Results for "Trace+|+50+>+148"
22184 results found.
Toilettes, température et autres en bivouac/trek dans la vallée du Drâa? (Maroc) English translation pending
Bonjour je part avec nouvelles frontières en treck et je dors donc durant le treck en bivouac etc je voulais savoir comment se passe la toilette , et les WC, car j'ai demandé au tour opérateur et celle au téléphone ne savait pas vraiment, elle me lisais la fiche technique et c'est pas indiqué dedans.
Sinon je part dans la vallée du Draa, j'ai un bon sac de couchage ( pensez vous que la nuit est très froide mis janvier dans la vallée du draa?
Idem je compte acheter des pastilles d'eau purifiante, pensez vous que les guides prévois d'habitude pour les occidentaux des pastilles ou de l'eau en bouteille pour éviter que les touristes soit malade?
cordialement. Nicolas.
Sinon je part dans la vallée du Draa, j'ai un bon sac de couchage ( pensez vous que la nuit est très froide mis janvier dans la vallée du draa?
Idem je compte acheter des pastilles d'eau purifiante, pensez vous que les guides prévois d'habitude pour les occidentaux des pastilles ou de l'eau en bouteille pour éviter que les touristes soit malade?
cordialement. Nicolas.
Passage de frontière terrestre en Birmanie English translation pending
Bonjour,
Je pense repartir pour l'Asie cet été.
Ma question est la suivante :
Y-a t-il quelqu'un qui a passé la frontière en terrestre soit côté Thaïlande de ce côté est-ce possible ? Il y a une route donc des transports par route .
Où côté Bangladesh en venant d'inde ?
Où le nord de l'Inde en passant par le Sikkim Bhoutan assam nagaland ?
C'est une approche pour voir les possibilités , l'expérience si c'est réaliste pour ceux ou celles qui ont tentés le coup en terrestre .
Je n'ai pas encore lu beaucoup de post sur la Birmanie, le visa est valide au passage de la frontière où à son émission ? Je me suis fait piégé pour le Vietnam d"où ma question. La validité est de combien de temps max
Merci d'avance
Je pense repartir pour l'Asie cet été.
Ma question est la suivante :
Y-a t-il quelqu'un qui a passé la frontière en terrestre soit côté Thaïlande de ce côté est-ce possible ? Il y a une route donc des transports par route .
Où côté Bangladesh en venant d'inde ?
Où le nord de l'Inde en passant par le Sikkim Bhoutan assam nagaland ?
C'est une approche pour voir les possibilités , l'expérience si c'est réaliste pour ceux ou celles qui ont tentés le coup en terrestre .
Je n'ai pas encore lu beaucoup de post sur la Birmanie, le visa est valide au passage de la frontière où à son émission ? Je me suis fait piégé pour le Vietnam d"où ma question. La validité est de combien de temps max
Merci d'avance
Obtenir les visas pour l'Iran, le Pakistan et l'Inde en Turquie? English translation pending
Bjr
Nous sommes en route pour l'Inde et serons en Turquie en mars/avril/mai et pensons faire le visa iranien à Ankara ou ailleurs selon le principe du "pays moins 1" et puisque , si j'ai bien compris , il faut se rendre dans une ambassade iranienne pour prise d'empreintes - tant qu'à être "coincé" pour formalités est-il possible d'y faire aussi aisément les visas Paki et Indien ? Ce dernier étant d'une durée de 6 mois mais valable dès date d'émission nous souhaitons le faire au dernier moment pour en profiter un max puisque nous n'allons pas trainer trop en Iran et Paki (question d'accoutrement que mes femmes vont avoir du mal à supporter....)
Merci de vos expériences
Nous sommes en route pour l'Inde et serons en Turquie en mars/avril/mai et pensons faire le visa iranien à Ankara ou ailleurs selon le principe du "pays moins 1" et puisque , si j'ai bien compris , il faut se rendre dans une ambassade iranienne pour prise d'empreintes - tant qu'à être "coincé" pour formalités est-il possible d'y faire aussi aisément les visas Paki et Indien ? Ce dernier étant d'une durée de 6 mois mais valable dès date d'émission nous souhaitons le faire au dernier moment pour en profiter un max puisque nous n'allons pas trainer trop en Iran et Paki (question d'accoutrement que mes femmes vont avoir du mal à supporter....)
Merci de vos expériences
Itinéraire pour la Grèce et l'Italie en un mois? English translation pending
Bonjour,
Je serai en vacances tout le mois de juillet l'été prochain, soit 4 semaines, peut-être 6. Depuis longtemps je rêve de faire le tour de l'Europe et cet été j'en aurai enfin l'occasion. Le problème, c'est que je ne sais pas comment organiser mon voyage. J'ai 18 ans, et j'ai 5000$ mit de côté pour ce voyage. Je sais que je peux bénéficier de certains rabais étant donné que je suis jeune, mais je ne sais pas où trouver ces rabais. J'ai vu plusieurs forfaits sur le site d'Air Transat, du genre "Passer 2 semaines à tel endroit", mais ce que je voudrais, ce serait de visiter par moi même, avec un sac à dos, dormir dans de petits endroits (couch surfing, auberges de jeuness) et être en contact avec le peuple. Les 2 pays que je veux visiter à tout sont la Grèce à l'Italie.
Donc, ce que je demande, ce serait qu'un bon samaritain sur ce site puisse m'aider à établir un itinéraire et qu'on me donne la documentation pour que je puisse me renseigner le plus possible.
Merci!
Je serai en vacances tout le mois de juillet l'été prochain, soit 4 semaines, peut-être 6. Depuis longtemps je rêve de faire le tour de l'Europe et cet été j'en aurai enfin l'occasion. Le problème, c'est que je ne sais pas comment organiser mon voyage. J'ai 18 ans, et j'ai 5000$ mit de côté pour ce voyage. Je sais que je peux bénéficier de certains rabais étant donné que je suis jeune, mais je ne sais pas où trouver ces rabais. J'ai vu plusieurs forfaits sur le site d'Air Transat, du genre "Passer 2 semaines à tel endroit", mais ce que je voudrais, ce serait de visiter par moi même, avec un sac à dos, dormir dans de petits endroits (couch surfing, auberges de jeuness) et être en contact avec le peuple. Les 2 pays que je veux visiter à tout sont la Grèce à l'Italie.
Donc, ce que je demande, ce serait qu'un bon samaritain sur ce site puisse m'aider à établir un itinéraire et qu'on me donne la documentation pour que je puisse me renseigner le plus possible.
Merci!
Que pensez-vous de la croisière sur l'Orient Queen avec Louis Cruises? English translation pending
Bjr,
j'ai réservé un voyage pour le 1er mai au 8 mai 2011 - Odysée Mauresque - initialement prévu sur le LOUIS MAJESTY.
Or, on apprend par courrier que le bateau est remplacé par l'ORIENT QUEEN
Avez-vous déjà fait une croisière sur ce bateau ?
J'attends donc vos commentaires sur l'état du bateau, les cabines etc...
ma précédente croisière je l'ai faite sur le MS FANTASIA chez MSC et là tout était nickel
merci pour votre réponse
Trois semaines au Pérou en mars: vos conseils? English translation pending
Bonjour,
Nous partons avec mon amie pour la première fois en Amérique du sud, et nous avons choisi le Pérou.
Après visites des différents forums, je viens poser quelques questions.
Nous partons trois semaines au mois de mars 2011. nous avons idée d'aller à Nazca, Cuzco, Machu-Picchu, lac Titicaca...
Je me demandais cependant dans quel ordre était-il le plus simple de procéder? J'ai lu pas mal de posts où les gens partaient de Lima vers Cuzco en avion, puis allaient vers Machu Picchu. J'aimerais également, faire un tour dans la foret Amazonienne (genre promenade en bateau) Avez vous des conseils?
Merci à vous,
Nico
Nous partons avec mon amie pour la première fois en Amérique du sud, et nous avons choisi le Pérou.
Après visites des différents forums, je viens poser quelques questions.
Nous partons trois semaines au mois de mars 2011. nous avons idée d'aller à Nazca, Cuzco, Machu-Picchu, lac Titicaca...
Je me demandais cependant dans quel ordre était-il le plus simple de procéder? J'ai lu pas mal de posts où les gens partaient de Lima vers Cuzco en avion, puis allaient vers Machu Picchu. J'aimerais également, faire un tour dans la foret Amazonienne (genre promenade en bateau) Avez vous des conseils?
Merci à vous,
Nico
Long voyage en camion de la France vers l'Australie English translation pending
bonjour,
je suis un jeune de 21 ans tout frais sorti de mes études, et j'ai bien entendu comme objectif principal de voyager !!
j'ai acheté recement un Mercedes 508 avec seulement 50 000 km au conteur que je souhaite m'aménager du mieux possible, je me donne 1 ans pour cela, et dans ce temps, je souhaite aussi faire les préparatif du voyage a proprement parlé.
en effet, "notre" (car on devrait se retrouver a plusieurs camion au depart, logiquement..) objetif serait L'Australie ( il est sencé y avoir le dit "festival de la fin du monde" laba en décembre 2012 ) en passant par l'europe de l'est, et l'Inde. Le departs aurait lieu entre janvier et juin 2012, en sachant que le but est d'arriver en australie pour le festival. Ce qui donne entre 6 mois et 1 an de voyage .. est-ce réalisable ?
le souci étant qu'appart une énoorme envie, presque un besoin, et beaucoup de motivation, je ne suis pas au courant de beaucoup de chose qui serai pourtant trés utile...
- le prix approximatif d'un tel voyage ainsi que les differents démarchent administrative.
- les pays et régions conseillé/déconseillé (découverte, sécurité), et coment les traverser.
- le vehicule choisi convient-il a un tel voyage
- est-il possible de trouver des petit boulot, ou autre , afin de gagner de l'argent durant le voyage (ou bien des personnes pretent a nous faire travailler contre un peu de nourriture, un coin un s'installer le tps voulu, et l'apprentissage de leur savoir faire.... par exemple)
- quelles sont les démarches pour la traverser entre l'inde et l'australie
c'est pour l'instant les seules choses que j'ai en tete ... malgrés que cela reste trés vague... et jen suis dsl ..
merci d'avoir pris le tps de lire si vous en etes arrivé juske la ! =) et je vous remercie d'avance de vos réponses !!
salutation !! =)
j'ai acheté recement un Mercedes 508 avec seulement 50 000 km au conteur que je souhaite m'aménager du mieux possible, je me donne 1 ans pour cela, et dans ce temps, je souhaite aussi faire les préparatif du voyage a proprement parlé.
en effet, "notre" (car on devrait se retrouver a plusieurs camion au depart, logiquement..) objetif serait L'Australie ( il est sencé y avoir le dit "festival de la fin du monde" laba en décembre 2012 ) en passant par l'europe de l'est, et l'Inde. Le departs aurait lieu entre janvier et juin 2012, en sachant que le but est d'arriver en australie pour le festival. Ce qui donne entre 6 mois et 1 an de voyage .. est-ce réalisable ?
le souci étant qu'appart une énoorme envie, presque un besoin, et beaucoup de motivation, je ne suis pas au courant de beaucoup de chose qui serai pourtant trés utile...
- le prix approximatif d'un tel voyage ainsi que les differents démarchent administrative.
- les pays et régions conseillé/déconseillé (découverte, sécurité), et coment les traverser.
- le vehicule choisi convient-il a un tel voyage
- est-il possible de trouver des petit boulot, ou autre , afin de gagner de l'argent durant le voyage (ou bien des personnes pretent a nous faire travailler contre un peu de nourriture, un coin un s'installer le tps voulu, et l'apprentissage de leur savoir faire.... par exemple)
- quelles sont les démarches pour la traverser entre l'inde et l'australie
c'est pour l'instant les seules choses que j'ai en tete ... malgrés que cela reste trés vague... et jen suis dsl ..
merci d'avoir pris le tps de lire si vous en etes arrivé juske la ! =) et je vous remercie d'avance de vos réponses !!
salutation !! =)
Deuxième voyage dans l'Ouest américain English translation pending
Bonjour à tous,
J'ai besoin des connaisseurs pour m'aider à planifier le 2eme voyage dans l'Ouest Lors du premier, j'ai fait dans les grandes lignes : Phoenix / Grand Canyon / Monument Valley / Page / Bryce / Zion / LV / L.A. / Route 1 / SFO en 18 jours
Pour le second, j'aimerais pouvoir faire ce que je regrette d'avoir rater Pour le 3eme ce sera peut être la même excuse :p ou j'utiliserais l'excuse de retourner dans les endroits préférés 😉
Pour le 2eme, mes incontournables étaient : Yellowstone / Badlands / Mt Rushmore / Mesa Verde / Canyon de Chelly / Arches / Canyonlands Avec un passage a Vegas pour faire plaisir à Madame (un peu de ville ca detend une citadine... 🤪)
=> Arrivée CdG -> Salt Lake City
Nuit 1 Layton, ut (Antelope Island / ?) Nuit 2 Jackson (Grand téton, yellowstone) Nuit 3 Yellowstone Nuit 4 yellowstone Nuit 5 cody (devil's tower / badlands) Nuit 6 Rapid city (Badlands) Nuit 7 Rapid city ? (Mont Rushmore) Nuit 8 cheyenne Nuit 9 Grand Junction (Mesa Verde / repos) Nuit 10 Cortez (Chelly Nord) Nuit 11 chinle (Chelly Sud/Windows Rock/Ganado) (painted desert/petrified forest) Nuit 12 Williams Nuit 13 Las Vegas Nuit 14 Las Vegas Nuit 15 Moab (Arches) Nuit 16 Moab (Canyonland) Nuit 17 Moab Nuit 18 salt lake city => Depart SLC -> CdG
Mes questions : 1) Est ce faisable de faire Cody - rapid city le matin (6h30) en passant voir la devil's Tower et faire les badlands l'après midi... Ca risque d'etre sportif, mais est ce faisable...? 😉 Si non, faut il prévoir 2 nuit a Rapid city ? Mais si je prevois 2 nuits a Rapid city, n'est pas un peu long par rapport a ce qu'il y a a voir dans le coin ? et a ce qu'il y a voir ailleurs :)
2) Durant mon trajet dans le Colorado entre Cheyenne et Grand-Junction, je ne compte pas passer par Denver mais contourner par les rocky Mountains. Ce trajet a travers les rocheuses est une promenade a elle seul (?), j'ai un peu l'impression de perdre une journée pour réussir a atteindre la cible : Cortez et Chinle.
3) Que pensez vous de l'homogénéité de ce parcours ? Y voyez vous des incohérences ?
D'avance merci de vos réponses.
PS : Si j'arrive a négocier, je zappe Las Vegas et je vais à Monument valley depuis Chinle via les Mesas Hopi 😎
J'ai besoin des connaisseurs pour m'aider à planifier le 2eme voyage dans l'Ouest Lors du premier, j'ai fait dans les grandes lignes : Phoenix / Grand Canyon / Monument Valley / Page / Bryce / Zion / LV / L.A. / Route 1 / SFO en 18 jours
Pour le second, j'aimerais pouvoir faire ce que je regrette d'avoir rater Pour le 3eme ce sera peut être la même excuse :p ou j'utiliserais l'excuse de retourner dans les endroits préférés 😉
Pour le 2eme, mes incontournables étaient : Yellowstone / Badlands / Mt Rushmore / Mesa Verde / Canyon de Chelly / Arches / Canyonlands Avec un passage a Vegas pour faire plaisir à Madame (un peu de ville ca detend une citadine... 🤪)
=> Arrivée CdG -> Salt Lake City
Nuit 1 Layton, ut (Antelope Island / ?) Nuit 2 Jackson (Grand téton, yellowstone) Nuit 3 Yellowstone Nuit 4 yellowstone Nuit 5 cody (devil's tower / badlands) Nuit 6 Rapid city (Badlands) Nuit 7 Rapid city ? (Mont Rushmore) Nuit 8 cheyenne Nuit 9 Grand Junction (Mesa Verde / repos) Nuit 10 Cortez (Chelly Nord) Nuit 11 chinle (Chelly Sud/Windows Rock/Ganado) (painted desert/petrified forest) Nuit 12 Williams Nuit 13 Las Vegas Nuit 14 Las Vegas Nuit 15 Moab (Arches) Nuit 16 Moab (Canyonland) Nuit 17 Moab Nuit 18 salt lake city => Depart SLC -> CdG
Mes questions : 1) Est ce faisable de faire Cody - rapid city le matin (6h30) en passant voir la devil's Tower et faire les badlands l'après midi... Ca risque d'etre sportif, mais est ce faisable...? 😉 Si non, faut il prévoir 2 nuit a Rapid city ? Mais si je prevois 2 nuits a Rapid city, n'est pas un peu long par rapport a ce qu'il y a a voir dans le coin ? et a ce qu'il y a voir ailleurs :)
2) Durant mon trajet dans le Colorado entre Cheyenne et Grand-Junction, je ne compte pas passer par Denver mais contourner par les rocky Mountains. Ce trajet a travers les rocheuses est une promenade a elle seul (?), j'ai un peu l'impression de perdre une journée pour réussir a atteindre la cible : Cortez et Chinle.
3) Que pensez vous de l'homogénéité de ce parcours ? Y voyez vous des incohérences ?
D'avance merci de vos réponses.
PS : Si j'arrive a négocier, je zappe Las Vegas et je vais à Monument valley depuis Chinle via les Mesas Hopi 😎
Bivouac particulier au Messum Crater en Namibie English translation pending
Bonjour à tous,
J'organise un voyage de 2 semaines au mois de juin prochain pour mon voyage de noces sous le format "4x4 autotour" et souhaite avoir qqs infos sur le Messum crater.
Savez vous si il est possible de dormir une nuit au centre du cratère et quels sont les risques inhérents à ce bivouac un peu particulier? J'ai lu qqs récits de voyage de personnes ayant dormi à la belle étoile dans le cratère mais certains guides annoncent qu'il est interdit d'y dormir. Savez vous pourquoi?!
