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Qui sera dans l'Ouest Américain en août? English translation pending
by Ombelline · 2009-05-19 · 51 replies
Bonjour !

Tout comme Le Tigre, et Virginath, j'ouvre un nouveau post sur le sujet 😉 Nous serons du 03/08 au 19/08 dans l'ouest, pour un tour qui nous mènera de Los Angeles, à San Francisco, en passant bien évidemment par les incontournables parcs; puis nous repartirons de Los angeles, afin de profiter de la route côtière, qui-semble t-il- est très belle!

Ce voyage a été préparé grâce aux conseils des VForumeurs, alors que je venais ici, solliciter leurs avis pour un voyage organisé par un TO🤪

Franchement, aucun regret d'avoir abandonné cette idée, puisqu'au final, pour le même budget, nous allons rester beaucoup plus longtemps sur place, et nous avons eu un plaisir fou, à faire toutes les différentes recherches (avion, loc de voiture, hôtels, distractions....) Alors j'imagine le plaisir, quand nous y serons enfin! Nous avons vraiment hâte d'y être!
Retour de la croisière "Les trésors de l'histoire" sur le Costa Concordia: excursions, bateaux, etc English translation pending
by Arean · 2009-04-20 · 52 replies
Notre croisière s’est terminée hier, comme avant de partir j’ai cherché des informations qui pourraient nous aider et que le les ai trouvé, dans ce forum, entre autres, à mon tour maintenant de vous laisser nos expériences et impressions au cas où elles pourraient aider d’autres croisiéristes. Je ne vais pas vous raconter toute notre croisière, elle doit ressembler sans doute à tant d'autres, je vais partager des choses que, je pense, pourront vous être utiles. Si quelqu'un a d’autres questions, j’y répondrai avec plaisir.

Je vais commencer par les excursions ; mais je vous donnerais aussi quelques informations, tuyaux pour le bateau et aussi nos impressions sur celui-ci.

Comme je dois faire le compte rendu aussi pour un autre forum dans une autre langue, je ne le rédige pas en français au départ et je me sers de Google pour une traduction rapide. Excusez les fautes qu’il puisse contenir et n’hésitez pas à me demander s’il y a des choses que vous ne comprenez pas. Merci.

EXCURSIONS Nous voyagions un groupe de 9, 3 familles différentes, pour les excursions notre famille compte comme 4 adultes et le total du groupe est de 9 adultes. Notre famille avait déjà fait une croisière avec le Romantica à Pâques 2007 en faisant toutes les excursions avec Costa. Cette fois-ci, j'ai essayé de programmer des excursions par nous mêmes, tant par une question de prix comme, et surtout, pour optimiser le temps du quel on dispose en évitant la visite obligé dans les shop. Nos escales ont été : Katakolón, Athènes, Rhodes (Grèce), Izmir (Turquie), Limassol (Chypre), l'Alexandrie (Egypte), et Civitavecchia (Rome). Je vais les commenter dans l’ordre visité.

Katakolón : 12:00 - 18 : 00 Une partie du groupe (5) est descendu et a pris un taxi juste dans le port pour Olympe. Il leur a coûté 80 €, en négociant, allée, retour et une heure et demi d'attente. Ils ont visité les ruines et le musée, à l'intérieur il y a des groupes avec des guides dans toutes les langues et vous pouvez écouter les explications sans aucun problème. Une autre option si vous n'avez pas de guide avec vous, est d'acheté un livre vendu à l'entrée sur les plus importants monuments de la Grèce (il y a aussi ceux d'Athènes) comme ils étaient dans son origine et comme ils sont maintenant, avec une explication de chaque monument, pour pouvoir avoir une idée sur ce que vous visitez. Je crois qu'il leurs a coûté quelque 15 €. Pour visiter les ruines sans courir et le musée, il serait presque nécessaire d'une demi - heure de plus. Négocier avec le taxi avant le départ. Comme nous avions 2 autres escales de ruines (Athènes et Ephèse) et que les 2 autres sont plus importantes qu’Olympe, l'autre moitié du groupe, moins intéressé par ces dernières, a fait une promenade dans le village et rentré au bateau profiter de la tranquillité de le voir sans tant de gens. (Il était complet, 3800 passagers) Katalolón est un petit village (600 habitants), il y a une rue principale avec pleins de magasins pour touristes tous pareils, rien d’intéressant, et en bord de mer plein de restaurants avec des terrasses très agréables. Nous nous y sommes assis un moment à boire un coup, en face il y avait le Concordia et le Musica.

Pireo-Athènes : 8:00 - 19 : 00 Nous débarquons à 7:45 (ils vous disent que ceux qui ne font pas les excursions avec Costa doivent débarquer après le débarquement de la dernière excursion ; mais en réalité nous n’avons eu aucun problème pour débarquer à tout moment une fois le débarquement commencé, même avant la première excursion). Nous longeons le port jusqu'à la gare du métro (quelque 15 ' à pied) nous prenons le mètre, les billets coûtent 1 € allée, 2 € allée et retour, 3 € 24 heures et valable pour tous les transports publics à Athènes, il faut le valider dans des machines automatiques avant de monter. En moins d’un quart d'heure nous étions à Athènes. Le metro ne s’est pas arrêté à Thisio où nous pensions descendre et nous l'avons fait à Monastiraki. Nous montons à l'Acropole à pied. L'entrée coûte 12 € pour les adultes et gratuit pour les moins de 18 années (sur présentation d’une pièce d'identité) aucune réduction pour étudiants, et elle est valable pour les sites archéologiques du centre d'Athènes. J’avis un guide pour la visite ; mais de toutes façon, une fois qu'à l'intérieur ce qui est difficile est de ne pas écouter les explications des nombreux guides qui accompagnent autant de groupes. Ce jour-là ils étaient presque tous de Costa et de MSC puisque le Musica était au le port en même temps que nous. Je vous conseille d’aller tout au fond d’où, depuis un mirador, il y a une jolie vue d’une partie d'Athènes et le Temple de Zeus. Il y a ici énormément de gens et, par moments, la queue pour monter à la partie supérieure. Portez des chaussures confortables et qui ne glissent pas, le sol est très irrégulier (on marche la plus part du temps sur des pierres) et les pierres sont très, très lisses. Mon mari a glissé en descendant et il est tombé bien qu'ayant des chaussures d’sport, il s’est tordu une cheville et a marché 2 jours avec de béquilles. Nous avons, ensuite, fait une promenade à Plaka, pas ma tasse de thé ; mais sûrement parce que je ne suis pas fanatique de magasins. Le quartier est traversé par une rue pleine de magasins, les seules choses que j’ai trouvé intéressantes, ce sont quelques conceptions de bijoux en or ou les magasins de peintures pour les amateurs. Nous sommes allés voir le changement de garde devant le monument au soldat inconnu et nous avons pris le métro de retour sur place puisque mon mari ne pouvait plus marcher à cause de la chute à l'Acropole. Il y a un petit train touristique où l’on peut faire un tour par le centre d’Athènes, des croisiéristes nous ont dit que le parcours était bien. De retour au Pireo, nous avons pris un taxi (mon mari ne pouvait plus marcher) en ville ils ont un taximètre, il nous a coûté 2.80 €.

A suivre...
Le "périple des héros" dans l'Ouest américain (1/2) English translation pending
by Gnou75 · 2009-04-08 · 19 replies
Hello!

Avec mes trois compères, nous sommes rentrés de notre premier périple dans l'ouest américain… nous y étions en basse saison la seconde semaine de Mars, donc avec les contraintes de fin d'hiver…

Après avoir lu ceux des précédents voyageurs du forum, c'est à mon tour d'écrire notre carnet de voyage. On l'intitulera "le périple des héros". Ni plus, ni moins, oui madame, non monsieur. C'était bien un trip de super héros : un rythme de voyage effréné, avec régulièrement des blagues volantes.

Bon, par contre nous avions des appareils photos numériques basiques, loin du réflexe et autres objectifs... Et malgré mes efforts dans cette sélection nos photos sont relativement classiques, alors un peu d’indulgence chers lecteurs !

J'ai fait au mieux pour la taille des images et limiter leur temps de téléchargement...

Les préparatifs

Il y a encore trois mois nous n'avions que quelques noms célèbres en tête : Yosemite Park, Grand Canyon, Death Valley ou encore Monument Valley. Avec des images de western et de l'Ennio Morricone sur CD. Donc une connaissance presque nulle et somme toute assez cliché de cette région du monde.

Tout s'est organisé rapidement, en bonne partie grâce à cet excellent forum et aux gens qui l'animent. Je voudrais remercier ceux d'entre vous qui ont répondu à mes interrogations et m'ont permis de nous concocter un itinéraire sur mesure. Merci tout particulièrement à Philippe ("Sedonax") et à "Itat" avec qui les échanges étaient agréables et fructueux.

Avant de conter l'aventure, la présentation des vadrouilleurs…

L’ensemble de la clique dans Antelope Canyon.

Avec pour personnages principaux :



Guillaume, dit le "Guigs" : mon bon compère lors de la fin de mes études, l'homme au grand cœur et au sourire facile. Passionné de chaussures blanches très blanches assorties à son jean noir très noir. Il s'est aussi récemment spécialisé en mitraillage acrobatique de photos (un cactus = 1 photo, une ville = 100 photos, un canyon = 1350 photos). Expert en desserts et fervent amateur de pancakes, Guigs ne nous déçoit jamais autour d'une bonne tablée.



Morgan, dit le "Mo" : un ami d'enfance de Guigs, présentant de nombreuses particularités, à commencer par sa double nationalité franco américaine. J'ai eu le plaisir de le rencontrer il y a 2 ans lors d'un voyage mémorable en Ouzbékistan; puis de mieux encore le connaître en 2008 à San Francisco où il vit depuis 8 ans. Morgan c'est le mode freestyle permanent, la fête sous toutes ses formes, le rire, la connerie, la joie de vivre. On devrait tous avoir un Morgan dans la poche, ça détend.



Camille, dit le "Cams" : le troisième barjot de la bande des barjots. Rencontré à la même occasion en Ouzbékistan et ami d'enfance des deux énergumènes précédents. J'avais beau apprécier la chaleur humaine du bonhomme, j'ai en fait appris à mieux le connaître pendant ce voyage aux US. Je l'affirme haut et fort, je suis convaincu. Cams a une composante interne intellectuelle appréciable mais il est tout aussi azimuté que les autres. Ce qui nous laisse à penser qu'il a, lui aussi, un peu plus haut, les « fils qui se touchent ».



Aurélien, dit le "Aurel" : c'est moi, et je suis donc la pièce rapportée aux côtés des trois potes d'enfance… Malgré ceci, mon intégration s'est bien déroulée, je n'ai pas subi de sévisses corporelles dans Death valley ni de noyade sous l’eau salée de Mono Lake. C'est avec plaisir que j'ai vécu ces beaux jours de voyage avec ces trois zigotos. Quelques adjectifs pour mieux me définir : je suis sportif, jeune, vaillant, courageux et intelligent. C'est moi qui raconte l'histoire, donc je dis ce que je veux.

Quelques chiffres clés : Nb de jours de voyage : 8 Nb de km parcourus : 3000 Temps de trajet : 144 000 secondes Nb de gallons d’essence : 112 Nb de chauffeurs : 4 Budget par personne (transport, logement, nourriture) : 70€ par jour (hors extra) Nb de canyons : 8 (dont un grand) Nb de mauvaises blagues : 138 (sans compter celle au dessus) Nb de casinos : not available Différence entre les gains et les pertes à 4 aux casinos : + 360$ Nb de photos avant le tri : trop Nb de photos après le tri : toujours trop, mais moins. Nb de photos avec Guigs tenant son appareil photo : la majorité.

Notre itinéraire : J1: San Francisco (Mo's Home) J2: Lee Vining (Lakeview Lodge) J3: Death Valley (Furnace Creek Ranch) J4: Las Vegas (Luxor) J5: Las Vegas (Luxor) J6: Grand Canyon (Maswik Lodge) J7: Page (Bashful Bob's Motel) J8: Bryce Canyon (Best Western Ruby's Inn) J9: Vegas pour Cams et Guigs (Sahara), et San Francisco pour Mo/Aurel.

Le tracé complet sur googlemaps :

Allons bon, on est prêt, pop pop pop, on est parti pour le récit…

Day 1 : Samedi 14 Mars 2009, SAN FRANCISCO

Guigs est arrivé la veille et avait déjà écumé les bars de San Francisco avec Mo. Le local est expert en ce domaine... Ils nous retrouvent donc Cams et moi à l'aéroport en ce samedi début d’après midi. C’est la réunion des quatre larbins, ça sent déjà l’aventure : on prend un San-Francisco-val quand même !

Première étape du voyage, une bonne idée pour un road trip, louer une voiture. Pour les infos, j’ai fait un sujet ici sur ce thème : ICI. Hormis 40min d’attente chez ALAMO, tout s’est admirablement bien passé. Nous récupérons notre voiture estampillée « mid suv 4WD intermédiaire », une Ford quasi neuve (800km) dont je ne connais pas le modèle vu mon peu d’intérêt pour les voitures. Allez hop, yiha c’est parti, direction SF !

Un léger détour par « Lombard Street » et ses fameux virages fleuris pour tester le 4x4, un restaurant japonais excellentissime « MSB : Marina Sushi Bar » comme premier repas aux US, puis un passage par un pub irlandais pour arroser nos retrouvailles.

Pendant que Guigs et Mo remettent ça en divers lieux de la ville jusque 3h, avec Cams on va se coucher pour encaisser le jetlag et conduire droit le lendemain pour notre plus longue route de la semaine.

Day 2 : SAN FRANCISCO -> MONO LAKE / LEE VINING

Lever 6h. Guigs est toujours défracté par les excès de la veille. Cams et moi pas bien plus gaillards mais opérationnels. Mo ne sera pas avec nous pour les premiers jours du trip, en bon américain il doit jongler avec ses 3 jours de vacances par an et ne peux pas nous suivre tout le long du "périple des héros". C'est seulement un semi-héros.

Départ 7h30, pas trop de retard sur le planning… car avec les 7h30 de route pour rallier Lee Vining tout en faisant Bodie et Mono Lake alors que les sunset sont à 18h30… c’est pas gagné d’avance !

On quitte l’eau et la grisaille et rapidement après Sacramento le ciel se dégage pour laisser apparaître un beau bleu. Chanceux, malgré la saison il ne se couvrira de nuages que rarement pendant notre semaine.

La route qui contourne la Sierra Nevada par le nord est magnifique. En cette période les monts sont recouverts de neige alors que la vallée est dégagée, ce qui nous offre avec le ciel bleuté de beaux contrastes de couleurs que nous garderont jusque Death Valley.



On passe au sud de South Lake Tahoe où nous n’avons malheureusement pas le temps de nous arrêter. On fait notre pause déjeuner à Walker chez « Moutain View Barbecue ». On ingurgite nos premiers burgers dans une salle typique décorée façon ouest américain : bar et meubles en bois, plaques d’immatriculation et autres drapeaux texans au mur. Ce sont d’ailleurs les meilleurs burgers de notre voyage et je vous recommande cet endroit s’il est sur votre route…



Départ vers Bodie, une ville fantôme de la ruée vers l’or, pour notre première découverte du voyage. La première route d’accès est fermée pour cause de neige, normal il est marqué « seasonal closure » sur notre carte qui complète très bien le GPS. Seconde route d’accès à Bodie fermée également comme attendu. Pas grave car pour nous c’est la troisième en contournant par Mono Lake. L’arrivée sur ce lac est d’ailleurs époustouflante, la Sierra Nevada blanchie par la neige vient s’allonger au bord du lac salé :



On réinvesti la voiture pour enfin atteindre Bodie. Une route vierge de voitures toujours, on aura été particulièrement seuls à cette période de l’année. Et là, sur la route d’accès à la ville fantôme, horreur, après 20 min de piste de graviers on se retrouve nez à nez avec le même panneau « closed »… Stop! Crissement de pneus, salto arrière. A peine en jambes, on va devoir renoncer à cette halte qui nous avait d’ailleurs incités à passer par cette route pour rallier Death Valley (Yosemite est fermé en hiver)!

Un peu déçus, on décide de retourner sur Mono Lake et d’y admirer plus en profondeur les concrétions salées. Cemetery Road nous mène au premier site de Tufa, au nord du lac. Et là, première vraie claque qui fait oublier l'épisode précédent :





Puis nous continuons jusque « Black Point », une colline noire formée de roches volcaniques qui surplombe le lac. La région était soumise autrefois à une activité volcanique intense. On se met en route pour une petite marche sur les bords du lac, alternant les sols blancs salés avec les sols noirs volcaniques. La sensation est extra, les couleurs merveilleuses. Et dans un calme tellement plaisant !





Après notre bonne heure de déambulation sur ce site, nous reprenons la voiture et décidons d’aller voir le coucher de soleil sur l’autre spot plus connu du lac, South Tufa Area, où les concrétions salées sont les plus nombreuses. On y restera jusque la disparition du soleil derrière la Sierra Nevada… un très bel endroit :



Retour sur Lee Vining pour prendre nos quartiers au lakeviewlodge, un gros motel situé le long du lac et de qualité honnête même s’il n’est pas donné pour du hors saison, avec peut être 6 chambres de remplies sur les 40 dont il dispose. Accueil agréable, puis on nous conseille de nous dépêcher pour manger, il est 19h15 et « tout » ferme à 20h. C’est là qu’on comprend que le soir on n’aura que très peu de temps pour investir nos hôtels et aller diner. Les américains dinent tôt et en basse saison les quelques restaurants ferment de très bonne heure. On peut le comprendre, chez « Nicely’s » nous étions toujours seuls dans une pièce pourtant prête à accueillir un bon nombre de touristes…

Lors du repas, nous papotons sur le programme du lendemain : nous sommes dans le même trip et tous les trois prêts pour South Tufa au sunrise. Et puis grande décision, frustrés de notre échec de la journée nous décidons de re tenter Bodie par la route fermée. Tant qu’on pourra encore avancer en 4x4, nous essaierons !

Day 3 : MONO LAKE / LEE VINING -> DEATH VALLEY FURNACE CREEK

Lever 5h. Et oui, mais à ce stade c’est encore facile… On a notre lever de soleil à 6h30 sur le lac, il faut bouger ! On y est même largement en avance, ce qui nous donne à la fois les tous premiers rayons derrière les vieux volcans qui entourent le lac et les suivants qui les dépassent pour nous offrir un joli rose…



Notre programme de la semaine est millimétré. J’ai tout organisé à l’heure près dans notre itinéraire, ce qui m’a d’ailleurs valu quelques foutages de gueule avant le départ… mais malheureusement avec une seule semaine nous n'avions pas d’autre alternative si nous voulions voir tout ces sites. On a quasiment doublé le nombre de points d’intérêt par rapport aux itinéraires croisés sur ce forum. Et donc l’idée de retourner tenter Bodie de l’autre côté du lac est franchement osée vu le peu de marge de manœuvre dont on dispose… On devait quitter Lee Vining à 9h, il est 8h30 et on repart dans le sens inverse… Ca sent bon l’improvisation !

Retour devant le même panneau « closed », mais cette fois-ci on pousse notre chemin. On ne sait pas trop d’ailleurs ce qu’on risque à ce moment là (la prison? Le bucher? La peine de mort? Oui j'avoue c'est très mauvais…) … et en bons français rebels et méprisants des règles, on le tente : si la route devient trop mauvaise on fera marche arrière.

Il nous a fallu 20 min de chemin pour comprendre qu’on n’irait pas plus loin : la neige est effectivement trop présente et le 4x4 n’inclus pas l’option chasse-neige. Tout a fondu en bas dans la vallée mais dès qu'on monte on se retrouve enneigés. Stop. Le GPS indique 2, 7 miles pour Bodie. Un rapide calcul nous donne 4km. Et là, petite hésitation… mais maintenant qu’on y est … on persévère à pied. Avec du recul, c’était pas mal warrior, les baskets ne sont pas faites pour s’enfoncer de 30cm dans la neige, 4km A/R là dedans ne sont pas anodins. Les photos du dessous montrent le chemin emprunté, on n’aperçoit même pas la ville tout au fond.



Mais voilà, après 45min de marche on a enfin notre ville fantôme bien méritée. Seuls évidemment. On croise juste un ranger qui nous dit qu’on est un peu barré d’être venu par là. Apparemment l’une des autres routes d'accès était bloquée plus près de la ville fantôme. Sauf qu’on n’avait pas l’info et que le visitor center n’ouvrait pas avant 10h… trop tard pour nous ! Bref, voilà Bodie sous la neige rien que pour nous et maintenant pour vous :





On n’y restera qu’une bonne demi-heure, si l’on s’est autorisé à y passer en modifiant le programme on ne peut pas trainer pour autant. La dure loi d’une seule semaine de voyage.





Il est 11h, nous sommes de retour sur la route au départ de Lee Vining en ayant pris soin de passer à la poste, faire des courses sandwich à l'américaine et recharger en essence. On a trois heures de décalage sur le programme initial, Golden Canyon qu'on devait faire sur Death Valley en arrivant sera reporté au lendemain.

Cette route est superbe, toujours aussi droite, toujours bordée de montagnes. On glisse dans la vallée puis on fait une courte pause peu avant l'entrée ouest de Death Valley. C'est l'occasion de se rendre compte qu'on a pris 20 degrés en quelques heures de route. Ca sent l'été! Et les photos suivantes montrent le décalage avec la neige précédente :





Il est 15h et nous sommes désormais dans Death Valley près de Stovepipe Wells, nous arrivons à "Sand Dunes". Des dunes de sables en plein milieu d'un paysage rocailleux. Les deux forts vents inverses de la vallée ont conduit au fil des ans à l'émergence de ces jolies dunes. On se croirait dans les déserts de sable d'Afrique, paumés dans le Sahara. On lâche la voiture, on se charge en eau et on est parti à l'assaut des dunes. Rapidement l'objectif qu'on se fixe est de monter au sommet de la plus haute dune. Le genre de challenge masculin un peu stupide mais qui motive !



Je garde un souvenir fort de cette journée du voyage, le fait d'alterner dans la même journée avec quelques heures d'écart une longue marche dans la neige avec une longue marche dans les dunes de sables était excitant. Les deux opposés. Manquait juste l'herbe mais au milieu de Death Valley, il ne faut pas rêver. Encore qu’on la trouvera plus tard…





Pendant la marche dans les dunes nous avons croisé deux personnes dont Cams doit surement encore se moquer. Une femme, un homme, assis dans le sable, quasiment sur la crête, lui en train de poser, elle en train de le photographier. 2000 photos façon publicité pour homme. Soit c'était vraiment ça, soit deux neuneus qui ont passé 1h à prendre des photos avec le même angle.

On reprend la route vers 16h30, direction Badwater. Près de 90m en dessous du niveau de la mer, le point terrestre le plus bas de tout l'hémisphère nord. Et là, pas de mer évidemment, juste quelques résidus d'eau et un sol salé. Le niveau de la mer est indiqué par un panneau perché dans la montagne que l'on aperçoit depuis le sol. Une belle impression pour un court passage.





Là nous faisons demi tour dans la vallée de la mort, direction Artist’s Drive. Philippe Schuler m'avait donné précisément l'ordre dans lequel faire les différents points de Death valley pour y être aux meilleurs instants avec les plus belles lumières. Parfait. Mais nous en faisons plus, la soif de découverte. Nous casons donc Natural Bridge, petite promenade de 30min pas désagréable, il fait moins chaud et le pont est sympa (mais moins que Vallon Pont d'Arc, faut pas déconner!).



Puis nous rejoignons Artist's Drive pour y voir le coucher de soleil. Quand on y est, il ne reste que 20min avant le sunset… la journée aura été speed mais tellement riche et diversifiée!





Nous avons été un peu déçu par les couleurs d'Artist's Palet. Le duel Mica / Fer n'a pas été à la hauteur attendue. Nous y étions peut être trop tard, les couleurs étaient un peu pales, oui on fait les difficiles. M'enfin ce léger détour pour remonter sur Furnace Creek me semble incontournable. On le refera d'ailleurs le lendemain en extra avec une vidéo embarquée à l'avant et du Bob Dylan dans le fond. Vous avez dit « cliché »? Oui oui.

On arrive au Furnace Creek Ranch vers 19h30, seul hôtel pour lequel on a eu des difficultés à réserver. C'était initialement plein et j'avais dû psychoter plusieurs heures de suite à rafraichir la page de leur site de réservation jusqu’à ce que quelqu'un annule pour récupérer sa chambre. Dans Death Valley c'est simple il n'y a qu'ici et à Stovepipe Wells Village que l'on peut dormir, il est donc indispensable de s'y prendre à l'avance. Vrai pour nous en fin d'hiver, alors en été…

L'occasion aussi de croiser des véhicules à l'américaine :



Le ranch est simple, de qualité honnête, l'ambiance y est agréable. Il possède une piscine avec une eau chaude dans les 25°. Juste le temps de se plonger dedans avant le repas! Là encore on doit faire vite, on commence à papoter avec des américains et des allemands et on serait bien resté glander dans l'eau pendant une heure. Mais c'était soit le bain, soit manger, pas les deux. A 21h le restaurant du ranch s'éteint.

Ce Steack House était passable pour le prix demandé. M'enfin on est tellement paumé dans le désert qu'on ne peut pas trop en demander… Puis enfin coucher 23h. Franchement ça c'était de la pure journée !

Day 4 : DEATH VALLEY FURNACE CREEK -> LAS VEGAS

Lever 5h. Ben oui on n'est pas venu aux US pour dormir. Et il y a un sunrise à Zabriskie Point à ne pas manquer. Nous sommes sur place à 6h, il fait encore nuit, avec une dizaine de personnes, des photographes essentiellement. On comprend vite leur présence, l'endroit est génial. Un paysage lunaire, des plis sur les roches colorées, l'endroit est franchement réjouissant. On y restera près d'1h30 à la recherche des plus belles lumières pour nos photos. J'en suis plutôt content mais je pense qu'on peut faire bien mieux avec des trépieds dont on ne dispose pas… ce n'est pas la seule fois du voyage où je me ferai cette réflexion. Prochain investissement en vue !







Après cet émerveillement est venu le temps du passage rapide par Twenty Mule Team Canyon, une petite route non goudronnée près de Zabriskie Point, un peu à la façon de Artist's Drive. Nous avons d'ailleurs préféré cette route à la précédente : on y a trouvé les couleurs de roches plus marquées et le paysage plus riche et vallonné. Et toujours dans un calme génial, une seule voiture est passée pendant notre heure sur ce site.





Après Twenty Mule Team Canyon, redescente tranquillement sur Furnace Creek ranch où nous nous accordons un petit déjeuner riche et peu équilibré. Furnace Creek c'est l'oasis au milieu du désert, il y a même un golf. Le type d'excès humain qui a tendance à m'exaspérer plutôt qu'autre chose. Nous reprenons donc quelques forces au calme, ce qui ne nous a pas été souvent donné.

Vers 12h on repart vers Devil's Golf Course, site non identifié avant le départ mais indiqué par un panneau repéré la veille. On y trouve une étendue salée dans un décor étonnant. Les concrétions de sel sont par contre assez abimées, du moins près de la route où nous sommes restés.



Puis vient l'heure de Golden Canyon qu'on devait initialement parcourir la veille mais que l'on arpente finalement en début d'après midi sous une forte chaleur. Deux heures de marche dans le canyon, à le remonter entièrement et parvenir jusque la Red Cathedral, une barrière imposante de roches rouges. Le Canyon en lui-même est agréable, et comme le nom l'indique le sol et les buttes joliment arrondies sont essentiellement couleur or. Incroyable la diversité de couleurs de roches rencontrée dans Death Valley!







Il est 16h30 et temps de bouger vers Vegas, mais bien sûr en passant par Dante's View pour une dernière vue de haut du centre de Death Valley. Ce site surplombe Badwater qu'on avait visité la veille. Là encore pas grand monde, un quart d'heure de jolie vue du "lac de sel" avant de repartir :



Rapidement nous sortons de Death valley, avec en tête l'idée de passer par un site non prévu : "Red Rock Canyon". Il n'est pas trop tard, on n'est pas impatients d'arriver à Vegas et on a l'habitude d'avoir des journées blindées. J'ai proposé Red Rock Canyon avec en souvenir ce nom croisé sur ce forum quelques semaines auparavant, mais je n'avais rien regardé précisément. C’est la phase approximative du voyage. Un coup d'œil sur la carte, j'identifie une route qui traverse un massif nommé Red Rock Canyon. Il faut dévier légèrement vers le Nord. Le GPS est entièrement paumé, il nous signale qu’on roule en dehors des routes et nous conseille des chemins de terre. On traverse la ville la plus moche jamais imaginée : Parhump. On longe plusieurs prisons de haute sécurité paumées dans le désert… et au final on se retrouve sur une route qui n'a rien d'un Red Canyon : rien n’est rouge. Exploit !

Elle nous ouvre un décrochement sur une montagne qui apparemment fait office de station de ski pour Las Vegas pas loin : Winter Mountain. Nous poussons quand même notre chemin, récupérons l'altitude avec la neige et le vent frais associé. Finalement c’est une route sympa qui nous renvoie au contexte montagneux de la veille et nous offre un point de vue sur le désert en contre bas sous un voile de chaleur :



Allez, cette fois c'est la bonne, départ pour Las Vegas…

Très sincèrement l'arrivée ne nous a pas emballés… Il est certes assez hallucinant de voire apparaître du néant en plein désert une si grande ville mais on bloque plutôt sur les 2h d'embouteillages pour parvenir jusque notre hôtel, le Luxor. On enchaîne ensuite avec 45 min pour s'enregistrer et trouver notre chambre avec des indications erronées. Serait-ce déjà une tactique fourbe pour qu'on passe dix fois devant les machines à sous? On ne regrette pas d'avoir déclaré seulement 2 personnes et non les voyageurs supplémentaires vu l'accueil limite et la qualité critiquable de l'hôtel. Il fait vieux, la chambre est globalement « meublée abimé ». Pour 100$ la nuit c'est moyen. C'est d'ailleurs le seul lieu où l'accueil n'a pas été chaleureux et agréable, les américains ont sinon toujours été extra et on aurait beaucoup à apprendre d'eux dans notre pays.

Il nous faut du courage pour ressortir de l'hôtel, mais on finit par se muer hors de la pyramide, sans trop d'entrain, pour rejoindre le strip. Je n'avais rien préparé pour Las Vegas, l'endroit ne me motivait pas vraiment. On dinera au hasard de notre court déplacement, dans le Harley Davidson Café. Sachant qu'on passait forcément à côté d'endroits plus intéressants...



Quelques casinos encore, juste pour voir les Bellagio et autres excentricités de cette ville puis retour à l'hôtel vers 2h30 pour dormir un peu… On savait de toute façon qu’on apprécierait plus Vegas le lendemain avec Mo qui connaît bien la ville...

La suite du carnet de voyage ICI.
Ajouter une journée à mon itinéraire dans l'Ouest américain English translation pending
by Envallis · 2009-03-19 · 15 replies
Bonsoir à tous,

il m'arrive un truc assez cocasse... depuis pas mal de temps je ficelle mon itinéraire pour l'Ouest américain en septembre prochain.

L'itinéraire étant pile poil (validé sur ce forum), j'ai réservé mes billets d'avion dimanche...et je viens de me rendre compte que je me suis gouré d'une journée dans mon planning à cause du décalage horaire à l'aller (j'avais compté que je partais le samedi et que j'arrivais le dimanche à SFO, mais non j'arrive le samedi !!!) 🤪 (l'habitude de partir plutôt en Asie...😊)

alors voilà, j'ai une journée à ajouter dans mon itinéaire et je vois pas trop comment la caser sans tout désorganiser...

Pour l'instant ca donne ca :

J1 arrivée J2/J3 : San Francisco J4 : SFO-Yosemite + balade côté Ouest de Yosemite J5 : traversée de Yosemite J6 ! trajet Lee Vining (avec Mon, o Lka, e Bodie...) - Death Valley J7 : DV à l'aube puis DV-LAs Vegas J8 : Las Vegas : J9 : Las Vegas-Bryce Canyon + balade Bryce Canyon J10 : balade BRyce Canyon + BC-Page J11 : Page-Maonument Valley via Antelope Canyon et Horse shoe Bend + balade MV J12 : trajet MV-Grand Canyon + découverte Grand Canyon J13 : GC + trajet GC-Phoenix J14 : retour

donc voilà... il faudrait que je rajoute une journée là dedans !

Rester 1 jour de plus à San Fransisco ? 1 jour de plus à Yosemite (mais nous ne somme spas des randonneurs) Prendre plus notre temps entre PAge et MV Rester plus longtemps au Grand Canyon ? Prendre un peu de temps pour visiterles alentours de Phoenix ? Réorganiser complètement l'enchainement Bryce-Monument Valley-Grand Canyon ? Faire un détour par un endroit on cité plus haut ?

Toutes les bonnes idées sont les bienvenues😉

Merci d'avance pour vos conseils

A+
Deux mois et demi en camping-car: ouest des États-Unis - Canada (3ième partie) English translation pending
by Boumtchak · 2009-03-11 · 35 replies
Début du voyage: 1ère partie http://voyageforum.com/...ere_partie_D2397667/ 2ième partie http://voyageforum.com/...eme_partie_D2398576/ 3ere partie Page-Los Angeles



J48 Samedi 6 septembre

Nous commençons la journée par la balade vers Horseshoe Bend ; il faut juste grimper sur une petite colline et redescendre de l’autre côté. Le point de vue est saisissant. Quelques courses au Wall Mart, avant de se rendre à Antelope Canyon. Il y a de nombreuses voitures sur le parking. Des camionnettes bâchées en sortent à toute allure. Des touristes bardés d’appareils photos bringuebalent à l’arrière…Je décide de renoncer. Nathalie, notre photographe officiel, se rendra seule dans le canyon. Elle revient ravie de sa balade, mais nous nous sommes trompés dans les changements d’horaire et il était trop tard pour photographier les fameux rayons du soleil éclairant le canyon. Elle a trouvé les Navajos sympas et nous raconte, pêle- mêle : la découverte du « Slot Canyon » par la grand-mère de son guide, les serpents à sonnettes, la terre sacrée, le Shamann… Après 2 hrs de route, nous prenons une place au Goulding Campground, et nous nous dirigeons vers la légende : Monument Valley ! Les monolithes de « La charge Héroïque », la piste du « Massacre de Fort Apache », le coucher de soleil de « La prisonnière du désert »… Tout est tel que je l’imaginais, mais en beaucoup plus beau ! La nuit tombée, nous regagnons le fort, pardon…le camping…

J49 Dimanche 7 septembre

Réveil de très bonne heure pour le lever de soleil. Quel spectacle magnifique !



Nous empruntons la piste, mais en camping-car, ce n’est pas évident. On s’arrête près de John Ford Point, et l’on décide de faire une petite balade à cheval.



Les Navajos nous montrent comment grimper sur nos montures, cela n’a pas l’air très compliqué. Je prends mon élan et… je manque de retomber de l’autre côté ! Je m’agrippe désespérément à la sangle et je parviens à rester en selle, ouf ! l’honneur est sauf… Notre guide est d’un abord un peu rustre, mais il s’avère sympathique et très bavard.





Après une petite heure, nous sommes de retour à l’enclos, les enfants sont ravis. Nous repartons sans faire la totalité de la piste, nous craignons d’endommager notre véhicule.

Après avoir fait une petite halte à la cabane de Nathan Britless (alias John Wayne dans « La charge héroïque ») nous prenons la direction du Canyon de Chelly.

Après une visite au visitor center, nous nous installons à Cottonwood Campground, un camping très agréable et qui plus est, gratuit.

J50 Lundi 8 septembre Nous trainons un peu au lit ce matin, avant de prendre la South Rim, pour faire l’unique balade autorisée sans accompagnement : la White House Trail.







Nous descendons au fond du canyon, pour découvrir une petite ruine nichée dans une alcôve au bas d’une falaise.



Une fois remontés, nous continuons notre route vers Spider Rock, c’est le point de vue le plus spectaculaire sur le canyon de Chelly.

Les enfants voudraient faire à nouveau un tour de cheval, mais le temps se gâte et il commence à pleuvoir. Nous repartons donc au camping. Nathan a décidé ici aussi de passer son diplôme de Junior ranger et va, avec l’aide de Julia commencer à remplir son questionnaire.

J51 Mardi 9 septembre Ce matin le temps est maussade. Nathan se rend au visitor center pour remettre son questionnaire. C’est une jeune Navajo qui va lui décerner son diplôme. Un vieil indien vient lui serrer la main, Nathan est très fier.

Nous faisons ensuite la North Rim. Plusieurs arrêts aux différents points de vue. En particulier Massacre Cave Overlook ; en 1805 des Navajos avaient trouvé refuge ici, mais les Espagnols les ont débusqués et massacrés. Les Navajos appellent ce massacre « Où deux sont tombés » car une squaw s’est jetée dans le vide entrainant un soldat espagnol. Nous nous dirigeons ensuite vers Mesa Verde. Avant de nous installer au camping, nous devons passer au visitor center afin de réserver nos places pour la visite des ruines le lendemain.

J52 Mercredi 10 septembre Nous partons de bonne heure, pour la première visite de la journée « Spruce Tree House », c’est en fait la seule ruine que l’on peut visiter sans accompagnement.

Nous effectuons la visite sous la pluie. Le village est remarquablement conservé, bien sûr nous ne pouvons pas accéder partout, mais le ranger de garde nous indique que nous pouvons descendre dans une Kiva. Nous sommes tout seuls dans le village, mais ce sera la seule fois de la journée. Nous remontons en vitesse pour nous rendre à « Balcony House ». Un ranger nous attend et nous intégrons un petit groupe. Nous descendons tout d’abord un long escalier métallique pour nous retrouver au pied d’une échelle d’une dizaine de mètres, que nous allons emprunter pour accéder à Balcony House.



La vue est très belle depuis la terrasse du village. Nous empruntons ensuite un étroit goulet et deux échelles pour remonter en haut de la falaise. Sans être difficile, la visite de Balcony House comporte quelques passages aériens, qui gêneront sans doute les personnes sujettes au vertige. L’avantage, c’est qu’il n’y a pas grand monde, ce qui n’est pas le cas de Cliff palace. Nous aurions pû nous passer de celle là ; on peut apercevoir le village depuis un « point de vue ».

Les visites durent une petite heure, en anglais. On s’aperçoit que les rangers ne connaissent en fait pas grand-chose des Anasazis et qu’ils font beaucoup de suppositions. Nous partons pour l’autre bout du parc, pour embarquer sur un « petit train » qui nous amène à « Long House ». Sous la pluie, encore, nous commençons la descente. Nous entendons pour la troisième fois de la journée, les explications du ranger sur les Kivas ; c’est à peu près le seul domaine où ils ne font pas uniquement des suppositions. Les enfants commencent à saturer, mais restent sages. Heureusement, le site est magnifique.

La pente pour remonter est très raide et nous devrons patienter un bon moment en haut, des personnes âgés ont du mal à terminer l’ascension. Nous restons un peu sur notre faim concernant l’histoire et la culture des premiers habitants de Mesa Verde. Reste la beauté du site et des ruines Anasazis. J53 Jeudi 11 septembre Nous partons pour Taos aujourd’hui, en passant par Durango. Nathan veut que l’on s’arrête au concessionnaire Harley Davidson. Il aimerait bien acheter un blouson en cuir ; il adore le look des motards rencontrés depuis notre départ. Ils sont malheureusement hors de prix et il devra se contenter d’un simple écusson.

La route traversée est magnifique : des montagnes, des sapins, des prairies… Cela faisait un bon moment que nous n’avions pas traversé un paysage comme celui là. Nous rentrons maintenant au Nouveau Mexique, et le changement est radical ; le paysage bien sûr, mais aussi les habitations et jusque dans la manière de conduire des habitants… C’est à Taos, il me semble que l’on va entendre les premiers coups de klaxon.

J54 Vendredi 12 septembre J’avais peur de la foule, pour visiter Taos Pueblo, mais il n’y a en fait personne quand nous arrivons sur le parking. Il faut bien sûr payer l’entrée, mais aussi une taxe sur chaque appareil photo et vidéo. Nous sommes un peu déçus par le pueblo ; le temps est gris, le ciel très bas, c’est peut être l’explication.





