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Itinéraire sur dix-sept jours dans l'Ouest américain English translation pending
Bonjour,
J'envisage un voyage a 2 en Californie de 17 jours (15 jours entiers et 16 nuits sur place) entre fin Mai et debut Juin qui serait une boucle a partir de Los Angeles.
Je m'excuse d'avance de la longueur de mon post...
J'ai envisage l'itineraire suivant - en voiture:
J1 Arrivee a LA J2 => Santa Barbara J3 => Big Sur (par la route cotiere) J4 => San Francisco J5 San Francisco J6 San Francisco J7 San Francisco J8 => Yosemite J9 Yosemite J10 => Las Vegas J11 Las Vegas J12 => Grand Canyon J13 Grand Canyon J14 => Los Angeles (Route 66 si possible) J15 Los Angeles J16 Los Angeles J17 Vol retour
Est ce que cet itineraire parait pertinent? Realisable? Charge? J'ai la possibilite d'arriver a Los Angeles et de repartir de San Francisco mais les billets ainsi que la location de voiture sont plus chers - 100e par billet par pers + 100e de location soit 300e au total.
Cela vous parait-il valoir l'investissement supplementaire?
Merci d'avance pour vos conseils.
Cdt
J'envisage un voyage a 2 en Californie de 17 jours (15 jours entiers et 16 nuits sur place) entre fin Mai et debut Juin qui serait une boucle a partir de Los Angeles.
Je m'excuse d'avance de la longueur de mon post...
J'ai envisage l'itineraire suivant - en voiture:
J1 Arrivee a LA J2 => Santa Barbara J3 => Big Sur (par la route cotiere) J4 => San Francisco J5 San Francisco J6 San Francisco J7 San Francisco J8 => Yosemite J9 Yosemite J10 => Las Vegas J11 Las Vegas J12 => Grand Canyon J13 Grand Canyon J14 => Los Angeles (Route 66 si possible) J15 Los Angeles J16 Los Angeles J17 Vol retour
Est ce que cet itineraire parait pertinent? Realisable? Charge? J'ai la possibilite d'arriver a Los Angeles et de repartir de San Francisco mais les billets ainsi que la location de voiture sont plus chers - 100e par billet par pers + 100e de location soit 300e au total.
Cela vous parait-il valoir l'investissement supplementaire?
Merci d'avance pour vos conseils.
Cdt
Le paquebot Carnival Triumph en panne au large du Mexique English translation pending
Où aller en vacances avec enfants: Maroc ou Europe de l'Est? English translation pending
Bonjour,
Nous avons deux enfants (4 et 10 ans) et nous hésitons quant à notre destination... Maroc: risqué avec le conflit au Mali? Croatie, Albanie, Bulgarie, Monténégro Turquie
Nous recherchons dans notre destination - la mer nous voudrions pouvoir faire des visites découvrir le pays (je ne veux pas rentrer chez moi et ne rien savoir du pays où j'étais..) Sinon pas d'attente spécifique...
Pour ceux qui ont déjà visité tous ces pays, pouvez-vous partagé votre expérience et donné des conseils...
Merci
Nous avons deux enfants (4 et 10 ans) et nous hésitons quant à notre destination... Maroc: risqué avec le conflit au Mali? Croatie, Albanie, Bulgarie, Monténégro Turquie
Nous recherchons dans notre destination - la mer nous voudrions pouvoir faire des visites découvrir le pays (je ne veux pas rentrer chez moi et ne rien savoir du pays où j'étais..) Sinon pas d'attente spécifique...
Pour ceux qui ont déjà visité tous ces pays, pouvez-vous partagé votre expérience et donné des conseils...
Merci
Cambodge ou Laos? English translation pending
Je dispose de 3 semaines cet été. Et après avoir longtemps hésitée entre l'indonésie et l'asie du sud-est, notre choix se tourne vers l'asie du sud-est.
Seulement voilà maintenant, il nous faut trancher entre le Cambodge et le Laos...
Alors, à votre avis Cambodge ou Laos?
Merci pour vos réponses.
Alors, à votre avis Cambodge ou Laos?
Merci pour vos réponses.
Randonnée Edmaier's Secret - Buckskin Gulch (États-Unis) English translation pending
Hello tout le monde,
Besoin de votre aide pour notre prochain voyage aux USA début mai. Dans les environs de Kanab, nous avons en tête de nous faire une randonnée dans la zone de Edmaier's secret. Nous sommes déjà allés dans ce coin pour faire le Buckskin Gulch en le descendant vers la droite à partir du Confluence. Notre question : est-il possible de suivre le trajet en fleche verte pour acceder à la zone de Edmaier's secret (partir du parking remonter le Buckskin Gulch vers la gauche à partir du Confluence) ? Nos amis qui voyage avec nous n'ont jamais fait de slot canyon et j'ai envie de faire d'une pierre deux coups : remontée du slot canyon Buckskin Gulch et accès à Edmaier's secret. Mon interrogation peux-t-on vraiment remonter vers la gauche le Buckskin Gulch et est-il en slot canyon dans cette partie ?
Un grand merci d'avance au sachants 🙂 !
Besoin de votre aide pour notre prochain voyage aux USA début mai. Dans les environs de Kanab, nous avons en tête de nous faire une randonnée dans la zone de Edmaier's secret. Nous sommes déjà allés dans ce coin pour faire le Buckskin Gulch en le descendant vers la droite à partir du Confluence. Notre question : est-il possible de suivre le trajet en fleche verte pour acceder à la zone de Edmaier's secret (partir du parking remonter le Buckskin Gulch vers la gauche à partir du Confluence) ? Nos amis qui voyage avec nous n'ont jamais fait de slot canyon et j'ai envie de faire d'une pierre deux coups : remontée du slot canyon Buckskin Gulch et accès à Edmaier's secret. Mon interrogation peux-t-on vraiment remonter vers la gauche le Buckskin Gulch et est-il en slot canyon dans cette partie ?
Un grand merci d'avance au sachants 🙂 !
Voyage en France et en Suisse English translation pending
Bonjour
Nous sommes un groupe de 6 personnes dont 5 Thaïlandais et avons le projet de visiter la Suisse francophone autours du lac Léman puis remonter vers Paris.Nous disposons de 12 jours. De mon côté j'essaie de faire un programme à savoir: Zurich, Lausanne, Genève, Beaune et sa sa région puis Paris le tout en voiture. Des idées d'hôtel?de villes charmantes où s'arrêter? Merci de vos nombreux conseils.
Nous sommes un groupe de 6 personnes dont 5 Thaïlandais et avons le projet de visiter la Suisse francophone autours du lac Léman puis remonter vers Paris.Nous disposons de 12 jours. De mon côté j'essaie de faire un programme à savoir: Zurich, Lausanne, Genève, Beaune et sa sa région puis Paris le tout en voiture. Des idées d'hôtel?de villes charmantes où s'arrêter? Merci de vos nombreux conseils.
Compte rendu de voyage en Birmanie, vingt-deux jours, janvier 2013 English translation pending
Bonjour,
Ayant lu et posé des questions sur 2 forums internet, je me permets à mon tour de faire le compte rendu de mon voyage en Birmanie, sur ces 2 forums. Je suis partie seule (j’ai 28 ans) du 10 janvier au 1er février. Pas besoin d’agence pour réserver ses hôtels si on est débrouillard(e) mais besoin de réserver à l’avance pendant la période touristique, ça c’est sûr, sinon, possibles galères pour trouver un hôtel, perte de temps et pas forcément un hôtel de libre dans sa fourchette de budget…
10/01 : arrivée à Yangon, j’ai changé mes Euros à l’aéroport (prendre des coupures de 50 et 100 E) au taux de 1 E = 1 113 K Pour info, j’ai changé mes Euros en Kyatts et j’ai payé mes hôtels et les sites avec des Dollars. Hôtel Mother Land Inn réservé depuis la France par internet (ils répondent très très vite), qui est venu me chercher directement à l’aéroport, chambre simple avec SDB (eau chaude) pour 24 dollars avec PDJ. Très bon petit déjeuner d’ailleurs. Hôtel excentré mais faisable d’aller se balader à pieds au centre ville, je n’ai jamais pris le taxi n’y pour y aller, ni pour en revenir.
11/01 : visite du musée de pierres précieuses à éviter pour ceux/celles qui ne sont pas des adeptes des pierres, c’est 5 dollars et interdiction de photographier et je n’y ai pas trouvé mon intérêt. Bus de nuit Yangon/Kalaw 11 000 K, départ 17h, arrivée 4h du matin (il y a foule de compagnie donc certaines partent et arrivent plus tôt ou plus tard)
12/01 : arrivée à Kalaw à 4h du matin, j’avais réservé par téléphone depuis la France pour le Parami Motel mais c’était tout fermé quand je suis arrivée… En plus, ça ne me tentait pas plus que ça car c’était 15 dollars la simple. Je suis donc allée au Golden Kalaw Inn et ai partagée une double sans SDB avec une autre fille, pour 9 dollars ! Avec le petit déjeuner en plus ! Réservation du trek chez Sam’s Family pour partir le lendemain. Cette agence est déjà bien rôdée, je pense que ça peut être sympa de partir avec des plus petites agences afin de répartir l’argent entre tous. Prix pour 5 ou 6 personnes (jamais plus par groupe) : 36 000 K (comprenant nuitées + repas + acheminement des bagages + traversée en bateau pour rejoindre Nyaugshwe, il faut juste acheter son eau au fur et à mesure)
13/01 – 14/01 – 15/01 : trek avec notre guide Kochit, anglais pas très bon du tout mais tellement sympa ! Il nous a toujours montré plein de choses et nous a fait passer par des endroits où nous évitions les autres touristes quand c’était possible et on a passé les 2 nuits chez l’habitant et pas au monastère qui parait-il est plein de touristes. Donc moments très sympathiques Arrivée sur Nyaugshwe le dernier jour, j’avais réservé mon hôtel par téléphone depuis la France et confirmé ma réservation avant de partir en trek (en même temps, mon sac était acheminé chez eux). Il s’agit du Joy Hotel, j’avais la plus modeste des simples sans SDB avec PDJ, accolée à la réception, pour 8 dollars, les autres single sont un poil plus chères (les double sont à 22 dollars).
16/01 : journée sur le lac et je suis passée par Phyu Phyu dont le contact a été donné par un couple qui poste souvent sur un des forums. Elle nous a trouvé un boat driver (28 000 K le bateau pour aller jusque Thaung Tho et Indein) et par contre, il faut la payer en plus (selon votre ressenti à la fin de la journée). Apparemment, les chats sauteurs du monastère ne sautent plus depuis 1 ou 2 ans, nous a dit Phyu Phyu.
17/01 et 18/01 : 2 journées à vélo, location auprès de mon hôtel pour 1 500 K la journée. Bus de nuit vers Mandalay, 10 000 K, départ 19h, arrivée 3h30 du matin. Partage d’un pick up avec 4 autres personnes (5 000 K au total donc 1 000 K par personne) Arrivée à mon hôtel Royal Guest House que j’avais réservé par téléphone de France et confirmé 2 jours avant par téléphone depuis Nyaugshwe mais j’avais réservé pour la nuit suivante car je ne pensais pas arriver si tôt… J’ai pu finir la nuit sur un canapé à la réception.
19/01 : à pieds dans Mandalay, attention, contourner le palais à pieds est vraiment long, j’aurai mieux fait de louer un vélo. Pass à 10 dollars pour visiter certains sites de Mandalay, à mon avis, à éviter car les sites du pass ne sont absolument pas incontournables, il suffit de les voir de l’extérieur, il sont beaucoup plus beaux (l’intérieur n’apporte rien à mon sens) Le soir, je me rends compte que je me suis fait voler 200 000 K (soit 180 E), j’ai maintenant un doute avec le recul si ça s’est passé cette nuit dans le bus ou ce matin quand je dormais dans la réception de l’hôtel… Bref, ce n’est pas parce que vous êtes en Birmanie qu’il ne faut pas faire attention à ses affaires (et pourtant, je fais toujours très très attention aux miennes, comme quoi…) Nuit au Royal Guest House pour 20 dollars la chambre double partagée avec une autre fille, avec SDB et PDJ.
20/01 : journée aux alentours de Mandalay pour 30 000 K en taxi, avec Momo, qui parle français. Départ à 5h du matin de l’hôtel pour aller voir le lever du soleil sur Amarapura depuis le pont U Bein, peu de touristes mais pas de bol, c’est nuageux… Visite d’Amarapura puis Paleik où je suis la seule touriste à voir les 2 serpents puis Sagaing où je grimpe la colline, puis retour à Amarapura pour attendre le coucher du soleil que je ne verrai jamais car j’ai du rentrer d’urgence tellement j’étais malade… Je ne donnerai pas plus de détails…
21/01 : journée très tranquille car je suis très fatiguée, je loue un vélo pour 1 500 K Change d’argent à l’intérieur de la Paya Mahamuni au taux de 1 E = 1 127 K vu qu’on m’avait volé tous mes Kyatts… Bus pour Monywa, 2 000 K, départ 14h, arrivée 17h. Puis moto jusqu’au centre ville 2 000 K aussi.
Je n’avais pas réservé mon hôtel car pour moi, cette ville était peu touristique, ce qui est vrai mais il y avait un car de touristes allemands dans l’hôtel où je souhaitais aller et les autres hôtels sont full… et il n’y a pas d’autres d’hôtels autorisés à accueillir les touristes en dehors de ceux référencés dans le Lonely Planet (4 hôtels je crois…). Heureusement, l’hôtel Shwe Taung Tarn me donne une chambre avec SDB (mais eau froide) avec PDJ pour 15 dollars (normalement réservée pour les birmans), par contre le petit déjeuner est très bien, très copieux.
22/01 : excursion toute la journée avec une moto taxi, pour 25 000 K, pour aller voir Hpo Win Daung, par contre 1h30 pour y aller, 1h sur le site (le driver n’a pas voulu quand je lui ai demandé 1h30 sur le site, je n’ai pas compris pourquoi ?) et 1h30 pour le retour, j’ai trouvé ca trop court pour les 3h de trajet, je pense qu’il y a de belles choses à voir donc y prévoir du temps. Ensuite jusqu’au Thambodday et Bodhi Tataung.
Nuit au même hôtel, je change pour une chambre single à 10 dollars.
23/01 : bus Monywa à Bagan, 2 500 K, à 6 heures du matin, arrivée à 9h30. J’ai réservé mon hôtel Inn Wa Guest House (à Nyaung U) de France, par internet cette fois et confirmé 3 jours avant la réservation, mauvaise surprise, ils nous annoncent que la chambre double avec SDB (que je vais partager avec une autre fille) passe de 20 dollars à 30 dollars avec PDJ (j’avais réservé le 15/12…), ce qui est totalement abusé mais négociation pour 25 dollars une fois sur place, on nous l’accorde juste pour nous. Vélo loué à la guesthouse pour 1 500 K la journée et je dois dire qu’ils ne sont pas trop mal pour le pays.
24/01 – 25/01 et 26/01 : sur Bagan, à vélo. Mon temple préféré : le Sulamani pour ses fresques. C’est bien d’aller aussi voir un lever du soleil, c’est magnifique et si on attend un peu peu, on voit les montgolfières passer devant le soleil levant. Demander un temple approprié à son hôtel, ils se feront un plaisir de vous en indiquer un. Il vous faudra juste le courage de vous lever et de pédaler de nuit jusqu’au temple. Bus Bagan/Yangon, 13 000K, départ 18h, arrivée 4h du matin.
27/01 : tant que je suis à la gare des bus, j’y reste et prends un bus pour Kinpun, 7 000 K, départ 5h, arrivée 9h Je monte depuis Kinpun à pieds jusqu’au rocher d’or (5 heures en y allant vraiment tranquille) et en haut, mauvaise surprise car le rocher d’or est en travaux depuis 3 jours, pas de bol… Bien entendu, les hôteliers n’en parlent pas du tout… Descente en camion pour 1 500 K. Nuit au Sea Sar pour 25 dollars la double avec SDB avec PDJ, que j’ai partagée avec une fille.
28/01 : départ pour Moulmein avec 3 gars en moto. Là-bas, il y a Aurora Guesthouse pour 5 dollars la simple sans SDB sans PDJ. Pas besoin de réserver à tout prix pour Moulmein, ce n’était pas plein.
29/01 : par un concours de circonstances, je n’ai pas pu visiter Moulmein alors que j’y avais prévu 2 jours et me voilà catapultée à Bago. Emperor Motel : 10 dollars la simple sans PDJ, très impersonnel San Francisco, à quelques mètres en face, 8 dollars la simple sans SDB, 10 dollars avec SDB, sans PDJ avec des filles hyper sympa à l’accueil, à conseiller vivement !!!!!! Bons conseils et en plus, la patronne m’a donné une part de pastèque, c’est sympa. Pas besoin non plus de réserver à Bago, ce n’était pas plein non plus.
30/01 : visite de Bago en vélo, jamais loué un vélo aussi pourri, pensez à bien le tester avant de partir, en plus c’est le plus cher du séjour (2 000 K). Pass de 10 dollars à acquitter et aussi 300 K pour les photos dans la plupart des sites. Bago ne m’a pas trop plu pour ma part.
31/01 : train Bago/Yangon pour 2 dollars, départ 7h, arrivée 9h au centre ville (si j’avais pris le bus, j’aurai dû payer le taxi à 7 000 K pour revenir au centre ville…) Hôtel trouvé le 1er jour et réservé pour aujourd’hui, en confirmant de nouveau par téléphone 2 jours avant. Il s’agit de Mahabandoola Guest House, 5 dollars la simple sans PDJ et avec eau froide (mais à Yangon ce n’est pas grave, il fait chaud jour et nuit), elle est située juste à côté de la paya Sule, une aubaine ! Téléphone : 01 248104
Si on évite les restaurants touristiques, on peut manger entre 1 000 K et 1 500 K le plat, même des fois 500 K !!!! Les bananes, c’est 100 K par banane mais si vous les achetez en lot, c’est 500 K les 18 bananes !!!! La nourriture n’est pas chère du tout.
Pour l’hébergement par contre, c’est cher et les hôteliers augmentent sans cesse leur prix et tout est full dans les lieux touristiques, j’ai eu heureusement la chance de réserver dans des guesthouses pas trop trop chères pour la plupart. Pour maximiser ses chances, il faut réserver par téléphone de France (ou internet s’ils répondent) et confirmer 2/3 jours avant par téléphone. Les guesthouses dont je parle sont toutes dans le Lonely Planet, sauf la dernière pour laquelle je vous ai donné le numéro de téléphone (attention, il faut tomber sur la personne qui parle anglais sinon c’est foutu, il faut rappeler plus tard…)
Très difficile en règle générale de comprendre leur anglais et de se faire comprendre, il faut tomber sur la bonne personne.
L'internet a fonctionné partout et plus vite que ce que je le pensais (j'y allais après manger le soir quand il n'y avait pas trop de monde), sauf à Bagan, connexion impossible 3 jours sur les 4 jours à Bagan ! Et pas d'internet au rocher d'or.
La Birmanie devient touristique et les hôteliers et taxis en profitent, pour ceux/celles qui recherchent l’authenticité, essayer d’aller dans des petites villes après le circuit classique Inle/Mandalay/Bagan.
Matériel à emporter indispensable : sa lampe de poche pour admirer certains des temples qui sont peu éclairés et aussi si vous faites du vélo la nuit (par exemple à Bagan, quand vous rentrez d’un coucher de soleil ou quand vous allez vous un lever du soleil)
Voilà, si vous avez des questions, n’hésitez pas. Sabrina
Ayant lu et posé des questions sur 2 forums internet, je me permets à mon tour de faire le compte rendu de mon voyage en Birmanie, sur ces 2 forums. Je suis partie seule (j’ai 28 ans) du 10 janvier au 1er février. Pas besoin d’agence pour réserver ses hôtels si on est débrouillard(e) mais besoin de réserver à l’avance pendant la période touristique, ça c’est sûr, sinon, possibles galères pour trouver un hôtel, perte de temps et pas forcément un hôtel de libre dans sa fourchette de budget…
10/01 : arrivée à Yangon, j’ai changé mes Euros à l’aéroport (prendre des coupures de 50 et 100 E) au taux de 1 E = 1 113 K Pour info, j’ai changé mes Euros en Kyatts et j’ai payé mes hôtels et les sites avec des Dollars. Hôtel Mother Land Inn réservé depuis la France par internet (ils répondent très très vite), qui est venu me chercher directement à l’aéroport, chambre simple avec SDB (eau chaude) pour 24 dollars avec PDJ. Très bon petit déjeuner d’ailleurs. Hôtel excentré mais faisable d’aller se balader à pieds au centre ville, je n’ai jamais pris le taxi n’y pour y aller, ni pour en revenir.
11/01 : visite du musée de pierres précieuses à éviter pour ceux/celles qui ne sont pas des adeptes des pierres, c’est 5 dollars et interdiction de photographier et je n’y ai pas trouvé mon intérêt. Bus de nuit Yangon/Kalaw 11 000 K, départ 17h, arrivée 4h du matin (il y a foule de compagnie donc certaines partent et arrivent plus tôt ou plus tard)
12/01 : arrivée à Kalaw à 4h du matin, j’avais réservé par téléphone depuis la France pour le Parami Motel mais c’était tout fermé quand je suis arrivée… En plus, ça ne me tentait pas plus que ça car c’était 15 dollars la simple. Je suis donc allée au Golden Kalaw Inn et ai partagée une double sans SDB avec une autre fille, pour 9 dollars ! Avec le petit déjeuner en plus ! Réservation du trek chez Sam’s Family pour partir le lendemain. Cette agence est déjà bien rôdée, je pense que ça peut être sympa de partir avec des plus petites agences afin de répartir l’argent entre tous. Prix pour 5 ou 6 personnes (jamais plus par groupe) : 36 000 K (comprenant nuitées + repas + acheminement des bagages + traversée en bateau pour rejoindre Nyaugshwe, il faut juste acheter son eau au fur et à mesure)
13/01 – 14/01 – 15/01 : trek avec notre guide Kochit, anglais pas très bon du tout mais tellement sympa ! Il nous a toujours montré plein de choses et nous a fait passer par des endroits où nous évitions les autres touristes quand c’était possible et on a passé les 2 nuits chez l’habitant et pas au monastère qui parait-il est plein de touristes. Donc moments très sympathiques Arrivée sur Nyaugshwe le dernier jour, j’avais réservé mon hôtel par téléphone depuis la France et confirmé ma réservation avant de partir en trek (en même temps, mon sac était acheminé chez eux). Il s’agit du Joy Hotel, j’avais la plus modeste des simples sans SDB avec PDJ, accolée à la réception, pour 8 dollars, les autres single sont un poil plus chères (les double sont à 22 dollars).
16/01 : journée sur le lac et je suis passée par Phyu Phyu dont le contact a été donné par un couple qui poste souvent sur un des forums. Elle nous a trouvé un boat driver (28 000 K le bateau pour aller jusque Thaung Tho et Indein) et par contre, il faut la payer en plus (selon votre ressenti à la fin de la journée). Apparemment, les chats sauteurs du monastère ne sautent plus depuis 1 ou 2 ans, nous a dit Phyu Phyu.
17/01 et 18/01 : 2 journées à vélo, location auprès de mon hôtel pour 1 500 K la journée. Bus de nuit vers Mandalay, 10 000 K, départ 19h, arrivée 3h30 du matin. Partage d’un pick up avec 4 autres personnes (5 000 K au total donc 1 000 K par personne) Arrivée à mon hôtel Royal Guest House que j’avais réservé par téléphone de France et confirmé 2 jours avant par téléphone depuis Nyaugshwe mais j’avais réservé pour la nuit suivante car je ne pensais pas arriver si tôt… J’ai pu finir la nuit sur un canapé à la réception.
19/01 : à pieds dans Mandalay, attention, contourner le palais à pieds est vraiment long, j’aurai mieux fait de louer un vélo. Pass à 10 dollars pour visiter certains sites de Mandalay, à mon avis, à éviter car les sites du pass ne sont absolument pas incontournables, il suffit de les voir de l’extérieur, il sont beaucoup plus beaux (l’intérieur n’apporte rien à mon sens) Le soir, je me rends compte que je me suis fait voler 200 000 K (soit 180 E), j’ai maintenant un doute avec le recul si ça s’est passé cette nuit dans le bus ou ce matin quand je dormais dans la réception de l’hôtel… Bref, ce n’est pas parce que vous êtes en Birmanie qu’il ne faut pas faire attention à ses affaires (et pourtant, je fais toujours très très attention aux miennes, comme quoi…) Nuit au Royal Guest House pour 20 dollars la chambre double partagée avec une autre fille, avec SDB et PDJ.
20/01 : journée aux alentours de Mandalay pour 30 000 K en taxi, avec Momo, qui parle français. Départ à 5h du matin de l’hôtel pour aller voir le lever du soleil sur Amarapura depuis le pont U Bein, peu de touristes mais pas de bol, c’est nuageux… Visite d’Amarapura puis Paleik où je suis la seule touriste à voir les 2 serpents puis Sagaing où je grimpe la colline, puis retour à Amarapura pour attendre le coucher du soleil que je ne verrai jamais car j’ai du rentrer d’urgence tellement j’étais malade… Je ne donnerai pas plus de détails…
21/01 : journée très tranquille car je suis très fatiguée, je loue un vélo pour 1 500 K Change d’argent à l’intérieur de la Paya Mahamuni au taux de 1 E = 1 127 K vu qu’on m’avait volé tous mes Kyatts… Bus pour Monywa, 2 000 K, départ 14h, arrivée 17h. Puis moto jusqu’au centre ville 2 000 K aussi.
Je n’avais pas réservé mon hôtel car pour moi, cette ville était peu touristique, ce qui est vrai mais il y avait un car de touristes allemands dans l’hôtel où je souhaitais aller et les autres hôtels sont full… et il n’y a pas d’autres d’hôtels autorisés à accueillir les touristes en dehors de ceux référencés dans le Lonely Planet (4 hôtels je crois…). Heureusement, l’hôtel Shwe Taung Tarn me donne une chambre avec SDB (mais eau froide) avec PDJ pour 15 dollars (normalement réservée pour les birmans), par contre le petit déjeuner est très bien, très copieux.
22/01 : excursion toute la journée avec une moto taxi, pour 25 000 K, pour aller voir Hpo Win Daung, par contre 1h30 pour y aller, 1h sur le site (le driver n’a pas voulu quand je lui ai demandé 1h30 sur le site, je n’ai pas compris pourquoi ?) et 1h30 pour le retour, j’ai trouvé ca trop court pour les 3h de trajet, je pense qu’il y a de belles choses à voir donc y prévoir du temps. Ensuite jusqu’au Thambodday et Bodhi Tataung.
Nuit au même hôtel, je change pour une chambre single à 10 dollars.
23/01 : bus Monywa à Bagan, 2 500 K, à 6 heures du matin, arrivée à 9h30. J’ai réservé mon hôtel Inn Wa Guest House (à Nyaung U) de France, par internet cette fois et confirmé 3 jours avant la réservation, mauvaise surprise, ils nous annoncent que la chambre double avec SDB (que je vais partager avec une autre fille) passe de 20 dollars à 30 dollars avec PDJ (j’avais réservé le 15/12…), ce qui est totalement abusé mais négociation pour 25 dollars une fois sur place, on nous l’accorde juste pour nous. Vélo loué à la guesthouse pour 1 500 K la journée et je dois dire qu’ils ne sont pas trop mal pour le pays.
24/01 – 25/01 et 26/01 : sur Bagan, à vélo. Mon temple préféré : le Sulamani pour ses fresques. C’est bien d’aller aussi voir un lever du soleil, c’est magnifique et si on attend un peu peu, on voit les montgolfières passer devant le soleil levant. Demander un temple approprié à son hôtel, ils se feront un plaisir de vous en indiquer un. Il vous faudra juste le courage de vous lever et de pédaler de nuit jusqu’au temple. Bus Bagan/Yangon, 13 000K, départ 18h, arrivée 4h du matin.
27/01 : tant que je suis à la gare des bus, j’y reste et prends un bus pour Kinpun, 7 000 K, départ 5h, arrivée 9h Je monte depuis Kinpun à pieds jusqu’au rocher d’or (5 heures en y allant vraiment tranquille) et en haut, mauvaise surprise car le rocher d’or est en travaux depuis 3 jours, pas de bol… Bien entendu, les hôteliers n’en parlent pas du tout… Descente en camion pour 1 500 K. Nuit au Sea Sar pour 25 dollars la double avec SDB avec PDJ, que j’ai partagée avec une fille.
28/01 : départ pour Moulmein avec 3 gars en moto. Là-bas, il y a Aurora Guesthouse pour 5 dollars la simple sans SDB sans PDJ. Pas besoin de réserver à tout prix pour Moulmein, ce n’était pas plein.
29/01 : par un concours de circonstances, je n’ai pas pu visiter Moulmein alors que j’y avais prévu 2 jours et me voilà catapultée à Bago. Emperor Motel : 10 dollars la simple sans PDJ, très impersonnel San Francisco, à quelques mètres en face, 8 dollars la simple sans SDB, 10 dollars avec SDB, sans PDJ avec des filles hyper sympa à l’accueil, à conseiller vivement !!!!!! Bons conseils et en plus, la patronne m’a donné une part de pastèque, c’est sympa. Pas besoin non plus de réserver à Bago, ce n’était pas plein non plus.
30/01 : visite de Bago en vélo, jamais loué un vélo aussi pourri, pensez à bien le tester avant de partir, en plus c’est le plus cher du séjour (2 000 K). Pass de 10 dollars à acquitter et aussi 300 K pour les photos dans la plupart des sites. Bago ne m’a pas trop plu pour ma part.
31/01 : train Bago/Yangon pour 2 dollars, départ 7h, arrivée 9h au centre ville (si j’avais pris le bus, j’aurai dû payer le taxi à 7 000 K pour revenir au centre ville…) Hôtel trouvé le 1er jour et réservé pour aujourd’hui, en confirmant de nouveau par téléphone 2 jours avant. Il s’agit de Mahabandoola Guest House, 5 dollars la simple sans PDJ et avec eau froide (mais à Yangon ce n’est pas grave, il fait chaud jour et nuit), elle est située juste à côté de la paya Sule, une aubaine ! Téléphone : 01 248104
Si on évite les restaurants touristiques, on peut manger entre 1 000 K et 1 500 K le plat, même des fois 500 K !!!! Les bananes, c’est 100 K par banane mais si vous les achetez en lot, c’est 500 K les 18 bananes !!!! La nourriture n’est pas chère du tout.
Pour l’hébergement par contre, c’est cher et les hôteliers augmentent sans cesse leur prix et tout est full dans les lieux touristiques, j’ai eu heureusement la chance de réserver dans des guesthouses pas trop trop chères pour la plupart. Pour maximiser ses chances, il faut réserver par téléphone de France (ou internet s’ils répondent) et confirmer 2/3 jours avant par téléphone. Les guesthouses dont je parle sont toutes dans le Lonely Planet, sauf la dernière pour laquelle je vous ai donné le numéro de téléphone (attention, il faut tomber sur la personne qui parle anglais sinon c’est foutu, il faut rappeler plus tard…)
Très difficile en règle générale de comprendre leur anglais et de se faire comprendre, il faut tomber sur la bonne personne.
L'internet a fonctionné partout et plus vite que ce que je le pensais (j'y allais après manger le soir quand il n'y avait pas trop de monde), sauf à Bagan, connexion impossible 3 jours sur les 4 jours à Bagan ! Et pas d'internet au rocher d'or.
La Birmanie devient touristique et les hôteliers et taxis en profitent, pour ceux/celles qui recherchent l’authenticité, essayer d’aller dans des petites villes après le circuit classique Inle/Mandalay/Bagan.
Matériel à emporter indispensable : sa lampe de poche pour admirer certains des temples qui sont peu éclairés et aussi si vous faites du vélo la nuit (par exemple à Bagan, quand vous rentrez d’un coucher de soleil ou quand vous allez vous un lever du soleil)
Voilà, si vous avez des questions, n’hésitez pas. Sabrina
Cambodge: première expérience de voyage non organisé par deux femmes seniors English translation pending
Nous avons décidé de partir seules, ma soeur et moi (68 et 67 ans) au Cambodge pour la 1ère fois intégralement par nous-mêmes (la durée, les dates, le prix des voyages organisés ne nous conviennent pas et nous voulons tenter l'aventure). Nous y serons entre le 20 mars et le 20 avril. Pas d'appréhension pour l'hébergement (grâce aux forums, guides papier, tripadvisor) mais ce qui m'inquiète ce sont les déplacements : comment faire entre l'aéroport de Phnom Penh et la guest house en ville, faut-il des précautions pour prendre un taxi, négocier un prix, sur quelle base ? Peut-on circuler dans le pays en transport collectif avec des valises à roulettes sans que cela soit épuisant ? Sur quel critère choisir un guide pour la visite des sites d'Angkor ? Vaut-il mieux tout organiser avant notre départ ou suivre notre inspiration au fur et à mesure ? Et ce n'est que le début de mes interrogations... Merci pour vos informations et conseils.
Circuit au Québec seule avec enfant de 6 ans (fin juin - début juillet) English translation pending
Bonjour,
cette année je voudrais partir avec mon fils de 6 ans pour environ 15-20 jours au Québec. J'ai deux circuits en tête: Montréal 1 nuit Québec 2 nuits Rivière-du-Loup 1 nuit Bonaventure 1 nuit Percé 2 nuits Saint-Anne-des-Monts 2 nuits Les Escoumins 1 nuit Saguenay 1 nuit Alma 2 nuits Saint-Alexis-des-Monts 1 nuit Montréal
2ème circuit
Montréal 2 nuits Parc Nationale de la Mauricie 2 nuits Lac St-Jean 2 nuits Saint-Rose-du-Nord 1 nuit Tadoussac 1 nuit Québec 2 nuits Saint-Alexis-des-Monts 2 nuits puis retour à Montréal et retour en Suisse
Lequel de ces deux circuits semble le plus approprié et intéressant avec une enfant de 6 ans. Je me demandais si ça valait la peine que je prolonge mon voyage d'un jour ou deux au retour sur Montréal.
D'avance merci pour vos commentaires et suggestions.
Lyse
cette année je voudrais partir avec mon fils de 6 ans pour environ 15-20 jours au Québec. J'ai deux circuits en tête: Montréal 1 nuit Québec 2 nuits Rivière-du-Loup 1 nuit Bonaventure 1 nuit Percé 2 nuits Saint-Anne-des-Monts 2 nuits Les Escoumins 1 nuit Saguenay 1 nuit Alma 2 nuits Saint-Alexis-des-Monts 1 nuit Montréal
2ème circuit
Montréal 2 nuits Parc Nationale de la Mauricie 2 nuits Lac St-Jean 2 nuits Saint-Rose-du-Nord 1 nuit Tadoussac 1 nuit Québec 2 nuits Saint-Alexis-des-Monts 2 nuits puis retour à Montréal et retour en Suisse
Lequel de ces deux circuits semble le plus approprié et intéressant avec une enfant de 6 ans. Je me demandais si ça valait la peine que je prolonge mon voyage d'un jour ou deux au retour sur Montréal.
D'avance merci pour vos commentaires et suggestions.
Lyse
Séjour en Sicile, mars 2013 English translation pending
J'abandonne lâchement la Gwada après plus de dix séjours et je me recentre, provisoirement, sur l'Europe. Et en Europe, louper la Sicile ce serait ballot non ?
Donc billets en poche, hôtels réservés pour onze jours de découverte et de photos.
3 Jours sur Catane et ses environs, 3 Jours du coté de Palerme avec une escapade sur Corleone...entre autre... 2 Jours pour visiter les temples d'Agrigente et 3 Jours sur Syracuse, Raguse et Modica pour finir.
On se revoit plus tard pour les images...😉
Donc billets en poche, hôtels réservés pour onze jours de découverte et de photos.
3 Jours sur Catane et ses environs, 3 Jours du coté de Palerme avec une escapade sur Corleone...entre autre... 2 Jours pour visiter les temples d'Agrigente et 3 Jours sur Syracuse, Raguse et Modica pour finir.
On se revoit plus tard pour les images...😉
Avis sur circuit de dix-sept jours dans l'Ouest américain, départ le 26 avril 2013 English translation pending
Bonjour a tous
J'aimerais avoir votre avis sur le circuit que j'ai préparé pour l'ouest des USA en essayant de tenir compte des différents conseils que j'ai pu trouver meme si cela n'est pas toujours facile de faire les bons choix, chacun ayant ses propres gouts. Ce circuit est prévu pour 4 personnes (2 adultes et 2 enfants de 12 et 14ans) du 26 avril au 13 mai 2013 en autotour 4X4 type grand cherokee .
Jour 1: Paris - Los Angeles (nuit à Los Angeles) Jour 2: Los Angeles - Kingman : Trajet le matin (510km) - Visite Kingman et route 66 l'après midi - Nuit au travelodge Kingman Jour 3: Kingman - Grand Canyon: Trajet le matin (280km) - Visite grand Canyon l'après midi - Nuit au Red feather lodge Jour 4: Grand Canyon - Page: Hélico grand canyon en début de matinée - Route pour Page (220km) et Antelope Canyon l'après midi - Nuit au Super 8 Page Jour 5: Page - Monument vallée - Trajet le matin (230 km) - Monument vallée l'après midi jusqu'au coucher du soleil - Nuit au Mexican hat Lodge Jour 6: Mexican hat - Moab : Route le matin (200km) - Ballade Arch park - Nuit au Super 8 Moab Jour 7: Moab - Bryce canyon : Route le matin (450 km) - Bryce l'après midi - Nuit au Ruby's inn près de Bryce Jour 8: Bryce - Zion : Route le matin (140km) - Zion l'après midi : Nuit au mount Carmel en cabine Jour 9 : Zion - Las vegas - Trajet le matin (270km) - Las vegas l'après midi - Nuit à Tahiti village resort Jour 10: Las vegas : Visite de la ville - Nuit a Tahiti village Resort Jour 11: Las vegas - Death vallée - Trajet le matin (320km) - visite death vallée et les dunes l'après midi - Nuit au Panamint springs resort Jour 12: Death vallée - Three rivers - Death vallée le matin et trajet l'après midi (450 km) - Nuit à l'American best value inn three rivers Jour 13: Three river - Sequoia park : Journée sur le park - Nuit à l'american best value inn three river Jour 14: Three river - Los Angeles : Route le matin (370km) - Visite de Los Angeles l'après midi - Hotel pas encore choisi Jour 15 : Los angeles : Journée à universal studio Jour 16 : Los Angeles : Visite de la ville Jour 17 : Depart Los Angeles Jour 18: Arrivée Paris
Comme vous pouvez le voir, un programme plutôt chargé (Trop ???). Les trajets sont plutôt prévus le matin pour privilégier une meilleur lumière pour les photos. Est ce un bon choix ? J'ai aussi essayé d'équilibrer les km par journée et les possibilités de petites randos a pied. Je préfère plutôt voir de beaux paysages plutot que les villes
Budget prévu pour tout cela : 6500€ Avion : 2000€ Loc Voiture et essence : 1150€ Entrée des parcs : 150€ (Pass park + antelope + Monument vallée) Helico Grand canyon : 650€ Repas : 900€ (Le midi casse croute et resto le soir) Hotel : 1400€ Universal studio : 250€
Merci de votre retour
dbert
J'aimerais avoir votre avis sur le circuit que j'ai préparé pour l'ouest des USA en essayant de tenir compte des différents conseils que j'ai pu trouver meme si cela n'est pas toujours facile de faire les bons choix, chacun ayant ses propres gouts. Ce circuit est prévu pour 4 personnes (2 adultes et 2 enfants de 12 et 14ans) du 26 avril au 13 mai 2013 en autotour 4X4 type grand cherokee .
Jour 1: Paris - Los Angeles (nuit à Los Angeles) Jour 2: Los Angeles - Kingman : Trajet le matin (510km) - Visite Kingman et route 66 l'après midi - Nuit au travelodge Kingman Jour 3: Kingman - Grand Canyon: Trajet le matin (280km) - Visite grand Canyon l'après midi - Nuit au Red feather lodge Jour 4: Grand Canyon - Page: Hélico grand canyon en début de matinée - Route pour Page (220km) et Antelope Canyon l'après midi - Nuit au Super 8 Page Jour 5: Page - Monument vallée - Trajet le matin (230 km) - Monument vallée l'après midi jusqu'au coucher du soleil - Nuit au Mexican hat Lodge Jour 6: Mexican hat - Moab : Route le matin (200km) - Ballade Arch park - Nuit au Super 8 Moab Jour 7: Moab - Bryce canyon : Route le matin (450 km) - Bryce l'après midi - Nuit au Ruby's inn près de Bryce Jour 8: Bryce - Zion : Route le matin (140km) - Zion l'après midi : Nuit au mount Carmel en cabine Jour 9 : Zion - Las vegas - Trajet le matin (270km) - Las vegas l'après midi - Nuit à Tahiti village resort Jour 10: Las vegas : Visite de la ville - Nuit a Tahiti village Resort Jour 11: Las vegas - Death vallée - Trajet le matin (320km) - visite death vallée et les dunes l'après midi - Nuit au Panamint springs resort Jour 12: Death vallée - Three rivers - Death vallée le matin et trajet l'après midi (450 km) - Nuit à l'American best value inn three rivers Jour 13: Three river - Sequoia park : Journée sur le park - Nuit à l'american best value inn three river Jour 14: Three river - Los Angeles : Route le matin (370km) - Visite de Los Angeles l'après midi - Hotel pas encore choisi Jour 15 : Los angeles : Journée à universal studio Jour 16 : Los Angeles : Visite de la ville Jour 17 : Depart Los Angeles Jour 18: Arrivée Paris
Comme vous pouvez le voir, un programme plutôt chargé (Trop ???). Les trajets sont plutôt prévus le matin pour privilégier une meilleur lumière pour les photos. Est ce un bon choix ? J'ai aussi essayé d'équilibrer les km par journée et les possibilités de petites randos a pied. Je préfère plutôt voir de beaux paysages plutot que les villes
Budget prévu pour tout cela : 6500€ Avion : 2000€ Loc Voiture et essence : 1150€ Entrée des parcs : 150€ (Pass park + antelope + Monument vallée) Helico Grand canyon : 650€ Repas : 900€ (Le midi casse croute et resto le soir) Hotel : 1400€ Universal studio : 250€
Merci de votre retour
dbert
Retour d'expérience de vingt trois jours en solo en Afrique du Sud English translation pending
Bonjour,
Je suis rentrée cette semaine d’un voyage de plus de 3 semaines, c’était MAGNIFIQUE !
Un grand merci à tous ceux et celles qui ont répondu à mes nombreuses questions avant mon départ !
Voici quelques informations pratiques sachant que j’ai voyagé en haute saison (du 30 décembre au 21 janvier) et seule (ce qui ne m’a pas paru si courant là-bas) :
Parcours :
Vol Paris – Joburg – Cape Town
Cape Town (5 jours)
Vol Cape Town - Durban – en voiture de location : Hluhluwe Imfolozi (2 jours) – Santa Lucia (2 jours) – retour voiture à Durban
Vol Durban - Nelspruit – en voiture de location : Kruger (5 jours) – Réserve privée Sabi Sand (2 jours) – Graskop (2 jours) – retour voiture à Nelspruit
Bus pour Johannesburg (3 jours)
Vol Joburg - Paris
Durée par étape :
Eventuellement ceux qui ont peu de temps : 1 jour complet à Graskop peut suffire et 2 jours à Joburg peuvent suffire également.
Transports :
Réservez vos vols internes le plus tôt possible (prix assez élevés).
Voiture de loc (Autoeurope, résa faite avant de partir) : malgré bien des appréhensions pour ce qui est de conduire seule et à gauche, eh bien je confirme : n’hésitez pas et louez une voiture ! Je n’avais comme plan que les cartes du Guide du Routard et des indications imprimées à partir des sites des hôtels, eh bien ça suffit !
Quelques aventures cependant :
Dès le 1er jour à Hluhluwe dans des pistes, j’ai rayé tout un côté de la voiture à cause des arbres épineux, ne les frôlez même pas ! Je ne sais par quel miracle, l’agence n’a rien vu (faut dire que je l’avais collé à l’autre voiture en la garant histoire de faire de l’ombre hihi) !
J’avais pris la voiture la moins chère sans clim, je vous conseille vivement de prendre la catégorie au-dessus si vous partez à cette époque de l’année car il faisait très chaud (je précise : je supporte pourtant très bien la chaleur).
Lors de la remise de la 2ème voiture, à l’aéroport de Nelspruit, Budget a voulu me surclasser car ils n’avaient rien d’autre. Suite à mon aventure à Hluhluwe, j’ai refusé. J’ai du insister péniblement et ils ont fini par me donner une voiture de service de taille moyenne (Ford Figo). Eh eh, la clim était la bienvenue !
Finalement, j’ai eu beaucoup de chance de ne pas avoir la catégorie la moins chère car j’ai du faire de la piste pour faire le trajet Olifants – Réserve Sabi Sand alors qu’il pleuvait et avait beaucoup plu les jours précédents. Beaucoup de stress ce jour-là… Je peux vous assurer qu’avec la petite Chevrolet Spark, je n’aurais pas pu traverser ces énormes flaques, les passages boueux, etc. Je ne sais par quel miracle j'ai survécu à ce parcours !
En conclusion : en janvier, je conseille une voiture catégorie moyenne et insistez si vous ne voulez pas être surclassés !
Téléphone :
J’ai acheté une carte SIM à l’aéroport de Johannesburg (env. 50 R). Le seul conseil que je donnerais, c’est de penser à la recharger avant de faire de la route (surtout sur piste et seul). Par moment, sur le trajet Olifants – Sabi Sand, il n’y avait personne pendant des kms…
Insécurité :
Non, importunée : oui mais bon ça arrive partout surtout quand tu voyages seule. Voici les endroits que j’ai trouvé bof bof (mais je ne vous apprendrai rien) :
Cape Town centre ville début de soirée (rester sur les grands axes).
Nelspruit : me suis baladée d’un centre commercial à un autre de jour sur la N4, restez le long de la N4 proche des voitures.
Le terminal de bus de Johannesburg : si il est prévu qu’un taxi vienne vous chercher, rdv « au pire » au boom gate (il faut sortir du terminal et aller jusqu’à la barrière là où tous les bus arrivent). Ici, il y a du monde et, si vous n’avez plus de crédit sur votre téléphone et que votre taxi n’est pas là, demandez au gars qui travaille au niveau de cette porte d’arrivée ! Je conseille d’appeler la veille pour vérifier que le taxi sera bien là.
Hôtels et visites :
Côté pratique, j’ai fait un certain nombre de visites en groupe tout le long de mon parcours avec les agences des hôtels.
Cape Town (5 jours) :
Parliament Hotel (centre ville) : ils m’ont bien aidé dans la préparation de mes visites, très bon rapport qualité prix. Le restaurant italien attenant à l’hôtel est bon. Sinon vous pouvez aller à pied au Waterfront pour dîner (belle trotte tout de même) et rentrer en taxi.
Si vous faites des tours organisés, ne faites pas celui du Cape of Good Hope en une demi journée mais en 1 jour (car moi je l’ai regretté).
Citysightseeing bus : très bien et pratique !
Robben Island : si vous tenez à la faire, réservez avant votre arrivée à Cape Town, je n’y suis pas allée car c’était complet !
Table Mountain : réservez pour éviter les files d’attente !
Signal Hill pour le coucher du soleil : couvrez-vous !
Randos (Kirstenbosch, Table Mountain, Signal Hill, Lion’s Head) : pas fait car il faisait trop chaud et je n’ai pas eu le courage de me lever à l’aube.
Bo-Kaap : très joli et safe, j'étais surprise d'être la seule à me ballader dans ce quartier.
Vol Cape Town – Durban – voiture de loc
Hluhluwe-Imfolozi (2 jours) :
A peine entrée dans le parc, rhinocéros, éléphants, etc. : émerveillement assuré !
J’ai logé au Hilltop Camp. De là, tu peux partir le matin tôt à Imfolozi jusqu’à Mpila et rentrer le jour même au Hilltop.
Un conseil si vous faites un drive et souhaitez écouter les explications du guide : asseyez-vous devant.
Sta Lucia (2 jours) :
Coup de cœur pour la Zulani Guest House. Excellent rapport qualité prix ! Petit déj excellent.
Hippo & Crocs Tours : dommage, les hippos ne sont pas sortis de l’eau.
Isimangaliso Wetlands : agréable pour se reposer. Très facile à faire seul en voiture. En un jour, on peut tout voir.
Retour voiture aéroport Durban – Vol Durban / Nelspruit et prise de la voiture de loc :
Auberge Guest Lodge à Nelspruit : très bien. N’hésitez pas à poser des questions aux proprios. Situation idéale pour faire des courses avant le départ au Kruger.
Bon y’a rien à faire à Nelspruit. Attention aux moustiques le soir ! Voir plus haut dans insécurité, restez le long de la N4.
Kruger Parc :
Trajet Nelspruit – Lower Sabie par Malelane Gate (impéccable)
2 nuits à Lower Sabie (si vous voulez une single hut, faut s’y prendre à l’avance), 1 à Satara, 1 à Olifants
Génial, inoubliable, émouvant ! Allez-y, c’est tout !
J’avais réservé avant mon départ des sunrise, sunset et night drives + morning walk : sans regret ! Un conseil si vous souhaitez écouter les explications du guide : asseyez-vous devant.
Seul hic : la pluie incessante !
Trajet Olifants – Réserve privée Sabi Sand : Elephant Plains (voir plus haut rubrique location de voiture). Il faut passer par Orpen Gate, beaucoup de piste ensuite.
2 nuits sur place, le grand luxe, à ne pas se refuser quand on peut. A mon grand étonnement, je n’étais pas la seule personne à séjourner en solo.
J’avais réservé par l’intermédiaire de MTBeds (bonne réduc).
Les explications du ranger étaient passionnantes. Moment inoubliable : le léopard vu de près (c’était une femelle, elle venait de finir de manger donc était posée tranquillement sur un rocher, puis elle a appelé son petit qui est arrivé tranquillement, attendez, j’attrape un kleenex…).
Graskop (2 nuits) :
Autumn Breath B&B : bonne situation, très bon petit déj.
Pilgrim’s Rest : bof, touristique.
Blyde River Canyon : ouahhh ! God’s Window : paraît que 90 % du temps, il y a du brouillard, si vous avez peu de temps, demandez quand vous arrivez à la barrière et avant de rentrer si on voit quelque chose.
Lisbon Falls mieux que Berlin Falls.
Retour voiture centre ville de Nelspruit alors que je l’avais prise à l’aéroport (pas de supplément par Autoeurope). De là, l’employé de Budget m’a emmené en voiture jusqu’au lieu de départ des bus Intercape. C’est juste à côté.
Bus direction Joburg. Paysage sympa au début. Si une vendeuse de fruits monte dans le bus, achetez lui des litchis, hmmm un délice !
Johannesburg (3 nuits) :
Si vous arrivez au terminal de bus, appelez auparavant votre hôtel pour vous assurez que le taxi arrive + lieu de rdv. Voir plus haut rubrique insécurité.
Coup de cœur pour la Pension Idube (Melville) ! Aubrey est aux petits soins et m’a beaucoup aidé. Excellent rapport qualité prix ! J’y ai rencontré des gens de toute l’Afrique et des européens, si vous voulez taper la discut, prévoyez du temps pendant le pti déj. Echanges assurés ! Très pratique pour aller dîner le soir à pied sans problèmes dans le quartier de Melville (j’ai bien aimé le resto portugais Nuno).
Le must du must, LE coup de coeur : la visite du township d’Alexandra avec un jeune guide, Jeff Mulaudzi, suite aux conseils de l’hôtel (sur Tripadvisor : Mulaudzi Tours). Faites-le ! Ca n’est pas le tour touristique en bus appareil photo à la main, c'est bien + interactif, il peut organiser la visite pour une seule personne, en vélo, à pied ou en voiture. En vélo, c’était top. J’ai adoré cette matinée. Jeff a du mérite, il aime son job, je suis persuadée qu’il va faire un carton !
Nouveauté : le Citysightseeing bus a démarré le 15 de ce mois à Joburg. C’est pas mal (il ne fait pas les quartiers comme Melville, Rosebank, Sandton). Bien entendu, ça ne vaut pas les parcours à Cape Town et on a pas forcément envie de descendre à chaque arrêt. Comme c’était tout nouveau, tout le monde s’arrêtait dans la rue pour regarder le bus passer et les gens saluaient les passagers, bref rien à voir avec Cape Town, mais vous vous en doutiez… Voir leur site pour plus de détails, mais voici tout de même quelques informations :
- Attention aux jours de fermeture des musées (Apartheid et Origins Centre).
- Si vous tenez à faire la mine du Gold Reef City, renseignez-vous auparavant concernant les horaires.
- Il y a une étape genre Miniland qui peut être intéressante pour les enfants.
- Le SAB World of beer ok quand on s’intéresse à la bière.
Pour se dégourdir les jambes (version urbaine) en toute sécurité, regarder les riches de Joburg et faire chauffer la carte bancaire : Rosebank, Sandton, Melville.
N’hésitez pas à me contacter et encore merci à tous ceux qui m’ont aidé à préparer mon voyage !
Francine
Je suis rentrée cette semaine d’un voyage de plus de 3 semaines, c’était MAGNIFIQUE !
Un grand merci à tous ceux et celles qui ont répondu à mes nombreuses questions avant mon départ !
Voici quelques informations pratiques sachant que j’ai voyagé en haute saison (du 30 décembre au 21 janvier) et seule (ce qui ne m’a pas paru si courant là-bas) :
Parcours :
Vol Paris – Joburg – Cape Town
Cape Town (5 jours)
Vol Cape Town - Durban – en voiture de location : Hluhluwe Imfolozi (2 jours) – Santa Lucia (2 jours) – retour voiture à Durban
Vol Durban - Nelspruit – en voiture de location : Kruger (5 jours) – Réserve privée Sabi Sand (2 jours) – Graskop (2 jours) – retour voiture à Nelspruit
Bus pour Johannesburg (3 jours)
Vol Joburg - Paris
Durée par étape :
Eventuellement ceux qui ont peu de temps : 1 jour complet à Graskop peut suffire et 2 jours à Joburg peuvent suffire également.
Transports :
Réservez vos vols internes le plus tôt possible (prix assez élevés).
Voiture de loc (Autoeurope, résa faite avant de partir) : malgré bien des appréhensions pour ce qui est de conduire seule et à gauche, eh bien je confirme : n’hésitez pas et louez une voiture ! Je n’avais comme plan que les cartes du Guide du Routard et des indications imprimées à partir des sites des hôtels, eh bien ça suffit !
Quelques aventures cependant :
Dès le 1er jour à Hluhluwe dans des pistes, j’ai rayé tout un côté de la voiture à cause des arbres épineux, ne les frôlez même pas ! Je ne sais par quel miracle, l’agence n’a rien vu (faut dire que je l’avais collé à l’autre voiture en la garant histoire de faire de l’ombre hihi) !
J’avais pris la voiture la moins chère sans clim, je vous conseille vivement de prendre la catégorie au-dessus si vous partez à cette époque de l’année car il faisait très chaud (je précise : je supporte pourtant très bien la chaleur).
Lors de la remise de la 2ème voiture, à l’aéroport de Nelspruit, Budget a voulu me surclasser car ils n’avaient rien d’autre. Suite à mon aventure à Hluhluwe, j’ai refusé. J’ai du insister péniblement et ils ont fini par me donner une voiture de service de taille moyenne (Ford Figo). Eh eh, la clim était la bienvenue !
Finalement, j’ai eu beaucoup de chance de ne pas avoir la catégorie la moins chère car j’ai du faire de la piste pour faire le trajet Olifants – Réserve Sabi Sand alors qu’il pleuvait et avait beaucoup plu les jours précédents. Beaucoup de stress ce jour-là… Je peux vous assurer qu’avec la petite Chevrolet Spark, je n’aurais pas pu traverser ces énormes flaques, les passages boueux, etc. Je ne sais par quel miracle j'ai survécu à ce parcours !
En conclusion : en janvier, je conseille une voiture catégorie moyenne et insistez si vous ne voulez pas être surclassés !
Téléphone :
J’ai acheté une carte SIM à l’aéroport de Johannesburg (env. 50 R). Le seul conseil que je donnerais, c’est de penser à la recharger avant de faire de la route (surtout sur piste et seul). Par moment, sur le trajet Olifants – Sabi Sand, il n’y avait personne pendant des kms…
Insécurité :
Non, importunée : oui mais bon ça arrive partout surtout quand tu voyages seule. Voici les endroits que j’ai trouvé bof bof (mais je ne vous apprendrai rien) :
Cape Town centre ville début de soirée (rester sur les grands axes).
Nelspruit : me suis baladée d’un centre commercial à un autre de jour sur la N4, restez le long de la N4 proche des voitures.
Le terminal de bus de Johannesburg : si il est prévu qu’un taxi vienne vous chercher, rdv « au pire » au boom gate (il faut sortir du terminal et aller jusqu’à la barrière là où tous les bus arrivent). Ici, il y a du monde et, si vous n’avez plus de crédit sur votre téléphone et que votre taxi n’est pas là, demandez au gars qui travaille au niveau de cette porte d’arrivée ! Je conseille d’appeler la veille pour vérifier que le taxi sera bien là.
Hôtels et visites :
Côté pratique, j’ai fait un certain nombre de visites en groupe tout le long de mon parcours avec les agences des hôtels.
Cape Town (5 jours) :
Parliament Hotel (centre ville) : ils m’ont bien aidé dans la préparation de mes visites, très bon rapport qualité prix. Le restaurant italien attenant à l’hôtel est bon. Sinon vous pouvez aller à pied au Waterfront pour dîner (belle trotte tout de même) et rentrer en taxi.
Si vous faites des tours organisés, ne faites pas celui du Cape of Good Hope en une demi journée mais en 1 jour (car moi je l’ai regretté).
Citysightseeing bus : très bien et pratique !
Robben Island : si vous tenez à la faire, réservez avant votre arrivée à Cape Town, je n’y suis pas allée car c’était complet !
Table Mountain : réservez pour éviter les files d’attente !
Signal Hill pour le coucher du soleil : couvrez-vous !
Randos (Kirstenbosch, Table Mountain, Signal Hill, Lion’s Head) : pas fait car il faisait trop chaud et je n’ai pas eu le courage de me lever à l’aube.
Bo-Kaap : très joli et safe, j'étais surprise d'être la seule à me ballader dans ce quartier.
Vol Cape Town – Durban – voiture de loc
Hluhluwe-Imfolozi (2 jours) :
A peine entrée dans le parc, rhinocéros, éléphants, etc. : émerveillement assuré !
J’ai logé au Hilltop Camp. De là, tu peux partir le matin tôt à Imfolozi jusqu’à Mpila et rentrer le jour même au Hilltop.
Un conseil si vous faites un drive et souhaitez écouter les explications du guide : asseyez-vous devant.
Sta Lucia (2 jours) :
Coup de cœur pour la Zulani Guest House. Excellent rapport qualité prix ! Petit déj excellent.
Hippo & Crocs Tours : dommage, les hippos ne sont pas sortis de l’eau.
Isimangaliso Wetlands : agréable pour se reposer. Très facile à faire seul en voiture. En un jour, on peut tout voir.
Retour voiture aéroport Durban – Vol Durban / Nelspruit et prise de la voiture de loc :
Auberge Guest Lodge à Nelspruit : très bien. N’hésitez pas à poser des questions aux proprios. Situation idéale pour faire des courses avant le départ au Kruger.
Bon y’a rien à faire à Nelspruit. Attention aux moustiques le soir ! Voir plus haut dans insécurité, restez le long de la N4.
Kruger Parc :
Trajet Nelspruit – Lower Sabie par Malelane Gate (impéccable)
2 nuits à Lower Sabie (si vous voulez une single hut, faut s’y prendre à l’avance), 1 à Satara, 1 à Olifants
Génial, inoubliable, émouvant ! Allez-y, c’est tout !
J’avais réservé avant mon départ des sunrise, sunset et night drives + morning walk : sans regret ! Un conseil si vous souhaitez écouter les explications du guide : asseyez-vous devant.
Seul hic : la pluie incessante !
Trajet Olifants – Réserve privée Sabi Sand : Elephant Plains (voir plus haut rubrique location de voiture). Il faut passer par Orpen Gate, beaucoup de piste ensuite.
2 nuits sur place, le grand luxe, à ne pas se refuser quand on peut. A mon grand étonnement, je n’étais pas la seule personne à séjourner en solo.
J’avais réservé par l’intermédiaire de MTBeds (bonne réduc).
Les explications du ranger étaient passionnantes. Moment inoubliable : le léopard vu de près (c’était une femelle, elle venait de finir de manger donc était posée tranquillement sur un rocher, puis elle a appelé son petit qui est arrivé tranquillement, attendez, j’attrape un kleenex…).
Graskop (2 nuits) :
Autumn Breath B&B : bonne situation, très bon petit déj.
Pilgrim’s Rest : bof, touristique.
Blyde River Canyon : ouahhh ! God’s Window : paraît que 90 % du temps, il y a du brouillard, si vous avez peu de temps, demandez quand vous arrivez à la barrière et avant de rentrer si on voit quelque chose.
Lisbon Falls mieux que Berlin Falls.
Retour voiture centre ville de Nelspruit alors que je l’avais prise à l’aéroport (pas de supplément par Autoeurope). De là, l’employé de Budget m’a emmené en voiture jusqu’au lieu de départ des bus Intercape. C’est juste à côté.
Bus direction Joburg. Paysage sympa au début. Si une vendeuse de fruits monte dans le bus, achetez lui des litchis, hmmm un délice !
Johannesburg (3 nuits) :
Si vous arrivez au terminal de bus, appelez auparavant votre hôtel pour vous assurez que le taxi arrive + lieu de rdv. Voir plus haut rubrique insécurité.
Coup de cœur pour la Pension Idube (Melville) ! Aubrey est aux petits soins et m’a beaucoup aidé. Excellent rapport qualité prix ! J’y ai rencontré des gens de toute l’Afrique et des européens, si vous voulez taper la discut, prévoyez du temps pendant le pti déj. Echanges assurés ! Très pratique pour aller dîner le soir à pied sans problèmes dans le quartier de Melville (j’ai bien aimé le resto portugais Nuno).
Le must du must, LE coup de coeur : la visite du township d’Alexandra avec un jeune guide, Jeff Mulaudzi, suite aux conseils de l’hôtel (sur Tripadvisor : Mulaudzi Tours). Faites-le ! Ca n’est pas le tour touristique en bus appareil photo à la main, c'est bien + interactif, il peut organiser la visite pour une seule personne, en vélo, à pied ou en voiture. En vélo, c’était top. J’ai adoré cette matinée. Jeff a du mérite, il aime son job, je suis persuadée qu’il va faire un carton !
Nouveauté : le Citysightseeing bus a démarré le 15 de ce mois à Joburg. C’est pas mal (il ne fait pas les quartiers comme Melville, Rosebank, Sandton). Bien entendu, ça ne vaut pas les parcours à Cape Town et on a pas forcément envie de descendre à chaque arrêt. Comme c’était tout nouveau, tout le monde s’arrêtait dans la rue pour regarder le bus passer et les gens saluaient les passagers, bref rien à voir avec Cape Town, mais vous vous en doutiez… Voir leur site pour plus de détails, mais voici tout de même quelques informations :
- Attention aux jours de fermeture des musées (Apartheid et Origins Centre).
- Si vous tenez à faire la mine du Gold Reef City, renseignez-vous auparavant concernant les horaires.
- Il y a une étape genre Miniland qui peut être intéressante pour les enfants.
- Le SAB World of beer ok quand on s’intéresse à la bière.
Pour se dégourdir les jambes (version urbaine) en toute sécurité, regarder les riches de Joburg et faire chauffer la carte bancaire : Rosebank, Sandton, Melville.
N’hésitez pas à me contacter et encore merci à tous ceux qui m’ont aidé à préparer mon voyage !
Francine
Une semaine à l'ouest de la Crète English translation pending
Bonjour,
Un petit carnet pour une petite semaine avec un petit budget dans un petit endroit et un petit peu de soleil en cette fin d'Octobre 2012 ? Voilà notre cahier des charges pour ce petit circuit assez improvisé au dernier moment. On a pas mal adapté sur place en fait 😛
Donc ce sera la Crète car on a un avion hebdomadaire qui part tous les Mercredis vers Héraklion depuis Bordeaux. C'est le vol charter des T.O mais on peut acheter son vol sec, donc pratique pour nous.
Voilà ce que nous ferons en nous concentrons sur l'ouest de l'île.

