Bornéo) English translation pending
Bonjour à tous!
De retour de Kalimantan, enfin depuis fin août, mais le temps de mettre en forme le blog...
Bref, voila notre récit, un mois sur place, de Pontianak à Derawan, en passant voir les orang utan, Banjarmasin, Balikpapan, la jungle...
http://paulinemoussa.blogspot.fr/p/kalimantan-2013-venir.html
Vous y trouverez également toutes les info pratiques (et oui, parce qu'attention, le LP est bourré d'erreurs)
Bonne lecture!
Bonne lecture!
Sénégal à vélo (compte rendu) English translation pending
Bonjour,
Parce qu'il est toujours bon de promouvoir le voyage à vélo et de partager les infos techniques qui s'y attachent, voici un petit compte rendu rapide de notre dernier voyage.
Destination le Sénégal et plus particulièrement le Sénégal oriental et la Casamance (mais juste un tout petit peu...)
Je viens de retrouver ce petit écrit que j'avais zappé de poster à mon retour de voyage en 2012.
Petite présentation: 4 semaines au Sénégal, ma petite amie et moi, avec nos vélos. Nous sommes un couple de trente ans, c'est notre cinquième voyage à vélo à l'étranger (Chine, Europe de l'Est, Cambodge, Maroc). Le vélo est avant tout pour nous une manière de voyager différemment, plus lentement, à notre rythme, sans les tracas des transports en commun. Nous ne sommes donc pas féru des grandes étapes de 100 km avalées en un jour et nous n'hésitons pas à mettre les vélos sur le toit d'un bus s'il le faut... Autant dire donc que nous ne sommes de grands sportifs. On aime l'aventure, mais nous apprécions aussi un peu de confort de temps en temps...
Destination: le Sénégal oriental, au mois de Septembre 2012, plus un petit bout de Casamance à partir de Ziguinchor, surtout pour aller se reposer au bord de la plage après les km avalés au Sénégal oriental…
Nos vélos: Deux vélos assez basiques, amenés de France. Un VTT relooké en vélo de voyage pour moi et un VTC pour elle. Sacoches pour tous les deux, uniquement à l’arrière (nous avons essayé, les remorques à une roue, à deux roues et notre choix aujourd'hui va très largement vers les sacoches)
Transport des vélos: nous avons voyagé avec Air Algérie qui permet 60 kg de bagages en soute vers le Sénégal (sur le site il y a marqué 20 kg mais c'est bien 60 kg, d'ailleurs beaucoup de compagnies ont une franchise bagage plus élevée vers l'Afrique de l'ouest). Les vélos sont partis démontés complètement, bien emballés dans du plastique et des mousses le tout avec une dimension de 120*20*70 pour chaque vélo. Aucun problème à l'embarquement. Gratuitement bien entendu.
Par ailleurs le fait des les emballer de cette manière permet aussi de les trimbaler dans le TGV sans payer de supplément. Il y a des vélos en vente à Dakar, Tamba et Kédougou. Il s’agit de vélo chinois type VTT qui n’ont pas la norme NF mais qui ont quand même 3 plateaux, 6 pignons, des freins et des roues. Négociable aux alentours de 40000 CFA, peut être un peu moins ou peu plus. Pour un séjour court, cela peut être une bonne solution (quitte à amener avec soi une selle perso, voire un guidon papillon ou tout ce qui peut rendre le vélo plus confortable)
· A Dakar, les deux vélos démontés (ou non d'ailleurs) rentrent facilement dans un taxi jaune · Vers le Sénégal oriental (Tambacounda), bus Niokolo Transport (6000 CFA personne) avec les vélos sur le bus (compter 2000-3000 CFA en sus pour un vélo et deux sacoches) Le bus est à l’heure, à l’arrivée comme au départ. Bus de nuit assez agréable. Réservation indispensable au moins la veille. · Nous avons pris à plusieurs reprises des taxis 7 places avec les vélos. Aucun problème, mais le supplément vélo doit être négocié ferme. · Bateau De Ziguinchor vers Dakar (en première classe s’il vous plait, mais ça vaut le coup). Aucun problème pour les vélos (supplément de 2500 CFA par vélo). Très bonne organisation de la compagnie, possibilité de laisser les sacoches sur les vélos afin de récupérer l’ensemble vélo-sacoches à l’arrivée et ainsi éviter la queue (très bon plan !) · De façon générale, il faut faire attention à la façon dont les vélos sont attachés, le problème n’étant pas qu’ils tombent mais que les cordes ou d’autres objets abiment les vélos. METEO : Il pleut pas mal quand même à cette période. Mieux vaut prévoir des sacoches étanches ou des sacs poubelles si vous vous retrouvez sous un orage… Dans l’ensemble, c’est supportable, il fait chaud, donc la pluie ne gêne pas trop et même évite les gros coupe de soleils. Nous concernant, il a surtout plu la nuit. Pour les routes, un lendemain de pluie peut être parfois vraiment galère si la route est boueuse, mais si la route est sableuse, la pluie rend la route beaucoup plus facile (comme au bord de la plage sur le sable encore humide…). De toute façon ça passe, au pire il faut appuyer un peu sur les mollets, pour ne pas vous faire doubler par les vieux de 70 ans sur leurs vélos pourris avec 5 poulets vivant sur le guidon, qui font la même route que vous tous les jours sans broncher…
Je n’ai pas l’intention de faire un descriptif précis des lieux/ routes ou nous sommes passés, mais vous pouvez me poser des questions si vous voulez. Par contre quelques petites infos: · Dans l’ensemble c’est un voyage de difficulté moyenne, il faut tout de même un peu d’endurance pour supporter la chaleur moite de l’hivernage en faisant du vélo, les conditions d’hébergement peuvent parfois être assez sommaires, ce qui rend la route plus difficile à supporter quand viennent les ornières, le sable ou la boue… Mais dans l’ensemble, les routes sont largement roulables, et la chaleur humaine partout rencontrée réconforte vite (les bières fraiches aussi…) · Le rapport qualité/prix des campements n’est pas bon. Le standing correspond le plus souvent à un camping municipal très mal entretenu en France sauf qu’à la place de la tente il y a des murs en crépi et un toit de chaume et le prix peut parfois atteindre pour deux une vingtaine d’euros (le plus souvent une dizaine d’euros pour deux). Pour la nourriture c’est pareil, si vous êtes en ville n’hésitez pas à sortir du campement le même repas vous coutera 7 ou 8 fois moins cher dans un restaurant en ville. · Possibilité de planter la tente un peu partout (mais proche ou dans les villages parce qu’il y a quand même pas mal d’animaux dans le coin…) · La région du Sénégal oriental est truffée de petites pistes qui n’apparaissent pas sur les cartes, souvent impraticables en voiture mais très pratiques à vélo. Par contre on s’y perd facilement (il suffit d’attendre, parfois longtemps, que quelqu’un passe et nous indique la route)
· Il y a une possibilité de logement tous les 50 à 80 km partout, parfois plus souvent · Au Sénégal oriental, il y a peu, très peu de voitures, c’est trop génial (même sur la nationale de Tamba à Kédougou) · A cette période, il n’y a personne, campements sont vides, mais tous ouvert · Il n’est pas possible de traverser le parc à vélo (n’essayez même pas vous allez vous faire jeter, si c’est pas à l’entrée, ce sera à la sortie ou pendant…). Par ailleurs, pendant la saison des pluies, il n’est pas possible de rattraper la Casamance par le sud du parc, à moins de passer par la Gambie (40 h de voyage en bus vraiment tout pourri, sur des routes vraiment pourries…)
En conclusion : foncez, c’est le paradis du vélo ! N'hésitez pas si vous avez des questions.
Petite présentation: 4 semaines au Sénégal, ma petite amie et moi, avec nos vélos. Nous sommes un couple de trente ans, c'est notre cinquième voyage à vélo à l'étranger (Chine, Europe de l'Est, Cambodge, Maroc). Le vélo est avant tout pour nous une manière de voyager différemment, plus lentement, à notre rythme, sans les tracas des transports en commun. Nous ne sommes donc pas féru des grandes étapes de 100 km avalées en un jour et nous n'hésitons pas à mettre les vélos sur le toit d'un bus s'il le faut... Autant dire donc que nous ne sommes de grands sportifs. On aime l'aventure, mais nous apprécions aussi un peu de confort de temps en temps...
Destination: le Sénégal oriental, au mois de Septembre 2012, plus un petit bout de Casamance à partir de Ziguinchor, surtout pour aller se reposer au bord de la plage après les km avalés au Sénégal oriental…
Nos vélos: Deux vélos assez basiques, amenés de France. Un VTT relooké en vélo de voyage pour moi et un VTC pour elle. Sacoches pour tous les deux, uniquement à l’arrière (nous avons essayé, les remorques à une roue, à deux roues et notre choix aujourd'hui va très largement vers les sacoches)
Transport des vélos: nous avons voyagé avec Air Algérie qui permet 60 kg de bagages en soute vers le Sénégal (sur le site il y a marqué 20 kg mais c'est bien 60 kg, d'ailleurs beaucoup de compagnies ont une franchise bagage plus élevée vers l'Afrique de l'ouest). Les vélos sont partis démontés complètement, bien emballés dans du plastique et des mousses le tout avec une dimension de 120*20*70 pour chaque vélo. Aucun problème à l'embarquement. Gratuitement bien entendu.
Par ailleurs le fait des les emballer de cette manière permet aussi de les trimbaler dans le TGV sans payer de supplément. Il y a des vélos en vente à Dakar, Tamba et Kédougou. Il s’agit de vélo chinois type VTT qui n’ont pas la norme NF mais qui ont quand même 3 plateaux, 6 pignons, des freins et des roues. Négociable aux alentours de 40000 CFA, peut être un peu moins ou peu plus. Pour un séjour court, cela peut être une bonne solution (quitte à amener avec soi une selle perso, voire un guidon papillon ou tout ce qui peut rendre le vélo plus confortable)
· A Dakar, les deux vélos démontés (ou non d'ailleurs) rentrent facilement dans un taxi jaune · Vers le Sénégal oriental (Tambacounda), bus Niokolo Transport (6000 CFA personne) avec les vélos sur le bus (compter 2000-3000 CFA en sus pour un vélo et deux sacoches) Le bus est à l’heure, à l’arrivée comme au départ. Bus de nuit assez agréable. Réservation indispensable au moins la veille. · Nous avons pris à plusieurs reprises des taxis 7 places avec les vélos. Aucun problème, mais le supplément vélo doit être négocié ferme. · Bateau De Ziguinchor vers Dakar (en première classe s’il vous plait, mais ça vaut le coup). Aucun problème pour les vélos (supplément de 2500 CFA par vélo). Très bonne organisation de la compagnie, possibilité de laisser les sacoches sur les vélos afin de récupérer l’ensemble vélo-sacoches à l’arrivée et ainsi éviter la queue (très bon plan !) · De façon générale, il faut faire attention à la façon dont les vélos sont attachés, le problème n’étant pas qu’ils tombent mais que les cordes ou d’autres objets abiment les vélos. METEO : Il pleut pas mal quand même à cette période. Mieux vaut prévoir des sacoches étanches ou des sacs poubelles si vous vous retrouvez sous un orage… Dans l’ensemble, c’est supportable, il fait chaud, donc la pluie ne gêne pas trop et même évite les gros coupe de soleils. Nous concernant, il a surtout plu la nuit. Pour les routes, un lendemain de pluie peut être parfois vraiment galère si la route est boueuse, mais si la route est sableuse, la pluie rend la route beaucoup plus facile (comme au bord de la plage sur le sable encore humide…). De toute façon ça passe, au pire il faut appuyer un peu sur les mollets, pour ne pas vous faire doubler par les vieux de 70 ans sur leurs vélos pourris avec 5 poulets vivant sur le guidon, qui font la même route que vous tous les jours sans broncher…
Je n’ai pas l’intention de faire un descriptif précis des lieux/ routes ou nous sommes passés, mais vous pouvez me poser des questions si vous voulez. Par contre quelques petites infos: · Dans l’ensemble c’est un voyage de difficulté moyenne, il faut tout de même un peu d’endurance pour supporter la chaleur moite de l’hivernage en faisant du vélo, les conditions d’hébergement peuvent parfois être assez sommaires, ce qui rend la route plus difficile à supporter quand viennent les ornières, le sable ou la boue… Mais dans l’ensemble, les routes sont largement roulables, et la chaleur humaine partout rencontrée réconforte vite (les bières fraiches aussi…) · Le rapport qualité/prix des campements n’est pas bon. Le standing correspond le plus souvent à un camping municipal très mal entretenu en France sauf qu’à la place de la tente il y a des murs en crépi et un toit de chaume et le prix peut parfois atteindre pour deux une vingtaine d’euros (le plus souvent une dizaine d’euros pour deux). Pour la nourriture c’est pareil, si vous êtes en ville n’hésitez pas à sortir du campement le même repas vous coutera 7 ou 8 fois moins cher dans un restaurant en ville. · Possibilité de planter la tente un peu partout (mais proche ou dans les villages parce qu’il y a quand même pas mal d’animaux dans le coin…) · La région du Sénégal oriental est truffée de petites pistes qui n’apparaissent pas sur les cartes, souvent impraticables en voiture mais très pratiques à vélo. Par contre on s’y perd facilement (il suffit d’attendre, parfois longtemps, que quelqu’un passe et nous indique la route)
· Il y a une possibilité de logement tous les 50 à 80 km partout, parfois plus souvent · Au Sénégal oriental, il y a peu, très peu de voitures, c’est trop génial (même sur la nationale de Tamba à Kédougou) · A cette période, il n’y a personne, campements sont vides, mais tous ouvert · Il n’est pas possible de traverser le parc à vélo (n’essayez même pas vous allez vous faire jeter, si c’est pas à l’entrée, ce sera à la sortie ou pendant…). Par ailleurs, pendant la saison des pluies, il n’est pas possible de rattraper la Casamance par le sud du parc, à moins de passer par la Gambie (40 h de voyage en bus vraiment tout pourri, sur des routes vraiment pourries…)
En conclusion : foncez, c’est le paradis du vélo ! N'hésitez pas si vous avez des questions.
Pays «dangereux»: minimiser ou démesurer les risques? English translation pending
J’avais envie depuis un bon moment de pousser un coup de gueule à propos des discussions qui traitent de la dangerosité et des risques liés à certains pays. Dans la majorité des cas ils soulèvent des débats passionnels, certes pas tout le temps, fort heureusement, mais trop souvent quand même ...
Des gens posent des questions précises et dans ceux qui répondent il y a de tout. Il y en a qui sont passés une fois dans Tel-bled ou à Telle-frontière sans ennui, et souvent sans rien voir - de nuit par exemple, en autocar, et à moitié endormi - il y a 8 ans ou 8 jours, et qui n’y retourneront probablement jamais de leur vie ! Ce qui ne les empêchent pas d’avoir l’impression de connaitre le sujet. Puis il y en a d’autres qui ont un peu plus de vécu de ces pays, plus d’expérience, pour les avoir pratiqués un certain nombre de fois, voire même certains qui y vivent carrément. Très souvent l’avis des « expérimentés » a tendance à irriter ceux qui croient savoir, mais ceci n’est pas nouveau. Ajoutons à cela que nous sommes dans une époque où, en matière de délinquance, les choses changent tous les jours, et où ça ne va pas aller en s’améliorant, mais ceci serait un autre débat...
Je m’adresse donc à ceux qui ont la fâcheuse manie de dire, sous prétexte qu’ils sont passés une fois dans leur vie à un endroit précis sans incident, qu’il n’y a pas de risque, que tout est tranquille, et que ceux qui conseillent de rester vigilants sont des petits malins qui veulent se rendre intéressants.
Passer une frontière réputée à risque sans incident me parait une chose complètement normale, et à vous ? Statistiquement, le nombre des agressions constatées dans un pays réputé plus dangereux que les autres reste minime au regard du nombre de voyageurs. Moralité, en matière de risque aussi tout est relatif, quel que soit le niveau de dangerosité du pays, un touriste agressé reste une exception. Et il est complètement normal pour les autres (99,99999 % des touristes) de ne rien avoir remarqué et de penser que « tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil ». Evidemment je parle des vraies agressions, pas d’un vol de pickpocket, pourquoi aller au Guatemala alors qu’on peut se faire piquer voler son portefeuille dans le métro parisien.
Que ceux qui ont eu des problèmes le signalent dans la rubrique «Arnaques à éviter en voyage», c’est très bien, car il faut que ça se sache ! Pourquoi ? Parce que lorsque quelqu’un fera une recherche sur internet sur les risques à tel endroit, avec les moteurs de recherche du Net, il tombera dessus.
Mais, de grâce, que ceux qui n’en ont pas eu d’incident (chose normale), et qui croient tout savoir car ils sont passés une fois à cet endroit-là, arrêtent une fois pour toutes d’intervenir en disant qu’il n’y a aucun problème dans tel endroit ou tel pays. J’insiste donc lourdement : - Ouvrir une discussion pour dire qu'on s'est fait voler 3 € par un cireur de chaussures devant les souks de Marrakech pollue le web et ne sert à rien, n’apporte rien et ne prouve rien. - Prendre la parole dans une discussion pour dire qu’il n’y a pas de problème parce qu’on est passé une fois dans sa vie à un endroit et qu’on n’en a pas eu, ne sert à rien, n’apporte rien et ne prouve rien non plus. Et puis ce n’est pas parce que quelqu’un est passé entre les mines que le terrain n’est pas miné, ni qu’il y en a quelques-unes qui trainent encore ici et là.
A l’opposé, il faudrait également que ceux qui ont eu la malchance d'être réellement agressés, arrêtent d’ameuter les foules comme si l’endroit était un vrai coupe-gorge, avec 20 mines au m2, ça n’apporte rien, une fois encore, si ce n’est de renforcer la peur des plus craintifs qui cherchent des infos parce qu’ils ont entendu dire que.... On peut par exemple raconter ce qui s’est passé, sans l’exagérer et sans dire « maintenant vous voilà prévenu, surtout n’y allez pas » De toute façon, essayer de faire passer un endroit pour plus dangereux qu’il n’est, c’est le meilleur moyen de se rendre ridicule, car aujourd’hui et avec le Net, si l'endroit était réellement dangereux, il suffit de tapoter sur son clavier pour le savoir.
Les accidents de ce type, c’est simplement un problème de hasard, de probabilité. Un peu comme les attentats, il ne fallait pas se trouver là au mauvais moment, c’est tout ! Ceux qui sont passés une minute avant ou après n’ont rien vu... Pays plus dangereux que d’autres ou pas, la délinquance n’est pas omniprésente 24h sur 24. Au contraire, elle est presque toujours ponctuelle, et elle frappe au hasard.
Des gens posent des questions précises et dans ceux qui répondent il y a de tout. Il y en a qui sont passés une fois dans Tel-bled ou à Telle-frontière sans ennui, et souvent sans rien voir - de nuit par exemple, en autocar, et à moitié endormi - il y a 8 ans ou 8 jours, et qui n’y retourneront probablement jamais de leur vie ! Ce qui ne les empêchent pas d’avoir l’impression de connaitre le sujet. Puis il y en a d’autres qui ont un peu plus de vécu de ces pays, plus d’expérience, pour les avoir pratiqués un certain nombre de fois, voire même certains qui y vivent carrément. Très souvent l’avis des « expérimentés » a tendance à irriter ceux qui croient savoir, mais ceci n’est pas nouveau. Ajoutons à cela que nous sommes dans une époque où, en matière de délinquance, les choses changent tous les jours, et où ça ne va pas aller en s’améliorant, mais ceci serait un autre débat...
Je m’adresse donc à ceux qui ont la fâcheuse manie de dire, sous prétexte qu’ils sont passés une fois dans leur vie à un endroit précis sans incident, qu’il n’y a pas de risque, que tout est tranquille, et que ceux qui conseillent de rester vigilants sont des petits malins qui veulent se rendre intéressants.
Passer une frontière réputée à risque sans incident me parait une chose complètement normale, et à vous ? Statistiquement, le nombre des agressions constatées dans un pays réputé plus dangereux que les autres reste minime au regard du nombre de voyageurs. Moralité, en matière de risque aussi tout est relatif, quel que soit le niveau de dangerosité du pays, un touriste agressé reste une exception. Et il est complètement normal pour les autres (99,99999 % des touristes) de ne rien avoir remarqué et de penser que « tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil ». Evidemment je parle des vraies agressions, pas d’un vol de pickpocket, pourquoi aller au Guatemala alors qu’on peut se faire piquer voler son portefeuille dans le métro parisien.
Que ceux qui ont eu des problèmes le signalent dans la rubrique «Arnaques à éviter en voyage», c’est très bien, car il faut que ça se sache ! Pourquoi ? Parce que lorsque quelqu’un fera une recherche sur internet sur les risques à tel endroit, avec les moteurs de recherche du Net, il tombera dessus.
Mais, de grâce, que ceux qui n’en ont pas eu d’incident (chose normale), et qui croient tout savoir car ils sont passés une fois à cet endroit-là, arrêtent une fois pour toutes d’intervenir en disant qu’il n’y a aucun problème dans tel endroit ou tel pays. J’insiste donc lourdement : - Ouvrir une discussion pour dire qu'on s'est fait voler 3 € par un cireur de chaussures devant les souks de Marrakech pollue le web et ne sert à rien, n’apporte rien et ne prouve rien. - Prendre la parole dans une discussion pour dire qu’il n’y a pas de problème parce qu’on est passé une fois dans sa vie à un endroit et qu’on n’en a pas eu, ne sert à rien, n’apporte rien et ne prouve rien non plus. Et puis ce n’est pas parce que quelqu’un est passé entre les mines que le terrain n’est pas miné, ni qu’il y en a quelques-unes qui trainent encore ici et là.
A l’opposé, il faudrait également que ceux qui ont eu la malchance d'être réellement agressés, arrêtent d’ameuter les foules comme si l’endroit était un vrai coupe-gorge, avec 20 mines au m2, ça n’apporte rien, une fois encore, si ce n’est de renforcer la peur des plus craintifs qui cherchent des infos parce qu’ils ont entendu dire que.... On peut par exemple raconter ce qui s’est passé, sans l’exagérer et sans dire « maintenant vous voilà prévenu, surtout n’y allez pas » De toute façon, essayer de faire passer un endroit pour plus dangereux qu’il n’est, c’est le meilleur moyen de se rendre ridicule, car aujourd’hui et avec le Net, si l'endroit était réellement dangereux, il suffit de tapoter sur son clavier pour le savoir.
Les accidents de ce type, c’est simplement un problème de hasard, de probabilité. Un peu comme les attentats, il ne fallait pas se trouver là au mauvais moment, c’est tout ! Ceux qui sont passés une minute avant ou après n’ont rien vu... Pays plus dangereux que d’autres ou pas, la délinquance n’est pas omniprésente 24h sur 24. Au contraire, elle est presque toujours ponctuelle, et elle frappe au hasard.
Madagascar: insécurité pour les touristes English translation pending
Une connaissance d'Alsace, revient de deux mois à Madagascar, (juillet et août) Tana et autres. Je lui annonce fièrement mon prochain voyage à Mada, réponse :" tu es fou, je suis rentrée et content d'être en France, là-bas, attaques au couteau, vols, etc.... au moins une agression par jour à Tana par des jeunes, y compris envers de jeunes femmes malgaches" . D'après lui, sortir le jour ou la nuit serait dangereux!!!!!!!!!!
Il faudrait tout de même que nous soyons informer du danger ou pas d'aller à Mada en septembre ou octobre. Les avis de préférence de vahazas vivants à Mada et plutôt à Tana, me seraient utiles, car je me pose pas mal de question depuis cette discussion. Cet homme a déjà fait 3 fois 2 mois de séjour en 3 années et affirme que la situation est de plus en plus critique! J'ai insisté pour lui dire qu'il abusait un peu, il maintient ses affirmations.
Vingt jours dans le grand Ouest américain en juin 2013 English translation pending
Une fois de plus, et oui c'est déjà mon troisième carnet de voyage aux USA, le but est de vous renseigner le plus objectivement possible pour vous aider dans l'élaboration de votre projet .
Cette fois, c'est décidé, compte tenu des déboires rencontrées l'année dernière avec LOOK VOYAGES et son sous traitant incompétent, VISITEURS AMERIQUES, le tour opérateur c'est moi de A jusqu'à Z. C'est encore plus de boulot dans l'organisation et la préparation, mais on a tout à y gagner et plus question d'engraisser les bons à rien !!. 😠
La première principale difficulté, a été de trouver de la documentation sur cette partie du pays. En effet, peu d'organisme propose des circuits ou autotour, dès le début de cette année 2013, nous avons donc collecté toutes les brochures possibles dans les agences, afin de répertorier au mieux les sites à voir et ainsi élaborer le circuit. Autre difficulté, étrange d'ailleurs, il y a également peu d'ouvrage disponible traitant cette région, le petit futé et lonely planet s'avéreront bien insuffisants, très imprécis et incomplets une fois sur place notamment. Décidément, le guide vert Michelin fait défaut, avec ses propositions de petits circuits locaux si bien détaillés, il m'avait tant séduit en 2010 pour le Sud Ouest, plus touristique certes.
Mais heureusement il y a findus, euh non pardon , internet, ses blogs et forums multiples, il suffit de trouver les bons. Ensuite, restes les sites officiels des lieux choisis, mais là c'est généralement en anglais, et moi, depuis le cours préparatoire la langue de chèque spire.... 😉
Une fois les grandes lignes définies, et notamment les villes d'arrivée et de départ ainsi que les dates, le plus urgent et important selon moi, ce sont les billets d'avion. Là, les autres difficultés d'apprenti voyagiste continuent, et il ne faut pas s'égarer dans la jungle et la foultitude de comparateurs et moteurs de recherche divers et variés pour ne pas dire avariés pour certains. Selon moi, ce ne sont pas ceux qui font le plus de pub qui sont forcément les meilleurs (d'ailleurs s'ils l'étaient, ils n'auraient peut être pas besoin de pub!) . D'autre part, certains sites ne proposent même pas de vols si la ville de retour est différente de celle d'arrivée, ou alors je n'ai pas su les utiliser, après tout c'est possible aussi. D'autres sont vraiment orientés low cost avec des prix annonçés tellement bas qu'on à peine à y croire, seulement voilà, avec 2 voir 3 escales et une arrivée parfois à J+2 (oui oui je l'ai vu) c'est la certitude de commencer son voyage sur les genoux, et moi mes genous (chou, hibou) je vais en avoir besoin, donc ce sera vols directs et puis c'est tout.
Je vais donc tout réserver via expédia et booking.com ( pour certains hôtels) pour nos 20 jours sur place, j'ai bien fais car il n'y aura aucun problème ni anicroche ( un bon point pour ces 2 sites). Je prépare une pochette pour chaque journée, c'est plus pratique pour s'y retrouver. Il faut aussi prendre en compte que certaines réservations sont payées d'avance, d'autres à régler sur place, il faut donc de la rigueur afin de ne pas se gour..
Pour les hôtels, trois critères priment, (toujours selon moi évidemment) l'emplacement le plus en centre ville possible, le parking gratuit (vu les tarifs rencontrés l'année dernière surtout dans les villes, cela n'est pas négligeable) et enfin le petit déjeuner inclus tout au moins pour les jours ou je ne prévois pas de départ à l'heure ou l'on sort les poubelles, c'est à dire avant l'ouverture de la salle (généralement elles ouvrent à 6h00,6h30 parfois 5h30 sur les sites touristiques plutôt dédiés randonneurs et ou photographes voir observateurs de faune comme Yellowstone par exemple).
Premier paramètre et conseil, là bas les hôtels sont plus chers le week end car pris d'assaut surtout dans les grandes villes et sites touristiques, si en plus il y a un événement quelconque dont on a pas forcément connaissance ici, c'est la galère assurée une fois sur place.
Je commence donc par ces réservations, avec mon planning et mon calendrier sous les yeux afin de ne pas arriver la veille du surlendemain de la date retenue.
Ensuite je m'attaque à la voiture, et le plus gros sera fait. Hertz, imposé l'année dernière par les « bons à rien »😎 nous ayant déçu, et après comparaison, je décide de renouveler ma confiance à Alamo. Le plus dur est de s'y retrouver dans les différentes formules proposées et de ne pas se tromper dans la catégorie de bagnole. Surtout la taille du coffre est importante pour sa capacité à accueillir nos bagages qui vont progressivement s'élargir au fil de nos pérégrinations et pas à cause des hamburgers. Je renonce à un comparateur de prix visiblement Allemand, qui dit et redit trop souvent à mon goût qu'il ne sera responsable de rien en cas de problème, pourtant ses prix étaient alléchants. Je vais donc sur le site officiel d'Alamo et prend la formule gold, surtout pour la possibilité d'inscrire ma femme en second conducteur, au cas ou mes problèmes de dos récurrents referaient surface. De plus jusqu'à présent, avec eux, il y a eu la possibilité sur place de choisir sa voiture parmi celles présentes lorsqu'on arrive. Ce sera encore le cas cette année à Seattle, en revanche au retour à Salt lake city, je constaterai l'inverse pour les nouveaux locataires. Je ne vous cache pas que je suis même allé voir les sites des constructeurs afin de connaître au mieux le volume des coffres afin de minimiser les erreurs de choix. Je me décide pour la catégorie dite « chevrolet impala » c'est d'ailleurs ce modèle que l'on choisira sur place, plus question de rouler aux states dans une voiture asiatique, même si eux, visiblement, le font de plus en plus, consommation oblige peut être. La nôtre, presque neuve (2988 miles au compteur) fera entre 8 et 9 litres au cent (kms) c'est encore raisonnable. Je m'agace encore une fois bien sur à cause des frais exorbitants « dits d'abandon »(300 $, mais ils le font tous sauf pour la Californie je crois). Bien sur au comptoir, le préposé dévoué (à son employeur) tentera de nous proposer les assurances supplémentaires (perte de clef, accident, crevaison …) histoire de nous faire peur et gentiment nous forcer la main pour sa commission, mais pas question, l'aventure c'est l'aventure.
Enfin, dans les meilleurs conditions possibles quand même, c'est pourquoi cette année on investit dans un pèse bagage, histoire de ne pas dépasser les fatidiques 23 kgs autorisés par les avionneurs, air france en l'occurrence (ou delta airline d'ailleurs puisqu'il semble qu'ils ne fassent plus qu'un). Petit aparté à ce sujet, j'ai encore trouver l'occasion de m'offusquer :
pour le vol retour direct paris CDG, réservé sur air france, mais « opéré » comme ils disent par delta, et bien, sur la multitude de films proposés dans cet airbus (en plus), aucun de ceux qui étaient susceptibles de m'intéresser étaient en Français ni même sous titré, par contre ils étaient disponibles en russe, espagnols, allemand, sous titré chinois ou japonais, quelle honte, décidément la France compte vraiment pour du beurre au niveau international et c'est pas près de changer.... !!!!!! pardonnez moi mais ça soulage. 😠
Et là, je me dis que la plupart d'entre vous se demande quand je vais réellement commençer à écrire ce pour quoi vous avez ouvert cette page, et bien vos désirs sont des ordres, j'y vais, AVANT QUE VOUS NE PARTIEZ DEFINITIVEMENT. 😏 Et nous avant de partir, dernières vérif, passeports valables, autorisations ESTA (de l'année dernière, encore valides), permis de conduire (y compris international que je viens de refaire mais pas obligatoire), bons de réservations reçus par mail et imprimés et surtout argent liquide
en quantité suffisante, car il y aura encore pas mal de choses à régler sur place, et les commissions de ma banque sur chaque transaction CB en devises étant légalement du vol, je prévois.
Pour rappel, il peut être utile de scanner et s'envoyer sur sa boite mail copies de tous les documents cités ci dessus, au cas où. Tous les hôtels ont internet, et de plus en plus en wifi qui plus est.
Bon ça y est j'y vais promis.
JOUR 1 :
Lundi 3 Juin 2013, décollage pour Seattle😏 à 12h15, 10 heures de vol et décalage horaire de moins 9 une fois sur place. C'est à dire que concrètement parlant, on arrive à l'heure ou on est parti, la journée va être longue. Mais l'euphorie est là et elle se moque bien de la fatigue.
Première étape, l'immigration, et là c'est pas la France, les frontières existent bien et on s'en aperçoit de suite. D'abord les restrictions budgétaires annoncées par le congrès US avant notre départ sont bien réelles et palpables, on fait la queue sans broncher, trois guichets ouverts pour un avion entier qui débarque, c'est comme ça. Arrive notre tour, confiant je me dis qu'avec notre voyage de l'année dernière ça va aller vite, et bien que nenni. Ma prise d'empreintes électronique ne fonctionne pas, malgré l'ironie apparente de cet agent zélé qui accuse son computer, il ne lâche pas l'affaire, et essais après essais, je commence à me dire que son cerveau soupçonneux va imaginer que je me suis mis de la colle ou de l'acide sur le bout des doigts pour passer à travers les mailles du filet, il faudra 10 minutes à sa machine pour constater à contrecoeur que je n'ai rien à me reprocher !!!! OUF.
Bagages récupérés, la navette gratuite nous conduit direct chez Alamo, et les autres aussi d'ailleurs tous regroupés au même endroit.
Notre bon vieux tomtom nous conduit vers l'hôtel, pour un petit « défripage » avant de réellement commencer nos vacances. Un GPS est à mon avis indispensable, les cartes routières, mêmes locales, manquent souvent cruellement de précision.
Bon là, pour débuter mon récit, je prends mes notes prises quotidiennement sur place en fin de journée, avant de préparer (et peaufiner) celle du lendemain. Et oui, nous, un voyage lointain comme celui là ne rime pas avec repos et farniente. Pour ça il faut aller dans un « all inclusive » du bassin Méditerranéen, seule chose capable de probablement « organiser » des agences comme LOOK VOYAGES (là vous pensez que je radotes et que j'insiste lourdement, mais franchement c'est mérité tant pis pour eux)et là, : et là aujourd'hui,30 Juin 2013, JE M'AUTORISE UN PETIT RAJOUT POUR LE FUN: pour vous prouvez ma bonne foi et confirmer leur incompétence, allez sur leur site officiel et regardez la proposition de voyage intitulée: circuit accompagné éclaireur étoile de l'Est: et bien il y a une photo de Chicago pour illustrer le programme alors qu'il n'y va même pas!!!!!: MDR, MDR comptez vraiment pas sur eux pour être éclairé!!!!
notre hôtel est le quality inn & suites seattle center, (tout près d'un best western et d'un travelodge) enfin center fo le dire vite, une bonne paire de chaussures est déjà nécessaire. Nous sommes tout près de la fameuse space needle tower et de son monorail qui datent de 1962, l'expo universelle. D'ailleurs cette ville peu tournée vers le tourisme semble se reposer sur ses acquis très anciens, c'est l'impression que l'on a eu, renforçée quand on voit leurs bus tram électrifiés.
le parking de l'hôtel est à 15 dollars la journée, j'ai pas trouvé mieux, les prix pratiqués sont globalement élevés, ceci dit le petit déjeuner inclus sera l'un des « meilleurs » du séjour (488$ pour 3 nuits!!!). D'ores et déjà, oubliez pour cette région les buffets pantagruelliques du sud ouest.Petit constat, là encore et comme relativement souvent, le rouleau de papier toilette est positionné derrière vous, il faut parfois être à moitié contorsionniste. Vu le gabarit de certains américains, je me dis qu'une webcam pourrai sûrement parfois faire le buz sur la toile comme on dit. Le papier de plus est très fin et se détache mal du rouleau, en plus du lumbago, je ne m'étendrai pas davantage sur l'autre risque encouru à l'usage....
Bon les mains bien propres, on commence en ascenseur extérieur par la space needle à 60 $ avec taxes (ne pas oublier de les rajouter à chaque fois quand on en connaît le taux qui change à chaque état ou presque), on évite le musée du verre voisin localement plébiscité, puis déjà un peu fatigués on empreinte le monorail à 4,5$ les 3 minutes pour rejoindre le soit disant centre. Le terminus donne directement dans un pseudo centre commercial, avec un food court (réunion de différents « fast food du monde ») où je prends chez Charley une pâle copie du cheesesteack de Philadelphie (nostalgie de l'année dernière?)
Heure locale il est pas loin de 20h00, ce qui fait pour nous 5h00 du mat sans dormir bien sur dans la classe éco de l'avion, il est temps d'aller rejoindre Morphée. Seulement voilà, notre chambre est juste en face de la machine à glaçons, et durant au moins 20 minutes non stop j'en entends un qui se sert, je suis à 2 doigts de me lever, mais j'ai peur de le trouver dans sa baignoire au milieu du couloir en pleine séance de cryothérapie....
JOUR 2 :
Au programme, le parc Olympic, le ciel est bleu, on se pointe au petit dej à 7h00, mais petite erreur, le réveil de la chambre n'était pas à l'heure, résultat en réalité il est 6h00 et c'est encore fermé, on patiente. Pour rejoindre Olympie, la capitale et son capitole il y a déjà 100 kms, une fois de plus, méfiance avec les distances.
A l'entrée d'Olympic, on achète le pass annuel à 80$ permettant l'accès à de nombreux national monument (voir le site officiel pour connaître ceux qui l'acceptent), à chaque parc le droit d'entrée tourne autour de 10 à 25 $ par véhicule, il est vite rentabilisé selon vos projets.
De plus on peut le revendre au retour car il est valable un an et supporte deux signatures différentes (celle de votre passeport car on vous le demande à l'entrée pour vérifier la conformité).

