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Vol Cuzco (Pérou) - Salta (Argentine) English translation pending
bonjour,
nous partons a la fin octobre pour un voyage de 3 semaines en bolivie, puis le perou et une petite incursion en argentine.
Le programme est presque bouclé mais nous avons un petit probleme: y'a t il des vols entre cuzco au perou et salta en argentine?
merci de vos renseignements😉
nous partons a la fin octobre pour un voyage de 3 semaines en bolivie, puis le perou et une petite incursion en argentine.
Le programme est presque bouclé mais nous avons un petit probleme: y'a t il des vols entre cuzco au perou et salta en argentine?
merci de vos renseignements😉
Trois semaines de folie en Argentine - Chili - Bolivie English translation pending
Bonjour à tous... voila bien des mois que j'arpente ce forum avec ferveur afin de récolter le max d'informations... pour mon premir périple en Amérique du Sud!! En fait je suis déja allée en Guyane Francaise mais passons... Je n'ai (que) 3 semaines de vacances qui seront exploitées au MAX! voici mon programme:
Départ Paris le 6 octobre pour buenos aires - arrivée le 7 octobre le matin - Avion Journée + nuit a Buenos Aires
Départ pour ushuaia le 8 matin - arrivée a Ushuaia le 8 au matin - Avion Balade en bateau + en vélo pourquoi pas dans la journée du 8 Balade le 9 au matin
Départ pour El Calafate le 9 aprés midi - arrivée au El Calafate le 9 après midi - Avion Nuit Moreno Glacier dans El Parque Nacional Los Glacieres le 10
Depart pour Puerto Natales le 10 au soir si possible - arrivée a Puerto Natales le 11 au matin - Bus Puerto Natales - journée + nuit sur place le 11 au matin départ pour le refuge Chileno dans Torres del Plaine nuit au refuge le 12 au matin - Trekk jusqu'au Torres le 12 aprés-midi - retour sur Puerto Natales le 12 soir - embarquement sur le ferry
Du 12 au soir jusqu'au 16 matin - Ferry jusque Puerto Montt le 16 au matin - Puerto Montt à Chiloe Ballades a Chiloe Nuit a Chiloe
Le 17 au matin - Chiloe - Puerto Montt- Santiago - Arrivee a Santiago le 18 a 7h00 - Bus avec Tur Bus (départ 18h en Cama) le 18 - 19 Santiago
Le 19 au soir - Santiago - san Pedro de Atacama arrivée à 9h30 le 20 - Bus avec Tur Bus (départ a 20h30) San Pedro de Atacama, balade a cheval, repos, nuit sur place
Le 20 (ou 21?) départ pour trekk en Jeep 3 jours/2 nuits pour le Salar de Uyuni Le 22 au soir - arrivée à Uyuni, nuit sur place
Le 23 au matin - départ pour Salta via Tupiza et Villazon - Bus Journée du 23 - 24 a Salta
le 25 - départ pour Iguazu - Bus Le 26 au soir, arrivée a Iguazu
Le 27 - Trekk aux chutes de Iguazu Nuit à Puerto Iguazu
Le 28 - départ pour Buenos Aires - Arrivée le 29 - Bus
Avion de retour Buenos Aires - Paris prévu le 31 au soir.
Je sais que pour les inconditionnels de l'AmSur, cela va paraitre super speed, mais je promets de revenir une paire de fois par la suite pour visiter plus en détail chacun des pays. J'ai néamoins des reserves, qui sont les suivantes :
Si le ferry Puerto Natales - Puerto Montt ne fonctionne pas (ca arrive), que faire... Bus? Changer de programme entre Puerto Natales et Uyuni? J'ai envoyé un mail a la compagnie de Ferry afin d'avoir plus d'informations + voir pour les reservations possibles...
Je n'ai pas trop d'idées pour le périple Uyuni - Salta puis Salta - Iguazu
Ushuaia, est-ce vraiment indispensable? Ne vaudrait-il pas mieux passer une journée de plus à Torres del Plaine (je ne suis pas fana des longs trekks ou du camping en pleine montagne, du moins, pas si toute seule..). Ou alors ajouter un stop quelque part? Par exemple au Nord du Chili?
Je ne prévois aucune reservation d'hotel, de bus ou de tour (Uyuni ou autres), est-ce sage? Faut-il que je reserve tout??
Je pense franchement pouvoir supporter ce rythme, je n'ai que 22 ans (je les aurai pendant ces vacances ^^), j'ai déja beaucoup bougé et l'inconnu ne me fait franchement pas peur... Neamoins je vous supplie de me donner vos conseils... J'achete de toutes facons mes billets des maintenant... et comme je suis seule et motivée, je peux toujours changer mes plans au dernier moment si je vois que ca va mal...
En tous cas, merci de commenter et me donner des astuces! Je suis munie du Lonely Planet South America on a shoestring, veritable annuaire des hotels et restaus, je pense m'en sortir a ce niveau...
Départ Paris le 6 octobre pour buenos aires - arrivée le 7 octobre le matin - Avion Journée + nuit a Buenos Aires
Départ pour ushuaia le 8 matin - arrivée a Ushuaia le 8 au matin - Avion Balade en bateau + en vélo pourquoi pas dans la journée du 8 Balade le 9 au matin
Départ pour El Calafate le 9 aprés midi - arrivée au El Calafate le 9 après midi - Avion Nuit Moreno Glacier dans El Parque Nacional Los Glacieres le 10
Depart pour Puerto Natales le 10 au soir si possible - arrivée a Puerto Natales le 11 au matin - Bus Puerto Natales - journée + nuit sur place le 11 au matin départ pour le refuge Chileno dans Torres del Plaine nuit au refuge le 12 au matin - Trekk jusqu'au Torres le 12 aprés-midi - retour sur Puerto Natales le 12 soir - embarquement sur le ferry
Du 12 au soir jusqu'au 16 matin - Ferry jusque Puerto Montt le 16 au matin - Puerto Montt à Chiloe Ballades a Chiloe Nuit a Chiloe
Le 17 au matin - Chiloe - Puerto Montt- Santiago - Arrivee a Santiago le 18 a 7h00 - Bus avec Tur Bus (départ 18h en Cama) le 18 - 19 Santiago
Le 19 au soir - Santiago - san Pedro de Atacama arrivée à 9h30 le 20 - Bus avec Tur Bus (départ a 20h30) San Pedro de Atacama, balade a cheval, repos, nuit sur place
Le 20 (ou 21?) départ pour trekk en Jeep 3 jours/2 nuits pour le Salar de Uyuni Le 22 au soir - arrivée à Uyuni, nuit sur place
Le 23 au matin - départ pour Salta via Tupiza et Villazon - Bus Journée du 23 - 24 a Salta
le 25 - départ pour Iguazu - Bus Le 26 au soir, arrivée a Iguazu
Le 27 - Trekk aux chutes de Iguazu Nuit à Puerto Iguazu
Le 28 - départ pour Buenos Aires - Arrivée le 29 - Bus
Avion de retour Buenos Aires - Paris prévu le 31 au soir.
Je sais que pour les inconditionnels de l'AmSur, cela va paraitre super speed, mais je promets de revenir une paire de fois par la suite pour visiter plus en détail chacun des pays. J'ai néamoins des reserves, qui sont les suivantes :
Si le ferry Puerto Natales - Puerto Montt ne fonctionne pas (ca arrive), que faire... Bus? Changer de programme entre Puerto Natales et Uyuni? J'ai envoyé un mail a la compagnie de Ferry afin d'avoir plus d'informations + voir pour les reservations possibles...
Je n'ai pas trop d'idées pour le périple Uyuni - Salta puis Salta - Iguazu
Ushuaia, est-ce vraiment indispensable? Ne vaudrait-il pas mieux passer une journée de plus à Torres del Plaine (je ne suis pas fana des longs trekks ou du camping en pleine montagne, du moins, pas si toute seule..). Ou alors ajouter un stop quelque part? Par exemple au Nord du Chili?
Je ne prévois aucune reservation d'hotel, de bus ou de tour (Uyuni ou autres), est-ce sage? Faut-il que je reserve tout??
Je pense franchement pouvoir supporter ce rythme, je n'ai que 22 ans (je les aurai pendant ces vacances ^^), j'ai déja beaucoup bougé et l'inconnu ne me fait franchement pas peur... Neamoins je vous supplie de me donner vos conseils... J'achete de toutes facons mes billets des maintenant... et comme je suis seule et motivée, je peux toujours changer mes plans au dernier moment si je vois que ca va mal...
En tous cas, merci de commenter et me donner des astuces! Je suis munie du Lonely Planet South America on a shoestring, veritable annuaire des hotels et restaus, je pense m'en sortir a ce niveau...
Rencontre bombaysers de Lille les 21 et 22 octobre 2006 English translation pending
Alors voila :
A partir du 14 Octobre et durant 3 mois, Lille vivra à l'heure Indienne dans le cadre du festival lille3000. Concerts, expositions, cinéma, activités de toute sorte seront au programme. Du samedi 22 à midi au dimanche 23 à midi, la ville sera vraiment bombay bis et l'occasion sera donnée d'y faire un vagabondage pour participer à cette fête et aussi au passage découvrir les beautés de la ville (je suis Lilloise donc ma ville c'est vraiment la plus belle😉) Avec mes nouveaux amis de la rencontre du 9 septembre dans le vieux lille nous vous proposons une nouvelle rencontre de midi à midi les 21 et 22 octobre. Il sera possible durant ces journées de manger indien dans les cantines indiennes dispersées dans différents quartiers, et pour le couchage ca doit s'arranger aussi. J'espère être assez claire dans mes explications sinon Mandms et Bridget59, please help me😕 et veuillez compléter le cas échéant. Et comme il faut un début à tout, je m'inscris sur la liste :
Patoune
A partir du 14 Octobre et durant 3 mois, Lille vivra à l'heure Indienne dans le cadre du festival lille3000. Concerts, expositions, cinéma, activités de toute sorte seront au programme. Du samedi 22 à midi au dimanche 23 à midi, la ville sera vraiment bombay bis et l'occasion sera donnée d'y faire un vagabondage pour participer à cette fête et aussi au passage découvrir les beautés de la ville (je suis Lilloise donc ma ville c'est vraiment la plus belle😉) Avec mes nouveaux amis de la rencontre du 9 septembre dans le vieux lille nous vous proposons une nouvelle rencontre de midi à midi les 21 et 22 octobre. Il sera possible durant ces journées de manger indien dans les cantines indiennes dispersées dans différents quartiers, et pour le couchage ca doit s'arranger aussi. J'espère être assez claire dans mes explications sinon Mandms et Bridget59, please help me😕 et veuillez compléter le cas échéant. Et comme il faut un début à tout, je m'inscris sur la liste :
Patoune
Hôtel à Alger et ailleurs English translation pending
Bonjour avec une amie nous nous lançons vers l"Algérie, et surtout la Ka bylie, connaissez vous un petit hotel sympa à Alger, propre et calme et à Tizi Ouzou, quels itinéraires conseillez vous, on louera peut etre une voiture qq jours pour plus d'indépendance serions ravis de rencontrer des algérois et algéroises et Algeriens en général en dehors des rencontres spontanées de rue Merci Jacqueline
Retour d'un mois en Bolivie et un peu au Pérou English translation pending
Hola,
Voilà, c'est fini, c'est la rentrée, je reviens d'un mois en Bolivie et un peu au Pérou, et comme plein de gens sur ce site m'ont donné des renseignements précieux avant mon départ, je suis prète à mon tour à répondre aux quelques questions que vous vous posez, vous heureux veinards qui allez partir maintenant ou dans pas longtemps, si c'est dans mes cordes, ce sera un plaisir.
Bon voyage
Louer un condominium à Playa Coco (Costa Rica)? English translation pending
Salut la gang ! J'ai des amis qui ont des condos a louer au Costa-Rica dans le Guanascaste à playa Coco.
Je me demandais si cela valait la peine d'aller au Costa Rica et de louer un condo. Je sais qu'il y a beaucoup de choses a faire et a voire, mais je n'ai pas les moyens de m'offrir plusieurs hotels, dans plusieurs villes différentes au Costa Rica. Est-ce qu'il y a des gens qui y sont déjà allé C'est quoi la mer, le pacifique ou les caraibes, est ce qu'elle est belle et chaude. ? Y a t-Il beaucoup de choses a faire la bas
et doit on louer un jeep. 😏
alex.
alex.
Boire un chaï à Paris et restaurant indien? English translation pending
Namaste a tous, qui connait un coin sympa a paris pour boire un chaï 🙂 et pi aussi votre meilleur resto indien a paris ou rp ??
Vêtements en Bolivie et au Pérou au mois d'octobre? English translation pending
Je serai 3 semaines en octobre en Amérique du Sud.
Nord du Chili, désert d'Atacama, je pense qu'il y aura 1température agréable ou chaude en journée.
Pour la Bolivie et le Pérou (Cuzco, MP ) gros problème:je ne sais à quoi m'attendre.
Qui aurait l'expérience pour me renseigner: t-shirt? pull léger? polaire? bermu
da? pantalon chaud? veste légère? veste gore-tex ?
J'attends la réponse d'un ou une gentil (lle) voyageur (euse) pour préparer mes bagages
Dix jours en Argentine English translation pending
Bonjour,
En février 2007, j'ai la possibilité d'aller avec mon conjoint en Argentine . Nous sommes sensés voir les endroits suivants :Tigre, Buenos Aires, Rosario, Pompa, Venado Tuerto, Mercedes, San Luis, Mendoza, Cordillères des Andes, Cordon dès Plata, Aconcagua, Puerto Iguazu, la Gorge du diable, Foz do Iguacu, Itaipu . Connaissez-vous ces endroits ? Avez-vous des suggestions à me faire ? des choses intéressantes à voir ? Merci beaucoup de votre aide.
Treks au Pérou: Canyon de Colca et chemin de l'Inca English translation pending
Bonjour, 😉
ns partons dans une semaine pour 1 mois au perou et on s'interresse a deux lieux de trek. Le canyon del colca et le chemin de l'Inca.Sont t'il faisable en allant de village en village ou doit-on prevoir des nuits sous tente?Est-il necessaire de de prendre un guide?
Sinon pour le reste du sejour ds l'ordre on prevoit Lima/cuzco/Machu picchu/Lac titicaca/arequipa/Canyon del colca et remonter la cote jusqu'a Lima.Qu'en pensez vous?
Merci d'avance pour vos avis, reponses et remarques.
Et bonne fin de Week end.😛🙂😉
Sinon pour le reste du sejour ds l'ordre on prevoit Lima/cuzco/Machu picchu/Lac titicaca/arequipa/Canyon del colca et remonter la cote jusqu'a Lima.Qu'en pensez vous?
Merci d'avance pour vos avis, reponses et remarques.
Et bonne fin de Week end.😛🙂😉
Apprendre l'indonésien English translation pending
Salut à tous!
Je suis nouvelle et je m'intéresse à l'indonésien mais je n'ai absolument aucune notion... Quelqu'un aurait l'adresse d'un site où il y aurait quelques cours basiques? Adresses de dictionnaires en lignes? Et puis est-ce que quelqu'un pourrait traduire en indonésien (s'il y en a qui le parlent), "je t'aime beaucoup" ou "je t'adorre"? 😊 Aparemment c'est une langue très facile à apprendre et à prononcer et comme je n'ai pastrop de difficultés à apprendre de nouvelles langues, je pensais pouvoir m'en tirer toute seule grâce à Internet, malheureusement je n'ai trouvé aucun site...
Je suis nouvelle et je m'intéresse à l'indonésien mais je n'ai absolument aucune notion... Quelqu'un aurait l'adresse d'un site où il y aurait quelques cours basiques? Adresses de dictionnaires en lignes? Et puis est-ce que quelqu'un pourrait traduire en indonésien (s'il y en a qui le parlent), "je t'aime beaucoup" ou "je t'adorre"? 😊 Aparemment c'est une langue très facile à apprendre et à prononcer et comme je n'ai pastrop de difficultés à apprendre de nouvelles langues, je pensais pouvoir m'en tirer toute seule grâce à Internet, malheureusement je n'ai trouvé aucun site...
Argentine: sud ou nord? English translation pending
Salut, j'ai l'intention de partir en Argentine au mois d'Octobre, en principe j'avais pensé aller au Sud: Patagonie, Perito Moreno, Ushuaia, Valdés, etc... mais voilà que en parlant avec deux argentin ils me disent d'aller au Nord Jujuy, Salta, ... Qu'en pensez vous? J'aimerais avoir l'opinion d'autre personne qui connaissent le pays.
Merci D'avance 🙂
Marga
Passage de frontière pour la Bolivie avec un véhicule de location! English translation pending
salut a tous,
nous partons au chili dans 1 semaine pour presque un mois et nous aimerions connaitre une bonne adresse de location de 4x4 a ARICA qui nous permettrait de pouvoir franchir la frontiere bolivienne avec le vehicule, en effet apres maintes recherches je n'arrive pas a trouver une agence qui autorise la sortie du territoire chilien (pour la bolivie evidemment). je suis donc preneur de toute information !!!!!
autre question, vu l'itineraire que nous avons etabli, chili-bolivie-chili-argentine et les nombreux passages de frontieres prevus, serait il plus judicieux de n emporter que des dollars americains dans ces regions reculees de l'altiplano??? est il possible de payer avec des dollars us nous evitant ainsi de changer 3 ou 4 fois de monnaie???
merci
Location de voiture au Chili English translation pending
Salut,
Nous voudrions louer une voiture pour notre voyage au Chili en septembre... J'ai fait qq essais sur hertz et avis histoire de voir les prix, et j'ai trouver par exemple deux semaines à 1600 US$!!!!
Qqun sait-il si ca sera moins cher de louer sur place? Et combien ca pourrait couter? histoire de voir si on oublie directement la solution voiture de location...
MERCI!!!
Nous voudrions louer une voiture pour notre voyage au Chili en septembre... J'ai fait qq essais sur hertz et avis histoire de voir les prix, et j'ai trouver par exemple deux semaines à 1600 US$!!!!
Qqun sait-il si ca sera moins cher de louer sur place? Et combien ca pourrait couter? histoire de voir si on oublie directement la solution voiture de location...
MERCI!!!
Visite du Machu Picchu au Pérou English translation pending
Bonjour,
Nous partons au Pérou en septembre et nous prévoyons bien sûr de visiter le machu pichu entre autres choses.🙂
J'ai repéré les horaires de train : départ 6h15 à Cuzco, arrivée à Agua à 10 h55, le train repart de agua vers 16 h. Quand on sait que l'on doit prendre le bus pour arriver sur le site, ca fait en fait 3 heures / 3h30 de visite sur le site.
Qu'en pensez-vous ? Est ce suffisant ?
C'est vraiment la formule qui est choisie par la majorité des touristes je pense.. Peut être avez-vous une autre formule à nous proposer ?
D'ailleurs en septembre, y a -til beaucoup de touristes ?
Merci de vos réponses.
Nous partons au Pérou en septembre et nous prévoyons bien sûr de visiter le machu pichu entre autres choses.🙂
J'ai repéré les horaires de train : départ 6h15 à Cuzco, arrivée à Agua à 10 h55, le train repart de agua vers 16 h. Quand on sait que l'on doit prendre le bus pour arriver sur le site, ca fait en fait 3 heures / 3h30 de visite sur le site.
Qu'en pensez-vous ? Est ce suffisant ?
C'est vraiment la formule qui est choisie par la majorité des touristes je pense.. Peut être avez-vous une autre formule à nous proposer ?
D'ailleurs en septembre, y a -til beaucoup de touristes ?
Merci de vos réponses.
Transports en commun et budget pour le Chili, la Bolivie et le Pérou English translation pending
Bonjour,
Nous partons en AS pour trois mois et demie à partir du 1 novembre 2006. Nous souhaitons faire Santiago-Lima en passant par la Bolivie en transport en commun et à pied en 2 mois. Plusieurs questions : Est-ce réalisable facilement? Est-ce possible en deux mois? Quel budget pour ces trois pays (600 euros par mois et par personne???). Tout les renseignements concernant cet intinéraire sont les bienvenus ! ! !! !