Nous décollons le Mercredi 24 Octobre, c'est la dernière semaine où il y a encore des vols. Ensuite, les T.0 ferment jusqu'en Avril. Décollage de Bordeaux et arrivée à Héraklion à Minuit donc déjà ton 1er jour est mort 😕 Seule réservation, notre hôtel Atrion, réservé la veille où nous allons en taxi. On réservera une voiture demain matin sur place. Ah ouais, quand je dis qu'on y va en improvisé c'est pas du flan 😎
Un petit carnet pour une petite semaine avec un petit budget dans un petit endroit et un petit peu de soleil en cette fin d'Octobre 2012 ? Voilà notre cahier des charges pour ce petit circuit assez improvisé au dernier moment. On a pas mal adapté sur place en fait 😛
Donc ce sera la Crète car on a un avion hebdomadaire qui part tous les Mercredis vers Héraklion depuis Bordeaux. C'est le vol charter des T.O mais on peut acheter son vol sec, donc pratique pour nous.
Voilà ce que nous ferons en nous concentrons sur l'ouest de l'île.

Nous décollons le Mercredi 24 Octobre, c'est la dernière semaine où il y a encore des vols. Ensuite, les T.0 ferment jusqu'en Avril. Décollage de Bordeaux et arrivée à Héraklion à Minuit donc déjà ton 1er jour est mort 😕 Seule réservation, notre hôtel Atrion, réservé la veille où nous allons en taxi. On réservera une voiture demain matin sur place. Ah ouais, quand je dis qu'on y va en improvisé c'est pas du flan 😎
Séjour en Martinique du 7 au 19.01.2013 English translation pending
Petit résumé d’un voyage en Martinique du 7 au 19/1/2013.
Vous pouvez retrouver quelques photos sur notre blog.
Voyage En voiture de Belgique jusqu’au Mercure de Marq-en-Baroeul (Lille) où nous avons passé la nuit et laissé gratuitement la voiture pendant 15 jours sur leur parking. Taxi jusqu’à la gare de Lille Europe (20€) TGV air jusque Massy et puis navette Corsair/Air Caraibes jusque Orly. A-330 Air caraïbes jusque Fort de France (8H30 de vol) à l’aller et retour via A-330 Corsair Sur place : Location d’une clio via Jumbo car (Compagnie pas sérieuse)
Hôtels 1 ère semaine => La Pagerie aux trois-îlets (pointe du bout) : Bon rapport qualité prix pour la Martinique. Chambre très spacieuse, clim silencieuse, piscine sympa , le tout en pleine pointe du bout, à proximité de la marina et des commerces. Personnel neutre. Nous y retournerions sans problème 2 ème semaine => La suite villa aux trois îlets Cadre impeccable sur les hauteurs avec vue sur la baie de FDF. Restaurant de premier ordre (le Zandoli) et personnel très accueillant. Toutefois, notre chambre au deuxième dominait la terrasse du restaurant et donc, niveau sonore troublant l’endormissement. De plus, la mini suite au prix on la paie, ne donne accès qu’à une chambre mansardée avec vue imprenable certes mais laissant une impression de manque d’espace en comparaison avec la Pagerie. On recommanderait l’hôtel mais alors en prenant carrément les villas/bungalows qui font partie de l’établissement. Là, c’est le top mais il faut un sacré budget !
Location de voiture Nous avions réservé chez Jumbo Car via Nouvelles îles. jour 1 : On n'a pas de voiture, vous deviez arriver hier ! je lui montre ma réservation qui annonce bien le 8 comme date de location mais il argumente que c'est Nouvelles îles qui a fait une erreur jour 2 : Pas de Clio. On me donne un Kangoo entièrement tôlé pour les déménagements... jour 3 : On a reçu votre véhicule. Une superbe Twingo alors que j'ai payé pour une Clio jour 4 : Halléluiah, la clio est enfin disponible. En compensation, j'ai pu remettre la clio avec un demi réservoir et je n'ai pas payé pour le carburant du Kangoo et de la Twingo.
Considérations générales Nous avons passé 15 jours superbes en Martinique même si les pluies normalement absentes en cette période de l’année ont quelques fois perturbé nos activités. Heureusement, elles durent en moyenne 30’ et 30’ plus tard, le soleil est de retour. Les hôtels sont très chers et la nourriture dans les restaurants n’est pas donnée non plus. Compter entre 20 et 25 € pour un plat principal dans un restaurant « normal ». Pour les restos de plage, il y a des plats du jour autour de 12-15 €, ce qui est nettement plus abordable. Les locaux que nous avons rencontrés étaient ouverts et nous n’avons jamais ressenti d’animosité à notre égard que du contraire. En termes de circulation, il faut s’arranger pour éviter les abords de FDF car la nationale s’apparente à la petite ceinture de Bruxelles aux heures de pointe. Les routes sont relativement bonnes mais il faut faire attention aux ralentisseurs en très mauvais état et souvent mal signalés. Quelques zozos très nerveux comme partout dans le monde, mais rien de particulier. A signaler des routes parfois très pentues et sinueuses. La conduite de nuit est aussi à déconseiller vu le manque d’éclairage et les virages nombreux. Au niveau de la nourriture, on a bien apprécié les spécialités créoles et surtout les accras (morue, oursins, crevettes). Le rhum blanc et vieux à toutes les sauces a également été une bonne découverte.
Sites visités
Habitation Clément : Entrée 12 €. Le top des rhumeries. Beau et immense parc au milieu du quel trône l’habitation. Cette dernière est entièrement visitable. Ne pas manquer les installations de la rhumerie d’origine merveilleusement tenue en état. Au final, dégustation des nombreux produits de la rhumerie. Montagne pelée : Pas d’escaladeréalisée. Sommet constamment sous les nuages et temps glacial dèjà même au premier refuge de l’aileron. St Pierre : Visite du musée de la ville avec explications de la guide pendant 15’. Visite ensuite du musée où sont rassemblés divers débris et objets d’époque récupérés dans les décombres ainsi que diverses coupures de presse. Pas un très grand musée mais intéressant de connaître l’histoire. Un peu plus loin, ruines du théâtre et de la prison. (rien d’exceptionnel). Ruines et morne de Crèvecoeur Perte de temps, les ruines ne valent pas la peine et l’ascension du morne ne débouche pas sur une vue exceptionnelle. Ste Anne : Très petite station balnéaire. Rien de particulier. Les Salines : LA plage de Martinque. Tout y est : cocotiers, eau turquoise, voiliers. C’est la carte postale. On s’y rend en voiture et on se parque à 10 M de la plage… Pas sûr que ce soit tjs le cas les W-E. Jardins de Balata : (16 € avec ticket groupé pour le jardin du Carbet) Avec l’habitation Clément, c’est le top des attractions. L’endroit est très joli avec profusion de plantes de toutes les couleurs et de toutes les variétés. Ballade dans les cimes des arbres pour admirer de plus près la végétation. Nombreux colibris très colorés également. A ne pas manquer pour les amateurs de jardins. Cascade du saut du gendarme : Visite en 5’ si on ne se baigne pas. Endroit sympa près de Fonds St Denis (petit village fleuri) Savane des esclaves : 5€ (avec guide du routard) Petit village reconstitué avec quelques cases de l’époque de l’esclavagisme. Guide très sympa qui narre l’historique de la Martinique. Le site est rempli d’arbres aux vertus médicinales que la guide se fait un plaisir de vous faire découvrir aussi bien par le toucher que part l’odorat. Très intéressant. Fort de France : On s’est contenté de faire du shopping. Rien de bien marquant si ce n’est la bibliothèque Schœlcher. Presqu’île de la caravelle : Très belle balade à travers la mangrove (1H30 en boucle). Nous avons choisi le petit sentier ainsi que la visite du phare et du château Dubuc. Le grand sentier est particulièrement éprouvant selon un responsable des eaux et forêts sur place (peu d’ombrage). Dans la mangrove des milliers de crabes ont élu domicile et sont bien visibles. Pour le phare, superbe vue de la presqu’île (1H A/R depuis le départ du sentier). Rhumerie JM : Située en plein milieu de nulle part à Macouba dans le nord-est. C’est un site « sauvage » comme dans la jungle. Dégustation gratuite. Hôtesse très accueillante et bonne explications sur les divers produits. Jardin botanique du Carbet : Plus petit que Balata. Le site faisait partie de l’habitation Latouche. L’endroit est juste à la limite de St Pierre et pas spécialement bien indiqué. Cà n’égale pas Balata, mais les ruines et les restes des machines envahis par la végétation dégagent une belle impression et permettent de réaliser de belles photos. Savane des pétrifications : Au bout du bout des Salines, il existe un sentier qui longe la côte d’un côté et un mini désert de l’autre. Tout cela dégage une impression étrange. On a bien apprécié la balade Morne gommier : Vue à 360° sur la baie du Marin. C’est magnifique, on aperçoit au loin le rocher du Diamant, la montagne pelée, les divers mornes, l’île de Ste Lucie et la marina du Marin. Une guide hyper sympa (2 € pp) vous donne toute une série d’info sur la Martinique et sur les paysages que l’on aperçoit. L’accès en voiture est assez raide mais OK en coupant la climatisation pour les twingo et autres petits cubes. Plages : Anse noire : petite crique pas trop fréquentée avec sable noir. Quelques poissons aux abords des rochers Salines : On peut s’avancer très loin dans la mer sans perdre pied. Quelques poissons (peu nombreux) et un serpent d’eau L. Très grande plage. Cap Chevalier Très bel endroit sur la côte atlantique. La barrière de corail stoppe les vagues au loin permettant de s’aventurer dans le lagon. Pas mal d’algues. Petites piscines naturelles bien sympathiques.
si vous avez des questions, n'hésitez pas.
Jean.
Voyage En voiture de Belgique jusqu’au Mercure de Marq-en-Baroeul (Lille) où nous avons passé la nuit et laissé gratuitement la voiture pendant 15 jours sur leur parking. Taxi jusqu’à la gare de Lille Europe (20€) TGV air jusque Massy et puis navette Corsair/Air Caraibes jusque Orly. A-330 Air caraïbes jusque Fort de France (8H30 de vol) à l’aller et retour via A-330 Corsair Sur place : Location d’une clio via Jumbo car (Compagnie pas sérieuse)
Hôtels 1 ère semaine => La Pagerie aux trois-îlets (pointe du bout) : Bon rapport qualité prix pour la Martinique. Chambre très spacieuse, clim silencieuse, piscine sympa , le tout en pleine pointe du bout, à proximité de la marina et des commerces. Personnel neutre. Nous y retournerions sans problème 2 ème semaine => La suite villa aux trois îlets Cadre impeccable sur les hauteurs avec vue sur la baie de FDF. Restaurant de premier ordre (le Zandoli) et personnel très accueillant. Toutefois, notre chambre au deuxième dominait la terrasse du restaurant et donc, niveau sonore troublant l’endormissement. De plus, la mini suite au prix on la paie, ne donne accès qu’à une chambre mansardée avec vue imprenable certes mais laissant une impression de manque d’espace en comparaison avec la Pagerie. On recommanderait l’hôtel mais alors en prenant carrément les villas/bungalows qui font partie de l’établissement. Là, c’est le top mais il faut un sacré budget !
Location de voiture Nous avions réservé chez Jumbo Car via Nouvelles îles. jour 1 : On n'a pas de voiture, vous deviez arriver hier ! je lui montre ma réservation qui annonce bien le 8 comme date de location mais il argumente que c'est Nouvelles îles qui a fait une erreur jour 2 : Pas de Clio. On me donne un Kangoo entièrement tôlé pour les déménagements... jour 3 : On a reçu votre véhicule. Une superbe Twingo alors que j'ai payé pour une Clio jour 4 : Halléluiah, la clio est enfin disponible. En compensation, j'ai pu remettre la clio avec un demi réservoir et je n'ai pas payé pour le carburant du Kangoo et de la Twingo.
Considérations générales Nous avons passé 15 jours superbes en Martinique même si les pluies normalement absentes en cette période de l’année ont quelques fois perturbé nos activités. Heureusement, elles durent en moyenne 30’ et 30’ plus tard, le soleil est de retour. Les hôtels sont très chers et la nourriture dans les restaurants n’est pas donnée non plus. Compter entre 20 et 25 € pour un plat principal dans un restaurant « normal ». Pour les restos de plage, il y a des plats du jour autour de 12-15 €, ce qui est nettement plus abordable. Les locaux que nous avons rencontrés étaient ouverts et nous n’avons jamais ressenti d’animosité à notre égard que du contraire. En termes de circulation, il faut s’arranger pour éviter les abords de FDF car la nationale s’apparente à la petite ceinture de Bruxelles aux heures de pointe. Les routes sont relativement bonnes mais il faut faire attention aux ralentisseurs en très mauvais état et souvent mal signalés. Quelques zozos très nerveux comme partout dans le monde, mais rien de particulier. A signaler des routes parfois très pentues et sinueuses. La conduite de nuit est aussi à déconseiller vu le manque d’éclairage et les virages nombreux. Au niveau de la nourriture, on a bien apprécié les spécialités créoles et surtout les accras (morue, oursins, crevettes). Le rhum blanc et vieux à toutes les sauces a également été une bonne découverte.
Sites visités
Habitation Clément : Entrée 12 €. Le top des rhumeries. Beau et immense parc au milieu du quel trône l’habitation. Cette dernière est entièrement visitable. Ne pas manquer les installations de la rhumerie d’origine merveilleusement tenue en état. Au final, dégustation des nombreux produits de la rhumerie. Montagne pelée : Pas d’escaladeréalisée. Sommet constamment sous les nuages et temps glacial dèjà même au premier refuge de l’aileron. St Pierre : Visite du musée de la ville avec explications de la guide pendant 15’. Visite ensuite du musée où sont rassemblés divers débris et objets d’époque récupérés dans les décombres ainsi que diverses coupures de presse. Pas un très grand musée mais intéressant de connaître l’histoire. Un peu plus loin, ruines du théâtre et de la prison. (rien d’exceptionnel). Ruines et morne de Crèvecoeur Perte de temps, les ruines ne valent pas la peine et l’ascension du morne ne débouche pas sur une vue exceptionnelle. Ste Anne : Très petite station balnéaire. Rien de particulier. Les Salines : LA plage de Martinque. Tout y est : cocotiers, eau turquoise, voiliers. C’est la carte postale. On s’y rend en voiture et on se parque à 10 M de la plage… Pas sûr que ce soit tjs le cas les W-E. Jardins de Balata : (16 € avec ticket groupé pour le jardin du Carbet) Avec l’habitation Clément, c’est le top des attractions. L’endroit est très joli avec profusion de plantes de toutes les couleurs et de toutes les variétés. Ballade dans les cimes des arbres pour admirer de plus près la végétation. Nombreux colibris très colorés également. A ne pas manquer pour les amateurs de jardins. Cascade du saut du gendarme : Visite en 5’ si on ne se baigne pas. Endroit sympa près de Fonds St Denis (petit village fleuri) Savane des esclaves : 5€ (avec guide du routard) Petit village reconstitué avec quelques cases de l’époque de l’esclavagisme. Guide très sympa qui narre l’historique de la Martinique. Le site est rempli d’arbres aux vertus médicinales que la guide se fait un plaisir de vous faire découvrir aussi bien par le toucher que part l’odorat. Très intéressant. Fort de France : On s’est contenté de faire du shopping. Rien de bien marquant si ce n’est la bibliothèque Schœlcher. Presqu’île de la caravelle : Très belle balade à travers la mangrove (1H30 en boucle). Nous avons choisi le petit sentier ainsi que la visite du phare et du château Dubuc. Le grand sentier est particulièrement éprouvant selon un responsable des eaux et forêts sur place (peu d’ombrage). Dans la mangrove des milliers de crabes ont élu domicile et sont bien visibles. Pour le phare, superbe vue de la presqu’île (1H A/R depuis le départ du sentier). Rhumerie JM : Située en plein milieu de nulle part à Macouba dans le nord-est. C’est un site « sauvage » comme dans la jungle. Dégustation gratuite. Hôtesse très accueillante et bonne explications sur les divers produits. Jardin botanique du Carbet : Plus petit que Balata. Le site faisait partie de l’habitation Latouche. L’endroit est juste à la limite de St Pierre et pas spécialement bien indiqué. Cà n’égale pas Balata, mais les ruines et les restes des machines envahis par la végétation dégagent une belle impression et permettent de réaliser de belles photos. Savane des pétrifications : Au bout du bout des Salines, il existe un sentier qui longe la côte d’un côté et un mini désert de l’autre. Tout cela dégage une impression étrange. On a bien apprécié la balade Morne gommier : Vue à 360° sur la baie du Marin. C’est magnifique, on aperçoit au loin le rocher du Diamant, la montagne pelée, les divers mornes, l’île de Ste Lucie et la marina du Marin. Une guide hyper sympa (2 € pp) vous donne toute une série d’info sur la Martinique et sur les paysages que l’on aperçoit. L’accès en voiture est assez raide mais OK en coupant la climatisation pour les twingo et autres petits cubes. Plages : Anse noire : petite crique pas trop fréquentée avec sable noir. Quelques poissons aux abords des rochers Salines : On peut s’avancer très loin dans la mer sans perdre pied. Quelques poissons (peu nombreux) et un serpent d’eau L. Très grande plage. Cap Chevalier Très bel endroit sur la côte atlantique. La barrière de corail stoppe les vagues au loin permettant de s’aventurer dans le lagon. Pas mal d’algues. Petites piscines naturelles bien sympathiques.
si vous avez des questions, n'hésitez pas.
Jean.
Récit et expérience de deux mois en Colombie English translation pending
Lorsque j'ai dit à ma famille et mes amis que je partais pour deux mois en Colombie, j'ai eu toutes sortes de réactions. J'ai tout autant entendu de « super, j’aimerais vraiment être à ta place » que de « tu es fou, tu vas te faire enlever à coup sûr ». Et au final, je suis bien revenu, sans aucun problème. C’est en outre ce dernier type de remarque qui m’a donné envie de relater mon expérience colombienne. Je vois sur ce forum et ailleurs de nombreux commentaires de gens qui paraissent incroyablement effrayés par la Colombie (parmi tout un tas d’autres pays) et qui se posent énormément de questions très variées, bien que la thématique de la sécurité soit le plus souvent abordée.
Je n’ai pas la prétention de décrire la Colombie en un post sur ce forum comme par magie, non seulement parce que mon séjour n’a été que de deux mois, mais aussi parce que je n’ai évidemment pas parcouru le pays dans son intégralité, loin de là. Mais j’aimerais éclaircir la vue bien noircie de certaines personnes qui ne voient de la Colombie que ce qu’ils veulent bien, et rassurer toutes les autres qui hésitent à y passer du temps, quelle qu’en soit la durée.
Je suis parti en Colombie du 5 mai 2011 au 6 juillet 2011. C’est certes presque deux ans plus tard que je raconte mon expérience, mais mes souvenirs sont encore tous frais ! Je vais tenter d’expliquer mon séjour et mes impressions en catégories, et non pas en fonction de leur déroulement. Je vais le faire en plusieurs post à la suite puisque sur un seul, ça fait trop chargé.
1. Bref aperçu historique 2. Géographie générale et climat 3. Politique actuelle et sécurité 4. Culture 5. Lieux visités et alentours - 1. Bogotá - 2. Villa de Leyva - 3. Santa Marta 6. Transports 7. Alimentation et restauration 8. Coût de la vie
1. Bref aperçu historique
Je m’excuse d’avance auprès des grands historiens pour les bonds historiques et la brièveté de l’histoire colombienne dont je vais parler.
À ma connaissance, les plus anciennes traces de civilisation de Colombie datent du Vème siècle av.J.-C. Jusqu’aux invasions espagnoles des XVème et XVIème siècles, un nombre incalculable de tribus coexistent et s’entrecroisent, depuis les Tchibtchas dans les environs de Bogotá jusqu’aux très connus Incas dans les Andes, au Sud-Ouest. En 1499, un certain Alonso de Ojeda découvrit l’actuelle Colombie et la revendiqua au nom du Royaume d’Espagne. Attirés par des promesses de richesses, nombreux ont alors été les espagnols à quitter leur terre natale pour s’installer en Amérique du Sud. La Colombie connu un fort engouement en particulier pour ses richesses minières, or et émeraudes, et les européens se servirent dans les masses d’amérindiens pour faire office d’esclaves gratuits. Bien évidemment, cette conquête ne se fit pas sans effusion de sang, et les conquistadors, mieux armés et plus organisés que les autochtones, aussi nombreux pussent-ils être, les massacrèrent. Les maladies importées d’Europe continuèrent de décimer des populations déjà fragilisées par les conquêtes successives (à noter qu’inversement, de nombreux européens souffrirent des maladies présentes en Amérique du Sud). Comme dans l’ensemble des Amériques, la traite des noirs eue lieu. Un intense métissage se créa alors petit à petit, issu des croisements générationnels entre les différentes cultures et origines. On donna le nom de Vice-royauté de Nouvelle-Grenade a une zone géographique qui s’étendait alors de l’Équateur jusqu’au Venezuela, incluant la Colombie et le Panama. En faisant un gigantesque bond dans le futur, le 10 juillet 1810 (un peu à la même époque où notre bon vieux Napoléon se faisait du mauvais sang), une assemblée fut élue par les habitants de la capitale, qui commencèrent à défier l’autorité souveraine du colon espagnol. On proclama l’indépendance en 1813 et la République de Colombie fut officialisée le 17 janvier 1819. Simón Bolívar fut déclaré président, notamment en raison du grand rôle qu’il avait joué (il est pour la plupart des pays d’Amérique du Sud un symbole extrême de liberté). Ce n’est qu’en 1830 que ce que l’on nomme alors la Grande Colombie implose pour donner naissance aux pays que nous connaissons aujourd’hui (1903 pour le Panama). Curieusement, pendant longtemps, la Colombie fut l’un des pays souffrant le moins des problèmes de dictature et de prises de pouvoir par coups d’état. Les premiers grands problèmes politiques colombiens débutent avec ce que l’on nomme El Bogotazo en 1948, en raison de l’assassinat d’un candidat aux élections présidentielles. Il s’agit alors, initialement, d’un vaste mouvement populaire de protestation suivi de violentes répressions. Naissant à Bogotá, le conflit s’étend peu à peu aux autres villes et finit par couvrir le pays entier. Jusqu’en 1960, c’est alors la période dite de La Violencia, une longue guerre civile au cours de laquelle mourront, selon Le Monde Diplomatique, quelques 300.000 personnes. Durant cet interminable conflit, les milices privées (futurs FARC) connaîtront un essor fulgurant, de même que les premiers mouvements guérilleros gauchistes et communistes, tout ceci en opposition aux militaires. Avec un coup d’état de Rojas Pinilla, général, en 1953, on tente de rétablir une démocratie correcte et de remettre à flot un pays mouvementé. C’est véritablement à partir de cette date que les groupes armés fleuriront, fermement opposés à un pouvoir militaire. Le général est renversé en 1957, et s’établit un régime particulier sans élections mais avec une alternance des partis libéraux et conservateurs. Les paramilitaires sont crées dans les années 60 afin de contrer les actions de ceux que l’on nomme les guérilleros. Ce contexte spécial et tendu sur l’échiquier politique, allié aux problèmes récurrents d’insurrections, favorisa grandement le développement du narcotrafic, élément que l’on retient malheureusement le plus souvent à propos de la Colombie. En 1991, une nouvelle constitution est adoptée et provoque un renouveau historique en Colombie tout en ouvrant la porte aux négociations avec les groupes rebelles (sans toutefois le résoudre – suite Politique actuelle et sécurité).
Je suis parti en Colombie du 5 mai 2011 au 6 juillet 2011. C’est certes presque deux ans plus tard que je raconte mon expérience, mais mes souvenirs sont encore tous frais ! Je vais tenter d’expliquer mon séjour et mes impressions en catégories, et non pas en fonction de leur déroulement. Je vais le faire en plusieurs post à la suite puisque sur un seul, ça fait trop chargé.
1. Bref aperçu historique 2. Géographie générale et climat 3. Politique actuelle et sécurité 4. Culture 5. Lieux visités et alentours - 1. Bogotá - 2. Villa de Leyva - 3. Santa Marta 6. Transports 7. Alimentation et restauration 8. Coût de la vie
1. Bref aperçu historique
Je m’excuse d’avance auprès des grands historiens pour les bonds historiques et la brièveté de l’histoire colombienne dont je vais parler.
À ma connaissance, les plus anciennes traces de civilisation de Colombie datent du Vème siècle av.J.-C. Jusqu’aux invasions espagnoles des XVème et XVIème siècles, un nombre incalculable de tribus coexistent et s’entrecroisent, depuis les Tchibtchas dans les environs de Bogotá jusqu’aux très connus Incas dans les Andes, au Sud-Ouest. En 1499, un certain Alonso de Ojeda découvrit l’actuelle Colombie et la revendiqua au nom du Royaume d’Espagne. Attirés par des promesses de richesses, nombreux ont alors été les espagnols à quitter leur terre natale pour s’installer en Amérique du Sud. La Colombie connu un fort engouement en particulier pour ses richesses minières, or et émeraudes, et les européens se servirent dans les masses d’amérindiens pour faire office d’esclaves gratuits. Bien évidemment, cette conquête ne se fit pas sans effusion de sang, et les conquistadors, mieux armés et plus organisés que les autochtones, aussi nombreux pussent-ils être, les massacrèrent. Les maladies importées d’Europe continuèrent de décimer des populations déjà fragilisées par les conquêtes successives (à noter qu’inversement, de nombreux européens souffrirent des maladies présentes en Amérique du Sud). Comme dans l’ensemble des Amériques, la traite des noirs eue lieu. Un intense métissage se créa alors petit à petit, issu des croisements générationnels entre les différentes cultures et origines. On donna le nom de Vice-royauté de Nouvelle-Grenade a une zone géographique qui s’étendait alors de l’Équateur jusqu’au Venezuela, incluant la Colombie et le Panama. En faisant un gigantesque bond dans le futur, le 10 juillet 1810 (un peu à la même époque où notre bon vieux Napoléon se faisait du mauvais sang), une assemblée fut élue par les habitants de la capitale, qui commencèrent à défier l’autorité souveraine du colon espagnol. On proclama l’indépendance en 1813 et la République de Colombie fut officialisée le 17 janvier 1819. Simón Bolívar fut déclaré président, notamment en raison du grand rôle qu’il avait joué (il est pour la plupart des pays d’Amérique du Sud un symbole extrême de liberté). Ce n’est qu’en 1830 que ce que l’on nomme alors la Grande Colombie implose pour donner naissance aux pays que nous connaissons aujourd’hui (1903 pour le Panama). Curieusement, pendant longtemps, la Colombie fut l’un des pays souffrant le moins des problèmes de dictature et de prises de pouvoir par coups d’état. Les premiers grands problèmes politiques colombiens débutent avec ce que l’on nomme El Bogotazo en 1948, en raison de l’assassinat d’un candidat aux élections présidentielles. Il s’agit alors, initialement, d’un vaste mouvement populaire de protestation suivi de violentes répressions. Naissant à Bogotá, le conflit s’étend peu à peu aux autres villes et finit par couvrir le pays entier. Jusqu’en 1960, c’est alors la période dite de La Violencia, une longue guerre civile au cours de laquelle mourront, selon Le Monde Diplomatique, quelques 300.000 personnes. Durant cet interminable conflit, les milices privées (futurs FARC) connaîtront un essor fulgurant, de même que les premiers mouvements guérilleros gauchistes et communistes, tout ceci en opposition aux militaires. Avec un coup d’état de Rojas Pinilla, général, en 1953, on tente de rétablir une démocratie correcte et de remettre à flot un pays mouvementé. C’est véritablement à partir de cette date que les groupes armés fleuriront, fermement opposés à un pouvoir militaire. Le général est renversé en 1957, et s’établit un régime particulier sans élections mais avec une alternance des partis libéraux et conservateurs. Les paramilitaires sont crées dans les années 60 afin de contrer les actions de ceux que l’on nomme les guérilleros. Ce contexte spécial et tendu sur l’échiquier politique, allié aux problèmes récurrents d’insurrections, favorisa grandement le développement du narcotrafic, élément que l’on retient malheureusement le plus souvent à propos de la Colombie. En 1991, une nouvelle constitution est adoptée et provoque un renouveau historique en Colombie tout en ouvrant la porte aux négociations avec les groupes rebelles (sans toutefois le résoudre – suite Politique actuelle et sécurité).
Roman: Thaïlande Guili-Guili English translation pending

Je me suis dit: Encore un roman sur les relations amoureuses au PDS, un de plus. Un titre laissant présager du lourd de salle de garde. Un format inhabituel qui ferait sourire les amateurs de beaux ouvrages a étagères Mais, connaissant le sérieux des éditions GOPE, Je me suis dit : Pourquoi pas ? Et alors ? Alors, Thaïlande Guili-Guili c’est le renouveau dans le genre, Prevoyez une réserve de mouchoirs car vous allez pleurer, pas des larmes de sel, mais de rire. Des textes avec la lucidité d’un Franco Guido** (Les larmes de bouddha) mais, avec la verve et l’humour d’un Yvan Audouard. Des personnages et des situations délirants et ubuesques. Il y en a pour tout le monde farang et Thaïlandais (ses) et, Tous les goûts si j’ose m’exprimer ainsi. Il y a des mots grossiers certes mais, qui dans ce contexte ne le sont pas. Va-t-on reprocher à un Toulousain de rajouter C.. à la fin de sa phrase ou, De même, Oh P….n ! à un Marseillais ? Et puis le plus important : Thaïlande Guili-Guili déborde de tendresse. Mesdames rassurez-vous ce n’est pas un roman macho-bobo, vous n’êtes pas oubliées, Après lecture, vous ne verrez plus les mototaxi avec le même regard, ni les voyages en avion non plus. Vous en dire plus vous lèverait le plaisir de la découverte, Entre autre à quoi rêvent les jeunes Thaïlandaises. Thaïlande Guili-Guili Où le trouver ? Dans l’immédiat ICI
** D’infos autour du livre ICI
Dernières nouvelles de Birmanie English translation pending
Nous sommes actuellement en THAILANDE et venons tout juste de rentrer de notre voyage annuel en BIRMANIE.
Qu'est-ce qui a changé en 1 an ?
Il y a maintenant des Distribanques un peu partout.
Toutes les stations service sont ouvertes donc plus de rationnement.
Les routes s'améliorent sans cesse.
Il y a partout de belles voitures et des BUS très confortables.
La durée des longs déplacements a considérablement diminuée.
Il y a énormémenr de monde et tous les hôtels sont complets .
L'envers de la médaille c'est que les prix des Hôtels ont considérablement augmentés et ont pratiquement tous doublés.
Nous avions heureusement réservé tous nos hôtels il y a 6 mois.
Nous descendons toujours dans les mêmes hôtels confortables.
Il y a un an pour 28 jours nous avions payé 700 Dollars et cette année 800
ce qui reste correct.Mais je crains pour l'année prochaine.
Les prix des restos et des transports ont peu changés
Les sites sont toujours au mêmes prix.
La foule des touristes est uniquement concentrée sur MANDALLAY BAGAN INLE.
Partout ailleurs il n'y a pratiquement personne.
Ne pas hésiter à aller A MAYMIO , MONYWA ( nous étions seuls pour le coucher du soleil sur le Grand Boudha debout ) Personne non plus aux Grottes de POW WIN DOUNG.Peu de monde à PINDAYA qui vaut vraiment le détour.
Il y a des superbes ballades à faire à vélo autour du LAC INLE.
MRAUK U est toujours interdit.
Ce qui n'a vraiment pas changé, c'est la gentillesse des gens.
Je reste à votre disposition pour toutes sortes de renseignements.
LOBO
LOBO
Un mois dans l'Ouest Américain - En route vers Yellowstone! Partie 2 English translation pending
La première partie se trouve ici : http://voyageforum.com/...e_partie_1_D5756521/
Jeudi 3 Mai
Aujourd’hui nous n’avons rien prévu de particulier, c’est un peu une journée de transition entre deux terrains de jeux : Escalante National Park et Hanksville. On se lève donc tranquillement vers 9H et on se met en route vers Capitol Reef.
La route SB12 est toujours aussi belle. Celle-ci s’élève ensuite dans les Boulders Mountains. Nous décidons de faire un petit détour à l‘aire de repos du Lowe Bowns Reservoir pour piqueniquer : nous sommes seuls et l’air est frais. C’est un endroit parfait pour retrouver un instant un environnement végétal.

Nous reprenons la route et arrivons à Capitol Reef. Le temps est très couvert mais nous décidons d’aller quand même au Goseneck Overlook et Sun Set Overlook. La visibilité n’est vraiment pas terrible.
Nous allons enfin nous dégourdir un peu les jambes pour faire la petite ballade de Hickman Bridge (3.2 Km). Le pont naturel est vraiment très beau mais cela ne donne vraiment rien pour la photo avec ce ciel (nous n’avons pas de filtre gris). De plus, en voulant monter sur le pont je suis à deux doigts de me retrouver bloqué au-dessus d’un précipice…pas malin ça !

Sur le retour nous trouvons une « ruine » indienne d’une taille très modeste qui nous fait penser qu’elle ne doit pas être celle qui est indiquée sur la carte. Nous sommes de retour 1H30 plus tard.

Nous filons ensuite vers Hanksville puis au Dirty Devil Overlook. Le temps se découvre un peu et nous restons à contempler ce superbe panorama (un des plus beaux que j’ai vu lors de mes 4 voyages dans l’Ouest Américain).


Vendredi 4 Mai
Après la journée tranquille d’hier, nous sommes prêts pour reprendre un rythme de compet ! Quelques courses à la station-service et nous partons pour Leprechaun Canyon. Le temps aujourd’hui est magnifique. Il y a du vent mais il fait chaud. Que dire de cet endroit ? Ludique (des passages très étroits et acrobatiques comme à Peek-a-boo Canyon dans Escalante NP), des couleurs surprenantes, une galerie très photogénique et un petit goût d’aventure…le passage à la fin est très étroit (moins de 40 cm de largeur sur 80 mètres) mais il était tentant de savoir ce qu’il y avait après. Malheureusement après plusieurs tentatives, nous n’avons pas réussi (la peur de rester coincé aussi). La ballade ne fait que 4.8 km mais on y a passé quand même pas mal de temps.



Nous filons maintenant à Hite Overlook…

… puis à Road Canyon. Nous sommes surpris qu’il faille payer 4$ de fees pour entrer dans la région. C’est pas cher mais bon c’est quand même au milieu de nulle part… Nous mangeons un bout et entamons la ballade vers 13H. La ballade est très facile et les ruines sont très belles avec de jolies couleurs. Nous faisons les 3 premières ruines même si la 1e est la plus intéressante. Nous effectuons rapidement la remontée et sommes de retour 2H plus tard.






Nous préférons aller à Mulley Point pour « apercevoir » Monument Valley , qui n’est pas à notre programme, plutôt que de faire MoonHouse Ruins (petit détour d’1 H). Il y a énormément de vent.

Nous allons maintenant à Mule canyon Road en espérant que House in Fire est toujours dans l’ombre pour donner un maximum d’effet à la photo. Nickel, c’est toujours le cas ! L’impression visuelle est saisissante : la maison brûle avec des flammes gigantesques ! ;)


La journée touche à sa fin et nous sommes contents de notre programme (3 ballades et 2 points de vue). Il est temps maintenant d’aller dormir à Blanding (Super 8).
Samedi 5 Mai
Nous partons vers 7H en direction de Canyonlands The Needles. Il y a toujours du vent mais le temps est encore magnifique aujourd’hui.
Newspaper Rock
A 9H30, nous commençons la randonnée devant nous mener à Druid Arch. Nous adorons ces paysages de roche en forme d’aiguilles ou de champignons. C’est probablement le plus bel endroit minéral pour marcher dans l’Ouest Américain.
Après 2H nous atteignons Druid Arch. Nous pensions qu’elle se trouvait dans une plaine et nous sommes un peu surpris de la voir au milieu d’un cirque et en haut d’un plateau. Elle est aussi beaucoup plus grande que ce que nous pensions.

Nous profitons de sa beauté pour piqueniquer devant. Elle est à la fois majestueuse et fragile.

Pour le retour nous passons par Chesler Park et sommes de retour 6H après.





Cela nous laisse le temps d’aller à Anticline Overlook qui est pour moi un des plus beaux points de vue à 360°. Il n’y a absolument personne, ce qui n’est pas étonnant quand on sait qu’il faut faire un détour de 100 km (principalement de la piste roulante) pour y aller.


Nous terminons la journée en faisant la route vers Moab (Moab Valley Inn Motel). Nous allons rester 6 jours dans la région :-)
Dimanche 6 Mai
Aujourd’hui est un jour un peu particulier puisque c’est l’anniversaire de ma chérie ! Alors, pour fêter cela, quoi de mieux que d’aller dans Canyonlands Island in the Sky !
On veut se faire un bonne aperçu du parc alors on enchaine les ballades : Mesa Arch (40 min), Whale Rock Trail (30 min), overlooks sur Upheaval Dome (40 min), Green River Overlook. Nous faisons simplement la première butte de Aztec Butte Trail car la 2e butte, plus intéressante, est malheureusement fermée.
Mesa Arch
Whale Rock
Upheaval Dome
Green River Overlook
Aztec Butte Trail
Pour la ballade de False Kiva, un australien qui vient ici pour la 2e fois nous accompagne. On restera près de 2H sur place à faire des photos et contempler le paysage !


Whale Rock depuis le chemin vers False Kiva
Puis nous allons à GrandView Point Overlook
A 15H nous décidons de faire la piste de Shaffer trail/Potash Road en se disant que ça sera une bonne mise en bouche avant les 2 jours prévus sur la White Rim trail Road.
Le début est très spectaculaire. La piste passe sur une corniche totalement au-dessus du vide avant de plonger vers le plateau inférieur. Il nous faudra plus de 3H pour rejoindre la route goudronnée car la piste à partir de la jonction de Potash Road est dans un très très mauvais état.









Lundi 7 Mai
Après un lever matinal, nous sommes à 8H du matin au Visitor Center afin de récupérer le permis pour le camping sur la White Rim Road. Malheureusement, nous nous y sommes pris peu de temps avant le départ et il ne restait plus beaucoup de choix. Ça sera le camping de Potato Bottom qui est situé au ¾ de la piste qui fait un total de 100 miles.
Le ranger nous donne les conseils de sécurité à respecter ainsi que les pièges à éviter sur la piste. A 8H30, nous sommes devant la descente du Shaffer Trail que nous connaissons bien pour l’avoir faite la veille. D’ailleurs, elle nous paraît déjà moins impressionnante qu’hier.

A la bifurcation, nous prenons cette fois-ci la piste de droite qui n’est pas en meilleure état que Potash Road ! Quel sentiment de liberté ! Une piste de 160 km au milieu de canyons déchiquetés, de hautes falaises. Le décor est grandiose. Nous ne rencontrerons que 2 voitures dans la journée et quelques groupes de Vttistes.
Notre progression est assez lente à cause de l’état de la piste. Nous passons par Walking Rocks, Musselman Arch (cette dernière par sa structure fait penser au passage qui permet à Indiana Jones de rejoindre le Graal dans le Khazneh de Petra).


Puis nous reprenons la piste jusqu’à l’arrêt piquenique au niveau de Great Basin. Les rochers s’alignent les uns derrières les autres en attendant leur tour pour tomber, cela nous fait penser à une exécution à la chaîne (je sais l’image n’est pas très glamour mais c’est cela qui nous est venu en tête…)








Nous passons par Gosburry puis arrivons à White Crack, la pointe Sud de la piste et du plateau. Le paysage est ici à couper le souffle et on se dit que le veinard qui campera ici a de la chance (il n’y a qu’une seule place de camping ici !).


Un panorama à couper le souffle
La piste devient ensuite un peu plus roulante et nous effectuons la montée et la descente de Murphy qui est impressionnante mais peu technique. Puis la piste longe différents canyons pour passer à ras des cracks. Il y a un superbe méandre de la green river même si le soleil joue à cache-cache à ce moment-là. Le temps devient en effet assez menaçant avec quelques gouttes qui commencent à tomber. La piste redescend doucement vers la Green River, le paysage change et on se retrouve au milieu du canyon dans lequel passe la rivière.





Nous arrivons à l’emplacement de camping à 18H30, soit 9H de piste au total. Le 4*4 ne semble pas avoir trop souffert, nos dos si ! Nous sommes bien sûr seuls.
Nous montons la tente rapidement et préparons le souper. Le vent commence alors à se lever et il devient impossible de rester dehors. Nous terminons le repas dans la voiture. Un petit tour à la Green River (sans intérêt et lugubre, surtout avec ce vent), quelques pas autour du camp, puis nous allons (essayer) de dormir. Le vent souffle très très fort, puis tout d’un coup, à 23H, plus rien !
Mardi 8 Mai
Réveil à 6H, il fait froid dehors et le petit dej nous réchauffe tant bien que mal. Nous terminons la nuit dans le 4*4 puis nous décollons pour faire la petite ballade de Zeus & Moses que nous atteignons à 9H.



Les monolithes sont à contre-jour lorsque nous entamons la ballade (3 miles). Nous longeons les monolithes sur un chemin escarpé et glissant qui n’offre aucune vue sur les monolithes mais uniquement sur le canyon. Sur le chemin du retour nous trouvons des pétroglyphes (des vrais ?)





Nous terminons ensuite la piste de White Rim Trail Road en remontant par Mineral Canyon. Cela faisait plusieurs années que j’avais marqué dans un coin de ma tête cette piste. Je ne suis pas déçu, ça reste une expérience unique. Nous sommes de retour à la civilisation !
Nous avions repéré avant de partir un petit pont naturel , Gemini Bridge, au Nord de Long Canon Road. Malheureusement, nous n’avons pas pris avec nous les coordonnées et nous finissons par abandonner après de multiples recherches.
Nous allons maintenant à Dead Horse Point. Les points de vue sur les bassins de potasse, les La Sal Mountains et la Colorado River sont splendides. Bon on trouve quand même un peu fort de devoir repayer 10$ alors que le parc de Canyonlands est juste à côté !


Nous prenons ensuite la piste de Long canyon qui offre de jolies vues et quelques passages techniques (uniquement au début du canyon).



Nous passons à côté d’une petite arche en sortant de Long Canyon Road
Nous allons ensuite faire la ballade qui mène à Corona Arch que nous trouvons majestueuse. Il faut faire peu d’effort pour y aller et ça vaut vraiment le coup !





Nous finissons la journée par un arrêt à Dinosaur Track/petroglyphes avant d’aller plonger dans la piscine de l’Hôtel :-)



Mercredi 9 Mai
Nous partons ce matin pour la piste de Hurrah Pass qui part au Nord-Ouest de Moab. Il faut vraiment qu’on soit masos pour faire autant de pistes ! Le début de la piste est tranquille et passe au milieu d’un canyon où s’additionnent les campings. Nous effectuons un petit arrêt pour aller voir un rocher « glace » puis nous commençons la montée vers le col.



La piste est alors très cassante. Il faut avouer que le point de vue la haut est beaucoup moins jolie que depuis Anticline Overlook ou Dead Horse Point.


De retour à Moab, nous souhaitons maintenant aller voir Lion’s back car les videos que nous avions vu sur internet nous avaient impressionnées. Nous allons jusqu’à Castle Valley car nous pensions que l’endroit se trouvait sur les bords du Colorado… bref nous sommes toujours pas doués. Nous filons au visitor center de Moab pour connaître l’endroit et là, la ranger nous dit que Lion’s back n’existe plus ! Le nouveau propriétaire du terrain interdit maintenant la descente en 4*4 pour cause d’assurance.
Il est maintenant temps d’aller manger et Mill Creek nous semble l’endroit idéal pour aller piqueniquer avec cette chaleur. L’endroit près de la principale cascade est charmant mais il commence à y avoir de plus en plus de jeunes avec leurs chiens. Nous préférons quitter les lieux pour nous relaxer au bord de la piscine.
Ah oui de retour à l’hôtel nous retrouvons mes parents qui sont aux Etats Unis depuis 2 semaines. Ils viennent nous rejoindre pour continuer l’aventure avec nous !
Jeudi 10 Mai
Ce jour est un peu spécial car … c’est mon anniversaire ! Et ma chérie m’a fait un petit cadeau un peu spécial : un survol d’1H dans un petit avion de la région de Moab. Nous sommes que tous les deux avec le pilote.
Nous survolons les endroits que nous avons arpentés à pied ou en 4*4. Le pilote est surpris que nous connaissions aussi bien la région ! Il n’y a que The Maze qui est pour nous une découverte et surement une idée pour un prochain voyage !
Bon j’avoue que les mouvements saccadés de l’avion auront finalement raison de moi et je suis content d’être de retour sur le plancher des vaches avant de redécorer l’habitacle de l’avion !


The Loop East
The Loop East
White Rim Trail Road
Fort Bottom
Soda Springs Basin
Dead Horse Canyon
Confluence du Colorado et de la Green River
Monument Basin
Buck Canyon
Airport Tower
Chesler Park
Remis de mes émotions, nous enchainons avec la piste d’Onion Creek, la loop des La Sal Mountains et le retour par Castle Valley (80 km). Le début de la piste est très western avec des couleurs surprenantes et des passages ludiques de rivière.
Carte de la piste
Profil de la piste





Arrivés sur le plateau supérieur (1 700 m d’altitude), le paysage change totalement. Il y a maintenant des prairies dominées au loin par les montagnes enneigées des La Sal. Nous replongeons ensuite avant de remonter par une piste hyper cassante (la plus rocailleuse que j’ai jamais prise) jusqu’à 2300 mètres et la jonction de la Castle Valley Road. Ensuite, la piste devient plus tranquille et se termine par une route goudronnée jusqu’au retour sur la route 128.










Nous avons RDV à 15H30 avec mes parents qui sont pile à l’heure (ils étaient à canyonlands Island in the sky ce matin). Nous allons nous balader dans les Fisher Towers (3H) et restons jusqu’au coucher de soleil. Nous profitons des teintes rouges des falaises, les plus rouges de l’Ouest Américain parait-il.




La 3e partie se trouve ici :
http://voyageforum.com/...e_partie_3_D5756556/
Jeudi 3 Mai
Aujourd’hui nous n’avons rien prévu de particulier, c’est un peu une journée de transition entre deux terrains de jeux : Escalante National Park et Hanksville. On se lève donc tranquillement vers 9H et on se met en route vers Capitol Reef.
La route SB12 est toujours aussi belle. Celle-ci s’élève ensuite dans les Boulders Mountains. Nous décidons de faire un petit détour à l‘aire de repos du Lowe Bowns Reservoir pour piqueniquer : nous sommes seuls et l’air est frais. C’est un endroit parfait pour retrouver un instant un environnement végétal.

Nous reprenons la route et arrivons à Capitol Reef. Le temps est très couvert mais nous décidons d’aller quand même au Goseneck Overlook et Sun Set Overlook. La visibilité n’est vraiment pas terrible.
Nous allons enfin nous dégourdir un peu les jambes pour faire la petite ballade de Hickman Bridge (3.2 Km). Le pont naturel est vraiment très beau mais cela ne donne vraiment rien pour la photo avec ce ciel (nous n’avons pas de filtre gris). De plus, en voulant monter sur le pont je suis à deux doigts de me retrouver bloqué au-dessus d’un précipice…pas malin ça !

Sur le retour nous trouvons une « ruine » indienne d’une taille très modeste qui nous fait penser qu’elle ne doit pas être celle qui est indiquée sur la carte. Nous sommes de retour 1H30 plus tard.

Nous filons ensuite vers Hanksville puis au Dirty Devil Overlook. Le temps se découvre un peu et nous restons à contempler ce superbe panorama (un des plus beaux que j’ai vu lors de mes 4 voyages dans l’Ouest Américain).


Vendredi 4 Mai
Après la journée tranquille d’hier, nous sommes prêts pour reprendre un rythme de compet ! Quelques courses à la station-service et nous partons pour Leprechaun Canyon. Le temps aujourd’hui est magnifique. Il y a du vent mais il fait chaud. Que dire de cet endroit ? Ludique (des passages très étroits et acrobatiques comme à Peek-a-boo Canyon dans Escalante NP), des couleurs surprenantes, une galerie très photogénique et un petit goût d’aventure…le passage à la fin est très étroit (moins de 40 cm de largeur sur 80 mètres) mais il était tentant de savoir ce qu’il y avait après. Malheureusement après plusieurs tentatives, nous n’avons pas réussi (la peur de rester coincé aussi). La ballade ne fait que 4.8 km mais on y a passé quand même pas mal de temps.



Nous filons maintenant à Hite Overlook…

… puis à Road Canyon. Nous sommes surpris qu’il faille payer 4$ de fees pour entrer dans la région. C’est pas cher mais bon c’est quand même au milieu de nulle part… Nous mangeons un bout et entamons la ballade vers 13H. La ballade est très facile et les ruines sont très belles avec de jolies couleurs. Nous faisons les 3 premières ruines même si la 1e est la plus intéressante. Nous effectuons rapidement la remontée et sommes de retour 2H plus tard.






Nous préférons aller à Mulley Point pour « apercevoir » Monument Valley , qui n’est pas à notre programme, plutôt que de faire MoonHouse Ruins (petit détour d’1 H). Il y a énormément de vent.

