Results for "Québec+et+bus+|+128+>+371"
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Aéroport d'Orly en France versus Charles-de-Gaulle? (vol Québec-Paris) English translation pending
Bonjour à tous,
je vais prendre un vol Québec-Paris fin septembre début octobre. J'ai regardé et il y a une différence d'environ 300$ par billet si je vais à l'aéroport d'orly au lieu de celle de Charles-de-Gaulle. S'avez-vous pourquoi? Que devrais-je faire? 686$ par billet, est-ce un bon prix? Si vous avez des trucs ou connaissances pour économiser de l'argent ou des choses à éviter, je prends tous les conseils? (cie aérienne à éviter, truc à l'aéroport, à faire attention, comment partir de l'aéroport sans se faire arnaquer, etc...)
Merci de votre aide.
Merci de votre aide.
Tour du monde de quatre mois: parcours et budget? English translation pending
Bonjour à tous,
Après de nombreuses recherches et réflexion, je me permets de vous soumettre le projet que nous avons avec mon amie afin de profiter de votre expérience et de vos conseils. Nous souhaitons faire un voyage l'année prochaine sur une période de 4 mois (voir 4 mois et demi) , entre début Juillet et mi Novembre. Ces dates et la durée ne sont malheureusement pas vraiment modulables (accord employeur...)! L'idée de base était de découvrir l'amérique du Nord et l'Asie, et nous avons décidé (étant donné que ça ne modifie pas énormément le coût des billets TDM) de rajouter un continent, probablement l'amérique du Sud. Voici donc le parcours prévisionnel que nous envisageons. Je pense qu'il est assez dense, mais il me parait être un bon compromis entre le temps dont nous disposons et le nombre de pays qu'il permet de voir (car cela nous permet de rester en moyenne 3 semaines par endroit).
LONDRES - MONTREAL : 3 semaines au Canada autour du QUEBEC, puis TORONTO pour les chutes du Niagara. Mode de vie : location de voiture + camping + quelques nuits d'hotels. MONTREAL (ou NEW YORK en faisant la liaison entre les 2 en voiture, ce qui nous est conseillé par un voyagiste) - LAS VEGAS : 3 semaines pour passer quelques jours à vegas puis visiter le grand canyon, les grand parcs, en allant vers LA. Mode de vie : location de voiture + camping + quelques nuits d'hotels. LOS ANGELES - LIMA : 2 semaines au Pérou, visite du Machu Picchu et autre (pas trop regardé encore!). LIMA - Ile de Paques : 1 semaine (voir moins) : visite de l'ile. Ile de Paques - BALI : 30h de transport! On fait une escale de quelques jours à HONG-KONG pour voir de la famille et des amis. Puis 3 ou 4 semaines de visite de l'indonésie (je suis en train d'étudier les différents trajets). BALI - HANOI : avec escale à SINGAPOUR, encore pour de la famille. Puis 2 semaines au Vietnam, notamment pour la baie d'Along, les rizières, etc. HANOI - KATMANDOU : 2 semaines au Népal, avec des treks dans la montagne. Il reste environ 1 ou 2 semaines après le NEpal. On aurait souhaité les passer dans un endroit calme. Il y a la possibilité de faire les Maldives, avec ou sans escale au SRI LANKA.
Par ailleurs, nous partons sur un budget de 35€/jour par personne. Cela sera plus cher aux US et Canada, et on l'espère moins cher en Asie. En rajoutant les billets TDM + connexions en Asie avec les lowcost (environ 7000€), on arrive à un budget de 16000€ pour 2.
Merci d'avance pour vos commentaires et votre aide.
A bientôt
Après de nombreuses recherches et réflexion, je me permets de vous soumettre le projet que nous avons avec mon amie afin de profiter de votre expérience et de vos conseils. Nous souhaitons faire un voyage l'année prochaine sur une période de 4 mois (voir 4 mois et demi) , entre début Juillet et mi Novembre. Ces dates et la durée ne sont malheureusement pas vraiment modulables (accord employeur...)! L'idée de base était de découvrir l'amérique du Nord et l'Asie, et nous avons décidé (étant donné que ça ne modifie pas énormément le coût des billets TDM) de rajouter un continent, probablement l'amérique du Sud. Voici donc le parcours prévisionnel que nous envisageons. Je pense qu'il est assez dense, mais il me parait être un bon compromis entre le temps dont nous disposons et le nombre de pays qu'il permet de voir (car cela nous permet de rester en moyenne 3 semaines par endroit).
LONDRES - MONTREAL : 3 semaines au Canada autour du QUEBEC, puis TORONTO pour les chutes du Niagara. Mode de vie : location de voiture + camping + quelques nuits d'hotels. MONTREAL (ou NEW YORK en faisant la liaison entre les 2 en voiture, ce qui nous est conseillé par un voyagiste) - LAS VEGAS : 3 semaines pour passer quelques jours à vegas puis visiter le grand canyon, les grand parcs, en allant vers LA. Mode de vie : location de voiture + camping + quelques nuits d'hotels. LOS ANGELES - LIMA : 2 semaines au Pérou, visite du Machu Picchu et autre (pas trop regardé encore!). LIMA - Ile de Paques : 1 semaine (voir moins) : visite de l'ile. Ile de Paques - BALI : 30h de transport! On fait une escale de quelques jours à HONG-KONG pour voir de la famille et des amis. Puis 3 ou 4 semaines de visite de l'indonésie (je suis en train d'étudier les différents trajets). BALI - HANOI : avec escale à SINGAPOUR, encore pour de la famille. Puis 2 semaines au Vietnam, notamment pour la baie d'Along, les rizières, etc. HANOI - KATMANDOU : 2 semaines au Népal, avec des treks dans la montagne. Il reste environ 1 ou 2 semaines après le NEpal. On aurait souhaité les passer dans un endroit calme. Il y a la possibilité de faire les Maldives, avec ou sans escale au SRI LANKA.
Par ailleurs, nous partons sur un budget de 35€/jour par personne. Cela sera plus cher aux US et Canada, et on l'espère moins cher en Asie. En rajoutant les billets TDM + connexions en Asie avec les lowcost (environ 7000€), on arrive à un budget de 16000€ pour 2.
Merci d'avance pour vos commentaires et votre aide.
A bientôt
Travailler à Montréal English translation pending
Bonjour,
j'aimerai connaître l'expérience de plusieurs français qui ont tenté leur chance à Montréal, peut on envisager de trouver un emploi pour un bac +5 sans peiner des mois et des mois à Montréal ?
Je me doute bien que tout dépend de la motivation, des opportunités, réseaux, secteurs etc...
De nombreux amis ayant vécu à Montréal m'ont fait l'éloge de cette ville...Mais qu'en est t'il de l'emploi pour un jeune français ?
n'hésitez pas à me laisser vos témoignages, merci !
j'aimerai connaître l'expérience de plusieurs français qui ont tenté leur chance à Montréal, peut on envisager de trouver un emploi pour un bac +5 sans peiner des mois et des mois à Montréal ?
Je me doute bien que tout dépend de la motivation, des opportunités, réseaux, secteurs etc...
De nombreux amis ayant vécu à Montréal m'ont fait l'éloge de cette ville...Mais qu'en est t'il de l'emploi pour un jeune français ?
n'hésitez pas à me laisser vos témoignages, merci !
Nous partons dans deux semaines à Cuba avec trois enfants (20 mois, 6 et 9 ans) English translation pending
Alors voilà !
On a acheté le voyage et nous partons pour Cuba dans deux semaines... Nous avons déjà voyagé dans le Sud, mon chum et moi, mais jamais avec les enfants...C'est donc un peu nouveau et, disons-le, un peu stressant. Je me demande comment ça va aller:
1- Dans l'avion, avec Juliette, qui a tout juste 20 mois et qui sera dans nos bras durant le vol Québec-Cuba; Comment se comportera-t-elle ? Y a-t-il des trucs pour que le voyage se passe sans embûches ? 2-À Cuba, avec les enfants, je me demande : doit-on amener des vestes de flottaison pour les 2 + vieux? On fera sûrement de la plongée en apnée avec eux et on se demande s'ils auront des vestes à nous passer à l'hôtel ? 3-Faut-il éviter certains aliments là-bas? Je parle surtout pour les enfants...
Je vous remercie de m'aider à préparer notre voyage avec soin...
On a acheté le voyage et nous partons pour Cuba dans deux semaines... Nous avons déjà voyagé dans le Sud, mon chum et moi, mais jamais avec les enfants...C'est donc un peu nouveau et, disons-le, un peu stressant. Je me demande comment ça va aller:
1- Dans l'avion, avec Juliette, qui a tout juste 20 mois et qui sera dans nos bras durant le vol Québec-Cuba; Comment se comportera-t-elle ? Y a-t-il des trucs pour que le voyage se passe sans embûches ? 2-À Cuba, avec les enfants, je me demande : doit-on amener des vestes de flottaison pour les 2 + vieux? On fera sûrement de la plongée en apnée avec eux et on se demande s'ils auront des vestes à nous passer à l'hôtel ? 3-Faut-il éviter certains aliments là-bas? Je parle surtout pour les enfants...
Je vous remercie de m'aider à préparer notre voyage avec soin...
Location de voiture à St-Maarten et à Puerto Rico English translation pending
Bonjour,
Je fais une croisière sur Carnival Victory (San Juan, St-Thomas, Barbade, St-Lucie, St-Kitts et St-Maarten) en décembre 2011 et je suis entrain de regarder les excursions à faire lors de mes escales. Beaucoup de discussions ont déjà répondu à mes interrogations, mais tout n'est pas encore assez clair pour moi. 😊
Lors de mon escale à St-Maarten, j'aimerais louer une voiture pour la journée à la sortie du bateau de croisière. Est-ce que cela est recommandé ou tout simplement possible? Avec un permis de conduire du Québec, suis-je en règle? Et pour le stationnement, est-ce facile d'accès et à quel prix? J'aimerais y faire un tour de l'île complet pour voir Orient beach, Grand Case beach, Marigot, Mullet beach, Maho beach, Philipsburg et Great Bay beach. Cela est peut-être trop pour une seule journée? Je ne le sais pas... je ne tiens pas à m'éterniser longtemps à chaque endroit... tout au plus 1 ou 2 heures à Orient beach pour la baignade et le soleil, 1 ou 2 heures en ville pour magasiner et visiter puis 1 ou 2 atterrissages et décollages d'avions spectaculaires à Maho beach. Je n'ai trouvé aucune excursion qui correspond à ceci. Et en taxi, il me semble que c'est compliqué puisque je veux voir plusieurs endroits tout en prenant le temps que je désire à chacun de ses endroits. Qu'en pensez-vous?
Pour ce qui est de San Juan à Puerto Rico, j'ai déjà loué une voiture à l'aéroport le matin de mon arrivée, soit 5:00 AM. J'aimerais aller à El Yunque Rainforest et à la plage de Luquillo jusqu'en début d'après-midi, faire un arrêt à Isla Verde beach ou Condado beach puis me rendre à Old San Juan pour le reste de la journée avant le départ de mon bateau de croisière, soit 10:00 PM. Croyez-vous qu'un permis de conduire du Québec sera accepté?
Merci à l'avance pour vos réponses... Cela est très apprécié!!! 🙂
Manon
Je fais une croisière sur Carnival Victory (San Juan, St-Thomas, Barbade, St-Lucie, St-Kitts et St-Maarten) en décembre 2011 et je suis entrain de regarder les excursions à faire lors de mes escales. Beaucoup de discussions ont déjà répondu à mes interrogations, mais tout n'est pas encore assez clair pour moi. 😊
Lors de mon escale à St-Maarten, j'aimerais louer une voiture pour la journée à la sortie du bateau de croisière. Est-ce que cela est recommandé ou tout simplement possible? Avec un permis de conduire du Québec, suis-je en règle? Et pour le stationnement, est-ce facile d'accès et à quel prix? J'aimerais y faire un tour de l'île complet pour voir Orient beach, Grand Case beach, Marigot, Mullet beach, Maho beach, Philipsburg et Great Bay beach. Cela est peut-être trop pour une seule journée? Je ne le sais pas... je ne tiens pas à m'éterniser longtemps à chaque endroit... tout au plus 1 ou 2 heures à Orient beach pour la baignade et le soleil, 1 ou 2 heures en ville pour magasiner et visiter puis 1 ou 2 atterrissages et décollages d'avions spectaculaires à Maho beach. Je n'ai trouvé aucune excursion qui correspond à ceci. Et en taxi, il me semble que c'est compliqué puisque je veux voir plusieurs endroits tout en prenant le temps que je désire à chacun de ses endroits. Qu'en pensez-vous?
Pour ce qui est de San Juan à Puerto Rico, j'ai déjà loué une voiture à l'aéroport le matin de mon arrivée, soit 5:00 AM. J'aimerais aller à El Yunque Rainforest et à la plage de Luquillo jusqu'en début d'après-midi, faire un arrêt à Isla Verde beach ou Condado beach puis me rendre à Old San Juan pour le reste de la journée avant le départ de mon bateau de croisière, soit 10:00 PM. Croyez-vous qu'un permis de conduire du Québec sera accepté?
Merci à l'avance pour vos réponses... Cela est très apprécié!!! 🙂
Manon
Trois jours à Halifax: que voir et que faire? English translation pending
Bonjour,
Je dois passer une semaine en congrès à Halifax d'ici 10 jours. Le congrès sera intense et je n'aurais le temps de rien faire durant...cependant après le congrès, j'ai trois jours sur place. Je compte visiter Halifax, la citadelle etc...mais je voudrais aussi louer une voiture pour visiter les environs. Que me conseillez-vous pour trois jours. Je suis déjà allés à Cap Breton et c'est loin d’Halifax de toutes manières...Par contre je prends tous les conseils à faire aux environs d'halifax. merci à vous.
Cdlt 😉
Je dois passer une semaine en congrès à Halifax d'ici 10 jours. Le congrès sera intense et je n'aurais le temps de rien faire durant...cependant après le congrès, j'ai trois jours sur place. Je compte visiter Halifax, la citadelle etc...mais je voudrais aussi louer une voiture pour visiter les environs. Que me conseillez-vous pour trois jours. Je suis déjà allés à Cap Breton et c'est loin d’Halifax de toutes manières...Par contre je prends tous les conseils à faire aux environs d'halifax. merci à vous.
Cdlt 😉
Venise: transport entre l'aéroport et le terminal de croisière? English translation pending
Bonjour a tous,
J'aimerais obtenir vos conseils pour notre transport, le 25 juin, entre le Annia Park Hotel, situé tout près l'aéroport Marco Polo, et le terminal de croisière de Venise.
Je sais que l'hôtel offre une navette gratuite entre l'aéroport Marco Polo et Venise, mais le site de l'hôtel ne précise pas où se fait le débarquement à Venise, ni s'il s'agit d'un vaporetto ou d'une voiture.
Existe-t-il une possibilité d'avoir un taxi - une voiture - pas un vaporetto ? Si oui, est-ce que quelqu'un a une idée du coût ?
Merci à l'avance pour vos conseils.
Bonne croisière à tous.
France L
J'aimerais obtenir vos conseils pour notre transport, le 25 juin, entre le Annia Park Hotel, situé tout près l'aéroport Marco Polo, et le terminal de croisière de Venise.
Je sais que l'hôtel offre une navette gratuite entre l'aéroport Marco Polo et Venise, mais le site de l'hôtel ne précise pas où se fait le débarquement à Venise, ni s'il s'agit d'un vaporetto ou d'une voiture.
Existe-t-il une possibilité d'avoir un taxi - une voiture - pas un vaporetto ? Si oui, est-ce que quelqu'un a une idée du coût ?
Merci à l'avance pour vos conseils.
Bonne croisière à tous.
France L
Cinque Terre et Toscane en environ quinze jours English translation pending
nous avons fait l'an passé un superbe voyage dans l'ouest américain grâce à vos conseils.
nous demandons conseils cette année pour les cinque terre et toscane fin septembre.
1- arrivé aéroport pise, location auto, visite lucca et pise, coucher dans les environs ?? 2- direction castelnuevo berardengo ou autre pour une semaine afin de rayonner 3- retourner l'auto à pise et prendre train pour cinque terre, levento ou ?? 4- environ 4 nuits cinque terre 5- retour cinque terre vers florence en train ? 6- 2 nuits florence, avons déjà passé une journée à florence lors d'une croisière. 7- départ aéroport florence. navette de florence à l'aéroport ??
Serait-il préférable de louer l'auto pour tout le voyage, (voiture automatique dispendieuse)? ou bien seulement pour la région de sienne et chianti..
des idées pour petit appartement avec cuisinette abordable.? Aussi auriez vous un itinéraire plus approprié pour cette destination.
Merci de vos réponses
nous demandons conseils cette année pour les cinque terre et toscane fin septembre.
1- arrivé aéroport pise, location auto, visite lucca et pise, coucher dans les environs ?? 2- direction castelnuevo berardengo ou autre pour une semaine afin de rayonner 3- retourner l'auto à pise et prendre train pour cinque terre, levento ou ?? 4- environ 4 nuits cinque terre 5- retour cinque terre vers florence en train ? 6- 2 nuits florence, avons déjà passé une journée à florence lors d'une croisière. 7- départ aéroport florence. navette de florence à l'aéroport ??
Serait-il préférable de louer l'auto pour tout le voyage, (voiture automatique dispendieuse)? ou bien seulement pour la région de sienne et chianti..
des idées pour petit appartement avec cuisinette abordable.? Aussi auriez vous un itinéraire plus approprié pour cette destination.
Merci de vos réponses
Trajet Bucarest - Tulcea en train ou bus? (Roumanie) English translation pending
Bonjour,
Je m'évade vers la Roumanie cet été. Je pensais que le train était le plus indiqué pr faire le trajet Bucarest-Tulcea mais aparemment pas forcément. Quel est votre avis ? Sinon j'atteris à Bucarest à 14h, pensez vous que j'ai le temps de rallier Tulcea dans la journée ou vaut il mieux faire un arrêt à Bucarest ? Merci d'avance pr votre aide. A bientôt.
Cat
Je m'évade vers la Roumanie cet été. Je pensais que le train était le plus indiqué pr faire le trajet Bucarest-Tulcea mais aparemment pas forcément. Quel est votre avis ? Sinon j'atteris à Bucarest à 14h, pensez vous que j'ai le temps de rallier Tulcea dans la journée ou vaut il mieux faire un arrêt à Bucarest ? Merci d'avance pr votre aide. A bientôt.
Cat
Deux jours et demi en Alsace: Strasbourg et Colmar? English translation pending
Fin septembre, deux passerons environ deux jours et demi en Alsace comprenant une nuit à Colmar et une nuit à Strasbourg. Nous serons en voiture et évidemment nous avons à faire beaucoup de compromis pour faire l'Alsace en aussi peu de temps. Comme les musées nous attirent très peu, notre but est de déambuler à pied dans Strasbourg et Colmar afin de voir surtout leurs panoramas et leur architecture extérieure. Pour se rendre d'une ville à l'autre, nous ferons la route des vins mais sans prendre la journée au complet. Voici une idée de notre parcours et j'aimerais savoir si je suis réaliste dans les circonstances et si vous avez des commentaires ou suggestions à me faire.
Première semaine à Paris, puis location d'une voiture afin d'aller visiter trois châteaux dans la Loire sur une journée et demie (un coucher dans le coin). Après avoir quitté la Loire on se dirigera vers Dijon pour y passer la nuit (ou autour) afin de couper la route en deux pour aller à Colmar. Nous partirons ensuite tôt pour joindre Colmar et y passer le reste de la journée. Coucher à Colmar et départ le lendemain pour faire la route des vins. Comme la distance Colmar - Strasbourg est assez courte, on pensait arriver à Strasbourg en milieu d'après-midi et y passer la nuit. La route des vins se fera nécessairement sans faire autant d'arrêts que nous le souhaiterions car nous voulons avoir un temps raisonnable pour visiter Strasbourg puisque qu'en milieu de journée le lendemain départ obligé en TGV pour Paris (avion du retour à la maison la journée suivante). Je sais que nous passerons côté de la balade en montagne, les nombreux villages à visiter sur la route des vins (nous essaierons d'en faire un ou deux), les musées, etc. mais c'est le compromis à faire car nous tenions à voir l'Alsace et quelques châteaux de la Loire dans la semaine dont nous disposons à notre sortie de Paris.
Première semaine à Paris, puis location d'une voiture afin d'aller visiter trois châteaux dans la Loire sur une journée et demie (un coucher dans le coin). Après avoir quitté la Loire on se dirigera vers Dijon pour y passer la nuit (ou autour) afin de couper la route en deux pour aller à Colmar. Nous partirons ensuite tôt pour joindre Colmar et y passer le reste de la journée. Coucher à Colmar et départ le lendemain pour faire la route des vins. Comme la distance Colmar - Strasbourg est assez courte, on pensait arriver à Strasbourg en milieu d'après-midi et y passer la nuit. La route des vins se fera nécessairement sans faire autant d'arrêts que nous le souhaiterions car nous voulons avoir un temps raisonnable pour visiter Strasbourg puisque qu'en milieu de journée le lendemain départ obligé en TGV pour Paris (avion du retour à la maison la journée suivante). Je sais que nous passerons côté de la balade en montagne, les nombreux villages à visiter sur la route des vins (nous essaierons d'en faire un ou deux), les musées, etc. mais c'est le compromis à faire car nous tenions à voir l'Alsace et quelques châteaux de la Loire dans la semaine dont nous disposons à notre sortie de Paris.
Trek + Pouce: Traversée de Charlevoix [Québec] English translation pending
Bien le bonjour à tous.
Comme présentation (car je suis tout nouveau sur ce forum), j'ai décidé de faire part d'une de mes expériences de plein-air: la Traversée de Charlevoix, un trek de 107 Km réalisé en août 2010 (j'avais alors 18 ans).
Mon album photo sur FaceBook est relativement complet et j'ai mis une légende à toutes les photos pertinentes. De plus, mon compte est ouvert à tous, donc si l'envi vous prends de commenter, allez-y! :D http://www.facebook.com/...076.473635.882620075
Ce trek, c'était mon tout premier projet de plein-air d'envergure et c'est moi qui l'ai organisé seul, et au complet. :) Ah, tant de gens se disaient prêts à venir! J'avais une liste d'envoi de presque 10 personnes le jour où j'ai envoyé mes premières informations. Au fur et à mesure, cette liste diminuait. En fin de compte, il ne restait plus d'un ami que je ne connaissait pas tant que cela (situation assez cocasse). Qu'il venait ou pas, moi je partait! Heureusement pour moi (vous comprendrez pourquoi plus tard), il a pu venir. Le seule faille de mon organisation était assurément le transport. Ce rendre de Montréal au point de départ aurait pu être assez hasardeux vu la date à laquelle je comptait partir. Par chance, les parents d'Antoine, mon partenaire, ont bien voulu nous donner un lift (probablement pas peur face à mon organisation du transport :P).
Bref, nous voilà sur la route. Avant même de quitter l'île (de Montréal), nous faisons une escale au centre de plein-air Mountain Equipment Coop. Je décide de m'acheter un imperméable à sac-à-dos, et les parents d'Antoine lui paient des bâtons de marche et un petit surplus de nourriture (juste au cas). Suite à cela, tout va bien et on arrive à destination après je-ne-sais-trop-combien-de-temps. L'inscription se passe à merveille, et la première photo (faisant ici référence à mon album photo sur FaceBook) est prise juste avant de quitter les parents. La photo suivante, la seule de moi et Antoine ensemble, je l'ai malheureusement maladroitement effacée et c'est dommage parce qu'elle était vraiment drôle (lui, si grand et massif, à côté de moi, si petit). Il y a tout de même une belle comparaison à faire entre les photos #3 et #4.
Sur ce, je commence le récit en soit:
Inscription: Sur place. Environ 160$. Attention, il faut toutefois avoir réservé à l'avance sur leur site internet! On nous informe que deux des refuges sont infestés de nids de guêpes et qu'il va malheureusement falloir que l'on utilise les chalets à la place. Quel dommage! ... Comme cette randonnée commence bien! :D
Jour 0 (je ne le compte pas à cause de la si petite distance parcourue): 3 Km de marche (je ne donnerai que des kilométrages approximatifs). Ces trois kilomètres nous ont tout de même fait sacrer encore plus que les autres jours: il y avait tellement de maringouins et autres insectes nuisibles qu'on se disait que ça allait être la pire randonnée de notre vie! Arrivés au refuge, une petite discussion entre mâles s'effectue sur le minuscule mais mignon balcon du 2e étage. Après avoir mangé, on se couche. Après quelques minutes passées à tenter de fermer l'œil, on se tanne d'entendre les quelques mouches qui vivent dans le chalet alors on part à leur recherche. À chaque fois qu'on en tuait une, 5 autres sortaient, c'était l'enfer! À un moment donné, on se rends compte qu'elles sont presque 40 toutes entrelacées dans la craque d'une des fenêtres... et on décide de les laisser tranquilles! ;)
Jour 1: 15 Km. Sur les sentiers, on passe par un pont en bois. Malheureusement pour moi, j'étais en avant... mes pas ont alertés un nid de guêpes et je me suis fait piqué par 3 d'entre elles. Je vous l'assure: ça surprends quand on ne s'y attends pas du tout! Tournant de bord en courant, je me heurte à mon partenaire qui, lui, l'avait aperçu (sans toutefois me l'avoir dit hein!? :P). Il restait là, sans bouger, à me bloquer le chemin pendant que je me faisait piquer. Ces quelques secondes n'étaient pas drôles du tout. J'ai pris un pas pire détour pour contourner ce nid maudit. :P Arrivés au refuge, on filtre une eau stagnante plus que douteuse, mais on s'en sort vivant (quoi que quelques chaussures se sont mouillées dans cette aventure). Le lendemain matin, on se rends compte que la source d'eau à utiliser n'était pas du tout là. XD
Jour 2: 20 Km. Oh que oui: pas question de se rendre la tâche facile et de ne pas passer par le détour suggérer! Surtout que sans ce détour, on perds le mérite de pouvoir dire que l'on a marché plus de 100 Km! :P En soit, ça a vraiment valu la peine de le faire ce détour: de très belles vues sur notre chemin (photos #14-17). :) Cependant, le dernier kilomètre était extrêmement chiant: un sale dénivelé nous attendait... et dès qu'il te donnait l'illusion d'être terminé à cause d'un tournant, il te ressautait en pleine face. ;) L'arrivée à ce refuge a été des plus appréciée. L'on s'est tous deux baignés dans le lac vaseux juste en face. Ce fût aussi l'occasion de prendre une bonne douche. La nuit tombé, c'est pas mal là que je me suis dit que j'aurais probablement fait énormément d'insomnie si j'avais fait cette randonnée seul: pleins de bruits bizarres tout autour, un noir à n'en plus rien voir... Moi qui a encore et toujours (mais de moins en moins! :P) peur du noir!
