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Où passer le plus de temps au Costa Rica ou Nicaragua en dix-neuf jours? English translation pending
Bonjour à tous,
je suis maintenant nouvelle sur ce forum et je voudrais savoir si quelqu'un pourrait me suggéré concernant ces 2 pays. Nous partons 2 filles, (la dernière semaine de de juillet et les 2 première du mois d'août) et nous avons un budget restreint. Nous voudrions rentabiliser notre voyage au maximum tout en prenant le temps de relaxer et de ne pas toujours être dans l'autobus!!! .
Je sais que le coût de la vie au CR est un peu plus cher par contre, y a t-il plus d'endroits à visiter? Les villes sont-elles si éloignées les unes des autres? Je voulais savoir s'il était possible de faire autant de surf du côté du Nica que du CR et si le volcan était aussi impressionnant des deux côtés. Nous désirons aussi s'amuser et faire un peu la fiesta et j'ai cru comprendre que le côté caraïbe est peut etre préférable. mais quelle villes exactement ?!
Donc, le Nica est moins cher mais, en vaut-il la peine pour y passer le 3/4 de mon voyage?
J'aimerais avoir vos conseils sur les villes les plus importantes à visiter
je vous remercie Jen🙂
Je sais que le coût de la vie au CR est un peu plus cher par contre, y a t-il plus d'endroits à visiter? Les villes sont-elles si éloignées les unes des autres? Je voulais savoir s'il était possible de faire autant de surf du côté du Nica que du CR et si le volcan était aussi impressionnant des deux côtés. Nous désirons aussi s'amuser et faire un peu la fiesta et j'ai cru comprendre que le côté caraïbe est peut etre préférable. mais quelle villes exactement ?!
Donc, le Nica est moins cher mais, en vaut-il la peine pour y passer le 3/4 de mon voyage?
J'aimerais avoir vos conseils sur les villes les plus importantes à visiter
je vous remercie Jen🙂
Itinéraire en Turquie: questions en vrac English translation pending
Bonjour,
bien...des billets d'avion, ça s'annule, mais faut y croire, et pour le moment, ils sont dans ma poche. J'atrappe donc ce rayon de soleil, et viens chercher quelques conseils.🙂
Questions en vrac, donc...
1) en matière de location de voiture, qui connaît l'agence Traveljigsaw*** ? Les prix me paraissent imbattables. Aubaine ou anguille sous roche ?
* ** Agence n'est pas le bon terme ; posons plutôt : quelle(s) agence(s) en Turquie travaille(nt) avec ce groupe, et est(sont)-elle(s) fiable(s) ? Les bas tarifs sont-ils uniquement le fait de la taille du groupe ?
2) Une étape, une simple nuit, juste dans un endroit pas trop glauque, entre Istanbul et Antakya ? En roulant bien, à deux conducteurs, c'est faisable en 2 jours (j'aimerais bien ne pas devoir y consacrer un 3e) ? Et de manière générale, est-il envisageable de faire 500 km dans une journée ?
3) Mardin : les prix des hôtels semblent proportionnels à la beauté de la ville... Des alternatives dans le coin ?
4) Je ne trouve pas d'hébergement à Ahlat, et je n'ai pas trop envie de séjourner à Tatvan (sais pas pourquoi, mais c'est comme ça). Entre les deux ? Dans les environs ? Éventuellement un peu plus au nord (Adilcevaz ?) ?
5) L'ascension du Süphan Dag : difficulté ? technicité ? durée ? Il me semblait avoir vu des sommets plus petits tout autour, qui feraient des randonnées plus raisonnables. Des idées, outre le Nemrut Dag, qui est au programme de toutes façons ?
5b) À propos de Nemrut Dag, et des nombreux lacs qui jalonnent la côte du Van Gölü, y a-t-il des sentiers ou faut-il emprunter routes et pistes ?
5c) Tant que je suis dans les randonnées, les kangals sont-ils un réel problème ou y a-t-il une part importante d'affabulation ? Elles ne donnent pas vraiment envie de s'arrêter faire causette, ces petites bêtes...
6) Malazgirt. Ça me paraîtrait un peu bizarre d'être dans les parages sans y faire un saut. Qu'avez-vous à en dire ?
7) Avez-vous de bonnes raisons de ne pas aller à Trabzon ?
8) Hopa > Istanbul, c'est faisable en 3 jours ? (tiens, ça m'a valu un fou rire, ça : un calculateur d'itinéraire me fait passer par... Moscou !😏 Je ne dis pas non, mais bon.)
Je crois avoir fait le tour. 😊 Merci d'avance.
bien...des billets d'avion, ça s'annule, mais faut y croire, et pour le moment, ils sont dans ma poche. J'atrappe donc ce rayon de soleil, et viens chercher quelques conseils.🙂
Questions en vrac, donc...
1) en matière de location de voiture, qui connaît l'agence Traveljigsaw*** ? Les prix me paraissent imbattables. Aubaine ou anguille sous roche ?
* ** Agence n'est pas le bon terme ; posons plutôt : quelle(s) agence(s) en Turquie travaille(nt) avec ce groupe, et est(sont)-elle(s) fiable(s) ? Les bas tarifs sont-ils uniquement le fait de la taille du groupe ?
2) Une étape, une simple nuit, juste dans un endroit pas trop glauque, entre Istanbul et Antakya ? En roulant bien, à deux conducteurs, c'est faisable en 2 jours (j'aimerais bien ne pas devoir y consacrer un 3e) ? Et de manière générale, est-il envisageable de faire 500 km dans une journée ?
3) Mardin : les prix des hôtels semblent proportionnels à la beauté de la ville... Des alternatives dans le coin ?
4) Je ne trouve pas d'hébergement à Ahlat, et je n'ai pas trop envie de séjourner à Tatvan (sais pas pourquoi, mais c'est comme ça). Entre les deux ? Dans les environs ? Éventuellement un peu plus au nord (Adilcevaz ?) ?
5) L'ascension du Süphan Dag : difficulté ? technicité ? durée ? Il me semblait avoir vu des sommets plus petits tout autour, qui feraient des randonnées plus raisonnables. Des idées, outre le Nemrut Dag, qui est au programme de toutes façons ?
5b) À propos de Nemrut Dag, et des nombreux lacs qui jalonnent la côte du Van Gölü, y a-t-il des sentiers ou faut-il emprunter routes et pistes ?
5c) Tant que je suis dans les randonnées, les kangals sont-ils un réel problème ou y a-t-il une part importante d'affabulation ? Elles ne donnent pas vraiment envie de s'arrêter faire causette, ces petites bêtes...
6) Malazgirt. Ça me paraîtrait un peu bizarre d'être dans les parages sans y faire un saut. Qu'avez-vous à en dire ?
7) Avez-vous de bonnes raisons de ne pas aller à Trabzon ?
8) Hopa > Istanbul, c'est faisable en 3 jours ? (tiens, ça m'a valu un fou rire, ça : un calculateur d'itinéraire me fait passer par... Moscou !😏 Je ne dis pas non, mais bon.)
Je crois avoir fait le tour. 😊 Merci d'avance.
Retour d'Iruya et San Isidro en Argentine: transport, hébergement et randonnées English translation pending
Bonjour a tous,
Apres quelques jours passes dans la region d'iruya, dans le nord ouest de l'argentine, je viens donner quelques infos que j'avais eu du mal a trouver avant de venir!
Iruya, 2700m (et pas 4000m!), 1300 habitants en ville, 5000 sur la commune. Un petit paradis (quand il fait beau, sinon interet assez limite!), qui commence a developper son tourisme. Il y a donc quelques infrastructures bien pratiques et pas encore de foules innombrables! C'est donc le moment d'y venir, mais chut.. c'est un secret!
1- Transport au 14 juin 2009 Deux compagnies de bus vont a Iruya : iruya tranport et panamericano Pour aller a Iruya : - panamericano : de Jujuy (?), puis tilcara (8h00), puis huamaca (8h30 environ), pour arriver a iruya a 11h15 (quand le bus ne creve pas a 4000m!) - transport iruya : 3 bus par jours depuis huamaca. Je ne connais pas les horaires
Pour repartir d'Iruya - panamericano : 14h pour huamaca (2.5h environ), puis tilcara (+30min), puis jujuy - transport iruya : 6h, 13h45, 15h15 pour huamaca
Entre huamaca et Iruya, la route passe le col a 4000m, magnifique... a faire de jour si possible! Petit arret photo au col.
Pour aller/revenir a San Isidro... a pied depuis Iruya, bande de faignants! Sinon, il y a une tres mauvaise piste donc a eviter, meme en 4x4!
2- Hebergement Il y a du choix, bien oui, ca devient un peu touristique... mais comme tout village un peu recule et assez pauvre, les normes de confort ne sont pas celles de la capitale! Mais, tout est aussi beaucoup moins cher.
Du plus cher au moins cher : Hosteria Iruya : l'hotel le plus chic en haut de la ville, un petit monde a part pour les riches occidentaux. En plus, il n'est meme pas beau, ni particulierement attrayant! Hotel Frederico 3 : pres de la place en bas du village. Un bon spot! Ca reste un peu classe, mais il y a une terrasse, un joli batiment et surtout le resto est le seul de la ville a etre presque tout le temps ouvert et tres bon (mais n'esperez pas y rencontrer des 'indigenes'! Hostal El Mirador. Dans l'autre partie de la ville (de l'autre cote de la riviere) un peu en hauteur. C'est loin du centre et dans un quartier inanime (mais authentique!), mais la vue est sympa et il y a une de plus de soleil le soir!
Plein de chambres chez l'habitant a un peu tous les prix... mais tous les conforts aussi. Personnellement, j'ai passe 3 nuits 'chez jasmin' pour 10 pesos (je me disais chouette, seulement 2 euros!), mais a part un lit, je n'avais vraiment rien (beaucoup moins chouette!)! Pas une chaise ou une table, pas de pieces communes (donc evidement pas de tele, internet...) et surtout pas de chauffage! Et ca c'est un gros probleme a 2700m au mois de juin... nuits frigorifiques! Donc faites un peu le tour avant de dire oui! Beaucoup ne font que chambre et pas resto. Or il n'est pas toujours tres pratique de trouver a manger quand on veut a iruya (petit dej, gouter...), donc je conseillerais de prendre une alojamiento qui fasse en meme temps comedor (petit resto pas cher, avec des locaux)! Et amenez des vetements chauds!
3-Restos A part Frederico III qui est un vrai resto, sympa, bien decore, avec une petite cheminee et une cuisine locale un peu recherchee (meme si les argentins ne connaissent pas trop la finesse et le dosage dans l'alimentation!) et finalement pas excessivement cher (environ 25 persos, 5 euros pour un bon plat et un verre de vin). A eviter pour le petit dej, cher (20 pesos) et pas exceptionnel.
Les autres comedor (5-6 dans la ville)se valent je trouve.
Par contre, THE PLACE to go pour le petit-dej ou repas rapide, c'est au TINKU (a une lettre pres c'est ca!), rue san martin (la principale) a mi-hauteur. Une mama tres sympa sert des bons produits maisons dans un cadre plus sympa que les autres comedor et c'est pas cher. Possibilites aussi d'acheter quelques produits locaux, notament des vetements en laine tres utiles!
4- Randos De belles randos, mais sans carte! Enfin un endroit ou l'on peut partir randonner depuis le village... c'est pas toujours le cas en argentine! Beaucoup de petits sentiers dangereux (glissants et en devers dans des pentes fortes et tres longues!) que l'on aurait envie de tester! Non, il faut rester sur les 'vrais' sentiers, il y a de quoi s'amuser! Si besoin, il y a des guides (60 pesos par personne pour 2 allemands, pour la journee) que l'on trouve au centre. Sinon beaucoup de comedor ont des affiches avec des propositions de randos. A essayer! Possibilite aussi de faire du cheval.
* le mirador : 15 min au dessus de la ville, incontournable. continuer en montant la rue principale. Il est possible, juste apres l'hosteria iruya (et avant le mirador) de partir a droite sur un sentier qui monte 10 min jusqu'a un petit col donnant de l'autre cote sur un petit canyon avec de jolies couleurs. Par contre, ne pas essayer de continuer le sentier... dangereux (eboulements) et qui je crois ne mene nullepart.
* San Isidro. Le grand classique d'une journee. C'est plus court que ce que j'avais pu lire : 2h aller. C'est plus une promenade qu'une reelle rando. 2 heures presque a plat. Contrairement a ce que j'avais pu lire sur ce forum, il ne faut pas partir trop tot, car 1- vous risquez de marcher a l'ombre longtemps, 2- vous arriverez a san isidro trop tot pour pouvoir manger dans un des comedors. Partir vers 10h30 si vous ne voulez que faire l'aller retour est largement suffisant. Guide non necessaire. Le trajet : d'iruya descendre sur la place en bas du village pour trouver la route qui continue la vallee en descendant. Suivre cette route jusqu'a la premiere vallee a gauche (bien grosse, vous ne pouvez pas la louper!), que vous remontez en suivant le lis de la riviere et la piste pendant une heure environ (c'est pas toujours passionnant, avec de nombreux franchissement de la riviere... bien suivre les traces des pietons et pas des voitures qui n'ont pas de probleme pour rouler dans 30cm d'eau!). Vous pouvez suivre la piste jusqu'a san isidro, ou, lorsque la ligne electrique que vous avez suivie monte sur la gauche droit dans pente, vous pouvez la suivre par un bon sentier qui monte au debut. Ce sentier tres sympa arrive a San Isidro... a prendre au moins a l'aller! Retour par le meme itineraire.
Variante (generalement faite par les guides locaux, mais qui d'apres un allemand rencontre peut se faire seul). De Iruya a San Isidro (2h, cf ci-dessus), puis sur le versant qui fait face a l'eglise (donc de l'autre cote de la riviere), pendre un chemin qui monte bien et rejoins san juan (3.5h environ), puis retour de san juan a iruya (je ne connais pas la duree mais environ 3h je pense)... ca fait une belle journee! Ne pas partir trop tard!
* Une VRAIE RANDO, courbatures assurees! De Iruya-Eglise, traversez la riviere pour rejoindre l'autre partie du village. Remontez la rue principale jusqu'a son extremite ou vous trouvez facilement le sentier qui grimpe... et grimpe... et grimpe tout le temps 'dre dans l'pentu comme y disent dans la yaute' (tout droit dans la pente comme ils disent en haute-savoie!)! Le chemin lui n'est pas si raide (car il serpente beaucoup), se voit bien et est bien sur. Une vraie bavante comme on dit chez nous! Apres une heure environ, il y a une intersection bien visible. A gauche, vous pouvez aller vers casagrande, petit village (1+2h = 3h aller, pas fait). A droite, vous continuez a monter jusqu'a un sommet d'environ 4000m (1+2 = 3h aller), c'est le plus classique, soit apres ce sommet continuer sur des vraies gros sommets a plus de 5000m (10h d'apres un gars du coin). Pour le sommet a 4000m, continuez a monter jusqu'a un col... toujours une vraie bavante, mais quel pied, les paysages evoluent, s'ouvremt et toujours en plein soleil! Au col, prendre a droite sans sentier pour atteindre facilement le sommet ou vous decouvrirez... un cemetiere! Et en regardant bien, vous pourrez voir le sommet d'un volcan rose depasse derriere une montagne verte, le tout sous un parfait ciel bleu, le pied! Retour par la meme route... 5-6h aller-retour, mais 5-6h de sport, c'est pas le plat de san isidro!
5- A faire! San Isidro est un village tres sympa a 2800m, 600 habitants, avec 6 auberges et 6 comedors (tous au meme prix... les habitants ont etabli une charte de prix communs!). Donc il est possible d'y passer la nuit (si vous cherchez des boites de nuit, c'est pas le meilleur coin) et de profiter d'autres excursions le lendemain, comme la laguna verde (5h aller-4h retour), san juan et d'autres encore... le tout a pied, avec une mule ou a cheval dans un petit paradis! Je n'ai pas vu les prix pour les chevaux et guides, mais je pense que ce n'est pas tres cher et que ca peut vraiment etre chouette, tres preserve, loin des flux touristiques!
Amusez vous bien, n'hesitez pas a poser des questions et surtout n'oubliez pas d'en parler a personne!
Benoit
Apres quelques jours passes dans la region d'iruya, dans le nord ouest de l'argentine, je viens donner quelques infos que j'avais eu du mal a trouver avant de venir!
Iruya, 2700m (et pas 4000m!), 1300 habitants en ville, 5000 sur la commune. Un petit paradis (quand il fait beau, sinon interet assez limite!), qui commence a developper son tourisme. Il y a donc quelques infrastructures bien pratiques et pas encore de foules innombrables! C'est donc le moment d'y venir, mais chut.. c'est un secret!
1- Transport au 14 juin 2009 Deux compagnies de bus vont a Iruya : iruya tranport et panamericano Pour aller a Iruya : - panamericano : de Jujuy (?), puis tilcara (8h00), puis huamaca (8h30 environ), pour arriver a iruya a 11h15 (quand le bus ne creve pas a 4000m!) - transport iruya : 3 bus par jours depuis huamaca. Je ne connais pas les horaires
Pour repartir d'Iruya - panamericano : 14h pour huamaca (2.5h environ), puis tilcara (+30min), puis jujuy - transport iruya : 6h, 13h45, 15h15 pour huamaca
Entre huamaca et Iruya, la route passe le col a 4000m, magnifique... a faire de jour si possible! Petit arret photo au col.
Pour aller/revenir a San Isidro... a pied depuis Iruya, bande de faignants! Sinon, il y a une tres mauvaise piste donc a eviter, meme en 4x4!
2- Hebergement Il y a du choix, bien oui, ca devient un peu touristique... mais comme tout village un peu recule et assez pauvre, les normes de confort ne sont pas celles de la capitale! Mais, tout est aussi beaucoup moins cher.
Du plus cher au moins cher : Hosteria Iruya : l'hotel le plus chic en haut de la ville, un petit monde a part pour les riches occidentaux. En plus, il n'est meme pas beau, ni particulierement attrayant! Hotel Frederico 3 : pres de la place en bas du village. Un bon spot! Ca reste un peu classe, mais il y a une terrasse, un joli batiment et surtout le resto est le seul de la ville a etre presque tout le temps ouvert et tres bon (mais n'esperez pas y rencontrer des 'indigenes'! Hostal El Mirador. Dans l'autre partie de la ville (de l'autre cote de la riviere) un peu en hauteur. C'est loin du centre et dans un quartier inanime (mais authentique!), mais la vue est sympa et il y a une de plus de soleil le soir!
Plein de chambres chez l'habitant a un peu tous les prix... mais tous les conforts aussi. Personnellement, j'ai passe 3 nuits 'chez jasmin' pour 10 pesos (je me disais chouette, seulement 2 euros!), mais a part un lit, je n'avais vraiment rien (beaucoup moins chouette!)! Pas une chaise ou une table, pas de pieces communes (donc evidement pas de tele, internet...) et surtout pas de chauffage! Et ca c'est un gros probleme a 2700m au mois de juin... nuits frigorifiques! Donc faites un peu le tour avant de dire oui! Beaucoup ne font que chambre et pas resto. Or il n'est pas toujours tres pratique de trouver a manger quand on veut a iruya (petit dej, gouter...), donc je conseillerais de prendre une alojamiento qui fasse en meme temps comedor (petit resto pas cher, avec des locaux)! Et amenez des vetements chauds!
3-Restos A part Frederico III qui est un vrai resto, sympa, bien decore, avec une petite cheminee et une cuisine locale un peu recherchee (meme si les argentins ne connaissent pas trop la finesse et le dosage dans l'alimentation!) et finalement pas excessivement cher (environ 25 persos, 5 euros pour un bon plat et un verre de vin). A eviter pour le petit dej, cher (20 pesos) et pas exceptionnel.
Les autres comedor (5-6 dans la ville)se valent je trouve.
Par contre, THE PLACE to go pour le petit-dej ou repas rapide, c'est au TINKU (a une lettre pres c'est ca!), rue san martin (la principale) a mi-hauteur. Une mama tres sympa sert des bons produits maisons dans un cadre plus sympa que les autres comedor et c'est pas cher. Possibilites aussi d'acheter quelques produits locaux, notament des vetements en laine tres utiles!
4- Randos De belles randos, mais sans carte! Enfin un endroit ou l'on peut partir randonner depuis le village... c'est pas toujours le cas en argentine! Beaucoup de petits sentiers dangereux (glissants et en devers dans des pentes fortes et tres longues!) que l'on aurait envie de tester! Non, il faut rester sur les 'vrais' sentiers, il y a de quoi s'amuser! Si besoin, il y a des guides (60 pesos par personne pour 2 allemands, pour la journee) que l'on trouve au centre. Sinon beaucoup de comedor ont des affiches avec des propositions de randos. A essayer! Possibilite aussi de faire du cheval.
* le mirador : 15 min au dessus de la ville, incontournable. continuer en montant la rue principale. Il est possible, juste apres l'hosteria iruya (et avant le mirador) de partir a droite sur un sentier qui monte 10 min jusqu'a un petit col donnant de l'autre cote sur un petit canyon avec de jolies couleurs. Par contre, ne pas essayer de continuer le sentier... dangereux (eboulements) et qui je crois ne mene nullepart.
* San Isidro. Le grand classique d'une journee. C'est plus court que ce que j'avais pu lire : 2h aller. C'est plus une promenade qu'une reelle rando. 2 heures presque a plat. Contrairement a ce que j'avais pu lire sur ce forum, il ne faut pas partir trop tot, car 1- vous risquez de marcher a l'ombre longtemps, 2- vous arriverez a san isidro trop tot pour pouvoir manger dans un des comedors. Partir vers 10h30 si vous ne voulez que faire l'aller retour est largement suffisant. Guide non necessaire. Le trajet : d'iruya descendre sur la place en bas du village pour trouver la route qui continue la vallee en descendant. Suivre cette route jusqu'a la premiere vallee a gauche (bien grosse, vous ne pouvez pas la louper!), que vous remontez en suivant le lis de la riviere et la piste pendant une heure environ (c'est pas toujours passionnant, avec de nombreux franchissement de la riviere... bien suivre les traces des pietons et pas des voitures qui n'ont pas de probleme pour rouler dans 30cm d'eau!). Vous pouvez suivre la piste jusqu'a san isidro, ou, lorsque la ligne electrique que vous avez suivie monte sur la gauche droit dans pente, vous pouvez la suivre par un bon sentier qui monte au debut. Ce sentier tres sympa arrive a San Isidro... a prendre au moins a l'aller! Retour par le meme itineraire.
Variante (generalement faite par les guides locaux, mais qui d'apres un allemand rencontre peut se faire seul). De Iruya a San Isidro (2h, cf ci-dessus), puis sur le versant qui fait face a l'eglise (donc de l'autre cote de la riviere), pendre un chemin qui monte bien et rejoins san juan (3.5h environ), puis retour de san juan a iruya (je ne connais pas la duree mais environ 3h je pense)... ca fait une belle journee! Ne pas partir trop tard!
* Une VRAIE RANDO, courbatures assurees! De Iruya-Eglise, traversez la riviere pour rejoindre l'autre partie du village. Remontez la rue principale jusqu'a son extremite ou vous trouvez facilement le sentier qui grimpe... et grimpe... et grimpe tout le temps 'dre dans l'pentu comme y disent dans la yaute' (tout droit dans la pente comme ils disent en haute-savoie!)! Le chemin lui n'est pas si raide (car il serpente beaucoup), se voit bien et est bien sur. Une vraie bavante comme on dit chez nous! Apres une heure environ, il y a une intersection bien visible. A gauche, vous pouvez aller vers casagrande, petit village (1+2h = 3h aller, pas fait). A droite, vous continuez a monter jusqu'a un sommet d'environ 4000m (1+2 = 3h aller), c'est le plus classique, soit apres ce sommet continuer sur des vraies gros sommets a plus de 5000m (10h d'apres un gars du coin). Pour le sommet a 4000m, continuez a monter jusqu'a un col... toujours une vraie bavante, mais quel pied, les paysages evoluent, s'ouvremt et toujours en plein soleil! Au col, prendre a droite sans sentier pour atteindre facilement le sommet ou vous decouvrirez... un cemetiere! Et en regardant bien, vous pourrez voir le sommet d'un volcan rose depasse derriere une montagne verte, le tout sous un parfait ciel bleu, le pied! Retour par la meme route... 5-6h aller-retour, mais 5-6h de sport, c'est pas le plat de san isidro!
5- A faire! San Isidro est un village tres sympa a 2800m, 600 habitants, avec 6 auberges et 6 comedors (tous au meme prix... les habitants ont etabli une charte de prix communs!). Donc il est possible d'y passer la nuit (si vous cherchez des boites de nuit, c'est pas le meilleur coin) et de profiter d'autres excursions le lendemain, comme la laguna verde (5h aller-4h retour), san juan et d'autres encore... le tout a pied, avec une mule ou a cheval dans un petit paradis! Je n'ai pas vu les prix pour les chevaux et guides, mais je pense que ce n'est pas tres cher et que ca peut vraiment etre chouette, tres preserve, loin des flux touristiques!
Amusez vous bien, n'hesitez pas a poser des questions et surtout n'oubliez pas d'en parler a personne!
Benoit
Histoire russe English translation pending
Après plusieurs années à profiter de chaque instant de libre pour bourlinguer aux quatre coins de la Russie, à parcourir des kilomètres d'étendues quasiment désertiques, à passer de villes en villes, de villages en villages, de campagnes en forêts, de montagnes en rivières, à partager shashliki et vodka avec des hommes et des femmes d'un peu partout...il ne m'était jamais venu à l'esprit d'écrire un carnet de voyage. Et je ne l'ai pas fait. Sans doute parce que certaines choses se vivent bien mieux qu'elles ne se racontent.
J'ai eu l'occasion, néanmoins, au cours de mes pérégrinations, de rencontrer des gens dont la vie, les histoires, m'ont particulièrement ému. Et c'est cela que je voudrais raconter. Des tranches de vie, des instants dans l'existence d'hommes et de femmes dont le monde ignore le nom et qui ne seront jamais que des silhouettes lointaines et sans consistance pour la plus grande majorité de la population mondiale. Des gens ordinaires qui ne sont ni des sages, ni des artistes, ni des philosophes. Des gens nés quelque part et qui essaient tant bien que mal de se construire une vie. Mais des gens qui m'ont fait aimer ce pays, qui se sont contentés d'être ce qu'ils étaient et qui m'ont permis de lever un peu le voile sur cette fameuse "âme russe" que personne n'arrive jamais vraiment à saisir.
J'ai changé les noms, je ne dis pas d'où ils viennent, je romance un peu, mais sans trahir, je crois, la réalité que j'ai pu constater. Ce que je raconte là, c'est ce que j'ai vu, entendu, ressenti. C'est un petit bout de la Russie, telle que je l'ai connue, avec mon regard de française.
Youri, le désabusé
Lorsqu’un étranger demande à Youri où il vit, le vieil homme a bien du mal à fournir une réponse précise. La ville de N… est au nord, toujours plus au Nord. Pas le Nord qu’on connaît, pas le Nord féérique. Juste le Nord, en plein centre, encore au Nord. Bien au-delà de la zone où les hommes normaux s’aventurent.
Lorsqu’un étranger demande à Youri ce qu’il fait dans la vie, le vieil homme a bien du mal à fournir une réponse précise. Il travaille à la poissonnerie, comme tout le monde ici, mais son poste n’est pas vraiment défini, à chemin entre l’homme à tout faire et le bouche trou qu’on appelle en renfort en fonction des besoins. Ce qu’il sait c’est qu’il est en bas de l’échelle. Sa femme, Katya, le lui répète suffisamment, les rares fois où ils échangent plus de dix mots.
Lorsqu’un étranger demande à Youri de lui conter ses rêves, Youri hausse les sourcils, regarde un moment dans le vide, et finit par sourire. « Une bouteille de vodka et une femme bien ronde ».
Youri trouve qu’il travaille trop. Ses mains lui font mal, son dos souffre des longues heures à trimballer des caisses et son chef est un crétin. Et quand il ne travaille pas, Youri s’ennuie.
La ville de N… n’est pas une ville. C’est un ensemble de bâtiments organisés autour de la poissonnerie. A une époque, Youri s’en souvient, vivre là, c’était bien. Les bâtiments étaient neufs, les salaires étaient payés à la fin du mois, il y avait même un théâtre.
Le théâtre a fermé depuis longtemps et le bâtiment est devenu une ruine où les jeunes se retrouvent le soir pour picoler. Les immeubles ne tiennent plus debout que grâce à l’intervention de forces obscures. Et il y a bien longtemps que l’argent liquide a disparu de la ville (sauf peut-être du coffre du directeur). Les salaires sont désormais payés sous la forme d’un compte ouvert à l’épicerie.
Youri aime bien l’épicerie, c’est bien la seule distraction du coin. Mais il n’aime pas Nadia, la propriétaire. Il aurait bien été tenté pourtant de faire quelque chose avec elle. Elle a une poitrine généreuse et un arrière train tout aussi généreux. Youri aime bien les femmes qui ont des formes, alors que Katya, elle, est plus maigre qu’une vieille planche de bois pourri.
Nadia, personne ne sait d’où elle vient. Un matin, elle est arrivée à N…, a posé ses valises, a racheté l’épicerie qui périclitait et elle n’est plus jamais partie. Peut-être a-t-elle essayé un jour de raconter son histoire, mais nul ne s’en souvient. Les rumeurs sur cette femme étrange avaient déjà pris le dessus. Tant et si bien que les histoires les plus folles circulent sur son compte. Youri a entendu dire qu’elle venait de Perm, qu’elle avait été mariée et mère d’un enfant. On dit également que son fils serait mort en Afghanistan. Quant à son mari, il aurait été arrêté et serait mort en prison. Les plus informés prétendent même que son mari lui faisait vivre un enfer et que, pour se débarrasser de ce tyran qui la battait comme plâtre, elle l’aurait elle-même dénoncé, sous de faux prétextes. Youri ne sait pas si c’est vrai, mais une chose est sûre Nadia n’aime pas les hommes.
Et les hommes n’aiment pas Nadia. Elle dirige son commerce d’une main de maître et inscrit chaque achat dans son grand cahier. Elle contrôle tout, sait tout et a toujours un regard désapprobateur quand Youri vient acheter une bouteille. Par solidarité féminine, sans doute, elle contrôle tous ce que les hommes achètent. Elle s’assure ainsi qu’il restera suffisamment de crédit sur le compte pour ce qu’elle appelle les dépenses utiles. Youri ne voit pas en quoi une bouteille serait une dépense inutile. Mais il ne peut rien contre la toute puissance de Nadia et son grand cahier – maudit soit-il !
Pour contourner la tyrannie de Nadia, Youri et ses amis se sont organisés. Ils n’achètent leur vodka qu’à tour de rôle, afin de ne pas éveiller ses soupçons. A une époque, Youri envoyait sa fille, Dacha. Nadia était folle d’elle et ne pouvait rien lui refuser. Mais Dacha est partie et Youri est obligé de négocier avec les autres pour avoir sa ration de vodka. Ces derniers temps, la bouteille coûtait un paquet de vraies cigarettes, pas les trucs horribles qu’on fume d’ordinaire par ici. Youri regrette parfois que Dacha soit partie.
Dacha trouvait que la vie ici était une vie de chien. Un jour, elle a fait ses valises et elle a quitté la ville avec un jeune imbécile. Elle est partie pour Moscou, pour devenir mannequin. C’est vrai qu’elle est jolie Dacha. Youri ne s’est jamais posé de questions sur ce qu’elle pouvait bien faire. Jusqu’au jour où Dima lui a dit ce qu’il arrivait aux jeunes filles de province qui venaient à Moscou pour être mannequin. « Elles finissent sur le trottoir, a-t-il dit. Et les plus chanceuses trainent dans les hôtels de luxe pour trouver un mari étranger et obtenir un passeport ». Youri lui a cassé la figure. Il aimait bien Dacha et il ne veut pas qu’on dise cela d’elle. Ça le rend triste d’imaginer sa petite fille toute seule, loin de lui.
Et Katya est devenue insupportable depuis que sa fille est partie. Elle est tout le temps sur son dos, à vérifier ce qu’il fait, ce qu’il dit, à lui reprocher de ne pas avoir d’ambition. Youri en a eu pourtant de l’ambition. A une époque, il avait décidé de devenir livreur pour la poissonnerie. Les livreurs sont les plus chanceux. Ils restent assis derrière leur volant tandis que ceux comme Youri chargent la marchandise. Ensuite, ils partent vers des destinations que Youri trouve exotiques. Et certains d’entre eux touchent même un vrai salaire, en espèces sonnantes et trébuchantes. Alors Youri a obtenu son permis de conduire. Il avait mis de côté juste ce qu’il fallait pour payer l’examinateur. Il lui aurait suffi ensuite d’être muté au service des livreurs, pour ça aussi, il avait réuni l’argent.
Mais il a tout planté. Le jour où il a eu son permis, il a fait la fête avec des amis. Ruslan avait une voiture. Youri a voulu l’essayer, il était ivre. Les GAItchiki l’ont arrêté et il a perdu son permis. Il pensait pourtant que tout irait bien. Son beau-frère est flic et Youri était sûr qu’il l’aiderait. Mais le beau-frère n’a rien fait et Youri a du oublier tous ses rêves de liberté. Le lendemain, il repartait transporter des caisses et Katya reprenait ses reproches.
Youri vient de finir sa journée, il est fatigué. Ses mains, son dos, il ne sent presque plus rien depuis le temps. Il ne veut pas rentrer chez lui. Il se dirige vers l’épicerie, la seule distraction de la ville. Il faut qu’il trouve deux compagnons pour s’offrir une bouteille. On ne boit pas tout seul, c’est un principe. Et des principes, on n’en manque pas par ici. Dima a dit qu’il serait au veux théâtre ce soir. Alors Youri déambule dans les rues pour le retrouver. La ville est sinistre dans cet endroit que même le soleil a fui. Et tous les hommes ont le même regard hagard et vide. Youri se demande comment il va faire pour pouvoir obtenir une bouteille. Il sait que Nadia veille. Et que Katya l’attend. Il s’arrête soudain et lève les yeux vers le ciel blanc. Il y a dans l’air un parfum d’été, de cet été sans chaleur qui peine à réchauffer les cœurs. Il songe aux rêves qu’il aurait pu avoir. Durant un instant, aussi éphémère qu’un flocon de neige, un léger sourire se dessine sur ses lèvres et ses yeux brillent. Une vieille Zhiguli passe dans la rue, Youri secoue la tête, hausse les épaules et reprend sa route, armé de cette certitude inébranlable : si les rêves étaient faits pour se réaliser, ce ne serait plus des rêves.
J'ai eu l'occasion, néanmoins, au cours de mes pérégrinations, de rencontrer des gens dont la vie, les histoires, m'ont particulièrement ému. Et c'est cela que je voudrais raconter. Des tranches de vie, des instants dans l'existence d'hommes et de femmes dont le monde ignore le nom et qui ne seront jamais que des silhouettes lointaines et sans consistance pour la plus grande majorité de la population mondiale. Des gens ordinaires qui ne sont ni des sages, ni des artistes, ni des philosophes. Des gens nés quelque part et qui essaient tant bien que mal de se construire une vie. Mais des gens qui m'ont fait aimer ce pays, qui se sont contentés d'être ce qu'ils étaient et qui m'ont permis de lever un peu le voile sur cette fameuse "âme russe" que personne n'arrive jamais vraiment à saisir.
J'ai changé les noms, je ne dis pas d'où ils viennent, je romance un peu, mais sans trahir, je crois, la réalité que j'ai pu constater. Ce que je raconte là, c'est ce que j'ai vu, entendu, ressenti. C'est un petit bout de la Russie, telle que je l'ai connue, avec mon regard de française.
Youri, le désabusé
Lorsqu’un étranger demande à Youri où il vit, le vieil homme a bien du mal à fournir une réponse précise. La ville de N… est au nord, toujours plus au Nord. Pas le Nord qu’on connaît, pas le Nord féérique. Juste le Nord, en plein centre, encore au Nord. Bien au-delà de la zone où les hommes normaux s’aventurent.
Lorsqu’un étranger demande à Youri ce qu’il fait dans la vie, le vieil homme a bien du mal à fournir une réponse précise. Il travaille à la poissonnerie, comme tout le monde ici, mais son poste n’est pas vraiment défini, à chemin entre l’homme à tout faire et le bouche trou qu’on appelle en renfort en fonction des besoins. Ce qu’il sait c’est qu’il est en bas de l’échelle. Sa femme, Katya, le lui répète suffisamment, les rares fois où ils échangent plus de dix mots.
Lorsqu’un étranger demande à Youri de lui conter ses rêves, Youri hausse les sourcils, regarde un moment dans le vide, et finit par sourire. « Une bouteille de vodka et une femme bien ronde ».
Youri trouve qu’il travaille trop. Ses mains lui font mal, son dos souffre des longues heures à trimballer des caisses et son chef est un crétin. Et quand il ne travaille pas, Youri s’ennuie.
La ville de N… n’est pas une ville. C’est un ensemble de bâtiments organisés autour de la poissonnerie. A une époque, Youri s’en souvient, vivre là, c’était bien. Les bâtiments étaient neufs, les salaires étaient payés à la fin du mois, il y avait même un théâtre.
Le théâtre a fermé depuis longtemps et le bâtiment est devenu une ruine où les jeunes se retrouvent le soir pour picoler. Les immeubles ne tiennent plus debout que grâce à l’intervention de forces obscures. Et il y a bien longtemps que l’argent liquide a disparu de la ville (sauf peut-être du coffre du directeur). Les salaires sont désormais payés sous la forme d’un compte ouvert à l’épicerie.
Youri aime bien l’épicerie, c’est bien la seule distraction du coin. Mais il n’aime pas Nadia, la propriétaire. Il aurait bien été tenté pourtant de faire quelque chose avec elle. Elle a une poitrine généreuse et un arrière train tout aussi généreux. Youri aime bien les femmes qui ont des formes, alors que Katya, elle, est plus maigre qu’une vieille planche de bois pourri.
Nadia, personne ne sait d’où elle vient. Un matin, elle est arrivée à N…, a posé ses valises, a racheté l’épicerie qui périclitait et elle n’est plus jamais partie. Peut-être a-t-elle essayé un jour de raconter son histoire, mais nul ne s’en souvient. Les rumeurs sur cette femme étrange avaient déjà pris le dessus. Tant et si bien que les histoires les plus folles circulent sur son compte. Youri a entendu dire qu’elle venait de Perm, qu’elle avait été mariée et mère d’un enfant. On dit également que son fils serait mort en Afghanistan. Quant à son mari, il aurait été arrêté et serait mort en prison. Les plus informés prétendent même que son mari lui faisait vivre un enfer et que, pour se débarrasser de ce tyran qui la battait comme plâtre, elle l’aurait elle-même dénoncé, sous de faux prétextes. Youri ne sait pas si c’est vrai, mais une chose est sûre Nadia n’aime pas les hommes.
Et les hommes n’aiment pas Nadia. Elle dirige son commerce d’une main de maître et inscrit chaque achat dans son grand cahier. Elle contrôle tout, sait tout et a toujours un regard désapprobateur quand Youri vient acheter une bouteille. Par solidarité féminine, sans doute, elle contrôle tous ce que les hommes achètent. Elle s’assure ainsi qu’il restera suffisamment de crédit sur le compte pour ce qu’elle appelle les dépenses utiles. Youri ne voit pas en quoi une bouteille serait une dépense inutile. Mais il ne peut rien contre la toute puissance de Nadia et son grand cahier – maudit soit-il !
Pour contourner la tyrannie de Nadia, Youri et ses amis se sont organisés. Ils n’achètent leur vodka qu’à tour de rôle, afin de ne pas éveiller ses soupçons. A une époque, Youri envoyait sa fille, Dacha. Nadia était folle d’elle et ne pouvait rien lui refuser. Mais Dacha est partie et Youri est obligé de négocier avec les autres pour avoir sa ration de vodka. Ces derniers temps, la bouteille coûtait un paquet de vraies cigarettes, pas les trucs horribles qu’on fume d’ordinaire par ici. Youri regrette parfois que Dacha soit partie.
Dacha trouvait que la vie ici était une vie de chien. Un jour, elle a fait ses valises et elle a quitté la ville avec un jeune imbécile. Elle est partie pour Moscou, pour devenir mannequin. C’est vrai qu’elle est jolie Dacha. Youri ne s’est jamais posé de questions sur ce qu’elle pouvait bien faire. Jusqu’au jour où Dima lui a dit ce qu’il arrivait aux jeunes filles de province qui venaient à Moscou pour être mannequin. « Elles finissent sur le trottoir, a-t-il dit. Et les plus chanceuses trainent dans les hôtels de luxe pour trouver un mari étranger et obtenir un passeport ». Youri lui a cassé la figure. Il aimait bien Dacha et il ne veut pas qu’on dise cela d’elle. Ça le rend triste d’imaginer sa petite fille toute seule, loin de lui.
Et Katya est devenue insupportable depuis que sa fille est partie. Elle est tout le temps sur son dos, à vérifier ce qu’il fait, ce qu’il dit, à lui reprocher de ne pas avoir d’ambition. Youri en a eu pourtant de l’ambition. A une époque, il avait décidé de devenir livreur pour la poissonnerie. Les livreurs sont les plus chanceux. Ils restent assis derrière leur volant tandis que ceux comme Youri chargent la marchandise. Ensuite, ils partent vers des destinations que Youri trouve exotiques. Et certains d’entre eux touchent même un vrai salaire, en espèces sonnantes et trébuchantes. Alors Youri a obtenu son permis de conduire. Il avait mis de côté juste ce qu’il fallait pour payer l’examinateur. Il lui aurait suffi ensuite d’être muté au service des livreurs, pour ça aussi, il avait réuni l’argent.
Mais il a tout planté. Le jour où il a eu son permis, il a fait la fête avec des amis. Ruslan avait une voiture. Youri a voulu l’essayer, il était ivre. Les GAItchiki l’ont arrêté et il a perdu son permis. Il pensait pourtant que tout irait bien. Son beau-frère est flic et Youri était sûr qu’il l’aiderait. Mais le beau-frère n’a rien fait et Youri a du oublier tous ses rêves de liberté. Le lendemain, il repartait transporter des caisses et Katya reprenait ses reproches.
Youri vient de finir sa journée, il est fatigué. Ses mains, son dos, il ne sent presque plus rien depuis le temps. Il ne veut pas rentrer chez lui. Il se dirige vers l’épicerie, la seule distraction de la ville. Il faut qu’il trouve deux compagnons pour s’offrir une bouteille. On ne boit pas tout seul, c’est un principe. Et des principes, on n’en manque pas par ici. Dima a dit qu’il serait au veux théâtre ce soir. Alors Youri déambule dans les rues pour le retrouver. La ville est sinistre dans cet endroit que même le soleil a fui. Et tous les hommes ont le même regard hagard et vide. Youri se demande comment il va faire pour pouvoir obtenir une bouteille. Il sait que Nadia veille. Et que Katya l’attend. Il s’arrête soudain et lève les yeux vers le ciel blanc. Il y a dans l’air un parfum d’été, de cet été sans chaleur qui peine à réchauffer les cœurs. Il songe aux rêves qu’il aurait pu avoir. Durant un instant, aussi éphémère qu’un flocon de neige, un léger sourire se dessine sur ses lèvres et ses yeux brillent. Une vieille Zhiguli passe dans la rue, Youri secoue la tête, hausse les épaules et reprend sa route, armé de cette certitude inébranlable : si les rêves étaient faits pour se réaliser, ce ne serait plus des rêves.
Votre image de la Corée du Sud? English translation pending
Salut a tous,
Ca fait plusieurs fois que je lis, sur ce forum ou sur d'autres, et que j'entend des personnes, dans des situations de tous les jours, parler de la Coree (du Sud) comme si c'etait quasiment un pays du tiers-monde. C'est a y croire que certaines personnes qui prevoient y faire un tour se demandent des questions aussi stupides et ignorantes tels que "est-ce qu'il y a de l'eau courante" en Coree (du Sud).
Je ne sais pas d'ou provient une telle image de ce pays (de la part des "blancs", europeens et nord-americains principalement) et je ne sais pas pourquoi tant de personnes sont si ignorantes, mais c'est assez frustrant. Pour ceux qui ne le savent pas, la Coree du Sud est un des pays les plus "avances" au monde. C'est un des pays les plus eduques au monde, incontestablement, et chaque famille, en moyenne, depense plus d'argent pour l'education de leur enfants que n'importe ou ailleurs au monde.
Le systeme medical est aussi un des meilleurs qui se trouve, avec la fine pointe de la technologie et des docteurs et chirurgiens en demande internationale.
L'economie de la Coree se base entre autres, mais principalement, sur le secteur tertiaire, avec une production de haute technologie surpassee nulle part ailleurs. L'internet est le plus rapide au monde, et d'ici 2012 ils prevoient d'augmenter la vitesse a 1Gbps, une veritable innovation technologique, alors que bien des pays ("industrialises") sont toujours a 50kbps, faites le compte. Sans compter la nano technologie, la production d'automobiles (Hyundai, Kia, daewoo, Ssang-yong, Samsung), la production de milliers d'appareils electroniques par des marques reconnues internationalement (Samsung, LG, etc), et parmi les meilleurs compagnies de constructions au monde. Ils ont construits, juste pour donner un example, les tours petronas en Malaisie qui etaient jusqu'a recemment les tours jumelles les plus hautes au monde.
La Coree est parti de virtuellement rien, ils ont eu a subir un demi-siecle de domination et de torture japonaise et des annees de guerres, mais avec leur intelligence, leur passion et leur perseverance ils sont devenus un pays incroyable, alors que la plupart des pays europeens doivent leur presante richesse par leurs crimes passes, donc leur imperialisme, etablissement de colonies, esclavage, et jen passe.
La Coree est aussi un pays tres "sur", sans danger. Les drogues et les armes a feux sont, pour dire, quasiment inexistantes.
Desole si je semble rude, mais je suis tout simplement fatigue d'entendre des commentaires condescendants face a la Coree, ou aux autres pays asiatiques en general, la plupart du temps bien sur par des blancs. Si vous avez dans les projets d'aller en Coree, essayez d'en apprendre le plus que vous pouvez sur ce pays, sur leur culture, leur merveilles culinaires, leur musique, etc. C'est certes, un pays a decouvrir et a connaitre.
Il est tres triste que les deux superpuissances, USA et USSR aient separe et dechire ce pays en deux lors de la guerre de Coree en 1950... dois-je dire la guerre froide. Si jamais vous voyez aux nouvelles des grand titres sur la Coree du Nord, rappelez-vous aussi que tout cela est entierement la faute des Etats-Unis et de la Russie, encore une fois des criminels internationaux.
J'espere que vous aurez trouvez mon message interessant, et je suis ouvert aux commentaires et discussions.
Bien a vous
Ca fait plusieurs fois que je lis, sur ce forum ou sur d'autres, et que j'entend des personnes, dans des situations de tous les jours, parler de la Coree (du Sud) comme si c'etait quasiment un pays du tiers-monde. C'est a y croire que certaines personnes qui prevoient y faire un tour se demandent des questions aussi stupides et ignorantes tels que "est-ce qu'il y a de l'eau courante" en Coree (du Sud).
Je ne sais pas d'ou provient une telle image de ce pays (de la part des "blancs", europeens et nord-americains principalement) et je ne sais pas pourquoi tant de personnes sont si ignorantes, mais c'est assez frustrant. Pour ceux qui ne le savent pas, la Coree du Sud est un des pays les plus "avances" au monde. C'est un des pays les plus eduques au monde, incontestablement, et chaque famille, en moyenne, depense plus d'argent pour l'education de leur enfants que n'importe ou ailleurs au monde.
Le systeme medical est aussi un des meilleurs qui se trouve, avec la fine pointe de la technologie et des docteurs et chirurgiens en demande internationale.
L'economie de la Coree se base entre autres, mais principalement, sur le secteur tertiaire, avec une production de haute technologie surpassee nulle part ailleurs. L'internet est le plus rapide au monde, et d'ici 2012 ils prevoient d'augmenter la vitesse a 1Gbps, une veritable innovation technologique, alors que bien des pays ("industrialises") sont toujours a 50kbps, faites le compte. Sans compter la nano technologie, la production d'automobiles (Hyundai, Kia, daewoo, Ssang-yong, Samsung), la production de milliers d'appareils electroniques par des marques reconnues internationalement (Samsung, LG, etc), et parmi les meilleurs compagnies de constructions au monde. Ils ont construits, juste pour donner un example, les tours petronas en Malaisie qui etaient jusqu'a recemment les tours jumelles les plus hautes au monde.
La Coree est parti de virtuellement rien, ils ont eu a subir un demi-siecle de domination et de torture japonaise et des annees de guerres, mais avec leur intelligence, leur passion et leur perseverance ils sont devenus un pays incroyable, alors que la plupart des pays europeens doivent leur presante richesse par leurs crimes passes, donc leur imperialisme, etablissement de colonies, esclavage, et jen passe.
La Coree est aussi un pays tres "sur", sans danger. Les drogues et les armes a feux sont, pour dire, quasiment inexistantes.
Desole si je semble rude, mais je suis tout simplement fatigue d'entendre des commentaires condescendants face a la Coree, ou aux autres pays asiatiques en general, la plupart du temps bien sur par des blancs. Si vous avez dans les projets d'aller en Coree, essayez d'en apprendre le plus que vous pouvez sur ce pays, sur leur culture, leur merveilles culinaires, leur musique, etc. C'est certes, un pays a decouvrir et a connaitre.
Il est tres triste que les deux superpuissances, USA et USSR aient separe et dechire ce pays en deux lors de la guerre de Coree en 1950... dois-je dire la guerre froide. Si jamais vous voyez aux nouvelles des grand titres sur la Coree du Nord, rappelez-vous aussi que tout cela est entierement la faute des Etats-Unis et de la Russie, encore une fois des criminels internationaux.
J'espere que vous aurez trouvez mon message interessant, et je suis ouvert aux commentaires et discussions.
Bien a vous
Hôtel à Port Aventura ou Barcelone avec un enfant en août 2009 English translation pending
Bonjour, 😉
je souhaite partir en Espagne vers le 3 Aout, avec mon mari et ma fille de 3 ans et demi. (en sachant que nous partons de MARSEILLE en voiture)
J'envisage de faire le parc PORT AVENTURA 3 jours, l'hotel CARIBE 6 nuits, et les3 jours suivantes promener vers BARCELONE, TARAGONE, SALOU...
J'aimerai votre avis, et savoir que doit on aller visiter en priorité? est ce bien de revenir tous les soirs à l'hotel de PORT AVENTURA? ou plutot reserver un hotel sur BARCELONE?
Merci d'avance!
BYE
NATH😏
je souhaite partir en Espagne vers le 3 Aout, avec mon mari et ma fille de 3 ans et demi. (en sachant que nous partons de MARSEILLE en voiture)
J'envisage de faire le parc PORT AVENTURA 3 jours, l'hotel CARIBE 6 nuits, et les3 jours suivantes promener vers BARCELONE, TARAGONE, SALOU...
J'aimerai votre avis, et savoir que doit on aller visiter en priorité? est ce bien de revenir tous les soirs à l'hotel de PORT AVENTURA? ou plutot reserver un hotel sur BARCELONE?
Merci d'avance!
BYE
NATH😏
Emails de voyage: Ouganda English translation pending
Bonjour à tous,
Voici quelques emails de voyages que j'ai tenu lorsque j'ai réalisé mon voyage en ouganda, pendant la periode de noel.
Je les poste maintenant car je peux me rendre compte que certains ont des questions sur ce pays et peut etre peuvent ils contenir quelques informations Utiles.
Bonne lecture
PS: il n'y pas eu de relecture pour les fautes d'orthographes, car j'ai eu la flemme apres de le faire..
Soyez indulgent!
Cher tous,
Deja un peu plus de 24 heures dans le capitale ougandienne suffisant pour me sentir completement depaysee du continent europeen.
Je suis actuellement dans un cyber cafe ou Internet et l'electricite se coupe toutes les 10 minutes. Mais tout va bien. Kampal est une ville de plus de 2 millions d habitants et le premiere impression que jai eu est d etre dans un immense souk.
Ici tout le monde vend ou loue ce qu il peut sa mobylette pour faire taxi (boda boda), ses objets fais a la main, ou tout simplement sa misere et donc la mendacite.
Ici en se promenant dans la ville on me dit qu il ne faut pas s etonner de voir un homme vendant des chaussure avec un metre a cote, un enfant a moitie denude demandant de l argent a tous les passants. comme le disait quelqu'un : "la bas tu verras le cote le plus tranchant du capitalisme"
Ici ce qui ma choquait le plus, c est de se rendre compte que en afrique je suis un blanc alias un muzungu. En consequence, tout se paye meme l'information et au tarif fort au depart si l on ne sait pas s y prendre. Ainsi en arrivant a l aeroport un muzungu est facile a pieger pour les taxis drivers. Cela ne m arrivera plus deux fois. Une journee a kampala et quelques discussions avec des europeens m ont permis de comprendre qu il faut savoir negocier le prix et ne jamais accepter quelque chose sans en avoir fixe le prix auparavant. ainsi maintenant lorsque quelqu un me propose de me montrer ou est un endroit lorsque je lui demande, je dois bine lui specifier que ne le payerais pas si il m accompagne pour me montrer, juste une indication suffira..
Mais apres cette journee, je me sens plus a laise, je dois admettre que cette ville bouillone de vie sous un soeil tapant, et meme si pour une fois j 'ai l impression d etre completement un etrnager, je m y sens bien et j ai hate de prendre un peu la route demain.
Ce matin, j ai visite le parlement ougandais. Le personnel n en revenais pas de voir un blanc voulant visitier leur batiment quelqu un a arrete son travail pendant une heure pour m expliquer tout de fond en comble..
je dors dans une guest house encore cette nuit .
Ici il est normal de voir des gardes prives armees se baladais dans la ville. Ma guest house est garde la nuit par un garde armee. le plus surprenant a ete de voir ce matin, une dame de 40 ans environ en uniforme gardant un supermarche avec un fusil a pompe. Malheuresement j ai tres vite appris que je ne peux pas photographier policiers, gardes et militaires.
Je dois vous laisser il est 7h du soir en ouganda et je dois prendre mon taxi mobylette, pour rentrer ala guest house et essyer de me reoposer un peu. Demain et apres demain de belles journees s annoncent : Je suis heureux d etre la
je vous ecrirais des que je pourrais, je pense a vous sous la froid parisien, ici j ai l impression d avoir saute deux saisons, je suis comme en aout dans une univers plus que colorees
Bon bisous chaleureux de kamapal,
Anselme
PS: Desole pour les accent clavier qwerty
Cher tous,
encore temps de choses a vous raconter et si peu de temps. Ici je pense que l electricite va encore se couper d ici dix heures du soir. Il est frequent apparement que l electricite se coupe, alors imaginez en france des agglomerations moyennes comme caen, macon, clermont ferrand sans electricite, c est un peu comme cela en ouganda. C est comme l eau elle est rarement potable au robinet. Dans les villages il faut faire parfois des km avant de pouvoir trouver une source clair.Et pourtant pratiquement tout le monde a un telephone portable et une television, etrange mondialisation...
Depuis mon dernier mail j ai beaucoup bouge. J ai quitte kampala dans samedi matin pour me rendre du cote de massindi plus precisement au Park National Morisson Falls au nord ouest du pays.Seulement 250km separent massindi de kampala. En bon naif europeen, j ai pense qu il faudrait juste une demi journee pour traverser cette distance en bus. Mais en ouganda, il n y pas vraiment d heure pourle depart d un bus, il faut simplement attendre qu il soit plein. ALors on attends dans un bus bien vetuste sous une chaleur tapante sur le place de depart des bus de kampala.cette ville grouille, cette ville vit, pour nous aider a survivre dans cette attente on nous propose tout et n importe quoi au fenetre, des bannanes, des lunettes de soleil, ou bien un poste de radio sans piles et bien entendu des sacs plastiques remplis d eau. Et puis ca y est le bus se remplit, remplir veut dire parfois 3 enfants entassees sur un siege, des sacs au mileu de l allee et bien sur au dessus des sacs des gens. A la fin certains personnes vont rester debout pendant plus de 4 heures. Les routes ne sont plus des routesmais des sentiers avec cette terre aride orange et pousiereuse qui vous colle au visage. Et puis en quittant kampala, on traverse les villages. IL est bien etonnant de voir des muzungu prendre le bus, alors les visages sont plus agreables, on a le droit a des sourrires des ' hello how are u?' on vous serres la main on vous congratule, bref sympathie contre sympathie. Et puis sur la route il y a ces paysages, ce pays si vert, ces couchers de soleils et ces habitants vetue de couleurs chaleureuse transportant sur leur tete tout sortes de produits.. Ces images je les prends pas en photos, petit plaisir egoiste, pourquoi casser notre esprit reveur en sortant l appareil photo, la prochaine fois vous n aurez qu a venir. Et puis apres une journee harassante de transport, nous arrivons au red hot chili camp ou nous dormons au milieu des sangliers sauvages appeles 'pumba' par les enfants locaux. Le lendemain nous rencontrons ranjit, un indien de 45 ans installe depuis 15 ans en ouganda. IL a lance son propre business en ouganda apres trois tentatives en Inde infructueuses, et maintenant il se plait bien, la communaute indienne et chinoise et plus presente que les europeens en afrique. Ranjit est egalement un reveur voyageur et il nous propose de nous emener faire un safarie voiture dans le park qu il commence a bien connaitre a force de passer ses week ends. A bord de son gros pick up, nous voyons enfin la savane africaine avec toute la faune et flore qui doit s y trouver. Nous approchons de quelques metres elephants, buffalo, girafes, gazelles et tout le reste et puis soudain en plein milieu du park une cloture et une cheminee au loin, le ranger nous explique que il a y du petrole sous le park et que le gouvernement a fais venir total pour exploiter cela, lui charles le ranger voit cela d un mauvais oeil, le petrole cela ne colle pas avec son park qu il aime tant. Quand il y a du petrole c est jamais bon Mais vite il faut aller voir les chutes d eau morisson avant qu il ne fasse nuit Et la encore plein les yeux, mais cette fois, je clichete un maximum.
Le lendemain apres avoir dormi dans un hotel a 6 euros la nuit pour chambre double avec petit dejeuner inclus, il nous faut quitter ranjit, echange de numeros de mails, on espere se revoir bien vite en france en inde, en allemagne ou ailleurs.. Direction le lac albert plus au sud, plus proche du congo. ici nous faisons une ballade a cheveaux dans la savane africaine, alex local qui nous accompagne nous fais peur en nous faisant croire que ce matin il a vu un lion, il rigole en voyant nos tetes d europeens effrayees. Bien sur les lions sont de l autre cote du park et il fais trop chaud a cet heure pour chasser des antilopes. Et puis enfin il y a ce lac immense, avec les pecheurs locaux sur leurs barques et juste en face on apercoit les collines du si effrayant congo. Quelques dizaines de minutes pour admirer et puis il faut reemprunter ces sentiers et ces routes, 6 heures de routes jusqu a kampala.
Arrivee tard dans la nuit a kampala, la grouillante ville ne s endormira donc jamais. Nous n avons rien pour le petit dejeuner et puis il y a ces ananas si tentant que l on peut achater a 40 centimes d euros, alors cest un deal. L image qui me decrit a 11h30 du soir dans kampala: moi, alexa des sacs un dos sur nos epaules, un chaufeur sur une mobylette 50cc, tout le monde sans casques roulant a 50 km dans cette ville trepidante :non c est sur pour l instant l europe ne me manque pas.
Aujourdhui c etait repos, il me faut du temps pour integrer ces centaines d images si belles et parfois si douloureuses.
Demain on repart plus a l est cette fois ci, entebbe, jinja, et puis l on retournera vers l ouest a fort portal pour passer noel, la ou alexa travaille. Heuresement qu elle est la.
Alors j essayerais de vous ecrire et de mettres des photos le plus tot possible mais les connections sont tres lentes ici.
Bon bisous chaleureux de kampala,
votre devoue anselme,
Cher tous,
Me voila a fort portal bien a l ouest du pays, apres avoir passe trois jours dans un hotel luxeux a entebbe en face du lac victoria, que se partage l ouganda, la tnazanie et le kenya, tout cela au frais de la NGO dans laquelle travaille Alexa. En face de Fort Portal il a une chaine de montagnes qui separent l Uganda de la RDC. Le plus haut sommet culmine a 5000m. Si j etais un peu plus equipe et un peu plus de temps et quelques notions de plus en alpinisme, j aurais bien aime faire l ascension. La prochaine fois surement.. Fort Portal une agglomeration de 40 000 habitants et je dois dire j y suis depuis deux jours et il fait bon vivre. Rien a voir avec la fivreuse Kampala, beaucoup moins d agressivite, plus d aisance dans les echanges, de sourrires, et le fait d etre un musungu est bien plus a greable, enfin l avantage supreme est qu il y a beaucoup moins de moustiques. Niveau relief cela change aussi, je croyais que c etait le rwanda " le pays des milles collines", cette partie de l ouganda meriterait bien aussi cette appelation. En effet il y a d innombrables petites collines, et toujours ces gens qui marchent sur les routes. Mes moments preferes sont toujours en fin d apres midi lorsque le soleil commence a tomber, cette luninosite bien orangee, formidable contrase avec la vert de la vegetation, et bien sur, toujours cette population africaine toujours aussi presente et si differente qui vit sans vraiment se soucier du futur. Avant d arriver sur son continent mon cliche du continent africain consistait a penser que certains pays d afrique survivait face a la misere. Ici je me rends compte, que l afrique a appris a vivre et non pas survivre, face la misere. La misere fais partie d un critere du mode de vie. Certains il y a de la pauvrete, mais cela n emepechera jamais les africains de faire la fete, de sourrire de blaguer, de danser, d essayer de travailler pour gagner son salaire journalier. En quelque sorte un mode de vie un peu epicurien. Ici pour un marriage, certaines famille cotise pendant un an tout leurs salaires pour les investir dans une seule journee de fetes. Je vous l accorde, parfois, pour nous il est parfois bien difficile d ignorer la misere. Un bande d enfants habilles de quelques morceaux de toiles vous suivant pour vous demander de l argent, ne disant q u un adjectif "hungry" (alias faim) est bien difficile a ignorer. Et meme si l on vous brief en vous disant qu ils savent vous faire sentir coupable, meme si cela fais partie de la vie quotidienne, sans etre 'miserabilistes' le soir quand vous vous coucher il n est quand meme pas facile d effacer ces images de votre tete. En etant ici, on peut parfois avoir des pensees comme " Mais que faudrait il pour lancer la machine economique dans ce pays?' Alors comme idees vous viennent des modeles bien occidentales et bien utopique. IL faudrait surtout des enormes investissements, prevoir un service publique ultra puissant pendant vingt ans, un regime politique fort et unie. Il faudrait investir dans la construction permettant de desservir facilement en personnes et en marchandises toutes les moyennes agglomerations. Investir dans l education en formant des professeurs ce qui manque cruellement ici. Au fond ce n est pas le materiel qui manque dans les ecoles mais les professeurs. Essayer d enrayer cette enorme black ecomony et cette economie ou tout le monde se debrouille pour gagner son pain quotidien qui est completement legitimee.Essayer de generaliser la culture hebdomadaire ou mensuel du salaire qui n existe pas. Continuer a developper les secteurs cles que peut produire le pays (principalement agro alimentaires) Faciliter l exportation, Favoriser le developpement d entreprise a l echelle nationale. Je me rappelle de cette discussion avec ranjit ou je lui demandais si il etait facile pour lui de developper son business. Il m a racontait que pour developper son activite des des agglomerations en dehors de kampala il a du a chaque fois creer de nouvelles micro structures, des complications qui lui on fais perdre beaucoup de temps. Ici on peut avoir l impression que chaque ville est regit par une sorte de micro eco systeme bien particulier. Cependant les NGO sont tres presentes en Ouganda, mais comme toutes les NGOs il font un travail en aval alors que parfois il faudrait faire un travail en amont. MAis loin de moi cette idee de juger ces differents modeles, tout d abord mais nos notions en macro economie sont bien trop modeste pour affirmer cela et bien sur ce n est pas mon pays, pas ma culture et je n ai en aucun cas le droit de me permettre de juger. Je pense juste qu a premiere vue, peu de choses changeront tant qu il n y aura pas un pouvoir politique volontaire unie et ne prenant pas uniquement des mesures politiques pour garder le pouvoir et tant que ces histoires de corruptions a haut level cesseront. Hier encore je lisais dans le journal qu un president d universite aller devoir se justifier pour la dispartion des fonds qui etait destine a la base pour developper les differents programmes masters. Je pense que d une certaine maniere les USA et l UE sont deja bien occupee pour leur futures face a une chine et une Inde Puissante, et le fait de voir une Afrique puissante rendrait les choses encore un peu plus compliques.
La marche ici fais partie de la vie quotidienne, tout comme la danse. La region ici semble plus dynamique que l est du pays.Sur la route qui separent kampala et fort portal, j ai pu voir la transition entre les nombreux chanps de terres laisse completement a l abandon a l est et en arrivant vers fort portal on peut voir que pratiquement tout les champs sont cultives et surtout ordonnes. Ici ce que l on cultive principalement du the et des bananes. Le the est un des rares produits ougandais qui est exporte, principalement vers la chine. J aimerais essayer d en acheter mais d apres ce que l on m a dit 'Le meilleur the est exporte, dans les shops ici tu trouveras que celui de moins bonne qualite" Mais bon je ne vais pas me fier au racontars et je suis sur qu il est possible d en trouver quelque part, meme si je vous l avoue par cette chaleur on na pas vraiment envie de boire du the.
Maintenant c est Noel, l Uganda est un pays tres pratiquant, principalement chretien, le pere Noel n as pas vraiment sa place ici. D ailleurs les cadeaux non plus. D apres ce que j ai pu comprendre, il n y pas vraiment de tradition de cadeaux ici. Simplement le fait de retrouver sa famille et "celebrate Jesus" comme on peut le voir a la une d un journal ce matin.
D ailleur il est temps pouir moi de vous laisser pour aller a mon tour celebrer.
Je vous souhaite a tous un tres joyeux noel en famille ou entre amis, a l etranger ou bien chez vous. Apres Noel, nous repartirons en direction du Queen Elisabteh NAtional PArk puis retournerons a Kampala pour feter la nouvelle Annee.
A tres bientot et encore une fois joyeux noel et 'celebrate Jesus' ;-)
bisous de fort Portal,
Anselme
ps; Une nouvelle fois desole pour les fautes de frappes, d orthographe, les accents, pas assez de temps pour me relire.
Cher tous,
Avant tous je vous souhaite a tous une tres bonne annee 2009. Pour terminer cette serie d emails de voyage en ouganda, je vais vous raconter rapidement cette derniere semaine qui est passe malheuresement a une vitesse ahurissante. nous avons celebre Noel a Fort Portal ou nous avons choisi d aller a la messe catholique. Ce qui est sur, c est que si les eglises sont a moitie vide en europe, elles sont pleines a craquer en Ouganda. L eglise a un tres fort pouvoir d influenciation ici en Ouganda, ce qui est a mon avis un peu dangereux.Et si les aougandais sont pauvres (salaire approximative moyen par jour 1euro), a l eglise, on ne caches pas sa volonte de donner de l argent pour la paroisse et pour financer la maison du nouveau cardinal. Ce qui est sur c est c est que la releve de la future eglise catholique se trouve en partie dans les eglises africaines.
le lendemain, on reprend la route direction queen Elizabeth National Park. cette fois ci on espere voir les fameux lions. de retour dans la savane africaine, avec sa faune et sa flore. Seulement ici elle est plus nombreuse, beaucoup d elephants, hippotame et de buffalo, et plus de 600 especes d oiseaux pas de girafes cette fois ci, bien entendu de superbes paysages. Nous voulons loger au students camp ou c est seulement 4 euros la nuit, alors on nous previent que ce camp est reserve normalement aux etudiants ougandais qui n ont pas les moyens de se passer une nuit dans les lodges pour occidentaux et que les conditions sont tres rudimentaires. On nous propose d aller faire un tour avant d accepter. 4 Mur un toit, un lit, pas de moustiquaire, bien sur que nous acceptons apres tout Nous aussi nous n avons pas les moyens de de nous payer une nuit en lodge. Le soir apres avoir bu un soda a la cantine nous nous rendons a notre camp un peu excentre du village, il fait noir et nous n avons qu une petite lampe torche pour nous eclairer. Soudain stop, a 10 metres en face de nous un elephant nous barre la route. Il commence a agiter ses oreilles, en realisant que nous sommes la. Nous courons vite en arriere et demandons a la premiere voiture200 m plus haut si elle veut bien nous emnener au Student Camp car nous avons vu une elephant. Apparement il faut faire attention a ne par deranger, car ils peuvent etre agressif. Bonne pression d adrenaline, et la voiture nous emene volontier a notre camp. En face de notre porte des antilopes et un hippopotame avec son enfant. Mais la nous n avons plus peur on commence a etre habitue ;-) Le lendemain lever 6h30 pour essayer de voir les lions. C est a ce moment qu ils chassent. Seulement les lions sont mobiles, alors le ranger ambrews qui nous accompagne dans la voiture essaye de se tenir au courant en appelant ses autres collegues. Soudain c est bon, les lions ont lance une attaque sur une antilope non loin de la, vite il faut se depecher avant qu il ne soit trop tard. Malheuresement nous arrivons trop tard, l attque est finie et les lions ont emene leurs proies derriere les buissons. En montant sur le toit de notre 4x4 on peut apercevoir de temps en temps une oreille ou un bout de queue. Rien de bien palpitant. Mais Andrews nous chuchote tout bas qu il faut attendre un peu que les autres voitures reprennent leurs safaries et apres nous irons en dehors de la piste, contournons les buissons ou nous pourrons prendre des photos. Alors on attends 10 min, 15 min puis 20 min ca y est tou le monde est reparite. On monte dans le 4x4 contourne les buissons ca y est les ;ions sont la en famille en train de se prelasser a l ombre . Ils sont a seulement 4-5 metres de notre voiture, 1 minute de bonheur, ca y est je les ai vu ces lions enfin. En retournant sur la piste Andrews nous demande de rester discret et de ne rien dire aux autres touristes qui sont la sur ce petit "off road". Bien sur ! apres ce la suite d un safari puis le river cruise ou l on voit tous ces nimaux descendre a la riviere pour boire et jouer un peu, essayant de fuir la chaleur de la savane africiaine. Le lendemain il faut repoartir sur Fort Portal. Il faut 3 heures pour faire le trajet qui seront les plus horribles dans les transports. Les matatatues sont des minis bus qui sont licenses pour prendre 14 personnes. Dans notre trajet j ai compte il y en avait 30. La police que fait elle ? elle sourit gentiment au barrage et nous laisse passer. Inutile de mentionner la facon de conduire du conducteur ou j ai bien cru que dans les virages a 110mph notre matatu aller se renverser..
Apres Fort Portal, retour a Kampala nous avons fete la nouvelle annee.A minuit nous etions a l hotel Diplomat tout en haut de la colline de Muyenga ou nous pouvions voir un superbe panorama de la toute la ville. Parfait egalement pour voir les differents feu d artifices tires des riches hotels de la ville.Apres minuit nous avons bougee de places en places dans la ville plus excitee que jamais. Et puis voila ca y est l heure du depart approche. Je suis actuellement dans l internet cafe de Entebbe. Dans une heure ou deux je me rendrais a l aeroport ou mon vol retour pour Paris ( en passant par Dubai) est programme. dernieres Heures pour faire le plein d images, ressaser les souvenirs et se dire que ce qu il y a de pire dans le voyage c est la fin. Surtout ne pas avoir peur et s estimer heureux d avoir eu la chance de pouvoir faire un tel voyage. A quand le prochain ? Le plus vite possible, j espere. Dans moins de 24 heures je ne serais plus au mileu de la grouillante kampala, tellement vivante avec ses matatus plein a craquer, ses boda boda si inconscients, ses banana boys, ces africains marcheurs reveurs, cette chaleur assomante, ces moustiques indenombrables, je serais de retour dans le froid Parisien, mes etudes de commerces et mon job de livreur de pizza. Ho non je n ai pas peur mais je pense qu il va y avoir une petit temps de reaclimatation. D une certaine maniere il y a deux chocs de cultures a laller et au retour.
Je vous remercie pour votre culture dans cette serie qui a ete pour moi une formidable experience, remerci egalement pour vos nombreux messages que je n ai pas veu le temps de lire encore. J espere que vous pardonnerez mes nombreuses fautes de frappes, d ortographe et conjugaison, mais je n ai vraiment pas eu le temps de me relire et les claviers ici ne sont pas les memes.
Je vous souhaite a tous encore une fois une tres bonne nouvelle annee, welcome in 2009, et je l espere a tres bientot pour la plupart.
Bisous attristes depuis Entebbe,
Anselme
Voici quelques emails de voyages que j'ai tenu lorsque j'ai réalisé mon voyage en ouganda, pendant la periode de noel.
Je les poste maintenant car je peux me rendre compte que certains ont des questions sur ce pays et peut etre peuvent ils contenir quelques informations Utiles.
Bonne lecture
PS: il n'y pas eu de relecture pour les fautes d'orthographes, car j'ai eu la flemme apres de le faire..
Soyez indulgent!
Cher tous,
Deja un peu plus de 24 heures dans le capitale ougandienne suffisant pour me sentir completement depaysee du continent europeen.
Je suis actuellement dans un cyber cafe ou Internet et l'electricite se coupe toutes les 10 minutes. Mais tout va bien. Kampal est une ville de plus de 2 millions d habitants et le premiere impression que jai eu est d etre dans un immense souk.
Ici tout le monde vend ou loue ce qu il peut sa mobylette pour faire taxi (boda boda), ses objets fais a la main, ou tout simplement sa misere et donc la mendacite.
Ici en se promenant dans la ville on me dit qu il ne faut pas s etonner de voir un homme vendant des chaussure avec un metre a cote, un enfant a moitie denude demandant de l argent a tous les passants. comme le disait quelqu'un : "la bas tu verras le cote le plus tranchant du capitalisme"
Ici ce qui ma choquait le plus, c est de se rendre compte que en afrique je suis un blanc alias un muzungu. En consequence, tout se paye meme l'information et au tarif fort au depart si l on ne sait pas s y prendre. Ainsi en arrivant a l aeroport un muzungu est facile a pieger pour les taxis drivers. Cela ne m arrivera plus deux fois. Une journee a kampala et quelques discussions avec des europeens m ont permis de comprendre qu il faut savoir negocier le prix et ne jamais accepter quelque chose sans en avoir fixe le prix auparavant. ainsi maintenant lorsque quelqu un me propose de me montrer ou est un endroit lorsque je lui demande, je dois bine lui specifier que ne le payerais pas si il m accompagne pour me montrer, juste une indication suffira..
Mais apres cette journee, je me sens plus a laise, je dois admettre que cette ville bouillone de vie sous un soeil tapant, et meme si pour une fois j 'ai l impression d etre completement un etrnager, je m y sens bien et j ai hate de prendre un peu la route demain.
Ce matin, j ai visite le parlement ougandais. Le personnel n en revenais pas de voir un blanc voulant visitier leur batiment quelqu un a arrete son travail pendant une heure pour m expliquer tout de fond en comble..
je dors dans une guest house encore cette nuit .
Ici il est normal de voir des gardes prives armees se baladais dans la ville. Ma guest house est garde la nuit par un garde armee. le plus surprenant a ete de voir ce matin, une dame de 40 ans environ en uniforme gardant un supermarche avec un fusil a pompe. Malheuresement j ai tres vite appris que je ne peux pas photographier policiers, gardes et militaires.
Je dois vous laisser il est 7h du soir en ouganda et je dois prendre mon taxi mobylette, pour rentrer ala guest house et essyer de me reoposer un peu. Demain et apres demain de belles journees s annoncent : Je suis heureux d etre la
je vous ecrirais des que je pourrais, je pense a vous sous la froid parisien, ici j ai l impression d avoir saute deux saisons, je suis comme en aout dans une univers plus que colorees
Bon bisous chaleureux de kamapal,
Anselme
PS: Desole pour les accent clavier qwerty
Cher tous,
encore temps de choses a vous raconter et si peu de temps. Ici je pense que l electricite va encore se couper d ici dix heures du soir. Il est frequent apparement que l electricite se coupe, alors imaginez en france des agglomerations moyennes comme caen, macon, clermont ferrand sans electricite, c est un peu comme cela en ouganda. C est comme l eau elle est rarement potable au robinet. Dans les villages il faut faire parfois des km avant de pouvoir trouver une source clair.Et pourtant pratiquement tout le monde a un telephone portable et une television, etrange mondialisation...
Depuis mon dernier mail j ai beaucoup bouge. J ai quitte kampala dans samedi matin pour me rendre du cote de massindi plus precisement au Park National Morisson Falls au nord ouest du pays.Seulement 250km separent massindi de kampala. En bon naif europeen, j ai pense qu il faudrait juste une demi journee pour traverser cette distance en bus. Mais en ouganda, il n y pas vraiment d heure pourle depart d un bus, il faut simplement attendre qu il soit plein. ALors on attends dans un bus bien vetuste sous une chaleur tapante sur le place de depart des bus de kampala.cette ville grouille, cette ville vit, pour nous aider a survivre dans cette attente on nous propose tout et n importe quoi au fenetre, des bannanes, des lunettes de soleil, ou bien un poste de radio sans piles et bien entendu des sacs plastiques remplis d eau. Et puis ca y est le bus se remplit, remplir veut dire parfois 3 enfants entassees sur un siege, des sacs au mileu de l allee et bien sur au dessus des sacs des gens. A la fin certains personnes vont rester debout pendant plus de 4 heures. Les routes ne sont plus des routesmais des sentiers avec cette terre aride orange et pousiereuse qui vous colle au visage. Et puis en quittant kampala, on traverse les villages. IL est bien etonnant de voir des muzungu prendre le bus, alors les visages sont plus agreables, on a le droit a des sourrires des ' hello how are u?' on vous serres la main on vous congratule, bref sympathie contre sympathie. Et puis sur la route il y a ces paysages, ce pays si vert, ces couchers de soleils et ces habitants vetue de couleurs chaleureuse transportant sur leur tete tout sortes de produits.. Ces images je les prends pas en photos, petit plaisir egoiste, pourquoi casser notre esprit reveur en sortant l appareil photo, la prochaine fois vous n aurez qu a venir. Et puis apres une journee harassante de transport, nous arrivons au red hot chili camp ou nous dormons au milieu des sangliers sauvages appeles 'pumba' par les enfants locaux. Le lendemain nous rencontrons ranjit, un indien de 45 ans installe depuis 15 ans en ouganda. IL a lance son propre business en ouganda apres trois tentatives en Inde infructueuses, et maintenant il se plait bien, la communaute indienne et chinoise et plus presente que les europeens en afrique. Ranjit est egalement un reveur voyageur et il nous propose de nous emener faire un safarie voiture dans le park qu il commence a bien connaitre a force de passer ses week ends. A bord de son gros pick up, nous voyons enfin la savane africaine avec toute la faune et flore qui doit s y trouver. Nous approchons de quelques metres elephants, buffalo, girafes, gazelles et tout le reste et puis soudain en plein milieu du park une cloture et une cheminee au loin, le ranger nous explique que il a y du petrole sous le park et que le gouvernement a fais venir total pour exploiter cela, lui charles le ranger voit cela d un mauvais oeil, le petrole cela ne colle pas avec son park qu il aime tant. Quand il y a du petrole c est jamais bon Mais vite il faut aller voir les chutes d eau morisson avant qu il ne fasse nuit Et la encore plein les yeux, mais cette fois, je clichete un maximum.
Le lendemain apres avoir dormi dans un hotel a 6 euros la nuit pour chambre double avec petit dejeuner inclus, il nous faut quitter ranjit, echange de numeros de mails, on espere se revoir bien vite en france en inde, en allemagne ou ailleurs.. Direction le lac albert plus au sud, plus proche du congo. ici nous faisons une ballade a cheveaux dans la savane africaine, alex local qui nous accompagne nous fais peur en nous faisant croire que ce matin il a vu un lion, il rigole en voyant nos tetes d europeens effrayees. Bien sur les lions sont de l autre cote du park et il fais trop chaud a cet heure pour chasser des antilopes. Et puis enfin il y a ce lac immense, avec les pecheurs locaux sur leurs barques et juste en face on apercoit les collines du si effrayant congo. Quelques dizaines de minutes pour admirer et puis il faut reemprunter ces sentiers et ces routes, 6 heures de routes jusqu a kampala.
Arrivee tard dans la nuit a kampala, la grouillante ville ne s endormira donc jamais. Nous n avons rien pour le petit dejeuner et puis il y a ces ananas si tentant que l on peut achater a 40 centimes d euros, alors cest un deal. L image qui me decrit a 11h30 du soir dans kampala: moi, alexa des sacs un dos sur nos epaules, un chaufeur sur une mobylette 50cc, tout le monde sans casques roulant a 50 km dans cette ville trepidante :non c est sur pour l instant l europe ne me manque pas.
Aujourdhui c etait repos, il me faut du temps pour integrer ces centaines d images si belles et parfois si douloureuses.
Demain on repart plus a l est cette fois ci, entebbe, jinja, et puis l on retournera vers l ouest a fort portal pour passer noel, la ou alexa travaille. Heuresement qu elle est la.
Alors j essayerais de vous ecrire et de mettres des photos le plus tot possible mais les connections sont tres lentes ici.
Bon bisous chaleureux de kampala,
votre devoue anselme,
Cher tous,
Me voila a fort portal bien a l ouest du pays, apres avoir passe trois jours dans un hotel luxeux a entebbe en face du lac victoria, que se partage l ouganda, la tnazanie et le kenya, tout cela au frais de la NGO dans laquelle travaille Alexa. En face de Fort Portal il a une chaine de montagnes qui separent l Uganda de la RDC. Le plus haut sommet culmine a 5000m. Si j etais un peu plus equipe et un peu plus de temps et quelques notions de plus en alpinisme, j aurais bien aime faire l ascension. La prochaine fois surement.. Fort Portal une agglomeration de 40 000 habitants et je dois dire j y suis depuis deux jours et il fait bon vivre. Rien a voir avec la fivreuse Kampala, beaucoup moins d agressivite, plus d aisance dans les echanges, de sourrires, et le fait d etre un musungu est bien plus a greable, enfin l avantage supreme est qu il y a beaucoup moins de moustiques. Niveau relief cela change aussi, je croyais que c etait le rwanda " le pays des milles collines", cette partie de l ouganda meriterait bien aussi cette appelation. En effet il y a d innombrables petites collines, et toujours ces gens qui marchent sur les routes. Mes moments preferes sont toujours en fin d apres midi lorsque le soleil commence a tomber, cette luninosite bien orangee, formidable contrase avec la vert de la vegetation, et bien sur, toujours cette population africaine toujours aussi presente et si differente qui vit sans vraiment se soucier du futur. Avant d arriver sur son continent mon cliche du continent africain consistait a penser que certains pays d afrique survivait face a la misere. Ici je me rends compte, que l afrique a appris a vivre et non pas survivre, face la misere. La misere fais partie d un critere du mode de vie. Certains il y a de la pauvrete, mais cela n emepechera jamais les africains de faire la fete, de sourrire de blaguer, de danser, d essayer de travailler pour gagner son salaire journalier. En quelque sorte un mode de vie un peu epicurien. Ici pour un marriage, certaines famille cotise pendant un an tout leurs salaires pour les investir dans une seule journee de fetes. Je vous l accorde, parfois, pour nous il est parfois bien difficile d ignorer la misere. Un bande d enfants habilles de quelques morceaux de toiles vous suivant pour vous demander de l argent, ne disant q u un adjectif "hungry" (alias faim) est bien difficile a ignorer. Et meme si l on vous brief en vous disant qu ils savent vous faire sentir coupable, meme si cela fais partie de la vie quotidienne, sans etre 'miserabilistes' le soir quand vous vous coucher il n est quand meme pas facile d effacer ces images de votre tete. En etant ici, on peut parfois avoir des pensees comme " Mais que faudrait il pour lancer la machine economique dans ce pays?' Alors comme idees vous viennent des modeles bien occidentales et bien utopique. IL faudrait surtout des enormes investissements, prevoir un service publique ultra puissant pendant vingt ans, un regime politique fort et unie. Il faudrait investir dans la construction permettant de desservir facilement en personnes et en marchandises toutes les moyennes agglomerations. Investir dans l education en formant des professeurs ce qui manque cruellement ici. Au fond ce n est pas le materiel qui manque dans les ecoles mais les professeurs. Essayer d enrayer cette enorme black ecomony et cette economie ou tout le monde se debrouille pour gagner son pain quotidien qui est completement legitimee.Essayer de generaliser la culture hebdomadaire ou mensuel du salaire qui n existe pas. Continuer a developper les secteurs cles que peut produire le pays (principalement agro alimentaires) Faciliter l exportation, Favoriser le developpement d entreprise a l echelle nationale. Je me rappelle de cette discussion avec ranjit ou je lui demandais si il etait facile pour lui de developper son business. Il m a racontait que pour developper son activite des des agglomerations en dehors de kampala il a du a chaque fois creer de nouvelles micro structures, des complications qui lui on fais perdre beaucoup de temps. Ici on peut avoir l impression que chaque ville est regit par une sorte de micro eco systeme bien particulier. Cependant les NGO sont tres presentes en Ouganda, mais comme toutes les NGOs il font un travail en aval alors que parfois il faudrait faire un travail en amont. MAis loin de moi cette idee de juger ces differents modeles, tout d abord mais nos notions en macro economie sont bien trop modeste pour affirmer cela et bien sur ce n est pas mon pays, pas ma culture et je n ai en aucun cas le droit de me permettre de juger. Je pense juste qu a premiere vue, peu de choses changeront tant qu il n y aura pas un pouvoir politique volontaire unie et ne prenant pas uniquement des mesures politiques pour garder le pouvoir et tant que ces histoires de corruptions a haut level cesseront. Hier encore je lisais dans le journal qu un president d universite aller devoir se justifier pour la dispartion des fonds qui etait destine a la base pour developper les differents programmes masters. Je pense que d une certaine maniere les USA et l UE sont deja bien occupee pour leur futures face a une chine et une Inde Puissante, et le fait de voir une Afrique puissante rendrait les choses encore un peu plus compliques.
La marche ici fais partie de la vie quotidienne, tout comme la danse. La region ici semble plus dynamique que l est du pays.Sur la route qui separent kampala et fort portal, j ai pu voir la transition entre les nombreux chanps de terres laisse completement a l abandon a l est et en arrivant vers fort portal on peut voir que pratiquement tout les champs sont cultives et surtout ordonnes. Ici ce que l on cultive principalement du the et des bananes. Le the est un des rares produits ougandais qui est exporte, principalement vers la chine. J aimerais essayer d en acheter mais d apres ce que l on m a dit 'Le meilleur the est exporte, dans les shops ici tu trouveras que celui de moins bonne qualite" Mais bon je ne vais pas me fier au racontars et je suis sur qu il est possible d en trouver quelque part, meme si je vous l avoue par cette chaleur on na pas vraiment envie de boire du the.
Maintenant c est Noel, l Uganda est un pays tres pratiquant, principalement chretien, le pere Noel n as pas vraiment sa place ici. D ailleurs les cadeaux non plus. D apres ce que j ai pu comprendre, il n y pas vraiment de tradition de cadeaux ici. Simplement le fait de retrouver sa famille et "celebrate Jesus" comme on peut le voir a la une d un journal ce matin.
D ailleur il est temps pouir moi de vous laisser pour aller a mon tour celebrer.
Je vous souhaite a tous un tres joyeux noel en famille ou entre amis, a l etranger ou bien chez vous. Apres Noel, nous repartirons en direction du Queen Elisabteh NAtional PArk puis retournerons a Kampala pour feter la nouvelle Annee.
A tres bientot et encore une fois joyeux noel et 'celebrate Jesus' ;-)
bisous de fort Portal,
Anselme
ps; Une nouvelle fois desole pour les fautes de frappes, d orthographe, les accents, pas assez de temps pour me relire.
Cher tous,
Avant tous je vous souhaite a tous une tres bonne annee 2009. Pour terminer cette serie d emails de voyage en ouganda, je vais vous raconter rapidement cette derniere semaine qui est passe malheuresement a une vitesse ahurissante. nous avons celebre Noel a Fort Portal ou nous avons choisi d aller a la messe catholique. Ce qui est sur, c est que si les eglises sont a moitie vide en europe, elles sont pleines a craquer en Ouganda. L eglise a un tres fort pouvoir d influenciation ici en Ouganda, ce qui est a mon avis un peu dangereux.Et si les aougandais sont pauvres (salaire approximative moyen par jour 1euro), a l eglise, on ne caches pas sa volonte de donner de l argent pour la paroisse et pour financer la maison du nouveau cardinal. Ce qui est sur c est c est que la releve de la future eglise catholique se trouve en partie dans les eglises africaines.
le lendemain, on reprend la route direction queen Elizabeth National Park. cette fois ci on espere voir les fameux lions. de retour dans la savane africaine, avec sa faune et sa flore. Seulement ici elle est plus nombreuse, beaucoup d elephants, hippotame et de buffalo, et plus de 600 especes d oiseaux pas de girafes cette fois ci, bien entendu de superbes paysages. Nous voulons loger au students camp ou c est seulement 4 euros la nuit, alors on nous previent que ce camp est reserve normalement aux etudiants ougandais qui n ont pas les moyens de se passer une nuit dans les lodges pour occidentaux et que les conditions sont tres rudimentaires. On nous propose d aller faire un tour avant d accepter. 4 Mur un toit, un lit, pas de moustiquaire, bien sur que nous acceptons apres tout Nous aussi nous n avons pas les moyens de de nous payer une nuit en lodge. Le soir apres avoir bu un soda a la cantine nous nous rendons a notre camp un peu excentre du village, il fait noir et nous n avons qu une petite lampe torche pour nous eclairer. Soudain stop, a 10 metres en face de nous un elephant nous barre la route. Il commence a agiter ses oreilles, en realisant que nous sommes la. Nous courons vite en arriere et demandons a la premiere voiture200 m plus haut si elle veut bien nous emnener au Student Camp car nous avons vu une elephant. Apparement il faut faire attention a ne par deranger, car ils peuvent etre agressif. Bonne pression d adrenaline, et la voiture nous emene volontier a notre camp. En face de notre porte des antilopes et un hippopotame avec son enfant. Mais la nous n avons plus peur on commence a etre habitue ;-) Le lendemain lever 6h30 pour essayer de voir les lions. C est a ce moment qu ils chassent. Seulement les lions sont mobiles, alors le ranger ambrews qui nous accompagne dans la voiture essaye de se tenir au courant en appelant ses autres collegues. Soudain c est bon, les lions ont lance une attaque sur une antilope non loin de la, vite il faut se depecher avant qu il ne soit trop tard. Malheuresement nous arrivons trop tard, l attque est finie et les lions ont emene leurs proies derriere les buissons. En montant sur le toit de notre 4x4 on peut apercevoir de temps en temps une oreille ou un bout de queue. Rien de bien palpitant. Mais Andrews nous chuchote tout bas qu il faut attendre un peu que les autres voitures reprennent leurs safaries et apres nous irons en dehors de la piste, contournons les buissons ou nous pourrons prendre des photos. Alors on attends 10 min, 15 min puis 20 min ca y est tou le monde est reparite. On monte dans le 4x4 contourne les buissons ca y est les ;ions sont la en famille en train de se prelasser a l ombre . Ils sont a seulement 4-5 metres de notre voiture, 1 minute de bonheur, ca y est je les ai vu ces lions enfin. En retournant sur la piste Andrews nous demande de rester discret et de ne rien dire aux autres touristes qui sont la sur ce petit "off road". Bien sur ! apres ce la suite d un safari puis le river cruise ou l on voit tous ces nimaux descendre a la riviere pour boire et jouer un peu, essayant de fuir la chaleur de la savane africiaine. Le lendemain il faut repoartir sur Fort Portal. Il faut 3 heures pour faire le trajet qui seront les plus horribles dans les transports. Les matatatues sont des minis bus qui sont licenses pour prendre 14 personnes. Dans notre trajet j ai compte il y en avait 30. La police que fait elle ? elle sourit gentiment au barrage et nous laisse passer. Inutile de mentionner la facon de conduire du conducteur ou j ai bien cru que dans les virages a 110mph notre matatu aller se renverser..
Apres Fort Portal, retour a Kampala nous avons fete la nouvelle annee.A minuit nous etions a l hotel Diplomat tout en haut de la colline de Muyenga ou nous pouvions voir un superbe panorama de la toute la ville. Parfait egalement pour voir les differents feu d artifices tires des riches hotels de la ville.Apres minuit nous avons bougee de places en places dans la ville plus excitee que jamais. Et puis voila ca y est l heure du depart approche. Je suis actuellement dans l internet cafe de Entebbe. Dans une heure ou deux je me rendrais a l aeroport ou mon vol retour pour Paris ( en passant par Dubai) est programme. dernieres Heures pour faire le plein d images, ressaser les souvenirs et se dire que ce qu il y a de pire dans le voyage c est la fin. Surtout ne pas avoir peur et s estimer heureux d avoir eu la chance de pouvoir faire un tel voyage. A quand le prochain ? Le plus vite possible, j espere. Dans moins de 24 heures je ne serais plus au mileu de la grouillante kampala, tellement vivante avec ses matatus plein a craquer, ses boda boda si inconscients, ses banana boys, ces africains marcheurs reveurs, cette chaleur assomante, ces moustiques indenombrables, je serais de retour dans le froid Parisien, mes etudes de commerces et mon job de livreur de pizza. Ho non je n ai pas peur mais je pense qu il va y avoir une petit temps de reaclimatation. D une certaine maniere il y a deux chocs de cultures a laller et au retour.
Je vous remercie pour votre culture dans cette serie qui a ete pour moi une formidable experience, remerci egalement pour vos nombreux messages que je n ai pas veu le temps de lire encore. J espere que vous pardonnerez mes nombreuses fautes de frappes, d ortographe et conjugaison, mais je n ai vraiment pas eu le temps de me relire et les claviers ici ne sont pas les memes.
Je vous souhaite a tous encore une fois une tres bonne nouvelle annee, welcome in 2009, et je l espere a tres bientot pour la plupart.
Bisous attristes depuis Entebbe,
Anselme
Transports intérieurs en Egypte en août English translation pending
Bonjour,
Je compte passer par l'Egypte en août dans le cadre d'un tour du monde 🙂
J'atterrirai au Caire, pour gagner la Jordanie 20 jours plus tard.
Bref, ayant conscience de ne pas partir au plus fort de la saison touristique, chaleur oblige (je m'y suis d'ailleurs préparé en conséquence), je me demande si tous les transports intérieurs sont maintenus, ou si certains, très touristiques, sont réduits voire même supprimés.
Je me pose surtout la question pour ces trois trajets : Train de nuit Le Caire - Louksor - Assouan Bâteau Hurghada - Sharm el Sheikh Bateau Nuweiba - Aqaba (Jordanie)
Vous l'aurez deviné, mon itinéraire sera en (très) gros le suivant : Le Caire - Louksor - Assouan - Hurghada - Sharm el Sheikh (Saint-Catherine, etc.) - Nuweiba - Aqaba. Je pense qu'il est faisable en 20 jours.
Si quelqu'un pouvait me filer un ou des liens pour les horaires et tarifs de ces trajets, ça serait top !
Je vous remercie 🙂
Je compte passer par l'Egypte en août dans le cadre d'un tour du monde 🙂
J'atterrirai au Caire, pour gagner la Jordanie 20 jours plus tard.
Bref, ayant conscience de ne pas partir au plus fort de la saison touristique, chaleur oblige (je m'y suis d'ailleurs préparé en conséquence), je me demande si tous les transports intérieurs sont maintenus, ou si certains, très touristiques, sont réduits voire même supprimés.
Je me pose surtout la question pour ces trois trajets : Train de nuit Le Caire - Louksor - Assouan Bâteau Hurghada - Sharm el Sheikh Bateau Nuweiba - Aqaba (Jordanie)
Vous l'aurez deviné, mon itinéraire sera en (très) gros le suivant : Le Caire - Louksor - Assouan - Hurghada - Sharm el Sheikh (Saint-Catherine, etc.) - Nuweiba - Aqaba. Je pense qu'il est faisable en 20 jours.
Si quelqu'un pouvait me filer un ou des liens pour les horaires et tarifs de ces trajets, ça serait top !
Je vous remercie 🙂
Hôtel Playa Pesquero à Holguin English translation pending
J`aimerais remercier les gens qui m`ont écris. J`ai trouve ca extraordinaire d`utiliser le
forum. Apres mon étude, je pars finalement dimanche a Holguin avec sunwing le
17 mai.Cela nous permet de choisir exactement ce qu`on veut en utilisant les
commentaires des gens.Encore une fois merci aux gens qui prenne le temps de
répondre, c`est aussi meilleur qu`un agence de voyage.....
En revenant, je vous dirai si c`était vrai ce que j`ai tout lut concernant cet hotel
Merci.....🙂
Choisir un hôtel à Koh Phi Phi? English translation pending
Bonjour à tous,
Nous avons passé plusieurs heures à parcourir le forum, et nous sommes encore plus confus maintenant 🙁
Nous partons en Thailande 3 semaines en Juin. Nous avons deja planifié une bonne partie du sejour et nous souhaitons passer 4 jours à Koh Phi Phi avant de partir pour Koh Samui.
Nous avons le probleme pour choisir l'hotel à Koh Phi Phi! On voulait aller au Phi Phi Island Resort mais il parrait qu'il est loin de tout ! Apres on a regardé pour le Phi Phi Natural Resort mais les critiques ne sont pas tres encourageantes !
Donc nous avons besoin de votre aide !!
Nous souhaitons un hotel sur une belle plage et avec une belle prestation (budget 70eur/nuit). Nous aimerions avoir à proximité de l'hotel quelques restaurants pour ne pas etre obligé de manger uniquement à l'hotel ce qui peut s'averer assez cher, mais nous souhaitons etre au calme.
Merci pour vos reponses !!
De retour de Las Vegas et des parcs nationaux English translation pending
J1 : Samedi 11 avril : Départ de Paris (Roissy) à 13H15 (cela fait des heures que nous trépignons à la maison en attendant le grand départ - nous avons la chance d'habiter la région parisienne donc pas trop de trajet pour atteindre l'aéroport) - Escale à Minneapolis quelques 8 heures 45 plus tard (durée initiale de l'escale 1H15 et qui s'est avérée plus longue en fin de compte : environ 2 heures) - Arrivée à Las Vegas à 18H10. Mon oncle nous attendait. Il vit là-bas depuis quelques années. Tout s'est bien passé hormis deux de nos bagages qui se sont égarés à Minneapolis. Les employés chargés du transfert des bagages vers le nouveau vol ont confondu les initiales de Las Vegas (LV) avec les initiales de Los Angeles (LX). Nos valises sont donc allées se promener là-bas sans nous. C'était un peu l'angoisse à l'aéroport. Il nous manquait deux bagages sur quatre (les vêtements des adultes + nos chaussures étaient tous dedans - heureusement ceux des enfants étaient avec nous). Après une attente inutile puis un petit tour au service réclamation pour expliquer notre problème (heureusement qu'une personne bilingue nous accompagnait : mon oncle car les explications à donner et à entendre étaient bien complexes, surtout lorsqu'on n'est pas complètement bilingue et que l'on a qu'une envie, c'est d'aller se coucher !!!), nous avons pris la voiture (de mon oncle) direction son domicile en traversant le strip de nuit (et là, cela a été l'émerveillement : Las Vegas la nuit, à ne pas rater ! Toutes ces lumières de toutes les couleurs partout, c'était superbe. Nous avons reconnu au passage des monuments très connus tels que la Pyramide de Guizeh, la Tour Eiffel, l'Empire State Building... Le rêve commençait...) Mon oncle a une jolie maison dans le nord-ouest de LV où nous avons passé une agréable soirée même si nous avions un mal fou à garder les yeux ouverts. Il habite dans un quartier résidentiel qui m'a fait pensé au feuilleton "Desesperate housewives" sans les habitants qui semblaient se cacher dans leur maison (rues désertes). La nuit a été courte (décalage horaire oblige). Ma nuit était finie à 3H00 du matin et celle du reste de la famille 1H30 plus tard. L'avantage, c'est que nous disposions d'être très longue journée pour pouvoir découvrir LV.
J2 : Dimanche 12 avril : Après un petit déjeuner très matinal et une douche bien méritée, nous nous sommes rendus en voiture (toujours avec mon oncle) à l'aéroport pour récupérer les deux bagages manquants qui étaient revenus de Los Angeles. Nous nous sommes déplacés au lieu d'avoir été livrés car nous ne savions pas où nous allions nous trouver en cours de journée. Ensuite, nous nous sommes rendus à l'entrée (sud) de la ville pour nous prendre en photo devant la célèbre enseigne "welcome Las Vegas" pour immortaliser le moment.
Ensuite, direction notre hôtel (le circus circus) pour pouvoir y laisser nos bagages à la consigne (prise en charge de la chambre qu'à partir de 14H) et récupérer notre voiture de location. L'hôtel est un peu vieillissant, beaucoup moins beau que d'autres mais d'un très bon rapport qualité-prix (34 euros la nuit pour nous 4). Les chambres sont spacieuses, possèdent deux lits Queen (2 personnes) + 1 TV + 1 petit réfrigérateur + 1 commode + 1 petite table + 2 chaises + 1 salle de bain complète (baignoire, lavabo, toilettes, sèche cheveux) + 1 table à repasser. Par contre, il manquait des placards. Nous sommes restés 5 nuits dans cet hôtel. Nous étions dans l'annexe (manors rooms). Au rez de chaussée (pratique nous ballader les bagages), près de la piscine et nous pouvions garer notre voiture juste devant la chambre chaque jour.
Pour ce qui est de la voiture, l'attente a été longue (une bonne 1/2 heure). L'agence n'a pas essayé de nous rajouter d'assurances supplémentaires. Nous avons eu une Dodge avenger. Elle a un look sportif et est très confortable. Nous en avons été très satisfaits. Elle a bien avalé les quelques 2500 kilomètres que nous avons fait. Par contre, elle consommait pas mal mais l'essence n'était pas chère du tout (au mieux : 2, 09 dollars et au pire 2, 39 dollars). Nous sommes passés par elocationsdevoitures.fr pour la louer. Nous avons mis un peu de temps pour nous habituer aux vitesses automatiques et surtout au code de la route local. Nous avons commencé notre périple en nous garant à l'hôtel Luxor (self parking : on se gare tout seul mais c'est gratuit, pas de pourboire à payer contrairement au valet parking). Nous avons visité l'hôtel (thème : l'Egypte) qui est très beau à l'intérieur mais aussi à l'extérieur : on reconnaît la pyramide de Gizeh, le fameux Sphinx devant l'entrée - Il nous a rappelé notre voyage en Egypte fait 2 mois auparavant).
Ensuite, nous nous sommes rendus à pied à l'hôtel Mandalay Bay (thème de l'Asie du sud-est) pour le visiter également. Il est très beau également (encore plus luxueux à l'intérieur).
Du Mandalay Bay, nous avons pris une navette (espèce de petit train gratuit) pour revenir sur nos pas et nous rendre à l'hôtel Excalibur, sorte de château du moyen âge. Cela m'a fait pensé à disneyland paris. Je l'ai trouvé moins beau que les deux autres mais tout de même agréable à visiter.

