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Vos photos: Tour du Monde en Saris, Boubous & Djellabas English translation pending
by Cleastre · 2011-07-03 · 324 replies
Bonjour à tous 😉,

En attendant le Cool-Concours n°3 de Septembre prochain,

je vous propose la version estivale dont les règles restent les mêmes, à la différence près que les GPF (Grand Podium Final), seront plus simples et sans cadeaux spécifiques.

Souhaitant que le thème de cette nouvelle édition vous inspire autant que les précédents,

Saris, Boubous & Djellabas vous tendent les bras !!!

Heureux Estival Cool-concours à tous, et bonnes vacances aux Juilletistes 😎
Jeu des photos, épisode 62 English translation pending
by Colysee · 2011-06-13 · 501 replies
Bonsoir à tous et à toutes

Alors pour ce début de soirée, je vous propose cette image Alors de qui s' agit il et où peut on le voir?
Trente et un jours en Namibie, Botswana et Chutes Victoria (septembre-octobre 2009) English translation pending
by Rougegorge · 2011-06-12 · 47 replies
Maintenant, ça y est, nous sommes revenus depuis quelques semaines (zut, quelques mois…, zut, plus que ça...). Mais il est temps de se replonger dans ce qu’on peut déjà appeler des « souvenirs » de notre périple.

Je vais essayer de garder un peu de logique dans mon carnet de voyage, mais il est possible que ça ait quelques fois tendance à partir dans toutes les directions… Je pense que je glisserai les infos au moment où elles me reviendront en mémoire (dans la description des différentes étapes). Néanmoins, voici les quelques éléments de base. Nous sommes parti en indépendant avec une voiture de location (4x4 avec tente de toit). Cela fait maintenant plus d'un et demi que nous sommes rentrés, mais je me devais de tenir ma promesse et de publier ce carnet sur le forum, ne serait-ce que pour partager à nouveau mon expérience, après tout ce que j'ai trouvé d'utile dans les textes publiés ici. N'hésitez pas à m'envoyer questions et commentaires, ce sera avec plaisir que j'essaierai de répondre !

1) notre itinéraire :

Nous sommes partis à cheval sur septembre et octobre 2009.

J1 : Paris-> Francfort, décollage pour Windhoek J2 : Arrivée à Windhoek, nuit chez Londiningi B&B J3 : Bagatelle Kalahari Game Lodge (proche Mariental) J4 : Bagatelle Kalahari Game Lodge (proche Mariental) J5 : Bagatelle Kalahari Game Lodge (proche Mariental) J6 : Namib Naukluft campsite J7 : Sesriem campsite J8 : Sesriem campsite J9 : Swakopmund, Pension Rapmund J10 : Spitzkoppe campsite J11 : Mowani campsite (région de Twyfelfontein) J11 : Ongongo community campsite (Sesfontein) J12 : Purros community campsite J13 : Purros community campsite J14 : Palmwag lodge J15 : Okaukuejo campsite (Etosha) J16 : Halali campsite (Etosha) J17: Namutoni campsite (Etosha) J18 : Mahangu Safari Lodge campsite (près de Mahango) J19 : Namushasha Lodge campsite (Bande de Caprivi) J20 : Kubu Lodge campsite (Kasane) J21 : Maramba River lodge (Livingstone) J22 : The garden on the Chobe River Lodge (Kasane) J23 : Ihaha campsite (Chobe National Park) J24: Planet Baobab campsite J25 : Audi Camp campsite (Maun) J26 : Third bridge campsite (Moremi) J27 : Audi Camp campsite (Maun) J28 : Audi Camp campsite (Maun) J29 : Zelda Guest Farm campsite J30 : Londiningi B&B (Windhoek) J31 : vol vers Francfort puis Paris

2) l’avant préparation

J’ai commencé la préparation plus d’un an avant de partir. Mon objectif était d’emmener mon amoureuse en Namibie et au Botswana en lui faisant une surprise, et ça a été au final réussi, elle n’a appris que 3 heures avant le départ du vol Air Namibia depuis Francfort que nous allions en Namibie. Depuis un an et demi auparavant, le nom de code de la destination était « Maubeuge ».

J’ai utilisé les guides Bradt, pour ceux qui ne sont pas rebutés par l’anglais, je trouve qu’ils sont vraiment très bien faits (Namibie et Botswana). J’ai l’impression qu’ils sont piles comme un guide de voyage doit être fait : à chaque fois que je m’attendais à trouver une info elle était là de manière logique, sans avoir à aller chercher 200 pages plus loin, les conseils avisés, les descriptions des logements pointues et relativement à jour.

Concernant la réservation des hébergements et de certaines activités sur place, je suis passé par Tourmaline, qui a maintes et maintes fois été recommandé sur ce forum, et que je ne peux que recommander à mon tour. Ils m’ont aidé à améliorer un peu mon parcours, ont effectué toutes les réservations. A notre arrivée à l’aéroport nous avons été accueillis par un guide de l’agence super gentil, qui nous a remis un carnet de route hyper détaillé et très soigné, bourré d’informations sur chaque étape. Nous avons aussi reçu un carnet détaillé sur la Namibie (géographie, histoire, populations…) les fameuses cartes Shell Veronica Rodt Namibie et Botswana, et enfin le guide touristique de cette même Veronica Rodt pour le Botswana. Il a passé presque une demi-journée avec nous pour tout nous présenter en détail. Le tout pour un prix assez modique (aux alentours de 80 euros au total). J’ai trouvé en tout cas que la qualité de service était irréprochable, et pour ceux qui souhaitent partir en ayant toutes les réservations effectuées, je dirais que c’est s’éviter la partie frustrante de la préparation où les gens ne répondent pas aux mails, etc. Ils se sont également chargés de la réservation de la voiture de location.

Nous avons choisi de partir avec le circuit complètement bouclé et réservé (à part deux jours au Botswana que nous avons organisés sur place). Le débat entre les gens qui préfèrent tout réserver avant ou bien tout faire au jour le jour a déjà donné lieu à des discussions sur le forum. Je souhaitais pour ma part arriver en étant sûr d’avoir des places dans tous les endroits que je souhaitais voir, sans avoir à nous demander chaque jour où nous allions dormir le soir. Ca procure un certain confort d’avoir tout payé auparavant, de donner un bon en arrivant et de se poser. Ca évite les tensions de voyage sur ce que chacun préfèrerait, et puis ce n’est pas parce qu’on a réservé quelque chose qu’on ne peut pas faire une autre option, au pire on perd le prix de la location et puis voilà. A noter qu’il y a certains endroits où on ne peut pas réserver (Spitzkoppe, Purros, Ongongo), et d’autres où à la saison touristique une réservation est utile pour être sûr d’avoir une place (Etosha, Sesriem). Concernant l’arnaque (oups, ça m’a échappé) des campsites des parcs nationaux au Botswana, j’y reviendrai plus loin

3) la voiture Nous avons opté pour un 4x4. Nous avions à l’origine demandé un simple cabine (moins cher), mais nous nous sommes retrouvés avec un double pour le même prix. Avec le recul, je pense que le double cabine est quand même mieux, ne serait-ce que pour pouvoir laisser les affaires personnelles sur les sièges arrières, à portée de main d’une part, et surtout à l’abri de la poussière qui s’infiltre assez facilement dans la benne, même couverte. Le Hilux n’est pas je pense un « vrai » 4x4 d’aventurier (je crois que le Defender ou un bon vieux LandCruiser rentre mieux dans cette catégorie), mais il est amplement suffisant pour un voyage « classique ».

Une nouvelle fois, le débat « 4x4 ou pas 4x4 » a déjà eu lieu sur le forum, mais voici mon opinion au regard de nos expériences de ce voyage. Il est clair que l’immense majorité des routes de Namibie et d’une partie du Botswana est accessible en véhicule standard. Cependant, je pense qu’au niveau sécurité (la première sécurité consistant de toute façon à ne pas rouler trop vite, etc !), on est plus assuré de ne pas sortir de la route ou casser une roue au premier nid de poule avec une voiture faite pour rouler sur du cailloutis qu’avec une voiture taillée pour le goudron. Pas mal de véhicules sont équipés de 2 roues de secours (à vérifier à la location), et puis il est pratique d’avoir sa maison sur le toit et de pouvoir promener tout un équipement de camping facilement. Après pour certaines zones (Purros, Moremi, Chobe), on peut y aller, alors que l’accès est impossible en voiture standard.

Nous n’avons pas pris de réduction de franchise. Sur une longue durée, la réduction de franchise coute très cher, et les exclusions sont de toute façon tellement nombreuses que je n’ai pas estimé que le risque justifiait l’investissement. La probabilité qu’un accident sérieux arrive en étant dans les conditions de l’assurance est à mon avis assez faible, ce qui fait que l’accident qui se produira sera à la charge du client, franchise ou pas. C’est ce que je pense… J’avais par contre pris une assurance pare brise et pneus. Nous n’avons pas eu à nous en servir (pas de crevaisons sur un mois, et pas de casse pare brise non plus), mais si vous êtes tentés par cette assurance, demandez avant aussi les conditions d’application : j’ai découvert en arrivant que l’assurance ne couvrait que deux pneus et 1 pare brise… Encore une fois, faire son calcul et analyser les risques.

Nous avions pris l'option frigo dans la voiture. Cela nous a bien servi, mais il n'y a rien de miraculeux non plus: le frigo (chez notre loueur en tout cas) tirait sur la batterie de la voiture (pas sur une batterie dédiée), donc pas question de le laisser allumé la nuit quand le moteur ne tourne pas. Il est possible de demander un câble (pas inclus dans le kit « de base » pour nous) pour le brancher au secteur dans les campsites, mais nous avons rarement eu accès à l'électricité sur les sites (qui sont par ailleurs parfaits pour tout le reste). En conséquence, le frigo nous a servi surtout pour stocker les aliments frais jusqu'au soir même, sans par exemple pouvoir faire de réserves de viandes pour plusieurs jours car n'étant jamais sûrs de la présence d'électricité aux campsites. Peut-être que certains loueurs permettent d'avoir plus d'autonomie avec leurs dispositifs, mais demandez, car tout ne va pas automatiquement de soi.

Enfin, nous avons emporté un téléphone satellite (même si notre itinéraire ne le justifiait pas vraiment) qui permet malgré tout de pouvoir se raccrocher au monde en cas de pépin. A noter que le nôtre a refusé de marcher durant les deux dernières semaines, ce qui nous a valu un remboursement partiel de la somme (grâce à Tourmaline qui est intervenu auprès du loueur de téléphone).

4) la saison

Le choix du mois de septembre s’est fait un peu par défaut du fait de raisons professionnelles et ça a été plutôt chouette. Nous n’avons pas été noyé dans trop de monde (mais bon, je pense que la Namibie est assez tranquille au niveau « foules » même au mois de juillet !).

Le climat était plutôt agréable, chaud la journée sans être étouffant, et les nuits fraiches, juste assez pour se blottir dans son duvet sans mourir de chaud. Nous n’avons presque pas eu de pluie. Je dis « presque », mais en fait nous nous attendions à la saison sèche, alors que nous avons eu pas mal de pluie dans les Nxai Pans et Moremi au Botswana, puis lors de notre dernière nuit dans le Kalahari. C’était parfois des orages énormes qui duraient toute la nuit. Je n’ai pas réussi à savoir si c’était commun pour la période (fin septembre, début octobre).

Enfin, nous avons croisé des moustiques, les premiers à Etosha (si si !) puis dans la bande de Caprivi. Rien de bien grave, il y a eu quelques soirs où il a fallu se couvrir de DEET. Le corollaire des moustiques dans ce coin là est le paludisme. D’après ce que j’ai pu trouver, le risque est quasiment nul à cette période, mais nous avons pris de la Malarone. Encore une fois, le débat a eu lieu, je pense que c’est encore une fois une question d’évaluation du risque…

5) Etape par étape

Je vais passer maintenant aux étapes, en essayant à chaque fois de donner nos impressions et autres renseignements qui pourraient être utiles, sait-on jamais. L’en-tête à côté du ‘Jn’ correspond à l’endroit où nous avons passé la nuit à la fin du jour en question.

J1 : Paris-> Francfort, décollage pour Windhoek J2 : Arrivée à Windhoek, nuit chez Londiningi B&B

Le vol Air Namibia nous dépose à l’heure à l’aéroport de Windhoek, le vol s’est bien passé, le service est plutôt pas mal (j’espère ne pas passer pour un snob des vols aériens), en tout état de cause, je dirais « bon rapport qualité/prix ». Nous sommes accueillis par le guide de Tourmaline qui nous amène chez Londiningi. L’auberge est très chouette, l’accueil très bon, enfin bref, rien à redire. Nous avons droit à un briefing extensif de la part du guide sur tout notre parcours, explications diverses et variées, le carnet de route est parfait, les bons de réservation sont là. Nous passons également récupérer la voiture chez African Tracks. L’équipement de camping est un peu vieillot (on se rend bien compte qu’il n’est pas de toute première jeunesse), mais là encore, le rapport qualité/prix a l’air assez bon. La première expérience de conduite est un peu stressante au début, il faut conduire à gauche, et surtout le plus dur je trouve est de s’habituer au gabarit ! Moi qui suis plutôt habitué au format Twingo, j’ai eu l’impression de conduire un char Leclerc. Mais bon, ça vient vite, et on apprend (un peu trop) vite à avoir confiance dans les rétroviseurs pour les marches arrière !

Nous partons vaguement à pied dans le quartier, c’est le coin chic de Windhoek, il y a des grandes maisons joliment arborées, mais par contre les barbelés sont omniprésents… On fait quelques emplettes sur place (notre premier biltong, de la viande séchée qui va devenir notre plat national pour les pique-nique par la suite !). Il y a des gardes un peu partout, l’ambiance est assez curieuse. Nous avons aussi acheté une carte de téléphone portable prépayée, mais nos téléphones que je croyais débloqués ne devaient pas l’être tant que ça vu que ça n’a jamais marché.

Nous dinons le soir au Joes’s Beerhouse, un super restau pas loin de l’auberge. Le décor est super réussi, on mange dehors sur des grosses tables en bois, les portions de viandes grillées sont généreuses, et le prix… namibien ! Ca cale le niveau : dans un bon restau dans les quartiers « chics » de Windhoek, on peut se faire péter le bidon pour péniblement 10 euros chacun binouse comprise.

J3 : Bagatelle Kalahari Game Lodge (proche Mariental) J4 : Bagatelle Kalahari Game Lodge (proche Mariental) J5 : Bagatelle Kalahari Game Lodge (proche Mariental)

Le lendemain, ça y est, l'aventure commence, direction le sud et le Kalahari. Je me suis amusé à rentrer les étapes dans le GPS (Garmin et www.tracksforafrica.com), et visiblement, ça marche super bien (au moins pour sortir de Windhoek, après, on peut pas dire qu'on risque beaucoup de se perdre !). Sur la route on croise nos premiers « animaux », quelques babouins qui traversent nonchalamment. Pour nous deux petits européens fraichement débarqués de l'avion, ça fait son petit effet.

On se dirige vers Mariental pour trois jours de relâche chez Bagatelle. La durée de notre séjour s'étant allongée quelques mois avant le départ parce qu'Air Namibia avait annulé ses départs depuis Londres et que nous ne pouvions pas arriver plus tard (le trajet était bouclé), on a décidé (enfin, j'ai, surprise oblige !) de se poser trois jours sans faire grand chose dans un endroit confortable où on peut se poser pour bouquiner au milieu des dunes sans avoir de soucis. L'accueil était vraiment super, les petites maisons dans les dunes sont mignonnes, confortables, y'a une petite bouteille de vin à l'arrivée. Le soir on prend les repas sous les étoiles, les bouteilles de vin ne sont vraiment pas chères. Bref, pour nous qui ne sommes pas des habitués des hôtels au standing un peu élevé, il faut bien reconnaître qu'il n'est pas désagréable de se laisser un peu aller, dans une ambiance de dépaysement total, hors du monde... Nous participons à leur « game drive » dans leur réserve privée, nous découvrons notre première girafe, nos premiers gnous, zèbres, springboks, oryx. Ils ne sont guère nombreux, mais comme ce sont les premiers, nous sommes éblouis. Le paysage est vraiment somptueux à la lumière de fin du jour, l'herbe jaune (vraiment couleur jaune, pas juste séchée), le vert des arbres et le rouge du sable, le tout au coucher du soleil avec le petit apéro qui va bien que le guide sort au moment opportun, c'est absolument magique, pile ce qu'il nous fallait après une longue année de dur labeur.

Les trois jours sur place ne sont pas indispensables, mais pour nous ils sont passés finalement assez vite, au gré du sable rouge, des autruches devant la maison le matin, de « l'afternoon tea » et petits gâteaux l'après midi et des paons nombreux autour de la petite piscine (glacée d'ailleurs). Le dernier soir, une petite bouteille de champagne local attendait dans la chambre. Bref, un séjour sur la lune, une entrée en matière parfaite pour un voyage d'un mois qui s'annonçait comme un rêve éveillé. Et pour redescendre sur Terre, le tout pour un prix pas exorbitant, en tout cas le rapport qualité prix était vraiment excellent. Je recommande.

J6 : Namib Naukluft campsite

Ce matin départ pour une traversée vers l'ouest. Après 80 km, on s'aperçoit qu'on a oublié le carnet de route et tous les bons au lodge... Marche arrière donc, ils ont bien tout gardé, ouf ! Les paysages sont plutôt rudes, on croise péniblement une voiture toutes les dix minutes. Nous abordons notre première route gravillonnée, c'est vrai que ça ressemble à une route goudronnée, on a l'impression qu'on peut se transformer en pilote, mais gare, ça glisse, et mine de rien y'a quelques nids de poules ou cailloux isolés qui sont traitres. On croise plusieurs niveleuses qui corrigent la surface de la route. Au bord de la route, on voit aussi quelques fois des roulottes, au milieu de nulle part... Suite au prochain épisode !

Nous croisons en fin de journée une petite voiture sur le bord de la route arrêtée. Je m'arrête pour leur demander si tout va bien. C'est une bande de quatre « jeunes » (oulà, je me sens ancien combattant en disant ça, je n'ai que 28 ans en fait, 26 au moment des faits), ils sont en rade, leur pneu arrière gauche a éclaté, et... ils ne savent pas changer une roue... Je leur donne un coup de main, et je découvre qu'en fait ils sont partis le matin même pour quelques jours de ballade dans le pays. Ils sont volontaires internationaux, et ont loué une petite voiture pas chère pour se balader. Ils n'ont même pas une vraie carte, ils cherchent à aller a Sesriem, ils roulent dans la mauvaise direction, loin du but et la nuit tombe... C'est le premier événement qui m'a fait dire que louer un 4x4 rend quand même service parce que c'est fait pour aller sur ce terrain là, tu as tes deux roues de secours, etc... Eux après une journée étaient déjà dans la mouise... Ils n'avaient probablement pas mis toutes les chances de leur côté, mais je me suis revu étudiant où en voyage, je comptais les sous, j'aurais pu être à leur place quelques années plus tôt ! C'est bien de gagner sa vie quand même !

Nous arrivons au campsite de Naukluft à la nuit tombée, il faut manœuvrer le « tank » dans un espace tout petit, c'est pas évident. C'est notre premier campsite, et on découvre que nous avons sur notre emplacement eau, foyer, grille, tout ce qu'il faut... Surprenant (dans le bon sens !), et ça durera tout le séjour. Les campings européens n'ont qu'a bien se tenir. Premier montage de notre tente de toit, non pas que ce soit très sorcier, mais bon la première fois on y passe quand même un peu de temps. Tant que j'y suis pour ne pas oublier après, deux conseils : n'hésitez pas à acheter du bois dans les supermarchés dès que vous en croisez, on n'en trouve pas partout, et il ne faut pas en prendre n'importe où. Ensuite, nous avions amené une lampe à gaz avec une connexion vissable, mais nous n'avons pas trouver de recharges de ce type dans tous les magasins que nous avons vus, seulement des cartouches perçables, donc... Voilà, c'est dit.

Nous nous endormons pour la première fois dans notre petit nid sur le toit.

