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Itinéraire de 2 semaines sur Florès English translation pending
Bonjour,
je pars 3 semaines et demi en Indonésie avec mon conjoint avec une grosse escale à Flores dont je n'ai pas encore borné la durée (mini 2 semaines je pense).
Voici un projet d'itinéraire avec des durées estimées et des questions.
Nous voyagerons en transport en commun.
Je suis preneuse de vos remarques (trop de temps prévu, pas assez de temps, oubli, guesthouse coup de coeur...)
Merci!!
Labuanbajo : 2 à 3 jours Croisière vers Komodo et Rinca (2J/1N) Autre chose à ne pas manquer dans le coin? Des conseils de compagnie ou de capitaine avec qui partir? Le cout d'une telle excursion?
Ruteng : 1 à 2 jours Colline Golo Rugu rizières Cancar village Ruteng Pu’u
Kota Komba, entre Bajawa et ruteng : 2 à 3 jours Snorkeling, plage, village de pêcheur, Bela Raghi village (halfday trekking or overnight). Idée du cout de l'excursion au village?
Bajawa : 2 à 3 jours Villages : Bena et Luba – Wobo - Tololela Lacs de Wawo Muda, vocan Wolo Bobo, sources chaudes Soa et Nage
Riung : 1 à 2 jours Sortie snorkeling
Sur la route d’Ende Plage Nangamboa, plage de Panggajawa (galets bleus) Comment y aller en bus sans dormir à Ende?
Moni : 1 à 2 jours Ascencion du Kelimutu
Maumere : 3 jours Plage, volcan Egon
Labuanbajo : 2 à 3 jours Croisière vers Komodo et Rinca (2J/1N) Autre chose à ne pas manquer dans le coin? Des conseils de compagnie ou de capitaine avec qui partir? Le cout d'une telle excursion?
Ruteng : 1 à 2 jours Colline Golo Rugu rizières Cancar village Ruteng Pu’u
Kota Komba, entre Bajawa et ruteng : 2 à 3 jours Snorkeling, plage, village de pêcheur, Bela Raghi village (halfday trekking or overnight). Idée du cout de l'excursion au village?
Bajawa : 2 à 3 jours Villages : Bena et Luba – Wobo - Tololela Lacs de Wawo Muda, vocan Wolo Bobo, sources chaudes Soa et Nage
Riung : 1 à 2 jours Sortie snorkeling
Sur la route d’Ende Plage Nangamboa, plage de Panggajawa (galets bleus) Comment y aller en bus sans dormir à Ende?
Moni : 1 à 2 jours Ascencion du Kelimutu
Maumere : 3 jours Plage, volcan Egon
Norvège, Finlande, Suède... au nord du cercle polaire English translation pending
Après 2 fabuleux voyages en été ( 2014 et 2016), nous sommes retournés dans le nord de la Norvège une semaine en mars 2018 avec comme base la ville de Tromsø. Nous avons rayonné en voiture en profitant des activités hivernales et du spectacle des aurores boréales.
Le récit de ce voyage hivernal est à découvrir ici :
https://sites.google.com/site/fabuleuxvoyagestromsoe/
Le récit du voyage estival de 2014 est à découvrir là :
https://sites.google.com/site/fabuleuxvoyagesnorvege/
Et celui de 2016 est ici :
sites.google.com/...xvoyagesscandinavie/ Bonne découverte !