Jour 3: 19 Km. Pendant une très longue pause de filtration de mon partenaire, moi je m'amusais à poursuivre des oiseaux avec ma caméra tel un touriste. J'apprends plus tard ce que sont des "perdrix" et me sens assez con. XD Ce jour là avait lieu le seul retour à la civilisation. Rien de tellement excitant en fait... on a croisé quelques randonneurs "de pacotille" (:P), mais bon! Cet intermède n'a probablement pas duré plus d'un quart-d'heure. De retour dans nos chers sentiers, on s'est en quelque sorte perdu après un kilomètre. Je dis en quelque sorte parce qu'en fait, on était sur le bon chemin sans le savoir. :P En effet, après quelques minutes de marche, on commence à voir des pancartes du gouvernement disant que la zone est protégée à cause de la flore présente... ça nous a vraiment fait hésité et on a perdu un bon 30 minutes à regarder notre carte et tenter de rejoindre, en vain, les responsables du sentier.
Cette soirée là, on se rendait à un chalet (photos #39-42)! En entrant, on a été pas mal impressionné par la beauté de la place et il y avait un superbe rapide à à peine 100 mètres. Personnellement, je ne voulais pas prendre les chalets pour une raison toute simple que j'aime bien évoquer: « Forfait chochotte! » Avec moi, plus c'est cheap, mieux c'est! Je sors pour vivre l'expérience la plus rude possible, alors pas question de faire ma chochotte et payer quelques dollars en plus pour être bien loger ou encore me faire livrer ma nourriture. :P
Au souper: du spaghetti sauce bolognaise! Assurément le repas le plus complet et le plus réconfortant du séjour. J'en prends bonne note pour mes prochaines randos! :D ... J'ai même trouvé des sachets de parmesan à terre! Et j'ai pas été malade. ^^
Jour 4: 16 Km. Ah ha! La bêche que mon partenaire s'est prise, je ne l'oublierai jamais (photo #43)! C'est cruel à dire, mais bon... ça remonte le moral! :P Cette soirée là, c'est en refuge que ça se passe. Rien de trop intéressant à signaler.
Jour 5: 35 Km. Nous sommes arrivés au dernier chalet vers 2h de l'après-midi... relativement tôt quoi! J'ai donc décidé de poussé mon partenaire à bout pour que l'on parte quelques minutes plus tard. Le plan fonctionne, il sacre un peu et jure de me haïr si des merdes arrivent... rien de plus normal. ^_^ En chemin, l'on se rends compte que le sac de poubelles que l'on s'est évertués à porter tout au long du voyage a soudainement disparu. Au moins, il était d'une couleur flash et quelqu'un pourra donc le remarquer facilement et le ramasser (on a d'ailleurs averti les responsables de la présence de ce sac). Et mis-à-part cette petite mésaventure, tout se passe bien. Une fois arrivés à la fin de la piste, malheureusement, la pancarte de « Félicitation! » était toute bouffée par les rongeurs (photo #51). Tout de même dommage. XD En parlant avec un habitant du coin, on apprends que le prochain village est tout de même loin. On marche désespérément sur le bord de la route (mon dieu que mes pieds souffraient!) en faisant du pouce et même en allant sonner chez certains gens. En fin de compte, un couple de personnes âgées qui passait en voiture nous donne un lift jusqu'au village le plus proche. À partir de là, mon partenaire décide qu'il ne se sent pas à l'aise de faire du pouce pour revenir jusqu'à Montréal (nous étions à environ 700 Km je pense bien) alors il décide de prendre un autobus alors que moi, je m'entête à vouloir payer le moins cher possible.
Oh! Et pour ceux qui se le demandent: à part pour le Jour 0, c'est à peine si on a vu un seul petit moustique! :D
Le retour sur le pouce, première expérience à vie. On se quitte. Je fait du pouce pendant 5 minutes, arrête pour sonner chez quelqu'un et demande un carton avec un crayon. Je m'écris une belle pancarte et après même pas 3 minutes, j'ai déjà un lift jusqu'à Québec (photo #52)... c'est tout de même la moitié du chemin! Je discute avec mon lifteur et bon, rendu à Québec, il m'offre d'aller dormir chez lui. Pourquoi pas? :D
En fin de compte, je mange un super souper, dors super bien, prends une bonne douche chaude, mange un super déjeuner, et me fait donner un lift jusqu'à l'autoroute (on en est donc au Jour 2 du Sur Le Pouce)! Vraiment, merci beaucoup à Pascal Corriveau! :D Après probablement 2 heures à lever mon pouce, je commence à me tanner et me dit que c'était probablement une mauvaise idée. Après quelques autres minutes, une auto s'arrête... la police! On m'informe que je n'ai pas le droit de faire du pouce là. Je me fond en excuses et finalement, les policiers me proposent un lift! Haha! XD Sur la route, malheureusement, il y a eu un accident et il a fallu que les policiers s'arrête, donc ils m'ont laissés à un endroit où ils savaient qu'il serait légal de faire du pouce. Après un bon 15 minutes, un boulanger (photo #53) s'arrête et me donne un court lift (mais c'est mieux que rien!). Humm, l'auto sentait bon! :D Me déposant à l'endroit que je lui indique (sachant maintenant où il est légal de faire du pouce), on se quitte, et j'attends encore, mon pouce bien droit.
Après peut-être trente minute, une jeune voyageuse s'arrête pour me donner, elle aussi, un lift. Elle me raconte sa vie passionnante de voyageuse et je lui explique que les derniers jours m'ont vraiment donnés le goût de voyager alors elle me donne pleins de conseil. Oh! Et on a écouté du The Police! :D En tout cas, elle, elle peut me lifter jusqu'à Trois-Rivière. Elle doit s'arrêter là pour visiter la ville et se réserver une chambre dans une auberge de jeunesse. Rendus là-bas, elles m'apprends que les centres d'information touristique, c'est vraiment une mine d'or d'information pour savoir quoi faire à bas prix. On se fait recommander une pièce de théâtre gratuite, mais finalement, on arrive sur place en retard et on se voit refuser l'entrée. Je l'invite donc à un dîner dans un parc (photo #54). Un moment bien sympa. ^_^ On va ensuite voir pour sa réservation, et elle se fait dire que l'auberge est presque vide. Ça la déçoit, elle qui veut tant rencontrer des gens, alors elle décide sur le pif qu'elle me donne mon lift jusqu'à ma porte! Quelle femme! :) En route vers ma maison, je la fait arrêter à ma job (puisque c'est sur le chemin) et je vais voir mon horaire de la semaine. Et tant qu'à être là, je « vole » quelques pâtisseries destinées sans raisons aux poubelles. Quel régal ce fût en voiture! :P À ma porte, je l'invite à rester chez moi, mais elle m'indique qu'elle avait pour plan d'aller voir une amie à Laval à la place, alors elle fait un appel et tout fonctionne. Sur ce, elle prends un verre d'eau et quitte. Un grand merci à Mylène Goyette Proulx!
Le retour du partenaire: Le jour de mon retour, je communique mon périple sur FaceBook et tente de rejoindre mon partenaire (qui devait être arrivé bien avant moi), sans succès. Un peu plus tard en soirée, il prends contacte avec moi. Voici son histoire: Après m'avoir quitté, il a manqué son bus de quelques secondes et a du se payer une chambre d'hôtel pour une nuit. XD Ainsi, malheureusement pour lui, il a déboursé presque 100$ juste pour le retour, alors que pour moi ce fût gratuit et parsemé de rencontres et aventures! Morale de l'histoire: toujours faire du pouce! :D
Bilan: - Plus de 100 Km de marche en 5 jours - 2 bobettes, 2 chandails, 2 pantalons - Deux douches - Une superbe histoire! - 0$ pour le retour! - 2 nouveaux amis FaceBook
Et voilà! Ce fût l'humble histoire de Jérémi Grenier Berthiaume. J'espère que vous avez apprécié. N'hésitez pas à me poser des questions ou à commenter mon texte. Je vous invite aussi à commenter mes photos sur FaceBook. :)
Mon album photo sur FaceBook est relativement complet et j'ai mis une légende à toutes les photos pertinentes. De plus, mon compte est ouvert à tous, donc si l'envi vous prends de commenter, allez-y! :D http://www.facebook.com/...076.473635.882620075
Ce trek, c'était mon tout premier projet de plein-air d'envergure et c'est moi qui l'ai organisé seul, et au complet. :) Ah, tant de gens se disaient prêts à venir! J'avais une liste d'envoi de presque 10 personnes le jour où j'ai envoyé mes premières informations. Au fur et à mesure, cette liste diminuait. En fin de compte, il ne restait plus d'un ami que je ne connaissait pas tant que cela (situation assez cocasse). Qu'il venait ou pas, moi je partait! Heureusement pour moi (vous comprendrez pourquoi plus tard), il a pu venir. Le seule faille de mon organisation était assurément le transport. Ce rendre de Montréal au point de départ aurait pu être assez hasardeux vu la date à laquelle je comptait partir. Par chance, les parents d'Antoine, mon partenaire, ont bien voulu nous donner un lift (probablement pas peur face à mon organisation du transport :P).
Bref, nous voilà sur la route. Avant même de quitter l'île (de Montréal), nous faisons une escale au centre de plein-air Mountain Equipment Coop. Je décide de m'acheter un imperméable à sac-à-dos, et les parents d'Antoine lui paient des bâtons de marche et un petit surplus de nourriture (juste au cas). Suite à cela, tout va bien et on arrive à destination après je-ne-sais-trop-combien-de-temps. L'inscription se passe à merveille, et la première photo (faisant ici référence à mon album photo sur FaceBook) est prise juste avant de quitter les parents. La photo suivante, la seule de moi et Antoine ensemble, je l'ai malheureusement maladroitement effacée et c'est dommage parce qu'elle était vraiment drôle (lui, si grand et massif, à côté de moi, si petit). Il y a tout de même une belle comparaison à faire entre les photos #3 et #4.
Sur ce, je commence le récit en soit:
Inscription: Sur place. Environ 160$. Attention, il faut toutefois avoir réservé à l'avance sur leur site internet! On nous informe que deux des refuges sont infestés de nids de guêpes et qu'il va malheureusement falloir que l'on utilise les chalets à la place. Quel dommage! ... Comme cette randonnée commence bien! :D
Jour 0 (je ne le compte pas à cause de la si petite distance parcourue): 3 Km de marche (je ne donnerai que des kilométrages approximatifs). Ces trois kilomètres nous ont tout de même fait sacrer encore plus que les autres jours: il y avait tellement de maringouins et autres insectes nuisibles qu'on se disait que ça allait être la pire randonnée de notre vie! Arrivés au refuge, une petite discussion entre mâles s'effectue sur le minuscule mais mignon balcon du 2e étage. Après avoir mangé, on se couche. Après quelques minutes passées à tenter de fermer l'œil, on se tanne d'entendre les quelques mouches qui vivent dans le chalet alors on part à leur recherche. À chaque fois qu'on en tuait une, 5 autres sortaient, c'était l'enfer! À un moment donné, on se rends compte qu'elles sont presque 40 toutes entrelacées dans la craque d'une des fenêtres... et on décide de les laisser tranquilles! ;)
Jour 1: 15 Km. Sur les sentiers, on passe par un pont en bois. Malheureusement pour moi, j'étais en avant... mes pas ont alertés un nid de guêpes et je me suis fait piqué par 3 d'entre elles. Je vous l'assure: ça surprends quand on ne s'y attends pas du tout! Tournant de bord en courant, je me heurte à mon partenaire qui, lui, l'avait aperçu (sans toutefois me l'avoir dit hein!? :P). Il restait là, sans bouger, à me bloquer le chemin pendant que je me faisait piquer. Ces quelques secondes n'étaient pas drôles du tout. J'ai pris un pas pire détour pour contourner ce nid maudit. :P Arrivés au refuge, on filtre une eau stagnante plus que douteuse, mais on s'en sort vivant (quoi que quelques chaussures se sont mouillées dans cette aventure). Le lendemain matin, on se rends compte que la source d'eau à utiliser n'était pas du tout là. XD
Jour 2: 20 Km. Oh que oui: pas question de se rendre la tâche facile et de ne pas passer par le détour suggérer! Surtout que sans ce détour, on perds le mérite de pouvoir dire que l'on a marché plus de 100 Km! :P En soit, ça a vraiment valu la peine de le faire ce détour: de très belles vues sur notre chemin (photos #14-17). :) Cependant, le dernier kilomètre était extrêmement chiant: un sale dénivelé nous attendait... et dès qu'il te donnait l'illusion d'être terminé à cause d'un tournant, il te ressautait en pleine face. ;) L'arrivée à ce refuge a été des plus appréciée. L'on s'est tous deux baignés dans le lac vaseux juste en face. Ce fût aussi l'occasion de prendre une bonne douche. La nuit tombé, c'est pas mal là que je me suis dit que j'aurais probablement fait énormément d'insomnie si j'avais fait cette randonnée seul: pleins de bruits bizarres tout autour, un noir à n'en plus rien voir... Moi qui a encore et toujours (mais de moins en moins! :P) peur du noir!
Jour 3: 19 Km. Pendant une très longue pause de filtration de mon partenaire, moi je m'amusais à poursuivre des oiseaux avec ma caméra tel un touriste. J'apprends plus tard ce que sont des "perdrix" et me sens assez con. XD Ce jour là avait lieu le seul retour à la civilisation. Rien de tellement excitant en fait... on a croisé quelques randonneurs "de pacotille" (:P), mais bon! Cet intermède n'a probablement pas duré plus d'un quart-d'heure. De retour dans nos chers sentiers, on s'est en quelque sorte perdu après un kilomètre. Je dis en quelque sorte parce qu'en fait, on était sur le bon chemin sans le savoir. :P En effet, après quelques minutes de marche, on commence à voir des pancartes du gouvernement disant que la zone est protégée à cause de la flore présente... ça nous a vraiment fait hésité et on a perdu un bon 30 minutes à regarder notre carte et tenter de rejoindre, en vain, les responsables du sentier.
Cette soirée là, on se rendait à un chalet (photos #39-42)! En entrant, on a été pas mal impressionné par la beauté de la place et il y avait un superbe rapide à à peine 100 mètres. Personnellement, je ne voulais pas prendre les chalets pour une raison toute simple que j'aime bien évoquer: « Forfait chochotte! » Avec moi, plus c'est cheap, mieux c'est! Je sors pour vivre l'expérience la plus rude possible, alors pas question de faire ma chochotte et payer quelques dollars en plus pour être bien loger ou encore me faire livrer ma nourriture. :P
Au souper: du spaghetti sauce bolognaise! Assurément le repas le plus complet et le plus réconfortant du séjour. J'en prends bonne note pour mes prochaines randos! :D ... J'ai même trouvé des sachets de parmesan à terre! Et j'ai pas été malade. ^^
Jour 4: 16 Km. Ah ha! La bêche que mon partenaire s'est prise, je ne l'oublierai jamais (photo #43)! C'est cruel à dire, mais bon... ça remonte le moral! :P Cette soirée là, c'est en refuge que ça se passe. Rien de trop intéressant à signaler.
Jour 5: 35 Km. Nous sommes arrivés au dernier chalet vers 2h de l'après-midi... relativement tôt quoi! J'ai donc décidé de poussé mon partenaire à bout pour que l'on parte quelques minutes plus tard. Le plan fonctionne, il sacre un peu et jure de me haïr si des merdes arrivent... rien de plus normal. ^_^ En chemin, l'on se rends compte que le sac de poubelles que l'on s'est évertués à porter tout au long du voyage a soudainement disparu. Au moins, il était d'une couleur flash et quelqu'un pourra donc le remarquer facilement et le ramasser (on a d'ailleurs averti les responsables de la présence de ce sac). Et mis-à-part cette petite mésaventure, tout se passe bien. Une fois arrivés à la fin de la piste, malheureusement, la pancarte de « Félicitation! » était toute bouffée par les rongeurs (photo #51). Tout de même dommage. XD En parlant avec un habitant du coin, on apprends que le prochain village est tout de même loin. On marche désespérément sur le bord de la route (mon dieu que mes pieds souffraient!) en faisant du pouce et même en allant sonner chez certains gens. En fin de compte, un couple de personnes âgées qui passait en voiture nous donne un lift jusqu'au village le plus proche. À partir de là, mon partenaire décide qu'il ne se sent pas à l'aise de faire du pouce pour revenir jusqu'à Montréal (nous étions à environ 700 Km je pense bien) alors il décide de prendre un autobus alors que moi, je m'entête à vouloir payer le moins cher possible.
Oh! Et pour ceux qui se le demandent: à part pour le Jour 0, c'est à peine si on a vu un seul petit moustique! :D
Le retour sur le pouce, première expérience à vie. On se quitte. Je fait du pouce pendant 5 minutes, arrête pour sonner chez quelqu'un et demande un carton avec un crayon. Je m'écris une belle pancarte et après même pas 3 minutes, j'ai déjà un lift jusqu'à Québec (photo #52)... c'est tout de même la moitié du chemin! Je discute avec mon lifteur et bon, rendu à Québec, il m'offre d'aller dormir chez lui. Pourquoi pas? :D
En fin de compte, je mange un super souper, dors super bien, prends une bonne douche chaude, mange un super déjeuner, et me fait donner un lift jusqu'à l'autoroute (on en est donc au Jour 2 du Sur Le Pouce)! Vraiment, merci beaucoup à Pascal Corriveau! :D Après probablement 2 heures à lever mon pouce, je commence à me tanner et me dit que c'était probablement une mauvaise idée. Après quelques autres minutes, une auto s'arrête... la police! On m'informe que je n'ai pas le droit de faire du pouce là. Je me fond en excuses et finalement, les policiers me proposent un lift! Haha! XD Sur la route, malheureusement, il y a eu un accident et il a fallu que les policiers s'arrête, donc ils m'ont laissés à un endroit où ils savaient qu'il serait légal de faire du pouce. Après un bon 15 minutes, un boulanger (photo #53) s'arrête et me donne un court lift (mais c'est mieux que rien!). Humm, l'auto sentait bon! :D Me déposant à l'endroit que je lui indique (sachant maintenant où il est légal de faire du pouce), on se quitte, et j'attends encore, mon pouce bien droit.
Après peut-être trente minute, une jeune voyageuse s'arrête pour me donner, elle aussi, un lift. Elle me raconte sa vie passionnante de voyageuse et je lui explique que les derniers jours m'ont vraiment donnés le goût de voyager alors elle me donne pleins de conseil. Oh! Et on a écouté du The Police! :D En tout cas, elle, elle peut me lifter jusqu'à Trois-Rivière. Elle doit s'arrêter là pour visiter la ville et se réserver une chambre dans une auberge de jeunesse. Rendus là-bas, elles m'apprends que les centres d'information touristique, c'est vraiment une mine d'or d'information pour savoir quoi faire à bas prix. On se fait recommander une pièce de théâtre gratuite, mais finalement, on arrive sur place en retard et on se voit refuser l'entrée. Je l'invite donc à un dîner dans un parc (photo #54). Un moment bien sympa. ^_^ On va ensuite voir pour sa réservation, et elle se fait dire que l'auberge est presque vide. Ça la déçoit, elle qui veut tant rencontrer des gens, alors elle décide sur le pif qu'elle me donne mon lift jusqu'à ma porte! Quelle femme! :) En route vers ma maison, je la fait arrêter à ma job (puisque c'est sur le chemin) et je vais voir mon horaire de la semaine. Et tant qu'à être là, je « vole » quelques pâtisseries destinées sans raisons aux poubelles. Quel régal ce fût en voiture! :P À ma porte, je l'invite à rester chez moi, mais elle m'indique qu'elle avait pour plan d'aller voir une amie à Laval à la place, alors elle fait un appel et tout fonctionne. Sur ce, elle prends un verre d'eau et quitte. Un grand merci à Mylène Goyette Proulx!
Le retour du partenaire: Le jour de mon retour, je communique mon périple sur FaceBook et tente de rejoindre mon partenaire (qui devait être arrivé bien avant moi), sans succès. Un peu plus tard en soirée, il prends contacte avec moi. Voici son histoire: Après m'avoir quitté, il a manqué son bus de quelques secondes et a du se payer une chambre d'hôtel pour une nuit. XD Ainsi, malheureusement pour lui, il a déboursé presque 100$ juste pour le retour, alors que pour moi ce fût gratuit et parsemé de rencontres et aventures! Morale de l'histoire: toujours faire du pouce! :D
Bilan: - Plus de 100 Km de marche en 5 jours - 2 bobettes, 2 chandails, 2 pantalons - Deux douches - Une superbe histoire! - 0$ pour le retour! - 2 nouveaux amis FaceBook
Et voilà! Ce fût l'humble histoire de Jérémi Grenier Berthiaume. J'espère que vous avez apprécié. N'hésitez pas à me poser des questions ou à commenter mon texte. Je vous invite aussi à commenter mes photos sur FaceBook. :)
Forfait duo aux hôtels Sol Palmeras Varadero et Melia Cohiba La Havane? English translation pending
Bonjour....quelqu'un a déjà fait ce voyage duo 4 jours a La Havane au Melia Cohiba et 10 jours a Varadero Sol Palmeras??
J'ai une petite question; es-ce que le transport est inclus entre l'aéroport de Varaderro et La Havane et le retour a l'hotel Sol Palmeras?
Sinon quel en est le cout??
Merci.
Apporter sécuritairement une caméra au Salvador? (Amérique Centrale) English translation pending
Bonjour
J'aimerais savoir si on peux apporter une bonne camera au Salvador , je vais au Royal decameron du 3 au 10 janvier Nous aimerions l'apporter lors des excursions ex au Guatemala( Antigua) Nous ne l'exposerons pas inutilement mais mon mari a des craintes de l'apporter Merci de me répondre
J'aimerais savoir si on peux apporter une bonne camera au Salvador , je vais au Royal decameron du 3 au 10 janvier Nous aimerions l'apporter lors des excursions ex au Guatemala( Antigua) Nous ne l'exposerons pas inutilement mais mon mari a des craintes de l'apporter Merci de me répondre
Pelleter la neige en douceur çà marche au Québec? English translation pending
On vient de traverser sur une partie de la France un épisode neigeux qui a semé la pagaille et d'autres sont déjà annoncés.... ce qui me ramène à l'esprit ce truc que je n'ai personnellement jamais vu en action... je me demandais si beaucoup en ont fait l'expérience au Québec?

Pelleter la neige est une activité dynamique mais parfois pas si bonne que çà pour le dos et surtout pour le coeur. Grâce à Dieu çà fait déjà un bout de temps qu'un certain Arthur Sicard a inventé la souffleuse qui a depuis- comme la moto neige de Bombardier- largement franchi les frontières du Québec. Mais comme le dirait le très célèbre et parfois redouté Sierra Club (Sierra Club – Wikipédia) la souffleuse çà consomme de l'énergie, çà produit du CO2 et c'est pas bon pour la planète.
Donc je résume: peller à la main c'est pas bon pour le dos et le coeur😠, passer la souffleuse c'est pas bon pour la planète😠...
C'est sûrement pour çà qu'il y a quatre ou cinq ans quelqu'un a eu l'idée géniale🙂 de combiner deux inventions un peu plus anciennes à vrai dire, la pelle et la roue, en une nouvelle la pelle- à- roue ou wheeled snow shovel en V.O. Avec comme Trade Mark: ''Sno Wovel'' que l'on peut voir à: Wovel :: World's Safest Snow Shovel!
En passant essayez donc de prononcer trois ou quatre fois de suite ''wheeled snow shovel: sno wovel'' à toute vitesse, c'est un peu... hasardeux, comme pour un francophone '' un chasseur sachant chasser doit savoir chasser sans son chien.''🙂..
En tous cas si vous en voulez une pour Noël çà se trouve sur Amazon (voir la video) pour la modique somme de 136.95 usd ….avec en plus la bénédiction du Sierra Club en date du 7 décembre Winterize Your Home: Prepare for Snow
cochize

Pelleter la neige est une activité dynamique mais parfois pas si bonne que çà pour le dos et surtout pour le coeur. Grâce à Dieu çà fait déjà un bout de temps qu'un certain Arthur Sicard a inventé la souffleuse qui a depuis- comme la moto neige de Bombardier- largement franchi les frontières du Québec. Mais comme le dirait le très célèbre et parfois redouté Sierra Club (Sierra Club – Wikipédia) la souffleuse çà consomme de l'énergie, çà produit du CO2 et c'est pas bon pour la planète.
Donc je résume: peller à la main c'est pas bon pour le dos et le coeur😠, passer la souffleuse c'est pas bon pour la planète😠...
C'est sûrement pour çà qu'il y a quatre ou cinq ans quelqu'un a eu l'idée géniale🙂 de combiner deux inventions un peu plus anciennes à vrai dire, la pelle et la roue, en une nouvelle la pelle- à- roue ou wheeled snow shovel en V.O. Avec comme Trade Mark: ''Sno Wovel'' que l'on peut voir à: Wovel :: World's Safest Snow Shovel!
En passant essayez donc de prononcer trois ou quatre fois de suite ''wheeled snow shovel: sno wovel'' à toute vitesse, c'est un peu... hasardeux, comme pour un francophone '' un chasseur sachant chasser doit savoir chasser sans son chien.''🙂..
En tous cas si vous en voulez une pour Noël çà se trouve sur Amazon (voir la video) pour la modique somme de 136.95 usd ….avec en plus la bénédiction du Sierra Club en date du 7 décembre Winterize Your Home: Prepare for Snow
cochize
Vélos et avion? English translation pending
Bonjour à tous,
à 3 mois de notre futur départ, nous avons enfin nos dates de disponibilités et par conséquent une date potentielle de départ (mi-février 2011). Nous avons donc commencé à consulter des compagnies aériennes... un doute plane sur la possibilité de transporter nos vélos!!
1) AF, en agence, nous dit le contraire de son site web: le vélo est considéré comme un bagage supp = 55€ + sur taxe de 200€ car il dépasse les dimensions autorisées!!
2) TAM: il semblerait que nous puissions transporter 2X2 bagages de 20 ou 23kg sans frais supp?
...en résumé, rien est vraiment très clair!!
Pouvez-vous nous donner votre avis sur ce sujet SVP?
Nous partons de Paris pour Buenos Aires en février et cherchons à repartir 1 an après de lima pour Paris.
Autre problématique à résoudre: les agences ne savent pas nous donner un billet avec un retour 1 an après. Connaissez vous le moyen le plus adapté à notre pb? un A/R avec un R dans les 3 mois modifiable (date et lieu de retour), un billet open type "tour du monde"... ? (Et évidemment le moins cher possible!!😛)
D'avance merci pour vos réponses.
