Results for "Promenade+Anglais+|+127"
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Adresse à Chiang Mai pour faire deux jours de trekking à dos d'éléphant? English translation pending
salut a tous, je recherche depuis quelque jours, une bonne adresse pour faire du treking en elephant a proximite de chiang mai. sans faire du raft et de la rando (j'ui fegniant). merci d'avance plus.
Valais en Suisse: visite de Nendaz, Crans-Montana, Ovronnaz, Leukerbad... English translation pending
Bonjour,
Nous (couple avec un petit enfant d’un an) sommes en train d’organiser un voyage vers la Suisse (premières deux semaines en aôut). L’idée c’est prendre deux apt (une chaque semaine) et faire des excursions pour connaître les environments et faire des randonnées en montagne.
Le destin choisi c’est les Alps mais on sait pas où exactment. Une idée c’est une semaine à Nendaz et une autre à Chamonix (France).
Les places qu’on a dans la list pour voir sont Saas Fee, Aletschgletscher, Zermatt, Montreux-Lausanne, Genève (lac Leman), Annecy, Mer de glace… et en plus faire de la montagne.
Est-ce que vous nous pouvez aider pour choisir les villes pour le séjour. On voudrais pas être tres loin pour faire moins kilometres et en même temp, qu’il soit dans une environment de montagne. On connaît Chamonix et ça va, mais on connaît pas le Valais.
Est-ce qu’il y a quelqu’un qui peut nous aider? Est-ce que Nendaz est bien ?
Et après, qu’est-ce qu’on peut y voir? Et les montagnes, où est-ce que je peut trouver des randonnées pour me faire une idée ?
Merci beacoup
Est-ce que vous nous pouvez aider pour choisir les villes pour le séjour. On voudrais pas être tres loin pour faire moins kilometres et en même temp, qu’il soit dans une environment de montagne. On connaît Chamonix et ça va, mais on connaît pas le Valais.
Est-ce qu’il y a quelqu’un qui peut nous aider? Est-ce que Nendaz est bien ?
Et après, qu’est-ce qu’on peut y voir? Et les montagnes, où est-ce que je peut trouver des randonnées pour me faire une idée ?
Merci beacoup
Kho Dach au Cambodge English translation pending
Bonjour
Je suis au cambodge depuis debut juin et pour une periode de plusieurs mois. Je ne manquerai pas de donner mes bons plans par la suite mais l un d ’eux, trouve sur le forum m’a totalement seduit. A tel point point que j y suis allee, y suis restee et y suit toujours....depuis trois semains. Bien sur, je dispose de plus de temps que beaucoup de voyageurs mais si vous etes sur Phnom Pehn et que vous voulez sans trop d effort, decouvrir le calme et la gentillesse, je vous suggere Kho Dach, une ile sur le mekong, a qq km de Phnom Pehn. Une petite gh tenue par une famille tres sympa permet d y passer la nuit. Les chambres sont tres propres et la cuisine delicieuse. 9atention aux kilos si vous restez )Vous disposez d’ un velo pour vous balader sur l ile et voir( entre mille autres choses) les tisserands travailler la soie. C est une vrai chance de rencontrer les habitants et de pouvoir observer leur mode de vie. Depuis mon arivee, j y ai rencontre quelques forumistes tres sympas( bonjour giraudnimo, sozal...) et ce fut une occasion de rencontres privilegies.
La guesthouse s appelle Villa Kho Dach, la seule sur l ile tel ; 012692290 ou 016223108 demander a parler a Marady qui comprend un peu le francais. 7USD la chambre
Pour s y rendre ; Souvent les conducteurs ne connaissent pas ou ne comprennent pas.Il faut passer le pont Japonais et faire qq kilometre puis prendre un petit ferry sur le Mekong. Voici les coordonnes d un chauffeur de confiance qui connait l ile, parle bien anglais et dont le prix est raisonnable(7USD en moto AR, et 10 en tuktuk) Syna ;011701428.Il travaille pour le compte d une petite ONG hollandaise et les benefices sont reverses a un village pres de killing field. Esperant vous y rencontrer bientot, car je m y sens trop bien pour en partir de suite tres cordialement
Je suis au cambodge depuis debut juin et pour une periode de plusieurs mois. Je ne manquerai pas de donner mes bons plans par la suite mais l un d ’eux, trouve sur le forum m’a totalement seduit. A tel point point que j y suis allee, y suis restee et y suit toujours....depuis trois semains. Bien sur, je dispose de plus de temps que beaucoup de voyageurs mais si vous etes sur Phnom Pehn et que vous voulez sans trop d effort, decouvrir le calme et la gentillesse, je vous suggere Kho Dach, une ile sur le mekong, a qq km de Phnom Pehn. Une petite gh tenue par une famille tres sympa permet d y passer la nuit. Les chambres sont tres propres et la cuisine delicieuse. 9atention aux kilos si vous restez )Vous disposez d’ un velo pour vous balader sur l ile et voir( entre mille autres choses) les tisserands travailler la soie. C est une vrai chance de rencontrer les habitants et de pouvoir observer leur mode de vie. Depuis mon arivee, j y ai rencontre quelques forumistes tres sympas( bonjour giraudnimo, sozal...) et ce fut une occasion de rencontres privilegies.
La guesthouse s appelle Villa Kho Dach, la seule sur l ile tel ; 012692290 ou 016223108 demander a parler a Marady qui comprend un peu le francais. 7USD la chambre
Pour s y rendre ; Souvent les conducteurs ne connaissent pas ou ne comprennent pas.Il faut passer le pont Japonais et faire qq kilometre puis prendre un petit ferry sur le Mekong. Voici les coordonnes d un chauffeur de confiance qui connait l ile, parle bien anglais et dont le prix est raisonnable(7USD en moto AR, et 10 en tuktuk) Syna ;011701428.Il travaille pour le compte d une petite ONG hollandaise et les benefices sont reverses a un village pres de killing field. Esperant vous y rencontrer bientot, car je m y sens trop bien pour en partir de suite tres cordialement
"Road book" malgache, vingt et un jours dans l'île rouge English translation pending
Ier novembre 2006 : Paris-Tana 8450 kms J + 1 : Paris-Tana 8450 kms
L’arrivée sur Tana à 4 heures 40 (heures francaises) est un peu plus désolante à chaque fois : les hauts plateaux de l’Imerina que l’on avait conservés en mémoire verdoyants et humides ne sont plus que parsemés de tâches vertes de rizières et de forêts.
La latérite a pris le pas sur les paysages balinais d’antan, les rizières sont désormais désertées au profit de terrains vagues promis à la construction.
L’impression subsiste néanmoins que Madagascar ne s’est pas effondrée comme les médias persistent à nous le faire croire.
Non, une impression de propreté nouvelle : les routes disposent désormais d’un terre-plein central planté de fleurs, de-ci de là, les jacarandas sont en fleur et le bleu léger de leurs fleurs couvre les abords des lacs, les flancs de coteaux, d’un surprenant printemps.
Cheminant dans la ville haute, ou autour d’une table de terrasse avec vita gazy(l’eau minérale malgache), la population nous apparaît toujours affairée, chacun pressé de retrouver qui son foyer, qui son bureau, qui son échoppe, poursuivant cette obsession de travailler pour manger, avec en plus une dignité que l’on tient à préserver, employé, petite bonne, femme au foyer en course, soin d’être propre, voire élégant, dans des habits certes défraîchis, ravaudés que l’on perçoit parfois comme étant de seconde main.
Ce n’est que dans la ville basse qu’apparaissent vraiment les îlots de pauvreté : une femme est étendue, amaigrie, somnolente contre la devanture d’un commerce.
Des enfants marchandent en vain d’improbables cartes postales dans l’espérance d’un cahier d’écolier : la pauvreté est toujours là…
J + 2: TANA toujours :
J’ai attendu longuement ma partenaire de voyages, d’abord au bar de l’Hotel Colbert, puis ensuite au salon de thé du même hôtel. Sachant pertinemment que « ma routarde » finirait par arriver, je me suis plongé dans la presse locale pour constater que les nouvelles d’ici n’étaient pas différentes des nôtres : augmentation du prix de l’essence, prévarication au Ministère des Finances, criminalité, délinquance routière…
Le cours de la monnaie malgache s’effondre toujours. Le président, en instance de réélection, n’est pas crédité d’un bilan satisfaisant d’éradication de la grande pauvreté, les classes moyennes s’effondrent… Le prix du litre d’essence est 26 fois, en échelle de revenus comparés, celui du prix de l’essence européen.
Les hommes d’affaires du Colbert colportent toujours, avant de rejoindre leur bureau, les mêmes saillies d’insécurité ou de sentiment d’insécurité : mais voient-ils les mêmes choses que moi ?: ce matin, à l’aube, j’ai trouvé un père de famille qui fouillait en compagnie de ses deux jeunes enfants une poubelle afin d’en revendre au poids ou en volume les plastiques ou les bouteilles qu’ils dénicheront : je lui ai glissé furtivement l’équivalent du prix de quelques kilos de plastiques revendus : cela lui permettra-t-il de manger ou de vivre un jour ou deux de plus ?
Désormais je me délaisse de la sollicitation des jeunes mendiantes avec enfant au sein avec des billets de plus en plus lourds (toutes choses relatives par ailleurs…) Cela n’allège plus ma mauvaise conscience… Heureusement, je partage un modeste hôtel à 8 euros avec une missionnaire protestante zambienne : nous échangeons quelques mots d’anglais au « breakfast » et mon Anglais n’a jamais été aussi correct : elle m’a soufflé ce matin le mot de « voyageur de l’underground » me concernant, parce que je lui refusais le qualificatif de « touriste » ou « d’homme d’affaire » dont elle voulait m’affubler.
J +3 : TANA-- LE CANAL DES PANGALANES : 270 KMS
Nous sommes descendus des hauts plateaux de l’Imerina, en nous dégageant peu à peu de l’étouffante pollution de la capitale, des rizières ruinées ou dévastées pour retrouver les paysages traditionnels de la campagne malgache.
Notre chauffeur nous a désigné au loin une grande décharge fumante, celle des Katemi (petits mendiants) de TANA, comme celle où le père PEDRO recueille les enfants.
Dans la montagne toute proche : un village de 17.000 anciens mendiants, retirés de la décharge, qui retrouvent peu à peu leur dignité.
C’était jour de week-end, et les grands convois de poids lourds reliant le port de la côte EST à la capitale, se sont fait rares. La route, toujours aussi tourmentée, de plus en plus dévastée sur ses abords par des feux de déforestation, nous permet de plonger dans quelques rares vallées couvertes encore de forêt primaire, comme pour nous rappeler qu’elles étaient là avant les hommes, et avant que les hommes ne les détruisent…
Au loin, le bruit lancinant d’une cognée nous rappelle le mal qui ronge l’île Rouge…La Grande Ile ne sera plus bientôt, comme HAITI, qu’une terre de latérite stérile…
Aux pieds des grandes falaises des hauts plateaux, l’étendue se fait vallonnée et riante, de petits villages de huttes sur pilotis clairsemés le long de la route, des habitants qui trottent le long des chemins, des petites vendeuses d’écrevisses dans leur écrin de raffia, des bananes séchées.
De loin en loin, les gargotes des chauffeurs routiers.
Nous atteindrons très vite une courte piste sablonneuse récemment refaite, un premier gué que notre taxi franchit allègrement, le village de paillotes au bord de la lagune : l’au à peine saumâtre, chaude comme savent l’être les eaux des mers du Sud, notre premier bain de notre grande randonnée.
J + 4: MANAMBANO – RESERVE DU PALMARIUM : 24 KMS :
Nous avons basculé de la fraîcheur des hauts plateaux à l’émollient de la côte EST. Le village de paillotes, au bord de la lagune, est déserté de ses touristes de haute saison. Nous prenons le départ en chaloupe sur le Canal des Pangalanes, une longue lagune de 270 kms qui sépare la grande île de l’Océan Indien.
Le long bateau au fond plat est gouverné par un pilotin très secret dont nous ne connaîtrons pas le nom. TAINA, l’hôtesse qui nous accompagne, mise à disposition par l’hôtel, n’a que 19 ans et semble faire son apprentissage : elle commente avec beaucoup de sérieux le dépliant d’une agence concurrente que nous lui avons fait découvrir.
Les paysages, banals au début, se doublent très vite de passages de gué où le fond plat se révèle fort utile, puis l’on glisse dans de longues passes étroites, le long de la ligne de chemin de fer construite par GALLIENI en I896, pour rejoindre les eaux du lac IRANGUY.
Débarquement à la réserve du Palmarium : deux heures durant, nous arpenterons une forêt et un arboretum tropical reconstitué : ébènes, acajous, bois de roses, arbres du voyageur, côtoient sisals et aloes, tandis que des orchidées géantes colonisent les grands arbres.
Gousses de vanille, poivres gris, roses et noirs, cannelle, girofliers, mangoustaniers, l’île aux épices et bien réelle, avec ses caféiers robusta et arabica.
Quelques iguanes nains sur notre parcours avant que les cris de ralliement de BRUNO notre guide nous fassent rejoindre une hétérogène tribu de lémuriens : indris, macacaos, lémur corona tus, varis etc. Les feuilles de certaines herbes médicamenteuses nous rappellent parfois le bonbon des Vosges ou les extraits de flagrances de parfums contemporains, aux racines très anciennes…
J + 5: PANGALANES – TAMATAVE : 60 KMS :
On quitte un décor d’Emmanuelle pour une chaloupe à fond plat, sous taud, avec moteur : TAINA nous accompagne avec JUSTIN, le pilotin. Le plein de fuel fait, nos réserves d’eau sont suffisantes. Le bord de mer rend le climat tropical très supportable.
Première passe : premier lac : l’état sauvage : des pêcheurs en pirogue rejoignent leurs villages sur les rives, des embarcadères de fortune font la joie de ribambelle d’enfants nus qui se baignent dans le canal, tandis que leurs mères, affairées, brossent d’improbables lessives. Les lacs vont se succéder sur 60 kilomètres.
Premier arrêt : une gare de chemin de fer de l’époque coloniale ; son chef de gare est en état d’ébriété : il nous décrit d’une bouche pâteuse la modernité qui gagne le pays : dix locomotives électriques suisses attendent à TANA leur motorisation pour être fonctionnelles. Une grand-mère de quarante ans, aux yeux mangés de glaucome, nous présente sa fillette dont la mère est morte en couche. Le violet de son paréo s’harmonise aux bougainvillées qui grimpent aux murs de la petite gare.
Quelques noirs zébus profitent du calme du trafic pour encombrer l’unique voie très étroite (70 cm)
Nous reprenons le chenal, au milieu de jacinthes d’eau, plantes envahissantes que les riverains tentent d’endiguer de façon dérisoire.
Nous atteindrons TAMATAVE dans des odeurs de déforestation d’eucalyptus, au milieu d’un quartier industriel d’hydrocarbures où d’inquiétantes stagnations brunes nous rappellent que la modernité est passée par là...
J + 6 : TAMATAVE ILE DE SAINTE MARIE : 200 KMS :
Parfois rien ne va plus et tout se déglingue : j’écris ce soir mon journal à la lumière d’une bougie et pourtant nous sommes dans un hôtel de catégorie 3 étoiles à l’île de Sainte Marie à l’EST de Madagascar.
Mais voilà depuis ce matin, les pénuries d’essence nous rattrapent : nous avons dû attendre quatre heures que notre chaloupe à destination de l’île soit approvisionnée en essence et l’hôtel n’est alimenté en électricité qu’une partie de la journée : l’eau chaude est là cependant et la douche est bien venue avant la piscine sur le lagon.
En effet, l’hôtel dispose d’une splendide piscine face à la mer et leurs deux surfaces, celle de la piscine et celle de la mer, se confondent au soleil couchant des Tropiques. : Nous dînerons aux chandelles ce soir.
Tout se déglingue encore : deux hôtels aux consonances proches « VONIVOLA » et VOHILAVA » ont été intervertis dans notre circuit : nous sommes descendus dans l’un au lieu de descendre dans l’autre : il nous en coûtera de découvrir l’âpreté au gain de la première hôtelière : nous serons désormais plus vigilants.
Ce n’est que partie remise : nous rejoindrons demain le VOHILAVA, sans réservation, à la nuit quatre fois moins chère, puisque la rumeur nous dit que les hôtels ne sont pas pleins.
Le stress et la fatigue cumulés de ces déboires successifs seront vite dissipés après quatre jours de repos dans l’île des pirates : le cimetière de la flibuste nous attend demain, les plages de sable blanc aussi, les lagons déserts, les pistes de sable en vélo, certainement les gargotes du vieux port tropical.
Mais chaque jour de voyage est un jour nouveau, notre expédition à la Paul BOWLES prend des airs d’aventures. Y attendre tous les jours un improbable cargo au port pour gagner MARONSETRA ?
J + 7 : les bungalows de l’île aux forbans :
Ça y est : après 7 jours de route, nous sommes enfin installés au bord du lagon. Aux bungalows de VOHILAVA, où nous pourrons enfin disposer d’un cybercafé. Le road book à la CHATWIN va passer aux 34 kilo-octets. Bien sûr, les aléas de l’alimentation électrique conditionnent l’envoi ou non du document, mais le propriétaire de l’hôtel s’engage sur l’envoi du fichier. À l’autre bout du monde, dans le froid de l’hémisphère Nord, un groupe d’amis va être submergé du journal d’un diariste qui n’a pu émettre de brousse. En effet, les bandes passantes des relais ne sont uniformes : l’émission des sms ou des cour riels est conditionné aux relais du serveur. INCH’ALLAH le NET et retour au bon vieux papier.
Aujourd’hui, ce fut la traversée de l’Ile à pied d’OUEST en EST (4 kilomètres) à travers un univers vallonné d’exploitations agricoles : un univers à la Jean-Jacques ROUSSEAU où les enfants barbotent dans l’eau à 28 ° du lagon. On comprend pourquoi les pirates, flibustiers et autres forbans avaient choisi cette île au XVII° et XVIIIe siècles pour cacher les trésors de leur flibuste.
STEVENSON s’est inspiré de leurs aventures pour rédiger « l’île au trésor ». Dans le regard de certains enfants et derrière la peau métissée de certains autres, on songe aux gênes de la « buse » célèbre pirate pendu haut et court à Saint Denis de la Réunion ou au Capitaine KIDD, pendu lui aussi à NEW-YORK au XVIII° siècle.
On pense aussi à Paul-Émile Victor à BORA-BORA. Pourquoi pas ?
J + 9 : 48 kms à vélo à la recherche d’un boutre :
Toujours sur l’île aux femmes ou l’île aux forbans(Sainte Marie) 57 kms de long et 4 kms de large, depuis 2 jours, il faut songer à préparer notre départ, par mer, bien entendu. Notre prochaine destinations est MAROENSETRA, port niché au Nord au bout d’un e profonde baie de 300 kms : la baie d’A1NTONGIL ou baie des baleines, lieu favori de reproduction de ces cétacés de juillet à septembre.
Cest décidé, nous ferons le voyage en boutre, rejoignant les grands écrivains voyageurs des mers du sud : MONFREID, CENDRARS, LONDON, CONRAD etc…
La côte EST, de juillet à décembre, produit vanille et litchis, girofles et poivres : pas de routes, de multiples bacs font que le trafic est essentiellement maritime : des boutres cabotent de-ci de là, au gré d’improbables chargements, sans cahier de route préfixe le chargement tenant lieu de nécessité : lorsqu’il s’agit de denrées périssables, les délais se raccourcissent. C’est ce que m’explique Hubert JOSEPH, le capitaine du boutre : son navire est chargé à mort, la limite du niveau de flottaison est atteinte, les colis de marchandises, entourés de raphia, ne laissent qu’un étroit couloir pour gagner la cabine du capitaine : soute et pont ne laissent aucun espace inutile : les conditions d’hébergement seront précaires.
Le voyage se fera de nuit : partis à 19 heures, nous devrions atteindre notre première escale : MANANARA sept heures plus tard, dans la nuit.
Les conditions météorologiques sont excellentes, la mer d’huile et la passe entre l’Ile et la grande Terre est tranquille. Si je m’engage sur le trajet, je devrai confirmer mon accord à JOSEPH sur son téléphone portable avant 18 heures : il nous attendra jusqu’à 19 heures. De retour à l’hôtel, je m’aperçois que tout mon linge a été donné à la lingerie et qu’il ne sera prêt que dans deux jours : alors, un autre boutre pour un autre voyage ?
J + 10 : LES DEUX LAGONS ET LA PASSE :
L’Ile Sainte Marie est composée d’une île-mère et tout au bout de la pointe SUD d’un îlot paradisiaque : l’île aux nattes. L’hôtel est à 5 kilomètres de la passe qui les sépare. Un autre hôtel, sur le promontoire, domine les deux lagons EST et OUEST. Je me baignerai dans les deux aujourd’hui. En partant les rejoindre, je décide de m’offrir un copieux déjeuner au PRINCESSE BORA LODGE, complexe hôtelier international, très éloigné du mode de vie de la population îlienne : il ne faut qu’y passer. Très vite, je reprends un chemin sauvage, bordé de zones humides, ou les riverains se lavent nus, ou lavent leur linge, vivant dans des huttes sommaires sur pilotis au milieu de leurs plantations. L’endroit est complètement primitif et le choc des civilisations entre le BORA LODGE et les autochtones îliens est surprenant.
Mon sentier est parsemé de litchis et de bananes, que je cueille au passage : les litchis ne sont pas encore très mûrs, les bananes sont vertes. Je boirai un jus de corossol au sommet de la pente.
Le lagon surgit côté EST : au loin, derrière la barrière de corail, l’océan Indien rugit : quelques épaves s’y sont fracassées.
Seul dans le lagon, avec mon masque et mon tuba, je joue à dénicher les concombres de mer, à compter les oursins de différentes couleurs, à effrayer d’étonnants poissons transparents.
La mer est chaude : au loin, dans la direction de l’île de La réunion, le ciel se charge de nuages menaçants : je rentrerai à pied à l’hôtel sous un crachin breton. Deux jours encore de farniente avant de reprendre la route à la recherche d’un cargo.
J + 11: A LA RECHERCHE DU CARGO FANTOME :
4 heures 30 ce matin : les informations et la rumeur nous annonçaient deux cargos mouillant au port de l’Ilot Madame arrivant de TAMATAVE et en partance pour le Nord. C’était notre destination : 5 heures au port : point de cargos. Ils avaient mouillé la veille et étaient repartis : y aurait-il d’autres passages ? nous choisissons la chambre d’hôtel avec vue sur le port pour surveiller les navires.
Les séquelles d’une piqûre d’oursin dans le lagon de VAVATE se sont transformées en infection doublée d’une inflammation de la rotule droite. Je marche de plus en plus difficilement : il faut arrêter le processus d’infection avant le trek prévu dans le parc de la péninsule de MASOALA.
Je vais consulter le docteur de l’Ile, prend mon tour après un papa et son enfant enfiévré et un ouvrier agricole qui s’est tranché profondément l’intérieur de la main. Mon tour arrive : le bon docteur fixe un ventilateur soufflant sur mon genou avant de procéder à la désinfection de la plaie qu’il gratte par sécurité : eau oxygénée, sérum anti-bactérien, antibiotiques et anti-inflammatoires : me voila réparé avec des médicaments offerts par le médecin.
Dans la cour de la case du médecin, des canards, des poules, une femme s’affaire à la cuisine tropicale, tandis qu’une somptueuse noire d’à peine dix huit ans, la fille du DOC, hésite entre son téléphone portable et son VTT.
Il pleut une pluie épaisse qui transforme l’atmosphère en jardin de serre.
Ma routarde et moi irons plutard nous recueillir sur la tombe de Sylvain ROUX, premier administrateur de l’Ile pour la Compagnie des Indes Orientales : je lui commenterai les armes sculptées sur le linteau du porche du Fort de la capitale : « Deux indiens, vêtus de pagne, coiffés de plumes, armés d’un arc, portent la couronne royale de France, surmontée d’un cartouche aux trois fleurs de lys, entouré de coquilles baroques.
J + 12 ! ILE SAINTE MARIE-MANOMPAINA : 70 KMS :
En fait, 12 KMS de mer entre l’Ile et la Grande-Terre, puis 48 kms de pistes et le franchissement de six bacs : ma compagne de route n’apprécie manifestement pas ce type d’approche : elle aurait préféré l’attente d’un improbable boutre entre l’Ile et MARONSETRA. Mais voilà, cela faisait 3 jours que je me levais à 5 heures du matin pour rejoindre le port en quête d’un passage. Ce matin, j’ai pris les billets d’une chaloupe à 5 heures 30 et l’ai tirée du lit pour un départ à 6 heures : la belle n’est pas contente… Nous n’avons même pas payé l’hôtel.
60 kmes de pistes en 4 heures : c’est dire l’état de la chaussée et nous sommes pourtant en saison sèche : notre chauffeur nous précise qu’il reste encore 80 kmes avant la prochaine étape : 80 kmes que nous devons franchir en six heures et qui seront encore plus difficiles.
Heureusement, au bout du monde, dans une baie sauvage, la baie de TINTINGUA, au bout d’un village de 5000 âmes, un hôtel de paillotes tenu par un chinois aux 24 petits-enfants : les sanitaires sont extérieurs, la salle de bains est réduite à 3 seaux : le lit à deux places va nous poser problème : je n’ai pas l’intention de dormir sur le plancher.
Quand je constate l’échec de notre route à deux, j’essaie de comprendre le stress de ma compagne de route : peut-être une angoisse ou une crainte à entrer dans un voyage où il n’y a ni goudron, ni feu rouge, où seul subsiste le challenge de réussir par le haut, sans possibilité de retour en arrière : j’avais choisi une tri athlète, à l’épreuve de l’endurance : je découvre une fille sans maîtrise d’elle : je crains qu’elle n’ait tout simplement peur à l’orée d’une forêt primaire dont on ne peut s’échapper que par la mer, quand un boutre se pointe à l’horizon.
J + 13 : SET-IN DANS LA BAIE DE TINTINGUA :
Ca y est : enfin seul : la compagne de route avec laquelle je voyageais depuis douze jours est partie ce matin privilégiant le 4 x 4 au boutre. Il faut dire que j’avais négocié avec l’ingénieur de la COLAS un passage sur un cargo ravitailleur prévu pour ce soir en direction de MANANARA.
Peut-être a-t-elle eu peur des conditions de voyage en mer ? nul ne le saura jamais et seul le hasard de la route devrait nous faire rencontrer. Je sais qu’elle poursuit sa route jusqu’à MARONSETRA comme moi, dans un jour ? dans 2 jours ?
En fait, le land Rover defender de notre taxi avait rendu l’âme : il a fallu improviser très rapidement une solution-relai : l’ingénieur de la Société COLAS n’avait pas de camion sur MANARA dans la journée : son cargo de ravitaillement était prévu dans la soirée : après vérification par radio, il a été convenu d’un rendez_vous pour le soir 17 heures : nous négocierons les conditions de voyage et de prix.
Il me semble plus confortable de rejoindre MANARA par la mer, après l’épisode d’hier en 4 x 4 avec le franchissement de six bacs. Les prochaines 24 heures devraient m’apporter une réponse à l’interrogation basique de ce voyage : l’approche par mer est-elle plus facile dans cette partie de l’île que l’approche terrestre ?
Je profite de cette halte forcée pour échanger avec deux jeunes françaises travaillant dans une association de coopération scolaire, stationnées pour un mois à l’hôtel. Un randonneur flamand me fait découvrir une approche différente de l’île : audacieuse, courageuse, voire téméraire : il n’hésite pas à camper dans les parcs naturels et dans les réserves : le monde est plein de rencontres surprenantes et enrichissantes.
J + 14: LE RAID BOUTRE TRANSFORME EN RAID CAMION D’ESSENCE :
5 heures du matin : le boutre de ravitaillement de l’entreprise COLAS annoncé par radio dans la nuit avec chargement et départ ce jour à 10 heures n’est pas arrivé : aucun bateau dans la baie de TINTINGUA. Je décide de rompre cette interminable attente et de rentrer sur TAMATAVE par la route : 280 kms dont 50 KMS de piste dure en saison sèche : il est 7 heures quand je prend la route à pied : je ne désespère pas de ma chance.
J’aurai ma chance : l’ingénieur de la COLAS, dépité de mon échec, me propose la cabine de son camion ravitailleur de Fuel qui va s’approvisionner de 8 tonnes de carburant à TAMATAVE.
Le chauffeur accepte généreusement de me prendre à bord, oubliant de me préciser qu’il a déjà chargé son aide chauffeur et une petite soubrette de l’hôtel : nous serons quatre dans la cabine du gros camion à partager les cahots, les soubresauts, les ressacs, les heurts, les balancements, les franchissements de bacs et de marigots, de ponts à la limite de la rupture, les barrières de sable humide de la pluie de la nuit.
Et le monstre hurlant de toutes ses trompes, repoussants vélos, petits marchands, enfants des écoles, poules et autres animaux sur 280 kms.
Heureusement le goudron surgit là où l’on ne l’attendait plus et l’énorme engin mettra moins de trois heures à la barbe de tous les gendarmes qu’il effraie, pour couvrir le reste du parcours.
Retour à la case départ, dans le motel face à l’océan qui rugit, dans la ville de tous les dangers : TAMATAVE, à l’atmosphère à la Graham GREEN, aux relents de VIETNAM.
Je me jette dans la première librairie pour acheter les journaux du jour et feuilleter l’offre de romans : la halte sera bienvenue, avec alternance de plages, de farniente, de terrasses, de shopping, après trois jours de brousse intense.
Chic, mon portable capte à nouveau.
J + 15 : TAMATAVE, LA HAVANE OU HANOI ?
J’ai passé la journée à me réhabituer aux délices ou aux noirceurs de la modernité : après trois heures de cybercafé, je me suis jeté dans la moiteur étouffante de cette capitale tropicale, tracée en damiers par les colons franchis.
Des hommes chevaux tractent un pousse-pousse haut sur roue, et trottent entre un flot de mobylettes, de scooters, de motos, lui-même submergé par de gros 4 x 4 rutilants, aux vitres fumées.
La misère est là, aussi, avec les gosses des rues en haillons, les marchands d’objets « tombés du camion », les lépreux dont les membres rabougris sollicitent l’aumône du passant.
Une impression de vie incroyable où les gargotes les plus sommaires poussent aux pieds des banians, entre deux égouts à ciel ouverts.
J’ai refait le parcours de la vieille ville, de la place BIENAIME, spécificité historique de TAMATAVE, plantée d’une allée de banians géants, à l’ombre très fraîche, contemplé le vieil hôtel à arcades, à colonnes et balustres, mesuré l’état de sa décrépitude : qu’il serait beau, blanchi et restauré, peut-être ferait-il des envieux dans un pays où le succès vous rend suspect ?
A l’heure étouffante de midi, sur la jetée qui longe le port, un restaurant de bambous ouvert aux alizés m’a régalé d’un plateau de fruits de mer à la malgache (frits avec beaucoup trop d’huile…)
Seul sous une varangue de bambou, face à l’océan et aux tankers, j’ai longtemps médité sur la séduction des tropiques, sur leur langueur moite, les peaux brunes des serveuses. N’est pas RIMBAUD qui veut. De nombreux écrivains voyageurs y ont perdu leur âme, et en perdant leur âme, leur plume.
Il n’en faudrait pas beaucoup pour que TAMATAVE retrouve sa splendeur coloniale : le consulat britannique en est l’exemple.
Je n'ai pas l'impression que ce type de vacances en bord de mer soit encore ma Tasse de thé. Certes les 14 premiers jours du raid avaient été intenses en découvertes et en rencontres, il fallait bien se poser. Mais j'ai du mal à m'inscrire dans un rythme de vacancier au bord de l'océan indien. Alors, je rythme mes journées: petit dèj' chez Cathy, rendez-vous des coloniaux retraités où j'attrape au passage de savoureux accents du sud de la France contant leurs déboires de retraités locaux. Puis séance de cybercafé où je me débats avec l'envoi de mon journal de route, je rentre dans ma boîte Internet, vérifie l'état de mon compte bancaire... Je rejoins le centre ville, ne dédaigne pas le passage dans un supermarché climatisé où j'observe le devenir des fruits tropicaux que j'ai vus sur les étals des marchands du Bazar BE. L'alliance française occupe une belle case créole datée de I885, aux couleurs blanches et vertes, revêtue de bardeaux, aux planchers de palissandre: l'endroit est remarquablement entretenu. On rêve d'un TAMATAVE qui retrouverait ses lustres d'antan et ses belles demeures coloniales. Je m'amuse à les repérer, au hasard de mes promenades, cachées derrière des appentis, transformées en gargotes, leurs toits de zinc délabrés, elles existent encore de ci de là. Je termine la matinée à la librairie, presse internationale, littérature exotique, locale ou de grands voyageurs: j'hésite entre Mohamed Dib, l'algérien, et Thomas BERNHARD, l'autrichien ou le journal de voyage d'IDA PFEIFER. Jus de mangue, jus de corossol, de bananes ou d'ananas, j'irai déjeuner dans un restaurant de fruits de mer sur la jetée avant de rejoindre ma case. Il me tarde de reprendre mon voyage interrompu. Mais mon ami des hauts plateaux ne m'incite pas à le rejoindre: la saison des pluies a commencé, il y fait froid et humide: le petit train de FIANANRANTSOA attendra encore un peu.
J + 15: L'ANARCHISTE ITALIEN:
Je sortais des locaux de l'Alliance franchise dont j'avais fait l'inventaire du fond, en particulier du rayon "histoire de l'art" qui m' a paru très fourni et où je me suis abonné en "passager": EROS ROMAIN de Jean Noël ROBERT et "quand les gaulois étaient romains" de Florence BECK, quand après avoir lu le Canard Enchainé à la terrasse de l'Hoel JOFFRE, je me suis laissé tenté par les pizzas de l'italien du Perroquet Bleu (Plan C2-30 du Guide du routard 2007) Et là, changement de planète: trônant au milieu de ses petites serveuses, un italo-belge de 56 ans, ravagé par l'alcool et les Tropiques, le cerveau mité, vous reçoit sur des airs de Brassens et de BREL au cri de "Vive l'anarchie" Docteur en économie (ex) fils de diplomate italien à l'origine des institutions européennes, enfant de mère belge, le pauvre homme qui a connu mai 68 à 17 ans et rencontré CHE GUEVERA, ne vit plus que dans un monde brumeux ravagé par l'alcool. Sa femme malgache tient d'une main ferme l'établissement, sans pour autant contrôler l'activité de ses serveuses. Hier soir, l'une d'entre elles a voulu pousser le service jusqu'à ma chambre d'hôtel, service que j'ai poliment décliné. Lorsque je rentre le soir à mon hôtel, les jeunes filles me proposent de m'entourer de leur tendresse tarifée: je ne voudrais pas troubler la sérénité de mon voyage par l'exploitation de cette détresse, même si je constate au quotidien l'effrayant tourisme sexuel de vieux blancs, certainement de ma génération. C'est à croire qu'il y a une forme de tolérance locale à cette forme d'exploitation et de rétribution. Certains malgaches à qui l'on s'ouvre de ces attitudes sont cependant choqués par ces comportements: la vieille EUROPE n'exporte pas le meilleur d'elle-même. J + 16: RENDEZ-VOUS AVEC MATISSE ET PIERRE LOTI:
C'est en lisant "sur des mers inconnues, BOUGAINVILLE, COOK et LAPEROUSE" que je déniche un extrait de carnets et correspondances de MATISSE:
"l'île déserte n'existe pas. Nos soucis d'européens nous y accompagnent. Or, dans cette île, il n'y avait pas de soucis. les européens s'y ennuyaient. Ils y attendaient confortablement la retraite dans une étouffante torpeur et ils ne faisaient rien pour se sortir de cette torpeur, pour remplir, ignorer l'ennui: ils ne réfléchissaient même plus. Au-dessus d'eux, autour d'eux, il y avait cette merveilleuse lumière du premier jour, la magnificence; mais ils ne goûtaient même plus tout celà. Un beau pays en sommeil dans l'éclatement du soleil...."
Paraphrasant Pierre LOTI dans le mariage de LOTI:
"qui peut dire où réside le charme d'un pays...il y a dans le charme malgache beaucoup de cette tristesse étrange qui pèse sur toutes ces îles de l'Océanie: l'isolement dans l'immensité de l'Océan Indien, le vent de la mer, le bruit des brisants, l'ombre épaisse, la voix triste des malgaches qui circulent en chantant au milieu des tiges de cocotiers. On s'épuise à saisir, à exprimer, effort inutile, ce quelque chose s'échappe et reste incompris." "On voyage dans cet heureux pays comme eût voyagé aux temps de l'âge d'or, si les voyages eussent été inventés à cette époque reculée. Il n'est besoin d'emporter avec soi, ni armes, ni provisions, ni argent: l'hospitalité vous est offerte partout, cordiale et gratuite (???) Et dans toute l'île, il n'existe d'autres animaux dangereux que quelques colons européens, encore sont-ils rares et à peu près localisés dans les villes...."
Ces deux textes ont provoqué en moi une résonance sur mon voyage présent: hélas, je ne suis ni LOTI, ni MATISSE, mais année après année, je marche inconsciemment sur leurs traces.
J + 17: Dimanche sous les TROPIQUES:
A la lecture des guides de voyage, j'ai cru comprendre que l'activité de tous est suspendue le dimanche. La petite serveuse de mon self indien m'a prévenu hier au soir: elle se consacrera demain à sa famille, à la blanchisserie et à la sieste: le restaurant sera fermé. Je me suis rabattu au salon de thé SAIDI, aux prix multipliés par deux, je ne saurai me passer de petit déjeuner. La ville est morte, les kiosques à journaux sont fermés, le bazar BE sommeille, les grands hôtels assurent le minimum, même mon cyber-café préféré est fermé, les grands convois routiers sont arrêtés à la gare routière, chauffeurs et aide chauffeurs s'affairent sous le moteur, les essieux sont démontés...
Malgré la provision de livres que j'ai pris la précaution de faire pour le week-end, je crains qu'il ne faille me résoudre à la plage, aux restaurants de bord de mer: drôle de vacancier: je ne suis pourtant pas Gide DU VOYAGE AU CONGO JE pencherai plutôt pour le CELINE DU voyage au bout la nuit. Encore que je sois un Bardamu plutôt velléitaire. Il faudra que je relise LE VOYAGE si je le trouve à l'alliance française.
Je regrette aussi de ne pas avoir les moyens techniques de réaliser un reportage ethnique dans ce port de l'océan indien : vieux colons aux faciès d'alcooliques, indiens à calottes et barbes blanches, chinois en short affairé à sa boutique, chinoise en short comptant avec sérieux l'arrivée des ballots dans son entrepôt, métisse mérina - betsimsmaraka, dont on distingue plus ni les traits mélanésiens, ni les traits bantous, noir musulman portant avec rigueur ses signes religieux distinctifs: caftan, barbe et gandoura, les hommes chevaux, usés par tant de courses de pousse-pousse, dont les silhouettes longilignes soulignent la fatigue et la misère de leur condition....
J + 18 : BLUES TROPICAL:
aux deux tiers de mon séjour, à dix jours de mon retour by plane en métropole, je m'interroge sur mes vacances îliennes. Redoutant les gargotes du dimanche, je m'étais fait une joie de ne manger que des produits locaux: bananes, ananas, thon, à profusion sur les étals, qui devraient apaiser la misère au soleil... L'excès de ce régime local m'a barbouillé ou est-ce la savarine, l'antipaludéen ? Si bien que je vois tout en noir ce matin, que je ressens aussi tout en noir: l'humidité m'insupporte, les odeurs que l'humidité amplifie me semblent plus fortes que d'habitude, particulièrement les gaz d'échappement. On pourrait croire que ce port d'à peine 100.000 habitants est à l'abri de la pollution automobile qui rend TANA si insupportable. Il n'en est rien : l'absence de réglage des moteurs instille une odeur persistante de gaz_oil que l'humidité amplifie.
Il n'y a que l'odeur des clous de girofles séchant au soleil sur leurs nattes qui trouve grâce à mon nez.
Je reviendrai sur les odeurs constantes des tropiques, odeurs de fruits pourris, de cloaques, parfums d'épices, embruns rentrant à l'intérieur des terres: on ne trouve ici nulle odeur de sécherie de poissons à l'africaine, la fébrilité de la météo où dans la même journée on passe d'un soleil implacable aux alizés marins, où bleu du ciel alterne avec crachin, nuit et jour, influe sur le caractère et l'humeur.
Mon humeur noire de tout à l'heure s'en est allée à la terrasse d'un grand hotel où j'ai calmé ma faim du week-end et reposé mes premières sudations.
J'oublie de dire que la fréquentation de SENEQUE, de CATULLE, d'OVIDE, de TERTULLIEN et des meilleurs médecins de l'antiquité dans EROS ROMAIN de Jean-Noel ROBERT m'a convaincu de notre précarité et par conséquent de l'utilité du CARPE DIEM.
Sur ce, je hèle un pousse-pousse, prénommé Jackie, pour me conduire au Cybercafé dire bonjour à mes amis de l'hémisphère nord.
J + 19 :
Dernier jour à TAMATAVE : j'ai résilié mon abonnement à L'alliance franchise locale: demain, je remonté à la capitale en minibus: 7 heures de route à Gravir l'escarpement des hauts plateaux : mais au bout : 1400 m de tropical D'altitude, presque le Kenya... Désormais, je me régale en pousse-pousse : j'ai enfin compris que c'est un moyen Très efficace de lutter contre les grandes chaleurs, surtout sous l'auvent Protecteur, c'est aussi un moyen d'aider les "pauvres hommes chevaux" dans leur Quête d'argent quotidien. Le premier de mes "hommes chevaux" s'appelle Jackie : il patiente à chacune de mes Courses: nous avons sympathisé au point qu'il m'a confié souffrir d'une infection urinaire, je lui fournirai dès que possible l'essentiel de mon stock d'antibiotiques. Je ne regarde plus au prix de mes courses: j'achète à l'avance mes courses de la mi-journée. Et comme il fait très chaud, que mes "hommes chevaux transpirent plus qu'il ne faut( et à ma place) je ne suis pas regardant sur les pourboires. Midi Deux heures : j'irai pratiquer mon sport favori : mes vingt bassins, dans une eau de piscine qui doit approcher les 30°(ceci pour mes lecteurs franchis...)(le maître nageur m'avait annoncé 24 °, mais je crois qu'il a sous-estimé la température de sa piscine... Au bout de sept jours de séjour, j'ai acquis un rythme de croisière et le climat aidant, me suis coulé dans l'émoliance de la vie locale..
Le muezzin égrène comme à Tanger, cinq fois par jour, les sourates du prophète et TAMATAVE se souvient d'avoir été arabe, hollandaise, chinoise, pakistanaise, un peu européenne, mais si peu...
Les belles tamataviennes, allongées au fond de leur hauts pousse-pousses, jupes fendues et longues chevelures, guettent les étrangers à l'ombre de leur auvent...
J + 20
AUBERGE DU CHEVAL BLANC( 900 m de l'aéroport international)
17 : je dîne frugalement d'une soupe de légumes et de riz blanc, tourmenté depuis trois jours de troubles gastriques dus sans doute à mes excès de jus naturels. La journée a été dense : levé à 5 heures, parti à 7 heures en minibus de 15 places de TAMATAVE pour gagner la capitale des hauts plateaux, placé remarquablement, j'ai pu goûter à la magnificence des paysages de l'"île sanctuaire" ( torturé cependant par une diète qui me semblait nécessaire) Aussi, quand le minibus s'est arrêté pour le déjeuner, je n'ai pas voulu aggraver mon cas, je n'ai bu que du yaourt liquide et je me gave d'anti-infectieux intestinaux...je redoute surtout la honte d'être obligé d'arrêter le bus pour me réfugier derrière un cocotier...
14 H 30 : arrivée à la capitale où la misère m'étreint de nouveau: certes l'altitude( de 1200 à 1400 mètres tempère mes ardeurs et les ardeurs tropicales, mais la vue des paysans des hauts plateaux et surtout des femmes, repiquer les rizières nouvellement mises en eau, constater qu'ils doivent aussi lutter contre le froid couverts de vêtements en lambeaux, m'empêche de goûter pleinement la splendeur des paysages. L'accession à la capitale se fait par paliers successifs: les zones de forêts primaires témoignent encore de l'état du passé récent de l'île, mais les zones de brulis grignotent inexorablement pentes et collines ( pour le charbon de bois et la pratique de la culture sur brulis)
En mon for intérieur, je fais le pari de l'Agence de Voyages: si celle-ci dispose d'un départ pour demain, je lui demande de le valider ou bien dans le cas contraire je patienterai une semaine à attendre le prochain vol: l'agence n'a jamais été aussi performante: mon billet est validé pour 7 H 15 demain matin : arrivée à ORLY_SUD I9 H. (il fait 8° en FRANCE...)
je m'offre une bouteille de grand cru d'ANTSIRABE pour fêter mon départ.
J + 21: VACUITE DES AEROPORTS:
Le temps semble comme suspendu dans les aéroports: on n'est déjà plus d'ici, mais on n'est pas encore là-bas: de cette suspension dans l'espace, le temps prend une consistance à la fois élastique et spongieuse: les heures s'écoulent sans fracas, les rencontres sont facilitées et opportunes: les conversations s'engagent facilement. On pense à LOST IN TRANSLATION de Sofia COPPOLA : on a envie de retenir les personnes que l'on croise, baignant d'une empathie qu'on n'aurait pas à d'autres moments. Même les SMS sont suspendus : le correspondant ne connaît plus votre localisation précise: cette perte de consistance du temps se vérifie dans l'absence de mémoire que l'on a de ces multiples instants passés dans les ports ou les aéroports: il n'y a pas de lieu aussi immatériel qu'un aéroport: la mémoire de ces lieux ne resurgit que lorsqu'on revient sur ses traces.
Décrire l'attente, décrire le passage des formalités bureaucratiques, décrire le regard de ceux qui nous voient partir, de ceux qui en rêvent, de ceux qui partent meurtris par le voyage, par des histoires cabossées que racontent les improbables bagages ( surtout dans le Tiers-Monde) la légèreté des bagages de certains ("les semelles de vent d'Arthur RIMBAUD") le bagage égoïste et cadenassé de l'occidental, la malle de raphia et d'osier de l'autochtone, il ne manque que les poulets et les canards vivants du TAXI-BE pour rendre l'ambiance d'un aéroport malgache.
Je laisse derrière moi un monde de vie, de chaleur et de misère, qu'en sera-t-il ce soir dans les brumes d'un aéroport européen ? Fin de l'entracte, mais est ce un entracte, n'est ce pas la farce de la vie que ce kaleidoscope de sons, d'images et d'odeurs, de bruits et de fureurs...où es tu mon bon WILLIAM ?
L’arrivée sur Tana à 4 heures 40 (heures francaises) est un peu plus désolante à chaque fois : les hauts plateaux de l’Imerina que l’on avait conservés en mémoire verdoyants et humides ne sont plus que parsemés de tâches vertes de rizières et de forêts.
La latérite a pris le pas sur les paysages balinais d’antan, les rizières sont désormais désertées au profit de terrains vagues promis à la construction.
L’impression subsiste néanmoins que Madagascar ne s’est pas effondrée comme les médias persistent à nous le faire croire.
Non, une impression de propreté nouvelle : les routes disposent désormais d’un terre-plein central planté de fleurs, de-ci de là, les jacarandas sont en fleur et le bleu léger de leurs fleurs couvre les abords des lacs, les flancs de coteaux, d’un surprenant printemps.
Cheminant dans la ville haute, ou autour d’une table de terrasse avec vita gazy(l’eau minérale malgache), la population nous apparaît toujours affairée, chacun pressé de retrouver qui son foyer, qui son bureau, qui son échoppe, poursuivant cette obsession de travailler pour manger, avec en plus une dignité que l’on tient à préserver, employé, petite bonne, femme au foyer en course, soin d’être propre, voire élégant, dans des habits certes défraîchis, ravaudés que l’on perçoit parfois comme étant de seconde main.
Ce n’est que dans la ville basse qu’apparaissent vraiment les îlots de pauvreté : une femme est étendue, amaigrie, somnolente contre la devanture d’un commerce.
Des enfants marchandent en vain d’improbables cartes postales dans l’espérance d’un cahier d’écolier : la pauvreté est toujours là…
J + 2: TANA toujours :
J’ai attendu longuement ma partenaire de voyages, d’abord au bar de l’Hotel Colbert, puis ensuite au salon de thé du même hôtel. Sachant pertinemment que « ma routarde » finirait par arriver, je me suis plongé dans la presse locale pour constater que les nouvelles d’ici n’étaient pas différentes des nôtres : augmentation du prix de l’essence, prévarication au Ministère des Finances, criminalité, délinquance routière…
Le cours de la monnaie malgache s’effondre toujours. Le président, en instance de réélection, n’est pas crédité d’un bilan satisfaisant d’éradication de la grande pauvreté, les classes moyennes s’effondrent… Le prix du litre d’essence est 26 fois, en échelle de revenus comparés, celui du prix de l’essence européen.
Les hommes d’affaires du Colbert colportent toujours, avant de rejoindre leur bureau, les mêmes saillies d’insécurité ou de sentiment d’insécurité : mais voient-ils les mêmes choses que moi ?: ce matin, à l’aube, j’ai trouvé un père de famille qui fouillait en compagnie de ses deux jeunes enfants une poubelle afin d’en revendre au poids ou en volume les plastiques ou les bouteilles qu’ils dénicheront : je lui ai glissé furtivement l’équivalent du prix de quelques kilos de plastiques revendus : cela lui permettra-t-il de manger ou de vivre un jour ou deux de plus ?
Désormais je me délaisse de la sollicitation des jeunes mendiantes avec enfant au sein avec des billets de plus en plus lourds (toutes choses relatives par ailleurs…) Cela n’allège plus ma mauvaise conscience… Heureusement, je partage un modeste hôtel à 8 euros avec une missionnaire protestante zambienne : nous échangeons quelques mots d’anglais au « breakfast » et mon Anglais n’a jamais été aussi correct : elle m’a soufflé ce matin le mot de « voyageur de l’underground » me concernant, parce que je lui refusais le qualificatif de « touriste » ou « d’homme d’affaire » dont elle voulait m’affubler.
J +3 : TANA-- LE CANAL DES PANGALANES : 270 KMS
Nous sommes descendus des hauts plateaux de l’Imerina, en nous dégageant peu à peu de l’étouffante pollution de la capitale, des rizières ruinées ou dévastées pour retrouver les paysages traditionnels de la campagne malgache.
Notre chauffeur nous a désigné au loin une grande décharge fumante, celle des Katemi (petits mendiants) de TANA, comme celle où le père PEDRO recueille les enfants.
Dans la montagne toute proche : un village de 17.000 anciens mendiants, retirés de la décharge, qui retrouvent peu à peu leur dignité.
C’était jour de week-end, et les grands convois de poids lourds reliant le port de la côte EST à la capitale, se sont fait rares. La route, toujours aussi tourmentée, de plus en plus dévastée sur ses abords par des feux de déforestation, nous permet de plonger dans quelques rares vallées couvertes encore de forêt primaire, comme pour nous rappeler qu’elles étaient là avant les hommes, et avant que les hommes ne les détruisent…
Au loin, le bruit lancinant d’une cognée nous rappelle le mal qui ronge l’île Rouge…La Grande Ile ne sera plus bientôt, comme HAITI, qu’une terre de latérite stérile…
Aux pieds des grandes falaises des hauts plateaux, l’étendue se fait vallonnée et riante, de petits villages de huttes sur pilotis clairsemés le long de la route, des habitants qui trottent le long des chemins, des petites vendeuses d’écrevisses dans leur écrin de raffia, des bananes séchées.
De loin en loin, les gargotes des chauffeurs routiers.
Nous atteindrons très vite une courte piste sablonneuse récemment refaite, un premier gué que notre taxi franchit allègrement, le village de paillotes au bord de la lagune : l’au à peine saumâtre, chaude comme savent l’être les eaux des mers du Sud, notre premier bain de notre grande randonnée.
J + 4: MANAMBANO – RESERVE DU PALMARIUM : 24 KMS :
Nous avons basculé de la fraîcheur des hauts plateaux à l’émollient de la côte EST. Le village de paillotes, au bord de la lagune, est déserté de ses touristes de haute saison. Nous prenons le départ en chaloupe sur le Canal des Pangalanes, une longue lagune de 270 kms qui sépare la grande île de l’Océan Indien.
Le long bateau au fond plat est gouverné par un pilotin très secret dont nous ne connaîtrons pas le nom. TAINA, l’hôtesse qui nous accompagne, mise à disposition par l’hôtel, n’a que 19 ans et semble faire son apprentissage : elle commente avec beaucoup de sérieux le dépliant d’une agence concurrente que nous lui avons fait découvrir.
Les paysages, banals au début, se doublent très vite de passages de gué où le fond plat se révèle fort utile, puis l’on glisse dans de longues passes étroites, le long de la ligne de chemin de fer construite par GALLIENI en I896, pour rejoindre les eaux du lac IRANGUY.
Débarquement à la réserve du Palmarium : deux heures durant, nous arpenterons une forêt et un arboretum tropical reconstitué : ébènes, acajous, bois de roses, arbres du voyageur, côtoient sisals et aloes, tandis que des orchidées géantes colonisent les grands arbres.
Gousses de vanille, poivres gris, roses et noirs, cannelle, girofliers, mangoustaniers, l’île aux épices et bien réelle, avec ses caféiers robusta et arabica.
Quelques iguanes nains sur notre parcours avant que les cris de ralliement de BRUNO notre guide nous fassent rejoindre une hétérogène tribu de lémuriens : indris, macacaos, lémur corona tus, varis etc. Les feuilles de certaines herbes médicamenteuses nous rappellent parfois le bonbon des Vosges ou les extraits de flagrances de parfums contemporains, aux racines très anciennes…
J + 5: PANGALANES – TAMATAVE : 60 KMS :
On quitte un décor d’Emmanuelle pour une chaloupe à fond plat, sous taud, avec moteur : TAINA nous accompagne avec JUSTIN, le pilotin. Le plein de fuel fait, nos réserves d’eau sont suffisantes. Le bord de mer rend le climat tropical très supportable.
Première passe : premier lac : l’état sauvage : des pêcheurs en pirogue rejoignent leurs villages sur les rives, des embarcadères de fortune font la joie de ribambelle d’enfants nus qui se baignent dans le canal, tandis que leurs mères, affairées, brossent d’improbables lessives. Les lacs vont se succéder sur 60 kilomètres.
Premier arrêt : une gare de chemin de fer de l’époque coloniale ; son chef de gare est en état d’ébriété : il nous décrit d’une bouche pâteuse la modernité qui gagne le pays : dix locomotives électriques suisses attendent à TANA leur motorisation pour être fonctionnelles. Une grand-mère de quarante ans, aux yeux mangés de glaucome, nous présente sa fillette dont la mère est morte en couche. Le violet de son paréo s’harmonise aux bougainvillées qui grimpent aux murs de la petite gare.
Quelques noirs zébus profitent du calme du trafic pour encombrer l’unique voie très étroite (70 cm)
Nous reprenons le chenal, au milieu de jacinthes d’eau, plantes envahissantes que les riverains tentent d’endiguer de façon dérisoire.
Nous atteindrons TAMATAVE dans des odeurs de déforestation d’eucalyptus, au milieu d’un quartier industriel d’hydrocarbures où d’inquiétantes stagnations brunes nous rappellent que la modernité est passée par là...
J + 6 : TAMATAVE ILE DE SAINTE MARIE : 200 KMS :
Parfois rien ne va plus et tout se déglingue : j’écris ce soir mon journal à la lumière d’une bougie et pourtant nous sommes dans un hôtel de catégorie 3 étoiles à l’île de Sainte Marie à l’EST de Madagascar.
Mais voilà depuis ce matin, les pénuries d’essence nous rattrapent : nous avons dû attendre quatre heures que notre chaloupe à destination de l’île soit approvisionnée en essence et l’hôtel n’est alimenté en électricité qu’une partie de la journée : l’eau chaude est là cependant et la douche est bien venue avant la piscine sur le lagon.
En effet, l’hôtel dispose d’une splendide piscine face à la mer et leurs deux surfaces, celle de la piscine et celle de la mer, se confondent au soleil couchant des Tropiques. : Nous dînerons aux chandelles ce soir.
Tout se déglingue encore : deux hôtels aux consonances proches « VONIVOLA » et VOHILAVA » ont été intervertis dans notre circuit : nous sommes descendus dans l’un au lieu de descendre dans l’autre : il nous en coûtera de découvrir l’âpreté au gain de la première hôtelière : nous serons désormais plus vigilants.
Ce n’est que partie remise : nous rejoindrons demain le VOHILAVA, sans réservation, à la nuit quatre fois moins chère, puisque la rumeur nous dit que les hôtels ne sont pas pleins.
Le stress et la fatigue cumulés de ces déboires successifs seront vite dissipés après quatre jours de repos dans l’île des pirates : le cimetière de la flibuste nous attend demain, les plages de sable blanc aussi, les lagons déserts, les pistes de sable en vélo, certainement les gargotes du vieux port tropical.
Mais chaque jour de voyage est un jour nouveau, notre expédition à la Paul BOWLES prend des airs d’aventures. Y attendre tous les jours un improbable cargo au port pour gagner MARONSETRA ?
J + 7 : les bungalows de l’île aux forbans :
Ça y est : après 7 jours de route, nous sommes enfin installés au bord du lagon. Aux bungalows de VOHILAVA, où nous pourrons enfin disposer d’un cybercafé. Le road book à la CHATWIN va passer aux 34 kilo-octets. Bien sûr, les aléas de l’alimentation électrique conditionnent l’envoi ou non du document, mais le propriétaire de l’hôtel s’engage sur l’envoi du fichier. À l’autre bout du monde, dans le froid de l’hémisphère Nord, un groupe d’amis va être submergé du journal d’un diariste qui n’a pu émettre de brousse. En effet, les bandes passantes des relais ne sont uniformes : l’émission des sms ou des cour riels est conditionné aux relais du serveur. INCH’ALLAH le NET et retour au bon vieux papier.
Aujourd’hui, ce fut la traversée de l’Ile à pied d’OUEST en EST (4 kilomètres) à travers un univers vallonné d’exploitations agricoles : un univers à la Jean-Jacques ROUSSEAU où les enfants barbotent dans l’eau à 28 ° du lagon. On comprend pourquoi les pirates, flibustiers et autres forbans avaient choisi cette île au XVII° et XVIIIe siècles pour cacher les trésors de leur flibuste.
STEVENSON s’est inspiré de leurs aventures pour rédiger « l’île au trésor ». Dans le regard de certains enfants et derrière la peau métissée de certains autres, on songe aux gênes de la « buse » célèbre pirate pendu haut et court à Saint Denis de la Réunion ou au Capitaine KIDD, pendu lui aussi à NEW-YORK au XVIII° siècle.
On pense aussi à Paul-Émile Victor à BORA-BORA. Pourquoi pas ?
J + 9 : 48 kms à vélo à la recherche d’un boutre :
Toujours sur l’île aux femmes ou l’île aux forbans(Sainte Marie) 57 kms de long et 4 kms de large, depuis 2 jours, il faut songer à préparer notre départ, par mer, bien entendu. Notre prochaine destinations est MAROENSETRA, port niché au Nord au bout d’un e profonde baie de 300 kms : la baie d’A1NTONGIL ou baie des baleines, lieu favori de reproduction de ces cétacés de juillet à septembre.
Cest décidé, nous ferons le voyage en boutre, rejoignant les grands écrivains voyageurs des mers du sud : MONFREID, CENDRARS, LONDON, CONRAD etc…
La côte EST, de juillet à décembre, produit vanille et litchis, girofles et poivres : pas de routes, de multiples bacs font que le trafic est essentiellement maritime : des boutres cabotent de-ci de là, au gré d’improbables chargements, sans cahier de route préfixe le chargement tenant lieu de nécessité : lorsqu’il s’agit de denrées périssables, les délais se raccourcissent. C’est ce que m’explique Hubert JOSEPH, le capitaine du boutre : son navire est chargé à mort, la limite du niveau de flottaison est atteinte, les colis de marchandises, entourés de raphia, ne laissent qu’un étroit couloir pour gagner la cabine du capitaine : soute et pont ne laissent aucun espace inutile : les conditions d’hébergement seront précaires.
Le voyage se fera de nuit : partis à 19 heures, nous devrions atteindre notre première escale : MANANARA sept heures plus tard, dans la nuit.
Les conditions météorologiques sont excellentes, la mer d’huile et la passe entre l’Ile et la grande Terre est tranquille. Si je m’engage sur le trajet, je devrai confirmer mon accord à JOSEPH sur son téléphone portable avant 18 heures : il nous attendra jusqu’à 19 heures. De retour à l’hôtel, je m’aperçois que tout mon linge a été donné à la lingerie et qu’il ne sera prêt que dans deux jours : alors, un autre boutre pour un autre voyage ?
J + 10 : LES DEUX LAGONS ET LA PASSE :
L’Ile Sainte Marie est composée d’une île-mère et tout au bout de la pointe SUD d’un îlot paradisiaque : l’île aux nattes. L’hôtel est à 5 kilomètres de la passe qui les sépare. Un autre hôtel, sur le promontoire, domine les deux lagons EST et OUEST. Je me baignerai dans les deux aujourd’hui. En partant les rejoindre, je décide de m’offrir un copieux déjeuner au PRINCESSE BORA LODGE, complexe hôtelier international, très éloigné du mode de vie de la population îlienne : il ne faut qu’y passer. Très vite, je reprends un chemin sauvage, bordé de zones humides, ou les riverains se lavent nus, ou lavent leur linge, vivant dans des huttes sommaires sur pilotis au milieu de leurs plantations. L’endroit est complètement primitif et le choc des civilisations entre le BORA LODGE et les autochtones îliens est surprenant.