On néglige port townsend, car le trajet va être long si on veut faire le tour pour éviter de reprendre la même route.
On grimpe à 1800 mètres se prendre en photo dans la neige.
Pour le midi c'est repas sandwiches sur mesure à Hurricane ridge,
Après le lake Crescent, à Forks, ville de la saga Twilight, notre adolescente exige et impose un arrêt que nous acceptons volontiers. Pour le soir, on prend en route, car l'heure tourne, de quoi manger dans la chambre (équipée d'un micro onde) chez safeaway. La caissière perspicace détecte rapidement que nous ne sommes pas du coin, et est toute contente d'apprendre que nous sommes frenchis, tout en s'interrogeant sur le but de notre présence dans ce trou perdu, j'avais bien envi de lui dire que c'était uniquement pour elle, mais j'ai pas osé.
Tout au long du parcours on alterne avec paysages de montagnes encore enneigés et bords de mer, il fait beau et 79°F, c'est très agréable, sans oublier la hoh rain forest et ses arbres centenaires recouverts de mousse effilochée (appelée si je ne m'abuse mousse espagnole dans les bayous de Louisianne). Le lac quinaut est un peu plus decevant et ne se voit pas bien sauf si on est propriétaire d'un chalet en bordure...Autre petit rappel utile, les degrés Fahreinheit pour convertir en Celsius c'est simple : retirer 32, multiplier par 5 et diviser par 9, ou bien encore plus simple mais moins précis soustraire 30, diviser par 2 et ajouter 10%, voilà ça, c'est fait !!...
Donc on a eu ????? bon cherchez pas votre calculette si vous savez pas compter de tête ça fait 26° c'est plutôt bien.
Autre petit détail à prendre en compte dans votre projet, toute cette région est très montagneuse, et les hivers longs et rigoureux, résultat j'ai du renoncer à Glacier NP, car la route principale ne réouvrait cette année que le 21 Juin, d'où l'utilité de consulter quand même les sites officiels en anglais avant de partir. Ou bien des bons sites comme voyage forum.com (ho quel suceur!!)
Après avoir longé l'océan pacifique sauvage et orageux, on regagne nos pénates à 21h00 après avoir parcourus 520 miles (de 1,609 km encore pour rappel) soit plus de 800 kms, et oui je vous ai prévenu nous sommes en voyage pas en vacances.
.
JOUR 3 :
On attaque Seattle en profondeur, et l'on commence en voiture le tour découverte, tel que proposé par les professionnels, visible dans certaines brochures publicitaires, d'ailleurs pour ne pas reculer devant la facilité, je me mets à en suivre un, qui devant nous quitte la colline queen anne et le parc Kerry d'où la vue sur la ville est intéressante. On sillonne la ville étendue et ses quartiers résidentiels sur les hauteurs, un peu comme à San francisco avant de rejoindre le cœur de la cité. On renonce à la visite de la ville souterraine (restes du grand incendie de 1889) toute en anglais (bill speidel's underground tour de 75 mn départ à pioneer square). Le pike market et Rachel, la truie tirelire attirent les badauds, tout comme le personnel de la poissonnerie qui joue au lancer de saumon frais entier dès qu'il y a une commande, ne pas oublier non plus à proximité le premier starbucks du pays de 1971.
Un peu de lèche vitrine sur Alaska way avec arrêt chez ye olde curiosity shop et ses momies
avant que notre miss s'achète un pyjama chirurgien de grey's anatomy, il faut dire que grace hospital est supposé être ici.
Pour le repas du soir c'est chez the crab pot qu'on dépense à bon escient nos dollars. Pour 86 d'entre eux, on se régale de produits frais de la mer copieusement accompagnés, la particularité c'est qu'on vous met une surnappe en plastique, tiens pourquoi donc ?, et bien tout simplement parce que la serveuse va renverser directement sur la table le contenu de votre marmite remplie de moules, palourdes, pinces et pattes de crabe géants, maïs, pdt, on mange avec les doigts planchette de bois et maillet sont fournis, on ne pourra pas finir.
C'est populaire et très fréquenté.
Chose étrange dans cette ville, on a croisé, outre des dealers officiant à la vue de tous en pleine rue, des tas de groupes, couples ou personnes seules à l'aspect bizarre, saouls, drogués, débiles légers ou les trois réunis. En tout cas « leurs ballets » au milieu de la chaussée, ou leurs monologues excentriques et déhanchés ont de quoi surprendre, tout cela sous les yeux de la police bienveillante qui les surveille de loin, les locaux habitués ne relèvent même plus....
JOUR 4 :
Direction le Nord et Vancouver au Canada, mais avant détour au Sud vers le mont Rainier à 100 kms, visible depuis Seattle, soit environ 600 kms à faire donc départ à 7h00. Le pass est valable, là aussi rencontre avec la neige et les cascades, c'est très joli, cependant le prolongement de l'unique paradise road ne réouvre que le 21 juin, mais c'est pas grave on a vu l'essentiel y compris des campeurs ayant planté les sardines sur le parking goudronné, ha ces américains !!

Avant Vancouver, on s'arrête à l'office visitor de Bellingham où le papy de service nous fait savoir que les deux passages frontières qui se profilent sont accessibles aux particuliers contrairement aux indications du bas côté, le temps de passage prévisible est indiqué à vous de choisir, ceci dit on y passe 25 mn. De plus il nous a aussi prévenu que le tunnel d'accès sera à cette heure sur une seule voie dans ce sens, et 3 dans l'autre pour faciliter le flux de la circulation des travailleurs qui quittent la ville. Je précise que le passage frontière avec le voiture de loc ne pose pas de problème particulier en principe, faites vous confirmer quand même lors de la prise en charge.
On fini par rejoindre à 18h45 notre sunset inn and suites en plein quartier homo. En réalité ce sont des appartements, ce que je n'avais pas vu lors de la réservation, (tout comme pour le quartier!!!) on a un F2 avec cuisine entièrement équipée, elle est tellement bien qu'on y mangera 2 fois. (attention, ici comme dans certains états US les supermarchés ne vendent pas de bière, ni alcool, il faut aller dans un « liquorstore » plutôt rare). Par contre, il n'y a pas de salle de petit déjeuner, il faut descendre à la réception se servir et remonter dans son logement c'est étonnant ça aussi.
Pour le premier soir et 46$cad on « mange » à la belle patate. On se prend une bonne poutine améliorée à la smoked meat c'est redoutablement léger à la digestion.

On peut, comme nous, prévoir des devises canadiennes, cependant à part dans certaines stations essence, ils acceptent les US au taux de 1 pour 1 presque partout.
Une activité très florissante ici est le tatouage, et il faut les montrer, à cela s'ajoute le piercing, certains sont même plus troués que percés, les deux cumulés engendrent un défilé de fresques humaines ambulantes assez surprenant.
JOUR 5 :
C'est vent couvert (et même pluvieux), départ 8h30 pour, toujours à l'appui d'un dépliant gratuit (ils pullulent partout), faire le tour de la ville proposé par certains à 30$ par personne.
Le parc Stanley est très beau mais on reviendra !!
Une pose à Gastown s'impose, pour ses commerces de souvenirs (ils sont rares), son horloge qui fume et ses SDF.
Dans la rue commerçante de grandville, l'un d'entre eux se shoote à la seringue tranquillement sur le trottoir devant tout le monde indifférent, les japonais exilés sont omniprésents, fo dire que c'est pas très loin, ils ont même leur radio, beaucoup d'informations sont traduites dans leur langue.
On renonce à l'ascension de la Vancouver lookout, compte tenu de la météo, la vue ne sera pas terrible.
On va ensuite au Nord, voir « LA TRACTION « !!! de la ville, le pont suspendu de Capilano, il y a affluence, il faut bien avouer qu'il n'y a pas grand chose à voir dans cette grande ville pourtant mondialement connue. Montant de la douloureuse pour trois, je vous le donne Emile, 110$, certes le balancement du pont à l'aller et au retour impressionne un peu, mais le reste n'est que promenade sur balcons en bois plus ou moins élevés, ça reste somme toute joli mais vraiment trop cher.

On pousse jusqu'à grouse mountain et son téléphérique qui arrive dans le brouillard, on sait pas trop ce qu'il y a à faire une fois au sommet, le prix varie selon les options avec un plancher à 39$ par personne, les candidats sportifs sont équipés comme des porte avions, le prétexte est tout trouvé pour renoncer là encore, en plus de la météo défavorable
En redescendant, le ciel bleu fait son apparition, du coup on retourne à stanley parc faire quelques belles photos, les pilotes d'hydravions touristiques sourient aussi tout en se frottant probablement les mains et reprennent leurs valses aériennes.
Le soir, on teste le four de notre cuisinière avec de bonnes pizzas surgelées bien sur...
JOUR 6 :
Ce que j'ai reporté hier à cause de la météo, doit être fait aujourd'huy car c'est notre dernier jour au canada, à savoir la célèbre route 99 dite « sea to sky »à faire à l'aller et au retour
première halte à la toute petite station balnéaire de Horseshoe bay et ses départs de ferrys pour les îles, les files d'attente sont impressionnantes malgré l'heure matinale, il faut dire qu'on est Samedi. On enchaîne avec les belles shannon falls à l'accès libre et facile, puis Squamish et Alice lake pas forcément incontournables, et les Brandywine falls vues d'en haut.
On se rapproche du but : Whistler (125 kms de vancouver) en chemin j'aperçois au loin une masse noire près de la route, je la fixe, elle bouge pas, elle bouge toujours pas, ELLE BOUGE
oui c'est bien notre premier ours noir, peut être un grizzli, de petite taille mais c'est trop tard pour le capturer, heu non le picturer (tout nouveau verbe franglais issu du mot picture)
Whistler, très agréable station de ski datant des JO de 2010. En cette saison, les remontées mécaniques font le bonheur des très très nombreux mountains bikers, ils sont innombrables, certains d'entre eux, plus audacieux que les autres (ou moins chanceux) voir les deux sont de simples piétons claudiquant ou avec un bras en écharpe voir aussi les deux. Les rues piétonnes sont blindées de visiteurs, retour à Vancouvert, on aura fait 219 miles en comptant les petits détours motivés par la curiosité. Paradoxe local, tout est écrit en anglais, mais les distances sont en kms.