Nous allons maintenant à Mule canyon Road en espérant que House in Fire est toujours dans l’ombre pour donner un maximum d’effet à la photo. Nickel, c’est toujours le cas ! L’impression visuelle est saisissante : la maison brûle avec des flammes gigantesques ! ;)


La journée touche à sa fin et nous sommes contents de notre programme (3 ballades et 2 points de vue). Il est temps maintenant d’aller dormir à Blanding (Super 8).
Samedi 5 Mai
Nous partons vers 7H en direction de Canyonlands The Needles. Il y a toujours du vent mais le temps est encore magnifique aujourd’hui.
Newspaper RockA 9H30, nous commençons la randonnée devant nous mener à Druid Arch. Nous adorons ces paysages de roche en forme d’aiguilles ou de champignons. C’est probablement le plus bel endroit minéral pour marcher dans l’Ouest Américain.
Après 2H nous atteignons Druid Arch. Nous pensions qu’elle se trouvait dans une plaine et nous sommes un peu surpris de la voir au milieu d’un cirque et en haut d’un plateau. Elle est aussi beaucoup plus grande que ce que nous pensions.

Nous profitons de sa beauté pour piqueniquer devant. Elle est à la fois majestueuse et fragile.

Pour le retour nous passons par Chesler Park et sommes de retour 6H après.





Cela nous laisse le temps d’aller à Anticline Overlook qui est pour moi un des plus beaux points de vue à 360°. Il n’y a absolument personne, ce qui n’est pas étonnant quand on sait qu’il faut faire un détour de 100 km (principalement de la piste roulante) pour y aller.


Nous terminons la journée en faisant la route vers Moab (Moab Valley Inn Motel). Nous allons rester 6 jours dans la région :-)
Dimanche 6 Mai
Aujourd’hui est un jour un peu particulier puisque c’est l’anniversaire de ma chérie ! Alors, pour fêter cela, quoi de mieux que d’aller dans Canyonlands Island in the Sky !
On veut se faire un bonne aperçu du parc alors on enchaine les ballades : Mesa Arch (40 min), Whale Rock Trail (30 min), overlooks sur Upheaval Dome (40 min), Green River Overlook. Nous faisons simplement la première butte de Aztec Butte Trail car la 2e butte, plus intéressante, est malheureusement fermée.
Mesa Arch
Whale Rock
Upheaval Dome
Green River Overlook
Aztec Butte TrailPour la ballade de False Kiva, un australien qui vient ici pour la 2e fois nous accompagne. On restera près de 2H sur place à faire des photos et contempler le paysage !


Whale Rock depuis le chemin vers False KivaPuis nous allons à GrandView Point Overlook

A 15H nous décidons de faire la piste de Shaffer trail/Potash Road en se disant que ça sera une bonne mise en bouche avant les 2 jours prévus sur la White Rim trail Road.
Le début est très spectaculaire. La piste passe sur une corniche totalement au-dessus du vide avant de plonger vers le plateau inférieur. Il nous faudra plus de 3H pour rejoindre la route goudronnée car la piste à partir de la jonction de Potash Road est dans un très très mauvais état.









Lundi 7 Mai
Après un lever matinal, nous sommes à 8H du matin au Visitor Center afin de récupérer le permis pour le camping sur la White Rim Road. Malheureusement, nous nous y sommes pris peu de temps avant le départ et il ne restait plus beaucoup de choix. Ça sera le camping de Potato Bottom qui est situé au ¾ de la piste qui fait un total de 100 miles.
Le ranger nous donne les conseils de sécurité à respecter ainsi que les pièges à éviter sur la piste. A 8H30, nous sommes devant la descente du Shaffer Trail que nous connaissons bien pour l’avoir faite la veille. D’ailleurs, elle nous paraît déjà moins impressionnante qu’hier.

A la bifurcation, nous prenons cette fois-ci la piste de droite qui n’est pas en meilleure état que Potash Road ! Quel sentiment de liberté ! Une piste de 160 km au milieu de canyons déchiquetés, de hautes falaises. Le décor est grandiose. Nous ne rencontrerons que 2 voitures dans la journée et quelques groupes de Vttistes.
Notre progression est assez lente à cause de l’état de la piste. Nous passons par Walking Rocks, Musselman Arch (cette dernière par sa structure fait penser au passage qui permet à Indiana Jones de rejoindre le Graal dans le Khazneh de Petra).


Puis nous reprenons la piste jusqu’à l’arrêt piquenique au niveau de Great Basin. Les rochers s’alignent les uns derrières les autres en attendant leur tour pour tomber, cela nous fait penser à une exécution à la chaîne (je sais l’image n’est pas très glamour mais c’est cela qui nous est venu en tête…)








Nous passons par Gosburry puis arrivons à White Crack, la pointe Sud de la piste et du plateau. Le paysage est ici à couper le souffle et on se dit que le veinard qui campera ici a de la chance (il n’y a qu’une seule place de camping ici !).


Un panorama à couper le souffleLa piste devient ensuite un peu plus roulante et nous effectuons la montée et la descente de Murphy qui est impressionnante mais peu technique. Puis la piste longe différents canyons pour passer à ras des cracks. Il y a un superbe méandre de la green river même si le soleil joue à cache-cache à ce moment-là. Le temps devient en effet assez menaçant avec quelques gouttes qui commencent à tomber. La piste redescend doucement vers la Green River, le paysage change et on se retrouve au milieu du canyon dans lequel passe la rivière.





Nous arrivons à l’emplacement de camping à 18H30, soit 9H de piste au total. Le 4*4 ne semble pas avoir trop souffert, nos dos si ! Nous sommes bien sûr seuls.
Nous montons la tente rapidement et préparons le souper. Le vent commence alors à se lever et il devient impossible de rester dehors. Nous terminons le repas dans la voiture. Un petit tour à la Green River (sans intérêt et lugubre, surtout avec ce vent), quelques pas autour du camp, puis nous allons (essayer) de dormir. Le vent souffle très très fort, puis tout d’un coup, à 23H, plus rien !
Mardi 8 Mai
Réveil à 6H, il fait froid dehors et le petit dej nous réchauffe tant bien que mal. Nous terminons la nuit dans le 4*4 puis nous décollons pour faire la petite ballade de Zeus & Moses que nous atteignons à 9H.



Les monolithes sont à contre-jour lorsque nous entamons la ballade (3 miles). Nous longeons les monolithes sur un chemin escarpé et glissant qui n’offre aucune vue sur les monolithes mais uniquement sur le canyon. Sur le chemin du retour nous trouvons des pétroglyphes (des vrais ?)





Nous terminons ensuite la piste de White Rim Trail Road en remontant par Mineral Canyon. Cela faisait plusieurs années que j’avais marqué dans un coin de ma tête cette piste. Je ne suis pas déçu, ça reste une expérience unique. Nous sommes de retour à la civilisation !
Nous avions repéré avant de partir un petit pont naturel , Gemini Bridge, au Nord de Long Canon Road. Malheureusement, nous n’avons pas pris avec nous les coordonnées et nous finissons par abandonner après de multiples recherches.
Nous allons maintenant à Dead Horse Point. Les points de vue sur les bassins de potasse, les La Sal Mountains et la Colorado River sont splendides. Bon on trouve quand même un peu fort de devoir repayer 10$ alors que le parc de Canyonlands est juste à côté !


Nous prenons ensuite la piste de Long canyon qui offre de jolies vues et quelques passages techniques (uniquement au début du canyon).



Nous passons à côté d’une petite arche en sortant de Long Canyon Road

Nous allons ensuite faire la ballade qui mène à Corona Arch que nous trouvons majestueuse. Il faut faire peu d’effort pour y aller et ça vaut vraiment le coup !





Nous finissons la journée par un arrêt à Dinosaur Track/petroglyphes avant d’aller plonger dans la piscine de l’Hôtel :-)



Mercredi 9 Mai
Nous partons ce matin pour la piste de Hurrah Pass qui part au Nord-Ouest de Moab. Il faut vraiment qu’on soit masos pour faire autant de pistes ! Le début de la piste est tranquille et passe au milieu d’un canyon où s’additionnent les campings. Nous effectuons un petit arrêt pour aller voir un rocher « glace » puis nous commençons la montée vers le col.



La piste est alors très cassante. Il faut avouer que le point de vue la haut est beaucoup moins jolie que depuis Anticline Overlook ou Dead Horse Point.


De retour à Moab, nous souhaitons maintenant aller voir Lion’s back car les videos que nous avions vu sur internet nous avaient impressionnées. Nous allons jusqu’à Castle Valley car nous pensions que l’endroit se trouvait sur les bords du Colorado… bref nous sommes toujours pas doués. Nous filons au visitor center de Moab pour connaître l’endroit et là, la ranger nous dit que Lion’s back n’existe plus ! Le nouveau propriétaire du terrain interdit maintenant la descente en 4*4 pour cause d’assurance.
Il est maintenant temps d’aller manger et Mill Creek nous semble l’endroit idéal pour aller piqueniquer avec cette chaleur. L’endroit près de la principale cascade est charmant mais il commence à y avoir de plus en plus de jeunes avec leurs chiens. Nous préférons quitter les lieux pour nous relaxer au bord de la piscine.
Ah oui de retour à l’hôtel nous retrouvons mes parents qui sont aux Etats Unis depuis 2 semaines. Ils viennent nous rejoindre pour continuer l’aventure avec nous !
Jeudi 10 Mai
Ce jour est un peu spécial car … c’est mon anniversaire ! Et ma chérie m’a fait un petit cadeau un peu spécial : un survol d’1H dans un petit avion de la région de Moab. Nous sommes que tous les deux avec le pilote.
Nous survolons les endroits que nous avons arpentés à pied ou en 4*4. Le pilote est surpris que nous connaissions aussi bien la région ! Il n’y a que The Maze qui est pour nous une découverte et surement une idée pour un prochain voyage !
Bon j’avoue que les mouvements saccadés de l’avion auront finalement raison de moi et je suis content d’être de retour sur le plancher des vaches avant de redécorer l’habitacle de l’avion !


The Loop East
The Loop East
White Rim Trail Road
Fort Bottom
Soda Springs Basin
Dead Horse CanyonConfluence du Colorado et de la Green River
Monument Basin
Buck Canyon
Airport Tower
Chesler ParkRemis de mes émotions, nous enchainons avec la piste d’Onion Creek, la loop des La Sal Mountains et le retour par Castle Valley (80 km). Le début de la piste est très western avec des couleurs surprenantes et des passages ludiques de rivière.
Carte de la piste
Profil de la piste




Arrivés sur le plateau supérieur (1 700 m d’altitude), le paysage change totalement. Il y a maintenant des prairies dominées au loin par les montagnes enneigées des La Sal. Nous replongeons ensuite avant de remonter par une piste hyper cassante (la plus rocailleuse que j’ai jamais prise) jusqu’à 2300 mètres et la jonction de la Castle Valley Road. Ensuite, la piste devient plus tranquille et se termine par une route goudronnée jusqu’au retour sur la route 128.










Nous avons RDV à 15H30 avec mes parents qui sont pile à l’heure (ils étaient à canyonlands Island in the sky ce matin). Nous allons nous balader dans les Fisher Towers (3H) et restons jusqu’au coucher de soleil. Nous profitons des teintes rouges des falaises, les plus rouges de l’Ouest Américain parait-il.




La 3e partie se trouve ici :
http://voyageforum.com/...e_partie_3_D5756556/
Avis sur itinéraire de onze jours au Sri Lanka? English translation pending
Bonjour,
Mon copain et moi partons au Sri Lanka en février. Nous avons contacté plusieurs chauffeurs (trouvés sur le forum) et en avons retenu un qui nous propose cet itinéraire (assez classique) qui correspond à nos attentes :
05th Feb 2013 - Airport to negombo 06TH Feb - Negombo - Anuradhapura 07Th Feb - Anuradhapua to Habarana 08th Feb - Habarana - polonnaruwa - Sigiriya - habarana 09th Feb - Habarana - Dambulla - Kandy 10th Feb - Kandy 11th Feb - Kandy - nuwara eliya 12th Feb - Nuwara eliya - horton plains - Ella 13th Feb - Ella - Tissa - Yala 14th Feb - Yala - Galle - Unawatuna 15th Feb - Unawatuna 16th Feb - Unawatuna 17th - Unawatuna - Airport ( we need to leave 5.30 in the morning)
Pensez vous qu'il soit réalisable en l'état ?
Qu'y a-t-il à faire à Unawatuna pour qu'il nous propose d'y rester aussi longtemps ? à part la plage je n'ai rien trouvé d'autre... Sachant que du 1er et 5 février nous aurons passé 3 jours aux Maldives, pensez vous que cette étape soit superflue ? Ne devrions-nous pas passé plus de jours ailleurs ?
Le dernier jour, notre avion décolle à 9h50 le matin, n'est-il pas "dangereux" de dormir à Unawatuna ? Ne vaut-il mieux pas dormir plus près de Negombo ? Y a-t-il des choses à voir entre Unawatuna et Negombo (à part Colombo) ?
Merci pour vos réponses
Antoine
Mon copain et moi partons au Sri Lanka en février. Nous avons contacté plusieurs chauffeurs (trouvés sur le forum) et en avons retenu un qui nous propose cet itinéraire (assez classique) qui correspond à nos attentes :
05th Feb 2013 - Airport to negombo 06TH Feb - Negombo - Anuradhapura 07Th Feb - Anuradhapua to Habarana 08th Feb - Habarana - polonnaruwa - Sigiriya - habarana 09th Feb - Habarana - Dambulla - Kandy 10th Feb - Kandy 11th Feb - Kandy - nuwara eliya 12th Feb - Nuwara eliya - horton plains - Ella 13th Feb - Ella - Tissa - Yala 14th Feb - Yala - Galle - Unawatuna 15th Feb - Unawatuna 16th Feb - Unawatuna 17th - Unawatuna - Airport ( we need to leave 5.30 in the morning)
Pensez vous qu'il soit réalisable en l'état ?
Qu'y a-t-il à faire à Unawatuna pour qu'il nous propose d'y rester aussi longtemps ? à part la plage je n'ai rien trouvé d'autre... Sachant que du 1er et 5 février nous aurons passé 3 jours aux Maldives, pensez vous que cette étape soit superflue ? Ne devrions-nous pas passé plus de jours ailleurs ?
Le dernier jour, notre avion décolle à 9h50 le matin, n'est-il pas "dangereux" de dormir à Unawatuna ? Ne vaut-il mieux pas dormir plus près de Negombo ? Y a-t-il des choses à voir entre Unawatuna et Negombo (à part Colombo) ?
Merci pour vos réponses
Antoine
Sierra Leone à moto et 4x4 mi-avril English translation pending
Bonjour à tous,
Nous recherchons des conseils pour un tour à moto et 4*4 en Sierra Leone mi avril 2013, par pistes au maximum. Partons de Dakar jusque Kedougou, ensuite traversée de la Guinée que nous connaissons un peu, et ensuite Sierra Leone pour 5-6 jours. Une idée est de rentrer par le poste frontière de Memina Oula, s'arrêter au Outamba Kilibi Park, continuer vers Makeni Mongeri et visiter Tiwai Island. Ensuite Yegena Kono Kurubonla pour passer à l'Est des Loma Mountains et sortie de Sierra Leone par Ggeberia Fotombu. Quelqu'un peut'il nous renseigner sur cette boucle : faisable ?, en combien de temps, sympa ?, d'autres points intéressants ? cela vaut'il la peine de descendre jusque Tiwai Island ? Une autre idée est de remonter après Makeni vers l'ouest des Loma Mountains mais on ne sait pas trop si cela passe entre Alikela et Kayima. Ai mis carte attachée.
Côté administratif, nous aurons un 4*4 immatriculé Sénégal, un 4*4 belge et 3 motos Sénégal. Quelqu'un connait'il les documents à obtenir pour passer de Guinée à Sierra Leone ?
Merci beaucoup pour vos infos et conseils !
A+ Christian
Nous recherchons des conseils pour un tour à moto et 4*4 en Sierra Leone mi avril 2013, par pistes au maximum. Partons de Dakar jusque Kedougou, ensuite traversée de la Guinée que nous connaissons un peu, et ensuite Sierra Leone pour 5-6 jours. Une idée est de rentrer par le poste frontière de Memina Oula, s'arrêter au Outamba Kilibi Park, continuer vers Makeni Mongeri et visiter Tiwai Island. Ensuite Yegena Kono Kurubonla pour passer à l'Est des Loma Mountains et sortie de Sierra Leone par Ggeberia Fotombu. Quelqu'un peut'il nous renseigner sur cette boucle : faisable ?, en combien de temps, sympa ?, d'autres points intéressants ? cela vaut'il la peine de descendre jusque Tiwai Island ? Une autre idée est de remonter après Makeni vers l'ouest des Loma Mountains mais on ne sait pas trop si cela passe entre Alikela et Kayima. Ai mis carte attachée.
Côté administratif, nous aurons un 4*4 immatriculé Sénégal, un 4*4 belge et 3 motos Sénégal. Quelqu'un connait'il les documents à obtenir pour passer de Guinée à Sierra Leone ?
Merci beaucoup pour vos infos et conseils !
A+ Christian
Transports et choses immanquables à Playa del Carmen? English translation pending
Bonjour,
J'ai bouclé 90% de mon voyage au mexique. 1 nuit a cancun 6 à Tulum 3 à playa del carmen 1 à cancun (en attendant l'avion).
Pendant les 7 jours à Tulum : Chitchen Itza (sauf si vous me connseillez de le faire a partir de playa del caren) / cénotes / valadoid Punta Allen / Sian kaan Ruines de Tulum / Coba Une excursion Dauphin 1 farniente
Playa del Carmen : Ile de cozumel 1 farniente
Dois je louer une voiture ou les bus ADO sont simples de pratique? D'apres vous, je rate quelquechose? avec mon timing bien sur.
Merci d'avance
J'ai bouclé 90% de mon voyage au mexique. 1 nuit a cancun 6 à Tulum 3 à playa del carmen 1 à cancun (en attendant l'avion).
Pendant les 7 jours à Tulum : Chitchen Itza (sauf si vous me connseillez de le faire a partir de playa del caren) / cénotes / valadoid Punta Allen / Sian kaan Ruines de Tulum / Coba Une excursion Dauphin 1 farniente
Playa del Carmen : Ile de cozumel 1 farniente
Dois je louer une voiture ou les bus ADO sont simples de pratique? D'apres vous, je rate quelquechose? avec mon timing bien sur.
Merci d'avance
New York + De Salt Lake City à San Francisco en 28 jours! English translation pending
Bonne année à tous !
Avant de me lancer dans le compte-rendu de notre roadtrip de l’été dernier (déjà 4 mois !), je renouvelle à tous les membres de Voyage Forum mes remerciements : les lectures de vos nombreux posts et blogs m’ont été d’une grande aide La rédaction de ce carnet de voyage est une façon de vous remercier tous, et peut-être d’en aider d’autres !
USA 2012
Après 10 mois de préparation, nous sommes prêts !
Nous partons à 2 familles, 4 adultes et 4 ados (3 garçons – 16, 14, 12 ans – et une fille de 16 ans). La préparation a tenu compte des envies de chacun, mais a uniquement reposé sur mes épaules ! Je passe un mois de Juin à stresser comme une dingue, avec 1000 questions à la minute, quant aux assurances, choix de la voiture de loc, est-ce que tout va bien se passer, et si... mais pourquoi... Et tout d'un coup, le stress passe, il n'y a plus que la hâte de partir !
Samedi 14/7 : Ça y est, on y est, c'est le jour J !
Réveil à 7h, sans problème, même les enfants ne râlent pas.
Petit déj puis derniers rajouts dans les sacs.
Passeports ? Ok. Billets d'avion ? Ok. Vouchers pour les hôtels ? Ok. Permis de conduire ? Ok. Dollars ? Ok. Cartes bleues ? Ok ! Je crois qu'on n’oublie rien ! On est fin prêt !
On attend fébrilement la navette devant notre grille. On a choisi le système de navette, car entre cette solution et le parking discount pour 30 jours près de Roissy + frais d'essence +/- péages, les prix se valaient. Comme ça, pas de stress sur la route, pas de stress à l'arrivée à l'aéroport ! La navette va nous déposer direct au bon endroit, et nous reprendra aussi à la sortie de l’avion.
Arrivée de la navette à 8h30 comme prévu, à la maison, avec nos amis. On est samedi 14 juillet, on évite donc l'autoroute et les périph' parisiens, et on passe par l'ancienne route de Paris.
À Roissy, à 11h comme prévu, la police est partout quand on arrive, nous obligeant à débarquer de la navette bien au-delà de notre porte d'embarquement. On ne saura jamais pourquoi ?
Et on fait un aller-retour inutile dans l'aéroport pour une erreur d'aiguillage, on est allé jusqu'au N° de la porte prévue... à Salt Lake City ! Et bien ça commence bien ce voyage, va falloir s'améliorer pour la navigation ! En tout cas, on ne regrette déjà pas d'avoir investi dans des sacs de voyage à roulette !
Le check in se passe... comme sur des roulettes justement. Puis attente comme tout le monde, avec vue sur notre bel A380.

Décollage sur l'A380 avec 30' de retard, soit 14h25 au lieu de 13h55. Très bien cet avion. On commence avec le plus bel avion, ça va nous rendre un peu difficile pour la suite. Écran individuel, choix de films importants, nourriture et boissons servis à bord très correctes. Nombreux encas et boissons proposés. Champagne pour ce premier vol transatlantique !
Arrivée à NYC à l'heure, à 16h10, le pilote a dû accélérer en vol. Passage de douane et immigration sans soucis, mais en sortant d'un A380, on n'est pas tout seul, l'attente est un peu longue.
On refuse tous les taxis "sauvages" proposés, et on trouve sans attendre un Yellowcab pour arriver à l'hôtel à 18h30, tarif de 45$ HT comme prévu (merci VF). Premiers échanges dans la langue de Shakespeare (ou presque) avec le chauffeur du taxi, d'origine indonésienne, c'est peut-être pour ça qu'on s'est plutôt pas trop mal compris : entre migrants, c'est plus facile !
On est déjà le nez en l'air, à regarder tous ces gratte-ciels !
Notre hôtel est le Comfort Inn Chelsea, à 500m du Flat Iron Building, au calme.

Entre 2 buildings, on aperçoit l'Empire State Building !

Après s’être installés dans les chambres, on va juste dîner du côté de la 6e Avenue. J'en profite pour donner à nos amis une première check-list des us et coutumes américaines (tips entre autres). Et, comme chaque soir tout au long de notre voyage, nous décidons tous ensemble du programme définitif du lendemain.
Puis dodo : il est déjà 21h soit 3h en France.
Le Wifi fonctionne bien dans l'hôtel, comme dans la majorité des cas. Nous profiterons des soirées pour nous occuper des photos, et des réveils matinaux pour envoyer des mails. Je n'arrive pas à envoyer des photos avec mes mails, mais sur Facebook oui !
Dimanche15/7 : Premier réveil tôt, décalage horaire oblige. Après un bon Continental Breakfast à l'hôtel, direction Central Park, en empruntant la 5e Avenue. On est dimanche, il est tôt, les rues de NY sont presque vides, étrange impression...


Et là, il se passe quelque chose d'extraordinaire : Mon mari tombe sous le charme de cette ville, et m'emprunte l'appareil-photo (d'habitude, c'est moi la photographe dans la famille, et d'ailleurs c'est "mon" appareil-photo, non mais alors !). Et bien, ce n'est qu'un début, je vais passer mes vacances à le lui réclamer. C'est décidé, je sais ce que je lui offre à Noël !


J'ai le Cartoville de NY en main, le top ce guide, petit mais complet. Finalement une fois sur place, plutôt facile de s'y retrouver entre les rues et les avenues, et leurs sens. De France, ça me paraissait tellement plus compliqué. On découvre magasins, buildings et monuments notables (ESB, Public Library, Grand Central Station, Chrysler Building, Rockefeller Center, St Patrick's Cathedral, Trump Tower... Apple). On admire de l'extérieur, ou on visite aussi l'intérieur, ça dépend de nos envies.
Mélange de magasins types Gap, Benetton, les incontournables Abercrombie et Hollister, et d'enseignes beaucoup plus luxueuses. On est dimanche, tous les magasins sont ouverts.
On croise des hommes sandwich, des femmes sandwich aussi.

Des groupes de manifestants, une vingtaine de personnes qui déambulent en permanence en scandant leurs revendications…

Des marchands ambulants, qui déversent leurs biens à vendre en déballant un drap sur le trottoir.

Au vu des contrefaçons, on comprend pourquoi ils ont l’œil vif à tout ce qui les entoure : en cas de problème, ils récupèrent les 4 coins de leur drap, et hop, ils disparaissent ! On assiste aussi à un shooting, avec mannequins et photographes, au milieu des passants de la 5e avenue…
Il fait chaud, on achète à boire sans arrêt, les bouteilles qu'on avait emportées dans les sacs à dos ont vite été vidées !
Traversée de Central Park avec premiers hot-dogs et bretzels géants chauds, qui ne suffisant pas à nous rassasier, on remangera avant le musée.
1ère leçon : un enfant qui a pris un continental breakfast ne tient pas jusqu'au soir sans manger (malgré mes nombreuses lectures qui m'assuraient du contraire, j'étais septique avant de partir : des ados, ça mange bien, aucun risque de leur faire sauter un repas !)
On est dimanche, Central Park est bien vivant, il y a des matchs de base ball...

frisbee, cricket...

La vue sur les buildings depuis Central Park est assez impressionnante ! Cette ligne de "constructions Lego" juste au-dessus de tout ce vert !

L'après-midi, musée d'histoire naturelle, où on échange nos vouchers de NY City Pass achetés en France via Internet.
De belles mises en scène d'animaux empaillés très réalistes. Un peu déçus sinon par les squelettes de dino (on a visité le muséum d'histoire naturelle de Londres, qui est un cran au-dessus on a trouvé).
Retour vers l'hôtel, il fait toujours aussi chaud. On prend la 6e Avenue cette fois. La première journée a été longue, trop ? Retour à pied un peu dur pour les enfants... 2ème leçon : un enfant qui a faim, il faut le nourrir... sans attendre, ce qu'on finit par faire évidemment, on n'est pas des parents indignes quand même.
Lundi 16/7 : Direction plein sud en métro cette fois : Statue de la Liberté, Ellis Island ce matin (queue de 30mn environ, à l'américaine, sans arrêt en mouvement, sous le soleil ça aide). Belle vue de Manhattan depuis le ferry, il fait beau, le vent rend la chaleur supportable, casquette obligatoire quand même.



Pour éviter de refaire la queue au niveau du ferry de la Statue de la Liberté, on choisit de ne pas y descendre, direction donc le musée de l'Immigration directement. Sacrée émotion que d'imaginer l'arrivée des émigrés ici. On se promène dans le bâtiment, on s'imagine à leur place... On s'amuse à chercher des passeports français, ou des pièces de monnaie françaises dans les vitrines. Retour sur le ferry, mais on choisit cette fois le pont inférieur, le soleil tape vraiment trop dur !
On se retrouve à Battery Park et on déambule jusqu'à Ground Zero.

Au passage, on voit le célèbre taureau. Déjeuner dans notre seul Burger King du voyage vers Ground Zero. Pas inoubliable. Pas de visite du site de Ground Zero lui-même, mais l'émotion est présente sur la place. Puis on prend Wall Street jusqu'aux quais, rue presque oppressante tellement elle est petite, serrée entre 2 colonnes de gratte-ciels !

Arrêt dans le RDC d'un immeuble où l'on trouve un bar au frais très agréable, dans un magnifique décor.

Dans Wall Street, beaucoup de policiers et de business men qui viennent fumer une cigarette pendant leur pause. Tous en costume cravate, j’ai chaud pour eux ! L’un d’eux n’a qu’un bermuda en guise de pantalon, mais très smart le bermuda !
Puis remontée vers le Pier 17, très agréable en milieu de journée.
Ma fille croise une famille avec des sacs Abercrombie, et ose leur demander en anglais, of course, s’il y a un magasin dans le coin (vu qu'hier, elle a été très frustrée de ne pas entrer dans celui de la 5e avenue mais la file d'attente était vraiment trop longue).

Quel hasard, on passe justement devant en allant vers le Pier 17, et pas de queue devant le magasin ! Petite visite "obligatoire" du magasin en question. Et déjà "quelques" $ qui s'envolent...
Avant de me lancer dans le compte-rendu de notre roadtrip de l’été dernier (déjà 4 mois !), je renouvelle à tous les membres de Voyage Forum mes remerciements : les lectures de vos nombreux posts et blogs m’ont été d’une grande aide La rédaction de ce carnet de voyage est une façon de vous remercier tous, et peut-être d’en aider d’autres !
USA 2012
Après 10 mois de préparation, nous sommes prêts !
Nous partons à 2 familles, 4 adultes et 4 ados (3 garçons – 16, 14, 12 ans – et une fille de 16 ans). La préparation a tenu compte des envies de chacun, mais a uniquement reposé sur mes épaules ! Je passe un mois de Juin à stresser comme une dingue, avec 1000 questions à la minute, quant aux assurances, choix de la voiture de loc, est-ce que tout va bien se passer, et si... mais pourquoi... Et tout d'un coup, le stress passe, il n'y a plus que la hâte de partir !
Samedi 14/7 : Ça y est, on y est, c'est le jour J !
Réveil à 7h, sans problème, même les enfants ne râlent pas.
Petit déj puis derniers rajouts dans les sacs.
Passeports ? Ok. Billets d'avion ? Ok. Vouchers pour les hôtels ? Ok. Permis de conduire ? Ok. Dollars ? Ok. Cartes bleues ? Ok ! Je crois qu'on n’oublie rien ! On est fin prêt !
On attend fébrilement la navette devant notre grille. On a choisi le système de navette, car entre cette solution et le parking discount pour 30 jours près de Roissy + frais d'essence +/- péages, les prix se valaient. Comme ça, pas de stress sur la route, pas de stress à l'arrivée à l'aéroport ! La navette va nous déposer direct au bon endroit, et nous reprendra aussi à la sortie de l’avion.
Arrivée de la navette à 8h30 comme prévu, à la maison, avec nos amis. On est samedi 14 juillet, on évite donc l'autoroute et les périph' parisiens, et on passe par l'ancienne route de Paris.
À Roissy, à 11h comme prévu, la police est partout quand on arrive, nous obligeant à débarquer de la navette bien au-delà de notre porte d'embarquement. On ne saura jamais pourquoi ?
Et on fait un aller-retour inutile dans l'aéroport pour une erreur d'aiguillage, on est allé jusqu'au N° de la porte prévue... à Salt Lake City ! Et bien ça commence bien ce voyage, va falloir s'améliorer pour la navigation ! En tout cas, on ne regrette déjà pas d'avoir investi dans des sacs de voyage à roulette !
Le check in se passe... comme sur des roulettes justement. Puis attente comme tout le monde, avec vue sur notre bel A380.

Décollage sur l'A380 avec 30' de retard, soit 14h25 au lieu de 13h55. Très bien cet avion. On commence avec le plus bel avion, ça va nous rendre un peu difficile pour la suite. Écran individuel, choix de films importants, nourriture et boissons servis à bord très correctes. Nombreux encas et boissons proposés. Champagne pour ce premier vol transatlantique !
Arrivée à NYC à l'heure, à 16h10, le pilote a dû accélérer en vol. Passage de douane et immigration sans soucis, mais en sortant d'un A380, on n'est pas tout seul, l'attente est un peu longue.
On refuse tous les taxis "sauvages" proposés, et on trouve sans attendre un Yellowcab pour arriver à l'hôtel à 18h30, tarif de 45$ HT comme prévu (merci VF). Premiers échanges dans la langue de Shakespeare (ou presque) avec le chauffeur du taxi, d'origine indonésienne, c'est peut-être pour ça qu'on s'est plutôt pas trop mal compris : entre migrants, c'est plus facile !
On est déjà le nez en l'air, à regarder tous ces gratte-ciels !
Notre hôtel est le Comfort Inn Chelsea, à 500m du Flat Iron Building, au calme.

Entre 2 buildings, on aperçoit l'Empire State Building !

Après s’être installés dans les chambres, on va juste dîner du côté de la 6e Avenue. J'en profite pour donner à nos amis une première check-list des us et coutumes américaines (tips entre autres). Et, comme chaque soir tout au long de notre voyage, nous décidons tous ensemble du programme définitif du lendemain.
Puis dodo : il est déjà 21h soit 3h en France.
Le Wifi fonctionne bien dans l'hôtel, comme dans la majorité des cas. Nous profiterons des soirées pour nous occuper des photos, et des réveils matinaux pour envoyer des mails. Je n'arrive pas à envoyer des photos avec mes mails, mais sur Facebook oui !
Dimanche15/7 : Premier réveil tôt, décalage horaire oblige. Après un bon Continental Breakfast à l'hôtel, direction Central Park, en empruntant la 5e Avenue. On est dimanche, il est tôt, les rues de NY sont presque vides, étrange impression...


Et là, il se passe quelque chose d'extraordinaire : Mon mari tombe sous le charme de cette ville, et m'emprunte l'appareil-photo (d'habitude, c'est moi la photographe dans la famille, et d'ailleurs c'est "mon" appareil-photo, non mais alors !). Et bien, ce n'est qu'un début, je vais passer mes vacances à le lui réclamer. C'est décidé, je sais ce que je lui offre à Noël !


J'ai le Cartoville de NY en main, le top ce guide, petit mais complet. Finalement une fois sur place, plutôt facile de s'y retrouver entre les rues et les avenues, et leurs sens. De France, ça me paraissait tellement plus compliqué. On découvre magasins, buildings et monuments notables (ESB, Public Library, Grand Central Station, Chrysler Building, Rockefeller Center, St Patrick's Cathedral, Trump Tower... Apple). On admire de l'extérieur, ou on visite aussi l'intérieur, ça dépend de nos envies.
Mélange de magasins types Gap, Benetton, les incontournables Abercrombie et Hollister, et d'enseignes beaucoup plus luxueuses. On est dimanche, tous les magasins sont ouverts.
On croise des hommes sandwich, des femmes sandwich aussi.

Des groupes de manifestants, une vingtaine de personnes qui déambulent en permanence en scandant leurs revendications…

Des marchands ambulants, qui déversent leurs biens à vendre en déballant un drap sur le trottoir.

Au vu des contrefaçons, on comprend pourquoi ils ont l’œil vif à tout ce qui les entoure : en cas de problème, ils récupèrent les 4 coins de leur drap, et hop, ils disparaissent ! On assiste aussi à un shooting, avec mannequins et photographes, au milieu des passants de la 5e avenue…
Il fait chaud, on achète à boire sans arrêt, les bouteilles qu'on avait emportées dans les sacs à dos ont vite été vidées !
Traversée de Central Park avec premiers hot-dogs et bretzels géants chauds, qui ne suffisant pas à nous rassasier, on remangera avant le musée.
1ère leçon : un enfant qui a pris un continental breakfast ne tient pas jusqu'au soir sans manger (malgré mes nombreuses lectures qui m'assuraient du contraire, j'étais septique avant de partir : des ados, ça mange bien, aucun risque de leur faire sauter un repas !)
On est dimanche, Central Park est bien vivant, il y a des matchs de base ball...

frisbee, cricket...

La vue sur les buildings depuis Central Park est assez impressionnante ! Cette ligne de "constructions Lego" juste au-dessus de tout ce vert !

L'après-midi, musée d'histoire naturelle, où on échange nos vouchers de NY City Pass achetés en France via Internet.
De belles mises en scène d'animaux empaillés très réalistes. Un peu déçus sinon par les squelettes de dino (on a visité le muséum d'histoire naturelle de Londres, qui est un cran au-dessus on a trouvé).
Retour vers l'hôtel, il fait toujours aussi chaud. On prend la 6e Avenue cette fois. La première journée a été longue, trop ? Retour à pied un peu dur pour les enfants... 2ème leçon : un enfant qui a faim, il faut le nourrir... sans attendre, ce qu'on finit par faire évidemment, on n'est pas des parents indignes quand même.
Lundi 16/7 : Direction plein sud en métro cette fois : Statue de la Liberté, Ellis Island ce matin (queue de 30mn environ, à l'américaine, sans arrêt en mouvement, sous le soleil ça aide). Belle vue de Manhattan depuis le ferry, il fait beau, le vent rend la chaleur supportable, casquette obligatoire quand même.



Pour éviter de refaire la queue au niveau du ferry de la Statue de la Liberté, on choisit de ne pas y descendre, direction donc le musée de l'Immigration directement. Sacrée émotion que d'imaginer l'arrivée des émigrés ici. On se promène dans le bâtiment, on s'imagine à leur place... On s'amuse à chercher des passeports français, ou des pièces de monnaie françaises dans les vitrines. Retour sur le ferry, mais on choisit cette fois le pont inférieur, le soleil tape vraiment trop dur !
On se retrouve à Battery Park et on déambule jusqu'à Ground Zero.

Au passage, on voit le célèbre taureau. Déjeuner dans notre seul Burger King du voyage vers Ground Zero. Pas inoubliable. Pas de visite du site de Ground Zero lui-même, mais l'émotion est présente sur la place. Puis on prend Wall Street jusqu'aux quais, rue presque oppressante tellement elle est petite, serrée entre 2 colonnes de gratte-ciels !

Arrêt dans le RDC d'un immeuble où l'on trouve un bar au frais très agréable, dans un magnifique décor.

Dans Wall Street, beaucoup de policiers et de business men qui viennent fumer une cigarette pendant leur pause. Tous en costume cravate, j’ai chaud pour eux ! L’un d’eux n’a qu’un bermuda en guise de pantalon, mais très smart le bermuda !
Puis remontée vers le Pier 17, très agréable en milieu de journée.
Ma fille croise une famille avec des sacs Abercrombie, et ose leur demander en anglais, of course, s’il y a un magasin dans le coin (vu qu'hier, elle a été très frustrée de ne pas entrer dans celui de la 5e avenue mais la file d'attente était vraiment trop longue).

