Results for "frontière+|+46+>+100"
51252 results found.
4 000 kilomètres à vélo, huit semaines, sept pays (5ème partie Lituanie) English translation pending
Lituanie du 01 au 11 septembre 700km
Dès que nous passons la frontière, la route après le premier virage devient excellente. Un magnifique panneau de l'Union Européenne indique que c'est elle qui participe aux financements. Mais quelle est notre surprise de constater que cette chaussée de toute beauté ne dure que cent mètres, et manifestement il ne s'agit pas de travaux qui viennent de commencer, car il n'y a plus aucune trace d'engin ou de matériau. Après quelques kilomètres effectués sur un chemin de terre nous rentrons dans la première petite ville lituanienne, Lazdiai. Elle est très propre, les maisons sont magnifiquement peintes de couleurs vives, où le jaune moutarde et le vert dominent. Que cela est joli, et comme cela donne de la gaîté aux habitations.
Première opération , retirer de l'argent local. Chacun des trois pays baltes a sa monnaie, donc il nous faudra jongler les jours à venir avec les taux de change. Contrairement à ce que nous lisons dans notre guide, les autres pays baltes n'acceptent généralement pas la monnaie du troisième. Par contre, il est souvent possible de payer en euros en particulier pour le logement, et même aussi au restaurant. On est cependant loin de l'Albanie où j'ai vu à Tirana dans un restaurant la note qui était exprimée en leks albanais, en euros et en dollars, il n'y avait que l'embarras du choix. Donc cette première petite agglomération nous fait le meilleur effet sur ce nouveau pays que nous abordons. Nous poursuivons en direction de Vilnius. Nous empruntons une route de toute beauté au goudron de belle qualité. La circulation y est très faible. Le vent dans le dos, notre vitesse se situe aux environs des trente à l'heure. Les côtes sont quasi inexistantes. Les kilomètres défilent à vive allure, le grand braquet en permanence enclenché, le plaisir est immense. On est vraiment dans une belle séance de ce que Jean appelle la vélothérapie. Le corps chauffé par l'effort et caressé par l'air du déplacement, la sensation est très agréable. Ce rythme nous le soutenons plusieurs heures.
Nous parvenons dans une grande ville et allons faire nos courses pour midi dans un centre commercial. Il est tout neuf et de belles dimensions. Le pays comme ceux que nous avons traversés et ceux que nous allons rejoindre est en plein développement. Ce qui est étonnant dans ce grand magasin, il n'y a pratiquement que des femmes et jeunes entre 15 et 40 ans. La gente féminine slave ne laisse pas insensible, attention de ne pas avoir de regards trop insistants. Les commissions faites, comme chaque midi rituellement nous cherchons le premier banc afin de déjeuner. Il nous faut aujourd'hui plusieurs kilomètres pour arriver à nos fins. Nous traversons les faubourgs de la ville et nous jetons notre dévolu sur un banc devant un arrêt de bus. Plusieurs chauffeurs en redémarrant nous gratifient d'un signe amical. Une babouchka s'approche et cherche à entamer la conversation, mais elle ne parle que le russe. Nous n'arrivons pas à nous comprendre. Comme il est dommage que nous passions à côté de cet échange. Lorsque nous lui disons «fransouski», elle pousse des petites exclamations d'étonnement. On sent dans son regard qu'elle regrette autant que nous cette impossibilité de communiquer.
Nous traversons la ville qui semble comme endormie, il est treize heures. En quittant Alytus, nous traversons un pont. Il s'agit d'un fleuve mythique que nous retrouverons plus loin, le Niemen. Notre but pour le moment est Vilnius. La capitale. Cette
dernière, est la seule des trois capitales des pays baltes, éloignée du bord de la mer Baltique. De ce fait nous allons faire un parcours assez long dans ce pays qui pourtant n'est pas très grand.
Le vent nous est toujours favorable et la vitesse toujours importante. Notre itinéraire suit une route départementale, qui chemine à travers champs en jachère et petites forêts de conifères. La luminosité, douce, donne des teintes pastel à la nature. Il en ressort une sérénité à évoluer dans ce paysage. De temps à autre un petit village aux maisons de bois multicolores, avec une multitude de pommiers chargés de gros fruits à la teinte en harmonie avec les murs peints. Cette première journée en Lituanie nous donne une sensation de bonheur comme j'en ressens rarement. Et les kilomètres défilent. Vers quinze heures nous avons dépassé les 130 kilomètres .
Un petit magasin dans un village, nous y achetons des gâteaux. Ils ne sont pas aussi bons que les grosses pâtisseries allemandes , et la marchande n' a pas l'air de vouloir rigoler. Elle ne répond ni à notre bonjour ni à notre au revoir, pourtant nous avons été très polis. C'est sans doute cela le froid balte. Mais cela ne nous coupe pas l'appétit. Nous nous installons et dévorons nos friandises en nous désaltérant d'une énorme bouteille de banga local, bien pétillant et bien chimique; mais c'est très énergétique, en fournissant un apport immédiat de sucre; en effet notre journée est loin d'être finie. Notre point de chute est la petite et magnifique ville de Trakai. Encore une trentaine de kilomètres pour l'atteindre, et une fois sur place, ce n'est pas encore fini, le camping est à sept kilomètres. Vers les dix neuf heures nous l'atteignons bien contents de nous arrêter après cent soixante kilomètres. Ce sera notre plus longue étape. L'endroit est charmant et presque désert, quelques Allemands. Mais premier petit désagrément, le gérant essaie de nous rouler en ne nous rendant pas la monnaie. Devant mon insistance, il feint l'oubli et nous tend un billet.
Visite de la ville le lendemain matin. Elle est magnifique à plus d'un titre, toujours cette architecture de bois peints avec des couleurs vives, un lac immense et un superbe château sur une petite île. L'endroit dégage une telle quiétude que nous resterions bien quelques jours à ne rien faire, simplement errer nonchalamment dans les rues, sur les terrasses de cafés perchées sur l'eau et nous balader le long de la grève du lac.
Mais voilà nous courons après le temps, dans vingt jours c'est le retour et nous avons encore trois pays à traverser. Certes ils sont de petites dimensions, mais ils recèlent de multiples beautés qu'elles soient naturelles ou artificielles, je pense en particulier aux trois capitales que sont Vilnius, Riga et Tallinn.
Nous mettons donc le cap sur la première de ces capitales celle de la Lituanie. La distance à parcourir n'est pas très importante, quelques quarante kilomètres, mais essentiellement en zone urbaine ou péri-urbaine, rien de très agréable. Nous avons rendez-vous avec Paulus, membre de «Warm Shower», organisation d'entraide par le net entre rando-cyclistes. L'arrivée dans la périphérie est assez pénible et dangereuse.
Nous assistons à plusieurs accrochages entre véhicules, dont un camion qui a sérieusement bousculé une voiture. Donc cela nous incite à la plus grande prudence, souvent sur les trottoirs, mais parfois nous sommes dans l'obligation d'emprunter des tronçons de voie rapide, expérience très déplaisante. Moins on y traîne et mieux c'est, donc j'appuie sur les pédales comme un fou. Puis enfin nous parvenons dans le centre ville. Bien que le trafic reste conséquent, la vitesse est moindre et de ce fait l'impression d'insécurité diminue nettement. Des rues bien pavées sont agréables à la roue du vélo, rien à voir avec les pavés du nord de la Pologne. Il nous faut trouver où habite Paulus. Plusieurs personnes soit en allemand soit en anglais nous renseignent et nous voilà partis longer le fleuve en direction du nord . Une piste cyclable le long des quais nous permet d'avancer en toute sécurité tout en ayant un joli point de vue en découvrant cette ville.
Après quelques péripéties nous arrivons devant un ensemble de blocs à l'aspect délabré. Nous avons des difficultés à nous repérer, dues à une anomalie d'indication du numéro de bloc. Enfin après quelques indications des voisins et avoir pris le temps de caresser un gros chat au pelage et aux yeux superbes, nous voyons Paulus arriver avec sa copine. Nous rejoignons son petit appartement. Il veut nous céder sa chambre, nous refusons et nous nous mettons tous les deux dans un petit bureau. Le premier contact est sympathique, et nous allons passer deux nuits chez lui. Je crois que lui comme nous nous en avons tiré une riche expérience. Heureusement il a une très bonne maîtrise de l'anglais ce qui nous permet de nous lancer dans des discussions de bon niveau, histoire de la Lituanie, relations Russie Lituanie, géopolitique internationale actuelle avec le basculement d'une partie des pays de l'est et d'une petite partie de l'URSS dans l'Union Européenne, comparaison Pacte de Varsovie OTAN, technologie et gestion des guerres modernes, adaptation de la société lituanienne au changement de régime...
Nous passons une soirée charmante à visiter la vieille ville et nous les invitons dans un restaurant de leur choix, fréquenté par la jeunesse de la capitale. Le lendemain Paulus nous fait faire une visite marathon de la ville commencée tôt le matin et terminée à la nuit tombée. Entre autres nous visitons le musée du KGB, très impressionnant, et dire qu'il n'y a pas très longtemps ces locaux étaient toujours activés dans le cadre de la lutte contre les indépendantistes. Nous garderons de cette journée et demie passée dans la capitale lituanienne un excellent souvenir, et cela grâce à notre guide bénévole. C'était la première fois qu'il hébergeait des personnes dans le cadre de «Warm Shower», et manifestement il n'a pas fait les choses à moitié. Jamais, si nous avions été seuls avec tous les guides du monde nous n'aurions eu en si peu de temps une vue aussi complète de la ville. Un grand merci à Paulus.