à 3 mois de notre futur départ, nous avons enfin nos dates de disponibilités et par conséquent une date potentielle de départ (mi-février 2011). Nous avons donc commencé à consulter des compagnies aériennes... un doute plane sur la possibilité de transporter nos vélos!!
1) AF, en agence, nous dit le contraire de son site web: le vélo est considéré comme un bagage supp = 55€ + sur taxe de 200€ car il dépasse les dimensions autorisées!!
2) TAM: il semblerait que nous puissions transporter 2X2 bagages de 20 ou 23kg sans frais supp?
...en résumé, rien est vraiment très clair!!
Pouvez-vous nous donner votre avis sur ce sujet SVP?
Nous partons de Paris pour Buenos Aires en février et cherchons à repartir 1 an après de lima pour Paris.
Autre problématique à résoudre: les agences ne savent pas nous donner un billet avec un retour 1 an après. Connaissez vous le moyen le plus adapté à notre pb? un A/R avec un R dans les 3 mois modifiable (date et lieu de retour), un billet open type "tour du monde"... ? (Et évidemment le moins cher possible!!😛)
D'avance merci pour vos réponses.
Vingt et un jours pour découvrir la Syrie? English translation pending
Bonjour,
De retour de voyage, voilà que je planifie déjà mon prochain départ pour l'été prochain. Un peu au hasard, j'ai décidé de partir pour la Syrie avec mon amoureux. Après être tombée sans m'y attendre sur un article sur le pays, les commentaires des gens qui y sont déjà allés ont fini de me convaincre de découvrir ce pays.
Nous avons environs 21 jours de voyage pour découvrir ce pays. Croyez-vous que ce soit trop? Je ne suis pas une voyageuse très rapide et je vais en voyage pour prendre mon temps et découvrir, mais je veux votre avis. Devrais-je couvrir plus que la Syrie durant ce laps de temps?
Quel budget dois-je prévoir? Je voyage habituellement de façon assez économique, mais j'aime avoir quelques surplus pour une exploration ici et là, quelques emplettes dans les souks, une ou deux bouffes plus luxueuses, etc.
Qu'est-ce que je ne dois absolument pas manquer? Je sais que Alep et Damas sont des incontournables, mais sinon, quelles sont vos suggestions?
Si j'ai des amis Canadiens (voire mieux, Montréalais) qui ont visité la Syrie, connaissez-vous les bons endroits pour acheter les billets?
Et que dois-je savoir d'autre? Je sais que j'ai besoin de prendre un visa avant le départ, que les Syriens sont un peuple accueillant, que le respect de leur culture veut que je ne m'y promène pas en short et en top, que les transports sont assez aisés, mais que me faut-il savoir d'autre?
D'avance, merci pour vos réponses!
De retour de voyage, voilà que je planifie déjà mon prochain départ pour l'été prochain. Un peu au hasard, j'ai décidé de partir pour la Syrie avec mon amoureux. Après être tombée sans m'y attendre sur un article sur le pays, les commentaires des gens qui y sont déjà allés ont fini de me convaincre de découvrir ce pays.
Nous avons environs 21 jours de voyage pour découvrir ce pays. Croyez-vous que ce soit trop? Je ne suis pas une voyageuse très rapide et je vais en voyage pour prendre mon temps et découvrir, mais je veux votre avis. Devrais-je couvrir plus que la Syrie durant ce laps de temps?
Quel budget dois-je prévoir? Je voyage habituellement de façon assez économique, mais j'aime avoir quelques surplus pour une exploration ici et là, quelques emplettes dans les souks, une ou deux bouffes plus luxueuses, etc.
Qu'est-ce que je ne dois absolument pas manquer? Je sais que Alep et Damas sont des incontournables, mais sinon, quelles sont vos suggestions?
Si j'ai des amis Canadiens (voire mieux, Montréalais) qui ont visité la Syrie, connaissez-vous les bons endroits pour acheter les billets?
Et que dois-je savoir d'autre? Je sais que j'ai besoin de prendre un visa avant le départ, que les Syriens sont un peuple accueillant, que le respect de leur culture veut que je ne m'y promène pas en short et en top, que les transports sont assez aisés, mais que me faut-il savoir d'autre?
D'avance, merci pour vos réponses!
Itinéraire pour trois semaines en voyage de noces au Québec English translation pending
Bonjour à tous!
Je suis actuellement entrain de préparer notre voyage de noce dans la région de Québec pour septembre/octobre 2011. J'hésite à passer par un tour opérateur sur internet tels que Cariboutravel ou evaneos... Est-ce un bon choix?
Sinon, j'ai déjà une idée de plannification pour ces trois semaines mais j'hésite à inclure la visite d'Ottawa dans l'Ontario avec... Que pensez-vous de cet itinéraire? Je n'ai pas envie de passer trop de temps en voiture mais de pouvoir profiter des étapes, des paysages, des activités et ne pas être trop fatiguée à la fin du voyage! Nous ne voyons pas nos vacances comme une courses aux visites!
J1 arrivée en avion à Montréal (1 nuit). Le lendemain matin, visite du quartier du Vieux Montréal ou visite de la ville en bus?
J2-3 départ après le dîner vers Ottawa (environ 2h30 et 200km) et promenade le long du canal rideau + le lendemain, visite du musée des civilisations (2 nuits)
J4-5: Départ vers la région Outaouais (environ 2h et 120km) + activités dans la région (kayak, promenades, ....) ( 2 nuits à l'auberge de bois rond Couleurs de France) J6-7-8: Départ vers le parc Mont Tremblant (environ 1h30 et 90km) + activités et découverte du parc Mont Tremblant ( 3 nuits à l'auberge Le Lupin) J9-10-11: Départ vers la Mauricie: pourvoirie Triton (environ 6h et 390km + prendre un bateau) Activités à la Pourvoirie ( 3 nuit à la Pourvoirie) J12: Départ vers le Lac Saint Jean (environ 2h30 et 155km)( 1 nuit en tipi pour découvrir la culture amériendienne de 16h à 11h le lendemain). J13-14: Lac Saint Jean + Départ vers la région Sagenay à l'Anse Saint Jean (environ 2h et 135km) + Parc National du Sagenay ( 2 nuits).
J15: Départ vers Tadoussac (environ 2h et 115km+ 10 min de ferry) )(rencontre avec les baleines) ( 1 nuit à Tadoussac) J16 et 17: Départ vers la région de Charlevoix (environ 2h30 et 160km)+ activités Charlevoix (Parc des grands jardins, equitation) ( 2 nuits dans un chalet rustique)
J18: Départ vers Québec (Environ 150km et 2h30) et arrêt au Canyon Saint-Anne . (nuit à Québec)
J19 Visite de Québec (nuit à Québec)
J20-21: retour vers Montréal (Environ 255km et 3h) et fin du voyage + suite visite de Montréal (avion vers Bruxelles) Que pensez-vous des choix d'hébergement? Nous aimerions varier les styles d'hébergement pendant notre séjour!
Un tout grand merci pour vos conseils
Je suis actuellement entrain de préparer notre voyage de noce dans la région de Québec pour septembre/octobre 2011. J'hésite à passer par un tour opérateur sur internet tels que Cariboutravel ou evaneos... Est-ce un bon choix?
Sinon, j'ai déjà une idée de plannification pour ces trois semaines mais j'hésite à inclure la visite d'Ottawa dans l'Ontario avec... Que pensez-vous de cet itinéraire? Je n'ai pas envie de passer trop de temps en voiture mais de pouvoir profiter des étapes, des paysages, des activités et ne pas être trop fatiguée à la fin du voyage! Nous ne voyons pas nos vacances comme une courses aux visites!
J1 arrivée en avion à Montréal (1 nuit). Le lendemain matin, visite du quartier du Vieux Montréal ou visite de la ville en bus?
J2-3 départ après le dîner vers Ottawa (environ 2h30 et 200km) et promenade le long du canal rideau + le lendemain, visite du musée des civilisations (2 nuits)
J4-5: Départ vers la région Outaouais (environ 2h et 120km) + activités dans la région (kayak, promenades, ....) ( 2 nuits à l'auberge de bois rond Couleurs de France) J6-7-8: Départ vers le parc Mont Tremblant (environ 1h30 et 90km) + activités et découverte du parc Mont Tremblant ( 3 nuits à l'auberge Le Lupin) J9-10-11: Départ vers la Mauricie: pourvoirie Triton (environ 6h et 390km + prendre un bateau) Activités à la Pourvoirie ( 3 nuit à la Pourvoirie) J12: Départ vers le Lac Saint Jean (environ 2h30 et 155km)( 1 nuit en tipi pour découvrir la culture amériendienne de 16h à 11h le lendemain). J13-14: Lac Saint Jean + Départ vers la région Sagenay à l'Anse Saint Jean (environ 2h et 135km) + Parc National du Sagenay ( 2 nuits).
J15: Départ vers Tadoussac (environ 2h et 115km+ 10 min de ferry) )(rencontre avec les baleines) ( 1 nuit à Tadoussac) J16 et 17: Départ vers la région de Charlevoix (environ 2h30 et 160km)+ activités Charlevoix (Parc des grands jardins, equitation) ( 2 nuits dans un chalet rustique)
J18: Départ vers Québec (Environ 150km et 2h30) et arrêt au Canyon Saint-Anne . (nuit à Québec)
J19 Visite de Québec (nuit à Québec)
J20-21: retour vers Montréal (Environ 255km et 3h) et fin du voyage + suite visite de Montréal (avion vers Bruxelles) Que pensez-vous des choix d'hébergement? Nous aimerions varier les styles d'hébergement pendant notre séjour!
Un tout grand merci pour vos conseils
L'Espagne et le Portugal: un émerveillement English translation pending
RÉCIT DE VOYAGE EN ESPAGNE ET PORTUGAL
par Léon A. Lemay Partie 1Intro Septembre 2007, nouveau séjour en Europe. Cette fois : Le Portugal et l’Espagne. Je connais très peu l’Espagne pour n’y avoir séjourné qu’une fois. Le Portugal m’est encore inconnu. Certes, on peut vivre sans connaître la péninsule ibérique mais je veux ajouter dès maintenant ces pays à ma collection. Pourquoi cette partie de l’Europe ? Pour parodier Sir Edmund Hilary à qui on demandait pourquoi vaincre l’Everest, ce sommet de l’Himalaya ? : « Parce qu’il est là » aurait-il répondu.
Le service sur Suisse Air est impeccable. D’abord un choix d’apéro, de Perrier à cognac servi avec un bon chocolat suisse évidemment. Puis une autre décision difficile, pâtes ou poulet, avec vin ou autres breuvages. Écran individuel, hôtesses et stewards des plus affables, deux voisins Guylaine et Laurent qui feront aussi la même virée, ça commence bien. L’envolée vers Zurich prendra près de sept heures à l’aller mais huit heures vingt au retour. À Madrid, Rosa, notre guide de l’Agence Allambra choisie par Tours Chanteclerc nous attend. La cinquantaine, bonne expérience à cette fonction, belle culture historique, français difficile mais bien agréable malgré un accent terrible, terrible. Madrid Enfin, nous voici à l’Hôtel Castalonia-Gaudi. C’est la première occasion de rencontre des trente et un (le un, c’est moi) compères et commères qui vivront ensemble cette expérience de tour organisé. La plupart sont des retraités avec moult expériences de voyage apprendrai-je au fil des jours par des allusions aux différences et ressemblances avec le Vietnam, la Chine, le Brésil ou Haïti pour moi. Les couples plus jeunes sont des travailleurs en vacances. Tous m’apparaissent sympathiques a priori. On vient de tous les coins du Québec, notamment Québec, Ste-Hyacinthe, Huntington, Lotbinière et le grand Montréal. Deux couples de Franco-Ontariens sont aussi des nôtres.
L’hôtel est luxueux comme d’ailleurs le seront tous les autres établissements offerts par notre Tour-opérateur. Une heure ou deux de sommeil pour me remettre d’une longue veille et je m’empresse d’aller visiter le fameux musée Prado situé tout près de l’hôtel. La ville de Madrid est très représentative des autres grandes capitales européennes que je connais : des parcs, des monuments et, beaucoup de circulation. Je me réjouis de voir autant d’arbres le long des boulevards, surtout des platanes au tronc ressemblant au costume de camouflage des militaires, Les Madrilènes sont calmes, courtois et propres. Beaucoup de touristes aussi avec sacs à épaules et appareils photos qui, en couple, qui, en cortège suivent la guide à drapeau.
Le Prado est immense. Et vieux. Il aurait grandement besoin d’une cure de rafraîchissement mais d’abord un bon nettoyage tant à l’interne qu’à l’extérieur. Mais n’est-ce pas le contenu qui compte d’abord ? Sa collection, l’une des plus importantes au monde, réunit les œuvres de tous les âges, de nombreux pays, de tous les genres. Évidemment les artistes espagnols sont les mieux représentés à la pinacothèque avec Goya, Le Greco, Vélasquez et Murillo. Faute de temps, je n’ai pu me rendre aux peintres modernes comme Dali, Picasso et Miro. Mais j’ai admiré des œuvres de génies comme Titien, Le Tintorêt, Van Dyck et tant d’autres dont on retrouve les illustrations dans tout bon dictionnaire. Celui qui m’a le plus frappé est Raphaël, ce collègue de Michel-Ange, tant dans ses petits formats que dans d’immenses toiles à motifs religieux.
Mais où s’en va l’art ? Dali, Picasso et Miro sont morts. Et moi, je ne me sens pas tellement bien, me faut-il avouer !
En matinée du lendemain, un grand tour de Madrid. Au-delà des places fleuries, des monuments équestres et des fontaines où l’eau jaillit en cascades sur un rythme flamenco, ce qui séduit le touriste est le faste des devantures de commerces et résidences sur les grands boulevards. Les fenêtres sont couronnées de festons en forme de guirlande et les toits, de colonnades, de dentelles de pierre ou de personnages mythiques voire même au faite d’une banque j’ai vu un char romain avec attelage de chevaux qui semblent s’emballer sous le fouet de gladiateurs. Et combien de caryatides au drapé révélateur et de guerriers à la pudeur protégée par une feuille de vigne ! Je crois que c’est l’ensemble de ces détails qui fait la beauté d’une ville. On dirait que, ici, on s’impose d’ajouter l’esthétique à la froideur grisâtre de la pierre.
Mais, ce qu’il y a du monde en soirée ! On se dirait à la sortie d’un spectacle au Centre Bell. En groupe de 5 ou 10 ou davantage, on parle, on rit, on circule, on vit. Ici et là, on prend une glace. En fin d’après-midi, il est trop tôt pour les travailleurs de rentrer à la maison. On prend donc une bière ou un vin accompagné de tapas, ces délicieux canapés ou encore quelques pointes de pizza qui permettront d’attendre le souper servi après 21h. si non plus tard Ces apéros consommés aux bars et terrasses de tous les centres ville d’Espagne font partie de la culture locale. La température est fantastique soit de 28°en après-midi à 23° en fin de soirée. Vers 22h, on renouvelle l’apéro qui sera suivi d’une paella ou d’un poisson au nom fort exotique ou d’un des 100 choix au menu de tous les restaurants. Partout, du bon vin, j’en atteste. À minuit, toujours autant de bruit dans les rues. On dit qu’il n’est pas indiqué d’arriver dans un bar avant 23h. Tolède Bonne décision d’accepter, après hésitation, la sortie facultative vers Tolède. Ville médiévale et, pour un temps, la capitale de l’Espagne, cette petite ville construite en montagnes respire le calme et la paix. Les rues sont étroites et toutes en pentes. Les maisons sont basses, modestes et souvent regroupées à la mode arabe autour d’une petite cour où des plantes conservent une certaine fraîcheur. Beaucoup de couleurs surtout à cause des mille géraniums aux fenêtres. C’est l’après-midi, les rues sont quasi-désertes, les boutiques, en sieste. Est-ce l’euphorie de ce début de voyage : je ressens une joie de vivre toute méditerranéenne ?
De retour à Madrid, une longue marche au centre-ville permet de vraiment découvrir la qualité de vie en pays castillan. Le coût de la vie est cher surtout depuis l’avènement de l’euro. On nous met en garde contre les pick pockets et les gitans. Dès 20h, sur l’une des rues principales, une trentaine de prostituées offrent leurs services aux centaines de passants qu’elles ne semblent pas déranger outre mesure. Elles font partie de la vie du milieu. Quelques-unes me sollicitent du regard mais elles me font plus pitié qu’envie. Je prendrai plutôt le dîner avec trois sapeurs-pompiers suisses dont l’un m’annonce adorer le Québec où il est déjà venu. Où ? À Saint-Louis dans la province du Missouri ! Ma relation avec les partenaires Déjà le 8 septembre, l’anniversaire de Nicole, ma douce comme je l’appelle. Je parle souvent d’elle car nombre de mes co-voyageurs s’étonnent de son absence même si certains ont constaté qui j’utilise souvent l’Internet à son adresse. J’ai aussi consulté deux d’entre elles dans l’achat d’un bracelet. La référence à sa polyarthrite répond aux interrogations verbales ou souhaitées. J’aimerais devenir copain-copains avec plusieurs de mes collègues voyageurs plus jeunes mais dois-je constater à mon désarroi, ma crinière blanche me voue davantage de respect que d’amitié. Je déteste souper en solitaire mais me retiens de m’imposer à qui que ce soit. J’attends les invitations ou encore je choisis les tables à couverts multiples où j’ai ma place sans devoir quémander. Aussitôt au sein d’un groupe, je deviens me semble-t-il, le centre d’intérêts car je suis très verbal, parfois drôle et toujours intéressé à entendre mes partenaires parler de leurs intérêts.
Ce soir, je soupe avec Mireille et Guy, Micheline et Pierre ainsi qu’avec « Bibi » l’aînée du groupe. Micheline raconte avec enthousiasme son mariage récent et la grande noce qui a suivi. Les Vachon sont très discrets mais fort sympathiques. Quant à Bibi, notre belle grand-maman, elle ose tout en rougissant, raconter une p’tite histoire osée. On s’amuse. L’Escurial Une autre belle journée de découvertes s’amorce à l’Escurial, une résidence d’été pour je ne sais plus quelles familles royales. Résidence d’été seulement compte tenu de la fraîcheur du site et non le palais de leurs majestés. Le siège officiel de la royauté est au Palais Royal de nos jours bien que le roi n’y habite pas. Avec sa famille, il a sa résidence privée sur des terres sises à quelque vingt km de Madrid. Cette région située au nord-ouest de la capitale est la plus élevée de l’Espagne. Il y a de la neige et du froid pendant leur court hiver. On y fait même du ski. Au temps des cathédrales comme dit Plamondon, les gens avaient froid dans leurs maisons non chauffées et encore plus dans les grands palais.
Selon notre guide local, un jeune historien fort cultivé, la suite des rois de l’époque comprenait quelque 3000 serviteurs soit 1200 rattachés au roi et autant à sa conjointe. Quelque 600 autres s’occupaient des enfants. Il fallait donc loger et nourrir tout ce monde d’où la grandeur des installations aujourd’hui converties en centre administratif pour le gouvernement et en locaux universitaires. À l’Escurial, un pavillon était réservé aux visiteurs étrangers venus de l’une des possessions espagnoles en Amérique du Sud, aux Philippines, au Mexique ou autres colonies. Ces hommes d’affaires ou militaires ou ambassadeurs pouvaient attendre des semaines pour obtenir une audience ou même une seule signature sur un traité, une concession ou un projet d’implantation ou d’exploration ou de conquête militaire.
Connexe à la résidence royale, un immense monastère a été élevé en hommage à San Lorenzo. Il est remarquable notamment par la hauteur de sa voûte centrale et la richesse de sa décoration de fresques, de tapisseries de Goya, de peintures de Vélasquez, de Greco et de peintres flamands. D’une fenêtre dissimulée aux regards des autres participants, la famille royale pouvait assister à la messe sans être vue des clercs et notables qui occupaient la nef. Dans toutes ces églises du Moyen-Âge, le peuple, ces simples roturiers, était confiné derrière un mur à l’arrière de l’église d’où il ne pouvait qu’entendre l’office religieux.
Encore aujourd’hui, quelque cinquante moines exercent leur ministère à San Lorenzo, surtout en éducation et sans doute en recherches bibliques si on se fie à l’importance de la bibliothèque où se retrouvent notamment de gros volumes bien archivés produits localement depuis le temps de la contre-réforme. Une pièce de ce complexe immobilier est remarquable, la nécropole. Tous les rois et reines de l’histoire espagnole et leurs enfants qu’on appelle infantes et non princes ou princesses, y ont leur sépulture. Le tombeau du roi actuel est préparé même si le corps devra attendre un « purgatoire » de vingt-cinq ans après sa mort avant d’y être enseveli.
Les changements climatiques L’Espagne souffre beaucoup du réchauffement de la planète. Il n’y pleut presque plus. On a connu une canicule de plus de 40° cet été dont trois jours de plus de 48° dans la région de Granada. Les green peace locaux prétendent même que dans moins de vingt-cinq ans, une importante partie de son territoire deviendra désertique. Déjà les cultures et l’élevage subissent l’effet des sécheresses. Or, l’Espagne est d’abord un pays agricole ! C’est toute l’économie du pays qui doit désormais compter avec ce phénomène.
Salamanca Un autre trou dans ma culture : je ne connaissais pas Salamanca, la capitale du nord de l’Espagne. Ville universitaire de quelque 120,000 habitants, elle ne compte aucune industrie autre que le tourisme et l’éducation. Deux universités dont l’une, laïque, accueille 30 000 étudiants et l’autre, dite pontificale avec sa charte romaine, 10 000. Ce centre éducatif serait le troisième plus vieux d’Europe après les universités de Paris et d’Oxford. Christophe Colomb dit-on, y est venu en 1486 défendre son projet de voyage à la recherche de la route des Indes. Dès 1929, Franco y établit son quartier général par mesure de protection. La proximité du Portugal lui assurait un corridor de fuite au cas où il devrait partir rapidement. Le bien-aimé Jean-Paul II y est aussi venu en 1996 inaugurer de nouveaux locaux à son centre pontifical.
Notre guide local est féru de connaissances historiques, architecturales et artistiques. Grâce à lui, on découvre des merveilles d’ordre technique et esthétique dans la construction et la décoration d’édifices, de places et de parcs, autant de réalisations qui révèlent le génie des artistes, ingénieurs et architectes depuis le Moyen-Âge. Ainsi les deux cathédrales construites comme des siamoises l’une au 11e siècle, l’autre au XVIe émerveillent les touristes. Je retiens notamment le retable de la plus ancienne qui, à partir de 51 tableaux aux cadres dorés et aux illustrations aux couleurs vives de la Renaissance présentent l’histoire de Marie, de son enfance, de sa vie avec Jésus et de son couronnement dans le ciel. En complément dans le dôme du chœur, la grande allégorie du Jugement dernier où Dieu le Père sépare les bons (en robes blanches) des méchants (nus). Ces derniers glissent vers la grande gueule d’un dragon pendant que la Vierge et Saint Jean Baptiste intercèdent auprès du Père pour des malheureux non encore jugés. Que de travail ! Que de magnificence !
Avec quelques collègues dont les sœurs Carmen et Thérèse, nous assistons à une partie de la messe dans la ‘’nouvelle’’ cathédrale. Après vingt minutes, il n’y a eu que la lecture chantée de deux épîtres et de l’évangile du jour suivie d’un interminable sermon lu par l’un des quinze vénérables chanoines. Peut-être parle-t-il encore ! Il n’y a certes pas plus d’une cinquantaine de fidèles à cette célébration dominicale. Bien moins que les touristes qui ont déjoué la surveillance de deux gardes pour s’infiltrer dans le sanctuaire.
La tauromachie La campagne est jaunie par le soleil. Les foins sont engrangés mais il y a encore des grains à moissonner. Cette région agricole du nord de l’Espagne est réputée pour l’élevage de taureaux à corridas. Le prix d’une bête de quatre ans d’une race particulière dont j’oublie le nom, élevée et nourrie selon un guide strict peut atteindre 6 000 euros. On reconnaît un bon taureau à ses cornes effilées et à sa musculature athlétique. Dans leur environnement bucolique, ces bêtes sont calmes et non agressives mais avec le stress du transport, le confinement dans un étroit enclos et le bruit ambiant d’une foule pouvant atteindre 60,000 personnes, le petit bœuf fonce sur tout ce qui bouge dès son entrée en arène. Les fléchettes des picadors dans son échine l’attisent davantage.
La tauromachie n’est pas un sport ni un simple spectacle en Espagne, au Mexique, au Portugal et dans quelques amphithéâtres du sud de la France. C’est un culte, c’est le traditionnel combat entre la force brute et l’intelligence. C’est une démonstration de courage et d’habileté élevée au rang d’art. Les grands toréadors aspirent au statut de matadors pour devenir des héros nationaux pour lesquels on voue une quasi-vénération. Chaque grande ville espagnole et plusieurs centres urbains portugais ont leur « plaza de torros » où des dizaines de milliers de participants soulignent par d’enthousiastes « OLÉ » l’élégante esquive d’un rein cambré ou la spectaculaire arabesque de la cape aux couleurs de feu. Notre guide Rosa Castella semble déplorer notre peu d’intérêt à assister à une corrida le dimanche suivant. « Autre pays, autres nurses » comme dit mon médecin libanais. Tout le monde ne peut apprécier la poutine ! Le Portugal Nous sommes maintenant en route vers Porto. Déjà la prairie passe d’un jaune de foin séché du côté espagnol au vert tendre des nouvelles pousses dès qu’approche la frontière lusitanienne. Ce riche coloris révèle une plus grande pluviosité d’où possiblement une troisième récolte au lieu des deux seules moissons chez le voisin castillan. Région peu peuplée, on rencontre néanmoins plusieurs villages et même une petite ville nichée sur les flancs d’une colline. Rosa nous informe que le Portugal présente le plus bas taux de chômage de l’Union européenne. Non à cause d’un plus grand nombre d’emplois mais, dit-elle, parce que les chômeurs s’expatrient. Les Portugais en exil préfèrent les autres pays de l’UE au voisin immédiat. Les relations avec l’Espagne sont tièdes au plan économique et en plusieurs autres domaines. C’est évident, les Portugais n’aiment pas les Espagnols et ce, in secula seculorum.
Porto Les mesures d’aide sociale seraient-elles peu généreuses pour les sans-emplois ? Nous rencontrons davantage de gitanes, d’handicapés et de clochards qui tendent la main au portail des églises et même sur la rue. Porto est une grande ville industrielle de deux millions d’habitants, la plus importante après Lisbonne. Les édifices publics, le mobilier urbain, les places, rues et parcs auraient grandement besoin d’une cure de rajeunissement ou, à tout le moins d’un bon ménage. On semble se relever difficilement de l’austérité du régime Salazar qui a imposé sa dictature sur le pays pendant quelque quarante ans.