Mon sentier est parsemé de litchis et de bananes, que je cueille au passage : les litchis ne sont pas encore très mûrs, les bananes sont vertes. Je boirai un jus de corossol au sommet de la pente.
Le lagon surgit côté EST : au loin, derrière la barrière de corail, l’océan Indien rugit : quelques épaves s’y sont fracassées.
Seul dans le lagon, avec mon masque et mon tuba, je joue à dénicher les concombres de mer, à compter les oursins de différentes couleurs, à effrayer d’étonnants poissons transparents.
La mer est chaude : au loin, dans la direction de l’île de La réunion, le ciel se charge de nuages menaçants : je rentrerai à pied à l’hôtel sous un crachin breton. Deux jours encore de farniente avant de reprendre la route à la recherche d’un cargo.
J + 11: A LA RECHERCHE DU CARGO FANTOME :
4 heures 30 ce matin : les informations et la rumeur nous annonçaient deux cargos mouillant au port de l’Ilot Madame arrivant de TAMATAVE et en partance pour le Nord. C’était notre destination : 5 heures au port : point de cargos. Ils avaient mouillé la veille et étaient repartis : y aurait-il d’autres passages ? nous choisissons la chambre d’hôtel avec vue sur le port pour surveiller les navires.
Les séquelles d’une piqûre d’oursin dans le lagon de VAVATE se sont transformées en infection doublée d’une inflammation de la rotule droite. Je marche de plus en plus difficilement : il faut arrêter le processus d’infection avant le trek prévu dans le parc de la péninsule de MASOALA.
Je vais consulter le docteur de l’Ile, prend mon tour après un papa et son enfant enfiévré et un ouvrier agricole qui s’est tranché profondément l’intérieur de la main. Mon tour arrive : le bon docteur fixe un ventilateur soufflant sur mon genou avant de procéder à la désinfection de la plaie qu’il gratte par sécurité : eau oxygénée, sérum anti-bactérien, antibiotiques et anti-inflammatoires : me voila réparé avec des médicaments offerts par le médecin.
Dans la cour de la case du médecin, des canards, des poules, une femme s’affaire à la cuisine tropicale, tandis qu’une somptueuse noire d’à peine dix huit ans, la fille du DOC, hésite entre son téléphone portable et son VTT.
Il pleut une pluie épaisse qui transforme l’atmosphère en jardin de serre.
Ma routarde et moi irons plutard nous recueillir sur la tombe de Sylvain ROUX, premier administrateur de l’Ile pour la Compagnie des Indes Orientales : je lui commenterai les armes sculptées sur le linteau du porche du Fort de la capitale : « Deux indiens, vêtus de pagne, coiffés de plumes, armés d’un arc, portent la couronne royale de France, surmontée d’un cartouche aux trois fleurs de lys, entouré de coquilles baroques.
J + 12 ! ILE SAINTE MARIE-MANOMPAINA : 70 KMS :
En fait, 12 KMS de mer entre l’Ile et la Grande-Terre, puis 48 kms de pistes et le franchissement de six bacs : ma compagne de route n’apprécie manifestement pas ce type d’approche : elle aurait préféré l’attente d’un improbable boutre entre l’Ile et MARONSETRA. Mais voilà, cela faisait 3 jours que je me levais à 5 heures du matin pour rejoindre le port en quête d’un passage. Ce matin, j’ai pris les billets d’une chaloupe à 5 heures 30 et l’ai tirée du lit pour un départ à 6 heures : la belle n’est pas contente… Nous n’avons même pas payé l’hôtel.
60 kmes de pistes en 4 heures : c’est dire l’état de la chaussée et nous sommes pourtant en saison sèche : notre chauffeur nous précise qu’il reste encore 80 kmes avant la prochaine étape : 80 kmes que nous devons franchir en six heures et qui seront encore plus difficiles.
Heureusement, au bout du monde, dans une baie sauvage, la baie de TINTINGUA, au bout d’un village de 5000 âmes, un hôtel de paillotes tenu par un chinois aux 24 petits-enfants : les sanitaires sont extérieurs, la salle de bains est réduite à 3 seaux : le lit à deux places va nous poser problème : je n’ai pas l’intention de dormir sur le plancher.
Quand je constate l’échec de notre route à deux, j’essaie de comprendre le stress de ma compagne de route : peut-être une angoisse ou une crainte à entrer dans un voyage où il n’y a ni goudron, ni feu rouge, où seul subsiste le challenge de réussir par le haut, sans possibilité de retour en arrière : j’avais choisi une tri athlète, à l’épreuve de l’endurance : je découvre une fille sans maîtrise d’elle : je crains qu’elle n’ait tout simplement peur à l’orée d’une forêt primaire dont on ne peut s’échapper que par la mer, quand un boutre se pointe à l’horizon.
J + 13 : SET-IN DANS LA BAIE DE TINTINGUA :
Ca y est : enfin seul : la compagne de route avec laquelle je voyageais depuis douze jours est partie ce matin privilégiant le 4 x 4 au boutre. Il faut dire que j’avais négocié avec l’ingénieur de la COLAS un passage sur un cargo ravitailleur prévu pour ce soir en direction de MANANARA.
Peut-être a-t-elle eu peur des conditions de voyage en mer ? nul ne le saura jamais et seul le hasard de la route devrait nous faire rencontrer. Je sais qu’elle poursuit sa route jusqu’à MARONSETRA comme moi, dans un jour ? dans 2 jours ?
En fait, le land Rover defender de notre taxi avait rendu l’âme : il a fallu improviser très rapidement une solution-relai : l’ingénieur de la Société COLAS n’avait pas de camion sur MANARA dans la journée : son cargo de ravitaillement était prévu dans la soirée : après vérification par radio, il a été convenu d’un rendez_vous pour le soir 17 heures : nous négocierons les conditions de voyage et de prix.
Il me semble plus confortable de rejoindre MANARA par la mer, après l’épisode d’hier en 4 x 4 avec le franchissement de six bacs. Les prochaines 24 heures devraient m’apporter une réponse à l’interrogation basique de ce voyage : l’approche par mer est-elle plus facile dans cette partie de l’île que l’approche terrestre ?
Je profite de cette halte forcée pour échanger avec deux jeunes françaises travaillant dans une association de coopération scolaire, stationnées pour un mois à l’hôtel. Un randonneur flamand me fait découvrir une approche différente de l’île : audacieuse, courageuse, voire téméraire : il n’hésite pas à camper dans les parcs naturels et dans les réserves : le monde est plein de rencontres surprenantes et enrichissantes.
J + 14: LE RAID BOUTRE TRANSFORME EN RAID CAMION D’ESSENCE :
5 heures du matin : le boutre de ravitaillement de l’entreprise COLAS annoncé par radio dans la nuit avec chargement et départ ce jour à 10 heures n’est pas arrivé : aucun bateau dans la baie de TINTINGUA. Je décide de rompre cette interminable attente et de rentrer sur TAMATAVE par la route : 280 kms dont 50 KMS de piste dure en saison sèche : il est 7 heures quand je prend la route à pied : je ne désespère pas de ma chance.
J’aurai ma chance : l’ingénieur de la COLAS, dépité de mon échec, me propose la cabine de son camion ravitailleur de Fuel qui va s’approvisionner de 8 tonnes de carburant à TAMATAVE.
Le chauffeur accepte généreusement de me prendre à bord, oubliant de me préciser qu’il a déjà chargé son aide chauffeur et une petite soubrette de l’hôtel : nous serons quatre dans la cabine du gros camion à partager les cahots, les soubresauts, les ressacs, les heurts, les balancements, les franchissements de bacs et de marigots, de ponts à la limite de la rupture, les barrières de sable humide de la pluie de la nuit.
Et le monstre hurlant de toutes ses trompes, repoussants vélos, petits marchands, enfants des écoles, poules et autres animaux sur 280 kms.
Heureusement le goudron surgit là où l’on ne l’attendait plus et l’énorme engin mettra moins de trois heures à la barbe de tous les gendarmes qu’il effraie, pour couvrir le reste du parcours.
Retour à la case départ, dans le motel face à l’océan qui rugit, dans la ville de tous les dangers : TAMATAVE, à l’atmosphère à la Graham GREEN, aux relents de VIETNAM.
Je me jette dans la première librairie pour acheter les journaux du jour et feuilleter l’offre de romans : la halte sera bienvenue, avec alternance de plages, de farniente, de terrasses, de shopping, après trois jours de brousse intense.
Chic, mon portable capte à nouveau.
J + 15 : TAMATAVE, LA HAVANE OU HANOI ?
J’ai passé la journée à me réhabituer aux délices ou aux noirceurs de la modernité : après trois heures de cybercafé, je me suis jeté dans la moiteur étouffante de cette capitale tropicale, tracée en damiers par les colons franchis.
Des hommes chevaux tractent un pousse-pousse haut sur roue, et trottent entre un flot de mobylettes, de scooters, de motos, lui-même submergé par de gros 4 x 4 rutilants, aux vitres fumées.
La misère est là, aussi, avec les gosses des rues en haillons, les marchands d’objets « tombés du camion », les lépreux dont les membres rabougris sollicitent l’aumône du passant.
Une impression de vie incroyable où les gargotes les plus sommaires poussent aux pieds des banians, entre deux égouts à ciel ouverts.
J’ai refait le parcours de la vieille ville, de la place BIENAIME, spécificité historique de TAMATAVE, plantée d’une allée de banians géants, à l’ombre très fraîche, contemplé le vieil hôtel à arcades, à colonnes et balustres, mesuré l’état de sa décrépitude : qu’il serait beau, blanchi et restauré, peut-être ferait-il des envieux dans un pays où le succès vous rend suspect ?
A l’heure étouffante de midi, sur la jetée qui longe le port, un restaurant de bambous ouvert aux alizés m’a régalé d’un plateau de fruits de mer à la malgache (frits avec beaucoup trop d’huile…)
Seul sous une varangue de bambou, face à l’océan et aux tankers, j’ai longtemps médité sur la séduction des tropiques, sur leur langueur moite, les peaux brunes des serveuses. N’est pas RIMBAUD qui veut. De nombreux écrivains voyageurs y ont perdu leur âme, et en perdant leur âme, leur plume.
Il n’en faudrait pas beaucoup pour que TAMATAVE retrouve sa splendeur coloniale : le consulat britannique en est l’exemple.
Je n'ai pas l'impression que ce type de vacances en bord de mer soit encore ma Tasse de thé. Certes les 14 premiers jours du raid avaient été intenses en découvertes et en rencontres, il fallait bien se poser. Mais j'ai du mal à m'inscrire dans un rythme de vacancier au bord de l'océan indien. Alors, je rythme mes journées: petit dèj' chez Cathy, rendez-vous des coloniaux retraités où j'attrape au passage de savoureux accents du sud de la France contant leurs déboires de retraités locaux. Puis séance de cybercafé où je me débats avec l'envoi de mon journal de route, je rentre dans ma boîte Internet, vérifie l'état de mon compte bancaire... Je rejoins le centre ville, ne dédaigne pas le passage dans un supermarché climatisé où j'observe le devenir des fruits tropicaux que j'ai vus sur les étals des marchands du Bazar BE. L'alliance française occupe une belle case créole datée de I885, aux couleurs blanches et vertes, revêtue de bardeaux, aux planchers de palissandre: l'endroit est remarquablement entretenu. On rêve d'un TAMATAVE qui retrouverait ses lustres d'antan et ses belles demeures coloniales. Je m'amuse à les repérer, au hasard de mes promenades, cachées derrière des appentis, transformées en gargotes, leurs toits de zinc délabrés, elles existent encore de ci de là. Je termine la matinée à la librairie, presse internationale, littérature exotique, locale ou de grands voyageurs: j'hésite entre Mohamed Dib, l'algérien, et Thomas BERNHARD, l'autrichien ou le journal de voyage d'IDA PFEIFER. Jus de mangue, jus de corossol, de bananes ou d'ananas, j'irai déjeuner dans un restaurant de fruits de mer sur la jetée avant de rejoindre ma case. Il me tarde de reprendre mon voyage interrompu. Mais mon ami des hauts plateaux ne m'incite pas à le rejoindre: la saison des pluies a commencé, il y fait froid et humide: le petit train de FIANANRANTSOA attendra encore un peu.
J + 15: L'ANARCHISTE ITALIEN:
Je sortais des locaux de l'Alliance franchise dont j'avais fait l'inventaire du fond, en particulier du rayon "histoire de l'art" qui m' a paru très fourni et où je me suis abonné en "passager": EROS ROMAIN de Jean Noël ROBERT et "quand les gaulois étaient romains" de Florence BECK, quand après avoir lu le Canard Enchainé à la terrasse de l'Hoel JOFFRE, je me suis laissé tenté par les pizzas de l'italien du Perroquet Bleu (Plan C2-30 du Guide du routard 2007) Et là, changement de planète: trônant au milieu de ses petites serveuses, un italo-belge de 56 ans, ravagé par l'alcool et les Tropiques, le cerveau mité, vous reçoit sur des airs de Brassens et de BREL au cri de "Vive l'anarchie" Docteur en économie (ex) fils de diplomate italien à l'origine des institutions européennes, enfant de mère belge, le pauvre homme qui a connu mai 68 à 17 ans et rencontré CHE GUEVERA, ne vit plus que dans un monde brumeux ravagé par l'alcool. Sa femme malgache tient d'une main ferme l'établissement, sans pour autant contrôler l'activité de ses serveuses. Hier soir, l'une d'entre elles a voulu pousser le service jusqu'à ma chambre d'hôtel, service que j'ai poliment décliné. Lorsque je rentre le soir à mon hôtel, les jeunes filles me proposent de m'entourer de leur tendresse tarifée: je ne voudrais pas troubler la sérénité de mon voyage par l'exploitation de cette détresse, même si je constate au quotidien l'effrayant tourisme sexuel de vieux blancs, certainement de ma génération. C'est à croire qu'il y a une forme de tolérance locale à cette forme d'exploitation et de rétribution. Certains malgaches à qui l'on s'ouvre de ces attitudes sont cependant choqués par ces comportements: la vieille EUROPE n'exporte pas le meilleur d'elle-même. J + 16: RENDEZ-VOUS AVEC MATISSE ET PIERRE LOTI:
C'est en lisant "sur des mers inconnues, BOUGAINVILLE, COOK et LAPEROUSE" que je déniche un extrait de carnets et correspondances de MATISSE:
"l'île déserte n'existe pas. Nos soucis d'européens nous y accompagnent. Or, dans cette île, il n'y avait pas de soucis. les européens s'y ennuyaient. Ils y attendaient confortablement la retraite dans une étouffante torpeur et ils ne faisaient rien pour se sortir de cette torpeur, pour remplir, ignorer l'ennui: ils ne réfléchissaient même plus. Au-dessus d'eux, autour d'eux, il y avait cette merveilleuse lumière du premier jour, la magnificence; mais ils ne goûtaient même plus tout celà. Un beau pays en sommeil dans l'éclatement du soleil...."
Paraphrasant Pierre LOTI dans le mariage de LOTI:
"qui peut dire où réside le charme d'un pays...il y a dans le charme malgache beaucoup de cette tristesse étrange qui pèse sur toutes ces îles de l'Océanie: l'isolement dans l'immensité de l'Océan Indien, le vent de la mer, le bruit des brisants, l'ombre épaisse, la voix triste des malgaches qui circulent en chantant au milieu des tiges de cocotiers. On s'épuise à saisir, à exprimer, effort inutile, ce quelque chose s'échappe et reste incompris." "On voyage dans cet heureux pays comme eût voyagé aux temps de l'âge d'or, si les voyages eussent été inventés à cette époque reculée. Il n'est besoin d'emporter avec soi, ni armes, ni provisions, ni argent: l'hospitalité vous est offerte partout, cordiale et gratuite (???) Et dans toute l'île, il n'existe d'autres animaux dangereux que quelques colons européens, encore sont-ils rares et à peu près localisés dans les villes...."
Ces deux textes ont provoqué en moi une résonance sur mon voyage présent: hélas, je ne suis ni LOTI, ni MATISSE, mais année après année, je marche inconsciemment sur leurs traces.
J + 17: Dimanche sous les TROPIQUES:
A la lecture des guides de voyage, j'ai cru comprendre que l'activité de tous est suspendue le dimanche. La petite serveuse de mon self indien m'a prévenu hier au soir: elle se consacrera demain à sa famille, à la blanchisserie et à la sieste: le restaurant sera fermé. Je me suis rabattu au salon de thé SAIDI, aux prix multipliés par deux, je ne saurai me passer de petit déjeuner. La ville est morte, les kiosques à journaux sont fermés, le bazar BE sommeille, les grands hôtels assurent le minimum, même mon cyber-café préféré est fermé, les grands convois routiers sont arrêtés à la gare routière, chauffeurs et aide chauffeurs s'affairent sous le moteur, les essieux sont démontés...
Malgré la provision de livres que j'ai pris la précaution de faire pour le week-end, je crains qu'il ne faille me résoudre à la plage, aux restaurants de bord de mer: drôle de vacancier: je ne suis pourtant pas Gide DU VOYAGE AU CONGO JE pencherai plutôt pour le CELINE DU voyage au bout la nuit. Encore que je sois un Bardamu plutôt velléitaire. Il faudra que je relise LE VOYAGE si je le trouve à l'alliance française.
Je regrette aussi de ne pas avoir les moyens techniques de réaliser un reportage ethnique dans ce port de l'océan indien : vieux colons aux faciès d'alcooliques, indiens à calottes et barbes blanches, chinois en short affairé à sa boutique, chinoise en short comptant avec sérieux l'arrivée des ballots dans son entrepôt, métisse mérina - betsimsmaraka, dont on distingue plus ni les traits mélanésiens, ni les traits bantous, noir musulman portant avec rigueur ses signes religieux distinctifs: caftan, barbe et gandoura, les hommes chevaux, usés par tant de courses de pousse-pousse, dont les silhouettes longilignes soulignent la fatigue et la misère de leur condition....
J + 18 : BLUES TROPICAL:
aux deux tiers de mon séjour, à dix jours de mon retour by plane en métropole, je m'interroge sur mes vacances îliennes. Redoutant les gargotes du dimanche, je m'étais fait une joie de ne manger que des produits locaux: bananes, ananas, thon, à profusion sur les étals, qui devraient apaiser la misère au soleil... L'excès de ce régime local m'a barbouillé ou est-ce la savarine, l'antipaludéen ? Si bien que je vois tout en noir ce matin, que je ressens aussi tout en noir: l'humidité m'insupporte, les odeurs que l'humidité amplifie me semblent plus fortes que d'habitude, particulièrement les gaz d'échappement. On pourrait croire que ce port d'à peine 100.000 habitants est à l'abri de la pollution automobile qui rend TANA si insupportable. Il n'en est rien : l'absence de réglage des moteurs instille une odeur persistante de gaz_oil que l'humidité amplifie.
Il n'y a que l'odeur des clous de girofles séchant au soleil sur leurs nattes qui trouve grâce à mon nez.
Je reviendrai sur les odeurs constantes des tropiques, odeurs de fruits pourris, de cloaques, parfums d'épices, embruns rentrant à l'intérieur des terres: on ne trouve ici nulle odeur de sécherie de poissons à l'africaine, la fébrilité de la météo où dans la même journée on passe d'un soleil implacable aux alizés marins, où bleu du ciel alterne avec crachin, nuit et jour, influe sur le caractère et l'humeur.
Mon humeur noire de tout à l'heure s'en est allée à la terrasse d'un grand hotel où j'ai calmé ma faim du week-end et reposé mes premières sudations.
J'oublie de dire que la fréquentation de SENEQUE, de CATULLE, d'OVIDE, de TERTULLIEN et des meilleurs médecins de l'antiquité dans EROS ROMAIN de Jean-Noel ROBERT m'a convaincu de notre précarité et par conséquent de l'utilité du CARPE DIEM.
Sur ce, je hèle un pousse-pousse, prénommé Jackie, pour me conduire au Cybercafé dire bonjour à mes amis de l'hémisphère nord.
J + 19 :
Dernier jour à TAMATAVE : j'ai résilié mon abonnement à L'alliance franchise locale: demain, je remonté à la capitale en minibus: 7 heures de route à Gravir l'escarpement des hauts plateaux : mais au bout : 1400 m de tropical D'altitude, presque le Kenya... Désormais, je me régale en pousse-pousse : j'ai enfin compris que c'est un moyen Très efficace de lutter contre les grandes chaleurs, surtout sous l'auvent Protecteur, c'est aussi un moyen d'aider les "pauvres hommes chevaux" dans leur Quête d'argent quotidien. Le premier de mes "hommes chevaux" s'appelle Jackie : il patiente à chacune de mes Courses: nous avons sympathisé au point qu'il m'a confié souffrir d'une infection urinaire, je lui fournirai dès que possible l'essentiel de mon stock d'antibiotiques. Je ne regarde plus au prix de mes courses: j'achète à l'avance mes courses de la mi-journée. Et comme il fait très chaud, que mes "hommes chevaux transpirent plus qu'il ne faut( et à ma place) je ne suis pas regardant sur les pourboires. Midi Deux heures : j'irai pratiquer mon sport favori : mes vingt bassins, dans une eau de piscine qui doit approcher les 30°(ceci pour mes lecteurs franchis...)(le maître nageur m'avait annoncé 24 °, mais je crois qu'il a sous-estimé la température de sa piscine... Au bout de sept jours de séjour, j'ai acquis un rythme de croisière et le climat aidant, me suis coulé dans l'émoliance de la vie locale..
Le muezzin égrène comme à Tanger, cinq fois par jour, les sourates du prophète et TAMATAVE se souvient d'avoir été arabe, hollandaise, chinoise, pakistanaise, un peu européenne, mais si peu...
Les belles tamataviennes, allongées au fond de leur hauts pousse-pousses, jupes fendues et longues chevelures, guettent les étrangers à l'ombre de leur auvent...
J + 20
AUBERGE DU CHEVAL BLANC( 900 m de l'aéroport international)
17 : je dîne frugalement d'une soupe de légumes et de riz blanc, tourmenté depuis trois jours de troubles gastriques dus sans doute à mes excès de jus naturels. La journée a été dense : levé à 5 heures, parti à 7 heures en minibus de 15 places de TAMATAVE pour gagner la capitale des hauts plateaux, placé remarquablement, j'ai pu goûter à la magnificence des paysages de l'"île sanctuaire" ( torturé cependant par une diète qui me semblait nécessaire) Aussi, quand le minibus s'est arrêté pour le déjeuner, je n'ai pas voulu aggraver mon cas, je n'ai bu que du yaourt liquide et je me gave d'anti-infectieux intestinaux...je redoute surtout la honte d'être obligé d'arrêter le bus pour me réfugier derrière un cocotier...
14 H 30 : arrivée à la capitale où la misère m'étreint de nouveau: certes l'altitude( de 1200 à 1400 mètres tempère mes ardeurs et les ardeurs tropicales, mais la vue des paysans des hauts plateaux et surtout des femmes, repiquer les rizières nouvellement mises en eau, constater qu'ils doivent aussi lutter contre le froid couverts de vêtements en lambeaux, m'empêche de goûter pleinement la splendeur des paysages. L'accession à la capitale se fait par paliers successifs: les zones de forêts primaires témoignent encore de l'état du passé récent de l'île, mais les zones de brulis grignotent inexorablement pentes et collines ( pour le charbon de bois et la pratique de la culture sur brulis)
En mon for intérieur, je fais le pari de l'Agence de Voyages: si celle-ci dispose d'un départ pour demain, je lui demande de le valider ou bien dans le cas contraire je patienterai une semaine à attendre le prochain vol: l'agence n'a jamais été aussi performante: mon billet est validé pour 7 H 15 demain matin : arrivée à ORLY_SUD I9 H. (il fait 8° en FRANCE...)
je m'offre une bouteille de grand cru d'ANTSIRABE pour fêter mon départ.
J + 21: VACUITE DES AEROPORTS:
Le temps semble comme suspendu dans les aéroports: on n'est déjà plus d'ici, mais on n'est pas encore là-bas: de cette suspension dans l'espace, le temps prend une consistance à la fois élastique et spongieuse: les heures s'écoulent sans fracas, les rencontres sont facilitées et opportunes: les conversations s'engagent facilement. On pense à LOST IN TRANSLATION de Sofia COPPOLA : on a envie de retenir les personnes que l'on croise, baignant d'une empathie qu'on n'aurait pas à d'autres moments. Même les SMS sont suspendus : le correspondant ne connaît plus votre localisation précise: cette perte de consistance du temps se vérifie dans l'absence de mémoire que l'on a de ces multiples instants passés dans les ports ou les aéroports: il n'y a pas de lieu aussi immatériel qu'un aéroport: la mémoire de ces lieux ne resurgit que lorsqu'on revient sur ses traces.
Décrire l'attente, décrire le passage des formalités bureaucratiques, décrire le regard de ceux qui nous voient partir, de ceux qui en rêvent, de ceux qui partent meurtris par le voyage, par des histoires cabossées que racontent les improbables bagages ( surtout dans le Tiers-Monde) la légèreté des bagages de certains ("les semelles de vent d'Arthur RIMBAUD") le bagage égoïste et cadenassé de l'occidental, la malle de raphia et d'osier de l'autochtone, il ne manque que les poulets et les canards vivants du TAXI-BE pour rendre l'ambiance d'un aéroport malgache.
Je laisse derrière moi un monde de vie, de chaleur et de misère, qu'en sera-t-il ce soir dans les brumes d'un aéroport européen ? Fin de l'entracte, mais est ce un entracte, n'est ce pas la farce de la vie que ce kaleidoscope de sons, d'images et d'odeurs, de bruits et de fureurs...où es tu mon bon WILLIAM ?
Grand tour du nord-est du Vietnam English translation pending
Bonjour tout le monde!
Je ne cesse de recevoir des messages au sujet du Nord Est, pour lequel j'ai envoye plusieurs pages sur Cao Bang/Ha Giang/Dong Van/Meo Vac, et les lacs Babe. Comme ces 3 regions (Cao Bang, Ha Giang, et Babe)peuvent etre combinees, je pense qu'il est plus pratique de tout regrouper. Revoici donc le guide, ré-arrangé pour plus de clarté.
On peut enfin trouver des cartes du Vietnam aussi bonnes que les Michelins, publiees par la société Cartographic Publishing House, 85, Nguyen Chi Tanh, Hanoi. Atlas de 35 pages indiquant meme les pistes carossables. Indispensable pour ceux qui veulent sortir des sentiers battus. Elles sont en vente au 1er étage de la librairie SAVINA, 44 Trang Tien, Hanoi (Trang Tien est la grande avenue longeant le sud du Petit Lac) sous le titre “GIAO THONG DUONG BO VIETNAM” (Couverture bleu foncé - 155 000 dong).
LES LACS DE BABE
Les lacs de Babe sont un endroit magique, heureusement hors des circuits touristiques organisés. Il s’agit en fait d’un seul lac dans lequel se jettent des pitons calcaires couverts d’une jungle impénétrable – donc pas de route pour en faire le tour- séparés par deux goulets, d’où le nom “Trois baies”. Sur les bords, un seul village : Po Lu.
Y ALLER
Pas de tours organisés en minibus. C’est donc la voiture privée (ça m’a coût $200, mais j’ai pas regrette du tout!) ou la moto. Les touristes prennent la route principale Hanoi-Thai Nguyen (Route No. 3 terminant a Cao Bang), puis la 258 jusqu’a Cho Ra (où les guides Lonely Planet et Co expliquent qu’il y a des hôtels; oubliez, c’est a 17 km du lac!). Trajet sans grand intérêt et très fréquente par les camions. Donc:
- A L’ALLER, prendre la route Hanoi-Tai Nguyen. Partir de bonne heure pour voir, à Thai Nguyen, le magnifique Musée des Minorités, 2 fois plus grand que celui de Hanoi, et complètement ignoré des touristes (5000 dong). Attention: il est fermé de 11h30 à 14h et le lundi. A 40 km au nord de TN, a Yen Do, prendre a gauche la route No 254 direction Cho Lu (Dinh Hoa)- Bang Lung (Cho Don) (sale manie vietnamienne d’avoir des villes avec 2 noms, changeant selon les panneaux aussi bien que les cartes, d’ou nécessité de connaitre les 2!). La route se termine au bord du lac, a Po Lu.
OU DORMIR ET MANGER
A Po Lu, nombreuses guesthouses (Ngha Ngi) pour ceux qui ne veulent pas vivre chez l’habitant (ils ont tort!).
Chez les Thais a Pac Ngoi. Sur la droite juste avant l’embarcadère de Po Lu, une toute petite route goudronnée grimpe a flanc de montagne pour contourner le sud du lac et arrive au village Thaï de Pac Ngoi, où les villageois vous reçoivent chez eux pour 50 000-60 000 dongs (petits déjeuners 15-20 000, dîners 60 000-80 000). Pac Ngoi a son propre embarcadère. Je suis reste à la Maison Duy Tho, la dernière du village (tel. 09-19-86-82-35). Patrons super sympas baragouinant quelques mots d’anglais et français (le patron est tout fier de vs montrer ses cartes postales de Paris et, tenez-vous bien, un calendrier des Postes de Tours, où je suis né; la surprise!), lits avec matelas (et non natte en bambou). Surtout, la patronne est une cuisinière émérite (et le dîner copieux). Je me suis vraiment régalé pendant 3 jours. Bicyclettes gratuites. Le patron a son bateau pour l’excursion à faire.
QUOI VOIR
Les chutes de Dau Dang (450 000 dong pour la journée en bateau); on passe dans les 3 lacs et s’engage dans une jolie vallée dominée de pics calcaires jusqu’au chutes (2 km a pied a partir d’un petit village-bout-du-monde). Un rêve de photographe! On peut aussi faire les chutes à pied au départ de Po Lu, mais ça fait 18 km de piste, et il fait chaud dans le trou de Babe sans air!
Il y a aussi une ballade plus courte sur la rivière en passant ds le tunnel de Hang Phuong, mais comme vs avez déjà fait les Tam Coc… En fait, il y a un tas de choses a faire en bateau, à pied, en moto (descente de la rivière Nang jusqu’au lac, trekking illimité -mais attention: il n’y a pas un brin d’air et il fait très chaud, d’où une jungle beaucoup plus épaisse que la normale). Je me vois bien y passer une semaine! AU RETOUR, 3 choix:
1. Reprendre la même route qu'à l'aller
2. Traverser le pont a la sortie de Pac Ngoi; la route monte a Cho Ra en passant par un petit col en haut duquel se trouve le grand hotel du Parc National (chambres normales a 250 000 Dong, bungalows a 350 000). De la, route 258 sud direction Bac Kan, où elle rejoint la 3 Thai Nguyen-Hanoi
3. Bien mieux si vous avez le temps, continuer la petite route de Pac Ngai au lieu de tourner à gauche pour traverser le pont, direction Cho Leng. Vs passez pendant 2 h d’une vallée a l’autre, dans ce qui est vraiment le Vietnam profond. Magnifique! Vs arrivez a Bang Lung pour reprendre la route aller par Cho Chu-Yen Do-TN.
En tout, il faut 3 jours minimum (1 jour aller, 1 jour ballade sur le lac, 1 jour retour). Ca vaut VRAIMENT le coup!
PS. On peut faire le trajet AR en bus public, mais c’est pas de la tarte: bus Hanoi-Phu Thong ou Hanoi-Bac Kan, puis 2e bus terminus Cho Ra, puis moto-taxi Cho Ra-Pac Ngai ou Po Lu.
LANGSON-CAO BANG- HA GIANG-DONG VAN-MEO VAC-HA GIANG Cette région est complètement différente du Nord-Ouest. Alors que celle-ci ressemble aux Alpes (les français l'appelaient d'ailleurs "Les Alpes tonkinoises"), plus on s'approche de la frontière chinoise, plus le Nord-Est ressemble aux Dolomites, mais des Dolomites couvertes de jungle, un capharnaüm de pitons calcaires de toutes tailles et formes sur des milliers de kilomètres carrés, avec de petites vallées verdoyantes ou l'on cultive surtout le mais et le tabac. Peu de touristes dans des paysages spectaculaires qui font parfois penser a une autre "Baie d'Along Terrestre". La région au nord de Ha Giang, un désert minéral de pierres noires et de canyons vertigineux, est une des plus sauvages qu’il soit au monde. Trois itinéraires possibles : Hanoi-Langson-Cao Bang-lac Ba Be-Hanoi (4 jours minimum), Hanoi-Langson-Cao Bang-Ha Giang-Hanoi (6 jours minimum), et Hanoi-Langson-Cao Bang-Ha Giang- lac Ba Be-Hanoi (7 jours minimum). Les deux villes-etapes, Cao Bang et Ha Giang , ne présentent aucun intérêt (Langson non plus), mais, au nord de Cao Bang et de Ha Giang, les paysages sont sublimes et les minorités, surtout Thaïe et H’mong noirs, ont d’autant plus gardé leur mode de vie traditionnel et ancestral que les touristes sont peu nombreux. Comme toujours, les absents ont tort!
CAO BANG
DORMIR:
Rarement vu une ville aussi sale, laide, et ennuyeuse! Je signale que l’hôtel Than Loan fait payer les touristes 120 000 dongs de plus que les vietnamiens pour les mêmes chambres (en plus, une femme de chambre m’a volé le chargeur de ma camera, croyant sans doute que c’était un chargeur de portable, donc facile a “mettre au clou”). Donc, à fuir, et je conseille :
Hôtel Huang Sen juste avant le grand marché couvert à 5 mn a pied du pont. Tel 85-46-54. Nouvel hôtel de 8 étages donnant sur la rivière et un petit jardin public. Ascenseur. Les chambres sur le jardin ont un grand balcon. Calme assuré. Pas d'anglais. Les prix ($10-20) n'incluent pas le petit déjeuner, mais restaurant au rez-de-chaussée.
MANGER
Le problème, c'est pour manger! Curieusement, Cao Bang compte de nombreux bars-karaokés, tous décorés avec des guirlandes de petites ampoules multicolores, mais aucun restaurant digne de ce nom. Etant reste 4 nuits, j'ai tout de même trouvé les 2 meilleurs:
- Grand restau avec terrasse (pas pu repérer le nom mais vs ne pouvez pas le manquer, c’est plein de monde à partir de 18h). juste derrière le marche couvert. Large choix de plats vietnamiens. Personne ne parle anglais, mais les plats principaux sont sous présentoir en verre; il suffit donc de les pointer du doigt. Nous recommandons le canard (vit). Compter 10 000 a 15 000 dongs par plat).
- Restaurant de l'hôtel Huong Sen : comme pour le précédent, pas d'anglais et on pointe du doigt ce que l'on veut manger. Bon poisson frit, et une rareté au Vietnam : d'excellentes rondelles de pommes de terre sautées à l'ail.
ATTENTION: dans toute la région, on se couche avec les poules; si vs vs pointez ds un restau après 20h, vous aurez droit aux restes s’il y en a!
A VOIR AUTOUR DE CAO BANG
Il faut rester au moins 2 nuits a CB pour voir les environs, qui sont magnifiques, avec trois points forts :
** Les 36 lacs de Thang Hen (26 km au nord de Cao Bang). La légende des 36 lacs La légende veut que la mère d'un jeune homme beau et intelligent, Chang Sung, ait rêvé que son fils devienne mandarin de l'empereur et marie une très belle jeune fille. Le fils passe donc brillamment l'examen du mandarinat et est convoque a la Cour. Pour finaliser son rêve, la mère choisit la femme de Chang Sung, Blooc Luong ("Fleur Jaune") et arrange hâtivement un grand mariage. Très occupé avec la belle Luong, le jeune homme oublie la convocation de l'empereur jusqu'a la veille de l'entrevue. Il demande donc aux forces magiques de lui donner le pouvoir de sauter a grandes enjambées jusqu'au palais. Hélas, sans doute deboussolé par ses nuits de noce, il saute 36 fois dans tous les sens, créant 36 cratères et finissant épuisé en haut du col de Ma Phuc, où il meurt et est transformé en rocher. Les cratères se remplissent d'eau à la saison des pluies et deviennent les 36 lacs de Thang Hen.
En fait, les 36 lacs n'existent qu'a la saison des pluies. En temps normal, seul le plus grand reste. Son niveau descend au point où il découvre l'entrée d'une très grande grotte accessible par bateau de l'hôtel (100 000 dong pour 2 h de ballade). Très belle excursion et, pour les amoureux du calme, de la nature, de belles promenades dans les calcaires. La route principale continue vers Tra Linh et le poste frontière de Hang Pao, devenant de plus en plus épouvantable. Sans intérêt, a part le marche aux buffles de Tra Linh tous les 5 jours.
Pour y aller (et y séjourner) : Traverser le pont de Cao Bang et prendre la direction du col de Ma Phuc (excellente route - # 3 - toute neuve, offrant un panorama spectaculaire), puis a gauche direction Tra Linh. A quelques kilomètres de l'intersection, large panneau a gauche indiquant les lacs de Thang Hen (4 km de petite route superbe). Péage juste avant la fin de la route (10 000 dong). On arrive dans un complexe de maisons thaïes flambant neuf : chambres (120 000 dongs pour les petites, 160 000 pour les grandes), restaurant (menus de 80 000 a 150 000 dongs), bar-terrasse, le tout dominant le lac principal. Très bel endroit; calme intégral; sûrement de belles ballades à faire autour. J'ai regretté d'avoir laissé les bagages à Cao Bang !
** Les chutes de Ban Gioc (96 km au nord-est de Cao Bang).
L'un des sites les plus célèbres du Vietnam. Une route spectaculaire arrive dans une vallée au milieu de laquelle les chutes s'étalent en trois niveaux sur plus de 300 mètres. La frontière chinoise passe au milieu des chutes et de la rivière, donc passeport obligatoire. Il n'est plus besoin de payer le permis (100 000 dong) au poste de police de Cao Bang (où ils prennent d'ailleurs 60 000 dong de plus !). On produit son passeport et paie au poste frontière en face des chutes. Si le coté chinois est super-organisé (hôtels, restaurants, escaliers, etc.), il n'y a rien du coté vietnamien, à part des cahutes de curios (mais il y a maintenant un petit restaurant à droite du poste, donc plus besoin de préparer un panier pique-nique à Cao Bang). La partie gauche des chutes étant partiellement cachée, des radeaux de bambou vous emmène au milieu de la rivière (et pas un millimètre plus loin: c'est en Chine!) pour les voir dans toute leur splendeur.
Au retour, tourner à gauche (petit panneau) au milieu du premier petit village pour visiter la grotte de Ngom Ngao. Enorme, elle s'étend sur 3 kilomètres, jusqu'aux chutes. On ne visite que les 400 premiers mètres, avec guide (50 000 dong), mais, si vous insistez, il vous emmènera jusqu'à "l'entrée secrète" des chutes (2 heures de marche AR).
Pour y aller : reprendre le col de Ma Phuc et, après le col, prendre la route de droite jusqu'a Quang Huyen, puis la No. 206 direction Trung Khanh-Ban Gioc.
La cave de Ho Chi Minh à Pac Bo (56 km de Cao Bang).
Pour les passionnés d'histoire. Grotte-refuge d'Ho Chi Minh pendant la 2e Guerre mondiale, tout occupé qu'il était à faire massacrer tous les nationalistes vietnamiens non-communistes (et non à combattre les Japs comme cela a été dit après). Bonne route, mais moins belle que les 2 précédentes, dans une vallée de champs de mais et de tabac. La route se termine à Pac Bó. A gauche de l'entrée du parking, petit musée de photos et "possessions" d'Ho Chi Minh. Le parking est bordé par une petite rivière baptisée "Rivière Lénine" par l'Oncle Ho (le pic calcaire la dominant étant le "Pic Karl Marx" !!!). Un chemin mène à la hutte du révolutionnaire. Curieusement, elle est en Chine -bien pratique pour échapper aux français au cas où...- mais on ne demande pas de passeport pour aller à Pac Bo (alors qu'on le demande pour les 2 autres excursions). Pour éviter les embrouilles, je vs conseille tout de même de passer la “frontière” (une petite pancarte l’indique) que s’il n’y a pas de viets autour; on ne sais jamais! En redescendant, un escalier à droite monte à la grotte (celle-la au Vietnam), une fente dans le piton calcaire. Pas étonnant que les français n’aient jamais trouvé où Nguyen Ai Quoc (le nom d'Ho Chi Minh à l'époque) se cachait ! Pas de restaurant (cahutes sur le parking avec boissons et oeufs durs), donc, préparer un panier pique-nique à Cao Bang.
Pour y aller : Prendre la route de gauche après le pont de Cao Bang (Route # 203) jusqu'au bout.
Note : en partant tôt le matin, il est possible de faire les lacs de Thang Hen et Pac Bo dans la journée, à condition d'avoir les reins solides pour aller de Tra Linh a Pac Bo.
HA GIANG – DONG VAN – MEO VAC : LES NIDS D’AIGLE DES H’MONG NOIRS
Le bout du monde vietnamien ! En fait, le village de Lung Cu, à 24 km au nord de Dong Van, est le point le plus septentrional du pays. Région extrêmement sauvage de pitons calcaires, aiguilles de granit (les locaux les appellent les “foréts de pierre”), canyons vertigineux, panoramas époustouflants, et des H’mong noirs. Les hommes y sont tous habillés en noir, parfait camouflage au milieu des rocs de granit, et beaucoup portent un béret basque; une race de guerriers durs, indomptables, farouches partisans des français durant toute la guerre d’Indochine, qui ont défendu leurs vallées complètement isolées contre les vietnamiens, leurs ennemis traditionnels, jusqu’en 1959, 5 ans après Dien Bien Phu, et ont été vaincus seulement à cause du manque de munitions. A voir absolument, surtout pour la portion Dong Van-Meo Vac, reconnue à juste titre comme la route la plus spectaculaire du Vietnam; on se croirait parfois au plus haut des Andes péruviennes.
ATTENTION : La région est sous contrôle militaire. Pour pénétrer à l’intérieur, il faut donc présenter son passeport au Service de l’immigration de Ha Giang et acheter un permis (200 000 dong). Ne vous amuser pas a y pénétrer sans permis, il n’y a pas de contrôle sur les routes, mais il est exige dans les hôtels. ATTENTION: LE PERMIS NE PEUT ETRE ACHETE QU'A HA GIANG
ARRIVER – QUITTER
- Au départ de Hanoi (305 km) : Bonne route direction Vinh Yen, Vietri (Route No. 2), mais sans aucun intérêt, traversant la plaine de la Rivière Rouge.
- Au départ de Cao Bang : Traverser le pont et tourner à gauche après 2 km, direction Nguyen Binh (Route No. 34). Route épouvantable sur la plupart du trajet (nous avons mis 11h pour faire les 220km en 4x4; actuellement, les voitures ordinaires ne passent pas, et réservé aux motards expérimentés). A noter après Tinh Tu une gigantesque excavation, une mine d’étain exploitée depuis des temps immémoriaux.
- Au départ de Lao Kai (pour les fanas de la montagnes) : Route No. 4E sur Pho Lu, 70 Sud sur Pho Rang. A partir de là, bonjour les reins sur la 279 Pho Rang-Viet Quang (65 km) qui rejoint la # 2 Hanoi-Ha Giang a Viet Quang.
HA GIANG
Jolie capitale régionale au bord de la rivière Lo. Etape obligatoire avant de pénétrer dans le pays H’mong de Dang Van-Meo Vac.
Office du Tourisme 103 Tran Hung Dao. Tel. 86-35-66. Pas d’anglais et des brochures…en chinois! A gauche, Bureau de l’immigration pour acheter le permis de visiter la région
DORMIR
Hai Dang Hotel : 15 Pho Nguyen Trai. Tel. 86-68-63. Petit hôtel confortable en face de la gare routière. Pratique si vous faites le tour en bus publics, qui partent pour Dong Van très tôt le matin. Pas de restaurant.
Huy Hoan Hotel : 10, Pho Nguyen Trai. Tel 86-12-88. Ascenseur. Chambres équipées de meubles chinois aux décorations de nacre. Quelques chambres avec baignoire. Terrasse pour petit déjeuner, mais pas de restaurant. 240 000 dong.
MANGER
Petites gargotes de rue, mais nous avons très bien dîné à deux reprises au Thuy Son, à la sortie de Ha Giang sur la route de Dong Van. Excellents poissons, et, si vous y allez vers 18h, le “Tout Ha Giang” s’y retrouve pour boire de la bière à la pression –et dîner, donc il est préférable que vous y alliez vers 19h. A noter aussi le restaurant Than Thu, sur la rue Tran Hung Dao.
BOUCLE HA GIANG-DONG VAN-MEO VAC-HA GIANG (333 km)
A partir de Ha Giang, une bonne route goudronnée, la # 4C, monte sur Dong Van, situe a 158 km. On monte un premier col et ses “forets de pierre”; en haut du col, une étroite tranchée dans la montagne permet le passage dans la région de Dong Van (panorama époustouflant); le passage s’appelle d’ailleurs “Quan Ba” – “La Porte du Paradis”. A 15 km avant Dong Van, une petite route à gauche monte sur 21 km au village de Lung Co; pour les curieux, c’est le village le plus au nord du Vietnam. Tout de suite après cette intersection, dans la petite vallée à droite, un lieu extrêmement intéressant à visiter :
** Le Palais de Vuong Chin Duc, Roi des H’mongs.
Grand ami des français, Chin Duc s’était fait construire sur une petite butte un palais sur le modèle d’un yamen chinois : bâtiments en bois de 2 étages entourant 4 cours intérieures; aux deux coins faisant face à la route, petit donjon en granite. Entre la nombreuse famille du roi, les serviteurs, et la garnison, plus de 100 personnes vivaient à l’intérieur de la forteresse. A l’entrée, deux tombes. Dans celle de gauche repose une des quatre femmes du roi, dans l’autre Vuong Chi Sinh, fils aine du roi, et le mouton noir de la famille puisqu’il rejoignit le Vietminh en 1950 (ce qui explique sans doute que la résidence n’ait pas été détruite et est actuellement en parfait état). Une descendante de Chin Duc vous fait les honneurs de la maison pour 5000 dong (la plupart de la famille a émigré en France et au Canada). On ne s’attend pas à voir un tel complexe dans une région aussi isolée.
DONG VAN
Petit village pittoresque dominé par deux pics calcaires. Au sommet du plus haut, le fortin français de Pu Lo, évacué en 1945, et parfaitement conservé. On y accède par un petit chemin bétonné prenant derrière le marche couvert (1/2 heure de grimpette et une vue magnifique sur la vallée).
DORMIR ET MANGER
Etant donné qu’il n’y a que 2 hôtels, le choix est vite fait. Le meilleur est le Hoang Ngoc Hotel (Tel. 85-60-20). Toutes les chambres ont un balcon. Pas de beurre au petit déjeuner (rien à brouter pour des vaches !). Il n’y a que 2 restaurants, tous les deux juste après le Hoang Ngoc. RAS, mais il faut bien manger !
Dang Van est surtout la “Porte d’entrée” de la route la plus extraordinaire qu’il nous ait été donné de voir en 40 ans de bourlingage, Dong Van-Meo Vac. 13 km de bonne route étroite en lacets accrochée a flanc de montagne monte le col de Ma Pi Leng. FABULEUX!!!! Sur les pentes, ça et là, une maison H’mong en pierres noires a peine visible au milieu des rocs de granit; aucune piste visible ne semble y conduire. Pas étonnant que les locaux aient pu résister si longtemps au Vietminh. En contrebas, un gouffre de 800 mètres, les gorges de la Rivière Ngo Qué (on peut y descendre par une piste en terre et arriver au village de Sam Pun à la frontière chinoise à 13km de là; je ne l'ai pas fait, mais ça doit etre fantastique et je me suis promis d'y retourner rien que pour me perdre là-dedans). C’est vraiment la nature dans toute sa sauvagerie naturelle. Impressionnant “Bout du monde”!
Meo Vac est sans intérêt; on fait donc, dans la journée, Dong Van-Meo Vac-Ha Giang sans problème. Si vous avez le temps, une petite route conduit de Meo Vac au village H’mong de Khau Vai, célèbre dans tout le Vietnam pour son “Marche de l’Amour” : c’est là que les jeunes H’mongs hommes et femmes de toute la région se regroupent pour trouver l’âme soeur; le marche est hélas interdit a tout étranger (ou peut être pas “hélas”, car le “”Marché de l’Amour” de Sapa, ouvert aux touristes, n’est plus qu’une vaste plaisanterie pour gogos). Quand on a vu pendant 3 jours la "gueule" des locaux, on n'a vraiment pas envie de faire ce qu'ils interdisent!
Je ne cesse de recevoir des messages au sujet du Nord Est, pour lequel j'ai envoye plusieurs pages sur Cao Bang/Ha Giang/Dong Van/Meo Vac, et les lacs Babe. Comme ces 3 regions (Cao Bang, Ha Giang, et Babe)peuvent etre combinees, je pense qu'il est plus pratique de tout regrouper. Revoici donc le guide, ré-arrangé pour plus de clarté.
On peut enfin trouver des cartes du Vietnam aussi bonnes que les Michelins, publiees par la société Cartographic Publishing House, 85, Nguyen Chi Tanh, Hanoi. Atlas de 35 pages indiquant meme les pistes carossables. Indispensable pour ceux qui veulent sortir des sentiers battus. Elles sont en vente au 1er étage de la librairie SAVINA, 44 Trang Tien, Hanoi (Trang Tien est la grande avenue longeant le sud du Petit Lac) sous le titre “GIAO THONG DUONG BO VIETNAM” (Couverture bleu foncé - 155 000 dong).
LES LACS DE BABE
Les lacs de Babe sont un endroit magique, heureusement hors des circuits touristiques organisés. Il s’agit en fait d’un seul lac dans lequel se jettent des pitons calcaires couverts d’une jungle impénétrable – donc pas de route pour en faire le tour- séparés par deux goulets, d’où le nom “Trois baies”. Sur les bords, un seul village : Po Lu.
Y ALLER
Pas de tours organisés en minibus. C’est donc la voiture privée (ça m’a coût $200, mais j’ai pas regrette du tout!) ou la moto. Les touristes prennent la route principale Hanoi-Thai Nguyen (Route No. 3 terminant a Cao Bang), puis la 258 jusqu’a Cho Ra (où les guides Lonely Planet et Co expliquent qu’il y a des hôtels; oubliez, c’est a 17 km du lac!). Trajet sans grand intérêt et très fréquente par les camions. Donc:
- A L’ALLER, prendre la route Hanoi-Tai Nguyen. Partir de bonne heure pour voir, à Thai Nguyen, le magnifique Musée des Minorités, 2 fois plus grand que celui de Hanoi, et complètement ignoré des touristes (5000 dong). Attention: il est fermé de 11h30 à 14h et le lundi. A 40 km au nord de TN, a Yen Do, prendre a gauche la route No 254 direction Cho Lu (Dinh Hoa)- Bang Lung (Cho Don) (sale manie vietnamienne d’avoir des villes avec 2 noms, changeant selon les panneaux aussi bien que les cartes, d’ou nécessité de connaitre les 2!). La route se termine au bord du lac, a Po Lu.
OU DORMIR ET MANGER
A Po Lu, nombreuses guesthouses (Ngha Ngi) pour ceux qui ne veulent pas vivre chez l’habitant (ils ont tort!).
Chez les Thais a Pac Ngoi. Sur la droite juste avant l’embarcadère de Po Lu, une toute petite route goudronnée grimpe a flanc de montagne pour contourner le sud du lac et arrive au village Thaï de Pac Ngoi, où les villageois vous reçoivent chez eux pour 50 000-60 000 dongs (petits déjeuners 15-20 000, dîners 60 000-80 000). Pac Ngoi a son propre embarcadère. Je suis reste à la Maison Duy Tho, la dernière du village (tel. 09-19-86-82-35). Patrons super sympas baragouinant quelques mots d’anglais et français (le patron est tout fier de vs montrer ses cartes postales de Paris et, tenez-vous bien, un calendrier des Postes de Tours, où je suis né; la surprise!), lits avec matelas (et non natte en bambou). Surtout, la patronne est une cuisinière émérite (et le dîner copieux). Je me suis vraiment régalé pendant 3 jours. Bicyclettes gratuites. Le patron a son bateau pour l’excursion à faire.
QUOI VOIR
Les chutes de Dau Dang (450 000 dong pour la journée en bateau); on passe dans les 3 lacs et s’engage dans une jolie vallée dominée de pics calcaires jusqu’au chutes (2 km a pied a partir d’un petit village-bout-du-monde). Un rêve de photographe! On peut aussi faire les chutes à pied au départ de Po Lu, mais ça fait 18 km de piste, et il fait chaud dans le trou de Babe sans air!
Il y a aussi une ballade plus courte sur la rivière en passant ds le tunnel de Hang Phuong, mais comme vs avez déjà fait les Tam Coc… En fait, il y a un tas de choses a faire en bateau, à pied, en moto (descente de la rivière Nang jusqu’au lac, trekking illimité -mais attention: il n’y a pas un brin d’air et il fait très chaud, d’où une jungle beaucoup plus épaisse que la normale). Je me vois bien y passer une semaine! AU RETOUR, 3 choix:
1. Reprendre la même route qu'à l'aller
2. Traverser le pont a la sortie de Pac Ngoi; la route monte a Cho Ra en passant par un petit col en haut duquel se trouve le grand hotel du Parc National (chambres normales a 250 000 Dong, bungalows a 350 000). De la, route 258 sud direction Bac Kan, où elle rejoint la 3 Thai Nguyen-Hanoi
3. Bien mieux si vous avez le temps, continuer la petite route de Pac Ngai au lieu de tourner à gauche pour traverser le pont, direction Cho Leng. Vs passez pendant 2 h d’une vallée a l’autre, dans ce qui est vraiment le Vietnam profond. Magnifique! Vs arrivez a Bang Lung pour reprendre la route aller par Cho Chu-Yen Do-TN.
En tout, il faut 3 jours minimum (1 jour aller, 1 jour ballade sur le lac, 1 jour retour). Ca vaut VRAIMENT le coup!
PS. On peut faire le trajet AR en bus public, mais c’est pas de la tarte: bus Hanoi-Phu Thong ou Hanoi-Bac Kan, puis 2e bus terminus Cho Ra, puis moto-taxi Cho Ra-Pac Ngai ou Po Lu.
LANGSON-CAO BANG- HA GIANG-DONG VAN-MEO VAC-HA GIANG Cette région est complètement différente du Nord-Ouest. Alors que celle-ci ressemble aux Alpes (les français l'appelaient d'ailleurs "Les Alpes tonkinoises"), plus on s'approche de la frontière chinoise, plus le Nord-Est ressemble aux Dolomites, mais des Dolomites couvertes de jungle, un capharnaüm de pitons calcaires de toutes tailles et formes sur des milliers de kilomètres carrés, avec de petites vallées verdoyantes ou l'on cultive surtout le mais et le tabac. Peu de touristes dans des paysages spectaculaires qui font parfois penser a une autre "Baie d'Along Terrestre". La région au nord de Ha Giang, un désert minéral de pierres noires et de canyons vertigineux, est une des plus sauvages qu’il soit au monde. Trois itinéraires possibles : Hanoi-Langson-Cao Bang-lac Ba Be-Hanoi (4 jours minimum), Hanoi-Langson-Cao Bang-Ha Giang-Hanoi (6 jours minimum), et Hanoi-Langson-Cao Bang-Ha Giang- lac Ba Be-Hanoi (7 jours minimum). Les deux villes-etapes, Cao Bang et Ha Giang , ne présentent aucun intérêt (Langson non plus), mais, au nord de Cao Bang et de Ha Giang, les paysages sont sublimes et les minorités, surtout Thaïe et H’mong noirs, ont d’autant plus gardé leur mode de vie traditionnel et ancestral que les touristes sont peu nombreux. Comme toujours, les absents ont tort!
CAO BANG
DORMIR:
Rarement vu une ville aussi sale, laide, et ennuyeuse! Je signale que l’hôtel Than Loan fait payer les touristes 120 000 dongs de plus que les vietnamiens pour les mêmes chambres (en plus, une femme de chambre m’a volé le chargeur de ma camera, croyant sans doute que c’était un chargeur de portable, donc facile a “mettre au clou”). Donc, à fuir, et je conseille :
Hôtel Huang Sen juste avant le grand marché couvert à 5 mn a pied du pont. Tel 85-46-54. Nouvel hôtel de 8 étages donnant sur la rivière et un petit jardin public. Ascenseur. Les chambres sur le jardin ont un grand balcon. Calme assuré. Pas d'anglais. Les prix ($10-20) n'incluent pas le petit déjeuner, mais restaurant au rez-de-chaussée.
MANGER
Le problème, c'est pour manger! Curieusement, Cao Bang compte de nombreux bars-karaokés, tous décorés avec des guirlandes de petites ampoules multicolores, mais aucun restaurant digne de ce nom. Etant reste 4 nuits, j'ai tout de même trouvé les 2 meilleurs:
- Grand restau avec terrasse (pas pu repérer le nom mais vs ne pouvez pas le manquer, c’est plein de monde à partir de 18h). juste derrière le marche couvert. Large choix de plats vietnamiens. Personne ne parle anglais, mais les plats principaux sont sous présentoir en verre; il suffit donc de les pointer du doigt. Nous recommandons le canard (vit). Compter 10 000 a 15 000 dongs par plat).
- Restaurant de l'hôtel Huong Sen : comme pour le précédent, pas d'anglais et on pointe du doigt ce que l'on veut manger. Bon poisson frit, et une rareté au Vietnam : d'excellentes rondelles de pommes de terre sautées à l'ail.
ATTENTION: dans toute la région, on se couche avec les poules; si vs vs pointez ds un restau après 20h, vous aurez droit aux restes s’il y en a!
A VOIR AUTOUR DE CAO BANG
Il faut rester au moins 2 nuits a CB pour voir les environs, qui sont magnifiques, avec trois points forts :
** Les 36 lacs de Thang Hen (26 km au nord de Cao Bang). La légende des 36 lacs La légende veut que la mère d'un jeune homme beau et intelligent, Chang Sung, ait rêvé que son fils devienne mandarin de l'empereur et marie une très belle jeune fille. Le fils passe donc brillamment l'examen du mandarinat et est convoque a la Cour. Pour finaliser son rêve, la mère choisit la femme de Chang Sung, Blooc Luong ("Fleur Jaune") et arrange hâtivement un grand mariage. Très occupé avec la belle Luong, le jeune homme oublie la convocation de l'empereur jusqu'a la veille de l'entrevue. Il demande donc aux forces magiques de lui donner le pouvoir de sauter a grandes enjambées jusqu'au palais. Hélas, sans doute deboussolé par ses nuits de noce, il saute 36 fois dans tous les sens, créant 36 cratères et finissant épuisé en haut du col de Ma Phuc, où il meurt et est transformé en rocher. Les cratères se remplissent d'eau à la saison des pluies et deviennent les 36 lacs de Thang Hen.
En fait, les 36 lacs n'existent qu'a la saison des pluies. En temps normal, seul le plus grand reste. Son niveau descend au point où il découvre l'entrée d'une très grande grotte accessible par bateau de l'hôtel (100 000 dong pour 2 h de ballade). Très belle excursion et, pour les amoureux du calme, de la nature, de belles promenades dans les calcaires. La route principale continue vers Tra Linh et le poste frontière de Hang Pao, devenant de plus en plus épouvantable. Sans intérêt, a part le marche aux buffles de Tra Linh tous les 5 jours.
Pour y aller (et y séjourner) : Traverser le pont de Cao Bang et prendre la direction du col de Ma Phuc (excellente route - # 3 - toute neuve, offrant un panorama spectaculaire), puis a gauche direction Tra Linh. A quelques kilomètres de l'intersection, large panneau a gauche indiquant les lacs de Thang Hen (4 km de petite route superbe). Péage juste avant la fin de la route (10 000 dong). On arrive dans un complexe de maisons thaïes flambant neuf : chambres (120 000 dongs pour les petites, 160 000 pour les grandes), restaurant (menus de 80 000 a 150 000 dongs), bar-terrasse, le tout dominant le lac principal. Très bel endroit; calme intégral; sûrement de belles ballades à faire autour. J'ai regretté d'avoir laissé les bagages à Cao Bang !
** Les chutes de Ban Gioc (96 km au nord-est de Cao Bang).
L'un des sites les plus célèbres du Vietnam. Une route spectaculaire arrive dans une vallée au milieu de laquelle les chutes s'étalent en trois niveaux sur plus de 300 mètres. La frontière chinoise passe au milieu des chutes et de la rivière, donc passeport obligatoire. Il n'est plus besoin de payer le permis (100 000 dong) au poste de police de Cao Bang (où ils prennent d'ailleurs 60 000 dong de plus !). On produit son passeport et paie au poste frontière en face des chutes. Si le coté chinois est super-organisé (hôtels, restaurants, escaliers, etc.), il n'y a rien du coté vietnamien, à part des cahutes de curios (mais il y a maintenant un petit restaurant à droite du poste, donc plus besoin de préparer un panier pique-nique à Cao Bang). La partie gauche des chutes étant partiellement cachée, des radeaux de bambou vous emmène au milieu de la rivière (et pas un millimètre plus loin: c'est en Chine!) pour les voir dans toute leur splendeur.
Au retour, tourner à gauche (petit panneau) au milieu du premier petit village pour visiter la grotte de Ngom Ngao. Enorme, elle s'étend sur 3 kilomètres, jusqu'aux chutes. On ne visite que les 400 premiers mètres, avec guide (50 000 dong), mais, si vous insistez, il vous emmènera jusqu'à "l'entrée secrète" des chutes (2 heures de marche AR).
Pour y aller : reprendre le col de Ma Phuc et, après le col, prendre la route de droite jusqu'a Quang Huyen, puis la No. 206 direction Trung Khanh-Ban Gioc.
La cave de Ho Chi Minh à Pac Bo (56 km de Cao Bang).
Pour les passionnés d'histoire. Grotte-refuge d'Ho Chi Minh pendant la 2e Guerre mondiale, tout occupé qu'il était à faire massacrer tous les nationalistes vietnamiens non-communistes (et non à combattre les Japs comme cela a été dit après). Bonne route, mais moins belle que les 2 précédentes, dans une vallée de champs de mais et de tabac. La route se termine à Pac Bó. A gauche de l'entrée du parking, petit musée de photos et "possessions" d'Ho Chi Minh. Le parking est bordé par une petite rivière baptisée "Rivière Lénine" par l'Oncle Ho (le pic calcaire la dominant étant le "Pic Karl Marx" !!!). Un chemin mène à la hutte du révolutionnaire. Curieusement, elle est en Chine -bien pratique pour échapper aux français au cas où...- mais on ne demande pas de passeport pour aller à Pac Bo (alors qu'on le demande pour les 2 autres excursions). Pour éviter les embrouilles, je vs conseille tout de même de passer la “frontière” (une petite pancarte l’indique) que s’il n’y a pas de viets autour; on ne sais jamais! En redescendant, un escalier à droite monte à la grotte (celle-la au Vietnam), une fente dans le piton calcaire. Pas étonnant que les français n’aient jamais trouvé où Nguyen Ai Quoc (le nom d'Ho Chi Minh à l'époque) se cachait ! Pas de restaurant (cahutes sur le parking avec boissons et oeufs durs), donc, préparer un panier pique-nique à Cao Bang.
Pour y aller : Prendre la route de gauche après le pont de Cao Bang (Route # 203) jusqu'au bout.
Note : en partant tôt le matin, il est possible de faire les lacs de Thang Hen et Pac Bo dans la journée, à condition d'avoir les reins solides pour aller de Tra Linh a Pac Bo.
HA GIANG – DONG VAN – MEO VAC : LES NIDS D’AIGLE DES H’MONG NOIRS
Le bout du monde vietnamien ! En fait, le village de Lung Cu, à 24 km au nord de Dong Van, est le point le plus septentrional du pays. Région extrêmement sauvage de pitons calcaires, aiguilles de granit (les locaux les appellent les “foréts de pierre”), canyons vertigineux, panoramas époustouflants, et des H’mong noirs. Les hommes y sont tous habillés en noir, parfait camouflage au milieu des rocs de granit, et beaucoup portent un béret basque; une race de guerriers durs, indomptables, farouches partisans des français durant toute la guerre d’Indochine, qui ont défendu leurs vallées complètement isolées contre les vietnamiens, leurs ennemis traditionnels, jusqu’en 1959, 5 ans après Dien Bien Phu, et ont été vaincus seulement à cause du manque de munitions. A voir absolument, surtout pour la portion Dong Van-Meo Vac, reconnue à juste titre comme la route la plus spectaculaire du Vietnam; on se croirait parfois au plus haut des Andes péruviennes.