Bon à savoir, les vêtements, l'essence et le tabac (pour ceux que ça concerne) sont plus chers qu'aux USA.
JOUR 7 :
Départ 6h50 pour rejoindre les USA et on modifie le programme, le canada de ce côté ci, nous déçoit un peu, du coup au lieu de prendre la route 3 (normalement ouverte mais sans certitude absolue), on passe la frontière à Sumas, où bien sur le temps d'attente annoncé n'est pas respecté, et en plus, nous on nous demande d'aller à la case départ, heu non, entrée plutôt, de nous garer et d'aller voir au poste l'agent qui nous passe à la questionnette durant quelques minutes.
Enfin libre de tout mouvement, on fait la route 542 en cul de sac (70 miles AR) pour atteindre le mont Baker, site le plus enneigé d'Amérique du Nord, la fin de la route est fermée, cela n'empêche pas certains surfeurs d'attendre l'ouverture des remontes pentes. On traverse le très beau north cascades NP sous un soleil d'été puis c'est la première grosse bonne surprise du voyage, Winthrop sur la route 20 : c'est une vraie petite ville western comme celles qu'on est venu voir, sauf que celle là imprévue et surprise oblige est encore plus belle, façades, magasins, bikers et motos tout est là c'est parfait, les cartes mémoires chauffent dur. Première surprise, mais aussi première erreur : un chapelier propose des stetsons à 40$, je refuse de me précipiter et je m'en mordrai les doigts, je n'en reverrai aucun à moins de 60 par la suite, je me contente d'un ersatz à 14, car je ne peux résister plus quand même à l'envie de me prendre pour un cowboy. Grand coulée dam (barrage) est décevant. Pour rejoindre Spokane par la 2 je crois, c'est une longue ligne droite à travers des terres agricoles vallonnées et parsemées de tas de pierres ou de rocs ici ou là c'est étrange, bizarre voir lunaire !!
On arrive à Spokane à 19h30 après encore pratiquement 800 kms effectués.On loge au fairbridge inn express, excentré mais avec parking et petit dej . Celui-ci est plus qu'express , il se prend dans le hall sur 4 tables de 2, il n'y a même pas de pain même de mie, le prix est en conséquence 53 euros la nuit.

JOUR 8 :
6h30, destination Boise, capitale de l'Idaho via cœur d'Alène et son lac bordé de belles résidences, puis au sud ouest steptoe butte state parc qui ne vaut pas le détour, certes cette butte domine tous les environs, mais à part des terres agricoles y a rien à voir... la route nous fait poser brièvement les roues en Orégon, à travers nez perçé parc on empreinte la lewis et clark trail (célèbres pionniers explorateurs) pour rejoindre à lowell le confluent de la clearwater river avec la snake river moins beau qu'annoncé. A cause des travaux de voiries et la circulation alternée sur une voie on a perdu pas mal de temps, il est 18h00 mais en réalité ici 19h00 car on vient de franchir le 45° parallèle et il reste encore 230 kms à faire, du coup on abandonne le hell's canyon, pas facile d'accès, sauf si on connaît les petits chemins de traverse non signalés sur les cartes. On arrive finalement à 21h15 heure locale à l'hôtel le Boise hotel conférence center, (chambre correcte pour là encore 53 euros) pour manger on fonce au denny's voisin, c'est ça ou le reste de la boîte de ritz dans la chambre...
JOUR 9 :
Au programme encore une petite étape de 740 kms pour aller à Jackson hole, donc grasse mat et départ à 6h00, on commence par bruneau dunes SP à 7h00, l'entrée est payante à 5$ et l'on doit verser notre obole dans une enveloppe à l'entrée, vu l'heure on tente l'ignoble fraude en risquant l'amende à 25, y a rien à voir ou presque, malgré cela c'est encore rempli de camping cars démesurés, à part entendre les cris des coyottes (sans les voir) circulez....
On enchaîne avec Twin falls en longeant l'oregon trail et thousands springs. Attention car là j'ai pas mal galéré avant de savoir où se trouvaient effectivement les shoshones falls, car ici les mêmes noms se retrouvent à beaucoup d'endroits différents (cette remarque vaut également pour vos réservations d'hôtels, vérifiez bien que c'est la bonne ville dans le bon état)

En réalité tout ce que je veux voir se trouve à twin falls, belle commune résidentielle. D'abord le pont Perrine signalé nul part et pourtant ça vaut le coup d'oeil, il faut prendre la direction de l'I84 et on passe dessus, dans un sens ou dans l'autre vous avez un parking et un accès piéton qui communique avec l'autre côté. Par contre pour les shoshones falls (et le lake dierkes mitoyen) c'est indiqué, il y a quelques kms à faire, l'accès est à 3$ et pour bien voir il faut payer....Localement, elles sont modestement comparées aux chutes du Niagara, surtout de par leur forme, car il faudrai quand même pas pousser mémère dans vous savez quoi, ( les orties pour ceux qui savent pas), mais elles sont belles quand même.On continue avec craters of the moon, autre NM (8$ ou le pass), c'est vrai que cet immense champ de lave est impressionnant mais y a quand même pas de quoi casser 5 pattes à un bison (ou 3 à daffy duck si vous préférez) en 45 mn photos et arrêts promenades compris, le tour est fait, d'ailleurs c'est tant mieux car le chemin est encore long. On avait envisagé de faire à Rexburg le bear world, histoire d'être sur de voir de près des ours, mais la visite du parc en véhicule particulier n'est pas conseillée, et attendre les horaires collectifs imposés risquent de retardé notre progression. Pour ceux que ça intéresse, je précise que ce parc domicilié à Rexburg se trouve en réalité à environ 10,15 kms de la ville, comme c'est le cas pour beaucoup d'autres sites. Par la route 33 et Tétonia, on fait une partie de la scenic téton byway ( il y a aussi beaucoup de routes qualifiées de scénic pas toujours de façon justifiée). En l'occurrence, celle ci permet surtout d'apercevoir yellowstone, c'est pas inintéressant. Après 11 heures de route on accède à Jackson hole, étape à mon sens incontournable, cette ville « huppée » est typiquement western et très fréquentée, spectacle de cowboys dans la rue, les enfants sont ravis, même si les « vedettes » se font attendre, histoire de chauffer la foule et distribuer les tracts publicitaires pour le restaurant sponsor de l'animation.
Notre hotel motel, le ranch inn, petit déjeuner simpliste et parking inclus est idéalement plaçé dans le centre mais au calme (99 euros la nuit).

L'endroit où il faut soit disant diner est le gun barrel ( à l'entrée ou la sortie de la ville selon d'où on vient mais pas dans le centre), c'est un ancien musée reconverti ayant conservé certains objets et animaux empaillés, le cadre et l'ambiance familiale sont agréables, la nourriture fraîche de bonne qualité et bien cuisinée est à soulignée, le prix est en conséquence, 100 $ à trois.
JOUR 10 :
Aujourd'hui on entame l'un des « gros morceaux » du séjour, donc nouvelle grasse matinée et départ à 7h00.
Grand téton est à faire, ( l'entrée valable aussi pour yellowstone 7 jours consécutifs est à 25$ pass accepté) c'est 80 miles pour la traversée panoramique on en sort à 11h15 poses photos comprises, et ascension du signal mountain pour sa vue, et puis c'est yellowstone tant attendu pour ses paysages, geysers et sa fameuse wildlife (faune sauvage) les mises en garde concernant les bisons et les ours sont omniprésentes, les magasins vendent à tour de bras bombes lacrymogènes au poivre et autre sifflet d'alerte, on voit déjà différentes sortes de ce que nous, profanes appelons des biches, 1 puis 2 puis des troupeaux entiers de bisons et des mooses, chaque stationnement anarchique de véhicules indiquent leurs présences.
On approches les premiers mini geysers et bassin d'eau ou boue bouillonnants portant tous un nom.
On rejoint west yellowstone à 18h00 après 200 miles, moins guindée que jackson avec des boutiques plus abordables(dont beaucoup de « teeshirteries »). On loge au yellowstone lodge, parking inclus et au final petit dej aussi mais à 154$ la nuit, la renommée ça se paie.


JOUR 11 :
On planifie le pas évident sillonnage du parc afin de ne rien louper en deux jours, 6h30 direction le fameux old faithfull geyser qui éructe toutes les 92 minutes à 10 près, sur place à 7h45 on apprend que c'est prévu pour 8h20 environ, il fait beau c'est super on s'installe comme d'autres déjà. Seulement voilà, Yellowstone c'est la montagne avec la météo qui va avec, c'est à dire susceptible de changer brusquement en quelques minutes, et bien sur c'est le cas, le ciel se noircit très rapidement et l'orage éclate juste après le geyser impressionnant, tant pis pour la clarté des photos. On fait tous les arrêts possibles et c'est épuisant, il y en a tous les 2 kms. Arrêt, marche, ceinture, demarrage, rearrêt, remarche etc j'en peux plus, mais c'est beau y a rien à dire surtout sous le soleil revenu (comme mathilde), pour le soir j'ai prévu de faire étape à une autre entrée du parc pour éviter les trajets en double, j'ai rien trouvé à silver gate à l'est, je me suis donc rabattu sur Gardiner au Nord. C'est tout petit, il n'y a pratiquement qu'un hotel et un ou deux motels tout au plus, je ne parle pas des commerces, heureusement il y a plusieurs restos, dont le iron horse bar et grille bien décoré et branché où l'on dînera (copieusement pour 40$ à 3) au comptoir sur la terrasse extérieure face à la yellowstone river juste avant que l'orage éclate (encore)
Au yellowstone park travelodge la chambre est correcte avec une belle vue, le matin de bonne heure(évidemment) je surprendrai quelques biches locales en famille sur le parking, ça me change du RER et des scooters aux pots d'échappements trafiqués......
Petit bémol cependant, la « salle » de petit dej étant tellement petite par rapport au nombre de clients lèves tôt pressés d'en découdre avec la nature, faute de concurrence, on boit notre kawa dehors et y fait po chô (41°F) certains touristes chanceux montrent leurs photos prises d'un ours de bonne taille apparemment le matin même mais je ne sais pas où.
JOUR 12 :
On continue l'exploration vers l'Est du plus vieux et plus grand des parcs nationaux, les bassins géothermiques et geysers se succèdent sans jamais toutefois se ressembler c'est vraiment bluffant (désolé j'ai pas trouvé d'autre qualificatif pour l'instant, l'émotion sans doute).
On passe à silver gate, et je comprend pourquoi j'y est pas trouvé d'hébergement, c'est un vrai bled, tout comme un peu plus loin cooke city, plus petit que gardiner, c'est pas peu dire.
Ensuite dilemme, il faut choisir entre le chief joseph byway ou la beartooth car on ne pourra pas faire les deux, j'opte pour la seconde et on a pas été déçu, les chaînes de montagnes enneigées sont magnifiques. A beartooth pass (10947 feet soit 3300 mètres) juste avant d'entrer dans le Montana la température est de 31....
Pas celsius bande d'ignares, ça fait zero ou à peu près et ça se sent.
Le long de la route on constate la présence de nombreux observateurs de la wildlife équipés pour la plupart de monoculaires impressionnants sur trépied. Il faut dire qu'à gardiner, j'ai eu l'occasion d'en tester un, dans quasiment le seul magasin encore ouvert parmi les 4 de la ville. C'était redoutable d'efficacité et de performance, et pour 400$ en plus, il filmait et photographiait (en 5 millions de pixels seulement)
On continue par red lodge où l'unique rue principale (c'est souvent le cas) est en travaux là aussi et fermée à la circulation routière, de toute façon ça a pas l'air terrible, on se fait un nouveau pique nique rapide dans un coin retiré et tranquille bercés par l'écoulement de la rivière (ho c'est bien écrit ça, alors ça vous fait rêver ou pas ????, je fais des efforts pourtant)
Après 280 miles à 16h15, on atteint Cody, la ville fondée par Buffalo bill, comme c'est un peu tôt pour une fois et qu'on a pas envi de faire le muséum 5 en 1 dédié au héros on pousse 30 miles sur la 14 (60AR) jusqu'à Wapiti le long de la shoshone river, c'est beau, y des montagnes, des gorges, des ranchs aux beaux portails d'accès personnalisés ( ou portaux, je sais plus bon allez garçon 1 porto!)
Au retour je fais une pose rapide devant l'entrée d' old train town, pour 3 photos à l'arraché devant l'entrée payante avant que la gardienne ne sorte et me foute un coup de douze, risque encouru selon un blogueur lu avant de partir et qui prétendait que cela ne valait pas le coup et je confirme d'après ce que je vois.
Ce soir à 20h00 au programme c'est rodéo, on prend les billets à 18$ au visitor center, ça évitera de faire la queue.
Nouvel aparté utile : n'hésitez pas à aller dans les visiteurs center où vous trouverez gratuitement toutes documentations et renseignements utiles auprès du personnel dont la moyenne d'âge est très souvent élevée, bénévolat, volontariat ou nécessité de compléter la retraite ? Je ne sais pas mais en tout cas ils sont très serviables et dévoués, même si tous ne sont pas toujours en parfaite possession de leurs facultés physiques.
Dans la rue principale (sheridan) animation cowboy devant l'hotel irma de ce brave buffalo
Notre chambre à 170$ au cody legacy inn and suites est correcte, frigo télé micro onde, lits en bois massif, le hall est sympa aussi, le petit dej non inclus au départ le sera finalement. Il faut diner tôt, on va au Mexicain zapata's pour 50$ on est rassasiés.
Le rodéo (tous les soirs à partir de Juin) est bien, même si le niveau des concurrents me paraît pas très relevé, en tout cas c'est mieux qu'à brice canyon il y a 3 ans. Les ténors sont peut être à Gardiner où j'ai appris lors de notre passage qu'il s'en faisait aussi un durant le week end.
En tout cas l'hymne national chanté par toute l'assistance la main sur le cœur est impressionnant, mes mamies voisines en ont même l'alarme à l'oeil, y a pas à dire ils sont patriotes.
JOUR 13 :
Y a seulement 450 miles au programme, donc départ retardé à 6h30 vers l'étape du soir Hulett
Via lovell, on quitte le Wyoming pour le Montana par la 14 east scenic byway sans plus avant d'arriver à little bighorn NM, pas trop facile non plus à localiser avec précision, compte tenu des homonymes. Là c'est la vaste escroquerie du jour, (10$ pass accepté) évidemment c'est une défaite des braves yankees face aux méchants indiens (uniquement à cause de la cupidité de Custer qui y laissera la vie bien fait : parce que moi quand j'étais petit j'aimais bien LES INDIENS DANS LES FILMS DE COWBOY), alors pas de stèle fastueuse ou autres encensements nombriliques, le seul truc à voir est une pseudo silhouette en ferronnerie, tout le reste ce sont des tombes éparpillées sur le champ de bataille là où les corps des malheureux perdants ont été retrouvés. En une demie heure le tour est fait, escrocs orgueilleux.. !!
Heureusement que des chevaux sauvages (et encore c'est pas sur) bloqueront la circulation, histoire de photographier quelque chose, (peut être dressés pour retenir les pigeons) NDLR :LOL. L'important détour ne vaut vraiment pas le coup. On redescend vers Sheridan, jolie ville avec de beaux magasins dont l'un entièrement dédié à l'univers des cowboys, jeans, chapeaux, vestes, bottes, selles, étriers, éperons, lassos tout y est , c'est blindé et pourtant d'après ce que l'on a pu voir, y a belle lurette que les éleveurs ont troqués leurs chevaux pour des quads, polaris en l'occurrence.On arrive à dévil's tower NP, étrange monolithe surgit du sol (pour sauver sept jeunes filles attaquées par un méchant ours selon la légende indienne), le tour est vite fait, mine de rien le pass est rentabilisé, et on a pas fini.
J'ai pas trouvé d'autre hébergement qu'à Hulett au best western inn, la seule concurrence est un motel, résultat c'est blindé, à part ça y un saloon et une supérette.J'avais lu avant de partir qu'il fallait absolument manger au Pondérosa café, et bien je confirme, car IL N'Y A RIEN D'AUTRE , pour 50$ rien d'extraordinaire, par contre le bar à l'arrière vaut peut être le coup pour les amateurs....c'est peut être ça que voulait dire le rédacteur en question.

JOUR 14 :
Pas beaucoup de kms en théorie, mais des choses à voir... Direction le sud dakota et les badlands, tout d'abord arrêt obligatoire à Deadwood, vraie ville western avec des bâtiments en briques rouges typiques et d'époque, presque tous les magasins sont ouverts bien que l'on soit Dimanche, il y a de nombreux casinos mais aussi le saloon N°10, où s'est fait dessoudé wild bill Hickock. On monte au mont moriah et son cimetière (1$ par personne) se recueillir quelques instants sur sa tombe et celle voisine de son amie, cette brave pute (pardon péripapéti j'sais plus quoi.) de calamity Jane.
Sturgis est célèbre pour sa réunion triannuelle de bikers qui a lieu cette année en Aout je crois, sinon, circulez y a rien à voir à part les tee shirts, casquettes et autres produits dérivés liés à l'évènement.
On se dirige sans grande conviction vers Bear butte SP lorsque je perçois de mon ouie fine et délicate des bruits étranges, tout en voyant au loin, ce qui ressemble à une ligne droite privée à côté du réseau routier : pas de doute possible c'est bien une course de dragsters, BONNE FETE DES PERES, cette fois c'est moi qui impose un arrêt, pour 10$, pendant que mes accompagnatrices totalement incrédules et ébahies devant mon enthousiasme subitement revigoré m'attendent, je fonce en profiter au maximum, et je ne suis pas déçu par ce sturgis dragway pourtant local et tout petit. J'ai le temps de voir quasiment toutes les catégories s'enchaîner et concourir à vitesse grand V c'est le cas de le dire dans un vacarme enchanteur, y compris des moto neige adaptées au bitume, loin d'être les plus lentes. J'assiste à des temps de 5,5 sur 400 mètres ce qui est très correct, à la télé je verrai après des vrais pros faire 4,14 avec des machines sans commune mesure.

Je me force à quitter les lieux. On évite bear butte, copie conforme de steptoe
Au sud de rapid city, par la 44 et pour 15$ ou le pass (définitivement amorti) on accède aux badlands, autre curiosité géologique de la nature, sous le soleil c'est vraiment beau.
La portion de la loop road avec ses 11 miles et ses overlook est superbe.
A la sortie, sur la 90 on s'arrête à Wall et son Wall drug store, centre commercial et ses nombreuses boutiques à prix raisonnables, histoire de relancer le commerce local, on lâche quelques billets verts.
Retour à Rapid city où l'hotel est réservé, cependant cette ville mythique au nom évocateur de l'épopée western est décevante, étendue, son centre ville est ridiculement petit, de plus tout est fermé on est dimanche y compris les restaurants. On mange au seul ouvert, le firehouse (ancienne caserne de pompier) et sa brasserie (brew), bon rapport qualité prix à 60$.
On regagne notre hotel le Alex Johnson, ancien et bien conservé avec un hall digne d'un palace, mais malheureusement c'est tout. Bien plaçé, il faut garer la voiture dans la rue ou le parking public voisin avec un bon gratuit fourni, la chambre est toute petite, pas de place pour une chaise au bureau (fo écrire debout!!!) pas de place pour 3 valises dans 1 chambre pour 4, ampoule grillée, pas de verre à dent, fenêtre qui ferme mal, pas de frigo et cerise sur ce que vous voulez pas de petit dej inclus même sommaire !!! déception et il faut le dire.
D'ailleurs, je ne me suis pas privé dans ma réponse dans le questionnaire de satisfaction systématiquement envoyé par mail par expédia et booking.
JOUR 15 :
Le mont Rushmore, autre grand pôle d'interêt, on y est à 8h10 et on fait bien car à 9h00 c'est blindé et difficile de se prendre en photos, les asiatiques sont aussi bien élevés et respectueux que ceux vus l'année dernière dans l'Est. Le chiffre du jour c'est 166 : nombre de photos prises en une heure à peine, suffisante pour explorer l'ensemble du site. L'entrée est gratuite, mais le parking obligatoire est à 11$ !!!!! A noter qu'à cette heure là le soleil est bien plaçé pour les photos, la promenade d'1 km environ est peut être plus facile à faire dans le sens inverse des aiguilles d'une montre.
Juste à côté de rushmore se trouve la ville de Keystone, endroit également susceptible d'être choisi pour une étape, la petite ville est agréable et touristique, les activités proposées pour les enfants sont assez nombreuses (accrobranche, parcs...) 

On zappe le crazy horse park à 27$ je crois, pour voir une ébauche de sculpture qui sera monumentale une fois terminée mais on ne sait pas quand, faute de subvention. Bien sur à la gloire d'un méchant peau rouge, pas question pour les pouvoirs publics d'aider l'avancement des travaux commencés en 1948 et dont la date d'achèvement dans 30 ans est sans cesse repoussée

On choisi custer state park à 15$ l'entrée (le pass n'est pas accepté) dans le sens nord sud les needles (aiguilles) au milieu des forets de pins du début de la route, parfois à une voie, sont très intéressantes, mais après plus grand chose à voir. La wildlife loop permet d'apercevoir chiens de prairies, elks (biches) et bisons mais après avoir fait Yellowstone : BOF
Custer est une petite ville susceptible d'être choisie pour une étape (bien plus que gardiner et hulett déjà cités), on y constate le prix le plus bas du carburant (3,24 le galon de 3,78 litres)mais évidemment j'en ai pas besoin ou si peu. Concernant l'essence les prix sont libres et varient pas mal de 3,24 donc à 4,29 le plus cher vu, ça peut faire beaucoup au final, sinon le principe expliqué l'année dernière est toujours valable, certaines stations indiquent que le prix baisse si on paie en cash. Il faut d'abord aller à la caisse déposer en espèces ce qu'on veut mettre, ensuite ne pas oublier d'appuyer sur la "qualité" de l'essence qu'on veut mettre et parfois relever un loquet un fer pour activer la pompe.(encore un petit détail pratique dont je vous fais cadeau!)
Ensuite pendant des miles interminables, on traverse d'immenses pâturages vallonnés sans fin
heureusement qu'il y a le régulateur de vitesse, ce qui me permet d'allonger complètement mes jambes jusque sous les pédales et éviter les excès de vitesse, ça détend. ET CE N'EST PAS PLUS DANGEREUX pour le cas ou certains empêcheurs de tourner en rond crieraient déjà au scandale.
Passage à fort Laramie, 243 habitants, moi qui voulait y faire étape il n'y a qu'un motel borgne et même la pompe à essence est fermée et abandonnée, dommage que notre carte michelin ne fasse pas suffisamment la distinction entre les tailles réelles des villes. On ne voit même pas le fort que de toute façon, faute d'engouement, on avait pas l'intention de visiter.
Ensuite c'est Guernsey, 1417 habitants, le seul hotel repéré dans les brochures est abandonné on va prendre une chambre bien payée à 91$ au motel Bunkhouse à l'accueuil chaleureux, on fait les courses à la seule supérette et on pique nique dans la chambre.
JOUR 16 :
Aujourd'hui, on modifie le programme pour aller jusqu'à Denver, ce serai dommage de passer si près sans aller jeter un œil à cette ville connue.
Sur la route, Cheyenne au nom évocateur est décevante. Le centre ville historique est ridiculement petit, pratiquement sans commerce. A part le capitole, et les « sculptures » décoratives de santiags géantes bariolées exposées aux coins des rues, y a vraiment pas grand chose à voir. Le seul attrait de cette ville semble être les frontiers days de Juillet, annuels. Rassemblements et fêtes western avec rodéos, musique et autres.