Nous allons prendre le petit déjeuner sur la plazza. Nous sommes attablés devant un café quand un policier fait irruption dans le bar et m’interpelle : il pensait que ma caméra posée sur la table était une arme… autant dire que je n’étais pas rassuré. Nous avons trouvé d’ailleurs que la police était très présente dans la ville. Nous reprenons la route vers Santa Fe en longeant le Rio Grande.

Nous allons manger mexicain, mais n’étant pas habitués, on va nous servir les sauces à part… Heureusement, car même à faible dose, elles sont explosives !

J55 Samedi 13 septembre



Nous allons déjeuner sur la très belle plazza de Santa Fe. Des indiens sont installés sous les arcades et vendent leur artisanat. On va se laisser tenter par des bracelets en argent et turquoise (du moins nous l’espérons…).

Nous quittons avec beaucoup de regrets Santa Fe et prenons la Turquoise Trail vers le sud. La route est longue et monotone. Nathalie regrettera de ne pas s’arrêter à Madrid, petit village hippie, très coloré et très artisanal. A l’approche d’Alamogordo, ville sans charme, la vue sur les Sacramento Mountains est magnifique.



J56 Dimanche 14 septembre Nous commençons notre visite à White Sands, par un passage au visitor center, qui est tout à fait dans l’esprit new Mexico.

Nous faisons une petite balade sous la pluie et les dunes sont plutôt grises que blanches. Les enfants adorent courir et se rouler dans le sable.

Le soleil apparaît en fin de matinée et le sable prend une couleur blanche éblouissante, on se croirait à la neige ! Ce sable très fin s’avère être du gypse.



Nous partons ensuite vers Las Cruces, puis Silver City. Nous empruntons une petite route quand un orage éclate. Des torrents d’eau boueuse traversent la chaussée. Nous sommes surpris de trouver, en pleine campagne, un poste de douane. Nous devons présenter nos passeports et répondre à quelques questions, mais rien de bien méchant. C’est une patrouille qui surveille la frontière dont nous sommes très proches. Nous empruntons Geronimo Trail. Après quelques miles une odeur de brûlé se dégage de dessous le camping-car ; ce sont des sauterelles grillées, elles sont nombreuses et très grosses par ici. La route s’élève et n’en finit pas de serpenter dans la forêt, nous n’en voyons jamais le bout. Nous arrivons tout de même en fin d’après midi à Silver City, où nous prenons une place au KOA.

J57 Lundi 15 septembre Nous quittons Silver City (ville minière dont les gisements d’argent ont laissé la place aux gisements de cuivre exploités à ciel ouvert) et nous dirigeons vers l’Arizona.

Nous faisons une halte à Stein’s Ghost Town, mais le site est fermé. Nous approchons d’Apache Pass, Nathalie est inquiète, non pas à cause des apaches qui attaquaient les voyageurs à la fin du 19ième siècle (nous avons d’ailleurs vu sur la route un panneau relatant l’histoire de Chato et de son groupe de Chiricahuas qui ont abattu un couple et se sont emparés de l’enfant âgé de 6 ans; malgré une chasse à l’homme rapidement organisée, on ne les a jamais rattrapés ) mais plutôt à cause de l’état de la route. Nous sommes sur une piste et dans un nuage de poussière, le camping-car approche du départ de la balade vers Fort Bowie. Nous nous arrêtons au parking où il n’y a qu’une seule voiture.

Nous arrivons rapidement à l’ancien relais de diligence, puis au site de l’affaire Bascom. Nous pénétrons juste après, dans l’ancien cimetière où gisent plusieurs stèles, dont celle d’un fils de Geronimo et aussi celles de soldats tués par les Apaches.



Nous voici maintenant sur le site de la bataille qui a vu s’affronter les soldats et les Chiricahuas en 1862. Nous montons ensuite la colline qui abrite les ruines du premier fort ; il n’en reste presque plus rien.

Nous continuons ensuite vers le visitor center qui est désert. Nous commençons à nous impatienter ; l’heure tourne et nous voyons enfin arriver le ranger, sosie d’Elie Wallach dans » les 7 Mercenaires ». Il est très gentil et vraiment pittoresque. Il nous explique, dans un mélange d’anglais et d’espagnol, que le fort a été complètement pillé après le départ des soldats en 1894.

Nous prenons le chemin qui conduit au sommet de la colline, parmi les yuccas et les cactus, pour accéder aux positions des guerriers apaches, pendant le combat. Nous prenons position sur un rocher qui domine la vallée. Qui sait…Cochise avait peut-être choisi le même emplacement pour commander l’embuscade …



Nous rejoignons rapidement le parking. Nous remontons dans le camping-car et nous allons franchir le col, bringuebalant dans un bruit de ferraille qui grince. Puis nous prenons la direction du soleil couchant vers Chiricahua National Monument.

J58 Mardi 16 septembre Nous nous sommes encore trompés d’heure ; nous avons vraiment du mal à nous faire à ces changements d’horaires. Nous avons décidé de faire une rando dans le parc. Un ranger nous emmène à Massaï point au sommet du parc. C’est une dame très gentille. Sa mère est française, son père sioux. Elle ne va pas se gêner pour « tailler » Bush et sa politique durant le trajet ; elle attend avec impatience les élections. Une fois arrivés, nous nous mettons rapidement en route car le vent est très froid. Nous descendons parmi des Hoodoos, qui nous rappellent ceux de Bryce, en moins colorés. Nous grimpons jusqu'à Inspiration Point. La montée dans la forêt est agréable. A quelques centaines de mètres du sommet, nous apercevons Cochise’s Head.

Quelle coïncidence ! On aperçoit clairement le profil d’un Apache, comme si malgré les vicissitudes et tous les tourments qu’ils ont subis, malgré les déportations, cette terre portait leur empreinte indélébile et serait pour toujours Apache…



J59 Mercredi 17 septembre Nous sommes à Chiricahua National Monument et ici comme dans presque tous les parcs que nous avons traversé depuis le début de notre voyage, il n’est pratiquement jamais fait référence aux indiens qui vivaient dans ces lieux. En Utah, il n’y en avait que pour les Mormons. Ici dans les brochures que nous ramassons, on nous raconte en large et en travers l’existence d’une famille de suédois qui est venue s’établir dans la région en 1888. Je veux bien que les pionniers soient mentionnés, mais faire volontairement abstraction de toute l’histoire amérindienne et surtout du génocide, c’est quand même énervant…Nous quittons probablement notre dernier camping primitif, le Bonita Campground, pour rouler vers Bisbee. Sans vraiment pouvoir en expliquer la raison, nous sommes déçus par cette ville minière. Nous ne faisons qu’un petit arrêt et continuons vers Tombstone. Nous apercevons une rue vaguement western ; Nathan enfile sa panoplie et nous partons faire les magasins de souvenirs.



La gorge desséchée par la poussière avalée le long de la piste, nous pénétrons dans le saloon. Un cow-boy entonne des airs country en pianotant sur son orgue « Bontempi ». Il y a soi disant des « gunfight » dans la rue, mais comme les informations sont contradictoires, nous reprenons la route. Les enfants ont adoré Tombstone, moi beaucoup moins.

J60 Jeudi 18 septembre Nous avons fait étape au KOA de Benson, et ce matin les enfants profitent de la piscine. Nous partons en milieu de matinée pour Tucson. Nous visitons la mission San Xavier del Bac. Malheureusement une partie de la façade est recouverte d’une bâche.





Il fait très chaud, Nathalie et Julia sont les plus touchées. Nous arrivons en début d’après midi à Sonoran Desert Museum. Nous décidons de remettre à demain matin la visite du musée, il fait trop chaud. Nous cherchons un camping avec piscine. Le premier que nous trouvons, n’accepte pas de campeurs ayant moins de 55 ans. Les deux suivants n’acceptent pas les enfants, nous trouvons ça incroyable. Tant pis nous retournons à Gilbert Ray Campground. Finalement, nous n’en avons pas fini avec les campings primitifs et c’est tant mieux, le camping est tellement agréable ; nous sommes au milieu des saguaros. Nous allons profiter de cet endroit magique pour filmer et photographier le coucher de soleil sur Saguaro National Parc.



J61 Vendredi 19 septembre Debout de bonne heure, nous voulons être au musée à l’ouverture des portes. Le temps de prendre les tickets et nous pénétrons dans la première pièce, reptiles et invertébrés .Le musée est vraiment très bien fait et dépasse le cadre d’un simple zoo. Bien sûr nous voyons de nombreux animaux, mais aussi un nombre incroyable de plantes et de roches. Nous arrivons maintenant à « Life in the rock ». Un énorme Diamond Back, le plus gros des rattlesnake, lézarde au soleil derrière une vitre, il est vraiment impressionnant ! En ressortant, nous passons devant un buisson et nous entendons le bruit caractéristique d’un serpent à sonnette…

Nous faisons un bond et demandons aux enfants, qui étaient à la traine, de choisir un autre chemin. Nous allons passer toute la matinée, à déambuler parmi les allées, beaucoup plus que ce que nous avions prévu. Il nous faut songer à partir, mais avant un petit tour à l’inévitable gift shop, tant attendu par les enfants. Tout le monde a adoré cette visite, sauf Nathalie qui a beaucoup souffert de la chaleur. Nous remontons vers Apache Junction où nous prenons une place au KOA, qui est quasiment désert.

J62 Samedi 20 septembre Bien que nous ne soyons pas pressés ce matin, nous nous levons de bonne heure ; impossible de faire la grasse matinée, il fait déjà bien chaud. Nous restons toute la journée au camping, profitant de la piscine. Vers la fin d’après midi, nous allons à Goldfield Ghost Town, une ancienne ville minière reconstituée.





Nous payons l’entrée de Lost Dutchman State Park, nous avons décidé d’assister au coucher de soleil sur Superstition Mountain. Nous prenons nos marques, cherchant le meilleur endroit possible pour filmer et photographier. Nous patientons en prenant l’apéritif. Au moment fatidique, c’est la panique, les emplacements choisis ne sont pas forcément les bons. Je cours dans tous les sens pour tenter de trouver un meilleur point de vue. Les paysages sont magnifiques des deux côtés ; à l’est le massif montagneux, à l’ouest le soleil se couche sur la forêt de Saguaros.





Il est temps d’allumer le feu pour les grillades, quel moment inoubliable ! Nous prolongeons encore un peu notre plaisir, mais la nuit se fait plus noire et la nature plus inquiétante. Nous plions nos affaires et retournons au camping.

J63 Dimanche 21 septembre Nous n’avons pas beaucoup mieux dormi que la veille, nous nous engageons donc sur Apache Trail de bonne heure. C’est une petite route qui se transforme rapidement en piste sinueuse. Nathalie est tendue, elle n’aime pas ça. Les paysages sont bien sur magnifiques, des saguaros, des falaises, des montagnes déchiquetés, des canyons, des lacs.







Nous arrivons à Roosevelt Dam après trois heures de route. Cela fait du bien de rouler sur un asphalte parfaitement lisse. La route vers Sedona est très agréable, nous prenons de l’altitude est l’air devient plus respirable. Peu avant Sedona, nous bifurquons pour faire une petite balade vers Cathedral rock. Nous attendons le coucher du soleil près du célèbre panorama ; Nathan en profite pour se baigner. Je suis surpris ; je pensais voir beaucoup plus de monde, mais c’est relativement tranquille.





Nous ne trouvons qu’un seul camping sur Sedona, il y a quand même de la place et sommes accueillis par un employé mexicain d’une extraordinaire gentillesse.

J64 Lundi 22 septembre Nous devions monter à Mesa Airport pour voir le soleil se lever, mais nous allons louper le coche. Le soleil est déjà bien haut quand nous arrivons au point de vue et la lumière n’est pas exceptionnelle.

Nous descendons vers Slide Rock. Je pensais que c’était une balade agrémentée d’une baignade, mais c’est à peine avoir franchi une centaine de mètres que nous arrivons sur place. Les enfants sont ravis de ne pas avoir à faire plus d’effort. Il y a un peu de monde, mais nous trouvons facilement un coin tranquille. Julia et Nathan vont de baigner, malgré l’eau glacée.

Sur le chemin du retour, nous mangeons une glace et partons chercher un camping. Nous allons tâtonner un moment car nous nous référons à une carte erronée. Nous prenons les renseignements pour la balade de West Fork. Il faut repayer 8 dollars pour le stationnement. Comme il y a beaucoup trop de voitures sur le parking, je décide de reporter la balade au lendemain.



J65 Mardi 23 septembre Il est 7 hrs quand nous nous arrêtons sur le parking. Contrairement à hier il n’y a personne. Nous allons longer la rivière pendant plusieurs kilomètres, à travers une forêt de pins. De hautes falaises nous barrent l’horizon. Le chemin s’efface et le passage se rétrécit ; nous supposons que c’est le terme de la balade, nous faisons donc demi-tour.



Nous croisons plusieurs marcheurs. Comme je suis content que nous soyons partis de bonne heure ! D’autant plus que la lumière était bien meilleure ce matin. Nous sommes de retour vers 11 hrs. Nous avons un petit mot sur le pare brise, nous demandant de payer le stationnement, il n’y avait personne au péage tout à l’heure. Nous payons en grommelant. J’ai souvent vu sur le forum décrier les pratiques des navajos, mais je trouve qu’à Sedona c’est pas mal non plus… Nous arrivons au Grand Canyon où nous prenons notre place réservée à Mather Campground. Nous faisons le point sur la rando que nous avons décidé de faire demain jusqu'à Plateau Point. Elle fait 20 kilomètres, Nathalie est un peu inquiète, elle craint de souffrir de la chaleur. Nous allons assister au coucher de soleil à Yavapai Point, et nous devons effectuer 3 fois le tour du parking avant de trouver une place. Le Grand Ganyon est immense, mais pas si impressionnant que ça. Certainement qu’après en avoir tellement entendu parler, nous nous attendions à autre chose.





J66 Mercredi 24 septembre Debout de très bonne heure, pour une rude journée. A peine arrivés au parking, nous entamons la descente. Il est 6h30, le soleil se lève et les couleurs sont plus belles qu’hier soir. Au loin et beaucoup plus bas, nous apercevons le chemin qui se déroule vers Plateau Point, nous donnant une idée des efforts qu’il va falloir consentir pour nous y rendre et surtout pour remonter.





Nous descendons d’un bon pas et nous commençons à croiser des marcheurs qui ont du passer la nuit à Phantom Ranch ou Indian Garden. Certains sont au bord de la rupture, mais nous ne faisons pas les malins, ce sera peut-être notre tour tout à l’heure.



Nous faisons une pause à Indian Garden, avant de repartir.

Si nous étions jusqu'à présent à l’ombre nous évoluons maintenant en plein soleil. Le plateau est très aride et le soleil déjà bien chaud. Nous arrivons à Plateau point ; nous avons une belle vue sur le Colarado et sur le canyon.









Nous traînons un peu, mais il faut songer à remonter. Il y a un point d’eau sur le plateau et nous faisons le plein. Nous montons lentement mais surement, malgré la chaleur. Nathalie tient le coup, Nathan caracole en tête, Julia ressent un peu la fatigue, je vais avoir une défaillance à trois miles du sommet. Heureusement, il y a du sucre dans le sac à dos. Je vais boire plusieurs gorgées d’eau sucrée et je vais terminer la rando dans de meilleures conditions. L’aller-retour vers Plateau Point demande un effort important, mais la balade est faisable, à condition quand même d’avoir un bon entraînement. Nous trinquons (avec un grand verre de limonade glacée) à notre « succès »… Nous profitons de notre dernière nuit dans un camping primitif, nous approchons à grands pas de la fin de nos vacances.

J67 Jeudi 25 septembre Un peu de grasse matinée, ne fait pas de mal. Nous quittons Grd canyon et nous nous dirigeons vers Seligman et la route 66.

La localité joue à fond la carte de cette mythique route et de nombreux magasins de souvenirs déploient leurs atouts pour attirer le chaland. Les enfants sortent du camping-car en piaillant. J’hésite un moment mais me décide quand même à les suivre. Soudain un énorme bus tout noir vient se garer près de nous et un flot de Japonais se déverse dans la rue. Funeste présage ; je juge plus prudent de retourner dans notre véhicule. La famille revient les bras chargés de souvenirs. Nous repartons avant un nouvel arrêt à Hackberry General Store. Il fait très chaud, l’enseigne grince, un vieux monsieur se laisse bercer par le mouvement de la balancelle sur laquelle il somnole…Nous sommes décidément dans un de ces endroits mythiques de l’Ouest…

Nous passons à Peach Springs, nous avions projeté d’aller camper à Havasupaï ; le site est fermé depuis les inondations du mois d’août. Nous le savions bien sûr, mais cela restera comme la plus grosse déception de nos vacances… Heureusement, il n’y a pas eu de victimes, du moins d’après ce que l’on a entendu. Le KOA de Kingman, s’avèrera être certainement le pire camping de ce voyage. J’exagère à peine en disant qu’il nous faut faire attention, en ouvrant les portes, de ne pas rayer le camping-car de nos voisins…

J68 Vendredi 26 septembre Nous repartons de Kingman vers Las Vegas, empruntant à nouveau la route 66. Le district historique de Kingman est en partie préservé. On aperçoit en particulier des motels, avec de grosses enseignes typiques des années 50. Nous continuons vers Oatman ; c’est la partie de route que nous avons préféré. Les paysages ne sont pas sans rappeler ceux du film d’animation « Cars ».Oatman est une ancienne ville minière et tout est fait, ici aussi, pour fixer le touriste, et ça marche. De nouveaux achats souvenirs, je me demande où l’on va bien pouvoir caser tout ça, pour notre retour.



Nous quittons la route 66, direction Vegas. Nous appréhendons notre premier contact avec une grande ville américaine. Le flot des voitures s’épaissit, le nombre de voies est multiplié par deux. Nathalie est prête à me guider. Elle a deux plans de la ville ouverts, posés sur ces genoux. Malgré tous ses efforts, elle ne va me donner que peu de renseignements utiles. Tout avait pourtant bien commençé. J’entendais régulièrement sa voix rassurante qui me disait : « continue tout droit, continue tout droit… ». Malheureusement, à un moment il a bien fallu tourner, et ce fut la catastrophe : « Reste au milieu, tourne à droite en restant sur ta gauche… Il me manque des rues… Mais il est nul ce plan… Ca y est… Tourne…enfin, je crois… » Nous avons tout de même réussi par arriver au camping. La place est chère, mais nous n’avons pas le choix.

Après le repas, nous partons arpenter le Strip. Les casinos rivalisent en surenchère de mauvais goût. Nous remontons l’avenue jusqu’au Bellagio, pour assister au spectacle des grandes eaux comme à la fin du film Ocean’s Eleven.

J69 Samedi 27 septembre Nous avons quelques petits soucis avec le camping-car et nous ne pouvons pas aller aux « Outlets » comme prévu. Nous traînons toute la journée au camping, il fait vraiment très chaud. Le soir nous repartons visiter la ville, mais cette fois vers Frémont Street. C’est beaucoup plus agréable qu’hier soir. Des groupes de rock jouent dans la rue, puis tout s’arrête… Le noir se fait, …Un coup de tonnerre ! Le ciel semble s’illuminer et l’on entend les premières mesures de « We Will rock You » de Queen, scandées par les passants. Une immense toile est tendue au dessus de la rue et des images y sont projetées.

J70 Dimanche 28 septembre Pour faire plaisir à Nathan et Julia, nous décidons de rester un jour de plus à Vegas. L’après-midi donc, départ pour les Outlets. Et le soir nous allons essayer un buffet ; on nous conseille celui du casino Paris. Le principe est simple : nous payons l’entrée d’une salle de restaurant et nous pouvons manger la quantité de plat que nous voulons. Les enfants vont faire honneur aux désserts. Nous ne sommes pas de fins gourmets, nous ne fréquentons jamais la grande restauration, mais là c’est à peine du niveau d’une cafétéria de supermarché. Les parents sont très déçus, les enfants enchantés…

J71 Lundi 29 septembre Nous quittons enfin Las Vegas, direction San Diego. Nous avions prévu de couper le trajet en deux, en s’arrêtant à Joshua Tree, mais la journée supplémentaire à Vegas, nous oblige à tout faire d’une traite, c’est bien dommage. Nous prenons une place au KOA, cette fois le camping est très agréable.

J72 Mardi 30 septembre Aujourd’hui, ce sont les parents qui trainent les pieds. Nous partons visiter SeaWorld. Nous prenons un ticket jumelé avec Universal. Nous passons toute la journée dans le parc et finalement, tout le monde s’est bien amusé.

J73 Mercredi 1er octobre Ce matin, nous allons au zoo. Il y a beaucoup d’enfants à l’entrée et je préfère aller me balader dans Balboa Park. Vers midi, je retrouve Nathalie et les enfants ; ils ont passé un bon moment malgré le monde.

Nous prenons la route de Los Angeles en début d’après-midi. Nous sommes un peu stressés après notre déroute de Las Vegas, mais tout va bien se passer cette fois. Les enfants voulaient voir la maison des « Cunningham » de la série « Happy Days ». Ils avaient repéré l’adresse sur Google.

Nous faisons donc un détour avant de rejoindre notre hôtel. Nous avions réservé quelques jours auparavant à « Highland Gardens », près d’Hollywood Bld. Nous avons un peu de mal à garer le camping-car, sur le parking, mais nous sommes maintenant habitués à manœuvrer. L’hôtel est très agréable, il possède un patio arboré et une piscine. Nous prenons le repas sur la terrasse de notre chambre, avant d’aller faire un tour sur Hollywood Boulevard.

J74 Jeudi 2 octobre Réveil de bonne heure, mais cette fois se sont Julia et Nathan, les premiers debout, ils sont impatients de visiter Universal. Le studio n’est qu’à quelques minutes en métro.

Nous commençons par « House of Horrors ». Mauvais début, Nathan a très peur, et va appréhender les prochaines attractions.

Nous enchaînons avec la visite des studios. Les files d’attente ne sont pas très longues, heureusement nous sommes en semaine et hors saison.





Nous terminons par « Water World » et Shrek. Bien que nous ayons passé toute la journée à Universal, nous n’avons pas pu tout faire.

Nous arpentons ensuite le « Hall of Fames » sur Hollywood à la recherche de nos stars préférées. C’est vite lassant et nous allons avaler un hamburger au Mel’s Drive In…





C’est notre dernière soirée aux Etats-Unis, nous évoquons quelques souvenirs, l’ambiance est morose.

J75 Vendredi 3 octobre Nous partons tout d’abord vers Santa Monica. Nous avons commencé nos vacances près du Pacifique nous allons les terminer sur les plages de Californie quelques 1800 kms plus au sud.







Nous ramenons notre véhicule. Nathalie est stressée, elle a peur d’oublier quelque chose. Tout le monde est un peu triste et Nathan ne peut contenir ses larmes, quand de la navette qui nous amène à l’aéroport, il jette un dernier regard sur le camping-car.

Nous allons devoir laisser nos 4 « Laguioles » aux Etats-Unis. Nous avons oublié de les mettre dans nos valises au moment de l’enregistrement, et il est bien sûr hors de questions de les prendre dans l’habitacle. Nathalie dans sa précipitation, va déclencher une alarme, en tentant d’ouvrir une porte qui donne sur le tarmac. Début de panique, la sécurité intervient, on s’excuse platement. Les passagers nous lancent des regards noirs, je tente de disparaître en vain derrière une plante verte. Il est maintenant temps d’embarquer, Nathan d’un ton solennel déclare avant de pénétrer dans l’avion : « Amérique, je reviendrai… CONCLUSIONS Au moment d’entreprendre ce voyage, j’avais un peu d’appréhension. J’avais tellement parcouru les pistes des Rocheuses, pagayé sur des lacs immenses après m’être immergé dans des forêts à perte de vue, j’avais souffert du froid dans le Montana et de la chaleur en Arizona, tout cela dans mon imaginaire bien sûr. J’avais donc peur d’être déçu, peur que ce voyage ne soit pas à la hauteur de mes espérances…Et ce fut finalement encore plus beau que je ne l’avais imaginé. Je ne pensais pas qu’il existait encore en 2008, des territoires aussi vastes, aussi sauvages et encore vierges de toute trace humaine. J’ai amené ma famille dans ce périple alors que les Etats-Unis n’étaient pas leur destination préférée. Mais en voyant leurs sourires (et le mien ) tout au long de ce voyage, je repensais à la phrase qui clôt le film « Into The Wild » : « Le bonheur ne vaut d’être vécu que s’il est partagé ». Je dois avouer que je suis parti avec des a priori sur les américains, mes vilains préjugés ont rapidement volé en éclats au bout de quelques jours à leurs contacts ; Qu’importe leurs origines, ils se sont révélés accueillants, chaleureux et serviables en toute simplicité. Et que dire de cette émotion qui m’a saisi quand j’ai vu un indien pour la première fois ? Cette même émotion qui faisait battre mon cœur d’enfant quand, dans un western se découpait sur le ciel, la silhouette menaçante d’un Sioux ou d’un Apache. Malheureusement, comme dans la plupart de ces films, leur histoire s’est mal terminée comme en atteste la misère qui caractérise les réserves. Presque des étrangers sur leur propre territoire, « Comme des ombres sur la terre » pour citer James Welch. Bien entendu j’espère pouvoir y retourner un jour, il nous reste encore tellement de choses à découvrir. Moins égoïstement, je souhaite à chacun, qu’importe sa condition, de pouvoir réaliser son rêve au moins une fois dans sa vie. Je laisse la parole au reste de la famille pour clore ce carnet de voyage.

Nathan : - J’y retourne demain : Partout !!!! Mais surtout à Banff et ses musées, au Wyoming manger du bon steak, faire du cheval à Monument Valley, à Moab et son camping, à Las Vegas… - Ils ne sont pas prêts de me revoir : House of horror (Universal studio) ! Mon plus grand regret: être passé devant le "plus grand gift shop du monde" à las Vegas et de ne pas y être rentré ;papa et maman en avaient marre des gift shop . je ne leur pardonnerai jamais...

Julia : Papa m’a conté tellement d’histoires sur les indiens que j’ai commencé à m’y intéresser et après avoir lu plusieurs bouquins sur le sujet, il me tardait de voir le site de la bataille d’Apache Pass et celui de Little Big Horn. Depuis notre retour je demande à regarder des westerns (peut-être pas les plus anciens en noir et blanc avec John Wayne…)et Papa s’empresse de répondre à mes attentes ! Même si j’ai (juste un peu) râlé pour faire certaines randonnées, quand je me retrouve maintenant en cours de maths, je retournerais bien au lac Berg ou au fond du Grand Canyon !!! Une copie qui se froisse et j’entends les feuilles des cottonwoods qui bruissent, un coup de vent frais et je me revois allongée sur l’herbe à regarder les étoiles avec mon frère dans l’Utah, des cris dans la cour et je me retrouve au Grand Canyon ou au Yellowstone entourée d’une horde de japonais qui mitraillent le paysage avec leurs appareils photo… -J’y retourne demain : Les plages de Washington, Victoria sur Vancouver’s Island, Jasper, Maligne lake, Montana, Wyoming-Cody, Cathedral Valley, Moab, Monument Valley, Santa Fe, Las Vegas, Los Angeles.

Nathalie : Moi qui ne rêvais que de la Cordillière des Andes comme destination de voyage, maintenant je n’ai que le Canada et les U.SA à la bouche. Je repense au film « Into the wild » sorti avant notre départ (et au film « Camping-car » qu’on se repasse chaque semaine, la larme à l’œil…) et je nous revois au Canada, presque tout seuls, entourés de forêts à perte de vue, de sommets impressionnants et de glaciers dont les craquements sinistres résonnent encore dans mes souvenirs…Et je me dis que c’est décidément ce que j’ai préféré et puis… Et puis je repense aux « fire-places », aux grillades de chamallows, aux magnifiques « milky way » de l’Utah, à la balade à cheval de Monument valley, au raid en jeep à Canyonland, aux couchers de soleil sur les saguaros…et là je me dis que finalement, ça aussi j’ai adoré… On a eu faim à Robson, on eu froid à Maligne, on a eu peur à Cathedral Valley, on a eu chaud à Moab, on a subi les assauts des Japonais au Yellowstone (entre autre …), mais qu’est ce que je ne donnerais pas pour revivre un seul de ces instants qui me paraissent merveilleux avec le recul ! Même le pain de mie aurait une saveur incomparable… Nous avons suivi Pascal sur les pas de Jérémiah Johnson, de Cochise et Géronimo sans savoir où on allait…Il nous a raconté toutes leurs histoires et on continuait à le suivre en l’écoutant ; on aurait pu le suivre longtemps comme ça… il y avait tant à voir et il reste encore tant à découvrir !Dis Pascal, c’est quand qu’on repart ?

Utiliser le New York Pass? English translation pending
by Johns91 · 2009-02-23 · 25 replies
Bonjour Quelqu'un a t'il utilisé le NEWYORKPASS -pas le citypass qui semble offrir moins de possibilité- Cela semble interéssant en le commandant d'ici avant de partir Merci
Premier voyage dans l'Ouest américain English translation pending
by Bastinj · 2009-02-14 · 27 replies
bonjour à tous Je suis nouvellement inscrite! Cela fait 3 mois que je vous lis, pour préparer mon voyage dans l'ouest américain l'été prochain.Grace à vous, j'ai trouvé des tonnes d'informations qui n'existent pas dans les guides. Un grand merci à tous. J'ai posé une question il y a 2 jours mais n'ayant pas reçu bcp de réponses, je me permets d'insister car c'est mon 1er voyage dans cette contrée et je suis un peu perdue. Les personnes étant parties dans les même conditions que nous, pourraient-elles se manifester et me dire finalement ce qu'elles ont loué comme voiture pour faire ce périple.Bien que ça soit le reve de mes ados de véhiculer dans un Hummer, il faut quand meme rester raisonnable! Ca doit consommer 1 max ce genre d'engin Je me demande s'il faut vraiment louer ce genre de voiture pour circuler ds l'ouest américain, à 4 personnes (aultes et grands ados) . Le coffre des SUV Standard (trailblazer, nissan x terra, ford explorer, toyota highlander, 4 runner, grand cherokee) est-il vraiment trop petit pour contenir les bagages de 4 personnes, la glacière, les éventuels achats faits ds 1 outlet? Je précise que nous partons 25 jours en juillet dans l ouest american( nous atterrissons à san fransisco), que nous n'aurons pas de matériel de camping( nous dormons dans des hotels) et que nous comptons faire plusieurs pistes pour sortir un peu des sentiers battus ( oui, je sais à nos risques et périls ):la Cottonwood Canyon Road, la House Rock Valley Road pour aller à The Wave(si ns avons la chance d'etre tirés au sort!), Wire Pass, Buckskin Gulch à Alstrom Point au lac Powell près de Moab : onion Creek Road Shafer Trail + Potash Road entre Moab et Torrey : Little Wild Horse Canyon à Capitol Reef : Stricke Valley Overlook Burr Trail Rock Road Hole- in - the - Rock Road J'attends vos réponses avec impatience car je crois qu' il est temps de se décider ( j 'ai bien peur que l es prix de locations ne grimpent. Un grand merci d'avance
Qui va dans l'Ouest des États-Unis en mai 2009? (et quels circuits) English translation pending
by Vnoa · 2009-02-01 · 90 replies
Hello,

Sur le modèle du "famous" post du Tigre (pour le mois de juin 2009), je vous propose de poster ici vos dates dans l'Ouest des USA et un petit resumé de votre trip avec les étapes importantes pour le mois de Mai 2009.

Ce topic est là pour discuter entre voyageurs partant en mai 2009 pour l'Ouest (présentation du circuit, étapes...) et "éventuellement" s'y croiser en cas d'étapes communes, mais pas pour chercher un Compagnon de Voyage 😛 .

@+ Vnoa
Niveau d'eau de la Virgin river narrow à Zion au 30 mai? (Etats-Unis) English translation pending
by Alainsauve · 2009-01-31 · 98 replies
Je serai dans la region de zion autour du 30 mai prochain, évidament je veux voir la virgin river narrow. Je me questionne sur le niveau d'eau a cette periode de l'année. Les crues printanieres sont elle fini s'il y a lieu? Le niveau et la temperature de l'eau rent elle difficilement possible ce passage obligé du sud ouest americain.
Photo du Colorado: endroit d'où elle a été prise? English translation pending
by Isap29 · 2009-01-26 · 27 replies
Bonjour, j'ai trouvé cette photo sur le net sans autre mention que Grand Canyon. Auriez-vous une idée de l'endroit où elle aurait pu être prise ?

Merci d'avance
Croisière "Ibis" en Egypte English translation pending
by Papilou2008 · 2008-12-12 · 41 replies
CROISIERE IBIS : A FUIR😠 Si la « croisière IBIS » en 15 jours pour découvrir les principales richesses de l’Egypte répond assez bien à cet objectif elle vous réserve des surprises fortement désagréables qui gâchent beaucoup le plaisir. L’Egypte antique est une féérie, l’Egypte moderne vue par l’organisateur de cette croisière commercialisée entre autres par VOYAGES.SNCF.com relève de l’industrie touristique et de la malhonnêteté sans aucun égard pour le client (au total 5 nuits blanches !!). Voici quelques exemples de ce qui vous est réservé :

Les fameux 15 jours seront réduits à 13 : Départ : convocation le premier jour à l’aéroport CDG à 21 heures, c‘est le premier jour !!! décollage effectif à 3 heures du matin en jour 2 après 6 heures d’attente. Retour : lever à l’hôtel à minuit, décollage à 4 heures du Caire, arrivée à Paris via Louxor à 11 heures, c’est le jour 15 !!!! Le bateau « Etoile du Nil » Il a perdu depuis fort longtemps ses 5 étoiles. Sale, nourriture internationale infâme et insuffisante, horaires de navigation fantaisistes sans aucune information, cabine exigüe et mal entretenue, stationnement lors des escales loin des villes empêchant de quitter le bateau pour faire seul un peu de tourisme et découvrir le vrai pays dans l‘attente d’une hypothétique navigation. Vous passerez beaucoup de temps en stationnement coincé entre un bateau à bâbord et un à tribord vous bloquant ainsi toute vue. Mais les prix des consommations à bord sont eux dignes d’un 5 étoiles et l’on vous interdit de ramener ne serait-ce qu’une bouteille d’eau achetée à l‘extérieur 5 livres (0, 75 €) et facturée sur le bateau 8, 50 livres Le transfert Hurghada /Le Caire. Lever à 1 heure du matin pour faire partie d’un convoi inexistant tassé à 6 dans un petit véhicule inconfortable, à banquettes fixes, ne laissant aucune possibilité de s’assoupir pour une arrivée au Caire à 9 heures. 8 heures d’enfer et courbatures assurées et persistantes. Aucune trace du car moderne et confortable promis lors de la réservation. L’hôtel « Désert Rose » à Hurghada Gros complexe de 400 chambres correctes (2 étoiles en France) 3 belles piscines et l‘accès à la mer. Nourriture internationale sans intérêt mais acceptable. A fréquenter si votre estomac est en bêton armé et si vous appréciez dans la formule tout compris les whiskys, vodkas, rhums, gins et autres imitations locales à goût prononcé d’alcool à brûler. Cela semble parfaitement convenir aux russes ( 90 % de la clientèle), forts désagréables de part leur comportement incivil. Un conseil : se faire rapidement identifier comme français auprès du personnel qui devient alors, comme par miracle, aimable. Le séjour Au Caire : L’hôtel Cataracts/Pyramides possède un cade agréable, chambre vieillotte, nourriture internationale correcte mais comme partout en Egypte sans intérêt et sans variété. C’est la visite des pyramides et le séjour dans cette ville qui est une grande déception. Il faudrait commencer le voyage par les pyramides et quitter Le Caire toute de suite. Cela ne mérite en aucun cas 3 jours. La ville est une immense poubelle à ciel ouvert. Le site des pyramides n’a aucun charme du fait de l’invasion des véhicules et l’agressivité des vendeurs d’horribles souvenirs. Même les policiers vous demanderont des bakchichs pour vous signaler un détail à photographier. Adieu les émotions tant attendues face à ces monuments.

Mon conseil Ne retenez en aucun cas cette « croisière IBIS » ni son organisateur local Green Valley. Découvrir les trésors de l’Egypte antique est une féérie à faire en croisière sur le Nil a bord d’une felouque d’une dizaine de cabines. Un rapide passage par Le Caire pour les pyramides peut-être réalisé mais vous serez déçus en comparaison d’Abou Simbel qui a lui seul mérite tout le voyage.
Mai 2008, d'une saison à l'autre dans l'Ouest américain (3e partie) English translation pending
by Kashtin · 2008-12-02 · 55 replies
Troisième partie

De Zion NP à San Francisco

Le site MaBul, qui hébergeait les images, est définitivement en panne et a perdu tous les fichiers🏴‍☠️. Désormais, pour voir les photos, il faut passer uniquement par le site:

http://www.carnetsdameriquesetdailleurs.fr/crbst_11.html Pour ceux qui ont vu les parties précédentes, j'ai fait depuis quelques ajouts, notamment à propos du gros rocher rond (2e partie, après les photos de Valley of the Gods) dont j'avais oublié le nom (merci Philippe!), Church Rock, et son histoire aussi brève qu'étonnante.

2e partie: http://voyageforum.com/...ost=2152941;#2152941 1re partie: http://voyageforum.com/...ost=2152941;#2152941

Nous reprenons une chambre dans notre motel préféré, le Golden Hills à Mount Carmel Junction, toujours aussi bien et peu cher (64 $ plus taxes). Nous allumons les fausses flammes de la fausse cheminée qui répandent tout de suite une chaleur bienvenue. Les fenêtres au nord donnent sur la rivière et la montagne. Un gros bouquet dans un coin, une maquette de bateau sur la cheminée, réfrigérateur, micro-ondes, table à repasser, c’est bien agréable. Plus l’ordinateur à disposition à l’office.

A Zion, les parkings se multiplient comme des petits pains. Nous prenons la navette pour The Grotto et Angel’s Landing. Le ciel est sombre, le vent cinglant. Le chemin traverse la rivière



et après une partie en pente douce attaque directement la montagne en lacet, bordé de grandes fleurs blanches dans sa partie basse (Palmer's Penstemon (Penstemon palmeri). (Merci à Alain-Pierre, alias "Derennes", pour m'avoir indiqué le lien qui m'a menée à leur identification).



Nous montons lentement comme à notre habitude, sans nous arrêter sauf pour prendre des photos.



Il y a ici des penstemons d’une grande variété de rouges ; rosés, pourpre, vermillon…



La dernière partie avant d’arriver à Scout Lookout est particulièrement raide et soutenue de murets,



en haut, le vent est très violent et la vue sur la vallée vertigineuse.



Sans Alain qui a le vertige je décide d’avancer un peu sur l’arête rocheuse, histoire de voir…



Mais ce sera vite fait, car le vent maintenant glacial me tire de droite et de gauche, me bouscule, et finalement, alors que je suis arrivée au bout des chaînes fixées dans le roc et que je peux voir à droite la paroi à pic et à gauche… la paroi à pic, je manque de perdre l’équilibre. Le demi-tour est instantané et rassurant. Je suis suivie par un randonneur absolument tétanisé, qui se colle à la roche de tout son corps, les jambes tremblantes et le regard fixe. C’est terrible, je me demande même s’il ne va pas tomber. Arrivé en bas où l’attend son amie, il se redresse et prend l’air conquérant de celui qui a vaincu un 8000...

Retour par les pâturage couverts de bisons, stoïques dans le blizzard tranchant comme une lame. Arrivés au motel, nous sommes heureux de retrouver notre chambre et son feu dans la cheminée.



Jeudi 22 mai

Aujourd’hui nous partons pour Bryce Canyon, où nous n’avons toujours rien réservé, car nous comptons camper. Mais alors qu’Alain termine de charger la voiture j’ai soudain l’idée lumineuse (pas pour tout le monde…) que nous pourrions rester une nuit supplémentaire et randonner une autre journée à Zion. Aussitôt dit aussitôt fait, après quand même une vague hésitation d’Alain que n’emballe pas vraiment l’idée de redéménager.