ATTENTION : La région est sous contrôle militaire. Pour pénétrer à l’intérieur, il faut donc présenter son passeport au Service de l’immigration de Ha Giang et acheter un permis (200 000 dong). Ne vous amuser pas a y pénétrer sans permis, il n’y a pas de contrôle sur les routes, mais il est exige dans les hôtels. ATTENTION: LE PERMIS NE PEUT ETRE ACHETE QU'A HA GIANG
ARRIVER – QUITTER
- Au départ de Hanoi (305 km) : Bonne route direction Vinh Yen, Vietri (Route No. 2), mais sans aucun intérêt, traversant la plaine de la Rivière Rouge.
- Au départ de Cao Bang : Traverser le pont et tourner à gauche après 2 km, direction Nguyen Binh (Route No. 34). Route épouvantable sur la plupart du trajet (nous avons mis 11h pour faire les 220km en 4x4; actuellement, les voitures ordinaires ne passent pas, et réservé aux motards expérimentés). A noter après Tinh Tu une gigantesque excavation, une mine d’étain exploitée depuis des temps immémoriaux.
- Au départ de Lao Kai (pour les fanas de la montagnes) : Route No. 4E sur Pho Lu, 70 Sud sur Pho Rang. A partir de là, bonjour les reins sur la 279 Pho Rang-Viet Quang (65 km) qui rejoint la # 2 Hanoi-Ha Giang a Viet Quang.
HA GIANG
Jolie capitale régionale au bord de la rivière Lo. Etape obligatoire avant de pénétrer dans le pays H’mong de Dang Van-Meo Vac.
Office du Tourisme 103 Tran Hung Dao. Tel. 86-35-66. Pas d’anglais et des brochures…en chinois! A gauche, Bureau de l’immigration pour acheter le permis de visiter la région
DORMIR
Hai Dang Hotel : 15 Pho Nguyen Trai. Tel. 86-68-63. Petit hôtel confortable en face de la gare routière. Pratique si vous faites le tour en bus publics, qui partent pour Dong Van très tôt le matin. Pas de restaurant.
Huy Hoan Hotel : 10, Pho Nguyen Trai. Tel 86-12-88. Ascenseur. Chambres équipées de meubles chinois aux décorations de nacre. Quelques chambres avec baignoire. Terrasse pour petit déjeuner, mais pas de restaurant. 240 000 dong.
MANGER
Petites gargotes de rue, mais nous avons très bien dîné à deux reprises au Thuy Son, à la sortie de Ha Giang sur la route de Dong Van. Excellents poissons, et, si vous y allez vers 18h, le “Tout Ha Giang” s’y retrouve pour boire de la bière à la pression –et dîner, donc il est préférable que vous y alliez vers 19h. A noter aussi le restaurant Than Thu, sur la rue Tran Hung Dao.
BOUCLE HA GIANG-DONG VAN-MEO VAC-HA GIANG (333 km)
A partir de Ha Giang, une bonne route goudronnée, la # 4C, monte sur Dong Van, situe a 158 km. On monte un premier col et ses “forets de pierre”; en haut du col, une étroite tranchée dans la montagne permet le passage dans la région de Dong Van (panorama époustouflant); le passage s’appelle d’ailleurs “Quan Ba” – “La Porte du Paradis”. A 15 km avant Dong Van, une petite route à gauche monte sur 21 km au village de Lung Co; pour les curieux, c’est le village le plus au nord du Vietnam. Tout de suite après cette intersection, dans la petite vallée à droite, un lieu extrêmement intéressant à visiter :
** Le Palais de Vuong Chin Duc, Roi des H’mongs.
Grand ami des français, Chin Duc s’était fait construire sur une petite butte un palais sur le modèle d’un yamen chinois : bâtiments en bois de 2 étages entourant 4 cours intérieures; aux deux coins faisant face à la route, petit donjon en granite. Entre la nombreuse famille du roi, les serviteurs, et la garnison, plus de 100 personnes vivaient à l’intérieur de la forteresse. A l’entrée, deux tombes. Dans celle de gauche repose une des quatre femmes du roi, dans l’autre Vuong Chi Sinh, fils aine du roi, et le mouton noir de la famille puisqu’il rejoignit le Vietminh en 1950 (ce qui explique sans doute que la résidence n’ait pas été détruite et est actuellement en parfait état). Une descendante de Chin Duc vous fait les honneurs de la maison pour 5000 dong (la plupart de la famille a émigré en France et au Canada). On ne s’attend pas à voir un tel complexe dans une région aussi isolée.
DONG VAN
Petit village pittoresque dominé par deux pics calcaires. Au sommet du plus haut, le fortin français de Pu Lo, évacué en 1945, et parfaitement conservé. On y accède par un petit chemin bétonné prenant derrière le marche couvert (1/2 heure de grimpette et une vue magnifique sur la vallée).
DORMIR ET MANGER
Etant donné qu’il n’y a que 2 hôtels, le choix est vite fait. Le meilleur est le Hoang Ngoc Hotel (Tel. 85-60-20). Toutes les chambres ont un balcon. Pas de beurre au petit déjeuner (rien à brouter pour des vaches !). Il n’y a que 2 restaurants, tous les deux juste après le Hoang Ngoc. RAS, mais il faut bien manger !
Dang Van est surtout la “Porte d’entrée” de la route la plus extraordinaire qu’il nous ait été donné de voir en 40 ans de bourlingage, Dong Van-Meo Vac. 13 km de bonne route étroite en lacets accrochée a flanc de montagne monte le col de Ma Pi Leng. FABULEUX!!!! Sur les pentes, ça et là, une maison H’mong en pierres noires a peine visible au milieu des rocs de granit; aucune piste visible ne semble y conduire. Pas étonnant que les locaux aient pu résister si longtemps au Vietminh. En contrebas, un gouffre de 800 mètres, les gorges de la Rivière Ngo Qué (on peut y descendre par une piste en terre et arriver au village de Sam Pun à la frontière chinoise à 13km de là; je ne l'ai pas fait, mais ça doit etre fantastique et je me suis promis d'y retourner rien que pour me perdre là-dedans). C’est vraiment la nature dans toute sa sauvagerie naturelle. Impressionnant “Bout du monde”!
Meo Vac est sans intérêt; on fait donc, dans la journée, Dong Van-Meo Vac-Ha Giang sans problème. Si vous avez le temps, une petite route conduit de Meo Vac au village H’mong de Khau Vai, célèbre dans tout le Vietnam pour son “Marche de l’Amour” : c’est là que les jeunes H’mongs hommes et femmes de toute la région se regroupent pour trouver l’âme soeur; le marche est hélas interdit a tout étranger (ou peut être pas “hélas”, car le “”Marché de l’Amour” de Sapa, ouvert aux touristes, n’est plus qu’une vaste plaisanterie pour gogos). Quand on a vu pendant 3 jours la "gueule" des locaux, on n'a vraiment pas envie de faire ce qu'ils interdisent!
Circuit dans le Karnataka en 2009 (Inde) English translation pending
Bonjour... me revoilà.
En 2007 j'ai fait le Rajasthan (30j), en 2008 j'ai fait le Tamil Nadu et le Kérala (32j) et comme j'adore l'Inde je compte refaire une autre partie de l'Inde en 2009. En gros en 2009, j'ai comme projet de faire les îles Andaman (+/- 20j) au départ de Chennai mais aussi le Karnataka (+/- 10j). En ce qui concerne le Karnakata, vaut-il mieux prendre l'avion à Chennai et atterrir à Bangalore et commencer un circuit à partir de Bangalore ou si je loue une voiture avec chauffeur peut-on démarrer le circuit de Chennai et donc de faire une boucle? (la route entre Chennai et Bangalore est-elle intéressante? Est-ce faisable en 1 jour? Qui peut me donner une idée de circuit + le nombre de jour pour chaque lieu? Qui a des bonnes adresses (guesthouses) pour l'ile Adaman et le Karnakata? L'année dernière j'ai fait l'impasse sur Chennai et je suis allé directement à Mahaballipuram (cool) où j'ai démarré mon circuit... y a-t-il d'autres plages cool aux environs de Chennai? Merci à tous
En 2007 j'ai fait le Rajasthan (30j), en 2008 j'ai fait le Tamil Nadu et le Kérala (32j) et comme j'adore l'Inde je compte refaire une autre partie de l'Inde en 2009. En gros en 2009, j'ai comme projet de faire les îles Andaman (+/- 20j) au départ de Chennai mais aussi le Karnataka (+/- 10j). En ce qui concerne le Karnakata, vaut-il mieux prendre l'avion à Chennai et atterrir à Bangalore et commencer un circuit à partir de Bangalore ou si je loue une voiture avec chauffeur peut-on démarrer le circuit de Chennai et donc de faire une boucle? (la route entre Chennai et Bangalore est-elle intéressante? Est-ce faisable en 1 jour? Qui peut me donner une idée de circuit + le nombre de jour pour chaque lieu? Qui a des bonnes adresses (guesthouses) pour l'ile Adaman et le Karnakata? L'année dernière j'ai fait l'impasse sur Chennai et je suis allé directement à Mahaballipuram (cool) où j'ai démarré mon circuit... y a-t-il d'autres plages cool aux environs de Chennai? Merci à tous
75 jours à Bangkok - récit de notre aventure English translation pending
Pour commencer nous tenions à remercier tous les gens qui nous ont aidé a préparer notre séjour.
Merci pour toutes les infos et les bons plans qui nous ont servis pendant ces 3 mois. Voyage forum est une véritable mine d'or pour préparer un voyage mais c'est surtout les travellers qui nous ont aidé que nous tenions a remercier. Nous allons vous faire part de notre voyage en espérant aider quelques personnes qui souhaiteraient faire ce fabuleux voyage mais a qui, il manque encore des infos pratiques. Nous ne prétendons pas avoir la meilleure expérience mais nous voulons juste faire part de notre voyage pour aider d'autres personnes à préparer le leur.
Arrivée à l'aéroport, surpris par la chaleur nous prenons un taxi non officiel (n'hésitez pas a négocier le prix) pour le quartier de Khaosan road, nous avions réservé une chambre au Star Dome inn, sur soi Rambuttri ; la guest est très bien, et les chambres assez spacieuses le petit déjeuner est compris, et il est assez copieux spacieuses, malheureusement il y a un bar-boite et la nuit, de notre fenêtre on entendait tout, nous y sommes resté uniquement 2 nuits.
Dans la rue il y a de nombreuses guests, après visite de certaines nous nous sommes installé au Four Son Village, là les chambres sont très grandes, et nous avions choisi une avec balcon, c'était assez agréable. L'avantage de cette dernière, l'accueil est assez chaleureux, mais c'est surtout le restaurant au rez de chaussée, qui est très bon pour vraiment pas cher, il n'y a que le café du matin qui n'était pas top. Du coup nous allions boire le café au starbucks qui se trouve sur Khaosan road.
Après plus de 15 jours au Four Son Village, nous souhaitions prendre du bon temps et se prélasser au bord d'une piscine, du coup nous cherchons une autre guest, nous en visitons une dans nos tarifs (autour des 800 B- environ 16 euros) sur Khaosan mais les chambres étaient vétustes, on en trouve une sur Rambuttri, proche du 7-eleven avec 2 piscines sur les toits et malgré un accueil assez froid, une caution de 1000 bats, nous nous installons là (Rambuttri Village Inn), outre l'accueil, les parties communes sont propres, les chambres et la salle de bain très agréable, les piscines sont ouvertes de 10h à 18 h et le personnel qui entretient les chambres très souriant et efficace. Petit bémol, les piscines ne sont pas nettoyées tous les jours. Devant la guest, une place avec des cyber café ( trop climatisée), des tailleurs (très mauvais), un restau "british café" qui propose de la nourriture occidentale et une cuisine thaï excellente. Toujours sur la même place un restau indien qui nous inspirait pas, et pour finir un cabinet de medecins (cela peut toujours servir), avec la pharmacie toute proche.
Voilà pour le logement, viens ensuite les déplacements (assez nombreux). Comme beaucoup de touristes, nous avons pris des taxis avec le prix de la course négocié au départ, (les taxis sont super climatisé) ensuite nous avons pris des taxis-meter (compteur) plus avantageux que les taxis avec prix négocié mais à chaque fin de course, une sensation de mal au coeur et une envie de vomir en descendant très désagréable dû au freinage (en fait on avait l'impression que c'était le jeu préféré des chauffeurs de taxis de rendre malade les passagers car nous avons observé des personnes descendre dans le même état que nous) finalement, les touk-touk se sont révélés la meilleure solution, pour un tarif plus qu'avantageux. Toujours négocier le prix, le chauffeur te demande toujours combien tu veux payer? on a, à chaque fois répondu combien il voulait pour la course et en fonction nous faisions notre proposition. (le plus souvent le prix des courses avoisinait les 100-150B).
Remarque non négligeable, les plans de la ville que vous allez trouver à l'aéroport ou dans les bureaux " Touristes Information", n'ont pas d'échelle, toutes les rues ne sont pas mentionné et tout n'y est pas inscrit. Ne vous fiez pas aux distances car pour l'avoir fait, beaucoup de déplacements peuvent se faire à pied.
Viens ensuite la question de l'alimentation, évidement les fruits coupés vendus dans la rue pour 10 B sont excellents, les plats de pad thaï (nouilles sautées avec oeuf, légumes et poulet) pour 25 B aussi et de manière générale tout ce qui est vendu sur les étals est bon, bien préciser "no spicy" si vous ne souhaitez pas manger pimenté. Les vendeurs de rue proposent beaucoup de plats différents quant aux différents restau, ce qui est dommage c'est qu'ils proposent tous la même chose. Un soir nous sommes allé chez Ranne's d'après les guides touristiques une adresse incontournable pour les pizzas et les pâtes, en ce qui nous concerne, le repas a duré 10 minutes maximum, car c'est pas spécialement agréable de dîner en terrasse avec des blattes qui courent tout autour de vous où sur vos pieds, sans compter les chats qui défèque contre l'arbre où vous êtes en train de manger. Enfin pour moi c'était insupportable. Si durant votre séjour, une envie de manger des pizzas ou des pâtes vous prend allez plutôt chez Scozzi, (Khaosan proche du starbucks).
Naturellement nous avons visité la ville, tout d'abord les temples mentionnés dans les guides, certes se sont des lieux incontournables mais pas forcement les plus intéressants, il y a des temples quasiment presque partout, n'hésitez pas à entrer (tenue correcte exigée, pas de short ou bermuda et pour les filles en plus toujours les épaules couvertes), au détour d'une rue, un moine nous a ouvert un temple uniquement pour nous!
Au fil de nos promenades, nous avons découvert différents marchés (fleurs, poissons, fruits et légumes...), utiliser les guides c'est bien, mais nous avons découvert beaucoup plus de lieux insolites au hasard de nos pas. Entrez dans une ruelle et découvrir des vendeurs d'amulettes ou une autre fois, des grossistes de fruits... un seul conseil sur la découverte de BKK, ouvrez les yeux et suivez votre instinct ( n'ayez pas peur vous ne risquez rien où que vous soyez) BKK est une très grande ville, a aucun moment nous avons eu un sentiment d'insécurité.(même la nuit dans des rues où les thaïs nous ont dit par la suite que c'était assez chaud) Le plus marquant pour nous durant toutes nos escapades cela à été les odeurs et les couleurs (toujours très présentes et enivrantes) qui vous suivent durant toute la journée. La citée des anges porte bien son nom, quelle belle et surprenante ville qui ne vous laissera pas indiffèrent tantôt ébahit tantôt désappointé mais toujours pleine de surprises. Pour les marchés ne cherchez pas les plus touristiques n'hésitez pas à demander aux locaux lesquels sont à voir. Par exemple le marché de tewet qui n'est pas très bien indiqué nous avons pris la décision d'y aller un matin motivé et encore un peu étranger des distances nous nous sommes dis que le faire a pied serait une bonne expérience (malgré le soleil de plomb), et effectivement nous ne l'avons pas regretté nous sommes tombé sur ce fameux marché d'un côté les plantes et orchidées (un festival de couleurs et surtout une découverte de variétés d'orchidées totalement bluffantes) de l'autre les produits frais ( viande, poissons, légumes avec en plus une odeur assez forte qui pour nous novices fut assez dur à supporter). Vous avez aussi le fameux marché de "Phahurat" (il me semble que c'est le bon nom) qui est un marché aux fleurs et produits frais ou si vous aimez les délicieuses odeurs de fruits ou les magnifiques couleurs de fleurs (roses, orchidées, fleurs de lotus, et plantes tropicales diverses) vous serez je pense comme nous deux complètement ébahit et sans voix (hormis les "t'as vus ça et ça et ça" et "c'est complètement fou" ou encore "j'hallucine"). Bref nous pourrions passer des heures à parler de tous les marchés ou sites qui sont à découvrir, mais nous préférons vous laisser faire les découvertes par vous même car nous pensons que cela fait aussi partie de la Thaïlande. Allez de quartiers en quartiers promenez vous et je pense vous trouverez toujours quelque chose à voir, à boire (des softs bien sur...), à manger ou à visiter.
Pour les infos pratiques : Les filles prenez votre épilateur (pas que nous soyons des maniaques des poils mais en Thaïlande vous aurez du mal à trouver de quoi vous en occuper). Pour celles qui désirent garder une coiffure assez correct (au fond en Thaïlande tout le monde s'en fou mais bon c'est à titre informatif) prenez votre sèche cheveux. Attention aux produits de beauté qui sont vendus un peu partout ils sont quasiment tous whitening (pas terrible quand on veut garder un bronzage longtemps).
Autre petite remarque qui nous a un peu choqué mais bon c'est tout à fait personnel par pitié essayé de faire un minimum d'effort au niveau vestimentaire ou au niveau éducation quand vous vous balader ou quand vous allez manger (nous savons qu'il fait très chaud mais bon essayer de paraître un minimum correct vis à vis des Thaïs, nous avons vu trop de Français ou autres se balader ou aller manger torse nu, faire comme si nous étions toujours au temps des colonies, évitez également de vous livrer à d'immenses beuveries qui finissent très souvent par des touristes qui vomissent dans la rue ou qui se permettent d'insulter les Thaïs faisant honte à tous les autres.
Pour finir, nous avons adoré cette immersion dans la ville, la vie et toutes ces découvertes. Evidement tout ce que nous venons de vous raconter n'est pas exhaustif, nous avons vu beaucoup d'autres choses. Si vous projetez de partir pour BKK et que vous souhaitez des infos n'hésitez pas à nous écrire en mp.
De retour, depuis un peu plus d'une semaine, nous envisageons de repartir très bientôt...
Merci pour toutes les infos et les bons plans qui nous ont servis pendant ces 3 mois. Voyage forum est une véritable mine d'or pour préparer un voyage mais c'est surtout les travellers qui nous ont aidé que nous tenions a remercier. Nous allons vous faire part de notre voyage en espérant aider quelques personnes qui souhaiteraient faire ce fabuleux voyage mais a qui, il manque encore des infos pratiques. Nous ne prétendons pas avoir la meilleure expérience mais nous voulons juste faire part de notre voyage pour aider d'autres personnes à préparer le leur.
Arrivée à l'aéroport, surpris par la chaleur nous prenons un taxi non officiel (n'hésitez pas a négocier le prix) pour le quartier de Khaosan road, nous avions réservé une chambre au Star Dome inn, sur soi Rambuttri ; la guest est très bien, et les chambres assez spacieuses le petit déjeuner est compris, et il est assez copieux spacieuses, malheureusement il y a un bar-boite et la nuit, de notre fenêtre on entendait tout, nous y sommes resté uniquement 2 nuits.
Dans la rue il y a de nombreuses guests, après visite de certaines nous nous sommes installé au Four Son Village, là les chambres sont très grandes, et nous avions choisi une avec balcon, c'était assez agréable. L'avantage de cette dernière, l'accueil est assez chaleureux, mais c'est surtout le restaurant au rez de chaussée, qui est très bon pour vraiment pas cher, il n'y a que le café du matin qui n'était pas top. Du coup nous allions boire le café au starbucks qui se trouve sur Khaosan road.
Après plus de 15 jours au Four Son Village, nous souhaitions prendre du bon temps et se prélasser au bord d'une piscine, du coup nous cherchons une autre guest, nous en visitons une dans nos tarifs (autour des 800 B- environ 16 euros) sur Khaosan mais les chambres étaient vétustes, on en trouve une sur Rambuttri, proche du 7-eleven avec 2 piscines sur les toits et malgré un accueil assez froid, une caution de 1000 bats, nous nous installons là (Rambuttri Village Inn), outre l'accueil, les parties communes sont propres, les chambres et la salle de bain très agréable, les piscines sont ouvertes de 10h à 18 h et le personnel qui entretient les chambres très souriant et efficace. Petit bémol, les piscines ne sont pas nettoyées tous les jours. Devant la guest, une place avec des cyber café ( trop climatisée), des tailleurs (très mauvais), un restau "british café" qui propose de la nourriture occidentale et une cuisine thaï excellente. Toujours sur la même place un restau indien qui nous inspirait pas, et pour finir un cabinet de medecins (cela peut toujours servir), avec la pharmacie toute proche.
Voilà pour le logement, viens ensuite les déplacements (assez nombreux). Comme beaucoup de touristes, nous avons pris des taxis avec le prix de la course négocié au départ, (les taxis sont super climatisé) ensuite nous avons pris des taxis-meter (compteur) plus avantageux que les taxis avec prix négocié mais à chaque fin de course, une sensation de mal au coeur et une envie de vomir en descendant très désagréable dû au freinage (en fait on avait l'impression que c'était le jeu préféré des chauffeurs de taxis de rendre malade les passagers car nous avons observé des personnes descendre dans le même état que nous) finalement, les touk-touk se sont révélés la meilleure solution, pour un tarif plus qu'avantageux. Toujours négocier le prix, le chauffeur te demande toujours combien tu veux payer? on a, à chaque fois répondu combien il voulait pour la course et en fonction nous faisions notre proposition. (le plus souvent le prix des courses avoisinait les 100-150B).
Remarque non négligeable, les plans de la ville que vous allez trouver à l'aéroport ou dans les bureaux " Touristes Information", n'ont pas d'échelle, toutes les rues ne sont pas mentionné et tout n'y est pas inscrit. Ne vous fiez pas aux distances car pour l'avoir fait, beaucoup de déplacements peuvent se faire à pied.
Viens ensuite la question de l'alimentation, évidement les fruits coupés vendus dans la rue pour 10 B sont excellents, les plats de pad thaï (nouilles sautées avec oeuf, légumes et poulet) pour 25 B aussi et de manière générale tout ce qui est vendu sur les étals est bon, bien préciser "no spicy" si vous ne souhaitez pas manger pimenté. Les vendeurs de rue proposent beaucoup de plats différents quant aux différents restau, ce qui est dommage c'est qu'ils proposent tous la même chose. Un soir nous sommes allé chez Ranne's d'après les guides touristiques une adresse incontournable pour les pizzas et les pâtes, en ce qui nous concerne, le repas a duré 10 minutes maximum, car c'est pas spécialement agréable de dîner en terrasse avec des blattes qui courent tout autour de vous où sur vos pieds, sans compter les chats qui défèque contre l'arbre où vous êtes en train de manger. Enfin pour moi c'était insupportable. Si durant votre séjour, une envie de manger des pizzas ou des pâtes vous prend allez plutôt chez Scozzi, (Khaosan proche du starbucks).
Naturellement nous avons visité la ville, tout d'abord les temples mentionnés dans les guides, certes se sont des lieux incontournables mais pas forcement les plus intéressants, il y a des temples quasiment presque partout, n'hésitez pas à entrer (tenue correcte exigée, pas de short ou bermuda et pour les filles en plus toujours les épaules couvertes), au détour d'une rue, un moine nous a ouvert un temple uniquement pour nous!
Au fil de nos promenades, nous avons découvert différents marchés (fleurs, poissons, fruits et légumes...), utiliser les guides c'est bien, mais nous avons découvert beaucoup plus de lieux insolites au hasard de nos pas. Entrez dans une ruelle et découvrir des vendeurs d'amulettes ou une autre fois, des grossistes de fruits... un seul conseil sur la découverte de BKK, ouvrez les yeux et suivez votre instinct ( n'ayez pas peur vous ne risquez rien où que vous soyez) BKK est une très grande ville, a aucun moment nous avons eu un sentiment d'insécurité.(même la nuit dans des rues où les thaïs nous ont dit par la suite que c'était assez chaud) Le plus marquant pour nous durant toutes nos escapades cela à été les odeurs et les couleurs (toujours très présentes et enivrantes) qui vous suivent durant toute la journée. La citée des anges porte bien son nom, quelle belle et surprenante ville qui ne vous laissera pas indiffèrent tantôt ébahit tantôt désappointé mais toujours pleine de surprises. Pour les marchés ne cherchez pas les plus touristiques n'hésitez pas à demander aux locaux lesquels sont à voir. Par exemple le marché de tewet qui n'est pas très bien indiqué nous avons pris la décision d'y aller un matin motivé et encore un peu étranger des distances nous nous sommes dis que le faire a pied serait une bonne expérience (malgré le soleil de plomb), et effectivement nous ne l'avons pas regretté nous sommes tombé sur ce fameux marché d'un côté les plantes et orchidées (un festival de couleurs et surtout une découverte de variétés d'orchidées totalement bluffantes) de l'autre les produits frais ( viande, poissons, légumes avec en plus une odeur assez forte qui pour nous novices fut assez dur à supporter). Vous avez aussi le fameux marché de "Phahurat" (il me semble que c'est le bon nom) qui est un marché aux fleurs et produits frais ou si vous aimez les délicieuses odeurs de fruits ou les magnifiques couleurs de fleurs (roses, orchidées, fleurs de lotus, et plantes tropicales diverses) vous serez je pense comme nous deux complètement ébahit et sans voix (hormis les "t'as vus ça et ça et ça" et "c'est complètement fou" ou encore "j'hallucine"). Bref nous pourrions passer des heures à parler de tous les marchés ou sites qui sont à découvrir, mais nous préférons vous laisser faire les découvertes par vous même car nous pensons que cela fait aussi partie de la Thaïlande. Allez de quartiers en quartiers promenez vous et je pense vous trouverez toujours quelque chose à voir, à boire (des softs bien sur...), à manger ou à visiter.
Pour les infos pratiques : Les filles prenez votre épilateur (pas que nous soyons des maniaques des poils mais en Thaïlande vous aurez du mal à trouver de quoi vous en occuper). Pour celles qui désirent garder une coiffure assez correct (au fond en Thaïlande tout le monde s'en fou mais bon c'est à titre informatif) prenez votre sèche cheveux. Attention aux produits de beauté qui sont vendus un peu partout ils sont quasiment tous whitening (pas terrible quand on veut garder un bronzage longtemps).
Autre petite remarque qui nous a un peu choqué mais bon c'est tout à fait personnel par pitié essayé de faire un minimum d'effort au niveau vestimentaire ou au niveau éducation quand vous vous balader ou quand vous allez manger (nous savons qu'il fait très chaud mais bon essayer de paraître un minimum correct vis à vis des Thaïs, nous avons vu trop de Français ou autres se balader ou aller manger torse nu, faire comme si nous étions toujours au temps des colonies, évitez également de vous livrer à d'immenses beuveries qui finissent très souvent par des touristes qui vomissent dans la rue ou qui se permettent d'insulter les Thaïs faisant honte à tous les autres.
Pour finir, nous avons adoré cette immersion dans la ville, la vie et toutes ces découvertes. Evidement tout ce que nous venons de vous raconter n'est pas exhaustif, nous avons vu beaucoup d'autres choses. Si vous projetez de partir pour BKK et que vous souhaitez des infos n'hésitez pas à nous écrire en mp.
De retour, depuis un peu plus d'une semaine, nous envisageons de repartir très bientôt...
Hôtel Club Marmara Hurghada du 14 au 21 août en famille English translation pending
bonjour à tous
ça y est on s'est décidé ! 😎 cet été nous décollerons en famille pour l'égypte ! direction le soleil et les poissons !
j'ai lu pas mal de choses sur le forum qui à l'air plutot positif en général sur ce club mais il est vrai que pour un premier voyages en famille, j'angoisse toujours un peu, c'est sans doute normal pour une maman 😛
il reste des questions en supsens quand à la chambre familliale, je n'arrive pas à savoir si les lits seront tous dans la meme pièces ou si il y a un coin salon et un coin chambre.... alors si des familles sont déjà partis là bas et peuvent m'éclairer sur le sujet j'en serais bien évidemment ravis
je suis preneuse aussi de photos....
et si vous avez des conseils je prends note !
pourrons nous faire des excusions en mer avec nos enfants ils rèvent de voir les dauphins ? je ne suis pas fan de plongée mais nager avec ces magnifiques poissons me tente vraiment, est ce que je pourrais faire partis des excusions type "l'ile paradise" ou "marmya" ?
bon le point négatif en général qui ressort des messages c'est la plage et l'eau huileuse.... mais pourrons nous tout de meme profiter de la mer et les enfants de la plage ? faut il prendre des sandales plastiques ?
nous voyagerons de paris à hurghada sur la compagnie lotus air, avez également des conseils ? arrivé de bonne heure à l'aéroport pour etre sur d'etre cote à cote.... ce genre là... nous ne parlons quasiment pas anglais, est ce un problème ? moi si on m'apprend des mots, je dis pkoi pas 😏😛
merci merci d'avance pour toutes vos infos !
à très bientôt bye
ça y est on s'est décidé ! 😎 cet été nous décollerons en famille pour l'égypte ! direction le soleil et les poissons !
j'ai lu pas mal de choses sur le forum qui à l'air plutot positif en général sur ce club mais il est vrai que pour un premier voyages en famille, j'angoisse toujours un peu, c'est sans doute normal pour une maman 😛
il reste des questions en supsens quand à la chambre familliale, je n'arrive pas à savoir si les lits seront tous dans la meme pièces ou si il y a un coin salon et un coin chambre.... alors si des familles sont déjà partis là bas et peuvent m'éclairer sur le sujet j'en serais bien évidemment ravis
je suis preneuse aussi de photos....
et si vous avez des conseils je prends note !
pourrons nous faire des excusions en mer avec nos enfants ils rèvent de voir les dauphins ? je ne suis pas fan de plongée mais nager avec ces magnifiques poissons me tente vraiment, est ce que je pourrais faire partis des excusions type "l'ile paradise" ou "marmya" ?
bon le point négatif en général qui ressort des messages c'est la plage et l'eau huileuse.... mais pourrons nous tout de meme profiter de la mer et les enfants de la plage ? faut il prendre des sandales plastiques ?
nous voyagerons de paris à hurghada sur la compagnie lotus air, avez également des conseils ? arrivé de bonne heure à l'aéroport pour etre sur d'etre cote à cote.... ce genre là... nous ne parlons quasiment pas anglais, est ce un problème ? moi si on m'apprend des mots, je dis pkoi pas 😏😛
merci merci d'avance pour toutes vos infos !
à très bientôt bye
Incendie à l'hôtel Akumal Beach Resort English translation pending
Bonjour,
y en a t-il parmis vous qui aurait des renseignements sur l'Akumal Beach Resort qui a subit des dommages par le feu il y a quelques semaines??
Je crois que c'est le restaurant qui aurait été endommagé. Et pour le site même, quand est-il? L'hotel est-il réouvert et fonctionne t-il normalement?
merci de me répondre 🙂
Josie1
Brésil: vols internes, Amazonie, parc de Lençois English translation pending
Bonjour à tous,
Je vais passer 2 mois cet été au Brésil. Je suis en train de penser à mon itinéraire et je me pose quelques questions... si vous aviez la réponse à l'une d'entre elles...
BIllets d'avion: Pour les vols internes, est-il mieux de les réserver avant mon départ de France ou il est possible de les réserver du jours au lendemain au Brésil? N'est-ce pas beaucoup plus cher? Je pense avoir besoin d'un Brasilia/Manaus et d'un Belem/Sao Louis ou Fortaleza.
Amazonie: Je vais arriver en Amazonie à Manaus. Là j'hésite entre 2 options. Soit faire une excursion de quelques jours au départ de Manaus (avez-vous des agences à me conseiller et une idée du tarif d'une telle excursion), soit prendre le bateau de Manaus à Belem en m'arrêtant éventuellement à Alter do Chao. Qu'ne pensez-vous? Combien de temps cela prend-il?
Parque de lençois: Quelles sont les solutions pour visiter le parc? Existe-t-il des "tours" organisés au départ de Fortaleza ou est-ce seulement de Sao Louis? Si oui avez-vous une idée du prix et du temps que cela demande?
Bonne journée et merci d'avance pour vos réponses!
Je vais passer 2 mois cet été au Brésil. Je suis en train de penser à mon itinéraire et je me pose quelques questions... si vous aviez la réponse à l'une d'entre elles...
BIllets d'avion: Pour les vols internes, est-il mieux de les réserver avant mon départ de France ou il est possible de les réserver du jours au lendemain au Brésil? N'est-ce pas beaucoup plus cher? Je pense avoir besoin d'un Brasilia/Manaus et d'un Belem/Sao Louis ou Fortaleza.
Amazonie: Je vais arriver en Amazonie à Manaus. Là j'hésite entre 2 options. Soit faire une excursion de quelques jours au départ de Manaus (avez-vous des agences à me conseiller et une idée du tarif d'une telle excursion), soit prendre le bateau de Manaus à Belem en m'arrêtant éventuellement à Alter do Chao. Qu'ne pensez-vous? Combien de temps cela prend-il?
Parque de lençois: Quelles sont les solutions pour visiter le parc? Existe-t-il des "tours" organisés au départ de Fortaleza ou est-ce seulement de Sao Louis? Si oui avez-vous une idée du prix et du temps que cela demande?
Bonne journée et merci d'avance pour vos réponses!
Itinéraire historique américain? English translation pending
Bonjour,
je suis en train de préparer mon voyage pour l'Amérique du nord qui aura lieu dans deux ans.
Oui je sais cela fait loin, mais je n'ai pas beaucoup de revenu et j'économise pour voyager dans les deux pays qui compte le plus pour moi depuis que je suis tout jeune. Enfin bref, je souhaite préparer au mieux ce voyage. Pour ma part je souhaite venir aux USA tous les trois ans. Pour commencer, je m'attaque au nord est.
Je suis notamment passionné de l'histoire américaine, et si je viens dans ce pays, c'est en grande partie pour y découvrir des endroit important de cette histoire. Les autres grands lieux m'intéressent aussi.
Le début de mon périple commencera à Montréal (car l'avion au départ de Paris vers Montréal est moins chère), mais à partir de là je ne sais plus où aller.Vers Boston ?Vers New York ?Vers Washington ? ou autre.
Il est vrai que tout cela n'est pas facile, que ce soit la location de véhicule, trouver les hotels ou bien d'autre petit détail qui ne me viennent pas à l'esprit pour le moment.
Je serai vraiment ravi de pouvoir partager cette préparation avec des passionnés de ces pays.
je suis en train de préparer mon voyage pour l'Amérique du nord qui aura lieu dans deux ans.
Oui je sais cela fait loin, mais je n'ai pas beaucoup de revenu et j'économise pour voyager dans les deux pays qui compte le plus pour moi depuis que je suis tout jeune. Enfin bref, je souhaite préparer au mieux ce voyage. Pour ma part je souhaite venir aux USA tous les trois ans. Pour commencer, je m'attaque au nord est.
Je suis notamment passionné de l'histoire américaine, et si je viens dans ce pays, c'est en grande partie pour y découvrir des endroit important de cette histoire. Les autres grands lieux m'intéressent aussi.
Le début de mon périple commencera à Montréal (car l'avion au départ de Paris vers Montréal est moins chère), mais à partir de là je ne sais plus où aller.Vers Boston ?Vers New York ?Vers Washington ? ou autre.
Il est vrai que tout cela n'est pas facile, que ce soit la location de véhicule, trouver les hotels ou bien d'autre petit détail qui ne me viennent pas à l'esprit pour le moment.
Je serai vraiment ravi de pouvoir partager cette préparation avec des passionnés de ces pays.
Retour de l'hôtel Sandos Playacar à Riviera Maya (12-26 avril 2008) English translation pending
12 au 26 Avril Sandos Playacar Riviera Maya !!
Arrivé et Plage : A l’hôtel on se présente à la réception comme d’ habitude. On demande à la fille si nous pouvons avoir une chambre dans une section tranquille au 3 étage car nous avons vraiment besoin de repos pour nos vacances, alors elle regarde dans son ordi et va voir une autre fille à la table à côté au dessus de son bureau c inscrit Sandos Royal Club mais nous ont remarque pas ça vraiment, car nous avons toujours voyagés en Standard et de toute façon vous savez quand on arrive nous sommes tellement énervés. Alors la fille nous offre une consommation je prends une coupe de Champagne et mon Chéri une Bière. Alors elle nous donne un plan du site et quelques explications et nous dit que nous n’avons pas besoin de carte pour la serviette de plage, nous trouvons ça bizarre mais puisqu’elle le dit. Alors on repart avec notre ti-bonheur.
Nous arrivons à notre chambre Wowww de toute beauté comme vous avez pus le constater sur les photos. En plus notre chambre faisait le coin alors 1 porte patio à chaque coin et du soleil ou de l’ombre. On part pour la plage woww c tellement beau malgré les quelques baleines vers la gauche et un peu face à la section Royal, par contre à droite 2, 3 min la Mer et le fond de toute beauté. Étant donné qu’il n’a presque pas de Québécois aussitôt que tu parles Français les gens se parlent, alors un couple qui terminait son voyage nous dit qu’il aime bien l’endroit mais que c’est la folie pour les chaises + palapas et qu’ils n’avaient jamais vus ça. Je dis au couple c souvent ça en vacance. Oupsss erreur le lendemain là nous avons vus ce qu’il voulait dire, jamais depuis que je voyage je n’ai vus une telle folie nous sommes allés portés nos serviettes à 6.45 Hr avant d’aller déjeuner nous sommes des lèves tôt de toute façon, nous étions à la quatrième rangée de palapas cordé comme des sardines. Mais il ne faut pas trop s’en faire c le premier matin on verra bien . On revient de déjeuner à 8 hr et nos choses étaient déplacés par un homme qui croit que toute la planète lui appartient ( 85 % des gens sont anglais ) il nous a complètement ignoré j’avais envie de lui arracher la tête mais j’ai regardé mon Chéri et je lui ai dit qu’il le garde je ne commencerai certainement pas mes vacances à me chicaner pour des palapas c’est nous les plus intelligents des 2
Nous sommes repartis mais là nous n’avions pas encore réalisé que nous avions été upgradé dans le Royal. Alors dans la section Royal Club il y a des cordes pour délimiter la section, beaucoup de place et de belles chaises genre pouf je regarde les gens ils ont un bracelet jaune comme nous et en standard sont bleu. Nous étions tellement content on n’en revenait tout simplement pas. Alors nos 2 semaines à la plage a été plus que merveilleuse peut-importe l’heure il y avait toujours de la place et peu de gens plus façile d’être dans ta bulle. De toute façon c certain que même s’il nous avait pas upgradé nous aurions payé pour avoir cette avantage car ça n’avait aucun sens en Standard. L’hôtel full plein et beaucoup de Famille. Quand nous sommes allés à la petite séance d’info, nous avons appris tout ce dont nous avions droit. Resto à la carte illimité, plateau fruit à la chambre, internet gratuit dans petit salon avec Bar, serviette plage seulement avec le bracelet. Mais nous tout ce qui importait c’était la Plage.
Resto/ Bar / Nourriture / Personnel : 3 buffets Un fermé avec air conditionné dans la nouvelle section et 2 à air ouverte. Un à la piscine nouvelle section. Pour déjeuner à la carte + snack le midi. Un choix incroyable . Le matin 6 sortes de Jus Frais, crêpe, pain dorée, œuf, fruit, fromage etc…. Midi toute une variété aussi il y en a pour tous les goûts. Le Soir 2 buffets car un se transforme à la carte. Si vous aimer les salades il y a au moins 6 sortes de vinaigrettes hummm + salade César. De très bon fromage. On c vraiment régaler. Je ne peux tout énumérer ce serait trop long. Les boissons un très grand choix. Et que dire du personnel, comme d’autres l’on dit avant moi avec ou sans pourboire tu as un service impeccable avec leur plus beau sourire. C’était plus qu’agréable. Pour les restos à la carte il y a un Japonnais, Méditéranéen, Gourmet, Italien et Mexicain je ne peux vraiment en parler. On a fait seulement le Gourmet : Salade crevette + potage Crabe délicieux et Filet Mignon que je n’ai pu manger car incapable de le couper mais vraiment pas grave j’avais quand même bien mangé. Mon Chéri Coquille crabe Farçi + potage crabe et Canard qu’il a trouvé très bon. Machine à Crème Glacée + Machine à Pop Corn à la Plage + 2 Bars et Grill et un autre petit Bar monter plus vers la gauche. Service de Drink + bouffe sur la plage très très bien ils sont tellement gentilles. Nous avons fait une seule excursion Xcaret Avons pris un Taxi et acheter les billets sur place. A voir c de toute Beauté + le Spectacle du soir c grandiose. Mais tout voir sur le parc ça prendrait au moins 2 jrs. Alors on c dit la prochaine fois Ce que nous avons trouvés un peu dommage c la grandeur du site car avec la nouvelle section de 500 chambres de plus ça fait beaucoup de monde et nous sommes plus des gens de petits sites. Mais nous avons quand même adorés notre voyage et nous avions bien besoin de repos alors mission accompli c fait Si vous avez des questions ça me fera plaisir d'y répondre Miso 🙂
Resto/ Bar / Nourriture / Personnel : 3 buffets Un fermé avec air conditionné dans la nouvelle section et 2 à air ouverte. Un à la piscine nouvelle section. Pour déjeuner à la carte + snack le midi. Un choix incroyable . Le matin 6 sortes de Jus Frais, crêpe, pain dorée, œuf, fruit, fromage etc…. Midi toute une variété aussi il y en a pour tous les goûts. Le Soir 2 buffets car un se transforme à la carte. Si vous aimer les salades il y a au moins 6 sortes de vinaigrettes hummm + salade César. De très bon fromage. On c vraiment régaler. Je ne peux tout énumérer ce serait trop long. Les boissons un très grand choix. Et que dire du personnel, comme d’autres l’on dit avant moi avec ou sans pourboire tu as un service impeccable avec leur plus beau sourire. C’était plus qu’agréable. Pour les restos à la carte il y a un Japonnais, Méditéranéen, Gourmet, Italien et Mexicain je ne peux vraiment en parler. On a fait seulement le Gourmet : Salade crevette + potage Crabe délicieux et Filet Mignon que je n’ai pu manger car incapable de le couper mais vraiment pas grave j’avais quand même bien mangé. Mon Chéri Coquille crabe Farçi + potage crabe et Canard qu’il a trouvé très bon. Machine à Crème Glacée + Machine à Pop Corn à la Plage + 2 Bars et Grill et un autre petit Bar monter plus vers la gauche. Service de Drink + bouffe sur la plage très très bien ils sont tellement gentilles. Nous avons fait une seule excursion Xcaret Avons pris un Taxi et acheter les billets sur place. A voir c de toute Beauté + le Spectacle du soir c grandiose. Mais tout voir sur le parc ça prendrait au moins 2 jrs. Alors on c dit la prochaine fois Ce que nous avons trouvés un peu dommage c la grandeur du site car avec la nouvelle section de 500 chambres de plus ça fait beaucoup de monde et nous sommes plus des gens de petits sites. Mais nous avons quand même adorés notre voyage et nous avions bien besoin de repos alors mission accompli c fait Si vous avez des questions ça me fera plaisir d'y répondre Miso 🙂
Que visiter au Japon? English translation pending
Bonjour tout le monde !
Voilà, nous partons à deux au Japon au mois d'aout, pendant deux semaines. Nous avons prévu de rester à Tokyo la première semaine, puis de visiter (un peu) du reste du Japon la pendant la seconde.
J'aimerai solliciter les gens qui ont déjà voyagé là bas puisque, pour résumer, nous avons deux choix : visiter la partie Nord de l'île (Niigata, Iwaki, Sendaï, Akita...) ou le Sud de l'île (dont Kyoto, Kobe et toutes les villes alentours, jusqu'à Hiroshima).
Nous prendrons en fait un Japan RailPass pour voyager, mais j'aimerai recueillir vos avis sur ces destinations pour nous éclairer dans ce choix... difficile et surtout encore vague... En somme, savoir lesquelles vous ont le plus plu, marqué, touché, intéressé...
Merci pour votre attention,
Salutations chers amis voyageurs ;)
Hôtel à Tokyo: absolument dans le centre ou pas? English translation pending
Bonjour,
Je retourne (normalement) au Japon fin oct/début nov avec mon petit frère cette fois qui rêve de visiter Tokyo. Souhaitant profiter au max du Japon, on se dirige plus vers un hotel petit budget pour garder nos Yens pour d'autres choses.
J'ai trouvé une guesthouse qui a l'air sympa à 3500Yens pour 2 !!!! mais à Nerima-ku, sur la Seibu Ikebukuro Line à 3 station de Ikebukuru seulement. Un trajet depuis cette station à Shinjuku par exemple me couterai 380Yen aller simple pour une 20'aine de minutes. Comme je compte ne faire ce trajet que 2 fois par jour pour profiter du centre ville, cela semble tout de même la solution le plus économique !
Je ne sais pas après si on pourra prendre une carte de métro à la journée ou pas...
Qu'en pensez-vous?
Je retourne (normalement) au Japon fin oct/début nov avec mon petit frère cette fois qui rêve de visiter Tokyo. Souhaitant profiter au max du Japon, on se dirige plus vers un hotel petit budget pour garder nos Yens pour d'autres choses.
J'ai trouvé une guesthouse qui a l'air sympa à 3500Yens pour 2 !!!! mais à Nerima-ku, sur la Seibu Ikebukuro Line à 3 station de Ikebukuru seulement. Un trajet depuis cette station à Shinjuku par exemple me couterai 380Yen aller simple pour une 20'aine de minutes. Comme je compte ne faire ce trajet que 2 fois par jour pour profiter du centre ville, cela semble tout de même la solution le plus économique !
Je ne sais pas après si on pourra prendre une carte de métro à la journée ou pas...
Qu'en pensez-vous?
Visiter d'autres villes depuis Montréal? English translation pending
Bonjour à tous le monde!
Je pars à Montréal en avril pour 2 semaines mais je souhaiterais aller dans d'autres villes, genre ottawa, toronto... mais je ne sais pas ce qu'il y a de biens à visiter et si ça vaut le coup de faire autant de kilomètres. on m'a dit que les chutes c'étaient pas super!!
j'aimerais avoir votre avis, des adresses...
merci beaucoup!🙂
De la Kirghizie à Kashgar (Chine): col de Torugart ou Irkechtam? English translation pending
Cet été, je vais aller de Tashkent à Lanzhou en 50 jours et je ne sais pas ce qui est le meilleur pour passer de Kirghizie en Chine :
passer par la vallée de Ferghana, Osh et le col d'Irkechtam,
ou passer par Bishkek, les lacs kirghizes, Tash Rabat et le col de Torugart.
Je quitterai Tashkent le 1er août et je veux être à Kashgar pour le marché du dimanche 8 août.
Le 2ème chemin me plairait plus pour ce qu'il fait visiter mais comme je suis seule je crains devoir payer le prix fort pour le passage du col.
Par l'autre chemin, le col d'Irkechtam, il semble que ce soit moins cher, mais je trouve difficilement des informations sur ce qu'on peut visiter sur le chemin, notamment sur le Pamir Alai. Toutes les infos sont sur le Pamir Tadjike et sont pour les sportifs qui font des treks difficiles.
J'apprécierais toutes les infos sur l'un ou l'autre de ces itinéraires.
Et si quelqu'un veut passer l'un des cols juste avant le week end du 8 août, nous pourrions partager un véhicule et les frais.
Parcours en Chine du 15 juillet au 5 septembre English translation pending
Salut à vous,
je pars cet été et je suis entrain d'envisager un petit périple à travers le pays. J'arrive à Beijing le 15 juillet, je repars de Shanghai le 5 septembre. Au programme si possible Beijing/Xian/Chengdu/Leshan/Emeishan/Kangding/Litang/Zhongdian/Lijiang/Dali /Kunming/Shanghai Je me pose plusieurs questions (en fait bcp) Est-ce réalisable ? Sympathique? La route Kangding/Lijiang est elle difficile? Combien de temps nécessaire pour la réaliser? J'aimerai aussi bcp réaliser une étape entre Kunming et Shanghai (genre 24 ou 48h) car la distance en train me parait bien longue, quel endroit pourriez-vous me conseiller? Sur les longs trajets bus ou train?(je sais par exemple qu'en train il faut plus de 15h pour faire Xian/Chengdu) J'ai également entendu dire qu'il fallait renouveler son visa touristique après un mois de présence sur le territoire chinois, est ce exact? comment le fait-on? Voila quelques unes des nombreuses questions que je me pose.
Toutes les contributions, réponses, conseils, contre-indications, voire proposition d'itinéraires plus censés sont les bienvenus. merci d'avance
je pars cet été et je suis entrain d'envisager un petit périple à travers le pays. J'arrive à Beijing le 15 juillet, je repars de Shanghai le 5 septembre. Au programme si possible Beijing/Xian/Chengdu/Leshan/Emeishan/Kangding/Litang/Zhongdian/Lijiang/Dali /Kunming/Shanghai Je me pose plusieurs questions (en fait bcp) Est-ce réalisable ? Sympathique? La route Kangding/Lijiang est elle difficile? Combien de temps nécessaire pour la réaliser? J'aimerai aussi bcp réaliser une étape entre Kunming et Shanghai (genre 24 ou 48h) car la distance en train me parait bien longue, quel endroit pourriez-vous me conseiller? Sur les longs trajets bus ou train?(je sais par exemple qu'en train il faut plus de 15h pour faire Xian/Chengdu) J'ai également entendu dire qu'il fallait renouveler son visa touristique après un mois de présence sur le territoire chinois, est ce exact? comment le fait-on? Voila quelques unes des nombreuses questions que je me pose.
Toutes les contributions, réponses, conseils, contre-indications, voire proposition d'itinéraires plus censés sont les bienvenus. merci d'avance
Séjour au Brésil pour un groupe d'environ vingt jeunes English translation pending
Bonjour,
Je dois organiser un séjour au Brésil pour un groupe d'environ 20 jeunes (12-14 ans) en 2009, j'aurais donc besoin de quelques conseils pour choisir l'hébergement, trouver des activités culturelles et sportives sympas, trouver un transport sur place...
Ainsi connaissez-vous des organismes spécialisés dans ce genre de séjour qui pourraient m'aider ?
Merci d'avance !
L'Istrie et la Croatie en août English translation pending
Bonjour,
Nous envisageons de partir en Croatie début août, pour profiter de la mer une semaine après un séjour dans les dolomites. Notre idée est d'aller au plus près, c'est à dire l'Istrie, pour ne pas faire trop de voiture pour 1 semaine. je ne connais pas du tout l'Istrie (ni même la croatie d'ailleurs). Evidemment on est en pleine saison, il y aura du monde. Est-il quand même possible de trouver un endroit pas trop bétonné, où on peut être un peu tranquille dans la nature, et profiter de la mer ?
Qui connait l'Istrie et peut me conseiller ? Merci d'avance !
Nous envisageons de partir en Croatie début août, pour profiter de la mer une semaine après un séjour dans les dolomites. Notre idée est d'aller au plus près, c'est à dire l'Istrie, pour ne pas faire trop de voiture pour 1 semaine. je ne connais pas du tout l'Istrie (ni même la croatie d'ailleurs). Evidemment on est en pleine saison, il y aura du monde. Est-il quand même possible de trouver un endroit pas trop bétonné, où on peut être un peu tranquille dans la nature, et profiter de la mer ?
Qui connait l'Istrie et peut me conseiller ? Merci d'avance !
Livingstone en Zambie ou Victoria Falls au Zimbabwe? English translation pending
bonjour
je suis en train de finaliser mon parcours de 37 j en AFS namibie et botswana, sans doute par l'intermédiaire de chaméléon pour la partie namibie et botswana ;
pour découvrir les victoria falls où vaut -il mieux loger ? en zambie ? au zimbabwe ?
notre loueur de voiture nous autorise sans supplément le zimbabwe mais pas la zambie mais chaméléon nous propose 2 nuits à livingstone en zambie .... peut-on passer de l'un à l'autre sans problème ?
peut on facilement laisser la voiture à kasane et aller en taxi collectif ou bus à livingstone ?
quelles activités intéressantes peuvent être faites avec des enfants ?
je vous envoie très prochainement mon parcours concocté grace à tous vos précieux posts, il me reste encore quelques retouches à faire ....
merci pour tous vos conseils
timlulu
Vingt jours à Bali avec trois enfants English translation pending
Bonjour,
nous envisageaons de partir en famille avec nos 3 enfants (de 4 à 9 ans) à bali pour 20 jours . Comme le vol est très cher, je voudrais être sur que cetted estiantion nous convient. j'ai donc besoin de tous vos témoignages. Nous ne sommes pas très plage et aimons visiter, le côté nature et les petites randonnées. 1)Qu'y a-t- il à faire à bali avec des enfants de 4 à 9 ANS (activités...) ? 2)Les plages sont-elles jolies (meme si nous ne comptons pas y passer 15 jours, c'est quand meme bien agréable de pouvoir se baigner!) ou vaut-il mieux aller à lombok pour finir le séjour. Dans ce cas, faut-il se protéger contre le palu ? 3) Quel budget faut-il compter par jour pour une famile comme la notre par jour (hebergement, nourriture) ?
merci pour toutes les infos que vous pourrez me donnez et qui pourront m'aider à faire mon choix!
nous envisageaons de partir en famille avec nos 3 enfants (de 4 à 9 ans) à bali pour 20 jours . Comme le vol est très cher, je voudrais être sur que cetted estiantion nous convient. j'ai donc besoin de tous vos témoignages. Nous ne sommes pas très plage et aimons visiter, le côté nature et les petites randonnées. 1)Qu'y a-t- il à faire à bali avec des enfants de 4 à 9 ANS (activités...) ? 2)Les plages sont-elles jolies (meme si nous ne comptons pas y passer 15 jours, c'est quand meme bien agréable de pouvoir se baigner!) ou vaut-il mieux aller à lombok pour finir le séjour. Dans ce cas, faut-il se protéger contre le palu ? 3) Quel budget faut-il compter par jour pour une famile comme la notre par jour (hebergement, nourriture) ?
merci pour toutes les infos que vous pourrez me donnez et qui pourront m'aider à faire mon choix!
Avis sur itinéraire de douze jours en Thaïlande English translation pending
Bonjour à tous,
je pars lundi prochain pour 14 jours en thailande ... ce sera mon premier voyage hors europe seule (et pas en voyage organisé) et j'ai une petite pointe d'appréhension ! En plus, je n'ai encore rien réservé ... mais cela c'est une vieille habitude chez moi ! Bref ... après avoir parcouru le forum et en fonction de mes envies, je me suis "construit" un petit itinéraire et j'aurai souhaité avoir votre avis (et éventuellement quelques infos pour le logement). Je précise que je n'aurai que 12 jours sur place, que c'est très court et que je préfère en faire moins que ce qui est proposé dans les circuits organisés et prendre mon temps pour savourer mes vacances et le pays. Si cette première approche me plait, j'y reviendrai ! Voilà donc ce que j'avais pensé: j'arrive le soir à bkk (mardi 27 nov), puis 3 jours prévu à bkk (visite des temples, klongs, marché flottant peut-être, chinatown ... puis je verrai sur place). A Bkk, pour me loger, je voulais aller dans une guest house : j'ai repéré (sur vf) dans le quartier de Tewet, Shanti Lodge et Taewez ou sur Khao San, les new siam house et wild orchid villa. Quels sont vos avis ? puis 2 jours à Ayutthaya (excursion organisée ou non ? et je me disais qu'y aller par train serait pas mal ?) retour 1 jour sur bkk (le 1er dec) départ pour Koh Chang le 2 dec jusqu'au 9 et retour le 9 à bkk pour départ vers la france le 10. Pour Koh Chang, j'ai plus ou moins repéré les plages suivantes : klong phrao beach, lonely beach ... je serai seule et je ne compte pas louer de scooter (je serai un véritable danger public je pense !) et je cherche un logement à un prix raisonnable (plutot style bungalow), assez accessible. J'ai vu sur Vf, le paradise cottage (mais je ne sais pas trop où il est situé et si je peux réserver à l'avance) ... et je n'ai pour l'instant pas d'autre option en vue ... si quelqu'un peut me conseiller une adresse, ce serait bienvenue 🙂
Merci d'avance pour ceux qui auront pris le temps de lire mon "long" message ... et pour ceux qui daigneront me donner une tite réponse !
Noti
je pars lundi prochain pour 14 jours en thailande ... ce sera mon premier voyage hors europe seule (et pas en voyage organisé) et j'ai une petite pointe d'appréhension ! En plus, je n'ai encore rien réservé ... mais cela c'est une vieille habitude chez moi ! Bref ... après avoir parcouru le forum et en fonction de mes envies, je me suis "construit" un petit itinéraire et j'aurai souhaité avoir votre avis (et éventuellement quelques infos pour le logement). Je précise que je n'aurai que 12 jours sur place, que c'est très court et que je préfère en faire moins que ce qui est proposé dans les circuits organisés et prendre mon temps pour savourer mes vacances et le pays. Si cette première approche me plait, j'y reviendrai ! Voilà donc ce que j'avais pensé: j'arrive le soir à bkk (mardi 27 nov), puis 3 jours prévu à bkk (visite des temples, klongs, marché flottant peut-être, chinatown ... puis je verrai sur place). A Bkk, pour me loger, je voulais aller dans une guest house : j'ai repéré (sur vf) dans le quartier de Tewet, Shanti Lodge et Taewez ou sur Khao San, les new siam house et wild orchid villa. Quels sont vos avis ? puis 2 jours à Ayutthaya (excursion organisée ou non ? et je me disais qu'y aller par train serait pas mal ?) retour 1 jour sur bkk (le 1er dec) départ pour Koh Chang le 2 dec jusqu'au 9 et retour le 9 à bkk pour départ vers la france le 10. Pour Koh Chang, j'ai plus ou moins repéré les plages suivantes : klong phrao beach, lonely beach ... je serai seule et je ne compte pas louer de scooter (je serai un véritable danger public je pense !) et je cherche un logement à un prix raisonnable (plutot style bungalow), assez accessible. J'ai vu sur Vf, le paradise cottage (mais je ne sais pas trop où il est situé et si je peux réserver à l'avance) ... et je n'ai pour l'instant pas d'autre option en vue ... si quelqu'un peut me conseiller une adresse, ce serait bienvenue 🙂
Merci d'avance pour ceux qui auront pris le temps de lire mon "long" message ... et pour ceux qui daigneront me donner une tite réponse !
Noti
Croisière sur le Millenium Celebrity dans les Caraïbes English translation pending
coucou
quelqu'un fait-il le voyage sur le millenium celebrity cruise le 6 janvier 2008 départ fort lauderdale
merci
à bientot
Espagne: Madrid, entre travail et découverte English translation pending
Il n’est pas facile de combiner le travail et la découverte d’une ville, d’autant que dans le cas présent je suis arrivé sur place avec 39 de fièvre. Résultat, la première soirée m’a permis de rien voir à part ma chambre d’hôtel. Bien souvent le regard que j’ai sur les villes où je me déplace est limité à une vision nocturne. Cette fois-ci, j’ai eu l’occasion d’aller un peu plus loin. Ca reste superficiel par rapport à tout ce que l’on peux trouver dans des guides de voyages mais je considère que c’est toujours mieux que rien, d’autant que ce n’est pas le but de ma visite, et cela m’a donné envie d’y retourner pour approfondir. En dehors de nombreuses fois dans les Iles Baléares, il y a très longtemps, je n’étais jamais venu en Espagne.
Dans les paragraphes suivants, vous découvrirez donc une balade nocturne dans Madrid (6 heures de balade environ), puis une petite vision de jour (3 heures de balade environ) et ensuite un petit complément (3 heures de balades environ) avant de devoir repartir vers une autre destination, en l’occurrence le grand nord à Oslo.
JEUDI 08 NOVEMBRE 2007 – DÉCOUVERTE NOCTURNE
Je pars de mon hôtel après le boulot pour aller dîner à pied au restaurant Balear qui se trouve près de la place Iglesia. Une très bonne adresse pour une paella. Une adresse qui m’a été communiquée par un collègue qui travail à Madrid et à qui j’ai demandé ou je pourrais trouver des spécialités en dehors du Cocido Madrilene qui j’ai mangé le midi. Le cadre est assez cossu et la carte plutôt variée en paella. Le personnel ne parle pas vraiment anglais ou français, mais finalement, je m’en sors pas mal, j’ai même droit à un digestif local pour terminer.