Merci d'avance
Nous partons en AS pour trois mois et demie à partir du 1 novembre 2006. Nous souhaitons faire Santiago-Lima en passant par la Bolivie en transport en commun et à pied en 2 mois. Plusieurs questions : Est-ce réalisable facilement? Est-ce possible en deux mois? Quel budget pour ces trois pays (600 euros par mois et par personne???). Tout les renseignements concernant cet intinéraire sont les bienvenus ! ! !! !
Merci d'avance
Itinéraire Pérou-Bolivie-Chili en août-septembre 2006 English translation pending
Bonsoir,
Voilà après quinze mille recherches sur ce forum, une cinquantaine de questions posées, deux Lonely Planet épluchés, j'ai enfin résolu le Rubbix Cube et j'aimerais savoir si ma solution est correcte ;)
Voici mon projet d'itinéraire, j'aimerais juste savori si j'ai fait de grosses bourdes et si mes temps de trajets sont réalistes (je préfère prévoir moins que trop, je voudrais donc être "sûr" de faire ce que j'ai indiqué, et plus si possible).
Voilà :)
16/08/06 Arrivée Lima 17h30. 17/08/06 Lima 18/08/06 Lima, départ pour Pisco 19/08/06 Islas Ballestas & Reserva de Paracas, départ pour Arequipa 20/08/06 Arequipa 21/08/06 Canon del Colca 22/08/06 Canon del Colca 23/08/06 Vers Puno, Puno 24/08/06 Isla Taquile & Amantani 25/08/06 Isla Amantani, retour Puno 26/08/06 Puno Sillustani, départ pour Cuzco 27/08/06 Arrivée Thomas, Cuzco 28/08/06 Visite Cuzco, départ pour Aguas Calientes 29/08/06 Visite Macchu Pitchu 30/08/06 Préparation Trek Choquequirau, départ pour Cachora 31/08/06 Trek Choquequirau 1/09/06 Trek Choquequirau 2/09/06 Trek Choquequirau 3/09/06 Trek Choquequirau 4/09/06 Retour Cuzco, départ pour Copacabana 5/09/06 Isla del Sol 6/09/06 Isla del Sol 7/09/06 Départ pour La Paz, visite de La Paz 8/09/06 Retour Thomas, La Paz puis départ pour Uyuni 9/09/06 Circuit du Sud Ouest 10/09/06 Circuit du Sud Ouest 11/09/06 Circuit du Sud Ouest 12/09/06 Circuit du Sud Ouest - San Pedro de Atacama 13/09/06 San Pedro de Atacama 14/09/06 Desierto de Atacama 15/09/06 Desierto de Atacama 16/09/06 Voyage vers Arica 17/09/06 Arica (frontière) vers Nazca 18/09/06 Lignes Nazca 19/09/06 Nazca vers Lima 20/09/06 Journée à Lima, retour sur Paris.
Merci encore pour toute votre aide!!
So.
Voilà après quinze mille recherches sur ce forum, une cinquantaine de questions posées, deux Lonely Planet épluchés, j'ai enfin résolu le Rubbix Cube et j'aimerais savoir si ma solution est correcte ;)
Voici mon projet d'itinéraire, j'aimerais juste savori si j'ai fait de grosses bourdes et si mes temps de trajets sont réalistes (je préfère prévoir moins que trop, je voudrais donc être "sûr" de faire ce que j'ai indiqué, et plus si possible).
Voilà :)
16/08/06 Arrivée Lima 17h30. 17/08/06 Lima 18/08/06 Lima, départ pour Pisco 19/08/06 Islas Ballestas & Reserva de Paracas, départ pour Arequipa 20/08/06 Arequipa 21/08/06 Canon del Colca 22/08/06 Canon del Colca 23/08/06 Vers Puno, Puno 24/08/06 Isla Taquile & Amantani 25/08/06 Isla Amantani, retour Puno 26/08/06 Puno Sillustani, départ pour Cuzco 27/08/06 Arrivée Thomas, Cuzco 28/08/06 Visite Cuzco, départ pour Aguas Calientes 29/08/06 Visite Macchu Pitchu 30/08/06 Préparation Trek Choquequirau, départ pour Cachora 31/08/06 Trek Choquequirau 1/09/06 Trek Choquequirau 2/09/06 Trek Choquequirau 3/09/06 Trek Choquequirau 4/09/06 Retour Cuzco, départ pour Copacabana 5/09/06 Isla del Sol 6/09/06 Isla del Sol 7/09/06 Départ pour La Paz, visite de La Paz 8/09/06 Retour Thomas, La Paz puis départ pour Uyuni 9/09/06 Circuit du Sud Ouest 10/09/06 Circuit du Sud Ouest 11/09/06 Circuit du Sud Ouest 12/09/06 Circuit du Sud Ouest - San Pedro de Atacama 13/09/06 San Pedro de Atacama 14/09/06 Desierto de Atacama 15/09/06 Desierto de Atacama 16/09/06 Voyage vers Arica 17/09/06 Arica (frontière) vers Nazca 18/09/06 Lignes Nazca 19/09/06 Nazca vers Lima 20/09/06 Journée à Lima, retour sur Paris.
Merci encore pour toute votre aide!!
So.
Matériel nécessaire au Pérou et Bolivie en août/septembre English translation pending
Bonjour,
un énième topic sur plus ou moins le même sujet mais comme je lis tout et on contraire je voudrais quelques renseignements complémentaires si des fois des routards de passage ont une minute à m'accorder :)
voilà, je pars 5 semaines pour un trajet classique (Lima-Arequipa-Cuzco-Copacabana-La Paz-Uyuni), avec un ou deux treks de durée moyenne.
et comme tout le monde je souhaite voyager léger. je me susi renseigné, j'ai vu des temératures partout inférieures à 20 degrés à cette période. je suppose que ça descend vite la nuit => faut-il s'équiper comme pour les sports d'hiver?
un sac de dix kilos est-il réaliste? sachant que j'aime rester un minimum propre et que je suppose qu'on ne peut pas faire sa lessive chaque jour...
bref en clair : pour combien de jours faut-il emporter des vêtements? quels types de vêtements? (aller jusqu'aux pulls/gants/bonnet pour la bolivie ou bien cela est il ridicule?) est-ce que je rêve quand je dis 10 kilos? ;)
Un grand merci d'avance si vous pouvez m'aider à y voir plus clair
Bon voyage à tous
So.
un énième topic sur plus ou moins le même sujet mais comme je lis tout et on contraire je voudrais quelques renseignements complémentaires si des fois des routards de passage ont une minute à m'accorder :)
voilà, je pars 5 semaines pour un trajet classique (Lima-Arequipa-Cuzco-Copacabana-La Paz-Uyuni), avec un ou deux treks de durée moyenne.
et comme tout le monde je souhaite voyager léger. je me susi renseigné, j'ai vu des temératures partout inférieures à 20 degrés à cette période. je suppose que ça descend vite la nuit => faut-il s'équiper comme pour les sports d'hiver?
un sac de dix kilos est-il réaliste? sachant que j'aime rester un minimum propre et que je suppose qu'on ne peut pas faire sa lessive chaque jour...
bref en clair : pour combien de jours faut-il emporter des vêtements? quels types de vêtements? (aller jusqu'aux pulls/gants/bonnet pour la bolivie ou bien cela est il ridicule?) est-ce que je rêve quand je dis 10 kilos? ;)
Un grand merci d'avance si vous pouvez m'aider à y voir plus clair
Bon voyage à tous
So.
Itinéraire Pérou ou Pérou/Bolivie en trois semaines? English translation pending
Bonjour
Voici quelques temps que nous cherchons un itinéraire sur lequel nous pourrions faire en 3 semaines un voyage au peru ou Peru/Bolivie Je pars avec une amie le 31/07. J'aimerais connaitre un peu votre point de vue. 1er itinéraire Perou:
01/08 : lima 02/08 :iles ballestas 03/08 : arequipa 04/08: arequipa trek 05/08: arequipa trek 06/08: arequipa à puno 07/08: lac titicaca 08/08: lac titicaca 09/08: lac titicaca à cuzco 10/08: cuzco 11/08: cuzco alentours 12/08: cuzco alentours 13/08: machu picchu 14/08: reserve de manu 15/08: reserve de manu 16/08: cuzco 2e itinéraire:
31/07: départ France 01/08: arrivée Pérou. Réservation bus pour Puno/ visite de lima / départ Puno si possible a 17-20h 02/08: trajet bus 03/08: lac titicaca 04/08: lac titicaca / depart la paz 05/08: visite la paz depart potosi ( 10h de route) 06/08: potosi et les mines 07/08: uyuni 08/08: uyuni 09/08:uyuni 10/08:uyuni 11/08:retour la paz ( 20h route) 12/08: trajet la paz/ cuzco ( 10h route) 13/08: visite alentours 14/08: visite alentours 15/08: visite du machu pichu 16/08: visite alentours 17/08: visite de cuzco/ apres midi bus pour lima 18/08: bus pour lima 19/08: bus pour lima 20/08: retour France 6h du matin <-->
Sur le 1er itinéraire nous avons 1 jour de battement. Que pensez vous de ces 2 itinéraires? D'autres propositions ou modifications seront les bienvenues. Connaissez vous des companies de bus fiables? des agences de voyages ? Par ailleurs est il nécessaire d'avoir un traitement contre le paludisme??? équipements nécessaire: Nous avons 2 sac a 35 L est ce suffisant pour une durée de 3 semaines. quels sont les elements nécessaires que doit contenir dans un sac à dos ? et oui en ce qui me concerne c'est la premiere fois que je me lance de ce genre d'aventure alors je suis novice :)
Je vous remercie d'avance
Voici quelques temps que nous cherchons un itinéraire sur lequel nous pourrions faire en 3 semaines un voyage au peru ou Peru/Bolivie Je pars avec une amie le 31/07. J'aimerais connaitre un peu votre point de vue. 1er itinéraire Perou:
01/08 : lima 02/08 :iles ballestas 03/08 : arequipa 04/08: arequipa trek 05/08: arequipa trek 06/08: arequipa à puno 07/08: lac titicaca 08/08: lac titicaca 09/08: lac titicaca à cuzco 10/08: cuzco 11/08: cuzco alentours 12/08: cuzco alentours 13/08: machu picchu 14/08: reserve de manu 15/08: reserve de manu 16/08: cuzco 2e itinéraire:
31/07: départ France 01/08: arrivée Pérou. Réservation bus pour Puno/ visite de lima / départ Puno si possible a 17-20h 02/08: trajet bus 03/08: lac titicaca 04/08: lac titicaca / depart la paz 05/08: visite la paz depart potosi ( 10h de route) 06/08: potosi et les mines 07/08: uyuni 08/08: uyuni 09/08:uyuni 10/08:uyuni 11/08:retour la paz ( 20h route) 12/08: trajet la paz/ cuzco ( 10h route) 13/08: visite alentours 14/08: visite alentours 15/08: visite du machu pichu 16/08: visite alentours 17/08: visite de cuzco/ apres midi bus pour lima 18/08: bus pour lima 19/08: bus pour lima 20/08: retour France 6h du matin <-->
Sur le 1er itinéraire nous avons 1 jour de battement. Que pensez vous de ces 2 itinéraires? D'autres propositions ou modifications seront les bienvenues. Connaissez vous des companies de bus fiables? des agences de voyages ? Par ailleurs est il nécessaire d'avoir un traitement contre le paludisme??? équipements nécessaire: Nous avons 2 sac a 35 L est ce suffisant pour une durée de 3 semaines. quels sont les elements nécessaires que doit contenir dans un sac à dos ? et oui en ce qui me concerne c'est la premiere fois que je me lance de ce genre d'aventure alors je suis novice :)
Je vous remercie d'avance
Hôtel Karawan à Sousse et la plongée English translation pending
Bonjour à tous,
je compte me rendre avec des amis dans un ptit hotel de Sousse l'hotel Karawan...
c'est la première fois que je me rends en Tunisie et j'aurai aimé avoir qqs informations sur l'hotel et les activités que proposent la ville...si il est possible de passer de bonnes soirées (bars, restos), ou encore shopping, excursions?
Encore une petite question si il y a des clubs de plongée dans le coin et si les plongées sont agréables?
Merci d'avance à tous
Merci d'avance à tous
Traverser le Chili à pied/bus en 3 mois, c'est possible? English translation pending
Bonjour,
au mois de décembre je vais partir pendant 3 mois au Chili. J'aimerais traverser ce pays dans toute sa longueur mais je me suis demandée si cette durée suffira. Bien sûr, je compte utiliser les transports en commun (principalement le bus) mais est-il faisable de faire Punta Arenas-Arica en trois mois sans passer la moitié de son temps en bus ou faut-il que j'écourte le trajet afin de mieux profiter du pays?
Merci d'avance pour vos suggestions.
Merci d'avance pour vos suggestions.
Sud Lipez en 4x4 de location (Bolivie) English translation pending
Bonjour a tous
J'envisage de faire le Sud Lipez par moi-même avec un 4x4 de location (et un GPS!) ce mois de juillet. J'aimerais savoir quelle type de 4x4 il faut prévoir pour ce parcours.
Est-ce qu'un Suzuki Vitara ou similaire peut faire l'affaire, sachant que la garde au sol sur ce genre de voiture n'est pas extroardinaire? Dans les agences, on me conseille un toyota Land Cruiser ou Nissan Patrol, mais est-ce vraiment indispensable? (sachant que c'est plus cher à la location et à l'utilisation : consommation deux fois plus élevée!) Les pistes sont-elles si terribles que ca?
D'autre part, je m'inquiète toujours un peu pour savoir si il est facile de trouver un refuge facilement dans cette région. Faut-il réserver? Faut-il savoir à l'avance ou ils se trouvent ou bien est-ce facile de les trouver le long des pistes?
Un grand merci à tous pour vos conseils !
J'envisage de faire le Sud Lipez par moi-même avec un 4x4 de location (et un GPS!) ce mois de juillet. J'aimerais savoir quelle type de 4x4 il faut prévoir pour ce parcours.
Est-ce qu'un Suzuki Vitara ou similaire peut faire l'affaire, sachant que la garde au sol sur ce genre de voiture n'est pas extroardinaire? Dans les agences, on me conseille un toyota Land Cruiser ou Nissan Patrol, mais est-ce vraiment indispensable? (sachant que c'est plus cher à la location et à l'utilisation : consommation deux fois plus élevée!) Les pistes sont-elles si terribles que ca?
D'autre part, je m'inquiète toujours un peu pour savoir si il est facile de trouver un refuge facilement dans cette région. Faut-il réserver? Faut-il savoir à l'avance ou ils se trouvent ou bien est-ce facile de les trouver le long des pistes?
Un grand merci à tous pour vos conseils !
Trek au Maroc en famille English translation pending
Bonjour à tous, je crois à mes premières lectures sur ce site, que je trouverai ici toutes le réponses à mes questions...
Nous sommes à préparer notre prochaine vacances pour 2007. Nous désirons découvrir le Maroc et ses gens.
Notre famille est composé de mon épouse et moi-même, asinsi que nos trois enfants (fille de 8 ans, garçons de 5 ans et 3 ans)
Nous désirons faire un "mini-trek" d'une dizaine de jours. Donc un voyage d'une durée total de 14-15 jours, incluant transport en avion, transferts vers point de rencontre, visite d'une journée ou deux dans les villes aéroportuaires que nous visiterons, ...) Nous désirons aussi (à moins que l'organisation soit plutôt facile) utiliser les services d'un guide certifié, afin de voir à la réservation des véhicules de transport pour transfert, des gîtes ou tentes, planification des menus, ...
Nous aimerions aussi parcourir les campagnes Marocaine (destinations à choisir: montagnes, desert?, à voir selon meilleurs suggestions) à pieds pour la majorité du temps.
L'utilisation de porte-bébé sera utilisé pour notre plus jeune lors de ses périodes de fatigue alors que les deux plus vieux sont en mesure de marcher entre 10-12 km par jour. Par contre l'utilisation de mulets ou chameaux serait souhaitable pour les sections plus longues et plus difficles.
Je ne connais pas encore les meilleurs truc-lien-contacts pour planifier ce type de voyage en pays marocain... c'est pourquoi je vous lance une perche...
Suggestions d'agence de trekking et guide? Liens et cartes du pays afin de découvir les endoits les plus "typiques" (haut-Atlas, Vallée, Toubkal, Dunes et desert) ???
merci de m'éguiller !!!
David, France et les enfants
Nous désirons faire un "mini-trek" d'une dizaine de jours. Donc un voyage d'une durée total de 14-15 jours, incluant transport en avion, transferts vers point de rencontre, visite d'une journée ou deux dans les villes aéroportuaires que nous visiterons, ...) Nous désirons aussi (à moins que l'organisation soit plutôt facile) utiliser les services d'un guide certifié, afin de voir à la réservation des véhicules de transport pour transfert, des gîtes ou tentes, planification des menus, ...
Nous aimerions aussi parcourir les campagnes Marocaine (destinations à choisir: montagnes, desert?, à voir selon meilleurs suggestions) à pieds pour la majorité du temps.
L'utilisation de porte-bébé sera utilisé pour notre plus jeune lors de ses périodes de fatigue alors que les deux plus vieux sont en mesure de marcher entre 10-12 km par jour. Par contre l'utilisation de mulets ou chameaux serait souhaitable pour les sections plus longues et plus difficles.
Je ne connais pas encore les meilleurs truc-lien-contacts pour planifier ce type de voyage en pays marocain... c'est pourquoi je vous lance une perche...
Suggestions d'agence de trekking et guide? Liens et cartes du pays afin de découvir les endoits les plus "typiques" (haut-Atlas, Vallée, Toubkal, Dunes et desert) ???
merci de m'éguiller !!!
David, France et les enfants
Chili ou Bolivie? English translation pending
Bonjour,
Je pars 2 mois (mi oct / mi dec) en Argentine et Pérou. J'hesite entre le Chili ou la Bolivie comme pays intermediaire. La bolivie m'intéresse mais coté climat à ce moment la ?
Sinon dans quel ordre ?
Merci
Je pars 2 mois (mi oct / mi dec) en Argentine et Pérou. J'hesite entre le Chili ou la Bolivie comme pays intermediaire. La bolivie m'intéresse mais coté climat à ce moment la ?
Sinon dans quel ordre ?
Merci
Bolivie: petit récit de voyage en photos English translation pending
Hola los amigos !
J’ai régulièrement des questions suite à la création du site présentant mes photos de Bolivie
Alors je m’y mets, je donne quelques infos, tuyaux et souvenirs de ce voyage.
Je suis parti en février 2006 avec la compagnie Alitalia. Je désespérais devant les billets à 900/1000 euros puis un jour, coup de chance, un qui passe à 630 euros ! J’ai fait Lyon-Milan, Milan-Sao Paulo, Sao Paulo-La Paz. Il faut savoir que le Sao-Paulo/ La Paz est un omnibus qui s’arrête à Puerto Suarez, puis à Santa Cruz (changement d’avion) et enfin La Paz !
Nous arrivons donc à La Paz (aéroport à 4050m d’altitude) pour récupérer un 4x4 de location chez l’ancien pilote de course Oscar Crespo Maurice qui s’est reconverti dans la location de 4x4 en Bolivie ! Après de longues recherches sur internet, il est curieusement beaucoup moins cher que les autres : 950$ pour 1 mois, assurance comprise et kilométrage illimité. Nous héritons d’un vieux Land Cruiser de 10 ans qui démarre un peu mal mais qui fonctionnera très bien pendant tout le voyage.

Direction Lac Titicaca : nous restons 2-3 jours du côté de Copacabana. C’est joli, les habitants ont l’air plus chaleureux qu’ailleurs (faut dire qu’on les prend en stop !), mais bon ce n’est qu’un grand lac, avec de très belles vues certes, mais bon moi qui randonne dans les Alpes ça ne me coupe pas la respiration ;-)
Retour à La Paz pour mettre cap plein sud ! La route jusqu’à Oruro est facile, ensuite c’est une piste sans panneaux et on a un peu de mal à se diriger, d’autant qu’on ne parle pas la langue ! Les paysages de l' Altiplano sont très typiques.
