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Nord-Ouest argentin et Nord chilien - D'un océan à l'autre en traversant les Andes (2e partie) English translation pending
(Première partie:http://voyageforum.com/...1re_partie_D5041255/)
Seconde partie
De Colchane à Buenos Aires
La version avec photos est visible ici:http://carnetsdameriquesetdailleurs.fr/crbst_125.html

Vendredi 4 novembre De Colchane à Iquique
Au petit déjeuner, on nous sert un pain style banique innue, délicieux, deux grandes tranches de fromage, une pleine jatte de gelée de mûres, du beurre... La route pour Iquique ne démarre pas tout de suite sur du bitume, comme prévu, étant donné qu'elle est en travaux, mais huit kilomètres plus loin. Elle est encore superbe, traverse des bofedales où paressent foulques, sarcelles de la Puna au bec bleu turquoise, mouettes des Andes et ouettes des Andes (oies)... L’ichu, qui sert entre autres à recouvrir les toits, est toujours roi sur les pentes qui se colorent peu à peu. A environ 70 kilomètres de Colchane, les montagne se colorent doucement. Puis c'est une explosion de couleurs due sans doute au minerai de fer. Du jaune le plus vif à l'orangé le plus foncé, toutes les nuances sont présentes de sommet en sommet. La route monte et descend, fait le gros dos, creuse les reins, encore et encore…
On aperçoit au loin, vers l'ouest, les volcans enneigés. Les cactus réapparaissent, étoilés de timides fleurs jaunes. Un peu plus bas, la végétation change à nouveau, on est maintenant en plein pointillisme. Puis elle disparaît tout à fait, à l'horizon s'étend le désert et la pampa de Tamarugal. Déjà, nous regrettons l'atiplano, sa faune, ses couleurs, ses hautes solitudes.
Iquique et sa circulation infernale, trépidante. Je déteste conduire dans ces villes chiliennes, où chacun n'a qu'une envie c'est de passer devant la voiture qui précède. On a envoyé un mail aux Primeras Piedras où l'on avait dormi en montant mais ils ne nous ont pas répondu. On y va quand même, espérant qu'en ce vendredi soir ils auront une cabaña de libre.
Apparemment tout est vide... Cette fois-ci on nous attribue la cabaña n°6, tout en haut, sous la route, et la plus éloignée de l'allée où est garée la voiture. Très pratique pour les bagages. L'accueil est déplorable, derrière le comptoir, la même blonde à l'air vide qui était là quand on avait payé la dernière fois nous offre son air le plus désagréable. Nous partons avec la clef et lorsque la porte s'ouvre... c'est la déconfiture! Une pièce aux murs bruts peints en vert, un lit tout seul dans un coin, ni chaise ni table, que le vide, et deux vieilles étagères en formica blanc. Tout est laid et sent la caserne. Je repense à Christine et Hervé qui avaient détesté cet endroit et je comprends maintenant pourquoi. C'est le jour et la nuit avec la chambre n° 41 dans laquelle on avait dormi précédemment.
Retour à l'accueil, on dit que c'est moche et qu'on veut autre chose, la 41 par exemple. « Ah non, c'est impossible car ce soir il y a un mariage, il y aura la fête toute la nuit près de la piscine, la musique jusqu'à 4 heures du matin, vous ne pourrez pas dormir, mais la 5 est libre (forcément, il n'y a personne nulle part). » Nous ouvrons la porte de la nouvelle chambre, c'est la copie de sa voisine, mais dans l'espace vide et brut de décoffrage il y a cette fois une table et deux chaises. Nous la prenons bien à contrecœur...
Je vais faire un tour au-dessous, des gens s'activent à installer de grandes bâches blanches. Le soir arrive, 20 heures, 21 heures, 22 heures, personne. On ne peut imaginer qu'on nous a menés en bateau et pourtant c'est bien de ça qu'il s'agit. Cerise sur le gâteau, il n'y a pas d'eau chaude.
Je repars à l'accueil, où la blonde a été remplacée par un homme qui était déjà là la dernière fois. Toujours aussi spécial. Quand on était devant lui, il nous regardait comme si on allait se métamorphoser d'une seconde à l'autre en petits hommes verts. Il a le même air ahuri en me voyant, il est encore sur l'expectative, mais arrive à me dire qu'il faut tourner la clef (autrement dit un des deux robinets qu'on trouve presque partout au Chili dans les salles de bains, soit sous le lavabo soit sous le plafond, et qui servent à couper l'arrivée d'eau chaude ou froide). Il me raconte donc n'importe quoi et fait celui qui ne comprend pas que ce n'est pas l'eau qui manque mais les degrés. La nuit passe, nous sommes constamment réveillés par le bruit de la circulation, motos sans pot d'échappement, voitures qui s'exercent au record du monde du cent mètres départ arrêté, c'est infernal et je rumine jusqu'au matin car, bien sûr, il n'y a jamais eu de mariage un vendredi soir.
Samedi 5 D'Iquique à San Pedro de Atacama
Au petit déjeuner, un pain, trois grammes de beurre, quatre de confiture et c'est tout. Je demande s'il n'y a pas de jus de fruits, pas d'œufs comme la dernière fois, mais non, ce n'est plus le week-end de la Toussaint...
Nous quittons cet endroit sans regret. Je n'ai même pas pu dire ce que je pensais et demander où était le mariage car il n'y a bizarrement personne à l'accueil... On s'est aussi rendu compte que la fois précédente on nous avait fait payer la pleine saison (35 000 pesos) au lieu de la basse (30 000).
Cette fois-ci pas de Panamerican hideuse pour rejoindre San Pedro, mais la route de la côte. Et nous sommes agréablement surpris! Elle est belle, coincée entre une côte rocheuse et d'immenses falaises obliques de plus de mille mètres de haut, et a parfois des petits airs de la N° 1 au sud de San Francisco. Elle s'appelle d'ailleurs la Ruta N° 1.
Les rochers près du rivage abritent des colonies de goélands gris, typiques de cette région du Chili. Entre novembre et janvier, ce goéland quitte les eaux agitées du Pacifique pour aller pondre dans le désert d’Atacama, jusqu’à cent kilomètres à l’intérieur des terres !
Nous dépassons des villages qui sont à la limite du bidonville, faits de plaques d'agglomérés, de planches, de tôles, de bâches, entourées de tout un fatras de choses diverses et variées. D'ailleurs lorsque nous regardons un peu mieux les bas-côtés, ils sont envahis de détritus, les plages et les rochers sont tous encombrés de saletés en tout genre.
A l'entrée de Tocopilla, ville cafardeuse s'il en est, la route bifurque plein est sur Calama. Longtemps, nous traversons cette barrière naturelle de hautes falaises de grès, et montons sur le plateau pour retrouver le désert et les lignes droites à l'infini.
Calama, le retour, qu'on espère plus simple dans ce sens-là. Eh bien c'est raté! Aucune indication, comme d'habitude, pas plus pour San Pedro de Atacama. Nous demandons la direction à plusieurs personnes qui visiblement n'en ont même jamais entendu parler! Quelqu'un envoie Alain se renseigner en face auprès d'un carabinero. Visiblement, il n'en sait rien mais la conversation s'éternise et je vois Alain revenir avec lui et... lui ouvrir la porte arrière de la voiture! Il veut qu'on l'emmène à son commissariat où il trouvera quelqu'un qui connaîtra la direction et « qui parlera anglais » ! On se demande pourquoi étant donné que l’échange se fait en espagnol depuis le début.
Arrivés à destination, il appelle par radio le fameux collègue et l'attente commence. Quelle histoire de fou! Là-dessus, arrive un deuxième carabinero, qui veut s'en mêler, puis un troisième (je crois qu'on va finir par mobiliser tout l'escadron!), qui lui aussi « parle anglais ». En effet… Il ne cesse de répéter d’une voix forte: « Vargas! Balmaceda! Avenida de la Posada! » « Vargas! Balmaceda! Avenida de la Posada! » Etc. « Oui, oui, merci, on a compris! » On remercie tout le monde et on s'en va.
Ouuuuuf, on est sortis de l'auberge et de Calama, enfin sur la route de San Pedro!
De Putre, on avait envoyé trois mails à trois hostals différents pour les 5 et 6 novembre. Le premier, La Rose d'Atacama, n'avait que la nuit du 5 de libre (30 000 pesos avec salle de bains privée, 16 000 avec salle de bains partagée), mais les deux autres ne répondant pas on avait accepté. Puis, deux jours après, la Casa atacameña et l'hostal Elim avaient donné leur réponse. L'un était « au fond des bois » (?) mais on ne savait pas où, le second nous proposait une chambre pour les deux nuits. Dans l'urgence on avait donc décommandé La Rose d'Atacama et réservé à l'hostal Elim qui nous assurait deux nuits. Mais on avait bien aimé la réponse pleine de poésie de la Casa atacameña :
« El precio por habitacion es de 25 000 pesos. El precio incluye el desayuno, el jardin de flores, el canto de los pajaros y las noches estrelladas. » (« Le prix inclut le petit déjeuner, le jardin de fleurs, le chant des oiseaux et les nuits étoilées. »)
San Pedro, hostal Elim. On voit tout de suite que quelque chose cloche, que nos noms ne se trouvent pas dans la liste du jour. Je sors le netbook, me connecte et montre à Maria, la propriétaire, sa réponse et ma confirmation. Rien n'y fait: « Lo siento mucho... », « Lo siento mucho... » (Je suis désolée), elle nous dit qu'elle n'a pas reconfirmé sur ma confirmation (???), puis que son frère a oublié de répondre, bref, elle se mélange les pinceaux en essayant de trouver une excuse. Alain s'énerve et part sans lui dire au revoir. Nous voilà un samedi soir, sans logement, dans un village on ne peut plus touristique.
J'ai alors l'idée d'aller à La Rose d'Atacama qui nous avait proposé de toute façon de passer les voir. Et, coup de chance, ils viennent d'avoir une annulation de trois chambres et ont deux nuits de libres pour nous. Nous déchargeons les bagages puis allons mettre la voiture près du grand parking poussiéreux (mais qu'est-ce qui n'est pas poussiéreux à San Pedro?).
L'accueil est très chaleureux et met tout de suite à l'aise. Mais la chambre est minuscule, il nous faut mettre la valise dans la salle de bains – qui, elle, est grande – pour l'ouvrir. Sur la table de nuit, deux tasses, du café et du thé, une thermos. Nous trouvons ça sympathique, mais nous apprendrons peu après qu'il n'y a pas de petit déjeuner et que c'est ce qui en tient lieu... Il y a une petite cuisine à disposition mais elle est d'une saleté incroyable! C'est probablement aux clients de s'en occuper, et malheureusement comme toujours dans ces cas-là, chacun laisse aux suivants le soin de nettoyer. Mais il y a aussi un patio avec des tables et des bancs, un jardin avec hamacs... Tiens, pas d'eau chaude non plus pour prendre une douche, ou plutôt trente secondes d'eau chaude et c'est terminé.
Le soir, nous allons, comme lors de notre premier passage, dîner à La Casona. Le menu est toujours aussi bon, pour 7 000 pesos (environ 10 euros).
Dimanche 6 San Pedro de Atacama (Quebrada de Cari - vallée de la Lune)
Aujourd'hui, nous retournons dans la vallée de la Lune pour explorer la quebrada de Cari que nous avions loupée en octobre. La piste démarre 2 kilomètres après l'entrée, aussi nous prenons la première que nous voyons sur la droite, au kilomètre 2 au compteur de la voiture. Sur la carte qu'on vient de nous donner – sommaire et pas à l’échelle d’ailleurs –, elle rejoint la falaise en ligne droite et perpendiculairement. La lumière est vive – il fait déjà chaud – et la vallée déserte. La piste n'est pas très bonne, on nous avait prévenus, et je fais très attention. Mais voilà qu’elle tourne soudain, et retourne, puis arrivée près de la quebrada elle se met à la suivre… Ce n’est pas ce qui est indiqué… Nous nous garons là et suivons pendant une bonne heure un chemin minuscule qui descend dans la faille de sel, en guettant les craquements qu’avaient entendus Christine et Hervé. Aujourd’hui, ils sont plutôt timides… (et pour cause, nous ne sommes pas au bon endroit!). Le soleil tape et se réverbère sur les colonnes dressées vers le ciel, acérées comme des poignards.
Immense dépression dans le salar d'Atacama, la vallée s'est formée il y a vingt-deux millions d'années. Gypse, borate, chlorate, argile se mêlent et se démêlent... L'environnement est hostile, pour l'homme comme pour l'animal. Ces os qui sortent de leur gangue d’argile sont un avertissement ;-)... Il fait très chaud et nous ne voyons personne à l’horizon.
De retour à la voiture, nous partons pour les grottes et le cañon, de sel lui aussi. Il n'y a toujours personne dans la vallée, ce n'est pas l'heure des tours qui arrivent en fin d'après-midi, comme nous lors de notre premier passage. Le cañon est assez large, bordé de falaises de sel, d'aiguilles, et de toute sorte de concrétions, beiges ou blanches. Le chant du sel est plus distinct ici, il ressemble à l'écho que ferait le claquement d'une corde basse d'un instrument de musique au sein d'une cavité. C'est très particulier. Au bout d'un moment, on ne peut plus passer, du moins l'obscurité totale et le passage rétréci nous obligent à faire demi-tour pour prendre la petite vallée étroite où se trouvent les grottes.
Les panneaux sont en général très instructifs…
Il faut avancer dans le sable mou et profond, ce qui est éprouvant sous cette chaleur. Nous marchons quand c’est possible sur les bords surélevés du chemin, plus durs, en recherchant les flaques d’ombre. Au-dessus de nous s’est dressée une armée de petites colonnes craquantes et croustillantes, qui ferait rougir d’envie celle des 6000 soldats de terre cuite de la nécropole de l’empereur chinois Qin Shi Huangdi ;-) Enfin, presque...
Aussi, lorsque tout à coup s’ouvre devant nous une vaste entrée sombre et fraîche dans laquelle un long banc de pierre a été aménagé, nous nous y engouffrons. Nous ne voyons pas d'autre grotte, d’ailleurs « grotte » est un bien grand mot, « alcôve » serait plus près de la réalité. Nous finissons pas retrouver la route et, au-dessous, la voiture. Mais quelle n'est pas notre surprise, un peu plus loin, de voir un panneau « quebrada de Cari »! Dans quelle faille, alors, avons-nous passé la fin de matinée ? Bon, la carte du parc n’est pas bonne, c’est clair.
La piste est sableuse mais nous la prenons quand même et finissons à pied. La quebrada n'a rien à voir avec la première faille, elle est beaucoup plus impressionnante, malheureusement nous serons arrêtés par un mur, pas très haut mais impassable pour qui a le vertige. D'ailleurs, sur le retour, nous croiserons deux jeunes d’une vingtaine d’années qui ne le passeront pas non plus.
A La Rose d'Atacama, une surprise nous attend: la chambre n'est pas faite. Renseignement pris auprès de Marie, qui dirige l'hostal, c'est normal, ils ne font pas les lits, juste les salles de bains, c’est plus sympa, on se sent plus chez soi, sans chichis ;-). Ah bon... Oui, mais notre salle de bains est passée entre les gouttes. Ah, c'est un oubli et elle file la nettoyer ! Ça commence à faire pas mal de choses qui manquent, pour 30 000 pesos la nuit (environ 47 euros), entre l'absence de petit déjeuner, le manque d'eau chaude, de savon (et bien sûr de shampoing), les lits pas faits... Pour l'hiver, il n'y a pas non plus de chauffage.
Le soir, retour à La Casona.
Lundi 7 Retour sur l'Argentine par le paso de Jama
Il faut liquider tous les fruits, les tomates, avocats, oignons doux avant le passage à la douane argentine. Je prépare un guacamole que nous mangerons à midi avec les clémentines et le chirimoya. Nous ne nous précipitons pas parce que les cars de touristes seront encore à la douane au moins jusqu'à 11 h 30.
A midi, nous quittons La Rose d'Atacama, Marie et Aurélien nous font la bise – dommage que l'infrastructure ne suive pas.
A la douane, catastrophe, il y a une queue immense! Nous attendons près d'une heure, passons la police, puis arrivons au guichet des douanes. Nous donnons les papiers concernant la voiture, tamponnés et retamponnés, et visiblement, comme à l’hostal Elim, quelque chose cloche encore. Ça ne va pas ? Si si ! Pourtant le douanier les montre à un collègue, sans rien dire mais avec un air entendu. Ils vont chercher le chef qui, lui, prend un air soudain concentré et préoccupé. Ils sortent du bureau, un autre douanier jette un œil sur les papiers, ils se regardent… Nous voilà frais... je demande s'il y a un problème, non, non, aucun, mais nous voyons bien que si. Ils vont prendre un registre, cherchent du doigt encore et encore et finissent par s'arrêter, heureusement, sur notre précédent passage le 22 octobre, date de notre entrée au Chili. Ouf ! L’air est soudain devenu plus respirable.
En fait, les deux douanières que nous avions vues cette fois-là, en grande conversation toutes les deux sur des vacances ou des achats, je ne sais plus, avaient oublié de nous réclamer ces fameux papiers, qu'elles n'avaient donc pas tamponnés. Et comme nous ne savons trop quoi donner à chaque passage entre les grandes feuilles blanches, les petites roses, les petites jaunes, etc., nous n’avons pas fait attention à ces fameux tampons. C’est comme si nous avions passer la voiture sans l’avoir déclarée !
Malgré le registre, les choses ne sont pas réglées pour autant, et l'ordinateur surchauffe. Nous ne savons pas ce qu'il doit en sortir mais nous commençons à en avoir assez. Pourtant, on comprend bien que le chef douanier, qui pour une fois n'a pas l'air bête, essaie d'y mettre de la bonne volonté. Il finira pas apposer deux tampons antidatés et à nous laisser partir. Il est midi et demie lorsque nous bifurquons sur la route du paso de Jama.
Sur notre gauche, le Licancabur nous suit longtemps. Les couleurs sont magnifiques et faites pour les gourmands: caramel, chocolat, pêche, abricot, cerise, vanille, réglisse... Hmmm...
J'avais pris de bonnes résolutions en décidant de ne pas m'arrêter pour faire des photos, étant donné qu'on avait déjà fait la route dans l'autre sens le 22 octobre (mais pas encore habituée à mon nouveau matériel j’avais fait des erreurs d’exposition et perdu pas mal de photos sur cette partie à l’aller); elles tombent vite devant les salars et les lagunes, les bofedales, les vigognes et les oiseaux.
Nous pique-niquons devant le río Quepiaco, ce qui ne plaît pas du tout, mais alors pas du tout, à une mouette des Andes qui a bien failli nous faire repartir. A peine installés, la voilà qui se met dans tous ses états, nous crie tout un tas de choses qu’il vaut mieux certainement ne pas comprendre, en volant juste au-dessus de nos têtes. Devant le peu de résultats obtenus, elle entreprend alors les piqués d'intimidation… C’est assez impressionnant… Nous hésitons à plier bagage, lorsque, rassurée ou lassée, elle finit par repartir, sans doute vers son nid.
En repartant nous apprenons que les vigognes sont en voie d’extinction.
Ici on peut voir les vigognes de très loin, ce qui me permet de conduire vite car il est déjà tard, et nous arrivons un peu trop rapidement à 4 800 mètres, je le sens en m'arrêtant pour prendre une photo de la Bolivie avec un petit coin de la laguna Verde. Il fait un vent terrible ! Alain sort de la voiture et hop !... un papier qui était dans la portière en profite pour faire du tourisme. Mince ! Alain court après, dix, vingt, trente mètres… Je réalise tout d’un coup qu’à cette altitude ce n’est pas du tout ce qu’il faut faire, mais il le rattrape, tout juste est-il un peu essoufflé. Et ce n’était qu’un ticket de caisse ou quelque chose comme ça !
A la douane du paso de Jama, tout est relativement vite expédié. Il y a devant nous un gros 4 x 4 noir, plaque inconnue, peut-être brésilienne, avec quatre hommes à bord, tous grands et forts, la quarantaine. Ils ont droit à une fouille en règle : les bagages sont sortis, les sièges baissés, la moquette est soulevée, la carrosserie sondée, etc., ce qui fait que le douanier ne nous trouve pas intéressants comparés à eux et nous dit de partir. Nous nous arrêtons à la douane argentine pour acheter les délicieux croissants à la station YPF (c'est Nourredine, du Cerro Chico, à Tilcara, qui nous les avait conseillés). En ressortant, le 4 x 4 noir est là, avec à l’intérieur les quatre hommes hilares…
Les lagunes se succèdent, toutes plus belles les unes que les autres. Et au milieu de cet éparpillement de volcans, de sel et d’eau, apparaissent des collines aussi rondes et dorées que du pain qui sort du four… Il n’y a pas que les lagunes qui se succèdent, les hameaux abandonnés aussi. L’adobe a résisté, les toits d’ichus se sont effilochés peu à peu pour disparaître complètement dans les tempêtes glacées.
Nous arrivons à Susques en fin d'après-midi et retrouvons notre chambre à l'Unquillar. Les draps ont changé, ils sont kitchissimes, bleu pâle avec tout un tas de broderies satinées et de dentelles...
Cette fois-ci, il y a plusieurs personnes à l'hôtel, des Argentins, et un couple peut-être d'un pays de l'Est. Dans la soirée, ils passent leur temps dans le couloir à parler devant notre chambre jusqu'à plus de 23 h 30...
Mardi 8 De la puna à Salta
En sortant pour aller déjeuner, nous voyons plusieurs mégots par terre dans le couloir... En plus de parler fort devant les portes des chambres jusqu’à 23 h 30, les autres clients écrasaient consciencieusement leurs mégots sur le carrelage… Bonne surprise au petit déjeuner, il y a du jus d'orange, du gâteau et de la confiture maison pour accompagner les petits pains hyper rassis. Ça change de l’aller où on était tout seuls et où du même coup, les portions étaient microscopiques.
Sur la puna, les ânes sont en liberté, c’est le printemps et les petits sont nés. Cette famille est extrêmement inquiète, du moins les parents et en particulier le père qui finira pas nous faire face dans une attitude dissuasive… S’il pouvait gonfler ses poils et doubler de volume comme les chats, il le ferait !
La route entre Susques et Salta est, dans ce sens-là aussi, magnifique! Nous avions éventuellement une autre option pour redescendre, c'était de passer par la Ruta 40 et San Antonio de los Cobres. Mais nous en avons soupé des pistes, de la poussière et des camions, et nous préférons le bitume et la vue dans l'autre sens de cette route vertigineuse. Elle grimpe à l'assaut du ciel sans nuages et redescend dans des contorsions de cobra. Ici ou là, deux ou trois petites maisons caméléons – sur ces pentes rocailleuses, la pierre a remplacé l’adobe et c'est tout juste si on arrive à les distinguer –, parfois habitées, parfois délaissées, probablement par les enfants qui ont fui l'isolement et l'autarcie.
Depuis un moment, les « cardones » (cactus candélabres) ont fait leur réapparition en même temps que les sombres colonnes (basaltiques ?), mais nous passons quelques jours trop tôt pour les voir en pleine floraison. Dommage… 2500 m. En approchant de Purmamarca, le vert éclatant des arbres, toute cette végétation exubérante de début de printemps, les feuilles tendres des saules et des peupliers qui bruissent dans le vent nous font soudain un bien immense, nous ne nous étions pas rendu compte que les hauteurs minérales, désertiques, si prenantes, le sable et le sel, tout cet univers extrême nous avait autant desséchés… La momification nous guettait ;-)…
A Purmamarca, bref arrêt pour remettre dans la petite boîte le cerro de los Siete Colores sous le ciel bleu cette fois, passer au marché acheter un gilet en alpaga gris uni pour Alain et un bonnet pour Loïc – mais pour lui, on ne peut éviter la guirlande de lamas ;-).
Il fait une chaleur d'enfer, 39 °C sur l'autoroute de Salta. Comme on avait emprunté la petite route étroite à l'aller – la 9 –, on choisit cette fois-ci l'autre côté. Nous arrivons facilement à l'Antiguo Convento malgré la circulation toujours aussi délirante dans les villes argentines ou chiliennes, et nous allons enfin voir Carlos, Euzebio, Simon, Darío, Gonzalo, Juan Eduardo, Nicolas et les autres en chair et en os, après avoir échangé avec eux vingt-cinq mails de reconfirmation!!... Alain avait d'ailleurs fini par s'énerver et par leur demander s'il fallait désormais confirmer tous les jours ou bien deux fois par jour!
L’hôtel, sur Caseros, est très beau, tout le monde est très aimable et la chambre – en fait une suite – sous les toits, est superbe. Nous en avions réservé une standard mais comme ils n'en avaient plus de disponible pour le 8 novembre ils nous ont proposé celle-ci à un prix cassé. J
Deux douches plus tard, nous voici dans la rue Caseros à chercher une casa de cambio. C'est un parcours du combattant pour arriver à traverser les rues, car aucune voiture ne s'arrête pour laisser passer les piétons – qu'il y ait ou non des enfants –, bien au contraire, c'est à celui qui ira le plus vite! Sur la place 9 de Julio – la place centrale –, où se trouve la cathédrale, il y a un monde inimaginable ! Tous les lycéens se donnent rendez-vous ici à la sortie des cours, et beaucoup profitent du WiFi (prononcer Waïe-Faïe) pour commencer à travailler. Nous allons nous installer à la terrasse d'un café puisque tout est fermé pour changer des euros, et en attendant que le très bon restaurant Doña Salta ouvre ses portes à 20 heures.
Il y a un bruit de fond aigu, lancinant, qui vient des hauteurs et qu'on n'arrive pas à identifier, mais qui très vite devient presque insupportable. Je finis par poser la question au serveur, et il me répond que c'est une espèce d'insecte (genre cigale ou criquet), qui est arrivé avec la chaleur trois jours plus tôt. Ils sont tous installés dans le même arbre et je me demande ce qu'il en restera demain matin. Lorsque nous quittons le café, nous essayons d'en distinguer quelques-uns, mais malgré tous nos efforts, qui intriguent les gens autour de nous – il est étonnant de voir à quel point personne ne voit ni n’entend rien –, ils sont invisibles!!
A Doña Salta, nous reprenons des empanadas à la viande et au fromage, un tamale pour moi (à base de farine grossière de maïs et de viande cuite dans une feuille de maïs roulée, rien à voir avec eux que l'on avait mangés dans la forêt lacandonienne, au Mexique... –) et des humitas (encore à base de maïs cuit dans des feuilles pliées en quatre). C'est toujours aussi délicieux que la première fois avec Val et Guy, mais l'effet de surprise étant passé, nous nous régalons moins.
Mercredi 9 De Salta à Cachi via les vallées Calchaquíes
Grand bleu (et grand chaud!!) ce matin encore, et délicieux petit déjeuner. Nous partons changer des euros près de la place 9 de Julio, à Dinar (5,70 pesos pour un euro), récupérons la voiture au parking gardé à côté de l'hôtel (40 pesos la nuit), et nous lançons dans la circulation démentielle en ce milieu de matinée. L'intolérance est reine, au moindre milliseconde d'hésitation, les klaxons entrent en action et les voitures doublent en trombe si elles le peuvent. Je me répète, mais je déteste rouler dans ces villes, et pourtant je suis habituée à circuler dans Paris sans aucun problème.
La sortie de Salta est sans intérêt, les banlieues se succèdent plus ou moins jusqu'à El Carril où nous tournons en direction de Cachi. Nous devons, enfin, y retrouver Françoise et Gérard que nous avons malheureusement ratés sur San Pedro et tout le Nord chilien. Ils ont décidé de s'occuper eux-mêmes de leur problème de pièces détachées bloquées depuis des semaines – interdites d'importation – et se sont déplacés de Cordoba à Buenos Aires pour aller faire le siège de la douane. Après sept heures d'attente, ils sont repartis avec leur précieux colis!
La piste dont parlait le Routard est pour l'instant bitumée et suit le fond d'une petite vallée de collines pentues et très verdoyantes. Les acacias en fleur, les hampes des oiseaux de paradis jaunes (Caesalpinia gilliesii) sur le bas-côté, les quebrachos colorados et les jacarandas se succèdent, ce qui là encore fait un bien fou après toutes ces journées passées dans la roche et la terre nue et poussiéreuse, sans aucun signe de vie, végétale ou animale.
La piste est par moments très étroite et ne permettrait pas de se croiser, heureusement que les rares camions que nous voyons ont la bonne idée de ne pas se trouver aux endroits critiques en même temps que nous. Il y a des fermes ou de petits hameaux dispersés autour de quelques pâturages ou champs cultivés, puis les cactus font leur apparition, avec leurs longues hampes en boutons. Nous grimpons dans les montagnes, éclaboussées parfois de larges tâches rouge sang, le bitume laisse place au ripio, le ripio au bitume, le bitume au ripio... Sur la droite, une petite maison d'adobe où l'on vend de l'artisanat, mais aussi des tas d'épices, notamment des sachets de poudre de « safran » pour l'équivalent de moins de un euro chacun. J'en prends deux (mais on se demande bien ce que c’est, pour ce prix-là ! Certainement tout sauf du safran).
Bientôt la piste prend le dessus dans l’immense et splendide vallée Calchaquíes aux virages serrés dont certains disparaissent sous quelques gués peu profonds. Je m'arrête continuellement pour faire des photos jusqu'à ce qu'on ait atteint le sommet, à la Piedra del Molino, où se dresse la capilla San Rafael, à 3348 ou 3457 mètres. Au choix. Argentins et Chiliens peuvent se donner la main en ce qui concerne l'inexactitude en matière topographique! Ils ne sont pas à quelques dizaines de kilomètres près lorsqu'il s'agit d'indiquer les distances, ni quelques dizaines de mètres en ce qui concerne l’altitude. On peut voir un panneau « Cachi 68 km », puis après avoir roulé un temps certain en voir un autre « Cachi 95 km ». Et cela de la Terre de Feu jusqu'au Nord-Ouest argentin et au Nord chilien.
Un âne triste et résigné, au poil en bataille, est venu nous voir, ou plutôt voir la Fiat. On ne sait s’il a envie de s’installer au volant, s’il quémande des caresses ou s’il aimerait un croûton de pain.
Cachi, dans la verdure. Nous cherchons le camping et apprenons que Françoise et Gérard sont partis une heure plutôt, très certainement à notre point de chute où nous devons nous retrouver, le campo La Paya. Huit kilomètres plus loin, sur la « route » de Molinos, nous bifurquons à droite sur une autre piste en direction des montagnes de roche sombre. Là encore, le panneau donnait la casa de campo à 2500 m, mais nous ferons 4 kilomètres. L'endroit est très beau. Gérard, Françoise et Hugo sont là – Hugo étant le 4 x 4 ;-) –, et c'est avec grand plaisir que nous les retrouvons enfin! Les propriétaires leur donnent l'autorisation de stationner sur place et leur réservent deux couverts au repas du soir, tandis que nous nous enregistrons. Ah, on dirait, encore une fois, que quelque chose ne va pas… Apparemment, nous ne figurons pas sur la liste du jour... décidément! Mais finalement, il semble qu'il y ait juste eu une erreur dans l'orthographe de notre nom. Ouf!
Nous partons à la « Casa de te », tenue par la fille des propriétaires, un peu plus loin dans la verdure, prendre des jus de fruits fraîchement pressés, au milieu d’un nuage de moucherons qui me rappelle l'île de Bonaventure en Gaspésie, au Québec, quand nous avions pensé pique-niquer au-dessus de la colonie de fous de Bassan et que nos sandwiches avaient été immédiatement recouverts d'une nuée de petites mouches noires.
Le soir, nous dînons tous les quatre autour d'une table superbe: tarte au fromage et salade; filet de porc, purée et demi-pomme au four, et dessert « local » à base de noix, de zeste d'orange et peut-être de miel, mais toujours un peu trop sucré. Le tout est délicieux, pour 10 euros avec les boissons (eau minérale).
Jeudi 10 Farniente à Cachi (Musée archéologique Pío Pablo Díaz)
Petit déjeuner (très bon, avec entre autres un grand verre de jus de pomelos) dehors, au milieu des petites mouches qui sont déjà sur le pied de guerre! Françoise et Gérard sont juste de l'autre côté du mur d'adobe, on aperçoit le crâne d'Hugo.
Nous retournons à Cachi car nous sommes passés en coup de vent, hier, et eux vont garer Hugo au camping parce qu’ils sont très mal installés au campo, le terrain étant trop en pente. Un long tour au musée archéologique Pío Pablo Díaz, dont le directeur est extrêmement aimable, et intarissable lorsqu'il voit que nous nous intéressons aux pièces exposées.
Françoise et Gérard nous attendent sur la place pour aller pique-niquer au camping. Nous passons un bon moment ensemble, à regarder ensuite les photos d'oiseaux ou de baleines – superbes – prises à Diamante et à Valdés. Au moment de nous quitter, je reparle de l'histoire de la clef de la voiture que j'avais fermée dans le coffre à Tilcara, et là, lumière!, Gérard me dit qu’il doit certainement y avoir un bouton sur le tableau de bord pour ouvrir le coffre de l'intérieur. Il a raison! il y a un petit symbole de voiture avec le coffre ouvert! Personne n'avait pensé à regarder...
Nous partons en souhaitant très fort que cette fois tout se passe bien pour eux.
Le soir, à la Paya, nous mangeons un délicieux repas concocté comme la veille par « la signora », autrement dit la propriétaire, ex-scientifique, nous dit son mari.
Vendredi 11 Vallées Calchaquíes, Quebrada de las Flechas (de Cachi à San Carlos)
Après le petit déjeuner, toujours délicieux, pris dehors au milieu des mouches, nous allons payer nos deux nuits et nos repas. Et là, avec le sourire, « la señora » nous ressort le mail imprimé qu'on lui a donné en arrivant, et nous fait remarquer qu'on s'était en fait trompés de date et qu'on avait confondu octobre et novembre. Cette fois c'est moi qui répète « Lo siento mucho »... On était tellement épuisés en préparant ce voyage que quelques erreurs se sont glissées dans le planning. Mais elle garde le sourire et ne nous en tient pas rigueur.
La piste (la Ruta 40, dont j’ai photographié le kilomètre 0 dans le parc Tierra del Fuego, près d’Ushuaia), par moments extrêmement étroite, passe légèrement à l’écart de Molinos où nous nous arrêtons une petite demi-heure. L’église San Pedro de Nolasco trouve son origine, en 1659, dans l’« encomienda », système espagnol qui, sous prétexte d’évangélisation, permettait l’esclavage des autochtones (ce qu’ont combattu, pour la première fois, les jésuites des missions du Nord-Est argentin en protégeant les Indiens Guaranis).
Nous dépassons Seclantas. La piste suit la vallée, large et très verte, fermée de chaque côté par des montagnes sombres et déchiquetées. Environ 80 kilomètres plus loin, le paysage change et devient à l'ouest tourmenté, on sent qu'il s'est passé là quelque chose de violent, la roche est noueuse, plissée, torturée. Sur des kilomètres et des kilomètres, il n'y a pas un mètre carré qui n'ait été froissé par quelque force souterraine.
Et puis la roche s’est dressée vers le ciel.
De l’autre côté de la vallée au milieu de laquelle s’écoule consciencieusement un filet d’eau le fer a fait son apparition.
San Carlos. Nous traversons la place, la vie est belle…
Nous trouvons facilement la Vaca tranquila, une finca tenue par un couple de Liégeois, Anne et Alain, où l'on fait plusieurs variétés de bière artisanale délicieuse et où l'on élève vaches et chevaux sur cent dix hectares de terre. L'accueil est particulièrement aimable, Anne nous offre un thé de bienvenue sur leur terrasse. La chambre est grande et haute sous plafond, superbe, de même que la salle de bains avec jacuzzi. Tout est très beau, intérieur et extérieur (les photos viendront bientôt). Presque devant la porte, un algarrobo (Prosopis nigra), espèce endémique que l'on rencontre absolument partout, abrite une foule d'oiseaux, en particulier des moineaux. Je donne à Alain le bidon Copec que nous avions acheté à Arica et dont nous ne savons plus que faire. Vers le soir, c'est lui qui vient cette fois nous offrir deux de ses bières qu'il vend sur San Carlos, Cafayate (prononcer Cafachatte) et Salta. Je prends une Pecadora (« Pécheresse »), vraiment excellente. Nous discutons tous les quatre, avec Anne, un grand moment dans le soir qui tombe. Comme il y a une cuisine (nickel, tout le contraire de celle de la Rose d'Atacama, à San Pedro) à notre disposition dans la belle et grande pièce du petit déjeuner, nous en profitons pour dîner sur place.
Samedi 12 Des conures de Cafayate aux ruines de Quilmes
Petit déjeuner délicieux avec des produits maison: succulents yaourts, confitures, pain, fromage, gâteaux, même le lait est fraîchement trait. Nous partons pour Cafayate et les ruines de Quilmes. Entre San Carlos et Cafayate, la route, bordée d'arbres aux feuilles tendres, de pâturages et de champs de luzerne, est bitumée et comporte un nombre incroyable de gués! Nous imaginions une région très sèche et minérale, or elle est verdoyante et a un petit côté normand. On trouve même, en arrivant dans Cafayate, des platanes qui cette fois rappellent les Cévennes. Pour cette raison, bien que ça ne soit pas désagréable, nous préférons de loin Cachi, plus retirée, plus argentine, plus petite également.
A l'entrée du village, je devrais plutôt dire du bourg, au niveau de la première bodega sur la droite, on entend soudain les cris perçants de dizaines de perroquets (des conures de Patagonie ) dans les arbres qui bordent la route. Je saute de la voiture et je les prends au zoom et en rafale. Il y en a qui se disputent pour une graine, ils ont des yeux incroyables, comme des boutons, cerclés d’une bande de peau nue et blanche, on les croirait en plastique. En face, les fruits des ceibos (Erythrina crista-galli), fleur nationale de l’Argentine et du Chili, pendent en longues guirlandes rouge vif. Ils sont si beaux que je n’arrive pas à en détacher le regard. Entre les conures d’un côté et les ceibos de l’autre, on est mal partis… Nous nous arrêtons plus loin, dans une vinoteca de la rue Güemes Norte, à gauche avant d’arriver sur la place, pour acheter deux bouteilles d’excellent vin, un Torrontes blanc San Pedro de Yacochura 2009 et un rouge, même provenance, même date. La femme qui tient ce magasin est particulièrement aimable et nous a très bien conseillés. Soixante kilomètres plus au sud, on arrive à Quilmes, ancienne cité datant du IXe siècle après J-C.
Les ruines s'étagent sur le flanc d’une colline abrupte, encadrées de miradors à l'est et à l'ouest, anciens postes de surveillance sur l'immense plaine au-dessous. De là, on distingue nettement un mur d'enceinte pas très haut, ou du moins plus très haut, qui délimite un large périmètre circulaire au milieu des cactus. Les puissants vivaient sur les hauteurs, les A l'entrée (dix pesos par personne), un jeune Indien nous propose avec insistance ses services de guide, mais nous refusons car il a un tel accent que malheureusement nous comprenons à peine ce qu'il dit. Nous nous rendons pourtant vite compte que sans guide point de salut, parce qu’il n'y a absolument aucune information dans ce labyrinthe de pierre sèche. Nous passons et repassons aux mêmes endroits, avant de trouver enfin les chemins qui mènent sur les hauteurs.
Quilmes nous laisse une impression de frustration, nous repartons aussi ignorants qu'en arrivant, et je devrai chercher plus tard sur Internet l'histoire de ce site et de ses habitants. Nous savons simplement de l'histoire récente que les Indiens Quilmes, du groupe Diaguita, ont récupéré il y a peu leur site, occupé depuis 1716 – date de la réquisition de leurs terres par l’Etat argentin – par les trois même familles. Les Quilmes résistèrent aux Incas puis, pendant cent trente ans, aux conquistadores, avant d'être vaincus et déportés, à pied, jusque dans le río de La Plata, à l’emplacement de l’actuelle ville de Quilmes. Beaucoup d’entre eux moururent d’épuisement durant cette longue marche.
A la Vaca tranquila, moi qui ne bois jamais de bière je reprends une Pecadora (il y a dans le réfrigérateur de la cuisine tout un assortiment de bières à disposition des clients, qui notent ensuite ce qu'ils ont pris), tranquillement installée dans une des chaises longues, devant la porte de la chambre, face aux agaves et aux yuccas en fleur. Il fait beau et doux, l'air est transparent, on n'entend pas un bruit...
Le soir, nous mangeons à nouveau à la finca, entre autres des œufs achetés le matin sur la place de San Carlos que nous faisons au plat, et dont nous rêvions depuis longtemps, hmmm..., un délice! plus deux yaourts maison que j'ai demandés à Anne.
Dimanche 13 De San Carlos à Salta par le río Calchaqui et la quebrada de las Conchas
Au petit déjeuner, Alain (de la Vaca tranquila, pas le mien ;-)) nous annonce qu'il y a encore des perturbations avec le volcan chilien, ou bien avec les syndicats, au choix, et pourquoi pas les deux, ce qui nous douche d'un seul coup, car même si nous avons fait un bon voyage de vingt heures pour venir, l'idée de recommencer l'expérience ne nous tente pas vraiment. On ne sait pas non plus si on va bien être remboursés de notre vol aller, et perdre près de 750 euros (aller-retour) ne nous réjouit pas plus que ça.
Au moment de payer nos deux nuits, Alain refuse de compter la bière que j'ai bue hier soir et les deux yaourts que nous avons mangés. On trouve ça vraiment sympa. Ils nous font la bise et nous indiquent un raccourci par une piste pour éviter le détour par Cafayate, qui prend un peu après la sortie de San Carlos, sur la gauche. Elle traverse la vallée et le lit du río Calchaqui pour rejoindre le début de la quebrada de las Conchas.
Elle est très roulante, mais a quelques passages sableux, surtout au niveau du lit à sec que nous passons malgré tout sans problème. Ici et là, en bordure de piste, des maisons isolées dont je me demande si elles n'ont pas les pieds dans l'eau, et même les mollets, lors des crues de la saison des pluies.
Une quinzaine de kilomètres plus loin (au jugé, à l'argentine, quoi), nous tombons sur la route de Salta à Tucumán, au début de la quebrada qui, immédiatement, se révèle magnifique. C'est un mélange des paysages de l'Utah, sables et roches lie-de-vin, monolithes, strates, etc. Je fais des photos tous les cinq cents mètres, chaque virage révèle une surprise, chaque arrêt est plus beau que le précédent. C'est une des plus belles routes que nous avons faites. Evidemment, à ce rythme-là on risque de mettre la journée pour avaler les 140 kilomètres qui nous séparent de l'Antiguo Convento. Comme nous sommes sans WiFi depuis quatre jours et que les problèmes avec LAN se profilent à l'horizon, nous sommes partagés entre savoir de quoi il retourne et rester là, à contempler un paysage extraordinaire.
Une centaine de kilomètres avant Salta, les montagnes disparaissent pour laisser place aux collines couvertes d'albarrogos puis aux petites agglomérations. Des chevaux sellés patientent sous les arbres… et dans les hauteurs, les fils électriques sont décorés de boules plus ou moins grosses qui ressemblent à du lichen. C’est normalement le signe d’un air non pollué, par contre on n’a encore jamais vu de lichen sur les fils électriques ; or ici, dans le Nord-Ouest, il y en a partout.
Nous filons maintenant sur la route et à 15 heures retrouvons le très bel Antiguo Convento. Une lecture des mails confirme ce que nous craignions: LAN nous informait, le 10 novembre, que notre vol du 14 était déplacé! Branle-bas de combat! Consultation du site de LAN qui a un message d'hier soir 20 heures informant de la perturbation de ses vols due encore une fois au massif volcanique Puyehue-Cordón Caulle. Messages à Alain d'Etigny, d'Argentina Excepción, pour le retour de la voiture à l'aéroport; à Yann, de La Querencia, pour l'informer qu'on ne serait peut-être pas là. Etc.
Le soir, nous mangeons au Salar del Convento, sur Caseros, la rue de l'hôtel. La viande est excellente, le serveur des plus aimables et nous avons même droit à une coupe de champagne offerte par la maison. Mais Alain a un poisson plus que moyen et dans l'ensemble le repas est moins bon que ceux que nous avons faits auparavant. Alain (d'Etigny) – on s’y perd, dans tous ces Alain ;-) – nous en avait recommandé un autre, La Leñita, près de l’ancienne gare, mais on est partis uniquement avec le nom de la rue, Balcarce, et au bout de deux cuadras, la fatigue de la journée nous a ramenés au plus près.
Lundi 14 Salta - Buenos Aires
Ce matin, le ciel est gris et il bruine. On était partis de Salta pour Tilcara sous la pluie le 19 octobre et on en repartira sous la pluie ce 14 novembre. Le petit déjeuner avalé, nous filons au change (Dinar, qui offre le meilleur taux à ce jour à Salta, 5,70 pesos pour un euro, à l'angle de la place 9 de Julio). La queue, pourtant en accordéon, arrive jusque sur le trottoir, car on est à la moitié du mois et les Argentins vont retirer leur argent. Je laisse Alain et pars à l'agence de LAN, de l'autre côté de la place, sur Caseros, pour me faire confirmer le départ du vol. J'en profite pour imprimer les cartes d'embarquement avant de retourner au change où Alain fait toujours la queue.
Mais au fait, tiens, c’est vrai, on n'entend plus le bruit strident des insectes qui boulottaient le feuillage d'un jacaranda lors de notre précédent passage... Un coup d’œil aux arbres de la place… Ils n'ont laissé derrière eux que des nervures étoilées, une dentelle de feuillage délicatement accrochée aux branches dénudées. Quel dommage, et comme c’est triste ! (On ne sait toujours pas de quels insectes il s’agissait : des cigales ? S’il y a un entomologiste argentin qui passe par ici, merci d’éclairer ma lanterne J.)
Nous quittons l'Antiguo Convento et Carlos, Nicolas, Juan Eduardo, Euzebio, etc., tous plus aimables et serviables les uns que les autres, avec regret. On viendrait à Salta rien que pour le plaisir d'avoir affaire à eux.
Un passage à YPF pour faire un demi-plein, comme prévu dans le contrat, ce qui est tout sauf simple et se rapproche plus du trois quarts plein, et nous voici jetés dans la circulation démentielle. On se rend compte à chaque fois que le raisonnement d'un automobiliste argentin ou chilien diffère sensiblement de ce à quoi on est habitués. Tout se fait à l'envers. Sur une route, par exemple, au moment de doubler, il ne s'agit pas de savoir si on a le temps ou non de dépasser en voyant une voiture en face, mais d'évaluer si l'autre conducteur aura le temps de freiner. Ce n'est pas la pédale du frein qui importe mais celle de l'accélérateur, ce qui est très déstabilisant.
Au petit aéroport de Salta, nous rencontrons une personne envoyée par NOA, l'agence de location, qui tique immédiatement en voyant les fines traces de goudron sur les portes, comme des traits de plume , reste probable de notre passage sur la piste infernale (comme je l’ai déjà dit, la route était entièrement en travaux sur 56 kilomètres) du lac Chungará. Résultat: un coup de téléphone à sa direction et... 100 pesos de moins dans nos poches...
Nous sommes complètement à l'avant de l'avion, au deuxième rang, et aux premières loges pour entendre le bruit très spécial qu’il fait au décollage, un peu comme celui d'une mobylette au pot d'échappement troué ou d'un morceau de carton coincé avec une épingle à linge dans les rayons d'une roue arrière de vélo. ;-)
Par extraordinaire nous arrivons quasi à l'heure alors que nous sommes partis avec vingt minutes de retard. Le remis envoyé par Yann, de La Querencia, est très sympa mais roule lui aussi comme un malade, se faufilant n'importe où, accélérant au lieu de freiner pour ne pas être aplati entre deux camions. Le spectacle est dehors, suspens garanti en permanence.
Nous pensions manger une pizza prise chez le traiteur voisin mais il est fermé le lundi, zut! Bon, tant pis, nous partons sur Entre Ríos, au Nuevo Castel, prendre un « merluzza con papas », autrement dit un merlu à la purée de pommes de terre et... il est fermé lui aussi! On n'a plus avec nous qu'une petite boîte de maïs et un tube de mayonnaise... On achète la dernière (ouf!) boîte de thon de notre voyage, une de macédoine pour Alain et de cœur de palmier pour moi.
Dans la jolie petite pièce du déjeuner, nous discutons avec une jeune femme qui fait un tour du monde avec son mari et leurs trois enfants. Tour du monde en bus, c'est la première fois que nous voyons une famille voyager aussi longtemps de cette façon, sans maison sur le dos (http://uneaventureenfamille.over-blog.com/).
Mardi 15 Dernières journées à Buenos Aires
Ce matin, un énième tour au marché de San Telmo pour acheter papayes et ananas séchés, puis nous prenons le bus, le 67, au coin de Salta et d'Estados Unidos, qui, pour 2,5 pesos, nous mène à Recoleta, à la faculté de droit, avenida Figueroa Alcorta, en face du Musée des beaux-arts.
Pour prendre le bus c'est à la fois simple et compliqué. On doit dire au chauffeur où l'on se rend, mettre la somme exacte dans la machine et ramasser son ticket. Ensuite, ça se corse, car nulle part ne sont indiquées les stations, ni dans le bus ni aux arrêts. Heureusement, on a un plan de BsAs et on suit le trajet rue après rue, sinon il serait impossible de savoir où l'on doit descendre. Si la voiture est reine, le bus est empereur, c'est incroyable. Il fonce dans les rues étroites, rase les trottoirs parfois microscopiques et les piétons qui sont dessus, colle les voitures, force le passage... A ce rythme-là, on est vite arrivés à destination. Les jacarandas sont en fleur, comme l’an passé, le contraste des branches noires et des fleurs mauve intense est magnifique !
Le musée, où nous croisons la famille Merour qui vient de quitter La Querencia, est gratuit. Les premières salles exposent les oeuvres les plus anciennes, notamment des sculptures sur bois, dont une vierge auvergnate (!) du XIIe siècle, tout en fins plissés, très belle et très originale. Surprenante également, une toile de la naissance de la Vierge…
Mais le reste, excepté deux belles toiles de Gauguin dont une de l'époque de Pont-Aven qui a beaucoup de Sérusier, à moins que ce ne soit Sérusier qui ait beaucoup du Gauguin de ce temps-là, et trois ou quatre autres, est décevant. La « superbe toile » de Kandisky et celle de Klee dont parle le Routard sont absentes, car le premier étage est en réfection et les œuvres exposées au second étage sont le résultat d'un choix, forcément subjectif.
En sortant, nous allons prendre le pont piétonnier qui enjambe l’avenue, pour aller voir la grande fleur de métal dont nous a parlé Yann, à côté de la fac de droit, plaza de las Naciones Unidas. « Floralis Genérica », c’est son nom, reflète le ciel et l’eau dans ses pétales d’acier qui s'ouvrent et se referment selon l’heure du jour, grâce à un ingénieux système hydraulique. Créée par l’architecte Eduardo Catalano, elle mesure vingt-trois mètres de hauteur!
Pour rentrer, nous allons prendre le métro à Retiro, puisque la ligne C, Retiro-Constitución, nous laissera à Independencia, à côté de La Querencia. Le long de l'avenue Libertador, les tours se succèdent, certaines à quelques mètres seulement de leur voisine, plongeant tous les étages dans l'ombre.
Il y a foule dans le métro, et l'équilibre dont font preuve les Argentins nous sidère encore une fois. Les plus grands s'appuient d'une main au plafond, les autres oscillent dans un grand mouvement de houle.
Ce soir, le traiteur est ouvert et nous achetons une pizza et une ensalada de frutas, comme lors de notre dernier passage. La chatte de la maison nous reconnaît immédiatement et vient se frotter à mes jambes avec tant d’entrain et d’enthousiasme que je ressors avec le bas de mon jean aussi poilu que ses pattes.
Mercredi 16
Dernier jour à BsAs. Le monde est petit et encore plus celui de l'édition, puisque nous croisons une jeune éditrice free lance de Flammarion, Mathilde, qui voyage seule. Elle devait repartir par le même avion que nous ce soir mais elle vient de prolonger son voyage de trois jours pour aller à Iguaçu. La mauvaise nouvelle de ce mercredi vient de Françoise et Gérard, qui sont eux aussi près d'Iguaçu mais encore une fois en panne de boîte de vitesses. Un vrai cauchemar!!! Cette fois, s'ils ne peuvent réparer, ils rentreront en France avec toutes les difficultés que peut poser un 4 x 4 qui ne roule plus mais doit être embarqué sur un bateau, et repartiront sur du neuf.
Le remis viendra nous chercher à 14 h 15. En attendant, on est bien dans le patio, à l'ombre. Les murs ocre jaune sont lumineux, les portes des chambres bleu ciel, il y a des plantes vertes et des impatiens en fleur un peu partout...
(Renseignements)
Fin du voyage... Merci de m'avoir suivie jusque-là 🙂.
Seconde partie
De Colchane à Buenos Aires
La version avec photos est visible ici:http://carnetsdameriquesetdailleurs.fr/crbst_125.html