============================================================================= Fjords et glaciers, colonies d'oiseaux, rennes en troupeaux, trolls de pierre, lacs et rivières, monts et tunturis, voici pêle-mêle quelques souvenirs d'un séjour en Scandinavie qui a mieux commencé qu'il n'a fini 😉. Voyage d'un mois en camping-car entre Norvège, Finlande et Suède.
Présentation
En 2014, la Norvège avec ses fjords profonds, ses glaciers étincelants, ses innombrables lacs et ses chapelets d'îles nous avait conquis. Sans parler de la lumière arctique absolument magique !
Nous avions par conséquent hâte d'y retourner cet été (2016) afin de compléter notre connaissance du pays et de profiter à nouveau de l'ambiance très particulière du soleil de minuit.
Parmi tous nos coups de cœur la fois précédente, les îles Lofoten figuraient en première position et bien qu'y ayant passé sept jours, nous étions persuadés de ne pas avoir exploré toutes leurs ressources. C'est donc très naturellement que nous remettons cette destination en tête de liste pour ce deuxième voyage.
A partir de ce premier élément, l'orientation du voyage se met en place. En complément des îles Lofoten, nos choix se portent vers d'autres contrées du nord, voire de l'extrême nord de la Norvège et des régions limitrophes.
Nous imaginons une boucle au départ de Tromsø passant par les péninsules du cap Nord, de Nordkinn et de Varanger. Une fois arrivés aux confins nord-est du pays, nous comptons traverser la frontière pour passer quelques jours en Finlande puis en Suède avant de retrouver la Norvège à hauteur de Narvik. Pour finir, la dernière partie du circuit sera consacrée aux îles Lofoten, Vesteralen, Senja et Kvaløya avant de refermer la boucle à Tromsø.
Restait à déterminer le mode de déplacement. En 2014, nous avions adoré la liberté que nous avait procurée le camping-car et souhaitions renouveler l'expérience. Mais allions-nous à nouveau louer le véhicule en Allemagne et faire par la route le long trajet jusque dans le grand Nord ? Après réflexion, nous décidons de rejoindre Tromsø en avion et de louer un camping-car localement. Nous faisons affaire avec le loueur norvégien Compassbobiler.
Tout est alors calé. Départ le 9 juin 2016, retour le 11 juillet. Distance totale estimée à 5 000 kilomètres maximum, soit moitié moins que lors notre voyage précédent. Nous aurons donc largement le temps de randonner et de pêcher, bref de profiter !
Nous resterons en permanence au nord du cercle polaire, ce qui signifie… soleil de minuit assuré ! Quant à la météo, nous espérons qu'elle sera aussi belle qu'il y a deux ans.
En attendant, nous prenons plaisir à observer le cap Nord sans quitter notre fauteuil grâce aux images de la webcam ;-)
Notre parcours
Arrivée à Tromsø, première étape vers les Alpes de Lyngen
J1 : Jeudi 9 juin 2016
En avion, Oslo n'est qu'à deux heures quinze de Paris et Tromsø à moins de deux heures d'Oslo. Mais en choisissant des vols au meilleur prix, nous nous infligeons une très longue journée de voyage avec une escale de 5 heures et demie à Oslo.
Une durée qui va encore s'allonger d'une heure en raison d'un retard de l'avion pour Tromsø.
Bref, au lieu de 23 h 45, il sera presque une heure du matin à notre arrivée dans le grand Nord. Mais heureusement sous ces latitudes à cette époque de l'année il fait jour toute la nuit. C'est donc les yeux rivés sur les sommets enneigés brillant au soleil que nous rejoignons le centre-ville de Tromsø en taxi pour une courte nuit bien méritée au Scandic Ishavhotel.
J2 : Vendredi 10 juin 2016
A dix heures nous avons rendez-vous avec Olav qui doit nous livrer notre camping-car. C'est alors seulement que débutera véritablement notre aventure dans le grand Nord.
Cela nous laisse le temps de prendre un petit déjeuner gargantuesque puis de faire un petit tour sur les quais, histoire de découvrir notre hôtel dans son environnement immédiat.
Mais il vaut mieux être bien couvert, dehors le temps est plutôt frisquet. Dix degrés seulement et un ciel couvert pour l'instant. Mais patience, ça devrait s'améliorer.
Reconnaissable à sa haute flèche semblable à un mât de bateau, l'hôtel Scandic se dresse fièrement en bordure de fjord.
Tout le long du quai sont alignées des maisons en bois aux façades colorées qui nous rappellent un peu celles de Bergen ou de Trondheim.
Sur la rive opposée, on aperçoit la silhouette moderne de la cathédrale.
Devant le musée polaire, des "outils" nous laissent perplexes. Ces harpons explosifs ne laissaient aucune chance aux baleines :-(
Il est l'heure d'interrompre notre balade afin de revenir à l'hôtel, le loueur ne va pas tarder.
Un peu après 10 heures, il nous amène le camping-car que nous avons réservé.
Il s'agit d'un fourgon aménagé Challenger Vany 03, monté sur un châssis Fiat Ducato, de moins de 6 mètres, tout neuf, 3 500 km au compteur. Nous en serons les premiers utilisateurs. Il ressemble beaucoup au Pössl que nous avions loué en Allemagne en 2014. Néanmoins, dès le premier coup d'œil à l'intérieur, nous réalisons qu'il est beaucoup moins fonctionnel côté rangement. Pour l'instant, nous mettons nos sacs en vrac à l'arrière en nous demandant comment faire tenir toutes nos affaires dans un aussi petit espace.
Après avoir passé en revue le fonctionnement du camion et rempli tous les documents, nous sommes prêts à quitter Tromsø en fin de matinée, enfin pas tout à fait encore, car il reste à faire les courses. Un supermarché Coop à la sortie de la ville fait notre affaire. Après avoir erré d'un rayon à l'autre et failli prendre du pâté de foie de morue à la place du thon en boîte, nous finissons par trouver de quoi remplir frigo et placards.
Il est maintenant un peu plus de 12 h 30, nous voilà partis pour de bon.
Entre-temps, le ciel s'est dégagé, laissant place à un beau soleil qui fait grimper le thermomètre jusqu'à 14 degrés.
Direction, la péninsule de Lyngen à l'est de Tromso et plus particulièrement son extrémité nord-ouest, où nous avons prévu la première randonnée du séjour, vers le phare de Lyngstuva.
La destination est à 100 kilomètres mais à mi-route, nous devons prendre un ferry pour traverser l'Ullsfjord entre Brevikeidet et Svensby. Le prochain départ est à 13 h 15, mais à force de nous arrêter à tout bout de champ, nous finissons par le louper.
C'est la faute aux paysages (ces forêts de bouleaux d'où dépassent des sommets saupoudrés de neige) pour lesquels nous multiplions les arrêts.
Nous sommes quittes pour attendre le suivant à 14 h 15, une courte attente mise à profit pour commencer le rangement.
Pendant la traversée de 20 minutes, nous avons tout loisir de contempler tranquillement l'enfilade de sommets laissés derrière nous. La neige est encore bien présente.
En débarquant à Svensby, nous partons vers le nord. Vers 16 heures, nous atteignons enfin Russelv. Quand la route se termine en cul-de-sac, nous continuons à pied sur un large chemin en bord de mer puis sur une petite sente qui nous fait prendre un peu hauteur.
Une table bien placée nous invite déjà à une pause en terrasse avec une magnifique vue sur l'océan et les îles.
Au passage, je signe le livre d'or contenu dans cette jolie boîte aux lettres placée devant une maison en ruines mais surtout devant un panorama d'exception.
Sommes-nous arrivés ? Non pas encore ! D'ailleurs avant de découvrir le phare, notre regard tombe sur ces carcasses de bateaux au pied de la falaise, signes qu'ici les tempêtes sont terribles.
Allez, encore un dernier effort, le phare est maintenant à nos pieds et juste à côté, une petite cabane dans laquelle on peut passer la nuit.
Sur le trajet du retour, nous nous offrons un petit détour vers un point de vue dominant le phare, un beau belvédère qui permet de prendre toute la mesure de ce merveilleux bout du monde.
Il n'y a plus qu'à descendre de la colline et à retrouver notre Vany, stationné dans la baie de Russelv.
Une très belle randonnée : 7 kilomètres en 3 heures avec les pauses et les différents détours (sinon 2 heures en aller retour), facile pour une première journée. Une excellente mise en jambe avant un itinéraire un peu plus consistant demain.
En attendant il ne reste plus qu'à trouver un lieu de bivouac pour ce soir. J'avais repéré un petit coin en retrait de la route, au sud de Sør -Lenangen. Il faut donc revenir de 25 kilomètres sur nos pas. L'endroit nous convient, c'est parfait.
Entre la préparation du dîner et le rangement des affaires, la soirée passe à toute vitesse. Nous installons les caches à ventouses sur le pare-brise (beaucoup moins performants que les volets en accordéon qu'il suffisait de déployer sur le Pössl) et tirons les rideaux pour une première nuit à bord.
Distance parcourue dans la journée : 125 kilomètres.
Phare de Lyngstuva
Du glacier de Steindalen (Lyngen) au sommet de Vardhaugen (Kågen)
J3 : Samedi 11 juin 2016
Ce matin, le ciel est partagé entre nuages et éclaircies et le thermomètre affiche 11 degrés, un peu comme hier, quoi !
Nous comptons poursuivre aujourd'hui la découverte de la péninsule de Lyngen, plus particulièrement la vallée de Steindalen au fond de laquelle se trouve le glacier Steindalsbreen. Situé à 460 mètres d'altitude, on peut l'atteindre à l'issue d'une randonnée de 5 à 6 heures.
Nous avons par conséquent un peu de route à faire ce matin pour rejoindre Steindalen, dans la partie sud-est de la péninsule, après le hameau de Furuflaten.
Peu de circulation en ce samedi matin. Pourtant en arrivant il y déjà plusieurs voitures sur le parking, notamment un minibus immatriculé dans la région lyonnaise dont viennent de descendre une dizaine de randonneurs déjà sur le départ à l'instant où nous nous garons.
Le temps de tout préparer, il est 10 h 30 quand nous nous élançons sous un soleil de plus en plus généreux. Chic !
Nous suivons tout d'abord un large chemin qui va finir par se rétrécir pour grimper raide dans la forêt.
Il nous faut plus d'une heure pour arriver à Steindalshytta, perchée à 260 mètres d'altitude, un endroit parfait pour reprendre des forces.
Devant la cabine (qu'on peut d'ailleurs louer) nous retrouvons notre groupe de Français en train de pique-niquer. Ils participent à un voyage organisé par l'agence 66° Nord. Nous profitons de leur présence pour nous faire tirer le portrait.
Il est midi. Après nous être sustentés, nous sommes déjà prêts à poursuivre, alors que le groupe est toujours attablé.
Après avoir traversé un petit pont de bois, nous longeons le torrent et accélérons le pas sur un terrain maintenant beaucoup plus plat et sans difficulté.
Dix minutes plus tard, nous atteignons le point de vue sur cette belle vallée en V. On commence à apercevoir le glacier au fond.
Mais pour y arriver, il faut encore gravir une crête et passer toute une zone de moraine caillouteuse sur laquelle on a l'impression de ne pas avancer.
Heureusement la vue est à la hauteur de nos efforts. En nous retournant, quel panorama !
A intervalle régulier, des pancartes nous indiquent que le glacier était beaucoup plus étendu il y a encore quelques années.
Cinq minutes plus tard (13 h 15) nous atteignons enfin le bord du lac glaciaire dans lequel dégringole le glacier actuel. Tout simplement grandiose !
Nous profitons de ces quelques instants en solitaire avant de voir arriver nos premiers poursuivants que nous mettons à contribution une nouvelle fois pour nous prendre en photo.
A 15 heures nous sommes de retour à la cabine de Steindalshytta et 50 minutes plus tard, au parking.
Bilan : une magnifique randonnée (9,2 kilomètres en 5 heures et demie avec 460 mètres de dénivelé). Très beau temps, certes pas très chaud (entre 10 et 14 degrés) mais quand on marche, c'est idéal. Du vent à proximité du glacier.
Ce beau temps va nous accompagner tout au long de la soirée.
Après la randonnée, nous poursuivons notre route jusqu'à Skibotn sur la rive opposée du Storfjord, presqu'en face de Steindalen.
Nous posons le Vany en bordure d'une réserve naturelle, près de l'embouchure de la rivière Skibotnelva, face aux montagnes.
Il fait si beau que nous déployons nos chaises pliantes et assistons, attendris, au manège des huitriers-pies qui s'affolent pour leurs poussins à chaque passage de promeneurs.
Soirée paisible. Le soleil a sûrement brillé une partie de la nuit mais, avec presque 10 kilomètres dans les jambes, nous n'avons pas la force de veiller si tard. Dodo de bonne heure.
Distance parcourue dans la journée : 116 kilomètres.
Vallée de Steindalen
J4 : Dimanche 12 juin 2016
Qui dit dodo de bonne heure dit réveil de bonne heure. A 3 heures du matin, plus moyen de fermer l'œil. Une heure plus tard, nous levons le camp.
Dehors il fait 6 degrés (brr!) et comme les jours précédents nuages et éclaircies cohabitent. Quel est le programme aujourd'hui ? Ce qui est sûr, c'est que nous souhaitons rallier l'île de Kågen où nous avons sélectionné deux randonnées.
Pour l'une, il faut compter 7 heures de marche pour un dénivelé de 800 mètres, ouille. Il faut surtout être assurés d'avoir du très beau temps, ce qui aujourd'hui n'est pas garanti. L'autre est plus courte (3 heures) donc plus accessible.
Commençons par faire le trajet jusqu'à destination, ensuite nous ferons un point météo le moment venu.
Comme la E 6 fait tout le tour du Kafjord, nous en avons pour près de 120 kilomètres, alors que si on pouvait éviter ce long fjord, on gagnerait un tiers sur le parcours.
Heureusement les paysages sont de toute beauté tout au long du trajet. Vue sur les Alpes de Lyngen qui, tels des pains de sucre, émergent du fjord.
L'île de Kågen est reliée au continent par un tunnel. A sa sortie, il faut prendre une décision afin de nous diriger en conséquence vers le point de départ de la randonnée retenue.
Nous préférons jouer la prudence (le temps n'est pas au beau fixe) et optons pour la plus courte. Elle part du petit village de Maursund où nous arrivons à 6 h 30 avec une envie irrépressible de dormir.
Aussitôt dit, aussitôt fait, le camping-car est très pratique pour ça.
9 h 30, il est temps de mettre un terme à notre petit somme.
Le ciel est voilé mais nous devrions disposer d'une fenêtre météo suffisante pour mener à bien notre randonnée.
A 10 heures, nous attaquons la montée le long d'un torrent dans une forêt de bouleaux nains. Nous suivons une trace GPS issue du site Internet ut.no. Heureusement, parce que la sente est à peine visible dans l'herbe haute.
Elle disparaît d'ailleurs complètement en débouchant sur un plateau où nous nous déplaçons à vue dans une toundra roussie gorgée d'eau et parcourue de petits ruisseaux qu'il faut enjamber à de nombreuses reprises. Vous remarquerez qu'il n'y a plus d'arbres à cette altitude.
La trace GPS conduit en principe au pied du cirque glaciaire qu'on aperçoit au fond de la vallée. Comme il n'a pas l'air de présenter un intérêt majeur, nous décidons de le zapper et de rejoindre directement le sommet de Vardhaugen.
Bonne intuition, car à près de 300 mètres d'altitude, la vue sur le détroit est incomparable. Ma mine réjouie le confirme !
La descente (et la montée si on monte par là) a le mérite d'être balisée, il suffit donc de suivre les marques jaunes pour retourner au bord du fjord.
Fin de la randonnée vers 12 h 30.
Après le déjeuner pris dans le camping-car, Hervé propose de nous rapprocher du point de départ de l'autre randonnée (celle qu'on avait écartée) pour éventuellement en parcourir le début si le temps se maintient.
Mais le ciel s'assombrit de plus en plus de sorte qu'en arrivant sur place il est exclus de randonner.
En revanche, dans les alentours, le pont de Skervøy a l'air d'être un lieu idéal pour la pêche. C'est l'occasion pour Hervé d'inaugurer sa canne à pêche pliante, achetée exprès pour ce voyage.
A peine la ligne jetée, déjà une prise. Deuxième essai… encore une ! La suivante… une de plus ! Et ainsi de suite. Bref, en cinq minutes, Hervé réalise une pêche miraculeuse qu'il finit par interrompre de peur de vider l'océan ;-)
Six beaux cabillauds ont mordu à l'hameçon ainsi que plusieurs poissons plus petits qui feront la joie des oiseaux. Le menu du dîner est tout trouvé.
Mais avant de consommer ces prises, il va falloir les vider et les découper. Sur l'aire de repos sous le pont, quelques pêcheurs également camping-caristes sont déjà à l'ouvrage. Des planches en bois sont d'ailleurs à la disposition du public à cet effet.
Sur les conseils d'une Alsacienne très douée, notre pêcheur s'essaie à la découpe en filets. Certes il n'a pas la dextérité (ni les outils adéquats) de l'Alsacienne, mais il ne se débrouille pas trop mal. Il aura d'ailleurs l'occasion de parfaire sa technique au cours du voyage.
Nous aurions pu rester garés sous ce pont pour la nuit mais comme il se met à pleuvoir, nous décidons de rouler encore un peu pour nous rapprocher d'Alta et gagner du temps pour demain.
Nous revenons alors sur la route E6 et la suivons en direction de l'ouest. La E6 est un axe majeur en Norvège, elle relie le sud au nord. Nous avons eu l'occasion de l'emprunter dans le sud et le centre du pays en 2014. Ce n'est pas pour autant une autoroute même si des travaux sont en cours pour l'élargir. Elle est même carrément étroite par endroits.
C'est le cas sur ce pont sur lequel je m'engage en même temps qu'un car de tourisme qui arrive en sens inverse. Au milieu du pont, j'ai peur qu'on ne puisse pas se croiser, je donne un coup de frein et un coup de volant à droite, trop à droite. Bang, je touche le parapet. Bilan : une petite éraflure sur le pare-choc avant droit et un enjoliveur en moins. Espérons que le loueur ne sera pas trop regardant !
Bon, assez pour aujourd'hui, vivement qu'on se pose. J'avais repéré une petite église en bord de fjord, à l'écart de l'E6, sur la Rv882, à Langsfjordbotn. L'endroit est sympa, on ne bouge plus !
Distance parcourue dans la journée : 283 kilomètres.
Vue du sommet de Vardhaugen
Du canyon d'Alta au cap Nord (ou presque !)
J5 : Lundi 13 juin 2016
A 4 h 30, Hervé se lève, prend son petit déjeuner, sort faire un tour mais à son retour, je l'oblige à se recoucher. Il n'est pas question de partir comme hier aux aurores.
Vers 8 heures, je donne le feu vert pour nous lever et une demi-heure plus tard pour nous mettre en route.
Côté météo, nous sommes abonnés aux 11 degrés. Côté ciel, de petites averses et de belles éclaircies alternent tout au long du trajet jusqu'à Alta à 80 kilomètres.
Qu'y a-t-il de particulier à voir à Alta ? La ville est surtout réputée pour son site de peintures rupestres, classé au Patrimoine mondial. Elle est aussi connue pour son canyon, mais celui-ci demande un peu plus d'efforts pour l'atteindre : 5 à 6 heures de marche sont nécessaires pour s'en approcher. Bah, ça ne nous fait pas peur. Après en avoir vu des images dans le film "Le secret du Ragnarok", nous avons hâte de le voir en vrai.
Pour ce faire, à l'entrée d'Alta, nous prenons la direction de Kautokeino (Rv93) et 8 kilomètres plus au sud, tournons à gauche sur une petite route secondaire, asphaltée jusqu'à Gargia Fjellstue (auberge avec différents hébergements). On peut se garer à cet endroit, dans ce cas le canyon est distant de 22 km AR. Mais en poursuivant sur une piste gravillonnée jusqu'à un deuxième parking, on gagne 9 kilomètres AR. C'est bon à prendre et la piste ne pose pas de problème, pas même pour un camping-car.
A 10 h 30, hop, derniers préparatifs avant de verrouiller le fourgon.
Vue à 360 degrés sur les dômes rocheux environnants et sur les massifs plus lointains encore tout zébrés de neige.
Le parking est ici à 400 mètres d'altitude, le point culminant du parcours à 476 mètres et le point de vue sur le canyon à 430 mètres. Le dénivelé est par conséquent minime. Les seules difficultés du parcours sont liées à la distance (14 km) mais surtout à la qualité du terrain : plusieurs passages en milieu humide et trois traversées de rivière sont prévus. Hum, nous sommes curieux de voir comment cela va se passer. Le chemin est balisé par des marques rouges.
Les premiers passages sur sol spongieux se font sur des caillebotis, trop facile ! Si c'est le cas jusqu'au bout, il n'y a pas à s'en faire.
Mais c'est trop beau pour durer. En effet, nos chaussures ne restent pas sèches bien longtemps. Pour progresser, il faut régulièrement patauger dans des zones inondées et/ou faire des détours pour les contourner autant que possible.
Quant aux rivières, quelques pierres bien placées permettent de passer la première sans trop de difficulté. La troisième et dernière est la moins large et la moins profonde, donc la plus facile à traverser.
C'est la deuxième rivière qui va nous donner le plus de mal et pas seulement à nous. Entre-temps, on s'est fait rattraper par deux autres couples, l'un suisse, l'autre allemand. Chacun essaie de trouver sa solution, en amont, en aval, mais en vain. La Cahppesjohka est trop profonde et trop large pour espérer la franchir en quelques enjambées. Allons-nous devoir faire demi-tour ?
C'est finalement Hervé qui trouve la solution. A cette période de l'année, de grosses accumulations de neige bouchent encore le cours d'eau par endroits. C'est donc sur l'un de ces gros névés, de près de trois mètres d'épaisseur, que toute la troupe peut finalement passer.
C'est encore Hervé qui ramène tout le monde sur le droit chemin à la fin, les Suisses étant partis beaucoup trop loin.
C'est au niveau d'une table de pique-nique qu'un sentier très raide descend jusqu'au point de vue. Un peu avant 13 heures, nous surplombons le canyon.
Ce n'est pas le Grand Canyon américain mais la rivière Altaelva a creusé ici une gorge de 400 mètres de profondeur sur une distance de 15 kilomètres. A ce titre, c'est le canyon le plus long et le plus profond d'Europe du Nord.
Nous profitons de la table de pique-nique pour casser la croûte en compagnie du couple suisse. Ils sont pressés mais pas trop stressés, bien qu'ils doivent être à Tromso ce soir (à 400 km) pour prendre l'express côtier Hurtigruten. Ils ont le moral !
Quant à nous, c'est sans nous presser que nous rebroussons chemin, ravis de cette balade au but original qui change un peu des fjords et des glaciers. Retour au parking à 15 h 15 après avoir parcouru 14,3 km en 5 heures.
En soirée, nous rejoignons le centre-ville qui, en dehors de sa cathédrale très originale, ne présente pas un grand intérêt.
En revanche, l'avantage d'être en ville, c'est de pouvoir dîner au restaurant. Alors nous ne nous en privons pas. Au restaurant Hallde, nous choisissons le menu du Finnmark : pince de crabe royal, viande de renne et sorbets de fruits rouges, des spécialités typiques de la région pour une addition typiquement norvégienne, elle aussi ;-)
A la sortie du restaurant, dernière tâche : trouver un coin où passer la nuit. Nous souhaitons rester en ville afin de voir les fameuses peintures rupestres demain matin. Le musée tolère le stationnement sur son parking, mais il est en pente. Après avoir sillonné la ville de long en large à la recherche du lieu idéal, nous finissons sur le parking du supermarché REMA1000. Pas très bucolique comme lieu de bivouac, mais très calme.
Distance parcourue dans la journée : 150 kilomètres.
Canyon d'Alta
J6 : Mardi 14 juin 2016
Notre étape doit nous conduire aujourd'hui jusqu'au cap Nord. A l'extrémité de l'île de Magerøy reliée au continent par un tunnel, la commune de Nordkapp s'est déclarée point le plus septentrional d'Europe et donne accès via un péage (250 NOK par personne) à un bâtiment massif surmonté d'une balle de golf géante comprenant une salle d'exposition, un bar, une cafétéria, une boutique de souvenirs. Pour ce prix, les camping-cars ont le droit d'y passer une nuit.
Bref, ce lieu suscite beaucoup de polémiques. Pour les uns, c'est la destination mythique à ne surtout pas rater. Pour les autres, c'est le piège à touristes par excellence, le véritable point le plus septentrional du continent se trouvant trois kilomètres à vol d'oiseau plus au nord que Nordkapp et est uniquement accessible à pied au prix d'une marche de 9 kilomètres aller/retour.
Pour nous, le cap Nord n'est pas réellement un incontournable mais puisque notre itinéraire passe à proximité de la péninsule, autant nous forger notre propre opinion sur la destination. A suivre donc… car pour l'instant, si nous quittons le parking du supermarché sur lequel nous avons dormi, c'est pour prendre la direction de la lisière ouest de la ville où se trouvent le musée et les fameuses gravures rupestres.
Les falaises qui s'étendent derrière le musée jusqu'au bord de mer sont couvertes de quelques 6 000 gravures datant de la fin du néolithique, de 6 000 à 2 000 ans. 1559 Parmi les thèmes figurent des scènes de chasse, des symboles de fertilité, des ours, des élans, des rennes et des bateaux bondés. Pour les rendre plus visibles aux visiteurs, une partie des gravures a été revêtue d'ocre rouge, l'autre est dans son état originel.
Avant 8 heures, le circuit est déjà bouclé.
Nous quittons cette fois Alta pour de bon en direction des hautes terres rudes et sauvages. Cap au nord-est sous un ciel identique aux jours précédents et une température de 10 degrés comme d'habitude.
Nous laissons derrière nous les maisons colorées des fjords pour celles aux couleurs sombres des éleveurs de rennes.
La route E6 déroule son ruban de bitume à perte de vue, avec comme seuls repères, la ligne d'horizon et une rivière aux eaux tumultueuses dont elle suit les méandres jusqu'à Skaidi.
Quand la route se rapproche du cours d'eau, nous en profitons pour faire un arrêt, histoire de nous dégourdir les jambes en nous faufilant, à travers un petit bois de bouleaux tordus, jusque sur sa rive.
Après Olderfjord, la route E69 prend le relais vers le nord tout en longeant le magnifique Porsangerfjord. Notre Vany rejoint la file des camping-cars qui, les uns derrière les autres, convergent vers le point septentrional du continent. Français, Allemands, Belges, Suisses, Néerlandais, Scandinaves… à croire que tous les camping-caristes européens se sont donné rendez-vous là-haut. Entre ceux qui s'y rendent et ceux qui en reviennent, le flot est incessant.
La tradition veut qu'on se fasse un petit signe entre conducteurs de camping-cars. Comme ces véhicules sont quasiment les seuls sur le trajet, il y a du boulot ! J'essaie de m'y tenir moi aussi, du moins quand la largeur de la route ne nécessite pas toute mon attention et les deux mains sur le volant. En effet, l'étroitesse des voies par endroits et la taille de certains véhicules demandent une vigilance de tous les instants, d'autant qu'une petite bruine vient encore compliquer la conduite à l'approche du grand Nord.
En début d'après-midi, nous franchissons sans nous en rendre compte, ou presque, le tunnel qui relie le continent à l'île de Magerøy.
Sous un ciel de plus en plus menaçant, les paysages de toundra vallonnée, ponctuée de lacs sombres et de hardes de rennes, prennent une allure encore plus dramatique.
Vingt kilomètres au sud du cap, nous décidons de rejoindre Gjesvær dans un premier temps. La route, traversant un austère paysage rocheux, est de toute beauté.
Malheureusement, à notre arrivée, la météo se dégrade, impossible de randonner. A défaut, nous stationnons le camping-car dans le centre du village, en espérant pouvoir entreprendre une marche plus tard dans l'après-midi. En attendant des heures meilleures, nous débutons la première d'une longue série de parties de scrabble, une tasse de thé brûlant à la main et le chauffage du camping-car au maximum. La température extérieure ne dépasse pas 5 degrés.
Après toute une après-midi enfermés dans notre Vany, nous décidons de migrer vers Skårsvag, un village à l'est de la E69. S'il pouvait y faire meilleur ! Hélas c'est pire. L'ordinateur de bord indique maintenant 3 degrés et un risque de verglas. C'est l'hiver en plein mois de juin !
Nouvelle partie de scrabble à Skårsvag en regardant tomber la pluie et en suivant les allées et venues des deux autres couples de camping-caristes garés à nos côtés, les uns rémois, les autres lucernois. Nous finissons par enfiler imperméable et pantalon de pluie pour affronter le mauvais temps et les suivre à l'extrémité du village où nous les trouvons attablés au restaurant devant un plat de crabe royal.
En ce qui nous concerne, nous renonçons au crustacé géant (ce que nous regretterons amèrement par la suite) et commandons juste un verre de vin blanc en attendant notre dîner déjà prévu dans le camping-car.
Pour ce soir, vu la météo, nous renonçons à rejoindre Nordkapp. Payer le péage pour nous retrouver dans les nuages et sous la pluie, non merci ! On verra demain matin si le temps s'améliore. Nous restons donc garés dans le petit port de Skårsvag pour une nuit… dantesque !
Distance parcourue dans la journée : 286 kilomètres
Près du cap Nord
De Trollholmsund à Stabbursdalen, des rochers et une forêt remarquables
J7 : Mercredi 15 juin 2016
Toute la nuit, la pluie a martelé le toit du Vany. Un vent fou a secoué le camion dans tous les sens, a fait trembler les fenêtres et s'est engouffré dans tous les interstices (heureusement qu'on avait gardé nos chaussettes). Impossible dans ces conditions de trouver le sommeil. Terrifiée, je me suis redressée sur mon lit en pleine nuit en m'écriant : " je veux rentrer à la maison" !
Quand Eole a fini par s'essouffler et alors que je commençais à m'assoupir au petit matin, ce sont les oiseaux (corbeaux, mouettes, goélands) qui ont pris le relais, transformant le toit du fourgon en un terrain d'affrontement. Tout en se chamaillant, ils se sont coursés au-dessus de nos têtes en faisant un raffut d'enfer. Cette nuit restera dans les annales !
Ce matin, il fait 5 degrés et il pleut toujours à verse. Initialement, nous avions prévu de faire la randonnée de 9 km AR vers Knivskjelodden, le véritable cap Nord géographique, avant de rallier en soirée le cap Nord touristique pour y passer la nuit.
Mais dans ces conditions, on peut d'emblée faire une croix sur une quelconque randonnée. Même le petit aller/retour (2 km) vers l'arche de Kirkeporten n'est pas envisageable après tout ce qu'il a plu. Les sols sont détrempés.
Dans ce cas, cela vaut-il la peine de rester dans le coin ? Certes, la météo a prévu une amélioration dans l'après-midi, mais peut-on s'y fier ? Cela vaut-il le coup de payer 50 euros pour accéder au cap Nord et risquer d'y passer la journée à jouer au scrabble ?
Après mûre réflexion, nous décidons de laisser tomber le cap Nord et de reprendre la direction du sud avec l'espoir d'y trouver des cieux plus cléments. Skårsvag, situé à 7 kilomètres à vol d'oiseau au sud-est du cap Nord, sera par conséquent le point le plus septentrional de notre parcours.
Notre point de chute ce soir est prévu dans les alentours de Lakselv, soit près de 200 kilomètres plus au sud. Nous aurons du coup une journée d'avance sur notre planning.
Nous n'avons néanmoins pas l'intention de faire le trajet d'une traite mais espérons pouvoir nous offrir quelques à-côtés en cours de route, en fonction de l'évolution des conditions météo.
D'ailleurs, à peine sur la route E69 nous la quittons déjà pour un saut vers le village de Kamøyvær, vanté par notre guide.
Falaises, ciel et mer à l'unisson, noirs comme l'encre, donnent une bonne idée de la luminosité ambiante. On en aurait presque le cafard
Heureusement, à Kamøyvær, les couleurs pastel des maisons apportent une touche de gaieté à ce tableau obscur.
Quand la pluie se calme, nous sortons faire quelques pas dans le village où il y a l'air d'y avoir plus d'oiseaux que d'habitants.
L'usine de transformation de poisson n'y est sans doute pas pour rien.C'est la curée à l'arrivée de la matière première.
Côté ciel, une légère amélioration commence à se profiler au loin. Alors, allons-nous rester sur notre décision ? Il est encore temps de changer d'avis, nous ne sommes qu'à une trentaine de kilomètres de Nordkapp ! Hésitation, concertation avant de finalement maintenir notre choix. Tant pis pour le cap Nord et va pour le Sud !
Après une rapide incursion à Honningsvåg, nous prenons sans regret le tunnel qui nous ramène sur le continent, puis comme la veille la même route jusqu'à Olderfjord alors que se développent des éclaircies de plus en plus larges, donnant le sourire à tous les automobilistes, camping-caristes, motards et cyclistes, montant vers le nord.
Mais le soleil, nous y avons droit également. On a d'ailleurs l'impression qu'il n'a pas plu au sud d'Olderfjord.
En arrivant à 14 h 30 dans la presqu'île de Trollholmsund, la couleur de la mer et du sable nous ferait presque penser à une plage tropicale, si ce n'était la température qui reste typiquement norvégienne ;-)
Si nous sommes venus ici, c'est pour ces drôles de bonshommes de pierre dont on aperçoit déjà les silhouettes à la pointe de la presqu'île.
Selon une légende Sami, il s'agit d'un groupe de trolls qui erraient la nuit sur le plateau du Finnmark. Arrivés dans le Porsangerfjord, ils voulurent traverser le bras de mer mais pas avant d'avoir enterré le trésor qu'ils transportaient. Comme cette tâche prit beaucoup de temps, ils furent surpris par les premiers rayons du soleil levant qui les pétrifièrent.
Géologiquement, il s'agit de formations dolomitiques (calcaire), d'où leur aspect blanchâtre, seulement colonisés ça et là par des lichens orangés.
Ils ont plutôt une bonne bouille !
Après une petite heure sur les lieux, il est temps de poursuivre vers d'autres horizons, la journée n'est pas finie. Il fait tellement beau qu'il faut en profiter au maximum.
C'est pourquoi, 17 kilomètres plus au sud, nous tournons à droite sur une piste cahoteuse et poussiéreuse, pas même indiquée, sur laquelle nous avons la joie de croiser un groupe de rennes, de très près.
Cette piste nous conduit au cœur du parc national de Stabbursdalen.
Le guide Rother y indique une randonnée de 2 à 3 heures à travers la forêt jusqu'aux chutes de Stabbursfossen. Il est déjà plus de 17 heures au moment de se mettre en marche mais peu importe, personne ne nous attend et il fait jour toute la nuit.
Le parc national a été créé en 1970 puis étendu en 2002 pour protéger la forêt de pins la plus septentrionale du monde. Certains arbres ont ici plus de 500 ans.
Plus loin, des bouleaux se joignent aux pins pour étoffer la forêt.
Au bout d'un peu plus d'une heure, le grondement des chutes annonce que l'arrivée est proche. Bientôt nous dominons la cascade. Joli débit !
Dernier coup d'œil sur la rivière Stabburselva avant de refaire le parcours en sens inverse sous une lumière dorée.
Nous finissons notre randonnée à 20 heures (soit 3 heures pour 10 km), ravis de notre journée et persuadés que ce beau temps va durer. Mais c'est oublier à quel point la météo peut vite changer sous ces latitudes.
En effet, en arrivant au camping du Stabbursnes Feriesenter tout proche, nous essuyons quelques gouttes alors que le gérant ne nous annonce rien de bon pour les prochains jours. Bouh !
En attendant, après plusieurs jours de bivouac, nous profitons des services du camping pour faire notre lessive et surtout prendre nos aises dans la douche.
Distance parcourue dans la journée : 206 kilomètres
Trollholmsund
D'un cap à l'autre : de Nordkinn à Varanger
J8 : Jeudi 16 juin 2016
Les prévisions du patron du camping nous ont fait craindre le pire pour ce matin. Alors nous sommes tout étonnés de trouver un ciel certes couvert mais pas plombé. La température matinale est conforme aux moyennes : 11 degrés. Pour l'instant, rien d'alarmant !
Nous avons une nouvelle péninsule en ligne de mire, le cap Nordkinn, située à peu de chose près à la même latitude que le cap Nord. Tout comme ce dernier, il s'agit d'une destination en cul-de-sac au bout de nulle part mais a contrario du précédent celui-ci est à l'écart des grands axes touristiques.
Nous comptons y passer deux nuits dont la première à Kjøllefjord, dans le nord-ouest de la péninsule, où une falaise en forme de cathédrale a retenu notre attention.
Mais avons-nous intérêt à nous y rendre directement (250 kilomètres) au risque de trouver du mauvais temps sur place et n'avoir que le scrabble comme activité ? Ou au contraire vaut-il mieux profiter de quelques points d'intérêt en cours de route tant que le ciel se montre clément ?
Considérant que tout ce qui est pris n'est plus à prendre, nous choisissons la deuxième solution. Après avoir traversé la petite ville de Lakselv où nous abandonnons provisoirement la E6, nous longeons la rive Est du Porsangerfjord. A 4 kilomètres à l'ouest de Borselv, nous nous arrêtons pour une première randonnée (3 kilomètres, 1 heure et demie).
Objectif, le sommet du Hestnesfjellet, à près de 200 mètres d'altitude.
Plus nous prenons de la hauteur, plus les maisons en contrebas nous paraissent minuscules.
Qu'on ne s'y trompe pas, nous sommes bien au bord de l'océan même si l'étendue lisse et immobile devant nous pourrait nous faire croire le contraire.
Pas un souffle de vent, pas un bruit, hormis le caquètement de quelques canards, pourtant C'est dans ce silence religieux que nous poursuivons notre grimpette.
En moins d'une heure, le cairn sommital est atteint. Vous remarquerez que tout comme à Trollholmsund les dalles rocheuses sont ici aussi d'origine dolomitique. D'ailleurs, la presqu'île des trolls ne se trouve qu'à quelques encablures à vol d'oiseau, de l'autre côté du fjord.
Fin de la balade autour de midi, pile pour l'heure du déjeuner que nous prenons à bord du Vany, la porte entrouverte, car il fait étonnamment doux.
Une heure plus tard, nous nous apprêtons à entamer une après-midi derrière le volant. Il reste encore 180 kilomètres à parcourir sur les 250 prévus, outch ! Mais c'est sans compter sur un autre site d'intérêt, prétexte à une nouvelle halte. En effet, immédiatement après Borselv, la route E6 passe dans le Silfar Canyon.
Cette fois, finies les petites escapades à droite à gauche, il faut vraiment se diriger sans délai vers le cap Nordkinn.
A Ifjord, en nous engageant sur une route à trois chiffres, a fortiori marquée en jaune sur notre carte, nous craignions de trouver un axe secondaire étroit et peu roulant. A notre grande surprise, à distance du fjord, la route prend des allures de nationale avec une vitesse autorisée jusqu'à 120 kilomètres/heure par endroits, ce que nous pensions uniquement réservé à des portions de routes E. A ce rythme, elle grimpe allègrement sur un plateau désertique couvert de lacs et de toundra spongieuse qui n'est pas sans nous rappeler l'altiplano andin et ses paysages de bodefales, à la seule différence que les rennes remplacent ici les vigognes andines.
Bref, la distance jusqu'à Kjøllefjord est avalée plus vite qu'attendu. A 16 heures, nous sommes prêts à aller découvrir à pied la falaise en forme d'église de Finnkirka, sans nous inquiéter outre mesure de la couleur du ciel pas plus couvert que durant le reste de la journée.
Peu après notre départ, nous assistons à l'arrivée de l'express côtier Hurtigruten qui fait une courte escale dans ce petit port. Un rayon de soleil daigne même accompagner son entrée dans la baie.
Encouragés par cette brève apparition du soleil, nous enchaînons des montées et des descentes impitoyables, ponctuées de passages boueux et de zones inondées, en espérant que la falaise-église en vaille la peine.
Au bout d'une heure, ces étonnantes plaques rocheuses, plantées dans le sol telles des pierres tombales, nous offrent un peu de distraction sur un chemin semé d'embûches. La falaise de Finnkirka étant un ancien site sacrificiel Sami, il n'est pas impossible qu'il y ait un lien entre ces pierres dressées et les rites lapons.
A ce stade du parcours, un coup d'œil sur les hauteurs aurait dû nous alarmer. La couleur du ciel annonce un risque d'orage imminent. On entend d'ailleurs les premiers coups de tonnerre au loin.
Pourtant, têtus ou inconscients, nous continuons inlassablement, persuadés que l'orage va nous épargner.
Mais ce qui devait arriver finit par arriver. Alors que nous sommes sur le point de vaincre notre dernière ascension, l'orage éclate, nous forçant à faire demi-tour avant d'avoir atteint le but de notre randonnée.
Je n'ai alors que mes yeux pour pleurer et me lamenter tout au long du chemin du retour, mouillée jusqu'aux os (et ce n'est pas juste une expression !) et transie de froid, me demandant comment on allait bien pouvoir faire sécher tous nos vêtements dans le fourgon. Même nos chaussures sont trempées à l'intérieur comme à l'extérieur.
A notre retour, nous préférons éluder la question et jetons toutes nos affaires dans la salle de bains. On verra plus tard !
Pour nous remonter le moral, un plat de crabe royal nous ferait le plus grand bien. Mais le seul restaurant de Kjøllefjord n'en sert pas.Alors nous n'hésitons pas à couvrir 30 kilomètres de plus jusqu'à Mehamn, espérant trouver plus de choix dans ce village plus grand.
Mais le seul restaurant de la petite localité, celui de l'Arctic Hotel, semble fermé ou en travaux. Un habitant nous confirme pourtant qu'il est ouvert et qu'il sert jusqu'à 22 heures de très bons plats de poissons.
Nous finissons par en trouver l'accès. Entre porte sans issue et couloir sans lumière, nous débouchons au premier étage dans une grande salle sans charme, pas vraiment étonnés qu'on n'y serve pas de crustacé géant. Mais puisque nous sommes là, autant nous attabler !
Le dried cod est un peu sec mais, assorti de bacon grillé, reste mangeable. Le vin blanc issu d'un cubitainer est infâme. Quant au dessert, nous avons préféré le décliner ;-) Bref, voilà une adresse qui ne vaut pas le détour !
Le seul avantage de ce dîner, c'est que pendant ce temps nos vestes dégoulinantes ont pu s'égoutter un peu. En partant, nous laissons derrière nous quatre flaques d'eau correspondant aux quatre manches de nos vestes.
Pour dormir, nous n'avons pas à chercher bien loin. Les abords du port offrent un abri parfait à notre Vany. Il pleut toujours mais il ne vente pas, nous devrions mieux dormir que la nuit dernière.
Distance parcourue dans la journée : 314 kilomètres.
Arrivée de l'Hurtiguten à Kjøllefjord
J9 : Vendredi 16 juin 2016
Avec tout ce qu'il a plu hier soir et dans la nuit, nous ne nous faisons pas d'illusion sur l'état du ciel : nuageux, très nuageux, avec encore de la pluie à venir ! Température invariablement bloquée à 10 degrés.
Nos chaussures sont loin d'être sèches, ce qui élimine toute velléité de randonnée. De toute manière, les conditions météo sont dissuasives.
Pour amorcer le séchage des godillots, nous les plaçons devant les bouches du chauffage et tournons le bouton à fond. Quant à nos vêtements, ils sont toujours en train d'égoutter, il va falloir trouver une solution. Heureusement côté vestes, nous avons prévu en conséquence avec des blousons de rechange.
Une fois ce bilan dressé, il faut réfléchir à l'organisation de la journée et changer une nouvelle fois nos plans. Décidément à chaque fois que l'on prévoit de rester deux jours à un endroit, on se voit obligés d'abréger le séjour. L'avantage de circuler en camping-car permet d'adapter le parcours à la météo. Quand il ne fait pas beau, on en profite pour rouler alors… roulons !
Notre prochaine étape se fera par conséquent dans la péninsule de Varanger (eh, oui, encore une péninsule). Près de 300 kilomètres nous en séparent dont une bonne partie à rebrousser chemin par la même route. A première vue, la distance est conséquente mais comme on aura rien d'autre à faire…
Mais avant de quitter la région, je propose de faire un petit détour jusqu'au phare de Slettnes. A défaut d'avoir été jusqu'aux caps les plus septentrionaux du continent, nous aurons au moins été au pied du phare le plus septentrional d'Europe.
Sur le trajet, nous faisons deux rencontres intéressantes. D'abord un troupeau de rennes, des femelles avec plein de petits. Une scène attendrissante ! Plus rare, un renard arctique (que nous avons d'abord pris pour un chat !)
Vers 11 heures, fini l'extrême Nord, retour vers le Sud. Nouveau passage à travers les mêmes hauts plateaux qui paraissent encore plus désolés sous l'épaisse couverture nuageuse. Nous avons à présent deux jours d'avance sur notre planning.
Quand la route revient au bord de mer, nous retrouvons les paysages typiques des fjords : petits ports de pêche, bateaux et maisons colorés.
A Ifjord, nous prenons cette fois la direction de Tana Bru, dont le nom signifie "pont sur la Tana". Le village en lui-même n'a pas vraiment d'intérêt mais il constitue un point de ravitaillement et une étape pratiques au carrefour des routes 98/E6 et E75.
Toutes les enseignes de supermarchés se côtoient ici autour de quelques hébergements et d'une station-service.
Sous un temps maussade comme aujourd'hui, ce carrefour commercial ne peut mieux tomber. A défaut de pouvoir profiter de la nature, occupons-nous de quelques tâches d'intendance : courses, plein d'essence, plein d'eau pour le camping-car…
Nous cherchons aussi un lave-linge/sèche-linge, seul moyen de venir à bout de nos vêtements mouillés depuis une journée. A l'hôtel Elva, le réceptionniste est ok. Il nous invite même à prendre un café dans le lobby et à profiter de la connexion wifi. Super ! Par la même occasion, nous suivons d'un œil et d'une oreille le match de coupe d'Europe Suède-Italie en compagnie d'une famille suédoise qui vibre, elle, avec Zlatan.
Une fois la lessive terminée, Hervé pousse le bouchon jusqu'à vouloir suivre la partie jusqu'à son terme. Pour lui qui est indifférent au foot, c'est un comble ! Résultat, la Suède de Zlatan a été battue.
Cette pause "technique" prolongée a été bénéfique. Nous voilà en pleine forme pour parcourir une trentaine de kilomètres de plus afin de nous rapprocher de la péninsule de Varanger.
Desservie par une route touristique nationale, la péninsule est surtout connue pour ses grandes colonies d'oiseaux attirant de nombreux amateurs d'ornithologie.
La route, une nouvelle fois en cul-de-sac, longe le Varangerfjord jusqu'à Vardø. On peut même pousser jusqu'à Hamningberg, un village abandonné, par une petite route sans numéro et à une seule voie de circulation.
Tout ceci est prévu demain, car nous avons programmé deux jours dans la région. La météo va-t-elle nous le permettre ? Réponse demain ;-)
Pour l'instant, nous avançons jusqu'à Nesseby et sa petite presqu'île, lieu de rendez-vous des ornithologues. Mais les oiseaux, nous n'avons pas le temps de les voir. Arrivés sur place, une averse nous ramène plus vite que prévu dans le camping-car. Nous avons juste le temps d'apprécier la jolie petite église.
Cette occasion ratée nous libère finalement encore un peu de temps pour rouler. La ville la plus proche est Vadsø. Comme nous sommes restés avec notre envie de crabe royal, voilà peut-être une occasion !
A Vadsø, le restaurant du Scandic Hotel nous plaît bien, mais de crabe royal pas la moindre trace sur la carte. On nous dit que ce n'est pas la saison. Alors on se rabat sur des fish and chips. Mauvaise pioche… les beignets de poisson sont à base de langue de cabillaud. Devant notre déception, la serveuse propose de nous servir un dos de cabillaud aux petits légumes qui, lui, est un délice de même que le dessert, une crème brûlée aux fruits rouges. Bref, voilà un dîner qui a mieux fini qu'il n'a commencé.
Quant à la journée, elle se termine à deux pas du restaurant, dans le port, où nous trouvons pour le Vany une place adéquate. Une journée de transition… au final bien remplie !
Distance parcourue dans la journée : 312 kilomètres.
Renard (roux ?)
Varanger : colonies d'oiseaux à Hornøya et route touristique nationale
J10 : Samedi 18 juin 2016
Que nous réserve la météo ce matin ? Un ciel partiellement couvert, mais avec de belles bandes de ciel bleu au loin, chouette ! Et la température ? Toujours nos habituels 10 degrés ? Non… 16 degrés… incroyable !
Dans ce contexte, pas une minute à perdre, vite, en route pour Vardø. Entre les deux localités séparées de 75 kilomètres, la route touristique nationale, désespérément plate sur cette partie, se faufile entre la côte, des prairies verdoyantes et des bosquets de buissons rachitiques.
Vardø, la localité la plus orientale de Norvège, est aussi le point le plus à l'est de notre voyage. La petite ville occupe une île en forme de papillon reliée au continent par un tunnel sous-marin.
L'office de tourisme y organise des excursions pour approcher des colonies d'oiseaux nichant sur les falaises de l'île inhabitée de Hornøya. Départ sur le port.
Nous arrivons pile pour la première sortie qui a lieu à 10 heures le samedi (en semaine, départ dès 9 heures) et embarquons presque immédiatement sur un ancien bateau de pêche en compagnie d'une douzaine de personnes. Nous sommes dix Français à bord !
La traversée prend à peine une dizaine de minutes. Hornøya est classée réserve naturelle, seule une partie est accessible au public.
Les falaises abruptes de l'île et les eaux riches de la mer de Barents fournissent le gîte et le couvert à quantité d'oiseaux. Mouettes tridactyles, guillemots communs et guillemots de Brünnich, macareux, pingouins torda, cormorans huppés et grands cormorans, goélands argentés et goélands marins, ils sont plus de 100 000 à y nicher.
Imaginez tout ce monde caquetant, piaillant, criaillant, picotant… une belle cacophonie et une odeur en conséquence!
Après une vue d'ensemble, approchons-nous pour observer quelques individus plus en détail !
Bon, celles-ci (des mouettes ?) ne sont pas très coopérantes et nous présentent leurs postérieurs. Gare aux déjections ! Mais celle-là fait la belle, avec son plumage soyeux !
Les macareux sont indéniablement les plus élégants dans leur costume coloré.
Les guillemots de Brünnich dans leur complet classique font concurrence aux précédents. J'adore tout particulièrement celui qui porte des lunettes ;-)
Quant aux pingouins torda, ils prennent tout particulièrement soin de leur tenue. Un petit battement d'aile et hop, la toilette est faite (voir les particules projetées)
Enfin, le cormoran sort le grand jeu. Comme un véritable jongleur, il fait tournoyer avec grâce une brindille autour de son bec. Cherche-t-il à séduire quelqu'un par son habileté ? Mais à qui fait-il les yeux doux ? Sans doute à sa compagne sagement restée dans le nid conjugal !
Bref, un spectacle réjouissant par une très belle matinée chaude (si, si !) et ensoleillée. Ça fait du bien !
A 13 heures, le bateau revient nous chercher (mais ceux qui le souhaitent peuvent rester plus tard) et ramène sur l'îlot un nouvel arrivage d'observateurs plus lourdement armés, heu pardon… équipés. Certains sont tellement chargés qu'ils ont du mal à garder l'équilibre à la sortie du bateau. Sur le port, beaucoup de monde se presse encore pour la rotation suivante, preuve du succès de cette excursion.
Quant à nous, après le déjeuner dans le fourgon à la sortie de Vardø, nous prenons la route touristique nationale dans sa partie la plus spectaculaire, celle qui rejoint le hameau de Hamninberg.
Elle ne comporte qu'une voie de circulation. Il faut donc rouler très doucement pour pouvoir se rabattre à temps sur les espaces-refuges prévus pour le croisement de véhicules. De toute manière, les paysages méritent des arrêts incessants. C'est une route qui demande à être dégustée.
Malheureusement, le soleil si ardent ce matin a fini par se cacher. C'est fou comme le temps change vite dans cette région.
La route longe le bord de mer dans un paysage insoupçonné, inattendu, époustouflant, en dehors du temps.
Etonnantes ces longues strates de granite tels des couloirs parallèles sans fin, du bord de mer jusqu'aux crêtes ! Elles donnent l'impression d'un gigantesque labyrinthe sans issue.
Du rose granitique la roche vire au noir volcanique en passant par cinquante nuances de gris, un décor dont on verrait bien surgir quelque seigneur des Anneaux ou autre créature fantastique.
Pourtant, les rennes ont l'air de trouver un pâturage à leur mesure dans ce chaos minéral.
Terminus de la route 40 kilomètres plus loin dans le village semi-abandonné de Hamninberg, où la pluie et le froid sont hélas au rendez-vous. On voulait randonner dans le Syltefjord, c'est raté. On remplace alors la balade par une nouvelle partie de scrabble en attendant l'accalmie.
En fin d'après-midi, nous décidons de ne pas rester dans ce cul-de-sac pour la nuit, il y a trop de vent !
Le retour à Vardø nous offre alors une deuxième occasion de parcourir cette même route, toute aussi spectaculaire dans ce sens. Hervé l'a déclarée "plus belle route de Norvège" !
Curieusement, à Vardø, non seulement il n'a pas plu mais il fait encore soleil. C'est agréable, car nous avons une dernière visite à faire, au mémorial de Steilneset. Il s'agit d'un monument érigé en mémoire de quelques 90 femmes de la région qui, entre 1621 et 1692, ont été accusées de sorcellerie et brûlées vives.
Le bâtiment est impressionnant par sa forme et par sa symbolique. L'artiste Louise Bourgeois et l'architecte Peter Zumthor ont associé, dans une même création évocatrice, une chaise en feu et un mémorial de 100 mètres de long rappelant cette histoire tragique.
Or Louise Bourgeois (1911 - 2010), plasticienne et sculptrice française naturalisée américaine, connue entre autres pour une sculpture en forme d'araignée géante exposée au musée Guggenheim à Bilbao, a passé son enfance dans une maison, aujourd'hui démolie, du centre de la ville où nous demeurons.
C'est pour cette raison que nous portons un intérêt tout particulier à cette œuvre.
Profitant de ce nouveau passage en ville, nous terminons la soirée à passer en revue quelques restaurants au cas où l'un d'eux servirait du crabe royal. Mais peine perdue, nul n'en sert. Dans notre quête, des Français nous disent néanmoins en avoir mangé il y a quelques jours à Kirkenes. En principe, cette destination n'est pas à notre programme, mais sait-on jamais !
Du coup, ce soir, c'est dîner maison ou plutôt dîner… fourgon, au bord d'une plage près de Kiberg, en compagnie d'un camping-car belge. On n'a pas voulu rester à Hamninberg à cause du vent. Eh, bien, ici aussi on va être servis ! Espérons qu'il ne nous empêchera pas de dormir !