Porto c’est évidemment le pays de ce vin fortifié le plus exporté de par le monde. Nous avons droit à une visite-dégustation-vente chez le producteur Ramos-Pinto. Des jeunes filles dans la vingtaine nous accueillent dans un excellent français, langue qui, à ma grande surprise, à moins que j’aie mal compris, serait la langue seconde enseignée dans les écoles portugaises.
Les différentes maisons, presque toutes anglaises, qui produisent du Porto choisissent de cinq à dix cépages parmi les quelque vingt variétés cultivées dans la vallée du Douro à quelque cent kms de Porto. Pour le vinifier et le fortifier d’alcool, on apporte les raisins à Gaïa, ville sise en face de Porto sur l’autre rive du Douro, ce long fleuve de près de 1000 km qui traverse l’Espagne et le Portugal pour se jeter dans l’Atlantique à Porto. Vieillie en fûts de chêne plus ou moins longtemps selon la qualité désirée, on distingue trois sortes principales de cette divine boisson. D’abord les Tawny qui sont un mélange de portos de différentes années, donc non-millésimés. On conseille de ne pas les laisser vieillir plus de trois ans. Ils se conservent jusqu’à un an après le premier décapsulage. Les Vintage pour leur part continuent à vieillir jusqu’à 90 ans (j’en doute mais j’en fais l’expérience) s’ils sont conservés couchés et protégés de la lumière. Bonne nouvelle : on ne peut les conserver plus de 2-3 jours après leur ouverture. Les Very Late Vintage sont des vins de qualité supérieure élevés plus longtemps en fûts de chêne français. Enfin on produit aussi des portos blancs dont la couleur fonce en vieillissant sans toutefois altérer le goût.
La cathédrale de Porto, l’une des 100 églises de la ville est aussi un monument qui date de plusieurs siècles. Elle compte trois nefs. Le chœur et le retable (de retro tabula soit derrière l’autel, ai-je appris) sont d’une magnificence qu’on ne saurait retrouver de nos jours. Comme nombre d’autres édifices historiques portugais, cette église devrait être restaurée pour faire mieux valoir ses richesses. Qui en assumerait le coût ? La fréquentation des lieux de culte tant en Espagne qu’au Portugal diminue bien qu’elle soit encore de l’ordre de 50% des fidèles toujours selon notre guide. Étonnant car la pratique se situe à quelque 10 à 15% des catholiques chez-nous.
Fatima En route vers Lisbonne, nous faisons un crochet pour rejoindre Fatima, cette petite ville si renommée pour les neuf apparitions de la Vierge à trois enfants les premiers vendredis de septembre 1917 à mai suivant. Il n’y a pas foule en ce lundi après-midi de septembre. J’y vois deux types de visiteurs : les touristes de passage comme nous et de véritables pèlerins imbus de foi. Une dizaine de personnes terminent à genoux, à une chapelle extérieure près de la haute basilique, leur « chemin de croix ». Comme le veut la coutume locale, je brûle un cierge en faveur de ceux qui souffrent, tant dans leur cœur que dans leur corps. Dans une chapelle latérale à l’intérieur de la basilique, se trouvent les cercueils de Jacinthe et de François au lieu même des apparitions de la Vierge. La troisième témoin de ces manifestations homologuées par l’Église est Lucie devenue religieuse et décédée en 2004. Sa dépouille rejoindra sans doute celles de sa sœur et de son frère un de ces jours.
La basilique est plutôt modeste surtout quand on la compare à ces immenses édifices gothiques du Moyen-Âge visités au cours de ce périple. Quelques vitraux au haut des murs, un chœur simplement décoré d’une statue de la Vierge, autel et retable très simples et des bancs qui ne sauraient être plus ordinaires. Les murs n’ont ni tableaux ou fresques, ni chemin de croix. Ils sont nus. Les visiteurs déambulent lentement et avec foi jusqu’au lieu des apparitions. Notre guide signale que plus de 70 000 personnes ont été témoins de l’obscurcissement du ciel et d’une danse du soleil lors de la dernière manifestation de la Vierge en 1918. La partie arrière de l’église débouche sur un chœur extérieur avec autel face à une immense esplanade pavée qui peut certes accueillir 100 000 personnes lors de manifestations exceptionnelles comme la visite du pape. Au fond de ce terrain, s’élève une immense croix au Christ tordu comme celui de la croix pastorale de Jean-Paul II. Tout autour du sanctuaire, des boutiques fort nombreuses offrent des souvenirs de type religieux surtout : chapelets, statues de plâtre représentant la Vierge, les petits bergers, des personnages de crèches de Noël et autres colifichets. Moi qui ai été élevé dans la vénération de ce mystère de Fatima, je m’étonne de ma faible participation émotive à l’occasion de la visite en ces lieux. Il faut croire que ma foi devient avantage intériorisée.
Lisbonne Que d’autobus ! Chanceux d’avoir un bon véhicule, confortable et climatisé, et un bon chauffeur qui, en manque de nicotine, nous arrête pour des pauses techniques en haltes routières après quelque 100 à 150 kms de route. Aux approches de Lisbonne nous longeons le Tage, ce fleuve si important notamment pour le transport de marchandises de et vers la mer. Une centrale atomique, de nombreuses industries, des quartiers résidentiels de banlieue… somme toute une entrée semblable à celle de toute grande capitale européenne. La grande agglomération de Lisbonne compte plus de deux millions d’habitants. Plusieurs buildings de plus de douze étages voisinent notre hôtel situé assez loin du centre-ville. Le quartier pourrait être très joli si l’environnement était davantage soigné. Peu d’arbres, peu de parcs. Le pavé troué ressemble davantage à celui de Montréal. Papiers, sacs de plastique, mégots de cigarettes polluent le paysage. Bref, ce secteur n’est pas valorisant pour ces magnifiques hôtels ou maisons d’affaires aux devantures de verre et de marbre qui rivalisent de futurisme architectural.
Heureusement, ce commentaire ne s’applique qu’à ce quartier de Lisbonne. Dès qu’on rejoint le Vieux Lisbonne, de belles avenues ombragées de platanes, des monuments en l’honneur de personnages historiques dont Pombale, le premier ministre lors du terrible tremblement de terre de 1755, des places et des parcs avec arbres majestueux, monuments et fontaines remarquables, beaux édifices richement décorés, églises moyenâgeuses que d’aucuns aimeraient visiter et enfin, une particularité portugaise, des avenues piétonnières aux marqueteries de céramique dessinant d’élégantes ondulations aux couleurs noir et blanc comme celles du drapeau national. Bref, une ville et un pays qui entrent dans le 21e siècle en s’efforçant de rattraper le temps perdu lors des années de la dictature de Salazar et de ses successeurs jusqu’en 1975.
Un mot sur le plus dévastateur séisme de l’histoire portugaise qui emporta la vie de plus de 40 000 personnes et détruisit la plus grande partie de la ville. Profitant des circonstances, Pombale a fait redessiner la ville selon des perpendiculaires au Tage. On créa alors de beaux espaces verts, de larges avenues et des zones protégées en bordure du fleuve pour d’éventuels développements urbanistiques. Un visionnaire pour l’époque dont s’inspira sans doute Haussmann dans la transformation de Paris quelque 100 ans plus tard.
Un pont de plus de trois kms enjambe le Tage dont l’estuaire à Lisbonne est très très large. Il fut construit par les mêmes ingénieurs et selon la même technologie que le Golden Gate de San Francisco. Sur les quais, on retrouve les installations portuaires et une longue promenade à l’ombre de la Tour de Garde. Récemment rénovée, cette tour contrôlait jadis les entrées et sorties de et vers la mer. On y a aussi élevé un élégant monument en hommage aux explorateurs portugais qui ont ouvert les portes du monde à l’Europe faisant ainsi bénéficier leur pays et même tout le continent d’importantes richesses importées du Mozambique, de l’Angola et du Brésil.
La cathédrale de Lisbonne souligne aussi sa reconnaissance envers les explorateurs. Des fresques et des tableaux présentent des produits exotiques à cette époque comme le maïs, la canne à sucre, l’ananas et aussi des fleurs et des arbres rapportés par Vespucci, Colomb, Vasco de Gama et autres découvreurs. Lieu de culte ou attraction touristique, la foule à la cathédrale serait telle en périodes touristiques, qu’on ne peut plus y célébrer d’offices religieux tant il y a du bruit, de la circulation et des éclairs d’appareils photos.
Coût de la vie On poursuit l’exploration de ce coin de pays par une visite de la région balnéaire de l’Estoril. Peu de gens à la plage par ce temps nuageux.. Le sable est pâle et les plages sont longues contrairement à celles que nous retrouverons à Torremolinos dans les prochains jours. On dirait que la nature a festonné le rivage en de multiples sections par des hauts-fonds ou des caps rocheux s’avançant dans la mer créant ainsi des «domaines privés.» Il n’y a jamais foule tant les gens se répartissent leur coin d’Atlantique.
Au Portugal, les restaurants présentent toujours des poissons, des viandes et des pâtes au menu. Crème caramel, tarte et salade de fruits, gâteaux de toutes sortes et, un délice, des biscuits à la pâte d’amandes comblent les becs sucrés. Plus chers sur la carte, le veau et l’agneau. Le vin de la région est bon et peu dispendieux. Le coût des alcools, terrible, terrible. Un rhum au bar de l’hôtel à Lisbonne coûte 9 euros soit quelque 13 $ pour deux onces de Havana Club d’un an. De façon générale, les prix sont devenus semblables à ceux des autres pays de l’Europe depuis la venue de l’euro. Le mythe des vacances économiques en Espagne et Portugal doit être dénoncé. Certes ce n’est pas encore l’inflation de Paris, Genève, Londres et Rome mais on ne rééditera plus « Spain for 10$ a day »
RÉCIT DE VOYAGE Espagne-PortugalPartie II Adieu Lisboa Au jour 7 du voyage, nous entreprenons le retour en Espagne. Le trajet est long, 450 km de Lisbonne à Séville. Peu habitée, cette région au sud-est de la capitale est uniquement agricole. On y cultive surtout le chêne-liège dont l’écorce récoltée aux huit ans sert à la production non seulement des bouchons de bouteilles de vin mais des babillards, des revêtements de murs et, à ma grande surprise, de jolis sacs à main aussi résistants et hydrofuges que du cuir, m’assure une vendeuse. L’arbre n’est pas grand soit tout au plus cinq mètres. L’exfoliation de l’écorce sur le tronc et les plus grosses branches ne le fait pas mourir contrairement au sort qui attendrait les conifères et feuillus de chez-nous.
Ici et là, des élevages de bœuf à boucherie et vaches laitières. Du maïs-grain sèche sur pieds, le foin bien enveloppé dans le papier plastic blanc attend d’être engrangé (je présume). Aucune vigne cependant, l’environnement ne s’y prête pas sans doute. Pourtant je me rappelle avoir appris que dans la région de Porto, les ceps de vigne sont plantés dans le schiste soit cette pierre stratifiée et friable à travers laquelle les racines se fraient un chemin jusqu’à la nappe phréatique distante de 3 à 10 mètres. Ici, c’est pourtant de la bonne terre me semble-t-il. Tiens, des oliviers maintenant ! Il apparaît que de bonnes pluies seraient bénéfiques à cette nature tellement sèche. Et nous roulons, nous roulons par monts et par vaux, ce qui ne trouble pas plusieurs de mes co-voyageurs bien endormis par le ronronnement de l’autocar et les ronflements de Raymond.
Mais quel paysage dépaysant pour des Québécois ! Ici et là, gît un château abandonné et rongé par le temps, Et des fortifications au milieu de nulle part : pour qui, contre qui ? Et ces grottes, sont-elles habitées ? Des ponts au-dessus de rivières, mais il n’y a plus d’eau, bâtard ! comme dit Gérard Laflaque. Voilà maintenant des moutons, que mangent-ils, y a pas d’herbe, ou si peu ? Sur la cime d’arbres plus grands, des cigognes ont installé des pieds-en-l’air, des haltes dans leur livraison de bébés sans doute. Par ailleurs, il n’y a que très peu d’oiseaux sinon de beaux pi-que-beus comme on appelle ces si gracieux oiseaux blancs en Guadeloupe. Au faîte des collines plus ou moins éloignées, on distingue de nombreuses éoliennes vouées me semble-t-il à rafraîchir la région de leurs longues pales. Mon esprit vagabonde. Je divague. Je dors.
À 200 kms de la frontière espagnole, nous dînons à Vilamoura, l’un des plus jolis centres de vacances de l’Algarve et même de l’Andalousie voisine. C’est l’une des oasis préférées des Anglais. On dit d’ailleurs que le Portugal serait devenu LA destination- vacances préférée des riches fils d’Albion depuis que Peter Mayle, par ses deux best sellers, a fait vendre la Provence. Ils y ont aménagé un aéroport presque privé, des golfs et autres installations sportives et culturelles. Ils font aussi vivre des hôteliers et des restaurateurs, des constructeurs de villas, tennis et piscines et aussi, des aides domestiques. D’où leur présence constitue-t-elle un apport économique important pour cette région où sévit malgré tout un taux de chômage important.
Une autre richesse de la région est la culture des amandiers dont les fruits sont exportés dans tout l’Europe. Localement on en fait des biscuits et des gâteaux « divins », j’en témoigne. Dans des marais près de la mer, on produit aussi du sel. Partout, des oliviers et encore du chêne et encore des caroubiers, ce grand arbre de 10 à 12 mètres dont les fruits nourrissent surtout les animaux de ferme.
L’Espagne, un ravissement ! Enfin, c’est l’Espagne. Un superbe pont dont la structure en forme d’un grand A nous accueille en Andalousie, le pays du flamenco. L’origine arabe du pays se manifeste par plusieurs signes dont les constructions et les appellations de personnes, de lieux, de rivières, de mets et de boissons. On retrouve de nombreux gitans dans cette région. Ils peuvent vous tirer à la fois la bonne aventure et votre porte-monnaie prétendent de tenaces préjugés. Sur presque tous les pylônes de la ligne de distribution de l’électricité, on voit des nids de cigogne désertés semble-t-il en cette période de l’année.
Mireille, une compagne de voyage de Saint-Agapit de Lotbinière, a constaté dans un élan d’enthousiasme réaliste comme nous sommes chanceux de vivre cette expérience de voyage. D’emblée, je partage cette opinion. Nous poursuivons un périple de luxe tant dans les hôtels et restaurants que dans le choix des lieux et richesses patrimoniales de la péninsule ibérique. Et ces châteaux, ces musées, ces cathédrales nous révèlent la grandeur du génie de l’homme ! Certes, on peut aujourd’hui aller sur la lune et bientôt encore plus loin mais n’était-ce pas une prouesse semblable de construire au Moyen-Âge une cathédrale aussi grandiose que celle de Séville ? Sa grandeur, sa hauteur, son esthétique sont l’illustration même de la splendeur du style gothique. La finesse des parements de maçonnerie ou d’ébénisterie, les sculptures et les toiles qui l’ornementent, enfin les richesses en orfèvrerie et en joyaux de pierres précieuses de son musée soulèvent l’émerveillement de tous les visiteurs. Du moins de ceux et celles qui conservent encore cette faculté qui, mieux que tout autre indicateur, distingue les jeunes d’esprit.
Comme la plupart de mes collègues, je suis ravi de cette expérience de voyage jusqu’à maintenant. Je reconnais cette chance, ce privilège de le vivre. À ma mesure, je peux admirer les œuvres d’art ici rassemblées au cours des siècles mais une personne mieux formée pourrait certes apprécier davantage. Ainsi, un architecte ou ingénieur pourrait-il s’enthousiasmer de la réussite de l’élévation de ces ogives qui supportent les voûtes gothiques au poids énorme. Autre exemple, André, un architecte de Québec m’a signalé l’ingéniosité des constructeurs de palais à gérer les écarts de température par le choix des matériaux et l’aménagement de jardins et d’aires de circulation. De même un joaillier ou orfèvre jouirait de découvrir un ostensoir comme celui de la salle du trésor de cette même cathédrale de Séville où la couronne d’or autour de la cellule de l’hostie est constellée de rubis, de saphirs, d’émeraudes et autres pierres précieuses pour moi non-estimables.
Outre les connaissances scientifiques, l’intérêt influence aussi l’émerveillement. Ainsi un gamin de huit ans sera-t-il ébloui face à un vélo rouge mais indifférent à la beauté d’une rose au parfum subtil et à la robe au camaïeu d’oranger. Donc qu’on ne s’offusque pas si je passe rapidement devant une dentelle de Bruges ou une création de Saint-Laurent à la vitrine de ces belles boutiques du centre-ville de la capitale de la communauté autonome d’Andalousie. Séville Séville est certes la plus belle ville d’Espagne en autant qu’une aussi rapide visite permette un classement. Deux grandes expositions universelles en 1929 et en 1992 (je crois) ont permis d’ajouter plusieurs remarquables pavillons au patrimoine déjà tellement riche de ce royaume. À quelque horizon que les yeux curieux peuvent se balader, un monument, une tour, une porte, une place, un palais, une cathédrale, mosquée ou synagogue vient séduire le touriste et assurément l’objectif de la caméra-vidéo du collègue-voyageur Jean-Guy qui a tout photographié ou filmé pendant le voyage.
Le flamenco
Une diversion en soirée : un spectacle de flamenco. Haut en couleurs et certes en douleur pour les genoux de ces artistes de la « gigue espagnole ». Qu’on me pardonne cet affront à cette danse folklorique au rythme emballant. En groupe, en duo ou en solo, jeunes hommes et dames d’âges divers donnent en claquettes et en rapides torsions de tête et de bras la réplique à un quatuor de guitares, d’infatigables « performers » qui par la musique nous communiquent l’esprit espagnol. Cet esprit qui comprend non seulement la danse, la musique et les chants andalous soit cet ensemble qu’on appelle flamenco, mais aussi la corrida, les gitans, la paella et ce si doux parler mélodieux que j’aimerais tant maîtriser. Pourquoi une telle association de concepts ? Pour moi, c’est ça l’Espagne.
Ai-je déjà parlé de la Giralda, cette ancienne mosquée convertie en cathédrale suite à l’édit de je sais plus quel empereur qui, en 1492, rendit illégale toute autre religion que le catholicisme ? C’est à voir pour ceux dont le « disque dur » peut encore enregistrer les particularités d’un autre monument, si riches soient-elles. Faute de n’avoir pas suffisamment noté, je ne me rappelle que de ces superbes plafonds aux dentelles de cèdre. Or, d’une cathédrale à l’autre, on en vient à confondre les unes et les autres me semble-t-il. So watt ! comme dirait l’électricien. Et notre guide nous entraîne maintenant à l’Alcazar, la résidence d’été des rois à la construction et décoration de laquelle nombre d’artistes des écoles espagnole, française et italienne de l’architecture, de la peinture et de la sculpture ont contribué. Ce palais révélateur du génie arabe, l’Al-Cazar (Le Palais en arabe) doit certes figurer parmi les plus grands châteaux européens. Toute visite en Espagne devrait comprendre un arrêt ici.
Cordoba Au jour 10 de cette tournée éblouissante, nous nous arrêtons trop brièvement à Cordoue. Une course à travers l’ancienne cathédrale transformée en mosquée vers le 11è siècle, agrandie à quelques reprises aux 12e et 13e siècles tant la population musulmane devenait importante et finalement redevenue chrétienne au 15e sous Charles Quint. Pressée par le temps qu’on lui a imparti, la guide locale, une gentille Suissesse, a néanmoins réussi à nous faire admirer moult détails dans la conception de ce temple où se révèlent les influences du Coran et de la Bible. Plus tard, nous visiterons aussi une synagogue construite du temps où les trois principales religions monothéistes cohabitaient harmonieusement en Espagne. On nous rappelle que dès le 15e siècle, l’antisémitisme a sévi ici. Ainsi 400 000 Juifs ont dû se convertir au catholicisme et 200 000 autres s’exiler lorsque le roi imposa le catholicisme comme seule religion autorisée.
Torremolinos La route vers cette station balnéaire tellement connue de par le monde nous permet de contempler les nombreux attraits du paysage. Peu peuplé, le terrain est fort accidenté et vallonné. On croirait voir une photo d’une piscine à remous en pleine action. Les très grandes plantations présentent une géométrie telle que, peu importe l’angle de vision, les orangers sont alignés avec la précision d’un arpenteur géomètre. On doit présumer de bons systèmes d’irrigation pour obtenir des fruits aussi juteux que ceux vendus à prix très modique dans les haltes routières.
Mené par Bernard, le fun est dans le bus aujourd’hui. Le rire tonitruant de Gérald et le sourire séduisant de Micheline encouragent la relance des mots d’esprit d’un siège à l’autre. Nous sommes trente et une personnes dans le groupe. Au fil des jours, des alliances se forment. Deux quatuors seulement étaient déjà organisés avant le voyage. Plusieurs professions sont représentées dont architecture, commerce, éducation et médecine. Je me plais à fréquenter tout le monde avec qui un dialogue s’avère possible pour moi. Mais quelle source d’enrichissement ces échanges !
Nous voici maintenant à Torremolinos. La région est montagneuse. Nous joignons aussitôt notre luxueux hôtel Cervantes qui, presque au sommet d’une colline, domine de nombreux hôtels, boutiques, auberges, restaurants et autres commerces cordés le long d’un rue étroite qui serpente jusqu’à la plage. Chaque mètre carré de terrain même s’il est dénivelé à 15° est utilisé par les commerçants. Étonnamment les prix aux restaurants et boutiques sont relativement modiques voire même inférieurs à ceux des autres villes visitées jusqu’à ce jour. Pourtant cette jolie ville serait la station balnéaire la plus « in » de la côte méditerranéenne !
La plage est courte, le fond de mer disparaît sous nos pas dès une vingtaine de pieds. Le sable est de couleur foncée et la mer invitante par la clarté et la bonne température de l’eau, soit quelque 20° peut-être. En compagnie de Jean-Claude et de sa compagne Lise, nous nous joignons aux nombreux baigneurs qui profitent des derniers rayons de soleil de ce bel après-midi. À trois, nous dégustons toute une bouteille de Porto accompagnée de croustilles. Dommage que ladite bouteille n’ait contenu que 110 ml ! Voulant poursuivre une fort agréable conversation sur nos valeurs respectives en matières de relations de couple, les deux copains m’invitent pour l’apéro et de là au restaurant où nous partageons une grande assiette de fruits de mer dans laquelle se retrouvent écrevisses, calmar, sardines, pétoncles et autre bibites non-identifiées. Heureux moment avec cette infirmière du CH de Joliette et de son non moins sympathique conjoint, ex-chirurgien vasculaire recyclé en fonctionnaire de l’Agence régionale de la Santé de Lanaudière. La température est certes à 23° à 22h30. C’est ça les vacances ! Je suis presque heureux. Gibraltar 35 euros pour une visite au rocher. J’y vais, je n’y vais pas ? Bon it’s now or never. Ça aurait dû être never car je n’y trouve rien de particulièrement intéressant. Terre ou plutôt rocher anglais depuis sa conquête en 1714, Gibraltar a maintes fois été réclamé par l’Espagne. No way, Sa Majesté n’a jamais accepté de restituer ce bout de terrain où s’entassent plus de 29000 citoyens britanniques dont plusieurs ex-Marocains. L’importance stratégique au plan militaire de cet observatoire sur le détroit du même nom était évidente depuis fort longtemps mais l’est moins depuis l’arrivée des images satellites. Déjà au Moyen-Âge, les Arabes ont établi un poste à Tariffe pour pouvoir imposer des frais ou « tarifs » comme droits de passage des navires entre l’Afrique et l’Europe. Lors de la guerre de ’39, des sous-marins allemands ont réussi à déjouer les Alliés en franchissant le détroit sans moteur, portés uniquement par les forts courants marins.
Pour améliorer la valeur touristique des lieux, les Anglais entretiennent une colonie de quelque deux cents singes importés du Maroc. Ils semblent bien accommodés au lieu et peu dérangés dans leur épouillage par les flashes des appareils photos. On visite la grotte bien parée de stalactites et stalagmites. On y a aménagé une salle de concert pour profiter d’une bonne acoustique, paraît-il. C’est tout ce qu’il y a à voir. Des vendeurs de fringues et de colifichets pour touristes essaient de nous attirer dans les boutiques à ras de mer. Celles parmi nous qui succombent au shopping pourront payer en euros mais seulement après conversion en livres sterling. D’où des prix beaucoup plus élevés que « chez-nous » en Espagne
Sur la voie du retour vers Torremolinos, de nombreux et fort élégants complexes immobiliers habitent le paysage. Construits à flanc de montagnes ces condos de luxe monochromes, d’un beige pâle semblent avoir été construits tout récemment. À un endroit appelé Marbella, c’est le rendez-vous du jet set international et aussi un lieu d’habitation saisonnier pour les rois du pétrole du Golfe Persique et leurs imposantes suites. Un km plus loin, oh la-la mes amis, des yachts et voiliers dont la valeur dépasse certainement le million d’euros sont exhibés à la vue du pauvre peuple que nous sommes. Trente mètres sur dix de largeur pour certains. Sur l’un, deux couples prennent un cognac (?). Sur l’autre, une jeune naïade se fait bronzer les nounous. La plupart des embarcations semblent désertées pour le moment. « Mais à 16h, c’est la siesta, voyons »
Dans la rue du port, toutes les boutiques offrent des porcelaines Lladro. Les marques Gucci, Cartier, Rolex semblent attirer les Ferrari, Lexus et Mercedes. Je n’ai pas vu de maisons de haute couture bien que du prêt-à-porter haute gamme savamment disposé en vitrines ait suscité des regards presque concupiscents de plusieurs dames de notre groupe de joyeux naufragés.
Par monts et par vaux voire même par de nombreux tunnels taillés dans le granit, nous poursuivons notre retour vers notre hôtel Cervantes. Le soleil est encore là, l’air est toujours aussi doux. Avec tous ces buildings dispendieux implantés depuis moins d’une génération, je me demande où vivent maintenant les pêcheurs et autres roturiers qui habitaient les côtes ? Les a-t-on achetés, expropriés ou évincés ? À remarquer, notre parcours évite les zones de pauvreté à l’exception de la banlieue de Gibraltar où vivent les Marocains légaux et illégaux.
Sur le flanc de la montagne que nous côtoyons se trouvent de nombreuses habitations troglodytes creusées dans le roc ou dans des cavités naturelles. Des gitans les ont aménagées avec tout le confort moderne incluant l’eau courante, l’électricité et autres commodités. Un réseau souterrain de câbles alimente ces grottes. On nous dit que dans la région de Valence à Barcelone, une grotte bien modernisée peut valoir jusqu’à 70 000 euros. Il serait très IN d’habiter un trou semblable.