De là, je rejoins la place Puerto del sol en métro pour une marche nocturne dans Madrid. La station est facile à trouver car c’est SOL. J’assiste à un mini concert péruvien sur la place près de calle de Alcala avec un musicien jouant d’une flûte de pan extrêmement large. Ce mini concert improvisé attire beaucoup de monde et l’ambiance est très conviviale. Petit tour sur la place qui est très sympa et plutôt animée pour l’heure. Une statue de Charles III à cheval se trouve sur un coté de la place avec une jolie fontaine juste à coté. Au milieu se trouvent quelques colonnes lampadaires qui font face à un bâtiment qui ressemble à une mairie ou un bâtiment publique plutôt bien éclairé. Au bout de la place, je m’engage dans la calle Mayor en direction de la Plaza Mayor. Cette rue est très agréable et, malgré l’heure plus qu’avancée, les gens se promènent encore. Je me laisse à flâner dans cette rue jusqu’à la Plaza de la villa, une place sans prétention ou se trouve un bâtiment du XV ème siècle, La Torre de los Lujanes. D’après mon plan, j’ai du passer devant la Plaza Mayor sans la voir. Moi qui étais persuadé qu’il était impossible de la raté. Bon, je fais demi-tour, effectivement, je n’étais pas bien loin et avec ses petites entrées… Je passe par la Plaza Morenas et j’entre sur la Plaza Mayor. Première impression, je voyais ça beaucoup plus grand. Grande déception, le sol est couvert de chaises en prévision de la fête Almudena du vendredi 9 novembre. Bref, pas une très grosse impression suite au premier contact. Je me dis qu’il faudra que j’essai de repasser après cette fête.