L'idée est de louer, en complément du 4x4, un GPS ainsi qu'un téléphone iridium.
Merci beaucoup et bravo pour tous les posts relatifs à la Namibie qui m'aident bcp dans mon organisation de voyage! 🙂
J.
Forfait intéressant pour aller en France de Montréal en juillet 2011? English translation pending
Bonjour, je prévoit aller en France, de Montréal, en juillet 2011. Connaissez vous un forfait intéressant incluant l'avion, la location de voiture et peut-etre quelques nuitées a l'hotel?
Pour un voyage de trois semaines, est-ce mieux d'atterrir a Paris ou dans une autre ville pour un circuit -paris, bretagne, loire, cote d'azur.
Merci pour vos réponses.
Trajet Hourtin - Saint-Jean-de-Luz à pied par la plage English translation pending
Bonjour
Je projette de marcher le long de l'océan cet été j'hésite encore sur le point de départ mais à priori ce serait Hourtin Plage (ou plus haut peut-être) jusqu'à Bayonne, Saint Jean de Luz ou plus bas genre Hendaye.
Juste avant Bayonne, il faut traverser l'Adour ce qui demande à rentrer dans les terres et retrouver la route, chose que je voudrais éviter mais à priori je n'ai pas le choix. Ensuite quand je regarde la carte, j'ai l'impression que la côte est très "construite" jusqu'à Biarritz (je n'ai pas la dernière carte jusqu'à Saint Jean). Je recherche beaucoup l'isolement et je souhaite bivouaquer le long de mon parcours et cela ne m'enchante donc pas vraiment.
Je connais plusieurs personnes qui ont expérimenté cette marche mais ils se sont tous arrêtés avant l'Adour au Vieux Boucau ou à Bayonne.
J'ai donc besoin de votre avis : La partie Bayonne - Saint Jean de Luz est-elle sympa à marcher si on recherche isolement et bivouac ? Y a-t-il un sentier mieux qu'un autre ?
En 2005, je suis parti en vacances sur la côte basque et c'est vrai que les villes sont très proches de l'eau mais je me dis qu'il y a peut-être un sentier qui vaut le coup, peut-être plus dans les terres...
Merci d'avance pour vos réponses
Je projette de marcher le long de l'océan cet été j'hésite encore sur le point de départ mais à priori ce serait Hourtin Plage (ou plus haut peut-être) jusqu'à Bayonne, Saint Jean de Luz ou plus bas genre Hendaye.
Juste avant Bayonne, il faut traverser l'Adour ce qui demande à rentrer dans les terres et retrouver la route, chose que je voudrais éviter mais à priori je n'ai pas le choix. Ensuite quand je regarde la carte, j'ai l'impression que la côte est très "construite" jusqu'à Biarritz (je n'ai pas la dernière carte jusqu'à Saint Jean). Je recherche beaucoup l'isolement et je souhaite bivouaquer le long de mon parcours et cela ne m'enchante donc pas vraiment.
Je connais plusieurs personnes qui ont expérimenté cette marche mais ils se sont tous arrêtés avant l'Adour au Vieux Boucau ou à Bayonne.
J'ai donc besoin de votre avis : La partie Bayonne - Saint Jean de Luz est-elle sympa à marcher si on recherche isolement et bivouac ? Y a-t-il un sentier mieux qu'un autre ?
En 2005, je suis parti en vacances sur la côte basque et c'est vrai que les villes sont très proches de l'eau mais je me dis qu'il y a peut-être un sentier qui vaut le coup, peut-être plus dans les terres...
Merci d'avance pour vos réponses
Aires de services... ou de taxations English translation pending
Notre beau pays compte de nombreuse aires de services, et j'en suis ravis.
mais trop souvent (en tout cas a mon gout) le communes qui s'équipent d'un aire prenne dans le même temps un arrêté municipal interdisant le stationnement des campings cars en tout point de la commune sauf sur l'aire en question, qui de plus est souvent située assez loin des commerces et du centre ville dans une zone inintéressante voir parfois industrielle.
Q'une aire qui me rende un véritable service soit payante , me semble assez logique. mais quand c'est un pis aller, un moyen d'être écarté, c'est insupportable ! quand en plus le stationnement est limité a 24 ou 48 heures que cette interdiction qui devrait être comprise comme une interdiction d'occuper le même emplacement, s'analyse souvent en interdiction de séjour sur le territoire de la commune, et que je paye pour un simple morceau de bitume quand les autres usagers (voitures particulières) en jouissent librement et gratuitement sans limitation , me herisse le poil! et j'ai parfois l'impression d'etre pris pour une vache à lait....
j'attends vos reactions qui ne manquerons pas d'etre vive, j'en suis sur...(restons tout de même courtois)
mais trop souvent (en tout cas a mon gout) le communes qui s'équipent d'un aire prenne dans le même temps un arrêté municipal interdisant le stationnement des campings cars en tout point de la commune sauf sur l'aire en question, qui de plus est souvent située assez loin des commerces et du centre ville dans une zone inintéressante voir parfois industrielle.
Q'une aire qui me rende un véritable service soit payante , me semble assez logique. mais quand c'est un pis aller, un moyen d'être écarté, c'est insupportable ! quand en plus le stationnement est limité a 24 ou 48 heures que cette interdiction qui devrait être comprise comme une interdiction d'occuper le même emplacement, s'analyse souvent en interdiction de séjour sur le territoire de la commune, et que je paye pour un simple morceau de bitume quand les autres usagers (voitures particulières) en jouissent librement et gratuitement sans limitation , me herisse le poil! et j'ai parfois l'impression d'etre pris pour une vache à lait....
j'attends vos reactions qui ne manquerons pas d'etre vive, j'en suis sur...(restons tout de même courtois)
Arrivée en Israël avec des tampons iraniens/syriens sur le passeport? English translation pending
Bonjour,
Je compte partir visiter Israël d'ici quelques semaines ! J'ai hâte d'y être .. ;) J'ai en tête que l'arrivée à Tel Aviv est un minimum sécurisé ..
Voici mon petit problème : J'ai pas mal de tampons iraniens sur mon passeport car j'ai travaillé là bas ... Est-ce que cela peut poser des problèmes à l'aéroport ?
J'ai une solution de rechange avec mon 2ème passeport mais celui là a des tampons syriens/libanais ...
C'est pas de bol ... Si vous avez des infos là dessus ... !
Merci beaucoup par avance! Aldric
Je compte partir visiter Israël d'ici quelques semaines ! J'ai hâte d'y être .. ;) J'ai en tête que l'arrivée à Tel Aviv est un minimum sécurisé ..
Voici mon petit problème : J'ai pas mal de tampons iraniens sur mon passeport car j'ai travaillé là bas ... Est-ce que cela peut poser des problèmes à l'aéroport ?
J'ai une solution de rechange avec mon 2ème passeport mais celui là a des tampons syriens/libanais ...
C'est pas de bol ... Si vous avez des infos là dessus ... !
Merci beaucoup par avance! Aldric
Passeport perdu à New York la veille d'un départ à Miami English translation pending
Bonjour tout le monde,
C'est avec très peu d'espoir que je m'adresse à vous mais on ne sait jamais. Voilà je suis à new york en tant qu'étudiant avec donc un visa et ce week-end soit demain , je m'apprêtais aller bronzer à Miami...C'était sans compter sur la malchance et le fait que je perdes mon passeport aujourd'hui dans un Taxi!
Alors là ou mes interrogations se posent ce n'est pas tellement sur comment avoir un autre passeport, car ça je sais comment procéder via le consulat français...
Mais là ou j'ai très peu d'espoir, c'est pour mon séjour à Miami..Il est 1H30 ici à New york, mon vol est à 7H et je n'ai plus de passeport...Donc aucuns espoirs d'embarquer...MAIS il y en a un petit tout de même.. Je possède mon ancien passeport avec moi, délivré en octobre 2005 avec un ancien visa américain étudiant dedans..Et je voulais tout simplement savoir si avec ce passeport et peut être une négociation, je pourrais aller à Miami...Je voyage avec American Airlines et j'ai deux billets électroniques. J'avais refait mon passeport par précaution même si je savais qu'il été valide.
Voilà donc tout conseils ou avis sont les bien venus... Quoiqu'il arrive je vais tenter le coup car je n'ai pas trop envie de perdre ce week end!
Merci et A bientôt.
C'est avec très peu d'espoir que je m'adresse à vous mais on ne sait jamais. Voilà je suis à new york en tant qu'étudiant avec donc un visa et ce week-end soit demain , je m'apprêtais aller bronzer à Miami...C'était sans compter sur la malchance et le fait que je perdes mon passeport aujourd'hui dans un Taxi!
Alors là ou mes interrogations se posent ce n'est pas tellement sur comment avoir un autre passeport, car ça je sais comment procéder via le consulat français...
Mais là ou j'ai très peu d'espoir, c'est pour mon séjour à Miami..Il est 1H30 ici à New york, mon vol est à 7H et je n'ai plus de passeport...Donc aucuns espoirs d'embarquer...MAIS il y en a un petit tout de même.. Je possède mon ancien passeport avec moi, délivré en octobre 2005 avec un ancien visa américain étudiant dedans..Et je voulais tout simplement savoir si avec ce passeport et peut être une négociation, je pourrais aller à Miami...Je voyage avec American Airlines et j'ai deux billets électroniques. J'avais refait mon passeport par précaution même si je savais qu'il été valide.
Voilà donc tout conseils ou avis sont les bien venus... Quoiqu'il arrive je vais tenter le coup car je n'ai pas trop envie de perdre ce week end!
Merci et A bientôt.
Voyage en bus de Paksan à Phonsavan (Laos) English translation pending
Bonjour,
je m'apprête à faire un voyage au Laos début janvier 2011 et suis en pleine préparation de mon itinéraire. J'arrive à Vientiane où je vais passer quelques jours et je compte partir vers le centre du Laos pour ensuite visiter le nord (si possible sans repasser par Vientiane). Il y a une route entre Paksan et Phonsavan mais je ne sais pas si elle est praticable et si il existe une ligne de bus pour faire ce trajet. Il y a déjà eu des discussions sur ce sujet mais elles datent de quelques années, j'aimerais avoir des informations plus fraiches!
Merci pour vos réponses :)
je m'apprête à faire un voyage au Laos début janvier 2011 et suis en pleine préparation de mon itinéraire. J'arrive à Vientiane où je vais passer quelques jours et je compte partir vers le centre du Laos pour ensuite visiter le nord (si possible sans repasser par Vientiane). Il y a une route entre Paksan et Phonsavan mais je ne sais pas si elle est praticable et si il existe une ligne de bus pour faire ce trajet. Il y a déjà eu des discussions sur ce sujet mais elles datent de quelques années, j'aimerais avoir des informations plus fraiches!
Merci pour vos réponses :)
Pérou: trek de Santa Cruz (Huaraz ou Caraz) et Salkantay (Cuzco) English translation pending
Bonjour à tous,
Après avoir lu je ne sais trop combien d'échanges sur ce forum concernant le Pérou, j'ai encore certaines questions nécessitant un peu plus de détails ou d'actualisation !!!
Premièrement, moi et ma copine serons au Pérou du 3 mai au 4 juin 2011! Notre itinéraire est presque déjà ficelé, mais nous avons encore quelques hésitations !
Nous planifions être dans la région d'Huaraz et les cordillères pendant une semaine. 4 jours seraient consacrés au Trek Santa Cruz et 3 autres jours à d'autres circuits tels que : Chavin de Huantar, Lagunas llanganuco, Laguna Paron, les Puya raimondii et le Nevado Pastoruri (D'ailleurs, quels sont les plus intéressants?)
De mes lectures, j'ai compris que Caraz semblait être un port d'attache plus authentique, et peut-être plus près des attractions précédemment citées. Par contre, est-ce que les prix des treks (comme le Santa Cruz) sont aussi abordables lorsqu'achetés de Caraz ? J'imagine qu'il y a plus de choix d'agences à huaraz ? Nous prévoyons acheter le trek sur place , est-ce qu'il y a autant de départs de Caraz où nous risquons de devoir attendre plus longtemps avant notre départ? Et pour le prix du Santa Cruz (guide bouffe et équipement inclus), ça ressemblait à quoi en 2010 ? Suggestions d'agences ?
Deuxièmement : Le trek Salkantay pour le Machu picchu !!! J'ai entendu dire qu'il était préférable d'attendre d'être à Cuzco pour le réserver, et ainsi sauver beaucoup d'argent... (Le trek coûterait 200$ et moins en le réservant sur place). À la mi-mai, croyez-vous qu'il est possible de réserver ce trek sur place et d'obtenir un départ dans les 2 ou 3 jours (maximum) suivant la réservation ?
Alors voilà beaucoup de questions !!! Merci beaucoup à l'avance de m'aider dans notre préparation de voyage !!!
Benoit et Donna
Après avoir lu je ne sais trop combien d'échanges sur ce forum concernant le Pérou, j'ai encore certaines questions nécessitant un peu plus de détails ou d'actualisation !!!
Premièrement, moi et ma copine serons au Pérou du 3 mai au 4 juin 2011! Notre itinéraire est presque déjà ficelé, mais nous avons encore quelques hésitations !
Nous planifions être dans la région d'Huaraz et les cordillères pendant une semaine. 4 jours seraient consacrés au Trek Santa Cruz et 3 autres jours à d'autres circuits tels que : Chavin de Huantar, Lagunas llanganuco, Laguna Paron, les Puya raimondii et le Nevado Pastoruri (D'ailleurs, quels sont les plus intéressants?)
De mes lectures, j'ai compris que Caraz semblait être un port d'attache plus authentique, et peut-être plus près des attractions précédemment citées. Par contre, est-ce que les prix des treks (comme le Santa Cruz) sont aussi abordables lorsqu'achetés de Caraz ? J'imagine qu'il y a plus de choix d'agences à huaraz ? Nous prévoyons acheter le trek sur place , est-ce qu'il y a autant de départs de Caraz où nous risquons de devoir attendre plus longtemps avant notre départ? Et pour le prix du Santa Cruz (guide bouffe et équipement inclus), ça ressemblait à quoi en 2010 ? Suggestions d'agences ?
Deuxièmement : Le trek Salkantay pour le Machu picchu !!! J'ai entendu dire qu'il était préférable d'attendre d'être à Cuzco pour le réserver, et ainsi sauver beaucoup d'argent... (Le trek coûterait 200$ et moins en le réservant sur place). À la mi-mai, croyez-vous qu'il est possible de réserver ce trek sur place et d'obtenir un départ dans les 2 ou 3 jours (maximum) suivant la réservation ?
Alors voilà beaucoup de questions !!! Merci beaucoup à l'avance de m'aider dans notre préparation de voyage !!!
Benoit et Donna
Aller à Istanbul à vélo et retour par avion ou train? English translation pending
Bonjour,
Nous projetons d'aller en Turquie via l'ialie la Grèce sur trois mois peut être un peu plus... soit mais là n'est pas ma question!
Pour le retour que pensez vous avion ou train? Avez vous déjà fait un retour sec en avion? Est il plus intéressant et possible d'acheter un aller et retour et de ne faire que le retour en avion ?
merci de vos réponses
gabey
Nous projetons d'aller en Turquie via l'ialie la Grèce sur trois mois peut être un peu plus... soit mais là n'est pas ma question!
Pour le retour que pensez vous avion ou train? Avez vous déjà fait un retour sec en avion? Est il plus intéressant et possible d'acheter un aller et retour et de ne faire que le retour en avion ?
merci de vos réponses
gabey
GR 20 Nord en Corse: logistique English translation pending
Bonjour,
j'ai cherché ici et là mais je n'ai pas trouvé de réponse précise.
J'envisage de faire uniquement le GR20 nord en Juin sens Sud--Nord. Mais j'hésite pour statuer sur la partie logistique?
Avion: Arrivée et départ d'Ajaccio? A partir d'où on récupère le GR20? Comment revient t on de Calinzana à Ajaccio?
Merci d'avance pour vos réponses (je suppose qu'il n'y a plus de neige en Juin ou alors très peu)?
Romain
j'ai cherché ici et là mais je n'ai pas trouvé de réponse précise.
J'envisage de faire uniquement le GR20 nord en Juin sens Sud--Nord. Mais j'hésite pour statuer sur la partie logistique?
Avion: Arrivée et départ d'Ajaccio? A partir d'où on récupère le GR20? Comment revient t on de Calinzana à Ajaccio?
Merci d'avance pour vos réponses (je suppose qu'il n'y a plus de neige en Juin ou alors très peu)?