Arrivée à Uyuni. Les photos prises par Nicolas Hulot sur le Salar d’Uyuni ont été la principale motivation de notre voyage. Déception : les habitants confirment ce que nous savions : février c’est la saison des pluies, le salar est rempli d’eau et n’est pas praticable en voiture. Personne ne s’y aventure, même les guides boliviens ! Nous nous consolons devant ce magnifique coucher de soleil
Seulement voilà : je voyage avec Abdel depuis 10 ans et je sais très bien qu’il VEUT ABSOLUMENT traverser le salar d’Uyuni, pour aller jusqu’à l’Isla del Pescador, endroit extraordinairement photogénique ! Combien de fois il a voulu prendre des risques inconsidérés pour prendre ses photos, sa grande passion : se faire charger par les éléphants d’Afrique pour les photographier trompe dressée, photographier les Jarawas des Andaman alors qu’ils peuvent se montrer très agressifs (et puis c'est pas bien), monter la plus haute dune de Sossusvlei en Namibie par 56° à l’ombre… Je râle à chaque fois, tente de l’en empêcher, mais sa passion pour la photo est plus forte que tout !🤪 Aussi, le lendemain, nous prenons en filature des 4x4 chargés de touristes et, arrivés à l’entrée du Salar d’Uyuni, on commence à les suivre avec de l’eau jusqu’au capot ! Ils se dirigent vers l’Hotel de Sel, quelques kilomètres à l’intérieur du Salar. Plus on avance, moins il y d’eau, et Abdel de me dire aussitôt: « tu vois ce sont des menteurs, y a pas d’eau ! Heureusement que je t’ai pas encore écouté !
» Les 4x4 s’arrêtent à l’Hotel de Sel, organisent un pic-nic avec les touristes, puis feront demi-tour vers Uyuni 2h plus tard. Pendant le repas, j’aborde un guide : je lui demande où est l’Isla Del Pescador. Il me dit que c’est impossible d’y aller, il y a trop d’eau. Je lui rétorque : ben, pourtant y’a pas d’eau ici ! Gêné, il me montre un vague direction… Je comprends que j’ai fait une boulette et dès que ses clients ont le dos tourné, je reviens… Heureusement il parle un peu anglais et me dit : « Tu vois ces 2 volcans au loin ? (il me montre le Volcan Tunupa et un autre qui lui fait face sur la rive opposée du Salar) Et bien tu roules tout droit, pile entre les 2 volcans, pendant 60km, et tu tomberas sur l’île… » 😎
Il poursuit : « seulement ta voiture n’est pas préparée : c’est dangereux, elle va prendre l’eau, surtout le sel qui va boucher ton radiateur et paralyser le système électrique, et tu vas tomber en panne au milieu du Salar, avec personne pour venir te chercher. Il faut protéger ton moteur avec des bâches ». Je le remercie et arrive à convaincre Abdel de retourner à Uyuni pour essayer de préparer la voiture comme on nous a expliqué.
Nous voilà donc à la recherche de bâches en plastique dans le marché d’Uyuni… On galère… Dans une papeterie, nous rencontrons un Bolivien sympa qui comprend ce que l’on cherche. Et c’est reparti : non il ne faut pas y aller, c’est dangereux, il y a trop d’eau, etc… On dit qu’on sait comment y aller et qu’on est justement en train d’acheter ce qu’il faut pour faire l’expédition ! Il nous explique alors qu’il est guide et qu’il va nous aider. Il me laisse son adresse et nous donne RDV le lendemain matin devant chez lui à 7h.
Le lendemain matin…. Impossible de démarrer la voiture. Plus de contact, rien. Nous allons à pieds chez ce fameux Bolivien, je lui explique que c’est mort, la voiture est en panne. Il vient avec nous, regarde rapidement ce qui se passe sous le capot et récupère un outil. En 5 minutes la voiture est réparée. Il me dit : hier vous êtes allés dans le Salar, n’est ce pas ? Du sel est rentré dans le moteur et a grignoté pendant la nuit ce petit fil lectrique… Vous avez de la chance que ce soit arrivé dans le village et non dans le Salar. Je me tourne vers Abdel et je lui dis « tu vois que bien que c’est de l’inconscience !!🏴☠️ ». Je parle dans le vide. Notre Bolivien part avec nous au marché et nous fais acheter des bâches plastiques, du fil de fer, on remplit notre jerrican d’eau douce et on fait une réserve supplémentaire d’essence en plus du plein de la voiture. Il nous dit qu’il va préparer notre voiture gracieusement, qu’il a déjà fait ça 10000 fois et que ça n’a pas de secret pour lui. Une heure après le revoilà avec une voiture bâchée avec grande dextérité.


Nous n’aurions jamais pu faire ça sans son aide. Je ne sais plus son prénom, mais je ne remercierai jamais assez. D’ailleurs, je lui propose de venir nous accompagner, non pas au Salar, mais après, dans le Sud Lipez. Il me dit qu’il n’y a pas de problème et qu’il prendra 35$ par jour. Me sentant très redevable, je ne discute pas le prix qui est largement au dessus de la moyenne ! Nous voilà donc partis pour la traversée sur Salar d’Uyuni ! Sitôt l’Hostal do Sal passé, le paysage devient grandiose… ciel et sel se confondent… c’est magnifique, irréel, j’ai pas arrêté de mitrailler :
(les autres sont sur mon site) 😉
Comme nous n’avons qu’une carte à la dimension d’un gros timbre-poste et pas de GPS, je reste malgré tout très concentré sur l’orientation et essaye de photographier dans mon esprit toutes les montagnes qui nous entourent. Nous roulons lentement pour que l’eau ne rentre pas dans le radiateur et nous marquons un arrêt tous les 10 km pour nettoyer le moteur à l’eau douce… Les heures passent et en effet nous voyons une tâche noire grossir à l’horizon :
Hourra ! On y est sur cette Isla Del Pescado !

Nous sommes accueillis par la petite équipe de fonctionnaires qui garde les lieux, inutiles de vous dire qu’ils sont très étonnés de nous voir ! Nous mettons nos noms sur le registre des entrées qui n’a pas été complété depuis pas mal de temps… Nous sommes les 2 seuls touristes, et le personnel sur l’île est largement majoritaire ! Il y a même un petit restaurant ouvert, nous y mangerons tous les soirs. Nous demandons si nous pouvons camper, l’Administratrice nous dit que ce n’est pas possible, et qu’en principe elle n’a pas le droit mais elle nous propose un bureau de l’Administration pour 30 Bolivianos la nuit! Il y a des matelas et surtout une immense baie vitrée avec une vue démente sur le Salar ! Il y a un petit livre d’or et nous voyons que l’Administration fait régulièrement des exceptions avec les cyclistes, vu qu’ils ne peuvent pas faire l’aller-retour dans la journée, ils sont donc tolérés pour la nuit. Personne… l’île est fabuleuse, les cactus immenses se découpent sur un horizon où ciel et terre se reflètent l’un sur l’autre…
Nous allons abuser de l’hospitalité de nos hôtes et rester 2 jours et 3 nuits sur l’île. Le deuxième jour, je commence à avoir des maux de tête violents qui reviendront régulièrement jusqu’à mon retour en France…. La lumière est tellement forte, j’aurai du acheter des lunettes de glacier…Nous sympathisons avec l’Administratrice, qui n’a que 25 ans, rigole beaucoup et passe ses journées à essayer de faire fonctionner la radio qui relie l’île au… continent !
(j'espère qu'elles m'en voudront pas
)
Retour à Uyuni par le même chemin en nous repérant aux montagnes qu’on avait vu à l’aller 3 jours plus tôt. Nous retrouvons notre ami Bolivien, le remercions à nouveau, et amenons la voiture à nettoyer entièrement au Karcher. Il nous dit que finalement il ne peut pas venir avec nous dans le Sud Lipez mais a trouvé un remplaçant, guide lui aussi. Il fait 40 cm de moins que moi, mais a bien 15 ans de plus, alors je me dévoue pour monter à l’arrière du 4x4. Il m’arrête tout de suite et me dit de monter devant car je suis trop grand. Aaahh ben il est bien ce guide, il va m’épargner 3 jours d’aplatissage de tête contre le plafond du 4x4 !😏
Nous voilà donc partis pour le Sud Lipez… Le voyage se passe sans encombre, heureusement que le guide est là pour nous diriger car nos cartes manquent de précisions. Les paysages grandioses et je vous laisse regarder (entre autres) mes photos du Volcan Licancabur, de la Laguna Colorada, de la Laguna Verde, ma préférée ! Attention à ne pas trop s’approcher des Lagunas, on s’embourbe méchamment !
Nous nous séparons de notre guide à la frontière Chilienne. Il remontera sur Uyuni sur le prochain 4x4 d’un collègue qui passe. Nous ne regrettons pas de l’avoir embauché pour ces 3 jours car l’orientation n’est pas évidente, il y a des pistes qui se croisent de partout. Nous avons quand même croisé des Français qui visitaient le Sud Lipez avec leur propre véhicule et un GPS. La région est assez fréquentée, donc au pire des cas on peut facilement croiser d’autres 4x4. Notre guide s’est également occupé de nous trouver des hébergements, qui malgré la basse saison, étaient souvent complets !
En nous approchant de la frontière, nous croisons les 2 Français qui font le Tour du monde en tandem 3 roues ! Aussitôt la frontière chilienne passée, la route est goudronnée. Nous descendons vers San Pedro de Atacama pour trouver un hébergement pour la nuit. L’arrivée à San Pedro est décevante : les boutiques de souvenirs alternent avec les restaurants, les rues sont remplies de touristes, les Chiliens nous apparaissent bien ternes après les Boliviens austères mais si hauts en couleurs… Je ne suis plus du tout dépaysé, les rabatteurs qui sont devant chaque resto m’énervent, les prix sont multipliés en moyenne par 5, voire 10, par rapport à la Bolivie… 3h après notre arrivée au Chili, je dis à Abdel : viens on rentre en Bolivie ! Il me réponds : « bah on est là, donc on va quand même essayer de découvrir ce fameux désert d’Atacama ! ». OK, je lui réponds, la nuit porte conseil… Le lendemain après une balade à la Vallée de la Luna, belle mais aménagée aussi bien qu’un parc d’attraction, puis après une omelette à 6 euros, il finit par craquer : « t’as raison Loïc, on se casse ! »
Cap plein Nord pour rejoindre Arica. On va se poser là 1 jour ou 2 histoire de profiter de la plage… Arrivés sur place, rues blindées de Chiliens en vacances, musique à fond dans les rues piétonnes, plage archi-nulle (en fait y’en a pas), on ne fera que passer la nuit.
Le lendemain en fin de matinée… Aaahh, la frontière Bolivienne ! On respire… le porte-monnaie aussi ! Nous décidons de passer la dernière semaine dans l’agréable village de Coroico , initialement j’avais prévu de faire de la rando dans les Yungas, mais mes maux de tête vont me clouer dans mon hamac…
Je garde donc un bon souvenir de ce voyage en Bolivie, même si ce fut probablement le voyage le plus dur pour moi sur le plan de la santé. Le dépaysement est total, même à La Paz où les tenues traditionnelles des Boliviennes mettent déjà dans l’ambiance Andine.
Le coût de la vie est très abordable : un repas pris dans un boui-boui local ne coûte guère plus d’1 euro, un chambre rustique de 3 à 5 euros, le litre d’essence 0.50 euro.
Cette discussion sera, comme à mon habitude, accessible depuis mon site, alors déjà VF-istes ou pas encore, n’hésitez pas à poser vos questions. Je ne prétends pas tout savoir, loin de là, mais la communauté VF est une ressource inépuisable de réponses à vos questions ! 

Direction Lac Titicaca : nous restons 2-3 jours du côté de Copacabana. C’est joli, les habitants ont l’air plus chaleureux qu’ailleurs (faut dire qu’on les prend en stop !), mais bon ce n’est qu’un grand lac, avec de très belles vues certes, mais bon moi qui randonne dans les Alpes ça ne me coupe pas la respiration ;-)

Retour à La Paz pour mettre cap plein sud ! La route jusqu’à Oruro est facile, ensuite c’est une piste sans panneaux et on a un peu de mal à se diriger, d’autant qu’on ne parle pas la langue ! Les paysages de l' Altiplano sont très typiques.

Arrivée à Uyuni. Les photos prises par Nicolas Hulot sur le Salar d’Uyuni ont été la principale motivation de notre voyage. Déception : les habitants confirment ce que nous savions : février c’est la saison des pluies, le salar est rempli d’eau et n’est pas praticable en voiture. Personne ne s’y aventure, même les guides boliviens ! Nous nous consolons devant ce magnifique coucher de soleil

Seulement voilà : je voyage avec Abdel depuis 10 ans et je sais très bien qu’il VEUT ABSOLUMENT traverser le salar d’Uyuni, pour aller jusqu’à l’Isla del Pescador, endroit extraordinairement photogénique ! Combien de fois il a voulu prendre des risques inconsidérés pour prendre ses photos, sa grande passion : se faire charger par les éléphants d’Afrique pour les photographier trompe dressée, photographier les Jarawas des Andaman alors qu’ils peuvent se montrer très agressifs (et puis c'est pas bien), monter la plus haute dune de Sossusvlei en Namibie par 56° à l’ombre… Je râle à chaque fois, tente de l’en empêcher, mais sa passion pour la photo est plus forte que tout !🤪 Aussi, le lendemain, nous prenons en filature des 4x4 chargés de touristes et, arrivés à l’entrée du Salar d’Uyuni, on commence à les suivre avec de l’eau jusqu’au capot ! Ils se dirigent vers l’Hotel de Sel, quelques kilomètres à l’intérieur du Salar. Plus on avance, moins il y d’eau, et Abdel de me dire aussitôt: « tu vois ce sont des menteurs, y a pas d’eau ! Heureusement que je t’ai pas encore écouté !
» Les 4x4 s’arrêtent à l’Hotel de Sel, organisent un pic-nic avec les touristes, puis feront demi-tour vers Uyuni 2h plus tard. Pendant le repas, j’aborde un guide : je lui demande où est l’Isla Del Pescador. Il me dit que c’est impossible d’y aller, il y a trop d’eau. Je lui rétorque : ben, pourtant y’a pas d’eau ici ! Gêné, il me montre un vague direction… Je comprends que j’ai fait une boulette et dès que ses clients ont le dos tourné, je reviens… Heureusement il parle un peu anglais et me dit : « Tu vois ces 2 volcans au loin ? (il me montre le Volcan Tunupa et un autre qui lui fait face sur la rive opposée du Salar) Et bien tu roules tout droit, pile entre les 2 volcans, pendant 60km, et tu tomberas sur l’île… » 😎
Il poursuit : « seulement ta voiture n’est pas préparée : c’est dangereux, elle va prendre l’eau, surtout le sel qui va boucher ton radiateur et paralyser le système électrique, et tu vas tomber en panne au milieu du Salar, avec personne pour venir te chercher. Il faut protéger ton moteur avec des bâches ». Je le remercie et arrive à convaincre Abdel de retourner à Uyuni pour essayer de préparer la voiture comme on nous a expliqué.
Nous voilà donc à la recherche de bâches en plastique dans le marché d’Uyuni… On galère… Dans une papeterie, nous rencontrons un Bolivien sympa qui comprend ce que l’on cherche. Et c’est reparti : non il ne faut pas y aller, c’est dangereux, il y a trop d’eau, etc… On dit qu’on sait comment y aller et qu’on est justement en train d’acheter ce qu’il faut pour faire l’expédition ! Il nous explique alors qu’il est guide et qu’il va nous aider. Il me laisse son adresse et nous donne RDV le lendemain matin devant chez lui à 7h.
Le lendemain matin…. Impossible de démarrer la voiture. Plus de contact, rien. Nous allons à pieds chez ce fameux Bolivien, je lui explique que c’est mort, la voiture est en panne. Il vient avec nous, regarde rapidement ce qui se passe sous le capot et récupère un outil. En 5 minutes la voiture est réparée. Il me dit : hier vous êtes allés dans le Salar, n’est ce pas ? Du sel est rentré dans le moteur et a grignoté pendant la nuit ce petit fil lectrique… Vous avez de la chance que ce soit arrivé dans le village et non dans le Salar. Je me tourne vers Abdel et je lui dis « tu vois que bien que c’est de l’inconscience !!🏴☠️ ». Je parle dans le vide. Notre Bolivien part avec nous au marché et nous fais acheter des bâches plastiques, du fil de fer, on remplit notre jerrican d’eau douce et on fait une réserve supplémentaire d’essence en plus du plein de la voiture. Il nous dit qu’il va préparer notre voiture gracieusement, qu’il a déjà fait ça 10000 fois et que ça n’a pas de secret pour lui. Une heure après le revoilà avec une voiture bâchée avec grande dextérité.


Nous n’aurions jamais pu faire ça sans son aide. Je ne sais plus son prénom, mais je ne remercierai jamais assez. D’ailleurs, je lui propose de venir nous accompagner, non pas au Salar, mais après, dans le Sud Lipez. Il me dit qu’il n’y a pas de problème et qu’il prendra 35$ par jour. Me sentant très redevable, je ne discute pas le prix qui est largement au dessus de la moyenne ! Nous voilà donc partis pour la traversée sur Salar d’Uyuni ! Sitôt l’Hostal do Sal passé, le paysage devient grandiose… ciel et sel se confondent… c’est magnifique, irréel, j’ai pas arrêté de mitrailler :
(les autres sont sur mon site) 😉Comme nous n’avons qu’une carte à la dimension d’un gros timbre-poste et pas de GPS, je reste malgré tout très concentré sur l’orientation et essaye de photographier dans mon esprit toutes les montagnes qui nous entourent. Nous roulons lentement pour que l’eau ne rentre pas dans le radiateur et nous marquons un arrêt tous les 10 km pour nettoyer le moteur à l’eau douce… Les heures passent et en effet nous voyons une tâche noire grossir à l’horizon :
Hourra ! On y est sur cette Isla Del Pescado !

Nous sommes accueillis par la petite équipe de fonctionnaires qui garde les lieux, inutiles de vous dire qu’ils sont très étonnés de nous voir ! Nous mettons nos noms sur le registre des entrées qui n’a pas été complété depuis pas mal de temps… Nous sommes les 2 seuls touristes, et le personnel sur l’île est largement majoritaire ! Il y a même un petit restaurant ouvert, nous y mangerons tous les soirs. Nous demandons si nous pouvons camper, l’Administratrice nous dit que ce n’est pas possible, et qu’en principe elle n’a pas le droit mais elle nous propose un bureau de l’Administration pour 30 Bolivianos la nuit! Il y a des matelas et surtout une immense baie vitrée avec une vue démente sur le Salar ! Il y a un petit livre d’or et nous voyons que l’Administration fait régulièrement des exceptions avec les cyclistes, vu qu’ils ne peuvent pas faire l’aller-retour dans la journée, ils sont donc tolérés pour la nuit. Personne… l’île est fabuleuse, les cactus immenses se découpent sur un horizon où ciel et terre se reflètent l’un sur l’autre…
Nous allons abuser de l’hospitalité de nos hôtes et rester 2 jours et 3 nuits sur l’île. Le deuxième jour, je commence à avoir des maux de tête violents qui reviendront régulièrement jusqu’à mon retour en France…. La lumière est tellement forte, j’aurai du acheter des lunettes de glacier…Nous sympathisons avec l’Administratrice, qui n’a que 25 ans, rigole beaucoup et passe ses journées à essayer de faire fonctionner la radio qui relie l’île au… continent !