Vendredi 4 novembre De Colchane à Iquique
Au petit déjeuner, on nous sert un pain style banique innue, délicieux, deux grandes tranches de fromage, une pleine jatte de gelée de mûres, du beurre... La route pour Iquique ne démarre pas tout de suite sur du bitume, comme prévu, étant donné qu'elle est en travaux, mais huit kilomètres plus loin. Elle est encore superbe, traverse des bofedales où paressent foulques, sarcelles de la Puna au bec bleu turquoise, mouettes des Andes et ouettes des Andes (oies)... L’ichu, qui sert entre autres à recouvrir les toits, est toujours roi sur les pentes qui se colorent peu à peu. A environ 70 kilomètres de Colchane, les montagne se colorent doucement. Puis c'est une explosion de couleurs due sans doute au minerai de fer. Du jaune le plus vif à l'orangé le plus foncé, toutes les nuances sont présentes de sommet en sommet. La route monte et descend, fait le gros dos, creuse les reins, encore et encore…
On aperçoit au loin, vers l'ouest, les volcans enneigés. Les cactus réapparaissent, étoilés de timides fleurs jaunes. Un peu plus bas, la végétation change à nouveau, on est maintenant en plein pointillisme. Puis elle disparaît tout à fait, à l'horizon s'étend le désert et la pampa de Tamarugal. Déjà, nous regrettons l'atiplano, sa faune, ses couleurs, ses hautes solitudes.
Iquique et sa circulation infernale, trépidante. Je déteste conduire dans ces villes chiliennes, où chacun n'a qu'une envie c'est de passer devant la voiture qui précède. On a envoyé un mail aux Primeras Piedras où l'on avait dormi en montant mais ils ne nous ont pas répondu. On y va quand même, espérant qu'en ce vendredi soir ils auront une cabaña de libre.
Apparemment tout est vide... Cette fois-ci on nous attribue la cabaña n°6, tout en haut, sous la route, et la plus éloignée de l'allée où est garée la voiture. Très pratique pour les bagages. L'accueil est déplorable, derrière le comptoir, la même blonde à l'air vide qui était là quand on avait payé la dernière fois nous offre son air le plus désagréable. Nous partons avec la clef et lorsque la porte s'ouvre... c'est la déconfiture! Une pièce aux murs bruts peints en vert, un lit tout seul dans un coin, ni chaise ni table, que le vide, et deux vieilles étagères en formica blanc. Tout est laid et sent la caserne. Je repense à Christine et Hervé qui avaient détesté cet endroit et je comprends maintenant pourquoi. C'est le jour et la nuit avec la chambre n° 41 dans laquelle on avait dormi précédemment.
Retour à l'accueil, on dit que c'est moche et qu'on veut autre chose, la 41 par exemple. « Ah non, c'est impossible car ce soir il y a un mariage, il y aura la fête toute la nuit près de la piscine, la musique jusqu'à 4 heures du matin, vous ne pourrez pas dormir, mais la 5 est libre (forcément, il n'y a personne nulle part). » Nous ouvrons la porte de la nouvelle chambre, c'est la copie de sa voisine, mais dans l'espace vide et brut de décoffrage il y a cette fois une table et deux chaises. Nous la prenons bien à contrecœur...
Je vais faire un tour au-dessous, des gens s'activent à installer de grandes bâches blanches. Le soir arrive, 20 heures, 21 heures, 22 heures, personne. On ne peut imaginer qu'on nous a menés en bateau et pourtant c'est bien de ça qu'il s'agit. Cerise sur le gâteau, il n'y a pas d'eau chaude.
Je repars à l'accueil, où la blonde a été remplacée par un homme qui était déjà là la dernière fois. Toujours aussi spécial. Quand on était devant lui, il nous regardait comme si on allait se métamorphoser d'une seconde à l'autre en petits hommes verts. Il a le même air ahuri en me voyant, il est encore sur l'expectative, mais arrive à me dire qu'il faut tourner la clef (autrement dit un des deux robinets qu'on trouve presque partout au Chili dans les salles de bains, soit sous le lavabo soit sous le plafond, et qui servent à couper l'arrivée d'eau chaude ou froide). Il me raconte donc n'importe quoi et fait celui qui ne comprend pas que ce n'est pas l'eau qui manque mais les degrés. La nuit passe, nous sommes constamment réveillés par le bruit de la circulation, motos sans pot d'échappement, voitures qui s'exercent au record du monde du cent mètres départ arrêté, c'est infernal et je rumine jusqu'au matin car, bien sûr, il n'y a jamais eu de mariage un vendredi soir.
Samedi 5 D'Iquique à San Pedro de Atacama
Au petit déjeuner, un pain, trois grammes de beurre, quatre de confiture et c'est tout. Je demande s'il n'y a pas de jus de fruits, pas d'œufs comme la dernière fois, mais non, ce n'est plus le week-end de la Toussaint...
Nous quittons cet endroit sans regret. Je n'ai même pas pu dire ce que je pensais et demander où était le mariage car il n'y a bizarrement personne à l'accueil... On s'est aussi rendu compte que la fois précédente on nous avait fait payer la pleine saison (35 000 pesos) au lieu de la basse (30 000).
Cette fois-ci pas de Panamerican hideuse pour rejoindre San Pedro, mais la route de la côte. Et nous sommes agréablement surpris! Elle est belle, coincée entre une côte rocheuse et d'immenses falaises obliques de plus de mille mètres de haut, et a parfois des petits airs de la N° 1 au sud de San Francisco. Elle s'appelle d'ailleurs la Ruta N° 1.
Les rochers près du rivage abritent des colonies de goélands gris, typiques de cette région du Chili. Entre novembre et janvier, ce goéland quitte les eaux agitées du Pacifique pour aller pondre dans le désert d’Atacama, jusqu’à cent kilomètres à l’intérieur des terres !
Nous dépassons des villages qui sont à la limite du bidonville, faits de plaques d'agglomérés, de planches, de tôles, de bâches, entourées de tout un fatras de choses diverses et variées. D'ailleurs lorsque nous regardons un peu mieux les bas-côtés, ils sont envahis de détritus, les plages et les rochers sont tous encombrés de saletés en tout genre.
A l'entrée de Tocopilla, ville cafardeuse s'il en est, la route bifurque plein est sur Calama. Longtemps, nous traversons cette barrière naturelle de hautes falaises de grès, et montons sur le plateau pour retrouver le désert et les lignes droites à l'infini.
Calama, le retour, qu'on espère plus simple dans ce sens-là. Eh bien c'est raté! Aucune indication, comme d'habitude, pas plus pour San Pedro de Atacama. Nous demandons la direction à plusieurs personnes qui visiblement n'en ont même jamais entendu parler! Quelqu'un envoie Alain se renseigner en face auprès d'un carabinero. Visiblement, il n'en sait rien mais la conversation s'éternise et je vois Alain revenir avec lui et... lui ouvrir la porte arrière de la voiture! Il veut qu'on l'emmène à son commissariat où il trouvera quelqu'un qui connaîtra la direction et « qui parlera anglais » ! On se demande pourquoi étant donné que l’échange se fait en espagnol depuis le début.
Arrivés à destination, il appelle par radio le fameux collègue et l'attente commence. Quelle histoire de fou! Là-dessus, arrive un deuxième carabinero, qui veut s'en mêler, puis un troisième (je crois qu'on va finir par mobiliser tout l'escadron!), qui lui aussi « parle anglais ». En effet… Il ne cesse de répéter d’une voix forte: « Vargas! Balmaceda! Avenida de la Posada! » « Vargas! Balmaceda! Avenida de la Posada! » Etc. « Oui, oui, merci, on a compris! » On remercie tout le monde et on s'en va.
Ouuuuuf, on est sortis de l'auberge et de Calama, enfin sur la route de San Pedro!
De Putre, on avait envoyé trois mails à trois hostals différents pour les 5 et 6 novembre. Le premier, La Rose d'Atacama, n'avait que la nuit du 5 de libre (30 000 pesos avec salle de bains privée, 16 000 avec salle de bains partagée), mais les deux autres ne répondant pas on avait accepté. Puis, deux jours après, la Casa atacameña et l'hostal Elim avaient donné leur réponse. L'un était « au fond des bois » (?) mais on ne savait pas où, le second nous proposait une chambre pour les deux nuits. Dans l'urgence on avait donc décommandé La Rose d'Atacama et réservé à l'hostal Elim qui nous assurait deux nuits. Mais on avait bien aimé la réponse pleine de poésie de la Casa atacameña :
« El precio por habitacion es de 25 000 pesos. El precio incluye el desayuno, el jardin de flores, el canto de los pajaros y las noches estrelladas. » (« Le prix inclut le petit déjeuner, le jardin de fleurs, le chant des oiseaux et les nuits étoilées. »)
San Pedro, hostal Elim. On voit tout de suite que quelque chose cloche, que nos noms ne se trouvent pas dans la liste du jour. Je sors le netbook, me connecte et montre à Maria, la propriétaire, sa réponse et ma confirmation. Rien n'y fait: « Lo siento mucho... », « Lo siento mucho... » (Je suis désolée), elle nous dit qu'elle n'a pas reconfirmé sur ma confirmation (???), puis que son frère a oublié de répondre, bref, elle se mélange les pinceaux en essayant de trouver une excuse. Alain s'énerve et part sans lui dire au revoir. Nous voilà un samedi soir, sans logement, dans un village on ne peut plus touristique.
J'ai alors l'idée d'aller à La Rose d'Atacama qui nous avait proposé de toute façon de passer les voir. Et, coup de chance, ils viennent d'avoir une annulation de trois chambres et ont deux nuits de libres pour nous. Nous déchargeons les bagages puis allons mettre la voiture près du grand parking poussiéreux (mais qu'est-ce qui n'est pas poussiéreux à San Pedro?).
L'accueil est très chaleureux et met tout de suite à l'aise. Mais la chambre est minuscule, il nous faut mettre la valise dans la salle de bains – qui, elle, est grande – pour l'ouvrir. Sur la table de nuit, deux tasses, du café et du thé, une thermos. Nous trouvons ça sympathique, mais nous apprendrons peu après qu'il n'y a pas de petit déjeuner et que c'est ce qui en tient lieu... Il y a une petite cuisine à disposition mais elle est d'une saleté incroyable! C'est probablement aux clients de s'en occuper, et malheureusement comme toujours dans ces cas-là, chacun laisse aux suivants le soin de nettoyer. Mais il y a aussi un patio avec des tables et des bancs, un jardin avec hamacs... Tiens, pas d'eau chaude non plus pour prendre une douche, ou plutôt trente secondes d'eau chaude et c'est terminé.
Le soir, nous allons, comme lors de notre premier passage, dîner à La Casona. Le menu est toujours aussi bon, pour 7 000 pesos (environ 10 euros).
Dimanche 6 San Pedro de Atacama (Quebrada de Cari - vallée de la Lune)
Aujourd'hui, nous retournons dans la vallée de la Lune pour explorer la quebrada de Cari que nous avions loupée en octobre. La piste démarre 2 kilomètres après l'entrée, aussi nous prenons la première que nous voyons sur la droite, au kilomètre 2 au compteur de la voiture. Sur la carte qu'on vient de nous donner – sommaire et pas à l’échelle d’ailleurs –, elle rejoint la falaise en ligne droite et perpendiculairement. La lumière est vive – il fait déjà chaud – et la vallée déserte. La piste n'est pas très bonne, on nous avait prévenus, et je fais très attention. Mais voilà qu’elle tourne soudain, et retourne, puis arrivée près de la quebrada elle se met à la suivre… Ce n’est pas ce qui est indiqué… Nous nous garons là et suivons pendant une bonne heure un chemin minuscule qui descend dans la faille de sel, en guettant les craquements qu’avaient entendus Christine et Hervé. Aujourd’hui, ils sont plutôt timides… (et pour cause, nous ne sommes pas au bon endroit!). Le soleil tape et se réverbère sur les colonnes dressées vers le ciel, acérées comme des poignards.
Immense dépression dans le salar d'Atacama, la vallée s'est formée il y a vingt-deux millions d'années. Gypse, borate, chlorate, argile se mêlent et se démêlent... L'environnement est hostile, pour l'homme comme pour l'animal. Ces os qui sortent de leur gangue d’argile sont un avertissement ;-)... Il fait très chaud et nous ne voyons personne à l’horizon.
De retour à la voiture, nous partons pour les grottes et le cañon, de sel lui aussi. Il n'y a toujours personne dans la vallée, ce n'est pas l'heure des tours qui arrivent en fin d'après-midi, comme nous lors de notre premier passage. Le cañon est assez large, bordé de falaises de sel, d'aiguilles, et de toute sorte de concrétions, beiges ou blanches. Le chant du sel est plus distinct ici, il ressemble à l'écho que ferait le claquement d'une corde basse d'un instrument de musique au sein d'une cavité. C'est très particulier. Au bout d'un moment, on ne peut plus passer, du moins l'obscurité totale et le passage rétréci nous obligent à faire demi-tour pour prendre la petite vallée étroite où se trouvent les grottes.
Les panneaux sont en général très instructifs…
Il faut avancer dans le sable mou et profond, ce qui est éprouvant sous cette chaleur. Nous marchons quand c’est possible sur les bords surélevés du chemin, plus durs, en recherchant les flaques d’ombre. Au-dessus de nous s’est dressée une armée de petites colonnes craquantes et croustillantes, qui ferait rougir d’envie celle des 6000 soldats de terre cuite de la nécropole de l’empereur chinois Qin Shi Huangdi ;-) Enfin, presque...
Aussi, lorsque tout à coup s’ouvre devant nous une vaste entrée sombre et fraîche dans laquelle un long banc de pierre a été aménagé, nous nous y engouffrons. Nous ne voyons pas d'autre grotte, d’ailleurs « grotte » est un bien grand mot, « alcôve » serait plus près de la réalité. Nous finissons pas retrouver la route et, au-dessous, la voiture. Mais quelle n'est pas notre surprise, un peu plus loin, de voir un panneau « quebrada de Cari »! Dans quelle faille, alors, avons-nous passé la fin de matinée ? Bon, la carte du parc n’est pas bonne, c’est clair.
La piste est sableuse mais nous la prenons quand même et finissons à pied. La quebrada n'a rien à voir avec la première faille, elle est beaucoup plus impressionnante, malheureusement nous serons arrêtés par un mur, pas très haut mais impassable pour qui a le vertige. D'ailleurs, sur le retour, nous croiserons deux jeunes d’une vingtaine d’années qui ne le passeront pas non plus.
A La Rose d'Atacama, une surprise nous attend: la chambre n'est pas faite. Renseignement pris auprès de Marie, qui dirige l'hostal, c'est normal, ils ne font pas les lits, juste les salles de bains, c’est plus sympa, on se sent plus chez soi, sans chichis ;-). Ah bon... Oui, mais notre salle de bains est passée entre les gouttes. Ah, c'est un oubli et elle file la nettoyer ! Ça commence à faire pas mal de choses qui manquent, pour 30 000 pesos la nuit (environ 47 euros), entre l'absence de petit déjeuner, le manque d'eau chaude, de savon (et bien sûr de shampoing), les lits pas faits... Pour l'hiver, il n'y a pas non plus de chauffage.
Le soir, retour à La Casona.
Lundi 7 Retour sur l'Argentine par le paso de Jama
Il faut liquider tous les fruits, les tomates, avocats, oignons doux avant le passage à la douane argentine. Je prépare un guacamole que nous mangerons à midi avec les clémentines et le chirimoya. Nous ne nous précipitons pas parce que les cars de touristes seront encore à la douane au moins jusqu'à 11 h 30.
A midi, nous quittons La Rose d'Atacama, Marie et Aurélien nous font la bise – dommage que l'infrastructure ne suive pas.
A la douane, catastrophe, il y a une queue immense! Nous attendons près d'une heure, passons la police, puis arrivons au guichet des douanes. Nous donnons les papiers concernant la voiture, tamponnés et retamponnés, et visiblement, comme à l’hostal Elim, quelque chose cloche encore. Ça ne va pas ? Si si ! Pourtant le douanier les montre à un collègue, sans rien dire mais avec un air entendu. Ils vont chercher le chef qui, lui, prend un air soudain concentré et préoccupé. Ils sortent du bureau, un autre douanier jette un œil sur les papiers, ils se regardent… Nous voilà frais... je demande s'il y a un problème, non, non, aucun, mais nous voyons bien que si. Ils vont prendre un registre, cherchent du doigt encore et encore et finissent par s'arrêter, heureusement, sur notre précédent passage le 22 octobre, date de notre entrée au Chili. Ouf ! L’air est soudain devenu plus respirable.
En fait, les deux douanières que nous avions vues cette fois-là, en grande conversation toutes les deux sur des vacances ou des achats, je ne sais plus, avaient oublié de nous réclamer ces fameux papiers, qu'elles n'avaient donc pas tamponnés. Et comme nous ne savons trop quoi donner à chaque passage entre les grandes feuilles blanches, les petites roses, les petites jaunes, etc., nous n’avons pas fait attention à ces fameux tampons. C’est comme si nous avions passer la voiture sans l’avoir déclarée !
Malgré le registre, les choses ne sont pas réglées pour autant, et l'ordinateur surchauffe. Nous ne savons pas ce qu'il doit en sortir mais nous commençons à en avoir assez. Pourtant, on comprend bien que le chef douanier, qui pour une fois n'a pas l'air bête, essaie d'y mettre de la bonne volonté. Il finira pas apposer deux tampons antidatés et à nous laisser partir. Il est midi et demie lorsque nous bifurquons sur la route du paso de Jama.
Sur notre gauche, le Licancabur nous suit longtemps. Les couleurs sont magnifiques et faites pour les gourmands: caramel, chocolat, pêche, abricot, cerise, vanille, réglisse... Hmmm...
J'avais pris de bonnes résolutions en décidant de ne pas m'arrêter pour faire des photos, étant donné qu'on avait déjà fait la route dans l'autre sens le 22 octobre (mais pas encore habituée à mon nouveau matériel j’avais fait des erreurs d’exposition et perdu pas mal de photos sur cette partie à l’aller); elles tombent vite devant les salars et les lagunes, les bofedales, les vigognes et les oiseaux.
Nous pique-niquons devant le río Quepiaco, ce qui ne plaît pas du tout, mais alors pas du tout, à une mouette des Andes qui a bien failli nous faire repartir. A peine installés, la voilà qui se met dans tous ses états, nous crie tout un tas de choses qu’il vaut mieux certainement ne pas comprendre, en volant juste au-dessus de nos têtes. Devant le peu de résultats obtenus, elle entreprend alors les piqués d'intimidation… C’est assez impressionnant… Nous hésitons à plier bagage, lorsque, rassurée ou lassée, elle finit par repartir, sans doute vers son nid.
En repartant nous apprenons que les vigognes sont en voie d’extinction.
Ici on peut voir les vigognes de très loin, ce qui me permet de conduire vite car il est déjà tard, et nous arrivons un peu trop rapidement à 4 800 mètres, je le sens en m'arrêtant pour prendre une photo de la Bolivie avec un petit coin de la laguna Verde. Il fait un vent terrible ! Alain sort de la voiture et hop !... un papier qui était dans la portière en profite pour faire du tourisme. Mince ! Alain court après, dix, vingt, trente mètres… Je réalise tout d’un coup qu’à cette altitude ce n’est pas du tout ce qu’il faut faire, mais il le rattrape, tout juste est-il un peu essoufflé. Et ce n’était qu’un ticket de caisse ou quelque chose comme ça !
A la douane du paso de Jama, tout est relativement vite expédié. Il y a devant nous un gros 4 x 4 noir, plaque inconnue, peut-être brésilienne, avec quatre hommes à bord, tous grands et forts, la quarantaine. Ils ont droit à une fouille en règle : les bagages sont sortis, les sièges baissés, la moquette est soulevée, la carrosserie sondée, etc., ce qui fait que le douanier ne nous trouve pas intéressants comparés à eux et nous dit de partir. Nous nous arrêtons à la douane argentine pour acheter les délicieux croissants à la station YPF (c'est Nourredine, du Cerro Chico, à Tilcara, qui nous les avait conseillés). En ressortant, le 4 x 4 noir est là, avec à l’intérieur les quatre hommes hilares…
Les lagunes se succèdent, toutes plus belles les unes que les autres. Et au milieu de cet éparpillement de volcans, de sel et d’eau, apparaissent des collines aussi rondes et dorées que du pain qui sort du four… Il n’y a pas que les lagunes qui se succèdent, les hameaux abandonnés aussi. L’adobe a résisté, les toits d’ichus se sont effilochés peu à peu pour disparaître complètement dans les tempêtes glacées.
Nous arrivons à Susques en fin d'après-midi et retrouvons notre chambre à l'Unquillar. Les draps ont changé, ils sont kitchissimes, bleu pâle avec tout un tas de broderies satinées et de dentelles...
Cette fois-ci, il y a plusieurs personnes à l'hôtel, des Argentins, et un couple peut-être d'un pays de l'Est. Dans la soirée, ils passent leur temps dans le couloir à parler devant notre chambre jusqu'à plus de 23 h 30...
Mardi 8 De la puna à Salta
En sortant pour aller déjeuner, nous voyons plusieurs mégots par terre dans le couloir... En plus de parler fort devant les portes des chambres jusqu’à 23 h 30, les autres clients écrasaient consciencieusement leurs mégots sur le carrelage… Bonne surprise au petit déjeuner, il y a du jus d'orange, du gâteau et de la confiture maison pour accompagner les petits pains hyper rassis. Ça change de l’aller où on était tout seuls et où du même coup, les portions étaient microscopiques.
Sur la puna, les ânes sont en liberté, c’est le printemps et les petits sont nés. Cette famille est extrêmement inquiète, du moins les parents et en particulier le père qui finira pas nous faire face dans une attitude dissuasive… S’il pouvait gonfler ses poils et doubler de volume comme les chats, il le ferait !
La route entre Susques et Salta est, dans ce sens-là aussi, magnifique! Nous avions éventuellement une autre option pour redescendre, c'était de passer par la Ruta 40 et San Antonio de los Cobres. Mais nous en avons soupé des pistes, de la poussière et des camions, et nous préférons le bitume et la vue dans l'autre sens de cette route vertigineuse. Elle grimpe à l'assaut du ciel sans nuages et redescend dans des contorsions de cobra. Ici ou là, deux ou trois petites maisons caméléons – sur ces pentes rocailleuses, la pierre a remplacé l’adobe et c'est tout juste si on arrive à les distinguer –, parfois habitées, parfois délaissées, probablement par les enfants qui ont fui l'isolement et l'autarcie.
Depuis un moment, les « cardones » (cactus candélabres) ont fait leur réapparition en même temps que les sombres colonnes (basaltiques ?), mais nous passons quelques jours trop tôt pour les voir en pleine floraison. Dommage… 2500 m. En approchant de Purmamarca, le vert éclatant des arbres, toute cette végétation exubérante de début de printemps, les feuilles tendres des saules et des peupliers qui bruissent dans le vent nous font soudain un bien immense, nous ne nous étions pas rendu compte que les hauteurs minérales, désertiques, si prenantes, le sable et le sel, tout cet univers extrême nous avait autant desséchés… La momification nous guettait ;-)…
A Purmamarca, bref arrêt pour remettre dans la petite boîte le cerro de los Siete Colores sous le ciel bleu cette fois, passer au marché acheter un gilet en alpaga gris uni pour Alain et un bonnet pour Loïc – mais pour lui, on ne peut éviter la guirlande de lamas ;-).
Il fait une chaleur d'enfer, 39 °C sur l'autoroute de Salta. Comme on avait emprunté la petite route étroite à l'aller – la 9 –, on choisit cette fois-ci l'autre côté. Nous arrivons facilement à l'Antiguo Convento malgré la circulation toujours aussi délirante dans les villes argentines ou chiliennes, et nous allons enfin voir Carlos, Euzebio, Simon, Darío, Gonzalo, Juan Eduardo, Nicolas et les autres en chair et en os, après avoir échangé avec eux vingt-cinq mails de reconfirmation!!... Alain avait d'ailleurs fini par s'énerver et par leur demander s'il fallait désormais confirmer tous les jours ou bien deux fois par jour!
L’hôtel, sur Caseros, est très beau, tout le monde est très aimable et la chambre – en fait une suite – sous les toits, est superbe. Nous en avions réservé une standard mais comme ils n'en avaient plus de disponible pour le 8 novembre ils nous ont proposé celle-ci à un prix cassé. J
Deux douches plus tard, nous voici dans la rue Caseros à chercher une casa de cambio. C'est un parcours du combattant pour arriver à traverser les rues, car aucune voiture ne s'arrête pour laisser passer les piétons – qu'il y ait ou non des enfants –, bien au contraire, c'est à celui qui ira le plus vite! Sur la place 9 de Julio – la place centrale –, où se trouve la cathédrale, il y a un monde inimaginable ! Tous les lycéens se donnent rendez-vous ici à la sortie des cours, et beaucoup profitent du WiFi (prononcer Waïe-Faïe) pour commencer à travailler. Nous allons nous installer à la terrasse d'un café puisque tout est fermé pour changer des euros, et en attendant que le très bon restaurant Doña Salta ouvre ses portes à 20 heures.
Il y a un bruit de fond aigu, lancinant, qui vient des hauteurs et qu'on n'arrive pas à identifier, mais qui très vite devient presque insupportable. Je finis par poser la question au serveur, et il me répond que c'est une espèce d'insecte (genre cigale ou criquet), qui est arrivé avec la chaleur trois jours plus tôt. Ils sont tous installés dans le même arbre et je me demande ce qu'il en restera demain matin. Lorsque nous quittons le café, nous essayons d'en distinguer quelques-uns, mais malgré tous nos efforts, qui intriguent les gens autour de nous – il est étonnant de voir à quel point personne ne voit ni n’entend rien –, ils sont invisibles!!
A Doña Salta, nous reprenons des empanadas à la viande et au fromage, un tamale pour moi (à base de farine grossière de maïs et de viande cuite dans une feuille de maïs roulée, rien à voir avec eux que l'on avait mangés dans la forêt lacandonienne, au Mexique... –) et des humitas (encore à base de maïs cuit dans des feuilles pliées en quatre). C'est toujours aussi délicieux que la première fois avec Val et Guy, mais l'effet de surprise étant passé, nous nous régalons moins.
Mercredi 9 De Salta à Cachi via les vallées Calchaquíes
Grand bleu (et grand chaud!!) ce matin encore, et délicieux petit déjeuner. Nous partons changer des euros près de la place 9 de Julio, à Dinar (5,70 pesos pour un euro), récupérons la voiture au parking gardé à côté de l'hôtel (40 pesos la nuit), et nous lançons dans la circulation démentielle en ce milieu de matinée. L'intolérance est reine, au moindre milliseconde d'hésitation, les klaxons entrent en action et les voitures doublent en trombe si elles le peuvent. Je me répète, mais je déteste rouler dans ces villes, et pourtant je suis habituée à circuler dans Paris sans aucun problème.
La sortie de Salta est sans intérêt, les banlieues se succèdent plus ou moins jusqu'à El Carril où nous tournons en direction de Cachi. Nous devons, enfin, y retrouver Françoise et Gérard que nous avons malheureusement ratés sur San Pedro et tout le Nord chilien. Ils ont décidé de s'occuper eux-mêmes de leur problème de pièces détachées bloquées depuis des semaines – interdites d'importation – et se sont déplacés de Cordoba à Buenos Aires pour aller faire le siège de la douane. Après sept heures d'attente, ils sont repartis avec leur précieux colis!
La piste dont parlait le Routard est pour l'instant bitumée et suit le fond d'une petite vallée de collines pentues et très verdoyantes. Les acacias en fleur, les hampes des oiseaux de paradis jaunes (Caesalpinia gilliesii) sur le bas-côté, les quebrachos colorados et les jacarandas se succèdent, ce qui là encore fait un bien fou après toutes ces journées passées dans la roche et la terre nue et poussiéreuse, sans aucun signe de vie, végétale ou animale.
La piste est par moments très étroite et ne permettrait pas de se croiser, heureusement que les rares camions que nous voyons ont la bonne idée de ne pas se trouver aux endroits critiques en même temps que nous. Il y a des fermes ou de petits hameaux dispersés autour de quelques pâturages ou champs cultivés, puis les cactus font leur apparition, avec leurs longues hampes en boutons. Nous grimpons dans les montagnes, éclaboussées parfois de larges tâches rouge sang, le bitume laisse place au ripio, le ripio au bitume, le bitume au ripio... Sur la droite, une petite maison d'adobe où l'on vend de l'artisanat, mais aussi des tas d'épices, notamment des sachets de poudre de « safran » pour l'équivalent de moins de un euro chacun. J'en prends deux (mais on se demande bien ce que c’est, pour ce prix-là ! Certainement tout sauf du safran).
Bientôt la piste prend le dessus dans l’immense et splendide vallée Calchaquíes aux virages serrés dont certains disparaissent sous quelques gués peu profonds. Je m'arrête continuellement pour faire des photos jusqu'à ce qu'on ait atteint le sommet, à la Piedra del Molino, où se dresse la capilla San Rafael, à 3348 ou 3457 mètres. Au choix. Argentins et Chiliens peuvent se donner la main en ce qui concerne l'inexactitude en matière topographique! Ils ne sont pas à quelques dizaines de kilomètres près lorsqu'il s'agit d'indiquer les distances, ni quelques dizaines de mètres en ce qui concerne l’altitude. On peut voir un panneau « Cachi 68 km », puis après avoir roulé un temps certain en voir un autre « Cachi 95 km ». Et cela de la Terre de Feu jusqu'au Nord-Ouest argentin et au Nord chilien.
Un âne triste et résigné, au poil en bataille, est venu nous voir, ou plutôt voir la Fiat. On ne sait s’il a envie de s’installer au volant, s’il quémande des caresses ou s’il aimerait un croûton de pain.
Cachi, dans la verdure. Nous cherchons le camping et apprenons que Françoise et Gérard sont partis une heure plutôt, très certainement à notre point de chute où nous devons nous retrouver, le campo La Paya. Huit kilomètres plus loin, sur la « route » de Molinos, nous bifurquons à droite sur une autre piste en direction des montagnes de roche sombre. Là encore, le panneau donnait la casa de campo à 2500 m, mais nous ferons 4 kilomètres. L'endroit est très beau. Gérard, Françoise et Hugo sont là – Hugo étant le 4 x 4 ;-) –, et c'est avec grand plaisir que nous les retrouvons enfin! Les propriétaires leur donnent l'autorisation de stationner sur place et leur réservent deux couverts au repas du soir, tandis que nous nous enregistrons. Ah, on dirait, encore une fois, que quelque chose ne va pas… Apparemment, nous ne figurons pas sur la liste du jour... décidément! Mais finalement, il semble qu'il y ait juste eu une erreur dans l'orthographe de notre nom. Ouf!
Nous partons à la « Casa de te », tenue par la fille des propriétaires, un peu plus loin dans la verdure, prendre des jus de fruits fraîchement pressés, au milieu d’un nuage de moucherons qui me rappelle l'île de Bonaventure en Gaspésie, au Québec, quand nous avions pensé pique-niquer au-dessus de la colonie de fous de Bassan et que nos sandwiches avaient été immédiatement recouverts d'une nuée de petites mouches noires.
Le soir, nous dînons tous les quatre autour d'une table superbe: tarte au fromage et salade; filet de porc, purée et demi-pomme au four, et dessert « local » à base de noix, de zeste d'orange et peut-être de miel, mais toujours un peu trop sucré. Le tout est délicieux, pour 10 euros avec les boissons (eau minérale).
Jeudi 10 Farniente à Cachi (Musée archéologique Pío Pablo Díaz)
Petit déjeuner (très bon, avec entre autres un grand verre de jus de pomelos) dehors, au milieu des petites mouches qui sont déjà sur le pied de guerre! Françoise et Gérard sont juste de l'autre côté du mur d'adobe, on aperçoit le crâne d'Hugo.
Nous retournons à Cachi car nous sommes passés en coup de vent, hier, et eux vont garer Hugo au camping parce qu’ils sont très mal installés au campo, le terrain étant trop en pente. Un long tour au musée archéologique Pío Pablo Díaz, dont le directeur est extrêmement aimable, et intarissable lorsqu'il voit que nous nous intéressons aux pièces exposées.
Françoise et Gérard nous attendent sur la place pour aller pique-niquer au camping. Nous passons un bon moment ensemble, à regarder ensuite les photos d'oiseaux ou de baleines – superbes – prises à Diamante et à Valdés. Au moment de nous quitter, je reparle de l'histoire de la clef de la voiture que j'avais fermée dans le coffre à Tilcara, et là, lumière!, Gérard me dit qu’il doit certainement y avoir un bouton sur le tableau de bord pour ouvrir le coffre de l'intérieur. Il a raison! il y a un petit symbole de voiture avec le coffre ouvert! Personne n'avait pensé à regarder...
Nous partons en souhaitant très fort que cette fois tout se passe bien pour eux.
Le soir, à la Paya, nous mangeons un délicieux repas concocté comme la veille par « la signora », autrement dit la propriétaire, ex-scientifique, nous dit son mari.
Vendredi 11 Vallées Calchaquíes, Quebrada de las Flechas (de Cachi à San Carlos)
Après le petit déjeuner, toujours délicieux, pris dehors au milieu des mouches, nous allons payer nos deux nuits et nos repas. Et là, avec le sourire, « la señora » nous ressort le mail imprimé qu'on lui a donné en arrivant, et nous fait remarquer qu'on s'était en fait trompés de date et qu'on avait confondu octobre et novembre. Cette fois c'est moi qui répète « Lo siento mucho »... On était tellement épuisés en préparant ce voyage que quelques erreurs se sont glissées dans le planning. Mais elle garde le sourire et ne nous en tient pas rigueur.
La piste (la Ruta 40, dont j’ai photographié le kilomètre 0 dans le parc Tierra del Fuego, près d’Ushuaia), par moments extrêmement étroite, passe légèrement à l’écart de Molinos où nous nous arrêtons une petite demi-heure. L’église San Pedro de Nolasco trouve son origine, en 1659, dans l’« encomienda », système espagnol qui, sous prétexte d’évangélisation, permettait l’esclavage des autochtones (ce qu’ont combattu, pour la première fois, les jésuites des missions du Nord-Est argentin en protégeant les Indiens Guaranis).
Nous dépassons Seclantas. La piste suit la vallée, large et très verte, fermée de chaque côté par des montagnes sombres et déchiquetées. Environ 80 kilomètres plus loin, le paysage change et devient à l'ouest tourmenté, on sent qu'il s'est passé là quelque chose de violent, la roche est noueuse, plissée, torturée. Sur des kilomètres et des kilomètres, il n'y a pas un mètre carré qui n'ait été froissé par quelque force souterraine.
Et puis la roche s’est dressée vers le ciel.
De l’autre côté de la vallée au milieu de laquelle s’écoule consciencieusement un filet d’eau le fer a fait son apparition.
San Carlos. Nous traversons la place, la vie est belle…
Nous trouvons facilement la Vaca tranquila, une finca tenue par un couple de Liégeois, Anne et Alain, où l'on fait plusieurs variétés de bière artisanale délicieuse et où l'on élève vaches et chevaux sur cent dix hectares de terre. L'accueil est particulièrement aimable, Anne nous offre un thé de bienvenue sur leur terrasse. La chambre est grande et haute sous plafond, superbe, de même que la salle de bains avec jacuzzi. Tout est très beau, intérieur et extérieur (les photos viendront bientôt). Presque devant la porte, un algarrobo (Prosopis nigra), espèce endémique que l'on rencontre absolument partout, abrite une foule d'oiseaux, en particulier des moineaux. Je donne à Alain le bidon Copec que nous avions acheté à Arica et dont nous ne savons plus que faire. Vers le soir, c'est lui qui vient cette fois nous offrir deux de ses bières qu'il vend sur San Carlos, Cafayate (prononcer Cafachatte) et Salta. Je prends une Pecadora (« Pécheresse »), vraiment excellente. Nous discutons tous les quatre, avec Anne, un grand moment dans le soir qui tombe. Comme il y a une cuisine (nickel, tout le contraire de celle de la Rose d'Atacama, à San Pedro) à notre disposition dans la belle et grande pièce du petit déjeuner, nous en profitons pour dîner sur place.
Samedi 12 Des conures de Cafayate aux ruines de Quilmes
Petit déjeuner délicieux avec des produits maison: succulents yaourts, confitures, pain, fromage, gâteaux, même le lait est fraîchement trait. Nous partons pour Cafayate et les ruines de Quilmes. Entre San Carlos et Cafayate, la route, bordée d'arbres aux feuilles tendres, de pâturages et de champs de luzerne, est bitumée et comporte un nombre incroyable de gués! Nous imaginions une région très sèche et minérale, or elle est verdoyante et a un petit côté normand. On trouve même, en arrivant dans Cafayate, des platanes qui cette fois rappellent les Cévennes. Pour cette raison, bien que ça ne soit pas désagréable, nous préférons de loin Cachi, plus retirée, plus argentine, plus petite également.
A l'entrée du village, je devrais plutôt dire du bourg, au niveau de la première bodega sur la droite, on entend soudain les cris perçants de dizaines de perroquets (des conures de Patagonie ) dans les arbres qui bordent la route. Je saute de la voiture et je les prends au zoom et en rafale. Il y en a qui se disputent pour une graine, ils ont des yeux incroyables, comme des boutons, cerclés d’une bande de peau nue et blanche, on les croirait en plastique. En face, les fruits des ceibos (Erythrina crista-galli), fleur nationale de l’Argentine et du Chili, pendent en longues guirlandes rouge vif. Ils sont si beaux que je n’arrive pas à en détacher le regard. Entre les conures d’un côté et les ceibos de l’autre, on est mal partis… Nous nous arrêtons plus loin, dans une vinoteca de la rue Güemes Norte, à gauche avant d’arriver sur la place, pour acheter deux bouteilles d’excellent vin, un Torrontes blanc San Pedro de Yacochura 2009 et un rouge, même provenance, même date. La femme qui tient ce magasin est particulièrement aimable et nous a très bien conseillés. Soixante kilomètres plus au sud, on arrive à Quilmes, ancienne cité datant du IXe siècle après J-C.
Les ruines s'étagent sur le flanc d’une colline abrupte, encadrées de miradors à l'est et à l'ouest, anciens postes de surveillance sur l'immense plaine au-dessous. De là, on distingue nettement un mur d'enceinte pas très haut, ou du moins plus très haut, qui délimite un large périmètre circulaire au milieu des cactus. Les puissants vivaient sur les hauteurs, les A l'entrée (dix pesos par personne), un jeune Indien nous propose avec insistance ses services de guide, mais nous refusons car il a un tel accent que malheureusement nous comprenons à peine ce qu'il dit. Nous nous rendons pourtant vite compte que sans guide point de salut, parce qu’il n'y a absolument aucune information dans ce labyrinthe de pierre sèche. Nous passons et repassons aux mêmes endroits, avant de trouver enfin les chemins qui mènent sur les hauteurs.
Quilmes nous laisse une impression de frustration, nous repartons aussi ignorants qu'en arrivant, et je devrai chercher plus tard sur Internet l'histoire de ce site et de ses habitants. Nous savons simplement de l'histoire récente que les Indiens Quilmes, du groupe Diaguita, ont récupéré il y a peu leur site, occupé depuis 1716 – date de la réquisition de leurs terres par l’Etat argentin – par les trois même familles. Les Quilmes résistèrent aux Incas puis, pendant cent trente ans, aux conquistadores, avant d'être vaincus et déportés, à pied, jusque dans le río de La Plata, à l’emplacement de l’actuelle ville de Quilmes. Beaucoup d’entre eux moururent d’épuisement durant cette longue marche.
A la Vaca tranquila, moi qui ne bois jamais de bière je reprends une Pecadora (il y a dans le réfrigérateur de la cuisine tout un assortiment de bières à disposition des clients, qui notent ensuite ce qu'ils ont pris), tranquillement installée dans une des chaises longues, devant la porte de la chambre, face aux agaves et aux yuccas en fleur. Il fait beau et doux, l'air est transparent, on n'entend pas un bruit...
Le soir, nous mangeons à nouveau à la finca, entre autres des œufs achetés le matin sur la place de San Carlos que nous faisons au plat, et dont nous rêvions depuis longtemps, hmmm..., un délice! plus deux yaourts maison que j'ai demandés à Anne.
Dimanche 13 De San Carlos à Salta par le río Calchaqui et la quebrada de las Conchas
Au petit déjeuner, Alain (de la Vaca tranquila, pas le mien ;-)) nous annonce qu'il y a encore des perturbations avec le volcan chilien, ou bien avec les syndicats, au choix, et pourquoi pas les deux, ce qui nous douche d'un seul coup, car même si nous avons fait un bon voyage de vingt heures pour venir, l'idée de recommencer l'expérience ne nous tente pas vraiment. On ne sait pas non plus si on va bien être remboursés de notre vol aller, et perdre près de 750 euros (aller-retour) ne nous réjouit pas plus que ça.
Au moment de payer nos deux nuits, Alain refuse de compter la bière que j'ai bue hier soir et les deux yaourts que nous avons mangés. On trouve ça vraiment sympa. Ils nous font la bise et nous indiquent un raccourci par une piste pour éviter le détour par Cafayate, qui prend un peu après la sortie de San Carlos, sur la gauche. Elle traverse la vallée et le lit du río Calchaqui pour rejoindre le début de la quebrada de las Conchas.
Elle est très roulante, mais a quelques passages sableux, surtout au niveau du lit à sec que nous passons malgré tout sans problème. Ici et là, en bordure de piste, des maisons isolées dont je me demande si elles n'ont pas les pieds dans l'eau, et même les mollets, lors des crues de la saison des pluies.
Une quinzaine de kilomètres plus loin (au jugé, à l'argentine, quoi), nous tombons sur la route de Salta à Tucumán, au début de la quebrada qui, immédiatement, se révèle magnifique. C'est un mélange des paysages de l'Utah, sables et roches lie-de-vin, monolithes, strates, etc. Je fais des photos tous les cinq cents mètres, chaque virage révèle une surprise, chaque arrêt est plus beau que le précédent. C'est une des plus belles routes que nous avons faites. Evidemment, à ce rythme-là on risque de mettre la journée pour avaler les 140 kilomètres qui nous séparent de l'Antiguo Convento. Comme nous sommes sans WiFi depuis quatre jours et que les problèmes avec LAN se profilent à l'horizon, nous sommes partagés entre savoir de quoi il retourne et rester là, à contempler un paysage extraordinaire.
Une centaine de kilomètres avant Salta, les montagnes disparaissent pour laisser place aux collines couvertes d'albarrogos puis aux petites agglomérations. Des chevaux sellés patientent sous les arbres… et dans les hauteurs, les fils électriques sont décorés de boules plus ou moins grosses qui ressemblent à du lichen. C’est normalement le signe d’un air non pollué, par contre on n’a encore jamais vu de lichen sur les fils électriques ; or ici, dans le Nord-Ouest, il y en a partout.
Nous filons maintenant sur la route et à 15 heures retrouvons le très bel Antiguo Convento. Une lecture des mails confirme ce que nous craignions: LAN nous informait, le 10 novembre, que notre vol du 14 était déplacé! Branle-bas de combat! Consultation du site de LAN qui a un message d'hier soir 20 heures informant de la perturbation de ses vols due encore une fois au massif volcanique Puyehue-Cordón Caulle. Messages à Alain d'Etigny, d'Argentina Excepción, pour le retour de la voiture à l'aéroport; à Yann, de La Querencia, pour l'informer qu'on ne serait peut-être pas là. Etc.
Le soir, nous mangeons au Salar del Convento, sur Caseros, la rue de l'hôtel. La viande est excellente, le serveur des plus aimables et nous avons même droit à une coupe de champagne offerte par la maison. Mais Alain a un poisson plus que moyen et dans l'ensemble le repas est moins bon que ceux que nous avons faits auparavant. Alain (d'Etigny) – on s’y perd, dans tous ces Alain ;-) – nous en avait recommandé un autre, La Leñita, près de l’ancienne gare, mais on est partis uniquement avec le nom de la rue, Balcarce, et au bout de deux cuadras, la fatigue de la journée nous a ramenés au plus près.
Lundi 14 Salta - Buenos Aires
Ce matin, le ciel est gris et il bruine. On était partis de Salta pour Tilcara sous la pluie le 19 octobre et on en repartira sous la pluie ce 14 novembre. Le petit déjeuner avalé, nous filons au change (Dinar, qui offre le meilleur taux à ce jour à Salta, 5,70 pesos pour un euro, à l'angle de la place 9 de Julio). La queue, pourtant en accordéon, arrive jusque sur le trottoir, car on est à la moitié du mois et les Argentins vont retirer leur argent. Je laisse Alain et pars à l'agence de LAN, de l'autre côté de la place, sur Caseros, pour me faire confirmer le départ du vol. J'en profite pour imprimer les cartes d'embarquement avant de retourner au change où Alain fait toujours la queue.
Mais au fait, tiens, c’est vrai, on n'entend plus le bruit strident des insectes qui boulottaient le feuillage d'un jacaranda lors de notre précédent passage... Un coup d’œil aux arbres de la place… Ils n'ont laissé derrière eux que des nervures étoilées, une dentelle de feuillage délicatement accrochée aux branches dénudées. Quel dommage, et comme c’est triste ! (On ne sait toujours pas de quels insectes il s’agissait : des cigales ? S’il y a un entomologiste argentin qui passe par ici, merci d’éclairer ma lanterne J.)
Nous quittons l'Antiguo Convento et Carlos, Nicolas, Juan Eduardo, Euzebio, etc., tous plus aimables et serviables les uns que les autres, avec regret. On viendrait à Salta rien que pour le plaisir d'avoir affaire à eux.
Un passage à YPF pour faire un demi-plein, comme prévu dans le contrat, ce qui est tout sauf simple et se rapproche plus du trois quarts plein, et nous voici jetés dans la circulation démentielle. On se rend compte à chaque fois que le raisonnement d'un automobiliste argentin ou chilien diffère sensiblement de ce à quoi on est habitués. Tout se fait à l'envers. Sur une route, par exemple, au moment de doubler, il ne s'agit pas de savoir si on a le temps ou non de dépasser en voyant une voiture en face, mais d'évaluer si l'autre conducteur aura le temps de freiner. Ce n'est pas la pédale du frein qui importe mais celle de l'accélérateur, ce qui est très déstabilisant.
Au petit aéroport de Salta, nous rencontrons une personne envoyée par NOA, l'agence de location, qui tique immédiatement en voyant les fines traces de goudron sur les portes, comme des traits de plume , reste probable de notre passage sur la piste infernale (comme je l’ai déjà dit, la route était entièrement en travaux sur 56 kilomètres) du lac Chungará. Résultat: un coup de téléphone à sa direction et... 100 pesos de moins dans nos poches...
Nous sommes complètement à l'avant de l'avion, au deuxième rang, et aux premières loges pour entendre le bruit très spécial qu’il fait au décollage, un peu comme celui d'une mobylette au pot d'échappement troué ou d'un morceau de carton coincé avec une épingle à linge dans les rayons d'une roue arrière de vélo. ;-)
Par extraordinaire nous arrivons quasi à l'heure alors que nous sommes partis avec vingt minutes de retard. Le remis envoyé par Yann, de La Querencia, est très sympa mais roule lui aussi comme un malade, se faufilant n'importe où, accélérant au lieu de freiner pour ne pas être aplati entre deux camions. Le spectacle est dehors, suspens garanti en permanence.
Nous pensions manger une pizza prise chez le traiteur voisin mais il est fermé le lundi, zut! Bon, tant pis, nous partons sur Entre Ríos, au Nuevo Castel, prendre un « merluzza con papas », autrement dit un merlu à la purée de pommes de terre et... il est fermé lui aussi! On n'a plus avec nous qu'une petite boîte de maïs et un tube de mayonnaise... On achète la dernière (ouf!) boîte de thon de notre voyage, une de macédoine pour Alain et de cœur de palmier pour moi.
Dans la jolie petite pièce du déjeuner, nous discutons avec une jeune femme qui fait un tour du monde avec son mari et leurs trois enfants. Tour du monde en bus, c'est la première fois que nous voyons une famille voyager aussi longtemps de cette façon, sans maison sur le dos (http://uneaventureenfamille.over-blog.com/).
Mardi 15 Dernières journées à Buenos Aires
Ce matin, un énième tour au marché de San Telmo pour acheter papayes et ananas séchés, puis nous prenons le bus, le 67, au coin de Salta et d'Estados Unidos, qui, pour 2,5 pesos, nous mène à Recoleta, à la faculté de droit, avenida Figueroa Alcorta, en face du Musée des beaux-arts.
Pour prendre le bus c'est à la fois simple et compliqué. On doit dire au chauffeur où l'on se rend, mettre la somme exacte dans la machine et ramasser son ticket. Ensuite, ça se corse, car nulle part ne sont indiquées les stations, ni dans le bus ni aux arrêts. Heureusement, on a un plan de BsAs et on suit le trajet rue après rue, sinon il serait impossible de savoir où l'on doit descendre. Si la voiture est reine, le bus est empereur, c'est incroyable. Il fonce dans les rues étroites, rase les trottoirs parfois microscopiques et les piétons qui sont dessus, colle les voitures, force le passage... A ce rythme-là, on est vite arrivés à destination. Les jacarandas sont en fleur, comme l’an passé, le contraste des branches noires et des fleurs mauve intense est magnifique !
Le musée, où nous croisons la famille Merour qui vient de quitter La Querencia, est gratuit. Les premières salles exposent les oeuvres les plus anciennes, notamment des sculptures sur bois, dont une vierge auvergnate (!) du XIIe siècle, tout en fins plissés, très belle et très originale. Surprenante également, une toile de la naissance de la Vierge…
Mais le reste, excepté deux belles toiles de Gauguin dont une de l'époque de Pont-Aven qui a beaucoup de Sérusier, à moins que ce ne soit Sérusier qui ait beaucoup du Gauguin de ce temps-là, et trois ou quatre autres, est décevant. La « superbe toile » de Kandisky et celle de Klee dont parle le Routard sont absentes, car le premier étage est en réfection et les œuvres exposées au second étage sont le résultat d'un choix, forcément subjectif.
En sortant, nous allons prendre le pont piétonnier qui enjambe l’avenue, pour aller voir la grande fleur de métal dont nous a parlé Yann, à côté de la fac de droit, plaza de las Naciones Unidas. « Floralis Genérica », c’est son nom, reflète le ciel et l’eau dans ses pétales d’acier qui s'ouvrent et se referment selon l’heure du jour, grâce à un ingénieux système hydraulique. Créée par l’architecte Eduardo Catalano, elle mesure vingt-trois mètres de hauteur!
Pour rentrer, nous allons prendre le métro à Retiro, puisque la ligne C, Retiro-Constitución, nous laissera à Independencia, à côté de La Querencia. Le long de l'avenue Libertador, les tours se succèdent, certaines à quelques mètres seulement de leur voisine, plongeant tous les étages dans l'ombre.
Il y a foule dans le métro, et l'équilibre dont font preuve les Argentins nous sidère encore une fois. Les plus grands s'appuient d'une main au plafond, les autres oscillent dans un grand mouvement de houle.
Ce soir, le traiteur est ouvert et nous achetons une pizza et une ensalada de frutas, comme lors de notre dernier passage. La chatte de la maison nous reconnaît immédiatement et vient se frotter à mes jambes avec tant d’entrain et d’enthousiasme que je ressors avec le bas de mon jean aussi poilu que ses pattes.
Mercredi 16
Dernier jour à BsAs. Le monde est petit et encore plus celui de l'édition, puisque nous croisons une jeune éditrice free lance de Flammarion, Mathilde, qui voyage seule. Elle devait repartir par le même avion que nous ce soir mais elle vient de prolonger son voyage de trois jours pour aller à Iguaçu. La mauvaise nouvelle de ce mercredi vient de Françoise et Gérard, qui sont eux aussi près d'Iguaçu mais encore une fois en panne de boîte de vitesses. Un vrai cauchemar!!! Cette fois, s'ils ne peuvent réparer, ils rentreront en France avec toutes les difficultés que peut poser un 4 x 4 qui ne roule plus mais doit être embarqué sur un bateau, et repartiront sur du neuf.
Le remis viendra nous chercher à 14 h 15. En attendant, on est bien dans le patio, à l'ombre. Les murs ocre jaune sont lumineux, les portes des chambres bleu ciel, il y a des plantes vertes et des impatiens en fleur un peu partout...
(Renseignements)
Fin du voyage... Merci de m'avoir suivie jusque-là 🙂.
Quel guide pour la Californie et les Parcs de l'Ouest? English translation pending
Bonjour !
Premier message sur ce forum, mais certainement pas le dernier : nous sommes en train d'organiser un voyage de 15-20 jours en Californie-Arizona-Nevada 🙂
En pleine réflexion sur notre programme, nous sommes allés voir des agences pour glaner des infos, et quand on lui a posé la question, l'une d'entre elles nous a indiqué des guides papier "à éviter absolument". Selon elle, il s'agirait surtout du Routard et du Petit Futé. Motif : ces guides n'effectueraient plus forcément les déplacements dans les destinations, se contenteraient souvent de reprendre les infos de l'édition précédente sans vérifier, et donc beaucoup d'infos ne seraient pas à jour (ça serait les retours de ses clients). Toujours selon elle, les autres guides (Lonely Planet, Michelin, Hachette...) seraient eux à conseiller.
Je suis un peu surpris car j'ai déjà utilisé le Routard par le passé, pour le Québec notamment, et il m'a globalement bien satisfait.
Qu'en pensez-vous ? Si vous aviez un ou deux guides à conseiller pour la Californie et les parcs de l'Ouest, lesquels ce seraient ? Merci beaucoup pour vos réponses, et certainement à bientôt pour d'autres questions 🙂
En pleine réflexion sur notre programme, nous sommes allés voir des agences pour glaner des infos, et quand on lui a posé la question, l'une d'entre elles nous a indiqué des guides papier "à éviter absolument". Selon elle, il s'agirait surtout du Routard et du Petit Futé. Motif : ces guides n'effectueraient plus forcément les déplacements dans les destinations, se contenteraient souvent de reprendre les infos de l'édition précédente sans vérifier, et donc beaucoup d'infos ne seraient pas à jour (ça serait les retours de ses clients). Toujours selon elle, les autres guides (Lonely Planet, Michelin, Hachette...) seraient eux à conseiller.
Je suis un peu surpris car j'ai déjà utilisé le Routard par le passé, pour le Québec notamment, et il m'a globalement bien satisfait.
Qu'en pensez-vous ? Si vous aviez un ou deux guides à conseiller pour la Californie et les parcs de l'Ouest, lesquels ce seraient ? Merci beaucoup pour vos réponses, et certainement à bientôt pour d'autres questions 🙂
Croisière aux fjords et au Spitzberg (Norvège) sur le Costa Deliziosa English translation pending
Bonjour,
Je suis nouveau sur le forum et après lecture des nombreux post sur les fjords, assez peu mentionnent le spitzberg.
Nous partons en juillet 2012 ( c'est encore un peu loin mais nous préférons anticiper les renseignements afin d'êtres certains du budget des excursions.)
Quelqu'un sais t'il si il est possible de réaliser des excursions au spitzberg (aucune proposée par costa) et si le bateau passe suffisament près des côtes pour voir un maximum de choses (glaciers, animaux etc.....)
D'autres français sont ils déjà enregistrés sur cette croisière?
Merci pour vos renseignements
D'autres français sont ils déjà enregistrés sur cette croisière?
Merci pour vos renseignements
Ouest USA: Erosion Fusion Passion (3ème Partie et Fin) English translation pending
Debout les filles, il est temps de quitter Kokopelli... et revenir à la dure réalité.... vers vos maris et compagnons...ou autres....
le voyage continue....
Le 23 juin
Shellfishes & Petrified Wood
Enfin, nous prenons notre temps ! vive les vacances !! Que du bonheur, nous vivons dans une atmosphère très douce, très paisible…très kokopelli.
Mais les Bisti Badlands nous attendent.
Ce site est très facile à trouver puisque très bien signalé.Quelques voitures sur le parking.
Un petit tour sur Bisti West mais la magie n’opère pas, mais donne tout de même un avant goût de ce qui nous attend.
Direction sur Bisti East. Le paysage est plus joli du côté des hoodoos bruns.
La botte de 7 lieux plantée, talon au sol, vous voyez ?