Quel hasard, on passe justement devant en allant vers le Pier 17, et pas de queue devant le magasin ! Petite visite "obligatoire" du magasin en question. Et déjà "quelques" $ qui s'envolent...
Retour de voyage en Israël d'une Maghrébine English translation pending
Bonjour
Ayant pas mal cherché des informations sur l'entrée en Israel pour une personne d" origine maghrebine, je voulais faire profiter les personnes qui souhaitent s'informer de mon retour d'expérience. Je suis partie en Octobre dernier avec 3 copines d'origine et de "souche" francaise pour un sejour à but purement touristique. Pour info, je suis de nationalité francaise. Voici mon sejour et les peripeties quand on a un nom arabe.
1-L'arrivée à tel aviv Nous avons pris un vol paris Tel aviv via Istanbul, Pour info, pas d'interrogatoire au decollage. Nous avons atteris donc à tel aviv vers 22h et au moment de passer les frontieres, je présente mon passeport et la personne aux frontieres garde mon passeport et me dit d'attendre sur le coté. Bien evidement sans explication, de maniere désagréable en anglais et en laissant mes amies passer. Puis un agent est venu me chercher et m' a conduit dans son bureau et j'ai du répondre a ses questions: motif du sejour, villes visitées, nom du pere grand pere origine, si je connaissais du monde sur place si j avais l intention de me rendre dans la west bank. Heuresement, j'avais le circuit prévu imprimé ainsi que la liste des hotels. Püis, il m' a demandé d'atteindre dans une salle d'attente ou il y avait comme moi que des arabes ou des personnes voyageant seules et qui devaient subir l interrogatoire pour verifier si ce n'est pas des personnes risquées.. Au bout d'1h30 deuxieme interrogatoire qui a duré 5 min, meme question que precedemment. et puis le OK have a nice trip en israel. Ouf !!! Je tiens quand meme à préciser que les agents ne m'ont pas agressé et étaient très polis courtois et meme souriants.
2- le retour en Israel apres la journée en jordanie Au cour de mon sejour nous avions prevu d'aller a petra en Jordanie, nous avons donc pris une excursion avec un organisme de voyage. Je ne me suis pas imaginée qu'au moment de rentrer en israel, on allait à nouveau me mettre sur le coté, car pour moi je ne suis partie que pour la journée et en plus via un organisme israelien. Et ben non, mais bon, elle me l' a rendu 5 min après cette fois ci. En plus cette agente m' a narguée du regard, histoire de m'humilier.
3- le vol EL AL De retour sur Eilat, nous avions booké un vol eilat -tel aviv via EL AL . Pas une seconde j'avais imaginé à quel point on allait me faire ch... à nouveau et oui pourtant un vol interne . J'arrive au comptoire et la, interrogatoire devant les autres passagers d'1 heure: motif du voyage, parcours, nom du pere grand pere (ils aiment la généologie) et les questions sans queue ni tete pourquoi je suis au crédit agricole, examen de ma carte de crédit et le pire: revue de mes 2000 photos... et forcement la fouille de mes affaires. EL AL COMPAGNIE RACISTE. Comme toujours je suis la seule du groupe à avoir à ca.
4-retour Paris On finit par la totale, Pas d'interrogatoire mais une fouille complète valise et du corps et meme de mes collants transparents, sait on jamais... BREF voila à quoi vous attendre meme si vous y aller pour un tourisme basique. CONSEILS repondez poliment et ayez sous la main tous les papiers vols hotels trajet. Et surout ne prenez pa la compagnie aérienne EL AL . Vous n'aurez pas de probleme si vous n'avez rien à vous reprocher. Sinon le voyage étaient super, c'est beau. Jerusalem magnifique; tel aviv sympa , Bethleem et Mer morte superbe et Petra grandiose. Eilat sans intéret. Je suis a disposition pour vous filer des info sur hotels pas cher et bien situés, autres conseils. a+++
Ayant pas mal cherché des informations sur l'entrée en Israel pour une personne d" origine maghrebine, je voulais faire profiter les personnes qui souhaitent s'informer de mon retour d'expérience. Je suis partie en Octobre dernier avec 3 copines d'origine et de "souche" francaise pour un sejour à but purement touristique. Pour info, je suis de nationalité francaise. Voici mon sejour et les peripeties quand on a un nom arabe.
1-L'arrivée à tel aviv Nous avons pris un vol paris Tel aviv via Istanbul, Pour info, pas d'interrogatoire au decollage. Nous avons atteris donc à tel aviv vers 22h et au moment de passer les frontieres, je présente mon passeport et la personne aux frontieres garde mon passeport et me dit d'attendre sur le coté. Bien evidement sans explication, de maniere désagréable en anglais et en laissant mes amies passer. Puis un agent est venu me chercher et m' a conduit dans son bureau et j'ai du répondre a ses questions: motif du sejour, villes visitées, nom du pere grand pere origine, si je connaissais du monde sur place si j avais l intention de me rendre dans la west bank. Heuresement, j'avais le circuit prévu imprimé ainsi que la liste des hotels. Püis, il m' a demandé d'atteindre dans une salle d'attente ou il y avait comme moi que des arabes ou des personnes voyageant seules et qui devaient subir l interrogatoire pour verifier si ce n'est pas des personnes risquées.. Au bout d'1h30 deuxieme interrogatoire qui a duré 5 min, meme question que precedemment. et puis le OK have a nice trip en israel. Ouf !!! Je tiens quand meme à préciser que les agents ne m'ont pas agressé et étaient très polis courtois et meme souriants.
2- le retour en Israel apres la journée en jordanie Au cour de mon sejour nous avions prevu d'aller a petra en Jordanie, nous avons donc pris une excursion avec un organisme de voyage. Je ne me suis pas imaginée qu'au moment de rentrer en israel, on allait à nouveau me mettre sur le coté, car pour moi je ne suis partie que pour la journée et en plus via un organisme israelien. Et ben non, mais bon, elle me l' a rendu 5 min après cette fois ci. En plus cette agente m' a narguée du regard, histoire de m'humilier.
3- le vol EL AL De retour sur Eilat, nous avions booké un vol eilat -tel aviv via EL AL . Pas une seconde j'avais imaginé à quel point on allait me faire ch... à nouveau et oui pourtant un vol interne . J'arrive au comptoire et la, interrogatoire devant les autres passagers d'1 heure: motif du voyage, parcours, nom du pere grand pere (ils aiment la généologie) et les questions sans queue ni tete pourquoi je suis au crédit agricole, examen de ma carte de crédit et le pire: revue de mes 2000 photos... et forcement la fouille de mes affaires. EL AL COMPAGNIE RACISTE. Comme toujours je suis la seule du groupe à avoir à ca.
4-retour Paris On finit par la totale, Pas d'interrogatoire mais une fouille complète valise et du corps et meme de mes collants transparents, sait on jamais... BREF voila à quoi vous attendre meme si vous y aller pour un tourisme basique. CONSEILS repondez poliment et ayez sous la main tous les papiers vols hotels trajet. Et surout ne prenez pa la compagnie aérienne EL AL . Vous n'aurez pas de probleme si vous n'avez rien à vous reprocher. Sinon le voyage étaient super, c'est beau. Jerusalem magnifique; tel aviv sympa , Bethleem et Mer morte superbe et Petra grandiose. Eilat sans intéret. Je suis a disposition pour vous filer des info sur hotels pas cher et bien situés, autres conseils. a+++
Vélo Sursac ou Vaude Bivi 1 pour randonnée Lozère - Gévaudan - Cévennes? English translation pending
bonjour , j'ai l'intention de faire une randonnée en velo du coté de la Lozère , Gévaudan, Cévennes
j'aurais aimé des conseiles sur le materiel a emporter j'aime voyager léger et j'ai l'intention de dormir à la a belle etoile dans un sursac ou dans une petite tente discrète
j'ésite entre un sursac du type millet http://www.amazon.fr/...357066315&sr=1-3 et la vaude bivi 1 http://www.campz.fr/...te-1-place-bivi-vert
j'aimerais aussi des conseilles sur le type de sac de couchage à emporter c'est pour le mois d' avril ou de mai je cherche un sac le plus polyvalent possible pour le climat français
je suis intéressé par celui la http://www.amazon.fr/...OVI&linkCode=asn
merci d'avance si quelqu'un a des bons conseils à me promulguer !!!
j'aurais aimé des conseiles sur le materiel a emporter j'aime voyager léger et j'ai l'intention de dormir à la a belle etoile dans un sursac ou dans une petite tente discrète
j'ésite entre un sursac du type millet http://www.amazon.fr/...357066315&sr=1-3 et la vaude bivi 1 http://www.campz.fr/...te-1-place-bivi-vert
j'aimerais aussi des conseilles sur le type de sac de couchage à emporter c'est pour le mois d' avril ou de mai je cherche un sac le plus polyvalent possible pour le climat français
je suis intéressé par celui la http://www.amazon.fr/...OVI&linkCode=asn
merci d'avance si quelqu'un a des bons conseils à me promulguer !!!
Voyage de deux mois en Martinique English translation pending
bonjour,
Nous partons pour un voyage de plus ou moins 2 mois dans les Antilles( martinique et guadeloupe très certainement) Notre arrivée est prévu le 14 janvier à fort de france ( très très bientôt) Voila je souhaiterais savoir ( je trouve très peu d'info sur le net) CE qu'il faut faire!! on pensais prendre une carte IGN pour quelques randonnée, ( si vous en connaissez des particulièrement sympathique) et ensuite faire de la plongée (pour l'instant nous sommes novices) alors d'après mes lectures sur le net il n'existe pas de camping, est ce vrai? merci d'avance pour tous renseignements et bonne année
Nous partons pour un voyage de plus ou moins 2 mois dans les Antilles( martinique et guadeloupe très certainement) Notre arrivée est prévu le 14 janvier à fort de france ( très très bientôt) Voila je souhaiterais savoir ( je trouve très peu d'info sur le net) CE qu'il faut faire!! on pensais prendre une carte IGN pour quelques randonnée, ( si vous en connaissez des particulièrement sympathique) et ensuite faire de la plongée (pour l'instant nous sommes novices) alors d'après mes lectures sur le net il n'existe pas de camping, est ce vrai? merci d'avance pour tous renseignements et bonne année
GR20 en Corse en juillet 2013: refuges, partenaires English translation pending
Bonjour à tous,
Après avoir complété le GR10 l'été passé, j'aimerais faire le GR20 en juillet 2013.
Pour le GR10, je l'ai fait en 3 fois, toujours en juillet puisque je n'ai pas trop d'autres choix de vacances :
- 2010 : 18 jours de marche d'Hendaye à Arrens (à 2 en camping) - 2011 : 17 jours d'Arrens à St-Elye (seule en gîtes, refuges et cabanes) - 2012 : 21 jours de St-Elye à Banyuls (seule également et dans les même conditions)
Les 2 dernières années, même si j'étais seule au départ, j'ai souvent rencontré des partenaires de marche pour quelques jours et c'était super de pouvoir partager notre enthousiasme devant tout ce qui nous était donné de voir. J'ai adoré mon expérience même si ça n'a pas toujours été facile... Entre autres, j'ai dû terminer les 300 derniers kms en sandales...
Je pense donc, sans être une athlète, être assez en forme et persévérante pour le GR20 l'été prochain. La seule chose qui m'inquiète un peu, ce sont certains passages périlleux et vertigineux de la partie Nord... Ce pourquoi j'aimerais mieux le faire avec quelqu'un...
Je sais que pour le ravitaillement, il n'y a pas de problèmes... mais j'aimerais avoir vos suggestions et conseils pour les couchers... Est-il hasardeux de trouver une place dans les refuges en juillet. Est-il possible de réserver ? Ou bien est-il préférable d'apporter la tente ?
Et puis, même si c'est pas évident de trouver des partenaires de même niveau, avec qui on s'entend bien et disponibles au même moment.... sait-on jamais ? Si quelqu'un est intéressé ... n'hésitez pas à me contacter ;)
Mbel
de Montréal
Après avoir complété le GR10 l'été passé, j'aimerais faire le GR20 en juillet 2013.
Pour le GR10, je l'ai fait en 3 fois, toujours en juillet puisque je n'ai pas trop d'autres choix de vacances :
- 2010 : 18 jours de marche d'Hendaye à Arrens (à 2 en camping) - 2011 : 17 jours d'Arrens à St-Elye (seule en gîtes, refuges et cabanes) - 2012 : 21 jours de St-Elye à Banyuls (seule également et dans les même conditions)
Les 2 dernières années, même si j'étais seule au départ, j'ai souvent rencontré des partenaires de marche pour quelques jours et c'était super de pouvoir partager notre enthousiasme devant tout ce qui nous était donné de voir. J'ai adoré mon expérience même si ça n'a pas toujours été facile... Entre autres, j'ai dû terminer les 300 derniers kms en sandales...
Je pense donc, sans être une athlète, être assez en forme et persévérante pour le GR20 l'été prochain. La seule chose qui m'inquiète un peu, ce sont certains passages périlleux et vertigineux de la partie Nord... Ce pourquoi j'aimerais mieux le faire avec quelqu'un...
Je sais que pour le ravitaillement, il n'y a pas de problèmes... mais j'aimerais avoir vos suggestions et conseils pour les couchers... Est-il hasardeux de trouver une place dans les refuges en juillet. Est-il possible de réserver ? Ou bien est-il préférable d'apporter la tente ?
Et puis, même si c'est pas évident de trouver des partenaires de même niveau, avec qui on s'entend bien et disponibles au même moment.... sait-on jamais ? Si quelqu'un est intéressé ... n'hésitez pas à me contacter ;)
Mbel
de Montréal
Avis sur Moulmein et Hpa An? English translation pending
Bonjour,
j'ai bien dû mal à finir mon itinéraire... Je quitterai Kinpun le 28/01 en fin de matinée/milieu de journée vers Hpa An ou Moulmein. En fonction de mon heure d'arrivée, je pourrais peut être déjà visiter un lieu sur l'une de ces 2 villes. Le 29 et 30 seront destinés aux visites. Le 30 au soir, je reprends la route vers Yangon (bus de nuit). Je sais que ces lieux méritent plus que le temps que je compte leur consacrer mais je n'ai pas le choix niveau timing.
Alors, est il préférable de choisir soit Moulmein soit Hpa An, et dans ce cas, lequel ???
Ou puis je faire 1 journée à Moulmein et 1 journée à Hpa An, et dans ce cas, pouvez vous me dire ce que vous avez préféré dans ces lieux ? Je lis et relis mon LP dans tous les sens et je n'arrive pas à choisir, alors j'ai décidé de me baser sur vos expériences.
Merci par avance.
Sabrina
j'ai bien dû mal à finir mon itinéraire... Je quitterai Kinpun le 28/01 en fin de matinée/milieu de journée vers Hpa An ou Moulmein. En fonction de mon heure d'arrivée, je pourrais peut être déjà visiter un lieu sur l'une de ces 2 villes. Le 29 et 30 seront destinés aux visites. Le 30 au soir, je reprends la route vers Yangon (bus de nuit). Je sais que ces lieux méritent plus que le temps que je compte leur consacrer mais je n'ai pas le choix niveau timing.
Alors, est il préférable de choisir soit Moulmein soit Hpa An, et dans ce cas, lequel ???
Ou puis je faire 1 journée à Moulmein et 1 journée à Hpa An, et dans ce cas, pouvez vous me dire ce que vous avez préféré dans ces lieux ? Je lis et relis mon LP dans tous les sens et je n'arrive pas à choisir, alors j'ai décidé de me baser sur vos expériences.
Merci par avance.
Sabrina
Inde du Sud (Karnataka) - Novembre 2012 English translation pending
Mise en garde habituelle pour éviter toute déconvenue : le récit qui suit est bien davantage un recueil d’infos pratiques qu’un carnet de voyage …
3ème périple en Inde – Mais pourquoi donc ?... - un riche passé historique empreint d’une forte ferveur religieuse qui se traduit par de nombreux temples, à l’architecture différente d’une région à une autre mais toujours originale, intéressante quelquefois même spectaculaire, - dans cette région, le bonus de paysages vallonnés splendides. Des rizières, des champs de cannes à sucre, de bananiers, de cocotiers, de maïs, de tournesol se disputent le moindre lopin, créant un camaïeu de vert du plus bel effet, - une gastronomie qui réjouit nos papilles, - un réseau de transports locaux qui facilite énormément le voyage individuel. Mais au-delà de ces raisons (qui ne sont en fait que des prétextes), ce qui nous attire en Inde ce sont les Indiens. Un mode de vie, un mode de pensée, une religion, des rites bref une culture bien loin de la nôtre. Une vie sociale et religieuse étroitement liées qui donnent lieu à des scènes quotidiennes surprenantes, parfois dérangeantes, toujours fascinantes. On en revient toujours plus sereins, plus indulgents, plus riches. De cette richesse que seule la découverte de l’autre apporte.
NOTRE PERIPLE EN 2 SEMAINES :
Sam 18 Novembre – Vol sur Emirates : Paris CDG / Dubaï / Bangalore Dim – Arrivée du vol à 9h00 – Lalbagh Garden – Train de nuit vers Badami (12h-1000 Rs) Lun – Badami: Temple de Buthanath – Les grottes – 3 nuits à Badami Mar – Aihole (bus-1h-26 Rs) – Pattadakal (rickshaw-40min-150 Rs) – Retour Badami (bus-45min-20 Rs) Mer – Badami Jeu – Hospet (bus-4h30-145 Rs) – Hampi Bazaar (rickshaw-30min-150 Rs) – 4 nuits à Hampi Bazaar Ven – Hampi Sam – Hampi Dim – Hampi Lun – Hassan (bus via Shimoga-6h-164 Rs puis 4h-124 Rs) – 2 nuits à Hassan Mar – Belur (bus-45min-32 Rs) – Halebid (bus-30min-18 Rs) – Retour Hassan (bus-45min-25 Rs) Mer – Mysore (bus-3h-95 Rs) : Palais du Maharaja – Devaraja Market – 3 nuits à Mysore Jeu – Srirangapatnam (bus-45min-13 Rs) – Retour Mysore (bus-30min-18 Rs) Ven – Somnathpur (bus via Bannur-45min-21 Rs puis 15min-9 Rs) – Retour Mysore (bus-1h-30 Rs) - Brindavan Gardens (bus-1h-16 Rs) – Retour Mysore (bus-1h-16 Rs) Sam – Bangalore (bus-3h-105 Rs) : Palais de Tippu Sultan – Krisna Rajendra Market – Nuit à Bangalore Dim 02 Décembre – Vol sur Emirates : Bangalore /Dubaï / Paris CDG
Les prix indiqués pour le train et les bus s'entendent par personne.
BUDGET :
Dépenses préalables : Vols réguliers sur la compagnie Emirates, réservés sur leur site www.emirates.com : 693 €/p l'A/R. Train de nuit Bangalore/Badami : 1000 Rs/p (29 € pour nous 2).
Dépenses sur place (pour nous 2, hors achats de souvenirs perso) : Hébergements : 218 € Autres : 279 € (repas, transports, entrées des sites) 1 seul retrait cash en ATM (40 000 Rs) à l’aéroport qui couvrira toutes nos dépenses pour les 2 semaines. Aucun paiement par CB.
Budget total tout compris (hors achats perso) : 1912 € Sans se priver.
GUIDES : Les mêmes que pour notre voyage au Tamil Nadu, 2 ans plus tôt : Guide Bleu Inde du Sud – Un peu déçus (c'est bien la 1ère fois) par le manque de détail sur la religion hindou, le panthéon … La description de certains grands temples manquent parfois de précision et de plan. Lonely Planet Inde du Sud (LP) – Edition 2009 – Je n’ai pas voulu acheter la dernière version, j’ai eu tort, celle-ci a vraiment vieilli, les tarifs (bus et hôtels) ont beaucoup augmenté en quelques années.
TRANSPORTS :
1 - Les vols Paris/Dubaï/Bangalore - Emirates Achetés mi septembre en ligne sur le site d'Emirates www.emirates.com Toujours un plaisir que de voyager sur cette compagnie très fiable qui offre d’excellentes prestations à bord. Horaires confortables et escale très courte à Dubaï. En prime : le tronçon Paris/Dubaï du samedi se fait sur un Airbus A380. L’ATM dans le hall des arrivées à Bangalore fonctionne. Bus pour rejoindre le centre-ville, juste à la sortie de l’aéroport : 170 Rs/p – 30 min – Clim’ poussée à fond ! Couvrez-vous !!
2 – Le train Solapur Express #16535 - Bangalore/Badami Départ de la gare Yesvantpur à 19h45 – Arrivée (prévue …) à Badami à 07h33 J’ai trouvé toutes les infos ici : http://www.indianrail.gov.in/ Mais impossible de réserver on line, ici normalement : https://www.irctc.co.in/ - Pas faute d’avoir essayé … Je suis donc passée par une collègue de Bangalore en lui envoyant le scan de nos passeports. Une heure plus tard, elle m’envoyait nos tickets électroniques ! 1000 Rs/p que j’ai remboursées par ces voleurs de Western Union. La cohue devant les guichets de la gare de Yesvantpur ainsi que l’affluence dans le train lui-même nous ont donné raison d’avoir réservé (et voilà bien ce que je n’aime pas par rapport aux bus). Les réservations sont nominatives, respectées et contrôlées. 12 heures pour parcourir les 589 km qui séparent les 2 villes. Arrivée avec 30 min de retard. Attention, lors des arrêts, aucune annonce n’est faite. A vous de guetter … Grâce à ce site bourré d’infos pratiques http://www.seat61.com/India.htm, nous avions choisi des couchettes en classe 2A. Couverture, draps et oreiller sont fournis et arrivent petit à petit. C’était très convenable. Les photos sont interdites dans la gare, on nous l’a rappelé gentiment.
3 – Les bus Je vous invite à relire mon paragraphe sur le carnet du Tamil Nadu (cliquer ici). Tout ce que j’y ai dit s’applique encore. Les gros avantages du bus : c’est simple, fiable, immédiat, pas besoin de réserver, les départs (pour partout !) sont très fréquents, et surtout, c’est l’occasion de faire partie du spectacle, d’être au plus près de leur façon de vivre. On adore ces trajets, ces petites parenthèses qui, entre 2 visites culturelles de temples, apportent de la vie, des couleurs et des odeurs au voyage. Mode d’emploi en 6 étapes : 1. rendez-vous à la gare routière, 2. repérez un employé de la compagnie KSTDC. Ici, comme au Tamil Nadu ou au Kerala, ils sont encore vêtus d’un uniforme beige très reconnaissable, 3. indiquez-lui votre destination, 4. il vous dira dans quel bus monter et, éventuellement où descendre en route s’il y a une correspondance, 5. installez-vous dans le bus (préférer les places à l’avant : on est moins secoué, on a plus de place pour jambes et sacs à dos et on profite au mieux du paysage) et attendez le départ (jamais plus de quelques minutes), 6. après le départ, un employé de la compagnie (toujours en uniforme beige) passe parmi les voyageurs pour vendre les tickets. Précisez-lui où vous descendez, il émettra grâce à un petit automate un ticket indiquant coût et destination. Vous aurez toujours quelqu’un pour vous prévenir quand vous devrez descendre. Enfin, le coût est dérisoire et la durée équivalente au train. C’est ultra simple. Plus que des inconditionnels, on est des vrais fanas !
Liaison Hampi – Hassan Très longue étape. Depuis Hampi, il faut commencer par rejoindre la gare routière de Hospet : 30 min de rickshaw réservé la veille (150-200 Rs) sur une route défoncée. C’est long et le matin, il fait frisquet ! Bus pour Shimoga – 164 Rs – 180 km – 6 heures La gare de Shimoga est grande, aérée, moderne. Correspondance pour New Hassan – 124 Rs – 149 km – 4 heures On a quitté Hampi à 6h30, attrapé un bus à 7h pour Shimoga, un autre à 13h10 pour New Hassan que nous avons atteint finalement à 17h15. C’est long et fatigant … heureusement, la route est belle. A la gare de Hospet, j’ai cru comprendre qu’il y avait des bus directs pour New Hassan. Comme celui pour Shimoga partait, nous n’avons pas tergiversé mais je pense que ça vaut le coup de se renseigner un peu mieux qu’on ne l’a fait. Ca peut permettre de gagner 1 ou 2 heures précieuses. On aurait dû se renseigner dès notre arrivée à Hospet, 3 jours plus tôt. On est toujours trop pressé d’aller chercher notre point de chute … Mais une fois à Hampi, on ne revient plus à Hospet pour s’informer …
Deux gares à Mysore : La CBS – City Bus Stand qui dessert la ville et les environs proches. La Suburban Bus Stand d’où partent les grandes lignes. Pas bien loin l’une de l’autre. Srirangapatnam est desservi par les 2.
4 – Les rickshaws Pas de harcèlement, ils sont juste là quand vous en avez besoin. Pas d'arnaque sur le prix demandé. C'est généralement raisonnable. Autour de 20-30 Rs la course en ville. Un peu moins sympa à Bangalore. L’effet grande ville …
HEBERGEMENTS : Evidemment, aucune réservation préalable ici. Petit dej jamais inclus. Paiement cash. Nous avons toujours négocié un peu les prix. Tous extraits du LP - Aucun problème de disponibilité. Nous n’avons jamais opté pour l’AC, inutile à cette époque. Le ventilo suffit, les chambres en sont toutes pourvues. Salle de bain à l’indienne : une grande pièce carrelée qui réunit les WC, le lavabo, une douchette, un robinet, un seau, une louche. Rafraîchissant ! Pas de coup de cœur particulier dans ces hébergements. Hormis à Bangalore, on a choisi des hôtels et des chambres basiques, toutes spacieuses et propres. Mais aucune n’avait une petite touche personnelle qui aurait apporté un peu de charme et de chaleur. Juste fonctionnelles.
Badami - Mookambika Deluxe 850 Rs Bien situé, face à la gare routière. Et en face d’une petite boulangerie où, tôt le matin, vous trouverez des petits pains ronds simples et délicieux.
Hampi Bazaar - Gopi Guesthouse 700 Rs Petite chambre basique au 1er étage (chambre n ° 16), lumineuse, spacieuse et propre. Moustiquaire. A 2 pas du Gopi Restaurant, sur le toit terrasse où nous avons pris quasiment tous nos repas. Après avoir visité 4 autres GH dans Hampi Bazaar, celle-ci nous a paru vraiment un cran au dessus. Notamment pour la taille de la chambre et, surtout, pour son côté très lumineux. Sans qu’on puisse vraiment parler d’un coup de cœur, nous avons bien aimé cette étape à Hampi. Malgré le fait que la bourgade soit actuellement un véritable chantier, car en pleine reconstruction (et mon petit doigt me dit que ça va durer un moment), l’ambiance y est douce ; le restaurant y a contribué pour beaucoup. Sur l’autre rive (Virupapur Gaddi), une petite bourgade, née de rien, aligne entre rizières et rivière, ses guesthouses, restaurants, boutiques etc … C’est effectivement beaucoup plus calme que Hampi Bazaar, très joli quand les rizières sont vertes, moins tassé, mais … tout aussi peu authentique, peut-être même moins. Gros inconvénient : la nécessité, pour traverser la rivière, d’utiliser un bac pas très fréquent et dont le dernier service est à 18h. En lisant le LP, on avait hésité. On n’a finalement pas regretté notre choix d’être resté sur Hampi Bazaar. Moins captifs.
Hassan – Jewel Rock Hotel 780 Rs Aucun charme, totalement impersonnel. Et rien pour rattraper une salle de bains à peine propre … Trop loin du centre ville. Restaurant désert. Ambiance à mourir. Aucun intérêt, je déconseille vivement.
Mysore – The Maurya Residency 1400 Rs (ttc) Agréable, bien propre et vraiment confortable. L’hôtel Parklane juste voisin, est un poil plus cher, mais est bien agréable aussi avec notamment un restau-terrasse très sympa.
Bangalore – JP Cordial (ancien Hari International) http://www.jpcordial.com/accommodation.htm 3500 Rs (ttc et petit dej inclus) Hors catégorie. Hôtel luxueux dont la clientèle est composée exclusivement d’hommes d’affaires. Rien à redire. Finalement, pas bien cher pour ce niveau.
REPAS : Notre voyage nous a souvent amenés dans de petites bourgades où l’on trouvait des gargotes plutôt que des restaurants.
Mavalli Tiffin Room à Bangalore – Lalbagh Road à côté du grand parc Une institution. A 12h30, service unique et plat unique de thali pour tous. Le restau est bondé et les clients suivants s’entassent dans la salle d’attente attenante (si, si !) pour le 2ème service. Préparez-vous à partager votre table. Nous étions avec 2 étudiants dont ce déjeuner représentait leur sortie dominicale. 160 Rs le thali, ce qui fait cher pour un thali mais c’est justifié. Il est excellent.
Gopi Restaurant à Hampi Bazaar – à quelques mètres de la Guesthouse Un toit-terrasse vraiment sympa avec jolie vue sur le gopuram du temple de Virupaksha. Belle carte, prix raisonnable, bonne cuisine, accueil chaleureux. C’est devenu notre point de ralliement lors de notre séjour à Hampi et un de nos meilleurs souvenirs de voyage.
Mango Tree à Hampi Petites tables étagées au bord de la rivière Thungabhadra. C’est très joli, très sympa et très bon. J’y ai fait mon meilleur repas, le Mango Tree Special Curry à 120 Rs. C’était divin. Je fêtais ce jour-là mes 50 ans ! Peut-il exister plus beau souvenir ?
Golden Caves à Badami, à côté du Mookambika. Petite gargote sans charme mais bonne nourriture à des prix très très légers.
Quelques prix (moyens) :
Dans un restaurant : Thali : autour de 80 Rs (immanquable !) Egg biryani : autour de 120 Rs (60 Rs au Golden Caves de Badami) Un veg curry : autour de 80 Rs Plain rice : autour de 30 Rs Plain naan : autour de 25 Rs Un coca (300 ml) : 20 Rs Un litre d’eau : 20 Rs Un jus de fruit frais : 40 Rs Un lassi : 60 Rs Un thé : 10 Rs
Dans la rue : Un litre d’eau : 12 Rs Un petit pain rond dans une boulangerie : 3-4 Rs Un masalavada (petit beignet frit d’épices et de farine de dal) : 2-3 Rs Une banane : 3 Rs Un ananas complet épluché et découpé : 30-40 Rs Un tchai (thé au lait) : 2-3 Rs Un verre de jus de canne à sucre : 8 à 20 Rs, selon le lieu et la taille du verre (on s’en est fait une orgie !)
L’ITINERAIRE : J’ai eu bien du mal à concocter l’itinéraire. 2 semaines c’est court. Surtout en bus local. Comme toujours, on a fait le choix de ne pas courir. Tant pis pour les sultanats du Deccan : Bijapur, Gulbarga et Bidar. Quant à Goa, n’en parlons pas, c’était trop loin et pas dans l’esprit de notre voyage. Et puis, pour être tout à fait honnête, je ne suis pas bien sûre d’avoir très envie d’aller à Goa … J’ai peut-être tort, je n’avais pas non plus envie d’aller aux Canaries … (cf mon dernier carnet). Badami était donc le point le plus au Nord de notre boucle. C’est pourquoi, nous avons décidé d’y aller directement, en train, pour redescendre ensuite tranquillement vers Bangalore. Notre parcours s’est effectivement avéré facile et léger. Mais qu’il est bon, en Inde tout particulièrement, de pouvoir flâner. Les occasions de perdre son temps ne manquent pas : passer 3 heures là où 1 peut suffire tant la sculpture y est belle, se poser le long d’un ghat et regarder les femmes laver leur linge, les brahmanes préparer des offrandes, les buffles se baigner avec délectation, s’arrêter en chemin pour déguster un ananas tout frais découpé, un verre de jus de canne à sucre, se perdre dans un marché aux fleurs et y retourner le lendemain tellement il est beau !... L’Inde ne se prête pas à la course. Lors de ce périple, le style architectural est d’un intérêt croissant : d’abord le style un peu lourd des Chalukyas (Badami-Pattadakal-Aihole) puis le style des Vijayanagar (Hampi) où les magnifiques temples sont disséminés au milieu d’un chaos de rochers, enfin l’apothéose, avec l’architecture Hoysala (Belur-Halebid-Somnathpur), sans doute la plus ornée de l’Inde. Pour notre plus grand bonheur, l’émerveillement est allé crescendo.
LES SITES :
Prix des entrées : entre 100 et 250 Rs le billet. Certains temples sont gratuits.
Aihole (100 Rs) et Pattadakal (250 Rs) Nous avons fait une erreur. Voici quelques conseils pour vous aider à mieux faire … Les temples de Pattadakal sont tous regroupés, 2 heures suffisent très largement. Ceux d’Aihole sont beaucoup plus disséminés et, d’un point de vue architectural, un peu moins intéressants que ceux de Pattadakal. Par contre, le charme d’Aihole réside dans le village en lui-même qui s’est installé sur les vestiges de quelques temples. Il me parait donc judicieux de commencer par Pattadakal. Ensuite, un bus ou, à défaut, un rickshaw vous emmènera à Aihole où vous pourrez passer le reste de la journée à parcourir ce petit village où les buffles dorment adossés à des murs vieux de plus de 1500 ans … Nous avons fait la boucle dans l’autre sens et n’avons pas pu flâner dans Aihole comme on l’aurait souhaité ne sachant pas trop ce que Pattadakal nous réservait et combien de temps il faudrait. On l’a beaucoup regretté.
Hampi Il faut au moins 2 jours pleins pour découvrir le site grandiose des Vijayanagar. 1 jour supplémentaire est le bienvenu pour profiter d’un des plus beaux paysages qu’on ait vu en Inde. En effet, de gros rochers roses parsèment et décorent une nature vallonnée recouverte de cultures variées. Cannes à sucre, cocotiers, bananiers, rizières bordent les enceintes des temples, offrant des paysages fabuleux, merveilleux, tout droit sortis du Livre de la Jungle. La rivière Tungabhadra apporte une touche finale, toute de sérénité et de douceur. Les temples très souvent envahis par des hordes de singes tapageurs et facétieux sont magnifiques. Nos préférés furent le temple d’Achyuta Raya que l’on a découvert depuis la colline, au bout de la voie à portique (à l’Ouest, à l’opposé du temple de Virupaksha), celui de Vitthala (250 Rs) et celui de Hazara Rama dont les piliers de granit noir poli nous ont beaucoup impressionnés. Des vélos sont disponibles, pour 40 ou 50 Rs la journée selon leur état. Même neufs, ces vélos sont bien lourds, sans vitesse et les vallons du site rendent la promenade bien peu agréable. Lors de notre dernier jour, nous avons abandonné ces gros tanks pour partir à pied et revenir en rickshaw. Ne manquez pas d’aller déjeuner au Mango Tree, c’est vraiment un endroit magique.
Belur – Halebid – Somnathpur (100 Rs) 3 magnifiques temples de la période des Hoysalas. Le granit est devenu dentelle sous les instruments des sculpteurs. Notre préféré : Halebid. De peu … Les 3 méritent d’être vus. Belur et Halebid se font facilement dans la journée en empruntant les bus. C’est facile et rapide. Enfin, le rapide indien … Attention, à Halebid, vous recevrez peut-être un reçu « officiel » contre la consigne de vos chaussures. Reçu qui indique un prix de 100 Rs par paire ! Au retour, nous donnerons, comme les Indiens qui nous avaient d’ailleurs mis en garde, 6 Rs pour nous 2. Il n’y a pas eu de discussion.
Mysore Le palais du maharaja (200 Rs) est hyper kitsch. Il vaut néanmoins l’heure et demie que vous y passerez. L’audio guide gratuit agrémente la visite d’un commentaire détaillé très intéressant. Prenez le temps d’aller le récupérer contre une caution de 2000 Rs ou votre passeport. Voilà qui donne une idée du faste de ces cours vieilles de seulement quelques décennies. Retour à la vie quotidienne en arpentant le Devaraja Market, somptueux, haut en couleurs et en odeurs. On passerait des heures à admirer le geste que l’on sent ancestral des ces hommes ou de ces femmes qui tressent ces guirlandes de fleurs destinées aux dieux. Marché très vivant, très coloré, très photogénique. Le jardin de Brindavan a occupé notre dernier après-midi à Mysore. 1 heure de bus depuis le City Bus Stand. Il mérite d’être vu peut-être plus pour l’animation joyeuse qui y règne que pour ses massifs de fleurs. Après une grosse hésitation, nous ne sommes pas restés pour le spectacle sons et lumières. La foule impressionnante de locaux qu’il a attirée et que nous avons croisée nous a laissés penser que nous avions peut-être eu tort …
Srirangapatnam On arrive à la gare de Srirangapatnam à 8h. Gare déserte ou quasiment … aucun rickshaw … Bizarre. On comprend vite : le palais d’été n’ouvre qu’à 9h. On est trop matinaux. Les sites à visiter sont répartis un peu partout et le LP ne fournit aucun plan, aucune indication, on ne sait pas par où partir … Petit, non, gros coup de gueule de Philippe contre ce guide qui ne fait pas son boulot. Un passant nous envoie sur la route du Gumbaz. Bon … on avance, un peu perdus, pas mal agacés. On finit, évidemment, par être rattrapés par un rickshaw. On négocie pour 130 Rs qu’il nous emmène au Gumbaz puis qu’il nous laisse au Tipu Sultan Summer Palace (car à vrai dire, on a horreur d’être attendus, ça nous stresse, on préfère marcher ou prendre des rickshaws au coup par coup. Mais ne pas être attendus. C’est comme ça, on ne changera plus à notre âge). Le mausolée Gumbaz se visite assez rapidement. Le Tipu Sultan Summer Palace (100 Rs) est merveilleux. Pas un centimètre carré qui ne soit peint. C’est impressionnant et ça justifie cette virée. A l’entrée du palais, vous trouverez un panneau d’information présentant un grand plan de la bourgade avec tous les points d’intérêt. Voilà enfin le plan qui manque au LP ! Une petite photo et hop, c’est parti pour une suite facile, à pied. Du palais, vous pouvez rejoindre le temple à pied en traversant le joli petit village, en passant sous les vieux restes des murs d’enceinte. Le temple, en activité, ne m’a pas laissé un grand souvenir … En sortant, nous avons rejoint la rivière. Par curiosité. Bien récompensés, nous y avons passé 2 heures à contempler de magnifiques moments de vie sur les ghats : cérémonie religieuse, lavandières, bain … dans un cadre bucolique. Un beau moment, évidemment pas prévu dans le plan de visites …
DIVERS : L’accueil : les rues sont encombrées de gravats, d’ordures, de bouses, les maisons sont délabrées, jamais finies et déjà en ruines, les bus inconfortables, crasseux, bruyants, les locaux indisciplinés, toujours procéduriers à outrance (l’achat d’un malheureux bibelot dans un magasin d’état m’a valu une facture en 4 exemplaires !). Pourtant, c’est la 3ème fois que nous nous rendons en Inde et ce ne sera pas la dernière. Car nulle part ailleurs, on ne ressent un tel envoutement pour les scènes de la vie quotidienne. Dans les marchés, dans les rues des villages, sur la route, sur les ghats, partout … les gestes sont maîtrisés, ancestraux, immuables … Ce tailleur qui repasse une chemise à l’aide d’un énorme fer empli de tisons ardents, cette vieille femme assise en tailleur sur son étal qui enfile avec dextérité ses fleurs coupées pour en faire une guirlande interminable, ce vieil homme aussi squelettique que ses bœufs qui, debout sur son char guide sa monture sur une grande route à contre sens, ces lavandières qui rythment l’atmosphère du village par le claquement de leur linge, cet homme sexagénaire qui, avec une souplesse stup��fiante, en équilibre improbable sur un bout de rocher glissant, lave soigneusement sa tenue complète que l’on devine unique, ces prêtres, gras et bedonnants, qui, en amont de la rivière remplissent leur devoir d’offrandes … Et cette fillette que l’on croise sur un sentier de terre qui, trouvant sans doute que le don de son merveilleux sourire n’était pas suffisant, revient vers Philippe pour lui donner timidement son unique bonbon et qui s’envole aussi vite, presque gênée de son audace … C’est pour être spectateurs, aussi discrets que possible, de ces merveilleux instants de vie que nous venons, que nous revenons en Inde. Et nous savons que bien vite les désagréments (car, oui, il y en a) ne seront plus rien à côté de ce que l’Inde nous apporte. A chaque fois. La carte bancaire : utilisée une seule fois pour le retrait cash à l’aéroport. Contrairement au Tamil Nadu, on a pu retirer une grosse somme en une seule fois. La commission forfaitaire est alors bien rentabilisée. Le climat à cette époque : très agréable : 25-30° en moyenne. Ni étouffant, ni humide, ni trop chaud, juste bien, comme un beau mois de juin chez nous. Souvent, un petit vent apporte un peu d'air, donc, jamais cette impression désagréable de chape de plomb … Vêtements : une petite polaire légère n’est pas superflue. Nous la portions quand on partait tôt le matin, surtout dans les rickshaws, et parfois en soirée. Des sandales à scratch me paraissent toujours être idéales pour ce type de voyage où on se déchausse constamment pour visiter les temples. A cette époque, les chaussettes ne sont pas utiles pour se protéger des brûlures dans les temples (comme ce fut le cas dans le Tamil Nadu en Août). L’affluence touristique à cette époque : bien peu de touristes occidentaux. Par contre une belle et joyeuse affluence d’Indiens des états voisins. Les problèmes de santé : eau capsulée, très facile à trouver. Les moustiques : un peu le soir, surtout à Hampi. On s’est contenté d’un bon répulsif (5 sur 5 tropic) Photos : pensez à apporter un pied pour pouvoir photographier l’intérieur très sombre des temples. Un simple gorillapod suffit. Et là encore, préparez-vous à jouer les starlettes car les touristes Indiens (qui disposent généralement d’un appareil photo) aiment nous photographier. Plaisir partagé. Osez photographier une première femme dans un marché et montrez-lui son portrait. Devant son sourire, ses voisines, curieuses, admiratives et envieuses ne manqueront pas de vous demander la même chose. Vous reviendrez avec une longue galerie de portraits. Photos faciles, sans aucun marchandage, jamais … L'artisanat : quelques babioles achetées à l’emporium Cauvery de Mysore. On a aussi rapporté de petits blocs de sucre candi achetés 5 Rs pièce au marché de Mysore. Pour remplacer agréablement le miel dans une tisane.
On a beaucoup aimé : 🙂 Hampi et ses temples cachés, hantés par le fantôme du roi Louis Les temples Hoysalas, d’une belle finesse Encore et toujours : prendre le bus ! Laisser le temps s’écouler, assis sur des ghats Boire du jus de canne à sucre, fraîchement pressée Le climat idéal de cette période
On a moins aimé : 😕 Les klaxons L’odeur un peu écœurante du ghee qui brûle dans les lampes votives des temples Bangalore, polluée, bruyante, inintéressante
En conclusion : L’Inde n’a pas d’équivalent. J’ai toujours refusé d’engager des amis à y aller. L’envie doit venir de soi, être une démarche personnelle, une réflexion lucide et profonde. L’Inde est un voyage qui doit se sentir et qui devient, à un moment donné, une nécessité. Ou pas. En ce qui nous concerne, on n’en a pas encore fini !
3ème périple en Inde – Mais pourquoi donc ?... - un riche passé historique empreint d’une forte ferveur religieuse qui se traduit par de nombreux temples, à l’architecture différente d’une région à une autre mais toujours originale, intéressante quelquefois même spectaculaire, - dans cette région, le bonus de paysages vallonnés splendides. Des rizières, des champs de cannes à sucre, de bananiers, de cocotiers, de maïs, de tournesol se disputent le moindre lopin, créant un camaïeu de vert du plus bel effet, - une gastronomie qui réjouit nos papilles, - un réseau de transports locaux qui facilite énormément le voyage individuel. Mais au-delà de ces raisons (qui ne sont en fait que des prétextes), ce qui nous attire en Inde ce sont les Indiens. Un mode de vie, un mode de pensée, une religion, des rites bref une culture bien loin de la nôtre. Une vie sociale et religieuse étroitement liées qui donnent lieu à des scènes quotidiennes surprenantes, parfois dérangeantes, toujours fascinantes. On en revient toujours plus sereins, plus indulgents, plus riches. De cette richesse que seule la découverte de l’autre apporte.
NOTRE PERIPLE EN 2 SEMAINES :
Sam 18 Novembre – Vol sur Emirates : Paris CDG / Dubaï / Bangalore Dim – Arrivée du vol à 9h00 – Lalbagh Garden – Train de nuit vers Badami (12h-1000 Rs) Lun – Badami: Temple de Buthanath – Les grottes – 3 nuits à Badami Mar – Aihole (bus-1h-26 Rs) – Pattadakal (rickshaw-40min-150 Rs) – Retour Badami (bus-45min-20 Rs) Mer – Badami Jeu – Hospet (bus-4h30-145 Rs) – Hampi Bazaar (rickshaw-30min-150 Rs) – 4 nuits à Hampi Bazaar Ven – Hampi Sam – Hampi Dim – Hampi Lun – Hassan (bus via Shimoga-6h-164 Rs puis 4h-124 Rs) – 2 nuits à Hassan Mar – Belur (bus-45min-32 Rs) – Halebid (bus-30min-18 Rs) – Retour Hassan (bus-45min-25 Rs) Mer – Mysore (bus-3h-95 Rs) : Palais du Maharaja – Devaraja Market – 3 nuits à Mysore Jeu – Srirangapatnam (bus-45min-13 Rs) – Retour Mysore (bus-30min-18 Rs) Ven – Somnathpur (bus via Bannur-45min-21 Rs puis 15min-9 Rs) – Retour Mysore (bus-1h-30 Rs) - Brindavan Gardens (bus-1h-16 Rs) – Retour Mysore (bus-1h-16 Rs) Sam – Bangalore (bus-3h-105 Rs) : Palais de Tippu Sultan – Krisna Rajendra Market – Nuit à Bangalore Dim 02 Décembre – Vol sur Emirates : Bangalore /Dubaï / Paris CDG
Les prix indiqués pour le train et les bus s'entendent par personne.
BUDGET :
Dépenses préalables : Vols réguliers sur la compagnie Emirates, réservés sur leur site www.emirates.com : 693 €/p l'A/R. Train de nuit Bangalore/Badami : 1000 Rs/p (29 € pour nous 2).
Dépenses sur place (pour nous 2, hors achats de souvenirs perso) : Hébergements : 218 € Autres : 279 € (repas, transports, entrées des sites) 1 seul retrait cash en ATM (40 000 Rs) à l’aéroport qui couvrira toutes nos dépenses pour les 2 semaines. Aucun paiement par CB.
Budget total tout compris (hors achats perso) : 1912 € Sans se priver.
GUIDES : Les mêmes que pour notre voyage au Tamil Nadu, 2 ans plus tôt : Guide Bleu Inde du Sud – Un peu déçus (c'est bien la 1ère fois) par le manque de détail sur la religion hindou, le panthéon … La description de certains grands temples manquent parfois de précision et de plan. Lonely Planet Inde du Sud (LP) – Edition 2009 – Je n’ai pas voulu acheter la dernière version, j’ai eu tort, celle-ci a vraiment vieilli, les tarifs (bus et hôtels) ont beaucoup augmenté en quelques années.
TRANSPORTS :
1 - Les vols Paris/Dubaï/Bangalore - Emirates Achetés mi septembre en ligne sur le site d'Emirates www.emirates.com Toujours un plaisir que de voyager sur cette compagnie très fiable qui offre d’excellentes prestations à bord. Horaires confortables et escale très courte à Dubaï. En prime : le tronçon Paris/Dubaï du samedi se fait sur un Airbus A380. L’ATM dans le hall des arrivées à Bangalore fonctionne. Bus pour rejoindre le centre-ville, juste à la sortie de l’aéroport : 170 Rs/p – 30 min – Clim’ poussée à fond ! Couvrez-vous !!
2 – Le train Solapur Express #16535 - Bangalore/Badami Départ de la gare Yesvantpur à 19h45 – Arrivée (prévue …) à Badami à 07h33 J’ai trouvé toutes les infos ici : http://www.indianrail.gov.in/ Mais impossible de réserver on line, ici normalement : https://www.irctc.co.in/ - Pas faute d’avoir essayé … Je suis donc passée par une collègue de Bangalore en lui envoyant le scan de nos passeports. Une heure plus tard, elle m’envoyait nos tickets électroniques ! 1000 Rs/p que j’ai remboursées par ces voleurs de Western Union. La cohue devant les guichets de la gare de Yesvantpur ainsi que l’affluence dans le train lui-même nous ont donné raison d’avoir réservé (et voilà bien ce que je n’aime pas par rapport aux bus). Les réservations sont nominatives, respectées et contrôlées. 12 heures pour parcourir les 589 km qui séparent les 2 villes. Arrivée avec 30 min de retard. Attention, lors des arrêts, aucune annonce n’est faite. A vous de guetter … Grâce à ce site bourré d’infos pratiques http://www.seat61.com/India.htm, nous avions choisi des couchettes en classe 2A. Couverture, draps et oreiller sont fournis et arrivent petit à petit. C’était très convenable. Les photos sont interdites dans la gare, on nous l’a rappelé gentiment.
3 – Les bus Je vous invite à relire mon paragraphe sur le carnet du Tamil Nadu (cliquer ici). Tout ce que j’y ai dit s’applique encore. Les gros avantages du bus : c’est simple, fiable, immédiat, pas besoin de réserver, les départs (pour partout !) sont très fréquents, et surtout, c’est l’occasion de faire partie du spectacle, d’être au plus près de leur façon de vivre. On adore ces trajets, ces petites parenthèses qui, entre 2 visites culturelles de temples, apportent de la vie, des couleurs et des odeurs au voyage. Mode d’emploi en 6 étapes : 1. rendez-vous à la gare routière, 2. repérez un employé de la compagnie KSTDC. Ici, comme au Tamil Nadu ou au Kerala, ils sont encore vêtus d’un uniforme beige très reconnaissable, 3. indiquez-lui votre destination, 4. il vous dira dans quel bus monter et, éventuellement où descendre en route s’il y a une correspondance, 5. installez-vous dans le bus (préférer les places à l’avant : on est moins secoué, on a plus de place pour jambes et sacs à dos et on profite au mieux du paysage) et attendez le départ (jamais plus de quelques minutes), 6. après le départ, un employé de la compagnie (toujours en uniforme beige) passe parmi les voyageurs pour vendre les tickets. Précisez-lui où vous descendez, il émettra grâce à un petit automate un ticket indiquant coût et destination. Vous aurez toujours quelqu’un pour vous prévenir quand vous devrez descendre. Enfin, le coût est dérisoire et la durée équivalente au train. C’est ultra simple. Plus que des inconditionnels, on est des vrais fanas !
Liaison Hampi – Hassan Très longue étape. Depuis Hampi, il faut commencer par rejoindre la gare routière de Hospet : 30 min de rickshaw réservé la veille (150-200 Rs) sur une route défoncée. C’est long et le matin, il fait frisquet ! Bus pour Shimoga – 164 Rs – 180 km – 6 heures La gare de Shimoga est grande, aérée, moderne. Correspondance pour New Hassan – 124 Rs – 149 km – 4 heures On a quitté Hampi à 6h30, attrapé un bus à 7h pour Shimoga, un autre à 13h10 pour New Hassan que nous avons atteint finalement à 17h15. C’est long et fatigant … heureusement, la route est belle. A la gare de Hospet, j’ai cru comprendre qu’il y avait des bus directs pour New Hassan. Comme celui pour Shimoga partait, nous n’avons pas tergiversé mais je pense que ça vaut le coup de se renseigner un peu mieux qu’on ne l’a fait. Ca peut permettre de gagner 1 ou 2 heures précieuses. On aurait dû se renseigner dès notre arrivée à Hospet, 3 jours plus tôt. On est toujours trop pressé d’aller chercher notre point de chute … Mais une fois à Hampi, on ne revient plus à Hospet pour s’informer …
Deux gares à Mysore : La CBS – City Bus Stand qui dessert la ville et les environs proches. La Suburban Bus Stand d’où partent les grandes lignes. Pas bien loin l’une de l’autre. Srirangapatnam est desservi par les 2.
4 – Les rickshaws Pas de harcèlement, ils sont juste là quand vous en avez besoin. Pas d'arnaque sur le prix demandé. C'est généralement raisonnable. Autour de 20-30 Rs la course en ville. Un peu moins sympa à Bangalore. L’effet grande ville …
HEBERGEMENTS : Evidemment, aucune réservation préalable ici. Petit dej jamais inclus. Paiement cash. Nous avons toujours négocié un peu les prix. Tous extraits du LP - Aucun problème de disponibilité. Nous n’avons jamais opté pour l’AC, inutile à cette époque. Le ventilo suffit, les chambres en sont toutes pourvues. Salle de bain à l’indienne : une grande pièce carrelée qui réunit les WC, le lavabo, une douchette, un robinet, un seau, une louche. Rafraîchissant ! Pas de coup de cœur particulier dans ces hébergements. Hormis à Bangalore, on a choisi des hôtels et des chambres basiques, toutes spacieuses et propres. Mais aucune n’avait une petite touche personnelle qui aurait apporté un peu de charme et de chaleur. Juste fonctionnelles.
Badami - Mookambika Deluxe 850 Rs Bien situé, face à la gare routière. Et en face d’une petite boulangerie où, tôt le matin, vous trouverez des petits pains ronds simples et délicieux.
Hampi Bazaar - Gopi Guesthouse 700 Rs Petite chambre basique au 1er étage (chambre n ° 16), lumineuse, spacieuse et propre. Moustiquaire. A 2 pas du Gopi Restaurant, sur le toit terrasse où nous avons pris quasiment tous nos repas. Après avoir visité 4 autres GH dans Hampi Bazaar, celle-ci nous a paru vraiment un cran au dessus. Notamment pour la taille de la chambre et, surtout, pour son côté très lumineux. Sans qu’on puisse vraiment parler d’un coup de cœur, nous avons bien aimé cette étape à Hampi. Malgré le fait que la bourgade soit actuellement un véritable chantier, car en pleine reconstruction (et mon petit doigt me dit que ça va durer un moment), l’ambiance y est douce ; le restaurant y a contribué pour beaucoup. Sur l’autre rive (Virupapur Gaddi), une petite bourgade, née de rien, aligne entre rizières et rivière, ses guesthouses, restaurants, boutiques etc … C’est effectivement beaucoup plus calme que Hampi Bazaar, très joli quand les rizières sont vertes, moins tassé, mais … tout aussi peu authentique, peut-être même moins. Gros inconvénient : la nécessité, pour traverser la rivière, d’utiliser un bac pas très fréquent et dont le dernier service est à 18h. En lisant le LP, on avait hésité. On n’a finalement pas regretté notre choix d’être resté sur Hampi Bazaar. Moins captifs.
Hassan – Jewel Rock Hotel 780 Rs Aucun charme, totalement impersonnel. Et rien pour rattraper une salle de bains à peine propre … Trop loin du centre ville. Restaurant désert. Ambiance à mourir. Aucun intérêt, je déconseille vivement.
Mysore – The Maurya Residency 1400 Rs (ttc) Agréable, bien propre et vraiment confortable. L’hôtel Parklane juste voisin, est un poil plus cher, mais est bien agréable aussi avec notamment un restau-terrasse très sympa.
Bangalore – JP Cordial (ancien Hari International) http://www.jpcordial.com/accommodation.htm 3500 Rs (ttc et petit dej inclus) Hors catégorie. Hôtel luxueux dont la clientèle est composée exclusivement d’hommes d’affaires. Rien à redire. Finalement, pas bien cher pour ce niveau.
REPAS : Notre voyage nous a souvent amenés dans de petites bourgades où l’on trouvait des gargotes plutôt que des restaurants.
Mavalli Tiffin Room à Bangalore – Lalbagh Road à côté du grand parc Une institution. A 12h30, service unique et plat unique de thali pour tous. Le restau est bondé et les clients suivants s’entassent dans la salle d’attente attenante (si, si !) pour le 2ème service. Préparez-vous à partager votre table. Nous étions avec 2 étudiants dont ce déjeuner représentait leur sortie dominicale. 160 Rs le thali, ce qui fait cher pour un thali mais c’est justifié. Il est excellent.
Gopi Restaurant à Hampi Bazaar – à quelques mètres de la Guesthouse Un toit-terrasse vraiment sympa avec jolie vue sur le gopuram du temple de Virupaksha. Belle carte, prix raisonnable, bonne cuisine, accueil chaleureux. C’est devenu notre point de ralliement lors de notre séjour à Hampi et un de nos meilleurs souvenirs de voyage.
Mango Tree à Hampi Petites tables étagées au bord de la rivière Thungabhadra. C’est très joli, très sympa et très bon. J’y ai fait mon meilleur repas, le Mango Tree Special Curry à 120 Rs. C’était divin. Je fêtais ce jour-là mes 50 ans ! Peut-il exister plus beau souvenir ?
Golden Caves à Badami, à côté du Mookambika. Petite gargote sans charme mais bonne nourriture à des prix très très légers.
Quelques prix (moyens) :
Dans un restaurant : Thali : autour de 80 Rs (immanquable !) Egg biryani : autour de 120 Rs (60 Rs au Golden Caves de Badami) Un veg curry : autour de 80 Rs Plain rice : autour de 30 Rs Plain naan : autour de 25 Rs Un coca (300 ml) : 20 Rs Un litre d’eau : 20 Rs Un jus de fruit frais : 40 Rs Un lassi : 60 Rs Un thé : 10 Rs
Dans la rue : Un litre d’eau : 12 Rs Un petit pain rond dans une boulangerie : 3-4 Rs Un masalavada (petit beignet frit d’épices et de farine de dal) : 2-3 Rs Une banane : 3 Rs Un ananas complet épluché et découpé : 30-40 Rs Un tchai (thé au lait) : 2-3 Rs Un verre de jus de canne à sucre : 8 à 20 Rs, selon le lieu et la taille du verre (on s’en est fait une orgie !)
L’ITINERAIRE : J’ai eu bien du mal à concocter l’itinéraire. 2 semaines c’est court. Surtout en bus local. Comme toujours, on a fait le choix de ne pas courir. Tant pis pour les sultanats du Deccan : Bijapur, Gulbarga et Bidar. Quant à Goa, n’en parlons pas, c’était trop loin et pas dans l’esprit de notre voyage. Et puis, pour être tout à fait honnête, je ne suis pas bien sûre d’avoir très envie d’aller à Goa … J’ai peut-être tort, je n’avais pas non plus envie d’aller aux Canaries … (cf mon dernier carnet). Badami était donc le point le plus au Nord de notre boucle. C’est pourquoi, nous avons décidé d’y aller directement, en train, pour redescendre ensuite tranquillement vers Bangalore. Notre parcours s’est effectivement avéré facile et léger. Mais qu’il est bon, en Inde tout particulièrement, de pouvoir flâner. Les occasions de perdre son temps ne manquent pas : passer 3 heures là où 1 peut suffire tant la sculpture y est belle, se poser le long d’un ghat et regarder les femmes laver leur linge, les brahmanes préparer des offrandes, les buffles se baigner avec délectation, s’arrêter en chemin pour déguster un ananas tout frais découpé, un verre de jus de canne à sucre, se perdre dans un marché aux fleurs et y retourner le lendemain tellement il est beau !... L’Inde ne se prête pas à la course. Lors de ce périple, le style architectural est d’un intérêt croissant : d’abord le style un peu lourd des Chalukyas (Badami-Pattadakal-Aihole) puis le style des Vijayanagar (Hampi) où les magnifiques temples sont disséminés au milieu d’un chaos de rochers, enfin l’apothéose, avec l’architecture Hoysala (Belur-Halebid-Somnathpur), sans doute la plus ornée de l’Inde. Pour notre plus grand bonheur, l’émerveillement est allé crescendo.
LES SITES :
Prix des entrées : entre 100 et 250 Rs le billet. Certains temples sont gratuits.
Aihole (100 Rs) et Pattadakal (250 Rs) Nous avons fait une erreur. Voici quelques conseils pour vous aider à mieux faire … Les temples de Pattadakal sont tous regroupés, 2 heures suffisent très largement. Ceux d’Aihole sont beaucoup plus disséminés et, d’un point de vue architectural, un peu moins intéressants que ceux de Pattadakal. Par contre, le charme d’Aihole réside dans le village en lui-même qui s’est installé sur les vestiges de quelques temples. Il me parait donc judicieux de commencer par Pattadakal. Ensuite, un bus ou, à défaut, un rickshaw vous emmènera à Aihole où vous pourrez passer le reste de la journée à parcourir ce petit village où les buffles dorment adossés à des murs vieux de plus de 1500 ans … Nous avons fait la boucle dans l’autre sens et n’avons pas pu flâner dans Aihole comme on l’aurait souhaité ne sachant pas trop ce que Pattadakal nous réservait et combien de temps il faudrait. On l’a beaucoup regretté.
Hampi Il faut au moins 2 jours pleins pour découvrir le site grandiose des Vijayanagar. 1 jour supplémentaire est le bienvenu pour profiter d’un des plus beaux paysages qu’on ait vu en Inde. En effet, de gros rochers roses parsèment et décorent une nature vallonnée recouverte de cultures variées. Cannes à sucre, cocotiers, bananiers, rizières bordent les enceintes des temples, offrant des paysages fabuleux, merveilleux, tout droit sortis du Livre de la Jungle. La rivière Tungabhadra apporte une touche finale, toute de sérénité et de douceur. Les temples très souvent envahis par des hordes de singes tapageurs et facétieux sont magnifiques. Nos préférés furent le temple d’Achyuta Raya que l’on a découvert depuis la colline, au bout de la voie à portique (à l’Ouest, à l’opposé du temple de Virupaksha), celui de Vitthala (250 Rs) et celui de Hazara Rama dont les piliers de granit noir poli nous ont beaucoup impressionnés. Des vélos sont disponibles, pour 40 ou 50 Rs la journée selon leur état. Même neufs, ces vélos sont bien lourds, sans vitesse et les vallons du site rendent la promenade bien peu agréable. Lors de notre dernier jour, nous avons abandonné ces gros tanks pour partir à pied et revenir en rickshaw. Ne manquez pas d’aller déjeuner au Mango Tree, c’est vraiment un endroit magique.
Belur – Halebid – Somnathpur (100 Rs) 3 magnifiques temples de la période des Hoysalas. Le granit est devenu dentelle sous les instruments des sculpteurs. Notre préféré : Halebid. De peu … Les 3 méritent d’être vus. Belur et Halebid se font facilement dans la journée en empruntant les bus. C’est facile et rapide. Enfin, le rapide indien … Attention, à Halebid, vous recevrez peut-être un reçu « officiel » contre la consigne de vos chaussures. Reçu qui indique un prix de 100 Rs par paire ! Au retour, nous donnerons, comme les Indiens qui nous avaient d’ailleurs mis en garde, 6 Rs pour nous 2. Il n’y a pas eu de discussion.
Mysore Le palais du maharaja (200 Rs) est hyper kitsch. Il vaut néanmoins l’heure et demie que vous y passerez. L’audio guide gratuit agrémente la visite d’un commentaire détaillé très intéressant. Prenez le temps d’aller le récupérer contre une caution de 2000 Rs ou votre passeport. Voilà qui donne une idée du faste de ces cours vieilles de seulement quelques décennies. Retour à la vie quotidienne en arpentant le Devaraja Market, somptueux, haut en couleurs et en odeurs. On passerait des heures à admirer le geste que l’on sent ancestral des ces hommes ou de ces femmes qui tressent ces guirlandes de fleurs destinées aux dieux. Marché très vivant, très coloré, très photogénique. Le jardin de Brindavan a occupé notre dernier après-midi à Mysore. 1 heure de bus depuis le City Bus Stand. Il mérite d’être vu peut-être plus pour l’animation joyeuse qui y règne que pour ses massifs de fleurs. Après une grosse hésitation, nous ne sommes pas restés pour le spectacle sons et lumières. La foule impressionnante de locaux qu’il a attirée et que nous avons croisée nous a laissés penser que nous avions peut-être eu tort …
Srirangapatnam On arrive à la gare de Srirangapatnam à 8h. Gare déserte ou quasiment … aucun rickshaw … Bizarre. On comprend vite : le palais d’été n’ouvre qu’à 9h. On est trop matinaux. Les sites à visiter sont répartis un peu partout et le LP ne fournit aucun plan, aucune indication, on ne sait pas par où partir … Petit, non, gros coup de gueule de Philippe contre ce guide qui ne fait pas son boulot. Un passant nous envoie sur la route du Gumbaz. Bon … on avance, un peu perdus, pas mal agacés. On finit, évidemment, par être rattrapés par un rickshaw. On négocie pour 130 Rs qu’il nous emmène au Gumbaz puis qu’il nous laisse au Tipu Sultan Summer Palace (car à vrai dire, on a horreur d’être attendus, ça nous stresse, on préfère marcher ou prendre des rickshaws au coup par coup. Mais ne pas être attendus. C’est comme ça, on ne changera plus à notre âge). Le mausolée Gumbaz se visite assez rapidement. Le Tipu Sultan Summer Palace (100 Rs) est merveilleux. Pas un centimètre carré qui ne soit peint. C’est impressionnant et ça justifie cette virée. A l’entrée du palais, vous trouverez un panneau d’information présentant un grand plan de la bourgade avec tous les points d’intérêt. Voilà enfin le plan qui manque au LP ! Une petite photo et hop, c’est parti pour une suite facile, à pied. Du palais, vous pouvez rejoindre le temple à pied en traversant le joli petit village, en passant sous les vieux restes des murs d’enceinte. Le temple, en activité, ne m’a pas laissé un grand souvenir … En sortant, nous avons rejoint la rivière. Par curiosité. Bien récompensés, nous y avons passé 2 heures à contempler de magnifiques moments de vie sur les ghats : cérémonie religieuse, lavandières, bain … dans un cadre bucolique. Un beau moment, évidemment pas prévu dans le plan de visites …
DIVERS : L’accueil : les rues sont encombrées de gravats, d’ordures, de bouses, les maisons sont délabrées, jamais finies et déjà en ruines, les bus inconfortables, crasseux, bruyants, les locaux indisciplinés, toujours procéduriers à outrance (l’achat d’un malheureux bibelot dans un magasin d’état m’a valu une facture en 4 exemplaires !). Pourtant, c’est la 3ème fois que nous nous rendons en Inde et ce ne sera pas la dernière. Car nulle part ailleurs, on ne ressent un tel envoutement pour les scènes de la vie quotidienne. Dans les marchés, dans les rues des villages, sur la route, sur les ghats, partout … les gestes sont maîtrisés, ancestraux, immuables … Ce tailleur qui repasse une chemise à l’aide d’un énorme fer empli de tisons ardents, cette vieille femme assise en tailleur sur son étal qui enfile avec dextérité ses fleurs coupées pour en faire une guirlande interminable, ce vieil homme aussi squelettique que ses bœufs qui, debout sur son char guide sa monture sur une grande route à contre sens, ces lavandières qui rythment l’atmosphère du village par le claquement de leur linge, cet homme sexagénaire qui, avec une souplesse stup��fiante, en équilibre improbable sur un bout de rocher glissant, lave soigneusement sa tenue complète que l’on devine unique, ces prêtres, gras et bedonnants, qui, en amont de la rivière remplissent leur devoir d’offrandes … Et cette fillette que l’on croise sur un sentier de terre qui, trouvant sans doute que le don de son merveilleux sourire n’était pas suffisant, revient vers Philippe pour lui donner timidement son unique bonbon et qui s’envole aussi vite, presque gênée de son audace … C’est pour être spectateurs, aussi discrets que possible, de ces merveilleux instants de vie que nous venons, que nous revenons en Inde. Et nous savons que bien vite les désagréments (car, oui, il y en a) ne seront plus rien à côté de ce que l’Inde nous apporte. A chaque fois. La carte bancaire : utilisée une seule fois pour le retrait cash à l’aéroport. Contrairement au Tamil Nadu, on a pu retirer une grosse somme en une seule fois. La commission forfaitaire est alors bien rentabilisée. Le climat à cette époque : très agréable : 25-30° en moyenne. Ni étouffant, ni humide, ni trop chaud, juste bien, comme un beau mois de juin chez nous. Souvent, un petit vent apporte un peu d'air, donc, jamais cette impression désagréable de chape de plomb … Vêtements : une petite polaire légère n’est pas superflue. Nous la portions quand on partait tôt le matin, surtout dans les rickshaws, et parfois en soirée. Des sandales à scratch me paraissent toujours être idéales pour ce type de voyage où on se déchausse constamment pour visiter les temples. A cette époque, les chaussettes ne sont pas utiles pour se protéger des brûlures dans les temples (comme ce fut le cas dans le Tamil Nadu en Août). L’affluence touristique à cette époque : bien peu de touristes occidentaux. Par contre une belle et joyeuse affluence d’Indiens des états voisins. Les problèmes de santé : eau capsulée, très facile à trouver. Les moustiques : un peu le soir, surtout à Hampi. On s’est contenté d’un bon répulsif (5 sur 5 tropic) Photos : pensez à apporter un pied pour pouvoir photographier l’intérieur très sombre des temples. Un simple gorillapod suffit. Et là encore, préparez-vous à jouer les starlettes car les touristes Indiens (qui disposent généralement d’un appareil photo) aiment nous photographier. Plaisir partagé. Osez photographier une première femme dans un marché et montrez-lui son portrait. Devant son sourire, ses voisines, curieuses, admiratives et envieuses ne manqueront pas de vous demander la même chose. Vous reviendrez avec une longue galerie de portraits. Photos faciles, sans aucun marchandage, jamais … L'artisanat : quelques babioles achetées à l’emporium Cauvery de Mysore. On a aussi rapporté de petits blocs de sucre candi achetés 5 Rs pièce au marché de Mysore. Pour remplacer agréablement le miel dans une tisane.
On a beaucoup aimé : 🙂 Hampi et ses temples cachés, hantés par le fantôme du roi Louis Les temples Hoysalas, d’une belle finesse Encore et toujours : prendre le bus ! Laisser le temps s’écouler, assis sur des ghats Boire du jus de canne à sucre, fraîchement pressée Le climat idéal de cette période
On a moins aimé : 😕 Les klaxons L’odeur un peu écœurante du ghee qui brûle dans les lampes votives des temples Bangalore, polluée, bruyante, inintéressante
En conclusion : L’Inde n’a pas d’équivalent. J’ai toujours refusé d’engager des amis à y aller. L’envie doit venir de soi, être une démarche personnelle, une réflexion lucide et profonde. L’Inde est un voyage qui doit se sentir et qui devient, à un moment donné, une nécessité. Ou pas. En ce qui nous concerne, on n’en a pas encore fini !
Compte rendu: croisière transatlantique vers le Brésil sur le Costa Favolosa du 28 novembre au 17 décembre 2012 English translation pending
Bonsoir à tous,
voilà les amis VF, je suis de retour, et comme promis je vais vous raconter nos aventures 😉
MERCREDI 28 NOVEMBRE 2012 : c'est le jour J, nous bouclons les valises et partons pour l'aéroport de Nice - trajet d'environ 20 minutes - Le temps n'est pas super, mais bon, ce n'est pas grave. Quand nous arrivons à l'aéroport, nous sommes accueilli par un membre Costa, il nous coche sur sa liste, et nous dit que nous prendrons le prochain bus, car le premier est plein. Le deuxième bus arrive, nos bagages sont mis dans la soute du bus, puis nous nous installons. Le départ était annoncé à 12 h 30. Mais la personne de costa nous dit que nous attendons un couple qui est en retard. Après 30 minutes d'attente, le couple arrive et nous partons sous la pluie. A notre arrivée à Savone, c'est un peu le bazar, il pleut beaucoup et les bus font la queue pour se garer à l'abri pour que les passagers puissent sortir sans être mouillés, mais nous allons attendre encore 1/2 heure avant que cela soit notre tour.
Nous sommes montés rapidement à bord puisqu'il était presque 16 h (pas besoin d'embarquement prioritaire). Mais j'ai eu l'impression que Costa avait été dépassé à cause de la pluie, il y avait 2 bateaux le pacifica et le favolosa. petit encas au buffet, nous n'avions pas déjeuné, visite rapide des ponts piscines abrités. Puis, on va voir notre cabine au pont 10 samsara, les bagages ne sont pas encore arrivés et je ne peux pas défaire les valises. Pas question d'etre sur le balcon, ni sur les ponts tellement il pleut alors on se ballade dans le bateau, on prend le forfait all inclusiv. le bateau part, c'est le moment de l'exercice d'abandon de navire. Et toujours pas de valises 😠😠 cela devient inquietant. ah !!!! une valise à 18 heures 😏 Mais où sont les autres ? On va visiter le samsara, prendre nos bracelets électroniques, nos rendez-vous et on y reste un moment jaccuzzi, détente.. retour à la cabine, toujours pas de valises, nous aimerions nous doucher et nous changer. 😠 Et en attendant, nous débouchons la bouteille de champagne commandée avant notre départ !!!😏 Mais toujours pas de valise. nous demandons à notre fille de cabine, c'est une brésilienne, elle ne parle pas trop français, ni trop anglais, mais à 21 heures, nous avons enfin nos 3 dernières valises. Nous allons être en retard pour le diner, pas le temps de défaire toutes les valises, nous prenons juste ce qu'il nous faut pour se changer. On verra après le repas. Nous mangeons au restaurant samsara, nous avons droit aux 2 menus, celui de restaurant et celui du samsara, il y a du progrès, car l'année dernière un seul menu et peu de choix. Rien à dire sur la nourriture, nous avons bien mangé durant toute la croisière.
La mer est déchainée, nous apprenons par le today qu'il n'y aurait pas embarquement à Marseille demain, ce sera toulon et en chaloupe. La mer restera déchainée toute la nuit. Il rugit le golfe du lion. Les sacs en plastique sont mis dans les ascenceurs..
Mon appréciation personnelle : Beau bateau, beau samsara mais je prefère celui du luminosa pour sa petite terrasse sur l'avant du bateau, beaucoup d'ambiance, musique dans tous les bars, pas mal de monde sur les pistes de dance. Très peu d'italiens, beaucoup d'allemands, des francophones et beaucoup d'autres comme des chinois, des argentins des anglophones.... beaux spectacles, peut être est-ce du aux chanteurs et danseurs brésiliens et brésiliennes !!!!! environ 30 % de personnel brésilien
les photos seront pour la prochaine étape.
voilà les amis VF, je suis de retour, et comme promis je vais vous raconter nos aventures 😉
MERCREDI 28 NOVEMBRE 2012 : c'est le jour J, nous bouclons les valises et partons pour l'aéroport de Nice - trajet d'environ 20 minutes - Le temps n'est pas super, mais bon, ce n'est pas grave. Quand nous arrivons à l'aéroport, nous sommes accueilli par un membre Costa, il nous coche sur sa liste, et nous dit que nous prendrons le prochain bus, car le premier est plein. Le deuxième bus arrive, nos bagages sont mis dans la soute du bus, puis nous nous installons. Le départ était annoncé à 12 h 30. Mais la personne de costa nous dit que nous attendons un couple qui est en retard. Après 30 minutes d'attente, le couple arrive et nous partons sous la pluie. A notre arrivée à Savone, c'est un peu le bazar, il pleut beaucoup et les bus font la queue pour se garer à l'abri pour que les passagers puissent sortir sans être mouillés, mais nous allons attendre encore 1/2 heure avant que cela soit notre tour.
Nous sommes montés rapidement à bord puisqu'il était presque 16 h (pas besoin d'embarquement prioritaire). Mais j'ai eu l'impression que Costa avait été dépassé à cause de la pluie, il y avait 2 bateaux le pacifica et le favolosa. petit encas au buffet, nous n'avions pas déjeuné, visite rapide des ponts piscines abrités. Puis, on va voir notre cabine au pont 10 samsara, les bagages ne sont pas encore arrivés et je ne peux pas défaire les valises. Pas question d'etre sur le balcon, ni sur les ponts tellement il pleut alors on se ballade dans le bateau, on prend le forfait all inclusiv. le bateau part, c'est le moment de l'exercice d'abandon de navire. Et toujours pas de valises 😠😠 cela devient inquietant. ah !!!! une valise à 18 heures 😏 Mais où sont les autres ? On va visiter le samsara, prendre nos bracelets électroniques, nos rendez-vous et on y reste un moment jaccuzzi, détente.. retour à la cabine, toujours pas de valises, nous aimerions nous doucher et nous changer. 😠 Et en attendant, nous débouchons la bouteille de champagne commandée avant notre départ !!!😏 Mais toujours pas de valise. nous demandons à notre fille de cabine, c'est une brésilienne, elle ne parle pas trop français, ni trop anglais, mais à 21 heures, nous avons enfin nos 3 dernières valises. Nous allons être en retard pour le diner, pas le temps de défaire toutes les valises, nous prenons juste ce qu'il nous faut pour se changer. On verra après le repas. Nous mangeons au restaurant samsara, nous avons droit aux 2 menus, celui de restaurant et celui du samsara, il y a du progrès, car l'année dernière un seul menu et peu de choix. Rien à dire sur la nourriture, nous avons bien mangé durant toute la croisière.
La mer est déchainée, nous apprenons par le today qu'il n'y aurait pas embarquement à Marseille demain, ce sera toulon et en chaloupe. La mer restera déchainée toute la nuit. Il rugit le golfe du lion. Les sacs en plastique sont mis dans les ascenceurs..
Mon appréciation personnelle : Beau bateau, beau samsara mais je prefère celui du luminosa pour sa petite terrasse sur l'avant du bateau, beaucoup d'ambiance, musique dans tous les bars, pas mal de monde sur les pistes de dance. Très peu d'italiens, beaucoup d'allemands, des francophones et beaucoup d'autres comme des chinois, des argentins des anglophones.... beaux spectacles, peut être est-ce du aux chanteurs et danseurs brésiliens et brésiliennes !!!!! environ 30 % de personnel brésilien
les photos seront pour la prochaine étape.
Une boucle (presque!) classique en Namibie English translation pending
Vous trouverez ci-dessous le récit de notre voyage en Namibie... une boucle (presque !) classique de 20 jours en novembre 2012.
Le récit accompagné de photos, cartes et quelques (courtes) vidéos se trouve ici :
http://sites.google.com/...uleuxvoyagesnamibie/
Bonne découverte et à + !
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Présentation
De l'Afrique, nous connaissions un peu le Nord, le Maroc, la Tunisie, l'Egypte entre autres. Mais à part un mini safari au Kenya en 1997, le Sud africain nous était totalement inconnu et ne figurait pas vraiment dans le top de notre wish list, du moins pas jusqu'à une période récente.
J'avais l'impression qu'un voyage dans ces contrées se limitait à la forme safari. Or je ne nous voyais pas nous contenter de sillonner la région pendant des semaines, enfermés dans notre véhicule alors que nous adorons ponctuer nos séjours de quelques randonnées.
C'était mal connaître la Namibie. Merci à tous les contributeurs de la rubrique "Afrique australe" de Voyage Forum (ils sont trop nombreux pour que je les cite) qui par leurs récits de voyage et leurs participations aux discussions ont aiguisé ma curiosité et m'ont donné envie de connaître ce pays.
Alors quand j'ai commencé à me pencher sérieusement sur la destination, j'ai découvert de véritables trésors, des dunes ocres du Namib aux étendues de sel d'Etosha en passant par les contreforts montagneux du Naukluft ou le deuxième plus grand au monde, celui de Fish River ou encore les marigots et marais du delta de l'Okavango. En y regardant encore de plus près, j'ai découvert un territoire très peu peuplé (2 habitants au km2) pouvant offrir un vrai terrain d'aventure et, pour des amoureux de la randonnée, de belles opportunités à condition d'orienter le voyage dans ce sens. Assurément, la Namibie était faite pour nous !
C'est par conséquent cette option que nous avons retenue. Pour la mettre en œuvre, nous nous sommes adressés à une agence locale francophone, Madiza Tours, qui a peaufiné le parcours et réservé pour nous à la fois le véhicule et les hébergements que nous avons souhaité de type lodge et/ou bungalow. C'était plus simple d'autant qu'un petit mois à peine nous séparait de la date de départ.
A partir d'une première ébauche d'itinéraire et de quelques consignes (parcours cool, randonner quand c'est possible…), Caroline de Madiza Tours a été très réactive. Elle nous a immédiatement fait une proposition qui collait à nos attentes, orientant le choix d'hébergement vers des lodges proposant la randonnée parmi leurs activités.
Ce qui donne une boucle dans le sens des aiguilles d'une montre que nous accommoderons à notre sauce en l'émaillant de quelques fantaisies personnelles ;-) Estimation kilométrique : 3 000 km minimum en 3 semaines.
Arrivée en Namibie et première étape vers le Kalahari par les pistes
J1 : Samedi 3 novembre 2012
Le vol Francfort – Windhoek a été acheté en ligne auprès de la compagnie Air Namibia et le préacheminement depuis Paris se fait par Air France. Les bagages sont enregistrés jusqu'à leur destination finale.
Les cinq heures d'escale à Francfort nous permettent un rapide aller-retour dans le centre-ville qui n'est qu'à une vingtaine de minutes de l'aéroport par la S-Bahn (sorte de RER). Hauptwache est à la fois la station où nous descendons mais aussi le nom d'un ancien poste de garde transformé en café-restaurant à la mode. Ça tombe bien, il pleut des cordes, il est 15 h 30 et à part deux ou trois cacahuètes servies par Air France, nous n'avons pas déjeuné.
Alors c'est avec plaisir que nous nous mettons à table en espérant que cesse la pluie.
Une heure plus tard il pleut toujours, nous passons rapidement dans Zeilstrasse devant ces galeries commerçantes qui font de l'œil à leurs clients, nombreux en ce samedi après-midi…avant de prendre la direction de la fameuse place du Römerberg avec ses maisons typiques sous un ciel de Toussaint
De retour à l'aéroport vers 17 h 30, les formalités s'enchaînent sans temps mort et l'avion décolle à 19 h 10 comme prévu. A bord, pas d'écran individuel, mais peu importe, car après le dîner, l'objectif est de dormir afin d'arriver à destination en forme pour la première étape.
J2 : Dimanche 4 novembre 2012
Mission accomplie, nous avons pu dormir quatre ou cinq heures d'affilée.
Il est 6 heures, nous foulons le sol africain avec trente minutes d'avance alors que le ciel nous gratifie de son plus bel arc-en-ciel et que l'air se remplit d'une agréable senteur de foin ou d'herbe coupée. Bienvenue en Namibie !
Mais deux heures ne seront pas de trop pour sortir enfin de l'aéroport. La queue au bureau de change notamment n'en finit pas.
Avec les premiers dollars namibiens en poche, les choses sérieuses peuvent commencer.
Première étape chez le loueur Advanced Car Hire dans la zone industrielle de Windhoek où Caroline nous rejoint pour un briefing détaillé. Elle nous a préparé, elle aussi, un solide carnet de voyage. Avec le nôtre en plus, nous sommes parés !
Présentation de notre véhicule : un Toyota Hilux simple cabine, une configuration qui va immédiatement nous sembler peu pratique. Très profond, le plateau n'est accessible que par le hayon arrière, tous les bagages risquent de glisser vers l'avant et je nous imagine déjà obligés de les récupérer en grimpant à quatre pattes dans la poussière du coffre.
Bon tant pis, c'est le modèle réservé, alors il faut faire avec. On verra plus tard comment améliorer le système. Pour nous consoler, le volume d'une cabine simple est plus facile à climatiser, un avantage en cette saison.
Pour couronner le tout, le hayon ferme mal. L'employé nous fait un difficile réglage mais après le premier arrêt pour les courses, impossible de le verrouiller efficacement et à l'arrêt suivant le bitoniau est irrémédiablement perdu.
Nous tentons bien un retour chez le loueur avant de quitter définitivement Windhoek mais un dimanche en fin de matinée, il n'y a plus personne sur place. Nous avons beau secouer la poignée de porte, le seul résultat obtenu, c'est la mise en branle de l'alarme. Oups, sauvons-nous avant d'ameuter tous les services de sécurité !
C'est donc avec un hayon mal clos que nous prenons enfin la route à 11 h 30 avec l'objectif de rallier le Kalahari Red Dune Lodge, 200 kilomètres et 2 heures et demi par le ruban asphalté de la B1 (réputée monotone !) ou 265 kilomètres et 4 heures par les pistes. Devinez ce que nous choisissons ? Par les pistes, bien sûr, j'avais bien précisé que le circuit serait presque classique !
La prise en mains est un peu laborieuse, la conduite se fait à gauche et bien que nous l'ayons déjà expérimentée en Australie et aux Seychelles, il nous faut à nouveau un temps d'adaptation. Nous commençons donc par indiquer nos premiers changements de direction d'un bon coup de balai d'essuie-glace. Qu'est-ce que c'est agaçant ! Quant à passer les vitesses de la main gauche, cela demande une véritable rééducation.
Pour préparer le parcours, nous avons acheté la carte Tracks4africa compatible, via le logiciel Mapsource, avec notre GPS Garmin de randonnée. Celui-ci nous servira aussi à nous guider sur la route.
Nous voilà sur les rails et très vite au cœur de ces vastes espaces africains : une route (ou une piste) se déroulant à l'infini à travers une savane herbeuse à laquelle les parasols des acacias donnent une touche verdoyante malgré la saison.
Une circulation faible, très faible, peu ou pas d'habitations : nous avons vraiment l'impression d'être seuls dans cette immensité.
Premiers paysages namibiens … et premières curiosités !
Mais qui a bien pu construire ces nids démesurés qui ressemblent à des toits de chaume ?
Ce sont les républicains sociaux (Philetairus socius), de tout petits oiseaux de couleur brun-gris au ventre blanc et au bec bleu clair. Ils vivent en colonie jusqu'à 300 individus.
Leurs nids sont de grands complexes, un peu comme des immeubles comprenant plusieurs appartements et certains peuvent avoir plus de 100 ans d'âge et avoir hébergé plusieurs générations.
Après Dordabis, le bitume laisse place aux pistes, des gravel roads, très larges et très roulantes dans l'ensemble. Après avoir bifurqué deux fois à droite, puis deux fois à gauche aux croisements successifs, tout en longeant ou en enfourchant les dunes roses du Kalahari peuplées d'autruches et d'antilopes, nous arrivons à destination à 15 h 30 comme prévu, pas mécontents de pouvoir enfin nous poser. Température largement supérieure à 30 ° C. Altitude 1235 mètres (contre 1600 mètres à Windhoek).
Au Red Dune Lodge, nous héritons du bungalow n° 4 (Black Wildbeest) en pierre et toile, coiffé d'un toit de chaume, situé au bord d'un vlei, un lac naturel asséché. Parquet en teck, beaux meubles traditionnels massifs, salle de bains en pierre naturelle et clim' : dans ces conditions, difficile de quitter la chambre en cette fin d'après-midi.
18 heures : C'est le moment ou jamais pour une petite balade vespérale avant que le soleil ne se couche dans une heure environ. Sur la propriété, Red Dam Walk se fait en 45 minutes, la durée est parfaite et c'est sur ce sentier que nous pensons être engagés. Au bout de 20 minutes de marche, nous sommes un peu étonnés que, pour une boucle de cette durée, le parcours n'ait pas encore viré à droite. Il est encore temps de faire demi-tour mais puisque nous sommes lancés, ma foi, continuons encore un peu. D'ailleurs, cette fois-ci, le sentier a bien l'air de tourner à droite sauf que le panneau indique que nous sommes sur Dune Walk… 2 heures alors que le soleil est déjà sur le point de se coucher.
Nous assistons alors à un coucher de soleil mémorable dans un ciel chargé d'orage…
… suivi d'un contre-la-montre excitant dans le sable des dunes. Nous savons que sous ces latitudes la nuit tombe très rapidement après le coucher du soleil et nous sommes encore très loin du lodge. Finalement, au pas de course, nous bouclons le tour en 1 heure 15 et sommes de retour avec les toutes, toutes dernières lueurs du jour. Pour une première journée, c'est une sacrée journée !
Au restaurant, nous inaugurons, avec un ragoût de koudou, une longue série de "game food"… Nous sommes définitivement dans l'ambiance !
Nids de républicains sociaux au premier plan
De la Zebra River au Nauklutf NP : Quiver Tree Trail et Waterkloof Trail
J3 : Lundi 5 novembre 2012
Le petit déjeuner n'étant servi qu'à partir de 7 h 30, nous avions envisagé une petite balade au lever du jour. L'idéal aurait été de démarrer à 6 heures mais pour cette première matinée, nous traînons un peu. A 7 heures, c'est parti et maintenant que le plan des lieux est bien clair, nous trouvons sans difficulté le début du Red Dam Walk (celui que nous avons manqué hier soir). Il nous mène au Dune Sofa, un canapé au cœur des dunes, idéal pour profiter du silence tout simplement !
Une heure trente plus tard, bien mis en appétit par cette petite balade matinale, nous croquons avec gourmandise les tartines de ce premier petit déjeuner en terre namibienne.
9 h 30 : Déjà prêts pour reprendre la route ! En réalité, en dehors d'une vingtaine de kilomètres de goudron au départ, la presque totalité des 230 kilomètres jusqu'au Zebra River Lodge se fait sur des pistes. La vitesse est limitée à 80 km/heure sur ce type de revêtement et à 120 km/heure sur l'asphalte. Durée estimée pour ce parcours : 4 heures.
Afin de nous hydrater régulièrement sans avoir à nous arrêter et sans avoir à lâcher le volant, une poche (de type Camelbak), remplie de glaçons et de 2 litres d'eau est placée entre nos deux sièges.
Dans le coffre, une glacière (ramenée dans nos bagages) garnie de glace, généreusement offerte par les lodges ou parfois achetée, maintient au frais le pique-nique du midi.
Ainsi parés, nous nous dirigeons plein ouest à travers une savane d'épineux par la piste D1254 sur laquelle tous les quarts d'heure il faut ouvrir et refermer un portail au grand dam de mon copilote qui espérait se relaxer !
Petit à petit, les paysages deviennent plus vallonnés, laissant entrevoir à l'horizon les premiers reliefs des monts Naukluft.
Il est 13 h 30 quand nous pénétrons dans le canyon de la rivière Zebra (altitude 1300 mètres) et tout d'un coup, caché au fond des monts Tsaris, cerné de nombreux canyons, apparaît le Zebra River Lodge où nous avons prévu de passer deux nuits.
Un pavillon retient tout de suite notre attention. Mince, des clients y sont déjà au balcon. En fait, on nous a réservé le logement au premier plan sur la photo. Un couple allemand, occupe, quant à lui, celui au deuxième plan. Nous serons tous les quatre les seuls clients pendant les deux jours.
On ne pouvait pas mieux rêver ! Chambre spacieuse, très belle vue, accueil chaleureux par le couple sud-africain, propriétaire des lieux depuis septembre dernier, secondé par une jeune stagiaire anglaise très mignonne.
Comme activité en soirée, on nous propose le traditionnel "game drive". Pour les novices de la destination, il s'agit de se promener dans un véhicule 4 x 4 ouvert, appartenant au lodge, sur le domaine de la propriété afin de pouvoir y observer quelques animaux dans leur environnement sauvage. Collation ou apéritif prévus !
Non merci, en indéfectibles randonneurs, nous préférons découvrir le domaine à pied. Mais pas immédiatement, d'abord (et ça deviendra un rituel) quelques brasses dans la piscine et un peu de repos en attendant que les températures deviennent plus supportables.
16 h 30 : Allons-y, car aujourd'hui pas question de rentrer de nuit. La randonnée que nous avons retenue, Quiver Tree Trail, se fait en 2 heures à 2 heures et demie. Nous sommes donc parfaitement dans les temps.
Après avoir suivi le lit de la rivière, le sentier prend de la hauteur. Sur ses pentes, des arbres que nous appellerons "golden trees", leurs troncs sont comme recouverts d'une fine couche de ce métal précieux.
Du plateau nous dominons une mer de canyons !
Mais le clou de la randonnée se trouve encore un étage plus haut. Alors que nous nous en approchons, je ne peux m'empêcher de penser à cette description de Wilbur Smith dans son roman "Fortune d'Afrique". "Dans la brume de chaleur apparaissait un tertre de schistes mauves bizarrement surmonté d'un arbre antédiluvien, un Kokkerboom à l'écorce écaillée comme une peau de serpent".
L'auteur a l'air de dépeindre exactement celui que nous voyons se dresser majestueusement devant nous !
Il s'agit en réalité d'un aloès, Aloe dichotoma, appelé "arbre à carquois" car les bushmen se servaient de ses branches et de son écorce pour en faire des carquois.
Une fois ce point culminant atteint, il ne reste plus que de la descente pour retourner au lodge. Finalement 1 heure ¾ nous ont suffi à boucler le circuit. Très belle randonnée et quelle fière allure, ce Kokkerboom !
En revanche, pas d'animaux aperçus pendant notre balade. Nous les verrons pendant le dîner : toute une troupe de koudous venus s'abreuver. Nous assistons, attendris, au ballet de leurs ombres sous le lampadaire du point d'eau sur fond de ciel étoilé. Un beau spectacle !
J4 : Mardi 6 novembre 2012
Nous avions programmé deux nuits ici afin de bénéficier d'une journée pleine pour faire une grande randonnée dans le parc national du Nauklutf à 60 km. Mais entre Olive Trail (11 km en 4 heures) ou Waterkloof Trail (17 km en 6/7 heures) nous n'étions pas encore définitivement fixés en quittant le lodge ce matin à 7 heures.
Une heure plus tard, alors que nous franchissons la grille d'entrée du parc, la décision n'est toujours pas prise. Une fois arrivés devant l'office des rangers, c'est le moment ou jamais d'arrêter notre choix. Alors, Olive ou Waterkloof ?
Finalement… c'est un permis pour le Waterkloof Trail que nous demandons à la ranger de service. Après tout, 17 km, c'est du même ordre que la randonnée de Chesler Park via Joint Trail dans les Needles (Canyonlands UT) que nous avions parcourue sous une chaleur torride en 8 heures.
Comme nous avons toute la journée devant nous, autant l'occuper pleinement, surtout qu'ici la baignade est possible aux deux extrémités du parcours.
"Full tour or partial tour ?" insiste notre ranger. Nous nous regardons un bref instant, oui, c'est décidé… "full tour" ! "Oh, s'exclame-t-elle, you are good hikers ! "
Good hikers ? Ça, on le saura ce soir !
A 8 h 30, nous sommes fins prêts à nous mesurer au Waterkloof Trail, pleins de courage mais aussi avec un peu d'appréhension car nous n'avons aucune idée de la nature du terrain que nous allons rencontrer. Nous n'allons pas tarder à le savoir ! Altitude de départ : 1495 mètres.
La randonnée commence d'abord par un passage bucolique à travers un tunnel de roseaux. Plutôt ludique comme démarrage !
Mais aussitôt après, escaladant le cours de la rivière Naukluft, le sentier disparaît totalement. On avance d'une pierre sur l'autre dans le lit du ruisseau, en partie sec, en tentant de ne pas perdre de vue les marques de peinture jaune indiquant la direction à suivre. Un avantage : l'endroit est plutôt ombragé ! L'inconvénient : il vaut mieux regarder où l'on met les pieds au risque de se tordre une cheville. Des babouins détalent à notre approche. Ils sont plus lestes que nous !
Ne manquons pas, malgré tout, de lever le nez de temps en temps. Au-dessus de nos têtes, les falaises ocres du Naukluft.
Partout de jolis bassins rafraîchissants invitent à la baignade mais nous reportons ce moment à la fin de l'après-midi. Pour l'instant, nous pensons d'abord à avancer, ce qui est loin d'être simple. Nous avons plutôt l'impression de faire du sur-place, perdant beaucoup de temps à chercher les marques, loin d'être toujours visibles.
Last Water : c'est l'endroit où se termine le tour partiel, réputé demander 1 heure à 1 heure et demie. Nous sommes à peu près dans la moyenne ! C'est également là que le parcours s'éloigne de la rivière, tourne à l'ouest pour gravir une ravine (kloof).
C'est un peu plus loin que j'ai vraiment un coup de mou. Pour l'instant pas de dénivelé significatif mais une montée qui s'étire, s'étire… à n'en plus finir. N'avons-nous pas présumé de nos forces ? Vu notre rythme, allons-nous pouvoir être de retour avant la fermeture du parc (19 heures) ? Je commence à sérieusement douter de nos capacités.
Mais une orange succulente me redonne un bon coup de fouet alors que l'on s'enfonçe dans ce canyon aux parois orangées (un petit air de Southwest !) avant de traverser un plateau de plus en plus ouvert.
Le panneau "Half way" a définitivement raison de mes doutes. Il est 11 h 50, cela fait 3 h 20 que nous sommes partis, altitude 1772 mètres, dénivelé depuis le départ 280 mètres. Pas si mal !
C'est le moment que nous choisissons pour nous restaurer afin de prendre des forces avant d'attaquer le point culminant qui est encore devant nous. Pique-nique agrémenté par la cavalcade gracieuse de quelques springboks.
Nous mettons toutes nos forces dans la montée vers la crête (1914 mètres) que nous atteignons à 13 h 12 exactement, récompensés par une superbe perspective sur le désert. Dénivelé depuis le départ : 420 mètres.
Je pensais que le plus dur était derrière nous et qu'à partir de là, nous n'aurions plus qu'à caracoler dans la pente pour finir la randonnée en deux temps trois mouvements.
Mais la descente est longue et escarpée, avec un facteur aggravant, la chaleur qui à cette heure de la journée atteint son maximum (entre 35 et 40 ° C). Heureusement que nous avions 4 litres d'eau chacun ! La réserve a déjà bien baissé.
Il n'y a que les plantes succulentes qui puissent s'épanouir ici et cet Euphorbia virosa l'est tout particulièrement.
Nous, en revanche, on commence à vraiment dessécher. Heureusement, la présence de babouins nous annonce qu'un cours d'eau est proche. En effet, il est 15 heures, nous avons perdu 500 mètres de dénivelé, la rivière Gororosib est en vue et avec elle, la promesse d'une baignade.
Nous repérons rapidement ce bassin naturel, creusé dans le travertin, au beau milieu de cet amphithéâtre désertique.
Nous y plongeons avec délice ! Après tant d'efforts, enfin le réconfort !
Mais la récréation n'est que de courte durée. Il reste du chemin à parcourir et par-dessus le marché, il va falloir remonter de près de 80 mètres de dénivelé. La poisse ! Et toujours ces foutues marques difficiles à repérer !
La fin est harassante ! Alors que nous pensons être arrivés (l'office est en vue), une dernière erreur (des marques mal placées) nous conduit dans une impasse, nous obligeant à faire demi-tour et finir par une implacable remontée par le camping et la route. Seule consolation : le détour permet d'apercevoir ce superbe arbre à carquois !
Fin de la randonnée : 16 h 45, après plus de 8 heures, arrêts et baignade compris. Alors, good hikers ? A chacun d'en juger !
Bilan : une très belle randonnée et un beau défi vaillamment relevé. Le referions-nous ? Sans doute pas. Trop dur, surtout en cette saison. L'Olive Trail moins long aurait peut-être été une meilleure option.
En attendant, retour au lodge, douche, dîner, dodo… nous sommes KO. Deuxième nuit au Zebra River Lodge.
Arbre à carquois
De Sesriem à Sossusvlei : Dead Vlei et Dune 45
J5 : Mercredi 7 novembre 2012
Ce matin nouvelle randonnée… Non, je plaisante, ce matin, séance chaise longue au bord de la piscine. C'est aussi le meilleur endroit pour observer les oiseaux (118 espèces répertoriées sur la propriété) qui, au cours d'un vol en rase-mottes, trouvent là un bel abreuvoir. Mais pas facile de les mettre dans la boîte !
Le lézard, en revanche, pose carrément, nous laissant tout loisir de le photographier sous tous les angles. Il s'agit d'un agame terrestre ou Agama aculeata.
Mais est-ce la fatigue qui nous fait voir double ? ;-)
En tout cas, ce n'est pas la petite étape d'aujourd'hui qui devrait nous fatiguer. Seulement 80 km, soit moins de deux heures. A 10 h45, top départ via les pistes D850 et 854.
Mais c'est en abordant la D845 que les paysages changent radicalement. Le sable rose pâle de la piste nous oblige pour la première fois à enclencher la fonction 4 x 4. De part et d'autres de la piste, de grandes étendues herbeuses forment un véritable tapis vert amande duquel émergent quelques acacias isolés abritant chacun une autruche ou quelques antilopes.
A l'arrière plan, les montagnes commencent à se teinter de rouge puis, plus loin, le cordon de dunes du Namib fait une apparition.
Il n'est pas loin de midi. Le thermomètre extérieur/intérieur que nous venons d'installer dans notre véhicule indique très précisément 40 ° dehors et 30 dedans. Côté altitude, nous ne sommes plus qu'à 800 mètres.
Arrivée sous le cagnard à 13 h 30 à Sesriem, porte d'accès aux dunes de Sossusvlei. Entrée du parc : 80 N$ par personne par jour + 10 N$ par véhicule par jour.
Le Sossus Dune Lodge est, avec le Sesriem Camp Site, le seul établissement à l'intérieur du parc. Il offre ainsi un avantage énorme, c'est de pouvoir atteindre Sossusvlei avant le lever du soleil et de rester à l'intérieur du parc bien après le coucher de soleil. Nous y passerons deux nuits.
Construit en 2007 et géré par NWR (Namibia Wildlife Resorts, l'administration des parcs nationaux namibiens), le lodge se présente sous forme de 24 bungalows en bois local, toile de tente et toit de chaume, de style africain. Douze sont orientés côté dune et les douze autres côté canyon. Une interminable passerelle en bois dessert l'ensemble.
On nous octroie le plus éloigné des chalets, le n°12 côté canyon. Il se distingue des autres par l'ajout d'une terrasse couverte avec un lit balancelle (!) car c'est une suite… nuptiale. Eh, oui, il n'y avait pas d'autre chalet disponible au moment de la réservation mais avec un petit supplément, on a pu avoir cette suite et tous les petits plus qui vont avec : champagne (plus exactement, vin pétillant !), corbeille de fruits et surtout un grand frigo rempli à ras bord de toute une variété de boissons (si, si…offertes).
Nous ferons donc comme si nous étions d'heureux honeymooners. Heureux, nous sommes, honeymooners nous fûmes !
La chambre est superbe mais le ventilateur a beau mouliner, il ne fait que brasser de l'air chaud, très chaud. Nous essayons la douche pour nous rafraîchir mais pas mieux, l'eau froide coule… chaude. Et la piscine ? De peur de ne pas trouver de parasol à l'ombre et devant les 500 mètres de passerelle à parcourir sous le soleil, nous renonçons. Le lit-balancelle ? Pourquoi pas ! Il n'y fait pas plus chaud qu'à l'intérieur et en se balançant, on pourrait presque ressentir un petit courant d'air.
Nous fixons 16 heures comme heure raisonnable pour sortir. Bien qu'il fasse encore 37 °, on trouve qu'il commence à faire meilleur.
L'objectif de la fin d'après-midi est d'assister au coucher du soleil sur la Dune 45 (45 car elle se trouve à 45 km de l'entrée). Mais en cours de route, nous réalisons qu'il est possible de faire bien plus de choses que cela.
Nous décidons donc de pousser jusqu'à Sossusvlei, sauf que nous n'avons pris ni GPS, ni documentation, ni plan. Tout est resté dans la chambre, sapristi !
A priori, ce n'est pas bien compliqué. Il suffit de suivre la route de 65 km jusqu'au bout et là ce serait sans doute indiqué. Les 5 derniers kilomètres se font dans le sable mou, nous tentons sans dégonfler les pneus. C'est limite ! A deux doigts de s'ensabler, on fait hurler le moteur au grand étonnement des petits springboks, intrigués par tout ce vacarme.
Mais une fois au bout du bout, entre Sossusvlei, Hiddenvlei et Deadvlei, lequel est le plus indiqué pour ce soir ? Je me rappelle avoir lu que Hiddenvlei était peu visité, je parie que demain matin tout le monde se ruera sur Deadvlei, alors cette dernière me semble l'option à retenir.
Situer Dead Vlei n'est pas aussi évident, il n'y a aucun panneau. Heureusement un chauffeur a bien voulu nous renseigner et nous indiquer la direction à suivre pour atteindre le "marais mort".
Il suffit en fait de suivre les traces de pas !
En chemin, nous croisons deux groupes sur le retour, ce qui nous laisse les lieux pour nous tout seuls !
Premier aperçu du lac asséché où de vieux troncs noirs d'Acacia orioloba âgés de 500 ans semblent attendre une improbable résurrection. Beau et impressionnant à la fois !
Il y a matière à faire plaisir au photographe !
Mais tout ça prend pas mal de temps et l'heure tourne. Pourrons-nous atteindre la dune 45 à temps pour le coucher de soleil, d'autant qu'en cours de route, des autruches nous retiennent.
Il est déjà 19 heures quand nous nous garons à ses pieds.
Nous l'escaladons un peu. Quelle sensation étrange… l'impression que la dune va se dérober sous nos pieds. Sensation mêlée à un peu de vertige et accentuée par un vent à décorner les oryx !
Du haut de ses 150 mètres, la dune domine les plaines environnantes… lunaires à cette heure de la soirée !
Instant de méditation et de solitude au coucher du soleil !
Un délicieux moment qu'il va falloir interrompre pour rentrer. Il reste 45 km à parcourir, ce qui nous fait arriver de nuit, bien après 20 heures.
Il ne faut pas traîner, le dîner est servi jusqu'à 21 heures. Les tables sont dressées sur la terrasse, la température est idéale et le menu à la hauteur du décor environnant. Après plusieurs dîners de game, je choisis ce soir du poisson. Après tout, la mer n'est qu'à 120 km à vol d'oiseau ! Hervé, quant à lui, reste fidèle au steak d'oryx !
Magnifique journée. Demain, on se lève tôt pour atteindre les dunes pour le lever de soleil !
Dead Vlei
Sossusvlei, Big Mama, Hidden Vlei et Dune Elim
J6 : Jeudi 8 novembre 2012
Nous n'avons pas fermé l'œil de la nuit. En première partie de nuit, il a fait trop chaud, en seconde des moustiques ont sévi (malgré la moustiquaire), en troisième les démangeaisons associées, et en dernière… le réveil a sonné. Il est 4 h 30 du matin.
A partir de 4 h 45, les "breakfast packs" nous attendent au restaurant et la "coffee station" est ouverte. Le temps d'avaler une boisson chaude et hop, nous sommes parmi les premiers à nous élancer sur les 60 km de goudron. Objectif (et c'est pour cela que nous avons choisi de loger dans le parc) : être à Sossusvlei pour le lever du soleil.
La vitesse est limitée à 60 km/heure mais le chauffeur du véhicule du parc (parti en éclaireur) a l'air de tout bonnement l'ignorer et sème tous ses poursuivants.
Cette fois-ci, on ne fait pas l'économie de dégonfler les pneus pour passer la dernière partie, sableuse. En louvoyant dans le sable, on passe haut la main.
On laisse Dead Vlei et Crazy Dune, la plus haute du parc, à la foule (comme prévu, tout le monde s'arrête là) pour pousser jusqu'au pied d'une autre dune géante, Big Mama.
Après deux départs manqués (le premier pour oubli du sac photo, le second pour oubli de couvre-chef), la lente ascension vers la crête de Big Mama peut commencer. En assurant chacun de nos pas tellement la finesse de l'arête est impressionnante, nous progressons vers le sommet alors que le soleil se lève sur le désert, tout étonnés d'être les seuls à avoir fait ce choix.
Quarante-cinq minutes pour monter à pas de fourmi et cinq minutes pour descendre à grandes enjambées.
Big Mama que nous venons d'escalader ! L'arête porte encore nos traces.
Puis traversée du lac asséché de Sossus Vlei (qui a donné son nom au parc).
A mes côtés, une autruche se pavane tranquillement. D'ailleurs l'endroit a l'air d'être très fréquenté comme le laissent à penser les traces de sabots et de pattes de centaines d'animaux – des doigts de l'autruche aux empreintes des antilopes – moulées dans l'argile et cuites par le soleil.
Le connaisseur pourrait sans doute aussi y observer toute une variété d'empreintes de chaussures ;-)
Après un petit déjeuner en compagnie d'une nuée de passereaux, direction Hidden Vlei.
En passant devant le parking de Dead Vlei, la foule est bien au rendez-vous de la "dune folle" et du marais aux arbres morts alors que les navettes continuent encore et encore à déverser des flots de visiteurs vers le fameux point d'intérêt et que les cars continuent à affluer vers l'espace de stationnement.
Alors qu'un monde fou se presse pour voir Dead Vlei, pas le moindre amateur pour Hidden Vlei. Alors que Dead Vlei est facilement accessible en véhicule 4 x 4 privé ou en navette du parc, le "marais caché" nécessite un peu de marche. Deux kilomètres en suivant les piquets noirs indique le panneau. Il est 9 heures.
Pour l'instant, rien ne laisse deviner que plus loin se cache une merveilleuse lagune.
Car Hidden Vlei se mérite. La marche dans le sable n'est pas aussi aisée qu'il n'y paraît.
Mais quand la lagune blanche surgit derrière la dernière pente, sa beauté n'en est que plus saisissante !
Vers midi, nous sommes de retour au lodge. Le thermomètre commence à frôler les 40 °, il serait temps de se mettre au frais pour une petite sieste. Dans la chambre, mis à part le frigo ;-) je ne vois pas d'endroit propice. Alors tentons la piscine !
Très bonne option ! L'eau à une trentaine de degrés est délicieuse et le bord du bassin conçu dans un espace aéré permet de respirer. Le comble… en retrouvant l'ombre après la baignade, nous avons la chair de poule ! Plusieurs trempettes successives permettent ainsi d'attendre 16 heures dans les meilleures conditions.
La fin de l'après-midi est consacrée à une petite balade dans l'étroit défilé du canyon de Sesriem…
… puis à crapahuter sur la dune Elim.
Sous le souffle du vent, les frêles herbes tracent, sur le sable, des dessins éphémères.
Un extrait du roadbook made by Madiza Tours nous dit :" Du haut de la dune, vous aurez une vision sur les dunes rouges, les montagnes bleues, la savane jaune, et bien souvent quelques oryx et springboks".
Les dunes rouges, les montagnes bleues, la savane jaune…
… et les oryx ! Cahier des charges parfaitement rempli !
Nous assistons au coucher du soleil tout juste en arrivant près du lodge, l'occasion d'une vue panoramique sur le site !
Entre-temps, sur notre terrasse, il y a eu comme un petit problème. Mais qui a arraché et fait tomber tous ces brins de chaume ? Qui a jeté les coussins de la balancelle par-dessus bord ? Et qui a crotté un peu partout ? Notre enquête nous porte à croire que ce sont des babouins les coupables ! Ils ont dû bien s'amuser, les coquins ! Heureusement qu'ils n'ont pas pénétré dans la chambre, surtout qu'on avait laissé toutes les fenêtres entrouvertes !
Ce soir, la fraîcheur ambiante nous fait presque regretter de ne pas avoir emporté de petite laine pour le dîner.
Vue depuis la dune Elim
Rostock Mountains : des zèbres de Hartmann sur le Rambler's Trail
J7 : Vendredi 9 novembre 2012
Aujourd'hui pas de réveil aux aurores ni de breakfast pack et pourtant nous sommes déjà sur notre terrasse dès 6 heures pour le lever de soleil.
Après le petit déjeuner dès 7 heures, nous profitons des lieux en repoussant à 10 heures le moment du check-out.
C'est le moment de faire un petit point sur nos découvertes dans le désert. Tout comme nous aurons bientôt le plaisir de chasser les Big Five, ici nous avons eu l'occasion de dénicher les Little Five !
En réalité le départ effectif de Sossus ne se fera pas avant 10 h 45, car il est primordial de trouver une solution pour éviter à nos bagages de glisser vers l'avant du coffre. Les attacher ? Bonne idée mais avec quoi, à part nos lacets de chaussures ? Heureusement pour nos godillots, j'ai une meilleure idée : les housses de siège de la voiture sont resserrées avec un cordon bien trop long. Un coup de ciseaux (chut, faut pas le dire !) et le tour est joué. Plus tard, à partir de Swakopmund, une corde bien plus solide remplacera ce bricolage provisoire.
Pas mécontents de notre trouvaille, nous finissons par nous mettre en route pour une toute petite étape de 140 km et 2 heures jusqu'au Rostock Ritz Desert Lodge.
Pause règlementaire à Solitaire pour son fameux Strudel aux pommes qui ressemble davantage à un crumble (je m'y connais en desserts).
Il fait déjà 36 °, ça n'a pas l'air de gêner les animaux, particulièrement actifs sur le trajet : oryx, autruches, phacochères, springboks.
Les chevaux, quant à eux, restent bien sagement derrière la clôture à observer la circulation. Ils ne voient pas beaucoup de monde passer quand… tiens, un panache de poussière… v'la du monde !
Nous arrivons à destination à Rostock Ritz cinq kilomètres après avoir franchi l'entrée de la propriété qui s'étend sur 12 000 hectares. Construit sur une colline dominant le désert environnant, le lodge compte une vingtaine de chambres dans des bungalows en ciment et pierre en forme d'igloos. A première vue, pas le must au niveau architectural, mais la construction permet de garantir une relative fraîcheur et la chambre, bien que petite par rapport aux précédentes, est très fonctionnelle. Accueil charmant de la part de Lara et Walter (à qui je ne manque pas de passer un bonjour de la part de Pierre77).
Comme à chaque fois, nous testons la piscine avec très belle vue plongeante sur le désert, les chaises longues suspendues très confortables et le calme très appréciable tout en étudiant le trail à faire en fin d'après-midi.
Un petit recueil rassemble toutes les opportunités de randonnées entre 1 et 7 heures. Nous choisissons Rambler's Trail, 8 km, 3 heures. Nous partirons à 16 heures.
Le sentier suit une crête en ménageant de beaux points de vue sur le désert…
… à travers des amas de quartzite d'où émergent quelques Commiphora wildii.
Nous ne tardons pas à apercevoir très loin dans la plaine de nombreux troupeaux de zèbres de montagne (ou zèbres de Hartmann). La propriété en compte plus de 300.
Le zèbre de montagne de Hartmann est une espèce endémique. Il se distingue de son congénère, le zèbre de plaine de Burchell, par des rayures régulières et plus rapprochées, complètement noires et blanches. Son ventre est tout blanc et ses pattes sont régulièrement rayées jusqu'en bas.
Quand le sentier quitte la crête pour rejoindre la plaine, nous avons le plaisir de croiser la route des zèbres et d'assister à une joyeuse cavalcade. Sans doute commencent-ils à se diriger vers le point d'eau en contrebas du lodge.
La scène des zèbres au galop… comme si vous y étiez !
Un peu plus loin, ils s'arrêtent et ce sont eux qui nous regardent passer !
Instants magiques avant le retour sur un sentier facile juste avant le coucher de soleil.
Dernière rencontre avec un écureuil terrestre !
Pour le dîner, le restaurant à la carte va nous permettre une nouvelle dégustation de game. Nous avions déjà mis dans notre assiette du koudou et de l'oryx. Ce soir, c'est au tour de l'autruche !
Lion's Rock
Nord du Namib-Naukluft NP : des arches et des sculptures rocheuses
J8 : Samedi 10 novembre 2012
Les hurlements des chacals ont animé notre nuit et ce matin, c'est le braiement et le galop des… zèbres qui nous tirent du lit. En poussant le rideau alors que le soleil n'est pas encore levé, nous ne tardons pas en à distinguer plusieurs groupes, répartis sur toute la plaine, puis tout près, en contrebas de notre bungalow, un groupe de sept individus qui nous fixent. Qu'ils sont beaux !
Le lodge aurait tout aussi bien pu s'appeler Zebra Plain Lodge, en raison du grand nombre de ces ongulés présents sur ses terres.
Pour commencer la journée, une petite balade matinale avant le petit déjeuner est tout indiquée et même si le soleil est déjà levé quand nous démarrons, Sunrise Walk (3,5km/1 h 30) semble la mieux adaptée.
Elle débute comme hier par une grimpette vers la crête puis tourne vers le point de vue appelé "Lion King". Mais c'est quoi, ce Lion King ? Une forme rocheuse suggérant un lion, la gueule ouverte ? Non, tout simplement un promontoire rocheux dominant la plaine d'où l'on imagine bien le roi des animaux s'adresser à son peuple.
Puis, après avoir traversé les dunes et avant de revenir près du lodge, le sentier passe devant les écuries où Destiny, un bébé zèbre, recueilli il y a 6 mois, gravement blessé, a l'air de se plaire avec la harde de chevaux semi-sauvages.
La suite de la journée va consister à rallier Swakopmund mais à l'heure du petit déjeuner, nous hésitons toujours entre plusieurs options possibles pour ce parcours.
Il y a bien sûr la traditionnelle C 14 via Walvis Bay mais qui a la réputation d'être monotone. Comme alternative, j'avais étudié un détour via Mirabib pour lequel un permis est nécessaire, nous l'avons !
Mais finalement, c'est une troisième option qui occupe notre réflexion matinale.
Dans son roadbook, Caroline suggère de rejoindre, après le canyon de Kuiseb, la C 28 via des pistes transversales : un trajet plus long mais plus beau avec plus de chance de voir des animaux.
Finalement, en croisant les informations de notre carte papier, du guide LP et de Tracks4Africa, deux indications supplémentaires vont retenir notre attention : Rock Arch et Rock Sculptures, situés au nord de la C 28 et à l'intérieur du parc national du Namib-Naukluft.
Nous décidons donc d'adopter la suggestion de Caroline en y intégrant, si possible, ces deux points d'intérêt. Tout cela est donc encore loin d'être au point surtout que nous ne connaissons pas ni l'état des pistes dans le parc national, ni le temps requis pour ces fantaisies. Il est 10 heures du matin quand nous prenons la route, ce serait bien qu'on arrive à Swakopmund avant l'heure de fermeture de la réception de l'hôtel à 18 heures.
Le trajet commence sur la classique C14 via Gaub Pass puis Kuiseb Pass avant de franchir l'entrée du parc national du Namib-Naukluft. Les principaux axes traversant ce parc (C 14 et 28, D 1982 et 1998) sont autorisés à tous les véhicules. En dehors de ces axes, un permis est nécessaire. Nous l'avons, donc, tout va bien.
Car déjà une petite diversion s'offre à nous : un point de vue sur les dômes et vallons du Naukluft. Pour Hervé, l'occasion de s'essayer à un raidillon pendant que je me dégourdis les jambes. La pente à 30 %... très peu pour moi !
Peu après, on quitte définitivement la C 14 pour des pistes traversières censées être riches en animaux.
Un panneau en annonce d'ailleurs !
Des oryx ? Mais ouiiiii !
Au carrefour suivant… une girafe ? Oui, c'est bien une girafe… Tiens, pourtant aucun panneau ne l'indiquait ;-)
Je ne m'attendais pas à voir une girafe ici. Est-ce son habitat naturel ou a-t-elle été déplacée là pour la satisfaction d'un propriétaire ? En tout cas, c'est une belle surprise.
Une fois la C28 atteinte (il est déjà midi), nous la délaissons aussitôt pour nous enfoncer vraiment dans le parc national sur des pistes off road, étroites, cahoteuses, imprévisibles… Bref, nous sommes dans notre élément.
Quarante minutes plus tard, nous atteignons le lit de la rivière Tinkas et au milieu du désert, cette oasis est parfaite pour notre pique-nique.
Encore une heure de plus, sur une piste bumpy, very bumpy… avant de découvrir enfin la fameuse arche !
Malheureusement, deux familles sud-africaines y ont déjà installé leur campement, ce qui gâche un peu son image, mais elle est très belle malgré tout !
Malgré les 38 degrés ambiants, une petite exploration des alentours s'impose. L'endroit a l'air d'être très convoité pour le camping. Le deuxième site, sous une alcôve rocheuse, est, lui aussi, déjà occupé par un énorme camion tout terrain de marque MAN immatriculé en Allemagne portant la mention "Germany – Mongolia – China". Son propriétaire nous confie qu'ici c'est le meilleur site de campement de toute la Namibie. Nous voulons bien le croire et si nous avions eu un véhicule équipé camping, c'est bien là que nous aurions aimé passer la nuit.
Mais pour nous, il est temps de poursuivre, d'abord en rebroussant chemin jusqu'à Tinkas, puis en prenant la direction de Bloedkoppie. La piste est très rugueuse par endroits, il faut être prudent. Les kilomètres ne défilent pas vite mais les heures, elles, filent à toute vitesse. Il est 15 heures et si l'objectif est de rejoindre Swakopmund avant 18 heures, il serait temps d'abréger les arrêts.
Mais comment abréger quand on voit de tels paysages ! Sur des centaines de mètres à la ronde, des formations rocheuses alvéolées comme des nids d'abeilles !
D'autres évoquant des trous de gruyère !
Des cachettes, des cavernes, des labyrinthes… où l'on aimerait pouvoir se perdre si on avait davantage de temps ! D'ailleurs, un sentier balisé "Rock Sculptures Trail", donne accès à ce dédale (compter 4 à 5 heures).
A peine repartis, nous nous accordons un dernier arrêt (vraiment le dernier !) au pied du Bloedkoppie pour admirer deux jeunes arbres à carquois jumeaux… on ne peut pas manquer ça !
Puis, zou… il faut vraiment penser à rallier Swakopmund, nous sommes encore à plus de 100 kilomètres.
Heureusement, la dernière portion de piste entre Bloedkoppie et la C 28 permet d'accélérer la moyenne et une fois sur cette dernière, il suffit de laisser rouler jusqu'au bord de mer.
Au fur et à mesure de la perte d'altitude, la végétation se fait de plus en plus rare jusqu'à devenir sable et poussière. On pourrait se croire à l'approche d'Iquique au Chili, mêmes paysages, mêmes impressions.
Dans ce paysage lunaire, une plante millénaire arrive néanmoins à tirer son épingle du jeu : le Welwitschia mirabilis, j'aurai l'occasion d'y revenir plus tard. Quelques exemplaires sont visibles en bordure de la C28.
La température, elle aussi, va progressivement chuter jusqu' à 15 ° à l'approche de Swakopmund alors que nous ne tardons pas à pénétrer dans une épaisse couche de brouillard.
A 17 heures, nous arrivons à destination au Stiltz, un ensemble de 10 bungalows sur pilotis, au bord de la rivière Swakop et à côté de l'océan.
Avant toute chose, nous demandons à réserver un restaurant pour ce soir. Le Tug, le meilleur restaurant de poisson de la ville, est complet, samedi oblige. De tête, je me souviens que le Lighthouse figurait aussi sur ma liste, alors allons-y pour le Lighthouse. Autant le dire tout de suite, grosse bouffe ordinaire, adresse à ne pas retenir !
Maintenant parlons des choses agréables. Avant de nous tendre les clés, la réceptionniste nous précise qu'en raison d'une annulation, nous avons été surclassés. Très bonne nouvelle !
Alors que nous pénétrons dans la villa 2, voici ce que nous découvrons : Une villa sur deux niveaux de plus de 200 mètres carrés, 3 chambres, 2 salles de bains, 3 WC, un grand salon, une grande salle à manger, une terrasse, un escalier monumental… des tableaux, des objets décoratifs, des bouquets de fleurs… une vraie maison !
Nous n'en croyons pas nos yeux et faisons 10 fois le tour de la maison, complètement incrédules !
En tout cas, une journée qui nous aura réservé plein de belles surprises, tant du côté nature que du côté hébergement !
Rock Arch
De Swakopmund à Walvis Bay : entre flamants roses et otaries
J9 : Dimanche 11 novembre 2012
En jetant un coup d'œil par la fenêtre ce matin, force est de constater que le temps est fidèle à la réputation de la ville : gris, froid et brumeux. Alors autant rester encore un peu sous la couette. D'ailleurs, ici tout est prévu, le matelas du lit est chauffant, de quoi affronter les froides nuits hivernales. Néanmoins en novembre, nous n'avons pas eu besoin de cette option. Une bonne couette suffit.
En général, l'étape au bord de l'océan est consacrée à une ou plusieurs excursions. Les plus prisées sont les croisières en catamaran ou en bateau à moteur dans la lagune de Walvis Bay et/ou les tours en 4 x 4 dans les dunes de Sandwich Harbour ainsi que toute une série de variantes en mixant les deux.
Bof, tout ceci ne nous inspire pas vraiment, alors c'est par nos propres moyens que nous décidons d'explorer la région. Vers 9 h 30, cap sur Walvis Bay qui n'est qu'à une trentaine de kilomètres et à autant de minutes de notre pied à terre.
Déjà des flamants ainsi qu'une multitude d'oiseaux dans la baie.
Nous traversons les marais salants où la route devient une piste de sel qui finit… dans le sable ! Plus de véritable piste, plus d'indications, seulement des traces, beaucoup de traces ! Grâce au GPS, une direction cependant : celle de Pelican Point et de son phare !
Néanmoins un peu hésitants à ce stade du parcours, nous nous faisons rapidement doubler par le véhicule d'un TO qui accélère tout ce qu'il peut, sans doute pour nous semer. Sans se laisser impressionner, Hervé lui emboîte le pas - ou plutôt la roue - de façon à ne pas le perdre de vue. C'est plus facile avec un éclaireur !
Dans la précipitation, nous n'avons pas pris le soin de dégonfler les pneus. Le moteur peine un peu mais on y est arrivé.
Il est 11 heures. Le phare de Pelican Point est encore dans la brume mais déjà un espoir d'éclaircie s'annonce.
A gauche du phare, quelle est donc cette grande masse sombre nimbée de brouillard ? Mais oui, ce sont des otaries. La région est réputée pour accueillir l'une des plus grandes colonies d'otaries à fourrure du monde.
En poursuivant, nous constatons des groupes de cette taille tout autour de la pointe. Certains groupes font d'ailleurs bon ménage avec les flamants.
De tels rassemblements attirent aussi les prédateurs comme ce chacal à chabraque qui attend tranquillement l'heure de son déjeuner.
Entre le phare et les salines, le retour se fait par une légère variante avant de rejoindre la trace initiale et sans oublier de dégonfler les pneus… c'est quand même plus facile ainsi.
Au sud de Walvis Bay, un autre site n'a pas manqué d'attirer notre attention : Sandwich Harbour, un ancien port baleinier aujourd'hui sanctuaire naturel protégé abritant jusqu’à 250 000 oiseaux migrateurs et, en particulier, 40 % des flamants roses d’Afrique australe. Uniquement accessible par une piste de sable difficile, il est quasiment impossible de s'y rendre seul.
Alors, est-ce que nous avons tenté ? Cela nous a bien titillé, mais non !
Par conséquent, la suite de la journée s'est passée à Swakopmund avec une grande balade à pied par la plage jusqu'à l'embouchure de la Swakop où une lagune donne à voir, là aussi, canards, flamants, pélicans, cormorans, mouettes, échassiers, et autres oiseaux.
C'est aussi l'occasion d'observer la végétation unique de cette côte. Ici Dollar Bush (Zygophyllum stapffii) et Psilocaulon
Fin de la balade sur la jetée avec une vue sur la ville devant une mer démontée et sous un ciel à nouveau couvert. On s'imaginerait être dans une ville balnéaire du Nord ou de la Baltique !
Pour couronner cette journée en beauté, rien de mieux qu'un excellent dîner de poisson au Tug. Adresse à retenir !
Nous avons vraiment apprécié cette étape au bord de l'océan malgré les basses températures. Bien au contraire, cette fraîcheur nous a permis de souffler un peu après la chaleur torride du désert. Pourtant, demain, on y retourne !
Flamants roses à Swakopmund
Du désert de Moon Valley au fouillis rocheux du Spitzkoppe
J10 : Lundi 12 novembre 2012-12-15
Avec toutes les otaries vues hier, le détour prévu aujourd'hui à Cape Cross ne se justifie plus. Nous avons donc le choix, soit d'aller directement à Spitzkoppe, soit de flâner en route.
Flâner nous convient ! C'est pourquoi, nous prévoyons un passage par Welwitschia Drive, un itinéraire permettant de découvrir Moon Landscape et surtout les plus gros spécimens de cette plante étrange qu'est la Welwitschia mirabilis. Un permis est nécessaire car la piste traverse une nouvelle fois l'extrémité du Namib-Naukluft NP.
A distance de la côte, nous espérions retrouver rapidement le soleil mais il a bien du mal à percer et c'est sous un ciel laiteux que nous découvrons les premiers reliefs de cette vallée lunaire, qui nous rappelle beaucoup la vallée chilienne de la Muerte.
Un petit sentier permet de dominer ces collines et vallées érodées par les rivières Swakop et Khan.
Plus loin, on découvre une curieuse cascade de roches, en fait, un filon de dolérite noire.
Dans ce désert de sable et de pierre où l'on imagine que rien ne pousse, l'on peut faire, malgré tout, d'intéressantes découvertes botaniques.
D'abord les plus importants champs de lichens foliacés du monde. Contrairement aux "crustacés" qui se développent sur un support, les foliacés s'en écartent et présentent un aspect touffu.
Et bien sûr, parmi les nombreuses curiosités végétales de Namibie, l'extraordinaire Welwitschia mirabilis ! Plutôt laide, cette espèce végétale apparentée aux conifères fait preuve d'une remarquable adaptation à son environnement, sa principale source d'humidité étant le brouillard. Plants femelles et plants mâles diffèrent : les premiers ont des cônes plus grands de couleur jaune-brun, renfermant des graines alors que les seconds ont des cônes plus petits de couleur saumon.
La Welwitschia mirabilis croît lentement et l'on estime que la plupart des spécimens de taille moyenne ont 1 000 ans d'âge. Les plus gros spécimens peuvent atteindre 2 000 ans. Enfin, cette bizarrerie de la nature a pour principal habitant une punaise, suceuse de sève, appelée en anglais "push-me-pull-you bug" car mâles et femelles s'accouplent dos à dos.
Mais curieusement, dans ce désert si paisible, il semble régner aujourd'hui une certaine fébrilité. Il y a l'air de se passer quelque chose d'inhabituel. La preuve ? Ici, une antenne de télécommunications en train d'être dressée, là des panneaux interdisant l'accès de certaines pistes secondaires sous le motif "Drilling in progress", plus loin un défilé de camions chargés de fûts à contenu explosif. Sans compter, la question mystérieuse que nous ont posée deux touristes allemands : "Did you see the drills ?"
Mais qu'est-ce qui se trame ?
Nous ne tardons pas à avoir la réponse. Alors que nous pique-niquons tranquillement dans l'oasis de Goanikontes, nous assistons d'abord à un interminable défilé de véhicules, des camionnettes de sécurité aux ambulances… jusqu'à ce qu'apparaisse cet étrange véhicule tout droit sorti d'un film fantastique, bientôt suivi par d'autres tout aussi loufoques.
Manifestement l'endroit est dédié au tournage d'un film. Plus tard, nous apprendrons qu'il s'agit de Mad Max 4 !
Après ce petit divertissement, nous finissons de traverser les plaines lunaires du Dorob NP avant de rejoindre la route B 2 goudronnée, le long de laquelle fleurissent bon nombre d'installations minières. Trafic soutenu sur cet axe important !
Cent vingt kilomètres avant notre destination, on commence déjà à apercevoir la silhouette pointue du Spitzkoppe. Tel un mirage, le sommet domine du haut de ses 1728 mètres les plaines poussiéreuses du sud du Damaraland, ce qui lui a valu le surnom de "Cervin d'Afrique".
Au pied du massif, nous emménageons dans un bungalow rudimentaire. De l'extérieur, c'est plutôt sympa. A l'intérieur, c'est vraiment très basique mais comme on le savait… et puis, quand on ne campe pas, c'est le seul moyen de pouvoir passer une nuit sur le site. Toilettes sèches, douches chaudes partagées, mais comme nous sommes les seuls occupants des bungalows, nous avons toutes les commodités pour nous tout seuls.
Et puis, le must ici, c'est le décor absolument exceptionnel alors ne perdons pas de temps et allons immédiatement le découvrir.
Il est 16 heures, le ciel couvert nous (protège) de la chaleur et contrarie les premières prises de vues.
Rock Bridge dans la grisaille !
Quand Monsieur n'a pas l'appareil photo en mains, voilà ce que lui inspirent tous ces boulders !
Soudain, un rayon de soleil dans un ciel de plus en plus chargé alors que nous nous apprêtons à voir le site de pétroglyphes de Small Bushman's Paradise.
Puis un espoir d'amélioration en approchant de Boxing Glove !
Le temps de faire tout le tour du massif pour accéder à la partie nord (la partie centrale est inaccessible car clôturée), les nuages ont eu le temps de se disloquer. Alors peut-être aurons-nous un beau coucher de soleil ?
Face nord du Spitzkoppe dans une belle lumière ! Et une arche rocheuse de plus !
Une heure avant le coucher de soleil qui s'annonce maintenant sous les meilleurs auspices !
Pour en profiter pleinement, nous revenons un peu sur nos pas pour ne pas être trop loin, une fois le soleil couché. Notre perchoir près du campsite 11 est idéal.
19 heures, dernières lumières… 19 h 15, dernier rayon sur le Klein Spitzkoppe ! 19 h 20 : la montagne rougeoie !
Le spectacle est terminé. Nous rentrons à la nuit presque tombée dans notre cabanon pour une petite dînette sous les étoiles. Encore une magnifique journée !
Arche au Spitzkoppe
Spitzkoppe encore : du pied des Pontok Mountains au Bushman's Paradise
J 11 : Mardi 13 novembre 2012
Ciel flamboyant au réveil : rien de tel pour nous faire lever d'un bond !
Un tel décor nous donne bien envie de prolonger d'une matinée notre séjour au Spitzkoppe. En effet, rien ne presse, nous n'avons que deux heures de trajet pour rejoindre le Brandberg.
Car j'ai une idée qui me trotte dans la tête, soufflée par Karin15 : trouver son "secret garden" sur les pentes des Pontok Mountains. A part quelques éléments succincts, je n'ai ni préparé l'itinéraire, ni localisé l'accès, ni même le massif.
C'est donc avec beaucoup d'empressement que nous soumettons nos quelques indications au manager que nous croisons au petit déjeuner.
A partir de ces informations, le manager nous désigne le massif derrière nous ainsi que la crête à atteindre, quelque part entre entre les Pontok 2 et 3. Ah ! Oui ? Il va falloir monter là-haut ?
L'homme nous conseille de faire l'ascension en compagnie d'un guide, solution qu'Hervé approuve immédiatement. Mais quand on s'adresse à la réception du camp, on nous répond qu'il faudrait faire venir le guide du village, ce qui nécessite un certain délai. Je proteste, je veux pouvoir démarrer tout de suite, puisque nous sommes prêts et qu'il ne fait pas encore trop chaud.
"Pas de problème", nous répond le ranger qui ajoute qu'il va nous accompagner jusqu'au trailhead, nous indiquer la direction et qu'ensuite il suffit de suivre les cairns.
Aussitôt dit, aussitôt fait ! Le gars suggère qu'on prenne notre véhicule jusqu'au lieu de départ. C'est lui qui conduit, moi je grimpe sur les genoux d'Hervé (pour cause de simple cabine !).
Il nous laisse sur la première pente rocheuse (et retournera à pied) après avoir fixé ensemble un horaire de retour. Il est 8 heures. Si à midi nous ne sommes pas revenus, il engagera notre recherche.
Alors voilà, il n'y a plus qu'à grimper là-haut. A première vue, cela a l'air simple mais en réalité, le terrain est un fouillis rocheux inextricable dans lequel il est bien difficile de repérer des cairns et de distinguer cette rampe principale décrite par Karin.
La progression lente et fastidieuse est plus proche du scrambling et même si a priori, ce n'est pas réellement dangereux, c'est tout de même stressant par endroits.
Heureusement le décor est à la hauteur de la difficulté. Arbre à beurre ou Cyphostemma currorii… magnifique ! Détail de l'arbre à beurre Arbre à carquois Des formes rocheuses extraordinaires, type "cracked egg"
Néanmoins, malgré la mise en garde de Karin, nous nous sommes laissés dévier par deux fois de la rampe principale pour nous retrouver au pied de voies d'escalade verticales. Il est tout bonnement impossible de distinguer les séries de cairns indiquant la voie principale ou celles indiquant les voies secondaires.
La vue est alors encore plus grandiose, mais l'erreur nous coûte à chaque fois beaucoup d'énergie !
Alors quand nous nous retrouvons une troisième fois dans une impasse, bloqués par un rocher sur une barre très inclinée, nous préférons ne pas tenter le diable et faire gentiment demi-tour.
Notre quête du jardin secret s'arrête là, après 188 mètres de dénivelé et deux heures aller-retour.
Un dernier coup d'œil au cours de la descente !
A 10 heures, nous sommes de retour à la voiture, ce qui nous laisse le temps de pousser jusqu'à Bushman's Paradise.
Grâce à une chaîne métallique, nous gravissons ses pentes de granit avant d'accéder à un plateau parsemé de boulders aux formes originales. Le terrain de jeu d'un géant ?
Attention à boule ;-) Voici les quilles !
L'arrivée se fait dans une cuvette de verdure abritant des peintures rupestres réalisées par les Bushmen il y a … ans. Malgré les dégradations subies, il reste quelques scènes remarquables.
La matinée a été bien remplie. Nous franchissons finalement la guérite de sortie du parc peu avant midi, histoire de rassurer le ranger sur notre retour, sains et saufs. Ouf !
Deux heures plus tard, nous arrivons en vue du Brandberg, un massif de granit dont le nom signifie "montagne de feu" et dont le sommet du Königstein (2 573 mètres) est le point culminant du pays. Néanmoins, sa célébrité tient davantage à ses pétroglyphes, notamment la fameuse "White Lady".
La température frise les 42 ° alors la Dame blanche, ce sera pour demain matin.
Dans l'immédiat, nous prenons pension au Brandberg White Lady Lodge. Dans le lit de la rivière Ugab, le lodge propose, outre un camping, 15 chambres au confort simple dans un style sans prétention. Nous voilà prévenus !
Mais comme il n'y a pas beaucoup de monde au lodge, la patronne nous laisse le choix entre une chambre basique pourvue d'un ventilateur (c'est ce qui était prévu pour nous) ou un petit chalet indépendant, certes sans ventilo, mais naturellement aéré et plus agréable. Nous partons visiter les deux et préférons de loin le chalet (n°7)… bénéficiant une fois de plus d'une forme de surclassement ;-)
Après avoir crapahuté toute la matinée et sous plus de 40 degrés, à part la baignade, il n'y a rien de raisonnablement envisageable pour la fin de l'après-midi. Alors vive la piscine !
Butter Tree au Spitzkoppe
Du Brandberg à Twyfelfontein : off road à la recherche des animaux sauvages
J12 : Mercredi 14 novembre 2012
6 heures : déjà debout pour assister au lever du soleil sur le massif du Brandberg, un peu surpris par la fraîcheur matinale. Petite laine indispensable.
7 heures : les premiers au petit déjeuner et avant 8 heures, les premiers au check-out !
Sans doute les autres clients ont-ils retenu l'excursion à la recherche des éléphants du désert, le camion est déjà prêt. La patronne nous précise, à ce propos, qu'un groupe de pachydermes a été repéré en aval de la rivière. Pourquoi ne nous l'a-t-on pas proposé ? Peut-être parce qu'il n'y avait plus de place ?
Bon, tant pis pour les éléphants ! Notre projet, ce matin, consiste à rendre visite à la Dame blanche du Brandberg (White Lady).
A 8 h 15, nous sommes déjà devant la guérite d'entrée du site. La balade étant obligatoirement guidée, c'est Justus qui nous accompagne. Pour y accéder, le sentier remonte le ravin de Tsisab, dévoilant des pentes rocheuses aux couleurs mordorées d'où émergent des bouquets d'arbres épars.
Côté flore, cette jolie Cleome angustifolia que Justus appelle Butterfly Flower.
Côté animaux, le guide nous montre des traces de léopards, de chacals et de babouins mais les animaux que nous verrons en réalité seront de plus petite taille.
Ressemblant à des marmottes, les damans vivent en groupes dans les rochers, se nourrissent d'herbe ou de feuilles et ont besoin de très peu d'eau pour survivre.
Ils urinent toujours tous au même endroit, dans des latrines.
Quant au lézard agame des rochers, la couleur bleue de son corps et la couleur orange de ses pattes et de sa queue indiquent que c'est par amour qu'il s'est ainsi paré.
Justus marche d'un bon pas et au bout de 3 km, nous arrivons à la grotte abritant des pétroglyphes vieux de 2 000 à 5 000 ans.
La fameuse peinture rupestre de la Dame blanche représente un étrange cortège de chasse dans lequel le personnage principal tient d'une main quelque chose qui ressemble à une fleur ou à une plume et de l'autre un arc et plusieurs flèches.
Une première étude (Abbé Breuil, 1946) a affirmé que ce personnage était vraisemblablement une femme de race blanche, crétoise ou égyptienne.
Depuis, cette hypothèse n'a pas été validée. Les chercheurs actuels pensent que la Dame blanche serait plutôt un garçon San dont le corps a été enduit d'argile dans le cadre d'une cérémonie d'initiation.
Hervé a lui aussi son idée, déformation professionnelle oblige : pourquoi ce serait-ce pas une personne (homme ou femme) noire souffrant d'une maladie de peau, le vitiligo ? D'ailleurs Justus lui-même en a quelques plaques sur le visage. Le débat est ouvert !
Retour au parking à 10 h 30 (compter 1 h 30 à 2 heures selon le temps accordé aux peintures). Visite très intéressante et balade agréable !
Deux heures et un peu plus de 100 kilomètres nous séparent de Twyfelfontein alors pourquoi ne pas envisager un petit détour pour tenter de voir des éléphants du désert ! Idée immédiatement adoptée !
Dans cet objectif, nous abandonnons l'itinéraire prévu via Soris-Soris pour prendre la direction de l'Ugab River avec un nouveau passage à proximité de White Lady Lodge.
Les éléphants ont été repérés en aval, il faudrait donc rouler vers l'ouest dans le lit asséché de la rivière. Mais une fois devant la rivière, Hervé hésite, trouvant le trajet trop risqué (sable mou +++). Tant pis pour les éléphants, continuons. Mais déjà, il regrette et un peu plus loin tourne à gauche sur une piste qui rejoint le lit du cours d'eau puis le traverse à plusieurs reprises. Avec un peu de chance, on pourrait tomber sur ces fameux éléphants !
D'ailleurs, on imagine fort bien toute une troupe de pachydermes avançant à la queue leu leu et dans la poussière, pour aller s'abreuver dans cette vallée verdoyante que l'on commence à voir apparaître devant nous ! Comme dans le Livre de la Jungle !
Mais à part une gardienne de chèvres et son troupeau, personne !
A ce stade, le GPS recalcule le trajet. Nous voilà donc avec une nouvelle feuille de route qui va nous réserver bien des surprises.
La piste commence à s'éloigner de la rivière Ugab pour s'enfoncer dans des paysages arides à souhait.
Le sable blanc dans le lit de la rivière se teinte progressivement de rose à l'approche de dunes pétrifiées. Le GPS confirme la réalité du terrain, "two spoors/sand" prévient-il.
Pour avancer dans le sable de plus en plus profond, il n'y a pas d'autre moyen que de pousser le moteur au grand effroi d'une autruche, obligée de piquer un long sprint en montée pour nous fuir. La pauvre !
Pensant que le passage dans le sable serait bref, nous espérions faire l'économie du dégonflage des pneus mais à ce stade, impossible de s'en passer. Le véhicule se conduit mieux mais la partie est encore loin d'être gagnée.
Devant nous, on ne voit pas la fin d'un double ruban de sable rouge. Au milieu de nulle part, je m'inquiète régulièrement de la tournure que prend le parcours et surveille attentivement le GPS, espérant pouvoir rejoindre les pistes classiques à la première occasion. Mais visiblement, c'est le contraire.
Tiens, des vestiges de présence humaine ! Vestiges seulement… car de présence humaine, point, depuis ce matin.
Avec une nouvelle rivière, Goantagab River, on n'est pas prêts de sortir du sable. Mais au moins avons-nous une nouvelle chance de rencontrer les éléphants du désert… d'autant que le passage dans le lit asséché de la Goantagab est très long.
Chouette, voilà déjà des girafes !
Puis des oryx, des springboks, des babouins, des zèbres de montagne, des koudous, un serpentaire ! Mais que cette vallée est riche en animaux ! Certes le parcours est long (il est déjà 13 h 30) mais que de rencontres ! L'Afrique sauvage dans toute sa splendeur !
Il ne manque plus que les éléphants !
Ah, cette fois-ci, ils ne devraient pas être loin ! Crottes encore toutes fraîches droit devant !
Mais quand on finit par quitter le lit de la rivière, il faut se faire une raison et dire adieu aux éléphants !
Après le sable, voilà que la piste devient pierreuse en traversant de vastes étendues de mesas et de plateaux.
En débouchant au pied de la Red Mountain, nous n'en croyons pas nos yeux ! Voici qu'apparaît devant nous un rhinocéros … noir, en plein milieu du Damaraland, en dehors de toute réserve ou de tout parc national. Nous sommes alors à 40 km de Twyfelfontein.
La photo prise de loin n'est pas extraordinaire mais la rencontre est tout simplement incroyable. Exceptionnelle… rare, diront les spécialistes.
Nous tentons bien une petite approche - en véhicule, pas à pied ;) - mais quand on sait qu'une bête de cette taille peut faire près d'une tonne, que sa corne peut faire 80 à 150 cm, qu'elle peut atteindre une vitesse de 55 km/h et courir pendant 10 km, il vaut mieux ne pas insister !
Une fois à distance du rhino, nous prenons le temps de contempler ces montagnes violacées.
La zone que nous traversons ensuite est particulièrement difficile. Le GPS annonçe "Serious 4WD needed". Espérons que notre suspension et nos pneus soit suffisamment robustes pour supporter les bonds que lui inflige le terrain. A suivre !
Soulagement provisoire quand nous arrivons à proximité de Burnt Mountain. Après un dernier franchissement scabreux, la piste se transforme en autoroute (ou presque) pour les dix derniers kilomètres. Ouf !
A 15 h 30, nous sommes accueillis au Camp Kipwe, un ensemble de 8 bungalows en pierre et argile, parfaitement bien intégrés aux boulders environnants. Grande chambre, climatisation, belle salle de bains sous les étoiles. Assurément, c'est bien plus qu'un camp !
Pour supporter les 40 degrés ambiants et nous relaxer après cette journée si intense, nous courons faire trempette dans la Rock Pool… très cool !
Alors que nous lézardons au bord du bassin, un employé s'enquiert de trouver le propriétaire du véhicule immatriculé "N108275W" car ses pneus sont à plat. 108275 ? Mais c'est nous et si les pneus ont l'air dégonflés, c'est sans doute parce qu'on n'a pas encore pris le soin de les regonfler à l'issue de cette journée !
Erreur, les pistes off road, ça ne pardonne pas ! Diagnostic : un pneu déchiré et non réparable (le gars changera la roue). Heureusement que nous avons opté pour l'assurance "Super Cover".
L'esprit tranquille, nous continuons à profiter de la soirée au belvédère aménagé par le lodge. Apéro et snacks sur fond de soleil couchant avant de déguster le meilleur filet d'oryx du séjour !
Une journée exceptionnelle ! La rencontre avec ce rhinocéros noir sauvage vaut bien celle d'un troupeau d'éléphants ! Dans la famille des Big Five comprenant le lion, le léopard, le buffle, le rhinocéros noir et l'éléphant, nous sommes ravis d'avoir déjà mis à notre actif le quatrième de la liste.
Un rhinocéros noir en plein milieu du Damaraland... rencontre rarissime 🙂!
De Twyfelfontein à Grootberg : Rock Art, Burnt Mountain et Organ Pipes
J13 : Jeudi 15 novembre 2012
Un nouveau parcours off road de prévu ? Si l'on s'écoutait, on ne dirait pas non, car on a vraiment adoré notre journée d'hier. Mais n'ayant plus qu'une seule roue de secours, ce ne serait pas raisonnable. Le parcours sera donc (très !) classique aujourd'hui !
Dès 8 h 30, nous sommes devant l'entrée du site d'art pariétal de Twyfelfontein, mais ni les premiers ni les seuls. Des cars de touristes stationnent déjà sur le parking.
La visite de ce parc national, classé au patrimoine mondial de l'UNESCO, se fait en compagnie d'un guide. Compter 1 h 30 à 2 heures.
En dehors d'une horde de visiteurs, nous arrivons à l'accueil en même temps qu'un couple d'Allemands octogénaires accompagnés de leur fils quinqua. Pensant sans doute que nous étions ensemble, le guide nous réunit pour une visite commune.
A la première intersection, il propose deux options : soit une boucle facile par Lion Man's Trail (45 minutes) ou un parcours un peu plus engagé en enchaînant Dancing Kudu's Trail et Lion Mans' Trail (1 h 30). Nous, on se verrait bien faire les deux mais les octogénaires ?
Afin d'harmoniser nos souhaits respectifs, le gars propose de commencer par Lion Man, on verrait ensuite pour le Kudu. C'est d'accord !
Avec tous ces amas de grès rouge piquetés de bouquets d'herbe séchée, le cadre est somptueux ! Pas étonnant que ce matériau rocheux ait inspiré des artistes il y a quelques milliers d'années !
Contrairement à d'autres sites, ici, il ne s'agit pas de peintures mais de gravures, réalisées dans la roche à l'aide de burins de quartz. Les plus anciennes ont été faites par les Bushmen il y a plus de 8 000 ans. Elles représentent essentiellement les animaux du Damaraland, principal gibier des chasseurs-cueilleurs de l'époque.
En fonction des différences de couleur et d'usure, les chercheurs ont néanmoins distingué six époques de réalisation.
Ces gravures-ci font sans doute partie des plus anciennes !
Celle-là en revanche a l'air plus récente, vu le style du trait et surtout la présence d'animaux comme otaries et baleines.
Il est d'ailleurs reconnu que certaines gravures ont de toute évidence été réalisées par des copieurs au XIXème siècle.
C'est pour cette raison que l'ensemble nous laisse un peu sur notre faim, surtout que nous nous trouvons vite pris en sandwich entre deux grands groupes de touristes bruyants et pressés.
Nos compagnons de visite nous quittent à l'issue de la première boucle, la dame a l'air complètement exténuée. Le parcours fait moins de 2 km mais dans un terrain rocailleux et en montée.
Quant à nous, nous espérons échapper aux groupes et nous retrouver enfin tranquilles sur le sentier du koudou dansant. Bien joué !
La variante nous permet non seulement d'approcher des formations rocheuses remarquables mais aussi des peintures rupestres d'une grande finesse.
Nous finissons par la gravure – sans doute la plus ancienne au vu de la patine - qui a donné son nom au trail : "Dancing Kudu"... remarquable !
C'est ainsi que se termine notre visite mais avant de quitter définitivement Twyfelfontein, nous prenons le temps de faire un saut à Organ Pipes puis à Burnt Moutain. Organ Pipes ou "tuyaux d'orgue"… des colonnes de dolérite hautes de quatre mètres formant un mur de 100 mètres de long !
Burnt Mountain ou "montagne brûlée"… dans un paysage de désolation, un amas de scories semblant avoir été exposées au feu (oxydes de fer, de manganèse…).
On a maintenant bouclé le tour de Twyfelfontein. Il est temps de rejoindre notre lieu d'étape suivant, le Grootberg Lodge, 120 km. Encore une petite étape mais c'est promis, aujourd'hui, pas de fantaisie, ce sera un parcours direct… ou presque. Et pourquoi pas la rencontre tant attendue avec les éléphants du désert ?
Vingt kilomètres avant l'arrivée, nous nous accordons un petit détour par Palmwag, histoire de prendre du carburant ainsi que des renseignements sur les conditions d'accès à Palmwag Day Visitor Area (pour demain). Pour y accéder, il faut franchir la Ligne rouge, une barrière de contrôle vétérinaire, séparant les fermes d'élevage de bétail du Sud de l'agriculture vivrière du Nord. En guise de contrôle vétérinaire, nous avons juste droit à un contrôle des passeports, avec le sourire ! Deuxième passage au retour moins d'une demi-heure plus tard pour poursuivre vers Grootberg.
Alors que la piste commence à grimper, passant de 970 mètres dans la plaine de Palmwag à 1548 mètres au col du Grootberg, un panneau ne va pas manquer de susciter notre intérêt. Nous restons en alerte !
Mais à part le dos d'un bœuf gris que j'ai confondu avec celui d'un éléphant, pas le moindre pachyderme à l'horizon… alors que nous atteignons la barrière d'entrée du lodge.
Nous ne sommes pas arrivés pour autant, car l'hôtel est situé 65 mètres de dénivelé plus haut. Après inspection de notre véhicule, le gardien estime que nous devrions être en mesure de grimper la pente d'accès au lodge de plus de 30 %. Tout doucement, en vitesse courte, différentiel bloqué… très impressionnant !
Sur une propriété de 12 000 ha appartenant à la communauté locale Khoadi/Hoas, Grootberg Lodge propose 11 bungalows en pierre et toit de chaume offrant une vue plongeante sur les plaines du Damaraland. Nous y avons prévu deux nuits. Un lieu qui serait idéal si l'accueil était moins nonchalant et le service moins approximatif. Autre bémol : sous prétexte de lions sur la propriété, aucune activité n'est possible sans être accompagné. Un peu frustrant pour nous !
Mais en dehors de cela, l'emplacement est vraiment exceptionnel et la vue incomparable !
Par conséquent, à défaut de se balader, on profite de la vue et accessoirement de la piscine, bien qu'à cette altitude ce ne soit pas la grande chaleur.
Burnt Mountain
Safari dans la concession de Palmwag
J14 : vendredi 16 novembre 2012
Comme le Grootberg Lodge n'offre aucune activité non guidée, nous avons décidé de passer la journée à l'extérieur, plus précisément à Palmwag Day Visitor Area qui n'est qu'à 25 km de notre hébergement.
La concession se parcourt en self drive, ce qui nous convient parfaitement. Les permis s'obtiennent à l'entrée de la concession (200 N$ pour 2, véhicule compris).
Un peu avant 9 heures, nous nous présentons au portail de l'entrée sud après avoir franchi une nouvelle fois la barrière vétérinaire où le contrôleur nous a reconnus. On nous remet un plan avec les différents points de vue et points d'intérêt.
C'est parti ! Dès la première intersection, nous avions l'intention de tourner à gauche pour une petite boucle traversant la rivière qui, vu son nom de Leopard Drive pouvait laisser espérer une possible présence de léopards. Mais le passage du cours d'eau sur des dalles rocheuses nous paraît trop scabreux… cette première difficulté laisse présager un parcours plutôt engagé.
A défaut de la piste du léopard, on se contente du point d'intérêt I-5 "Twee Palms", une très belle oasis avec, en aval, un joli bassin creusé par la rivière et, en amont, les fameux Twee Palms, des palmiers jumeaux au cœur d'un canyon de grès rouge.
Une heure est nécessaire pour rejoindre le point d'intérêt suivant I-6, Van Zyl Gat. On roule au pas, la plupart du temps en seconde, à une vitesse comprise entre 5 et 20 km/heure. Sans compter qu'en cours de trajet, on ne résiste pas aux arrêts nécessaires pour observer les animaux. A quand la rencontre avec les éléphants ? En attendant, voici déjà une maman zèbre et son petit !
Si la conduite est délicate en raison de la nature du terrain, il n'y a en revanche aucune difficulté à se repérer, tout est parfaitement bien indiqué.
Vers 10 h 30 (soit 1 h 30 après l'entrée), nous atteignons le cul-de-sac de Van Zyl Gat, très curieux de savoir ce que cachait cet endroit. Une petite exploration à pied s'impose.
Nous découvrons alors un long défilé profond creusé par l'Uniab River où semblent nicher de nombreux oiseaux. D'ailleurs, un héron en a fait son territoire.
Après Van Zyl Gat, il faut revenir sur nos pas avant de nous diriger vers le point d'intérêt I-4. Les oryx sont nombreux à cet endroit mais dès qu'on s'arrête, ils se dépêchent de nous tourner le dos, prêts à se sauver. Avec leur paire de cornes très droites et leur face noire et blanche, ces antilopes sont vraiment magnifiques.
Il est 11 h 30 (2 h 30 après l'entrée) quand s'on approche de Kawaxab (I-4). Avec un nom pareil, à quoi faut-il s'attendre ? A notre grande surprise, dans cet environnement rocailleux, nous trouvons un canyon étonnamment vert ainsi qu'une cascade alimentant un bassin naturel aux eaux claires invitant à la baignade. Quel dommage, nous n'avons pas nos maillots.
En prenant un peu de hauteur au point de vue immédiatement voisin (V5), nous dominons une vaste plaine où la rivière Uniab et ses affluents ont créé des îlots de verdure dans cette immensité de poussière et de cailloux : un environnement tout à fait propice à abriter des animaux !
Si vous regardez bien, vous allez distinguer une famille girafe que nous apercevons depuis notre poste d'observation.
En traversant la plaine, nous ne tardons pas à croiser leur route. Quel spectacle attendrissant ! Mais toujours pas d'éléphants !
Dans l'immédiat, voici un "grand koudou"… très peu farouche, parfaitement reconnaissable à ses grandes cornes torsadées en spirale. Les femelles et leurs petits sont un peu plus loin, à l'ombre d'un mopane.
Puis, tout d'un coup, à force de les désirer… voilà bien des éléphants ! Ils sont deux. Ils sont un peu loin, on en profite pour faire une pause prolongée pour les observer longuement tout en grignotant quelques gâteaux secs. Il est presque midi.
Comme ils n'ont pas l'air de vouloir se rapprocher, nous finissons par poursuivre. A l'intersection suivante, nous prenons à droite "Rhino Drive", espérant renouveler notre expérience récente et mettre à notre actif une deuxième rencontre de rhinocéros. Mais on n'est pas gagnant à tous les coups et on a beau balayer du regard les vastes étendues de la concession, côté rhino, on restera bredouilles. Beaucoup d'autres animaux en revanche : des zèbres de montagne et encore des girafes et des oryx.
Le point d'intérêt I-1 ou Awaxas marque la fin de la visite. Dernier panorama sur un désert de pierrailles laissant place à l'arrière-plan à un filet de verdure sur fond de massifs montagneux.
En tout, un parcours d'une quarantaine de kilomètres à peine, mais ayant nécessité plus de quatre heures. Beaucoup d'animaux, des paysages étonnants et en dehors des gardiens, pas un seul humain. Avant de sortir de la concession, nous vérifions néanmoins l'état des pneus (ouf, tout est OK) car le terrain était vraiment difficile.
Une demi-heure plus tard, nous passons le portail Nord avant de franchir une nouvelle fois la barrière vétérinaire. On ne nous contrôle même plus tellement on est connus et on nous demande si on reviendra demain. Non demain, on quitte définitivement la région en direction du parc national d'Etosha.
Dans l'immédiat, retour au Grootberg Lodge et deuxième nuit sur place.
Palmwag
Etosha Ouest : l'arche de Noé d'Okaukuejo
J15 : Samedi 17 novembre 2012
Aujourd'hui, entre Grootberg et le parc national d'Etosha, nous allons faire une de nos plus longues étapes, soit 260 km que nous parcourrons en 4 heures. Le trajet se fait essentiellement sur des voies asphaltées à l'exception d'un raccourci en terre permettant de relier plus rapidement la C 40 à la C 38… une piste toute droite à l'exception de trois virages à angle droit où, selon la loi de Murphy, on ne manque pas de croiser les trois seuls véhicules du parcours !
Arrivée à l'entrée Sud du parc vers 13 heures, enregistrement, puis poursuite jusqu'à Okaukuejo Restcamp, 17 km plus loin. Là, nous payons les droits d'entrée du parc national pour trois jours avant de prendre possession de notre chambre pour une nuit.
Datant de 1955, Okaukuejo est le plus ancien camp gouvernemental d'Etosha. Comme beaucoup de lieux d'hébergement dans des parcs nationaux ailleurs dans le monde , il est très vaste et offre toute la gamme de confort, de l'emplacement de camping au chalet de luxe en passant par le bush chalet, le family chalet et la chambre double. Sans parler des boutiques, station essence, piscine, restaurant… Bref, il ne faut pas chercher la confidentialité mais d'autres avantages que nous ne tarderons pas à découvrir.
De l'extérieur, les bâtiments (ancien casernement) abritant les chambres doubles ne paient pas de mine mais l'intérieur, fraîchement rénové, est plutôt mignon. La salle de bains est de belle taille, surtout par rapport à la chambre, toute petite. Malgré ce défaut, elle offre deux avantages indéniables : un frigo et surtout la climatisation, bienvenus quand on sait que la température extérieure affiche 38 ° C en ce début d'après-midi.
Après un pique-nique sous la clim', un plouf dans la piscine, à 15 h 30, nous sommes prêts pour notre première exploration du parc.
Quelques mots sur le parc national : L'Etosha National Park (23 000 km2) se range parmi les plus belles réserves naturelles de la planète. Son nom signifiant "grand endroit blanc d'eau asséchée" lui vient de l'Etosha Pan, un immense désert salin de plus de 5 000 km2 qui se transforme en lagune à la saison des pluies et qui abrite, dans les plaines et le bush environnants, une faune très diversifiée. Contrairement à d'autres réserves africaines que le visiteur doit sillonner des journées entières à la recherche d'animaux, à Etosha, ils viennent, paraît-il, à vous… ou presque !
Autre facilité : pendant la saison sèche, les animaux se regroupent autour des points d'eau. Il suffit donc de se garer près de ces endroits stratégiques et d'attendre qu'ils se présentent, non pas isolés mais par dizaines ou centaines, paraît-il.
C'est tout cela que nous sommes prêts à aller vérifier !
Bien entendu, interdiction formelle de descendre du véhicule et obligation stricte d'être de retour au camp avant le coucher du soleil (sous peine d'amende), le portail du camp étant fermé.
Pour commencer, direction plein nord vers le point d'eau d'Okondeka, réputé être fréquenté par les animaux de plaine mais aussi par des girafes et même des lions.
Sur le trajet vers Okondeka…
Dans cette plaine herbeuse écrasée de chaleur… où seul cet acacia isolé est source d'ombre pour les animaux, chacun essaie de trouver sa solution !
Et tant pis si la piste est bloquée !
Et ceux-là, que cherchent-ils devant cette borne ? Leur route ou un coin abrité du soleil ?
Autre technique pour supporter la chaleur, faire l'autruche… ;-)
Ou faire comme les oryx… le second profitant de l'ombre du premier !
Les girafes, en file indienne dans un trait d'ombre, font elles aussi preuve d'inventivité quand le thermomètre s'affole.
A Odondeka, le point d'eau tient ses promesses : le roi des animaux est au rendez-vous. Il traverse la piste devant la voiture qui nous précède puis va rejoindre son harem, non sans pousser un rugissement autoritaire.
A partir d'Odondeka et dans le but de sillonner toutes les pistes de cette partie du parc, nous décidons de pousser jusqu'à la limite ouest de N'Bari via Adamax, sans vraiment bien estimer le temps nécessaire pour cette grande boucle.
L'itinéraire, passant par des zones boisées et d'autres dévastées par le feu, n'apporte rien de plus si ce n'est du stress en voyant l'heure tourner et aucun autre véhicule avoir fait le choix de s'éloigner autant.
On fonce pour arriver dans les temps avant de ralentir afin de capter la belle lumière de fin de soirée.
Bon finalement, nous sommes rentrés au bercail à 18 h 40 avec une bonne demi-heure d'avance sur la limite fatidique avec pas moins de 140 km parcourus dans l'après-midi. Si l'on y ajoute les 260 de ce matin, on a indiscutablement battu un record aujourd'hui.
18 h 40, c'est la bonne heure pour s'approcher du point d'eau du camp. C'est l'un des autres avantages de dormir dans ce camp à l'intérieur du parc : le trou d'eau, éclairé le soir, y jouit d'une belle activité, spécialement au coucher du soleil voire à la nuit tombée.
Allons voir ce qui s'y passe !
Il y a déjà du monde côté spectateurs. Comme autour d'une arène, ils ont pris place dans un silence religieux pour assister à la représentation !
Le rituel au point d'eau est réglé par les lois de la hiérarchie, les plus forts étant les premiers autorisés à s'abreuver: grands seigneurs (lions, léopards, éléphants), puis mammifères (girafes, zèbres).
Les grands seigneurs boudent-ils la mare ce soir ? Pour l'instant et en leur absence, girafes et zèbres osent une approche mais le frottement d'aile d'un oiseau ne manque pas de tous les faire sursauter. Sait-on jamais !
Pendant qu'ils se désaltèrent, les animaux sont tous vulnérables mais les girafes se montrent particulièrement inquiètes : l'une surveille les alentours pendant que les autres boivent.
C'est maintenant au tour des zèbres de s'abreuver !
Entre-temps, le soleil s'est couché et le ciel est lourd de nuées d'orage. Le tonnerre gronde et des éclairs blancs zèbrent l'horizon, marquant le début de la fin de la saison sèche.
Placides, les girafes continuent à affluer et le rituel se poursuit.
Pour nous, petit entracte pour aller dîner puis retour au point d'eau une heure plus tard. J'avais lu que les rhinocéros étaient très précisément abonnés à cet endroit entre 20 heures et 22 heures. Il est 21 heures, nous devrions être pile dans le bon créneau.
Alors ?
Oui, ils sont là ! Une maman et son petit !
Mais avec le vent qui se lève accompagné des premières grosses gouttes de pluie, nous abrégeons la séance et courons mettre l'appareil à l'abri. Super journée !
Après le rhino noir et l'éléphant vus les jours précédents, notre liste des Big Five a été complétée aujourd'hui par le lion. A quand le léopard et le buffle ?
Lions à Odondeka
Etosha Centre : quelques animaux inattendus parmi beaucoup d'autres !
J 16 : Dimanche 18 novembre 2012
6 heures : pas une bête au trou d'eau. Nous petit-déjeunons aussitôt avant de prendre la route dès 7 h 45.
Objectif : rallier Halali en faisant un maximum de détours afin qu'aucun recoin du parc (ou presque) ne nous échappe. On espère notamment voir des éléphants des savanes, en général très nombreux et faciles à observer à Etosha.
Il a plu cette nuit et le ciel en porte encore les traces ce matin. Le fond de l'air s'en ressent aussi, seulement 22 petits degrés, on respire !
Premier détour vers le Pan pour voir à quoi ressemble cette lagune asséchée. Elle a un petit air de prés salés du Mont St Michel !
Entre Pan et Aus, je passe sous silence les dizaines de zèbres, de springboks, de koudous qui croisent notre route… des scènes devenues tellement courantes qu'on en serait presque blasés.
A ce stade, on voudrait faire des rencontres plus rares, plus marquantes, plus extraordinaires…
Les animaux qui suivent ne font pas partie des plus impressionnants mais ont tous quelque chose de singulier.
Classé "moyennement difficile à voir" par l'auteur de "Compagnon de safari", le ratel. Ici il est en train de rechercher la proie qui vient de lui échapper.
Passant presqu'inaperçue dans l'univers des grands animaux, une tortue terrestre.
Encore plus insolite, ce caméléon… traversant tranquillement la piste de son pas chaloupé. Incroyable quand on sait la difficulté qu'on a eu à en dénicher à Madagascar !
Enfin, étonnant de par sa taille, le dik-dik de Damara, l'une des plus petites antilopes du monde. C'est la première fois que nous en voyons une d'aussi près.
Puis, en prenant la déviation de Salvadora, ce n'est pas la rareté des animaux qui crée l'événement mais leur nombre. Nous assistons en effet au plus grand rassemblement de zèbres que nous avons pu voir à Etosha, sans doute une bonne centaine.
Mais pourquoi sont-ils si nombreux ici ? Peut-être pour entourer ce petit zébron ?
En tout cas, c'est l'occasion pour nous de photographier ces individus sous toutes les coutures.
Etosha, c'est aussi le paradis des oiseaux, un régal pour des ornithologues bien équipés. Petit florilège pour débutants !
Ces rencontres successives nous amènent à Halali sur le coup de midi. Le Restcamp est du même style que le précédent, la chambre bien plus grande mais la salle de bains ridiculement petite. Avec frigo et climatisation, l'ensemble affiche un très bon rapport qualité/prix.
Aujourd'hui pas de bain dans la piscine, on préfère rester sous la clim'. A 15 h 30, bien reposés, on poursuit notre quête à la recherche d'animaux.
La végétation autour de Halali est très différente de celle plus à l'ouest, composée ici essentiellement de bush de mopane, terminalia et combretum d'où émergent quelques inselbergs dolomitiques.
Bref, un environnement de sous-bois touffu où apercevoir des animaux à distance se révèle quasiment impossible.
D'abord un peu déçus, nous ne tardons pas à apprécier le côté excitant de cette quête en milieu dense où chaque virage peut nous réserver une surprise ! Nous restons à l'affût !
Soudain, après une dizaine de kilomètres, nous tombons nez à nez avec quatre girafes toutes aussi surprises que nous. Les voir d'aussi près et sans s'y attendre procure une émotion différente de celle qu'on peut ressentir en les côtoyant de loin au trou d'eau.
Mais la rencontre qui engendrera le plus d'excitation, c'est celle de ces deux hyènes tachetées… sous les fenêtres de notre voiture. Impressionnantes surtout quand on sait qu'elles peuvent abattre des proies de la taille des buffles. Pas très rassurée, je garde un doigt sur le bouton de fermeture des vitres… au cas où, pendant qu'Hervé shoote.
La suite de la soirée sera encore plus magique.
Une fois rentrés au camp, nous courons au point d'eau. Les premiers spectateurs ont déjà pris les meilleures places de cet espace érigé en gradins à la manière d'un théâtre antique. Les acteurs se font encore désirer, la scène est vide.
Ni vraiment patients ni vraiment contemplatifs, nous décidons de revenir plus tard, vers 19 heures pour le coucher du soleil.
C'est aussi à ce moment-là que les acteurs choisissent d'investir la scène. D'abord en solo puis en duo… sur fond de soleil couchant.
Rien à ajouter ! Après un long moment de contemplation, nous nous éclipsons sur la pointe des pieds… avec des étoiles dans les yeux !
Rhinocéros au point d'eau de Halali
Etosha Est : encore des animaux !
J17 : Lundi 19 novembre 2012
Réveil 6 h 40, petit déjeuner dans la foulée et départ une heure plus tard en direction de Namutoni, le camp le plus à l'est d'Etosha.
Le temps est partiellement couvert, orageux au loin, avec quelques gouttes de pluie. Assurément la saison sèche tire sur sa fin.
Tout comme hier, l'objectif de la matinée n'est pas de filer au plus vite à Namutoni mais de ratisser toutes les pistes secondaires et de passer en revue tous les points d'eau en quête d'animaux. Direction Nord à partir d'Halali puis Est, en longeant le Pan.
Premier détour sur notre trajet : Nuamses… où nous sommes déjà récompensés par la présence d'un lion.
Penché sur la mare, il boit tout son saoul, sans doute après une nuit très active.
Et glou, et glou, et glou, il se remplit la panse jusqu'à plus soif ! Ah ! ça y est !
Retour sur la piste principale C 28 que nous trouvons encombrée par plusieurs troupeaux de springboks. Normal, nous arrivons tout près de Springbokfontein où ils ont sans doute l'intention de se rendre.
A l'intersection de Springbokfontein justement, nous optons pour la déviation via Oberfontein en longeant la lagune dans une belle lumière.
Cette savane herbeuse est le domaine favori des gnous bleus et pour une fois, ils se laissent approcher d'assez près.
Tout à l'observation des gnous, on a failli écraser cette tortue. On ne s'attendait pas à en voir autant ici. C'est vrai qu'avec sa carapace, elle est moins vulnérable que beaucoup d'autres animaux.
A peine de retour sur la C 28 se présente une nouvelle opportunité de boucle via Ngobib, juste en traversant le carrefour. C'est là que nous tombons sur une antilope que nous voyions pour la première fois : un bubale !
Dernière fantaisie sur le trajet : un aller-retour vers Kalkheuwel pour une nouvelle rencontre avec une espèce d'antilopes que nous n'avions pas encore vue jusque-là : l'impala à mufle noir. Endémique au nord-ouest namibien et au sud-ouest angolais, c'est un animal protégé car en danger.
Juste avant d'atteindre Namutoni, on ne résiste pas à faire un petit stop pour les zèbres. Ils sont trop craquants !
Il est 12 h 30 quand nous arrivons à destination. Le camp le plus à l'est d'Etosha se distingue par son fort blanchi à la chaux, un vestige colonial datant de 1899, quelque peu surréaliste à cet endroit. Il est classé monument historique.
Au pied du fort, l'hébergement se fait dans des bungalows ou des chambres doubles. C'est cette dernière catégorie que nous avons réservée et nous sommes agréablement surpris par la qualité des prestations : chambre très grande, moderne avec une salle de bains immense avec baignoire intégrée, douche supplémentaire à l'extérieur et petit patio à l'entrée. Climatisation et frigo en sus.
Après une première découverte des lieux (piscine, fort, trou d'eau) et une bonne sieste, l'après-midi est déjà bien entamé quand nous nous décidons à sortir.
Après avoir parcouru Dik Dik Drive sans avoir vu le moindre dik-dik, c'est parti pour le grand tour du Fisher's Pan. Les orages que nous avions devinés au loin les jours précédents ont bien trempé les pistes. Nous avançons sur une voie truffée de nids-de-poule remplis de boue. Le loueur risque de ne pas reconnaître la couleur de son véhicule !
Les silhouettes élancées des palmiers Makalani dominent la plaine herbeuse Twee Palms peuplée de zèbres, d'autruches, de springboks et de gnous.
Mais aux différents points d'eau (Klein Namutoni, Klein et Groot Okepi), personne ! Sans doute les animaux ont-ils maintenant moins besoin de venir dans ces endroits dans la mesure où ils commencent à trouver de l'eau un peu partout ! Je crois qu'il va falloir faire le deuil des éléphants !
Pour nous consoler, un magnifique gnou sur fond de ciel orageux.
Pas de coucher de soleil ce soir, de gros nuages bouchent l'horizon. Pas le moindre animal au trou d'eau en dehors de milliers d'insectes dans la lumière du lampadaire.
Mais malgré tout, une soirée très sympa avec dîner aux chandelles au restaurant du camp installé dans le fort, sur une placette pavée à l'allure d'hacienda espagnole. Finalement, Namutoni ne manque pas de charme.
Gnou bleu
Waterberg Plateau NP : première grosse pluie sur Mountain View Trail
J18 : Mardi 20 novembre 2012
Réveil à 6 heures, dernier tour dans Etosha et dernière tentative pour espérer voir des éléphants.
On tente d'abord Pan Segd où zèbres, antilopes et gnous sont présents en nombre. Mais d'éléphant pas la moindre oreille !
Allez, tentons Tsumcor. Sur la piste, un rassemblement de dizaines de pintades de Numidie. Très farouches, elles se sauvent dans les broussailles du bas-côté dès qu'on s'arrête et aussitôt après, réinvestissent le terrain. Mais que peuvent-elles bien trouver d'intéressant à picorer sur le gravier?
Les millepattes aussi sont de sortie de bon matin.
Mais d'éléphant, toujours pas la moindre trompe ! Pourtant, les crottes ne manquent pas en direction de Tsumcor et tout le périmètre autour du point d'eau en est jonché.
Hum, à moins queue ;-)
Bon, les pachydermes ont sans doute déjà migré vers le nord du parc avec l'arrivée des premières pluies. Alors c'est sans regrets (car par ailleurs la moisson d'animaux a été bonne !) que nous quittons définitivement Etosha après le petit déjeuner, vers 9 heures.
Prochaine étape : Waterberg National Park, 320 km. Nous devrions en avoir pour près de 5 heures via Tsumeb et Grootfontein.
Petit à petit, l'herbe sur les bas-côtés de la route et les arbres du bush deviennent plus verts. Le paysage se vallonne et une mer de bush s'étend à perte de vue.
A Grootfontein, nous rejoignons la D 2512 que nous n'allons plus quitter jusqu'à Waterberg. Elle traverse bon nombre de propriétés privées où il faut prendre soin de bien fermer les portails successifs après notre passage.
Les acacias sont en fleurs.
La couleur de la piste passe par toutes les variantes de rouges, de lie de vin à saumon en passant par le marron et tranche ainsi avec les différents verts des arbres.
Quelques termitières remarquables méritent un arrêt alors que nous commençons à longer les falaises du Waterberg.
Arrivée à destination vers 13 h 30.
Après avoir réglé les droits d’entrée du parc national, nous découvrons les bungalows en briques et toits rouges, bien alignés le long d’une allée pavée, entourés d’un bel espace gazonné, à l’ombre d’arbres centenaires. L’endroit est plutôt agréable.
L’intérieur révèle une grande chambre avec frigo. Pas de climatisation, uniquement un ventilateur mais la chaleur est très relative ici. A l’heure la plus chaude de la journée, elle n’a pas dépassé 33 ° C.
Le camp a vu ces dernières années l’installation à demeure de plusieurs colonies de babouins. D’attraction amusante pour les touristes, leur présence pourrait devenir un fléau si chacun ne respecte pas quelques précautions élémentaires. Par conséquent, il est recommandé de ne pas les nourrir, de ne rien laisser traîner et de prendre soin de bien fermer portes et fenêtres des chambres.
La piscine du camp est devenue leur abreuvoir.
Après trois jours sans possibilité de randonner, on se réjouit de pouvoir se dégourdir les jambes sur le Mountain View Trail. Mais hâtons-nous, car le ciel commence à virer à l’orage.
Quarante minutes de montée (et autant pour la descente) dans un amoncellement de roches rouge sombre égayées par les couleurs vives des lichens sur les parois abruptes du plateau. 6297 Contrairement aux lichens foliacés qui se développent en s’écartant de leur support, les lichens incrustants croissent en s’y étalant.
Vue depuis le plateau sur cette immense plaine lacérée de traînées rectilignes, les marques des pistes et limites de propriétés.
Une rapide exploration des alentours nous révèle quelques pinacles aux allures fantomatiques sous un ciel très menaçant.
Avec les premières gouttes de pluie, on précipite la descente. Le ciel se déchaîne et l’orage éclate vraiment alors qu’on arrive at home. La pluie bienfaisante pour la nature et pour les animaux tombe à point pour le décrassage de notre véhicule également. On le rendra un peu moins souillé.
C’est la première fois que nous avons besoin de nos imperméables pour nous rendre au restaurant pour dîner. C’est bien le tout début de la saison des pluies.
Termitière géante au Waterberg
De Waterberg à Okonjima : Kambazembi Trail, Girafe Trail et Leopard Track
J19 : Mercredi 21 novembre 2012
A notre réveil, nous trouvons un curieux visiteur (ou un visiteur curieux) sur notre terrasse : c'est un calao de Monteiro. Mais il y beaucoup d'oiseaux par ailleurs dans le camp pour le plus grand bonheur des amateurs.
Avec seulement 20 petits degrés au thermomètre, l'atmosphère s'est bien rafraîchie et les polaires bienvenues, le temps du petit déjeuner.
A 8 h 15, nous sommes déj prêts à nous offrir une balade supplémentaire. Ce sera Kambazembi Trail. Mais qui est ce Kambazembi ? Il s'agit le chef de la résistance herero qui s'est battu en 1904 contre les forces coloniales allemandes sur le site du Waterberg.
Le sentier se faufile dans une forêt d'arbustes parsemée de gros blocs de grès écaillés, lesquels permettent ici ou là un coup d'œil sur la plaine.
Nous avançons sans faire de bruit, à l'écoute des bruissements de la forêt, à l'affût d'une rencontre avec un herbivore. Et pourquoi pas un hippotrague noir ou une antilope rouanne, des espèces rares protégées par le parc national ?
Bon, finalement ni l'un ni l'autre, mais du plus petit au plus gros : Des araignées de l'espèce des Trombidiidae(en anglais… red velvet mites), particulièrement actives après la pluie. Des damans des rochers à l'allure débonnaire ! Et toute une colonie de mangoustes rayées se faufilant entre nos jambes (ou presque !) en poussant de petits cris.
Une balade de 3 km seulement, une distance que nous avons involontairement doublé en ratant une bifurcation mal signalée. En tout 6 km et près de deux heures de déambulation que nous avons finalement bien appréciées.
Notre prochaine destination est Okonjima Main Camp à 100 km. Vers 12 h 30, nous arrivons à la barrière d'entrée de la propriété pour un premier contrôle avant deux supplémentaires ainsi qu'un portail automatique. Ici on ne plaisante pas avec la sécurité.
Okonjima Nature Reserve s'étend sur 22 200 ha et se compose de trois espaces différents : 20 000 ha de réserve naturelle privée dédiée à la réhabilitation des fauves, 2 000 ha consacré à l'hébergement et 200 ha pour le centre de soins des carnivores.
Les panneaux sont très explicites en traversant la partie "réserve naturelle"… attention danger !
Une fois sortis de la zone dangereuse, nous pénétrons dans la partie dédiée à l'hébergement où évoluent aussi quelques animaux tels que girafes, babouins, zèbres, antilopes, phacochères…
L'enseigne du lodge donne le ton. Ici les activités tournent autour de l'observation des félins (essentiellement guépards et léopards). Dire que jusqu'en 1994 les propriétaires ont abattu ces animaux, prédateurs de leur bétail, avant d'en faire un atout et de créer un centre de réhabilitation afin de les relâcher dans la réserve. Depuis l'an 2 000, plus de mille guépards et léopards ont ainsi été réintroduits dans le milieu naturel.
Vous aurez remarqué que nous n'étions pas spécialement fans de game drive mais dans le cas particulier de ce lodge, nous estimons qu'on ne peut pas rater une aussi belle opportunité d'approcher ces félins.
Nous écoutons donc avec intérêt les différentes propositions : demain matin très tôt, Leopard Track et aujourd'hui en fin d'après-midi, Cheetah Track. Pour le Leopard Track, nous sommes partants mais le Cheetah Track… non merci, les chimpanzés ne nous attirent pas vraiment. Un peu plus tard, nous réaliserons que "cheetah" (qui est aussi le prénom de la guenon dans Tarzan) est le nom anglais du guépard. Je sais, c'est ballot mais deux game drives auraient sans doute été trop pour nous.
On nous propose aussi un "night walk" après le dîner. On n'a pas bien compris ce qu'on pouvait y observer mais comme c'est à pied et qu'en plus c'est de nuit, on ne demande pas mieux.
En attendant, allons voir à quoi ressemble notre "view room". Waouh ! Un chalet indépendant à la décoration soignée, avec deux lits double donnant sur de grandes baies vitrées pour une vue +++ sur le bush. Ambiance "out of Africa" garantie.
Pendant que les autres hôtes embarquent pour le "Cheetah Track", nous partons à pied sur Girafe Trail (6 km).
Ah, si on pouvait rencontrer les deux girafes vues plus tôt dans l'après-midi, ce serait une expérience inoubliable car à pied, l'effet est vraisemblablement très différent. Certaines vadrouillent sans doute dans ce secteur, vu la quantité de crottes et de traces de pattes.
Le sentier nous amène sur les hauteurs, histoire d'apprécier l'étendue du domaine. Un océan de bush à perte de vue.
Sur le parcours, nous effrayons un grand koudou allongé sous un arbre. Il se relève d'un bond pour disparaître dans la brousse avant qu'on ait eu le temps de le voir. En revanche, sur la fin du trail, on tombe sur deux oryx dont l'un se laisse approcher de très près avant de poursuivre tranquillement sa route. Quelle émotion !
Après le dîner (excellent d'ailleurs), il nous reste à faire la balade nocturne. On se demande bien ce qu'on va y voir.
Curieusement nous sommes les deux seuls volontaires. Finalement en guise de balade, nous marcherons moins de 500 mètres pour nous rendre dans une cache (hide) afin d'observer le comportement nocturne de certains animaux, en l'occurrence les porcs-épics venant se servir de restes de fruits et légumes. A vrai dire, si les porcs-épics se sont régalés de cette nourriture facile, nous, on reste un peu sur notre faim !
J20 : Jeudi 22 novembre 2012
5 heures du matin, j'ouvre un œil et… une oreille puis deux… intriguée par un grognement étouffé. Le rugissement d'un lion ? Comment est-ce possible alors qu'hier nous avons randonné dans un périmètre soi-disant sécurisé ? Le son se répète encore, Hervé confirme qu'il s'agit sans doute bien d'un lion.
Une heure plus tard, avant d'embarquer pour la traque aux léopards, nous nous faisons confirmer à la réception que ce sont bien des rugissements de lions que nous avons entendus : en effet il y a deux vieux fauves dans un enclos à proximité. Ouf !
6 heures : en compagnie de quatre autres personnes, nous grimpons dans l'énorme 4 x 4 bâché du lodge, un engin aux allures de char d'assaut, conduit par Pieter secondé par une de ses collègues.
Direction, la partie "Nature Reserve" !
Les léopards réintroduits dans le milieu sont tous équipés d'un collier électronique pour pouvoir être retrouvés, suivis, et étudiés de près.
A peine la barrière d'entrée franchie, les choses sérieuses commencent : mise en 4 x 4 du véhicule, blocage du différentiel, conduite dans le sable et mise en action de l'antenne émettrice, à l'écoute d'un éventuel signal.
L'émetteur indique bien un léopard tout proche, mais malgré plusieurs allers-retours successifs, l'animal n'est pas évident à localiser de façon précise. Alors Pieter n'hésite pas à employer les grands moyens et le 4 x 4 devient char d'assaut, arrachant et écrasant les broussailles sur son passage. Hum, et la conscience environnementale ?
Au prix de ces petits massacres, le conducteur arrive à ses fins et immobilise l'engin à deux pas du fauve. Mais il a beau faire, on ne verra pas l'animal mieux que ça.
Deuxième tentative, un peu plus loin, au pied d'une colline mais l'émetteur envoie des signaux trop diffus : l'animal est trop loin.
Troisième essai dans un espace plus dégagé où le succès est au rendez-vous.
Nous trouvons une femelle allongée, nous tournant le dos. Nous retenons notre souffle !
Puis elle daigne un regard ! Superbe !
Quand elle se lève, nous la suivons, tout excités (en 4 x 4… pas à pied)
… avant de croiser sa route ! Impressionnante !
Grâce à ce drive, nous avons pu accrocher le quatrième des Big Five à notre tableau de chasse. Ne manque que le buffle, plus familier des zones humides alors pour ce faire, il faudra revenir pour un second voyage.
C'est sur ces images que se termine véritablement notre périple en terre namibienne avant un retour à Windhoek et une dernière nuit à Olive Grove Guesthouse.
Léopard à Okonjima
Epilogue
Impressions générales Nous sommes rentrés, conquis par la Namibie, par ses fabuleux paysages et par la rencontre avec les animaux sauvages.
Nous avions décidé de faire le parcours dans le sens des aiguilles d'une montre, cette option nous a donné entière satisfaction. Au début, ce sont davantage les paysages qui retiennent l'attention : dunes, canyons, vlei… sans parler des magnifiques arbres à carquois tout simplement uniques.
Dans le même temps, on s'enthousiasme pour le moindre animal. Quelle émotion quand on aperçoit pour la première fois zèbres, oryx, springboks et autres antilopes !
Au fur et à mesure, l'attente grandit et l'excitation arrive à son comble quand on tombe sur des girafes ou un rhinocéros noir en plein milieu de nulle part.
Jusque là les animaux se montrent néanmoins craintifs et plus on s'approche d'Etosha, plus l'impatience de pouvoir enfin les voir en nombre et de très près grandit. On profite alors pleinement des ressources du fameux parc national où la présence animalière prend le pas sur les paysages moins spectaculaires.
Nous avons pourtant apprécié toutes les étapes, de sorte qu'il est difficile de dire ce que l'on a préféré tellement on a tout aimé.
S'il fallait néanmoins désigner…
Nos coups de cœur !
- notre étape entre Brandberg et Twyfelfontein en passant par des pistes "off road" et des lits de rivière où nous avons été récompensés par la présence de beaucoup d'animaux et surtout par l'extraordinaire rencontre avec un rhinocéros noir... impressionnant. Un moment rare !
- l'étape entre Rostock et Swakopmund où nous avons passé une bonne partie de la journée sur les pistes du Naukluft NP au nord de la C 28 à découvrir les formations rocheuses de Rock Arch et de Rock Sculptures. Magnifique itinéraire.
- Palmwag Day Visitor Area : une alternance de paysages désertiques et de canyons verdoyants avec cascades et piscines naturelles ! Beaucoup d'animaux dont deux éléphants (mais de loin) et ce seront les seuls de tout notre voyage. Un regret ? Hormis la quasi absence d'éléphants, aucun !
Quelques mots sur les hébergements
De très belles prestations au Sossus Dune Lodge, au Camp Kipwe, à Okonjima Camp, au Zebra River Lodge entre autres mais celui qui nous a le plus impressionnés, c'est le Stiltz à Swakopmund où nous avons été surclassés dans une immense villa. On n'en est pas revenus et on n'en revient pas encore ! Par ailleurs, nous avons été agréablement surpris du bon rapport qualité/prix des camps gouvernementaux d'Etosha et du Waterberg, surtout par la présence de frigos et de climatisations, pas toujours proposés par d'autres lodges plus hauts de gamme.
Remerciements Mention particulière à Caroline de Madiza Tours qui, par sa réactivité, sa capacité à répondre à nos attentes, ses propositions pertinentes a tout mis en œuvre pour que ce voyage soit une réussite. Et il le fut ! Un grand merci !
Ouvrages et sites Internet utiles
Les ouvrages Le voyage a été préparé à l'aide du guide Lonely Planet Namibie. Un ouvrage qui ne nous a pas quitté pendant tout le parcours, le seul guide en langue française sur la faune namibienne : "Compagnie de safari" de la même Caroline Oriol.
Les sites Internet Les carnets de voyage relatifs à cette destination sur Voyage Forum. Une mine d'information par une foule de passionnés ! http://voyageforum.com/..._voyageurs__namibie/
Un récit (qui date déjà un peu) mais qui pourrait inspirer des voyageurs en mal de parcours off road : http://francois.leroux.free.fr/namibia/etapes.htm
Une foule de choses : plans, cartes, infos sur Spitzkoppe ou Welwitschia Drive en autres. A fouiller ! http://www.namibia-1on1.com/
Quelques généralités en matière de faune et de flore namibienne http://www.nacoma.org.na/...Coast/FaunaFlora.htm
Voilà, j'ai tout dit… ou presque ! Alors si la Namibie vous tente, si vous avez besoin d'un renseignement complémentaire ou si vous souhaitez tout simplement nous laisser une petite trace de votre passage sur le site, n'hésitez pas, c'est toujours avec un grand plaisir que nous accueillons vos commentaires. Vous pouvez le faire par l'intermédiaire du livre d'or. Merci beaucoup de votre lecture et peut-être à bientôt pour un prochain "fabuleux voyage".
Feuille de Mopane
Le récit accompagné de photos, cartes et quelques (courtes) vidéos se trouve ici :
http://sites.google.com/...uleuxvoyagesnamibie/
Bonne découverte et à + !
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Présentation De l'Afrique, nous connaissions un peu le Nord, le Maroc, la Tunisie, l'Egypte entre autres. Mais à part un mini safari au Kenya en 1997, le Sud africain nous était totalement inconnu et ne figurait pas vraiment dans le top de notre wish list, du moins pas jusqu'à une période récente.
J'avais l'impression qu'un voyage dans ces contrées se limitait à la forme safari. Or je ne nous voyais pas nous contenter de sillonner la région pendant des semaines, enfermés dans notre véhicule alors que nous adorons ponctuer nos séjours de quelques randonnées.
C'était mal connaître la Namibie. Merci à tous les contributeurs de la rubrique "Afrique australe" de Voyage Forum (ils sont trop nombreux pour que je les cite) qui par leurs récits de voyage et leurs participations aux discussions ont aiguisé ma curiosité et m'ont donné envie de connaître ce pays.
Alors quand j'ai commencé à me pencher sérieusement sur la destination, j'ai découvert de véritables trésors, des dunes ocres du Namib aux étendues de sel d'Etosha en passant par les contreforts montagneux du Naukluft ou le deuxième plus grand au monde, celui de Fish River ou encore les marigots et marais du delta de l'Okavango. En y regardant encore de plus près, j'ai découvert un territoire très peu peuplé (2 habitants au km2) pouvant offrir un vrai terrain d'aventure et, pour des amoureux de la randonnée, de belles opportunités à condition d'orienter le voyage dans ce sens. Assurément, la Namibie était faite pour nous !
C'est par conséquent cette option que nous avons retenue. Pour la mettre en œuvre, nous nous sommes adressés à une agence locale francophone, Madiza Tours, qui a peaufiné le parcours et réservé pour nous à la fois le véhicule et les hébergements que nous avons souhaité de type lodge et/ou bungalow. C'était plus simple d'autant qu'un petit mois à peine nous séparait de la date de départ.
A partir d'une première ébauche d'itinéraire et de quelques consignes (parcours cool, randonner quand c'est possible…), Caroline de Madiza Tours a été très réactive. Elle nous a immédiatement fait une proposition qui collait à nos attentes, orientant le choix d'hébergement vers des lodges proposant la randonnée parmi leurs activités.
Ce qui donne une boucle dans le sens des aiguilles d'une montre que nous accommoderons à notre sauce en l'émaillant de quelques fantaisies personnelles ;-) Estimation kilométrique : 3 000 km minimum en 3 semaines.
Arrivée en Namibie et première étape vers le Kalahari par les pistes
J1 : Samedi 3 novembre 2012
Le vol Francfort – Windhoek a été acheté en ligne auprès de la compagnie Air Namibia et le préacheminement depuis Paris se fait par Air France. Les bagages sont enregistrés jusqu'à leur destination finale.
Les cinq heures d'escale à Francfort nous permettent un rapide aller-retour dans le centre-ville qui n'est qu'à une vingtaine de minutes de l'aéroport par la S-Bahn (sorte de RER). Hauptwache est à la fois la station où nous descendons mais aussi le nom d'un ancien poste de garde transformé en café-restaurant à la mode. Ça tombe bien, il pleut des cordes, il est 15 h 30 et à part deux ou trois cacahuètes servies par Air France, nous n'avons pas déjeuné.
Alors c'est avec plaisir que nous nous mettons à table en espérant que cesse la pluie.
Une heure plus tard il pleut toujours, nous passons rapidement dans Zeilstrasse devant ces galeries commerçantes qui font de l'œil à leurs clients, nombreux en ce samedi après-midi…avant de prendre la direction de la fameuse place du Römerberg avec ses maisons typiques sous un ciel de Toussaint
De retour à l'aéroport vers 17 h 30, les formalités s'enchaînent sans temps mort et l'avion décolle à 19 h 10 comme prévu. A bord, pas d'écran individuel, mais peu importe, car après le dîner, l'objectif est de dormir afin d'arriver à destination en forme pour la première étape.
J2 : Dimanche 4 novembre 2012
Mission accomplie, nous avons pu dormir quatre ou cinq heures d'affilée.
Il est 6 heures, nous foulons le sol africain avec trente minutes d'avance alors que le ciel nous gratifie de son plus bel arc-en-ciel et que l'air se remplit d'une agréable senteur de foin ou d'herbe coupée. Bienvenue en Namibie !
Mais deux heures ne seront pas de trop pour sortir enfin de l'aéroport. La queue au bureau de change notamment n'en finit pas.
Avec les premiers dollars namibiens en poche, les choses sérieuses peuvent commencer.
Première étape chez le loueur Advanced Car Hire dans la zone industrielle de Windhoek où Caroline nous rejoint pour un briefing détaillé. Elle nous a préparé, elle aussi, un solide carnet de voyage. Avec le nôtre en plus, nous sommes parés !
Présentation de notre véhicule : un Toyota Hilux simple cabine, une configuration qui va immédiatement nous sembler peu pratique. Très profond, le plateau n'est accessible que par le hayon arrière, tous les bagages risquent de glisser vers l'avant et je nous imagine déjà obligés de les récupérer en grimpant à quatre pattes dans la poussière du coffre.
Bon tant pis, c'est le modèle réservé, alors il faut faire avec. On verra plus tard comment améliorer le système. Pour nous consoler, le volume d'une cabine simple est plus facile à climatiser, un avantage en cette saison.
Pour couronner le tout, le hayon ferme mal. L'employé nous fait un difficile réglage mais après le premier arrêt pour les courses, impossible de le verrouiller efficacement et à l'arrêt suivant le bitoniau est irrémédiablement perdu.
Nous tentons bien un retour chez le loueur avant de quitter définitivement Windhoek mais un dimanche en fin de matinée, il n'y a plus personne sur place. Nous avons beau secouer la poignée de porte, le seul résultat obtenu, c'est la mise en branle de l'alarme. Oups, sauvons-nous avant d'ameuter tous les services de sécurité !
C'est donc avec un hayon mal clos que nous prenons enfin la route à 11 h 30 avec l'objectif de rallier le Kalahari Red Dune Lodge, 200 kilomètres et 2 heures et demi par le ruban asphalté de la B1 (réputée monotone !) ou 265 kilomètres et 4 heures par les pistes. Devinez ce que nous choisissons ? Par les pistes, bien sûr, j'avais bien précisé que le circuit serait presque classique !
La prise en mains est un peu laborieuse, la conduite se fait à gauche et bien que nous l'ayons déjà expérimentée en Australie et aux Seychelles, il nous faut à nouveau un temps d'adaptation. Nous commençons donc par indiquer nos premiers changements de direction d'un bon coup de balai d'essuie-glace. Qu'est-ce que c'est agaçant ! Quant à passer les vitesses de la main gauche, cela demande une véritable rééducation.
Pour préparer le parcours, nous avons acheté la carte Tracks4africa compatible, via le logiciel Mapsource, avec notre GPS Garmin de randonnée. Celui-ci nous servira aussi à nous guider sur la route.
Nous voilà sur les rails et très vite au cœur de ces vastes espaces africains : une route (ou une piste) se déroulant à l'infini à travers une savane herbeuse à laquelle les parasols des acacias donnent une touche verdoyante malgré la saison.
Une circulation faible, très faible, peu ou pas d'habitations : nous avons vraiment l'impression d'être seuls dans cette immensité.
Premiers paysages namibiens … et premières curiosités !
Mais qui a bien pu construire ces nids démesurés qui ressemblent à des toits de chaume ?
Ce sont les républicains sociaux (Philetairus socius), de tout petits oiseaux de couleur brun-gris au ventre blanc et au bec bleu clair. Ils vivent en colonie jusqu'à 300 individus.
Leurs nids sont de grands complexes, un peu comme des immeubles comprenant plusieurs appartements et certains peuvent avoir plus de 100 ans d'âge et avoir hébergé plusieurs générations.
Après Dordabis, le bitume laisse place aux pistes, des gravel roads, très larges et très roulantes dans l'ensemble. Après avoir bifurqué deux fois à droite, puis deux fois à gauche aux croisements successifs, tout en longeant ou en enfourchant les dunes roses du Kalahari peuplées d'autruches et d'antilopes, nous arrivons à destination à 15 h 30 comme prévu, pas mécontents de pouvoir enfin nous poser. Température largement supérieure à 30 ° C. Altitude 1235 mètres (contre 1600 mètres à Windhoek).
Au Red Dune Lodge, nous héritons du bungalow n° 4 (Black Wildbeest) en pierre et toile, coiffé d'un toit de chaume, situé au bord d'un vlei, un lac naturel asséché. Parquet en teck, beaux meubles traditionnels massifs, salle de bains en pierre naturelle et clim' : dans ces conditions, difficile de quitter la chambre en cette fin d'après-midi.
18 heures : C'est le moment ou jamais pour une petite balade vespérale avant que le soleil ne se couche dans une heure environ. Sur la propriété, Red Dam Walk se fait en 45 minutes, la durée est parfaite et c'est sur ce sentier que nous pensons être engagés. Au bout de 20 minutes de marche, nous sommes un peu étonnés que, pour une boucle de cette durée, le parcours n'ait pas encore viré à droite. Il est encore temps de faire demi-tour mais puisque nous sommes lancés, ma foi, continuons encore un peu. D'ailleurs, cette fois-ci, le sentier a bien l'air de tourner à droite sauf que le panneau indique que nous sommes sur Dune Walk… 2 heures alors que le soleil est déjà sur le point de se coucher.
Nous assistons alors à un coucher de soleil mémorable dans un ciel chargé d'orage…
… suivi d'un contre-la-montre excitant dans le sable des dunes. Nous savons que sous ces latitudes la nuit tombe très rapidement après le coucher du soleil et nous sommes encore très loin du lodge. Finalement, au pas de course, nous bouclons le tour en 1 heure 15 et sommes de retour avec les toutes, toutes dernières lueurs du jour. Pour une première journée, c'est une sacrée journée !
Au restaurant, nous inaugurons, avec un ragoût de koudou, une longue série de "game food"… Nous sommes définitivement dans l'ambiance !
Nids de républicains sociaux au premier plan