(j'espère qu'elles m'en voudront pas
)
Retour à Uyuni par le même chemin en nous repérant aux montagnes qu’on avait vu à l’aller 3 jours plus tôt. Nous retrouvons notre ami Bolivien, le remercions à nouveau, et amenons la voiture à nettoyer entièrement au Karcher. Il nous dit que finalement il ne peut pas venir avec nous dans le Sud Lipez mais a trouvé un remplaçant, guide lui aussi. Il fait 40 cm de moins que moi, mais a bien 15 ans de plus, alors je me dévoue pour monter à l’arrière du 4x4. Il m’arrête tout de suite et me dit de monter devant car je suis trop grand. Aaahh ben il est bien ce guide, il va m’épargner 3 jours d’aplatissage de tête contre le plafond du 4x4 !😏
Nous voilà donc partis pour le Sud Lipez… Le voyage se passe sans encombre, heureusement que le guide est là pour nous diriger car nos cartes manquent de précisions. Les paysages grandioses et je vous laisse regarder (entre autres) mes photos du Volcan Licancabur, de la Laguna Colorada, de la Laguna Verde, ma préférée ! Attention à ne pas trop s’approcher des Lagunas, on s’embourbe méchamment !
Nous nous séparons de notre guide à la frontière Chilienne. Il remontera sur Uyuni sur le prochain 4x4 d’un collègue qui passe. Nous ne regrettons pas de l’avoir embauché pour ces 3 jours car l’orientation n’est pas évidente, il y a des pistes qui se croisent de partout. Nous avons quand même croisé des Français qui visitaient le Sud Lipez avec leur propre véhicule et un GPS. La région est assez fréquentée, donc au pire des cas on peut facilement croiser d’autres 4x4. Notre guide s’est également occupé de nous trouver des hébergements, qui malgré la basse saison, étaient souvent complets !
En nous approchant de la frontière, nous croisons les 2 Français qui font le Tour du monde en tandem 3 roues ! Aussitôt la frontière chilienne passée, la route est goudronnée. Nous descendons vers San Pedro de Atacama pour trouver un hébergement pour la nuit. L’arrivée à San Pedro est décevante : les boutiques de souvenirs alternent avec les restaurants, les rues sont remplies de touristes, les Chiliens nous apparaissent bien ternes après les Boliviens austères mais si hauts en couleurs… Je ne suis plus du tout dépaysé, les rabatteurs qui sont devant chaque resto m’énervent, les prix sont multipliés en moyenne par 5, voire 10, par rapport à la Bolivie… 3h après notre arrivée au Chili, je dis à Abdel : viens on rentre en Bolivie ! Il me réponds : « bah on est là, donc on va quand même essayer de découvrir ce fameux désert d’Atacama ! ». OK, je lui réponds, la nuit porte conseil… Le lendemain après une balade à la Vallée de la Luna, belle mais aménagée aussi bien qu’un parc d’attraction, puis après une omelette à 6 euros, il finit par craquer : « t’as raison Loïc, on se casse ! »
Cap plein Nord pour rejoindre Arica. On va se poser là 1 jour ou 2 histoire de profiter de la plage… Arrivés sur place, rues blindées de Chiliens en vacances, musique à fond dans les rues piétonnes, plage archi-nulle (en fait y’en a pas), on ne fera que passer la nuit.
Le lendemain en fin de matinée… Aaahh, la frontière Bolivienne ! On respire… le porte-monnaie aussi ! Nous décidons de passer la dernière semaine dans l’agréable village de Coroico , initialement j’avais prévu de faire de la rando dans les Yungas, mais mes maux de tête vont me clouer dans mon hamac…
Je garde donc un bon souvenir de ce voyage en Bolivie, même si ce fut probablement le voyage le plus dur pour moi sur le plan de la santé. Le dépaysement est total, même à La Paz où les tenues traditionnelles des Boliviennes mettent déjà dans l’ambiance Andine.
Le coût de la vie est très abordable : un repas pris dans un boui-boui local ne coûte guère plus d’1 euro, un chambre rustique de 3 à 5 euros, le litre d’essence 0.50 euro.
Cette discussion sera, comme à mon habitude, accessible depuis mon site, alors déjà VF-istes ou pas encore, n’hésitez pas à poser vos questions. Je ne prétends pas tout savoir, loin de là, mais la communauté VF est une ressource inépuisable de réponses à vos questions ! 
Nécessité de visa américain English translation pending
nous partons à san juan ( porto rico ) via new york par américan airline fin novembre 2006. Nous possédons un passeport à lecture optique mais sans la photo numérisée et emprunte digitale intégrée émis avant octobre 2005 . Quelqu'un sait il si il y a une date limite de validité pour ces passeports pour les USA sans visa ? j'ais entendu dire que ces passeports étaient valables jusqu'à leur date limite de validité et d'autres m'ont dit qu'ils étaient valables jusque fin novembre 06 uniquement ( aprés il faut passeport à lecture optique avec photo numérisée et empruntes ou alors un visa US ) Merci d'avance pour vos réponses
Avis sur itinéraire de quatre semaines au Pérou-Bolivie-Argentine English translation pending
Bonjour,
Pour mon premier voyage en Amérique Latine, je ne voudrais pas trop me planter! J'aimerai alors votre avis sur ce trajet.
Le voyage va durer 4 semaines. Le but n'est pas de voir un maximum de choses. Ce que je recherche avant tout c'est le contact avec d'autres populations. Et je pense que les prochains voyages seront axés sur 1 seul pays à la fois.
21 Octobre: France -> Lima 24 Octobre: Lima -> Cusco : (1155km) Bus, ou avion? Du 26 Octobre au 3 Novembre : Cusco - Macchu Picchu - Cusco (ces jours là sont non modifiable. Projet humanitaire oblige, on va tourner dans les villages)
4 Novembre : Cusco -> Puno (389km)
5 Novembre : Puno -> Ile Taquile (on dort sur place) 6 Novembre : Ile taquile -> Ile Amantani (si possible, mais on peut zapper) -> Puno 7 Novembre : Puno -> Tiwanaku -> La Paz (260km)
11 Novembre : La Paz -> Villazon (900 km) Peut etre une halte à Oruro, puis on prend le train.
13 Novembre : Villazon -> Jujuy (via Humahuaca) (300 km) 15 Novembre: Jujuy -> Buenos aires (1500 kilometros), en avion!!! 18 Novembre: Buenos Aires -> France Quelques questions:Lima-Cusco en avion? Peut on acheter les billets d'avion directement là bas, pour payer moins cher?Jujy - Buenos Aires? Idem, peut ont acheter le billet sur place?
Le passage à Buenos Aires vient du fait que j'ai une amie là bas qui peut nous heberger. C'est l'occasion d'aller la voir!
C'est sur que ça fait pas mal de kilomètres mais je pense que ça vaut le coup. Ca vous parait faisable? Nous serons 2 ou 3 personnes, pas plus.
Merci pour votre aide!!! Suerte!
21 Octobre: France -> Lima 24 Octobre: Lima -> Cusco : (1155km) Bus, ou avion? Du 26 Octobre au 3 Novembre : Cusco - Macchu Picchu - Cusco (ces jours là sont non modifiable. Projet humanitaire oblige, on va tourner dans les villages)
4 Novembre : Cusco -> Puno (389km)
5 Novembre : Puno -> Ile Taquile (on dort sur place) 6 Novembre : Ile taquile -> Ile Amantani (si possible, mais on peut zapper) -> Puno 7 Novembre : Puno -> Tiwanaku -> La Paz (260km)
11 Novembre : La Paz -> Villazon (900 km) Peut etre une halte à Oruro, puis on prend le train.
13 Novembre : Villazon -> Jujuy (via Humahuaca) (300 km) 15 Novembre: Jujuy -> Buenos aires (1500 kilometros), en avion!!! 18 Novembre: Buenos Aires -> France Quelques questions:Lima-Cusco en avion? Peut on acheter les billets d'avion directement là bas, pour payer moins cher?Jujy - Buenos Aires? Idem, peut ont acheter le billet sur place?
Le passage à Buenos Aires vient du fait que j'ai une amie là bas qui peut nous heberger. C'est l'occasion d'aller la voir!
C'est sur que ça fait pas mal de kilomètres mais je pense que ça vaut le coup. Ca vous parait faisable? Nous serons 2 ou 3 personnes, pas plus.
Merci pour votre aide!!! Suerte!
Informations pratiques Marrakech - Essaouira English translation pending
Quelques infos pratiques pour les routards (😛clin d’oeil à un vieux débat qui a enflammé le forum : j’entend par routard celui qui n’a pris qu’ un vol sec et se laisse guider au rythme du quotidien du pays pour le reste) en partance pour Marakesh et Essaouira
1/ A l’éroport, dimanche
Attention de ne pas confondre votre sac avec celui d’un autre routard. Ainsi commença mon voyage.
Le temps de changer des tunes, de récupérer mon sac et de rendre celui qui n’est pas le mien a son véritable proprio, tous ceux qui partent en taxi sont partis. Un taxi m’attend flairant la bonne affaire : « 100 diram » (100 diram = 10 euros) « j’ai lu 60 dans le guide book » « non ca a augmenté » « bon, je vais attendre quelqu’un pour partager » « ca va être long » …pff, j’abandonne 100 diram, ya allah…ceux qui veulent payer 60 diram, n’ont qu’a tester la formule « je l’ai pris ya deux jours et j’ai payé 60 diram » ou encore pour trouver d’autre voyageurs, le t1 et le t2 sont a 5 minutes à pieds, et les avions arrivent a la chaine, surtout au t1.
2/ L’hôtel a Marrakesh
Hotel afriquia : petite chambre double carrelée ou il fait bien frais, a 70 diram, tarif pour les voyageurs seuls. Tres jolie, douche au palier, ya aussi des chambres avec douches. Terrasse agréable on peut bouquiner, flaner. Les chambres donnent sur une coure intérieure ou siegent majestueusement trois énnormes orangers bien garnis en oranges, un bonheur de s’allonger, la porte et la fenetre ouverte et de regarder les fruits murirent.
3/ Marrakesh
J’aime pas, trop chaud, pas beau, j’ai que des mauvais plans pour vous. Bouff allechantes sur la place eljama mais assez fadasse, dresseurs de serpents qui se font passer pour des aissawas alors qu’ils ont enlevés les dents vénineuses des pauvres serpents. Résultat le venin leur coule dans la gorge et il ne vont pas tarder a crever. Pour retarder le moment, ils ingurgitent des œufs de force.
Un voyage seul, c’est un peu un voyage sur soi, comme un psychotrope, un bon trip ou un mauvais trip. Mauvais trip pour Izanora qui décide d’aller confier son humeur de voyageuse maussade a forum voyage en lanssant une discution du style "bad trip en vacance" : connexion sur forum voyage impossible a marrakesh, et meme a essaouira…décidemment…(internet : 5 diram la demi heure)
4/ Partir a Essouira
Des la premiere heure. Taxi : 10 diram, 15 pour moi a chaque fois, maalish, il faut relativiser gare safar tour : bus climatisé que des touristes, 60 diram pour 2h40 pour aller a essaouira. Ma chance me sourit, c’est complet. Je part acheter un tickey a la gare des marocains, et me noient dans cette ambiance ou la parole est d’or et le silence est roi. 40 diram le bus, normalement le 7 est direct. un mec risque de vous demander des tunes pour avoir mis la valise dans le coffre, c'est pas obligatoire de donner, et c'est la somme qu'on veut.
Possiblité d’acheter des sourates du coran, de l’ambre du tigre ou des bonbons dans le bus…
5/ Arrivé à Essaouira : le début du bonheur…
a suivre les infos pratiques.
1/ A l’éroport, dimanche
Attention de ne pas confondre votre sac avec celui d’un autre routard. Ainsi commença mon voyage.
Le temps de changer des tunes, de récupérer mon sac et de rendre celui qui n’est pas le mien a son véritable proprio, tous ceux qui partent en taxi sont partis. Un taxi m’attend flairant la bonne affaire : « 100 diram » (100 diram = 10 euros) « j’ai lu 60 dans le guide book » « non ca a augmenté » « bon, je vais attendre quelqu’un pour partager » « ca va être long » …pff, j’abandonne 100 diram, ya allah…ceux qui veulent payer 60 diram, n’ont qu’a tester la formule « je l’ai pris ya deux jours et j’ai payé 60 diram » ou encore pour trouver d’autre voyageurs, le t1 et le t2 sont a 5 minutes à pieds, et les avions arrivent a la chaine, surtout au t1.
2/ L’hôtel a Marrakesh
Hotel afriquia : petite chambre double carrelée ou il fait bien frais, a 70 diram, tarif pour les voyageurs seuls. Tres jolie, douche au palier, ya aussi des chambres avec douches. Terrasse agréable on peut bouquiner, flaner. Les chambres donnent sur une coure intérieure ou siegent majestueusement trois énnormes orangers bien garnis en oranges, un bonheur de s’allonger, la porte et la fenetre ouverte et de regarder les fruits murirent.
3/ Marrakesh
J’aime pas, trop chaud, pas beau, j’ai que des mauvais plans pour vous. Bouff allechantes sur la place eljama mais assez fadasse, dresseurs de serpents qui se font passer pour des aissawas alors qu’ils ont enlevés les dents vénineuses des pauvres serpents. Résultat le venin leur coule dans la gorge et il ne vont pas tarder a crever. Pour retarder le moment, ils ingurgitent des œufs de force.
Un voyage seul, c’est un peu un voyage sur soi, comme un psychotrope, un bon trip ou un mauvais trip. Mauvais trip pour Izanora qui décide d’aller confier son humeur de voyageuse maussade a forum voyage en lanssant une discution du style "bad trip en vacance" : connexion sur forum voyage impossible a marrakesh, et meme a essaouira…décidemment…(internet : 5 diram la demi heure)
4/ Partir a Essouira
Des la premiere heure. Taxi : 10 diram, 15 pour moi a chaque fois, maalish, il faut relativiser gare safar tour : bus climatisé que des touristes, 60 diram pour 2h40 pour aller a essaouira. Ma chance me sourit, c’est complet. Je part acheter un tickey a la gare des marocains, et me noient dans cette ambiance ou la parole est d’or et le silence est roi. 40 diram le bus, normalement le 7 est direct. un mec risque de vous demander des tunes pour avoir mis la valise dans le coffre, c'est pas obligatoire de donner, et c'est la somme qu'on veut.
Possiblité d’acheter des sourates du coran, de l’ambre du tigre ou des bonbons dans le bus…
5/ Arrivé à Essaouira : le début du bonheur…
a suivre les infos pratiques.
Vos expériences de treks en Bolivie? English translation pending
Bonjour,
je serais en Bolivie entre le 13/07 et le 28/07, je voudrais faire de la rando,
j'aimerais que vous me fasiez part de vos expériences de trek,
quel trek vous avez fait ? comment vous vous y êtes pris ?
Merci
je serais en Bolivie entre le 13/07 et le 28/07, je voudrais faire de la rando,
j'aimerais que vous me fasiez part de vos expériences de trek,
quel trek vous avez fait ? comment vous vous y êtes pris ?
Merci
Les pieds en Birmanie... et la tête dans les étoiles English translation pending
Recit par Christophe et Sophie de 4 semaines en Birmanie apres un passage en Chine: (pour la gallerie photo ou des recits images http://www.lespiedssurterre.org). Bonne lecture.
Dimanche 2 Octobre: Premieres impressions A la descente de l'avion, la bouffée d'air humide et la chaleur écrasante nous ont fait réaliser qu'on était désormais sous un climat tropical. En traversant la ville de Yangon, nous découvrons une capitale charmante aux avenues larges et bien traçées bordées d'arbres, parfois même des tecks, ces vénérables arbres imputrescibles chers aux salons de jardin. Finis les gratte-ciel et les rues bien propres de Chine, place à une architecture coloniale colorée et délabrée (Christophe y sent presque un parfum de La Havane…) Ici les hommes comme les femmes sont en jupes longues style porte-feuille, des longuyi, ils ont la bouche et les dents rouges et les femmes ont les joues jaunes. Pas de doute, on a changé de pays. Les hommes mastiquent toute la journée de la noix de bétel aux propriétés vermifuges et bienfaisantes comme on chique du tabac et la recrachent en maculant les trottoirs de tâches rouges sang. Les femmes se protègent la peau du soleil en s'étalant sur le visage du tanaka, une pâte jaune extrait de l'arbre du même nom. Produit de beauté numéro 1 devant l'Oréal, elles l'étalent avec une brosse à dent par coquetterie. Autres changements radicaux par rapport à la Chine: les gens sont souriants et parlent pour beaucoup l'anglais. La Birmanie fut une colonie anglaise de la fin du 19e siècle jusqu'à la Seconde guerre mondiale, ceci expliquant sans doute cela. Nous apprenons aussi que les Birmans descendent des Mongols, les Sourire à la noix...de Betel gênes de la sympathie se transmettraient-ils de génération en génération? Les trottoirs défoncés sont parsemés d'étalages et de gargotes, pas évident de se promener tranquillement. Les voitures et les cars datent d'une autre époque et certaines sont de marques totalement inconnues. Les bus et fourgonnettes qui circulent sont bondés de monde, les gens s'accrochent à l'extérieur, sans doute la meilleure place vu la chaleur. Comme le pays à quelques démélés avec les Etats Unis, ici les cartes de retrait ne sont pas acceptées et paradoxalement, la majorité des transactions se fait en dollars américains. Le seul moyen de se procurer des kyats est d'échanger des dollars ou des euros en grosses coupures. Pas question non plus de le faire à la banque ou à l'aéroport, ils proposent 3 fois moins qu'au marché noir. Direction le grand marché Bogyoke appelé aussi Scott market. Cet immense marché couvert propose un maximum de marchandises de contrebande, des vêtements, bibelots et pierres précieuses mais c'est aussi l'endroit ou échanger de l'argent. C'est finalement assez simple car de nombreux rabatteurs nous accostent dans la rue. Le plus difficile est de négocier un bon taux. On s'en sortira avec un taux de 1 euro pour 1550 k, on vous laisse imaginer les liasses de billets que cela fait sachant que le plus gros fait 1000 k. La soirée se termine dans un internet café oû une mauvaise surprise, bien que prévisible, nous attend: impossible de consulter nos mails sur Yahoo et Hotmail malgré les moteurs de recherches anonymes. Seul Free semble encore disponible, cette fois on est coupé du monde...
Lundi 3 Octobre: Pas Glop pas Glop Journée consacrée à l'achat de nos vols et à la visite du centre-ville. La chaleur est étouffante et c'est un vrai soulagement de rentrer dans des endroits climatisés, l'envers de la médaille c'est quand il faut en ressortir! La Sule pagoda, toute d'or recouverte, est magnifique dans le coucher de soleil et nous permet de discuter avec un moine. Enveloppé d'un tissu rouge bordeaux, la tête rasée et l'épaule dénudée, il nous explique son parcours et la vie paisible des "monks". La journée se finira assez mal pour Sophie qui s'est choppée une sale bactérie causant fièvre subite et vomissements. On n'avait rien attrapé depuis le début, fallait bien que ça arrive…
Mardi 4 Octobre: Pas Glop La fièvre est tombée mais Sophie, très faible, est complètement sonnée et préfèrera aller à l'hôpital, histoire de mettre un nom sur son mal et ses aller retour aux toilettes. Verdict du médecin québèquois de l'hôpital international: intoxication alimentaire. Une première pour Sophie, ahhh les joies du voyage… En tout cas, bye-bye l'hôtel luxe avec piscine prévu au programme de la journée, à la place ce sera sieste et sels de réhydratation! Christophe de son côté visitera le zoo de Yangon (de toute facon Sophie ne serait pas venue, elle déteste les animaux en cage). Il y a découvert des animaux qui lui étaient inconnus jusqu'alors comme l'ours d'Asie, le goral, le sambar, etc…Il y avait aussi une tigresse qui mettait bas, ses gémissements étaient impressionnants.