Et de plus près, c’est mieux !

et nous partons admirer les Craked Eggs

Il est 18h et ce n’est pas la bonne heure. Nous retrouvons le couple de la veille, qui était sur Ah Shi Sle Pah, bien planté dans la place, photographiant les œufs. Difficile de prendre une vue d'ensemble des oeufs... sans voir le trépied et le couple. Ca fait beaucoup de pieds marchant sur les oeufs!!

Laurence distingue plutôt des coquillages que des œufs. Why not ? ... Peut-être que Laurence est encore sous l'effet du kokopelli... sacré Kokopelli !!

Nous continuons notre périple en direction nord, Bisti Arch.

Nulle place pour la végétation. Le titre de badlands n’est pas usurpé.

Nous descendons et remontons les tertres gris, arides, au milieu trônent des hoodoos. Des hoodoos, à chaque détour, nous en découvrons de différents, avec des couleurs différentes, des formes différentes. Une vraie partie de plaisir malgré un soleil omniprésent, maître des lieux.

Nous assistons au coucher de soleil en compagnie des «Stone Wings» des hoodoos à la silhouette raffinée, élégante. Ces sculptures fragiles, un chef d’œuvre d’équilibre, semblent défier le temps et les intempéries.



Laurence est en adoration pour ce lieu, mais la lumière baisse vite, il est temps de se presser un peu et de se diriger au cap, droit devant (quand nous pouvons, il faut tout de même franchir des dépressions; des ravins, et grimper des talus)
Pas facile, et, le retour se fait dans la pénombre. La clôture, et hop une «gate» à franchir et nous retrouvons la voiture. Bizarre, il n’y a plus que nous !
Retour de nuit à Kokopelli Cave... un délice de fraîcheur ! Et sans Lindy... ouf !!! oui mais avec Kokopelli ! Hein, qui a dit super ?
Le 24 juin
Reels & Threads
Nous quittons Kokopelli’s Cave, non sans regret. Le Colorado nous attend avec ses montagnes, sa verdure si chères à Laurence.
Arrêt à Silverton , une ville minière reconvertie dans le tourisme mais qui a su garder le charme désuet d’une ville de Far West d’antan, avec ses maisons aux couleurs variées, ses restaurants, ses hôtels, son vieux centre et... son bordel (pour les amateurs… fermé depuis 1947 !).


Les trains à vapeur «Durango - Silverton» qui servaient autrefois pour les mines, reconvertis eux aussi au tourisme, sont la principale attraction de la Town.




autre moyen de transport
Une photo d'antan... pourtant quelques anachronismes... j'en ai noté 3... à vous de chercher!
Puis direction Ouray par la Million Dollar HWY, une belle route aux virages serrés, très impressionnante pour celui qui ne conduit pas.
Le long de la route, la couleur jaune orangée rouge des Red Mountains contraste avec le ciel bleu, le vert tendre des trembles, et le vert profond des conifères.


Une autre facette de l’ouest.
Ouray, une charmante petite ville encaissée au milieu des montagnes.

Ouray , une ville plein de charme... tranquille et sans prétention


Une autre Brewery vient de s'ouvrir... Eh! Le Tigre, Floyd77, le Biker, Madseb et les autres.. rendez vous autour d'un "pitchet"

eh oui, il faut pas abuser de la bonne bière américaine

Une petite visite de la Cascade Falls...
Le 25 juin
MARSH MARIGOLD Psychrophila leptosepala & PARRY'S PRIMROSE Primula parryi &
SKY PILOTPolemonium viscosum & ROSE PAINTBRUSH Castilleja rhexifolia
Aujourd’hui, en route pour Alpine Loop par la Cinnamon Pass et American Bassin. La décision d’emprunter cette piste avait été largement discutée. La montagne: ça vous gagne ! surtout pour Laurence, très amoureuse de ses arbres, et de ses « feufleurs. Pour moi, American Bassin ressemble étrangement au Pyrénées.. A chacun son opinion, là dessus !
D’entrée de jeu, la piste nous montre les réjouissances de la journée. Déjà bien cassante.
Une légère expérience du wilderness montre qu’une piste se dégrade au fil des miles parcourus.
Ça promet, et la promesse est tenue.
Notre fière Jeep Grand Cherokee n’est pas vraiment taillée pour cette piste. Ceci d'entrée me met mal à l’aise, car si on se plante, la galère sera assurée malgré une aide qui ne manquera pas d’être apportée par les autres drivers; tandis que la location, elle, ne sera pas assurée sur les pistes.
Mais tout ceci n’arrête pas Laurence. D’où la technique employée, Laurence complètement détendue au volant, et moi quelque peu crispé qui précède et guide sur les passages délicats.
Autant dire que j’ai parcouru la moitié de Cinnamon Pass à pied !!!! (enfin, presque la moitié)
Laurence se délecte de tous ces paysages montagneux... Moi, nettement moins.

Prairies, fleurs naissantes, cascades, congères de neige, entrées de mines, ruines, passage à gué, et même marmottes et sommets enneigés; tout y est ; mais rien à faire la magie n’opère pas pour moi.




KING'S CROWN Rhodiola integrifolia
MARSH MARIGOLD Psychrophila leptosepala
ROSE PAINTBRUSH Castilleja rhexifolia
Pour les passionnés de sport mécanique, c’est le rêve, et à voir l’affluence sur certaines portions de piste, c’est le must. Des supers 4x4, des motos, des quads, et... des VTT (ah ! la chance), tous s’en donnent à cœur joie.

Si c’était à recommencer, il faudrait un vrai 4x4 ou un VTT pour que j’apprécie à sa juste valeur ce paysage somme toute magnifique. Tiens, oui ! en VTT, qu’en penses-tu Laurence ?
(Laurence) « Faudrait que je sois devenue zinzin pour faire un truc pareil….. alors attends ….»
Comptez 5h pour rallier Ouray à Lake City.
Sur la route de Great Sand Dunes, une petite incursion sous la pluie, à North Clear Creeks Falls . Un coup d’œil du haut de la chute, assez impressionnant !
Un arrêt à Creede et son ancienne ville minière. Les vestiges des mines nous laissent imaginer l’immense activité et son degré de pollution qui devaient régner à cet endroit.


Arrivée à Great Sand Dunes en soirée, ce parc est insolite et majestueux. Du Lodge, la vue est sensationnelle.

Des nuages sont accrochés à la montagne et ajoutent une petite touche d’irréalité.
Enfin ce que je prenais pour des nuages, se révèle en réalité être une fumée d’un incendie déclaré en début du mois de juin et nous sommes le 26, quand même !
Les maîtres du feu s’activent, pourtant, et rien n’est laissé au hasard...
Le 26 juin
Perles d'eau
Une petite visite au Visitor Center s’impose, liée à notre inquiétude sur la vision des fumerolles qui se dégagent encore.
Inquiétude fondée. Les voies d’accès sont bloquées, adieu le début de Medano Pass, adieu Medano Lake et le trail Castle Creek.
Nous entreprenons l’ascension de High Dune, au début l’affluence est à son comble, on se croirait à la plage, à la fin nous serons moins nombreux !!

Ici, c’est le domaine du sable… Un domaine pour Laurence. Mais à mon grand étonnement, elle assure. Le fruit des randos quotidiennes sans doute, l’entraînement : ça paye !
La vue vaut le déplacement… (Laurence)... Ouais, apparemment, y’a pas que la vue (la Lolo veille !)

Non, mais .. moi aussi che faire .. !
Pour le retour, nous choisissons un chemin des écoliers, cap au sud-ouest sur Medano Creek, la rivière qui coule paisible au pied des dunes.
Personne à l’horizon, une superbe descente à travers les dunes, puis une petite pose au bord des flots. Le temps menace, l’orage arrive.

Nous revenons en remontant le lit de la rivière Medano Creek (1,5 mile) nu-pieds, très agréable. Nous ne croisons personne.


Puis, nous les retrouvons toujours agglutinés au même endroit comme au début de notre ascension.
Fin d’après midi, détente à la piscine et séance de repos sur la terrasse de la chambre en profitant au maximum de la magnifique vue qui s’offre à nous.

Nous apprécions tous les deux, ces instants, les derniers sur cette sublime Nature.
Le 27 juin

Le parc est toujours sous surveillance. Le parking est rempli de tous types de véhicules des différents services de secours et d’assistance que comptent les Etats-Unis.. Impressionnant.
Les pompiers sont pris en charge par rotation d’hélicoptères.

Une petite visite sur Zappata Falls et en route pour Denver.
L’hôtel a été choisi stratégiquement près d’un centre commercial... (Cherry Creek). Une Creek d’un autre genre... rien à voir avec le wilderness.
Mission à ne pas rater... une longue liste (genre T shirts sympas et touti quanti... ce n'est pas une marque !!!) commandés par les enfants.
En soirée, resto au Rock Bottom Brewery à l’angle de la 16 th Street. Le downtown est très animé et sympa. Circuler dans cette ville reste très plaisant.
Le 28 juin
Retour à Cherry Creek pour ultimes achats et ballade dans Denver qui est toujours aussi sympa de jour que de nuit.




Puis nous pensons à notre retour vers la France.
Adieu, à notre compagnon de voyage qui a bien supporté nos excursions dans le wilderness.. beaucoup plus poussiéreux et encore rempli du sable rouge de l’Utah.
Ils vont avoir du boulot pour le rendre Nickel Chrome rutilant.!!
20h30 Avion... Adieu les States.. ou plutôt au revoir !!!!
Nos conclusions
Nous voici au terme d’un chapitre commencé il y a un an .
Nous avons volontairement renoncer à diluer tous renseignements matériels en cours de carnet ou en fin; notre intérêt étant moindre pour le sujet et nous ne sommes pas doués dans cet exercice .
Nous désirions partager avec vous nos instants de petit et grand bonheur, le plaisir partagé avec vous et entre vos mains ..rien de plus facile avec les passionnés du Southwest ou du voyage découverte au naturel que vous êtes !
Notre carnet a essayé de retranscrire nos souvenirs, nos sensations et émotions devant cette Nature si éloquente, si riche en pistes, canyons, parois, washs, hoodoos, sable, slickrock..tout ce monde d’Erosion .
Une EROSION en perpétuel mouvement, une érosion qui nous donne d'impressionnants paysages. Des paysages qui se laissent paisiblement découvrir, et qui nous surprennent toujours au détour d'une gorge, d'une grimpe, d'une marche. C'est le Wilderness dans toute sa splendeur.
Ajoutez les couleurs ocre, rouge, noir, jaune, orange, le bleu du ciel et parfois le vert de la végétation. Toute cette palette de couleurs explose en une FUSION de couleurs. Une fusion qui parachève le chef d' oeuvre de force brut du grès.
Erosion Fusion et Passion ne sont pas de vains mots...
Erosion et Fusion ne sont rien sans la PASSION de contempler..
Patrick & Laurence

le voyage continue....
Le 23 juin
Shellfishes & Petrified WoodEnfin, nous prenons notre temps ! vive les vacances !! Que du bonheur, nous vivons dans une atmosphère très douce, très paisible…très kokopelli.
Mais les Bisti Badlands nous attendent.
Ce site est très facile à trouver puisque très bien signalé.Quelques voitures sur le parking.
Un petit tour sur Bisti West mais la magie n’opère pas, mais donne tout de même un avant goût de ce qui nous attend.
Direction sur Bisti East. Le paysage est plus joli du côté des hoodoos bruns.
La botte de 7 lieux plantée, talon au sol, vous voyez ?

Et de plus près, c’est mieux !

et nous partons admirer les Craked Eggs

Il est 18h et ce n’est pas la bonne heure. Nous retrouvons le couple de la veille, qui était sur Ah Shi Sle Pah, bien planté dans la place, photographiant les œufs. Difficile de prendre une vue d'ensemble des oeufs... sans voir le trépied et le couple. Ca fait beaucoup de pieds marchant sur les oeufs!!

Laurence distingue plutôt des coquillages que des œufs. Why not ? ... Peut-être que Laurence est encore sous l'effet du kokopelli... sacré Kokopelli !!

Nous continuons notre périple en direction nord, Bisti Arch.

Nulle place pour la végétation. Le titre de badlands n’est pas usurpé.

Nous descendons et remontons les tertres gris, arides, au milieu trônent des hoodoos. Des hoodoos, à chaque détour, nous en découvrons de différents, avec des couleurs différentes, des formes différentes. Une vraie partie de plaisir malgré un soleil omniprésent, maître des lieux.

Nous assistons au coucher de soleil en compagnie des «Stone Wings» des hoodoos à la silhouette raffinée, élégante. Ces sculptures fragiles, un chef d’œuvre d’équilibre, semblent défier le temps et les intempéries.



Laurence est en adoration pour ce lieu, mais la lumière baisse vite, il est temps de se presser un peu et de se diriger au cap, droit devant (quand nous pouvons, il faut tout de même franchir des dépressions; des ravins, et grimper des talus)
Pas facile, et, le retour se fait dans la pénombre. La clôture, et hop une «gate» à franchir et nous retrouvons la voiture. Bizarre, il n’y a plus que nous !
Retour de nuit à Kokopelli Cave... un délice de fraîcheur ! Et sans Lindy... ouf !!! oui mais avec Kokopelli ! Hein, qui a dit super ?
Le 24 juin
Reels & ThreadsNous quittons Kokopelli’s Cave, non sans regret. Le Colorado nous attend avec ses montagnes, sa verdure si chères à Laurence.
Arrêt à Silverton , une ville minière reconvertie dans le tourisme mais qui a su garder le charme désuet d’une ville de Far West d’antan, avec ses maisons aux couleurs variées, ses restaurants, ses hôtels, son vieux centre et... son bordel (pour les amateurs… fermé depuis 1947 !).


Les trains à vapeur «Durango - Silverton» qui servaient autrefois pour les mines, reconvertis eux aussi au tourisme, sont la principale attraction de la Town.




autre moyen de transport
Une photo d'antan... pourtant quelques anachronismes... j'en ai noté 3... à vous de chercher!Puis direction Ouray par la Million Dollar HWY, une belle route aux virages serrés, très impressionnante pour celui qui ne conduit pas.
Le long de la route, la couleur jaune orangée rouge des Red Mountains contraste avec le ciel bleu, le vert tendre des trembles, et le vert profond des conifères.


Une autre facette de l’ouest.
Ouray, une charmante petite ville encaissée au milieu des montagnes.

Ouray , une ville plein de charme... tranquille et sans prétention


Une autre Brewery vient de s'ouvrir... Eh! Le Tigre, Floyd77, le Biker, Madseb et les autres.. rendez vous autour d'un "pitchet"

eh oui, il faut pas abuser de la bonne bière américaine

Une petite visite de la Cascade Falls...
Le 25 juin
MARSH MARIGOLD Psychrophila leptosepala & PARRY'S PRIMROSE Primula parryi &
SKY PILOTPolemonium viscosum & ROSE PAINTBRUSH Castilleja rhexifoliaAujourd’hui, en route pour Alpine Loop par la Cinnamon Pass et American Bassin. La décision d’emprunter cette piste avait été largement discutée. La montagne: ça vous gagne ! surtout pour Laurence, très amoureuse de ses arbres, et de ses « feufleurs. Pour moi, American Bassin ressemble étrangement au Pyrénées.. A chacun son opinion, là dessus !
D’entrée de jeu, la piste nous montre les réjouissances de la journée. Déjà bien cassante.
Une légère expérience du wilderness montre qu’une piste se dégrade au fil des miles parcourus.
Ça promet, et la promesse est tenue.
Notre fière Jeep Grand Cherokee n’est pas vraiment taillée pour cette piste. Ceci d'entrée me met mal à l’aise, car si on se plante, la galère sera assurée malgré une aide qui ne manquera pas d’être apportée par les autres drivers; tandis que la location, elle, ne sera pas assurée sur les pistes.
Mais tout ceci n’arrête pas Laurence. D’où la technique employée, Laurence complètement détendue au volant, et moi quelque peu crispé qui précède et guide sur les passages délicats.
Autant dire que j’ai parcouru la moitié de Cinnamon Pass à pied !!!! (enfin, presque la moitié)
Laurence se délecte de tous ces paysages montagneux... Moi, nettement moins.

Prairies, fleurs naissantes, cascades, congères de neige, entrées de mines, ruines, passage à gué, et même marmottes et sommets enneigés; tout y est ; mais rien à faire la magie n’opère pas pour moi.




KING'S CROWN Rhodiola integrifolia
MARSH MARIGOLD Psychrophila leptosepala
ROSE PAINTBRUSH Castilleja rhexifoliaPour les passionnés de sport mécanique, c’est le rêve, et à voir l’affluence sur certaines portions de piste, c’est le must. Des supers 4x4, des motos, des quads, et... des VTT (ah ! la chance), tous s’en donnent à cœur joie.

Si c’était à recommencer, il faudrait un vrai 4x4 ou un VTT pour que j’apprécie à sa juste valeur ce paysage somme toute magnifique. Tiens, oui ! en VTT, qu’en penses-tu Laurence ?
(Laurence) « Faudrait que je sois devenue zinzin pour faire un truc pareil….. alors attends ….»
Comptez 5h pour rallier Ouray à Lake City.
Sur la route de Great Sand Dunes, une petite incursion sous la pluie, à North Clear Creeks Falls . Un coup d’œil du haut de la chute, assez impressionnant !
Un arrêt à Creede et son ancienne ville minière. Les vestiges des mines nous laissent imaginer l’immense activité et son degré de pollution qui devaient régner à cet endroit.


Arrivée à Great Sand Dunes en soirée, ce parc est insolite et majestueux. Du Lodge, la vue est sensationnelle.

Des nuages sont accrochés à la montagne et ajoutent une petite touche d’irréalité.
Enfin ce que je prenais pour des nuages, se révèle en réalité être une fumée d’un incendie déclaré en début du mois de juin et nous sommes le 26, quand même !
Les maîtres du feu s’activent, pourtant, et rien n’est laissé au hasard...
Le 26 juin
Perles d'eauUne petite visite au Visitor Center s’impose, liée à notre inquiétude sur la vision des fumerolles qui se dégagent encore.
Inquiétude fondée. Les voies d’accès sont bloquées, adieu le début de Medano Pass, adieu Medano Lake et le trail Castle Creek.
Nous entreprenons l’ascension de High Dune, au début l’affluence est à son comble, on se croirait à la plage, à la fin nous serons moins nombreux !!

Ici, c’est le domaine du sable… Un domaine pour Laurence. Mais à mon grand étonnement, elle assure. Le fruit des randos quotidiennes sans doute, l’entraînement : ça paye !
La vue vaut le déplacement… (Laurence)... Ouais, apparemment, y’a pas que la vue (la Lolo veille !)

Non, mais .. moi aussi che faire .. !
Pour le retour, nous choisissons un chemin des écoliers, cap au sud-ouest sur Medano Creek, la rivière qui coule paisible au pied des dunes.
Personne à l’horizon, une superbe descente à travers les dunes, puis une petite pose au bord des flots. Le temps menace, l’orage arrive.

Nous revenons en remontant le lit de la rivière Medano Creek (1,5 mile) nu-pieds, très agréable. Nous ne croisons personne.


Puis, nous les retrouvons toujours agglutinés au même endroit comme au début de notre ascension.
Fin d’après midi, détente à la piscine et séance de repos sur la terrasse de la chambre en profitant au maximum de la magnifique vue qui s’offre à nous.

Nous apprécions tous les deux, ces instants, les derniers sur cette sublime Nature.
Le 27 juin

Le parc est toujours sous surveillance. Le parking est rempli de tous types de véhicules des différents services de secours et d’assistance que comptent les Etats-Unis.. Impressionnant.
Les pompiers sont pris en charge par rotation d’hélicoptères.

Une petite visite sur Zappata Falls et en route pour Denver.
L’hôtel a été choisi stratégiquement près d’un centre commercial... (Cherry Creek). Une Creek d’un autre genre... rien à voir avec le wilderness.
Mission à ne pas rater... une longue liste (genre T shirts sympas et touti quanti... ce n'est pas une marque !!!) commandés par les enfants.
En soirée, resto au Rock Bottom Brewery à l’angle de la 16 th Street. Le downtown est très animé et sympa. Circuler dans cette ville reste très plaisant.
Le 28 juin
Retour à Cherry Creek pour ultimes achats et ballade dans Denver qui est toujours aussi sympa de jour que de nuit.




Puis nous pensons à notre retour vers la France.
Adieu, à notre compagnon de voyage qui a bien supporté nos excursions dans le wilderness.. beaucoup plus poussiéreux et encore rempli du sable rouge de l’Utah.
Ils vont avoir du boulot pour le rendre Nickel Chrome rutilant.!!
20h30 Avion... Adieu les States.. ou plutôt au revoir !!!!
Nos conclusions
Nous voici au terme d’un chapitre commencé il y a un an .
Nous avons volontairement renoncer à diluer tous renseignements matériels en cours de carnet ou en fin; notre intérêt étant moindre pour le sujet et nous ne sommes pas doués dans cet exercice .
Nous désirions partager avec vous nos instants de petit et grand bonheur, le plaisir partagé avec vous et entre vos mains ..rien de plus facile avec les passionnés du Southwest ou du voyage découverte au naturel que vous êtes !
Notre carnet a essayé de retranscrire nos souvenirs, nos sensations et émotions devant cette Nature si éloquente, si riche en pistes, canyons, parois, washs, hoodoos, sable, slickrock..tout ce monde d’Erosion .
Une EROSION en perpétuel mouvement, une érosion qui nous donne d'impressionnants paysages. Des paysages qui se laissent paisiblement découvrir, et qui nous surprennent toujours au détour d'une gorge, d'une grimpe, d'une marche. C'est le Wilderness dans toute sa splendeur.
Ajoutez les couleurs ocre, rouge, noir, jaune, orange, le bleu du ciel et parfois le vert de la végétation. Toute cette palette de couleurs explose en une FUSION de couleurs. Une fusion qui parachève le chef d' oeuvre de force brut du grès.
Erosion Fusion et Passion ne sont pas de vains mots...
Erosion et Fusion ne sont rien sans la PASSION de contempler..
Patrick & Laurence