Romain
Avis sur itinéraire en Thaïlande du 9 au 25 février 2011? English translation pending
Me revoili me revoila après maintes et maintes réflexions pour vous soumettre cet ultime ébauche d'itinéraire. Il a l'air de me satisfaire plus que les autres, car j'ai l'impression qu'il ne me fera pas trop courir, avec mes 2 tits bouts (mais déjà presque grands ! 11 et 7 ans). Qu'en pensez-vous ? Validation avant réservations ?Mer. 09/02 : Arrivée à 14h25 à Bangkok. (on aura passé 3 jours à visiter quelques temples d’Angkor). Minibus pour Kanchanaburi. 2/3 heures de route. Arrivée à Kanchanaburi vers 17h30. Nuit à Kanchanaburi. Jeu. 10/02 : (1er jour avec Safarine) A 9h00 Safarine vient nous chercher à l’hôtel. Journée visite du Prasat Muang Sing, ruines d'un temple Khmer du style Bayon, ancienne frontière Ouest de l'Empire Khmer. Grotte de Krasae et pont de la Rivière Kwaï. Déjeuner aux cascades de Sayoke Noi. Puis VTT : promenade dans la jungle (1 heure). Puis baignade relaxante dans les sources d'eau chaude de Hindad. Dîner. Coucher de soleil sur le lac au GANESHAPARK. (1ère nuit au Ganeshapark).Ven. 11/02 : (2ème jour : Ganeshapark) : Départ de bonne heure pour aller "réveiller" les éléphants dans la forêt. Toilette et baignade avec les éléphants. Avec le mahout, apprentissage et approche de l'éléphant. Promenade dans une bananeraie pour ramener la nourriture aux éléphants. Nourriture et soins des éléphants. Déjeuner. Promenade en bateau sur le lac. Promenade avec les éléphants, puis baignade. Retour en forêt pour "coucher" les éléphants. Dîner sur les bords du lac, GANESHAPARK. (2ème nuit au Ganeshapark).Sam. 12/02 : (3ème jour : avec Safarine) Sangklaburi - les Trois Pagodes. Aller à Tong Pha Phum. Promenade d’environ une heure : visite de temple et du marché traditionnel. Route le long du lac vers Sangklaburi. Arrêt café aux chutes de Kuankavia. Déjeuner au col des trois pagodes. Visite du col des trois pagodes et du marché local. Sangklaburi : promenade sur le pont de bois. Dîner et nuit dans un hôtel flottant sur la Rivière Kwaï ). Dim. 13/02 : (4ème jour : avec Safarine) : Hell Fire Pass – Erawan. Petit déjeuner en regardant les éléphants se baigner. (il est prévu Hell Fire Pass, le musée, promenade sur l’ancien tracé de la voie de chemin de fer puis chutes d’Erawan : j’aimerai beaucoup en faire l’impasse justement, et passer la journée aux chutes d’Erawan). Promenade et baignade dans les 7 étages des chutes d’Erawan. Déjeuner dans un restaurant local. Possibilité d’aller au Temple aux tigres (prix d’entrée non compris). Canoë sur la Rivière Kwaï. Retour à Kanchanaburi et nuit à l’hôtel. Lun. 14/02 : je pense rester encore 1 jour aux environs de Kanchanaburi. Qu’en pensez-vous ?Mar. 15/02 : ? Mer. 16/02 : ? Jeu. 17/02 : Vol aussi tôt que possible le matin pour Krabi. Vend. 18 : Krabi.Sam. 19 : Ko Phi PhiDim. 20 : Ko Phi PhiLun. 21, Ko Lanta mar. 22 : Ko Lanta Mer. 23/02 : Bateau retour pour Krabi + vol retour pour Bangkok. Après-midi dans Bangkok.Jeu. 24/02 : Bangkok. Ven. 25/02 : Fin de matinée : avion du retour pour Paris.Je fais l'impasse sur Pai, sur Chiang Mai, pour profiter pleinement de la région centre (mais sans me dire que j'y retournerai un jour, hein ! 😕 )
J'attends de vous lire avec impatience ! Merci à tous ! (Et promis je ne vous enquiquinerais pas avec d'autres avis d'itinéraires.... 😛😉)
J'attends de vous lire avec impatience ! Merci à tous ! (Et promis je ne vous enquiquinerais pas avec d'autres avis d'itinéraires.... 😛😉)
Mera Peak par la voie normale: hébergement? (Népal) English translation pending
Bonjour à tous,
J'aimerais savoir si le Mera Peak par la voie normale se fait en partie en hébergement dans des lodges, ou s'il faut prévoir dormir dans des tentes durant toute la durée du trajet. J'ai entendu dire que ce parcours se commercialisait de plus en plus, mais j'aimerais savoir à quel point... Pour ce qui est de la durée du trajet, combien faut-il prévoir pour une acclimatation adéquate? Les données varient énormément sur internet.
Merci,
Toutes autres infos/impressions seront appréciées!
J'aimerais savoir si le Mera Peak par la voie normale se fait en partie en hébergement dans des lodges, ou s'il faut prévoir dormir dans des tentes durant toute la durée du trajet. J'ai entendu dire que ce parcours se commercialisait de plus en plus, mais j'aimerais savoir à quel point... Pour ce qui est de la durée du trajet, combien faut-il prévoir pour une acclimatation adéquate? Les données varient énormément sur internet.
Merci,
Toutes autres infos/impressions seront appréciées!
Traversée à vélo des salars de Coipasa et Uyuni, novembre 2010 (Bolivie) English translation pending
Traversée des salars de Coipasa et d’Uyuni
Ces deux immenses étendues de sel situées à plus de 3600 mètres d’altitude, la première s’étendant sur 2100 km carrés et la seconde sur 12 500, sont des curiosités naturelles universellement connues. Le salar de Coipasa est moins couru que celui d’Uyuni, en effet ce dernier est la plus grande étendue de sel au monde. Ces deux mers de sel sont de grande ampleur, et j’ai constaté que sur Google Earth, alors que l’Amérique du Sud est encore entièrement affichée à l’écran, eh bien deux taches blanches sont déjà visibles.
Au cours de notre périple à travers l’Amérique du Sud à vélo, ce passage est l’un des morceaux de choix. C’est avec un peu d’appréhension que nous allons nous y engager. Nos recherches nous ont permis d’obtenir de nombreux renseignements pas toujours concordants, de plus les cartes que nous avons deux chiliennes et une bolivienne ne donnent pas les mêmes renseignements, n’indiquent pas les mêmes routes, des villages différents, et lorsqu’ils sont positionnés en un même lieu, souvent les noms différent. Tout cela ne fait qu’augmenter le mystère d’une région qui apparaît étrange. Le trajet est long, nous l’estimons à plus de trois cents kilomètres, si toutefois, nous réussissons à passer au plus court. Dans le cas contraire il faudra rajouter une centaine de kilomètres.
Donc fort de tous ces renseignements et de toutes ces incertitudes, notre curiosité et notre envie de découvrir ces particularités de la nature ne sont que plus fortes. Notre première vision des ces lieux étranges se présente alors que nous terminons la traversée des parcs nationaux du nord Chili. Lorsque la piste amorce la descente finale sur la ville frontière de Colchane, là-bas dans le lointain de l’autre côté en Bolivie je distingue une mince trace blanche nord sud bordée par un grand volcan à l’est. La vue porte loin, très loin, ce volcan doit bien se situer à cinquante kilomètres, mais cela ressemble exactement à ce que représente ma carte du Chili, bien qu’elle ne soit pas très détaillée, en effet échelle 1/ 2 000 000. Imaginez déjà ce que l’on voit sur une carte au 1/ 1 000 000 de la France ? On ne s’en sert pas pour faire de la topographie, mais uniquement pour suivre des routes. En Amérique du Sud, les dimensions de toute chose sont tellement grandes, que l’on pourrait comparer ce que montre ma carte avec une carte au 1/25000 d’un lac des Pyrénées ou des Alpes. La différence, c’est que le lac que je vois fait plus de 2000 km carrés et que le volcan qui le domine culmine à cinq mille mètres et que sa circonférence doit faire une centaine de kilomètres. Tout est vraiment disproportionné comparativement à l’Europe. Aussi la vision est déconcertante, car un relief que l’on perçoit comme proche peut facilement se trouver à 70 kilomètres, voire plus. A la découverte de ce salar, ces notions de distance je les avais déjà bien intégrées depuis plus de deux mois que nous roulions à travers les Andes. Donc cette première vision du salar, ne nous donne pas une réelle idée de ses dimensions, en effet au sud je distingue des reliefs qui de toute évidence marquent la fin de l’étendue de sel. Mais ne nous y trompons pas ces montagnes, délimitant la frontière méridionale du salar se situent à plus de cent kilomètres de mon point d’observation.
Alors que nous contemplons ce spectacle, nous ne savons pas encore si nous pourrons couper au plus court pour rejoindre cette mer immobile qui se drape dans un lointain indistinct. Nous pensons devoir remonter très au nord chercher une piste qui nous ramènera à l’entrée de cette étendue de sel. Pour le moment, rejoignons la ville de Colchane et essayons de nous renseigner. Il s’agit d’une petite ville frontière immobile au milieu du désert. Les montagnes qui la dominent sont d’une grande beauté, en particulier au coucher du soleil, lorsque les multiples couches géologiques et les rejets volcaniques à base de soufre s’enflamment dans la lumière rasante et révèlent à ce moment privilégié toute leur palette de teintes.
Je pars m’informer chez les carabinieros. Ils ne me seront pas d’un grand secours, en effet ils me parlent de la partie chilienne du salar, mais ne savent ou ne veulent rien dire sur sa partie bolivienne, alors que seule cette dernière m’intéresse. Dommage, nos incertitudes ne seront pas levées.
Le lendemain nous repartons après une bonne nuit passée dans un hôtel, dont les propriétaires, un couple d’Indiens était particulièrement hospitalier. Les formalités douanières sont rapidement effectuées, et nous voilà en route pour le village de Pisiga en Bolivie. D’après la carte il se trouve à dix kilomètres de la frontière. Nous empruntons une magnifique route bétonnée en construction, donc déserte et fonçons vers notre destination. Après une quinzaine de kilomètres, pas de Pisiga. Nous réalisons alors qu’il s’agissait de la ville frontière. Mais nous ne ferons pas demi-tour. Dans l’état actuel de nos connaissances, nous ne pouvons aborder directement le salar qui se trouve à quelques kilomètres à notre droite et nous envisageons de remonter à Sabaya qui se trouve à une cinquantaine de kilomètres au nord et de là trouver une piste qui nous ramènera au salar en une trentaine de kilomètres supplémentaires. Donc si notre ravitaillement est pour le moment incomplet, ayant loupé Pisiga, nous aurons encore la possibilité de le compléter lors de notre passage à Sabaya. Mais je ne me résigne pas et si une possibilité se présente de couper pour rejoindre directement le salar et sa piste d’entrée il ne faut pas la louper, eau et ravitaillement risquant alors d’être courts. Je questionne un ingénieur travaillant sur la nouvelle route, ce dernier me fournit des indications relativement précises nous redonnant quelque espoir de pouvoir passer directement à travers le petit massif qui nous sépare du bord nord du salar.
Un chemin doit s’ouvrir deux kilomètres plus loin. Mais nous avons appris à nous méfier des indications données, qu’elles soient kilométriques ou qu’elles qualifient la difficulté des côtes rencontrées ou l’état du chemin. En effet les perceptions à bord d’un véhicule 4X4 et sur un vélo ne sont pas les mêmes. Donc un kilomètre plus loin, un chemin part sur la droite, bien que ce soit proche, il faut tester. Je vois un ouvrier sur le chantier de la route et lui demande. Sans hésiter il me certifie que le chemin mène là où nous voulons aller. Nous entamons la descente, quelques centaines de mètres plus bas une petite maison et le chemin se perd dans une carrière abandonnée. Un petit tertre dominant la région me permet de constater que s’il existe un accès il ne passe pas par là. Je scrute minutieusement les espaces qui s’ouvrent à nous. Le salar n’est pas très loin, mais que le terrain semble tourmenté et instable pour y accéder. Le pire ennemi du cycliste, le sable, règne en maître dans ces contrées. Donc en poussant nos vélos nous rejoignons la route. Je commence à me dire que nous ne couperons pas au détour de 80 kilomètres de piste. En effet la route magnifique en béton que nous suivons depuis une vingtaine de kilomètres a pris fin. Son avancement s’étant arrêté quelques kilomètres auparavant, les cailloux et la poussière ont remplacé cette belle surface lisse et roulante.
Un kilomètre plus loin, alors que je suis presque résigné, Jean voit une piste sableuse qui part dans la direction souhaitée. Nous partons sans conviction sur ce chemin rébarbatif et peu engageant. Rapidement nous devons pousser les vélos, bien que la pente en descente soit assez accentuée, mais le sable ne pardonne rien aux cyclistes. Quelques virages, et notre piste s’engage dans un vallon qui se dessine de plus en plus nettement. Un espoir que cela nous conduise où nous voulons ? Des traces de pneu de véhicules à moteur nous laissent penser que nous ne sommes pas dans une impasse. En effet si nous devions remonter ce chemin, il nous faudrait développer de sacrés efforts et peut-être se mettre à deux pour pousser les vélos, expérience que nous avons déjà vécue. Mais non la piste descend, parfois plus de trace de pneu, ce qui fait resurgir nos craintes d’erreur. Mais non, un peu plus loin elles réapparaissent et de plus elles semblent venir du bas, ce qui rallume tous nos espoirs. Cela fait plus de six kilomètres que nous poussons nos vélos. Je constate alors que le sol en dehors du chemin est plus solide et qu’il nous permet de rouler. Donc, nous voilà partis à louvoyer parmi une végétation rabougrie sur quelques centaines de mètres, ce qui est très appréciable comparativement au poussage épuisant dans du sable pulvérulent.
Nous atteignons un village, mais généralement il n’y a personne, cela fait maintenant plus de quinze jours que nous traversons des lieux identiques entre Chili et Bolivie. Aujourd’hui miracle, un homme se trouve devant l’une des maisons. Nous allons lui demander conseil. Il nous confirme qu’en suivant la piste qui part à l’est nous allons rencontrer dans une dizaine de kilomètres l’accès au salar. Il nous affirme même que l’état du chemin s’améliore, cependant il nous dissuade d’essayer de rejoindre au plus court le salar, à travers de grands prés rabougris sur lesquels paissent des lamas. C’est déjà pas mal, nous faisons nos comptes, cela fera une vingtaine de kilomètres au lieu des quatre vingt prévus. Nous pouvons même gagner une journée et bivouaquer ce soir au milieu du sel.
La pause casse-croûte est la bienvenue, même s’il s’agit d’un bout de pain avec un peu de thon de très mauvaise qualité, et nous reprenons notre chemin. L’état de la piste dans un premier temps n’est pas terrible et ne permet pas de rouler. Nous constatons qu’en restant dans les prés, certes ce n’est pas très confortable, mais nous pouvons pédaler. Un peu plus loin, nous découvrons de très fines pistes de quelques dizaines de centimètres de large, qui autorisent une vitesse dont nous n’avons plus l’habitude. En quelques mètres, nous prenons le coup pour rester sur ces très étroites bandes de roulement et ainsi nous gagnons plusieurs kilomètres.
Les contours de cette première étendue de sel nous dévoilent petit à petit leur immensité. Il est vrai que j’ai besoin de me référer à ma carte pour me persuader que les pics et volcans que je vois au sud sont à plus de soixante kilomètres, car nous allons parcourir cette étendue blanche sur cette distance. Donc le grand volcan que je distingue très nettement plein sud se dresse à plus de quatre vingt kilomètres, stupéfiant, c’est presque la distance Lyon Valence ! Il est rassurant de constater que nous garderons tout au long de cette traversée des repères qui nous éviteront de tourner en rond, car paraît-il la boussole ne fonctionne pas. Quant au GPS que je possédais, on me l’a volé au Pérou. Cependant, nous constaterons que la boussole donne une bonne indication sur les deux salars. Peut-être y a-t-il des points particuliers sur ces surfaces qui perturbent le champ magnétique de façon très locale? Les différents essais que j’ai effectués en relation avec le soleil ou des points topographiques caractéristiques m’ont donné des indications tout à fait conformes aux directions estimées.
Nous arrivons à un petit village en bordure de salar. Nous constatons que dans la partie nord-ouest de cette immensité il y a une activité liée sans doute à l’exploitation du sel. En effet de temps à autre des camions passent dans le lointain. Ce bourg est habité et un petit attroupement se forme autour de nous. Nos réserves étant assez faibles, il nous faut impérativement un complément au moins en eau. On nous vend péniblement une bouteille de coca cola que nous vidons dans la foulée. Mais nos bouteilles vides, nous pouvons les remplir au puits du village. Notre bilan hydrique se monte à un peu moins de vingt litres à trois. Si nous ne nous perdons pas, cela devrait suffire. En effet les différents renseignements semblent concorder, en matière d’approvisionnement en eau dans tous les villages rencontrés. Lorsque l’on voit l’aspect désertique de la région, on peut en douter. Mais nous aurons l’occasion de constater que c’est bien vrai. Même dans les villages déserts il y a un robinet qui fournit une eau claire fraîche et non salée, mystère des écoulements souterrains.
Les villageois nous indiquent une petite île, distante de dix kilomètres sur laquelle nous trouverons, paraît-il, un hébergement. Incroyable, ce ne sera même plus de l’aventure! Le vent de l’après-midi souffle avec son cortège de poussière. Durant ces trois mois de voyage, la poussière aura été notre lot quotidien. Pour nous en protéger nous allons essayer différents procédés : écharpe, masque de chirurgie, respiration retenue, mais rien ne sera vraiment efficace et nous respirerons de véritables bouffées de terre avec tous les inconvénients que cela génère au niveau du système respiratoire. Le grand air pur des montagnes et des régions inhabitées que nous attendions, nous ne l’avons jamais vu. Par contre, des nuages denses de poussière, soulevée par le vent ou les véhicules, nous ont accompagnés tout au long des milliers de kilomètres de piste.