En route, on voit encore de nombreux magasins « fireworks »entièrement dédiés aux feux d'artifices dont les particuliers américains doivent être très friands.
Denver, de ce que l'on a pu voir, est une grande ville avec ses embouteillages et là encore un centre réduit et concentré autour de la 16th rue piétonne. De nombreux pauvres quémandent sans arrêt, sans être agressifs, d'autres même assis ne tiennent pas droit, d'autres vendent le journal local the voice, un peu comme chez nous ( quoi the voice ou les SDF?)
A 12h00 la place du civic center se transforme en concentration de food trucks très fréquentée
à part les chaînes de magasins classiques, il n'y a que très peu de boutiques de souvenirs, elles sont tenues par des chinois et les prix ne sont pas compétitifs, le tourisme n'est toujours pas une priorité.
On décide de faire étape à Boulder, ville universitaire, dans la grande périphérie afin d'être sur la route pour demain.
Mais là aussi, pas très facile de trouver un hôtel à prix correct, on rejette les offres à 140$ des 2 premiers, du coup on se rabat sur les motels, tous sont complets ou chers. On finit par trouver à 80$ dans un cul de sac retiré mais calme, correct, avec une chambre séparée pour le second lit, frigo, micro onde, grande télé.
Le centre ville piétonnié et fleuri est très agréable, la ville est plutôt huppée, cependant réputée pour ses restaurants, ils y sont à prix abordable, on dîne chez pastajays dans pearl street, resto italien avec pizza dont j'ai choisi les ingrédients très très bonne, le tout pour 47$ à 3.
JOUR 17 :
grasse mat et départ à 8h00 et oui vous avez bien lu. Je me relâche en fin de séjour....
direction les rocky mountains (20$ ou pass), on commence par estes parc, après être passé devant l'historique et renommé stanley hotel on arrive au visitor center et juste à côté le trailhead restaurant avec son magasin rockymountain gateway, il est géant, sur 2 niveaux tous les souvenirs possibles vus jusqu'à maintenant sont réunis et à des prix corrects pour l'endroit
La old fall river road est fermée, la trail ridge road, révèle des paysages ressemblant fortement à nos alpes, la faune en plus (mooses, moutons à cornes..)
A grand lake village on fait un arrêt, c'est très joli, et vu le nombre de chalets individuels éparpillés sur le pourtour, je ne suis visiblement pas le seul à le penser.
On quitte le parc au sud par grandby et la 40, s'il n'y avait pas eu Denver, j'avais envisagé d'y faire étape, ça a pas l'air trop mal mais sans plus. Toujours sur la 40, on se dirige vers salt lake city, la fin approche. Sreamboat springs est une jolie petite ville, on à 89°F, record du séjour, un peu après, Craig paraît bien aussi mais il est un peu tôt pour y faire ��tape.
La ville de Dinosaur, dont les mérites du parc sont vantés des miles à la ronde est ridicule, 1 seul motel et plein d'après le personnel du visiteur center qui nous informe que Naples, la ville suivante est encore plus petite, ils nous conseillent d'aller à Vernal plus grand (2000 hab). Notre fameuse carte Michelin, ne fait pourtant aucune différence entre elles. Ils n'ont pas de doc à nous donner, car ça change d'état, on passe du Colorado à l'Utah.
N'oubliez pas de respecter les vitesses partout, car même dans les petits bourgs de rien limités à 25, (ce qui peu énerver) vous n'êtes pas à l'abri de tomber sur un shériff y compris en véhicule banalisé.
A vernal, le premier motel nous réclame 99$ ht, puis 92, j'aime pas trop les prix à la tête du client, on en voit un autre à 88ttc, on se pose c'est le lamplighter motel, on a 2 grands lits, télé, frigo, micro onde, mais ce soir pas de pique nique, on traverse la rue principale pour aller au ranch restaurant 711 où pour 40$ on a une soupe de légumes, une salade copieuse et un plat garni que je n'arrive pas à finir, et c'est plutôt rare, ceux qui me connaissent le savent.
Je laisse des frites et des ribs, peut être est ce que j'ai trop apprécié le pain frit tartiné de beurre au miel, hum hum Maya, Maya où es tu ????
JOUR 18 :
Départ 7h00 pour flaming gorge, d'où l'on vient, il y a le choix entre la rive gauche ou droite, j'opte pour la première et j'ai peut être tort, en effet à part un beau point de vue au début, après il faut bien dire qu'il n'y a pas grand chose à voir, et encore moins de gorge.
Aujourd'hui, c'est la journée déception, nous sommes de retour dans le Wyoming et hier soir j'ai épluché le Wyoming official travelers journal 2013 qui recommande dans notre secteur 2 visites alors je fais confiance et on y va.
D'abord le soit disant très beau red desert et ses sands dunes vers Rock springs au Nord, seulement là aussi les cartes sont imprécises. Je m'arrête dans une station service consulter une vraie carte officielle à peine plus utile, on fini par trouver l'entrée indiquée par un panneau sur la 191 juste après reliance (ville sur la carte mais une dizaine de mobils home en réalité!!!!)
Seulement, après quelques centaines de mètres, plus de goudron, une piste poussiéreuse, et surtout plus aucun, aucun panneau malgré les intersections qui se succèdent, et surtout aucune dune de sable rouge à l'horizon....
J'essuie mes lunettes, met celles de soleil mais rien n'y fait, aucun mirage, par contre on est bien en plein désert, et très seuls, après 45 mn d'insistance inutile on rebrousse chemin en espérant ne pas se tromper, car même le GPS est complètement paumé. J'avise deux elks (biches) visiblement du coin, mais malheureusement, elles ne comprennent pas le français, dommage.
Vu cette triste expérience, on renonce à la « pilot butte » également conseillée et normalement pas très loin. Mais obstiné, je me dis que c'est moi qui suis nul, et on décide de faire l'autre recommandation, Kemmerer, ville western incontournable, on s'en délecte à l'avance.
Auparavant, et là bien signalé, il y a fort bridger (200 hab), arrivés devant l'entrée du site, (4$ par pers) vu les baraquements que l'on aperçoit, et le peu d'affluence, on a pas très envie de se faire bai... une seconde fois aussi rapidement en tout cas.
Du coup on fonce au wild west de Kimmerer pour ne rien louper...................
….........
Après plusieurs miles sur la 412, (chemin le plus direct) la route est complètement closed
tout ça parce que 5 ouvriers s'activent sur la voie ferrée, comme si là , comme ailleurs ils n'auraient pas pu faire de la circul alternée, et bien non on doit rebrousser chemin.
Nous nous exécutons gentiment en bons étrangers respectueux, mais un peu véner quand même, ce qui n'est pas du tout le cas d'un « régional de l'étape » qui apprécie la plaisanterie avec beaucoup moins de sérénité que nous.
Celui_ci après avoir échanger quelques politesses verbales avec les travailleurs, remonte dans sa mustang en gesticulant, et là je comprends que ses chevaux sont des pures sang, en quelques secondes à peine il disparaît littéralement de l'horizon faisant fi des 65 miles de limitation.
Il faut dire que le détour obligatoire par la 189 est conséquent.
Nous on s'en fout Kimmerer nous attend, !!!!!!!!!!!???????????????!!!!!!!
!!!!!!!!????
Vous m'avez compris c'est la TROISIEME ARNAQUE DU JOUR, il n'y a rien à voir mais vraiment rien, c'est désert voir même inhabité, on achète nos sandwiches à la supérette et on ose le pique nique sur le terre pleine central, en plus y fait pas très chaud. AFFLIGEANT
je pense que les articles du catalogue officiels sont en réalité écrits par des habitants locaux qui souffrent de la solitude.
Dégouttés, on renonce à fossil butte, de toute façon les os c'est pas notre truc.
On longe le lake bear et ses eaux turquoises avant de rejoindre Logan où je veux faire l'étape, là encore non réservée. Sur cette portion de route, et encore plus qu'ailleurs, soyez vigilants aux écureuils suicidaires qui jouent à la roulette russe. En effet, ils traversent juste, mais juste devant vos roues, probablement pour rejoindre de l'autre côté leurs congénères qui ont misés quelques noisettes sur leurs chances de réussite. Personnellement, j'ai évité de justesse à l'un d'entre eux de devenir à titre posthume martyr du bitume.
A logan on prend une chambre au super 8 (chaîne assez répandue) pour 78$ ttc avec petit dej (la chambre à 2 grands lits est petite mais correcte)
sinon juste avant au best western, 2 blanc becs hilares nous avaient demandé 149 ht, je confirme mon impression, les prix n'étant affichés nul part, ils sont à la tête du client, et quand il est étranger et ne maîtrise pas bien la langue, ils se croient à la chasse et nous pointent avec leurs fusils La ville est assez grande, pour le repas on va chez Texas roadhouse, cantine familiale bruyante où soudainement le personnel se met à danser de la country en rythme, ou bien à pousser des « hiha » (dsl je ne sais ni le faire ni l'écrire) autour d'une table pour apparament un événement spécial, la personne concernée doit alors s'assoeir sur une selle de cheval montée sur un tabouret devant tout le monde, quelle discrétion !! sinon, le principal c'est que pour 35$ on est gavé, c'est pas de la gastronomie, mais c'est pas ce qu'on recherche non plus.
Ma surprise c'est le serveur qui très sérieusement à insisté pour voir mon passeport avant de me servir ma bière des fois que je n'ai pas 21 ans, j'en ai largement 2 fois plus, et à moins d'être gilbert montagné ou andréa bocelli, y a pas photo, encore une aberrance US.
JOUR 19 :
Avant de rejoindre notre dernier lieu de villégiature SALT LAKE CITY par le nord, on visite

antelope island sur le lac salé (9$ par voiture) c'est pas mal mais sans plus, le soleil, le sel, la réverbération de l'eau nuisent aux photos, on approche de très près nos derniers bisons ( c'est la plus grande réserve du pays). La visite libre du fielding garr ranch de 1848 au bout de la route est intéressante. La périphérie de SLC regorge de lotissements résidentiels abritant des petites maisons bien sympathiques. On fait le tour de ville gràce à vous savez quoi , au héritage park village il faut débourser 10$ par personne car en ce moment de nombreuses personnes font l'animation en tenue d'époque.
Les centres de shopping sont rares, modernes et ne recèlent que des magasins de vêtements de marque comme chez nous mais à des prix visiblement plus intéressants vu le nombre de sacs qui augmente à vue d'oeil aux mains de mes deux accompagnatrices
on loge au comfort inn downtown, réservé à 90 euros la nuit petit dej et parking inclus.
C'est le quartier des hôtels, mais à 20 mn de marche du centre. A proximité se trouve un motel super 6 annonçant des chambres à partir de 54$, et un crystal inn à peine plus cher vantant les mérites de son breakfast, à vérifier !!
Pour ce soir, on décide d'aller manger chez le soit disant champion du monde 2012 à las vegas des.......Burgers : lucky 13, seulement, il est situé en face du stade de base ball des Beers, et c'est ce vendredi, soir de match, ça bouchonne. Nouvelle aberrance US, on nous refuse l'entrée car ma fille n'a pas 21 ans, ici on peut conduire à 16 ans, se trimbaler avec des armes, mais à 19 ans on ne peut pas manger en famille avec ses parents au restaurant, je vais finir par réellement penser qu'ils sont bizarres..voir plus
Du coup on va chez « pago » plus sélect, plus petit, plus cher et moins typique où l'on nous demande strictement rien bien qu'ils servent aussi évidemment de l'alcool, on est dans la même ville à quelques centaines de mètres seulement !!!!
JOUR 20:
Grasse mat et petit dej, là aussi on peut se faire cuire ses gaufres soit même, c'est ludique et surtout bon, on l'a rencontré plusieurs fois. Départ à pied à 8h30 (là c'est plus de la relâche c'est carrément du laxisme!!). Visite de l'incontournable temple square des Mormons, tous les accès sont libres sauf le temple réservé aux fidèles. L'assembly hall puis ensuite on voulait accéder au 26° étage du church office pour avoir une belle vue sur l'ensemble du « site » comprenant pas mal de bâtiments mais c'est fermé le week end. Un gentil vigile nous informe qu'on peut quand même monter au 10° du joseph smith mémorial building voisin, d'où la vue est bien aussi. Ce bâtiment ancien est très beau, la déco et le mobilier remarquables. Les luxueux salons de réception sont en effervescence, c'est jour de mariages et de baptèmes, la foule est considérable, le personnel s'active.

Ensuite on se hasarde à la visite de la Beehive house, maison du prophète, mais là c'est guidé... voire même un peu trop téléguidé d'ailleurs...
La charmante sister Frost, ravie d'avoir des Français se confond en excuses de ne pouvoir joindre une sœur francophone disponible pour nous accompagner, complètement décontenancés , on consent quand même (LOL) et gentiment à faire la visite en anglais avec en plus un couple d'australiens et une sœur Brésilienne ( ha ferveur et tolérance quand vous nous tenez !!)
A 12h00 au tabernacle on assiste au récital de l'organiste, c'est vrai que la salle se prête bien à ce type de prestation sonore.
L'après midi on tourne on vire à pied ou en voiture, on tue le temps, je le savais avant de venir, y a pas grand chose à voir ou à faire ici, mais il fait beau et ça relaxe après tant de kms parcourus. J'en connais deux qui font le plein de M§M's car chez nous ils ne sont pas aussi bons et plus chers.(les parfums, les arômes c'est à dire les cochonneries sont introuvables chez nous), cela fera plaisir aux proches.
Pour manger ce soir, ma fille, gentille copilote tout au long du périple, nous a dégotté le Pat's BBQ, lui aussi soit disant primé à de multiples reprises. De l'extérieur ça paie vraiment pas de mine, il faut savoir que c'est un restau, mais on aperçoit des gens qui viennent prendre « de l'emporté » en grande quantité, du coup on y va, et au final c'est très bien, 53$ pour trois assiettes bien remplies garnies au choix avec ribs, poulet, bœuf grillés à souhait et légumes, une fois de plus on ne pourra pas finir.
HONEY PINE, groupe de country nous accompagne en musique, on finit sur une bonne touche (de musique!!) 😉
JOUR 21 :
Cette fois c'est vraiment la fin ; la restitution du véhicule est prévue à midi à l'aéroport, du coup après une dernière gaufre, on file à 8h00 en direction, une nouvelle fois, de Temple square. Because ? et bien parce que le Dimanche c'est le jour du concert de la chorale au grand complet avec orchestre intitulé music and the spoken word qui se déroule selon la saison et l'affluence soit au tabernacle soit au conférence center mais en tout cas à 9h15 pour les répétitions et 9h30 pour le début. Les portes ouvrent à 8h30 et il y a foule, foule, ce sera plein. On ne peut filmer ou photographier que les répèts, sans être un adepte je dois reconnaître que c'est vénérablement beau, environ 260 personnes sur scène c'est pas rien et ça se respecte quelque soit ses convictions religieuses, ça tombe bien moi j'en ai pas.