Granada Granada, Granada, écoute ma voix qui t'appelle, Granada, Granada, pourquoi Dieu te fit-il si belle ? Que j'aime tes douces guitares pleurant sous la lune Les jupes des brunes Gitanes, Où le vent qui flâne Vous fait croire un jour à l'amour...
Sur une introduction de cette délicieuse chanson de Jacques Larue (merci à Internet), nous nous dirigeons vers cette ville que tant de poètes ont chantée. La route qui nous y mène est fantastique et a dû coûter une fortune à construire. Nous sommes en pleines montagnes, c’est la chaîne Sierra Nevada. Parfois nous survolons presque des agglomérations tout au fond dans la vallée, parfois nos cheminons dans des cols qui rappellent le Grand Cayon. Des sommets jusqu’à récemment enneigés se perdent dans les nuages. Là où les pentes sont plus douces, des forêts d’oliviers permettent d’anticiper une bonne récolte dans les prochains mois car des fruits en quantité sont presque rendus à maturité.
Et voilà Grenade. C’est dimanche, la fête de la Vierge patronne de l’Andalousie. À l’église qui lui est consacrée, deux présentoirs de fleurs de quelque 5m par 5m se dressent à l’entrée. Leur parfum envahit la rue de ses effluves. Les fidèles contribuent une certaine somme et un bouquet s’ajoute aux centaines d’autres déjà étalés. Le profit servira à payer la rénovation du temple. Une très belle place au centre-ville est envahie par une foule de quidams tranquilles qui profitent de la douceur du temps et de la joyeuse compagnie de copains pour siroter une consommation ou une glace.
Une note sur l’économie La région de Grenade est aussi essentiellement agricole. Aucune industrie dans cette municipalité de plus de 250 000 habitants autre que le brasseur de la bière la plus populaire du sud-est espagnol, l’Alhambra. Selon notre guide Rosa, l’Espagne serait le pays qui connaît la plus grande croissance économique de l’Union Européenne. Les impôts sont modérés, il y a de plus en plus d’emplois surtout dans la construction. Les mesures de sécurité sociale sont peu généreuses contrairement à la France, ce qui aide vraisemblablement le Trésor public. Ainsi il n’y a pas d’aide aux chômeurs. Une veuve de travailleur n’aurait que 450 E par mois ce qui est nettement insuffisant pour vivre convenablement. Le logement et la propriété foncière connaissent une inflation démesurée depuis l’entrée du pays dans la zone européenne et aussi à cause de l’immigration des Européens du nord a la recherche de soleil pour adoucir leurs vieux jours. Conscients que ce boom économique n’est pas éternel, la population locale s’inquiète pour l’avenir.
L’augmentation du PIB serait de 3,8% pour 2007, toujours selon Rosa. Ce taux qui m’apparaît très fort devrait cependant être confirmé à une source plus sure. Rappelons-nous que l’Espagne était l’un des pays les plus pauvres de l’Europe à la naissance du l’Union européenne par le Traité de Maastricht en 1992. Comme plusieurs autres pays, il lui a fallu redresser le facteur endettement par rapport au PIB (produit intérieur brut) pour être admis au sein de l’UE.
Qualité de notre hébergement
Ma chambre est petite et donne sur un mur aveugle. On dirait que les personnes voyageant seules sont traitées avec moins d’égards que les couples même si un supplément important est exigé. On soigne particulièrement les salles de bain toutes garnies de super belles céramiques d’environ 10 po. par 15. Celles d’aujourd’hui sont signées Pierre Cardin, s’il vous plaît. La robinetterie est en equipolant comme dit mon plombier. Nos plus beaux hôtels à ce jour furent ceux du Portugal. Les lobby, les bars et les salles à manger étalaient les plus beaux marbres d’Europe.
Au programme aujourd’hui : la visite du château-cathédrale l’Alhambra (c’est-à-dire La Maison Rouge en arabe) et non la brasserie, hélas.
L’Alhambra Mosquée à l’origine, cette forteresse a été transformée en cathédrale vers 1515 (j’oublie le mois). Faut-il croire en un certain désabusement, je ne ressens plus d’émerveillement face aux dorures, aux dentelles dans l’agrégat de plâtre pourtant très remarquables, aux bassins et fontaines qui semblent défier les lois de la gravité, bref tout me semble du déjà-vu. La seule nouveauté réside dans les commentaires de la guide locale sur le sort des femmes du harem des sultans. Insultant ! dirions-nous aujourd’hui. Avec leurs jeunes enfants, elles étaient confinées à l’étage supérieur des appartements du pontife et gardées par des eunuques. Une véritable prison où aucun autre homme que leur « propriétaire » pouvait les voir.
Lors de son voyage de noces qui dura plus de six mois (la mariée ne parlait ni espagnol ni allemand, fallait bien apprendre à causer !), Charles Quint, nouveau roi d’Espagne et empereur germanique, décida après la mort de Ferdinand d’établir ses appartements royaux dans l’ancienne mosquée et d’y juxtaposer une cathédrale. Il édicta même que Granada serait la capitale du royaume et de ses possessions outremer, un territoire « sur lequel le soleil jamais ne se couche » dit la littérature. Son fils rétablit le tout après la mort du grand Charles V trente ans plus tard.
Pour qui a de bonnes jambes et du temps à disposer, la visite de ce complexe et de ses jardins fleuris vaut un cours d’histoire de l’art. Jusqu’à la venue récente de l’église Sagrada Familia à Barcelone, l’Alhambra était le site touristique le plus fréquenté d’Espagne. Je ne répéterai pas les superlatifs pour caractériser le tout. Je réfère plutôt le lecteur à Internet ou aux mille volumes publiés sur cette richesse si importante du patrimoine espagnol pour ne pas dire mondial.
Pour la première fois depuis treize jours, je suis épuisé en soirée. Le cumul de cette vie de bohème et trois heures de marche dans le palais et les jardins de l’Alhambra ont vaincu ma résistance. Mais il ne reste plus que trois jours avant de retrouver mon chez-moi. Il est temps car le décolleté plongeant de Rosa exhibe de généreuses boules qui me font loucher. Ça doit être ça la boulimie !
La solidarité dans l’équipe
Un incident : Mme Pellerin, notre aînée, a perdu son sac « kangourou » contenant son passeport et sa carte Visa. Elle est paniquée. Déjà que sa surdité l’isole des autres voyageurs. Elle se présente à la salle à manger pour s’enquérir si quelqu’un…À la course, elle repart aussitôt vers sa chambre. Instantanément, Guylaine et Lisette dans un élan de solidarité toute féminine partent à sa suite. La dame fouille frénétiquement ses bagages jusqu’à ce que « les filles » l’amènent à réfléchir sur ses activités depuis son arrivée d’excursion deux heures plus tôt. Elle se rappelle alors avoir sagement placé son sac sous l’oreiller. Ouf!
Je cause souvent avec Guylaine et son conjoint Laurent, un couple des plus charmants de Brossard. Laurent a le sourire et l’entregent d’André-Philippe Gagnon, un sourire explosif dès le premier contact avec un interlocuteur et un rire sonore qui révèle la belle joie de vivre de ce fils d’entrepreneur saguenéen. Guylaine est charmante. Jolie femme, elle n’accuse jamais ses 50 ans qu’ils célébreront à Paris l’été prochain. Professionnelle à la Caisse de dépôts et placements du Québec, elle est vive et spontanée mais, personne n’étant parfait, elle serait une magasineuse insatiable surtout dans les souliers selon son conjoint. Une vraie Imelda Marcos et ses mille paires de godasses!
Alicante, la blanche Les routes du Portugal et de l’Espagne sont des plus agréables. Malgré l’affluence de touristes en cette fin d’été, nous n’avons jamais souffert de bouchons de circulation. La E-15 appelée l’Autoroute méditerranéenne est sans péage jusqu’à Alicante. Cette ville de 250 000 habitants est appelée La blanche à cause de sa luminosité incomparable. Sa température est idéale soit 25 à 30° le jour et autour de 20° la nuit. Elle connaît une croissance incroyable depuis les dernières années. Le coût de la vie y aurait suivi la même courbe apprend-on. En banlieue, c’est Benidorm surnommé Manhattan à cause de ses nombreux gratte-ciel dont un hôtel de 54 étages.
Mais ce que la route est longue : 550 km à parcourir encore jusqu’à Barcelone dont 140 aujourd’hui. Le régulateur de vitesse est barré à 100 km/h. Nous traversons maintenant la Chaîne du littoral après avoir laissé la Chaîne blanche et auparavant la Sierra nevada. Tout le flanc de la montagne est orné de superbes villas et logements multiples aux formes des plus étonnantes et ravissantes, Mais de quelle vie est-il possible de jouir sur un plan aussi incliné ? Ce sont certes des résidences secondaires. Je vois mal des gamins jouer au foot sans devoir perdre le ballon dans les abysses.
Valence
À l’entrée de Valence nous faisons un court arrêt-photos à la Cité des Arts et des Sciences. On m’accusera d’abuser des superlatifs mais là, vraiment il y a de quoi tomber en bas de ses souliers. La conception et la réalisation de cet ensemble de bâtiments sont fantastiques. Ancien marécage, le site constitue désormais un environnement d’eau et de végétation judicieusement aménagé. Les édifices futuristes qui y sont installés sont d’une légèreté, d’une élégance incomparable à tout ce que j’ai pu admirer à quelque autre endroit. Pour réaliser ce grand complexe rassembleur d’artistes, de scientifiques et de touristes de tout acabit, on a détourné une rivière. On utilise maintenant ses eaux pour alimenter les nombreux bassins qui deviennent autant de miroirs où se reflètent les grandes œuvres architecturales. Ces plans d’eau sont reliés les uns aux autres par un canal où l’eau circule par gravité. Mon enthousiasme m’amène à prédire qu’on utilisera sans doute cette Cité dans les futurs manuels d’art pour représenter le 21e siècle. Dommage qu’on ne puisse s’attarder davantage. On rate ainsi l’occasion de pénétrer dans ces centres d’exposition, de rencontres, d’enseignement et sans doute d’édification pour tous ces groupes d’écoliers qu’on voit circuler. Si le contenu est semblable au contenant, le programme de notre circuit touristique devrait être réaménagé en renonçant à quelques cathédrales au profit de ce centre d’art et de science.
Quatre des nôtres ont convenu d’y retourner en soirée dont Denis, 6’2’’, 210 lbs et Laurent, 5’9’’, foulé dur. D’un pavillon à l’autre, un jeune homme à l’allure inquiétante talonnait nos solides bonhommes accompagnés de leurs méfiantes partenaires. Redoutant les voleurs à la tire ou au couteau contre lesquels on nous a maintes fois prévenus, nos collègues étaient sur leurs gardes. Voyant leur poursuivant se rapprocher, on a vite établi une stratégie de défense des plus astucieuses contre une possible attaque : en se retournant vivement, click-click en photos. L’adolescent s’est aussitôt enfui les jambes à son cou.
Ici et là à Valence, on procède à d’importants travaux de voirie préalables à la relocalisation du circuit du Grand Prix d’Espagne de Formule 1. La piste pénétrera notamment dans la Cité des Arts et des Sciences lui accordant ainsi une exposition privilégiée à travers la planète. Déjà plusieurs tours d’habitations de luxe s’élèvent tout autour de la Cité. Partout, de hautes grues annoncent l’essor du développement de la ville nouvelle.
Par ailleurs, la visite de la Cathédrale de Valence, de ses vieux et nouveau marché et de la ville ancienne avec ces lourdes tours du X!Vième siècle ne suscite plus autant de flashes que lors des premiers jours d’excursion.
Quelques observations Nous reprenons la route pour un dernier long trajet. Mme Pellerin conserve jalousement son siège au premier banc, les sœurs Joyal, les leurs à l’arrière du bus. Les autres font la rotation à chaque jour, ce qui facilite les échanges entre nouveaux voisins tout en permettant à chacun de profiter pour une journée de la vue panoramique du devant du bus. Presque à mi-hauteur de la Chaîne du littoral, nous traversons des vergers et encore des vergers d’orangers et autres agrumes. À la droite, des villes de grosseur moyenne ou petite enjolivent le littoral.
Ici et là dans la montagne subsistent de vieux châteaux qui ont perdu toute prétention sur leur fonction originale de gardien de l’environnement. Sur les terres basses près de la mer, on produit du riz selon une méthode d’inondation contrôlée dont je n’ai pas saisi le mode d’opération tel qu’expliqué par Rosa. Il n’y a qu’une récolte par année contrairement à certains pays d’Asie qui peuvent en compter trois.
On parle plusieurs langues ou dialectes en Espagne. Franco a échoué à imposer le castillan à toutes les provinces du pays. À remarquer que chacune des dix-sept provinces est autonome, le gouvernement central n’ayant que les affaires extérieures, la défense, la monnaie et autres gros dossiers à gérer. Barcelone La région de Barcelone est la plus autonomiste si l’on exclut le pays basque où règne l’ÉTA. Ici en Catalogne on enseigne le catalan (por que no ?) dans les écoles publiques. Le castillan devient la langue seconde. La rivalité entre Madrid et Barcelone se manifeste à tous les niveaux politiques, économiques, culturelles et autres. La plus évidente se révèle au niveau du football (soccer) où le Real Madrid est l’adversaire pour ne pas dire l’ennemi avoué de l’équipe Barcelona. Plus du tiers de la production industrielle du pays est concentré dans cette région voisine de la France. Le coût de la vie est aussi plus cher qu’ailleurs. Ainsi une salade au restaurant d’autoroute a coûté 6,9 euros, une bière 2,40, une pointe de tarte 3,45, un petit pain, 0,90 et, en ajoutant le beurre et la vinaigrette vendus séparément, la facture totalise 14,40 euros soit 20$. Des chips Pringles se vendent 3,45 E, 300 gr de biscuits Oreo 3,25 et un chocolat Kit Kat 1,8. Vraiment plus cher que chez-nous. Une astuce de restaurateurs : dès notre arrivée à table, on sert des petits pains et un plat d’olives, lesquels seront chargés 1,6 euro par personne sur la facture, consommés ou non.
Oublions ces attrape-touristes pour commenter trop rapidement le tour de Barcelone. La ville est super propre grâce notamment à une armée de balayeurs et aux nombreuses poubelles placées sur tous les trottoirs. Du nord au sud (mettons, car je ne m’oriente pas) une grande promenade piétonnière, la Ramblas, est bordée de platanes longs de 20 m qui se rejoignent au niveau du feuillage. Partout des îlots de fleurs et des petites boutiques ou terrasses de restaurants. Le pavé entièrement fabriqué de céramiques (à moins que ce soit du ciment) de 3’’ X 20’’, légèrement courbées et de deux teintes de brun réparties en bandes parallèles, le pavé dis-je, s’harmonise avec la couleur des édifices commerciaux environnants. Il y a continuellement des centaines voire des milliers de promeneurs dont beaucoup de touristes qui vont et viennent sans paraître pressés. La ville est constellée d’immeubles à voir, de monuments à admirer, de musées, de salles d’exposition, d’églises et d’œuvres de Gaudi à ne pas manquer de visiter sous peine d’être considérés comme béotiens.
Gaudi Il est 15 h. La température est stable à 24°. Je suis fatigué. Avec une bière, je m’installe sur la Place de la Catalogne pour observer la foule et les alentours tout en prenant des notes pour le présent récit. Je me remémore cette visite des œuvres du grand artiste Gaudi ce matin dont notamment le Parc Gaël, l’une de ses œuvres principales avec l’église Sagrada Familia (Sainte Famille). Quel génie ce Gaudi ! Gaël c’est son mécène, un riche baron. Ensemble ils ont voulu développer un complexe résidentiel de quelque soixante habitations. Gaudi construisit d’abord une maison modèle laquelle hélas ne trouva pas d’acheteur. Il décida donc de l’habiter tout en occupant ses temps libres à créer tout un environnement fantaisiste, coloré et tout à fait « pété » comme disent les jeunes. On dirait un village de pain d’épices créé pour une émission de télévision où habiteraient des créatures de Walt Disney ou les Schtroumps ou autres génies fantastiques. Le clocher de l’église de ce village flyé, notons que Gaudi était un grand catholique au service de sa foi d’abord, est bâti comme un cône de crème glacée à plusieurs boules. Une colonne du parc prend la forme d’une lavandière moulée dans le béton et couronnée de son panier à lessive. Elle monte la garde d’une longue tonnelle ombragée de lierre. Des murets qu’on dirait construit de colombins entièrement couverts de céramiques multicolores encadrent la voie de circulation et sont festonnés comme s’ils étaient fabriqués à la main par des enfants. Ici, c’est une fontaine au méchant dragon qui crache un feu de fleurs; là, une arche remplie d’animaux fantastiques mais pas du tout menaçants.
Merci aux appareils photos numériques sans lesquels nombre de Japonais seraient sortis d’ici appauvris. Je les vois attendre l’éclair de la caméra, debout, stoïques, statufiés, les bras pendants devant un âne à deux têtes et plus loin devant un bassin aux mille carpes de céramique multicolores. Là, c’est encore ce même oriental (anyway, ils se ressemblent tellement!) qui passe de posé à poseur. On dirait ces Orientaux tout désorientés dans ce monde joyeux. De vraies photos de passeport !
Et la cathédrale alors ! Bien qu’il faudra encore attendre près d’un siècle pour sortir les grues et les dizaines d’ouvriers, sculpteurs, céramistes et peintres qui s’y affairent, je suis, encore une fois, émerveillé par ce monument religieux auquel Gaudi a travaillé quelque quarante ans soit jusqu’à sa mort accidentelle en 1925 (je crois). L’église compte actuellement huit tours sur les douze dédiées aux apôtres. Quatre autres sont ou seront élevées en hommage aux évangélistes, une autre, plus grande encore, honore la Vierge et la dernière, le clocher de Jésus, culminera ce sanctuaire à nul autre pareil.
En façade, une centaine de personnages aux formes naturelles pour les plus petits et stylisées pour les plus importants forment un exceptionnel chemin de croix, c’est la Passion. Au sommet, un Christ ressuscité semble s’élever dans le ciel. Sur la façade arrière, c’est l’histoire de la Nativité qui est présentée dans la pierre. Il y a tellement de personnages que d’aucuns prétendent que le tout devient surchargé. Enfin, sur la troisième façade principale, c’est la Gloire du salut qui est représentée.
Encore une fois, le temps file. Il n’est plus possible de pénétrer et de pouvoir vérifier si une telle enveloppe annonce un contenu aussi remarquable. Le lecteur des présentes en sort chanceux. Je serais incapable de décrire adéquatement une telle œuvre d’art. Nos petits-enfants verront-ils ce chef d’œuvre complété ? Gaudi a exigé que les sculptures prévues soient des parties intégrantes de la structure de ce temple-musée. En conséquence elles doivent être exécutées par les artistes et ouvriers sur place, ce qui rend l’opération lente et dispendieuse. On compte sur les mécènes pour financer l’œuvre et aussi sur les milliers de visiteurs qui, à chaque année, paient 10 euros pour être admis sur le terrain et encore d’autre argent comme contribution volontaire ou pour l’achat de souvenirs. À noter que les Japonais sont très sensibles au fait que le chef actuel du chantier soit l’un des leurs. Un tel choix pourrait-il délier les bourses jaunes ?
Et voilà Au dernier soir, l’agence nous reçoit pour un dîner d’au revoir dans un chic hôtel du centre ville. Excellent repas arrosé de bon vin et couronné d’un champagne espagnol pour accompagner les profiteroles. L’atmosphère est des plus détendus. On remet la propina à Mme Rosa Mayné Castella et à Carlos au taux suggéré de 3 $ par jour pour la guide et 2 $ à cet excellent chauffeur qui nous a si habilement conduits sur les routes ibériques et dans le dédale des boulevards urbains.
Photos, échanges d’adresses, promesses de se revoir bref, les bonnes relations qui se sont nouées au cours de cette quinzaine de proximité se poursuivent et certaines pourront continuer au-delà du retour au pays.
Voilà qui complète la narration de cette autre belle expérience de voyage. J’ai fortement apprécié découvrir les richesses de l’Espagne et du Portugal, on l’aura deviné.
Je salue et remercie ceux et celles qui me font l’honneur de partager ce récit. Puisse-t-il vous inciter à le vivre avec autant d’intensité. Je vous le souhaite vivement.
Léon A. Lemay
par Léon A. Lemay Partie 1Intro Septembre 2007, nouveau séjour en Europe. Cette fois : Le Portugal et l’Espagne. Je connais très peu l’Espagne pour n’y avoir séjourné qu’une fois. Le Portugal m’est encore inconnu. Certes, on peut vivre sans connaître la péninsule ibérique mais je veux ajouter dès maintenant ces pays à ma collection. Pourquoi cette partie de l’Europe ? Pour parodier Sir Edmund Hilary à qui on demandait pourquoi vaincre l’Everest, ce sommet de l’Himalaya ? : « Parce qu’il est là » aurait-il répondu.
Le service sur Suisse Air est impeccable. D’abord un choix d’apéro, de Perrier à cognac servi avec un bon chocolat suisse évidemment. Puis une autre décision difficile, pâtes ou poulet, avec vin ou autres breuvages. Écran individuel, hôtesses et stewards des plus affables, deux voisins Guylaine et Laurent qui feront aussi la même virée, ça commence bien. L’envolée vers Zurich prendra près de sept heures à l’aller mais huit heures vingt au retour. À Madrid, Rosa, notre guide de l’Agence Allambra choisie par Tours Chanteclerc nous attend. La cinquantaine, bonne expérience à cette fonction, belle culture historique, français difficile mais bien agréable malgré un accent terrible, terrible. Madrid Enfin, nous voici à l’Hôtel Castalonia-Gaudi. C’est la première occasion de rencontre des trente et un (le un, c’est moi) compères et commères qui vivront ensemble cette expérience de tour organisé. La plupart sont des retraités avec moult expériences de voyage apprendrai-je au fil des jours par des allusions aux différences et ressemblances avec le Vietnam, la Chine, le Brésil ou Haïti pour moi. Les couples plus jeunes sont des travailleurs en vacances. Tous m’apparaissent sympathiques a priori. On vient de tous les coins du Québec, notamment Québec, Ste-Hyacinthe, Huntington, Lotbinière et le grand Montréal. Deux couples de Franco-Ontariens sont aussi des nôtres.
L’hôtel est luxueux comme d’ailleurs le seront tous les autres établissements offerts par notre Tour-opérateur. Une heure ou deux de sommeil pour me remettre d’une longue veille et je m’empresse d’aller visiter le fameux musée Prado situé tout près de l’hôtel. La ville de Madrid est très représentative des autres grandes capitales européennes que je connais : des parcs, des monuments et, beaucoup de circulation. Je me réjouis de voir autant d’arbres le long des boulevards, surtout des platanes au tronc ressemblant au costume de camouflage des militaires, Les Madrilènes sont calmes, courtois et propres. Beaucoup de touristes aussi avec sacs à épaules et appareils photos qui, en couple, qui, en cortège suivent la guide à drapeau.
Le Prado est immense. Et vieux. Il aurait grandement besoin d’une cure de rafraîchissement mais d’abord un bon nettoyage tant à l’interne qu’à l’extérieur. Mais n’est-ce pas le contenu qui compte d’abord ? Sa collection, l’une des plus importantes au monde, réunit les œuvres de tous les âges, de nombreux pays, de tous les genres. Évidemment les artistes espagnols sont les mieux représentés à la pinacothèque avec Goya, Le Greco, Vélasquez et Murillo. Faute de temps, je n’ai pu me rendre aux peintres modernes comme Dali, Picasso et Miro. Mais j’ai admiré des œuvres de génies comme Titien, Le Tintorêt, Van Dyck et tant d’autres dont on retrouve les illustrations dans tout bon dictionnaire. Celui qui m’a le plus frappé est Raphaël, ce collègue de Michel-Ange, tant dans ses petits formats que dans d’immenses toiles à motifs religieux.
Mais où s’en va l’art ? Dali, Picasso et Miro sont morts. Et moi, je ne me sens pas tellement bien, me faut-il avouer !
En matinée du lendemain, un grand tour de Madrid. Au-delà des places fleuries, des monuments équestres et des fontaines où l’eau jaillit en cascades sur un rythme flamenco, ce qui séduit le touriste est le faste des devantures de commerces et résidences sur les grands boulevards. Les fenêtres sont couronnées de festons en forme de guirlande et les toits, de colonnades, de dentelles de pierre ou de personnages mythiques voire même au faite d’une banque j’ai vu un char romain avec attelage de chevaux qui semblent s’emballer sous le fouet de gladiateurs. Et combien de caryatides au drapé révélateur et de guerriers à la pudeur protégée par une feuille de vigne ! Je crois que c’est l’ensemble de ces détails qui fait la beauté d’une ville. On dirait que, ici, on s’impose d’ajouter l’esthétique à la froideur grisâtre de la pierre.
Mais, ce qu’il y a du monde en soirée ! On se dirait à la sortie d’un spectacle au Centre Bell. En groupe de 5 ou 10 ou davantage, on parle, on rit, on circule, on vit. Ici et là, on prend une glace. En fin d’après-midi, il est trop tôt pour les travailleurs de rentrer à la maison. On prend donc une bière ou un vin accompagné de tapas, ces délicieux canapés ou encore quelques pointes de pizza qui permettront d’attendre le souper servi après 21h. si non plus tard Ces apéros consommés aux bars et terrasses de tous les centres ville d’Espagne font partie de la culture locale. La température est fantastique soit de 28°en après-midi à 23° en fin de soirée. Vers 22h, on renouvelle l’apéro qui sera suivi d’une paella ou d’un poisson au nom fort exotique ou d’un des 100 choix au menu de tous les restaurants. Partout, du bon vin, j’en atteste. À minuit, toujours autant de bruit dans les rues. On dit qu’il n’est pas indiqué d’arriver dans un bar avant 23h. Tolède Bonne décision d’accepter, après hésitation, la sortie facultative vers Tolède. Ville médiévale et, pour un temps, la capitale de l’Espagne, cette petite ville construite en montagnes respire le calme et la paix. Les rues sont étroites et toutes en pentes. Les maisons sont basses, modestes et souvent regroupées à la mode arabe autour d’une petite cour où des plantes conservent une certaine fraîcheur. Beaucoup de couleurs surtout à cause des mille géraniums aux fenêtres. C’est l’après-midi, les rues sont quasi-désertes, les boutiques, en sieste. Est-ce l’euphorie de ce début de voyage : je ressens une joie de vivre toute méditerranéenne ?