J7 : Sesriem campsite

On se lève le matin au bruit des babouins qui vident les poubelles métalliques du camp. Au pliage de la tente, je me rappelle dans un éclair de lucidité un conseil que j'avais lu au détour du forum, laisser les duvets dépliés dans la tente avant de la replier ! Ça marche, et ça évite de passer « plein de temps » chaque jour à plier et déplier le sac de couchage. Direction l'Olive Trail. Il n'y a personne, le paysage est plutôt sympa et sauvage, la dernière partie (descente du cours de la rivière asséchée) est assez spectaculaire (toutes proportions gardées...), avec une végétation épatante : des « arbres » accrochés aux falaises, on se demande comment ils font pour tenir là, et puis au fond de la rivière, quelques beaux arbres très verts à cause de l'eau qui affleure sous les cailloux. La dernière partie du parcours nécessite un petit peu d'attention, avec notamment un passage avec des chaines à flanc de rocher au dessus d'une grande boutasse pleine d'une eau pas très alléchante. Nous n'avons croisé au niveau bestioles que des petites bêtes format marmotte qui elles aussi se doraient au soleil.

Nous prenons la route vers Sesriem où nous arrivons en milieu d'après-midi. Au fil de la journée, la lumière change tout doucement, et les paysages sont vraiment magiques. C'est assez brut : montagnes aux formes simples, tracé rectiligne de la route, immensité des plaines herbeuses à la couleur toujours jaune riche. Le site est bien aménagé, avec plein de place sur les emplacements. Certains sites situés très à l'ouest ont une vue vraiment très chouette sur le départ de la chaine de dunes. On repart vite fait vers la Elim Dune pour essayer de profiter la lumière de fin de journée sur le paysage. Une fois arrivés (c'est à quelques minutes du campsite de Sesriem), mon amoureuse arme son appareil photo, tandis que je me rend compte que je vais passer une mauvaise nuit si je ne monte pas jusqu'en haut de la dune. Je me lance, dans le sable rouge, au milieu des herbes qui poussent ici et là et des scarabées qui dévalent les pentes à toute berzingue. A chaque fois qu'on croit être arrivé, il en reste encore un bout, mais finalement le sommet est là et ça en vaut vraiment la peine. On voit d'un côté le cordon de dunes qui s'en va vers l'horizon, de l'autre la plaine et les montages rocailleuses, le tout éclairé par la lumière rasante de la fin du jour, c'est vraiment magnifique. Je redescends en courant comme un fou dans la sable, j'arrive en bas complètement à bout, mais heureux de me dire que j'ai été mettre le pied là haut. L'aller retour m'a pris une heure, à la louche, mais j'ai vraiment cherché à aller au bout de mes forces. J'ai fini sur les rotules (au sens propre) poursuivi dans le sable par une fourmi immense et têtue.

Le soir, nous savourons nos Savanah Dry (un genre de cidre sud africain en petites bouteilles qui est devenu notre boisson nationale depuis quelques jours) au coin du feu. Le réveil sera très très tôt demain matin.

J8 : Sesriem campsite

C'est parti pour un jour de magie... Le réveil sonne très tôt, pour profiter de l'ouverture matinale de la porte du parc. Les résidents du campsite peuvent rentrer avant ceux qui séjournent dans les divers lodges de la région. Tout le monde s'élance, mais au bout de quelques kilomètres tout est assez dilué (il semble que le 80 km/h ne soit pas au même endroit sur tous les compteurs de vitesse). On se pose à la Dune 45 avant le lever du soleil. Cela prend une petite demi-heure de l'escalader sur l'étroite crête. Il y a avec nous pas mal d'overlanders, mais ça reste acceptable. Le lever de soleil en tant que tel est chouette, mais c'est davantage la découverte du paysage par le haut sous une belle lumière qui vaut le détour. La route s'étire dans une plaine entourée de deux immenses cordons de dunes rouge, immenses. C'est à se demander comment tous ces grains de sable tiennent pour former des montagnes aussi grandes...

L'expérience est sympa, mais je pense que ça vaut davantage la peine soit de finir la route directement vers Sossusvlei, soit de se poser à une autre dune pour voir le lever du soleil. Peu sont accessibles (pas de pistes depuis la route), mais le paysage sera aussi chouette que la « Dune 45 », avec personne d'autre que votre petite famille et les petits scarabées qui dévalent partout.

Il ne reste pas beaucoup de trajet jusqu'à la fin de la route goudronnée. Sossusvlei et Deadvlei sont quelques kilomètres plus loin. Pour les atteindre, il faut utiliser les navettes, ou bien si vous avez un engin adapté (4x4 obligatoire, cf. les panneaux !) on peut finir soit même la route. C'est du bon sable bien profond, mais les « rails » sont bien marqués, et il n'y pratiquement qu'à se laisser guider. Je suis assez novice en conduite « tout-terrain », donc je suis passé en 4x4 standard par défaut, mais ça doit surement marcher en mode 2x4. En bon élève, j'avais aussi dégonflé les pneus.

Tout au bout de la piste on arrive donc à Sossusvlei, après avoir croisé Deadvlei sur la gauche. Il y a un genre d'immense aire de pique- nique, avec des tables réparties sous les quelques arbres disponibles. Il y a aussi des toilettes sèches. Il faut marcher un peu (enfin « il faut », c'est pas un truc horrible quand même, vu le lieu !) pour grimper sur la dune qui surplombe le lac salé. Le paysage est absolument grandiose, y'a pas grand chose d'autre à dire... Les possibilités de ballades dans les dunes sont plus ou moins infinies, moyennant d'avoir de l'eau (beaucoup), un chapeau et de la crème solaire pour ne pas finir transformé en homard. Je recommande de marcher pieds nus dans le sable, c'est beaucoup plus confortable que d'essayer de mettre des chaussures qui se toute façon se rempliront de sable, et puis je trouve que ça donne l'impression d'être en liberté, les pieds dans la tiédeur confortable des petits grains rouges... Faites attention à tous les scarabées qui dévalent la dune à toute allure. D'ailleurs, d'où il viennent tous ces scarabées ? Parce qu'on les voit toujours descendre très vite, comme apparus de nulle part. Ça a été pour moi une révélation quand j'ai « percé le secret ». Si jamais ce n'est pas évident pour vous, cherchez bien, et vous trouverez :-)

Ensuite (nous sommes à la mi-journée, pour donner une idée de l 'échelle de temps), nous avons passé quelques heures sous notre arbre à pique-niquer et bouquiner, pour faire passer les heures les plus chaudes et aller à Deadvlei sous un soleil un peu moins écrasant (pour les hommes comme pour les photographes). J'avais lu un peu tard dans notre guide qu'il est possible de monter tout en haut de la très haute dune qui surplombe le paysage à Deadvlei, et après 15 minutes de marche je renonce en me disant qu'il est idiot de monter la haut tout seul en cas de problème, et puis mon amoureuse n'étant pas tentée par l'aventure, je ne voulais pas la laisser toute seule trop longtemps, quand même. Nous commençons la marche vers le Deadvlei (il y a une petite demi-heure de marche depuis le « parking ») un peu trop tôt, vers 15h30. Il fait encore très chaud, et le sable est presque brulant (il ne faut pas laisser le même pied par terre trop longtemps !). La lumière n'est pas encore parfaite. Par contre, nous sommes absolument seuls au monde. L'environnement est absolument magique, je ne peux pas vraiment décrire ce qu'il y a dans nos cervelles, mais c'est quelque chose qui restera à vie dans nos têtes, un endroit qui nous aura marqué, comme quelques autres déjà dans les parties du monde que nous avons déjà pu voir.

On s'en retourne au campsite à la lumière du soleil qui se couche tout doucettement, à l'heure où les gens commencent à arriver en nombre dans les dunes. La route est ponctuée d'autruches, de troupes généreuses de springboks et d'oryx.

Le regret que j'aurais sur la journée est de ne pas avoir pu monter la grande dune. Si vous êtes du genre à vouloir « aller en haut », essayez de le caler dans la journée, le matin doit être plus judicieux, car il doit bien falloir 1 ou 2 heures pour faire l'aller retour. Mais ce n'est que très annexe au vu de tout le reste...

J9 : Swakopmund, Pension Rapmund

Départ matinal, la route est longue jusqu'à Swakopmund. Le paysage est toujours aussi beau, à la lumière du matin. La piste est plutôt bonne, une nouvelle fois, il est vraiment nécessaire de ne pas se laisser « endormir » et appuyer inconsidérément sur le champignon. Arrêt à Solitaire, évidement. L'endroit porte bien son nom, le décor fait un peu « Route 66 » (que je n'ai jamais vue en fait... !), et puis bien évidemment, nous n'échappons pas au struddle (un gâteau allemand aux pommes) ! La portion est généreuse, et n'ayant aucune référence en matière de struddle, nous trouvons ça plutôt un super régal. A noter qu'ils mettent des raisons secs dedans (je dis ça pour prévenir, parce que ma chère et tendre n'aime pas les raisins secs).

Plus nous avançons vers le nord, plus le paysage devient « rugueux ». Chose curieuse, on circule sur un plateau, et les cols à passer sont en fait des canyons dans lesquels il faut descendre et remonter de l'autre côté. Le paysage devient complètement lunaire une fois qu'on rentre à nouveau dans le Namib Naukluft. Il ne ferait franchement pas bon tomber en panne ici (en fait pas plus ni moins qu'ailleurs, mais bon...). L'arrivée à Walvis Bay se fait dans une ambiance de fin du monde, ciel un peu brumeux, tempête qui promène le sable des dunes sur la route et qui fouette les vitres... Au loin sur l'océan, les nombreux rigs de forage qui attendent patiemment leur tour de chantier rappellent que nous ne sommes pas si loin que ça d'une zone du monde plus ou moins troublée, et en tout cas le tout est une sorte de retour sur terre un peu brutal. Je ne me sens pas bien jusqu'à l'arrivée à Swakopmund, un mélange d'impressions noircies par ce monde industriel qui nous retombe dessus, cette tempête, bref, ce trou d'air dans le nuage sur lequel nous étions.

Nous sommes installés à la pension Rapmund, chambre avec vue sur mer, pour un prix hyper raisonnable. Si je rajoute la qualité du petit déjeuner du lendemain, je recommande chaudement le lieu, excellent rapport qualité prix. Je vous épargnerai le cliché de la rigueur à l'allemande... oups, je ne l'ai pas évité !

A noter que le bureau des parcs nationaux est tout prêt de l’hôtel, où il est possible d'acheter les permis pour le Welwitschia Drive.

Le soir nous allons manger au Tug, apparemment le restaurant chouette de Swakopmund, et le moins qu'on puisse dire, c'est que c'est monstrueux. On se lâche, on prend le plus gros plateau de fruits de mer et un plat de homard grillé. Attention, le plat de homard c'est un homard et demi dans l'assiette (ou trois demis homards), avec force garniture et sauces. Avec le vin, on s'en sort pour 70 € à deux, pour des plats que nous n'aurions jamais pris en France parce qu'ils auraient été franchement en dehors de nos moyens.

J10 : Spitzkoppe campsite

Après un gros ravitaillement au Spar local, on se met en route avec pour objectif du jour le Spitzkope. Un désir personnel de voir quelques unes des curiosités naturelles locales m'a finalement convaincu d'acheter un permis pour le Welwitschia Drive. Nous trouvons la route, qui traverse notamment le « moon landscape ». Chose curieuse, on a presque l'impression qu'il a plu durant la nuit, le sol semble presque humide. Etant donné que je crois avoir lu que c'est un des endroits les plus arides du monde, j'ai un sérieux doute, mais le ressenti est étrange. Certains guides il me semble indiquent que la route est vraiment mauvaise, mais elle nous a semblé être tout à fait praticable pour un véhicule standard. Le « drive » en lui même est un cul se sac, les seuls embranchements qui la quittent sont privés et desservent au regard des panneaux des concessions de mines d'uranium.

Les paysages sont sympas, mais si vous ne tenez pas absolument, contrairement à moi, à croiser les fameux welwitschias, le détour ne s'impose probablement pas. Ce sont des plantes vraiment curieuses, qui ressemblent à un « tas » de feuilles vertes (il n'y en a que deux, malgré les apparences) qui survivraient là depuis 2000 ans dans des conditions extrêmes... Assurément, unique en son genre.

Nous tentons un peu plus loin de visiter la mine d'uranium Rio Tinto (les plus gros camions du monde, dixit le Bradt !!), mais même mon plus beau sourire et mes plus grands yeux doux n'auront pas raison de la sécurité du site. Cependant il est possible de la visiter, moyennant de prévoir ça suffisamment avant. La personne à l'entrée m'a donné un numéro à appeler, je l'ai peut-être encore si cela intéresse des gens.

Aujourd'hui, nous avons éclairci le mystères des pelleteuses-roulottes, que je laissais planer depuis quelques jours. Les « grader » qui se baladent sur les routes pour en corriger la surface promènent en fait une petite roulotte le soir (ou le matin...), une fois qu'ils ont fini (ou avant de commencer) leur quota kilométrique de la journée, afin de loger leur chauffeur pendant la nuit. Il doit y avoir dans le pays toute une corporation de gars qui passent leur temps à traverser le pays pour refaire les routes, de 40 kilomètres en 40 kilomètres... Insignifiant probablement, mais un concept que je trouve à la limite du poétique...

Le long de la route, il y a quelques petits villages, avec des micro étalages et des gens qui accourent quand ils entendent la voiture arriver. Le site du Spitzkoppe est vraiment splendide, le confort est rudimentaire, et il faut bien penser à conserver le site dans son état naturel. Je pars en expédition une bonne heure sur les flancs accessibles de la montagne par un bout de sentier, au milieu d'un tas de plantes toutes plus exotiques les unes que les autres, les couleurs du coucher de soleil sont vraiment très chouettes. Notre site est par contre « mal exposé », nous perdons donc le soleil très vite. Mais il y a le choix (le camp s'étend sur plusieurs kilomètres). Soirée au coin du feu, grillades, Savanah Dry et bouquinage, classique quoi !

J11 : Mowani campsite (région de Twyfelfontein)

Destination la région de Twyfelfontein. Au nord de Uis nous prenons un genre de raccourci qui nous permettra de rencontrer notre premier panneau « éléphant » (sans les éléphants qui vont avec). Le paysage commence petit à petit à changer, à devenir plus « dur », au fur et à mesure qu'on remonte vers le nord. Nous sommes installés ce soir au Mowani Moutain Camp, sur les campsites du lodge. La situation est magnifique, de grands sites, avec une douche entre deux rochers, en pleine nature, avec une belle vue dégagée sur la vallée, splendide. Le lodge en lui même est un peu plus loin, et n'a pas l'air mal non plus.

J11 : Ongongo community campsite (Sesfontein)

Nous remontons aujourd'hui vers Ongongo campsite. Nous ne sommes pas allés voir les peintures rupestres, ce n'est pas vraiment notre tasse de thé. Quand à la montagne brulée et aux orgues basaltiques, nous nous sommes dit qu'il y avait plus de chances d'être “déçus” que réellement émerveillés, donc nous avons aussi passé notre chemin.

La route vers le nord est relativement monotone, il y a très (très) peu de monde. On croise quelques zèbres. Au nord de Palmwag, le paysage devient plus rude (enfin, c'est l'impression qu'il me fait). Peut-être est-ce aussi parce que le ciel est un peu gris et poussiéreux...

Peu avant Sesfontein il faut trouver au milieu d'un village la route qui sur la droite se dirige vers le campsite. C'est très sérieusement caillouteux. Je pense que ça doit passer avec prudence dans un véhicule standard. Par contre certains emplacements du camps eux ne sont pas accessibles aux voitures de base. Des tas de petits mômes courent autour de la voiture pour nous vendre ou demander des bidouilles. Le campement est nettement moins alléchant que les précédents, c'est plus petit, il n'y a pas une vue spectaculaire.

Nous avons passé la fin de la journée au bord de la petite piscine naturelle, assez agréable, mais le caractère “chaud” de la source me laisse songeur. Peut-être n'est-ce pas du tout une source chaude ? Je m'attendais à une sorte de jacuzzi naturel, et ce n'était pas ça.

Le gars qui s'occupe du camp nous a proposé d'aller faire un tour pour voir des éléphants, des lions, ou des himbas, (dans la même phrase)... Devant notre air dubitatif, il s'est senti obligé de mimer de manière assez disgracieuse (pour ne pas dire obscène) une femme au postérieur généreux. Ca nous a conforté dans notre idée de ne pas faire ce genre d'excursion “culturelle”, en tout cas pas en sa compagnie, et de laisser ces gens tranquilles.

J12 : Purros community campsite

Aujourd'hui départ pour “la grande aventure” vers Purros. On avait naïvement pensé pouvoir faire du ravitaillement à Sesfontein, erreur ! Le magasin propose des aliments de base (farine, huile, sucre, levure), mais pas de pain, pas non plus de vague fruit. Il y a un peu de bidoche congelée. Tout ça pour dire qu'il ne faut pas craindre de prévoir large en partant de Swakopmund, nous n'avons pas croisé de magasin “grand” jusqu'à Outjo deux jours plus tard. On repart donc avec de la farine et de la levure, on se fera notre pain...

La route vers Purros est très chouette, elle s'ouvre assez vite dans une grande vallée dont on suit le cours. Le chemin est tour à tour caillouteux, sableux, quelques lits de rivière (asséchés) à traverser. On croise quelqu'un en chemin qui nous demande un outil pour resserrer les cosses de sa batterie. Sur le moment on ne pense qu'au couteau suisse de mon amoureuse, qui parvient à faire son office, après qu'il nous a bien fait comprendre pour autant que notre outil n'était pas terrible. Le gars nous demande si ça ne dérangerait qu'on lui fasse cadeau du couteau pour qu'il puisse resserrer la cosse un peu plus loin au cas où. Devant notre refus, il part sans même dire merci... On a fait quelque chose de pas bien ?

En route on aperçoit des girafes qui se reposent dans le lit de la rivière.

Le campement est vraiment superbe, magnifique, au milieu des arbres sur le bord du lit de la rivière. Notre site est sous un arbre qui forme un petit espace privé avec un bac pour faire la vaisselle et un robinet, à quelques mètres, des sanitaires sont aménagés sous un autre arbre, le tout bien ratissé, c'est incroyable de trouver ça ici. Un vrai petit coin de paradis.

On part à la recherche d'éléphants en compagnie du guide (qui s'occupe aussi de gérer le campement). Il s'installe dans notre voiture et nous emmène là où il pense qu'on puisse voir des bestiaux. Il nous fait descendre un lit de rivière où coule encore un peu d'eau. On découvre notre premier éléphant (du désert, en plus !). C'est vrai que c'est sacrément majestueux... On en trouve un autre un peu plus loin, et on en profite pour s'enliser dans de la bouillasse, avec l'éléphant pas très loin. Instant de panique (pour moi), mais en fait un coup de vitesse lente nous permet de sortir sans problème. Le guide a en fait bien plus confiance dans les capacités motrices de la voiture que moi... On croise un tas de girafes en revenant vers le village. Le guide nous a aussi raconté entre temps que l'équipe de “Rendez-vous en Terre Inconnue” était venue par là pour tourner et qu'il avait servi d’interprète pour l'émission, étant himba lui même. Apparemment, Muriel Robin serait même revenue quelques jours seulement avant notre arrivée. Sur le moment on pense qu'il essaie de nous faire plaisir en nous faisant croire à une sorte de coïncidence sympathique. Nous verrons une émission quelques mois après notre retour qui nous fera penser que c'était peut-être tout à fait vrai...

On se fait un bonne petite soirée au coin du feu avec notre pain cuit au feu de bois (façon patate, enrobé dans de l'alu, c'est pas mal, mais on expérimentera en galette sur la grille du barbeuk plus tard, c'est pas mal non plus), des tas de petites bougies et un bon bouquin. Il y a des vaches dans le camp qui font du bruit, mais la nuit, on a vite fait d'imaginer que c'est un éléphant qui va surgir de nulle part...

J13 : Purros community campsite

Journée “repos” dans le petit coin de bout du monde de Purros, grasse matinée, bouquinage sous les arbres... Histoire de se remettre de nos émotions, et de nous préparer à toutes celles qui arrivent !

J14 : Palmwag lodge

Au matin, nous partons traquer le lion, toujours en compagnie du même guide. Il nous fait descendre à nouveau le cours de la rivière : les bestiaux à crinière ont apparemment déjeuné la veille d'un zèbre, dont la carcasse est toujours en place et que le guide pense toujours assez appétissante pour les faire revenir. Cependant, nous ne les verrons pas montrer le bout de leur museau. Ca ne peut pas marcher à tous les coups, et paradoxalement, ça nous rassure presque de voir que tous les animaux de cette région ne sont pas trop humanisés et prévisibles.