Boucle de vingt et un jours dans l'Ouest américain, départ dans douze jours (fin août 2010) English translation pending
Bonjour,
Nous partons en voyage de noces, dans une douzaine de jours, pour 21 jours…. Sachant que nous avons déjà réservé nos billets d’avion aller-retour sur Los Angeles.
Pourriez-vous nous dire ce que vous pensez de notre itinéraire ?
Nous n’avons pour le moment réservé aucun hôtel-hébergement et verrons directement sur place par rapport à notre avancée, en respectant normalement les étapes que nous nous sommes fixées.
Nous avons aussi fait notre itinéraire de sorte que nous ne tombions pas en plein week-end à Las Vegas. Dans notre itinéraire ci-dessous, nous arrivons un mercredi et passons également une nuit le vendredi. Pensez-vous que les prix flambent déjà le vendredi ? ou est-il possible de bien négocier sa chambre si nous prenons deux ou trois nuits dans le même hôtel en ayant la nuit du vendredi ?Samedi 28 août 2010Arrivée aéroport vers 19h
Nuit à Los AngelesDimanche 29 août 2010Découverte de Los Angeles
Nuit à Los AngelesLundi 30 août 2010Visite de Universal Studios
Nuit à Los AngelesMardi 31 août 2010Départ de Los Angeles pour Williams (combien faut-il compter de temps ?)
Arrêt à Barstow (vite fait, histoire de faire un arrêt car j’ai entendu dire que c’était un peu à l’abandon)
Nuit à WilliamsMercredi 1er septembre 2010Départ de Williams
Découverte du Grand Canyon en hélico
Découverte du Grand Canyon : Randonnées et points de vue, barrage du Glen Canyon
Nuit à CameronJeudi 2 septembre 2010Départ de Cameron
Découverte du Lac Powell
Nuit à PageVendredi 3 septembre 2010Départ de Page
Visite d’Antelope Canyon
Visite de Monument Valley (en fin d’après-midi pour admirer le coucher de soleil)
Nuit à BluffSamedi 4 septembre 2010Départ de Bluff
Visite des Arches
Visite de Moab en milieu-fin d’après-midi
Nuit à MoabDimanche 5 septembre 2010Départ de Moab vers Cannonville
En passant par la route de Capitol Reef (Route 12)
Nuit à CannonvilleLundi 6 septembre 2010Départ de Cannonville
Découverte de Bryce Canyon
Nuit à Mont Carmel JunctionMardi 7 septembre 2010Départ de Mt Carmel Jct
Découverte de Zion
Nuit sur la route de Vegas ou à Las Vegas-même si possibleMercredi 08 septembre 2010Journée à Las Vegas
Nuit à Las VegasJeudi 09 septembre 2010Journée à Las Vegas
Nuit à Las VegasVendredi 10 septembre 2010Départ de Las Vegas par Death Valley
Mountain Spings, Pahrump, Shoshone, Furnace Creek
A voir : Artist’s Drive près de Furnace Creek, Zabriskie Point, Badwater (Lowest Point in USA), les dunes de sable….
Etape également à Lone Pine
Nuit à BishopSamedi 11 septembre 2010Départ de Bishop (peut-être arrêt à Mammoth Lakes)
Découverte de Yosemite
Nuit à GrovelandDimanche 12 septembre 2010Départ de Groveland
Découverte de San Francisco
Nuit à San FranciscoLundi 13 septembre 2010Journée à San Francisco
Nuit à San FranciscoMardi 14 septembre 2010Journée à San Francisco
Nuit à San FranciscoMercredi 15 septembre 2010Journée à San Francisco
Nuit sur la route de la côte ouest (vers Monterey)Jeudi 16 septembre 2010Départ de Monterey ou alentours
Descente de la côte ouest (Carmel, Big Sur, Hearst Castle San Simeon)
Nuit vers Pismo BeachVendredi 17 septembre 2010Départ de Pismo Beach ou alentours
Descente de la côte ouest (Los Alamos, Solvang, Santa Barbara, Venice Beach, Santa Monica)
Nuit vers Santa MonicaSamedi 18 septembre 2010Départ de Santa Monica ou alentours
Journée à Los Angeles
RDV aéroport vers 19h
A Los Angeles, nous avons l’intention de faire tous les points suivants. Est-ce faisable en une journée et demie (la journée du dimanche qui suit notre arrivée, le soir du lundi qui suit notre arrivée –puisque nous allons à Universal Studios la journée du lundi- et la journée du samedi, jour de notre retour où nous devons être à l’aéroport vers 19h) :
- Hollywood : Hollywood boulevard, Kodak Theater, Chinese Theater, Walk of Fame, Mont Hollywood (avec éventuellement une petite rando si on a le temps), l’observatoire de Griffith Park (au coucher du soleil ou de nuit pour la vue)
- Beverly Hills : Villas, rodeo drive, The Regent, Willshire boulevard, Bel Air, Sunset boulevard (avec éventuellement un petit tour dans la boîte Viper Room et à l’hôtel Bonaventure pour la vue)
- Melrose Avenue
- Est-ce que Crystal Cathedral à Anaheim vaut que l’on s’y arrête ? Dans ce cas nous pourrions y faire un tour en repartant de Los Angeles vers Barstow le premier mardi ?
- Nous aurions aussi voulu faire Long Beach pour voir le Queen Mary, Newport Beach, Laguna Beach et Sunset Beach, pensez-vous que ce soit trop juste ? Pour une autre fois peut-être…..
N’est-il pas préférable de faire Kodak, Chinese et Walk of Fame le soir ?
A San Francisco, nous souhaitons faire pas mal de choses, est-ce faisable avec le temps qu’on a prévu d’y passer ?
- Chinatown et ses commerces, Unionsquare
- Washington Square et Coït Tower, North Beach et Telegraph Hill
- Fisherman’s wharf : Centre Commercial Pier 39, voir les otaries et si possible prendre également le ferry pour Alcatraz
- Ballade en bâteau dans la baie de San Francisco
- Quartier de Mission : peintures murales
- Goldengate Bridge
- Goldengate Park le matin (pour les petits rituels des moines) avec la route panoramique au nord du goldengate
- Soma : pour sorties le soir
- Russian Hill et les collines de S.F.
- Plages : Muir beach overlook
- Berkeley : campus universitaire
- Bodega Bay
- Sillicon Valley
- Haight Asbury
- Sausalito (absolument)
- Factory Outlet à Gilroy, au sud de S.F. (est-ce sur la route de la côte ouest ? à combien de km de S.F. ?)
On est bien conscients qu’on ne pourra pas tout faire (comme Alcatraz par exemple) ou même les plages ou le centre commercial… Mais nous avons tout de même 3 jours sur place.
Au Grand Canyon, avez-vous des infos pour le survol en hélico ? Si nous souhaitons prendre le premier vol du matin à 8h, à quelle heure doit-on se présenter à Tusayan pour réserver nos places ? A quelle heure et où doit-on se présenter à l’héliport ? Est-ce loin d’un endroit à un autre ?
C’est l’étape à ne surtout pas manquer pour nous, c’est le rêve de mon mari…. Donc j’aimerais prévoir ça en toute sécurité.
Nous voulions aussi faire les descentes des rapides du Colorado en rafting avec remontée en hélico, mais c’est au départ de Kingman à peu près et 328 USD par personne… Est-ce que quelqu’un a déjà testé la descente des rapides du Colorado ?
Au niveau des factory outlets, pensez-vous que celle de Gilroy est bien ?
Je remercie déjà d’avance toutes les personnes qui prendront la peine de lire mon …. (roman ?) itinéraire et qui me conseilleront au mieux.
Nous avons tellement hâte d’y être, plus qu’une douzaine de jours…. Mais nous voulons vraiment éviter de nous précipiter dans la préparation du voyage.
Tous vos conseils seront les bienvenus.
Merci et Bonne journée !
Nous partons en voyage de noces, dans une douzaine de jours, pour 21 jours…. Sachant que nous avons déjà réservé nos billets d’avion aller-retour sur Los Angeles.
Pourriez-vous nous dire ce que vous pensez de notre itinéraire ?
Nous n’avons pour le moment réservé aucun hôtel-hébergement et verrons directement sur place par rapport à notre avancée, en respectant normalement les étapes que nous nous sommes fixées.
Nous avons aussi fait notre itinéraire de sorte que nous ne tombions pas en plein week-end à Las Vegas. Dans notre itinéraire ci-dessous, nous arrivons un mercredi et passons également une nuit le vendredi. Pensez-vous que les prix flambent déjà le vendredi ? ou est-il possible de bien négocier sa chambre si nous prenons deux ou trois nuits dans le même hôtel en ayant la nuit du vendredi ?Samedi 28 août 2010Arrivée aéroport vers 19h
Nuit à Los AngelesDimanche 29 août 2010Découverte de Los Angeles
Nuit à Los AngelesLundi 30 août 2010Visite de Universal Studios
Nuit à Los AngelesMardi 31 août 2010Départ de Los Angeles pour Williams (combien faut-il compter de temps ?)
Arrêt à Barstow (vite fait, histoire de faire un arrêt car j’ai entendu dire que c’était un peu à l’abandon)
Nuit à WilliamsMercredi 1er septembre 2010Départ de Williams
Découverte du Grand Canyon en hélico
Découverte du Grand Canyon : Randonnées et points de vue, barrage du Glen Canyon
Nuit à CameronJeudi 2 septembre 2010Départ de Cameron
Découverte du Lac Powell
Nuit à PageVendredi 3 septembre 2010Départ de Page
Visite d’Antelope Canyon
Visite de Monument Valley (en fin d’après-midi pour admirer le coucher de soleil)
Nuit à BluffSamedi 4 septembre 2010Départ de Bluff
Visite des Arches
Visite de Moab en milieu-fin d’après-midi
Nuit à MoabDimanche 5 septembre 2010Départ de Moab vers Cannonville
En passant par la route de Capitol Reef (Route 12)
Nuit à CannonvilleLundi 6 septembre 2010Départ de Cannonville
Découverte de Bryce Canyon
Nuit à Mont Carmel JunctionMardi 7 septembre 2010Départ de Mt Carmel Jct
Découverte de Zion
Nuit sur la route de Vegas ou à Las Vegas-même si possibleMercredi 08 septembre 2010Journée à Las Vegas
Nuit à Las VegasJeudi 09 septembre 2010Journée à Las Vegas
Nuit à Las VegasVendredi 10 septembre 2010Départ de Las Vegas par Death Valley
Mountain Spings, Pahrump, Shoshone, Furnace Creek
A voir : Artist’s Drive près de Furnace Creek, Zabriskie Point, Badwater (Lowest Point in USA), les dunes de sable….
Etape également à Lone Pine
Nuit à BishopSamedi 11 septembre 2010Départ de Bishop (peut-être arrêt à Mammoth Lakes)
Découverte de Yosemite
Nuit à GrovelandDimanche 12 septembre 2010Départ de Groveland
Découverte de San Francisco
Nuit à San FranciscoLundi 13 septembre 2010Journée à San Francisco
Nuit à San FranciscoMardi 14 septembre 2010Journée à San Francisco
Nuit à San FranciscoMercredi 15 septembre 2010Journée à San Francisco
Nuit sur la route de la côte ouest (vers Monterey)Jeudi 16 septembre 2010Départ de Monterey ou alentours
Descente de la côte ouest (Carmel, Big Sur, Hearst Castle San Simeon)
Nuit vers Pismo BeachVendredi 17 septembre 2010Départ de Pismo Beach ou alentours
Descente de la côte ouest (Los Alamos, Solvang, Santa Barbara, Venice Beach, Santa Monica)
Nuit vers Santa MonicaSamedi 18 septembre 2010Départ de Santa Monica ou alentours
Journée à Los Angeles
RDV aéroport vers 19h
A Los Angeles, nous avons l’intention de faire tous les points suivants. Est-ce faisable en une journée et demie (la journée du dimanche qui suit notre arrivée, le soir du lundi qui suit notre arrivée –puisque nous allons à Universal Studios la journée du lundi- et la journée du samedi, jour de notre retour où nous devons être à l’aéroport vers 19h) :
- Hollywood : Hollywood boulevard, Kodak Theater, Chinese Theater, Walk of Fame, Mont Hollywood (avec éventuellement une petite rando si on a le temps), l’observatoire de Griffith Park (au coucher du soleil ou de nuit pour la vue)
- Beverly Hills : Villas, rodeo drive, The Regent, Willshire boulevard, Bel Air, Sunset boulevard (avec éventuellement un petit tour dans la boîte Viper Room et à l’hôtel Bonaventure pour la vue)
- Melrose Avenue
- Est-ce que Crystal Cathedral à Anaheim vaut que l’on s’y arrête ? Dans ce cas nous pourrions y faire un tour en repartant de Los Angeles vers Barstow le premier mardi ?
- Nous aurions aussi voulu faire Long Beach pour voir le Queen Mary, Newport Beach, Laguna Beach et Sunset Beach, pensez-vous que ce soit trop juste ? Pour une autre fois peut-être…..
N’est-il pas préférable de faire Kodak, Chinese et Walk of Fame le soir ?
A San Francisco, nous souhaitons faire pas mal de choses, est-ce faisable avec le temps qu’on a prévu d’y passer ?
- Chinatown et ses commerces, Unionsquare
- Washington Square et Coït Tower, North Beach et Telegraph Hill
- Fisherman’s wharf : Centre Commercial Pier 39, voir les otaries et si possible prendre également le ferry pour Alcatraz
- Ballade en bâteau dans la baie de San Francisco
- Quartier de Mission : peintures murales
- Goldengate Bridge
- Goldengate Park le matin (pour les petits rituels des moines) avec la route panoramique au nord du goldengate
- Soma : pour sorties le soir
- Russian Hill et les collines de S.F.
- Plages : Muir beach overlook
- Berkeley : campus universitaire
- Bodega Bay
- Sillicon Valley
- Haight Asbury
- Sausalito (absolument)
- Factory Outlet à Gilroy, au sud de S.F. (est-ce sur la route de la côte ouest ? à combien de km de S.F. ?)
On est bien conscients qu’on ne pourra pas tout faire (comme Alcatraz par exemple) ou même les plages ou le centre commercial… Mais nous avons tout de même 3 jours sur place.
Au Grand Canyon, avez-vous des infos pour le survol en hélico ? Si nous souhaitons prendre le premier vol du matin à 8h, à quelle heure doit-on se présenter à Tusayan pour réserver nos places ? A quelle heure et où doit-on se présenter à l’héliport ? Est-ce loin d’un endroit à un autre ?
C’est l’étape à ne surtout pas manquer pour nous, c’est le rêve de mon mari…. Donc j’aimerais prévoir ça en toute sécurité.
Nous voulions aussi faire les descentes des rapides du Colorado en rafting avec remontée en hélico, mais c’est au départ de Kingman à peu près et 328 USD par personne… Est-ce que quelqu’un a déjà testé la descente des rapides du Colorado ?
Au niveau des factory outlets, pensez-vous que celle de Gilroy est bien ?
Je remercie déjà d’avance toutes les personnes qui prendront la peine de lire mon …. (roman ?) itinéraire et qui me conseilleront au mieux.
Nous avons tellement hâte d’y être, plus qu’une douzaine de jours…. Mais nous voulons vraiment éviter de nous précipiter dans la préparation du voyage.
Tous vos conseils seront les bienvenus.
Merci et Bonne journée !
Photo: votre best of 2019 English translation pending
Bonjour à tous 🙂
2019 s'achève et il est grand temps de lancer cette nouvelle discussion pour partager le meilleur de l'année.
Sur le modèle des années passées, les principes à suivre sont les suivants : - 10 photos par membre, qui devront être numérotées, et postées dans un ou plusieurs messages, - ces photos doivent avoir été prises en voyage en 2019 - edit: sur suggestion de Kate, parmi votre sélection, une poignée pourra avoir été prise hors voyage - ce n'est pas un concours, il n'y aura pas de vote à clé - c'est en revanche l'opportunité d'échanger nos impressions sur les clichés (soyez prêts à recevoir des critiques positives... ou négatives, mais toujours constructives !)
En espérant vous voir nombreux sur la discussion, et y trouver la même qualité que les années passées !
Alors, qui se lance en premier ? 😉
Pour les nostalgiques, pour ceux qui en veulent toujours plus, voici les liens vers les best of des années passées (du moins, ceux que j'ai trouvés: qu'est-il advenu de 2016 et 2017 ?) : - 2012 - 2013 - 2014 - 2015 - 2018
Joyeuses fêtes à tous !
2019 s'achève et il est grand temps de lancer cette nouvelle discussion pour partager le meilleur de l'année.
Sur le modèle des années passées, les principes à suivre sont les suivants : - 10 photos par membre, qui devront être numérotées, et postées dans un ou plusieurs messages, - ces photos doivent avoir été prises en voyage en 2019 - edit: sur suggestion de Kate, parmi votre sélection, une poignée pourra avoir été prise hors voyage - ce n'est pas un concours, il n'y aura pas de vote à clé - c'est en revanche l'opportunité d'échanger nos impressions sur les clichés (soyez prêts à recevoir des critiques positives... ou négatives, mais toujours constructives !)
En espérant vous voir nombreux sur la discussion, et y trouver la même qualité que les années passées !
Alors, qui se lance en premier ? 😉
Pour les nostalgiques, pour ceux qui en veulent toujours plus, voici les liens vers les best of des années passées (du moins, ceux que j'ai trouvés: qu'est-il advenu de 2016 et 2017 ?) : - 2012 - 2013 - 2014 - 2015 - 2018
Joyeuses fêtes à tous !
Itinéraire 3 semaines au Japon entre mars et avril English translation pending
Bonjour à tous,
Encore un post à propos d'un itinéraire mais il y'a tellement d'informations à ce sujet qu'il est difficile de le finaliser. Un petit coup de main et d'expérience de la communauté semble une bonne idée 🙂
Nous préparons actuellement notre voyage au Japon d'une durée de 3 semaine entre mars et avril 2019.
Il s'agit d'un premier voyage au Japon et nous souhaitons en profiter au maximum sans pour autant avoir l'impression de courir.
L'itinéraire commence à se dessiner et je souhaiterais votre avis à propos de sa pertinence, son équilibre, sa faisabilité...?
Je souhaiterais vos avis au niveau de l'itinéraire mais aussi au niveau de sa facilité par rapport aux transports (nous prendrons un JR Pass). Nous voulons éviter les déplacements trop longs ou avec de nombreux changements.
29 mars: Arrivée à Tokyo en milieu de journée
29 mars - 3 avril: Tokyo (5 nuits) - départ pour Hakone /Mt Fuji le 3 avril au matin
3 avril - 5 avril: Hakone/Mt Fuji (2 nuits) - départ pour Kyoto le 5 avril au matin
5 avril - 10 avril: Kyoto (5 nuits) - départ le 10 avril au soir pour Hiroshima/Miyajima
10 avril - 12 avril: Miyajima/ Hiroshima - (2 nuits à Hiroshima ) - départ le 12 avril dans l'après midi pour Himeji
12 avril - 14 avril: Himeji (2 nuits) - départ pour Nikko le 14 avril au matin
14 avril - 16 avril: Nikko (2 nuits)
16 avril - 19 avril: Tokyo (3 nuits) départ le 19 avril en milieu de journée
Qu'en pensez vous?
Nous aurions beaucoup aimé visiter Koyasan mais cela nous semble difficile à intégrer et compliqué d'accès..
Merci d'avance pour votre aide!
Un endroit doit-il obligatoirement être vieux et pauvre (ou présumé tel) pour être beau? English translation pending
Une question qui me vient à l'esprit quand je lis
-n'allez pas à Monaco , ça pue le fric
-n'allez pas à Capri , ça pue le fric
-à Marseille , visitez le Panier , mais on ne vous dit jamais d'aller sur la Corniche ou le Prado
-à Palerme , visitez le marché Ballaro , mais on ne vous dit jamais d'aller visiter la via della Libertà , la grande avenue du luxe .
ou quand dans les récits de voyage en Inde , à part les monuments historiques on ne montre que des rues délabrées : il y a quand même 2 ou 300 millions d'indiens riches ou de classes moyennes sup qui doivent habiter de belles maisons
qu'en pensez vous
Compte rendu d'une croisière MSC Armonia en mai 2014 (Grèce et Turquie) English translation pending
Compte rendu croisière MSC Armonia 29 avril au 8 mai 2014
Bonjour Nous avions réservé par Ryanair un vol direct de Charleroi àVenise pour le 29 avril jour du départ de la croisière le matin vol annulé par Ryanair 😠
nous avons donc reprogrammé un vol au départ de Bruxelles
le 28 avril au midi avec réservation d'une chambre près de la gare de Venise à l'hôtel Minerva Nettuno (très bien et pas trop cher) malheureusement pour nous ce vol ayant été reporté successivement 3 fois (infos par mail 15 jours avant ) nous avons fini par décoller vers 19H30 pour une arrivée vers 21H notre visite de Venise la veille du départ tombait à l'eau 🤪
Nous avons pris le transfert par bus à l'aéroport de Trévise vers la place Roma 10€ , prévoyez de l'argent car c'est un distributeur dans le terminal bagages, pas de bureau ouvert à cette heure tardive à 21H55 nous quittions à 12, l'aéroport pour Venise, (ouf) le bus étant complet 😇
L'hôtel était situé à 600m de la place Roma donc pas très loin du métro automatique qui va au port, sauf qu'il nous faudra traverser un grand pont en escaliers et avec les valises et ça c'est du sport 😉 Un petit pot entre amis au bar près de l'hôtel 😛 et dodo
Bonjour Nous avions réservé par Ryanair un vol direct de Charleroi àVenise pour le 29 avril jour du départ de la croisière le matin vol annulé par Ryanair 😠
nous avons donc reprogrammé un vol au départ de Bruxelles
le 28 avril au midi avec réservation d'une chambre près de la gare de Venise à l'hôtel Minerva Nettuno (très bien et pas trop cher) malheureusement pour nous ce vol ayant été reporté successivement 3 fois (infos par mail 15 jours avant ) nous avons fini par décoller vers 19H30 pour une arrivée vers 21H notre visite de Venise la veille du départ tombait à l'eau 🤪
Nous avons pris le transfert par bus à l'aéroport de Trévise vers la place Roma 10€ , prévoyez de l'argent car c'est un distributeur dans le terminal bagages, pas de bureau ouvert à cette heure tardive à 21H55 nous quittions à 12, l'aéroport pour Venise, (ouf) le bus étant complet 😇
L'hôtel était situé à 600m de la place Roma donc pas très loin du métro automatique qui va au port, sauf qu'il nous faudra traverser un grand pont en escaliers et avec les valises et ça c'est du sport 😉 Un petit pot entre amis au bar près de l'hôtel 😛 et dodo
Voyage de cinq semaines au Québec et dans les provinces maritimes English translation pending
Aujourd'hui c'est J-1 pour notre voyage de 5 semaines au Canada (Québec plus provinces maritimes).
Eh oui, cette année c'est "un peu plus au Nord" !!!
Un voyage à la rencontre des peuples francophones du nouveau monde dans une nature résolument verte (ça va nous changer du grand ouest !!!)
Pour l'instant les prévisions météo sont ... mitigées ... donc Kway de rigueur !!
A bientôt ! 😉
Eh oui, cette année c'est "un peu plus au Nord" !!!
Un voyage à la rencontre des peuples francophones du nouveau monde dans une nature résolument verte (ça va nous changer du grand ouest !!!)
Pour l'instant les prévisions météo sont ... mitigées ... donc Kway de rigueur !!
A bientôt ! 😉
Traversée à vélo des salars de Coipasa et Uyuni, novembre 2010 (Bolivie) English translation pending
Traversée des salars de Coipasa et d’Uyuni
Ces deux immenses étendues de sel situées à plus de 3600 mètres d’altitude, la première s’étendant sur 2100 km carrés et la seconde sur 12 500, sont des curiosités naturelles universellement connues. Le salar de Coipasa est moins couru que celui d’Uyuni, en effet ce dernier est la plus grande étendue de sel au monde. Ces deux mers de sel sont de grande ampleur, et j’ai constaté que sur Google Earth, alors que l’Amérique du Sud est encore entièrement affichée à l’écran, eh bien deux taches blanches sont déjà visibles.
Au cours de notre périple à travers l’Amérique du Sud à vélo, ce passage est l’un des morceaux de choix. C’est avec un peu d’appréhension que nous allons nous y engager. Nos recherches nous ont permis d’obtenir de nombreux renseignements pas toujours concordants, de plus les cartes que nous avons deux chiliennes et une bolivienne ne donnent pas les mêmes renseignements, n’indiquent pas les mêmes routes, des villages différents, et lorsqu’ils sont positionnés en un même lieu, souvent les noms différent. Tout cela ne fait qu’augmenter le mystère d’une région qui apparaît étrange. Le trajet est long, nous l’estimons à plus de trois cents kilomètres, si toutefois, nous réussissons à passer au plus court. Dans le cas contraire il faudra rajouter une centaine de kilomètres.
Donc fort de tous ces renseignements et de toutes ces incertitudes, notre curiosité et notre envie de découvrir ces particularités de la nature ne sont que plus fortes. Notre première vision des ces lieux étranges se présente alors que nous terminons la traversée des parcs nationaux du nord Chili. Lorsque la piste amorce la descente finale sur la ville frontière de Colchane, là-bas dans le lointain de l’autre côté en Bolivie je distingue une mince trace blanche nord sud bordée par un grand volcan à l’est. La vue porte loin, très loin, ce volcan doit bien se situer à cinquante kilomètres, mais cela ressemble exactement à ce que représente ma carte du Chili, bien qu’elle ne soit pas très détaillée, en effet échelle 1/ 2 000 000. Imaginez déjà ce que l’on voit sur une carte au 1/ 1 000 000 de la France ? On ne s’en sert pas pour faire de la topographie, mais uniquement pour suivre des routes. En Amérique du Sud, les dimensions de toute chose sont tellement grandes, que l’on pourrait comparer ce que montre ma carte avec une carte au 1/25000 d’un lac des Pyrénées ou des Alpes. La différence, c’est que le lac que je vois fait plus de 2000 km carrés et que le volcan qui le domine culmine à cinq mille mètres et que sa circonférence doit faire une centaine de kilomètres. Tout est vraiment disproportionné comparativement à l’Europe. Aussi la vision est déconcertante, car un relief que l’on perçoit comme proche peut facilement se trouver à 70 kilomètres, voire plus. A la découverte de ce salar, ces notions de distance je les avais déjà bien intégrées depuis plus de deux mois que nous roulions à travers les Andes. Donc cette première vision du salar, ne nous donne pas une réelle idée de ses dimensions, en effet au sud je distingue des reliefs qui de toute évidence marquent la fin de l’étendue de sel. Mais ne nous y trompons pas ces montagnes, délimitant la frontière méridionale du salar se situent à plus de cent kilomètres de mon point d’observation.
Alors que nous contemplons ce spectacle, nous ne savons pas encore si nous pourrons couper au plus court pour rejoindre cette mer immobile qui se drape dans un lointain indistinct. Nous pensons devoir remonter très au nord chercher une piste qui nous ramènera à l’entrée de cette étendue de sel. Pour le moment, rejoignons la ville de Colchane et essayons de nous renseigner. Il s’agit d’une petite ville frontière immobile au milieu du désert. Les montagnes qui la dominent sont d’une grande beauté, en particulier au coucher du soleil, lorsque les multiples couches géologiques et les rejets volcaniques à base de soufre s’enflamment dans la lumière rasante et révèlent à ce moment privilégié toute leur palette de teintes.
Je pars m’informer chez les carabinieros. Ils ne me seront pas d’un grand secours, en effet ils me parlent de la partie chilienne du salar, mais ne savent ou ne veulent rien dire sur sa partie bolivienne, alors que seule cette dernière m’intéresse. Dommage, nos incertitudes ne seront pas levées.
Le lendemain nous repartons après une bonne nuit passée dans un hôtel, dont les propriétaires, un couple d’Indiens était particulièrement hospitalier. Les formalités douanières sont rapidement effectuées, et nous voilà en route pour le village de Pisiga en Bolivie. D’après la carte il se trouve à dix kilomètres de la frontière. Nous empruntons une magnifique route bétonnée en construction, donc déserte et fonçons vers notre destination. Après une quinzaine de kilomètres, pas de Pisiga. Nous réalisons alors qu’il s’agissait de la ville frontière. Mais nous ne ferons pas demi-tour. Dans l’état actuel de nos connaissances, nous ne pouvons aborder directement le salar qui se trouve à quelques kilomètres à notre droite et nous envisageons de remonter à Sabaya qui se trouve à une cinquantaine de kilomètres au nord et de là trouver une piste qui nous ramènera au salar en une trentaine de kilomètres supplémentaires. Donc si notre ravitaillement est pour le moment incomplet, ayant loupé Pisiga, nous aurons encore la possibilité de le compléter lors de notre passage à Sabaya. Mais je ne me résigne pas et si une possibilité se présente de couper pour rejoindre directement le salar et sa piste d’entrée il ne faut pas la louper, eau et ravitaillement risquant alors d’être courts. Je questionne un ingénieur travaillant sur la nouvelle route, ce dernier me fournit des indications relativement précises nous redonnant quelque espoir de pouvoir passer directement à travers le petit massif qui nous sépare du bord nord du salar.
Un chemin doit s’ouvrir deux kilomètres plus loin. Mais nous avons appris à nous méfier des indications données, qu’elles soient kilométriques ou qu’elles qualifient la difficulté des côtes rencontrées ou l’état du chemin. En effet les perceptions à bord d’un véhicule 4X4 et sur un vélo ne sont pas les mêmes. Donc un kilomètre plus loin, un chemin part sur la droite, bien que ce soit proche, il faut tester. Je vois un ouvrier sur le chantier de la route et lui demande. Sans hésiter il me certifie que le chemin mène là où nous voulons aller. Nous entamons la descente, quelques centaines de mètres plus bas une petite maison et le chemin se perd dans une carrière abandonnée. Un petit tertre dominant la région me permet de constater que s’il existe un accès il ne passe pas par là. Je scrute minutieusement les espaces qui s’ouvrent à nous. Le salar n’est pas très loin, mais que le terrain semble tourmenté et instable pour y accéder. Le pire ennemi du cycliste, le sable, règne en maître dans ces contrées. Donc en poussant nos vélos nous rejoignons la route. Je commence à me dire que nous ne couperons pas au détour de 80 kilomètres de piste. En effet la route magnifique en béton que nous suivons depuis une vingtaine de kilomètres a pris fin. Son avancement s’étant arrêté quelques kilomètres auparavant, les cailloux et la poussière ont remplacé cette belle surface lisse et roulante.
Un kilomètre plus loin, alors que je suis presque résigné, Jean voit une piste sableuse qui part dans la direction souhaitée. Nous partons sans conviction sur ce chemin rébarbatif et peu engageant. Rapidement nous devons pousser les vélos, bien que la pente en descente soit assez accentuée, mais le sable ne pardonne rien aux cyclistes. Quelques virages, et notre piste s’engage dans un vallon qui se dessine de plus en plus nettement. Un espoir que cela nous conduise où nous voulons ? Des traces de pneu de véhicules à moteur nous laissent penser que nous ne sommes pas dans une impasse. En effet si nous devions remonter ce chemin, il nous faudrait développer de sacrés efforts et peut-être se mettre à deux pour pousser les vélos, expérience que nous avons déjà vécue. Mais non la piste descend, parfois plus de trace de pneu, ce qui fait resurgir nos craintes d’erreur. Mais non, un peu plus loin elles réapparaissent et de plus elles semblent venir du bas, ce qui rallume tous nos espoirs. Cela fait plus de six kilomètres que nous poussons nos vélos. Je constate alors que le sol en dehors du chemin est plus solide et qu’il nous permet de rouler. Donc, nous voilà partis à louvoyer parmi une végétation rabougrie sur quelques centaines de mètres, ce qui est très appréciable comparativement au poussage épuisant dans du sable pulvérulent.
Nous atteignons un village, mais généralement il n’y a personne, cela fait maintenant plus de quinze jours que nous traversons des lieux identiques entre Chili et Bolivie. Aujourd’hui miracle, un homme se trouve devant l’une des maisons. Nous allons lui demander conseil. Il nous confirme qu’en suivant la piste qui part à l’est nous allons rencontrer dans une dizaine de kilomètres l’accès au salar. Il nous affirme même que l’état du chemin s’améliore, cependant il nous dissuade d’essayer de rejoindre au plus court le salar, à travers de grands prés rabougris sur lesquels paissent des lamas. C’est déjà pas mal, nous faisons nos comptes, cela fera une vingtaine de kilomètres au lieu des quatre vingt prévus. Nous pouvons même gagner une journée et bivouaquer ce soir au milieu du sel.
La pause casse-croûte est la bienvenue, même s’il s’agit d’un bout de pain avec un peu de thon de très mauvaise qualité, et nous reprenons notre chemin. L’état de la piste dans un premier temps n’est pas terrible et ne permet pas de rouler. Nous constatons qu’en restant dans les prés, certes ce n’est pas très confortable, mais nous pouvons pédaler. Un peu plus loin, nous découvrons de très fines pistes de quelques dizaines de centimètres de large, qui autorisent une vitesse dont nous n’avons plus l’habitude. En quelques mètres, nous prenons le coup pour rester sur ces très étroites bandes de roulement et ainsi nous gagnons plusieurs kilomètres.
Les contours de cette première étendue de sel nous dévoilent petit à petit leur immensité. Il est vrai que j’ai besoin de me référer à ma carte pour me persuader que les pics et volcans que je vois au sud sont à plus de soixante kilomètres, car nous allons parcourir cette étendue blanche sur cette distance. Donc le grand volcan que je distingue très nettement plein sud se dresse à plus de quatre vingt kilomètres, stupéfiant, c’est presque la distance Lyon Valence ! Il est rassurant de constater que nous garderons tout au long de cette traversée des repères qui nous éviteront de tourner en rond, car paraît-il la boussole ne fonctionne pas. Quant au GPS que je possédais, on me l’a volé au Pérou. Cependant, nous constaterons que la boussole donne une bonne indication sur les deux salars. Peut-être y a-t-il des points particuliers sur ces surfaces qui perturbent le champ magnétique de façon très locale? Les différents essais que j’ai effectués en relation avec le soleil ou des points topographiques caractéristiques m’ont donné des indications tout à fait conformes aux directions estimées.
Nous arrivons à un petit village en bordure de salar. Nous constatons que dans la partie nord-ouest de cette immensité il y a une activité liée sans doute à l’exploitation du sel. En effet de temps à autre des camions passent dans le lointain. Ce bourg est habité et un petit attroupement se forme autour de nous. Nos réserves étant assez faibles, il nous faut impérativement un complément au moins en eau. On nous vend péniblement une bouteille de coca cola que nous vidons dans la foulée. Mais nos bouteilles vides, nous pouvons les remplir au puits du village. Notre bilan hydrique se monte à un peu moins de vingt litres à trois. Si nous ne nous perdons pas, cela devrait suffire. En effet les différents renseignements semblent concorder, en matière d’approvisionnement en eau dans tous les villages rencontrés. Lorsque l’on voit l’aspect désertique de la région, on peut en douter. Mais nous aurons l’occasion de constater que c’est bien vrai. Même dans les villages déserts il y a un robinet qui fournit une eau claire fraîche et non salée, mystère des écoulements souterrains.
Les villageois nous indiquent une petite île, distante de dix kilomètres sur laquelle nous trouverons, paraît-il, un hébergement. Incroyable, ce ne sera même plus de l’aventure! Le vent de l’après-midi souffle avec son cortège de poussière. Durant ces trois mois de voyage, la poussière aura été notre lot quotidien. Pour nous en protéger nous allons essayer différents procédés : écharpe, masque de chirurgie, respiration retenue, mais rien ne sera vraiment efficace et nous respirerons de véritables bouffées de terre avec tous les inconvénients que cela génère au niveau du système respiratoire. Le grand air pur des montagnes et des régions inhabitées que nous attendions, nous ne l’avons jamais vu. Par contre, des nuages denses de poussière, soulevée par le vent ou les véhicules, nous ont accompagnés tout au long des milliers de kilomètres de piste.
Nous nous engageons sur le salar par une véritable route, large mais cabossée, très nettement marquée car surélevée par un remblai d’une bonne cinquantaine de centimètres. En effet, nous comprenons bien pourquoi il est nécessaire d’arriver par ce type d’accès aménagé. Autour tout est mou, sable et sel, et le vélo nécessiterait d’être poussé sur des distances infinies. Nous atteignons cette fameuse île, sans à vrai dire avoir vraiment mis le « pneu » sur le sel. Nous avons parcouru une longue langue de terre qui s’avance sur le salar. Que l’endroit semble désolé ! Quelques maisons abandonnées ou cadenassées résistent tristement aux assauts des bourrasques. Un être vivant en train d’ordonner des briques de terre est la seule présence vivante en dehors de deux chiens qui nous accompagnent de leurs aboiements. Nous nous renseignons auprès de cet homme, qui nous répond sans même lever la tête. Nous ne semblons pas les bienvenus dans ce recoin désolé et lugubre. Nous partons à la recherche d’un point de chute pour la nuit. Le soleil décline, et la fraîcheur arrive rapidement à plus de 3600 mètres. Un enclos de pierre à quelques centaines de mètres devrait offrir une assez bonne protection contre le vent. Je traverse à vélo des zones dures pour y jeter un coup d’œil. En regardant par-dessus le mur de pierre, assez haut, je suis aussi surpris que les deux habitants du lieu, qui sont deux gros cochons. Il n’est pas question de leur disputer l’emplacement ! Nous cherchons chacun de notre côté parmi les maisons en ruine, mais toutes sont de véritables dépotoirs et bien souvent elles servent de lieu d’aisance. Vu l’état des lieux, il doit y avoir du passage, car à part l’homme taciturne interrogé pas âme qui vive ici. Nous finirons par installer nos tentes à l’abri d’un mur sur un replat. Comme chaque fois que nous bivouaquons Jean prépare le repas constitué d’une soupe et d’une platée de nouilles. Alain et moi, par flemme, nous nous satisferions de grignoter quelque chose de froid. Mais il faut bien reconnaitre qu’un repas chaud c’est mieux ! Ces victuailles chaudes vite englouties, nous nous blottissons dans nos sacs de couchage, à l’intérieur de nos abris chahutés par le vent. Heureusement, ce dernier, comme d’habitude, va se calmer peu de temps après l’arrivée de la nuit. Nous passerons une longue nuit presque paisible. En effet plusieurs camions surgis de nulle part nous réveilleront de temps à autre. Heureusement que nous sommes bien serrés contre un mur. Mystère de ces régions presque désertiques où en pleine nuit une circulation improbable vient vous rappeler que vous n’êtes pas si loin de la civilisation.
Le jour se lève, l’air est immobile. Ce matin le lieu nous apparaît moins triste et hostile qu’hier soir. En effet, en fin de journée, la venue de l’obscurité avec un vent furieux, alors que nous sommes fatigués, donc plus sensibles aux basses températures, a un effet non négligeable sur le moral. On a donc tendance à voir les choses de façon plus lugubre. Cette nuit, le froid n’a pas été très intense, quelques degrés en-dessous de zéro. Le soleil se lève sur le salar, spectacle magnifique. Nous déjeunons et enfourchons rapidement nos montures. Nous sommes toujours sur notre langue de terre qui est de plus en plus étroite. Nous essayons de prendre pied sur le salar, mais le premier essai n’est pas le bon. Enfin nous voilà sur le grand tapis blanc. Au début tout va pour le mieux, un vrai billard. Selon les endroits le sel a des aspects différents mais le roulement est facile. Puis des changements apparaissent. Un peu à la manière d’une calotte glacière, où des plaques se chevauchent, ce qui freine considérablement l’avancement. Mais nous ne voyons pratiquement pas de traces de véhicules. Nous progressons de la sorte en direction du sud, pour le moment en descendant un immense bras de sel de quelques vingt kilomètres de large. Nous arrivons au bout de cette ramification et l’immensité plate s’étale devant nous. Sur notre droite l’horizon disparaît au-delà de cet infini blanc. Que la sensation est étrange de pédaler dans cet univers plat et blanc, duquel aucun bruit ne monte. Seul le craquement des concrétions salines qui s’écrasent sous nos roues apporte un léger fond sonore. Les aspects que prend la surface de ce sol pétrifié varie à l’infini ou presque, du billard lisse jusqu’au moutonnement en vaguelettes, toute une série de variations s’offrent à nous. Parfois sur quelques mètres et d’autres fois sur quelques kilomètres. Nous apprenons à découvrir un nouveau monde. Mais toujours nous arrivons à rouler au moins à dix ou quinze kilomètres à l’heure. Pour nous ce n’est pas mal, car nous avons expérimenté les trois kilomètres à l’heure de moyenne en développant des efforts considérables. Donc tout va pour le mieux. Nous distinguons un véhicule loin sur notre droite. Nous ne nous risquons pas à estimer la distance, tout est tellement trompeur. On dirait un camion haut perché. Nous interceptons une trace dure, qui manifestement est un axe de passage. Nous la suivons et arrivons à la hauteur du véhicule arrêté. Il s’agit d’une voiture. Les deux occupants en sont descendus, car ils sont en panne d’huile au beau milieu de cette étendue. Ils nous en demandent. A part nos petites burettes pour graisser nos chaînes, nous ne pouvons rien leur offrir. Il faut quand même le faire, venir tomber en panne dans un endroit pareil… La route sur laquelle nous nous trouvons prend une direction bien à l’est. Le chemin le plus court pour nous consiste à partir pratiquement plein sud pour aller intercepter une piste qui borde le salar au sud. Après concertation nous décidons de prendre cette direction au plus court. Comme c’est étrange, le bord semble tout proche, alors que les informations que nous avons corroborées par la carte nous disent qu’il y a au moins trente kilomètres. Mais si nous avançons correctement nous sortirons du salar dans trois heures maximum. Mais voilà, les choses vont se gâter. Le sol devient mou, la vitesse tombe vers les cinq à l’heure puis nous sommes obligés de mettre pied à terre et de pousser nos engins lourdement lestés. Les vélos ne sont vraiment pas conçus pour être poussés. Dans cet espace immense où la vue porte si loin, se traîner comme des limaces en poussant donne une réelle sensation d’immobilité. Tous les repères auxquels nous pouvons raccrocher notre regard se trouvent à des dizaines de kilomètres. Vers midi, nous faisons une halte sur un petit bout de terre de quelques dizaines de mètres carrés perdu au milieu de cette surface blanche, éclatante au soleil. Jean fait une platée de pâtes, nous consommons l’eau de cuisson, car nous sentons bien que le piège du salar risque de se refermer sur nous, alors que nos réserves sont faibles. Après le repas, alors qu’il fait une petite sieste, je pars sonder les environs pour essayer de trouver la route la moins difficile, ou plutôt la moins molle. Plein est, je suis une trace d’animaux, sans doute un troupeau de lamas, ce qui me permet de rouler sur un ruban d’une dizaine de centimètres permettant un avancement rapide. Mais après quelque distance je viens butter sur un marais. Voilà pourquoi ça et là des touffes d’herbes apparaissaient, juchées sur de petits monticules de terre. La progression devient impossible. Je rejoins mes camarades et fais un essai plein sud. C’est mou mais en poussant la progression reste possible. Nous décidons d’insister dans cette direction, en espérant que nous ne serons pas arrêtés par des zones marécageuses. De plus avec la chaleur de la journée, des mirages apparaissent et nous avons réellement l’impression d’être entourés de grandes masses liquides. L’impression est inquiétante, car l’illusion prend des airs de réalité. Nous allons pousser durant encore quinze kilomètres, en alternant sel et sable. Lorsque ce dernier prend des teintes sombres nous sommes piégés par un matériau, dans lequel les vélos s’enfoncent parfois jusqu’au moyeu. Dans ce cas, il nous faut quasiment les porter et alors nous enfonçons jusqu’aux chevilles. Et dans cette immensité où tout nous apparait si proche, mais en réalité où tout se trouve très loin, nous avons une vraie impression d’immobilité. Nous commençons à nous demander si nous allons nous sortir de ce traquenard avant la nuit. Depuis mon retour en France j’ai lu des récits de personnes qui s’étaient perdues dans ce coin. Manifestement elles n’avaient pas persévéré à garder le cap plein sud. Pour ma part je commence à me poser la question, mais je me dis qu’au rythme de trois kilomètres à l’heure, nous pouvons faire une bonne distance avant la nuit qui n’arrivera que vers les vingt heures. Plus le soir se rapproche, plus je me sens motivé pour savoir si nous sommes en mesure de sortir par ce côté. Je suis prêt à marcher tant que c’est possible, même si la nuit arrive. Mais ce n’est pas le cas de Jean qui commence à envisager un bivouac. Cette incertitude m’enlève toute envie d’arrêt avant de savoir si nous sommes capables de passer. Le sel commence à céder la place à la terre de façon plus régulière. Nous arrivons même à remonter sur nos vélos le long d’une minuscule sente d’animaux. Puis nous coupons des traces de véhicules. Le bord ne doit plus être très loin. D’après ma carte un chemin borde la partie sud du salar. Nous n’avons vu aucun mouvement. Ils sont facilement visibles même de loin, car les véhicules soulèvent de grands nuages de poussière. Jean pense que le chemin ne passe pas là. Si c’est le cas nous sommes dans de beaux draps. Vers dix neuf heures nous sentons que nous approchons de la sortie de ce piège. Là-bas, loin sur la droite un nuage de poussière. Un véhicule ! Manifestement il longe le salar. Le chemin est bien là. Je pousse un ouf de soulagement. Effectivement nous sortons. Le camion passe à quelques centaines de mètres de nous. Le chauffeur freine et nous regarde de loin, sans doute intrigué, car la traversée par cet endroit ne doit pas être très fréquente. Nous trouvons une zone plate. A deux kilomètres se trouve un petit village perché. Pendant que mes camarades installent les tentes, je pars à sa rencontre dans l’espoir de ramener de l’eau. Je le rejoins assez facilement, bien que j’aie à pousser dans le sable sur les cinq cents derniers mètres. Il est habité et comme par miracle, un robinet prodigue une eau claire et fraîche. Je reviens avec mes bouteilles pleines, ce qui nous permettra un bivouac confortable. Nous sommes vraiment contents d’être sortis de ce « guêpier ». En regardant au nord nous distinguons très nettement la montagne le long de laquelle nous sommes descendus hier pour rejoindre le salar. Elle est à plus de soixante dix kilomètres, cela paraît à peine croyable, et pourtant le compteur et la carte donnent la même indication.
Assister à la venue de la nuit dans ces lieux retirés est un spectacle fascinant. Le ciel prend des teintes rouges qui contrastent avec le sombre des grandes montagnes en contre-jour. On imagine bien de la sorte les grands espaces préhistoriques seulement peuplés de dinosaures. De plus le vent s’en donne à cœur joie comme chaque soir. Cette nuit je vais bien dormir et le lendemain me réveiller vers les sept heures, alors qu’il fait déjà bien clair, ce qui est exceptionnel.
Le matin, une fois encore l’air est immobile, le silence absolu, presque assourdissant. J’ai envie de retenir mon souffle pour ne pas troubler l’esprit du lieu et rompre l’enchantement. Je pars me promener à pied sur nos traces de la veille, que je ne retrouve pas dans cette immensité. Quelques gros oiseaux s’envolent à mon approche. Une petite rivière, qui court au milieu du sel est en partie gelée, il n’a pas du faire bien chaud cette nuit! De retour aux tentes, je constate que la grosse bouteille d’eau que j’ai oubliée sur mon porte-bagages est un énorme glaçon de plusieurs litres. Heureusement que le contenant est en plastique ! Le changement de température est rapide. Une demi-heure après l’apparition du soleil le thermomètre reprend une vingtaine de degrés.
Aujourd’hui nous espérons une étape facile, en effet une trentaine de kilomètres nous séparent de la petite ville de Llica, point d’entrée du salar d’Uyuni. Les deux kilomètres que j’ai effectués sur cette piste hier pour aller chercher de l’eau m’ont permis de constater qu’elle était en très bon état. Mais je ne l’ai empruntée que sur deux kilomètres. La suite sera toute différente, en effet l’empire du sable va reprendre et nous allons nous battre à pied contre un terrain qui ne nous laissera aucun répit. Généralement les pistes sablonneuses que nous avons expérimentées jusqu’à présent, présentaient des zones non praticables, mais elles alternaient avec de grandes zones où nous pouvions enfourcher nos vélos. Mais là, non, les parties « roulables »sont quasi inexistantes, et sur quatorze kilomètres nous allons pousser dans un sable qui nous retient comme de la colle. Je maudis cette piste, et l’étape supposée facile se transforme en véritable calvaire, surtout après la gigantesque séance de poussage d’hier.
Lorsque nous arrivons au village de Challacollo, Jean décide de voir si ce village possède un restaurant. Lorsqu’il y pénètre, un pick-up en sort. Je me précipite à grands renforts de gestes, pourvu qu’il m’attende. Le chauffeur m’a remarqué et je cours littéralement, mon vélo à la main. Contrairement à Jean qui lui avait demandé s’il y avait de quoi se restaurer, moi je suis intéressé par sa destination. Il va à Llica, chance ! Immédiatement je lui demande s’il peut me charger avec mon vélo, Alain y est immédiatement favorable. Jean quant à lui est plus réticent, considérant que c’est un peu trahir l’esprit du cyclotourisme. Pour ma part, je considère que pousser son vélo dans le sable, c’est comme naviguer avec une bassine, un engin pas du tout adapté à son emploi. Enfin de compte nous finissons tous les trois sur la plate-forme du véhicule en compagnie d’un couple de vieux Indiens. Les quinze kilomètres nous séparant de Llica nous les parcourons en une demi-heure. Vu l’état de la piste, à vélo il nous aurait bien fallu au minimum quatre heures, avec la grosse chaleur qui montait, nous en aurions vraiment bavé. A treize heures nous sommes installés dans un restaurant sympathique devant une belle assiette de poulet au riz, que je savoure sans remords ni regrets. Alain ne semble pas avoir plus d’états d’âme que moi, ce qui n’est pas le cas de Jean. Je sens dans son regard une forme de reproche. Nos conceptions divergent quelque peu. Je roule avant tout pour le plaisir, les calvaires interminables, je n’en raffole pas. Pousser son vélo, sans aucun espoir de pouvoir rouler sur la moindre parcelle, ne m’attire pas spécialement et si je peux m’en dispenser je n’hésite pas.
Cette petite ville de Llica est étonnante, comme toutes les agglomérations boliviennes ; des maisons basses qui se serrent dans des rues en pente, avec quelques épiceries toutes semblables qui offrent un choix restreint de nourriture. De ces petites villes se dégagent quiétude et nonchalance. Et toujours à proximité ou sur la « plaza des armas » l’église toujours originale et de couleur vive rappelle que le catholicisme tient une place importante. Une petite auberge nous accueille, le patron est particulièrement bienveillant et attentif à nos demandes, bien que l’établissement soit spartiate. La douche se matérialise par un seau d’eau au milieu de la cour. Heureusement que je n’éprouve plus le besoin de me laver systématiquement. Quelques centilitres pour les endroits vitaux et pour ma part, je fais attention de toujours m’essuyer à la mode musulmane, ce qui est beaucoup plus hygiénique que le papier nommé mal à propos hygiénique.
Une fois bien installés et ayant fait un peu de lessive, je commence à m’inquiéter de l’étape du lendemain, le fameux salar d’Uyuni, le plus vaste du monde. En regardant les chiffres, Coipasa 2100 km2 et Uyuni 12 500, je prends un peu peur, cela fait six fois plus grand. Cette première traversée nous a déjà pas mal étonnés pour ne pas dire impressionnés, j’ose à peine imaginer ce que ce sera sur Uyuni. Avec Alain je pars à pied vers la sortie de la ville essayer de repérer le chemin d’accès au salar. D’un promontoire au niveau des dernières maisons nous avons un excellent point d’observation. A nos pieds s’ouvre un immense espace, duquel surgissent dans le désordre des pics d’origine volcanique. Que c’est immense ! Là, il n’est pas question de voir de l’autre côté. Ma première impression consiste à me dire : mais par où va-t-on bien passer ? Puis nous continuons à marcher et interrogeons un homme qui nous indique le chemin qui donne accès au salar. En effet tout est tellement gigantesque, que nous voyons bien des grands espaces plats mais pas de sel. Cela signifie que ce que notre regard embrasse ce sont les abords de cette mer immobile. Je fais vite la relation avec Coipasa et j’en déduis que les dimensions ne sont pas à la même échelle. Nous avons identifié clairement la route qui nous y conduira, le lieu ne nous livrera pas d’autre indice. Nous retournons en ville boire une bière, dans ce qui est plutôt une épicerie qui vous offre un siège, qu’un bar à proprement parler. Le propriétaire va nous donner quelques indications supplémentaires très intéressantes et qui pour une fois se révéleront parfaitement exactes. La piste passe juste au nord de l’île du Pescado et puis se dirige directement sur celle d’Incahuasi. D’après nos informations la première île est visible au moment ou la piste arrive au salar, il suffit donc de la prendre en ligne de mire, sur la seconde il y a de quoi se restaurer. Donc notre but pour demain consistera à atteindre ce deuxième lieu. J’ai aussi pu observer que le volcan Tunapa, haut de 5321 mètres, donc 1700 mètres au-dessus du salar, pointe comme un phare immense qui sera en mesure de nous indiquer un point de repère au nord durant une grande partie de notre traversée.
Forts de tous ces renseignements, ayant récupéré Jean, nous partons dîner tous les trois dans un petit local tenu par une Indienne. Elle nous propose un excellent poulet grillé. Durant le repas des bruits de musique. Nous allons voir sur le pas de la porte et la stupéfaction nous cueille. Des foules arrivent presque au pas cadencé, descendant en rangs compacts les rues rectilignes. Mais d’où sortent tous ces gens ? Par groupe d’une centaine de personnes, ils arborent des tenues différentes, égayées de lampions et lumières parfois accrochées en haut d’antennes, qui balancent au gré du pas. Les participants de l’un des groupes portent comme un sac à dos, fait d’une petite caisse cubique dans laquelle une bougie tient lieu de lampion. Sur la face arrière de ce sac à dos, la photo très célèbre du CHE, qui, nous l’avons constaté, reste très populaire en Amérique du Sud. Et pour entretenir le rythme, les orchestres, je dis bien les orchestres, car ils sont au moins au nombre de trois, sont répartis tout au long du cortège. Dans ces pays ce qui m’a le plus surpris, ce sont ces défilés festifs quasi permanents. Le spectacle est vraiment étonnant et nous restons médusés à regarder passer dans la nuit cet étrange mais très sympathique cortège. On nous explique qu’il s’agit de l’anniversaire de Potosi. S’agit-il de la ville ? Nous n’en saurons pas plus.
Nous décidons d’un départ très matinal, malgré le froid. Dès sept heures nous sommes en route. La ville est vite traversée, nous passons le poste militaire qui en contrôle l’entrée. La piste sur douze kilomètres va nous servir de prélude à ce site unique. Nous le voyons s’ouvrir devant nous, son immensité toujours plus présente. Pas de véhicule en vue. Est-ce que ce sera aussi désert que Coipasa ? Normalement non. Si, de la poussière monte de la piste en provenance du salar. Un camion nous croise, je fais signe au chauffeur qui s’arrête. Je lui demande confirmation que nous roulons bien sur la bonne piste, et m’assure que l’île que je crois être celle du Pescado est vraiment la bonne. Il me le confirme. En effet, cette île sort comme un point minuscule qui semble danser sur cette surface plane. Elle est située exactement à quarante huit kilomètres du bord du salar, indication qui me sera donnée par mon compteur. Comme pour Coipasa, une piste surélevée sur quelques kilomètres donne accès au sel dur. Nous y voilà. Gigantesque ! D’ouest en est notre traversée va exactement faire 145 km. Aujourd’hui nous en parcourrons 72 et demain 73.
Le soleil est bien en face à l’est. Notre volcan balisant le nord nous domine, l’île du Pescado est bien identifiée, on peut y aller. La direction à prendre est sud-est. La piste que nous suivons part dans la bonne direction. Après une quinzaine de kilomètres elle s’incurve vers le nord. Une discussion s’engage entre nous. Je suis partisan de garder le cap et de ne pas suivre la piste qui semble un vrai boulevard. En effet, je crois qu’elle part sur le village de Tahua au pied du volcan Tunapa, ce qui n’est vraiment pas notre route, car notre traversée doit nous conduire presque plein est. Nous restons donc sur une trace dans la direction de l’île du Pescado. Mais elle n’est pas bien marquée et de plus à part le camion pas un véhicule. Un petit doute subsiste en moi. Mais sur la droite de notre piste il me semble en voir une autre. Je la rejoins en coupant à travers le sel, qui est très roulant, presque autant que les chemins tracés par les véhicules ; Donc je rejoins cette autre piste, qui est une vraie autoroute lisse et dure. Elle pointe directement sur l’île qui nous sert de balise. Mes doutes commencent à s’estomper. Nous roulons à vive allure, aux environs des 25 à l’heure. A l’est l’étendue de sel disparaît dans le néant. Au sud et au nord d’immenses montagnes en dessinent les contours lointains. Epoustouflant. Je m’arrête et tourne sur moi-même complètement subjugué par ce spectacle quasi irréel. Nous sommes seuls, nous ne verrons aucun véhicule jusqu’à l’île d’Incahuasi. Je suis dans le site le plus exceptionnel et étrange qu’il m’ait été donné d’admirer. Le fait de s’y trouver seul et à vélo, en quelque sorte assez vulnérable donne à l’endroit une dimension véritablement extraordinaire. Se trouver à bicyclette en ce lieu est une expérience inimaginable, qui fait monter des émotions fortes, difficiles à décrire. Toute une foule de photos vues et de reportages lus me viennent à l’esprit. En particulier une photo de la couverture de la revue trimestrielle « carnets d’aventure », sur laquelle on voit au beau milieu du salar trois beaux gaillards blonds et nus, qui cachent leur pudeur, chacun derrière une sacoche de vélo de couleur vive. Elle m’avait beaucoup plu, car outre le côté esthétique indéniable de tous les éléments de la photo, les trois compères rayonnaient de joie. Mais une polémique avait éclaté et les purs et durs, peut-être un peu puritains rigides en avaient fait le reproche à la rédaction, qui avait à mon sens su répondre habilement et très diplomatiquement.
Encore une fois les distances sont gigantesques et la vue porte au-delà. L’île du Pescado grossit, de point elle devient objet allongé un peu à la manière d’un gros poisson. Et puis tout là-bas dans le néant entre blanc du sel et bleu du ciel, un point noir émerge de la piste. L’île d’Incahuasi pointe le bout de son nez. Nous passons au large de la première, exactement quarante huit kilomètres du bord. Maintenant la seconde va se rapprocher lentement et le compteur indiquera vingt quatre kilomètres de plus. L’euphorie qui m’habite annihile la notion de temps et je n’ai vraiment pas l’impression de parcourir de telles distances. De plus lorsque je me retourne je vois en prenant des repères sur les montagnes, assez précisément le lieu où nous sommes entrés sur le sel. Comment imaginer que c’est si loin. D’autres étapes nous avaient demandé beaucoup plus d’efforts et de temps pour un kilométrage bien inférieur !
Incahuasi grossit et la piste arrive droit dessus. Nous constatons qu’il y a pas mal de mouvements. Nous y voici. Comme c’est étrange, les véhicules 4x4 viennent se garer comme des bateaux viennent à l’attache à l’île verte à la Ciotat ou au banc d’Argun sur le Bassin d’Arcachon. D’autant plus étonnant qu’au beau milieu de l’île se dessine comme un petit golfe, en bordure duquel les voitures se garent sagement. Nous passons du désert à la foule. J’aime bien, cela présente un petit côté réconfortant que je ne saurais expliquer. Dans deux jours je vais parcourir le salar dans un autre sens et cette fois en voiture. Ce sera une autre expérience, mais il est vrai que le vélo représente le moyen le plus adapté pour se faire un immense plaisir et ressentir toute la grandeur du lieu. Je constate qu’il y a beaucoup de Français. Partout où je suis allé ces dernières années le pourcentage de français était important. Alors que j’ai souvent entendu dire que les Français étaient un peuple qui ne voyageait pas beaucoup, je ne trouve pas.
Nous accostons, Alain et moi. Jean est déjà arrivé depuis un certain temps. Que cet endroit est étonnant, îlot perdu dans cette immensité. Les cactus candélabre ont colonisé le lieu. Ce sont de véritables arbres qui montent jusqu’à dix mètres. Les plus vieux sont millénaires. Nous allons déjeuner au restaurant. Bien évidemment les prix sont bien plus élevés que ceux dont nous avons l’habitude en Bolivie, mais cela reste cependant bon marché. On nous apporte le grand livre des voyageurs à vélo, qui tous mettent un mot ou couvrent deux pages. Ils y ont ajouté de nombreuses photos ou des schémas de leur périple. Je constate que nombreux sont ceux qui sont passés par ce point quasi obligé du cyclotourisme au cours d’une traversée des deux Amérique de l’Alaska à la terre de Feu. Nous découvrons qu’étant venus à bicyclette, nous aurons le privilège de pouvoir dormir sur place, alors que ceux qui sont venus en voiture n’auront pas ce privilège.
Le soir arrivant, les visiteurs véhiculés désertent les uns après les autres, et nous nous retrouvons seuls en compagnie des neuf Indiens qui demeurent ici, afin de gérer le flux touristique. Avec le départ des touristes, la chaleur s’en va aussi. La luminosité aveuglante diminue, l’espace environnant devient plus hostile. Les pierres et la flore de l’île semblent se métamorphoser, changeant de couleurs à la manière d’un caméléon. Les grandes étendues blanches prennent des tonalités plus roses, un peu pastel. Dans le lointain la jonction entre le sel et le ciel s’éteint progressivement dans des teintes bleu profond. Le froid et le vent ajoutent une touche sévère au tableau. Le soleil, pour sa part, dans un dernier effort allume et incendie les nuages épars d’un rouge vif qui fait ressortir la multitude de plans de montagnes qui s’enchevêtrent jusqu’à l’infini. Je pars seul marcher sur le salar, alors que la nuit étend son mystère. Que l’impression est forte ! A part les rafales de vent, plus aucun bruit ne perturbe le lieu. On pourrait se croire sur une calotte glaciaire perdu quelque part au pôle nord ou sud. Un même lieu à différentes heures de la journée, dans différentes conditions, avec plus ou moins de monde et l’impression est totalement modifiée, on pourrait se croire dans des endroits très différents. Ce soir, que cette immensité bordée de pics innombrables m’impressionne dans cette obscurité qui prend possession de l’espace ! Presque à contrecœur je rejoins l’île et mes camarades.
Le local qui nous est attribué pour une somme modique est spartiate, mais la vue sur le salar par une grande baie vitrée est absolument sublime. Il est des moments dont on se souvient longtemps, eh bien ce petit refuge me laissera un souvenir durable. Nous aurions aimé que d’autres cyclistes nous rejoignent pour cette nuit. Mais nos espoirs seront déçus, bien que nous ayons estimé à la lecture du livre d’or qu’un jour sur deux, des adeptes du vélo, venant du monde entier, passaient par là.
Au matin, je monte au sommet de notre petite île volcanique, afin d’admirer l’apparition du soleil dans ce décor grandiose. Malheureusement une légère brume atténue la grandeur du spectacle. En effet, la lumière solaire lorsqu’elle apparaît tout là-bas à l’est derrière des montagnes situées à une centaine de kilomètres, balaie cette immensité plate et blanche, d’ouest en est, en l’éclairant graduellement. Mais le phénomène sera ténu du fait de la diffusion à travers les légers nuages perturbateurs. Dommage, mais le spectacle n’en est pas moins saisissant. Je reste depuis hier après-midi comme hypnotisé devant cette immensité magique que je contemple du haut de ce tertre peuplé de cactus géants. Je redescends, nous petit-déjeunons et repartons pour notre deuxième étape sur la plus grande étendue de sel du monde.
Le plaisir est aussi intense que celui éprouvé la veille. On avance rapidement sans effort et de toutes parts cette immensité blanche bordée, très loin de pics et de volcans, qui se pressent et se chevauchent dans des baies et des golfes géants, dont on discerne à peine les contours à l’infini. Par endroits n’étant pas sûr d’être sur la piste la plus directe, je fais des baïonnettes vers la droite afin d’intercepter d’autres routes. Au cours de ces manœuvres, je foule de mes roues un sel vierge de toute trace. Je vois mes deux camarades de profil loin là-bas qui se découpent comme deux minuscules insectes dans ce décor de géants. La fascination joue à fond.
Mais tout a une fin, l’extrémité du salar se rapproche et les soixante treize kilomètres sont parcourus trop vite. Il est des endroits dont on ne veut plus s’échapper, pris par un charme puissant. Un peu avant la sortie, un hôtel de sel. Nous nous y arrêtons. Quelques véhicules y stationnent. Nous sommes un peu l’attraction lorsque nous nous approchons. Bien que ces gens soient sympathiques et de plus parlent pour certains, bien notre langue, j’ai un peu la sensation d’être un singe malin que l’on regarde ; j’attends le moment où l’on va me lancer des cacahuètes. Je me rends compte qu’être touriste à pied parmi les touristes, donc incognito ne me dérange pas du tout, mais avec mon vélo cela me particularise trop et me gêne. Autant au cours des deux semaines précédentes à travers les zones désertiques ignorées du tourisme, je me suis senti bien, autant maintenant que nous arrivons dans ces parages très touristiques, j’ai envie d’abandonner mon vélo.
La sortie du salar est balisée comme l’entrée par une véritable route, large et cabossée sur laquelle de nombreux véhicules soulèvent une poussière dense qui nous titille sérieusement les muqueuses. Encore vingt sept kilomètres d’une piste absolument horrible, tôle ondulée, sable, bosses en tous genres et nous arrivons dans la ville d’Uyuni, que les guides décrivent comme vilaine et sans intérêt. Nous, nous la trouvons sympathique et animée, et son climat soi-disant rude, nous apparaît comme amical, sans doute nos organismes se sont habitués aux conditions rudes depuis trois mois que nous arpentons les Andes à vélo. En ce qui me concerne, je viens d’effectuer la dernière étape sur ma monture, cent kilomètres exactement. En effet, je vais continuer le voyage par des moyens mécaniques. Mais ces 4000 kilomètres à vélo ont été tellement intenses qu’ils m’apparaissent comme dans un rêve. Ai-je vraiment vécu ces trois derniers mois ? Et dans ce rêve, le summum réside dans les trois dernières semaines, dont je reparlerai, avec le bouquet final que je viens de vous narrer, Coipasa et Uyuni.
Ces deux immenses étendues de sel situées à plus de 3600 mètres d’altitude, la première s’étendant sur 2100 km carrés et la seconde sur 12 500, sont des curiosités naturelles universellement connues. Le salar de Coipasa est moins couru que celui d’Uyuni, en effet ce dernier est la plus grande étendue de sel au monde. Ces deux mers de sel sont de grande ampleur, et j’ai constaté que sur Google Earth, alors que l’Amérique du Sud est encore entièrement affichée à l’écran, eh bien deux taches blanches sont déjà visibles.
Au cours de notre périple à travers l’Amérique du Sud à vélo, ce passage est l’un des morceaux de choix. C’est avec un peu d’appréhension que nous allons nous y engager. Nos recherches nous ont permis d’obtenir de nombreux renseignements pas toujours concordants, de plus les cartes que nous avons deux chiliennes et une bolivienne ne donnent pas les mêmes renseignements, n’indiquent pas les mêmes routes, des villages différents, et lorsqu’ils sont positionnés en un même lieu, souvent les noms différent. Tout cela ne fait qu’augmenter le mystère d’une région qui apparaît étrange. Le trajet est long, nous l’estimons à plus de trois cents kilomètres, si toutefois, nous réussissons à passer au plus court. Dans le cas contraire il faudra rajouter une centaine de kilomètres.
Donc fort de tous ces renseignements et de toutes ces incertitudes, notre curiosité et notre envie de découvrir ces particularités de la nature ne sont que plus fortes. Notre première vision des ces lieux étranges se présente alors que nous terminons la traversée des parcs nationaux du nord Chili. Lorsque la piste amorce la descente finale sur la ville frontière de Colchane, là-bas dans le lointain de l’autre côté en Bolivie je distingue une mince trace blanche nord sud bordée par un grand volcan à l’est. La vue porte loin, très loin, ce volcan doit bien se situer à cinquante kilomètres, mais cela ressemble exactement à ce que représente ma carte du Chili, bien qu’elle ne soit pas très détaillée, en effet échelle 1/ 2 000 000. Imaginez déjà ce que l’on voit sur une carte au 1/ 1 000 000 de la France ? On ne s’en sert pas pour faire de la topographie, mais uniquement pour suivre des routes. En Amérique du Sud, les dimensions de toute chose sont tellement grandes, que l’on pourrait comparer ce que montre ma carte avec une carte au 1/25000 d’un lac des Pyrénées ou des Alpes. La différence, c’est que le lac que je vois fait plus de 2000 km carrés et que le volcan qui le domine culmine à cinq mille mètres et que sa circonférence doit faire une centaine de kilomètres. Tout est vraiment disproportionné comparativement à l’Europe. Aussi la vision est déconcertante, car un relief que l’on perçoit comme proche peut facilement se trouver à 70 kilomètres, voire plus. A la découverte de ce salar, ces notions de distance je les avais déjà bien intégrées depuis plus de deux mois que nous roulions à travers les Andes. Donc cette première vision du salar, ne nous donne pas une réelle idée de ses dimensions, en effet au sud je distingue des reliefs qui de toute évidence marquent la fin de l’étendue de sel. Mais ne nous y trompons pas ces montagnes, délimitant la frontière méridionale du salar se situent à plus de cent kilomètres de mon point d’observation.
Alors que nous contemplons ce spectacle, nous ne savons pas encore si nous pourrons couper au plus court pour rejoindre cette mer immobile qui se drape dans un lointain indistinct. Nous pensons devoir remonter très au nord chercher une piste qui nous ramènera à l’entrée de cette étendue de sel. Pour le moment, rejoignons la ville de Colchane et essayons de nous renseigner. Il s’agit d’une petite ville frontière immobile au milieu du désert. Les montagnes qui la dominent sont d’une grande beauté, en particulier au coucher du soleil, lorsque les multiples couches géologiques et les rejets volcaniques à base de soufre s’enflamment dans la lumière rasante et révèlent à ce moment privilégié toute leur palette de teintes.
Je pars m’informer chez les carabinieros. Ils ne me seront pas d’un grand secours, en effet ils me parlent de la partie chilienne du salar, mais ne savent ou ne veulent rien dire sur sa partie bolivienne, alors que seule cette dernière m’intéresse. Dommage, nos incertitudes ne seront pas levées.
Le lendemain nous repartons après une bonne nuit passée dans un hôtel, dont les propriétaires, un couple d’Indiens était particulièrement hospitalier. Les formalités douanières sont rapidement effectuées, et nous voilà en route pour le village de Pisiga en Bolivie. D’après la carte il se trouve à dix kilomètres de la frontière. Nous empruntons une magnifique route bétonnée en construction, donc déserte et fonçons vers notre destination. Après une quinzaine de kilomètres, pas de Pisiga. Nous réalisons alors qu’il s’agissait de la ville frontière. Mais nous ne ferons pas demi-tour. Dans l’état actuel de nos connaissances, nous ne pouvons aborder directement le salar qui se trouve à quelques kilomètres à notre droite et nous envisageons de remonter à Sabaya qui se trouve à une cinquantaine de kilomètres au nord et de là trouver une piste qui nous ramènera au salar en une trentaine de kilomètres supplémentaires. Donc si notre ravitaillement est pour le moment incomplet, ayant loupé Pisiga, nous aurons encore la possibilité de le compléter lors de notre passage à Sabaya. Mais je ne me résigne pas et si une possibilité se présente de couper pour rejoindre directement le salar et sa piste d’entrée il ne faut pas la louper, eau et ravitaillement risquant alors d’être courts. Je questionne un ingénieur travaillant sur la nouvelle route, ce dernier me fournit des indications relativement précises nous redonnant quelque espoir de pouvoir passer directement à travers le petit massif qui nous sépare du bord nord du salar.
Un chemin doit s’ouvrir deux kilomètres plus loin. Mais nous avons appris à nous méfier des indications données, qu’elles soient kilométriques ou qu’elles qualifient la difficulté des côtes rencontrées ou l’état du chemin. En effet les perceptions à bord d’un véhicule 4X4 et sur un vélo ne sont pas les mêmes. Donc un kilomètre plus loin, un chemin part sur la droite, bien que ce soit proche, il faut tester. Je vois un ouvrier sur le chantier de la route et lui demande. Sans hésiter il me certifie que le chemin mène là où nous voulons aller. Nous entamons la descente, quelques centaines de mètres plus bas une petite maison et le chemin se perd dans une carrière abandonnée. Un petit tertre dominant la région me permet de constater que s’il existe un accès il ne passe pas par là. Je scrute minutieusement les espaces qui s’ouvrent à nous. Le salar n’est pas très loin, mais que le terrain semble tourmenté et instable pour y accéder. Le pire ennemi du cycliste, le sable, règne en maître dans ces contrées. Donc en poussant nos vélos nous rejoignons la route. Je commence à me dire que nous ne couperons pas au détour de 80 kilomètres de piste. En effet la route magnifique en béton que nous suivons depuis une vingtaine de kilomètres a pris fin. Son avancement s’étant arrêté quelques kilomètres auparavant, les cailloux et la poussière ont remplacé cette belle surface lisse et roulante.
Un kilomètre plus loin, alors que je suis presque résigné, Jean voit une piste sableuse qui part dans la direction souhaitée. Nous partons sans conviction sur ce chemin rébarbatif et peu engageant. Rapidement nous devons pousser les vélos, bien que la pente en descente soit assez accentuée, mais le sable ne pardonne rien aux cyclistes. Quelques virages, et notre piste s’engage dans un vallon qui se dessine de plus en plus nettement. Un espoir que cela nous conduise où nous voulons ? Des traces de pneu de véhicules à moteur nous laissent penser que nous ne sommes pas dans une impasse. En effet si nous devions remonter ce chemin, il nous faudrait développer de sacrés efforts et peut-être se mettre à deux pour pousser les vélos, expérience que nous avons déjà vécue. Mais non la piste descend, parfois plus de trace de pneu, ce qui fait resurgir nos craintes d’erreur. Mais non, un peu plus loin elles réapparaissent et de plus elles semblent venir du bas, ce qui rallume tous nos espoirs. Cela fait plus de six kilomètres que nous poussons nos vélos. Je constate alors que le sol en dehors du chemin est plus solide et qu’il nous permet de rouler. Donc, nous voilà partis à louvoyer parmi une végétation rabougrie sur quelques centaines de mètres, ce qui est très appréciable comparativement au poussage épuisant dans du sable pulvérulent.
Nous atteignons un village, mais généralement il n’y a personne, cela fait maintenant plus de quinze jours que nous traversons des lieux identiques entre Chili et Bolivie. Aujourd’hui miracle, un homme se trouve devant l’une des maisons. Nous allons lui demander conseil. Il nous confirme qu’en suivant la piste qui part à l’est nous allons rencontrer dans une dizaine de kilomètres l’accès au salar. Il nous affirme même que l’état du chemin s’améliore, cependant il nous dissuade d’essayer de rejoindre au plus court le salar, à travers de grands prés rabougris sur lesquels paissent des lamas. C’est déjà pas mal, nous faisons nos comptes, cela fera une vingtaine de kilomètres au lieu des quatre vingt prévus. Nous pouvons même gagner une journée et bivouaquer ce soir au milieu du sel.
La pause casse-croûte est la bienvenue, même s’il s’agit d’un bout de pain avec un peu de thon de très mauvaise qualité, et nous reprenons notre chemin. L’état de la piste dans un premier temps n’est pas terrible et ne permet pas de rouler. Nous constatons qu’en restant dans les prés, certes ce n’est pas très confortable, mais nous pouvons pédaler. Un peu plus loin, nous découvrons de très fines pistes de quelques dizaines de centimètres de large, qui autorisent une vitesse dont nous n’avons plus l’habitude. En quelques mètres, nous prenons le coup pour rester sur ces très étroites bandes de roulement et ainsi nous gagnons plusieurs kilomètres.
Les contours de cette première étendue de sel nous dévoilent petit à petit leur immensité. Il est vrai que j’ai besoin de me référer à ma carte pour me persuader que les pics et volcans que je vois au sud sont à plus de soixante kilomètres, car nous allons parcourir cette étendue blanche sur cette distance. Donc le grand volcan que je distingue très nettement plein sud se dresse à plus de quatre vingt kilomètres, stupéfiant, c’est presque la distance Lyon Valence ! Il est rassurant de constater que nous garderons tout au long de cette traversée des repères qui nous éviteront de tourner en rond, car paraît-il la boussole ne fonctionne pas. Quant au GPS que je possédais, on me l’a volé au Pérou. Cependant, nous constaterons que la boussole donne une bonne indication sur les deux salars. Peut-être y a-t-il des points particuliers sur ces surfaces qui perturbent le champ magnétique de façon très locale? Les différents essais que j’ai effectués en relation avec le soleil ou des points topographiques caractéristiques m’ont donné des indications tout à fait conformes aux directions estimées.
Nous arrivons à un petit village en bordure de salar. Nous constatons que dans la partie nord-ouest de cette immensité il y a une activité liée sans doute à l’exploitation du sel. En effet de temps à autre des camions passent dans le lointain. Ce bourg est habité et un petit attroupement se forme autour de nous. Nos réserves étant assez faibles, il nous faut impérativement un complément au moins en eau. On nous vend péniblement une bouteille de coca cola que nous vidons dans la foulée. Mais nos bouteilles vides, nous pouvons les remplir au puits du village. Notre bilan hydrique se monte à un peu moins de vingt litres à trois. Si nous ne nous perdons pas, cela devrait suffire. En effet les différents renseignements semblent concorder, en matière d’approvisionnement en eau dans tous les villages rencontrés. Lorsque l’on voit l’aspect désertique de la région, on peut en douter. Mais nous aurons l’occasion de constater que c’est bien vrai. Même dans les villages déserts il y a un robinet qui fournit une eau claire fraîche et non salée, mystère des écoulements souterrains.
Les villageois nous indiquent une petite île, distante de dix kilomètres sur laquelle nous trouverons, paraît-il, un hébergement. Incroyable, ce ne sera même plus de l’aventure! Le vent de l’après-midi souffle avec son cortège de poussière. Durant ces trois mois de voyage, la poussière aura été notre lot quotidien. Pour nous en protéger nous allons essayer différents procédés : écharpe, masque de chirurgie, respiration retenue, mais rien ne sera vraiment efficace et nous respirerons de véritables bouffées de terre avec tous les inconvénients que cela génère au niveau du système respiratoire. Le grand air pur des montagnes et des régions inhabitées que nous attendions, nous ne l’avons jamais vu. Par contre, des nuages denses de poussière, soulevée par le vent ou les véhicules, nous ont accompagnés tout au long des milliers de kilomètres de piste.
Nous nous engageons sur le salar par une véritable route, large mais cabossée, très nettement marquée car surélevée par un remblai d’une bonne cinquantaine de centimètres. En effet, nous comprenons bien pourquoi il est nécessaire d’arriver par ce type d’accès aménagé. Autour tout est mou, sable et sel, et le vélo nécessiterait d’être poussé sur des distances infinies. Nous atteignons cette fameuse île, sans à vrai dire avoir vraiment mis le « pneu » sur le sel. Nous avons parcouru une longue langue de terre qui s’avance sur le salar. Que l’endroit semble désolé ! Quelques maisons abandonnées ou cadenassées résistent tristement aux assauts des bourrasques. Un être vivant en train d’ordonner des briques de terre est la seule présence vivante en dehors de deux chiens qui nous accompagnent de leurs aboiements. Nous nous renseignons auprès de cet homme, qui nous répond sans même lever la tête. Nous ne semblons pas les bienvenus dans ce recoin désolé et lugubre. Nous partons à la recherche d’un point de chute pour la nuit. Le soleil décline, et la fraîcheur arrive rapidement à plus de 3600 mètres. Un enclos de pierre à quelques centaines de mètres devrait offrir une assez bonne protection contre le vent. Je traverse à vélo des zones dures pour y jeter un coup d’œil. En regardant par-dessus le mur de pierre, assez haut, je suis aussi surpris que les deux habitants du lieu, qui sont deux gros cochons. Il n’est pas question de leur disputer l’emplacement ! Nous cherchons chacun de notre côté parmi les maisons en ruine, mais toutes sont de véritables dépotoirs et bien souvent elles servent de lieu d’aisance. Vu l’état des lieux, il doit y avoir du passage, car à part l’homme taciturne interrogé pas âme qui vive ici. Nous finirons par installer nos tentes à l’abri d’un mur sur un replat. Comme chaque fois que nous bivouaquons Jean prépare le repas constitué d’une soupe et d’une platée de nouilles. Alain et moi, par flemme, nous nous satisferions de grignoter quelque chose de froid. Mais il faut bien reconnaitre qu’un repas chaud c’est mieux ! Ces victuailles chaudes vite englouties, nous nous blottissons dans nos sacs de couchage, à l’intérieur de nos abris chahutés par le vent. Heureusement, ce dernier, comme d’habitude, va se calmer peu de temps après l’arrivée de la nuit. Nous passerons une longue nuit presque paisible. En effet plusieurs camions surgis de nulle part nous réveilleront de temps à autre. Heureusement que nous sommes bien serrés contre un mur. Mystère de ces régions presque désertiques où en pleine nuit une circulation improbable vient vous rappeler que vous n’êtes pas si loin de la civilisation.
Le jour se lève, l’air est immobile. Ce matin le lieu nous apparaît moins triste et hostile qu’hier soir. En effet, en fin de journée, la venue de l’obscurité avec un vent furieux, alors que nous sommes fatigués, donc plus sensibles aux basses températures, a un effet non négligeable sur le moral. On a donc tendance à voir les choses de façon plus lugubre. Cette nuit, le froid n’a pas été très intense, quelques degrés en-dessous de zéro. Le soleil se lève sur le salar, spectacle magnifique. Nous déjeunons et enfourchons rapidement nos montures. Nous sommes toujours sur notre langue de terre qui est de plus en plus étroite. Nous essayons de prendre pied sur le salar, mais le premier essai n’est pas le bon. Enfin nous voilà sur le grand tapis blanc. Au début tout va pour le mieux, un vrai billard. Selon les endroits le sel a des aspects différents mais le roulement est facile. Puis des changements apparaissent. Un peu à la manière d’une calotte glacière, où des plaques se chevauchent, ce qui freine considérablement l’avancement. Mais nous ne voyons pratiquement pas de traces de véhicules. Nous progressons de la sorte en direction du sud, pour le moment en descendant un immense bras de sel de quelques vingt kilomètres de large. Nous arrivons au bout de cette ramification et l’immensité plate s’étale devant nous. Sur notre droite l’horizon disparaît au-delà de cet infini blanc. Que la sensation est étrange de pédaler dans cet univers plat et blanc, duquel aucun bruit ne monte. Seul le craquement des concrétions salines qui s’écrasent sous nos roues apporte un léger fond sonore. Les aspects que prend la surface de ce sol pétrifié varie à l’infini ou presque, du billard lisse jusqu’au moutonnement en vaguelettes, toute une série de variations s’offrent à nous. Parfois sur quelques mètres et d’autres fois sur quelques kilomètres. Nous apprenons à découvrir un nouveau monde. Mais toujours nous arrivons à rouler au moins à dix ou quinze kilomètres à l’heure. Pour nous ce n’est pas mal, car nous avons expérimenté les trois kilomètres à l’heure de moyenne en développant des efforts considérables. Donc tout va pour le mieux. Nous distinguons un véhicule loin sur notre droite. Nous ne nous risquons pas à estimer la distance, tout est tellement trompeur. On dirait un camion haut perché. Nous interceptons une trace dure, qui manifestement est un axe de passage. Nous la suivons et arrivons à la hauteur du véhicule arrêté. Il s’agit d’une voiture. Les deux occupants en sont descendus, car ils sont en panne d’huile au beau milieu de cette étendue. Ils nous en demandent. A part nos petites burettes pour graisser nos chaînes, nous ne pouvons rien leur offrir. Il faut quand même le faire, venir tomber en panne dans un endroit pareil… La route sur laquelle nous nous trouvons prend une direction bien à l’est. Le chemin le plus court pour nous consiste à partir pratiquement plein sud pour aller intercepter une piste qui borde le salar au sud. Après concertation nous décidons de prendre cette direction au plus court. Comme c’est étrange, le bord semble tout proche, alors que les informations que nous avons corroborées par la carte nous disent qu’il y a au moins trente kilomètres. Mais si nous avançons correctement nous sortirons du salar dans trois heures maximum. Mais voilà, les choses vont se gâter. Le sol devient mou, la vitesse tombe vers les cinq à l’heure puis nous sommes obligés de mettre pied à terre et de pousser nos engins lourdement lestés. Les vélos ne sont vraiment pas conçus pour être poussés. Dans cet espace immense où la vue porte si loin, se traîner comme des limaces en poussant donne une réelle sensation d’immobilité. Tous les repères auxquels nous pouvons raccrocher notre regard se trouvent à des dizaines de kilomètres. Vers midi, nous faisons une halte sur un petit bout de terre de quelques dizaines de mètres carrés perdu au milieu de cette surface blanche, éclatante au soleil. Jean fait une platée de pâtes, nous consommons l’eau de cuisson, car nous sentons bien que le piège du salar risque de se refermer sur nous, alors que nos réserves sont faibles. Après le repas, alors qu’il fait une petite sieste, je pars sonder les environs pour essayer de trouver la route la moins difficile, ou plutôt la moins molle. Plein est, je suis une trace d’animaux, sans doute un troupeau de lamas, ce qui me permet de rouler sur un ruban d’une dizaine de centimètres permettant un avancement rapide. Mais après quelque distance je viens butter sur un marais. Voilà pourquoi ça et là des touffes d’herbes apparaissaient, juchées sur de petits monticules de terre. La progression devient impossible. Je rejoins mes camarades et fais un essai plein sud. C’est mou mais en poussant la progression reste possible. Nous décidons d’insister dans cette direction, en espérant que nous ne serons pas arrêtés par des zones marécageuses. De plus avec la chaleur de la journée, des mirages apparaissent et nous avons réellement l’impression d’être entourés de grandes masses liquides. L’impression est inquiétante, car l’illusion prend des airs de réalité. Nous allons pousser durant encore quinze kilomètres, en alternant sel et sable. Lorsque ce dernier prend des teintes sombres nous sommes piégés par un matériau, dans lequel les vélos s’enfoncent parfois jusqu’au moyeu. Dans ce cas, il nous faut quasiment les porter et alors nous enfonçons jusqu’aux chevilles. Et dans cette immensité où tout nous apparait si proche, mais en réalité où tout se trouve très loin, nous avons une vraie impression d’immobilité. Nous commençons à nous demander si nous allons nous sortir de ce traquenard avant la nuit. Depuis mon retour en France j’ai lu des récits de personnes qui s’étaient perdues dans ce coin. Manifestement elles n’avaient pas persévéré à garder le cap plein sud. Pour ma part je commence à me poser la question, mais je me dis qu’au rythme de trois kilomètres à l’heure, nous pouvons faire une bonne distance avant la nuit qui n’arrivera que vers les vingt heures. Plus le soir se rapproche, plus je me sens motivé pour savoir si nous sommes en mesure de sortir par ce côté. Je suis prêt à marcher tant que c’est possible, même si la nuit arrive. Mais ce n’est pas le cas de Jean qui commence à envisager un bivouac. Cette incertitude m’enlève toute envie d’arrêt avant de savoir si nous sommes capables de passer. Le sel commence à céder la place à la terre de façon plus régulière. Nous arrivons même à remonter sur nos vélos le long d’une minuscule sente d’animaux. Puis nous coupons des traces de véhicules. Le bord ne doit plus être très loin. D’après ma carte un chemin borde la partie sud du salar. Nous n’avons vu aucun mouvement. Ils sont facilement visibles même de loin, car les véhicules soulèvent de grands nuages de poussière. Jean pense que le chemin ne passe pas là. Si c’est le cas nous sommes dans de beaux draps. Vers dix neuf heures nous sentons que nous approchons de la sortie de ce piège. Là-bas, loin sur la droite un nuage de poussière. Un véhicule ! Manifestement il longe le salar. Le chemin est bien là. Je pousse un ouf de soulagement. Effectivement nous sortons. Le camion passe à quelques centaines de mètres de nous. Le chauffeur freine et nous regarde de loin, sans doute intrigué, car la traversée par cet endroit ne doit pas être très fréquente. Nous trouvons une zone plate. A deux kilomètres se trouve un petit village perché. Pendant que mes camarades installent les tentes, je pars à sa rencontre dans l’espoir de ramener de l’eau. Je le rejoins assez facilement, bien que j’aie à pousser dans le sable sur les cinq cents derniers mètres. Il est habité et comme par miracle, un robinet prodigue une eau claire et fraîche. Je reviens avec mes bouteilles pleines, ce qui nous permettra un bivouac confortable. Nous sommes vraiment contents d’être sortis de ce « guêpier ». En regardant au nord nous distinguons très nettement la montagne le long de laquelle nous sommes descendus hier pour rejoindre le salar. Elle est à plus de soixante dix kilomètres, cela paraît à peine croyable, et pourtant le compteur et la carte donnent la même indication.
Assister à la venue de la nuit dans ces lieux retirés est un spectacle fascinant. Le ciel prend des teintes rouges qui contrastent avec le sombre des grandes montagnes en contre-jour. On imagine bien de la sorte les grands espaces préhistoriques seulement peuplés de dinosaures. De plus le vent s’en donne à cœur joie comme chaque soir. Cette nuit je vais bien dormir et le lendemain me réveiller vers les sept heures, alors qu’il fait déjà bien clair, ce qui est exceptionnel.
Le matin, une fois encore l’air est immobile, le silence absolu, presque assourdissant. J’ai envie de retenir mon souffle pour ne pas troubler l’esprit du lieu et rompre l’enchantement. Je pars me promener à pied sur nos traces de la veille, que je ne retrouve pas dans cette immensité. Quelques gros oiseaux s’envolent à mon approche. Une petite rivière, qui court au milieu du sel est en partie gelée, il n’a pas du faire bien chaud cette nuit! De retour aux tentes, je constate que la grosse bouteille d’eau que j’ai oubliée sur mon porte-bagages est un énorme glaçon de plusieurs litres. Heureusement que le contenant est en plastique ! Le changement de température est rapide. Une demi-heure après l’apparition du soleil le thermomètre reprend une vingtaine de degrés.
Aujourd’hui nous espérons une étape facile, en effet une trentaine de kilomètres nous séparent de la petite ville de Llica, point d’entrée du salar d’Uyuni. Les deux kilomètres que j’ai effectués sur cette piste hier pour aller chercher de l’eau m’ont permis de constater qu’elle était en très bon état. Mais je ne l’ai empruntée que sur deux kilomètres. La suite sera toute différente, en effet l’empire du sable va reprendre et nous allons nous battre à pied contre un terrain qui ne nous laissera aucun répit. Généralement les pistes sablonneuses que nous avons expérimentées jusqu’à présent, présentaient des zones non praticables, mais elles alternaient avec de grandes zones où nous pouvions enfourcher nos vélos. Mais là, non, les parties « roulables »sont quasi inexistantes, et sur quatorze kilomètres nous allons pousser dans un sable qui nous retient comme de la colle. Je maudis cette piste, et l’étape supposée facile se transforme en véritable calvaire, surtout après la gigantesque séance de poussage d’hier.
Lorsque nous arrivons au village de Challacollo, Jean décide de voir si ce village possède un restaurant. Lorsqu’il y pénètre, un pick-up en sort. Je me précipite à grands renforts de gestes, pourvu qu’il m’attende. Le chauffeur m’a remarqué et je cours littéralement, mon vélo à la main. Contrairement à Jean qui lui avait demandé s’il y avait de quoi se restaurer, moi je suis intéressé par sa destination. Il va à Llica, chance ! Immédiatement je lui demande s’il peut me charger avec mon vélo, Alain y est immédiatement favorable. Jean quant à lui est plus réticent, considérant que c’est un peu trahir l’esprit du cyclotourisme. Pour ma part, je considère que pousser son vélo dans le sable, c’est comme naviguer avec une bassine, un engin pas du tout adapté à son emploi. Enfin de compte nous finissons tous les trois sur la plate-forme du véhicule en compagnie d’un couple de vieux Indiens. Les quinze kilomètres nous séparant de Llica nous les parcourons en une demi-heure. Vu l’état de la piste, à vélo il nous aurait bien fallu au minimum quatre heures, avec la grosse chaleur qui montait, nous en aurions vraiment bavé. A treize heures nous sommes installés dans un restaurant sympathique devant une belle assiette de poulet au riz, que je savoure sans remords ni regrets. Alain ne semble pas avoir plus d’états d’âme que moi, ce qui n’est pas le cas de Jean. Je sens dans son regard une forme de reproche. Nos conceptions divergent quelque peu. Je roule avant tout pour le plaisir, les calvaires interminables, je n’en raffole pas. Pousser son vélo, sans aucun espoir de pouvoir rouler sur la moindre parcelle, ne m’attire pas spécialement et si je peux m’en dispenser je n’hésite pas.
Cette petite ville de Llica est étonnante, comme toutes les agglomérations boliviennes ; des maisons basses qui se serrent dans des rues en pente, avec quelques épiceries toutes semblables qui offrent un choix restreint de nourriture. De ces petites villes se dégagent quiétude et nonchalance. Et toujours à proximité ou sur la « plaza des armas » l’église toujours originale et de couleur vive rappelle que le catholicisme tient une place importante. Une petite auberge nous accueille, le patron est particulièrement bienveillant et attentif à nos demandes, bien que l’établissement soit spartiate. La douche se matérialise par un seau d’eau au milieu de la cour. Heureusement que je n’éprouve plus le besoin de me laver systématiquement. Quelques centilitres pour les endroits vitaux et pour ma part, je fais attention de toujours m’essuyer à la mode musulmane, ce qui est beaucoup plus hygiénique que le papier nommé mal à propos hygiénique.
Une fois bien installés et ayant fait un peu de lessive, je commence à m’inquiéter de l’étape du lendemain, le fameux salar d’Uyuni, le plus vaste du monde. En regardant les chiffres, Coipasa 2100 km2 et Uyuni 12 500, je prends un peu peur, cela fait six fois plus grand. Cette première traversée nous a déjà pas mal étonnés pour ne pas dire impressionnés, j’ose à peine imaginer ce que ce sera sur Uyuni. Avec Alain je pars à pied vers la sortie de la ville essayer de repérer le chemin d’accès au salar. D’un promontoire au niveau des dernières maisons nous avons un excellent point d’observation. A nos pieds s’ouvre un immense espace, duquel surgissent dans le désordre des pics d’origine volcanique. Que c’est immense ! Là, il n’est pas question de voir de l’autre côté. Ma première impression consiste à me dire : mais par où va-t-on bien passer ? Puis nous continuons à marcher et interrogeons un homme qui nous indique le chemin qui donne accès au salar. En effet tout est tellement gigantesque, que nous voyons bien des grands espaces plats mais pas de sel. Cela signifie que ce que notre regard embrasse ce sont les abords de cette mer immobile. Je fais vite la relation avec Coipasa et j’en déduis que les dimensions ne sont pas à la même échelle. Nous avons identifié clairement la route qui nous y conduira, le lieu ne nous livrera pas d’autre indice. Nous retournons en ville boire une bière, dans ce qui est plutôt une épicerie qui vous offre un siège, qu’un bar à proprement parler. Le propriétaire va nous donner quelques indications supplémentaires très intéressantes et qui pour une fois se révéleront parfaitement exactes. La piste passe juste au nord de l’île du Pescado et puis se dirige directement sur celle d’Incahuasi. D’après nos informations la première île est visible au moment ou la piste arrive au salar, il suffit donc de la prendre en ligne de mire, sur la seconde il y a de quoi se restaurer. Donc notre but pour demain consistera à atteindre ce deuxième lieu. J’ai aussi pu observer que le volcan Tunapa, haut de 5321 mètres, donc 1700 mètres au-dessus du salar, pointe comme un phare immense qui sera en mesure de nous indiquer un point de repère au nord durant une grande partie de notre traversée.
Forts de tous ces renseignements, ayant récupéré Jean, nous partons dîner tous les trois dans un petit local tenu par une Indienne. Elle nous propose un excellent poulet grillé. Durant le repas des bruits de musique. Nous allons voir sur le pas de la porte et la stupéfaction nous cueille. Des foules arrivent presque au pas cadencé, descendant en rangs compacts les rues rectilignes. Mais d’où sortent tous ces gens ? Par groupe d’une centaine de personnes, ils arborent des tenues différentes, égayées de lampions et lumières parfois accrochées en haut d’antennes, qui balancent au gré du pas. Les participants de l’un des groupes portent comme un sac à dos, fait d’une petite caisse cubique dans laquelle une bougie tient lieu de lampion. Sur la face arrière de ce sac à dos, la photo très célèbre du CHE, qui, nous l’avons constaté, reste très populaire en Amérique du Sud. Et pour entretenir le rythme, les orchestres, je dis bien les orchestres, car ils sont au moins au nombre de trois, sont répartis tout au long du cortège. Dans ces pays ce qui m’a le plus surpris, ce sont ces défilés festifs quasi permanents. Le spectacle est vraiment étonnant et nous restons médusés à regarder passer dans la nuit cet étrange mais très sympathique cortège. On nous explique qu’il s’agit de l’anniversaire de Potosi. S’agit-il de la ville ? Nous n’en saurons pas plus.
Nous décidons d’un départ très matinal, malgré le froid. Dès sept heures nous sommes en route. La ville est vite traversée, nous passons le poste militaire qui en contrôle l’entrée. La piste sur douze kilomètres va nous servir de prélude à ce site unique. Nous le voyons s’ouvrir devant nous, son immensité toujours plus présente. Pas de véhicule en vue. Est-ce que ce sera aussi désert que Coipasa ? Normalement non. Si, de la poussière monte de la piste en provenance du salar. Un camion nous croise, je fais signe au chauffeur qui s’arrête. Je lui demande confirmation que nous roulons bien sur la bonne piste, et m’assure que l’île que je crois être celle du Pescado est vraiment la bonne. Il me le confirme. En effet, cette île sort comme un point minuscule qui semble danser sur cette surface plane. Elle est située exactement à quarante huit kilomètres du bord du salar, indication qui me sera donnée par mon compteur. Comme pour Coipasa, une piste surélevée sur quelques kilomètres donne accès au sel dur. Nous y voilà. Gigantesque ! D’ouest en est notre traversée va exactement faire 145 km. Aujourd’hui nous en parcourrons 72 et demain 73.
Le soleil est bien en face à l’est. Notre volcan balisant le nord nous domine, l’île du Pescado est bien identifiée, on peut y aller. La direction à prendre est sud-est. La piste que nous suivons part dans la bonne direction. Après une quinzaine de kilomètres elle s’incurve vers le nord. Une discussion s’engage entre nous. Je suis partisan de garder le cap et de ne pas suivre la piste qui semble un vrai boulevard. En effet, je crois qu’elle part sur le village de Tahua au pied du volcan Tunapa, ce qui n’est vraiment pas notre route, car notre traversée doit nous conduire presque plein est. Nous restons donc sur une trace dans la direction de l’île du Pescado. Mais elle n’est pas bien marquée et de plus à part le camion pas un véhicule. Un petit doute subsiste en moi. Mais sur la droite de notre piste il me semble en voir une autre. Je la rejoins en coupant à travers le sel, qui est très roulant, presque autant que les chemins tracés par les véhicules ; Donc je rejoins cette autre piste, qui est une vraie autoroute lisse et dure. Elle pointe directement sur l’île qui nous sert de balise. Mes doutes commencent à s’estomper. Nous roulons à vive allure, aux environs des 25 à l’heure. A l’est l’étendue de sel disparaît dans le néant. Au sud et au nord d’immenses montagnes en dessinent les contours lointains. Epoustouflant. Je m’arrête et tourne sur moi-même complètement subjugué par ce spectacle quasi irréel. Nous sommes seuls, nous ne verrons aucun véhicule jusqu’à l’île d’Incahuasi. Je suis dans le site le plus exceptionnel et étrange qu’il m’ait été donné d’admirer. Le fait de s’y trouver seul et à vélo, en quelque sorte assez vulnérable donne à l’endroit une dimension véritablement extraordinaire. Se trouver à bicyclette en ce lieu est une expérience inimaginable, qui fait monter des émotions fortes, difficiles à décrire. Toute une foule de photos vues et de reportages lus me viennent à l’esprit. En particulier une photo de la couverture de la revue trimestrielle « carnets d’aventure », sur laquelle on voit au beau milieu du salar trois beaux gaillards blonds et nus, qui cachent leur pudeur, chacun derrière une sacoche de vélo de couleur vive. Elle m’avait beaucoup plu, car outre le côté esthétique indéniable de tous les éléments de la photo, les trois compères rayonnaient de joie. Mais une polémique avait éclaté et les purs et durs, peut-être un peu puritains rigides en avaient fait le reproche à la rédaction, qui avait à mon sens su répondre habilement et très diplomatiquement.
Encore une fois les distances sont gigantesques et la vue porte au-delà. L’île du Pescado grossit, de point elle devient objet allongé un peu à la manière d’un gros poisson. Et puis tout là-bas dans le néant entre blanc du sel et bleu du ciel, un point noir émerge de la piste. L’île d’Incahuasi pointe le bout de son nez. Nous passons au large de la première, exactement quarante huit kilomètres du bord. Maintenant la seconde va se rapprocher lentement et le compteur indiquera vingt quatre kilomètres de plus. L’euphorie qui m’habite annihile la notion de temps et je n’ai vraiment pas l’impression de parcourir de telles distances. De plus lorsque je me retourne je vois en prenant des repères sur les montagnes, assez précisément le lieu où nous sommes entrés sur le sel. Comment imaginer que c’est si loin. D’autres étapes nous avaient demandé beaucoup plus d’efforts et de temps pour un kilométrage bien inférieur !
Incahuasi grossit et la piste arrive droit dessus. Nous constatons qu’il y a pas mal de mouvements. Nous y voici. Comme c’est étrange, les véhicules 4x4 viennent se garer comme des bateaux viennent à l’attache à l’île verte à la Ciotat ou au banc d’Argun sur le Bassin d’Arcachon. D’autant plus étonnant qu’au beau milieu de l’île se dessine comme un petit golfe, en bordure duquel les voitures se garent sagement. Nous passons du désert à la foule. J’aime bien, cela présente un petit côté réconfortant que je ne saurais expliquer. Dans deux jours je vais parcourir le salar dans un autre sens et cette fois en voiture. Ce sera une autre expérience, mais il est vrai que le vélo représente le moyen le plus adapté pour se faire un immense plaisir et ressentir toute la grandeur du lieu. Je constate qu’il y a beaucoup de Français. Partout où je suis allé ces dernières années le pourcentage de français était important. Alors que j’ai souvent entendu dire que les Français étaient un peuple qui ne voyageait pas beaucoup, je ne trouve pas.
Nous accostons, Alain et moi. Jean est déjà arrivé depuis un certain temps. Que cet endroit est étonnant, îlot perdu dans cette immensité. Les cactus candélabre ont colonisé le lieu. Ce sont de véritables arbres qui montent jusqu’à dix mètres. Les plus vieux sont millénaires. Nous allons déjeuner au restaurant. Bien évidemment les prix sont bien plus élevés que ceux dont nous avons l’habitude en Bolivie, mais cela reste cependant bon marché. On nous apporte le grand livre des voyageurs à vélo, qui tous mettent un mot ou couvrent deux pages. Ils y ont ajouté de nombreuses photos ou des schémas de leur périple. Je constate que nombreux sont ceux qui sont passés par ce point quasi obligé du cyclotourisme au cours d’une traversée des deux Amérique de l’Alaska à la terre de Feu. Nous découvrons qu’étant venus à bicyclette, nous aurons le privilège de pouvoir dormir sur place, alors que ceux qui sont venus en voiture n’auront pas ce privilège.
Le soir arrivant, les visiteurs véhiculés désertent les uns après les autres, et nous nous retrouvons seuls en compagnie des neuf Indiens qui demeurent ici, afin de gérer le flux touristique. Avec le départ des touristes, la chaleur s’en va aussi. La luminosité aveuglante diminue, l’espace environnant devient plus hostile. Les pierres et la flore de l’île semblent se métamorphoser, changeant de couleurs à la manière d’un caméléon. Les grandes étendues blanches prennent des tonalités plus roses, un peu pastel. Dans le lointain la jonction entre le sel et le ciel s’éteint progressivement dans des teintes bleu profond. Le froid et le vent ajoutent une touche sévère au tableau. Le soleil, pour sa part, dans un dernier effort allume et incendie les nuages épars d’un rouge vif qui fait ressortir la multitude de plans de montagnes qui s’enchevêtrent jusqu’à l’infini. Je pars seul marcher sur le salar, alors que la nuit étend son mystère. Que l’impression est forte ! A part les rafales de vent, plus aucun bruit ne perturbe le lieu. On pourrait se croire sur une calotte glaciaire perdu quelque part au pôle nord ou sud. Un même lieu à différentes heures de la journée, dans différentes conditions, avec plus ou moins de monde et l’impression est totalement modifiée, on pourrait se croire dans des endroits très différents. Ce soir, que cette immensité bordée de pics innombrables m’impressionne dans cette obscurité qui prend possession de l’espace ! Presque à contrecœur je rejoins l’île et mes camarades.
Le local qui nous est attribué pour une somme modique est spartiate, mais la vue sur le salar par une grande baie vitrée est absolument sublime. Il est des moments dont on se souvient longtemps, eh bien ce petit refuge me laissera un souvenir durable. Nous aurions aimé que d’autres cyclistes nous rejoignent pour cette nuit. Mais nos espoirs seront déçus, bien que nous ayons estimé à la lecture du livre d’or qu’un jour sur deux, des adeptes du vélo, venant du monde entier, passaient par là.
Au matin, je monte au sommet de notre petite île volcanique, afin d’admirer l’apparition du soleil dans ce décor grandiose. Malheureusement une légère brume atténue la grandeur du spectacle. En effet, la lumière solaire lorsqu’elle apparaît tout là-bas à l’est derrière des montagnes situées à une centaine de kilomètres, balaie cette immensité plate et blanche, d’ouest en est, en l’éclairant graduellement. Mais le phénomène sera ténu du fait de la diffusion à travers les légers nuages perturbateurs. Dommage, mais le spectacle n’en est pas moins saisissant. Je reste depuis hier après-midi comme hypnotisé devant cette immensité magique que je contemple du haut de ce tertre peuplé de cactus géants. Je redescends, nous petit-déjeunons et repartons pour notre deuxième étape sur la plus grande étendue de sel du monde.
Le plaisir est aussi intense que celui éprouvé la veille. On avance rapidement sans effort et de toutes parts cette immensité blanche bordée, très loin de pics et de volcans, qui se pressent et se chevauchent dans des baies et des golfes géants, dont on discerne à peine les contours à l’infini. Par endroits n’étant pas sûr d’être sur la piste la plus directe, je fais des baïonnettes vers la droite afin d’intercepter d’autres routes. Au cours de ces manœuvres, je foule de mes roues un sel vierge de toute trace. Je vois mes deux camarades de profil loin là-bas qui se découpent comme deux minuscules insectes dans ce décor de géants. La fascination joue à fond.
Mais tout a une fin, l’extrémité du salar se rapproche et les soixante treize kilomètres sont parcourus trop vite. Il est des endroits dont on ne veut plus s’échapper, pris par un charme puissant. Un peu avant la sortie, un hôtel de sel. Nous nous y arrêtons. Quelques véhicules y stationnent. Nous sommes un peu l’attraction lorsque nous nous approchons. Bien que ces gens soient sympathiques et de plus parlent pour certains, bien notre langue, j’ai un peu la sensation d’être un singe malin que l’on regarde ; j’attends le moment où l’on va me lancer des cacahuètes. Je me rends compte qu’être touriste à pied parmi les touristes, donc incognito ne me dérange pas du tout, mais avec mon vélo cela me particularise trop et me gêne. Autant au cours des deux semaines précédentes à travers les zones désertiques ignorées du tourisme, je me suis senti bien, autant maintenant que nous arrivons dans ces parages très touristiques, j’ai envie d’abandonner mon vélo.
La sortie du salar est balisée comme l’entrée par une véritable route, large et cabossée sur laquelle de nombreux véhicules soulèvent une poussière dense qui nous titille sérieusement les muqueuses. Encore vingt sept kilomètres d’une piste absolument horrible, tôle ondulée, sable, bosses en tous genres et nous arrivons dans la ville d’Uyuni, que les guides décrivent comme vilaine et sans intérêt. Nous, nous la trouvons sympathique et animée, et son climat soi-disant rude, nous apparaît comme amical, sans doute nos organismes se sont habitués aux conditions rudes depuis trois mois que nous arpentons les Andes à vélo. En ce qui me concerne, je viens d’effectuer la dernière étape sur ma monture, cent kilomètres exactement. En effet, je vais continuer le voyage par des moyens mécaniques. Mais ces 4000 kilomètres à vélo ont été tellement intenses qu’ils m’apparaissent comme dans un rêve. Ai-je vraiment vécu ces trois derniers mois ? Et dans ce rêve, le summum réside dans les trois dernières semaines, dont je reparlerai, avec le bouquet final que je viens de vous narrer, Coipasa et Uyuni.
Bon plan pour un voyage au Canada et à New York? English translation pending
Bonjour !
Je me suis inscrit sur le forum le week end dernier, dans l'idée de trouver des bons plans pour les Etats Unis et le Canada. J'ai fait pas mal de recherches sur le forum, et je trouve la communauté plutôt cool et sympa, alors à mon tour de poser mes questions :)
Alors voilà, cet été nous avons prévu d'aller au Canada en juillet, nous avons déjà dans l'idée de rester sur Montréal pendant 10 jours, et d'aller tourner un peu autour dans certains parcs et aussi aller faire un tour à Québec (j'ai cru lire sur le forum que ce n'était qu'à ~200km de Mtl, bien vrai ?). Par la même, nous comptons nous rendre aux Chutes du Niaggara, et surement à Toronto en passage, puisque nous irions là bas par le bus, d'ailleurs merci à vous car j'ai pu chopper pas mal de sites pour les trajets en bus ;) Pendant que j'y suis, je suis aussi preneur d'infos là dessus, si vous conseillez ou non, ou bien si il est préférable de prendre le train ?
Donc, déjà si vous avez des bons plans sur le Canada, dans la région (plutôt vaste) de Mtl-Québec jusqu'à Niaggara Falls, je suis preneur ! Est-ce que Ottawa vaut le détour ? Aussi, nous avons fixé 10 jours sur Mtl pour tourner un peu autour, mais est-ce mieux de changer d'hébergement chaque nuit, par exemple pour aller à Québec et sa région ? D'ailleurs, il y a quoi à visiter/voir vers là bas ? En fait, je ne connais pas du tout le Canada, donc c'est l'occasion ou jamais. Le truc c'est qu'on a trouvé un appartement niquel à Mtl pour 250€ la semaine, grace à une collégue, et ne voulant pas trop nous embêter c'est pour ça qu'on s'est dit d'emblais qu'on resterait crécher là bas quelques temps... Mais si vous avez quelques sites pour chopper des hotels bon rapport qualité/prix sur les lieux d'excursions principaux, encore une fois je suis preneur !! (Ou même, et encore mieux, si d'expérience vous avez des adresses !)
En résumé donc, je suis désireux d'infos en pagaille sur le Canada, donc surtout n'hésitez pas !! :P
Sinon, j'aurais vraiment beaucoup aimé aller faire un petit tour à NY, puisque la ligne de bus semble être régulière et assez facile entre les deux points. Le seul hic c'est que le budget n'est pas infini, et que tout ce que je vois sur NY avoisinne les 1000$/semaine, donc là encore je fais appel à votre vécu et à vos bonnes astuces :) (J'ai bien trouvé une annonce par un collégue à 1000€/semaine, mais ça reste trop cher pour moi...) D'ailleurs, pendant que j'y suis, je me demandais si il y avait des choses à voir dans la région de NY...?
Merci d'avance !!
Je me suis inscrit sur le forum le week end dernier, dans l'idée de trouver des bons plans pour les Etats Unis et le Canada. J'ai fait pas mal de recherches sur le forum, et je trouve la communauté plutôt cool et sympa, alors à mon tour de poser mes questions :)
Alors voilà, cet été nous avons prévu d'aller au Canada en juillet, nous avons déjà dans l'idée de rester sur Montréal pendant 10 jours, et d'aller tourner un peu autour dans certains parcs et aussi aller faire un tour à Québec (j'ai cru lire sur le forum que ce n'était qu'à ~200km de Mtl, bien vrai ?). Par la même, nous comptons nous rendre aux Chutes du Niaggara, et surement à Toronto en passage, puisque nous irions là bas par le bus, d'ailleurs merci à vous car j'ai pu chopper pas mal de sites pour les trajets en bus ;) Pendant que j'y suis, je suis aussi preneur d'infos là dessus, si vous conseillez ou non, ou bien si il est préférable de prendre le train ?
Donc, déjà si vous avez des bons plans sur le Canada, dans la région (plutôt vaste) de Mtl-Québec jusqu'à Niaggara Falls, je suis preneur ! Est-ce que Ottawa vaut le détour ? Aussi, nous avons fixé 10 jours sur Mtl pour tourner un peu autour, mais est-ce mieux de changer d'hébergement chaque nuit, par exemple pour aller à Québec et sa région ? D'ailleurs, il y a quoi à visiter/voir vers là bas ? En fait, je ne connais pas du tout le Canada, donc c'est l'occasion ou jamais. Le truc c'est qu'on a trouvé un appartement niquel à Mtl pour 250€ la semaine, grace à une collégue, et ne voulant pas trop nous embêter c'est pour ça qu'on s'est dit d'emblais qu'on resterait crécher là bas quelques temps... Mais si vous avez quelques sites pour chopper des hotels bon rapport qualité/prix sur les lieux d'excursions principaux, encore une fois je suis preneur !! (Ou même, et encore mieux, si d'expérience vous avez des adresses !)
En résumé donc, je suis désireux d'infos en pagaille sur le Canada, donc surtout n'hésitez pas !! :P
Sinon, j'aurais vraiment beaucoup aimé aller faire un petit tour à NY, puisque la ligne de bus semble être régulière et assez facile entre les deux points. Le seul hic c'est que le budget n'est pas infini, et que tout ce que je vois sur NY avoisinne les 1000$/semaine, donc là encore je fais appel à votre vécu et à vos bonnes astuces :) (J'ai bien trouvé une annonce par un collégue à 1000€/semaine, mais ça reste trop cher pour moi...) D'ailleurs, pendant que j'y suis, je me demandais si il y avait des choses à voir dans la région de NY...?
Merci d'avance !!
Avis sur circuit dans l'ouest et est des Etats-Unis en trente jours? English translation pending
Bonjour à tous, voyageurs de l'extrême,
Cela fait un petit moment que je parcours votre site pour préparer mon voyage, et j'ai (enfin !) une idée du trajet. Nous partons, mon ami et moi, 30 jours, moitié côté ouest, moitié côté est !
Un des grands regrets de ce trajet est la non-visite de YellowStone, mais c'est particulièrement ardu de le caser dans ce voyage... Les deux autres regrets : Savannah et Charleston, ainsi que la Louisiane...
Il y a trois jours de vide dans le programme (ci-dessous) à répartir dans l'ouest, mais nous ne savons trop comment... Une idée de comment les répartir ? Quelle visite prolonger? Ajouter? Enlever?
Jour 1 - Avion Bruxelles --> Los Angeles Jour 2 - Los Angeles Jour 3 - Las Vegas Jour 4 - Grand Canyon Jour 5 - Grand Canyon de Chelly Jour 6 - Monument Valley Jour 7 - Arches National Park Jour 8 - Capitol Reef National Park Jour 9 - Bryce Canyon Jour 10 - Las Vegas Jour 11 - Death Valley Jour 12 - Yosemite National Park Jour 13 - San Francisco Jour 14 - San Francisco Jour 15 : ? Jour 16 : ? Jour 17 : ? Jour 18 : Key West Jour 19 : Everglades Jour 20 : Miami Jour 21 : Kennedy Space Center Jour 22 : Orlando (Disney World : un des parcs à définir) Jour 23 : Orlando (Universal Orlando : certainement Universal Studios) Jour 24 : Washington DC Jour 25 : New-York Jour 26 : New-York Jour 27 : New-York Jour 28 : New-York Jour 29 : Chicago Jour 30 : Chicago
Cela fait un petit moment que je parcours votre site pour préparer mon voyage, et j'ai (enfin !) une idée du trajet. Nous partons, mon ami et moi, 30 jours, moitié côté ouest, moitié côté est !
Un des grands regrets de ce trajet est la non-visite de YellowStone, mais c'est particulièrement ardu de le caser dans ce voyage... Les deux autres regrets : Savannah et Charleston, ainsi que la Louisiane...
Il y a trois jours de vide dans le programme (ci-dessous) à répartir dans l'ouest, mais nous ne savons trop comment... Une idée de comment les répartir ? Quelle visite prolonger? Ajouter? Enlever?
Jour 1 - Avion Bruxelles --> Los Angeles Jour 2 - Los Angeles Jour 3 - Las Vegas Jour 4 - Grand Canyon Jour 5 - Grand Canyon de Chelly Jour 6 - Monument Valley Jour 7 - Arches National Park Jour 8 - Capitol Reef National Park Jour 9 - Bryce Canyon Jour 10 - Las Vegas Jour 11 - Death Valley Jour 12 - Yosemite National Park Jour 13 - San Francisco Jour 14 - San Francisco Jour 15 : ? Jour 16 : ? Jour 17 : ? Jour 18 : Key West Jour 19 : Everglades Jour 20 : Miami Jour 21 : Kennedy Space Center Jour 22 : Orlando (Disney World : un des parcs à définir) Jour 23 : Orlando (Universal Orlando : certainement Universal Studios) Jour 24 : Washington DC Jour 25 : New-York Jour 26 : New-York Jour 27 : New-York Jour 28 : New-York Jour 29 : Chicago Jour 30 : Chicago
Australie avec un visa Working-Holiday: trouver un emploi durant cette crise économique? English translation pending
Salut tous !!!
j'ai pris mon visa working holidays afin de rejoindre mon ami qui est deja en australie depuis un mois. Cependant de son point e vue ( arrivé a melbourne, traversé la cote est et desormais a cairns) c est la galère pour trouver un job.
J'aimerais a la fois avertir tout ceux qui souhaite bientot partir pour cette aventure : attention ce n est pas aussi facile qu'il y a encore deux ans. En effet d'une part il n'y a pas de cota pour les visas par conséquent il y a enormement de backpackers (moins de 30 ans qui veulent des petits boulots), de plus c est la crise et enfin l australie a connu cette année la secheresse et de violentes inondations par conséquent la recolte des fruits dans le baba.
Et j 'aimerai a la fois voir les conseils d'anciens voyageurs ou d'actuels afin que mon ami puisse trouver et job et sortir de cette galère. Ou allez que faire ???
Merci
j'ai pris mon visa working holidays afin de rejoindre mon ami qui est deja en australie depuis un mois. Cependant de son point e vue ( arrivé a melbourne, traversé la cote est et desormais a cairns) c est la galère pour trouver un job.
J'aimerais a la fois avertir tout ceux qui souhaite bientot partir pour cette aventure : attention ce n est pas aussi facile qu'il y a encore deux ans. En effet d'une part il n'y a pas de cota pour les visas par conséquent il y a enormement de backpackers (moins de 30 ans qui veulent des petits boulots), de plus c est la crise et enfin l australie a connu cette année la secheresse et de violentes inondations par conséquent la recolte des fruits dans le baba.
Et j 'aimerai a la fois voir les conseils d'anciens voyageurs ou d'actuels afin que mon ami puisse trouver et job et sortir de cette galère. Ou allez que faire ???
Merci
Carnet de voyage juin 2008: entre Utah et Colorado (1ère partie) English translation pending
Jour 1 (05/06) : Paris -> LA
Après un vol direct Paris -> L.A (merci fréquence plus) sans histoire, on se rend compte à quel point un vol direct fatigue moins qu’un vol avec une ou deux escales comme celui de juin 2007. Arrivés à L.A direction le parking de Dollar pour le choix de la voiture, primordial pour le voyage. Là j’ai le choix entre jeep liberty, grand Cherokee mais 2WD, et Toyota 4 runner qui ne semble pas équipé d’une boite courte et possède des marchepieds. J’hésite mais mon choix se porte sur la liberty qui possède pourtant un handicap de taille dont je ne me suis pas aperçu et que je vérifie pourtant à chaque fois : La roue de secours est une roue galette sur la version 2008, plate forme commune avec la Dodge Nitro oblige. Sans le savoir, cela nous handicapera plus tard…. Le temps de sortir de la ville, faire les courses au wal mart et nous voilà prêts le lendemain pour le big trip
Jour2 (06/06) : Los Angeles -> Las Vegas Après une nuit à 2m de l’autoroute (on avait l’impression que les camions roulaient dans la chambre), lever matinal comme toujours le premier jour et route vers Red Rock, premier site sur notre longue liste. Pour commencer soft ce sera la randonnée de Keystone Thrust. Il fait déjà très chaud mais il y pas mal de vent ce qui rend la température beaucoup plus supportable. La rando n’est pas géniale et on ne voit pas vraiment où est la fin avec d’ailleurs plusieurs passages casse gueule.