On file à l'aéroport , le réceptionniste de la voiture fait le tour et constate que je suis un driver hors pair , à l'enregistrement des bagages déjà prés soupesés pas de problème.
Après on erre de boutiques duty free en boutique duty.... afin de dépenser la ferraille et les petits billets.
Un dernier conseil (et oui je pense à vous) : pour les valises trop chargées au retour, pensez à la technique du rouleau pour gagner de la place:pliez et roulez en boudins serrés tous vos vêtements (de toute façon en principe ils sont destinés au lavage) et vous verrez le gain de place mais pas de poids !!!! je ne suis pas magicien !!.
CONCLUSION :
Une fois de plus nous avons fait et vécus un voyage extraordinaire dans ce grand pays aux multiples facettes c'est justement ce qui nous y attire. La population locale rencontrée s'est toujours montré très agréable, courtoise et serviable. Malgré quelques averses, la météo a été bien au delà de nos espérances balayant mes craintes d'avant départ.
Cette façon de voyager renforce le côté aventurier indépendant confirmant l'inutilité des agences de voyage mais nécessitant une préparation sérieuse et rigoureuse bien à l'avance. je rajoute que face au nombre de parcs nationaux ou state parc ou autres encore, pas facile de choisir et de prévoir ce que l'on ira voir: les Américains bon publics s'émerveillent naturellement de tout: un trèfle à 4 feuilles cela devient un parc, si en plus à côté un couteau rouillé est trouvé dans le sol, on rajoute un musée, j'exagère à peine alors renseignez vous du mieux possible avant de partir!!!
Et pour finir : au bout de 3 séjours, et après multiple pliages, repliages, dépliages notre carte Michelin en lambaux est à bout de souffle, elle rend l'âme avant la fin, alors parole de Padawan :
SI AUTRE VOYAGE IL Y AURA, NOUVELLE CARTE IL FAUDRA.....
Salut et bons voyages à tous
Quand le 21 ème siècle peut sembler bien lointain-part.1 English translation pending
Le choix de la destination -la préparation:
Ayant déjà parcouru une partie de l'Ethiopie lors d'un précédent voyage effectué en 2008, ma femme et moi avions l'intention d'y repartir afin de mieux appréhender d'autres aspects de ce pays d'Afrique si différent du reste du continent. A l'occasion de notre première visite, nous avions visité le nord et l'est qui se caractérisent par une histoire ayant laissé de nombreuses traces dans les paysages et les villes traversées. Ayant voyagé par saut de puces en avion à cette occasion, nous n'avions pu approcher la réalité des campagnes et leurs diversités. Seul le retour depuis Harar à Addis en voiture nous avait permis de nous rendre compte, en partie, de la dure réalité de la vie rurale, en particulier ces longues files de paysans en marche le long des routes même à des lieux de tout endroit habité. Ce que nous recherchions dans le prochain séjour là-bas, c'était de rencontrer ces différentes ethnies, objet de nombreux documentaires, qui nous les présentaient comme une quasi exception en Afrique. C'était à nous de nous faire une idée réelle de la situation parce qu'entre la réalité et l'image véhiculée par la TV, nous avons appris à nous méfier !! Le choix du lieu étant défini, il fallait trouver le moyen pour nous y rendre. De plus, cette année, nous avions décidé d'emmener les enfants avec nous ce qui n'avait pas été le cas lors de notre premier circuit . Ils ont grandi ( 14 et 16 ans) et depuis quelques années déjà, ils nous suivent : après la Namibie en 2009, ils ont parcouru le Pérou en 2010, le Soudan et l'Afrique Australe en 2011. Malheureusment pour nous, ils ont pris goût à ces circuits lointains. La manière de voyager n'est pas le voyage organisé classique avec circuit en bus, hôtel et une trentaine d'autres Français . A l'autotour a succédé, les circuits personnalisés où nous disposions d'une logistique adaptée à nous seuls . Seule l'Afrique Australe a été visitée en groupe multinational convoyé en camion/bus et logé en camping. Cette dernière expérience a été la plus difficile à supporter en raison de personnalités d'une nationalité difficilement compatible avec la nôtre. Pour notre voyage en Ethiopie, nous avons recherché, tout d'abord, un organisme local qui pouvait proposer un circuit le plus complet possible en 3 semaines environ et bien sûr le moins cher !!! Après quelques envois de mails, nous avions deux choix possibles l'un avec un TO local avec qui nous avions voyagé en 2008 et qui avait été tout à fait correct dans ses prix et prestations et l'autre, un organisme français qui intervient par l'intermédiaire d'un local. Le premier s'engage sur un prix défiant toute concurrence puisqu'il propose d'emmener les ados gratuitement. Nous lui posons quelques questions supplémentaires mais il annonce , par un autre intervenant de l'entreprise, que ce circuit est difficile avec des enfants en raison des conditions climatiques (ce sera la saison des pluies). C'est quasiment la rupture avec lui. Nous sommes alors obligés de nous rabattre sur l'autre TO français. Le prix proposé est convenable après avoir vérifié sur le Net, quels étaient les prix de la concurrence en l'occurence les grands TO français qui ont cette destination à leurs programmes. Restaient à trouver les billets d'avion à des dates qui nous convenaient et bien sûr également les meilleurs marchés. Quelques clics plus tard, nous avions décidé des dates: départ Paris le 18 juillet, retour le 7 août. Durant le mois de juin, il a fallu prendre les visas et envoyé une partie du paiement par virement bancaire à Addis. Comme il s'agissait d'un acompte, le reste devant être payé en dollars sur place, il a fallu faire du change ce qui n'est pas très facile dans sa banque quotidienne. A quelques jours du départ , tout était fin prêt.
Le circuit jour après jour : 18 juillet : Nous quittons notre domicile en taxi à 5h30, direction Roissy, terminal 1 - A 6 h nous commençons l'enregistrement des bagages qui prendra un temps certain (plus d'une heure). Nous voyageons avec Turkish airlines : c'est la première fois que nous partons avec cette compagnie aérienne. Pour rejoindre Addis Abeba, nous passons par Istanbul. Dans notre choix des billets, nous avons pu profiter d'une escale longue afin de pouvoir envisager une visite rapide de cette ville. Nous avions pris sur le net tous les renseignements possibles en ce qui concerne la manière de rejoindre le centre ville depuis l'aéroport. En principe, nous disposions de près de près de 3 heures sur place d'autant que nous disposions des cartes d'embarquement pour le second vol. Après un décollage avec une petite demie heure de retard, le vol de 3 heures et demies s'est déroulé sans problème, une collation très complète nous étant servie. A l'arrivée à Istanbul, nous nous dépêchons de passer les contrôles douaniers et nous nous rendons au métro qui se trouve dans l'enceinte même de l'aéeoport. Nous prenons des livres turques pour disposer de monnaie à un distributeur automatique CB. Le voyage s'effectue sans accroc. Nous quittons le métro pour prendre ensuite le tramway qui nous dépose en plein centre historique à proximité de ste Sophie et de Topkapi. Pour ma femme et moi, c'est le deuxième passage à Istanbul. C'est la découverte pour les enfants. Beaucoup de touristes dans ces quartiers pittoresques et historiques. Malgré tout, Istanbul n'est plus vraiment la porte de l'Orient comme cela était présenté auparavant : la présence de très nombreuses mosquées ne fait pas oublier une occidentalisation très visible en particulier dans la banlieue istanbouliote. Nous piqueniquons devant Ste Sophie. Nous parcourons, ensuite, l'esplanade entre Ste Sophie et la Mosquée Bleue que nous visitons. Nous nous promenons dans les quartiers adjacents qui possèdent de belles maisons ottomannes. Devant le temps qui reste, nous décidons de rentrer à pied jusqu'au terminus du métro qui dessert l'aéroport. Cela nous permet de voir de nombreuses mosquées et d'approcher le quartier du Grand Bazar qui sera l'objet d'une visite plus complète à l'occasion d'un vrai séjour en Turquie. 30 minutes de métro suffisent pour rejoindre l'aéroport Ataturk. Nous décollons avec 30 minutes de retard. Nous profitons de la fin de soirée en vol pour voir le coucher de soleil sur le Bosphore et les îles des Princes. La nuit arrive alors que nous sommes au-dessus d'Antalya. Direction plein sud vers Addis : après avoir traversé la Méditerranée nous remontons le Nil. A Louxor puis Assouan illuminés, succède le Soudan que nous avons parcouru en 2011. Ce fut un très beau voyage dans un pays trop peu visité aux multiples sites archéologiques et au peuple charmant. Nous arrivons à minuit et demi à Addis. Passage en douane et récupération des bagages sans problème : contrôle des bagages à la sortie de l'aéroport où nous attendait notre hôte Yared. Après les présentations, nous nous rendons à l'hôtel en minibus. A 2h15, extinction des feux dans des chambres confortables du Panorama hôtel qui semble neuf. 19 juillet : Courte nuit puisque nous nous levons à 8H30. Petit déjeuner correct avec un personnel très attentionné. Nos guide et chauffeur se présentent à 10 heures comme convenu nous entamons notre visite d'Addis Abeba par le musée national devant lequel un film se tourne pour la TV éthiopienne. Notre guide francophone Leonardo nous présente les différentes salles en nous commentant laconiquement chaque vitrine, ce qui nous suffit . Après ce passage au musée, nous nous dirigeons vers le Mercato, le plus grand marché d'Afrique : en raison des risques des vols et des pickpockets, nous ne nous y arrêtons pas, d'autant que l'intérêt est réduit. Déjà en 2008, nous n'avions fait qu'un court passage. Par rapport, à cette année là, les embouteillages semblent plus importants d'autant que les feux tricolores ne fonctionnent plus aux différents carrefours. Il pleut et la température est douce, ce qui est normal en cette période de l'année. Nous prenons notre premier déjeuner, en plein air, au restaurant situé dans l'enceinte du musée national. Pas de nourriture locale mais beaucoup d'emprunt à la gastronomie italienne, pâtes, pizzas ce qui sera souvent le cas au cours de notre séjour. Après le repas, nous visitons l'ancien palais d'Hailé Sélassié qui appartient maintenant à l'Université. Sur deux étages, nous revivons la période faste de la vie de cet empereur en traversant les différentes pièces gardées toujours par son ancien majordome et maintenues dans un excellent état. Après cette visite, nous partons à Entoto, un quartier périphérique d'Addis où l'empereur Ménélik II à la fin du 19 ème siècle installa son premier palais. De 2350 m nous montons jusqu'à 3000 m d'altitude . La météo n'est pas favorable, la pluie et la brume se sont installées ce qui ne nous permet pas d'avoir un superbe panorama sur la ville qui s'étend au pied de la colline d'Entoto qui est un des lieux de détente des habitants de la capitale et également un des lieux religieux les plus visités lors des cérémonies orthodoxes. En effet, les Ethiopiens appartiennent en majorité à cette religion. Addis est une capitale récente puisqu'elle a été établie à la fin du XIX ème siècle seulement. Jusqu'alors, la capitale était itinérante en fonction de l'ethnie du Négus régnant. Nous visitons le palais de Ménélik qui est une simple demeure au toit de chaume et à deux niveaux dont nous traversons les différentes pièces vides de tout meuble mais affectées chacune à une fonction bien définie. Nous redescendons ensuite dans la capitale en traversant des forêts d'eucalyptus, qui servent de bois de cuisson et de chauffage, transportés sur le dos par des norias de femmes. Nous traversons un quartier où se vendent des tissus très colorés confectionnés par l'ethnie dorze que nous aurons l'occasion de voir dans quelques jours Nous nous rendons à la cathédrale orthodoxe de la Sainte Trinité qui abrite les sarcophages d'Hailé Sélassié, le dernier Négus, et de sa femme. La cathédrale abrite de nombreux vitraux et fresques relatant des événements impériaux importants du XX ème siècle ainsi que les trônes impériaux. De retour à l'hôtel, nous profitons du bar afin de déguster nos premières bières éthiopiennes. Le diner pris au restaurant de l'hôtel se compose d'un buffet copieux où le riz est présenté sous de nombreuses formes afin de faire plaisir à la nombreuse clientèle chinoise de l'établissement. 20 juillet : C'est vraiment le départ : à 9h30, Yared arrive ainsi que les véhicules qui vont nous transporter. 2 4X4 Toyota Lx en très état conduits par Sami et Makonen . Nous disposons d'un véhicule pour la logistique parce que ce circuit est mixte : nous logeons soit à l'hôtel, soit en camping en raison du manque d'hébergement dans certains lieux éloignés de toute ville touristique. Pour les repas pris en camping, il nous faut un cuisinier : c'est Santayo qui va tenir ce rôle. Notre guide qui nous accompagne est Leonardo francophone après avoir fait toutes ses études au lycée français d'Addis. C'est un métisse italo-éthiopien . Son grand-père était venu coloniser l'Ethiopie sous la didacture de Mussolini. Cette équipe très sympathique sera aux petits soins pour nous. Nous nous installons à six dans un véhicule sans toutefois être serré après le chargement des bagages dans l'autre voiture. Aujourd'hui direction Jimma en pays gouragué. Nous quittons Addis, sa pollution, ses embouteillages., cela prend bien une heure car la ville est très étendue. Le temps est frais mais sans pluie. La route est goudronnée sur tout le trajet. Nous traversons des plateaux verdoyants très cultivés mais de manière rudimentaire : pas de tracteurs, seulement des labours à l'araire tirée par des bœufs. Ce sera la règle durant tout notre périple. Quelle que soit l'ethnie rencontrée, les pratiques agricoles sont ancestrales. Encore très peu de mécanisation malgré des surfaces cultivées qui peuvent être importantes. Dans ce cas, il y a regroupement des paysans qui mettent en commun leurs bras et leurs bœufs. Au cours de cette matinée, nous visitons la case d'une famille gouragué grâce à notre guide, nous aurons ainsi l'occasion de pénétrer dans de nombreuses habitations des multiples ethnies que nous rencontrerons. Cela nous permet de connaître leurs habitudes et leurs modes de vie. Le plus souvent, l'intérieur de ces huttes est vide de tout meuble, les quelques vêtements possédés par les familles sont posés sur des fils à linge accrochés à l'armature en bois des habitations. Ici, les animaux sont également logés à l'intérieur. Peu d'ustensiles de cuisine qui est faite directement sur un foyer constitué de pierres. Quelques calebasses servent de verres. Une grand plaque métallique sert à la cuisson de l'injera, le plat traditionnel éthiopien qui est une sorte de crêpe réalisée à partir de farine de teff. Cette céréale endémique est de la famille du mil. Les plats cuisinés sont versés sur l'injera qui sert également d'assiette. Il n'y a pas d'électricité dans ces huttes circulaires faites de bardage de bois d'eucalyptus et d'un toit de chaume. En raison de l'absence de cheminée, l'atmosphère est le plus souvent enfumée et vite irrespirable pour nos poumons occidentaux. Toutes ces habitations fument de toute part et pour nous il nous semble qu'elles vont s'embraser. Nous quittons notre famille après avoir laissé quelques birrs pour le dédommagement et l'accueil charmant. Pour elle aussi, la rencontre avec des enfants étrangers est une découverte. Nous nous arrêtons à Welkite pour manger dans unrestaurant confortable. Les enfants seront gâtés en choisisant des pâtes assaisonnées d'une très bonne sauce tomate. Ce sera souvent leur repas. Pour la viande, ce sera des chicken cutlets, sorte de nuggets de poulet préparés maison. Nôtre équipe d'assitance mange de son côté, . Nous reprenons la route après un arrêt d'environ une heure. Les paysages deviennent plus vallonnés et même montagneux. Nous longeons la rivière Gibé qui devient un peu plus loin l'Omo. Il y a construction de barrages importants dans la région afin de produire de l'électricité qui manque encore cruellement en Ethiopie. Les coupures sont fréquentes même dans Addis. A la fin des travaux de construction, le pays pourra envisager l'exportation de son courant vers les pays limitrophes ( Soudan, Djibouti). Nous faisons quelques arrêts pour nous dérouiller les jambes en particulier au marché d'Abelti. Vers 16 heures, nous arrivons à Jimma où nous logeons à l'hôtel . Nous disposons de deux chambres. Les salles de bain sont déjà bien détériorées pour un établissement qui semble récent. L'eau chaude n' est pas au rendez-vous pour la douche ! Il faut aller se plaindre à l'accueil. Nous faisons le tour du propriétaire et découvrons une piscine de bonne s dimensions mais le climat frais ne nous permet pas d'envisager un plongeon. Le restaurant est sur une terrasse en plein air. Des coupures de courant retarderont notre dîner . Une grosse averse vient perturber la fin de soirée. La rencontre avec des blattes dans la salle de bain fait crier notre fille encore peu habituée à l' Afrique profonde. 21 juillet : Aujourd'hui, nous prenons la direction du sud. La pluie est au rendez-vous. Ce matin , pas d'électricité dans la chambre, l'eau chaude n'est pas au rendez-vous non plus : tout cela est un des défauts inhérents à l'Ethiopie. Ce pays manque pour l'instant d'une production autosuffisante en électricité ce qui nécessite des délestages Pour ce nous concerne , c'est l'installation électrique de l'hôtel qui est en cause. Le petit déjeuner est impacté par ces petits problèmes d'intendance : le café ne peut être fait de même que le pain grillé. Nous quittons Jimma vers 9 h. Fini le goudron , nous entamons notre périple sur piste . Nous nous dirigeons vers Mizan Teferi afin d'y voir des plantations de café. Nous traversons de nombreuses forêts de résineux. Nous nous arrêtons à Bonga pour déjeuner. Il pleut des cordes. Malgré czela, nous mangeons à l'extérieur sous des parasols plutôt des parapluies. L'après midi, nous traversons des plantations de thé. La piste est de plus en plus difficile en raison des chutes de pluie. Des ornières profondes perturbent notre circulation. Il est nécessaire pour Sami, notre chauffeur, de passer en 4X4 afin de se sortir d'embûches désormais quasi permanentes. Cela ralentit notre marche vers le sud. A 16 heures, nous commençons à chercher un lieu pour camper. La pluie s'arrête mais le temps reste bien gris. Ce doit être notre premier campement et cela va se passer dans de difficiles conditions. Leonardo, notre guide, s'emploie à nous trouver un coin sympa pour poser nos tentes nous pensons l'avoir trouvé à proximité d'un hameau Dizi, l'ethnie peuplant la région . Pour cela, il est nécessaire de faire la demande au chef de village qui n'a pa trop l'habitude de recevoir des touristes. Nous bivouaqueront dans un champ surplombant la route et qui abrite plusieurs granges et étables. Devant l'humidité du sol, notre équipe installe nos tentes à l'intérieur même d'une de ces granges. Le temps s'améliore avant le crépuscule. Santayo, notre cuisinier s'installe dans uns hutte servant habituellement de poulailler. Avec la nuit, il est nécessaire de mettre un pull over de plus car l'humidité est bien présente. Durant toute notre installation, la population des alentours s'est densifiée autour du camp car les toursites ne sont légion dans le coin. Les enfants et les adultes s'invitent au camp éphémère Ils nous apportent du bois pour faire un feu qui nous réchauffera durant le repas pris à l'extérieur. Une table a été installée, garnie d'une nappe. Notre équipe mange de son côté et nous sommes servis comme des princes avec notre cuisinier en grande tenue, toque et veste blanche ce qui est totalement incongru dans le lieu. Cela nous amuse et nous prenons des photos de ce premier repas pris en camping . Soupe de légumes, pâtes à la tomate, fruits sont au menu. A la fin du repas, nous nous regroupons tous autour du feu de bois qui crépite. Le cuisinier, jongleur à ses heures, nous fait une démonstration avec des pommes. Nous applaudissons son exhibition réussie. Vers 21 herues nous nous couchons dans notre grange. 22 Juillet : Réveil ver 7h30, après notre première de camping qui s'est passée sans problèmes. Il n'a pas fait froid et le soleil est au rendez-vous sur un très beau paysage de moyenne montagne. Le cuisinier s'st mis en quatre pour notre premier petyit déjeuner, œufs, tartines, confitures, nutella et café éthiopien, bien sûr. Nous le prévenons que les œufs, le matin , ce n'est pas dans nos habitudes culinaires. Il nos propose des pancakes qui feront bientôt notre bonheur à cette heure matinale. Comme lors de tous les repas qu'il nous oprépare , il est en toque et en veste blanche... Vers 9h, nous reprenons la route après avoir marché le long de la route pendant quelques minutes, le temps que notre équipe range le matériel dans les voitures. Cela nous permet de rentrer dans un dispensaire de campagne où ma femme, infirmière, remarque les installations réduites en qualité et en quantité dont dispose son homologue éthiopienne. Mais il est possible tout de même d'y réaliser des accouchements, à condition , toutefois, qu'il n'y est pas de complications. Le premier hôpital est à plus de 3 heures de piste. Nous pénétrons également dans une case de l'ethnie Dizi. Nous prenons le chemein de Mizan Teferi mais après une heure de route, nous apprenons que celle-ci est coupée en raison des fortes pluies récentes. Nous devons envisager de ne pas faire étape dans cette ville où nous devions visiter une plantation de café, la région étant une grande productrice de cette plante d'origine locale. La piste est de plus en plus difficile , des ponts ayant été emportés par des rivières en crue. Vers 11h, nous arrivons à Tum, un gros village entouré d'une végétation tropicale. Nous prévoyons d'y manger. Pour cela, notre cuisinier s'installe dans la cour d'un hôtel local . Nous faisons le tour du propriétaire et visitons les chambres placées tout autour de la cour qui sert de parking, de laverie. Le femmes demandent où se trouvent les toilettes et à leur grande stupéfaction, celles-ci sont derrière l'établissement dans des cabanes en tôle où il est difficile de pénétrer tant les odeurs sont difficilement supportables. Ce sera une des situations les plus désagréables que l'on aura à supporter durant ce circuit. En effet, pour les Ethiopiens, les toilettes ne sont pas primordiales et leur entretien laisse souvent à désirer. Après le déjeuner servi dans le coin bar de l'hôtel, nous reprenons la route pour rejoindre directement Kibbish pour aller à la rencontre du peuple Surma, ethnie belliqueuse du sud éthiopien qi vit le long de l'Omo. Après quelques kilomètres, nous tombons sur une rivière que nous devons passer à gué. Nos chauffeurs s'aperçoivent bien vite que le passage sera délicat voire impossible. D'autres véhicules se présentent : tout d'abord un camion qui réussit à franchir les eaux en furie. Un 4X4 ne tente même pas le passage après que des hommes l'aient fait. L'eau leur arrivait au-dessus du genou. Commes les variations de niveau sont rapides en période d'orage, nous patientons une bonne heure mais le niveau ne baissant pas notre équipe décide de faire demi-tour. En chemin , nous visitons uns famille dizi qui nous fait l'amabilité de nous recevoir chez elle. Grâce à notre guide, nous apprenons à connaître son mode de vie, les cultures qu'elle pratique (maïs, bananier, mil, sorgho) et les animaux qu'elle élève. Comme dans toutes nos visites, nous nous enfumons dans ces cases ne possédant pas d'autre ouverture que la porte d'entrée. Nous les remercions par de menus cadeaux pour les enfants. Nous sommes de retour à l'hôtel où nous avions déjeuné. Nous nous installons dans une chambre pour la nuit en connaissant les inconvénients du lieu. La chambre est propre sans autre mobilier que les lits. Avant la nuit, nous partons au marché qui se tient tout près de l'hôtel. C'est le lieu de rencontre qui permet d'échanger les productions particulières à chacune des ethnies des environs et de trouver la future âme sœur car souvent la tradition nécessite de ne pas se marier avec une personne de son village. De retour à l'hôtel nous croisons un couple de touristes espagnols voyageant comme nous avec chauffeur, guide et cuistot. Cela nous permet de croiser nos informations. Ils doivent également se rendre dans le sud. Notre guide nous annonce que nous tenterons le lendemain un nouveau passage du gué. Sinon, il faudra envisager un etour anticipé et utiliser différemment les journées perdues. Après le souper, nous repartons visiter Tum entourés par une nuée de gamins tout contents d'en voir des différents. Il est vrai qu'il est rare de voyager avec des ados. Les nôtres ont pris l'habitude de ces immersions en terre lointaine ce qui leur a permis d'en apprendre un peu plus sur le monde qui les entoure et de la chance qu'ils ont malgré les problèmes que nous rencontrons. Un enfant nous propose un pose-nuque, ustensile possédé par tous les hommes du sud éthiopien qui leur sert la nuit et également le jour pour s'asseoir. Ce sera notre premier achat de souvenir. A notre retour à la chambre, nous trouvons devant celle-ci un pot pour ne pas avoir à utiliser les toilettes la nuit....... 23 juillet : Pas de moustique, nuit calme mais un problème survient : rejoindre les toilettes. Il faut faire avec les conditions locales . Après ce désagrément passager, nous prenons un bon petit déjeuner avec crêpes au menu. Impeccable. Durant ce moment les chauffeurs sont allés faire un tour au gué. Ils reviennent avec une mauvaise nouvelle, l'eau est encore montée par rapport à la veille. Donc nous abandonnons l'idée de rjoindre Kibbish. Leonardo va s'occuper de comment utiliser les 2 ou 3 jours qui suivent avant de reprendre le cours normal du circuit. Pour cela, il s'entrtient par téléphone avec son patron Yared resté à Addis. Le portable a vraiment du bon. Même dans ces régions très isolées, les liaisons passent bien. Nous remontons comme prévu mais plus tôt à Jimma. Ce sera la journée de la pluie. Celle-ci nous suit ou nous précède. En effet, nous sommes bloqués plusieurs fois par des files de véhicules embourbés et ne disposant pas de la motricité d'un 4X4. Sur certains tronçons en travaux, la boue crée des ornières de plus de 20 centimètres difficiles à emprunter. Cela permet de faire des photos originales. A midi, il est difficile de sortir de la voiture tant l'orage est violent pour rejoindre le restaurant d'un petit village. Durant tout le circuit, nous sommes en pension complète excepté pour les boissons. Si pour les parents, celles-ci sont le plus souvent des bières locales, les enfants bénéficient de Coca ou de Pepsi, les deux marques sont présentes sur le marché éthiopien . Dans ce pays, il n'y a pas encore de canettes et ces boissons sont servies en bouteilles consignées, même dans les endroits les plus reculés du pays. Cela a l'avantage de ne pas voir trop de détritus dans les rues. De même, les sacs plastiques n'existent pas trop. Seules des bouteilles plastiques ont fait leur apparition pour l'eau minérale. A la fin du repas, la pluie a diminué en intensité ce qui nous permet de rejoindre les voitures sans trop patauger. Nous arrivons à jimma en fin d'après midi et retrouvons notre hôtel. La pluie n'a pas amélioré la qualité de ses installations et il est difficle de prendre une douche. L'électricité n'est pas non plus au rendez-vous et je suis dans l'obligation de bidouiller un disjoncteur avec du sparadrap afin de rétablir le courant bien utile pour recharger les différentes batteries des appareils photo et consoles de jeu qui occupent les jeunes durant la route. L'eau de la piscine est marron suite aux intempéries ce qui ne perturbe pas des locaux de s'y tremper dedans. L'heure du repas est retardée en raison des coupures intempestives d'électricité. 24 juillet : Nuit sans moustiques ce qui n'avait pas été le cas lors de notre premier passage. Ce matin , il fait beau, nous partons pour Sodo vers 9h. Nos voitures sont marquées par les passages dans la boue et leur couleur a viré du blanc au marron. Jour de piste. Celle-ci est récente et permet de s'éviter un gros détour pour rejoindre l'autre rive de l'Omo et la vallée du Rift. Nous rencontrons de magnifiques paysages de montagne très verdoyants. Comme partout en Ethiopie, nous croisons beaucoup de monde le long de la route malgré l'espacement des villages. La piste est très sinueuse et parfaitement réalisée avec des barrières de sécurité dans chaque virage. Nous nous arrêtons plusieurs fois afin de rencontrer la population locale en visitant leurs habitations. Les ethnies se succédent mais le mode de vie change peu. Des agriculteurs qui vivent de cultures et d'élevage logeant dans des cases dotées d'un minimum d'équipement. Ils dorment le plus souvent à même le sol en terre battue, couchés sur des peaux de vache. Très peu d'ethnies dorment sur des lits tressés montés sur des armatures de bois. Des callebasses servent de récipients et de louches. Le foyer est fait de pierres où seule une marmite métallique constitue le seul élément moderne de leur matériel usuel. Des bâtiments de culte sont dispersés dans la campagne, même en dehors de tout village. Des églises le plus souvent orthodoxes et circulaires ou bien des mosquées. A midi, nous nous installons dans un hôtel restaurant disposant d'un superbe bar assez irréel pour le lieu très isolé qui nous accueille. L'après midi nous franchissons l'Omo sur le dernier pont existant avant son delta dans le lac Turkana distant de plus de 300 km. Le paysage de gorge est très beau . La chaleur qui ne nous avait pas accompagné depuis notre départ, est enfin là . Plus de 30 ° au thermomètre de la voiture. L'eau du fleuve est brune, chargée d'alluvions suite aux fotes pluies. Cela crée de belles couleurs dans le paysage très verdoyant des rives. La région est très montagneuse aves des sommets qui avoisinent les 3000 m. Nous faisons de nombreux arrêts en raison des beaux points de vue que l'on a sur la rivière et les gorges. Nous arrivons vers 16h30 à Sodo où il pleut à.....seau. Nous nous installons dans deux chambres dont une seule disposera d'eau pour la douche. C'est pourtant le meilleur établissement de la ville !!! Toutes les organisations humanitaires s'y pressent. Dans le jardin de l'hôtel nous croisons une invitée inattendue : une tortue d'environ 40 kg qui se promène tranquillement. Nous prenons l'apéritif sur la terrasse dominant la ville qui semble très active. Au loin, nous entendons des chants religieux provenant d'une église et relayés par des hauts parleurs efficients. Le souper est long et la carte bien que longue ne dispose pas de tous les plats qu'elle propose. Le choix est restreint mais fait le bonheur de tous malgré tout. Heureusement que les pâtes à la tomate sont toujours là !!! 