Distance parcourue dans la journée : 202 kilomètres.
Guillemot de Troïl (?)
De la frontière russo-norvégienne à la Finlande, de Kirkenes à Inari
J11 : Dimanche 19 juin 2016
Encore une nuit quasi blanche rythmée par les assauts du vent et de la pluie. Seulement 7 degrés ce matin et il pleut toujours.
A 8 heures, on lève le camp, oui, mais pour aller où ?
Vu les circonstances, je ne vois pas d'autre alternative que d'avancer dans notre parcours. En principe, après la péninsule de Varanger, nous avons prévu de gagner la Finlande, plus particulièrement les alentours d'Inari, en passant par Tana Bru puis Utjoski.
Ben… allons-y !
Dehors il fait un temps à ne pas mettre un mouton dehors. D'ailleurs, ceux-là ont trouvé la solution en se réfugiant dans un abribus.
A Tana Bru, alors que nous sommes sur le point de prendre la direction de la Finlande, je sors in extremis une idée de mon chapeau. Et si on allait à Kirkenes ?
Cette ville norvégienne proche de la Russie que l'on décrit comme une bourgade quelconque, à l'ambiance frontalière, point de départ ou d'arrivée de la ligne de l'express côtier Hurtigruten, ne m'avait pas particulièrement attirée jusque là.
Mais depuis que des compatriotes nous ont dit y avoir mangé du crabe royal il y a quelques jours seulement, la destination a subitement pris de l'intérêt. De Kirkenes nous pourrions ensuite regagner la Finlande et Inari directement. Avec deux jours d'avance sur notre planning, nous avons suffisamment de marge pour nous offrir ce détour. Qui sait, peut-être fait-il meilleur à Kirkenes !
Adjugé, vendu, allons à Kirkenes !
A la sortie de Tana Bru, nous retrouvons alors la E6 qui nous conduit jusqu'à la frontière russe (ou presque)… malheureusement sous la pluie !
Pourtant, le trajet est magnifique, la route passant par un massif qui nous rappelle un peu celui des Maures dans le Var.
A l'approche de la ville, les convois militaires se font plus visibles, les terrains et camps militaires deviennent omniprésents. On perçoit même des tirs au loin. La frontière russe n'est plus qu'à une quinzaine de kilomètres et la direction de Mourmansk indiquée sur tous les panneaux du centre-ville.
A 14 h 30, à notre arrivée à Kirkenes, il pleut toujours et il fait 8 degrés. Tous les commerces sont fermés, dimanche oblige. Après avoir garé le camping-car sur le quai au bord de mer, nous allons immédiatement faire nos repérages pour le King Crabe.
Entre les restaurants du Scandic Hotel et celui du Thon Hotel, notre choix est vite fait. Dans l'aquarium du Thon Hotel, trois beaux crabes barbotent tranquillement. Celui que nous choisissons, le plus gros des trois, passera à la casserole. Une table est aussitôt réservée pour 19 h 30.
D'ici là, nous passons tout l'après-midi dans les salons de l'hôtel (avec café et thé à disposition) pour profiter d'Internet et faire une énième partie de scrabble.
Des lycéens norvégiens nous interrogent, dans le cadre de leur projet de fin d'année scolaire, sur notre vision de la ville de Kirkenes. Pour l'instant, nous n'en avons pas vu grand chose, surveillant sur Internet les prévisions météorologiques qui nous permettraient d'y faire un petit tour.
Au fur et à mesure que l'après-midi avance, l'espoir d'une amélioration est sans cesse repoussé. D'ailleurs, il suffit de jeter un œil par la baie vitrée pour le constater. Finalement, la pluie ne cessera qu'au cours du dîner.
A ce propos, quelques mots sur le crabe royal (ou crabe du Kamtchatka). Originaire du littoral oriental de Sibérie, il a été introduit dans la baie de Mourmansk dans les années 1960 pour assurer de nouvelles prises aux pêcheurs russes. Depuis lors, il s'est répandu dans la mer de Barents, le long des côtes de la Norvège et du Svalbard. Les protecteurs de l'environnement y ont vu une menace pour les écosystèmes, mais la majorité des pêcheurs considère le crustacé comme une manne économique.
C'est le crabe le plus recherché au monde et le plus cher au poids. Sa chair au goût inimitable le place parmi les mets les plus renommés. Nous avons donc hâte d'y goûter.
A 19 h 30 pile, alors que nous venons juste de nous attabler, on nous apporte enfin le crustacé géant. Voilà un crabe que nous aurions pu appeler "Désiré" tant nous l'avons convoité depuis plusieurs jours ;-)
Trônant au centre d'un grand plat ovale, sur un lit de mesclun agrémenté de tomates cerise, accompagnée d'une sauce à base de vinaigre balsamique et d' huile d'olive et d'une autre à l'aïoli , c'est une belle bête de 2,6 kilos. Le flashcode attaché nous apprend plein d'autres détails intéressants comme le nom du pêcheur, de son bateau ainsi que la date et le lieu de pêche.
Oui, mais encore ? Après l'avoir dévoré des yeux, si on le dévorait tout court à présent !
Dans une ferveur quasi religieuse, nous décortiquons alors avec application ses pattes charnues dont un soupçon d'aïoli suffit à mettre en valeur toute la saveur.
Sa chair raffinée est d'un goût unique. C'est un délice, un pur ravissement pour les papilles. En un mot, nous nous régalons !
Nous sommes d'ailleurs à ce point absorbés par notre dégustation que nous en oublions de photographier le plat comme promis à notre fille.Elle recevra la photo de la seule carapace ;-)
Au final, nous n'avons rien vu de Kirkenes mais grâce à ce festin en garderons un souvenir impérissable. Voilà un détour qui en valait la peine !
Pour rentrer chez nous, pas de détour à faire. Le Vany nous attend sur le parking mitoyen de l'hôtel, juste devant la mer. Nous restons là pour la nuit. Pas de vent, pas de pluie, nous devrions dormir comme des bébés
Distance parcourue dans la journée : 272 kilomètres
Moutons à l'abri !
J12 : Lundi 20 juin 2016
La ville de Kirkenes est en activité depuis quelques heures déjà quand nous nous réveillons. Il est 8 heures, le premier réflexe consiste à scruter le ciel. Verdict, il est couvert, mais sans pluie pour le moment. C'est mieux qu'hier !
Notre envie de crabe royal ayant été assouvie, nous pouvons reprendre le cours normal de notre voyage et gagner comme prévu la Finlande et Inari en particulier. Nous n'avons maintenant plus qu'une journée d'avance sur notre planning.
Depuis Kirkenes, nous rebroussons d'abord chemin jusqu'au croisement avec la route 893 qui doit nous conduire tout droit en Finlande. Les chutes Skoltefossen, qui occupent le carrefour, nous offrent une dernière distraction sur le territoire norvégien.
A l'entrée en Finlande, la route change de numéro et devient à présent la 971. Il faut aussi avancer nos montres d'une heure, ranger pour le moment nos couronnes et ressortir nos euros. Dernière précaution à prendre : garder la bombe anti moustique sous la main car elle pourrait servir sans délai.
Le climat, lui, reste le même. Que ce soit d'un côté de la frontière comme de l'autre, le temps gris finit par virer à la pluie.
Les paysages finlandais sont conformes à l'idée qu'on s'en fait. La route ondule langoureusement entre lacs et tourbières, entre forêts de pins et bosquets de bouleaux. Photos
Pendant le trajet nous tentons de nous familiariser avec le finnois qui, à première vue, n'a pas vraiment de points communs avec d'autres langues que nous connaissons. En témoigne le mot "kansallispuisto" qui signifie parc national. Pas évident ! Pourtant, à force d'observation, je finis par faire quelques extrapolations à partir des toponymes qui jalonnent notre route : les suffixes "joki" et "tie" ont l'air de désigner la rivière pour le premier, la rue ou la route pour le second comme dans "Lemmenjoki" et "Kaamasentie" Voilà un bon début ;-)
A ce jeu-là, le trajet jusqu'à Inari passe à toute allure.
Sur place le temps est incertain, oscillant entre bruine et averse plus marquée, bref pas un temps à randonner. Pas grave, puisque la petite localité propose une activité qui colle parfaitement à cette météo, à savoir son musée SIIDA, avec deux i, qui est consacré à la culture et la nature sami.
Inari est en effet un important centre de la culture same. Les Samis, autrefois appelés Lapons, sont les peuples indigènes du grand Nord, les plus anciens habitants de ces contrées. Ils sont près de 85 000 dont une bonne moitié vit en Norvège, environ 20 000 en Suède, 8 000 en Finlande et 2 000 en Russie. Longtemps ignorés, leurs droits, leur culture, leur langue ont été progressivement reconnus, promus et mis en valeur au fil des dernières décennies. Aujourd'hui les Samis de chaque pays sont représentés par leur propre parlement.
Le musée SIIDA, de conception très moderne, se veut le reflet de leur histoire et de leurs traditions ainsi que du lien très fort qui les unit à la nature, tout ceci mis en scène de façon vivante et passionnante.
D'une salle à l'autre, nous suivons l'évolution du mode de vie des Samis au fil du temps en lien avec les grandes dates de l'histoire du monde ainsi que l'adaptation de leurs activités au gré des huit saisons. Des objets créés par des artistes Samis contemporains et un joli film sur les aurores boréales complètent l'exposition.
Quand la pluie cesse, la visite se poursuit en plein air (attention, moustiques !) par la découverte de différentes maisons traditionnelles et de pièges ingénieux pour la chasse et la pêche, tous transportables.
Voilà une visite à la fois ludique et instructive, une variante à nos habituelles randonnées. Néanmoins, après deux journées sans chausser nos godillots, nous avons hâte de les enfiler à nouveau pour arpenter monts et vaux.
Justement, la WIFI du musée permet de vérifier la météo pour les prochains jours. Bonne nouvelle ! Demain, il devrait faire beau jusqu'en milieu d'après-midi. Croisons les doigts !
Dans cette perspective, nous positionnons le camping-car à la lisière de la forêt, au point de départ de la randonnée de demain, afin d'être opérationnels à la première heure. En guise de préambule, le soleil fait son apparition pendant le dîner, ce qui est de bon augure.
A l'extérieur, les moustiques font le siège du véhicule, prêts à s'introduire par la moindre ouverture. Vive les moustiquaires.
Distance parcourue dans la journée : 213 kilomètres.
Musée sami
Inari : église de pleine nature de Pielpajärvi et croisière sur le lac
J13 : Mardi 21 juin 2015
Les touristes viennent à Inari principalement pour le musée (pour nous, c'est fait) mais aussi pour faire une croisière sur le lac (c'est prévu) et accessoirement visiter la petite église en pleine nature de Pielpajärvi (c'est prévu aussi). On pourrait même combiner les deux, le lac et l'église, en se faisant déposer en cours de croisière sur la berge pour rejoindre la chapelle, s'économisant ainsi un trajet à pied.
A l'origine, c'est ce que nous avions envisagé mais le seul départ en bateau (à nos dates) a lieu à 13 heures. Or la météo prévoit une dégradation dans l'après-midi. Nous ne voulons pas prendre le risque de nous faire rincer en randonnant en fin d'après-midi. Sur le bateau nous serons à l'abri quoi qu'il arrive.
Nous préférons par conséquent assurer nos arrières, occuper la matinée à faire la randonnée aller et retour vers la petite église et consacrer l'après-midi à la croisière.
La météo est conforme aux prévisions, très belle… enfin !
Avant 8 heures, nous sommes prêts, sac sur le dos, chaussures aux pieds et bombe anti moustique dans la poche. Les maringouins n'ont qu'à bien se tenir.
Nous débutons par la traversée d'une très belle forêt de pins, couverte d'un tapis de buissons de myrtilles sur un chemin caillouteux encombré de racines.
Nous arrivons ensuite à proximité de plusieurs grands lacs dont le Pielpajärvi, bordés de magnifiques tourbières.
Sous les rayons du soleil, les grandes étendues d'eau se sont parées de couleurs toniques, allant du vert amande au bleu azur.
Régulièrement, notre chemin croise des pistes pour scooters dont le balisage se poursuit curieusement à travers le lac. Eh oui, en hiver, il est utile pour les motoneiges qui se déplacent sur le lac gelé.
De nombreux ruisseaux alimentent les plans d'eau colonisés par des herbiers impressionnants où domine le trèfle d'eau.
Cette composition aurait sans doute pu inspirer les Impressionnistes ;-)
L'eau est omniprésente, offrant au lédon des marais les conditions idéales pour s'épanouir.
Heureusement le parcours se fait sur des planches en bois quand le terrain est trop humide. Ce serait dommage d'abimer toute cette belle végétation.
Les moustiques, eux aussi friands de ce milieu, nous ont lâchés pour le moment mais c'est pour mieux nous attendre dans la dernière ligne droite.
En effet, arrivés dans la clairière occupée par la chapelle, nous coupons directement à travers la prairie en fleurs. Erreur fatale ! Les moustiques étaient tous en planque dans les hautes herbes, prêts à fondre sur nous, pauvres marcheurs.
Nous trouvons alors à l'intérieur de l'église un refuge momentané, le temps de nous ressourcer et de préparer la riposte.
Quelques mots sur cet édifice religieux : Il s'agit d'une église en bois, construite entre 1752 et 1760, flanquée de deux cabanes qui servaient à l'époque d'abri pour les fidèles (et qui servent de refuges de nos jours), derniers vestiges d'un village Sami.
L'église est toujours ouverte, il suffit de soulever le loquet et d'ouvrir les fenêtres pour y faire entrer la lumière (avant de tout refermer en partant). Un service religieux y est célébré de temps à autre, notamment à minuit le jour de la St Jean, c'est-à-dire dans quelques jours.
Après un petit moment de recueillement, nous allons jeter un œil à la cabane voisine où l'âtre encore chaud témoigne de son utilisation récente par quelque personne de passage.
Pas de flânerie sur le trajet retour, de sorte que nous arrivons au parking vers 11 heures après 10 kilomètres et un peu plus de 3 heures de marche, pauses comprises. Une très belle randonnée alliant nature, culture et histoire.
Les moustiques nous ont laissés tranquilles au retour. En revanche, deux oiseaux nous ont retenus un court instant Tout d'abord, un pluvier doré qui, par des manœuvres d'intimidation, a tenté de nous barrer le passage, sans doute pour protéger son nid. Puis, un oiseau qui ne nous a montré que son dos au plumage gris orné de touches orangées. Dommage qu'il ne nous ait pas montré son cou, car il semblerait que ce soit une gorgebleue à miroir.
Avec le beau temps et 16 degrés, les conditions sont idéales pour une promenade en bateau. L'embarcadère est situé juste à côté du musée sami.
Nous prenons place à l'avant du navire pour une excursion d'environ 3 heures.
Le lac d'Inari est le troisième plus grand lac de Finlande et comprend 3 300 îles.
A 13 heures pile, le catamaran Inari III sort du port et prend le large, glissant sur un plan d'eau aussi lisse et immobile qu'un miroir.
Il prend tout d'abord la direction de l'île d'Ukonselkä où il accoste une heure plus tard pour une vingtaine de minutes.
Nous grimpons à toute vitesse les marches en bois jusqu'au sommet de l'île pour profiter les premiers de la vue panoramique sur le lac constellé d'îlots.
Il y a quelques centaines d'années déjà, au milieu de l'été, les Samis faisaient cette même démarche, s'y rendant en barque au milieu de l'été pour y invoquer Ukko, le dieu de la chasse.
Quand une touriste attentive remarque un petit point au milieu de l'eau, tous les regards se braquent sur la surface du lac. Une embarcation ? Un nageur ? Effectivement, c'est un nageur mais pas humain. Avec ses bois caractéristiques, vous l'aurez sans doute reconnu.
Oui, c'est bien un élan ! Nous avons souvent espéré en voir un au bord d'une route, près d'un lac ou d'un marais mais jamais nous aurions imaginé en apercevoir un, ici, en plein milieu du lac d'Inari. C'est incroyable !
Une fois tout le monde de retour à bord, le bateau se dirige vers la rive opposée, le capitaine espérant retrouver la trace de l'animal mais celui-ci a dû s'enfoncer dans les bois depuis belle lurette.
Alors il reprend le cours normal de la croisière jusqu'au débarcadère de Pielpavuono. C'est là qu'il dépose un couple souhaitant rejoindre à pied l'église en pleine nature. Nous avions peur que la météo se gâte en cours d'après-midi. Finalement, il n'en a rien été, même si le ciel est maintenant de plus en plus couvert. Fin de la croisière à 16 heures. C'était très sympa et la rencontre de l'élan… extra-ordinaire !
Vu l'heure, nous pouvons envisager de rouler un peu, au moins jusqu'à Saarisselkaa, à 70 kilomètres où j'avais repéré un lieu de bivouac possible, au sommet du domaine skiable du Kaunispää (438 mètres).
Oui, oui, il y a bien du ski alpin en Finlande ! Vue sur les pistes de ski… et plus largement sur toute la région, du haut d'une tour d'observation.
Mais l'endroit très exposé nous apparaît trop venté pour y passer une bonne nuit. Alors nous n'hésitons pas faire 40 kilomètres de plus, afin de trouver à Vuotso un coin plus calme au bord de la rivière. Autre avantage : l'endroit est idéal par rapport à notre projet de demain.
Distance parcourue dans la journée : 140 kilomètres.
Tourbière près d'Inari
Tunturis finlandais, du Pyhä Nattanen au Taivaskero
J14 : Mercredi 22 juin 2016
Si la Finlande est un pays principalement de forêts, de lacs et de rivières, elle n'est pas pour autant un plat pays, du moins dans cette partie Nord. Régulièrement, de petites montagnes aux sommets dénudés culminant entre 500 et 800 mètres donnent du relief au paysage. On y jouit notamment de belles vues dégagées à des kilomètres à la ronde. En finnois, ces monts sont appelés tunturi.
C'est l'un de ces tunturis que nous nous apprêtons à gravir. Il s'agit du Pyhä Nattanen, à ne pas confondre avec Vatanen, le héros des romans du finlandais Arto Paasilinna ;-)
Pour rejoindre le point de départ de la randonnée, il faut emprunter, juste au nord de la rivière, une piste de terre très praticable sur une douzaine de kilomètres.
Au parking, il y a déjà une voiture alors qu'il est à peine 7 h 30. Des gens seraient encore plus matinaux que nous ?
Côté météo, il fait beau avec 13 degrés, ce qui fait aussi le bonheur des moustiques, prompts à nous attaquer à peine descendus de notre fourgon.
Le guide du Routard annonce un parcours de deux kilomètres difficiles avec 300 mètres de dénivelé.
Or le départ, dans une forêt dense, se poursuit par la traversée de marais sur des planches en bois. Pour l'instant je ne vois pas vraiment de difficulté !
… et finit par une approche dans la caillasse et les racines, demandant certes un peu d'effort mais pas la mer à boire ! En trois quarts d'heure, la montée est pliée !
Le même guide vante la vue inoubliable, je confirme !
… et précise que même en plein été, il souffle un vent glacial sur ces hauteurs dénudées, je confirme aussi ! Coupe-vent et capuche indispensables ! La bonne nouvelle, c'est qu'à cette altitude (508 mètres) il n'y a déjà plus de moustiques.
Le refuge, bien équipé, nous offre alors un abri bienvenu, le temps de nous réchauffer un peu.
Nous aurions ensuite pu retourner par le même chemin mais comme il existe une variante et que nous aimons bien varier…
Hum, si on avait su… car la variante traverse un éboulis rocheux très accidenté dans lequel nous avons l'impression de ne pas avancer. Une fois sortis de là, nous rencontrons un terrain inondé, non aménagé, dans lequel nous nous enfonçons par moments jusqu'à la cheville. Sans parler des moustiques qui reviennent à la charge en atteignant une altitude à nouveau plus basse et la végétation gorgée d'eau à laquelle nous nous frottons au passage.
Bref, si on avait su, on n'aurait pas v'nu comme dirait l'autre ;-)… mais repris au retour le même chemin qu'à l'aller. Sur la base de l'aller/retour par le même itinéraire, c'est une très belle randonnée, facile, courte, avec à la clé une magnifique vue panoramique.
La boucle est plus sportive, surtout après les pluies tombées ces derniers jours. Elle nous a demandé 3 heures et 7,1 kilomètres avec un dénivelé de 210 mètres. Elle nous coûte surtout des chaussures à nouveau trempées à l'extérieur comme à l'intérieur et des pantalons mouillés jusqu'aux cuisses. Conséquence : pas d'autre randonnée possible dans la journée.
Dans ces conditions, autant en profiter pour rouler. Ça tombe bien, c'est ce qui est prévu. Pour rejoindre notre prochaine destination, au cœur du parc national de Pallas-Ounastunturi, 250 kilomètres nous attendent. Il est seulement 11 heures, nous avons le temps de nous avancer jusqu'à mi-route avant le déjeuner c'est-à-dire jusqu'à la petite ville de Sodankylä.
Le trajet sur la E75, large et roulante, se fait à bon train malgré le flux important de camping-cars sur cet axe, le plus court vers le cap Nord pour la majorité des conducteurs européens. Pendant ce temps, nos chaussures exposées derrière le pare-brise amorcent leur séchage.
Rien de particulier à voir à Sodankylä mais, pour nous, un passage en ville précieux, mis à profit pour régler l'intendance.
Pendant que notre linge tourne dans la machine de l'hôtel Bear Inn, nous faisons à Lidl les courses les moins chères de notre voyage, déjeunons sur le parking voisin, passons chez l'opticien faire réparer des lunettes, au magasin de sport pour nous renseigner sur les filets de tête anti moustiques (qu'au final nous n'achèterons pas) avant de retourner à l'hôtel bénéficier de la WIFI.
Une fois toutes ces tâches accomplies, il nous reste la deuxième moitié du parcours à effectuer. Le point de chute est prévu dans les environs de Muonio, pas loin de la frontière suédoise, au pied du massif du Pallastunturi.
Nous échouons plus précisément devant l'hôtel Pallas, un hébergement isolé en pleine nature au pied de la montagne, à 459 mètres d'altitude. Il fait un temps magnifique et 19 degrés. Si nos chaussures n'étaient pas trempées, nous serions sans doute partis randonner immédiatement. L'hôtel est le point de départ d'un beau réseau de sentiers en été et de pistes de ski en hiver.
A défaut de profiter de son environnement, nous profitons pour le moment de son restaurant. Au menu lapon, un tartare de renne servi avec des champignons et des lichens (très bon mais portion un peu chiche même pour une entrée). En revanche, l'omble chevalier du lac d'Inari sur lit de purée de choux-fleurs et la crème brûlée aux myrtilles, tous les deux délicieux, rattrapent largement l'entrée et font de ce dîner un des meilleurs de notre voyage. Avec une bouteille de riesling à deux, il valait mieux que le Vany ne soit pas très loin ;-)
Nuit sur place sous un ciel sans nuage et un soleil radieux !
Distance parcourue dans la journée : 283 kilomètres.
Au sommet du Pyhä Nattanen
J15 : Jeudi 23 juin 2016
Bonne nouvelle, nos chaussures de randonnée sont sèches.
Voyons à présent si le temps est toujours aussi dégagé qu'hier soir. Pas tout à fait ! Nuages et éclaircies se partagent le ciel. Tout est de savoir qui des deux aura le dessus.
En prenant le départ vers 8 h 30, nous avons tout de même l'impression qu'il va faire beau. Altitude du parking : 450 mètres.
Dans notre viseur, le Taivaskero, point culminant du massif du Pallastunturi, à 806 mètres d'altitude.
Pour l'atteindre, le chemin balisé par des poteaux surmontés de croix de St André prend progressivement de la hauteur à travers une toundra dénudée. Il n'y a déjà plus d'arbres à cette altitude, de moustiques non plus.
L'itinéraire est pour le moment commun avec le sentier de grande randonnée Pallas-Hetta, l'un des plus prestigieux de Laponie, qui en 55 kilomètres passe par les sommets de plusieurs tunturis.
Au bout d'une heure, quand il s'en écarte, il nous reste une dernière grimpette à gérer avant d'atteindre un large plateau recouvert d'un amas rocheux au milieu duquel le sommet aurait pu passer inaperçu s'il n'était matérialisé.
C'est ici que, le 6 juillet 1952 aux rayons du soleil de minuit, fut allumée la flamme olympique des Jeux de Helsinki. Une plaque commémore cet événement.
Depuis le sommet, la vue embrasse un panorama époustouflant : forêts, lacs et croupes montagneuses à perte de vue avec l'hôtel Pallas à nos pieds.
La randonnée en boucle prend ensuite la direction du sud, passe au pied d'un autre tunturi, le Laukukero, où nous surprenons un couple de lagopèdes en goguette.
A partir de là, l'hôtel nous sert de repère pour tracer à vue dans une pente parfois raide jusqu'à destination. Bilan : 8,5 kilomètres, 2 heures et demie, dénivelé 375 mètres.
Sur le parking, une famille de rennes nous fait son cinéma.
Nous espérions déjeuner en plein air sous les 17 degrés ambiants mais les moustiques voraces nous obligent à un repli immédiat dans le fourgon.
Cette dernière randonnée marque aussi la fin de notre séjour en Finlande qui, au final, nous a réservé de belles surprises. Ce soir, nous serons en Suède, à proximité de Gällivare.
L'itinéraire le plus court coupe en diagonale via des routes secondaires mais Hervé a peur qu'elles soient étroites et peu roulantes. Il préfère nous faire passer par les grands axes, un trajet plus long en kilomètres mais d'après lui plus court en temps.
A Muonio, en traversant la frontière, nous retardons nos montres d'une heure. Appréciable vu notre timing chargé !
Le début du trajet en Suède est agréable, à travers des forêts de pins majestueux et de grandes prairies en fleurs sous des températures de plus en plus chaudes, jusqu'à 21 degrés en cours de route. Jusqu'ici tout baigne !
En cours de route, un champ de linaigrettes ou "fleurs à coton".
Mais c'est sans compter sur une importante zone de travaux. Or quand les Suédois font des travaux, ils ne vont manifestement pas jusqu'à leur terme. Nous tombons donc sur une route en attente d'asphaltage, couverte de gravier grossier, presque du gravier de ballaste. Pas sur une courte distance, mais sur plus de 15 kilomètres, une éternité dans ces conditions. Rouler sur cette surface est un calvaire pour le camping-car. Il faut rouler en seconde, en redoutant la crevaison en permanence. D'ailleurs plusieurs véhicules sont immobilisés sur le bas-côté, pneus crevés.
Le retour sur l'asphalte sonne comme une libération et l'arrivée à destination est un soulagement.
Après un après-midi à conduire, nous sommes heureux de poser le fourgon sur les hauteurs de Gällivare, au sommet du domaine skiable du Dundret (730 m), pour une soirée de détente.
La ville réputée pour ses mines de cuivre et de fer s'étend juste à nos pieds, mais c'est pour la nature environnante que nous avons choisi cet endroit. Nous ne sommes d'ailleurs pas les seuls.
Le paysage rocailleux et dénudé inspire aussi nos voisins de parking. Lui équipé d'un drone, elle revêtue d'une robe de bure, capuche pointue et mains dans les manchons, trouvent manifestement ce décor minéral parfait pour leur scénario. Elle déambule dans son drôle d'accoutrement pendant que lui la filme à l'aide d'un drone.
Le ciel orageux ajoute une note dramatique à l'ambiance.
Cette luminosité particulière nous incite à explorer à notre tour la croupe rocheuse qui se dresse devant nous. Petite balade vespérale jusqu'au sommet du Stora-Toppen (820 mètres d'altitude), coiffé de deux abris pour randonneurs. Vue sur la taïga environnante.
Après le départ des dronistes, nous pensons rester seuls sur place. Mais c'est sans compter sur l'arrivée tardive de trois camping-cars d'où descend toute une ribambelle d'enfants, prompts à mettre un peu d'animation sur le petit parking.
Plus tard, dans notre demi-sommeil, nous entendrons encore quelques visiteurs temporaires, attirés par le soleil de minuit. Le Dundret bénéficie d'un succès que nous ne soupçonnions pas ;-)
Distance parcourue dans la journée : 308 kilomètres
Rennes en goguette !
Kvikkjokk (Suède), randonnée dans le massif du Snjerak
J16 : Vendredi 24 juin 2016
Grand beau temps aujourd'hui et déjà 16 degrés à 8 heures du matin. Notre séjour en Laponie suédoise se présente sous les meilleurs auspices.
Alors dépêchons-nous de rejoindre notre étape suivante, à savoir la petite station de montagne de Kvikkjokk, située au bout d'une route en cul-de-sac en bordure des prestigieux parcs nationaux de Padjelanta et Sarek ainsi que sur le tracé du non moins célèbre sentier de grande randonnée de Kungsleden.
Ce n'est pas tout à fait la porte à côté, le trajet va occuper toute la matinée.
Alors que la radio annonce la volonté des Britanniques de quitter l'Union européenne, nous faisons route sur la E45 en suivant la rivière Lule sur laquelle ont été érigés plusieurs barrages de grande envergure, sujets de tensions, par le passé, entre le gouvernement suédois et les Samis privés de leurs terres inondées.
La circulation est particulièrement light en ce vendredi matin et les quelques localités traversées étonnamment désertes. Pourtant, à la sortie de l'une d'elles, un véhicule nous fait des appels de phares. Tiens, un contrôle de police ? Même pas, juste un troupeau de rennes qui fait son numéro en plein milieu de la voie ;-)
Au carrefour où notre trajet quitte la E45 pour prendre la direction de Kvikkjokk, nous avons atteint le point le plus méridional de notre voyage.
A partir de ce carrefour, cap légèrement vers le nord-ouest sur une petite route pittoresque serpentant entre forêts, prairies et habitations isolées sans jamais quitter (ou presque) la rive d'un lac ou d'une rivière.
A son extrémité, au bord du lac Saggat et du delta des rivières Tarra et Kamajokk se blottit le minuscule village de Kvikkjokk, au pied d'une prestigieuse chaîne montagneuse dont certains sommets sont encore couronnés de neige.
Nous avons prévu de passer deux jours dans ce coin reculé.
Deux parcs nationaux, parmi les plus grands d'Europe, entourent le village, en l'occurrence Sarek et Padjelanta qui figurent depuis 1995, au patrimoine mondial de l'UNESCO. Ils ne sont accessibles qu'à pied à l'issue de plusieurs jours de marche, tout comme la Kungsleden, la Voie Royale, un sentier de grande randonnée de 425 kilomètres, divisé en quatre parties de sept jours chacune, dont l'un des tronçons passe également par le hameau.
Alors, que sommes-nous venus faire ici ? Du trekking ? Non, juste des randonnées à la journée. Car si Kvikkjokk est considéré comme la Mecque des randonnées longues, le village est également le point de départ de quelques randonnées à la journée. C'est pour cette raison que nous l'avons sélectionné.
Une fois le fourgon garé sur le parking au bout du village, au bord de la tumultueuse rivière Kamajokk, en avant vers le massif du Snjerak, plus précisément vers celui de ses trois sommets surnommé "Tourist Summit" à 805 mètres d'altitude.
Il est 13 heures, il fait un temps magnifique avec un thermomètre dépassant les 20 degrés. Première vue au cours de la montée, bien raide.
Du "sommet pour touristes", vue imprenable sur le delta, la croupe du Nammatj (au milieu) et les massifs du Sarek et du Tarrekaise à l'arrière-plan.
Depuis le départ, nous suivons un chemin bien balisé qui se termine en surplomb d'un lac que nous atteignons au bout d'une petite heure. Arrivés à ce point, le retour se fait par le même chemin. Déjà ?
Trouvant que la balade manquait de piquant à ce stade, nous nous offririons bien un petit bonus pour prolonger le plaisir. Qu'à cela ne tienne !
Nous avions téléchargé sur notre GPS la trace d'un circuit en boucle trouvé sur Wikiloc. Vous nous voyez venir !
Nous tentons par conséquent de suivre ce tracé ou plutôt l'absence de tracé… sur le terrain. Aucune indication sur place ne fait mention d'une quelconque boucle.
Après quelques centaines de mètres à marcher à vue, nous récupérons une petite sente qui grimpe sur une crête d'où nous jouissons de bien meilleures vues encore sur le Sarek.
Mais quand la sente disparaît à nouveau, le parcours se complique un peu.
Guidés par le GPS, nous gambadons alors à vue dans des pentes buissonneuses, nous frayant un passage au travers d'un inextricable bois de bouleaux nains avant de finir par retomber sur nos pieds dans la dernière ligne droite jusqu'au village.
Hum, on voulait du piquant ?
Cela dit, on ne regrette pas ce choix, ravis d'avoir pu accomplir cette très belle boucle de 12 kilomètres en 3 heures et demie avec 550 mètres de dénivelé.
Conseil : pour une balade simple et facile choisissez l'aller/retour par le même chemin. Pour y ajouter comme nous une pointe de piquant, fiez-vous à Wikiloc ;-)
Une fois de retour, nous espérons nous détendre en profitant de la douceur ambiante. C'est sans compter sur une panne sèche de gaz. Le remplacement de la bouteille est inévitable. Une opération simple et rapide en principe, sauf que, dans le cas présent, le modèle pas tout à fait identique au précédent, fait de la résistance au point qu'il nous faut appeler à la rescousse deux camping-caristes suédois tout aussi désarmés.
En dernier recours, nous laissons un message au loueur, persuadés qu'il nous a fourni une bouteille inadaptée. Au final et à force d'acharnement, Hervé finit par dompter le système et à faire fonctionner la bouteille. Ouf ! On se voyait déjà devoir retourner à Jokkmokk à 100 kilomètres pour trouver du gaz.
Bref, voilà une tâche qui nous a fait perdre toute la soirée… ou presque. Pour qu'elle ne soit pas tout à fait gâchée et avant le dîner dans le fourgon, nous nous accordons un moment de relâche pour l'apéro à la Fjällstation, le seul hébergement de Kvikkjokk. Nous trinquons en plein air au bord de la rivière : c'est l'été en Suède !
Par la même occasion, nous préparons notre journée de demain pour laquelle nous avons besoin d'un transfert en bateau. Rendez-vous est pris avec BJörn pour demain.
Distance parcourue dans la journée : 212 kilomètres.
Vue sur le Sarek depuis le sommet du Snjerak
Kvikkjokk, randonnée vers du Prinskullen et bateau dans le delta
J17 : Samedi 25 juin 2016
Pas de route à faire ce matin. Le Vany reste sagement sur le parking pendant que nous allons découvrir un autre sommet facile, dominant le village.
Le point de départ du trail se situe sur la rive opposée de la rivière. Pour ce court transfert en bateau, nous avons fait appel à Björn qui nous a fixé rendez-vous à 9 h 20, toujours sur le même parking. Nous nous attendions à le voir arriver en voiture, mais c'est de la forêt qu'il émerge à pied, nous conduisant d'abord le long de la rivière Kamajokk jusqu'à la Fjällstation pour récupérer d'autres clients.
Au passage, il nous indique le meilleur point de vue sur les rapides.
Nous sommes sept à monter dans son petit canot à moteur : un couple allemand, une randonneuse suédoise, un jeune couple finlandais et nous, mais chacun avec un but différent.
Les Allemands et la Suédoise veulent aller vers Nammatj. Les Finlandais sont les plus ambitieux avec la montée au Kaskaivo (22 kilomètres et 12 heures aller/retour) dont le point de départ se situe à trois kilomètres en amont de la rivière. En ce qui nous concerne, nous avons juste besoin d'être déposés sur la rive opposée au point de départ vers Prinskullen, la "colline du prince".
Mais Börn nous propose (for a good price, dit-il) que nous accompagnions d'abord les autres personnes jusqu'à leurs points de dépose afin de découvrir, par la même occasion avant notre randonnée, une partie du delta. C'est d'accord. Par cette très belle journée, c'est le moment d'en profiter.
De la rencontre de la rivière Tarra et des rapides de la Kamajokk est né un delta unique et verdoyant formé et régulièrement transformé par l'accumulation de sédiments transportés par les eaux tumultueuses des cours d'eau.
Pendant que Björn nous livre quelques informations sur la région, passant avec aisance de l'anglais à l'allemand, avec même quelques mots de français, le canot s'engage dans un canal étroit, à la végétation luxuriante et touffue, sur un miroir d'eau où se reflètent à la perfection les silhouettes élancées de quelques feuillus.
Les grands arbres ont l'air de se prosterner, formant une haie d'honneur sur notre passage.
Quand le rideau d'arbres s'ouvre, la perspective s'élargit, laissant apparaître le profil râblé du mont Nammatj… … ou la calotte imposante d'une montagne plus éloignée.
Une fois tous nos corandonneurs déposés, quand le bateau revient au niveau des rapides, le moment est venu pour nous de débarquer.
Il est maintenant 10 h 45. Nous nous mettons d'accord avec Björn sur l'horaire du retour (16 heures) et attaquons aussitôt la montée.
Comme d'habitude, l'accès au sommet passe par la traversée d'une forêt de bouleaux, en l'occurrence ici sur un sentier bien tracé, conçu au milieu du XVIIème siècle par les mineurs allant exploiter des filons d'argent dans les massifs du Sarek et du Padjelanta.
Au sortir de la forêt (à 650 mètres d'altitude), il nous reste à franchir une série de dalles rocheuses disposées en gradins avant d'accéder au cairn pyramidal du sommet.
Depuis ce balcon, la vue est saisissante sur la chaîne montagneuse s'étendant à perte de vue ainsi que sur le delta au premier plan, véritable mosaïque de lagunes, de lacs, de canaux, de prairies, de bois et de marais.
Il est midi. Le belvédère est l'endroit parfait pour un pique-nique et un bain de soleil, débarrassés de nos chaussures, les doigts de pied en éventail.
Mais au bout d'une heure, l'envie de bouger nous démange à nouveau.
Le guide Rother mentionne une possibilité de poursuivre (ah, chouette) sur un sentier non balisé, en direction de Vallespiken, aboutissant à des enclos à rennes à 867 mètres d'altitude. Durée annoncée : une heure.
Voilà qui fait notre affaire !
Nous cédons le sommet à trois ou quatre poursuivants, preuve que Björn a dû opérer une rotation supplémentaire, et prenons la direction du nord-ouest.
Devant nous, la chaîne imposante du Vallespiken et ses dômes encore zébrés de neige nous servent de points de repère.
Ce rocher erratique déposé là par quelque troll musclé tient lieu à la fois de terminus et de tour d'observation. Les enclos à rennes (vides) sont visibles à l'arrière-plan.
Pour retourner vers Prinskullen, il suffit alors de suivre ce collier de nuages comme autant de cailloux semés dans le ciel par le petit Poucet. Ils mènent droit au point de vue.
Avant le retour au débarcadère, nous nous accordons une dernière pause pour profiter du panorama et de l'absence de moustiques à cette altitude.
A l'issue de la descente, nous flânons un peu dans cette belle prairie fleurie.
Cachées dans les herbes hautes entre les brassées de graminées, on peut y découvrir des ruines de soubassements du village de Kvikkjokk, jadis établi de ce côté-ci de la rivière. Mais pas le temps de nous attarder, nous percevons déjà le ronronnement du bateau de Björn.
L'homme est aussi ponctuel qu'une montre… suédoise ou peut-être suisse car il arrive accompagné de quatre clients helvètes (+ les deux Allemands de ce matin) qui souhaitent faire une visite plus approfondie du delta.
Il nous propose (toujours "for a good price") de nous joindre à cette nouvelle visite. Why not ? Il n'est que 16 heures, il fait super beau, alors approfondissons !
Pour commencer, le canot va se frotter aux remous des rapides, surfant au bord des eaux tumultueuses, dans un vacarme assourdissant. C'est le prétexte pour Björn d'ajouter un soupçon d'adrénaline à un parcours par ailleurs pépère.
Après le bouillonnement des rapides, le retour au calme est d'autant plus apprécié. L'embarcation file au gré des canaux jusqu'au bassin d'une immense lagune avant de revenir par des bayous plus intimes aux allures de jardin.
Trois quarts d'heures plus tard, le bateau accoste à Kvikkjokk. Fin d'une excellente journée entre randonnée panoramique et balade au fil de l'eau sous une chaleur estivale. 24 degrés, un record !
Après cette journée bien remplie, pouvons-nous espérer une soirée de détente ? Pas vraiment, car après la panne de gaz hier, aujourd'hui c'est la panne d'eau. Au camping de Kvikkjokk, le gérant est peu enclin à nous en fournir, même en payant. Réservant le service à ses clients, il nous dirige vers le village voisin d'Årrenjarka (à 15 kilomètres).
De toute façon, il était prévu ce soir d'avancer un peu dans notre parcours, alors avançons au moins jusque là. Pour être exact, la suite de notre voyage oblige en réalité à rebrousser chemin et ce, jusqu'à… Gällivare.
Après un dernier apéro à la Fjällstation, bye, bye Kvikkjokk.
A Årrenjarka, nous trouvons de l'eau à disposition, nous voilà sauvés. Il ne reste plus qu'à se trouver un coin sympa pour la nuit. Pas évident, car de la route ne partent que des chemins privés desservant tous des habitations isolées.
Pourtant, après le hameau de Tjåmotis , l'un de ces chemins a l'air de s'enfoncer plus profondément dans les bois jusqu'à la berge d'un lac.
Ô surprise, nous y trouvons déjà un autre camping-car, français de surcroît. Immatriculés dans le Calvados, ses occupants ont déniché ce coin lors d'un voyage précédent et y reviennent avec plaisir à chacun de leur périple. Ils auraient sans doute préféré garder l'emplacement pour eux tout seuls mais le partagent bien volontiers avec nous.
L'endroit est un havre de tranquillité et de sérénité. Voilà toutes les conditions réunies pour passer une belle soirée et une bonne nuit.
Distance parcourue en voiture : 53 kilomètres. En randonnée : 12,6 kilomètres, dénivelé de 530 mètres.
Vue sur le delta depuis le sommet du Prinskullen
De la ville en sursis de Kiruna au canyon d'Abisko
J18 : Dimanche 26 juin 2016
Comme prévu, la suite de notre voyage implique un retour sur nos pas jusqu'à Gällivare avant de continuer, via la ville minière de Kiruna, jusqu'aux abords d'Abisko où nous prévoyons d'arriver en fin d'après-midi. Ceci, dans le but de rejoindre dans quelques jours la Norvège au niveau de Narvik et d'enchaîner avec les îles Lofoten.
C'est par conséquent une longue étape de plus de 350 kilomètres qui nous attend. En sachant que les déplacements se font uniquement sur des routes nationales, qu'à tout moment on peut être ralenti par des travaux ou par des troupeaux de rennes, qu'avec un camping-car on a tendance à s'arrêter plus souvent qu'avec une voiture, pour faire le plein d'eau, pour vidanger les eaux sales, pour faire des courses… Bref, il vaut mieux ne pas être pressés. Pour couvrir la distance, nous comptons un minimum de sept heures, sans les arrêts.
Dans ces circonstances, un départ à 6 h 30 paraît tout à fait indiqué et le trajet plus supportable s'il est fractionné.
C'est pourquoi entre les pauses techniques, photographiques, logistiques et touristiques, nous ne lésinons pas sur les arrêts.
Première pause, une heure et demie après notre départ, tout près de Porjus, où nous dédions quelques minutes aux parois étagées de ce profond canyon cachant en son sein une rivière qu'on ne saurait voir ;-)
Dans le centre de Porjus, nouvel arrêt, cette fois pour accomplir des tâches plus ingrates mais indispensables au bon fonctionnement d'un camping-car. Je ne vous fais pas de dessin !
Près de trois heures après notre départ, nouveau prétexte pour nous arrêter : l'apparition de cet étonnant nuage en forme de feu d'artifice ou de bouquet. Nous avions déjà vu ce type de nuage lors de notre précédent voyage sur la route de la Côte au sud de Bodø, mais jamais dans d'autres pays. Curieux, non ? Cette forme de nuages serait-elle propre à ces régions arctiques ? Ou serait-elle l'œuvre d'un avion ?
10 heures, c'est l'heure de la collation et d'une nouvelle pause sur l'aire de pique-nique de Lappesuando, 50 kilomètres au nord de Gällivare. Voilà de quoi nous faire tenir jusqu'aux abords de Kiruna où nous arrivons pour l'heure du déjeuner.
Juste après le repas, visite au pas de course du centre-ville voué à l'engloutissement en raison du développement de la mine de la LKAB exploitant le plus grand gisement de minerai de fer au monde.
Dans les vingt années à venir, il est prévu de déplacer la ville de quelques kilomètres vers le nord-ouest, à commencer par le centre. Un tiers des habitants sont concernés, soit plus de 6 000 personnes, mais aussi tous les commerces du centre, l'hôtel de ville, l'hôpital, l'église, la bibliothèque, des écoles, des lycées… C'est impressionnant !
Dans le hall de l'hôtel de ville, une maquette donne une idée des secteurs concernés.
Le fer est à l'honneur partout dans la ville. Kiruna lui doit à la fois son existence, sa mort annoncée et à terme sa renaissance !
Cela fait maintenant 8 heures que nous sommes en route alors vivement notre arrivée aux abords d'Abisko pour pouvoir nous dégourdir plus longuement les jambes.
Une fois sur place, nous ignorons le village pour nous diriger quelques kilomètres plus loin vers Abisko Tourist Station regroupant un hébergement, une gare, un centre pour visiteurs et un télésiège accédant aux sommets, le tout à l'entrée du parc national du même nom.
Pour le télésiège, nous arrivons trop juste. La dernière montée a lieu à 16 heures, mais plus de descente possible, hormis à pied ce que nous excluons, pas convaincus de son intérêt.
En lieu et place, nous improvisons une balade en boucle de la forme d'un huit, autour du canyon et du delta de la rivière Abiskojakka, un parcours inspiré du guide Rother mais librement adapté à notre forme après 10 heures de route.
Dans l'immédiat et sans quitter le parking, il suffit de tourner la tête vers le sud-ouest pour apercevoir la vue la plus photographiée de la région, la vallée de Lapporten ("porte de la Laponie") en forme de "u" évasé, à l'arrondi presque parfait. Une image qui laisse présager des beautés naturelles de toute cette région.
Parmi les incontournables, il y a bien sûr le canyon que nous abordons dans un premier temps vers l'amont tout en longeant la rive ouest du cours d'eau.
Le parcours, en partie sur des planches, nous réserve de belles vues sur les eaux tourbillonnantes du torrent mugissant.
A la première intersection, nous amorçons déjà la direction du retour, quittant le bord de l'eau par un chemin de traverse pour revenir au point de départ par un "nature path".
Du plus éloigné au plus proche, notre regard retient… … cette belle chaîne montagneuse que la neige recouvre encore d'un blanc manteau , … ce dôme au galbe et à la texture parfaitement parfaits, … ainsi qu'un tapis de myosotis couvrant les pieds de ces bouleaux tordus.
La première boucle de notre huit se termine sous le porche d'entrée de la Kungsleden, ce sentier de grande randonnée dont on avait déjà croisé le tracé la veille à Kvikkjokk. Nous aurions donc pu venir à pied jusqu'ici depuis notre destination précédente ;-)
Passons à présent à notre deuxième boucle qui suit la rive Est du cours d'eau, côté aval, nous livrant un nouvel aperçu du canyon sous un angle un peu différent.
Puis, quand le torrent se jette dans le lac Torneträsk aux allures de fjord, notre balade s'achève en surplomb du delta, avant un passage par la station touristique.
Retour au point de départ après 7,2 kilomètres en 2 heures et demie avec un dénivelé insignifiant (ou presque) de 80 mètres. Bref, une balade pépère de fin d'après-midi pour ménager nos vieux os !
A propos de fin de journée, c'est le moment de nous préoccuper de notre lieu de bivouac. Les parkings du télésiège, du centre des visiteurs et de la gare sont interdits au stationnement durant la nuit. En touristes disciplinés, nous respectons scrupuleusement la mesure contrairement à plusieurs autres camping-caristes, locaux de surcroît, dont les installations trahissent leur intention manifeste d'y passer la nuit.
Néanmoins, en vue d'autres activités prévues demain à Abisko, nous n'aimerions pas trop nous éloigner. Quelques kilomètres à l'est de la station touristique, sur l'aire de repos de Tornehamn, nous trouvons notre bonheur. Le stationnement est toléré pour 24 heures, c'est plus qu'il n'en faut !
La chaleur reste d'actualité, nous permettant de rester en short même en soirée. La région a la réputation d'être la plus sèche de Suède. Pourvu que ça le reste !
Distance parcourue dans la journée : 394 kilomètres.
Canyon d'Abisko
Abisko : télésiège vers Nuolja et randonnée au lac Trollsjön
J19 : Lundi 27 juin 2016
Cette journée d'aujourd'hui n'était pas véritablement programmée mais gardée en réserve au cas où nous aurions de l'avance. Or nous avons toujours 24 heures d'avance sur notre planning, c'est le moment d'en profiter tant que la météo reste clémente et avant une possible dégradation en soirée. Zut !
Pour le moment, n'y pensons pas et profitons-en à fond ! Déjà 16 degrés (22 plus tard dans la journée) malgré un ciel très légèrement voilé en ce début de matinée.
Nous sommes les premiers devant le télésiège d'Abisko mais pendant que nous attendons son ouverture dans notre véhicule, nous nous faisons griller la politesse par deux fillettes et leur maman qui seront les premières à filer vers le sommet.
Le télésiège nous fait alors passer en une vingtaine de minutes de 385 mètres à 850 mètres.
A partir de là, il faut continuer à pied si l'on veut atteindre le mont Nuolja à 1169 mètres, en comptant environ trois quarts d'heure pour la montée.
Pendant que nous nous attardons un peu autour de la station d'arrivée, les filles et leur maman nous distancent encore un peu plus. Mais quand les petites finissent par traîner les pieds, réclamant une pause et un goûter, nous les dépassons allègrement, ravis de partager la primeur du sommet avec ce seul cairn à la forme humaine appelé inukshuk dans d'autres contrées.
Magnifique vue sur le lac Torneträsk, celui dans lequel se jette la rivière Abisko.
A l'issue de cette randonnée de 4 kilomètres avec un dénivelé de 350 mètres, le télésiège nous ramène à Abisko sur les coups de midi.
Un timing parfait qui nous permet, après le déjeuner, d'envisager une deuxième randonnée dans l'après-midi Elle me tient tout particulièrement à cœur. Sur le papier, cette traversée de vallée à destination du lac Trollsjön paraissait magnifique. Voyons ce qu'elle vaut sur le terrain !
Son point de départ se trouve sur la route E10, à 25 kilomètres à l'est d'Abisko. Il faut se garer sur le bord de la route. Dans notre sens de circulation, toutes les places sont déjà occupées. Il faut donc faire un demi-tour en plein milieu de l'E10 pour aller nous garer de l'autre côté de la route.
Pour trouver l'entrée de la vallée, il faut d'abord traverser un petit bois de bouleaux où sont planqués quelques moustiques avides (mais ça c'est habituel). Plus inhabituel, il faut dans le cas présent traverser la voie ferrée de la ligne Kiruna – Narvik en faisant attention aux trains, nombreux, mais heureusement sonores.
Une fois ces deux obstacles franchis, la vallée est à nous !
Comme la montée est progressive et régulière avec un gain d'altitude bien réparti, nous avançons d'un pas vif sur un sentier engazonné déroulant son tapis de verdure au pied d'une table rocheuse face à des dômes marbrés de neige.
En revanche, nous sommes étonnés de ne pas trouver grand monde sur le chemin. On aurait pourtant pu croire le contraire au regard du nombre de voitures garées sur la route, mais leurs occupants ont sans doute préféré une vallée voisine propice au trekking. Nous voilà bien tranquilles de notre côté. Nous finissons par rattraper un groupe de quatre personnes, des Suédois, un homme et trois femmes, plus lents que nous, l'une des femmes avançant comme une tortue, encore plus démoralisée quand nous lui annonçons qu'elle n'est qu'à moitié route. Nous avons bien cru qu'elle allait abandonner, ce qui aurait été dommage car juste après, nous atteignons la partie la plus spectaculaire du parcours.
Au fond de la vallée apparaît une gigantesque moraine latérale déroulant son rouleau compresseur à perte de vue et charriant des blocs rocheux dans un chaos indescriptible.
l'arrière-plan, les massifs montagneux lacérés de neige nous font penser aux montagnes du Landmannalaugar en Islande
Sur cet univers fantasmagorique de blocs renversés, de dalles dressés, de rocs brisés, de roches tourmentées veille le maître des lieux, un monstre de pierre hybride, tête au profil humain sur corps de dragon.
Il annonce ce pour quoi nous sommes venus jusqu'ici : le lac Trollsjön, caché dans le creux de ce cirque montagneux.
Sur ses eaux couleur soufre, qu'on dit être les plus claires de Suède, flottent quelques icebergs qui font de la résistance en ce début d'été.
Nous aurions aimé nous attarder dans cette vallée perdue mais le ciel finit par se couvrir, nous faisant redouter un orage.
Après une dernière incursion au cœur de la moraine, nous saluons les derniers trolls de pierre, implorant leur dieu de bien vouloir nous épargner d'un retour sous la pluie.
Manifestement, nous avons été entendus ! Non seulement il n'a pas plu mais nous avons même été crédités d'un peu de ciel bleu, nous permettant d'apprécier au passage ce névé aux allures de meringue saupoudrée de cacao.
Après avoir retraversé la voie ferrée, le Vany nous voit de retour vers 17 h 30 au bout de 11,6 kilomètres soit 3 heures et demie pour un dénivelé de 470 mètres.
Nous avons adoré cette vallée enchantée peuplée de trolls et ce lac d'un bleu intense, une de nos plus belles randonnées en Suède et peut-être même du voyage.
Cette balade est aussi la dernière en Suède On peut d'ores et déjà affirmer que ce séjour a été une totale réussite aussi bien dans le choix des destinations que des activités. La météo parfaite a participé de ce succès.
Nous ne sommes plus maintenant qu'à une dizaine de kilomètres de la frontière. Notre journée s'achève côté norvégien, après avoir posé le camping-car sur une aire très champêtre bordée de marais couverts de linaigrettes au pied de petites collines rocheuses.
L'orage redouté finit par éclater dans la soirée. Bien à l'abri dans le camping-car, nous ne craignons plus rien mais ce n'est pas de bon augure, la veille de notre étape vers les îles Lofoten. ;-)
Distance parcourue dans la journée : 52 kilomètres.
Lac Trollsjön
La suite se trouve dans... le message 2 (juste au-dessous)
Le récit de ce voyage hivernal est à découvrir ici :
https://sites.google.com/site/fabuleuxvoyagestromsoe/
Le récit du voyage estival de 2014 est à découvrir là :
https://sites.google.com/site/fabuleuxvoyagesnorvege/
Et celui de 2016 est ici :
sites.google.com/...xvoyagesscandinavie/ Bonne découverte !