Après cette mise en jambe, pique nique à Willow Spring avant d’attaquer Calico hills où nous irons jusqu’à la sandstone Quarry.


Le paysage est sympa et les roches très rouges : le parc mérite bien son nom.

De retour sur la route, quelques stops permettent de faire de beaux panoramas en fin d’après midi


puis retour vers Vegas où on constate l’étendue de l’expansion immobilière de ces dernières années : problème, les quartiers sont à moitié inhabités. On a du mal à imaginer le raisonnement des promoteurs alors que la région de Vegas se prépare à des lendemains difficiles vu la pénurie programmée d’eau et le business en forte baisse depuis la crise des subprimes. Cette année, Vegas n’étant pas notre tasse de thé, nous fuirons le « new » strip pour préférer le vieux Las Vegas, celui des casinos kitch et des vieilles illuminations. Ce sera donc séance photo de nuit autour de Fremont street


et spectacle de lumière sur « we will rock you » de Queen

avant de rejoindre la clim salutaire de la chambre et une bonne nuit avant d’attaquer les choses sérieuses le lendemain
Jour3 (07/06) : Las Vegas -> Zion
Départ matinal comme toujours car j’ai prévu d’arriver vers midi au bout de la rando de middle fork of Taylor creek. Nous voici donc partis sur l’interstate 15 quand après environ 15 minutes, les deux voitures devant nous freinent brutalement apparemment sans raison : je pile à mon tour (comme toujours les freins des voitures américaines sont déplorables) mais je vois la voiture derrière qui nous fonce dessus avec les pneus qui crissent. Je donne donc un coup de volant pour aller sur la file de droite mais la voiture ne répond pas, lenteur de la boite auto oblige et au même moment un pick up arrive sur la droite et nos deux voitures se frottent. Arrêt au milieu de l’autoroute, je crains le pire pour la voiture mais en fait il n’y a que des dégâts de carrosserie avec les deux portes, une aile et le pare choc. Nous décidons de prendre la première sortie pour faire le constat avec le conducteur mexicain qui parle très mal Anglais. L’affaire semble réglée en 30 minutes mais un coup de fil à Dollar plus tard, il leur faut un n° d’incident fourni par la Police. Je me rends donc à la station service la plus proche pour appeler la Police, ce que nous aurions du faire dès le départ. Ils ne tardent pas à arriver et ils font également rappliquer les Mexicains pour rédiger le rapport de Police. Au final, 2 bonnes heures de perdues, plus de peur que de mal mais un voyage qui ne débute pas très bien. Finalement on n’arrive dans Kolob Canyons que vers 12h30 pour pique niquer au bout de la route où le panorama est somptueux.

Tant pis, nous n’aurons pas de conditions optimales de lumière pour Middle Fork of Taylor Creek et je tire un trait sur Kanara creek que j’avais prévu en fin d’AM. La rando est sympa, nous voyons nos trois premiers serpents (autant que la moyenne d’un voyage entier…) et la double alcôve finale est impressionnante même s’il l’heure tardive ne procure pas le spectacle escompté.