Nous voilà partis cette fois-ci pour Observation Point. Ma-gni-fi-que !! Huit miles aller-retour et un dénivelé de 650 mètres. Le sentier grimpe raide tout du long sur les quatre miles, mais là encore nous montons lentement, doublés au début par un jeune couple que l’on retrouve systématiquement épuisé deux ou trois virages au-dessus. Par endroits, la roche est d’un jaune soufré extrêmement vif,





quelquefois striée d'ocre rouge.



Les falaises sont immenses au-dessus de nous, sombres dans le contre-jour, et laissent tout juste voir un peu de ciel bleu. L’air est vif et il fait même assez froid, ce qui est idéal pour aller décrocher les nuages, et nous permet de ne nous charger que d’un litre d’eau ; mais ce sera quand même limite. Nous longeons un canyon très étroit où l’on devine à peine en se penchant sous la roche le filet d’eau qui coule au fond.





Au milieu des falaises de grès rose saumon...



poussent de nombreux opuntias, beavertails, asters, jacinthes roses comme des oxalis, fleurs mauves. Les tamias sont là aussi, joueurs et peureux à la fois, courant de droite et de gauche la queue en l’air, complètement surexcités.







Alors que nous nous rapprochons nettement du sommet, nous croisons un randonneur qui nous dit « vous y êtes presque ! ». Juste après, et il n’y a qu’aux Etats-Unis pour voir une chose pareille, déboulent au détour d’un virage une femme qui a bien quatre-vingt-quinze ans et son fils d’au moins soixante-quinze ans… Effectivement, nous sommes bien arrivés en haut, mais pas au bout du chemin qui longe maintenant le bord de la falaise en se coulant sous les pins. On aperçoit à une certaine distance, pour ne pas dire à une distance certaine, une avancée qui ressemble tout à fait au point de vue final au-dessus de la vallée...

La vue est effectivement extraordinaire, et je ne me lasse pas de la prendre en photos !





On aperçoit, à gauche, le Great White Throne,







et on domine la proue d’Angel’s Landing sur la droite, où se distinguent à peine quelques silhouettes téméraires sur l’arête de pierre.





Allez, encore une dernière! Quand on aime on ne compte pas...



La descente est un peu plus dure que la montée mais la vue, différente, est constamment superbe, que l’on se glisse, minuscules, entre les falaises géantes...



ou que l’on domine la vallée.



En repartant, un rayon de soleil perce le ciel d’encre et dore Checkerboard Mesa et ses alentours. Zion est vraiment magnifique !





Retour à Mount Carmel Junction à 19 h 30. Nous achetons oranges et cookies à la grocery de la pompe à essence et filons allumer les fausses flammes de la cheminée.

Vendredi 23 mai

Nous partons pour Bryce par un temps glacial. Avant l’embranchement de la Hwy 12, la neige fait son apparition sur les arbres qui bordent la route et je suis aux anges! Bientôt, le paysage tout entier est blanc.





Red Canyon est recouvert d’une couche de neige fraîche qui contraste violemment avec la roche rouge, c’est superbe. Nous nous arrêtons pour nous balader dans ce décor incroyable, l’air est vif, le vent léger agite les pins et fait dégringoler sur nos têtes des paquets de flocons blancs.











Contrairement à ce que l’on pensait, il n’a pas neigé sur Bryce. Un passage au Visitor Center, puis nous allons directement nous installer à South campground où nous n’avons que l’embarras du choix. Les rares personnes qui sont là s’apprêtent à partir et il ne nous reste qu’à choisir le meilleur emplacement. C’est chose faite dans la section C, n° 289, dont une ranger nous dira que c’est le plus convoité, aucun vis-à-vis, devant la table la forêt clairsemée monte en pente douce. Alain a trouvé un sac en plastique plein de bois sec et de journaux abandonné sous une table auquel j’ajoute du petit bois avant qu’il soit mouillé, et que nous mettons immédiatement à l’abri pour le soir, car il fait un froid polaire. Après avoir accroché le premier morceau de l’enveloppe de paiement sur le piquet du site, nous prenons nos sacs et partons pour Queen’s Garden, Peek-a-Boo Loop et Navajo Loop.







Il y a du monde sur la première partie du chemin malgré le grésil qui s’est mis à tomber. Comme nous n’avons pas de K-way, j’ai eu l’idée d’emporter des sacs en plastique pour nous protéger la tête au cas où, et ça a été particulièrement efficace et distrayant pour tous les gens que nous avons croisés. Entre Family Dollar et Smiths enfoncés sur le crâne, les poignées des sacs coincées entre les dents à cause du vent, on a eu un sacré succès. What a good idea ! ! Le lendemain on a même vu quelqu’un avec un sac sur la tête et on a pensé qu’on l’avait croisé sur Queen’s Garden… Le chemin est à notre goût trop fréquenté malgré le mauvais temps. Le ciel est bouché, l’argile collante et nos baskets sont subitement surcompensées de plusieurs centimètres et alourdies de plusieurs kilos.





La fin de Queen’s Garden est plus tranquille et à Peek-a-Boo nous sommes totalement seuls. La neige tombe maintenant à gros flocons mais ne tient pas sur les monolithes d’autant plus rouges qu’ils sont mouillés, nos sacs nous protègent bien la tête ce qui n’empêche pas l’humidité de nous envahir peu à peu car nous ne sommes pas équipés pour un temps pareil.







Des cerfs-mulets broutent tranquillement sur une pente, ignorant notre présence silencieuse. Croisons des mules.











The Wall of Windows...



Les monolithes sont moins beaux sous la neige qui ne tient pas.



Nous montons un peu fatigués par la dernière partie de Navajo à Sunset Point, car en plus d’être très raide c’est une véritable patinoire, à la limite d’être praticable. Nombreux sont les gens qui avancent d’un pas pour reculer de deux, notamment un qui est descendu serviette sur les épaules, maillot de bain et tongs aux pieds. C’est une façon originale de randonner sous la neige…





Le soir nous mangeons au Ruby’s Inn, steak frites et saumon frites. En sortant il y a une queue de plus de cent personnes, des cars sans doute. Au camping il y a à peine plus de monde qu’en arrivant. Nous faisons un feu en attendant la nuit, frigorifiés, puis nous nous glissons avec délice dans nos duvets.



Samedi 24 mai

Au petit matin, la condensation de notre respiration a recouvert non seulement toutes les vitres car je ne les avais baissées à l’avant que de un centimètre hier soir, mais aussi nos sacs de couchage qui sont complètement trempés. C’est ce qui explique, avec le fait que nous n’avons pas mis les matelas mais avons encore dormi directement sur la moquette, que pour la première fois nous avons eu froid quasi toute la nuit. J’essuie la buée d’un revers de main et aperçoit à quelques mètres deux cerfs-mulets qui prennent leur petit déjeuner.

Sur la route du Nevada, la 56 puis la 319 et la 93 qui nous mènent à l’entrée de l’Extraterrestrial Hwy, il pleut des trombes sur tous les coins de l’horizon mais la voiture passe pour l’instant miraculeusement entre les gouttes. Quelque part, entre Panaca et Crystal Springs...





sur la 93 sud, là où les Joshua trees font des ricochets dans le désert...



Comme sa sœur jumelle la Hwy 50 plus au nord, « The Loneliest road of America », la 375, tout aussi déserte, qui part de Crystal Springs et finit à Warm Springs, appelée, elle, l'Extraterrestrial Highway,



traverse un paysage de montagnes arides et colorées.



Les pluies abondantes ont par endroits laissé dans le désert de longues traînées de fleurs jaunes.



Des mustangs broutent, magnifiques et inquiets,



au-dessus d’un petit lac où barbotent des canards.



Tonopah.



Nous descendons puis remontons Main Street pour repérer les motels et jetons notre dévolu sur le Tonopah Motel. Très propre, et pour une fois rien de déglingué dans la chambre refaite à neuf. Le prix le plus bas que nous ayons jamais payé, 33 $ ! Le village est minier depuis la découverte d’argent en 1900.





Il reste de grands hôtels, comme le Mizpah, témoin de sa grandeur passée… Maisons du siècle dernier. Il flotte là une atmosphère d’Amérique profonde. Les gens sont très aimables mais l’ensemble est malgré tout assez sinistre sous le ciel gris et froid et bientôt les trombes d’eau qui dévalent Main Street…Tonopah a quelque chose de ses sœurs Eureka et Austin, de la Hwy 50, en plus grand et plus triste à cause du paysage minier. Nous mangeons dans la chambre du saumon fumé et de grosses crevettes.

Dimanche 25 mai

Bon lit et bonne nuit. Nous rangeons la voiture et partons faire un tour au magasin de turquoises repéré la veille mais qui avait fermé juste à notre arrivée.



Il y a un monde fou ! Des tas de gens viennent s’inscrire pour participer à une journée de pioche à la mine de turquoise. Quel dommage que nous partions ! A l'intérieur, Alain m’offre une très jolie paire de boucles d’oreilles en argent (de Durango!...), et turquoise de Tonopah.

La route qui mène à Lee Vining est presque totalement déserte et bordée de montagnes dans un camaïeu de marron, plus belles encore que celles d’Artist’s Drive, à Death Valley, auxquelles elles ressemblent beaucoup, ce qui n’est pas étonnant car en fait c’est tout près à vol d’oiseau.



Le sol est vert tendre et jaune pâle à cause de la sauge en fleur. Je suis sans arrêt tentée de prendre des photos, surtout qu’aux quatre coins de l’horizon il pleut toujours des cordes, noyant dans un même gris sombre le ciel et la terre. C’est vraiment très beau. Au fur et à mesure que nous montons, le grésil se mêle à la pluie puis il neige tout à fait. Les collines laissent la place aux montagnes de lave noire brillante recouvertes de touffes de sauge, qui laissent couler de longues stries anthracite.





Vers 8300 pieds (environ 2500 mètres), le paysage est tout entier contenu dans un gros édredon sombre et la route est bordée de neige.



Nous traversons Benton, quelques maisons posées çà et là, aucun motel, heureusement que nous nous étions arrêtés à Tonopah.





Plus haut encore, c’est le plein hiver, la neige a tout recouvert,



Quelques miles plus loin elle n'a pas tenu, et il flotte à la surface du sol d'étranges brumes qui ressemblent à des fumerolles.









Avant d’arriver à Lee Vining, niché au pied de la Sierra Nevada la bien-nommée, nous faisons une halte à Mono Lake, sur la 20, cerné de volcans sur trois côtés, Bodie Hills au nord et Anchorite Hills à l’est. Au sud, le Panum a explosé il y a à peine six cents ans… Le niveau du lac a baissé de deux cents mètres depuis l’origine, ce qui explique son taux élevé de sels, empêchant tout poisson de paresser dans ses eaux alcalines. Mais la place n’est pas perdue pour tout le monde : crevettes et mouches grouillent sous et sur la surface, approvisionnant le restaurant de milliers d’oiseaux à toute heure. Malgré son nom, qui veut dire « mouches » en langue yokut, en raison de la saison nous n’en voyons pas une seule à l’horizon. Autrefois leurs chrysalides étaient une des bases de la nourriture des Indiens de la région, Paiutes et Kuzedika, et servaient même au troc avec les Yokuts en échange de glands.



Entrée 3 $ par personne, le pass est accepté. Il tombe une petite bruine et il règne là une atmosphère étrange, montagnes blanches de la Sierra d’un côté, noyées dans les nuages,



lac marin et concrétions de tuf,







sauge incroyablement odorante, Indian Paintbrushes mêlés de lupin bleu.



Les mouettes se pressent en miroir sur les rives orangées concentrées en sels minéraux et fouillent les quelques centimètres d’eau de leurs becs jaunes. Parfois un rayon de soleil éclaire brièvement l’une ou l’autre sculpture de roche claire.



Avant d’arriver au Murphey’s Motel, nous dépassons la Tioga road qui est… « closed » ! J’ai souhaité intensément qu’elle soit ouverte pour éviter de faire le grand détour par le nord et surtout pour traverser le cœur de Yosemite, ce qui, en cette année exceptionnelle, serait également exceptionnel, mais non… Ce sera pour demain, j’en suis certaine ! La chambre du Murphey’s est très bien, il faut juste savoir comment fonctionne la serrure pour éviter les foudres de la gérante qui est obligée de se déplacer à chaque nouvel arrivant. Un minuscule morceau de papier au-dessus de la poignée avertit qu’il ne faut pas actionner le fermoir en sortant, seulement tirer la porte. Evidemment, personne ne le lit ni même ne le voit… Nous partons maintenant explorer la rive nord de Mono Lake. Route, puis piste sur laquelle nous voyons un splendide arbuste qui ressemble à de l’aubépine rose,



et enfin dunes de sable volcanique.



Les stries laissées par le vent ont séché sur leur côté exposé au soleil et forment à l’infini de très belles rayures gris cendré et noires qui gardent par endroits les empreintes d’un lièvre (un « truc » tout simple pour distinguer les empreintes d’un lapin de celles d’un lièvre : les premières tiennent dans une petite boîte d’allumettes).





Des milliers de goélands nichent sur Negit, l’ilôt sombre au milieu du lac, théoriquement protégés par un panneau d’interdiction de s’approcher à moins de un mile, ce qu’ignore le jeune couple croisé dans les dunes peu avant… Quand le niveau du lac baisse, une langue de terre apparaît, qui permet aux coyotes d’avoir accès aux nids. L’autre îlot, le blanc, Paoha, n’a que deux cent trente ans…













Le ciel est de plus en plus noir et nous quittons la rive nord de Mono Lake. La piste est bordée là aussi de lupins et d'Indian Paintbrushes d'un rouge fluorescent.



Soudain, c'est un déluge qui nous tombe sur la tête!





Un tour au Visitor Center idéalement situé juste au-dessus du lac, puis nous rentrons au motel manger saumon, tomates, avocats et soupe de squash.

Lundi 26 mai

6 heures… je jette un œil par la fenêtre, histoire de voir s’il neige, et j’aperçois deux Indiens plantés à l’entrée du motel, un grand et un petit, qui ont l’air d’adresser la parole à un homme qui range des valises dans un 4 x 4 sans leur prêter attention … Plus tard, alors que je descends l’escalier pour me diriger vers le TrailBlazer, je vois qu’ils sont toujours là et je sens tout de suite que c’est nous qu’ils attendaient. Effectivement, avec un grand sourire ils me proposent de me racheter la roue de secours ! Alain m’a rejointe et on a beau leur expliquer que c’est impossible, que c’est une voiture de location et qu’il nous faut de toute façon une roue de secours, il n’y a rien à faire. Ils nous racontent leur mésaventure, ils ont un TrailBlazer et ont crevé, la roue de secours est fichue aussi, ils sont bloqués à Lee Vining, mais doivent rejoindre Los Angeles, d’ailleurs, tiens, est-ce qu’on n’y va pas, à Los Angeles ? Eh bien non, malheureusement, on va plutôt sur San Francisco… Ils ont soudain une idée lumineuse, le petit sort son portefeuille et nous montre une liasse de dollars : combien a-t-on payé la location ? Et là, soudain, ils ont l’air perdu, ils ne comprennent plus, ils veulent à tout prix mettre une virgule à la somme (1300 €) qu’on leur annonce, et nous sommes gênés tout à coup d’avoir mis autant d’argent dans une voiture alors qu’eux n’ont rien… Une petite demi-heure plus tard, on les a enfin convaincus d’aller à la station cinquante mètres plus haut et de faire tout simplement réparer un pneu.

A 8 h 30, enfin, nous filons vers l’entrée de la Tioga road pour découvrir qu’elle est… closed !! Mais je ne désespère toujours pas, bien que tout d’abord très déçue et incrédule. A la station Mobil nous demandons à la caissière du magasin si elle sait quelque chose : Oui, bien sûr. Il y a eu un petit contretemps, un éboulement, et l’ouverture est prévue pour dix heures !!! En attendant nous prenons de l’essence à un taux record : 4, 70 $ le gallon, et allons nous garer devant la barrière. On peut apercevoir les sommets enneigés des montagnes alentour, très hautes. Peu à peu, l’information passe et la file de voitures et de camping-cars commence de s’allonger. A 10 heures précises, la barrière se lève, et la Tioga road est enfin à nous !

Alors que nous laissons très loin au-dessous de nous la trouée lumineuse de Mono Lake,



nous entrons dans le brouillard pour ne plus en sortir avant Yosemite Valley. Par endroits, nous passons au milieu de deux murs de neige, notamment aux abords d’Ellery Lake, à plus de 9500 pieds (2900 mètres). Le lac est entièrement gelé, seul un boomerang d’eau noire dans lequel se reflète délicatement un petit morceau de roche frémit sur sa surface blanche et givrée.



Soudain une cahute, et à l’intérieur deux rangers qui ne doivent pas avoir très chaud alors que dehors tout est gris, cotonneux et glacial. D’immenses fir trees au tronc marron rouge, couverts de neige de la tête aux pieds, bordent le ruban sombre de la route et quelques mares aux eaux noirâtres,





et se perdent vite dans le brouillard aussi épais que le silence.



Nous nous arrêtons ici et là pour prendre des photos, les sens en alerte à cause des ours – encore et toujours –, surtout lorsque nous nous éloignons du 4 x 4. Au bout d’une heure et demie environ nous croisons la première voiture, mais il n’y a aucun signe d’amélioration du côté du ciel.



Avant d’arriver à Tuolumne Meadows, il y a un peu plus de monde, des séquoias – mais qui n’ont rien à voir avec ceux de Sequoia NP –, quelques prairies humides, mais nous n’avons aucune envie d’aller faire schlouk schlouk dans l’herbe verte et poursuivons jusqu’à Crane Flat toujours sans savoir si nous longeons des abîmes ou traversons des plateaux d’altitude. Au premier plan un Sarcodes sanguinae (Snow Plant)





La Big Oak Flat road est nettement plus chargée que la Tioga road et laisse augurer une foule du côté de Yosemite Valley et de Curry Village en particulier. Quelques beaux points de vue sur la vallée, enfin, des manzanitas centenaires à l’écorce violine, torturées par le vent et le gel. Puis les chutes, des files de voitures sur les bas-côtés, Curry Village et ses immenses parkings bondés,





la queue à la réservation, les chemins labyrinthiques avant d’arriver à notre cabane, la 274, « without bath », adossée à un gros rocher. Deux lits style caserne, un petit bureau, une chaise, un chauffage électrique… Mais l’ensemble est assez agréable (heureusement que je n’avais pas vu l’araignée qui trônait sur un chevron juste au-dessus des oreillers !). Quelques conseils affichés au mur: ne déposer aucune nourriture sur le sol, mais la poser sur l’étagère en hauteur (ah bon ? les ours seraient-ils capables de défoncer le plancher pour voler quelques tranches de pain ??), fermer les rideaux en partant, toujours pour ne pas tenter le diable. Nous avons le temps, après nous être installés, c’est-à-dire après avoir apporté à pied depuis le parking tout notre barda, les quatre gros sacs plus tout ce que l’on peut accumuler en un mois de vadrouille, d’aller faire un tour à Lower Falls



et de passer au Visitor Center admirer la très belle expo photo d’Ansel Adams. Il y a énormément d’Indiens (d’Inde). Au retour nous faisons la queue dans le froid pour acheter une pizza à emporter, puis nous nous couchons dans un lit mal fait. Mauvaise nuit, constamment réveillée.

Mardi 27 mai

En partant, un jeune ours noir a traversé la route en courant de gauche à droite. Il était brun doré (je pense encore une fois à Don Juan et à Castaneda). Le week-end du Labor Day étant passé, nous espérons un peu moins de monde, mais c’est raté, du moins à Glacier Point. Nous avons hésité à y monter à pied de la vallée, mais à cause des ours nous avons pris le 4 x 4 et fait le grand tour. Heureusement parce qu’un peu avant le sommet le sentier était fermé pour cause de « fall rocks ». Nous nous sommes rappelé alors qu’en bas, dans la prairie au départ du chemin, il y avait un hélicoptère et une ambulance…

La vue, en haut, porte très loin, dans deux vallées ; en face, le Half Dome en éruption...





à gauche Basket Dome et North Dome...





et plus à droite les Vernal Falls et Nevada Falls.



Il y a un monde fou qui se penche au-dessus du vide ou qui braque ses jumelles droit devant.



Nous partons sur Panorama Trail via Illilouet Falls à travers une végétation dense et verte d’un mètre de haut puis une forêt cimetière de séquoias et de redwoods.





Le Half Dome...













Croisons un écureuil joueur avec d’énormes moustaches d’herbes sèches.



C’est le début du printemps, et la crainte des ours, pour moi, est toujours là. Je serais ourse, je trouverais l’endroit idéal. Nous passons deux torrents puis la pluie se met à tomber, une petite pluie fine et drue qui nous transperce. Nous faisons demi-tour.



Accident sur la route, en redescendant : une voiture esquintée contre un arbre. Arrivés à la cabane nous commençons, suprême corvée qui sent le retour, le tri des papiers et multiples sacs en plastique car demain, à San Francisco, sur Post Street, nous rendons le 4 x 4. Snif… Nous faisons la queue à nouveau pour acheter une pizza, toujours sous la pluie qui tombe sans discontinuer depuis que l’on est rentrés de Glacier Point.

Mercredi 28 mai

Cette fois ce n’est pas un ours mais un beau coyote, un peu maigrichon pourtant, qui a traversé devant la voiture, de droite à gauche. Il était très grand pour un coyote et avançait en trottinant d’une démarche aérienne.

Belles réflexions dans la Merced River de Cathedral Spires (sur la gauche) et de Cathedral Rocks.



La route qui quitte Yosemite traverse de belles et hautes collines, comme derrière le Golden Gate mais en plus grand, puis d’autres collines blondes à l’infini, comme un désert de dunes. Ensuite la 120 se prolonge par l’autoroute 580, bondée notamment de gros camions. Les gens roulent n’importe comment, doublent à droite à gauche, peu importe, ou s’installent tranquillement sur la voie de gauche. Bay Bridge, 4 $, très long au-dessus de la baie. Trois heure trente après avoir quitté Yosemite, nous rentrons dans San Francisco et retrouvons le Golden Gate Hotel sur Bush Street. Cette fois-ci nous avons la chambre 402 au troisième étage, toujours aussi minuscule et jolie, avec une fenêtre qui donne sur un passage métallique couvert d’énormes pots de géraniums. Nous allons rendre le TrailBlazer chez Avis, deux rues plus loin, faisons un tour au Civic Center pour trouver des cadeaux-vêtements pour Loïc, puis Alain part à City Light Books; moi je suis fatiguée et reste à l’hôtel pour écrire. Douche et repos. Le soir, Yellow Tail et pistaches, puis maïs, avocat, tomates. Les voisins de la chambre d'à côté, des Allemands, sont extrêmement bruyants. Il y a deux jeunes enfants qui dès 3 heures du matin, décalage horaire oblige, sont sur le pied de guerre à crier, courir, chanter à tue-tête ! Je vais frapper à leur porte en leur demandant de faire moins de bruit, le père les calme trois minutes puis ils reprennent de plus belle. Quelqu’un d’autre vient frapper, rebelote… ce qui décide le père à les habiller et à les sortir en pleine nuit pour les calmer. Au retour, une heure plus tard, ils sont en pleine forme et prêts à recommencer. Mais où est donc la mère ? Nous la verrons au petit déjeuner, une grosse Allemande vilaine et sans-gêne… Je ne me prive pas de la fusiller du regard…

Jeudi 29 mai

Ce matin nous prenons le cable-car jusqu’à Fisherman’s Wharf, pour rattraper ma frustration de 2007 (la queue de plusieurs centaines de personnes avait été dissuasive). Mais finalement il est plus attrayant de le voir passer que d’être à l’intérieur, où l’on se contorsionne de droite et de gauche pour apercevoir, mal, ce qu’on voit beaucoup mieux à pied. A l’arrivée nous achetons un mauvais fish & chips dans l’une des nombreuses échoppes de la petite place et le mangeons assis sur un rebord de pierre infect. Fisherman’s Wharf est assez agréable, surtout quand on se balade au premier étage sur les chemins de bois.





Plus loin, les dizaines d’otaries de Pier 39 se prélassent au soleil, certaines alanguies, d’autres agitées et prêtes à en découdre, le tout dans un fumet qui chatouille les narines…









Vendredi 30 mai

Au croisement d’une rue, aux abords de Civic Center, nous voyons une galerie qui expose Miro. Les doubles portes vitrées, immenses, sont grandes ouvertes, on peut entrer et sortir comme dans un moulin, alors qu’à quelques mètres sont accrochés des Picasso, des Leonor Fini, des Chagall… et que les deux seules personnes qui s’occupent de l’expo sont à un bureau tout au fond en train de discuter. Nous sommes sidérés !! L’an dernier nous avions été sur Leavenworth, au Golden Gate Park et à son jardin japonais, à Alamo Square, à Coit Tower, bien sûr au Golden Gate Bridge, etc., et cette fois-ci nous avons envie de découvrir le quartier latino – le plus ancien de San Francisco – et ses peintures murales. Nous prenons un bus et descendons à la 16th, pour rejoindre à pied la 24th. Les rues jouent aux montagnes russes, on commence à voir des palmiers et des collines dorées. Belles maisons croûlant sous la végétation luxuriante.

Au croisement de la 24th, il n’y a pas plus de quartier latino que de beurre en broche… On bifurque sur la gauche, direction Mission, à six blocks de là, et tout à coup le changement est saisissant ! Toujours sur la 24th, mais juste passé le carrefour, on quitte les Etats-Unis. Mexicains, Guatémaltèques, Salvadoriens, Nicaraguayens, Equatoriens, la langue a changé, il y a du monde partout, des tas de petites échoppes, une superbe bodega somptueusement décorée grande ouverte sur la rue.





Les peintures murales de Balmy, minuscule rue étroite et courte, bordée de maisons basses et de bougainvillées,



ont fait leur apparition dans le milieu des années quatre-vingt, en réaction à la violation des droits de l’homme en Amérique centrale. Elles sont en constante évolution, la dernière étant même en cours de réalisation. Quel dommage que Loïc ne soit pas là !







On y croise bien sûr Frida Kahlo, peintre mexicaine compagne de Diego Rivera (deuxième en partant de la gauche).



Ah, un compteur un peu moins tristounet que ceux qu’on a l’habitude de voir !



Les peintures ont débordé Balmy pour s’accrocher ici ou là, aux croisements des rues alentour





Il paraît qu’à Mission il y a de très bons restaurants, mais nous sommes invités chez Marian, à Oakland, et il est plus que temps de prendre le Bart, un genre de RER, et de filer à tombeau ouvert jusqu’à Rockridge. Elle nous attend à la sortie et nous l’accompagnons faire quelques courses dans le petit marché couvert qui se trouve à deux pas de là, où l’on se croirait quasiment en France : fromagerie, charcuterie, boulangerie vendant d’excellents produits. Sa maison, à laquelle on accède par une volée de marches équivalant à trois ou quatre étages, est plantée sur la colline au milieu de la végétation, comme toutes ses voisines. Le repas – cuisine californienne – est véritablement excellent, préparé par la plus jeune de ses filles, le vin délicieux, et nous nous régalons, totalement saturés que nous sommes depuis un mois du régime thon, salade, tomates, bananes… Mais je me souviens qu’en 2000 on avait été dégoûtés à vie d’un autre régime – au bout de quinze jours on était limite anorexiques, alors cinq semaines plus tard… – qui consistait en riz, maïs, purée de haricots rouges et gros pain frit imbibé d’huile, traitement de choc à manger éventuellement par moins 40° C, mais pas avec 48° à l’ombre… Le soir Marian nous raccompagne jusqu’à San Francisco, et nous passons sur le Bay Bridge. A chaque fois que nous l’empruntons je pense à ce jour d’octobre 89, quand un tremblement de terre d’une magnitude de 7, 1 l’endommagea en partie et fit six morts.

Samedi 31 mai

La pire journée d’un voyage… Nous avions réservé la navette qui dessert un certain nombre d’hôtels du centre, bien pratique pour rejoindre l’aéroport, la mort dans l’âme… Autant le vol aller ne nous avait jamais semblé aussi court, autant le retour a été d’une longueur exceptionnelle. Pourtant les deux étaient directs… Bizarre, non ?

De retour de la croisière sur le Costa Serena du 2 au 9 novembre 2008 English translation pending
by Bobob2 · 2008-11-16 · 9 replies
Vol jusqu’à Venise :

Nous avons voulu tenter la compagnie Ryanair qui part de l’aéroport de Beauvais. L’aéroport n’est en fait qu’une sorte de hangar très petit et pas très accueillant mais bon quand on veut faire des économies on fait avec ! En fait c’est ce que l’on croyait….. Le vol est parti à l’heure et nous n’avons eu aucun souci lors de cet aller. Nous sommes arrivés comme prévu à l’aéroport de Trévise situé à 50 minutes de Venise. Par contre….., le retour…. à été très folklorique ! Notre vol a en fait été annulé 20 minutes avant le départ alors que nous avions déjà enregistré nos bagages et que nous attendions depuis plus d’1h30. Nous avons eu l’information en lisant l’écran situé à l’embarquement et personne n’est venu nous en informer. Vous ne pouvez pas imaginez l’angoisse lorsque vous êtes en famille avec votre femme, un enfant de 3 ans et un autre de 8 ans, qu’il est 20h20 et que vous lisez sur l’écran : « CANCELED » : annulé !!! Nous avons essayé d’avoir des informations : en fait l’avion que nous devions prendre s’était posé à Trieste à 150 kms de l’aéroport de Trévise et il ne pouvait atterrir à cause du brouillard présent sur Trévise ! Seules, 2 hôtesses travaillant pour le compte de Ryanair étaient présentes. Aucune information sur nos droits n’a été annoncée alors que cela est obligatoire, aucun document attestant cette annulation n’a été proposé. Aucun repas, aucune boisson, aucun hôtel, aucune solution n’ont été proposées à part de partir rapidement sur l’aéroport de Marco Polo de Venise et d’acheter un vol pour le lendemain à 7h15 pour une autre compagnie. Nous avons donc pris le taxi (coût = 70 euros !) pour nous rendre dans cet aéroport et lorsque nous sommes arrivés tout était fermé ! Heureusement, nous avons pu trouver un ordinateur pour acheter notre vol sur internet. Air France proposait pour nous 4 un vol à 2300 euros à 7h00 et un autre vers les 10h00 ! EasyJet un vol à 795 euros mais à 13h30 ! Et « MyAir », compagnie Lowcost italienne proposait un vol à 824 euros pour 7h15 ! Nous avons pris la dernière solution, pour le moment à nos frais ! En attendant, nous avons dormi avec ma famille dans l’aéroport, ma femme, mes deux filles et moi !!! Et nous sommes revenus le lendemain en France en atterrissant à Orly, ce qui nous a obligé à aller chercher notre voiture garée à l’aéroport de Beauvais ! Je vous informe de tout cela car je trouve l’attitude de Ryanair inadmissible. Nous allons dans un premier temps demander le remboursement de nos frais, ce qui sera parait-il refusé par la compagnie et nous porterons plainte ensuite ! Je vous conseille donc d’éviter à tout prix Ryanair car nous avons appris que cela arrivait très souvent avec eux. En fait, Ryanair dessert des petits aéroports non équipés en lumière en cas de brouillard ou neige… Donc, il arrive très fréquemment qu’ils annulent des vols. En fait, ils informent sur leur site que dans le cas d’annulation due à la météo, aucune indemnisation n’est proposée. En fait, ils vous proposent de prendre l’assurance vendue sur leur site !

Embarquement à Venise :

Je reviens donc à la croisière. Des cars « shuttle Costa Serena » faisait la navette entre la Plaza Roma et le port. Lorsque nous sommes arrivés au port nous avons suivi le flot de personnes présentes ce qui a été une erreur puisqu’il faut avant d’entrer dans le hall d’embarquement déposer ses bagages à l’extérieur. Cela est mal indiqué et personne ne vous en informe si vous ne demandez pas.

L’embarquement a commencé dès 13h00. Nous sommes arrivés la –bas en milieu de matinée et on nous a donné un numéro, le numéro 1 pour pouvoir aller nous promener dans Venise et revenir vers les 13h00. Plus votre numéro est petit, plus vous avez des chances de monter à bord rapidement. Cela nous a donc permis de profiter un peu de Venise (ville magnifique) et de manger dans le bateau dès notre montée à bord. L’accueil était assez grandiose puisque du personnel de bord nous dirigeait tout au long du parcours jusqu’au buffet. Après le repas, nous avons pu rentrer dans notre cabine qui était ouverte avec, posées sur le lit, nos carte Costa qui nous attendaient.

La cabine :

Nous étions au pont 1, donc le plus bas des ponts pour le public, en cabine intérieure. Autant dire qu’à 4 la cabine était minuscule. Tout le monde dit qu’on n’est jamais dans sa cabine à part pour dormir mais cela n’est valable que lorsque vous êtes sans enfant en bas âge. Or, nous étions avec notre petite de 3 ans qui a encore besoin de faire des siestes l’après-midi. L’absence de fenêtre ne nous a pas trop plu. La lumière du jour est quand même important. Nous avions un excellent cabiniste qui s’appelait « Jay », très sympathique et très efficace avec toujours le sourire. La première nuit s’est très bien passée bien que nous dormions au dessus de machine. Nous attendions le ronronnement mais cela ne nous empêcher pas de dormir. La 2ème nuit s’est un peu gâtée car nous avions en plus de ce ronronnement des « clac clac » qui taper contre le sol ! Nous en avons donc informé « l’information » qui nous a changé de cabine la nuit suivante. Nous avons ainsi obtenu une cabine plus grande, toujours sur le pont 1 mais avec une fenêtre ! Le service d’information a été très à l’écoute tout au long de la croisière. La plupart parle le français ce qui est fort utile ! Nous avons par contre hérité d’une nouvelle cabiniste complètement inéfficace : j’étais obligé d’aller changer moi-même les serviettes, tellement elles étaient longues à arriver ! Et je vous passe les détails concernant le ménage !

Le bateau :

Le Costa Serena est le plus gros bateau de chez Costa avec 3700 personnes pour 1100 personne d’équipage. D’habitude le rapport est de 2 passagers pour 1 personne d’équipage. Nous avons beaucoup ressenti ce manque d’encadrement au fur et à mesure de la croisière.

Les escales :

Bari : absolument rien à voir. L’escale est en fait faite pour prendre quelques italiens du sud, c’est tout !

Katakolon : Rien à voir non plus ! A part si vous prenez l’excursion pour Olympie. Mais le site est surtout symbolique puisqu’il n’y a presque plus rien à y voir à part quelques pierres ! Nous ne l’avons donc pas fait.

Izmir : nous avons fait l’excursion avec Costa pour aller voir Ephèse. Nous avons eu un excellent guide lors de la visite du site d’Ephèse mais aussi lors du voyage en car. En effet, ce dernier nous a donné des informations sur la vie en Turquie, fort appréciable pour comprendre un pays. Le seul bémol fut le monde extrêmement important sur le site avec un défilé de tous les bateaux de croisière !

Istanbul : Costa proposait pas mal d’excursions assez chers, nous avons donc préféré nous débrouiller seul, ce que je ne regrette vraiment pas. En fait, le bateau accoste à deux pas des sites à visiter. Enfin… il faut quand même accepter un peu de marche tout de même ! Nous avons passé 7 heures dans la ville à visiter le bazar aux épices, une mosquée juste à côté magnifiques et peu envahit de touristes, Sainte Sophie, la mosquée bleue, la citerne et le grand bazar. Tout cela à pieds, je dois avouer que nous étions crevés en remontant sur le bateau mais je crois que c’est la meilleure solution pour visiter Istanbul, s’en imprégner en peu de temps. Nous avons beaucoup apprécié car les gens la bas sont beaucoup moins agressifs dans leur démarchage que les Tunisiens par exemple, qui vous jusqu’à vous tenir par le bras pour vous faire entrer dans leur magasin !!!! A Istanbul, vous leur dites gentiment non de la tête et vous continuer votre chemin sans problème. Nous avons adoré cette ville par son dépaysement total. Les gens qui connaissent bien la Turquie disent qu’Istanbul n’est pas vraiment la Turquie, que c’est une ville pas mal tournée vers l’occident.

Dubrovnik : La descente du bateau à été compliquée ! Nous devions normalement accoster en chaloupe mais la veille la mer était un peu agitée don cela a été annulé ce qui est vraiment dommage. Nous avons donc accosté normalement, et Costa nous a proposé de prendre un bus (6 euros par personne) pour nous rendre du port à la ville. Nous ne voulions pas le faire au départ mais nous avons vite compris que cela était obligatoire tellement la distance était trop importante. Nous avions donc chacun un numéro et nous devions attendre notre tour pour descendre. Je ne vous raconte par les embouteillages dans le bateau pour sortir ! Ben oui, 3700 personnes : ça fait beaucoup quand même ! Sans compter les gens qui monte sans numéro et sans billet dans les bus alors qu’ils n’y ont pas le droit !!! En tout cas, Dubrovnik est une très belle ville avec ses remparts tout autour.

Les repas : nous avons franchement été déçus. Le buffet en particulier n’est vraiment pas de bonne qualité. Je ne crois n’avoir jamais mangé de pizza aussi mauvaise et aussi fine de ma vie avec rien dessus ! Pour des italiens, nous ne nous attendions pas à cela ! La nourriture du buffet est certes variée mais la qualité est pour moi semblable à une cantine. Nous étions conviés le soir à manger au restaurant Cerès situé à l’arrière du bateau. Nous avions lu sur le forum qu’il y avait parfois des vibrations dans ce restaurant, ce que nous confirmons. Elles sont la plupart du temps peu importantes mais elles peuvent être parfois très gênantes, à se demander si le sol ne va pas s’effondrer ! Authentique !!!! La qualité du restaurant est bonne, sans pour autant en sauter jusqu’au plafond !!!

Le club enfant : Nous avons été aussi déçus par le club. Les enfants n’y font pas grand-chose. Lorsque vous les récupérer le midi, ils sont devant la télé ! La plupart des animatrices parlent un peu le français mais oublies de signaler certains détails néanmoins importants. En effet, pour vous donner une idée, lors de notre journée à Istanbul, nous n’avions pas signalé que notre fille, celle de 3 ans, mangeait avec le club ce midi là. Lorsque nous sommes arrivés vers 16h00, l’animatrice nous a informé que notre fille n’avait pas mangé ce midi car nous n’avions rien dit. L’équipe lui a donc donné du pain à manger à 15h00 !

Conclusion : Notre déception générale concernant cette croisière est je crois du au fait que nous avions beaucoup entendu parler de Costa dans notre entourage et que nous nous attendions à beaucoup mieux que ce que nous avions déjà vécu lors avec un autre croisiériste. Nous reconnaissons tout de même qu’ayant bénéficié des promos pour cette croisière, nous avions tout de même un bon rapport qualité prix. Mais cela ne vaut en aucun cas, plus, que ce que nous avons payé.

Nous pensons maintenant tester MSC en espérant que cela sera mieux !
La grande aventure australienne English translation pending
by Senmout · 2008-10-16 · 10 replies
AU PAYS DES KANGOUROUS

Fidèles à notre désir de poser sur le pied sur chaque continent avec toute la tribu, nous étions, cette fois, sur le point d’atteindre notre objectif : l’Océanie ! Nous avions depuis longtemps des images plein la tête de l’Australie : l’opéra de Sydney, Ayers Rock, la barrière de corail, les Bungle-Bungle, les Pinnacles, Kangaroo Island… Il a donc fallu faire des choix car couvrir en quelques semaines un pays grand comme treize fois la France était impossible. Après deux mois houleux, les choix sont tombés, ô combien difficiles à accepter !On s’est tourné vers l’Ouest et le centre du pays abandonnant Sydney à regret. Nous avons alors pris les billets d’avion. L’itinéraire était quasiment bouclé quand tout fut remis sur la table : Romain avait une petite copine est souhaité l’emmener : adieu donc la possibilité de faire l’Ouest en 4X4 sur 6 semaines . J’ai donc recommencé et arrêté le choix sur Cairns-Mackay-Longreach-Ayers Rock-Darwin ( cette fois, on a choisi le camping-car pour y loger tout ce petit monde ! ). Nous n’avions cependant plus besoin des 6 semaines. La solution fut vite trouvée, nous allions faire deux voyages en un ( laissant beaucoup de personnes sceptiques sur notre choix) en faisant 4 semaines en Australie et 2 semaines au Cambodge.