Ensuite, nous avons rejoint, toujours à pied, l'hôtel New-York New-York de l'autre côté de Tropicana Avenue. De l'extérieur, il est superbe : il reproduit des monuments très connus de la ville de New York (Pont de Brooklyn, Empire State Building, statue de la liberté...) et même à l'intérieur, on trouve des rues qui ressemblent vraiment à la ville. Dommage que ce soit un peu sombre. Mon mari et mes enfants ont voulu essayer le roller coaster. Cela leur a plu. Ils m'ont dit qu'il était assez impressionnant mais qu'il ne durait que très peu de temps. Nous avons déjeuné sur place dans un restaurant mexicain pour manger des farritas (très bonnes et très copieuses).
Nous avons ensuite rebroussé chemin vers notre voiture car nous étions déjà au milieu de l'après-midi et mon oncle nous attendait pour 17H chez lui. Nous sommes donc rentrés à l'hôtel pour prendre notre chambre, défaire nos valises, prendre une bonne douche, nous changer et finir la soirée chez mon oncle. Il ne fallait pas que l'on se couche trop tard pour profiter encore d'une longue journée le lendemain.
J3 : Lundi 13 avril : Toujours levés très tôt, nous poursuivons notre découverte de Las Vegas. Direction l'hôtel MGM en voiture mais nous nous garons sur le parking de l'hôtel Tropicana, dont l'architecture ressemble vraiment aux hôtels que l'on trouve aux Antilles.
L'hôtel MGM (thème : le cinéma) quant à lui est un très bel hôtel. Un bâtiment moderne bleu devant lequel se trouve la statue d'un beau lion en bronze. Par contre, je trouve la décoration intérieure moins recherché que certains autres hôtels.
Ensuite, direction la boutique MMs qui est juste à côté pour s'approvisionner en sucreries puis la boutique Coca Cola située également juste à côté. Leur devanture est très sympa.
Nous ne rentrons pas dans l'hôtel Monte Carlo qui, d'après ce que j'avais lu avant de partir n'a rien d'extraordinaire.
Nous avons déjà passé la matinée et le début d'après-midi à faire voir tout cela (déjeuner sur le pouce sur le strip : un burger king), nous retournons à l'hôtel pour nous changeons car aujourd'hui, c'est le grand jour, nous renouvelons nos voeux de mariage (après 18 ans de mariage) en compagnie de nos enfants (qui n'étaient évidemment pas là le jour J) et de mon oncle (qui n'avait pas pu faire le déplacement en France à l'époque). Nous avons choisi une formule originale pour le faire. Se remarier en compagnie d'Elvis. Pour choisir la bonne chapelle, j'avais fait des recherches sur Internet et je suis tombée sur une petite chapelle (Elvis chapel) qui proposait un package présentant un bon rapport qualité-prix. De plus, les organisateurs sont sérieux, car, suite à ma réservation sur Internet, ils m'ont contactée par téléphone en France pour se mettre d'accord sur les modalités et pour me prévenir du moment où ils prélèveraient mon règlement en CB.
Après nous être fait beaux, une limousine blanche (c'est la première fois que je montais dans un tel véhicule) est venue nous chercher devant l'hôtel pour nous amener tous les 6 devant la chapelle. Dans la confusion, nous avons oublié devant l'hôtel un sac à dos contenant l'appareil photo de ma fille, une carte mémoire neuve et des cassettes pour le camescope (nous nous en sommes rendus compte seulement sur le chemin du retour et je vous le donne en mille... Le sac était à la même place à notre retour, dehors tout seul !!! En France, il aurait vite disparu. Je n'en revenais pas. Mais revenons à la cérémonie. Nous avons été accueilli par David, l'organisateur qui fait office à la fois de photographe, metteur en scène et secrétaire pour tous les papiers administratifs. Au passage, à signaler que pour se remarier aucun document officiel n'est demandé. "Elvis m'a demandé de le prendre par le bras et m'a conduite à l'autel" en chantant une chanson. Il m'a également offert un bouquet de mariage (de superbes roses rouges qui ont tenu tout le séjour). C'est peut-être bête mais j'étais très impressionnée de voir ma famille me regarder ainsi et cela m'a rappelé beaucoup de souvenirs. Ensuite, la cérémonie s'est déroulée. "Elvis" nous a demandé à tour de rôle de prononcer nos voeux. Il parlait assez lentement. Donc, nous n'avons pas eu trop de difficultés à répéter les phrases qu'il nous demandait de dire à l'autre. Il a chanté encore deux autres chansons. Ensuite, on nous a offert des paires de lunettes Elvis et nous avons swingué avec lui. La famille est venue nous rejoindre pour fêter cela. C'était super. La cérémonie dure environ une petite demi-heure. A la fin, j'ai laissé mes coordonnées françaises pour que l'on m'envoie le DVD et le CD des photos prises. Lorsque nous sommes rentrés à la maison, le colis était déjà là (très sérieux). Le total nous a coûté environ 400 dollars tout compris, et que de souvenirs...
Ensuite, nous sommes rentrés à l'hôtel pour nous changer afin de nous rendre sur le Strip pour finir la soirée. Pour fêter ce petit évènement, nous sommes allés manger au buffet du planet Hollywood (ex : hôtel Aladdin). Il y avait beaucoup de choix et c'était très copieux. Mon oncle m'a expliqué qu'il s'agissait du buffet le mieux noté depuis 3-4 ans sur Las Vegas. C'est vrai, nous n'avons pas été déçus. Il existe une réduction pour les enfants jusqu'à 12 ans. De l'extérieur, l'hôtel n'est pas terrible, par contre, à l'intérieur, il est beau. La galerie marchande est décorée comme si nous étions dans un conte des mille et une nuits. C'est très dépaysant. Puis, nous nous sommes baladés sur le Strip pour admirer les hôtels illuminés : c'est magnifique (même plus beau que le jour). Encore une journée bien remplie et riche en émotions. Nous ne couchons pas trop tard car le lendemain, direction Death Valley
J4 : Mardi 14 avril : Après un rapide petit déjeuner à l'hôtel (j'ai oublié de dire que nous déjeunions dans un petit "resto" situé à l'intérieur de l'hôtel "Barista Bagels and more" pour ne pas trop dépenser et pour gagner du temps. Nous n'avons donc pas essayé le buffet de l'hôtel qui n'était pas bien noté apparemment : je prenais un thé ou un chocolat chaud + un croissant très bon et très ressemblant à ce qui existe en France pour environ 4 dollars), direction Death Valley. Nous avions prévu le panier pique-nique pour le midi de peur de ne pas trouver de quoi se restaurer sur le chemin. Nous sommes passés par le sud de Death Valley : Pahrump puis Shoshone. Nous avons mis environ 2H30 pour arriver à bon port. Le temps n'est pas terrible. Il fait gris et pas très chaud. Nous espérons que le soleil va montrer son nez pour qu'on puisse apprécier davantage les paysages. Le GPS nous a beaucoup rendu service mais pas toujours. En effet, par moment, il voulait nous faire changer de direction au milieu de nulle part. Il nous a fait emprunter un espèce de chemin de terre au milieu de rien. Nous avons fini par faire demi-tour car nous étions au milieu du désert, sans rien autour de nous. Nous avons perdu ainsi une bonne demi-heure mais nous avons bien rigolé. Une fois la route retrouvée, nous sommes d'abord allés Badwater qui est le point le plus bas des USA en dessous de la mer (- 86 m). C'est une sorte d'étendue de sel à perte de vue près d'un petit point d'eau.
Ensuite, arrêt à Devils Golf Course qui est une plaine recouverte de sel qui s'étend à perte de vue.
Puis, nous avons emprunté la route d'Artists Drive qui est une route sinueuse au milieu des montagnes en sens unique sur environ 8 kms pour admirer les Artists Palette qui sont des roches multicolores (on y trouve du blanc, beige, gris, bleu, rose). C'est assez étonnant (dommage que le soleil ne soit pas là car cela aurait été encore plus beau).