25 juillet : Il a plu beaucoup une bonne partie de la nuit. Ce matin , réveil vers 7h30. Nous nous dirigeons vers Arba Minch, ville située au bord du lac Chamo à environ 150 km. Après la montagne, nous parcourons une plaine souvent marécageuse ce qui permet de voir une faune ornithologique importante. Il y a pas mal d'occasion de s'arrêter : des oiseaux en pagaille, une chute d'eau très embrumée en raison du niveau des eaux, des rivières en crue qu'il faut passer à gué que l'on soit, en automobile, à pieds -humains comme bétail !! Nous longeons les lacs Abaya et Chamo qui possédent une population très importante de crocodiles et d'hippopotames ainsi que des colonies de marabouts et Nous arrivons pour midi et nous installons dans l'hôtel aux chambres confortables et où tout semble fonctionner (eau et électricité). Bonne nourriture également avec, pour les jeunes, des frites et du poulet, tout un programme. Dans le jardin de l'hôtel où nous prenons notre café à la mode éthiopienne, gambade un dik-dik qui fait la joie de tous les enfants présents et même des adultes. Cette après midi nous partons visiter un village de l'ethnie Dorzé qui habite à près de 3000 m d'altitude à environ 30 km d'Arba Minch. Nous quittons la route principale pour s'engager sur une piste qui traverse une forêt de résineux qui nous rappelle celle de nos Alpes d'autant que le temps couvert s'embrume de plus en plus. En sortant des voitures, nous sommes presque transis de froid (6°). Nous visitons le village constitué de huttes en forme de tête d'éléphant caractéristiques de l'ethnie dorze. Celles-ci sont mieux équipées que celles précédemment visitées. Des chaises en bois tendues de peux de vache constituent l'essentiel du mobilier ainsi que des lits. La pièce d'habitation est séparée de celle dédiée aux animaux par une cloison tressée de fibres de faux bananiers (enset). Ceux-ci fournissent une sève qui est extraite de l'écorce pour en faire une pâte (godjo) qui est consommée après une maturation de plus de 3 mois, ensevelie dans le sol et enveloppée dans des feuilles de l'arbre. Les Dorze sont d'excellents tisserands, ce que nous voyons lors de la visite d'un atelier de tissage de coton où seuls travaillent les hommes. Leurs productions sont vendus sur le marché d'Addis dans le quartier situé au pied de la colline d'Entoto. Nous achetons une sorte de plaid aux couleurs éthiopiennes. Le climat est très froid et cela m'inquiète car à la fin du circuit nous nous rendons au parc national de Balé où l'altitude moyenne est de 3000 m, la même que celle d'aujourd'hui. Si les conditions atmosphériques sont les mêmes, il sera difficile de profiter du site et d'y rencontrer ses habitants rares, les loups d'Abyssinie et les nyalas des montagnes. De retour à Arba Minch, je pars parcourir les environs de l'hôtel en particulier l'église de Saint Gabriel dont le parc se remplit d'une foule importante, pendant que le reste de la famille profite du confort des chambres. Après le souper pris dans les jardins de l'hôtel copieusement garni par la bonne société locale, nous allons nous coucher. 26 juillet : Je viens de passer la pire nuit depuis bien longtemps. Hier soir, après un retour à la chambre relativement tôt, la préparation des bagages pour le lendemain étant faite, je rédige un court compte rendu de la journée passée afin de garder plus précisément les petits évènements du voyage, c'est à ce moment que j'entends un chant liturgique issu d'un haut parleur situé à peu de distance de l'hôtel : j'ai vite compris que cela venait de l'église orthodoxe Saint Gabriel située quasiment en face de notre hébergement. Le taux de décibels est très élevé. Je m'en accommode pensant , il était 21h15 environ, que cela allait durer, comme pour nos messes catholiques, environ moins de deux heures. Je me couche et cherche à trouver le sommeil malgré le bruit assourdissant qui envahit la pièce. Le temps passe. Près de 2 heures après le début de l'office, un arrêt des sermons et chants s'effectue. Ouf, cela est fini. Hélas quelques minutes après, les chants liturgiques reprennent . Il en sera ainsi jusqu'au lendemain matin. 7 minutes d'arrêt par heure seulement. Vers 3 heures du matin , j'ai craqué et suis sorti de la chambre en ayant envie de tirer dans les hauts parleurs d'autant que le gardien de l'hôtel que je suis allé voir pour demander des explications, disposé d'une kalachnikov !!!! et cela a duré toute la nuit jusqu'au midi suivant. Je ne suis pas pratiquant, mais la religion orthodoxe ne me comptera pas prochainement dans ses fidèles !!!! N'ayant pas dormi de la nuit, le reste de la famille non plus d'ailleurs, je prends une douche qui me permettra de tenir la journée sans sommeil. Ce matin , excursion en bateau sur le lac Chamo afin de voir ses habitants : crocodiles , hippopotames, et oiseaux, pélicans, marabouts, aigles pêcheurs. Leonardo nous accompagne et servira à pousser l'embarcation quand celle-ci reste tanquée dans la vase d'un haut fond à proximité immédiate des sauriens. Nous en voyons de nombreux, de toute taille, alanguis sur la grève à l'embouchure d'une rivière se déversant dans le lac. Nous restons une heure en s'approchant de plus en plus de ces crocodiles du Nil qui approchent les 6 m. Il y a également de nombreux hippopotames mais ils sont difficiles à photographier car ils nagent et sont le plus souvent immergés. Leur apparition fortuite est courte, le temps de respirer et ils s'enfoncent de nouveau très vite dans les eaux du lac. 2 heures de navigation. Nous rentrons à l'hôtel pour nous restaurer et charger les bagages. Après le repas, nous partons en direction du sud en longeant tout d'abord le lac Chamo. Nous faisons quelques arrêts photo dans la campagne où les champs de maïs succédent à ceux de sorgho et de mil, quand tout n'est pas mélangé !! Pour protéger ces cultures de la voracité des oiseaux, des petites estrades faites de branches d'arbre parsèment les champs. Dessus des enfants armés d'une fronde lancent des cailloux du matin au soir pour effrayer les volatiles trop entreprenants. Dans un village, nous voyons des jeunes jouant au loto , disposant d'un système digne de nore tirage du loto. Une petite cabane en tôle abrite toute une installation pour recharger les batteries de téléphone portable à partir d'un générateur à moteur. En effet, les villages ne disposent pas d'électricité mais par contre, le téléphone portable est bien développé. Tous les 10 km, nous trouvons des réémetteurs ce qui permet de disposer d'un réseau efficace de téléphonie mobile dont on pourrait s'inspirer !!! Nous nous arrêtons au marché de Konso où différents ethnies se retrouvent pour échanger du maïs en particulier. Nous sommes très bien accueillis et aucune animosité envers les touristes se dégage de ces quelques minutes de rencontre. Nous reprenons la route jusqu'à Weyto, un village situé à un carrefour menant vers Jinka et Turmi, les deux portes pour aller visiter les peuples du sud. Nous plantons la tente dans ce qui devait être la cour d'un hôtel, mais de celui-ci, il ne reste que les chambres alignées sur un niveau. Les toilettes sont installées dans des cabanes en tôle où l'odeur est insupportable. Souvenir d'un passé plus glorieux, des restes d'installation sportive en particulier de quoi faire de la gymnastique avec des barres parallèles ou de l'haltérophilie. Sous des abris au toit de chaume, nous trouvons un bar et ce qui devait être une salle de restaurant qui servira à notre cuistot de cuisine. Ce soir, la chaleur est au rendez-vous mais malgré cela nous ne pourrons pas prendre de douche ne disposant que d'un lavabo planté là en plein air. Comme tous les soirs de camping, notre cuisinier nous fait un bon dîner avec en particulier des pizzas, le tout arrosé d'un vin local que nos accompagnateurs nous ont offert. Je tiens à préciser qu'il ne fait pas oublier même un VDQS de chez nous !!! 27 juillet : Avec la fatigue accumulée par le manque de sommeil de la veille, nous dormons très bien d'autant que la nuit a été très douce. Avant le reste de la famille , je pars à la découverte du village et de ses habitants tant humains qu'animaux. Je découvre ainsi les éboueurs locaux : les vautours qui ont pris pension dans toutes les cours des habitations pour les nettoyer. Les enfants conduisent les troupeaux de chèvres et de moutons dans les environs. A mon retour, la famille est prête à prendre le petit déjeuner. Vers 9 h, nous quittons Weyto en direction de Key Afer , village où se mêlent différentes ethnies en particulier, les Tsemaïs, les Bannas et les Hamers. Nous nous arrêtons pour voir un village tsemaï, ethnie très peu différente de celle des Hamers, la différence étant une question de prononciation dans leur langue. Les hommes peuvent épouser jusqu'à 5 femmes qui vivent séparément. Ils peuvent également épouser des Hamers. D'ailleurs, les mariages s'effectuent à partir de villages différents afin de minimiser le risque de consanguinité. Pour nous, à partir de maintenant nous éprouvons un sentiment désagréable car il faut payer pour réaliser des photos. Ce n'est pas le prix qui est en cause mais la manière de faire : les femmes, les enfants s'alignent et l'on choisit qui l'on veut prendre en photo !! Cela ressemble un peu au marché aux esclaves ou au choix d'une prostituée dans une maison close. Je pose la question au guide de donner une somme globale que le village se partagerait, mais ce n'est pas envisageable car ces ethnies sont très individualistes. Il faut faire avec, les us et coutumes du tourisme local !! Nous reprenons la route en traversant de vastes champs dévolus à la culture du coton. Bientôt, la savane deviendra la terre de culture de la cane à sucre au détriment des ethnies qui seront déplacées si les mesures envisagées par le gouvernement éthiopien sont appliquées. Nous arrivons pour midi à Key Afer où nous nous installons pour la nuit. Nous campons dans le jardin d'un hôtel . Nous avons à notre disposition une chambre et sa salle de bain . A midi, beignets de courgette et macaroni au menu accompagnés de viande panée. L'après midi, Leonardo nous emmène dans la campagne environnante afin d'aller à la rencontre de l'ethnie Banna. Nous parcourons pendant 3 heures les chemins tracés entre les champs de maïs, de mil , de tournesol et de sorgho qui constituent l'essentiel des cultures pratiquées dans la région. Nous pénétrons dans des cases afin de connaître la manière de vivre de cette ethnie qui semble vivre comme au temps du néolithique. Les femmes sont habillées de peau de bête. L'intérieur des cases est minimaliste du point de vue de l'aménagement. Une partie est réservée aux animaux (vaches, chèvres). Nous partageons avec eux la boisson qu'ils proposent aux invités : une décoction faite d'enveloppes de grain de café. En effet, lorsqu'ils en cultivent, ils vendent les grains à un bon prix et conservent l'enveloppe de moindre valeur. Grâce à notre guide, et à un guide local qui sert de traducteur entre l'amharique et le banna, nous apprenons que l'allumette n'a fait son apparition ici qu'il y a 5 ans !!Comme chez les Tsemaïs, le Banna peut avoir 5 femmes. Il n'y a aucune notion de temps : l'âge des individus est inconnu. Même la notion d'année n'existe pas ce qui permettrait de se répérer. Le foyer est fait à l'intérieur même de la case d'où une fumée vite suffocante. De plus, en raison de la faible taille de l'ouverture, la pénombre est quasi constante. En plus de la hutte d'habitation, chaque famille dispose de granges cylindriques placées sur pilotis afin de se protéger des rongeurs principalement et associées à chacune des cultures pratiquées. De même les poulaillers faits en branchage d'épineux sont surélevés afin de protéger la volaille des prédateurs tels que les hyènes. Au cours de notre promenade, nous croisons des hommes qui sont le plus souvent armés de fusil type kalachnikov : ce sont des gardiens de troupeau qui se protégent ainsi de mauvaises rencontres !! En effet, dans ces régions du sud de l'Ethiopie, les razzias pour voler du bétail ne sont pas rares entre ethnies. Nous sommes de retour au campement après avoir visité des formations géologiques de bad lands situées à proximité même du village. 28 juillet : La nuit a été bonne sous tente excepté la fin qui a été bruyante en raison de la messe orthodoxe à partir de 5 h du mat . Les hauts parleurs à fond ont trnsmis les chants et les sermons des prêtres. Aujourd'hui piste pour Jinka que nous atteignons en fin de matinée après quelques arrêts pour prendre des clichés de la vie rurale . Pour atteiindre l'hôtel situé à l'entrée de la ville nous traversons à gué une rivière qui sera dans quelques heures infranchissable. L'hôtel est situé dans un magnifique parc très bien fleuri. Nous disposons de 2 chambres spacieuses mais sans eau;Il faudra de nombreux dialogues avec la réception pour en obtenir. Le restaurant est très agréable et nous buvons le café sur la terrasse en regardant l'ouverture des Jerux Olympiques. Nos guide et chauffeur viennent nous cherfcher vers 14h30 pour aller visiter le marché local. Quelques centaines de mètres nous séparent du centre ville où se trouve la piste d'atterrissage de l'aéroport !!! Les avions ne se posent plus en particulier durant la période des pluies qui rendent impraticables cette piste en herbe. L'activité est très importante sur ce marché hebdomadaire où de nombreuses ethnies viennent échanger leurs productions. Nous voyons également le marché aux bestiaux où l'on trouve de magnifiques bœufs. Le prix y sont très importants puisque un bœuf peut atteindre les 1500 euros. (30000 birrs). Le qat est également vendu de même que des feuilles de tabac. La principale ethnie rencontrée est celle des Aris. Ce jour, pas de Mursis peut être en raison de la saison des pluies qui perturbent les déplacements sur de longues distances. Pour transporter les grosses charges ce sont des ânes qui servent de moyen de transport. Ils ont même un parc de stationnement qui leur est affecté durant la période de marché. Le textile est de plus en plus importé de Chine ce qui fait une perte d'identité pour les différentes ethnies dans les costumes. C'est surtout évident pour les hommes. La mode vestimentaire locale reste surtout l'apanage des femmes. Les maillots d'équipe de foot font sensation chez les jeunes garçons principalement. Et pourtant le football n'est pas réellement pratiqué en ethiopie et en particulier dans les campagnes. C'est le développement de la télévision qui a entraîné cet engouement. Nous restons une paire d'heures sur le marché de Jinka avant de rejoindre un autre marché à une dizaine de kilomètres de là. Il est établi sur une vaste place herbeuse où de nombreuses femmes ont installé leur stand. Celui-ci est souvent une toile posée à même le sol où sont installées les différentes productions agricoles. (maïs, pois, oignons). Quelques unes proposent des plats cuisinés pour restaurer les visiteurs et vendeurs. Peu de produits locaux en ce qui concerne l'habillement et le textile. Seules quelques cotonnades locales sont venues. Bientôt arrive un violent orage qui entraîne un pliage rapide des stands et un repli stratégique vers des abris de fortune. Nous rentrons à l'hôtel précipitamment ce que nous ne regrettons pas car il faut franchir une rivière à gué qui sera en crue. Nous la verrons monter en quelques minutes de plus de 3 mètres. Impossible de la franchir, ce qui dérange les piétons qui devront emprunter une passerelle de fortune pendant quelques heures, le temps que le niveau baisse. Quelques intrépides se lancent tout de même à passer ce qui laisse à penser que la situation est fréquente. Pour nous , la fin d'après midi se passe à l'hôtel à se reposer et à profiter d'une bonne douche dès lors que l'eau chaude revient.
Pour voir des photos de ce voyage et du voyage effectué en 2008: http://www.panoramio.com/user/2279867/tags/P-Ethiopie-Ethiopia
Ayant déjà parcouru une partie de l'Ethiopie lors d'un précédent voyage effectué en 2008, ma femme et moi avions l'intention d'y repartir afin de mieux appréhender d'autres aspects de ce pays d'Afrique si différent du reste du continent. A l'occasion de notre première visite, nous avions visité le nord et l'est qui se caractérisent par une histoire ayant laissé de nombreuses traces dans les paysages et les villes traversées. Ayant voyagé par saut de puces en avion à cette occasion, nous n'avions pu approcher la réalité des campagnes et leurs diversités. Seul le retour depuis Harar à Addis en voiture nous avait permis de nous rendre compte, en partie, de la dure réalité de la vie rurale, en particulier ces longues files de paysans en marche le long des routes même à des lieux de tout endroit habité. Ce que nous recherchions dans le prochain séjour là-bas, c'était de rencontrer ces différentes ethnies, objet de nombreux documentaires, qui nous les présentaient comme une quasi exception en Afrique. C'était à nous de nous faire une idée réelle de la situation parce qu'entre la réalité et l'image véhiculée par la TV, nous avons appris à nous méfier !! Le choix du lieu étant défini, il fallait trouver le moyen pour nous y rendre. De plus, cette année, nous avions décidé d'emmener les enfants avec nous ce qui n'avait pas été le cas lors de notre premier circuit . Ils ont grandi ( 14 et 16 ans) et depuis quelques années déjà, ils nous suivent : après la Namibie en 2009, ils ont parcouru le Pérou en 2010, le Soudan et l'Afrique Australe en 2011. Malheureusment pour nous, ils ont pris goût à ces circuits lointains. La manière de voyager n'est pas le voyage organisé classique avec circuit en bus, hôtel et une trentaine d'autres Français . A l'autotour a succédé, les circuits personnalisés où nous disposions d'une logistique adaptée à nous seuls . Seule l'Afrique Australe a été visitée en groupe multinational convoyé en camion/bus et logé en camping. Cette dernière expérience a été la plus difficile à supporter en raison de personnalités d'une nationalité difficilement compatible avec la nôtre. Pour notre voyage en Ethiopie, nous avons recherché, tout d'abord, un organisme local qui pouvait proposer un circuit le plus complet possible en 3 semaines environ et bien sûr le moins cher !!! Après quelques envois de mails, nous avions deux choix possibles l'un avec un TO local avec qui nous avions voyagé en 2008 et qui avait été tout à fait correct dans ses prix et prestations et l'autre, un organisme français qui intervient par l'intermédiaire d'un local. Le premier s'engage sur un prix défiant toute concurrence puisqu'il propose d'emmener les ados gratuitement. Nous lui posons quelques questions supplémentaires mais il annonce , par un autre intervenant de l'entreprise, que ce circuit est difficile avec des enfants en raison des conditions climatiques (ce sera la saison des pluies). C'est quasiment la rupture avec lui. Nous sommes alors obligés de nous rabattre sur l'autre TO français. Le prix proposé est convenable après avoir vérifié sur le Net, quels étaient les prix de la concurrence en l'occurence les grands TO français qui ont cette destination à leurs programmes. Restaient à trouver les billets d'avion à des dates qui nous convenaient et bien sûr également les meilleurs marchés. Quelques clics plus tard, nous avions décidé des dates: départ Paris le 18 juillet, retour le 7 août. Durant le mois de juin, il a fallu prendre les visas et envoyé une partie du paiement par virement bancaire à Addis. Comme il s'agissait d'un acompte, le reste devant être payé en dollars sur place, il a fallu faire du change ce qui n'est pas très facile dans sa banque quotidienne. A quelques jours du départ , tout était fin prêt.
Le circuit jour après jour : 18 juillet : Nous quittons notre domicile en taxi à 5h30, direction Roissy, terminal 1 - A 6 h nous commençons l'enregistrement des bagages qui prendra un temps certain (plus d'une heure). Nous voyageons avec Turkish airlines : c'est la première fois que nous partons avec cette compagnie aérienne. Pour rejoindre Addis Abeba, nous passons par Istanbul. Dans notre choix des billets, nous avons pu profiter d'une escale longue afin de pouvoir envisager une visite rapide de cette ville. Nous avions pris sur le net tous les renseignements possibles en ce qui concerne la manière de rejoindre le centre ville depuis l'aéroport. En principe, nous disposions de près de près de 3 heures sur place d'autant que nous disposions des cartes d'embarquement pour le second vol. Après un décollage avec une petite demie heure de retard, le vol de 3 heures et demies s'est déroulé sans problème, une collation très complète nous étant servie. A l'arrivée à Istanbul, nous nous dépêchons de passer les contrôles douaniers et nous nous rendons au métro qui se trouve dans l'enceinte même de l'aéeoport. Nous prenons des livres turques pour disposer de monnaie à un distributeur automatique CB. Le voyage s'effectue sans accroc. Nous quittons le métro pour prendre ensuite le tramway qui nous dépose en plein centre historique à proximité de ste Sophie et de Topkapi. Pour ma femme et moi, c'est le deuxième passage à Istanbul. C'est la découverte pour les enfants. Beaucoup de touristes dans ces quartiers pittoresques et historiques. Malgré tout, Istanbul n'est plus vraiment la porte de l'Orient comme cela était présenté auparavant : la présence de très nombreuses mosquées ne fait pas oublier une occidentalisation très visible en particulier dans la banlieue istanbouliote. Nous piqueniquons devant Ste Sophie. Nous parcourons, ensuite, l'esplanade entre Ste Sophie et la Mosquée Bleue que nous visitons. Nous nous promenons dans les quartiers adjacents qui possèdent de belles maisons ottomannes. Devant le temps qui reste, nous décidons de rentrer à pied jusqu'au terminus du métro qui dessert l'aéroport. Cela nous permet de voir de nombreuses mosquées et d'approcher le quartier du Grand Bazar qui sera l'objet d'une visite plus complète à l'occasion d'un vrai séjour en Turquie. 30 minutes de métro suffisent pour rejoindre l'aéroport Ataturk. Nous décollons avec 30 minutes de retard. Nous profitons de la fin de soirée en vol pour voir le coucher de soleil sur le Bosphore et les îles des Princes. La nuit arrive alors que nous sommes au-dessus d'Antalya. Direction plein sud vers Addis : après avoir traversé la Méditerranée nous remontons le Nil. A Louxor puis Assouan illuminés, succède le Soudan que nous avons parcouru en 2011. Ce fut un très beau voyage dans un pays trop peu visité aux multiples sites archéologiques et au peuple charmant. Nous arrivons à minuit et demi à Addis. Passage en douane et récupération des bagages sans problème : contrôle des bagages à la sortie de l'aéroport où nous attendait notre hôte Yared. Après les présentations, nous nous rendons à l'hôtel en minibus. A 2h15, extinction des feux dans des chambres confortables du Panorama hôtel qui semble neuf. 19 juillet : Courte nuit puisque nous nous levons à 8H30. Petit déjeuner correct avec un personnel très attentionné. Nos guide et chauffeur se présentent à 10 heures comme convenu nous entamons notre visite d'Addis Abeba par le musée national devant lequel un film se tourne pour la TV éthiopienne. Notre guide francophone Leonardo nous présente les différentes salles en nous commentant laconiquement chaque vitrine, ce qui nous suffit . Après ce passage au musée, nous nous dirigeons vers le Mercato, le plus grand marché d'Afrique : en raison des risques des vols et des pickpockets, nous ne nous y arrêtons pas, d'autant que l'intérêt est réduit. Déjà en 2008, nous n'avions fait qu'un court passage. Par rapport, à cette année là, les embouteillages semblent plus importants d'autant que les feux tricolores ne fonctionnent plus aux différents carrefours. Il pleut et la température est douce, ce qui est normal en cette période de l'année. Nous prenons notre premier déjeuner, en plein air, au restaurant situé dans l'enceinte du musée national. Pas de nourriture locale mais beaucoup d'emprunt à la gastronomie italienne, pâtes, pizzas ce qui sera souvent le cas au cours de notre séjour. Après le repas, nous visitons l'ancien palais d'Hailé Sélassié qui appartient maintenant à l'Université. Sur deux étages, nous revivons la période faste de la vie de cet empereur en traversant les différentes pièces gardées toujours par son ancien majordome et maintenues dans un excellent état. Après cette visite, nous partons à Entoto, un quartier périphérique d'Addis où l'empereur Ménélik II à la fin du 19 ème siècle installa son premier palais. De 2350 m nous montons jusqu'à 3000 m d'altitude . La météo n'est pas favorable, la pluie et la brume se sont installées ce qui ne nous permet pas d'avoir un superbe panorama sur la ville qui s'étend au pied de la colline d'Entoto qui est un des lieux de détente des habitants de la capitale et également un des lieux religieux les plus visités lors des cérémonies orthodoxes. En effet, les Ethiopiens appartiennent en majorité à cette religion. Addis est une capitale récente puisqu'elle a été établie à la fin du XIX ème siècle seulement. Jusqu'alors, la capitale était itinérante en fonction de l'ethnie du Négus régnant. Nous visitons le palais de Ménélik qui est une simple demeure au toit de chaume et à deux niveaux dont nous traversons les différentes pièces vides de tout meuble mais affectées chacune à une fonction bien définie. Nous redescendons ensuite dans la capitale en traversant des forêts d'eucalyptus, qui servent de bois de cuisson et de chauffage, transportés sur le dos par des norias de femmes. Nous traversons un quartier où se vendent des tissus très colorés confectionnés par l'ethnie dorze que nous aurons l'occasion de voir dans quelques jours Nous nous rendons à la cathédrale orthodoxe de la Sainte Trinité qui abrite les sarcophages d'Hailé Sélassié, le dernier Négus, et de sa femme. La cathédrale abrite de nombreux vitraux et fresques relatant des événements impériaux importants du XX ème siècle ainsi que les trônes impériaux. De retour à l'hôtel, nous profitons du bar afin de déguster nos premières bières éthiopiennes. Le diner pris au restaurant de l'hôtel se compose d'un buffet copieux où le riz est présenté sous de nombreuses formes afin de faire plaisir à la nombreuse clientèle chinoise de l'établissement. 20 juillet : C'est vraiment le départ : à 9h30, Yared arrive ainsi que les véhicules qui vont nous transporter. 2 4X4 Toyota Lx en très état conduits par Sami et Makonen . Nous disposons d'un véhicule pour la logistique parce que ce circuit est mixte : nous logeons soit à l'hôtel, soit en camping en raison du manque d'hébergement dans certains lieux éloignés de toute ville touristique. Pour les repas pris en camping, il nous faut un cuisinier : c'est Santayo qui va tenir ce rôle. Notre guide qui nous accompagne est Leonardo francophone après avoir fait toutes ses études au lycée français d'Addis. C'est un métisse italo-éthiopien . Son grand-père était venu coloniser l'Ethiopie sous la didacture de Mussolini. Cette équipe très sympathique sera aux petits soins pour nous. Nous nous installons à six dans un véhicule sans toutefois être serré après le chargement des bagages dans l'autre voiture. Aujourd'hui direction Jimma en pays gouragué. Nous quittons Addis, sa pollution, ses embouteillages., cela prend bien une heure car la ville est très étendue. Le temps est frais mais sans pluie. La route est goudronnée sur tout le trajet. Nous traversons des plateaux verdoyants très cultivés mais de manière rudimentaire : pas de tracteurs, seulement des labours à l'araire tirée par des bœufs. Ce sera la règle durant tout notre périple. Quelle que soit l'ethnie rencontrée, les pratiques agricoles sont ancestrales. Encore très peu de mécanisation malgré des surfaces cultivées qui peuvent être importantes. Dans ce cas, il y a regroupement des paysans qui mettent en commun leurs bras et leurs bœufs. Au cours de cette matinée, nous visitons la case d'une famille gouragué grâce à notre guide, nous aurons ainsi l'occasion de pénétrer dans de nombreuses habitations des multiples ethnies que nous rencontrerons. Cela nous permet de connaître leurs habitudes et leurs modes de vie. Le plus souvent, l'intérieur de ces huttes est vide de tout meuble, les quelques vêtements possédés par les familles sont posés sur des fils à linge accrochés à l'armature en bois des habitations. Ici, les animaux sont également logés à l'intérieur. Peu d'ustensiles de cuisine qui est faite directement sur un foyer constitué de pierres. Quelques calebasses servent de verres. Une grand plaque métallique sert à la cuisson de l'injera, le plat traditionnel éthiopien qui est une sorte de crêpe réalisée à partir de farine de teff. Cette céréale endémique est de la famille du mil. Les plats cuisinés sont versés sur l'injera qui sert également d'assiette. Il n'y a pas d'électricité dans ces huttes circulaires faites de bardage de bois d'eucalyptus et d'un toit de chaume. En raison de l'absence de cheminée, l'atmosphère est le plus souvent enfumée et vite irrespirable pour nos poumons occidentaux. Toutes ces habitations fument de toute part et pour nous il nous semble qu'elles vont s'embraser. Nous quittons notre famille après avoir laissé quelques birrs pour le dédommagement et l'accueil charmant. Pour elle aussi, la rencontre avec des enfants étrangers est une découverte. Nous nous arrêtons à Welkite pour manger dans unrestaurant confortable. Les enfants seront gâtés en choisisant des pâtes assaisonnées d'une très bonne sauce tomate. Ce sera souvent leur repas. Pour la viande, ce sera des chicken cutlets, sorte de nuggets de poulet préparés maison. Nôtre équipe d'assitance mange de son côté, . Nous reprenons la route après un arrêt d'environ une heure. Les paysages deviennent plus vallonnés et même montagneux. Nous longeons la rivière Gibé qui devient un peu plus loin l'Omo. Il y a construction de barrages importants dans la région afin de produire de l'électricité qui manque encore cruellement en Ethiopie. Les coupures sont fréquentes même dans Addis. A la fin des travaux de construction, le pays pourra envisager l'exportation de son courant vers les pays limitrophes ( Soudan, Djibouti). Nous faisons quelques arrêts pour nous dérouiller les jambes en particulier au marché d'Abelti. Vers 16 heures, nous arrivons à Jimma où nous logeons à l'hôtel . Nous disposons de deux chambres. Les salles de bain sont déjà bien détériorées pour un établissement qui semble récent. L'eau chaude n' est pas au rendez-vous pour la douche ! Il faut aller se plaindre à l'accueil. Nous faisons le tour du propriétaire et découvrons une piscine de bonne s dimensions mais le climat frais ne nous permet pas d'envisager un plongeon. Le restaurant est sur une terrasse en plein air. Des coupures de courant retarderont notre dîner . Une grosse averse vient perturber la fin de soirée. La rencontre avec des blattes dans la salle de bain fait crier notre fille encore peu habituée à l' Afrique profonde. 21 juillet : Aujourd'hui, nous prenons la direction du sud. La pluie est au rendez-vous. Ce matin , pas d'électricité dans la chambre, l'eau chaude n'est pas au rendez-vous non plus : tout cela est un des défauts inhérents à l'Ethiopie. Ce pays manque pour l'instant d'une production autosuffisante en électricité ce qui nécessite des délestages Pour ce nous concerne , c'est l'installation électrique de l'hôtel qui est en cause. Le petit déjeuner est impacté par ces petits problèmes d'intendance : le café ne peut être fait de même que le pain grillé. Nous quittons Jimma vers 9 h. Fini le goudron , nous entamons notre périple sur piste . Nous nous dirigeons vers Mizan Teferi afin d'y voir des plantations de café. Nous traversons de nombreuses forêts de résineux. Nous nous arrêtons à Bonga pour déjeuner. Il pleut des cordes. Malgré czela, nous mangeons à l'extérieur sous des parasols plutôt des parapluies. L'après midi, nous traversons des plantations de thé. La piste est de plus en plus difficile en raison des chutes de pluie. Des ornières profondes perturbent notre circulation. Il est nécessaire pour Sami, notre chauffeur, de passer en 4X4 afin de se sortir d'embûches désormais quasi permanentes. Cela ralentit notre marche vers le sud. A 16 heures, nous commençons à chercher un lieu pour camper. La pluie s'arrête mais le temps reste bien gris. Ce doit être notre premier campement et cela va se passer dans de difficiles conditions. Leonardo, notre guide, s'emploie à nous trouver un coin sympa pour poser nos tentes nous pensons l'avoir trouvé à proximité d'un hameau Dizi, l'ethnie peuplant la région . Pour cela, il est nécessaire de faire la demande au chef de village qui n'a pa trop l'habitude de recevoir des touristes. Nous bivouaqueront dans un champ surplombant la route et qui abrite plusieurs granges et étables. Devant l'humidité du sol, notre équipe installe nos tentes à l'intérieur même d'une de ces granges. Le temps s'améliore avant le crépuscule. Santayo, notre cuisinier s'installe dans uns hutte servant habituellement de poulailler. Avec la nuit, il est nécessaire de mettre un pull over de plus car l'humidité est bien présente. Durant toute notre installation, la population des alentours s'est densifiée autour du camp car les toursites ne sont légion dans le coin. Les enfants et les adultes s'invitent au camp éphémère Ils nous apportent du bois pour faire un feu qui nous réchauffera durant le repas pris à l'extérieur. Une table a été installée, garnie d'une nappe. Notre équipe mange de son côté et nous sommes servis comme des princes avec notre cuisinier en grande tenue, toque et veste blanche ce qui est totalement incongru dans le lieu. Cela nous amuse et nous prenons des photos de ce premier repas pris en camping . Soupe de légumes, pâtes à la tomate, fruits sont au menu. A la fin du repas, nous nous regroupons tous autour du feu de bois qui crépite. Le cuisinier, jongleur à ses heures, nous fait une démonstration avec des pommes. Nous applaudissons son exhibition réussie. Vers 21 herues nous nous couchons dans notre grange. 