De la Zebra River au Nauklutf NP : Quiver Tree Trail et Waterkloof Trail
J3 : Lundi 5 novembre 2012
Le petit déjeuner n'étant servi qu'à partir de 7 h 30, nous avions envisagé une petite balade au lever du jour. L'idéal aurait été de démarrer à 6 heures mais pour cette première matinée, nous traînons un peu. A 7 heures, c'est parti et maintenant que le plan des lieux est bien clair, nous trouvons sans difficulté le début du Red Dam Walk (celui que nous avons manqué hier soir). Il nous mène au Dune Sofa, un canapé au cœur des dunes, idéal pour profiter du silence tout simplement !
Une heure trente plus tard, bien mis en appétit par cette petite balade matinale, nous croquons avec gourmandise les tartines de ce premier petit déjeuner en terre namibienne.
9 h 30 : Déjà prêts pour reprendre la route ! En réalité, en dehors d'une vingtaine de kilomètres de goudron au départ, la presque totalité des 230 kilomètres jusqu'au Zebra River Lodge se fait sur des pistes. La vitesse est limitée à 80 km/heure sur ce type de revêtement et à 120 km/heure sur l'asphalte. Durée estimée pour ce parcours : 4 heures.
Afin de nous hydrater régulièrement sans avoir à nous arrêter et sans avoir à lâcher le volant, une poche (de type Camelbak), remplie de glaçons et de 2 litres d'eau est placée entre nos deux sièges.
Dans le coffre, une glacière (ramenée dans nos bagages) garnie de glace, généreusement offerte par les lodges ou parfois achetée, maintient au frais le pique-nique du midi.
Ainsi parés, nous nous dirigeons plein ouest à travers une savane d'épineux par la piste D1254 sur laquelle tous les quarts d'heure il faut ouvrir et refermer un portail au grand dam de mon copilote qui espérait se relaxer !
Petit à petit, les paysages deviennent plus vallonnés, laissant entrevoir à l'horizon les premiers reliefs des monts Naukluft.
Il est 13 h 30 quand nous pénétrons dans le canyon de la rivière Zebra (altitude 1300 mètres) et tout d'un coup, caché au fond des monts Tsaris, cerné de nombreux canyons, apparaît le Zebra River Lodge où nous avons prévu de passer deux nuits.
Un pavillon retient tout de suite notre attention. Mince, des clients y sont déjà au balcon. En fait, on nous a réservé le logement au premier plan sur la photo. Un couple allemand, occupe, quant à lui, celui au deuxième plan. Nous serons tous les quatre les seuls clients pendant les deux jours.
On ne pouvait pas mieux rêver ! Chambre spacieuse, très belle vue, accueil chaleureux par le couple sud-africain, propriétaire des lieux depuis septembre dernier, secondé par une jeune stagiaire anglaise très mignonne.
Comme activité en soirée, on nous propose le traditionnel "game drive". Pour les novices de la destination, il s'agit de se promener dans un véhicule 4 x 4 ouvert, appartenant au lodge, sur le domaine de la propriété afin de pouvoir y observer quelques animaux dans leur environnement sauvage. Collation ou apéritif prévus !
Non merci, en indéfectibles randonneurs, nous préférons découvrir le domaine à pied. Mais pas immédiatement, d'abord (et ça deviendra un rituel) quelques brasses dans la piscine et un peu de repos en attendant que les températures deviennent plus supportables.
16 h 30 : Allons-y, car aujourd'hui pas question de rentrer de nuit. La randonnée que nous avons retenue, Quiver Tree Trail, se fait en 2 heures à 2 heures et demie. Nous sommes donc parfaitement dans les temps.
Après avoir suivi le lit de la rivière, le sentier prend de la hauteur. Sur ses pentes, des arbres que nous appellerons "golden trees", leurs troncs sont comme recouverts d'une fine couche de ce métal précieux.
Du plateau nous dominons une mer de canyons !
Mais le clou de la randonnée se trouve encore un étage plus haut. Alors que nous nous en approchons, je ne peux m'empêcher de penser à cette description de Wilbur Smith dans son roman "Fortune d'Afrique". "Dans la brume de chaleur apparaissait un tertre de schistes mauves bizarrement surmonté d'un arbre antédiluvien, un Kokkerboom à l'écorce écaillée comme une peau de serpent".
L'auteur a l'air de dépeindre exactement celui que nous voyons se dresser majestueusement devant nous !
Il s'agit en réalité d'un aloès, Aloe dichotoma, appelé "arbre à carquois" car les bushmen se servaient de ses branches et de son écorce pour en faire des carquois.
Une fois ce point culminant atteint, il ne reste plus que de la descente pour retourner au lodge. Finalement 1 heure ¾ nous ont suffi à boucler le circuit. Très belle randonnée et quelle fière allure, ce Kokkerboom !
En revanche, pas d'animaux aperçus pendant notre balade. Nous les verrons pendant le dîner : toute une troupe de koudous venus s'abreuver. Nous assistons, attendris, au ballet de leurs ombres sous le lampadaire du point d'eau sur fond de ciel étoilé. Un beau spectacle !
J4 : Mardi 6 novembre 2012
Nous avions programmé deux nuits ici afin de bénéficier d'une journée pleine pour faire une grande randonnée dans le parc national du Nauklutf à 60 km. Mais entre Olive Trail (11 km en 4 heures) ou Waterkloof Trail (17 km en 6/7 heures) nous n'étions pas encore définitivement fixés en quittant le lodge ce matin à 7 heures.
Une heure plus tard, alors que nous franchissons la grille d'entrée du parc, la décision n'est toujours pas prise. Une fois arrivés devant l'office des rangers, c'est le moment ou jamais d'arrêter notre choix. Alors, Olive ou Waterkloof ?
Finalement… c'est un permis pour le Waterkloof Trail que nous demandons à la ranger de service. Après tout, 17 km, c'est du même ordre que la randonnée de Chesler Park via Joint Trail dans les Needles (Canyonlands UT) que nous avions parcourue sous une chaleur torride en 8 heures.
Comme nous avons toute la journée devant nous, autant l'occuper pleinement, surtout qu'ici la baignade est possible aux deux extrémités du parcours.
"Full tour or partial tour ?" insiste notre ranger. Nous nous regardons un bref instant, oui, c'est décidé… "full tour" ! "Oh, s'exclame-t-elle, you are good hikers ! "
Good hikers ? Ça, on le saura ce soir !
A 8 h 30, nous sommes fins prêts à nous mesurer au Waterkloof Trail, pleins de courage mais aussi avec un peu d'appréhension car nous n'avons aucune idée de la nature du terrain que nous allons rencontrer. Nous n'allons pas tarder à le savoir ! Altitude de départ : 1495 mètres.
La randonnée commence d'abord par un passage bucolique à travers un tunnel de roseaux. Plutôt ludique comme démarrage !
Mais aussitôt après, escaladant le cours de la rivière Naukluft, le sentier disparaît totalement. On avance d'une pierre sur l'autre dans le lit du ruisseau, en partie sec, en tentant de ne pas perdre de vue les marques de peinture jaune indiquant la direction à suivre. Un avantage : l'endroit est plutôt ombragé ! L'inconvénient : il vaut mieux regarder où l'on met les pieds au risque de se tordre une cheville. Des babouins détalent à notre approche. Ils sont plus lestes que nous !
Ne manquons pas, malgré tout, de lever le nez de temps en temps. Au-dessus de nos têtes, les falaises ocres du Naukluft.
Partout de jolis bassins rafraîchissants invitent à la baignade mais nous reportons ce moment à la fin de l'après-midi. Pour l'instant, nous pensons d'abord à avancer, ce qui est loin d'être simple. Nous avons plutôt l'impression de faire du sur-place, perdant beaucoup de temps à chercher les marques, loin d'être toujours visibles.
Last Water : c'est l'endroit où se termine le tour partiel, réputé demander 1 heure à 1 heure et demie. Nous sommes à peu près dans la moyenne ! C'est également là que le parcours s'éloigne de la rivière, tourne à l'ouest pour gravir une ravine (kloof).
C'est un peu plus loin que j'ai vraiment un coup de mou. Pour l'instant pas de dénivelé significatif mais une montée qui s'étire, s'étire… à n'en plus finir. N'avons-nous pas présumé de nos forces ? Vu notre rythme, allons-nous pouvoir être de retour avant la fermeture du parc (19 heures) ? Je commence à sérieusement douter de nos capacités.
Mais une orange succulente me redonne un bon coup de fouet alors que l'on s'enfonçe dans ce canyon aux parois orangées (un petit air de Southwest !) avant de traverser un plateau de plus en plus ouvert.
Le panneau "Half way" a définitivement raison de mes doutes. Il est 11 h 50, cela fait 3 h 20 que nous sommes partis, altitude 1772 mètres, dénivelé depuis le départ 280 mètres. Pas si mal !
C'est le moment que nous choisissons pour nous restaurer afin de prendre des forces avant d'attaquer le point culminant qui est encore devant nous. Pique-nique agrémenté par la cavalcade gracieuse de quelques springboks.
Nous mettons toutes nos forces dans la montée vers la crête (1914 mètres) que nous atteignons à 13 h 12 exactement, récompensés par une superbe perspective sur le désert. Dénivelé depuis le départ : 420 mètres.
Je pensais que le plus dur était derrière nous et qu'à partir de là, nous n'aurions plus qu'à caracoler dans la pente pour finir la randonnée en deux temps trois mouvements.
Mais la descente est longue et escarpée, avec un facteur aggravant, la chaleur qui à cette heure de la journée atteint son maximum (entre 35 et 40 ° C). Heureusement que nous avions 4 litres d'eau chacun ! La réserve a déjà bien baissé.
Il n'y a que les plantes succulentes qui puissent s'épanouir ici et cet Euphorbia virosa l'est tout particulièrement.
Nous, en revanche, on commence à vraiment dessécher. Heureusement, la présence de babouins nous annonce qu'un cours d'eau est proche. En effet, il est 15 heures, nous avons perdu 500 mètres de dénivelé, la rivière Gororosib est en vue et avec elle, la promesse d'une baignade.
Nous repérons rapidement ce bassin naturel, creusé dans le travertin, au beau milieu de cet amphithéâtre désertique.
Nous y plongeons avec délice ! Après tant d'efforts, enfin le réconfort !
Mais la récréation n'est que de courte durée. Il reste du chemin à parcourir et par-dessus le marché, il va falloir remonter de près de 80 mètres de dénivelé. La poisse ! Et toujours ces foutues marques difficiles à repérer !
La fin est harassante ! Alors que nous pensons être arrivés (l'office est en vue), une dernière erreur (des marques mal placées) nous conduit dans une impasse, nous obligeant à faire demi-tour et finir par une implacable remontée par le camping et la route. Seule consolation : le détour permet d'apercevoir ce superbe arbre à carquois !
Fin de la randonnée : 16 h 45, après plus de 8 heures, arrêts et baignade compris. Alors, good hikers ? A chacun d'en juger !
Bilan : une très belle randonnée et un beau défi vaillamment relevé. Le referions-nous ? Sans doute pas. Trop dur, surtout en cette saison. L'Olive Trail moins long aurait peut-être été une meilleure option.
En attendant, retour au lodge, douche, dîner, dodo… nous sommes KO. Deuxième nuit au Zebra River Lodge.
Arbre à carquois