============================================================================= Fjords et glaciers, colonies d'oiseaux, rennes en troupeaux, trolls de pierre, lacs et rivières, monts et tunturis, voici pêle-mêle quelques souvenirs d'un séjour en Scandinavie qui a mieux commencé qu'il n'a fini 😉. Voyage d'un mois en camping-car entre Norvège, Finlande et Suède.
Présentation
En 2014, la Norvège avec ses fjords profonds, ses glaciers étincelants, ses innombrables lacs et ses chapelets d'îles nous avait conquis. Sans parler de la lumière arctique absolument magique !
Nous avions par conséquent hâte d'y retourner cet été (2016) afin de compléter notre connaissance du pays et de profiter à nouveau de l'ambiance très particulière du soleil de minuit.
Parmi tous nos coups de cœur la fois précédente, les îles Lofoten figuraient en première position et bien qu'y ayant passé sept jours, nous étions persuadés de ne pas avoir exploré toutes leurs ressources. C'est donc très naturellement que nous remettons cette destination en tête de liste pour ce deuxième voyage.
A partir de ce premier élément, l'orientation du voyage se met en place. En complément des îles Lofoten, nos choix se portent vers d'autres contrées du nord, voire de l'extrême nord de la Norvège et des régions limitrophes.
Nous imaginons une boucle au départ de Tromsø passant par les péninsules du cap Nord, de Nordkinn et de Varanger. Une fois arrivés aux confins nord-est du pays, nous comptons traverser la frontière pour passer quelques jours en Finlande puis en Suède avant de retrouver la Norvège à hauteur de Narvik. Pour finir, la dernière partie du circuit sera consacrée aux îles Lofoten, Vesteralen, Senja et Kvaløya avant de refermer la boucle à Tromsø.
Restait à déterminer le mode de déplacement. En 2014, nous avions adoré la liberté que nous avait procurée le camping-car et souhaitions renouveler l'expérience. Mais allions-nous à nouveau louer le véhicule en Allemagne et faire par la route le long trajet jusque dans le grand Nord ? Après réflexion, nous décidons de rejoindre Tromsø en avion et de louer un camping-car localement. Nous faisons affaire avec le loueur norvégien Compassbobiler.
Tout est alors calé. Départ le 9 juin 2016, retour le 11 juillet. Distance totale estimée à 5 000 kilomètres maximum, soit moitié moins que lors notre voyage précédent. Nous aurons donc largement le temps de randonner et de pêcher, bref de profiter !
Nous resterons en permanence au nord du cercle polaire, ce qui signifie… soleil de minuit assuré ! Quant à la météo, nous espérons qu'elle sera aussi belle qu'il y a deux ans.
En attendant, nous prenons plaisir à observer le cap Nord sans quitter notre fauteuil grâce aux images de la webcam ;-)
Notre parcours

Arrivée à Tromsø, première étape vers les Alpes de Lyngen
J1 : Jeudi 9 juin 2016
En avion, Oslo n'est qu'à deux heures quinze de Paris et Tromsø à moins de deux heures d'Oslo. Mais en choisissant des vols au meilleur prix, nous nous infligeons une très longue journée de voyage avec une escale de 5 heures et demie à Oslo.
Une durée qui va encore s'allonger d'une heure en raison d'un retard de l'avion pour Tromsø.
Bref, au lieu de 23 h 45, il sera presque une heure du matin à notre arrivée dans le grand Nord. Mais heureusement sous ces latitudes à cette époque de l'année il fait jour toute la nuit. C'est donc les yeux rivés sur les sommets enneigés brillant au soleil que nous rejoignons le centre-ville de Tromsø en taxi pour une courte nuit bien méritée au Scandic Ishavhotel.
J2 : Vendredi 10 juin 2016
A dix heures nous avons rendez-vous avec Olav qui doit nous livrer notre camping-car. C'est alors seulement que débutera véritablement notre aventure dans le grand Nord.
Cela nous laisse le temps de prendre un petit déjeuner gargantuesque puis de faire un petit tour sur les quais, histoire de découvrir notre hôtel dans son environnement immédiat.
Mais il vaut mieux être bien couvert, dehors le temps est plutôt frisquet. Dix degrés seulement et un ciel couvert pour l'instant. Mais patience, ça devrait s'améliorer.
Reconnaissable à sa haute flèche semblable à un mât de bateau, l'hôtel Scandic se dresse fièrement en bordure de fjord.
Tout le long du quai sont alignées des maisons en bois aux façades colorées qui nous rappellent un peu celles de Bergen ou de Trondheim.
Sur la rive opposée, on aperçoit la silhouette moderne de la cathédrale.
Devant le musée polaire, des "outils" nous laissent perplexes. Ces harpons explosifs ne laissaient aucune chance aux baleines :-(
Il est l'heure d'interrompre notre balade afin de revenir à l'hôtel, le loueur ne va pas tarder.
Un peu après 10 heures, il nous amène le camping-car que nous avons réservé.
Il s'agit d'un fourgon aménagé Challenger Vany 03, monté sur un châssis Fiat Ducato, de moins de 6 mètres, tout neuf, 3 500 km au compteur. Nous en serons les premiers utilisateurs. Il ressemble beaucoup au Pössl que nous avions loué en Allemagne en 2014. Néanmoins, dès le premier coup d'œil à l'intérieur, nous réalisons qu'il est beaucoup moins fonctionnel côté rangement. Pour l'instant, nous mettons nos sacs en vrac à l'arrière en nous demandant comment faire tenir toutes nos affaires dans un aussi petit espace.
Après avoir passé en revue le fonctionnement du camion et rempli tous les documents, nous sommes prêts à quitter Tromsø en fin de matinée, enfin pas tout à fait encore, car il reste à faire les courses. Un supermarché Coop à la sortie de la ville fait notre affaire. Après avoir erré d'un rayon à l'autre et failli prendre du pâté de foie de morue à la place du thon en boîte, nous finissons par trouver de quoi remplir frigo et placards.
Il est maintenant un peu plus de 12 h 30, nous voilà partis pour de bon.
Entre-temps, le ciel s'est dégagé, laissant place à un beau soleil qui fait grimper le thermomètre jusqu'à 14 degrés.
Direction, la péninsule de Lyngen à l'est de Tromso et plus particulièrement son extrémité nord-ouest, où nous avons prévu la première randonnée du séjour, vers le phare de Lyngstuva.
La destination est à 100 kilomètres mais à mi-route, nous devons prendre un ferry pour traverser l'Ullsfjord entre Brevikeidet et Svensby. Le prochain départ est à 13 h 15, mais à force de nous arrêter à tout bout de champ, nous finissons par le louper.
C'est la faute aux paysages (ces forêts de bouleaux d'où dépassent des sommets saupoudrés de neige) pour lesquels nous multiplions les arrêts.
Nous sommes quittes pour attendre le suivant à 14 h 15, une courte attente mise à profit pour commencer le rangement.
Pendant la traversée de 20 minutes, nous avons tout loisir de contempler tranquillement l'enfilade de sommets laissés derrière nous. La neige est encore bien présente.
En débarquant à Svensby, nous partons vers le nord. Vers 16 heures, nous atteignons enfin Russelv. Quand la route se termine en cul-de-sac, nous continuons à pied sur un large chemin en bord de mer puis sur une petite sente qui nous fait prendre un peu hauteur.
Une table bien placée nous invite déjà à une pause en terrasse avec une magnifique vue sur l'océan et les îles.
Au passage, je signe le livre d'or contenu dans cette jolie boîte aux lettres placée devant une maison en ruines mais surtout devant un panorama d'exception.
Sommes-nous arrivés ? Non pas encore ! D'ailleurs avant de découvrir le phare, notre regard tombe sur ces carcasses de bateaux au pied de la falaise, signes qu'ici les tempêtes sont terribles.
Allez, encore un dernier effort, le phare est maintenant à nos pieds et juste à côté, une petite cabane dans laquelle on peut passer la nuit.
Sur le trajet du retour, nous nous offrons un petit détour vers un point de vue dominant le phare, un beau belvédère qui permet de prendre toute la mesure de ce merveilleux bout du monde.
Il n'y a plus qu'à descendre de la colline et à retrouver notre Vany, stationné dans la baie de Russelv.
Une très belle randonnée : 7 kilomètres en 3 heures avec les pauses et les différents détours (sinon 2 heures en aller retour), facile pour une première journée. Une excellente mise en jambe avant un itinéraire un peu plus consistant demain.
En attendant il ne reste plus qu'à trouver un lieu de bivouac pour ce soir. J'avais repéré un petit coin en retrait de la route, au sud de Sør -Lenangen. Il faut donc revenir de 25 kilomètres sur nos pas. L'endroit nous convient, c'est parfait.
Entre la préparation du dîner et le rangement des affaires, la soirée passe à toute vitesse. Nous installons les caches à ventouses sur le pare-brise (beaucoup moins performants que les volets en accordéon qu'il suffisait de déployer sur le Pössl) et tirons les rideaux pour une première nuit à bord.
Distance parcourue dans la journée : 125 kilomètres.
Phare de Lyngstuva

Du glacier de Steindalen (Lyngen) au sommet de Vardhaugen (Kågen)
J3 : Samedi 11 juin 2016
Ce matin, le ciel est partagé entre nuages et éclaircies et le thermomètre affiche 11 degrés, un peu comme hier, quoi !
Nous comptons poursuivre aujourd'hui la découverte de la péninsule de Lyngen, plus particulièrement la vallée de Steindalen au fond de laquelle se trouve le glacier Steindalsbreen. Situé à 460 mètres d'altitude, on peut l'atteindre à l'issue d'une randonnée de 5 à 6 heures.
Nous avons par conséquent un peu de route à faire ce matin pour rejoindre Steindalen, dans la partie sud-est de la péninsule, après le hameau de Furuflaten.
Peu de circulation en ce samedi matin. Pourtant en arrivant il y déjà plusieurs voitures sur le parking, notamment un minibus immatriculé dans la région lyonnaise dont viennent de descendre une dizaine de randonneurs déjà sur le départ à l'instant où nous nous garons.
Le temps de tout préparer, il est 10 h 30 quand nous nous élançons sous un soleil de plus en plus généreux. Chic !
Nous suivons tout d'abord un large chemin qui va finir par se rétrécir pour grimper raide dans la forêt.
Il nous faut plus d'une heure pour arriver à Steindalshytta, perchée à 260 mètres d'altitude, un endroit parfait pour reprendre des forces.
Devant la cabine (qu'on peut d'ailleurs louer) nous retrouvons notre groupe de Français en train de pique-niquer. Ils participent à un voyage organisé par l'agence 66° Nord. Nous profitons de leur présence pour nous faire tirer le portrait.
Il est midi. Après nous être sustentés, nous sommes déjà prêts à poursuivre, alors que le groupe est toujours attablé.
Après avoir traversé un petit pont de bois, nous longeons le torrent et accélérons le pas sur un terrain maintenant beaucoup plus plat et sans difficulté.
Dix minutes plus tard, nous atteignons le point de vue sur cette belle vallée en V. On commence à apercevoir le glacier au fond.
Mais pour y arriver, il faut encore gravir une crête et passer toute une zone de moraine caillouteuse sur laquelle on a l'impression de ne pas avancer.
Heureusement la vue est à la hauteur de nos efforts. En nous retournant, quel panorama !
A intervalle régulier, des pancartes nous indiquent que le glacier était beaucoup plus étendu il y a encore quelques années.
Cinq minutes plus tard (13 h 15) nous atteignons enfin le bord du lac glaciaire dans lequel dégringole le glacier actuel. Tout simplement grandiose !
Nous profitons de ces quelques instants en solitaire avant de voir arriver nos premiers poursuivants que nous mettons à contribution une nouvelle fois pour nous prendre en photo.
A 15 heures nous sommes de retour à la cabine de Steindalshytta et 50 minutes plus tard, au parking.
Bilan : une magnifique randonnée (9,2 kilomètres en 5 heures et demie avec 460 mètres de dénivelé). Très beau temps, certes pas très chaud (entre 10 et 14 degrés) mais quand on marche, c'est idéal. Du vent à proximité du glacier.
Ce beau temps va nous accompagner tout au long de la soirée.
Après la randonnée, nous poursuivons notre route jusqu'à Skibotn sur la rive opposée du Storfjord, presqu'en face de Steindalen.
Nous posons le Vany en bordure d'une réserve naturelle, près de l'embouchure de la rivière Skibotnelva, face aux montagnes.
Il fait si beau que nous déployons nos chaises pliantes et assistons, attendris, au manège des huitriers-pies qui s'affolent pour leurs poussins à chaque passage de promeneurs.
Soirée paisible. Le soleil a sûrement brillé une partie de la nuit mais, avec presque 10 kilomètres dans les jambes, nous n'avons pas la force de veiller si tard. Dodo de bonne heure.
Distance parcourue dans la journée : 116 kilomètres.
Vallée de Steindalen
J4 : Dimanche 12 juin 2016Qui dit dodo de bonne heure dit réveil de bonne heure. A 3 heures du matin, plus moyen de fermer l'œil. Une heure plus tard, nous levons le camp.
Dehors il fait 6 degrés (brr!) et comme les jours précédents nuages et éclaircies cohabitent. Quel est le programme aujourd'hui ? Ce qui est sûr, c'est que nous souhaitons rallier l'île de Kågen où nous avons sélectionné deux randonnées.
Pour l'une, il faut compter 7 heures de marche pour un dénivelé de 800 mètres, ouille. Il faut surtout être assurés d'avoir du très beau temps, ce qui aujourd'hui n'est pas garanti. L'autre est plus courte (3 heures) donc plus accessible.
Commençons par faire le trajet jusqu'à destination, ensuite nous ferons un point météo le moment venu.
Comme la E 6 fait tout le tour du Kafjord, nous en avons pour près de 120 kilomètres, alors que si on pouvait éviter ce long fjord, on gagnerait un tiers sur le parcours.
Heureusement les paysages sont de toute beauté tout au long du trajet. Vue sur les Alpes de Lyngen qui, tels des pains de sucre, émergent du fjord.
L'île de Kågen est reliée au continent par un tunnel. A sa sortie, il faut prendre une décision afin de nous diriger en conséquence vers le point de départ de la randonnée retenue.
Nous préférons jouer la prudence (le temps n'est pas au beau fixe) et optons pour la plus courte. Elle part du petit village de Maursund où nous arrivons à 6 h 30 avec une envie irrépressible de dormir.
Aussitôt dit, aussitôt fait, le camping-car est très pratique pour ça.
9 h 30, il est temps de mettre un terme à notre petit somme.
Le ciel est voilé mais nous devrions disposer d'une fenêtre météo suffisante pour mener à bien notre randonnée.
A 10 heures, nous attaquons la montée le long d'un torrent dans une forêt de bouleaux nains. Nous suivons une trace GPS issue du site Internet ut.no. Heureusement, parce que la sente est à peine visible dans l'herbe haute.
Elle disparaît d'ailleurs complètement en débouchant sur un plateau où nous nous déplaçons à vue dans une toundra roussie gorgée d'eau et parcourue de petits ruisseaux qu'il faut enjamber à de nombreuses reprises. Vous remarquerez qu'il n'y a plus d'arbres à cette altitude.
La trace GPS conduit en principe au pied du cirque glaciaire qu'on aperçoit au fond de la vallée. Comme il n'a pas l'air de présenter un intérêt majeur, nous décidons de le zapper et de rejoindre directement le sommet de Vardhaugen.
Bonne intuition, car à près de 300 mètres d'altitude, la vue sur le détroit est incomparable. Ma mine réjouie le confirme !
La descente (et la montée si on monte par là) a le mérite d'être balisée, il suffit donc de suivre les marques jaunes pour retourner au bord du fjord.
Fin de la randonnée vers 12 h 30.
Après le déjeuner pris dans le camping-car, Hervé propose de nous rapprocher du point de départ de l'autre randonnée (celle qu'on avait écartée) pour éventuellement en parcourir le début si le temps se maintient.
Mais le ciel s'assombrit de plus en plus de sorte qu'en arrivant sur place il est exclus de randonner.
En revanche, dans les alentours, le pont de Skervøy a l'air d'être un lieu idéal pour la pêche. C'est l'occasion pour Hervé d'inaugurer sa canne à pêche pliante, achetée exprès pour ce voyage.
A peine la ligne jetée, déjà une prise. Deuxième essai… encore une ! La suivante… une de plus ! Et ainsi de suite. Bref, en cinq minutes, Hervé réalise une pêche miraculeuse qu'il finit par interrompre de peur de vider l'océan ;-)
Six beaux cabillauds ont mordu à l'hameçon ainsi que plusieurs poissons plus petits qui feront la joie des oiseaux. Le menu du dîner est tout trouvé.
Mais avant de consommer ces prises, il va falloir les vider et les découper. Sur l'aire de repos sous le pont, quelques pêcheurs également camping-caristes sont déjà à l'ouvrage. Des planches en bois sont d'ailleurs à la disposition du public à cet effet.
Sur les conseils d'une Alsacienne très douée, notre pêcheur s'essaie à la découpe en filets. Certes il n'a pas la dextérité (ni les outils adéquats) de l'Alsacienne, mais il ne se débrouille pas trop mal. Il aura d'ailleurs l'occasion de parfaire sa technique au cours du voyage.
Nous aurions pu rester garés sous ce pont pour la nuit mais comme il se met à pleuvoir, nous décidons de rouler encore un peu pour nous rapprocher d'Alta et gagner du temps pour demain.
Nous revenons alors sur la route E6 et la suivons en direction de l'ouest. La E6 est un axe majeur en Norvège, elle relie le sud au nord. Nous avons eu l'occasion de l'emprunter dans le sud et le centre du pays en 2014. Ce n'est pas pour autant une autoroute même si des travaux sont en cours pour l'élargir. Elle est même carrément étroite par endroits.
C'est le cas sur ce pont sur lequel je m'engage en même temps qu'un car de tourisme qui arrive en sens inverse. Au milieu du pont, j'ai peur qu'on ne puisse pas se croiser, je donne un coup de frein et un coup de volant à droite, trop à droite. Bang, je touche le parapet. Bilan : une petite éraflure sur le pare-choc avant droit et un enjoliveur en moins. Espérons que le loueur ne sera pas trop regardant !
Bon, assez pour aujourd'hui, vivement qu'on se pose. J'avais repéré une petite église en bord de fjord, à l'écart de l'E6, sur la Rv882, à Langsfjordbotn. L'endroit est sympa, on ne bouge plus !
Distance parcourue dans la journée : 283 kilomètres.
Vue du sommet de Vardhaugen

Du canyon d'Alta au cap Nord (ou presque !)
J5 : Lundi 13 juin 2016
A 4 h 30, Hervé se lève, prend son petit déjeuner, sort faire un tour mais à son retour, je l'oblige à se recoucher. Il n'est pas question de partir comme hier aux aurores.
Vers 8 heures, je donne le feu vert pour nous lever et une demi-heure plus tard pour nous mettre en route.
Côté météo, nous sommes abonnés aux 11 degrés. Côté ciel, de petites averses et de belles éclaircies alternent tout au long du trajet jusqu'à Alta à 80 kilomètres.
Qu'y a-t-il de particulier à voir à Alta ? La ville est surtout réputée pour son site de peintures rupestres, classé au Patrimoine mondial. Elle est aussi connue pour son canyon, mais celui-ci demande un peu plus d'efforts pour l'atteindre : 5 à 6 heures de marche sont nécessaires pour s'en approcher. Bah, ça ne nous fait pas peur. Après en avoir vu des images dans le film "Le secret du Ragnarok", nous avons hâte de le voir en vrai.
Pour ce faire, à l'entrée d'Alta, nous prenons la direction de Kautokeino (Rv93) et 8 kilomètres plus au sud, tournons à gauche sur une petite route secondaire, asphaltée jusqu'à Gargia Fjellstue (auberge avec différents hébergements). On peut se garer à cet endroit, dans ce cas le canyon est distant de 22 km AR. Mais en poursuivant sur une piste gravillonnée jusqu'à un deuxième parking, on gagne 9 kilomètres AR. C'est bon à prendre et la piste ne pose pas de problème, pas même pour un camping-car.
A 10 h 30, hop, derniers préparatifs avant de verrouiller le fourgon.
Vue à 360 degrés sur les dômes rocheux environnants et sur les massifs plus lointains encore tout zébrés de neige.
Le parking est ici à 400 mètres d'altitude, le point culminant du parcours à 476 mètres et le point de vue sur le canyon à 430 mètres. Le dénivelé est par conséquent minime. Les seules difficultés du parcours sont liées à la distance (14 km) mais surtout à la qualité du terrain : plusieurs passages en milieu humide et trois traversées de rivière sont prévus. Hum, nous sommes curieux de voir comment cela va se passer. Le chemin est balisé par des marques rouges.
Les premiers passages sur sol spongieux se font sur des caillebotis, trop facile ! Si c'est le cas jusqu'au bout, il n'y a pas à s'en faire.
Mais c'est trop beau pour durer. En effet, nos chaussures ne restent pas sèches bien longtemps. Pour progresser, il faut régulièrement patauger dans des zones inondées et/ou faire des détours pour les contourner autant que possible.
Quant aux rivières, quelques pierres bien placées permettent de passer la première sans trop de difficulté. La troisième et dernière est la moins large et la moins profonde, donc la plus facile à traverser.
C'est la deuxième rivière qui va nous donner le plus de mal et pas seulement à nous. Entre-temps, on s'est fait rattraper par deux autres couples, l'un suisse, l'autre allemand. Chacun essaie de trouver sa solution, en amont, en aval, mais en vain. La Cahppesjohka est trop profonde et trop large pour espérer la franchir en quelques enjambées. Allons-nous devoir faire demi-tour ?
C'est finalement Hervé qui trouve la solution. A cette période de l'année, de grosses accumulations de neige bouchent encore le cours d'eau par endroits. C'est donc sur l'un de ces gros névés, de près de trois mètres d'épaisseur, que toute la troupe peut finalement passer.
C'est encore Hervé qui ramène tout le monde sur le droit chemin à la fin, les Suisses étant partis beaucoup trop loin.
C'est au niveau d'une table de pique-nique qu'un sentier très raide descend jusqu'au point de vue. Un peu avant 13 heures, nous surplombons le canyon.
Ce n'est pas le Grand Canyon américain mais la rivière Altaelva a creusé ici une gorge de 400 mètres de profondeur sur une distance de 15 kilomètres. A ce titre, c'est le canyon le plus long et le plus profond d'Europe du Nord.
Nous profitons de la table de pique-nique pour casser la croûte en compagnie du couple suisse. Ils sont pressés mais pas trop stressés, bien qu'ils doivent être à Tromso ce soir (à 400 km) pour prendre l'express côtier Hurtigruten. Ils ont le moral !
Quant à nous, c'est sans nous presser que nous rebroussons chemin, ravis de cette balade au but original qui change un peu des fjords et des glaciers. Retour au parking à 15 h 15 après avoir parcouru 14,3 km en 5 heures.
En soirée, nous rejoignons le centre-ville qui, en dehors de sa cathédrale très originale, ne présente pas un grand intérêt.
En revanche, l'avantage d'être en ville, c'est de pouvoir dîner au restaurant. Alors nous ne nous en privons pas. Au restaurant Hallde, nous choisissons le menu du Finnmark : pince de crabe royal, viande de renne et sorbets de fruits rouges, des spécialités typiques de la région pour une addition typiquement norvégienne, elle aussi ;-)
A la sortie du restaurant, dernière tâche : trouver un coin où passer la nuit. Nous souhaitons rester en ville afin de voir les fameuses peintures rupestres demain matin. Le musée tolère le stationnement sur son parking, mais il est en pente. Après avoir sillonné la ville de long en large à la recherche du lieu idéal, nous finissons sur le parking du supermarché REMA1000. Pas très bucolique comme lieu de bivouac, mais très calme.
Distance parcourue dans la journée : 150 kilomètres.
Canyon d'Alta