Après cet en cas avant les deux gros morceaux des jours suivants, le Subway et la West Rim trail, route vers la maison de Steeve qui nous accueille à Hurricane pour 3 jours après nous avoir pris en stop l’année dernière alors que nous cherchions à rallier le trailhead de East Rim Trail. Au cas où, je lui avais pris un permis pour le Subway et il est ravi de faire avec nous cette rando qu’il n’a jamais effectuée. Après un coup de fil pour confirmer le survol de Zion le lendemain et un excellent repas arrosé d’une bonne bouteille de Ruinart, de vin Californien dont steeve est un grand amateur, il est temps de reprendre quelques forces avant la longue journée qui nous attend le lendemain
Jour4 (08/06) : Zion Lever 6h. Le ciel est bien dégagé et le vent de la nuit est tombé. Ce sont donc des conditions idéales pour effectuer un vol. Nous arrivons peu avant 7h à l’aéroport de Saint George et rencontrons notre pilote du jour qui nous montre le plan de vol et c’est parti, direction Kolob Canyons
pour revenir ensuite par Snow Canyon.

Je suis toutefois resté un peu sur ma faim car nous n'avons pas survolé le canyon principal de Zion (question d'autorisation ?). J'aime bien en effet reconnaître vu d'en haut les endroits visités sur le plancher des vaches et là je n'ai rien reconnu à part Snow Canyon. Mis à part ce détail, les vues sont tout de même impressionnantes et bonne surprise finale, le tarif est deux fois moins élevé que prévu car il facture au temps quelque soit le nombre de personnes à bord (max 3). 140 photos plus tard, retour à Hurricane pour prendre steeve et partir pour Left Fork of North creek. Nous sommes au trailhead vers 9h30 et c’est le départ vers cet endroit magique qu’est le Subway. Après environ 1 mile sur le plat, une descente très raide (c'est casse patte au retour) permet d'accéder assez rapidement au fond du Canyon. A partir de là, il n'y a pas vraiment de chemin et on alterne entre sentier et marche dans l'eau. Pour ne pas perdre trop de temps, je décide rapidement de marcher dans l’eau ce que ne font pas Lysiane et Steeve qui s’y résigneront peu de temps après moi. Qui plus est la marche dans l’eau est très fun (faire attention aux serpents d'eau, aperçus à 2 reprises...). Le chemin n'est pas de tout repos, cassant, parfois un peu acrobatique et autant dire que la progression est plutôt lente. Après 3H, nous arrivons aux premières terrasses et Cascades où je me vautre en grimpant sur une terrasse en train de filmer.
C’est en effet très glissant et il faudra faire attention en descendant. 3H45 après le départ, arrivée au subway.

Nous n’explorerons que la partie basse faute de corde pour monter. Un américain a même tenté de m’en vendre une : business is business. L’endroit mérite bien son nom avec sa forme de tunnel et ses piscines naturelles

mais il est encore trop tôt pour la photo car une langue de soleil éclaire celui ci et empêche d’avoir un angle large sans sur exposition. Qu’à cela ne tienne, nous allons attendre que le soleil se cache derrière les falaises. Après deux heures sur place, il reste toujours un poil de soleil. Tant pis, il faut partir mais ce sera une bonne raison pour revenir. Le soleil est maintenant plus bas et c’est la séance photo sur les terrasses et cascades dans le premier mile. Le retour sera plus rapide que l’aller mais la montée finale est un vrai casse patte. En tout cas, j’ai eu les pieds au frais toute la journée mais Steeve et Lysiane ont les pieds dans un sale état après avoir marché avec des sandales quasiment toute la journée. Cela promet pour la west rim trail le lendemain que steeve fera avec nous après l’avoir convaincu de l’intérêt de cette rando
Jour5 (09/06) : Zion
Réveil matinal une fois de plus autour de 6h30 car la journée qui s’annonce va être longue. Après l'impression négative que nous avait laissée l'East Rim trail en 2007, je me demandais si nous allions tenter la West Rim Trail en 2008. Comme il faut toujours laisser sa chance au produit et que nous logons en 2008 chez notre ami Steeve (le conducteur qui nous avait pris en stop sur la route en 2007 pour nous emmener au trailhead de la East Rim Trail), nous avons saisi cette opportunité de disposer de 2 véhicules pour tenter l'expérience. Route donc vers le visitor center du canyon de Zion avec les 2 voitures puis ensuite avec notre voiture vers la Kolob terrace road. Après 23 miles dont les 2 derniers de piste, départ à 9h40 du trailhead et heureuse surprise, il fait frais, moins de 20°. Il est vrai qu’on est à 2250m. Démarrage sur un bon rythme puisque les 10 premiers kilomètres seront avalés en 2H car sans grand intérêt. Après la première montée de la randonnée, les quelques kilomètres avant la descente vers le Canyon de Zion sont un régal pour les yeux et j’enfile les panoramiques comme des perles.


C’est au-delà de nos espérances avec des points de vue tous plus beaux les uns que les autres. C’est l’endroit idéal pour le pique nique au bord de la rim. Après la pause, on entame la première descente de 500m de dénivelé et c’est la première fois que je ressens une douleur sous le pied gauche. J’ignore si c’est l’échauffement ou une boule nerf, toujours est il que c’est très douloureux et m’oblige à m’arrêter pour refroidir le pied avec un freezpack, ce qui calme la douleur pendant 2 ou 3km. Nouvelle montée un peu casse patte à ce moment déjà avancé de la randonnée avant de redescendre ensuite vers Scout Lookout


et la partie Finale de Angel's Landing que je ne ferai pas comme en 2007 car mon pied me fait vivre un calvaire. Et dire qu’il reste encore 3.5km… je serre les dents et ne pense qu’à la Virgin river en bas où je vais tremper mes pieds et détendre les nerfs. En plus des pieds, les genoux commencent à être douloureux et je regrette de ne pas avoir pris de bâtons de marche pour la descente. La rivière est enfin en vue, j’y cours presque et me jète dans l’eau. Un bonheur n’arrivant jamais seul, les deer flies m’attendaient patiemment et me dévorent les jambes le temps que je remette le bas de pantalon. L’eau glaciale fait un bien fou après ces 24km et environ 6h30. On est tous un peu fatigués mais en arrivant au visitor center, Steeve dégaine l’arme fatale : deux Corona bien fraîches dans sa glacière…. Reste enfin l’aspect pénible, retourner chercher la voiture au trailhead et faire le chemin inverse soit quasiment 2h de route
avant d’aller dans un très bon restaurant à Saint George avec Jennifer, la nouvelle girlfriend de Steeve. Au moment de me lever pour payer, je me rends compte de l’état de mes genoux car ils sont quasiment bloqués…
Jour6 (10/06) : Hurricane -> Moab
Quelques centilitres de voltarène et une bonne nuit plus tard, je me refais une demi-santé car le genou restera douloureux pendant tout le voyage tandis que Lysiane doit faire maintenant sécher les blessures de ses pieds héritées du Subway et amplifiées dans la west rim. Ce sera donc repos pour elle ce matin et la journée de voiture tombe donc à pic pour elle car pour un début, enchaîner le Subway et la west rim pouvait sembler un peu ambitieux. C’est donc seul que je ferais ce matin Kanara creek. A la sortie de la ville, j’ignore jusqu’où on peu aller en voiture sur la piste un peu rugueuse. Je m’arrête à un premier gué mais un coup d’œil sur le GPS me montre qu’on peu aller plus loin. Je traverse donc le gué et continue sur quelques centaines de mètres avant de garer la voiture. Je sors le transat pliable de Lysiane qui se reposera un peu et je pars vers les Narrows de Kanarra creek non sans avoir mis le bas de pantalon car les deer flies sont encore de la partie. La végétation est dense et parfois on se demande où est le chemin. Je prends l’option de marcher dans l’eau lorsque je ne trouve pas le chemin et au bout d’environ 45minutes, en comptant les poses photos, j’arrive dans les Narrows
et la première double cascade.

J’ai de la chance car vu qu’il est tôt, il y a une belle lumière réfléchie sur la falaise qui ajoute une touche de beauté supplémentaire. Je commence à monter sur le tronc d’arbre jusqu’en haut en m’aidant de la corde accrochée au mur. C’est très glissant et je me dis qu’étant seul dans le canyon et ne voulant pas hypothéquer le reste du voyage en me blessant, je fais finalement demi-tour en me disant qu’on y reviendra en toute fin de voyage et avec Lysiane cette fois ci. Route donc vers Moab en cette journée avec un vent très violent annoncé pour les prochains jours sur tout l’Utah, cela tombe plutôt bien pour une journée de route mais cela promet pour le lendemain où j'ai prévu un vol sur Canyonlands et le San Rafael swell. Arrivés vers 17h à l’aéroport de Canyonlands, je vois qu’ils n’ont pas suspendu les vols mais en voyant les mouvements des avions en vol, j’imagine l’état de l’estomac des passagers….Renseignements pris, au guichet de Redtail aviation, je préfère décaler le vol après notre retour de notre trip dans The Maze. Nous prenons nos quartiers pour la semaine chez Dave et Kay qui sont dans le Missouri. Il fait une chaleur d’enfer malgré le vent violent. Direction le city market pour le ravitaillement avant de finir la journée à Delicate Arch. Arrivés sur le parking, je ne trouve pas mes chaussettes et pour cause, Lysiane les a toutes sorties à notre arrivée à Moab. Je tente donc la rando pied nus dans les chaussures de rando mais je les remplace bien vite par les sandales bien plus confortables. Le vent redouble de violence dans ce relief à découvert et arrivé à Delicate arch

on a du mal à rester debout tellement les bourrasques sont violentes. En retirant mon sac, je dois l’aggriper à deux mains pour ne pas qu’il s’envole. J’abandonne donc l’idée de descendre au fond et de monter en face, ce sera pour une prochaine fois. Le vent gâche vraiment notre plaisir et après 10 minutes, retour vers le trailhead. Retour à Moab pour un bon repas à la maison après un dernier arrêt à Park avenue

Jour 7 (11/06) : Island in the Sky et Arches
Grand ciel bleu en ce début de journée qui avait pourtant été annoncé nuageux. Tant mieux, je verrai peut être enfin double o arch sous le soleil après trois visites sous le ciel gris. Ce sera pour l’après midi car en cette matinée, je choisis d’aller à Aztec Butte dans Island in The sky que Lysiane ne connaît pas. Surprise, il fait frais et la température est idéale dans Canyonlands où c’est souvent le caniard en été (mais nous ne sommes qu’en fin de printemps…). La rando est sympa avec un beau panorama au sommet de la butte
et les granaries en contrebas même si ceux ci ont perdu de leur charme après une reconstruction hasardeuse. Après cette petite incursion dans Canyonlands, route vers Arches pour le pique nique du côté de Balanced Rock avant notre rando dans Devil’s garden pour Double O arch,

Partition arch

et Navajo arch. Enfin, je découvre Double O arch, une de mes arches préférées, sous le soleil et c’est grandiose. 2H30 plus tard, route vers les Klondike bluffs que nous ne connaissons pas. La piste est moins difficile que prévu et faisable, en tout cas le jour de notre visite, par une berline standard. Nous sommes en fin de journée et c’est le départ pour la dernière rando de la journée. Après une petite montée, le paysage s’ouvre avec les marching men au fond.


Une petite dune de sable à gravir et nous voici à parallel
et Tower Arch massive et originale mais pas si facile à photographier.


Après avoir flâné un peu, retour par le même chemin avec des teintes plus chaudes de fin d’après midi. Dernier stop à Park avenue pour une journée bien remplie qui se conclura dans notre resto favori, la Moab Brewery et ses bières maisons.
Jour 8 (12/06) : The Maze Une fois n’est pas coutume, lever très matinal puisque nous devons être chez Tag A long à 6H30. Je vérifie si je n’ai rien oublié car ce n’est pas au fin fond de the Maze que je ferai demi-tour. On se demande bien pourquoi ils nous demandent d’être présents à 6h30 puisque au final, on ne partira que vers 8H30 avec le 4*4 hyper chargé et à 6 dans la voiture avec nos compagnons d’aventures, un couple de Hollandais, une allemande vivant à San Francisco et notre guide Dave dans le pur style Tag a long ; c’est à dire babacool. Dernier arrêt à Green river où nos compagnons s’empressent de faire les réserves de bière après avoir vu à Moab que je j’avais prévu des réserves (mais de la vraie à 6° et pas à 3.2°…). Après la première partie de la piste sans difficulté qui mène à Hans Flat ranger station, et environ 12 miles de piste plus ou moins rugueuse c’est le début de la descente sur le flint trail et là ce n’est plus du tout la même histoire,

la piste étant très rugueuse avec de nombreux frottements et une conduite souvent au millimètre. Je préfère pour ma part avancer à pied devant la voiture puisque de toute façon, on va plus vite à pied…. 3 miles plus tard, nous voici au départ de la rando des Golden stairs mais avant d’y aller pause pique nique. Nous entamons ensuite la descente vers le fond du canyon sur un semblant de chemin très peu stabilisé et glissant : mieux vaut bien regarder où on met les pieds.


Pendant ce temps là Dave, descend en voiture les 16 miles de piste en passant par Teapot rock que je lui demande de photographier en route avec mon deuxième appareil photo. Il n’a pas du bien comprendre ce que je lui avais demandé car au final il photographiera la voiture…

Nous arrivons en bas environ 20 minutes avant lui qui a besoin de 2 bonnes heures pour parcourir la piste par le sud. C’est reparti pour les 8 derniers miles de piste et là c’est une succession de Gros dômes de slickrock à franchir, ça secoue dans tous les sens et après 1 heure, nous voici enfin à Land of Standing Rock,

lieu de notre première nuit de Camping. Le panorama est top niveau entre les Chocolate drops au fond,

les monolithes au premier plan et les needles qui peuplent le canyon. C’est pas le tout, mais il faut monter la tente et ce n’est pas facile car le sol est constitué de roche dure donc pour planter la tente, c’est pas une partie de plaisir. Je tape comme un sourd sur les sardines avec des rochers (pas de maillet) et arrive à peu près à mes fins. Pendant ce temps, Dave installe les toilettes chimiques (obligatoires dans The Maze)

devant un panorama d’enfer (on se battrait presque pour aller aux toilettes…)

et prépare un bon repas chaud de pâtes farcies à la riccota et champignons. Déguster un bon plat chaud et une bière devant le coucher de soleil est magique.

Une petite marche digestive autour de Chimney Rock et il est temps de faire sa toilette (vive les gants du vieux campeur et les lingettes intimes) et de se glisser dans la tente pour cette première nuit dans le wilderness
Jour9 (13/06): The Maze
La nuit n’a pas été de tout repos à cause d’un vent assez fort et je n’ai donc pas de difficulté à me lever vers 5h20 pour aller à pied à l’autre camping de Land of Standing rock pour apprécier le lever de soleil pendant que cette bande de fainéants dorment comme des loirs.

Il fait très frais mais je tombe vite le polaire et le gore tex car je marche à un bon rythme et j’ai vite fait de m’échauffer. A l’arrivée, le spectacle est à la hauteur des attentes,


les autres ne savent pas ce qu’ils manquent… De retour au camp, ils ne sont toujours pas levés sauf Dave qui prépare un petit dej pantagruélique. Il nous faudra bien cela pour affronter la rando de Harvest Scene. Une fois le matériel remballé (le côté chiant du camping), nous entamons la première grande rando dans The Maze pour se rendre à Harvest scene, un beau panel de petroglyphs. Très vite, nous voyons que Dave marche trop vite et que les autres suivent comme des bœufs. Je n’aime pas ce rythme car j’aime bien m’arrêter pour prendre des photos et profiter des endroits alors que là on a l’impression qu’on fait une course. Après la descente raide dans le canyon, c’est de la marche dans le sable

jusqu’au panel qui est magnifique.

Finalement heureusement que Dave à marché vite car 5 minutes plus tard le panel est en plein soleil….Nous faisons la pause pique nique au pied de la falaise à l’ombre et là déception, quasiment rien à manger : soit il a tout oublier, soit il nous met tous au régime ce qui est un peu fort vu le prix à payer (heureusement il se rattrapera le lendemain). Après la pause, on continue notre route et il marche toujours aussi vite. Ils feront comme ils l’entendent, nous nous marchons à notre rythme en prenant le temps qu’il faut pour apprécier. 5 minutes après être repartis, Lysiane s’aperçoit qu’elle a oublié son sac sous l’alcôve. Heureusement qu’elle ne s’en ait pas aperçu au bout de 2 heures…. Les deer flies sont de retour et nous les chassons en agitant des feuilles derrière nos jambes. Nous voici au pied de la montée : Dave nous annonce 45 minutes de montée mais vu le rythme qu’il imprime dans celle ci, je me dis qu’on va vite être en haut et cela ne loupe pas : En 20 minutes nous sommes sortis du Canyon et 10 minutes après, nous voici à la voiture. Au total, environ 5 à 6 heures de rando et 9 miles sous le caniard qui à refait son apparition. Route vers Dollhouse qui sera notre camp de base pour les 2 prochaines nuits. L’endroit est grandiose et à l’abri du vent.

Avec l’habitude, la tente est cette fois vite montée et nous profitons de cette fin d’après midi pour aller aux autres campings et apprécier les vues sur les needles et le Colorado en contrebas. Dave à sorti les chips mexicaines et la sauce piquante : 2 bières par-dessus et c’est le top. S’ensuit un repas succulent avec saumon en papillote au trois riz et gâteau aux cerises en dessert. Pas de risque d’hypoglycémie ce soir et nous nous endormons sous ce beau ciel remplis d’étoiles.
Jour 10 (14/06): The Maze
Cette fois ci la nuit a été très calme et j’ai même eu la flemme pour être debout au lever de soleil mais ce n’est que partie remise. Après un nouveau petit dej copieux à base d’omelette bacon, champignons, toilette du matin dans notre salle de bain de quelques km2 avec vue sur le Colorado et les Needles…. On se met ensuite en route pour notre rando du jour, Colorado et Green river Overlook. J’ai fait valoir mes arguments la veille pour imposer cette randonnée et espère ne pas être déçu car j'ai plusieurs livres qui donnent un rating assez faible. Le paysage va vite me rassurer car après Beehive arch, une grosse partie de la rando se déroule dans un paysage style Needles,


ce qui est logique car cette partie du parc est située en face, de l’autre côté du Colorado. Dave marche toujours aussi vite (il ne prend pas de photo lui) mais qu’à cela ne tienne, nous les laissons partir devant pour mieux profiter de l’endroit. Heureusement, Goose, le Hollandais fait un peu de photos (souvent à contre jour, je me demande bien pourquoi…) et se retrouve aussi souvent à la traîne. Sa femme nous avouera que le rythme est trop élevé pour elle mais il n’empêche qu’ils ne lui ont pas fait remarquer contrairement à nous. Nous arrivons après environ 2h30 au point de vue sur le Colorado qui est vertigineux.


Peu après c’est à la green river de se dévoiler avec un gooseneck de toute beauté.

Ce sera le lieu du pique nique. Dave s’est rattrapé avec des tacos au thon et aux fruits frais. Nous en profitons pour faire une petite sieste à l’ombre (38°c) et corps en contact avec la pierre pour abaisser la température du corps. Cela fait beaucoup de bien mais finalement au moment de repartir, la chaleur me tombe dessus et je souffre un peu dans les premiers kilomètres et ce d’autant plus que les nerfs sous le pied me font à nouveau souffrir. Lysiane souffre aussi de la chaleur car c’est l’heure la pire pour randonner et la fin de la rando dans le sable est un peu un calvaire. 6H30 après le départ et 10 miles, retour au camp de base à l’ombre des needles pour un repos bien mérité. Les autres iront vers Bear Panel qu’ils ne trouveront jamais tandis que nous préférons nous reposer dans ce calme olympien. Nouvel apéro bien arrosé : les Hollandais enchaînent Bière sur bière sans compter le soda. J’en reste pour ma part à deux après que Cris, L’allemande, m’ai donné un peu de son stock… Nouveau repas succulent avec Poulet au citron et aux herbes avec des pâtes et gâteau à la cerise. Le ventre plein, une petite balade au sunset s’impose avec le trépied pour faire de jolies photos de Dollhouse.




Nouvelle nuit très étoilée et nous nous endormons avec des images plein la tête
Jour 11 (15/06): The Maze Cette fois ci, pas de problème pour me lever, sans réveil comme d’habitude, pour le lever de soleil vers 6H.

Une fois de plus, personne ne me suit et ils ronflent tous dans les tentes. Il me suffit de faire quelques centaines de mètres pour aller au camping n°2 pour apprécier le spectacle.

De retour au camp, Dave est le seul debout pour préparer cette fois ci un continental breakfast avec toast, fruits frais et tout le toutim. C’est de nouveau très copieux et c’est le ventre plein que nous prenons la direction de Granary Hike. Ces Granaries bien préservés (il faut dire qu’ils ne voient pas souvent de visiteurs) valent le détour.
Avant d’entamer la descente vers Spanish Bottom, détour vers la Surprise valley avec un point de vue remarquable.


Si j’avais su, j’y serais venu en fin d’après midi la veille car le matin on a le soleil en pleine face. C’est ensuite la descente pentue vers Spanish bottom. De nouveau c’est la galère avec mes deux genoux -> pour les prochains jours, ce sera bâtons obligatoires pour soulager les articulations. Ne pouvant descendre rapidement, je laisse les autres partir devant.

Arrivés au fond, Dave propose d’aller jusqu’aux premiers rapides de Brown Betty. Bonne idée pour prendre un bon bain de pied et se rafraîchir après ces 3 jours de forte chaleur. S’asperger d’eau fraîche fait un bien fou. C’est ensuite le pique nique en attendant le Jet Boat qui doit nous ramener au bout de la Potash Road. Un peu de glande sur le bateau ne fait pas de mal. Nous filons sur le Colorado avec les falaises de chaque côté qui se reflètent dans le fleuve

et au bout de 2h de bonheur, nous voici arrivés après un dernier virage à 180° pris à fond qui aspergera tous les passagers arrière. Les gars de Tag a long sont très joueurs….Je donne l’adresse de mon site à nos compagnons et nous nous quittons à Moab après ces 4 jours fantastiques qui ont été au-delà de mes espérances. Reste une dernière chose que l’on attend depuis 4 jours : la douche qui est un pur bonheur mais finalement nous avons craint beaucoup pour l’hygiène alors qu’en fait notre gallon d’eau pour la toilette, les gants imprégnés du vieux campeur (corps et pieds) ainsi que les lingettes nous ont permis d’avoir une hygiène tout à fait correcte. Nous n’avons même pas utilisé le shampoing sec que j’avais acheté en France….Un petit coup de fil à notre pilote du lendemain pour confirmer notre vol et fin de journée à la Moab Brewery avant une nuit dans un vrai lit qui à vrai dire ne nous à pas tant manqué que cela, surtout Lysiane qui avait en camping un matelas gonflable de 1m de large et 15cm d’épaisseur….
Jour 12 (16/06): Moab
Pas de grasse matinée aujourd’hui car il faut être à 7h à l’aéroport de Canyonlands pour un survol de Canyonlands et de la région du San Rafael Swell notamment le Waterpocket Fold que je rêve de survoler depuis quelques années. Le temps est très calme, le ciel dégagé, bref conditions idéales pour un vol. Le pilote est très sympa et fait d’ailleurs pas mal de vols avec Tom Till, mon photographe préféré qui est basé à Moab.

Après Labyrinth Canyon,

survol de Horse Shoe canyon, Robbers Roost, Henry Mountains et arrivés à Capitol reef au début du Waterpocket fold. Je me régale car ce phénomène géologique vu d’avion est visuellement incroyable.


Nous longeons celui ci pendant un bon moment jusqu’à Bullfrog ou nous remontons ensuite le Lac Powell jusqu’à Hite

pour suivre ensuite le Colorado dans Glen Canyon et Canyonlands avec Confluence Overlook,

The Loop,
les Needles
et Chesler Park,

Angel Arch,

Monument Basin,

Dead Horse point
etc….250 photos plus tard, c’est sans conteste un des plus beau vol qu’on ait effectué. Après ce début de journée flamboyant, retour sur terre pour un rythme de journée assez cool. Vu la chaleur qui règne à Moab, direction Mill creek pour se rafraîchir et pique niquer.
Je crois n’avoir jamais autant pris de plaisir à plonger la tête dans l’eau sous cette chaleur écrasante. La saison chaude est bien là et le mois de mai semble très loin. Je laisse Lysiane se reposer un peu et part explorer un peu en aval de la deuxième cascade mais c’est sans grand intérêt. Après 2h passées sur place, retour à la maison pour un peu de lessive avant de repartir pour les Fisher towers en fin de journée. Je tire sur la corde car Lysiane aurait bien aimé se reposer un peu plus et n’appréciera que moyennement les efforts à consentir pour aller au bout de la rando des Fisher Towers, sous un temps couvert qui plus est.

Je pense que le soleil ne se montrera plus aujourd’hui et c’est devant ces falaises majestueuses mais à l’ombre que nous dégustons un cocktail de crevettes avec un verre de vin pour Lysiane et une bière pour moi. Cependant, durant un bref instant, le soleil refait son apparition pour nous gratifier d'un superbe effet

Sur la route vers Moab, le soleil arrive tout de même à percer et donne un panorama de tout premier plan.
Une décision s’impose : vu la chaleur qui s’est installée, je décide d’écourter d’une journée le séjour à Moab et de faire une croix sur la rando de Murphy Hogback et de passer une journée de plus dans le Colorado. Soirée rangement donc et repas à la maison avec Lasagnes et une bonne glace.
Jour 13 (17/06): Moab -> Fruita
je ne pouvais pas quitter Moab sans aller vivre un lever de soleil dans Arches. Lever matinal une fois de plus pour être sur place vers 6h. Je laisse Lysiane dormir et prend donc la route dans la fraîcheur du matin vers la section des Windows. Après quelques photos en route,

c’est le bonheur pour les yeux avec le soleil qui éclaire petit à petit les windows et Turret arch.



Après le petit dej, nous quittons la maison de Dave et Kay où nous avions nos quartiers depuis plus d’une semaine. Route vers Colorado National Monument où nous avons prévu de passer la journée. Arrivée en fin de matinée, il fait un poil moins chaud qu’à Moab et avant d’entamer les choses sérieuses, pique nique près du camping. C’est loin d’être l’heure idéale pour faire de la rando car il est 13h mais on n’a pas le choix. On commence donc par Coke Ovens trail et un joli panorama en fin de trail.


On parcourt ensuite la route qui traverse le parc vers le sud et Devil’s kitchen, point de départ de notre deuxième rando du jour. Elle ne nous laissera pas un souvenir impérissable et ne donnera que de la photo documentaire comme on le dit parfois avec Philippe. Demi-tour pour aller au trailhead de Monument canyon. En route, arrêt à Red canyon overlook, fallen rock

et Artist point.

Le trailhead de Monument canyon est le même que celui de Coke ovens et au bout de quelques dizaines de mètres, on descend rapidement dans le Canyon. A un moment, je perds l’équilibre sur une pierre et bascule vers le ravin. Heureusement, les arbres m’empêchent de tomber. Durant la descente, on peut mesurer l’immense travail de John Otto qui a construit à lui tout seul toutes les randonnées du parc. Nous arrivons près d’une alcôve et là surprise divine, une cinquantaine de Bighorns se reposent à l’ombre. C’est un spectacle magique car il est rare de voir des animaux sauvages en si grand nombre.

Nous nous approchons doucement d’eux sans les effrayer.

Certains ont peur, d’autres pas et nous nous éloignons petit à petit non sans avoir pris de nombreuses photos et filmer ce moment rare. Nous ne ferons pas les 12 miles A/R mais uniquement 6 dans ce très beau canyon que l’on a pour nous tout seuls en cette fin d’après midi.


Pour terminer la journée, ce sera les points de vue de Grand View, Independance monument
Fruita Canyon et Balanced rock. Nous n’en attendions pas tant de Colorado NM qui nous a beaucoup plu. Reste à trouver une chambre car je n’ai rien réservé puisque nous sommes à Fruita avec un jour d’avance. Et là surpise, pas une chambre de libre ou alors à des tarifs prohibitifs. Route donc vers Grand Junction où après 5 tentatives infructueuses, nous trouvons enfin une chambre à 85$. J’ignorais que Grand Junction était un haut lieu du tourisme…
TO BE CONTINUED....
Après un vol direct Paris -> L.A (merci fréquence plus) sans histoire, on se rend compte à quel point un vol direct fatigue moins qu’un vol avec une ou deux escales comme celui de juin 2007. Arrivés à L.A direction le parking de Dollar pour le choix de la voiture, primordial pour le voyage. Là j’ai le choix entre jeep liberty, grand Cherokee mais 2WD, et Toyota 4 runner qui ne semble pas équipé d’une boite courte et possède des marchepieds. J’hésite mais mon choix se porte sur la liberty qui possède pourtant un handicap de taille dont je ne me suis pas aperçu et que je vérifie pourtant à chaque fois : La roue de secours est une roue galette sur la version 2008, plate forme commune avec la Dodge Nitro oblige. Sans le savoir, cela nous handicapera plus tard…. Le temps de sortir de la ville, faire les courses au wal mart et nous voilà prêts le lendemain pour le big trip
Jour2 (06/06) : Los Angeles -> Las Vegas Après une nuit à 2m de l’autoroute (on avait l’impression que les camions roulaient dans la chambre), lever matinal comme toujours le premier jour et route vers Red Rock, premier site sur notre longue liste. Pour commencer soft ce sera la randonnée de Keystone Thrust. Il fait déjà très chaud mais il y pas mal de vent ce qui rend la température beaucoup plus supportable. La rando n’est pas géniale et on ne voit pas vraiment où est la fin avec d’ailleurs plusieurs passages casse gueule.

Après cette mise en jambe, pique nique à Willow Spring avant d’attaquer Calico hills où nous irons jusqu’à la sandstone Quarry.


Le paysage est sympa et les roches très rouges : le parc mérite bien son nom.

De retour sur la route, quelques stops permettent de faire de beaux panoramas en fin d’après midi


puis retour vers Vegas où on constate l’étendue de l’expansion immobilière de ces dernières années : problème, les quartiers sont à moitié inhabités. On a du mal à imaginer le raisonnement des promoteurs alors que la région de Vegas se prépare à des lendemains difficiles vu la pénurie programmée d’eau et le business en forte baisse depuis la crise des subprimes. Cette année, Vegas n’étant pas notre tasse de thé, nous fuirons le « new » strip pour préférer le vieux Las Vegas, celui des casinos kitch et des vieilles illuminations. Ce sera donc séance photo de nuit autour de Fremont street


et spectacle de lumière sur « we will rock you » de Queen

avant de rejoindre la clim salutaire de la chambre et une bonne nuit avant d’attaquer les choses sérieuses le lendemain
Jour3 (07/06) : Las Vegas -> Zion
Départ matinal comme toujours car j’ai prévu d’arriver vers midi au bout de la rando de middle fork of Taylor creek. Nous voici donc partis sur l’interstate 15 quand après environ 15 minutes, les deux voitures devant nous freinent brutalement apparemment sans raison : je pile à mon tour (comme toujours les freins des voitures américaines sont déplorables) mais je vois la voiture derrière qui nous fonce dessus avec les pneus qui crissent. Je donne donc un coup de volant pour aller sur la file de droite mais la voiture ne répond pas, lenteur de la boite auto oblige et au même moment un pick up arrive sur la droite et nos deux voitures se frottent. Arrêt au milieu de l’autoroute, je crains le pire pour la voiture mais en fait il n’y a que des dégâts de carrosserie avec les deux portes, une aile et le pare choc. Nous décidons de prendre la première sortie pour faire le constat avec le conducteur mexicain qui parle très mal Anglais. L’affaire semble réglée en 30 minutes mais un coup de fil à Dollar plus tard, il leur faut un n° d’incident fourni par la Police. Je me rends donc à la station service la plus proche pour appeler la Police, ce que nous aurions du faire dès le départ. Ils ne tardent pas à arriver et ils font également rappliquer les Mexicains pour rédiger le rapport de Police. Au final, 2 bonnes heures de perdues, plus de peur que de mal mais un voyage qui ne débute pas très bien. Finalement on n’arrive dans Kolob Canyons que vers 12h30 pour pique niquer au bout de la route où le panorama est somptueux.


Tant pis, nous n’aurons pas de conditions optimales de lumière pour Middle Fork of Taylor Creek et je tire un trait sur Kanara creek que j’avais prévu en fin d’AM. La rando est sympa, nous voyons nos trois premiers serpents (autant que la moyenne d’un voyage entier…) et la double alcôve finale est impressionnante même s’il l’heure tardive ne procure pas le spectacle escompté.

Après cet en cas avant les deux gros morceaux des jours suivants, le Subway et la West Rim trail, route vers la maison de Steeve qui nous accueille à Hurricane pour 3 jours après nous avoir pris en stop l’année dernière alors que nous cherchions à rallier le trailhead de East Rim Trail. Au cas où, je lui avais pris un permis pour le Subway et il est ravi de faire avec nous cette rando qu’il n’a jamais effectuée. Après un coup de fil pour confirmer le survol de Zion le lendemain et un excellent repas arrosé d’une bonne bouteille de Ruinart, de vin Californien dont steeve est un grand amateur, il est temps de reprendre quelques forces avant la longue journée qui nous attend le lendemain
Jour4 (08/06) : Zion Lever 6h. Le ciel est bien dégagé et le vent de la nuit est tombé. Ce sont donc des conditions idéales pour effectuer un vol. Nous arrivons peu avant 7h à l’aéroport de Saint George et rencontrons notre pilote du jour qui nous montre le plan de vol et c’est parti, direction Kolob Canyons

pour revenir ensuite par Snow Canyon.

Je suis toutefois resté un peu sur ma faim car nous n'avons pas survolé le canyon principal de Zion (question d'autorisation ?). J'aime bien en effet reconnaître vu d'en haut les endroits visités sur le plancher des vaches et là je n'ai rien reconnu à part Snow Canyon. Mis à part ce détail, les vues sont tout de même impressionnantes et bonne surprise finale, le tarif est deux fois moins élevé que prévu car il facture au temps quelque soit le nombre de personnes à bord (max 3). 140 photos plus tard, retour à Hurricane pour prendre steeve et partir pour Left Fork of North creek. Nous sommes au trailhead vers 9h30 et c’est le départ vers cet endroit magique qu’est le Subway. Après environ 1 mile sur le plat, une descente très raide (c'est casse patte au retour) permet d'accéder assez rapidement au fond du Canyon. A partir de là, il n'y a pas vraiment de chemin et on alterne entre sentier et marche dans l'eau. Pour ne pas perdre trop de temps, je décide rapidement de marcher dans l’eau ce que ne font pas Lysiane et Steeve qui s’y résigneront peu de temps après moi. Qui plus est la marche dans l’eau est très fun (faire attention aux serpents d'eau, aperçus à 2 reprises...). Le chemin n'est pas de tout repos, cassant, parfois un peu acrobatique et autant dire que la progression est plutôt lente. Après 3H, nous arrivons aux premières terrasses et Cascades où je me vautre en grimpant sur une terrasse en train de filmer.

C’est en effet très glissant et il faudra faire attention en descendant. 3H45 après le départ, arrivée au subway.

Nous n’explorerons que la partie basse faute de corde pour monter. Un américain a même tenté de m’en vendre une : business is business. L’endroit mérite bien son nom avec sa forme de tunnel et ses piscines naturelles

mais il est encore trop tôt pour la photo car une langue de soleil éclaire celui ci et empêche d’avoir un angle large sans sur exposition. Qu’à cela ne tienne, nous allons attendre que le soleil se cache derrière les falaises. Après deux heures sur place, il reste toujours un poil de soleil. Tant pis, il faut partir mais ce sera une bonne raison pour revenir. Le soleil est maintenant plus bas et c’est la séance photo sur les terrasses et cascades dans le premier mile. Le retour sera plus rapide que l’aller mais la montée finale est un vrai casse patte. En tout cas, j’ai eu les pieds au frais toute la journée mais Steeve et Lysiane ont les pieds dans un sale état après avoir marché avec des sandales quasiment toute la journée. Cela promet pour la west rim trail le lendemain que steeve fera avec nous après l’avoir convaincu de l’intérêt de cette rando
Jour5 (09/06) : Zion
Réveil matinal une fois de plus autour de 6h30 car la journée qui s’annonce va être longue. Après l'impression négative que nous avait laissée l'East Rim trail en 2007, je me demandais si nous allions tenter la West Rim Trail en 2008. Comme il faut toujours laisser sa chance au produit et que nous logons en 2008 chez notre ami Steeve (le conducteur qui nous avait pris en stop sur la route en 2007 pour nous emmener au trailhead de la East Rim Trail), nous avons saisi cette opportunité de disposer de 2 véhicules pour tenter l'expérience. Route donc vers le visitor center du canyon de Zion avec les 2 voitures puis ensuite avec notre voiture vers la Kolob terrace road. Après 23 miles dont les 2 derniers de piste, départ à 9h40 du trailhead et heureuse surprise, il fait frais, moins de 20°. Il est vrai qu’on est à 2250m. Démarrage sur un bon rythme puisque les 10 premiers kilomètres seront avalés en 2H car sans grand intérêt. Après la première montée de la randonnée, les quelques kilomètres avant la descente vers le Canyon de Zion sont un régal pour les yeux et j’enfile les panoramiques comme des perles.



C’est au-delà de nos espérances avec des points de vue tous plus beaux les uns que les autres. C’est l’endroit idéal pour le pique nique au bord de la rim. Après la pause, on entame la première descente de 500m de dénivelé et c’est la première fois que je ressens une douleur sous le pied gauche. J’ignore si c’est l’échauffement ou une boule nerf, toujours est il que c’est très douloureux et m’oblige à m’arrêter pour refroidir le pied avec un freezpack, ce qui calme la douleur pendant 2 ou 3km. Nouvelle montée un peu casse patte à ce moment déjà avancé de la randonnée avant de redescendre ensuite vers Scout Lookout


et la partie Finale de Angel's Landing que je ne ferai pas comme en 2007 car mon pied me fait vivre un calvaire. Et dire qu’il reste encore 3.5km… je serre les dents et ne pense qu’à la Virgin river en bas où je vais tremper mes pieds et détendre les nerfs. En plus des pieds, les genoux commencent à être douloureux et je regrette de ne pas avoir pris de bâtons de marche pour la descente. La rivière est enfin en vue, j’y cours presque et me jète dans l’eau. Un bonheur n’arrivant jamais seul, les deer flies m’attendaient patiemment et me dévorent les jambes le temps que je remette le bas de pantalon. L’eau glaciale fait un bien fou après ces 24km et environ 6h30. On est tous un peu fatigués mais en arrivant au visitor center, Steeve dégaine l’arme fatale : deux Corona bien fraîches dans sa glacière…. Reste enfin l’aspect pénible, retourner chercher la voiture au trailhead et faire le chemin inverse soit quasiment 2h de route

avant d’aller dans un très bon restaurant à Saint George avec Jennifer, la nouvelle girlfriend de Steeve. Au moment de me lever pour payer, je me rends compte de l’état de mes genoux car ils sont quasiment bloqués…
Jour6 (10/06) : Hurricane -> Moab
Quelques centilitres de voltarène et une bonne nuit plus tard, je me refais une demi-santé car le genou restera douloureux pendant tout le voyage tandis que Lysiane doit faire maintenant sécher les blessures de ses pieds héritées du Subway et amplifiées dans la west rim. Ce sera donc repos pour elle ce matin et la journée de voiture tombe donc à pic pour elle car pour un début, enchaîner le Subway et la west rim pouvait sembler un peu ambitieux. C’est donc seul que je ferais ce matin Kanara creek. A la sortie de la ville, j’ignore jusqu’où on peu aller en voiture sur la piste un peu rugueuse. Je m’arrête à un premier gué mais un coup d’œil sur le GPS me montre qu’on peu aller plus loin. Je traverse donc le gué et continue sur quelques centaines de mètres avant de garer la voiture. Je sors le transat pliable de Lysiane qui se reposera un peu et je pars vers les Narrows de Kanarra creek non sans avoir mis le bas de pantalon car les deer flies sont encore de la partie. La végétation est dense et parfois on se demande où est le chemin. Je prends l’option de marcher dans l’eau lorsque je ne trouve pas le chemin et au bout d’environ 45minutes, en comptant les poses photos, j’arrive dans les Narrows
et la première double cascade.

J’ai de la chance car vu qu’il est tôt, il y a une belle lumière réfléchie sur la falaise qui ajoute une touche de beauté supplémentaire. Je commence à monter sur le tronc d’arbre jusqu’en haut en m’aidant de la corde accrochée au mur. C’est très glissant et je me dis qu’étant seul dans le canyon et ne voulant pas hypothéquer le reste du voyage en me blessant, je fais finalement demi-tour en me disant qu’on y reviendra en toute fin de voyage et avec Lysiane cette fois ci. Route donc vers Moab en cette journée avec un vent très violent annoncé pour les prochains jours sur tout l’Utah, cela tombe plutôt bien pour une journée de route mais cela promet pour le lendemain où j'ai prévu un vol sur Canyonlands et le San Rafael swell. Arrivés vers 17h à l’aéroport de Canyonlands, je vois qu’ils n’ont pas suspendu les vols mais en voyant les mouvements des avions en vol, j’imagine l’état de l’estomac des passagers….Renseignements pris, au guichet de Redtail aviation, je préfère décaler le vol après notre retour de notre trip dans The Maze. Nous prenons nos quartiers pour la semaine chez Dave et Kay qui sont dans le Missouri. Il fait une chaleur d’enfer malgré le vent violent. Direction le city market pour le ravitaillement avant de finir la journée à Delicate Arch. Arrivés sur le parking, je ne trouve pas mes chaussettes et pour cause, Lysiane les a toutes sorties à notre arrivée à Moab. Je tente donc la rando pied nus dans les chaussures de rando mais je les remplace bien vite par les sandales bien plus confortables. Le vent redouble de violence dans ce relief à découvert et arrivé à Delicate arch

on a du mal à rester debout tellement les bourrasques sont violentes. En retirant mon sac, je dois l’aggriper à deux mains pour ne pas qu’il s’envole. J’abandonne donc l’idée de descendre au fond et de monter en face, ce sera pour une prochaine fois. Le vent gâche vraiment notre plaisir et après 10 minutes, retour vers le trailhead. Retour à Moab pour un bon repas à la maison après un dernier arrêt à Park avenue

Jour 7 (11/06) : Island in the Sky et Arches
Grand ciel bleu en ce début de journée qui avait pourtant été annoncé nuageux. Tant mieux, je verrai peut être enfin double o arch sous le soleil après trois visites sous le ciel gris. Ce sera pour l’après midi car en cette matinée, je choisis d’aller à Aztec Butte dans Island in The sky que Lysiane ne connaît pas. Surprise, il fait frais et la température est idéale dans Canyonlands où c’est souvent le caniard en été (mais nous ne sommes qu’en fin de printemps…). La rando est sympa avec un beau panorama au sommet de la butte

et les granaries en contrebas même si ceux ci ont perdu de leur charme après une reconstruction hasardeuse. Après cette petite incursion dans Canyonlands, route vers Arches pour le pique nique du côté de Balanced Rock avant notre rando dans Devil’s garden pour Double O arch,

Partition arch

et Navajo arch. Enfin, je découvre Double O arch, une de mes arches préférées, sous le soleil et c’est grandiose. 2H30 plus tard, route vers les Klondike bluffs que nous ne connaissons pas. La piste est moins difficile que prévu et faisable, en tout cas le jour de notre visite, par une berline standard. Nous sommes en fin de journée et c’est le départ pour la dernière rando de la journée. Après une petite montée, le paysage s’ouvre avec les marching men au fond.


Une petite dune de sable à gravir et nous voici à parallel

et Tower Arch massive et originale mais pas si facile à photographier.


Après avoir flâné un peu, retour par le même chemin avec des teintes plus chaudes de fin d’après midi. Dernier stop à Park avenue pour une journée bien remplie qui se conclura dans notre resto favori, la Moab Brewery et ses bières maisons.
Jour 8 (12/06) : The Maze Une fois n’est pas coutume, lever très matinal puisque nous devons être chez Tag A long à 6H30. Je vérifie si je n’ai rien oublié car ce n’est pas au fin fond de the Maze que je ferai demi-tour. On se demande bien pourquoi ils nous demandent d’être présents à 6h30 puisque au final, on ne partira que vers 8H30 avec le 4*4 hyper chargé et à 6 dans la voiture avec nos compagnons d’aventures, un couple de Hollandais, une allemande vivant à San Francisco et notre guide Dave dans le pur style Tag a long ; c’est à dire babacool. Dernier arrêt à Green river où nos compagnons s’empressent de faire les réserves de bière après avoir vu à Moab que je j’avais prévu des réserves (mais de la vraie à 6° et pas à 3.2°…). Après la première partie de la piste sans difficulté qui mène à Hans Flat ranger station, et environ 12 miles de piste plus ou moins rugueuse c’est le début de la descente sur le flint trail et là ce n’est plus du tout la même histoire,

la piste étant très rugueuse avec de nombreux frottements et une conduite souvent au millimètre. Je préfère pour ma part avancer à pied devant la voiture puisque de toute façon, on va plus vite à pied…. 3 miles plus tard, nous voici au départ de la rando des Golden stairs mais avant d’y aller pause pique nique. Nous entamons ensuite la descente vers le fond du canyon sur un semblant de chemin très peu stabilisé et glissant : mieux vaut bien regarder où on met les pieds.


Pendant ce temps là Dave, descend en voiture les 16 miles de piste en passant par Teapot rock que je lui demande de photographier en route avec mon deuxième appareil photo. Il n’a pas du bien comprendre ce que je lui avais demandé car au final il photographiera la voiture…

Nous arrivons en bas environ 20 minutes avant lui qui a besoin de 2 bonnes heures pour parcourir la piste par le sud. C’est reparti pour les 8 derniers miles de piste et là c’est une succession de Gros dômes de slickrock à franchir, ça secoue dans tous les sens et après 1 heure, nous voici enfin à Land of Standing Rock,

lieu de notre première nuit de Camping. Le panorama est top niveau entre les Chocolate drops au fond,

les monolithes au premier plan et les needles qui peuplent le canyon. C’est pas le tout, mais il faut monter la tente et ce n’est pas facile car le sol est constitué de roche dure donc pour planter la tente, c’est pas une partie de plaisir. Je tape comme un sourd sur les sardines avec des rochers (pas de maillet) et arrive à peu près à mes fins. Pendant ce temps, Dave installe les toilettes chimiques (obligatoires dans The Maze)

devant un panorama d’enfer (on se battrait presque pour aller aux toilettes…)

et prépare un bon repas chaud de pâtes farcies à la riccota et champignons. Déguster un bon plat chaud et une bière devant le coucher de soleil est magique.

Une petite marche digestive autour de Chimney Rock et il est temps de faire sa toilette (vive les gants du vieux campeur et les lingettes intimes) et de se glisser dans la tente pour cette première nuit dans le wilderness
Jour9 (13/06): The Maze
La nuit n’a pas été de tout repos à cause d’un vent assez fort et je n’ai donc pas de difficulté à me lever vers 5h20 pour aller à pied à l’autre camping de Land of Standing rock pour apprécier le lever de soleil pendant que cette bande de fainéants dorment comme des loirs.

Il fait très frais mais je tombe vite le polaire et le gore tex car je marche à un bon rythme et j’ai vite fait de m’échauffer. A l’arrivée, le spectacle est à la hauteur des attentes,


les autres ne savent pas ce qu’ils manquent… De retour au camp, ils ne sont toujours pas levés sauf Dave qui prépare un petit dej pantagruélique. Il nous faudra bien cela pour affronter la rando de Harvest Scene. Une fois le matériel remballé (le côté chiant du camping), nous entamons la première grande rando dans The Maze pour se rendre à Harvest scene, un beau panel de petroglyphs. Très vite, nous voyons que Dave marche trop vite et que les autres suivent comme des bœufs. Je n’aime pas ce rythme car j’aime bien m’arrêter pour prendre des photos et profiter des endroits alors que là on a l’impression qu’on fait une course. Après la descente raide dans le canyon, c’est de la marche dans le sable

jusqu’au panel qui est magnifique.

Finalement heureusement que Dave à marché vite car 5 minutes plus tard le panel est en plein soleil….Nous faisons la pause pique nique au pied de la falaise à l’ombre et là déception, quasiment rien à manger : soit il a tout oublier, soit il nous met tous au régime ce qui est un peu fort vu le prix à payer (heureusement il se rattrapera le lendemain). Après la pause, on continue notre route et il marche toujours aussi vite. Ils feront comme ils l’entendent, nous nous marchons à notre rythme en prenant le temps qu’il faut pour apprécier. 5 minutes après être repartis, Lysiane s’aperçoit qu’elle a oublié son sac sous l’alcôve. Heureusement qu’elle ne s’en ait pas aperçu au bout de 2 heures…. Les deer flies sont de retour et nous les chassons en agitant des feuilles derrière nos jambes. Nous voici au pied de la montée : Dave nous annonce 45 minutes de montée mais vu le rythme qu’il imprime dans celle ci, je me dis qu’on va vite être en haut et cela ne loupe pas : En 20 minutes nous sommes sortis du Canyon et 10 minutes après, nous voici à la voiture. Au total, environ 5 à 6 heures de rando et 9 miles sous le caniard qui à refait son apparition. Route vers Dollhouse qui sera notre camp de base pour les 2 prochaines nuits. L’endroit est grandiose et à l’abri du vent.

Avec l’habitude, la tente est cette fois vite montée et nous profitons de cette fin d’après midi pour aller aux autres campings et apprécier les vues sur les needles et le Colorado en contrebas. Dave à sorti les chips mexicaines et la sauce piquante : 2 bières par-dessus et c’est le top. S’ensuit un repas succulent avec saumon en papillote au trois riz et gâteau aux cerises en dessert. Pas de risque d’hypoglycémie ce soir et nous nous endormons sous ce beau ciel remplis d’étoiles.
Jour 10 (14/06): The Maze
Cette fois ci la nuit a été très calme et j’ai même eu la flemme pour être debout au lever de soleil mais ce n’est que partie remise. Après un nouveau petit dej copieux à base d’omelette bacon, champignons, toilette du matin dans notre salle de bain de quelques km2 avec vue sur le Colorado et les Needles…. On se met ensuite en route pour notre rando du jour, Colorado et Green river Overlook. J’ai fait valoir mes arguments la veille pour imposer cette randonnée et espère ne pas être déçu car j'ai plusieurs livres qui donnent un rating assez faible. Le paysage va vite me rassurer car après Beehive arch, une grosse partie de la rando se déroule dans un paysage style Needles,


ce qui est logique car cette partie du parc est située en face, de l’autre côté du Colorado. Dave marche toujours aussi vite (il ne prend pas de photo lui) mais qu’à cela ne tienne, nous les laissons partir devant pour mieux profiter de l’endroit. Heureusement, Goose, le Hollandais fait un peu de photos (souvent à contre jour, je me demande bien pourquoi…) et se retrouve aussi souvent à la traîne. Sa femme nous avouera que le rythme est trop élevé pour elle mais il n’empêche qu’ils ne lui ont pas fait remarquer contrairement à nous. Nous arrivons après environ 2h30 au point de vue sur le Colorado qui est vertigineux.