Mercredi 5 Octobre: Glop Sophie est complètement rétablie. Le programme des deux prochains jours c'est farniente dans un hôtel 3 étoiles avec piscine, c'est notre premier luxe en 2 mois et demi de "barroudage", on l'a bien mérité. On règle donc 55$ pour 2 jours de paradis. Pour en profiter au maximum, on est arrivé le matin et on ne repartira que demain en fin d'après-midi. Le Kandawgyi palace est un des derniers hôtels de luxe encore ouvert a Yangon. La chambre est superbe, spacieuse et dotée d'une petite terrasse: lit à baldaquin, coin lecture, salle de bain avec baignoire et … séchoir a cheveux (Sophie va enfin pouvoir se faire un brush). Quand à l'extérieur, jardins à la végétation luxuriante d'ou sort un tyranosaure grandeur nature, piscine à étages avec jacuzzi. On fera tout de même une petite sortie pour visiter la Shwedagon pagoda ou la plus belle pagode du monde selon certains. Autour du stuppa central de 100 mètres de haut et recouvert de 700 kg d'or, se dressent de nombreux pagodons, templions, et clochetons, chacun brillant aussi de milles feux. Chaque édifice est richement décoré sans parler du sommet du stuppa, enchevêtrement d'or, rubis, diamants et autres pierres précieuses. Bien que ce soit le lieu boudhique le plus vénéré du Myanmar, l'ambiance y est paisible et beaucoup moins solennel que dans nos églises oû chuchoter est de rigueur. Une seule obligation: ôter ses chaussures. Ici, on prie, on flâne, on pique-nique ou on fait la sieste. Nous avons même assisté à une séance de nettoyage collectif, des dizaines de volontaires alignés comme un régiment et armés d'un balai avancent au même rythme: nettoyer la pagode le jour de son anniversaire est censé porter bonheur, une chose est sure, l'entretien est assuré gratuitement! A la sortie nous faisons une drôle de rencontre, un vieux moine qui se lâche un peu sur le gouvernement dans un anglais impeccable, à l'évidence, nous ne sommes pas des espions à la solde de la junte militaire. Tout y passe, l'absence d'éducation, de liberté, l'oppression, la pauvreté. Apparemment promis à un bel avenir, il a laisse tombé l'université et est rentré dans les ordres se voyant ainsi renié par sa famille qui comptait sur les dollars ramenés par le fils prodige. Mais le plus étrange est son explication du sourire birman: Shwedagon pagoda l'absence d'éducation et de choses à dire (l'université de Yangon vient juste de réouvrir, enrôlement de force dans l'armée ou travail force dès 13 ans) la peur constante d'être espionné par la junte militaire; il est moins dangereux de sourire que de parler! "Si tu n'as pas été en prison, tu n'as jamais été reporter ici" a écrit un journaliste birman. Pourtant, d'autres pays présentent les mêmes caractéristiques et n'affichent pas le même sourire, l'explication doit se trouver ailleurs, peut être le climat, ou la noix de bétel…Nous nous penchons dessus…
Jeudi 6 Octobre: Plouf On profite de l'hôtel et de la piscine, ahhh farniente, douce activité… Autre plaisir futile, la télé. On n'est pas trop télé mais là on est restés scotchés sur TV5 asie, la chaîne française internationale. Douce France… La fin d'après-midi se passera au marché couvert ou Sophie s'est complètement emballée pour l'artisanat birman. Christophe n'aurait pas du la laisser y aller seule, elle est revenue avec une statue en bois de teck de 70 cm de haut! (90 % des réserves mondiales de ce bois précieux se trouvent au Myanmar). Reste à espérer que les deux loulous qui nous rejoignent demain voudront bien nous en délester, c'est pas évident à caser dans le sac a dos! Petite parenthèse sur le nom du pays, la Birmanie est en fait le nom qui avait été donné par les anglais, la junte militaire a rétabli le nom d'origine Myanmar (les premiers habitants du monde) en 89 pour tirer un trait définitif sur l'époque coloniale. De même pour Rangoon renommé maintenant Yangon. Le soir nous trouvons une guest très correcte, Okinawa guesthouse; le tenancier accepte de nous garder la statue en dépôt jusqu'à notre retour dans 3 semaines.
Vendredi 7 Octobre: marionnettiste Aujourd'hui, on doit retrouver Jérome et Nicolas au Lac Inle. A l'aéroport de Yangon, les deux compères sont arrivés en avance et nous attendent, salut les mecs! Sophie qui a bu la veille un jus de fruit avec glaçons (faute d'inattention), enchaîne avec une petite tourista au moment de prendre l'avion. Elle angoisse d'ailleurs de plus en plus à l'idée de monter dans ces carlingues volantes. La psychose l'aurait-elle frappée: c'est normal ce bruit-là? Et pourquoi il tourne deux fois au-dessus de la piste?... Nous arrivons sains et saufs a Nyaunshwe, principale ville au nord du lac. Pendant que les deux compères se reposent (30 heures sans avoir ferme l'oeil), nous partons visiter la ville. Cinq minutes plus tard, un orage impressionnant nous surprend, la mousson n'est pas encore terminée. On se réfugie par hasard chez un marionnettiste qui nous accueille chaleureusement avec le thé. Il donne des représentations tous les soirs et vend des marionnettes de toutes tailles. Les murs en sont recouverts de hauts en bas. Pendant que les rafales de vent s'abattent, que le tonnerre gronde et que le cliquetis de la pluie tambourine le toit en tôle, nous discutons de son pays. La rencontre se terminera par une petite démonstration de marionnette dansante, spectacle traditionnel qui tombe en désuétude auprès des birmans. On s'installe dans un hôtel moins cher et plus près du centre ville (le Joy hotel) puis on dégote une barque avec "chauffeur" pour le lendemain. Il reste assez de temps avant le dîner pour que Christophe teste le coiffeur local. Comme il pleut à nouveau, on assistera tous aux prouesses de l'artisan. Christophe avait une fois de plus oublié d'apprendre à dire en birman: " Pas trop court la nuque s'il vous plaît." Il lui fera la barbe au savon sans plus de succès, le feu du rasoir... Le repas fut un grand moment de bonheur: Jérôme a ramené dans son sac une bouteille de Moulis château Maucaillou 97 (et un énorme pot de Nutella ), il s'en est fallu de peu pour que Christophe ne verse une larme (comme Sophie quand elle a plongé ses doigts dans le Nutella). En plus ce soir on dîne a l'italienne, des gnocchis au pesto préparés avec le basilic frais du jardin. Di-vin.
Samedi 8 Octobre: le lac Inle Départ 6h30 pour visiter le lac. Le temps est couvert, espérons qu'il ne pleuve pas comme hier sinon ça va être la cata sur la barque. Nous embarquons sur une longue barque avec moteur très bruyant à l'arrière, c'est bête on a oublié nos boules Quiès. Le lac est au centre de toute la vie de ses habitants. On s'y lave, on s'y baigne, on y fait sa lessive, on y pêche et même… on y cultive. Pour subvenir à leurs besoins, les habitants du lac, les Inthas, ont eu l'idée géniale de cultiver des légumes en créant des jardins flottants. Le lac est peu profond, un mètre le plus souvent, il s'y développe des entrelacs de plantes et jacinthes d'eau tellement denses qu'ils les recouvrent d'engrais pour y faire pousser des légumes et surtout des tomates. Ces jardins flottants approvisionnent tout le pays pendant une partie de l'année. Le lac est bordé de maisons sur pilotis en bambous et paille. Vraiment charmant. Nous suivons le parcours classique en commençant par le village d'In Dein et son marché. Des pêcheurs y vendent leurs poissons fraîchement pêchés. On trouve aussi des étals de fruits et légumes à foison, de l'artisanat et d'autres produits de consommation courante comme les cheerots, les cigares locaux. Nico et Jérôme s'en donnent à coeur joie, les gens sont chaleureux et se laissent photographier avec plaisir. Malheureusement, comme partout, il y a l'envers du décor: un homme nous propose de rendre visite aux femmes-girafes, cette ethnie dont les femmes portent des anneaux autour du cou (nous en avions croisé dans la rue la veille). C'est bien évidemment payant et il est hors de question qu'on entretienne ce commerce honteux. Ces femmes sont aujourd'hui parquées comme des animaux dans un zoo pour satisfaire la curiosité des touristes. De ce fait, cette cruelle coutume des anneaux qui était en perte de vitesse fait un retour en force. On ne sait pas vraiment l'origine de cette tradition et beaucoup de légendes tournent autour: protection contre les attaques de tigres, marque distinctive des femmes achetées, signe de richesse et la plus cruelle, moyen de punir les femmes adultères en coupant les anneaux. A vous de choisir! Elles peuvent porter jusqu'a 25 anneaux soit 30 kg. Contrairement a ce qu'on pense, l'impression de cou de girafe n'est pas du a l'allongement du cou mais a l'affaissement des clavicules, causant déformations et dégâts physiques irréversibles. Nous visitons l'école du village. Tous les élèves, les garçons comme les filles, portent un longyi vert et une chemisette blanche. Nous sommes surpris de voir un enfant de 4 ans tout seul dans la classe alors que tous sont a l'étage en train de chanter. En fait, les écoles sont bouddhistes, lui ne l'est pas, et la journée d'école débute par des chants religieux. Les équipements sont rudimentaires et les enfants autonomes. Avant l'arrivée du professeur, ils nettoient le tableau, préparent le bureau du maître, révisent leur leçon et tout ça sans chahut. Les élèves applaudissent lorsque leur camarade réussit son exercice au tableau. Sophie en connaisseuse est admirative. Nous poursuivons avec les passages obligés par la fabrique d'ombrelles en papier, l'atelier de tissage, puis l'orfèvrerie. Intéressant mais nous ne serons pas clients. Pour finir, au milieu du lac se trouve le monastère des chats sauteurs. Il tient son nom d'un moine qui avait dressé son chat à sauter de plus en plus haut au-dessus de son bras. Vraiment que ça à faire les moines ici!!! Toujours est-il que les moines qui suivirent se sont aussi mis à les faire bondir a l'intérieur d'un cerceau, et curieusement, seuls les descendants des chats sauteurs sont capables d'effectuer ces sauts. Etrange mon cher Watson… Le cliché du lac, ce sont bien évidemment les pêcheurs qui ont une manière de ramer unique au monde. En équilibre sur un pied à l'extrêmité de la barque, ils rament avec leur jambe afin d'avoir les mains libres pour hisser leurs filets tout en manoeuvrant la barque, très impressionnant.
Dimanche 9 Octobre: la grande fête du Phaung-Daw U Des quatre coins du lac Inle, des dizaines de barques immenses voyagent d'un village à l'autre, de pagode en pagode, sous le regard émerveillé des foules. Ce sont de très longues et très étroites embarcations mues par des dizaines de jeunes garçons Intha vêtus du costume traditionnel. Debout, ils actionnent les rames à un rythme cadencé tout en se tenant à une perche horizontale pour maintenir leur équilibre. C'est la barge royale représentant le Karaweik (oiseau doré mythique birman) qui clôt le cortège. Gardé par des prêtres, ce bateau sacré porte un baldaquin qui abrite 4 bouddhas couverts d'or. Aujourd'hui le cortège arrive à Nyaungshwe. Le village est pris d'assaut par les habitants des alentours de la région, nous offrant ainsi un vaste aperçu de la richesse ethnique des environs. Revêtus de leur costume traditionnel, ils se sont rassemblés sur les rives pour assister à l'arrivée des statuettes et aux courses de barques. Nous essayons de nous frayer un chemin au milieu de cette foule multicolore afin de suivre le défilé jusqu'a la pagode ou les bouddhas seront déposés pour y être couvert d'or par les fidèles, fidèles masculins uniquement la femme étant considérée impure dans la religion bouddhiste. Notre regard choqué se porte à plusieurs reprises sur des personnes à moto portant un casque allemand arborant la croix nazie. Il ne faut pas leur en vouloir, nous apprendrons plus tard qu'ils n'en connaissent pas la signification, c'est à la mode! Cette matinée aura permis de mettre a jour le vrai visage de nos deux camarades Jérôme et Nicolas. Entre deux bières, ils se tapent la bourre a celui qui fera le plus beau cliché ou le plus de photos, des vrais paparazzi. Nous profiterons de leurs nombreux clichés pour enrichir notre galerie, ils nous ont cédé les copyright!!! Ils arpenteront les allées du marché à la recherche d'un visage digne de figurer sur le National Geographic pendant que nous ferons une petite ballade sur les collines avoisinantes. Nous visitons un moine qui vit dans une petite grotte naturelle avec son chat et …des insectes. Il y a des araignées en pagaille et un nid de guêpes au-dessus de son lit. Les nourritures spirituelles doivent en valoir la peine pour supporter ça! Nous croisons des enfants qui nous suivent et nous offrent des fleurs… 'fin surtout a Sophie…Ils sont tout aussi amusés que les adultes de se voir en photo sur le numérique et plus encore en vidéo. Notre plus belle rencontre se fera sur le chemin du retour au détour d'un ruisseau. Une jeune femme fait sa lessive en battant le linge comme nos lavandières d'antant pendant que ses trois enfants se baignent. Un petit coup de main pour l'aider à porter ses 10 litres d'eau et nous voilà invités à prendre de thé avec toute la famille. La maison sur pilotis est très rudimentaire: une chambre avec hamac pour les parents, les autres dormant par terre dans la pièce principale ou se trouve l'autel à prières, et un foyer pour cuisiner. Bien évidemment, il n'y a ni electricité ni eau courante, la salle de bain c'est le ruisseau boueux. Ils ne parlent pas l'anglais; nous communiquons grâce a nos photos personnelles et en leur offrant des cigarettes, puissant vecteur de convivialité. Ils sont très intrigués par les images de Paris et les observent longuement; en fait, ils ne connaissent ni Paris, ni la France. Un rapide dessin des cinq continents sera peut-être leur premier cours de géographie… Cet échange nous a mis du baume au coeur. Nous nous quittons tout sourire avec l'impression que l'essence du voyage est peut-être aussi simple que ça: une rencontre éphémère, on le sait bien sans suite, mais riche par son intensité et des rapports simples et désintéressés.
A notre retour, nous retrouvons Nicolas et Jérôme devant une bière, ils nous font goûter un fruit découvert au marché: la pomme-cannelle. Rien à voir avec ces deux ingrédients mais c'est absolument délicieux. En rentrant, ils attirent notre attention sur un détail incongru: des sacs plastiques remplis d'eau et de cailloux sont accrochés a l'entrée de notre guest. Mais qu'est-ce que c'est-il donc? Pourquoi c'est faire? Indices: c'est obligatoire et en France on en a aussi, ils sont rouges…des extincteurs bien sur! Pourvu qu'il pleuve… En fin d'après-midi, nous testons le massage traditionnel birman. Relaxant et revigorant, il se pratique en partie avec les pieds. Le masseur nous monte dessus en se tenant à une barre au plafond. C'est pas de chance pour Sophie, sa masseuse doit faire dans les 75 kg! Les autres particularités de ce massage sont le "débouchage" d'oreille avec les doigts et le blocage des artères fémorales pour faire affluer le sang dans les jambes, ça fait bizarre. Sophie aura en prime le droit à une séance de maquillage au tanaka. Ce soir c'est la fête au village. De nombreuses gargottes et stands ont envahi la ville ainsi que les locaux qui sont déjà bien émêchés. C'est un peu la Foire du Trône version birmane. Pas de barbe à papa mais des gâteaux au tapioca, pas de train-fantôme mais des manèges en bois dignes de figurer à l'expo universelle de Paris 1900. Nous finissons la soirée à la salle de spectacle, pour le concert. Autant dire un vaste entrepôt avec des chaises longues et trois spots. Autour de nous, des moines sont assis et fument le cheerots, ils se font aussi chier que nous; cela ressemble davantage à un spectacle traditionnel barbant qu'à une soirée festive, ni enthousiasme, ni applaudissement. C'est une torture, les "artistes"chantent faux, sont complètement statiques et aussi peu motivés que nous le sommes pour rester. Nous apprendrons par la suite qu'il s'agissait en fait du "prime time" et que les gens étaient venus voir des comédiens célèbres. C'est bête alors, on a raté le meilleur! Ca aurait été super d'assister à du théâtre en birman!
Lundi 10 Octobre: Pagode ou paya? Visite du site de Kakku recemment ouvert aux touristes à 3 heures de route. Plus de 2000 stuppas alignés sur un kilomètre, un peu comme nos alignements de Carnac et avec une origine tout aussi mystérieuse. Le moment est d'ailleurs venu de faire la distinction entre pagode, paya, zedi et stupa. Pagode et paya désignent grosso modo la même chose, la paya est un terme générique lié à la religion alors que la pagode désigne le lieu de prières et d'offrandes. Le stuppa ou zedi (nom birman) est une structure en forme de cloche qui contient généralement des reliques de Bouddha ou d'autres objets sacrés venant de moines. A la différence du temple consacré à la méditation, on ne peut pas entrer dans un stuppa mais on en fait le tour dans le sens des aiguilles d'une montre. Vous avez eu droit à ce bref descriptif lexical parce qu'il y a plus de stuppas, pagodes et temples en Birmanie qu'il y a de frites en Belgique, alors même si on n'en parle pas tous les jours, vous n'y couperez pas non plus!! Le soir, un bar à cocktails sympa nous fera découvrir une spécialité locale: l'Irish coffee. C'est tout du moins le nom qu'ils donnent à cette boisson qui y ressemble à un détail près: ils n'ont ni crème, ni chantilly. Mais ils ont des oeufs! Et hop, en un tour de main on transforme le blanc d'oeuf en imitation de crème, a défaut du goût, ça fait toujours illusion, Sophie a bien failli se faire avoir!
Mardi 11 Octobre: Mais a la fin, qui c'est ce Bouddha? On loue un van pour visiter Pindaya puis se rendre à Kalaw, notre prochaine escale. Pindaya est célèbre pour sa grotte aux 8094 bouddhas. Il fait humide, les bouddhas brillent de mille feux et y'a des araignées. Ouais, bof.
Il faut noter que le bouddhisme est omniprésent dans la vie quotidienne des birmans. Ici la religion est restée un fait social total, nous le constatons à travers ces stands au bord des routes ou des gamines sollicitent monnaie sonnante auprès des automobilistes sur fond de musique et discours mobilisateurs. Et le peuple donne beaucoup puisqu'environ 10% de ses revenus sont consacrés à l'entretien des pagodes et des prêtres. Tous les matins les moines et les nonnes (que l'on reconnait à leur habit rose) parcourent les villages avec leur jarre noire (thabeik) destinée à recevoir les oboles (nourriture) des fidèles. Le pays est constellé d'édifices ou de signes religieux même dans les coins isolés, dans les campagnes, en haut des collines, dans les grottes ou encore dans les arbres. En effet, le bouddhisme au Myanmar est aussi teinté de superstitions liées aux esprits, les Nats. On leur fait sans cesse des offrandes pour les amadouer: dans des niches ou dans le creux des arbres. Pour terminer sur le chapitre "religions et croyances", le Myanmar est aussi le royaume de l'irrationnel. Pour les birmans, tout peut avoir un pouvoir surnaturel, les éléments naturels, les êtres, les chiffres et surtout le temps et l'espace. Par exemple, le jour de leur naissance est très important, c'est pourquoi ils consultent souvent astrologues ou alchimistes, ces "devin-numéro-palmiste" postés à l'entrée des pagodes ou dans les rues. Exemple: une femme née un Lundi n'a aucune chance avec un homme né un vendredi. Faut qu'on se renseigne avec Sophie… La route qui nous mène à Kalaw est superbe et nous assistons à de jolies scènes champêtres; c'est l'heure de la rentrée des champs après la journée de travail (près de 75% vivent de l'agriculture). Des enfants montent d'énormes boeufs, des femmes portent sur la tête des paniers remplis, et les tracteurs font office de bus avec une trentaine de personnes entassées, ça déborde de partout. Quand au paysage, les verts des rizières contrastent magnifiquement avec les rouges-ocres de la terre. On passe la nuit au Golden Kalaw Inn, qui n'a rien de doré surtout la chambre de Nico et Jérôme.