Nous nous engageons sur le salar par une véritable route, large mais cabossée, très nettement marquée car surélevée par un remblai d’une bonne cinquantaine de centimètres. En effet, nous comprenons bien pourquoi il est nécessaire d’arriver par ce type d’accès aménagé. Autour tout est mou, sable et sel, et le vélo nécessiterait d’être poussé sur des distances infinies. Nous atteignons cette fameuse île, sans à vrai dire avoir vraiment mis le « pneu » sur le sel. Nous avons parcouru une longue langue de terre qui s’avance sur le salar. Que l’endroit semble désolé ! Quelques maisons abandonnées ou cadenassées résistent tristement aux assauts des bourrasques. Un être vivant en train d’ordonner des briques de terre est la seule présence vivante en dehors de deux chiens qui nous accompagnent de leurs aboiements. Nous nous renseignons auprès de cet homme, qui nous répond sans même lever la tête. Nous ne semblons pas les bienvenus dans ce recoin désolé et lugubre. Nous partons à la recherche d’un point de chute pour la nuit. Le soleil décline, et la fraîcheur arrive rapidement à plus de 3600 mètres. Un enclos de pierre à quelques centaines de mètres devrait offrir une assez bonne protection contre le vent. Je traverse à vélo des zones dures pour y jeter un coup d’œil. En regardant par-dessus le mur de pierre, assez haut, je suis aussi surpris que les deux habitants du lieu, qui sont deux gros cochons. Il n’est pas question de leur disputer l’emplacement ! Nous cherchons chacun de notre côté parmi les maisons en ruine, mais toutes sont de véritables dépotoirs et bien souvent elles servent de lieu d’aisance. Vu l’état des lieux, il doit y avoir du passage, car à part l’homme taciturne interrogé pas âme qui vive ici. Nous finirons par installer nos tentes à l’abri d’un mur sur un replat. Comme chaque fois que nous bivouaquons Jean prépare le repas constitué d’une soupe et d’une platée de nouilles. Alain et moi, par flemme, nous nous satisferions de grignoter quelque chose de froid. Mais il faut bien reconnaitre qu’un repas chaud c’est mieux ! Ces victuailles chaudes vite englouties, nous nous blottissons dans nos sacs de couchage, à l’intérieur de nos abris chahutés par le vent. Heureusement, ce dernier, comme d’habitude, va se calmer peu de temps après l’arrivée de la nuit. Nous passerons une longue nuit presque paisible. En effet plusieurs camions surgis de nulle part nous réveilleront de temps à autre. Heureusement que nous sommes bien serrés contre un mur. Mystère de ces régions presque désertiques où en pleine nuit une circulation improbable vient vous rappeler que vous n’êtes pas si loin de la civilisation.
Le jour se lève, l’air est immobile. Ce matin le lieu nous apparaît moins triste et hostile qu’hier soir. En effet, en fin de journée, la venue de l’obscurité avec un vent furieux, alors que nous sommes fatigués, donc plus sensibles aux basses températures, a un effet non négligeable sur le moral. On a donc tendance à voir les choses de façon plus lugubre. Cette nuit, le froid n’a pas été très intense, quelques degrés en-dessous de zéro. Le soleil se lève sur le salar, spectacle magnifique. Nous déjeunons et enfourchons rapidement nos montures. Nous sommes toujours sur notre langue de terre qui est de plus en plus étroite. Nous essayons de prendre pied sur le salar, mais le premier essai n’est pas le bon. Enfin nous voilà sur le grand tapis blanc. Au début tout va pour le mieux, un vrai billard. Selon les endroits le sel a des aspects différents mais le roulement est facile. Puis des changements apparaissent. Un peu à la manière d’une calotte glacière, où des plaques se chevauchent, ce qui freine considérablement l’avancement. Mais nous ne voyons pratiquement pas de traces de véhicules. Nous progressons de la sorte en direction du sud, pour le moment en descendant un immense bras de sel de quelques vingt kilomètres de large. Nous arrivons au bout de cette ramification et l’immensité plate s’étale devant nous. Sur notre droite l’horizon disparaît au-delà de cet infini blanc. Que la sensation est étrange de pédaler dans cet univers plat et blanc, duquel aucun bruit ne monte. Seul le craquement des concrétions salines qui s’écrasent sous nos roues apporte un léger fond sonore. Les aspects que prend la surface de ce sol pétrifié varie à l’infini ou presque, du billard lisse jusqu’au moutonnement en vaguelettes, toute une série de variations s’offrent à nous. Parfois sur quelques mètres et d’autres fois sur quelques kilomètres. Nous apprenons à découvrir un nouveau monde. Mais toujours nous arrivons à rouler au moins à dix ou quinze kilomètres à l’heure. Pour nous ce n’est pas mal, car nous avons expérimenté les trois kilomètres à l’heure de moyenne en développant des efforts considérables. Donc tout va pour le mieux. Nous distinguons un véhicule loin sur notre droite. Nous ne nous risquons pas à estimer la distance, tout est tellement trompeur. On dirait un camion haut perché. Nous interceptons une trace dure, qui manifestement est un axe de passage. Nous la suivons et arrivons à la hauteur du véhicule arrêté. Il s’agit d’une voiture. Les deux occupants en sont descendus, car ils sont en panne d’huile au beau milieu de cette étendue. Ils nous en demandent. A part nos petites burettes pour graisser nos chaînes, nous ne pouvons rien leur offrir. Il faut quand même le faire, venir tomber en panne dans un endroit pareil… La route sur laquelle nous nous trouvons prend une direction bien à l’est. Le chemin le plus court pour nous consiste à partir pratiquement plein sud pour aller intercepter une piste qui borde le salar au sud. Après concertation nous décidons de prendre cette direction au plus court. Comme c’est étrange, le bord semble tout proche, alors que les informations que nous avons corroborées par la carte nous disent qu’il y a au moins trente kilomètres. Mais si nous avançons correctement nous sortirons du salar dans trois heures maximum. Mais voilà, les choses vont se gâter. Le sol devient mou, la vitesse tombe vers les cinq à l’heure puis nous sommes obligés de mettre pied à terre et de pousser nos engins lourdement lestés. Les vélos ne sont vraiment pas conçus pour être poussés. Dans cet espace immense où la vue porte si loin, se traîner comme des limaces en poussant donne une réelle sensation d’immobilité. Tous les repères auxquels nous pouvons raccrocher notre regard se trouvent à des dizaines de kilomètres. Vers midi, nous faisons une halte sur un petit bout de terre de quelques dizaines de mètres carrés perdu au milieu de cette surface blanche, éclatante au soleil. Jean fait une platée de pâtes, nous consommons l’eau de cuisson, car nous sentons bien que le piège du salar risque de se refermer sur nous, alors que nos réserves sont faibles. Après le repas, alors qu’il fait une petite sieste, je pars sonder les environs pour essayer de trouver la route la moins difficile, ou plutôt la moins molle. Plein est, je suis une trace d’animaux, sans doute un troupeau de lamas, ce qui me permet de rouler sur un ruban d’une dizaine de centimètres permettant un avancement rapide. Mais après quelque distance je viens butter sur un marais. Voilà pourquoi ça et là des touffes d’herbes apparaissaient, juchées sur de petits monticules de terre. La progression devient impossible. Je rejoins mes camarades et fais un essai plein sud. C’est mou mais en poussant la progression reste possible. Nous décidons d’insister dans cette direction, en espérant que nous ne serons pas arrêtés par des zones marécageuses. De plus avec la chaleur de la journée, des mirages apparaissent et nous avons réellement l’impression d’être entourés de grandes masses liquides. L’impression est inquiétante, car l’illusion prend des airs de réalité. Nous allons pousser durant encore quinze kilomètres, en alternant sel et sable. Lorsque ce dernier prend des teintes sombres nous sommes piégés par un matériau, dans lequel les vélos s’enfoncent parfois jusqu’au moyeu. Dans ce cas, il nous faut quasiment les porter et alors nous enfonçons jusqu’aux chevilles. Et dans cette immensité où tout nous apparait si proche, mais en réalité où tout se trouve très loin, nous avons une vraie impression d’immobilité. Nous commençons à nous demander si nous allons nous sortir de ce traquenard avant la nuit. Depuis mon retour en France j’ai lu des récits de personnes qui s’étaient perdues dans ce coin. Manifestement elles n’avaient pas persévéré à garder le cap plein sud. Pour ma part je commence à me poser la question, mais je me dis qu’au rythme de trois kilomètres à l’heure, nous pouvons faire une bonne distance avant la nuit qui n’arrivera que vers les vingt heures. Plus le soir se rapproche, plus je me sens motivé pour savoir si nous sommes en mesure de sortir par ce côté. Je suis prêt à marcher tant que c’est possible, même si la nuit arrive. Mais ce n’est pas le cas de Jean qui commence à envisager un bivouac. Cette incertitude m’enlève toute envie d’arrêt avant de savoir si nous sommes capables de passer. Le sel commence à céder la place à la terre de façon plus régulière. Nous arrivons même à remonter sur nos vélos le long d’une minuscule sente d’animaux. Puis nous coupons des traces de véhicules. Le bord ne doit plus être très loin. D’après ma carte un chemin borde la partie sud du salar. Nous n’avons vu aucun mouvement. Ils sont facilement visibles même de loin, car les véhicules soulèvent de grands nuages de poussière. Jean pense que le chemin ne passe pas là. Si c’est le cas nous sommes dans de beaux draps. Vers dix neuf heures nous sentons que nous approchons de la sortie de ce piège. Là-bas, loin sur la droite un nuage de poussière. Un véhicule ! Manifestement il longe le salar. Le chemin est bien là. Je pousse un ouf de soulagement. Effectivement nous sortons. Le camion passe à quelques centaines de mètres de nous. Le chauffeur freine et nous regarde de loin, sans doute intrigué, car la traversée par cet endroit ne doit pas être très fréquente. Nous trouvons une zone plate. A deux kilomètres se trouve un petit village perché. Pendant que mes camarades installent les tentes, je pars à sa rencontre dans l’espoir de ramener de l’eau. Je le rejoins assez facilement, bien que j’aie à pousser dans le sable sur les cinq cents derniers mètres. Il est habité et comme par miracle, un robinet prodigue une eau claire et fraîche. Je reviens avec mes bouteilles pleines, ce qui nous permettra un bivouac confortable. Nous sommes vraiment contents d’être sortis de ce « guêpier ». En regardant au nord nous distinguons très nettement la montagne le long de laquelle nous sommes descendus hier pour rejoindre le salar. Elle est à plus de soixante dix kilomètres, cela paraît à peine croyable, et pourtant le compteur et la carte donnent la même indication.
Assister à la venue de la nuit dans ces lieux retirés est un spectacle fascinant. Le ciel prend des teintes rouges qui contrastent avec le sombre des grandes montagnes en contre-jour. On imagine bien de la sorte les grands espaces préhistoriques seulement peuplés de dinosaures. De plus le vent s’en donne à cœur joie comme chaque soir. Cette nuit je vais bien dormir et le lendemain me réveiller vers les sept heures, alors qu’il fait déjà bien clair, ce qui est exceptionnel.
Le matin, une fois encore l’air est immobile, le silence absolu, presque assourdissant. J’ai envie de retenir mon souffle pour ne pas troubler l’esprit du lieu et rompre l’enchantement. Je pars me promener à pied sur nos traces de la veille, que je ne retrouve pas dans cette immensité. Quelques gros oiseaux s’envolent à mon approche. Une petite rivière, qui court au milieu du sel est en partie gelée, il n’a pas du faire bien chaud cette nuit! De retour aux tentes, je constate que la grosse bouteille d’eau que j’ai oubliée sur mon porte-bagages est un énorme glaçon de plusieurs litres. Heureusement que le contenant est en plastique ! Le changement de température est rapide. Une demi-heure après l’apparition du soleil le thermomètre reprend une vingtaine de degrés.
Aujourd’hui nous espérons une étape facile, en effet une trentaine de kilomètres nous séparent de la petite ville de Llica, point d’entrée du salar d’Uyuni. Les deux kilomètres que j’ai effectués sur cette piste hier pour aller chercher de l’eau m’ont permis de constater qu’elle était en très bon état. Mais je ne l’ai empruntée que sur deux kilomètres. La suite sera toute différente, en effet l’empire du sable va reprendre et nous allons nous battre à pied contre un terrain qui ne nous laissera aucun répit. Généralement les pistes sablonneuses que nous avons expérimentées jusqu’à présent, présentaient des zones non praticables, mais elles alternaient avec de grandes zones où nous pouvions enfourcher nos vélos. Mais là, non, les parties « roulables »sont quasi inexistantes, et sur quatorze kilomètres nous allons pousser dans un sable qui nous retient comme de la colle. Je maudis cette piste, et l’étape supposée facile se transforme en véritable calvaire, surtout après la gigantesque séance de poussage d’hier.
Lorsque nous arrivons au village de Challacollo, Jean décide de voir si ce village possède un restaurant. Lorsqu’il y pénètre, un pick-up en sort. Je me précipite à grands renforts de gestes, pourvu qu’il m’attende. Le chauffeur m’a remarqué et je cours littéralement, mon vélo à la main. Contrairement à Jean qui lui avait demandé s’il y avait de quoi se restaurer, moi je suis intéressé par sa destination. Il va à Llica, chance ! Immédiatement je lui demande s’il peut me charger avec mon vélo, Alain y est immédiatement favorable. Jean quant à lui est plus réticent, considérant que c’est un peu trahir l’esprit du cyclotourisme. Pour ma part, je considère que pousser son vélo dans le sable, c’est comme naviguer avec une bassine, un engin pas du tout adapté à son emploi. Enfin de compte nous finissons tous les trois sur la plate-forme du véhicule en compagnie d’un couple de vieux Indiens. Les quinze kilomètres nous séparant de Llica nous les parcourons en une demi-heure. Vu l’état de la piste, à vélo il nous aurait bien fallu au minimum quatre heures, avec la grosse chaleur qui montait, nous en aurions vraiment bavé. A treize heures nous sommes installés dans un restaurant sympathique devant une belle assiette de poulet au riz, que je savoure sans remords ni regrets. Alain ne semble pas avoir plus d’états d’âme que moi, ce qui n’est pas le cas de Jean. Je sens dans son regard une forme de reproche. Nos conceptions divergent quelque peu. Je roule avant tout pour le plaisir, les calvaires interminables, je n’en raffole pas. Pousser son vélo, sans aucun espoir de pouvoir rouler sur la moindre parcelle, ne m’attire pas spécialement et si je peux m’en dispenser je n’hésite pas.
Cette petite ville de Llica est étonnante, comme toutes les agglomérations boliviennes ; des maisons basses qui se serrent dans des rues en pente, avec quelques épiceries toutes semblables qui offrent un choix restreint de nourriture. De ces petites villes se dégagent quiétude et nonchalance. Et toujours à proximité ou sur la « plaza des armas » l’église toujours originale et de couleur vive rappelle que le catholicisme tient une place importante. Une petite auberge nous accueille, le patron est particulièrement bienveillant et attentif à nos demandes, bien que l’établissement soit spartiate. La douche se matérialise par un seau d’eau au milieu de la cour. Heureusement que je n’éprouve plus le besoin de me laver systématiquement. Quelques centilitres pour les endroits vitaux et pour ma part, je fais attention de toujours m’essuyer à la mode musulmane, ce qui est beaucoup plus hygiénique que le papier nommé mal à propos hygiénique.
Une fois bien installés et ayant fait un peu de lessive, je commence à m’inquiéter de l’étape du lendemain, le fameux salar d’Uyuni, le plus vaste du monde. En regardant les chiffres, Coipasa 2100 km2 et Uyuni 12 500, je prends un peu peur, cela fait six fois plus grand. Cette première traversée nous a déjà pas mal étonnés pour ne pas dire impressionnés, j’ose à peine imaginer ce que ce sera sur Uyuni. Avec Alain je pars à pied vers la sortie de la ville essayer de repérer le chemin d’accès au salar. D’un promontoire au niveau des dernières maisons nous avons un excellent point d’observation. A nos pieds s’ouvre un immense espace, duquel surgissent dans le désordre des pics d’origine volcanique. Que c’est immense ! Là, il n’est pas question de voir de l’autre côté. Ma première impression consiste à me dire : mais par où va-t-on bien passer ? Puis nous continuons à marcher et interrogeons un homme qui nous indique le chemin qui donne accès au salar. En effet tout est tellement gigantesque, que nous voyons bien des grands espaces plats mais pas de sel. Cela signifie que ce que notre regard embrasse ce sont les abords de cette mer immobile. Je fais vite la relation avec Coipasa et j’en déduis que les dimensions ne sont pas à la même échelle. Nous avons identifié clairement la route qui nous y conduira, le lieu ne nous livrera pas d’autre indice. Nous retournons en ville boire une bière, dans ce qui est plutôt une épicerie qui vous offre un siège, qu’un bar à proprement parler. Le propriétaire va nous donner quelques indications supplémentaires très intéressantes et qui pour une fois se révéleront parfaitement exactes. La piste passe juste au nord de l’île du Pescado et puis se dirige directement sur celle d’Incahuasi. D’après nos informations la première île est visible au moment ou la piste arrive au salar, il suffit donc de la prendre en ligne de mire, sur la seconde il y a de quoi se restaurer. Donc notre but pour demain consistera à atteindre ce deuxième lieu. J’ai aussi pu observer que le volcan Tunapa, haut de 5321 mètres, donc 1700 mètres au-dessus du salar, pointe comme un phare immense qui sera en mesure de nous indiquer un point de repère au nord durant une grande partie de notre traversée.
Forts de tous ces renseignements, ayant récupéré Jean, nous partons dîner tous les trois dans un petit local tenu par une Indienne. Elle nous propose un excellent poulet grillé. Durant le repas des bruits de musique. Nous allons voir sur le pas de la porte et la stupéfaction nous cueille. Des foules arrivent presque au pas cadencé, descendant en rangs compacts les rues rectilignes. Mais d’où sortent tous ces gens ? Par groupe d’une centaine de personnes, ils arborent des tenues différentes, égayées de lampions et lumières parfois accrochées en haut d’antennes, qui balancent au gré du pas. Les participants de l’un des groupes portent comme un sac à dos, fait d’une petite caisse cubique dans laquelle une bougie tient lieu de lampion. Sur la face arrière de ce sac à dos, la photo très célèbre du CHE, qui, nous l’avons constaté, reste très populaire en Amérique du Sud. Et pour entretenir le rythme, les orchestres, je dis bien les orchestres, car ils sont au moins au nombre de trois, sont répartis tout au long du cortège. Dans ces pays ce qui m’a le plus surpris, ce sont ces défilés festifs quasi permanents. Le spectacle est vraiment étonnant et nous restons médusés à regarder passer dans la nuit cet étrange mais très sympathique cortège. On nous explique qu’il s’agit de l’anniversaire de Potosi. S’agit-il de la ville ? Nous n’en saurons pas plus.