De retour à Madrid, une longue marche au centre-ville permet de vraiment découvrir la qualité de vie en pays castillan. Le coût de la vie est cher surtout depuis l’avènement de l’euro. On nous met en garde contre les pick pockets et les gitans. Dès 20h, sur l’une des rues principales, une trentaine de prostituées offrent leurs services aux centaines de passants qu’elles ne semblent pas déranger outre mesure. Elles font partie de la vie du milieu. Quelques-unes me sollicitent du regard mais elles me font plus pitié qu’envie. Je prendrai plutôt le dîner avec trois sapeurs-pompiers suisses dont l’un m’annonce adorer le Québec où il est déjà venu. Où ? À Saint-Louis dans la province du Missouri ! Ma relation avec les partenaires Déjà le 8 septembre, l’anniversaire de Nicole, ma douce comme je l’appelle. Je parle souvent d’elle car nombre de mes co-voyageurs s’étonnent de son absence même si certains ont constaté qui j’utilise souvent l’Internet à son adresse. J’ai aussi consulté deux d’entre elles dans l’achat d’un bracelet. La référence à sa polyarthrite répond aux interrogations verbales ou souhaitées. J’aimerais devenir copain-copains avec plusieurs de mes collègues voyageurs plus jeunes mais dois-je constater à mon désarroi, ma crinière blanche me voue davantage de respect que d’amitié. Je déteste souper en solitaire mais me retiens de m’imposer à qui que ce soit. J’attends les invitations ou encore je choisis les tables à couverts multiples où j’ai ma place sans devoir quémander. Aussitôt au sein d’un groupe, je deviens me semble-t-il, le centre d’intérêts car je suis très verbal, parfois drôle et toujours intéressé à entendre mes partenaires parler de leurs intérêts.
Ce soir, je soupe avec Mireille et Guy, Micheline et Pierre ainsi qu’avec « Bibi » l’aînée du groupe. Micheline raconte avec enthousiasme son mariage récent et la grande noce qui a suivi. Les Vachon sont très discrets mais fort sympathiques. Quant à Bibi, notre belle grand-maman, elle ose tout en rougissant, raconter une p’tite histoire osée. On s’amuse. L’Escurial Une autre belle journée de découvertes s’amorce à l’Escurial, une résidence d’été pour je ne sais plus quelles familles royales. Résidence d’été seulement compte tenu de la fraîcheur du site et non le palais de leurs majestés. Le siège officiel de la royauté est au Palais Royal de nos jours bien que le roi n’y habite pas. Avec sa famille, il a sa résidence privée sur des terres sises à quelque vingt km de Madrid. Cette région située au nord-ouest de la capitale est la plus élevée de l’Espagne. Il y a de la neige et du froid pendant leur court hiver. On y fait même du ski. Au temps des cathédrales comme dit Plamondon, les gens avaient froid dans leurs maisons non chauffées et encore plus dans les grands palais.
Selon notre guide local, un jeune historien fort cultivé, la suite des rois de l’époque comprenait quelque 3000 serviteurs soit 1200 rattachés au roi et autant à sa conjointe. Quelque 600 autres s’occupaient des enfants. Il fallait donc loger et nourrir tout ce monde d’où la grandeur des installations aujourd’hui converties en centre administratif pour le gouvernement et en locaux universitaires. À l’Escurial, un pavillon était réservé aux visiteurs étrangers venus de l’une des possessions espagnoles en Amérique du Sud, aux Philippines, au Mexique ou autres colonies. Ces hommes d’affaires ou militaires ou ambassadeurs pouvaient attendre des semaines pour obtenir une audience ou même une seule signature sur un traité, une concession ou un projet d’implantation ou d’exploration ou de conquête militaire.
Connexe à la résidence royale, un immense monastère a été élevé en hommage à San Lorenzo. Il est remarquable notamment par la hauteur de sa voûte centrale et la richesse de sa décoration de fresques, de tapisseries de Goya, de peintures de Vélasquez, de Greco et de peintres flamands. D’une fenêtre dissimulée aux regards des autres participants, la famille royale pouvait assister à la messe sans être vue des clercs et notables qui occupaient la nef. Dans toutes ces églises du Moyen-Âge, le peuple, ces simples roturiers, était confiné derrière un mur à l’arrière de l’église d’où il ne pouvait qu’entendre l’office religieux.
Encore aujourd’hui, quelque cinquante moines exercent leur ministère à San Lorenzo, surtout en éducation et sans doute en recherches bibliques si on se fie à l’importance de la bibliothèque où se retrouvent notamment de gros volumes bien archivés produits localement depuis le temps de la contre-réforme. Une pièce de ce complexe immobilier est remarquable, la nécropole. Tous les rois et reines de l’histoire espagnole et leurs enfants qu’on appelle infantes et non princes ou princesses, y ont leur sépulture. Le tombeau du roi actuel est préparé même si le corps devra attendre un « purgatoire » de vingt-cinq ans après sa mort avant d’y être enseveli.
Les changements climatiques L’Espagne souffre beaucoup du réchauffement de la planète. Il n’y pleut presque plus. On a connu une canicule de plus de 40° cet été dont trois jours de plus de 48° dans la région de Granada. Les green peace locaux prétendent même que dans moins de vingt-cinq ans, une importante partie de son territoire deviendra désertique. Déjà les cultures et l’élevage subissent l’effet des sécheresses. Or, l’Espagne est d’abord un pays agricole ! C’est toute l’économie du pays qui doit désormais compter avec ce phénomène.
Salamanca Un autre trou dans ma culture : je ne connaissais pas Salamanca, la capitale du nord de l’Espagne. Ville universitaire de quelque 120,000 habitants, elle ne compte aucune industrie autre que le tourisme et l’éducation. Deux universités dont l’une, laïque, accueille 30 000 étudiants et l’autre, dite pontificale avec sa charte romaine, 10 000. Ce centre éducatif serait le troisième plus vieux d’Europe après les universités de Paris et d’Oxford. Christophe Colomb dit-on, y est venu en 1486 défendre son projet de voyage à la recherche de la route des Indes. Dès 1929, Franco y établit son quartier général par mesure de protection. La proximité du Portugal lui assurait un corridor de fuite au cas où il devrait partir rapidement. Le bien-aimé Jean-Paul II y est aussi venu en 1996 inaugurer de nouveaux locaux à son centre pontifical.
Notre guide local est féru de connaissances historiques, architecturales et artistiques. Grâce à lui, on découvre des merveilles d’ordre technique et esthétique dans la construction et la décoration d’édifices, de places et de parcs, autant de réalisations qui révèlent le génie des artistes, ingénieurs et architectes depuis le Moyen-Âge. Ainsi les deux cathédrales construites comme des siamoises l’une au 11e siècle, l’autre au XVIe émerveillent les touristes. Je retiens notamment le retable de la plus ancienne qui, à partir de 51 tableaux aux cadres dorés et aux illustrations aux couleurs vives de la Renaissance présentent l’histoire de Marie, de son enfance, de sa vie avec Jésus et de son couronnement dans le ciel. En complément dans le dôme du chœur, la grande allégorie du Jugement dernier où Dieu le Père sépare les bons (en robes blanches) des méchants (nus). Ces derniers glissent vers la grande gueule d’un dragon pendant que la Vierge et Saint Jean Baptiste intercèdent auprès du Père pour des malheureux non encore jugés. Que de travail ! Que de magnificence !
Avec quelques collègues dont les sœurs Carmen et Thérèse, nous assistons à une partie de la messe dans la ‘’nouvelle’’ cathédrale. Après vingt minutes, il n’y a eu que la lecture chantée de deux épîtres et de l’évangile du jour suivie d’un interminable sermon lu par l’un des quinze vénérables chanoines. Peut-être parle-t-il encore ! Il n’y a certes pas plus d’une cinquantaine de fidèles à cette célébration dominicale. Bien moins que les touristes qui ont déjoué la surveillance de deux gardes pour s’infiltrer dans le sanctuaire.
La tauromachie La campagne est jaunie par le soleil. Les foins sont engrangés mais il y a encore des grains à moissonner. Cette région agricole du nord de l’Espagne est réputée pour l’élevage de taureaux à corridas. Le prix d’une bête de quatre ans d’une race particulière dont j’oublie le nom, élevée et nourrie selon un guide strict peut atteindre 6 000 euros. On reconnaît un bon taureau à ses cornes effilées et à sa musculature athlétique. Dans leur environnement bucolique, ces bêtes sont calmes et non agressives mais avec le stress du transport, le confinement dans un étroit enclos et le bruit ambiant d’une foule pouvant atteindre 60,000 personnes, le petit bœuf fonce sur tout ce qui bouge dès son entrée en arène. Les fléchettes des picadors dans son échine l’attisent davantage.
La tauromachie n’est pas un sport ni un simple spectacle en Espagne, au Mexique, au Portugal et dans quelques amphithéâtres du sud de la France. C’est un culte, c’est le traditionnel combat entre la force brute et l’intelligence. C’est une démonstration de courage et d’habileté élevée au rang d’art. Les grands toréadors aspirent au statut de matadors pour devenir des héros nationaux pour lesquels on voue une quasi-vénération. Chaque grande ville espagnole et plusieurs centres urbains portugais ont leur « plaza de torros » où des dizaines de milliers de participants soulignent par d’enthousiastes « OLÉ » l’élégante esquive d’un rein cambré ou la spectaculaire arabesque de la cape aux couleurs de feu. Notre guide Rosa Castella semble déplorer notre peu d’intérêt à assister à une corrida le dimanche suivant. « Autre pays, autres nurses » comme dit mon médecin libanais. Tout le monde ne peut apprécier la poutine ! Le Portugal Nous sommes maintenant en route vers Porto. Déjà la prairie passe d’un jaune de foin séché du côté espagnol au vert tendre des nouvelles pousses dès qu’approche la frontière lusitanienne. Ce riche coloris révèle une plus grande pluviosité d’où possiblement une troisième récolte au lieu des deux seules moissons chez le voisin castillan. Région peu peuplée, on rencontre néanmoins plusieurs villages et même une petite ville nichée sur les flancs d’une colline. Rosa nous informe que le Portugal présente le plus bas taux de chômage de l’Union européenne. Non à cause d’un plus grand nombre d’emplois mais, dit-elle, parce que les chômeurs s’expatrient. Les Portugais en exil préfèrent les autres pays de l’UE au voisin immédiat. Les relations avec l’Espagne sont tièdes au plan économique et en plusieurs autres domaines. C’est évident, les Portugais n’aiment pas les Espagnols et ce, in secula seculorum.
Porto Les mesures d’aide sociale seraient-elles peu généreuses pour les sans-emplois ? Nous rencontrons davantage de gitanes, d’handicapés et de clochards qui tendent la main au portail des églises et même sur la rue. Porto est une grande ville industrielle de deux millions d’habitants, la plus importante après Lisbonne. Les édifices publics, le mobilier urbain, les places, rues et parcs auraient grandement besoin d’une cure de rajeunissement ou, à tout le moins d’un bon ménage. On semble se relever difficilement de l’austérité du régime Salazar qui a imposé sa dictature sur le pays pendant quelque quarante ans.
Porto c’est évidemment le pays de ce vin fortifié le plus exporté de par le monde. Nous avons droit à une visite-dégustation-vente chez le producteur Ramos-Pinto. Des jeunes filles dans la vingtaine nous accueillent dans un excellent français, langue qui, à ma grande surprise, à moins que j’aie mal compris, serait la langue seconde enseignée dans les écoles portugaises.
Les différentes maisons, presque toutes anglaises, qui produisent du Porto choisissent de cinq à dix cépages parmi les quelque vingt variétés cultivées dans la vallée du Douro à quelque cent kms de Porto. Pour le vinifier et le fortifier d’alcool, on apporte les raisins à Gaïa, ville sise en face de Porto sur l’autre rive du Douro, ce long fleuve de près de 1000 km qui traverse l’Espagne et le Portugal pour se jeter dans l’Atlantique à Porto. Vieillie en fûts de chêne plus ou moins longtemps selon la qualité désirée, on distingue trois sortes principales de cette divine boisson. D’abord les Tawny qui sont un mélange de portos de différentes années, donc non-millésimés. On conseille de ne pas les laisser vieillir plus de trois ans. Ils se conservent jusqu’à un an après le premier décapsulage. Les Vintage pour leur part continuent à vieillir jusqu’à 90 ans (j’en doute mais j’en fais l’expérience) s’ils sont conservés couchés et protégés de la lumière. Bonne nouvelle : on ne peut les conserver plus de 2-3 jours après leur ouverture. Les Very Late Vintage sont des vins de qualité supérieure élevés plus longtemps en fûts de chêne français. Enfin on produit aussi des portos blancs dont la couleur fonce en vieillissant sans toutefois altérer le goût.
La cathédrale de Porto, l’une des 100 églises de la ville est aussi un monument qui date de plusieurs siècles. Elle compte trois nefs. Le chœur et le retable (de retro tabula soit derrière l’autel, ai-je appris) sont d’une magnificence qu’on ne saurait retrouver de nos jours. Comme nombre d’autres édifices historiques portugais, cette église devrait être restaurée pour faire mieux valoir ses richesses. Qui en assumerait le coût ? La fréquentation des lieux de culte tant en Espagne qu’au Portugal diminue bien qu’elle soit encore de l’ordre de 50% des fidèles toujours selon notre guide. Étonnant car la pratique se situe à quelque 10 à 15% des catholiques chez-nous.
Fatima En route vers Lisbonne, nous faisons un crochet pour rejoindre Fatima, cette petite ville si renommée pour les neuf apparitions de la Vierge à trois enfants les premiers vendredis de septembre 1917 à mai suivant. Il n’y a pas foule en ce lundi après-midi de septembre. J’y vois deux types de visiteurs : les touristes de passage comme nous et de véritables pèlerins imbus de foi. Une dizaine de personnes terminent à genoux, à une chapelle extérieure près de la haute basilique, leur « chemin de croix ». Comme le veut la coutume locale, je brûle un cierge en faveur de ceux qui souffrent, tant dans leur cœur que dans leur corps. Dans une chapelle latérale à l’intérieur de la basilique, se trouvent les cercueils de Jacinthe et de François au lieu même des apparitions de la Vierge. La troisième témoin de ces manifestations homologuées par l’Église est Lucie devenue religieuse et décédée en 2004. Sa dépouille rejoindra sans doute celles de sa sœur et de son frère un de ces jours.
La basilique est plutôt modeste surtout quand on la compare à ces immenses édifices gothiques du Moyen-Âge visités au cours de ce périple. Quelques vitraux au haut des murs, un chœur simplement décoré d’une statue de la Vierge, autel et retable très simples et des bancs qui ne sauraient être plus ordinaires. Les murs n’ont ni tableaux ou fresques, ni chemin de croix. Ils sont nus. Les visiteurs déambulent lentement et avec foi jusqu’au lieu des apparitions. Notre guide signale que plus de 70 000 personnes ont été témoins de l’obscurcissement du ciel et d’une danse du soleil lors de la dernière manifestation de la Vierge en 1918. La partie arrière de l’église débouche sur un chœur extérieur avec autel face à une immense esplanade pavée qui peut certes accueillir 100 000 personnes lors de manifestations exceptionnelles comme la visite du pape. Au fond de ce terrain, s’élève une immense croix au Christ tordu comme celui de la croix pastorale de Jean-Paul II. Tout autour du sanctuaire, des boutiques fort nombreuses offrent des souvenirs de type religieux surtout : chapelets, statues de plâtre représentant la Vierge, les petits bergers, des personnages de crèches de Noël et autres colifichets. Moi qui ai été élevé dans la vénération de ce mystère de Fatima, je m’étonne de ma faible participation émotive à l’occasion de la visite en ces lieux. Il faut croire que ma foi devient avantage intériorisée.
Lisbonne Que d’autobus ! Chanceux d’avoir un bon véhicule, confortable et climatisé, et un bon chauffeur qui, en manque de nicotine, nous arrête pour des pauses techniques en haltes routières après quelque 100 à 150 kms de route. Aux approches de Lisbonne nous longeons le Tage, ce fleuve si important notamment pour le transport de marchandises de et vers la mer. Une centrale atomique, de nombreuses industries, des quartiers résidentiels de banlieue… somme toute une entrée semblable à celle de toute grande capitale européenne. La grande agglomération de Lisbonne compte plus de deux millions d’habitants. Plusieurs buildings de plus de douze étages voisinent notre hôtel situé assez loin du centre-ville. Le quartier pourrait être très joli si l’environnement était davantage soigné. Peu d’arbres, peu de parcs. Le pavé troué ressemble davantage à celui de Montréal. Papiers, sacs de plastique, mégots de cigarettes polluent le paysage. Bref, ce secteur n’est pas valorisant pour ces magnifiques hôtels ou maisons d’affaires aux devantures de verre et de marbre qui rivalisent de futurisme architectural.
Heureusement, ce commentaire ne s’applique qu’à ce quartier de Lisbonne. Dès qu’on rejoint le Vieux Lisbonne, de belles avenues ombragées de platanes, des monuments en l’honneur de personnages historiques dont Pombale, le premier ministre lors du terrible tremblement de terre de 1755, des places et des parcs avec arbres majestueux, monuments et fontaines remarquables, beaux édifices richement décorés, églises moyenâgeuses que d’aucuns aimeraient visiter et enfin, une particularité portugaise, des avenues piétonnières aux marqueteries de céramique dessinant d’élégantes ondulations aux couleurs noir et blanc comme celles du drapeau national. Bref, une ville et un pays qui entrent dans le 21e siècle en s’efforçant de rattraper le temps perdu lors des années de la dictature de Salazar et de ses successeurs jusqu’en 1975.
Un mot sur le plus dévastateur séisme de l’histoire portugaise qui emporta la vie de plus de 40 000 personnes et détruisit la plus grande partie de la ville. Profitant des circonstances, Pombale a fait redessiner la ville selon des perpendiculaires au Tage. On créa alors de beaux espaces verts, de larges avenues et des zones protégées en bordure du fleuve pour d’éventuels développements urbanistiques. Un visionnaire pour l’époque dont s’inspira sans doute Haussmann dans la transformation de Paris quelque 100 ans plus tard.
Un pont de plus de trois kms enjambe le Tage dont l’estuaire à Lisbonne est très très large. Il fut construit par les mêmes ingénieurs et selon la même technologie que le Golden Gate de San Francisco. Sur les quais, on retrouve les installations portuaires et une longue promenade à l’ombre de la Tour de Garde. Récemment rénovée, cette tour contrôlait jadis les entrées et sorties de et vers la mer. On y a aussi élevé un élégant monument en hommage aux explorateurs portugais qui ont ouvert les portes du monde à l’Europe faisant ainsi bénéficier leur pays et même tout le continent d’importantes richesses importées du Mozambique, de l’Angola et du Brésil.
La cathédrale de Lisbonne souligne aussi sa reconnaissance envers les explorateurs. Des fresques et des tableaux présentent des produits exotiques à cette époque comme le maïs, la canne à sucre, l’ananas et aussi des fleurs et des arbres rapportés par Vespucci, Colomb, Vasco de Gama et autres découvreurs. Lieu de culte ou attraction touristique, la foule à la cathédrale serait telle en périodes touristiques, qu’on ne peut plus y célébrer d’offices religieux tant il y a du bruit, de la circulation et des éclairs d’appareils photos.
Coût de la vie On poursuit l’exploration de ce coin de pays par une visite de la région balnéaire de l’Estoril. Peu de gens à la plage par ce temps nuageux.. Le sable est pâle et les plages sont longues contrairement à celles que nous retrouverons à Torremolinos dans les prochains jours. On dirait que la nature a festonné le rivage en de multiples sections par des hauts-fonds ou des caps rocheux s’avançant dans la mer créant ainsi des «domaines privés.» Il n’y a jamais foule tant les gens se répartissent leur coin d’Atlantique.
Au Portugal, les restaurants présentent toujours des poissons, des viandes et des pâtes au menu. Crème caramel, tarte et salade de fruits, gâteaux de toutes sortes et, un délice, des biscuits à la pâte d’amandes comblent les becs sucrés. Plus chers sur la carte, le veau et l’agneau. Le vin de la région est bon et peu dispendieux. Le coût des alcools, terrible, terrible. Un rhum au bar de l’hôtel à Lisbonne coûte 9 euros soit quelque 13 $ pour deux onces de Havana Club d’un an. De façon générale, les prix sont devenus semblables à ceux des autres pays de l’Europe depuis la venue de l’euro. Le mythe des vacances économiques en Espagne et Portugal doit être dénoncé. Certes ce n’est pas encore l’inflation de Paris, Genève, Londres et Rome mais on ne rééditera plus « Spain for 10$ a day »
RÉCIT DE VOYAGE Espagne-PortugalPartie II Adieu Lisboa Au jour 7 du voyage, nous entreprenons le retour en Espagne. Le trajet est long, 450 km de Lisbonne à Séville. Peu habitée, cette région au sud-est de la capitale est uniquement agricole. On y cultive surtout le chêne-liège dont l’écorce récoltée aux huit ans sert à la production non seulement des bouchons de bouteilles de vin mais des babillards, des revêtements de murs et, à ma grande surprise, de jolis sacs à main aussi résistants et hydrofuges que du cuir, m’assure une vendeuse. L’arbre n’est pas grand soit tout au plus cinq mètres. L’exfoliation de l’écorce sur le tronc et les plus grosses branches ne le fait pas mourir contrairement au sort qui attendrait les conifères et feuillus de chez-nous.
Ici et là, des élevages de bœuf à boucherie et vaches laitières. Du maïs-grain sèche sur pieds, le foin bien enveloppé dans le papier plastic blanc attend d’être engrangé (je présume). Aucune vigne cependant, l’environnement ne s’y prête pas sans doute. Pourtant je me rappelle avoir appris que dans la région de Porto, les ceps de vigne sont plantés dans le schiste soit cette pierre stratifiée et friable à travers laquelle les racines se fraient un chemin jusqu’à la nappe phréatique distante de 3 à 10 mètres. Ici, c’est pourtant de la bonne terre me semble-t-il. Tiens, des oliviers maintenant ! Il apparaît que de bonnes pluies seraient bénéfiques à cette nature tellement sèche. Et nous roulons, nous roulons par monts et par vaux, ce qui ne trouble pas plusieurs de mes co-voyageurs bien endormis par le ronronnement de l’autocar et les ronflements de Raymond.
Mais quel paysage dépaysant pour des Québécois ! Ici et là, gît un château abandonné et rongé par le temps, Et des fortifications au milieu de nulle part : pour qui, contre qui ? Et ces grottes, sont-elles habitées ? Des ponts au-dessus de rivières, mais il n’y a plus d’eau, bâtard ! comme dit Gérard Laflaque. Voilà maintenant des moutons, que mangent-ils, y a pas d’herbe, ou si peu ? Sur la cime d’arbres plus grands, des cigognes ont installé des pieds-en-l’air, des haltes dans leur livraison de bébés sans doute. Par ailleurs, il n’y a que très peu d’oiseaux sinon de beaux pi-que-beus comme on appelle ces si gracieux oiseaux blancs en Guadeloupe. Au faîte des collines plus ou moins éloignées, on distingue de nombreuses éoliennes vouées me semble-t-il à rafraîchir la région de leurs longues pales. Mon esprit vagabonde. Je divague. Je dors.
À 200 kms de la frontière espagnole, nous dînons à Vilamoura, l’un des plus jolis centres de vacances de l’Algarve et même de l’Andalousie voisine. C’est l’une des oasis préférées des Anglais. On dit d’ailleurs que le Portugal serait devenu LA destination- vacances préférée des riches fils d’Albion depuis que Peter Mayle, par ses deux best sellers, a fait vendre la Provence. Ils y ont aménagé un aéroport presque privé, des golfs et autres installations sportives et culturelles. Ils font aussi vivre des hôteliers et des restaurateurs, des constructeurs de villas, tennis et piscines et aussi, des aides domestiques. D’où leur présence constitue-t-elle un apport économique important pour cette région où sévit malgré tout un taux de chômage important.
Une autre richesse de la région est la culture des amandiers dont les fruits sont exportés dans tout l’Europe. Localement on en fait des biscuits et des gâteaux « divins », j’en témoigne. Dans des marais près de la mer, on produit aussi du sel. Partout, des oliviers et encore du chêne et encore des caroubiers, ce grand arbre de 10 à 12 mètres dont les fruits nourrissent surtout les animaux de ferme.
L’Espagne, un ravissement ! Enfin, c’est l’Espagne. Un superbe pont dont la structure en forme d’un grand A nous accueille en Andalousie, le pays du flamenco. L’origine arabe du pays se manifeste par plusieurs signes dont les constructions et les appellations de personnes, de lieux, de rivières, de mets et de boissons. On retrouve de nombreux gitans dans cette région. Ils peuvent vous tirer à la fois la bonne aventure et votre porte-monnaie prétendent de tenaces préjugés. Sur presque tous les pylônes de la ligne de distribution de l’électricité, on voit des nids de cigogne désertés semble-t-il en cette période de l’année.
Mireille, une compagne de voyage de Saint-Agapit de Lotbinière, a constaté dans un élan d’enthousiasme réaliste comme nous sommes chanceux de vivre cette expérience de voyage. D’emblée, je partage cette opinion. Nous poursuivons un périple de luxe tant dans les hôtels et restaurants que dans le choix des lieux et richesses patrimoniales de la péninsule ibérique. Et ces châteaux, ces musées, ces cathédrales nous révèlent la grandeur du génie de l’homme ! Certes, on peut aujourd’hui aller sur la lune et bientôt encore plus loin mais n’était-ce pas une prouesse semblable de construire au Moyen-Âge une cathédrale aussi grandiose que celle de Séville ? Sa grandeur, sa hauteur, son esthétique sont l’illustration même de la splendeur du style gothique. La finesse des parements de maçonnerie ou d’ébénisterie, les sculptures et les toiles qui l’ornementent, enfin les richesses en orfèvrerie et en joyaux de pierres précieuses de son musée soulèvent l’émerveillement de tous les visiteurs. Du moins de ceux et celles qui conservent encore cette faculté qui, mieux que tout autre indicateur, distingue les jeunes d’esprit.
Comme la plupart de mes collègues, je suis ravi de cette expérience de voyage jusqu’à maintenant. Je reconnais cette chance, ce privilège de le vivre. À ma mesure, je peux admirer les œuvres d’art ici rassemblées au cours des siècles mais une personne mieux formée pourrait certes apprécier davantage. Ainsi, un architecte ou ingénieur pourrait-il s’enthousiasmer de la réussite de l’élévation de ces ogives qui supportent les voûtes gothiques au poids énorme. Autre exemple, André, un architecte de Québec m’a signalé l’ingéniosité des constructeurs de palais à gérer les écarts de température par le choix des matériaux et l’aménagement de jardins et d’aires de circulation. De même un joaillier ou orfèvre jouirait de découvrir un ostensoir comme celui de la salle du trésor de cette même cathédrale de Séville où la couronne d’or autour de la cellule de l’hostie est constellée de rubis, de saphirs, d’émeraudes et autres pierres précieuses pour moi non-estimables.