Le jour du départ arrive, il pleut fort, le quartier avec ses vieilles façades de blocs communistes est lugubre, mais l'accueil a été si formidable que le moral reste au beau fixe. Pour la première fois nous avons l'intention de prendre le train pour Kaunas, ville située à une centaine de kilomètres à l'ouest de Vilnius. Nous prenons un dernier petit déjeuner dans la minuscule cuisine de Paulus. Il nous confectionne des crêpes aux allures de gros mattefins que nous couvrons copieusement de sucre. Avec un petit pincement au cœur nous disons au revoir. Immédiatement la réalité du moment nous
rattrape, les sept kilomètres pour se rendre à la gare sont effectués sous de véritables trombes, à tel point qu'en finale nous roulons dans de grosses flaques. Les billets sont vite pris, nous les trouvons assez chers pour le pays, pas loin de ce qu'on paie avec la SNCF. Il faut reconnaître que le train est des plus modernes, un peu dans le style des nouveaux TER panoramiques. Pour les vélos pas de problèmes, on les monte tels quels et ce sera le cas aussi en Lettonie. Là, par contre, les trains seront beaucoup moins modernes. D'ailleurs les Baltes privilégient le car au train. Le contrôleur tout fier de son train discute un long moment avec nous. Lorsque nous lui disons que nous sommes français, il s'exclamera sur la beauté et la vitesse du TGV.
Le train après un parcours, court dans l'absolu, mais relativement long pour la distance parcourue nous dépose à la gare de Kaunas. Elle se situe en périphérie de la ville, mais nous ne savons pas de quel côté. Une dame parlant un français remarquable, après nous avoir entretenus un long moment, sa conversation étant très intéressante, nous induit totalement en erreur. Peut-être nous sommes-nous mal exprimés sur nos intentions. Cela se termine à la boussole. La Mer Baltique se trouve à l'ouest, donc cap au 270. Nous ne traverserons jamais le centre ville, mais serons entraînés le long de grandes rocades. De toute évidence Kaunas est une grande ville, la seconde de Lituanie. Les faubourgs sont interminables, la circulation désagréable ralentissant l'écoulement du temps. Après une dizaine de kilomètres, nous arrivons sur un immense pont, sous lequel coule le fleuve au nom mythique le Niemen. Rejoindre la berge n'est pas aisé. Il nous faut faire demi-tour descendre de grands escaliers et enfin nous voilà à pédaler le long de ce fleuve qui a laissé son nom dans l'histoire.
La première chose à laquelle je pense c'est le Normandie-Niemen, fameux escadron de chasse envoyé par de Gaulle combattre sur le front de l'est aux côtés des Russes et qui inscrivit de très belles pages de gloire de l'aviation française.
Il est aux environs de midi, nous avons plus envie de flâner le long du fleuve que de rouler. À petit rythme, nous suivons un semblant de piste cyclable en contemplant le fleuve. Il n'est pas très rapide, de nombreux pêcheurs attrapent des poissons blancs à la canne à bouchon. Nous nous arrêtons pour déjeuner sur un banc. Ensuite nous nous enfonçons dans de petits chemins boueux qui se perdent au milieu du fleuve. Après d'innombrables détours dans des zones de marais et de broussailles nous sommes acculés à une impasse. Nous nous trouvons sur une pointe de sable, le Niemen à gauche et un immense marais que nous avons longé sans nous en rendre compte à notre droite. Les petites sentes boueuses et très glissantes nous les parcourons en sens inverse. Vers les quinze heures trente, nous retrouvons le bitume et nous n'avons fait que 35 kilomètres en tenant compte des 7 kilomètres de la traversée de Vilnius. Cela me donne un petit coup au moral. Un café sur le bord du fleuve, nous y dégustons un café, avec le temps perdu nous ne sommes plus à une demi-heure près. La serveuse est le type même de la beauté slave totalement envoûtante, trente cinq ans, l'allure svelte, la chevelure abondante, des traits de visage austères comme ciselés par un sculpteur au burin précis. Il nous est difficile de ne pas la regarder.
Il nous faut bien repartir. La route est très passante. Les premiers coups de pédale sont pénibles, puis le rythme est pris. Une vingtaine de kilomètres plus loin, le gros du trafic quitte le Niemen. Nous nous retrouvons sur une route magnifique presque déserte avec le fleuve en toile de fond. Le plaisir arrive et en se relayant nous pédalons à vive allure. Il est tout à fait étonnant, je dirais même étrange de constater que l'on passe sans transition d'une envie modérée de pédaler pour ne pas dire moins, à un véritable enthousiasme. Les conditions extérieures y sont pour beaucoup. Cette route excellente longeant le fleuve dans une campagne vallonnée et le beau temps de retour dans cet après-midi finissant sont les éléments qui se conjuguent et nous plongent dans cet état de grâce générateur de bonheur. Nous roulons à vive allure, comme lancés à la poursuite l'un de l'autre. L'envie d'appuyer sur les pédales jusqu'à la nuit tombée me motive. Vers les dix neuf heures trente un panneau de camping, que Jean a vu, nous stoppe dans notre élan. Un peu à regret je m'arrête. Après un départ pour le moins lent et commencé sous des trombes, la fin de l'après-midi se sera déroulée à vive allure et le compteur affiche plus de cent kilomètres pour aujourd'hui.
Le camping est désert. Vaste champ où nous sommes seuls. Il est tout neuf. Le propriétaire est en train de finir d'aménager les sanitaires. Sa fille part dans le bois d'à côté et revient avec un seau de champignons. Il s'exprime assez bien en anglais et vient nous parler de son métier. Il est apiculteur. On lui achètera un pot de miel excellent. La soirée est paisible le long de la vallée du Niemen. Dans quelques années il n'est pas impossible que ce type de parcours devienne beaucoup plus touristique. En particulier une piste cyclable est en construction. Une fois finie, il est fort probable que les amateurs de descente de fleuve à vélo soient nombreux à y venir. L'automne commence à se faire sentir, surtout à ces latitudes, la chaleur des six premières semaines est passée. Le soir nous nous habillons, bien que l'on ne puisse pas encore parler de froid. Une de nos grosses craintes concernant ce voyage résidait dans la foule de moustiques aux piqûres desquels nous pensions être soumis durant de longues périodes. Eh bien nous n'en avons pratiquement pas rencontré. En Masurie on nous avait tout particulièrement mis en garde. Maintenant que nous sommes à des latitudes nord, il semblerait que la saison ne soit plus très propice à ces intrus. Je me souviens avec une certaine terreur d'avoir été soumis en Écosse aux terribles midjes, petits insectes de la grosseur d'un grain de poivre, attaquant par milliers. Heureusement nous n'en avons pas vu un seul.
Il nous faut trois jours pour atteindre le delta du Niemen, car nous allons être immobilisés par le mauvais temps trente six heures dans la petite ville de Pagegia. Les Lituaniens semblent ignorer la pluie, ils se déplacent sous des trombes sans parapluie comme s'il faisait beau. J'ai vu un homme et une femme sous un déluge, chacun avec un gros seau de pommes de terre ne se souciant absolument pas de ce qui leur tombait dessus. Les patates ont dû être bien lavées!!!
Bien logés chez l'habitant nous avons tout loisir de profiter de cet arrêt imposé. J'en profite pour lire un livre en allemand trouvé dans un petit salon. Et je suis tout content de n'éprouver aucune difficulté. Il faut dire que durant deux mois utiliser des langues étrangères, anglais et allemand en ce qui nous concerne, renforce la capacité d'expression et remémore des tas d'expressions apprises mais enfouies quelque part dans le cerveau.
Les derniers kilomètres avant le delta sont parcourus sur un tronçon de route en terre, pour le moins pas très carrossable. Avec 20 kilogrammes de bagages la conduite n'est pas confortable. Le lieu n'est plus beaucoup fréquenté à cette époque. Le site est immense. C'est un paradis pour les pêcheurs. Le fleuve se déverse dans cet immense estuaire, plutôt un gigantesque lac, coupé de la mer par un très long ruban de sable, dont la moitié sud se trouve en Russie dans l'enclave de Kaliningrad. Les dimensions sont impressionnantes, à peu près cinquante kilomètres de long et une vingtaine de large. C'est aussi un paradis ornithologique. Des quantités d'oiseaux volent en tous sens. Nous voyons des cigognes, qui ne semblent pas farouches du tout. Sur les fils électriques les premiers regroupements d'hirondelles se forment en prévision des migrations hivernales. Elles s'échelonnent en petits points noirs sur plusieurs niveaux, telles des notes sur des portées. En effet l'hiver la glace emprisonne cette immense étendue d'eau et les températures descendent bien en-dessous de zéro.
Nous passons la nuit dans un endroit charmant, Vente, nom évocateur des tempêtes qui doivent sévir dans les parages. Le bungalow de bois que nous occupons est très agréable et permet une belle vue sur l'ampleur de l'espace lacustre. Devant nous un petit port assailli de dizaines de mouettes et de quelques groupes de canards qui glissent tels des skieurs nautiques sur l'eau. Dans les branches au-dessus de nous des quantités d'oiseaux se déplacent en bande. On a l'impression qu'une agitation s'empare de tous ces volatiles, qui se préparent à prendre leurs quartiers d'hiver plus au sud.
Ce delta du Niemen dégage une impression de qiuétude. Des petits villages s'allongent le long des berges de canaux. Des multitudes de bateaux sont amarrés le long de berges à peine aménagées. L'état de beaucoup d'entre eux laissent à désirer, comme s'ils n'étaient pas vraiment entretenus. De nombreux ronds dans l'eau attestent la présence de poissons. Ce sont, assurément, des lieux dans lesquels j'aimerais m'arrêter plusieurs jours, prendre le temps de pêcher et de rêver face à l'étendue liquide.
Mais nous sommes câblés pour avancer et bouger. Comme si le mouvement et l'effort nous donnaient l'illusion de vivre. Donc nous remontons la côte de la Mer Baltique vers le nord, par de petites routes et chemins qui sont indiqués comme pistes cyclables. Le pays est en évolution rapide, ce qui fait que des modifications d'itinéraire récentes ne sont pas prises en compte sur le guide que le propriétaire apiculteur du camping nous a gentiment donné quelques jours auparavant. Ces topos sont faits exactement sur le modèle de ceux du bord du Danube. Cela s'explique facilement, car un Allemand que nous avons rencontré à Vilnius, travaille à la description des voies cyclables des pays baltes. Il s'inspire tout simplement de ce qui existe dans son pays. Pour le moment, ce n'est qu'un balbutiement, mais les choses avancent à grands pas ou plutôt à grandes roues.