Nous décidons d’un départ très matinal, malgré le froid. Dès sept heures nous sommes en route. La ville est vite traversée, nous passons le poste militaire qui en contrôle l’entrée. La piste sur douze kilomètres va nous servir de prélude à ce site unique. Nous le voyons s’ouvrir devant nous, son immensité toujours plus présente. Pas de véhicule en vue. Est-ce que ce sera aussi désert que Coipasa ? Normalement non. Si, de la poussière monte de la piste en provenance du salar. Un camion nous croise, je fais signe au chauffeur qui s’arrête. Je lui demande confirmation que nous roulons bien sur la bonne piste, et m’assure que l’île que je crois être celle du Pescado est vraiment la bonne. Il me le confirme. En effet, cette île sort comme un point minuscule qui semble danser sur cette surface plane. Elle est située exactement à quarante huit kilomètres du bord du salar, indication qui me sera donnée par mon compteur. Comme pour Coipasa, une piste surélevée sur quelques kilomètres donne accès au sel dur. Nous y voilà. Gigantesque ! D’ouest en est notre traversée va exactement faire 145 km. Aujourd’hui nous en parcourrons 72 et demain 73.
Le soleil est bien en face à l’est. Notre volcan balisant le nord nous domine, l’île du Pescado est bien identifiée, on peut y aller. La direction à prendre est sud-est. La piste que nous suivons part dans la bonne direction. Après une quinzaine de kilomètres elle s’incurve vers le nord. Une discussion s’engage entre nous. Je suis partisan de garder le cap et de ne pas suivre la piste qui semble un vrai boulevard. En effet, je crois qu’elle part sur le village de Tahua au pied du volcan Tunapa, ce qui n’est vraiment pas notre route, car notre traversée doit nous conduire presque plein est. Nous restons donc sur une trace dans la direction de l’île du Pescado. Mais elle n’est pas bien marquée et de plus à part le camion pas un véhicule. Un petit doute subsiste en moi. Mais sur la droite de notre piste il me semble en voir une autre. Je la rejoins en coupant à travers le sel, qui est très roulant, presque autant que les chemins tracés par les véhicules ; Donc je rejoins cette autre piste, qui est une vraie autoroute lisse et dure. Elle pointe directement sur l’île qui nous sert de balise. Mes doutes commencent à s’estomper. Nous roulons à vive allure, aux environs des 25 à l’heure. A l’est l’étendue de sel disparaît dans le néant. Au sud et au nord d’immenses montagnes en dessinent les contours lointains. Epoustouflant. Je m’arrête et tourne sur moi-même complètement subjugué par ce spectacle quasi irréel. Nous sommes seuls, nous ne verrons aucun véhicule jusqu’à l’île d’Incahuasi. Je suis dans le site le plus exceptionnel et étrange qu’il m’ait été donné d’admirer. Le fait de s’y trouver seul et à vélo, en quelque sorte assez vulnérable donne à l’endroit une dimension véritablement extraordinaire. Se trouver à bicyclette en ce lieu est une expérience inimaginable, qui fait monter des émotions fortes, difficiles à décrire. Toute une foule de photos vues et de reportages lus me viennent à l’esprit. En particulier une photo de la couverture de la revue trimestrielle « carnets d’aventure », sur laquelle on voit au beau milieu du salar trois beaux gaillards blonds et nus, qui cachent leur pudeur, chacun derrière une sacoche de vélo de couleur vive. Elle m’avait beaucoup plu, car outre le côté esthétique indéniable de tous les éléments de la photo, les trois compères rayonnaient de joie. Mais une polémique avait éclaté et les purs et durs, peut-être un peu puritains rigides en avaient fait le reproche à la rédaction, qui avait à mon sens su répondre habilement et très diplomatiquement.
Encore une fois les distances sont gigantesques et la vue porte au-delà. L’île du Pescado grossit, de point elle devient objet allongé un peu à la manière d’un gros poisson. Et puis tout là-bas dans le néant entre blanc du sel et bleu du ciel, un point noir émerge de la piste. L’île d’Incahuasi pointe le bout de son nez. Nous passons au large de la première, exactement quarante huit kilomètres du bord. Maintenant la seconde va se rapprocher lentement et le compteur indiquera vingt quatre kilomètres de plus. L’euphorie qui m’habite annihile la notion de temps et je n’ai vraiment pas l’impression de parcourir de telles distances. De plus lorsque je me retourne je vois en prenant des repères sur les montagnes, assez précisément le lieu où nous sommes entrés sur le sel. Comment imaginer que c’est si loin. D’autres étapes nous avaient demandé beaucoup plus d’efforts et de temps pour un kilométrage bien inférieur !
Incahuasi grossit et la piste arrive droit dessus. Nous constatons qu’il y a pas mal de mouvements. Nous y voici. Comme c’est étrange, les véhicules 4x4 viennent se garer comme des bateaux viennent à l’attache à l’île verte à la Ciotat ou au banc d’Argun sur le Bassin d’Arcachon. D’autant plus étonnant qu’au beau milieu de l’île se dessine comme un petit golfe, en bordure duquel les voitures se garent sagement. Nous passons du désert à la foule. J’aime bien, cela présente un petit côté réconfortant que je ne saurais expliquer. Dans deux jours je vais parcourir le salar dans un autre sens et cette fois en voiture. Ce sera une autre expérience, mais il est vrai que le vélo représente le moyen le plus adapté pour se faire un immense plaisir et ressentir toute la grandeur du lieu. Je constate qu’il y a beaucoup de Français. Partout où je suis allé ces dernières années le pourcentage de français était important. Alors que j’ai souvent entendu dire que les Français étaient un peuple qui ne voyageait pas beaucoup, je ne trouve pas.
Nous accostons, Alain et moi. Jean est déjà arrivé depuis un certain temps. Que cet endroit est étonnant, îlot perdu dans cette immensité. Les cactus candélabre ont colonisé le lieu. Ce sont de véritables arbres qui montent jusqu’à dix mètres. Les plus vieux sont millénaires. Nous allons déjeuner au restaurant. Bien évidemment les prix sont bien plus élevés que ceux dont nous avons l’habitude en Bolivie, mais cela reste cependant bon marché. On nous apporte le grand livre des voyageurs à vélo, qui tous mettent un mot ou couvrent deux pages. Ils y ont ajouté de nombreuses photos ou des schémas de leur périple. Je constate que nombreux sont ceux qui sont passés par ce point quasi obligé du cyclotourisme au cours d’une traversée des deux Amérique de l’Alaska à la terre de Feu. Nous découvrons qu’étant venus à bicyclette, nous aurons le privilège de pouvoir dormir sur place, alors que ceux qui sont venus en voiture n’auront pas ce privilège.
Le soir arrivant, les visiteurs véhiculés désertent les uns après les autres, et nous nous retrouvons seuls en compagnie des neuf Indiens qui demeurent ici, afin de gérer le flux touristique. Avec le départ des touristes, la chaleur s’en va aussi. La luminosité aveuglante diminue, l’espace environnant devient plus hostile. Les pierres et la flore de l’île semblent se métamorphoser, changeant de couleurs à la manière d’un caméléon. Les grandes étendues blanches prennent des tonalités plus roses, un peu pastel. Dans le lointain la jonction entre le sel et le ciel s’éteint progressivement dans des teintes bleu profond. Le froid et le vent ajoutent une touche sévère au tableau. Le soleil, pour sa part, dans un dernier effort allume et incendie les nuages épars d’un rouge vif qui fait ressortir la multitude de plans de montagnes qui s’enchevêtrent jusqu’à l’infini. Je pars seul marcher sur le salar, alors que la nuit étend son mystère. Que l’impression est forte ! A part les rafales de vent, plus aucun bruit ne perturbe le lieu. On pourrait se croire sur une calotte glaciaire perdu quelque part au pôle nord ou sud. Un même lieu à différentes heures de la journée, dans différentes conditions, avec plus ou moins de monde et l’impression est totalement modifiée, on pourrait se croire dans des endroits très différents. Ce soir, que cette immensité bordée de pics innombrables m’impressionne dans cette obscurité qui prend possession de l’espace ! Presque à contrecœur je rejoins l’île et mes camarades.
Le local qui nous est attribué pour une somme modique est spartiate, mais la vue sur le salar par une grande baie vitrée est absolument sublime. Il est des moments dont on se souvient longtemps, eh bien ce petit refuge me laissera un souvenir durable. Nous aurions aimé que d’autres cyclistes nous rejoignent pour cette nuit. Mais nos espoirs seront déçus, bien que nous ayons estimé à la lecture du livre d’or qu’un jour sur deux, des adeptes du vélo, venant du monde entier, passaient par là.
Au matin, je monte au sommet de notre petite île volcanique, afin d’admirer l’apparition du soleil dans ce décor grandiose. Malheureusement une légère brume atténue la grandeur du spectacle. En effet, la lumière solaire lorsqu’elle apparaît tout là-bas à l’est derrière des montagnes situées à une centaine de kilomètres, balaie cette immensité plate et blanche, d’ouest en est, en l’éclairant graduellement. Mais le phénomène sera ténu du fait de la diffusion à travers les légers nuages perturbateurs. Dommage, mais le spectacle n’en est pas moins saisissant. Je reste depuis hier après-midi comme hypnotisé devant cette immensité magique que je contemple du haut de ce tertre peuplé de cactus géants. Je redescends, nous petit-déjeunons et repartons pour notre deuxième étape sur la plus grande étendue de sel du monde.
Le plaisir est aussi intense que celui éprouvé la veille. On avance rapidement sans effort et de toutes parts cette immensité blanche bordée, très loin de pics et de volcans, qui se pressent et se chevauchent dans des baies et des golfes géants, dont on discerne à peine les contours à l’infini. Par endroits n’étant pas sûr d’être sur la piste la plus directe, je fais des baïonnettes vers la droite afin d’intercepter d’autres routes. Au cours de ces manœuvres, je foule de mes roues un sel vierge de toute trace. Je vois mes deux camarades de profil loin là-bas qui se découpent comme deux minuscules insectes dans ce décor de géants. La fascination joue à fond.
Mais tout a une fin, l’extrémité du salar se rapproche et les soixante treize kilomètres sont parcourus trop vite. Il est des endroits dont on ne veut plus s’échapper, pris par un charme puissant. Un peu avant la sortie, un hôtel de sel. Nous nous y arrêtons. Quelques véhicules y stationnent. Nous sommes un peu l’attraction lorsque nous nous approchons. Bien que ces gens soient sympathiques et de plus parlent pour certains, bien notre langue, j’ai un peu la sensation d’être un singe malin que l’on regarde ; j’attends le moment où l’on va me lancer des cacahuètes. Je me rends compte qu’être touriste à pied parmi les touristes, donc incognito ne me dérange pas du tout, mais avec mon vélo cela me particularise trop et me gêne. Autant au cours des deux semaines précédentes à travers les zones désertiques ignorées du tourisme, je me suis senti bien, autant maintenant que nous arrivons dans ces parages très touristiques, j’ai envie d’abandonner mon vélo.
La sortie du salar est balisée comme l’entrée par une véritable route, large et cabossée sur laquelle de nombreux véhicules soulèvent une poussière dense qui nous titille sérieusement les muqueuses. Encore vingt sept kilomètres d’une piste absolument horrible, tôle ondulée, sable, bosses en tous genres et nous arrivons dans la ville d’Uyuni, que les guides décrivent comme vilaine et sans intérêt. Nous, nous la trouvons sympathique et animée, et son climat soi-disant rude, nous apparaît comme amical, sans doute nos organismes se sont habitués aux conditions rudes depuis trois mois que nous arpentons les Andes à vélo. En ce qui me concerne, je viens d’effectuer la dernière étape sur ma monture, cent kilomètres exactement. En effet, je vais continuer le voyage par des moyens mécaniques. Mais ces 4000 kilomètres à vélo ont été tellement intenses qu’ils m’apparaissent comme dans un rêve. Ai-je vraiment vécu ces trois derniers mois ? Et dans ce rêve, le summum réside dans les trois dernières semaines, dont je reparlerai, avec le bouquet final que je viens de vous narrer, Coipasa et Uyuni.
Ces deux immenses étendues de sel situées à plus de 3600 mètres d’altitude, la première s’étendant sur 2100 km carrés et la seconde sur 12 500, sont des curiosités naturelles universellement connues. Le salar de Coipasa est moins couru que celui d’Uyuni, en effet ce dernier est la plus grande étendue de sel au monde. Ces deux mers de sel sont de grande ampleur, et j’ai constaté que sur Google Earth, alors que l’Amérique du Sud est encore entièrement affichée à l’écran, eh bien deux taches blanches sont déjà visibles.
Au cours de notre périple à travers l’Amérique du Sud à vélo, ce passage est l’un des morceaux de choix. C’est avec un peu d’appréhension que nous allons nous y engager. Nos recherches nous ont permis d’obtenir de nombreux renseignements pas toujours concordants, de plus les cartes que nous avons deux chiliennes et une bolivienne ne donnent pas les mêmes renseignements, n’indiquent pas les mêmes routes, des villages différents, et lorsqu’ils sont positionnés en un même lieu, souvent les noms différent. Tout cela ne fait qu’augmenter le mystère d’une région qui apparaît étrange. Le trajet est long, nous l’estimons à plus de trois cents kilomètres, si toutefois, nous réussissons à passer au plus court. Dans le cas contraire il faudra rajouter une centaine de kilomètres.
Donc fort de tous ces renseignements et de toutes ces incertitudes, notre curiosité et notre envie de découvrir ces particularités de la nature ne sont que plus fortes. Notre première vision des ces lieux étranges se présente alors que nous terminons la traversée des parcs nationaux du nord Chili. Lorsque la piste amorce la descente finale sur la ville frontière de Colchane, là-bas dans le lointain de l’autre côté en Bolivie je distingue une mince trace blanche nord sud bordée par un grand volcan à l’est. La vue porte loin, très loin, ce volcan doit bien se situer à cinquante kilomètres, mais cela ressemble exactement à ce que représente ma carte du Chili, bien qu’elle ne soit pas très détaillée, en effet échelle 1/ 2 000 000. Imaginez déjà ce que l’on voit sur une carte au 1/ 1 000 000 de la France ? On ne s’en sert pas pour faire de la topographie, mais uniquement pour suivre des routes. En Amérique du Sud, les dimensions de toute chose sont tellement grandes, que l’on pourrait comparer ce que montre ma carte avec une carte au 1/25000 d’un lac des Pyrénées ou des Alpes. La différence, c’est que le lac que je vois fait plus de 2000 km carrés et que le volcan qui le domine culmine à cinq mille mètres et que sa circonférence doit faire une centaine de kilomètres. Tout est vraiment disproportionné comparativement à l’Europe. Aussi la vision est déconcertante, car un relief que l’on perçoit comme proche peut facilement se trouver à 70 kilomètres, voire plus. A la découverte de ce salar, ces notions de distance je les avais déjà bien intégrées depuis plus de deux mois que nous roulions à travers les Andes. Donc cette première vision du salar, ne nous donne pas une réelle idée de ses dimensions, en effet au sud je distingue des reliefs qui de toute évidence marquent la fin de l’étendue de sel. Mais ne nous y trompons pas ces montagnes, délimitant la frontière méridionale du salar se situent à plus de cent kilomètres de mon point d’observation.
Alors que nous contemplons ce spectacle, nous ne savons pas encore si nous pourrons couper au plus court pour rejoindre cette mer immobile qui se drape dans un lointain indistinct. Nous pensons devoir remonter très au nord chercher une piste qui nous ramènera à l’entrée de cette étendue de sel. Pour le moment, rejoignons la ville de Colchane et essayons de nous renseigner. Il s’agit d’une petite ville frontière immobile au milieu du désert. Les montagnes qui la dominent sont d’une grande beauté, en particulier au coucher du soleil, lorsque les multiples couches géologiques et les rejets volcaniques à base de soufre s’enflamment dans la lumière rasante et révèlent à ce moment privilégié toute leur palette de teintes.
Je pars m’informer chez les carabinieros. Ils ne me seront pas d’un grand secours, en effet ils me parlent de la partie chilienne du salar, mais ne savent ou ne veulent rien dire sur sa partie bolivienne, alors que seule cette dernière m’intéresse. Dommage, nos incertitudes ne seront pas levées.
Le lendemain nous repartons après une bonne nuit passée dans un hôtel, dont les propriétaires, un couple d’Indiens était particulièrement hospitalier. Les formalités douanières sont rapidement effectuées, et nous voilà en route pour le village de Pisiga en Bolivie. D’après la carte il se trouve à dix kilomètres de la frontière. Nous empruntons une magnifique route bétonnée en construction, donc déserte et fonçons vers notre destination. Après une quinzaine de kilomètres, pas de Pisiga. Nous réalisons alors qu’il s’agissait de la ville frontière. Mais nous ne ferons pas demi-tour. Dans l’état actuel de nos connaissances, nous ne pouvons aborder directement le salar qui se trouve à quelques kilomètres à notre droite et nous envisageons de remonter à Sabaya qui se trouve à une cinquantaine de kilomètres au nord et de là trouver une piste qui nous ramènera au salar en une trentaine de kilomètres supplémentaires. Donc si notre ravitaillement est pour le moment incomplet, ayant loupé Pisiga, nous aurons encore la possibilité de le compléter lors de notre passage à Sabaya. Mais je ne me résigne pas et si une possibilité se présente de couper pour rejoindre directement le salar et sa piste d’entrée il ne faut pas la louper, eau et ravitaillement risquant alors d’être courts. Je questionne un ingénieur travaillant sur la nouvelle route, ce dernier me fournit des indications relativement précises nous redonnant quelque espoir de pouvoir passer directement à travers le petit massif qui nous sépare du bord nord du salar.