Tout était réuni : la petite copine, le camping-car, l’Australie, Le Cambodge, Singapour et à moi de me débrouiller avec tout cela ! Eh bien, je vous l’avoue, je m’y suis cassée la tête 😕: un truc de ouf comme dirait la tribu ! Mais on y arrive toujours… Nous voilà donc partis pour 6 semaines et à 6 pour la première fois ! Grand avantage quand même pour les filles, on a rétabli l’équité de trois filles et trois garçons et puis le proverbe ne dit-il pas " plus on est de fous, plus on rit " ? cela allait se vérifier !

LE PERIPLE 11 juin : Valence/Paris/Doha 12 juin : Doha/Singapour 13 juin : Singapour : visite de la ville 14 juin : Singapour puis vol Singapour/Darwin 15 juin : Vol Darwin / Cairns. Prise en charge du CC . Nuit à Kuranda 16 juin : Kuranda/ Atherton/ Mission Beach/ Townsville 17 juin : Townsville/ Airlie Beach 18 juin : Airlie beach : journée plongée 19 juin : Airlie beach/ Eungella 20 juin : Eungella/ Longreach 21 juin : Longreach/ Kynuna 22 juin : Kynuna / cammonweal 23 juin : Cammonweal/ Ti-Tree 24 juin : Ti-Tree/ Glen Helen 25 juin : Glen Helen/ Alice springs 26 juin : Alice springs 27 juin : Alice Springs / Uluru 28 juin : Uluru et environs 29 juin : Uluru / Kings canyon 30 juin : Kings canyon / Alice springs 1er juillet : Alice springs / Dunmarra 2 juillet : Dunmarra / Mataranka 3 juillet : Mataranka / Katherine 4 juillet : Katherine/ Coinda ( Kakadu NP) 5 juillet : Coinda / Darwin 6 juillet : Darwin/ Litchfield 7 juillet : Litchfield / Darwin 8 juillet : Darwin puis vol pour Singapour suite du voyage au Cambodge : utre carnet de route

GUIDES Lonely planet

BUDGET Coût total séjour en Australie incluant tous les transports et le séjour à Singapour : 1250e par personne

LES TRANSPORTS

Train Valence- Paris- Valence puis modifié à cause d’une grève trois jours avant le départ ( vive la SNCF !). ceci nous a obligé à louer une voiture ( eh oui on est 6 ) et faire l’aller en voiture ( location Ais) et restituée à l’aéroport CDG Paris- Valence : en TGV 45e

Aérien La principale question ! Comment s’y rendre à moindre coût quand un vol direct avec Qantas est aux alentours des 1300e ? J’ai donc opté pour la solution de nous rendre à Singapour et de là prendre des low-cost pour rallier l’Australie puis le Cambodge.

Le vol international : Qatar airways :Paris- Singapour-Paris Vols pris en septembre 2007 : 563e par pers. Escale à Doha. Très bon service, repas corrects, personnel agréable. Tiger Airways : Singapour- Darwin- Singapour Vols pris en janvier : 217e par personne Low-cost de la Singapore airlines. Très bonne compagnie. Aucun retard. Pas de repas ni boisson comprise. SOIT 780e le billet A-R pour l’Australie !

Le vol intérieur : Darwin-Cairns : 158e par pers Avec Jetstar : cie low-cost de Qantas. Nous a obligé a un changement de jour de vol deux mois après avoir réservé. Pas toujours très à l’heure. Personnel sympa.

Camping-car : 71e par jour (assurances comprises) Réservé en mars par un grossiste : camping-car online. Service très pro, aucune mauvaise surprise à l’arrivée tant sur les prestations du camping-car que sur les assurances. Les prix variaient énormément selon les prestataires. Je pense qu’on s’est bien débrouillé car certains annonçaient des prix allant jusqu’au double.

Le prestataire sur place : Apollo. Très bon matériel . Camping-car quasi neuf, spacieux, très bien équipé (sauf vaisselle un peu juste), propreté irréprochable. Personnel très sympa ! aucun problème à la restitution malgré quelques petits dégâts. Assurances : je prends toujours le tout- compris : ici cela incluait : km illimités, franchise à 0, caution non débitée 250 $, le changement d’un pare-brise et d’un pneu.

Carburant : pharaonique ! 😕😠 8740 km 1458 l de diesel utilisés Consommation 16, 7 l mais bien roulé ! 2970 $ de carburant Prix au litre très variable selon les régions. On a fait jusqu’à 3 pleins par jour

Métro à Singapour : MRT Très facile d’utilisation et bon marché. Attention la carte à la journée (13$) n’est valable qu’à condition de faire de nombreux AR. Nous avons donc fonctionné au ticket standart. Coût moyen d’un trajet en ville : 1$ par pers Coût du ticket aéroport- centre( Bugis) : 1, 5 $ Coût total pour la famille sur les 3 jours : 66$ Consigne du ticket sous forme de carte 1$ restitué en fin de journée ( merci pour la planète !) A l’aéroport, suivre skytrain puis MRT.

HEBERGEMENT

A Singapour :7Th storey hotel L’hébergement à Singapour est très cher ! A 4 mn à pied du métro Bugis. Grande chambre deluxe 115 $ sing et possibilité d’un extra bed 15$. Très propre, climatisé. Pas de petit déjeuner Bon rapport qualité/prix.

En Australie : caravan park Je n’avais fait aucune réservation avant de partir. Nous n’avons jamais fait de camping sauvage. Nous avons toujours privilégié les camps avec eau et électricité( les prix donnés sont donc pour les powered site). Attention beaucoup d’Australiens fonctionnent à l’inverse de l’Europe. Ils partent tôt, très tôt, roulent, choisissent leur camp puis visitent les environs, si bien que souvent les camps sont plein à partir de 12h.

Kuranda rainforest A 5mn en voiture du centre, en pleine nature et quelle nature ! Sanitaires très propres. Grand emplacement sur pelouse. Pour 6 : 59$

Malanda Falls A côté des chutes- accès direct- Grand emplacement sur pelouse. Sanitaires modernes, spacieux, très propres. Pour 6 :49$

Coral à Townsville 😕🏴‍☠️ A 7km de Townsville amis à côté aéroport( cf carnet de route). Emplacement bien délimité. Sanitaires propres et spacieux. Pour 6 43$

Flametree C.P à Airlie beach : Coup de cœur ! 🙂🙂🙂 A 4km au sud du centre d’Airlie. Magnifique C.P avec emplacement sur pelouse, au milieu végétation luxuriante et des cacatoés. Accueil chaleureux. sanitaires propres et spacieux. Pour 6 :41$

Eungella C.P 🙂 A Eungella, avec vue magnifique sur la vallée. A 5 km de la plateforme d’observation. Petit camp et petits sanitaires mais propres. Pour 6 : 21$

Gonnadoo CP à Longreach Grand camp. Sanitaires très propres. Surement très bien équipé mais on y est arrive tard. Pour 6 : 23$

Kynuma roadhouse Entre l’aire de parking et le camp. Sanitaires milmites.Aucun amenagement mais electricité. Pour 6 : 8$ record battu !

Cammonweal roadhouse Petit camp au bord de la route. Propre !. Laverie Pour 6 : 18$

Ti tree roadhouse Petit camp verdoyant et bien sympa. Sanitaires vieillots mais bien entretenus. pour 6 : 36$

Glen Helen CP 🙂 Petit camp au pied des falaises de Glen Elen mais la vue se paie chère : pour 70$ !!! Coucher et lever de soleil somptueux. Très propre mais emplacement sans charme.

Mac Donnells C.P Alice spring Dans la chaîne des caravan park Big 4. Immense mais disposé en îlot si bien qu’on ne s’en aperçoit pas. Ultra bien amenagé. Prix qui nous a semblé peu cher mais on s’est rendu compte ensuite que c’était une erreur : Pour 6 : 35$ ( prix pour 2)

Yalara resort à Uluru Immense camp, cela vire à l’industrie. Les emplacements sont bien mais il manque cruellement de sanitaires. Pour 6 : 35$

King canyon resort. Joli petit camp ; espace aménagé et ombragé. Bcp de sanitaires ; très propre ! Pour 2 : 33$

Dunmarra roadhouse A 45 km de Daly waters. Petit camp verdoyant. Sanitaires modestes mais propres. Pour 6 : 19$

Mataranka cabins et C.P A 2 km du centre et à 10 mn à pied des sources. Vaste camp bien aménagé. Très propre. Pour 6 : 40$

Gagudju loge à Coinda Grand camp .Attention bcp de monde et la loi du premier arrivé ! Situé juste à côté du départ des croisières sur la Yellow river. Piscine. Sanitaires peu nombreux. Pour 6 : 35 car enfants gratuits

Lee point à 10 km de Darwin La grande, grande industrie, totalement impersonnel … Sanitaires propres mais pas d’eau chaude ! Pour 2 : 40$

Litchfield safari camp A 5 km des wangi falls. Minuscule camp, sanitaires modestes mais propres. Bien sympa au milieu de nulle part avec les cacatoés. Pour 6 : 50$

Howard springs resort à 20 mn de Darwin Encore un Big 4. Encore de la très grande industrie, impersonnel !! Pour 2 : 26$

LA LANGUE Ah quel accent ! 🤪 Pour moi, cela ne changeait quasiment rien car je suis nulle en anglais mais médaille d’or aux Australiens pour l’accent qui tue ! Eddy qui le parle couramment, a souvent séché. On arrive à se faire comprendre après inch’allah ! On a très vite laissé tomber ce qui était visite guidée.

LE CHANGE CB prise partout. Aucun problème à trouver des distributeurs.

NOURRITURE Assez chère la vie en Australie. Nourriture à l’américaine et peu diversifiée. Boeuf et mouton d’un bon rapport qualité / prix. Nous ne sommes jamais allés au resto. Attention pour les amateurs de barbecue : pas de feu donc tout au gaz et aux emplacements prévus.

CARNET DE VOYAGE 11 juin : C ‘est le grand jour ! départ en voiture mais initialement on avait prévu le TGV mais comme la SNCF ne faillit pas à sa réputation, aujourd’hui il y a grève ! Restitution de la voiture à l’aéroport. Vol pour Singapour avec escale à Doha .

12 juin : Arrivée à Singapour à 13h50 dans un aéroport enchanteur et relaxant. Formalités d’usage et métro jusqu’au centre ( très facile d’accès et d’usage pour un prix défiant toute concurrence). On débarque en plein centre dans une chaleur caniculaire et chargée d’humidité. L’hôtel réservé par le net est à 4 mn de la sortie Bugis. On fait une pause et nous partons vers Chinatown, quartier sympa mais envahit de boutiques " made in china ". Très belles maisons anciennes, lampions, quartier animé ! Repas dans un des innombrables restaurants : on y retrouve avec plaisir la saveur des noddles et du fried rice !

13 juin On a un peu de mal à émerger ! Petit dej sur le pouce et départ pour la ville moderne : wealth fontaine, Raffles hôtel, l’esplanade, parlement, boat quay…Il fait très chaud ! collation du midi à l’unanimité ( dommage…) des ados au Mac Do. A 13h on décide d’aller se reposer un peu ( je suis crevée ! eh oui on n’a plus 20 ans 😕 ) . Après une bonne sieste, on est reparti pour little India, Clark quay, la marina et son Merlion, et repas au même reto qu’hier à Chinatown. Bref pour résumé Singapour : belle ville, très aérée ( architecturalement parlant), de beaux édifices, de grands espaces verts, pas trop grouillante et surtout d’une extrême propreté !

14 juin On part aujourd’hui pour l’Australie ! retour à l’aéroport par le métro puis transfert au " budget terminal " d’où part la Tiger Cie. Vol de 4h30 pour Darwin puis vol intérieur pour Cairns de 2h30. On se présente au guichet et là catastrophe : la charmante hôtesse nous demande " vous avez vos visas ?😕 " Cinq paires de yeux se tournent vers moi bien sûr ! Gloups ! " des visas ? " Parce qu’il faut des visas pour rentrer en Australie ? Eh bien non ma petite dame tout simplement parce que cela ne m’a même pas effleuré l’esprit.🤪 Heureusement ( car nous sommes loin d’être les seuls ! ) ils nous les établiront dans la demi heure. Vol à l’heure . Pas de boissons, ni repas . Personnel super. Nous atterrissons à Darwin : c’est fait ! Nous avons foulé les 5 continents ! On a 5 h devant nous alors les enfants sortent les raquettes de badmington ( ah ils n’ont pas joué au bad en Australie les lorrains !) et nous nous admirons les étoiles ! Re-embarquement et atterrissage à Cairns sous un ciel gris. Taxi ( 11$) jusqu’au centre de location Apollo. On nous explique les consignes d’usage et nous voici parti au volant d’un magnifique CC, immense, rutilant…et tout confort : micro-onde, lecteur DVD…On retrouve la conduite à gauche. Notre première mission : remplir le frigo car évidemment on a beau changé de continent, les enfants n’ont pas moins faim pour cela ! Arrêt dans un centre commercial ; on tente de penser à tout ( c’est là qu’une fille de plus commence à être utile !) on s’aperçoit de suite que nous n’avons pas affaire à des fleurons de la gastronomie, on se croirait aux US.

Deuxième mission : se trouver un camp à Kuranda . On tente le premier avec succès ! Nous voici donc au beau milieu de la rainforest, aux sons des oiseaux !

Troisième mission : ranger le CC ; on met les hommes dehors et les filles s’y attèlent . A trois en moins d’une heure, tout est opérationnel !

Dernière mission : s’organiser pour ne pas se marcher dessus! Notre système en Namibie avait fait ses preuves : les filles cuisinent puis les hommes à la vaisselle ( bien négocié n’est-ce pas ? mais bon trois sourires enjoleurs …!😇😇😇 ) pendant que nous faisons les lits. Tout est au point :l’aventure peut commencer ! ! ! ! ! !

16 juin Temps maussade qui le restera toute la journée. Visite des marchés de Kuranda ( pas fracassant), puis ballade aux barons Falls au milieu de la rainforest. Cela nous rappelle le Costa Rica ! Nous sommes ravis de retrouver le gigantisme de cette végétation . Déjeuner au bord d’un lac. Arrêt à cathedral tree, gigantesque ficus de 48m de haut et qui demande 24 personnes pour le ceindre. Nuit à malanda à côté des chutes d’eau.

17 juin on se lève sous la pluie et le brouillard. On renonce à faire la boucle des cascades de Millaa ( dommage) et poursuivons notre route vers Mission Beach. Le temps d’une éclaircie, belle balade sur la plage déserte où les garçons se prennent pour Robinson Crusoé. Halte déjeuner . Le temps reste pourri, on découvre alors les joies d’avoir sa maison sur le dos car nous poursuivons notre route. On s’arrête au Coral caravan park classé 3 étoiles par le guide des camping du queensland. Bien situé à 7km du centre de townsville et bien équipé pour faire notre petite lessive.. .La dame est charmante, bref tout est ok ! Au moment où elle introduit la carte bancaire dans le lecteur, un gigantesque bruit nous oblige à faire silence avant de reprendre notre conversation : on est juste à côté d’un terrain d’aviation ! Trop tard ! 🏴‍☠️il ne nous reste qu’à prier que le trafic ne soit pas trop intense ! On part se balader sur le front de mer, les jeunes se défoulent, l’ambiance est bon enfant entre les couples, les familles, les joggers…Et enfin un beau coucher de soleil ! Pour clore la petite anecdote de la piste d’aviation ( celle que les lecteurs aiment savourer😉 ) : à 20h, nous étions toujours aussi inquiets ( oui c’est vrai moi encore plus que les autres) car le vacarme continuait. On se renseigne dans le camp : " c’est toute la nuit ainsi ? " " Ben, on ne sait pas c’est notre première nuit ; " Tu m’étonnes, on passe une nuit ici puis on fuit ! On s’est couché à 22h avec le décollage du dernier avion : ouf ! .

18 juin On a bien dormi ! Le soleil brille ! Arrêt au billabong sanctuary : on aime ou on n’aime pas. Nous ne sommes généralement pas fan de ce type d’endroit mais au moins on y a vu les différents types de bestioles : kangourous ( que les enfants ont pu nourrir), wombat, koalas ( que Lucie a tenu dans ses bras… ) . Ils se sont éclatés c’est l’essentiel. Route vers Airlie beach au milieu des cannes à sucre.

19 juin Journée plongée : 480$ pour 6. Compagnie Reef Jet Attention, on a gagné 100$ car la charmante dame avait peur que cela nous fasse trop cher ; elle a donc compté 2 ado en enfants ( pour une fois, qu’on ne trichait pas ! un comble !) Compris : navette hôtel, croisière, thé, café et eau à volonté, lunch, masque, tuba, palmes. Non compris : boissons, combinaison de plongée(indispensable !) ( 5$ par pers). On a longtemps hésité : barrière de corail ou non ? Quel endroit ? Quelle formule ? En plus, on n’aime guère être en groupe ! On a fini par choisir les Whitsundays pour la célèbre photo qu’on voit dans tous les catalogues de voyage. Une très bonne journée entre la balade en mer, les magnifiques plages, les vues des Whitehaven de Inlet loockout, et surtout pour la plongée ! Des milliers de coraux et poissons(à Borders islands), on se serait cru dans Nemo. Ambiance sympa . Mais attention les gros mangeurs restent sur leur faim ! Gros repas le soir et surtout gros dodo après avoir longuement observé un opossum.

20 juin Route vers Eungella par la pioneer valley . Romain rêve depuis sa tendre enfance de voir des ornythorynques ( si ça existe, une bestiole avec un nom pareil! ). Arrêt au Cap Hillborough : forêt humide, dunes, broussailles, rochers, plages…Les jeunes se baignent. On y déjeune. On arrive au PN d’ Eungella ( forêt vieille de 30000ans). Paysage sublime. On se poste sur la plate-forme vers 17h et bingo après 10 mn d’attente on aperçoit les bestioles. Romain exulte ! Journée réussie qui méritait le détour ! On se cherche un camp ; c’est fermé mais il y est écrit qu’il faut s’installer et payer le lendemain. Chouette endroit mais le froid en altitude est mordant.

21 juin Lever tôt car commence les longues journée de traversée de l’outback ( nous ne voulions pas de vols intérieurs et restitution de véhicule) vers le centre rouge. Aujourd’hui, on avale le plus de km possible : tout le monde le prend avec philosophie ! Les maisons disparaissent, le vert laisse la place aux broussailles, la route s’étire à n’en plus finir, les couleurs changent, on est seul au monde : ON ADORE ! ! ! ! on se croirait parfois dans le damaraland namibien. En une semaine en Australie, on est désespéré de ne pas avoir vu un seul kangourou ! Ah on les voit par centaines, écrasés au bord des routes mais bondissant que nenni ! A 17h on atteint Barcaldine . On hésite, on pousse encore un peu ? on se lance et là avec la tombée de la nuit, ils sont au rendez-vous sur le bord de la route. C’est gros quand même, il ne faudrait peut-être pas les voir de trop prés cette fois ! On s’arrête pour les regarder, une voiture nous accoste : " un probléme ? " Et là, la honte : Eddy répond : " on regarde les kangourous " 😄. L’Australien est ahuri ! 😊Ah ces touristes ! s’arrêter pour regarder ce qu’ils voient par milliers chaque année ! ! ! Arrivée à longreach à 19h dans une nuit noire mais quel ciel ! Constellé d’étoiles ! ! ! ! Personne à l’accueil : on s’installe et on paiera demain !

22 juin On se lève et on va régler l’emplacement. On se fait gronder car on s’est installé sans prévenir ( encore fallait-il qu’il y ait quelqu’un . On explique qu’on a déjà fait cela ailleurs. La charmante dame nous rétorque qu’ici on est dans le bush et que si tout brûle la nuit ( sympa et rassurant !) on n’a aucun trace de nous sur les registres ? ? ? Parce qu’elle croit que si tout brûle, ses registres seront les seuls à rester intacts ? 😠

Visite du musée Qantas : Forfait famille 2A + 4 E : 75$ Visite guidée d’un boeing 747 et libre du musée. Intéressant pour les passionnés ( nous c’était pour Thomas !). Visite guidée difficile pour l’accent et les termes techniques.

Musée stockman hall of fame Forfait famille : 75$ Sur la culture aborigènes, la colonisation, les pionniers et les éleveurs de bétail. Très bonne intro au pays et à l’outback ! Ludique, aéré, juste ce qu’il faut ! On reprend la route jusqu’à Kynuna et on s’installe dans un camp de fortune dont le prix bat tous les records : 8$. Magnifique coucher de soleil.

23 juin Crèpes party avant la route ! Arrêt à Mount Isa, ouf juste à temps pour remplir les placards. On s’abstient de la visite de la mine ( on ne va encore rien comprendre!) . On voulait visiter l’hôpital souterrain ( eh oui déformation professionnelle) mais c’est fermé, dommage ! On couche à Cammonweal.

24 juin On veut atteindre aujourd’hui Devil’s marble ou billes du diable ( empilement de rochers) qui nous offrira une magnifique balade . on motive les troupes et on part à 6h30. Il fait encore nuit mais petit à petit le bush s’enflamme, les derniers kangourous s’éloignent…On quitte aujourd’hui le Queensland.

On a le plein à faire, on roule mais à la station il est écrit " no fuel " gloups ! On se sait condamner car la prochaine station est à 300 km et nous ne disposons plus que de 250 km de réserve. On roule, Eddy réduit sa vitesse mais cela ne suffira pas pour éviter la panne sèche. Les hommes se mettent au milieu de la route, une voiture passe…On se dit que s’il faut, on passe au plan B, les filles sur la route ( ben quoi ? Oui je sais je n’aurais pas rivaliser avec 2 minettes de 15 ans mais laissez moi cet espoir ?😛 ) . La voiture suivante s’arrête et nous dépanne . Ah qu’ils sont sympa ces Australiens ! 🙂🙂

On traverse Tennant creek qui a l’instar des réserves indiennes aux US offre son lot de misère aux aborigènes. Devil’s marble nous éblouit ! ! ! ! ! Quelle récompense ! Un vrai terrain de jeu grandeur nature pour les ados qui crapahutent partout. C’est très photogénique ! Tout le monde s’éclate y compris les mouches noires qui nous dévorent. On quitte les lieux tardivement et on avance dans des paysages rougeâtres de toute beauté. On le compare tantôt à la Namibie, tantôt à l’ouest américain.

Visite de la boutique artisanale aborigène " Red sand ". L’artisanat est superbe, on tente de ne pas tout dévaliser. On hésite longuement sur l’achat d’un didgeridoo. On se laisse tenter quitte à le trimbaler dans tout le Cambodge. On ne savait pas encore qu’on allait risquer de manquer un avion à cause de cela . Nuit glaciale à Ti-tree .

25 juin Départ pour Alice Springs et au menu du jour les mac Donnells( chaîne de montagnes) orientales . Que dire des paysages sans me répéter ? Arrêt à Emily et Jessie gap pour y voir les peintures rupestres puis balade à Corroborre rock et enfin le must : Tréphina gorge ! Oasis de verdure où les eucalyptus contrastent avec la terre et les parois rouges. Admirable . On aurait aimé ( comme pour les Mc Donells West avoir plus de temps). Nous rejoignons pour la nuit le " bout " des Mac Donnells occidentales pour passer la nuit à Glen Helen, petit camp niché au pied des falaises. Ne manquez surtout pas le coucher de soleil!

26 juin Nous égrenons la route des nombreux arrêts qu’offrent les Mac Donnells Occidentales . Là aussi il aurait fallu plus de temps pour randonner. Il fait froid mais le ciel est bleu. Ormiston Gorge : rando jusqu’au belvédère . Ochre pits d’où les aborigènes extrayaient leur pigment. Les couleurs sont magnifiques . La carte mémoire du numérique se remplit ! ! Ellery creek : les 3 km de piste valent le résultat. Trou d’eau où se reflètent les eucalyptus. Gigantisme de la nature. Stanley Chasm : on voulait s’y arrêter mais c’est payant : 6$ qui ne nous paraissent pas justifier ( il y a des jours comme cela ! allez savoir pourquoi !)

Retour à Alice vers 13h. Visite du Desert Park .

On a hésité . Forfait big famille : 50$ ( merci du terme !) Audio guide en français gratuits indispensables. Excellente présentation de la faune et flore du désert australien . Belle balade dans le bush et présentation des plantes, volières, hall nocturne pour y voir foule d’animaux invisibles de jour. Quelques ateliers et show oiseaux de proie (mais non faits car pas intéressés). On vous le recommande surtout si vous êtes randonneurs : cela change tout !

27 juin Découverte de cette petite ville de 20000 hab .

L’école de l’air : 22$ pour la famille. Destinée aux enfants du bush qui reçoivent les cours par avion et sont reliés à leur professeur par radio pour faire classe. Intéressant .

Les médecins volants : 28 $ pour la famille Encore un système d’adaptation de l’homme à ce milieu bien particulier qu’est le bush australien. Présentation de la base, musée, film… sur la mission des ces médecins et infirmiers qui sauvent la vie dans le désert.

Halte ravitaillement. On se confronte ici de prés à la misère des aborigènes. Terrifiant constat.

Festival du " beanie " le bonnet australien au Premium center. Plein de couleurs, de gaieté, on essaye, on compare, on rigole …Des tas de bonnets complètement farfelus ! 😄 Coucher du soleil à Anzac hill.

28 juin Départ vers Uluru ( Ayers rock) que nous atteignons après 3h30 de route en regardant défiler de sublimes paysages : on ne se lasse pas ! Entrée sur le site 25$ par pers de plus de 16 ans valable 3 jours. Nous décidons de commencer par une rando aux kata tjuta ( monts olga). On s’engage dans une gorge, le rouge de la roche tranche avec le blanc des eucalyptus et le bleu du ciel. Nous nous positionnons ensuite sur le parking réservé au coucher du soleil où il règne une ambiance bonne enfant. On prend l’apéro en regardant le soleil décliner sur Uluru qui passe par les multiples tons du rouge. C’est …magique, fabuleux, merveilleux ?🙂😛😇 Je ne trouverai pas le mot ! Nuit glaciale .

29 juin Après le coucher du soleil : le lever ! On se positionne cette fois sur le parking du sunrise. On trouvera le lever moins grandiose que le coucher. Crépes party devant le " caillou " ( dorénavant ma cuisine va me paraître bien monotone) ; On fait le tour du monolithe : 10 km donné pour 3 à 4 h mais fait en 2h30 sans foncer. Evidemment dans le plus grand respect de ce site sacré, nous n’escaladerons pas Uluru et sommes particulièrement ulcérés de voir combien de personnes enfreignent le site pour leur simple satisfaction personnelle ! Retour au kata tjuta pour une seconde rando : valley of winds ( 7, 5 km pour 3h). Paysages variés et de toute beauté, physique sans trop l’être… Bref que du bonheur !

30 juin On met le cap sur Wattarka ( kings canyon). Rando sur la crête du canyon jusqu’à la valley of eden ( 7, 5 km pour 2h20) magnifique trou d’eau avec palmiers et cycas. Eprouvante au départ mais une fois en haut, il n’y a qu’à longer la crête.

1er juillet On attaque la remontée vers Darwin repassant sur 600 km environs par la route empruntée à l’aller. Nouvel arrêt à Alice et ravitaillement. Journée tranquille même si on a quand même fait 450 km.

2 juillet On remonte le plus possible vers Mataranka et nuit à Dunmarra soit 880 km dans la journée et trois pleins d'essence. nous ne sommes plus qu’à 640 km de Darwin.

3 juillet Arrêt au pub délirant de Daly waters, ambiance route 66. On arrive à 11h30 à Mataranka. Nous choisissons le mataranka cabin pour sa proximité des sources chaudes ( 34°) de bitter springs. On y flâne pendant 2 h au cœur d’une jungle luxuriante et au milieu des nénuphars. Une journée cool pour décompresser des km parcourus.

4 juillet On part tôt pour les gorges de Katherine. Notre objectif est de louer des canoë, seul moyen d’accès aux gorges. Mais à 9h30 il n’y a déjà plus de location possible ni même de place de croisière dispo. Quelle déception ! 😕😕😕 Il nous reste nos jambes pour apercevoir les gorges. On choisit une rando : la butterfly . Démarrage en grimpette jusqu’au point de vue. Les gorges sont belles, on regrette encore plus les canoës. La suite de la rando est nulle ! Et c’est peu dire : on ne longe plus les gorges, on s’enfonce dans les broussailles, allez comprendre ? Retour au camp, pause piscine. Ben il y a des journées comme cela où rien ne se déroule comme on le souhaitait ! Vers 16h, nous irons en ville aux sources chaudes, encore un petit coin de paradis . On passe aussi au visitor center réserver la croisière cette fois pour kakadu. On apprend de ses erreurs !

5 juillet On part tôt pour profiter au maximum du Kakadu NP . On s’arrête au premier camp pour réserver notre emplacement, heureusement !

Visite du Warradja center sur les us et coutumes aborigènes. Très intéressant .

Balade à Anbangbarra autour d’un billabong tapissé de nénuphars. Nombreux oiseaux .

Visite du site de Nourlangie et de ses peintures rupestres nichées dans la roche. Petit circuit de 2 km. On atteint un site de 26000 ans qui servait de refuge. On y lit les légendes, on déchiffre les peintures admirablement bien conservées . Centre de Bowali qui présente l’écologie, l’écosystème et la mission des rangers au sein du PN. On y savoure une glace ( un magnum et on a une petite pensée pour Nancy et Fifi !)

Fin de journée à Ubirr, immense roche isoléé sur l’escarpement d’Arnhem . On suit le sentier de la " galerie des artistes " avec sa multitude de peintures rupestres : wallabies, barramundis... On est fasciné par ce témoignage vieux de 20000 ans. On grimpe jusqu’à déboucher sur le point de vue de Nardab : panorama à 360° sur les marécages, les forêts, les roches… La Nature ici vous coupe le souffle ! Le soleil décline, on reste admiratif, et si le temps s’arrêtait !

Retour au camp, la tête pleine d’images merveilleuses à jamais gravées ! Première nuit chaude mais aussi première soirée à se partager l’espace avec les moustiques.

6 juillet Lever à 6h pour la croisière sur la yellow water. Le soleil commence juste à poindre qu’on glisse déjà sur des eaux miroitantes dans une légère brume. La nature s’éveille. Deux heures de pur bonheur, au milieu des arbres à thé, palmiers, entourés d’innombrables oiseaux du plus grand au plus petit, à voir se faufiler les crocodiles. Ne manquez cela à aucun prix et faites l’effort d’y aller tôt car les couleurs changent vite et le soleil devient écrasant.

Retour à 9h et crêpes party habilement négociée en échange de ce réveil matinal.

On quitte Kakadu pour Darwin. Ce soir, il y a un marché artisanal particulièrement bien animé au bord de la plage : retour à la civilisation après 26 jours de grands espaces.

Visite au Museum ans Art galery of northern territory à Darwin. Gratuit . Très intéressant. Galerie peintures aborigènes, histoire naturelles, et exposition sur le cyclone Tracy qui a dévasté la ville en 1974. Salle noire où on entend le b ruit des rafales de vent enregistrées la nuit du drame : terrifiant ! claustro s’abstenir !

Soirée au night market mêlant artisanat et stands de nourriture de différents pays au bord de la plage . Chacun y choisit son repas, on refait ainsi un tour du monde !Baignade. Un bon moment .

7 juillet Grasse mâtinée ! Litchfield NP pour y admirer ses cascades et ses termitières. Une bonne journée !

8 juillet Après un arrêt au Wangi falls, retour sur Darwin et shopping . Il y a peu d’artisanat en Australie, l’essentiel étant aborigène. Baignade aux Howard Springs. On arrive, on se change et nous voilà partis, serviettes à la main, les filles en paréo… 😛Peu de monde ? On atteint un premier bassin où on aperçoit enfin les barramundis ailleurs que dans notre assiette. Personne n’a des serviettes ou vêtements de bains ni n’est mouillé ? Moment de solitude !🤪 on ne se décourage pas, on part sur la creek walk, les sources doivent être au bout ? On marche, on marche, on marche quoi ! Rien, personne sauf un kangourou ! et bien, on n’a rien compris car pas de sources ! Retour au parking : comment avoir l’air bête !😕😕🤪 Si d’aventure, vous y allez et trouver les sources, merci de nous le faire savoir ! Dernière nuit en Australie.

9 juillet Super journée ! On s’installe sur la plage de East Point en pensant que le bleu étincelant de la mer nous mettra du baume au cœur. Un sac, un autre, ranger, nettoyer : cela sent la fin du périple et la nostalgie s’installe ! Restitution du CC à 16h . Aéroport où notre vol n’est qu’à minuit puis le grand saut jusqu’à Singapour . Notre attente sera alors de 14h pour rejoindre le Cambodge et commencer de nouvelles aventures.

On a aimé : La gentillesse des Australiens La diversité des paysages : mer, rainforest, désert… La Nature avec un grand " N " La vie facile en camping car sans aucune réservation La splendeur d’Uluru et d’Ubirr Rouler pendant des heures dans le bush sans se lasser des paysagesLa rando à King canyon La journée plongée Et les enfants rajouteront les innombrables crêpes party !

On a moins aimé : L’accent australien !
La grande évasion: envie de stopper vos prochains voyages due à la crise économique? English translation pending
by Williama · 2008-10-10 · 95 replies
Salut à tous, Les récents développements de l'actualité mondiale et les perspectives économiques plutôt sombres, vous donnent-ils envie de stopper vos prochains projets de voyages, de les retarder ou alors de vous évader le plus longtemps possible de ce monde visiblement compliqué!
Ouest américain, entre geysers, forêts et canyons (1) English translation pending
by Krikri6792 · 2008-07-28 · 109 replies
Été 2008 : 40 jours à travers le Wyoming, le Colorado, l'Utah et l'Arizona.... quelques sites classiques et d'autres plus confidentiels !

Le récit ci-dessous est accompagné d'une petite sélection de photos.

Pour une version avec plus de photos, allez directement là :

sites.google.com/.../fabuleuxvoyagesusa/



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Présentation Après un premier voyage dans l’ouest américain en 2007 dont nous sommes revenus conquis, il nous tardait d’y retourner. Ce fut chose faite à partir du 2 juin 2008 : nous avons opté pour une boucle à partir de Salt Lake City qui en 39 jours nous mènera à travers

- Yellowstone - Grand Teton - Flaming Gorge - Dinosaur - Colorado NM - Arches - Canyonlands (Island in the Sky & Needles) - Natural Bridges - Grand Gulch - Cedar Mesa - Monument Valley - Valley of the Gods - Canyon de Chelly - Page - Coyote Buttes South - Kodachrome Basin - Escalante/Grand Staircase - Capitol Reef - Horseshoe Canyon

avant de nous ramener dans les Wasatch Mountains au dessus de Salt Lake City le 9 juillet après un parcours résolument nature, ponctué de nombreuses randonnées car comme le disait si bien Edward Abbey « D'abord vous ne pouvez rien voir d'une voiture ; vous devez sortir de votre fourbi et marcher (......)sur le grès et dans les buissons épineux et les cactus. ». Toujours dans le même esprit, nous avons par endroits planté la tente pour être au plus près du wilderness!

Avant de vous conter notre voyage en détails, je voudrais remercier les membres de ce forum qui m’ont aidée, par leurs conseils, à optimiser ce parcours.

Yellowstone : geysers et compagnie

J1 (02/06) : Paris- Salt Lake City

Voilà, c’est le jour J : départ de Paris/Charles de Gaulle à destination de Salt Lake City, mais le vol DL171/AF8990 de ce 2 juin 2008 est un évènement à lui-seul puisqu’il s’agit du vol inaugural. Bien sûr, ça se fête au départ : viennoiseries, café, jus de fruits ….discours, photos….ruban coupé…remise de carton-souvenir à chaque passager…

Ça se fête aussi à l’arrivée : avion baptisé, c.à.d. arrosé par les pompiers….photographes sur les estrades….interviews dans l’aérogare….petits cadeaux (mug, tee-shirt, pin’s dans un sac en tissu).

Mais le vol inaugural ne signifie pas pour autant formalités douanières allégées : c’est long, très long …1H30 pour passer la douane.

Encore une petite demi-heure d’attente au guichet d’Alamo et nous voilà prêts à prendre la route : un Nissan XTerra nous est attribué, nous sommes satisfaits. (un vrai bon 4X4 !)

Il est 15H30 ici et il n’est pas question de dormir, alors en route pour le Grand Lac Salé et Antelope Island (9$/voiture, c’est un State Park). Nous entreprenons notre première petite randonnée autour de Buffalo Point.

Nous sommes saisis : lac-miroir dans lequel se reflètent les sommets enneigés des montagnes environnantes, une grande impression de paix…

Il est maintenant temps de trouver un hébergement (rien n’est réservé d’avance sauf les deux prochaines nuits à West Yellowstone) : ce sera le Comfort Inn à Ogden. Pour le dîner, l’hôtesse d’accueil nous conseille le steakhouse « Ruby River ». Parfait !

J2 (03/06) : Ogden – West Yellowstone

Réveil aux aurores, décalage horaire oblige : à 7h, nous quittons l’hôtel pour 290 miles jusqu’à West Yellowstone via Idaho Falls et son Wallmart pour les premières courses. Pique-nique dans la foulée dans la voiture : il fait 10° à peine et le temps hésite entre grisaille et timides éclaircies.

En tout début d’après-midi nous prenons nos quartiers au Stage Coach Inn à West Yellowstone : charme Old West loué par le Routard…mais chambre toute petite.. un peu décevante !

Bah, nous ne sommes pas là pour la chambre mais pour découvrir les beautés de Yellowstone. Sans tarder nous entrons dans le parc et le temps s’éclaircit un peu. Dès les premiers miles, les bisons sont là, près de Madison River. Impressionnants !

Au programme de cet après-midi, le bassin de Norris Geyser : Porcelain & Back Basins Loop ! Balade tranquille sur les « planches » au milieu des fumerolles !

Tous les sens sont en éveil : des odeurs de souffre chatouillent nos narines, des bruits de tambour de lave-linge titillent nos oreilles et les couleurs ravissent nos yeux !

Notre imagination est en effervescence ! Nous baptisons cette source « Monkey Face Spring ».

Nous n’irons pas voir « Artists Painpots », le secteur étant fermé (inondation ?).

Alors retour vers West Yellowstone. Sur la route, les bisons créent encore l’attraction, au grand plaisir des touristes.

Ce soir formule « all you can eat soup and salad » au Three Bear Restaurant, dans un cadre Grand Nord très chaleureux et au lit de bonne heure !

J3 (04/06) : West Yellowstone- Gardiner

Il pleut des cordes au réveil et bien qu’ayant réservé deux nuits, nous décidons de plier bagages au vu de cette météo si incertaine sans vraiment programmer de destination pour ce soir, nous improviserons en fonction d’une amélioration ou non dans la journée.

Toujours aussi matinaux, nous faisons route vers Old Faithful : il est 8h et le temps est d’une tristesse désespérante. Nous n’avons même pas le courage de faire le tour du plus grand des geysers ! De toute façon ce n’est pas son heure et le côté artificiel de la ballade nous coupe les jambes !

Nous reprenons la voiture jusqu’à Midway Geyser en attendant des heures meilleures ! A force de patience, voilà que nous voyons poindre deux heures plus tard quelques timides rayons, peut-être de quoi nous dévoiler les beautés de Grand Prismatic Spring ! Déception ! En raison du froid la présence d’une grande quantité de vapeurs d’eau empêche d’admirer les couleurs de la plus grande source d’eau chaude du parc.

Comme le temps a l’air de se maintenir, nous progressons un peu plus vers le nord jusqu’au trailhead vers Monument Geyser. Allons nous dégourdir les jambes !

La randonnée est courte (3miles, 1H30) mais raide (200m de dénivelé) dans une belle forêt de jeunes pins, le chemin couvert ça et là de nombreux névés et la vue magnifique sur les prairies de Gibbon et la forêt de Yellowstone.

Là-haut, à distance des hordes de touristes, la cheminée de Monument Geyser crache sa vapeur ! Enfin un geyser non « clôturé », non « domestiqué ». Nous apprécions !

Nous arrivons à la voiture in extrémis avant une grosse averse de grêle, heureusement passagère qui ne nous dissuade pas de poursuivre vers Mammoth Hot Springs. Là, les terrasses en travertin se révèlent sous un ciel de fin d’orage.