Parfois la piste est sablonneuse et cela nécessite des efforts pour extraire les roues qui
ont une fâcheuse tendance à s'enfoncer profondément dans un sable fin. Jean lève une importante compagnie de bartavelles. Ces beaux oiseaux décollent des herbes et vont se poser un peu plus loin. J'essaie de les retrouver afin de les photographier, mais malgré une fouille minutieuse je n'y arrive pas.
Après quelques hésitations sur l'itinéraire à suivre, nous pénétrons dans la ville de Klaipéda, grande station balnéaire. La cité est immense, il nous faudra plus de 10 kilomètres pour la traverser. Nous nous arrêtons sur une pelouse au pied d'une haute barre d'immeuble et nous déjeunons. La circulation des vélos est bien organisée, une large piste cyclable sur laquelle piétons et vélos se déplacent, nécessite de l'attention, cependant permet de ne pas être soumis au danger du trafic automobile assez dense.
Nous cédons au rite du café, dans un bistrot sur une petite place en centre ville. Oh surprise! Le propriétaire est suisse.
Notre but de la journée est la station estivale de Palanga, réputée pour ses plages de sable fin et son musée de l'ambre. Arrivant trop tard, nous ne pouvons le visiter le jour même, ce que nous ferons le lendemain. Nous sommes abordés devant le syndicat d'initiative par une jeune femme qui loue une chambre. Nous la suivons et pour un prix dérisoire de l'ordre de 15 euros à deux nous obtenons un hébergement avec toutes les commodités en pleine ville.
La visite du musée de l'ambre est particulièrement intéressante. Une multitude de pièces sont exposées, avec des incrustations d'insectes de toutes sortes. Des systèmes de loupe permettent de visualiser dans des conditions excellentes l'ensemble des pierres exposées.
L'ambiance dans cette petite station balnéaire sans grande caractéristique est agréable. Au mois de septembre il n'y a plus grand monde. Le soir la promenade est quasiment déserte. J'en profite pour accomplir une longue promenade à pied, en nocturne le long de la grève, les pieds presque dans l'eau. La mer est calme, de petites vagues entretiennent un léger bruit de fond.
Le lendemain avant de mettre le cap vers l'intérieur du pays, nous effectuons à nouveau une promenade le long de la mer, mais cette fois à vélo. Rouler sur la partie humide du sable léché par les vagues procure un grand plaisir. Le sable mouillé devient suffisamment dur pour résister à la pression des roues, il faut faire attention de ne pas se laisser surprendre et rouler dans l'eau, car le sel pour la mécanique ce n'est pas l'idéal, le sable n'étant pas conseillé non plus. Ce qui m'a frappé dans cette petite ville de villégiature, c'est qu'en bord de mer, il y a de nombreux sièges disposés comme dans une salle de cinéma de part et d'autre de la chaussée perpendiculaire au rivage. Là de nombreuses personnes viennent s'assoir à toute heure de la journée et fixent la mer, dans une parfaite immobilité.
Nous mettons le cap plein est dans les terres et nous rendons à Paliedai, magnifique village en bordure d'un immense lac, noyé dans une forêt gigantesque. Nous allons y demeurer deux jours. Les conditions de logement sont très agréables chez des particuliers, le tout pour 9 euros la nuit chacun.
Le site est magnifique, on pourrait se croire quelque part au fond de la Finlande. L'endroit est tellement isolé, que les Russes y avaient installé un site de fusées nucléaires pointées vers l'Occident. Les Lituaniens ne l'ont découvert qu'en 1992, bien que les Russes l'aient désactivé en 1978, après qu'il ait été découvert par un satellite espion américain. Nous partons le visiter. En pleine forêt, nous prenons nos billets et sommes les seuls touristes qu'une charmante lituanienne emmène dans un dédale de sous-terrains. Nous explorons différentes pièces dont le PC de conduite de tir et un silo de stationnement de l'un des quatre missiles balistiques qui étaient mis en œuvre au fond de cette forêt.
Lorsque nous ressortons un groupe de touristes allemands commence la visite. Nous reprenons nos vélos et nous enfonçons dans la forêt en contournant le très grand lac qui fait la réputation du lieu. Nous n'y croisons pratiquement personne. Les cèpes et les girolles y pullulent, ce qui nous permet de faire une magnifique récolte. Cette journée en forêt entre la visite de cette infrastructure de mise en œuvre de fusées et cette superbe cueillette de champignons me laissera l'un de mes plus beaux souvenirs de ces deux mois d'errance. Le soir nous offrons une bonne partie de notre butin à nos hôtes. Les cèpes nous les cuisons en fines lamelles à même la poêle à frire et les girolles nous les utilisons dans une magnifique et grosse omelette, que nous dégustons installés confortablement dans un jardin charmant entretenu au cordeau. Je me promets de revenir dans ces contrées pour y séjourner plus longtemps, me consacrant à la pêche à la cueillette des champignons et la balade en forêt.
Mais hélas, nous sommes déjà le 11 septembre et nous voulons aller encore en Lettonie et Estonie, alors que notre avion décolle le 21 de ce mois, de Riga. Donc nous reprenons la route. Ce matin aube pas très engageante, la pluie nous accueille au réveil de cinq à sept heures, puis le temps sans réellement se dégager nous permet de partir sur une route presque sèche. Sous cette atmosphère menaçante les grandes forêts ont perdu leur aspect riant et l'austérité règne, heureusement il ne fait pas froid, bien que nous soyons loin des températures du mois d'août en Allemagne. De plus nous avons un vent contraire , mais ne nous plaignons pas car jusqu'à présent il nous a souvent été favorable. Dernière ville frontière Ezere, nous faisons une dernière halte en Lituanie et vers les midi nous franchissons la frontière.
Dès que nous passons la frontière, la route après le premier virage devient excellente. Un magnifique panneau de l'Union Européenne indique que c'est elle qui participe aux financements. Mais quelle est notre surprise de constater que cette chaussée de toute beauté ne dure que cent mètres, et manifestement il ne s'agit pas de travaux qui viennent de commencer, car il n'y a plus aucune trace d'engin ou de matériau. Après quelques kilomètres effectués sur un chemin de terre nous rentrons dans la première petite ville lituanienne, Lazdiai. Elle est très propre, les maisons sont magnifiquement peintes de couleurs vives, où le jaune moutarde et le vert dominent. Que cela est joli, et comme cela donne de la gaîté aux habitations.
Première opération , retirer de l'argent local. Chacun des trois pays baltes a sa monnaie, donc il nous faudra jongler les jours à venir avec les taux de change. Contrairement à ce que nous lisons dans notre guide, les autres pays baltes n'acceptent généralement pas la monnaie du troisième. Par contre, il est souvent possible de payer en euros en particulier pour le logement, et même aussi au restaurant. On est cependant loin de l'Albanie où j'ai vu à Tirana dans un restaurant la note qui était exprimée en leks albanais, en euros et en dollars, il n'y avait que l'embarras du choix. Donc cette première petite agglomération nous fait le meilleur effet sur ce nouveau pays que nous abordons. Nous poursuivons en direction de Vilnius. Nous empruntons une route de toute beauté au goudron de belle qualité. La circulation y est très faible. Le vent dans le dos, notre vitesse se situe aux environs des trente à l'heure. Les côtes sont quasi inexistantes. Les kilomètres défilent à vive allure, le grand braquet en permanence enclenché, le plaisir est immense. On est vraiment dans une belle séance de ce que Jean appelle la vélothérapie. Le corps chauffé par l'effort et caressé par l'air du déplacement, la sensation est très agréable. Ce rythme nous le soutenons plusieurs heures.
Nous parvenons dans une grande ville et allons faire nos courses pour midi dans un centre commercial. Il est tout neuf et de belles dimensions. Le pays comme ceux que nous avons traversés et ceux que nous allons rejoindre est en plein développement. Ce qui est étonnant dans ce grand magasin, il n'y a pratiquement que des femmes et jeunes entre 15 et 40 ans. La gente féminine slave ne laisse pas insensible, attention de ne pas avoir de regards trop insistants. Les commissions faites, comme chaque midi rituellement nous cherchons le premier banc afin de déjeuner. Il nous faut aujourd'hui plusieurs kilomètres pour arriver à nos fins. Nous traversons les faubourgs de la ville et nous jetons notre dévolu sur un banc devant un arrêt de bus. Plusieurs chauffeurs en redémarrant nous gratifient d'un signe amical. Une babouchka s'approche et cherche à entamer la conversation, mais elle ne parle que le russe. Nous n'arrivons pas à nous comprendre. Comme il est dommage que nous passions à côté de cet échange. Lorsque nous lui disons «fransouski», elle pousse des petites exclamations d'étonnement. On sent dans son regard qu'elle regrette autant que nous cette impossibilité de communiquer.
Nous traversons la ville qui semble comme endormie, il est treize heures. En quittant Alytus, nous traversons un pont. Il s'agit d'un fleuve mythique que nous retrouverons plus loin, le Niemen. Notre but pour le moment est Vilnius. La capitale. Cette
dernière, est la seule des trois capitales des pays baltes, éloignée du bord de la mer Baltique. De ce fait nous allons faire un parcours assez long dans ce pays qui pourtant n'est pas très grand.
Le vent nous est toujours favorable et la vitesse toujours importante. Notre itinéraire suit une route départementale, qui chemine à travers champs en jachère et petites forêts de conifères. La luminosité, douce, donne des teintes pastel à la nature. Il en ressort une sérénité à évoluer dans ce paysage. De temps à autre un petit village aux maisons de bois multicolores, avec une multitude de pommiers chargés de gros fruits à la teinte en harmonie avec les murs peints. Cette première journée en Lituanie nous donne une sensation de bonheur comme j'en ressens rarement. Et les kilomètres défilent. Vers quinze heures nous avons dépassé les 130 kilomètres .