J6 : Mardi 14 juin 2016
Notre étape doit nous conduire aujourd'hui jusqu'au cap Nord. A l'extrémité de l'île de Magerøy reliée au continent par un tunnel, la commune de Nordkapp s'est déclarée point le plus septentrional d'Europe et donne accès via un péage (250 NOK par personne) à un bâtiment massif surmonté d'une balle de golf géante comprenant une salle d'exposition, un bar, une cafétéria, une boutique de souvenirs. Pour ce prix, les camping-cars ont le droit d'y passer une nuit.
Bref, ce lieu suscite beaucoup de polémiques. Pour les uns, c'est la destination mythique à ne surtout pas rater. Pour les autres, c'est le piège à touristes par excellence, le véritable point le plus septentrional du continent se trouvant trois kilomètres à vol d'oiseau plus au nord que Nordkapp et est uniquement accessible à pied au prix d'une marche de 9 kilomètres aller/retour.
Pour nous, le cap Nord n'est pas réellement un incontournable mais puisque notre itinéraire passe à proximité de la péninsule, autant nous forger notre propre opinion sur la destination. A suivre donc… car pour l'instant, si nous quittons le parking du supermarché sur lequel nous avons dormi, c'est pour prendre la direction de la lisière ouest de la ville où se trouvent le musée et les fameuses gravures rupestres.
Les falaises qui s'étendent derrière le musée jusqu'au bord de mer sont couvertes de quelques 6 000 gravures datant de la fin du néolithique, de 6 000 à 2 000 ans. 1559 Parmi les thèmes figurent des scènes de chasse, des symboles de fertilité, des ours, des élans, des rennes et des bateaux bondés. Pour les rendre plus visibles aux visiteurs, une partie des gravures a été revêtue d'ocre rouge, l'autre est dans son état originel.
Avant 8 heures, le circuit est déjà bouclé.
Nous quittons cette fois Alta pour de bon en direction des hautes terres rudes et sauvages. Cap au nord-est sous un ciel identique aux jours précédents et une température de 10 degrés comme d'habitude.
Nous laissons derrière nous les maisons colorées des fjords pour celles aux couleurs sombres des éleveurs de rennes.
La route E6 déroule son ruban de bitume à perte de vue, avec comme seuls repères, la ligne d'horizon et une rivière aux eaux tumultueuses dont elle suit les méandres jusqu'à Skaidi.
Quand la route se rapproche du cours d'eau, nous en profitons pour faire un arrêt, histoire de nous dégourdir les jambes en nous faufilant, à travers un petit bois de bouleaux tordus, jusque sur sa rive.
Après Olderfjord, la route E69 prend le relais vers le nord tout en longeant le magnifique Porsangerfjord. Notre Vany rejoint la file des camping-cars qui, les uns derrière les autres, convergent vers le point septentrional du continent. Français, Allemands, Belges, Suisses, Néerlandais, Scandinaves… à croire que tous les camping-caristes européens se sont donné rendez-vous là-haut. Entre ceux qui s'y rendent et ceux qui en reviennent, le flot est incessant.
La tradition veut qu'on se fasse un petit signe entre conducteurs de camping-cars. Comme ces véhicules sont quasiment les seuls sur le trajet, il y a du boulot ! J'essaie de m'y tenir moi aussi, du moins quand la largeur de la route ne nécessite pas toute mon attention et les deux mains sur le volant. En effet, l'étroitesse des voies par endroits et la taille de certains véhicules demandent une vigilance de tous les instants, d'autant qu'une petite bruine vient encore compliquer la conduite à l'approche du grand Nord.
En début d'après-midi, nous franchissons sans nous en rendre compte, ou presque, le tunnel qui relie le continent à l'île de Magerøy.
Sous un ciel de plus en plus menaçant, les paysages de toundra vallonnée, ponctuée de lacs sombres et de hardes de rennes, prennent une allure encore plus dramatique.
Vingt kilomètres au sud du cap, nous décidons de rejoindre Gjesvær dans un premier temps. La route, traversant un austère paysage rocheux, est de toute beauté.
Malheureusement, à notre arrivée, la météo se dégrade, impossible de randonner. A défaut, nous stationnons le camping-car dans le centre du village, en espérant pouvoir entreprendre une marche plus tard dans l'après-midi. En attendant des heures meilleures, nous débutons la première d'une longue série de parties de scrabble, une tasse de thé brûlant à la main et le chauffage du camping-car au maximum. La température extérieure ne dépasse pas 5 degrés.
Après toute une après-midi enfermés dans notre Vany, nous décidons de migrer vers Skårsvag, un village à l'est de la E69. S'il pouvait y faire meilleur ! Hélas c'est pire. L'ordinateur de bord indique maintenant 3 degrés et un risque de verglas. C'est l'hiver en plein mois de juin !
Nouvelle partie de scrabble à Skårsvag en regardant tomber la pluie et en suivant les allées et venues des deux autres couples de camping-caristes garés à nos côtés, les uns rémois, les autres lucernois. Nous finissons par enfiler imperméable et pantalon de pluie pour affronter le mauvais temps et les suivre à l'extrémité du village où nous les trouvons attablés au restaurant devant un plat de crabe royal.
En ce qui nous concerne, nous renonçons au crustacé géant (ce que nous regretterons amèrement par la suite) et commandons juste un verre de vin blanc en attendant notre dîner déjà prévu dans le camping-car.
Pour ce soir, vu la météo, nous renonçons à rejoindre Nordkapp. Payer le péage pour nous retrouver dans les nuages et sous la pluie, non merci ! On verra demain matin si le temps s'améliore. Nous restons donc garés dans le petit port de Skårsvag pour une nuit… dantesque !
Distance parcourue dans la journée : 286 kilomètres
Près du cap Nord

De Trollholmsund à Stabbursdalen, des rochers et une forêt remarquables
J7 : Mercredi 15 juin 2016
Toute la nuit, la pluie a martelé le toit du Vany. Un vent fou a secoué le camion dans tous les sens, a fait trembler les fenêtres et s'est engouffré dans tous les interstices (heureusement qu'on avait gardé nos chaussettes). Impossible dans ces conditions de trouver le sommeil. Terrifiée, je me suis redressée sur mon lit en pleine nuit en m'écriant : " je veux rentrer à la maison" !
Quand Eole a fini par s'essouffler et alors que je commençais à m'assoupir au petit matin, ce sont les oiseaux (corbeaux, mouettes, goélands) qui ont pris le relais, transformant le toit du fourgon en un terrain d'affrontement. Tout en se chamaillant, ils se sont coursés au-dessus de nos têtes en faisant un raffut d'enfer. Cette nuit restera dans les annales !
Ce matin, il fait 5 degrés et il pleut toujours à verse. Initialement, nous avions prévu de faire la randonnée de 9 km AR vers Knivskjelodden, le véritable cap Nord géographique, avant de rallier en soirée le cap Nord touristique pour y passer la nuit.
Mais dans ces conditions, on peut d'emblée faire une croix sur une quelconque randonnée. Même le petit aller/retour (2 km) vers l'arche de Kirkeporten n'est pas envisageable après tout ce qu'il a plu. Les sols sont détrempés.
Dans ce cas, cela vaut-il la peine de rester dans le coin ? Certes, la météo a prévu une amélioration dans l'après-midi, mais peut-on s'y fier ? Cela vaut-il le coup de payer 50 euros pour accéder au cap Nord et risquer d'y passer la journée à jouer au scrabble ?
Après mûre réflexion, nous décidons de laisser tomber le cap Nord et de reprendre la direction du sud avec l'espoir d'y trouver des cieux plus cléments. Skårsvag, situé à 7 kilomètres à vol d'oiseau au sud-est du cap Nord, sera par conséquent le point le plus septentrional de notre parcours.
Notre point de chute ce soir est prévu dans les alentours de Lakselv, soit près de 200 kilomètres plus au sud. Nous aurons du coup une journée d'avance sur notre planning.
Nous n'avons néanmoins pas l'intention de faire le trajet d'une traite mais espérons pouvoir nous offrir quelques à-côtés en cours de route, en fonction de l'évolution des conditions météo.
D'ailleurs, à peine sur la route E69 nous la quittons déjà pour un saut vers le village de Kamøyvær, vanté par notre guide.
Falaises, ciel et mer à l'unisson, noirs comme l'encre, donnent une bonne idée de la luminosité ambiante. On en aurait presque le cafard
Heureusement, à Kamøyvær, les couleurs pastel des maisons apportent une touche de gaieté à ce tableau obscur.
Quand la pluie se calme, nous sortons faire quelques pas dans le village où il y a l'air d'y avoir plus d'oiseaux que d'habitants.
L'usine de transformation de poisson n'y est sans doute pas pour rien.C'est la curée à l'arrivée de la matière première.
Côté ciel, une légère amélioration commence à se profiler au loin. Alors, allons-nous rester sur notre décision ? Il est encore temps de changer d'avis, nous ne sommes qu'à une trentaine de kilomètres de Nordkapp ! Hésitation, concertation avant de finalement maintenir notre choix. Tant pis pour le cap Nord et va pour le Sud !
Après une rapide incursion à Honningsvåg, nous prenons sans regret le tunnel qui nous ramène sur le continent, puis comme la veille la même route jusqu'à Olderfjord alors que se développent des éclaircies de plus en plus larges, donnant le sourire à tous les automobilistes, camping-caristes, motards et cyclistes, montant vers le nord.
Mais le soleil, nous y avons droit également. On a d'ailleurs l'impression qu'il n'a pas plu au sud d'Olderfjord.
En arrivant à 14 h 30 dans la presqu'île de Trollholmsund, la couleur de la mer et du sable nous ferait presque penser à une plage tropicale, si ce n'était la température qui reste typiquement norvégienne ;-)
Si nous sommes venus ici, c'est pour ces drôles de bonshommes de pierre dont on aperçoit déjà les silhouettes à la pointe de la presqu'île.
Selon une légende Sami, il s'agit d'un groupe de trolls qui erraient la nuit sur le plateau du Finnmark. Arrivés dans le Porsangerfjord, ils voulurent traverser le bras de mer mais pas avant d'avoir enterré le trésor qu'ils transportaient. Comme cette tâche prit beaucoup de temps, ils furent surpris par les premiers rayons du soleil levant qui les pétrifièrent.
Géologiquement, il s'agit de formations dolomitiques (calcaire), d'où leur aspect blanchâtre, seulement colonisés ça et là par des lichens orangés.
Ils ont plutôt une bonne bouille !
Après une petite heure sur les lieux, il est temps de poursuivre vers d'autres horizons, la journée n'est pas finie. Il fait tellement beau qu'il faut en profiter au maximum.
C'est pourquoi, 17 kilomètres plus au sud, nous tournons à droite sur une piste cahoteuse et poussiéreuse, pas même indiquée, sur laquelle nous avons la joie de croiser un groupe de rennes, de très près.
Cette piste nous conduit au cœur du parc national de Stabbursdalen.
Le guide Rother y indique une randonnée de 2 à 3 heures à travers la forêt jusqu'aux chutes de Stabbursfossen. Il est déjà plus de 17 heures au moment de se mettre en marche mais peu importe, personne ne nous attend et il fait jour toute la nuit.
Le parc national a été créé en 1970 puis étendu en 2002 pour protéger la forêt de pins la plus septentrionale du monde. Certains arbres ont ici plus de 500 ans.
Plus loin, des bouleaux se joignent aux pins pour étoffer la forêt.
Au bout d'un peu plus d'une heure, le grondement des chutes annonce que l'arrivée est proche. Bientôt nous dominons la cascade. Joli débit !
Dernier coup d'œil sur la rivière Stabburselva avant de refaire le parcours en sens inverse sous une lumière dorée.
Nous finissons notre randonnée à 20 heures (soit 3 heures pour 10 km), ravis de notre journée et persuadés que ce beau temps va durer. Mais c'est oublier à quel point la météo peut vite changer sous ces latitudes.
En effet, en arrivant au camping du Stabbursnes Feriesenter tout proche, nous essuyons quelques gouttes alors que le gérant ne nous annonce rien de bon pour les prochains jours. Bouh !
En attendant, après plusieurs jours de bivouac, nous profitons des services du camping pour faire notre lessive et surtout prendre nos aises dans la douche.
Distance parcourue dans la journée : 206 kilomètres
Trollholmsund

D'un cap à l'autre : de Nordkinn à Varanger
J8 : Jeudi 16 juin 2016
Les prévisions du patron du camping nous ont fait craindre le pire pour ce matin. Alors nous sommes tout étonnés de trouver un ciel certes couvert mais pas plombé. La température matinale est conforme aux moyennes : 11 degrés. Pour l'instant, rien d'alarmant !
Nous avons une nouvelle péninsule en ligne de mire, le cap Nordkinn, située à peu de chose près à la même latitude que le cap Nord. Tout comme ce dernier, il s'agit d'une destination en cul-de-sac au bout de nulle part mais a contrario du précédent celui-ci est à l'écart des grands axes touristiques.
Nous comptons y passer deux nuits dont la première à Kjøllefjord, dans le nord-ouest de la péninsule, où une falaise en forme de cathédrale a retenu notre attention.
Mais avons-nous intérêt à nous y rendre directement (250 kilomètres) au risque de trouver du mauvais temps sur place et n'avoir que le scrabble comme activité ? Ou au contraire vaut-il mieux profiter de quelques points d'intérêt en cours de route tant que le ciel se montre clément ?
Considérant que tout ce qui est pris n'est plus à prendre, nous choisissons la deuxième solution. Après avoir traversé la petite ville de Lakselv où nous abandonnons provisoirement la E6, nous longeons la rive Est du Porsangerfjord. A 4 kilomètres à l'ouest de Borselv, nous nous arrêtons pour une première randonnée (3 kilomètres, 1 heure et demie).
Objectif, le sommet du Hestnesfjellet, à près de 200 mètres d'altitude.
Plus nous prenons de la hauteur, plus les maisons en contrebas nous paraissent minuscules.
Qu'on ne s'y trompe pas, nous sommes bien au bord de l'océan même si l'étendue lisse et immobile devant nous pourrait nous faire croire le contraire.
Pas un souffle de vent, pas un bruit, hormis le caquètement de quelques canards, pourtant C'est dans ce silence religieux que nous poursuivons notre grimpette.
En moins d'une heure, le cairn sommital est atteint. Vous remarquerez que tout comme à Trollholmsund les dalles rocheuses sont ici aussi d'origine dolomitique. D'ailleurs, la presqu'île des trolls ne se trouve qu'à quelques encablures à vol d'oiseau, de l'autre côté du fjord.
Fin de la balade autour de midi, pile pour l'heure du déjeuner que nous prenons à bord du Vany, la porte entrouverte, car il fait étonnamment doux.
Une heure plus tard, nous nous apprêtons à entamer une après-midi derrière le volant. Il reste encore 180 kilomètres à parcourir sur les 250 prévus, outch ! Mais c'est sans compter sur un autre site d'intérêt, prétexte à une nouvelle halte. En effet, immédiatement après Borselv, la route E6 passe dans le Silfar Canyon.
Cette fois, finies les petites escapades à droite à gauche, il faut vraiment se diriger sans délai vers le cap Nordkinn.
A Ifjord, en nous engageant sur une route à trois chiffres, a fortiori marquée en jaune sur notre carte, nous craignions de trouver un axe secondaire étroit et peu roulant. A notre grande surprise, à distance du fjord, la route prend des allures de nationale avec une vitesse autorisée jusqu'à 120 kilomètres/heure par endroits, ce que nous pensions uniquement réservé à des portions de routes E. A ce rythme, elle grimpe allègrement sur un plateau désertique couvert de lacs et de toundra spongieuse qui n'est pas sans nous rappeler l'altiplano andin et ses paysages de bodefales, à la seule différence que les rennes remplacent ici les vigognes andines.
Bref, la distance jusqu'à Kjøllefjord est avalée plus vite qu'attendu. A 16 heures, nous sommes prêts à aller découvrir à pied la falaise en forme d'église de Finnkirka, sans nous inquiéter outre mesure de la couleur du ciel pas plus couvert que durant le reste de la journée.
Peu après notre départ, nous assistons à l'arrivée de l'express côtier Hurtigruten qui fait une courte escale dans ce petit port. Un rayon de soleil daigne même accompagner son entrée dans la baie.
Encouragés par cette brève apparition du soleil, nous enchaînons des montées et des descentes impitoyables, ponctuées de passages boueux et de zones inondées, en espérant que la falaise-église en vaille la peine.
Au bout d'une heure, ces étonnantes plaques rocheuses, plantées dans le sol telles des pierres tombales, nous offrent un peu de distraction sur un chemin semé d'embûches. La falaise de Finnkirka étant un ancien site sacrificiel Sami, il n'est pas impossible qu'il y ait un lien entre ces pierres dressées et les rites lapons.
A ce stade du parcours, un coup d'œil sur les hauteurs aurait dû nous alarmer. La couleur du ciel annonce un risque d'orage imminent. On entend d'ailleurs les premiers coups de tonnerre au loin.
Pourtant, têtus ou inconscients, nous continuons inlassablement, persuadés que l'orage va nous épargner.
Mais ce qui devait arriver finit par arriver. Alors que nous sommes sur le point de vaincre notre dernière ascension, l'orage éclate, nous forçant à faire demi-tour avant d'avoir atteint le but de notre randonnée.
Je n'ai alors que mes yeux pour pleurer et me lamenter tout au long du chemin du retour, mouillée jusqu'aux os (et ce n'est pas juste une expression !) et transie de froid, me demandant comment on allait bien pouvoir faire sécher tous nos vêtements dans le fourgon. Même nos chaussures sont trempées à l'intérieur comme à l'extérieur.
A notre retour, nous préférons éluder la question et jetons toutes nos affaires dans la salle de bains. On verra plus tard !
Pour nous remonter le moral, un plat de crabe royal nous ferait le plus grand bien. Mais le seul restaurant de Kjøllefjord n'en sert pas.Alors nous n'hésitons pas à couvrir 30 kilomètres de plus jusqu'à Mehamn, espérant trouver plus de choix dans ce village plus grand.
Mais le seul restaurant de la petite localité, celui de l'Arctic Hotel, semble fermé ou en travaux. Un habitant nous confirme pourtant qu'il est ouvert et qu'il sert jusqu'à 22 heures de très bons plats de poissons.
Nous finissons par en trouver l'accès. Entre porte sans issue et couloir sans lumière, nous débouchons au premier étage dans une grande salle sans charme, pas vraiment étonnés qu'on n'y serve pas de crustacé géant. Mais puisque nous sommes là, autant nous attabler !
Le dried cod est un peu sec mais, assorti de bacon grillé, reste mangeable. Le vin blanc issu d'un cubitainer est infâme. Quant au dessert, nous avons préféré le décliner ;-) Bref, voilà une adresse qui ne vaut pas le détour !
Le seul avantage de ce dîner, c'est que pendant ce temps nos vestes dégoulinantes ont pu s'égoutter un peu. En partant, nous laissons derrière nous quatre flaques d'eau correspondant aux quatre manches de nos vestes.
Pour dormir, nous n'avons pas à chercher bien loin. Les abords du port offrent un abri parfait à notre Vany. Il pleut toujours mais il ne vente pas, nous devrions mieux dormir que la nuit dernière.
Distance parcourue dans la journée : 314 kilomètres.
Arrivée de l'Hurtiguten à Kjøllefjord

J9 : Vendredi 16 juin 2016
Avec tout ce qu'il a plu hier soir et dans la nuit, nous ne nous faisons pas d'illusion sur l'état du ciel : nuageux, très nuageux, avec encore de la pluie à venir ! Température invariablement bloquée à 10 degrés.
Nos chaussures sont loin d'être sèches, ce qui élimine toute velléité de randonnée. De toute manière, les conditions météo sont dissuasives.
Pour amorcer le séchage des godillots, nous les plaçons devant les bouches du chauffage et tournons le bouton à fond. Quant à nos vêtements, ils sont toujours en train d'égoutter, il va falloir trouver une solution. Heureusement côté vestes, nous avons prévu en conséquence avec des blousons de rechange.
Une fois ce bilan dressé, il faut réfléchir à l'organisation de la journée et changer une nouvelle fois nos plans. Décidément à chaque fois que l'on prévoit de rester deux jours à un endroit, on se voit obligés d'abréger le séjour. L'avantage de circuler en camping-car permet d'adapter le parcours à la météo. Quand il ne fait pas beau, on en profite pour rouler alors… roulons !
Notre prochaine étape se fera par conséquent dans la péninsule de Varanger (eh, oui, encore une péninsule). Près de 300 kilomètres nous en séparent dont une bonne partie à rebrousser chemin par la même route. A première vue, la distance est conséquente mais comme on aura rien d'autre à faire…
Mais avant de quitter la région, je propose de faire un petit détour jusqu'au phare de Slettnes. A défaut d'avoir été jusqu'aux caps les plus septentrionaux du continent, nous aurons au moins été au pied du phare le plus septentrional d'Europe.
Sur le trajet, nous faisons deux rencontres intéressantes. D'abord un troupeau de rennes, des femelles avec plein de petits. Une scène attendrissante ! Plus rare, un renard arctique (que nous avons d'abord pris pour un chat !)
Vers 11 heures, fini l'extrême Nord, retour vers le Sud. Nouveau passage à travers les mêmes hauts plateaux qui paraissent encore plus désolés sous l'épaisse couverture nuageuse. Nous avons à présent deux jours d'avance sur notre planning.
Quand la route revient au bord de mer, nous retrouvons les paysages typiques des fjords : petits ports de pêche, bateaux et maisons colorés.
A Ifjord, nous prenons cette fois la direction de Tana Bru, dont le nom signifie "pont sur la Tana". Le village en lui-même n'a pas vraiment d'intérêt mais il constitue un point de ravitaillement et une étape pratiques au carrefour des routes 98/E6 et E75.
Toutes les enseignes de supermarchés se côtoient ici autour de quelques hébergements et d'une station-service.
Sous un temps maussade comme aujourd'hui, ce carrefour commercial ne peut mieux tomber. A défaut de pouvoir profiter de la nature, occupons-nous de quelques tâches d'intendance : courses, plein d'essence, plein d'eau pour le camping-car…
Nous cherchons aussi un lave-linge/sèche-linge, seul moyen de venir à bout de nos vêtements mouillés depuis une journée. A l'hôtel Elva, le réceptionniste est ok. Il nous invite même à prendre un café dans le lobby et à profiter de la connexion wifi. Super ! Par la même occasion, nous suivons d'un œil et d'une oreille le match de coupe d'Europe Suède-Italie en compagnie d'une famille suédoise qui vibre, elle, avec Zlatan.
Une fois la lessive terminée, Hervé pousse le bouchon jusqu'à vouloir suivre la partie jusqu'à son terme. Pour lui qui est indifférent au foot, c'est un comble ! Résultat, la Suède de Zlatan a été battue.
Cette pause "technique" prolongée a été bénéfique. Nous voilà en pleine forme pour parcourir une trentaine de kilomètres de plus afin de nous rapprocher de la péninsule de Varanger.
Desservie par une route touristique nationale, la péninsule est surtout connue pour ses grandes colonies d'oiseaux attirant de nombreux amateurs d'ornithologie.
La route, une nouvelle fois en cul-de-sac, longe le Varangerfjord jusqu'à Vardø. On peut même pousser jusqu'à Hamningberg, un village abandonné, par une petite route sans numéro et à une seule voie de circulation.
Tout ceci est prévu demain, car nous avons programmé deux jours dans la région. La météo va-t-elle nous le permettre ? Réponse demain ;-)
Pour l'instant, nous avançons jusqu'à Nesseby et sa petite presqu'île, lieu de rendez-vous des ornithologues. Mais les oiseaux, nous n'avons pas le temps de les voir. Arrivés sur place, une averse nous ramène plus vite que prévu dans le camping-car. Nous avons juste le temps d'apprécier la jolie petite église.
Cette occasion ratée nous libère finalement encore un peu de temps pour rouler. La ville la plus proche est Vadsø. Comme nous sommes restés avec notre envie de crabe royal, voilà peut-être une occasion !
A Vadsø, le restaurant du Scandic Hotel nous plaît bien, mais de crabe royal pas la moindre trace sur la carte. On nous dit que ce n'est pas la saison. Alors on se rabat sur des fish and chips. Mauvaise pioche… les beignets de poisson sont à base de langue de cabillaud. Devant notre déception, la serveuse propose de nous servir un dos de cabillaud aux petits légumes qui, lui, est un délice de même que le dessert, une crème brûlée aux fruits rouges. Bref, voilà un dîner qui a mieux fini qu'il n'a commencé.
Quant à la journée, elle se termine à deux pas du restaurant, dans le port, où nous trouvons pour le Vany une place adéquate. Une journée de transition… au final bien remplie !
Distance parcourue dans la journée : 312 kilomètres.
Renard (roux ?)

Varanger : colonies d'oiseaux à Hornøya et route touristique nationale
J10 : Samedi 18 juin 2016
Que nous réserve la météo ce matin ? Un ciel partiellement couvert, mais avec de belles bandes de ciel bleu au loin, chouette ! Et la température ? Toujours nos habituels 10 degrés ? Non… 16 degrés… incroyable !
Dans ce contexte, pas une minute à perdre, vite, en route pour Vardø. Entre les deux localités séparées de 75 kilomètres, la route touristique nationale, désespérément plate sur cette partie, se faufile entre la côte, des prairies verdoyantes et des bosquets de buissons rachitiques.
Vardø, la localité la plus orientale de Norvège, est aussi le point le plus à l'est de notre voyage. La petite ville occupe une île en forme de papillon reliée au continent par un tunnel sous-marin.
L'office de tourisme y organise des excursions pour approcher des colonies d'oiseaux nichant sur les falaises de l'île inhabitée de Hornøya. Départ sur le port.
Nous arrivons pile pour la première sortie qui a lieu à 10 heures le samedi (en semaine, départ dès 9 heures) et embarquons presque immédiatement sur un ancien bateau de pêche en compagnie d'une douzaine de personnes. Nous sommes dix Français à bord !
La traversée prend à peine une dizaine de minutes. Hornøya est classée réserve naturelle, seule une partie est accessible au public.
Les falaises abruptes de l'île et les eaux riches de la mer de Barents fournissent le gîte et le couvert à quantité d'oiseaux. Mouettes tridactyles, guillemots communs et guillemots de Brünnich, macareux, pingouins torda, cormorans huppés et grands cormorans, goélands argentés et goélands marins, ils sont plus de 100 000 à y nicher.
Imaginez tout ce monde caquetant, piaillant, criaillant, picotant… une belle cacophonie et une odeur en conséquence!
Après une vue d'ensemble, approchons-nous pour observer quelques individus plus en détail !
Bon, celles-ci (des mouettes ?) ne sont pas très coopérantes et nous présentent leurs postérieurs. Gare aux déjections ! Mais celle-là fait la belle, avec son plumage soyeux !
Les macareux sont indéniablement les plus élégants dans leur costume coloré.
Les guillemots de Brünnich dans leur complet classique font concurrence aux précédents. J'adore tout particulièrement celui qui porte des lunettes ;-)
Quant aux pingouins torda, ils prennent tout particulièrement soin de leur tenue. Un petit battement d'aile et hop, la toilette est faite (voir les particules projetées)
Enfin, le cormoran sort le grand jeu. Comme un véritable jongleur, il fait tournoyer avec grâce une brindille autour de son bec. Cherche-t-il à séduire quelqu'un par son habileté ? Mais à qui fait-il les yeux doux ? Sans doute à sa compagne sagement restée dans le nid conjugal !
Bref, un spectacle réjouissant par une très belle matinée chaude (si, si !) et ensoleillée. Ça fait du bien !
A 13 heures, le bateau revient nous chercher (mais ceux qui le souhaitent peuvent rester plus tard) et ramène sur l'îlot un nouvel arrivage d'observateurs plus lourdement armés, heu pardon… équipés. Certains sont tellement chargés qu'ils ont du mal à garder l'équilibre à la sortie du bateau. Sur le port, beaucoup de monde se presse encore pour la rotation suivante, preuve du succès de cette excursion.
Quant à nous, après le déjeuner dans le fourgon à la sortie de Vardø, nous prenons la route touristique nationale dans sa partie la plus spectaculaire, celle qui rejoint le hameau de Hamninberg.
Elle ne comporte qu'une voie de circulation. Il faut donc rouler très doucement pour pouvoir se rabattre à temps sur les espaces-refuges prévus pour le croisement de véhicules. De toute manière, les paysages méritent des arrêts incessants. C'est une route qui demande à être dégustée.
Malheureusement, le soleil si ardent ce matin a fini par se cacher. C'est fou comme le temps change vite dans cette région.
La route longe le bord de mer dans un paysage insoupçonné, inattendu, époustouflant, en dehors du temps.
Etonnantes ces longues strates de granite tels des couloirs parallèles sans fin, du bord de mer jusqu'aux crêtes ! Elles donnent l'impression d'un gigantesque labyrinthe sans issue.
Du rose granitique la roche vire au noir volcanique en passant par cinquante nuances de gris, un décor dont on verrait bien surgir quelque seigneur des Anneaux ou autre créature fantastique.
Pourtant, les rennes ont l'air de trouver un pâturage à leur mesure dans ce chaos minéral.
Terminus de la route 40 kilomètres plus loin dans le village semi-abandonné de Hamninberg, où la pluie et le froid sont hélas au rendez-vous. On voulait randonner dans le Syltefjord, c'est raté. On remplace alors la balade par une nouvelle partie de scrabble en attendant l'accalmie.
En fin d'après-midi, nous décidons de ne pas rester dans ce cul-de-sac pour la nuit, il y a trop de vent !
Le retour à Vardø nous offre alors une deuxième occasion de parcourir cette même route, toute aussi spectaculaire dans ce sens. Hervé l'a déclarée "plus belle route de Norvège" !
Curieusement, à Vardø, non seulement il n'a pas plu mais il fait encore soleil. C'est agréable, car nous avons une dernière visite à faire, au mémorial de Steilneset. Il s'agit d'un monument érigé en mémoire de quelques 90 femmes de la région qui, entre 1621 et 1692, ont été accusées de sorcellerie et brûlées vives.
Le bâtiment est impressionnant par sa forme et par sa symbolique. L'artiste Louise Bourgeois et l'architecte Peter Zumthor ont associé, dans une même création évocatrice, une chaise en feu et un mémorial de 100 mètres de long rappelant cette histoire tragique.
Or Louise Bourgeois (1911 - 2010), plasticienne et sculptrice française naturalisée américaine, connue entre autres pour une sculpture en forme d'araignée géante exposée au musée Guggenheim à Bilbao, a passé son enfance dans une maison, aujourd'hui démolie, du centre de la ville où nous demeurons.
C'est pour cette raison que nous portons un intérêt tout particulier à cette œuvre.
Profitant de ce nouveau passage en ville, nous terminons la soirée à passer en revue quelques restaurants au cas où l'un d'eux servirait du crabe royal. Mais peine perdue, nul n'en sert. Dans notre quête, des Français nous disent néanmoins en avoir mangé il y a quelques jours à Kirkenes. En principe, cette destination n'est pas à notre programme, mais sait-on jamais !
Du coup, ce soir, c'est dîner maison ou plutôt dîner… fourgon, au bord d'une plage près de Kiberg, en compagnie d'un camping-car belge. On n'a pas voulu rester à Hamninberg à cause du vent. Eh, bien, ici aussi on va être servis ! Espérons qu'il ne nous empêchera pas de dormir !
Distance parcourue dans la journée : 202 kilomètres.
Guillemot de Troïl (?)

De la frontière russo-norvégienne à la Finlande, de Kirkenes à Inari
J11 : Dimanche 19 juin 2016
Encore une nuit quasi blanche rythmée par les assauts du vent et de la pluie. Seulement 7 degrés ce matin et il pleut toujours.
A 8 heures, on lève le camp, oui, mais pour aller où ?
Vu les circonstances, je ne vois pas d'autre alternative que d'avancer dans notre parcours. En principe, après la péninsule de Varanger, nous avons prévu de gagner la Finlande, plus particulièrement les alentours d'Inari, en passant par Tana Bru puis Utjoski.
Ben… allons-y !
Dehors il fait un temps à ne pas mettre un mouton dehors. D'ailleurs, ceux-là ont trouvé la solution en se réfugiant dans un abribus.
A Tana Bru, alors que nous sommes sur le point de prendre la direction de la Finlande, je sors in extremis une idée de mon chapeau. Et si on allait à Kirkenes ?
Cette ville norvégienne proche de la Russie que l'on décrit comme une bourgade quelconque, à l'ambiance frontalière, point de départ ou d'arrivée de la ligne de l'express côtier Hurtigruten, ne m'avait pas particulièrement attirée jusque là.
Mais depuis que des compatriotes nous ont dit y avoir mangé du crabe royal il y a quelques jours seulement, la destination a subitement pris de l'intérêt. De Kirkenes nous pourrions ensuite regagner la Finlande et Inari directement. Avec deux jours d'avance sur notre planning, nous avons suffisamment de marge pour nous offrir ce détour. Qui sait, peut-être fait-il meilleur à Kirkenes !
Adjugé, vendu, allons à Kirkenes !
A la sortie de Tana Bru, nous retrouvons alors la E6 qui nous conduit jusqu'à la frontière russe (ou presque)… malheureusement sous la pluie !
Pourtant, le trajet est magnifique, la route passant par un massif qui nous rappelle un peu celui des Maures dans le Var.
A l'approche de la ville, les convois militaires se font plus visibles, les terrains et camps militaires deviennent omniprésents. On perçoit même des tirs au loin. La frontière russe n'est plus qu'à une quinzaine de kilomètres et la direction de Mourmansk indiquée sur tous les panneaux du centre-ville.
A 14 h 30, à notre arrivée à Kirkenes, il pleut toujours et il fait 8 degrés. Tous les commerces sont fermés, dimanche oblige. Après avoir garé le camping-car sur le quai au bord de mer, nous allons immédiatement faire nos repérages pour le King Crabe.
Entre les restaurants du Scandic Hotel et celui du Thon Hotel, notre choix est vite fait. Dans l'aquarium du Thon Hotel, trois beaux crabes barbotent tranquillement. Celui que nous choisissons, le plus gros des trois, passera à la casserole. Une table est aussitôt réservée pour 19 h 30.
D'ici là, nous passons tout l'après-midi dans les salons de l'hôtel (avec café et thé à disposition) pour profiter d'Internet et faire une énième partie de scrabble.
Des lycéens norvégiens nous interrogent, dans le cadre de leur projet de fin d'année scolaire, sur notre vision de la ville de Kirkenes. Pour l'instant, nous n'en avons pas vu grand chose, surveillant sur Internet les prévisions météorologiques qui nous permettraient d'y faire un petit tour.
Au fur et à mesure que l'après-midi avance, l'espoir d'une amélioration est sans cesse repoussé. D'ailleurs, il suffit de jeter un œil par la baie vitrée pour le constater. Finalement, la pluie ne cessera qu'au cours du dîner.
A ce propos, quelques mots sur le crabe royal (ou crabe du Kamtchatka). Originaire du littoral oriental de Sibérie, il a été introduit dans la baie de Mourmansk dans les années 1960 pour assurer de nouvelles prises aux pêcheurs russes. Depuis lors, il s'est répandu dans la mer de Barents, le long des côtes de la Norvège et du Svalbard. Les protecteurs de l'environnement y ont vu une menace pour les écosystèmes, mais la majorité des pêcheurs considère le crustacé comme une manne économique.
C'est le crabe le plus recherché au monde et le plus cher au poids. Sa chair au goût inimitable le place parmi les mets les plus renommés. Nous avons donc hâte d'y goûter.
A 19 h 30 pile, alors que nous venons juste de nous attabler, on nous apporte enfin le crustacé géant. Voilà un crabe que nous aurions pu appeler "Désiré" tant nous l'avons convoité depuis plusieurs jours ;-)
Trônant au centre d'un grand plat ovale, sur un lit de mesclun agrémenté de tomates cerise, accompagnée d'une sauce à base de vinaigre balsamique et d' huile d'olive et d'une autre à l'aïoli , c'est une belle bête de 2,6 kilos. Le flashcode attaché nous apprend plein d'autres détails intéressants comme le nom du pêcheur, de son bateau ainsi que la date et le lieu de pêche.
Oui, mais encore ? Après l'avoir dévoré des yeux, si on le dévorait tout court à présent !
Dans une ferveur quasi religieuse, nous décortiquons alors avec application ses pattes charnues dont un soupçon d'aïoli suffit à mettre en valeur toute la saveur.
Sa chair raffinée est d'un goût unique. C'est un délice, un pur ravissement pour les papilles. En un mot, nous nous régalons !
Nous sommes d'ailleurs à ce point absorbés par notre dégustation que nous en oublions de photographier le plat comme promis à notre fille.Elle recevra la photo de la seule carapace ;-)
Au final, nous n'avons rien vu de Kirkenes mais grâce à ce festin en garderons un souvenir impérissable. Voilà un détour qui en valait la peine !
Pour rentrer chez nous, pas de détour à faire. Le Vany nous attend sur le parking mitoyen de l'hôtel, juste devant la mer. Nous restons là pour la nuit. Pas de vent, pas de pluie, nous devrions dormir comme des bébés
Distance parcourue dans la journée : 272 kilomètres
Moutons à l'abri !

J12 : Lundi 20 juin 2016
La ville de Kirkenes est en activité depuis quelques heures déjà quand nous nous réveillons. Il est 8 heures, le premier réflexe consiste à scruter le ciel. Verdict, il est couvert, mais sans pluie pour le moment. C'est mieux qu'hier !
Notre envie de crabe royal ayant été assouvie, nous pouvons reprendre le cours normal de notre voyage et gagner comme prévu la Finlande et Inari en particulier. Nous n'avons maintenant plus qu'une journée d'avance sur notre planning.
Depuis Kirkenes, nous rebroussons d'abord chemin jusqu'au croisement avec la route 893 qui doit nous conduire tout droit en Finlande. Les chutes Skoltefossen, qui occupent le carrefour, nous offrent une dernière distraction sur le territoire norvégien.
A l'entrée en Finlande, la route change de numéro et devient à présent la 971. Il faut aussi avancer nos montres d'une heure, ranger pour le moment nos couronnes et ressortir nos euros. Dernière précaution à prendre : garder la bombe anti moustique sous la main car elle pourrait servir sans délai.
Le climat, lui, reste le même. Que ce soit d'un côté de la frontière comme de l'autre, le temps gris finit par virer à la pluie.
Les paysages finlandais sont conformes à l'idée qu'on s'en fait. La route ondule langoureusement entre lacs et tourbières, entre forêts de pins et bosquets de bouleaux. Photos
Pendant le trajet nous tentons de nous familiariser avec le finnois qui, à première vue, n'a pas vraiment de points communs avec d'autres langues que nous connaissons. En témoigne le mot "kansallispuisto" qui signifie parc national. Pas évident ! Pourtant, à force d'observation, je finis par faire quelques extrapolations à partir des toponymes qui jalonnent notre route : les suffixes "joki" et "tie" ont l'air de désigner la rivière pour le premier, la rue ou la route pour le second comme dans "Lemmenjoki" et "Kaamasentie" Voilà un bon début ;-)
A ce jeu-là, le trajet jusqu'à Inari passe à toute allure.
Sur place le temps est incertain, oscillant entre bruine et averse plus marquée, bref pas un temps à randonner. Pas grave, puisque la petite localité propose une activité qui colle parfaitement à cette météo, à savoir son musée SIIDA, avec deux i, qui est consacré à la culture et la nature sami.
Inari est en effet un important centre de la culture same. Les Samis, autrefois appelés Lapons, sont les peuples indigènes du grand Nord, les plus anciens habitants de ces contrées. Ils sont près de 85 000 dont une bonne moitié vit en Norvège, environ 20 000 en Suède, 8 000 en Finlande et 2 000 en Russie. Longtemps ignorés, leurs droits, leur culture, leur langue ont été progressivement reconnus, promus et mis en valeur au fil des dernières décennies. Aujourd'hui les Samis de chaque pays sont représentés par leur propre parlement.
Le musée SIIDA, de conception très moderne, se veut le reflet de leur histoire et de leurs traditions ainsi que du lien très fort qui les unit à la nature, tout ceci mis en scène de façon vivante et passionnante.
D'une salle à l'autre, nous suivons l'évolution du mode de vie des Samis au fil du temps en lien avec les grandes dates de l'histoire du monde ainsi que l'adaptation de leurs activités au gré des huit saisons. Des objets créés par des artistes Samis contemporains et un joli film sur les aurores boréales complètent l'exposition.
Quand la pluie cesse, la visite se poursuit en plein air (attention, moustiques !) par la découverte de différentes maisons traditionnelles et de pièges ingénieux pour la chasse et la pêche, tous transportables.
Voilà une visite à la fois ludique et instructive, une variante à nos habituelles randonnées. Néanmoins, après deux journées sans chausser nos godillots, nous avons hâte de les enfiler à nouveau pour arpenter monts et vaux.
Justement, la WIFI du musée permet de vérifier la météo pour les prochains jours. Bonne nouvelle ! Demain, il devrait faire beau jusqu'en milieu d'après-midi. Croisons les doigts !
Dans cette perspective, nous positionnons le camping-car à la lisière de la forêt, au point de départ de la randonnée de demain, afin d'être opérationnels à la première heure. En guise de préambule, le soleil fait son apparition pendant le dîner, ce qui est de bon augure.
A l'extérieur, les moustiques font le siège du véhicule, prêts à s'introduire par la moindre ouverture. Vive les moustiquaires.
Distance parcourue dans la journée : 213 kilomètres.
Musée sami

Inari : église de pleine nature de Pielpajärvi et croisière sur le lac
J13 : Mardi 21 juin 2015
Les touristes viennent à Inari principalement pour le musée (pour nous, c'est fait) mais aussi pour faire une croisière sur le lac (c'est prévu) et accessoirement visiter la petite église en pleine nature de Pielpajärvi (c'est prévu aussi). On pourrait même combiner les deux, le lac et l'église, en se faisant déposer en cours de croisière sur la berge pour rejoindre la chapelle, s'économisant ainsi un trajet à pied.
A l'origine, c'est ce que nous avions envisagé mais le seul départ en bateau (à nos dates) a lieu à 13 heures. Or la météo prévoit une dégradation dans l'après-midi. Nous ne voulons pas prendre le risque de nous faire rincer en randonnant en fin d'après-midi. Sur le bateau nous serons à l'abri quoi qu'il arrive.
Nous préférons par conséquent assurer nos arrières, occuper la matinée à faire la randonnée aller et retour vers la petite église et consacrer l'après-midi à la croisière.
La météo est conforme aux prévisions, très belle… enfin !
Avant 8 heures, nous sommes prêts, sac sur le dos, chaussures aux pieds et bombe anti moustique dans la poche. Les maringouins n'ont qu'à bien se tenir.
Nous débutons par la traversée d'une très belle forêt de pins, couverte d'un tapis de buissons de myrtilles sur un chemin caillouteux encombré de racines.
Nous arrivons ensuite à proximité de plusieurs grands lacs dont le Pielpajärvi, bordés de magnifiques tourbières.
Sous les rayons du soleil, les grandes étendues d'eau se sont parées de couleurs toniques, allant du vert amande au bleu azur.
Régulièrement, notre chemin croise des pistes pour scooters dont le balisage se poursuit curieusement à travers le lac. Eh oui, en hiver, il est utile pour les motoneiges qui se déplacent sur le lac gelé.
De nombreux ruisseaux alimentent les plans d'eau colonisés par des herbiers impressionnants où domine le trèfle d'eau.
Cette composition aurait sans doute pu inspirer les Impressionnistes ;-)
L'eau est omniprésente, offrant au lédon des marais les conditions idéales pour s'épanouir.
Heureusement le parcours se fait sur des planches en bois quand le terrain est trop humide. Ce serait dommage d'abimer toute cette belle végétation.
Les moustiques, eux aussi friands de ce milieu, nous ont lâchés pour le moment mais c'est pour mieux nous attendre dans la dernière ligne droite.
En effet, arrivés dans la clairière occupée par la chapelle, nous coupons directement à travers la prairie en fleurs. Erreur fatale ! Les moustiques étaient tous en planque dans les hautes herbes, prêts à fondre sur nous, pauvres marcheurs.
Nous trouvons alors à l'intérieur de l'église un refuge momentané, le temps de nous ressourcer et de préparer la riposte.
Quelques mots sur cet édifice religieux : Il s'agit d'une église en bois, construite entre 1752 et 1760, flanquée de deux cabanes qui servaient à l'époque d'abri pour les fidèles (et qui servent de refuges de nos jours), derniers vestiges d'un village Sami.
L'église est toujours ouverte, il suffit de soulever le loquet et d'ouvrir les fenêtres pour y faire entrer la lumière (avant de tout refermer en partant). Un service religieux y est célébré de temps à autre, notamment à minuit le jour de la St Jean, c'est-à-dire dans quelques jours.
Après un petit moment de recueillement, nous allons jeter un œil à la cabane voisine où l'âtre encore chaud témoigne de son utilisation récente par quelque personne de passage.
Pas de flânerie sur le trajet retour, de sorte que nous arrivons au parking vers 11 heures après 10 kilomètres et un peu plus de 3 heures de marche, pauses comprises. Une très belle randonnée alliant nature, culture et histoire.
Les moustiques nous ont laissés tranquilles au retour. En revanche, deux oiseaux nous ont retenus un court instant Tout d'abord, un pluvier doré qui, par des manœuvres d'intimidation, a tenté de nous barrer le passage, sans doute pour protéger son nid. Puis, un oiseau qui ne nous a montré que son dos au plumage gris orné de touches orangées. Dommage qu'il ne nous ait pas montré son cou, car il semblerait que ce soit une gorgebleue à miroir.
Avec le beau temps et 16 degrés, les conditions sont idéales pour une promenade en bateau. L'embarcadère est situé juste à côté du musée sami.
Nous prenons place à l'avant du navire pour une excursion d'environ 3 heures.
Le lac d'Inari est le troisième plus grand lac de Finlande et comprend 3 300 îles.
A 13 heures pile, le catamaran Inari III sort du port et prend le large, glissant sur un plan d'eau aussi lisse et immobile qu'un miroir.
Il prend tout d'abord la direction de l'île d'Ukonselkä où il accoste une heure plus tard pour une vingtaine de minutes.
Nous grimpons à toute vitesse les marches en bois jusqu'au sommet de l'île pour profiter les premiers de la vue panoramique sur le lac constellé d'îlots.
Il y a quelques centaines d'années déjà, au milieu de l'été, les Samis faisaient cette même démarche, s'y rendant en barque au milieu de l'été pour y invoquer Ukko, le dieu de la chasse.
Quand une touriste attentive remarque un petit point au milieu de l'eau, tous les regards se braquent sur la surface du lac. Une embarcation ? Un nageur ? Effectivement, c'est un nageur mais pas humain. Avec ses bois caractéristiques, vous l'aurez sans doute reconnu.
Oui, c'est bien un élan ! Nous avons souvent espéré en voir un au bord d'une route, près d'un lac ou d'un marais mais jamais nous aurions imaginé en apercevoir un, ici, en plein milieu du lac d'Inari. C'est incroyable !
Une fois tout le monde de retour à bord, le bateau se dirige vers la rive opposée, le capitaine espérant retrouver la trace de l'animal mais celui-ci a dû s'enfoncer dans les bois depuis belle lurette.
Alors il reprend le cours normal de la croisière jusqu'au débarcadère de Pielpavuono. C'est là qu'il dépose un couple souhaitant rejoindre à pied l'église en pleine nature. Nous avions peur que la météo se gâte en cours d'après-midi. Finalement, il n'en a rien été, même si le ciel est maintenant de plus en plus couvert. Fin de la croisière à 16 heures. C'était très sympa et la rencontre de l'élan… extra-ordinaire !
Vu l'heure, nous pouvons envisager de rouler un peu, au moins jusqu'à Saarisselkaa, à 70 kilomètres où j'avais repéré un lieu de bivouac possible, au sommet du domaine skiable du Kaunispää (438 mètres).
Oui, oui, il y a bien du ski alpin en Finlande ! Vue sur les pistes de ski… et plus largement sur toute la région, du haut d'une tour d'observation.
Mais l'endroit très exposé nous apparaît trop venté pour y passer une bonne nuit. Alors nous n'hésitons pas faire 40 kilomètres de plus, afin de trouver à Vuotso un coin plus calme au bord de la rivière. Autre avantage : l'endroit est idéal par rapport à notre projet de demain.
Distance parcourue dans la journée : 140 kilomètres.
Tourbière près d'Inari