Nous finissons la journée à Gardiner, à l’entrée nord du parc où nous optons pour le BW by Mammoth Hot Springs : chambre avec vue sur la montagne et sur l’énorme torrent mugissant.

J4 (05/06/08) : Gardiner-Cooke City

Grand soleil ce matin, pourvu que ça dure ! Nous décidons tout de même de refaire les valises pour progresser, si le temps le permet, vers l’entrée nord-est du parc.

Mais d’abord une halte à Mammoth afin de passer la matinée sur le Beaver Ponds Trail (5, 5miles/3h), une boucle très agréable traversant des parcelles de forêts, des bosquets de bouleaux, des prairies et du maquis.

Nous rencontrons quelques randonneurs qui, tous, nous demandent si nous n’avons pas vu d’ours. Non, pas d’ours mais un castor sortant de son barrage et nageant dans le petit lac !

Après un pique-nique à Lava Creek (ah ! qu’il fait bon au soleil), nous rejoignons une autre aire de pique-nique, celle de Yellowstone River, début de la randonnée qui porte le même nom.

Le chemin monte sur la crête et longe la falaise surplombant la rivière Yellowstone.

Puis s’écarte de la rivière et traverse des prairies où nous observons oiseaux bleus, pics, antilopes, chiens de prairie et bisons.

De retour à la voiture, c’est décidé : allons jusqu’à Cooke City ! Au début de la route menant vers Lamar Valley, notre premier ours !

Dans la Lamar Valley, désertique et sauvage, partout, des troupeaux de bisons paissent tranquillement. Peut-être demain pourrons nous y faire une halte plus conséquente ?

Maintenant rejoignons Cooke City, une drôle de cité au bout de nulle part : une rue, quelques maisons, deux restos, une station service….et un Super8 Motel ! Super ! Chambre impeccable avec un petit bout de vue sur la montagne. A côté le Beartooth Cafe, même s’il ne paie pas de mine de l’extérieur, est une excellente adresse !

"Monkey Face Spring"

Grand Teton : c'est encore l'hiver

J5 (06/06/08) : Gardiner-Grand Teton

Il pleut, il neige, il grêle ce matin et le ciel bouché ne nous donne pas vraiment d’espoir d’amélioration : adieu randonnée dans la Lamar Valley ! C’est un temps à rouler, à avancer jusqu’à trouver des cieux plus cléments. Il faut définitivement revoir notre programme !

Bon, la seule chose qui reste à faire, c’est rouler vers le sud : Tower, Canyon, Lake…au mieux rester dans les environs du lac pour la nuit suivante et au pire, quitter Yellowstone pour Grand Teton.

A 8h nous quittons donc Cooke City en direction de Tower. Au bord de la falaise surplombant Yellowstone River, un attroupement de paparazzis ….deux petits chevreaux jouent les acrobates sur les escarpements rocheux !

Près de Tower Falls, notre première « tuile » : la route entre Tower et Canyon est fermée en raison des chutes de neige de la nuit sans qu’aucune information nous ait été donnée à l’entrée du parc ni à l’entrée de la route ! Duraven Pass est impraticable !

Nous voilà obligés de faire demi-tour et de passer par Mammoth : avec 50 miles de rallonge, il devient impératif de compléter le réservoir d’essence….vu le prix du gallon à l’intérieur du parc (½ gallon au prix d’un), cela ne nous réjouit pas vraiment !

La pluie ne cesse pas jusqu’à Canyon Village et c’est sous un ciel maussade et un vent glacial que nous allons jeter un coup d’œil aux Upper Falls.

Après un pique-nique sur un coin de table à Chitenden Bridge (les doigts nous en tombent tellement il fait froid !!!) direction Lower Falls.

Mais sur le parking d’Artist Point, nous n’avons pas le temps de sortir de la voiture. Une tempête de grêle, puis de neige, accompagnée d’un vent à décorner les bisons s’abat sur le coin. Nous espérons encore qu’elle sera passagère mais au bout d’une heure, la tempête ne faiblit pas…pas la peine d’attendre, nous continuons notre périple sous la neige jusqu’à Yellowstone Lake.

Notre Nissan à l’arrivée au lac !

Si pendant un court instant nous pouvions espérer une éclaircie près du lac, celle-ci est vite annihilée par la tempête qui nous poursuit et nous rattrape régulièrement.

Quel temps de chien ou plutôt… de loup ! A l’orée de la forêt, un loup rôde…un peu plus loin un jeune coyote erre sur le bord de la route !

Bon, puisque le temps se dégrade toujours, quittons Yellowstone et poursuivons vers Grand Teton.

Là enfin, du soleil !!!

Nous prenons possession d’une petite cabine au Signal Mountain Lodge au bord du Jackson Lake.

Après avoir pris les renseignements pour la traversée du Jenny Lake et fait quelques courses à l’épicerie de Moose, nous passons la soirée au coin du feu dans notre cabine de trappeur !

J6 (07/06) : Grand Teton-Flaming Gorge

Au petit matin, les abords de notre cabine sont recouverts d’une fine couche de neige et nous apprenons qu’à Yellowstone, 3 routes sur 5 sont fermées, les autres ne sont accessibles qu’avec équipement. On a bien fait de partir !

Ici ce n’est pas le grand beau temps et il est hors de question de faire la randonnée vers le lac Solitude !

Seule une randonnée courte (la matinée maximum) semble possible afin de pouvoir rebrousser chemin rapidement en cas de mauvais temps. Les lacs Taggart et Bradley semblent un bon choix.

Très belle randonnée (8milesA/R, 4h) jusqu’au lac Taggart, puis Bradley, puis nous poursuivons jusqu’à la jonction vers Surprise et Amphitheater Lakes.

Personne à l’horizon, si quelques marmottes !

Et surtout au retour….entre la jonction et le lac Bradley, alors qu’il commence à neiger, je crois deviner une forme avec de grands bois. Assurément pas un ours.

Je grimpe sur le bas-côté pour mieux pouvoir la distinguer, j’appelle Hervé qui ne voit rien. Je regrimpe sur le bas-côté et, oui, oui, il est bien là, allongé tranquille derrière les rochers.. à ruminer. C’est un orignal (moose) ! (Les petits points sur la photo, c’est la neige).

Il neige de plus en plus au retour de la randonnée mais cela ne décourage pas bon nombre de randonneurs et il y a maintenant foule sur le chemin des 2 lacs.

Nous, on quitte la région après un petit arrêt à Jackson Hole, petite ville sympathique et animée en espérant enfin trouver définitivement plus au sud un temps chaud et ensoleillé. Nous avons deux jours d’avance sur notre programme initial !

300 miles et 5 heures plus tard…nous voilà à Flaming Gorge et le temps ne s’est pas vraiment réchauffé : nous avions prévu notre première nuit de camping à Red Canyon. Brrr ! l’alternative de l’hôtel s’impose.

Mais le Red Canyon Lodge est complet (nous sommes samedi), nous nous rabattons alors sur le Flaming Gorge Resort : pas autant de charme que le précédent, à vrai dire pas de charme du tout, mais nous optons pour un appartement qui s’avérera grand, bien équipé et fonctionnel ! Parfait ! D’ailleurs, puisque nous avons de l’avance autant se poser un peu et rester deux nuits !

De la neige à Grand Teton

Flaming Gorge et Red Canyon

J7 (08/06) : Flaming Gorge

Grand soleil ce matin même s’il fait toujours frais. Allons découvrir toute cette belle région autour de Flaming Gorge !

- Les couleurs flamboyantes de Sheep Creek Bay

- Le vert tendre des bouleaux dans Sheep Creek Canyon

- Les vues époustouflantes depuis le promontoire de Red Canyon

Nous sommes conquis ! Quelle belle matinée !

D’ailleurs cela nous ouvre l’appétit ! Hervé a envie de viande, qu’à cela ne tienne, nous sommes tout près de notre hôtel, essayons son restaurant. Au vu de la carte, nous comprenons qu’en fait, c’est un fast-food !

Hervé commande un hamburger, moi ce qui me semble être un steak . Je fais alors la plus horrible expérience gastronomique de mon existence. On me sert un steak haché pané frit (eh !oui, « mountain-fried steak « ) accompagné d’une purée, le tout recouvert d’une bonne couche de sauce jaune dégoulinante.

J’essaie vainement de racler la sauce et la panure…je ne peux pas manger ça, même pas le voir. Nous expliquons notre problème à la patronne qui gentiment se propose de changer le plat mais je préfère me passer de manger, totalement dégoûtée. Finalement elle ne nous fait pas payer mon plat et je me rabats, une fois arrivée dans notre appartement, sur un reste de spaghettis à la sauce tomate : miam !

Après un petit repos (mérité, après une telle expérience), nous partons pour l’après-midi. Après avoir passé le barrage, nous suivons l’indication « River Access » pour une balade très agréable le long de la Green River.

Nous flânons au bord de la rivière, surpris par la transparence de l’eau dans laquelle se faufilent de nombreuses grosses truites, amusés par le spectacle des pêcheurs sur leurs drôles d’embarcations.

Le sentier (Little Hole Trail) suit ainsi la rivière pendant 7 miles mais nous, on fait demi-tour au bout de 2 miles pour revenir à notre point de départ.

Notre dernier coup d’œil de la journée est pour Mustang Ridge, mais ce côté de la baie est beaucoup moins exceptionnel !

Sheep Creek Bay

Dinosaur National Monument

J8 (09/06) : Flaming Gorge-Vernal

Aujourd’hui nous découvrons une première partie de Dinosaur et c’est par l’Island Park Road que nous entrons dans le Monument.

Notre premier arrêt (au bout de 11 miles) nous permet d’admirer les très beaux pétroglyphes de McKee Springs.

3 miles plus loin l’Island Park Overlook nous laisse sans voix !

Il nous faudrait ensuite rebrousser chemin quasiment jusqu’à Vernal pour attraper la Jones Hole Road. Nous décidons de couper à travers le plateau de Diamond Mountain.

Une fois sur la route, c’est rapide, car elle est bitumée et elle s’arrête en cul de sac au départ de notre rando : Jones Hole Trail qui nous mène à travers un large canyon très vert et fleuri.

Jusqu’à la Green River (encore elle !) où accostent de nombreux groupes de rafting.

Au retour nous faisons un petit détour sur un sentier qui croise le nôtre pour voir la jolie cascade d’Ely Creek. Ce chemin est encore plus sauvage et on l’aurait bien exploré davantage. A retenir !

Mais il est déjà 18h quand nous retrouvons la voiture et il faut retourner à Vernal, trouver un hôtel, faire le plein de courses et la lessive car demain soir, le camping devrait enfin être possible.

Pour l’hôtel, ce sera le BW Dinosaur Inn (correct mais cher), pour les courses Smith’s et pendant que nous dégustons, dans notre chambre, poulet chaud et petits pois réchauffés au micro-ondes, le lave-linge de l’hôtel fait le reste !

J9 (10/06) : Vernal-Echo Park

Ça y est, la chaleur est bien au rendez-vous : nous avons enfin troqué pantalon et polaire contre short et débardeur ! Et le camping se confirme pour ce soir !

Mais d’abord, suite de la découverte de Dinosaur NM.

Cette fois-ci nous entrons dans le Monument par Jensen afin d’explorer la partie située dans l’Utah. Nous enchaînons dans la matinée les deux randonnées de « Sound of Silence » et « Desert Voices » qui nous valent quelques très beaux paysages.

Nous photographions beaucoup, beaucoup de fleurs dans cette rando, par ex celle-ci :

Nous pique-niquons près de la Green River (encore et toujours elle!) et continuons la Cub Creek Road jusqu’à Josie’s Cabin (idéale pour pique-niquer au frais, tant pis c’est fait !) puis revenons à Jensen et la Hwy 40 afin de prendre la direction de Dinosaur (la ville !) et entrer dans la partie Colorado du Monument.

Nous parcourons la Harper’s Corner Road jusqu’au bout.

Nous nous attardons à Echo Park Overlook afin de jeter un œil sur l’endroit où nous allons passer la nuit : c’est là en bas que se trouve notre camping, il est caché par les arbres mais on aperçoit la résidence du ranger ! Génial, l’emplacement !

D’abord un petit tour sur le Harper’s Corner Trail, randonnée facile qui mène à un fabuleux point de vue (le plus fabuleux du Southwest, paraît-il !).

A ce moment-là, rien ne laissait prévoir que le temps allait changer. Pourtant, au retour de la rando, le ciel s’est couvert…avec quelques coups de vent ! Cela ne nous décourage pas, ce sera certainement passager !

Nous descendons dans Echo Park (4x4 obligatoire !) en passant à côté de Whispering Cave : un courant d’air glacial s’échappe de la grotte.

Au camping nous avons l’embarras du choix, seuls trois autres emplacements (sur 22) sont occupés. Nous choisissons un emplacement à découvert afin de nous prémunir des dangers d’un orage éventuel. Pas superstitieux pour un brin, nous réalisons après-coup que nous avons choisi le numéro13.

Installation de la tente…il fait bon malgré un ciel couvert… jusqu’au milieu du repas. A partir de ce moment-là, nous commençons à rajouter une puis deux couches de vêtements.

Un petit feu, pour l’ambiance..et pour nous réchauffer est bienvenu ! C’est l’heure du coucher, on garde nos chaussettes et on appréhende un peu la fraîcheur de la nuit!

Vue depuis Harper's Corner

De Dinosaur à Colorado National Monument

J10 (11/06) : Echo Park - Fruita

Il a plu toute la nuit et on n’a pas vraiment fermé l’œil, guettant le moment où elle allait s’arrêter. Elle s’est arrêtée au lever du jour, vers 5h et on s’est levé peu après. Sur les hauteurs, c’est de la neige qui est tombée : il fait à peine un peu plus de zéro degré.

Pour nous réchauffer, 1) tout ranger sauf la tente qu’on laisse sécher : ok 2) prendre un petit déjeuner : pas vraiment le meilleur choix car le lait est froid… 3) partir en randonnée, bien couverts en espérant que le soleil finisse par revenir : ok, choix retenu.

C’est ainsi qu’on s’est retrouvé à 6h du matin sur le sentier de Mitten Park Trail qui longe la rim et le fameux Steamboat Rock pour redescendre ensuite au bord ….de la Green River (encore elle !).

Sur les hauteurs…de la neige, mais quelques rayons de soleil à la fin de la rando !

Au retour de notre balade, nous rencontrons le ranger, nous lui demandons si, d’après lui, la piste de Yampa Bench est praticable. Il nous conseille d’attendre deux heures afin de laisser sécher la piste, puis cela devrait passer.

Très bien, cela nous laisse le temps de grimper sur la mesa pour admirer Steamboat Rock. Remarquable !

Deux heures plus tard, nous empruntons Yampa Bench Road en nous arrêtant pour profiter de ses points de vue extraordinaires sur la Yampa River (tiens, on a changé de rivière)

Castle Park Overlook

Hervé est tellement impressionné qu’il préfère rester allongé !

Au bout de 40 miles, nous rejoignons la Hwy 40 près d’Elk Springs.

Notre point de chute devait être Rangely, une petite ville pas touristique pour un sou mais qui l’eût cru où il n’y a pas une seule disponibilité dans aucun des 3 ou 4 motels de la ville. En effet, en raison de la forte activité pétrolière, tout est complet, occupé par les ouvriers des exploitations pétrolières ! Il faut alors poursuivre notre route en direction de Grand Junction (Colorado).

Et cette route passant par un col à plus de 2500m nous livre un paysage auquel on ne s’attendait pas : un air de Jura dans cette contrée de canyons !

Finalement nous nous arrêtons à Fruita dans un Super8 Motel ! Parfait puisque demain nous voulons explorer Colorado National Monument qui se trouve tout près. En revanche pour trouver un steak house, il faut aller jusqu’à Grand Junction !

J11 (12/06) : Fruita – Moab

Chic ! pas de route à faire pour visiter notre prochain parc. L’entrée de Colorado National Monument n’est qu’à quelques miles de notre hôtel. Il fait beau mais frais, l’altitude maximale frôle les 2000m !

Afin de ne rien louper du Monument, nous empruntons la Rim Rock Drive (23 miles) qui, de Fruita à Grand Junction, permet de s’arrêter à de nombreux points de vue.

Ici Fruita Canyon View (à droite, « Balanced Rock »….tiens, tiens, le jumeau de celui d'Arches !)

Monument Canyon View

L’approche du parc ne serait complète sans …quelques randonnées : alors d’abord Canyon Rim Trail : un aller/retour entre genévriers et pins avec vue sur le Wedding Canyon.

Puis Ottos’ Trail qui permet d’admirer de plus près le monolithe préféré de John Otto, le premier à avoir œuvré pour la promotion du site.

Et enfin Devil’s Kitchen Trail (1, 5 miles - 1h30) qui mène à ces très amusants pitons rocheux !

Le diable a même prévu une belle aire de pique-nique couverte : c’est là que nous déjeunons avant de rejoindre Grand Junction vers 16h.

Il nous faudra plus de deux heures pour aller à Moab où nous n’avons pas prévu d’hébergement, mais attendons une réponse pour la cabine que nous avions occupée l’été dernier.

Sans nouvelle de la part du loueur, il faut prendre une décision. L’envie de renouveler le camping rudimentaire nous titille. Si nous envisagions le camping d’Arches ? La ranger, à l’entrée du parc, nous indique qu’il est complet tous les jours parfois dès 7h30 du matin car dès 5h, les premiers postulants font la queue !!! Quelle folie !

Sans aller jusqu’à Fisher Towers, nous optons alors pour l’un des campings le long de la 128 : on se dépêche de planter la tente (8$ dans une enveloppe) car il reste peu de places et en avant pour le plein de courses à Moab !

Il est tard, je meurs de faim…encore un peu de patience, les braises rougissent. Au menu viande grillée et patates douces entre Colorado et Drinks Canyon !

Steamboat Rock

Canyonlands : Island in the Sky

J12 (13/06) : Moab - Canyonlands/Island in the Sky.

C’est un temps idéal aujourd’hui : ciel bleu, soleil, 23° prévus ! A 7h30 tout est rangé, direction White Rim Road via Mineral Bottom Road jusqu’à Fort Bottom, puis Taylor Canyon…. sans avoir prévu d’hébergement ! Improvisation ! Afin de faire face à toute possibilité, nous faisons le plein d’eau à Matrimony Spring (près de la Colorado River Bridge).

Un clochard nous croise sur sa bicyclette, puis brusquement, quand nous démarrons, nous le voyons faire demi-tour avec précipitation pour nous suivre ! Bizarre !

Quelques miles plus loin, nous trouvons la clé de l’énigme : nous avons démarré coffre ouvert ! Et le gars s’est dépêché, espérant ramasser ce que nous perdrions. Un rapide coup d’œil à notre coffre nous rassure : seul un bidon d’eau est tombé à terre ! Tant mieux pour nous et tant pis pour le clochard !

Mineral Bottom Road, « well-maintened road » se négocie sans difficulté. Elle file quasiment tout droit de la 313 jusqu’aux abords de la Green River (eh ! oui on la retrouve) qu’on atteint après quelques lacets dignes de Shafer Trail !

Elle se dégrade un peu à l’entrée dans Canyonlands avec quelques passages de sable mou et s’accroche à la rive !

Vue panoramique sur la rivière depuis la piste.

Nous poursuivons le White Rim Trail jusqu’à Fort Bottom d’où démarre notre première randonnée de la journée (4, 2miles-3h)

Le sentier, perché par moments sur une crête, est très étroit !

Il mène d’une part à une « tour » Anasazi au sommet d’une mesa (que nous n’avons pas pu atteindre en raison de l’effondrement de l’accès final) d’autre part, à une cabine de cow-boy au bord de la rivière.

Mark Walker’s Cabin

Sur le chemin du retour, nous rencontrons un ranger qui nous salue chaleureusement puis au trailhead sur White Rim Road un groupe de VTtistes en train de finir leur parcours de 3 jours sur cette piste. Certains semblent épuisés, d’autres ont toujours la pêche ! C’est une piste somme toute très fréquentée !

Il est l’heure du casse-croûte et j’ai repéré le seul endroit ombragé à des miles à la ronde : c’est un « primitive campsite » sur la piste de White Rim et s’il n’y avait pas tous ces moustiques nous nous y serions bien attardés davantage !

Nous fuyons dans Taylor Canyon en espérant qu’à distance de la Green River, les bestioles seraient moins voraces. Elles sont effectivement un peu moins nombreuses quand nous arrivons au pied de « Moses & Zeus ».

C’est là que nous décidons de passer la nuit mais pour l’heure une petite sieste à l’ombre de la voiture est de rigueur en attendant des heures moins chaudes pour s’engager dans la montée vers Moses & Zeus (2miles, 1H30)

Le sentier raide et un peu scabreux nous amène au pied des deux monolithes, longe leur base puis fait une boucle après avoir atteint la base du dernier monolithe baptisé « Aphrodite »

En soirée, les moucherons redoublent d’activité au point d’être obligés de finir notre dîner dans la voiture. Ce n’est qu’une fois le soleil couché que nous pouvons profiter de ce décor unique, observer oiseaux et lapins, guetter les premières étoiles…

Bref nous nous croyons seuls au monde jusqu’à ce que …….une lumière au loin, puis une autre nous intriguent. Les yeux d’un chat sauvage…non impossible ! Un vers luisant, non plus !

Maintenant un flash ….Hervé pointe ses jumelles en direction des mystérieuses lumières, mais il fait presque nuit et il distingue difficilement une forme sombre faisant des allers-retours devant une autre forme sombre : un animal ? Le flash nous fait penser que non…

Sans en être absolument sûr, il devient de plus en plus évident que cela doit être un randonneur solitaire descendu par Alcove Spring Trail avec l’intention de camper à Taylor et qui, nous ayant vus seuls, n’ait pas voulu nous déranger mais voulu nous prévenir en activant un flash.

Bon, sur ces déductions, nous allons nous coucher, pas rassurés à 100% tout de même. Finalement nous nous endormons les yeux rivés sur la voie lactée et les étoiles filantes.

J13 (14/06) : Taylor Canyon – Moab – Canyonlands – Moab.

Contrairement à ce qu’on pourrait croire, nous avons très, très bien dormi : il a fait frais dans la nuit et au petit matin, il ne fait pas plus de 10°.

Bien sûr, nous avons voulu avant tout vérifier nos hypothèses d’hier soir : eh ! oui, il y a bien une tente plantée au pied du sentier d’Alcove Spring et notre randonneur solitaire n’est pas encore levé quand nous quittons les lieux.

Après deux nuits en camping « sauvage », le choix d’un hôtel pour les deux nuits suivantes s’impose. Nous sommes samedi : par conséquent il faut se rendre à Moab très tôt pour espérer trouver une place.

OK, à 8h, nous nous garons devant les premiers hôtels à l’entrée nord de la ville : après plusieurs tentatives (hôtels complets ou hors de prix), c’est au Motel6 que nous trouvons ce qui nous convient : hôtel correct, prix raisonnable pour un weekend.

Mais à cette heure matinale il n’est pas possible de nous installer dans notre chambre. Alors profitons-en pour faire les courses, puis le plus judicieux est de choisir une balade à Moab-même, de faire le check-in à 15h, puis de revenir à Canyonlands dans la soirée afin de découvrir False Kiva. Aujourd’hui en effet 35° prévus, à l’ombre !

Pourquoi pas une balade vers une destination rafraîchissante ? Ce sera Mill Creek. Nous sommes loin d’être seuls. En ce samedi chaud beaucoup de familles de Moab ont la même idée.

L’eau est glaciale dans la vasque principale. Il n’est pas question de se baigner, néanmoins nous en profitons pour nous asperger et nous rafraîchir !

Un pique-nique au Rotary Park de Moab, un moment au café internet du Mondo Cafe, un petit repos à l’hôtel…..Il fait maintenant un peu moins chaud quand on revient à Canyonlands vers 17H.

L’objectif : trouver False Kiva, au bout d’un sentier certes cairné mais non référencé dans la documentation du parc. Par conséquent son point de départ n’est pas indiqué.

Ce trail nous a donné beaucoup de fil à retordre, nous a fait courir et suer.

En effet, après un faux départ, nous retrouvons difficilement la trace grâce, non pas aux coordonnées GPS de Thierry (car elles ne correspondent pas à celles de notre GPS) mais grâce au tracé de l’itinéraire que nous avons, à force de tâtonnements, fini par reconnaître. Les difficultés ne s’arrêtent pas là : une fois arrivés tout près, des cairns mal placés nous dévient vers le bas. C’est à force d’observer les lieux qu’Hervé a l’idée de remonter sous la paroi. Je repère alors ce qui me semble être le promontoire final. Arrivée là-haut, je crie enfin victoire !

Après 8 kms à tourner en rond (seuls 2kms seront nécessaires au retour), la False Kiva s’offre à nous.

Conclusion : randonnée et vue exceptionnelles qui se méritent !!!!

Et on mérite bien ce soir un resto exceptionnel : le Sunset Grill l’est par sa situation sur les hauteurs dominant Moab mais, même si le service est aux petits oignons, le saumon/crabe à la sauce à la mangue est un peu insipide.

Moses & Zeus

Arches : Fiery Furnace et autres arches

J14 (15/06) : Moab - Arches – Moab

Aujourd’hui randonnée accompagnée par un ranger dans Fierry Furnace à Arches. Rendez-vous à 9h sur le parking du même nom. Inutile de préciser que nous ne sommes pas seuls pour cette sortie déjà bookée deux jours plus tôt : 25 personnes sont là (ça nous change !!!), essentiellement des Américains, les seuls Européens étant un couple hollandais, un luxembourgeois et nous.

La balade dans ce labyrinthe se fait à pas lents (3h pour 2 miles). Notre guide Michael s’arrête régulièrement pour nous donner plein d’explications sur la géologie, la faune et la flore, l’histoire…toutes très instructives et finalement la progression même lente se révèle agréable.

Il y a certes quelques passages un peu acrobatiques, quelques sauts… mais tout se passe au mieux après la démonstration du ranger. Nous marchons la plupart du temps à l’ombre du canyon ce qui est un avantage par cette chaude journée.

La chaleur nous suffoque en revenant à la voiture. Mieux vaut retourner à l’hôtel pour repas et repos au frais et revenir en soirée pour Arches suite.

Bien revigorés par une après-midi à la clim’, retour dans le parc pour découvrir des arches que nous n’avions pas vues l’an passé. Nous sommes dimanche et pensions trouver foule à Arches. Mais personne sur la boucle entre Sand Dune Arch, Broken Arch et le camping de Devil’s Garden. Sont-ils tous à Delicate Arch ?

Sand Arch

Broken Arch

Encore d’autres arches…sur le parcours !

C’est notre dernière journée à Arches alors il faut en profiter et poursuivre jusqu’aux Klondike Bluffs par la piste de Salt Valley pour une nouvelle rando (3, 4 miles/3h) : difficile, mais très gratifiante, elle permet d’admirer Tower arch et les Marching Men

L’arche, à distance.

Vue depuis l’arche.

Les Marching Men

Le soleil, sur le point de se coucher, inonde Arches de ses couleurs chaudes.

Ici la Salt Valley

Là coucher de soleil sur Fiery Furnace (la lune s’est naturellement installée entre deux spires!)

Captivés par le décor, nous ne voyons pas l’heure passer et il fait nuit quand nous arrivons chez Eddie McStiff’s à Moab.

Le dîner est à la hauteur du coucher de soleil précédent : inoubliable ! Steak et crabe pour Hervé, penne Portobello pour moi et un dessert pour deux : un Brownie Woonie à vous faire damner ! Le meilleur repas de notre séjour !

Coucher de soleil sur Fiery Furnace

Canyonlands : the Needles

J15 (16/06) : Moab – Needles Notre destination du jour est le secteur de Canyonlands, the Needles et son camping « premier arrivé, premier servi ». Craignant que les places disponibles soient comme à Arches prises d’assaut très tôt le matin, nous faisons sonner le réveil encore plus tôt, ce qui fait qu’à 8h, nous sommes sur place, presque trop en avance puisque les places sont à peine en train de se libérer !

Nous plantons la tente, retournons au Visitor Center pour payer (n’avons pas de monnaie) et nous voilà prêts pour explorer ce secteur de Canyonlands qui nous avait tant fascinés l’année dernière.

Pour commencer, essayons une piste, celle vers le Colorado Overlook ! La ranger du Visitor Center nous prévient : au début, c’est facile, puis c’est de la roche nécessitant attention et prudence et enfin de gros rochers impossibles à passer. C’est tout-à-fait ça, il faut finir à pied le dernier mile ! Et le point de vue sur le Colorado n’est pas exceptionnel ! A ne pas retenir !

Là c’est quand ça devient impossible à passer !

La chaleur est torride : + 40 ° à l’ombre. Sieste obligatoire ! Dans les arbres au dessus de nos têtes, les écureuils débordent d’activité et de gloutonnerie : ils passent leur temps à grignoter les pignons de pin et à envoyer sur nous les graines de genévriers évidées.

En fin d’après-midi, il est temps d’émerger de notre torpeur. Ma proposition : revoir les aiguilles de Chesler Park, le must des Needles, en allant jusqu’à Chesler Park Overlook, ce qui fait tout de même 5, 6 miles et 3h.

Nous sommes toujours aussi enthousiastes !

Chesler Park overlook

Chesler Park au coucher du soleil !

Nous finissons notre dîner juste avant la nuit que nous appréhendons un peu en raison de la chaleur.

J16 (17/06) : Needles (suite).

Nous avions raison d’appréhender, la nuit a été très moyenne et nous n’avons mieux dormi qu’au petit matin quand il a fait un peu meilleur. Pourtant une grande randonnée nous attend aujourd’hui que nous espérions commencer très tôt : raté, il est déjà 8H 30 quand nous démarrons notre parcours au parking de Big Spring Canyon .

En avant pour le Confluence Overlook : 10, 4 miles et 6h.

La randonnée est difficile car elle descend puis remonte dans plusieurs canyons successifs.

Elle croise ensuite la diabolique Devil’s Lane (que nous avons pratiquée l’an dernier) et offre quelques vues sur les aiguilles de Chesler.

L’arrivée se fait à la confluence du Colorado et de notre rivière préférée, la Green. On distingue le mélange des deux eaux.

Le retour est chaud en plein midi mais grâce à plusieurs arrêts-rafraîchissement (merci au brumisateur !), la montée est supportable ! Une autre randonnée exceptionnelle à notre actif !

Devinez ce qu’on a fait le restant de l’après-midi ! Rien, bien sûr ! Ah, si, nous avons attendu Marie Caroline (mcd8) mais dommage, on s’est loupé probablement de peu ! Alors nous avons fini tout seuls le jus de fruit et les chips prévus pour l’apéro !

Pas le courage d’une promenade vespérale, tout juste une petite grimpette sur les rochers dominant notre campement pour voir le soleil se coucher en compagnie des lapins. La chaleur est extrême, même à la nuit tombée.

En chemin vers Confluence Overlook

De Monticello à Natural Bridges

J17 (18/06) : Needles – Blanding

Nous avons souffert +++ cette nuit et ne pensons qu’à une seule chose ce matin : trouver des températures plus clémentes et/ou faire une petite pause dans nos projets de camping. En tout cas, nous renonçons à Druid Arch, ce sera pour une prochaine fois !

Allez, malgré tout, une petite dernière aux Needles : Cave Spring, un parcours amusant qui nous fait découvrir des peintures rupestres et un ancien camp cow-boy, tout cela au frais sous une falaise.

En quittant le parc, un panneau, tout juste à la sortie retient notre attention « Mowers on the road » et le ranger, à la guérite, nous salue d’un « Be safe ! ». Nous voilà songeurs : qu’est-ce-que c’est encore que ces bêtes-là ?

Nous sommes prudents, nous attendant à tout moment à l’apparition d’un troupeau de « mowers » sur la route . Mais rien de particulier pendant des kilomètres. Google nous apprendra par la suite que « mowers » signifie « tondeuses ». Nous voilà un peu plus instruits !

Un arrêt au Newspaper Rock est incontournable : quel beau témoignage !

Maintenant à nous la fraîcheur et la verdure le long de la Jackson Spring Road vers Monticello. Nous respirons enfin : 20°, un délice ! Des lacs et des paysages bucoliques à souhait où nous pique-niquons avec bonheur !

Après cet intermède montagneux, retour vers le désert : arrêt à Monticello pour un café glacé en compagnie d’un couple d’Allemands avec qui nous échangeons quelques bons plans et adresses.

En début d’après-midi, nous posons nos valises au Super8 de Blanding. Après deux nuits rustiques, un peu de confort n’est pas de refus. D’ailleurs nous prévoyons d’y rester deux nuits, pas de camping dans les prochains jours.

En soirée, une petite sortie culturelle s’improvise : Edge of Cedars State Park & Museum (5$/pers) recèle d’intéressantes collections sur l’histoire des Indiens Pueblos et le musée est climatisé, chic !

Pour le dîner, pas la peine de faire des kilomètres : Old Tymer Restaurant, juste à côté du motel, est très correct.

J18 (19/06) : Blanding – Natural Bridges – Blanding

Aujourd’hui au programme : la Scenic Road 95, ruines indiennes dans Mule Canyon et ponts naturels à Natural Bridges NM!

Butler Wash ! En fait il ne s’agit que d’un overlook : les ruines ne sont visibles que de très, très loin !

Mule Canyon qui renferme la très jolie ruine de « House on Fire »

Natural Bridges National Monument et ses ponts naturels.

Nous découvrons les deux premiers ponts au cours de la randonnée « Sipapu to Kachina Bridge ».

Sipapu depuis le point de vue sur la route. C’est au pied de la Bridge que nous allons descendre.

J’y suis !

En levant les yeux sous la Bridge !

Nous suivons le fond du canyon pendant plus de deux miles, parfois noyés dans la végétation !

Après Kachina Bridge il faut remonter et retourner à notre point de départ en passant par la mesa dans une végétation plus méditerranéenne.

Le monument comporte un troisième pont remarquable : Owachomo Bridge que nous voyons après avoir repris la voiture. Au bout d’un court sentier, le voilà !

Encore plus impressionnant d’en dessous !

Retour à Blanding par la même route.

Ce soir nous essayons un autre resto, repéré dans un journal : Homestead Steakhouse dans le centre. Au menu, soupe et salade, patate douce, steak et légumes, petits pains chauds et confiture maison. Avec tout ça impossible de prendre un dessert ! Nous sommes repus !

House on Fire

De Cedar Mesa à Valley of the Gods J19 (20/06) : Blanding – Bluff

Nous savions que la randonnée d’aujourd’hui (Owl Creek to Nevilles Arch) serait longue et qu’il ferait très chaud, c’est pourquoi nous sommes à pied d’œuvre à 7h30. Très vite nous comprenons que nos 3 litres d’eau (chacun) risquent d’être justes. C’est pourquoi nous limitons notre consommation à l’aller.

Première difficulté : atteindre le fond du canyon, ici pas de sentier, quelques cairns qu’il ne faut pas perdre de vue nous font progresser de rocher en rocher, prudemment, parfois sur les fesses quand la pente devient trop raide ! Trois quarts d’heure de descente parfois vertigineuse !

La marche dans le canyon est longue, longue malgré quelques « attractions » : ruines indiennes, bassin avec jardin suspendu, cascades (à sec !)…

Au bout de plus de 3 heures, il nous tarde de voir l’arche. Quand j’aperçois ce qui me semble être ses gardiens, je devine qu’elle n’est plus très loin.

La voilà enfin !

Le plus dur reste à faire : le retour . Et vu ce qu’on a descendu, ça ne va pas être facile. Avec la poche à eau qui commence à se vider, dur, dur ! Nous avançons tout même vaillamment jusqu’à la première montée et là ce qui risquait d’arriver arrive….nous perdons très vite la trace des cairns…Panique à bord, car devant nous se dressent les parois du canyon et il n’est pas question de monter n’importe où ! Heureusement le GPS nous indique que nous sommes montés beaucoup trop haut ! En redescendant, ouf, revoilà les cairns et la corniche qu’on avait loupé. Maintenant nous redoublons d’attention !

Tout se passe ensuite le mieux possible malgré le rationnement d’eau. Enfin au pied de la montée finale, on boit tout notre soûl, on se dope à l’orange de Californie (Mumm !). Et hop ! finalement la grimpette est plus facile que la descente : un quart d’heure plus tard, on est en haut ! Une dernière succion : il n’y a plus une goutte dans notre poche à eau ! Heureusement la voiture est en vue !

Quelle aventure ! 9 miles et 7h pour cette randonnée d’exception !

Après une telle journée, du repos s’imposerait. Non, Hervé veut absolument voir les ruines indiennes de Moon House, pas très loin d’ici.

Une fois arrivée en voiture au bord de la rim, ce n’est pas tout près : encore 3, 7 miles A/R, soit descendre dans le canyon et remonter en face et vice versa…avec les miles qu’on a déjà dans les jambes….mais Moon House est vraiment un lieu envoûtant ! Et on est toujours tout seuls !

L’heure tourne ! Il faut rentrer, alors c’est parti par monts et par vaux sur le chemin des premiers Mormons jusqu’à Bluff!

Il est 20h30 quand nous poussons la porte du Desert Rose Inn (réservé la veille, w-e oblige !). Nous n’avons pas le temps de faire le check-in, le Twin Rocks Cafe, recommandé par notre hôtesse ferme dans un ½ heure. Nous arrivons de justesse pour un très bon dîner : prime ribs pour Hervé, lemon chicken pour moi et pour nous deux, un délicieux « pie » fruits des bois à la mode !

Journée mémorable !

J20 (21/06) : Bluff (suite)

Notre hôtel nous convient si bien (chambre confortable, chaleureuse et très bien décorée, sans doute la plus belle chambre du voyage) que nous décidons d’y rester trois nuits, ce qui va nous permettre d’explorer largement la région tout en laissant nos affaires sur place !

D’abord ce matin : Road Canyon qui recèle une autre ruine indienne appelée « Fallen Roof Ruin », très belle aussi, avec son plafond façon coquille d’œuf.

Pour atteindre le canyon, nous sommes passés par Moki Dugway mais sans nous arrêter. Alors au retour c’est l’occasion de faire plusieurs haltes en cours de route.

- Muley Point Overlook

- Vue sur Moki Dugway

Avant de rejoindre Bluff, nous empruntons la piste traversant Valley of the Gods, un « Monument Valley » en miniature disent certains. Nous, on a adoré ces espaces, cette terre ocre et ces monolithes !

En soirée, nous tentons Cottonwood Steakhouse que nous avait recommandé le couple d’Allemands rencontré à Monticello. Ambiance western : on dîne, soit dans la cour sur des tables en bois soit à l’intérieur tout aussi pittoresque. Nous optons pour l’intérieur, il fait chaud ! On vous offre les bandanas qui servent de serviettes : sympa ! Côté gastronomique, c’est un peu moins goûteux qu’au Twin Rocks Café d’hier soir !

Valley of the Gods

Monument Valley

J21 (22/06) : Bluff – Monument Valley – Bluff

Dans la région, il nous reste Monument Valley à visiter, mais on ne va pas y passer la journée. Un coup d’œil à notre guide « Photographing… » et j’ai trouvé.

Dans le chapitre « Bluff Area », deux panels de pétroglyphes intéressants sur Butler Wash Road. La destination est retenue pour ce matin.

Déception en arrivant à l’entrée de la piste sur la route reliant Bluf à Mexican Hat : l’accès est fermé par un grand portail ! Heureusement en s’approchant, la chaîne n’est pas cadenassée, le portail peut être ouvert !

Le premier panel est vite localisé : il s’agit du Wolfman Panel !

Le deuxième va nous donner un peu plus de mal. Le démarrage est dur à trouver (estimé être environ à 5 miles du trailhead précédent) mais entre 4, 8 et 5, 5 miles plusieurs traces sont visibles. Nous en essayons plusieurs, sans succès, impasse !