Un petit magasin dans un village, nous y achetons des gâteaux. Ils ne sont pas aussi bons que les grosses pâtisseries allemandes , et la marchande n' a pas l'air de vouloir rigoler. Elle ne répond ni à notre bonjour ni à notre au revoir, pourtant nous avons été très polis. C'est sans doute cela le froid balte. Mais cela ne nous coupe pas l'appétit. Nous nous installons et dévorons nos friandises en nous désaltérant d'une énorme bouteille de banga local, bien pétillant et bien chimique; mais c'est très énergétique, en fournissant un apport immédiat de sucre; en effet notre journée est loin d'être finie. Notre point de chute est la petite et magnifique ville de Trakai. Encore une trentaine de kilomètres pour l'atteindre, et une fois sur place, ce n'est pas encore fini, le camping est à sept kilomètres. Vers les dix neuf heures nous l'atteignons bien contents de nous arrêter après cent soixante kilomètres. Ce sera notre plus longue étape. L'endroit est charmant et presque désert, quelques Allemands. Mais premier petit désagrément, le gérant essaie de nous rouler en ne nous rendant pas la monnaie. Devant mon insistance, il feint l'oubli et nous tend un billet.
Visite de la ville le lendemain matin. Elle est magnifique à plus d'un titre, toujours cette architecture de bois peints avec des couleurs vives, un lac immense et un superbe château sur une petite île. L'endroit dégage une telle quiétude que nous resterions bien quelques jours à ne rien faire, simplement errer nonchalamment dans les rues, sur les terrasses de cafés perchées sur l'eau et nous balader le long de la grève du lac.
Mais voilà nous courons après le temps, dans vingt jours c'est le retour et nous avons encore trois pays à traverser. Certes ils sont de petites dimensions, mais ils recèlent de multiples beautés qu'elles soient naturelles ou artificielles, je pense en particulier aux trois capitales que sont Vilnius, Riga et Tallinn.
Nous mettons donc le cap sur la première de ces capitales celle de la Lituanie. La distance à parcourir n'est pas très importante, quelques quarante kilomètres, mais essentiellement en zone urbaine ou péri-urbaine, rien de très agréable. Nous avons rendez-vous avec Paulus, membre de «Warm Shower», organisation d'entraide par le net entre rando-cyclistes. L'arrivée dans la périphérie est assez pénible et dangereuse.
Nous assistons à plusieurs accrochages entre véhicules, dont un camion qui a sérieusement bousculé une voiture. Donc cela nous incite à la plus grande prudence, souvent sur les trottoirs, mais parfois nous sommes dans l'obligation d'emprunter des tronçons de voie rapide, expérience très déplaisante. Moins on y traîne et mieux c'est, donc j'appuie sur les pédales comme un fou. Puis enfin nous parvenons dans le centre ville. Bien que le trafic reste conséquent, la vitesse est moindre et de ce fait l'impression d'insécurité diminue nettement. Des rues bien pavées sont agréables à la roue du vélo, rien à voir avec les pavés du nord de la Pologne. Il nous faut trouver où habite Paulus. Plusieurs personnes soit en allemand soit en anglais nous renseignent et nous voilà partis longer le fleuve en direction du nord . Une piste cyclable le long des quais nous permet d'avancer en toute sécurité tout en ayant un joli point de vue en découvrant cette ville.
Après quelques péripéties nous arrivons devant un ensemble de blocs à l'aspect délabré. Nous avons des difficultés à nous repérer, dues à une anomalie d'indication du numéro de bloc. Enfin après quelques indications des voisins et avoir pris le temps de caresser un gros chat au pelage et aux yeux superbes, nous voyons Paulus arriver avec sa copine. Nous rejoignons son petit appartement. Il veut nous céder sa chambre, nous refusons et nous nous mettons tous les deux dans un petit bureau. Le premier contact est sympathique, et nous allons passer deux nuits chez lui. Je crois que lui comme nous nous en avons tiré une riche expérience. Heureusement il a une très bonne maîtrise de l'anglais ce qui nous permet de nous lancer dans des discussions de bon niveau, histoire de la Lituanie, relations Russie Lituanie, géopolitique internationale actuelle avec le basculement d'une partie des pays de l'est et d'une petite partie de l'URSS dans l'Union Européenne, comparaison Pacte de Varsovie OTAN, technologie et gestion des guerres modernes, adaptation de la société lituanienne au changement de régime...
Nous passons une soirée charmante à visiter la vieille ville et nous les invitons dans un restaurant de leur choix, fréquenté par la jeunesse de la capitale. Le lendemain Paulus nous fait faire une visite marathon de la ville commencée tôt le matin et terminée à la nuit tombée. Entre autres nous visitons le musée du KGB, très impressionnant, et dire qu'il n'y a pas très longtemps ces locaux étaient toujours activés dans le cadre de la lutte contre les indépendantistes. Nous garderons de cette journée et demie passée dans la capitale lituanienne un excellent souvenir, et cela grâce à notre guide bénévole. C'était la première fois qu'il hébergeait des personnes dans le cadre de «Warm Shower», et manifestement il n'a pas fait les choses à moitié. Jamais, si nous avions été seuls avec tous les guides du monde nous n'aurions eu en si peu de temps une vue aussi complète de la ville. Un grand merci à Paulus.
Le jour du départ arrive, il pleut fort, le quartier avec ses vieilles façades de blocs communistes est lugubre, mais l'accueil a été si formidable que le moral reste au beau fixe. Pour la première fois nous avons l'intention de prendre le train pour Kaunas, ville située à une centaine de kilomètres à l'ouest de Vilnius. Nous prenons un dernier petit déjeuner dans la minuscule cuisine de Paulus. Il nous confectionne des crêpes aux allures de gros mattefins que nous couvrons copieusement de sucre. Avec un petit pincement au cœur nous disons au revoir. Immédiatement la réalité du moment nous
rattrape, les sept kilomètres pour se rendre à la gare sont effectués sous de véritables trombes, à tel point qu'en finale nous roulons dans de grosses flaques. Les billets sont vite pris, nous les trouvons assez chers pour le pays, pas loin de ce qu'on paie avec la SNCF. Il faut reconnaître que le train est des plus modernes, un peu dans le style des nouveaux TER panoramiques. Pour les vélos pas de problèmes, on les monte tels quels et ce sera le cas aussi en Lettonie. Là, par contre, les trains seront beaucoup moins modernes. D'ailleurs les Baltes privilégient le car au train. Le contrôleur tout fier de son train discute un long moment avec nous. Lorsque nous lui disons que nous sommes français, il s'exclamera sur la beauté et la vitesse du TGV.
Le train après un parcours, court dans l'absolu, mais relativement long pour la distance parcourue nous dépose à la gare de Kaunas. Elle se situe en périphérie de la ville, mais nous ne savons pas de quel côté. Une dame parlant un français remarquable, après nous avoir entretenus un long moment, sa conversation étant très intéressante, nous induit totalement en erreur. Peut-être nous sommes-nous mal exprimés sur nos intentions. Cela se termine à la boussole. La Mer Baltique se trouve à l'ouest, donc cap au 270. Nous ne traverserons jamais le centre ville, mais serons entraînés le long de grandes rocades. De toute évidence Kaunas est une grande ville, la seconde de Lituanie. Les faubourgs sont interminables, la circulation désagréable ralentissant l'écoulement du temps. Après une dizaine de kilomètres, nous arrivons sur un immense pont, sous lequel coule le fleuve au nom mythique le Niemen. Rejoindre la berge n'est pas aisé. Il nous faut faire demi-tour descendre de grands escaliers et enfin nous voilà à pédaler le long de ce fleuve qui a laissé son nom dans l'histoire.
La première chose à laquelle je pense c'est le Normandie-Niemen, fameux escadron de chasse envoyé par de Gaulle combattre sur le front de l'est aux côtés des Russes et qui inscrivit de très belles pages de gloire de l'aviation française.
Il est aux environs de midi, nous avons plus envie de flâner le long du fleuve que de rouler. À petit rythme, nous suivons un semblant de piste cyclable en contemplant le fleuve. Il n'est pas très rapide, de nombreux pêcheurs attrapent des poissons blancs à la canne à bouchon. Nous nous arrêtons pour déjeuner sur un banc. Ensuite nous nous enfonçons dans de petits chemins boueux qui se perdent au milieu du fleuve. Après d'innombrables détours dans des zones de marais et de broussailles nous sommes acculés à une impasse. Nous nous trouvons sur une pointe de sable, le Niemen à gauche et un immense marais que nous avons longé sans nous en rendre compte à notre droite. Les petites sentes boueuses et très glissantes nous les parcourons en sens inverse. Vers les quinze heures trente, nous retrouvons le bitume et nous n'avons fait que 35 kilomètres en tenant compte des 7 kilomètres de la traversée de Vilnius. Cela me donne un petit coup au moral. Un café sur le bord du fleuve, nous y dégustons un café, avec le temps perdu nous ne sommes plus à une demi-heure près. La serveuse est le type même de la beauté slave totalement envoûtante, trente cinq ans, l'allure svelte, la chevelure abondante, des traits de visage austères comme ciselés par un sculpteur au burin précis. Il nous est difficile de ne pas la regarder.
Il nous faut bien repartir. La route est très passante. Les premiers coups de pédale sont pénibles, puis le rythme est pris. Une vingtaine de kilomètres plus loin, le gros du trafic quitte le Niemen. Nous nous retrouvons sur une route magnifique presque déserte avec le fleuve en toile de fond. Le plaisir arrive et en se relayant nous pédalons à vive allure. Il est tout à fait étonnant, je dirais même étrange de constater que l'on passe sans transition d'une envie modérée de pédaler pour ne pas dire moins, à un véritable enthousiasme. Les conditions extérieures y sont pour beaucoup. Cette route excellente longeant le fleuve dans une campagne vallonnée et le beau temps de retour dans cet après-midi finissant sont les éléments qui se conjuguent et nous plongent dans cet état de grâce générateur de bonheur. Nous roulons à vive allure, comme lancés à la poursuite l'un de l'autre. L'envie d'appuyer sur les pédales jusqu'à la nuit tombée me motive. Vers les dix neuf heures trente un panneau de camping, que Jean a vu, nous stoppe dans notre élan. Un peu à regret je m'arrête. Après un départ pour le moins lent et commencé sous des trombes, la fin de l'après-midi se sera déroulée à vive allure et le compteur affiche plus de cent kilomètres pour aujourd'hui.