De Sesriem à Sossusvlei : Dead Vlei et Dune 45
J5 : Mercredi 7 novembre 2012
Ce matin nouvelle randonnée… Non, je plaisante, ce matin, séance chaise longue au bord de la piscine. C'est aussi le meilleur endroit pour observer les oiseaux (118 espèces répertoriées sur la propriété) qui, au cours d'un vol en rase-mottes, trouvent là un bel abreuvoir. Mais pas facile de les mettre dans la boîte !
Le lézard, en revanche, pose carrément, nous laissant tout loisir de le photographier sous tous les angles. Il s'agit d'un agame terrestre ou Agama aculeata.
Mais est-ce la fatigue qui nous fait voir double ? ;-)
En tout cas, ce n'est pas la petite étape d'aujourd'hui qui devrait nous fatiguer. Seulement 80 km, soit moins de deux heures. A 10 h45, top départ via les pistes D850 et 854.
Mais c'est en abordant la D845 que les paysages changent radicalement. Le sable rose pâle de la piste nous oblige pour la première fois à enclencher la fonction 4 x 4. De part et d'autres de la piste, de grandes étendues herbeuses forment un véritable tapis vert amande duquel émergent quelques acacias isolés abritant chacun une autruche ou quelques antilopes.
A l'arrière plan, les montagnes commencent à se teinter de rouge puis, plus loin, le cordon de dunes du Namib fait une apparition.
Il n'est pas loin de midi. Le thermomètre extérieur/intérieur que nous venons d'installer dans notre véhicule indique très précisément 40 ° dehors et 30 dedans. Côté altitude, nous ne sommes plus qu'à 800 mètres.
Arrivée sous le cagnard à 13 h 30 à Sesriem, porte d'accès aux dunes de Sossusvlei. Entrée du parc : 80 N$ par personne par jour + 10 N$ par véhicule par jour.
Le Sossus Dune Lodge est, avec le Sesriem Camp Site, le seul établissement à l'intérieur du parc. Il offre ainsi un avantage énorme, c'est de pouvoir atteindre Sossusvlei avant le lever du soleil et de rester à l'intérieur du parc bien après le coucher de soleil. Nous y passerons deux nuits.
Construit en 2007 et géré par NWR (Namibia Wildlife Resorts, l'administration des parcs nationaux namibiens), le lodge se présente sous forme de 24 bungalows en bois local, toile de tente et toit de chaume, de style africain. Douze sont orientés côté dune et les douze autres côté canyon. Une interminable passerelle en bois dessert l'ensemble.
On nous octroie le plus éloigné des chalets, le n°12 côté canyon. Il se distingue des autres par l'ajout d'une terrasse couverte avec un lit balancelle (!) car c'est une suite… nuptiale. Eh, oui, il n'y avait pas d'autre chalet disponible au moment de la réservation mais avec un petit supplément, on a pu avoir cette suite et tous les petits plus qui vont avec : champagne (plus exactement, vin pétillant !), corbeille de fruits et surtout un grand frigo rempli à ras bord de toute une variété de boissons (si, si…offertes).
Nous ferons donc comme si nous étions d'heureux honeymooners. Heureux, nous sommes, honeymooners nous fûmes !
La chambre est superbe mais le ventilateur a beau mouliner, il ne fait que brasser de l'air chaud, très chaud. Nous essayons la douche pour nous rafraîchir mais pas mieux, l'eau froide coule… chaude. Et la piscine ? De peur de ne pas trouver de parasol à l'ombre et devant les 500 mètres de passerelle à parcourir sous le soleil, nous renonçons. Le lit-balancelle ? Pourquoi pas ! Il n'y fait pas plus chaud qu'à l'intérieur et en se balançant, on pourrait presque ressentir un petit courant d'air.
Nous fixons 16 heures comme heure raisonnable pour sortir. Bien qu'il fasse encore 37 °, on trouve qu'il commence à faire meilleur.
L'objectif de la fin d'après-midi est d'assister au coucher du soleil sur la Dune 45 (45 car elle se trouve à 45 km de l'entrée). Mais en cours de route, nous réalisons qu'il est possible de faire bien plus de choses que cela.
Nous décidons donc de pousser jusqu'à Sossusvlei, sauf que nous n'avons pris ni GPS, ni documentation, ni plan. Tout est resté dans la chambre, sapristi !
A priori, ce n'est pas bien compliqué. Il suffit de suivre la route de 65 km jusqu'au bout et là ce serait sans doute indiqué. Les 5 derniers kilomètres se font dans le sable mou, nous tentons sans dégonfler les pneus. C'est limite ! A deux doigts de s'ensabler, on fait hurler le moteur au grand étonnement des petits springboks, intrigués par tout ce vacarme.
Mais une fois au bout du bout, entre Sossusvlei, Hiddenvlei et Deadvlei, lequel est le plus indiqué pour ce soir ? Je me rappelle avoir lu que Hiddenvlei était peu visité, je parie que demain matin tout le monde se ruera sur Deadvlei, alors cette dernière me semble l'option à retenir.
Situer Dead Vlei n'est pas aussi évident, il n'y a aucun panneau. Heureusement un chauffeur a bien voulu nous renseigner et nous indiquer la direction à suivre pour atteindre le "marais mort".
Il suffit en fait de suivre les traces de pas !
En chemin, nous croisons deux groupes sur le retour, ce qui nous laisse les lieux pour nous tout seuls !
Premier aperçu du lac asséché où de vieux troncs noirs d'Acacia orioloba âgés de 500 ans semblent attendre une improbable résurrection. Beau et impressionnant à la fois !
Il y a matière à faire plaisir au photographe !
Mais tout ça prend pas mal de temps et l'heure tourne. Pourrons-nous atteindre la dune 45 à temps pour le coucher de soleil, d'autant qu'en cours de route, des autruches nous retiennent.
Il est déjà 19 heures quand nous nous garons à ses pieds.
Nous l'escaladons un peu. Quelle sensation étrange… l'impression que la dune va se dérober sous nos pieds. Sensation mêlée à un peu de vertige et accentuée par un vent à décorner les oryx !
Du haut de ses 150 mètres, la dune domine les plaines environnantes… lunaires à cette heure de la soirée !
Instant de méditation et de solitude au coucher du soleil !
Un délicieux moment qu'il va falloir interrompre pour rentrer. Il reste 45 km à parcourir, ce qui nous fait arriver de nuit, bien après 20 heures.
Il ne faut pas traîner, le dîner est servi jusqu'à 21 heures. Les tables sont dressées sur la terrasse, la température est idéale et le menu à la hauteur du décor environnant. Après plusieurs dîners de game, je choisis ce soir du poisson. Après tout, la mer n'est qu'à 120 km à vol d'oiseau ! Hervé, quant à lui, reste fidèle au steak d'oryx !
Magnifique journée. Demain, on se lève tôt pour atteindre les dunes pour le lever de soleil !
Dead Vlei