Puis, nous avons pris la direction de Furnace Creek pour faire une pause et nous rafraîchir (il s'agit d'une espèce de village très verdoyant au milieu de rien avec un camping, un general store, une poste, un musée et un bel hôtel en retrait. Le visitor center du parc se situe ici également). Le soleil a enfin montré son nez et le vent aussi... Je n'ai jamais vu un vent aussi brûlant et violent. On tenait à peine debout.
Nous avons ensuite repris la route direction Zabriskie Point (très beau point de vue sur des collines dentelées dont les couleurs sont pastelles - c'est d'ailleurs ce que j'ai trouvé de plus beau). Nous aurions pu continuer plus au nord pour voir les sand dunes et je ne sais plus quel château mais cela nous demandait de faire encore beaucoup de kilomètres et les enfants en avaient assez. Des pierres, toujours des pierres (heureusement qu'ils étaient équipés de consoles de jeux et autres lecteurs vidéos pour passer le temps. Cela nous a permet de visiter tranquillement les différents sites qui nous intéressaient).
Pour finir, direction Dantes View qui donne sur un cul de sac (21 kms à parcourir avant d'y parvenir). Nous arrivons sur les hauteurs de Death valley avec une belle vue sur toute la vallée. C'était joli mais toujours très venteux.
Nous avons fait ensuite demi-tour pour reprendre la route de Las Vegas car nous étions attendus le soir chez mon oncle pour fêter mon anniversaire (40 ans). Il y a pire endroit pour célébrer un tel évènement. Avec le recul, c'est l'endroit que nous avons le moins préféré de tout notre voyage. Mais je pense que le manque de clarté dû au temps n'a pas mis en valeur les sites. De plus, nous n'avons pas eu l'occasion de les voir au lever ou au coucher du soleil puisque nous avons été sur place de 10H45 à peu près à 17H00. Encore une journée bien chargée. Demain, nous reprenons la visite des hôtels sur Las Vegas. Nous avons appris que lors de cette journée, le temps sur LV avait été tout aussi triste mais là-bas, le soleil n'a même pas pointé son nez et il a même plu (gros orage).
J5 : Mercredi 15 avril : Aujourd'hui, nous restons sur Las Vegas et nous avons pour objectif de visiter le reste des hôtels. Le temps est mitigé, gris le matin mais le soleil finit par se lever. Il fait frais toute la journée malgré tout. Après un rapide petit déjeuner à l'hôtel, direction l'hôtel Paris-Las Vegas. Il est très beau. A l'extérieur, de nombreux monuments de Paris sont reproduits : la Tour Eiffel, l'Arc de Triomphe, l'hôtel de ville... Et à l'intérieur, il est tout aussi beau. La galerie marchande reproduit des rues de Paris (enfin un peu plus kitch qu'en réalité tout de même). Même chose que d'habitude : on se gare dans un hôtel et ensuite on circule à pied.
Ensuite, on traverse le Strip pour rejoindre le Bellagio (thème : l'Italie). Il n'est pas très impressionnant de l'extérieur mais il est très beau à l'intérieur. Il y a un immense jardin avec des fleurs de toutes les couleurs (surtout des tulipes) et une petite cabine qui abrite de superbes papillons. C'est super joli.
A côté du Bellagio, se trouve le fameux Caesar Palace (thème : Rome antique), très impressionnant. C'est ici que chantait Céline Dion. Elle a été maintenant remplacée par Elton John mais aussi Cher et Bette Midler. On y trouve des statues romaines et de superbes fontaines un peu partout et le centre commercial qui se trouve à l'intérieur est très grand (Forum Shops) et abrite surtout des boutiques de luxe (hors de portée de notre bourse). Nous avons quand même investi (ou plutôt notre fils) dans une console de jeu de poche de chez Sony et dans un ITOUCH chez Apple. En gros, on paie le prix en euros et en dollar est le même (donc on économise le change : environ 30 %).
Nous avons fait ensuite une pause déjeuner en mangeant Mac Do (pas terrible, c'est mieux en France mais ici, c'est un peu moins cher) pour reprendre des forces avant de repartir à la conquête des hôtels. Cette fois-ci, nous reprenons la voiture pour nous garer au Venitian et nous poursuivons notre périple. Cet hôtel est magnifique. C'est un de mes préférés. Il est aussi beau de l'intérieur que de l'extérieur. Il est orné de grandes fresques italiennes et un long canal le traverse. Il est possible de faire une promenade en gondoles avec en prime un gondolier qui vous chante la sérénade. C'est super romantique. On reconnaît le pont des soupirs, la place St Marc, le palais des Doges...
Nous sommes allés ensuite au Wynn (pas de thème particulier). Apparemment, il s'agit de l'hôtel le plus cher de Las Vegas mais moi, il m'a déçu. Je l'ai trouvé moins beau (de l'intérieur comme de l'extérieur) que le Paris ou le Venetian (question de goût). Par contre, là, inutile de penser y faire ses achats (que du luxe partout).
Nous avons ensuite rejoint le Treasure Island (thème : les pirates), qui, à part le bateau pirate à l'entrée, n'est pas très original. Je voulais assister au spectacle du soir (avec les sirènes) mais nous n'avons pas eu le temps de le voir au cours de notre séjour. Peut-être une autre fois !
Nous sommes ensuite revenus sur nos pas pour aller voir le Mirage (thème : les tropiques). De l'extérieur, je ne le trouve pas extraordinaire (par contre, il est entouré de superbes jardins tropicaux avec des cascades), à l'intérieur, il est assez chic. Par contre, il abrite le Siegfried and Roy secret garden (espèce de zoo) que nous visiterons plus tard.
Harrassés de fatigue, nous rejoignons notre voiture pour rentrer à l'hôtel. Pour l'heure du dîner, nous nous rendons à l'hôtel Flamingo pour goûter à leur buffet. Il était bien mais moins de variétés qu'au planet hollywood (par contre, du choix dans les plats japonais et chinois). L'originalité de cet hôtel est qu'il abrite une colonie de flamands roses dans un jardin exotique. Retour à l'hôtel pour un gros dodo bien mérité.
J6 : Jeudi 16 avril : Aujourd'hui, c'est mon anniversaire. J'ai 40 ans. Super endroit pour fêter son anniversaire. Je suis super contente. C'est notre dernier jour à Las Vegas avant de partir à la découverte des parcs nationaux. Le temps est encore frais mais le soleil est au rendez-vous dès le matin. Nous décidons de passer notre matinée à dépenser de l'argent dans les outlets. Nous allons à celui situé dans le Nord de Las Vegas : Las Vegas Premium outlets. Il n'est qu'à quelques kilomètres de l'hôtel. Un grand parking extérieur se situe devant le centre commercial. Ce dernier est en plein air. Il comprend des allées et de chaque côté des boutiques aux enseignes très célèbres : Adidas, Nike, Banana Republic, Guess, Lacoste, Timberland, Dolce et Gabbana, Levi's strauss, Ed Hardi, Izod, Gap, Esprit... En tout, environ 150 boutiques Il y a beaucoup de choix et les prix sont vraiment intéressants. J'ai même trouvé des crèmes de jour de marque "clinique" à 31 dollars alors qu'elles étaient en ville à 50 dollars. Chez Adidas, nous avons eu 30 % de réduction + 35 euros de réduction pour des achats de 125 dollars. J'en ai eu pour un peu plus de 50 dollars. Je n'en revenais pas. Je me suis achetée un sac Guess pour 54 euros et encore bien d'autres choses (polo Lacoste à 55 dollars, Vans à 30 euros...). Nous avons déjeuné sur place dans une espèce de caféteria qui propose des stands de nourriture assez différente : chinoise; mexicaine, hamburger, pizza...). Ce n'était pas terrible mais bon... C'était l'histoire de se remplir un peu l'estomac. Sur le chemin du retour (coffre plein de sacs et carte bancaire qui a sacrément chauffé), nous nous sommes arrêtés à la Stratosphère pour monter au sommet et avoir un panorama de Las Vegas. C'était assez impressionnant. Moi je me suis contentée d'admirer le paysage et de prendre des photos mais mon mari et mes enfants ont voulu essayer une des trois attractions situées sur le toit. Une des trois était fermée (insanity the ride) car il y avait trop de vent. Ils n'ont pas osé essayer X scream, espèce de navette qui se propulse dans le vide. Ils ont seulement essayé Big shot, une espèce de manège qui vous propulse en l'air et retombe tout aussi vite, à 275 m d'altitude. C'était impressionnant et très court d'après leurs dires.

Après ce moment de "frayeur", nous avons fait un dernier arrêt au centre commercial Fashion Mall pour trouver des jeux vidéos pour notre fils (pour sa console portable). En effet, il n'existe pas beaucoup de magasins vendant des jeux vidéos à Las Vegas. Dans le centre commercial, il existe l'équivalent d'un micromania. Les jeux sont également moins chers qu'en France. Environ 35 euros neufs. C'est quasiment la seule chose que nous avons achetée là-bas car les prix ne sont évidemment pas aussi intéressants que dans les outlets.
Nous sommes ensuite rentrés à l'hôtel pour nous reposer un peu (je ne vous raconte pas l'état de nos pieds !). Pour fêter mon anniversaire, nous voulions aller diner au buffet du Bellagio mais il y avait un monde fou. Donc, nous nous sommes rabattus sur le buffet du Treasure Island qui n'est pas mal mais qui ne présente pas le même choix qu'au Planet Hollywood. Pour finir la soirée, nous sommes allés faire un tour dans le vieux Las Vegas, à Fremont Street. J'ai adoré l'ambiance. Tout est très Kitch. La décoration des hôtels est très rétro. Nous assistons à la Fremont street experience. Il s'agit d'une zone piétonne recouverte d'une immense arche métallique parsemée de millions de petites lumières. Un spectacle son et lumières est proposé toutes les heures le soir. C'était super original. J'ai beaucoup aimé.
Après une très grosse journée, nous sommes enfin rentrés à l'hôtel pour préparer nos bagages et enfin nous coucher. L'avantage de connaître quelqu'un sur place est que nous avons pu lui laisser une partie de nos bagages pour éviter de trop charger la voiture pour notre périple de 5 jours.
J7 : Vendredi 17 avril : Aujourd'hui, une longue route nous attend. Mais pour la faire passer plus facilement, nous ferons quelques arrêts photos et visites. Il fait très beau, encore un peu frais mais pas un nuage dans le ciel. La journée va être chaude. Le beau temps est enfin de retour. Après avoir procédé aux démarches administratives (check out) pour quitter l'hôtel (cela va bien plus vite que d'y entrer), direction le sud de Las Vegas pour aller visiter Ethel Chocolate Factory et Cactus Garden qui se trouve juste à côté. La chocolaterie (marque qui fabrique les Mars et les Mms entre autre) est surtout un lieu pour vendre. On nous montre des cuves et quelques personnes emballent les produits (aucun commentaire et la visite se fait en moins de 10 mn). Pour ce qui est du chocolat, il est vendu le même prix qu'en ville. C'est un attrape-touriste.
Par contre, le jardin de cactus situé juste à côté est très beau. On y trouve des milliers de cactus différents. L'accès à ces deux endroits est gratuit. Un grand parking est situé devant (gratuit aussi).
Ensuite, nous avons pris la voiture direction Boulder City. C'est une très jolie petite bourgade résidentielle. Le centre ville est super typique avec des devantures style western. L'église est adorable avec ses couleurs flashy. Il y a aussi de grands espaces verts. L'ambiance est d'un calme. On a l'impression de se retrouver dans un endroit où le temps s'est arrêté. Pas de bruit de voitures, pas de cri, pas de foule... On dirait qu'il ne s'y passe jamais rien. Nous nous sommes arrêtés sur un parking pour prendre des photos de la mairie, du commissariat... Une voiture de police a ralenti près de nous. Je pensais qu'on allait nous demander ce que l'on faisait. Eh bien non. Le policier nous a juste salué et souhaité une bonne journée. Du jamais vu !!! J'ai ensuite aperçu la poste dans laquelle je me suis précipitée pour acheter des timbres et envoyer les cartes postales que j'avais déjà écrites. A Las Vegas, c'est une vraie galère pour en trouver (des timbres). Les commerçants qui vendent des cartes postales, ne vendent pas de timbres ou alors le double de leur valeur (pour la France, c'est 94 cents). J'ai pris un stock complet pour couvrir tout le séjour.

Nous avons ensuite repris la voiture direction Lake Mead. Nous savons que nous ne pouvons y rester que quelques minutes car il nous reste encore beaucoup de choses à voir et de route à faire. C'est ici que nous achetons le pass "america the beautiful" à 80 dollars car nous avons plusieurs parcs à visiter. Nous nous dirigeons ensuite vers la Marina. La vue est très jolie mais sans plus (ce que nous ferons au lac powell est beaucoup plus impressionnant).
C'est à l'entrée du Lac Mead que nous achetons le Hoover Dam, le fameux barrage qui est à la limite du Nevada et de l'Arizona. Par contre, l'entrée sur ce site est très longue (embouteillages) par il est nécessaire de le traverser pour rejoindre l'autoroute US 93 qui nous mènera vers le Grand Canyon. Nous décidons de nous garer dans un parking (payant = 7 dollars - Eh oui, c'est fini les parkings gratuits) et nous allons voir de plus près à quoi ressemble cet édifice. C'est très impressionnant. On imagine ce qui se passerait s'il s'effrondrait. Ce serait une vraie catastrophe pour toute la vallée. Il est super surveillé (on se doute de la raison de cette attention particulière !!!). Nous avons également déjeuné sur place car nous n'étions pas sûrs de trouver de quoi se restaurer ensuite. Il faisait très très chaud. Comme sur tous les endroits touristiques, la nourriture n'était pas terrible et pas donnée.

Nous reprenons ensuite la route direction Kingman. Nous faisons plus de 100 kms sans voir aucune commune, village. La route est très belle, en très bon état. Aucun péage sur les autoroutes ! Il y a pas mal de camions sur la route mais la circulation est très fluide. Nous ne nous arrêtons pas à Kingman (pas le temps) car nous préférons faire une halte un peu plus loin à Seligman (plus de 100 kms plus loin). Seligman (ex route 66) se résume à une espèce de grande route. De chaque côté, on y trouve des hôtels, stations service, boutiques mais très typiques. Devant celles-ci se trouvent de vieux véhicules des années 50-60, des mannequins... Je ne regrette pas cet arrêt. On a l'impression d'avoir changé d'époque. Nous nous sommes arrêtés pour prendre des photos, évidemment et pour voir l'intérieur de ces endroits. J'y ai bu un bon chocolat chaud (il était délicieux : avec de la crème chantilly dessus. Un vrai régal pour seulement 1, 50 dollar). Le temps s'est fortement rafraîchi. On sent qu'on s'éloigne de la chaleur du Nevada. J'entame la conversation avec la commerçante (très chaleureuse comme tous les commerçants que nous avons croisés. Nous devrions suivre leur exemple, car notre accueil, en France, est loin de leur arriver à la cheville !!!) qui m'explique qu'il y a deux jours, il neigeait au grand canyon et qu'il y avait tellement de vent, que les touristes n'avaient pas pu prendre de photos des sites à voir. Nous avons eu une chance folle d'avoir échappé à cela car nous avons eu un temps magnifique.
Pour la dernière fois, nous avons repris la route direction le Grand Canyon mais sans aucun arrêt cette fois (il nous restait encore environ 160 kms à faire). Nous sommes passés à Williams et bien plus tard à Tusayan (ici, nous savions que l'arrivée était très proche). Nous atteignons enfin l'entrée sud du grand canyon : il est 18H00. Nous présentons notre pass au ranger pour pénétrer dans le parc. Ensuite, nous nous dirigeons vers Mather point, un beau point de vue. C'est superbe, le soleil commence à décliner. Les couleurs sont orangeâtres. C'est magnifique. On resterait là des heures. Par contre, il fait très froid. Nous nous précipitons dans le coffre de la voiture pour aller chercher des blousons chauds.
Nous restons encore là quelques minutes pour ensuite nous diriger vers notre hôtel : le Maswick Lodge. C'est un des hôtels les moins chers du site mais correct malgré tout. Nous avons un peu de mal à le trouver mais on finit par le repérer. Une fois les démarches faites à l'accueil (qui se résument à montrer mon voucher imprimé sur Internet, mon passeport et ma carte bancaire), nous nous dirigeons vers notre chambre. Il n'y a pas de clim, mais vu la température extérieure, elle n'est vraiment pas nécessaire. Par contre, dans la chambre, il fait assez frais. Nous mettons donc tout de suite le chauffage. Les chambres sont propres. Après avoir repéré les lieux, nous allons diner à la cafétaria de l'hôtel (nous voulions aller diner dans un autre hôtel mais l'attente était d'environ une heure : Eh oui, nous étions à l'approche du week-end et les américains étaient là aussi). La nourriture n'était pas top mais bon ! Ensuite, direction la chambre pour passer une bonne nuit afin de récupérer de cette grosse journée.

J8 : Samedi 18 avril : Une belle journée s'annonce : il fait très beau bien que très frais (il a gelé cette nuit et nous avons dû gratter un peu la voiture). Après un rapide petit déjeuner à la cafétaria de l'hôtel, puis le rangement de nos bagages dans la voiture, puis le check out à l'accueil de l'hôtel, nous nous dirigeons en voiture vers le parking situé en face du visitor center pour aller prendre la navette verte. Après quelques minutes d'attente, la voici. Deux arrêts sont prévus : Pipe Creek vista et Yaki Point. Nous nous arrêtons aux deux. Les navettes passent plus souvent que prévu (sûrement à cause du week-end : plus grande fréquentation du parc) c'est-à-dire toutes les 8 à 10 mn au lieu de 15. Les points de vue sont magnifiques, toute cette immensité à perte de vue et un silence. On se croirait seul au monde.
Nous avons fait ensuite chemin inverse pour revenir au visitor center, nous avons repris la voiture direction l'arrêt village route transfer pour attraper la navette rouge. Nous avons réussi à nous garer à proximité et là, nous avons vu qu'il y avait beaucoup plus de monde. La navette est très vite arrivée (elles étaient plusieurs l'une derrière l'autre) et nous avons décidé de ne pas faire tous les arrêts (il y en a 8 en tout). Nous nous sommes arrêtés à Trailview overlook, Powell Point, Hopi Point, Mohave Point et le terminus Hermits Rest. Les paysages finissent par beaucoup se ressembler mais cela reste vraiment à voir. Je ne sais plus sur quel point de vue, on aperçoit en contrebas le colorado.
Pour faire tout cela, nous avons mis une bonne matinée puisque nous avons fini de faire le tour vers 13H. Nous aurions pu rester bien plus longtemps et faire éventuellement une randonnée mais un long chemin nous attendait pour nous rendre à Monument Valley et les enfants commençaient à s'impatienter. Nous avons donc fait demi-tour pour rejoindre notre voiture et nous avons rejoint la sortie est du parc. Tout le long du chemin, il y a encore beaucoup de points de vue où il est possible de s'arrêter (en voiture cette fois) sur environ 20 kms avant de quitter le parc.
A la sortie du parc, nous avons pris la direction Desert View puis Cameron (70 kms). A Cameron, nous avons fait une halte au Trading Post pour déjeuner. Nous avons mangé Mexicain. C'était un peu étrange comme goût et comme consistance. Mais bon, c'était peut-être du mexicain à la mode Navajo (c'est le début de leur territoire). Le trading post est une espèce de piège à touristes (grand magasin de souvenirs) mais la pause était malgré tout agréable. Nous en avons profité aussi pour faire le plein de la voiture et pour acheter un petit tableau navajo et une petite poterie navajo (les deux signés de leur auteur).
Nous avons ensuite repris la route direction Marble Canyon puis Kayenta (160 kms). En approchant de Kayenta, les décors de western se dessinent progressivement à l'horizon. On se croirait dans un vrai film. Nous faisons de petites haltes au bord de la route de temps en temps pour prendre des photos. En cours de route, nous avançons les montres d'une heure car nous changeons d'Etat (Utah). Kayenta est une espèce de route bordée d'hôtels et de restaurants. Ce n'est pas terrible ! Je suis contente de ne pas avoir choisi de logement ici (ce que je voulais faire au départ car c'était bien moins cher qu'à Monument Valley mais ce n'est vraiment pas joli). Nous poursuivons donc notre route pour Monument Valley pendant environ 40 petits kilomètres. Mais au lieu d'aller vers le parc, nous nous dirigeons vers notre hôtel : le Goulding Lodge. Il n'est pas si joli que cela de l'extérieur mais la vue que l'on a de la chambre est vraiment inoubliable. Nous ne regrettons vraiment pas notre choix.
Après avoir procédé aux modalités de check in, nous découvrons notre chambre située au 1er étage et qui donne directement sur Monument Valley. C'est magnifique. A proximité, il y a un petit supermarché, une station service et un camping. C'est ici que nous avons payé le plus cher notre chambre (120 euros la nuit mais cela en vaut la peine).
Nous sommes à une heure du coucher du soleil. En attendant celui-ci, nous décidons d'aller visiter le petit musée de l'hôtel qui rend hommage à John Ford et aux westerns qui ont été tournés dans le coin (il y a de nombreuses photos de tournage, des objets...). L'accès est gratuit. Une contribution est juste suggérée à l'entrée.
Ensuite, nous sortons pour prendre des photos du coucher du soleil : encore une superbe vue. Puis, nous nous dirigeons vers le restaurant de l'hôtel pour dîner (ce n'est pas terrible mais pas donné par bon !). Nous finissons par nous rendre à la partie boutique de l'hôtel (trading post) où une jeune vendeuse navajo nous fait une démonstration de flûte indienne. C'était tellement mélodieux. Mais nous décidons de ne pas investir dans un tel objet car nous n'arriverons jamais à reproduire les mêmes sons qu'elle. Nous achetons des cartes postales (envoi possible de l'hôtel) et un magnet (j'en ai acheté un à chacune de nos étapes) que je collerai sur notre frigo au retour. Il est maintenant temps d'aller dormir car la journée a été encore une fois bien remplie.
J9 : Dimanche 19 avril : Je me réveille avec le lever du soleil. J'en profite pour saisir mon appareil photo, aller sur la terrasse de la chambre et immortaliser le moment. Tout le monde dort encore dans la chambre et je profite seule du spectacle.
Après que tout le monde soit réveillé, nous prenons notre petit déjeuner à l'hôtel (pas donné mais je pense qu'on paie le lieu), nous mettons nos bagages dans la voiture, procédons au check out, direction l'entrée de Monument Valley. Nous payons l'entrée 5 dollars par personne (enfants compris) et là, c'est franchement mal indiqué. Il y a des travaux dûs à la construction du nouvel hôtel The View. De l'extérieur, il ne me semble pas plus beau que l'autre mais nous n'avons pas vu l'intérieur. Par contre, les chambres donnent directement sur Monument Valley. Mais pour l'instant, le repérage extérieur est un vrai chantier. Le visitor center est accolé à l'hôtel. Nous finissons par trouver l'entrée de la scenic drive (après avoir tourné en rond un bon moment).
Il y a en tout 11 arrêts photos à faire dont le plus connu le John Ford's Point dont la vue est célèbre car on la retrouve dans beaucoup de westerns. On se croirait vraiment dans un film. Cela nous rappelle de bons souvenirs de gosse quand nous regardions ces vieux films à la télé. Un navajo d'un certain âge chevauche d'ailleurs un cheval à cet endroit et nous permet de le photographier et même de monter sur son cheval pour 1 dollar. Ce que nous nous empressons de faire. Le temps est encore magnifique. Un peu de fraîcheur le matin mais ensuite la chaleur s'installe.


Le chemin à emprunter tout au long du circuit est une piste en terre battue mais n'importe quelle berline peut l'emprunter. Il n'est pas indispensable d'avoir un 4X4.
Nous finissons tranquillement le circuit. Nous mettrons environ deux bonnes heures pour faire le tour.
A la sortie du parc, nous revenons sur nos pas (en repasse par Kayenta) direction Page pour aller voir le Lake Powell (220 kms). Sur le chemin, nous changeons à nouveau d'heure (on recule d'une heure). Au fur et à mesure de notre avancée, les paysages changent tout doucement.
A l'heure du déjeuner, nous arrivons près d'Antelope Canyon. Au départ, nous avions prévu d'aller le visiter le lendemain matin mais étant donné que nous sommes sur place vers 12H30, nous tentons notre chance. Nous choisissons d'aller voir Upper Antelope. Nous achetons les billets (6 dollars pour le parking + 20 ou 25 dollars je crois par adulte + 10 dollars pour notre fils de 12 ans). C'est assez cher et il n'est pas possible de payer en CB. Le départ, en espèce de 4X4, est prévu pour 13H. Le trajet pour se rendre vers le canyon dure environ 10 mn. Nous descendons ensuite du "camion" pour pénétrer dans le canyon. Il fait assez sombre mais par endroit le soleil passe entre les roches. C'est très beau. Ces dernières prennent une couleur ocre et ce qui est très étrange c'est que lorsqu'on les prend en photo, c'est encore plus beau. Les couleurs sont encore plus belles. C'est vraiment à voir. Par contre, nous ne verrons pas le faisceau de lumière qui pointe son nez vers 11H30 car je pense que nous sommes arrivés trop tard. Par contre, notre guide navajo nous montre à quel endroit prendre les plus belles photos et à un certain endroit lance du sable en l'air car cela fait un super effet sur les photos. La visite dure une petite heure.

Nous faisons ensuite le chemin inverse pour regagner notre voiture. Nous commençons à être affamés mais avant d'apaiser notre faim, nous décidons de nous rendre à notre logement pour être tranquille. Direction Page à environ 10 kms d'Antelope Canyon. J'ai trouvé les coordonnées de notre logement dans le guide du routard. Il s'agit d'un motel : le Basful Bob's Motel. Il est tenu par un vieux monsieur très gentil qui a réhabilité des anciens logements d'ouvriers qui ont travaillé à la construction du lac il y a de nombreuses années. J'avais réservé par Internet sur son site. Il s'agit en fait de petits appartements. C'est très bien et très spacieux. L'appartement comprend un séjour avec télé, une cuisine américaine équipée (frigo, micro-onde, gaz, vaisselle...), deux chambres et une salle de bains avec WC. Il y a même à l'arrière un petit jardin avec un barbecue, tout cela pour la modique somme de 50 dollars TTC pour nous 4 (paiement en espèces seulement). Les meubles sont un peu défraîchis mais qu'importe, c'est vraiment très bien.
Après avoir laissé nos bagages dans l'appartement, nous reprenons la voiture pour trouver de quoi se restaurer. Les enfants avaient repéré un king burger à notre arrivée à Page. Donc, nous nous y rendons pour pouvoir enfin nous rassasier (il est plus de 15H).
Après ce repas, nous reprenons la voiture direction Wahweap Marina (pass à présenter pour y pénétrer) car nous avons prévu de faire une ballade en bateau d'1H30 sur le Lake Powell qui s'appelle Antelope Canyon. Avant de partir, j'avais repéré sur Internet que la croisière avait lieu à 16H15. Il faut acheter les billets dans l'hôtel Lake Powell Resort, à la réception (c'est encore, là aussi assez cher : 102 dollars HT pour nous 4).
Nous prenons place à bord d'un bateau à deux niveaux : en bas, on est enfermé et en haut, on est à ciel ouvert. Nous avons opté pour la 2ème solution pour pouvoir profiter du beau temps et surtout pour pouvoir faire de belles photos.