Sur le point d’abandonner, nous continuons un peu plus loin et là, une voiture garée. Ah, peut-être bien un amateur de pétroglyphes ! Nous voilà un peu plus optimistes et à la sortie du wash, nous trouvons les cairns et les traces de pas (fraîches) de notre cow-boy ! Nous les suivons ….jusqu’au sommet du Comb Ridge

Nous repérons maintenant une paroi mais elle est tellement haute que même avec les jumelles, impossible de trouver. D’ailleurs sommes nous bien au bon endroit ? Quand apparaît celui dont on suivait la trace ! C’est bien un cow-boy, amateur de flèches indiennes ! Il nous donne les infos qui nous manquaient et…enfin, nous touchons au but !

Ils portent bien leur nom : Procession Panel !

L’homme aux doigts et orteils !

L’homme au serpent !

Après le repas dans notre chambre et un brin de repos, direction Monument Valley en milieu d’après-midi.

Ce lieu mythique est un incontournable de l’Ouest. La vue depuis Artist Point est belle mais de là à dire que c’est le must, non, loin de là. Nous allons certainement en faire hurler beaucoup mais, non, pour nous Monument Valley est loin d’être notre favori !

En raison du monde, de la poussière (bonjour les touristes en pick-up ouvert), de l’état de la piste…ça ressemble aussi à ça !

Nous ne nous y attardons pas et n’attendons pas le coucher de soleil (c’est peut-être un tort !). Nous rentrons à Bluff pour un nouveau dîner au Twin Rocks Cafe, notre préféré dans cette ville.

Nous sommes maintenant à un peu plus de la moitié de notre aventure, mais la pensée du retour est encore loin ! En effet, il reste 17 jours et encore beaucoup de randonnées vers des destinations exceptionnelles.

Monument Valley

La suite (Canyon de Chelly, Page et ses environs, Coyotes Buttes South, Kodachrome, Escalante et le Grand Staircase, Burr Trail, Capitol Reef et Cathedral Valley, Horseshoe Canyon, Wasatch Mountains et Salt Lake City) se trouve... ICI
L'Ouest américain hors des sentiers battus - récit et images - 1e partie English translation pending
by Oliv2019 · 2008-07-15 · 51 replies
Deuxième carnet de voyage sur l'Ouest Américain en moins de 9 mois...nous nous en excusons mais comme on dit quand on aime on compte pas ! Promis on a décidé de faire une pause...jusqu'à l'année prochaine.

Ce deuxième voyage avait pour nous une saveur un peu différente car il venait après celui de la découverte et de l'ébahissement qui était encore tout frais dans nos souvenirs (Août/Septembre 2007). Nous avions décidé cette année de faire un parcours hors des sentiers battus en y incluant majoritairement des endroits peu fréquentés par les touristes (ce qui ne veut pas dire par les locaux...) et permettant de faire un maximum de pistes.

Deuxième option choisie : une plus forte sédentarisation dans la mesure du possible, c'est-à-dire de rester 3-4 jours dans la même zone de découvertes.

Quelques petits renseignements avant de rentrer dans le vif du sujet... Dates du séjour : 24 mai au 15 juin 2008 (22 jours). Nombres de km parcourus en voiture : un peu plus de 6 000 km Nombres d'heures de randonnées : 78 heures (soit beaucoup de kilomètres !) Pistes effectuées : Schnebly road, Dry Creek Road, House Rock Valley Road, five mile mountain road, BLM 431 et Alstrom Point (Page), Valley of the gods, Mulley Point Road (Mexican Hat), Chute Canyon road, Wild Horse Road et Flint Trail (Hanksville), Burr Trail road + strtike valley overlook (Notom Bullfrog Basin road à Boulder), Hole in the rock road, Egypt Road, cottonwood Canyon road (Escalante), BLM 585 (Paria), East 100 North (Kanarraville)



Samedi 24 mai 2008 :

Nous arrivons à LA vers minuit et demi avec 3 heures de retard. Ce n'est pas très grave puisque pour une fois nos baggages arrivent avec notre vol, ce qui est le principal ! Nous filons rapidement récupérer notre voiture qui est un SUV standard, indispensable au vu du parcours à effectuer ! Le loueur nous donne un SUV mais celui ci ne correspond pas vraiment à nos attentes (plutôt du style promenade en ville). On inspecte le parking du loueur dans les moindres recoins et après trois échanges de véhicules, et 1h30..., nous jetons notre dévolu sur un vrai 4X4 de baroudeur : une Jeep LIBERTY :-). Il est désormais presque 3 heures...au dodo (heureusement à coté de l'aéroport) !

Dimanche 25 mai 2008 :

Le lendemain nous nous levons très tot car une longue route nous attend (800 km environ) et nous avons prévu de faire quelques arrêts en route. Le premier est pour faire des courses au Wal Mart (dans lequel on va perdre 2 heures!). Achat primordial de cette année (et que nous recommandons à tout le monde) : une glacière...afin de mettre le coca au frais dans la voiture !

Sur le trajet nous passons par les champs d'éoliennes de Palm Springs (qui servent de décor à plusieurs films hollywoodiens).

Vers midi, nous faisons un détour par le parc de Joshua Tree au nord de Palm Springs. Les Joshua tree sont des arbres qui, par leurs formes, ont fait penser aux premiers pionniers à des croix et lui ont donné par conséquent le nom d'arbre de Jesus (Joshua). Nous pique-niquons rapidement au bord d'un amas de rochers polis faisant penser aux Seychelles. Puis nous faisons la petite randonnée de Hidden Valley, très agréable. Il fait assez frais (paraît il qu'il neigeait encore 3 jours auparavant). Nous zappons Keys View qui était au programme mais la route est encore longue.

Optimistes, nous décidons de passer par des petites routes (Prescott, Jerome, Cottonwood) au lieu de continuer sur la Highway (par Phoenix) car ce trajet, bien que plus long en terme de temps est parait il plus agréable. Cependant, nous faisons fausse route à Prescott dans la Skull Valley (1h de perdue) et effectuons la fin du trajet de nuit...ce qui nous empêche de profiter du parcours...

La fin de trajet est d'ailleurs très éprouvante, la fatigue liée au décalage horaire, ajoutée au manque de sommeil de la nuit passée se faisant sentir. Nous sommes heureux d'arriver à notre hôtel, un days Inn charmant avec piscine jacuzzi. Nous prenons possession de la chambre et nous renseignons sur les différents endroits où dîner un dimanche soir sur la terre à 22h. Autant dire presque nulle part. Nous finissons par trouver un bar restaurant afin de continer notre régime Hamburger. Nous nous couchons aussitôt car une longue journée nous attends le lendemain.

Joshua Tree National Park (3 photos)

Lundi 26 mai 2008 :

Lever à 6H45 nous nous hâtons d'aller déjeuner afin de commencer notre première vrai randonnée. Nous arrivons sur Soldier Pass trail à 8H. La randonnée est prévue pour durer 2 H mais nous sommes de retour à la voiture vers 10H40 car nous nous sommes arrêtés pas mal de temps pour faire les photos dans la crypte, ce qui m'a permis de me familiariser avec le trepied que je venais d'acheter ! Nous changeons donc un peu le programme et décidons d'enchaîner avec « Schnebly Road », piste qui part de Sedona et monte vers les Schnebly hills. La piste est dans un état moyen mais des voitures « normales » la font quand même. Nous nous arrêtons dans un premier temps à Merry-go-round pour escalader la première butte et profiter du panorama, puis au deux tiers nous faisons une petite rando (qui rejoint la Munds Jack Hot loop) qui permet de prendre un peu de hauteur sur Sedona (1H). Nous décidons de continuer la piste jusqu'au bout, c'est à dire l'intersection avec l'Interstate 17 (il est alors 13H15), ce qui nous permet d'aller voir Montezuma Well (de 14H à 14H30) et Montezuma Castle (de 15H à 15H30). Ces deux endroits sont très intéressants et nous permettent d'avoir une journée complète (rando, piste et culture indienne). Ils méritent vraiment le détour. Un petit repas au burger King de Sedona car nous n’avons toujours pas mangé et nous décidons d'aller voir le coucher de soleil à Doe Mountain. Nous entamons la montée à 17H30 (trail très facile) mais en haut nous sentons que c'est pas le bon endroit pour le coucher de soleil (peut être avons nous eu tord) et le vent est assez froid. Nous préférons redescendre (18H40) et aller le voir du coté de l'aéroport (airport overlook). A vrai dire cela ne nous a pas emballé plus que ca... Retour a l'hôtel et dodo



Soldier Pass Trail (2 photos dont la crypte), Schnebly road de Merry-go-round



Montezuma Well, Montezuma Castle



Doe Mountain



Airport overlook (coucher de soleil)

Mardi 27 Mai 2008 :

Lever à 7H pour aller faire Devils Bridge (rando conseillée par la femme de l'hotel et que je trouvais déjà sympa sur internet). Cette rando très courte (1H) est une bonne surprise et le pont de pierre est grandiose (surtout lorsqu'on monte dessus). Après cet échauffement, nous partons faire le trail de Bear Mountain à 10H. La montée est dure et il nous faut 2H40 pour atteindre le sommet. Petite déception en haut car la végétation dense ne permet pas d'avoir de beaux points de vue (mise à part sur les San Francisco mountains eneigés). Heureusement, les 3 canyons surplombés durant la rando sont très jolis. Seulement 1H30 est nécessaire pour redescendre (ce qui fait quand même un total de 4H30 avec les 20 minutes passées au sommet). Nous mangeons au Macdo à 15H. Il est trop tard pour faire Submarine rock, nous allons donc directement au Slide Rock State Park à 16H30 pour nous baigner pensions nous....ça sera sans nous finalement, l'eau est vraiment trop froide (elle ne dépasse pas les 65°F durant l'année). L'endroit est quand même agréable lorsqu'il fait chaud. Nous repartons à 17H30 en direction de Crescent Moon, non sans avoir fait quelques photos au Midgely Bridge surplombant la Oak Creek. Arrivés à 18H15 à Crescent Moon (délestés de 8$ pour y rentrer), nous faisons des photos de Cathedral Rock avec réflexion sur la Oak Creek. On essaie différents endroits pour les prises de vue mais finalement le premier endroit (juste a gauche de l'entrée) était le bon et les autres prises sont moins bonnes. Juste avant le sunset, Cathedral Rock s'illumine en rouge pendant...2 minutes. Il ne fallait pas rater ce moment très court mais incroyable ! Nous mangeons dans un resto mexicain, c'est bon et pas très cher, comme souvent dans les restos mexicains du coin.



Devil's Bridge (2 photos), Bear Mountain (1 photo)

Bear Mountain (1 photo), Slide Rock State Park, Midgely Bridge



Cathedral Rock de Crescent Moon (2 photos)

Mercredi 28 Mai 2008 :

Nous sommes au départ de Fay Canyon à 9H12, rando sans vraiment de difficulté ni d'intérêt si on ne va pas jusqu'au nid d'aigle au fond a droite du canyon. Celui-ci permet de profiter d'un panorama et d'un calme saisissant. L'arch au début de la rando, accessible par un sentier qui remonte la pente a droite est peu photogénique car trop collé à la falaise et c'est dur de pouvoir prendre du recul. Nous reprenons la voiture pour faire West Fork Oak Creek Trail (début à 12H30). Nous pensons qu'il est préférable de prendre nos chaussures d'eau, Grave erreur car au bout de quelques dizaines de minutes, nous sentons que nos pieds commencent à chauffer sérieusement. Malika préfère rebrousser chemin et je décide de continuer la rando en me fixant un temps limite. J'enchaîne passage dans l'eau, course à pied sur le sentier et pose photo sur la rivière. Au ¾ je vois qu'il ne me reste plus assez de temps. De toute façon, je ne vois pas vraiment de changement depuis le début. Cette rando s'apparente plus à une ballade tranquille le long de la rivière et en sous-bois, qui plus est très agréable. Bref assez à l'opposé de ce que je fais (les ampoules auront eu raison de mon attitude précipitée et je reviens avec les pieds en sang au trailhead). Pendant ce temps, Malika s'est trouvé un coin très agréable... juste derrière les toilettes (suivre un petit sentier pendant 50m) au bord de la Oak Creek. Sans blaguer l'endroit est très propice à la baignade si vous supportez l'eau froide. Il est 14H50 lorsque nous partons en direction de Page. La route menant à Flagstaff est magnifique et un petit arrêt à Oak Creek Vista s'impose (attention au vent). A la sortie de Flagstaff nous faisons les parcs de Sunset Crater et Wupatki National Monument. Sunset Crater est un parc tourné autour du thème des coulées de lave du sunset crater ayant eu lieu il y a 1000 ans. C'est très spectaculaire et le lava flow trail est absolument à faire (30 min). Nous continuons avec Wupatki qui permet de voir 5 ruines pueblo (signifie maison en navajo). Ce sont les plus belles ruines indiennes que nous avons vues et le soleil couchant donne de très belles couleurs. Nous sortons du parc à 19H, ce qui fait que nous arrivons de nuit à Page. Il est 21H. Nous allons manger au Macdo où nous faisons la connaissance de Michael, un suisse, qui entame un séjour de 5 mois aux Etats Unis, son 4e séjour de 5 mois en 4 ans !!. On échange un peu sur nos randos à venir, et michael nous indique comment aller à Alstrom Point. En échange nous lui donnons le moyen d'aller aux Tower of silence (Wahweap hoodoos) en passant par la Cottonwood Canyon road et la BLM 431.

Fay Canyon, West fork oak creek trail (2 photos)

Oak Creek Vista, Sunset Crater (2 photos)

Wupatki National Monument (3 photos)

Jeudi 29 Mai :

Nous nous levons à 6H30 afin d'être à la Paria Ranger Station pour le tirage au sort de « The Wave ». Nous arrivons pour 7H50 (heure de Page), ce qui correspond à 8H50 en Utah. Il y a beaucoup de monde, 61 personnes veulent se partager les 10 places de disponibles. Nous attendons d’être tires au sort, ce qui malheureusement n'arrivera pas. Certaines personnes en sont à leur 5e tirage de suite ! Il y a beaucoup d'allemands (les 3/4), 2 italiens, 2 autres français et quelques américains. Internet est sûrement en train de rendre l'accès à ce site de plus en plus impossible... Nous aidons Michael, notre nouvel ami suisse qui est aussi la, en lui indiquant comment se rendre au White ghosts par le chemin le plus rapide avec carte à l'appui. Nous discutons un peu avec les autres français qui cherchent à se rendre à Wire Pass. Au final, nous prenons beaucoup de retard et nous décidons de reporter la visite des deux Antelope Canyon au lendemain Nous retournons a l'hotel prendre notre petit déjeuner tranquillement et décidons de partir vers Wire Pass Buckskin Gulch. Retour donc vers la paria ranger station mais pressés nous ratons l'entrée de la piste qui mène a Wire Pass (la House Rock Valley road). Nous tentons notre chance par la BLM710 qui après un parcours assez acrobatique nous ramène sur la bonne piste. Nous entamons le trail de Wire Pass à 11h30. Apres presque 1 mile sans intérêt, le canyon se rétrécit spectaculairement. Les falaises drapées forment un slot canyon qui n'excède pas 5m de largeur. Les couleurs des falaises ressortent magnifiquement et les nuages permettent de ne pas écraser la lumière. A la confluence avec Bukskin Gulch, nous décidons de continuer un peu. Les falaises sont plus hautes mais nous nous faisons assez vite une idée de l'endroit après quelques miles. Retour à la voiture aux alentours de 14H30.Il est encore trop tôt pour se rendre à Alstrom Point et nous voulons aller voir les hoodoos de Stud Horse point qui ne sont pas très loin. Nous avons les informations sur les pistes a suivre mais après quelques miles nous nous rendons compte que nous nous éloignons des coordonnées GPS de l'endroit. Heureusement, nous avons le GPS... Fini de rigoler, nous inscrivons dans le GPS les coordonnées des hoodoos et nous allons de piste en piste en se rapprochant du petit drapeau de notre carte gps. Bingo ça y est ! Avec pas mal de difficultés on l'avoue... Nous faisons quelques photos et nous partons à toute vitesse en direction du départ de la piste d'Alstrom Point à Big Water. Nous suivons les indications de Michael qui nous ont pas mal aidés. Nous nous sommes simplement un peu trompé au 2e passage de rochers où la piste disparaît complètement pendant quelques dizaines de mètres. Il est 18h15 lorsque nous arrivons. Le paysage est magnifique et nous commençons à regarder quels seraient les plus beaux points de vue pour le coucher de soleil. Apres quelques essais nous trouvons notre place (de toute façon nous sommes seuls !) et mangeons un peu en attendant. Les photos vues dans certains livres nous incitent à rester jusqu'à 21 heures (heure Utah) mais finalement ces couleurs ne viendront jamais (photos retravaillées par logiciel ?) et la nuit noire tombe subitement ! L'obscurité envahissant le ciel rapidement nous avons une petite crainte sachant qu il y a deux passages délicats à gérer. Finalement le retour se passe bien (merci la fonction trackback du GPS !). Il est 21h40 (heure Arizona) lorsque nous arrivons à l'hôtel. Au dodo !

Wire Pass Buckskin Gulch (4 photos)

Wire Pass Buckskin Gulch, Stud Horse Point (2 photos)

Alstrom Point (coucher de soleil sur le lac Powell)

Vendredi 30 Mai :

Nous nous levons à 6H20 pou retenter notre chance pour The Wave. Cette fois-ci nous ne sommes « que » 46. Beaucoup de gens sont la pour la 2e fois et la lutte s'annonce rude. Nous avons les numéros 22 et 23 (on a deux numéros lorsqu'on participe pour la 2e fois d'affilée) La 4e boule qui sort est le 22 !! Comme je ne suis pas très expansif, je ne réagis pas à l'annonce de notre boule et ma chérie a un doute, mais à l'annonce de notre nom, elle pousse un cri de joie. Ca y est on va pouvoir faire « The Wave » ! Nous récupérons le permis du lendemain, ainsi que celui pour Coyote Butte South du surlendemain que l'on avait pris par internet. Nous allons maintenant faire le 2e joyaux de la région de Page : Antelope Canyon. Nous commençons Lower Antelope Canyon en premier vers 9H15. A 10H nous sortons déjà car celui ci est très étroit et nous devons nous plier à ce que fait le gars devant nous... et c'est très rageant de devoir attendre que celui-ci prenne sa photo ! Les couleurs furent en tous cas très belles et on ne le savait pas encore l'endroit fût très calme... Nous allons directement en face, au Upper Antelope Canyon et prenons notre ticket pour la visite de 11H. Ce n'est pas forcement la meilleure heure (12H est préférable) mais au moins le flot de gens qui sont partis a 10H et qui reviennent vers la sortie du canyon pendant que nous le faisons est moins important et donc moins gênant pour notre visite. Dès le début on sent que ça va être la foire. Des photographes partout et dans tous les sens. Il faut jouer sur les prises de vue pour ne pas avoir en permanence un bras, un pied, une tête sur la photo... Ca en devient amusant tellement c'est enrageant. Mais cela n'enlève rien a la beauté du lieu. Un couple de français, croisé la veille dans Wire Pass, nous avait déconseillé d'y aller et prétendait que Wire Pass était aussi beau. Heureusement qu'on ne les avait pas écouté ! Les effets de lumière sur les roches et le sable sont sublimes. De plus, Wally, notre chauffeur de 4*4 pour Upper Antelope s'est pris pour Schumacher et a adopté une conduite très très sportive dans le sable. On a doublé tous les 4*4 partis avant nous ! Un peu de fun pour ce matin, ça a fait du bien. Nous avons fini la visite vers 13H et cela nous laisse un peu de temps pour nous restaurer...au MacDo. Nous filons ensuite en direction de Lees Ferry à Cathedral Wash pour commencer la rando vers 14H et la finissons à 16H. 2H pile qui donnent un petit goût de « Off the beaten track » et qui permettent de profiter d'un accès calme au Colorado. Nous avons essayé de nous baigner mais l'eau du Colorado est vraiment glaciale. Nous poursuivons vers la plage de Lees Ferry pour voir quelques bateaux passer les rapides de Paria Rifle. Des pêcheurs à la mouche nous offrent un petit spectacle. Nous allons voir aussi le lieu de départ des raft un peu plus loin. Un des organisateurs de ce genre de voyage nous explique qu'il est en train de préparer quelques rafts pour un périple de 13 jours sur le colorado et 220 miles et termine sa conversation par sa haine de G.Bush...Bref c'est assez sympa, sauf lorsqu'on voit les promène-couillons (Zodiac transportant 20 à 30 personnes en moteur), ca donne vraiment pas envie. C'est soit un périple de plusieurs jours à l'aventure, soit rien ! Sur le chemin du retour, la jauge d'essence s'allume, nous allons tomber en panne. Un local nous indique que la station la plus proche est à coté de Lees Ferry (Marble Canyon) ! On a pas le choix, il faut faire demi-tour... Nous perdons pas mal de temps dans l'aventure mais c'est toutefois mieux que de tomber en panne d'essence. Il est donc trop tard pour Horse Shoe Bend mais on s'arrête quand même. En effet, arrivés la bas, tout est dans l'ombre et à contre-jour. Tant pis on reviendra plus tard. On finit la journée au Wal Mart et mangeons au Subway. De retour a l'Hôtel, ma chérie se couche pendant que je prépare la rando de « The Wave » pour le lendemain grâce à l'excellent livre "Photographing the Southwest" (j'avais préféré ne pas la préparer pour ne pas être déçu au cas où on ne serait pas tirés au sort).

Lower Antelope Canyon

Upper Antelope Canyon

Vue sur le colorado passant dans Marble Canyon depuis le Navajo Bridge, Cathedral Wash avec arrivée sur le Colorado (3 photos)

colorado Cathedral Wash (2 photos), Balanced Rock de Lee's ferry

Plage de Lee's ferry, embarcadère de Lee's ferry

Samedi 31 Mai :

Nous partons de Page vers 8H15 en direction de Coyote Butte North. Arrivés à 9H20, nous entamons le trail qui mène à « The Wave » et qui emprunte au début celui de Wire Pass. La randonnée est plutôt facile mis a part les passages dans le sable mou qui cassent les jambes. Les indications fournies par le BLM sont très bien faîtes et il faut vraiment le faire exprès pour ne pas arriver à The Wave. Nous arrivons à 11H20 au lieu magique et entamons les séances photo. C'est magnifique. Seul Bémol, les autres randonneurs qui ont obtenus le permis sont assez égoïstes et pensent que l'endroit leur appartient (2 personnes mangeaient en plein milieu de The Wave). Au final, il faut savoir placer son appareil photo de façon à éviter les autres car eux ne bougeront pas. Bref, un petit manque de savoir vivre et pas mal d'égoïsme. Nous nous restaurons au peu et nous poursuivons vers « Second Wave », moins impressionnante mais très photogénique aussi. Nous allons jusqu'au bout du plateau et redescendons vers les buttes rouges a l'entrée du Wash appelé Sand Cove. Juste derrière, une nouvelle vague rouge et blanche, toute aussi belle. Nous descendons le Wash et remontons juste avant les narrows par la droite, ce qui nous conduit en dessous de The Wave. Nous entamons alors le chemin du retour et nous avons même plus besoin des indications du BLM puisque nous suivons le trackback du GPS... Nous sommes de retour à 15H en ayant parcourus près de 8 miles et fait beaucoup de photos. A noter au retour que le couvercle en fer de la boite où se trouve le registre de signature in/out du trail a failli me tuer. Un violent coup de vent l'a en effet refermé sur ma tête pendant que je signais...je m'en suis sorti avec une bosse.

Nous nous arrêtons à Lone Rock sur le retour pour voir...5 minutes. L'eau est pas super belle et le panorama avec la centaine de caravanes n'est pas super ! On rentre finalement à l'hôtel pour se reposer. Un petit resto familial mexicain attire notre attention et nous décidons d'aller y dîner. Très bon, comme la plupart des restos mexicains. On se partage des fajitas (2/3, 1/3, :-) )



Coyote Butte North : sur le chemin de the Wave (2 photos)



The wave (2 photos)

The Wave (2 photos)

The Wave (2 photos)

The Main Wave (2 photos), the secret passage



Le plateau de brain rocks au dessus de The Wave, Second Wave



Promontory de la vague rouge et blanche

Vague rouge et blanche (2 photos)

La seconde partie du carnet se trouve ici
Compte rendu Paris - Istanbul (Turquie) à vélo (mai et juin 2008) English translation pending
by Frenchkati · 2008-07-08 · 17 replies
Petit Mémo d’un Paris (Orléans) – Istanbul en deux mois (mai et juin : c’est idéal, vers la fin la chaleur est vraiment présente) Par le sud : Italie, Grèce, Iles Grecques, et la Turquie par la côte méditerranéenne (Sud) puis Konya et la Cappadoce On a fait des choix de principe * le plus autonomes possible en repas et couchage * des trajets en trains ou bus si besoin * campagne campagne campagne

Matériels On a développé quelques petites idées qui peuvent peut être vous en inspirer d’autres : * photocopies des cartes en double (beaucoup mieux pour écrire dessus et pour l’entente entre partenaires). Nombre de cartes régionales européennes sont consultables et empruntables à la bibliothèque municipale de Paris qui se trouve à Trocadero, ainsi que les guides et autres atlas. * photocopies réduites mémo linguistiques (tiennent roulés dans la poche avant) * bâche + couverture de survie au lieu de tente (de l’air et des étoiles, de la débrouillardise quand la pluie menace) * un truc immangeable mais qui aide à grimper : la musculine, dénichée dans un monastère en Bresse à base de sucre et de viande crue…effet coup de pouce garanti ! On regrette : * d’avoir porté autant d’outils de réparation (on peut compter sur les garages) * les hamacs (peu utiles) * les sites d’hôtes sur Internet (laborieux, peut être à consulter bien avant de partir) * d’avoir perdu un des crochets qui maintient les sacoches avant Ortlieb au cadre (ils ont tendance à se dévisser avec les vibrations, les vérifier de temps en temps) * que les capes de vélos soient aussi peu isolantes pour le bas du corps * de n’avoir pas persévéré dans les échauffements avant et les étirements après le vélo * que ni en Grèce ni en Turquie il n’y a de capsules à gaz qui se vissent (butagaz only) * d’avoir oublié une fois les têtes de compteurs de kilomètres sur les vélos…les enfants en raffolent… on était bien contents d’avoir eu : * des tendeurs supplémentaires * une moustiquaire * une poche à eau de 10litres vendue au vieux campeur comme douche, qui malgré une fermeture à corriger, permet avant le dernier arrêt, d’embarquer assez de flotte pour la popotte, la vaisselle et se laver. Elle tient dans une petite pochette et peut servir de " machine à laver " au besoin. * du patex et du gaffer * de l’huile de massage à l’arnica * en homéopathie arnica (efforts prolongés, chocs) rhus toxicodendron (avant la tendinite) et apis mellifica (piqûres d’insectes : ah les guêpes qui vous foncent dessus ou qui se prennent dans les cheveux…) j'ai fait quatre chapitres distincts : France, Italie, Grèce, Turquie
Juste pour rire: qui va à l'ouest des Etats-Unis en septembre? English translation pending
by LeTigre · 2008-06-07 · 483 replies
Parce que j'ai quand même l'impression qu'on va être beaucoup ...

Donc moi ça fait 1
Avis sur circuit de vingt jours dans le grand Ouest américain English translation pending
by Sandeca · 2008-05-24 · 17 replies
Bonjour à tous 😊.

je suis entrain de preparer mon voyage d'une durée de 2O jours dans l'ouest Américain. 🤪

J'ai beau étudié les guides et la carte n°5 des USA, je n'arrive pas concevoir un circuit correct, c'est pour cela que je viens vers vous, aidez-moi SVP😕.

Je vous propose mon ébauche, n'hésitez pas à me repondre, à me donner vos avis, vos conseils etc...

Arrivée le 15/8 à 20h56 à San Francisco

16/8 : journée à San Francisco

17/8 : journée à San Francisco, départ fin de journée pour yosémite nuit sur place

18/8 : journée à Yosémite, départ fin de journée pour King Canyon nuit sur place

19/8 : journée à King Canyon, départ fin de journée pour Death vallée nuit sur place

20/8 : traversée de la Death Vallée en direction de Las Vegas nuit sur place

21/8 : journée vers Grand Canyon puis redescendre vers Mohave vallée nuit sur place

22/8 matin route vers joshua tree nuit sur place

23/8 matin route vers san diego nuit sur place

24/8 journée à Tijuana et nuit à san diego

25/8 journée San diego, départ fin de journée pour Los angeles nuit sur place

26/8 journée los Angeles santa monica... nuit à proximité

27/8 journée los Angeles santa monica... nuit à proximité

28/8 journée à Santa Barbara nuit sur place

29/8 journée à Santa Barbara nuit sur place

30/8 journée à San Luis Obispo et ses environs nuit sur place

31/8 journée à Monterey et ses environs nuit sur place

1/9 journée à Monterey et ses environs nuit sur place

2/9 San francisco

3/9 San Francisco

4/9 départ à 6h du mat pour la France🙁

Voili Voilou, un pen bancal, n'est-ce pas...😐

Merci d'avance pour votre aide si précieuse

NB: si vous avez des adresses bon marché pour les Hôtels, je suis preneuse car je pense que je dois réserver de France pour cette période.

Sandrine

27/8 journée los angeles santa monica... nuit à proximité
Itinéraire définitif pour juin-juillet aux États-Unis et réservation d'hébergement English translation pending
by Frozenmad · 2008-01-25 · 11 replies
Après encore quelques petits changements, voici cette fois ci notre itinéraire définitif..

Nous avons délibérément zappé la Californie (sauf Death Valley) que nous connaissons déjà. Nous voulions un circuit avec pas trop de route par jour : maxi 300 kms/jour hors visite des parcs (sauf 2 jours inévitables), équilibré qui nous permette de garder un peu de temps pour le repos et piscine puisque nous partons avec nos enfants de 9 et 6 ans...

Depart le 16 juin et retour le 04 juillet (arrivée à Bruxelles le 05 juillet) J1 : Bruxelles - Las Vegas - arrivée vers 17h00 - Hotel Flamingo (Go Luxury Strip View) J2 : Las Vegas - En fonction de notre forme, visite de Valley of Fire en fin d'après midi.. - Hotel Flamingo J3 : Route pour Zion, arrivée en début d'après midi : ballade Riverside Walk et un petit bout de Narrows - Nuit Springdale - Pioneer Lodge J4 : Zion suite (Overlook Canyon ?) pour départ pour Grand Canyon North Rim via Kanab. Visite des différents points de vue avec peut-être une descente d'1 ou 2 kms dans le Canyon... Nuit au Lodge de Grand Canyon North Rim J5 : Route vers Page, via Lee's Ferry et Horseshoe Bend - Fin d'après midi au bord du lac - Nuit au Day's Inn de Page J6 : Visite de Antelope Canyon en fin de matinée et route vers Bryce via Cottonwood Canyon Road - Nuit à Bryce - Ruby's Inn J7 : Ballade dans Bryce, puis route pour Escalante via Kodachrome - Nuit au Rainbow country B&B à Escalante J8 : Depart d'Escalante : Devil's Garden, puis route vers Torrey via Burr Traill, Notom road et Capitol Reef - Nuit à Torrey : cabin à Austin Chuck Wagon J9 : Torrey - Moab via Goblin Valley - Installation à La Quinta Inn de Moab pour 4 nuits J10 - 11 et 12 : Visite du secteur Moab : Canyonlands (shafer trail et potash road), Dead Horse Point, Arches, Route 128 et Fisher Tower... J13 : Route pour Monument Valley. Eventuellement Needles - Vers Mexican Hat, Valley of Gods et Gooseneck - Coucher de Soleil à Monument Valley - Nuit au Gouldin's Lodge... A votre avis, avons nous le temps de d'aller à Needles et d'y faire une ballade si nous voulons avoir le temps de faire valley of Gods ?? En plus, j'ai bien peur qu'on arrive à Needles déjà en pleine chaleur... combien de temps depuis Moab pour arriver à Needles ?? J14 : Visite de Monument Valley (piste) et route pour le Canyon de Chelly (visite en fin d'après midi) - Nuit à Chinle - Best Western J15 : Grosse journée de route : Départ de Chinle à Kingman, via Route 66 - Nuit à Kingman au BW Wayfarer's (en tout 600 kms) J16 : Autre grosse journée : Départ de Kingman - Oatman - et route pour Death Valley via le désert du Mojave (en tout 500 kms) Nuit à Stove pipe wells J17 : Death Valley - Las Vegas : nuit au Golden Nugget J18 : Las Vegas : nuit au New York New York J19 : Retour

Merci de vos commentaires, critiques, avis, conseils...
Vingt-cinq jours dans l'ouest des Etats-Unis en août 2007 English translation pending
by Fredxiii · 2007-11-26 · 64 replies
Voici le journal de bord d'une famille de 4 personnes qui s'est fait un vrai plaisir dans l'Ouest américain du 2 au 27 août 2007. Il s'agissait d'un deuxième voyage qui suivait celui de 2005. Nous l'avons voulu plus sauvage que le premier et nous remercions les quelques piliers du forum pour leur aide, ils se reconnaîtront. 😏

Le Parcours !!! (merci à Vazyvite pour la carte)



2 août 2007 Allez, c'est parti !! Paris - Londres - Phoenix Nous sommes dans l'avion, un petit sourire, nous partons pour Phoenix. On est tous contents là... Isabelle et nos deux enfants... moi je prends la photo 😉

Après une journée de vol, nous arrivons à bon (aéro)port à Phoenix à 18 h 00. Le temps de passer l'immigration, de récupérer les valises, 1... 2 et 3, elles sont toutes là. Ouf !!! On file au comptoir de Dollar, munis de notre précieux voucher. Après avoir répondu poliment en anglais au chargé de clientèle que nous ne voulons pas les assurances complémentaires et que "même si on va peut-être le regretter notre budget ne nous permet pas d'extra" nous descendons au niveau -1 pour récupérer notre fameux SUV. Coup de chance, il s'agit bien d'un 4x4 !!! Super, on pourra faire comme si "qu'on serai des aventuriers" !!

Le 4x4 Dodge Nitro. Intérieur tout en plastique, pas de luxe, taillé pour l'Aventure !!!

Bon, allez, direction La Quinta Inn pour une bonne nuit de repos, Nous partons demain matin pour Apache Trail.

Vendredi 4 août 2007 Ce matin, réveil à 6 h 00. Le décalage horaire nous fait payer notre voyage par une nuit écourtée. Nous nous rendons au lobby où un solide petit déjeuner nous attend. Départ pour l'Haventure, avec en grand "H".

8 h 00 nous partons en direction d'Apache Trail à l'est de Phoenix. Nous demandons notre route en chemin, personne ne connait. C'est pas grave nous allons tout droit vers l'Est, on trouvera bien... Nous arrivons à Goldfield, village fantôme à 9 h 00. Evidemment, tout est fermé, ouverture à 10 h00 l'été !! Les bâtiments ont été rénovés en magasins de souvenirs ou restaurant. Un rapide tour de la ville et nous décidons de ne pas attendre l'ouverture des magasins. C'est toujours ça d'économisé, hein... 😛

La Ville fantôme

Les montagnes de la superstition en face.



La lumière n'est pas terrible, ce n'est vraiment pas la bonne heure pour photographier mais nous sommes seuls, ça n'a pas de prix. Nous reprenons la piste d'Apache Trail, ça roule bien, pas vraiment besoin de 4x4 pour faire cette portion de route. Les paysages sont sympas, toujours écrasés de chaleur. Nous arrivons à Tortilla Flat, 6 habitants, un saloon et un marchand de souvenirs. Il faut entrer dans le saloon pour y découvrir un décor surprenant. Les murs sont tous recouverts de billets verts (des dollars, pas des post-it !!!).

Ca roule, ça descend, ça remonte, c'est de la balade tranquille jusqu'à Roosevelt.

Apache Trail



Après un arrêt pique-nique bien mérité, nous roulons plein sud en direction de Tucson. En août, c'est la basse saison, nous n'avons pas pris l'option de réserver les hôtels à l'avance en pariant qu'il y aurait de la place. Nous cherchons un peu et trouvons assez facilement une double queen au River Park Inn. La piscine entourée de palmiers et le petit déjeuner inclus ont fait la différence dans notre choix.

Samedi 4 août 2007 Départ de bonne heure et visite du Sonora Desert Museum. Très intéressant !! La faune et la flore y sont très bien représentées. Il faut compter au moins 2 à 3 heures pour visiter dans de bonnes conditions le site. Nous déjeunons sur place le midi puis nous partons pour Saguaro West NP. La chaleur est très présente. 35°C. Le tour en voiture se fait aisément. Il y a peu de promenades à faire, la seule que nous effectuons vers des pétroglyphs nous prend 45 minutes aller-retour. Si elle est aisée grâce à sa faible dénivelée, elle est néanmoins assez dure car effectuée en plein après-midi sous un soleil de plomb.

Saguaro NP



Nous nous reposons ensuite à l'hôtel autour de la piscine.

Dimanche 5 août 2007 Départ pour Tombstone " The town too tough to die". Bon, on voulait y faire un saut, en 3 heures, c'est fait avec la visite du cimetière en prime. On n'a pas trouvé ça génial. Tout est payant mais l'atmosphère y est bon enfant et reste familiale, c'est globalement une visite à faire.

Le Cimetière légendaire de Tombstone



L'atmosphère bon enfant de Tombstone



En fin de matinée nous partons vers Chiricahua NM. On nous avait prévenu. Le Nouveau Mexique c'est l'enfer l'été !!! Il y fait super chaud et les orages sont imprévisibles. En effet, nous visiterons Chiricahua sous la pluie avec une température descendue à 11° C. On se croit dans les Pyrénées le 15 août... 😕. Ca n'a pas l'air comme ça, mais c'est très grand hein... Et là, derrière, les nuages occultent le paysage.

Chiricahua NP

Bon, allez, il fait froid, on ne voit pas grand chose, on s'en va. Nous reprenons la route en direction de l'est, nous traversons Fort Bowie et nous roulons jusqu'à Las Cruces, parfois sous des trombes d'eau, d'autres fois sous une chaleur torride.

Lundi 6 août 2007

Ce matin, nous nous reposons un peu. Piscine au BW Mesilla. A midi nous partons pour Mesilla précisément, la vieille ville de Las Cruces. Bon t'énerve pas, la ville historique se résume à une Plaza, une église et des boutiques de souvenirs. Mais c'est sympa. On déjeunera dans un restaurant le bien nommé "La Posta" qui, comme son nom l'indique, est situé dans l'ancienne poste. Ils sont forts par là pour trouver les noms 😎.

Ci dessous une maison typique et l'église



Retour à l'hôtel pour prendre des forces, ce soir nous allons à White Sands NP. C'est la raison numéro un de notre boucle dans le Nouveau Mexique. Nous arrivons sur place vers 17 h 00 avec l'idée de se faire une soirée pique-nique et coucher de soleil. Malheureusement, des orages extraordinaires viennent troubler cette quiétude. Nous passerons néanmoins entre les gouttes mais pour le pique-nique et le coucher de soleil on repassera. 😕

White Sands

T'as vu la blancheur du sable ?





Et là, quelques minutes avant la fin du monde...



Un Yucca...



On rentre à l'hôtel et on se fait notre petit pique-nique dans la chambre en regardant la télé. Ca a du bon parfois.

Mardi 7 août 2007

Aujourd'hui, nous roulons vers Santa Fe. Après 5 heures de route, promenade dans le quartier historique et autour de la Plaza. C'est sympa la Plaza. Concert de musique, ville jeune et animée, Santa Fe mérite le détour même si tout y est cher. L'architecture de Santa Fe mérite à elle seule le détour. C'est une des bonnes surprises de notre séjour.



Mardi 8 août 2007 Grosse journée en perspective. Nous décollons (c'est une image, on est toujours en voiture) ce matin à 9 h 00 pour aller à Taos Pueblo, village Indien historique et gnin gnin gnin. La route est longue jusqu'à Taos, belle aussi car nous longeons le Rio Grande et croisons une boutique (?) qui collectionne les anciennes pompes à essence et vend une splendide Mercedes.



De nombreux rafts descendent le Rio Grande en contrebas, les balades ont l'air un peu plus sportives que sur le Colorado ou sur la San Juan river.... Prend des notes, ça peut servir.