Tunturis finlandais, du Pyhä Nattanen au Taivaskero
J14 : Mercredi 22 juin 2016
Si la Finlande est un pays principalement de forêts, de lacs et de rivières, elle n'est pas pour autant un plat pays, du moins dans cette partie Nord. Régulièrement, de petites montagnes aux sommets dénudés culminant entre 500 et 800 mètres donnent du relief au paysage. On y jouit notamment de belles vues dégagées à des kilomètres à la ronde. En finnois, ces monts sont appelés tunturi.
C'est l'un de ces tunturis que nous nous apprêtons à gravir. Il s'agit du Pyhä Nattanen, à ne pas confondre avec Vatanen, le héros des romans du finlandais Arto Paasilinna ;-)
Pour rejoindre le point de départ de la randonnée, il faut emprunter, juste au nord de la rivière, une piste de terre très praticable sur une douzaine de kilomètres.
Au parking, il y a déjà une voiture alors qu'il est à peine 7 h 30. Des gens seraient encore plus matinaux que nous ?
Côté météo, il fait beau avec 13 degrés, ce qui fait aussi le bonheur des moustiques, prompts à nous attaquer à peine descendus de notre fourgon.
Le guide du Routard annonce un parcours de deux kilomètres difficiles avec 300 mètres de dénivelé.
Or le départ, dans une forêt dense, se poursuit par la traversée de marais sur des planches en bois. Pour l'instant je ne vois pas vraiment de difficulté !
… et finit par une approche dans la caillasse et les racines, demandant certes un peu d'effort mais pas la mer à boire ! En trois quarts d'heure, la montée est pliée !
Le même guide vante la vue inoubliable, je confirme !
… et précise que même en plein été, il souffle un vent glacial sur ces hauteurs dénudées, je confirme aussi ! Coupe-vent et capuche indispensables ! La bonne nouvelle, c'est qu'à cette altitude (508 mètres) il n'y a déjà plus de moustiques.
Le refuge, bien équipé, nous offre alors un abri bienvenu, le temps de nous réchauffer un peu.
Nous aurions ensuite pu retourner par le même chemin mais comme il existe une variante et que nous aimons bien varier…
Hum, si on avait su… car la variante traverse un éboulis rocheux très accidenté dans lequel nous avons l'impression de ne pas avancer. Une fois sortis de là, nous rencontrons un terrain inondé, non aménagé, dans lequel nous nous enfonçons par moments jusqu'à la cheville. Sans parler des moustiques qui reviennent à la charge en atteignant une altitude à nouveau plus basse et la végétation gorgée d'eau à laquelle nous nous frottons au passage.
Bref, si on avait su, on n'aurait pas v'nu comme dirait l'autre ;-)… mais repris au retour le même chemin qu'à l'aller. Sur la base de l'aller/retour par le même itinéraire, c'est une très belle randonnée, facile, courte, avec à la clé une magnifique vue panoramique.
La boucle est plus sportive, surtout après les pluies tombées ces derniers jours. Elle nous a demandé 3 heures et 7,1 kilomètres avec un dénivelé de 210 mètres. Elle nous coûte surtout des chaussures à nouveau trempées à l'extérieur comme à l'intérieur et des pantalons mouillés jusqu'aux cuisses. Conséquence : pas d'autre randonnée possible dans la journée.
Dans ces conditions, autant en profiter pour rouler. Ça tombe bien, c'est ce qui est prévu. Pour rejoindre notre prochaine destination, au cœur du parc national de Pallas-Ounastunturi, 250 kilomètres nous attendent. Il est seulement 11 heures, nous avons le temps de nous avancer jusqu'à mi-route avant le déjeuner c'est-à-dire jusqu'à la petite ville de Sodankylä.
Le trajet sur la E75, large et roulante, se fait à bon train malgré le flux important de camping-cars sur cet axe, le plus court vers le cap Nord pour la majorité des conducteurs européens. Pendant ce temps, nos chaussures exposées derrière le pare-brise amorcent leur séchage.
Rien de particulier à voir à Sodankylä mais, pour nous, un passage en ville précieux, mis à profit pour régler l'intendance.
Pendant que notre linge tourne dans la machine de l'hôtel Bear Inn, nous faisons à Lidl les courses les moins chères de notre voyage, déjeunons sur le parking voisin, passons chez l'opticien faire réparer des lunettes, au magasin de sport pour nous renseigner sur les filets de tête anti moustiques (qu'au final nous n'achèterons pas) avant de retourner à l'hôtel bénéficier de la WIFI.
Une fois toutes ces tâches accomplies, il nous reste la deuxième moitié du parcours à effectuer. Le point de chute est prévu dans les environs de Muonio, pas loin de la frontière suédoise, au pied du massif du Pallastunturi.
Nous échouons plus précisément devant l'hôtel Pallas, un hébergement isolé en pleine nature au pied de la montagne, à 459 mètres d'altitude. Il fait un temps magnifique et 19 degrés. Si nos chaussures n'étaient pas trempées, nous serions sans doute partis randonner immédiatement. L'hôtel est le point de départ d'un beau réseau de sentiers en été et de pistes de ski en hiver.
A défaut de profiter de son environnement, nous profitons pour le moment de son restaurant. Au menu lapon, un tartare de renne servi avec des champignons et des lichens (très bon mais portion un peu chiche même pour une entrée). En revanche, l'omble chevalier du lac d'Inari sur lit de purée de choux-fleurs et la crème brûlée aux myrtilles, tous les deux délicieux, rattrapent largement l'entrée et font de ce dîner un des meilleurs de notre voyage. Avec une bouteille de riesling à deux, il valait mieux que le Vany ne soit pas très loin ;-)
Nuit sur place sous un ciel sans nuage et un soleil radieux !
Distance parcourue dans la journée : 283 kilomètres.
Au sommet du Pyhä Nattanen

J15 : Jeudi 23 juin 2016
Bonne nouvelle, nos chaussures de randonnée sont sèches.
Voyons à présent si le temps est toujours aussi dégagé qu'hier soir. Pas tout à fait ! Nuages et éclaircies se partagent le ciel. Tout est de savoir qui des deux aura le dessus.
En prenant le départ vers 8 h 30, nous avons tout de même l'impression qu'il va faire beau. Altitude du parking : 450 mètres.
Dans notre viseur, le Taivaskero, point culminant du massif du Pallastunturi, à 806 mètres d'altitude.
Pour l'atteindre, le chemin balisé par des poteaux surmontés de croix de St André prend progressivement de la hauteur à travers une toundra dénudée. Il n'y a déjà plus d'arbres à cette altitude, de moustiques non plus.
L'itinéraire est pour le moment commun avec le sentier de grande randonnée Pallas-Hetta, l'un des plus prestigieux de Laponie, qui en 55 kilomètres passe par les sommets de plusieurs tunturis.
Au bout d'une heure, quand il s'en écarte, il nous reste une dernière grimpette à gérer avant d'atteindre un large plateau recouvert d'un amas rocheux au milieu duquel le sommet aurait pu passer inaperçu s'il n'était matérialisé.
C'est ici que, le 6 juillet 1952 aux rayons du soleil de minuit, fut allumée la flamme olympique des Jeux de Helsinki. Une plaque commémore cet événement.
Depuis le sommet, la vue embrasse un panorama époustouflant : forêts, lacs et croupes montagneuses à perte de vue avec l'hôtel Pallas à nos pieds.
La randonnée en boucle prend ensuite la direction du sud, passe au pied d'un autre tunturi, le Laukukero, où nous surprenons un couple de lagopèdes en goguette.
A partir de là, l'hôtel nous sert de repère pour tracer à vue dans une pente parfois raide jusqu'à destination. Bilan : 8,5 kilomètres, 2 heures et demie, dénivelé 375 mètres.
Sur le parking, une famille de rennes nous fait son cinéma.
Nous espérions déjeuner en plein air sous les 17 degrés ambiants mais les moustiques voraces nous obligent à un repli immédiat dans le fourgon.
Cette dernière randonnée marque aussi la fin de notre séjour en Finlande qui, au final, nous a réservé de belles surprises. Ce soir, nous serons en Suède, à proximité de Gällivare.
L'itinéraire le plus court coupe en diagonale via des routes secondaires mais Hervé a peur qu'elles soient étroites et peu roulantes. Il préfère nous faire passer par les grands axes, un trajet plus long en kilomètres mais d'après lui plus court en temps.
A Muonio, en traversant la frontière, nous retardons nos montres d'une heure. Appréciable vu notre timing chargé !
Le début du trajet en Suède est agréable, à travers des forêts de pins majestueux et de grandes prairies en fleurs sous des températures de plus en plus chaudes, jusqu'à 21 degrés en cours de route. Jusqu'ici tout baigne !
En cours de route, un champ de linaigrettes ou "fleurs à coton".
Mais c'est sans compter sur une importante zone de travaux. Or quand les Suédois font des travaux, ils ne vont manifestement pas jusqu'à leur terme. Nous tombons donc sur une route en attente d'asphaltage, couverte de gravier grossier, presque du gravier de ballaste. Pas sur une courte distance, mais sur plus de 15 kilomètres, une éternité dans ces conditions. Rouler sur cette surface est un calvaire pour le camping-car. Il faut rouler en seconde, en redoutant la crevaison en permanence. D'ailleurs plusieurs véhicules sont immobilisés sur le bas-côté, pneus crevés.
Le retour sur l'asphalte sonne comme une libération et l'arrivée à destination est un soulagement.
Après un après-midi à conduire, nous sommes heureux de poser le fourgon sur les hauteurs de Gällivare, au sommet du domaine skiable du Dundret (730 m), pour une soirée de détente.
La ville réputée pour ses mines de cuivre et de fer s'étend juste à nos pieds, mais c'est pour la nature environnante que nous avons choisi cet endroit. Nous ne sommes d'ailleurs pas les seuls.
Le paysage rocailleux et dénudé inspire aussi nos voisins de parking. Lui équipé d'un drone, elle revêtue d'une robe de bure, capuche pointue et mains dans les manchons, trouvent manifestement ce décor minéral parfait pour leur scénario. Elle déambule dans son drôle d'accoutrement pendant que lui la filme à l'aide d'un drone.
Le ciel orageux ajoute une note dramatique à l'ambiance.
Cette luminosité particulière nous incite à explorer à notre tour la croupe rocheuse qui se dresse devant nous. Petite balade vespérale jusqu'au sommet du Stora-Toppen (820 mètres d'altitude), coiffé de deux abris pour randonneurs. Vue sur la taïga environnante.
Après le départ des dronistes, nous pensons rester seuls sur place. Mais c'est sans compter sur l'arrivée tardive de trois camping-cars d'où descend toute une ribambelle d'enfants, prompts à mettre un peu d'animation sur le petit parking.
Plus tard, dans notre demi-sommeil, nous entendrons encore quelques visiteurs temporaires, attirés par le soleil de minuit. Le Dundret bénéficie d'un succès que nous ne soupçonnions pas ;-)
Distance parcourue dans la journée : 308 kilomètres
Rennes en goguette !

Kvikkjokk (Suède), randonnée dans le massif du Snjerak
J16 : Vendredi 24 juin 2016
Grand beau temps aujourd'hui et déjà 16 degrés à 8 heures du matin. Notre séjour en Laponie suédoise se présente sous les meilleurs auspices.
Alors dépêchons-nous de rejoindre notre étape suivante, à savoir la petite station de montagne de Kvikkjokk, située au bout d'une route en cul-de-sac en bordure des prestigieux parcs nationaux de Padjelanta et Sarek ainsi que sur le tracé du non moins célèbre sentier de grande randonnée de Kungsleden.
Ce n'est pas tout à fait la porte à côté, le trajet va occuper toute la matinée.
Alors que la radio annonce la volonté des Britanniques de quitter l'Union européenne, nous faisons route sur la E45 en suivant la rivière Lule sur laquelle ont été érigés plusieurs barrages de grande envergure, sujets de tensions, par le passé, entre le gouvernement suédois et les Samis privés de leurs terres inondées.
La circulation est particulièrement light en ce vendredi matin et les quelques localités traversées étonnamment désertes. Pourtant, à la sortie de l'une d'elles, un véhicule nous fait des appels de phares. Tiens, un contrôle de police ? Même pas, juste un troupeau de rennes qui fait son numéro en plein milieu de la voie ;-)
Au carrefour où notre trajet quitte la E45 pour prendre la direction de Kvikkjokk, nous avons atteint le point le plus méridional de notre voyage.
A partir de ce carrefour, cap légèrement vers le nord-ouest sur une petite route pittoresque serpentant entre forêts, prairies et habitations isolées sans jamais quitter (ou presque) la rive d'un lac ou d'une rivière.
A son extrémité, au bord du lac Saggat et du delta des rivières Tarra et Kamajokk se blottit le minuscule village de Kvikkjokk, au pied d'une prestigieuse chaîne montagneuse dont certains sommets sont encore couronnés de neige.
Nous avons prévu de passer deux jours dans ce coin reculé.
Deux parcs nationaux, parmi les plus grands d'Europe, entourent le village, en l'occurrence Sarek et Padjelanta qui figurent depuis 1995, au patrimoine mondial de l'UNESCO. Ils ne sont accessibles qu'à pied à l'issue de plusieurs jours de marche, tout comme la Kungsleden, la Voie Royale, un sentier de grande randonnée de 425 kilomètres, divisé en quatre parties de sept jours chacune, dont l'un des tronçons passe également par le hameau.
Alors, que sommes-nous venus faire ici ? Du trekking ? Non, juste des randonnées à la journée. Car si Kvikkjokk est considéré comme la Mecque des randonnées longues, le village est également le point de départ de quelques randonnées à la journée. C'est pour cette raison que nous l'avons sélectionné.
Une fois le fourgon garé sur le parking au bout du village, au bord de la tumultueuse rivière Kamajokk, en avant vers le massif du Snjerak, plus précisément vers celui de ses trois sommets surnommé "Tourist Summit" à 805 mètres d'altitude.
Il est 13 heures, il fait un temps magnifique avec un thermomètre dépassant les 20 degrés. Première vue au cours de la montée, bien raide.
Du "sommet pour touristes", vue imprenable sur le delta, la croupe du Nammatj (au milieu) et les massifs du Sarek et du Tarrekaise à l'arrière-plan.
Depuis le départ, nous suivons un chemin bien balisé qui se termine en surplomb d'un lac que nous atteignons au bout d'une petite heure. Arrivés à ce point, le retour se fait par le même chemin. Déjà ?
Trouvant que la balade manquait de piquant à ce stade, nous nous offririons bien un petit bonus pour prolonger le plaisir. Qu'à cela ne tienne !
Nous avions téléchargé sur notre GPS la trace d'un circuit en boucle trouvé sur Wikiloc. Vous nous voyez venir !
Nous tentons par conséquent de suivre ce tracé ou plutôt l'absence de tracé… sur le terrain. Aucune indication sur place ne fait mention d'une quelconque boucle.
Après quelques centaines de mètres à marcher à vue, nous récupérons une petite sente qui grimpe sur une crête d'où nous jouissons de bien meilleures vues encore sur le Sarek.
Mais quand la sente disparaît à nouveau, le parcours se complique un peu.
Guidés par le GPS, nous gambadons alors à vue dans des pentes buissonneuses, nous frayant un passage au travers d'un inextricable bois de bouleaux nains avant de finir par retomber sur nos pieds dans la dernière ligne droite jusqu'au village.
Hum, on voulait du piquant ?
Cela dit, on ne regrette pas ce choix, ravis d'avoir pu accomplir cette très belle boucle de 12 kilomètres en 3 heures et demie avec 550 mètres de dénivelé.
Conseil : pour une balade simple et facile choisissez l'aller/retour par le même chemin. Pour y ajouter comme nous une pointe de piquant, fiez-vous à Wikiloc ;-)
Une fois de retour, nous espérons nous détendre en profitant de la douceur ambiante. C'est sans compter sur une panne sèche de gaz. Le remplacement de la bouteille est inévitable. Une opération simple et rapide en principe, sauf que, dans le cas présent, le modèle pas tout à fait identique au précédent, fait de la résistance au point qu'il nous faut appeler à la rescousse deux camping-caristes suédois tout aussi désarmés.
En dernier recours, nous laissons un message au loueur, persuadés qu'il nous a fourni une bouteille inadaptée. Au final et à force d'acharnement, Hervé finit par dompter le système et à faire fonctionner la bouteille. Ouf ! On se voyait déjà devoir retourner à Jokkmokk à 100 kilomètres pour trouver du gaz.
Bref, voilà une tâche qui nous a fait perdre toute la soirée… ou presque. Pour qu'elle ne soit pas tout à fait gâchée et avant le dîner dans le fourgon, nous nous accordons un moment de relâche pour l'apéro à la Fjällstation, le seul hébergement de Kvikkjokk. Nous trinquons en plein air au bord de la rivière : c'est l'été en Suède !
Par la même occasion, nous préparons notre journée de demain pour laquelle nous avons besoin d'un transfert en bateau. Rendez-vous est pris avec BJörn pour demain.
Distance parcourue dans la journée : 212 kilomètres.
Vue sur le Sarek depuis le sommet du Snjerak

Kvikkjokk, randonnée vers du Prinskullen et bateau dans le delta
J17 : Samedi 25 juin 2016
Pas de route à faire ce matin. Le Vany reste sagement sur le parking pendant que nous allons découvrir un autre sommet facile, dominant le village.
Le point de départ du trail se situe sur la rive opposée de la rivière. Pour ce court transfert en bateau, nous avons fait appel à Björn qui nous a fixé rendez-vous à 9 h 20, toujours sur le même parking. Nous nous attendions à le voir arriver en voiture, mais c'est de la forêt qu'il émerge à pied, nous conduisant d'abord le long de la rivière Kamajokk jusqu'à la Fjällstation pour récupérer d'autres clients.
Au passage, il nous indique le meilleur point de vue sur les rapides.
Nous sommes sept à monter dans son petit canot à moteur : un couple allemand, une randonneuse suédoise, un jeune couple finlandais et nous, mais chacun avec un but différent.
Les Allemands et la Suédoise veulent aller vers Nammatj. Les Finlandais sont les plus ambitieux avec la montée au Kaskaivo (22 kilomètres et 12 heures aller/retour) dont le point de départ se situe à trois kilomètres en amont de la rivière. En ce qui nous concerne, nous avons juste besoin d'être déposés sur la rive opposée au point de départ vers Prinskullen, la "colline du prince".
Mais Börn nous propose (for a good price, dit-il) que nous accompagnions d'abord les autres personnes jusqu'à leurs points de dépose afin de découvrir, par la même occasion avant notre randonnée, une partie du delta. C'est d'accord. Par cette très belle journée, c'est le moment d'en profiter.
De la rencontre de la rivière Tarra et des rapides de la Kamajokk est né un delta unique et verdoyant formé et régulièrement transformé par l'accumulation de sédiments transportés par les eaux tumultueuses des cours d'eau.
Pendant que Björn nous livre quelques informations sur la région, passant avec aisance de l'anglais à l'allemand, avec même quelques mots de français, le canot s'engage dans un canal étroit, à la végétation luxuriante et touffue, sur un miroir d'eau où se reflètent à la perfection les silhouettes élancées de quelques feuillus.
Les grands arbres ont l'air de se prosterner, formant une haie d'honneur sur notre passage.
Quand le rideau d'arbres s'ouvre, la perspective s'élargit, laissant apparaître le profil râblé du mont Nammatj… … ou la calotte imposante d'une montagne plus éloignée.
Une fois tous nos corandonneurs déposés, quand le bateau revient au niveau des rapides, le moment est venu pour nous de débarquer.
Il est maintenant 10 h 45. Nous nous mettons d'accord avec Björn sur l'horaire du retour (16 heures) et attaquons aussitôt la montée.
Comme d'habitude, l'accès au sommet passe par la traversée d'une forêt de bouleaux, en l'occurrence ici sur un sentier bien tracé, conçu au milieu du XVIIème siècle par les mineurs allant exploiter des filons d'argent dans les massifs du Sarek et du Padjelanta.
Au sortir de la forêt (à 650 mètres d'altitude), il nous reste à franchir une série de dalles rocheuses disposées en gradins avant d'accéder au cairn pyramidal du sommet.
Depuis ce balcon, la vue est saisissante sur la chaîne montagneuse s'étendant à perte de vue ainsi que sur le delta au premier plan, véritable mosaïque de lagunes, de lacs, de canaux, de prairies, de bois et de marais.
Il est midi. Le belvédère est l'endroit parfait pour un pique-nique et un bain de soleil, débarrassés de nos chaussures, les doigts de pied en éventail.
Mais au bout d'une heure, l'envie de bouger nous démange à nouveau.
Le guide Rother mentionne une possibilité de poursuivre (ah, chouette) sur un sentier non balisé, en direction de Vallespiken, aboutissant à des enclos à rennes à 867 mètres d'altitude. Durée annoncée : une heure.
Voilà qui fait notre affaire !
Nous cédons le sommet à trois ou quatre poursuivants, preuve que Björn a dû opérer une rotation supplémentaire, et prenons la direction du nord-ouest.
Devant nous, la chaîne imposante du Vallespiken et ses dômes encore zébrés de neige nous servent de points de repère.
Ce rocher erratique déposé là par quelque troll musclé tient lieu à la fois de terminus et de tour d'observation. Les enclos à rennes (vides) sont visibles à l'arrière-plan.
Pour retourner vers Prinskullen, il suffit alors de suivre ce collier de nuages comme autant de cailloux semés dans le ciel par le petit Poucet. Ils mènent droit au point de vue.
Avant le retour au débarcadère, nous nous accordons une dernière pause pour profiter du panorama et de l'absence de moustiques à cette altitude.
A l'issue de la descente, nous flânons un peu dans cette belle prairie fleurie.
Cachées dans les herbes hautes entre les brassées de graminées, on peut y découvrir des ruines de soubassements du village de Kvikkjokk, jadis établi de ce côté-ci de la rivière. Mais pas le temps de nous attarder, nous percevons déjà le ronronnement du bateau de Björn.
L'homme est aussi ponctuel qu'une montre… suédoise ou peut-être suisse car il arrive accompagné de quatre clients helvètes (+ les deux Allemands de ce matin) qui souhaitent faire une visite plus approfondie du delta.
Il nous propose (toujours "for a good price") de nous joindre à cette nouvelle visite. Why not ? Il n'est que 16 heures, il fait super beau, alors approfondissons !
Pour commencer, le canot va se frotter aux remous des rapides, surfant au bord des eaux tumultueuses, dans un vacarme assourdissant. C'est le prétexte pour Björn d'ajouter un soupçon d'adrénaline à un parcours par ailleurs pépère.
Après le bouillonnement des rapides, le retour au calme est d'autant plus apprécié. L'embarcation file au gré des canaux jusqu'au bassin d'une immense lagune avant de revenir par des bayous plus intimes aux allures de jardin.
Trois quarts d'heures plus tard, le bateau accoste à Kvikkjokk. Fin d'une excellente journée entre randonnée panoramique et balade au fil de l'eau sous une chaleur estivale. 24 degrés, un record !
Après cette journée bien remplie, pouvons-nous espérer une soirée de détente ? Pas vraiment, car après la panne de gaz hier, aujourd'hui c'est la panne d'eau. Au camping de Kvikkjokk, le gérant est peu enclin à nous en fournir, même en payant. Réservant le service à ses clients, il nous dirige vers le village voisin d'Årrenjarka (à 15 kilomètres).
De toute façon, il était prévu ce soir d'avancer un peu dans notre parcours, alors avançons au moins jusque là. Pour être exact, la suite de notre voyage oblige en réalité à rebrousser chemin et ce, jusqu'à… Gällivare.
Après un dernier apéro à la Fjällstation, bye, bye Kvikkjokk.
A Årrenjarka, nous trouvons de l'eau à disposition, nous voilà sauvés. Il ne reste plus qu'à se trouver un coin sympa pour la nuit. Pas évident, car de la route ne partent que des chemins privés desservant tous des habitations isolées.
Pourtant, après le hameau de Tjåmotis , l'un de ces chemins a l'air de s'enfoncer plus profondément dans les bois jusqu'à la berge d'un lac.
Ô surprise, nous y trouvons déjà un autre camping-car, français de surcroît. Immatriculés dans le Calvados, ses occupants ont déniché ce coin lors d'un voyage précédent et y reviennent avec plaisir à chacun de leur périple. Ils auraient sans doute préféré garder l'emplacement pour eux tout seuls mais le partagent bien volontiers avec nous.
L'endroit est un havre de tranquillité et de sérénité. Voilà toutes les conditions réunies pour passer une belle soirée et une bonne nuit.
Distance parcourue en voiture : 53 kilomètres. En randonnée : 12,6 kilomètres, dénivelé de 530 mètres.
Vue sur le delta depuis le sommet du Prinskullen

De la ville en sursis de Kiruna au canyon d'Abisko
J18 : Dimanche 26 juin 2016
Comme prévu, la suite de notre voyage implique un retour sur nos pas jusqu'à Gällivare avant de continuer, via la ville minière de Kiruna, jusqu'aux abords d'Abisko où nous prévoyons d'arriver en fin d'après-midi. Ceci, dans le but de rejoindre dans quelques jours la Norvège au niveau de Narvik et d'enchaîner avec les îles Lofoten.
C'est par conséquent une longue étape de plus de 350 kilomètres qui nous attend. En sachant que les déplacements se font uniquement sur des routes nationales, qu'à tout moment on peut être ralenti par des travaux ou par des troupeaux de rennes, qu'avec un camping-car on a tendance à s'arrêter plus souvent qu'avec une voiture, pour faire le plein d'eau, pour vidanger les eaux sales, pour faire des courses… Bref, il vaut mieux ne pas être pressés. Pour couvrir la distance, nous comptons un minimum de sept heures, sans les arrêts.
Dans ces circonstances, un départ à 6 h 30 paraît tout à fait indiqué et le trajet plus supportable s'il est fractionné.
C'est pourquoi entre les pauses techniques, photographiques, logistiques et touristiques, nous ne lésinons pas sur les arrêts.
Première pause, une heure et demie après notre départ, tout près de Porjus, où nous dédions quelques minutes aux parois étagées de ce profond canyon cachant en son sein une rivière qu'on ne saurait voir ;-)
Dans le centre de Porjus, nouvel arrêt, cette fois pour accomplir des tâches plus ingrates mais indispensables au bon fonctionnement d'un camping-car. Je ne vous fais pas de dessin !
Près de trois heures après notre départ, nouveau prétexte pour nous arrêter : l'apparition de cet étonnant nuage en forme de feu d'artifice ou de bouquet. Nous avions déjà vu ce type de nuage lors de notre précédent voyage sur la route de la Côte au sud de Bodø, mais jamais dans d'autres pays. Curieux, non ? Cette forme de nuages serait-elle propre à ces régions arctiques ? Ou serait-elle l'œuvre d'un avion ?
10 heures, c'est l'heure de la collation et d'une nouvelle pause sur l'aire de pique-nique de Lappesuando, 50 kilomètres au nord de Gällivare. Voilà de quoi nous faire tenir jusqu'aux abords de Kiruna où nous arrivons pour l'heure du déjeuner.
Juste après le repas, visite au pas de course du centre-ville voué à l'engloutissement en raison du développement de la mine de la LKAB exploitant le plus grand gisement de minerai de fer au monde.
Dans les vingt années à venir, il est prévu de déplacer la ville de quelques kilomètres vers le nord-ouest, à commencer par le centre. Un tiers des habitants sont concernés, soit plus de 6 000 personnes, mais aussi tous les commerces du centre, l'hôtel de ville, l'hôpital, l'église, la bibliothèque, des écoles, des lycées… C'est impressionnant !
Dans le hall de l'hôtel de ville, une maquette donne une idée des secteurs concernés.
Le fer est à l'honneur partout dans la ville. Kiruna lui doit à la fois son existence, sa mort annoncée et à terme sa renaissance !
Cela fait maintenant 8 heures que nous sommes en route alors vivement notre arrivée aux abords d'Abisko pour pouvoir nous dégourdir plus longuement les jambes.
Une fois sur place, nous ignorons le village pour nous diriger quelques kilomètres plus loin vers Abisko Tourist Station regroupant un hébergement, une gare, un centre pour visiteurs et un télésiège accédant aux sommets, le tout à l'entrée du parc national du même nom.
Pour le télésiège, nous arrivons trop juste. La dernière montée a lieu à 16 heures, mais plus de descente possible, hormis à pied ce que nous excluons, pas convaincus de son intérêt.
En lieu et place, nous improvisons une balade en boucle de la forme d'un huit, autour du canyon et du delta de la rivière Abiskojakka, un parcours inspiré du guide Rother mais librement adapté à notre forme après 10 heures de route.
Dans l'immédiat et sans quitter le parking, il suffit de tourner la tête vers le sud-ouest pour apercevoir la vue la plus photographiée de la région, la vallée de Lapporten ("porte de la Laponie") en forme de "u" évasé, à l'arrondi presque parfait. Une image qui laisse présager des beautés naturelles de toute cette région.
Parmi les incontournables, il y a bien sûr le canyon que nous abordons dans un premier temps vers l'amont tout en longeant la rive ouest du cours d'eau.
Le parcours, en partie sur des planches, nous réserve de belles vues sur les eaux tourbillonnantes du torrent mugissant.
A la première intersection, nous amorçons déjà la direction du retour, quittant le bord de l'eau par un chemin de traverse pour revenir au point de départ par un "nature path".
Du plus éloigné au plus proche, notre regard retient… … cette belle chaîne montagneuse que la neige recouvre encore d'un blanc manteau , … ce dôme au galbe et à la texture parfaitement parfaits, … ainsi qu'un tapis de myosotis couvrant les pieds de ces bouleaux tordus.
La première boucle de notre huit se termine sous le porche d'entrée de la Kungsleden, ce sentier de grande randonnée dont on avait déjà croisé le tracé la veille à Kvikkjokk. Nous aurions donc pu venir à pied jusqu'ici depuis notre destination précédente ;-)
Passons à présent à notre deuxième boucle qui suit la rive Est du cours d'eau, côté aval, nous livrant un nouvel aperçu du canyon sous un angle un peu différent.
Puis, quand le torrent se jette dans le lac Torneträsk aux allures de fjord, notre balade s'achève en surplomb du delta, avant un passage par la station touristique.
Retour au point de départ après 7,2 kilomètres en 2 heures et demie avec un dénivelé insignifiant (ou presque) de 80 mètres. Bref, une balade pépère de fin d'après-midi pour ménager nos vieux os !
A propos de fin de journée, c'est le moment de nous préoccuper de notre lieu de bivouac. Les parkings du télésiège, du centre des visiteurs et de la gare sont interdits au stationnement durant la nuit. En touristes disciplinés, nous respectons scrupuleusement la mesure contrairement à plusieurs autres camping-caristes, locaux de surcroît, dont les installations trahissent leur intention manifeste d'y passer la nuit.
Néanmoins, en vue d'autres activités prévues demain à Abisko, nous n'aimerions pas trop nous éloigner. Quelques kilomètres à l'est de la station touristique, sur l'aire de repos de Tornehamn, nous trouvons notre bonheur. Le stationnement est toléré pour 24 heures, c'est plus qu'il n'en faut !
La chaleur reste d'actualité, nous permettant de rester en short même en soirée. La région a la réputation d'être la plus sèche de Suède. Pourvu que ça le reste !
Distance parcourue dans la journée : 394 kilomètres.
Canyon d'Abisko

Abisko : télésiège vers Nuolja et randonnée au lac Trollsjön
J19 : Lundi 27 juin 2016
Cette journée d'aujourd'hui n'était pas véritablement programmée mais gardée en réserve au cas où nous aurions de l'avance. Or nous avons toujours 24 heures d'avance sur notre planning, c'est le moment d'en profiter tant que la météo reste clémente et avant une possible dégradation en soirée. Zut !
Pour le moment, n'y pensons pas et profitons-en à fond ! Déjà 16 degrés (22 plus tard dans la journée) malgré un ciel très légèrement voilé en ce début de matinée.
Nous sommes les premiers devant le télésiège d'Abisko mais pendant que nous attendons son ouverture dans notre véhicule, nous nous faisons griller la politesse par deux fillettes et leur maman qui seront les premières à filer vers le sommet.
Le télésiège nous fait alors passer en une vingtaine de minutes de 385 mètres à 850 mètres.
A partir de là, il faut continuer à pied si l'on veut atteindre le mont Nuolja à 1169 mètres, en comptant environ trois quarts d'heure pour la montée.
Pendant que nous nous attardons un peu autour de la station d'arrivée, les filles et leur maman nous distancent encore un peu plus. Mais quand les petites finissent par traîner les pieds, réclamant une pause et un goûter, nous les dépassons allègrement, ravis de partager la primeur du sommet avec ce seul cairn à la forme humaine appelé inukshuk dans d'autres contrées.
Magnifique vue sur le lac Torneträsk, celui dans lequel se jette la rivière Abisko.
A l'issue de cette randonnée de 4 kilomètres avec un dénivelé de 350 mètres, le télésiège nous ramène à Abisko sur les coups de midi.
Un timing parfait qui nous permet, après le déjeuner, d'envisager une deuxième randonnée dans l'après-midi Elle me tient tout particulièrement à cœur. Sur le papier, cette traversée de vallée à destination du lac Trollsjön paraissait magnifique. Voyons ce qu'elle vaut sur le terrain !
Son point de départ se trouve sur la route E10, à 25 kilomètres à l'est d'Abisko. Il faut se garer sur le bord de la route. Dans notre sens de circulation, toutes les places sont déjà occupées. Il faut donc faire un demi-tour en plein milieu de l'E10 pour aller nous garer de l'autre côté de la route.
Pour trouver l'entrée de la vallée, il faut d'abord traverser un petit bois de bouleaux où sont planqués quelques moustiques avides (mais ça c'est habituel). Plus inhabituel, il faut dans le cas présent traverser la voie ferrée de la ligne Kiruna – Narvik en faisant attention aux trains, nombreux, mais heureusement sonores.
Une fois ces deux obstacles franchis, la vallée est à nous !
Comme la montée est progressive et régulière avec un gain d'altitude bien réparti, nous avançons d'un pas vif sur un sentier engazonné déroulant son tapis de verdure au pied d'une table rocheuse face à des dômes marbrés de neige.
En revanche, nous sommes étonnés de ne pas trouver grand monde sur le chemin. On aurait pourtant pu croire le contraire au regard du nombre de voitures garées sur la route, mais leurs occupants ont sans doute préféré une vallée voisine propice au trekking. Nous voilà bien tranquilles de notre côté. Nous finissons par rattraper un groupe de quatre personnes, des Suédois, un homme et trois femmes, plus lents que nous, l'une des femmes avançant comme une tortue, encore plus démoralisée quand nous lui annonçons qu'elle n'est qu'à moitié route. Nous avons bien cru qu'elle allait abandonner, ce qui aurait été dommage car juste après, nous atteignons la partie la plus spectaculaire du parcours.
Au fond de la vallée apparaît une gigantesque moraine latérale déroulant son rouleau compresseur à perte de vue et charriant des blocs rocheux dans un chaos indescriptible.
l'arrière-plan, les massifs montagneux lacérés de neige nous font penser aux montagnes du Landmannalaugar en Islande
Sur cet univers fantasmagorique de blocs renversés, de dalles dressés, de rocs brisés, de roches tourmentées veille le maître des lieux, un monstre de pierre hybride, tête au profil humain sur corps de dragon.
Il annonce ce pour quoi nous sommes venus jusqu'ici : le lac Trollsjön, caché dans le creux de ce cirque montagneux.
Sur ses eaux couleur soufre, qu'on dit être les plus claires de Suède, flottent quelques icebergs qui font de la résistance en ce début d'été.
Nous aurions aimé nous attarder dans cette vallée perdue mais le ciel finit par se couvrir, nous faisant redouter un orage.
Après une dernière incursion au cœur de la moraine, nous saluons les derniers trolls de pierre, implorant leur dieu de bien vouloir nous épargner d'un retour sous la pluie.
Manifestement, nous avons été entendus ! Non seulement il n'a pas plu mais nous avons même été crédités d'un peu de ciel bleu, nous permettant d'apprécier au passage ce névé aux allures de meringue saupoudrée de cacao.
Après avoir retraversé la voie ferrée, le Vany nous voit de retour vers 17 h 30 au bout de 11,6 kilomètres soit 3 heures et demie pour un dénivelé de 470 mètres.
Nous avons adoré cette vallée enchantée peuplée de trolls et ce lac d'un bleu intense, une de nos plus belles randonnées en Suède et peut-être même du voyage.
Cette balade est aussi la dernière en Suède On peut d'ores et déjà affirmer que ce séjour a été une totale réussite aussi bien dans le choix des destinations que des activités. La météo parfaite a participé de ce succès.
Nous ne sommes plus maintenant qu'à une dizaine de kilomètres de la frontière. Notre journée s'achève côté norvégien, après avoir posé le camping-car sur une aire très champêtre bordée de marais couverts de linaigrettes au pied de petites collines rocheuses.
L'orage redouté finit par éclater dans la soirée. Bien à l'abri dans le camping-car, nous ne craignons plus rien mais ce n'est pas de bon augure, la veille de notre étape vers les îles Lofoten. ;-)
Distance parcourue dans la journée : 52 kilomètres.
Lac Trollsjön