Au retour vers le campsite, nous passons amener le guide chez lui dans le village voisin. Il souhaite faire coucou à sa famille avant de retourner prendre son poste au camp. Tout son petit monde habite une petite case sans toit. Ne sachant trop que faire et n'étant en fait pas très à l'aise à l'idée d'aller jouer les touristes en mal d'intégration, nous n'osons pas trop descendre du véhicule et aller nous incruster à ce moment de tendresse familiale : nous échangeons des sourires avec les petits mômes qui sont là, et qui ont l'air aussi gênés que nous. Nous ne sommes distants que de quelques mètres, mais on mesure qu'un monde entier de modes de vie et de certitudes nous sépare... Ca ressemble probablement à de la philosophie de comptoir, mais c'est ce que je ressens à ce moment là. Je me sens un peu idiot là, dans ma grosse voiture, à ne pas trop savoir que faire...

Nous reprenons la route vers Palmwag (la même qu'à l'aller, l'étape à Ongongo en moins, ça se fait très bien dans la journée). Elle est ponctuée au départ de Purros d'éléphants du désert batifolant dans le lit asséché de la rivière, et de tas de girafes en arrivant à Palmwag.

Nous avions réservé le camp, mais en arrivant, on décide de se mettre dans une chambre du lodge parce que, parce que bon... ! Chambre qui au demeurant est très agréable. Le thé et les gâteaux de l'après-midi sont en libre service au bar. Sur le trajet qui mène à la piscine du lodge, on voit en contrebas des passerelles des traces de pieds tailles 245, qui doivent correspondre aux pas des éléphants qui se baladent dans le coin... Nous profitons du coucher du soleil sur la terrasse du restaurant, surplombant la nature environnante ou un pachyderme nonchalant ne tarde pas à faire son apparition. Je ne vous épargnerai donc pas le cliché du coktail en terrasse au coucher du soleil avec vue sur une grosse bébête, parce que mine de rien, ça doit correspondre dans notre subconscient à une expérience de luxo-aventuro-naturo-vacances dont nous rêvions avant d'être là... Le repas au restaurant est très bien, de même que la nuit qui suivra (sous la couette, pas dans le restaurant...).

J15 : Okaukuejo campsite (Etosha)

Au matin après un petit déjeuner gargantuesque, surprise au moment du chargement, la commande à distance de l'ouverture des portes ne fonctionne pas. Surprenant, d'autant plus que le témoin lumineux sur la commande fonctionne, lui. Ouverture “à l'ancienne”, et petit coup d'adrénaline, la voiture ne démarre pas. Eclair de lucidité : les phares dont je suis conscient depuis le début du périple que je vais au moins une fois oublier de les éteindre ont choisi la veille pour exercer leur traitrise. Plus de batterie donc. Heureusement nous sommes sur le parking d'un lodge, donc la leçon n'est pas trop violente et nous trouvons deux espagnols contents de nous rendre service, d'autant plus que quelques jours avant ils avaient été eux laissés sur le bord de la route sans aide au désenlisage... Mine de rien, démarrer un gros diesel avec des câbles ne va pas de soi. Il faut faire accélerer le moteur du véhicule en marche, le ralenti seul n'étant pas suffisant pour délivrer la puissance nécessaire au démarrage de l'autre. Cette astuce (qui en est une en tout cas pour moi, n'ayant que quelques connaissances très basiques en mécanique automobile) nous a été enseignée par une personne du lodge, que nous avions été quérir en panique après de nombreux essais infructueux.

Route vers Outjo, où nous arrivons à la sortie des écoles. Une marée d'écoliers de tous âges se promène dans la ville, chacun dans l'uniforme de son institution. Gros ravitaillement au Spar et bottle shop locaux. On effectue aussi un raid dans une boucherie où on se charge biltong maison (épicé et nature) qui s'avèrera être un immense cru : un peu gras, pas trop sec, fondant sous la dent, un vrai régal. Je fais également l'acquisition d'un steak de koudou, qu'une cuisson ultérieure se voulant à point transformera avec application en semelle Méphisto. Néanmoins, la pointe d'exotisme sera présente au diner !

Direction ensuite Etosha et son entrée sud. Nous nous installons au camp d'Okaukuejo vers 17h. Le camp pour le coup est beaucoup moins “sexy” que ceux que nous avons croisés jusqu'à maintenant, et on comprend que la réservation était importante étant donné le monde. Le point d'eau est à quelques pas à peine, ambiance salle de cinéma, bancs surplombant la boutasse avec quelques barbelés pour isoler les deux pattes des quatre pattes et des plumes. Pour le moment, quelques zèbres et girafes sont là. Au fur et à mesure que l'horizon remonte vers le soleil rougissant, de nombreuses girafes s'approchent de l'eau, mêlant leurs cous et donnant des reflets très photogéniques à la lumière du couchant. Des armées de “dindons” sont à la parade : oiseaux format poulet, noirs à tâches blanches, qui ont apparemment oublié leur aptitude à voler. Ils cavalent sans cesse autour du point d'eau, en espérant désespérément attirer l'attention. La mienne en tout cas leur est acquise, et j'ai monté un fan club dindons, pour faire reconnaitre le mal qu'ils se donnent pour nous.

Aller retour à la voiture pour ramener des munitions buvables à bulles pour accompagner le biltong, et apparition du premier rhino. Je crois que ce sont des rhinocéros noirs, apparemment assez rares. Peu après, un springbok baguenaudant dans le coin détalle sans crier gare, pour laisser place à Mme. et M. Lions. Ce sont nos premiers. Des flashes de photographes éclatent autour du bassin, je ne suis pas convaincu que ce soit une très bonne idée... Un deuxième rhino se présente, ainsi que des éléphants qui viennent s'abreuver. A la jumelle et dans le peu de lumière donnée par l'éclairage du plan d'eau, on s'aperçoit que la lionne est accompagnée de deux petits lionceaux.

Après le repas, on retourne au trou d'eau, où deux nouveaux rhinos sont là. D'autres éléphants montrent le bout de leurs trompes... Des chacals se promènent dans les environs du camp, probablement attirés par les reliquats de koudous trop cuit et autres déchets comestibles. C'est vraiment une soirée magnifique, même si le cadre est un peu plus “zoo”, le ballet de tous ces animaux qui se succèdent, se chassent est vraiment un spectacle inoubliable.

J16 : Halali campsite (Etosha)

La nuit a été un peu difficile, ponctuée d'un côté par les hurlements probables de chacals et supposés de lions, et de l'autre par les ronronnements du frigo, qui pour la première fois depuis notre départ fonctionne de nuit (conséquemment au premier campsite que nous rencontrons disposant de prises de courant). Le départ est très matinal pour essayer d'apercevoir les bébêtes avant qu'elles ne s'endorment à l'ombre dans le chaud de la journée. Nous croisons nos premières hyènes. La tournée des trous d'eau suit un parcours assez « standard ». Le taux de répétabilité des rencontres est probablement très bas, mais voici nos principales observations : Olifantsbad : deux magnifiques lions à la parade Charistaub : une bande d'éléphants tassés sous un arbres, avec plein de petits dans les pattes de leurs mamans Salvadora : des centaines de zèbres, avec des petits, certains prennent une pose toute douce en plaçant leurs truffes dans leurs cous respectifs. Nous ne savons pas trop quelle est la signification de ce comportement, mais il semble empreint d'une grande tendresse zébresque Rietfontein : une bande d'une vingtaine d'éléphants pataugent avec délectation dans la bouillasse, des petits font des noeuds avec leur trompe Homob : deux lions au repos sous un arbre. De manière générale, le paysage est ponctué de troupeaux immenses de zèbres, springboks, gnus et autres herbivores, éléphants compris. Nous prenons notre repas de midi au buffet du camp Halali, avant de prendre le soleil près de la piscine et de se laisser aller à une bonne sieste. Nous retournons à Rietfontein voir si nos éléphant sont toujours là, mais ils ont disparu et cédé la place à une lionne qui passe sa fin d'après-midi là.

Le trou d'eau du campement restera désert, mis à part quelques dindons et une hyène qui viendra se perdre là. La nuit est relativement chaude dans mon souvenir, probablement parce que j'y ai mal dormi.

J17: Namutoni campsite (Etosha)

Lever difficile après une nuit agitée. Départ pour Goas. Sur la route, pas encore très loin du camp, on se fait insulter par un gars dans son pick-up qui nous reproche d'avoir pris une route en travaux et qui est fermée, alors que nous n'avons pas vu le moindre panneau. Il s'avérera en fait qu'il était par terre, selon le responsable du chantier c'est « your people » qui l'ont enlevé, en gros, ces salauds de touristes dont le loisir principal est d'enlever les panneaux. Le gars est presque à devenir violent quand nous expliquons que nous n'avons voulu embêter personne, nous opérons donc un repli défensif stratégique et prendrons une autre route pour commencer la journée. Je comprends qu'il ne soit pas content que des gens viennent retarder son chantier, cela arrive peut-être tous les jours pour lui, nous ne sommes pas à sa place. Néanmoins, c'est la première fois que nous avons l'impression de gêner, et ce genre d'événements ont le don de me ruiner une journée, ma cervelle ressassant sans cesse les mauvais moments avant d'accepter tous les bons. Nous croisons un beau lion solitaire dans la savane, mais peu de bestiaux (non plus que de gens d'ailleurs) durant la matinée.

Nous aurons le bonheur cependant au détour d'un virage de croiser une scène mémorable. Trois lions épluchent une carcasse de girafe déjà bien entamée. Un troupeau de hyènes est positionné en retrait, avec une tactique (ou un comportement que nous interprétons comme tel) d'étouffement des lions, qui finissent par abandonner la carcasse. Les hyènes prennent position et semblent se délecter des restes puants de viande faisandée, pataugent là dedans puis se roulent dans la poussière. Elles déambulent autour des quelques véhicules observant la scène, c'est très impressionnant. Ces bêtes ont vraiment la gueule de l'emploi (enfin, du leur). On n'imaginerait pas un charognard autrement. Chose curieuse, sous un certain profil, elles ont presque l'air sympathiques et câlines... J'ai pris un film de la scène, principalement pour garder en mémoire les bruits de craquements d'os, de grognements... Des petits chacals se joignent à la fête et boulottent notamment ce qui était il y a peu une tête de girafe.

Nous finissons la matinée à Chudob, où nous assistons à un spectacle d'herbivores en tout genre et en grand nombre, l'ensemble formant une joyeuse carte postale. On y trouve notamment nos premiers phacochères, ainsi qu'une énorme bête que nous baptisons « Eland », en prenant le bestiau le plus proche en dessin dans notre guide.

Après-midi au camp de Namutoni, la piscine est d'un beau vert, qui malgré tout ne donne guère d'espoir d'aller nous y baigner... Nous nous posons cependant sur les transats au soleil et gouleyons quelques frites de la baraque voisine.

Nous repartons à nos trous d'eau l'après midi, mais cela ne sera guère fructueux.

Les bâtiments de Namutoni sont assez particuliers, il semble que ce soit une ancienne prison, le tout réaménagé en magasins et cafés, assez sympathiques au demeurant. Bien fatigués que nous sommes, nous passons la soirée au coin du feu et très vite au fond des duvets.

J18 : Mahangu Safari Lodge campsite (près de Mahango)

Très grosse étape aujourd'hui, la plus longue du séjour en fait (640 km), direction, le nord. Au sortir du camp le matin, on dérape presque sur un gros chat à tâches qui traverse la route devant nous. Nous cherchons à le revoir dans les fourrés, mais il a du se cacher très vite... guépard ou léopard donc, on en a vu un !

Une fois partis, la route se déroule, à peu de chose près rectiligne dans la garrigue locale. Plus on avance vers le nord, plus les petits villages se succèdent. On ravitaille à Rundu, ville atmosphère bout du monde plutôt grande, à l'ambiance joyeusement bordélique. Essence, supermarché, tout est dispo ici.

Nous avons un emplacement extra au Mahangu Safari lodge, au bord du fleuve Okavango. C'est d'ailleurs curieux de retrouver un cours d'eau aussi important, après tout ce temps passé dans des paysages très arides. La chaleur est très humide, et nous apprécions la petite piscine, même si elle est plutôt fraiche. Le camp est plein de panneaux « attention hippopotames », et propose des ballades en bateau sur le fleuve pour les découvrir (nous n'y avons pas participé).

Nous nous endormons le soir au bruit des batifolements des hippos dans la rivière. C'est très impressionnant, d'autant qu'on se doute qu'ils ne sont pas très loins, mais qu'on ne les voit pas du tout. Nous avons aujourd'hui pris notre premier comprimé de Malarone, cf. les commentaires du début sur le palu. Nous avons en fait vu nos premiers moustiques à Etosha (en nombre très limité pour autant).

J19 : Namushasha Lodge campsite (Bande de Caprivi)

Le matin visite au parc de Mahangu. On descend la branche qui suit plus ou moins la rivière. Nous n'y trouverons pas profusion de bestioles, mais découvrirons nos premiers hippopotames (enfin, juste leur tête sur l'eau), ainsi qu'un beau crocodile dans le courant d'un bras de fleuve. Arrivés au bas de la boucle, nous essayons de remonter par la piste de l'intérieur des terres, mais je m'enlise au bout de quelques mètres dans le sable, et nous préférons rebrousser chemin et tracer notre route vers la destination du soir directement.

Nous déroulons donc la route de la bande de Caprivi, direction Namushasha, en franche ligne droite. Pique-nique sur une « aire », à quelques kilomètres de la frontière avec l'Angola. Un peu avant Kongola, droite toute.

Le lodge se situe au dessus de la rivière Kwando (je crois), dans un paysage de marécages et d'eau. Fini les étendues arides et désertiques. La terrasse du lodge domine superbement le paysage, et les logement en dur du lodge ont l'air pas mal du tout. Ils sont cependant tous pleins, et nous ne pourrons pas nous « upgrader ». Verre de rouge sur cette même terrasse avec vue sur les éléphants au coucher du soleil, rien à redire.

Le camp est bien pourvu, douches chauffées au bois (peut-être pas si développement durable que ça, il faut fournir le bois...). Comme à Purros, nous nous faisons notre pain nous même, farine et levure de boulanger, mais en remplaçant la cuisson aluminium sur braises par une méthode galette sur grilles de barbecue, et ça donne un résultat plutôt sympa. Assurément, en cas de coup dur, y'a de quoi se caler comme il faut !

J20: Namushasha Lodge campsite (Bande de Caprivi)

Aujourd'hui, on se fait la « totale » au lodge. Croisière (toutes proportions gardées...) en bateau le matin dans des labyrinthes de papyrus et nénuphars en tout genre. Le guide nous amène tout près d'hippos dans leur piscine, nous verrons aussi un gros lézard vert à ventre jaune, immédiatement baptisé comme tel dans notre carnet de route.

L'après-midi, « nature-drive » dans un énorme camion judicieusement appelé « monster », dont je ne parviendrai à tenir le volant que pendant une pause photo... Nous y verrons des groupes d'éléphants relativement proches, ainsi que notre premier buffle et un hippopotame hors de l'eau. La ballade est sympa, mais probablement pas indispensable.

Nous prenons notre repas du soir au lodge, c'est un buffet et la nourriture ne nous laissera pas un souvenir impérissable, mais le cadre est vraiment très chouette. Demain, route vers le Botswana ! Mon palpitant commence à battre un peu plus fort au moment ou j'écris, quand je repense à ce lendemain en question...

J20 : Kubu Lodge campsite (Kasane)

Mouvement donc vers la frontière par la route principale de la bande de Caprivi. Passage de la frontière à Ngoma, les douaniers des deux bords sont très accueillant, bref, on leur proposerait bien un job à Roissy pour remplacer les nôtres... La voiture est cependant fouillée à la recherche de viande, les roues et chaussures passées dans un bain de désinfectant, dont j'ignore si les bactéries s'enfuient vraiment tant ce bain a l'air là depuis longtemps...

Route vers Kasane, dès l'arrivée on commence à se faire une idée de l'endroit : les voitures s'arrêtent au milieu de la route pour laisser traverser... les éléphants ! Nous sommes posés au campsite du Kubu Lodge, c'est un peu rustique (du niveau d'un camping français en fait...), mais d'après les conseils de Tourmaline, c'est ce qu'il y a de moins pire à Kasane. Nous nous réservons une nuit au « The Garden on the Chobe River lodge » pour deux jours plus tard, étant donné que deux nuits sont libres dans notre planning (que nous avons laissées comme telles pour tenter d'avoir une place à Ihaha, malgré le prétendu et fameux « fully-booked » annoncé, j'y reviendrai). Kasane est une ville assez originale, globalement rectiligne le long du fleuve, et succession de lodge tous plus beaux les uns que les autres, dans une ambiance clairement beaucoup plus « téléobjectifs gilets plein de poches » que « compact camping barbecue ». Nous nous situons entre les deux, je n'ai plein de poches que dans mon short en convenant que c'est bien utile, mais j'ai gardé l'appareil compact plus pratique à promener.

Ensuite, départ pour la croisière du soir sur le Chobe. Nous partons avec une voiture du lodge qui nous amène à un petit embarcadère où nous prenons place sur une petite barcasse, peu nombreux et uniquement avec des français.

Je ne préfère pas essayer de décrire ce que nous avons ressenti durant ces quelques heures sur le fleuve. Hippopotames, éléphants et buffles par centaines, troupeau d'éléphants qui traverse le fleuve à quelques mètres du bateau pour aller se prélasser dans des marres de boue, lumière magnifique... Un moment qui restera, comme Sossusvlei, dans les plus beaux moments de rêve que nous avons vécus.

Deux conseils qui me paraissent importants : faire ce tour en bateau absolument, même si vous n'avez que quelques jours, mais en revanche, essayez de ne pas commencer par là, étant donné que la suite vous paraitra d'une certaine manière un peu plus fade...

Diner au restaurant du Kubu lodge, très bien tant au niveau agrément de l'endroit que ce qu'il y a dans l'assiette. De toute façon, nous sommes encore perdus dans notre petit nuage d'images de cette ballade, et on pourrait manger des choux de Bruxelles crus qu'on trouverait de toute façon délicieux...

J21 : Maramba River lodge (Livingstone)

Départ pour la Zambie, direction les Chutes Victoria. Nos transferts ont été organisés par Tourmaline et sont assurés par Bushtracks. De peur d'oublier plus tard, je les recommande, tout était réglé comme du papier à musique et à fonctionné parfaitement. Nous avons au final je pense gagné beaucoup de temps, et probablement pas perdu tant d'argent que ça.

J'avais en effet choisi de ne pas faire passer notre voiture en Zambie, suite à de nombreux compte-rendus que j'avais lu sur le forum. Je n'ai pas eu à le regretter. Nous avons passé les frontières comme des fleurs (pas trouvé meilleure image !), avec une barque rien que pour nous, presque pas d'attente du côté Zambien (la personne de Bushtracks doit avoir ses entrées dans le bureau de l'immigration). Particulièrement du côté Zambie, la frontière est un immense chaos, camions par centaines (alors que seulement quelques bacs bringuebalant les prennent un par un !), voitures, foule, bureaux apparemment multiples. Il y a je pense de quoi y perdre beaucoup de temps et de sang froid, et certainement aussi d'argent quand on est un touriste un peu perdu qui cherche à se sortir de ce bourbier.

Même si vous n'êtes là que pour une nuit (en l'occurrence comme nous), je vous conseille de prendre le visa « multiple entries » de la Zambie (cf. plus loin)...

Notre chauffeur nous dépose au Maramba river lodge (entre Livingstone et les chutes, bon rapport qualité prix), puis direction les chutes en taxi (prix modique, car je ne m'en rappelle plus). Déception à l'arrivée du côté Zambie : il n'y a pour ainsi dire pas d'eau, et donc... pas de chutes ! J'avais bien lu que le mois de septembre n'est pas l'époque où les chutes sont les plus belles, mais là, c'est la douche froide (ce n'est pas le cas de le dire...). La configuration des lieux fait qu'il est indispensable de passer au Zimbabwe pour profiter vraiment du spectacle, ce que je n'avais pas prévu de faire, pour raisons vaguement idéologiques et peut-être financières. Mais bon, nous n'avons pas fait tout ce chemin pour nous arrêter là, et nous gagnons bien notre vie, donc, direction le Zimbabwe ! Enfin, d'abord, direction le distributeur du Zambezi Sun...