Le camping est désert. Vaste champ où nous sommes seuls. Il est tout neuf. Le propriétaire est en train de finir d'aménager les sanitaires. Sa fille part dans le bois d'à côté et revient avec un seau de champignons. Il s'exprime assez bien en anglais et vient nous parler de son métier. Il est apiculteur. On lui achètera un pot de miel excellent. La soirée est paisible le long de la vallée du Niemen. Dans quelques années il n'est pas impossible que ce type de parcours devienne beaucoup plus touristique. En particulier une piste cyclable est en construction. Une fois finie, il est fort probable que les amateurs de descente de fleuve à vélo soient nombreux à y venir. L'automne commence à se faire sentir, surtout à ces latitudes, la chaleur des six premières semaines est passée. Le soir nous nous habillons, bien que l'on ne puisse pas encore parler de froid. Une de nos grosses craintes concernant ce voyage résidait dans la foule de moustiques aux piqûres desquels nous pensions être soumis durant de longues périodes. Eh bien nous n'en avons pratiquement pas rencontré. En Masurie on nous avait tout particulièrement mis en garde. Maintenant que nous sommes à des latitudes nord, il semblerait que la saison ne soit plus très propice à ces intrus. Je me souviens avec une certaine terreur d'avoir été soumis en Écosse aux terribles midjes, petits insectes de la grosseur d'un grain de poivre, attaquant par milliers. Heureusement nous n'en avons pas vu un seul.
Il nous faut trois jours pour atteindre le delta du Niemen, car nous allons être immobilisés par le mauvais temps trente six heures dans la petite ville de Pagegia. Les Lituaniens semblent ignorer la pluie, ils se déplacent sous des trombes sans parapluie comme s'il faisait beau. J'ai vu un homme et une femme sous un déluge, chacun avec un gros seau de pommes de terre ne se souciant absolument pas de ce qui leur tombait dessus. Les patates ont dû être bien lavées!!!
Bien logés chez l'habitant nous avons tout loisir de profiter de cet arrêt imposé. J'en profite pour lire un livre en allemand trouvé dans un petit salon. Et je suis tout content de n'éprouver aucune difficulté. Il faut dire que durant deux mois utiliser des langues étrangères, anglais et allemand en ce qui nous concerne, renforce la capacité d'expression et remémore des tas d'expressions apprises mais enfouies quelque part dans le cerveau.
Les derniers kilomètres avant le delta sont parcourus sur un tronçon de route en terre, pour le moins pas très carrossable. Avec 20 kilogrammes de bagages la conduite n'est pas confortable. Le lieu n'est plus beaucoup fréquenté à cette époque. Le site est immense. C'est un paradis pour les pêcheurs. Le fleuve se déverse dans cet immense estuaire, plutôt un gigantesque lac, coupé de la mer par un très long ruban de sable, dont la moitié sud se trouve en Russie dans l'enclave de Kaliningrad. Les dimensions sont impressionnantes, à peu près cinquante kilomètres de long et une vingtaine de large. C'est aussi un paradis ornithologique. Des quantités d'oiseaux volent en tous sens. Nous voyons des cigognes, qui ne semblent pas farouches du tout. Sur les fils électriques les premiers regroupements d'hirondelles se forment en prévision des migrations hivernales. Elles s'échelonnent en petits points noirs sur plusieurs niveaux, telles des notes sur des portées. En effet l'hiver la glace emprisonne cette immense étendue d'eau et les températures descendent bien en-dessous de zéro.
Nous passons la nuit dans un endroit charmant, Vente, nom évocateur des tempêtes qui doivent sévir dans les parages. Le bungalow de bois que nous occupons est très agréable et permet une belle vue sur l'ampleur de l'espace lacustre. Devant nous un petit port assailli de dizaines de mouettes et de quelques groupes de canards qui glissent tels des skieurs nautiques sur l'eau. Dans les branches au-dessus de nous des quantités d'oiseaux se déplacent en bande. On a l'impression qu'une agitation s'empare de tous ces volatiles, qui se préparent à prendre leurs quartiers d'hiver plus au sud.
Ce delta du Niemen dégage une impression de qiuétude. Des petits villages s'allongent le long des berges de canaux. Des multitudes de bateaux sont amarrés le long de berges à peine aménagées. L'état de beaucoup d'entre eux laissent à désirer, comme s'ils n'étaient pas vraiment entretenus. De nombreux ronds dans l'eau attestent la présence de poissons. Ce sont, assurément, des lieux dans lesquels j'aimerais m'arrêter plusieurs jours, prendre le temps de pêcher et de rêver face à l'étendue liquide.
Mais nous sommes câblés pour avancer et bouger. Comme si le mouvement et l'effort nous donnaient l'illusion de vivre. Donc nous remontons la côte de la Mer Baltique vers le nord, par de petites routes et chemins qui sont indiqués comme pistes cyclables. Le pays est en évolution rapide, ce qui fait que des modifications d'itinéraire récentes ne sont pas prises en compte sur le guide que le propriétaire apiculteur du camping nous a gentiment donné quelques jours auparavant. Ces topos sont faits exactement sur le modèle de ceux du bord du Danube. Cela s'explique facilement, car un Allemand que nous avons rencontré à Vilnius, travaille à la description des voies cyclables des pays baltes. Il s'inspire tout simplement de ce qui existe dans son pays. Pour le moment, ce n'est qu'un balbutiement, mais les choses avancent à grands pas ou plutôt à grandes roues.
Parfois la piste est sablonneuse et cela nécessite des efforts pour extraire les roues qui
ont une fâcheuse tendance à s'enfoncer profondément dans un sable fin. Jean lève une importante compagnie de bartavelles. Ces beaux oiseaux décollent des herbes et vont se poser un peu plus loin. J'essaie de les retrouver afin de les photographier, mais malgré une fouille minutieuse je n'y arrive pas.
Après quelques hésitations sur l'itinéraire à suivre, nous pénétrons dans la ville de Klaipéda, grande station balnéaire. La cité est immense, il nous faudra plus de 10 kilomètres pour la traverser. Nous nous arrêtons sur une pelouse au pied d'une haute barre d'immeuble et nous déjeunons. La circulation des vélos est bien organisée, une large piste cyclable sur laquelle piétons et vélos se déplacent, nécessite de l'attention, cependant permet de ne pas être soumis au danger du trafic automobile assez dense.
Nous cédons au rite du café, dans un bistrot sur une petite place en centre ville. Oh surprise! Le propriétaire est suisse.
Notre but de la journée est la station estivale de Palanga, réputée pour ses plages de sable fin et son musée de l'ambre. Arrivant trop tard, nous ne pouvons le visiter le jour même, ce que nous ferons le lendemain. Nous sommes abordés devant le syndicat d'initiative par une jeune femme qui loue une chambre. Nous la suivons et pour un prix dérisoire de l'ordre de 15 euros à deux nous obtenons un hébergement avec toutes les commodités en pleine ville.
La visite du musée de l'ambre est particulièrement intéressante. Une multitude de pièces sont exposées, avec des incrustations d'insectes de toutes sortes. Des systèmes de loupe permettent de visualiser dans des conditions excellentes l'ensemble des pierres exposées.
L'ambiance dans cette petite station balnéaire sans grande caractéristique est agréable. Au mois de septembre il n'y a plus grand monde. Le soir la promenade est quasiment déserte. J'en profite pour accomplir une longue promenade à pied, en nocturne le long de la grève, les pieds presque dans l'eau. La mer est calme, de petites vagues entretiennent un léger bruit de fond.
Le lendemain avant de mettre le cap vers l'intérieur du pays, nous effectuons à nouveau une promenade le long de la mer, mais cette fois à vélo. Rouler sur la partie humide du sable léché par les vagues procure un grand plaisir. Le sable mouillé devient suffisamment dur pour résister à la pression des roues, il faut faire attention de ne pas se laisser surprendre et rouler dans l'eau, car le sel pour la mécanique ce n'est pas l'idéal, le sable n'étant pas conseillé non plus. Ce qui m'a frappé dans cette petite ville de villégiature, c'est qu'en bord de mer, il y a de nombreux sièges disposés comme dans une salle de cinéma de part et d'autre de la chaussée perpendiculaire au rivage. Là de nombreuses personnes viennent s'assoir à toute heure de la journée et fixent la mer, dans une parfaite immobilité.
Nous mettons le cap plein est dans les terres et nous rendons à Paliedai, magnifique village en bordure d'un immense lac, noyé dans une forêt gigantesque. Nous allons y demeurer deux jours. Les conditions de logement sont très agréables chez des particuliers, le tout pour 9 euros la nuit chacun.
Le site est magnifique, on pourrait se croire quelque part au fond de la Finlande. L'endroit est tellement isolé, que les Russes y avaient installé un site de fusées nucléaires pointées vers l'Occident. Les Lituaniens ne l'ont découvert qu'en 1992, bien que les Russes l'aient désactivé en 1978, après qu'il ait été découvert par un satellite espion américain. Nous partons le visiter. En pleine forêt, nous prenons nos billets et sommes les seuls touristes qu'une charmante lituanienne emmène dans un dédale de sous-terrains. Nous explorons différentes pièces dont le PC de conduite de tir et un silo de stationnement de l'un des quatre missiles balistiques qui étaient mis en œuvre au fond de cette forêt.
Lorsque nous ressortons un groupe de touristes allemands commence la visite. Nous reprenons nos vélos et nous enfonçons dans la forêt en contournant le très grand lac qui fait la réputation du lieu. Nous n'y croisons pratiquement personne. Les cèpes et les girolles y pullulent, ce qui nous permet de faire une magnifique récolte. Cette journée en forêt entre la visite de cette infrastructure de mise en œuvre de fusées et cette superbe cueillette de champignons me laissera l'un de mes plus beaux souvenirs de ces deux mois d'errance. Le soir nous offrons une bonne partie de notre butin à nos hôtes. Les cèpes nous les cuisons en fines lamelles à même la poêle à frire et les girolles nous les utilisons dans une magnifique et grosse omelette, que nous dégustons installés confortablement dans un jardin charmant entretenu au cordeau. Je me promets de revenir dans ces contrées pour y séjourner plus longtemps, me consacrant à la pêche à la cueillette des champignons et la balade en forêt.