Outre les connaissances scientifiques, l’intérêt influence aussi l’émerveillement. Ainsi un gamin de huit ans sera-t-il ébloui face à un vélo rouge mais indifférent à la beauté d’une rose au parfum subtil et à la robe au camaïeu d’oranger. Donc qu’on ne s’offusque pas si je passe rapidement devant une dentelle de Bruges ou une création de Saint-Laurent à la vitrine de ces belles boutiques du centre-ville de la capitale de la communauté autonome d’Andalousie. Séville Séville est certes la plus belle ville d’Espagne en autant qu’une aussi rapide visite permette un classement. Deux grandes expositions universelles en 1929 et en 1992 (je crois) ont permis d’ajouter plusieurs remarquables pavillons au patrimoine déjà tellement riche de ce royaume. À quelque horizon que les yeux curieux peuvent se balader, un monument, une tour, une porte, une place, un palais, une cathédrale, mosquée ou synagogue vient séduire le touriste et assurément l’objectif de la caméra-vidéo du collègue-voyageur Jean-Guy qui a tout photographié ou filmé pendant le voyage.
Le flamenco
Une diversion en soirée : un spectacle de flamenco. Haut en couleurs et certes en douleur pour les genoux de ces artistes de la « gigue espagnole ». Qu’on me pardonne cet affront à cette danse folklorique au rythme emballant. En groupe, en duo ou en solo, jeunes hommes et dames d’âges divers donnent en claquettes et en rapides torsions de tête et de bras la réplique à un quatuor de guitares, d’infatigables « performers » qui par la musique nous communiquent l’esprit espagnol. Cet esprit qui comprend non seulement la danse, la musique et les chants andalous soit cet ensemble qu’on appelle flamenco, mais aussi la corrida, les gitans, la paella et ce si doux parler mélodieux que j’aimerais tant maîtriser. Pourquoi une telle association de concepts ? Pour moi, c’est ça l’Espagne.
Ai-je déjà parlé de la Giralda, cette ancienne mosquée convertie en cathédrale suite à l’édit de je sais plus quel empereur qui, en 1492, rendit illégale toute autre religion que le catholicisme ? C’est à voir pour ceux dont le « disque dur » peut encore enregistrer les particularités d’un autre monument, si riches soient-elles. Faute de n’avoir pas suffisamment noté, je ne me rappelle que de ces superbes plafonds aux dentelles de cèdre. Or, d’une cathédrale à l’autre, on en vient à confondre les unes et les autres me semble-t-il. So watt ! comme dirait l’électricien. Et notre guide nous entraîne maintenant à l’Alcazar, la résidence d’été des rois à la construction et décoration de laquelle nombre d’artistes des écoles espagnole, française et italienne de l’architecture, de la peinture et de la sculpture ont contribué. Ce palais révélateur du génie arabe, l’Al-Cazar (Le Palais en arabe) doit certes figurer parmi les plus grands châteaux européens. Toute visite en Espagne devrait comprendre un arrêt ici.
Cordoba Au jour 10 de cette tournée éblouissante, nous nous arrêtons trop brièvement à Cordoue. Une course à travers l’ancienne cathédrale transformée en mosquée vers le 11è siècle, agrandie à quelques reprises aux 12e et 13e siècles tant la population musulmane devenait importante et finalement redevenue chrétienne au 15e sous Charles Quint. Pressée par le temps qu’on lui a imparti, la guide locale, une gentille Suissesse, a néanmoins réussi à nous faire admirer moult détails dans la conception de ce temple où se révèlent les influences du Coran et de la Bible. Plus tard, nous visiterons aussi une synagogue construite du temps où les trois principales religions monothéistes cohabitaient harmonieusement en Espagne. On nous rappelle que dès le 15e siècle, l’antisémitisme a sévi ici. Ainsi 400 000 Juifs ont dû se convertir au catholicisme et 200 000 autres s’exiler lorsque le roi imposa le catholicisme comme seule religion autorisée.
Torremolinos La route vers cette station balnéaire tellement connue de par le monde nous permet de contempler les nombreux attraits du paysage. Peu peuplé, le terrain est fort accidenté et vallonné. On croirait voir une photo d’une piscine à remous en pleine action. Les très grandes plantations présentent une géométrie telle que, peu importe l’angle de vision, les orangers sont alignés avec la précision d’un arpenteur géomètre. On doit présumer de bons systèmes d’irrigation pour obtenir des fruits aussi juteux que ceux vendus à prix très modique dans les haltes routières.
Mené par Bernard, le fun est dans le bus aujourd’hui. Le rire tonitruant de Gérald et le sourire séduisant de Micheline encouragent la relance des mots d’esprit d’un siège à l’autre. Nous sommes trente et une personnes dans le groupe. Au fil des jours, des alliances se forment. Deux quatuors seulement étaient déjà organisés avant le voyage. Plusieurs professions sont représentées dont architecture, commerce, éducation et médecine. Je me plais à fréquenter tout le monde avec qui un dialogue s’avère possible pour moi. Mais quelle source d’enrichissement ces échanges !
Nous voici maintenant à Torremolinos. La région est montagneuse. Nous joignons aussitôt notre luxueux hôtel Cervantes qui, presque au sommet d’une colline, domine de nombreux hôtels, boutiques, auberges, restaurants et autres commerces cordés le long d’un rue étroite qui serpente jusqu’à la plage. Chaque mètre carré de terrain même s’il est dénivelé à 15° est utilisé par les commerçants. Étonnamment les prix aux restaurants et boutiques sont relativement modiques voire même inférieurs à ceux des autres villes visitées jusqu’à ce jour. Pourtant cette jolie ville serait la station balnéaire la plus « in » de la côte méditerranéenne !
La plage est courte, le fond de mer disparaît sous nos pas dès une vingtaine de pieds. Le sable est de couleur foncée et la mer invitante par la clarté et la bonne température de l’eau, soit quelque 20° peut-être. En compagnie de Jean-Claude et de sa compagne Lise, nous nous joignons aux nombreux baigneurs qui profitent des derniers rayons de soleil de ce bel après-midi. À trois, nous dégustons toute une bouteille de Porto accompagnée de croustilles. Dommage que ladite bouteille n’ait contenu que 110 ml ! Voulant poursuivre une fort agréable conversation sur nos valeurs respectives en matières de relations de couple, les deux copains m’invitent pour l’apéro et de là au restaurant où nous partageons une grande assiette de fruits de mer dans laquelle se retrouvent écrevisses, calmar, sardines, pétoncles et autre bibites non-identifiées. Heureux moment avec cette infirmière du CH de Joliette et de son non moins sympathique conjoint, ex-chirurgien vasculaire recyclé en fonctionnaire de l’Agence régionale de la Santé de Lanaudière. La température est certes à 23° à 22h30. C’est ça les vacances ! Je suis presque heureux. Gibraltar 35 euros pour une visite au rocher. J’y vais, je n’y vais pas ? Bon it’s now or never. Ça aurait dû être never car je n’y trouve rien de particulièrement intéressant. Terre ou plutôt rocher anglais depuis sa conquête en 1714, Gibraltar a maintes fois été réclamé par l’Espagne. No way, Sa Majesté n’a jamais accepté de restituer ce bout de terrain où s’entassent plus de 29000 citoyens britanniques dont plusieurs ex-Marocains. L’importance stratégique au plan militaire de cet observatoire sur le détroit du même nom était évidente depuis fort longtemps mais l’est moins depuis l’arrivée des images satellites. Déjà au Moyen-Âge, les Arabes ont établi un poste à Tariffe pour pouvoir imposer des frais ou « tarifs » comme droits de passage des navires entre l’Afrique et l’Europe. Lors de la guerre de ’39, des sous-marins allemands ont réussi à déjouer les Alliés en franchissant le détroit sans moteur, portés uniquement par les forts courants marins.
Pour améliorer la valeur touristique des lieux, les Anglais entretiennent une colonie de quelque deux cents singes importés du Maroc. Ils semblent bien accommodés au lieu et peu dérangés dans leur épouillage par les flashes des appareils photos. On visite la grotte bien parée de stalactites et stalagmites. On y a aménagé une salle de concert pour profiter d’une bonne acoustique, paraît-il. C’est tout ce qu’il y a à voir. Des vendeurs de fringues et de colifichets pour touristes essaient de nous attirer dans les boutiques à ras de mer. Celles parmi nous qui succombent au shopping pourront payer en euros mais seulement après conversion en livres sterling. D’où des prix beaucoup plus élevés que « chez-nous » en Espagne
Sur la voie du retour vers Torremolinos, de nombreux et fort élégants complexes immobiliers habitent le paysage. Construits à flanc de montagnes ces condos de luxe monochromes, d’un beige pâle semblent avoir été construits tout récemment. À un endroit appelé Marbella, c’est le rendez-vous du jet set international et aussi un lieu d’habitation saisonnier pour les rois du pétrole du Golfe Persique et leurs imposantes suites. Un km plus loin, oh la-la mes amis, des yachts et voiliers dont la valeur dépasse certainement le million d’euros sont exhibés à la vue du pauvre peuple que nous sommes. Trente mètres sur dix de largeur pour certains. Sur l’un, deux couples prennent un cognac (?). Sur l’autre, une jeune naïade se fait bronzer les nounous. La plupart des embarcations semblent désertées pour le moment. « Mais à 16h, c’est la siesta, voyons »
Dans la rue du port, toutes les boutiques offrent des porcelaines Lladro. Les marques Gucci, Cartier, Rolex semblent attirer les Ferrari, Lexus et Mercedes. Je n’ai pas vu de maisons de haute couture bien que du prêt-à-porter haute gamme savamment disposé en vitrines ait suscité des regards presque concupiscents de plusieurs dames de notre groupe de joyeux naufragés.
Par monts et par vaux voire même par de nombreux tunnels taillés dans le granit, nous poursuivons notre retour vers notre hôtel Cervantes. Le soleil est encore là, l’air est toujours aussi doux. Avec tous ces buildings dispendieux implantés depuis moins d’une génération, je me demande où vivent maintenant les pêcheurs et autres roturiers qui habitaient les côtes ? Les a-t-on achetés, expropriés ou évincés ? À remarquer, notre parcours évite les zones de pauvreté à l’exception de la banlieue de Gibraltar où vivent les Marocains légaux et illégaux.
Sur le flanc de la montagne que nous côtoyons se trouvent de nombreuses habitations troglodytes creusées dans le roc ou dans des cavités naturelles. Des gitans les ont aménagées avec tout le confort moderne incluant l’eau courante, l’électricité et autres commodités. Un réseau souterrain de câbles alimente ces grottes. On nous dit que dans la région de Valence à Barcelone, une grotte bien modernisée peut valoir jusqu’à 70 000 euros. Il serait très IN d’habiter un trou semblable.
Granada Granada, Granada, écoute ma voix qui t'appelle, Granada, Granada, pourquoi Dieu te fit-il si belle ? Que j'aime tes douces guitares pleurant sous la lune Les jupes des brunes Gitanes, Où le vent qui flâne Vous fait croire un jour à l'amour...
Sur une introduction de cette délicieuse chanson de Jacques Larue (merci à Internet), nous nous dirigeons vers cette ville que tant de poètes ont chantée. La route qui nous y mène est fantastique et a dû coûter une fortune à construire. Nous sommes en pleines montagnes, c’est la chaîne Sierra Nevada. Parfois nous survolons presque des agglomérations tout au fond dans la vallée, parfois nos cheminons dans des cols qui rappellent le Grand Cayon. Des sommets jusqu’à récemment enneigés se perdent dans les nuages. Là où les pentes sont plus douces, des forêts d’oliviers permettent d’anticiper une bonne récolte dans les prochains mois car des fruits en quantité sont presque rendus à maturité.
Et voilà Grenade. C’est dimanche, la fête de la Vierge patronne de l’Andalousie. À l’église qui lui est consacrée, deux présentoirs de fleurs de quelque 5m par 5m se dressent à l’entrée. Leur parfum envahit la rue de ses effluves. Les fidèles contribuent une certaine somme et un bouquet s’ajoute aux centaines d’autres déjà étalés. Le profit servira à payer la rénovation du temple. Une très belle place au centre-ville est envahie par une foule de quidams tranquilles qui profitent de la douceur du temps et de la joyeuse compagnie de copains pour siroter une consommation ou une glace.
Une note sur l’économie La région de Grenade est aussi essentiellement agricole. Aucune industrie dans cette municipalité de plus de 250 000 habitants autre que le brasseur de la bière la plus populaire du sud-est espagnol, l’Alhambra. Selon notre guide Rosa, l’Espagne serait le pays qui connaît la plus grande croissance économique de l’Union Européenne. Les impôts sont modérés, il y a de plus en plus d’emplois surtout dans la construction. Les mesures de sécurité sociale sont peu généreuses contrairement à la France, ce qui aide vraisemblablement le Trésor public. Ainsi il n’y a pas d’aide aux chômeurs. Une veuve de travailleur n’aurait que 450 E par mois ce qui est nettement insuffisant pour vivre convenablement. Le logement et la propriété foncière connaissent une inflation démesurée depuis l’entrée du pays dans la zone européenne et aussi à cause de l’immigration des Européens du nord a la recherche de soleil pour adoucir leurs vieux jours. Conscients que ce boom économique n’est pas éternel, la population locale s’inquiète pour l’avenir.
L’augmentation du PIB serait de 3,8% pour 2007, toujours selon Rosa. Ce taux qui m’apparaît très fort devrait cependant être confirmé à une source plus sure. Rappelons-nous que l’Espagne était l’un des pays les plus pauvres de l’Europe à la naissance du l’Union européenne par le Traité de Maastricht en 1992. Comme plusieurs autres pays, il lui a fallu redresser le facteur endettement par rapport au PIB (produit intérieur brut) pour être admis au sein de l’UE.
Qualité de notre hébergement
Ma chambre est petite et donne sur un mur aveugle. On dirait que les personnes voyageant seules sont traitées avec moins d’égards que les couples même si un supplément important est exigé. On soigne particulièrement les salles de bain toutes garnies de super belles céramiques d’environ 10 po. par 15. Celles d’aujourd’hui sont signées Pierre Cardin, s’il vous plaît. La robinetterie est en equipolant comme dit mon plombier. Nos plus beaux hôtels à ce jour furent ceux du Portugal. Les lobby, les bars et les salles à manger étalaient les plus beaux marbres d’Europe.
Au programme aujourd’hui : la visite du château-cathédrale l’Alhambra (c’est-à-dire La Maison Rouge en arabe) et non la brasserie, hélas.
L’Alhambra Mosquée à l’origine, cette forteresse a été transformée en cathédrale vers 1515 (j’oublie le mois). Faut-il croire en un certain désabusement, je ne ressens plus d’émerveillement face aux dorures, aux dentelles dans l’agrégat de plâtre pourtant très remarquables, aux bassins et fontaines qui semblent défier les lois de la gravité, bref tout me semble du déjà-vu. La seule nouveauté réside dans les commentaires de la guide locale sur le sort des femmes du harem des sultans. Insultant ! dirions-nous aujourd’hui. Avec leurs jeunes enfants, elles étaient confinées à l’étage supérieur des appartements du pontife et gardées par des eunuques. Une véritable prison où aucun autre homme que leur « propriétaire » pouvait les voir.
Lors de son voyage de noces qui dura plus de six mois (la mariée ne parlait ni espagnol ni allemand, fallait bien apprendre à causer !), Charles Quint, nouveau roi d’Espagne et empereur germanique, décida après la mort de Ferdinand d’établir ses appartements royaux dans l’ancienne mosquée et d’y juxtaposer une cathédrale. Il édicta même que Granada serait la capitale du royaume et de ses possessions outremer, un territoire « sur lequel le soleil jamais ne se couche » dit la littérature. Son fils rétablit le tout après la mort du grand Charles V trente ans plus tard.
Pour qui a de bonnes jambes et du temps à disposer, la visite de ce complexe et de ses jardins fleuris vaut un cours d’histoire de l’art. Jusqu’à la venue récente de l’église Sagrada Familia à Barcelone, l’Alhambra était le site touristique le plus fréquenté d’Espagne. Je ne répéterai pas les superlatifs pour caractériser le tout. Je réfère plutôt le lecteur à Internet ou aux mille volumes publiés sur cette richesse si importante du patrimoine espagnol pour ne pas dire mondial.
Pour la première fois depuis treize jours, je suis épuisé en soirée. Le cumul de cette vie de bohème et trois heures de marche dans le palais et les jardins de l’Alhambra ont vaincu ma résistance. Mais il ne reste plus que trois jours avant de retrouver mon chez-moi. Il est temps car le décolleté plongeant de Rosa exhibe de généreuses boules qui me font loucher. Ça doit être ça la boulimie !
La solidarité dans l’équipe
Un incident : Mme Pellerin, notre aînée, a perdu son sac « kangourou » contenant son passeport et sa carte Visa. Elle est paniquée. Déjà que sa surdité l’isole des autres voyageurs. Elle se présente à la salle à manger pour s’enquérir si quelqu’un…À la course, elle repart aussitôt vers sa chambre. Instantanément, Guylaine et Lisette dans un élan de solidarité toute féminine partent à sa suite. La dame fouille frénétiquement ses bagages jusqu’à ce que « les filles » l’amènent à réfléchir sur ses activités depuis son arrivée d’excursion deux heures plus tôt. Elle se rappelle alors avoir sagement placé son sac sous l’oreiller. Ouf!
Je cause souvent avec Guylaine et son conjoint Laurent, un couple des plus charmants de Brossard. Laurent a le sourire et l’entregent d’André-Philippe Gagnon, un sourire explosif dès le premier contact avec un interlocuteur et un rire sonore qui révèle la belle joie de vivre de ce fils d’entrepreneur saguenéen. Guylaine est charmante. Jolie femme, elle n’accuse jamais ses 50 ans qu’ils célébreront à Paris l’été prochain. Professionnelle à la Caisse de dépôts et placements du Québec, elle est vive et spontanée mais, personne n’étant parfait, elle serait une magasineuse insatiable surtout dans les souliers selon son conjoint. Une vraie Imelda Marcos et ses mille paires de godasses!
Alicante, la blanche Les routes du Portugal et de l’Espagne sont des plus agréables. Malgré l’affluence de touristes en cette fin d’été, nous n’avons jamais souffert de bouchons de circulation. La E-15 appelée l’Autoroute méditerranéenne est sans péage jusqu’à Alicante. Cette ville de 250 000 habitants est appelée La blanche à cause de sa luminosité incomparable. Sa température est idéale soit 25 à 30° le jour et autour de 20° la nuit. Elle connaît une croissance incroyable depuis les dernières années. Le coût de la vie y aurait suivi la même courbe apprend-on. En banlieue, c’est Benidorm surnommé Manhattan à cause de ses nombreux gratte-ciel dont un hôtel de 54 étages.
Mais ce que la route est longue : 550 km à parcourir encore jusqu’à Barcelone dont 140 aujourd’hui. Le régulateur de vitesse est barré à 100 km/h. Nous traversons maintenant la Chaîne du littoral après avoir laissé la Chaîne blanche et auparavant la Sierra nevada. Tout le flanc de la montagne est orné de superbes villas et logements multiples aux formes des plus étonnantes et ravissantes, Mais de quelle vie est-il possible de jouir sur un plan aussi incliné ? Ce sont certes des résidences secondaires. Je vois mal des gamins jouer au foot sans devoir perdre le ballon dans les abysses.
Valence
À l’entrée de Valence nous faisons un court arrêt-photos à la Cité des Arts et des Sciences. On m’accusera d’abuser des superlatifs mais là, vraiment il y a de quoi tomber en bas de ses souliers. La conception et la réalisation de cet ensemble de bâtiments sont fantastiques. Ancien marécage, le site constitue désormais un environnement d’eau et de végétation judicieusement aménagé. Les édifices futuristes qui y sont installés sont d’une légèreté, d’une élégance incomparable à tout ce que j’ai pu admirer à quelque autre endroit. Pour réaliser ce grand complexe rassembleur d’artistes, de scientifiques et de touristes de tout acabit, on a détourné une rivière. On utilise maintenant ses eaux pour alimenter les nombreux bassins qui deviennent autant de miroirs où se reflètent les grandes œuvres architecturales. Ces plans d’eau sont reliés les uns aux autres par un canal où l’eau circule par gravité. Mon enthousiasme m’amène à prédire qu’on utilisera sans doute cette Cité dans les futurs manuels d’art pour représenter le 21e siècle. Dommage qu’on ne puisse s’attarder davantage. On rate ainsi l’occasion de pénétrer dans ces centres d’exposition, de rencontres, d’enseignement et sans doute d’édification pour tous ces groupes d’écoliers qu’on voit circuler. Si le contenu est semblable au contenant, le programme de notre circuit touristique devrait être réaménagé en renonçant à quelques cathédrales au profit de ce centre d’art et de science.
Quatre des nôtres ont convenu d’y retourner en soirée dont Denis, 6’2’’, 210 lbs et Laurent, 5’9’’, foulé dur. D’un pavillon à l’autre, un jeune homme à l’allure inquiétante talonnait nos solides bonhommes accompagnés de leurs méfiantes partenaires. Redoutant les voleurs à la tire ou au couteau contre lesquels on nous a maintes fois prévenus, nos collègues étaient sur leurs gardes. Voyant leur poursuivant se rapprocher, on a vite établi une stratégie de défense des plus astucieuses contre une possible attaque : en se retournant vivement, click-click en photos. L’adolescent s’est aussitôt enfui les jambes à son cou.
Ici et là à Valence, on procède à d’importants travaux de voirie préalables à la relocalisation du circuit du Grand Prix d’Espagne de Formule 1. La piste pénétrera notamment dans la Cité des Arts et des Sciences lui accordant ainsi une exposition privilégiée à travers la planète. Déjà plusieurs tours d’habitations de luxe s’élèvent tout autour de la Cité. Partout, de hautes grues annoncent l’essor du développement de la ville nouvelle.
Par ailleurs, la visite de la Cathédrale de Valence, de ses vieux et nouveau marché et de la ville ancienne avec ces lourdes tours du X!Vième siècle ne suscite plus autant de flashes que lors des premiers jours d’excursion.
Quelques observations Nous reprenons la route pour un dernier long trajet. Mme Pellerin conserve jalousement son siège au premier banc, les sœurs Joyal, les leurs à l’arrière du bus. Les autres font la rotation à chaque jour, ce qui facilite les échanges entre nouveaux voisins tout en permettant à chacun de profiter pour une journée de la vue panoramique du devant du bus. Presque à mi-hauteur de la Chaîne du littoral, nous traversons des vergers et encore des vergers d’orangers et autres agrumes. À la droite, des villes de grosseur moyenne ou petite enjolivent le littoral.
Ici et là dans la montagne subsistent de vieux châteaux qui ont perdu toute prétention sur leur fonction originale de gardien de l’environnement. Sur les terres basses près de la mer, on produit du riz selon une méthode d’inondation contrôlée dont je n’ai pas saisi le mode d’opération tel qu’expliqué par Rosa. Il n’y a qu’une récolte par année contrairement à certains pays d’Asie qui peuvent en compter trois.
On parle plusieurs langues ou dialectes en Espagne. Franco a échoué à imposer le castillan à toutes les provinces du pays. À remarquer que chacune des dix-sept provinces est autonome, le gouvernement central n’ayant que les affaires extérieures, la défense, la monnaie et autres gros dossiers à gérer. Barcelone La région de Barcelone est la plus autonomiste si l’on exclut le pays basque où règne l’ÉTA. Ici en Catalogne on enseigne le catalan (por que no ?) dans les écoles publiques. Le castillan devient la langue seconde. La rivalité entre Madrid et Barcelone se manifeste à tous les niveaux politiques, économiques, culturelles et autres. La plus évidente se révèle au niveau du football (soccer) où le Real Madrid est l’adversaire pour ne pas dire l’ennemi avoué de l’équipe Barcelona. Plus du tiers de la production industrielle du pays est concentré dans cette région voisine de la France. Le coût de la vie est aussi plus cher qu’ailleurs. Ainsi une salade au restaurant d’autoroute a coûté 6,9 euros, une bière 2,40, une pointe de tarte 3,45, un petit pain, 0,90 et, en ajoutant le beurre et la vinaigrette vendus séparément, la facture totalise 14,40 euros soit 20$. Des chips Pringles se vendent 3,45 E, 300 gr de biscuits Oreo 3,25 et un chocolat Kit Kat 1,8. Vraiment plus cher que chez-nous. Une astuce de restaurateurs : dès notre arrivée à table, on sert des petits pains et un plat d’olives, lesquels seront chargés 1,6 euro par personne sur la facture, consommés ou non.
Oublions ces attrape-touristes pour commenter trop rapidement le tour de Barcelone. La ville est super propre grâce notamment à une armée de balayeurs et aux nombreuses poubelles placées sur tous les trottoirs. Du nord au sud (mettons, car je ne m’oriente pas) une grande promenade piétonnière, la Ramblas, est bordée de platanes longs de 20 m qui se rejoignent au niveau du feuillage. Partout des îlots de fleurs et des petites boutiques ou terrasses de restaurants. Le pavé entièrement fabriqué de céramiques (à moins que ce soit du ciment) de 3’’ X 20’’, légèrement courbées et de deux teintes de brun réparties en bandes parallèles, le pavé dis-je, s’harmonise avec la couleur des édifices commerciaux environnants. Il y a continuellement des centaines voire des milliers de promeneurs dont beaucoup de touristes qui vont et viennent sans paraître pressés. La ville est constellée d’immeubles à voir, de monuments à admirer, de musées, de salles d’exposition, d’églises et d’œuvres de Gaudi à ne pas manquer de visiter sous peine d’être considérés comme béotiens.
Gaudi Il est 15 h. La température est stable à 24°. Je suis fatigué. Avec une bière, je m’installe sur la Place de la Catalogne pour observer la foule et les alentours tout en prenant des notes pour le présent récit. Je me remémore cette visite des œuvres du grand artiste Gaudi ce matin dont notamment le Parc Gaël, l’une de ses œuvres principales avec l’église Sagrada Familia (Sainte Famille). Quel génie ce Gaudi ! Gaël c’est son mécène, un riche baron. Ensemble ils ont voulu développer un complexe résidentiel de quelque soixante habitations. Gaudi construisit d’abord une maison modèle laquelle hélas ne trouva pas d’acheteur. Il décida donc de l’habiter tout en occupant ses temps libres à créer tout un environnement fantaisiste, coloré et tout à fait « pété » comme disent les jeunes. On dirait un village de pain d’épices créé pour une émission de télévision où habiteraient des créatures de Walt Disney ou les Schtroumps ou autres génies fantastiques. Le clocher de l’église de ce village flyé, notons que Gaudi était un grand catholique au service de sa foi d’abord, est bâti comme un cône de crème glacée à plusieurs boules. Une colonne du parc prend la forme d’une lavandière moulée dans le béton et couronnée de son panier à lessive. Elle monte la garde d’une longue tonnelle ombragée de lierre. Des murets qu’on dirait construit de colombins entièrement couverts de céramiques multicolores encadrent la voie de circulation et sont festonnés comme s’ils étaient fabriqués à la main par des enfants. Ici, c’est une fontaine au méchant dragon qui crache un feu de fleurs; là, une arche remplie d’animaux fantastiques mais pas du tout menaçants.