On repasse l'immigration Zambienne, puis taxi jusqu'au poste du Zinmbabwe en passant sur le pont qui enjambe le Zambèze. La distribution commence : coût du visa pour le Zimbabwe (je ne l'ai plus en tête, mais plusieurs dizaines de dollars par tête, à vérifier à votre départ), puis 20 ou 30 dollars d'entrée du parc national.

La ballade en revanche le long des chutes est là beaucoup plus spectaculaire, on va tout près, et il n'y a pour ainsi dire personne.

Retour au poste frontière du Zimbabwe pour sortir, puis re-taxi vers le poste Zambien, ou il faut repayer le visa single-entry plein pot (je ne rappelle plus, plusieurs dizaines de dollars également, mais il était très très rentable de prendre de base le multiple-entries).

Retour au lodge et diner sur la terrasse au dessus du bras de rivière envahi par les jacinthes d'eau.

J22 : The garden on the Chobe River Lodge (Kasane)

Avant de rentrer à Kasane, petit plaisir : visite matinale à Livingstone Island, au milieu du Zambèze, juste au dessus des chutes. Départ du Royal Livingstone en petit bateau, traversée de l'ile à pied, on se met en tenue de bain, et hop, à pied et à la nage dans le Zambèze, à quelques mètres des chutes ! C'est vraiment très excitant, le guide nous amène jusqu'à une sorte de piscine vraiment à l'aplomb des chutes, il y a même moyen de plonger d'un rocher de manière, sur la photo que le guide prend, à avoir l'air de se jeter dans le vide. C'est vraiment très très spectaculaire, et l'adrénaline est bien là... Ensuite, on nous offre un petit déjeuner gargantuesque sur la petite ile.

Cette excursion est vraiment à faire selon moi, le prix est assez raisonnable au regard de la qualité de ce qui est proposé et des émotions et souvenirs qui en restent. En tout cas, si vous choisissez de ne pas aller au Zimbabwe, c'est vraiment une manière originale de profiter des chutes du côté Zambien. Signe peut-être du destin, j'ai perdu la carte mémoire qui contenait « la » fameuse photo où je semble sauter dans le vide...

Retour au Maramba lodge pour reprendre les sacs à dos, puis direction Kasane via la Zambie.

Mis à part le taxi Maramba ↔ Chutes, tous les transferts avaient été organisés par Bustracks, millimétrés, nous avons vraiment profité de ces deux journées à fond sans soucis techniques d'organisation locale. Ce n'est certes pas très aventurier, mais, vraiment, je suis convaincu que ça économise énormément de soucis, qui, si vous n'êtes là que peu de temps peuvent vite prendre le pas sur le plaisir et gâcher des moments potentiellement inoubliables.

A Kasane, nous sommes donc au The Garden on the Chobe River lodge. C'est la première fois que nous sommes dans un lodge vraiment « luxe » (d'avantage que Bagatelle), et il faut avouer que se prélasser dans une chambre pleines de fleurs, avec sa petite terrasse, une super salle de bain, c'est vraiment agréable... Nous nous laissons aller tout l'après-midi à bouquiner et faire la sieste, avant de prendre un repas du soir somptueux. Tout le monde dine à la même table, le vin est « à volonté ». Malgré quelques coupures de courant intempestives, la soirée est dans la lignée de ces derniers jours : magique...

J23 : Ihaha campsite (Chobe National Park)

Petit-déj' de luxe dans notre lodge de luxe (qui nous coutera en fait 100 dollars de moins que prévu, super affaire !), puis direction le Chobe Riverfront. A l'entrée du Parc, nous n'avons aucune difficulté à obtenir un permis pour la nuit au campsite d'Ihaha.

Petite parenthèse du coup sur les parcs du Botswana. Lors de la préparation du voyage, j'avais compris qu'il était assez dur d'avoir des places réservées, les camps étant supposément tous pleins plus d'un an à l'avance. J'avais néanmoins également en tête les rapports de nombreuses personnes qui étaient parvenues sans soucis à trouver des places au jour le jour. Désireux cependant d'assurer le coup au maximum, j'avais demandé à Tourmaline d'organiser des réservations, sans véritablement me rendre compte qu'ils utilisent pour ça les services d'un agent au Botswana qui vous est refacturé 240 dollars ! La nuit que nous avons passée à Ihaha était prétendument fully-booked, de même qu'une nuit ensuite à Moremi que nous n'avons pas eu de mal à trouver sur place... Nous avons au final payé ces 240 dollars pour avoir un permis d'entrée au parc acheté à l'avance, étant donné que l'agent facture quel que soit le résultat... La conclusion de ça pour moi est donc en effet de confirmer que s'il n'est pas vain de tenter de réserver directement auprès du service des parcs, acheter les services d'un courtier est inutile, et même proche de l'arnaque. J'avais raccroché mon chapeau d'aventurier sur ce coup-là en voulant trop contrôler les événements, et je m'en suis mordu les doigts.

Le river front regorge en particulier d'éléphants, très nombreux. Nous croisons aussi des « antilopes à rond blanc sur les fesses » et des hippotragues à tête noire (à vos souhaits). Plusieurs fois, nous rebrousserons chemin pour éviter de passer trop prêt de groupes de pachydermes dont le chef apparent nous reluquait d'un œil mauvais. Une zone de pique-nique est disponible le long du parcours, tout aussi dangereuse a priori qu'ailleurs, où il est part contre interdit de descendre...

Cela dit, le campsite est du même acabit : notre emplacement est un peu à l'écart, une sorte de déversoir pour visiteurs en excès. Il n'est pas aménagé, et le trajet entre le site et le bloc sanitaire est long et, plus ennuyeux, ponctué de buffles allongés sous les arbres. Ambiance.

Nous établissons notre campement auprès d'un gros fourré, à la lisière de la grande plaine herbeuse où au loin s'écoule le fleuve. Au détour d'une chaise déchargée du coffre, je vois à quelques mètres à peine derrière un buisson une tête d'éléphant... Le temps de prévenir les voisins qui ne l'ont pas vue, nous opérons un repli stratégique dans la voiture, terrorisés à l'idée qu'elle puisse être sur leur route malgré les précautions que nous pensions avoir prises... La petite troupe passera finalement calmement entre les deux emplacements pour aller profiter de la fin de journée sur la plaine... Point positif : on peut maintenant se vanter d'avoir eu un jour dans notre vie la visite d'éléphants sur notre site de camping... et ce n'est pas fini... !

Diner à la bougie au coin du feu, une soirée de plus qui restera dans les annales de nos souvenirs !

Durant la nuit qui s'ensuit, ma compagne est réveillée par des bruits plus ou moins douteux. Au réveil le lendemain matin, nos voisins qui ont veillé nous informerons du passage d'un groupe de lions sur notre emplacement, correspondant parfaitement à la période où ma compagne s'est réveillée.

J24: Planet Baobab campsite

Nous continuons la boucle du river front jusqu'à Ngoma gate, avant de reprendre au sud direction Maun, par Nata et Gweta. Après de très longues hésitations, je n'ai pas choisi de prendre par Savuti, suite à divers avis publiés sur le forum et aussi aux conseils de Tourmaline. Je me suis dit que pour une première fois, nous ne tenterions pas le diable d'une traversée potentiellement compliquée.

La route Kasane Nata est en fait une galère, certes d'un autre genre probablement que le sable de Savuti. Plus on va vers le sud, plus des nids de poules (enfin, de poules aux hormones, format dindon...) se multiplient très dangereusement, imposant un slalom permanent, et ne permettant pas de rouler à une vitesse digne d'une route goudronnée. C'est assez dangereux, bien plus en tout cas que ce à quoi je me serais attendu si l'on m'avait dit de faire attention à des nids de poules. A noter que nous avons également croisé de nombreuses zones de travaux, probablement une réponse à la situation véritablement désastreuse de cette route.

Nous voyons aussi nos premières gouttes de pluie. Le campsite de Planet Baobab est plutôt agréable, sans être beaucoup plus original qu'une étape sur la longue route, ce qu'il est en fait... Durant la nuit que nous passerons ici, nous aurons de la pluie, et nous verrons aussi un orage passer au loin... Nous ne nous attendions pas à ça pour la saison !

J25 : Audi Camp campsite (Maun)

En route pour Maun, nous visitons le Nxai Pan, sous des averses régulières. Sous de gros nuages noirs, le paysage est presque un peu lugubre, d'autant plus qu'il y a très peu d'animaux, qui ne sont pas là en cette saison. Nxai est en fait d'avantage une zone où l'eau doit s'accumuler à la saison humide qu'un lac salé. La piste qui y conduit était fraichement tracée, praticable mais très sableuse. L'événement notable de cette matinée, c'est une famille d'autruches composée d'un adulte et d'une myriade de petits gentiment en chemin sur la route, que nous rattrapons donc... Mais ils ne souhaitent pas sortir, pas du tout... tant est si bien que sans pourtant avoir trop insisté, nous nous retrouvons chargés par maman autruche, toutes ailes dehors !

Nous faisons un détour par les Baobabs de Baines, un groupes de très beaux arbres qui poussent au bord d'un lac salé. Le site est vraiment très chouette, un peu à l'écart, propice à un pique nique sympa. Il y a pas loin un site de camp, dont je ne sais pas s'il on peut facilement y dormir ou pas.

Nous finissons la route vers Maun, ponctuée de troupeaux d'animaux domestiques qui imposent de fréquents ralentissements (enfin, pas à tout le monde, mais nous tenons à nos vies et à notre franchise...). A Maun, nous récupérons le permis d'accès à Moremi chez le courtier dont j'ai parlé un peu au dessus. Plus de commentaires à ce stade... Le Audi Camp est pour le coup le site le moins bien que nous ayons vu, tout le monde est relativement empilé. Une arrivée de bonne heure semble permettre d'être installé sur la parcelle de gazon qui est à l'entrée, et ainsi éviter d'être compacté tout au fond du camp. L'espace restau et piscine est plutôt agréable. Le camp est à la sortie nord de Maun et donc sur la route de Moremi. Cependant, je ne vois pas ça comme un élément suffisamment décisif pour ne pas essayer d'en trouver un autre à Maun, le jour où nous serons de retour !

J26 : Third bridge campsite (Moremi)

Aujourd'hui, départ de bonne heure pour le parc de Moremi, muni de notre « sésame » (rire jaune...) chèrement payé pour l'entrée plus une nuit à South Gate (cf. plus haut). Arrivée à la porte, on nous confirme qu'il y a naturellement de la place pour ce soir à Third Bridge, et qu'il n'y a qu'à s'arranger avec le ranger sur place. Il pleut ce matin, et les forêts des alentours de la piste qui nous conduit vers le Moremi nous rappellent un peu un automne chez nous, il fait gris, il pleut, les couleurs sont un peu passées, bref, moins dépaysant qu'imaginé. Nous ne voyons quasiment aucun animal. Les pistes sont en bon état, mais on imagine bien ce que ça peut devenir en saison des pluies, la terre a l'air très fine, et la moindre petite marre est très bouillasseuse. Un des deux premiers ponts (je ne me rappelle plus lequel) n'est plus vraiment praticable, et il faut traverser dans un gué à côté.

Arrivés à Third Bridge, pas de ranger en vue, nous suivons donc les conseils d'un sudaf' local qui nous conseille de nous trouver un arbre, de nous poser dessous et d'attendre de voir ce qui se passe.

Nous repartons faire le tour de Mboma Island, le paysage est très sauvage, et à la pointe de l'ile, la petite station de bateau fait très « bout du monde ». Du côté est, nous croisons quelques éléphants. La route étant très étroite et entourée d'arbres, ces mêmes éléphants se découvrent pour certains au dernier moment, et du coup très très prêt de la voiture, et les possibilités de faire demi-tour sont... compliquées. Nous n'aurons pas ce besoin, mais néanmoins, l'adrénaline est montée quelque fois ! A ceux qui craindraient de rayer leurs véhicules, ne pas passer par là, ces mêmes arbres très serrés autour de la voiture sont potentiellement les meilleurs amis de votre carrossier. Notre loueur ne dira rien, mais sûrement parce que nous aurons de quoi porter ses yeux ailleurs... (cf. plus loin).

De retour au camp, nous finirons l'après-midi à bouquiner, en observant les babouins se déchainer sur les installations d'un site voisin dont les propriétaires sont partis en ballade : la bâche de protection montée sur piquets est devenue un trampoline pour babouins, qui s'en donnent à cœur joie, c'est très impressionnant. Le seul moyen de les éloigner serait d'aller à leur emplacement et d'y rester, mais ce serait délaisser le nôtre qui serait ravagé à son tour. En un moment d'inattention, l'un de ces babouins est monté dans notre voiture dont nous avions oublié de fermer la porte, et il a fallu le chasser séance tenante, juste le temps pour lui de chaparder un bout de papier qui trainait dans un vide-poche.

La soirée sera bien plus calme qu'à Ihaha, pas d'éléphants dans le camping ni de lions...

J27 : Audi Camp campsite (Maun)

Lever de bonne heure pour profiter de la matinée dans les pistes de Moremi. On nous a la veille indiqué un coin où une belle bande de lions était susceptible de camper. Après quelques recherches parmi les (très très) nombreuses pistes « annexes », nous les repérons finalement. Une belle bande de 10 lionnes qui font la grasse matinée, en prenant la pose devant les quelques voitures hérissées de téléobjectifs et autres jumelles. Très impressionnant d'être tout prêt d'une telle bande de carnassiers... Nous continuerons la matinée à découvrir les multitudes de petites pistes (toutes méthodiquement répertoriées dans la cartographie GPS de Tracks4africa, peut-être l'endroit où ce même GPS a été le plus utile d'ailleurs, même si ce n'est pas très aventurier...). Quelques petites bêtes par ci par là, de belles marres à hippos, quelques herbivores terrestres. Pour les férus conducteurs tout terrain, il y a là vraiment moyen de tester les capacités de son véhicule (notamment des traversées de bras de rivières), mais en tout cas, nous ne tenterons pas l'aventure, vu que je ne suis pas sûr de maitriser tous les éléments. Rester planté au fond d'une marre de boue ne me tente guère (et le prix du dépannage encore moins!). Par contre, un arbre pas très vigilant a décidé de traverser le chemin durant notre seule marche arrière de la journée (la seule où j'avais un peu pris confiance, depuis presque un mois...)... On devrait toujours faire attention aux arbres qui traversent... Bref, une aile arrière pliée, un pare-choc bousillé et un phare cassé, ça va faire mal à la carte bleue... Les petites rayures d'hier feront du coup office de cerise sur le gâteau...

Le coup psychologique est rude, du coup on se rentre un peu choqués (surtout moi, même si y'a pas mort d'homme, ça fait mal de perdre 1000 euros en se disant que si machin bidule on aurait pas fait trucmuche et que du coup voilà). Pour se remonter le moral, tequila sunrise et poulet frite sur la terrasse du Audi Camp feront l'affaire ! Nous sommes cette fois-ci installés sur la pelouse à l'entrée du camp, qui est bien plus agréable que la partie du site où nous avons passé la première nuit (arriver tôt, y'a pas de miracle!).

Au final cette visite de Moremi nous laissera une impression mitigée, le temps déjà n'était pas franchement au rendez-vous, les animaux bien que nombreux ne se sont pas montrés dans la même profusion qu'à Chobe, et puis nous avons fini sur une mauvaise note avec cette aile ravagée. Inconsciemment aussi, la fin du voyage pointe le bout de son nez et il reste moins à faire que ce que nous avons déjà vu...

Point positif, la facilité (administrative et terrestre) de visite de ces parcs du Botswana est « surprenante » au regard de ce que je pensais avant d'arriver. A noter, au cas où je ne l'aurais pas déjà dit avant, nous avons entendu dans notre lodge de Kasane un guide dire qu'il était à l'ordre du jour de fermer l'accès au public au parc de Chobe, et de le réserver aux seules visites guidées et organisées. Je ne sais pas ce qu'il en est à ce jour...

J28 : Audi Camp campsite (Maun)

Au programme de ce dernier jour entier au Botswana nous partons en mokoro dans le delta, une ballade organisée par le Audi Camp. Le transfert jusqu'au départ se fait dans une espèce d'énorme camion qui traverse des routes inondées, enfin bref, un truc de « mec » quoi...

Nous embarquons dans notre frêle esquif, et la sensation est immédiate : on glisse au fil de l'eau, on entend le bruit des nénuphars et autres roseaux qui frottent contre la coque, on se faufile dans des petits canaux d'eau claire, c'est vraiment très agréable, et une façon vraiment originale de profiter des lieux.

Nous déchantons dès que la promenade dans le bush commence. Le guide ne parle absolument pas, malgré toutes mes tentatives de questions, il faut vraiment insister pour lui arracher un mot. Il reste la plupart du temps à marcher tout seul devant sans rien dire. C'est vraiment dommage : étant donné que l'environnement est relativement ingrat (prairie sèche, quelques arbres, marres) la valeur ajoutée d'une telle promenade vient avant tout du guide, sans quoi elle se transforme en randonnée sans intérêt sous un soleil de plomb... C'est curieux, il a son téléphone portable autour du coup et passe une partie de son temps à envoyer des SMS, il n'a pas une goute d'eau, comme on ne veut pas le laisser crever de soif nous lui proposons de la nôtre, qu'il finira par accepter. Durant la pause déjeuner, il reste à l'écart sous un arbre à envoyer des textos pendant que nous mangeons notre panier repas, nous en venons à nous demander si nous sommes sensés lui proposer « nos restes ». Bref, tout ça respire un peu l'amateurisme et l'attraction touristique bas de gamme où le guide se doit de ne pas être un coût trop cher au tour operator.

Durant le retour en mokoro, il nous abandonne pendant 10 minutes en plein cagnard sur la pirogue pour aller se baigner tout seul un peu plus loin, sans nous laisser penser le moins du monde que nous sommes bienvenus pour faire de même. Nous voyons un hippo au loin, et il ne se donne absolument pas la peine d'évoquer le sujet et encore moins de s'arrêter (je précise que la sécurité dans la configuration de l'endroit ne pouvait pas être la cause de ce non-arrêt). Nous lui laissons malgré tout un pourboire, mais le cœur n'y est pas. Nous n'en voulons même pas au guide en lui même (il avait peut-être un problème familial, on ne sait jamais), mais tout laisse à penser que c'est l'organisateur de ce tour en particulier qui fait que les guides ne doivent pas être très motivés (pas d'eau, pas de repas, et peut-être pas de salaire autre que le pourboire ?). Du coup, une mauvaise affaire pour tout le monde (ce n'est malgré tout pas donné). Conclusion, je recommanderais autant que possible de choisir avec attention la promenade en mokoro si vous la faites (peut-être attendre d'être sur place et consulter des gens en direct, ce que nous n'avons pas fait). C'est très clairement un moyen génial de profiter de la nature des environs, mais ça peut vite se transformer en une mixture un peu malsaine si on tombe mal.

La soirée est grasse et salée à souhait au restau du Audi Camp. Durant la nuit, un gros orage nous réveille qui durera jusqu'au matin. Saison sèche, où es-tu ?

J29 : Zelda Guest Farm campsite

Ce matin, j'avais prévu une autre surprise pour mon amoureuse, uns survol du delta en petit avion. J'étais plutôt angoissé par la tempête, mais elle s'est calmée suffisamment pour permettre au petit coucou (un Cessna 172) de décoller. J'avais planifié le jour de longue date (enfin croyait), mais l'agence nous avait en fait attendu la veille ! Malgré tout, il a été très facile semble-t-il de réveiller le pilote qui est arrivé dare dare. Tout ça pour dire que vous pouvez semble-t-il vous décider au dernier moment avec de bonnes chances de réussite.

Le vol est vraiment un souvenir mémorable, en particulier la vision depuis le ciel d'un grand troupeau d'éléphant est vraiment magique. Le vent est très fort et l'avion avance en crabe en remuant beaucoup, ça a l'air de ressembler à la conduite d'une deux chevaux en haute montagne. On survole un des lodges grand luxe du delta, c'est vrai qu'on ne doit pas être trop mal installé là dedans... Atterrissage... et d'une certaine manière c'est le début de la fin, nous prenons la route pour la Namibie où notre séjour s'achève dans deux jours...