Sossusvlei, Big Mama, Hidden Vlei et Dune Elim
J6 : Jeudi 8 novembre 2012
Nous n'avons pas fermé l'œil de la nuit. En première partie de nuit, il a fait trop chaud, en seconde des moustiques ont sévi (malgré la moustiquaire), en troisième les démangeaisons associées, et en dernière… le réveil a sonné. Il est 4 h 30 du matin.
A partir de 4 h 45, les "breakfast packs" nous attendent au restaurant et la "coffee station" est ouverte. Le temps d'avaler une boisson chaude et hop, nous sommes parmi les premiers à nous élancer sur les 60 km de goudron. Objectif (et c'est pour cela que nous avons choisi de loger dans le parc) : être à Sossusvlei pour le lever du soleil.
La vitesse est limitée à 60 km/heure mais le chauffeur du véhicule du parc (parti en éclaireur) a l'air de tout bonnement l'ignorer et sème tous ses poursuivants.
Cette fois-ci, on ne fait pas l'économie de dégonfler les pneus pour passer la dernière partie, sableuse. En louvoyant dans le sable, on passe haut la main.
On laisse Dead Vlei et Crazy Dune, la plus haute du parc, à la foule (comme prévu, tout le monde s'arrête là) pour pousser jusqu'au pied d'une autre dune géante, Big Mama.
Après deux départs manqués (le premier pour oubli du sac photo, le second pour oubli de couvre-chef), la lente ascension vers la crête de Big Mama peut commencer. En assurant chacun de nos pas tellement la finesse de l'arête est impressionnante, nous progressons vers le sommet alors que le soleil se lève sur le désert, tout étonnés d'être les seuls à avoir fait ce choix.
Quarante-cinq minutes pour monter à pas de fourmi et cinq minutes pour descendre à grandes enjambées.
Big Mama que nous venons d'escalader ! L'arête porte encore nos traces.
Puis traversée du lac asséché de Sossus Vlei (qui a donné son nom au parc).
A mes côtés, une autruche se pavane tranquillement. D'ailleurs l'endroit a l'air d'être très fréquenté comme le laissent à penser les traces de sabots et de pattes de centaines d'animaux – des doigts de l'autruche aux empreintes des antilopes – moulées dans l'argile et cuites par le soleil.
Le connaisseur pourrait sans doute aussi y observer toute une variété d'empreintes de chaussures ;-)
Après un petit déjeuner en compagnie d'une nuée de passereaux, direction Hidden Vlei.
En passant devant le parking de Dead Vlei, la foule est bien au rendez-vous de la "dune folle" et du marais aux arbres morts alors que les navettes continuent encore et encore à déverser des flots de visiteurs vers le fameux point d'intérêt et que les cars continuent à affluer vers l'espace de stationnement.
Alors qu'un monde fou se presse pour voir Dead Vlei, pas le moindre amateur pour Hidden Vlei. Alors que Dead Vlei est facilement accessible en véhicule 4 x 4 privé ou en navette du parc, le "marais caché" nécessite un peu de marche. Deux kilomètres en suivant les piquets noirs indique le panneau. Il est 9 heures.
Pour l'instant, rien ne laisse deviner que plus loin se cache une merveilleuse lagune.
Car Hidden Vlei se mérite. La marche dans le sable n'est pas aussi aisée qu'il n'y paraît.
Mais quand la lagune blanche surgit derrière la dernière pente, sa beauté n'en est que plus saisissante !
Vers midi, nous sommes de retour au lodge. Le thermomètre commence à frôler les 40 °, il serait temps de se mettre au frais pour une petite sieste. Dans la chambre, mis à part le frigo ;-) je ne vois pas d'endroit propice. Alors tentons la piscine !
Très bonne option ! L'eau à une trentaine de degrés est délicieuse et le bord du bassin conçu dans un espace aéré permet de respirer. Le comble… en retrouvant l'ombre après la baignade, nous avons la chair de poule ! Plusieurs trempettes successives permettent ainsi d'attendre 16 heures dans les meilleures conditions.
La fin de l'après-midi est consacrée à une petite balade dans l'étroit défilé du canyon de Sesriem…
… puis à crapahuter sur la dune Elim.
Sous le souffle du vent, les frêles herbes tracent, sur le sable, des dessins éphémères.
Un extrait du roadbook made by Madiza Tours nous dit :" Du haut de la dune, vous aurez une vision sur les dunes rouges, les montagnes bleues, la savane jaune, et bien souvent quelques oryx et springboks".
Les dunes rouges, les montagnes bleues, la savane jaune…
… et les oryx ! Cahier des charges parfaitement rempli !
Nous assistons au coucher du soleil tout juste en arrivant près du lodge, l'occasion d'une vue panoramique sur le site !
Entre-temps, sur notre terrasse, il y a eu comme un petit problème. Mais qui a arraché et fait tomber tous ces brins de chaume ? Qui a jeté les coussins de la balancelle par-dessus bord ? Et qui a crotté un peu partout ? Notre enquête nous porte à croire que ce sont des babouins les coupables ! Ils ont dû bien s'amuser, les coquins ! Heureusement qu'ils n'ont pas pénétré dans la chambre, surtout qu'on avait laissé toutes les fenêtres entrouvertes !
Ce soir, la fraîcheur ambiante nous fait presque regretter de ne pas avoir emporté de petite laine pour le dîner.
Vue depuis la dune Elim

Rostock Mountains : des zèbres de Hartmann sur le Rambler's Trail
J7 : Vendredi 9 novembre 2012
Aujourd'hui pas de réveil aux aurores ni de breakfast pack et pourtant nous sommes déjà sur notre terrasse dès 6 heures pour le lever de soleil.
Après le petit déjeuner dès 7 heures, nous profitons des lieux en repoussant à 10 heures le moment du check-out.
C'est le moment de faire un petit point sur nos découvertes dans le désert. Tout comme nous aurons bientôt le plaisir de chasser les Big Five, ici nous avons eu l'occasion de dénicher les Little Five !
En réalité le départ effectif de Sossus ne se fera pas avant 10 h 45, car il est primordial de trouver une solution pour éviter à nos bagages de glisser vers l'avant du coffre. Les attacher ? Bonne idée mais avec quoi, à part nos lacets de chaussures ? Heureusement pour nos godillots, j'ai une meilleure idée : les housses de siège de la voiture sont resserrées avec un cordon bien trop long. Un coup de ciseaux (chut, faut pas le dire !) et le tour est joué. Plus tard, à partir de Swakopmund, une corde bien plus solide remplacera ce bricolage provisoire.
Pas mécontents de notre trouvaille, nous finissons par nous mettre en route pour une toute petite étape de 140 km et 2 heures jusqu'au Rostock Ritz Desert Lodge.
Pause règlementaire à Solitaire pour son fameux Strudel aux pommes qui ressemble davantage à un crumble (je m'y connais en desserts).
Il fait déjà 36 °, ça n'a pas l'air de gêner les animaux, particulièrement actifs sur le trajet : oryx, autruches, phacochères, springboks.
Les chevaux, quant à eux, restent bien sagement derrière la clôture à observer la circulation. Ils ne voient pas beaucoup de monde passer quand… tiens, un panache de poussière… v'la du monde !
Nous arrivons à destination à Rostock Ritz cinq kilomètres après avoir franchi l'entrée de la propriété qui s'étend sur 12 000 hectares. Construit sur une colline dominant le désert environnant, le lodge compte une vingtaine de chambres dans des bungalows en ciment et pierre en forme d'igloos. A première vue, pas le must au niveau architectural, mais la construction permet de garantir une relative fraîcheur et la chambre, bien que petite par rapport aux précédentes, est très fonctionnelle. Accueil charmant de la part de Lara et Walter (à qui je ne manque pas de passer un bonjour de la part de Pierre77).
Comme à chaque fois, nous testons la piscine avec très belle vue plongeante sur le désert, les chaises longues suspendues très confortables et le calme très appréciable tout en étudiant le trail à faire en fin d'après-midi.
Un petit recueil rassemble toutes les opportunités de randonnées entre 1 et 7 heures. Nous choisissons Rambler's Trail, 8 km, 3 heures. Nous partirons à 16 heures.
Le sentier suit une crête en ménageant de beaux points de vue sur le désert…
… à travers des amas de quartzite d'où émergent quelques Commiphora wildii.
Nous ne tardons pas à apercevoir très loin dans la plaine de nombreux troupeaux de zèbres de montagne (ou zèbres de Hartmann). La propriété en compte plus de 300.
Le zèbre de montagne de Hartmann est une espèce endémique. Il se distingue de son congénère, le zèbre de plaine de Burchell, par des rayures régulières et plus rapprochées, complètement noires et blanches. Son ventre est tout blanc et ses pattes sont régulièrement rayées jusqu'en bas.
Quand le sentier quitte la crête pour rejoindre la plaine, nous avons le plaisir de croiser la route des zèbres et d'assister à une joyeuse cavalcade. Sans doute commencent-ils à se diriger vers le point d'eau en contrebas du lodge.
La scène des zèbres au galop… comme si vous y étiez !
Un peu plus loin, ils s'arrêtent et ce sont eux qui nous regardent passer !
Instants magiques avant le retour sur un sentier facile juste avant le coucher de soleil.
Dernière rencontre avec un écureuil terrestre !
Pour le dîner, le restaurant à la carte va nous permettre une nouvelle dégustation de game. Nous avions déjà mis dans notre assiette du koudou et de l'oryx. Ce soir, c'est au tour de l'autruche !
Lion's Rock

Nord du Namib-Naukluft NP : des arches et des sculptures rocheuses
J8 : Samedi 10 novembre 2012
Les hurlements des chacals ont animé notre nuit et ce matin, c'est le braiement et le galop des… zèbres qui nous tirent du lit. En poussant le rideau alors que le soleil n'est pas encore levé, nous ne tardons pas en à distinguer plusieurs groupes, répartis sur toute la plaine, puis tout près, en contrebas de notre bungalow, un groupe de sept individus qui nous fixent. Qu'ils sont beaux !
Le lodge aurait tout aussi bien pu s'appeler Zebra Plain Lodge, en raison du grand nombre de ces ongulés présents sur ses terres.
Pour commencer la journée, une petite balade matinale avant le petit déjeuner est tout indiquée et même si le soleil est déjà levé quand nous démarrons, Sunrise Walk (3,5km/1 h 30) semble la mieux adaptée.
Elle débute comme hier par une grimpette vers la crête puis tourne vers le point de vue appelé "Lion King". Mais c'est quoi, ce Lion King ? Une forme rocheuse suggérant un lion, la gueule ouverte ? Non, tout simplement un promontoire rocheux dominant la plaine d'où l'on imagine bien le roi des animaux s'adresser à son peuple.
Puis, après avoir traversé les dunes et avant de revenir près du lodge, le sentier passe devant les écuries où Destiny, un bébé zèbre, recueilli il y a 6 mois, gravement blessé, a l'air de se plaire avec la harde de chevaux semi-sauvages.
La suite de la journée va consister à rallier Swakopmund mais à l'heure du petit déjeuner, nous hésitons toujours entre plusieurs options possibles pour ce parcours.
Il y a bien sûr la traditionnelle C 14 via Walvis Bay mais qui a la réputation d'être monotone. Comme alternative, j'avais étudié un détour via Mirabib pour lequel un permis est nécessaire, nous l'avons !
Mais finalement, c'est une troisième option qui occupe notre réflexion matinale.
Dans son roadbook, Caroline suggère de rejoindre, après le canyon de Kuiseb, la C 28 via des pistes transversales : un trajet plus long mais plus beau avec plus de chance de voir des animaux.
Finalement, en croisant les informations de notre carte papier, du guide LP et de Tracks4Africa, deux indications supplémentaires vont retenir notre attention : Rock Arch et Rock Sculptures, situés au nord de la C 28 et à l'intérieur du parc national du Namib-Naukluft.
Nous décidons donc d'adopter la suggestion de Caroline en y intégrant, si possible, ces deux points d'intérêt. Tout cela est donc encore loin d'être au point surtout que nous ne connaissons pas ni l'état des pistes dans le parc national, ni le temps requis pour ces fantaisies. Il est 10 heures du matin quand nous prenons la route, ce serait bien qu'on arrive à Swakopmund avant l'heure de fermeture de la réception de l'hôtel à 18 heures.
Le trajet commence sur la classique C14 via Gaub Pass puis Kuiseb Pass avant de franchir l'entrée du parc national du Namib-Naukluft. Les principaux axes traversant ce parc (C 14 et 28, D 1982 et 1998) sont autorisés à tous les véhicules. En dehors de ces axes, un permis est nécessaire. Nous l'avons, donc, tout va bien.
Car déjà une petite diversion s'offre à nous : un point de vue sur les dômes et vallons du Naukluft. Pour Hervé, l'occasion de s'essayer à un raidillon pendant que je me dégourdis les jambes. La pente à 30 %... très peu pour moi !
Peu après, on quitte définitivement la C 14 pour des pistes traversières censées être riches en animaux.
Un panneau en annonce d'ailleurs !
Des oryx ? Mais ouiiiii !
Au carrefour suivant… une girafe ? Oui, c'est bien une girafe… Tiens, pourtant aucun panneau ne l'indiquait ;-)
Je ne m'attendais pas à voir une girafe ici. Est-ce son habitat naturel ou a-t-elle été déplacée là pour la satisfaction d'un propriétaire ? En tout cas, c'est une belle surprise.
Une fois la C28 atteinte (il est déjà midi), nous la délaissons aussitôt pour nous enfoncer vraiment dans le parc national sur des pistes off road, étroites, cahoteuses, imprévisibles… Bref, nous sommes dans notre élément.
Quarante minutes plus tard, nous atteignons le lit de la rivière Tinkas et au milieu du désert, cette oasis est parfaite pour notre pique-nique.
Encore une heure de plus, sur une piste bumpy, very bumpy… avant de découvrir enfin la fameuse arche !
Malheureusement, deux familles sud-africaines y ont déjà installé leur campement, ce qui gâche un peu son image, mais elle est très belle malgré tout !
Malgré les 38 degrés ambiants, une petite exploration des alentours s'impose. L'endroit a l'air d'être très convoité pour le camping. Le deuxième site, sous une alcôve rocheuse, est, lui aussi, déjà occupé par un énorme camion tout terrain de marque MAN immatriculé en Allemagne portant la mention "Germany – Mongolia – China". Son propriétaire nous confie qu'ici c'est le meilleur site de campement de toute la Namibie. Nous voulons bien le croire et si nous avions eu un véhicule équipé camping, c'est bien là que nous aurions aimé passer la nuit.
Mais pour nous, il est temps de poursuivre, d'abord en rebroussant chemin jusqu'à Tinkas, puis en prenant la direction de Bloedkoppie. La piste est très rugueuse par endroits, il faut être prudent. Les kilomètres ne défilent pas vite mais les heures, elles, filent à toute vitesse. Il est 15 heures et si l'objectif est de rejoindre Swakopmund avant 18 heures, il serait temps d'abréger les arrêts.
Mais comment abréger quand on voit de tels paysages ! Sur des centaines de mètres à la ronde, des formations rocheuses alvéolées comme des nids d'abeilles !
D'autres évoquant des trous de gruyère !
Des cachettes, des cavernes, des labyrinthes… où l'on aimerait pouvoir se perdre si on avait davantage de temps ! D'ailleurs, un sentier balisé "Rock Sculptures Trail", donne accès à ce dédale (compter 4 à 5 heures).
A peine repartis, nous nous accordons un dernier arrêt (vraiment le dernier !) au pied du Bloedkoppie pour admirer deux jeunes arbres à carquois jumeaux… on ne peut pas manquer ça !
Puis, zou… il faut vraiment penser à rallier Swakopmund, nous sommes encore à plus de 100 kilomètres.
Heureusement, la dernière portion de piste entre Bloedkoppie et la C 28 permet d'accélérer la moyenne et une fois sur cette dernière, il suffit de laisser rouler jusqu'au bord de mer.
Au fur et à mesure de la perte d'altitude, la végétation se fait de plus en plus rare jusqu'à devenir sable et poussière. On pourrait se croire à l'approche d'Iquique au Chili, mêmes paysages, mêmes impressions.
Dans ce paysage lunaire, une plante millénaire arrive néanmoins à tirer son épingle du jeu : le Welwitschia mirabilis, j'aurai l'occasion d'y revenir plus tard. Quelques exemplaires sont visibles en bordure de la C28.
La température, elle aussi, va progressivement chuter jusqu' à 15 ° à l'approche de Swakopmund alors que nous ne tardons pas à pénétrer dans une épaisse couche de brouillard.
A 17 heures, nous arrivons à destination au Stiltz, un ensemble de 10 bungalows sur pilotis, au bord de la rivière Swakop et à côté de l'océan.
Avant toute chose, nous demandons à réserver un restaurant pour ce soir. Le Tug, le meilleur restaurant de poisson de la ville, est complet, samedi oblige. De tête, je me souviens que le Lighthouse figurait aussi sur ma liste, alors allons-y pour le Lighthouse. Autant le dire tout de suite, grosse bouffe ordinaire, adresse à ne pas retenir !
Maintenant parlons des choses agréables. Avant de nous tendre les clés, la réceptionniste nous précise qu'en raison d'une annulation, nous avons été surclassés. Très bonne nouvelle !
Alors que nous pénétrons dans la villa 2, voici ce que nous découvrons : Une villa sur deux niveaux de plus de 200 mètres carrés, 3 chambres, 2 salles de bains, 3 WC, un grand salon, une grande salle à manger, une terrasse, un escalier monumental… des tableaux, des objets décoratifs, des bouquets de fleurs… une vraie maison !
Nous n'en croyons pas nos yeux et faisons 10 fois le tour de la maison, complètement incrédules !
En tout cas, une journée qui nous aura réservé plein de belles surprises, tant du côté nature que du côté hébergement !
Rock Arch

De Swakopmund à Walvis Bay : entre flamants roses et otaries
J9 : Dimanche 11 novembre 2012
En jetant un coup d'œil par la fenêtre ce matin, force est de constater que le temps est fidèle à la réputation de la ville : gris, froid et brumeux. Alors autant rester encore un peu sous la couette. D'ailleurs, ici tout est prévu, le matelas du lit est chauffant, de quoi affronter les froides nuits hivernales. Néanmoins en novembre, nous n'avons pas eu besoin de cette option. Une bonne couette suffit.
En général, l'étape au bord de l'océan est consacrée à une ou plusieurs excursions. Les plus prisées sont les croisières en catamaran ou en bateau à moteur dans la lagune de Walvis Bay et/ou les tours en 4 x 4 dans les dunes de Sandwich Harbour ainsi que toute une série de variantes en mixant les deux.
Bof, tout ceci ne nous inspire pas vraiment, alors c'est par nos propres moyens que nous décidons d'explorer la région. Vers 9 h 30, cap sur Walvis Bay qui n'est qu'à une trentaine de kilomètres et à autant de minutes de notre pied à terre.
Déjà des flamants ainsi qu'une multitude d'oiseaux dans la baie.
Nous traversons les marais salants où la route devient une piste de sel qui finit… dans le sable ! Plus de véritable piste, plus d'indications, seulement des traces, beaucoup de traces ! Grâce au GPS, une direction cependant : celle de Pelican Point et de son phare !
Néanmoins un peu hésitants à ce stade du parcours, nous nous faisons rapidement doubler par le véhicule d'un TO qui accélère tout ce qu'il peut, sans doute pour nous semer. Sans se laisser impressionner, Hervé lui emboîte le pas - ou plutôt la roue - de façon à ne pas le perdre de vue. C'est plus facile avec un éclaireur !
Dans la précipitation, nous n'avons pas pris le soin de dégonfler les pneus. Le moteur peine un peu mais on y est arrivé.
Il est 11 heures. Le phare de Pelican Point est encore dans la brume mais déjà un espoir d'éclaircie s'annonce.
A gauche du phare, quelle est donc cette grande masse sombre nimbée de brouillard ? Mais oui, ce sont des otaries. La région est réputée pour accueillir l'une des plus grandes colonies d'otaries à fourrure du monde.
En poursuivant, nous constatons des groupes de cette taille tout autour de la pointe. Certains groupes font d'ailleurs bon ménage avec les flamants.
De tels rassemblements attirent aussi les prédateurs comme ce chacal à chabraque qui attend tranquillement l'heure de son déjeuner.
Entre le phare et les salines, le retour se fait par une légère variante avant de rejoindre la trace initiale et sans oublier de dégonfler les pneus… c'est quand même plus facile ainsi.
Au sud de Walvis Bay, un autre site n'a pas manqué d'attirer notre attention : Sandwich Harbour, un ancien port baleinier aujourd'hui sanctuaire naturel protégé abritant jusqu’à 250 000 oiseaux migrateurs et, en particulier, 40 % des flamants roses d’Afrique australe. Uniquement accessible par une piste de sable difficile, il est quasiment impossible de s'y rendre seul.
Alors, est-ce que nous avons tenté ? Cela nous a bien titillé, mais non !
Par conséquent, la suite de la journée s'est passée à Swakopmund avec une grande balade à pied par la plage jusqu'à l'embouchure de la Swakop où une lagune donne à voir, là aussi, canards, flamants, pélicans, cormorans, mouettes, échassiers, et autres oiseaux.
C'est aussi l'occasion d'observer la végétation unique de cette côte. Ici Dollar Bush (Zygophyllum stapffii) et Psilocaulon
Fin de la balade sur la jetée avec une vue sur la ville devant une mer démontée et sous un ciel à nouveau couvert. On s'imaginerait être dans une ville balnéaire du Nord ou de la Baltique !
Pour couronner cette journée en beauté, rien de mieux qu'un excellent dîner de poisson au Tug. Adresse à retenir !
Nous avons vraiment apprécié cette étape au bord de l'océan malgré les basses températures. Bien au contraire, cette fraîcheur nous a permis de souffler un peu après la chaleur torride du désert. Pourtant, demain, on y retourne !
Flamants roses à Swakopmund

Du désert de Moon Valley au fouillis rocheux du Spitzkoppe
J10 : Lundi 12 novembre 2012-12-15
Avec toutes les otaries vues hier, le détour prévu aujourd'hui à Cape Cross ne se justifie plus. Nous avons donc le choix, soit d'aller directement à Spitzkoppe, soit de flâner en route.
Flâner nous convient ! C'est pourquoi, nous prévoyons un passage par Welwitschia Drive, un itinéraire permettant de découvrir Moon Landscape et surtout les plus gros spécimens de cette plante étrange qu'est la Welwitschia mirabilis. Un permis est nécessaire car la piste traverse une nouvelle fois l'extrémité du Namib-Naukluft NP.
A distance de la côte, nous espérions retrouver rapidement le soleil mais il a bien du mal à percer et c'est sous un ciel laiteux que nous découvrons les premiers reliefs de cette vallée lunaire, qui nous rappelle beaucoup la vallée chilienne de la Muerte.
Un petit sentier permet de dominer ces collines et vallées érodées par les rivières Swakop et Khan.
Plus loin, on découvre une curieuse cascade de roches, en fait, un filon de dolérite noire.
Dans ce désert de sable et de pierre où l'on imagine que rien ne pousse, l'on peut faire, malgré tout, d'intéressantes découvertes botaniques.
D'abord les plus importants champs de lichens foliacés du monde. Contrairement aux "crustacés" qui se développent sur un support, les foliacés s'en écartent et présentent un aspect touffu.
Et bien sûr, parmi les nombreuses curiosités végétales de Namibie, l'extraordinaire Welwitschia mirabilis ! Plutôt laide, cette espèce végétale apparentée aux conifères fait preuve d'une remarquable adaptation à son environnement, sa principale source d'humidité étant le brouillard. Plants femelles et plants mâles diffèrent : les premiers ont des cônes plus grands de couleur jaune-brun, renfermant des graines alors que les seconds ont des cônes plus petits de couleur saumon.
La Welwitschia mirabilis croît lentement et l'on estime que la plupart des spécimens de taille moyenne ont 1 000 ans d'âge. Les plus gros spécimens peuvent atteindre 2 000 ans. Enfin, cette bizarrerie de la nature a pour principal habitant une punaise, suceuse de sève, appelée en anglais "push-me-pull-you bug" car mâles et femelles s'accouplent dos à dos.
Mais curieusement, dans ce désert si paisible, il semble régner aujourd'hui une certaine fébrilité. Il y a l'air de se passer quelque chose d'inhabituel. La preuve ? Ici, une antenne de télécommunications en train d'être dressée, là des panneaux interdisant l'accès de certaines pistes secondaires sous le motif "Drilling in progress", plus loin un défilé de camions chargés de fûts à contenu explosif. Sans compter, la question mystérieuse que nous ont posée deux touristes allemands : "Did you see the drills ?"
Mais qu'est-ce qui se trame ?
Nous ne tardons pas à avoir la réponse. Alors que nous pique-niquons tranquillement dans l'oasis de Goanikontes, nous assistons d'abord à un interminable défilé de véhicules, des camionnettes de sécurité aux ambulances… jusqu'à ce qu'apparaisse cet étrange véhicule tout droit sorti d'un film fantastique, bientôt suivi par d'autres tout aussi loufoques.
Manifestement l'endroit est dédié au tournage d'un film. Plus tard, nous apprendrons qu'il s'agit de Mad Max 4 !
Après ce petit divertissement, nous finissons de traverser les plaines lunaires du Dorob NP avant de rejoindre la route B 2 goudronnée, le long de laquelle fleurissent bon nombre d'installations minières. Trafic soutenu sur cet axe important !
Cent vingt kilomètres avant notre destination, on commence déjà à apercevoir la silhouette pointue du Spitzkoppe. Tel un mirage, le sommet domine du haut de ses 1728 mètres les plaines poussiéreuses du sud du Damaraland, ce qui lui a valu le surnom de "Cervin d'Afrique".
Au pied du massif, nous emménageons dans un bungalow rudimentaire. De l'extérieur, c'est plutôt sympa. A l'intérieur, c'est vraiment très basique mais comme on le savait… et puis, quand on ne campe pas, c'est le seul moyen de pouvoir passer une nuit sur le site. Toilettes sèches, douches chaudes partagées, mais comme nous sommes les seuls occupants des bungalows, nous avons toutes les commodités pour nous tout seuls.
Et puis, le must ici, c'est le décor absolument exceptionnel alors ne perdons pas de temps et allons immédiatement le découvrir.
Il est 16 heures, le ciel couvert nous (protège) de la chaleur et contrarie les premières prises de vues.
Rock Bridge dans la grisaille !
Quand Monsieur n'a pas l'appareil photo en mains, voilà ce que lui inspirent tous ces boulders !
Soudain, un rayon de soleil dans un ciel de plus en plus chargé alors que nous nous apprêtons à voir le site de pétroglyphes de Small Bushman's Paradise.
Puis un espoir d'amélioration en approchant de Boxing Glove !
Le temps de faire tout le tour du massif pour accéder à la partie nord (la partie centrale est inaccessible car clôturée), les nuages ont eu le temps de se disloquer. Alors peut-être aurons-nous un beau coucher de soleil ?
Face nord du Spitzkoppe dans une belle lumière ! Et une arche rocheuse de plus !
Une heure avant le coucher de soleil qui s'annonce maintenant sous les meilleurs auspices !
Pour en profiter pleinement, nous revenons un peu sur nos pas pour ne pas être trop loin, une fois le soleil couché. Notre perchoir près du campsite 11 est idéal.
19 heures, dernières lumières… 19 h 15, dernier rayon sur le Klein Spitzkoppe ! 19 h 20 : la montagne rougeoie !
Le spectacle est terminé. Nous rentrons à la nuit presque tombée dans notre cabanon pour une petite dînette sous les étoiles. Encore une magnifique journée !
Arche au Spitzkoppe