Et là encore le spectacle est de toute beauté. Il y a des commentaires en anglais. On ne comprend pas tout mais qu'importe, nos yeux font le reste. La ballade est très agréable et nous repose. Nous navigeons au milieu de canyons et nous apercevons au loin le Glen Canyon Dam (barrage) que nous irons voir après la ballade en bateau. Cette promenade dure environ 1H30.
A notre retour sur la terre ferme, nous reprenons à nouveau notre voiture et sur le chemin, nous nous arrêtons voir le fameux barrage. Je le trouve moins impressionnant que le Hoover Dam.
Nous rentrons ensuite à notre appartement car nous sommes épuisés. Nous nous délassons enfin avant d'aller diner.
A l'heure du diner, nous demandons au propriétaire des lieux de nous indiquer une bonne adresse de steak house (nous sommes en train de faire une overdose de hamburgers et de tacos). Il nous indique un endroit pas très éloigné de là. Nous nous y rendons et commandons tous un magnifique steak avec pomme de terre au four. La viande est délicieuse. Nous nous régalons.
Puis nous retournons au motel pour nous coucher après une très très longue journée encore bien remplie. Au préalable, nous regardons à la télé l'élection de miss america qui a lieu en direct de Las Vegas.
J10 : Lundi 20 avril : Ce matin, la famille a décidé de faire la grasse matinée. Moi, non. J'ai repéré la veille, à quelques centaines de mètres du motel, une laverie automatique. Je m'y rends en voiture et je demande quelques explications aux gens qui attendent leur linge car le système est un peu différent du nôtre. Déjà, il faut une quantité phénoménale de pièces de 25 cents. Heureusement, il existe sur place des distributeurs automatiques de pièces. Ensuite, on choisit sa machine, on y met son linge + de la lessive (achetée sur place 75 cents) à l'endroit approprié + on choisit son programme et hop c'est parti pour 40 mn. Pendant ce temps, j'ai bouquiné et j'ai entamé la conversation avec une dame qui m'a demandé d'où je venais et ce que nous avions déjà visité. Ensuite, j'ai mis le linge à sécher pendant environ 1/2 heure. Voilà une corvée en moins. De retour au motel, tout le monde est levé et prend son petit déjeuner. Une fois tout le monde prêt, nous allons saluer Bob, le propriétaire et nous quittons les lieux direction Horseshoe Bend (le Colorado s'enroule autour d'un piton rocheux). C'est à quelques kilomètres à la sortie de Page. Nous laissons notre voiture sur un parking et entamons une marche d'environ 15 à 20 mn. Cela grimpe dur et de temps en temps le chemin redevient plat. Il fait très beau et la température commence à chauffer. Nous croisons quelques touristes. En chemin, nous tombons nez à nez avec un petit serpent. Je ne sais pas s'il est dangereux et on ne cherchera pas à savoir. Nous avons pris le temps malgré tout de le suivre et de le photographier. Nous reprenons ensuite notre route pour arriver enfin à destination. C'est magnifique et le colorado est d'un bleu ! Il a même des reflets verts. Par contre, il faut faire très attention de ne pas trop s'approcher du bord de la falaise car le secteur n'est pas du tout sécurisé.
Après avoir pris quelques photos et exploré les environs, nous faisons demi-tour pour reprendre la voiture direction Bryce Canyon. Mais avant de quitter Page, nous nous arrêtons à Lone Rock (besoin du pass pour y accéder). C'est un rocher planté au milieu du Lake Powell près d'une petite plage. Nous le prenons en photo. Apparemment, l'été, il y a beaucoup de monde ici. Les gens viennent nager et se rafraîchir.
Nous reprenons la route US 89 direction Big Water puis Kanab... Avant d'arriver à Panguitch, nous prenons la route UT 12 puis UT 63 direction Bryce Canyon (environ 250 kms). Nous revoilà dans l'Utah. Nous changeons à nouveau d'heure (nous avançons nos montres d'une heure). Quelques kilomètres avant d'arriver à destination, nous faisons un arrêt photo à Fairyland Point. Les roches sont toutes rouges, c'est vraiment impressionnant. Il existe un parc appelé Red Canyon quelques kilomètres avant Bryce. Nous ne l'avons pas visité mais nous avons pris des photos de l'extérieur. Ces roches constrastent avec le bleu du ciel. Un délice pour les yeux.
Nous décidons de nous arrêter tout de suite à notre hôtel : le Best Western Ruby's Inn pour prendre possession de notre chambre pour être tranquilles. Il est assez joli de l'extérieur (style chalet en plus grand) et chaleureux à l'intérieur. Nous logeons dans un des bâtiments annexes. La chambre est assez spacieuse et assez semblable à celles que nous avons déjà eu : 2 lits queen, une télé, une petite table et deux chaises, un nécessaire à café et une salle de bains.
Dans l'hôtel, il y a une petite supérette, une station service, une piscine intérieure, un magasin de souvenirs.
En face de l'hôtel, il y a une série de petits magasins fermés style western, c'est très typique.
Après quelques minutes de repos, nous reprenons la voiture direction Bryce Canyon (3 kms). Nous montrons notre pass, le ranger nous donne la carte du parc et nous commençons notre ballade. Nous savons que nous ne ferons pas tout aujourd'hui car il est déjà presque 17H. Nous avons une heure et demi devant nous pour profiter du soleil (en effet, sans soleil, le décor n'est plus du tout le même. Les couleurs sont fades et c'est bien moins spectaculaire).
En chemin, nous tombons nez à nez avec des biches ou cerfs, je ne sais pas trop. Elles sont à quelques mètres de nous et n'ont pas l'air d'être effrayées.
Nous commençons par Sunrise Point et ensuite Sunset Point. C'est très beau, immense, difficile à expliquer. Il reste encore de la neige à certains endroits. Il a neigé il y a quelques jours alors que là, nous sommes en tee-shirt. Pour accéder aux points de vue, il faut laisser la voiture au parking et marcher un peu mais cela vaut vraiment le coup d'oeil.
Nous poursuivrons ensuite avec Inspiration point, Paria view, Bryce Point, Swamp Canyon, Whiteman Bench, Fairview point et Natural bridge. Nous nous arrêterons là car le soleil commence à décliner et les sites ne sont plus aussi beaux. Nous croisons très peu de voitures sur la route. Le parc nous semble beaucoup moins fréquenté que celui du grand canyon. Mais il est aussi plus étendu. Il monte à plus de 2000 mètres d'altitude.
Nous rebroussons chemin et nous décidons de revenir le lendemain matin pour voir la fin du parc. Nous quittons le parc pour retourner à l'hôtel pour découvrir ses environs. Vers 20 H, nous nous rendons à un steak house situé à quelques kilomètres avant l'hôtel que nous avions repéré en arrivant. Nous prenons un beau pavé de boeuf bien tendre accompagné d'une pomme de terre au four et de crevette fries. C'est divin.
Enfin, nous rentrons à l'hôtel pour dormir. Encore une journée bien remplie !
J11 : Mardi 21 avril : Après une bonne nuit, nous prenons notre petit déjeuner à l'hôtel. Nous nous sommes entendus avec les enfants la veille. Ils en avaient un peu assez des pierres. Ces derniers préfèrent rester dans la chambre à se reposer et à regarder la télé. La grande doit veiller à ce que tout se passe bien (et tout s'est bien passé !). Elle a tout de même presque 17 ans. Pendant ce temps, nous retournons pendant 2 heures au parc pour finir notre visite. Nous souhaitons retourner au premier point de vue : Sunrise Point pour découvrir encore d'autres couleurs. C'est bien plus lumineux que la veille et nous sautons ensuite les points de vue que nous avions vu la veille. Nous reprenons nos arrêts à partir de Natural Bridge qui était un peu dans l'ombre et qui aujourd'hui est magnifique. Ensuite, nous faisons de nouveaux arrêts à Agua Canyon, Ponderosa Canyon et son fameux hoodoo, Rainbows point et Yovimpa Point (2700 m d'altitude. On y voit à plus de 120 kilomètres). C'est vraiment le parc que j'ai préféré. Je l'ai trouvé vraiment inoubliable. Il est magnifique. Le beau temps y a été aussi pour quelque chose et les trainées de neige ici et là ont ajouté leur charme.
Peu avant 11H, nous avons fait demi-tour pour rejoindre les enfants afin de quitter la chambre (heure limite pour le faire). Arrivés sur place, ils étaient déjà prêts (un vrai miracle et avaient rangé leurs affaires). Il ne nous restait plus qu'à ranger les bagages dans la voiture, procéder au check out à la réception et reprendre notre route direction Zion Park.
Sur notre route, nous traversons de charmants petits villages "montagnards" dotés de jolies habitations. Certaines sont très originales.
Nous quittons les roches rouges pour trouver un paysage un peu plus ressemblant de nos montagnes. Mais ce qui est étrange c'est que les routes ne sont pas du tout en lacet comme chez nous. Même à la montagne, ils arrivent à avoir des routes droites à deux voies. Nous passerons également près d'un troupeau de bisons et d'un buffalo grill (pas la même enseigne que chez nous).
Nous traversons des villages comme Hatch, Glendale, Orderville. Après 1H30, nous arrivons à l'entrée Est du parc. De grandes montagnes griffées nous accueillent. Je trouve que c'est le parc le plus sauvage que nous ayons vu. Il est encore très différent de tous les autres.
Nous présentons encore une fois notre pass. En échange, le ranger nous donne une carte du parc. Nous nous dirigeons en voiture vers l'entrée sud du parc et nous arrivons au visitor center. Nous décidons d'y déjeuner. L'espèce de cafétaria s'appelle Sol Food Market and Deli. Ce n'est pas un 4 étoiles mais cela nous suffit. Un petit écureuil nous tiendra compagnie lors du repas. Il n'est pas farouche et n'a pas peur des êtres humains. On voit qu'il est habitué à leur présence. Par contre, nous ne lui donnons pas à manger car c'est interdit. Si on le fait et qu'on est pris en flagrant délit, on risque une amende de 100 dollars. En effet, cette sanction cherche à éviter que les animaux sauvages deviennent dépendants de l'homme et qu'ils ne sachent plus se nourrir par eux-mêmes.
Ensuite, nous sortons du parc direction Springdale (petite commune accolée au parc) pour nous rendre à notre hôtel (Quality inn). Etant donné que je possède leur carte de fidélité, on nous donne une chambre mieux placée. L'intérieur est à peu près semblable aux précédentes mais nous sommes au rez de chaussée avec une petite terrasse qui donne sur un terrain de camping et surtout sur la montagne. Jolie vue. Après avoir procédé au check in, nous retournons dans le parc pour commencer la visite. A cette période de l'année, la visite ne peut se faire qu'en navette. Nous laissons donc notre voiture au visitor center et nous l'attendons. Elle se présente très rapidement.
Comme au Grand Canyon, il y en a plus souvent que prévu. Nous ne nous arrêterons pas à tous les points de vue (8 en tout) car nous avons décidé de faire des mini-randonnées (les enfants sont enchantés : c'est ironique !!!). Il fait très chaud et nous emmenons avec nous une bouteille d'eau chacun. Nous ne nous arrêtons pas au Zion museum ni à Mountain of the sun. Par contre, nous sommes descendus à Zion lodge. C'est à cet endroit que se trouve le seul hôtel du parc. Un espèce de grand espace vert ombragé se présente à nous. Beaucoup de gens se reposent à l'abri du soleil.
Après avoir pris quelques photos, nous décidons de faire notre petite randonnée direction Lower Emerald Pool.
Nous traversons un pont en bois en dessous duquel coule une petite rivière. C'est très joli.
Nous poursuivons notre ascension (cela grimpe un peu pendant environ 20 mn). Une fois arrivés, nous aurions dû voir des chutes d'eau. Il ne reste qu'un petit filet d'eau pas très spectaculaire. Les enfants sont déçus. Nous aussi. Mais cela reste tout de même très agréable. Nous ne poursuivrons pas au delà (vers middle puis upper emerald pool car il faut compter une heure de plus et les enfants n'ont pas du tout envie d'aller plus loin). Nous redescendons tranquillement pour rejoindre le Zion lodge et nous en profitons pour nous reposer à l'ombre des arbres sur la pelouse devant l'hôtel. Nous reprenons ensuite une navette pour nous rendre à l'arrêt Weeping Rock (nous sautons celui qui s'appelle Grotto). Là encore, nous faisons un peu de marche (cette fois-ci cela grimpe bien). Nous sommes censés encore une fois voir des chutes d'eau et là, c'est encore pire que la 1ère fois. 3 gouttes tombent. Je pense que l'on doit pouvoir les voir plus tôt dans l'année, à la fin de l'hiver. Je crois que là, nous avons achevé les enfants. Ils râlent franchement (ah ces enfants des villes !!!). Nous rebroussons chemin pour rejoindre la navette. Nous ne descendrons pas au prochain arrêt (Walters Wiggles) mais par contre, nous descendrons au dernier (Temple of Sinawava).
Ici, il y a encore la fameuse rivière et la possibilité de faire une promenade le long de celle-ci. Il s'agit de Riverside Walk. Elle n'est pas difficile à faire car c'est assez plat. Nous l'emprunterons sur environ 1 km et nous ferons demi-tour. Pour la dernière fois, nous empruntons la navette pour retrouver notre voiture. Nous en avons plein les pattes. Nous rentrons à l'hôtel pour nous reposer.
C'est la fin de l'après-midi. Je m'installe sur la terrasse (il y a un petit salon de jardin) et j'admire le panorama et je pense très fort que nous avons une chance énorme d'être là.
Ci-dessus, la vue de notre chambre.
A l'heure du diner, nous nous rendons à pied (juste à côté de l'hôtel) dans un petit resto qui est installé dans une ancienne station service (c'est original). Nous mangeons dehors. C'est très agréable. La nourriture est mexicaine. C'est bon mais nous attendons près d'une heure avant d'être servis.
Pour finir, nous rentrons à l'hôtel pour dormir après une journée encore bien remplie !
J12 : Mercredi 22 avril : C'est aujourd'hui que s'achève notre road trip. Le temps est toujours aussi beau. Après un petit déjeuner léger (compris dans le prix pour une fois) et après avoir procédé au check out, nous reprenons la route pour rentrer à Las Vegas (environ 250 kms). Nous changeons une dernière fois d'heure (on recule d'une heure). On sent la température monter (il fera environ 30 degrés au plus chaud de la journée). Nous quittons les beaux paysages pour retrouver quelque chose de bien plus commun et bien plus plat. Le temps passe vite car nous empruntons une grande autoroute (j'ai oublié de dire qu'elles sont gratuites aux Etats-Unis) : la US 15. Nous arrivons sur Las Vegas à l'heure du déjeuner. Nous décidons d'aller manger dans un "In N Out". D'après mon oncle, c'est un fast food qui propose parait-il des produits plus sains que chez Mac Do (ex : la viande est de la vraie viande de boeuf, dans de beaux morceaux alors que chez les concurrents, il s'agit de "déchets"). Je n'ai pas trouvé cela meilleur qu'ailleurs et en plus, il n'y a qu'un choix de sandwich mais bon ! Ensuite, nous avons décidé d'aller faire ce que nous n'avions pas eu le temps de voir les 5 premiers jours. Nous sommes allés prendre en photo le Sphinx de l'hôtel Luxor. Ensuite, nous avons remonté le Strip pour prendre des photos de chaque côté depuis la voiture (à partir du début de l'après-midi, les bouchons commencent à se former donc on a le temps de prendre des photos. Nous avons remonté le strip jusqu'après la Stratosphère et nous avons fait des pauses pour prendre en photo quelques chapelles. Ensuite, nous sommes revenus sur nos pas et nous nous sommes garés au Fashion Mall pour aller acheter à notre fils un jeu vidéo pour sa PSP (bien moins cher qu'en France : 40 dollars le jeu, soit environ 30 euros). Puis, nous nous sommes rendus à pied jusqu'au Mirage car nous voulions aller visiter le Siegfried and Roy secret garden. Le prix de l'entrée est assez élevé (15 dollars par adulte et 10 par enfant) mais la visite est assez plaisante. On commence par arriver vers deux bassins, dans lesquels sont installés des dauphins (dolphin habitat).
Une personne nous les présente et nous explique leur mode de vie. Ensuite, nous nous dirigeons vers secret garden. Tout d'abord, on y trouve des lamas de différentes couleurs et tailles.
Puis nous découvrons les tigres blancs.
Ils sont superbes. Dommage qu'une grosse grille nous empêche de faire de belles photos. Puis vient un bébé léopard, né sur place. Il est adorable. On dirait une peluche. Puis viennent enfin des lions. Ils sont beige clairs et très fins, pas comme ceux que nous avons l'habitude de voir. Ils sont également très beaux.
Après nous être balladés pendant environ une heure, nous retournons à la voiture pour aller chez mon oncle, diner avec lui (pizzas au menu, qu'il est allé acheter près de chez lui : 5 dollars une grande pizza bien bonne, c'est vraiment très bon marché) et dormir sur place. Demain, c'est notre dernière journée. Dur ! Dur !
J13 : Jeudi 23 avril : Après une nuit chaude (la chaleur commence à s'installer sur Las Vegas), nous prenons notre petit déjeuner sur la terrasse de chez mon oncle. Il fait bon encore à cette heure. Après nous être préparés, mon oncle décide de nous faire visiter l'endroit où il travaille. Il est directeur du restaurant dans une maison de retraite haut de gamme. C'est à quelques minutes de chez lui. Arrivés sur place, nous sommes stupéfaits. Nous n'avons jamais vu cela. C'est le vrai luxe. Il s'agit d'un très beau bâtiment mais l'intérieur est encore plus chic. On se croirait dans l'un des hôtels du Strip. Les occupants ont chacun une chambre qui ressemble à une suite. Le mobilier est luxueux. La salle à manger est magnifique. Les jardins luxuriants. Ici, les personnes âgées sont dorlotées. Par contre, il faut avoir les moyens de se payer cela (environ 4 000 dollars par mois). Mais quand je vois les prix en France et les prestations proposées...
Nous laissons ensuite mon oncle à ses occupations et nous nous dirigeons vers le Premium Outlet pour faire de nouveaux achats de vêtements. Nous allons même devoir acheter un nouveau sac de voyages de peur de ne pas pouvoir passer la douane (poids par bagage). Nous y restons toute la matinée et même le début de l'après-midi. Puis, nous décidons d'aller déjeuner dans un hôtel du strip pour goûter une dernière fois à un buffet (les enfants en sont friands). Nous choisissons celui du Treasure Island. C'est assez bon et assez varié.
Nous passons la fin de l'après-midi à nous ballader sur le Strip afin de profiter de nos derniers moments sur place. En fin de journée, nous retournons à nouveau chez mon oncle pour faire les valises et faire les dernières lessives. Après un léger diner, nous allons manger une glace à l'hotel Red Rock. Il n'est pas sur le strip mais au nord ouest de Las Vegas, à une dizaine de minutes de chez mon oncle. Il y a un très grand bowling, un club qui appartient à Cindy Crawford, un casino évidemment... Mon oncle m'a expliqué que cet hôtel était surtout fréquenté par les locaux. En effet, les gens du coin ne vont pas souvent sur le Strip car il y a trop de monde, de touristes.
Après notre petite gourmandise, nous sommes rentrés chez lui pour aller nous coucher.
J14 : Vendredi 24 avril : Ca y est, c'est la fin des vacances. Nous nous levons très tôt ce matin (5H30). Après le petit déjeuner, nous rentrons les bagages dans la voiture, nous disons au revoir à mon oncle (il est déjà levé car il se lève à cette heure tous les jours pour aller travailler) et nous dirigeons vers l'aéroport en voiture. Avant d'y arriver, nous nous arrêtons au Mac Carran Center pour rendre notre voiture. Mes formalités durent à peine 2 mn. Ils ne la vérifient même pas. Aucune somme supplémentaire à débourser. Sur place, une navette nous attend pour nous rendre à l'aéroport. Le trajet ne dure que quelques minutes. Nous sommes accompagnés de nos bagages. Une fois arrivés, nous nous dirigeons vers le comptoir de la Northwest, nous procédons à l'enregistrement de nos bagages et nous attendons patiemment l'heure du décollage (9H10). Nous arrivons à Minneapolis un peu plus de 3 heures plus tard (sur ce vol, les boissons et repas/friandises sont payants). En arrivant à Minneapolis, nous apprenons que notre prochain vol pour Paris a du retard (plus de 2 heures). Donc, au lieu d'avoir 3 heures d'escale, nous en avons 5. Nous tuons le temps en déjeunant dans un Mac Do (le premier du séjour) et en nous promenant dans le Duty Free. Ensuite, nous bouquinons et les enfants jouent aux jeux vidéos (moi, je découvre mon Itouch). Le dernier vol se déroulera sans encombre jusqu'à Paris. Nous arrivons le lendemain matin à Paris (décalage horaire oblige) dans la grisaille. Quelle déprime ! Mon père nous attend, prêt à nous ramener chez nous. Ainsi s'achève notre séjour au pays de la démesure. Nous gardons un excellent souvenir de ce voyage et n'espérons qu'une chose : continuer à visiter ce très beau pays.
J2 : Dimanche 12 avril : Après un petit déjeuner très matinal et une douche bien méritée, nous nous sommes rendus en voiture (toujours avec mon oncle) à l'aéroport pour récupérer les deux bagages manquants qui étaient revenus de Los Angeles. Nous nous sommes déplacés au lieu d'avoir été livrés car nous ne savions pas où nous allions nous trouver en cours de journée. Ensuite, nous nous sommes rendus à l'entrée (sud) de la ville pour nous prendre en photo devant la célèbre enseigne "welcome Las Vegas" pour immortaliser le moment.

Ensuite, direction notre hôtel (le circus circus) pour pouvoir y laisser nos bagages à la consigne (prise en charge de la chambre qu'à partir de 14H) et récupérer notre voiture de location. L'hôtel est un peu vieillissant, beaucoup moins beau que d'autres mais d'un très bon rapport qualité-prix (34 euros la nuit pour nous 4). Les chambres sont spacieuses, possèdent deux lits Queen (2 personnes) + 1 TV + 1 petit réfrigérateur + 1 commode + 1 petite table + 2 chaises + 1 salle de bain complète (baignoire, lavabo, toilettes, sèche cheveux) + 1 table à repasser. Par contre, il manquait des placards. Nous sommes restés 5 nuits dans cet hôtel. Nous étions dans l'annexe (manors rooms). Au rez de chaussée (pratique nous ballader les bagages), près de la piscine et nous pouvions garer notre voiture juste devant la chambre chaque jour.

Pour ce qui est de la voiture, l'attente a été longue (une bonne 1/2 heure). L'agence n'a pas essayé de nous rajouter d'assurances supplémentaires. Nous avons eu une Dodge avenger. Elle a un look sportif et est très confortable. Nous en avons été très satisfaits. Elle a bien avalé les quelques 2500 kilomètres que nous avons fait. Par contre, elle consommait pas mal mais l'essence n'était pas chère du tout (au mieux : 2, 09 dollars et au pire 2, 39 dollars). Nous sommes passés par elocationsdevoitures.fr pour la louer. Nous avons mis un peu de temps pour nous habituer aux vitesses automatiques et surtout au code de la route local. Nous avons commencé notre périple en nous garant à l'hôtel Luxor (self parking : on se gare tout seul mais c'est gratuit, pas de pourboire à payer contrairement au valet parking). Nous avons visité l'hôtel (thème : l'Egypte) qui est très beau à l'intérieur mais aussi à l'extérieur : on reconnaît la pyramide de Gizeh, le fameux Sphinx devant l'entrée - Il nous a rappelé notre voyage en Egypte fait 2 mois auparavant).

Ensuite, nous nous sommes rendus à pied à l'hôtel Mandalay Bay (thème de l'Asie du sud-est) pour le visiter également. Il est très beau également (encore plus luxueux à l'intérieur).
Du Mandalay Bay, nous avons pris une navette (espèce de petit train gratuit) pour revenir sur nos pas et nous rendre à l'hôtel Excalibur, sorte de château du moyen âge. Cela m'a fait pensé à disneyland paris. Je l'ai trouvé moins beau que les deux autres mais tout de même agréable à visiter.

Ensuite, nous avons rejoint, toujours à pied, l'hôtel New-York New-York de l'autre côté de Tropicana Avenue. De l'extérieur, il est superbe : il reproduit des monuments très connus de la ville de New York (Pont de Brooklyn, Empire State Building, statue de la liberté...) et même à l'intérieur, on trouve des rues qui ressemblent vraiment à la ville. Dommage que ce soit un peu sombre. Mon mari et mes enfants ont voulu essayer le roller coaster. Cela leur a plu. Ils m'ont dit qu'il était assez impressionnant mais qu'il ne durait que très peu de temps. Nous avons déjeuné sur place dans un restaurant mexicain pour manger des farritas (très bonnes et très copieuses).

Nous avons ensuite rebroussé chemin vers notre voiture car nous étions déjà au milieu de l'après-midi et mon oncle nous attendait pour 17H chez lui. Nous sommes donc rentrés à l'hôtel pour prendre notre chambre, défaire nos valises, prendre une bonne douche, nous changer et finir la soirée chez mon oncle. Il ne fallait pas que l'on se couche trop tard pour profiter encore d'une longue journée le lendemain.
J3 : Lundi 13 avril : Toujours levés très tôt, nous poursuivons notre découverte de Las Vegas. Direction l'hôtel MGM en voiture mais nous nous garons sur le parking de l'hôtel Tropicana, dont l'architecture ressemble vraiment aux hôtels que l'on trouve aux Antilles.
L'hôtel MGM (thème : le cinéma) quant à lui est un très bel hôtel. Un bâtiment moderne bleu devant lequel se trouve la statue d'un beau lion en bronze. Par contre, je trouve la décoration intérieure moins recherché que certains autres hôtels.

Ensuite, direction la boutique MMs qui est juste à côté pour s'approvisionner en sucreries puis la boutique Coca Cola située également juste à côté. Leur devanture est très sympa.
Nous ne rentrons pas dans l'hôtel Monte Carlo qui, d'après ce que j'avais lu avant de partir n'a rien d'extraordinaire.
Nous avons déjà passé la matinée et le début d'après-midi à faire voir tout cela (déjeuner sur le pouce sur le strip : un burger king), nous retournons à l'hôtel pour nous changeons car aujourd'hui, c'est le grand jour, nous renouvelons nos voeux de mariage (après 18 ans de mariage) en compagnie de nos enfants (qui n'étaient évidemment pas là le jour J) et de mon oncle (qui n'avait pas pu faire le déplacement en France à l'époque). Nous avons choisi une formule originale pour le faire. Se remarier en compagnie d'Elvis. Pour choisir la bonne chapelle, j'avais fait des recherches sur Internet et je suis tombée sur une petite chapelle (Elvis chapel) qui proposait un package présentant un bon rapport qualité-prix. De plus, les organisateurs sont sérieux, car, suite à ma réservation sur Internet, ils m'ont contactée par téléphone en France pour se mettre d'accord sur les modalités et pour me prévenir du moment où ils prélèveraient mon règlement en CB.
Après nous être fait beaux, une limousine blanche (c'est la première fois que je montais dans un tel véhicule) est venue nous chercher devant l'hôtel pour nous amener tous les 6 devant la chapelle. Dans la confusion, nous avons oublié devant l'hôtel un sac à dos contenant l'appareil photo de ma fille, une carte mémoire neuve et des cassettes pour le camescope (nous nous en sommes rendus compte seulement sur le chemin du retour et je vous le donne en mille... Le sac était à la même place à notre retour, dehors tout seul !!! En France, il aurait vite disparu. Je n'en revenais pas. Mais revenons à la cérémonie. Nous avons été accueilli par David, l'organisateur qui fait office à la fois de photographe, metteur en scène et secrétaire pour tous les papiers administratifs. Au passage, à signaler que pour se remarier aucun document officiel n'est demandé. "Elvis m'a demandé de le prendre par le bras et m'a conduite à l'autel" en chantant une chanson. Il m'a également offert un bouquet de mariage (de superbes roses rouges qui ont tenu tout le séjour). C'est peut-être bête mais j'étais très impressionnée de voir ma famille me regarder ainsi et cela m'a rappelé beaucoup de souvenirs. Ensuite, la cérémonie s'est déroulée. "Elvis" nous a demandé à tour de rôle de prononcer nos voeux. Il parlait assez lentement. Donc, nous n'avons pas eu trop de difficultés à répéter les phrases qu'il nous demandait de dire à l'autre. Il a chanté encore deux autres chansons. Ensuite, on nous a offert des paires de lunettes Elvis et nous avons swingué avec lui. La famille est venue nous rejoindre pour fêter cela. C'était super. La cérémonie dure environ une petite demi-heure. A la fin, j'ai laissé mes coordonnées françaises pour que l'on m'envoie le DVD et le CD des photos prises. Lorsque nous sommes rentrés à la maison, le colis était déjà là (très sérieux). Le total nous a coûté environ 400 dollars tout compris, et que de souvenirs...
Ensuite, nous sommes rentrés à l'hôtel pour nous changer afin de nous rendre sur le Strip pour finir la soirée. Pour fêter ce petit évènement, nous sommes allés manger au buffet du planet Hollywood (ex : hôtel Aladdin). Il y avait beaucoup de choix et c'était très copieux. Mon oncle m'a expliqué qu'il s'agissait du buffet le mieux noté depuis 3-4 ans sur Las Vegas. C'est vrai, nous n'avons pas été déçus. Il existe une réduction pour les enfants jusqu'à 12 ans. De l'extérieur, l'hôtel n'est pas terrible, par contre, à l'intérieur, il est beau. La galerie marchande est décorée comme si nous étions dans un conte des mille et une nuits. C'est très dépaysant. Puis, nous nous sommes baladés sur le Strip pour admirer les hôtels illuminés : c'est magnifique (même plus beau que le jour). Encore une journée bien remplie et riche en émotions. Nous ne couchons pas trop tard car le lendemain, direction Death ValleyJ4 : Mardi 14 avril : Après un rapide petit déjeuner à l'hôtel (j'ai oublié de dire que nous déjeunions dans un petit "resto" situé à l'intérieur de l'hôtel "Barista Bagels and more" pour ne pas trop dépenser et pour gagner du temps. Nous n'avons donc pas essayé le buffet de l'hôtel qui n'était pas bien noté apparemment : je prenais un thé ou un chocolat chaud + un croissant très bon et très ressemblant à ce qui existe en France pour environ 4 dollars), direction Death Valley. Nous avions prévu le panier pique-nique pour le midi de peur de ne pas trouver de quoi se restaurer sur le chemin. Nous sommes passés par le sud de Death Valley : Pahrump puis Shoshone. Nous avons mis environ 2H30 pour arriver à bon port. Le temps n'est pas terrible. Il fait gris et pas très chaud. Nous espérons que le soleil va montrer son nez pour qu'on puisse apprécier davantage les paysages. Le GPS nous a beaucoup rendu service mais pas toujours. En effet, par moment, il voulait nous faire changer de direction au milieu de nulle part. Il nous a fait emprunter un espèce de chemin de terre au milieu de rien. Nous avons fini par faire demi-tour car nous étions au milieu du désert, sans rien autour de nous. Nous avons perdu ainsi une bonne demi-heure mais nous avons bien rigolé. Une fois la route retrouvée, nous sommes d'abord allés Badwater qui est le point le plus bas des USA en dessous de la mer (- 86 m). C'est une sorte d'étendue de sel à perte de vue près d'un petit point d'eau.
Ensuite, arrêt à Devils Golf Course qui est une plaine recouverte de sel qui s'étend à perte de vue.
Puis, nous avons emprunté la route d'Artists Drive qui est une route sinueuse au milieu des montagnes en sens unique sur environ 8 kms pour admirer les Artists Palette qui sont des roches multicolores (on y trouve du blanc, beige, gris, bleu, rose). C'est assez étonnant (dommage que le soleil ne soit pas là car cela aurait été encore plus beau).
Puis, nous avons pris la direction de Furnace Creek pour faire une pause et nous rafraîchir (il s'agit d'une espèce de village très verdoyant au milieu de rien avec un camping, un general store, une poste, un musée et un bel hôtel en retrait. Le visitor center du parc se situe ici également). Le soleil a enfin montré son nez et le vent aussi... Je n'ai jamais vu un vent aussi brûlant et violent. On tenait à peine debout.

Nous avons ensuite repris la route direction Zabriskie Point (très beau point de vue sur des collines dentelées dont les couleurs sont pastelles - c'est d'ailleurs ce que j'ai trouvé de plus beau). Nous aurions pu continuer plus au nord pour voir les sand dunes et je ne sais plus quel château mais cela nous demandait de faire encore beaucoup de kilomètres et les enfants en avaient assez. Des pierres, toujours des pierres (heureusement qu'ils étaient équipés de consoles de jeux et autres lecteurs vidéos pour passer le temps. Cela nous a permet de visiter tranquillement les différents sites qui nous intéressaient).
Pour finir, direction Dantes View qui donne sur un cul de sac (21 kms à parcourir avant d'y parvenir). Nous arrivons sur les hauteurs de Death valley avec une belle vue sur toute la vallée. C'était joli mais toujours très venteux.
Nous avons fait ensuite demi-tour pour reprendre la route de Las Vegas car nous étions attendus le soir chez mon oncle pour fêter mon anniversaire (40 ans). Il y a pire endroit pour célébrer un tel évènement. Avec le recul, c'est l'endroit que nous avons le moins préféré de tout notre voyage. Mais je pense que le manque de clarté dû au temps n'a pas mis en valeur les sites. De plus, nous n'avons pas eu l'occasion de les voir au lever ou au coucher du soleil puisque nous avons été sur place de 10H45 à peu près à 17H00. Encore une journée bien chargée. Demain, nous reprenons la visite des hôtels sur Las Vegas. Nous avons appris que lors de cette journée, le temps sur LV avait été tout aussi triste mais là-bas, le soleil n'a même pas pointé son nez et il a même plu (gros orage).J5 : Mercredi 15 avril : Aujourd'hui, nous restons sur Las Vegas et nous avons pour objectif de visiter le reste des hôtels. Le temps est mitigé, gris le matin mais le soleil finit par se lever. Il fait frais toute la journée malgré tout. Après un rapide petit déjeuner à l'hôtel, direction l'hôtel Paris-Las Vegas. Il est très beau. A l'extérieur, de nombreux monuments de Paris sont reproduits : la Tour Eiffel, l'Arc de Triomphe, l'hôtel de ville... Et à l'intérieur, il est tout aussi beau. La galerie marchande reproduit des rues de Paris (enfin un peu plus kitch qu'en réalité tout de même). Même chose que d'habitude : on se gare dans un hôtel et ensuite on circule à pied.
Ensuite, on traverse le Strip pour rejoindre le Bellagio (thème : l'Italie). Il n'est pas très impressionnant de l'extérieur mais il est très beau à l'intérieur. Il y a un immense jardin avec des fleurs de toutes les couleurs (surtout des tulipes) et une petite cabine qui abrite de superbes papillons. C'est super joli.
A côté du Bellagio, se trouve le fameux Caesar Palace (thème : Rome antique), très impressionnant. C'est ici que chantait Céline Dion. Elle a été maintenant remplacée par Elton John mais aussi Cher et Bette Midler. On y trouve des statues romaines et de superbes fontaines un peu partout et le centre commercial qui se trouve à l'intérieur est très grand (Forum Shops) et abrite surtout des boutiques de luxe (hors de portée de notre bourse). Nous avons quand même investi (ou plutôt notre fils) dans une console de jeu de poche de chez Sony et dans un ITOUCH chez Apple. En gros, on paie le prix en euros et en dollar est le même (donc on économise le change : environ 30 %).
Nous avons fait ensuite une pause déjeuner en mangeant Mac Do (pas terrible, c'est mieux en France mais ici, c'est un peu moins cher) pour reprendre des forces avant de repartir à la conquête des hôtels. Cette fois-ci, nous reprenons la voiture pour nous garer au Venitian et nous poursuivons notre périple. Cet hôtel est magnifique. C'est un de mes préférés. Il est aussi beau de l'intérieur que de l'extérieur. Il est orné de grandes fresques italiennes et un long canal le traverse. Il est possible de faire une promenade en gondoles avec en prime un gondolier qui vous chante la sérénade. C'est super romantique. On reconnaît le pont des soupirs, la place St Marc, le palais des Doges...
Nous sommes allés ensuite au Wynn (pas de thème particulier). Apparemment, il s'agit de l'hôtel le plus cher de Las Vegas mais moi, il m'a déçu. Je l'ai trouvé moins beau (de l'intérieur comme de l'extérieur) que le Paris ou le Venetian (question de goût). Par contre, là, inutile de penser y faire ses achats (que du luxe partout).
Nous avons ensuite rejoint le Treasure Island (thème : les pirates), qui, à part le bateau pirate à l'entrée, n'est pas très original. Je voulais assister au spectacle du soir (avec les sirènes) mais nous n'avons pas eu le temps de le voir au cours de notre séjour. Peut-être une autre fois !
Nous sommes ensuite revenus sur nos pas pour aller voir le Mirage (thème : les tropiques). De l'extérieur, je ne le trouve pas extraordinaire (par contre, il est entouré de superbes jardins tropicaux avec des cascades), à l'intérieur, il est assez chic. Par contre, il abrite le Siegfried and Roy secret garden (espèce de zoo) que nous visiterons plus tard.
Harrassés de fatigue, nous rejoignons notre voiture pour rentrer à l'hôtel. Pour l'heure du dîner, nous nous rendons à l'hôtel Flamingo pour goûter à leur buffet. Il était bien mais moins de variétés qu'au planet hollywood (par contre, du choix dans les plats japonais et chinois). L'originalité de cet hôtel est qu'il abrite une colonie de flamands roses dans un jardin exotique. Retour à l'hôtel pour un gros dodo bien mérité.J6 : Jeudi 16 avril : Aujourd'hui, c'est mon anniversaire. J'ai 40 ans. Super endroit pour fêter son anniversaire. Je suis super contente. C'est notre dernier jour à Las Vegas avant de partir à la découverte des parcs nationaux. Le temps est encore frais mais le soleil est au rendez-vous dès le matin. Nous décidons de passer notre matinée à dépenser de l'argent dans les outlets. Nous allons à celui situé dans le Nord de Las Vegas : Las Vegas Premium outlets. Il n'est qu'à quelques kilomètres de l'hôtel. Un grand parking extérieur se situe devant le centre commercial. Ce dernier est en plein air. Il comprend des allées et de chaque côté des boutiques aux enseignes très célèbres : Adidas, Nike, Banana Republic, Guess, Lacoste, Timberland, Dolce et Gabbana, Levi's strauss, Ed Hardi, Izod, Gap, Esprit... En tout, environ 150 boutiques Il y a beaucoup de choix et les prix sont vraiment intéressants. J'ai même trouvé des crèmes de jour de marque "clinique" à 31 dollars alors qu'elles étaient en ville à 50 dollars. Chez Adidas, nous avons eu 30 % de réduction + 35 euros de réduction pour des achats de 125 dollars. J'en ai eu pour un peu plus de 50 dollars. Je n'en revenais pas. Je me suis achetée un sac Guess pour 54 euros et encore bien d'autres choses (polo Lacoste à 55 dollars, Vans à 30 euros...). Nous avons déjeuné sur place dans une espèce de caféteria qui propose des stands de nourriture assez différente : chinoise; mexicaine, hamburger, pizza...). Ce n'était pas terrible mais bon... C'était l'histoire de se remplir un peu l'estomac. Sur le chemin du retour (coffre plein de sacs et carte bancaire qui a sacrément chauffé), nous nous sommes arrêtés à la Stratosphère pour monter au sommet et avoir un panorama de Las Vegas. C'était assez impressionnant. Moi je me suis contentée d'admirer le paysage et de prendre des photos mais mon mari et mes enfants ont voulu essayer une des trois attractions situées sur le toit. Une des trois était fermée (insanity the ride) car il y avait trop de vent. Ils n'ont pas osé essayer X scream, espèce de navette qui se propulse dans le vide. Ils ont seulement essayé Big shot, une espèce de manège qui vous propulse en l'air et retombe tout aussi vite, à 275 m d'altitude. C'était impressionnant et très court d'après leurs dires.


Après ce moment de "frayeur", nous avons fait un dernier arrêt au centre commercial Fashion Mall pour trouver des jeux vidéos pour notre fils (pour sa console portable). En effet, il n'existe pas beaucoup de magasins vendant des jeux vidéos à Las Vegas. Dans le centre commercial, il existe l'équivalent d'un micromania. Les jeux sont également moins chers qu'en France. Environ 35 euros neufs. C'est quasiment la seule chose que nous avons achetée là-bas car les prix ne sont évidemment pas aussi intéressants que dans les outlets.
Nous sommes ensuite rentrés à l'hôtel pour nous reposer un peu (je ne vous raconte pas l'état de nos pieds !). Pour fêter mon anniversaire, nous voulions aller diner au buffet du Bellagio mais il y avait un monde fou. Donc, nous nous sommes rabattus sur le buffet du Treasure Island qui n'est pas mal mais qui ne présente pas le même choix qu'au Planet Hollywood. Pour finir la soirée, nous sommes allés faire un tour dans le vieux Las Vegas, à Fremont Street. J'ai adoré l'ambiance. Tout est très Kitch. La décoration des hôtels est très rétro. Nous assistons à la Fremont street experience. Il s'agit d'une zone piétonne recouverte d'une immense arche métallique parsemée de millions de petites lumières. Un spectacle son et lumières est proposé toutes les heures le soir. C'était super original. J'ai beaucoup aimé.
Après une très grosse journée, nous sommes enfin rentrés à l'hôtel pour préparer nos bagages et enfin nous coucher. L'avantage de connaître quelqu'un sur place est que nous avons pu lui laisser une partie de nos bagages pour éviter de trop charger la voiture pour notre périple de 5 jours.J7 : Vendredi 17 avril : Aujourd'hui, une longue route nous attend. Mais pour la faire passer plus facilement, nous ferons quelques arrêts photos et visites. Il fait très beau, encore un peu frais mais pas un nuage dans le ciel. La journée va être chaude. Le beau temps est enfin de retour. Après avoir procédé aux démarches administratives (check out) pour quitter l'hôtel (cela va bien plus vite que d'y entrer), direction le sud de Las Vegas pour aller visiter Ethel Chocolate Factory et Cactus Garden qui se trouve juste à côté. La chocolaterie (marque qui fabrique les Mars et les Mms entre autre) est surtout un lieu pour vendre. On nous montre des cuves et quelques personnes emballent les produits (aucun commentaire et la visite se fait en moins de 10 mn). Pour ce qui est du chocolat, il est vendu le même prix qu'en ville. C'est un attrape-touriste.
Par contre, le jardin de cactus situé juste à côté est très beau. On y trouve des milliers de cactus différents. L'accès à ces deux endroits est gratuit. Un grand parking est situé devant (gratuit aussi).
Ensuite, nous avons pris la voiture direction Boulder City. C'est une très jolie petite bourgade résidentielle. Le centre ville est super typique avec des devantures style western. L'église est adorable avec ses couleurs flashy. Il y a aussi de grands espaces verts. L'ambiance est d'un calme. On a l'impression de se retrouver dans un endroit où le temps s'est arrêté. Pas de bruit de voitures, pas de cri, pas de foule... On dirait qu'il ne s'y passe jamais rien. Nous nous sommes arrêtés sur un parking pour prendre des photos de la mairie, du commissariat... Une voiture de police a ralenti près de nous. Je pensais qu'on allait nous demander ce que l'on faisait. Eh bien non. Le policier nous a juste salué et souhaité une bonne journée. Du jamais vu !!! J'ai ensuite aperçu la poste dans laquelle je me suis précipitée pour acheter des timbres et envoyer les cartes postales que j'avais déjà écrites. A Las Vegas, c'est une vraie galère pour en trouver (des timbres). Les commerçants qui vendent des cartes postales, ne vendent pas de timbres ou alors le double de leur valeur (pour la France, c'est 94 cents). J'ai pris un stock complet pour couvrir tout le séjour.

Nous avons ensuite repris la voiture direction Lake Mead. Nous savons que nous ne pouvons y rester que quelques minutes car il nous reste encore beaucoup de choses à voir et de route à faire. C'est ici que nous achetons le pass "america the beautiful" à 80 dollars car nous avons plusieurs parcs à visiter. Nous nous dirigeons ensuite vers la Marina. La vue est très jolie mais sans plus (ce que nous ferons au lac powell est beaucoup plus impressionnant).
C'est à l'entrée du Lac Mead que nous achetons le Hoover Dam, le fameux barrage qui est à la limite du Nevada et de l'Arizona. Par contre, l'entrée sur ce site est très longue (embouteillages) par il est nécessaire de le traverser pour rejoindre l'autoroute US 93 qui nous mènera vers le Grand Canyon. Nous décidons de nous garer dans un parking (payant = 7 dollars - Eh oui, c'est fini les parkings gratuits) et nous allons voir de plus près à quoi ressemble cet édifice. C'est très impressionnant. On imagine ce qui se passerait s'il s'effrondrait. Ce serait une vraie catastrophe pour toute la vallée. Il est super surveillé (on se doute de la raison de cette attention particulière !!!). Nous avons également déjeuné sur place car nous n'étions pas sûrs de trouver de quoi se restaurer ensuite. Il faisait très très chaud. Comme sur tous les endroits touristiques, la nourriture n'était pas terrible et pas donnée.

Nous reprenons ensuite la route direction Kingman. Nous faisons plus de 100 kms sans voir aucune commune, village. La route est très belle, en très bon état. Aucun péage sur les autoroutes ! Il y a pas mal de camions sur la route mais la circulation est très fluide. Nous ne nous arrêtons pas à Kingman (pas le temps) car nous préférons faire une halte un peu plus loin à Seligman (plus de 100 kms plus loin). Seligman (ex route 66) se résume à une espèce de grande route. De chaque côté, on y trouve des hôtels, stations service, boutiques mais très typiques. Devant celles-ci se trouvent de vieux véhicules des années 50-60, des mannequins... Je ne regrette pas cet arrêt. On a l'impression d'avoir changé d'époque. Nous nous sommes arrêtés pour prendre des photos, évidemment et pour voir l'intérieur de ces endroits. J'y ai bu un bon chocolat chaud (il était délicieux : avec de la crème chantilly dessus. Un vrai régal pour seulement 1, 50 dollar). Le temps s'est fortement rafraîchi. On sent qu'on s'éloigne de la chaleur du Nevada. J'entame la conversation avec la commerçante (très chaleureuse comme tous les commerçants que nous avons croisés. Nous devrions suivre leur exemple, car notre accueil, en France, est loin de leur arriver à la cheville !!!) qui m'explique qu'il y a deux jours, il neigeait au grand canyon et qu'il y avait tellement de vent, que les touristes n'avaient pas pu prendre de photos des sites à voir. Nous avons eu une chance folle d'avoir échappé à cela car nous avons eu un temps magnifique.
Pour la dernière fois, nous avons repris la route direction le Grand Canyon mais sans aucun arrêt cette fois (il nous restait encore environ 160 kms à faire). Nous sommes passés à Williams et bien plus tard à Tusayan (ici, nous savions que l'arrivée était très proche). Nous atteignons enfin l'entrée sud du grand canyon : il est 18H00. Nous présentons notre pass au ranger pour pénétrer dans le parc. Ensuite, nous nous dirigeons vers Mather point, un beau point de vue. C'est superbe, le soleil commence à décliner. Les couleurs sont orangeâtres. C'est magnifique. On resterait là des heures. Par contre, il fait très froid. Nous nous précipitons dans le coffre de la voiture pour aller chercher des blousons chauds.
Nous restons encore là quelques minutes pour ensuite nous diriger vers notre hôtel : le Maswick Lodge. C'est un des hôtels les moins chers du site mais correct malgré tout. Nous avons un peu de mal à le trouver mais on finit par le repérer. Une fois les démarches faites à l'accueil (qui se résument à montrer mon voucher imprimé sur Internet, mon passeport et ma carte bancaire), nous nous dirigeons vers notre chambre. Il n'y a pas de clim, mais vu la température extérieure, elle n'est vraiment pas nécessaire. Par contre, dans la chambre, il fait assez frais. Nous mettons donc tout de suite le chauffage. Les chambres sont propres. Après avoir repéré les lieux, nous allons diner à la cafétaria de l'hôtel (nous voulions aller diner dans un autre hôtel mais l'attente était d'environ une heure : Eh oui, nous étions à l'approche du week-end et les américains étaient là aussi). La nourriture n'était pas top mais bon ! Ensuite, direction la chambre pour passer une bonne nuit afin de récupérer de cette grosse journée.

J8 : Samedi 18 avril : Une belle journée s'annonce : il fait très beau bien que très frais (il a gelé cette nuit et nous avons dû gratter un peu la voiture). Après un rapide petit déjeuner à la cafétaria de l'hôtel, puis le rangement de nos bagages dans la voiture, puis le check out à l'accueil de l'hôtel, nous nous dirigeons en voiture vers le parking situé en face du visitor center pour aller prendre la navette verte. Après quelques minutes d'attente, la voici. Deux arrêts sont prévus : Pipe Creek vista et Yaki Point. Nous nous arrêtons aux deux. Les navettes passent plus souvent que prévu (sûrement à cause du week-end : plus grande fréquentation du parc) c'est-à-dire toutes les 8 à 10 mn au lieu de 15. Les points de vue sont magnifiques, toute cette immensité à perte de vue et un silence. On se croirait seul au monde.
Nous avons fait ensuite chemin inverse pour revenir au visitor center, nous avons repris la voiture direction l'arrêt village route transfer pour attraper la navette rouge. Nous avons réussi à nous garer à proximité et là, nous avons vu qu'il y avait beaucoup plus de monde. La navette est très vite arrivée (elles étaient plusieurs l'une derrière l'autre) et nous avons décidé de ne pas faire tous les arrêts (il y en a 8 en tout). Nous nous sommes arrêtés à Trailview overlook, Powell Point, Hopi Point, Mohave Point et le terminus Hermits Rest. Les paysages finissent par beaucoup se ressembler mais cela reste vraiment à voir. Je ne sais plus sur quel point de vue, on aperçoit en contrebas le colorado.
Pour faire tout cela, nous avons mis une bonne matinée puisque nous avons fini de faire le tour vers 13H. Nous aurions pu rester bien plus longtemps et faire éventuellement une randonnée mais un long chemin nous attendait pour nous rendre à Monument Valley et les enfants commençaient à s'impatienter. Nous avons donc fait demi-tour pour rejoindre notre voiture et nous avons rejoint la sortie est du parc. Tout le long du chemin, il y a encore beaucoup de points de vue où il est possible de s'arrêter (en voiture cette fois) sur environ 20 kms avant de quitter le parc.
A la sortie du parc, nous avons pris la direction Desert View puis Cameron (70 kms). A Cameron, nous avons fait une halte au Trading Post pour déjeuner. Nous avons mangé Mexicain. C'était un peu étrange comme goût et comme consistance. Mais bon, c'était peut-être du mexicain à la mode Navajo (c'est le début de leur territoire). Le trading post est une espèce de piège à touristes (grand magasin de souvenirs) mais la pause était malgré tout agréable. Nous en avons profité aussi pour faire le plein de la voiture et pour acheter un petit tableau navajo et une petite poterie navajo (les deux signés de leur auteur).
Nous avons ensuite repris la route direction Marble Canyon puis Kayenta (160 kms). En approchant de Kayenta, les décors de western se dessinent progressivement à l'horizon. On se croirait dans un vrai film. Nous faisons de petites haltes au bord de la route de temps en temps pour prendre des photos. En cours de route, nous avançons les montres d'une heure car nous changeons d'Etat (Utah). Kayenta est une espèce de route bordée d'hôtels et de restaurants. Ce n'est pas terrible ! Je suis contente de ne pas avoir choisi de logement ici (ce que je voulais faire au départ car c'était bien moins cher qu'à Monument Valley mais ce n'est vraiment pas joli). Nous poursuivons donc notre route pour Monument Valley pendant environ 40 petits kilomètres. Mais au lieu d'aller vers le parc, nous nous dirigeons vers notre hôtel : le Goulding Lodge. Il n'est pas si joli que cela de l'extérieur mais la vue que l'on a de la chambre est vraiment inoubliable. Nous ne regrettons vraiment pas notre choix.
Après avoir procédé aux modalités de check in, nous découvrons notre chambre située au 1er étage et qui donne directement sur Monument Valley. C'est magnifique. A proximité, il y a un petit supermarché, une station service et un camping. C'est ici que nous avons payé le plus cher notre chambre (120 euros la nuit mais cela en vaut la peine).
Nous sommes à une heure du coucher du soleil. En attendant celui-ci, nous décidons d'aller visiter le petit musée de l'hôtel qui rend hommage à John Ford et aux westerns qui ont été tournés dans le coin (il y a de nombreuses photos de tournage, des objets...). L'accès est gratuit. Une contribution est juste suggérée à l'entrée.
Ensuite, nous sortons pour prendre des photos du coucher du soleil : encore une superbe vue. Puis, nous nous dirigeons vers le restaurant de l'hôtel pour dîner (ce n'est pas terrible mais pas donné par bon !). Nous finissons par nous rendre à la partie boutique de l'hôtel (trading post) où une jeune vendeuse navajo nous fait une démonstration de flûte indienne. C'était tellement mélodieux. Mais nous décidons de ne pas investir dans un tel objet car nous n'arriverons jamais à reproduire les mêmes sons qu'elle. Nous achetons des cartes postales (envoi possible de l'hôtel) et un magnet (j'en ai acheté un à chacune de nos étapes) que je collerai sur notre frigo au retour. Il est maintenant temps d'aller dormir car la journée a été encore une fois bien remplie.J9 : Dimanche 19 avril : Je me réveille avec le lever du soleil. J'en profite pour saisir mon appareil photo, aller sur la terrasse de la chambre et immortaliser le moment. Tout le monde dort encore dans la chambre et je profite seule du spectacle.
Après que tout le monde soit réveillé, nous prenons notre petit déjeuner à l'hôtel (pas donné mais je pense qu'on paie le lieu), nous mettons nos bagages dans la voiture, procédons au check out, direction l'entrée de Monument Valley. Nous payons l'entrée 5 dollars par personne (enfants compris) et là, c'est franchement mal indiqué. Il y a des travaux dûs à la construction du nouvel hôtel The View. De l'extérieur, il ne me semble pas plus beau que l'autre mais nous n'avons pas vu l'intérieur. Par contre, les chambres donnent directement sur Monument Valley. Mais pour l'instant, le repérage extérieur est un vrai chantier. Le visitor center est accolé à l'hôtel. Nous finissons par trouver l'entrée de la scenic drive (après avoir tourné en rond un bon moment).
Il y a en tout 11 arrêts photos à faire dont le plus connu le John Ford's Point dont la vue est célèbre car on la retrouve dans beaucoup de westerns. On se croirait vraiment dans un film. Cela nous rappelle de bons souvenirs de gosse quand nous regardions ces vieux films à la télé. Un navajo d'un certain âge chevauche d'ailleurs un cheval à cet endroit et nous permet de le photographier et même de monter sur son cheval pour 1 dollar. Ce que nous nous empressons de faire. Le temps est encore magnifique. Un peu de fraîcheur le matin mais ensuite la chaleur s'installe.


Le chemin à emprunter tout au long du circuit est une piste en terre battue mais n'importe quelle berline peut l'emprunter. Il n'est pas indispensable d'avoir un 4X4.
Nous finissons tranquillement le circuit. Nous mettrons environ deux bonnes heures pour faire le tour.
A la sortie du parc, nous revenons sur nos pas (en repasse par Kayenta) direction Page pour aller voir le Lake Powell (220 kms). Sur le chemin, nous changeons à nouveau d'heure (on recule d'une heure). Au fur et à mesure de notre avancée, les paysages changent tout doucement.
A l'heure du déjeuner, nous arrivons près d'Antelope Canyon. Au départ, nous avions prévu d'aller le visiter le lendemain matin mais étant donné que nous sommes sur place vers 12H30, nous tentons notre chance. Nous choisissons d'aller voir Upper Antelope. Nous achetons les billets (6 dollars pour le parking + 20 ou 25 dollars je crois par adulte + 10 dollars pour notre fils de 12 ans). C'est assez cher et il n'est pas possible de payer en CB. Le départ, en espèce de 4X4, est prévu pour 13H. Le trajet pour se rendre vers le canyon dure environ 10 mn. Nous descendons ensuite du "camion" pour pénétrer dans le canyon. Il fait assez sombre mais par endroit le soleil passe entre les roches. C'est très beau. Ces dernières prennent une couleur ocre et ce qui est très étrange c'est que lorsqu'on les prend en photo, c'est encore plus beau. Les couleurs sont encore plus belles. C'est vraiment à voir. Par contre, nous ne verrons pas le faisceau de lumière qui pointe son nez vers 11H30 car je pense que nous sommes arrivés trop tard. Par contre, notre guide navajo nous montre à quel endroit prendre les plus belles photos et à un certain endroit lance du sable en l'air car cela fait un super effet sur les photos. La visite dure une petite heure.

Nous faisons ensuite le chemin inverse pour regagner notre voiture. Nous commençons à être affamés mais avant d'apaiser notre faim, nous décidons de nous rendre à notre logement pour être tranquille. Direction Page à environ 10 kms d'Antelope Canyon. J'ai trouvé les coordonnées de notre logement dans le guide du routard. Il s'agit d'un motel : le Basful Bob's Motel. Il est tenu par un vieux monsieur très gentil qui a réhabilité des anciens logements d'ouvriers qui ont travaillé à la construction du lac il y a de nombreuses années. J'avais réservé par Internet sur son site. Il s'agit en fait de petits appartements. C'est très bien et très spacieux. L'appartement comprend un séjour avec télé, une cuisine américaine équipée (frigo, micro-onde, gaz, vaisselle...), deux chambres et une salle de bains avec WC. Il y a même à l'arrière un petit jardin avec un barbecue, tout cela pour la modique somme de 50 dollars TTC pour nous 4 (paiement en espèces seulement). Les meubles sont un peu défraîchis mais qu'importe, c'est vraiment très bien.
Après avoir laissé nos bagages dans l'appartement, nous reprenons la voiture pour trouver de quoi se restaurer. Les enfants avaient repéré un king burger à notre arrivée à Page. Donc, nous nous y rendons pour pouvoir enfin nous rassasier (il est plus de 15H).
Après ce repas, nous reprenons la voiture direction Wahweap Marina (pass à présenter pour y pénétrer) car nous avons prévu de faire une ballade en bateau d'1H30 sur le Lake Powell qui s'appelle Antelope Canyon. Avant de partir, j'avais repéré sur Internet que la croisière avait lieu à 16H15. Il faut acheter les billets dans l'hôtel Lake Powell Resort, à la réception (c'est encore, là aussi assez cher : 102 dollars HT pour nous 4).
Nous prenons place à bord d'un bateau à deux niveaux : en bas, on est enfermé et en haut, on est à ciel ouvert. Nous avons opté pour la 2ème solution pour pouvoir profiter du beau temps et surtout pour pouvoir faire de belles photos.