Mercredi 12 Octobre: la vie dans la campagne birmane On part trekker 2 jours avec nuit chez l'habitant pour le plus grand bonheur de Christophe qui est le plus motivé de nous tous à l'idée des 6 heures de marche par jour, il est tombé dedans quand il était petit! Notre guide Twenti prévoit de nous faire traverser des villages peu visités ou vivent plusieurs ethnies. Le premier est habité par les Danu, des gens très accueillants. Notre venue attire le reste de la famille pendant que nous prenons le thé et bientôt voilà quatre générations réunies. L'arrière-grand-mère 63 ans a 10 enfants, 40 petits-enfants et déjà une dizaine d'arrière-petits-enfants! La structure familiale dans ces villages isolés est très forte et la plupart reste vivre au pays. L'accord des parents est indispensable au mariage, d'ailleurs souvent "arrangé" entre familles, et bien sûr, pas de relation sexuelle avant la cérémonie. En général, tous les habitants des villages voisins sont invités, ce qui a fait un total de 700 convives pour le mariage du fils de notre hôte! On vous rassure: ils ont mange du riz et des feuilles de thé. Le second arrêt s'est fait dans un village Pa-O. Les femmes portent des vêtements noirs et une coiffe en serviette-éponge orange sensée représenter la bouche du dragon. Les sourires sont toujours au rendez-vous. Nous déjeûnons dans un vieux monastère au milieu des moines qui eux n'ont pas le droit de manger entre midi et 4 heures du matin. Ce sont souvent les derniers rejetons de familles nombreuses "autorisés" a mener une vie religieuse s'il y a assez de monde aux champs. Des règles strictes régissent leur vie: savoir cuisiner, pas d'alcool ni de relation sexuelle, prendre soin de soi (propreté, habit, santé) et suivre le code monastique. Chaque birman a d'ailleurs fait ses classes étant enfant. Sur le chemin qui mène à notre dernière étape, nous marquons un arrêt prolongé en surplombant une magnifique vallée de rizières en étages baignée par les rayons du soleil couchant. On passe la nuit dans un village Danu et plus exactement chez le chef du village. Des lits à même le sols nous ont été installés dans leur salle réservée à la prière. Comme il n'y a pas d'éléctricité, nous dînons éclairés à la bougie un délicieux repas préparé par les deux jeunes cuisto qui nous accompagnent. Comme en Chine et en Mongolie, les desserts ne sont pas trop d'usage mais nous gouterons au sucre de palme, c'est délicieux. Nous serons réveillés a 5h00 par un p….. de coq!
Jeudi 13 Octobre: un peu de botanique Après un petit déjeûner birman (riz, beignet de légumes et thé), nous reprenons la route en direction d'un village habité par l'ethnie Pallaung. Les femmes ont des habits vert-pomme et rose et comme un peu partout fument le cheerots. Cette ethnie vit de l'élevage du porc, de la culture du riz et du thé. A notre entrée dans le village nous sommes accueillis par une odeur nauséabonde: au monastère les cochons se balladent en liberté dans les fosses à purin qui remplacent les chemins et nous devons marcher sur des planches de bois pour accéder à la maison. Nos hôtes sont en train de trier les feuilles de thé. Elles sèchent sur de grands tréteaux au soleil puis sont ensuite trier en deux catégories de qualité. Cette randonnée aura d'ailleurs été l'occasion pour nous de nous améliorer en botanique. Twenti nous a montré des manguiers, des avocatiers, des papayiers, des bananiers (bon ça on savait quand même), des champs de gingembre, de sésame, de thé et même des arbres qu'on ignorait totalement comme l'arbre à tomates ou l'immense banian. Nous déjeûnons dans un monastère au milieu des moines Puis, la dernière partie nous a fait traverser un paysage de jungle enveloppée dans une brume de chaleur tropicale, on s'y croirait. On a aussi croisé deux serpents. Faut faire attention oû l'on met les pieds Ksssssssss.
Vendredi 14 Octobre: Bon anniversaire Jérôme Nous louons un taxi pour aller à Mandalay. Nous profitons du voyage pour nous faire découvrir mutuellement nos coups de coeur musicaux, pas toujours partagés par Sophie mais pour le plus grand plaisir de notre chauffeur. Assez peu de musiques occidentales circulent sur les ondes au Myanmar pour la simple raison qu'elle est interdite, tout comme le fait de danser d'ailleurs, incroyable, non? Les birmans sont par contre number one pour les reprises, quelque fois peu récentes et toujours en Birman. Mandalay, ville chaude et poussiéreuse n'a pas le charme colonial de Yangon, ses beautés sont aux alentours parait-il. Nous logeons à la Royal guesthouse à la petite terrasse très agréable et située à proximité d'un glacier ou ils font de délicieux banana milk shake. Ce sera d'ailleurs notre lieu de rendez vous à tous, a défaut de pub, on n'allait pas prendre une pagode! Ce soir Jérôme fête ses 35 ans. Après quelques "binouzes" et deux flasques à base de whisky concentré et bon marché, on se met en quête d'un endroit ou faire la fête. Pas grand chose à se mettre sous la dent sinon des bars-karaoké sinistres avec un Charlie Holeg à l'accompagnement et des chanteuses/prostituées sur un podium. Et après 23h, impossible de trouver quelque chose d'ouvert. Ici, on ne danse pas, on est au Myanmar et a 23 heures, au dodo!
Samedi 15 Octobre: Fête Nadaw, la fête de la pleine lune On visite Mandalay et ses pagodes dont on vous épargnera la description, et en particulier le monastère Shew Nandaw, entièrement fait en bois de teck. Un maître y fait la classe pour des enfants défavorisés au milieu de jeunes moines. Ces lieux religieux mais touristiques sont la proie des mendiants et vendeurs, essentiellement des enfants qui vendent colliers de fleurs et cartes postales. Leur attitude n'est plus celle que nous avons connue, ils réclament stylos, shampooing ou proposent de poser pour de l'argent, et les adultes veulent échanger leurs marchandises contre du parfum. Peut être est ce inévitable dans ces lieux fortement touristiques, en tout cas Jérôme et Sophie tacheront de donner leurs shampoings et stylos à des assos ou professeurs pour éviter d'entretenir ce système de mendicité. Autre première en Birmanie, C'est la première fois que nous sommes confrontés a la misère, cette vision d'un homme sans bras ni jambes devant son bol à aumône nous a profondément bouleversé. Fin d'après-midi, nous entamons pieds nus l'ascension de la colline de Mandalay célèbre pour son coucher de soleil a…17h30. 1700 marches nous séparent de la pagode qui se trouve au sommet. Nous arrivons trempés de sueur pour voir le soleil se voiler par les nuages, tant pis. Par contre, c'est le premier jour de la fête de la pleine lune, on fête la fin de la mousson. A notre retour au pied de la colline, la fête a pris place. C'est un festival de hauts-parleurs, de pétards (dont nous sommes souvent la cibles avec les chiens et les motards), de fritures et de pâtisseries (les crêpes a la coco fraîche sont un délice) sans oublier les jeux et manèges "rudimentaires". Une grande effervescence s'est répandue sur la ville et la soirée bat son plein vers 21h30, a 23h00 la fête commencera à être désertée. Une chose est sûre, cendrillon ne vivait pas au Myanmar (glissa Christophe)…
Dimanche 16 Octobre: les anciennes capitales de Mandalay Mandalay, deuxième ville du Myanmar, fut la dernière capitale du royaume de Birmanie. Il ne reste malheureusement plus que les enceintes de son prestigieux palais pillé, bombardé et incendié. Il y eu cependant trois autres capitales dans la région: Sagaing, Enya et Amarapura. Nous attaquons par Sagaing nichée sur les collines et longeant l'Irrawady, principal fleuve du pays. La pagode en elle-même est du dernier kitsch avec son sol carrelé multicolor et ses bâtiments recouvert de miroirs comme une boule à facettes disco mais la vue est sympa. Du sommet, nous voyons nettement l'enchevêtrement d'escaliers menant à d'autres pagodes, temples et monastères. Au milieu des arbres, on aperçoit des dizaines de pointes de stuppas qui innondent la vallée. On se rend ensuite à Ava ou Enya, petite île que nous atteignons en barque et qui se visite en carriole à cheval. Nous y trouvons un beau monastère tout en teck. En nous faufilant au milieu de ses 267 colonnes de teck qui le soutiennent, nous avons assisté à un beau ballet de chauves-souris. On enchaîne avec la tour du palais, dernier vestige du palais qui fut démonté pour construire le nouveau. "C'est pas cher, c'est joli, c'est local" aura rythmé notre journée, c'est la phrase-clé des villageois locaux qui vendent des bibelots à l'entrée des sites. Nous terminons cette journée par Amarapura et la visite de la terrasse du café au bord du lac Taungthaman. A vrai dire, on commence un peu à saturer des pagodes, Dalida aurait pu chanter "Pago-de, pagode, pago-de"… et on a decidé de faire sauter les dernières visites pour profiter tranquillement de la vue sur le pont en teck d'U Bein.. Long de 1200 mètres, il a été construit avec le bois de l'ancien palais. C'est aussi l'endroit à ne pas rater pour admirer le coucher de soleil. Des dizaines de personnes immergées jusqu'à la taille pêchent de la friture d'une drôle de façon en secouant une canne à pêche dans chaque main. Un jeune garçon, "berger" de canards rame à l'assaut d'une de ses bêtes égarées et les moines défilent sur le pont. 16h45, nous embarquons sur une pirogue pour voir le soleil se coucher. Le pont et l'arbre mort dans l'eau sont splendides en ombres chinoises dans cette lumière orangée. C'est le coucher de soleil idéal pour une demande en mariage !!!!!!!!!. Sur le chemin du retour, les gens ont sorti les guirlandes lumineuses et allumé des milliers bougies pour éclairer les villes et monuments religieux, la fête de la pleine Lune dure plusieurs jours et c'est tant mieux, on va pouvoir retourner manger des crêpes!
Lundi 17 Octobre: epidemies d'achats compulsifs Journée repos. Internet pour Christophe, achat de souvenir pour Sophie qui s'est à nouveau emballée, emportée par l'enthousiasme de Nico et Jérôme pour un magasin d'artisanat, une vraie caverne d'Ali Baba. Il a fallu négocier ferme et avoir recours aux échantillons de parfum et autres babioles from France, ils en sont très friands. Résultats: plusieurs kilos supplémentaires à trimbaler jusqu'au Népal. Argument de Sophie: "tu verras ça f'ra super dans le salon". Pensée de Christophe: "et qui c'est qui va l'porter"!!! On ne peut plus compter sur Jérôme et Nico, ils risquent d'être en surplus, reste a éspérer que la fine équipe qui nous rejoint au Népal nous en délestera… D'ici la, il va falloir la jouer fine pour alléger nos sacs a dos.
Mardi 18 Octobre: la croisière s'amuse…presque Lever 4h45 (c'est pas humain), on embarqué avant le lever du jour à bord d'un bateau qui nous mènera en 10 heures à Bagan. Les birmans se couchent tôt, mais se lèvent tôt aussi, les rues commençant à s'animer vers 05h30, heure du lever du soleil. La croisière est assez agréable malgré l'absence de climatisation et nous faisons la connaissance de Grégory et Delphine que nous avions déjà croisé à Mandalay, un couple de français de Vélizy. Une fois de plus Christophe tente de convertir Sophie à la belote mais c'est décidemment pas son truc, elle préfère jouer au Pictionnary ou au Taboo. Dernier clin d'oeil à la France, ce sera du ciflar à la pause de midi, merci Jérôme. A l'arrivée, nous devons nous acquitter d'un droit d'entrée de 10$ pour le site de Bagan. Gregory et Delphine peu chargés et ne souffrant pas du "trouble d'achat de souvenir en bois compulsif" nous ont gentiment proposé de nous ramener quelques affaires encombrantes styles livres. Merci boucou.
Mercredi 19 Octobre: Fa-bu-leux On loue des vélos pour se rendre dans le vieux Bagan. Le site s'y prête particulièrement pour circuler. Situés sur les rives de l'Irrawady, plus de 2000 temples se dressent, éparpillés dans un horizon immense et changeant de couleur à toute heure du jour.Un enchantement! On est complètement tombé sous le charme ancien de ses édifices ni rénovés ni clinquants comme c'est d'usage au Myanmar (ici pas de culte du "vieux", ce qui est lié à la religion est constamment entretenu, repeint, redoré). Sous la dentelle de pierre qui recouvrait les temples apparaîssent des briques rouges parfois totalement mises à nue. Dans certains, des peintures sont encore bien conservées, dans d'autres il est possible de monter et d'admirer la vue. C'est une explosion de stupas qui émergent au milieu de la végétation et des champs de cultures. C'est pour nous, jusqu'à nouvel ordre, le plus fabuleux site fait par l'Homme, patrimoine universel de l'humanité d'ailleurs. Cette prodigieuse réalisation est née au XIe siècle lorsque le roi Anawratha rapporta de ses campagnes militaires des reliques de Bouddha, à qui il convenait de donner un cadre digne de sa sainteté Le soir nous dégottons un resto indien qui deviendra notre cantine. Ce soir, il y a un festival en ville. On avait l'intention d'y aller jusqu'a ce que nous assistions à une violente baston entre hommes ivre-morts à coup de bouteilles de verre. Deux ce sont fait exploser des bouteilles sur la tête dont un salement amoché. Bon, de toute façon on est crevé, et puis les fêtes au Myanmar, on connaît…
Jeudi 20 Octobre: allez, encore une dernière et j'arrête Nous continuons la visite avec toujours ce même regard émerveillé. Par contre, on galère avec nos vélos, les chemins de terre sont très sablonneux, il faut parfois les pousser, on s'est aventuré sur la mauvaise route et le vélo de Sophie est pourri. Elle s'énerve, craque puis échange avec le vélo de Christophe. Nos deux compagnons s'amusent parfois de nos petites chamailleries de couple en voyage, mais dès qu'on aura un peu de temps on vous en contera un peu plus sur cette charmante intimité née de ces deux hommes en voyage…On traverse des villages rappelant un peu l'Afrique avec ses femmes le panier sur la tête, ces boeufs labourant les champs et ces maisons en paille. Des hommes font une partie de chinlon, un sport très populaire qui se joue en cercle en jonglant avec une petite balle de rotin tressé. Maintenant c'est le brésil et son beachfoutchbol qui nous saute aux yeux!!! Contre toute attente, Christophe plus "nature" que "culture"est tombe accroc, il en veut encore et encore du temple et de la pagode, il ne s'arrête plus, insatiable le garçon. Ce soir c'est massage pour tout le monde. En manque d'attention féminine, Nico et Jérôme on été ravis de découvrir les deux charmantes masseuses attendues; il s'agit en fait des femmes des ménages de notre hôtel!
Vendredi 21 et samedi 22 Octobre: "je lui ai mis la fièvre pendant des heures"(chanson bactérienne) On profite de notre dernière matinée à Bagan pour visiter la dernière partie du site, histoire d'avoir notre dose de pagodes et repartir de ce site sensationnel sans regrets. Puis c'est la course jusqu'a ce qu'on monte dans le bus. Y'a pas de clim, ça on le savait déjà; ce qu'on ne savait pas c'est que nos fauteuils seraient cassés, impossible de les basculer en arrière (ça va être cool les 17 heures et la nuit a 90 °!). C'est l'horreur à chaque arrêt, le soleil tape derrière les vitres. Trois heures se passent "et là…c'est le drame". Christophe commence a se sentir mal puis, insidieusement, la fièvre monte, monte, monte jusqu'a suffisamment haut pour qu'il se mette a délirer et parler tout seul, tenant des propos incohérents du style: "donne moi tes cachets contre les renards, j'ai peur d'être attaquer" ou bien: "y a quelque chose qui m'gêne, je crois qu'il y a un géranium qui me pousse dans le dos"… La nuit fut une véritable torture, impossible non plus de dormir, les VCD du chanteur à la mode et un film birman nous hurlaient dans les oreilles à tel point que malgré les boules Quiès, le son était insupportable. Le problème, c'est qu'on était les seuls à se plaindre, les locaux semblaient apprécier. Bien sur dans ces conditions-là le temps ne passe pas et dure longtemps, longtemps…Les premiers prémices de chiasse sont apparus au milieu de la nuit, heureusement que nous avions de l'Imodium a porté de main. Cela n'a cependant pas empêché Christophe de tapisser les murs des chiottes de tous les bleds traversés. Arrivés a Yangon a 07h00, Christophe est faible mais se sent mieux, il a 39, 5 de température (il a du atteindre sans difficultés les 40 dans la nuit). On avait gardé le numéro de téléphone du médecin canadien de Sophie: il s'agirait sans doute d'une dyssentrie d'origine bactérienne assez fréquente. Pas besoin d'ordonnance pour se procurer les antibiotiques spécifiques. Apres être reste couché toute la journée, Christophe émèrgé 2 heures en fin d'après-midi, la fièvre ayant légèrement baissée, un bol de riz nature et au lit.
Dimanche 23 Octobre: Tata (salut) Myanmar La fièvre a totalement disparue, c'est bon signe. Il ne reste plus qu à soigner le ventre et la tête, ça devrait prendre encore une semaine. 2 imodiums pour assurer le vol en avion jusqu'à Dhakka, capitale du Bengladesh. Au revoir Nico et Jérôme, bonne escale a Bangkok, au revoir Myanmar, quand te reverrai-je pays merveilleux...
Escale a Dhaka (nuit du 23 au 24octobre) Dakka, bref aperçu de ce qui nous attend en Inde: une horreur. Le trajet qui nous mène de l'aéroport à l'hôtel est un bordel sans nom: pas de feux, pas de sens de circulation, des bus plus pourris qu'ailleurs, des centaines de tuk-tuk qui déboulent de partout dont un qui s'est fait renverser sous nos yeux. Ca klaxonne et pile à tout va, ça pue les pots d'échappement, on a l'estomac au bout des lèvres. Mais quand est-ce qu'on arrive?…
Dimanche 2 Octobre: Premieres impressions A la descente de l'avion, la bouffée d'air humide et la chaleur écrasante nous ont fait réaliser qu'on était désormais sous un climat tropical. En traversant la ville de Yangon, nous découvrons une capitale charmante aux avenues larges et bien traçées bordées d'arbres, parfois même des tecks, ces vénérables arbres imputrescibles chers aux salons de jardin. Finis les gratte-ciel et les rues bien propres de Chine, place à une architecture coloniale colorée et délabrée (Christophe y sent presque un parfum de La Havane…) Ici les hommes comme les femmes sont en jupes longues style porte-feuille, des longuyi, ils ont la bouche et les dents rouges et les femmes ont les joues jaunes. Pas de doute, on a changé de pays. Les hommes mastiquent toute la journée de la noix de bétel aux propriétés vermifuges et bienfaisantes comme on chique du tabac et la recrachent en maculant les trottoirs de tâches rouges sang. Les femmes se protègent la peau du soleil en s'étalant sur le visage du tanaka, une pâte jaune extrait de l'arbre du même nom. Produit de beauté numéro 1 devant l'Oréal, elles l'étalent avec une brosse à dent par coquetterie. Autres changements radicaux par rapport à la Chine: les gens sont souriants et parlent pour beaucoup l'anglais. La Birmanie fut une colonie anglaise de la fin du 19e siècle jusqu'à la Seconde guerre mondiale, ceci expliquant sans doute cela. Nous apprenons aussi que les Birmans descendent des Mongols, les Sourire à la noix...de Betel gênes de la sympathie se transmettraient-ils de génération en génération? Les trottoirs défoncés sont parsemés d'étalages et de gargotes, pas évident de se promener tranquillement. Les voitures et les cars datent d'une autre époque et certaines sont de marques totalement inconnues. Les bus et fourgonnettes qui circulent sont bondés de monde, les gens s'accrochent à l'extérieur, sans doute la meilleure place vu la chaleur. Comme le pays à quelques démélés avec les Etats Unis, ici les cartes de retrait ne sont pas acceptées et paradoxalement, la majorité des transactions se fait en dollars américains. Le seul moyen de se procurer des kyats est d'échanger des dollars ou des euros en grosses coupures. Pas question non plus de le faire à la banque ou à l'aéroport, ils proposent 3 fois moins qu'au marché noir. Direction le grand marché Bogyoke appelé aussi Scott market. Cet immense marché couvert propose un maximum de marchandises de contrebande, des vêtements, bibelots et pierres précieuses mais c'est aussi l'endroit ou échanger de l'argent. C'est finalement assez simple car de nombreux rabatteurs nous accostent dans la rue. Le plus difficile est de négocier un bon taux. On s'en sortira avec un taux de 1 euro pour 1550 k, on vous laisse imaginer les liasses de billets que cela fait sachant que le plus gros fait 1000 k. La soirée se termine dans un internet café oû une mauvaise surprise, bien que prévisible, nous attend: impossible de consulter nos mails sur Yahoo et Hotmail malgré les moteurs de recherches anonymes. Seul Free semble encore disponible, cette fois on est coupé du monde...