Spitzkoppe encore : du pied des Pontok Mountains au Bushman's Paradise
J 11 : Mardi 13 novembre 2012
Ciel flamboyant au réveil : rien de tel pour nous faire lever d'un bond !
Un tel décor nous donne bien envie de prolonger d'une matinée notre séjour au Spitzkoppe. En effet, rien ne presse, nous n'avons que deux heures de trajet pour rejoindre le Brandberg.
Car j'ai une idée qui me trotte dans la tête, soufflée par Karin15 : trouver son "secret garden" sur les pentes des Pontok Mountains. A part quelques éléments succincts, je n'ai ni préparé l'itinéraire, ni localisé l'accès, ni même le massif.
C'est donc avec beaucoup d'empressement que nous soumettons nos quelques indications au manager que nous croisons au petit déjeuner.
A partir de ces informations, le manager nous désigne le massif derrière nous ainsi que la crête à atteindre, quelque part entre entre les Pontok 2 et 3. Ah ! Oui ? Il va falloir monter là-haut ?
L'homme nous conseille de faire l'ascension en compagnie d'un guide, solution qu'Hervé approuve immédiatement. Mais quand on s'adresse à la réception du camp, on nous répond qu'il faudrait faire venir le guide du village, ce qui nécessite un certain délai. Je proteste, je veux pouvoir démarrer tout de suite, puisque nous sommes prêts et qu'il ne fait pas encore trop chaud.
"Pas de problème", nous répond le ranger qui ajoute qu'il va nous accompagner jusqu'au trailhead, nous indiquer la direction et qu'ensuite il suffit de suivre les cairns.
Aussitôt dit, aussitôt fait ! Le gars suggère qu'on prenne notre véhicule jusqu'au lieu de départ. C'est lui qui conduit, moi je grimpe sur les genoux d'Hervé (pour cause de simple cabine !).
Il nous laisse sur la première pente rocheuse (et retournera à pied) après avoir fixé ensemble un horaire de retour. Il est 8 heures. Si à midi nous ne sommes pas revenus, il engagera notre recherche.
Alors voilà, il n'y a plus qu'à grimper là-haut. A première vue, cela a l'air simple mais en réalité, le terrain est un fouillis rocheux inextricable dans lequel il est bien difficile de repérer des cairns et de distinguer cette rampe principale décrite par Karin.
La progression lente et fastidieuse est plus proche du scrambling et même si a priori, ce n'est pas réellement dangereux, c'est tout de même stressant par endroits.
Heureusement le décor est à la hauteur de la difficulté. Arbre à beurre ou Cyphostemma currorii… magnifique ! Détail de l'arbre à beurre Arbre à carquois Des formes rocheuses extraordinaires, type "cracked egg"
Néanmoins, malgré la mise en garde de Karin, nous nous sommes laissés dévier par deux fois de la rampe principale pour nous retrouver au pied de voies d'escalade verticales. Il est tout bonnement impossible de distinguer les séries de cairns indiquant la voie principale ou celles indiquant les voies secondaires.
La vue est alors encore plus grandiose, mais l'erreur nous coûte à chaque fois beaucoup d'énergie !
Alors quand nous nous retrouvons une troisième fois dans une impasse, bloqués par un rocher sur une barre très inclinée, nous préférons ne pas tenter le diable et faire gentiment demi-tour.
Notre quête du jardin secret s'arrête là, après 188 mètres de dénivelé et deux heures aller-retour.
Un dernier coup d'œil au cours de la descente !
A 10 heures, nous sommes de retour à la voiture, ce qui nous laisse le temps de pousser jusqu'à Bushman's Paradise.
Grâce à une chaîne métallique, nous gravissons ses pentes de granit avant d'accéder à un plateau parsemé de boulders aux formes originales. Le terrain de jeu d'un géant ?
Attention à boule ;-) Voici les quilles !
L'arrivée se fait dans une cuvette de verdure abritant des peintures rupestres réalisées par les Bushmen il y a … ans. Malgré les dégradations subies, il reste quelques scènes remarquables.
La matinée a été bien remplie. Nous franchissons finalement la guérite de sortie du parc peu avant midi, histoire de rassurer le ranger sur notre retour, sains et saufs. Ouf !
Deux heures plus tard, nous arrivons en vue du Brandberg, un massif de granit dont le nom signifie "montagne de feu" et dont le sommet du Königstein (2 573 mètres) est le point culminant du pays. Néanmoins, sa célébrité tient davantage à ses pétroglyphes, notamment la fameuse "White Lady".
La température frise les 42 ° alors la Dame blanche, ce sera pour demain matin.
Dans l'immédiat, nous prenons pension au Brandberg White Lady Lodge. Dans le lit de la rivière Ugab, le lodge propose, outre un camping, 15 chambres au confort simple dans un style sans prétention. Nous voilà prévenus !
Mais comme il n'y a pas beaucoup de monde au lodge, la patronne nous laisse le choix entre une chambre basique pourvue d'un ventilateur (c'est ce qui était prévu pour nous) ou un petit chalet indépendant, certes sans ventilo, mais naturellement aéré et plus agréable. Nous partons visiter les deux et préférons de loin le chalet (n°7)… bénéficiant une fois de plus d'une forme de surclassement ;-)
Après avoir crapahuté toute la matinée et sous plus de 40 degrés, à part la baignade, il n'y a rien de raisonnablement envisageable pour la fin de l'après-midi. Alors vive la piscine !
Butter Tree au Spitzkoppe

Du Brandberg à Twyfelfontein : off road à la recherche des animaux sauvages
J12 : Mercredi 14 novembre 2012
6 heures : déjà debout pour assister au lever du soleil sur le massif du Brandberg, un peu surpris par la fraîcheur matinale. Petite laine indispensable.
7 heures : les premiers au petit déjeuner et avant 8 heures, les premiers au check-out !
Sans doute les autres clients ont-ils retenu l'excursion à la recherche des éléphants du désert, le camion est déjà prêt. La patronne nous précise, à ce propos, qu'un groupe de pachydermes a été repéré en aval de la rivière. Pourquoi ne nous l'a-t-on pas proposé ? Peut-être parce qu'il n'y avait plus de place ?
Bon, tant pis pour les éléphants ! Notre projet, ce matin, consiste à rendre visite à la Dame blanche du Brandberg (White Lady).
A 8 h 15, nous sommes déjà devant la guérite d'entrée du site. La balade étant obligatoirement guidée, c'est Justus qui nous accompagne. Pour y accéder, le sentier remonte le ravin de Tsisab, dévoilant des pentes rocheuses aux couleurs mordorées d'où émergent des bouquets d'arbres épars.
Côté flore, cette jolie Cleome angustifolia que Justus appelle Butterfly Flower.
Côté animaux, le guide nous montre des traces de léopards, de chacals et de babouins mais les animaux que nous verrons en réalité seront de plus petite taille.
Ressemblant à des marmottes, les damans vivent en groupes dans les rochers, se nourrissent d'herbe ou de feuilles et ont besoin de très peu d'eau pour survivre.
Ils urinent toujours tous au même endroit, dans des latrines.
Quant au lézard agame des rochers, la couleur bleue de son corps et la couleur orange de ses pattes et de sa queue indiquent que c'est par amour qu'il s'est ainsi paré.
Justus marche d'un bon pas et au bout de 3 km, nous arrivons à la grotte abritant des pétroglyphes vieux de 2 000 à 5 000 ans.
La fameuse peinture rupestre de la Dame blanche représente un étrange cortège de chasse dans lequel le personnage principal tient d'une main quelque chose qui ressemble à une fleur ou à une plume et de l'autre un arc et plusieurs flèches.
Une première étude (Abbé Breuil, 1946) a affirmé que ce personnage était vraisemblablement une femme de race blanche, crétoise ou égyptienne.
Depuis, cette hypothèse n'a pas été validée. Les chercheurs actuels pensent que la Dame blanche serait plutôt un garçon San dont le corps a été enduit d'argile dans le cadre d'une cérémonie d'initiation.
Hervé a lui aussi son idée, déformation professionnelle oblige : pourquoi ce serait-ce pas une personne (homme ou femme) noire souffrant d'une maladie de peau, le vitiligo ? D'ailleurs Justus lui-même en a quelques plaques sur le visage. Le débat est ouvert !
Retour au parking à 10 h 30 (compter 1 h 30 à 2 heures selon le temps accordé aux peintures). Visite très intéressante et balade agréable !
Deux heures et un peu plus de 100 kilomètres nous séparent de Twyfelfontein alors pourquoi ne pas envisager un petit détour pour tenter de voir des éléphants du désert ! Idée immédiatement adoptée !
Dans cet objectif, nous abandonnons l'itinéraire prévu via Soris-Soris pour prendre la direction de l'Ugab River avec un nouveau passage à proximité de White Lady Lodge.
Les éléphants ont été repérés en aval, il faudrait donc rouler vers l'ouest dans le lit asséché de la rivière. Mais une fois devant la rivière, Hervé hésite, trouvant le trajet trop risqué (sable mou +++). Tant pis pour les éléphants, continuons. Mais déjà, il regrette et un peu plus loin tourne à gauche sur une piste qui rejoint le lit du cours d'eau puis le traverse à plusieurs reprises. Avec un peu de chance, on pourrait tomber sur ces fameux éléphants !
D'ailleurs, on imagine fort bien toute une troupe de pachydermes avançant à la queue leu leu et dans la poussière, pour aller s'abreuver dans cette vallée verdoyante que l'on commence à voir apparaître devant nous ! Comme dans le Livre de la Jungle !
Mais à part une gardienne de chèvres et son troupeau, personne !
A ce stade, le GPS recalcule le trajet. Nous voilà donc avec une nouvelle feuille de route qui va nous réserver bien des surprises.
La piste commence à s'éloigner de la rivière Ugab pour s'enfoncer dans des paysages arides à souhait.
Le sable blanc dans le lit de la rivière se teinte progressivement de rose à l'approche de dunes pétrifiées. Le GPS confirme la réalité du terrain, "two spoors/sand" prévient-il.
Pour avancer dans le sable de plus en plus profond, il n'y a pas d'autre moyen que de pousser le moteur au grand effroi d'une autruche, obligée de piquer un long sprint en montée pour nous fuir. La pauvre !
Pensant que le passage dans le sable serait bref, nous espérions faire l'économie du dégonflage des pneus mais à ce stade, impossible de s'en passer. Le véhicule se conduit mieux mais la partie est encore loin d'être gagnée.
Devant nous, on ne voit pas la fin d'un double ruban de sable rouge. Au milieu de nulle part, je m'inquiète régulièrement de la tournure que prend le parcours et surveille attentivement le GPS, espérant pouvoir rejoindre les pistes classiques à la première occasion. Mais visiblement, c'est le contraire.
Tiens, des vestiges de présence humaine ! Vestiges seulement… car de présence humaine, point, depuis ce matin.
Avec une nouvelle rivière, Goantagab River, on n'est pas prêts de sortir du sable. Mais au moins avons-nous une nouvelle chance de rencontrer les éléphants du désert… d'autant que le passage dans le lit asséché de la Goantagab est très long.
Chouette, voilà déjà des girafes !
Puis des oryx, des springboks, des babouins, des zèbres de montagne, des koudous, un serpentaire ! Mais que cette vallée est riche en animaux ! Certes le parcours est long (il est déjà 13 h 30) mais que de rencontres ! L'Afrique sauvage dans toute sa splendeur !
Il ne manque plus que les éléphants !
Ah, cette fois-ci, ils ne devraient pas être loin ! Crottes encore toutes fraîches droit devant !
Mais quand on finit par quitter le lit de la rivière, il faut se faire une raison et dire adieu aux éléphants !
Après le sable, voilà que la piste devient pierreuse en traversant de vastes étendues de mesas et de plateaux.
En débouchant au pied de la Red Mountain, nous n'en croyons pas nos yeux ! Voici qu'apparaît devant nous un rhinocéros … noir, en plein milieu du Damaraland, en dehors de toute réserve ou de tout parc national. Nous sommes alors à 40 km de Twyfelfontein.
La photo prise de loin n'est pas extraordinaire mais la rencontre est tout simplement incroyable. Exceptionnelle… rare, diront les spécialistes.
Nous tentons bien une petite approche - en véhicule, pas à pied ;) - mais quand on sait qu'une bête de cette taille peut faire près d'une tonne, que sa corne peut faire 80 à 150 cm, qu'elle peut atteindre une vitesse de 55 km/h et courir pendant 10 km, il vaut mieux ne pas insister !
Une fois à distance du rhino, nous prenons le temps de contempler ces montagnes violacées.
La zone que nous traversons ensuite est particulièrement difficile. Le GPS annonçe "Serious 4WD needed". Espérons que notre suspension et nos pneus soit suffisamment robustes pour supporter les bonds que lui inflige le terrain. A suivre !
Soulagement provisoire quand nous arrivons à proximité de Burnt Mountain. Après un dernier franchissement scabreux, la piste se transforme en autoroute (ou presque) pour les dix derniers kilomètres. Ouf !
A 15 h 30, nous sommes accueillis au Camp Kipwe, un ensemble de 8 bungalows en pierre et argile, parfaitement bien intégrés aux boulders environnants. Grande chambre, climatisation, belle salle de bains sous les étoiles. Assurément, c'est bien plus qu'un camp !
Pour supporter les 40 degrés ambiants et nous relaxer après cette journée si intense, nous courons faire trempette dans la Rock Pool… très cool !
Alors que nous lézardons au bord du bassin, un employé s'enquiert de trouver le propriétaire du véhicule immatriculé "N108275W" car ses pneus sont à plat. 108275 ? Mais c'est nous et si les pneus ont l'air dégonflés, c'est sans doute parce qu'on n'a pas encore pris le soin de les regonfler à l'issue de cette journée !
Erreur, les pistes off road, ça ne pardonne pas ! Diagnostic : un pneu déchiré et non réparable (le gars changera la roue). Heureusement que nous avons opté pour l'assurance "Super Cover".
L'esprit tranquille, nous continuons à profiter de la soirée au belvédère aménagé par le lodge. Apéro et snacks sur fond de soleil couchant avant de déguster le meilleur filet d'oryx du séjour !
Une journée exceptionnelle ! La rencontre avec ce rhinocéros noir sauvage vaut bien celle d'un troupeau d'éléphants ! Dans la famille des Big Five comprenant le lion, le léopard, le buffle, le rhinocéros noir et l'éléphant, nous sommes ravis d'avoir déjà mis à notre actif le quatrième de la liste.
Un rhinocéros noir en plein milieu du Damaraland... rencontre rarissime 🙂!

De Twyfelfontein à Grootberg : Rock Art, Burnt Mountain et Organ Pipes
J13 : Jeudi 15 novembre 2012
Un nouveau parcours off road de prévu ? Si l'on s'écoutait, on ne dirait pas non, car on a vraiment adoré notre journée d'hier. Mais n'ayant plus qu'une seule roue de secours, ce ne serait pas raisonnable. Le parcours sera donc (très !) classique aujourd'hui !
Dès 8 h 30, nous sommes devant l'entrée du site d'art pariétal de Twyfelfontein, mais ni les premiers ni les seuls. Des cars de touristes stationnent déjà sur le parking.
La visite de ce parc national, classé au patrimoine mondial de l'UNESCO, se fait en compagnie d'un guide. Compter 1 h 30 à 2 heures.
En dehors d'une horde de visiteurs, nous arrivons à l'accueil en même temps qu'un couple d'Allemands octogénaires accompagnés de leur fils quinqua. Pensant sans doute que nous étions ensemble, le guide nous réunit pour une visite commune.
A la première intersection, il propose deux options : soit une boucle facile par Lion Man's Trail (45 minutes) ou un parcours un peu plus engagé en enchaînant Dancing Kudu's Trail et Lion Mans' Trail (1 h 30). Nous, on se verrait bien faire les deux mais les octogénaires ?
Afin d'harmoniser nos souhaits respectifs, le gars propose de commencer par Lion Man, on verrait ensuite pour le Kudu. C'est d'accord !
Avec tous ces amas de grès rouge piquetés de bouquets d'herbe séchée, le cadre est somptueux ! Pas étonnant que ce matériau rocheux ait inspiré des artistes il y a quelques milliers d'années !
Contrairement à d'autres sites, ici, il ne s'agit pas de peintures mais de gravures, réalisées dans la roche à l'aide de burins de quartz. Les plus anciennes ont été faites par les Bushmen il y a plus de 8 000 ans. Elles représentent essentiellement les animaux du Damaraland, principal gibier des chasseurs-cueilleurs de l'époque.
En fonction des différences de couleur et d'usure, les chercheurs ont néanmoins distingué six époques de réalisation.
Ces gravures-ci font sans doute partie des plus anciennes !
Celle-là en revanche a l'air plus récente, vu le style du trait et surtout la présence d'animaux comme otaries et baleines.
Il est d'ailleurs reconnu que certaines gravures ont de toute évidence été réalisées par des copieurs au XIXème siècle.
C'est pour cette raison que l'ensemble nous laisse un peu sur notre faim, surtout que nous nous trouvons vite pris en sandwich entre deux grands groupes de touristes bruyants et pressés.
Nos compagnons de visite nous quittent à l'issue de la première boucle, la dame a l'air complètement exténuée. Le parcours fait moins de 2 km mais dans un terrain rocailleux et en montée.
Quant à nous, nous espérons échapper aux groupes et nous retrouver enfin tranquilles sur le sentier du koudou dansant. Bien joué !
La variante nous permet non seulement d'approcher des formations rocheuses remarquables mais aussi des peintures rupestres d'une grande finesse.
Nous finissons par la gravure – sans doute la plus ancienne au vu de la patine - qui a donné son nom au trail : "Dancing Kudu"... remarquable !
C'est ainsi que se termine notre visite mais avant de quitter définitivement Twyfelfontein, nous prenons le temps de faire un saut à Organ Pipes puis à Burnt Moutain. Organ Pipes ou "tuyaux d'orgue"… des colonnes de dolérite hautes de quatre mètres formant un mur de 100 mètres de long !
Burnt Mountain ou "montagne brûlée"… dans un paysage de désolation, un amas de scories semblant avoir été exposées au feu (oxydes de fer, de manganèse…).
On a maintenant bouclé le tour de Twyfelfontein. Il est temps de rejoindre notre lieu d'étape suivant, le Grootberg Lodge, 120 km. Encore une petite étape mais c'est promis, aujourd'hui, pas de fantaisie, ce sera un parcours direct… ou presque. Et pourquoi pas la rencontre tant attendue avec les éléphants du désert ?
Vingt kilomètres avant l'arrivée, nous nous accordons un petit détour par Palmwag, histoire de prendre du carburant ainsi que des renseignements sur les conditions d'accès à Palmwag Day Visitor Area (pour demain). Pour y accéder, il faut franchir la Ligne rouge, une barrière de contrôle vétérinaire, séparant les fermes d'élevage de bétail du Sud de l'agriculture vivrière du Nord. En guise de contrôle vétérinaire, nous avons juste droit à un contrôle des passeports, avec le sourire ! Deuxième passage au retour moins d'une demi-heure plus tard pour poursuivre vers Grootberg.
Alors que la piste commence à grimper, passant de 970 mètres dans la plaine de Palmwag à 1548 mètres au col du Grootberg, un panneau ne va pas manquer de susciter notre intérêt. Nous restons en alerte !
Mais à part le dos d'un bœuf gris que j'ai confondu avec celui d'un éléphant, pas le moindre pachyderme à l'horizon… alors que nous atteignons la barrière d'entrée du lodge.
Nous ne sommes pas arrivés pour autant, car l'hôtel est situé 65 mètres de dénivelé plus haut. Après inspection de notre véhicule, le gardien estime que nous devrions être en mesure de grimper la pente d'accès au lodge de plus de 30 %. Tout doucement, en vitesse courte, différentiel bloqué… très impressionnant !
Sur une propriété de 12 000 ha appartenant à la communauté locale Khoadi/Hoas, Grootberg Lodge propose 11 bungalows en pierre et toit de chaume offrant une vue plongeante sur les plaines du Damaraland. Nous y avons prévu deux nuits. Un lieu qui serait idéal si l'accueil était moins nonchalant et le service moins approximatif. Autre bémol : sous prétexte de lions sur la propriété, aucune activité n'est possible sans être accompagné. Un peu frustrant pour nous !
Mais en dehors de cela, l'emplacement est vraiment exceptionnel et la vue incomparable !
Par conséquent, à défaut de se balader, on profite de la vue et accessoirement de la piscine, bien qu'à cette altitude ce ne soit pas la grande chaleur.
Burnt Mountain

Safari dans la concession de Palmwag
J14 : vendredi 16 novembre 2012
Comme le Grootberg Lodge n'offre aucune activité non guidée, nous avons décidé de passer la journée à l'extérieur, plus précisément à Palmwag Day Visitor Area qui n'est qu'à 25 km de notre hébergement.
La concession se parcourt en self drive, ce qui nous convient parfaitement. Les permis s'obtiennent à l'entrée de la concession (200 N$ pour 2, véhicule compris).
Un peu avant 9 heures, nous nous présentons au portail de l'entrée sud après avoir franchi une nouvelle fois la barrière vétérinaire où le contrôleur nous a reconnus. On nous remet un plan avec les différents points de vue et points d'intérêt.
C'est parti ! Dès la première intersection, nous avions l'intention de tourner à gauche pour une petite boucle traversant la rivière qui, vu son nom de Leopard Drive pouvait laisser espérer une possible présence de léopards. Mais le passage du cours d'eau sur des dalles rocheuses nous paraît trop scabreux… cette première difficulté laisse présager un parcours plutôt engagé.
A défaut de la piste du léopard, on se contente du point d'intérêt I-5 "Twee Palms", une très belle oasis avec, en aval, un joli bassin creusé par la rivière et, en amont, les fameux Twee Palms, des palmiers jumeaux au cœur d'un canyon de grès rouge.
Une heure est nécessaire pour rejoindre le point d'intérêt suivant I-6, Van Zyl Gat. On roule au pas, la plupart du temps en seconde, à une vitesse comprise entre 5 et 20 km/heure. Sans compter qu'en cours de trajet, on ne résiste pas aux arrêts nécessaires pour observer les animaux. A quand la rencontre avec les éléphants ? En attendant, voici déjà une maman zèbre et son petit !
Si la conduite est délicate en raison de la nature du terrain, il n'y a en revanche aucune difficulté à se repérer, tout est parfaitement bien indiqué.
Vers 10 h 30 (soit 1 h 30 après l'entrée), nous atteignons le cul-de-sac de Van Zyl Gat, très curieux de savoir ce que cachait cet endroit. Une petite exploration à pied s'impose.
Nous découvrons alors un long défilé profond creusé par l'Uniab River où semblent nicher de nombreux oiseaux. D'ailleurs, un héron en a fait son territoire.
Après Van Zyl Gat, il faut revenir sur nos pas avant de nous diriger vers le point d'intérêt I-4. Les oryx sont nombreux à cet endroit mais dès qu'on s'arrête, ils se dépêchent de nous tourner le dos, prêts à se sauver. Avec leur paire de cornes très droites et leur face noire et blanche, ces antilopes sont vraiment magnifiques.
Il est 11 h 30 (2 h 30 après l'entrée) quand s'on approche de Kawaxab (I-4). Avec un nom pareil, à quoi faut-il s'attendre ? A notre grande surprise, dans cet environnement rocailleux, nous trouvons un canyon étonnamment vert ainsi qu'une cascade alimentant un bassin naturel aux eaux claires invitant à la baignade. Quel dommage, nous n'avons pas nos maillots.
En prenant un peu de hauteur au point de vue immédiatement voisin (V5), nous dominons une vaste plaine où la rivière Uniab et ses affluents ont créé des îlots de verdure dans cette immensité de poussière et de cailloux : un environnement tout à fait propice à abriter des animaux !
Si vous regardez bien, vous allez distinguer une famille girafe que nous apercevons depuis notre poste d'observation.
En traversant la plaine, nous ne tardons pas à croiser leur route. Quel spectacle attendrissant ! Mais toujours pas d'éléphants !
Dans l'immédiat, voici un "grand koudou"… très peu farouche, parfaitement reconnaissable à ses grandes cornes torsadées en spirale. Les femelles et leurs petits sont un peu plus loin, à l'ombre d'un mopane.
Puis, tout d'un coup, à force de les désirer… voilà bien des éléphants ! Ils sont deux. Ils sont un peu loin, on en profite pour faire une pause prolongée pour les observer longuement tout en grignotant quelques gâteaux secs. Il est presque midi.
Comme ils n'ont pas l'air de vouloir se rapprocher, nous finissons par poursuivre. A l'intersection suivante, nous prenons à droite "Rhino Drive", espérant renouveler notre expérience récente et mettre à notre actif une deuxième rencontre de rhinocéros. Mais on n'est pas gagnant à tous les coups et on a beau balayer du regard les vastes étendues de la concession, côté rhino, on restera bredouilles. Beaucoup d'autres animaux en revanche : des zèbres de montagne et encore des girafes et des oryx.
Le point d'intérêt I-1 ou Awaxas marque la fin de la visite. Dernier panorama sur un désert de pierrailles laissant place à l'arrière-plan à un filet de verdure sur fond de massifs montagneux.
En tout, un parcours d'une quarantaine de kilomètres à peine, mais ayant nécessité plus de quatre heures. Beaucoup d'animaux, des paysages étonnants et en dehors des gardiens, pas un seul humain. Avant de sortir de la concession, nous vérifions néanmoins l'état des pneus (ouf, tout est OK) car le terrain était vraiment difficile.
Une demi-heure plus tard, nous passons le portail Nord avant de franchir une nouvelle fois la barrière vétérinaire. On ne nous contrôle même plus tellement on est connus et on nous demande si on reviendra demain. Non demain, on quitte définitivement la région en direction du parc national d'Etosha.
Dans l'immédiat, retour au Grootberg Lodge et deuxième nuit sur place.
Palmwag

Etosha Ouest : l'arche de Noé d'Okaukuejo
J15 : Samedi 17 novembre 2012
Aujourd'hui, entre Grootberg et le parc national d'Etosha, nous allons faire une de nos plus longues étapes, soit 260 km que nous parcourrons en 4 heures. Le trajet se fait essentiellement sur des voies asphaltées à l'exception d'un raccourci en terre permettant de relier plus rapidement la C 40 à la C 38… une piste toute droite à l'exception de trois virages à angle droit où, selon la loi de Murphy, on ne manque pas de croiser les trois seuls véhicules du parcours !
Arrivée à l'entrée Sud du parc vers 13 heures, enregistrement, puis poursuite jusqu'à Okaukuejo Restcamp, 17 km plus loin. Là, nous payons les droits d'entrée du parc national pour trois jours avant de prendre possession de notre chambre pour une nuit.
Datant de 1955, Okaukuejo est le plus ancien camp gouvernemental d'Etosha. Comme beaucoup de lieux d'hébergement dans des parcs nationaux ailleurs dans le monde , il est très vaste et offre toute la gamme de confort, de l'emplacement de camping au chalet de luxe en passant par le bush chalet, le family chalet et la chambre double. Sans parler des boutiques, station essence, piscine, restaurant… Bref, il ne faut pas chercher la confidentialité mais d'autres avantages que nous ne tarderons pas à découvrir.
De l'extérieur, les bâtiments (ancien casernement) abritant les chambres doubles ne paient pas de mine mais l'intérieur, fraîchement rénové, est plutôt mignon. La salle de bains est de belle taille, surtout par rapport à la chambre, toute petite. Malgré ce défaut, elle offre deux avantages indéniables : un frigo et surtout la climatisation, bienvenus quand on sait que la température extérieure affiche 38 ° C en ce début d'après-midi.
Après un pique-nique sous la clim', un plouf dans la piscine, à 15 h 30, nous sommes prêts pour notre première exploration du parc.
Quelques mots sur le parc national : L'Etosha National Park (23 000 km2) se range parmi les plus belles réserves naturelles de la planète. Son nom signifiant "grand endroit blanc d'eau asséchée" lui vient de l'Etosha Pan, un immense désert salin de plus de 5 000 km2 qui se transforme en lagune à la saison des pluies et qui abrite, dans les plaines et le bush environnants, une faune très diversifiée. Contrairement à d'autres réserves africaines que le visiteur doit sillonner des journées entières à la recherche d'animaux, à Etosha, ils viennent, paraît-il, à vous… ou presque !
Autre facilité : pendant la saison sèche, les animaux se regroupent autour des points d'eau. Il suffit donc de se garer près de ces endroits stratégiques et d'attendre qu'ils se présentent, non pas isolés mais par dizaines ou centaines, paraît-il.
C'est tout cela que nous sommes prêts à aller vérifier !
Bien entendu, interdiction formelle de descendre du véhicule et obligation stricte d'être de retour au camp avant le coucher du soleil (sous peine d'amende), le portail du camp étant fermé.
Pour commencer, direction plein nord vers le point d'eau d'Okondeka, réputé être fréquenté par les animaux de plaine mais aussi par des girafes et même des lions.
Sur le trajet vers Okondeka…
Dans cette plaine herbeuse écrasée de chaleur… où seul cet acacia isolé est source d'ombre pour les animaux, chacun essaie de trouver sa solution !
Et tant pis si la piste est bloquée !
Et ceux-là, que cherchent-ils devant cette borne ? Leur route ou un coin abrité du soleil ?
Autre technique pour supporter la chaleur, faire l'autruche… ;-)
Ou faire comme les oryx… le second profitant de l'ombre du premier !
Les girafes, en file indienne dans un trait d'ombre, font elles aussi preuve d'inventivité quand le thermomètre s'affole.
A Odondeka, le point d'eau tient ses promesses : le roi des animaux est au rendez-vous. Il traverse la piste devant la voiture qui nous précède puis va rejoindre son harem, non sans pousser un rugissement autoritaire.
A partir d'Odondeka et dans le but de sillonner toutes les pistes de cette partie du parc, nous décidons de pousser jusqu'à la limite ouest de N'Bari via Adamax, sans vraiment bien estimer le temps nécessaire pour cette grande boucle.
L'itinéraire, passant par des zones boisées et d'autres dévastées par le feu, n'apporte rien de plus si ce n'est du stress en voyant l'heure tourner et aucun autre véhicule avoir fait le choix de s'éloigner autant.
On fonce pour arriver dans les temps avant de ralentir afin de capter la belle lumière de fin de soirée.
Bon finalement, nous sommes rentrés au bercail à 18 h 40 avec une bonne demi-heure d'avance sur la limite fatidique avec pas moins de 140 km parcourus dans l'après-midi. Si l'on y ajoute les 260 de ce matin, on a indiscutablement battu un record aujourd'hui.
18 h 40, c'est la bonne heure pour s'approcher du point d'eau du camp. C'est l'un des autres avantages de dormir dans ce camp à l'intérieur du parc : le trou d'eau, éclairé le soir, y jouit d'une belle activité, spécialement au coucher du soleil voire à la nuit tombée.
Allons voir ce qui s'y passe !
Il y a déjà du monde côté spectateurs. Comme autour d'une arène, ils ont pris place dans un silence religieux pour assister à la représentation !
Le rituel au point d'eau est réglé par les lois de la hiérarchie, les plus forts étant les premiers autorisés à s'abreuver: grands seigneurs (lions, léopards, éléphants), puis mammifères (girafes, zèbres).
Les grands seigneurs boudent-ils la mare ce soir ? Pour l'instant et en leur absence, girafes et zèbres osent une approche mais le frottement d'aile d'un oiseau ne manque pas de tous les faire sursauter. Sait-on jamais !
Pendant qu'ils se désaltèrent, les animaux sont tous vulnérables mais les girafes se montrent particulièrement inquiètes : l'une surveille les alentours pendant que les autres boivent.
C'est maintenant au tour des zèbres de s'abreuver !
Entre-temps, le soleil s'est couché et le ciel est lourd de nuées d'orage. Le tonnerre gronde et des éclairs blancs zèbrent l'horizon, marquant le début de la fin de la saison sèche.
Placides, les girafes continuent à affluer et le rituel se poursuit.
Pour nous, petit entracte pour aller dîner puis retour au point d'eau une heure plus tard. J'avais lu que les rhinocéros étaient très précisément abonnés à cet endroit entre 20 heures et 22 heures. Il est 21 heures, nous devrions être pile dans le bon créneau.
Alors ?
Oui, ils sont là ! Une maman et son petit !
Mais avec le vent qui se lève accompagné des premières grosses gouttes de pluie, nous abrégeons la séance et courons mettre l'appareil à l'abri. Super journée !
Après le rhino noir et l'éléphant vus les jours précédents, notre liste des Big Five a été complétée aujourd'hui par le lion. A quand le léopard et le buffle ?
Lions à Odondeka

Etosha Centre : quelques animaux inattendus parmi beaucoup d'autres !
J 16 : Dimanche 18 novembre 2012
6 heures : pas une bête au trou d'eau. Nous petit-déjeunons aussitôt avant de prendre la route dès 7 h 45.
Objectif : rallier Halali en faisant un maximum de détours afin qu'aucun recoin du parc (ou presque) ne nous échappe. On espère notamment voir des éléphants des savanes, en général très nombreux et faciles à observer à Etosha.
Il a plu cette nuit et le ciel en porte encore les traces ce matin. Le fond de l'air s'en ressent aussi, seulement 22 petits degrés, on respire !
Premier détour vers le Pan pour voir à quoi ressemble cette lagune asséchée. Elle a un petit air de prés salés du Mont St Michel !
Entre Pan et Aus, je passe sous silence les dizaines de zèbres, de springboks, de koudous qui croisent notre route… des scènes devenues tellement courantes qu'on en serait presque blasés.
A ce stade, on voudrait faire des rencontres plus rares, plus marquantes, plus extraordinaires…
Les animaux qui suivent ne font pas partie des plus impressionnants mais ont tous quelque chose de singulier.
Classé "moyennement difficile à voir" par l'auteur de "Compagnon de safari", le ratel. Ici il est en train de rechercher la proie qui vient de lui échapper.
Passant presqu'inaperçue dans l'univers des grands animaux, une tortue terrestre.
Encore plus insolite, ce caméléon… traversant tranquillement la piste de son pas chaloupé. Incroyable quand on sait la difficulté qu'on a eu à en dénicher à Madagascar !
Enfin, étonnant de par sa taille, le dik-dik de Damara, l'une des plus petites antilopes du monde. C'est la première fois que nous en voyons une d'aussi près.
Puis, en prenant la déviation de Salvadora, ce n'est pas la rareté des animaux qui crée l'événement mais leur nombre. Nous assistons en effet au plus grand rassemblement de zèbres que nous avons pu voir à Etosha, sans doute une bonne centaine.
Mais pourquoi sont-ils si nombreux ici ? Peut-être pour entourer ce petit zébron ?
En tout cas, c'est l'occasion pour nous de photographier ces individus sous toutes les coutures.
Etosha, c'est aussi le paradis des oiseaux, un régal pour des ornithologues bien équipés. Petit florilège pour débutants !
Ces rencontres successives nous amènent à Halali sur le coup de midi. Le Restcamp est du même style que le précédent, la chambre bien plus grande mais la salle de bains ridiculement petite. Avec frigo et climatisation, l'ensemble affiche un très bon rapport qualité/prix.
Aujourd'hui pas de bain dans la piscine, on préfère rester sous la clim'. A 15 h 30, bien reposés, on poursuit notre quête à la recherche d'animaux.
La végétation autour de Halali est très différente de celle plus à l'ouest, composée ici essentiellement de bush de mopane, terminalia et combretum d'où émergent quelques inselbergs dolomitiques.
Bref, un environnement de sous-bois touffu où apercevoir des animaux à distance se révèle quasiment impossible.
D'abord un peu déçus, nous ne tardons pas à apprécier le côté excitant de cette quête en milieu dense où chaque virage peut nous réserver une surprise ! Nous restons à l'affût !
Soudain, après une dizaine de kilomètres, nous tombons nez à nez avec quatre girafes toutes aussi surprises que nous. Les voir d'aussi près et sans s'y attendre procure une émotion différente de celle qu'on peut ressentir en les côtoyant de loin au trou d'eau.
Mais la rencontre qui engendrera le plus d'excitation, c'est celle de ces deux hyènes tachetées… sous les fenêtres de notre voiture. Impressionnantes surtout quand on sait qu'elles peuvent abattre des proies de la taille des buffles. Pas très rassurée, je garde un doigt sur le bouton de fermeture des vitres… au cas où, pendant qu'Hervé shoote.
La suite de la soirée sera encore plus magique.
Une fois rentrés au camp, nous courons au point d'eau. Les premiers spectateurs ont déjà pris les meilleures places de cet espace érigé en gradins à la manière d'un théâtre antique. Les acteurs se font encore désirer, la scène est vide.
Ni vraiment patients ni vraiment contemplatifs, nous décidons de revenir plus tard, vers 19 heures pour le coucher du soleil.
C'est aussi à ce moment-là que les acteurs choisissent d'investir la scène. D'abord en solo puis en duo… sur fond de soleil couchant.
Rien à ajouter ! Après un long moment de contemplation, nous nous éclipsons sur la pointe des pieds… avec des étoiles dans les yeux !
Rhinocéros au point d'eau de Halali

Etosha Est : encore des animaux !
J17 : Lundi 19 novembre 2012
Réveil 6 h 40, petit déjeuner dans la foulée et départ une heure plus tard en direction de Namutoni, le camp le plus à l'est d'Etosha.
Le temps est partiellement couvert, orageux au loin, avec quelques gouttes de pluie. Assurément la saison sèche tire sur sa fin.
Tout comme hier, l'objectif de la matinée n'est pas de filer au plus vite à Namutoni mais de ratisser toutes les pistes secondaires et de passer en revue tous les points d'eau en quête d'animaux. Direction Nord à partir d'Halali puis Est, en longeant le Pan.
Premier détour sur notre trajet : Nuamses… où nous sommes déjà récompensés par la présence d'un lion.
Penché sur la mare, il boit tout son saoul, sans doute après une nuit très active.
Et glou, et glou, et glou, il se remplit la panse jusqu'à plus soif ! Ah ! ça y est !
Retour sur la piste principale C 28 que nous trouvons encombrée par plusieurs troupeaux de springboks. Normal, nous arrivons tout près de Springbokfontein où ils ont sans doute l'intention de se rendre.
A l'intersection de Springbokfontein justement, nous optons pour la déviation via Oberfontein en longeant la lagune dans une belle lumière.
Cette savane herbeuse est le domaine favori des gnous bleus et pour une fois, ils se laissent approcher d'assez près.
Tout à l'observation des gnous, on a failli écraser cette tortue. On ne s'attendait pas à en voir autant ici. C'est vrai qu'avec sa carapace, elle est moins vulnérable que beaucoup d'autres animaux.
A peine de retour sur la C 28 se présente une nouvelle opportunité de boucle via Ngobib, juste en traversant le carrefour. C'est là que nous tombons sur une antilope que nous voyions pour la première fois : un bubale !
Dernière fantaisie sur le trajet : un aller-retour vers Kalkheuwel pour une nouvelle rencontre avec une espèce d'antilopes que nous n'avions pas encore vue jusque-là : l'impala à mufle noir. Endémique au nord-ouest namibien et au sud-ouest angolais, c'est un animal protégé car en danger.
Juste avant d'atteindre Namutoni, on ne résiste pas à faire un petit stop pour les zèbres. Ils sont trop craquants !
Il est 12 h 30 quand nous arrivons à destination. Le camp le plus à l'est d'Etosha se distingue par son fort blanchi à la chaux, un vestige colonial datant de 1899, quelque peu surréaliste à cet endroit. Il est classé monument historique.
Au pied du fort, l'hébergement se fait dans des bungalows ou des chambres doubles. C'est cette dernière catégorie que nous avons réservée et nous sommes agréablement surpris par la qualité des prestations : chambre très grande, moderne avec une salle de bains immense avec baignoire intégrée, douche supplémentaire à l'extérieur et petit patio à l'entrée. Climatisation et frigo en sus.
Après une première découverte des lieux (piscine, fort, trou d'eau) et une bonne sieste, l'après-midi est déjà bien entamé quand nous nous décidons à sortir.
Après avoir parcouru Dik Dik Drive sans avoir vu le moindre dik-dik, c'est parti pour le grand tour du Fisher's Pan. Les orages que nous avions devinés au loin les jours précédents ont bien trempé les pistes. Nous avançons sur une voie truffée de nids-de-poule remplis de boue. Le loueur risque de ne pas reconnaître la couleur de son véhicule !
Les silhouettes élancées des palmiers Makalani dominent la plaine herbeuse Twee Palms peuplée de zèbres, d'autruches, de springboks et de gnous.
Mais aux différents points d'eau (Klein Namutoni, Klein et Groot Okepi), personne ! Sans doute les animaux ont-ils maintenant moins besoin de venir dans ces endroits dans la mesure où ils commencent à trouver de l'eau un peu partout ! Je crois qu'il va falloir faire le deuil des éléphants !
Pour nous consoler, un magnifique gnou sur fond de ciel orageux.
Pas de coucher de soleil ce soir, de gros nuages bouchent l'horizon. Pas le moindre animal au trou d'eau en dehors de milliers d'insectes dans la lumière du lampadaire.
Mais malgré tout, une soirée très sympa avec dîner aux chandelles au restaurant du camp installé dans le fort, sur une placette pavée à l'allure d'hacienda espagnole. Finalement, Namutoni ne manque pas de charme.
Gnou bleu

Waterberg Plateau NP : première grosse pluie sur Mountain View Trail
J18 : Mardi 20 novembre 2012
Réveil à 6 heures, dernier tour dans Etosha et dernière tentative pour espérer voir des éléphants.
On tente d'abord Pan Segd où zèbres, antilopes et gnous sont présents en nombre. Mais d'éléphant pas la moindre oreille !
Allez, tentons Tsumcor. Sur la piste, un rassemblement de dizaines de pintades de Numidie. Très farouches, elles se sauvent dans les broussailles du bas-côté dès qu'on s'arrête et aussitôt après, réinvestissent le terrain. Mais que peuvent-elles bien trouver d'intéressant à picorer sur le gravier?
Les millepattes aussi sont de sortie de bon matin.
Mais d'éléphant, toujours pas la moindre trompe ! Pourtant, les crottes ne manquent pas en direction de Tsumcor et tout le périmètre autour du point d'eau en est jonché.
Hum, à moins queue ;-)
Bon, les pachydermes ont sans doute déjà migré vers le nord du parc avec l'arrivée des premières pluies. Alors c'est sans regrets (car par ailleurs la moisson d'animaux a été bonne !) que nous quittons définitivement Etosha après le petit déjeuner, vers 9 heures.
Prochaine étape : Waterberg National Park, 320 km. Nous devrions en avoir pour près de 5 heures via Tsumeb et Grootfontein.
Petit à petit, l'herbe sur les bas-côtés de la route et les arbres du bush deviennent plus verts. Le paysage se vallonne et une mer de bush s'étend à perte de vue.
A Grootfontein, nous rejoignons la D 2512 que nous n'allons plus quitter jusqu'à Waterberg. Elle traverse bon nombre de propriétés privées où il faut prendre soin de bien fermer les portails successifs après notre passage.
Les acacias sont en fleurs.
La couleur de la piste passe par toutes les variantes de rouges, de lie de vin à saumon en passant par le marron et tranche ainsi avec les différents verts des arbres.
Quelques termitières remarquables méritent un arrêt alors que nous commençons à longer les falaises du Waterberg.
Arrivée à destination vers 13 h 30.
Après avoir réglé les droits d’entrée du parc national, nous découvrons les bungalows en briques et toits rouges, bien alignés le long d’une allée pavée, entourés d’un bel espace gazonné, à l’ombre d’arbres centenaires. L’endroit est plutôt agréable.
L’intérieur révèle une grande chambre avec frigo. Pas de climatisation, uniquement un ventilateur mais la chaleur est très relative ici. A l’heure la plus chaude de la journée, elle n’a pas dépassé 33 ° C.
Le camp a vu ces dernières années l’installation à demeure de plusieurs colonies de babouins. D’attraction amusante pour les touristes, leur présence pourrait devenir un fléau si chacun ne respecte pas quelques précautions élémentaires. Par conséquent, il est recommandé de ne pas les nourrir, de ne rien laisser traîner et de prendre soin de bien fermer portes et fenêtres des chambres.
La piscine du camp est devenue leur abreuvoir.
Après trois jours sans possibilité de randonner, on se réjouit de pouvoir se dégourdir les jambes sur le Mountain View Trail. Mais hâtons-nous, car le ciel commence à virer à l’orage.
Quarante minutes de montée (et autant pour la descente) dans un amoncellement de roches rouge sombre égayées par les couleurs vives des lichens sur les parois abruptes du plateau. 6297 Contrairement aux lichens foliacés qui se développent en s’écartant de leur support, les lichens incrustants croissent en s’y étalant.
Vue depuis le plateau sur cette immense plaine lacérée de traînées rectilignes, les marques des pistes et limites de propriétés.
Une rapide exploration des alentours nous révèle quelques pinacles aux allures fantomatiques sous un ciel très menaçant.
Avec les premières gouttes de pluie, on précipite la descente. Le ciel se déchaîne et l’orage éclate vraiment alors qu’on arrive at home. La pluie bienfaisante pour la nature et pour les animaux tombe à point pour le décrassage de notre véhicule également. On le rendra un peu moins souillé.
C’est la première fois que nous avons besoin de nos imperméables pour nous rendre au restaurant pour dîner. C’est bien le tout début de la saison des pluies.
Termitière géante au Waterberg

De Waterberg à Okonjima : Kambazembi Trail, Girafe Trail et Leopard Track
J19 : Mercredi 21 novembre 2012
A notre réveil, nous trouvons un curieux visiteur (ou un visiteur curieux) sur notre terrasse : c'est un calao de Monteiro. Mais il y beaucoup d'oiseaux par ailleurs dans le camp pour le plus grand bonheur des amateurs.
Avec seulement 20 petits degrés au thermomètre, l'atmosphère s'est bien rafraîchie et les polaires bienvenues, le temps du petit déjeuner.
A 8 h 15, nous sommes déj prêts à nous offrir une balade supplémentaire. Ce sera Kambazembi Trail. Mais qui est ce Kambazembi ? Il s'agit le chef de la résistance herero qui s'est battu en 1904 contre les forces coloniales allemandes sur le site du Waterberg.
Le sentier se faufile dans une forêt d'arbustes parsemée de gros blocs de grès écaillés, lesquels permettent ici ou là un coup d'œil sur la plaine.
Nous avançons sans faire de bruit, à l'écoute des bruissements de la forêt, à l'affût d'une rencontre avec un herbivore. Et pourquoi pas un hippotrague noir ou une antilope rouanne, des espèces rares protégées par le parc national ?
Bon, finalement ni l'un ni l'autre, mais du plus petit au plus gros : Des araignées de l'espèce des Trombidiidae(en anglais… red velvet mites), particulièrement actives après la pluie. Des damans des rochers à l'allure débonnaire ! Et toute une colonie de mangoustes rayées se faufilant entre nos jambes (ou presque !) en poussant de petits cris.
Une balade de 3 km seulement, une distance que nous avons involontairement doublé en ratant une bifurcation mal signalée. En tout 6 km et près de deux heures de déambulation que nous avons finalement bien appréciées.
Notre prochaine destination est Okonjima Main Camp à 100 km. Vers 12 h 30, nous arrivons à la barrière d'entrée de la propriété pour un premier contrôle avant deux supplémentaires ainsi qu'un portail automatique. Ici on ne plaisante pas avec la sécurité.
Okonjima Nature Reserve s'étend sur 22 200 ha et se compose de trois espaces différents : 20 000 ha de réserve naturelle privée dédiée à la réhabilitation des fauves, 2 000 ha consacré à l'hébergement et 200 ha pour le centre de soins des carnivores.
Les panneaux sont très explicites en traversant la partie "réserve naturelle"… attention danger !
Une fois sortis de la zone dangereuse, nous pénétrons dans la partie dédiée à l'hébergement où évoluent aussi quelques animaux tels que girafes, babouins, zèbres, antilopes, phacochères…
L'enseigne du lodge donne le ton. Ici les activités tournent autour de l'observation des félins (essentiellement guépards et léopards). Dire que jusqu'en 1994 les propriétaires ont abattu ces animaux, prédateurs de leur bétail, avant d'en faire un atout et de créer un centre de réhabilitation afin de les relâcher dans la réserve. Depuis l'an 2 000, plus de mille guépards et léopards ont ainsi été réintroduits dans le milieu naturel.
Vous aurez remarqué que nous n'étions pas spécialement fans de game drive mais dans le cas particulier de ce lodge, nous estimons qu'on ne peut pas rater une aussi belle opportunité d'approcher ces félins.
Nous écoutons donc avec intérêt les différentes propositions : demain matin très tôt, Leopard Track et aujourd'hui en fin d'après-midi, Cheetah Track. Pour le Leopard Track, nous sommes partants mais le Cheetah Track… non merci, les chimpanzés ne nous attirent pas vraiment. Un peu plus tard, nous réaliserons que "cheetah" (qui est aussi le prénom de la guenon dans Tarzan) est le nom anglais du guépard. Je sais, c'est ballot mais deux game drives auraient sans doute été trop pour nous.
On nous propose aussi un "night walk" après le dîner. On n'a pas bien compris ce qu'on pouvait y observer mais comme c'est à pied et qu'en plus c'est de nuit, on ne demande pas mieux.
En attendant, allons voir à quoi ressemble notre "view room". Waouh ! Un chalet indépendant à la décoration soignée, avec deux lits double donnant sur de grandes baies vitrées pour une vue +++ sur le bush. Ambiance "out of Africa" garantie.
Pendant que les autres hôtes embarquent pour le "Cheetah Track", nous partons à pied sur Girafe Trail (6 km).
Ah, si on pouvait rencontrer les deux girafes vues plus tôt dans l'après-midi, ce serait une expérience inoubliable car à pied, l'effet est vraisemblablement très différent. Certaines vadrouillent sans doute dans ce secteur, vu la quantité de crottes et de traces de pattes.
Le sentier nous amène sur les hauteurs, histoire d'apprécier l'étendue du domaine. Un océan de bush à perte de vue.
Sur le parcours, nous effrayons un grand koudou allongé sous un arbre. Il se relève d'un bond pour disparaître dans la brousse avant qu'on ait eu le temps de le voir. En revanche, sur la fin du trail, on tombe sur deux oryx dont l'un se laisse approcher de très près avant de poursuivre tranquillement sa route. Quelle émotion !
Après le dîner (excellent d'ailleurs), il nous reste à faire la balade nocturne. On se demande bien ce qu'on va y voir.
Curieusement nous sommes les deux seuls volontaires. Finalement en guise de balade, nous marcherons moins de 500 mètres pour nous rendre dans une cache (hide) afin d'observer le comportement nocturne de certains animaux, en l'occurrence les porcs-épics venant se servir de restes de fruits et légumes. A vrai dire, si les porcs-épics se sont régalés de cette nourriture facile, nous, on reste un peu sur notre faim !
J20 : Jeudi 22 novembre 2012
5 heures du matin, j'ouvre un œil et… une oreille puis deux… intriguée par un grognement étouffé. Le rugissement d'un lion ? Comment est-ce possible alors qu'hier nous avons randonné dans un périmètre soi-disant sécurisé ? Le son se répète encore, Hervé confirme qu'il s'agit sans doute bien d'un lion.
Une heure plus tard, avant d'embarquer pour la traque aux léopards, nous nous faisons confirmer à la réception que ce sont bien des rugissements de lions que nous avons entendus : en effet il y a deux vieux fauves dans un enclos à proximité. Ouf !
6 heures : en compagnie de quatre autres personnes, nous grimpons dans l'énorme 4 x 4 bâché du lodge, un engin aux allures de char d'assaut, conduit par Pieter secondé par une de ses collègues.
Direction, la partie "Nature Reserve" !
Les léopards réintroduits dans le milieu sont tous équipés d'un collier électronique pour pouvoir être retrouvés, suivis, et étudiés de près.
A peine la barrière d'entrée franchie, les choses sérieuses commencent : mise en 4 x 4 du véhicule, blocage du différentiel, conduite dans le sable et mise en action de l'antenne émettrice, à l'écoute d'un éventuel signal.
L'émetteur indique bien un léopard tout proche, mais malgré plusieurs allers-retours successifs, l'animal n'est pas évident à localiser de façon précise. Alors Pieter n'hésite pas à employer les grands moyens et le 4 x 4 devient char d'assaut, arrachant et écrasant les broussailles sur son passage. Hum, et la conscience environnementale ?
Au prix de ces petits massacres, le conducteur arrive à ses fins et immobilise l'engin à deux pas du fauve. Mais il a beau faire, on ne verra pas l'animal mieux que ça.
Deuxième tentative, un peu plus loin, au pied d'une colline mais l'émetteur envoie des signaux trop diffus : l'animal est trop loin.
Troisième essai dans un espace plus dégagé où le succès est au rendez-vous.
Nous trouvons une femelle allongée, nous tournant le dos. Nous retenons notre souffle !
Puis elle daigne un regard ! Superbe !
Quand elle se lève, nous la suivons, tout excités (en 4 x 4… pas à pied)
… avant de croiser sa route ! Impressionnante !
Grâce à ce drive, nous avons pu accrocher le quatrième des Big Five à notre tableau de chasse. Ne manque que le buffle, plus familier des zones humides alors pour ce faire, il faudra revenir pour un second voyage.
C'est sur ces images que se termine véritablement notre périple en terre namibienne avant un retour à Windhoek et une dernière nuit à Olive Grove Guesthouse.
Léopard à Okonjima

Epilogue
Impressions générales Nous sommes rentrés, conquis par la Namibie, par ses fabuleux paysages et par la rencontre avec les animaux sauvages.
Nous avions décidé de faire le parcours dans le sens des aiguilles d'une montre, cette option nous a donné entière satisfaction. Au début, ce sont davantage les paysages qui retiennent l'attention : dunes, canyons, vlei… sans parler des magnifiques arbres à carquois tout simplement uniques.
Dans le même temps, on s'enthousiasme pour le moindre animal. Quelle émotion quand on aperçoit pour la première fois zèbres, oryx, springboks et autres antilopes !
Au fur et à mesure, l'attente grandit et l'excitation arrive à son comble quand on tombe sur des girafes ou un rhinocéros noir en plein milieu de nulle part.
Jusque là les animaux se montrent néanmoins craintifs et plus on s'approche d'Etosha, plus l'impatience de pouvoir enfin les voir en nombre et de très près grandit. On profite alors pleinement des ressources du fameux parc national où la présence animalière prend le pas sur les paysages moins spectaculaires.
Nous avons pourtant apprécié toutes les étapes, de sorte qu'il est difficile de dire ce que l'on a préféré tellement on a tout aimé.
S'il fallait néanmoins désigner…
Nos coups de cœur !
- notre étape entre Brandberg et Twyfelfontein en passant par des pistes "off road" et des lits de rivière où nous avons été récompensés par la présence de beaucoup d'animaux et surtout par l'extraordinaire rencontre avec un rhinocéros noir... impressionnant. Un moment rare !
- l'étape entre Rostock et Swakopmund où nous avons passé une bonne partie de la journée sur les pistes du Naukluft NP au nord de la C 28 à découvrir les formations rocheuses de Rock Arch et de Rock Sculptures. Magnifique itinéraire.
- Palmwag Day Visitor Area : une alternance de paysages désertiques et de canyons verdoyants avec cascades et piscines naturelles ! Beaucoup d'animaux dont deux éléphants (mais de loin) et ce seront les seuls de tout notre voyage. Un regret ? Hormis la quasi absence d'éléphants, aucun !
Quelques mots sur les hébergements
De très belles prestations au Sossus Dune Lodge, au Camp Kipwe, à Okonjima Camp, au Zebra River Lodge entre autres mais celui qui nous a le plus impressionnés, c'est le Stiltz à Swakopmund où nous avons été surclassés dans une immense villa. On n'en est pas revenus et on n'en revient pas encore ! Par ailleurs, nous avons été agréablement surpris du bon rapport qualité/prix des camps gouvernementaux d'Etosha et du Waterberg, surtout par la présence de frigos et de climatisations, pas toujours proposés par d'autres lodges plus hauts de gamme.
Remerciements Mention particulière à Caroline de Madiza Tours qui, par sa réactivité, sa capacité à répondre à nos attentes, ses propositions pertinentes a tout mis en œuvre pour que ce voyage soit une réussite. Et il le fut ! Un grand merci !
Ouvrages et sites Internet utiles
Les ouvrages Le voyage a été préparé à l'aide du guide Lonely Planet Namibie. Un ouvrage qui ne nous a pas quitté pendant tout le parcours, le seul guide en langue française sur la faune namibienne : "Compagnie de safari" de la même Caroline Oriol.
Les sites Internet Les carnets de voyage relatifs à cette destination sur Voyage Forum. Une mine d'information par une foule de passionnés ! http://voyageforum.com/..._voyageurs__namibie/
Un récit (qui date déjà un peu) mais qui pourrait inspirer des voyageurs en mal de parcours off road : http://francois.leroux.free.fr/namibia/etapes.htm
Une foule de choses : plans, cartes, infos sur Spitzkoppe ou Welwitschia Drive en autres. A fouiller ! http://www.namibia-1on1.com/
Quelques généralités en matière de faune et de flore namibienne http://www.nacoma.org.na/...Coast/FaunaFlora.htm
Voilà, j'ai tout dit… ou presque ! Alors si la Namibie vous tente, si vous avez besoin d'un renseignement complémentaire ou si vous souhaitez tout simplement nous laisser une petite trace de votre passage sur le site, n'hésitez pas, c'est toujours avec un grand plaisir que nous accueillons vos commentaires. Vous pouvez le faire par l'intermédiaire du livre d'or. Merci beaucoup de votre lecture et peut-être à bientôt pour un prochain "fabuleux voyage".
Feuille de Mopane