Mais hélas, nous sommes déjà le 11 septembre et nous voulons aller encore en Lettonie et Estonie, alors que notre avion décolle le 21 de ce mois, de Riga. Donc nous reprenons la route. Ce matin aube pas très engageante, la pluie nous accueille au réveil de cinq à sept heures, puis le temps sans réellement se dégager nous permet de partir sur une route presque sèche. Sous cette atmosphère menaçante les grandes forêts ont perdu leur aspect riant et l'austérité règne, heureusement il ne fait pas froid, bien que nous soyons loin des températures du mois d'août en Allemagne. De plus nous avons un vent contraire , mais ne nous plaignons pas car jusqu'à présent il nous a souvent été favorable. Dernière ville frontière Ezere, nous faisons une dernière halte en Lituanie et vers les midi nous franchissons la frontière.
Voyage au Brésil en octobre: Sao Paulo ou Floripa? English translation pending
Bonjour,
Nous habitons depuis peu à Ciudad Del Este (Paraguay), à la frontière du Brésil. Nous avons 1 semaine de vacances mi-octobre. Nous hésitons entre Florianopolis et Sao Paulo, pour y passer 4 nuits. Fait-il assez chaud à cette période à Floripa?Dans le cas contraire, y a t-il des choses à faire? Pour Sao Paulo, cela ne fait pas trop long, 4 jours?
Sinon, où aller (hors nord de l'Argentine, nous y faisons un périple de 4 semaines avec le Chili en décembre;) ) ?
Merci pour vos réponse!!😎
Climat au Kurdistan, Tabriz, Ardabil à l'automne? English translation pending
bonjour
je souhaite gagner l'Iran et faire un petit tour, Paveh, Tabriz, Ardabil, frontiere avec l'Azerbaijan, frontiere avec l'Armenie, et j'ai plus ou moins deux possibilités: du 1er au 15 octobre ou du 1er au 15 novembre.
Je sais qu'il fait froid a ces endroits la l'hiver, mais les courbes moyennes de temperatures n'etant que des moyennes, j'aimerais des retours d'experiences aux environs de ces dates la. Y a t il deja de la neige? Le froid est il vraiment handicapant, et restreint il les visites (comme par exemple visiter la moitié nord de la France en janvier)? A partir de quand les transports sont ils affectés par le climat?
Vaut il mieux attendre la fin du printemps pour des conditions plus propices?
Merci de vos reponses!
Yoann
Lac Constance: logement à Obertsdorf Bregenz? English translation pending
bonjour , suis a la recherche de bons plans pour loger dans ce coin frontiere suisse autriche allemagne .
quelqu'un a 1 bonne adresse a proposer ?
tarifs chambre chez l'habitant ?
merci a vous .
abfab
Obtention du visa syrien à Kilis (Turquie) sans problème English translation pending
Salut,
Ayant lu différents postes concernant l'obtention d'un visa syrien a la frontière et notament a Kilis en Turquie.Hier je me suis présenter avec mon vélo au poste frontiere sans visa préalable.Ils m'ont fait passer une visite médicale de 2 min(prise de temp), m'ont fait patienter 1h30 ensuite j'ai payé 30euros et ils m'ont fait mon visa.Le douanier m'a dit qu'il était valable 1 mois.🙂 Je n'ai pas eu l'impression d'avoir eu de la chance je pense que c'est courant. Le fait que je voyage à vélo n'a pas eu d'influence. Pour les autres postes frontière je ne sais pas si ca marche comme ca mais pour Kilis pas de soucis😉
J'èspère avoir aider comme d'autres postes m'ont déjà aidé.
a+
Phil
Ayant lu différents postes concernant l'obtention d'un visa syrien a la frontière et notament a Kilis en Turquie.Hier je me suis présenter avec mon vélo au poste frontiere sans visa préalable.Ils m'ont fait passer une visite médicale de 2 min(prise de temp), m'ont fait patienter 1h30 ensuite j'ai payé 30euros et ils m'ont fait mon visa.Le douanier m'a dit qu'il était valable 1 mois.🙂 Je n'ai pas eu l'impression d'avoir eu de la chance je pense que c'est courant. Le fait que je voyage à vélo n'a pas eu d'influence. Pour les autres postes frontière je ne sais pas si ca marche comme ca mais pour Kilis pas de soucis😉
J'èspère avoir aider comme d'autres postes m'ont déjà aidé.
a+
Phil
Bus et temps de trajet Phnom Penh - Trat? English translation pending
Bonjour a tous,
actuellement a Phnom Penh, nous aimerions passer demain la frontiere cambodge-Thailande, pour nous rendre a Trat (et de la Koh Mak). Nous n arrivons pas a trouver une explication claire sur le trajet a faire entre PP et Trat. Quelquun l a t-il fait r'ecemment ? Quel bus (mini bus?) devons-nous prendre ? Y a til un bus direct entre PP et la frontiere pour Trat ? Combien de temps dure le trajet jusqua Trat ? Merci beaucoup de votre aide
actuellement a Phnom Penh, nous aimerions passer demain la frontiere cambodge-Thailande, pour nous rendre a Trat (et de la Koh Mak). Nous n arrivons pas a trouver une explication claire sur le trajet a faire entre PP et Trat. Quelquun l a t-il fait r'ecemment ? Quel bus (mini bus?) devons-nous prendre ? Y a til un bus direct entre PP et la frontiere pour Trat ? Combien de temps dure le trajet jusqua Trat ? Merci beaucoup de votre aide
Hôtel ou guest house sympathique pour passer une nuit à Ubon? (Thaïlande) English translation pending
Bonjour
Nous devons passer une nuit à UBON en Thailande (pour passer la frontière du Laos au matin), quelqu'un peut -il nous conseiller un hôtel ou une guest house sympa ?
Merci
Stef
Nous devons passer une nuit à UBON en Thailande (pour passer la frontière du Laos au matin), quelqu'un peut -il nous conseiller un hôtel ou une guest house sympa ?
Merci
Stef
Avis et conseils sur circuit "coast to coast Découverte de l'Amérique" English translation pending
Bonjour,
Je vais bientôt partir en circuit organisé par Nouvelles Frontières : Découverte de l'Amérique.
Pour résumer, il s'agit d'un coast to coast de New York à San Francisco, en minibus de 14 personnes durant 23 jours de camping à partir du 06 septembre. Chacun a son avis sur les voyages organisés, là n'est pas la question.
Voici le voyage en question (lien). Ce qui donne par étapes (lien).
J'aimerais déjà savoir si d'autres forumeurs feront ce circuit en même temps ?Tous ceux qui ont déjà participé à ce voyage m'intéressent aussi pour leurs conseils, astuces et avis sur l'organisation et sur la globalité du circuit. Aussi pour savoir à combien les frais sur place leur sont revenus (nourriture, boisson, entrées des parcs, NASA et tout ce qu'il faut dépenser mais qui n'est pas prévu dans le prix de départ). J'aimerais aussi savoir s'il faut absolument de bonnes chaussures de marche ou si des baskets suffisent. Savoir s'il fait froid la nuit selon les endroits, si oui que faut-il prévoir en plus. Comment avez-vous géré le courant électrique pour recharger vos appareils photos, caméscopes, téléphones et walkman. Je prolongerai ce séjour avec 6 journées bonus où je serai libre de mes mouvements. D'autres sont-ils dans le même cas ? Je prévois d'aller à Los Angeles pendant ces quelques jours.
Je souhaite aussi trouver une carte SIM valable sur tout le pays mais uniquement pour de la data 3G (la fonction téléphone m'est inutile). Avez-vous des conseils à ce sujet ?
Merci ! 😉
Je vais bientôt partir en circuit organisé par Nouvelles Frontières : Découverte de l'Amérique.
Pour résumer, il s'agit d'un coast to coast de New York à San Francisco, en minibus de 14 personnes durant 23 jours de camping à partir du 06 septembre. Chacun a son avis sur les voyages organisés, là n'est pas la question.
Voici le voyage en question (lien). Ce qui donne par étapes (lien).
J'aimerais déjà savoir si d'autres forumeurs feront ce circuit en même temps ?Tous ceux qui ont déjà participé à ce voyage m'intéressent aussi pour leurs conseils, astuces et avis sur l'organisation et sur la globalité du circuit. Aussi pour savoir à combien les frais sur place leur sont revenus (nourriture, boisson, entrées des parcs, NASA et tout ce qu'il faut dépenser mais qui n'est pas prévu dans le prix de départ). J'aimerais aussi savoir s'il faut absolument de bonnes chaussures de marche ou si des baskets suffisent. Savoir s'il fait froid la nuit selon les endroits, si oui que faut-il prévoir en plus. Comment avez-vous géré le courant électrique pour recharger vos appareils photos, caméscopes, téléphones et walkman. Je prolongerai ce séjour avec 6 journées bonus où je serai libre de mes mouvements. D'autres sont-ils dans le même cas ? Je prévois d'aller à Los Angeles pendant ces quelques jours.
Je souhaite aussi trouver une carte SIM valable sur tout le pays mais uniquement pour de la data 3G (la fonction téléphone m'est inutile). Avez-vous des conseils à ce sujet ?
Merci ! 😉
Neuf mois en camping-car aux Etats-Unis English translation pending
salut
tout d'abord est il vrai que l'on peut passer la frontière canadienne et mexicaine et ainsi renouvelé le visa de 3 mois.Deuxiemement vaut il mieux acheter ou louer un cc.Et enfin notre voyage débuterait début octobre et s'achèverait fin juin quel parcours est le mieux pour faire les parcs à la meilleure période (notre programe sreait canada cote est cote ouest et canada).J'oubliais aussi pendant que j'y suis !!une petite idée du cout (essence bouffe ...)??
merci les amis
nat
Trouver une croisière pour descendre/remonter le Mékong? English translation pending
🙁 hello...c'est un reve , un fantasme peut etre...trouver une croisiere qui passe les frontieres et me laisse voguer le plus longtemps possible sue le magique Mékong !...avec escales quotidiennes pour voir les pays abordés bien sùr...
qui peut me renseigner ? qui l'aurait fait ?...indiquer .une agence ? un site ?..j'ai qq mois pour préparer cette escapade...mais est ce possible ???
merci à vous tous !
merci à vous tous !