Merci aux appareils photos numériques sans lesquels nombre de Japonais seraient sortis d’ici appauvris. Je les vois attendre l’éclair de la caméra, debout, stoïques, statufiés, les bras pendants devant un âne à deux têtes et plus loin devant un bassin aux mille carpes de céramique multicolores. Là, c’est encore ce même oriental (anyway, ils se ressemblent tellement!) qui passe de posé à poseur. On dirait ces Orientaux tout désorientés dans ce monde joyeux. De vraies photos de passeport !
Et la cathédrale alors ! Bien qu’il faudra encore attendre près d’un siècle pour sortir les grues et les dizaines d’ouvriers, sculpteurs, céramistes et peintres qui s’y affairent, je suis, encore une fois, émerveillé par ce monument religieux auquel Gaudi a travaillé quelque quarante ans soit jusqu’à sa mort accidentelle en 1925 (je crois). L’église compte actuellement huit tours sur les douze dédiées aux apôtres. Quatre autres sont ou seront élevées en hommage aux évangélistes, une autre, plus grande encore, honore la Vierge et la dernière, le clocher de Jésus, culminera ce sanctuaire à nul autre pareil.
En façade, une centaine de personnages aux formes naturelles pour les plus petits et stylisées pour les plus importants forment un exceptionnel chemin de croix, c’est la Passion. Au sommet, un Christ ressuscité semble s’élever dans le ciel. Sur la façade arrière, c’est l’histoire de la Nativité qui est présentée dans la pierre. Il y a tellement de personnages que d’aucuns prétendent que le tout devient surchargé. Enfin, sur la troisième façade principale, c’est la Gloire du salut qui est représentée.
Encore une fois, le temps file. Il n’est plus possible de pénétrer et de pouvoir vérifier si une telle enveloppe annonce un contenu aussi remarquable. Le lecteur des présentes en sort chanceux. Je serais incapable de décrire adéquatement une telle œuvre d’art. Nos petits-enfants verront-ils ce chef d’œuvre complété ? Gaudi a exigé que les sculptures prévues soient des parties intégrantes de la structure de ce temple-musée. En conséquence elles doivent être exécutées par les artistes et ouvriers sur place, ce qui rend l’opération lente et dispendieuse. On compte sur les mécènes pour financer l’œuvre et aussi sur les milliers de visiteurs qui, à chaque année, paient 10 euros pour être admis sur le terrain et encore d’autre argent comme contribution volontaire ou pour l’achat de souvenirs. À noter que les Japonais sont très sensibles au fait que le chef actuel du chantier soit l’un des leurs. Un tel choix pourrait-il délier les bourses jaunes ?
Et voilà Au dernier soir, l’agence nous reçoit pour un dîner d’au revoir dans un chic hôtel du centre ville. Excellent repas arrosé de bon vin et couronné d’un champagne espagnol pour accompagner les profiteroles. L’atmosphère est des plus détendus. On remet la propina à Mme Rosa Mayné Castella et à Carlos au taux suggéré de 3 $ par jour pour la guide et 2 $ à cet excellent chauffeur qui nous a si habilement conduits sur les routes ibériques et dans le dédale des boulevards urbains.
Photos, échanges d’adresses, promesses de se revoir bref, les bonnes relations qui se sont nouées au cours de cette quinzaine de proximité se poursuivent et certaines pourront continuer au-delà du retour au pays.
Voilà qui complète la narration de cette autre belle expérience de voyage. J’ai fortement apprécié découvrir les richesses de l’Espagne et du Portugal, on l’aura deviné.
Je salue et remercie ceux et celles qui me font l’honneur de partager ce récit. Puisse-t-il vous inciter à le vivre avec autant d’intensité. Je vous le souhaite vivement.
Léon A. Lemay
Organisation d'une longue randonnée au fjord du Saguenay (Québec) English translation pending
Bonjour,
Je souhaite faire la rando de 42 Km le long du Fjord du Saguenay (en famille avec 2 enfants de 8 et 11ans) en Aout, sur 4 jours et 3 nuits. Je cherche les renseignements suivants: Peut-on rejoindre Tadoussac en transport en commun? Quel moyen existe t-il pour rejoindre le départ de la rando? Y a t-il du ravitaillement (commerces) et de l eau sur le parcours? Quel est le tarif des refuges et campings? Ou puis-je me procurer une carte précise du parcours?
Merci d'avance pour vos réponses!!
Je souhaite faire la rando de 42 Km le long du Fjord du Saguenay (en famille avec 2 enfants de 8 et 11ans) en Aout, sur 4 jours et 3 nuits. Je cherche les renseignements suivants: Peut-on rejoindre Tadoussac en transport en commun? Quel moyen existe t-il pour rejoindre le départ de la rando? Y a t-il du ravitaillement (commerces) et de l eau sur le parcours? Quel est le tarif des refuges et campings? Ou puis-je me procurer une carte précise du parcours?
Merci d'avance pour vos réponses!!
Où se rendre pour la fête nationale du Canada et celle des États-Unis? English translation pending
Bonjour,
Je serai dans chaque pays lors de leur fête nationale (Montréal et New York). Pourriez-vous me dire les lieux où se rendent généralement les locaux pour célébrer leur fête nationale?
Merci!
Je serai dans chaque pays lors de leur fête nationale (Montréal et New York). Pourriez-vous me dire les lieux où se rendent généralement les locaux pour célébrer leur fête nationale?
Merci!
Vols pour Santiago de Cuba en provenance du Québec: pourquoi atterrissent-ils à Holguin? English translation pending
Est-ce que quelqu'un peut me dire pourquoi la majorité des vols en provenance du Québec atterrissent à Holguin plutot qu'à Santiago pour les hotels situés à Santiago.
Est-ce que l'aéroport de Santiago est fermé ou quoi.
Merci.
Est-ce que l'aéroport de Santiago est fermé ou quoi.
Merci.
Île et hôtel dans l'extrême sud des Maldives pour faire du snorkeling proche des bords de plages? English translation pending
Bonjour,
Etant des habitués des Maldives, on nous a dit que l'extrême Sud était plus préservé et plus sauvage, si quelqu'un connaît une île de bonne qualité au niveau hébergement et restauration, avec un snorkelling sympathique proche de la plage au niveau distance, faites nous signe, nous voulons partir début mai.
Merci pour vos infos, elles seront les bienvenues.
A charge de revanche, nous connaissons 5 îles.
Etant des habitués des Maldives, on nous a dit que l'extrême Sud était plus préservé et plus sauvage, si quelqu'un connaît une île de bonne qualité au niveau hébergement et restauration, avec un snorkelling sympathique proche de la plage au niveau distance, faites nous signe, nous voulons partir début mai.
Merci pour vos infos, elles seront les bienvenues.
A charge de revanche, nous connaissons 5 îles.
Voyage itinérant en Gaspésie (juillet 2010) English translation pending
Je souhaiterais faire un voyage itinérant en Gaspésie cet été d'une dizaine de jours en partant de Québec. Pouvez-vous m'indiquer quels sont les lieux à ne pas manquer (beauté des paysages, sites culturels, historiques...) y compris les randonnées pédestres ? De plus, j'aimerais dormir soit en chambre d'hôtes ou en hôtel bon marché, (rapport qualité/prix correct). Pouvez-vous me conseiller des adresses ?
Merci à tous pour vos réponses qui vont m'aider à préparer mon voyage.
Angleterre, Belgique et Pays-Bas en mai 2010 English translation pending
Bonjour tout le monde! 🙂
Voilà, mon voyage est finalement booké alors malheureusement Italie, ce sera pour une autre fois! 😕
Voici l’itinéraire que j’ai préparé. J’aimerais bien avoir vos remarques et vos précieux conseils! Ce sera grandement apprécié!
J1 : Départ de Montréal
J2 : Arrivée à Bruxelles – départ à Amsterdam et arrivée vers 13-14h – restant de la journée consacrée à visiter Amsterdam
J3 : Keukenhof en avant-midi et Amsterdam en après-midi
J4 : Delft
J5 : Amsterdam en avant-midi et départ en après-midi vers Belgique (Anvers ou Bruges ou Bruxelles)
J6 : Bruges (oh la belle Bruges!!!!)
J7 : Gand
J8 : Bruxelles
J9 : départ le matin vers Londres en TGV
J10 : Londres
J11 : Londres
J12 : Windsor (pas nécessairement le J12)
J13 : Londres
J14 : Bath (pas nécessairement le J14)
J15 : Londres
J16 : Londres
J17 : Londres
J18 : Londres en avant-midi et en après-midi départ vers Montréal (déjà???? snif snif 😕)
Je sais que mon temps consacré au Pays-Bas et en Belgique est très court, mais je préfère consacrer plus de temps en Angleterre.
À Amsterdam, je recherche surtout à marcher dans la ville le long des canaux, voir quelques monuments et squares et faire surtout le Rijksmuseum (je ne pense pas faire le musée Van Gogh).
Je me demande aussi si Delft est à voir sachant que j’adore l’architecture et les arts (c’est ce que je recherche dans mes voyages avec aussi des beaux espaces verts pour relaxer et des lieux riches en Histoire). Il s’agit de la ville de Vermeer et ayant vu des photos de cette ville, elle me semble intéressante et belle.
J’ai surtout besoin de vos conseils quant à mon arrivée en Belgique (J5). Premièrement, Anvers vaut-elle la peine d’être vue??? Vaut-il mieux arriver à Bruxelles et ainsi avoir un peu plus de temps pour découvrir la capitale sachant que je veux juste me promener aussi dans cette ville (un peu comme à Amsterdam)? Aussi, je pense m’installer 2 nuits à Bruges (J6 et J7), car les hôtels sont plus abordables (je pars toute seule, donc il est certain que je paierai plus cher).
En ce qui concerne Londres, je préfère lui réserver plus de temps parce que je veux faire qqles musées. Pour l'instant, je prévois un minimum de 6 jours.
Je me demande si des villes comme Oxford et Canterbury valent la peine? Laquelle vous me conseillez le plus?
J’ai vu qu’on peut faire des excursions du genre Windsor / Stonehenge / Bath en 1 seule journée, mais ce n’est pas trop court pour explorer Bath et le château??? 🤪 Et Stonehenge, ça vaut la peine??? Et combien de temps prend la visite de Hampton Court ?
Merci en avance de vos réponses!
😉
Voilà, mon voyage est finalement booké alors malheureusement Italie, ce sera pour une autre fois! 😕
Voici l’itinéraire que j’ai préparé. J’aimerais bien avoir vos remarques et vos précieux conseils! Ce sera grandement apprécié!
J1 : Départ de Montréal
J2 : Arrivée à Bruxelles – départ à Amsterdam et arrivée vers 13-14h – restant de la journée consacrée à visiter Amsterdam
J3 : Keukenhof en avant-midi et Amsterdam en après-midi
J4 : Delft
J5 : Amsterdam en avant-midi et départ en après-midi vers Belgique (Anvers ou Bruges ou Bruxelles)
J6 : Bruges (oh la belle Bruges!!!!)
J7 : Gand
J8 : Bruxelles
J9 : départ le matin vers Londres en TGV
J10 : Londres
J11 : Londres
J12 : Windsor (pas nécessairement le J12)
J13 : Londres
J14 : Bath (pas nécessairement le J14)
J15 : Londres
J16 : Londres
J17 : Londres
J18 : Londres en avant-midi et en après-midi départ vers Montréal (déjà???? snif snif 😕)
Je sais que mon temps consacré au Pays-Bas et en Belgique est très court, mais je préfère consacrer plus de temps en Angleterre.
À Amsterdam, je recherche surtout à marcher dans la ville le long des canaux, voir quelques monuments et squares et faire surtout le Rijksmuseum (je ne pense pas faire le musée Van Gogh).
Je me demande aussi si Delft est à voir sachant que j’adore l’architecture et les arts (c’est ce que je recherche dans mes voyages avec aussi des beaux espaces verts pour relaxer et des lieux riches en Histoire). Il s’agit de la ville de Vermeer et ayant vu des photos de cette ville, elle me semble intéressante et belle.
J’ai surtout besoin de vos conseils quant à mon arrivée en Belgique (J5). Premièrement, Anvers vaut-elle la peine d’être vue??? Vaut-il mieux arriver à Bruxelles et ainsi avoir un peu plus de temps pour découvrir la capitale sachant que je veux juste me promener aussi dans cette ville (un peu comme à Amsterdam)? Aussi, je pense m’installer 2 nuits à Bruges (J6 et J7), car les hôtels sont plus abordables (je pars toute seule, donc il est certain que je paierai plus cher).
En ce qui concerne Londres, je préfère lui réserver plus de temps parce que je veux faire qqles musées. Pour l'instant, je prévois un minimum de 6 jours.
Je me demande si des villes comme Oxford et Canterbury valent la peine? Laquelle vous me conseillez le plus?
J’ai vu qu’on peut faire des excursions du genre Windsor / Stonehenge / Bath en 1 seule journée, mais ce n’est pas trop court pour explorer Bath et le château??? 🤪 Et Stonehenge, ça vaut la peine??? Et combien de temps prend la visite de Hampton Court ?
Merci en avance de vos réponses!
😉
Mon tour du monde rêvé (à vélo et en bateau) English translation pending
Bonjour à tous et bonne année 😉
Je suis nouveau sur ce site, je me suis inscrit car j'ai découvert qu'il était une véritable mine d'informations concernant les voyages, et je remercie d'ores et déjà tous ses contributeurs... Ce topic est à la fois une présentation de moi et de mon projet de tour du monde, le lancement d'un débat ou échange d'informations et éventuellement la recherche de coéquipiers.
Alors voilà, je suis un étudiant de 19 ans, j'ai toujours adoré le vélo (mais surtout en ville tous les jours) et l'été passé j'ai eu l'occasion de faire mon premier "grand" voyage en vélo, consistant simplement à partir de Bruxelles et traverser la France jusqu'aux frontières de l'Espagne (Bayonne). 1200 km en 15 jours. J'aime également beaucoup la randonnée pédestre, l'escalade et le canyoning, et suis attiré par la plongée, le parapente et l'alpinisme. Je suis aussi un modeste défenseur de l'écologie et détracteur de la voiture, c'est une raison de plus pour laquelle j'adore le vélo. Je ressens aussi une incompréhension et un malaise face à notre société où l'on s'invite des problèmes et du stress, et j'aspire à plus de liberté, au prix de moins de confort et de solitude, ce qui ne me dérange pas.
Pour toutes ces raisons, j'ai pensé il y a quelques temps (en fait, dès mon retour de mon voyage) à faire un tour du monde en vélo. Les raisons sont multiples : d'une part, le côté sportif : j'aime le vélo et j'avoue que l'idée de l'exploit sportif du tour du monde me tente bien. D'autre part, les paysages bien sûr : je pense que c'est en voyant les photos d'Heinz Stucke que je me suis dis "p.... qu'est-ce qu'on fous encore ici...". Ensuite, le côté engagé : le voyage écologique et bon marché tout en étant respectueux de l'environnement, mais aussi un voyage qui me permettrait de mieux connaître les conditions de vie des habitants de ses pays, et de revenir avec un rapport le plus pragmatique possible. Ce que j'aimerais aussi pouvoir faire, c'est de l'aide humanitaire ; malheureusement ce n'est pas aussi simple à faire qu'à dire, mais j'aimerais en tout cas ne pas faire ce voyage que pour moi...
Le grand principe de mon voyage : pas d'avion, de bus, de car, de voiture, de moyen de transport polluant. Et mine de rien, parmi tous les témoignages que je trouve, je ne vois pas beaucoup de cyclotouristes qui n'ont pas pris l'avion au moins une fois. J'aimerais faire un vrai tour du monde sans dépenser un seul litre de CO2, et bon marché en plus.
Voilà mon projet, qui est encore très vague comme vous pouvez le voir. Mais je me permets déjà de vous poser quelques questions ouvertes :Quelle est la "mentalité" ou les traits de caractères des tourdumondistes ? Autrement dit, j'aimerais savoir si je suis fait pour faire ça ou pas ? Le manque de confort etc. ne me pose pas de problème, mais faut-il être très sociable, avec du caractère, pour survivre dans ce monde de brutes 😉 Vous me direz, tout dépend aussi si on part seul ou avec qui on part...A la fin de mes études, j'aurai environ 23 ans et l'envie encore plus forte d'entamer ce tour du monde : pensez-vous que c'est le meilleur moment pour partir faire un grand voyage et se "forger le caractère" pour la suite, ou au contraire avez-vous une conception du tour du monde comme "l'ultime voyage" à réaliser après seulement avoir déjà beaucoup voyagé et beaucoup de maturité ?Question plus terre à terre, le budget : certaines personnes parviennent à obtenir d'importantes sommes venant de sponsors... Qu'ont-ils fait pour ça, que doivent-ils donner en retour ?Au niveau sportif à présent : faut-il une grande expérience pour faire un tour du monde à vélo (je pense que non). Tout ce que j'ai fait jusqu'ici c'est un voyage de trois petites semaines avec environ 70km par jour, vitesse moyenne de 21 km/h. Comment savoir si on est assez "bon" en vélo pour partir et comment s'entraîner...Voilà, merci à vous si vous pouvez lancer une discussion sur ces sujets assez généraux. Plus tard, je commencerai à réfléchir sur des éléments beaucoup plus précis, comme l'itinéraire initial, les trajets possibles en bateaux, etc.
Je suis nouveau sur ce site, je me suis inscrit car j'ai découvert qu'il était une véritable mine d'informations concernant les voyages, et je remercie d'ores et déjà tous ses contributeurs... Ce topic est à la fois une présentation de moi et de mon projet de tour du monde, le lancement d'un débat ou échange d'informations et éventuellement la recherche de coéquipiers.
Alors voilà, je suis un étudiant de 19 ans, j'ai toujours adoré le vélo (mais surtout en ville tous les jours) et l'été passé j'ai eu l'occasion de faire mon premier "grand" voyage en vélo, consistant simplement à partir de Bruxelles et traverser la France jusqu'aux frontières de l'Espagne (Bayonne). 1200 km en 15 jours. J'aime également beaucoup la randonnée pédestre, l'escalade et le canyoning, et suis attiré par la plongée, le parapente et l'alpinisme. Je suis aussi un modeste défenseur de l'écologie et détracteur de la voiture, c'est une raison de plus pour laquelle j'adore le vélo. Je ressens aussi une incompréhension et un malaise face à notre société où l'on s'invite des problèmes et du stress, et j'aspire à plus de liberté, au prix de moins de confort et de solitude, ce qui ne me dérange pas.
Pour toutes ces raisons, j'ai pensé il y a quelques temps (en fait, dès mon retour de mon voyage) à faire un tour du monde en vélo. Les raisons sont multiples : d'une part, le côté sportif : j'aime le vélo et j'avoue que l'idée de l'exploit sportif du tour du monde me tente bien. D'autre part, les paysages bien sûr : je pense que c'est en voyant les photos d'Heinz Stucke que je me suis dis "p.... qu'est-ce qu'on fous encore ici...". Ensuite, le côté engagé : le voyage écologique et bon marché tout en étant respectueux de l'environnement, mais aussi un voyage qui me permettrait de mieux connaître les conditions de vie des habitants de ses pays, et de revenir avec un rapport le plus pragmatique possible. Ce que j'aimerais aussi pouvoir faire, c'est de l'aide humanitaire ; malheureusement ce n'est pas aussi simple à faire qu'à dire, mais j'aimerais en tout cas ne pas faire ce voyage que pour moi...
Le grand principe de mon voyage : pas d'avion, de bus, de car, de voiture, de moyen de transport polluant. Et mine de rien, parmi tous les témoignages que je trouve, je ne vois pas beaucoup de cyclotouristes qui n'ont pas pris l'avion au moins une fois. J'aimerais faire un vrai tour du monde sans dépenser un seul litre de CO2, et bon marché en plus.
Voilà mon projet, qui est encore très vague comme vous pouvez le voir. Mais je me permets déjà de vous poser quelques questions ouvertes :Quelle est la "mentalité" ou les traits de caractères des tourdumondistes ? Autrement dit, j'aimerais savoir si je suis fait pour faire ça ou pas ? Le manque de confort etc. ne me pose pas de problème, mais faut-il être très sociable, avec du caractère, pour survivre dans ce monde de brutes 😉 Vous me direz, tout dépend aussi si on part seul ou avec qui on part...A la fin de mes études, j'aurai environ 23 ans et l'envie encore plus forte d'entamer ce tour du monde : pensez-vous que c'est le meilleur moment pour partir faire un grand voyage et se "forger le caractère" pour la suite, ou au contraire avez-vous une conception du tour du monde comme "l'ultime voyage" à réaliser après seulement avoir déjà beaucoup voyagé et beaucoup de maturité ?Question plus terre à terre, le budget : certaines personnes parviennent à obtenir d'importantes sommes venant de sponsors... Qu'ont-ils fait pour ça, que doivent-ils donner en retour ?Au niveau sportif à présent : faut-il une grande expérience pour faire un tour du monde à vélo (je pense que non). Tout ce que j'ai fait jusqu'ici c'est un voyage de trois petites semaines avec environ 70km par jour, vitesse moyenne de 21 km/h. Comment savoir si on est assez "bon" en vélo pour partir et comment s'entraîner...Voilà, merci à vous si vous pouvez lancer une discussion sur ces sujets assez généraux. Plus tard, je commencerai à réfléchir sur des éléments beaucoup plus précis, comme l'itinéraire initial, les trajets possibles en bateaux, etc.
Appareils photo versus destinations? (tour du monde) English translation pending
Bonjour!
Mon nom est Pascal et je désire faire le tour du monde d'ici peu. Je possède un appareil photo réflex numérique et j'adore prendre des photos de toute sorte. Ma question était à savoir s'il vous est déjà arrivé d'aller à des destinations dans le monde que vous vous fesiez regarder bizarrement en sortant votre gros appareil photo? Je suis concient qu'à des endroits que je visiterai, les gens crève de faim et qu'ils sont prêts à tout pour survivre. J'aimerais que vous me contiez des anecdotes à propos de vos prises de photos du genre (bris ou vol de votre appareil, dévisagé par les gens, menaces etc.)
En fait je pose cette question car je me demande s'il n'est pas mieux d'apporter un appareil plus discret lorsque que je suis entouré de gens et sortir mon appareil reflex numérique quand je suis moins à la vue?!
Merci pour votre temps! Pascal
En fait je pose cette question car je me demande s'il n'est pas mieux d'apporter un appareil plus discret lorsque que je suis entouré de gens et sortir mon appareil reflex numérique quand je suis moins à la vue?!
Merci pour votre temps! Pascal
Meilleur itinéraire pour trois semaines au Vietnam, Laos et Cambodge? English translation pending
Je prévois partir à la mi-janvier pour 3 semaines au Vietnam Laos et Cambodge. J'arrive à Hanoi et je repars de Saigon. Est-ce le meilleur itinéraire ? que me conseillez-vous ? avez vous des bons plans pour hôtels et excursions ?
Entre Sedona et White Sands New-Mexico? En trois jours? English translation pending
Salut bien!
Nous retournons à Tucson en juin 2010 soit du 26 juin au 5 juillet.
Nous ne pouvons refaire nos 26 jours dans l'ouest américain que nous avions fait en 2007 c'est bien certain en si peu de temps, alors on se contente de retourner à Tucson avec joie.
On voulait faire un petit détour vers sédona ou white sands au nouvea-mexique. On doit reprendre l'avion le 5 juillet soit de Phoenix ou Tucson bref nous avions pensé partir de Tucson le 2 juillet pour visiter sédona ou with sands....
Nous avons déjà arrêté à Sedona mais sans visiter, juste prendre une photo de la montagne au début de la ville. White sands a l'air quand même spécial aussi, or sedona est à 4 hres de Tucson et 2h00 je crois de Phoenix ou on voulait prendre l'avion alors que with sands on se tape 6 hres de route et on doit revenir aussi pour l'avion le 5.
Des idées?? ce qui vaut le plus le coup? nos billets sont achetés pour l'arrivée mais pas le départ on hésite entre Tucson et Phoenix et ou on va finir le week-end🤪 Nous sommes 2 adultes et 2 enfants 7 et 8 ans. eux ils ameraient sûrement si on passe par white sands au Nouveau-Mexique aller voir la ville extraterrestres:Loll
Nous retournons à Tucson en juin 2010 soit du 26 juin au 5 juillet.
Nous ne pouvons refaire nos 26 jours dans l'ouest américain que nous avions fait en 2007 c'est bien certain en si peu de temps, alors on se contente de retourner à Tucson avec joie.
On voulait faire un petit détour vers sédona ou white sands au nouvea-mexique. On doit reprendre l'avion le 5 juillet soit de Phoenix ou Tucson bref nous avions pensé partir de Tucson le 2 juillet pour visiter sédona ou with sands....
Nous avons déjà arrêté à Sedona mais sans visiter, juste prendre une photo de la montagne au début de la ville. White sands a l'air quand même spécial aussi, or sedona est à 4 hres de Tucson et 2h00 je crois de Phoenix ou on voulait prendre l'avion alors que with sands on se tape 6 hres de route et on doit revenir aussi pour l'avion le 5.
Des idées?? ce qui vaut le plus le coup? nos billets sont achetés pour l'arrivée mais pas le départ on hésite entre Tucson et Phoenix et ou on va finir le week-end🤪 Nous sommes 2 adultes et 2 enfants 7 et 8 ans. eux ils ameraient sûrement si on passe par white sands au Nouveau-Mexique aller voir la ville extraterrestres:Loll
Se rendre de Montréal (Québec) à Conques (France) English translation pending
Quelqu'un saurait-il quel est le moyen le plus simple de me rendre de Montréal, Québec, Canada à Conques, France. Je désire poursuivre ma randonnée sur le GR65 jusqu'à St-Jean-Pied-de-Port au printemps prochain. Il n'y a pas d'aéroport ni de gare à Conques. Votre aide serait bien appréciée. 🙂
Croisière Costa Magica "Iles et terres du soleil" le 16 avril 2010 English translation pending
nous partons le 16 avril 2010 pour la croisiere "iles et terres du soleil" à bord du COSTA MAGICA
qui pourrait me donner des informations concernant:
1)les excursions à faire soi meme:barcelone, casablanca, arrecife, santa cruz de tenerife, funchal, malaga
2)le tarif de blanchisserie/pressing pratiqués à bord afin d'eviter de surcharger nos valises
3)les forfaits boissons à bord
4)le bateau COSTA MAGICA en lui meme
merci d'avance
manu😉