En sortant de la place, je reprend la calle Mayor vers la Plaza de la villa que j’ai vu tout à l’heure pour aller jusqu’au Palacio Real. Au bout de la calle Mayor, je prends à droite en direction de Plaza d’Espana. Ce n’est pas bien difficile car le bout de calle Mayor arrive à la Cathédrale de la Almudena qui fait face au Palacio Real. C’est une Cathédrale très imposante même si de nuit sont éclairage pourrais la mettre plus en valeur. Elle est dédié à la sainte patronne de Madrid, fût construite en 1879 et inauguré par le Pape en 1993. Une des entrées de cette Cathédrale fait face à une entrée du Palacio Real. Sous cet angle, il fait beaucoup moins imposant que je ne le pensais, par contre l’architecture est très carrée. En fait, cette partie n’est que le bout du bâtiment, donc sa largeur. Sur cette place, entre la Cathédrale de la Almudena et le Palacio Real, malheureusement il y a des travaux, et je ne peux accéder à la vue sur le Parque del Campo del Moro. Vu l’heure, je pense que je ne manque pas grand-chose. Par contre, je peux voir la place d’Arme à l’intérieur du Palacio Real. Je continue ensuite vers la Plaza d’Espana en longeant le Palacio Real. Effectivement, il est plutôt tout en longueur. A force de marcher, j’ai l’impression qu’il est plus grand que Versailles mais assez mal mis en valeur du fait qu’il est en plein centre ville. Devant ce qui devait être une grande entrée, car elle semble ne plus être utilisé, se trouve la Plaza de Oriente avec une fontaine centrale rehaussé par un cavalier. Tout autour de cette place se trouve des sculptures des précédents rois. En poursuivant vers la Plaza d’Espana, j’arrive au bout du Palacio Real. A cette endroit se trouve l’entrée du jardin des Sabatini en contre-bas puis du Parque del Campo del Moro plus loin. Il est fermé à cette heure, mais l’éclairage qui en ressors en direction du Palacio Real est vraiment impressionnant, il y a un coté magique car de là et malgré la nuit bien tombé, nous sommes assez en hauteur avec une vue très dégagé et le Palacio Real sur la partie gauche de la vue. Un intérêt de cette heure tardive est aussi qu’il n’y a presque personne, c’est plutôt agréable et différent de Puerto del sol et calle mayor.