Et là encore le spectacle est de toute beauté. Il y a des commentaires en anglais. On ne comprend pas tout mais qu'importe, nos yeux font le reste. La ballade est très agréable et nous repose. Nous navigeons au milieu de canyons et nous apercevons au loin le Glen Canyon Dam (barrage) que nous irons voir après la ballade en bateau. Cette promenade dure environ 1H30.
A notre retour sur la terre ferme, nous reprenons à nouveau notre voiture et sur le chemin, nous nous arrêtons voir le fameux barrage. Je le trouve moins impressionnant que le Hoover Dam.
Nous rentrons ensuite à notre appartement car nous sommes épuisés. Nous nous délassons enfin avant d'aller diner.
A l'heure du diner, nous demandons au propriétaire des lieux de nous indiquer une bonne adresse de steak house (nous sommes en train de faire une overdose de hamburgers et de tacos). Il nous indique un endroit pas très éloigné de là. Nous nous y rendons et commandons tous un magnifique steak avec pomme de terre au four. La viande est délicieuse. Nous nous régalons.
Puis nous retournons au motel pour nous coucher après une très très longue journée encore bien remplie. Au préalable, nous regardons à la télé l'élection de miss america qui a lieu en direct de Las Vegas.J10 : Lundi 20 avril : Ce matin, la famille a décidé de faire la grasse matinée. Moi, non. J'ai repéré la veille, à quelques centaines de mètres du motel, une laverie automatique. Je m'y rends en voiture et je demande quelques explications aux gens qui attendent leur linge car le système est un peu différent du nôtre. Déjà, il faut une quantité phénoménale de pièces de 25 cents. Heureusement, il existe sur place des distributeurs automatiques de pièces. Ensuite, on choisit sa machine, on y met son linge + de la lessive (achetée sur place 75 cents) à l'endroit approprié + on choisit son programme et hop c'est parti pour 40 mn. Pendant ce temps, j'ai bouquiné et j'ai entamé la conversation avec une dame qui m'a demandé d'où je venais et ce que nous avions déjà visité. Ensuite, j'ai mis le linge à sécher pendant environ 1/2 heure. Voilà une corvée en moins. De retour au motel, tout le monde est levé et prend son petit déjeuner. Une fois tout le monde prêt, nous allons saluer Bob, le propriétaire et nous quittons les lieux direction Horseshoe Bend (le Colorado s'enroule autour d'un piton rocheux). C'est à quelques kilomètres à la sortie de Page. Nous laissons notre voiture sur un parking et entamons une marche d'environ 15 à 20 mn. Cela grimpe dur et de temps en temps le chemin redevient plat. Il fait très beau et la température commence à chauffer. Nous croisons quelques touristes. En chemin, nous tombons nez à nez avec un petit serpent. Je ne sais pas s'il est dangereux et on ne cherchera pas à savoir. Nous avons pris le temps malgré tout de le suivre et de le photographier. Nous reprenons ensuite notre route pour arriver enfin à destination. C'est magnifique et le colorado est d'un bleu ! Il a même des reflets verts. Par contre, il faut faire très attention de ne pas trop s'approcher du bord de la falaise car le secteur n'est pas du tout sécurisé.
Après avoir pris quelques photos et exploré les environs, nous faisons demi-tour pour reprendre la voiture direction Bryce Canyon. Mais avant de quitter Page, nous nous arrêtons à Lone Rock (besoin du pass pour y accéder). C'est un rocher planté au milieu du Lake Powell près d'une petite plage. Nous le prenons en photo. Apparemment, l'été, il y a beaucoup de monde ici. Les gens viennent nager et se rafraîchir.
Nous reprenons la route US 89 direction Big Water puis Kanab... Avant d'arriver à Panguitch, nous prenons la route UT 12 puis UT 63 direction Bryce Canyon (environ 250 kms). Nous revoilà dans l'Utah. Nous changeons à nouveau d'heure (nous avançons nos montres d'une heure). Quelques kilomètres avant d'arriver à destination, nous faisons un arrêt photo à Fairyland Point. Les roches sont toutes rouges, c'est vraiment impressionnant. Il existe un parc appelé Red Canyon quelques kilomètres avant Bryce. Nous ne l'avons pas visité mais nous avons pris des photos de l'extérieur. Ces roches constrastent avec le bleu du ciel. Un délice pour les yeux.
Nous décidons de nous arrêter tout de suite à notre hôtel : le Best Western Ruby's Inn pour prendre possession de notre chambre pour être tranquilles. Il est assez joli de l'extérieur (style chalet en plus grand) et chaleureux à l'intérieur. Nous logeons dans un des bâtiments annexes. La chambre est assez spacieuse et assez semblable à celles que nous avons déjà eu : 2 lits queen, une télé, une petite table et deux chaises, un nécessaire à café et une salle de bains.
Dans l'hôtel, il y a une petite supérette, une station service, une piscine intérieure, un magasin de souvenirs.
En face de l'hôtel, il y a une série de petits magasins fermés style western, c'est très typique.
Après quelques minutes de repos, nous reprenons la voiture direction Bryce Canyon (3 kms). Nous montrons notre pass, le ranger nous donne la carte du parc et nous commençons notre ballade. Nous savons que nous ne ferons pas tout aujourd'hui car il est déjà presque 17H. Nous avons une heure et demi devant nous pour profiter du soleil (en effet, sans soleil, le décor n'est plus du tout le même. Les couleurs sont fades et c'est bien moins spectaculaire).
En chemin, nous tombons nez à nez avec des biches ou cerfs, je ne sais pas trop. Elles sont à quelques mètres de nous et n'ont pas l'air d'être effrayées.
Nous commençons par Sunrise Point et ensuite Sunset Point. C'est très beau, immense, difficile à expliquer. Il reste encore de la neige à certains endroits. Il a neigé il y a quelques jours alors que là, nous sommes en tee-shirt. Pour accéder aux points de vue, il faut laisser la voiture au parking et marcher un peu mais cela vaut vraiment le coup d'oeil.
Nous poursuivrons ensuite avec Inspiration point, Paria view, Bryce Point, Swamp Canyon, Whiteman Bench, Fairview point et Natural bridge. Nous nous arrêterons là car le soleil commence à décliner et les sites ne sont plus aussi beaux. Nous croisons très peu de voitures sur la route. Le parc nous semble beaucoup moins fréquenté que celui du grand canyon. Mais il est aussi plus étendu. Il monte à plus de 2000 mètres d'altitude.
Nous rebroussons chemin et nous décidons de revenir le lendemain matin pour voir la fin du parc. Nous quittons le parc pour retourner à l'hôtel pour découvrir ses environs. Vers 20 H, nous nous rendons à un steak house situé à quelques kilomètres avant l'hôtel que nous avions repéré en arrivant. Nous prenons un beau pavé de boeuf bien tendre accompagné d'une pomme de terre au four et de crevette fries. C'est divin.
Enfin, nous rentrons à l'hôtel pour dormir. Encore une journée bien remplie !J11 : Mardi 21 avril : Après une bonne nuit, nous prenons notre petit déjeuner à l'hôtel. Nous nous sommes entendus avec les enfants la veille. Ils en avaient un peu assez des pierres. Ces derniers préfèrent rester dans la chambre à se reposer et à regarder la télé. La grande doit veiller à ce que tout se passe bien (et tout s'est bien passé !). Elle a tout de même presque 17 ans. Pendant ce temps, nous retournons pendant 2 heures au parc pour finir notre visite. Nous souhaitons retourner au premier point de vue : Sunrise Point pour découvrir encore d'autres couleurs. C'est bien plus lumineux que la veille et nous sautons ensuite les points de vue que nous avions vu la veille. Nous reprenons nos arrêts à partir de Natural Bridge qui était un peu dans l'ombre et qui aujourd'hui est magnifique. Ensuite, nous faisons de nouveaux arrêts à Agua Canyon, Ponderosa Canyon et son fameux hoodoo, Rainbows point et Yovimpa Point (2700 m d'altitude. On y voit à plus de 120 kilomètres). C'est vraiment le parc que j'ai préféré. Je l'ai trouvé vraiment inoubliable. Il est magnifique. Le beau temps y a été aussi pour quelque chose et les trainées de neige ici et là ont ajouté leur charme.