Le Rio Grande



C'est l'arrivée à Taos, ville natale de Kit Carson (tu vois, tu as encore appris un truc aujourd'hui) Nous traversons la ville sans nous arrêter et allons directement vers Taos Pueblo. 24 $ plus tard, nous pénétrons dans le fameux Pueblo. Bon, autant te dire, ami lecteur que nous n'avons pas été impressionné par le site. Boutiques, touristes plus ou moins respectueux, ce n'est pas un souvenir impérissable que nous laissera ce village.

Taos Pueblo



Au retour nous faisons un crochet pour voir un pont routier métallique qui enjambe le Rio Grande. C'est très impressionnant, le tablier du pont tremble sur son armature lorsqu'un camion passe, c'est une sensation 'fête forainesque". Nous pique-niquons à la "rest area" du coin et reprenons la route pour Bandelier NM.

Le Rio Grande Bridge Un bridge comme ça j'en avais vu que chez mon dentiste...



Bandelier fait partie des parcs peu connus qui m'ont été conseillé. Il est préférable d'y aller comme nous l'avons fait en milieu d'après-midi et surtout hors saison. Il est très prisé des locaux et est régulièrement engorgé de véhicules y accédant. Nous - tu as remarqué on est meilleur que les autres - arrivons comme des fleurs vers 15 h 00 et nous garons à proximité du Visitor center. La promenade à pied tantôt au soleil et tantôt à l'ombre d'une durée de 2 h 00 est très agréable. Nous visitons des ruines Anasazis. Le peu de monde ce jour là nous fait apercevoir des daims, des ours sont signalés mais nous n'en verrons pas !

Bandelier NM



L'ensemble du Parc vaut la visite. Il convient lors d'une visite d'y venir tôt le matin et de pique-niquer sur place, il y a de multiples emplacements abrités.

Mercredi 9 août 2007 Départ de bonne heure ce matin car nous avons beaucoup de route à faire pour rejoindre le Canyon de Chelly. La première partie de la route est longue et sans intérêt. Nous nous arrêtons à Gallup pour acheter des bijoux Navajos et déjeunons dans un "vrai restaurant américain comme on en voit dans les films". C'est la fête, Hot dog à 1$ pour tout le monde !!!

Un snack à Gallup



Après de menus achats, nous trouvons la route pour le Canyon de Chelly.



Un arrêt rapide à Hubbel trading post NM et nous arrivons à l'hôtel Thunderbird Resort de Chinle au coeur du parc. L'accueil est correct, nous remplissons la glacière de boissons fraîches et de glace et longeons la rive sud du canyon jusqu'à Spider Rock. Depuis une semaine pratiquement que nous voyageons, nous n'avions pas encore vu de roche rouge. Ce manque est réparé, le Canyon est splendide !!!

La Rive Sud de Chelly



Spider Rock.



La promenade se termine en fin d'après-midi, peu avant le coucher de soleil

Jeudi 10 août 2007

Nous décidons de procéder à un conseil de famille. Que fait-on ? Rive nord de Canyon de Chelly ou bien visite de Monument Valley ? Après nous être tâtés (mais pas trop tout de même) la majorité des participants décide de refaire Monument Valley déjà visité en 2005. Nous reprenons la route, une fois de plus. Quelques miles plus loin, nous arrivons sur le site. Nous procédons bien volontiers à l'échange de nos dollars contre 4 précieux sésames et entrons dans la légende.

Monument Valley vue depuis le Visitor Center



La piste se fait facilement, voici une vue depuis John Ford Point.

Je te passe les photos que tu trouveras partout sur internet, tu en as déjà 2 beaux spécimens ci-dessus. 😛

Une visite rapide du trading post où nous succombons à l'achat de souvenirs divers et variés et nous déjeunons ensuite en plein soleil le long de la route en direction de Mexican Hat. Le check in au San Juan Inn se passe comme dans un rêve. La chambre est prête, on peut vaquer à nos occupations favorites. Je m'empare d'une bière, Isabelle se dirige à la "laundry", les enfants prennent un livre ou leur Game Boy. Temps libre jusqu'à 16 h 00.

Nous repartons frais et dispos en direction de Valley of the Gods. Le loop est très bien. On est dans un Monument valley miniature, sans les interdits ni la foule. Autant te dire qu'on est bien. La piste est sympa et relativement roulante.

Valley of the Gods



Le tour se termine, nous partons en direction du nord voir Moki Dugway et son point de vue. La route monte sans cesse, gravillonnée par endroits, bitumée à d'autres, le 4x4 ne comprend rien à ces changements de nature de sol et nous fait quelques frayeurs. Nous arrivons sain et sauf en haut, le coup d'oeil valait la peine.

Moki Mugway



Nous redescendons, faisons un saut à Gooseneck pour admirer les méandres de la San Juan River. Là encore, nous sommes seuls. Il est 18 h 00.

Gooseneck



Maintenant, il est temps de retourner à Monument valley pour voir le coucher du soleil. La journée s'y prête, il a fait beau, pas un seul nuage.

La route 163, arrivée à Monument Valley par le Nord... Tu connaissais déjà le paysage ?



La lumière est bonne, voici quelques photos en vrac. Tu noteras comme tu es malin la différence entre les 2 photos faites pour une le matin et pour l'autre à 19 h 30



Notre fille fait sa belle dans le soleil couchant



Vendredi 11 août 2007 Nous repartons en direction de l'Est vers l'Etat du Colorado. Un détour rapide vers le site des Four corners, seul endroit des USA où 4 Etats se rencontrent en angle droit. Tout est prétexte à faire payer l'entrée (3$ pa rpersonne) et une multitude de boutiques souvenirs nous attendent.

Les Four corner

Nous restons une demie heure sur place histoire de dire qu'on n'a pas payé pour rien et hop, nous prennons plein nord direction Mesa Verde.

La forêt de Mesa Verde a brûlé en 2000. Les arbres sont restés en place et les épineux repoussent depuis. e paysage de terre brûlée est étrange. Concernant le site, beaucoup de monde, on visite white Mesa et on replie les gaules rapidement. Tu as compris on n'a pas saisi la magie des lieux ni la culture Anasazi. Peut-être la fatigue, le mauvais temps... On ne sait pas.

Samedi 12 août 2007 Départ de Cortez ce matin. Nous quittons le Best Western où nous avons passé une bonne nuit de repos. La route qui nous mène à Moab via Monticello est bonne. Nous traversons de majestueux paysages cultivés. De grandes fermes jalonnent notre chemin Nous sommes surpris par le nombre de véhicules des années 60 stockés dans les jardins des autochtones. Chacun y va de son pick up ou de sa vieille "Chevy" posée là, tels des totems devant les maisons. D'autres font encore plus fort, il y a même des revendeurs de vieux véhicules tout droit sortis de Cars.



Nous continuons notre voyage vers The Needles. Aux environs de 10 h 30 nous joignons Needles Overlook. La vue est splendide quoique écrasée sous la chaleur.

Needles Overlook



Autre vue...



Il est 11 h 00 et nous nous concertons. Le but de la journée est de rejoindre Moab. C'est à 2 heures de route maximum et nous avons lu sur la carte qu'une piste peut nous mener plein nord à Anticline overlook. On ne connaît pas, on n'en a jamais entendu parler, on va donc y aller. C'est beau l'aventure non ? Même pas peur.

Un panneau routier (on n'en voit jamais dans les récits de voyageurs)

Après 17 miles de piste et après avoir croisé un daim qui manque de finir contre le pare-choc de la voiture 🤪🤪 nous sommes en vue de Anticline overlook. Il s'agit d'un point de vue sur les bassins de potasse aux environs de Moab. Dame Nature nous a gâté, le relief a pris une forme inattendue à cause d'un soulèvement géologique. Vois par toi-même.





Nous sommes seuls et décidons de nous restaurer sur place. Il fait un peu chaud tout de même, dans les 35°C mais nous trouvons un petit coin d'ombre aux alentours pour poser notre plaid au sol.

Nous repartons ensuite en direction de Moab et nous offrons un arrêt à Wilson arch.

Wilson Arch



Nous roulons ensuite en direction de Moab lorsque le voyant indiquant une défaillance dans la pression des pneus s'allume. Ca y est !! J'ai fait le malin sur la piste et nous sommes crevés à tous les coups. 🙁 Peu importe, je continue à faible allure et nous rallions l'hôtel réservé au préalable. La quinta Inn à l'entrée sud de Moab. Check in, prise des renseignements habituels sur le petit déjeuner etc. Les enfants dans la piscine, Isabelle et moi au chevet de notre valeureux 4x4. Remplacement du pneu après lecture approfondie du manuel du "parfait mécanicien du Dodge Nitro" en anglais bien sûr. Le lendemain je le ferai réparer au garage du coin pour la modique somme de 17 $.

Dimanche 13 août 2007

Aujourd'hui nous allons faire les choses plus doucement après la grosse journée de la veille. 10 jours que nous sommes aux Etats-Unis, il est temps de marquer une petite pose dans ces journées très chargées. A trop vouloir en faire on pourrait le faire mal. (C'est bien dit ça, je le ressortirai à l'occasion) nous partons visiter Dead Horse Park. Un State park hors de notre Pass, on s'acquitte des 5 $ d'entrée au visitor center.

Nous apercevons les bassins de potasse entrevus la veille, sauf que là, c'est vu du nord.



Nous décidons ensuite d'aller voir le point de départ de la piste de Shafer trail à Canyonlands "Island in The Sky", Parc que nous avions déjà visité en 2005. Nous faisons le tout début de la piste et lorsque nous jugeons que le précipice à venir ne nous permettra plus de rouler sereinement et en toute tranquillité, nous faisons demi-tour.

Le départ de Shafer trail vu de canyonlands...



Nous déjeunons sur place et partons nous reposer en ce début d'après-midi à l'hôtel. La chaleur est étouffante et les enfants réclament la piscine... Après cette coupure, nous repartons en fin d'après-midi en destination de Mill Creek recreation area. C'est un peu au sud-est de Moab. Nous croisons beaucoup de monde quittant les lieux. Chouette on sera moins nombreux !! nous nous baignons en rivière, l'eau est relativement chaude, nous profitons du calme, nous sommes bien..

Mill Creek



Retour à l'hôtel en début de soirée.

Lundi 14 août 2007

Après concertation la veille au soir, nous prenons la route de Potash road matinalement. Il s'agit du prolongement de la route 128 qui arrive de Shafer Trail au nord de Moab. La route bitumée nous mène le long du Colorado où se situe le départ des expéditions "rafting" de Tag-a-long entre autres. La piste débute ensuite. Tout est calme il est 8 h 30.

Le Colorado



La route nous mène en direction de la mine de potasse qui a donné son nom à la piste. Nous croisons quelques 4x4 Ford et autres Hummer des prestataires de Moab. Les passagers nous regardent, pour la plupart effarés de nous voir tous les quatre avec notre véhicule "de ville". La piste n'est pas trop difficile, parfois cassante, c'est encore une fois la solitude qui nous plait le plus.

Potash Road



Nous roulons environs 2 heures et nous faisons demi-tour au pied de Shafer trail dont la descente nous avait rebuté la veille. Nous retournons en ville et nous reposons au bord de la piscine durant les heures les plus chaudes de la journée, une autre sortie est prévue pour plus tard...

Vers 16 h, nous repartons en direction d'Onion Creek. Après renseignements pris au Visitor Center de Moab, nous sommes attirés par la balade. 4x4 OBLIGATOIRE pour cette piste!! Et si possible avec une grande garde au sol. Nous traversons la rivière 22 fois !! Bon, on est au mois d'août, la rivière est surtout un ru, mais c'est l'aventure quand même. 😛

Onion Creek





Le loop dure 3 heures à peu près. Nous le faisons assez rapidement car notre objectif est de finir la soirée aux Fisher towers. Nous passons un moment très agréable. Nous pique-niquons au pied des FisherTowers mais nous n'avons pas eu assez de temps au préalable pour faire la totalité du trail à pieds. Des orages grondent au loin qui nous font renoncer à passer toute la soirée sur place.





Allez, on plie les gaules, on s'en va avant que le ciel ne nous tombe sur la tête. Finalement, on ne prendra pas l'eau.

Mardi 15 août 2007

Nous quittons Moab à 8h50 après 3 jours passés sur place. Et encore nous n'avons n'a pas visité Arches, déjà visité en 2005. T'as vu le gâchis ? C'est te dire ami lecteur s'il y en a des choses à faire par là hein ? nous partons plein nord rejoindre l'autoroute I70 qui nous mènera jusqu'à notre destination. Nous visitons Crack canyon (San raphael Desert) et Temple Mountain. Notre destination est Goblin Valley où nous arrivons vers midi. C'est un State Park, nous payons 6$ l'entrée et nous nous installons sur la rest area. Une petite ballade au milieu des concrétions rocheuses et nous quittons le site vers 15 h.

Goblin Valley



Après cette halte sympathique qui nous laisse tout de même un goût d'inachevé car le site est relativement petit, nous poursuivons en direction de Capitol Reef.



Nous finissons nore trajet par un arrêt au visitor center de Capitol Reef pour nous enquérir des conditions météorologique du lendemain, les violents orages quasi quotidiens nous inquiètent un peu, nous devons visiter Cathedral Valley demain... Le ranger nous rassure en nous confirmant que la route est praticable en 4x4, des éclaireurs envoyés aujourd'hui sur place ont vérifié la piste. Si c'est pas de la conscience professionnelle ça... Bon, c'est pas le tout, on a un super rendez-vous ce soir. Des invités de marque. Vilcanota, son épouse, son frère et sa compagne. Nous joignons notre hôtel pour 2 nuits. Le Austin's chuck wagon à Torrey. On a réservé une cabin, c'est prêt.

La Cabin N°7 au Austin's Chuck Wagon



Les enfants à la piscine, Isabelle et moi en profitons pour faire quelques courses à l'épicerie d'Austin. Au Austin's Chuck wagon, tu manges Austin, tu dors Austin, tu te baignes Austin, tu grilles Austin. On achète de quoi faire griller de la viande, du charbon, Vilcanota apporte le dessert et... le vin. Le Bahans Château Haut Brion 1995 et un Savigny Les Beaune 1987 !!! Au pays de l'oncle Sam c'est un luxe inouï !! Ces vins sont depuis 2 semaines dans la glacière pour se protéger des trop grandes chaleurs.

Le vin et Vilcanota qui nous montre ses photos d'ours !!

Vilcanota et ses proches nous quittent la nuit venue, à bord de leur superbe Cadillac en... roulant à gauche sur 200 m 🏴‍☠️🏴‍☠️🏴‍☠️🏴‍☠️. Les vins étaient très bons...

Jeudi 16 août 2007

Debout de bonne heure, nousnous dirigeons vers Cathedral Valley. Un nouvel arrêt au Visitor center afin de contrôler encore une fois la faisabilité de la piste et nous procurer pour 1$ un self guide autotour indispensable avec une carte basique et une explication sur les principaux points d'intérêt du parcours. Nous traversons le river Ford de la Fremont river.



C'est parti pour 70 miles. Ce sera un de nos meilleurs souvenirs. Nous ne croiserons et doublerons personne tout au long de la journée. Le trail nous aura pris 8 heures à peu près.

Bentonite Hills



South Desert overlook



Upper Cathedral overlook



Upper Cathedral overlook



Down in the Valley



Nous terminons le loop vers 16 h et rentrons à l'hôtel pour nous détendre.

Vendredi 17 août 2007

Petite étape aujourd'hui. Nous avons décidé de visiter Capitol Reef en profondeur. Toujours réveillés de bonne heure, nous partons en direction du sud et d'Escalante où nous passerons la nuit. La première partie du voyage consiste à traverser Dixie National Forest. Après les paysages arides de la veille, cette forêt de bouleau et de conifères semble incongrue. La route est belle et nous prenons Burr trail road. La route est bitumée tout au long de Long canyon. C'est un festival de couleurs, c'est splendide !!

Burr trail Road, au milieu des falaises comme découpées au couteau



La promenade est plus longue que prévue, les arrêts photos nombreux, nous nous arrêtons pour nous restaurer à Calf Creek et sommes obligés par manque de temps de supprimer la promenade vers la cascade. De toutes façons, vu le nombre de voiture sur le parking, il doit y avoir foule par là 🤪 .

Poursuivant notre chemin, nous obliquons vers Hole in the rock road. Après une quinzaine de miles de piste gravillonnée, nous sommes à Devil's garden. Paysage étrange, nous sommes submergés devant tant de beauté. Les rochers sont magnifiques, tous formant de délicieuses volutes enchanteresses (c'est beau là non ?). De nombreux Jack rabbits nous souhaitent la bienvenue avec leurs grandes oreilles (là c'est un peu neuneu non ?). Nous flânons au milieu du site.

Les molaires chères à mon dentiste après le bridge du Rio Grande... 🤪



Devil's Garden



En fin d'après-midi nous sommes accueillis très chaleureusement par Catherine au Bed and Brekfast "Rainbow Country", un contact donné par Sedonax, un de nos inspirateurs. Le soir nous subissons de violents orages, des trombes d'eau se déversent.

Samedi 18 août 2007

Après un petit déjeuner somptueux, nous partons en direction de Bryce canyon. Nous empruntons sur place Navajo loop trail et enchaînons par Queen's garden trail. La balade, d'environ 3 heures est très agréable, bien que très fréquentée au début tout du moins. C'est un éclatement de couleurs !!





Après cette belle promenade, nous pique-niquons à sunrise Point et nous nous présentons en début d'après-midi à la réception, nous avons réservé une cabin pour être au coeur du Parc.



Nous visitons le reste du Parc en voiture jusqu'à son terme. Le soir, nous nous rendons à pied à Sunset Point. Malgré la présence de nombreux visiteurs et de français particulièrement bruyants (calmés avec l'aide de touristes italiens) nous assistons au coucher du soleil dans une relative sérénité.



Dimanche 19 août 2007

Debout à 6 h pour assister, cette fois au lever du soleil à Sunrise Point



Bryce canyon au lever du soleil.



De retour à la Cabin, nous quittons Bryce canyon lorsque les premiers touristes arrivent au Park. Dans notre projet initial, cette journée était supposée être dédiée à la découverte de Cottonwood road et de Yellow Rock. Las, les orages ont tellement détérioré la route ces dernières semaines que celle-ci est impraticable, y compris aux 4x4. Il y a encore 1 semaine de travaux de prévus pour la remettre en état 🏴‍☠️. Pas question d'attendre. De fait, nous prenons la route en direction de Page via Kanab. Nous traversons Red Canyon et, en désespoir de cause, nous résignons à visiter Coral Pink Sand Dune. C'est un State Park, nous nous acquittons des 5$ d'entrée et parcourons le Park une paire d'heures. Des buggys rugissants nous agressent les oreilles 😕. C'est permis ici monsieur, c'est même recommandé de venir s'éclater au milieu des dunes !!

Un buggy dans les dunes



Une fleur dans le sable



Nous repartons en direction de Kanab où nous nous restaurons au Rocking V. Un restaurant sympa avec petite galerie d'art et de succulentes chips de légumes.

En milieu d'après-midi nous arrivons au Lake Powell où nous nous baignons au milieu de familles américaines descendues jusqu'au lac en camping car !!! En fin d'après-midi, check in au Day's Inn, lessive et repos. Page n'était qu'une étape dont la proximité avec Cottonwood road nous plaisait sur notre planning initial. Il y a plein de choses à faire par là. Nous en avions profité en 2005. Antelope Canyon et Horseshoe Bend sont à faire. Une promenade en bateau sur le Lac Powell est aussi envisageable quoique très chère.

Lundi 20 août 2007

Départ pour le Grand Canyon sud. Nous entrons par l'entrée Est et faisons Desert view, watchtower



Après avoir pique niqué sur la route, nous arrivons à Mather Point. C'est sympa Mater Point !! Moi, ça m'a rappelé les Grands magasins durant la période de décembre avant Noël !! Ca pousse, ça respecte rien, ça pleure, crie, interpelle, piaille, chouine dans toutes les langues, avec un goût prononcé pour les langages asiatiques. Et vas-y que je te jette des p'tits bouts d'papier pour voir "comme qu'ça vole du haut vers le bas". Bon allez, Mather Point déjà vu en 2005, on file directement vers le village, nous nous garons à proximité du Maswick view lodge où nous séjournerons et prenons la navette en direction de Hermits road. Nous descendons à Hopi Point et randonnons le long de la rive jusqu'à The Abyss. Du calme, quelques randonneurs, nous nous ressourçons auprès de Mère Nature.



Nous reprenons le shuttle jusqu'à Hermits et rentrons au Village procéder au check in du Maswick. Chambre sympa, nous nous reposons avant d'assister au coucher de soleil sous les terrasses du Bright Angel Lodge.

Coucher de soleil vu depuis l'hôtel



Mardi 21 août 2008

Départ ce matin après un petit déjeuner prit en chambre. L'objectif est de rallier Kingman via la route 66. Un premier arrêt à Williams où nous procédons à quelques achats de souvenirs.



Nous filons en direction de Seligman. Le tour de la ville est vite fait, nous nous restaurons dans un restaurant très simple où le propriétaire perpétue l'esprit "Route 66". C'est sympa, la déco du terrain aussi, faites un tour dans les WC, ça vaut le coup. 😏



Ayant prit un peu de retard, nous quittons la mythique Route 66 et reprenons l'autoroute pour joindre Kingman.



Au départ, l'objectif était de continuer par la route 66 et de descendre toucher le Colorado à Peach Springs. Ce sera pour une autre fois par manque de temps . Le check in au Day's Inn se fait d'autant plus facilement que tous les hôtels sont vides à cette saison. La chaleur est étouffante. Il doit faire plusieurs centaines de degrés. Ca ne nous empêche pas de repartir, en direction de Oatman, ville "fantôme" rendue célèbre par ses Burros en liberté.

Ici, un burros bloque la rue principale.



Le camion attendra de longues minutes que celui-ci veuille bien se mouvoir de quelques yards à droite pour passer. On connaissait les vaches sacrées en Inde, à Oatman il y a les Burros. Eux sont sacrés comme le roi Dollar. 😛. Nous retournons à Kingman. La route est bonne, une heure dans le désert et la montagne.

Mercredi 22 août 2007

Le petit déjeuner au Day's Inn est sympa. Nous avalons nos waffles et prenons la route de Las Vegas. Pas question de s'arrêter au Hoover Dam, moi, les barrages ne me font pas rêver. Nous arrivons à Las Vegas et attaquons munis de notre précieuse Carte Bancaire dorée sur tranche les magasins du mall situé au Sud du strip. Les boutiques Levi's, converses et autre Nike ou Adidas implorent notre pitié. Nous nous arrêtons à 15 h, fourbus mais surtout fiers du devoir accompli.

Nous remontons le strip et logeons au Flamingo. Nous allons passer 2 jours à Las Vegas à arpenter les hôtels.

Jeudi 23 août 2007

Las Vegas piscine au Flamingo.

Welcome !!!



Le Louxor La piscine du Flamingo



Le Wynn (c'est marqué dessus)



Mac Do



Las Vegas la nuit





Vendredi 24 août 2007 - Samedi 25 août 2007 -

En route pour Los Angeles que nous n'avions fait qu'effleurer il y a 2 ans. Tout le monde nous avait dit à l'époque que Los Angeles ce n'était pas terrible. Effectivement, on n'a pas vraiment aimé, mais au moins on s'est fait notre propre opinion. Il y a deux ans on avait terminé par San Francisco 'l'Européenne", là on fini par Los Angeles qui a de particulier ceci. On n'arrive JAMAIS à Los Angeles. On a toujours l'impression d'être en route vers quelque part, sans arriver. Pas de centre ville, pas de piétons etc. En vrac sur trois jours, nous verrons:

Jour 1

Route de Las Vegas à Los Angeles

Visite de Hollywood boulevard (2 heures)



Mulholland drive (2 heures en voiture, balade très agréable et vue sur le Smog si cher à Harry Bosch) 😛



Jour 2

Le Pier de Santa Monica et la promenade 3rd (4 heures avec restaurant sur place Bubba Gump bien sûr !!)



Venice (2 heures à pied)



Malibu avec une petite baignade sur place (3 heures)



Jour 3

Promenade sur Sunset boulevard et UCLA (2 heures)

Beverly Hills ( 2 heures)



El pueblo au centre ville avec déjeuner sur place ( 2 heures)

Promenade à City walk à Universal studio, le parc ayant été fait il y a 2 ans on n'a pas éprouvé l'envie irrépressible de recommencer. (2 heures)

Jour 4

Ben là, c'est fini... Nous imprimons les cartes d'embarquement à l'hôtel, nous nous rendons à l'aéroport, nous restituons la voiture, nous écrasonse une larme qui coule doucement sur nos joues burinées par le soleil et repartons, fiers, vers la Mère Patrie, berceau du Camenbert et du Roquefort, du bon vin, du savoir vivre. Bon on déchantera vite en arrivant à roissy CDG. Mais ça, c'est une autre histoire... 😛

Epilogue

Ce qui était bon: La solitude des grands espaces, la gentillesse des américains, les rencontres, se retrouver en famille tous les 4. Ce qui était moins bon: On a rien gardé de mauvais et s'il y en avait on l'a oublié.
Avis sur circuit au Pérou English translation pending
by Pierratino · 2007-06-01 · 59 replies
Bonjour a tous,

Je rebondis sur ce que vous a demande Julien pour vous demander ce que vous pensez du voyage que j'ai prepare avec mon copain en septembre. Je voulais vous demander aussi, etant homosexuel, si nous sommes bien acceptes la bas, s'il n'y a pas de risque particulier. Merci.

JOUR 1. Arrivee a lima. Soiree a Lima. Nuit JOUR 2. LIMA - IQUITOS Vol pour Iquitos (58 DOLLARS) tot le matin si possible. Visite Iquitos, soiree HOTEL 88 SOLES la double(22 Euros) JOUR 3. IQUITOS Excursion dans la jungle. Soiree JOUR 4. IQUITOS – LIMA - CUZCO Retour sur Lima tot le matin (58 DOLLARS). 1h30 Vol pour Cuzco dans la journee aasez tot si possible (80DOLLARS). 1h30. Hotel 20 USD la double JOUR 5. CUZCO Journee au Machu Picchu, soiree Hotel 20 USD la double ou nuit au Machu Picchu JOUR 6. CUZCO – PUNO (10h) Visite de Cuzco, soiree Bus de nuit pour Puno (lac Titicaca). La frontiere PEROU - BOLIVIE ferme vers 18h tous les soirs, impossible de la franchir de nuit donc. Donc nuit a Puno JOUR 7. PUNO – LA PAZ (5h) Bus Puno La Paz de tour a cause de cette foutue frontiere. Visite de La Paz. Soiree et nuit. JOUR 8. LA PAZ (5h) La Paz, visite, soiree Nuit a La Paz JOUR 9. LA PAZ La Paz, Route de la mort. Nuit a La Paz. JOUR 10. LA PAZ – AREQUIPA (12h) Bus tot le matin pour Arequipa. Journee dans le bus. Soiree a Arequipa JOUR 11. AREQUIPA Visite Arequipa, soiree JOUR 12. AREQUIPA - LIMA Journee tranquilou a Arequipa. Rafting, balade en cheval… Bus de nuit pour Lima, 16h (ou vol) JOUR 13. Finish
Circuit dans l'Ouest des États-Unis English translation pending
by Doni · 2007-01-22 · 46 replies
Bonjour, 🙂

Je viens vous exposer l' itinéraire que nous prévoyons d' effectuer l' été prochain, j' aimerais donc vous demander votre avis d' Experts de l' Ouest USA sur les parties à modifier, si toutes fois il y a lieu de le faire. Ayant déjà eu l' occasion de visiter certains de ces parks lors de quelques voyages, je suis certaine que grâce à vos précieux conseils celui-ci restera un des plus mémorables pour nous. N' hésitez donc pas à me faire part de toutes vos critiques.😉

12.7.: Arrivée à Los Angeles. Nuit près de LAX. 13.7.: Vol Lax-PHX. Prise en charge de la voiture et dp vers Tucson. Saguaro NP. Nuit à Tucson. 14.7.: Arizona Sonora Desert Museum. Visite de Tombstone. Nuit à Tucson ou Tombstone. 15.7.: Départ pour White Sands et visite. Nuit à Las Cruces. 16.7.: Départ pour Albuquerque et visite de la ville. Nuit à Albuquerque. 17.7.: Visite de Santa Fe. Turquoise Trail. Nuit à Albuquerque. 18.7.: Visite de Taos et de Taos Pueblo. Nuit à Albuquerque. 19.7.: Départ pour Chinle. Canyon de Chelly. Nuit à Chinle. 20.7.: Départ pour Mexican Hat. Monument Valley. Nuit à Mexican Hat. 21.7.: Valley Of The Gods. Goosenecks. Nuit à Mexican Hat. 22.7.: Départ pour Cortez. Mesa Verde. Nuit à Cortez. 23.7.- Départ pour Moab. Cannyonlands/Arches. Dead Horse Point.😉 25.7.: 3 Nuits à Moab. 26.7.: Départ pour Capitol Reef. Nuit à Escalante. 27.7.: Départ pour Bryce Canyon et visite. Nuit à Bryce Canyon. 28.7.: Départ pour Page. Horseshoe Bend. Nuit à Page. 29.7.: Antelope Canyon. Nuit à Page. 30.7.: Départ pour le Grand Canyon. Nuit à Tusayan. 31.7.: Grand Canyon. Nuit à Tusayan. 1.8.- Départ pour Las Vegas. Repos.😎 4.8.: 4 Nuits à Las Vegas. 5.8.- Départ pour Los Angeles. 7.8.: 3 Nuits à Los Angeles. 8.8.: Vol de retour.

Il me reste toutes fois quelques incertitudes concernant les 3 nuits à Albuquerque, car le trajet pour Taos fait 2h.30 l' aller plus le retour. Serait-il plus judicieux de faire les 2 premières nuits à Santa Fe qui est à mi-chemin et la dernière à Albuquerque?

Pensez-vous qu' une journée serait suffisante pour faire Monument Valley, Goosenecks et Valley Of The Gods? En ce qui concerne le Grand Canyon, je me posais la même question étant donné qu' il est probable que nous ne fassions que les points de vue? Si c' est le cas, je pourrais à la place rajouter un jour de plus dans un autre park où ne faisons que passer.

Ou, autre variante, inclure 2 j. à Sedona entre le Grand Canyon et Las Vegas?

Je vous remercie par avance de tous vos conseils,

doni
Auberges à Budapest, Bratislava et Vienne English translation pending
by Tolosa · 2007-01-09 · 30 replies
bonjour a tous, j'ai l'intention de me faire un petit périple d' une dizaine de jours en avril-mai en europe centrale: budapest-bratislava-vienne. je recherche une auberge sympa dans chacune de ces 3 villes. alors bien sur j'en ai trouvé plein sur internet, mais j'aimerais avoir l'avis de certain d'entre vous, car rien ne vaut une experience vecue. merci d'avance.
L'Ouest américain sous la tente avec trois enfants (partie 2) English translation pending
by Grisemote · 2006-11-27 · 71 replies
Pour retourner à la partie 1 http://voyageforum.com/v.f?post=831504

La Plançon’s Family au Far West (suite et fin) 9 étape : Yellowstone et ses mille facettes

Notre arrivée au crépuscule nous a permis d’entrevoir les richesses de ce qui sera notre terrain de jeu pendant cinq jours : à première vue, Yellowstone se présente comme des monts vallonnés et recouverts majoritairement de forêts de conifères, le tout à une altitude de l’ordre de 2000 mètres. La vue sur le lac de Yellowstone donne une idée des dimensions de l’affaire, surtout lorsque l’on compare ensuite avec la carte. C’est tout simplement gigantesque. Le camping (Grant village) correspond bien à ce que nous attendions. Un large espace pour planter les tentes, au milieu de la forêt. Avec des sanitaires plus élaborés (des douches par exemple) ce serait parfait. Le tout est d’une grande propreté, comme d’habitude. Bon, il y a bien sûr toujours ces satanées boîtes à ours qui obligent à une certaine logistique, mais on s’y fait. 2000 mètres d’altitude n’est pas un détail que l’on oublie sur place : le soir, le froid s’installe au coucher du soleil. Le foyer devient alors le lieu principal pour manger et se réchauffer. Notre 1er soir fut tout simplement glacial. Emmitouflés dans nos duvets, le sport de la nuit a consisté à offrir le moins de prise au froid. Certains s’interrogent encore sur le score au petit matin.

1ère journée : Upper Geyser basin et Grand Prismatic

Saisissant d’entrée de jeux, le parc des geysers débute par le Old faithful, l’archétype du geyser civilisé, qui expulse un feu d’artifice d’eau bouillante toutes les heures ½ à une hauteur impressionnante. Après son spectacle (car l’artiste est entouré de 2 à 300 personnes durant sa prestation), on est relax. On a vu l’un des geysers les plus majestueux. Les autres c’est du bonus.



Bon, ceci dit, même s’il faut marcher et attendre un peu, le bonus s’impose car le parc est une merveille de diversité et de couleurs. A l’entrée il est possible d’avoir les horaires estimatifs des geysers. Certains peuvent cracher à plus ou moins 2 heures. Donc, il faut être opportuniste. Ce qui nous a plu : - les couleurs du sol qui peuvent passer de l’orange ou du rouge vif au vert (grâce à des bactéries qui, suivant la couleur, résistent aux hautes températures).

- Le « castel », sorte de donjon blanc calcaire entouré d’enluminures colorées qui a expulsé sa vapeur pendant 3 quarts d’heure. Quelle santé. - L’ambiance du parc, large, bien aménagé sans dénaturer le site, avec des « parfums» parfois fortement soufrés qui décapent les bronches efficacement. - Les formes multiples de représentation des activités terrestres, avec des cônes, des marmites, des boues, des puits aux eaux limpides et azur, …

A ne surtout pas rater. L’après midi fut consacré à un autre joyau : le grand prismatic.



Les vues aériennes connues de ce « lac » montrent des photos aux couleurs si saturées qu’elles paraissent retouchées ou fausses. Certes, dans notre condition de bipède, nous ne voyons pas toute l’ampleur de la chose, mais les couleurs si caractéristiques sont bien là, même sous la lumière tamisée du soleil par les nuages ce jour-là : orange vif, jaune, bleu, vert profonds avec tout le mystère laissé par la vapeur d’eau qui s’échappe du centre du bassin. Les avions, ça, ne le voient pas !



2ème journée : Mammoth Hot Spring

Nous avons pris le parti de changer de camping pour être plus central (Norris). C’est ça ou faire des heures de voiture … Attention à ce sujet. Les distances sont grandes, mais à celles-ci il faut ajouter une circulation assez poussive par des arrêts de type « Bisons qui traversent et qui trouvent opportun de scruter l’horizon ou de contempler le coin comme s’ils le découvraient » et ceci pendant de longues minutes. Enfants et parents près de l’événement sont ravis de voir passer au raz du capot ces montagnes de viandes pelucheuses, mais pendant ce temps, aucun véhicule de bouge. A noter aussi une vitesse à l’intérieur du parc de 45 miles.

Mammoth Hot Springs ressemble à la vaisselle d’un géant : une pile d’assiettes blanches desquelles coule une eau chaude qui sculpte la mousse (tous les détails du calcaire qui forment des motifs suivant le flux de l’eau). A parcourir sans modération en tous sens pour voir toutes les facettes de cette colline au relief prononcé où cohabitent d’anciennes cascades blanches délaissées par les eaux et des bassins actifs qui se déversent les uns dans les autres,



Tout cela nous a donné faim. Nous sommes descendu à Gardiner, quelques miles en contrebas de Mammoth et nous nous sommes installés au K BAR, un bar restaurant pour bikers pas vraiment touristique et d’une super ambiance. « Les meilleures pizzas de l’ouest » vantait la carte. Nous n’irons peut être pas jusque-là, mais nous avons bien apprécié l’endroit.

3ème journée : Le grand canyon de Yellowstone



En arrivant sur le site, on comprend d’où vient le nom. La roche est ici jaune avec des nuances ocres et des rondeurs bien particulières. La vallée encaissée où coule un torrent (ce qui est normal pour un canyon) n’est pas accessible aux touristes, ce qui accentue le caractère sauvage de l’endroit. Le grand canyon, c’est aussi, ses deux chutes d’eau puissantes, de toute beauté. Le haut de la seconde (dans l’ordre de la pente) est accessible après une descente sur un chemin taillé pour les aventuriers. La vue à ce niveau est imprenable, voire hypnotique lorsque l’on regarde les eaux furieuses du torrent se jeter dans le vide pour se pulvériser sur la roche en contrebas. Située au niveau de cette rupture, la plate forme d’observation est idéalement placée.

4ème et 5ème journée : Geysers à gogo et traque animalière

Les geysers on ne s’en lasse pas. La diversité des situations, des formes et des couleurs rendent attrayants les sites de Fountain Paint Pot, West Thumb (un festival de couleurs !)



et autre Norris. Une mention spéciale pour Norris qui offre un point de vue sur une de ses vallées qui ressemble à une gouache blanche mélangée à des pointes de bleu, vert et orange. L’artiste qui a agencé l’ensemble ne manque d’après moi, pas de talent.



Côté faune, c’est la loterie mais à tous les coups on gagne. Je ne vous parle pas bien sûr de sombres animaux que l’on croit reconnaître à des kilomètres, mais bien d’une faune présente et pas très farouche d’ailleurs, à quelques mètres des hommes. Les appareils photos ont surchauffés tant il y a à voir : bisons, coyotes, cerfs, antilopes…. bref pour tous les goûts.





Certaines mauvaises langues pourraient aller jusqu’à penser secrètement que c’est presque un peu trop facile. Heureusement il y a les n° complémentaires, qui eux restent un défi : les ours et les loups. Pour les premiers, nous n’avons vu que les boîtes qui nous rappelaient leur existence tous les soirs. Pour les seconds, un groupe de passionnés rencontrés le long de la route, et super équipé, a guidé notre regard vers des points en mouvement qui devaient être des loups. Nos jumelles ont confirmé que c’était effectivement bien des points en mouvement. Heureusement nous avons pu accrocher à notre tableau de chasse des loups en liberté grâce à un coup d’œil furtif dans l’un de leurs quasi télescopes. C’était loin, presque dans la nuit, mais cela ressemblait bel et bien à des loups.

Pour nous Yellowstone c’est aussi : - des soirées brochettes, T-bone et chamallows grillés, sous un ciel étoilé avec des températures plus clémentes que le 1er soir - l’eau du robinet si soufrée que l’on espère que c’est au moins bon pour la santé tant il a fallut se forcer pour la boire (quasi imbuvable vers Norris) - La forêt portant les stigmates du grand incendie de 1988 sur des centaines d’hectares. Heureusement qu’elle se reconstitue assez vite…



- La nature toute puissante (règles locales obligent) qui amène, une fois n’est pas coutume, les hommes à contempler et à s’adapter plutôt qu’à changer l’environnement.

Bref, on a beaucoup aimé, tant pour la vie d’aventuriers que nous menions dans notre forêt que pour toutes les beautés et expériences olfactives que dame nature nous a offert. Cela vaut à nos yeux le détour que nous referions sans peine à une autre occasion.

10ème étape : Cody, la ville de Buffalo Bill

Nous quittons Yellowstone, avec un petit pincement au cœur pour la ville de Cody, après un ultime passage dans les boutiques touristiques pour emporter avec nous un petit bout de ce Paradis. La sortie du parc est assez déprimante avec sa forêt brûlée sur des kilomètres carrés. Les plus acharnés d’entre nous chercheront jusqu’au bout mais en vain à voir la truffe d’un ours ! La déception fut forte, mais cela nous donne une bonne raison de revenir … La route entre Yellowstone et Cody est magnifique.



Comme nous descendons des cimes, la température ne cesse de remonter à chaque kilomètre parcouru. Le vent devient chaud et agréable. Nous croisons des hordes de « bikers » chevauchants des Harley rutilantes dans ce paysage de cow-boys.

Serait ce simplement le remplaçant moderne du cheval ? Nous verrons à Cody que celui ci est toujours en service … L’installation au camping de Cody fut saluée par tous comme le retour à la civilisation. Enfin une douche, et chaude de surcroît. Il était temps, nos cheveux commençaient à tenir tous seuls sur la tête. C’est l’opportunité également de faire une grande lessive salvatrice pour ne pas finir en slip. A nos yeux, Cody ressemble à l’archétype de la ville de western avec sa rue principale, ces maisons plutôt basses aux façades caractéristiques de l’ouest et ces habitants qui portent le chapeau de cowboy comme nous portons la casquette. Devant les saloons, point de chevaux mais des Harley, alignées, attendant sagement leurs propriétaires.