Il est maintenant 1h du matin largement passée et je refais le chemin inverse jusqu’à Puerto del Sol pour prendre le dernier métro et rejoindre mon hôtel. Sur le retour par Calle Mayor, il y a toujours un peu de monde dans les rues et malgré que l’on soit en novembre la température est plus que douce, c’est plutôt agréable et ça donne envie de continuer la balade.
VENDREDI 09 NOVEMBRE 2007 – DÉCOUVERTE DE JOUR
Aujourd’hui, c’est férié à Madrid, c’est la fête pour la Almudena la sainte patronne de Madrid. Résultat, je travail dans l’hôtel. En fin de journée, je décide de partir en ville découvrir Madrid de jour. Métro jusqu’à Banco de Espana ou se trouve la Plaza de Cibeles. C’est ici que le Real de Madrid vient faire quelques fêtes. Au milieu de la place se trouve une impressionnante statue de Cybèle la déesse de la fertilité monté sur un char dirigé par deux lions. De l’autre coté de la place se trouve le Palacio de Communicaciones que certains ici comparent à une pièce montée tellement sont architecture est étrange. Il a été construit entre 1905 et 1917 pour abriter les services postaux espagnol.

La Plaza Cibelles se trouve au bout de Paseo del Prado, une élégante avenue plantée d’arbre construite par Charles III au XVIIIème siècle. Cette avenue est très reposante et donne l’impression de marcher dans un parc. De part et d’autre se trouve de magnifiques batiments utilisés en musée pour certaines, comme le Museo Naval le Museo Thyssen-Bornemisza ou encore le Prado plus loin. En descendant cette avenue, je fais le tour de la Plaza de la Lealtad. En son centre se trouve un Obélisque comme celui de la concorde à Paris, il fait face à un élégant bâtiment néo-classique qui héberge la bourse de Madrid. Plus loin sur le Paseo del Prado, se trouve deux des plus grands hôtels de Madrid sur Plaza Canovas del Castillo, il s’agit de l’hôtel Palace et l’hôtel Ritz. Au milieu de cette place se trouve une statue de Neptune debout sur un char tiré par deux chevaux.