Peu après c’est à la green river de se dévoiler avec un gooseneck de toute beauté.

Ce sera le lieu du pique nique. Dave s’est rattrapé avec des tacos au thon et aux fruits frais. Nous en profitons pour faire une petite sieste à l’ombre (38°c) et corps en contact avec la pierre pour abaisser la température du corps. Cela fait beaucoup de bien mais finalement au moment de repartir, la chaleur me tombe dessus et je souffre un peu dans les premiers kilomètres et ce d’autant plus que les nerfs sous le pied me font à nouveau souffrir. Lysiane souffre aussi de la chaleur car c’est l’heure la pire pour randonner et la fin de la rando dans le sable est un peu un calvaire. 6H30 après le départ et 10 miles, retour au camp de base à l’ombre des needles pour un repos bien mérité. Les autres iront vers Bear Panel qu’ils ne trouveront jamais tandis que nous préférons nous reposer dans ce calme olympien. Nouvel apéro bien arrosé : les Hollandais enchaînent Bière sur bière sans compter le soda. J’en reste pour ma part à deux après que Cris, L’allemande, m’ai donné un peu de son stock… Nouveau repas succulent avec Poulet au citron et aux herbes avec des pâtes et gâteau à la cerise. Le ventre plein, une petite balade au sunset s’impose avec le trépied pour faire de jolies photos de Dollhouse.




Nouvelle nuit très étoilée et nous nous endormons avec des images plein la tête
Jour 11 (15/06): The Maze Cette fois ci, pas de problème pour me lever, sans réveil comme d’habitude, pour le lever de soleil vers 6H.

Une fois de plus, personne ne me suit et ils ronflent tous dans les tentes. Il me suffit de faire quelques centaines de mètres pour aller au camping n°2 pour apprécier le spectacle.

De retour au camp, Dave est le seul debout pour préparer cette fois ci un continental breakfast avec toast, fruits frais et tout le toutim. C’est de nouveau très copieux et c’est le ventre plein que nous prenons la direction de Granary Hike. Ces Granaries bien préservés (il faut dire qu’ils ne voient pas souvent de visiteurs) valent le détour.
Avant d’entamer la descente vers Spanish Bottom, détour vers la Surprise valley avec un point de vue remarquable.

Si j’avais su, j’y serais venu en fin d’après midi la veille car le matin on a le soleil en pleine face. C’est ensuite la descente pentue vers Spanish bottom. De nouveau c’est la galère avec mes deux genoux -> pour les prochains jours, ce sera bâtons obligatoires pour soulager les articulations. Ne pouvant descendre rapidement, je laisse les autres partir devant.

Arrivés au fond, Dave propose d’aller jusqu’aux premiers rapides de Brown Betty. Bonne idée pour prendre un bon bain de pied et se rafraîchir après ces 3 jours de forte chaleur. S’asperger d’eau fraîche fait un bien fou. C’est ensuite le pique nique en attendant le Jet Boat qui doit nous ramener au bout de la Potash Road. Un peu de glande sur le bateau ne fait pas de mal. Nous filons sur le Colorado avec les falaises de chaque côté qui se reflètent dans le fleuve

et au bout de 2h de bonheur, nous voici arrivés après un dernier virage à 180° pris à fond qui aspergera tous les passagers arrière. Les gars de Tag a long sont très joueurs….Je donne l’adresse de mon site à nos compagnons et nous nous quittons à Moab après ces 4 jours fantastiques qui ont été au-delà de mes espérances. Reste une dernière chose que l’on attend depuis 4 jours : la douche qui est un pur bonheur mais finalement nous avons craint beaucoup pour l’hygiène alors qu’en fait notre gallon d’eau pour la toilette, les gants imprégnés du vieux campeur (corps et pieds) ainsi que les lingettes nous ont permis d’avoir une hygiène tout à fait correcte. Nous n’avons même pas utilisé le shampoing sec que j’avais acheté en France….Un petit coup de fil à notre pilote du lendemain pour confirmer notre vol et fin de journée à la Moab Brewery avant une nuit dans un vrai lit qui à vrai dire ne nous à pas tant manqué que cela, surtout Lysiane qui avait en camping un matelas gonflable de 1m de large et 15cm d’épaisseur….
Jour 12 (16/06): Moab
Pas de grasse matinée aujourd’hui car il faut être à 7h à l’aéroport de Canyonlands pour un survol de Canyonlands et de la région du San Rafael Swell notamment le Waterpocket Fold que je rêve de survoler depuis quelques années. Le temps est très calme, le ciel dégagé, bref conditions idéales pour un vol. Le pilote est très sympa et fait d’ailleurs pas mal de vols avec Tom Till, mon photographe préféré qui est basé à Moab.

Après Labyrinth Canyon,

survol de Horse Shoe canyon, Robbers Roost, Henry Mountains et arrivés à Capitol reef au début du Waterpocket fold. Je me régale car ce phénomène géologique vu d’avion est visuellement incroyable.


Nous longeons celui ci pendant un bon moment jusqu’à Bullfrog ou nous remontons ensuite le Lac Powell jusqu’à Hite

pour suivre ensuite le Colorado dans Glen Canyon et Canyonlands avec Confluence Overlook,

The Loop,

les Needles

et Chesler Park,

Angel Arch,

Monument Basin,

Dead Horse point
etc….250 photos plus tard, c’est sans conteste un des plus beau vol qu’on ait effectué. Après ce début de journée flamboyant, retour sur terre pour un rythme de journée assez cool. Vu la chaleur qui règne à Moab, direction Mill creek pour se rafraîchir et pique niquer.
Je crois n’avoir jamais autant pris de plaisir à plonger la tête dans l’eau sous cette chaleur écrasante. La saison chaude est bien là et le mois de mai semble très loin. Je laisse Lysiane se reposer un peu et part explorer un peu en aval de la deuxième cascade mais c’est sans grand intérêt. Après 2h passées sur place, retour à la maison pour un peu de lessive avant de repartir pour les Fisher towers en fin de journée. Je tire sur la corde car Lysiane aurait bien aimé se reposer un peu plus et n’appréciera que moyennement les efforts à consentir pour aller au bout de la rando des Fisher Towers, sous un temps couvert qui plus est.

Je pense que le soleil ne se montrera plus aujourd’hui et c’est devant ces falaises majestueuses mais à l’ombre que nous dégustons un cocktail de crevettes avec un verre de vin pour Lysiane et une bière pour moi. Cependant, durant un bref instant, le soleil refait son apparition pour nous gratifier d'un superbe effet

Sur la route vers Moab, le soleil arrive tout de même à percer et donne un panorama de tout premier plan.
Une décision s’impose : vu la chaleur qui s’est installée, je décide d’écourter d’une journée le séjour à Moab et de faire une croix sur la rando de Murphy Hogback et de passer une journée de plus dans le Colorado. Soirée rangement donc et repas à la maison avec Lasagnes et une bonne glace.Jour 13 (17/06): Moab -> Fruita
je ne pouvais pas quitter Moab sans aller vivre un lever de soleil dans Arches. Lever matinal une fois de plus pour être sur place vers 6h. Je laisse Lysiane dormir et prend donc la route dans la fraîcheur du matin vers la section des Windows. Après quelques photos en route,

c’est le bonheur pour les yeux avec le soleil qui éclaire petit à petit les windows et Turret arch.



Après le petit dej, nous quittons la maison de Dave et Kay où nous avions nos quartiers depuis plus d’une semaine. Route vers Colorado National Monument où nous avons prévu de passer la journée. Arrivée en fin de matinée, il fait un poil moins chaud qu’à Moab et avant d’entamer les choses sérieuses, pique nique près du camping. C’est loin d’être l’heure idéale pour faire de la rando car il est 13h mais on n’a pas le choix. On commence donc par Coke Ovens trail et un joli panorama en fin de trail.


On parcourt ensuite la route qui traverse le parc vers le sud et Devil’s kitchen, point de départ de notre deuxième rando du jour. Elle ne nous laissera pas un souvenir impérissable et ne donnera que de la photo documentaire comme on le dit parfois avec Philippe. Demi-tour pour aller au trailhead de Monument canyon. En route, arrêt à Red canyon overlook, fallen rock

et Artist point.

Le trailhead de Monument canyon est le même que celui de Coke ovens et au bout de quelques dizaines de mètres, on descend rapidement dans le Canyon. A un moment, je perds l’équilibre sur une pierre et bascule vers le ravin. Heureusement, les arbres m’empêchent de tomber. Durant la descente, on peut mesurer l’immense travail de John Otto qui a construit à lui tout seul toutes les randonnées du parc. Nous arrivons près d’une alcôve et là surprise divine, une cinquantaine de Bighorns se reposent à l’ombre. C’est un spectacle magique car il est rare de voir des animaux sauvages en si grand nombre.

Nous nous approchons doucement d’eux sans les effrayer.

Certains ont peur, d’autres pas et nous nous éloignons petit à petit non sans avoir pris de nombreuses photos et filmer ce moment rare. Nous ne ferons pas les 12 miles A/R mais uniquement 6 dans ce très beau canyon que l’on a pour nous tout seuls en cette fin d’après midi.


Pour terminer la journée, ce sera les points de vue de Grand View, Independance monument
Fruita Canyon et Balanced rock. Nous n’en attendions pas tant de Colorado NM qui nous a beaucoup plu. Reste à trouver une chambre car je n’ai rien réservé puisque nous sommes à Fruita avec un jour d’avance. Et là surpise, pas une chambre de libre ou alors à des tarifs prohibitifs. Route donc vers Grand Junction où après 5 tentatives infructueuses, nous trouvons enfin une chambre à 85$. J’ignorais que Grand Junction était un haut lieu du tourisme…TO BE CONTINUED....
Postes de frontières entre le Cambodge et le Vietnam? English translation pending
Quels sont tous les postes de frontières pour passer (le visa en poche) du Cambodge au Vietnam nord et sud. Notre destination de Phnom Penh est le rattanakiri (il parait qu'il y en aurai un nouveau d'ouvert à ce niveau ???) et sud si nous avons le temps de redescendre au niveau de Kep ???
En déposant ma demande de visa un Jeudi à l'ambassade à Phnom Penh, peux t'on le récupérer le Vendredi ??
De retour de l'Iberostar Tucan et Paraiso Maya English translation pending
Hola Amigos,
Je viens de rentrer du Mexique hier après un séjour de 10 jours.
Nous sommes partis en couple de Bruxelles et avons séjourné à l’hôtel Iberostar Tucan/Quetzal ainsi qu’à l’Iberostar Paraiso Maya suite à un transfert offert par l’hôtel, donc je peux vous éclairer sur ces deux hôtels. Leurs différences sont intéressantes mais ils sont tous les deux de très bonne qualité.
1. L’Iberostar Tucan / Quetzal
Décor général et chambres
L’hôtel se compose en fait de deux hôtels construits en vis-à-vis comme c’est souvent le cas dans les Iberostar. Le décor est plus de style colonial au Quetzal et plutôt traditionnel au Tucan, mais honnêtement les deux hôtels sont splendides. Les 2 réceptions valent à elles seules le coup d’œil. Très spacieuses, on peut également y prendre un verre dans les bars et faire du shopping dans les magasins. Les perroquets sont là pour vous souhaiter la bienvenue.
La jungle qui sépare les réceptions de la plage est magnifique. Des pontons de bois très pittoresques surplombent le tout, y compris les cascades et des chemins vous permettent de passer près des nombreux animaux : paons, Cereques (sortes de petits rongeurs mexicains), flamants roses, toucans, canards, cygnes, faisans, coqs, perroquets, iguanes, lézards tortues marines et terrestres, poissons et les fameux singes. (L’hôtel a en effet été construit après qu’une famille de singe se soit installée dans la jungle, et ils sont restés). N’oublions pas de citer aussi le petit chat noir très amitieux qui sillonne de temps à autres la jungle. Bref si vous aimez les animaux cet hôtel est pour vous. Nous on a adoré, chaque promenade vers la piscine ou la plage était en soi un petit ‘safari’ et nous observions toujours avec bonheur les habitants de la jungle. Le petit inconvénient de toute cette ménagerie était le bruit, notamment celui des paons qui, dès 5 heures du matin faisaient le tour de notre bâtiment en hurlant ‘léoooooooooon, lééééééééooooooon’, bon on s’y habitue mais au départ ça surprend…les cris des singes sont pas mal non plus, on dirait King Kong en rut alors qu’ils sont plutôt petits ;) Surprenant ;)
Evidemment ceux dont on se passerait bien sont les moustiques. Nous avons été piqués de partout et les piqûres ont mal tourné : inflammation, rougeurs, encore aujourd’hui j’ai le pouce entièrement gonflé en tapant le message suite à une piqûre au doigt. Certaines personnes ne semblaient rien avoir alors que chez d’autres mêmes réactions de la peau que les nôtres.
Malgré les anti moustiques (spray, ondes ultra son) on a été piqués tout le temps, surtout le soir dans la jungle pour aller aux restos ou à la piscine et plage.
Les chambres sont très jolies. Nous étions au Quetzal bien que nous ayons réservé au Tucan. La décoration était très belle (sculptures incrustées dans le mur en relief), et la chambre spacieuse et confortable. Le lit juste un peu dur au début car en fait il n’y a pas de sommier mais une couche de béton pour soutenir les matelas…mais on s’y fait en quelques jours ;) Nous avions un appareil à café, bien pratique le matin pour se réveiller.
La douche est impressionnante tant elle est grande, on peut s’y mettre à deux facilement.
La vue que nous avions n’était pas terrible car notre chambre donnait sur le chantier d’un hôtel voisin (Probablement le Riu) et nous étions à la hauteur des ouvriers en permanence sans oublier le bruit permanent de la disqueuse et/ou de la bétonneuse. L’ensemble des premiers blocs du Quetzal étaient soumis à la même enseigne, mais bon ça on ne sait rien y faire, il faut bien que les hôtels se construisent. (Entre la disqueuse et le paon Léon celui qui faisait le plus de bruit n’était pas l’outil ;)
Plage
Aaaaaaah la plage. La plus belle que j’aie jamais vue. Plus belle encore qu’à Punta Cana. Même lorsque la mer est déchaînée, les couleurs de bleu sont splendides, on dirait que des rayons lumineux l’éclairent. Tout simplement magnifique. Lorsqu’elle est calme on se croirait dans une piscine naturelle tant l’eau est claire, et elle est si bleue claire (presque blanche) que son éclat en devient éblouissant lorsque le soleil donne. Vraiment splendide. Rien à redire. Elle descend de manière plutôt douce. Attention certains jours c’est vraiment dangereux de nager pour les jeunes enfants car les vagues sont immenses. Dommage qu’il n’y ait pas un peu plus d’ombre, mais l’hôtel propose des parasols portables à qui le souhaite. Il y a également un bar à la plage et des douches.
Piscine
La piscine paysagère est magnifique et bien intégrée au paysage. Il y a énormément de transats et de palapas, donc pas de souci de ce côté là. Les animaux se promènent souvent à la piscine, c’est très agréable. Le seul petit problème, l’eau y est vraiment chaude. Je n’avais pas voulu prendre en compte ces remarques avant de partir mais honnêtement l’eau est si chaude que j’en devenais malade d’y rester surtout que la piscine est très profonde (eau jusqu’au menton) et au bout d’un temps on a l’impression d’être dans un jacuzzi (dire qu’il y en a un au milieu de la piscine en plus) et qu’il fait plus froid dehors…quel dommage. Du coup on ne restait jamais longtemps dans la piscine principale. (Avantage : la piscine n’est jamais pleine de monde du coup). Par contre, l’aquabar lui est plus frais. On y allait souvent, juste pour se rafraîchir dans l’eau. Le principe du bar aquatique est très sympa sauf à partir du moment où des bandes entières de personnes (majoritairement anglophones) sont arrivées et ont pris tous les bars d’assaut…plus moyen de trouver une place, et surtout du calme : cris, hurlements, volley ball, matelas meme à l’aqua bar, verres renversés partout, sans compter qu’ils étaient saouls dès 10 heures du matin avec l’ensemble des comportements que cela induit, y compris les dégueulis sur le pas de notre bungalow le soir…vraiment le point le plus sombre de nos vacances. Il y a des moments où c’était vraiment insupportable. On n’a pas à supporter des dizaines de personnes saoules qui hurlent et prennent toute la place me semble-t-il dans un hôtel d’une telle qualité…Nous étions beaucoup à être incommodés par ces hordes de personnes très dérangeantes. Deux personnes passaient par exemple leur lune de miel au Tucan…quelle belle ambiance romantique n’est-ce pas ?
C’est vraiment dommage que ça se soit passé comme cela. Le personnel de l’hôtel semblait conscient du problème mais impuissant. Ils ont fini par diluer les alcools et cocktails mais le problème c’est que les personnes ‘incriminées’ carburaient à la bière…impossible à couper, surtout qu’ils sortaient bien sûr les bouteilles de leur chambre alors que cela était interdit pour des raisons de sécurité (coupures à la piscine). Notons également que ces olibrius semblaient ne pas savoir ce qu’était une chasse dans les toilettes et laissaient au suivant le soin d’admirer leur œuvre. Vraiment répugnant. Déjà que pour les toilettes il est clair que l’hôtel manque d’infrastructures du côté piscine pour le nombre de personnes…il y a des jours mieux valait ne pas avoir l’estomac sensible…
Après avoir noté ces points moins amusants, revenons à des choses plus positives.
La Nourriture
Délicieux est le mot qui vient en premier. Tout était vraiment très très bon. Varié est le second mot. On peut dire que même au buffet, le personnel se démène pour trouver tous les jours des choses différentes dans les viandes, les poissons et les plats. Evidement les classiques (hamburgers, pizzas, frites, œufs, steacks) sont aussi de mise et on ne peut empêcher une certaine répétition mais vraiment nous avons adoré la nourriture du buffet, surtout qu’il était possible de manger tous les jours mexicain (tortillas, nachos, …) Je crois que je vais devenir du guacamole tant j’en ai mangé ;)
Les repas sont également le moment pour observer les animaux et notamment les oiseaux de type corbeaux qui viennent piquer dans les assiettes ;) Les nombreuses tortues de Floride viendront aussi vous faire un petit bonjour le long du restaurant.
Le petit déjeuner est aussi très varié, tant chaud que froid, salé que sucré, et les jus y sont pressés devant vous, c’est vraiment très bon, tout le monde y trouve son compte.
Nous n’avons jamais été malades et les produits étaient toujours le plus frais possibles (évidemment vu qu’aucun restaurant buffet n’est climatisé, il est impossible que tout soit toujours froid). Méfiez vous juste des carottes râpées du buffet à la plage où nous y avons vu des dizaines de mouchettes, mais bon c’est la règle dans ces pays là : ne mangez pas de crudités, ou vraiment un minimum afin d’éviter les problèmes. Nous avons bu l’eau uniquement en bouteille et les glaçons dans les boissons sont faits avec de l’eau en bouteille, donc on ne s’en est pas privés.
Le vin rouge n’est pas terrible mais est honnête pour ce type de buffet. Vous pouvez boire n’importe quoi d’autres : softs, bière, etc.
Les desserts sont également succulents au buffet, que ce soit les pâtisseries, les fruits frais ou flambés à la tequila, les flans, les glaces. Miam.
Les restos à la carte sont aussi très bien. Nous les avons tous fait sauf l’Italien car on n’en a assez chez nous et on en fait souvent ;) Le principe est que pendant qu’on prépare votre commande vous mangiez déjà au buffet présent, bref, vous ne mourrez pas de faim ;)
Le mexicain : très bon, la viande est tout simplement succulente et les spécialités mexicaines sont légions. Les serveurs sont très sympas et se feront un plaisir de vous faire boire la fameuse Tequila frappée. Salud !
Le tropical : très bon également, bien qu’il nous ait semblé fort proche du mexicain, mais rien à redire, beaucoup de poissons également.
Le Steak house : délicieux. Les quantités sont énormes ! Ne manquez pas les amuse-gueule de type Tempura Verdura à l’oignon, un délice.
Le japonais : le must. C’était notre premier resto japonais et ce fut géant. Le show est super et la nourriture délicieuse. Miam miam. Il n’y a pas de couverts ;) juste des baguettes ;)
Animations
Nous avons trouvé l’animation de niveau très correct. Le personnel est très très sympa, beaucoup parlent un peu français et certaines personnes sont même francophones à la réception. Ils sont vraiment toujours prêts à vous aider, à plaisanter avec vous que ce soient les serveurs ou les animateurs. Vraiment très bien. Il y a plein d’activités à faire comme dans tous les clubs : aérobic, fitness, volleyball, cours de salsa, d’espagnol, etc. Il y a moyen d’occuper les journées ;)
Le soir il y a un show. La qualité des show est assez inégale (parfois miss iberostar et parfois troupe professionnelle de danseurs) mais globalement nous étions très contents. Ne manquez par le show de danses traditionnelles, il vaut vraiment la peine, ainsi que le spectacle du magicien argentin. Du grand spectacle. Les autres soirs, c’est de l’animation de qualité plus ‘club’, et je salue les performances sous cette chaleur des danseurs et animateurs parce qu’ils se démènent pour faire le show vraiment. En tenue de ‘Cats’, il faut le faire à 30 degrés ! Et l’ambiance est très bonne enfant, les annonces sont faites en français anglais et espagnol, comme cela tout le monde comprend. La soirée se clôture à 22h30 par la danse de l’Iberostar Tucan/Quetzal faite par les enfants, suivie aussi du célèbre ‘Hey Baby’, hymne des Iberostar, où toute la salle participe.
Il y a aussi la discothèque la Mascara dès 22h30. Les bars restent également ouverts tard le soir dans les réceptions. Il y a souvent le soir une animation musicale faite par un musicien solo dans ces bars.
Conclusion
Nous avons adoré l’Iberostar Tucan/Quetzal et nous garderons un souvenir idyllique des décors, de la plage, de la nourriture et de l’ambiance chaleureuse de l’équipe. Vraiment le seul bémol était l’ambiance détestable amenée par des clients qui ne respectent pas les autres. Dommage.
2. L’Iberostar Paraiso Maya
Le Tucan nous a proposé de passer nos deux dernières nuits à l’hôtel Iberostar Paraiso Maya, tous frais à leur charge y compris le taxi. Raisons : marketing, surbooking, un peu des deux. Nous avons donc quitté le Tucan plus tôt que prévu pour nous installer au Maya, dont tout le monde (réception, relations publiques où il faut réserver les restos, chauffeur de taxi) nous avait vanté le sublime. On peut dire que nous avons un sentiment plutôt mitigé. Cet hôtel forme un complexe avec le Lindo.
Décor général et chambres
Démesuré est le mot. Tout est grand. Je ne dirais pas ‘tout est beau’, car il faut aimer les reproductions plutôt kitsch de Chichen Itza et des statues mayas. Il y a un petit air de Disneyland qui rôde dans cet hôtel pour le moins à l’opposé du Tucan (naturel, petit, chaleureux), car ici tout est artificiel, immense et impersonnel. A côté des espaces ouverts du Tucan ici tout est fermé, climatisé, (aseptisé ?). On n’a pas trop l’impression d’être au Mexique on pourrait être n’importe où en fait, il manque une touche naturelle. Ici c’est plutôt le surnaturel qui l’emporte ;) Le Lindo était déjà moins imposant, plus agréable point de vue décor car avec de nombreuses fontaines éclairées le soir et pontons.
Les bâtiments sont en pierre peinte en rose, bleu, mauve flash. Les lampes dans les couloirs sont dans des formes psychédéliques en marbre. C’est beau et en même temps c’est bizarre. Il faut le temps de s’y faire sans doute ;)
La réception est très grande et très jolie, beaucoup de marbre. Elle donne sur l’intérieur de ‘Chichen Itza’ où un gigantesque serpent en cuivre( ?) descend vers le bar. C’est immense. Ensuite des chemins mènent aux immeubles mais on peut aussi traverser vers les piscines en allant par l’intérieur des bâtiments. Nous avons beaucoup aimé la cour intérieure de notre immeuble avec montage de fontaines et de bois, très joli, d’autres sont moins jolis, mais chaque intérieur d’immeuble est différent.
La chambre était vraiment impressionnante. Royale. Coin salon, coin penderie, lit king size, télé énorme, réveil cd, grande salle de bains avec douche, diffuseur radio, miroir de maquillage, double lavabo ET un jacuzzi avec éclairage tamisé ;) (et un téléphone à côté du Wc ;)) Même les peignoirs Iberostar, la Tequila et la planche à repasser sont dans la chambre. Le confort total quoi, et toujours machine à café dans le coin penderie. Rien que pour la chambre ça valait le détour. Le balcon comporte aussi un hamac, détail intéressant bien que fort peu confortable quand on veut vraiment s’y reposer ;)
Chaque immeuble dispose en outre d’une concierge, c’est à dire qu’au lieu de réserver via le kiosque des ‘relations publiques’ comme nous le faisions au Tucan, ici il faut réserver les restos à la carte via sa propre concierge qui nous a d’ailleurs téléphoné dès notre arrivée pour nous souhaiter la bienvenue. Idem pour le check out, si vous n’avez rien à payer, vous pouvez le faire via la concierge. Bien pratique comme service.
Plage
La plage est très grande et est séparée des piscines par une petite jungle-mangrove. Nous avons été un peu déçus par la plage par rapport à celle du Tucan, l’eau y était nettement moins belle car fort foncée, beaucoup de récifs assez dangereux pour les pieds, les vagues encore plus déchaînées et le ponton si beau montré sur toutes les photos était détruit. Sinon elle est très large et il y a même possibilité de dormir dans des hamacs, plus confortables que dans la chambre. Il y a également un bar sur la plage.
Piscine
L’hôtel est complètement génial par rapport aux piscines. Elles sont nombreuses. La principale serpente autour des bâtiments, il y a jacuzzis, jets d’eau, pontons, cascades et bar de piscine (plus calme qu’au Tucan). L’eau en plus y est fraîche, ça c’était vraiment agréable. Il y a également une piscine à vague (toutes les heures environ) et une lazy river = rivière avec des bouées qui va très très lentement ;) vraiment sympa à faire. Les clients du Maya ont également droit à des piscines privées (3) très tranquilles avec transats en bois ‘supérieurs’, bien agréable car plus calmes. Piscine pour water polo et pour enfants également. Vraiment l’hôtel est à conseiller pour les ‘pool people’ comme on dit aux US ;)
Notons en plus qu’il y avait toujours de la place aux piscines et à la plage donc pas de souci de ce côté là.
Nourriture
Classique et occidentale au buffet, très correcte et variée. Par rapport au Tucan nous avons remarqué qu’il y avait nettement moins de spécialités mexicaines, de jus de fruits frais, de fruits locaux, etc. dommage. Au Maya vous avez le droit de manger tous les jours à la carte. Nous avons testé le restaurant Gourmet l’Etoile et le Japonais (on avait trop adoré l’autre). Le restaurant gourmet est totalement surprenant, le décor comme le menu. On se croirait au Moulin Rouge, avec Toulouse Lautrec qui vous regarde en coin (mannequin assis au plafond) dans un décor des Folies Bergères, la Goulue et compagnie, lol Le must : ils passent des musiques uniquement françaises : Bécaud, Sardou, Brel etc puis au milieu les chansons hot de Gainsbourg, c’était vraiment drôle ;) Sinon on y mange très bien, style nouvelle cuisine française. A faire
Pour le japonais on a été déçus car contrairement au Tucan où le chef jouait vraiment avec son public, ici, comme pour tout, il n’y a pas de chaleur, car les chefs n’ont pas le temps, ils font la bouffe point. Quelle déception. Et y’ a que moi qui ait applaudi, non mais quand même, tout le monde dans cet hôtel a l’air si…blasé. Blasé de trop de luxe ? Ca m’a fait de la peine pour le chef, car c’était très bon vraiment. Autre exemple : les gens commandent des tonnes de boissons, boivent une gorgée et se barrent…par moment on se sentaient ‘aliens’ avec notre politesse de base, on doit être ringards ;)
Animation
Nous n’avons pas eu beaucoup le crédit de rencontrer les équipes d’animation. Il y avait l’air d’avoir de l’ambiance à la piscine, avec concours pour gagner des bons de massage etc. La chanson ‘Hey Baby’ était de mise également. Beaucoup d’activités possibles classiques comme au Tucan.
Il y a des shows le soir mais nous n’y avons pas été. D’autres personnes présentes nous ont dit être déçues car le français n’était pas parlé du tout le soir. Sinon shows de type classique. Les nombreux bars restent ouverts et on peut profiter de la soirée calmement. A voir : le bar Aqua du Lindo avec un aquarium en cylindre en son centre. Particulier.
Il y a également une discothèque
Un train fait aussi le tour des hôtels Iberostar mais chaque fois que nous voulions le prendre il ne circulait pas lol ;)
Possibilité de navette vers Playa del Carmen.
Conclusion
Cet hôtel est ultra-luxueux et ultra moderne. Tout confort, hyper all-inclusive, supers services, piscine et nourriture. La déco est spéciale. Je pense que le mot ‘baroque’ lui va bien dans le sens où il mélange (parfois avec un très mauvais goût) des éléments mayas et des trucs hyper design. Il faut aimer. Nous n’aimions pas trop, mais sans doute est-ce dû également à la comparaison avec le Tucan. Nous avons aussi regretté la distance que le personnel mettait avec les clients toujours en rapport avec le premier hôtel où l’ambiance accueillante était de mise. Mais bon le luxe et la froideur vont peut être de pair ? Probablement. Mais le Maya reste un très bon hôtel, le reste est une question de goût.
3. Le pays.
Au sujet du Mexique en lui-même nous avons été séduits par la gentillesse extrême des habitants, des commerçants, des guides. Vraiment sympas. Le pays est très beau et culturellement riche, les décors naturels sont splendides. Nous voulions un séjour calme et donc nous nous sommes juste offerts Tulum (splendide vraiment) et Xel-ha, à ne pas rater, magnifique également. S’il avait fait un peu moins chaud nous aurions fait Chichen Itza mais pour cela nous reviendrons à une période moins chaude ;)
Pendant nos 10 jours, il y a eu trois jours de pluie, dont un où il a fait un crachin bien proche de celui de chez nous ;) Il faisait sinon toujours 30 degrés jour et nuit et beaucoup d’humidité. Il y a des jours où la chaleur était vraiment très forte. Protection solaire obligatoire ! Attention : nous avons eu un problème avec la crème solaire bio dégradable nécessaire à Xelha : après en avoir mis, nous avons remis au cours de la journée de la nivea, mais celle-ci a été biodégradée par l’autre et donc nous avons été brûlés ;) Donc le mélange des crèmes au fil de la journée est à déconseiller, on le saura ;)
J’oublie sans doute encore beaucoup de choses à dire mais si vous vous voulez plus d’infos n’hésitez pas à me contacter via ce site ou sur
Cyberjuliet2@yahoo.fr
Bien à vous tous,
CJ
Je viens de rentrer du Mexique hier après un séjour de 10 jours.
Nous sommes partis en couple de Bruxelles et avons séjourné à l’hôtel Iberostar Tucan/Quetzal ainsi qu’à l’Iberostar Paraiso Maya suite à un transfert offert par l’hôtel, donc je peux vous éclairer sur ces deux hôtels. Leurs différences sont intéressantes mais ils sont tous les deux de très bonne qualité.
1. L’Iberostar Tucan / Quetzal
Décor général et chambres
L’hôtel se compose en fait de deux hôtels construits en vis-à-vis comme c’est souvent le cas dans les Iberostar. Le décor est plus de style colonial au Quetzal et plutôt traditionnel au Tucan, mais honnêtement les deux hôtels sont splendides. Les 2 réceptions valent à elles seules le coup d’œil. Très spacieuses, on peut également y prendre un verre dans les bars et faire du shopping dans les magasins. Les perroquets sont là pour vous souhaiter la bienvenue.
La jungle qui sépare les réceptions de la plage est magnifique. Des pontons de bois très pittoresques surplombent le tout, y compris les cascades et des chemins vous permettent de passer près des nombreux animaux : paons, Cereques (sortes de petits rongeurs mexicains), flamants roses, toucans, canards, cygnes, faisans, coqs, perroquets, iguanes, lézards tortues marines et terrestres, poissons et les fameux singes. (L’hôtel a en effet été construit après qu’une famille de singe se soit installée dans la jungle, et ils sont restés). N’oublions pas de citer aussi le petit chat noir très amitieux qui sillonne de temps à autres la jungle. Bref si vous aimez les animaux cet hôtel est pour vous. Nous on a adoré, chaque promenade vers la piscine ou la plage était en soi un petit ‘safari’ et nous observions toujours avec bonheur les habitants de la jungle. Le petit inconvénient de toute cette ménagerie était le bruit, notamment celui des paons qui, dès 5 heures du matin faisaient le tour de notre bâtiment en hurlant ‘léoooooooooon, lééééééééooooooon’, bon on s’y habitue mais au départ ça surprend…les cris des singes sont pas mal non plus, on dirait King Kong en rut alors qu’ils sont plutôt petits ;) Surprenant ;)
Evidemment ceux dont on se passerait bien sont les moustiques. Nous avons été piqués de partout et les piqûres ont mal tourné : inflammation, rougeurs, encore aujourd’hui j’ai le pouce entièrement gonflé en tapant le message suite à une piqûre au doigt. Certaines personnes ne semblaient rien avoir alors que chez d’autres mêmes réactions de la peau que les nôtres.
Malgré les anti moustiques (spray, ondes ultra son) on a été piqués tout le temps, surtout le soir dans la jungle pour aller aux restos ou à la piscine et plage.
Les chambres sont très jolies. Nous étions au Quetzal bien que nous ayons réservé au Tucan. La décoration était très belle (sculptures incrustées dans le mur en relief), et la chambre spacieuse et confortable. Le lit juste un peu dur au début car en fait il n’y a pas de sommier mais une couche de béton pour soutenir les matelas…mais on s’y fait en quelques jours ;) Nous avions un appareil à café, bien pratique le matin pour se réveiller.
La douche est impressionnante tant elle est grande, on peut s’y mettre à deux facilement.
La vue que nous avions n’était pas terrible car notre chambre donnait sur le chantier d’un hôtel voisin (Probablement le Riu) et nous étions à la hauteur des ouvriers en permanence sans oublier le bruit permanent de la disqueuse et/ou de la bétonneuse. L’ensemble des premiers blocs du Quetzal étaient soumis à la même enseigne, mais bon ça on ne sait rien y faire, il faut bien que les hôtels se construisent. (Entre la disqueuse et le paon Léon celui qui faisait le plus de bruit n’était pas l’outil ;)
Plage
Aaaaaaah la plage. La plus belle que j’aie jamais vue. Plus belle encore qu’à Punta Cana. Même lorsque la mer est déchaînée, les couleurs de bleu sont splendides, on dirait que des rayons lumineux l’éclairent. Tout simplement magnifique. Lorsqu’elle est calme on se croirait dans une piscine naturelle tant l’eau est claire, et elle est si bleue claire (presque blanche) que son éclat en devient éblouissant lorsque le soleil donne. Vraiment splendide. Rien à redire. Elle descend de manière plutôt douce. Attention certains jours c’est vraiment dangereux de nager pour les jeunes enfants car les vagues sont immenses. Dommage qu’il n’y ait pas un peu plus d’ombre, mais l’hôtel propose des parasols portables à qui le souhaite. Il y a également un bar à la plage et des douches.
Piscine
La piscine paysagère est magnifique et bien intégrée au paysage. Il y a énormément de transats et de palapas, donc pas de souci de ce côté là. Les animaux se promènent souvent à la piscine, c’est très agréable. Le seul petit problème, l’eau y est vraiment chaude. Je n’avais pas voulu prendre en compte ces remarques avant de partir mais honnêtement l’eau est si chaude que j’en devenais malade d’y rester surtout que la piscine est très profonde (eau jusqu’au menton) et au bout d’un temps on a l’impression d’être dans un jacuzzi (dire qu’il y en a un au milieu de la piscine en plus) et qu’il fait plus froid dehors…quel dommage. Du coup on ne restait jamais longtemps dans la piscine principale. (Avantage : la piscine n’est jamais pleine de monde du coup). Par contre, l’aquabar lui est plus frais. On y allait souvent, juste pour se rafraîchir dans l’eau. Le principe du bar aquatique est très sympa sauf à partir du moment où des bandes entières de personnes (majoritairement anglophones) sont arrivées et ont pris tous les bars d’assaut…plus moyen de trouver une place, et surtout du calme : cris, hurlements, volley ball, matelas meme à l’aqua bar, verres renversés partout, sans compter qu’ils étaient saouls dès 10 heures du matin avec l’ensemble des comportements que cela induit, y compris les dégueulis sur le pas de notre bungalow le soir…vraiment le point le plus sombre de nos vacances. Il y a des moments où c’était vraiment insupportable. On n’a pas à supporter des dizaines de personnes saoules qui hurlent et prennent toute la place me semble-t-il dans un hôtel d’une telle qualité…Nous étions beaucoup à être incommodés par ces hordes de personnes très dérangeantes. Deux personnes passaient par exemple leur lune de miel au Tucan…quelle belle ambiance romantique n’est-ce pas ?
C’est vraiment dommage que ça se soit passé comme cela. Le personnel de l’hôtel semblait conscient du problème mais impuissant. Ils ont fini par diluer les alcools et cocktails mais le problème c’est que les personnes ‘incriminées’ carburaient à la bière…impossible à couper, surtout qu’ils sortaient bien sûr les bouteilles de leur chambre alors que cela était interdit pour des raisons de sécurité (coupures à la piscine). Notons également que ces olibrius semblaient ne pas savoir ce qu’était une chasse dans les toilettes et laissaient au suivant le soin d’admirer leur œuvre. Vraiment répugnant. Déjà que pour les toilettes il est clair que l’hôtel manque d’infrastructures du côté piscine pour le nombre de personnes…il y a des jours mieux valait ne pas avoir l’estomac sensible…
Après avoir noté ces points moins amusants, revenons à des choses plus positives.
La Nourriture
Délicieux est le mot qui vient en premier. Tout était vraiment très très bon. Varié est le second mot. On peut dire que même au buffet, le personnel se démène pour trouver tous les jours des choses différentes dans les viandes, les poissons et les plats. Evidement les classiques (hamburgers, pizzas, frites, œufs, steacks) sont aussi de mise et on ne peut empêcher une certaine répétition mais vraiment nous avons adoré la nourriture du buffet, surtout qu’il était possible de manger tous les jours mexicain (tortillas, nachos, …) Je crois que je vais devenir du guacamole tant j’en ai mangé ;)
Les repas sont également le moment pour observer les animaux et notamment les oiseaux de type corbeaux qui viennent piquer dans les assiettes ;) Les nombreuses tortues de Floride viendront aussi vous faire un petit bonjour le long du restaurant.
Le petit déjeuner est aussi très varié, tant chaud que froid, salé que sucré, et les jus y sont pressés devant vous, c’est vraiment très bon, tout le monde y trouve son compte.
Nous n’avons jamais été malades et les produits étaient toujours le plus frais possibles (évidemment vu qu’aucun restaurant buffet n’est climatisé, il est impossible que tout soit toujours froid). Méfiez vous juste des carottes râpées du buffet à la plage où nous y avons vu des dizaines de mouchettes, mais bon c’est la règle dans ces pays là : ne mangez pas de crudités, ou vraiment un minimum afin d’éviter les problèmes. Nous avons bu l’eau uniquement en bouteille et les glaçons dans les boissons sont faits avec de l’eau en bouteille, donc on ne s’en est pas privés.
Le vin rouge n’est pas terrible mais est honnête pour ce type de buffet. Vous pouvez boire n’importe quoi d’autres : softs, bière, etc.
Les desserts sont également succulents au buffet, que ce soit les pâtisseries, les fruits frais ou flambés à la tequila, les flans, les glaces. Miam.
Les restos à la carte sont aussi très bien. Nous les avons tous fait sauf l’Italien car on n’en a assez chez nous et on en fait souvent ;) Le principe est que pendant qu’on prépare votre commande vous mangiez déjà au buffet présent, bref, vous ne mourrez pas de faim ;)
Le mexicain : très bon, la viande est tout simplement succulente et les spécialités mexicaines sont légions. Les serveurs sont très sympas et se feront un plaisir de vous faire boire la fameuse Tequila frappée. Salud !
Le tropical : très bon également, bien qu’il nous ait semblé fort proche du mexicain, mais rien à redire, beaucoup de poissons également.
Le Steak house : délicieux. Les quantités sont énormes ! Ne manquez pas les amuse-gueule de type Tempura Verdura à l’oignon, un délice.
Le japonais : le must. C’était notre premier resto japonais et ce fut géant. Le show est super et la nourriture délicieuse. Miam miam. Il n’y a pas de couverts ;) juste des baguettes ;)
Animations
Nous avons trouvé l’animation de niveau très correct. Le personnel est très très sympa, beaucoup parlent un peu français et certaines personnes sont même francophones à la réception. Ils sont vraiment toujours prêts à vous aider, à plaisanter avec vous que ce soient les serveurs ou les animateurs. Vraiment très bien. Il y a plein d’activités à faire comme dans tous les clubs : aérobic, fitness, volleyball, cours de salsa, d’espagnol, etc. Il y a moyen d’occuper les journées ;)
Le soir il y a un show. La qualité des show est assez inégale (parfois miss iberostar et parfois troupe professionnelle de danseurs) mais globalement nous étions très contents. Ne manquez par le show de danses traditionnelles, il vaut vraiment la peine, ainsi que le spectacle du magicien argentin. Du grand spectacle. Les autres soirs, c’est de l’animation de qualité plus ‘club’, et je salue les performances sous cette chaleur des danseurs et animateurs parce qu’ils se démènent pour faire le show vraiment. En tenue de ‘Cats’, il faut le faire à 30 degrés ! Et l’ambiance est très bonne enfant, les annonces sont faites en français anglais et espagnol, comme cela tout le monde comprend. La soirée se clôture à 22h30 par la danse de l’Iberostar Tucan/Quetzal faite par les enfants, suivie aussi du célèbre ‘Hey Baby’, hymne des Iberostar, où toute la salle participe.
Il y a aussi la discothèque la Mascara dès 22h30. Les bars restent également ouverts tard le soir dans les réceptions. Il y a souvent le soir une animation musicale faite par un musicien solo dans ces bars.
Conclusion
Nous avons adoré l’Iberostar Tucan/Quetzal et nous garderons un souvenir idyllique des décors, de la plage, de la nourriture et de l’ambiance chaleureuse de l’équipe. Vraiment le seul bémol était l’ambiance détestable amenée par des clients qui ne respectent pas les autres. Dommage.
2. L’Iberostar Paraiso Maya
Le Tucan nous a proposé de passer nos deux dernières nuits à l’hôtel Iberostar Paraiso Maya, tous frais à leur charge y compris le taxi. Raisons : marketing, surbooking, un peu des deux. Nous avons donc quitté le Tucan plus tôt que prévu pour nous installer au Maya, dont tout le monde (réception, relations publiques où il faut réserver les restos, chauffeur de taxi) nous avait vanté le sublime. On peut dire que nous avons un sentiment plutôt mitigé. Cet hôtel forme un complexe avec le Lindo.
Décor général et chambres
Démesuré est le mot. Tout est grand. Je ne dirais pas ‘tout est beau’, car il faut aimer les reproductions plutôt kitsch de Chichen Itza et des statues mayas. Il y a un petit air de Disneyland qui rôde dans cet hôtel pour le moins à l’opposé du Tucan (naturel, petit, chaleureux), car ici tout est artificiel, immense et impersonnel. A côté des espaces ouverts du Tucan ici tout est fermé, climatisé, (aseptisé ?). On n’a pas trop l’impression d’être au Mexique on pourrait être n’importe où en fait, il manque une touche naturelle. Ici c’est plutôt le surnaturel qui l’emporte ;) Le Lindo était déjà moins imposant, plus agréable point de vue décor car avec de nombreuses fontaines éclairées le soir et pontons.
Les bâtiments sont en pierre peinte en rose, bleu, mauve flash. Les lampes dans les couloirs sont dans des formes psychédéliques en marbre. C’est beau et en même temps c’est bizarre. Il faut le temps de s’y faire sans doute ;)
La réception est très grande et très jolie, beaucoup de marbre. Elle donne sur l’intérieur de ‘Chichen Itza’ où un gigantesque serpent en cuivre( ?) descend vers le bar. C’est immense. Ensuite des chemins mènent aux immeubles mais on peut aussi traverser vers les piscines en allant par l’intérieur des bâtiments. Nous avons beaucoup aimé la cour intérieure de notre immeuble avec montage de fontaines et de bois, très joli, d’autres sont moins jolis, mais chaque intérieur d’immeuble est différent.
La chambre était vraiment impressionnante. Royale. Coin salon, coin penderie, lit king size, télé énorme, réveil cd, grande salle de bains avec douche, diffuseur radio, miroir de maquillage, double lavabo ET un jacuzzi avec éclairage tamisé ;) (et un téléphone à côté du Wc ;)) Même les peignoirs Iberostar, la Tequila et la planche à repasser sont dans la chambre. Le confort total quoi, et toujours machine à café dans le coin penderie. Rien que pour la chambre ça valait le détour. Le balcon comporte aussi un hamac, détail intéressant bien que fort peu confortable quand on veut vraiment s’y reposer ;)
Chaque immeuble dispose en outre d’une concierge, c’est à dire qu’au lieu de réserver via le kiosque des ‘relations publiques’ comme nous le faisions au Tucan, ici il faut réserver les restos à la carte via sa propre concierge qui nous a d’ailleurs téléphoné dès notre arrivée pour nous souhaiter la bienvenue. Idem pour le check out, si vous n’avez rien à payer, vous pouvez le faire via la concierge. Bien pratique comme service.
Plage
La plage est très grande et est séparée des piscines par une petite jungle-mangrove. Nous avons été un peu déçus par la plage par rapport à celle du Tucan, l’eau y était nettement moins belle car fort foncée, beaucoup de récifs assez dangereux pour les pieds, les vagues encore plus déchaînées et le ponton si beau montré sur toutes les photos était détruit. Sinon elle est très large et il y a même possibilité de dormir dans des hamacs, plus confortables que dans la chambre. Il y a également un bar sur la plage.
Piscine
L’hôtel est complètement génial par rapport aux piscines. Elles sont nombreuses. La principale serpente autour des bâtiments, il y a jacuzzis, jets d’eau, pontons, cascades et bar de piscine (plus calme qu’au Tucan). L’eau en plus y est fraîche, ça c’était vraiment agréable. Il y a également une piscine à vague (toutes les heures environ) et une lazy river = rivière avec des bouées qui va très très lentement ;) vraiment sympa à faire. Les clients du Maya ont également droit à des piscines privées (3) très tranquilles avec transats en bois ‘supérieurs’, bien agréable car plus calmes. Piscine pour water polo et pour enfants également. Vraiment l’hôtel est à conseiller pour les ‘pool people’ comme on dit aux US ;)
Notons en plus qu’il y avait toujours de la place aux piscines et à la plage donc pas de souci de ce côté là.
Nourriture
Classique et occidentale au buffet, très correcte et variée. Par rapport au Tucan nous avons remarqué qu’il y avait nettement moins de spécialités mexicaines, de jus de fruits frais, de fruits locaux, etc. dommage. Au Maya vous avez le droit de manger tous les jours à la carte. Nous avons testé le restaurant Gourmet l’Etoile et le Japonais (on avait trop adoré l’autre). Le restaurant gourmet est totalement surprenant, le décor comme le menu. On se croirait au Moulin Rouge, avec Toulouse Lautrec qui vous regarde en coin (mannequin assis au plafond) dans un décor des Folies Bergères, la Goulue et compagnie, lol Le must : ils passent des musiques uniquement françaises : Bécaud, Sardou, Brel etc puis au milieu les chansons hot de Gainsbourg, c’était vraiment drôle ;) Sinon on y mange très bien, style nouvelle cuisine française. A faire
Pour le japonais on a été déçus car contrairement au Tucan où le chef jouait vraiment avec son public, ici, comme pour tout, il n’y a pas de chaleur, car les chefs n’ont pas le temps, ils font la bouffe point. Quelle déception. Et y’ a que moi qui ait applaudi, non mais quand même, tout le monde dans cet hôtel a l’air si…blasé. Blasé de trop de luxe ? Ca m’a fait de la peine pour le chef, car c’était très bon vraiment. Autre exemple : les gens commandent des tonnes de boissons, boivent une gorgée et se barrent…par moment on se sentaient ‘aliens’ avec notre politesse de base, on doit être ringards ;)
Animation
Nous n’avons pas eu beaucoup le crédit de rencontrer les équipes d’animation. Il y avait l’air d’avoir de l’ambiance à la piscine, avec concours pour gagner des bons de massage etc. La chanson ‘Hey Baby’ était de mise également. Beaucoup d’activités possibles classiques comme au Tucan.
Il y a des shows le soir mais nous n’y avons pas été. D’autres personnes présentes nous ont dit être déçues car le français n’était pas parlé du tout le soir. Sinon shows de type classique. Les nombreux bars restent ouverts et on peut profiter de la soirée calmement. A voir : le bar Aqua du Lindo avec un aquarium en cylindre en son centre. Particulier.
Il y a également une discothèque
Un train fait aussi le tour des hôtels Iberostar mais chaque fois que nous voulions le prendre il ne circulait pas lol ;)
Possibilité de navette vers Playa del Carmen.
Conclusion
Cet hôtel est ultra-luxueux et ultra moderne. Tout confort, hyper all-inclusive, supers services, piscine et nourriture. La déco est spéciale. Je pense que le mot ‘baroque’ lui va bien dans le sens où il mélange (parfois avec un très mauvais goût) des éléments mayas et des trucs hyper design. Il faut aimer. Nous n’aimions pas trop, mais sans doute est-ce dû également à la comparaison avec le Tucan. Nous avons aussi regretté la distance que le personnel mettait avec les clients toujours en rapport avec le premier hôtel où l’ambiance accueillante était de mise. Mais bon le luxe et la froideur vont peut être de pair ? Probablement. Mais le Maya reste un très bon hôtel, le reste est une question de goût.
3. Le pays.
Au sujet du Mexique en lui-même nous avons été séduits par la gentillesse extrême des habitants, des commerçants, des guides. Vraiment sympas. Le pays est très beau et culturellement riche, les décors naturels sont splendides. Nous voulions un séjour calme et donc nous nous sommes juste offerts Tulum (splendide vraiment) et Xel-ha, à ne pas rater, magnifique également. S’il avait fait un peu moins chaud nous aurions fait Chichen Itza mais pour cela nous reviendrons à une période moins chaude ;)
Pendant nos 10 jours, il y a eu trois jours de pluie, dont un où il a fait un crachin bien proche de celui de chez nous ;) Il faisait sinon toujours 30 degrés jour et nuit et beaucoup d’humidité. Il y a des jours où la chaleur était vraiment très forte. Protection solaire obligatoire ! Attention : nous avons eu un problème avec la crème solaire bio dégradable nécessaire à Xelha : après en avoir mis, nous avons remis au cours de la journée de la nivea, mais celle-ci a été biodégradée par l’autre et donc nous avons été brûlés ;) Donc le mélange des crèmes au fil de la journée est à déconseiller, on le saura ;)
J’oublie sans doute encore beaucoup de choses à dire mais si vous vous voulez plus d’infos n’hésitez pas à me contacter via ce site ou sur
Cyberjuliet2@yahoo.fr
Bien à vous tous,
CJ
Une virée à deux en Birmanie: 27 jours entre temples et rizières English translation pending
Bonjour,
Voici un carnet de voyage qui retrace nos 28 jours en Birmanie. Nous avons choisi de visiter ce pays lors de notre tour du monde qui a démarré le 1er Mars 2017.
Qui sommes nous ? Daïnah et Clément, un couple mixte français qui voyage pendant 1 an et demi sur 4 continents Quand ? Nous sommes partis en Birmanie en Juillet 2017 Comment ? Nous avons passé la frontière Mae Sot / Myawaddy car nous venions de Thaïlande et nous avons franchi la même frontière pour sortir du pays.
Notre itinéraire:
Hpa-An (4 jours - 2 jours à l'aller et 2 jours au retour) Yangon (4 jours) Bagan (5 jours) Mandalay (5 jours) Hsipaw (3 jours) Kalaw (2 jours) Lac Inle (4 jours) et retour à Hpa-An pour repasser la frontière
Si vous souhaitez avoir un aperçu de notre voyage en vidéo, c'est par ici: https://www.facebook.com/unevireeadeux/videos/341638799577722/
Nous sommes arrivés à Hpa-An après avoir passé la frontière entre la Thaïlande et la Birmanie, il a beaucoup plu à Hpa-An à notre arrivée mais nous avons quand même pu visiter la ville et ses alentours.
Hpa-An, premiers pas en Birmanie
Hpa-an, notre toute première ville en Birmanie ! On préfère ne pas compter Myawaddy comme la première ville car la ville frontalière n’a rien d’accueillant et nous y sommes à peine passés. Nous voilà donc à Hpa-An pour 2 jours environ. Le temps n’est pas du tout favorable, il pleut non-stop et on décide de sortir tout l’attirail pour affronter la pluie et louer un scooter (la mousson on adore!).
Avant de vous parler des visites on va vous dire quelques mots sur l’hôtel où nous étions. Nous avons pris une chambre au Galaxy Motel, hôtel tenu par une famille birmane. Ils sont accueillants et adorables, la gérante parle un peu français et a toujours le sourire. Notre séjour fut juste parfait dans cet hôtel où nous avons mangé le meilleur petit déjeuner du séjour. Avant de les quitter, ils nous ont mêmes offerts des petits cadeaux ! Si un jour vous passez à Hpa-An, vous l’avez compris, c’est l’adresse à ne pas louper.
Concernant la ville en elle-même, on va essayer de vous détailler au mieux ce que nous avons ressenti en arrivant. La ville de Hpa-an est pauvre, c’est un fait. On décide de découvrir la ville à pied avant de nous aventurer aux alentours en scooter. Les hommes portent tous le longyi, un tissu qu’ils scindent autour de leur taille.
Nous avons immédiatement été saisi par l‘élégance et la beauté des birmanes. Vêtues de longs sarongs souvent assortis avec leur haut, elles traversent la ville avec leurs parapluies à la main en nous fixant. Ok, c’est peut être pas tous les jours qu’elles croisent une métisse et un blanc arpenter les rues de Hpa-an. On essaye de leur sourire mais nous sommes tellement curieux et ébahis de ce changement de décor qu’on doit avoir l’air de débarqués et de ne pas du tout être à notre place. Parce que oui, notre arrivée en Birmanie a été assez déconcertante car le Myanmar ne ressemble à aucun autre pays du sud de l’Asie.
On passe par un petit centre commercial qui nous permet d’avoir une idée des prix. C’est toujours utile et ça nous permet d’éviter les arnaques dans les plus petites supérettes. On se dirige ensuite vers le lac de la ville, un endroit sympathique pour se balader et où les birmans viennent entre amis, en famille ou en couple. On continue notre balade au bord de la rivière et on assiste à un match improvisé de volley-ball. On nous regarde du coin de l’oeil, les joueurs donnent le meilleur d’eux-mêmes et la foule est attentive.
Les alentours de Hpa-An
La grotte de Saddan
Malheureusement, la pluie n’a pas cessé et on doit donc s’armer de courage pour sortir. On part sous la flotte avec le scooter en espérant qu’en chemin la pluie ne sera qu’un lointain souvenir. On commence par la visite située la plus loin, la grotte de Saddan. Les paysages que nous traversons sont très jolis, il y a des rizières à perte de vue. Il y a beaucoup d’agriculteurs dans les champs, qui travaillent leur terre. Nous parcourons quelques kilomètres et nous arrivons à destination. Une fois arrivés à la grotte, nous laissons nos chaussures à l’entrée (oh la grosse erreur – nous allons vite le regretter).
Une famille birmane est déjà à l’intérieur de la grotte et elle prie devant l’image de Bouddha. En effet, à l’intérieur de cette grotte il y a un temple et une rangée de Bouddhas sur un des côtés. La grotte est vaste et il faut la traverser entièrement pour arriver ensuite à un endroit où on prend une barque pour revenir à notre point de départ. Rappelez-vous que nous avons laissé nos chaussures à l’entrée. Nous devons traverser toute la grotte à pied, dans le noir presque complet (on a quand même la lampe du téléphone) sachant qu’à certains endroits l’eau est montée.
On est pas super à l’aise, Daïnah est même même très anxieuse à l’idée de ne pas savoir où elle pose son pied dans l’obscurité. On traverse certaines parties de la grotte où les chauves-souris se font fait plaisir et on préfère se dire qu’on a évité toutes les crottes qui jonchaient le sol. Parcourir la grotte prend du temps, on monte, on descend, on traverse des flaques, des escaliers puis enfin on aperçoit la lumière, un fin filet, au loin. On sort de la grotte. Fin du traumatisme. A l’extérieur, notre regard est rapidement attiré par une grande photo d’Aung San Suu Kyi, dire qu’il y a 6 ans à peine, cela aurait été impossible de la voir afficher ici…
La famille birmane que nous avons croisé un peu plus tôt sort à son tour de la grotte. Pour eux, la traversée du retour est gratuite mais pour nous ce n’est pas le cas. On essaye de négocier mais personne ne parle vraiment anglais. On convient d’un prix fixe: 2000 kyats pour 2. La balade est très sympathique même si la pluie continue de tomber. Nous sommes à bord d’un petit bateau avec l’homme de la famille. Le batelier à l’arrière chantonne et mise à part le bruit de la pluie et le batelier, c’est le calme absolu. La traversée se passe bien, on doit juste bien se baisser en passant dans une grotte car l’eau est bien montée.