Lundi 3 Octobre: Pas Glop pas Glop Journée consacrée à l'achat de nos vols et à la visite du centre-ville. La chaleur est étouffante et c'est un vrai soulagement de rentrer dans des endroits climatisés, l'envers de la médaille c'est quand il faut en ressortir! La Sule pagoda, toute d'or recouverte, est magnifique dans le coucher de soleil et nous permet de discuter avec un moine. Enveloppé d'un tissu rouge bordeaux, la tête rasée et l'épaule dénudée, il nous explique son parcours et la vie paisible des "monks". La journée se finira assez mal pour Sophie qui s'est choppée une sale bactérie causant fièvre subite et vomissements. On n'avait rien attrapé depuis le début, fallait bien que ça arrive…
Mardi 4 Octobre: Pas Glop La fièvre est tombée mais Sophie, très faible, est complètement sonnée et préfèrera aller à l'hôpital, histoire de mettre un nom sur son mal et ses aller retour aux toilettes. Verdict du médecin québèquois de l'hôpital international: intoxication alimentaire. Une première pour Sophie, ahhh les joies du voyage… En tout cas, bye-bye l'hôtel luxe avec piscine prévu au programme de la journée, à la place ce sera sieste et sels de réhydratation! Christophe de son côté visitera le zoo de Yangon (de toute facon Sophie ne serait pas venue, elle déteste les animaux en cage). Il y a découvert des animaux qui lui étaient inconnus jusqu'alors comme l'ours d'Asie, le goral, le sambar, etc…Il y avait aussi une tigresse qui mettait bas, ses gémissements étaient impressionnants.
Mercredi 5 Octobre: Glop Sophie est complètement rétablie. Le programme des deux prochains jours c'est farniente dans un hôtel 3 étoiles avec piscine, c'est notre premier luxe en 2 mois et demi de "barroudage", on l'a bien mérité. On règle donc 55$ pour 2 jours de paradis. Pour en profiter au maximum, on est arrivé le matin et on ne repartira que demain en fin d'après-midi. Le Kandawgyi palace est un des derniers hôtels de luxe encore ouvert a Yangon. La chambre est superbe, spacieuse et dotée d'une petite terrasse: lit à baldaquin, coin lecture, salle de bain avec baignoire et … séchoir a cheveux (Sophie va enfin pouvoir se faire un brush). Quand à l'extérieur, jardins à la végétation luxuriante d'ou sort un tyranosaure grandeur nature, piscine à étages avec jacuzzi. On fera tout de même une petite sortie pour visiter la Shwedagon pagoda ou la plus belle pagode du monde selon certains. Autour du stuppa central de 100 mètres de haut et recouvert de 700 kg d'or, se dressent de nombreux pagodons, templions, et clochetons, chacun brillant aussi de milles feux. Chaque édifice est richement décoré sans parler du sommet du stuppa, enchevêtrement d'or, rubis, diamants et autres pierres précieuses. Bien que ce soit le lieu boudhique le plus vénéré du Myanmar, l'ambiance y est paisible et beaucoup moins solennel que dans nos églises oû chuchoter est de rigueur. Une seule obligation: ôter ses chaussures. Ici, on prie, on flâne, on pique-nique ou on fait la sieste. Nous avons même assisté à une séance de nettoyage collectif, des dizaines de volontaires alignés comme un régiment et armés d'un balai avancent au même rythme: nettoyer la pagode le jour de son anniversaire est censé porter bonheur, une chose est sure, l'entretien est assuré gratuitement! A la sortie nous faisons une drôle de rencontre, un vieux moine qui se lâche un peu sur le gouvernement dans un anglais impeccable, à l'évidence, nous ne sommes pas des espions à la solde de la junte militaire. Tout y passe, l'absence d'éducation, de liberté, l'oppression, la pauvreté. Apparemment promis à un bel avenir, il a laisse tombé l'université et est rentré dans les ordres se voyant ainsi renié par sa famille qui comptait sur les dollars ramenés par le fils prodige. Mais le plus étrange est son explication du sourire birman: Shwedagon pagoda l'absence d'éducation et de choses à dire (l'université de Yangon vient juste de réouvrir, enrôlement de force dans l'armée ou travail force dès 13 ans) la peur constante d'être espionné par la junte militaire; il est moins dangereux de sourire que de parler! "Si tu n'as pas été en prison, tu n'as jamais été reporter ici" a écrit un journaliste birman. Pourtant, d'autres pays présentent les mêmes caractéristiques et n'affichent pas le même sourire, l'explication doit se trouver ailleurs, peut être le climat, ou la noix de bétel…Nous nous penchons dessus…
Jeudi 6 Octobre: Plouf On profite de l'hôtel et de la piscine, ahhh farniente, douce activité… Autre plaisir futile, la télé. On n'est pas trop télé mais là on est restés scotchés sur TV5 asie, la chaîne française internationale. Douce France… La fin d'après-midi se passera au marché couvert ou Sophie s'est complètement emballée pour l'artisanat birman. Christophe n'aurait pas du la laisser y aller seule, elle est revenue avec une statue en bois de teck de 70 cm de haut! (90 % des réserves mondiales de ce bois précieux se trouvent au Myanmar). Reste à espérer que les deux loulous qui nous rejoignent demain voudront bien nous en délester, c'est pas évident à caser dans le sac a dos! Petite parenthèse sur le nom du pays, la Birmanie est en fait le nom qui avait été donné par les anglais, la junte militaire a rétabli le nom d'origine Myanmar (les premiers habitants du monde) en 89 pour tirer un trait définitif sur l'époque coloniale. De même pour Rangoon renommé maintenant Yangon. Le soir nous trouvons une guest très correcte, Okinawa guesthouse; le tenancier accepte de nous garder la statue en dépôt jusqu'à notre retour dans 3 semaines.
Vendredi 7 Octobre: marionnettiste Aujourd'hui, on doit retrouver Jérome et Nicolas au Lac Inle. A l'aéroport de Yangon, les deux compères sont arrivés en avance et nous attendent, salut les mecs! Sophie qui a bu la veille un jus de fruit avec glaçons (faute d'inattention), enchaîne avec une petite tourista au moment de prendre l'avion. Elle angoisse d'ailleurs de plus en plus à l'idée de monter dans ces carlingues volantes. La psychose l'aurait-elle frappée: c'est normal ce bruit-là? Et pourquoi il tourne deux fois au-dessus de la piste?... Nous arrivons sains et saufs a Nyaunshwe, principale ville au nord du lac. Pendant que les deux compères se reposent (30 heures sans avoir ferme l'oeil), nous partons visiter la ville. Cinq minutes plus tard, un orage impressionnant nous surprend, la mousson n'est pas encore terminée. On se réfugie par hasard chez un marionnettiste qui nous accueille chaleureusement avec le thé. Il donne des représentations tous les soirs et vend des marionnettes de toutes tailles. Les murs en sont recouverts de hauts en bas. Pendant que les rafales de vent s'abattent, que le tonnerre gronde et que le cliquetis de la pluie tambourine le toit en tôle, nous discutons de son pays. La rencontre se terminera par une petite démonstration de marionnette dansante, spectacle traditionnel qui tombe en désuétude auprès des birmans. On s'installe dans un hôtel moins cher et plus près du centre ville (le Joy hotel) puis on dégote une barque avec "chauffeur" pour le lendemain. Il reste assez de temps avant le dîner pour que Christophe teste le coiffeur local. Comme il pleut à nouveau, on assistera tous aux prouesses de l'artisan. Christophe avait une fois de plus oublié d'apprendre à dire en birman: " Pas trop court la nuque s'il vous plaît." Il lui fera la barbe au savon sans plus de succès, le feu du rasoir... Le repas fut un grand moment de bonheur: Jérôme a ramené dans son sac une bouteille de Moulis château Maucaillou 97 (et un énorme pot de Nutella ), il s'en est fallu de peu pour que Christophe ne verse une larme (comme Sophie quand elle a plongé ses doigts dans le Nutella). En plus ce soir on dîne a l'italienne, des gnocchis au pesto préparés avec le basilic frais du jardin. Di-vin.
Samedi 8 Octobre: le lac Inle Départ 6h30 pour visiter le lac. Le temps est couvert, espérons qu'il ne pleuve pas comme hier sinon ça va être la cata sur la barque. Nous embarquons sur une longue barque avec moteur très bruyant à l'arrière, c'est bête on a oublié nos boules Quiès. Le lac est au centre de toute la vie de ses habitants. On s'y lave, on s'y baigne, on y fait sa lessive, on y pêche et même… on y cultive. Pour subvenir à leurs besoins, les habitants du lac, les Inthas, ont eu l'idée géniale de cultiver des légumes en créant des jardins flottants. Le lac est peu profond, un mètre le plus souvent, il s'y développe des entrelacs de plantes et jacinthes d'eau tellement denses qu'ils les recouvrent d'engrais pour y faire pousser des légumes et surtout des tomates. Ces jardins flottants approvisionnent tout le pays pendant une partie de l'année. Le lac est bordé de maisons sur pilotis en bambous et paille. Vraiment charmant. Nous suivons le parcours classique en commençant par le village d'In Dein et son marché. Des pêcheurs y vendent leurs poissons fraîchement pêchés. On trouve aussi des étals de fruits et légumes à foison, de l'artisanat et d'autres produits de consommation courante comme les cheerots, les cigares locaux. Nico et Jérôme s'en donnent à coeur joie, les gens sont chaleureux et se laissent photographier avec plaisir. Malheureusement, comme partout, il y a l'envers du décor: un homme nous propose de rendre visite aux femmes-girafes, cette ethnie dont les femmes portent des anneaux autour du cou (nous en avions croisé dans la rue la veille). C'est bien évidemment payant et il est hors de question qu'on entretienne ce commerce honteux. Ces femmes sont aujourd'hui parquées comme des animaux dans un zoo pour satisfaire la curiosité des touristes. De ce fait, cette cruelle coutume des anneaux qui était en perte de vitesse fait un retour en force. On ne sait pas vraiment l'origine de cette tradition et beaucoup de légendes tournent autour: protection contre les attaques de tigres, marque distinctive des femmes achetées, signe de richesse et la plus cruelle, moyen de punir les femmes adultères en coupant les anneaux. A vous de choisir! Elles peuvent porter jusqu'a 25 anneaux soit 30 kg. Contrairement a ce qu'on pense, l'impression de cou de girafe n'est pas du a l'allongement du cou mais a l'affaissement des clavicules, causant déformations et dégâts physiques irréversibles. Nous visitons l'école du village. Tous les élèves, les garçons comme les filles, portent un longyi vert et une chemisette blanche. Nous sommes surpris de voir un enfant de 4 ans tout seul dans la classe alors que tous sont a l'étage en train de chanter. En fait, les écoles sont bouddhistes, lui ne l'est pas, et la journée d'école débute par des chants religieux. Les équipements sont rudimentaires et les enfants autonomes. Avant l'arrivée du professeur, ils nettoient le tableau, préparent le bureau du maître, révisent leur leçon et tout ça sans chahut. Les élèves applaudissent lorsque leur camarade réussit son exercice au tableau. Sophie en connaisseuse est admirative. Nous poursuivons avec les passages obligés par la fabrique d'ombrelles en papier, l'atelier de tissage, puis l'orfèvrerie. Intéressant mais nous ne serons pas clients. Pour finir, au milieu du lac se trouve le monastère des chats sauteurs. Il tient son nom d'un moine qui avait dressé son chat à sauter de plus en plus haut au-dessus de son bras. Vraiment que ça à faire les moines ici!!! Toujours est-il que les moines qui suivirent se sont aussi mis à les faire bondir a l'intérieur d'un cerceau, et curieusement, seuls les descendants des chats sauteurs sont capables d'effectuer ces sauts. Etrange mon cher Watson… Le cliché du lac, ce sont bien évidemment les pêcheurs qui ont une manière de ramer unique au monde. En équilibre sur un pied à l'extrêmité de la barque, ils rament avec leur jambe afin d'avoir les mains libres pour hisser leurs filets tout en manoeuvrant la barque, très impressionnant.
Dimanche 9 Octobre: la grande fête du Phaung-Daw U Des quatre coins du lac Inle, des dizaines de barques immenses voyagent d'un village à l'autre, de pagode en pagode, sous le regard émerveillé des foules. Ce sont de très longues et très étroites embarcations mues par des dizaines de jeunes garçons Intha vêtus du costume traditionnel. Debout, ils actionnent les rames à un rythme cadencé tout en se tenant à une perche horizontale pour maintenir leur équilibre. C'est la barge royale représentant le Karaweik (oiseau doré mythique birman) qui clôt le cortège. Gardé par des prêtres, ce bateau sacré porte un baldaquin qui abrite 4 bouddhas couverts d'or. Aujourd'hui le cortège arrive à Nyaungshwe. Le village est pris d'assaut par les habitants des alentours de la région, nous offrant ainsi un vaste aperçu de la richesse ethnique des environs. Revêtus de leur costume traditionnel, ils se sont rassemblés sur les rives pour assister à l'arrivée des statuettes et aux courses de barques. Nous essayons de nous frayer un chemin au milieu de cette foule multicolore afin de suivre le défilé jusqu'a la pagode ou les bouddhas seront déposés pour y être couvert d'or par les fidèles, fidèles masculins uniquement la femme étant considérée impure dans la religion bouddhiste. Notre regard choqué se porte à plusieurs reprises sur des personnes à moto portant un casque allemand arborant la croix nazie. Il ne faut pas leur en vouloir, nous apprendrons plus tard qu'ils n'en connaissent pas la signification, c'est à la mode! Cette matinée aura permis de mettre a jour le vrai visage de nos deux camarades Jérôme et Nicolas. Entre deux bières, ils se tapent la bourre a celui qui fera le plus beau cliché ou le plus de photos, des vrais paparazzi. Nous profiterons de leurs nombreux clichés pour enrichir notre galerie, ils nous ont cédé les copyright!!! Ils arpenteront les allées du marché à la recherche d'un visage digne de figurer sur le National Geographic pendant que nous ferons une petite ballade sur les collines avoisinantes. Nous visitons un moine qui vit dans une petite grotte naturelle avec son chat et …des insectes. Il y a des araignées en pagaille et un nid de guêpes au-dessus de son lit. Les nourritures spirituelles doivent en valoir la peine pour supporter ça! Nous croisons des enfants qui nous suivent et nous offrent des fleurs… 'fin surtout a Sophie…Ils sont tout aussi amusés que les adultes de se voir en photo sur le numérique et plus encore en vidéo. Notre plus belle rencontre se fera sur le chemin du retour au détour d'un ruisseau. Une jeune femme fait sa lessive en battant le linge comme nos lavandières d'antant pendant que ses trois enfants se baignent. Un petit coup de main pour l'aider à porter ses 10 litres d'eau et nous voilà invités à prendre de thé avec toute la famille. La maison sur pilotis est très rudimentaire: une chambre avec hamac pour les parents, les autres dormant par terre dans la pièce principale ou se trouve l'autel à prières, et un foyer pour cuisiner. Bien évidemment, il n'y a ni electricité ni eau courante, la salle de bain c'est le ruisseau boueux. Ils ne parlent pas l'anglais; nous communiquons grâce a nos photos personnelles et en leur offrant des cigarettes, puissant vecteur de convivialité. Ils sont très intrigués par les images de Paris et les observent longuement; en fait, ils ne connaissent ni Paris, ni la France. Un rapide dessin des cinq continents sera peut-être leur premier cours de géographie… Cet échange nous a mis du baume au coeur. Nous nous quittons tout sourire avec l'impression que l'essence du voyage est peut-être aussi simple que ça: une rencontre éphémère, on le sait bien sans suite, mais riche par son intensité et des rapports simples et désintéressés.
A notre retour, nous retrouvons Nicolas et Jérôme devant une bière, ils nous font goûter un fruit découvert au marché: la pomme-cannelle. Rien à voir avec ces deux ingrédients mais c'est absolument délicieux. En rentrant, ils attirent notre attention sur un détail incongru: des sacs plastiques remplis d'eau et de cailloux sont accrochés a l'entrée de notre guest. Mais qu'est-ce que c'est-il donc? Pourquoi c'est faire? Indices: c'est obligatoire et en France on en a aussi, ils sont rouges…des extincteurs bien sur! Pourvu qu'il pleuve… En fin d'après-midi, nous testons le massage traditionnel birman. Relaxant et revigorant, il se pratique en partie avec les pieds. Le masseur nous monte dessus en se tenant à une barre au plafond. C'est pas de chance pour Sophie, sa masseuse doit faire dans les 75 kg! Les autres particularités de ce massage sont le "débouchage" d'oreille avec les doigts et le blocage des artères fémorales pour faire affluer le sang dans les jambes, ça fait bizarre. Sophie aura en prime le droit à une séance de maquillage au tanaka. Ce soir c'est la fête au village. De nombreuses gargottes et stands ont envahi la ville ainsi que les locaux qui sont déjà bien émêchés. C'est un peu la Foire du Trône version birmane. Pas de barbe à papa mais des gâteaux au tapioca, pas de train-fantôme mais des manèges en bois dignes de figurer à l'expo universelle de Paris 1900. Nous finissons la soirée à la salle de spectacle, pour le concert. Autant dire un vaste entrepôt avec des chaises longues et trois spots. Autour de nous, des moines sont assis et fument le cheerots, ils se font aussi chier que nous; cela ressemble davantage à un spectacle traditionnel barbant qu'à une soirée festive, ni enthousiasme, ni applaudissement. C'est une torture, les "artistes"chantent faux, sont complètement statiques et aussi peu motivés que nous le sommes pour rester. Nous apprendrons par la suite qu'il s'agissait en fait du "prime time" et que les gens étaient venus voir des comédiens célèbres. C'est bête alors, on a raté le meilleur! Ca aurait été super d'assister à du théâtre en birman!
Lundi 10 Octobre: Pagode ou paya? Visite du site de Kakku recemment ouvert aux touristes à 3 heures de route. Plus de 2000 stuppas alignés sur un kilomètre, un peu comme nos alignements de Carnac et avec une origine tout aussi mystérieuse. Le moment est d'ailleurs venu de faire la distinction entre pagode, paya, zedi et stupa. Pagode et paya désignent grosso modo la même chose, la paya est un terme générique lié à la religion alors que la pagode désigne le lieu de prières et d'offrandes. Le stuppa ou zedi (nom birman) est une structure en forme de cloche qui contient généralement des reliques de Bouddha ou d'autres objets sacrés venant de moines. A la différence du temple consacré à la méditation, on ne peut pas entrer dans un stuppa mais on en fait le tour dans le sens des aiguilles d'une montre. Vous avez eu droit à ce bref descriptif lexical parce qu'il y a plus de stuppas, pagodes et temples en Birmanie qu'il y a de frites en Belgique, alors même si on n'en parle pas tous les jours, vous n'y couperez pas non plus!! Le soir, un bar à cocktails sympa nous fera découvrir une spécialité locale: l'Irish coffee. C'est tout du moins le nom qu'ils donnent à cette boisson qui y ressemble à un détail près: ils n'ont ni crème, ni chantilly. Mais ils ont des oeufs! Et hop, en un tour de main on transforme le blanc d'oeuf en imitation de crème, a défaut du goût, ça fait toujours illusion, Sophie a bien failli se faire avoir!
Mardi 11 Octobre: Mais a la fin, qui c'est ce Bouddha? On loue un van pour visiter Pindaya puis se rendre à Kalaw, notre prochaine escale. Pindaya est célèbre pour sa grotte aux 8094 bouddhas. Il fait humide, les bouddhas brillent de mille feux et y'a des araignées. Ouais, bof.