Après être passé devant le musée du Prado et sa façade néo-classique, décidément, je rentre dans le Parque del Buen Retiro. Ce parc offres aux Madrilènes un espace de 100ha. C’est l’ancien jardin royal du Real Sitio del Buen Retiro de Philippe IV. En son centre, se trouve un grand lac ou il est possible de louer une barque. Autour de se lac, l’ambiance est étonnante, des danseurs de salsa, flamenco, de voyant, des magiciens, des peintres portraitistes côtoient les madrilènes en promenades. Sur le bord est du lac se trouve un étonnant monument dédié à Alphonse XII. Au sud du lac se trouve deux bâtiments Ricardo Velàsquez Bosco utilisé pour des expositions temporaires. La balade dans ce parc est très agréable, par moment, il donne l’impression d’être en pleine forêt avec les arbres et les feuilles jaunes au sol et à d’autre moment rappel que l’on est en ville avec le lac, ses barques et ses familles en balade. Je sors de ce parc par la porte Nord-Ouest en empruntant l’Avenida de Méjico qui me conduit à Puerta de Alcala. Il s’agit du plus grandiose monument commandé par Charles III, c’est un Arc de Triomphe néo-classique malheureusement pas très bien placés au milieu de toute cette circulation. Jusqu’au XIXème siècle, cette porte marquait la limite est de Madrid.