Un chemin doit s’ouvrir deux kilomètres plus loin. Mais nous avons appris à nous méfier des indications données, qu’elles soient kilométriques ou qu’elles qualifient la difficulté des côtes rencontrées ou l’état du chemin. En effet les perceptions à bord d’un véhicule 4X4 et sur un vélo ne sont pas les mêmes. Donc un kilomètre plus loin, un chemin part sur la droite, bien que ce soit proche, il faut tester. Je vois un ouvrier sur le chantier de la route et lui demande. Sans hésiter il me certifie que le chemin mène là où nous voulons aller. Nous entamons la descente, quelques centaines de mètres plus bas une petite maison et le chemin se perd dans une carrière abandonnée. Un petit tertre dominant la région me permet de constater que s’il existe un accès il ne passe pas par là. Je scrute minutieusement les espaces qui s’ouvrent à nous. Le salar n’est pas très loin, mais que le terrain semble tourmenté et instable pour y accéder. Le pire ennemi du cycliste, le sable, règne en maître dans ces contrées. Donc en poussant nos vélos nous rejoignons la route. Je commence à me dire que nous ne couperons pas au détour de 80 kilomètres de piste. En effet la route magnifique en béton que nous suivons depuis une vingtaine de kilomètres a pris fin. Son avancement s’étant arrêté quelques kilomètres auparavant, les cailloux et la poussière ont remplacé cette belle surface lisse et roulante.
Un kilomètre plus loin, alors que je suis presque résigné, Jean voit une piste sableuse qui part dans la direction souhaitée. Nous partons sans conviction sur ce chemin rébarbatif et peu engageant. Rapidement nous devons pousser les vélos, bien que la pente en descente soit assez accentuée, mais le sable ne pardonne rien aux cyclistes. Quelques virages, et notre piste s’engage dans un vallon qui se dessine de plus en plus nettement. Un espoir que cela nous conduise où nous voulons ? Des traces de pneu de véhicules à moteur nous laissent penser que nous ne sommes pas dans une impasse. En effet si nous devions remonter ce chemin, il nous faudrait développer de sacrés efforts et peut-être se mettre à deux pour pousser les vélos, expérience que nous avons déjà vécue. Mais non la piste descend, parfois plus de trace de pneu, ce qui fait resurgir nos craintes d’erreur. Mais non, un peu plus loin elles réapparaissent et de plus elles semblent venir du bas, ce qui rallume tous nos espoirs. Cela fait plus de six kilomètres que nous poussons nos vélos. Je constate alors que le sol en dehors du chemin est plus solide et qu’il nous permet de rouler. Donc, nous voilà partis à louvoyer parmi une végétation rabougrie sur quelques centaines de mètres, ce qui est très appréciable comparativement au poussage épuisant dans du sable pulvérulent.
Nous atteignons un village, mais généralement il n’y a personne, cela fait maintenant plus de quinze jours que nous traversons des lieux identiques entre Chili et Bolivie. Aujourd’hui miracle, un homme se trouve devant l’une des maisons. Nous allons lui demander conseil. Il nous confirme qu’en suivant la piste qui part à l’est nous allons rencontrer dans une dizaine de kilomètres l’accès au salar. Il nous affirme même que l’état du chemin s’améliore, cependant il nous dissuade d’essayer de rejoindre au plus court le salar, à travers de grands prés rabougris sur lesquels paissent des lamas. C’est déjà pas mal, nous faisons nos comptes, cela fera une vingtaine de kilomètres au lieu des quatre vingt prévus. Nous pouvons même gagner une journée et bivouaquer ce soir au milieu du sel.
La pause casse-croûte est la bienvenue, même s’il s’agit d’un bout de pain avec un peu de thon de très mauvaise qualité, et nous reprenons notre chemin. L’état de la piste dans un premier temps n’est pas terrible et ne permet pas de rouler. Nous constatons qu’en restant dans les prés, certes ce n’est pas très confortable, mais nous pouvons pédaler. Un peu plus loin, nous découvrons de très fines pistes de quelques dizaines de centimètres de large, qui autorisent une vitesse dont nous n’avons plus l’habitude. En quelques mètres, nous prenons le coup pour rester sur ces très étroites bandes de roulement et ainsi nous gagnons plusieurs kilomètres.
Les contours de cette première étendue de sel nous dévoilent petit à petit leur immensité. Il est vrai que j’ai besoin de me référer à ma carte pour me persuader que les pics et volcans que je vois au sud sont à plus de soixante kilomètres, car nous allons parcourir cette étendue blanche sur cette distance. Donc le grand volcan que je distingue très nettement plein sud se dresse à plus de quatre vingt kilomètres, stupéfiant, c’est presque la distance Lyon Valence ! Il est rassurant de constater que nous garderons tout au long de cette traversée des repères qui nous éviteront de tourner en rond, car paraît-il la boussole ne fonctionne pas. Quant au GPS que je possédais, on me l’a volé au Pérou. Cependant, nous constaterons que la boussole donne une bonne indication sur les deux salars. Peut-être y a-t-il des points particuliers sur ces surfaces qui perturbent le champ magnétique de façon très locale? Les différents essais que j’ai effectués en relation avec le soleil ou des points topographiques caractéristiques m’ont donné des indications tout à fait conformes aux directions estimées.
Nous arrivons à un petit village en bordure de salar. Nous constatons que dans la partie nord-ouest de cette immensité il y a une activité liée sans doute à l’exploitation du sel. En effet de temps à autre des camions passent dans le lointain. Ce bourg est habité et un petit attroupement se forme autour de nous. Nos réserves étant assez faibles, il nous faut impérativement un complément au moins en eau. On nous vend péniblement une bouteille de coca cola que nous vidons dans la foulée. Mais nos bouteilles vides, nous pouvons les remplir au puits du village. Notre bilan hydrique se monte à un peu moins de vingt litres à trois. Si nous ne nous perdons pas, cela devrait suffire. En effet les différents renseignements semblent concorder, en matière d’approvisionnement en eau dans tous les villages rencontrés. Lorsque l’on voit l’aspect désertique de la région, on peut en douter. Mais nous aurons l’occasion de constater que c’est bien vrai. Même dans les villages déserts il y a un robinet qui fournit une eau claire fraîche et non salée, mystère des écoulements souterrains.
Les villageois nous indiquent une petite île, distante de dix kilomètres sur laquelle nous trouverons, paraît-il, un hébergement. Incroyable, ce ne sera même plus de l’aventure! Le vent de l’après-midi souffle avec son cortège de poussière. Durant ces trois mois de voyage, la poussière aura été notre lot quotidien. Pour nous en protéger nous allons essayer différents procédés : écharpe, masque de chirurgie, respiration retenue, mais rien ne sera vraiment efficace et nous respirerons de véritables bouffées de terre avec tous les inconvénients que cela génère au niveau du système respiratoire. Le grand air pur des montagnes et des régions inhabitées que nous attendions, nous ne l’avons jamais vu. Par contre, des nuages denses de poussière, soulevée par le vent ou les véhicules, nous ont accompagnés tout au long des milliers de kilomètres de piste.
Nous nous engageons sur le salar par une véritable route, large mais cabossée, très nettement marquée car surélevée par un remblai d’une bonne cinquantaine de centimètres. En effet, nous comprenons bien pourquoi il est nécessaire d’arriver par ce type d’accès aménagé. Autour tout est mou, sable et sel, et le vélo nécessiterait d’être poussé sur des distances infinies. Nous atteignons cette fameuse île, sans à vrai dire avoir vraiment mis le « pneu » sur le sel. Nous avons parcouru une longue langue de terre qui s’avance sur le salar. Que l’endroit semble désolé ! Quelques maisons abandonnées ou cadenassées résistent tristement aux assauts des bourrasques. Un être vivant en train d’ordonner des briques de terre est la seule présence vivante en dehors de deux chiens qui nous accompagnent de leurs aboiements. Nous nous renseignons auprès de cet homme, qui nous répond sans même lever la tête. Nous ne semblons pas les bienvenus dans ce recoin désolé et lugubre. Nous partons à la recherche d’un point de chute pour la nuit. Le soleil décline, et la fraîcheur arrive rapidement à plus de 3600 mètres. Un enclos de pierre à quelques centaines de mètres devrait offrir une assez bonne protection contre le vent. Je traverse à vélo des zones dures pour y jeter un coup d’œil. En regardant par-dessus le mur de pierre, assez haut, je suis aussi surpris que les deux habitants du lieu, qui sont deux gros cochons. Il n’est pas question de leur disputer l’emplacement ! Nous cherchons chacun de notre côté parmi les maisons en ruine, mais toutes sont de véritables dépotoirs et bien souvent elles servent de lieu d’aisance. Vu l’état des lieux, il doit y avoir du passage, car à part l’homme taciturne interrogé pas âme qui vive ici. Nous finirons par installer nos tentes à l’abri d’un mur sur un replat. Comme chaque fois que nous bivouaquons Jean prépare le repas constitué d’une soupe et d’une platée de nouilles. Alain et moi, par flemme, nous nous satisferions de grignoter quelque chose de froid. Mais il faut bien reconnaitre qu’un repas chaud c’est mieux ! Ces victuailles chaudes vite englouties, nous nous blottissons dans nos sacs de couchage, à l’intérieur de nos abris chahutés par le vent. Heureusement, ce dernier, comme d’habitude, va se calmer peu de temps après l’arrivée de la nuit. Nous passerons une longue nuit presque paisible. En effet plusieurs camions surgis de nulle part nous réveilleront de temps à autre. Heureusement que nous sommes bien serrés contre un mur. Mystère de ces régions presque désertiques où en pleine nuit une circulation improbable vient vous rappeler que vous n’êtes pas si loin de la civilisation.
Le jour se lève, l’air est immobile. Ce matin le lieu nous apparaît moins triste et hostile qu’hier soir. En effet, en fin de journée, la venue de l’obscurité avec un vent furieux, alors que nous sommes fatigués, donc plus sensibles aux basses températures, a un effet non négligeable sur le moral. On a donc tendance à voir les choses de façon plus lugubre. Cette nuit, le froid n’a pas été très intense, quelques degrés en-dessous de zéro. Le soleil se lève sur le salar, spectacle magnifique. Nous déjeunons et enfourchons rapidement nos montures. Nous sommes toujours sur notre langue de terre qui est de plus en plus étroite. Nous essayons de prendre pied sur le salar, mais le premier essai n’est pas le bon. Enfin nous voilà sur le grand tapis blanc. Au début tout va pour le mieux, un vrai billard. Selon les endroits le sel a des aspects différents mais le roulement est facile. Puis des changements apparaissent. Un peu à la manière d’une calotte glacière, où des plaques se chevauchent, ce qui freine considérablement l’avancement. Mais nous ne voyons pratiquement pas de traces de véhicules. Nous progressons de la sorte en direction du sud, pour le moment en descendant un immense bras de sel de quelques vingt kilomètres de large. Nous arrivons au bout de cette ramification et l’immensité plate s’étale devant nous. Sur notre droite l’horizon disparaît au-delà de cet infini blanc. Que la sensation est étrange de pédaler dans cet univers plat et blanc, duquel aucun bruit ne monte. Seul le craquement des concrétions salines qui s’écrasent sous nos roues apporte un léger fond sonore. Les aspects que prend la surface de ce sol pétrifié varie à l’infini ou presque, du billard lisse jusqu’au moutonnement en vaguelettes, toute une série de variations s’offrent à nous. Parfois sur quelques mètres et d’autres fois sur quelques kilomètres. Nous apprenons à découvrir un nouveau monde. Mais toujours nous arrivons à rouler au moins à dix ou quinze kilomètres à l’heure. Pour nous ce n’est pas mal, car nous avons expérimenté les trois kilomètres à l’heure de moyenne en développant des efforts considérables. Donc tout va pour le mieux. Nous distinguons un véhicule loin sur notre droite. Nous ne nous risquons pas à estimer la distance, tout est tellement trompeur. On dirait un camion haut perché. Nous interceptons une trace dure, qui manifestement est un axe de passage. Nous la suivons et arrivons à la hauteur du véhicule arrêté. Il s’agit d’une voiture. Les deux occupants en sont descendus, car ils sont en panne d’huile au beau milieu de cette étendue. Ils nous en demandent. A part nos petites burettes pour graisser nos chaînes, nous ne pouvons rien leur offrir. Il faut quand même le faire, venir tomber en panne dans un endroit pareil… La route sur laquelle nous nous trouvons prend une direction bien à l’est. Le chemin le plus court pour nous consiste à partir pratiquement plein sud pour aller intercepter une piste qui borde le salar au sud. Après concertation nous décidons de prendre cette direction au plus court. Comme c’est étrange, le bord semble tout proche, alors que les informations que nous avons corroborées par la carte nous disent qu’il y a au moins trente kilomètres. Mais si nous avançons correctement nous sortirons du salar dans trois heures maximum. Mais voilà, les choses vont se gâter. Le sol devient mou, la vitesse tombe vers les cinq à l’heure puis nous sommes obligés de mettre pied à terre et de pousser nos engins lourdement lestés. Les vélos ne sont vraiment pas conçus pour être poussés. Dans cet espace immense où la vue porte si loin, se traîner comme des limaces en poussant donne une réelle sensation d’immobilité. Tous les repères auxquels nous pouvons raccrocher notre regard se trouvent à des dizaines de kilomètres. Vers midi, nous faisons une halte sur un petit bout de terre de quelques dizaines de mètres carrés perdu au milieu de cette surface blanche, éclatante au soleil. Jean fait une platée de pâtes, nous consommons l’eau de cuisson, car nous sentons bien que le piège du salar risque de se refermer sur nous, alors que nos réserves sont faibles. Après le repas, alors qu’il fait une petite sieste, je pars sonder les environs pour essayer de trouver la route la moins difficile, ou plutôt la moins molle. Plein est, je suis une trace d’animaux, sans doute un troupeau de lamas, ce qui me permet de rouler sur un ruban d’une dizaine de centimètres permettant un avancement rapide. Mais après quelque distance je viens butter sur un marais. Voilà pourquoi ça et là des touffes d’herbes apparaissaient, juchées sur de petits monticules de terre. La progression devient impossible. Je rejoins mes camarades et fais un essai plein sud. C’est mou mais en poussant la progression reste possible. Nous décidons d’insister dans cette direction, en espérant que nous ne serons pas arrêtés par des zones marécageuses. De plus avec la chaleur de la journée, des mirages apparaissent et nous avons réellement l’impression d’être entourés de grandes masses liquides. L’impression est inquiétante, car l’illusion prend des airs de réalité. Nous allons pousser durant encore quinze kilomètres, en alternant sel et sable. Lorsque ce dernier prend des teintes sombres nous sommes piégés par un matériau, dans lequel les vélos s’enfoncent parfois jusqu’au moyeu. Dans ce cas, il nous faut quasiment les porter et alors nous enfonçons jusqu’aux chevilles. Et dans cette immensité où tout nous apparait si proche, mais en réalité où tout se trouve très loin, nous avons une vraie impression d’immobilité. Nous commençons à nous demander si nous allons nous sortir de ce traquenard avant la nuit. Depuis mon retour en France j’ai lu des récits de personnes qui s’étaient perdues dans ce coin. Manifestement elles n’avaient pas persévéré à garder le cap plein sud. Pour ma part je commence à me poser la question, mais je me dis qu’au rythme de trois kilomètres à l’heure, nous pouvons faire une bonne distance avant la nuit qui n’arrivera que vers les vingt heures. Plus le soir se rapproche, plus je me sens motivé pour savoir si nous sommes en mesure de sortir par ce côté. Je suis prêt à marcher tant que c’est possible, même si la nuit arrive. Mais ce n’est pas le cas de Jean qui commence à envisager un bivouac. Cette incertitude m’enlève toute envie d’arrêt avant de savoir si nous sommes capables de passer. Le sel commence à céder la place à la terre de façon plus régulière. Nous arrivons même à remonter sur nos vélos le long d’une minuscule sente d’animaux. Puis nous coupons des traces de véhicules. Le bord ne doit plus être très loin. D’après ma carte un chemin borde la partie sud du salar. Nous n’avons vu aucun mouvement. Ils sont facilement visibles même de loin, car les véhicules soulèvent de grands nuages de poussière. Jean pense que le chemin ne passe pas là. Si c’est le cas nous sommes dans de beaux draps. Vers dix neuf heures nous sentons que nous approchons de la sortie de ce piège. Là-bas, loin sur la droite un nuage de poussière. Un véhicule ! Manifestement il longe le salar. Le chemin est bien là. Je pousse un ouf de soulagement. Effectivement nous sortons. Le camion passe à quelques centaines de mètres de nous. Le chauffeur freine et nous regarde de loin, sans doute intrigué, car la traversée par cet endroit ne doit pas être très fréquente. Nous trouvons une zone plate. A deux kilomètres se trouve un petit village perché. Pendant que mes camarades installent les tentes, je pars à sa rencontre dans l’espoir de ramener de l’eau. Je le rejoins assez facilement, bien que j’aie à pousser dans le sable sur les cinq cents derniers mètres. Il est habité et comme par miracle, un robinet prodigue une eau claire et fraîche. Je reviens avec mes bouteilles pleines, ce qui nous permettra un bivouac confortable. Nous sommes vraiment contents d’être sortis de ce « guêpier ». En regardant au nord nous distinguons très nettement la montagne le long de laquelle nous sommes descendus hier pour rejoindre le salar. Elle est à plus de soixante dix kilomètres, cela paraît à peine croyable, et pourtant le compteur et la carte donnent la même indication.