Peu avant 11H, nous avons fait demi-tour pour rejoindre les enfants afin de quitter la chambre (heure limite pour le faire). Arrivés sur place, ils étaient déjà prêts (un vrai miracle et avaient rangé leurs affaires). Il ne nous restait plus qu'à ranger les bagages dans la voiture, procéder au check out à la réception et reprendre notre route direction Zion Park.
Sur notre route, nous traversons de charmants petits villages "montagnards" dotés de jolies habitations. Certaines sont très originales.
Nous quittons les roches rouges pour trouver un paysage un peu plus ressemblant de nos montagnes. Mais ce qui est étrange c'est que les routes ne sont pas du tout en lacet comme chez nous. Même à la montagne, ils arrivent à avoir des routes droites à deux voies. Nous passerons également près d'un troupeau de bisons et d'un buffalo grill (pas la même enseigne que chez nous).
Nous traversons des villages comme Hatch, Glendale, Orderville. Après 1H30, nous arrivons à l'entrée Est du parc. De grandes montagnes griffées nous accueillent. Je trouve que c'est le parc le plus sauvage que nous ayons vu. Il est encore très différent de tous les autres.
Nous présentons encore une fois notre pass. En échange, le ranger nous donne une carte du parc. Nous nous dirigeons en voiture vers l'entrée sud du parc et nous arrivons au visitor center. Nous décidons d'y déjeuner. L'espèce de cafétaria s'appelle Sol Food Market and Deli. Ce n'est pas un 4 étoiles mais cela nous suffit. Un petit écureuil nous tiendra compagnie lors du repas. Il n'est pas farouche et n'a pas peur des êtres humains. On voit qu'il est habitué à leur présence. Par contre, nous ne lui donnons pas à manger car c'est interdit. Si on le fait et qu'on est pris en flagrant délit, on risque une amende de 100 dollars. En effet, cette sanction cherche à éviter que les animaux sauvages deviennent dépendants de l'homme et qu'ils ne sachent plus se nourrir par eux-mêmes.
Ensuite, nous sortons du parc direction Springdale (petite commune accolée au parc) pour nous rendre à notre hôtel (Quality inn). Etant donné que je possède leur carte de fidélité, on nous donne une chambre mieux placée. L'intérieur est à peu près semblable aux précédentes mais nous sommes au rez de chaussée avec une petite terrasse qui donne sur un terrain de camping et surtout sur la montagne. Jolie vue. Après avoir procédé au check in, nous retournons dans le parc pour commencer la visite. A cette période de l'année, la visite ne peut se faire qu'en navette. Nous laissons donc notre voiture au visitor center et nous l'attendons. Elle se présente très rapidement.
Comme au Grand Canyon, il y en a plus souvent que prévu. Nous ne nous arrêterons pas à tous les points de vue (8 en tout) car nous avons décidé de faire des mini-randonnées (les enfants sont enchantés : c'est ironique !!!). Il fait très chaud et nous emmenons avec nous une bouteille d'eau chacun. Nous ne nous arrêtons pas au Zion museum ni à Mountain of the sun. Par contre, nous sommes descendus à Zion lodge. C'est à cet endroit que se trouve le seul hôtel du parc. Un espèce de grand espace vert ombragé se présente à nous. Beaucoup de gens se reposent à l'abri du soleil.
Après avoir pris quelques photos, nous décidons de faire notre petite randonnée direction Lower Emerald Pool.
Nous traversons un pont en bois en dessous duquel coule une petite rivière. C'est très joli.
Nous poursuivons notre ascension (cela grimpe un peu pendant environ 20 mn). Une fois arrivés, nous aurions dû voir des chutes d'eau. Il ne reste qu'un petit filet d'eau pas très spectaculaire. Les enfants sont déçus. Nous aussi. Mais cela reste tout de même très agréable. Nous ne poursuivrons pas au delà (vers middle puis upper emerald pool car il faut compter une heure de plus et les enfants n'ont pas du tout envie d'aller plus loin). Nous redescendons tranquillement pour rejoindre le Zion lodge et nous en profitons pour nous reposer à l'ombre des arbres sur la pelouse devant l'hôtel. Nous reprenons ensuite une navette pour nous rendre à l'arrêt Weeping Rock (nous sautons celui qui s'appelle Grotto). Là encore, nous faisons un peu de marche (cette fois-ci cela grimpe bien). Nous sommes censés encore une fois voir des chutes d'eau et là, c'est encore pire que la 1ère fois. 3 gouttes tombent. Je pense que l'on doit pouvoir les voir plus tôt dans l'année, à la fin de l'hiver. Je crois que là, nous avons achevé les enfants. Ils râlent franchement (ah ces enfants des villes !!!). Nous rebroussons chemin pour rejoindre la navette. Nous ne descendrons pas au prochain arrêt (Walters Wiggles) mais par contre, nous descendrons au dernier (Temple of Sinawava).
Ici, il y a encore la fameuse rivière et la possibilité de faire une promenade le long de celle-ci. Il s'agit de Riverside Walk. Elle n'est pas difficile à faire car c'est assez plat. Nous l'emprunterons sur environ 1 km et nous ferons demi-tour. Pour la dernière fois, nous empruntons la navette pour retrouver notre voiture. Nous en avons plein les pattes. Nous rentrons à l'hôtel pour nous reposer.
C'est la fin de l'après-midi. Je m'installe sur la terrasse (il y a un petit salon de jardin) et j'admire le panorama et je pense très fort que nous avons une chance énorme d'être là.
Ci-dessus, la vue de notre chambre.
A l'heure du diner, nous nous rendons à pied (juste à côté de l'hôtel) dans un petit resto qui est installé dans une ancienne station service (c'est original). Nous mangeons dehors. C'est très agréable. La nourriture est mexicaine. C'est bon mais nous attendons près d'une heure avant d'être servis.
Pour finir, nous rentrons à l'hôtel pour dormir après une journée encore bien remplie !J12 : Mercredi 22 avril : C'est aujourd'hui que s'achève notre road trip. Le temps est toujours aussi beau. Après un petit déjeuner léger (compris dans le prix pour une fois) et après avoir procédé au check out, nous reprenons la route pour rentrer à Las Vegas (environ 250 kms). Nous changeons une dernière fois d'heure (on recule d'une heure). On sent la température monter (il fera environ 30 degrés au plus chaud de la journée). Nous quittons les beaux paysages pour retrouver quelque chose de bien plus commun et bien plus plat. Le temps passe vite car nous empruntons une grande autoroute (j'ai oublié de dire qu'elles sont gratuites aux Etats-Unis) : la US 15. Nous arrivons sur Las Vegas à l'heure du déjeuner. Nous décidons d'aller manger dans un "In N Out". D'après mon oncle, c'est un fast food qui propose parait-il des produits plus sains que chez Mac Do (ex : la viande est de la vraie viande de boeuf, dans de beaux morceaux alors que chez les concurrents, il s'agit de "déchets"). Je n'ai pas trouvé cela meilleur qu'ailleurs et en plus, il n'y a qu'un choix de sandwich mais bon ! Ensuite, nous avons décidé d'aller faire ce que nous n'avions pas eu le temps de voir les 5 premiers jours. Nous sommes allés prendre en photo le Sphinx de l'hôtel Luxor. Ensuite, nous avons remonté le Strip pour prendre des photos de chaque côté depuis la voiture (à partir du début de l'après-midi, les bouchons commencent à se former donc on a le temps de prendre des photos. Nous avons remonté le strip jusqu'après la Stratosphère et nous avons fait des pauses pour prendre en photo quelques chapelles. Ensuite, nous sommes revenus sur nos pas et nous nous sommes garés au Fashion Mall pour aller acheter à notre fils un jeu vidéo pour sa PSP (bien moins cher qu'en France : 40 dollars le jeu, soit environ 30 euros). Puis, nous nous sommes rendus à pied jusqu'au Mirage car nous voulions aller visiter le Siegfried and Roy secret garden. Le prix de l'entrée est assez élevé (15 dollars par adulte et 10 par enfant) mais la visite est assez plaisante. On commence par arriver vers deux bassins, dans lesquels sont installés des dauphins (dolphin habitat).
Une personne nous les présente et nous explique leur mode de vie. Ensuite, nous nous dirigeons vers secret garden. Tout d'abord, on y trouve des lamas de différentes couleurs et tailles.
Puis nous découvrons les tigres blancs.
Ils sont superbes. Dommage qu'une grosse grille nous empêche de faire de belles photos. Puis vient un bébé léopard, né sur place. Il est adorable. On dirait une peluche. Puis viennent enfin des lions. Ils sont beige clairs et très fins, pas comme ceux que nous avons l'habitude de voir. Ils sont également très beaux.
Après nous être balladés pendant environ une heure, nous retournons à la voiture pour aller chez mon oncle, diner avec lui (pizzas au menu, qu'il est allé acheter près de chez lui : 5 dollars une grande pizza bien bonne, c'est vraiment très bon marché) et dormir sur place. Demain, c'est notre dernière journée. Dur ! Dur !J13 : Jeudi 23 avril : Après une nuit chaude (la chaleur commence à s'installer sur Las Vegas), nous prenons notre petit déjeuner sur la terrasse de chez mon oncle. Il fait bon encore à cette heure. Après nous être préparés, mon oncle décide de nous faire visiter l'endroit où il travaille. Il est directeur du restaurant dans une maison de retraite haut de gamme. C'est à quelques minutes de chez lui. Arrivés sur place, nous sommes stupéfaits. Nous n'avons jamais vu cela. C'est le vrai luxe. Il s'agit d'un très beau bâtiment mais l'intérieur est encore plus chic. On se croirait dans l'un des hôtels du Strip. Les occupants ont chacun une chambre qui ressemble à une suite. Le mobilier est luxueux. La salle à manger est magnifique. Les jardins luxuriants. Ici, les personnes âgées sont dorlotées. Par contre, il faut avoir les moyens de se payer cela (environ 4 000 dollars par mois). Mais quand je vois les prix en France et les prestations proposées...
Nous laissons ensuite mon oncle à ses occupations et nous nous dirigeons vers le Premium Outlet pour faire de nouveaux achats de vêtements. Nous allons même devoir acheter un nouveau sac de voyages de peur de ne pas pouvoir passer la douane (poids par bagage). Nous y restons toute la matinée et même le début de l'après-midi. Puis, nous décidons d'aller déjeuner dans un hôtel du strip pour goûter une dernière fois à un buffet (les enfants en sont friands). Nous choisissons celui du Treasure Island. C'est assez bon et assez varié.
Nous passons la fin de l'après-midi à nous ballader sur le Strip afin de profiter de nos derniers moments sur place. En fin de journée, nous retournons à nouveau chez mon oncle pour faire les valises et faire les dernières lessives. Après un léger diner, nous allons manger une glace à l'hotel Red Rock. Il n'est pas sur le strip mais au nord ouest de Las Vegas, à une dizaine de minutes de chez mon oncle. Il y a un très grand bowling, un club qui appartient à Cindy Crawford, un casino évidemment... Mon oncle m'a expliqué que cet hôtel était surtout fréquenté par les locaux. En effet, les gens du coin ne vont pas souvent sur le Strip car il y a trop de monde, de touristes.
Après notre petite gourmandise, nous sommes rentrés chez lui pour aller nous coucher.J14 : Vendredi 24 avril : Ca y est, c'est la fin des vacances. Nous nous levons très tôt ce matin (5H30). Après le petit déjeuner, nous rentrons les bagages dans la voiture, nous disons au revoir à mon oncle (il est déjà levé car il se lève à cette heure tous les jours pour aller travailler) et nous dirigeons vers l'aéroport en voiture. Avant d'y arriver, nous nous arrêtons au Mac Carran Center pour rendre notre voiture. Mes formalités durent à peine 2 mn. Ils ne la vérifient même pas. Aucune somme supplémentaire à débourser. Sur place, une navette nous attend pour nous rendre à l'aéroport. Le trajet ne dure que quelques minutes. Nous sommes accompagnés de nos bagages. Une fois arrivés, nous nous dirigeons vers le comptoir de la Northwest, nous procédons à l'enregistrement de nos bagages et nous attendons patiemment l'heure du décollage (9H10). Nous arrivons à Minneapolis un peu plus de 3 heures plus tard (sur ce vol, les boissons et repas/friandises sont payants). En arrivant à Minneapolis, nous apprenons que notre prochain vol pour Paris a du retard (plus de 2 heures). Donc, au lieu d'avoir 3 heures d'escale, nous en avons 5. Nous tuons le temps en déjeunant dans un Mac Do (le premier du séjour) et en nous promenant dans le Duty Free. Ensuite, nous bouquinons et les enfants jouent aux jeux vidéos (moi, je découvre mon Itouch). Le dernier vol se déroulera sans encombre jusqu'à Paris. Nous arrivons le lendemain matin à Paris (décalage horaire oblige) dans la grisaille. Quelle déprime ! Mon père nous attend, prêt à nous ramener chez nous. Ainsi s'achève notre séjour au pays de la démesure. Nous gardons un excellent souvenir de ce voyage et n'espérons qu'une chose : continuer à visiter ce très beau pays.
Qu'est ce que l'occident? English translation pending
C'est vrai ça c'est quoi l'occident comment le définiriez vous?
Est ce un niveau de vie, un mode de vie, une localisation géographique, une appartenance ethnique?
Ce qui m'a emmené à me demander cela c'est que je ne sais pas si l'Amèrique du sud, tel que Brésil, Argentine, Chili peut être associé à l'occident. Oui où non?
Ce qui m'a emmené à me demander cela c'est que je ne sais pas si l'Amèrique du sud, tel que Brésil, Argentine, Chili peut être associé à l'occident. Oui où non?
Retour d'Egypte: récits de nos aventures (avril 2009) English translation pending
bonjour, apres avoir demande de nombreux conseils sur ce site, nous nous sommes envolés pour le caire le 12 AVRIL 2009 POUR UNE SEMAIne de voyage que nous avons organisé seuls.
avion à l'heure (500 EUROS aller le caire, retour louxor paris) avec egyptair mais c'est cher car nous n'avions reservé que 10 jours à l'avance!
arrivée au caire 24 °, et là première surprise, nous rencontrons dans l'avion une femme franco-égyptienne qui nous dit de la suivre à l'aéroport car nous irons plus vite avec elle: en effet, son beau père était général dans l'armée égyptienne et nous sommes donc passés devant tous les gens qui attendaient leur visa et bagages! belle arrivée!
cette femme si gentille nous a ensuite invités à venir manger chez elle (il était déjà MInuit) et nous a raccompagnés dans notre hôtel.
hôtel : HaPPy CITY dans le quartier sharia mohammed à 10 min du musee egyptien et de l'office de tourisme . hôtel bien placé, accueil correct, chambre tres simple(un peu trop par rapport au prix), petit dejeuner copieux. 25 EUROS LA NUIT PAR PERSONNE . il y a moyen e trouver beaucoup moins cher je pense et aussi bien placé.
1 er jour: lundi 13 avril depart SAKARRAH PYRAMIDE +guizeh PYRAMIDES 1 ere etape: trouver un taxi: nous negocions 130 LE pour la journee on demarre mais rapidement nous constatons que le taxi ne sait où il va...il demanda sa route une bonne dizaine de fois, alors que nous mêmes avions repére les panneaux d'indication...en effet au bout d'une heure de route, nous n'etions toujours pas arrives..le chauffeur ne savait lire ni en anglais ni en arabe....nous lui avons donc demandé de nous emmener aux pyramides de Guizeh; Arrivés là-bas, le chauffeur nous demande la somme prevue pour la journee entiere: nous refusons, car nous ne sommes rester qu'une heure trente dans son taxi, sans meme voir les pyramides de SAKARAH
pyramides de GUIZEH tres tranquilles: peu de monde(il etait midi)! très agréable! et descendre les escaliers pour aller au sein d'une pyramide fut une très bonne expérience. attention seulement aux chameliers qui tentent de vous soutirer quelques euros. mais c'est le jeu lol
nous restâmes Trois heures puis retour à l'hôtel se reposer . ensuite visite de la ville ( la circulation est extraordinaire!! très stressant mais unique!) taxi pris pour 5LE (le prix pour un égyptien est de 3le) visite du quartier KHAN EL KHALILI c'est magnifique, les deux mosquees rayonnent et imposent leur beauté, le souk est immense et coloré. nous sommes restés trois heures au moins à marcher tranquillement sans être harcelés. il était tard (21h ..) et il n'y avait que tres peu d etouristes! à faire à cette heure! au hasard de nos déambulations, nous tombons sur le restaurant 'KHAN EL KHALILI" au centre de ce quartier; restaurant tres chic, tres tres bon! ce fut notre meilleur repas mais évidemment le plus cher mais sans regret! (170LE)
2 eme jour
ON retente SAKARAH: mais ce 2 eme chauffeur ne connaissait pas non plus bien qu'il ait accepté de nous y amener. au bout de quelques kilometres, il commença à demander sa route et revint sur le prix decide au depart: en effet en egypte, avant de monter dans un taxi, toujours bien se mettre d'accord sur le prix et ensuite ne plus y revenir ) la police tranche toujours en faveur du prix dit avant le depart. il ne savait pas que c'etait si loin et nous non plus environ 35 km dU CAIRE.
tres beau site, pyramides plus anciennes et toujours très peu de monde! tant mieux ! par contre soleil tres chaud (35 °°
APRES midi LE MUSEE EGYPTIEN (70 LE) tres joli et interessant nous n'y sommes restes que 2 h car nous etions fatigues. peu de monde et à faire l'apres midi car il fait trop chaud dehors.
le soir retour dans le quartier KHAN EL KHALILI pour déambuler et 3H plus tard nous etions dans les quartiers du vieux caire: seuls touristes à cette heure (22H) et avons adore: nous avons vu la "vraie" vie des égyptiens: le coiffeur, le boucher, les petites rues, la pauvrete la salete A aucun moment nous nous sommes sentis en insecurite;: au contraire: le caire est une ville respectueuse, dans laquelle les taxis laissent les cles sur leur voiture et partent boire un thé!
3 eme jour: depart à 7H POUR LE DESERT AVEC EDEN GARDEN TOURS un van est venu nous chercher à l'hotel et direction oasis de baraya e le camp d'eden garden tours 4H30 DE route et arrivee la bas! cest magnifique tres propre (cher 65 EUROS PAR JOUR PAR PERSONN) il y a moins cher mais pas facile de savoir à l'avance) mais en aucun cas nous regrettons. repas le midi et puis depart en 4X4 pour le desert nois, blans la montagne de cristal. nous partons à deux 4X4, avec un couple de belge tres gentils! le desert d'agabat est le plus beau: quel calme! mais dejà des difficultes a trouver un coin pour dormir tranquillment dans le desert (beaucouop de touristes)(ce qui est un comble lol) alors direction le western desert! nuit parfaite autour du feu et du repas prepare par nos chauffeur, qui nous ont emmenés dans les coins du desert pas touristiques et qui ont même voulu nous faire quelques frayeurs en faisant "voler" le 4X4! c'etait genial! nuit sur des couvertures et avec le ciel etoile au dessus de nous! pas froid du tout le matin, retour en empruntant un autre chemin! tres dynamliqye! arrivee au caire à 19H puis aeroport pour l'avion le caire ASSOUAN arrivee assouan à 22H30 là premier probleme : a l'aeroport nous trouvons un taxi avec qui on negocie l'aller aeroport/assouan centre ville pour DIX LE a Le taxi accEpte...Et à l'arrivée au MEMNON HOTEL (centre ville, propre, petit dejeuner leger pas cher, 180 LE POUR DEUX POUR DEUX NUIT) le chauffeur nous annonce 50 LE au lieu des 10 ! Même si ce prix etait largement sous estimé, (nous n'en savions rien), le chauffeur avait pris la responsabilité d'accepter....
vendredi 17 VISITE DASSOUAN TRES TRES jolie ville calme, tres belle eglise orthodoxe, et mosquee dans le souk musee d'assouan a voir absolument! deux heures de felouques sur le nil pour visiter le jardin botanique et l'ile elephanitne à 30 LE par personne tres reposant et agreable, chaleur tres dure!
le soir promenade et diner dans un des nombreux resto sur la corniche et son et lumiere de philae( trop cher ..75 LE ENTREE ET 50 LE BATEAU)!!
SAMEDI 18 depart pour louxor en voiture prive tres chere(250 LE°) car au depart nous voulions prendre le train mais le premier depart etait a 5H du matin...et nous etions trop fatigues.pas de ligne de bus existante arrivee a 13H apres 3H30 de route: hotel HORUS EN FACE DU TEMPLE DE LOUXOR VUE MAGNIFIQUE mais hôtel peu propre..chambre tres simple et prix tres peu cher! la vue a compenser le reste!
visite du temple de karnak a 14H peu de monde encore quelle chance! TEMPLE MAGNIFIQUE ET nous sommes rentres à pied 35 MIN DE marche jusqu'au temple de louxor que nous avons decidé de visiter de nuit! Grand bien nous pris car ce fut notre plus belle visite! magnifique photo et personne dans le temple!
aller à l'office de tourisme qui renseigne tre sbien sur les resto et monuments à voir.( bon resto pas cher dans la rue en face de la gare, à droite "ABO MAHROU..)
dimanche 19
VISITE VALLEE DES ROIS TEMPS HASCHESPUT COLOSSES ET TEMPLES DE RAMSES TAXI pour 5h au prix de 70 LE visite magnifique tres chaud par contre (13H LOL) pau de monde attention dans la vallee des rois, le pass de 70 LE vaut pour la visite de TROIS TOMBES AU CHOIX celle de RAMSES 6 en extra (50LE) est la plus belle
soiree à faire le shopping dans le souk egyptien où cest vraiment difficile de savoir si on se fait avoir ou pas ..nous avons achete deux papyrus (1M SUR 60cm ) et lautre ( 40 CM sur 20 cm) au prix de 250 LE PLUS UN SPHINX AU PRIX DE 170 LE
retour louxor paris tres bien passe mais cohue à l'aeroport du caire. nous ne sommes pas tombes malades et vraiment enchantés du voyage que nous avons fait sans aucun guide papier...mais au gré de nos rencontres avec des gens tres sympthiques, nous avons decide de faire telle ou telle chose..nous avons surement pas tout fait mais en une semaine c'etait vraiment difficile: la prochaine fois: abu simbel!
1 er jour: lundi 13 avril depart SAKARRAH PYRAMIDE +guizeh PYRAMIDES 1 ere etape: trouver un taxi: nous negocions 130 LE pour la journee on demarre mais rapidement nous constatons que le taxi ne sait où il va...il demanda sa route une bonne dizaine de fois, alors que nous mêmes avions repére les panneaux d'indication...en effet au bout d'une heure de route, nous n'etions toujours pas arrives..le chauffeur ne savait lire ni en anglais ni en arabe....nous lui avons donc demandé de nous emmener aux pyramides de Guizeh; Arrivés là-bas, le chauffeur nous demande la somme prevue pour la journee entiere: nous refusons, car nous ne sommes rester qu'une heure trente dans son taxi, sans meme voir les pyramides de SAKARAH
pyramides de GUIZEH tres tranquilles: peu de monde(il etait midi)! très agréable! et descendre les escaliers pour aller au sein d'une pyramide fut une très bonne expérience. attention seulement aux chameliers qui tentent de vous soutirer quelques euros. mais c'est le jeu lol
nous restâmes Trois heures puis retour à l'hôtel se reposer . ensuite visite de la ville ( la circulation est extraordinaire!! très stressant mais unique!) taxi pris pour 5LE (le prix pour un égyptien est de 3le) visite du quartier KHAN EL KHALILI c'est magnifique, les deux mosquees rayonnent et imposent leur beauté, le souk est immense et coloré. nous sommes restés trois heures au moins à marcher tranquillement sans être harcelés. il était tard (21h ..) et il n'y avait que tres peu d etouristes! à faire à cette heure! au hasard de nos déambulations, nous tombons sur le restaurant 'KHAN EL KHALILI" au centre de ce quartier; restaurant tres chic, tres tres bon! ce fut notre meilleur repas mais évidemment le plus cher mais sans regret! (170LE)
2 eme jour
ON retente SAKARAH: mais ce 2 eme chauffeur ne connaissait pas non plus bien qu'il ait accepté de nous y amener. au bout de quelques kilometres, il commença à demander sa route et revint sur le prix decide au depart: en effet en egypte, avant de monter dans un taxi, toujours bien se mettre d'accord sur le prix et ensuite ne plus y revenir ) la police tranche toujours en faveur du prix dit avant le depart. il ne savait pas que c'etait si loin et nous non plus environ 35 km dU CAIRE.
tres beau site, pyramides plus anciennes et toujours très peu de monde! tant mieux ! par contre soleil tres chaud (35 °°
APRES midi LE MUSEE EGYPTIEN (70 LE) tres joli et interessant nous n'y sommes restes que 2 h car nous etions fatigues. peu de monde et à faire l'apres midi car il fait trop chaud dehors.
le soir retour dans le quartier KHAN EL KHALILI pour déambuler et 3H plus tard nous etions dans les quartiers du vieux caire: seuls touristes à cette heure (22H) et avons adore: nous avons vu la "vraie" vie des égyptiens: le coiffeur, le boucher, les petites rues, la pauvrete la salete A aucun moment nous nous sommes sentis en insecurite;: au contraire: le caire est une ville respectueuse, dans laquelle les taxis laissent les cles sur leur voiture et partent boire un thé!
3 eme jour: depart à 7H POUR LE DESERT AVEC EDEN GARDEN TOURS un van est venu nous chercher à l'hotel et direction oasis de baraya e le camp d'eden garden tours 4H30 DE route et arrivee la bas! cest magnifique tres propre (cher 65 EUROS PAR JOUR PAR PERSONN) il y a moins cher mais pas facile de savoir à l'avance) mais en aucun cas nous regrettons. repas le midi et puis depart en 4X4 pour le desert nois, blans la montagne de cristal. nous partons à deux 4X4, avec un couple de belge tres gentils! le desert d'agabat est le plus beau: quel calme! mais dejà des difficultes a trouver un coin pour dormir tranquillment dans le desert (beaucouop de touristes)(ce qui est un comble lol) alors direction le western desert! nuit parfaite autour du feu et du repas prepare par nos chauffeur, qui nous ont emmenés dans les coins du desert pas touristiques et qui ont même voulu nous faire quelques frayeurs en faisant "voler" le 4X4! c'etait genial! nuit sur des couvertures et avec le ciel etoile au dessus de nous! pas froid du tout le matin, retour en empruntant un autre chemin! tres dynamliqye! arrivee au caire à 19H puis aeroport pour l'avion le caire ASSOUAN arrivee assouan à 22H30 là premier probleme : a l'aeroport nous trouvons un taxi avec qui on negocie l'aller aeroport/assouan centre ville pour DIX LE a Le taxi accEpte...Et à l'arrivée au MEMNON HOTEL (centre ville, propre, petit dejeuner leger pas cher, 180 LE POUR DEUX POUR DEUX NUIT) le chauffeur nous annonce 50 LE au lieu des 10 ! Même si ce prix etait largement sous estimé, (nous n'en savions rien), le chauffeur avait pris la responsabilité d'accepter....
vendredi 17 VISITE DASSOUAN TRES TRES jolie ville calme, tres belle eglise orthodoxe, et mosquee dans le souk musee d'assouan a voir absolument! deux heures de felouques sur le nil pour visiter le jardin botanique et l'ile elephanitne à 30 LE par personne tres reposant et agreable, chaleur tres dure!
le soir promenade et diner dans un des nombreux resto sur la corniche et son et lumiere de philae( trop cher ..75 LE ENTREE ET 50 LE BATEAU)!!
SAMEDI 18 depart pour louxor en voiture prive tres chere(250 LE°) car au depart nous voulions prendre le train mais le premier depart etait a 5H du matin...et nous etions trop fatigues.pas de ligne de bus existante arrivee a 13H apres 3H30 de route: hotel HORUS EN FACE DU TEMPLE DE LOUXOR VUE MAGNIFIQUE mais hôtel peu propre..chambre tres simple et prix tres peu cher! la vue a compenser le reste!
visite du temple de karnak a 14H peu de monde encore quelle chance! TEMPLE MAGNIFIQUE ET nous sommes rentres à pied 35 MIN DE marche jusqu'au temple de louxor que nous avons decidé de visiter de nuit! Grand bien nous pris car ce fut notre plus belle visite! magnifique photo et personne dans le temple!
aller à l'office de tourisme qui renseigne tre sbien sur les resto et monuments à voir.( bon resto pas cher dans la rue en face de la gare, à droite "ABO MAHROU..)
dimanche 19
VISITE VALLEE DES ROIS TEMPS HASCHESPUT COLOSSES ET TEMPLES DE RAMSES TAXI pour 5h au prix de 70 LE visite magnifique tres chaud par contre (13H LOL) pau de monde attention dans la vallee des rois, le pass de 70 LE vaut pour la visite de TROIS TOMBES AU CHOIX celle de RAMSES 6 en extra (50LE) est la plus belle
soiree à faire le shopping dans le souk egyptien où cest vraiment difficile de savoir si on se fait avoir ou pas ..nous avons achete deux papyrus (1M SUR 60cm ) et lautre ( 40 CM sur 20 cm) au prix de 250 LE PLUS UN SPHINX AU PRIX DE 170 LE
retour louxor paris tres bien passe mais cohue à l'aeroport du caire. nous ne sommes pas tombes malades et vraiment enchantés du voyage que nous avons fait sans aucun guide papier...mais au gré de nos rencontres avec des gens tres sympthiques, nous avons decide de faire telle ou telle chose..nous avons surement pas tout fait mais en une semaine c'etait vraiment difficile: la prochaine fois: abu simbel!
Vol Manille-El Nido, bungalow, budget? English translation pending
Bonjour à tous,
Je serais très interessé par un séjour à El Nido mais n'étant pas routarde pour un sou, ce long periple me fait assez peur.J'ai bien trouvé un vol Pais-MANILLE AR (du 03/06 au 18/06) mais après cette étape je suis perdue !!!
Je ne trouve aucun moyen de reserver un avion manille el nido (et hors de question de faire 36H de bateau !!!).
Ensuite sur place, nous voudrions un bungalow sympa sur la plage directement.Mais là encore, je ne trouve rien sur internet :( (à part le miniloc qui coûte la peau des fesses !!!!)
Ensuite que faut il compter comme budget pour les 3repas de la journée pour 2personnes?Et pour des excursions?
Je sais que ça fait beaucoup de questions, mais j'aimerai tellement découvrir ces paysages splendides...
Merci à tous pour votre aide
Hôtel Club Marmara Hurghada: retour d'expérience (du 14 au 21 mars 2009) English translation pending
Ci-dessous notre retour d'expérience sur notre séjour d'une semaine au club Marmara d'Hurghada du 14 au 21 mars 2009
1) Hôtel Comme indiqué dans les descriptifs, l'hôtel est situé en U face à la mer (et donc au soleil la majeure partie de la journée). Le bâtiment A est sur la droite quand vous êtes face à la mer, B sur la gauche. Je recommande les chambres B impaires et commençant par 2 ou plus : car avec 1 comme premier chiffre = Rez de chaussée (valable dans les deux batiments) pour que votre balcon soit côté piscine (impair) et au soleil (B). En effet, le bâtiment A est à l'ombre la majeure partie de la journée et les chambre de B paires sont côté opposé à la piscine, votre chambre donne sur le mur d'enceinte, donc moins de charme, mais aussi plus calme. Pour A c'est l'inverse (pair = piscine, impair = mur)
L'hôtel en général est agréable et fonctionnel, les chambres sont très convenables. Il n'y a rien à redire niveau entretien et propreté, du personnel dédié à cela nettoyant en permanence.
2) Personnel et animation le staff est discret, efficace et agréable dans l'ensemble l'équipe d'animation fait beaucoup de bruit (enfin surtout leur sono), mais c'est ce qu'on leur demande et cela constitue le concept de l'hôtel club. Les soirées ne sont pas terribles : nous avons tenté deux fois, la première n'était toujours pas commencée 40 minutes après l'heure prévue (visiblement le soir d'avant c'était pareil), la seconde (café théâtre) ne brillait vraiment pas par la qualité et la finesse des sketchs...mais bon les soirées n'étaient pas vraiment un critère important dans notre cas
3) Restaurants et nourriture Standard pour ce genre de concept all inclusive, c'est à dire buffet de qualité honnête mais sans plus, avec un manque de variété même si l'hôtel fait des efforts avec repas à thème tous les soirs (y compris décoration des tables et tenue des serveurs) Nous n'avons pas testé le restaurant de poissons en bord de mer (12 € le diner)
4) Excursions et services annexes visa: Marmara vous le facture d'office 33 €, en arrivant à l'aéroport d'Hurghada vous faites la queue au stand Marmara pour le récupérer, avant de la refaire à l'immigration égyptienne. Et là vous vous apercevez, soit en le lisant sur le visa que Marmara a collé sur votre passeport, soit en regardant les panneaux au dessus des guichets ou vous auriez pu acheter directement votre visa (et où dans notre cas la queue était inexistante, autrement dit récupérer le visa avec Marmara ne fait pas gagner de temps) que l'état Egyptien facture le visa...15 dollars US, soit 11 euros (en mars 2009). Bilan: Marmara vous fait payer 3 fois le prix, ce qui n'est absolument pas justifié par les frais de personnel nécessaire pour vous le remettre. C'est une bonne introduction au prix des excursions Excursions : je recommande vivement de ne pas prendre les excursions avec Marmara, mais avec l'agence Egypt Tour situé en face de l'hôtel légèrement sur la gauche. De prime abord, les renseignements peuvent paraitre plus décousus, mais demander Tamer, qui est parfaitement francophone, pas survendeur pour un sou (il nous a conseillé de faire Louxor avec Marmara vu que lui le fait sur 2 jours et que c'était plus difficillement compatible avec notre timing), et surtout 2 à 2.5 fois MOINS CHER pour les mêmes prestations (ci-dessous ce que nous avons fait):
* Manmya (Maramara) ou Paradise (Egypt Tour) : on vous emmène de l'hôtel à la Marina (en mini bus pour Marmara, en Taxi avec Egypt Tour), ou vous prenez des bateaux (identiques dans les 2 cas) qui vous emmènent en 45 minutes sur un spot de Snorkel (palmes masques et tubas sont fournis avant de monter sur le bateau) où vous restez une petite heure, puis sur une île proche avec grande plage de sable blanc. Côté gauche de la plage, ça s'appelle Paradise (avec des lettres comme Hollywood), côté droit Manmya...mais c'est la même! Vous dinez sous une paillote (buffet standard), puis farniente sous des parasols et/ou snorkeling, avant retour en bateau puis à l'hôtel. Prix Marmara = 55 Euros, prix Egypt Tour = 25 Euros!! Nous avons évidemment fait cette excursion avec Egypt Tour, bonne prestation. Nous avons eu la chance de pouvoir voir à quelques mètres du bateau (qui s'arrête pour l'occasion) plusieurs bancs de dauphins, magnifique!
* Désert 4*4 : Excursion en 4*4 dans le désert, départ directement devant l'hôtel dans les deux cas. Vous allez en un peu moins d'une heure jusqu'à un village bédouin où on vous détaille leur mode de vie. Coucher de soleil sur la montagne, repas un peu minimal puis retour. Concept un peut trop village touriste à mon gout, même si on vous assure qu'ils ont conservé leur mode de vie original. Prix Marmara = 25 Euros, prix Egypt Tour = 12 Euros. Nous l'avons fait avec Egypt Tour
* Louxor : 4h de trajet (+4 au retour), temple de Karnak, colosse de Memnon, Vallée des rois + visite d'un atelier de Papyrus et d'un autre de fabrique de vases. Egypt Tour le fait sur une journée et demi avec départ la veille et nuit dans un hôtel. Marmara fait tout sur la même journée. Prix Marmara = 75 Euros, prix ET = 70 Euros (proche du fait de la nuit d'hotel en plus probablement). Nous l'avons fait avec Marmara
Globalement, je pense que l'anecdote du visa éclaire sur la marge monumentale que se fait Marmara sur tous les extras. Niveau excursions, ils mettent en garde contre les "dangers" de ne pas passer par eux, le fait qu'il déclinent toute responsabilité etc...Pour avoir fait deux excursions avec Egypt Tour et une avec Marmara et avoir comparé les contenus et les retours d'autres clients, je ne vois pas de différence flagrante de qualité de prestation entre les deux.
1) Hôtel Comme indiqué dans les descriptifs, l'hôtel est situé en U face à la mer (et donc au soleil la majeure partie de la journée). Le bâtiment A est sur la droite quand vous êtes face à la mer, B sur la gauche. Je recommande les chambres B impaires et commençant par 2 ou plus : car avec 1 comme premier chiffre = Rez de chaussée (valable dans les deux batiments) pour que votre balcon soit côté piscine (impair) et au soleil (B). En effet, le bâtiment A est à l'ombre la majeure partie de la journée et les chambre de B paires sont côté opposé à la piscine, votre chambre donne sur le mur d'enceinte, donc moins de charme, mais aussi plus calme. Pour A c'est l'inverse (pair = piscine, impair = mur)
L'hôtel en général est agréable et fonctionnel, les chambres sont très convenables. Il n'y a rien à redire niveau entretien et propreté, du personnel dédié à cela nettoyant en permanence.
2) Personnel et animation le staff est discret, efficace et agréable dans l'ensemble l'équipe d'animation fait beaucoup de bruit (enfin surtout leur sono), mais c'est ce qu'on leur demande et cela constitue le concept de l'hôtel club. Les soirées ne sont pas terribles : nous avons tenté deux fois, la première n'était toujours pas commencée 40 minutes après l'heure prévue (visiblement le soir d'avant c'était pareil), la seconde (café théâtre) ne brillait vraiment pas par la qualité et la finesse des sketchs...mais bon les soirées n'étaient pas vraiment un critère important dans notre cas
3) Restaurants et nourriture Standard pour ce genre de concept all inclusive, c'est à dire buffet de qualité honnête mais sans plus, avec un manque de variété même si l'hôtel fait des efforts avec repas à thème tous les soirs (y compris décoration des tables et tenue des serveurs) Nous n'avons pas testé le restaurant de poissons en bord de mer (12 € le diner)
4) Excursions et services annexes visa: Marmara vous le facture d'office 33 €, en arrivant à l'aéroport d'Hurghada vous faites la queue au stand Marmara pour le récupérer, avant de la refaire à l'immigration égyptienne. Et là vous vous apercevez, soit en le lisant sur le visa que Marmara a collé sur votre passeport, soit en regardant les panneaux au dessus des guichets ou vous auriez pu acheter directement votre visa (et où dans notre cas la queue était inexistante, autrement dit récupérer le visa avec Marmara ne fait pas gagner de temps) que l'état Egyptien facture le visa...15 dollars US, soit 11 euros (en mars 2009). Bilan: Marmara vous fait payer 3 fois le prix, ce qui n'est absolument pas justifié par les frais de personnel nécessaire pour vous le remettre. C'est une bonne introduction au prix des excursions Excursions : je recommande vivement de ne pas prendre les excursions avec Marmara, mais avec l'agence Egypt Tour situé en face de l'hôtel légèrement sur la gauche. De prime abord, les renseignements peuvent paraitre plus décousus, mais demander Tamer, qui est parfaitement francophone, pas survendeur pour un sou (il nous a conseillé de faire Louxor avec Marmara vu que lui le fait sur 2 jours et que c'était plus difficillement compatible avec notre timing), et surtout 2 à 2.5 fois MOINS CHER pour les mêmes prestations (ci-dessous ce que nous avons fait):
* Manmya (Maramara) ou Paradise (Egypt Tour) : on vous emmène de l'hôtel à la Marina (en mini bus pour Marmara, en Taxi avec Egypt Tour), ou vous prenez des bateaux (identiques dans les 2 cas) qui vous emmènent en 45 minutes sur un spot de Snorkel (palmes masques et tubas sont fournis avant de monter sur le bateau) où vous restez une petite heure, puis sur une île proche avec grande plage de sable blanc. Côté gauche de la plage, ça s'appelle Paradise (avec des lettres comme Hollywood), côté droit Manmya...mais c'est la même! Vous dinez sous une paillote (buffet standard), puis farniente sous des parasols et/ou snorkeling, avant retour en bateau puis à l'hôtel. Prix Marmara = 55 Euros, prix Egypt Tour = 25 Euros!! Nous avons évidemment fait cette excursion avec Egypt Tour, bonne prestation. Nous avons eu la chance de pouvoir voir à quelques mètres du bateau (qui s'arrête pour l'occasion) plusieurs bancs de dauphins, magnifique!
* Désert 4*4 : Excursion en 4*4 dans le désert, départ directement devant l'hôtel dans les deux cas. Vous allez en un peu moins d'une heure jusqu'à un village bédouin où on vous détaille leur mode de vie. Coucher de soleil sur la montagne, repas un peu minimal puis retour. Concept un peut trop village touriste à mon gout, même si on vous assure qu'ils ont conservé leur mode de vie original. Prix Marmara = 25 Euros, prix Egypt Tour = 12 Euros. Nous l'avons fait avec Egypt Tour
* Louxor : 4h de trajet (+4 au retour), temple de Karnak, colosse de Memnon, Vallée des rois + visite d'un atelier de Papyrus et d'un autre de fabrique de vases. Egypt Tour le fait sur une journée et demi avec départ la veille et nuit dans un hôtel. Marmara fait tout sur la même journée. Prix Marmara = 75 Euros, prix ET = 70 Euros (proche du fait de la nuit d'hotel en plus probablement). Nous l'avons fait avec Marmara
Globalement, je pense que l'anecdote du visa éclaire sur la marge monumentale que se fait Marmara sur tous les extras. Niveau excursions, ils mettent en garde contre les "dangers" de ne pas passer par eux, le fait qu'il déclinent toute responsabilité etc...Pour avoir fait deux excursions avec Egypt Tour et une avec Marmara et avoir comparé les contenus et les retours d'autres clients, je ne vois pas de différence flagrante de qualité de prestation entre les deux.
Buenos Aires - Lima à vélo English translation pending
Bonjour,
J'envisage de parcourir un bout de l'amérique du sud cet été de juin à septembre.
Arrivée à buenos aires et repartir de Lima 3 mois plus tard.
L'itinéraire que j'envisage ressemble à : buenos aires - uruguay (traversée sud -nord) - sud du brésil jusqu'à Iguasu - ouest du paraguay - nord de l'argentine - bolivie - et pérou.
Je cherche donc des infos sur les différents lieux à ne pas manquer, les routes sympas, et des conseils en tous genre...
merci
Je cherche donc des infos sur les différents lieux à ne pas manquer, les routes sympas, et des conseils en tous genre...
merci
De retour d'un voyage au Pérou et en Bolivie: donne tuyaux English translation pending
Bonjour,
De retour il y a quatre jours d'un voyage au Pérou et en Bolivie (retour au Pérou par Santa Pedro de Atacama), je donne des tuyaux si cela vous intéresse.
Mon parcours (21 jours) a été : Lima - Cuzco - Puno - Copacabana - La Paz - Potosi - Uyuni - Sahar de Uyuni - Sud Lipez - San Pedro de Atacama - Tacna - Arequipa - Nazca et Lima.
Petit comparatif de la Thaïlande versus les Philippines English translation pending
En parcourant les nombreux posts en grande partie très positifs relatant des Philippines je tiens à faire part de mon feedback, par l'intermédiaire d'un petit comparatif, après y avoir séjourné 19 jours en janvier 2009 (Manila, Cebu, Bantayan, Puerto Galera, Subic)
P=Philippines T=Thaïlande
Nourriture : T ... à 2000 % lol Logement : T ... P = 2 x plus cher à qualité égale Transport : T ... beaucoup mieux organisé et moins cher en T (les îles obligent à prendre l'avion aux P) Paysage : T/P ... égalité (les plages thaï restent à mon avis les plus belles 😛) People : T ... les Filipinos sont sympas mais rien ne vaut le contact thai Bière : P ... san miguel light > la meilleure d'ASE ! (avec la Beerlao peut être) Dépaysement : T ... Aux P religion et culture à base occidentale Harcelement : T ... Aux P difficile de passer 5 mn sans que l'on vous demande quelquechose (argent ou autre) à moins d'être dans un endroit paumé et/ou seul lol
Résultat : pour moi la Thaïlande l'emporte haut la main 😏... néanmoins il faut aller partout donc jugez par vous-même 😉
P=Philippines T=Thaïlande
Nourriture : T ... à 2000 % lol Logement : T ... P = 2 x plus cher à qualité égale Transport : T ... beaucoup mieux organisé et moins cher en T (les îles obligent à prendre l'avion aux P) Paysage : T/P ... égalité (les plages thaï restent à mon avis les plus belles 😛) People : T ... les Filipinos sont sympas mais rien ne vaut le contact thai Bière : P ... san miguel light > la meilleure d'ASE ! (avec la Beerlao peut être) Dépaysement : T ... Aux P religion et culture à base occidentale Harcelement : T ... Aux P difficile de passer 5 mn sans que l'on vous demande quelquechose (argent ou autre) à moins d'être dans un endroit paumé et/ou seul lol
Résultat : pour moi la Thaïlande l'emporte haut la main 😏... néanmoins il faut aller partout donc jugez par vous-même 😉
Huit jours en Crète: endroits à privilégier? English translation pending
Bonjour,
N'étant jamais partie en Crète, j'aurais besoin de vos lumières.
Nous avons 8 jours, quels endroits de la Crète faut il privilégier quand on a que 8 jrs ?
Voici quelques critères : besoin de calme, aimons nous balader par nos propres moyens, être autonomes, besoin de repos, pas trop touristique, aimons authenticité.
Merci de me donner quelques pistes de recherche.
Suite discussion sur les nouvelles de la crise à Madagascar (24 février 2009) English translation pending
j ouvre un post sur la crise de mada qui fait suite a la precedente discussion sur la crise le post a ete bloque par le webmaster!!
aujourd hui si les discussions n avancent pas le risque d une aggravation est reel!!
je voudrais dire a ceux qui s ingenient a dire qu il ne se passe rien a mada et surtout en province qu il respecte les gasy un petit peu
car j ai au tel une quinzaine d amis sur tout le territoire malgache (par tel) et il se passe des choses et pas necessairement des morts ou des pillages bien sur!!! mais le mecontentement est certain et la crise est surtout economique !!
a plus
Des nouvelles de Saint-Martin (22 février 2009) English translation pending
bonjour à tous !
tout d'abord merci pour toutes vos infos qui m'ont permi de bien préparer mon voyage !
pour info, il fait un temps superbe ici, à saint-martin, pas de pluies comme on pourrait le penser en allant sur internet !
à très bientot à tous!
missludmilla
missludmilla
La Polynésie-Française English translation pending
C’est la première fois que je fais un récit mais cette fois je n’avais rien trouvé sur la polynésie dans ce forum et pourtant il y a beaucoup de chose à dire. Aujourd’hui il y a un autre carnet de voyage mais c’est complémentaire.
Tout d’abord les cocotiers et les plages de sable blanc tel que nous nous les imaginons nous n’en avons pas eu sur les îles elles mêmes (sauf très loin au Marquise à voir plus loin), sur les motus oui mais il faut pouvoir s’y rendre. Les belles tahiciennes c’est du folklore à part quelques demies (moitié polynésienne, moitié française ou chinoise)mais ce n’est pas ce que vous voyez quand vous rencontrez cette adorable population qui ressemble au descendant des indiens Mahori. Par contre elles sont très accueillantes même quelques fois les femmes mariées (les fleurs à gauche vous n’êtes pas libre, à droite c’est quand vous voulez).
Les moustiques il y en a partout et surtout au Marquise en plus des nonos. N’oubliez pas l’anti moustique (monoÏ anti-moustique sur place)et l’anti nono le Tui (www.tuilalmes.co.nz) donnez par des routards qui faisait le tour du monde et qui venaient de nouvelle zélande où il y en avait également. Le temps il peut pleuvoir surtout la nuit. Le ciel bleu sans nuage nous avons dû le voir deux fois en un mois, en juillet. Nous avons eu du vent presque partout (juillet mois du vent). La nourriture vous pouvez pêcher et c’est même recommandé car tout le monde pêche et du coût il n’y a pas de poissonnier. Quelques pêcheurs vendent leur pêche mais c’est souvent du très gros poisson. La mangue et la coco il y en a partout donc vous ne pouvez pas mourir de soif. Il existe des petites surfaces avec quelques élèments de base. Vous trouvez de temps en temps de la viande rouge de nouvelle zélande, bonne et pas cher. Heureusement que nous étions lors du Héva ce qui nous a permis de manger dans les cabanes (sympa et pas cher)et de voir un magnifique spectacle de danse à Bora-Bora.
Quoi d’autre le coût de la vie. Autant le dire tout de suite tout est cher sinon très cher. 15 euros pour la location d’un vélo pour huit heures, 70 euros une voiture. 20 euros pour vous déposer sur un motus (où vous avez souvent de très jolies plages). 45 euros pour faire des randonnées et oui il a fallu les chercher les randos que l’on pouvait faire car tous les terrains sont privés. Il reste le stop sur certaines îles ça fonctionne sur d’autre il n’y a personne.
Bref j’ai fait le tour de ce qu’il faut s’attendre, si nous l’avions sû avant nous aurions été moins déçu car il faut dire que qualité prix nous avons fait bien mieux. Cependant nous avons passé un mois quand même agréable, chaque île nous a apporté quelque chose en voici les détails dans l’ordre ou nous l’avons fait :
Arrivée à Tahiti par le vol los Angeles Papeete 1470 euros allée et retour.
Papeete : Pension chez Mirna ou le monsieur est venu nous chercher (6100 cfp environ 50 euros pour deux dans une chambre particulière, 13 euros en dortoir et 15 euros le transfert de l’aéroport). A 20 mn du centre ville à pied en prenant la passerelle en face de la rue de la pension vous pouvez longer le mer. Douche froide mais il faudra vous y faire une seule fois nous avons eu des douches chaudes. Pension sommaire mais sympa possibilité de faire la cuisine. Vous pouvez aussi venir en Truck, sortir de l’aéroport, traverser la rue et demander mais là ce n’est pas évident que le chauffeur connaisse.
Raiatea : camping au Sunset, Paradisiaque. Sous les cocotiers (enfin pas loin). Toute petite plage et lagon superbe. Rencontre avec une tortue et de très beaux poissons. Tour de l’île 100 km rien à l’ouest. Le sud : magnifiques paysages également en descendant un site archéologique. Un Marae (ancien lieu de culte international), le plus beau que nous ayons rencontré. De plus autour c’est très bien aménagé avec une fausse plage et une douche qui était chaude quand nous y sommes passés.
Il fait beau le matin et l’après-midi ça se couvre et il pleut. Il fait 26° dans l’air et dans l’eau.
Le plus de cette île : la gentillesse des propriétaires du camping. Le calme. Le lagon.
Le moins : un peu éloigné du centre 5 km (mais le stop marche bien et le propriétaire vous emmene très souvent). Les moustiques et les odeurs dûes à la rivière de temps en temps.
Pour les randos la montée au Mont Tapioi pas bien difficile et rapide (3/4 heure). Départ entre la poste et la gendarmeire prendre le chemin autorisé aux piétons et suivre les flèches. La vue sur le lagon est magnifique.
Bora-Bora :C’est ici que nous avons eu la meilleur pension Chez Robert et Tina, nous y sommes restés cinq jours. Le camping est trop loin de la seule plage de l’île qui est sur la pointe de matira. Vue magnifique sur le lagon et en plus même si nous avons eu deux averses c’est ici qu’il a fait le plus beau. La pension coûte en négociant 81000CFP par jour environ 70 euros pour deux. Demandez la chambre n°1 (Tipanie). La cuisine est spacieuse est bien équipée, la plage est à 200m. Vous pouvez aussi allez chez Nono (une autre pension)mais la vue est moins belle, le prix est équivalent, par contre vous êtes sur la plage.
Le lagon est superbe et nous pouvons admirer les raies qui passent régulièrement. Robert et Tina vous propose pour 90 euros une très belle balade sur le lagon, un jardin de corail et un plongeons avec les raies et les requins (grandiose !)ensuite vous vous délassez sur un motus pas surchargé de touristes. Il paraît que c’est les meilleurs sur l’île encore faut-il en avoir les moyens. Pour nous c’était trop cher alors nous avons été voir son voisin Ioane (si vous vous débrouillez bien il peut vous emmener sur son motus et vous laissez camper pour 10 euros la nuit). Il nous a fait pour 25000 CFP à quatre environ 60 euros presque la même prestation que son voisin. C’est pas aussi bien mais cela permet de garder de la réserve en liquidité car j’ai oublié d’en parlé mais avec votre carte bleu vous ne pouvez tirer que 330 euros la semaine est vu les prix ça file vite car très peu de pension prenne la carte bleue.
Vous pouvez aussi et c’est très appréciable, allez passer une journée au club Med. Repas excellent et ça fait du bien surtout d’avoir du vin (24 euros la bouteille dans les boutiques). Les activités sont gratuites (planche à voile, catamaran, bateau pour un motus) si vous payez 50000 CFP (largement amorti). Vous pouvez également allez au méridien pour voir les tortues (repas à 10H). Il faut téléphoner pour demander d’aller boire un verre ou prendre un repas et une navette vient vous chercher. Il y en a toutes les heures.
Nous avons fait deux randonnées une en face du club med, enfin vers le milieu. Il y a un escalier et en haut vous avez une belle vue. C’est ½ H de grimpette. Ensuite quand vous faite le tour de l’île en partant de la pointe vers le petit musée de maquette (très mignon et gratuit)avant la seule grande descente il y a une chaine sur votre droite. Vous prenez le chemin qui vous mène à un rocher en forme de doigt. Belle vue également sur les motus.
La seule mésaventure qui nous est arrivé c’est un vol de liquide à la pension. Nous avions laissé nos papiers et notre argent sans compter avec la personne qui nous a accueilli et garder notre argent. Ils sont tellement gentils que nous leur avons fait confiance. Pour eux cela représente tellement comme argent que quelqu’un nous a voler du liquide heureusement pas tout car les vacances aurait été gaché mais quand même une bonne somme. Alors soyez vigilant !
Ranginoa : le camping chez Nanua est bien placé, près du village mais la plage c’est des petits cailous et la cuisine il n’y a pas d’eau courante. Les sanitaires sont propres mais dans des locaux vétustes. 15 euros la nuit et ils ont essayé de nous en rajouté une quelque fois que nous n’aurions pas fait attention.
Si vous ne faite pas de la plongée il n’y a pas grand chose à faire. Une plage très sympa se trouve à l’hôtel Kiaora (superbe hôtel entre parentèse mais c’est au moins 200 euros la nuit)il faut entrer sans vous faire remarquer car c’est interdit mais bon ! nous avons loué des vélos en face du camping pas terribles et 15 euros chacun pas de négociation possible. Nous avons eu la chance de voir un dauphin et une tortue à la passe de Tiputa en courant sortant.
Nuku hiva aux marquises :
Enfin nous avons pu randonnée et c’est cette île qui nous a le mieux plu même si nous avons été piqué par les moustiques, qu’il y a des nonos et qu’il n’a pas fait très beau (enfin presque pareil qu’à Raiatea)mais ça nous nous y attendions car c’est le temps des pluies aux marquises. Les gens pêchent et chassent ici. Ils sont adorables comme partout même si nous avons loué une voiture et le réservoir était à moitié vide (heureusement nous nous en sommes aperçu avant notre départ).
Nous avons logé dans une pension, pas de camping à Taiohae, chez Justin et Julienne. Bon c’était Sophie une normande comme nous et François qui étaient à nos petits soins car leurs parents étaient en vacances. Ils nous ont apporté au départ de nos randonnées et nous ont donné de bons conseils. Tous les jours ils nous pressaient un litre de jus de pamplemousse délicieux au petit déjeuner car la demi-pension est obligatoire et vous ne pouvez pas déjeuner sur votre balcon car c’est interdit de manger en dehors de la salle commune. La salle d’accueil est immense, la cuisine est impécable et les bungalows égalements, douche chaude (la seule fois du mois) et les draps changer tous les jours. Avant le quatorze juillet il n’y a personne ce n’est pas utile de réserver à l’avance.
Enfin nous avons réussi à randonner seul.
Balade sur la baie colette sympa (3/4 H) au bout de la route (juste un peu avant) prendre la piste à droite qui mène à l’hôtel Nuku hiva pearl lodge puis tourner à gauche et suivre les flèches. La plage est sympa on peut se baigner. S’il y a du vent il n’y a pas de nonos (nous n’en avons pas eu).
Le mont Muake (pas bien long une heure de montée peut-être), demander le départ de la piste après l’usine de transformation des fruits (les filles qui y travaillent vous en donneront de bon cœur et vous feront visiter l’usine (bon il faut le savoir que c’est une usine). La piste est bien balisée et il y a même une table pour le pique nique en haut. Belle vue également sur la baie. Nous avons loué une voiture pour aller à Atiheu 1H de route surtout de la piste ensuite dans ce village paumé prendre le long de la mer à droite et au restaurant sur la droite prendre de nouveau une piste qui arrive dans une espèce de clairière avec un séchoir à Copra. Garer la voiture et prenez le chemin le plus à gauche avant le parking il vous ménera à Anaho. Notre plage de rêve après une heure de randonnée pas facile. Plage paradisiaque où nous étions seul. Il paraît qu ‘il y a des nonos mais encore une fois nous avons eu de la chance ou nous étions bien protégé car nous n’avons pas été embétés. Il y a de l’eau à droite au fond et même des toilette (bon en feuille de bananier mais quand même) en demandant vous pouvez rester dormir. Là nous avons regretté de ne pas être resté la nuit. Je pense qu’il faut faire une nuit à Hatiheu chez Yvonne pour manger de la langouste pas chère directement en arrivant de l’aéroport puis aller à Anaho dormir sous tente sur la plage. Vous avez des cocos pour boire (il faut absolument apprendre à les ouvrir) et manger et des poissons plein la mer. Puis revenir et faire du stop le matin pour Taiohae.
Il est également possible de venir en speed boat en 10 mn ou de faire transférer ses affaires à cheval tout se négocie mais même après négociation cela reste cher, très cher.
Hiva Oa l’île où Brel est venu finir ses jours car ici c’est le bout du monde.Personne ne le connaissait d’ailleurs il a fait un concert et les gens n’ont pas aimé (d’après notre guide). Gaugin aussi a sa tombe sur cette île. A part les tombes aucune plage sauf une pour les surfeurs et peut-être au port mais c’est pas très engageant. Nous avons logé chez John Ozanne. Là vous êtes logé comme chez eux. J’ai lu dans le journal du vendredi 27 juin dans le courrier des lecteurs une polémique sur les pensions de famille. Evidemment avec nos standarts Europééens… Alors sachez le, nous ici nous n’avions pas de fenêtre, un bout de tissus fait office de rideau. Les fourmis et autres insectes se promènent librement. C’est vrai que nous avons l’impression d’être dans le grenier de nos grands parents mais si vous voulez vivre comme eux vous y êtes. Nous avons demandé pourquoi n’y avait-il pas de moustiquaire. La réponse est simple les touristes les déchirent ou se prennent les pieds dedans. Alors apportez la votre !
Nous avons randonnée pour aller voir les pétroglyphes . Avec les explications de Rohi nous avons mis moins d’une heure en partant du panneau indicateur « site historique de tehueto ». Il suffit de remonter la piste sur 1.400 m puis bifurquer sur la gauche traverser une rivière à gué continuez en ignorant le chemin sur votre gauche puis encore un autre et le troisième vous tournez à gauche il y a une flèche si vous la voyez. Vous arrivez dans une clairière chercher bien vous y êtes, c’est le gros cailloux..A l’hôtel il demande 4000CFP pour s’y rendre alors allez-y seul.. nous avons eu la chance que Rohi parte pêcher en mer, il a accepté d’emmener mon mari avec lui pour 6000CFP (environ 50 euros) c’est vraiment pas cher mais nous l’avions dépanné en informatique. Le troisième jour nous avons tenté de trouvé le Tiki de Taaoa. Là si le chemin et surtout l’église sont très jolis, le tiki nous ne l’avons pas trouvé mais nous avons pris une bonne averse. Heureusement nous avons pu revenir en stop (c’est de la chance car il n’y a pratiquement personne sur cette route).
Voilà décollage pour Papeete (tahiti)ou nous prenons le bateau pour rejoindre
Moorea : arrivée camping Moorea ou nous nous sommes fait virée car nous devions nous entassés sous un arbre et que nous n’avions pas envie donc nous sommes allés ensuite chez Nelson. Beaucoup plus d’emplacements pour les tentes.
Avantage du Moorea camping : table éclairée devant la plage. Négatif les toilettes sont délabrées (cependant elles sont propres). Au Nelson il y a plus de moustiques et repas pris dans la cuisine loin de la mer et enfermé.
Les balades sont au lycée agricole superbe, le belvédère et ensuite le col des trois cocotiers (au belvédère prendre le chemin de droite puis deux fois à gauche et ensuite suivre tout le temps le chemin traversé le gué puis rejoindre l’endroit où il y a des kernes puis poursuivre jusqu’au panneau à gauche col en face de la vue sur le Rotui (magnifique)point de vue sur les 2 côtés de l’île). Belle plage.
En conclusion nous n’avons pas trouvé ce que l’on nous vend en métropole (plage avec du sable blanc cocotiers et belles nanas)mais un temps capricieux, une douceur permanente des gens adorables qui vivent avec la nature surtout aux marquises et qui sont toujours à vos petits soins même si quelque fois ils ne comprennent pas ce que nous voulons (pas la même façon de vivre). C’est très cher mais des souvenirs inoubliables et il faut en profiter maintenant car le prix de l’avion risque de grimper et ils demandent leur indépendance ce que le gouvernement va s’empresser de leur donner car nous versons 5000 euros de subvention par habitant et par an (source d’un voyageur non vérifié)et alors que deviendra ces îles ? Encore une chose les tuamotus et les Marquises c’est complètement différents sauf pour les tarifs de location de voiture et d’excursions. Aux Tuamotus ils vivent de la mer et du tourisme. Aux marquises il y a peu de touriste et vivent de la pêche, de la chasse et de la cueillette. Pas de stress sauf à Papeete où la circulation est impossible. Coût total pour deux personnes 6517 euros. Et oui quand même pour des routards c’est élevé ! Encore une dernière chose nous nous sommes aidés de lonely planète du petit futé et surtout des touristes rencontrés sur les îles à qui nous pouvons dire un grand merci ! Nous avions au départ pris un pass inter île et réservé la pension à l’arrivée et à Hiva oa car il y en a très peu. Voilà j’espère que ces quelques lignes vous aiderons pour votre prochain voyage et n’oubliez pas des boules quies, de l’anti-moustique et anti nono.
En conclusion nous n’avons pas trouvé ce que l’on nous vend en métropole (plage avec du sable blanc cocotiers et belles nanas)mais un temps capricieux, une douceur permanente des gens adorables qui vivent avec la nature surtout aux marquises et qui sont toujours à vos petits soins même si quelque fois ils ne comprennent pas ce que nous voulons (pas la même façon de vivre). C’est très cher mais des souvenirs inoubliables et il faut en profiter maintenant car le prix de l’avion risque de grimper et ils demandent leur indépendance ce que le gouvernement va s’empresser de leur donner car nous versons 5000 euros de subvention par habitant et par an (source d’un voyageur non vérifié)et alors que deviendra ces îles ? Encore une chose les tuamotus et les Marquises c’est complètement différents sauf pour les tarifs de location de voiture et d’excursions. Aux Tuamotus ils vivent de la mer et du tourisme. Aux marquises il y a peu de touriste et vivent de la pêche, de la chasse et de la cueillette. Pas de stress sauf à Papeete où la circulation est impossible. Coût total pour deux personnes 6517 euros. Et oui quand même pour des routards c’est élevé ! Encore une dernière chose nous nous sommes aidés de lonely planète du petit futé et surtout des touristes rencontrés sur les îles à qui nous pouvons dire un grand merci ! Nous avions au départ pris un pass inter île et réservé la pension à l’arrivée et à Hiva oa car il y en a très peu. Voilà j’espère que ces quelques lignes vous aiderons pour votre prochain voyage et n’oubliez pas des boules quies, de l’anti-moustique et anti nono.