Sur la route, nous croiserons de nombreux barrages. A l'un d'eux, le policier me fait reculer de 200 mètres sous prétexte que je ne me suis pas arrêté à un stop qu'il avait placé très en amont de sa position, peut-être pour une raison valable, mais en tout cas semble-t-il d'avantage justifié par l'envie de « piéger » tous les gens se présentant à lui (la voiture qui est passée après nous s'est aussi faite avoir) que par un souci de fluidifier la circulation. On m'aura demandé deux fois en une journée mon permis de conduire (une première fois à Maun le matin même) au Botswana, alors que je ne me suis jamais fait contrôler en France... Comme quoi... A un autre de ces barrages, on découvre dans notre coffre un fond de biltong et de droewors, que nous mangeons du coup sur le champ... Nous devons au passage signer un registre établissant qu'on nous a « confiscated » des produits interdits.

Le passage de la frontière se fait sans encombre, puis nous traçons notre route sur la Trans-Kalahari Highway jusqu'au Zelda Guest Farm. Une nouvelle fois, site de camp parfait, bien équipé, bref, la « routine » ! Le site est vide, à part deux françaises qui démarrent leur circuit, à qui du coup nous donnons quelques tuyaux et des restes de nourriture que nous n'arriverons pas à écluser.

Le propriétaire des lieux participe à un programme de sauvegarde des félins (capturés par d'autres fermiers qui les amènent là plutôt que de les tuer, si j'ai bien compris l'esprit de la manœuvre), et nous avons donc droit à une séance de nourrissage de 4 guépards et d'un léopard. C'est très spectaculaire, surtout les guépards qui se déchainent littéralement sur les morceaux de viande d'âne que le fermier leur donne, en faisant des bruits atroces dignes des hyènes d'Etosha, se précipitent sur les grillages, bref, nous sommes bien content de ne pas être à leur portée. Le léopard pour sa part est beaucoup plus « digne », et semble ne pas souhaiter se joindre à cette curée.

La soirée se fait dans une ambiance menaçante et électrique d'orage, le ciel est marbré d'éclairs. L'atmosphère est épaisse et ventée, nous nous réfugions tant bien que mal dans un abris du camp pour manger notre dernier repas sauvage de ces vacances... Finalement, les circonstances naturelles épicent l'angoisse du départ... L'orage durera encore une bonne partie de la nuit, en plein Kalahari...

J30 : Londiningi B&B (Windhoek)

Fin de la route jusqu'à Windhoek et repas cancérigène et obésifiant dans un KFC glauque (quelques fois, des pulsions incompréhensibles font commettre des erreurs !). Devant l'étendue des dégâts nous nous sommes arrangés avec le loueur pour rendre la voiture un jour plus tôt pour qu'il puisse faire les réparations au plus vite, moyennant qu'ils nous dépose à l'aéroport le lendemain. Bien que l'addition fasse mal (+/- 1000 euros de carrosserie), ils sont professionnels, pas de pinaillage sur l'état des lieux, et nous n'avons pas l'impression de nous être fait arnaquer vu ce qu'il y a à faire. De toute façon même en réduisant la franchise, nous ne nous y serions pas retrouvés vu le coût d'assurance supplémentaire, et qui n'aurait peut-être même pas marché au final vu le caractère « non-standard » de l'endroit où l'arbre a traversé la route derrière nous (à vérifier dans les petites lignes du contrat, je n'ai pas pris la peine de le faire de toute façon).

Le soir diner chez Londiningi, de nouveau sous l'orage...

J31 : vol vers Francfort puis Paris

On profite autant que possible du petit déj' fabuleux de Londiningi, mais le cœur n'y est plus... Nous allons faire quelques emplettes de souvenirs au centre ville de Windhoek. J'adopte pour ma part une famille sculptée de mes fameux dindons, tant qu'à faire kitsch, autant y aller franchement. A peine achetés, je me rappelle que je m'était promis de ne pas acheter de produits en bois travaillé pour ne pas inciter au coupage sauvage des arbres... Raté pour cette fois.

Nous faisons notamment escale au Namibia Craft Centre (je crois), un groupement de nombreuses boutiques d'objets normalement fabriqués dans des communautés et dont les revenus doivent leur bénéficier. L'endroit est plutôt agréable, et si mes souvenirs sont bons, un charmant petit café propose de très bons plats dans un cadre agréable...

Nous en sommes réduits à admirer la beauté de la lumière de la fin du jour sur les parkings de l'aéroport. Contrastes de couleurs saisissants... Le cœur est ailleurs, mais hélas pas l'avion, qui lui est bien là, fidèle au poste, pour nous ramener dans le monde réel. L'atterrissage a déjà commencé...
Différents sites de tourisme mémoriel en Europe? English translation pending
by DelphineJ · 2011-06-06 · 102 replies
Bonjour,

Journaliste à Géo Magazine je cherche les différents sites de tourisme mémoriel en Europe, type mur de Berlin, Auschwitz, la maison d'Anne Frank... Toutes vos idées sont les bienvenues.
Humanitaire en Afrique au mois de janvier 2012 English translation pending
by Sophie0106 · 2011-06-03 · 21 replies
Bonjour à tous! Je suis journaliste ( radio) et je souhaite travailler quelques mois en Afrique ( de l'Ouest) à partir de janvier 2012...l'idéal étant de pouvoir exercer mon métier tout en aidant une association sur place, former des gens au journalisme ou encore faire de la com pour des ONG... est-ce possible? Les associations et ONG ont -elles besoin de journalistes? ( même en bénévolat) Est-ce possible de se rendre utile sans être ni infirmière ni ingénieur?😉

Merci beaucoup!
Circuit au Sénégal, de Saint-Louis au delta du Saloum English translation pending
by Myrn · 2011-05-31 · 23 replies
bonjour, je suis seule et je veux découvrir le sénégal. le circuit organisé me parait être la meilleure solution pour moi car je ne me vois pas seule au milieu de ce pays inconnu pour moi. et en plus, je ne suis une solitaire dans l'âme donc... peut-être possibilité de rencontrer des gens et surtout partager. les offres proposées par nouvelles frontières m'attirent bien. quelqu'un aurait fait le circuit "de st louis au delta du saloum" ??
Discussion autour du thème du concours du mois de juin 2011 "Bouffe" English translation pending
by Ragamuffin · 2011-05-31 · 411 replies
C'est ici pour faire tous les commentaires à propos du concours photo du mois de Juin 2011
Jeu des photos n°61 English translation pending
by Davek · 2011-05-20 · 543 replies
Une fleur, trouvez son origine.......
Recherche association sérieuse pour stage infirmier humanitaire au Togo, Bénin, Sénégal ou Burkina Faso English translation pending
by Choupiinette · 2011-05-15 · 31 replies
Bonjour à tous, Je fais appelle à votre solidarité collective et surtout votre connaissance dans le domaine du bénévolat 🙂. En effet, actuellement étudiante en première année d'infirmière, nous avons pour projet moi et 3 autres étudiant(e)s infirmier(e)s d'effectuer un stage infirmier dans l'humanitaire en Afrique. Nous devons partir du 19 mars au 27 avril 2012, ce qui ferait 5 semaines de stage car nous avons une semaine de vacances scolaires imposée au milieu du stage. Notre école nous demande alors de rendre un "pré-projet " en septembre 2011 avec au moins le nom de l'association et le pays ou l'on veut aller, car bien entendue l'école ne nous laisse partir que si l'on a une association qui nous encadre un minimum sur place. Nous avons donc commencer à faire des recherches sur divers association tel que : - URGENCE AFRIQUE - JSA TOGO - S.O.P.E.D.I ONG - ProjectsAbroad - CEC TOGO Nos questions sont les suivantes : Est-ce que quelqu'un connait une de ces associations ou au mieux est déjà partie avec une de ces associations ? Quelles autres associations nous conseillez vous ? Comment détecter les associations douteuses ...? existe t-il une "liste" d'association officielle qui permet de recencer les associations sérieuse? Et enfin si certaines personnes qui passent sur ce Topic sont déjà parti en stage infirmier humanitaire, ou êtes vous partie ? et quel stage avez vous effectué ?

En vous remercient d'avance pour vos réponses, ce projet nous tient vraiment à cœur, mais nous préférons rester méfiant quant au choix de l'association et prendre le temps de bien choisir, c'est pourquoi nous nous y prenons en avance. Cordialement .
Vos photos sur la route derrière un camion? English translation pending
by Cleastre · 2011-05-13 · 384 replies
A la fois en souvenir d'heures laborieuses 🏴‍☠️ que nous avons tous connues au moins lors d'un voyage, et surtout pour le sourire 😉, je vous invite à poster vos meilleures photos de patience, passée derrière le cul d'un camion...

Dans les Hautes Alpes, 2010
Paquebots et anciennes lignes de croisières English translation pending
by Chris13130 · 2011-05-09 · 46 replies
bonsoir amis du forum, 🙂

j ai remarquer un certain engouement(nostalgie) pour les paquebot et les ancienne ligne de croisière, j aimerais avoir les témoignage , avis, sentiment ou tout chose se rapportent a se sujet.

tout le monde et libre de donner sont avis dans le le respect et la courtoisie 😉
Activités le jour de la Bastille à Paris? English translation pending
by Gatorvoyage · 2011-05-08 · 34 replies
Bonjour J'aimerais savoir quels sont les activités le jour de la bastille a Paris et aussi s'il est possible de visiter l'arc de triomphe cette journée là ? est-ce que les sites touristiques sont fermés ?

j'habiterai dans la 18 ieme arondissement selon vous est-ce un bon endroit pour loger merci a vous tous
Deux étudiants vers le Maroc et le Sénégal en 4L English translation pending
by Azegaga · 2011-05-04 · 28 replies
Bonjour tout le monde!

L'an dernier j'ai traversé la Norvège et cette année je m'attaque à l'Afrique. En effet j'ai participé au 4L Trophy en février ce qui m'a permis de visiter un petit bout du Maroc (Tanger, Enjil, Errachidia, Merzouga, Timerzif, Agdz, Ourazazate et Marrakech) Avec mon copain, on avait trouvé un job nourri logé sur la plage d'Imsouane pour cet été mais cela n'a finalement pas abouti. Ayant les billet pour le bateau (tanger-Algeciras 272€ aller retour avec une voiture et deux personnes) on à quand même décidé de partir et en 4L je vous prie! On va donc traverser l'espagne fin juin pour profiter des férias On va prendre le bateau et longer la côte jusqu'à Casa où nous avons des amis Ensuite passer quelques jours sur Imsouane

C'est là que les choses se compliquent: on veut aller au Sénégal où on connait des gens et surtout pour rencontrer des gens (nous sommes d'ailleurs à la recherche d'associations sérieuses qui aurait besoin de bénévoles) Je me suis pas mal renseigné et je suis complètement perdu! On voulait aller au sénégal en passant par la Mauritanie mais je ne sais pas si c'est le meilleur moyen... Je suis perdu avec tout les papiers: les visas (à prendre sur place ou a préparer en France), l'assurance (j'ai entendu parler d'assurance pour trois jours mais quelle assurance? je demande a celle en France?) et pour tous les contrôle de police (je vais préparer pas mal de fiche pour gagner du temps), les vaccins etc... Ensuite je pense qu'enfin au Sénégal il nous restera plus qu'à rouler et profiter mais ce sont les formalités pour entrer et sortir des pays qui m'inquiète (Sénégal et Mauritanie)

D'autres part si vous avez des conseils ou des recommandation sur des pays proches et envisageable (niveau prix et formalité) n’hésitez pas, je désespère un peu... Merci d'avance à ceux qui m'offriront leur 🤪
Un mois inoubliable en Argentine - l'itinéraire et les informations pratiques English translation pending
by Katbe81 · 2011-04-20 · 8 replies
Un mois en Argentine 2010/2011

Patagonie – NOA (Salta et sa région) – Iguazú – Buenos Aires

Pour ceux qui souhaitent découvrir l'Argentine, voici notre expérience d'un voyage inoubliable d'un mois: l'itinéraire que nous avons parcouru (y compris nos "coups de cœur" et nos conseils) et les informations pratiques sur les coûts, le transport, l'hébergement et les excursions.

ITINERAIRE

1. Lu 6/12: Bruxelles – Madrid - Rio de Janeiro (avion)

2. Ma 7/12: Rio de Janeiro – Buenos Aires (avion)

3. Me 8/12: Puerto Madryn – Ushuaia (avion), 3 nuits à Ushuaia (hostel Torre al Sur)

Notre voyage commence par une grève sauvage des contrôleurs aériens espagnols. On part trois jours plus tard ce qui nous fait perdre notre premier vol interne et par conséquent, on doit sauter la première étape de notre voyage…

Plan original: départ vendredi soir, arrivée à Buenos Aires samedi matin, avion pour Trelew dimanche après-midi, 3 nuits à Puerto Madryn, excursions à Punta Tombo (1 jour, manchots de Magellan) et Peninsula Valdés (1 jour, baleines).

Plan modifié: départ lundi matin, arrivée à Buenos Aires mardi matin, bus pour Puerto Madryn mardi après-midi, arrivée à Puerto Madryn mercredi matin, départ à Ushuaia mercredi soir… Enfin, reprise de notre plan original!

Première rencontre avec la Patagonie à couper le souffle: Ushuaia et le canal Beagle vus du ciel.

4. (Je 9/12): Ushuaia: laguna Esmeralda

Dans la matinée, on part pour un petit trekking dans la Valle de los Lobos pour arriver à la laguna Esmeralda. La balade n'est pas très bien indiquée, on se perd dans les marais sous la pluie mais les paysages et la laguna en valent la peine… On passe l'après-midi relax à Ushuaia et le soir on goute pour la première fois la viande – vraiment aussi bonne qu'on le dit.

5. (Ve 10/12): Ushuaia: canal Beagle et Parque National Tierra del Fuego

A 9h, on part pour une navigation sur le canal de Beagle, une excursion de 5h. On fait cette excursion notamment pour voir les manchots de Magellan qu'on a ratés à Puerto Madryn. On voit également des lions de mer, des cormorans royaux, le phare des'éclaireurs et une estancia.

Après la navigation, on part au Parque National Tierra del Fuego, on commence la balade à la fin de la ruta 3 et on continue par une partie de "Sendero Costero" (on n'a pas eu assez de temps, il vaut mieux prévoir une journée entière). De nouveau, on a eu de la pluie. Le parc est aménagé pour des balades faciles, pas de trekking sauvage et difficile. S'il faut choisir, le trekking à El Chaltén est bien plus impressionnant.

6. (Sa 11/12): Ushuaia – El Calafate (avion), 2 nuits à El Calafate (hostel Lago Argentino)

On arrive à El Calafate en début d'après-midi, un paysage complètement différent de celui à Ushuaia. On est impressionné par la couleur turquoise du Lago Argentino derrière lequel se dressent les montagnes couvertes de neige. A l'hôtel, où le personnel est très efficace, on réserve en quelques minutes l'excursion "Big Ice" au glacier Perito Moreno le lendemain (avec Hielo y aventura), le prochain hôtel, le bus pour El Chaltén, le bus pour Bariloche et on fait laver notre linge. On loue des vélos pour découvrir la ville, il fait très bon mais avec un vent très fort ce qui rend la ballade assez difficile… Avec nos jumelles, on peut observer des flamands roses.

7. (Di 12/12): El Calafate: glacier Perito Moreno

A 7h, on part pour l'excursion "Big Ice" qui va rester un highlight de notre voyage. On commence la visite par les passerelles (1h), ensuite on prend le bateau pour arriver à la forêt à côté du glacier (10min), on passe par la forêt (1h) pour arriver à l'endroit où on est divisé en trois groupes de 10 personnes et on commence le trekking sur le glacier (3h30), avec des crampons aux pieds. Ce qu'on voit est absolument magnifique, on est au milieu du glacier avec des lagunes bleues. Il faut une bonne condition physique pour cette excursion et prévoir de la nourriture (on peut aussi acheter des sandwichs aux passerelles) sans oublier les crèmes solaires etc. On est de retour à El Calafate vers 17h.

8. (Lu 13/12): El Calafate – El Chaltén (bus), 2 nuits à El Chaltén (hostel Patagonia): trekking Laguna Torre (6h, Cerro Torre)

On quitte El Calafate pour une nouvelle destination, El Chaltén (à 3h en bus). Sur la route, on voit des paysages magnifiques et en arrivant à El Chaltén, on a la chance de voir les deux pics – Cerro Torre et Fitz Roy. On dépose les bagages à l'hôtel (réservé par le biais de l'hôtel précédent) et on part pour le trekking ver la Laguna Torre pour une vue sur le Cerro Torre. Il fait très beau mais il y a du vent (comme partout en Patagonie).

9. (Ma 14/12): El Chaltén: trekking Laguna de los Tres (8-10h, Cerro Fitz Roy)

Troisième jour de trekking – cette fois-ci vers la Laguna de los Tres pour une vue sur Cerro Fitz Roy. On découvre également Laguna Sucia et Laguna Capri. La journée est ensoleillée, le trekking est long mais, à part la dernière montée assez dur(prévoir une heure de grimpette), pas trop difficile. Le temps prévu par les guides est de 8h aller-retour, on le fait à l'aise en 10h. En termes de beauté naturelle, on classe cette excursion à côté de celle au glacier Perito Moreno.

10. (Me 15/12): El Chaltén – Perito Moreno (bus), 1 nuit au village Perito Moreno (hôtel Belgrano)

Après un très bon petit-déjeuner dans le bar à côté de l'hostel, on entame notre "road trip" sur la légendaire ruta 40 avec la destination finale – Bariloche. Il fait nuageux, le Cerro Torre n'est pas visible. On passe la majeure partie du premier jour (de 9h à 21h) sur la route non asphaltée... On passe par des paysages presque deserts. On passe la nuit au village Perito Moreno (pas intéressant, mais une étape obligatoire) dans un hôtel sans charme.

11. (Je 16/12): Perito Moreno – Bariloche (bus), 2 nuits à Bariloche (hostel Periko's)

On arrive à Bariloche après une journée dans le bus vers 21h. On demande à l'hôtel de nous réserver une voiture pour le lendemain.

12. (Ve 17/12): Bariloche: Ruta de los Siete lagos

On part (à 10h30) à la découverte de la route des sept lacs. La route (RN 234) est d'abord asphaltée maispas pour longtemps – très vite on se retrouve sur une route caillouteuse et tout sauf reposante. On passe par Villa la Angostura, on croise plusieurs lacs (on ne sait pas s'ils sont vraiment sept…), les paysages sont beaux, on dirait les Alpes. San Martin de los Andes, où on s'arrête, est mignon mais trop petit et on est content de passer la nuit à Bariloche plutôt qu'ici (contrairement ce qu'on conseille sur les forums). Au retour (RP 63, RN 237), on passe par la Vallée enchantée, un paysage assez intéressant, notamment pour ceux qui ne vont pas visiter le nord-ouest. On rend la voiture (à 19h30), on se dit que c'est presque par miracle qu'on ne l'ai pas endommagée vu l'état des routes… On termine notre séjour à Bariloche par une fondue suisse J

13. (Sa 18/12): Bariloche – Mendoza (bus de nuit, 16h)

14. (Di 19/12): arrivée à Mendoza: Maipú (route de vin), 1 nuit à Mendoza (hostel Campo Base)

On arrive à Mendoza à 8h du matin, après 16h de bus. La ville est encore endormie, c'est dimanche. Après avoir acheté un ticket de bus pour Salta pour la suite et après s'être installé à l'hôtel, on part à Maipú pour découvrir les fameux vignobles. Le départ est compliqué car on n'a pas de monnaie pour le bus (10-173). On finit par acheter une carte pour 3 AR (mais difficile à trouver) – on conseille vivement d'avoir de la monnaie pour Mendoza si vous voulez utiliser le transport public (de même pour Buenos Aires). On loue des vélos chez Coco Bikes (comme conseillé dans Lonely Planet). Il y a pas mal de trafic ce qui rend la ballade un peu pénible. On visite la seule bodega ouverte le dimanche, CARINAE (20 AR la visite avec la dégustation). On a préféré les vignobles autour de Cafayate dans le nord-ouest.

15. (Lu 20/12): Mendoza – Salta (bus de nuit, 18h)

16. (Ma 21/12): arrivée à Salta, 1 nuit à Salta (hostel Condor Pass)

Après avoir trouvé un hostel, on loue une voiture pour 5 jours. L'agence nous aide avec notre itinéraire (boucle au sud et au nord de Salta, on commence par le sud). On visite ensuite la ville et on monte en téléphérique sur la colline qui surplombe la ville.