22 Juillet : Réveil ver 7h30, après notre première de camping qui s'est passée sans problèmes. Il n'a pas fait froid et le soleil est au rendez-vous sur un très beau paysage de moyenne montagne. Le cuisinier s'st mis en quatre pour notre premier petyit déjeuner, œufs, tartines, confitures, nutella et café éthiopien, bien sûr. Nous le prévenons que les œufs, le matin , ce n'est pas dans nos habitudes culinaires. Il nos propose des pancakes qui feront bientôt notre bonheur à cette heure matinale. Comme lors de tous les repas qu'il nous oprépare , il est en toque et en veste blanche... Vers 9h, nous reprenons la route après avoir marché le long de la route pendant quelques minutes, le temps que notre équipe range le matériel dans les voitures. Cela nous permet de rentrer dans un dispensaire de campagne où ma femme, infirmière, remarque les installations réduites en qualité et en quantité dont dispose son homologue éthiopienne. Mais il est possible tout de même d'y réaliser des accouchements, à condition , toutefois, qu'il n'y est pas de complications. Le premier hôpital est à plus de 3 heures de piste. Nous pénétrons également dans une case de l'ethnie Dizi. Nous prenons le chemein de Mizan Teferi mais après une heure de route, nous apprenons que celle-ci est coupée en raison des fortes pluies récentes. Nous devons envisager de ne pas faire étape dans cette ville où nous devions visiter une plantation de café, la région étant une grande productrice de cette plante d'origine locale. La piste est de plus en plus difficile , des ponts ayant été emportés par des rivières en crue. Vers 11h, nous arrivons à Tum, un gros village entouré d'une végétation tropicale. Nous prévoyons d'y manger. Pour cela, notre cuisinier s'installe dans la cour d'un hôtel local . Nous faisons le tour du propriétaire et visitons les chambres placées tout autour de la cour qui sert de parking, de laverie. Le femmes demandent où se trouvent les toilettes et à leur grande stupéfaction, celles-ci sont derrière l'établissement dans des cabanes en tôle où il est difficile de pénétrer tant les odeurs sont difficilement supportables. Ce sera une des situations les plus désagréables que l'on aura à supporter durant ce circuit. En effet, pour les Ethiopiens, les toilettes ne sont pas primordiales et leur entretien laisse souvent à désirer. Après le déjeuner servi dans le coin bar de l'hôtel, nous reprenons la route pour rejoindre directement Kibbish pour aller à la rencontre du peuple Surma, ethnie belliqueuse du sud éthiopien qi vit le long de l'Omo. Après quelques kilomètres, nous tombons sur une rivière que nous devons passer à gué. Nos chauffeurs s'aperçoivent bien vite que le passage sera délicat voire impossible. D'autres véhicules se présentent : tout d'abord un camion qui réussit à franchir les eaux en furie. Un 4X4 ne tente même pas le passage après que des hommes l'aient fait. L'eau leur arrivait au-dessus du genou. Commes les variations de niveau sont rapides en période d'orage, nous patientons une bonne heure mais le niveau ne baissant pas notre équipe décide de faire demi-tour. En chemin , nous visitons uns famille dizi qui nous fait l'amabilité de nous recevoir chez elle. Grâce à notre guide, nous apprenons à connaître son mode de vie, les cultures qu'elle pratique (maïs, bananier, mil, sorgho) et les animaux qu'elle élève. Comme dans toutes nos visites, nous nous enfumons dans ces cases ne possédant pas d'autre ouverture que la porte d'entrée. Nous les remercions par de menus cadeaux pour les enfants. Nous sommes de retour à l'hôtel où nous avions déjeuné. Nous nous installons dans une chambre pour la nuit en connaissant les inconvénients du lieu. La chambre est propre sans autre mobilier que les lits. Avant la nuit, nous partons au marché qui se tient tout près de l'hôtel. C'est le lieu de rencontre qui permet d'échanger les productions particulières à chacune des ethnies des environs et de trouver la future âme sœur car souvent la tradition nécessite de ne pas se marier avec une personne de son village. De retour à l'hôtel nous croisons un couple de touristes espagnols voyageant comme nous avec chauffeur, guide et cuistot. Cela nous permet de croiser nos informations. Ils doivent également se rendre dans le sud. Notre guide nous annonce que nous tenterons le lendemain un nouveau passage du gué. Sinon, il faudra envisager un etour anticipé et utiliser différemment les journées perdues. Après le souper, nous repartons visiter Tum entourés par une nuée de gamins tout contents d'en voir des différents. Il est vrai qu'il est rare de voyager avec des ados. Les nôtres ont pris l'habitude de ces immersions en terre lointaine ce qui leur a permis d'en apprendre un peu plus sur le monde qui les entoure et de la chance qu'ils ont malgré les problèmes que nous rencontrons. Un enfant nous propose un pose-nuque, ustensile possédé par tous les hommes du sud éthiopien qui leur sert la nuit et également le jour pour s'asseoir. Ce sera notre premier achat de souvenir. A notre retour à la chambre, nous trouvons devant celle-ci un pot pour ne pas avoir à utiliser les toilettes la nuit....... 23 juillet : Pas de moustique, nuit calme mais un problème survient : rejoindre les toilettes. Il faut faire avec les conditions locales . Après ce désagrément passager, nous prenons un bon petit déjeuner avec crêpes au menu. Impeccable. Durant ce moment les chauffeurs sont allés faire un tour au gué. Ils reviennent avec une mauvaise nouvelle, l'eau est encore montée par rapport à la veille. Donc nous abandonnons l'idée de rjoindre Kibbish. Leonardo va s'occuper de comment utiliser les 2 ou 3 jours qui suivent avant de reprendre le cours normal du circuit. Pour cela, il s'entrtient par téléphone avec son patron Yared resté à Addis. Le portable a vraiment du bon. Même dans ces régions très isolées, les liaisons passent bien. Nous remontons comme prévu mais plus tôt à Jimma. Ce sera la journée de la pluie. Celle-ci nous suit ou nous précède. En effet, nous sommes bloqués plusieurs fois par des files de véhicules embourbés et ne disposant pas de la motricité d'un 4X4. Sur certains tronçons en travaux, la boue crée des ornières de plus de 20 centimètres difficiles à emprunter. Cela permet de faire des photos originales. A midi, il est difficile de sortir de la voiture tant l'orage est violent pour rejoindre le restaurant d'un petit village. Durant tout le circuit, nous sommes en pension complète excepté pour les boissons. Si pour les parents, celles-ci sont le plus souvent des bières locales, les enfants bénéficient de Coca ou de Pepsi, les deux marques sont présentes sur le marché éthiopien . Dans ce pays, il n'y a pas encore de canettes et ces boissons sont servies en bouteilles consignées, même dans les endroits les plus reculés du pays. Cela a l'avantage de ne pas voir trop de détritus dans les rues. De même, les sacs plastiques n'existent pas trop. Seules des bouteilles plastiques ont fait leur apparition pour l'eau minérale. A la fin du repas, la pluie a diminué en intensité ce qui nous permet de rejoindre les voitures sans trop patauger. Nous arrivons à jimma en fin d'après midi et retrouvons notre hôtel. La pluie n'a pas amélioré la qualité de ses installations et il est difficle de prendre une douche. L'électricité n'est pas non plus au rendez-vous et je suis dans l'obligation de bidouiller un disjoncteur avec du sparadrap afin de rétablir le courant bien utile pour recharger les différentes batteries des appareils photo et consoles de jeu qui occupent les jeunes durant la route. L'eau de la piscine est marron suite aux intempéries ce qui ne perturbe pas des locaux de s'y tremper dedans. L'heure du repas est retardée en raison des coupures intempestives d'électricité. 24 juillet : Nuit sans moustiques ce qui n'avait pas été le cas lors de notre premier passage. Ce matin , il fait beau, nous partons pour Sodo vers 9h. Nos voitures sont marquées par les passages dans la boue et leur couleur a viré du blanc au marron. Jour de piste. Celle-ci est récente et permet de s'éviter un gros détour pour rejoindre l'autre rive de l'Omo et la vallée du Rift. Nous rencontrons de magnifiques paysages de montagne très verdoyants. Comme partout en Ethiopie, nous croisons beaucoup de monde le long de la route malgré l'espacement des villages. La piste est très sinueuse et parfaitement réalisée avec des barrières de sécurité dans chaque virage. Nous nous arrêtons plusieurs fois afin de rencontrer la population locale en visitant leurs habitations. Les ethnies se succédent mais le mode de vie change peu. Des agriculteurs qui vivent de cultures et d'élevage logeant dans des cases dotées d'un minimum d'équipement. Ils dorment le plus souvent à même le sol en terre battue, couchés sur des peaux de vache. Très peu d'ethnies dorment sur des lits tressés montés sur des armatures de bois. Des callebasses servent de récipients et de louches. Le foyer est fait de pierres où seule une marmite métallique constitue le seul élément moderne de leur matériel usuel. Des bâtiments de culte sont dispersés dans la campagne, même en dehors de tout village. Des églises le plus souvent orthodoxes et circulaires ou bien des mosquées. A midi, nous nous installons dans un hôtel restaurant disposant d'un superbe bar assez irréel pour le lieu très isolé qui nous accueille. L'après midi nous franchissons l'Omo sur le dernier pont existant avant son delta dans le lac Turkana distant de plus de 300 km. Le paysage de gorge est très beau . La chaleur qui ne nous avait pas accompagné depuis notre départ, est enfin là . Plus de 30 ° au thermomètre de la voiture. L'eau du fleuve est brune, chargée d'alluvions suite aux fotes pluies. Cela crée de belles couleurs dans le paysage très verdoyant des rives. La région est très montagneuse aves des sommets qui avoisinent les 3000 m. Nous faisons de nombreux arrêts en raison des beaux points de vue que l'on a sur la rivière et les gorges. Nous arrivons vers 16h30 à Sodo où il pleut à.....seau. Nous nous installons dans deux chambres dont une seule disposera d'eau pour la douche. C'est pourtant le meilleur établissement de la ville !!! Toutes les organisations humanitaires s'y pressent. Dans le jardin de l'hôtel nous croisons une invitée inattendue : une tortue d'environ 40 kg qui se promène tranquillement. Nous prenons l'apéritif sur la terrasse dominant la ville qui semble très active. Au loin, nous entendons des chants religieux provenant d'une église et relayés par des hauts parleurs efficients. Le souper est long et la carte bien que longue ne dispose pas de tous les plats qu'elle propose. Le choix est restreint mais fait le bonheur de tous malgré tout. Heureusement que les pâtes à la tomate sont toujours là !!! 25 juillet : Il a plu beaucoup une bonne partie de la nuit. Ce matin , réveil vers 7h30. Nous nous dirigeons vers Arba Minch, ville située au bord du lac Chamo à environ 150 km. Après la montagne, nous parcourons une plaine souvent marécageuse ce qui permet de voir une faune ornithologique importante. Il y a pas mal d'occasion de s'arrêter : des oiseaux en pagaille, une chute d'eau très embrumée en raison du niveau des eaux, des rivières en crue qu'il faut passer à gué que l'on soit, en automobile, à pieds -humains comme bétail !! Nous longeons les lacs Abaya et Chamo qui possédent une population très importante de crocodiles et d'hippopotames ainsi que des colonies de marabouts et Nous arrivons pour midi et nous installons dans l'hôtel aux chambres confortables et où tout semble fonctionner (eau et électricité). Bonne nourriture également avec, pour les jeunes, des frites et du poulet, tout un programme. Dans le jardin de l'hôtel où nous prenons notre café à la mode éthiopienne, gambade un dik-dik qui fait la joie de tous les enfants présents et même des adultes. Cette après midi nous partons visiter un village de l'ethnie Dorzé qui habite à près de 3000 m d'altitude à environ 30 km d'Arba Minch. Nous quittons la route principale pour s'engager sur une piste qui traverse une forêt de résineux qui nous rappelle celle de nos Alpes d'autant que le temps couvert s'embrume de plus en plus. En sortant des voitures, nous sommes presque transis de froid (6°). Nous visitons le village constitué de huttes en forme de tête d'éléphant caractéristiques de l'ethnie dorze. Celles-ci sont mieux équipées que celles précédemment visitées. Des chaises en bois tendues de peux de vache constituent l'essentiel du mobilier ainsi que des lits. La pièce d'habitation est séparée de celle dédiée aux animaux par une cloison tressée de fibres de faux bananiers (enset). Ceux-ci fournissent une sève qui est extraite de l'écorce pour en faire une pâte (godjo) qui est consommée après une maturation de plus de 3 mois, ensevelie dans le sol et enveloppée dans des feuilles de l'arbre. Les Dorze sont d'excellents tisserands, ce que nous voyons lors de la visite d'un atelier de tissage de coton où seuls travaillent les hommes. Leurs productions sont vendus sur le marché d'Addis dans le quartier situé au pied de la colline d'Entoto. Nous achetons une sorte de plaid aux couleurs éthiopiennes. Le climat est très froid et cela m'inquiète car à la fin du circuit nous nous rendons au parc national de Balé où l'altitude moyenne est de 3000 m, la même que celle d'aujourd'hui. Si les conditions atmosphériques sont les mêmes, il sera difficile de profiter du site et d'y rencontrer ses habitants rares, les loups d'Abyssinie et les nyalas des montagnes. De retour à Arba Minch, je pars parcourir les environs de l'hôtel en particulier l'église de Saint Gabriel dont le parc se remplit d'une foule importante, pendant que le reste de la famille profite du confort des chambres. Après le souper pris dans les jardins de l'hôtel copieusement garni par la bonne société locale, nous allons nous coucher. 26 juillet : Je viens de passer la pire nuit depuis bien longtemps. Hier soir, après un retour à la chambre relativement tôt, la préparation des bagages pour le lendemain étant faite, je rédige un court compte rendu de la journée passée afin de garder plus précisément les petits évènements du voyage, c'est à ce moment que j'entends un chant liturgique issu d'un haut parleur situé à peu de distance de l'hôtel : j'ai vite compris que cela venait de l'église orthodoxe Saint Gabriel située quasiment en face de notre hébergement. Le taux de décibels est très élevé. Je m'en accommode pensant , il était 21h15 environ, que cela allait durer, comme pour nos messes catholiques, environ moins de deux heures. Je me couche et cherche à trouver le sommeil malgré le bruit assourdissant qui envahit la pièce. Le temps passe. Près de 2 heures après le début de l'office, un arrêt des sermons et chants s'effectue. Ouf, cela est fini. Hélas quelques minutes après, les chants liturgiques reprennent . Il en sera ainsi jusqu'au lendemain matin. 7 minutes d'arrêt par heure seulement. Vers 3 heures du matin , j'ai craqué et suis sorti de la chambre en ayant envie de tirer dans les hauts parleurs d'autant que le gardien de l'hôtel que je suis allé voir pour demander des explications, disposé d'une kalachnikov !!!! et cela a duré toute la nuit jusqu'au midi suivant. Je ne suis pas pratiquant, mais la religion orthodoxe ne me comptera pas prochainement dans ses fidèles !!!! N'ayant pas dormi de la nuit, le reste de la famille non plus d'ailleurs, je prends une douche qui me permettra de tenir la journée sans sommeil. Ce matin , excursion en bateau sur le lac Chamo afin de voir ses habitants : crocodiles , hippopotames, et oiseaux, pélicans, marabouts, aigles pêcheurs. Leonardo nous accompagne et servira à pousser l'embarcation quand celle-ci reste tanquée dans la vase d'un haut fond à proximité immédiate des sauriens. Nous en voyons de nombreux, de toute taille, alanguis sur la grève à l'embouchure d'une rivière se déversant dans le lac. Nous restons une heure en s'approchant de plus en plus de ces crocodiles du Nil qui approchent les 6 m. Il y a également de nombreux hippopotames mais ils sont difficiles à photographier car ils nagent et sont le plus souvent immergés. Leur apparition fortuite est courte, le temps de respirer et ils s'enfoncent de nouveau très vite dans les eaux du lac. 2 heures de navigation. Nous rentrons à l'hôtel pour nous restaurer et charger les bagages. Après le repas, nous partons en direction du sud en longeant tout d'abord le lac Chamo. Nous faisons quelques arrêts photo dans la campagne où les champs de maïs succédent à ceux de sorgho et de mil, quand tout n'est pas mélangé !! Pour protéger ces cultures de la voracité des oiseaux, des petites estrades faites de branches d'arbre parsèment les champs. Dessus des enfants armés d'une fronde lancent des cailloux du matin au soir pour effrayer les volatiles trop entreprenants. Dans un village, nous voyons des jeunes jouant au loto , disposant d'un système digne de nore tirage du loto. Une petite cabane en tôle abrite toute une installation pour recharger les batteries de téléphone portable à partir d'un générateur à moteur. En effet, les villages ne disposent pas d'électricité mais par contre, le téléphone portable est bien développé. Tous les 10 km, nous trouvons des réémetteurs ce qui permet de disposer d'un réseau efficace de téléphonie mobile dont on pourrait s'inspirer !!! Nous nous arrêtons au marché de Konso où différents ethnies se retrouvent pour échanger du maïs en particulier. Nous sommes très bien accueillis et aucune animosité envers les touristes se dégage de ces quelques minutes de rencontre. Nous reprenons la route jusqu'à Weyto, un village situé à un carrefour menant vers Jinka et Turmi, les deux portes pour aller visiter les peuples du sud. Nous plantons la tente dans ce qui devait être la cour d'un hôtel, mais de celui-ci, il ne reste que les chambres alignées sur un niveau. Les toilettes sont installées dans des cabanes en tôle où l'odeur est insupportable. Souvenir d'un passé plus glorieux, des restes d'installation sportive en particulier de quoi faire de la gymnastique avec des barres parallèles ou de l'haltérophilie. Sous des abris au toit de chaume, nous trouvons un bar et ce qui devait être une salle de restaurant qui servira à notre cuistot de cuisine. Ce soir, la chaleur est au rendez-vous mais malgré cela nous ne pourrons pas prendre de douche ne disposant que d'un lavabo planté là en plein air. Comme tous les soirs de camping, notre cuisinier nous fait un bon dîner avec en particulier des pizzas, le tout arrosé d'un vin local que nos accompagnateurs nous ont offert. Je tiens à préciser qu'il ne fait pas oublier même un VDQS de chez nous !!! 27 juillet : Avec la fatigue accumulée par le manque de sommeil de la veille, nous dormons très bien d'autant que la nuit a été très douce. Avant le reste de la famille , je pars à la découverte du village et de ses habitants tant humains qu'animaux. Je découvre ainsi les éboueurs locaux : les vautours qui ont pris pension dans toutes les cours des habitations pour les nettoyer. Les enfants conduisent les troupeaux de chèvres et de moutons dans les environs. A mon retour, la famille est prête à prendre le petit déjeuner. Vers 9 h, nous quittons Weyto en direction de Key Afer , village où se mêlent différentes ethnies en particulier, les Tsemaïs, les Bannas et les Hamers. Nous nous arrêtons pour voir un village tsemaï, ethnie très peu différente de celle des Hamers, la différence étant une question de prononciation dans leur langue. Les hommes peuvent épouser jusqu'à 5 femmes qui vivent séparément. Ils peuvent également épouser des Hamers. D'ailleurs, les mariages s'effectuent à partir de villages différents afin de minimiser le risque de consanguinité. Pour nous, à partir de maintenant nous éprouvons un sentiment désagréable car il faut payer pour réaliser des photos. Ce n'est pas le prix qui est en cause mais la manière de faire : les femmes, les enfants s'alignent et l'on choisit qui l'on veut prendre en photo !! Cela ressemble un peu au marché aux esclaves ou au choix d'une prostituée dans une maison close. Je pose la question au guide de donner une somme globale que le village se partagerait, mais ce n'est pas envisageable car ces ethnies sont très individualistes. Il faut faire avec, les us et coutumes du tourisme local !! Nous reprenons la route en traversant de vastes champs dévolus à la culture du coton. Bientôt, la savane deviendra la terre de culture de la cane à sucre au détriment des ethnies qui seront déplacées si les mesures envisagées par le gouvernement éthiopien sont appliquées. Nous arrivons pour midi à Key Afer où nous nous installons pour la nuit. Nous campons dans le jardin d'un hôtel . Nous avons à notre disposition une chambre et sa salle de bain . A midi, beignets de courgette et macaroni au menu accompagnés de viande panée. L'après midi, Leonardo nous emmène dans la campagne environnante afin d'aller à la rencontre de l'ethnie Banna. Nous parcourons pendant 3 heures les chemins tracés entre les champs de maïs, de mil , de tournesol et de sorgho qui constituent l'essentiel des cultures pratiquées dans la région. Nous pénétrons dans des cases afin de connaître la manière de vivre de cette ethnie qui semble vivre comme au temps du néolithique. Les femmes sont habillées de peau de bête. L'intérieur des cases est minimaliste du point de vue de l'aménagement. Une partie est réservée aux animaux (vaches, chèvres). Nous partageons avec eux la boisson qu'ils proposent aux invités : une décoction faite d'enveloppes de grain de café. En effet, lorsqu'ils en cultivent, ils vendent les grains à un bon prix et conservent l'enveloppe de moindre valeur. Grâce à notre guide, et à un guide local qui sert de traducteur entre l'amharique et le banna, nous apprenons que l'allumette n'a fait son apparition ici qu'il y a 5 ans !!Comme chez les Tsemaïs, le Banna peut avoir 5 femmes. Il n'y a aucune notion de temps : l'âge des individus est inconnu. Même la notion d'année n'existe pas ce qui permettrait de se répérer. Le foyer est fait à l'intérieur même de la case d'où une fumée vite suffocante. De plus, en raison de la faible taille de l'ouverture, la pénombre est quasi constante. En plus de la hutte d'habitation, chaque famille dispose de granges cylindriques placées sur pilotis afin de se protéger des rongeurs principalement et associées à chacune des cultures pratiquées. De même les poulaillers faits en branchage d'épineux sont surélevés afin de protéger la volaille des prédateurs tels que les hyènes. Au cours de notre promenade, nous croisons des hommes qui sont le plus souvent armés de fusil type kalachnikov : ce sont des gardiens de troupeau qui se protégent ainsi de mauvaises rencontres !! En effet, dans ces régions du sud de l'Ethiopie, les razzias pour voler du bétail ne sont pas rares entre ethnies. Nous sommes de retour au campement après avoir visité des formations géologiques de bad lands situées à proximité même du village. 28 juillet : La nuit a été bonne sous tente excepté la fin qui a été bruyante en raison de la messe orthodoxe à partir de 5 h du mat . Les hauts parleurs à fond ont trnsmis les chants et les sermons des prêtres. Aujourd'hui piste pour Jinka que nous atteignons en fin de matinée après quelques arrêts pour prendre des clichés de la vie rurale . Pour atteiindre l'hôtel situé à l'entrée de la ville nous traversons à gué une rivière qui sera dans quelques heures infranchissable. L'hôtel est situé dans un magnifique parc très bien fleuri. Nous disposons de 2 chambres spacieuses mais sans eau;Il faudra de nombreux dialogues avec la réception pour en obtenir. Le restaurant est très agréable et nous buvons le café sur la terrasse en regardant l'ouverture des Jerux Olympiques. Nos guide et chauffeur viennent nous cherfcher vers 14h30 pour aller visiter le marché local. Quelques centaines de mètres nous séparent du centre ville où se trouve la piste d'atterrissage de l'aéroport !!! Les avions ne se posent plus en particulier durant la période des pluies qui rendent impraticables cette piste en herbe. L'activité est très importante sur ce marché hebdomadaire où de nombreuses ethnies viennent échanger leurs productions. Nous voyons également le marché aux bestiaux où l'on trouve de magnifiques bœufs. Le prix y sont très importants puisque un bœuf peut atteindre les 1500 euros. (30000 birrs). Le qat est également vendu de même que des feuilles de tabac. La principale ethnie rencontrée est celle des Aris. Ce jour, pas de Mursis peut être en raison de la saison des pluies qui perturbent les déplacements sur de longues distances. Pour transporter les grosses charges ce sont des ânes qui servent de moyen de transport. Ils ont même un parc de stationnement qui leur est affecté durant la période de marché. Le textile est de plus en plus importé de Chine ce qui fait une perte d'identité pour les différentes ethnies dans les costumes. C'est surtout évident pour les hommes. La mode vestimentaire locale reste surtout l'apanage des femmes. Les maillots d'équipe de foot font sensation chez les jeunes garçons principalement. Et pourtant le football n'est pas réellement pratiqué en ethiopie et en particulier dans les campagnes. C'est le développement de la télévision qui a entraîné cet engouement. Nous restons une paire d'heures sur le marché de Jinka avant de rejoindre un autre marché à une dizaine de kilomètres de là. Il est établi sur une vaste place herbeuse où de nombreuses femmes ont installé leur stand. Celui-ci est souvent une toile posée à même le sol où sont installées les différentes productions agricoles. (maïs, pois, oignons). Quelques unes proposent des plats cuisinés pour restaurer les visiteurs et vendeurs. Peu de produits locaux en ce qui concerne l'habillement et le textile. Seules quelques cotonnades locales sont venues. Bientôt arrive un violent orage qui entraîne un pliage rapide des stands et un repli stratégique vers des abris de fortune. Nous rentrons à l'hôtel précipitamment ce que nous ne regrettons pas car il faut franchir une rivière à gué qui sera en crue. Nous la verrons monter en quelques minutes de plus de 3 mètres. Impossible de la franchir, ce qui dérange les piétons qui devront emprunter une passerelle de fortune pendant quelques heures, le temps que le niveau baisse. Quelques intrépides se lancent tout de même à passer ce qui laisse à penser que la situation est fréquente. Pour nous , la fin d'après midi se passe à l'hôtel à se reposer et à profiter d'une bonne douche dès lors que l'eau chaude revient.
Pour voir des photos de ce voyage et du voyage effectué en 2008: http://www.panoramio.com/user/2279867/tags/P-Ethiopie-Ethiopia
Recherche photos de toilettes du monde entier English translation pending
Bonjour a tous,
J'ai un site internet avec des photos de toilettes du monde entier. Je recherche des photos insolites de toilettes. Si vous en avez, pourriez vous me les faire passer via le forum ?
Si vous avez un blog je mettrais sur mon site un lien vers votre blog.
Merci d'avance,
Cyril
J'ai un site internet avec des photos de toilettes du monde entier. Je recherche des photos insolites de toilettes. Si vous en avez, pourriez vous me les faire passer via le forum ?
Si vous avez un blog je mettrais sur mon site un lien vers votre blog.
Merci d'avance,
Cyril
Thaïlande: deux semaines au pays du sourire (Bangkok, Ayutthaya, Chiang Mai, Krabi, Koh Kradan) English translation pending
En mars dernier nous sommes partis pour notre premier voyage en Asie, direction la Thaïlande, en voici le compte rendu que vous pouvez trouver également sur mon blog :
Mes carnets de voyage
Episode 0 : Itinéraire & Préparatifs
Cet hiver, on laissera de côté les pistes de ski des Alpes pour nous rendre au soleil. Histoire d’oublier la grisaille et le froid de Paris, nous prendrons nos quartiers d’hiver en Thaïlande. Ce sera notre première expérience asiatique dans, paraît-il, le pays qui s’y prête le mieux.
La Thaïlande, est un pays à l’histoire millénaire et foisonnante. D’abord partie intégrante du puissant Empire Khmer, le territoire de la Thaïlande a ensuite hébergé plusieurs royaumes successifs : de Sukhothaï au Siam en passant par Ayutthaya. Ce n’est que depuis 1932 qu’on le connaît sous son nom actuel.
La Thaïlande est un pays de la taille de la France et peuplée lui aussi d’environ 60 000 000 d’habitants. Le territoire thaïlandais s’étend sur plus de 1600 km depuis les montagnes du Nord marquant la frontière avec le Laos jusqu’au bout de l’isthme de Kra et le début de la péninsule Malaise. La Thaïlande recèle de nombreux paysages très variés. Des paysages de montagnes autour de Chiang Mai, la « Rose du Nord ». De grandes plaines agricoles, au centre autour de la Chao Phraya et à l’Est dans l’Issan, jalonnées de grandes cités historiques comme Sukhothai ou Ayutthaya. Des plages paradisiaques et appréciées des touristes plus au sud que l’on décompose en deux entitées. Celles au bord du golfe de Thaïlande (Koh Samui, Koh Phangan, Koh Chang, Koh Tao …) et celles bordant la mer d’Andaman (Phuket, Koh Phi Phi, Koh Lanta …).
La Thaïlande est un pays très prisé des toursites et le nombre de visiteurs ne cesse d’augmenter d’année en année. C’est plus de 20 millions de touristes qui ce sont ainsi rendus en Thaïlande en 2011. Ceux ci sont attirés par les charmes du pays, les temples, les plages, et des prix défiant toute concurrence !
Après de longues soirées à se documenter, a faire et à refaire des simulations d’itinéraires, à parcourir le Lonely Planet, les sites internets et les forums histoire d’avoir un aperçu de ce pays en 15 jours, notre choix c’est finalement porté sur l’itinéraire suivant :
1. Bangkok ; 2.Ayutthaya ; 3. Chiang Mai ; 4. Parc National de Doi Inthanon ; 5. Ferme des éléphants de Patara ; 6. Ao Nang (Krabi) ; 7. Baie de Phang Nga ; 8 Koh Phi Phi ; 9. Koh Kradan
Nous arriverons le samedi 2 mars 2013 à l’aéroport international de Suvarnabhumi. De là, nous prendrons un taxi pour notre hôtel dans le centre historique de Bangkok où nous resterons 2 nuits (1). Le lundi 4 mars, nous prendrons le train en direction d’Ayutthaya (2). L’après-midi, nous y visiterons son parc historique, inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO. Le mardi 5, direction Don Muang, le 2ème aéroport bangkokais où nous prendrons un vol pour Chiang Mai (3). Nous resterons 3 nuits dans le « Rose du Nord » le temps de découvrir (peut-être) le Doi Inthanon (4) et les éléphants de Patara (5). Le vendredi 8, nous reprendrons l’avion en direction des plages du sud et de la localité d’Ao Nang près de Krabi (6) où nous resterons 4 nuits. Cette station balnéaire servira de base arrière pour des excursions dans les lieux très connus de Phang Nga (7), Koh Phi Phi (8) et Railay. Le mardi 12, nous prendrons la direction de la petite île de Koh Kradan (9) où nous jouerons les Robinsons pendant 3 nuits. Pour finir, nous rentrerons sur Bangkok via Trang pour une journée de Shopping.
Pour préparer ce voyage, une fois de plus je me suis appuyé sur les valeurs sûres : Voyageforum.com pour les compte rendus de voyageurs et leur bons plans. Tripadvisor pour le choix des hôtels. Agoda et Booking pour les réservations d’hôtels lorsque les prix étaient plus intéressant que directement sur les sites d’hôtels. Kayak.fr pour les vols et Air Asia pour les vols intérieurs.
Concernant les guides versions papier il y en a pléthore. Nous en possédons 3 : le Lonely Planet Thaïlande, celui que l’on utilise le plus, jamais à court d’informations, le guide évasion Thaïlande qui se cantonne aux lieux hyper fréquentés et ne donnent que peu d’infos dès que l’on veut sortir des autoroutes touristiques et le Petit Futé Thaïlande récupéré il y a peu.
Mes carnets de voyage