Les villes d'Espagne que vous aimez English translation pending
Bonjour, je pense qu'en Espagne il y a de très belles villes et villages qui ne sont pas toujours connus, alors je serais heureuse que vous mettiez les endroits que vous avez visitez ou simplement des endroits que vous aimez. En photo S.V.P
Je commence avec Almuñecar, ville bien aimé de notre ami Patxi.
Alors la première sur la petite place où c'est sympa de manger
les deux autres, le chateau et la 4 ième je crois que c'est la promenade😛
C'est une ville tranquille qui se trouve à Grenade, il y a plage et montagne, pour ceux qui veulent se reposer ou s'amuser, de tout pour tout le monde.
Bon voyage
Périple Montréal-Gaspésie à vélo English translation pending
Bonjour,
Je commence tranquillement à regarder pour une expérience que j'ai toujours voulu faire: faire montréal-Gaspésie en vélo. Il se peut que ce ne soit pas pour cette année mais l'autre, dépendamment de ma possibilité à me libérer pour faire cette expérience. Malgré tout, j'aimerais savoir si quelqu'un l'a déjà fait. Si oui, quel était le circuit et combien de temps ça l'a pris (veuillez préciser votre niveau de cycliste pour me donner une petite idée du temps/l'expérience en vélo).
Ce serait ma première expérience dans un voyage à vélo. Si vous pouviez aussi me donner quelques trucs sur ce que je devrait amener et sur qu'est-ce que je devrait prévoir, cela me serait utile.
Je commence tranquillement à regarder pour une expérience que j'ai toujours voulu faire: faire montréal-Gaspésie en vélo. Il se peut que ce ne soit pas pour cette année mais l'autre, dépendamment de ma possibilité à me libérer pour faire cette expérience. Malgré tout, j'aimerais savoir si quelqu'un l'a déjà fait. Si oui, quel était le circuit et combien de temps ça l'a pris (veuillez préciser votre niveau de cycliste pour me donner une petite idée du temps/l'expérience en vélo).
Ce serait ma première expérience dans un voyage à vélo. Si vous pouviez aussi me donner quelques trucs sur ce que je devrait amener et sur qu'est-ce que je devrait prévoir, cela me serait utile.
Longs voyages: comment stockez-vous vos photos? English translation pending
Bonjour,
Après de bons et loyaux services durant de nombreuses années, mon petit Archos Gmini commence à rendre l'âme. Il va falloir que j'investisse dans un nouvel objet de ce type pour stocker toutes mes photos au fur et à mesure lors de mon prochain voyage. Il me servait aussi à écouter de la musique d'ailleurs.
Voilà, je suis un peu paumée dans toutes les gammes d'objets de ce genre qui se font aujourd'hui... A l'époque seul Archos faisait ces disques durs avec des slots CF ou SD pour transférer ses photos... Vers quoi devrais-je me diriger ? Sachant qu'il faut pouvoir recharger la bête via une prise secteur et non par usb, et qu'il y ait un slot pour carte SD ou CF...
Merci d'avance 🙂
Après de bons et loyaux services durant de nombreuses années, mon petit Archos Gmini commence à rendre l'âme. Il va falloir que j'investisse dans un nouvel objet de ce type pour stocker toutes mes photos au fur et à mesure lors de mon prochain voyage. Il me servait aussi à écouter de la musique d'ailleurs.
Voilà, je suis un peu paumée dans toutes les gammes d'objets de ce genre qui se font aujourd'hui... A l'époque seul Archos faisait ces disques durs avec des slots CF ou SD pour transférer ses photos... Vers quoi devrais-je me diriger ? Sachant qu'il faut pouvoir recharger la bête via une prise secteur et non par usb, et qu'il y ait un slot pour carte SD ou CF...
Merci d'avance 🙂
Deux Marseillais à Rio English translation pending
« Deux Marseillais à Rio »
Dimanche 26 octobre Galeão, 5h30 du mat. Les bagages récupérés, nous cherchons la sortie. A l’extérieur, il fait lourd. Nous ne supportons plus nos vestes. Le soleil n’a pas encore fait son apparition, mais la température dépasse déjà les 20° ! Nous voilà dans le bain. Impossible d’échapper aux sollicitations des taxis à l’affût de potentiels clients. Nous repoussons poliment leurs avances, préférant aux voitures jaunes l’autocar, plus économique. Vingt minutes plus tard, la navette de la compagnie Real pointe son nez. Santa Clara, Copacabana. C’est ce que je me contente de glisser au chauffeur qui hoche la tête. En espérant qu’il ait compris, je viens m’asseoir à côté d’Anne. Derrière les vitres défile la proche banlieue de la « cidade ». Et pour le moment, elle n’a vraiment rien de « maravilhosa » avec ses favelas où s’étale la misère. Cramponnés à nos fauteuils, nous faisons connaissance avec la conduite à la brésilienne. Je me souviens avoir évoqué les automobilistes italiens sur Voyage Forum. Un post qui m’avait d’ailleurs attiré les foudres d’un membre sans doute originaire de la botte et visiblement froissé par mes propos. Ce dernier louait mon culot, soulignant qu’un Marseillais été bien mal placé pour critiquer la façon de conduire des transalpins. Et bien, qu’il soit rassuré ! Car si Naples et Rome sont cauchemardesques pour les piétons, ce n’est rien en comparaison de Rio ! Dépassements dangereux, vitesse excessive, feux rouges grillés… Je vous en passe et des meilleures. Ayrton Senna a visiblement fait des émules dans son pays, et pas seulement sur les circuits de F1. Moins d’une heure de trajet et l’on nous dépose sains et saufs sur l’Avenida Atlantica. Nos sacs sur le dos, nous pénétrons dans Santa Clara. J’ai mon plan du quartier dans les mains mais je n’hésite pas toutefois pas à demander mon chemin. Un marchand de journaux nous explique clairement où trouver la rua Lacerda Coutinho. Au numéro 45, le Bamboo Rio Hostel, une adresse discrète adossée au pied d’une colline. Nous sommes bien en avance sur l’horaire prévu. A la réception, un imbroglio administratif nous attend… Un bug a semble-t-il perturbé notre réservation en ligne. Résultat des courses, la première nuit a été enregistrée mais pas les deux suivantes. Idem pour la seconde partie du séjour à Rio prévue ici même. Dans un anglais qu’elle manie difficilement, la réceptionniste nous invite à laisser nos bagages dans le hall, d’aller faire un tour et de revenir d’ici deux heures afin qu’elle puisse trouver une solution avec le gérant. Vu les options qui nous sont offertes, nous nous exécutons. A deux pas du Bamboo, découverte de l’Apolo, une sorte de boulangerie où nous prenons place pour un petit déj qui commençait à se faire désirer. Café pour Anne, chocolat chaud pour moi, et gâteaux pour tout le monde. C’est acté, ce sera notre squat pour les matinées à venir. Rassasiés, nous ne pouvons pas faire autrement que de prendre la direction de la plage. Ciel bleu et soleil sont présents. Peaux blanches et jeans baskets, on ne passe pas inaperçus. Autant déambuler avec une pancarte « TOURISTE » autour du cou. Les vendeurs à la sauvette se succèdent tous les 50 mètres, arborant bracelets, t-shirts, casquettes et bibelots en tous genres. L’un d’eux, moyennant 15R$, réussi à me refourguer un paréo aux couleurs de la « bandeira brasileira ». Une courte pause sur un banc ne tarde pas à se transformer en petite sieste pour Anne qui essaye de terminer sa nuit. Au terme de Copa, nous tournons les talons et rentrons à l’hôtel. Nous avons enfin une chambre, du moins pour la nuit à venir. Nous installons donc nos quartiers dans une pièce exiguë occupée par deux lits superposés et une salle d’eau. Nous y déballons le minimum car il faudra déménager dès le lendemain matin. De toute façon, nous disposons de si peu d’espace que le problème ne se pose même pas. Une douche salvatrice pour nous requinquer et nous quittons nos pénates. Il est 14h passé, nos estomacs se manifestent. A l’angle de l’Avenida Atlantica et de Santa Clara, un resto au nom bien franchouillard : « la Maison ». Pour pas cher, nous mangeons si copieusement que nous ne viendrons jamais à bout de nos assiettes. En guise de digestion, une balade s’impose. Anne et moi optons pour traîner sur Copacabana le restant de la journée. Pas très rassuré jusqu’à lors par tout ce que j’avais pu lire sur la dangerosité de Rio, j’hésite encore à sortir mon numérique. Mais l’envie l’emportant sur la précaution, je me décide à réaliser mes premiers clichés. J’entame une longue série de photos par des sculptures de sable. Anne ne tient plus le coup, elle souhaite rentrer pour se reposer. Je l’accompagne jusqu’à Santa Clara puis guide mes pas vers le Othon Palace, un établissement de luxe planté au milieu de l’Avenida Atlantica. Un ascenseur me hisse au dernier étage qui héberge un bar et une piscine. Mais c’est surtout un point de vue imprenable sur la plus célèbre plage du monde que je découvre. Vagues de mosaïques, palmiers, parasols multicolores, écume de l’océan… Rien n’échappe à mon appareil. Le soleil disparaît lentement. Je m’en vais rejoindre Anne. Elle a un peu dormi, mais pas suffisamment pour reprendre des forces, et ne trouve pas le courage de sortir à nouveau. Je me charge donc d’aller acheter de quoi grignoter dans le quartier. Ainsi prend fin notre première soirée à Rio. Nous avons vraiment besoin de repos. Demain, nous attaquons les visites…
Lundi 27 octobre La nuit a été des plus bénéfiques. La chambre jouxtant la forêt, le chant des oiseaux nous tire doucement des bras de Morphée. Une douche rapide et nous filons à l’Apolo. Le planning de la journée n’est pas encore établi. Mais d’ores et déjà, Corcovado et Pain de Sucre sont à exclure, car le ciel laiteux qui plane sur nos têtes ne s’y prête guère. Ce sera donc le Jardin Botanique. Je consulte la liste des lignes d’autobus que j’ai déniché sur le web avant le départ. Mon papier m’indique le 572, mais outre le numéro, je ne dispose pas davantage d’indices. Et trouver le bon transport se révèle être un sacré casse-tête. Les principales lignes sont circulaires, il y a plusieurs abribus sur une même rue et certains n’affichent aucune information ! On se fait indiquer par des passants l’arrêt correspondant sur Barata Ribeiro, une quatre voies à sens unique comme la majorité des artères de Copa. La circulation automobile y est dense, composée en grande partie de taxis et de bus. Le notre ne tarde pas. Cela devient une habitude, je demande confirmation de la destination auprès du chauffeur, sait-on jamais. Un receveur encaisse nos piécettes et nous fait passer par un tourniquet. Original. Un petit quart d’heure de route et l’on nous fait signe de descendre. Nous y voilà. 4R$ chacun pour entrer, c’est cadeau. Cet espace de verdure, deux fois centenaire, s’étend sur plus de 130 hectares entièrement dédiés à la flore mondiale. On ne peut être qu’impressionné par les allées de palmiers impériaux, dont la cime semble tutoyer les cieux. Des héliconias écarlates font briller les yeux d’Anne, fervente amatrice de fleurs tropicales. Cet endroit respire le calme. Seuls le crissement des bambous géants caressés par le vent et des mélodies d’oiseaux parviennent à troubler cette quiétude. La minuscule silhouette du Cristo Redentor peine à se détacher d’un ciel qui tend désormais vers le gris. Soudain, au détour d’un chemin, sous le regard amusé de privilégiés, deux puis trois singes « macaco-prego » descendent des branches les plus hautes en quête de nourriture. Ils viennent chiper un morceau des énormes fruits jaunâtres du jacquier, un arbre tropical qui prolifère dans le parc. Un peu plus loin, ce sont deux ouistitis qui cherchent de quoi se ravitailler près d’un banc abandonné par des enfants. Le Jardin Botanique est tout proche de Tijuca, la plus grande forêt urbaine du monde. Approcher aussi facilement des singes en liberté n’est donc pas si surprenant. Nous sortons du jardin pour nous rendre au Lagoa Rodrigo de Freitas, une immense étendue d’eau située à quelques minutes de marche. Mais il nous faut traverser une route pour y accéder. Etre un piéton, c’est pourtant si simple partout ailleurs. Oui, partout, sauf à Rio. Sûrement le troisième sport national après le foot et le volley… Sans avoir manqué de laisser nos vies sur le bitume, l’obstacle est victorieusement franchi. Les ventres commencent à gargouiller, il est temps pour nous de les remplir. Un resto snack en bordure du lac fera l’affaire. Nous tombons par hasard sur le siège du Clube de Regatas do Flamengo. Créé à l’origine pour la pratique de l’aviron, ce club a vu sa section football devenir au fil des décennies l’une des plus titrées du Brésil. Anne et moi entrons pour jeter un œil. Piscines, terrains d’entraînement et courts de tennis agrémentent ce joli complexe sportif. Dans la salle des trophées s’alignent les coupes et les récompenses glanées dans chaque discipline. Le rayon foot n’est pas en reste avec notamment la prestigieuse Coupe Intercontinentale remportée en 1981 par la bande à Zico face aux Anglais de Liverpool. Notre itinéraire se poursuit naturellement jusqu’à Ipanema, l’autre fameuse plage de Rio. Les fesses incrustées dans le sable fin, le Morro Dois Irmãos pour décor, nous prenons la pose à tour de rôle pour une petite séance photo. Puis on s’attable un instant sur le front de mer pavé de mosaïques pour plonger une paille dans une coco bien fraîche. Un artiste expose ici diverses peintures inspirées des beautés de Rio. L’une de ses œuvres attise notre envie, mais le prix nous refroidi un peu. Entre hésitations et marchandages, nous repartons finalement avec la toile qui trouvera sa place dans notre salon. Nous atteignons tranquillement la Pedra do Arpoador, belvédère naturel séparant Copacabana et Ipanema. En contrebas, les surfeurs défient les vagues de l’océan qui s’échouent sur la Praia do Diabo. Arpoador semble être le coin romantique par excellence. Le coucher de soleil depuis ce promontoire rocheux est réputé magnifique, mais nous n’aurons hélas pas le loisir de le vérifier. Les nuages qui tapissent l’horizon empêchent l’astre du jour de nous offrir ses plus belles couleurs. Deux ou trois clichés tout de même, mais on ne campe pas bien longtemps. Le spectacle ne sera pas pour ce soir. On reviendra si l’occasion se présente et à condition que le ciel veuille bien y mettre un peu du sien. Ce soir, pas de prise de tête pour le dîner. Nous échouons dans un fast food. Dernier petit détour par l’Othon afin d’admirer la vue panoramique, avec Anne cette fois-ci. La nuit est tombée sur la ville. Parasols et paréos ont déserté le sable refroidi. Eclairés par les lampadaires de l’Avenida Atlantica, quelques gamins courent après un ballon. Jusqu’à quelle heure vont-il encore taper le cuir ? Pour nous en revanche, la journée s’achève…
Mardi 28 octobre Petit flash-back. Fin septembre, rivé sur mon ordi, je navigue sur le web. Je suis en pleine préparation du voyage. Mais j’ai un peu de mal à dénicher des infos très précises sur le football brésilien. Google me renvoie vers le blog d’un dénommé Sergio. C’est un passionné de football qui vit à Rio et qui supporte Flamengo. Il propose ses services en qualité de guide pour assister à un match ou tout simplement pour répondre aux questions des internautes. Je crois que j’ai trouvé la bonne personne. Je lui envoie un mail afin qu’il m’aide dans mes investigations. Il me répond très gentiment et, dans un français remarquable, m’explique précisément à quelles rencontres je peux assister lors de mon séjour, où et comment me procurer les billets, les tarifs, etc… Retour à Rio, un mois plus tard. En ce mardi matin, je reçois un mail signé Sergio. Il m’informe de l’ouverture officielle de la billetterie pour Flamengo-Portuguesa, match du championnat brésilien qui doit se tenir dans quatre jours. Ce qui tombe bien, car la visite du Maracanã étant au menu du jour, autant faire d’une pierre deux coups. Si le bus est de loin la meilleure option pour accéder aux principales attractions touristiques de la ville, le métro s’avère en revanche plus approprié pour rallier des points plus éloignés tel que le stade. A la station Siqueira Campos, la plus proche du Bamboo, nous empruntons pour la première fois les couloirs souterrains de Rio. Achats de cartes magnétiques que la machine avale dès la première validation. Les rames sont très spacieuses, rien à voir avec les wagons étriqués des métros européens. Changement à Estacio, unique carrefour des deux lignes que compte la ville. Le stade est cerné par les bidonvilles. Il y en aurait plus de 700 dans la seule ville de Rio ! Des agences de voyage proposent même à leurs clients des excursions dans Rocinha, la plus grande favela d’Amérique du Sud. Un peu trop malsain pour nous, on se contentera des classiques. Nous voici donc devant les grilles de l’Estadio Jornalista Mario Filho, mondialement connu sous le nom de Maracanã. Depuis le temps que j’en rêvais ! Mais je ne m’extasie pas bien longtemps. Ma bien-aimée est là pour me rappeler que la priorité du moment, ce sont les billets pour la rencontre de samedi. Les infos de Sergio sous le nez, Anne me suit à la recherche des précieux sésames. Ne me demandez pas comment on s’y est pris, mais une heure et deux tours de stade plus tard (et croyez-moi qu’il est grand !), nous n’avions toujours pas trouvé le guichet en question. Finalement, c’est chose faite grâce aux indications des supporters présents autour des grilles, et auprès desquels nous avons parlementé dans un spanglish approximatif. Le fameux guichet 8, ce sont en fait deux petits fenestrons creusés dans un mur (à l’époque médiévale, on aurait appelé ça des meurtrières…) par lesquels des employés cachés délivrent les tickets. Cela nous revient à 30R$ par personne, soit une dizaine d’euros. Le « futbol » est un sport grandement populaire au Brésil, et assister à un match ne coûte pas bien cher. Nos poches sont désormais vides. Nous visitons le quartier voisin dans l’espoir d’y trouver une banque. Nous questionnons une passante qui nous renvoie à une autre. Cette dernière habite ici et parle un peu français. Quelle chance ! Elle pourrait se contenter de nous indiquer où retirer de l’argent, mais elle nous prend en main et se propose de nous accompagner. Nous suivons donc Marisa - c’est son prénom - dans la première agence bancaire qui se présente. Elle se renseigne auprès d’un employé pour savoir si nos cartes de retrait peuvent y être utilisées. Raté ! Deuxième essai un peu plus loin. Idem. Nous poussons alors la porte d’une station service dans laquelle se trouve un distributeur « 24 Horas ». Le sigle Visa est apposé sur la machine, c’est bon signe. Nous tirons de quoi tenir plusieurs jours. Sourires aux lèvres, nous rejoignons Marisa qui faisait le guet à l’entrée. Nous redescendons la rue pour revenir là où nous l’avions rencontré. Nous l’embrassons et la couvrons de remerciements. Sans son aide, je pense qu’on aurait pu galérer bien longtemps. Nous pouvons maintenant partir à l’assaut du stade. Mon numérique s’attarde sur les plaques du « Hall of Fame » qui fleurissent à l’entrée. Garrincha, Romario, Ronaldo... Les plus grands joueurs de la Seleção ont laissé ici leurs empreintes de pieds. La visite débute par la présentation de Flamengo, Fluminense, Botafogo et Vasco. L’histoire et les principaux faits d’armes des quatre grands clubs cariocas sont retracés via une expo photo. Sur un mur voisin, une énorme plaque rend hommage à l’équipe nationale qui remporta la Coupe du Monde en 1958, la toute première pour le Brésil et pour un gamin de 18 ans, un certain Pelé. Après avoir découvert les vestiaires et la salle d’échauffement, nous abordons un couloir décoré des portraits géants des idoles de tout un pays. Anne me mitraille alors que je pose aux côtés de Ronaldinho et de Kaka. Au bout du tunnel, l’arène nous attend. C’est étrange, mais du bord de la pelouse, ce colosse de béton n’en n’impose pas tant que ça. Bâti pour la Coupe du Monde de 1950 que le Brésil perdit face à l’Uruguay (un véritable drame national !), il pouvait alors contenir jusqu’à 200.000 personnes ! Mais après des années de travaux et de mises aux normes, sa capacité fut réduite à 95.000 places. De nouveaux chantiers sont prévus très bientôt car le Brésil organisera la Coupe du Monde de 2014. Mais pour l’heure, le Maracanã accueille certains matchs de la Seleção, mais surtout les rencontres des meilleurs ennemis de Rio, Flamengo et Fluminense. D’ailleurs, les derbies entre ces deux équipes, les « Fla-Flu » comme on les surnomme ici, déclenchent la passion de toute une ville ! Anne et moi posons pour une photo souvenir. Il nous faut grimper dans les tribunes pour mieux apprécier l’immensité de l’enceinte. En temps normal, nous devrions pouvoir admirer le Cristo Redentor, mais le sommet du Corcovado est noyé sous d’épais nuages… Le soleil n’est encore pas de la partie aujourd’hui. Nous ne tardons pas à déserter les abords du stade. Non sans avoir au passage relevé dans le hall d’entrée une citation de Mario Filho. Le journaliste y a résumé avec humour l’engouement que le football peut susciter auprès du peuple brésilien : « E mais dificil deixar de amar um clube do que uma mulher ». Traduisez par : « Il est plus difficile d’arrêter d’aimer un club qu’une femme ». La gente féminine appréciera… Un rapide trajet en métro jusqu’à la station Carioca. Il est presque 14h30. Nous déjeunons dans un Bob’s, le Mc Do local. Bon, c’est vrai, de la malbouffe à la sauce carioca, ça reste de la malbouffe ! Sur mon plan, j’ai repéré deux ou trois curiosités à voir dans le coin. Autant vous le dire tout de suite, le Centro n’est pas le quartier le plus touristique de la ville, loin s’en faut. Nous improvisons une balade qui nous amène pour commencer à la Nossa Senhora de la Candelaria. Nous y entrons brièvement pour l’admirer. Nous arrivons ensuite devant une autre église, celle attenante au Monastère de São Bento. Mais l’intérieur est si sombre que même avec mon flash je ne réussis pas à capturer d’images potables. Ce qui m’amuse davantage, c’est ce que nous apercevons de l’autre côté de la rue. Un terrain de football sur le toit d’un parking ! J’adore ! Je shoote sans retenue. L’insolite, nous le rencontrons également un peu plus tard lorsqu’un groupe de jeunes, armés de palangrottes artisanales, s’amuse à ramener d’énormes poissons des eaux de Guanabara. On s’en voit même proposer… Euh, sans façon non ! Notre vadrouille s’achève sur la Praça XV, en référence au 15 novembre 1889, date de la proclamation de la République. On y trouve le modeste Paço Imperial, ancien palais reconverti en musée, ainsi que la statue équestre un peu altérée du Général Osorio, un politique brésilien. La station Carioca est toute proche, la boucle est bouclée. Nous tirons jusqu’à la route menant à Lapa. Derrière l’immense cube de métal qui abrite le siège de la Petrobras, la Catedral Metropolitana nous dévoile sa surprenante structure conique. Le cœur de cet édifice est illuminé par quatre vitraux vertigineux qui s’élancent jusqu’au sommet, un immense cercle serti d’une croix translucide. Anne et moi continuons sur l’Avenida Republica do Paraguai d’où nous apercevons les Arcos de Lapa, un ancien aqueduc sur lequel circule désormais le vieux tramway de Santa Teresa. Justement, nous décidons de finir la journée par une virée en tram. Nous sommes parmi les premiers à monter à bord de cette machine d’un autre temps. Et nous faisons bien, car le wagonnet jaune se rempli rapidement de nouveaux passagers. Les plus chanceux se serrent sur les banquettes de bois, les retardataires devant se contenter du marchepied. Après une longue attente, le « bondinho » se réveille brutalement. Le franchissement périlleux des Arcos de Lapa marque le début d’un circuit d’une heure à travers les rues sinueuses de Santa Teresa. Nous en revenons enchantés, tant et si bien que nous convenons de renouveler l’expérience au retour d’Iguaçu. Il est 19h30. L’obscurité s’est emparée de la ville. Un copieux dîner dans un resto de Santa Clara conclura parfaitement une journée riche en émotions...
Mercredi 29 octobre Depuis notre arrivée à Rio, nous cherchons de quelle manière rallier l’aéroport en autocar. En vain. Sur Copa, nous en avons vu passer plusieurs, mais impossible de savoir d’où ils viennent et surtout où ils s’arrêtent. Nous ne prendrons pas de risques, c’est un taxi qui nous amènera à Galeão. Ce matin, on s’est levé plus tôt que d’habitude. Nos bagages bouclés depuis la veille, nous faisons une halte à l’Apolo avant d’attraper un taxi sur Santa Clara. Il nous demande 40R$. C’est ce que nous avions prévu, nous embarquons. La circulation est fluide, l’aéroport est bientôt en vue. L’enregistrement des bagages vite expédié, nous nous accordons une séance de lèche-vitrine avant le décollage. A 10h20 et des poussières, l’appareil s’élance, cap à l’ouest. Pour tuer le temps, on s’adonne au rituel des cartes postales. Au terme de trois heures de vol, ponctuées d’une escale à Curitiba, l’avion atterrit sur le tarmac détrempé du champêtre aéroport de Foz do Iguaçu. Il tombe des cordes. Décidément, la météo est bien cruelle avec nous. Nos sacs sur les épaules, Anne et moi nous dirigeons vers la sortie. Le guide de l’agence Brésil Découverte nous guette, nos noms inscrits sur un panneau. Il se présente à nous dans un français hésitant, et sur le ton de la plaisanterie : « Je m’appelle Edio, attention pas idiot !». Sur ce coup-là, il aura perdu l’occasion de se taire… A l’extérieur, un van nous récupère. Edio ne m’a pas encore réclamé les vouchers, ce qui m’étonne un peu. Mais bon, je me dis qu’il doit avoir l’habitude, ça ne m’inquiète pas davantage. Le chauffeur décharge tout son petit monde devant les portes du San Martin Hotel. Edio nous abandonne aussi vite. Il nous récupèrera dans une petite heure pour nous emmener au Parc des Oiseaux Tropicaux. Nous voilà seuls à nous débrouiller avec le réceptionniste. Mais le type à beau feuilleter à plusieurs reprises les pages de son registre, nos noms ne figurent nulle part ! Troublé, je sors mes papiers. Nous ne sommes pas au bon endroit. Pas de panique. Nous stockons les bagages dans le hall et, affamés, nous prenons une table au restaurant de l’hôtel pour déguster un repas chaud. Edio se pointe avec un léger retard. Nous lui expliquons son erreur. Les sacs à dos réintègrent le coffre du van. Un court trajet et on nous dépose sur le parking du site. La pluie est plus que jamais présente. Et nous n’avons pas l’ombre d’un parapluie ! Edio, en bon guide qu’il est, nous achète nos billets et nous lâche à l’entrée. Colibris, ibis rouges, toucans, perroquets et aras multicolores cohabitent au cœur de cette réserve tropicale. Tropical l’est tout autant le déluge qui s’abat sur nos têtes, nous empêchant de profiter pleinement de la visite. Des rares photos que je tente de faire, le résultat s’avèrera désastreux. Nous retrouvons Edio dans une boutique après une bonne heure et demie sous la flotte. Trempés jusqu’aux os, le van nous rapatrie jusqu’au bon logement cette fois-ci. L’Iguassu Charm Suites est une belle pousada proche du centre ville de Foz do Iguaçu. La chambre est spacieuse, elle nous convient parfaitement. Premier réflexe en arrivant, nous débarrasser de nos vêtements humides. Nous tentons de les faire sécher avec les moyens dont nous disposons, c'est-à-dire pas grand-chose. Pendant que certaines fringues pendent sur des cintres, je m’attaque au jean gorgé d’eau de ma chère Anne avec un sèche-cheveux branché sur du 110 ! Au bout d’une demi-heure, le résultat n’est guère encourageant, je stoppe mes efforts. Des habits secs sur le dos, nous partons dîner dans le centre. Nous trouvons facilement un restaurant. Nous y mangeons abondamment et ce à un prix raisonnable. Le repas terminé, on se contente d’une petite flânerie dans le supermarché local, plus par curiosité que par nécessité. D’ailleurs, nous en ressortons les bras vides. Cette soirée aurait dû s’achever de la sorte, mais c’était sans compter sur un évènement inattendu. Figurez-vous qu’on ne trouva plus notre chemin ! A l’aller, encore éclairés par un soleil couchant, nous avions dévalé avec insouciance une longue avenue menant au centre ville. Mais la nuit est apparue et nous voilà bêtement piégés par l’obscurité. Au bout d’une bonne demi-heure de déambulations et d’inquiétude, nous décidons de frapper à la porte d’une maison. Par chance, j’avais gardé dans la poche de ma veste un papier avec les coordonnées de notre hôte, informations qu’Anne aussi bien que moi n’avions même pas pensé à retenir. Une femme se présente à nous et nous indique la direction à suivre. Nous n’étions en réalité pas si perdus que ça, encore fallait-il connaître les lieux. Encore une péripétie à classer au rayon des anecdotes. Remis de nos frayeurs, nous ne tarderons pas à nous endormir…
Jeudi 30 octobre La nuit s’est très bien passée. Dans la salle à manger, une multitude de gâteaux, pains et fruits sont dispersés sur une grande table. Il n’y a que l’embarras du choix. Alors que je me restreins au classique cacao et tartines de confiture, Anne ne peut s’empêcher de goûter à toutes les sortes de pâtisseries qui sont à sa portée. Le ventre plein, nous rejoignons le van stationné devant la pousada. La pluie de la veille a cessé, mais les nuages eux, n’ont pas disparu. Une petite demi-heure de route est nécessaire pour atteindre le Parc National d’Iguazu. Le passage de la frontière brésilo-argentine se fait sans aucun souci. A l’entrée du site, je me procure un plan, histoire de suivre le déroulement de la journée. Edio nous amène jusqu’à une petite gare. Il nous faut en effet emprunter un train puis marcher un petit kilomètre pour approcher l’une des principales attractions, la Garganta del Diablo (Gorge du Diable). Depuis le belvédère stratégiquement placé, Anne et moi sommes émerveillés par cette cascade de 90 mètres, la plus haute du parc. Ces tonnes d’eau qui se déversent forment des embruns, rendant la prise de photos délicate. De petits malins exploitent à merveille la situation en faisant commerce de cirés et de parapluies ! Après être revenus sur nos pas, la visite se poursuit par le circuit inférieur qui permet d’explorer les chutes d’en bas. Nous y croisons de nombreuses personnes avec un maillot de bain comme unique vêtement. Et pour cause, ils vont se placer au plus près des torrents pour une douche 100% naturelle. L’expérience est tentante, mais nous n’avons pas l’équipement pour les imiter. 11h50. Après avoir conversé avec un employé posté à un guichet, Edio nous remet les tickets pour la balade en bateau. Comme à son habitude, il ne nous donne aucune explication, si ce n’est qu’il nous attendra au terme de notre parcours d’environ une heure trente. Il aurait pu par exemple nous dire que notre embarcation partait à 12h ! Nous descendons prudemment la petite voie pentue menant à la rivière, et alors que nous nous apprêtons à intégrer le zodiac, on se fait gentiment refouler. Je suis furieux lorsque je comprends que la navette de midi vient de nous passer sous le nez ! Maudissant Edio pour cette nouvelle bourde, je suis Anne dans la remontée du sentier jusqu’au guichet. Là, l’employé nous confirme qu’il nous faudra patienter une petite heure pour le prochain départ. C’est parfait, ça me laisse assez de temps pour me calmer. 13h. Cette fois-ci, c’est la bonne. Nous ôtons chaussures, chaussettes, et retroussons les pantalons dans le but de limiter les dégâts. Quelle naïveté de notre part ! Nos effets à l’abri dans des pochettes étanches, nous sommes prêts pour le moment fort de la journée. Le zodiac démarre bientôt, garni d’une trentaine de passagers, et s’approche doucement des torrents. En quelques secondes, la foule se retrouve noyée sous des trombes d’eau. Le pilote prend plaisir à zigzaguer d’une cascade à l’autre avant de ramener une deuxième puis une troisième fois son embarcation sous une nouvelle rincée. Nous voilà trempés comme si on avait plongé dans l’eau tout habillés. A peine les pieds posés sur la terre ferme, nous enchaînons par une traversée de la forêt à bord d’un camion. Afin de savoir dans quelle langue elle va s’exprimer, la guide qui nous accueille questionne les participants sur leur nationalité. Et elle ne va pas être déçue. Français, Italiens, Espagnols, Britanniques, Argentins, etc… Bon, alors ce sera anglais pour tout le monde. Tandis que le véhicule s’enfonce dans l’épaisse jungle, elle délivre à son auditoire diverses explications sur les espèces végétales qui peuplent cet espace naturel préservé. En mauvais élève, je n’écoute que d’une demi oreille son discours et concentre mon attention sur ce qui nous entoure. 14h30. Le camion stoppe sa course. Evidement, Edio n’est pas un brin surpris de nous voir réapparaître avec une bonne heure de retard. Mais le meilleur reste à venir… Alors que nous manifestons auprès de lui une faim insistante, nous le suivons vers un établissement qu’il nous dit connaître à deux pas de là. Il va enfin nous être utile ! Je ravale vite mes pensées. Il nous fait sortir puis semble aussi surpris que nous de ne trouver trace d’un quelconque restaurant. Là, il ose nous proposer de rentrer à notre hébergement pour y déjeuner. Mais lorsque ma chère et tendre le questionne sur le programme de l’après-midi, il ne se démonte pas en lui répondant que les visites de la journée s’arrêtent là. Pour Anne, qui a fait preuve jusqu’à présent d’un sang-froid admirable, c’est la goûte d’eau qui fait déborder le vase. Elle me prend le plan des mains pour le coller sous le nez d’Edio et lui fait remarquer preuve à l’appui qu’il a omis l’un des itinéraires. Gêné, il nous fait donc réintégrer le parc pour trouver un snack. Anne donne sèchement congé à notre guide afin que nous puissions manger en paix. Enervée, elle grommelle que s’il avait l’intention de profiter du restant de l’après-midi en nous lâchant à Foz, il a eu tout faux. Et elle a bien l’intention de squatter les lieux pour en découvrir les moindres recoins. Le repas achevé, Edio nous conduit jusqu’au petit sentier où débute le parcours supérieur des chutes. Il se propose de patienter là et de nous laisser continuer seuls. Nous le plantons, soulagés de nous débarrasser pour un temps d’un guide plus encombrant qu’autre chose. Et le temps, nous le prenons ! Suivant une passerelle qui domine et enjambe les cascades, nous pouvons les admirer sous un angle nouveau mais tout aussi merveilleux. Mon numérique est en pleine effervescence devant l’impressionnant mur d’eau formé par le Salto San Martin. Une fois n’est pas coutume, les nuages gris en suspension au-dessus des torrents se fondent bien dans ce décor sauvage. Papillons aux couleurs éclatantes posent également devant mon objectif. Edio nous aura attendu 90 bonnes minutes au final. Mais avant de partir, passage obligé par les boutiques de souvenirs. Le hic, c’est que nous nous trouvons en territoire argentin. Certes, nous pouvons régler en réals brésiliens, mais c’est en pesos que la monnaie nous est rendue… S’ensuit alors pour Anne et moi une séance de calcul mental à vous filer une migraine. Mais je perds vite patience à jongler entre les devises et tente de convaincre Anne de freiner sa fièvre acheteuse. Il est 17h30 environ quand nous retrouvons le proche Brésil. De retour à la pousada, nous convenons avec Edio d’un horaire pour le lendemain. Nous partons ensuite en direction du centre. Pour éviter de nous paumer une nouvelle fois, nous prenons un ou deux repères. Nos pas nous mènent un peu plus loin que la veille, en chasse d’une curiosité à se mettre sous les yeux. Mais Foz n’est définitivement pas d’un grand intérêt touristique. Principalement dédiée à l’hôtellerie, elle ne semble exister que par la présence des Cataratas voisines. En cette douce soirée, nous nous contenterons seulement d’un dîner en terrasse. Nous faisons ainsi nos adieux à cette ville, sans vraiment de regrets…
Vendredi 31 octobre Le soleil daigne enfin se montrer. Ca tombe bien, nous repartons cet après-midi ! Notre hôte nous fait part de l’existence d’une boutique de souvenirs à la sortie de la ville. Frustrés du peu d’emplettes que nous avons eu le loisir d’effectuer jusqu’ici, l’info est la bienvenue. Nous demandons à Edio d’y faire une halte avant de nous rendre aux chutes. Le magasin en question, au nom évocateur de « Tres Fronteiras », est en fait un véritable hypermarché. Du calendrier illustré des « Cataratas » aux toucans de bois, en passant par les produits artisanaux sud-américains, il y a ici de quoi ravir le plus exigeant des touristes. On nous laisse quartier libre une petite demi-heure, plus qu’il n’en faut pour faire marcher la carte bancaire. L’exploration du côté brésilien est assez courte. 90 minutes nous suffisent pour sillonner le chemin balisé qui fait face à l’Argentine. Ce sont des vues inédites qui se dévoilent devant nous. Aidé par un soleil radieux, je parviens à réaliser de superbes images, agrémentées pour la plupart d’arcs-en-ciel féeriques ! Je capture également une petite dizaine de séquences vidéo de la grandeur du spectacle dont nous sommes les témoins. Une passerelle de bois et de métal permet au visiteur d’accéder au cœur de la rivière. Cernés de part et d’autre par des torrents assourdissants, Anne et moi nous y aventurons pour un ultime frisson. A l’extrémité du promontoire, on peine à distinguer la Garganta del Diablo derrière un rideau de vapeur d’eau. Les photos y sont très difficiles à faire. Alors on se contente d’admirer la puissance de la nature. Les yeux écarquillés par tant de beauté, nous prenons congé des merveilles d’Iguaçu pour rejoindre l’aéroport. Nous disons au revoir à Edio, sans regrets et sans pourboire. Le vol est prévu pour 14h, nous avons le temps de prendre un repas avant d’embarquer. Nous nous installons dans une cafétéria pour reprendre des forces avant les trois heures de voyage qui nous attendent. Avec un peu de retard sur l’horaire, nous finissons par décoller. Derrière le hublot, la nature nous offre un dernier récital. Un fleuve couleur ocre serpente à travers une verte et dense jungle, ce qui est du plus bel effet. 17h30. L’appareil effleure les toits des favelas avant de se poser sur la piste de Galeão. Pour rallier Santa Clara, nous attrapons un autocar Real qui se retrouve bientôt piégé dans les embouteillages. La soirée sera des plus calmes. Dans notre fast food préféré de Copa, nous faisons un passage éclair pour un dernier casse-croûte avant de rentrer. Quelques mails vers la France, puis nous allons dormir. Demain, c’est une grande journée qui s’annonce…
Samedi 1er novembre En préparant le voyage, j’ai découvert l’existence d’une curiosité située non loin du Centro. En cette grise matinée, Lapa est donc notre première destination. Aux pieds des Arcos, nous questionnons les passants. Le coin n’est pas très fréquentable, nous y croisons un groupe de toxicos défoncés. Une habitante du quartier semble avoir deviné le but de notre visite. Elle nous indique une ruelle escarpée qu’Anne et moi gravissons sous une pluie fine. Puis, sur notre gauche, se déroule un escalier… Nous y sommes ! L’Escadaria Manuel Carneiro, rebaptisé Selaron par l’artiste qui l’a métamorphosé en œuvre d’art. Il est chilien et son look soigneusement travaillé n’est pas sans rappeler un certain Dali. Son travail a vu le jour en 1990. Il a commencé par décorer les marches de mosaïques bleues, vertes et jaunes, aux couleurs du Brésil. Et depuis, il n’a cessé de transformer son œuvre, grâce notamment aux petits carreaux que les visiteurs lui apportent des quatre coins de la planète. Une œuvre qu’il qualifie lui-même de « rêve unique et fou qui ne prendra fin que le jour de sa mort ». Le résultat est spectaculaire. Dans un troquet tout proche, nous demandons si quelqu’un sait où vit l’auteur de cet ouvrage. Un jeune se lève. Il nous demande de patienter avant d’avaler une bonne dizaine de marches. Posté devant une fenêtre, il se met à hurler « Selaron ! Selaron ! ». L’épaisse moustache de notre artiste fait son apparition. Il nous convie dans une minuscule pièce qui lui sert d’atelier. De nombreuses peintures recouvrent les murs et le sol. Autoportraits, femmes enceintes et vues de Rio constituent ses principales sources d’inspiration. Nous lui remettons un carreau déniché à Marseille, illustré du Vieux Port et de la Bonne Mère. Pour nous remercier, il nous fait cadeau de jolies cartes postales, puis nous présente fièrement les nombreuses photos et articles de presse relatant son histoire et son travail. On y apprend que les escaliers ont servi de décor pour des séries télévisées et même pour des clips de U2 ou de Snoop Dogg. Nous le suivons ensuite à l’extérieur où il s’improvise en guide pour nous expliquer la provenance de ses plus beaux carreaux, dont certains sont rares et précieux. Il y en a du monde entier. La France y est bien sûr représentée. Notre surprise est totale lorsqu’on tombe nez à nez avec deux tuiles estampillées « MARSEILLE » qui se mélangent aux centaines de mosaïques. Je multiplie les clichés avant que nous posions avec Selaron devant les marches colorées. Nous le quittons bientôt, satisfait de notre rencontre avec ce drôle de personnage. La Confeitaria Colombo est l’étape suivante. Ce somptueux salon de thé situé dans une ruelle du Centro arbore marbres et vitraux. Pendant que je m’attarde pour une poignée de photos, Anne s’en va acheter des pâtisseries qui lui font de l’œil. Le tram n’est pas très loin, autant refaire un tour de Santa Teresa. Dans la file d’attente, les pasteis de chez Colombo nous aident à patienter. Ces petits flans sont délicieux, mais rien à voir avec ceux de Belém que nous avions goûté à Lisbonne lors de notre escapade portugaise. A bord du tram, nous nous rappelons des sensations ressenties quatre jours auparavant. Le chauffeur se plait à divertir ses passagers, bringuebalant son jouet dans les virages les plus serrés. La bruyante carcasse peine à avaler les pentes du quartier perché entre les favelas. Elle souffle un court instant devant un Corcovado toujours embrumé. Tout au long du trajet, des jeunes s’amusent à attraper le véhicule en marche. Folklorique au possible ! Lorsque la virée prend fin, on s’engouffre dans le métro pour en ressortir à Copa. On y avale un bon repas avant de retrouver le Bamboo. Nous avons rendez-vous avec Sergio à 16h30. A Siqueira Campos, les couleurs rouges et noires commencent à fourmiller. Station après station, ils sont de plus en plus nombreux. Le temple du football brésilien se dessine bientôt derrière les vitres de notre rame. Drapeaux et maillots contrefaits s’étalent autour de l’enceinte. Parmi les supporters agglutinés devant le socle de la statue de Bellini, je reconnais facilement Sergio. Il parle aussi bien le français qu’il ne l’écrit. Il nous présente un couple de touristes finlandais qui, comme nous, viennent pour la première fois voir un match dans ce stade mythique. Nous suivons Sergio jusqu’à l’entrée. En habitué des lieux, il nous place au cœur de l’ « arquibancada verde », un peu à l’écart des supporters les plus chauds. Près de l’ambiance mais loin des embrouilles. C’est parfait ! En l’espace d’un an et demi, je réalise mes deux plus grands rêves footballistiques. Après avoir vu jouer le Barça au Nou Camp, me voici donc dans les gradins du Maracanã. Je suis comme un gosse ! Le coup d’envoi est donné à 18h30. Les « Mengão » ouvrent rapidement le score. Un but superbe qui fait s’enflammer le stade. Dans la tribune que nous occupons, c’est du délire ! Les supporters « Rubro Negra » font le show. J’immortalise l’instant par quelques photos et vidéos. Après ça, Flamengo joue moins bien et la rencontre perd de son intensité. A la mi-temps, les deux équipes se séparent sur ce score de 1-0 en faveur des locaux. Sur l’un des écrans géants s’affiche le nombre de spectateurs. Il dépasse à peine les 44.000. C’est peu, moins de la moitié des places ont trouvé preneur. Dès le retour des vestiaires, le match prend une autre tournure. Portuguesa fait parler son réalisme et inscrit deux buts en moins de cinq minutes. C’est la douche froide pour Sergio. Les supporters commencent à siffler leurs joueurs. A cinq minutes du coup de sifflet final, Flamengo égalise pour le plus grand bonheur des torcidas. Malgré ce sursaut d’orgueil, ce résultat nul n’est pas une bonne opération pour le club carioca. Le titre de champion semble s’éloigner… Alors que le stade se vide, Sergio nous propose de terminer la soirée avec lui. Nous acceptons bien volontiers. Il est tellement sympa que c’est un plaisir d’être en sa compagnie. Il dépose les deux finlandais devant leur hôtel et trace en direction d’Ipanema. Dans le resto où il nous entraîne, nous faisons connaissance avec ses amis, Jean-Michel et Caro. Ce couple de français n’en est pas à sa première expérience en terre brésilienne. Ils nous racontent de petites anecdotes de leurs nombreux voyages à travers le pays. D’ailleurs, leur prochaine destination s’appelle… Iguaçu ! Comme nous, ils ont acheté un pack auprès de l’agence Brésil Découverte. Nous leur relatons les exploits de notre fameux guide, leur souhaitant de ne pas tomber sur le même. Aux dernières infos de Sergio, ils y auront échappé… Le repas terminé, Sergio nous dépose à Santa Clara. Nous le remercions pour cette soirée inoubliable, la plus belle de notre séjour dans la Cidade Maravilhosa…
Dimanche 2 novembre Nous entamons la journée par une image insolite. Depuis la fenêtre de notre chambre, nous assistons au ballet d’une petite dizaine de ouistitis débarqués des branches. Des pensionnaires du Bamboo prennent leur petit dej en terrasse et les singes de la forêt voisine s’y sont invités. Le soleil brille enfin ! Il faut en profiter, on ne sait pas trop si ça va durer. Un petit tour à l’Apolo comme tous les matins, puis nous attrapons le 511 qui trace vers Urca. Même pas besoin de demander au chauffeur si c’est la bonne ligne. On constate rapidement qu’il n’y a que des touristes à bord. Le trajet n’est pas très long. Le bus décharge tous ses occupants près de la Praia Vermelha. Le téléphérique du Pain de Sucre apparaît bientôt. Il n’y a pas encore foule. La première cabine qui se présente à nous est la bonne. En quelques minutes, nous voilà à mi-chemin du sommet. La vue y est splendide mais nous ferons des photos plus tard. Pour l’heure, c’est l’un des grands moments du voyage qui nous attend. C’est ici que se trouve l’un des héliports destiné aux touristes. Auprès du stand qui gère les vols, nous choisissons un circuit parmi ceux qui nous sont proposés. Le notre durera 11 à 12 minutes pour la modique somme de… 120€ par personne ! Je vous l’accorde, c’est pas donné. Avant de quitter la France, j’étais très hésitant quant à l’utilité d’une telle dépense. J’avais d’ailleurs questionné des membres de VF qui, avant moi, avaient déboursé une petite fortune pour découvrir Rio depuis le ciel. Est-ce que ça valait le coup de sortir tant d’argent pour une visite aussi courte ? Tous m’avaient répondu de manière positive. Et bien, je peux maintenant confirmer leurs propos. Oui, il faut le faire ! Notre hélicoptère se pose, mais il ne stationne guère longtemps. Nous prenons place, Anne derrière, moi aux côtés du pilote, prêt à filmer. Nous décollons dans la foulée. Première étape du circuit, le stade. Après une longue ligne droite, l’appareil fait un lent virage au-dessus d’un Maracanã plus impressionnant que jamais ! Puis il prend la direction du Corcovado. Anne et moi sommes subjugués par l’image de carte postale que nous découvrons. Arrivant derrière le Cristo Redentor, la baie de Rio s’offre à nos yeux émerveillés. Une rotation autour de la statue colossale, puis nous traçons vers l’océan. Nos regards sont braqués sur Ipanema et Copa, dont on peut mesurer toute la beauté. Magique ! De retour sur Terre, Anne et moi échangeons nos premières impressions. Tous deux sommes d’accord, c’était fantastique. On se remet doucement de nos émotions pour continuer la visite des lieux. Dans une petite salle de projection, un film passe en boucle. Il raconte l’histoire du téléphérique et de sa construction. Un projet qui a semble-t-il suscité beaucoup de doutes et d’interrogations lors de son lancement au début des années 1900. D’après les interviews et les archives, l’idée même qu’on puisse relier le sommet du pic rocheux par des cabines semblait relever de la pure folie. Près d’un siècle plus tard, à en juger par l’affluence touristique présente sur le site, force est de constater que les précurseurs avaient vu juste. On a jamais été aussi proches du Pain de Sucre. Avant que nous empruntions le second tronçon, je shoote ce symbole de la ville, encore et encore. La cabine nous dépose bientôt au sommet. Nous dominons les plages et les îles qui baignent dans la baie. Anne et moi posons devant ces jolis décors. Nous errons là près d’une heure, à la recherche de vues toujours plus belles. Revenus 400 mètres plus bas, nous battons le pavé de l’Avenida Pasteur. Dans une station service, on se pose le temps d’avaler un morceau et de décider de la suite des opérations. Le ciel est avec nous aujourd’hui, nous n’hésitons pas longtemps. Le Corcovado n’attend que nous. Botafogo est toute proche. De nombreux bateaux sont amarrés dans cette paisible plage sur laquelle semble veiller le Pain de Sucre. Je jette un œil sur mon papelard. Le hasard faisant bien les choses, le bus dont nous avons besoin passe par là. Mais le problème est toujours le même. On a le numéro mais pas l’arrêt. Nous sollicitons à nouveau la gentillesse des cariocas. Mais ils semblent aussi pommés que nous. C’est finalement escortés par un flic bien sympa que nous débusquons le bon abribus. Le 583 nous ouvre bientôt ses portes. Un bus qui se videra presque entièrement devant la gare de Cosme Velho, point de départ du train à crémaillère. Le wagon rouge transperce la dense forêt de Tijuca pour nous emmener au sommet du Corcovado. Le trajet compte quelques étapes, où passagers entrent et sortent. Les « Bom de Samba » s’invitent bientôt à bord. C’est un groupe de musiciens qui, plusieurs fois par jour, vient égayer le court voyage des visiteurs contre quelques réals. La vidéo est à faire. Je filme Anne pendant qu’elle s’essaye à la pratique du ganza, un instrument à percussion que l’un des musiciens lui a prêté. Mais bon, n’est pas « sambista » qui veut… « Bem-vindo ao Cristo Redentor ». C’est ce qu’indique un écriteau. On emprunte un escalier pour accéder au sommet. Au fur et à mesure des marches, le panorama se dévoile. L’hippodrome, proche du Jardin Botanique, est le premier à se mettre en évidence. La statue, de dos, se dresse droit devant. Nous sommes bientôt à ses pieds. Nous pouvons alors contempler la Cidade. Sur notre droite, le Lagoa Rodrigo de Freitas dont les eaux verdâtres contrastent avec le bleu de l’Atlantique. La plage se cache derrière les immeubles d’Ipanema. Nous découvrons aussi le Morro dos Cabritos, l’énorme colline boisée au flanc de laquelle se trouve le Bamboo. A notre gauche, le paysage est moins glamour. Des favelas qui s’entassent ici et là, triste écrin pour l’ovoïde Maracanã facilement repérable. Le Christ Rédempteur ouvre ses bras face à la baie, comme pour protéger la cité carioca. Anne s’impatiente pendant que je fais tourner mon numérique à plein régime, capturant des clichés de l’imposante statue sous tous les angles. En vrai gosse, je demande à Anne de me tirer le portrait les bras en croix devant le colosse. Ça fait touriste de base mais j’assume ! D’ailleurs, je me demande encore comment j’ai convaincu Anne d’en faire autant. Non, en réalité, elle faisait des essais de pose pour moi quand je l’ai shootée à son insu… En éternel insatisfait de mes photos, je propose à ma chère et tendre de revenir ici même le lendemain matin pour de nouveaux clichés. En effet, j’ai le soleil en pleine poire et le rendu des images n’est pas à la hauteur de mes espérances. De toute façon, le programme du séjour est bouclé, autant continuer en roue libre jusqu’au départ. Avant de retrouver le train, courte halte par le socle, occupé par une petite chapelle. Bus et métro pour Copa. Sur un marché nocturne face à la plage, nous achetons deux ou trois souvenirs avant d’aller dîner. On dînera asiatique ce soir. Aussitôt quitté le resto, il commence à pleuvoir. C’est bientôt un déluge qui s’abat sur nos têtes. C’est ça les averses tropicales, il tombe des cordes, mais ça ne dure jamais bien longtemps. Je ne me doutais pas à quel point le ciel pouvait être capricieux. Sitôt passée cette rincée, nous regagnons notre chambre…
Lundi 3 novembre Nous commençons la journée par… une grasse matinée. Nous n’émergeons réellement qu’attablés à l’Apolo pour un petit dej un peu tardif. Puis, comme convenu, nous retrouvons les sentiers menant au Corcovado pour un pèlerinage photographique. Nous aurons finalement dû attendre les ultimes jours pour bénéficier d’un soleil brésilien digne de ce nom. Aux pieds du Cristo, je m’attarde pour des photos. Comme la veille, Anne est presque déçue par la taille de la statue. A l’été 2007, nous avions visité le Cristo Rei à Lisbonne, une statue inspirée de celle de Rio, deux mètres plus petite. Ce qui explique qu’elle s’attendait à une œuvre plus impressionnante. L’heure passe, il fait faim. Nous déjeunons sur place. Dans le train qui nous rapatrie vers Cosme Velho, nous tombons par hasard sur le couple de Finlandais rencontré lors du match. Ils ne sont toujours pas très causants… Les « Bom de Samba » sont de retour. Cette fois, je me porte volontaire pour faire vibrer le ganza. Anne se saisit du numérique pour immortaliser la scène. L’après-midi est déjà bien entamé. Et nous n’avons pas encore en notre possession tous les souvenirs que nous comptons ramener à nos proches et… à nous-mêmes. C’est à Copa que nous trouvons de quoi étancher notre soif d’achats. Les échoppes se suivent et se ressemblent, mais chaque fois que nous entrons dans une boutique, nous trouvons quelque chose que la précédente n’avait pas. La carte bleue chauffe, le porte-monnaie se vide. Drapeaux, bracelets, posters, magnets… Nous trouvons presque tout ce que nous cherchons, voire même ce que nous ne cherchons pas. Pour nous remettre de cette séance de shopping intensive, nous nous asseyons pour siroter nos premiers « sucos ». Du coup, on enrage de ne pas avoir testé avant ces délicieux jus de fruits qu’il est possible de déguster à chaque coin de rue. La soirée s’achève comme souvent sur la plage. Dans le marché nocturne de l’Avenida Atlantica, les dernières emplettes finissent de nous plumer. Nous squattons Santa Clara pour le dîner avant de rentrer. Demain soir, l’aventure brésilienne prendra fin…
Mardi 4 novembre Nous terminons notre séjour comme il avait commencé, sur la plage de Copa. Le soleil brille, la balade est plaisante. Le thermomètre affiche 27°. De courageux joggers brûlent leurs calories sur l’Avenida Atlantica. Les inflexibles marchands ambulants ont bien du mal à écouler leurs stocks de paréos. Anne et moi errons en suivant le dessin du littoral pour rejoindre Ipanema. Nous n’avons encore jamais pris de bain depuis notre arrivée au Brésil. Anne avait bien approché les eaux de l’océan le premier jour, tentative avortée par un orteil trop frileux. Cette fois-ci, c’est moi qui m’y colle. Anne s’est calée à l’ombre d’un palmier. J’hésite un peu avant de me jeter dans les rouleaux. Je la trouve à mon goût, si bien que ma chère et tendre ne me reverra réapparaître qu’une bonne demi-heure plus tard ! Ici, les ballons roulent et volent à longueur de journée. Après la baignade, j’aimerai bien taquiner le cuir comme le font les cariocas. On stagne un moment devant une partie de foot-volley prenante. Têtes, ailes de pigeon, amortis poitrine… C’est un vrai récital de gestes techniques ! Cela à l’air si facile. A l’air seulement… Je ne me démonte pas. Aussitôt la partie terminée, je demande la permission de prendre part à la suivante. Ni une, ni deux, me voilà tout fier, planté dans le sable d’Ipanema. Je rattrape ou tente de rattraper ce que je peux, conseillé que je suis par une équipière désabusée mais compréhensive. Malgré quelques rares ballons bien négociés, mon niveau me trahit rapidement et cause l’inéluctable défaite du binôme improvisé. Je remercie les jeunes pour la leçon, et c’est encore essoufflé que je suis Anne dans le quartier jouxtant la plage pour y casser la croûte. Nous ne ferons pas grand-chose du restant de la journée. Nous errons dans les rues jusqu’à remonter à l’hôtel. Sur le trajet, nous nous délectons d’un dernier jus de mangue « do Brasil ». En passant devant Arpoador, nous distinguons le Morro Dois Irmãos perdu dans la brume. Nous faisons ainsi le deuil d’un beau coucher de soleil. Nous quittons définitivement Santa Clara à bord d’un taxi. Galeão est atteint dans la nuit tombante. Dans le hall, des fresques représentant le Corcovado, le Pain de Sucre et le Maracanã nous font prendre conscience de ce que nous laissons dans notre sillage. En 1999, l’aéroport a été rebaptisé Antonio Carlos Jobim, en mémoire d’un grand compositeur brésilien. Mon dernier cliché est destiné à une plaque qui lui rend hommage, et sur laquelle on peut lire les paroles de sa chanson « Samba do Avião » : « Minha alma canta Vejo o Rio de Janeiro Estou morrendo de saudade Rio, teu mar, praias sem fim Rio, você foi feito pra mim ».
« Mon âme chante Je vois Rio de Janeiro Je me meurs de mélancolie Rio, ta mer, tes plages sans fin Rio, tu a été faite pour moi ».
Tout est dit…
* * * * *
Dimanche 26 octobre Galeão, 5h30 du mat. Les bagages récupérés, nous cherchons la sortie. A l’extérieur, il fait lourd. Nous ne supportons plus nos vestes. Le soleil n’a pas encore fait son apparition, mais la température dépasse déjà les 20° ! Nous voilà dans le bain. Impossible d’échapper aux sollicitations des taxis à l’affût de potentiels clients. Nous repoussons poliment leurs avances, préférant aux voitures jaunes l’autocar, plus économique. Vingt minutes plus tard, la navette de la compagnie Real pointe son nez. Santa Clara, Copacabana. C’est ce que je me contente de glisser au chauffeur qui hoche la tête. En espérant qu’il ait compris, je viens m’asseoir à côté d’Anne. Derrière les vitres défile la proche banlieue de la « cidade ». Et pour le moment, elle n’a vraiment rien de « maravilhosa » avec ses favelas où s’étale la misère. Cramponnés à nos fauteuils, nous faisons connaissance avec la conduite à la brésilienne. Je me souviens avoir évoqué les automobilistes italiens sur Voyage Forum. Un post qui m’avait d’ailleurs attiré les foudres d’un membre sans doute originaire de la botte et visiblement froissé par mes propos. Ce dernier louait mon culot, soulignant qu’un Marseillais été bien mal placé pour critiquer la façon de conduire des transalpins. Et bien, qu’il soit rassuré ! Car si Naples et Rome sont cauchemardesques pour les piétons, ce n’est rien en comparaison de Rio ! Dépassements dangereux, vitesse excessive, feux rouges grillés… Je vous en passe et des meilleures. Ayrton Senna a visiblement fait des émules dans son pays, et pas seulement sur les circuits de F1. Moins d’une heure de trajet et l’on nous dépose sains et saufs sur l’Avenida Atlantica. Nos sacs sur le dos, nous pénétrons dans Santa Clara. J’ai mon plan du quartier dans les mains mais je n’hésite pas toutefois pas à demander mon chemin. Un marchand de journaux nous explique clairement où trouver la rua Lacerda Coutinho. Au numéro 45, le Bamboo Rio Hostel, une adresse discrète adossée au pied d’une colline. Nous sommes bien en avance sur l’horaire prévu. A la réception, un imbroglio administratif nous attend… Un bug a semble-t-il perturbé notre réservation en ligne. Résultat des courses, la première nuit a été enregistrée mais pas les deux suivantes. Idem pour la seconde partie du séjour à Rio prévue ici même. Dans un anglais qu’elle manie difficilement, la réceptionniste nous invite à laisser nos bagages dans le hall, d’aller faire un tour et de revenir d’ici deux heures afin qu’elle puisse trouver une solution avec le gérant. Vu les options qui nous sont offertes, nous nous exécutons. A deux pas du Bamboo, découverte de l’Apolo, une sorte de boulangerie où nous prenons place pour un petit déj qui commençait à se faire désirer. Café pour Anne, chocolat chaud pour moi, et gâteaux pour tout le monde. C’est acté, ce sera notre squat pour les matinées à venir. Rassasiés, nous ne pouvons pas faire autrement que de prendre la direction de la plage. Ciel bleu et soleil sont présents. Peaux blanches et jeans baskets, on ne passe pas inaperçus. Autant déambuler avec une pancarte « TOURISTE » autour du cou. Les vendeurs à la sauvette se succèdent tous les 50 mètres, arborant bracelets, t-shirts, casquettes et bibelots en tous genres. L’un d’eux, moyennant 15R$, réussi à me refourguer un paréo aux couleurs de la « bandeira brasileira ». Une courte pause sur un banc ne tarde pas à se transformer en petite sieste pour Anne qui essaye de terminer sa nuit. Au terme de Copa, nous tournons les talons et rentrons à l’hôtel. Nous avons enfin une chambre, du moins pour la nuit à venir. Nous installons donc nos quartiers dans une pièce exiguë occupée par deux lits superposés et une salle d’eau. Nous y déballons le minimum car il faudra déménager dès le lendemain matin. De toute façon, nous disposons de si peu d’espace que le problème ne se pose même pas. Une douche salvatrice pour nous requinquer et nous quittons nos pénates. Il est 14h passé, nos estomacs se manifestent. A l’angle de l’Avenida Atlantica et de Santa Clara, un resto au nom bien franchouillard : « la Maison ». Pour pas cher, nous mangeons si copieusement que nous ne viendrons jamais à bout de nos assiettes. En guise de digestion, une balade s’impose. Anne et moi optons pour traîner sur Copacabana le restant de la journée. Pas très rassuré jusqu’à lors par tout ce que j’avais pu lire sur la dangerosité de Rio, j’hésite encore à sortir mon numérique. Mais l’envie l’emportant sur la précaution, je me décide à réaliser mes premiers clichés. J’entame une longue série de photos par des sculptures de sable. Anne ne tient plus le coup, elle souhaite rentrer pour se reposer. Je l’accompagne jusqu’à Santa Clara puis guide mes pas vers le Othon Palace, un établissement de luxe planté au milieu de l’Avenida Atlantica. Un ascenseur me hisse au dernier étage qui héberge un bar et une piscine. Mais c’est surtout un point de vue imprenable sur la plus célèbre plage du monde que je découvre. Vagues de mosaïques, palmiers, parasols multicolores, écume de l’océan… Rien n’échappe à mon appareil. Le soleil disparaît lentement. Je m’en vais rejoindre Anne. Elle a un peu dormi, mais pas suffisamment pour reprendre des forces, et ne trouve pas le courage de sortir à nouveau. Je me charge donc d’aller acheter de quoi grignoter dans le quartier. Ainsi prend fin notre première soirée à Rio. Nous avons vraiment besoin de repos. Demain, nous attaquons les visites…