17. (Me 22/12): Salta – Cafayate ("Quebrada de las Conchas") – ruines de Quilmes, nuit à Cafayate (hostel Rusty K)

Première jour de notre road trip: RN 68, 320km, 10:00 – 15:00 (5h): Salta – Cafayate, 15:30 – 18:30 (3h): Cafayate – ruines de Quilmes – Cafayate, route asphaltée à part une petite partie près des ruines de Quilmes

La route est asphaltée mais peut être dangereuse à cause des pierres qui se décrochent des parois rocheuses et tombent sur la route. Nous nous arrêtons aux érosions les plus intéressantes (selon les indications dans le guide du Routard). Le paysage est très beau, avec des formations rocheuses, la dernière partie se transforme en vignobles. A Cafayate, on s'installe à l'hôtel et on part pour le ruines de Quilmes, ici, le dernier morceau de route est non asphalté. On passe la soirée à l'hôtel où est organisé un "asado", une soirée très sympa avec d'autres personnes qui logent à l'hôtel. On n'a pas envie de quitter Cafayate mais on décide finalement de partir afin de nous laisser une marge à cause de la météo qui peut être à cette époque iimprévisible. Mais si possible, on conseille de rester au moins 2 nuits.

18. (Je 23/12): Cafayate – Cachi (Vallées Calchaquies), nuit à Cachi (hôtel Nevado Cachi)

Deuxième jour: RN 40, 170km, 8:50 – 12:20 (3,5h): Cafayate – Angostaco – Molinos, 13:00 – 14:30 (1,5h): Molinos – Cachi, route non asphaltée

Cette partie de notre "road trip" nous a fait le plus peur (surtout en nous basant sur les informations dans les guides qui, selon nous, ont une tendance à exagérer un peu), mais au final, ça allait, pas trop vite (170km en 5h), mais ça allait quand même. Il s'agit, selon nous, d'une des plus belles parties de notre "road trip" dans le NOA. Par moments, on se croit dans un western tourné aux Etats-Unis. On fait une pause à Molinos. On arrive à Cachi en début d'après-midi. Il serait possible de continuer jusqu'à Salta (3,5h) mais on nous l'a déconseillé à l'agence de location à cause du brouillard qui tombe sur la route de Cachi en fin de journée. En plus, le voyage de 5h est assez fatiguant, mais si on conduit à deux, cela devrait être faisable (en partant de Cafayate avant 8h).

19. (Ve 24/12): Cachi – Salta – Purmamarca ("Quebrada de Humahuaca"), 2 nuits à Purmamarca (Hospedaje)

Troisième jour: RN 33 + RN 9 ("voie rapide"), 410km, 8:30 – 16:30 (8h): Cachi – Salta (passage à 12:00) – Purmamarca, route asphaltée

La route de Cachi monte jusqu'à 3 248 m, elle tourne pas mal. On passe par la "recta Tin Tin" (une ligne droite de 14km) et par le Parque National de los Cordones. En passant par Salta, il commence à pleuvoir très fort, on décide donc de passer par la route 9 et pas par la Cornisa, comme prévu initialement, (plus jolie mais très étroite) mais par la voie rapide. Les paysages sont très verts dans cette partie mais on ne voit pas grand chose à cause de la pluie. On passe ensuite par la Quebrada de Humahuaca (il arrête de pleuvoir), on admire la vallée de peintres et on arrive à Tilcara. On ne trouve pas de logement (cher, pas bien ou complet –c'est Noël) et on retourne à Purmamarca (à 20min de Tilcara), un village plus calme que Tilcara.

20. (Sa 25/12): Purmamarca – Tilcara – Humahuaca ("Quebrada de Huamaca") – Salinas Grandes

Quatrième jour: RN 9 + RN 52, 280km, 9:40 – 16:40 (7h): Purmamarca – Tilcara (pétit déj) – Humahaaca – Purmamarca (passage à 13:40) – Salinas Grandes – Purmamarca, route asphaltée

On part à Tilcara pour prendre un petit déjeuner (à Purmamarca, tout est fermé), on visite ensuite Humahuaca (tout comme Tilcara, ce village n'a pas de grand intérêt). On continue encore un peu au nord de Humahuaca et on fait ensuite un demi-tour et on décide de partir pour les Salinas Grandes (on a hésité car le ciel a été couvert mais au final il s'est dégagé). La route pour Salinas Grandes (RN 52) est superbe, elle monte jusqu'à 4 170 m. Les salinas sont assez impressionnantes. On reste une demi-heure sur place.

21. (Di 26/12): Purmamarca – Salta, 2 nuits à Salta (hostal Catedral)

Cinquième jour: RN 9 ("la Cornisa"), 220km, 11:30 – 16:00 (4,5h): Purmamarca – Tilcara – Salta (passage à 15:00) – San Lorenzo – Salta, route asphaltée mais par endroits étroite et sinueuse

On commence la matinée par une ballade d'environ 1h à pieds autour de Purmamarca (Paseo de los siete Colores), également faisable en voiture (route non asphaltée). On passe ensuite par Tilcara pour visiter la pucará (pas de grand intérêt mais il y a des belles vues sur les alentours) et on part à Salta, cette fois-ci par la Cornisa. On fait un détour à San Lorenzo, un village résidentiel très chic près de Salta, on monde complètement différent de celui qu'on a vu à Tilcara ou Humahuaaca. On prend un helado chez Rosmarie (un des meilleurs qu'on ai goûté en Argentine). A Salta, pas mal de logement sont fermés mais on trouve finalement un hostel simple près du centre. On nous conseille de garer la voiture dans un parking surveillé (20AR).

22. (Lu 27/12): Salta

Première chose le matin, on rend la voiture. On est un peu stressé (on a la franchise de 4000AR) mais elle a rien. Le reste de la journée est relax. On aurait pu ajouter une journée à Cafayate au lieu de passer une journée de plus à Salta, mais on a voulu une marge… Avec le recul, on se dit toujours qu'on l'aurait fait différemment J

23. (Ma 28/12): Salta – Iguazú (bus de nuit, 22h)

24. (Me 29/12): arrivée à Iguazú, 2 nuits à Puerto Iguazú (hostel Parque Iguazú)

On est dans la région des Missiones, on arrive à Puerto Iguazú à 13:30, il fait très chaud et lourd. On combine ça avec la fatigue et on choisit probablement le pire hostel dans la ville. Mais on est excité par l'excursion du lendemain – les fameuses chutes d'Iguazú.

25. (Je 30/12): Iguazú (chutes du côté argentin)

On commence la visite des chutes par le côté argentin (on conseille dans cet ordre). Il continue à faire très chaud et lourd. On met de la crème solaire et du produit anti-moustique. Le bus pour aller aux chutes part toutes les 20min, on prend celui à 8:20 et on arrive à l'entrée du parc avant 9h, il y a déjà pas mal de touristes. On visite le parc dans l'ordre suivant (selon le plan qu'on reçoit à l'entrée): sendero verde – circuit intérieur (pas possible d'aller sur l'île de St Martin, trop d'eau) – circuit supérieur – Garganta del Diablo (le plus impressionnant, on y va a pieds et on retourne en train) – sendero macuco (on se beigne dans une lagune). On termine la visite avant 18h, donc il faut prévoir environ 10h, transport inclus.

26. (Ve 31/12): Iguazú (chutes du côté brésilien), Iguazú – Buenos Aires (avion), 4 nuits à Buenos Aires (hostel Carlos Gardel)

On nous déconseille de nous rendre du côté brésilien par nos propres moyens donc on le fait par le biais d'une agence de voyage (Crucero del Norte), on a acheté les tickets la veille. On part du terminal des bus à 8h10 et on arrive à l'entrée du parc vers 9h30. Le côté brésilien est encore plus touristique que le côté argentin, il est moins sauvage mais les vues des chutes sont plus impressionnantes. En fait, la plupart des chutes se trouvent sur le côté argentin donc on les voit mieux depuis le Brésil. Il vaut mieux prévoir la visite le matin, on a alors le soleil derrière nous pour prendre les photos des chutes. On peut payer en pesos argentin mais on vous rend le reste en devise brésilienne – prévoir p-ê un peu de liquide en devise brésilienne. On prend le bus de retour à 13h (suffisant pour la visite), on arrive à Puerto Iguazú à 14h, donc au total il faut compter environ 6h, transport inclus. On prend l'avion pour Buenos Aires dans l'après-midi. Une fois à Buenos Aires (Aéroport aeroparque)on prend le transport publicpour l'hôtel, solution très bon marché, mais il faut avoir de la monnaie. On fête le nouvel an sur Plaza Dorrego à San Telmo (où on dort également), une ambiance très animée!

27. (Sa 1/1): Buenos Aires

Il fait très chaud. On visiteBuenos Aires: le centre (Plaza De Mayo avec la Casa Rosada, avenida 9 julio, etc.) et Puerto Madero. On assiste également au départ du "Paris – Dakar".

28. (Di 2/1): Buenos Aires – delta de Tigre

On continue la visite de la capitale: San Telmo (marché aux puces), la Recoleta (cimitière avec la tombe d'Evita Perón, musée des beaux arts), Palermo Hollywood et Palermo Viejo.

29. (Lu 3/1): Buenos Aires

On quitte Buenos Aires pour passer une journée dans la nature, pour échapper à la chaleur de la capitale. On part à la découverte du delta de Tigre. On prend le Tren de la costa pour nous y rendre. On prend ensuite un bateau qui nous amène à Tres costas, l'île sur lequel on peut faire une petite balade sympa.

30. (Ma 4/1): Buenos Aires – Madrid – Bruxelles (avion)

Dernier jour à Buenos Aires, on termine la visite par la Boca (maisons colorées à El Caminito), un endroit très touristique mais un "must" de la visite de Buenos Aires, et le centre (le Congrès). On prend notre avion pour Madrid à 22h40.

31. (Me 5/1): arrivée à Bruxelles

On arrive à Bruxelles à 18h30. Voilà un magnifique voyage qui se termine.

Nos "coups de cœur"

1. Patagonie: arrivée à Ushuaia en avion – une vue magique sur la ville est le canal Beagle; paysages autour de El Calafate avec la couleur turquoise de Lago Argentino et El Calafate même; excursion "Big Ice" au glacier Perito Moreno; trekking à El Chaltén vers Laguna de los Tres pour voir le Fitz Roy (trekking autour de El Chaltén en général)

2. Mendoza by night

3. NOA: Cafayate et la route de Cafayate à Cachi

4. Iguazú: chutes de côté brésilien

Conseils sur l'itinéraire

1. selon notre expérience (voir début de notre voyage), il vaut mieux prévoir une bonne marge entre arrivée en Argentine et le premier vol interne

2. Parque National Tierra del Fuego – prévoir au moins une journée entière

3. El Chaltén – le temps change beaucoup ici, il vaut mieux prévoir une marge au cas où il fait mauvais quelques jours (et s'il fait beau, tant mieux, il y a pas mal de possibilité de trekking) – idéalement, prévoir au moins 3 nuits

4. si vous n'avez pas assez de temps (et que vous avez assez d'argent), il vaut mieux utiliser les vols internes et sauter la partie entre El Calafate et Salta (Bariloche, Mendoza): Buenos Aires – (Trelew) – Ushuaia – El Calafate – Salta (par Buenos Aires) – Iguazú – Buenos Aires

5. prévoir trois nuits à El Calafate, deux à Cafayate et passer moins de temps à Buenos Aires (deux nuits sont suffisants) et à Salta

6. Salta – éviter fin janvier/février (saison de pluie) – certaines routes peuvent être impraticables

Autres conseils pratiques

1. dans presque tous les hôtels, on peut faire laver son linge, donc ne pas prendre trop de choses avec

2. éviter d'échanger de l'argent dans les banques (à cause des files), préférer les bureaux de change (on a eu un bon taux à Ezeiza – le meilleur de tout le voyage - , malgré le fait que les guides déconseillent d'y échanger de l'argent)

3. pour la Patagonie, prévoir des vêtements bien chauds, qui sèchent rapidement et ne pèsent pas beaucoup

4. on peut économiser sur les restos en Patagonie en préparant sa propre nourriture dans les hostels

5. à Iguazú, utiliser un produit contre les moustiques (peut être acheté sur place)

6. prévoir de la monnaie pour les bus à Mendoza et Buenos Aires

COUTS (par personne)

Vol Bruxelles – Buenos Aires (aller-retour): 1.020 EUR

Vols internes: 680 EUR

Sur place: 2.000 EUR

Total: 3.700 EUR

TRANSPORT

Avion

Tous les vols réservés sur cheaptickets.com (prix indiqué est par personne):

1. Bruxelles – Buenos Aires (Iberia, aller retour, 19:05-9:20): 1.020 EUR

2. Buenos Aires – Trelew (Aerolineas Argentinas, 16:10-18:10): 130 EUR, taxe d'aéroport à Trelew: 17,55AR

3. Trelew – Ushuaia (Aerolineas Argentinas, 18:50-21:00): 310 EUR, taxe d'aéroport à Ushuaia: 28AR

4. Ushuaia – El Calafate (LAN, 10:05-11:25): 100 EUR

5. Iguazú – Buenos Aires (LAN, 17:30-19:25): 140 EUR

Bus "longue distance"

Pour les bus de longue distance, la différence de pris entre "cama" et "semi-cama" est minimale, on conseille les "cama" qui sont beaucoup plus confortable (les trajets sont très longs vu les distances) avec un meilleure service (on vous sert à manger et à boire comme dans l'avion mais la qualité varie d'une compagnie à l'autre). On a préféré "Andesmar", on déconseille "Via Tac". On a réservé sur place (quelques jours avant ou même le jour même), il y avait toujours de la place mais il nous est arrivé qu'il n'y avait plus de "cama" (mais en sachant que c'était la période de Noël).

32. Buenos Aires – Puerto Madryn (Via Tac, 18h, "cama"): 352AR

33. El Calafate – El Chaltén (2,5h): 75AR

34. El Chaltén – Bariloche (Chaltén Travel, 2 jours, avec une nuit au village Perito Moreno): 440AR

35. Bariloche – Mendoza (Andesmar, "cama"): 415AR

36. Mendoza – Salta (Via Tac, "semi-cama"): 369AR

37. Salta – Puerto Iguazú (Flecha Bus, 22h, "cama"): 464AR

Voiture

On a loué des voitures sur place (à Bariloche pour une journée et à Salta pour 5 jours). Il est conseillé de faire une "boucle" (de rendre la voiture au point de départ), cela revient moins cher. On n'a pas trouvé d'agences qui offrent une assurance complète, on a toujours eu une franchise. Pour tout déplacement sur route non asphaltée, comptez une moyenne de 30/35 km/h (exemple: Cafayate – Cachi => 150km = +/- 5 ou 6 heures de route) avec arrêt photos. Il est possible de rouler un peu plus vite mais vous vous exposez aux risques de dégâts qui peuvent coûter cher compte tenu des franchises élevées et de l'impossibilité de prendre une assurance complète.

Que ce soit à Bariloche ou à Salta, nous avons loué nos véhicules auprès de petite agences locales. Faites-en deux ou trois et comparez les prix, la différence de prix peut être relativement importante. Pour les routes et les itinéraires, n'hésitez pas à demander à l'agence de location même, ils ont des plans assez bien fait et peuvent vous renseigner sur l'état des routes.

Pour le reste, appliquez les consignes de sécurité de base que vous appliqueriez partout ailleurs et en particulier dans les centres urbains (ne laissez pas d'objet de valeur dans la voiture, montrez-vous courtois et patient au volant etc.). En ce qui concerne l'essence les prix varient de 0,8 à 0,9 euros pour de la super. Il y a de nombreuses pompes à essence mais dans le doute il vaut toujours mieux ne pas risquer et faire le plein tout les 300/400 km en fonction, évidemment, du type de véhicule (cylindrée, type de carburant, 4x4 etc.) que vous aurez loué.

Rien d'autre de bien spécial à signaler. Hormis les quelques routes non asphaltées (ruta 40 etc.) et les routes permettant d'accéder aux coins les plus reculés, le réseau routier n'est pas mauvais. Nous avons eu une Volkswagen Gol (chez nous une Polo - modèle produit pour l'Amérique latine) et une Citroën C3 et nous nous en sommes parfaitement sorti. Le 4x4 serait, bien entendu, plus indiquer pour certaines routes mais il n'est pas indispensable sauf, encore une fois, si vous prévoyez de vous rendre dans des endroits particulièrement reculés et difficiles d'accès. Compte tenu du prix qui peut aller jusqu'à 5 fois le prix d'un véhicule "normal", si l'itinéraire ne prévoit pas de "off-road", c'est une option à écarter.

Transport de l'aéroport et en ville (bus, taxi, vélo)

1. transfert de l'aéroport Ezeiza à la station de bus Retiro (bus "Manuel Tienda León"): 50AR; dépôt de bagages à Retiro: 20AR (un grand sac) / 10AR (un petit sac)

2. transfert de Puerto Madryn à l'aéroport de Trelew (bus): 11AR; dépôt de bagages à la station de bus de Puerto Madryn: 5AR (un locker)

3. transfert de l'aéroport à Ushuaia à l'hôtel (taxi): 25AR

4. transfert de l'aéroport à El Calafate à l'hôtel (bus, réservé d'avance via l'hôtel): 33AR

5. location de vélo à El Calafate pour 2,5h: 40AR

6. location de vélo à Maipú pour toute la journée: 30AR

7. location de pédalo à Salta pour 20min: 15AR

8. taxi à Salta (par trajet): 6AR

9. transfert de Puerto Iguazú à l'aéroport (bus): 20AR

10. bus à Buenos Aires, y compris de Aeroparque au centre: 1 – 1,5AR (il faut la monnaie!)

11. taxi à Buenos Aires (par trajet): 20AR

12. taxi à l'aéroport Ezeiza (30min.): 140AR; emballage de bagages: 50AR/pièce

HEBERGEMENT

Sauf indications contraires, le prix indiqué est pour deux personnes dans une chambre double d'une auberge de jeunesse, petit-déjeuner compris (très basique), salle de bain commune, cuisine, Internet (si non, Internet n'est pas cher – environ 1AR/10min.). A part Salta, Purmamarca et Iguazú, on a fait des réservations d'avance (pas forcément nécessaire, mais après un long trajet on apprécie). La plupart des hostels ont leur site Internet. Pendant la période de fin d'année, certains hostels ferment pour une semaine, mais on trouve toujours où dormir. On a eu des douches chaudes partout. Dans presque tous les hostels on pouvait faire laver notre linge (20 – 30AR/7kg de linge).