Station de ski ouverte à cette époque de l'année en Bolivie? (23 juillet 2009) English translation pending
Bonjour tout le monde,
Je suis actuellement au Pérou, je vais bientôt passer la frontière bolivienne et je voulais savoir si il y a des stations de ski en Bolivie, ouverte à cette époque de l'année ?
Merci d'avance
Ludo
Je suis actuellement au Pérou, je vais bientôt passer la frontière bolivienne et je voulais savoir si il y a des stations de ski en Bolivie, ouverte à cette époque de l'année ?
Merci d'avance
Ludo
Randonner à Madère avec une agence en août 2009 English translation pending
Nous partons randonner à Madère 2 semaines en aout 2009 avec Nouvelles Frontières.
L'avez vous déjà fait ? Que faut-il prendre comme chaussures, grosses chaussures de rando ou "patogas".
Merci
Gare de Portbou en Espagne English translation pending
Bonjour!
Est-ce que quelqu'un connaît la gare de Portbou à la frontière de l'Espagne en provenance de Narbonne et pourrait me dire s'il y a un stationnment où on peut laisser sa voiture pendant quelques jours?
Merci à l'avance!
Chantal
Est-ce que quelqu'un connaît la gare de Portbou à la frontière de l'Espagne en provenance de Narbonne et pourrait me dire s'il y a un stationnment où on peut laisser sa voiture pendant quelques jours?
Merci à l'avance!
Chantal
Route Dushanbe (Tadjikistan) - Osh (Kirghizistan) par le Pamir M41? English translation pending
cherche infos sur la route dushanbe osh par le pamir m41
permis frontiere ect
est il possible de reprendre avion a osh
Accessoires de toilette dans les hôtels de l'Ouest américain? English translation pending
Nous partons le 17 juillet pour un circuit ouest americain avec Nouvelles Frontières, j'ai une question paratico pratique , savez vous si les hotels 2 /3 étoiles sont dotés de séche cheveux et nécessaire toilette( schampoing , gel douche ...)?
Merci , la question est futile cependant cela évite de se charger inutilement.
cordialement
Mauritanie: élection présidentielle repoussée au 18 juillet 2009! English translation pending
Bonjour,
Les élections présidentiel de Mauritanie ont étè repoussé au 18 juillet, donc les frontieres seron ouvert le 6 juin, car il y avait beaucoup de rumeurs comme quoi elle serais fermé le 6 juin le jour du vote du premier tour des élections !!! Allez bon voyage !!
Hermann Nouakchott.
Les élections présidentiel de Mauritanie ont étè repoussé au 18 juillet, donc les frontieres seron ouvert le 6 juin, car il y avait beaucoup de rumeurs comme quoi elle serais fermé le 6 juin le jour du vote du premier tour des élections !!! Allez bon voyage !!
Hermann Nouakchott.
Passage à moto sur la route P50 entre Karsava (Lettonie) et Staraya Russa (Russie) English translation pending
Au mois de juillet 2009 je rentre en russie par la frontiere lettone a karsava, en passant par le petit poste frontiere de goliseva sur la route p50, le tout en moto...
si quelqu'un connaissait ce passage, avait des renseignement sur le poste frontiere, l'etat de la route.Je suis cette route jusqu'à kholm, tres peu de photos, de renseignement, à des endroits ça a l'air d'être une piste.....
Tunisie: séjour à l'hôtel Fiesta Beach English translation pending
Bonjour, j'ai réservé au fiesta beach à djerba par nouvelles frontières la premiere semaine d'octobre. Avez vous été content de cet hotel et/ou du orestataire nouvelles frontières ? c'est la 1 ere fois que nous allons à djerba et que nous partons par nouvelles frontières. j'aimerais connaitre vos impressions sur cet hotel et sur le prestataire. merci. patricia
De Luang Prabang à Hanoï par la route English translation pending
état de la route ? problèmes ou pas pour passer la frontière ? temps nécessaire pour aller d'un point à l'autre ?
quelle est la meilleure période pour faire ce périple entre mai et septembre ?
merci pour les infos et bonne journée 😉
Retour de Sajama en Bolivie English translation pending
De retour de Sajama, a l ouest de la Bolivie, a la frontiere avec le Chili, voici quelques impressions :
tout d abord, si vous avez un peu de temps en Bolivie et que vous recherchez un endroit paisible et magnifique, allez-y ! les transports ne sont pas si difficiles que cela : soit prendre le La Paz Arica, mais il faut alors trouver un moyen de transport entre la frontiere chilienne et Sajama (qques km quand meme ...), soit prendre un bus jusqu a Patacamay a environ 2 heures de la Paz en comptant les arrets pour remplir le bus, puis un minibus jusqu a Sajama (compter de 3 a 4 heures). une fois arrive la bas, n hesitez pas a aller a l auberge Oasis, tenu par Marcello. Accueil tres chaleureux et competent, propre, eau chaude (10bol, qui se justifient par l eloignement du village), repas a 18 bol, 50 bol par pers la chambre avec bains prives (35 en basse saison). Il assure pour pas tres cher un service de guide et transport, notamment pour aller voir les lagunes en termes de randos, il y a de quoi faire : n hesitez pas par ex a aller d abord aux eaux thermales, puis revenir un peu sur vos pas vers le village et bifurquer vers le camp de base du Sajama (compter environ 2 h jusqu au camp de base). ensuite rebrousser un peu chemin jusqu a une crete que vous grimper en biais (les gens appelent cela le caminito de las vicunas), puis redescendez tjs en direction du village (2 heures de retour aussi). les gens connaissent:
Bref, ALLEZ A SAJAMA !!!!
Bref, ALLEZ A SAJAMA !!!!
Itinéraire à vélo de Budapest à Venise? English translation pending
En partant du Havre et rejoignant l'euro vélo 6 à la frontière française, je compte bifurquer tribord à hauteur de Budapest et passer par le lac Balaton pour descendre sur l'adriatique vers Rijeka ou Venise. Par où dois je passer Croatie ou Slovénie
Merci àtous pour vos conseils et vos itinéraires. Amicalement AGG
Prendre une assurance voiture pour la Mauritanie à Diama? English translation pending
Peut t'ont prendre une assurance voiture pour la Mauritanie au poste frontière de diama ?
Ou sinon peut être a St Louis ?
Faire le circuit "Transvietnamienne" en juillet? English translation pending
Bonjour,
Quelqu'un a-t-il fait le circuit de Nouvelles Frontieres "la Transvietnamienne" en juillet? J'aimerais connaître vos impressions, les points forts et les points faibles de ce circuit.
Merci d'avance
Masselot
Croisière transatlantique sur Costa Méditerranée en décembre 2009 English translation pending
bonjour
nous allons faire notre premiere croisiere sur costa mediterrannée(reservee ce jour chez nouvelles frontieres) 21 nuits depart le 5 decembre 2009 de savone .
circuit malaga+funchal+barbade+grenade+dominique+martinique+guadeloupe+saint martin+la romana+catalina+tortola+antigua +sainte lucie+guadeloupe +paris
nous sommes demandeurs de toutes informations sur les excursions a faire ou a eviter (nous aimons surtout les beaux paysages la faune et la flore )
la vie a bord (que faire pendant les jours en mer par exemple)
les forfaits vins (prendre un forfait ou non;les vins du coffret classique sont-ils bons etc...)
que faut-il emporter comme vetements
etc, etc...
par avance merci
salutations
Traverser Maroc-Algérie par bateau? English translation pending
Bonjour,
J'ai lu plusieurs conversation sur le fait que les frontières terrestres entre le Maroc et l'Algérie sont fermées. Est-ce que quelqu'un a déjà traversé par bateau, ça se fait? C'est quoi environ les prix par bateau et par avion pour se rendre à Alger à partir de Casanblanca ou de Tanger? Et en bateau, est-ce que ça prend beaucoup de temps?
Merci pour les infos!!
Merci pour les infos!!
Prix d'un vol Paris-Phuket en mars English translation pending
bonjour a tous, voila j ai reservé sur thai avec nouvelle frontiere pour le 13 mars, a 1000 euros aller retour, avec billet modifiable pour le retour sans frais sur une duré de 6 mois, !! .je part sans visa ! combien de fois je peu avoir les 30 jours touristique ?, en chachant qu'il faut sortir et reprendre un avion !! et le prix de mon tiket et il bien ?.
MERCI
Entrer en Birmanie avec des médicaments English translation pending
Bonjour,
Quelqu'un a t-il eut des problèmes à la frontière en voulant rentrer dans le pays avec un nombre relativement important de médicaments nécessaires pour un traitement??
Merci Phi
Merci Phi
Passer au Maroc avec un camion poids lourd aménagé! English translation pending
Bonjour à tous,
j'aimerais avoir des infos récentes concernant le passage frontière entre l'espagne et le maroc avec un camion (4X4) poid lourd aménagé (carte grise normale PL).
Apparemment il y a quelques temps c'était impossible, il fallait mettre le cam sur un ferry (porte conteneur) à sète et passer par un transitaire....avec frais de douane, taxes diverses...etc Bonjour la douloureuse !!!! 😕
Quand est-il actuellement, quelqu'un a t-il déjà fait le passage ?
Merci à tous, A+ jack 😉
Animations à l'hôtel Riu Merengue de Puerto Plata? English translation pending
Bonjour,
nous venons de booker un séjour au Riu Merengue (via Nouvelles frontières) pour les vacances de février. L'hotel a, sur le forum, de bon retours. je ne trouve pas beaucoup d'éléments sur : la pratique du tennis (place dispo?, cours collectifs? ...) la pratique de la voile (bateau dispo, à reserver ?, quelle type de dériveur ?...) les animations pour ado (ma fille a juste 12 ans et ne pourra aller au "mini-club" Voilà si certains ont des infos, nous sommes très preneur.
merci
🙂
nous venons de booker un séjour au Riu Merengue (via Nouvelles frontières) pour les vacances de février. L'hotel a, sur le forum, de bon retours. je ne trouve pas beaucoup d'éléments sur : la pratique du tennis (place dispo?, cours collectifs? ...) la pratique de la voile (bateau dispo, à reserver ?, quelle type de dériveur ?...) les animations pour ado (ma fille a juste 12 ans et ne pourra aller au "mini-club" Voilà si certains ont des infos, nous sommes très preneur.
merci
🙂
Retour d'un séjour à l'Embudu Village aux Maldives English translation pending
De retour depuis presque un mois d’ Embudu Village, (voyage avec Nouvelles Frontières ), je vais essayer de donner un maximum de renseignements.