Assister à la venue de la nuit dans ces lieux retirés est un spectacle fascinant. Le ciel prend des teintes rouges qui contrastent avec le sombre des grandes montagnes en contre-jour. On imagine bien de la sorte les grands espaces préhistoriques seulement peuplés de dinosaures. De plus le vent s’en donne à cœur joie comme chaque soir. Cette nuit je vais bien dormir et le lendemain me réveiller vers les sept heures, alors qu’il fait déjà bien clair, ce qui est exceptionnel.
Le matin, une fois encore l’air est immobile, le silence absolu, presque assourdissant. J’ai envie de retenir mon souffle pour ne pas troubler l’esprit du lieu et rompre l’enchantement. Je pars me promener à pied sur nos traces de la veille, que je ne retrouve pas dans cette immensité. Quelques gros oiseaux s’envolent à mon approche. Une petite rivière, qui court au milieu du sel est en partie gelée, il n’a pas du faire bien chaud cette nuit! De retour aux tentes, je constate que la grosse bouteille d’eau que j’ai oubliée sur mon porte-bagages est un énorme glaçon de plusieurs litres. Heureusement que le contenant est en plastique ! Le changement de température est rapide. Une demi-heure après l’apparition du soleil le thermomètre reprend une vingtaine de degrés.
Aujourd’hui nous espérons une étape facile, en effet une trentaine de kilomètres nous séparent de la petite ville de Llica, point d’entrée du salar d’Uyuni. Les deux kilomètres que j’ai effectués sur cette piste hier pour aller chercher de l’eau m’ont permis de constater qu’elle était en très bon état. Mais je ne l’ai empruntée que sur deux kilomètres. La suite sera toute différente, en effet l’empire du sable va reprendre et nous allons nous battre à pied contre un terrain qui ne nous laissera aucun répit. Généralement les pistes sablonneuses que nous avons expérimentées jusqu’à présent, présentaient des zones non praticables, mais elles alternaient avec de grandes zones où nous pouvions enfourcher nos vélos. Mais là, non, les parties « roulables »sont quasi inexistantes, et sur quatorze kilomètres nous allons pousser dans un sable qui nous retient comme de la colle. Je maudis cette piste, et l’étape supposée facile se transforme en véritable calvaire, surtout après la gigantesque séance de poussage d’hier.
Lorsque nous arrivons au village de Challacollo, Jean décide de voir si ce village possède un restaurant. Lorsqu’il y pénètre, un pick-up en sort. Je me précipite à grands renforts de gestes, pourvu qu’il m’attende. Le chauffeur m’a remarqué et je cours littéralement, mon vélo à la main. Contrairement à Jean qui lui avait demandé s’il y avait de quoi se restaurer, moi je suis intéressé par sa destination. Il va à Llica, chance ! Immédiatement je lui demande s’il peut me charger avec mon vélo, Alain y est immédiatement favorable. Jean quant à lui est plus réticent, considérant que c’est un peu trahir l’esprit du cyclotourisme. Pour ma part, je considère que pousser son vélo dans le sable, c’est comme naviguer avec une bassine, un engin pas du tout adapté à son emploi. Enfin de compte nous finissons tous les trois sur la plate-forme du véhicule en compagnie d’un couple de vieux Indiens. Les quinze kilomètres nous séparant de Llica nous les parcourons en une demi-heure. Vu l’état de la piste, à vélo il nous aurait bien fallu au minimum quatre heures, avec la grosse chaleur qui montait, nous en aurions vraiment bavé. A treize heures nous sommes installés dans un restaurant sympathique devant une belle assiette de poulet au riz, que je savoure sans remords ni regrets. Alain ne semble pas avoir plus d’états d’âme que moi, ce qui n’est pas le cas de Jean. Je sens dans son regard une forme de reproche. Nos conceptions divergent quelque peu. Je roule avant tout pour le plaisir, les calvaires interminables, je n’en raffole pas. Pousser son vélo, sans aucun espoir de pouvoir rouler sur la moindre parcelle, ne m’attire pas spécialement et si je peux m’en dispenser je n’hésite pas.
Cette petite ville de Llica est étonnante, comme toutes les agglomérations boliviennes ; des maisons basses qui se serrent dans des rues en pente, avec quelques épiceries toutes semblables qui offrent un choix restreint de nourriture. De ces petites villes se dégagent quiétude et nonchalance. Et toujours à proximité ou sur la « plaza des armas » l’église toujours originale et de couleur vive rappelle que le catholicisme tient une place importante. Une petite auberge nous accueille, le patron est particulièrement bienveillant et attentif à nos demandes, bien que l’établissement soit spartiate. La douche se matérialise par un seau d’eau au milieu de la cour. Heureusement que je n’éprouve plus le besoin de me laver systématiquement. Quelques centilitres pour les endroits vitaux et pour ma part, je fais attention de toujours m’essuyer à la mode musulmane, ce qui est beaucoup plus hygiénique que le papier nommé mal à propos hygiénique.
Une fois bien installés et ayant fait un peu de lessive, je commence à m’inquiéter de l’étape du lendemain, le fameux salar d’Uyuni, le plus vaste du monde. En regardant les chiffres, Coipasa 2100 km2 et Uyuni 12 500, je prends un peu peur, cela fait six fois plus grand. Cette première traversée nous a déjà pas mal étonnés pour ne pas dire impressionnés, j’ose à peine imaginer ce que ce sera sur Uyuni. Avec Alain je pars à pied vers la sortie de la ville essayer de repérer le chemin d’accès au salar. D’un promontoire au niveau des dernières maisons nous avons un excellent point d’observation. A nos pieds s’ouvre un immense espace, duquel surgissent dans le désordre des pics d’origine volcanique. Que c’est immense ! Là, il n’est pas question de voir de l’autre côté. Ma première impression consiste à me dire : mais par où va-t-on bien passer ? Puis nous continuons à marcher et interrogeons un homme qui nous indique le chemin qui donne accès au salar. En effet tout est tellement gigantesque, que nous voyons bien des grands espaces plats mais pas de sel. Cela signifie que ce que notre regard embrasse ce sont les abords de cette mer immobile. Je fais vite la relation avec Coipasa et j’en déduis que les dimensions ne sont pas à la même échelle. Nous avons identifié clairement la route qui nous y conduira, le lieu ne nous livrera pas d’autre indice. Nous retournons en ville boire une bière, dans ce qui est plutôt une épicerie qui vous offre un siège, qu’un bar à proprement parler. Le propriétaire va nous donner quelques indications supplémentaires très intéressantes et qui pour une fois se révéleront parfaitement exactes. La piste passe juste au nord de l’île du Pescado et puis se dirige directement sur celle d’Incahuasi. D’après nos informations la première île est visible au moment ou la piste arrive au salar, il suffit donc de la prendre en ligne de mire, sur la seconde il y a de quoi se restaurer. Donc notre but pour demain consistera à atteindre ce deuxième lieu. J’ai aussi pu observer que le volcan Tunapa, haut de 5321 mètres, donc 1700 mètres au-dessus du salar, pointe comme un phare immense qui sera en mesure de nous indiquer un point de repère au nord durant une grande partie de notre traversée.
Forts de tous ces renseignements, ayant récupéré Jean, nous partons dîner tous les trois dans un petit local tenu par une Indienne. Elle nous propose un excellent poulet grillé. Durant le repas des bruits de musique. Nous allons voir sur le pas de la porte et la stupéfaction nous cueille. Des foules arrivent presque au pas cadencé, descendant en rangs compacts les rues rectilignes. Mais d’où sortent tous ces gens ? Par groupe d’une centaine de personnes, ils arborent des tenues différentes, égayées de lampions et lumières parfois accrochées en haut d’antennes, qui balancent au gré du pas. Les participants de l’un des groupes portent comme un sac à dos, fait d’une petite caisse cubique dans laquelle une bougie tient lieu de lampion. Sur la face arrière de ce sac à dos, la photo très célèbre du CHE, qui, nous l’avons constaté, reste très populaire en Amérique du Sud. Et pour entretenir le rythme, les orchestres, je dis bien les orchestres, car ils sont au moins au nombre de trois, sont répartis tout au long du cortège. Dans ces pays ce qui m’a le plus surpris, ce sont ces défilés festifs quasi permanents. Le spectacle est vraiment étonnant et nous restons médusés à regarder passer dans la nuit cet étrange mais très sympathique cortège. On nous explique qu’il s’agit de l’anniversaire de Potosi. S’agit-il de la ville ? Nous n’en saurons pas plus.
Nous décidons d’un départ très matinal, malgré le froid. Dès sept heures nous sommes en route. La ville est vite traversée, nous passons le poste militaire qui en contrôle l’entrée. La piste sur douze kilomètres va nous servir de prélude à ce site unique. Nous le voyons s’ouvrir devant nous, son immensité toujours plus présente. Pas de véhicule en vue. Est-ce que ce sera aussi désert que Coipasa ? Normalement non. Si, de la poussière monte de la piste en provenance du salar. Un camion nous croise, je fais signe au chauffeur qui s’arrête. Je lui demande confirmation que nous roulons bien sur la bonne piste, et m’assure que l’île que je crois être celle du Pescado est vraiment la bonne. Il me le confirme. En effet, cette île sort comme un point minuscule qui semble danser sur cette surface plane. Elle est située exactement à quarante huit kilomètres du bord du salar, indication qui me sera donnée par mon compteur. Comme pour Coipasa, une piste surélevée sur quelques kilomètres donne accès au sel dur. Nous y voilà. Gigantesque ! D’ouest en est notre traversée va exactement faire 145 km. Aujourd’hui nous en parcourrons 72 et demain 73.
Le soleil est bien en face à l’est. Notre volcan balisant le nord nous domine, l’île du Pescado est bien identifiée, on peut y aller. La direction à prendre est sud-est. La piste que nous suivons part dans la bonne direction. Après une quinzaine de kilomètres elle s’incurve vers le nord. Une discussion s’engage entre nous. Je suis partisan de garder le cap et de ne pas suivre la piste qui semble un vrai boulevard. En effet, je crois qu’elle part sur le village de Tahua au pied du volcan Tunapa, ce qui n’est vraiment pas notre route, car notre traversée doit nous conduire presque plein est. Nous restons donc sur une trace dans la direction de l’île du Pescado. Mais elle n’est pas bien marquée et de plus à part le camion pas un véhicule. Un petit doute subsiste en moi. Mais sur la droite de notre piste il me semble en voir une autre. Je la rejoins en coupant à travers le sel, qui est très roulant, presque autant que les chemins tracés par les véhicules ; Donc je rejoins cette autre piste, qui est une vraie autoroute lisse et dure. Elle pointe directement sur l’île qui nous sert de balise. Mes doutes commencent à s’estomper. Nous roulons à vive allure, aux environs des 25 à l’heure. A l’est l’étendue de sel disparaît dans le néant. Au sud et au nord d’immenses montagnes en dessinent les contours lointains. Epoustouflant. Je m’arrête et tourne sur moi-même complètement subjugué par ce spectacle quasi irréel. Nous sommes seuls, nous ne verrons aucun véhicule jusqu’à l’île d’Incahuasi. Je suis dans le site le plus exceptionnel et étrange qu’il m’ait été donné d’admirer. Le fait de s’y trouver seul et à vélo, en quelque sorte assez vulnérable donne à l’endroit une dimension véritablement extraordinaire. Se trouver à bicyclette en ce lieu est une expérience inimaginable, qui fait monter des émotions fortes, difficiles à décrire. Toute une foule de photos vues et de reportages lus me viennent à l’esprit. En particulier une photo de la couverture de la revue trimestrielle « carnets d’aventure », sur laquelle on voit au beau milieu du salar trois beaux gaillards blonds et nus, qui cachent leur pudeur, chacun derrière une sacoche de vélo de couleur vive. Elle m’avait beaucoup plu, car outre le côté esthétique indéniable de tous les éléments de la photo, les trois compères rayonnaient de joie. Mais une polémique avait éclaté et les purs et durs, peut-être un peu puritains rigides en avaient fait le reproche à la rédaction, qui avait à mon sens su répondre habilement et très diplomatiquement.
Encore une fois les distances sont gigantesques et la vue porte au-delà. L’île du Pescado grossit, de point elle devient objet allongé un peu à la manière d’un gros poisson. Et puis tout là-bas dans le néant entre blanc du sel et bleu du ciel, un point noir émerge de la piste. L’île d’Incahuasi pointe le bout de son nez. Nous passons au large de la première, exactement quarante huit kilomètres du bord. Maintenant la seconde va se rapprocher lentement et le compteur indiquera vingt quatre kilomètres de plus. L’euphorie qui m’habite annihile la notion de temps et je n’ai vraiment pas l’impression de parcourir de telles distances. De plus lorsque je me retourne je vois en prenant des repères sur les montagnes, assez précisément le lieu où nous sommes entrés sur le sel. Comment imaginer que c’est si loin. D’autres étapes nous avaient demandé beaucoup plus d’efforts et de temps pour un kilométrage bien inférieur !
Incahuasi grossit et la piste arrive droit dessus. Nous constatons qu’il y a pas mal de mouvements. Nous y voici. Comme c’est étrange, les véhicules 4x4 viennent se garer comme des bateaux viennent à l’attache à l’île verte à la Ciotat ou au banc d’Argun sur le Bassin d’Arcachon. D’autant plus étonnant qu’au beau milieu de l’île se dessine comme un petit golfe, en bordure duquel les voitures se garent sagement. Nous passons du désert à la foule. J’aime bien, cela présente un petit côté réconfortant que je ne saurais expliquer. Dans deux jours je vais parcourir le salar dans un autre sens et cette fois en voiture. Ce sera une autre expérience, mais il est vrai que le vélo représente le moyen le plus adapté pour se faire un immense plaisir et ressentir toute la grandeur du lieu. Je constate qu’il y a beaucoup de Français. Partout où je suis allé ces dernières années le pourcentage de français était important. Alors que j’ai souvent entendu dire que les Français étaient un peuple qui ne voyageait pas beaucoup, je ne trouve pas.
Nous accostons, Alain et moi. Jean est déjà arrivé depuis un certain temps. Que cet endroit est étonnant, îlot perdu dans cette immensité. Les cactus candélabre ont colonisé le lieu. Ce sont de véritables arbres qui montent jusqu’à dix mètres. Les plus vieux sont millénaires. Nous allons déjeuner au restaurant. Bien évidemment les prix sont bien plus élevés que ceux dont nous avons l’habitude en Bolivie, mais cela reste cependant bon marché. On nous apporte le grand livre des voyageurs à vélo, qui tous mettent un mot ou couvrent deux pages. Ils y ont ajouté de nombreuses photos ou des schémas de leur périple. Je constate que nombreux sont ceux qui sont passés par ce point quasi obligé du cyclotourisme au cours d’une traversée des deux Amérique de l’Alaska à la terre de Feu. Nous découvrons qu’étant venus à bicyclette, nous aurons le privilège de pouvoir dormir sur place, alors que ceux qui sont venus en voiture n’auront pas ce privilège.
Le soir arrivant, les visiteurs véhiculés désertent les uns après les autres, et nous nous retrouvons seuls en compagnie des neuf Indiens qui demeurent ici, afin de gérer le flux touristique. Avec le départ des touristes, la chaleur s’en va aussi. La luminosité aveuglante diminue, l’espace environnant devient plus hostile. Les pierres et la flore de l’île semblent se métamorphoser, changeant de couleurs à la manière d’un caméléon. Les grandes étendues blanches prennent des tonalités plus roses, un peu pastel. Dans le lointain la jonction entre le sel et le ciel s’éteint progressivement dans des teintes bleu profond. Le froid et le vent ajoutent une touche sévère au tableau. Le soleil, pour sa part, dans un dernier effort allume et incendie les nuages épars d’un rouge vif qui fait ressortir la multitude de plans de montagnes qui s’enchevêtrent jusqu’à l’infini. Je pars seul marcher sur le salar, alors que la nuit étend son mystère. Que l’impression est forte ! A part les rafales de vent, plus aucun bruit ne perturbe le lieu. On pourrait se croire sur une calotte glaciaire perdu quelque part au pôle nord ou sud. Un même lieu à différentes heures de la journée, dans différentes conditions, avec plus ou moins de monde et l’impression est totalement modifiée, on pourrait se croire dans des endroits très différents. Ce soir, que cette immensité bordée de pics innombrables m’impressionne dans cette obscurité qui prend possession de l’espace ! Presque à contrecœur je rejoins l’île et mes camarades.
Le local qui nous est attribué pour une somme modique est spartiate, mais la vue sur le salar par une grande baie vitrée est absolument sublime. Il est des moments dont on se souvient longtemps, eh bien ce petit refuge me laissera un souvenir durable. Nous aurions aimé que d’autres cyclistes nous rejoignent pour cette nuit. Mais nos espoirs seront déçus, bien que nous ayons estimé à la lecture du livre d’or qu’un jour sur deux, des adeptes du vélo, venant du monde entier, passaient par là.
Au matin, je monte au sommet de notre petite île volcanique, afin d’admirer l’apparition du soleil dans ce décor grandiose. Malheureusement une légère brume atténue la grandeur du spectacle. En effet, la lumière solaire lorsqu’elle apparaît tout là-bas à l’est derrière des montagnes situées à une centaine de kilomètres, balaie cette immensité plate et blanche, d’ouest en est, en l’éclairant graduellement. Mais le phénomène sera ténu du fait de la diffusion à travers les légers nuages perturbateurs. Dommage, mais le spectacle n’en est pas moins saisissant. Je reste depuis hier après-midi comme hypnotisé devant cette immensité magique que je contemple du haut de ce tertre peuplé de cactus géants. Je redescends, nous petit-déjeunons et repartons pour notre deuxième étape sur la plus grande étendue de sel du monde.