1. Ushuaia: hostel Torre al Sur (108AR)

2. El Calafate: hostel Lago Argentino (130AR)

3. El Chaltén: hostel Patagonia (180AR, pas d'Internet et sans petit-déjeuner – pris dans le bar à côté pour 22AR/personne – très bon)

4. Perito Moreno: hôtel Belgrano (140 AR, salle de bain privée, pas d'Internet, pas de cuisine, petit-déjeuner 15AR/personne)

5. Bariloche: hostel Periko's (180AR, salle de bain privée)

6. Mendoza: Campo Base (170AR, salle de bain privée, sans petit-déjeuner) – à éviter (chambres pas propres), on conseille les hostels sur av. Arístides Villanueva

7. Salta: Condor Pass (150AR, salle de bain privée, pas possible d'utiliser la cuisine) – à éviter (chambres propres mais une très mauvaise ambiance dans l'hostel)

8. Cafayate: Rusty K (120AR, pas d'Internet) – la meilleure auberge qu'on ait eue, avec une soirée "asado" (35AR/personne)

9. Cachi: Nevado Cachi (100AR, salle de bain privée, pas d'Internet, sans petit-déjeuner)

10. Purmamarca: Hospedaje (90AR, petit déjeuner 10AR/personne, pas d'Internet, pas de cuisine, salle de bain privée) – près de la place (à gauche dans la rue qui passe devant l'église, une maison jaune à droite), sinon les autres voyageurs nous ont conseillés "Pequeño Inti" (fermé 1 semaine à Noël – lors de notre passage)

11. Salta: Hostal Catedral (100AR, salle de bain privée, pas d'Internet, pas de cuisine, sans petit déjeuner)

12. Iguazú: Hostel Parque Iguazú (130AR, salle de bain privée) – à éviter (cuisine très salle), de l'extérieur on pourrait conseiller: Hostel INN (en peu en dehors mais avec une piscine), Iguazú Falls (près du terminal des bus) ou Los Troncos (complet lors de notre passage)

13. Buenos Aires: hostel Carlos Gardel (140AR, pas de service de laverie)

NOURRITURE

Quelques remarques:

- le dîner est servi assez tard, pas avant 20h, plutôt vers 21-22h

- la cuisine argentine est assez lourde et grasse, basée sur la viande avec pas beaucoup de légumes

- les portions sont énormes

A goûter absolument:

- viande (parilla)

- cuisine régionale de Salta: empanadas, humitas, tamales, provoleta

- cuisine "importée": pizza, glace, chocolat de Bariloche

- vin: malbec de Mendoza (vin rouge), shiraz de San Juan (vin rouge) e torrontés de Cafayate (vin blanc)

Exemples des prix:

- empanada: 4-5AR

- 0,5l d'eau: 2-4AR

- 0,5l de coca-cola: 5-8AR

- glace: à partir de 7AR

- bar müesli: 3AR

- 100g de chocolat artisanal: 14AR

- sandwich à Ushuaia: 22AR

- una "piquada" (plateau de fromages et de charcuteries): 20A

- dîner: 170AR (Buenos Aires, Patagonie), 120AR (NOA)

- déjeuner: 120AR (Buenos Aires, Patagonie), 90AR (NOA)

Restos qu'on peut conseiller:

- Cantina Nautica à Puerto Madryn

- Bodegón Fueguino à Ushuaia (beau cadre)

- restos sur av. Arístides Villanueva à Mendoza (bonne ambiance)

- Doña Salta à Salta (pour la cuisine régionale – meilleures empanadas qu'on ai goûtées, on est retourné plusieurs fois)

- Las Cabras à Buenos Aires (Palermo Viejo, pour une parilla)

- Casal Catalan à Buenos Aires (San Telmo, pour les spécialités catalanes, un excellent resto – on est allé deux fois, plus cher que les autres– dîner 270-370AR)

- El Federal (San Telmo, bar/resto)

EXCURSIONS

A part la location des voitures, les prix indiqués sont par personne:

1. Ushuaia (les excursions organisées à l'hôtel):

- Laguna Esmeralda (Valle de los Lobos, mini-trekking d'une demi-journée): 60AR (50AR taxi + 10AR entrée)

- Canal Beagle (navigation de 5h): 235AR

- Parque Nacional Tierra del Fuego: 135AR (70AR taxi + 65AR entrée)

2. El Calafate (l'excursion organisée à l'hôtel):

- Big Ice (une journée, trekking sur le glacier Perito Moreno): 795AR (720AR + 75AR entrée)

3. Bariloche (voiture louée à l'hôtel):

- Sept Lacs (une journée, en voiture louée chez "Correntoso Rent a Car" – VW Gol, prix pour la voiture): 380AR (260AR location avec km illimité + 120AR essence/400km)

4. Mendoza:

- Maipú (une journée ou moins, route des vins): 55AR (bus local, vélo, visite d'une bodega)

5. Salta:

- boucle "Salta" (5 jours, en voiture louée – Citroën C3, prix pour la voiture): 1550 AR + entrées (1050AR location avec 1700km, 480AR essence, 20AR parking à Salta, 10AR entrée aux ruines de Quilmes/personne, 10AR entrée au púcara à Tilcara/personne)

6. Iguazú:

- chutes d'eau côté argentin (une journée): 100AR (15AR bus + 85AR entrée)

- chutes d'eau côté brésilien (une demi-journée): 140AR (45AR bus + 95AR entrée)

7. Buenos Aires:

- delta de Tigre (une journée): 78AR (3,5AR bus de San Telmo à Maipú pour prendre le train, 32AR Tren de la Costa, 19,50AR bateau pour aller à Tres Bocas, 1AR train de Maipú à Retiro, 24AR taxi de Retiro à San Telmo)
Pat et Ninou au jour le jour dans l'Ouest américain English translation pending
by Ninou98 · 2011-04-15 · 750 replies
Hello, Hello,

Je viens d'indiquer l'adresse de cette file à nos ami(e)s qui nous suivent sur le site et qui ne peuvent pas nous répondre puisque je suis incapable de créer un livre d'or. Je compte sur tous les gentils V-Forumeurs pour accueillir ceux qui voudront bien s'inscrire pour nous répondre ici.

Le site est à jour (sans les photos mais ca va venir jusqu'au départ pour CARRIZOZO !

Amicalement à tous, Bises tendres de l'Ouest Ninou
Où vivre en décroissance sur un voilier? English translation pending
by Raymondgig · 2011-04-10 · 105 replies
Salut, je m'appelle Guillaume et j' ai vraiment marre de vivre dans la société dans laaquelle on est . Le fait de devoire ce comporter comme des moutons obéissant, tout le monde va à l'école alors tu vas à l'école, tout le monde travail alors tu vas travailler. Le fait de devoir bosser toute sa vie, Pour finir avec un peu de chance, dans un hospice pour personnes agées. En tout cas moi sa fait déjà un moment que je pense réaliser un rêve, bien que fou pour certain, mais je pense qu'il faut réaliser ces rêves pour ne pas les regretter toute sa vie. partir vivre sur mon voilier de 27 pied et mon chien en essperant que je ne serrait pas le seul a avoire cette idée!!! alors j.aimerai avoir loppinion des gens comme ou il fait bon de vivre dans la decroissance sur un voilier et sans trop debourser dargent pour vivre a +
Se rendre sur l'île de Canhabaque (Bijagos, Guinée Bissau) English translation pending
by Gtracqui · 2011-04-10 · 4 replies
Bonjour,

Quelques infos pratiques pour les vfeurs souhaitant se rendre sur l'île de Canhabaque (Bijagos, Guinée-Bissau). Merci de les respecter afin de préserver cette île primitive encore épargnée par les méfaits du tourisme de masse ! Ce post est volontairement détaillé afin de vous éviter de refaire les mêmes erreurs que moi lorsque j'ai séjourné sur cette île.

Tout d'abord, à votre arrivée à Bissau, les hôtels sont chers (15000 F.CFA la nuit minimum). Pour les petits budgets vous pouvez vous rendre à la "pension centrale" (10000 F.CFA la nuit) ou la mission évangélique (6500 F.CFA la nuit en chambre double avec deux lits simples). Cette dernière adresse est souvent complète car ne possède que deux ou trois chambres.

Puis il faut prendre le "ferry" qui fait Bissau->Bubaque les vendredis et Bubaque->Bissau les dimanche (horaires en fonction de la marée, se renseigner au port la veille du départ). Si vous souhaitez vous rendre à Bubaque en dehors de ces jours, vous pouvez prendre une pirogue depuis Bissau ou depuis Bubaque (départ de Bubaque pour Bissau les mardis et mercredis, pour les départ depuis Bissau je ne sais pas, se renseigner). Le trajet avec le "ferry" dure quand même 4h, donc le trajet en pirogue doit probablement durer bien plus... à éviter quand la mer est formée. Sur le "ferry" (je met des guillemets car son état est un peu vétuste), première classe à 12000 F.CFA, deuxième classe à 7500 F.CFA, troisième classe à 5000 F.CFA et quatrième classe à 3500 F.CFA. La quatrième classe est un peu inconfortable en bas sur les sièges basiques à mourir de chaud avec le bruit des moteurs, préférer éventuellement la troisième classe à 5000 F.CFA (quoique on peut éventuellement tricher en payant un billet quatrième classe et en s'asseyant en troisième classe, narguant en cas de contrôle qu'on ne savait pas, mais cette solution n'est pas très honnête...)

Arrivée à Bubaque, possibilité de dormir à la "villa créola" pour 5000 F.CFA la nuit. Se situe en tournant à 90 degrés à droite en descendant du ferry et en longeant la plage sur 1 km environ (pas besoin de se faire accompagner, un panneau à la craie sur fond noir au bord du sentier vous indique que vous êtes arrivés). Cette admirable maison confortable et joliment entretenue avec chambres possédant une douche individuelle donne directement sur la plage en contrebas. 3 chambres disponibles. Si c'est complet, possibilité de loger 10m plus loin "chez Titi" (panneau également) pour 6000 F.CFA la nuit. Confortable également et terrasse en sus.

Puis, vous souhaitez vous rendre peut-être à l'île de Canhabaque, probablement l'île de l'archipel possédant les villages les plus primitifs. POUR CELA :

1) avant de partir, pensez à acheter dans les boutiques du port de Boubaque des cadeaux à offrir au village qui vous accueillera sur l'île : feuilles de tabac (150 F.CFA la feuille, en prendre une dizaine), savons pour les femmes (même ordre de prix, trois/quatre suffiront), et du Cana (sorte de Rhum local : 1500 F.CFA ou 1300 F.CFA le litre, mais possibilité d'en acheter en petites coupures. Emporter deux litres environ). Si vous êtes astucieux, vous transvaserez avant votre départ le Cana dans des petites bouteilles de bière ou de Coca de 33cl pour pouvoir l'offrir en plusieurs fois. Achetez également un peu de nourriture en fonction du nombre de jours que vous souhaitez rester sur l'île de Canhabaque : 1 oignon et du riz pour vous multiplié par le nombre de repas que vous aurez à prendre là-bas (soit pour 1 personne et 5 jours par exemple : 10 oignons et un ou deux kilos de riz), plus un litre d'huile et pourquoi pas quelques cubes "Maggy" de bouillon de légumes qu'ils cuisinent à toutes les sauces.

2) Une pirogue régulière dessert l'île de Canhabaque au départ de Boubaque. Aller Bubaque->Canhabaque les samedis et mercredis, retour Canhabaque->Bubaque les dimanches et jeudis (horaires également en fonction de la marée, se renseigner au port ou dans le village la veille du départ).

3) Une fois embarqué dans la pirogue (se renseigner sur quelle est la bonne pirogue à votre départ de Boubaque), vous descendrez, après 1h de trajet environ, au troisième arrêt (c'est-à-dire la troisième plage) au fond de la mangrove : c'est le terminus de la pirogue. De là, vous direz aux bijagos autour de vous (qui vous regarderont probablement d'un air interrogateur) à quel village vous voulez vous rendre : Anghodjegan, Inarei, Antcarpe, Aneanam, An-Umfa, Ancaguini, Anghora, Indina, Ancateb, Menegui ou encore Indina-Zinho... (pour ne citer qu'eux). Il est bon d'en choisir un au hasard afin que les rares blancs comme nous qui visitent l'île ne soient pas accueillis toujours dans le même village. L'un des bijagos qui était avec vous dans la pirogue vous proposera très probablement de vous y emmener et vous portera même votre sac. A l'arrivée dans le village, si vous avez pas mal marché et qu'il vous a porté votre sac, vous pouvez éventuellement lui offrir un cadeau DONT LA VALEUR N'EXCEDERA PAS 150 F.CFA (une feuille de tabac par exemple).

4) Arrivé dans le village en question, si l'on ne vous a pas encore proposé un endroit où dormir, vous pouvez faire signe (en serrant vos deux mains contre votre tête inclinée par exemple :-) que vous cherchez un endroit où dormir. L'un des habitants du village vous conduira dans une petite hutte en paille dans laquelle vous pourrez déposer votre sac, comme on accueillerait dans un village rural reculé chez nous un vagabond étranger ayant l'air perdu. A CE STADE DE LA RENCONTRE, N'OFFREZ RIEN ! Gardez le cadeau destiné à votre hôte pour le lui offrir à votre départ, sinon vous risquez fort de voir accourir devant votre porte de nombreux villageois désireux eux aussi de récupérer une feuille de tabac ou un peu de Cana (c'est du vécu).

5) On va probablement vous présenter le chef du village dans lequel vous êtes accueilli. EXCEPTION POUR LUI UNIQUEMENT : vous pouvez lui offrir dès à présent un litre de Cana, ils adorent ça. Il le dégustera probablement avec ses proches devant vous et vous en offrira un verre pour le partager ensembles.

6) Si chacun retourne à ses activités et que tout le monde vous regarde d'un air indifférent (ce qui est probable), assaillez-vous simplement dans un coin et observez la vie du village. Les enfants, surpris et excités, ne tarderont probablement pas à venir vers vous pour vous serrer la main, découvrant avec surprise que vous avez des marques de bronzage, les poils un peu plus long qu'eux et autres particularités des blancs que eux n'ont pas, étant souvent plus noirs que les plus noirs des noirs. Si vous avez un appareil photo, ils seront ravis de s'observer sur votre écran numérique à faire moulte grimaces. Contrairement à la quasi-totalité de l'Afrique francophone, aucun d'entre eux pratiquement ne vous demandera la moindre pièce ou le moindre bonbon, SURTOUT NE LEUR DONNEZ RIEN D'AUTRE QUE DES SOURIRES ! Ceci afin que le prochain visiteur n'aie pas à subir comme partout maintenant en Afrique le quémendage permanent et fatiguant qu'ils adoptent bien vite dès que le tourisme s'installe quelque part.

7) Au bout d'un moment, une femme viendra très probablement vous inviter à manger ou vous offrira une gamelle individuelle. Vous pouvez alors lui offrir un peu de riz, un oignon, un cube "Maggy" de bouillon pour légumes et un peu d'huile, ceci afin que, vivant très simplement, ils n'aient pas en plus à vous supporter à leur charge (le poisson abonde autour de l'île mais le riz en provenance du Vietnam est acheté, ainsi que les cubes "Maggy" et les légumes). La quasi totalité de vos repas seront composés d'une gamelle de riz assaisonnée d'un oignon et de morceaux de poissons, le tout cuit dans un peu d'huile + un cube "Maggy". Vous aurez peut-être droit parfois comme moi à quelques animaux rapportés de la brousse comme un singe ou un rat sauvage ! Gloups ! Si c'est la même personne qui cuisine tous les jours votre repas pendant tout le séjour, offrez-lui éventuellement dès le début toute la nourriture que vous avez acheté, afin qu'elle cuisine vos repas avec vos ingrédients. Un excédent de riz pour nourrir éventuellement plus de bouches qu'uniquement la vôtre sera le bienvenu, mais pas trop non plus car s'il devient trop intéressant d'accueillir un touriste toutes les familles risquent de se battre entre elles pour accueillir les rares touristes, alors que si celui-ci n'apporte qu'un léger supplément ça ne perturbera pas plus que ça la vie du village, qui rappelons-le REPOSE SUR UN EQUILIBRE FRAGILE ! Dans tous les cas NE DONNEZ JAMAIS D'ARGENT (même quelques francs CFA) A AUCUN DES VILLAGEOIS, NI MEME POUR ACHETER DE LA NOURRITURE ! Vous risquez alors que chacun vienne à votre porte vous demander quelques dineros pour leurs problèmes personnels ou pour acheter des cigarettes, c'est sans fin ! De même, si un villageois vous présente un beau coq et vous propose pour 1000 F.CFA de vous le servir à déjeuner, REFUSEZ ! Autrement vous en verrez quinze autres débarquer les jours suivants pour vous vendre à leur tour leur coq (là encore c'est du vécu). Si vous n'avez pas fait assez de provisions avant de partir, certains villages possèdent éventuellement une mini-boutique dans laquelle il est possible d'acheter de l'eau en bouteille (celle du puits qu'on vous servira est tout à fait potable sans micropur), des cigarettes, de l'huile, du Cana, et autres petites bricoles. Si vous choisissez cette option plutôt que de faire vos achats à Bubaque avant le départ (ce que je déconseille), UTILISEZ DES PETITES COUPURES ! En effet un professeur sur l'île est payé 20 fois moins qu'un professeur chez nous, en conséquence sortir un billet de 10 000 F.CFA devant leurs yeux, c'est comme si chez nous quelqu'un sortait devant vous un billet de 300 euros pour payer une bouteille de limonade. Si vous faites cela, attendez-vous à être convoqué quelques minutes plus tard chez un habitant qui vous demandera de l'argent pour refaire son toit ou acheter du Cana ou des cigarettes (là encore c'est du vécu).

8) Dès le lendemain, les journées vous paraîtront probablement un peu longues. En effet tout le monde se moque de votre présence et la plupart des regards que vous rencontrerez (excepté ceux des enfants) seront totalement indifférents. N'hésitez pas à proposer aux pêcheurs de partir faire un jour de pêche en pirogue avec eux, ou alors proposez votre aide aux habitants du village pour confectionner les paniers, récolter le vin de palme, cuisiner, laver le linge, chercher l'eau du puits, réparer les charpentes, extraire l'huile de palme ou tout autre tâche qu'ils entreprendront devant vous. Ils seront très surpris de votre proposition mais seront probablement ravis de vous apprendre comment faire et de partager ce moment de complicité avec vous. TOUTE OCCASION EST BONNE A PRENDRE POUR LEUR MONTRER QUE L'HOMME BLANC NE SE REDUIT PAS SIMPLEMENT A UNE BANQUE MAIS SAIT FAIRE COMME EUX AVEC SES MAINS LES CHOSES ELEMENTAIRES DU QUOTIDIEN !

9) Si on vous propose d'aller visiter des villages alentours, pensez toujours à emporter des cadeaux avant de partir, que vous offrirez chaque fois AU CHEF DU VILLAGE UNIQUEMENT ! Dans un village que vous traversez seulement, votre cadeau au chef du village ne doit pas excéder la valeur de 300 F.CFA (l'équivalent de deux feuilles de tabac ou d'un verre de Cana), dans un village où vous vous arrêtez déjeuner votre cadeau au chef du village ne doit pas excéder la valeur de 700 F.CFA, et dans le village dans lequel vous résidez votre cadeau au chef du village ne doit pas excéder 1000 voir 1500 F.CFA. IL EST IMPORTANT DE NE PAS PAS BOULEVERSER LEUR RAPPORT A L'ARGENT EN SORTANT DES SOMMES OU DES CADEAUX QUI SONT PEU POUR NOUS MAIS GIGANTESQUES POUR EUX ! Sinon attendez-vous à voir 15 personnes débarquer devant vous avec un immense sourire pour devenir votre ami, attirés comme des moustiques par votre portefeuille qu'ils croient illimité. Quelques habitants des villages se sont déjà rendus à Bubaque et y ont rencontré des blancs, et d'une manière générale ils pensent qu'en Europe l'argent tombe du ciel et qu'on n'a qu'à tendre la main pour saisir au vol les billets. Il est important de ne pas entretenir cette idée !

10) Si vous souhaitez avoir quelques explications plus détaillées sur l'île, les coutumes des villageois, les rites, etc. vous pouvez vous adresser à Neto Victor Periera (un prof bijagos qui réside dans le village d'Indina) car il parle pas trop mal français. Son téléphone : 7320617 ou 6060136. Il a 22 ans, ne touche que 25000 F.CFA par mois en tant qu'instit non-diplômé, et fait beaucoup d'efforts pour apprendre le français dans l'espoir de faire un peu de guidisme et gagner plus. Si vous faites appel à ses services pour vous faire visiter les villages (il n'a je crois cours que les matins), il est bon de le rémunérer en retour : en effet, bien que curieux de la France et bien renseigné sur la vie politique et culturelle française, il ne fait pas cela pour le fun mais bien dans l'espoir de gagner un peu plus d'argent. Comme il gagne en temps que prof non-diplômé 1000 F.CFA par jour, le payer également 1000 F.CFA par demi-journée passée avec vous à faire le guide à travers les villages semble un bon compromis. SI VOUS LE PAYEZ DES SOMMES ASTRONOMIQUES IL RISQUE D'ABANDONNER SON METIER DE PROF POUR NE SE CONSACRER QU'AU TOURISME (comme on le voit beaucoup en Afrique) ALORS QUE C'EST UNE ACTIVITE (sur Canhabaque en tout cas) NON ENCORE VIABLE. Pensez-donc chaque fois que vous dépensez de l'argent à ne pas bouleverser les rapports locaux à l'argent : imaginez-vous chez nous si quelqu'un sort 10 ou 20 euros en une demi-journée vous pouvez discuter avec lui en vous identifiant à lui, mais s'il sort 300 ou 500 euros par demi-journée alors vous hallucinez complètement, vous pensez qu'il est milliardaire et vous pervertissez complètement votre comportement en lui envoyant mille sourires en espérant qu'il vous lâche un ou deux billets supplémentaires, ici ça n'est pas du tout l'effet recherché ! Neto sera également ravi que vous lui offriez quelques revues ou journaux d'actualité francophone ou tout autre petit cadeau qui pourra lui permettre de progresser en français. Afin que tout le monde profite de votre présence, évitez de l'employer comme guide ET EN PLUS de vous faire accueillir chez lui. Il est bon de répartir vos cadeaux et votre argent entre le plus grand nombre possible de bénéficiaires différents.