Il faut noter que le bouddhisme est omniprésent dans la vie quotidienne des birmans. Ici la religion est restée un fait social total, nous le constatons à travers ces stands au bord des routes ou des gamines sollicitent monnaie sonnante auprès des automobilistes sur fond de musique et discours mobilisateurs. Et le peuple donne beaucoup puisqu'environ 10% de ses revenus sont consacrés à l'entretien des pagodes et des prêtres. Tous les matins les moines et les nonnes (que l'on reconnait à leur habit rose) parcourent les villages avec leur jarre noire (thabeik) destinée à recevoir les oboles (nourriture) des fidèles. Le pays est constellé d'édifices ou de signes religieux même dans les coins isolés, dans les campagnes, en haut des collines, dans les grottes ou encore dans les arbres. En effet, le bouddhisme au Myanmar est aussi teinté de superstitions liées aux esprits, les Nats. On leur fait sans cesse des offrandes pour les amadouer: dans des niches ou dans le creux des arbres. Pour terminer sur le chapitre "religions et croyances", le Myanmar est aussi le royaume de l'irrationnel. Pour les birmans, tout peut avoir un pouvoir surnaturel, les éléments naturels, les êtres, les chiffres et surtout le temps et l'espace. Par exemple, le jour de leur naissance est très important, c'est pourquoi ils consultent souvent astrologues ou alchimistes, ces "devin-numéro-palmiste" postés à l'entrée des pagodes ou dans les rues. Exemple: une femme née un Lundi n'a aucune chance avec un homme né un vendredi. Faut qu'on se renseigne avec Sophie… La route qui nous mène à Kalaw est superbe et nous assistons à de jolies scènes champêtres; c'est l'heure de la rentrée des champs après la journée de travail (près de 75% vivent de l'agriculture). Des enfants montent d'énormes boeufs, des femmes portent sur la tête des paniers remplis, et les tracteurs font office de bus avec une trentaine de personnes entassées, ça déborde de partout. Quand au paysage, les verts des rizières contrastent magnifiquement avec les rouges-ocres de la terre. On passe la nuit au Golden Kalaw Inn, qui n'a rien de doré surtout la chambre de Nico et Jérôme.
Mercredi 12 Octobre: la vie dans la campagne birmane On part trekker 2 jours avec nuit chez l'habitant pour le plus grand bonheur de Christophe qui est le plus motivé de nous tous à l'idée des 6 heures de marche par jour, il est tombé dedans quand il était petit! Notre guide Twenti prévoit de nous faire traverser des villages peu visités ou vivent plusieurs ethnies. Le premier est habité par les Danu, des gens très accueillants. Notre venue attire le reste de la famille pendant que nous prenons le thé et bientôt voilà quatre générations réunies. L'arrière-grand-mère 63 ans a 10 enfants, 40 petits-enfants et déjà une dizaine d'arrière-petits-enfants! La structure familiale dans ces villages isolés est très forte et la plupart reste vivre au pays. L'accord des parents est indispensable au mariage, d'ailleurs souvent "arrangé" entre familles, et bien sûr, pas de relation sexuelle avant la cérémonie. En général, tous les habitants des villages voisins sont invités, ce qui a fait un total de 700 convives pour le mariage du fils de notre hôte! On vous rassure: ils ont mange du riz et des feuilles de thé. Le second arrêt s'est fait dans un village Pa-O. Les femmes portent des vêtements noirs et une coiffe en serviette-éponge orange sensée représenter la bouche du dragon. Les sourires sont toujours au rendez-vous. Nous déjeûnons dans un vieux monastère au milieu des moines qui eux n'ont pas le droit de manger entre midi et 4 heures du matin. Ce sont souvent les derniers rejetons de familles nombreuses "autorisés" a mener une vie religieuse s'il y a assez de monde aux champs. Des règles strictes régissent leur vie: savoir cuisiner, pas d'alcool ni de relation sexuelle, prendre soin de soi (propreté, habit, santé) et suivre le code monastique. Chaque birman a d'ailleurs fait ses classes étant enfant. Sur le chemin qui mène à notre dernière étape, nous marquons un arrêt prolongé en surplombant une magnifique vallée de rizières en étages baignée par les rayons du soleil couchant. On passe la nuit dans un village Danu et plus exactement chez le chef du village. Des lits à même le sols nous ont été installés dans leur salle réservée à la prière. Comme il n'y a pas d'éléctricité, nous dînons éclairés à la bougie un délicieux repas préparé par les deux jeunes cuisto qui nous accompagnent. Comme en Chine et en Mongolie, les desserts ne sont pas trop d'usage mais nous gouterons au sucre de palme, c'est délicieux. Nous serons réveillés a 5h00 par un p….. de coq!
Jeudi 13 Octobre: un peu de botanique Après un petit déjeûner birman (riz, beignet de légumes et thé), nous reprenons la route en direction d'un village habité par l'ethnie Pallaung. Les femmes ont des habits vert-pomme et rose et comme un peu partout fument le cheerots. Cette ethnie vit de l'élevage du porc, de la culture du riz et du thé. A notre entrée dans le village nous sommes accueillis par une odeur nauséabonde: au monastère les cochons se balladent en liberté dans les fosses à purin qui remplacent les chemins et nous devons marcher sur des planches de bois pour accéder à la maison. Nos hôtes sont en train de trier les feuilles de thé. Elles sèchent sur de grands tréteaux au soleil puis sont ensuite trier en deux catégories de qualité. Cette randonnée aura d'ailleurs été l'occasion pour nous de nous améliorer en botanique. Twenti nous a montré des manguiers, des avocatiers, des papayiers, des bananiers (bon ça on savait quand même), des champs de gingembre, de sésame, de thé et même des arbres qu'on ignorait totalement comme l'arbre à tomates ou l'immense banian. Nous déjeûnons dans un monastère au milieu des moines Puis, la dernière partie nous a fait traverser un paysage de jungle enveloppée dans une brume de chaleur tropicale, on s'y croirait. On a aussi croisé deux serpents. Faut faire attention oû l'on met les pieds Ksssssssss.
Vendredi 14 Octobre: Bon anniversaire Jérôme Nous louons un taxi pour aller à Mandalay. Nous profitons du voyage pour nous faire découvrir mutuellement nos coups de coeur musicaux, pas toujours partagés par Sophie mais pour le plus grand plaisir de notre chauffeur. Assez peu de musiques occidentales circulent sur les ondes au Myanmar pour la simple raison qu'elle est interdite, tout comme le fait de danser d'ailleurs, incroyable, non? Les birmans sont par contre number one pour les reprises, quelque fois peu récentes et toujours en Birman. Mandalay, ville chaude et poussiéreuse n'a pas le charme colonial de Yangon, ses beautés sont aux alentours parait-il. Nous logeons à la Royal guesthouse à la petite terrasse très agréable et située à proximité d'un glacier ou ils font de délicieux banana milk shake. Ce sera d'ailleurs notre lieu de rendez vous à tous, a défaut de pub, on n'allait pas prendre une pagode! Ce soir Jérôme fête ses 35 ans. Après quelques "binouzes" et deux flasques à base de whisky concentré et bon marché, on se met en quête d'un endroit ou faire la fête. Pas grand chose à se mettre sous la dent sinon des bars-karaoké sinistres avec un Charlie Holeg à l'accompagnement et des chanteuses/prostituées sur un podium. Et après 23h, impossible de trouver quelque chose d'ouvert. Ici, on ne danse pas, on est au Myanmar et a 23 heures, au dodo!
Samedi 15 Octobre: Fête Nadaw, la fête de la pleine lune On visite Mandalay et ses pagodes dont on vous épargnera la description, et en particulier le monastère Shew Nandaw, entièrement fait en bois de teck. Un maître y fait la classe pour des enfants défavorisés au milieu de jeunes moines. Ces lieux religieux mais touristiques sont la proie des mendiants et vendeurs, essentiellement des enfants qui vendent colliers de fleurs et cartes postales. Leur attitude n'est plus celle que nous avons connue, ils réclament stylos, shampooing ou proposent de poser pour de l'argent, et les adultes veulent échanger leurs marchandises contre du parfum. Peut être est ce inévitable dans ces lieux fortement touristiques, en tout cas Jérôme et Sophie tacheront de donner leurs shampoings et stylos à des assos ou professeurs pour éviter d'entretenir ce système de mendicité. Autre première en Birmanie, C'est la première fois que nous sommes confrontés a la misère, cette vision d'un homme sans bras ni jambes devant son bol à aumône nous a profondément bouleversé. Fin d'après-midi, nous entamons pieds nus l'ascension de la colline de Mandalay célèbre pour son coucher de soleil a…17h30. 1700 marches nous séparent de la pagode qui se trouve au sommet. Nous arrivons trempés de sueur pour voir le soleil se voiler par les nuages, tant pis. Par contre, c'est le premier jour de la fête de la pleine lune, on fête la fin de la mousson. A notre retour au pied de la colline, la fête a pris place. C'est un festival de hauts-parleurs, de pétards (dont nous sommes souvent la cibles avec les chiens et les motards), de fritures et de pâtisseries (les crêpes a la coco fraîche sont un délice) sans oublier les jeux et manèges "rudimentaires". Une grande effervescence s'est répandue sur la ville et la soirée bat son plein vers 21h30, a 23h00 la fête commencera à être désertée. Une chose est sûre, cendrillon ne vivait pas au Myanmar (glissa Christophe)…
Dimanche 16 Octobre: les anciennes capitales de Mandalay Mandalay, deuxième ville du Myanmar, fut la dernière capitale du royaume de Birmanie. Il ne reste malheureusement plus que les enceintes de son prestigieux palais pillé, bombardé et incendié. Il y eu cependant trois autres capitales dans la région: Sagaing, Enya et Amarapura. Nous attaquons par Sagaing nichée sur les collines et longeant l'Irrawady, principal fleuve du pays. La pagode en elle-même est du dernier kitsch avec son sol carrelé multicolor et ses bâtiments recouvert de miroirs comme une boule à facettes disco mais la vue est sympa. Du sommet, nous voyons nettement l'enchevêtrement d'escaliers menant à d'autres pagodes, temples et monastères. Au milieu des arbres, on aperçoit des dizaines de pointes de stuppas qui innondent la vallée. On se rend ensuite à Ava ou Enya, petite île que nous atteignons en barque et qui se visite en carriole à cheval. Nous y trouvons un beau monastère tout en teck. En nous faufilant au milieu de ses 267 colonnes de teck qui le soutiennent, nous avons assisté à un beau ballet de chauves-souris. On enchaîne avec la tour du palais, dernier vestige du palais qui fut démonté pour construire le nouveau. "C'est pas cher, c'est joli, c'est local" aura rythmé notre journée, c'est la phrase-clé des villageois locaux qui vendent des bibelots à l'entrée des sites. Nous terminons cette journée par Amarapura et la visite de la terrasse du café au bord du lac Taungthaman. A vrai dire, on commence un peu à saturer des pagodes, Dalida aurait pu chanter "Pago-de, pagode, pago-de"… et on a decidé de faire sauter les dernières visites pour profiter tranquillement de la vue sur le pont en teck d'U Bein.. Long de 1200 mètres, il a été construit avec le bois de l'ancien palais. C'est aussi l'endroit à ne pas rater pour admirer le coucher de soleil. Des dizaines de personnes immergées jusqu'à la taille pêchent de la friture d'une drôle de façon en secouant une canne à pêche dans chaque main. Un jeune garçon, "berger" de canards rame à l'assaut d'une de ses bêtes égarées et les moines défilent sur le pont. 16h45, nous embarquons sur une pirogue pour voir le soleil se coucher. Le pont et l'arbre mort dans l'eau sont splendides en ombres chinoises dans cette lumière orangée. C'est le coucher de soleil idéal pour une demande en mariage !!!!!!!!!. Sur le chemin du retour, les gens ont sorti les guirlandes lumineuses et allumé des milliers bougies pour éclairer les villes et monuments religieux, la fête de la pleine Lune dure plusieurs jours et c'est tant mieux, on va pouvoir retourner manger des crêpes!
Lundi 17 Octobre: epidemies d'achats compulsifs Journée repos. Internet pour Christophe, achat de souvenir pour Sophie qui s'est à nouveau emballée, emportée par l'enthousiasme de Nico et Jérôme pour un magasin d'artisanat, une vraie caverne d'Ali Baba. Il a fallu négocier ferme et avoir recours aux échantillons de parfum et autres babioles from France, ils en sont très friands. Résultats: plusieurs kilos supplémentaires à trimbaler jusqu'au Népal. Argument de Sophie: "tu verras ça f'ra super dans le salon". Pensée de Christophe: "et qui c'est qui va l'porter"!!! On ne peut plus compter sur Jérôme et Nico, ils risquent d'être en surplus, reste a éspérer que la fine équipe qui nous rejoint au Népal nous en délestera… D'ici la, il va falloir la jouer fine pour alléger nos sacs a dos.
Mardi 18 Octobre: la croisière s'amuse…presque Lever 4h45 (c'est pas humain), on embarqué avant le lever du jour à bord d'un bateau qui nous mènera en 10 heures à Bagan. Les birmans se couchent tôt, mais se lèvent tôt aussi, les rues commençant à s'animer vers 05h30, heure du lever du soleil. La croisière est assez agréable malgré l'absence de climatisation et nous faisons la connaissance de Grégory et Delphine que nous avions déjà croisé à Mandalay, un couple de français de Vélizy. Une fois de plus Christophe tente de convertir Sophie à la belote mais c'est décidemment pas son truc, elle préfère jouer au Pictionnary ou au Taboo. Dernier clin d'oeil à la France, ce sera du ciflar à la pause de midi, merci Jérôme. A l'arrivée, nous devons nous acquitter d'un droit d'entrée de 10$ pour le site de Bagan. Gregory et Delphine peu chargés et ne souffrant pas du "trouble d'achat de souvenir en bois compulsif" nous ont gentiment proposé de nous ramener quelques affaires encombrantes styles livres. Merci boucou.
Mercredi 19 Octobre: Fa-bu-leux On loue des vélos pour se rendre dans le vieux Bagan. Le site s'y prête particulièrement pour circuler. Situés sur les rives de l'Irrawady, plus de 2000 temples se dressent, éparpillés dans un horizon immense et changeant de couleur à toute heure du jour.Un enchantement! On est complètement tombé sous le charme ancien de ses édifices ni rénovés ni clinquants comme c'est d'usage au Myanmar (ici pas de culte du "vieux", ce qui est lié à la religion est constamment entretenu, repeint, redoré). Sous la dentelle de pierre qui recouvrait les temples apparaîssent des briques rouges parfois totalement mises à nue. Dans certains, des peintures sont encore bien conservées, dans d'autres il est possible de monter et d'admirer la vue. C'est une explosion de stupas qui émergent au milieu de la végétation et des champs de cultures. C'est pour nous, jusqu'à nouvel ordre, le plus fabuleux site fait par l'Homme, patrimoine universel de l'humanité d'ailleurs. Cette prodigieuse réalisation est née au XIe siècle lorsque le roi Anawratha rapporta de ses campagnes militaires des reliques de Bouddha, à qui il convenait de donner un cadre digne de sa sainteté Le soir nous dégottons un resto indien qui deviendra notre cantine. Ce soir, il y a un festival en ville. On avait l'intention d'y aller jusqu'a ce que nous assistions à une violente baston entre hommes ivre-morts à coup de bouteilles de verre. Deux ce sont fait exploser des bouteilles sur la tête dont un salement amoché. Bon, de toute façon on est crevé, et puis les fêtes au Myanmar, on connaît…
Jeudi 20 Octobre: allez, encore une dernière et j'arrête Nous continuons la visite avec toujours ce même regard émerveillé. Par contre, on galère avec nos vélos, les chemins de terre sont très sablonneux, il faut parfois les pousser, on s'est aventuré sur la mauvaise route et le vélo de Sophie est pourri. Elle s'énerve, craque puis échange avec le vélo de Christophe. Nos deux compagnons s'amusent parfois de nos petites chamailleries de couple en voyage, mais dès qu'on aura un peu de temps on vous en contera un peu plus sur cette charmante intimité née de ces deux hommes en voyage…On traverse des villages rappelant un peu l'Afrique avec ses femmes le panier sur la tête, ces boeufs labourant les champs et ces maisons en paille. Des hommes font une partie de chinlon, un sport très populaire qui se joue en cercle en jonglant avec une petite balle de rotin tressé. Maintenant c'est le brésil et son beachfoutchbol qui nous saute aux yeux!!! Contre toute attente, Christophe plus "nature" que "culture"est tombe accroc, il en veut encore et encore du temple et de la pagode, il ne s'arrête plus, insatiable le garçon. Ce soir c'est massage pour tout le monde. En manque d'attention féminine, Nico et Jérôme on été ravis de découvrir les deux charmantes masseuses attendues; il s'agit en fait des femmes des ménages de notre hôtel!
Vendredi 21 et samedi 22 Octobre: "je lui ai mis la fièvre pendant des heures"(chanson bactérienne) On profite de notre dernière matinée à Bagan pour visiter la dernière partie du site, histoire d'avoir notre dose de pagodes et repartir de ce site sensationnel sans regrets. Puis c'est la course jusqu'a ce qu'on monte dans le bus. Y'a pas de clim, ça on le savait déjà; ce qu'on ne savait pas c'est que nos fauteuils seraient cassés, impossible de les basculer en arrière (ça va être cool les 17 heures et la nuit a 90 °!). C'est l'horreur à chaque arrêt, le soleil tape derrière les vitres. Trois heures se passent "et là…c'est le drame". Christophe commence a se sentir mal puis, insidieusement, la fièvre monte, monte, monte jusqu'a suffisamment haut pour qu'il se mette a délirer et parler tout seul, tenant des propos incohérents du style: "donne moi tes cachets contre les renards, j'ai peur d'être attaquer" ou bien: "y a quelque chose qui m'gêne, je crois qu'il y a un géranium qui me pousse dans le dos"… La nuit fut une véritable torture, impossible non plus de dormir, les VCD du chanteur à la mode et un film birman nous hurlaient dans les oreilles à tel point que malgré les boules Quiès, le son était insupportable. Le problème, c'est qu'on était les seuls à se plaindre, les locaux semblaient apprécier. Bien sur dans ces conditions-là le temps ne passe pas et dure longtemps, longtemps…Les premiers prémices de chiasse sont apparus au milieu de la nuit, heureusement que nous avions de l'Imodium a porté de main. Cela n'a cependant pas empêché Christophe de tapisser les murs des chiottes de tous les bleds traversés. Arrivés a Yangon a 07h00, Christophe est faible mais se sent mieux, il a 39, 5 de température (il a du atteindre sans difficultés les 40 dans la nuit). On avait gardé le numéro de téléphone du médecin canadien de Sophie: il s'agirait sans doute d'une dyssentrie d'origine bactérienne assez fréquente. Pas besoin d'ordonnance pour se procurer les antibiotiques spécifiques. Apres être reste couché toute la journée, Christophe émèrgé 2 heures en fin d'après-midi, la fièvre ayant légèrement baissée, un bol de riz nature et au lit.
Dimanche 23 Octobre: Tata (salut) Myanmar La fièvre a totalement disparue, c'est bon signe. Il ne reste plus qu à soigner le ventre et la tête, ça devrait prendre encore une semaine. 2 imodiums pour assurer le vol en avion jusqu'à Dhakka, capitale du Bengladesh. Au revoir Nico et Jérôme, bonne escale a Bangkok, au revoir Myanmar, quand te reverrai-je pays merveilleux...
Escale a Dhaka (nuit du 23 au 24octobre) Dakka, bref aperçu de ce qui nous attend en Inde: une horreur. Le trajet qui nous mène de l'aéroport à l'hôtel est un bordel sans nom: pas de feux, pas de sens de circulation, des bus plus pourris qu'ailleurs, des centaines de tuk-tuk qui déboulent de partout dont un qui s'est fait renverser sous nos yeux. Ca klaxonne et pile à tout va, ça pue les pots d'échappement, on a l'estomac au bout des lèvres. Mais quand est-ce qu'on arrive?…