Episode 0 : Itinéraire & Préparatifs

Cet hiver, on laissera de côté les pistes de ski des Alpes pour nous rendre au soleil. Histoire d’oublier la grisaille et le froid de Paris, nous prendrons nos quartiers d’hiver en Thaïlande. Ce sera notre première expérience asiatique dans, paraît-il, le pays qui s’y prête le mieux.
La Thaïlande, est un pays à l’histoire millénaire et foisonnante. D’abord partie intégrante du puissant Empire Khmer, le territoire de la Thaïlande a ensuite hébergé plusieurs royaumes successifs : de Sukhothaï au Siam en passant par Ayutthaya. Ce n’est que depuis 1932 qu’on le connaît sous son nom actuel.
La Thaïlande est un pays de la taille de la France et peuplée lui aussi d’environ 60 000 000 d’habitants. Le territoire thaïlandais s’étend sur plus de 1600 km depuis les montagnes du Nord marquant la frontière avec le Laos jusqu’au bout de l’isthme de Kra et le début de la péninsule Malaise. La Thaïlande recèle de nombreux paysages très variés. Des paysages de montagnes autour de Chiang Mai, la « Rose du Nord ». De grandes plaines agricoles, au centre autour de la Chao Phraya et à l’Est dans l’Issan, jalonnées de grandes cités historiques comme Sukhothai ou Ayutthaya. Des plages paradisiaques et appréciées des touristes plus au sud que l’on décompose en deux entitées. Celles au bord du golfe de Thaïlande (Koh Samui, Koh Phangan, Koh Chang, Koh Tao …) et celles bordant la mer d’Andaman (Phuket, Koh Phi Phi, Koh Lanta …).
La Thaïlande est un pays très prisé des toursites et le nombre de visiteurs ne cesse d’augmenter d’année en année. C’est plus de 20 millions de touristes qui ce sont ainsi rendus en Thaïlande en 2011. Ceux ci sont attirés par les charmes du pays, les temples, les plages, et des prix défiant toute concurrence !
Après de longues soirées à se documenter, a faire et à refaire des simulations d’itinéraires, à parcourir le Lonely Planet, les sites internets et les forums histoire d’avoir un aperçu de ce pays en 15 jours, notre choix c’est finalement porté sur l’itinéraire suivant :
1. Bangkok ; 2.Ayutthaya ; 3. Chiang Mai ; 4. Parc National de Doi Inthanon ; 5. Ferme des éléphants de Patara ; 6. Ao Nang (Krabi) ; 7. Baie de Phang Nga ; 8 Koh Phi Phi ; 9. Koh KradanNous arriverons le samedi 2 mars 2013 à l’aéroport international de Suvarnabhumi. De là, nous prendrons un taxi pour notre hôtel dans le centre historique de Bangkok où nous resterons 2 nuits (1). Le lundi 4 mars, nous prendrons le train en direction d’Ayutthaya (2). L’après-midi, nous y visiterons son parc historique, inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO. Le mardi 5, direction Don Muang, le 2ème aéroport bangkokais où nous prendrons un vol pour Chiang Mai (3). Nous resterons 3 nuits dans le « Rose du Nord » le temps de découvrir (peut-être) le Doi Inthanon (4) et les éléphants de Patara (5). Le vendredi 8, nous reprendrons l’avion en direction des plages du sud et de la localité d’Ao Nang près de Krabi (6) où nous resterons 4 nuits. Cette station balnéaire servira de base arrière pour des excursions dans les lieux très connus de Phang Nga (7), Koh Phi Phi (8) et Railay. Le mardi 12, nous prendrons la direction de la petite île de Koh Kradan (9) où nous jouerons les Robinsons pendant 3 nuits. Pour finir, nous rentrerons sur Bangkok via Trang pour une journée de Shopping.
Pour préparer ce voyage, une fois de plus je me suis appuyé sur les valeurs sûres : Voyageforum.com pour les compte rendus de voyageurs et leur bons plans. Tripadvisor pour le choix des hôtels. Agoda et Booking pour les réservations d’hôtels lorsque les prix étaient plus intéressant que directement sur les sites d’hôtels. Kayak.fr pour les vols et Air Asia pour les vols intérieurs.
Concernant les guides versions papier il y en a pléthore. Nous en possédons 3 : le Lonely Planet Thaïlande, celui que l’on utilise le plus, jamais à court d’informations, le guide évasion Thaïlande qui se cantonne aux lieux hyper fréquentés et ne donnent que peu d’infos dès que l’on veut sortir des autoroutes touristiques et le Petit Futé Thaïlande récupéré il y a peu.
Croisière Norwegian Jade dans les îles grecques le 4 mai 2013 English translation pending
bonjour à tous!
Pour notre mariage, nous partons en famille 13 personnes de 9ans a 69 ans(nous sommes pas superstitieux😕 enfin presque pas!!) sur le norwegian jade direction les iles grecques😎 connaissez vous le bateau? et surtout avez vous des conseils, des bons plans sur les escales, a 13 les excursions du bateau reviennent très chères visite a ne pas manquer info sur les bus, taxis fiable, ou les trouver, les tarifs voici nos escales Corfou de 8h à 15h30 Mykonos de 8h à18h Katakolon de 9h à 18h
nous faisons une escale à Santorin où notre mariage est prévu a l'hotel Filotera xenones par l' agence JOSS TRAVEL Nicolas Amidis connaissez vous cet hotel ou l'agence? avez vous des infos?
merci à tous
Pour notre mariage, nous partons en famille 13 personnes de 9ans a 69 ans(nous sommes pas superstitieux😕 enfin presque pas!!) sur le norwegian jade direction les iles grecques😎 connaissez vous le bateau? et surtout avez vous des conseils, des bons plans sur les escales, a 13 les excursions du bateau reviennent très chères visite a ne pas manquer info sur les bus, taxis fiable, ou les trouver, les tarifs voici nos escales Corfou de 8h à 15h30 Mykonos de 8h à18h Katakolon de 9h à 18h
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merci à tous