Le plaisir est aussi intense que celui éprouvé la veille. On avance rapidement sans effort et de toutes parts cette immensité blanche bordée, très loin de pics et de volcans, qui se pressent et se chevauchent dans des baies et des golfes géants, dont on discerne à peine les contours à l’infini. Par endroits n’étant pas sûr d’être sur la piste la plus directe, je fais des baïonnettes vers la droite afin d’intercepter d’autres routes. Au cours de ces manœuvres, je foule de mes roues un sel vierge de toute trace. Je vois mes deux camarades de profil loin là-bas qui se découpent comme deux minuscules insectes dans ce décor de géants. La fascination joue à fond.
Mais tout a une fin, l’extrémité du salar se rapproche et les soixante treize kilomètres sont parcourus trop vite. Il est des endroits dont on ne veut plus s’échapper, pris par un charme puissant. Un peu avant la sortie, un hôtel de sel. Nous nous y arrêtons. Quelques véhicules y stationnent. Nous sommes un peu l’attraction lorsque nous nous approchons. Bien que ces gens soient sympathiques et de plus parlent pour certains, bien notre langue, j’ai un peu la sensation d’être un singe malin que l’on regarde ; j’attends le moment où l’on va me lancer des cacahuètes. Je me rends compte qu’être touriste à pied parmi les touristes, donc incognito ne me dérange pas du tout, mais avec mon vélo cela me particularise trop et me gêne. Autant au cours des deux semaines précédentes à travers les zones désertiques ignorées du tourisme, je me suis senti bien, autant maintenant que nous arrivons dans ces parages très touristiques, j’ai envie d’abandonner mon vélo.
La sortie du salar est balisée comme l’entrée par une véritable route, large et cabossée sur laquelle de nombreux véhicules soulèvent une poussière dense qui nous titille sérieusement les muqueuses. Encore vingt sept kilomètres d’une piste absolument horrible, tôle ondulée, sable, bosses en tous genres et nous arrivons dans la ville d’Uyuni, que les guides décrivent comme vilaine et sans intérêt. Nous, nous la trouvons sympathique et animée, et son climat soi-disant rude, nous apparaît comme amical, sans doute nos organismes se sont habitués aux conditions rudes depuis trois mois que nous arpentons les Andes à vélo. En ce qui me concerne, je viens d’effectuer la dernière étape sur ma monture, cent kilomètres exactement. En effet, je vais continuer le voyage par des moyens mécaniques. Mais ces 4000 kilomètres à vélo ont été tellement intenses qu’ils m’apparaissent comme dans un rêve. Ai-je vraiment vécu ces trois derniers mois ? Et dans ce rêve, le summum réside dans les trois dernières semaines, dont je reparlerai, avec le bouquet final que je viens de vous narrer, Coipasa et Uyuni.
Avis sur parcours de trois semaines de San Francisco à Los Angeles en avril 2011? English translation pending
Bonjour, nous partons aux USA en avril prochain. Grâce aux différents itinéraires que j’ai pu trouver sur le forum, j’ai pu préparer celui-ci :
Vendredi 8 avril: Arrivée à San Francisco
S9 / D10 / L11 / M12: San Francisco
M13 Monterey
J14 Yosemite
V15 Yosemite
S16 Route pour Death Valley + nuit à DV (9h de route via Bakersfield)
D17 DV le matin puis Las Vegas
L18 Las Vegas
M19 Las Vegas
M20 Départ pour Bryce Canyon
J21 Bryce Canyon + nuit à BC
V22 Page-Lac Powell
S23 Antelope Canyon puis départ pour Monument Valley + nuit à MV
D24 Départ pour Grand Canyon + nuit à GC
L25 Grand Canyon et départ en soirée pour Los Angeles (route de nuit)
M26 / M27 / J28 / V29 LOS ANGELES
Samedi 30 avril : Départ
Cet itinéraire vous semble-t-il bien ? Sachant que nous ne voulons pas être à Las Vegas un vendredi ou un samedi (trop cher). Judicieux d’ajouter Arches ? Moab ?
S16 : oui grosse journée de voiture ! Mais comme on est habitués aux grands trajets en voiture, on se disait que cela ne serait pas très gênant.
M20 : on hésite : une nuit de plus à Las Vegas ou départ pour Bryce ?
L25 : on pense partir le soir et faire la route de nuit vers Los Angeles (autoroute ?)
Que pensez-vous de la météo en avril ? D’après ce que j’ai lu, il risque de faire assez froid à Yosemite et Bryce Canyon…. Pour le reste, on peut espérer un meilleurs temps ?
Merci par avance
Vendredi 8 avril: Arrivée à San Francisco
S9 / D10 / L11 / M12: San Francisco
M13 Monterey
J14 Yosemite
V15 Yosemite
S16 Route pour Death Valley + nuit à DV (9h de route via Bakersfield)
D17 DV le matin puis Las Vegas
L18 Las Vegas
M19 Las Vegas
M20 Départ pour Bryce Canyon
J21 Bryce Canyon + nuit à BC
V22 Page-Lac Powell
S23 Antelope Canyon puis départ pour Monument Valley + nuit à MV
D24 Départ pour Grand Canyon + nuit à GC
L25 Grand Canyon et départ en soirée pour Los Angeles (route de nuit)
M26 / M27 / J28 / V29 LOS ANGELES
Samedi 30 avril : Départ
Cet itinéraire vous semble-t-il bien ? Sachant que nous ne voulons pas être à Las Vegas un vendredi ou un samedi (trop cher). Judicieux d’ajouter Arches ? Moab ?
S16 : oui grosse journée de voiture ! Mais comme on est habitués aux grands trajets en voiture, on se disait que cela ne serait pas très gênant.
M20 : on hésite : une nuit de plus à Las Vegas ou départ pour Bryce ?
L25 : on pense partir le soir et faire la route de nuit vers Los Angeles (autoroute ?)
Que pensez-vous de la météo en avril ? D’après ce que j’ai lu, il risque de faire assez froid à Yosemite et Bryce Canyon…. Pour le reste, on peut espérer un meilleurs temps ?
Merci par avance
Obtention du visa pour passer entre Dubaï et Oman? English translation pending
Bonjour
je compte prendre un billet aller-retour Paris - Dubai et ensuite passer 15 jours à Oman. Le billet étant bien moins cher sur Paris-Dubai et celà me permettra aussi de visiter cette ville incroyable.
Ma question est la suivante : pour obtenir le visa à la frontière entre Dubai et Oman, peut-on l'acheter avec des euros ou des dollars ? Ou avec de la monnaie dubaiote ?
Merci pour vos retours,
Pierre
je compte prendre un billet aller-retour Paris - Dubai et ensuite passer 15 jours à Oman. Le billet étant bien moins cher sur Paris-Dubai et celà me permettra aussi de visiter cette ville incroyable.
Ma question est la suivante : pour obtenir le visa à la frontière entre Dubai et Oman, peut-on l'acheter avec des euros ou des dollars ? Ou avec de la monnaie dubaiote ?
Merci pour vos retours,
Pierre
Réservation d'un vol chez EasyJet: compte débité mais billet électronique non reçu English translation pending
salut a tous ,
je suis nouveau donc je ne sais pas si je suis au bon endroit pour poster mais je vais quand même me lancer .
Alors voila j'ai un problème ,
j'ai commandé il y a une semaine un voyage aller retour par easy-jet.
j'ai été obligé de m'inscrire en fournissant une adresse mail et des informations ,
le problème est que mon compte a été débité du montant mais je n'ai toujours pas recu le mail de confirmation et lorsque je me rend sur le site de easy-jet ils me demandent de saisir l'adresse mail et le mot de passe ce que je fais mais a ce moment ils me disent qu'il n'y a pas de mail et mot de passe correspondant.
Alors que dois-je faire ?
merci de me répondre.
Préparation d'un circuit de quinze jours à vélo au Monténégro English translation pending
Bonjour,
Nous souhaitons partir cet été au Monténégro, l'idée est de rouler une quinzaine de jours, nos habitudes, sur des parcours montagneux, est de rouler une centaine de km par jour. On ne sait pas si on doit prendre un avion ou aller en voiture pour être plus autonome. Ne connaissant absolument pas cette région du monde, merci de nous indiquer ce qu'il faut et ce qu'il ne faut pas faire, et ce qu'il faut visiter. Si quelques membres ont déjà réalisés des circuits merci de nous donner des idées. Sportivement Jean-Yves
Nous souhaitons partir cet été au Monténégro, l'idée est de rouler une quinzaine de jours, nos habitudes, sur des parcours montagneux, est de rouler une centaine de km par jour. On ne sait pas si on doit prendre un avion ou aller en voiture pour être plus autonome. Ne connaissant absolument pas cette région du monde, merci de nous indiquer ce qu'il faut et ce qu'il ne faut pas faire, et ce qu'il faut visiter. Si quelques membres ont déjà réalisés des circuits merci de nous donner des idées. Sportivement Jean-Yves
France-Afrique du Sud en voiture en décembre 2010 English translation pending
Bonjour a tous
Avec un ami nous avons le projet de partir en Afrique du sud en voiture(Skoda felicia)l'itinéraire n'est pas arrêtés car nous ne savon pas quels sont les coins a éviter et ce a voir.Nous somme donc a la recherche d'informations concernant ces pays mais aussi concernant les prix de l'essence et les papier a avoir sur nous dans les pays africain.Toute les information que vous pouvez nous donner nous intéresse!de plus nous sommes prêt a ce joindre a d'autre véhicule qui descendrait dans la même période en Afrique même si nous ne faisons qu'une parti du trajet ensemble
merci
Avis sur un tour dans le sud Maroc en 4x4 en février 2011 English translation pending
Je prépare actuellement un périple en 4x4 dans le sud du Maroc.
J'y ai déjà passé de nombreuses heures en recherche d'information, notamment sur cet excellent forum.
Il me reste néanmoins quelques questions à résoudre sur la faisabilité de certains parcours.
Je remercie d'avance toutes les personnes qui pourront m'apporter leur aide.
Une des étapes devrait nous conduire des gorges du dadès (nuit à la Kasbah Victor) à Merzouga. Mais voilà, je souhaite faire le trajet suivant: remonter les gorges vers Msemrir ou Agoudal (?) pour ensuite redescendre dans les gorges du todra jusqu'à Tinerhir, puis par la route rejoindre Erfoud/Merzouga, voire même arriver à temps pour voir le coucher du soleil.
Celà vous semble faisable sans stresser, surtout à cette période de l'année ou c'est complètement utopique avec de nombreux arrêts photo, en partant à l'aube ? Je ne vois pas trop où nous pourrions faire un stop sur le parcours et nous ne voudrions pas "perdre" une nuit avant d'arriver à Merzouga.
La 2e question porte sur le parcours par la piste de Taouz vers Zagora que nous comptons faire en deux jours avec une nuit à l'auberge Er Mharech. Est-ce de la folie de faire cette piste seuls, avec peu d'expérience de pilotage sur piste sans plaques mais avec un gps et le guide Gandini ?
Ma dernière question sera sur l'hébergement à Marrakech où nous passerons la première nuit (notre vol arrivant vers 17h30) et la dernière (notre retour étant le matin vers 10h). J'ai beaucoup de mal à trouver le bon compromis entre proximité de la médina car nous avons un diner prévu à Dar Mina (environ 700m de la place Jemaa El Fna) sans prendre un riad à 150 euros sans y diner et sans tomber dans un des hotels "miteux" autour de la place, tout en restant accessible en voiture. Je sais c'est un peu compliqué, mais bon... :p
Question subsidiaire: début février bivouaquer pour admirer les étoiles dans les dunes à Merzouga ou Chegaga, on est bon pour finir en glaçon ?
Merci encore pour vos réponses et n'hésitez à me dire si je devrais plutot me faire interner chez les fous ! lol
Une des étapes devrait nous conduire des gorges du dadès (nuit à la Kasbah Victor) à Merzouga. Mais voilà, je souhaite faire le trajet suivant: remonter les gorges vers Msemrir ou Agoudal (?) pour ensuite redescendre dans les gorges du todra jusqu'à Tinerhir, puis par la route rejoindre Erfoud/Merzouga, voire même arriver à temps pour voir le coucher du soleil.
Celà vous semble faisable sans stresser, surtout à cette période de l'année ou c'est complètement utopique avec de nombreux arrêts photo, en partant à l'aube ? Je ne vois pas trop où nous pourrions faire un stop sur le parcours et nous ne voudrions pas "perdre" une nuit avant d'arriver à Merzouga.
La 2e question porte sur le parcours par la piste de Taouz vers Zagora que nous comptons faire en deux jours avec une nuit à l'auberge Er Mharech. Est-ce de la folie de faire cette piste seuls, avec peu d'expérience de pilotage sur piste sans plaques mais avec un gps et le guide Gandini ?
Ma dernière question sera sur l'hébergement à Marrakech où nous passerons la première nuit (notre vol arrivant vers 17h30) et la dernière (notre retour étant le matin vers 10h). J'ai beaucoup de mal à trouver le bon compromis entre proximité de la médina car nous avons un diner prévu à Dar Mina (environ 700m de la place Jemaa El Fna) sans prendre un riad à 150 euros sans y diner et sans tomber dans un des hotels "miteux" autour de la place, tout en restant accessible en voiture. Je sais c'est un peu compliqué, mais bon... :p
Question subsidiaire: début février bivouaquer pour admirer les étoiles dans les dunes à Merzouga ou Chegaga, on est bon pour finir en glaçon ?
Merci encore pour vos réponses et n'hésitez à me dire si je devrais plutot me faire interner chez les fous ! lol
Transport de l'aéroport de Colombo vers Kandy? (Sri Lanka) English translation pending
Bonjour,
Besoin de conseils. Nous arrivons vers 18h30 à l'aéroport internationnal de Colombo . Est-il raisonnable d’enchaîner directement en taxi, ou minibus la route jusqu'à Kandy donc en soirée ? Tout dépend du chauffeur me direz-vous et de notre état de fatigue. Mais je ne connais pas ce pays, cette route etc
Merci Frédérique
Besoin de conseils. Nous arrivons vers 18h30 à l'aéroport internationnal de Colombo . Est-il raisonnable d’enchaîner directement en taxi, ou minibus la route jusqu'à Kandy donc en soirée ? Tout dépend du chauffeur me direz-vous et de notre état de fatigue. Mais je ne connais pas ce pays, cette route etc
Merci Frédérique
Faire le tour d'Écosse à vélo? English translation pending
Certains d'entre vous ont-ils fait le tour d'Ecosse à vélo ?
Combien de kilomètres ? Bivouacs tolérés ?
Merci,
Pierre 🙂
Projet de développement durable en Thaïlande English translation pending
Bonjour a tous,
un Ami a moi m'a écrit ces lignes...:
La situation économique s'est durcie dans ce pays. Déguisée en gentil premier ministre bien propre, c'est toujours l'armée et l'aristocratie qui dirigent le pays, depuis le coup d'état militaire de septembre 2006...tout ce qui touche l'économie et la politique, sujets sur lesquels j'écris pour des groupe de presse européens.
La tension est palpable. Evidemment la plupart des étrangers sont des touristes et n'en ont pas conscience. Mais pour le peuple, je constate des crispations, et de la violence.
Dans cet esprit, certains perdent leur sérénité.
Alors voilà les deux cousines se sont louer un apartement a Bkk et nous nous préparons durant un mois( le temps que j'arrive sur place); Nous avons décider de passer la Thailande au peigne fin et de long en large pour tâter le poul du peuple et des endroits touristiques; présentement, les deux cousines vont parfaire toute l'itineraire de ce parcours et elles doivent en m'attendant; parfaire également leur cours de conduite puisqu'a tour de rôle nous allons nous relayer le volant... Ce périple se fera sous forme de reportage en Francais et en Thaï;
Tous ceux de VF vont pouvoir participer à ce projet de Développement Durable... Nous tâterons le poul sur place dans chaque région qui sera sur notre route... Nous receuillerons ainsi plein de données et statistiques ainsi que des infos pour le tourisme...A la suite de ce périple à chaque endroit où nous laisserons notre trace; une résidente de la place deviendra un membre et une hôtesse de la chambre de commerce de sa province soit un genre d'agence de voyage qui sera créer à but non lucratif dans le but de desservir le tourisme dans le pays du Sourire... le parcours demarrera de Bkk en direction du nord-est...Nous serons equiper chacun d'un I-Phone apple de deux lap top hp et d'un I-Pad ; sur Internet en Constance ... Tous vous pourrez nous joindre en tout temps... Et tous vous serez solliciter au besoin...je souhaite que vous serez nombreux a participer a sauvegarder le Sourire de ce pays...😎
Dans cet esprit, certains perdent leur sérénité.
Alors voilà les deux cousines se sont louer un apartement a Bkk et nous nous préparons durant un mois( le temps que j'arrive sur place); Nous avons décider de passer la Thailande au peigne fin et de long en large pour tâter le poul du peuple et des endroits touristiques; présentement, les deux cousines vont parfaire toute l'itineraire de ce parcours et elles doivent en m'attendant; parfaire également leur cours de conduite puisqu'a tour de rôle nous allons nous relayer le volant... Ce périple se fera sous forme de reportage en Francais et en Thaï;
Tous ceux de VF vont pouvoir participer à ce projet de Développement Durable... Nous tâterons le poul sur place dans chaque région qui sera sur notre route... Nous receuillerons ainsi plein de données et statistiques ainsi que des infos pour le tourisme...A la suite de ce périple à chaque endroit où nous laisserons notre trace; une résidente de la place deviendra un membre et une hôtesse de la chambre de commerce de sa province soit un genre d'agence de voyage qui sera créer à but non lucratif dans le but de desservir le tourisme dans le pays du Sourire... le parcours demarrera de Bkk en direction du nord-est...Nous serons equiper chacun d'un I-Phone apple de deux lap top hp et d'un I-Pad ; sur Internet en Constance ... Tous vous pourrez nous joindre en tout temps... Et tous vous serez solliciter au besoin...je souhaite que vous serez nombreux a participer a sauvegarder le Sourire de ce pays...😎