La suite se trouve dans... le message 2 (juste au-dessous)
Retour de Cuba du 3 au 16 avril 2016 English translation pending
Circuit au Centre et à l'Est en 2 semaines : La Havane – Cienfuego – Trinidad – Santa Clara – Vinales – La Havane
Remarques et conseils:
La monnaie utilisée est le CUC (ou pesos convertible) - début 2016, 1€ = 1,09 CUC et 1$=1 CUC
les locaux utilisent aussi le CUP (peso cubano) 1 CUC = 25 CUC
Indicatif téléphonique : 53
Décalage horaire : - 6h / France en été comme en hiver
Dépenses : Environ 800 € en 2 semaines pour logement + nourriture + visites + transport
Les diners pris dans les casa sont tous à 8 ou 10 CUC suivant ce que l'on demande
Nota : Pas de Wifi sur toute l'île en 2016 ! Internet assez cher et pas facile à trouver.
Vous trouverez ici tous les détails sur mon circuit organisé par moi-même avec beaucoup d'adresses et prix. Je suis un voyageur qui privilégie les économies en logement et nourriture afin de profiter un maximum des visites payantes, soit en passant par des agences locales, soit en négociant sur place avec des taxis, tuk-tuk, .... Si vous souhaitez voir des photos de ce voyage, aller sur mon blog : http://gg3869mesvoyages.blogspot.fr/?view=sidebar
dimanche 3 avril:PANAMA – LA HAVANE vol direct
Départ de Panama City (le billet d'avion France-Cuba étant bien moins cher en passant par Panama, j'en ai profité pour faire 1 escale d'une semaine dans ce petit pays qui ne m'a pas trop emballé). Après 2h40 de vol direct, arrivée à 13h à La Havane (Habana). 30 mn pour passer au contrôle immigration et récupérer les bagages. Beaucoup de petits chiens flairent tous les bagages qui arrivent sur les tapis ou qui sont à terre! Je change 300 € en liquide --> 344 CUC ( 1 € = 1,146 CUC : très bon taux de change pour un aéroport ) pour payer le taxi (25 CUC) pour le centre ville (Centro Habana) et la casa réservée par internet il y a 1 mois (30 CUC/nuit avec petit déjeuner). Je souhaitais aller chez David et Lidia Diaz (adresse du routard dont beaucoup de touristes en disent du bien) mais je suis passé par le site de Jaques Depollier vu sur des forums http://jdsdf.pagesperso-orange.fr/ et on m'a répondu que c'était complet (on verra plus loin que c'était faux!). Le taxi me dépose devant la casa réservée « Casa Tania et Frank » un certain Luis m'attendait et me dit qu'elle était occupée mais comme partout à Cuba, pas de problème, il m'en a trouvé une autre au même prix dans une rue à côté : Edificio Roselan rue Aguila #314, 2ème étage, Appartement 205 entre Neptuno y Concordia C'est une famille qui propose 1 chambre avec toilette et salle de bain privée dans leur appartement. J'ai réservé 2 nuits ici et comme je dois repasser par La Havane le 10 et le 15 avril, je pars à la recherche de casa libres pour ces dates. Tout d'abord, je vais dans la rue parallèle juste à côté chez « La Roomantic Colonial » au 178 Amistad (vu sur le Routard) : c'est libre pour le 10 mais pas le 15. Je réserve donc pour le 10 (on me demande de payer d'avance (25 CUC) : la chambre n'est pas terrible par rapport à celle que j'ai actuellement pour le même prix, mais pour 1 nuit, ça ira bien. Je vais ensuite voir chez « David y Lidia Diaz » 4 rues plus loin à l'ouest (426 San Miguel) c'est David qui m'ouvre (je suppose, puisqu'il parle très bien le français !). Je discute longuement et lui raconte mon histoire de réservation par internet. Il me dit que j'ai dû tomber sur une « arnaque » sur ce site de réservation car l'adresse mail figurant sur le site de Jaques Depollier (voir plus haut) n'est pas la sienne, par contre celle figurant sur Le Routard est bonne ainsi que le téléphone : tél (+53) (0) 78 79 79 34 ou portable 52 63 48 74 et 52 63 52 85. David note ma réservation pour le 15 avril sur le cahier (rien à payer à l'avance) c'est 25 CUC + 5 de petit déjeuner. A noter qu'il a aussi une autre casa à 100m « Casa David y Vivian Diaz » Campanario #310 entre San Miguel et Neptuno (mêmes tarifs). Ceci étant fait, je pars visiter un peu cette capitale. Pour en avoir une idée générale, je prends le bus rouge à impériale « Habana Bus Tour » sur le Parque Central en face l'hôtel Inglaterra à 17h30 (10 CUC par personne pour un circuit d'environ 1h) : Le Malecon, Castillo San Salvador de la Punta, statue de Simon Bolivar, Place de la Revolution, l'Aquarium National de Cuba, restaurant Gran Azul, Cimetière de Colon, mémorial et Paséo José Marti, quartier des hôtels de luxe, plaza vieja, l'ancien palais présidentiel, la place d'armes, la place de la cathédrale, le Capitole (en travaux), et d'autres lieux dont je n'ai pas retenu le nom.
Au retour, je descends la rue Obispo et trouve un restaurant à rapport qualité/prix excellent « Europa » au 301 sur la droite à l'angle de Habana. Une 1/2 langouste pour 10 CUC et 1 cocktail « mojito » à 1,50 CUC ! (moins dosé que d'autres mais correct pour le prix). Mais file d'attente de 20 à 30 mn suivant l'heure dans ce restaurant. J'ai partagé ma table avec d'autres touristes isérois comme moi qui attendaient aussi une place. Retour dans ma casa vers 22h30.
lundi 4 avril:LA HAVANE
Petit déjeuner copieux à 8h chez mes hôtes : 6 tranches de pain, beurre, café au lait, jus de fruits mixés (papaye, goyave), assiette de fruits (ananas, papaye, goyave), omelette et 3 tomates. Je donne 1 sac de linge à laver (on me dit 2 CUC, mais le lendemain c'est 6 CUC car certaines pièces étaient délicates je pense qu'on a abusé sur le touriste !) Je vais à l'hôtel PLAZZA sur Parque Central (à l'opposé de l'hôtel Inglaterra) pour acheter 2 billets de bus Transtur (il y a une permanence de l'agence Cubanacan tous les jours dans le hall) pour Cienfuego et Trinidad mardi et mercredi. (demande du passeport) Habana - Cienfuego = 22 CUC (bus de 8h40) environ 3 h de trajet mais 5h réelles avec tous les arrêts Cienfuego - Trinidad = 7 CUC (bus de 13h) environ 2h de trajet Je vais changer des euros dans une cadeca mais le taux est bien moins bon qu'à l'aéroport ! (300 €=330 CUC) Balade dans Habana Vieja : Paseo de Marti (prolongement nord du Parque Central) jusqu'au Castillo de San Salvador de la Punta, puis place de la cathédrale, Place d'Armes, casa de Simon Bolivar, place Vieja. Déjeuner en face l'église pour 6 CUC avec 1 bière (menu du jour : bien). Retour sur Parque Central pour prendre le bus T3 à 15h pour Playa del Este (40mn de trajet, 5 CUC). Je descends à Villa Megano et balade d'1 heure le long de cette plage qui est quelconque. Retour en taxi (négocié au même prix que le bus que je n'ai pas envie d'attendre encore 1h). Retour 17h30 à ma casa puis achat de 2 bouteilles d'eau de 50cl (il n'y a pas de bouteille de 1 litre !). Dîner à 21h à Europa (je n'ai pas trouvé d'autres restaurants intéressants)
mardi 5 avril:LA HAVANE – CIENFUEGO (4h)
Levé 7h, petit déjeuner 7h30, départ 8h10 pour aller prendre le bus pour Cienfuego devant l'hôtel Plazza. Il arrive à 8h50 (un guide vient nous chercher dans le hall de l'hôtel. A 9h15, le bus attend toujours quelqu'un. Je descends pour voir si le vendeur de l'agence Cubanacan est arrivé (il n'était pas là à 8h50) afin de prendre à l'avance un billet pour Habana – Vinales lundi prochain. 10 mn d'attente car il y a 1 personne devant moi. Mais comme j'ai déjà pris 2 billets hier, les formalités sont plus rapides (il a déjà tous les renseignements sur moi) et je suis de retour au bus à 9h30 (on m'attendait !) je viens de prendre les habitudes cubaines : on ne fait pas trop attention à l'heure ici. D'autres arrêts se feront devant des hôtels en ville et vers le fort sur Malecon. Le guide est très bien, nous explique tout en 3 langues. Pause déjeuner et toilettes : 20 mn prévues mais 40 mn réelles ! Arrivée 14h à Cienfuego devant l'hôtel « La Union ». A la descente du bus, beaucoup de monde proposant leur casa. Je dis que j'en ai réservé une pour m'en défaire. J'aurais peut-être dû en visiter une proposée car j'en ai fait 4 du Routard qui étaient complètes. Heureusement, comme partout à Cuba, ils ont beaucoup d'amis qui connaissent des amis .... qui ont des chambres à louer. Je me retrouve ainsi au 6002 Calle 39 entre 60/62 , tél 53 (43) 512 342 chez un couple de retraité « Baby y Toto » dont le mari parle anglais et je peux discuter car mon espagnol est très léger. (chambre 25 CUC + 5 petit déj + 8 pour le diner). Toto me conseille de faire la visite de la ville cet après midi et demain les cascades de El Nicho si je veux. Je supprime les plages « Playa Larga » et « Playa Giron » et la « baie des cochons » prévues initialement à mon programme, car je n'aurai pas le temps et après discussion, c'est plus pour faire de la plongée (ce qui ne m'attire guère). Je pars donc vers 15h pour faire un tour de ville. Je souhaite aller jusqu'à Punta Gorda mais c'est à 3 ou 4 km et je prends un bici taxi (négocié à 4 CUC A/R). De retour en centre ville, des enfants jouent au ballon dans la rue : je leur donne 2 balles de tennis et des échantillons de shampoing. Douche et très bon diner à 20h : soupe de haricots noirs, assiette de tomates, concombres, petits poivrons, frites, riz, cuisse et entre-cuisse de poulet en sauce + gâteau (mille feuille à la crème et dessus chocolat) + 1/2l de jus de fruits frais. Après discution avec Toto, il me fait déguster 1 verre de rhum blanc.
mercredi 6 avril:CIENFUEGO – TRINIDAD (1h40)
Levé 7h30. Petit déjeuner : omelette, thé, pain, beurre, confiture, fruits et jus de fruits mixés. Vers 10h, je descends ma valise que je laisserai ici jusqu'à midi. J'irai voir le marché couvert (légumes et viandes) et le musée naval au nord-ouest de la ville (entrée gratuite) Retour vers midi et discution avec Baby (en espagnol) jusqu'à 12h30. Je lui demande si elle connait une casa à Trinidad dans mes prix car je n'ai pas envie de chercher pendant des heures si tout est complet comme cela a l'air d'être le cas en ce moment à Cuba. Elle téléphone à une amie et me dit qu'on viendra m'attendre à la descente du bus avec une pancarte à mon nom. Sympathique non ? Je redescends ensuie en ville pour attendre le bus de 13h pour Trinidad. J'achète un sandwich et 1 boisson. Vers 13h, je demande à la réception de l'hôtel « La Union » où et à quelle heure arrivera le bus : personne ne sait on me dit même qu'il n'y a pas de bus aujourd'hui ! Je vais demander à l'agence Cubanacan qui se trouve dans une rue un peu plus loin mais la dame ne sait pas non plus ! Finalement, le bus arrive à 15h avec 2h de retard (apparemment l'agence n'avait pas prévue de bus ce jour et au dernier moment, ils ont été chercher un chauffeur et un guide à 8h...).
Arrivé à Trinidad à 16h40. Un Monsieur m'attendait effectivement avec une pancarte « Gilberto ». Leurs coordonnées : Manuel Cruz Sais, Isabel Cristina Lemes, Yaima Cruz Lemes (la maman je pense) au 375 rue Frank Païs entre Simon Bolivar et Javier Zerquera, tél (+53) 41 99 42 69 Je souhaitais rester 3 nuits ici et leur chambre n'est disponible que 2 nuits. Ils réservent pour moi la 3ème nuit dans une casa à 50 m en face dans la même rue. Je ferai tout de même le tour de quelques casa notées sur le guide du Routard pour mon information (rapport qualité/prix, ...). Seules 2 ou 3 sont libres pour le 8. Je vais voir la station de bus Viazul (en haut de la ville) pour les horaires pour Santa Clara mais il est 18h et c'est fermé. On me propose un taxi « collectivo » pour le même prix que le bus mais s'il faut attendre qu'il soit plein, je suis méfiant et attendrai de revenir demain pour plus de renseignements. Après discussion de mon programme, la dame de la casa me propose de me réserver un taxi de sa connaissance pour aller à « Topes de Collantes » demain matin (40 CUC A/R). Un peu cher, mais j'accepte car en bus, c'est compliqué. Pour info, il y a un train à 9h pour la « Valle de los Ingenios » à 10 CUC le trajet A/R. Diner à la casa et couché 23h.
jeudi 7 avril: TRINIDAD et alentours
Petit déjeuner à 7h15. Départ en taxi à 8h pour « Topes de Collantes ». Marche de 9h à 11h15 dans la forêt jusqu'aux grottes de Batata. On traverse une petite rivière, écoute les chants d'oiseaux. Pour l'après midi, je discute avec mon chauffeur de taxi pour aller dans la vallée de Los Ingenios : il me propose 35 CUC le trajet A/R (si je trouve d'autres touristes, on partagera le prix). Retour en ville vers midi où je retourne à la gare de bus pour acheter 1 billet Trinidad – Santa Clara et 1 Santa Clara – La Havane (le bus de 11h est déjà complet, je prendrai donc celui de 16h). J'ai cherché en vain des touristes qui seraient intéressés pour faire l'excursion prévue cette après-midi mais comme il fait chaud, certains m'ont dit qu'ils iraient plutôt à la plage. De retour chez mes hôtes à 14h, je leur fais téléphoner à la casa réservée à La Havane pour dire que j'arriverai après 22h le 10 au soir (pour eux, le téléphone fixe est en illimité dans leur forfait – comme en France-). Comme j'en ai pris l'habitude maintenant, je fais aussi réserver 1 nuit à Santa Clara et 3 à Vinales chez des connaissances à mes hôtes. On parcourera la Vallée de los Ingenios pendant 3h : jolis paysages. Village de Manacas et sa tour Iznaga : très belle vue sur les alentours Hacienda Guachinango : restaurant sans intérêt à mon goût Le soir diner au restaurant « Mimi » rue Maceo : très bien (spaghetti bolognaise pour 8 CUC et tous les apéro et boissons à 1,50 CUC). Retour 21h dans ma chambre.
vendredi 8 avril: TRINIDAD + Playa Ancon
Petit déjeuner à 8h. Départ en bus pour Playa Ancon à 9h (4 CUC). Arrivée 9h30. Marche sur la droite de l'hôtel Ancon jusqu'au bout de la plage pendant 1h30. Retour vers 11h15 sur un parking où je prends un taxi (négocié 4 CUC au lieu de 5). En ville, retrait de 300 CUC dans une banque avec Master Card car les distributeurs ne prennent que la VISA et je ne veux pas l'utiliser car j'ai plus de frais avec ma banque qu'avec la Master Card. On me prélève des dollars et non des euros : 312 $. Il est donc plus intéressant de changer des euros liquides ou retirer dans un distributeur acceptant la bonne carte pour éviter ce double change. Je déjeune dans un petit restaurant (1 tacos au poulet + 1 jus de mangue : bien). Les 2 serveuses présentent ici me demandent de quel pays je suis quand je leur réponds france, elles me disent : Ah, parfum ! Comme j'ai des échantillons dans mon sac à dos, je leur en offre 1 à chacune. Elles rayonnent ! Vers 13h, je vais changer de casa chez « Benito Rodriguez Rodriguez » en face du mercado El Chiquitico, au 354 rue Frank Païs entre Simon Bolivar et Rosario, tél 53 56 19 20 (un monsieur seul avec sa maman). Diner à 20h : ce monsieur est fin cuisinier : j'ai droit à une soupe de haricots rouges, des crudités (tomates, concombres et choux), des crevettes sauce légèrement piquante avec du riz, 1 banane flambée et 1 verre de jus d'orange gazeux. Couché 22h.
samedi 9 avril: TRINIDAD – SANTA CLARA (3h)
Petit déjeuner à 6h30 car bus Viazul à 7h30 à la station (10mn à pied d'ici). On doit se faire enregistrer (avec le billet acheté jeudi) et faire enregistrer ma valise en soute (1 CUC si on veut !). Départ à l'heure et arrivée à la station Viazul de Santa Clara à 10h20, après passage par Cienfuego (à la station Viazul à 8h45 où beaucoup de monde descend et monte). Un taxi m'attend avec 1 pancarte à mon nom pour aller en centre ville à la casa réservée par mes hôtes de Trinidad (payé 5 CUC pour le taxi) : « Hostal Berenguer 88 » au N° 88 entre JB. Zayas et Esquerra chez Pilar et Isidor, tél (53) (42) 203 136 ou 53 66 51 47 Ils ont 2 chambres à 25 CUC +5 de petit déjeuner. Vers midi, je pars en balade pour retrouver la gare de bus Viazul et acheter mon billet retour pour La Havane: elle se trouve à 30mn à pied de la casa. Puis direction place de la Révolution où je visite le musée après photo de la grande statue du Che sur l'esplanade. Retour en ville vers le Parque Vidal, et les bâtiments qui l'entourent. Je vais repérer des restaurants sur le « Boulevard » (zone piétonne sur la rue Indépendancia). Finalement, j'irai diner au restaurant de l'hôtel « Santa Clara Libre » (situé tout en haut au 10è étage d'où on a une très belle vue sur la ville et le Parque Vidal) : très bon rapport qualité/prix puisque j'ai mangé 1 steack de porc + riz + confiture de mangues et 1 bière pour 5 CUC. En redescendant, je m'arrête au 4è pour prendre en photo la porte de la suite 414 qu'ont occupés Fidel Castro en 1959 et JP Sartre en 1960. Retour 20h à la casa. Le quartier est très calme.
Dimanche 10 avril: SANTA CLARA et retour LA HAVANE (3h15)
Levé 7h30, petit déjeuner 8h. Je laisse ma valise jusqu'à 15h et vais faire une grande promenade à l'est: Le train blindé (Tren blindado) mais c'est dimanche et la visite est fermée. Un gardien vient vers moi et m'explique l'histoire de ce train ( que je ne comprends pas entièrement car il parle trop vite ). Puis je monte sur la petite colline sur laquelle le Che organisa la bataille se Santa Clara (Loma del Capiro) d'ici, on a une très belle vue sur la ville. Au retour, il y a un petit marché/brocante sympathique le long de la rivière. Je voulais retourner au restaurant d'hier mais il n'est pas ouvert le midi et celui vu hier au début de la rue Gomez vers le Parque est réservé pour un groupe ! J'en trouve un dans la rue Colon « Colon 64 » pour 5 CUC (assiette de crudités, escaloppe de porc + riz + bière). Dans beaucoup d'autres, il y a la queue comme dans beaucoup d'endroit à Cuba (téléphone, banque, arrêt ou guichet de bus, ...). Je passe plusieurs coup de téléphone aux casa de Vinales que j'avais notées : toutes sont complètes sauf 1 « Juana y Nela » qui m'indique que la maison de sa famille à côté est libre et je réserve (20 CUC la nuit au lieu de celle à 30 CUC que m'avait réservé mes hôtes de Trinidad) je les préviendrai par téléphone pour annuler. A 14h30, je retourne récupérer ma valise à la casa et à 15h j'arrive au terminal Viazul. Le bureau d'enregistrement est fermé (il n'ouvre qu'1h avant d'après l'affiche sur la porte et le bus est à 16h20). Finalement, je m'enregistrerai que 30mn avant. Il y a 2 jeunes français/canadiens en salle d'attente avec qui je partagerais le taxi à l'arrivée au terminal de La Havane. Le bus arrivera (de Holguin) avec 10 mn de retard et partira à 16h50 (30 mn de retard) mais arrivera à l'heure à 20h10 (après 10mn d'arrêt pour le plein de gasoil). Arrivé à 21h à l'hôtel « La Roomantic Colonial » réservé la semaine dernière. Je retourne au restaurant « Europa » (toujours la queue pour avoir une table que je partagerai avec 2 dames françaises : 1 hôtesse de l'air en transit avec sa maman). Couché à minuit dans une chambre correcte mais sans fenêtre et chaude, mais la rue est calme.
lundi 11 avril : LA HAVANE – VINALES (3h)
Levé 7h, petit déjeuner rapide à 7h30 car Bus à Plaza Hôtel à 8h. Départ à 9h après tous les ramassages. Arrivée à midi après 15 mn d'arrêt à Pinar del Rio. Des enfants posent avec des boeufs pour une photo. Ils sont en vacances 1 semaine tous les 3 mois ! Je distribue des savonnettes et shampoing récupérés dans les hôtels (j'en ai amené 2kg avec des stylos dans ma valise pour tout donner ici). Je m'installe dans la casa à côté de celle de « Villa Juana y Nela » 5 rue Rafael Trejo tél 69 65 07 ( je resterai 4 nuits ici ) et je vais manger chez « 3J » à 13h30. Je vais à l'agence Cubanacan pour acheter mon billet retour La Havane pour le 15 (14 CUC). Balade dans le bas du village. Il y a beaucoup de touristes ici et pas mal de français. D'ailleurs 2 jeunes me reconnaissent (ils faisaient aussi la queue derrière moi au restaurant Europa à La Havane). Ils sont en voyage depuis 6 mois ! Je n'ai pas trouvé de magasin vendant des grandes bouteilles d'eau dans cette ville les après midi (certains en ont trouvé le matin!). Toujours des vieilles voitures américaines ici. Le propriétaire de la casa en a d'ailleurs une à lui. Retour 19h à la casa. Diner (trop copieux) à 20h.
Je discute avec une jeune fille de la famille qui est guide et qui parle anglais et un peu français. Elle me propose 1 balade dans la campagne demain après midi pour 20 CUC.
mardi 12 avril : VINALES et alentours
Petit déjeuner à 8h. Je vais attendre le bus de 9h (navette verte de Transtur) qui passe toutes les heures et permet de visiter les principaux lieux intéressants pour 5 CUC (on s'arrête et remonte quand on veut sur la journée) mais il n'est pas passé je prendrai celui qui part dans l'autre sens à 10h. Arrêt et visite de Cueva del Indio (entrée 5 CUC) – grotte avec retour en barque. Il y a beaucoup de monde dans la grotte à attendre la barque pour le retour. Je reprends le bus 1h30 plus tard avec arrêt point de vue de 10mn pour tous sur les mogotes sur le parking de l'hôtel Horizontes Los Jazmines. Je continue avec un arrêt de 1h30 à Mural de la Prehistoria (grand mur avec des peintures qui se voient de loin). Je n'ai pas payé l'entrée en disant que j'allais manger au restaurant mais le menu est trop cher et je n'ai pas assez de temps pour m'attabler ici... Je voulais aussi escalader ce mur par derrière (en suivant les flêches) mais c'est vraiment trop dangereux à certains endroits et je redescends comme d'autres touristes qui prennent peur de grimper plus haut. Le prochain bus repasse vers 14h20. Je m'arrête en ville et déjeune au restaurant « Mar Magico » pour 5 CUC. J'avais donné RV à la guide vers 15h, elle ne viendra qu'à 15h45 mais il fait bien assez chaud pour commencer la balade dans la campagne maintenant. Plantations de tabac (j'ai appris que l'on peut supprimer la nicotine en enlevant la nervure centrale des feuilles!), canne à sucre, cacao, mirador, valée du silence, ... Je souhaitais encore donner à des familles en difficultés : la guide me montre une ferme dans laquelle il y a des gens dans le besoin je vais donc seul pour donner 1 paire de nu-pieds à 1 jeune garçon de 10–12 ans et des savonnettes + stylos à d'autres enfants. Nous rencontrons un de ses amis à cheval avec 2 touristes on me propose de faire une petite balade à cheval gratuite : ok pour moi on ne va pas plus vite mais c'est moins fatiguant ! Retour à 20h30 à la casa à la nuit tombante. Ce soir, je dinerai au restaurant (Morceaux de poulet + riz + bière pour 6 CUC). Couché 23h30.
mercredi 13 avril : VINALES et Plage
Petit déjeuner à 8h et départ pour trouver un « taxi collectivo » pour « Cayo Jutias » (15 CUC/personne A/R = au bus). 1H30 de route très cahoteuse après 30mn de bonne route en sortant de la ville (nombreux trous qui ne permettent pas de rouler à plus de 40 km/h). Les 3 autres touristes souhaitent rester sur la plage jusqu'à 17h. Je me plie donc à leur décision. La plage est belle avec du sable blanc et l'eau bleue claire (turquoise) et très transparente. Je pars sur la droite car il y a plus d'ombre mais plus de vent dans l'après midi. A gauche, c'est la mangrove. Au milieu, il y a beaucoup de monde avec des transat et des parasols (payant). Je mangerai des gâteaux secs achetés il y a quelques jours dans un supermarché. Petite sieste, baignade de 10 à 20 mn. Retour 17h avec le couple de touristes (argentins) et 1 jeune fille qui ne s'est pas protégée du soleil car elle est toute rouge ! Après une douche à la casa, diner au restaurant « El Olivo » pour 10 CUC : bon mais léger en légumes (2 filets de poulet, frites, salade verte, 2 tranches de tomates et concombres, 1 oeuf au plat et 1 bière à 2 CUC) + 10% de service. Toujours pas trouvé de grande bouteille d'eau en ville j'en prendrai une dans le frigo de la casa.
jeudi 14 avril : VINALES et alentours
Je trouve un vélo à louer le long des arrêts de bus au centre ville. Un VTT tout neuf avec freins à disques, suspensions et 21 vitesses pour 10 CUC/j je négocie à 5 CUC les 4h (il y en a aussi plus loin vers le resto San Tomas mais leurs vélos sont souvent pris et en moins bon état). Je pars du côté de El Palenque de Cimarrones (je n'entre pas dans la grotte mais la contourne et j'arrive vers des séchoirs à tabac où un jeune de 15 ans coupe de l'herbe à la machette dans le champs à côté. Il me fait signe que je peux aller visiter les mogottes à côté. Je discute 10 mn avec lui (il ne va pas à l'école car il doit travailler. Je lui laisse 1 stylo et 1 shampoing. Je retourne côté village en faisant un détour par la gauche où il y a aussi de jolis paysages de mogotes dans cette campagne. Au sud-ouest du village, je monte sur les hauteurs : belle vue beaucoup d'enfants jouent dehors : je poursuis ma distribution de stylos et savonnettes. En face de la route principale : idem. Je rends le vélo à 13h20. Déjeuner chez « El Galito » pas loin de l'église puis repos dans ma chambre avec la clim jusqu'à 16h puis je retourne me balader à pied dans les environs pour donner le reste de bonbons (caramello), stylos et savons aux enfants rencontrés. Tous les jours, un marché artisanal s'installe dans une rue perpendiculaire à la rue principale. Douche et diner à la casa : soupe de haricots noirs, assiettes de crudités (tomates, carottes en rondelles, concombres), chips maison, riz, poulet et pommes vapeur au jus + 1 bière locale.
vendredi 15 avril : VINALES - LA HAVANE (3h)
Petit déjeuner 8h15. En ville à 9h30. Je reloue 1 vélo pour 1h30 (négocié à 2 CUC avec le jeune d'hier). Comme il n'en a plus de libre ce matin, il téléphone à son petit frère qui arrive pour me prêter le sien : ils font tout pour gagner un peu de monnaie ! Je retourne sur la route du côté de Cueva del Indio où il y a des mogotes tout le long. Retour vers 11h30, récupère ma valise à la casa, déjeuner léger au restaurant 3J et je vais attendre le bus sur la place de l'église. Je rencontre un québécois qui a fait le tour de Cuba à vélo (il l'a bricolé pour qu'il se démonte en 2 parties afin de pouvoir le mettre en soute des bus et avions!). Il prendra le bus Viazul à 14h le mien (Transtur/Cubanacan) est à 14h15 (c'est le même guide que lundi : il me reconnaît). Mais aujourd'hui, c'est un minibus 10 places. On fera un arrêt de 50 mn à Pinar del Rio pour attendre 1 personne qui n'est jamais arrivée !? Arrivée 17h45 à l'hôtel Plaza (c'est l'autoroute de Pinar à La Havane, donc ça roule bien). Arrivée 18H chez David y Lidia Diaz. On m'offre une boisson pendant que la personne de l'accueil remplie le registre. Comme il n'y a plus de chambre libre ici, elle m'emmène dans la rue perpendiculaire chez « Casa David y Vivian Diaz » Campanario #310 entre San Miguel et Neptuno Comme cette dame n'a pas de monnaie sur 30 CUC (personne n'a de monnaie à Cuba !), David viendra me voir et me rendra 5 CUC. Je lui demande de me réserver un taxi pour aller à l'aéroport demain matin 5h. Diner au restaurant « El Chanchullero » au 457A Brazil sur la place Del Cristo. L'entrée n'est pas facile à trouver. Pour ce dernier soir, je fais des folies et prendrai 1 apéritif (mojito), de la langouste et ses légumes, 1 flan en dessert et 1 bière comme boisson (14 CUC le tout). Langouste à 8, mojito et bière à 2 CUC.
samedi 16 avril : LA HAVANE - GUATEMALA
Lever 4h30, taxi à 5h15 devant la casa (c'est une vieille voiture d'un particulier que doit connaître David car il est venu l'attendre avec moi). 30 mn de route et me voilà à l'aéroport. (25 CUC pour la course). Il y a une grande file d'attente au comptoir d'enregistrement COPA Airlines, mais on appelle pour le vol CM231 : c'est le mien ! On me fait signe de passer, donc je grille tout le monde malgré qu'il reste encore 2h avant l'envol ! J'avais lu sur des forums qu'avant d'embarquer pour le Guatemala, le filmage des bagages était obligatoire et gratuit : ce n'est pas vrai ! On ne me l'a pas dit ici et ce n'est pas gratuit (8 CUC). Je change mes billets cubains restants en dollars (car en euros le 1ier billet est celui de 5, alors qu'il y a des billets de 1$!) après le passage du contrôle émigration (il y a un petit guichet de change pas trop visible avant les salles d'attente aux portes d'embarquement). On embarque à l'heure mais l'avion devra attendre 10 mn pour cause de trafic. Escale et changement d'avion à Panama. Je peux ainsi revendre mes 2 cartes de Métro/Bus (2$ les 2) qui me restaient de mon séjour du début de mois. On décolera d'ici pour GUATEMALA avec 30mn de retard.
Mes impressions sur ce séjour :
- J'ai bien aimé :La HAVANE, TRINIDAD et la Vallée de los Ingenios, VINALES et environs (la campagne, la plage Cayo Jutias)
- J'ai moins aimé : Playa del Este (au N/E de Habana), Playa Ancon et Topes de Collantes (vers Trinidad)
Remarques et conseils:
La monnaie utilisée est le CUC (ou pesos convertible) - début 2016, 1€ = 1,09 CUC et 1$=1 CUC
les locaux utilisent aussi le CUP (peso cubano) 1 CUC = 25 CUC
Indicatif téléphonique : 53
Décalage horaire : - 6h / France en été comme en hiver
Dépenses : Environ 800 € en 2 semaines pour logement + nourriture + visites + transport
Les diners pris dans les casa sont tous à 8 ou 10 CUC suivant ce que l'on demande
Nota : Pas de Wifi sur toute l'île en 2016 ! Internet assez cher et pas facile à trouver.
Vous trouverez ici tous les détails sur mon circuit organisé par moi-même avec beaucoup d'adresses et prix. Je suis un voyageur qui privilégie les économies en logement et nourriture afin de profiter un maximum des visites payantes, soit en passant par des agences locales, soit en négociant sur place avec des taxis, tuk-tuk, .... Si vous souhaitez voir des photos de ce voyage, aller sur mon blog : http://gg3869mesvoyages.blogspot.fr/?view=sidebar
dimanche 3 avril:PANAMA – LA HAVANE vol direct
Départ de Panama City (le billet d'avion France-Cuba étant bien moins cher en passant par Panama, j'en ai profité pour faire 1 escale d'une semaine dans ce petit pays qui ne m'a pas trop emballé). Après 2h40 de vol direct, arrivée à 13h à La Havane (Habana). 30 mn pour passer au contrôle immigration et récupérer les bagages. Beaucoup de petits chiens flairent tous les bagages qui arrivent sur les tapis ou qui sont à terre! Je change 300 € en liquide --> 344 CUC ( 1 € = 1,146 CUC : très bon taux de change pour un aéroport ) pour payer le taxi (25 CUC) pour le centre ville (Centro Habana) et la casa réservée par internet il y a 1 mois (30 CUC/nuit avec petit déjeuner). Je souhaitais aller chez David et Lidia Diaz (adresse du routard dont beaucoup de touristes en disent du bien) mais je suis passé par le site de Jaques Depollier vu sur des forums http://jdsdf.pagesperso-orange.fr/ et on m'a répondu que c'était complet (on verra plus loin que c'était faux!). Le taxi me dépose devant la casa réservée « Casa Tania et Frank » un certain Luis m'attendait et me dit qu'elle était occupée mais comme partout à Cuba, pas de problème, il m'en a trouvé une autre au même prix dans une rue à côté : Edificio Roselan rue Aguila #314, 2ème étage, Appartement 205 entre Neptuno y Concordia C'est une famille qui propose 1 chambre avec toilette et salle de bain privée dans leur appartement. J'ai réservé 2 nuits ici et comme je dois repasser par La Havane le 10 et le 15 avril, je pars à la recherche de casa libres pour ces dates. Tout d'abord, je vais dans la rue parallèle juste à côté chez « La Roomantic Colonial » au 178 Amistad (vu sur le Routard) : c'est libre pour le 10 mais pas le 15. Je réserve donc pour le 10 (on me demande de payer d'avance (25 CUC) : la chambre n'est pas terrible par rapport à celle que j'ai actuellement pour le même prix, mais pour 1 nuit, ça ira bien. Je vais ensuite voir chez « David y Lidia Diaz » 4 rues plus loin à l'ouest (426 San Miguel) c'est David qui m'ouvre (je suppose, puisqu'il parle très bien le français !). Je discute longuement et lui raconte mon histoire de réservation par internet. Il me dit que j'ai dû tomber sur une « arnaque » sur ce site de réservation car l'adresse mail figurant sur le site de Jaques Depollier (voir plus haut) n'est pas la sienne, par contre celle figurant sur Le Routard est bonne ainsi que le téléphone : tél (+53) (0) 78 79 79 34 ou portable 52 63 48 74 et 52 63 52 85. David note ma réservation pour le 15 avril sur le cahier (rien à payer à l'avance) c'est 25 CUC + 5 de petit déjeuner. A noter qu'il a aussi une autre casa à 100m « Casa David y Vivian Diaz » Campanario #310 entre San Miguel et Neptuno (mêmes tarifs). Ceci étant fait, je pars visiter un peu cette capitale. Pour en avoir une idée générale, je prends le bus rouge à impériale « Habana Bus Tour » sur le Parque Central en face l'hôtel Inglaterra à 17h30 (10 CUC par personne pour un circuit d'environ 1h) : Le Malecon, Castillo San Salvador de la Punta, statue de Simon Bolivar, Place de la Revolution, l'Aquarium National de Cuba, restaurant Gran Azul, Cimetière de Colon, mémorial et Paséo José Marti, quartier des hôtels de luxe, plaza vieja, l'ancien palais présidentiel, la place d'armes, la place de la cathédrale, le Capitole (en travaux), et d'autres lieux dont je n'ai pas retenu le nom.
Au retour, je descends la rue Obispo et trouve un restaurant à rapport qualité/prix excellent « Europa » au 301 sur la droite à l'angle de Habana. Une 1/2 langouste pour 10 CUC et 1 cocktail « mojito » à 1,50 CUC ! (moins dosé que d'autres mais correct pour le prix). Mais file d'attente de 20 à 30 mn suivant l'heure dans ce restaurant. J'ai partagé ma table avec d'autres touristes isérois comme moi qui attendaient aussi une place. Retour dans ma casa vers 22h30.
lundi 4 avril:LA HAVANE
Petit déjeuner copieux à 8h chez mes hôtes : 6 tranches de pain, beurre, café au lait, jus de fruits mixés (papaye, goyave), assiette de fruits (ananas, papaye, goyave), omelette et 3 tomates. Je donne 1 sac de linge à laver (on me dit 2 CUC, mais le lendemain c'est 6 CUC car certaines pièces étaient délicates je pense qu'on a abusé sur le touriste !) Je vais à l'hôtel PLAZZA sur Parque Central (à l'opposé de l'hôtel Inglaterra) pour acheter 2 billets de bus Transtur (il y a une permanence de l'agence Cubanacan tous les jours dans le hall) pour Cienfuego et Trinidad mardi et mercredi. (demande du passeport) Habana - Cienfuego = 22 CUC (bus de 8h40) environ 3 h de trajet mais 5h réelles avec tous les arrêts Cienfuego - Trinidad = 7 CUC (bus de 13h) environ 2h de trajet Je vais changer des euros dans une cadeca mais le taux est bien moins bon qu'à l'aéroport ! (300 €=330 CUC) Balade dans Habana Vieja : Paseo de Marti (prolongement nord du Parque Central) jusqu'au Castillo de San Salvador de la Punta, puis place de la cathédrale, Place d'Armes, casa de Simon Bolivar, place Vieja. Déjeuner en face l'église pour 6 CUC avec 1 bière (menu du jour : bien). Retour sur Parque Central pour prendre le bus T3 à 15h pour Playa del Este (40mn de trajet, 5 CUC). Je descends à Villa Megano et balade d'1 heure le long de cette plage qui est quelconque. Retour en taxi (négocié au même prix que le bus que je n'ai pas envie d'attendre encore 1h). Retour 17h30 à ma casa puis achat de 2 bouteilles d'eau de 50cl (il n'y a pas de bouteille de 1 litre !). Dîner à 21h à Europa (je n'ai pas trouvé d'autres restaurants intéressants)
mardi 5 avril:LA HAVANE – CIENFUEGO (4h)
Levé 7h, petit déjeuner 7h30, départ 8h10 pour aller prendre le bus pour Cienfuego devant l'hôtel Plazza. Il arrive à 8h50 (un guide vient nous chercher dans le hall de l'hôtel. A 9h15, le bus attend toujours quelqu'un. Je descends pour voir si le vendeur de l'agence Cubanacan est arrivé (il n'était pas là à 8h50) afin de prendre à l'avance un billet pour Habana – Vinales lundi prochain. 10 mn d'attente car il y a 1 personne devant moi. Mais comme j'ai déjà pris 2 billets hier, les formalités sont plus rapides (il a déjà tous les renseignements sur moi) et je suis de retour au bus à 9h30 (on m'attendait !) je viens de prendre les habitudes cubaines : on ne fait pas trop attention à l'heure ici. D'autres arrêts se feront devant des hôtels en ville et vers le fort sur Malecon. Le guide est très bien, nous explique tout en 3 langues. Pause déjeuner et toilettes : 20 mn prévues mais 40 mn réelles ! Arrivée 14h à Cienfuego devant l'hôtel « La Union ». A la descente du bus, beaucoup de monde proposant leur casa. Je dis que j'en ai réservé une pour m'en défaire. J'aurais peut-être dû en visiter une proposée car j'en ai fait 4 du Routard qui étaient complètes. Heureusement, comme partout à Cuba, ils ont beaucoup d'amis qui connaissent des amis .... qui ont des chambres à louer. Je me retrouve ainsi au 6002 Calle 39 entre 60/62 , tél 53 (43) 512 342 chez un couple de retraité « Baby y Toto » dont le mari parle anglais et je peux discuter car mon espagnol est très léger. (chambre 25 CUC + 5 petit déj + 8 pour le diner). Toto me conseille de faire la visite de la ville cet après midi et demain les cascades de El Nicho si je veux. Je supprime les plages « Playa Larga » et « Playa Giron » et la « baie des cochons » prévues initialement à mon programme, car je n'aurai pas le temps et après discussion, c'est plus pour faire de la plongée (ce qui ne m'attire guère). Je pars donc vers 15h pour faire un tour de ville. Je souhaite aller jusqu'à Punta Gorda mais c'est à 3 ou 4 km et je prends un bici taxi (négocié à 4 CUC A/R). De retour en centre ville, des enfants jouent au ballon dans la rue : je leur donne 2 balles de tennis et des échantillons de shampoing. Douche et très bon diner à 20h : soupe de haricots noirs, assiette de tomates, concombres, petits poivrons, frites, riz, cuisse et entre-cuisse de poulet en sauce + gâteau (mille feuille à la crème et dessus chocolat) + 1/2l de jus de fruits frais. Après discution avec Toto, il me fait déguster 1 verre de rhum blanc.
mercredi 6 avril:CIENFUEGO – TRINIDAD (1h40)
Levé 7h30. Petit déjeuner : omelette, thé, pain, beurre, confiture, fruits et jus de fruits mixés. Vers 10h, je descends ma valise que je laisserai ici jusqu'à midi. J'irai voir le marché couvert (légumes et viandes) et le musée naval au nord-ouest de la ville (entrée gratuite) Retour vers midi et discution avec Baby (en espagnol) jusqu'à 12h30. Je lui demande si elle connait une casa à Trinidad dans mes prix car je n'ai pas envie de chercher pendant des heures si tout est complet comme cela a l'air d'être le cas en ce moment à Cuba. Elle téléphone à une amie et me dit qu'on viendra m'attendre à la descente du bus avec une pancarte à mon nom. Sympathique non ? Je redescends ensuie en ville pour attendre le bus de 13h pour Trinidad. J'achète un sandwich et 1 boisson. Vers 13h, je demande à la réception de l'hôtel « La Union » où et à quelle heure arrivera le bus : personne ne sait on me dit même qu'il n'y a pas de bus aujourd'hui ! Je vais demander à l'agence Cubanacan qui se trouve dans une rue un peu plus loin mais la dame ne sait pas non plus ! Finalement, le bus arrive à 15h avec 2h de retard (apparemment l'agence n'avait pas prévue de bus ce jour et au dernier moment, ils ont été chercher un chauffeur et un guide à 8h...).
Arrivé à Trinidad à 16h40. Un Monsieur m'attendait effectivement avec une pancarte « Gilberto ». Leurs coordonnées : Manuel Cruz Sais, Isabel Cristina Lemes, Yaima Cruz Lemes (la maman je pense) au 375 rue Frank Païs entre Simon Bolivar et Javier Zerquera, tél (+53) 41 99 42 69 Je souhaitais rester 3 nuits ici et leur chambre n'est disponible que 2 nuits. Ils réservent pour moi la 3ème nuit dans une casa à 50 m en face dans la même rue. Je ferai tout de même le tour de quelques casa notées sur le guide du Routard pour mon information (rapport qualité/prix, ...). Seules 2 ou 3 sont libres pour le 8. Je vais voir la station de bus Viazul (en haut de la ville) pour les horaires pour Santa Clara mais il est 18h et c'est fermé. On me propose un taxi « collectivo » pour le même prix que le bus mais s'il faut attendre qu'il soit plein, je suis méfiant et attendrai de revenir demain pour plus de renseignements. Après discussion de mon programme, la dame de la casa me propose de me réserver un taxi de sa connaissance pour aller à « Topes de Collantes » demain matin (40 CUC A/R). Un peu cher, mais j'accepte car en bus, c'est compliqué. Pour info, il y a un train à 9h pour la « Valle de los Ingenios » à 10 CUC le trajet A/R. Diner à la casa et couché 23h.
jeudi 7 avril: TRINIDAD et alentours
Petit déjeuner à 7h15. Départ en taxi à 8h pour « Topes de Collantes ». Marche de 9h à 11h15 dans la forêt jusqu'aux grottes de Batata. On traverse une petite rivière, écoute les chants d'oiseaux. Pour l'après midi, je discute avec mon chauffeur de taxi pour aller dans la vallée de Los Ingenios : il me propose 35 CUC le trajet A/R (si je trouve d'autres touristes, on partagera le prix). Retour en ville vers midi où je retourne à la gare de bus pour acheter 1 billet Trinidad – Santa Clara et 1 Santa Clara – La Havane (le bus de 11h est déjà complet, je prendrai donc celui de 16h). J'ai cherché en vain des touristes qui seraient intéressés pour faire l'excursion prévue cette après-midi mais comme il fait chaud, certains m'ont dit qu'ils iraient plutôt à la plage. De retour chez mes hôtes à 14h, je leur fais téléphoner à la casa réservée à La Havane pour dire que j'arriverai après 22h le 10 au soir (pour eux, le téléphone fixe est en illimité dans leur forfait – comme en France-). Comme j'en ai pris l'habitude maintenant, je fais aussi réserver 1 nuit à Santa Clara et 3 à Vinales chez des connaissances à mes hôtes. On parcourera la Vallée de los Ingenios pendant 3h : jolis paysages. Village de Manacas et sa tour Iznaga : très belle vue sur les alentours Hacienda Guachinango : restaurant sans intérêt à mon goût Le soir diner au restaurant « Mimi » rue Maceo : très bien (spaghetti bolognaise pour 8 CUC et tous les apéro et boissons à 1,50 CUC). Retour 21h dans ma chambre.
vendredi 8 avril: TRINIDAD + Playa Ancon
Petit déjeuner à 8h. Départ en bus pour Playa Ancon à 9h (4 CUC). Arrivée 9h30. Marche sur la droite de l'hôtel Ancon jusqu'au bout de la plage pendant 1h30. Retour vers 11h15 sur un parking où je prends un taxi (négocié 4 CUC au lieu de 5). En ville, retrait de 300 CUC dans une banque avec Master Card car les distributeurs ne prennent que la VISA et je ne veux pas l'utiliser car j'ai plus de frais avec ma banque qu'avec la Master Card. On me prélève des dollars et non des euros : 312 $. Il est donc plus intéressant de changer des euros liquides ou retirer dans un distributeur acceptant la bonne carte pour éviter ce double change. Je déjeune dans un petit restaurant (1 tacos au poulet + 1 jus de mangue : bien). Les 2 serveuses présentent ici me demandent de quel pays je suis quand je leur réponds france, elles me disent : Ah, parfum ! Comme j'ai des échantillons dans mon sac à dos, je leur en offre 1 à chacune. Elles rayonnent ! Vers 13h, je vais changer de casa chez « Benito Rodriguez Rodriguez » en face du mercado El Chiquitico, au 354 rue Frank Païs entre Simon Bolivar et Rosario, tél 53 56 19 20 (un monsieur seul avec sa maman). Diner à 20h : ce monsieur est fin cuisinier : j'ai droit à une soupe de haricots rouges, des crudités (tomates, concombres et choux), des crevettes sauce légèrement piquante avec du riz, 1 banane flambée et 1 verre de jus d'orange gazeux. Couché 22h.
samedi 9 avril: TRINIDAD – SANTA CLARA (3h)
Petit déjeuner à 6h30 car bus Viazul à 7h30 à la station (10mn à pied d'ici). On doit se faire enregistrer (avec le billet acheté jeudi) et faire enregistrer ma valise en soute (1 CUC si on veut !). Départ à l'heure et arrivée à la station Viazul de Santa Clara à 10h20, après passage par Cienfuego (à la station Viazul à 8h45 où beaucoup de monde descend et monte). Un taxi m'attend avec 1 pancarte à mon nom pour aller en centre ville à la casa réservée par mes hôtes de Trinidad (payé 5 CUC pour le taxi) : « Hostal Berenguer 88 » au N° 88 entre JB. Zayas et Esquerra chez Pilar et Isidor, tél (53) (42) 203 136 ou 53 66 51 47 Ils ont 2 chambres à 25 CUC +5 de petit déjeuner. Vers midi, je pars en balade pour retrouver la gare de bus Viazul et acheter mon billet retour pour La Havane: elle se trouve à 30mn à pied de la casa. Puis direction place de la Révolution où je visite le musée après photo de la grande statue du Che sur l'esplanade. Retour en ville vers le Parque Vidal, et les bâtiments qui l'entourent. Je vais repérer des restaurants sur le « Boulevard » (zone piétonne sur la rue Indépendancia). Finalement, j'irai diner au restaurant de l'hôtel « Santa Clara Libre » (situé tout en haut au 10è étage d'où on a une très belle vue sur la ville et le Parque Vidal) : très bon rapport qualité/prix puisque j'ai mangé 1 steack de porc + riz + confiture de mangues et 1 bière pour 5 CUC. En redescendant, je m'arrête au 4è pour prendre en photo la porte de la suite 414 qu'ont occupés Fidel Castro en 1959 et JP Sartre en 1960. Retour 20h à la casa. Le quartier est très calme.
Dimanche 10 avril: SANTA CLARA et retour LA HAVANE (3h15)
Levé 7h30, petit déjeuner 8h. Je laisse ma valise jusqu'à 15h et vais faire une grande promenade à l'est: Le train blindé (Tren blindado) mais c'est dimanche et la visite est fermée. Un gardien vient vers moi et m'explique l'histoire de ce train ( que je ne comprends pas entièrement car il parle trop vite ). Puis je monte sur la petite colline sur laquelle le Che organisa la bataille se Santa Clara (Loma del Capiro) d'ici, on a une très belle vue sur la ville. Au retour, il y a un petit marché/brocante sympathique le long de la rivière. Je voulais retourner au restaurant d'hier mais il n'est pas ouvert le midi et celui vu hier au début de la rue Gomez vers le Parque est réservé pour un groupe ! J'en trouve un dans la rue Colon « Colon 64 » pour 5 CUC (assiette de crudités, escaloppe de porc + riz + bière). Dans beaucoup d'autres, il y a la queue comme dans beaucoup d'endroit à Cuba (téléphone, banque, arrêt ou guichet de bus, ...). Je passe plusieurs coup de téléphone aux casa de Vinales que j'avais notées : toutes sont complètes sauf 1 « Juana y Nela » qui m'indique que la maison de sa famille à côté est libre et je réserve (20 CUC la nuit au lieu de celle à 30 CUC que m'avait réservé mes hôtes de Trinidad) je les préviendrai par téléphone pour annuler. A 14h30, je retourne récupérer ma valise à la casa et à 15h j'arrive au terminal Viazul. Le bureau d'enregistrement est fermé (il n'ouvre qu'1h avant d'après l'affiche sur la porte et le bus est à 16h20). Finalement, je m'enregistrerai que 30mn avant. Il y a 2 jeunes français/canadiens en salle d'attente avec qui je partagerais le taxi à l'arrivée au terminal de La Havane. Le bus arrivera (de Holguin) avec 10 mn de retard et partira à 16h50 (30 mn de retard) mais arrivera à l'heure à 20h10 (après 10mn d'arrêt pour le plein de gasoil). Arrivé à 21h à l'hôtel « La Roomantic Colonial » réservé la semaine dernière. Je retourne au restaurant « Europa » (toujours la queue pour avoir une table que je partagerai avec 2 dames françaises : 1 hôtesse de l'air en transit avec sa maman). Couché à minuit dans une chambre correcte mais sans fenêtre et chaude, mais la rue est calme.
lundi 11 avril : LA HAVANE – VINALES (3h)
Levé 7h, petit déjeuner rapide à 7h30 car Bus à Plaza Hôtel à 8h. Départ à 9h après tous les ramassages. Arrivée à midi après 15 mn d'arrêt à Pinar del Rio. Des enfants posent avec des boeufs pour une photo. Ils sont en vacances 1 semaine tous les 3 mois ! Je distribue des savonnettes et shampoing récupérés dans les hôtels (j'en ai amené 2kg avec des stylos dans ma valise pour tout donner ici). Je m'installe dans la casa à côté de celle de « Villa Juana y Nela » 5 rue Rafael Trejo tél 69 65 07 ( je resterai 4 nuits ici ) et je vais manger chez « 3J » à 13h30. Je vais à l'agence Cubanacan pour acheter mon billet retour La Havane pour le 15 (14 CUC). Balade dans le bas du village. Il y a beaucoup de touristes ici et pas mal de français. D'ailleurs 2 jeunes me reconnaissent (ils faisaient aussi la queue derrière moi au restaurant Europa à La Havane). Ils sont en voyage depuis 6 mois ! Je n'ai pas trouvé de magasin vendant des grandes bouteilles d'eau dans cette ville les après midi (certains en ont trouvé le matin!). Toujours des vieilles voitures américaines ici. Le propriétaire de la casa en a d'ailleurs une à lui. Retour 19h à la casa. Diner (trop copieux) à 20h.
Je discute avec une jeune fille de la famille qui est guide et qui parle anglais et un peu français. Elle me propose 1 balade dans la campagne demain après midi pour 20 CUC.
mardi 12 avril : VINALES et alentours
Petit déjeuner à 8h. Je vais attendre le bus de 9h (navette verte de Transtur) qui passe toutes les heures et permet de visiter les principaux lieux intéressants pour 5 CUC (on s'arrête et remonte quand on veut sur la journée) mais il n'est pas passé je prendrai celui qui part dans l'autre sens à 10h. Arrêt et visite de Cueva del Indio (entrée 5 CUC) – grotte avec retour en barque. Il y a beaucoup de monde dans la grotte à attendre la barque pour le retour. Je reprends le bus 1h30 plus tard avec arrêt point de vue de 10mn pour tous sur les mogotes sur le parking de l'hôtel Horizontes Los Jazmines. Je continue avec un arrêt de 1h30 à Mural de la Prehistoria (grand mur avec des peintures qui se voient de loin). Je n'ai pas payé l'entrée en disant que j'allais manger au restaurant mais le menu est trop cher et je n'ai pas assez de temps pour m'attabler ici... Je voulais aussi escalader ce mur par derrière (en suivant les flêches) mais c'est vraiment trop dangereux à certains endroits et je redescends comme d'autres touristes qui prennent peur de grimper plus haut. Le prochain bus repasse vers 14h20. Je m'arrête en ville et déjeune au restaurant « Mar Magico » pour 5 CUC. J'avais donné RV à la guide vers 15h, elle ne viendra qu'à 15h45 mais il fait bien assez chaud pour commencer la balade dans la campagne maintenant. Plantations de tabac (j'ai appris que l'on peut supprimer la nicotine en enlevant la nervure centrale des feuilles!), canne à sucre, cacao, mirador, valée du silence, ... Je souhaitais encore donner à des familles en difficultés : la guide me montre une ferme dans laquelle il y a des gens dans le besoin je vais donc seul pour donner 1 paire de nu-pieds à 1 jeune garçon de 10–12 ans et des savonnettes + stylos à d'autres enfants. Nous rencontrons un de ses amis à cheval avec 2 touristes on me propose de faire une petite balade à cheval gratuite : ok pour moi on ne va pas plus vite mais c'est moins fatiguant ! Retour à 20h30 à la casa à la nuit tombante. Ce soir, je dinerai au restaurant (Morceaux de poulet + riz + bière pour 6 CUC). Couché 23h30.
mercredi 13 avril : VINALES et Plage
Petit déjeuner à 8h et départ pour trouver un « taxi collectivo » pour « Cayo Jutias » (15 CUC/personne A/R = au bus). 1H30 de route très cahoteuse après 30mn de bonne route en sortant de la ville (nombreux trous qui ne permettent pas de rouler à plus de 40 km/h). Les 3 autres touristes souhaitent rester sur la plage jusqu'à 17h. Je me plie donc à leur décision. La plage est belle avec du sable blanc et l'eau bleue claire (turquoise) et très transparente. Je pars sur la droite car il y a plus d'ombre mais plus de vent dans l'après midi. A gauche, c'est la mangrove. Au milieu, il y a beaucoup de monde avec des transat et des parasols (payant). Je mangerai des gâteaux secs achetés il y a quelques jours dans un supermarché. Petite sieste, baignade de 10 à 20 mn. Retour 17h avec le couple de touristes (argentins) et 1 jeune fille qui ne s'est pas protégée du soleil car elle est toute rouge ! Après une douche à la casa, diner au restaurant « El Olivo » pour 10 CUC : bon mais léger en légumes (2 filets de poulet, frites, salade verte, 2 tranches de tomates et concombres, 1 oeuf au plat et 1 bière à 2 CUC) + 10% de service. Toujours pas trouvé de grande bouteille d'eau en ville j'en prendrai une dans le frigo de la casa.
jeudi 14 avril : VINALES et alentours
Je trouve un vélo à louer le long des arrêts de bus au centre ville. Un VTT tout neuf avec freins à disques, suspensions et 21 vitesses pour 10 CUC/j je négocie à 5 CUC les 4h (il y en a aussi plus loin vers le resto San Tomas mais leurs vélos sont souvent pris et en moins bon état). Je pars du côté de El Palenque de Cimarrones (je n'entre pas dans la grotte mais la contourne et j'arrive vers des séchoirs à tabac où un jeune de 15 ans coupe de l'herbe à la machette dans le champs à côté. Il me fait signe que je peux aller visiter les mogottes à côté. Je discute 10 mn avec lui (il ne va pas à l'école car il doit travailler. Je lui laisse 1 stylo et 1 shampoing. Je retourne côté village en faisant un détour par la gauche où il y a aussi de jolis paysages de mogotes dans cette campagne. Au sud-ouest du village, je monte sur les hauteurs : belle vue beaucoup d'enfants jouent dehors : je poursuis ma distribution de stylos et savonnettes. En face de la route principale : idem. Je rends le vélo à 13h20. Déjeuner chez « El Galito » pas loin de l'église puis repos dans ma chambre avec la clim jusqu'à 16h puis je retourne me balader à pied dans les environs pour donner le reste de bonbons (caramello), stylos et savons aux enfants rencontrés. Tous les jours, un marché artisanal s'installe dans une rue perpendiculaire à la rue principale. Douche et diner à la casa : soupe de haricots noirs, assiettes de crudités (tomates, carottes en rondelles, concombres), chips maison, riz, poulet et pommes vapeur au jus + 1 bière locale.
vendredi 15 avril : VINALES - LA HAVANE (3h)
Petit déjeuner 8h15. En ville à 9h30. Je reloue 1 vélo pour 1h30 (négocié à 2 CUC avec le jeune d'hier). Comme il n'en a plus de libre ce matin, il téléphone à son petit frère qui arrive pour me prêter le sien : ils font tout pour gagner un peu de monnaie ! Je retourne sur la route du côté de Cueva del Indio où il y a des mogotes tout le long. Retour vers 11h30, récupère ma valise à la casa, déjeuner léger au restaurant 3J et je vais attendre le bus sur la place de l'église. Je rencontre un québécois qui a fait le tour de Cuba à vélo (il l'a bricolé pour qu'il se démonte en 2 parties afin de pouvoir le mettre en soute des bus et avions!). Il prendra le bus Viazul à 14h le mien (Transtur/Cubanacan) est à 14h15 (c'est le même guide que lundi : il me reconnaît). Mais aujourd'hui, c'est un minibus 10 places. On fera un arrêt de 50 mn à Pinar del Rio pour attendre 1 personne qui n'est jamais arrivée !? Arrivée 17h45 à l'hôtel Plaza (c'est l'autoroute de Pinar à La Havane, donc ça roule bien). Arrivée 18H chez David y Lidia Diaz. On m'offre une boisson pendant que la personne de l'accueil remplie le registre. Comme il n'y a plus de chambre libre ici, elle m'emmène dans la rue perpendiculaire chez « Casa David y Vivian Diaz » Campanario #310 entre San Miguel et Neptuno Comme cette dame n'a pas de monnaie sur 30 CUC (personne n'a de monnaie à Cuba !), David viendra me voir et me rendra 5 CUC. Je lui demande de me réserver un taxi pour aller à l'aéroport demain matin 5h. Diner au restaurant « El Chanchullero » au 457A Brazil sur la place Del Cristo. L'entrée n'est pas facile à trouver. Pour ce dernier soir, je fais des folies et prendrai 1 apéritif (mojito), de la langouste et ses légumes, 1 flan en dessert et 1 bière comme boisson (14 CUC le tout). Langouste à 8, mojito et bière à 2 CUC.
samedi 16 avril : LA HAVANE - GUATEMALA
Lever 4h30, taxi à 5h15 devant la casa (c'est une vieille voiture d'un particulier que doit connaître David car il est venu l'attendre avec moi). 30 mn de route et me voilà à l'aéroport. (25 CUC pour la course). Il y a une grande file d'attente au comptoir d'enregistrement COPA Airlines, mais on appelle pour le vol CM231 : c'est le mien ! On me fait signe de passer, donc je grille tout le monde malgré qu'il reste encore 2h avant l'envol ! J'avais lu sur des forums qu'avant d'embarquer pour le Guatemala, le filmage des bagages était obligatoire et gratuit : ce n'est pas vrai ! On ne me l'a pas dit ici et ce n'est pas gratuit (8 CUC). Je change mes billets cubains restants en dollars (car en euros le 1ier billet est celui de 5, alors qu'il y a des billets de 1$!) après le passage du contrôle émigration (il y a un petit guichet de change pas trop visible avant les salles d'attente aux portes d'embarquement). On embarque à l'heure mais l'avion devra attendre 10 mn pour cause de trafic. Escale et changement d'avion à Panama. Je peux ainsi revendre mes 2 cartes de Métro/Bus (2$ les 2) qui me restaient de mon séjour du début de mois. On décolera d'ici pour GUATEMALA avec 30mn de retard.
Mes impressions sur ce séjour :
- J'ai bien aimé :La HAVANE, TRINIDAD et la Vallée de los Ingenios, VINALES et environs (la campagne, la plage Cayo Jutias)
- J'ai moins aimé : Playa del Este (au N/E de Habana), Playa Ancon et Topes de Collantes (vers Trinidad)
Bilan budget d'un an autour du monde English translation pending
Bonjour à tous,
Après un an de voyage autour du monde, nous voici de retour dans notre plat pays, des milliers de souvenirs dans la tête. Nous avons tenu un blog, qui concernait plutôt nos ressentis/photos et nous avons publié ici à quelques reprises des « retour de » avec des infos pratico pratiques (budgets, topo des randos, …). Il est temps d’ouvrir le dernier sujet de discussion: le budget total. C’est une question mainte fois posée sur le forum, et on se dit que ces infos pourraient en aider certains.
Tous les prix sont par personne. Nous avons dormi en général dans des chambres doubles (quelques dortoirs et campings, mais très peu), nous mangions le midi dans la rue et dans des (tout) petits restos le soir. Pour les transports, en général des bus locaux, à quelques exceptions près.
Avant le départ : 4 483€ 3083€ de ticket d’avion « tour du monde » Tickets avec Travel Nation, pour l’itinéraire suivant : Bruxelles-Delhi-Kuala Lumpur-Sydney-Auckland-Papeete-Ile de Pâques-Santiago//Lima. 450€ (à la louche) pour des vols low cost en asie Quelques vols nous permettant de rejoindre nos destinations (Lion Air et Air Asia) : Kuala Lumpur-Makassar, Manado-Sorong, Sorong-Kuala Lumpur, Kuala Lumpur-Hanoi, Bangkok-Mandalay, Rangoon-Kuala Lumpur 550€ d’assurance Cap aventure chez Chapka, pour 12 mois. On a eu besoin d’eux à trois reprises et on a été remboursé sans soucis. 300€ de pharmacie On est partis avec pas mal de médicaments, monsieur étant pharmacien ! Cela inclut le générique de la malarone pour quelques mois. 100€ de vaccin Encéphalite japonaise et rage, nous étions à jour pour le reste
Visa : 323euros 60€ pour l’Inde Fait à l’ambassade à Bruxelles 60€ pour l’Indonésie (visa de 60 jours) Fait à l’ambassade à Bruxelles 53€ pour le Vietnam Inclus la lettre d’invitation faite sur internet et les $ payés à l’entrée dans le pays 33€ pour le Laos Fait à la frontière de Dien Bien Phu 32€ d’extension pour le Laos Faire une extension de 12 jours, ça coute presque un visa de 30 jours. Fait à Vientiane 35€ pour le Cambodge Fait à la frontière à côté des 4000 îles 50€ pour la Birmanie Fait par internet
Dépenses sur place : 11 321€ 1025€ en Inde Pour 47 jours, soit 22€/jour. Principalement au Ladakh/Zanzkar, avec détour au Taj Mahal. Ce prix inclut également un trek de 3jours à 300€/pers pour gravir le Stock Kangri. Si on enlève ce trek, on arrive à une moyenne de 16€/jour. 535€ à Sulawesi (Indonésie) Pour 30 jours, soit 18€/jour. Trajet « classique » de Makassar à Manado, incluant 1 plongée sur les îles Togians. 631€ aux Raja Ampat (Indonésie) Pour 14 jours, soit 45€/jour. Séjour à cheval sur 3 îles (Pianemu, Kri et Gam), incluant la taxe d’entrée ainsi que 2 plongées. Détails ici : http://voyageforum.com/discussion/retour-raja-ampat-pratiques-d7223451/ 480€ au Vietnam Pour 22 jours, soit 22€/jour. Séjour entre Hanoi et Sapa, incluant une journée sur la baie d’Ha Long, une balade dans le parc national de Cat Ba, des locations de vélos, … 806€ au Laos Pour 40 jours, soit 20€/jour. Du nord au Sud, incluant : 4 jours de volontariat à Houai Xai, 4 jours de scooter sur les Bolaven, quelques jours dans les 4000 îles. 92,5€ au Cambodge Pour 20 jours, dont une bonne partie avec la famille… Voyage cadeau de Noel ! Donc pas de moyenne réaliste ! 53€ à Bangkok Pour 2 jours… difficile de faire une moyenne qui tient la route ! 667€ en Birmanie Pour 27 jours, soit 25€/jour. Incluant 2 treks (Hsipaw et Kalaw-Inlé), le bateau de Mandalay à Bangan, l’entrée et la location de scooter à Bagan, … 97,5€ à Kuala Lumpur Pour 4 jours, soit 24,36€/jour. 152€ à Sydney Pour 3 jours, soit 51€/jour, en marchant beaucoup :) 2827€ en Nouvelle Zélande Pour 60 jours, soit 47€/jour. Si on décompose, on arrive à 20€/j/pers pour le van et 26€/jour/pers pour la vie sur place. J’avais écrit un post qui détaillait le budget, avec les excursions etc : http://voyageforum.com/discussion/retour-road-trip-60-jours-en-nouvelle-zelande-budget-detaille-d7452694/ 1590€ en Polynésie Française Pour 15 jours, soit 106€/jour. Si on décompose, cela donne 404€ de pass Air Tahiti, 302€ pour le vol aller-retour Tahiti-Rangiroa et 59€/jour pour les dépenses journalières. Nuit passées en camping/airbnb/petits bungalows sans repas inclus. J’avais écrit un post qui détaillait le budget, avec les plongées/activités etc : http://voyageforum.com/discussion/petit-budget-detaille-15-jours-en-polynesie-en-mode-routard-mais-plongee-d7470616/ 238€ à l’ile de Pâques Pour 6 jours, soit 40€/jour. Nuits en camping. Nous étions avec des amis, donc location de voiture à prix intéressant pendant 2 jours. 421€ au Chili Pour 13 jours, soit 32€/jour. Uniquement le nord du nord (Arica, Putre et San Pedro de Atacama), incluant 2 jours de location de voiture à San Pedro de Atacama (un jour de location divisé en 4 personnes, l’autre jour divisé en 2 personnes). 756€ en Bolivie Pour 30 jours, soit 25€/jour. Incluant 4 jours de tour Sud Lipez-Salar de Uyuni, 2 jours de promenade avec guide au parc Torotoro ainsi que quelques repas plus chers (on était en manque de nourriture européenne !) et pas mal de souvenirs (100€ à deux). 950€ au Pérou Pour 34 jours, soit 28€/jour. Séjour dans le sud du Pérou, incluant l’entrée au Machu Picchu, le retour en train (Aguas Calientes-Ollantaytambo), la péninsule de Capachica et la visite du canyon de Cotahuasi (sans agence)… et beaucoup de souvenirs (bouteillesss de pisco, tissus, ++ kilos de quinoa/kiwicha/maca/chia !) vu que c’était notre dernière destination.
Extras : 1 034€ Ce qu’on considère comme un réel plus, « évitable » sans soucis (sauf pour les frais bancaires) 84€ de frais bancaires 168€/an, avec une carte visa à la société générale avec option jazz international niveau 2. A diviser par deux personnes. 275€ de cours de plongée On a craqué et on a passé le « advanced adventurer SSI » sur les îles Togians 16€ de chocolat belge en duty free Etant chocolatière, c’était indispensable après quelques mois ! 314€ de vol en montgolfière au-dessus de Bagan C’était dingue, on ne le regrette pas du tout ! 253€ de changement de date d’avion avec Travel Nation Quand une escale de 2h à Auckland devient un stop de 2 mois en Nouvelle Zélande… 92€ vol Lima-Santiago Acheté un mois avant, pour rejoindre le frérot pendant quelques jours en Amérique du Sud !
On aurait pu mettre le vol vers Rangiroa (Polynésie Française) dans cette catégorie, car si on choisit bien son pass aérien, pas besoin de rajouter un vol supplémentaire au dernier moment (sauf si conditions météo nulles, comme nous)... mais je l'ai finalement intégré dans la moyenne des dépenses sur place.
GRAND TOTAL : 17 161€ Pour 12 mois de voyage, tout inclus (ou 11,5mois de voyage, si on veut être précis, car 2 semaines au Cambodge nous ont été offertes par mes parents venant nous rendre visite !). C’est une belle somme, mais c’est autant de souvenirs et d’expériences du bout du monde qu’on n’est pas prêts d’oublier !
Et maintenant ? Se remettre petit à petit de nos émotions, profiter de nos amis/familles qui nous ont sacrément manqué, essayer de se réhabituer à la « routine » et … retrouver un job, histoire de pouvoir trouver un vrai nid, agrandir la famille des gnomes et faire découvrir le monde à notre progéniture ! :)
N’hésitez pas si vous avez des questions, Eva
Après un an de voyage autour du monde, nous voici de retour dans notre plat pays, des milliers de souvenirs dans la tête. Nous avons tenu un blog, qui concernait plutôt nos ressentis/photos et nous avons publié ici à quelques reprises des « retour de » avec des infos pratico pratiques (budgets, topo des randos, …). Il est temps d’ouvrir le dernier sujet de discussion: le budget total. C’est une question mainte fois posée sur le forum, et on se dit que ces infos pourraient en aider certains.
Tous les prix sont par personne. Nous avons dormi en général dans des chambres doubles (quelques dortoirs et campings, mais très peu), nous mangions le midi dans la rue et dans des (tout) petits restos le soir. Pour les transports, en général des bus locaux, à quelques exceptions près.
Avant le départ : 4 483€ 3083€ de ticket d’avion « tour du monde » Tickets avec Travel Nation, pour l’itinéraire suivant : Bruxelles-Delhi-Kuala Lumpur-Sydney-Auckland-Papeete-Ile de Pâques-Santiago//Lima. 450€ (à la louche) pour des vols low cost en asie Quelques vols nous permettant de rejoindre nos destinations (Lion Air et Air Asia) : Kuala Lumpur-Makassar, Manado-Sorong, Sorong-Kuala Lumpur, Kuala Lumpur-Hanoi, Bangkok-Mandalay, Rangoon-Kuala Lumpur 550€ d’assurance Cap aventure chez Chapka, pour 12 mois. On a eu besoin d’eux à trois reprises et on a été remboursé sans soucis. 300€ de pharmacie On est partis avec pas mal de médicaments, monsieur étant pharmacien ! Cela inclut le générique de la malarone pour quelques mois. 100€ de vaccin Encéphalite japonaise et rage, nous étions à jour pour le reste
Visa : 323euros 60€ pour l’Inde Fait à l’ambassade à Bruxelles 60€ pour l’Indonésie (visa de 60 jours) Fait à l’ambassade à Bruxelles 53€ pour le Vietnam Inclus la lettre d’invitation faite sur internet et les $ payés à l’entrée dans le pays 33€ pour le Laos Fait à la frontière de Dien Bien Phu 32€ d’extension pour le Laos Faire une extension de 12 jours, ça coute presque un visa de 30 jours. Fait à Vientiane 35€ pour le Cambodge Fait à la frontière à côté des 4000 îles 50€ pour la Birmanie Fait par internet