Lundi 27 octobre La nuit a été des plus bénéfiques. La chambre jouxtant la forêt, le chant des oiseaux nous tire doucement des bras de Morphée. Une douche rapide et nous filons à l’Apolo. Le planning de la journée n’est pas encore établi. Mais d’ores et déjà, Corcovado et Pain de Sucre sont à exclure, car le ciel laiteux qui plane sur nos têtes ne s’y prête guère. Ce sera donc le Jardin Botanique. Je consulte la liste des lignes d’autobus que j’ai déniché sur le web avant le départ. Mon papier m’indique le 572, mais outre le numéro, je ne dispose pas davantage d’indices. Et trouver le bon transport se révèle être un sacré casse-tête. Les principales lignes sont circulaires, il y a plusieurs abribus sur une même rue et certains n’affichent aucune information ! On se fait indiquer par des passants l’arrêt correspondant sur Barata Ribeiro, une quatre voies à sens unique comme la majorité des artères de Copa. La circulation automobile y est dense, composée en grande partie de taxis et de bus. Le notre ne tarde pas. Cela devient une habitude, je demande confirmation de la destination auprès du chauffeur, sait-on jamais. Un receveur encaisse nos piécettes et nous fait passer par un tourniquet. Original. Un petit quart d’heure de route et l’on nous fait signe de descendre. Nous y voilà. 4R$ chacun pour entrer, c’est cadeau. Cet espace de verdure, deux fois centenaire, s’étend sur plus de 130 hectares entièrement dédiés à la flore mondiale. On ne peut être qu’impressionné par les allées de palmiers impériaux, dont la cime semble tutoyer les cieux. Des héliconias écarlates font briller les yeux d’Anne, fervente amatrice de fleurs tropicales. Cet endroit respire le calme. Seuls le crissement des bambous géants caressés par le vent et des mélodies d’oiseaux parviennent à troubler cette quiétude. La minuscule silhouette du Cristo Redentor peine à se détacher d’un ciel qui tend désormais vers le gris. Soudain, au détour d’un chemin, sous le regard amusé de privilégiés, deux puis trois singes « macaco-prego » descendent des branches les plus hautes en quête de nourriture. Ils viennent chiper un morceau des énormes fruits jaunâtres du jacquier, un arbre tropical qui prolifère dans le parc. Un peu plus loin, ce sont deux ouistitis qui cherchent de quoi se ravitailler près d’un banc abandonné par des enfants. Le Jardin Botanique est tout proche de Tijuca, la plus grande forêt urbaine du monde. Approcher aussi facilement des singes en liberté n’est donc pas si surprenant. Nous sortons du jardin pour nous rendre au Lagoa Rodrigo de Freitas, une immense étendue d’eau située à quelques minutes de marche. Mais il nous faut traverser une route pour y accéder. Etre un piéton, c’est pourtant si simple partout ailleurs. Oui, partout, sauf à Rio. Sûrement le troisième sport national après le foot et le volley… Sans avoir manqué de laisser nos vies sur le bitume, l’obstacle est victorieusement franchi. Les ventres commencent à gargouiller, il est temps pour nous de les remplir. Un resto snack en bordure du lac fera l’affaire. Nous tombons par hasard sur le siège du Clube de Regatas do Flamengo. Créé à l’origine pour la pratique de l’aviron, ce club a vu sa section football devenir au fil des décennies l’une des plus titrées du Brésil. Anne et moi entrons pour jeter un œil. Piscines, terrains d’entraînement et courts de tennis agrémentent ce joli complexe sportif. Dans la salle des trophées s’alignent les coupes et les récompenses glanées dans chaque discipline. Le rayon foot n’est pas en reste avec notamment la prestigieuse Coupe Intercontinentale remportée en 1981 par la bande à Zico face aux Anglais de Liverpool. Notre itinéraire se poursuit naturellement jusqu’à Ipanema, l’autre fameuse plage de Rio. Les fesses incrustées dans le sable fin, le Morro Dois Irmãos pour décor, nous prenons la pose à tour de rôle pour une petite séance photo. Puis on s’attable un instant sur le front de mer pavé de mosaïques pour plonger une paille dans une coco bien fraîche. Un artiste expose ici diverses peintures inspirées des beautés de Rio. L’une de ses œuvres attise notre envie, mais le prix nous refroidi un peu. Entre hésitations et marchandages, nous repartons finalement avec la toile qui trouvera sa place dans notre salon. Nous atteignons tranquillement la Pedra do Arpoador, belvédère naturel séparant Copacabana et Ipanema. En contrebas, les surfeurs défient les vagues de l’océan qui s’échouent sur la Praia do Diabo. Arpoador semble être le coin romantique par excellence. Le coucher de soleil depuis ce promontoire rocheux est réputé magnifique, mais nous n’aurons hélas pas le loisir de le vérifier. Les nuages qui tapissent l’horizon empêchent l’astre du jour de nous offrir ses plus belles couleurs. Deux ou trois clichés tout de même, mais on ne campe pas bien longtemps. Le spectacle ne sera pas pour ce soir. On reviendra si l’occasion se présente et à condition que le ciel veuille bien y mettre un peu du sien. Ce soir, pas de prise de tête pour le dîner. Nous échouons dans un fast food. Dernier petit détour par l’Othon afin d’admirer la vue panoramique, avec Anne cette fois-ci. La nuit est tombée sur la ville. Parasols et paréos ont déserté le sable refroidi. Eclairés par les lampadaires de l’Avenida Atlantica, quelques gamins courent après un ballon. Jusqu’à quelle heure vont-il encore taper le cuir ? Pour nous en revanche, la journée s’achève…
Mardi 28 octobre Petit flash-back. Fin septembre, rivé sur mon ordi, je navigue sur le web. Je suis en pleine préparation du voyage. Mais j’ai un peu de mal à dénicher des infos très précises sur le football brésilien. Google me renvoie vers le blog d’un dénommé Sergio. C’est un passionné de football qui vit à Rio et qui supporte Flamengo. Il propose ses services en qualité de guide pour assister à un match ou tout simplement pour répondre aux questions des internautes. Je crois que j’ai trouvé la bonne personne. Je lui envoie un mail afin qu’il m’aide dans mes investigations. Il me répond très gentiment et, dans un français remarquable, m’explique précisément à quelles rencontres je peux assister lors de mon séjour, où et comment me procurer les billets, les tarifs, etc… Retour à Rio, un mois plus tard. En ce mardi matin, je reçois un mail signé Sergio. Il m’informe de l’ouverture officielle de la billetterie pour Flamengo-Portuguesa, match du championnat brésilien qui doit se tenir dans quatre jours. Ce qui tombe bien, car la visite du Maracanã étant au menu du jour, autant faire d’une pierre deux coups. Si le bus est de loin la meilleure option pour accéder aux principales attractions touristiques de la ville, le métro s’avère en revanche plus approprié pour rallier des points plus éloignés tel que le stade. A la station Siqueira Campos, la plus proche du Bamboo, nous empruntons pour la première fois les couloirs souterrains de Rio. Achats de cartes magnétiques que la machine avale dès la première validation. Les rames sont très spacieuses, rien à voir avec les wagons étriqués des métros européens. Changement à Estacio, unique carrefour des deux lignes que compte la ville. Le stade est cerné par les bidonvilles. Il y en aurait plus de 700 dans la seule ville de Rio ! Des agences de voyage proposent même à leurs clients des excursions dans Rocinha, la plus grande favela d’Amérique du Sud. Un peu trop malsain pour nous, on se contentera des classiques. Nous voici donc devant les grilles de l’Estadio Jornalista Mario Filho, mondialement connu sous le nom de Maracanã. Depuis le temps que j’en rêvais ! Mais je ne m’extasie pas bien longtemps. Ma bien-aimée est là pour me rappeler que la priorité du moment, ce sont les billets pour la rencontre de samedi. Les infos de Sergio sous le nez, Anne me suit à la recherche des précieux sésames. Ne me demandez pas comment on s’y est pris, mais une heure et deux tours de stade plus tard (et croyez-moi qu’il est grand !), nous n’avions toujours pas trouvé le guichet en question. Finalement, c’est chose faite grâce aux indications des supporters présents autour des grilles, et auprès desquels nous avons parlementé dans un spanglish approximatif. Le fameux guichet 8, ce sont en fait deux petits fenestrons creusés dans un mur (à l’époque médiévale, on aurait appelé ça des meurtrières…) par lesquels des employés cachés délivrent les tickets. Cela nous revient à 30R$ par personne, soit une dizaine d’euros. Le « futbol » est un sport grandement populaire au Brésil, et assister à un match ne coûte pas bien cher. Nos poches sont désormais vides. Nous visitons le quartier voisin dans l’espoir d’y trouver une banque. Nous questionnons une passante qui nous renvoie à une autre. Cette dernière habite ici et parle un peu français. Quelle chance ! Elle pourrait se contenter de nous indiquer où retirer de l’argent, mais elle nous prend en main et se propose de nous accompagner. Nous suivons donc Marisa - c’est son prénom - dans la première agence bancaire qui se présente. Elle se renseigne auprès d’un employé pour savoir si nos cartes de retrait peuvent y être utilisées. Raté ! Deuxième essai un peu plus loin. Idem. Nous poussons alors la porte d’une station service dans laquelle se trouve un distributeur « 24 Horas ». Le sigle Visa est apposé sur la machine, c’est bon signe. Nous tirons de quoi tenir plusieurs jours. Sourires aux lèvres, nous rejoignons Marisa qui faisait le guet à l’entrée. Nous redescendons la rue pour revenir là où nous l’avions rencontré. Nous l’embrassons et la couvrons de remerciements. Sans son aide, je pense qu’on aurait pu galérer bien longtemps. Nous pouvons maintenant partir à l’assaut du stade. Mon numérique s’attarde sur les plaques du « Hall of Fame » qui fleurissent à l’entrée. Garrincha, Romario, Ronaldo... Les plus grands joueurs de la Seleção ont laissé ici leurs empreintes de pieds. La visite débute par la présentation de Flamengo, Fluminense, Botafogo et Vasco. L’histoire et les principaux faits d’armes des quatre grands clubs cariocas sont retracés via une expo photo. Sur un mur voisin, une énorme plaque rend hommage à l’équipe nationale qui remporta la Coupe du Monde en 1958, la toute première pour le Brésil et pour un gamin de 18 ans, un certain Pelé. Après avoir découvert les vestiaires et la salle d’échauffement, nous abordons un couloir décoré des portraits géants des idoles de tout un pays. Anne me mitraille alors que je pose aux côtés de Ronaldinho et de Kaka. Au bout du tunnel, l’arène nous attend. C’est étrange, mais du bord de la pelouse, ce colosse de béton n’en n’impose pas tant que ça. Bâti pour la Coupe du Monde de 1950 que le Brésil perdit face à l’Uruguay (un véritable drame national !), il pouvait alors contenir jusqu’à 200.000 personnes ! Mais après des années de travaux et de mises aux normes, sa capacité fut réduite à 95.000 places. De nouveaux chantiers sont prévus très bientôt car le Brésil organisera la Coupe du Monde de 2014. Mais pour l’heure, le Maracanã accueille certains matchs de la Seleção, mais surtout les rencontres des meilleurs ennemis de Rio, Flamengo et Fluminense. D’ailleurs, les derbies entre ces deux équipes, les « Fla-Flu » comme on les surnomme ici, déclenchent la passion de toute une ville ! Anne et moi posons pour une photo souvenir. Il nous faut grimper dans les tribunes pour mieux apprécier l’immensité de l’enceinte. En temps normal, nous devrions pouvoir admirer le Cristo Redentor, mais le sommet du Corcovado est noyé sous d’épais nuages… Le soleil n’est encore pas de la partie aujourd’hui. Nous ne tardons pas à déserter les abords du stade. Non sans avoir au passage relevé dans le hall d’entrée une citation de Mario Filho. Le journaliste y a résumé avec humour l’engouement que le football peut susciter auprès du peuple brésilien : « E mais dificil deixar de amar um clube do que uma mulher ». Traduisez par : « Il est plus difficile d’arrêter d’aimer un club qu’une femme ». La gente féminine appréciera… Un rapide trajet en métro jusqu’à la station Carioca. Il est presque 14h30. Nous déjeunons dans un Bob’s, le Mc Do local. Bon, c’est vrai, de la malbouffe à la sauce carioca, ça reste de la malbouffe ! Sur mon plan, j’ai repéré deux ou trois curiosités à voir dans le coin. Autant vous le dire tout de suite, le Centro n’est pas le quartier le plus touristique de la ville, loin s’en faut. Nous improvisons une balade qui nous amène pour commencer à la Nossa Senhora de la Candelaria. Nous y entrons brièvement pour l’admirer. Nous arrivons ensuite devant une autre église, celle attenante au Monastère de São Bento. Mais l’intérieur est si sombre que même avec mon flash je ne réussis pas à capturer d’images potables. Ce qui m’amuse davantage, c’est ce que nous apercevons de l’autre côté de la rue. Un terrain de football sur le toit d’un parking ! J’adore ! Je shoote sans retenue. L’insolite, nous le rencontrons également un peu plus tard lorsqu’un groupe de jeunes, armés de palangrottes artisanales, s’amuse à ramener d’énormes poissons des eaux de Guanabara. On s’en voit même proposer… Euh, sans façon non ! Notre vadrouille s’achève sur la Praça XV, en référence au 15 novembre 1889, date de la proclamation de la République. On y trouve le modeste Paço Imperial, ancien palais reconverti en musée, ainsi que la statue équestre un peu altérée du Général Osorio, un politique brésilien. La station Carioca est toute proche, la boucle est bouclée. Nous tirons jusqu’à la route menant à Lapa. Derrière l’immense cube de métal qui abrite le siège de la Petrobras, la Catedral Metropolitana nous dévoile sa surprenante structure conique. Le cœur de cet édifice est illuminé par quatre vitraux vertigineux qui s’élancent jusqu’au sommet, un immense cercle serti d’une croix translucide. Anne et moi continuons sur l’Avenida Republica do Paraguai d’où nous apercevons les Arcos de Lapa, un ancien aqueduc sur lequel circule désormais le vieux tramway de Santa Teresa. Justement, nous décidons de finir la journée par une virée en tram. Nous sommes parmi les premiers à monter à bord de cette machine d’un autre temps. Et nous faisons bien, car le wagonnet jaune se rempli rapidement de nouveaux passagers. Les plus chanceux se serrent sur les banquettes de bois, les retardataires devant se contenter du marchepied. Après une longue attente, le « bondinho » se réveille brutalement. Le franchissement périlleux des Arcos de Lapa marque le début d’un circuit d’une heure à travers les rues sinueuses de Santa Teresa. Nous en revenons enchantés, tant et si bien que nous convenons de renouveler l’expérience au retour d’Iguaçu. Il est 19h30. L’obscurité s’est emparée de la ville. Un copieux dîner dans un resto de Santa Clara conclura parfaitement une journée riche en émotions...
Mercredi 29 octobre Depuis notre arrivée à Rio, nous cherchons de quelle manière rallier l’aéroport en autocar. En vain. Sur Copa, nous en avons vu passer plusieurs, mais impossible de savoir d’où ils viennent et surtout où ils s’arrêtent. Nous ne prendrons pas de risques, c’est un taxi qui nous amènera à Galeão. Ce matin, on s’est levé plus tôt que d’habitude. Nos bagages bouclés depuis la veille, nous faisons une halte à l’Apolo avant d’attraper un taxi sur Santa Clara. Il nous demande 40R$. C’est ce que nous avions prévu, nous embarquons. La circulation est fluide, l’aéroport est bientôt en vue. L’enregistrement des bagages vite expédié, nous nous accordons une séance de lèche-vitrine avant le décollage. A 10h20 et des poussières, l’appareil s’élance, cap à l’ouest. Pour tuer le temps, on s’adonne au rituel des cartes postales. Au terme de trois heures de vol, ponctuées d’une escale à Curitiba, l’avion atterrit sur le tarmac détrempé du champêtre aéroport de Foz do Iguaçu. Il tombe des cordes. Décidément, la météo est bien cruelle avec nous. Nos sacs sur les épaules, Anne et moi nous dirigeons vers la sortie. Le guide de l’agence Brésil Découverte nous guette, nos noms inscrits sur un panneau. Il se présente à nous dans un français hésitant, et sur le ton de la plaisanterie : « Je m’appelle Edio, attention pas idiot !». Sur ce coup-là, il aura perdu l’occasion de se taire… A l’extérieur, un van nous récupère. Edio ne m’a pas encore réclamé les vouchers, ce qui m’étonne un peu. Mais bon, je me dis qu’il doit avoir l’habitude, ça ne m’inquiète pas davantage. Le chauffeur décharge tout son petit monde devant les portes du San Martin Hotel. Edio nous abandonne aussi vite. Il nous récupèrera dans une petite heure pour nous emmener au Parc des Oiseaux Tropicaux. Nous voilà seuls à nous débrouiller avec le réceptionniste. Mais le type à beau feuilleter à plusieurs reprises les pages de son registre, nos noms ne figurent nulle part ! Troublé, je sors mes papiers. Nous ne sommes pas au bon endroit. Pas de panique. Nous stockons les bagages dans le hall et, affamés, nous prenons une table au restaurant de l’hôtel pour déguster un repas chaud. Edio se pointe avec un léger retard. Nous lui expliquons son erreur. Les sacs à dos réintègrent le coffre du van. Un court trajet et on nous dépose sur le parking du site. La pluie est plus que jamais présente. Et nous n’avons pas l’ombre d’un parapluie ! Edio, en bon guide qu’il est, nous achète nos billets et nous lâche à l’entrée. Colibris, ibis rouges, toucans, perroquets et aras multicolores cohabitent au cœur de cette réserve tropicale. Tropical l’est tout autant le déluge qui s’abat sur nos têtes, nous empêchant de profiter pleinement de la visite. Des rares photos que je tente de faire, le résultat s’avèrera désastreux. Nous retrouvons Edio dans une boutique après une bonne heure et demie sous la flotte. Trempés jusqu’aux os, le van nous rapatrie jusqu’au bon logement cette fois-ci. L’Iguassu Charm Suites est une belle pousada proche du centre ville de Foz do Iguaçu. La chambre est spacieuse, elle nous convient parfaitement. Premier réflexe en arrivant, nous débarrasser de nos vêtements humides. Nous tentons de les faire sécher avec les moyens dont nous disposons, c'est-à-dire pas grand-chose. Pendant que certaines fringues pendent sur des cintres, je m’attaque au jean gorgé d’eau de ma chère Anne avec un sèche-cheveux branché sur du 110 ! Au bout d’une demi-heure, le résultat n’est guère encourageant, je stoppe mes efforts. Des habits secs sur le dos, nous partons dîner dans le centre. Nous trouvons facilement un restaurant. Nous y mangeons abondamment et ce à un prix raisonnable. Le repas terminé, on se contente d’une petite flânerie dans le supermarché local, plus par curiosité que par nécessité. D’ailleurs, nous en ressortons les bras vides. Cette soirée aurait dû s’achever de la sorte, mais c’était sans compter sur un évènement inattendu. Figurez-vous qu’on ne trouva plus notre chemin ! A l’aller, encore éclairés par un soleil couchant, nous avions dévalé avec insouciance une longue avenue menant au centre ville. Mais la nuit est apparue et nous voilà bêtement piégés par l’obscurité. Au bout d’une bonne demi-heure de déambulations et d’inquiétude, nous décidons de frapper à la porte d’une maison. Par chance, j’avais gardé dans la poche de ma veste un papier avec les coordonnées de notre hôte, informations qu’Anne aussi bien que moi n’avions même pas pensé à retenir. Une femme se présente à nous et nous indique la direction à suivre. Nous n’étions en réalité pas si perdus que ça, encore fallait-il connaître les lieux. Encore une péripétie à classer au rayon des anecdotes. Remis de nos frayeurs, nous ne tarderons pas à nous endormir…
Jeudi 30 octobre La nuit s’est très bien passée. Dans la salle à manger, une multitude de gâteaux, pains et fruits sont dispersés sur une grande table. Il n’y a que l’embarras du choix. Alors que je me restreins au classique cacao et tartines de confiture, Anne ne peut s’empêcher de goûter à toutes les sortes de pâtisseries qui sont à sa portée. Le ventre plein, nous rejoignons le van stationné devant la pousada. La pluie de la veille a cessé, mais les nuages eux, n’ont pas disparu. Une petite demi-heure de route est nécessaire pour atteindre le Parc National d’Iguazu. Le passage de la frontière brésilo-argentine se fait sans aucun souci. A l’entrée du site, je me procure un plan, histoire de suivre le déroulement de la journée. Edio nous amène jusqu’à une petite gare. Il nous faut en effet emprunter un train puis marcher un petit kilomètre pour approcher l’une des principales attractions, la Garganta del Diablo (Gorge du Diable). Depuis le belvédère stratégiquement placé, Anne et moi sommes émerveillés par cette cascade de 90 mètres, la plus haute du parc. Ces tonnes d’eau qui se déversent forment des embruns, rendant la prise de photos délicate. De petits malins exploitent à merveille la situation en faisant commerce de cirés et de parapluies ! Après être revenus sur nos pas, la visite se poursuit par le circuit inférieur qui permet d’explorer les chutes d’en bas. Nous y croisons de nombreuses personnes avec un maillot de bain comme unique vêtement. Et pour cause, ils vont se placer au plus près des torrents pour une douche 100% naturelle. L’expérience est tentante, mais nous n’avons pas l’équipement pour les imiter. 11h50. Après avoir conversé avec un employé posté à un guichet, Edio nous remet les tickets pour la balade en bateau. Comme à son habitude, il ne nous donne aucune explication, si ce n’est qu’il nous attendra au terme de notre parcours d’environ une heure trente. Il aurait pu par exemple nous dire que notre embarcation partait à 12h ! Nous descendons prudemment la petite voie pentue menant à la rivière, et alors que nous nous apprêtons à intégrer le zodiac, on se fait gentiment refouler. Je suis furieux lorsque je comprends que la navette de midi vient de nous passer sous le nez ! Maudissant Edio pour cette nouvelle bourde, je suis Anne dans la remontée du sentier jusqu’au guichet. Là, l’employé nous confirme qu’il nous faudra patienter une petite heure pour le prochain départ. C’est parfait, ça me laisse assez de temps pour me calmer. 13h. Cette fois-ci, c’est la bonne. Nous ôtons chaussures, chaussettes, et retroussons les pantalons dans le but de limiter les dégâts. Quelle naïveté de notre part ! Nos effets à l’abri dans des pochettes étanches, nous sommes prêts pour le moment fort de la journée. Le zodiac démarre bientôt, garni d’une trentaine de passagers, et s’approche doucement des torrents. En quelques secondes, la foule se retrouve noyée sous des trombes d’eau. Le pilote prend plaisir à zigzaguer d’une cascade à l’autre avant de ramener une deuxième puis une troisième fois son embarcation sous une nouvelle rincée. Nous voilà trempés comme si on avait plongé dans l’eau tout habillés. A peine les pieds posés sur la terre ferme, nous enchaînons par une traversée de la forêt à bord d’un camion. Afin de savoir dans quelle langue elle va s’exprimer, la guide qui nous accueille questionne les participants sur leur nationalité. Et elle ne va pas être déçue. Français, Italiens, Espagnols, Britanniques, Argentins, etc… Bon, alors ce sera anglais pour tout le monde. Tandis que le véhicule s’enfonce dans l’épaisse jungle, elle délivre à son auditoire diverses explications sur les espèces végétales qui peuplent cet espace naturel préservé. En mauvais élève, je n’écoute que d’une demi oreille son discours et concentre mon attention sur ce qui nous entoure. 14h30. Le camion stoppe sa course. Evidement, Edio n’est pas un brin surpris de nous voir réapparaître avec une bonne heure de retard. Mais le meilleur reste à venir… Alors que nous manifestons auprès de lui une faim insistante, nous le suivons vers un établissement qu’il nous dit connaître à deux pas de là. Il va enfin nous être utile ! Je ravale vite mes pensées. Il nous fait sortir puis semble aussi surpris que nous de ne trouver trace d’un quelconque restaurant. Là, il ose nous proposer de rentrer à notre hébergement pour y déjeuner. Mais lorsque ma chère et tendre le questionne sur le programme de l’après-midi, il ne se démonte pas en lui répondant que les visites de la journée s’arrêtent là. Pour Anne, qui a fait preuve jusqu’à présent d’un sang-froid admirable, c’est la goûte d’eau qui fait déborder le vase. Elle me prend le plan des mains pour le coller sous le nez d’Edio et lui fait remarquer preuve à l’appui qu’il a omis l’un des itinéraires. Gêné, il nous fait donc réintégrer le parc pour trouver un snack. Anne donne sèchement congé à notre guide afin que nous puissions manger en paix. Enervée, elle grommelle que s’il avait l’intention de profiter du restant de l’après-midi en nous lâchant à Foz, il a eu tout faux. Et elle a bien l’intention de squatter les lieux pour en découvrir les moindres recoins. Le repas achevé, Edio nous conduit jusqu’au petit sentier où débute le parcours supérieur des chutes. Il se propose de patienter là et de nous laisser continuer seuls. Nous le plantons, soulagés de nous débarrasser pour un temps d’un guide plus encombrant qu’autre chose. Et le temps, nous le prenons ! Suivant une passerelle qui domine et enjambe les cascades, nous pouvons les admirer sous un angle nouveau mais tout aussi merveilleux. Mon numérique est en pleine effervescence devant l’impressionnant mur d’eau formé par le Salto San Martin. Une fois n’est pas coutume, les nuages gris en suspension au-dessus des torrents se fondent bien dans ce décor sauvage. Papillons aux couleurs éclatantes posent également devant mon objectif. Edio nous aura attendu 90 bonnes minutes au final. Mais avant de partir, passage obligé par les boutiques de souvenirs. Le hic, c’est que nous nous trouvons en territoire argentin. Certes, nous pouvons régler en réals brésiliens, mais c’est en pesos que la monnaie nous est rendue… S’ensuit alors pour Anne et moi une séance de calcul mental à vous filer une migraine. Mais je perds vite patience à jongler entre les devises et tente de convaincre Anne de freiner sa fièvre acheteuse. Il est 17h30 environ quand nous retrouvons le proche Brésil. De retour à la pousada, nous convenons avec Edio d’un horaire pour le lendemain. Nous partons ensuite en direction du centre. Pour éviter de nous paumer une nouvelle fois, nous prenons un ou deux repères. Nos pas nous mènent un peu plus loin que la veille, en chasse d’une curiosité à se mettre sous les yeux. Mais Foz n’est définitivement pas d’un grand intérêt touristique. Principalement dédiée à l’hôtellerie, elle ne semble exister que par la présence des Cataratas voisines. En cette douce soirée, nous nous contenterons seulement d’un dîner en terrasse. Nous faisons ainsi nos adieux à cette ville, sans vraiment de regrets…
Vendredi 31 octobre Le soleil daigne enfin se montrer. Ca tombe bien, nous repartons cet après-midi ! Notre hôte nous fait part de l’existence d’une boutique de souvenirs à la sortie de la ville. Frustrés du peu d’emplettes que nous avons eu le loisir d’effectuer jusqu’ici, l’info est la bienvenue. Nous demandons à Edio d’y faire une halte avant de nous rendre aux chutes. Le magasin en question, au nom évocateur de « Tres Fronteiras », est en fait un véritable hypermarché. Du calendrier illustré des « Cataratas » aux toucans de bois, en passant par les produits artisanaux sud-américains, il y a ici de quoi ravir le plus exigeant des touristes. On nous laisse quartier libre une petite demi-heure, plus qu’il n’en faut pour faire marcher la carte bancaire. L’exploration du côté brésilien est assez courte. 90 minutes nous suffisent pour sillonner le chemin balisé qui fait face à l’Argentine. Ce sont des vues inédites qui se dévoilent devant nous. Aidé par un soleil radieux, je parviens à réaliser de superbes images, agrémentées pour la plupart d’arcs-en-ciel féeriques ! Je capture également une petite dizaine de séquences vidéo de la grandeur du spectacle dont nous sommes les témoins. Une passerelle de bois et de métal permet au visiteur d’accéder au cœur de la rivière. Cernés de part et d’autre par des torrents assourdissants, Anne et moi nous y aventurons pour un ultime frisson. A l’extrémité du promontoire, on peine à distinguer la Garganta del Diablo derrière un rideau de vapeur d’eau. Les photos y sont très difficiles à faire. Alors on se contente d’admirer la puissance de la nature. Les yeux écarquillés par tant de beauté, nous prenons congé des merveilles d’Iguaçu pour rejoindre l’aéroport. Nous disons au revoir à Edio, sans regrets et sans pourboire. Le vol est prévu pour 14h, nous avons le temps de prendre un repas avant d’embarquer. Nous nous installons dans une cafétéria pour reprendre des forces avant les trois heures de voyage qui nous attendent. Avec un peu de retard sur l’horaire, nous finissons par décoller. Derrière le hublot, la nature nous offre un dernier récital. Un fleuve couleur ocre serpente à travers une verte et dense jungle, ce qui est du plus bel effet. 17h30. L’appareil effleure les toits des favelas avant de se poser sur la piste de Galeão. Pour rallier Santa Clara, nous attrapons un autocar Real qui se retrouve bientôt piégé dans les embouteillages. La soirée sera des plus calmes. Dans notre fast food préféré de Copa, nous faisons un passage éclair pour un dernier casse-croûte avant de rentrer. Quelques mails vers la France, puis nous allons dormir. Demain, c’est une grande journée qui s’annonce…
Samedi 1er novembre En préparant le voyage, j’ai découvert l’existence d’une curiosité située non loin du Centro. En cette grise matinée, Lapa est donc notre première destination. Aux pieds des Arcos, nous questionnons les passants. Le coin n’est pas très fréquentable, nous y croisons un groupe de toxicos défoncés. Une habitante du quartier semble avoir deviné le but de notre visite. Elle nous indique une ruelle escarpée qu’Anne et moi gravissons sous une pluie fine. Puis, sur notre gauche, se déroule un escalier… Nous y sommes ! L’Escadaria Manuel Carneiro, rebaptisé Selaron par l’artiste qui l’a métamorphosé en œuvre d’art. Il est chilien et son look soigneusement travaillé n’est pas sans rappeler un certain Dali. Son travail a vu le jour en 1990. Il a commencé par décorer les marches de mosaïques bleues, vertes et jaunes, aux couleurs du Brésil. Et depuis, il n’a cessé de transformer son œuvre, grâce notamment aux petits carreaux que les visiteurs lui apportent des quatre coins de la planète. Une œuvre qu’il qualifie lui-même de « rêve unique et fou qui ne prendra fin que le jour de sa mort ». Le résultat est spectaculaire. Dans un troquet tout proche, nous demandons si quelqu’un sait où vit l’auteur de cet ouvrage. Un jeune se lève. Il nous demande de patienter avant d’avaler une bonne dizaine de marches. Posté devant une fenêtre, il se met à hurler « Selaron ! Selaron ! ». L’épaisse moustache de notre artiste fait son apparition. Il nous convie dans une minuscule pièce qui lui sert d’atelier. De nombreuses peintures recouvrent les murs et le sol. Autoportraits, femmes enceintes et vues de Rio constituent ses principales sources d’inspiration. Nous lui remettons un carreau déniché à Marseille, illustré du Vieux Port et de la Bonne Mère. Pour nous remercier, il nous fait cadeau de jolies cartes postales, puis nous présente fièrement les nombreuses photos et articles de presse relatant son histoire et son travail. On y apprend que les escaliers ont servi de décor pour des séries télévisées et même pour des clips de U2 ou de Snoop Dogg. Nous le suivons ensuite à l’extérieur où il s’improvise en guide pour nous expliquer la provenance de ses plus beaux carreaux, dont certains sont rares et précieux. Il y en a du monde entier. La France y est bien sûr représentée. Notre surprise est totale lorsqu’on tombe nez à nez avec deux tuiles estampillées « MARSEILLE » qui se mélangent aux centaines de mosaïques. Je multiplie les clichés avant que nous posions avec Selaron devant les marches colorées. Nous le quittons bientôt, satisfait de notre rencontre avec ce drôle de personnage. La Confeitaria Colombo est l’étape suivante. Ce somptueux salon de thé situé dans une ruelle du Centro arbore marbres et vitraux. Pendant que je m’attarde pour une poignée de photos, Anne s’en va acheter des pâtisseries qui lui font de l’œil. Le tram n’est pas très loin, autant refaire un tour de Santa Teresa. Dans la file d’attente, les pasteis de chez Colombo nous aident à patienter. Ces petits flans sont délicieux, mais rien à voir avec ceux de Belém que nous avions goûté à Lisbonne lors de notre escapade portugaise. A bord du tram, nous nous rappelons des sensations ressenties quatre jours auparavant. Le chauffeur se plait à divertir ses passagers, bringuebalant son jouet dans les virages les plus serrés. La bruyante carcasse peine à avaler les pentes du quartier perché entre les favelas. Elle souffle un court instant devant un Corcovado toujours embrumé. Tout au long du trajet, des jeunes s’amusent à attraper le véhicule en marche. Folklorique au possible ! Lorsque la virée prend fin, on s’engouffre dans le métro pour en ressortir à Copa. On y avale un bon repas avant de retrouver le Bamboo. Nous avons rendez-vous avec Sergio à 16h30. A Siqueira Campos, les couleurs rouges et noires commencent à fourmiller. Station après station, ils sont de plus en plus nombreux. Le temple du football brésilien se dessine bientôt derrière les vitres de notre rame. Drapeaux et maillots contrefaits s’étalent autour de l’enceinte. Parmi les supporters agglutinés devant le socle de la statue de Bellini, je reconnais facilement Sergio. Il parle aussi bien le français qu’il ne l’écrit. Il nous présente un couple de touristes finlandais qui, comme nous, viennent pour la première fois voir un match dans ce stade mythique. Nous suivons Sergio jusqu’à l’entrée. En habitué des lieux, il nous place au cœur de l’ « arquibancada verde », un peu à l’écart des supporters les plus chauds. Près de l’ambiance mais loin des embrouilles. C’est parfait ! En l’espace d’un an et demi, je réalise mes deux plus grands rêves footballistiques. Après avoir vu jouer le Barça au Nou Camp, me voici donc dans les gradins du Maracanã. Je suis comme un gosse ! Le coup d’envoi est donné à 18h30. Les « Mengão » ouvrent rapidement le score. Un but superbe qui fait s’enflammer le stade. Dans la tribune que nous occupons, c’est du délire ! Les supporters « Rubro Negra » font le show. J’immortalise l’instant par quelques photos et vidéos. Après ça, Flamengo joue moins bien et la rencontre perd de son intensité. A la mi-temps, les deux équipes se séparent sur ce score de 1-0 en faveur des locaux. Sur l’un des écrans géants s’affiche le nombre de spectateurs. Il dépasse à peine les 44.000. C’est peu, moins de la moitié des places ont trouvé preneur. Dès le retour des vestiaires, le match prend une autre tournure. Portuguesa fait parler son réalisme et inscrit deux buts en moins de cinq minutes. C’est la douche froide pour Sergio. Les supporters commencent à siffler leurs joueurs. A cinq minutes du coup de sifflet final, Flamengo égalise pour le plus grand bonheur des torcidas. Malgré ce sursaut d’orgueil, ce résultat nul n’est pas une bonne opération pour le club carioca. Le titre de champion semble s’éloigner… Alors que le stade se vide, Sergio nous propose de terminer la soirée avec lui. Nous acceptons bien volontiers. Il est tellement sympa que c’est un plaisir d’être en sa compagnie. Il dépose les deux finlandais devant leur hôtel et trace en direction d’Ipanema. Dans le resto où il nous entraîne, nous faisons connaissance avec ses amis, Jean-Michel et Caro. Ce couple de français n’en est pas à sa première expérience en terre brésilienne. Ils nous racontent de petites anecdotes de leurs nombreux voyages à travers le pays. D’ailleurs, leur prochaine destination s’appelle… Iguaçu ! Comme nous, ils ont acheté un pack auprès de l’agence Brésil Découverte. Nous leur relatons les exploits de notre fameux guide, leur souhaitant de ne pas tomber sur le même. Aux dernières infos de Sergio, ils y auront échappé… Le repas terminé, Sergio nous dépose à Santa Clara. Nous le remercions pour cette soirée inoubliable, la plus belle de notre séjour dans la Cidade Maravilhosa…
Dimanche 2 novembre Nous entamons la journée par une image insolite. Depuis la fenêtre de notre chambre, nous assistons au ballet d’une petite dizaine de ouistitis débarqués des branches. Des pensionnaires du Bamboo prennent leur petit dej en terrasse et les singes de la forêt voisine s’y sont invités. Le soleil brille enfin ! Il faut en profiter, on ne sait pas trop si ça va durer. Un petit tour à l’Apolo comme tous les matins, puis nous attrapons le 511 qui trace vers Urca. Même pas besoin de demander au chauffeur si c’est la bonne ligne. On constate rapidement qu’il n’y a que des touristes à bord. Le trajet n’est pas très long. Le bus décharge tous ses occupants près de la Praia Vermelha. Le téléphérique du Pain de Sucre apparaît bientôt. Il n’y a pas encore foule. La première cabine qui se présente à nous est la bonne. En quelques minutes, nous voilà à mi-chemin du sommet. La vue y est splendide mais nous ferons des photos plus tard. Pour l’heure, c’est l’un des grands moments du voyage qui nous attend. C’est ici que se trouve l’un des héliports destiné aux touristes. Auprès du stand qui gère les vols, nous choisissons un circuit parmi ceux qui nous sont proposés. Le notre durera 11 à 12 minutes pour la modique somme de… 120€ par personne ! Je vous l’accorde, c’est pas donné. Avant de quitter la France, j’étais très hésitant quant à l’utilité d’une telle dépense. J’avais d’ailleurs questionné des membres de VF qui, avant moi, avaient déboursé une petite fortune pour découvrir Rio depuis le ciel. Est-ce que ça valait le coup de sortir tant d’argent pour une visite aussi courte ? Tous m’avaient répondu de manière positive. Et bien, je peux maintenant confirmer leurs propos. Oui, il faut le faire ! Notre hélicoptère se pose, mais il ne stationne guère longtemps. Nous prenons place, Anne derrière, moi aux côtés du pilote, prêt à filmer. Nous décollons dans la foulée. Première étape du circuit, le stade. Après une longue ligne droite, l’appareil fait un lent virage au-dessus d’un Maracanã plus impressionnant que jamais ! Puis il prend la direction du Corcovado. Anne et moi sommes subjugués par l’image de carte postale que nous découvrons. Arrivant derrière le Cristo Redentor, la baie de Rio s’offre à nos yeux émerveillés. Une rotation autour de la statue colossale, puis nous traçons vers l’océan. Nos regards sont braqués sur Ipanema et Copa, dont on peut mesurer toute la beauté. Magique ! De retour sur Terre, Anne et moi échangeons nos premières impressions. Tous deux sommes d’accord, c’était fantastique. On se remet doucement de nos émotions pour continuer la visite des lieux. Dans une petite salle de projection, un film passe en boucle. Il raconte l’histoire du téléphérique et de sa construction. Un projet qui a semble-t-il suscité beaucoup de doutes et d’interrogations lors de son lancement au début des années 1900. D’après les interviews et les archives, l’idée même qu’on puisse relier le sommet du pic rocheux par des cabines semblait relever de la pure folie. Près d’un siècle plus tard, à en juger par l’affluence touristique présente sur le site, force est de constater que les précurseurs avaient vu juste. On a jamais été aussi proches du Pain de Sucre. Avant que nous empruntions le second tronçon, je shoote ce symbole de la ville, encore et encore. La cabine nous dépose bientôt au sommet. Nous dominons les plages et les îles qui baignent dans la baie. Anne et moi posons devant ces jolis décors. Nous errons là près d’une heure, à la recherche de vues toujours plus belles. Revenus 400 mètres plus bas, nous battons le pavé de l’Avenida Pasteur. Dans une station service, on se pose le temps d’avaler un morceau et de décider de la suite des opérations. Le ciel est avec nous aujourd’hui, nous n’hésitons pas longtemps. Le Corcovado n’attend que nous. Botafogo est toute proche. De nombreux bateaux sont amarrés dans cette paisible plage sur laquelle semble veiller le Pain de Sucre. Je jette un œil sur mon papelard. Le hasard faisant bien les choses, le bus dont nous avons besoin passe par là. Mais le problème est toujours le même. On a le numéro mais pas l’arrêt. Nous sollicitons à nouveau la gentillesse des cariocas. Mais ils semblent aussi pommés que nous. C’est finalement escortés par un flic bien sympa que nous débusquons le bon abribus. Le 583 nous ouvre bientôt ses portes. Un bus qui se videra presque entièrement devant la gare de Cosme Velho, point de départ du train à crémaillère. Le wagon rouge transperce la dense forêt de Tijuca pour nous emmener au sommet du Corcovado. Le trajet compte quelques étapes, où passagers entrent et sortent. Les « Bom de Samba » s’invitent bientôt à bord. C’est un groupe de musiciens qui, plusieurs fois par jour, vient égayer le court voyage des visiteurs contre quelques réals. La vidéo est à faire. Je filme Anne pendant qu’elle s’essaye à la pratique du ganza, un instrument à percussion que l’un des musiciens lui a prêté. Mais bon, n’est pas « sambista » qui veut… « Bem-vindo ao Cristo Redentor ». C’est ce qu’indique un écriteau. On emprunte un escalier pour accéder au sommet. Au fur et à mesure des marches, le panorama se dévoile. L’hippodrome, proche du Jardin Botanique, est le premier à se mettre en évidence. La statue, de dos, se dresse droit devant. Nous sommes bientôt à ses pieds. Nous pouvons alors contempler la Cidade. Sur notre droite, le Lagoa Rodrigo de Freitas dont les eaux verdâtres contrastent avec le bleu de l’Atlantique. La plage se cache derrière les immeubles d’Ipanema. Nous découvrons aussi le Morro dos Cabritos, l’énorme colline boisée au flanc de laquelle se trouve le Bamboo. A notre gauche, le paysage est moins glamour. Des favelas qui s’entassent ici et là, triste écrin pour l’ovoïde Maracanã facilement repérable. Le Christ Rédempteur ouvre ses bras face à la baie, comme pour protéger la cité carioca. Anne s’impatiente pendant que je fais tourner mon numérique à plein régime, capturant des clichés de l’imposante statue sous tous les angles. En vrai gosse, je demande à Anne de me tirer le portrait les bras en croix devant le colosse. Ça fait touriste de base mais j’assume ! D’ailleurs, je me demande encore comment j’ai convaincu Anne d’en faire autant. Non, en réalité, elle faisait des essais de pose pour moi quand je l’ai shootée à son insu… En éternel insatisfait de mes photos, je propose à ma chère et tendre de revenir ici même le lendemain matin pour de nouveaux clichés. En effet, j’ai le soleil en pleine poire et le rendu des images n’est pas à la hauteur de mes espérances. De toute façon, le programme du séjour est bouclé, autant continuer en roue libre jusqu’au départ. Avant de retrouver le train, courte halte par le socle, occupé par une petite chapelle. Bus et métro pour Copa. Sur un marché nocturne face à la plage, nous achetons deux ou trois souvenirs avant d’aller dîner. On dînera asiatique ce soir. Aussitôt quitté le resto, il commence à pleuvoir. C’est bientôt un déluge qui s’abat sur nos têtes. C’est ça les averses tropicales, il tombe des cordes, mais ça ne dure jamais bien longtemps. Je ne me doutais pas à quel point le ciel pouvait être capricieux. Sitôt passée cette rincée, nous regagnons notre chambre…
Lundi 3 novembre Nous commençons la journée par… une grasse matinée. Nous n’émergeons réellement qu’attablés à l’Apolo pour un petit dej un peu tardif. Puis, comme convenu, nous retrouvons les sentiers menant au Corcovado pour un pèlerinage photographique. Nous aurons finalement dû attendre les ultimes jours pour bénéficier d’un soleil brésilien digne de ce nom. Aux pieds du Cristo, je m’attarde pour des photos. Comme la veille, Anne est presque déçue par la taille de la statue. A l’été 2007, nous avions visité le Cristo Rei à Lisbonne, une statue inspirée de celle de Rio, deux mètres plus petite. Ce qui explique qu’elle s’attendait à une œuvre plus impressionnante. L’heure passe, il fait faim. Nous déjeunons sur place. Dans le train qui nous rapatrie vers Cosme Velho, nous tombons par hasard sur le couple de Finlandais rencontré lors du match. Ils ne sont toujours pas très causants… Les « Bom de Samba » sont de retour. Cette fois, je me porte volontaire pour faire vibrer le ganza. Anne se saisit du numérique pour immortaliser la scène. L’après-midi est déjà bien entamé. Et nous n’avons pas encore en notre possession tous les souvenirs que nous comptons ramener à nos proches et… à nous-mêmes. C’est à Copa que nous trouvons de quoi étancher notre soif d’achats. Les échoppes se suivent et se ressemblent, mais chaque fois que nous entrons dans une boutique, nous trouvons quelque chose que la précédente n’avait pas. La carte bleue chauffe, le porte-monnaie se vide. Drapeaux, bracelets, posters, magnets… Nous trouvons presque tout ce que nous cherchons, voire même ce que nous ne cherchons pas. Pour nous remettre de cette séance de shopping intensive, nous nous asseyons pour siroter nos premiers « sucos ». Du coup, on enrage de ne pas avoir testé avant ces délicieux jus de fruits qu’il est possible de déguster à chaque coin de rue. La soirée s’achève comme souvent sur la plage. Dans le marché nocturne de l’Avenida Atlantica, les dernières emplettes finissent de nous plumer. Nous squattons Santa Clara pour le dîner avant de rentrer. Demain soir, l’aventure brésilienne prendra fin…
Mardi 4 novembre Nous terminons notre séjour comme il avait commencé, sur la plage de Copa. Le soleil brille, la balade est plaisante. Le thermomètre affiche 27°. De courageux joggers brûlent leurs calories sur l’Avenida Atlantica. Les inflexibles marchands ambulants ont bien du mal à écouler leurs stocks de paréos. Anne et moi errons en suivant le dessin du littoral pour rejoindre Ipanema. Nous n’avons encore jamais pris de bain depuis notre arrivée au Brésil. Anne avait bien approché les eaux de l’océan le premier jour, tentative avortée par un orteil trop frileux. Cette fois-ci, c’est moi qui m’y colle. Anne s’est calée à l’ombre d’un palmier. J’hésite un peu avant de me jeter dans les rouleaux. Je la trouve à mon goût, si bien que ma chère et tendre ne me reverra réapparaître qu’une bonne demi-heure plus tard ! Ici, les ballons roulent et volent à longueur de journée. Après la baignade, j’aimerai bien taquiner le cuir comme le font les cariocas. On stagne un moment devant une partie de foot-volley prenante. Têtes, ailes de pigeon, amortis poitrine… C’est un vrai récital de gestes techniques ! Cela à l’air si facile. A l’air seulement… Je ne me démonte pas. Aussitôt la partie terminée, je demande la permission de prendre part à la suivante. Ni une, ni deux, me voilà tout fier, planté dans le sable d’Ipanema. Je rattrape ou tente de rattraper ce que je peux, conseillé que je suis par une équipière désabusée mais compréhensive. Malgré quelques rares ballons bien négociés, mon niveau me trahit rapidement et cause l’inéluctable défaite du binôme improvisé. Je remercie les jeunes pour la leçon, et c’est encore essoufflé que je suis Anne dans le quartier jouxtant la plage pour y casser la croûte. Nous ne ferons pas grand-chose du restant de la journée. Nous errons dans les rues jusqu’à remonter à l’hôtel. Sur le trajet, nous nous délectons d’un dernier jus de mangue « do Brasil ». En passant devant Arpoador, nous distinguons le Morro Dois Irmãos perdu dans la brume. Nous faisons ainsi le deuil d’un beau coucher de soleil. Nous quittons définitivement Santa Clara à bord d’un taxi. Galeão est atteint dans la nuit tombante. Dans le hall, des fresques représentant le Corcovado, le Pain de Sucre et le Maracanã nous font prendre conscience de ce que nous laissons dans notre sillage. En 1999, l’aéroport a été rebaptisé Antonio Carlos Jobim, en mémoire d’un grand compositeur brésilien. Mon dernier cliché est destiné à une plaque qui lui rend hommage, et sur laquelle on peut lire les paroles de sa chanson « Samba do Avião » : « Minha alma canta Vejo o Rio de Janeiro Estou morrendo de saudade Rio, teu mar, praias sem fim Rio, você foi feito pra mim ».
« Mon âme chante Je vois Rio de Janeiro Je me meurs de mélancolie Rio, ta mer, tes plages sans fin Rio, tu a été faite pour moi ».
Tout est dit…
* * * * *
Vietnam: Saïgon - Phu Quoc aller-retour en moins d'une semaine? English translation pending
Nous y arrivons mercredi 21 janvier. Nous avons envie d’ aller faire un tour a Mui Ne, de revenir à Saigon pour assister à la fête du Têt dimanche 26 au soir, puis partir dans le delta du Mékhong et peut-être même aller jusqu’ à Phu Quoc, avant de revenir à Saigon le samedi 31 (nous repartons le dimanche 1er février). Mais cela nous semble peut-être bien un peu trop chargé, et nous n’ avons pas envie de courir tous les jours après les bus non plus. Ce parcours vous semble-t-il réalisable ????
L’ ennui, c’ est d’ avoir à revenir à Saigon pour le Têt. Si nous avions un endroit bien où passer la fête, par exemple dans le delta, nous pourrions penser à un autre parcours, en faisant l' impasse sur Mui Ne, par exemple : Saigon : jeudi/vendredi 22-23 Delta (où ?): samedi-dimanche-lundi 24-25-26 Phu Quoc: mardi-mercredi-jeudi 27-28-29 Retour vers Saigon: vendredi-samedi 30-31 Départ de Saigon dimanche 1er février
Qu’ en pensent les « experts » ?
L’ ennui, c’ est d’ avoir à revenir à Saigon pour le Têt. Si nous avions un endroit bien où passer la fête, par exemple dans le delta, nous pourrions penser à un autre parcours, en faisant l' impasse sur Mui Ne, par exemple : Saigon : jeudi/vendredi 22-23 Delta (où ?): samedi-dimanche-lundi 24-25-26 Phu Quoc: mardi-mercredi-jeudi 27-28-29 Retour vers Saigon: vendredi-samedi 30-31 Départ de Saigon dimanche 1er février
Qu’ en pensent les « experts » ?
Paraguay: culture et langue English translation pending
Mba'éichapa!
Comme j'ai vécu un an au Paraguay (Ciudad del Este) j'ai envie de vous faire partager quelques données culturelles et certaines particularités de la langue. J'espère que ça vous sera utlie si vous prévoyez de partir là-bas, ce que je vous conseille par ailleurs vivement.
S'il est vrai qu'au Paraguay on parle l'espagnol, il ne faut pas oublier que le guarani est la deuxième langue oficielle du pays. Cependant, dans la vie de tous les jours, on utilise plutôt le jopara, un mélange d'espagnol et de guarani, Le guaragnol comme disent certains, qui complique fortement la compréhension du touriste, même s'il parle parfaitement l'espagnol. Et en plus l'espagnol, quand on l'emploie est différent de celui parlé dans la péninsule Ibérique, c'est-à-dire de celui que vous avez appris à l'école. Petites précisions linguistiques, en espérant vous aider!
I. Caractéristiques: El yeismo: la lettre "ll" se pronoce comme un "y". Ainsi on prononcera "cayé" pour calle.
El seseo: la lettre "c" ne se pronoce pas avec la langue entre les dents comme en Espagne mais comme dans"casser" ou "fançais". Au Paraguay il y a aussi un phénomène qui consiste à prononcer les "s" finaux comme des "h" aspirés. Exemple: "las cosas" se prononce "lah cosah".
II. Conjugaison: au Paraguay, tout comme en Argentine, on n'utilse pas le pronom personnel "vosotros" pour s'adresser à plusieurs personnes, mais "ustedes" et ce même si l'intention est de les tutuyer. De même on n'utilise pas "tú" mais "vos" pour la deuxième personne du singulier. Ce phénomène s'appelle le voseo. On dit donc "con vos" et non pas "contigo". Ainsi on a:
Yo Vos El - Ella Nosotros Ustedes (remplace le vosotros et s'utilise normalement dans les autres cas)
De plus, certains verbes se conjuguent différement à la deuxième personne du singulier. Cependant ce n'est pas très difficile pour s'y retrouver si l'on connaît déjà la conjugaison normale. En effet, pour les verbes terminés en -er et -ir on prend la terminaison de la deuxième personne du pluriel (le fameux vosotros) et on la colle à la fin sans faire la diphtongue. Exemple:
Yo puedo Vos podés El - Ella puede Nosotros podemos Ustedes pueden
Ainsi on retrouve: vos decís, vos elegís, vos vivís, vos escribís, vos pedís, vos querés (vosotros queréis, il suffit d'enlever le i et le tour est joué). Certain verbes ne changent pas graphiquement, mais leur accentuation varie, et on la marque par un accent. Exemple: vos sabés, vos mandás...
A l'impératif cela donne aussi quelques petits changements: vení (au lieu de ven) escribí (escribe) decí (di) pedí (pide)... Idem pour l'accentuation de ceux qui ne changent pas d'orthographe: mirá, doblá, bebé...
Cette variante a un nom: Español rioplatense ; vous pourrez trouver plus de détails sur le net si vous le souhaitez.
Voilà, il ne reste plus qu'à ajouter un peu de guaraní pour compléter le tout et plus personne ne saura que vous n'êtes pas paraguayen. lol
Prononciation: le "y" se prononce comme le "u" français, le "j" comme un "y". Le ã, tout comme le õ, le ẽ, le g̃, le ĩ, le ũ et le ỹ est une lettre nasale et doit donc se pronocer nasalement, c'est-à-dire par le nez.
Mba'éichapa? = hola qué tal? = salut, ça va? Mba'eteko piko chera'ã'? idem ñañe'ẽta = ya hablaremos = à plus tard Ko'ãga che asẽ hina che rogagui = ahora salgo de mi casa = je sors de chez moi là Che ndarasaraima ndeheg̃ui = no te olvidé = je ne t'ai pas oublié Avy'ã rohechaguere = me alegro de verte = content de te voir Ndarekõi = no tengo = j'ai pas Ndaipori = no hay = il n'y a pas Ndaikatuy = no se puede = c'est pas possible Agãite ahata = ahora me voy = je m'en vais maintenant Moo rembaapota? = dónde trabajas? = où travailles-tu? Jaha! = ¡vamos! = on y va! TRES EMPLOYE Ejumina = ven por favor = viens s'il-te-plaît Ko'a ijetu'u = esto es difícil = c'est dur Ahata aju = ya vuelvo = je reviens tout de suite TRES EMPLOYE AUSSI Ko'ãga akaru hina = ahora estoy comiendo = je mange là Mba'épa nde rejapo? = qué hacés? = qu'est-ce que tu fais? Ekirirî mina! = callate! = tais-toi! Eguehema piko? = ya llegaste? = tu es arrivé? Rohechasê = quiero verte = je veux te voir Mba'e ere? = qué dijiste? = qu'est-ce que tu as dit?
Et pour clore ce long post, voici quelques expressions typiquement paraguayennes, mi-espagnoles mi-guarani:
Ni ahí = vient du portugais, nêm ai = je m'en fous Qué seca! = s'utilise pour décrire un état d'ennui profond Ivai ko la che situ! = je suis dans de beaux draps! Estar kaigue = être paresseux Estar tekorei = ne rien avoir à faire Argel = se dit d'une personne peu aimable Mala onda = se dit d'une personne ou d'une cohse, idem qu'argel Wakala! = berk! Nde ra kore! = putain! TRES EMPLOYE Nde ra na = idem Ndeeeee = idem Hacerse el ñembotavy = faire semblant de ne pas comprendre Tavy = con Mbore = se dit de quelqu'un, preil qu'argel Pirevai = se dit de quelqu'un qui s'est levé du pied gauche et qui est de mauvaise humeur Piko = mot interrogatif qui s'emploie à tout bout de champ ex: quién piko te lo dijo? Anga = pauvre mais pas au sens financier ex: pobre anga, le dejó solita su marido. Jey (prononcer yé'u)= de nouveau ex: volvió jey a mi casa. Gua'u = soit disant, mot qui souligne le mensonge ex: Juan le besó gua'u. Capaz nomás = souligne la possibilité ex: Cierto es que te vas a Asunción mañana? Capaz nomás. Yvapara = terme péjoratif pour désigner un campagnard. A NE PAS UTILISER Haina = mot qui exprime la surprise Ani chene! = no me digas! = j'y crois pas! Che vare'a = tengo hambre = j'ai faim Che ro'y = tengo frío = j'ai froid Ka'u = estar borracho = être bourré Heẽ... = oui en guarani Nahaniri = non Qué kashiai! = qué gracioso! = c'est drôle!
Voilà, je vous dis à tous jajoechapéve! (à la prochaine)
Comme j'ai vécu un an au Paraguay (Ciudad del Este) j'ai envie de vous faire partager quelques données culturelles et certaines particularités de la langue. J'espère que ça vous sera utlie si vous prévoyez de partir là-bas, ce que je vous conseille par ailleurs vivement.
S'il est vrai qu'au Paraguay on parle l'espagnol, il ne faut pas oublier que le guarani est la deuxième langue oficielle du pays. Cependant, dans la vie de tous les jours, on utilise plutôt le jopara, un mélange d'espagnol et de guarani, Le guaragnol comme disent certains, qui complique fortement la compréhension du touriste, même s'il parle parfaitement l'espagnol. Et en plus l'espagnol, quand on l'emploie est différent de celui parlé dans la péninsule Ibérique, c'est-à-dire de celui que vous avez appris à l'école. Petites précisions linguistiques, en espérant vous aider!
I. Caractéristiques: El yeismo: la lettre "ll" se pronoce comme un "y". Ainsi on prononcera "cayé" pour calle.
El seseo: la lettre "c" ne se pronoce pas avec la langue entre les dents comme en Espagne mais comme dans"casser" ou "fançais". Au Paraguay il y a aussi un phénomène qui consiste à prononcer les "s" finaux comme des "h" aspirés. Exemple: "las cosas" se prononce "lah cosah".
II. Conjugaison: au Paraguay, tout comme en Argentine, on n'utilse pas le pronom personnel "vosotros" pour s'adresser à plusieurs personnes, mais "ustedes" et ce même si l'intention est de les tutuyer. De même on n'utilise pas "tú" mais "vos" pour la deuxième personne du singulier. Ce phénomène s'appelle le voseo. On dit donc "con vos" et non pas "contigo". Ainsi on a:
Yo Vos El - Ella Nosotros Ustedes (remplace le vosotros et s'utilise normalement dans les autres cas)
De plus, certains verbes se conjuguent différement à la deuxième personne du singulier. Cependant ce n'est pas très difficile pour s'y retrouver si l'on connaît déjà la conjugaison normale. En effet, pour les verbes terminés en -er et -ir on prend la terminaison de la deuxième personne du pluriel (le fameux vosotros) et on la colle à la fin sans faire la diphtongue. Exemple:
Yo puedo Vos podés El - Ella puede Nosotros podemos Ustedes pueden
Ainsi on retrouve: vos decís, vos elegís, vos vivís, vos escribís, vos pedís, vos querés (vosotros queréis, il suffit d'enlever le i et le tour est joué). Certain verbes ne changent pas graphiquement, mais leur accentuation varie, et on la marque par un accent. Exemple: vos sabés, vos mandás...
A l'impératif cela donne aussi quelques petits changements: vení (au lieu de ven) escribí (escribe) decí (di) pedí (pide)... Idem pour l'accentuation de ceux qui ne changent pas d'orthographe: mirá, doblá, bebé...
Cette variante a un nom: Español rioplatense ; vous pourrez trouver plus de détails sur le net si vous le souhaitez.
Voilà, il ne reste plus qu'à ajouter un peu de guaraní pour compléter le tout et plus personne ne saura que vous n'êtes pas paraguayen. lol
Prononciation: le "y" se prononce comme le "u" français, le "j" comme un "y". Le ã, tout comme le õ, le ẽ, le g̃, le ĩ, le ũ et le ỹ est une lettre nasale et doit donc se pronocer nasalement, c'est-à-dire par le nez.
Mba'éichapa? = hola qué tal? = salut, ça va? Mba'eteko piko chera'ã'? idem ñañe'ẽta = ya hablaremos = à plus tard Ko'ãga che asẽ hina che rogagui = ahora salgo de mi casa = je sors de chez moi là Che ndarasaraima ndeheg̃ui = no te olvidé = je ne t'ai pas oublié Avy'ã rohechaguere = me alegro de verte = content de te voir Ndarekõi = no tengo = j'ai pas Ndaipori = no hay = il n'y a pas Ndaikatuy = no se puede = c'est pas possible Agãite ahata = ahora me voy = je m'en vais maintenant Moo rembaapota? = dónde trabajas? = où travailles-tu? Jaha! = ¡vamos! = on y va! TRES EMPLOYE Ejumina = ven por favor = viens s'il-te-plaît Ko'a ijetu'u = esto es difícil = c'est dur Ahata aju = ya vuelvo = je reviens tout de suite TRES EMPLOYE AUSSI Ko'ãga akaru hina = ahora estoy comiendo = je mange là Mba'épa nde rejapo? = qué hacés? = qu'est-ce que tu fais? Ekirirî mina! = callate! = tais-toi! Eguehema piko? = ya llegaste? = tu es arrivé? Rohechasê = quiero verte = je veux te voir Mba'e ere? = qué dijiste? = qu'est-ce que tu as dit?
Et pour clore ce long post, voici quelques expressions typiquement paraguayennes, mi-espagnoles mi-guarani:
Ni ahí = vient du portugais, nêm ai = je m'en fous Qué seca! = s'utilise pour décrire un état d'ennui profond Ivai ko la che situ! = je suis dans de beaux draps! Estar kaigue = être paresseux Estar tekorei = ne rien avoir à faire Argel = se dit d'une personne peu aimable Mala onda = se dit d'une personne ou d'une cohse, idem qu'argel Wakala! = berk! Nde ra kore! = putain! TRES EMPLOYE Nde ra na = idem Ndeeeee = idem Hacerse el ñembotavy = faire semblant de ne pas comprendre Tavy = con Mbore = se dit de quelqu'un, preil qu'argel Pirevai = se dit de quelqu'un qui s'est levé du pied gauche et qui est de mauvaise humeur Piko = mot interrogatif qui s'emploie à tout bout de champ ex: quién piko te lo dijo? Anga = pauvre mais pas au sens financier ex: pobre anga, le dejó solita su marido. Jey (prononcer yé'u)= de nouveau ex: volvió jey a mi casa. Gua'u = soit disant, mot qui souligne le mensonge ex: Juan le besó gua'u. Capaz nomás = souligne la possibilité ex: Cierto es que te vas a Asunción mañana? Capaz nomás. Yvapara = terme péjoratif pour désigner un campagnard. A NE PAS UTILISER Haina = mot qui exprime la surprise Ani chene! = no me digas! = j'y crois pas! Che vare'a = tengo hambre = j'ai faim Che ro'y = tengo frío = j'ai froid Ka'u = estar borracho = être bourré Heẽ... = oui en guarani Nahaniri = non Qué kashiai! = qué gracioso! = c'est drôle!
Voilà, je vous dis à tous jajoechapéve! (à la prochaine)
Démarches pour un mariage au Pérou? English translation pending
Bonjour,
je suis au perou avec ma fiancé qui est peruvienne et nous aimerions nous marrier. Pourriez vous me dire quelles sont les demarches a suivre, et si je peux faire toutes mes demarches ici sans avoir a revenir en france. quel est a peu pres le delai pour un mariage?
merci
Salvador de Bahia: hébergements et visites? English translation pending
Bonjour,
Nous préparons un voyage en famille avec un enfant de 10 ans pour la région de salvador pendant trois semaines en juillet 2009.
Avez vous des idées ou bon plans de petites villes autour de Salvador ou d'un petit circuit à faire en bus local.
Bien sûr je suis preneur d'adresses d'hébergement sympas reposantes et tout et tout
D'avance merci
Je peux aussi renseigner sur le Pérou