La ville de Bill, le chasseur de bisons et d’indiens semble avoir gardée son caractère authentique, tout en s’affichant ville touristique. Le dîner au restaurant « Chez Irma » (la fille de Bill) fut l’occasion de rentrer en famille dans un saloon (souvent interdits aux mineurs) dans un vrai décor de film : bar en cuivre, têtes de bisons au mur et rappels de l’histoire de l’ouest en tout genre. Après avoir avalé prestement certainement nos meilleurs hamburgers et un T-bone fondant, nous sommes allés au rodéo, moment très attendu. Ce fut une révélation tant le spectacle fut prenant du début à la fin, mené par des cow-boys, des cow-girls et des adolescents certainement du cru. Tout débute par le salut au drapeau, prière et hymne national la main sur le cœur. On s’y fait. Puis les hostilités commencent et se succèdent avec diversité : - Rodéo sur un cheval en furie : comme celui qui tente finit pratiquement toujours par mordre la poussière tôt ou tard, il faut admettre qu’il faut une bonne dose de courage, voire d’inconscience pour se lancer dans la bagarre. - Rodéo des ados sur des bœufs allergiques à un cavalier : là aussi, quel courage pour ces jeunes qui se sont presque tous fait bien mal. Laisserais-je mes enfants faire un exercice aussi dangereux ? C’est pas gagné et pourtant …

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Courses au lasso pour attraper des vachettes par les cornes ou par les pattes, seul ou à deux. Le but est toujours d’avoir le meilleur chrono dans ces exercices d’une précision diabolique. En la matière, les femmes ont été plutôt habiles également. Les cowboys machos n’ont qu’à bien se tenir.





De retour à la tente, ayant réussi à dompter notre dizaine de chevaux vapeur, le vent s’est levé. Un vent chaud et sec du désert. En quelques minutes le linge pendu a séché. Puis des rafales violentes se sont succédées une bonne partie de la nuit, torturant nos tentes dans tous les sens. Solides tout de même ces structures : comme le roseau, elles se tordent mais ne rompent pas. La nuit fut si agitée que nous nous demandions si la tente des enfants, offrant plus de surface pour des poids légers à l’intérieur, n’allait tout simplement pas s’envoler ! Etait ce dans le cycle normal de la région ou une tempête, nous ne le saurons pas (nous n’avons pas pris la peine d’aller nous renseigner !). Un petit conseil donc, même si le temps est clair et calme, une tente bien arrimée est un bon gage de ne jamais dormir dehors. Le lendemain, tout est redevenu normal, mais la partie maternelle de la troupe s’est levée avec des cernes suite à l’inquiétude de la nuit (elle qui commençait tout juste à vaincre le sommeil manquant !) On a aimé Cody qui nous laisse pour tout cela un souvenir vivace. On quitte la ville sur des airs de country achetés au « Wall Mart » du coin (et ce n’est pas forcement notre meilleure acquisition !).

11 ème étape : Flaming gorge et Vernal, sur la route de Moab

Un maître mot en quittant Cody : tailler la route pour arriver à Flaming Gorge de jour. Terres arides à perte de vue, buissons et cailloux, grands troupeaux de bovins, parfois des daims et quelques ranchs. Le ciel ce jour -là est couvert et rend la route un poil triste. Après Thermopolis puis le canyon de la wind river, rouges, nous traversons des miles et des miles de routes droites, au milieu d’épineux. L’arrivée sur Firehole Canyon, partie de Flaming Gorge, a un petit gout de Monument Valley (au moins l’idée que l’on s’en fait). Sur les 10 derniers miles avant le camping, des centaines d’oreilles guettaient notre arrivée. Sous les oreilles, des lapins, assez petits, qui nous ont fait une haie d’honneur ou tout simplement étaient venus saluer le coucher de soleil. Un feu d’artifice de petits pompons blancs ! Vu l’inconscience de certains, c’est à 2 à l’heure que nous traversons ce magnifique canyon, tout d’orange vêtu avec la lumière rasante. Résultat net, l’installation et le diner se sont effectués de nuit, (et sous la pluie) dans un camping presque vide aux emplacements magnifiques ! Un de nos campings préférés pour sa vue, le big calme et cette impression d’être au bout du monde. Ici ce ne sont pas les ours qui chapardent, mais nos petits copains les écureuils, hyper organisés et toujours aussi effrontés. Le lendemain, nous reprenons la même route. Celle-ci est désespérément vide. Comment imaginer si on ne l’avait pas vue, toute cette vie grouillante et si bien cachée de la veille ? Orages, orages, oh désespoir ! Nous devions faire un tour dans Flaming Gorge, mais la visibilité est nulle, donc…. Dans le collimateur maintenant, les dinosaures.



L’arrivée à Vernal en fin de matinée fut l’occasion de mesurer nos progrès fulgurants en matière d’installation au camping : 15 minutes suffisent alors pour être en place.

Après le passage d’un orage loquace nous partons affronter les dinosaures munis de nos K-Ways ! Une de nos seules déceptions : la visite des fouilles archéologiques est fermée pour cause de glissement de terrain. Rien d’alarmant, le coin de toute façon regorge de points d’intérêt avec des canyons de toute beauté et une faune très présente sur les routes (daims, cerfs, biches, …), ce qui oblige à beaucoup de prudence dans la conduite.



Pour parfaire le tout, nous nous offrons une tranche d’aventure en empruntant une piste très pentue et poussiéreuse qui nous amena au fonds d’un canyon sauvage( Echo Park Road). Notre Toyota a avalé le relief prononcé et les nids de poule « fingers in the nose ». C’est costaud ces bêtes là. Heureusement d’ailleurs car l’endroit était franchement désertique et les téméraires ne couraient pas la piste ce jour là …



De retour à la tente, la pluie nous attendait. C’est ainsi que le Taco Bell du coin, enseigne appréciée par les enfants, nous accueillit pour nous réchauffer, nous qui redoutions de mourir de chaud dans cette zone !

12ème étape MOAB : la caverne d’Ali Baba du canyon

Si nous omettons les 90 miles aller-retour d’égarement pour cause de chiens de prairie qui faisaient les guignols le long de la route, occupant 100% du processeur interne du co-pilote, la route fut sans histoire … Les 40 derniers miles avant d’arriver à MOAB sont tout simplement un régal dont furent encore victimes les déclencheurs des appareils photos. Un arrêt tous les miles fut la moyenne tant le paysage donne envie d’être capturé sous tous les angles. La piétaille, dans ces cas-là, finit d’ailleurs par trépigner d’impatience d’arriver ou sort faire de l’escalade et devient difficile à récupérer.



Le camping ne peut pas être qualifié d’exceptionnel avec ces petits emplacements et la route importante à son seuil, mais il offre une vue somptueuse sur les monts alentours et est assez central. MOAB n’est pas une destination de transition, c’est un paradis pour randonneur, sportifs ou contemplatifs de tout poil.

Vue du camping de Moab

Nous avons aimé particulièrement :

- Canyonlands dans toutes ses largueurs, et Dead Horse point : à voir et à revoir. Les paysages sont saisissants dans un décor minéral aux couleurs chaudes et aux découpages si exceptionnels : tantôt des empilements réguliers à motifs, tantôt des amoncellements chaotiques avec le mythique Colorado ou la Green River qui trouvent leur chemin dans ces dédales de parois rocheuses (qu’ils ont sculptées en bonne partie). Le peu de végétation qui survit porte les stigmates des conditions rudes : les conifères notamment, noueux et de petite taille, poussent entre les dalles rocheuses.

- Arches, un must à ne manquer sous aucun prétexte. Extrait du carnet de bord : « Gromel, gromel dans les chaumières. Lever tôt, petit déjeuner frugal, nuages bas et menaçants, nous chaussons les crampons, enfilons nos K-Ways et attaquons sans conviction le chemin qui mène aux arches et à la lumière du matin (qui n’est donc pas au rendez-vous). Mais voilà que le paysage est envoutant et que le chemin passe du tout touriste à l’expert après la 1ère arche. L’attrait de la belle pierre (grés) rouge, orange, attirante, accrocheuse sous la semelle et pas vraiment rugueuse, avec de belles formes rondes et sculptées par les ans, le vent et la pluie, transforment les esprits. Les p’tits gars se mettent à grimper partout. Nous prenons, à la dernière grande arche, le sentier de l’aventure (Primitive Trail). Guidés par des empilements de cailloux, nous progressons sur un chemin enchanteur, surprenant, difficile et absolument et résolument magnifique. Certainement une des plus belles randonnées de ma carrière. »



- Que dire d’Arches au coucher du soleil, lorsque le rocher semble chauffé comme du métal au rouge ? Il rayonne alors de tous ses feux et colore de sa lumière tous les lieux et personnes environnantes qui deviennent monochromes. Par temps d’orage, ce qui fut notre cas, le contraste est encore accentué par la couleur plomb du ciel.



- Notre sédentarisation quelques jours. Ah, quel plaisir de ne pas monter ou démonter la tente. De vraies vacances … - Le brevet de Park Rangers de nos pitchouns : dans un bon esprit, ni scolaire, ni compet, c’est une bonne sensibilisation à Dame Nature et à son respect.

Nous avons aimé :

- la demi- journée de rafting dans le Colorado : rien d’exceptionnel et pas donné. Cela ressemble plus à une promenade familiale en bateau qu’à du rafting au sens sportif du terme. Les rapides sur les portions traversées n’ont toujours pas été découverts. Les recherches continuent. Ceci dit, le tout est vraiment très sympa et le décor mérite le détour à lui seul. - La rencontre froide et distante avec un scorpion, en pleine nuit en sortant du bloc sanitaire. L’affaire fut prise très au sérieux par le plus grand des deux, voyant le dard en position d’attaque. Mon interlocuteur atteignait facilement les 10 à 15 cm, ce qui en pouces fait encore davantage. Pour éviter qu’un campeur hirsute et ensommeillé ne fasse un faux pas, je décidais de chasser l’intrus avec un bâton. Ben ça court vite ces bébêtes, ce qui n’est pas plus rassurant … Ensuite, bizarrement, le retour à la tente s’est effectué tous sens en éveil. Il parait qu’il y a des serpents par ici ? (Note d’une autre partie de l’équipe : c’est là que l’on reconnaît l’aventurier, le vrai, celui-ci l’aurait pris en photo !!!!!!) - MOAB : ville attrayante, jeune, dynamique, mais que nous n’avons pas eu le temps de mieux connaître, si ce n’est un restau « All you can eat » façon saloon.

Nous n’avons pas aimé : RIEN ! MOAB et ses parcs sont un enchantement qu’il faut souhaiter à tous. On aurait vraiment apprécié avoir un 4X4 en voyant les pistes sinueuses au fond de Canyonlands.

13ème étape : Monument Valley, Goosenecks et Valley of the Gods

Après un peu de « shopping » dans l’attractive et touristique MOAB, nous quittons la ville pour Monument Valley. La route est variée et comme d’habitude sur les longs trajets, une ambiance s’installe à bord. Suivant l’humeur du jour, c’est « la croisière s’amuse » ou « règlement de comptes à OK Corral ». Le passage de l’un à l’autre s’effectue par exemple au moment où le CD de musique s’arrête et où il faut choisir le suivant. La route est toujours aussi large, pas très fréquentée et nous avons une âme de conquérants. Que demander de plus ? Le vent, les nuages bas et les percées lumineuses nous accompagneront tout le long du trajet, donnant encore davantage de relief aux paysages traversés (il faut bien rester optimiste envers et contre tout). Les premiers tréteaux de marchands de bijoux Navajos marquent l’entrée dans leur territoire. C’est là que sans nous méfier nous sommes tombés dans le piège. Cette tribu est redoutable et déloyale dans ses méthodes. Ce qu’elle n’a pas réussi à gagner par les armes jadis, elle le gagne par les sentiments aujourd’hui (juste revanche). A l’origine tout semble normal. Le passage de Goosenecks ne peut être marqué que par un arrêt.

Insouciants, nous descendons voir ces fameux lacets du Colorado (impressionnants cela dit). Puis, revenant vers notre véhicule la partie féminine du groupe a l’idée lumineuse de regarder ce qu’il y a sur les tréteaux. Et toc ! Le filet se referme sur la proie. Hypnotisée, elle fait tous les étals. Je ne le sais pas encore, mais elle choisit. A un « Bon, on y va !» un peu impatient, la réponse évasive suivante, immuable, tombe « Viens voir une seconde … ». La première fois on ne peut pas se douter, on s’approche. Le deuxième piège se referme. On le comprend immédiatement, on ne repartira pas sans un collier, bracelet ou bague au mieux et avec les trois au pire. Il faut dire qu’ils ne sont pas chers et plutôt élégants. Même les enfants ont acheté les fameux talismans dont on se demande comment ils ont pu vivre sans avant. Ce jour-là je me suis dit en repartant: « tu t’en tires pas si mal, c’est une bonne chose de faite ». Que nenni, c’est sans compter sur la ruse des autochtones. Des étals Navajos, il y en a à tous les points importants du territoire. Je vous rassure, nous n’en avons pas raté un seul. Gloups ! « Si tu offres un bijoux Navajo à ta Femme, tu l’habilles pour un jour. Si tu la laisses acheter, tu te ruines pour la vie » dit le proverbe Plançonesque. J’ai testé, c’est vrai !

Bref, allégés de quelques dollars, la voiture, et accessoirement nous à l’intérieur, nous dirigeons vers la Valley of the Gods, non loin de Monument Valley. La piste au début est belle, assez large. Nous produisons à notre passage un panache de poussière ocre du plus bel effet, comme dans les rallyes africains. C’est moins grandiose que ce que nous verrons ensuite, mais nous sommes en plein désert, pratiquement toujours seuls et la piste sinueuse tout en relief nous attire irrésistiblement. L’aventure quoi.

Armés de pistolets à amorces, un règlement de compte eut lieu entre les roches rouges sous l’œil médusé des serpents et autres scorpions qui n’avaient pas vu cela depuis un siècle.



Les choses se gâtent en progressant. Chaque cours d’eau asséché qui traverse le passage imprime sa marque par un creux d’érosion très prononcé. Sans 4X4 ce fut épique mais faisable avec quelques frôlements de pare-choc sur la terre néanmoins. Le suspens du « passera, passera pas » éliminatoire fut conservé jusqu’à la fin avec le passage d’un cours d’eau à 10 mètres du retour sur la route, après une quinzaine de miles de piste. No problemo pour cette fantastique voiture qui ne nous a jamais trahi.



Un des plus beaux et sauvages sites du secteur. A voir ! Nous sommes arrivés au camping de Monument Valley sous un soleil rayonnant. Celui-ci offre une vue imprenable sur les Monuments en question.

Vue du camping de Gouldings Un plouf dans la piscine a remis ce soir là de l’ordre dans les cervelles encore toutes congestionnées par les heures de voiture et les multiples points de vue, avant d’affronter l’épreuve tant redoutée de l’allumage du feu … sans allume feu, mais allumettes autorisées quand même. Après avoir vidé nos réserves de papier sec, Thibaud prend l’initiative de chercher du soutien. Il revient avec le gardien Navajo. Ses conseils ont été décisifs et les saucisses grillées et chamallows n’en furent que meilleurs. Le lendemain, 4X4 à Monument valley avec un guide Navajo. La carte est alléchante. Qu’en sera-t-il des plats ? Nous arrivons au lodge de départ. Devant sont garés deux gros pickups aménagés avec des sièges sur le plateau et une bâche en cas de pluie. Après confirmation, ce sont bien nos 4X4. Nous sommes une dizaine dans le « truc », qui visiblement est mu par 4 roues motrices, ce qui en fait un 4X4. Consternation lisible sur le visage de notre G.O qui ne voyait pas exactement les choses comme cela. De loin ça fait attrape-touristes. Et bien dedans aussi. Côté piste, nous avons fait la même chose que tout le monde peut faire normalement avec sa voiture, avec un petit parcours spécial, qui n’a de spécial que le fait que seuls les guides peuvent l’emprunter. Le tout ne fut pas désagréable, sous un ciel dégagé, mais rien qui justifie le prix. En conclusion, si c’était à refaire, on dépenserait nos dollars dans autre chose …. des bijoux par exemple. En soirée nous sommes retournés au parc avec notre propre voiture.







Monument Valley mérite son nom et est à la hauteur de sa réputation. En fin de visite, un énorme orage s’est formé au-dessus du parc. La lumière encore puissante du soleil a littéralement enflammé une partie des nuages, donnant un ton uniforme orange prononcé a toute la matière, sur un fond gris de plomb. Le retour sur la piste avec le vent, la poussière, les phares de voitures (l’endroit est très fréquenté, cela va sans dire), et le sable piège en montée fut un régal pour les photos. Un moment vraiment exceptionnel. Ce fut, il faut bien l’avouer, le petit plus qui fait que cette visite fut magique et inoubliable.



14ème étape : Le lac Powell et Antelope Canyon

Une dernière visite dans les boutiques Navajos et nous quittons cette merveille terrestre qu’est Monument Valley pour le Lac Powell. La route est belle, sans excès, sauf sur l’arrivée à Page avec ses dunes de sables fossilisées. L’installation éclair au camping effectuée, nous passons aux choses sérieuses : Antelope Canyon. Nous ratons de quelques secondes la visite de la partie upper et décidons d’aller vers lower, pour éviter une attente longue. Oui, c’est cher, très cher, abusivement cher pour juste voir ce que la nature a travaillé pendant des millénaires ( pas les Navajos). Mais c’est beau, vraiment beau et incroyablement surprenant. Le canyon est un micro canyon.

Les salles ne dépassent pas les 5 à 6 mètres pour les plus larges, à moins d’une dizaine de mètres sous terre. La lumière était changeante lors de notre visite, avec un gros nuage taquin qui laissait de temps en temps passer les rayons du soleil. Autant le dire tout de suite, sans soleil, le canyon perd franchement de son attrait et ne met pas en relief l’incroyable jeu de lumières et d’ombres qui le rendent si exceptionnel.





La fin d’après midi fut consacrée à la plage, très agréable, dans une eau douce et chaude et une ambiance camping-car. Le tout se termina en apothéose par un orage d’anthologie qui transforma le lac et les alentours en une vue improbable.

Il nous obligea ensuite à manger à toute vapeur avant un déluge mémorable sous la tente. L’étendue de cette perturbation fut telle qu’un arc en ciel total s’inscrivit dans le ciel. Tout ceci eu aussi, mais nous ne le savions pas alors, l’avantage de refroidir l’atmosphère et de nous permettre de tomber dans les bras de Morphée rapidement. Le lendemain débuta tôt, pour la visite du lac Powell avec une vedette de location surpuissante dans un décor de rêve. Ayant réservé, le programme était simple : arrivée au guichet vers 8h00, réception du bateau et explications sur l’engin, puis départ pour l’aventure aquatique (8h30). La réalité fut tout autre. Nous tombons sur une organisation bureaucratique en position de monopole qui pratique un « foutage de gueule » institutionnel de haute volée et avec le sourire. L’atteinte du premier guichet juste pour confirmer la réservation pris plus d’une heure. Nous sommes restés aimable avec notre guichetière qui devait être croisée avec un lémurien tant chaque geste était pesé et pesant. C’est le premier exploit du jour. « Ouf, c’est nul, nul nul, mais on est à peu près dans les temps quand même ». Et bien non. Ensuite il faut qu’une personne soit disponible pour nous remettre les clés du bateau et l’équipement. Re file d’attente 1h30. Oui, vous avez bien lu, sans compter 30 minutes environ d’explications et de check list. Quand on voit le prix de location à la journée (déjà réglé !) on ne peut que lever les yeux au ciel et espérer que les nerfs ne lâchent pas sur le premier venu de cette *£# !? de société. L’humain est ainsi fait qu’il oublie rapidement les moments obscurs pour ne retenir que les bons, et la suite fut un enchantement sans pareil… Les premiers bouillonnements de l’hélice s’effectuèrent vers 11H00 sur une eau plate et un ciel limpide. Ciao les cloportes, le lac est à nous !







Le bateau était assez spacieux pour cinq, même avec des skis nautiques et une grosse bouée à tirer derrière l’engin. Le moteur était du genre costaud (150 chevaux quand même) pour délivrer une confortable puissance dans un bruit proportionnel et une consommation exponentielle (ça c’est pour le retour). Ce fut un grand moment de bonheur familial pour : - la conduite du bolide partagée par tous (sous haute surveillance pour certains), - la circulation au milieu de parois rocheuses rouges parfois très sinueuses et étriquées, - la partie jeux nautiques avec la bouée géante qui nous occupa une grande partie du temps : sensations fortes assurées pour tous. - Un bémol sur le ski nautique pas vraiment accessible pour les non expérimentés aussi bien côté conducteur que skieur Le retour, assez tôt (5 heures, ravitaillement en essence compris) était beaucoup mieux organisé que le départ. Normal, les employés devaient être pressés de partir. Pour nous « venger », l’appontement fut raté à trois reprises, nous classant définitivement dans la catégorie des marins d’eau lyophilisée (l’appellation « d’eau douce » ne convenant pas sur un lac). Si c’était à refaire, nous nous serions enregistrés la veille (conseil d’ami) et serions arrivés vers 7h30 le matin pour un départ rapide. Il n’est pas évident que nous aurions pu faire beaucoup plus de distance, dans la mesure où le réservoir limite la durée de fonctionnement, surtout à fond, mais nous aurions pu faire une pause dans une des criques enchanteresses, inaccessibles par la terre, pour une sieste réparatrice. Conclusion : C’est pas donné, c’est mal organisé, mais franchement c’est bien rendu ! Exténués, perclus de coups de soleil malgré le crémage régulier, le diner fut pris à Page dans un restaurant de cowboys à l’ambiance country endiablée. Sans les enfants qui dormaient à table, nous y serions encore. De retour aux tentes, la nuit fut torride. Non pas pour ce que vous croyez … m’enfin ! Mais pour la chaleur infernale qui régnait ce soir là.



15ème étape : Horseshoe Bend puis arrivée au Grand Canyon

Une dernière baignade dans le lac Powell le matin pour nous rafraichir puis nous partons sous un ciel d’orage et quelques gouttes bien nourries pour le Grand Canyon. A quelques miles à la sortie de Page se trouve une merveille à ne rater sous aucun prétexte : Horseshoe Bend. Même sous un ciel chargé, le site est grandiose. La roche toute en rondeurs est une caresse à l’œil et le vert émeraude de l’eau en contrebas est particulièrement mis en valeur dans son écrin de falaises. Seul regret : c’est si grandiose qu’il est bien difficile de faire rentrer quoique ce soit qui rappelle cette impression de gigantisme dans l’appareil photo. Le reste de la route vers notre destination fut une formalité un peu terne, sous la pluie. Comme pour Horseshoe Bend, la première chose qui marque en arrivant au Grand Canyon c’est l’immensité de l’affaire. C’est très grand, presque un peu trop pour que nous puissions embrasser d’un seul regard tout le paysage. Le voile produit par la pluie et les faisceaux de lumière laissent deviner que par temps clair ce doit être un festin visuel.



L’emplacement du camping fut atteint de nuit. Comme d’habitude, il est grand, au milieu de la forêt, avec une belle table en bois à bancs et un foyer. Randall, notre voisin vint dès notre arrivée pour nous offrir la lumière nécessaire à notre installation. Décidemment, quelle gentillesse chez tous les Américains que nous avons rencontrés. Le camp monté en un clin d’œil, Randall enchaîne en nous présentant toute sa petite famille, 3 filles dans les âges des nôtres et sa femme Atsuko, japonaise, puis nous invite à gouter des « S’more » autour du feu et un chocolat chaud fort bienvenu pour nous réchauffer ! Evidemment, je ne ferai pas l’affront d’expliquer, tant c’est connu, que les S’more sont des chamallows grillés mis entre deux crakers sur lesquels on a disposé un morceau de chocolat. Quand on goute, tout être normalement constitué dit « Hum, I want some more ». D’où le nom... Ce soir-là, de retour à nos tentes, ce fut l’hécatombe de fatigue, presque sans manger, sous le regard de la pleine lune.

16 ème étape : Visite du Grand Canyon – du piment pour les braves



Levés vers 8h30, nous nous préparons pour une descente partielle du Kaibab Trail. Le canyon est si profond, qu’il faut pour tremper les ripatons d’un bon marcheur dans l’eau du Colorado, 4 à 5 heures pour descendre et le double pour remonter. Comme indiqué partout, ce n’est pas à la portée du premier venu, surtout si l’on néglige les fondamentaux : de l’eau en abondance et de quoi se sustenter. Avant la descente, nous passons au Visitor Center pour préparer les diplômes de Junior Park Rangers des trois apprentis. La descente est dure, le chemin raide, étroit et sinueux. Nous remontons le temps en progressant vers des couches géologiques de plus en plus anciennes, chacune ayant sa couleur, sa texture et son épaisseur, ce qui en fait sa marque de fabrique. Le peu de végétation qu’il y a semble tout droit venu d’un jardin japonais. Pas simple la vie d’un arbre accroché à du caillou. L’impression de vide et d’immensité est totale, surtout lorsque l’on voit quelques marcheurs minuscules en contrebas. Après 1 heure 30 de descente nous atteignons un palier (Cedar Ridge) recommandé pour les randonneurs du dimanche. Nous le dépassons d’une demi-heure sous l’impulsion de ceux qui voulaient voir un point de vue sur le Colorado. Mais c’est comme le pied d’un arc en ciel, plus on avance plus il recule. La raison l’emportera vite sur la passion après les remontrances maternelles habituelles dans ce genre de situation. Une pause contemplative et gastronomique fut donc de mise de retour à Cedar Ridge.



C’est là qu’eu lieu le drame ! Thibaud, dans un geste d’inconscience mêlé à une certaine générosité donna une chips à un écureuil. Que n’avait il fait ! Haro sur le baudet crièrent alors les 2 autres juniors futurs park rangers, imprégnés des saintes règles du manuel qui dit qu’il ne faut pas nourrir les animaux. Une pluie de reproches s’ensuivie toute la remontée. Les propos vifs qui furent échangés s’envolèrent dans l’immensité du site et dérangèrent certainement les volatiles philosophes qui planent toute la journée au-dessus de ce temple de sérénité. Cela eut au moins l’avantage de faire oublier aux petites gambettes douloureuses, les difficultés de la remontée. 5 heures après notre départ, nous débouchons à nouveau au niveau du plateau, émoussés physiquement mais fiers de l’avoir fait. Après un pic nique frugal, nous repartons pour l’Hermits Rest Route, qui se parcours en bus ou à pieds et qui longe les falaises du Canyon. Sous un couvert orageux, ce dernier avait revêtu son habit d’ombre et de lumière qui le rend changeant au fil des minutes. Une averse nous surprit sur le chemin des falaises (un régal) et nous cloua sous les arbres qui nous protégèrent des bourrasques. Nous raterons ensuite le coucher de soleil vu de « Mohave Point » (très touristique) pour une bête question d’arrêts de bus qui se font dans un sens et pas dans l’autre sur la même route. D’un autre côté, pour nous le soleil s’est couché aussi, et vu le site, ce n’était pas si mal…





17ème étape : Route 66 vers Joshua Tree

Le lendemain, avant le départ pour d’autres cieux, nous quittons tristement Randall et sa famille et allons faire valider les carnets de Junior Park Rangers au Visitor Center. Sous un orage diluvien agrémenté de coups de tonnerre qui nous firent sursauter à plusieurs reprises, la Chef Park Ranger, sérieuse, appliquée et solennelle, fit prêter serment en français à nos Pitchouns avant de leur remettre leurs insignes : le corbeau (ce qui fut un drame, Robin ne tenant pas du tout à être « raven »), le coyote pour Lucas et le scorpion pour Thibaud. Bien sur, l’épisode douloureux de la chips et de l’écureuil fut évoqué et pardonné en séance. Ouf ! On s’en est bien sorti …





Objectif Lake Havasu. Grosse journée de route avec quelques surprises non prévues (ce qui est le propre d’une surprise). Il fut bien difficile de dire comment était le paysage. La pluie d’orage prit encore le dessus, allant parfois jusqu’à nous obliger à arrêter le véhicule sous des rideaux d’eau proche du déluge. En passant à Williams, très belle petite ville qui vaut le détour, nous nous apercevons que la route N°40 que nous suivions n’est autre que la mythique route 66 rebaptisée (au moins sur ce tronçon). Le décor est rétro, western et années 50 ou 60. Impossible de résister devant les gift shop route 66 très attrayants. Un demi tour inapproprié du conducteur dont la conduite jusque là frisait la perfection, ruinera définitivement un des pneus avant. Pendant que les uns s’échinaient à trouver des moyens de remplir le coffre (Teeshirts, porte clés, pancartes route 66 et que sais je encore …), un autre s’évertuait à le vider pour accéder à une roue de secours qui n’existait pas, ce qui nous amena à passer par un professionnel (un peu de négociation avec le loueur pour le remplacement du pneu, mais tout nous fut remboursé). A nouveau en ordre de marche, il fallut nous résoudre pour la première fois à raccourcir l’étape : arrêt à un motel à Kingman. La sanction fut d’autant plus acceptable que cette ville est agréable et placée sur la route 66. Très attachante cette route. Il s’y dégage un parfum de nostalgie avec ses lampes fluo, ses bikers et ses grosses voitures américaines retapées. On comprend alors l’engouement actuel de ceux qui la parcourent de bout en bout.





18ème étape : Palmspring via Joshua Tree - nos derniers tours de roue dans le désert

Sous un soleil torride, la route vers Palmspring peut être qualifiée de four désertique et monotone, sans être désagréable, loin de là. Après les vitesses automatiques, le limiteur de vitesse, c’est le genre de tracé qui se prête au pilotage automatique : sur 40 miles on peut ne pas avoir un seul virage ! Autour, des collines (les montagnes noires) et des buissons à répétition. Celui qui a créé l’endroit devait être à cours d’inspiration, à moins qu’il n’ait voulu nous donner une leçon d’humilité, à nous, petits scarabées perdus dans l’immensité. Bigre, le désert rend philosophe. Pour l’humilité ce fut raté. Une voie de chemin de fer longeait la route et certains équipages pour troubler l’ennui avaient marqués leur nom avec des pierres volcaniques noires. « Plançon » est dorénavant inscrit pour les générations futures.

L’entrée de Joshua Tree est un passeport pour une zone désertique atypique peuplée d’une vie soumise à rude épreuve, mais dans un décor de rêve (au moins vu de notre fenêtre). La survie implique souvent ici une certaine agressivité : épineux accrocheurs, cactus aux formes jamais vues précédemment, Joshua Tree, scorpions, serpents, … On a particulièrement aimé : - Cactus garden avec sa concentration de cactus presque cotonneux aux couleurs brunes







- les imposants Joshua Tree qui au couché du soleil dépassent en ombre chinoise sur l’horizon



- les roches rondes et accueillantes, aux couleurs chaudes, qui invitent à une escalade rien qu’à les regarder. On aurait aimé avoir le temps de faire une randonnée dans ces empilages minéraux. - le coucher de soleil au point culminant de la route, avec ces énormes blocs roses arrondis dans lesquels ont a envie de se nicher.

En quittant Joshua Tree, nous retournons à la civilisation trépidante des villes, laissant dernière nous toute cette vie de bohème sous la tente dans des zones restées encore raisonnablement sauvages. Gloups ! Il va falloir s’y refaire… L’arrivée à Palmspring, marquée par la présence des fameux champs d’éoliennes, eut lieu tard. La ville semble festive, insouciante et balnéaire à souhait bien que pourtant en plein désert aride. C’est la magie ou la folie des hommes … Notre hôtel fut le plus confortable de tout le voyage et la piscine à minuit, seuls, dans une atmosphère douillette et une eau chaude fut mémorable. Comme quoi, la civilisation a aussi du bon.



19 étape : San Diego – des vagues à l’âme aux vagues à la ville

Quittant les centaines d’éoliennes des collines de Palmspring, une quarantaine de miles plus bas, l’air devient humide, nous indiquant que l’océan n’est plus très loin. C’en est fini du désert. La boucle est bientôt bouclée. Les villages deviennent des petites villes et les villes finissent en une métropole. De San Diego nous ne connaissons pas grand chose, si ce n’est le camping qualifié d’urbain (Campland on the Bay) et bondé avec accès sur la mer, les highways, la plage, Sea Word et un restau mexicain qui vaut le détour.

Ce qui nous a plu : - Les belles vagues sur la plage qui déroulent leur mousse sur une distance suffisante pour faire du surf. L’eau est vivifiante mais avec les rouleaux brasseurs il y a de l’action. Si vous voulez savoir l’impression ressentie par vos pulls dans une machine à laver, le lieu est propice à une expérience enrichissante. Surveillance des plus jeunes obligatoire ! - L’ambiance beach boy de la plage et des alentours - Sea Word pour fêter nos retrouvailles avec la foule. Les spectacles mettant en scène des animaux marins, terrestres et volants ont fort bien menés, avec beaucoup d’humour (sans que cela soit au détriment des animaux). Les orques notamment sont d’une taille respectable. Si vous ne voulez pas avoir l’impression de nager avec eux, le Kway ou la combinaison de surf (moins pratique) est obligatoire. Ces bêtes là sont joueuses. - La Jolla, sur le chemin de Los Angeles, avec ses pélicans et ses phoques poussifs qui ne parvenaient pas à se hisser sur les rochers - Le restaurant Mexicain d’un soir. Certaines mauvaises langue auraient dit, assure t’on dans les milieux subversifs de notre tribu, que l’étape à San Diego avait pour but de manger Mexicain. Il parait que ce qu’il y eu dans l’assiette ce soir là était exceptionnel. Cependant, les Margaritas pour fêter … le fait d’avoir fait tant de kilomètres, nous plongèrent dans une douce euphorie qui nous fit oublier notre objectif : savourer le TOP des mets Mexicains.

Ce qui nous a moins plu : les maux de tête au retour du restau à cause d’un abus … de quoi déjà ?



20ème et dernière étape : Los Angeles – Pretty Sylvie sur Hollywood Boulevard



Ce n’est plus une ville c’est une mégapole. Que dis je une mégapole, une Giga pole. Il faut dire qu’en moyenne les bâtiments ne sont pas très élevés et donc il faut s’étendre pour loger tout le monde. L.A et nous ce n’est pas le grand frisson, mais il y eu de bons moments, et nous n’en avons vu qu’une partie infime : - La visite des studios Universal : parc d’attraction pas très grand mais bien fait. Un classique du genre, dans les normes.

Pour ma part, j'ai rêvé de chevaucher la moto de Terminator!

- Visite à Hollywood boulevard, la perle de L.A : ben en fait c’est, comment dire en termes diplomatiques, intéressant. L’architecture du type cubique avec une façade façon décor ravira certainement les amateurs de cinéma. Les empreintes d’acteurs célèbres prises dans du ciment gris basique sont plutôt décevantes et pas très classes (c’est juste mon avis). En revanche, les noms d’artistes sur les trottoirs dans le marbre font bonne figure et nous rappellent à chaque pas que nous avons marché là où ils ont marchés EUX. Excitant non! Bon, on y va. Y a encore les plages à découvrir.

Nous avons aimé : - La vue sur Los Angeles depuis les collines. C’est là que l’on prend conscience de l’étendue de l’affaire. C’est gigantesque. Belle vue également sur les autoroutes à échangeurs en trèfles (petit clin d’œil à la nature). A voir. - Beverly hills … pour la verdure, la propreté nickel, le calme, la largeur des routes et les quelques vues sur de somptueux palais cachés au regard de la populasse (visiblement les architectes savent se donner du mal quand ils veulent). - Notre hôtel, l’Hacienda, pas trop cher, confortable et très bien placé - Les plages : un régal. On peut être un homme d’affaires dans la journée et venir se prélasser au bord de la plage ensuite. Elles sont très larges, bien surveillées (c’est connu, même hors de Malibu), et la voie piétonne qui longe le sable, avec ses palmiers, ses surfshop ou gift shop, rendent le tout très agréable. Tous les clichés sont là, et c’est aussi un peu ce que l’on cherche : les patineuses athlétiques en bikini avec un walkman sur les oreilles, les surfeurs, les skaters, les fresques sur quelques murs, des murets pour les tags …





- Le dernier restau avant l’échafaud qui servait des salades et une nourriture plutôt diététique. Un contraste après ce que nous avons vécu.

Epilogue

Pour éviter le spleen avant de monter dans l’avion nous avons eu l’idée géniale d’arriver en retard en ne descendant pas à la bonne compagnie pour l’enregistrement… vu la taille de l’aéroport, les erreurs se paient cash. A essayer, c’est stimulant. Pour ne pas sombrer dans la déprime en arrivant à destination la compagnie a pensé à perdre un de nos bagages, précisément celui où il y avait tous les cadeaux (Navajos) !. Si, si, c’est bien aussi pour occuper l’esprit. Il nous a été livré deux jours après, preuve que c’était bien organisé. En reprenant notre voiture, minuscule, il fut bien difficile de réapprendre l’usage du levier de vitesse. C’est en quittant les choses que l’on en mesure le plus de prix. En rédigeant ce carnet, j’ai re parcouru ce voyage, revivant tant et tant de plaisirs à chaque minute. Le plaisir de voir tant de merveilles, de vivre comme des Robinsons en pleine nature, le plaisir d’être tous ensemble, en famille, où s’installe tout un vécu, une ambiance que l’on a rarement l’occasion de vivre, même avec ceux qui nous sont si proches. J’étais pour ma part un peu réticent à engloutir des milliers d’euros dans une quête au bout du monde. Merci Sylvie de nous avoir convaincu et d’avoir organisé si minutieusement ce voyage qui restera pour tous une référence incontournable et une expérience forte de notre vie.

Et n’oublions pas que le plus beau voyage, c’est celui que nous ferons demain …



Pour retourner à la partie 1 http://voyageforum.com/v.f?post=831504
Jeu de photos English translation pending
by Forco · 2006-09-15 · 507 replies
Comme on avait dépassé les 500 messages j' ouvre donc un nouveau sujet pour le désormais mythique jeu des photos.

Où se trouve ce beau paysage ?
Hôtel Stella Dunas Jandia Resort à Fuerteventura (Canaries) English translation pending
by Sengachance · 2006-07-06 · 24 replies
Devant passer 15 jours dans cet hôtel pourriez vous me dire (si vous y avez séjourné) tout le bien et le mal que l'on peut en dire ainsi que sur les environs : plages et autres sites à voir, locations de voiture, restaurants, plongées etc ..

Par avance merci à tous🤪
La Chine en roue libre? English translation pending
by Renephilippe · 2006-02-05 · 109 replies
Bonjour

mon rêve est de connaître la (les ?) Chine. A première vue, cela parait difficile en camping car pour des tas de raisons pratiques (guide, coût, etc).

D'autre part, pas de "tourisme organisé" pour visiter les "incontournables", sans vraiment voir la vraie Chine.

Alors, la seule solution est-elle le sac à dos (53 ans), le train, bus, et moyens locaux ? Mais dans ce cas, doit-on aussi avoir un "fil à la patte", autrement dit, peut-on aller où on veut, quand on veut ? J'envisage ce voyage avec mon épouse.

Et en ce qui concerne le logement ? Mon but est de voir la "vraie" Chine, celle que l'on voit dans les films ou les bouquins, et qui doit quand même encore exister dans les régions reculées.

Voila, ça peut paraître un peu enfantin comme question, voire naïf.

En tout cas, merci pour vos conseils et suggestions.

René
Les bus au Mexique English translation pending
by Tatatou · 2004-11-04 · 31 replies
En décembre / janvier 2005 je pars au Mexique. J'ai acheté que le billet d'avion. Je vais me balader de Guanajato à Cancun et tout ça en bus.

J'ai lu qu'il y a toute une quiriade de Compagnies de bus, ADO ETN PRIMERAPLUS etc ...

Sachant que je ne voyagerai qu'en 1ère classe ou bus de lujo pour les grands trajets.

Qui peut m'éclairer sur ces Cies de bus ? Vaut mieux opter pour laquelle ? Je suis preneuse de vos infos. Merci

TATATOU

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