Je précise qu’il s’agissait de mon premier ( mais pas je l’espère dernier) séjour aux Maldives et que je ne dispose donc pas d’éléments de comparaison.
Vol par XL AIRWAYS, horaires respectés tant à l’aller qu’au retour, durée du voyage 9h36 à l’aller et 10h45 au retour, personnel de bord très agréable, peu de turbulences, repas très corrects. Bien sur comme toujours pas beaucoup de place, moi comme je ne sui pas grande, ça me pose moins de problèmes. Nous avons eu un vol aller de nuit, arrivée à Malé à 7h15, et sur l’île à 9h15/30, ce qui laisse le temps de profiter de toute la journée, et un vol retour de jour.
J’avais, à la réservation demandé à bénéficier d’un Water Bungalow, on m’avais dit qu’il n’y en avait plus aucun de libre ( il faut dire qu’il n’y en a que seize au total). J’avais envoyé plusieurs mails en leur disant que s’ils avaient un désistement j’étais preneuse, deux jours avant le départ ils maintenaient qu’il n’y en avait pas et, à ma grande joie, en arrivant ils nous en ont attribué un, (moyennant un sur classement bien sur). Je n’ai aucun regret, si on peut le faire ça vaut le coup . Les chambres sont grandes, avec un lit king size et un petit lit de 1m à côté, une grande armoire avec mini frigo ( vide) thermos pour eau fraîche et bouilloire assortie de sachets de thé de café et de sucre. IL y a également un coin «écriture » et deux fauteuils autour d’un guéridon. Il y a surtout une plaque de verre encastrée dans le sol, par laquelle on voir passer tout un tas de poissons qui se baladent sous les pilotis puisque ces derniers sont au dessus du récif On dispose enfin d’une terrasse assez spacieuse, donnant sur Malé et la mer, avec trois bains de soleil et une table. La salles de bain se compose de toilettes, un lavabo et une grande baignoire ave bain bouillonnant ( pour ma part je n’y ai pris que des douches), une des parois de la salle de bains est en clairevoie et le toit extérieur est transparent. Le chauffage de l’eau est solaire .
Les serviettes de salle de bain sont fournies par contre il n’y a pas de prêt de serviettes de plage. On trouve partout autour de l’île des transats en résine, il y en bien assez pour tout le monde.
Nous avons rencontré des couples en chambre supérieures, elles semblaient pas mal, un peu plus petites et avec moins de lumière ; par contre ceux que nous avons rencontrés en chambre standard se plaignaient et du manque de fenêtres ( ce sont des claires-voies) et surtout des moustiques.
En ce qui concerne l’absence d’eau chaude dans les chambres standards, je me suis aperçue ( et pourtant je suis frileuse) que l’on n’utilise quasiment que l’eau froide pour les douches.
L’île est minuscule (150m x250 m environ) on en fait rapidement le tour, elle comporte sur tout le périmètre des tas de « mini plages » entre les palétuviers, en plus des deux grandes langues de sable qui avancent dans la mer, ce qui fait que malgré que les chambres soient pleines ainsi que le restaurant, on a jamais l’impression d’être les uns sur les autres même sur le sable.
Je ne m’étendrai pas sur la couleur de l’eau, rien de plus à dire que tous les autres, elle est VRAIMENT comme sur les photos, un bleu turquoise magnifique et transparent on peut compte les grains de sable (blanc bien sur)
Hormis le sol du restaurant, de l’office et du bar, tous les chemins et toutes les allées sont en sable, ce qui confère un aspect un peu sauvage à l’île.
Du fait de la petite taille de l’île il est possible, presque comme dans le petit prince, de voir le soleil se lever et se coucher en déplaçant sa chaise ( ok j’exagère un peu mais c’est possible en changeant de côté de l’île, les levers et couchers de soleil sont somptueux).
Nous avons eu, sur une semaine, hormis l’arrivée à Malé sous la pluie, juste une après midi pluvieuse ; à ce propos pour ceux qui comme moi ont scruté la météo les jours voire les semaines précédant le départ, il ne faut pas se fier à ce que dit ( entre autres) la chaîne météo qui annonçait désespérément de la pluie battante tous les jours depuis un mois ainsi que la semaine où nous y étions.
C’est vrai cependant qu’il pleut de temps en temps pendant quelques minutes……. la nuit.
Nous avions opté pour une formule « all inclusive », et là aussi sans regret pour avoir discuté avec un couple qui ne l’avait pas choisi et trouvait que tout était cher. Pour exemple une bouteille d’eau coûte 2 euros, un café aussi, un apéritif 8 euros…
Dans la formule all in on peut avoir le cocktail du jour ( différent chaque jour) ou des whisky, gin, rhum, avec sodas, coca, tonic … les expresso et les jus de fruits frais ne sont pas dans la formule.
Donc pour quelqu’un qui ne boit pas du tout d’alcool ça ne vaut pas le coup mais pour les autres si. Pour ma part je pense qu’un petit apéro ( soyons honnêtes, plutôt deux ) le soir ça fait partie des vacances.
Les petits déjeuners sont internationaux, avec des viennoiseries à profusion, des plats salés, des légumes cuisinés, des pancakes, des blinis, de nombreuses variétés de pains, des jus de fruits (à mon goût un peu synthétiques, ça ne vaut pas les oranges fraîches pressées de la république dominicaine).
Le personnel de l’hôtel est très agréable et serviable, il vaut mieux parler anglais ou arabe, c’est le même serveur qui s’occupe de vous pendant tout le séjour.
A table on vous désigne une place, si vous n’êtes qu’à deux vous partagerez la table de 4 avec deux autre personnes, ils essaient de vous mettre avec des gens parlant la même langue que vous. C’st intéressant et ça permet de rencontrer du monde.
Les repas du soir sont « à thème », de mémoire il y a eu un repas barbecue, un fruits de mer, un asiatique, un chinois, un western, un Italien…
A signaler également le vendredi soir un repas « de gala » avec un cocktail alcool fruits, une entrée avec des crevettes accommodées, une soupe à l’oignon, soit une langouste soit des grosses gambas avec des frites et des légumes, et une assiette de fruits exotiques.
En all inclusive ils servent du vin au verre à volonté, le café est servi à volonté au petit déjeuner mais par contre un seul café après les repas.
Concernant les activités du soir ( du moins ce que j’en ai vu sur une semaine) il y a eu une soirée « disco », un soir ou le club de plongée a présenté son diaporama ( superbe d’ailleurs), un soirée « magie ».mais il ne faut pas y aller pour ça. Ceci dit quand j’ai passé la journée dans l’eau, moi, j’ai plutôt sommeil.
Le club de plongée offre non pas des « baptêmes » mais des « initiations » sur deux demi journées, une première de cours élémentaires théoriques et d’exercices de base ( vidage détendeur, rattrapage détendeur, vidage masque etc…) et la deuxième journée on plonge à 8/10 m dans le coral garden .
C’est génial pour ceux qui n’ont pas encore essayé, le seul risque ( et je n’y ai pas échappé) c’est la contamination par le virus de la plongée (la première chose que j’ai faite en rentrant chez moi a été de chercher où je pouvais valider mes niveaux).Ils assurent également la préparation des niveaux 1 et 2. Il faut compter 99 euros pour l’initiation et environ 500 pour le niveau 1, je ne sais pas pour le niveau 2. Ils organisent également des plongées accompagnées et des plongées de nuit pour ceux ayant le niveau 1.
Concernant les excursions il y en a pas mal d’organisées au départ de l’ île.
Le simple survol en hydravion était mentionné sur un des prospectus en allemand, mais il n’a pas eu lieu la semaine où nous y étions (peut être faute d’un nombre suffisant de participants.
Il était proposé une journée complète avec départ en hydravion vers une île voisine, snorkeling, barbecue sur l’île en question et retour en bateau rapide. Nous avions envie de le faire ( surtout pour les photos aériennes) mais le prix nous a paru excessif ( 280 dollars par personne) et nous avons abandonné l’idée.
Il y a une excursion pour la capitale avec visite mais ils vous posent à Malé vers 14h, avec consigne de se retrouver au même endroit à 17h30, et si on ne connaît pas ça ne nous semblait pas évident, nous n’y sommes pas allées non plus le coût de la demi journée était de 23 dollars.
Pas contre nous avons fait deux excursions :
- le sous marin au large de Malé, c’est bien pour ceux qui ne plongent pas, car ça permet de voir des tas de poissons des profondeurs, c’est non stressant, on est bien installés ( le nombre de gens embarqués est prévu pour que chacun ait en face de lui un grand hublot) : tarif 50 dollars.
- le Hoping Island : Départ en début d’après midi pour Maafushi, île locale habitée par les Maldiviens et sans accueil touristique fixe, les couleurs des maisons sont belles, les gens gentils et c’est l’endroit le plus intéressant si on veut ramener des souvenirs ( en discutant on peut les avoir environ au ¼ des prix pratiqués à l’hôtel).
Puis on nous laisse pour ½ h de snorkeling au bord d’un banc de sable, pas beaucoup d’espèces différentes de l’île mais c’est sympa.
Enfin on visite une autre île-hôtel ( Biyadoo). Personnellement je ne vois pas l’intérêt si ce n’est de me dire que j’ai préféré Embudu : tarif de l’excursion : 23 dollars
Si par contre nous avons eu la joie de voir une vraie tornade dans le lointain ( je parle évidemment de joie une fois qu’elle s’est arrêtée loin de nous car au début c’était l’inquiétude qui dominait, d’autant plus que le conducteur du dhoni semblait très pressé de nous ramener à la côte).
Voila, j’espère avoir répondu au plus possible de questions, et je reste disponible pour plus renseignements si besoin ( et si je sais la réponse) En tout cas c’état génial, j’attends la prochaine fois .
Voila, j’espère avoir répondu au plus possible de questions, et je reste disponible pour plus renseignements si besoin ( et si je sais la réponse) En tout cas c’état génial, j’attends la prochaine fois .