Dépenses sur place : 11 321€ 1025€ en Inde Pour 47 jours, soit 22€/jour. Principalement au Ladakh/Zanzkar, avec détour au Taj Mahal. Ce prix inclut également un trek de 3jours à 300€/pers pour gravir le Stock Kangri. Si on enlève ce trek, on arrive à une moyenne de 16€/jour. 535€ à Sulawesi (Indonésie) Pour 30 jours, soit 18€/jour. Trajet « classique » de Makassar à Manado, incluant 1 plongée sur les îles Togians. 631€ aux Raja Ampat (Indonésie) Pour 14 jours, soit 45€/jour. Séjour à cheval sur 3 îles (Pianemu, Kri et Gam), incluant la taxe d’entrée ainsi que 2 plongées. Détails ici : http://voyageforum.com/discussion/retour-raja-ampat-pratiques-d7223451/ 480€ au Vietnam Pour 22 jours, soit 22€/jour. Séjour entre Hanoi et Sapa, incluant une journée sur la baie d’Ha Long, une balade dans le parc national de Cat Ba, des locations de vélos, … 806€ au Laos Pour 40 jours, soit 20€/jour. Du nord au Sud, incluant : 4 jours de volontariat à Houai Xai, 4 jours de scooter sur les Bolaven, quelques jours dans les 4000 îles. 92,5€ au Cambodge Pour 20 jours, dont une bonne partie avec la famille… Voyage cadeau de Noel ! Donc pas de moyenne réaliste ! 53€ à Bangkok Pour 2 jours… difficile de faire une moyenne qui tient la route ! 667€ en Birmanie Pour 27 jours, soit 25€/jour. Incluant 2 treks (Hsipaw et Kalaw-Inlé), le bateau de Mandalay à Bangan, l’entrée et la location de scooter à Bagan, … 97,5€ à Kuala Lumpur Pour 4 jours, soit 24,36€/jour. 152€ à Sydney Pour 3 jours, soit 51€/jour, en marchant beaucoup :) 2827€ en Nouvelle Zélande Pour 60 jours, soit 47€/jour. Si on décompose, on arrive à 20€/j/pers pour le van et 26€/jour/pers pour la vie sur place. J’avais écrit un post qui détaillait le budget, avec les excursions etc : http://voyageforum.com/discussion/retour-road-trip-60-jours-en-nouvelle-zelande-budget-detaille-d7452694/ 1590€ en Polynésie Française Pour 15 jours, soit 106€/jour. Si on décompose, cela donne 404€ de pass Air Tahiti, 302€ pour le vol aller-retour Tahiti-Rangiroa et 59€/jour pour les dépenses journalières. Nuit passées en camping/airbnb/petits bungalows sans repas inclus. J’avais écrit un post qui détaillait le budget, avec les plongées/activités etc : http://voyageforum.com/discussion/petit-budget-detaille-15-jours-en-polynesie-en-mode-routard-mais-plongee-d7470616/ 238€ à l’ile de Pâques Pour 6 jours, soit 40€/jour. Nuits en camping. Nous étions avec des amis, donc location de voiture à prix intéressant pendant 2 jours. 421€ au Chili Pour 13 jours, soit 32€/jour. Uniquement le nord du nord (Arica, Putre et San Pedro de Atacama), incluant 2 jours de location de voiture à San Pedro de Atacama (un jour de location divisé en 4 personnes, l’autre jour divisé en 2 personnes). 756€ en Bolivie Pour 30 jours, soit 25€/jour. Incluant 4 jours de tour Sud Lipez-Salar de Uyuni, 2 jours de promenade avec guide au parc Torotoro ainsi que quelques repas plus chers (on était en manque de nourriture européenne !) et pas mal de souvenirs (100€ à deux). 950€ au Pérou Pour 34 jours, soit 28€/jour. Séjour dans le sud du Pérou, incluant l’entrée au Machu Picchu, le retour en train (Aguas Calientes-Ollantaytambo), la péninsule de Capachica et la visite du canyon de Cotahuasi (sans agence)… et beaucoup de souvenirs (bouteillesss de pisco, tissus, ++ kilos de quinoa/kiwicha/maca/chia !) vu que c’était notre dernière destination.
Extras : 1 034€ Ce qu’on considère comme un réel plus, « évitable » sans soucis (sauf pour les frais bancaires) 84€ de frais bancaires 168€/an, avec une carte visa à la société générale avec option jazz international niveau 2. A diviser par deux personnes. 275€ de cours de plongée On a craqué et on a passé le « advanced adventurer SSI » sur les îles Togians 16€ de chocolat belge en duty free Etant chocolatière, c’était indispensable après quelques mois ! 314€ de vol en montgolfière au-dessus de Bagan C’était dingue, on ne le regrette pas du tout ! 253€ de changement de date d’avion avec Travel Nation Quand une escale de 2h à Auckland devient un stop de 2 mois en Nouvelle Zélande… 92€ vol Lima-Santiago Acheté un mois avant, pour rejoindre le frérot pendant quelques jours en Amérique du Sud !
On aurait pu mettre le vol vers Rangiroa (Polynésie Française) dans cette catégorie, car si on choisit bien son pass aérien, pas besoin de rajouter un vol supplémentaire au dernier moment (sauf si conditions météo nulles, comme nous)... mais je l'ai finalement intégré dans la moyenne des dépenses sur place.
GRAND TOTAL : 17 161€ Pour 12 mois de voyage, tout inclus (ou 11,5mois de voyage, si on veut être précis, car 2 semaines au Cambodge nous ont été offertes par mes parents venant nous rendre visite !). C’est une belle somme, mais c’est autant de souvenirs et d’expériences du bout du monde qu’on n’est pas prêts d’oublier !
Et maintenant ? Se remettre petit à petit de nos émotions, profiter de nos amis/familles qui nous ont sacrément manqué, essayer de se réhabituer à la « routine » et … retrouver un job, histoire de pouvoir trouver un vrai nid, agrandir la famille des gnomes et faire découvrir le monde à notre progéniture ! :)
N’hésitez pas si vous avez des questions, Eva
Où s'arrêter près de Valparaiso? English translation pending
Bonjour,
Nous terminerons notre voyage au Chili à Valparaiso. Est-il mieux de rester sur Valparaiso ou de se rendre dans un autre endroit? j'ai vu qu'il y avait Vina del Mare, mais ça n'a pas l'air "sympathique" (gros immeuble). Y a-t-il un endroit plus typé et sympathique dans le coin (40-50 km)?
Merci
Greg
Nous terminerons notre voyage au Chili à Valparaiso. Est-il mieux de rester sur Valparaiso ou de se rendre dans un autre endroit? j'ai vu qu'il y avait Vina del Mare, mais ça n'a pas l'air "sympathique" (gros immeuble). Y a-t-il un endroit plus typé et sympathique dans le coin (40-50 km)?
Merci
Greg
Combien de jours pour Kyoto? English translation pending
Bonjour à tous !
Je suis nouveau sur ce site qui donne de superbes conseils grâce à vous tous ! Combien de jours faudrait-il pour profiter et bien visiter Kyoto selon vous ?
Merci !
Je suis nouveau sur ce site qui donne de superbes conseils grâce à vous tous ! Combien de jours faudrait-il pour profiter et bien visiter Kyoto selon vous ?
Merci !
Voyage de deux semaines en octobre: Vietnam ou Cambodge? English translation pending
Bonjour,
Mon copain et moi souhaitons partir en vacances deux semaines en octobre en Asie du Sud-Est. Nous hésitons actuellement entre le Vietnam et le Cambodge. Deux semaines nous paraissent un peu court pour faire les deux et nous voulons vraiment prendre le temps et ne pas bouger tous les jours. Nous sommes évidemment intéressés par les visites culturelles (temples, villes etc.) mais aussi par l'aspect nature et beaux paysages ! Et enfin nous souhaiterions finir par quelques jours à la plage pour nous reposer un peu avant le retour au boulot... Sur ces critères là que me recommanderiez-vous ? Merci beaucoup !
Mon copain et moi souhaitons partir en vacances deux semaines en octobre en Asie du Sud-Est. Nous hésitons actuellement entre le Vietnam et le Cambodge. Deux semaines nous paraissent un peu court pour faire les deux et nous voulons vraiment prendre le temps et ne pas bouger tous les jours. Nous sommes évidemment intéressés par les visites culturelles (temples, villes etc.) mais aussi par l'aspect nature et beaux paysages ! Et enfin nous souhaiterions finir par quelques jours à la plage pour nous reposer un peu avant le retour au boulot... Sur ces critères là que me recommanderiez-vous ? Merci beaucoup !
Circuit d'environ 5 / 6 mois en Asie du Sud-Est English translation pending
Bonjour,
Avec ma copine, on aimerait faire un road trip en Asie d'environ 5/6 mois à partir de Janvier 2017.
Ne connaissant absolument pas les lieux ni cette culture, nous aimerions avoir quelques conseils que ce soit au niveau des pays à visiter sachant que les coins touristiques ne sont pas vraiment ce que nous recherchons. On serai plus du style à aller dans l'arrière pays, à la rencontre de la population. On pensait faire la Thailande, le Vietnam, la Malaisie, Bali...
Pouvez-vous nous donner des conseils pour voyager, les pays à visiter, les combines les plus intéressantes pour ne pas trop dépenser d'argent... Tous les petits tuyaux sont bons à prendre ! 😉
Merci, Flavio.
Avec ma copine, on aimerait faire un road trip en Asie d'environ 5/6 mois à partir de Janvier 2017.
Ne connaissant absolument pas les lieux ni cette culture, nous aimerions avoir quelques conseils que ce soit au niveau des pays à visiter sachant que les coins touristiques ne sont pas vraiment ce que nous recherchons. On serai plus du style à aller dans l'arrière pays, à la rencontre de la population. On pensait faire la Thailande, le Vietnam, la Malaisie, Bali...
Pouvez-vous nous donner des conseils pour voyager, les pays à visiter, les combines les plus intéressantes pour ne pas trop dépenser d'argent... Tous les petits tuyaux sont bons à prendre ! 😉
Merci, Flavio.
Retour de 3 semaines au Pérou English translation pending
Bonjour,
Pour ceux qui voudraient des infos, adresses, je reviens de 3 semaines au Pérou. Trajet classique à petit budget; je voyageais seule avec mon sac à dos. Si vous avez des questions j'ai fait le trajet suivant: Lima-Nazca-Arequipa-Puno/Titikaka-Cuzco/Machu Picchu-Lima Au plaisir,
Pour ceux qui voudraient des infos, adresses, je reviens de 3 semaines au Pérou. Trajet classique à petit budget; je voyageais seule avec mon sac à dos. Si vous avez des questions j'ai fait le trajet suivant: Lima-Nazca-Arequipa-Puno/Titikaka-Cuzco/Machu Picchu-Lima Au plaisir,
Itinéraire d'une semaine en Écosse du Nord, juillet 2016 English translation pending
Bonjour,
Je pars en Ecosse ce mois-ci pour 1 semaine. Je m'y prend tard mais si vous avez quelques avis sur notre itinéraire ça serait super. Je précise que nous aurons avec nous un BB d'un an donc certaines randos ne seront probablement pas possible. Celà dit ce BB voyage depuis ces deux mois et a déjà fait des randos faciles à pied et à vélo.
Nos centres d'interêt : - voir les beaux paysages des highlands - visiter une distillerie de Whisky - déguster des fruits de mer - faire du vélo ou rando à pied
Durée du séjour : 7 jours, 6 nuits
Nous atterissons à Inverness et nous avons une voiture. Seul impératif : nous devons aller à Bettyhill
En j1, j'arrive en fin de matiné à Inverness.
J1 : Inverness > Betthyhill : nous avons lu que la cote est avait peu d'interet. Connaissez vous une route interessante pour rallier Bettyhill ?
j2 : Betthyhill > Thurso > John o'Groats > Betthyhill
j3 : Betthyhill > Tongue > Durness > Betthyhill
j4 : Betthyhill > ?
j5 : ? > Inverness
j6 : Inverness - Loch Ness
j7: inverness > Paris
Merci beaucoup pour vos avis.
Je pars en Ecosse ce mois-ci pour 1 semaine. Je m'y prend tard mais si vous avez quelques avis sur notre itinéraire ça serait super. Je précise que nous aurons avec nous un BB d'un an donc certaines randos ne seront probablement pas possible. Celà dit ce BB voyage depuis ces deux mois et a déjà fait des randos faciles à pied et à vélo.
Nos centres d'interêt : - voir les beaux paysages des highlands - visiter une distillerie de Whisky - déguster des fruits de mer - faire du vélo ou rando à pied
Durée du séjour : 7 jours, 6 nuits
Nous atterissons à Inverness et nous avons une voiture. Seul impératif : nous devons aller à Bettyhill
En j1, j'arrive en fin de matiné à Inverness.
J1 : Inverness > Betthyhill : nous avons lu que la cote est avait peu d'interet. Connaissez vous une route interessante pour rallier Bettyhill ?
j2 : Betthyhill > Thurso > John o'Groats > Betthyhill
j3 : Betthyhill > Tongue > Durness > Betthyhill
j4 : Betthyhill > ?
j5 : ? > Inverness
j6 : Inverness - Loch Ness
j7: inverness > Paris
Merci beaucoup pour vos avis.
Itinéraire en Thaïlande English translation pending
Bonjour à tous!
Je pars pour la Thailande le 20 octobre et je suis actuellement en train de faire mon itinéraire. Je pars seule avec mon sac à dos, donc j'essaie de le faire au plus précis, pour me rassurer, même si je suis consciente qu'il y a toujours des imprévus! J'aimerai donc votre avis sur celui-ci, et j'ai également quelques doutes, concernant certaines destination, si vous pouviez m'aider et me dire si tout est réalisable, cela serait fort aimable de votre part ! :)
Merci d'avance
21/10 BANGKOK arrivée à 16h à l'aéroport 22/10 BANGKOK 23/10 BANGKOK 24/10 BANGKOK
Train de nuit pour Ayutthaya
25/10 AYUTTHAYA
Train de nuit pour Chiang Mai
26/10 CHIANG MAI 27/10 CHIANG MAI 28/10 CHIANG MAI 29/10 CHIANG MAI
Bus pour Mae Hong Son
30/10 MAE HONG SON 31/10 MAE HONG SON
Bus pour Chiang Rai en repassant par Chiang Mai
01/11 CHIANG RAI 02/11 CHIANG RAI 03/11 CHIANG RAI
Retour à Chiang Mai et avion pour Krabi
04/11 KRABI
Bateau pour Koh Lanta
05/11 KOH LANTA 06/11 KOH LANTA 07/11 KOH LANTA 08/11 KOH LANTA 09/11 KOH LANTA
Bateau pour Koh Tarutao (climat à cette période? J’ai lu qu’il avait aucune liaison régulière de mi-mai à début novembre, est-ce trop tôt? )
10/11 KOH TARUTAO 11/11 KOH TARUTAO 12/11 KOH TARUTAO
Retour sur Krabi Bus pour Phang Nga
13/11 PHANG NGA 14/11 KHAO SOK (Comment m’y rendre depuis Phang Nga?) 15/11 KHAO SOK Départ pour HUA HIN. Comment s’y rendre? Passer par Surat Thani? 16/11 HUA HIN 17/11 HUA HIN Bus ou train pour Bangkok
18/11 BANGKOK
Départ pour l’Indonésie au plus tard le 20/11 donc j’ai deux jours de "vide" pour l’instant, à voir plus précisément avec les transports, si je dois prolonger certaines destinations?
Qu'en pensez vous? :)
Je pars pour la Thailande le 20 octobre et je suis actuellement en train de faire mon itinéraire. Je pars seule avec mon sac à dos, donc j'essaie de le faire au plus précis, pour me rassurer, même si je suis consciente qu'il y a toujours des imprévus! J'aimerai donc votre avis sur celui-ci, et j'ai également quelques doutes, concernant certaines destination, si vous pouviez m'aider et me dire si tout est réalisable, cela serait fort aimable de votre part ! :)
Merci d'avance
21/10 BANGKOK arrivée à 16h à l'aéroport 22/10 BANGKOK 23/10 BANGKOK 24/10 BANGKOK
Train de nuit pour Ayutthaya
25/10 AYUTTHAYA
Train de nuit pour Chiang Mai
26/10 CHIANG MAI 27/10 CHIANG MAI 28/10 CHIANG MAI 29/10 CHIANG MAI
Bus pour Mae Hong Son
30/10 MAE HONG SON 31/10 MAE HONG SON
Bus pour Chiang Rai en repassant par Chiang Mai
01/11 CHIANG RAI 02/11 CHIANG RAI 03/11 CHIANG RAI
Retour à Chiang Mai et avion pour Krabi
04/11 KRABI
Bateau pour Koh Lanta
05/11 KOH LANTA 06/11 KOH LANTA 07/11 KOH LANTA 08/11 KOH LANTA 09/11 KOH LANTA
Bateau pour Koh Tarutao (climat à cette période? J’ai lu qu’il avait aucune liaison régulière de mi-mai à début novembre, est-ce trop tôt? )
10/11 KOH TARUTAO 11/11 KOH TARUTAO 12/11 KOH TARUTAO
Retour sur Krabi Bus pour Phang Nga
13/11 PHANG NGA 14/11 KHAO SOK (Comment m’y rendre depuis Phang Nga?) 15/11 KHAO SOK Départ pour HUA HIN. Comment s’y rendre? Passer par Surat Thani? 16/11 HUA HIN 17/11 HUA HIN Bus ou train pour Bangkok
18/11 BANGKOK
Départ pour l’Indonésie au plus tard le 20/11 donc j’ai deux jours de "vide" pour l’instant, à voir plus précisément avec les transports, si je dois prolonger certaines destinations?
Qu'en pensez vous? :)
Risque d'un voyage en Egypte en juillet 1016 English translation pending
Salut
Je vais voyagé en Egypte en juillet 2016. 1 jour au Caire et 10 jours a Cherm el cheikh.
Ma question et vu les derniers incidents (notamment la perte de plusieurs avions), est ce qu'il y a un risque a voayager en Egypte ? devrais je annuler mon voyage ?
J'aime sortit le soir, j'ai compris qu'au caire c'est a évité mais a cherm el cheikh, est ce qu'on peut sortir le soir de son hotel sans risque ? notamment a baie de naama ?
Que visiter en Algérie English translation pending
Bonjour
Je pars pour 3 semaines en Algérie (à la base c'était pas pour des vacances mais bon pourquoi pas) et je compte faire un peu le tour du pays...
Je suis tenté par le désert, même si il doit y faire extrêmement chaud, mais y'a-t-il des villes à ou endroits à visiter dans le désert rien qu'une journée ou deux ?
je voudrais aussi visiter Oran qui est parait-il plus belle qu'Alger(où je serai obligatoirement)
il y aussi les chaines de montagnes dans les aurès qui seraient à voir?
vous connaissez d'autres villes/endroits/paysages à voir obligatoirement?
aussi, pour dormir, il parait que les hotel sont assez chers, j'ai un budget assez limité, il y aussi des auberges de jeunesse ?
Merci.
Je pars pour 3 semaines en Algérie (à la base c'était pas pour des vacances mais bon pourquoi pas) et je compte faire un peu le tour du pays...
Je suis tenté par le désert, même si il doit y faire extrêmement chaud, mais y'a-t-il des villes à ou endroits à visiter dans le désert rien qu'une journée ou deux ?
je voudrais aussi visiter Oran qui est parait-il plus belle qu'Alger(où je serai obligatoirement)
il y aussi les chaines de montagnes dans les aurès qui seraient à voir?
vous connaissez d'autres villes/endroits/paysages à voir obligatoirement?
aussi, pour dormir, il parait que les hotel sont assez chers, j'ai un budget assez limité, il y aussi des auberges de jeunesse ?
Merci.
12 jours à Tokyo English translation pending
Bonjour
voila le départ approche pour mon couple et mon fils de 17 ans
j'ai enfin peaufiné le séjour
pourriez vous me dire si cela vous parait correct en sachant que je ne souhaite pas courir et que je pense passer un certain temps dans les magasins avec mon fils fana de mangas mais qui ne souhaite pas le musée ghilbi
12 juillet : arrivée haneda hôtel edoya vers yushima ballade quartier
Mercredi 13 juillet : ueno marche ameyoko yanaka akihabara
Jeudi 14 juillet : ryogoku asakusa tokyo skytree tower
Vendredi 15 juillet : Kamakura
Samedi 16 Juillet : Shinjuku Ikebukuro
Dimanche 17 Juillet : Harajuku (parc yoyogi takeshita dori...) Shibuya
Lundi 18 Juillet : Nikko Edo Wonderland
Mardi 19 Juillet : Nikko
Mercredi 20 Juillet : Croisiere sumida jusqu'a hinode pier Tokyo Tower Roppongi resto Robot restaurant Shinjuku
Jeudi 21 Juillet : Kawagoe
Vendredi 22 Juillet : Tsukiji market Obaida
Samedi 23 Juillet : Palais impérial gare tokyo Marunouchi Ginza
Dimanche 24 Juillet : Départ le matin a Haneda
Toutes vos suggestions sont les bienvenues
De plus je pense prendre un taxi à l'aéroport car avec les heures de volet les bagages peur de me perdre dans les transports qu'en pensez vous ?
Merci d'avance
1 mois au Vietnam Nord-Sud et Angkor English translation pending
Bonjour à tous, je me lance après des mois de recherches pour préparer notre trip de 4 mois en Asie.
Nous comptons partir 1 mois au Vietnam Nord sud et Angkor en Mars 2017, tout d'abord j'ai lu des avis positifs et négatifs sur le Vietnam en Mars, mieux vaut-il faire le sud en début mars puis Angkor et remonter dans le nord après pour bénéficier d'un climat plus attrayant?
Voici notre itinéraire prévu dans le désordre pour le moment: HANOI BAie D'Halong Baie d'Halong Terrestre Hoin AN Hué Ho Chi Minh Phu Quoc Delta du mékong ( en scooter?) Sapa et sa région (en scooter) Angkor
Combien de temps pour chaque étape selon vous? Cela vous parait-il réalisable? Avez vous des conseils ou itinéraire pour un trip scooter dans le nord? Idem pour le delta du Mékong? Enfin comment rejoindre Siem Reap depuis Ho Chi Minh? J'ai vu que l'avion était assez couteux, du coup plutôt bus train bateau?
Enfin pour le visa est-il nécessaire d'avoir un billet retour?
Merci d'avance 😉
Nous comptons partir 1 mois au Vietnam Nord sud et Angkor en Mars 2017, tout d'abord j'ai lu des avis positifs et négatifs sur le Vietnam en Mars, mieux vaut-il faire le sud en début mars puis Angkor et remonter dans le nord après pour bénéficier d'un climat plus attrayant?
Voici notre itinéraire prévu dans le désordre pour le moment: HANOI BAie D'Halong Baie d'Halong Terrestre Hoin AN Hué Ho Chi Minh Phu Quoc Delta du mékong ( en scooter?) Sapa et sa région (en scooter) Angkor
Combien de temps pour chaque étape selon vous? Cela vous parait-il réalisable? Avez vous des conseils ou itinéraire pour un trip scooter dans le nord? Idem pour le delta du Mékong? Enfin comment rejoindre Siem Reap depuis Ho Chi Minh? J'ai vu que l'avion était assez couteux, du coup plutôt bus train bateau?
Enfin pour le visa est-il nécessaire d'avoir un billet retour?
Merci d'avance 😉
De Hong Kong à Bali English translation pending
Bonjour à tous,
J'arrive bientôt à Kunming dans le Sud de la Chine et après j'aimerais aller à Hong-Kong pour prendre un avion direction Bali. Je resterais à Hong-Kong 2 ou 3 jours.
Pouvez-vous me dire :
1/ si c'est la bonne solution pour aller à Bali
2/ si l'aéroport de Hong-Kong est loin de la ville? Et comment aller dans la ville
3/ les sites à voir à Hong-Kong ?
Merci!
Bilan de 4 semaines en Thaïlande English translation pending
Dans le cadre de notre tour du monde, vous trouverez ci-dessous un bilan de nos aventures.
L'ensemble de nos récits est disponible sur marguiworldtour.wordpress.com.
Avant le voyage : N/A
On a testé pour vous : – La conduite à gauche : Habitué à rouler depuis trois mois à droite cela est un peu déroutant au départ. Surtout après une pause et que l’on voit arriver une voiture en face de nous alors que l’on est sur la voie de droite petite picure de rappel. Rouler à gauche sera d’ailleurs le cas pour les deux prochains pays : Indonésie et Nouvelle-Zélande – Mango Sticky Rice : Le Sticky Rice est un riz collant plutôt sec que l’on a pas trop apprécier en accompagnement d’un plat. Par contre, en mode dessert, accompagné de sa petite sauce sucré et de mangue, c’est une délice – Songkran : Le nouvel an thailandais que l’on à decritvlors de notre étape à Chiang Mai. On a appris deux semaines avant que cette fête avait lieu et quel bonheur de pouvoir y assister.Une autre ville est propice pour cette fête au Laos » Luang Prabang ». – Thé Thaïlandais : Le thé est très cultivé dans le nord de la Thaïlande, notamment en remplacement de l’opium. Nous avons pu tester différents thés lors de notre roadtrip à Mae Salong (vert, rouge, noir, jasmin, Oulong…), tous très bon
Notre bilan
Alors que Guillaume ne voulait pas forcément l’intégrer dans le tour du monde, nous avons été charmé par la Thaïlande. Tout comme le Vietnam, ce pays est très diversifié et assez touristiques. Après une arrivée très compliquée, nous avons pu profiter du charme de Chiang Rai et des ses environs avec un road trip dans les montagnes. De Chiang Mai avec une fête de l’eau explosive et des sites touristiques aussi nombreux que diversifiés. Une courte escapade dans la folie de Bangkok puis se reposer en profitant des magnifiques plages et fonds marins de la Thaïlande.
C’est sûrement le premier pays que l’on pourrait faire une seconde fois car en plus d’être un coup de coeur malgré 3 semaines et demi, nous n’avons pu nous rendre dans de nombreux sites : Triangle d’or, Pai, Phung Na, Koh Lippe, Ko Tarutao
1) Stats Jours : 29 jours Kilomètres : 3500 Villes/îles => Chiang Rai, Chiang Mai, Mae Selong, Sukhothai, Bangkok, Koh Tao, Koh Samui, Koh Lanta, Railay et Tonsai Budget initial : 40 euros/jour/personne Budget final : 39 euros/jour/personne. Première fois que l’on respecte notre budget!!
2) Top Chef (classement restaurant) Pizza House et Pai à Sukhothai Yin and Yang et Big fish à Koh Tao Ninja crepes à Samui: il est delicieux et vraiment pas cher (surtout pour les tiger prawn)
3) Top Paysages La route entre Chiang Rai et Mae Salong La vue du Sky bar à Koh Tao La baie de Railay
4) Coups de coeur Koh Tao pour ses plages et ses fonds marins (même si c’est touristique) Wat Rong Khun ou le temple blanc à Chiang Rai Doi Inthanon et Songkran à Chiang Mai
5) Conseils et astuces Évitez le nord au mois d’avril car les températures sont très élevées (40-44) sauf si vous souhaitez y aller pour Songkran. Le mois d’avril est par contre parfait pour se rendre dans le sud car c’est la basse saison.
A éviter: – Les plats « spicy » : la notion d’épicé des thaïlandais est totalement différente de la notre. Loïc a transpiré pendant une heure après son « red curry ». – visiter la Thaïlande au mois de février (lors du nouvel an chinois) car il y a beaucoup de chinois et l’ambiance est très tendue
Avant le voyage : N/A
On a testé pour vous : – La conduite à gauche : Habitué à rouler depuis trois mois à droite cela est un peu déroutant au départ. Surtout après une pause et que l’on voit arriver une voiture en face de nous alors que l’on est sur la voie de droite petite picure de rappel. Rouler à gauche sera d’ailleurs le cas pour les deux prochains pays : Indonésie et Nouvelle-Zélande – Mango Sticky Rice : Le Sticky Rice est un riz collant plutôt sec que l’on a pas trop apprécier en accompagnement d’un plat. Par contre, en mode dessert, accompagné de sa petite sauce sucré et de mangue, c’est une délice – Songkran : Le nouvel an thailandais que l’on à decritvlors de notre étape à Chiang Mai. On a appris deux semaines avant que cette fête avait lieu et quel bonheur de pouvoir y assister.Une autre ville est propice pour cette fête au Laos » Luang Prabang ». – Thé Thaïlandais : Le thé est très cultivé dans le nord de la Thaïlande, notamment en remplacement de l’opium. Nous avons pu tester différents thés lors de notre roadtrip à Mae Salong (vert, rouge, noir, jasmin, Oulong…), tous très bon
Notre bilan
Alors que Guillaume ne voulait pas forcément l’intégrer dans le tour du monde, nous avons été charmé par la Thaïlande. Tout comme le Vietnam, ce pays est très diversifié et assez touristiques. Après une arrivée très compliquée, nous avons pu profiter du charme de Chiang Rai et des ses environs avec un road trip dans les montagnes. De Chiang Mai avec une fête de l’eau explosive et des sites touristiques aussi nombreux que diversifiés. Une courte escapade dans la folie de Bangkok puis se reposer en profitant des magnifiques plages et fonds marins de la Thaïlande.
C’est sûrement le premier pays que l’on pourrait faire une seconde fois car en plus d’être un coup de coeur malgré 3 semaines et demi, nous n’avons pu nous rendre dans de nombreux sites : Triangle d’or, Pai, Phung Na, Koh Lippe, Ko Tarutao
1) Stats Jours : 29 jours Kilomètres : 3500 Villes/îles => Chiang Rai, Chiang Mai, Mae Selong, Sukhothai, Bangkok, Koh Tao, Koh Samui, Koh Lanta, Railay et Tonsai Budget initial : 40 euros/jour/personne Budget final : 39 euros/jour/personne. Première fois que l’on respecte notre budget!!
2) Top Chef (classement restaurant) Pizza House et Pai à Sukhothai Yin and Yang et Big fish à Koh Tao Ninja crepes à Samui: il est delicieux et vraiment pas cher (surtout pour les tiger prawn)
3) Top Paysages La route entre Chiang Rai et Mae Salong La vue du Sky bar à Koh Tao La baie de Railay
4) Coups de coeur Koh Tao pour ses plages et ses fonds marins (même si c’est touristique) Wat Rong Khun ou le temple blanc à Chiang Rai Doi Inthanon et Songkran à Chiang Mai
5) Conseils et astuces Évitez le nord au mois d’avril car les températures sont très élevées (40-44) sauf si vous souhaitez y aller pour Songkran. Le mois d’avril est par contre parfait pour se rendre dans le sud car c’est la basse saison.
A éviter: – Les plats « spicy » : la notion d’épicé des thaïlandais est totalement différente de la notre. Loïc a transpiré pendant une heure après son « red curry ». – visiter la Thaïlande au mois de février (lors du nouvel an chinois) car il y a beaucoup de chinois et l’ambiance est très tendue
Quel circuit faire pour visiter la Thaïlande du Sud? English translation pending
Bonsoir,
je prévois un voyage en thailande en février prochain, j'ai essayer de me faire un circuit perso en essayant d'en voir le maximum mais plus situé au sud de la thailande.
Je pensais commencer par Phuket et partir à la journée sur Koh phi phi Krabi Koh lanta et les iles surins ( bcp de personnes disent que les iles similians sont des usines de touristes alors j'hesite entre les deux 😐 ) et ensuite de partir a Koh samui en faisant Koh tao et Pattaya pour finir sur Bangkok avant de rentrée.
Nous partons 3 semaines est ce que cela vous semble jouable de tout faire ? et si j'ai raté quelque chose ?
Je prend tout les conseils car c'est la 1ere fois qu'on part comme ca ( d'habitude on part en hotel club donc pas de soucis 😎 )
Départ en février 2017 pour un circuit en Chine English translation pending
Bonjour .
Pourquoi il n'y pas de départ en Février pour un circuit en chine ?
J'ai regardé plusieurs agence et les départ de groupe
sont tous en Mars pour l'année 2017 .Je ne comprend pas
est ce un problème de température ?
Retour de croisière MSC Preziosa Yacht-Club du 20 au 27 mai 2016 English translation pending
Bonjour à tous,
Nous sommes revenus de croisière il y a maintenant quelques jours. Voici un petit compte-rendu de notre voyage, première fois en YC.
Navire : MSC Preziosa Dates : 20 au 27 mai 2016 Cabine : YC1 N°15007
Embarquement Nous avons embarqué à Marseille. L'arrivée du navire était annoncée à 13h. On nous avait dit qu'un embarquement prioritaire était possible peu après. Nous sommes donc arrivés vers 13h30 au port.
Nous avons été accueillis au point YC, à l'entrée du terminal, facilement reconnaissable. Les bagages ont été étiquetés, puis un majordome nous a accompagné à l'intérieur.
Malheureusement l'enregistrement n'était pas prêt, on nous a demandé d'attendre un peu. Nous avons finalement attendu 1h. A Marseille, pas de salon YC comme à Gênes. Le début de la procédure a été un peu compliqué car une foule de gens s'était amassée devant l'entrée de la file, et n'avait pas compris qu'ils seraient appelés par groupes (numérotés).
Par la suite l'enregistrement a été rapide, un majordome nous a fait couper la file. Puis nous avons rejoint le bateau parmi un groupe d'autres passagers YC, toujours accompagné du majordome.
Cabine Nous avons immédiatement pris possession de notre cabine une fois à bord, la 15007. Bien située, à mi-chemin entre une des entrées du Top Sail Lounge, et le petit couloir qui mène à la conciergerie. Les bagages n'étaient pas encore arrivés.
La cabine dispose d'une salle de bain avec baignoire, produits de toilettes fournis (écologiques, hypoallergéniques et non testés sur les animaux), un dressing, petit mais fonctionnel quand même, avec coffre fort. On y retrouve les 2 peignoirs YC et les chaussons. En face du dressing on retrouve un coin vide poche, et un placard (qui s'est avéré idéal comme rangement à paires de chaussures).
Un grand lit (2 lits jumeaux accolés), avec une literie de qualité et très confortable. Les draps sont en coton égyptien, extrêmement agréable au toucher. Nous avons fait changer nos oreillers un peu plus tard. Dans la sélection nous avons choisi deux oreillers à mémoire de forme, les "Sense". Près de la baie vitrée, il y a le canapé, avec en face un meuble bureau/TV. On ne regarde pas trop la TV, mais nous la trouvons tout de même particulièrement petite.
Espaces Yacht Club La conciergie se trouve au milieu du pont 15. Nous n'avons pas trop sollicité leurs services sauf pour la réservation d'une excursion, et la gestion de problèmes à bord (livraison du linge, entre autre).
Le Top Sail Lounge se trouvait à deux pas de notre cabine. C'est un endroit très agréable, la vue panoramique est superbe. Le service est globalement assez rapide, même s'il est arrivé quelques fois qu'on patiente beaucoup. Notamment le soir, vers 18h, ou après le spectacle vers 22h30. Même si le TSL n'était pas bondé. Le coin snacks est rempli régulièrement, et tout y est très bon. Selon l'heure on y trouve du salé ou du sucré.
Le pont One Pool est accessible rapidement par l'ascenseur dédié. Il y a suffisamment de transats pour tout le monde. Des serviettes propres sont disponibles en permanence. Malheureusement les transats ne sont pas très confortables. On sent une barre dans le dos à l'endroit où le dossier bascule. On a d'ailleurs suggéré la mise en place de matelas dans le questionnaire de satisfaction. Le service y est agréable. On a, par exemple, bien apprécié la distribution de glaces en pot l'après-midi. Le buffet est plutôt minimaliste, mais on y trouve de quoi faire un petit casse-croûte en cas de besoin. Le pont est fermé et sécurisé par des portes avec lecteurs de carte, cependant il arrive fréquemment que des passagers non YC se faufilent. Ils sont très vite interceptés par le personnel (très physionomistes), qui après vérification, les reconduisent à la porte. Il est arrivé une seule fois de voir des passagers ayant eu le temps de s'installer et de profiter des jacuzzis, sans scrupules visiblement. Le "pool attendant" a attendu auprès d'eux le temps qu'ils s'habillent et les a fait sortir.
Restaurant La Palmeraie Il se trouve à la poupe du bateau, toujours au pont 15. Nous y avons pris l'essentiel des repas, petits-déjeuners compris. Le matin c'est très agréable car il y a peu de monde, voire personne. Tout comme le midi. Le soir il est conseillé de vérifier avec le concierge si une table est disponible. A partir de 20h la salle est quasiment pleine. Il y a des baies vitrées tout le long de la salle, mais la vue n'a rien d'exceptionnelle. Surtout le midi, vue sur les transats amassés, parfois collés le long des vitres... Heureusement que nous avions le coucher de soleil presque tous les soirs.
Les serveurs sont très professionnels et font tous l'effort de parler dans votre langue. Le sommelier est de très bons conseils. Nous avons découverts trois bons vins rouges durant cette croisière. Notamment un argentin, le Malbec Tintonegro.
Nous avons été déçus sur la qualité de la nourriture, très aléatoire. La majorité des plats étaient heureusement bons, voire très bons pour certains. Mais les cuissons étaient parfois catastrophiques, pour les poissons et la viande rouge. Lors de la 2nde soirée de gala, un foie gras était à la carte. Tous les français qu'on avait pu rencontrer à bord ont eu la même remarque : ce n'était pas du foie gras... La queue de langouste était trop cuite également. Quelle dommage car la carte lors de cette soirée était alléchante !
Le petit-déjeuner à la carte est appréciable. Quel plaisir de pouvoir avoir des œufs sous toutes les formes : au plat, retournés, brouillés, durs, mollets, etc. On regrette l'absence de certains produits annoncés sur la carte, notamment le lait de riz. On nous a dit qu'il serait disponible à partir de Gênes, mais ça n'a pas été le cas.
Services à bord Notre majordome, Ando, était super. Très professionnelle, souriante, elle parlait bien français. Cela fait 11 ans qu'elle travaille pour MSC, dont 8 années en YC. Elle n'a pas pu nous accueillir lors de notre arrivée à bord, mais est venue nous retrouver au One Pool peu après. Elle nous a expliqué tout le fonctionnement du YC. Puis nous a proposé un RDV à la conciergerie le soir pour nous emmener au restaurant.
Nous avons utilisé un package laverie à 25€ les 20 pièces. Nous n'avons pas été satisfaits du tout. Nous avons laissé le linge la veille à 9h, avec retour annoncé avant 17h le lendemain. Ça nous allait, comme ça les chemises allaient être repassées pour le cocktail puis la soirée de gala. Notre linge est tout juste arrivé à 18h, après deux relances auprès de la conciergerie. Nous avons raté le cocktail... On n'a pas su ce qui s'était passé. Notre majordome, qui n'y était pour rien, s'est excusée en nous offrant une bouteille de spumante avec un petit mot.
Déçus également de ne pas pouvoir réserver des places au théâtre pour un spectacle. Je sais que ça se fait chez certains armateurs pour les porteurs de carte à statut élevé (chez Costa je crois ?) ou clients des escapes privés (The Haven chez Norwegian ? Si certains peuvent confirmer ?)
Parlons de l'ascenseur prioritaire (qui fait débat ici il me semble). Rassurez-vous, il ne fonctionnait quasiment jamais. Cependant, je ne vais pas me faire d'amis, mais quand ça fonctionne c'est très pratique. Quand on souhaite partir du pont 15 pour aller au théâtre par exemple, on peut attendre les ascenseurs un sacré moment. Vu qu'il y a encore 10 ponts en-dessous qui appellent les ascenseurs en même temps, et que le pont 15 est peu utilisé par les passagers non YC... Un ascenseur prioritaire ne serait pas non plus de trop à l'arrière, pour accéder au restaurant.
Aurea SPA Toujours aussi agréable, et d'une propreté impeccable. Nous avions réservé deux massage balinais en couple. Dont un a été réalisé dans la très belle Harmony Suite, un bonheur ! Par contre nous avons été choqué de constater que certains passagers entraient de façon "illégale" dans le SPA, en passant par une issue de secours, située dans la dernière pièce du SPA après la salle de repos. Quel manque de savoir-vivre...
Excursions Nous ne prenons pas d'excursions à terre car nous préférons visiter par nous-même. Par contre nous avons réservé la visite des coulisses du bateau (39€/personne). Nous avons visité les coulisses du théâtre, le YC (...), la laverie, les cuisines, les stocks. Puis nous avons terminé au restaurant Eataly pour une dégustation avec démonstration culinaire. Démonstration qui se traduit par le découpage d'un morceau de boeuf (sur une planche bleue pour le poisson, on l'a appris juste avant dans les cuisines...), et l'assemblage dans l'assiette avec pommes de terre et salade. On s'est retenu de rire quand même... La visite est plutôt intéressante mais la dégustation est clairement inutile, et presque ridicule. A cause des mesures de sécurité depuis 2001, on regrette de ne plus pouvoir visiter la passerelle et la salle des machines. Le nombre de personnes est limité à 40, nous étions un peu moins il me semble, mais c'est déjà beaucoup trop. Dans les espaces bruyants et réduits, on n'entend rien et on se marche dessus...
Nous sommes revenus de croisière il y a maintenant quelques jours. Voici un petit compte-rendu de notre voyage, première fois en YC.
Navire : MSC Preziosa Dates : 20 au 27 mai 2016 Cabine : YC1 N°15007
Embarquement Nous avons embarqué à Marseille. L'arrivée du navire était annoncée à 13h. On nous avait dit qu'un embarquement prioritaire était possible peu après. Nous sommes donc arrivés vers 13h30 au port.
Nous avons été accueillis au point YC, à l'entrée du terminal, facilement reconnaissable. Les bagages ont été étiquetés, puis un majordome nous a accompagné à l'intérieur.
Malheureusement l'enregistrement n'était pas prêt, on nous a demandé d'attendre un peu. Nous avons finalement attendu 1h. A Marseille, pas de salon YC comme à Gênes. Le début de la procédure a été un peu compliqué car une foule de gens s'était amassée devant l'entrée de la file, et n'avait pas compris qu'ils seraient appelés par groupes (numérotés).
Par la suite l'enregistrement a été rapide, un majordome nous a fait couper la file. Puis nous avons rejoint le bateau parmi un groupe d'autres passagers YC, toujours accompagné du majordome.
Cabine Nous avons immédiatement pris possession de notre cabine une fois à bord, la 15007. Bien située, à mi-chemin entre une des entrées du Top Sail Lounge, et le petit couloir qui mène à la conciergerie. Les bagages n'étaient pas encore arrivés.
La cabine dispose d'une salle de bain avec baignoire, produits de toilettes fournis (écologiques, hypoallergéniques et non testés sur les animaux), un dressing, petit mais fonctionnel quand même, avec coffre fort. On y retrouve les 2 peignoirs YC et les chaussons. En face du dressing on retrouve un coin vide poche, et un placard (qui s'est avéré idéal comme rangement à paires de chaussures).
Un grand lit (2 lits jumeaux accolés), avec une literie de qualité et très confortable. Les draps sont en coton égyptien, extrêmement agréable au toucher. Nous avons fait changer nos oreillers un peu plus tard. Dans la sélection nous avons choisi deux oreillers à mémoire de forme, les "Sense". Près de la baie vitrée, il y a le canapé, avec en face un meuble bureau/TV. On ne regarde pas trop la TV, mais nous la trouvons tout de même particulièrement petite.
Espaces Yacht Club La conciergie se trouve au milieu du pont 15. Nous n'avons pas trop sollicité leurs services sauf pour la réservation d'une excursion, et la gestion de problèmes à bord (livraison du linge, entre autre).
Le Top Sail Lounge se trouvait à deux pas de notre cabine. C'est un endroit très agréable, la vue panoramique est superbe. Le service est globalement assez rapide, même s'il est arrivé quelques fois qu'on patiente beaucoup. Notamment le soir, vers 18h, ou après le spectacle vers 22h30. Même si le TSL n'était pas bondé. Le coin snacks est rempli régulièrement, et tout y est très bon. Selon l'heure on y trouve du salé ou du sucré.
Le pont One Pool est accessible rapidement par l'ascenseur dédié. Il y a suffisamment de transats pour tout le monde. Des serviettes propres sont disponibles en permanence. Malheureusement les transats ne sont pas très confortables. On sent une barre dans le dos à l'endroit où le dossier bascule. On a d'ailleurs suggéré la mise en place de matelas dans le questionnaire de satisfaction. Le service y est agréable. On a, par exemple, bien apprécié la distribution de glaces en pot l'après-midi. Le buffet est plutôt minimaliste, mais on y trouve de quoi faire un petit casse-croûte en cas de besoin. Le pont est fermé et sécurisé par des portes avec lecteurs de carte, cependant il arrive fréquemment que des passagers non YC se faufilent. Ils sont très vite interceptés par le personnel (très physionomistes), qui après vérification, les reconduisent à la porte. Il est arrivé une seule fois de voir des passagers ayant eu le temps de s'installer et de profiter des jacuzzis, sans scrupules visiblement. Le "pool attendant" a attendu auprès d'eux le temps qu'ils s'habillent et les a fait sortir.
Restaurant La Palmeraie Il se trouve à la poupe du bateau, toujours au pont 15. Nous y avons pris l'essentiel des repas, petits-déjeuners compris. Le matin c'est très agréable car il y a peu de monde, voire personne. Tout comme le midi. Le soir il est conseillé de vérifier avec le concierge si une table est disponible. A partir de 20h la salle est quasiment pleine. Il y a des baies vitrées tout le long de la salle, mais la vue n'a rien d'exceptionnelle. Surtout le midi, vue sur les transats amassés, parfois collés le long des vitres... Heureusement que nous avions le coucher de soleil presque tous les soirs.
Les serveurs sont très professionnels et font tous l'effort de parler dans votre langue. Le sommelier est de très bons conseils. Nous avons découverts trois bons vins rouges durant cette croisière. Notamment un argentin, le Malbec Tintonegro.
Nous avons été déçus sur la qualité de la nourriture, très aléatoire. La majorité des plats étaient heureusement bons, voire très bons pour certains. Mais les cuissons étaient parfois catastrophiques, pour les poissons et la viande rouge. Lors de la 2nde soirée de gala, un foie gras était à la carte. Tous les français qu'on avait pu rencontrer à bord ont eu la même remarque : ce n'était pas du foie gras... La queue de langouste était trop cuite également. Quelle dommage car la carte lors de cette soirée était alléchante !
Le petit-déjeuner à la carte est appréciable. Quel plaisir de pouvoir avoir des œufs sous toutes les formes : au plat, retournés, brouillés, durs, mollets, etc. On regrette l'absence de certains produits annoncés sur la carte, notamment le lait de riz. On nous a dit qu'il serait disponible à partir de Gênes, mais ça n'a pas été le cas.
Services à bord Notre majordome, Ando, était super. Très professionnelle, souriante, elle parlait bien français. Cela fait 11 ans qu'elle travaille pour MSC, dont 8 années en YC. Elle n'a pas pu nous accueillir lors de notre arrivée à bord, mais est venue nous retrouver au One Pool peu après. Elle nous a expliqué tout le fonctionnement du YC. Puis nous a proposé un RDV à la conciergerie le soir pour nous emmener au restaurant.
Nous avons utilisé un package laverie à 25€ les 20 pièces. Nous n'avons pas été satisfaits du tout. Nous avons laissé le linge la veille à 9h, avec retour annoncé avant 17h le lendemain. Ça nous allait, comme ça les chemises allaient être repassées pour le cocktail puis la soirée de gala. Notre linge est tout juste arrivé à 18h, après deux relances auprès de la conciergerie. Nous avons raté le cocktail... On n'a pas su ce qui s'était passé. Notre majordome, qui n'y était pour rien, s'est excusée en nous offrant une bouteille de spumante avec un petit mot.
Déçus également de ne pas pouvoir réserver des places au théâtre pour un spectacle. Je sais que ça se fait chez certains armateurs pour les porteurs de carte à statut élevé (chez Costa je crois ?) ou clients des escapes privés (The Haven chez Norwegian ? Si certains peuvent confirmer ?)
Parlons de l'ascenseur prioritaire (qui fait débat ici il me semble). Rassurez-vous, il ne fonctionnait quasiment jamais. Cependant, je ne vais pas me faire d'amis, mais quand ça fonctionne c'est très pratique. Quand on souhaite partir du pont 15 pour aller au théâtre par exemple, on peut attendre les ascenseurs un sacré moment. Vu qu'il y a encore 10 ponts en-dessous qui appellent les ascenseurs en même temps, et que le pont 15 est peu utilisé par les passagers non YC... Un ascenseur prioritaire ne serait pas non plus de trop à l'arrière, pour accéder au restaurant.
Aurea SPA Toujours aussi agréable, et d'une propreté impeccable. Nous avions réservé deux massage balinais en couple. Dont un a été réalisé dans la très belle Harmony Suite, un bonheur ! Par contre nous avons été choqué de constater que certains passagers entraient de façon "illégale" dans le SPA, en passant par une issue de secours, située dans la dernière pièce du SPA après la salle de repos. Quel manque de savoir-vivre...
Excursions Nous ne prenons pas d'excursions à terre car nous préférons visiter par nous-même. Par contre nous avons réservé la visite des coulisses du bateau (39€/personne). Nous avons visité les coulisses du théâtre, le YC (...), la laverie, les cuisines, les stocks. Puis nous avons terminé au restaurant Eataly pour une dégustation avec démonstration culinaire. Démonstration qui se traduit par le découpage d'un morceau de boeuf (sur une planche bleue pour le poisson, on l'a appris juste avant dans les cuisines...), et l'assemblage dans l'assiette avec pommes de terre et salade. On s'est retenu de rire quand même... La visite est plutôt intéressante mais la dégustation est clairement inutile, et presque ridicule. A cause des mesures de sécurité depuis 2001, on regrette de ne plus pouvoir visiter la passerelle et la salle des machines. Le nombre de personnes est limité à 40, nous étions un peu moins il me semble, mais c'est déjà beaucoup trop. Dans les espaces bruyants et réduits, on n'entend rien et on se marche dessus...
Hong Kong, Macao... et ensuite? English translation pending
bonjour tout le monde,
Next destination: Hong-kong! Mon conjoint doit se rendre en Chine pour le travail en septembre, et après son périple qui se finit à Nanning, il rejoint HK...et moi aussi, en partant de Paris 😉
On avait dans l'idée de visiter HK, puis Macao...puiiiiiiiis...ben c'est la question. L'idée de départ était de rejoindre Hanoi pour un tour dans le nord du Vietnam. Nous disposons en tout de 2 semaines pleines sur place (y compris les visites des 2 villes chinoises), mais je ne sais pas pourquoi, ça me semble juste. Et puis il faudrait revenir de Macao à HK pour choper un vol, je ne sais pas si cela prend du temps, et d'ailleurs je ne trouve rien qui soit vraiment bon marché (j'ai l'habitude des prix d'Air Asia, pour situer). Du coup on a pensé p-e visiter le sud de la Chine avant de passer au Vietnam par voie terrestre mais là ça me semble carrément fantaisiste en terme de délais. Après ça j'ai commencé à me renseigner un peu plus sur le Yunnan, en mettant le Vietnam de côté. Et maintenant je sais plus ce que je veux ni ce que je peux faire 😊
Donc, je prendrais bien des conseils ici, en priorité sur les transports (comment aller de HK à Hanoi, ou de HK au Yunnan, quelles villes au Yunnan, quoi faire, est-ce faisable de passer quand même au Vietnam par voie terrestre, avec des bus ou autre, combien de temps faudrait-il prévoir pour rejoindre Sappa, puis Hanoi...)
bref vous le voyez je suis paumée! Aide bienvenue!
Je précise: nous avons la trentaine, on voyage sac sur le dos, on aime visiter les villes, on n'est pas contre un tour à la campagne surtout si les paysages sont...dépaysants! On connait assez bien l'Asie du sud-est (Thailande, Indonésie, Myanmar, Cambodge, Philippines), on est plutôt sportifs, mais notre plus grand kiff en voyage c'est la bouffe!
Next destination: Hong-kong! Mon conjoint doit se rendre en Chine pour le travail en septembre, et après son périple qui se finit à Nanning, il rejoint HK...et moi aussi, en partant de Paris 😉
On avait dans l'idée de visiter HK, puis Macao...puiiiiiiiis...ben c'est la question. L'idée de départ était de rejoindre Hanoi pour un tour dans le nord du Vietnam. Nous disposons en tout de 2 semaines pleines sur place (y compris les visites des 2 villes chinoises), mais je ne sais pas pourquoi, ça me semble juste. Et puis il faudrait revenir de Macao à HK pour choper un vol, je ne sais pas si cela prend du temps, et d'ailleurs je ne trouve rien qui soit vraiment bon marché (j'ai l'habitude des prix d'Air Asia, pour situer). Du coup on a pensé p-e visiter le sud de la Chine avant de passer au Vietnam par voie terrestre mais là ça me semble carrément fantaisiste en terme de délais. Après ça j'ai commencé à me renseigner un peu plus sur le Yunnan, en mettant le Vietnam de côté. Et maintenant je sais plus ce que je veux ni ce que je peux faire 😊
Donc, je prendrais bien des conseils ici, en priorité sur les transports (comment aller de HK à Hanoi, ou de HK au Yunnan, quelles villes au Yunnan, quoi faire, est-ce faisable de passer quand même au Vietnam par voie terrestre, avec des bus ou autre, combien de temps faudrait-il prévoir pour rejoindre Sappa, puis Hanoi...)
bref vous le voyez je suis paumée! Aide bienvenue!
Je précise: nous avons la trentaine, on voyage sac sur le dos, on aime visiter les villes, on n'est pas contre un tour à la campagne surtout si les paysages sont...dépaysants! On connait assez bien l'Asie du sud-est (Thailande, Indonésie, Myanmar, Cambodge, Philippines), on est plutôt sportifs, mais notre plus grand kiff en voyage c'est la bouffe!
Circuit Alaska août 2016 English translation pending
Bonsoir à tous,
Nous comptons partir en Alaska pour 3 semaines en août de cette année. Nous serons 4 adultes (ma femme et mes 2 grands enfants).
Nous aimons la nature et les grands espaces (nous avons déjà été en Islande et 2 fois dans l'ouest canadien). Nous sommes habitués à faire des voyages itinérant de 3 semaines permettant de découvrir les lieux incontournables mais aussi des lieux en dehors des sentiers battus.
Nous sommes très adaptables en termes de confort (hébergement et nourriture).
Nous sommes habitués à marcher et aimons les activités sportives.
Je n'ai rien précisé au sujet de l'accompagnement car je ne sais pas du tout ce qui s'y prête pour cette destination ni l'impact que cela peut avoir sur le budget.
Enfin, nous aimerions soit partir tous les 4 seuls / avec un guide, soit intégrer un groupe mais de petite taille.
Voilà nos contraintes :-)
Et voilà donc ma question :
Comme nous nous y prenons "un peu tard", sommes-nous réellement "juste" pour la préparation du voyage, càd risque-t-on d'avoir des problèmes de réservation, notamment pour les hébergements ? Merci beaucoup par avance pour vos conseils :-)
Nous comptons partir en Alaska pour 3 semaines en août de cette année. Nous serons 4 adultes (ma femme et mes 2 grands enfants).
Nous aimons la nature et les grands espaces (nous avons déjà été en Islande et 2 fois dans l'ouest canadien). Nous sommes habitués à faire des voyages itinérant de 3 semaines permettant de découvrir les lieux incontournables mais aussi des lieux en dehors des sentiers battus.
Nous sommes très adaptables en termes de confort (hébergement et nourriture).
Nous sommes habitués à marcher et aimons les activités sportives.
Je n'ai rien précisé au sujet de l'accompagnement car je ne sais pas du tout ce qui s'y prête pour cette destination ni l'impact que cela peut avoir sur le budget.
Enfin, nous aimerions soit partir tous les 4 seuls / avec un guide, soit intégrer un groupe mais de petite taille.
Voilà nos contraintes :-)
Et voilà donc ma question :
Comme nous nous y prenons "un peu tard", sommes-nous réellement "juste" pour la préparation du voyage, càd risque-t-on d'avoir des problèmes de réservation, notamment pour les hébergements ? Merci beaucoup par avance pour vos conseils :-)
Itinéraire de 3 semaines Ontario - Québec English translation pending
Bonjour,
Nous avons choisi le Canada pour notre voyage de noce du 9 au 29 juillet. Je vous donne notre itinéraire tel que nous l'imaginons. Pouvez vous nous dire s'il est optimal pour la découverte mais aussi le repos (mais pas que) ? Nous louerons un véhicule.
J1 : Atterrissage à Montreal et on s'impregne de la ville J2 : Montreal J3 : Montreal J4 : Depart pour Quebec et découverte de la ville l'apres midi J5 : Quebec J6 : départ pour Tadoussac via la 138, hotel vers Bergeronnes J7 : découverte des baleines puis départ pour les fjords de Saguenay hotel à sainte rose du nord J8, J9 J10 et J11 : sainte rose du nord : moment pour nous de se reposer (que faire ?) J12 : depart pour St Félicien et hotel (moitié du tour du lac) J13 : depart vers le parc de la mauricie avec hotel vers st jean des piles J14 et J15 : découverte du parc de la mauricie J16 : départ pour Ottawa avec découverte de la ville l'apres midi J17 : Ottawa J18 : depart pour upper canada village puis kingston pour y dormir J19 : depart pour Toronto et découverte de la ville l'apres midi J20 : depart pour Niagara falls et retour le soir à Torono pour y dormir J21 : dernier jour à Toronto et depart en milieu d'apres midi pour l'aéroport de toronto.
Qu'en pensez vous ? assez reposant ? les lieux pour se reposer et le temps passé par ville est suffisant ? merci pour vos conseils !!
Nous avons choisi le Canada pour notre voyage de noce du 9 au 29 juillet. Je vous donne notre itinéraire tel que nous l'imaginons. Pouvez vous nous dire s'il est optimal pour la découverte mais aussi le repos (mais pas que) ? Nous louerons un véhicule.
J1 : Atterrissage à Montreal et on s'impregne de la ville J2 : Montreal J3 : Montreal J4 : Depart pour Quebec et découverte de la ville l'apres midi J5 : Quebec J6 : départ pour Tadoussac via la 138, hotel vers Bergeronnes J7 : découverte des baleines puis départ pour les fjords de Saguenay hotel à sainte rose du nord J8, J9 J10 et J11 : sainte rose du nord : moment pour nous de se reposer (que faire ?) J12 : depart pour St Félicien et hotel (moitié du tour du lac) J13 : depart vers le parc de la mauricie avec hotel vers st jean des piles J14 et J15 : découverte du parc de la mauricie J16 : départ pour Ottawa avec découverte de la ville l'apres midi J17 : Ottawa J18 : depart pour upper canada village puis kingston pour y dormir J19 : depart pour Toronto et découverte de la ville l'apres midi J20 : depart pour Niagara falls et retour le soir à Torono pour y dormir J21 : dernier jour à Toronto et depart en milieu d'apres midi pour l'aéroport de toronto.
Qu'en pensez vous ? assez reposant ? les lieux pour se reposer et le temps passé par ville est suffisant ? merci pour vos conseils !!
Périple au Sri Lanka? English translation pending
Bonjour
J'envisage avec une amie de partir au Sri Lanka pour 13 jours fin juillet.
Je me pose quelques questions et j'aimerais vos avis !
- Premièrement, nous partons à deux filles et nous avons 23 ans. Est-ce une destination risquée ? Y'a t-il des précautions à prendre
- Par ailleurs, nous aimerions faire 7/8 jours de randos, visites diverses (temples, rizières, beaux paysages, etc) et 5/6 jours de farniente (plage, snorkeling, fruits de mer miam) Avez-vous un itinéraire conseillé ? Et au niveau des transports ? Apparemment, la mousson n'est présente que sur une seule partie du Sri Lanka en juillet, du coup nous nous demandions s'il y avait des endroits à privilégier ?
- Enfin, nous n'avons pas encore pris nos billets, avez-vous une autre destination en Asie à conseiller qui pourrait allier détente et découvertes ? J'ai déjà fait la Thailande et préfère découvrir quelque chose de nouveau Pour le reste de l'Asie, j'ai vu que les moussons étaient assez fortes à cette période, d'où le choix du Sri Lanka
Merci pour vos conseils !
Bonne soirée :)
J'envisage avec une amie de partir au Sri Lanka pour 13 jours fin juillet.
Je me pose quelques questions et j'aimerais vos avis !
- Premièrement, nous partons à deux filles et nous avons 23 ans. Est-ce une destination risquée ? Y'a t-il des précautions à prendre
- Par ailleurs, nous aimerions faire 7/8 jours de randos, visites diverses (temples, rizières, beaux paysages, etc) et 5/6 jours de farniente (plage, snorkeling, fruits de mer miam) Avez-vous un itinéraire conseillé ? Et au niveau des transports ? Apparemment, la mousson n'est présente que sur une seule partie du Sri Lanka en juillet, du coup nous nous demandions s'il y avait des endroits à privilégier ?
- Enfin, nous n'avons pas encore pris nos billets, avez-vous une autre destination en Asie à conseiller qui pourrait allier détente et découvertes ? J'ai déjà fait la Thailande et préfère découvrir quelque chose de nouveau Pour le reste de l'Asie, j'ai vu que les moussons étaient assez fortes à cette période, d'où le choix du Sri Lanka
Merci pour vos conseils !
Bonne soirée :)
El Nido ou Coron English translation pending
Bonjour
Nous envisageons de partir 12 jours aux Philippines en janvier prochain. Nous aurions souhaité passer 3 jours dans le Nord Luzon et le reste du temps (6 jours) sur Palawan. Le problème c'est que j'aurais aimé faire El Nido et Coron mais j'ai peur qu'en 6 jours vu le temps de voyage ça fasse trop juste. Que me conseillez vous? Plutôt Coron, plutôt El Nido? Commencer par Palawan et finir par Luzon ou le contraire sachant que nous arrivons le mercredi soir à 19h50 à l'aéroport, que nous devons récupérer nos bagages et que le dernier bus pour Banaue est à 22h je crois. Ou bien oublier Luzon et ne faire que Palawan en 12 jours? Qu'en pensez vous? J'avoue que je suis un peu perdue... Merci d'avance pour votre aide. Ludo et Mandy
Nous envisageons de partir 12 jours aux Philippines en janvier prochain. Nous aurions souhaité passer 3 jours dans le Nord Luzon et le reste du temps (6 jours) sur Palawan. Le problème c'est que j'aurais aimé faire El Nido et Coron mais j'ai peur qu'en 6 jours vu le temps de voyage ça fasse trop juste. Que me conseillez vous? Plutôt Coron, plutôt El Nido? Commencer par Palawan et finir par Luzon ou le contraire sachant que nous arrivons le mercredi soir à 19h50 à l'aéroport, que nous devons récupérer nos bagages et que le dernier bus pour Banaue est à 22h je crois. Ou bien oublier Luzon et ne faire que Palawan en 12 jours? Qu'en pensez vous? J'avoue que je suis un peu perdue... Merci d'avance pour votre aide. Ludo et Mandy
Sécurité aux Philippines English translation pending
Bonjour à tous,
Alors voilà j'ai appris entre temps qu’apparemment les philippines n'était pas un pays très sécurisé. Je voudrais savoir si cela est vrai car nous voulions dans un premier temps voyager en sac a dos et nous aurons certainement pas mal de choses de valeur technologie argent papier et objet de valeur. Pensez-vous que cela craint? Faudrait-il que l'on envisage de prendre une valise sécurisée? Avez-vous eu de mauvaises expériences qui pourraient justifier cette insécurité? Merci ;)
Alors voilà j'ai appris entre temps qu’apparemment les philippines n'était pas un pays très sécurisé. Je voudrais savoir si cela est vrai car nous voulions dans un premier temps voyager en sac a dos et nous aurons certainement pas mal de choses de valeur technologie argent papier et objet de valeur. Pensez-vous que cela craint? Faudrait-il que l'on envisage de prendre une valise sécurisée? Avez-vous eu de mauvaises expériences qui pourraient justifier cette insécurité? Merci ;)
Où faire la fête à San Francisco? English translation pending
Bonjour, bonsoir à tous !
Je suis en train de planifier mes jours et mes activités à SF pour la fin du mois de juin. Les journées sont déjà bien remplies mais il me reste deux soirées de libres que j'aimerai mettre à disposition pour faire un tour dans quelques bars sympas et tâter l'ambiance de la ville 🙂
Pour le 26 juin : Nous arrivons à 12h et nous logeons sur Lombard Street, tout près de Russian Hill j'avais prévus de déposer les bagages à l'hôtel et de prendre nos marques tranquillement dans le quartier, je ne sais pas trop quoi faire de cet après-midi à vrai dire (qui sera déjà bien entamée je pense). Je voudrais trouver un endroit sympa pour passer la soirée et de faire Chinatown en nocturne ?
Pour le 27 juin : Petit dej sur les quais de la baie au Pier33. Croisière Prison d'Alcatraz le matin rendez-vous 8h10 sur le quai, départ early-bird 8h45 au pier33 puis balade sur les quais du Fisherman's Wharf. Acheter de quoi manger au marché puis louer des velos pour partir pique-niquer au Golden Gate Recreation Area en passant par le Palace of Fine Arts Theatre et sur le Golden Gate. Ensuite je voulais partir finir la journée dans Union Square, est ce un quartier où on pourra s'éclater un peu le soir ?
Mes autres jours sont déjà calés et les soirées aussi, notamment le 28, on va voir les Giants jouer contre Oakland ! J'ai tellement hâte 😎
Merci de m'avoir lu ! bisous beko
Jeo
Je suis en train de planifier mes jours et mes activités à SF pour la fin du mois de juin. Les journées sont déjà bien remplies mais il me reste deux soirées de libres que j'aimerai mettre à disposition pour faire un tour dans quelques bars sympas et tâter l'ambiance de la ville 🙂
Pour le 26 juin : Nous arrivons à 12h et nous logeons sur Lombard Street, tout près de Russian Hill j'avais prévus de déposer les bagages à l'hôtel et de prendre nos marques tranquillement dans le quartier, je ne sais pas trop quoi faire de cet après-midi à vrai dire (qui sera déjà bien entamée je pense). Je voudrais trouver un endroit sympa pour passer la soirée et de faire Chinatown en nocturne ?
Pour le 27 juin : Petit dej sur les quais de la baie au Pier33. Croisière Prison d'Alcatraz le matin rendez-vous 8h10 sur le quai, départ early-bird 8h45 au pier33 puis balade sur les quais du Fisherman's Wharf. Acheter de quoi manger au marché puis louer des velos pour partir pique-niquer au Golden Gate Recreation Area en passant par le Palace of Fine Arts Theatre et sur le Golden Gate. Ensuite je voulais partir finir la journée dans Union Square, est ce un quartier où on pourra s'éclater un peu le soir ?
Mes autres jours sont déjà calés et les soirées aussi, notamment le 28, on va voir les Giants jouer contre Oakland ! J'ai tellement hâte 😎
Merci de m'avoir lu ! bisous beko
Jeo
5 semaines d'ornithologie en Argentine English translation pending
Bonjour,
pour faire court.... nous sommes :
http://www.oiseauxdumonde.eu/
Nous allons venir du 21 septembre au 28 octobre en Argentine pour voir et photographier tous les oiseaux dans différentes régions. Nous allons louer une voiture pour nous déplacer.
Nous aimerions savoir si certains d'entre vous ont une expérience sur ce sujet, des spots sympas, des parcs ou réserves a ne pas manquer. Nous sommes très preneurs surtout pour les endémiques.
Nous ne sommes pas opposés non plus à un hébergement sympa à la campagne pour photos d'oiseaux uniquement, car nous ne nous considérons pas comme touristes. Les guides ornitho à la journée sont les bienvenus s'ils ne sont pas "agences et autres"
http://www.oiseauxdumonde.eu/
Nous allons venir du 21 septembre au 28 octobre en Argentine pour voir et photographier tous les oiseaux dans différentes régions. Nous allons louer une voiture pour nous déplacer.
Nous aimerions savoir si certains d'entre vous ont une expérience sur ce sujet, des spots sympas, des parcs ou réserves a ne pas manquer. Nous sommes très preneurs surtout pour les endémiques.
Nous ne sommes pas opposés non plus à un hébergement sympa à la campagne pour photos d'oiseaux uniquement, car nous ne nous considérons pas comme touristes. Les guides ornitho à la journée sont les bienvenus s'ils ne sont pas "agences et autres"
Itinéraire 3 semaines au Vietnam en mai English translation pending
Bonjour,
Ma copine et moi partons, dans 'une semaine, pour un peu plus de 3 semaines au Vietnam. Nous allons arriver a Ho chi Minh le 3 mai en soirée et repartons de Hanoi, tard en soirée le 25 mai. Depuis plusieurs semaines nous planifions notre itinéraire. J'aimerais avoir votre avis pour savoir si c'est réaliste.
3 mai : Arrivée a HCMV 4-5 mai : visite HCMV 6 mai : HCMV - Hoi An 7 mai : Visite Hoi An 8 mai : Hoi An - Hué 9 mai : Visite Hué 10 mai : Hué - Dong Ha 11 mai : Visite de la zone démilitarisé - transport vers Dong Hoi 12 mai : Visite Parc Phong Nha-Ke Bang - ici on aimerait prendre un bus de nuit vers Ninh Binh/Tam coc pour aller visiter la baie d'along terrestre 13-14 mai : Tam Coc 15 mai : Tam coc vers Hanoi 16-17-18 mai : Trek Sapa avec Ethnic Travel 19 mai : Hanoi 20-21-22 mai : Croisière sur la Baie d'Along 23-24 mai : Visite Hanoi 25 mai : Départ en fin de soirée
Je me questionne au sujet de la zone démilitarisé et du parc national de Phong Nha-ke Bang. Est-ce réaliste comme itinéraire pour cette section? Avez-vous des hôtel à nous conseiller?
J'attends avec impatience vos avis. François
Ma copine et moi partons, dans 'une semaine, pour un peu plus de 3 semaines au Vietnam. Nous allons arriver a Ho chi Minh le 3 mai en soirée et repartons de Hanoi, tard en soirée le 25 mai. Depuis plusieurs semaines nous planifions notre itinéraire. J'aimerais avoir votre avis pour savoir si c'est réaliste.
3 mai : Arrivée a HCMV 4-5 mai : visite HCMV 6 mai : HCMV - Hoi An 7 mai : Visite Hoi An 8 mai : Hoi An - Hué 9 mai : Visite Hué 10 mai : Hué - Dong Ha 11 mai : Visite de la zone démilitarisé - transport vers Dong Hoi 12 mai : Visite Parc Phong Nha-Ke Bang - ici on aimerait prendre un bus de nuit vers Ninh Binh/Tam coc pour aller visiter la baie d'along terrestre 13-14 mai : Tam Coc 15 mai : Tam coc vers Hanoi 16-17-18 mai : Trek Sapa avec Ethnic Travel 19 mai : Hanoi 20-21-22 mai : Croisière sur la Baie d'Along 23-24 mai : Visite Hanoi 25 mai : Départ en fin de soirée
Je me questionne au sujet de la zone démilitarisé et du parc national de Phong Nha-ke Bang. Est-ce réaliste comme itinéraire pour cette section? Avez-vous des hôtel à nous conseiller?
J'attends avec impatience vos avis. François
Itinéraire 18 jours en Thaïlande English translation pending
Bonjour,
J'ai besoin d'aide. En effet nous aimerions voir Koh Samui, koh Phan gan et Koh Tao, Le parc de Khao Sok. et s'il reste un peu de temps les iles Similan mais j'ai peur que cela soit de trop au vu des distances? Dites moi ce que vous en pensez? Je voudrais limiter les transferts mais aussi les coûts inutiles au maximum. Et dois je prendre un vol Paris bangkok et un vol intérieur ou un Paris Phuket? Je n'arrive pas à organiser ce voyage, tous vos conseils me seront utiles.
J'ai besoin d'aide. En effet nous aimerions voir Koh Samui, koh Phan gan et Koh Tao, Le parc de Khao Sok. et s'il reste un peu de temps les iles Similan mais j'ai peur que cela soit de trop au vu des distances? Dites moi ce que vous en pensez? Je voudrais limiter les transferts mais aussi les coûts inutiles au maximum. Et dois je prendre un vol Paris bangkok et un vol intérieur ou un Paris Phuket? Je n'arrive pas à organiser ce voyage, tous vos conseils me seront utiles.