On arrive ensuite à notre point d’arrivée. Et là, ça se gâte, le prix vient de doubler. Ce n’est plus 2000 kyats pour 2 mais par tête. Clément est furieux et s’énerve. Notre problème c’est que nous n’avons pas de monnaie et que nous sommes obligés de donner un billet de 5000 kyats. On galère d’ailleurs pour avoir nos 1000 kyats en retour. Heureusement, l’homme qui était avec nous dans la barque nous défend et récupère notre billet.
Nous allons récupérer nos chaussures à l’entrée de la grotte et nous récupérons le scooter. La pluie est de plus en plus intense et on s’arrête rapidement au Mont Zwegabin. A une époque, il était possible de grimper jusqu’au sommet pour y dormir. Depuis la mort d’un touriste, il n’est plus possible de le faire. Nous ne tentons pas l’ascension car il est déjà tard et nous n’aurions pas le temps de faire l’aller-retour.
Nous nous arrêtons seulement au pied de la montagne où il y a un jardin. Ici, il y a près de 1000 statues de bouddhas alignées. Nous prenons quelques photos mais la pluie est bien trop forte et nous rebroussons chemin jusqu’à notre hôtel à contre coeur.
Le lendemain il est déjà temps de partir. Nous quittons le Galaxy Motel en leur promettant de revenir d’ici 3 semaines. Nous avons décidé de faire une boucle et de repasser par Myawaddy pour revenir en Thaïlande. Nous embarquons dans un bus pour l’ancienne capitale du pays, Yangon. Ce voyage ne sera pas de tout repos et on en sortira pas indemne.
La suite du carnet très bientôt...
Voici un carnet de voyage qui retrace nos 28 jours en Birmanie. Nous avons choisi de visiter ce pays lors de notre tour du monde qui a démarré le 1er Mars 2017.
Qui sommes nous ? Daïnah et Clément, un couple mixte français qui voyage pendant 1 an et demi sur 4 continents Quand ? Nous sommes partis en Birmanie en Juillet 2017 Comment ? Nous avons passé la frontière Mae Sot / Myawaddy car nous venions de Thaïlande et nous avons franchi la même frontière pour sortir du pays.
Notre itinéraire:
Hpa-An (4 jours - 2 jours à l'aller et 2 jours au retour) Yangon (4 jours) Bagan (5 jours) Mandalay (5 jours) Hsipaw (3 jours) Kalaw (2 jours) Lac Inle (4 jours) et retour à Hpa-An pour repasser la frontière
Si vous souhaitez avoir un aperçu de notre voyage en vidéo, c'est par ici: https://www.facebook.com/unevireeadeux/videos/341638799577722/
Nous sommes arrivés à Hpa-An après avoir passé la frontière entre la Thaïlande et la Birmanie, il a beaucoup plu à Hpa-An à notre arrivée mais nous avons quand même pu visiter la ville et ses alentours.
Hpa-An, premiers pas en Birmanie
Hpa-an, notre toute première ville en Birmanie ! On préfère ne pas compter Myawaddy comme la première ville car la ville frontalière n’a rien d’accueillant et nous y sommes à peine passés. Nous voilà donc à Hpa-An pour 2 jours environ. Le temps n’est pas du tout favorable, il pleut non-stop et on décide de sortir tout l’attirail pour affronter la pluie et louer un scooter (la mousson on adore!).
Avant de vous parler des visites on va vous dire quelques mots sur l’hôtel où nous étions. Nous avons pris une chambre au Galaxy Motel, hôtel tenu par une famille birmane. Ils sont accueillants et adorables, la gérante parle un peu français et a toujours le sourire. Notre séjour fut juste parfait dans cet hôtel où nous avons mangé le meilleur petit déjeuner du séjour. Avant de les quitter, ils nous ont mêmes offerts des petits cadeaux ! Si un jour vous passez à Hpa-An, vous l’avez compris, c’est l’adresse à ne pas louper.
Concernant la ville en elle-même, on va essayer de vous détailler au mieux ce que nous avons ressenti en arrivant. La ville de Hpa-an est pauvre, c’est un fait. On décide de découvrir la ville à pied avant de nous aventurer aux alentours en scooter. Les hommes portent tous le longyi, un tissu qu’ils scindent autour de leur taille.
Nous avons immédiatement été saisi par l‘élégance et la beauté des birmanes. Vêtues de longs sarongs souvent assortis avec leur haut, elles traversent la ville avec leurs parapluies à la main en nous fixant. Ok, c’est peut être pas tous les jours qu’elles croisent une métisse et un blanc arpenter les rues de Hpa-an. On essaye de leur sourire mais nous sommes tellement curieux et ébahis de ce changement de décor qu’on doit avoir l’air de débarqués et de ne pas du tout être à notre place. Parce que oui, notre arrivée en Birmanie a été assez déconcertante car le Myanmar ne ressemble à aucun autre pays du sud de l’Asie.
On passe par un petit centre commercial qui nous permet d’avoir une idée des prix. C’est toujours utile et ça nous permet d’éviter les arnaques dans les plus petites supérettes. On se dirige ensuite vers le lac de la ville, un endroit sympathique pour se balader et où les birmans viennent entre amis, en famille ou en couple. On continue notre balade au bord de la rivière et on assiste à un match improvisé de volley-ball. On nous regarde du coin de l’oeil, les joueurs donnent le meilleur d’eux-mêmes et la foule est attentive.
Les alentours de Hpa-An
La grotte de Saddan
Malheureusement, la pluie n’a pas cessé et on doit donc s’armer de courage pour sortir. On part sous la flotte avec le scooter en espérant qu’en chemin la pluie ne sera qu’un lointain souvenir. On commence par la visite située la plus loin, la grotte de Saddan. Les paysages que nous traversons sont très jolis, il y a des rizières à perte de vue. Il y a beaucoup d’agriculteurs dans les champs, qui travaillent leur terre. Nous parcourons quelques kilomètres et nous arrivons à destination. Une fois arrivés à la grotte, nous laissons nos chaussures à l’entrée (oh la grosse erreur – nous allons vite le regretter).
Une famille birmane est déjà à l’intérieur de la grotte et elle prie devant l’image de Bouddha. En effet, à l’intérieur de cette grotte il y a un temple et une rangée de Bouddhas sur un des côtés. La grotte est vaste et il faut la traverser entièrement pour arriver ensuite à un endroit où on prend une barque pour revenir à notre point de départ. Rappelez-vous que nous avons laissé nos chaussures à l’entrée. Nous devons traverser toute la grotte à pied, dans le noir presque complet (on a quand même la lampe du téléphone) sachant qu’à certains endroits l’eau est montée.
On est pas super à l’aise, Daïnah est même même très anxieuse à l’idée de ne pas savoir où elle pose son pied dans l’obscurité. On traverse certaines parties de la grotte où les chauves-souris se font fait plaisir et on préfère se dire qu’on a évité toutes les crottes qui jonchaient le sol. Parcourir la grotte prend du temps, on monte, on descend, on traverse des flaques, des escaliers puis enfin on aperçoit la lumière, un fin filet, au loin. On sort de la grotte. Fin du traumatisme. A l’extérieur, notre regard est rapidement attiré par une grande photo d’Aung San Suu Kyi, dire qu’il y a 6 ans à peine, cela aurait été impossible de la voir afficher ici…
La famille birmane que nous avons croisé un peu plus tôt sort à son tour de la grotte. Pour eux, la traversée du retour est gratuite mais pour nous ce n’est pas le cas. On essaye de négocier mais personne ne parle vraiment anglais. On convient d’un prix fixe: 2000 kyats pour 2. La balade est très sympathique même si la pluie continue de tomber. Nous sommes à bord d’un petit bateau avec l’homme de la famille. Le batelier à l’arrière chantonne et mise à part le bruit de la pluie et le batelier, c’est le calme absolu. La traversée se passe bien, on doit juste bien se baisser en passant dans une grotte car l’eau est bien montée.

On arrive ensuite à notre point d’arrivée. Et là, ça se gâte, le prix vient de doubler. Ce n’est plus 2000 kyats pour 2 mais par tête. Clément est furieux et s’énerve. Notre problème c’est que nous n’avons pas de monnaie et que nous sommes obligés de donner un billet de 5000 kyats. On galère d’ailleurs pour avoir nos 1000 kyats en retour. Heureusement, l’homme qui était avec nous dans la barque nous défend et récupère notre billet.
Nous allons récupérer nos chaussures à l’entrée de la grotte et nous récupérons le scooter. La pluie est de plus en plus intense et on s’arrête rapidement au Mont Zwegabin. A une époque, il était possible de grimper jusqu’au sommet pour y dormir. Depuis la mort d’un touriste, il n’est plus possible de le faire. Nous ne tentons pas l’ascension car il est déjà tard et nous n’aurions pas le temps de faire l’aller-retour.
Nous nous arrêtons seulement au pied de la montagne où il y a un jardin. Ici, il y a près de 1000 statues de bouddhas alignées. Nous prenons quelques photos mais la pluie est bien trop forte et nous rebroussons chemin jusqu’à notre hôtel à contre coeur.
Le lendemain il est déjà temps de partir. Nous quittons le Galaxy Motel en leur promettant de revenir d’ici 3 semaines. Nous avons décidé de faire une boucle et de repasser par Myawaddy pour revenir en Thaïlande. Nous embarquons dans un bus pour l’ancienne capitale du pays, Yangon. Ce voyage ne sera pas de tout repos et on en sortira pas indemne.
La suite du carnet très bientôt...
Road trip avec 2 enfants (2 et 3 ans) dans le Nord-Est américain / canadien English translation pending
Bonjour,
Bien que cela commence a faire quelques mois, je n'avais pas pu prendre le temps de faire mon résumé de voyage... Le voici donc. Note: Le texte dans un premier temps, les photos viendront dans un second temps.
En préambule, je pose les bases… 2 adultes, 2 enfants de 1 et 3 ans (3 ans fêté aux USA, 2 ans juste a notre retour).
Voiture : Dodge Grand Caravan Une voiture 7 places très confortables et pratique en rangement, et à 4, le coffre est juste énorme (Mais utile avec les lits de camps des enfants, etc.) ! :)
Avion : Air Canada La compagnie la moins cher qui offre un direct Paris-Montréal. Surtout avec un coupon nous offrant 10% de réduction. Pour les bébés, sans sièges, c’est siège auto, poussette, valise de 23 kg et valise cabine de 10 kg ! Pour les enfants, avec sièges, c’est pareil + un sac cabine (plus petit) en plus.
Départ de Paris à 13h pour une arrivé à Montréal vers 16h, heure locale, le vendredi 29 juillet 2016. C’est une formule que j’ai apprécié, car on ne dort pas dans l’avion. La journée est un peu longue, mais en tenant jusqu’à 10h du soir, le décalage horaire ne se fait pas trop sentir et en 2 jours, tout le monde était calé sur le nouveau rythme sans trop de difficulté. Le retour, l’avion est parti a 19h de Montréal pour une arrivé à Paris vers 8h. On ne dort pas longtemps en avion et la journée est donc vraiment très très longue, avec beaucoup de fatigue pour les adultes et les enfants. Je ne recommande pas cela ! :(
A l’arrivée, récupération de la voiture. Bonne surprise, la voiture à 24km au compteur… Puis course au Wal-Mart à coté de l’aéroport pour faire le plein. La première mauvaise surprise du voyage, c’est l’absence de glacière jetable (en polystyrène). A priori, pour des raisons écologiques, la glacière de vacance a moins de 2$, c’est fini… Nous nous rabattons donc sur une glacière pliable pour pouvoir la ramener en France.
La vitesse est exprimé en km et limité à 100 sur autoroute. Mais personne ne la respecte (Sauf en cas de radar) ! A priori, la police arrête uniquement en cas de dépassement de +20km/h, ceci expliquant que je fut l’une des rares voitures a respecter la vitesse. Attention, les camions roulent à la même vitesse que nous… Cela surprend au début.
Nous avions prévu tous les hôtels en avance pour ne pas avoir à gérer cela sur place (on gagne du temps et on paye souvent moins cher).
Pour notre première étape, nous avions prévu de la faire après moins d’une heure de route en direction d’Ottawa : Hudson Inn Auberge - Rigaud, Canada Hôtel propre avec des chambres uniquement au premier étage. Le RDC étant consacré à la restauration avec entre autre, un food court (pratique pour le soir).
Bien que cela commence a faire quelques mois, je n'avais pas pu prendre le temps de faire mon résumé de voyage... Le voici donc. Note: Le texte dans un premier temps, les photos viendront dans un second temps.
En préambule, je pose les bases… 2 adultes, 2 enfants de 1 et 3 ans (3 ans fêté aux USA, 2 ans juste a notre retour).
Voiture : Dodge Grand Caravan Une voiture 7 places très confortables et pratique en rangement, et à 4, le coffre est juste énorme (Mais utile avec les lits de camps des enfants, etc.) ! :)
Avion : Air Canada La compagnie la moins cher qui offre un direct Paris-Montréal. Surtout avec un coupon nous offrant 10% de réduction. Pour les bébés, sans sièges, c’est siège auto, poussette, valise de 23 kg et valise cabine de 10 kg ! Pour les enfants, avec sièges, c’est pareil + un sac cabine (plus petit) en plus.
Départ de Paris à 13h pour une arrivé à Montréal vers 16h, heure locale, le vendredi 29 juillet 2016. C’est une formule que j’ai apprécié, car on ne dort pas dans l’avion. La journée est un peu longue, mais en tenant jusqu’à 10h du soir, le décalage horaire ne se fait pas trop sentir et en 2 jours, tout le monde était calé sur le nouveau rythme sans trop de difficulté. Le retour, l’avion est parti a 19h de Montréal pour une arrivé à Paris vers 8h. On ne dort pas longtemps en avion et la journée est donc vraiment très très longue, avec beaucoup de fatigue pour les adultes et les enfants. Je ne recommande pas cela ! :(
A l’arrivée, récupération de la voiture. Bonne surprise, la voiture à 24km au compteur… Puis course au Wal-Mart à coté de l’aéroport pour faire le plein. La première mauvaise surprise du voyage, c’est l’absence de glacière jetable (en polystyrène). A priori, pour des raisons écologiques, la glacière de vacance a moins de 2$, c’est fini… Nous nous rabattons donc sur une glacière pliable pour pouvoir la ramener en France.
La vitesse est exprimé en km et limité à 100 sur autoroute. Mais personne ne la respecte (Sauf en cas de radar) ! A priori, la police arrête uniquement en cas de dépassement de +20km/h, ceci expliquant que je fut l’une des rares voitures a respecter la vitesse. Attention, les camions roulent à la même vitesse que nous… Cela surprend au début.
Nous avions prévu tous les hôtels en avance pour ne pas avoir à gérer cela sur place (on gagne du temps et on paye souvent moins cher).
Pour notre première étape, nous avions prévu de la faire après moins d’une heure de route en direction d’Ottawa : Hudson Inn Auberge - Rigaud, Canada Hôtel propre avec des chambres uniquement au premier étage. Le RDC étant consacré à la restauration avec entre autre, un food court (pratique pour le soir).
Tout plaquer pour aller vivre en République Dominicaine, conseils d'expatriés? English translation pending
Bonjour tout le monde !
Ce n'est pas du tout dans mes habitudes de poster sur des forums mais il se trouve que je suis tombée sur celui là et j'ai trouvé des conseils très intéressants de Français vivant en Rép Dom donc je me suis dit que peut être qu'en posant les grandes lignes de ma situation actuelle je recevrais des conseils avisés de personnes vivant là bas car c'est vraiment ce que je recherche, un ressenti de personnes qui savent de quoi elles parlent ! Attention je vais un peu raconter ma vie maintenant mais je suis obligée pour que vous puissiez bien comprendre le contexte. Pour faire court j'ai 23 ans, je suis française, mon amoureux en a 25, il est italien, même si notre relation est extrêmement compliquée à cause de la distance je suis sûre que c'est le bon (comme on dit le coeur a ses raisons que la raison ignore) et je sais que c'est pareil de son coté. Bref il a fait le choix de tout quitter pour partir vivre en RP puisqu'il a récupéré la gestion d'un petit hôtel paradisiaque (à un couple de français d'ailleurs apparemment) avec un de ses amis. Il aimerait faire sa vie avec moi le problème est que sa nouvelle vie est pour l'instant là bas. Au delà de l'éternel dilemme "tout quitter par amour" j'aurais plus pris ce choix cornélien comme une opportunité, je n'ai pas encore d'attaches, d'enfants, donc partir sur une île paradisiaque c'est un peu le genre de truc fou à faire maintenant ou jamais. Le problème (le double problème plus précisément) c'est que j'ai peur que la vie ne me plaise pas, je suis parisienne depuis toujours, j'ai peur de m'ennuyer, que le choc culturel ne soit trop grand. Je précise que je suis bilingue espagnole et hyper sociable donc ce n'est pas l'intégration qui me fait peur, c'est vraiment le décalage entre les deux. D'autre part je serais diplômée dans quelques mois d'une école de commerce, autant mon avenir professionnel ne m'inquiéterait pas plus que ça ici autant je stress de plus en plus car en cherchant sur les sites de grosses boites françaises je n'en ai trouvé aucune qui proposait des postes là bas. Alors voila mes questions : - d'une part en terme d'activité au sens large (économique, social et culturelle) = comment ça se passe en Rep Dom ? Est ce que c'est une île dynamique, je lis partout que le seul moteur de l'île est le tourisme, mais je suis sure qu'il y a bien plus que ça ! est ce que je peux avoir un point de vue d'expat ? - en terme de travail là bas : j'oublie direct la solution ouvrir un resto ou un hotel car ce n'est pas du tout mon domaine de compétences, est ce que c'est vivre sur une autre planète que de demander s'il y a possibilité de trouver des boulots là bas mettons dans le domaine du conseil ou du marketing ??
Voilà je suis désolée si je pose des questions débiles ou complètement décalées car je n'ai, encore une fois, aucune idée de la réalité là bas;
Par avance un grand merci pour vos réponses qui pourront m'éclairer je l'espère
Ce n'est pas du tout dans mes habitudes de poster sur des forums mais il se trouve que je suis tombée sur celui là et j'ai trouvé des conseils très intéressants de Français vivant en Rép Dom donc je me suis dit que peut être qu'en posant les grandes lignes de ma situation actuelle je recevrais des conseils avisés de personnes vivant là bas car c'est vraiment ce que je recherche, un ressenti de personnes qui savent de quoi elles parlent ! Attention je vais un peu raconter ma vie maintenant mais je suis obligée pour que vous puissiez bien comprendre le contexte. Pour faire court j'ai 23 ans, je suis française, mon amoureux en a 25, il est italien, même si notre relation est extrêmement compliquée à cause de la distance je suis sûre que c'est le bon (comme on dit le coeur a ses raisons que la raison ignore) et je sais que c'est pareil de son coté. Bref il a fait le choix de tout quitter pour partir vivre en RP puisqu'il a récupéré la gestion d'un petit hôtel paradisiaque (à un couple de français d'ailleurs apparemment) avec un de ses amis. Il aimerait faire sa vie avec moi le problème est que sa nouvelle vie est pour l'instant là bas. Au delà de l'éternel dilemme "tout quitter par amour" j'aurais plus pris ce choix cornélien comme une opportunité, je n'ai pas encore d'attaches, d'enfants, donc partir sur une île paradisiaque c'est un peu le genre de truc fou à faire maintenant ou jamais. Le problème (le double problème plus précisément) c'est que j'ai peur que la vie ne me plaise pas, je suis parisienne depuis toujours, j'ai peur de m'ennuyer, que le choc culturel ne soit trop grand. Je précise que je suis bilingue espagnole et hyper sociable donc ce n'est pas l'intégration qui me fait peur, c'est vraiment le décalage entre les deux. D'autre part je serais diplômée dans quelques mois d'une école de commerce, autant mon avenir professionnel ne m'inquiéterait pas plus que ça ici autant je stress de plus en plus car en cherchant sur les sites de grosses boites françaises je n'en ai trouvé aucune qui proposait des postes là bas. Alors voila mes questions : - d'une part en terme d'activité au sens large (économique, social et culturelle) = comment ça se passe en Rep Dom ? Est ce que c'est une île dynamique, je lis partout que le seul moteur de l'île est le tourisme, mais je suis sure qu'il y a bien plus que ça ! est ce que je peux avoir un point de vue d'expat ? - en terme de travail là bas : j'oublie direct la solution ouvrir un resto ou un hotel car ce n'est pas du tout mon domaine de compétences, est ce que c'est vivre sur une autre planète que de demander s'il y a possibilité de trouver des boulots là bas mettons dans le domaine du conseil ou du marketing ??
Voilà je suis désolée si je pose des questions débiles ou complètement décalées car je n'ai, encore une fois, aucune idée de la réalité là bas;
Par avance un grand merci pour vos réponses qui pourront m'éclairer je l'espère
Mongolie en octobre 2010: se procurer une monture de cheval et dormir dans des camps nomades? English translation pending
Bonjour à tous, je voudrais partir quelques mois à partir du moi d'octobre 2010 en Mongolie pour visiter le coeur du pays ( steppes, desert de Golbi etc ) 0 cheval et dormir dans des camps nomades. Je voulais savoir si comment il fallait faire pour se procurer une monture une fois sur place et si l'acceuil des nomades était ( si or du commun =) ) comme on le dit en Occident ??
Merci d'avance
Situation à Cayo Coco (Cuba) après l'ouragan? English translation pending
Si quelqu'un pouvait nous donner des informations... ça entre par bribes, évidemment, mais... les plages n'ont pas l'air trop endommagées... ?? mais les palmiers, les sites... l'électricité...
nous partons le 17 avec des enfants, nous voulons être sécures... s.v.p. donnez-nous un peu de détails!!!!
merci...
nous partons le 17 avec des enfants, nous voulons être sécures... s.v.p. donnez-nous un peu de détails!!!!
merci...
Retour de mon séjour au Sherwood Breezes à Lara (26 juin 2007) English translation pending
😉Et voilà, les vacances sont terminées. Hier, nous sommes revenus d’Antalya où il faisait 40°, et avons trouvé un ciel qui n’arrête pas de pleurer à torrents, et la température est de 12° et pas un degré de plus !!!!!! au secours, je veux repartir !!!!
Nous avions réservé quinze jours à Lara (à 10 kms d’Antalya) à l’hôtel SHERWOOD BREEZES RESORT par le tour-opérator médiades. Ce séjour nous est revenu à 1820€ départ de Strasbourg taxes d’aéroport, assurance annulation et formule ultra tout compris.
L’hôtel est un bâtiment moderne de 9 étages situé dans une zone touristique d’hôtels 5 étoiles uniquement, et comprenant 349 chambres dont des chambres classiques, des chambres familiales ainsi que des suites. Deux ascenseurs panoramiques intérieurs vous transporteront dans les étages !!!!!!! ou alors faites comme nous, prenez les escaliers pour éliminer les nombreuses calories accumulées dans le restaurant !!!
L’hôtel se situe au bord d’une large plage avec un ponton. Pour accéder à la plage, vous traversez les jardins très bien entretenus et très propres. Les deux piscines sont très grandes et agréables, propres et nettoyées tous les jours. L’eau des piscines est analysée tous les jours. Pour les enfants, vous aurez des grands tobbogans, et également une pataugeoire pour les p’tits bouts-d’choux. Par contre, si vous voulez une belle place autour d’une piscine il faudra vous lever de bonne heure pour « marquer son territoire ».
La chambre :
Vous y entrez avec une carte magnétique, et y trouvez une chambre de grandeur moyenne avec un grand lit de 180 cm de large et un lit pour une personne, deux chevets, un bureau et une chaise, un fauteuil, un balcon avec deux chaises et une petite table ronde. Sur le balcon vous aurez également un séchoir mural ce que j’ai beaucoup apprécié, ( moi qui ne pars jamais en vacances sans mon bout de corde à linge et des pinces à linge !!!)
Dans la chambre, vous avez aussi un frigo mini-bar non payant (eau – sodas – bière renouvelé tous les jours), un coffre-fort non payant situé dans le placard.
Dans l’entrée, un grand placard à portes coulissantes avec suffisamment de rangement et de cintres.
La télé diffuse des chaînes turques – italienne – allemandes- russes – anglaises – américaines et puis …….TV5 en français, mais bon on n’est pas dans la chambre pour se gaver de télé……
Les miroirs sont présents en nombre suffisant : un grand au dessus du bureau – un sur chaque porte de placard et un dans la salle de bains.
La climatisation est efficace et silencieuse (très important pour moi).
La salle de bains :
Elle est de grandeur moyenne pour deux p ersonnes avec une baignoire – paroi de douche, wc, un lavabo carré posé sur une tablette où l’on peut déposer aisément tout son nécessaire de toilette. Les deux draps de bain ainsi que les deux serviettes de toilette sont changés tous les jours. Il y a des distributeurs muraux de shampoing et de savon liquide ainsi qu’un sèche-cheveux mural Les produits de bienvenue sont également là : bonnet pour cheveux – coton tiges- disques de coton à démaquiller – allumettes- nécessaire de couture –
La formule ultra tout compris :
Dès 7 heures vous accédez au buffet géant de petit-déjeuner : café – thé – tisanes – œufs en tous genres – légumes crus ou cuits – salades – fromages – énormément de sortes de pains – viennoiseries – céréales – fruits secs ou frais – confitures (au moins dix sortes !!!) – miel – pâte à tartiner – yaourts – crêpes faites à la minute – beurre – margarine – jus d’oranges frais – coin diététique, et j’en oublie certainement !!!
Les midi et soirs, vous avez de super-riches (c’est une expression qui ne doit pas figurer dans le dictionnaire, mais il faut que je l’utilise tellement c’est géant !!!) buffets avec toutes sortes de crudités – terrines – soupe – viandes – poissons – légumes – plats locaux – barbecue – pâtes – riz –
Vous avez un choix immense dans les desserts : fruits – baklavas et autres pâtisseries locales terriblement sucrées – flans, etc……
Les boissons sont à volonté toute la journée durant, alcoolisées ou non, et ce à tous les bars éparpillés sur le site.
Les après-midis, vous avez droit aux goûters, glace et autres pâtisseries……
Vous avez des restaurants de poissons, italien, mais nous n’y avons pas été, nous avons trouvé notre compte pendant ces quinze jours au self-service. Ce restaurant est tellement grand, nous n’avons jamais ressenti la foule et pourtant l’hôtel était complet !!!!
L’équipe d’animation :
Cette équipe importante est super gentille et souriante sans jamais être « collants », et vous pousser à faire des activités. Les soirs, ils ont présenté divers spectacles super bien faits. On sent qu’il y a énormément de travail derrière ces représentations. La journée, si vous en avez envie vous pouvez participer à du beach-volley, de la gym, danse, fléchettes – ping pong – tir à l’arc – tir à la carabine.
Mon appréciation :
C’est un hôtel que je vous recommande vivement si vous cherchez le calme pendant un séjour balnéaire, car il est loin des sites à visiter (Ephèse – Pammukale –Cappadocce), ou alors, vous pouvez faire un circuit de 8 jours, et vous arrêter à Antalya pour vous y reposer une semaine. Cet hôtel vaut ses 5 étoiles luxe. Maintenant, pour conclure, je vais « pinailler » et vous trouver un tantinet de négatif : peut-être la moquette qui est présente dans les couloirs et les chambres (mais çà amortit les bruits !!!), et les moustiques, car toute la zone est bâtie sur des anciens terrains marécageux, alors investissez dans du produit à la citronelle!!
Voilà, si vous ne savez pas encore où passer vos vacances, volez vite direction Turquie où les gens sont adorables et souriants (prenons exemple !!!!!) il ne me reste plus qu’à « bosser » pour économiser pour les prochaines vacances : sniffff !!!!!!
Nous avions réservé quinze jours à Lara (à 10 kms d’Antalya) à l’hôtel SHERWOOD BREEZES RESORT par le tour-opérator médiades. Ce séjour nous est revenu à 1820€ départ de Strasbourg taxes d’aéroport, assurance annulation et formule ultra tout compris.
L’hôtel est un bâtiment moderne de 9 étages situé dans une zone touristique d’hôtels 5 étoiles uniquement, et comprenant 349 chambres dont des chambres classiques, des chambres familiales ainsi que des suites. Deux ascenseurs panoramiques intérieurs vous transporteront dans les étages !!!!!!! ou alors faites comme nous, prenez les escaliers pour éliminer les nombreuses calories accumulées dans le restaurant !!!
L’hôtel se situe au bord d’une large plage avec un ponton. Pour accéder à la plage, vous traversez les jardins très bien entretenus et très propres. Les deux piscines sont très grandes et agréables, propres et nettoyées tous les jours. L’eau des piscines est analysée tous les jours. Pour les enfants, vous aurez des grands tobbogans, et également une pataugeoire pour les p’tits bouts-d’choux. Par contre, si vous voulez une belle place autour d’une piscine il faudra vous lever de bonne heure pour « marquer son territoire ».
La chambre :
Vous y entrez avec une carte magnétique, et y trouvez une chambre de grandeur moyenne avec un grand lit de 180 cm de large et un lit pour une personne, deux chevets, un bureau et une chaise, un fauteuil, un balcon avec deux chaises et une petite table ronde. Sur le balcon vous aurez également un séchoir mural ce que j’ai beaucoup apprécié, ( moi qui ne pars jamais en vacances sans mon bout de corde à linge et des pinces à linge !!!)
Dans la chambre, vous avez aussi un frigo mini-bar non payant (eau – sodas – bière renouvelé tous les jours), un coffre-fort non payant situé dans le placard.
Dans l’entrée, un grand placard à portes coulissantes avec suffisamment de rangement et de cintres.
La télé diffuse des chaînes turques – italienne – allemandes- russes – anglaises – américaines et puis …….TV5 en français, mais bon on n’est pas dans la chambre pour se gaver de télé……
Les miroirs sont présents en nombre suffisant : un grand au dessus du bureau – un sur chaque porte de placard et un dans la salle de bains.
La climatisation est efficace et silencieuse (très important pour moi).
La salle de bains :
Elle est de grandeur moyenne pour deux p ersonnes avec une baignoire – paroi de douche, wc, un lavabo carré posé sur une tablette où l’on peut déposer aisément tout son nécessaire de toilette. Les deux draps de bain ainsi que les deux serviettes de toilette sont changés tous les jours. Il y a des distributeurs muraux de shampoing et de savon liquide ainsi qu’un sèche-cheveux mural Les produits de bienvenue sont également là : bonnet pour cheveux – coton tiges- disques de coton à démaquiller – allumettes- nécessaire de couture –
La formule ultra tout compris :
Dès 7 heures vous accédez au buffet géant de petit-déjeuner : café – thé – tisanes – œufs en tous genres – légumes crus ou cuits – salades – fromages – énormément de sortes de pains – viennoiseries – céréales – fruits secs ou frais – confitures (au moins dix sortes !!!) – miel – pâte à tartiner – yaourts – crêpes faites à la minute – beurre – margarine – jus d’oranges frais – coin diététique, et j’en oublie certainement !!!
Les midi et soirs, vous avez de super-riches (c’est une expression qui ne doit pas figurer dans le dictionnaire, mais il faut que je l’utilise tellement c’est géant !!!) buffets avec toutes sortes de crudités – terrines – soupe – viandes – poissons – légumes – plats locaux – barbecue – pâtes – riz –
Vous avez un choix immense dans les desserts : fruits – baklavas et autres pâtisseries locales terriblement sucrées – flans, etc……
Les boissons sont à volonté toute la journée durant, alcoolisées ou non, et ce à tous les bars éparpillés sur le site.
Les après-midis, vous avez droit aux goûters, glace et autres pâtisseries……
Vous avez des restaurants de poissons, italien, mais nous n’y avons pas été, nous avons trouvé notre compte pendant ces quinze jours au self-service. Ce restaurant est tellement grand, nous n’avons jamais ressenti la foule et pourtant l’hôtel était complet !!!!
L’équipe d’animation :
Cette équipe importante est super gentille et souriante sans jamais être « collants », et vous pousser à faire des activités. Les soirs, ils ont présenté divers spectacles super bien faits. On sent qu’il y a énormément de travail derrière ces représentations. La journée, si vous en avez envie vous pouvez participer à du beach-volley, de la gym, danse, fléchettes – ping pong – tir à l’arc – tir à la carabine.
Mon appréciation :
C’est un hôtel que je vous recommande vivement si vous cherchez le calme pendant un séjour balnéaire, car il est loin des sites à visiter (Ephèse – Pammukale –Cappadocce), ou alors, vous pouvez faire un circuit de 8 jours, et vous arrêter à Antalya pour vous y reposer une semaine. Cet hôtel vaut ses 5 étoiles luxe. Maintenant, pour conclure, je vais « pinailler » et vous trouver un tantinet de négatif : peut-être la moquette qui est présente dans les couloirs et les chambres (mais çà amortit les bruits !!!), et les moustiques, car toute la zone est bâtie sur des anciens terrains marécageux, alors investissez dans du produit à la citronelle!!
Voilà, si vous ne savez pas encore où passer vos vacances, volez vite direction Turquie où les gens sont adorables et souriants (prenons exemple !!!!!) il ne me reste plus qu’à « bosser » pour économiser pour les prochaines vacances : sniffff !!!!!!
Sept jours à New York City English translation pending
Et oui! un énième sujet concernant un planning d'une semaine à New York...
J'ai lu en long, en large et en travers les différents posts se rapportant à ce sujet, mais je n'ai pu m'empêcher de vous demander conseil moi aussi...
Voilà, je pars Samedi et j'aurai aimé avoir un avis honnête concernant mon 'ébauche de planning'.
Samedi 26 Arrivée à JFK à 12h45. Arrivée à l'hôtel Métro (45 West 35h Street). Ballade dans le quartier
Dimanche 27 Harlem, messe gospel (First Corinthian Baptist Church) Ballade dans Harlem (Apollo Theater) Central Park Top of the Rocks?
Lundi 28 Montée Empire State Building, Ballade 5th Avenue et ses alentours (Flatiron Building, Union Square, Grand Central Station, Chrysler Building, St Patrick's Cathedral, NY Public Library, Times Square)
Mardi 01er Ferry Statue de la Liberté + Ellis Island. World Financial Center, Bowling Green, Trinity Church, Century 21. Métro vers Brooklyn High St., traversée Brooklyn Brigde.
Mercredi 02 Macy's, Madison Square. Broadway 14h. ?
Jeudi 03 Greenwich Village (West Village, Le Village, East Village) Washington Square Park Terra Blues (149 Bleecker Street)
Vendredi 04 Soho (Nolita), Little Italy, China Town, City Hall, South Street Seaport Gramercy Park
Samedi 05 American Museum of Natural History
Programme trop léger? Trop lourd? Mal réparti? Ai-je oublier l'essentiel? (les autres borough de NY?) Voilà, je suis bien consciente qu'il existe des tas et des tas d'autres sujets semblables, mais j'espère que vous pourrez m'aider... Je suis ouverte à toutes suggestions! (notamment des adresses de restaurants sympas...) Je vous remercie!
Samedi 26 Arrivée à JFK à 12h45. Arrivée à l'hôtel Métro (45 West 35h Street). Ballade dans le quartier
Dimanche 27 Harlem, messe gospel (First Corinthian Baptist Church) Ballade dans Harlem (Apollo Theater) Central Park Top of the Rocks?
Lundi 28 Montée Empire State Building, Ballade 5th Avenue et ses alentours (Flatiron Building, Union Square, Grand Central Station, Chrysler Building, St Patrick's Cathedral, NY Public Library, Times Square)
Mardi 01er Ferry Statue de la Liberté + Ellis Island. World Financial Center, Bowling Green, Trinity Church, Century 21. Métro vers Brooklyn High St., traversée Brooklyn Brigde.
Mercredi 02 Macy's, Madison Square. Broadway 14h. ?
Jeudi 03 Greenwich Village (West Village, Le Village, East Village) Washington Square Park Terra Blues (149 Bleecker Street)
Vendredi 04 Soho (Nolita), Little Italy, China Town, City Hall, South Street Seaport Gramercy Park
Samedi 05 American Museum of Natural History
Programme trop léger? Trop lourd? Mal réparti? Ai-je oublier l'essentiel? (les autres borough de NY?) Voilà, je suis bien consciente qu'il existe des tas et des tas d'autres sujets semblables, mais j'espère que vous pourrez m'aider... Je suis ouverte à toutes suggestions! (notamment des adresses de restaurants sympas...) Je vous remercie!
Idée de budget pour deux semaines au Québec English translation pending
Bonsoir,
Mon compagnon et moi rêvons d'aller au Canada depuis un moment, étant assez mauvais en anglais, on souhaite se limite à une zone francophone donc plutot le quebec. On commence à réfléchir sérieusement à ce voyage et on commence à économiser, seulement on a aucune idée de ce qu'il faut qu'on mette de côté pour pouvoir faire ce voyage. Je fais donc appel à vous pour avoir une idée du budget approximatif bien sur, à prévoir sachant que :
- On resterait 2 semaines sur place - Nous serons donc 2 adultes - On ne compte pas louer de voiture ni beaucoup bouger à part en transport en commun - On est beaucoup plus fast food que grand restaurant - On ne souhaite pas camper ni aller dans des auberges / dortoirs
Notre idée c'est de vivre un peu là pour se faire une idée et peut etre s'y installer un jour. Pour l'instant ça sera de la pure découverte, mais on ne compte pas spécialement traverser le pays en long en large et en travers
On pensait mettre environ 2000€, mais en regardant rapidement l’hébergement et le prix du vol, je me rends compte que c'est totalement irréalisable. Est-ce que 4000€ pour nous deux, ca serait un bon budget?
Quelle ville serait la plus interessante à faire sans voiture ? Est-ce que 2 semaines ce n'est pas trop long dans le mesure où ne compte pas vraiment prendre la route une fois sur place ? Serait-ce une meilleure idée de passer par exemple une semaine à Quebec puis de descendre une semaine à Montreal ? Toronto vaut-elle le détour ?
Niveau hébergement, sera t-il plus intéressant pour nous de louer un appartement ?
Merci !
Mon compagnon et moi rêvons d'aller au Canada depuis un moment, étant assez mauvais en anglais, on souhaite se limite à une zone francophone donc plutot le quebec. On commence à réfléchir sérieusement à ce voyage et on commence à économiser, seulement on a aucune idée de ce qu'il faut qu'on mette de côté pour pouvoir faire ce voyage. Je fais donc appel à vous pour avoir une idée du budget approximatif bien sur, à prévoir sachant que :
- On resterait 2 semaines sur place - Nous serons donc 2 adultes - On ne compte pas louer de voiture ni beaucoup bouger à part en transport en commun - On est beaucoup plus fast food que grand restaurant - On ne souhaite pas camper ni aller dans des auberges / dortoirs
Notre idée c'est de vivre un peu là pour se faire une idée et peut etre s'y installer un jour. Pour l'instant ça sera de la pure découverte, mais on ne compte pas spécialement traverser le pays en long en large et en travers
On pensait mettre environ 2000€, mais en regardant rapidement l’hébergement et le prix du vol, je me rends compte que c'est totalement irréalisable. Est-ce que 4000€ pour nous deux, ca serait un bon budget?
Quelle ville serait la plus interessante à faire sans voiture ? Est-ce que 2 semaines ce n'est pas trop long dans le mesure où ne compte pas vraiment prendre la route une fois sur place ? Serait-ce une meilleure idée de passer par exemple une semaine à Quebec puis de descendre une semaine à Montreal ? Toronto vaut-elle le détour ?
Niveau hébergement, sera t-il plus intéressant pour nous de louer un appartement ?
Merci !
Voyage en Inde cet été English translation pending
Bonjour,
mon amie et moi envisageons un voyage de minimum 15 jrs en inde cet été..
Ns sommes novice, nous souhaitons faire le tour de l inde du nord, ss passer par un tour operateur, partir" a l aventure".
nous avons besoin de conseil a tout point de vue !!
les hotels, les moyens de transports, les lieux à ne pas rater, ....
N'hesiter surt pas, tous vos conseils seront les bienvenues..!
merci
Bateau «Oasis of the seas» English translation pending
Bonjour chers voyageurs !!!
Moi et mon conjoint partons le 9 janvier en croisière pour la première fois. C'est tout nouveau pour nous et je dois avoué que je ne sais
vraiment pas ce qui nous attends !!! Si vous pouvez me donnez des informations bonnes à savoir, ça serait très apprécié !!! Habituellement,
nous allons dans des tout inclus, mais cette année nous fêtons notre 10e anniversaire, alors on voulait que ça soit «grandiose» !!! Alors, si
vous avez voyager ou entendu parler du bateau «Oasis of the seas» ou même si vous avez déjà fait une croisière ... Je suis certaine que vous
pourriez nous apprendre pleins de choses !!!! Que ce soit sur le fonctionnement des soupers, activités, arrêt dans différentes îles, quoi apporter, etc.
Nous partirons de Fort Lauderdale pour se rendre à Nassau (Bahamas), puis St-Martin, ainsi que St-Thomas (Îles vierge).
Merci grandement 😎
Moi et mon conjoint partons le 9 janvier en croisière pour la première fois. C'est tout nouveau pour nous et je dois avoué que je ne sais
vraiment pas ce qui nous attends !!! Si vous pouvez me donnez des informations bonnes à savoir, ça serait très apprécié !!! Habituellement,
nous allons dans des tout inclus, mais cette année nous fêtons notre 10e anniversaire, alors on voulait que ça soit «grandiose» !!! Alors, si
vous avez voyager ou entendu parler du bateau «Oasis of the seas» ou même si vous avez déjà fait une croisière ... Je suis certaine que vous
pourriez nous apprendre pleins de choses !!!! Que ce soit sur le fonctionnement des soupers, activités, arrêt dans différentes îles, quoi apporter, etc.
Nous partirons de Fort Lauderdale pour se rendre à Nassau (Bahamas), puis St-Martin, ainsi que St-Thomas (Îles vierge).
Merci grandement 😎
Thanksgiving à New York English translation pending
Tout d'abord bonjour à tous, ca fait quelques jours que j'arpentes ce forum de long en large, et j'avoue que c'est une véritable mine d'informations, félicitations!
Je me permets de lancer ce sujet car je serais à New York pour Thanksgiving, et j'aurais aimé savoir si certains parmi vous auraient quelques adresses de restaurants qui pourraient servir le repas traditionnel de Thanksgiving pour ce jour là!
J'ai bien sur fait des recherches, mais rien de bien concluant!
Alors peut-être certains voyageurs parmi vous ont des adresses à partager ? Je suppose qu'il faut faire des reservations? A moins qu'il ne soit possible de trouver quelque chose un peu au hasard ?
L'important est ce que ce soit un restaurant traditionnel!
Merci par avance, et bonne journée!
Je me permets de lancer ce sujet car je serais à New York pour Thanksgiving, et j'aurais aimé savoir si certains parmi vous auraient quelques adresses de restaurants qui pourraient servir le repas traditionnel de Thanksgiving pour ce jour là!
J'ai bien sur fait des recherches, mais rien de bien concluant!
Alors peut-être certains voyageurs parmi vous ont des adresses à partager ? Je suppose qu'il faut faire des reservations? A moins qu'il ne soit possible de trouver quelque chose un peu au hasard ?
L'important est ce que ce soit un restaurant traditionnel!
Merci par avance, et bonne journée!
Hôtel Sirenis La Salina English translation pending
Bonjour,
Notre petite famille s'apprête a faire notre premier voyage et nous allons au Sirenis la Salina en mai. Est-ce qu'il y a des gens qui reviennent de cette hôtel et qui pourrait me dire comment était votre séjour. Comment était le buffet, les restaurants a la carte, les chambres, le service, les activités a faire etc....
Merci beaucoup
Notre petite famille s'apprête a faire notre premier voyage et nous allons au Sirenis la Salina en mai. Est-ce qu'il y a des gens qui reviennent de cette hôtel et qui pourrait me dire comment était votre séjour. Comment était le buffet, les restaurants a la carte, les chambres, le service, les activités a faire etc....
Merci beaucoup
Trois semaines de Barcelone à la Catalogne en voiture au mois de septembre 2010 English translation pending
Salut ! c'est notre deuxieme voyage en Europe et nous voulons visiter l'Espagne spécialement Barcelone et ses alentours ensuite aller vers la Catalogne qui est selon plusieurs magnifique et cela en voiture pour Septembre ou Octobre 2010. Hotels ou condos, routes, sites a visiter, restaurants et endroits a ne pas manquer. Nous avons planifier trois semaines. De l'aide serait apprecier pour rendre notre voyage intéressant. (nous avons prévu de visiter le vignoble de la famille Torres).
merci a tous
merci a tous