11) Vous serez peut-être surpris de voir piles et plastiques commencer à s'amonceler partout par terre, mais aucun d'entre eux (comme souvent en Afrique) ne savent pas qu'une peau de mangue se décompose en quelques jours alors qu'une pile ou un plastique met des milliers d'années à disparaître. N'hésitez pas à sensibiliser Neto et les autres instits là-dessus, si eux (professeurs) n'apprennent pas cela à leurs élèves, qui leur expliquera ? N'hésitez pas également à rajouter une couche concernant le fait qu'ils pourraient expliquer à l'ensemble du village qu'on peut tout jeter par terre comme d'habitude SAUF piles et plastiques qui doivent être déposées dans la boîte qui se trouve devant la maison de l'instit. Celui-ci peut facilement rapatrier cela sur Bubaque puis Bissau quand il s'y rend ou que la pirogue part. Faire cela éviterait que dans une trentaine d'années l'eau des puits et des sources, actuellement pure et bue telle quel, ne devienne non-potable à cause du liquide très toxique contenu dans les piles qui se déverse dans la terre à côté de ces sources d'eau pure !

POUR CONLURE :

- Evitez de sortir le moindre F.CFA sur l'île ou alors faites-le le moins possible et en très petites coupures, sinon les villageois hallucinent et vous sautent dessus (ils connaissent tous la valeur de l'argent). Alors que si vous dites que vous n'avez pas d'argent mais que du Cana et des feuilles de tabac, quand il n'y en a plus il n'y en a plus ! Personne ne viendra vous en réclamer d'avantage.

- Offrez vos cadeaux en fin de séjour au moment du départ, afin que d'autres ne viennent pas vous réclamer de cadeaux à leur tour.

- Pour les chefs de village uniquement, vous pouvez offrir un cadeau sur-le-champ (en effet ils ont un statut particulier et si l'on vient vous réclamer vous pourrez dire que contrairement à eux lui est chef du village). Pour rappel : l'équivalent de 1000 à 1500 F.CFA environ pour le chef du village dans lequel vous êtes accueilli (1L de Cana), l'équivalent de 700 F.CFA dans les villages où vous vous arrêtez éventuellement déjeuner (plusieurs feuilles de tabac ou 2 verres de Cana par exemple), l'équivalent de 300 à 500 F.CFA maximum dans un village où vous ne faites que passer (deux ou trois feuilles de tabac ou un verre de Cana par exemple).

- Essayons autant que possible de ne pas toujours êtres accueillis dans le même village afin qu'un village ne soit pas privilégié par rapport aux autres car il reçoit des cadeaux des touristes, ça pourrait créer des conflits. Malheureusement ceci est difficile à organiser mais si vous choisissez un village au hasard il y a peu de chances pour qu'on se rende tous au même à chaque fois.

- N'offrez aucun cadeau d'aucune sorte aux enfants. Si vous êtes attendris par les enfants ou autres et que vous voulez donner des cadeaux, stylos, T-Shirts, etc. en grand nombre, ne les offrez qu'au chef du village uniquement. Si vous donnez un cadeau à quelqu'un d'autre en lui demandant de le transmettre au chef du village, soyez sûrs qu'il le gardera pour lui (sauf s'il n'en a aucune utilité). Si vous donnez de l'argent à Neto ou à un professeur pour qu'il achète du matériel scolaire, il y a de fortes chances également pour qu'il n'en parle à personne et garde cet argent pour lui. (C'est comme cela). En conséquence, donnez uniquement et directement (en main propre) au chef du village. Si c'est de l'argent, il le gardera pour lui, mais ça ne créera au moins pas de conflit car il a le statut de chef du village, et si vous lui donnez des T-Shirts ou des stylos, il en gardera probablement quelques-uns pour lui mais s'il y en a beaucoup il finira par les distribuer aux enfants. Ne leur offrez en tout cas jamais rien directement pour qu'ils ne viennent pas quémander auprès du moindre blanc qui passe comme il est fatiguant de le voir partout en Afrique. S'ils reçoivent des T-Shirts ils les auront reçu du chef du village, pas de vous. Tant pis pour votre héroïsme et votre reconnaissance personnelle.

Voilà avec tout cela j'espère que vous passerez un séjour agréable dans les villages de cette île, à découvrir danses traditionnelles, confection de paniers et autres, pêche, vie locale et faune de brousse, sans être embêtés par du quémendage d'argent et autres cadeaux. Il faut bien s'imaginer que les villageois n'ont aucune organisation concernant l'accueil de touristes et que la plupart de leurs réactions sont spontanées : ils vous nourriront et vous logeront sans se poser de question, et si vous commencez à devenir intéressant financièrement ou en leur offrant des cadeaux démesurés il viendront pomper auprès de vous tout ce qu'ils peuvent, et comment leur en vouloir ? Si en revanche vous n'êtes pas intéressant financièrement ils vous laisseront là à ne rien faire (sauf vous appeler pour le repas), en effet ils ne savent pas ce que vous venez faire ici, n'en ont rien à faire d'un quelconque échange culturel (sauf peut-être Neto et les instits) et n'osent pas vous demander quoi que ce soit ni le moindre service, puisqu'ils ne vous connaissent pas et que vous venez d'une autre planète ! Imaginez un martien qui débarque dans un village de la Creuse en plein coeur de la France, on va le nourrir et l'héberger, mais après on se demandera bien quoi faire de lui, l'exemple est un peu tiré par les cheveux mais n'est pas tout à fait faux ! A vous d'être acteur de votre séjour, car il ne vous sera rien proposé !

N'hésitez pas à faire part de vos remarques et suggestions. Le but n'est pas de vous empoisonner la vie mais bien de préserver cette île et ses habitants le plus longtemps possible, ce qui ne semble pas impossible grâce (heureusement !) à la pseudo-difficulté d'accès de cette île.

En tout cas bon séjour et n'hésitez pas à faire part de vos commentaires !
Premium Economy d'Air France: siège? English translation pending
by Fredledoggy · 2011-04-09 · 27 replies
bonjour,

me conseillez vous la premium economy d'air france par rapport à la classe grand large de corsair ? en prenant air france, cela me permet de faire chicago-francfort sans passer a nouveau par montreal...

j'ai lu que le siège n'est pas super !

merci
Partir en Irlande à moto sans aucune expérience? English translation pending
by Saijfou · 2011-03-29 · 39 replies
Bonjoir,

Je viens pour avoir vos impressions de motards aguerris😉 sur le fait que je souhaite partir cet été en Irlande pour quelques semaines en moto. Sachant que je n'ai toujours pas acheté ma 1ère moto, ce qui ne serait tarder.

Donc à votre avis, pas de problème à partir en vadrouille avec seulement quelques mois de moto au compteur?

Merci bien Flex😎
Shipping a motorcycle to Buenos Aires by air or sea?
by Laroche1948 · 2011-03-22 · 33 replies
hi I’m planning a 10-month trip to South America, and I’m looking into options for shipping a motorcycle to Buenos Aires by air or sea. If anyone has any info, thanks in advance! christian
Accessibilité des A 380? English translation pending
by Domirase · 2011-03-16 · 16 replies
Bonjour à tous et à toutes !!

Depuis la sortie de ce gros avion, je me pose une question...

L'accessibilité est elle mieux adaptée sur ces géants ? WC plus grand ?? Merci de nous faire partager votre expérience
Je suis une "croisiérolique"! English translation pending
by Caro2828 · 2011-03-01 · 162 replies
Bonjour à vous tous,

Je m'appelle Caroline, j'ai 29 ans, je demeure au Québec et je dois admettre que je suis une croisièrolique!! 😛 En décembre dernier, j'ai fait mon premier voyage à vie sur le Carnival Freedom et je suis tombé amoureuse de ces gigantesques bateaux. Nous avons fait une croisière de 8 jours dans l'est des caraïbes. Le 24 mars 2012, nous repartons sur le Carnival Liberty pour faire l'ouest des caraïbes.

Mon gros problème c'est que je ne peux m'arrêter de penser à ce voyage, je voudrais voyager à l'année longue. Je déprime juste à penser que je dois attendre 13 longs mois avant de repartir 😕. Pourtant, début décembre prochain, nous partons avec nos filles à Varadero pour un tout inclus, pour une première fois. Je ne suis même pas fébrile pour ce voyage.....j'ai juste mon bateau en tête.

Est-ce qu'il y a des gens ici, qui comme moi, avez cette passion des croisières?? J'aimerais bien trouver des gens comme moi pour pouvoir discuter, surtout si vous aussi êtes en attente d'un autre voyage! Au secours, j'ai besoin d'aide!!😄 Au plaisir, caro😎
Hébergement à N'Bour au Sénégal? English translation pending
by Nannetoc · 2011-02-27 · 26 replies
Bonjour, je prépare un voyage au Sénégal avec une copine et nos 3 enfants. Je suis chargée de nous trouver un hébergement sympa à N'Bour pour quelques nuits: on ne recherche pas le luxe mais un endroit suffisamment confortable et propre pour nos enfants ( 2 ans et 5 ans), genre bungalow, auberge ou hôtel dans des prix raisonnables , juste pour quelques nuits (4 ou 5). 🙂D'avance merci pour vos indications et pourquoi pas pour des propositions liées au lieu...bien que ma copine ait déjà une longue expérience de l'Afrique et du Sénégal...
Avis sur XL-AirWays vers Cancun? (2011) English translation pending
by PrinzB · 2011-02-25 · 30 replies
Qui a récemment voyagé sur XL-AirWays vers Cancun ? Vos avis ?

(Car, l'on part le 27 mars 2011 pour Tulum ELDORADOR HACIENDA avec JetTours/Thomas Cook !)
Jeu des photos, épisode 56! English translation pending
by Raoulx · 2011-02-23 · 523 replies
Allez maintenant c'es la!

Commencons par un paysage de rève c'est ou ??
Seize jours en Namibie au mois d'août 2011 English translation pending
by Musungu · 2011-02-23 · 24 replies
Nous partons en famille (trois enfants de 6 à 13 ans) au mois d'août prochain pour un périple en Namibie. C'est un retour pour moi, car j'y suis déjà venu en 1993, mais version camping, sac à dos, et budget serré, mais c'est une première pour ma femme et les enfants.

J'ai préparé un parcours plutôt calme : J1 Départ Frankfort - vol de nuit J2 Arrivée Windhoek, récup du 4X4, emplettes, et route vers une ferme d'hôte au nord de Windhoek. J3 séjour dans la ferme d'hôte (game drive ...) J4 départ pour Etosha où nous passerons 5 nuits - camping à Okakuejo J5 Etosha Okakuejo J6 Etosha Halali - Lodge J7 Etosha Halali J8 Etosha Namutoni -camping J9 Départ vers Erongo montain - lodge J10 Erongo le matin, puis route vers Swakop - pension J11 Swakop : cape cross, welwitschia drive, bord de mer J12 Départ vers Sessriem - Camping (et coucher de soleil bien sûr) J13 Sessriem, le canyon, les dunes, et route vers le Kalahari - ferme d'hôte J14 Kalahari - ferme d'hôte spécialisée guépards J15 Route vers Windhoek - shopping - B&B J16 Re-shopping a Windhoek, restitution du 4x4, et retour vers Frankfort.

Nous avons visé des vacances reposantes, d'où le break prolongé à Etosha. Cependant une précédente expérience au Kenya nous a appris que la patience paye quand il est question de voir lions et autres big5. C'est aussi pour le repos que, dans la mesure du possible, j'ai privilégié des séjours de 2 nuits plutôt qu'une à chacune de nos étapes (sauf Erongo et Sessriem) .Pour des questions de budget nous avons aussi décidé de panacher le type d'accueil (lodge, camping, fermes, ...).

Mais je ne suis pas là -que- pour faire état de mon projet mais quand même un peu -aussi- pour faire appel à votre expérience. Donc, questions :

- je voudrais savoir si le trajet depuis la Van Lidequist Gate d'Etosha et les montagnes Erongo est long (en durée bien sûr) ou s’il autorise le détour vers le météorite de Hoba ? L'idée est de pouvoir profiter un minimum de lodge à Erongo et de ses environs vu que nous n'y passons qu'une nuit.

- la question est similaire pour le trajet Swakop vers Sessriem, pour pouvoir profiter du coucher de soleil sur les dunes de Sossusvlei. Et quid de la route, son état, etc vu que après le coucher de soleil, il ne reste que peu de temps pour rejoindre le camp.

- des amis bienveillants (?) m'ont mis en garde contre des attaques de lions sur les personnes. J'ai eu beau chercher, je n'ai rien trouvé de sérieux sur le sujet (enfin chacun comprendra aussi qu'il y a des comportements à risque qu'il faut évidemment proscrire comme aller filmer la carcasse d'un animal laissée par les lions) et bien que je ne souhaite pas par ma question créer de psychose, je suis preneur d'infos (cas avérés, zones concernées, ...). Au risque de me répéter, il n'y a peut-être rien du tout, mais quand on emmène ses enfants en voyage, la prudence s'impose. - y a-t-il lieu de passer au consulat de notre pays le jour de notre arrivée ? (dépôt d'une copie des passeports, ...) - pour les enfants, est-ce que les piscines sont fréquentables ? l'eau trop froide ? fermées à cette saison ?

Merci d'avance de vos bons conseils, et à bientôt pour un compte-rendu ….
Argentine route 40: conseils/impressions? English translation pending
by Alexou4281 · 2011-02-22 · 27 replies
Bonjour, Nous partons (moi et mon amie) 3 semaines en argentine fin octobre/debut novembre et nous souhaiterions profiter des paysages de la route 40 pendant 1 semaine. Nous souhaiterions relier deux villes (calafate, bariloche, mendoza ou salta) en voiture. Je suppsoe que 1200 km en 1 semaine est une bonne moyenne et faisable tout en profitant. Ne connaissant pas suffisament et n'ayant actuellement pas de critère de choix par manque d'informations, j'aimerai simplement avoir les impressions et conseils des personnes ayant circulait sur la route 40. Par exemple, j'aimerai avoir des informations comme: Route1: Ville A -->Ville B: Paysage aride, route sinueuse mais cimentée, ne pas manquer..., route assez monotone, Route 2: ... Et vos impressions concernant quelle portion de route vous aimeriez refaire et pourquoi.

Merci bcp!! Alex
Cherche survivants d'un voyage en 4x4 sans chauffeur à Madagascar English translation pending
by Chipolata74 · 2011-02-13 · 74 replies
Bonjour...

Cela fait 1 mois que je passe des heures ( contrairement à des voyages "aventuresques" précédents beaucoup plus improvisés: Costa-Rica, Bornéo.. et un séjour de 3 ans en République Dominicaine ) à m'informer sur Madagascar.. avant d'y aller fin été 2011. Parce qu'on lit partout que c'est un pays magnifique ( paysages, gens, etc..) mais TRES particulier, TRES grand avec des infrastructures routières TRES faibles. Il y a mon mari, notre dernier (ado de 13 ans) et moi.. Nous n'irons probablement pas 2 fois là-bas... (trop loin, trop cher.. donc on a ciblé nos envies prioritaires (de chacun, pas forcément les mêmes) et économisé pour nous payer 2 AR avion interne ( Tana /Ste Marie et Tana/Nosy Be) car nous voulons aussi profiter des belles plages, des fonds sous-marins, malgré le côté touristique.. ( nous avons bien connu en République Dominicaine la différence entre les sites à touristes et les sites plus authentiques) .. mais entre ces deux étapes, nous voulons aussi passer 17 jours plus aventuresques.. circuit en 4X4 Tana/Morondave/Tsyngys/ et retour + explorer la RN 7 jusqu'à Fianarantsoa et les parcs pas trop loin à l'Est de Tana .. Tout ce que j'ai lu, entendu.. laisse croire que les occasions de rencontrer/découvrir pour de vrai les malgaches ne manqueront pas sur ce trajet. Dans nos quelques voyages, nous avons toujours privilégié l'autonomie/liberté d'action donc loué un 4X4 sans chauffeur... et là.. cela semble impossible, inconscient, dangereux, ruineux en cas d'accident.. la menace de l'agression, de la prison, de la galère insurmontable plane.. sur tous les forums.. Sans chauffeur-guide-intermédiaire.. on est mort, on est foutus ..

Mais nous justement on n'en veut pas d'intermédiaire.. en République Dominicaine, en 3 ans , on en a vécu des galères en 4X4 !! et les problèmes d'état des routes, de conduite hallucinante, d'éléments les plus divers prêts à traverser les routes, d'assurance, de frais, de prison, en cas d'accident planaient aussi.. et même s'il y a toujours quelques margoulins qui traînent.. il y a toujours eu plein de gens qui n'avaient rien et qui étaient prêts à tout donner pour nous aider et ce sont les moments les plus forts de nos souvenirs.. et si finalement on doit rater un des parcs ou sites prévus au programme parce qu'on est coincés 3 jours dans un village.. est-ce si grave ? A lire les forums sur ce sujet .. à Madagascar, en cas de problème, on ne pourrait compter QUE sur les chauffeurs-guides-intermédiaires.. .. ce qui semble contradictoire avec l'image de la gentillesse et de la qualité de l'accueil des malgaches qui transparaît dans tous les comptes-rendus de voyages..

De plus ces voyages à nous 3 sont rares et il y a entre nous, c'est difficile à expliquer, une complicité qui s'accommoderait mal de la présence permanente d'un tiers si compétent et sympa soit-il.. et cette tierce personne, justement, prendrait une place trop importante, trop lourde à supporter.. Cela n'a rien à voir avec le fait de prendre et d'apprécier un guide pour une excursion d'une journée ou deux.. C'est justement notre respect pour elle qui ferait qu'elle prendrait une place trop grande et qu'on ne serait pas capable de juste la considérer comme un chauffeur au service de notre bon vouloir.. Par ailleurs le courant peut passer comme ne pas passer..

Bref..malgré tout ce que nous avons lu, il nous semble impossible d'envisager de partir avec un chauffeur.. et ce n'est pas du tout une question d'économie sur le prix..

Je me méfie aussi des discours/conseils trop alarmistes. En République Dominicaine.. le discours des hôtels tout compris, c'est: ne sortez pas de l'hôtel.. cela peut être dangereux ! Et vous allez vous faire avoir.. Et surtout payez plutôt bien cher nos excursions organisées.. et nous étions bien tristes de voir ces touristes parqués, il n'y a pas d'autre mot.. A Bornéo (Côté Malaisie), les guides-papier nous mettaient en garde contre les dangers des villages misérables de réfugiés philippins sur pilotis.. on en parle avec la serveuse d'un bar .. elle nous met en contact avec son neveu qui y a pleins de copains et nous voilà partis pour une découverte géniale..

Je suis d'accord qu'il faut avoir déjà l'habitude de conduire un 4X4 (ailleurs que sur les routes goudronnées françaises), de conduire dans des pays "non développés", d'être capable de se débrouiller sans paniquer en cas de galère, ne pas être trop naïf, de baragouiner un minimum la langue, de partir avec des réserves de nourriture/eau/pharmacie etc.. il me semble qu'on est dans ce cas là.. Nous ne faisons pas partie non plus des touristes qui croient que le rôle de l'Ambassade est de sortir tous les touristes des galères dans lesquelles ils se mettent.. je pense aussi qu'il y a plusieurs manières de voyager et que la formule 4X4 avec chauffeur conviendra parfaitement à d'autres..

Bref, je sais qu'il existe des agences de location à Tana, je suis déjà en contact, j'aimerais avoir donc l'avis de gens qui ont DEJA voyagé à Madagascar en louant un 4X4 sans chauffeur.. ils doivent être rares.. ou tous en prison.. car je n'ai pas trouvé de messages disant: on a essayé, on a eu quelques galères, mais on s'en est sortis.. ou alors.. ils ont honte d'avoir eu des galères.. de ne pas avoir écouté les conseils de prudence.. et ne veulent pas s'entendre dire: On vous l'avait bien dit !!!

Merci d'avance..

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