Sur de nombreuses cartes postales de Madrid est représenté les arènes. Après cette petite balade dans le Madrid des Bourbons, je récupère le métro pour rejoindre les arènes situées plus à l’est et un peu à l’écart du centre. Sur place c’est un peu la déception, les arènes sont utilisées pour un cirque qui a installé ses caravanes tout au tour à tel point qu’il est difficile de se faire une idée ou même de voir quoique se soit à moins de 5 mètres de haut. Un grand chapiteau recouvre même l’entrée. L’impression reste moyenne même si en Espagne ces arènes sont considérées comme les plus belles. Le style de construction est appelé néo-mudéjar composé d’arc en fer à cheval et de parement de brique et d’azulejos. Autour, il y a pleins de statues qui commémorent Antonio Bienvenida et José Cubero, deux matadors renommés.

Après cette balade un peu à l’écart du centre, je retourne en métro jusqu’à la Puerta del Sol puis à pied jusqu’à mon hôtel avant d’aller manger à Monteprincipe dans le quartier d’Iglesia. La décoration de ce restaurant est assez étrange mais très fashion. La cuisine est composée de spécialités plutôt pour une clientèle locale. Exit, donc, Paella et Cocido Madrilène et place à des plats dont les noms m’ont déjà échappés. Retour à l’hôtel à pied tellement il est agréable de se balader dans cette ville.
SAMEDI 10 NOVEMBRE 2007 – DÉCOUVERTE MATINALE
Le samedi matin fût très court car je devais prendre mon avion en direction d’Oslo vers 14 heures. Ne sachant pas exactement quoi faire, j’ai voulu refaire une partie du trajet de la première journée fait de nuit pour cette fois-ci en avoir une vision de jour.
Me voici donc de nouveau à la Puerta del Sol avec un visage bien différent. Les lumières et la population piétonne à fait place à d’incessant vas et viens de voiture. Evidement, l’architecture reste la même et affiche un visage assez agréable quand même. J’ai quand même préférence pour ma vision de nuit.
Dans la calle Mayor en revanche, là ça grouille de monde, les magasins sont ouverts et les gens de Madrid en profitent. Sur la Plaza Mayor, là gros sourire, les chaises ne sont plus là et le soleil illumine cette place de manière extra ordinaire. Les façades qui ne m’avaient pas fait beaucoup d’effet la première fois, sont, cette fois-ci, de toute beauté. C’est vraiment une très jolie place.

Je poursuis vers le Palacio Real qui est couvert de monde. Je préférai ma vision nocturne avec moins de touristes. L’impression reste la même que la première fois, c’est grandiose. Je regrette juste de ne pas avoir eu le temps d’y entrer et je continue vers Plaza de Espana que je n’ai pas encore vu.
Cette place est étrange, peut-être parce que de part son nom, je m’en faisais une idée bien différente. Au bout de cette place, trône un bâtiment impressionnant qui, sous certains angles me rappel les immeubles staliniens de Moscou. C’est l’Edificio de Espana construit par Franco entre 1947 et 1953. Au milieu de cette place se trouve un jardin qui entoure un monument dédié à Cervantes et édifié en 1927. Sous la statue de l’écrivain se trouve une statue de Don Quichotte chevauchant Rossinante avec à ses cotés son valet Sancho Pança sur son âne. L’ensemble est des plus agréable avec tous ces arbres et ce bassin qui fait face à ces statues.

Je poursuis ma balade en remontant calle de la Princesa à partir de la Plaza de Espana. La balade est sympathique mais dans ce quartier il n’y a rien d’exceptionnel à voir, juste la vie quotidien des madrilènes. Une fois arrivée à Arguelles dans un grand centre commercial qui héberge entre autre El Corte Inglès, je prends le métro pour aller voir la Plaza de Colon.
La Plaza de Colon, me déçoit un peu, sans doute parce qu’il y avait pas mal de travaux. Sur cette place se trouve une magnifique colonne dédiée à Christophe Colomb. Planté au milieu de tous ces grand building c’est assez étonnant. De part et d’autre de chaque route, se trouve une multitude de fontaine assez simple mais du plus bel effet.

L’heure avançant malheureusement trop vite, je décide de rejoindre mon hôtel à pied. D’ici, ça fait une bonne heure de marche mais dans une ville vraiment très agréable et de plus avec un climat qui ne donne pas vraiment envie de rejoindre Oslo…
Dans les paragraphes suivants, vous découvrirez donc une balade nocturne dans Madrid (6 heures de balade environ), puis une petite vision de jour (3 heures de balade environ) et ensuite un petit complément (3 heures de balades environ) avant de devoir repartir vers une autre destination, en l’occurrence le grand nord à Oslo.
JEUDI 08 NOVEMBRE 2007 – DÉCOUVERTE NOCTURNE
Je pars de mon hôtel après le boulot pour aller dîner à pied au restaurant Balear qui se trouve près de la place Iglesia. Une très bonne adresse pour une paella. Une adresse qui m’a été communiquée par un collègue qui travail à Madrid et à qui j’ai demandé ou je pourrais trouver des spécialités en dehors du Cocido Madrilene qui j’ai mangé le midi. Le cadre est assez cossu et la carte plutôt variée en paella. Le personnel ne parle pas vraiment anglais ou français, mais finalement, je m’en sors pas mal, j’ai même droit à un digestif local pour terminer.

De là, je rejoins la place Puerto del sol en métro pour une marche nocturne dans Madrid. La station est facile à trouver car c’est SOL. J’assiste à un mini concert péruvien sur la place près de calle de Alcala avec un musicien jouant d’une flûte de pan extrêmement large. Ce mini concert improvisé attire beaucoup de monde et l’ambiance est très conviviale. Petit tour sur la place qui est très sympa et plutôt animée pour l’heure. Une statue de Charles III à cheval se trouve sur un coté de la place avec une jolie fontaine juste à coté. Au milieu se trouvent quelques colonnes lampadaires qui font face à un bâtiment qui ressemble à une mairie ou un bâtiment publique plutôt bien éclairé. Au bout de la place, je m’engage dans la calle Mayor en direction de la Plaza Mayor. Cette rue est très agréable et, malgré l’heure plus qu’avancée, les gens se promènent encore. Je me laisse à flâner dans cette rue jusqu’à la Plaza de la villa, une place sans prétention ou se trouve un bâtiment du XV ème siècle, La Torre de los Lujanes. D’après mon plan, j’ai du passer devant la Plaza Mayor sans la voir. Moi qui étais persuadé qu’il était impossible de la raté. Bon, je fais demi-tour, effectivement, je n’étais pas bien loin et avec ses petites entrées… Je passe par la Plaza Morenas et j’entre sur la Plaza Mayor. Première impression, je voyais ça beaucoup plus grand. Grande déception, le sol est couvert de chaises en prévision de la fête Almudena du vendredi 9 novembre. Bref, pas une très grosse impression suite au premier contact. Je me dis qu’il faudra que j’essai de repasser après cette fête.

En sortant de la place, je reprend la calle Mayor vers la Plaza de la villa que j’ai vu tout à l’heure pour aller jusqu’au Palacio Real. Au bout de la calle Mayor, je prends à droite en direction de Plaza d’Espana. Ce n’est pas bien difficile car le bout de calle Mayor arrive à la Cathédrale de la Almudena qui fait face au Palacio Real. C’est une Cathédrale très imposante même si de nuit sont éclairage pourrais la mettre plus en valeur. Elle est dédié à la sainte patronne de Madrid, fût construite en 1879 et inauguré par le Pape en 1993. Une des entrées de cette Cathédrale fait face à une entrée du Palacio Real. Sous cet angle, il fait beaucoup moins imposant que je ne le pensais, par contre l’architecture est très carrée. En fait, cette partie n’est que le bout du bâtiment, donc sa largeur. Sur cette place, entre la Cathédrale de la Almudena et le Palacio Real, malheureusement il y a des travaux, et je ne peux accéder à la vue sur le Parque del Campo del Moro. Vu l’heure, je pense que je ne manque pas grand-chose. Par contre, je peux voir la place d’Arme à l’intérieur du Palacio Real. Je continue ensuite vers la Plaza d’Espana en longeant le Palacio Real. Effectivement, il est plutôt tout en longueur. A force de marcher, j’ai l’impression qu’il est plus grand que Versailles mais assez mal mis en valeur du fait qu’il est en plein centre ville. Devant ce qui devait être une grande entrée, car elle semble ne plus être utilisé, se trouve la Plaza de Oriente avec une fontaine centrale rehaussé par un cavalier. Tout autour de cette place se trouve des sculptures des précédents rois. En poursuivant vers la Plaza d’Espana, j’arrive au bout du Palacio Real. A cette endroit se trouve l’entrée du jardin des Sabatini en contre-bas puis du Parque del Campo del Moro plus loin. Il est fermé à cette heure, mais l’éclairage qui en ressors en direction du Palacio Real est vraiment impressionnant, il y a un coté magique car de là et malgré la nuit bien tombé, nous sommes assez en hauteur avec une vue très dégagé et le Palacio Real sur la partie gauche de la vue. Un intérêt de cette heure tardive est aussi qu’il n’y a presque personne, c’est plutôt agréable et différent de Puerto del sol et calle mayor.

Il est maintenant 1h du matin largement passée et je refais le chemin inverse jusqu’à Puerto del Sol pour prendre le dernier métro et rejoindre mon hôtel. Sur le retour par Calle Mayor, il y a toujours un peu de monde dans les rues et malgré que l’on soit en novembre la température est plus que douce, c’est plutôt agréable et ça donne envie de continuer la balade.
VENDREDI 09 NOVEMBRE 2007 – DÉCOUVERTE DE JOUR
Aujourd’hui, c’est férié à Madrid, c’est la fête pour la Almudena la sainte patronne de Madrid. Résultat, je travail dans l’hôtel. En fin de journée, je décide de partir en ville découvrir Madrid de jour. Métro jusqu’à Banco de Espana ou se trouve la Plaza de Cibeles. C’est ici que le Real de Madrid vient faire quelques fêtes. Au milieu de la place se trouve une impressionnante statue de Cybèle la déesse de la fertilité monté sur un char dirigé par deux lions. De l’autre coté de la place se trouve le Palacio de Communicaciones que certains ici comparent à une pièce montée tellement sont architecture est étrange. Il a été construit entre 1905 et 1917 pour abriter les services postaux espagnol.

La Plaza Cibelles se trouve au bout de Paseo del Prado, une élégante avenue plantée d’arbre construite par Charles III au XVIIIème siècle. Cette avenue est très reposante et donne l’impression de marcher dans un parc. De part et d’autre se trouve de magnifiques batiments utilisés en musée pour certaines, comme le Museo Naval le Museo Thyssen-Bornemisza ou encore le Prado plus loin. En descendant cette avenue, je fais le tour de la Plaza de la Lealtad. En son centre se trouve un Obélisque comme celui de la concorde à Paris, il fait face à un élégant bâtiment néo-classique qui héberge la bourse de Madrid. Plus loin sur le Paseo del Prado, se trouve deux des plus grands hôtels de Madrid sur Plaza Canovas del Castillo, il s’agit de l’hôtel Palace et l’hôtel Ritz. Au milieu de cette place se trouve une statue de Neptune debout sur un char tiré par deux chevaux.

Après être passé devant le musée du Prado et sa façade néo-classique, décidément, je rentre dans le Parque del Buen Retiro. Ce parc offres aux Madrilènes un espace de 100ha. C’est l’ancien jardin royal du Real Sitio del Buen Retiro de Philippe IV. En son centre, se trouve un grand lac ou il est possible de louer une barque. Autour de se lac, l’ambiance est étonnante, des danseurs de salsa, flamenco, de voyant, des magiciens, des peintres portraitistes côtoient les madrilènes en promenades. Sur le bord est du lac se trouve un étonnant monument dédié à Alphonse XII. Au sud du lac se trouve deux bâtiments Ricardo Velàsquez Bosco utilisé pour des expositions temporaires. La balade dans ce parc est très agréable, par moment, il donne l’impression d’être en pleine forêt avec les arbres et les feuilles jaunes au sol et à d’autre moment rappel que l’on est en ville avec le lac, ses barques et ses familles en balade. Je sors de ce parc par la porte Nord-Ouest en empruntant l’Avenida de Méjico qui me conduit à Puerta de Alcala. Il s’agit du plus grandiose monument commandé par Charles III, c’est un Arc de Triomphe néo-classique malheureusement pas très bien placés au milieu de toute cette circulation. Jusqu’au XIXème siècle, cette porte marquait la limite est de Madrid.

Sur de nombreuses cartes postales de Madrid est représenté les arènes. Après cette petite balade dans le Madrid des Bourbons, je récupère le métro pour rejoindre les arènes situées plus à l’est et un peu à l’écart du centre. Sur place c’est un peu la déception, les arènes sont utilisées pour un cirque qui a installé ses caravanes tout au tour à tel point qu’il est difficile de se faire une idée ou même de voir quoique se soit à moins de 5 mètres de haut. Un grand chapiteau recouvre même l’entrée. L’impression reste moyenne même si en Espagne ces arènes sont considérées comme les plus belles. Le style de construction est appelé néo-mudéjar composé d’arc en fer à cheval et de parement de brique et d’azulejos. Autour, il y a pleins de statues qui commémorent Antonio Bienvenida et José Cubero, deux matadors renommés.

Après cette balade un peu à l’écart du centre, je retourne en métro jusqu’à la Puerta del Sol puis à pied jusqu’à mon hôtel avant d’aller manger à Monteprincipe dans le quartier d’Iglesia. La décoration de ce restaurant est assez étrange mais très fashion. La cuisine est composée de spécialités plutôt pour une clientèle locale. Exit, donc, Paella et Cocido Madrilène et place à des plats dont les noms m’ont déjà échappés. Retour à l’hôtel à pied tellement il est agréable de se balader dans cette ville.
SAMEDI 10 NOVEMBRE 2007 – DÉCOUVERTE MATINALE
Le samedi matin fût très court car je devais prendre mon avion en direction d’Oslo vers 14 heures. Ne sachant pas exactement quoi faire, j’ai voulu refaire une partie du trajet de la première journée fait de nuit pour cette fois-ci en avoir une vision de jour.
Me voici donc de nouveau à la Puerta del Sol avec un visage bien différent. Les lumières et la population piétonne à fait place à d’incessant vas et viens de voiture. Evidement, l’architecture reste la même et affiche un visage assez agréable quand même. J’ai quand même préférence pour ma vision de nuit.
Dans la calle Mayor en revanche, là ça grouille de monde, les magasins sont ouverts et les gens de Madrid en profitent. Sur la Plaza Mayor, là gros sourire, les chaises ne sont plus là et le soleil illumine cette place de manière extra ordinaire. Les façades qui ne m’avaient pas fait beaucoup d’effet la première fois, sont, cette fois-ci, de toute beauté. C’est vraiment une très jolie place.

Je poursuis vers le Palacio Real qui est couvert de monde. Je préférai ma vision nocturne avec moins de touristes. L’impression reste la même que la première fois, c’est grandiose. Je regrette juste de ne pas avoir eu le temps d’y entrer et je continue vers Plaza de Espana que je n’ai pas encore vu.
Cette place est étrange, peut-être parce que de part son nom, je m’en faisais une idée bien différente. Au bout de cette place, trône un bâtiment impressionnant qui, sous certains angles me rappel les immeubles staliniens de Moscou. C’est l’Edificio de Espana construit par Franco entre 1947 et 1953. Au milieu de cette place se trouve un jardin qui entoure un monument dédié à Cervantes et édifié en 1927. Sous la statue de l’écrivain se trouve une statue de Don Quichotte chevauchant Rossinante avec à ses cotés son valet Sancho Pança sur son âne. L’ensemble est des plus agréable avec tous ces arbres et ce bassin qui fait face à ces statues.

Je poursuis ma balade en remontant calle de la Princesa à partir de la Plaza de Espana. La balade est sympathique mais dans ce quartier il n’y a rien d’exceptionnel à voir, juste la vie quotidien des madrilènes. Une fois arrivée à Arguelles dans un grand centre commercial qui héberge entre autre El Corte Inglès, je prends le métro pour aller voir la Plaza de Colon.
La Plaza de Colon, me déçoit un peu, sans doute parce qu’il y avait pas mal de travaux. Sur cette place se trouve une magnifique colonne dédiée à Christophe Colomb. Planté au milieu de tous ces grand building c’est assez étonnant. De part et d’autre de chaque route, se trouve une multitude de fontaine assez simple mais du plus bel effet.

L’heure avançant malheureusement trop vite, je décide de rejoindre mon hôtel à pied. D’ici, ça fait une bonne heure de marche mais dans une ville vraiment très agréable et de plus avec un climat qui ne donne pas vraiment envie de rejoindre Oslo…
Voyage en Nouvelle-Angleterre (États-Unis) English translation pending
Bonjour,
Je compte voyage avec ma petite famille à Boston entre fin octobre et début novembre. J'arriverai à Boston et y resterai pour 5 jours. Je connais ce coin un peu et ai des amis sur place. mais je voudrai plutôt des infos sur la Nouvelle Angleterre, afin de fire une boucle en voiture d'une dizaine de jours. J'ai renoncé à aller au Québec car trop froid et pas mal de choses y seront fermés au niveau touristique;
Je pense à aller dans le Vermont, le Maine ou encore Rhode Island. Si quelqu'un a des tuyaux sur des sites incontournables, je suis preneur !!!
Quel temps est-il censé faire à cette période ? Dois-je plutôt aller plus au sud (connecticut...)
Merci d'avance pour votre aide.
Je compte voyage avec ma petite famille à Boston entre fin octobre et début novembre. J'arriverai à Boston et y resterai pour 5 jours. Je connais ce coin un peu et ai des amis sur place. mais je voudrai plutôt des infos sur la Nouvelle Angleterre, afin de fire une boucle en voiture d'une dizaine de jours. J'ai renoncé à aller au Québec car trop froid et pas mal de choses y seront fermés au niveau touristique;
Je pense à aller dans le Vermont, le Maine ou encore Rhode Island. Si quelqu'un a des tuyaux sur des sites incontournables, je suis preneur !!!
Quel temps est-il censé faire à cette période ? Dois-je plutôt aller plus au sud (connecticut...)
Merci d'avance pour votre aide.
Costa Rica ou Guatemala en été? English translation pending
Bonjour à tous,
Une nouvelle voyageuse. J'hésite pour le mois de juillet aout l'été prochain entre Guatemala et Costa Rica....lequel est le moins couteux???De plus, je ne sais pas si je devrais y faire un séjour linguistique, ou simplement voyager.On m'a mentionné qu'avec les séjours linguistiques ca devenait moins cher et que qqn nous prenais en main dès ton arrivé!!! Qu'en pensez-vous?
Thaïlande ou Philippines cet hiver? English translation pending
Bonjour,
Avec mon chéri nous voulons partir cet hiver vu que nous n'avons pas de vacances cet été. Mais nous hésitons encore entre la Thailande et les Philippines. Personellement je crois que je préfererai les Philippines, moins touristique je crois... J'éspère que quelqu'un pourrait me conseiller sur ces deux endroits... Merci d'avance, Ornella
Avec mon chéri nous voulons partir cet hiver vu que nous n'avons pas de vacances cet été. Mais nous hésitons encore entre la Thailande et les Philippines. Personellement je crois que je préfererai les Philippines, moins touristique je crois... J'éspère que quelqu'un pourrait me conseiller sur ces deux endroits... Merci d'avance, Ornella
Que faire dans le parc des Everglades? (Etats-Unis) English translation pending
J'aurais aimé obtenir plus d'informations quant à ce parc. Les guides touristiques n'en disent pas grand'chose... Apparemment, il y a trois entrées. Donnent-elles toutes accès à tout ce qu'il y a à y voir ? Où faire de l'Air boat sans être 100 sur le bateau ? A part ça, que faire de plus ? Les paysages sont-ils tous les mêmes dans le parc ? Si non, quels sont-ils ? Doit-on y consacrer une journée entière ? Et existe-t-il des possibilité d'y dormir à proximité afin d'aller directement aux Keys le lendemain sans être obligé de repasser par Miami ? Comme vous le voyez, j'ai besoin de beaucoup d'informations... Merci d'avance😉
Vélo ou tandem pour le trajet Marseille/Bordeaux? English translation pending
Bonjour a tous
voilà, avec mon amie nous souhaitons fin juillet faire un petit voyage à vélo reliant Marseille à Bordeaux
630km environ
nous ne savons pas encore avec quel vélo nous le ferons.
soit avec un VTT et un cruiser califernien
soit avec 2 cruisers californien
soit avec un VTT Tandem
ou soit avec un Cruiser Tandem
nous avons 22 et 18 ans
pas vraiment en super forme physique
ont prendra notre temps pour faire nos kilomètre par jour
nous posons notre question à ceux qui ont déjà pratiqué le vélo et le tandem
que nous conseillez-vous ?
Merci pour toute réponse
Adele et Arnaud
voilà, avec mon amie nous souhaitons fin juillet faire un petit voyage à vélo reliant Marseille à Bordeaux
630km environ
nous ne savons pas encore avec quel vélo nous le ferons.
soit avec un VTT et un cruiser califernien
soit avec 2 cruisers californien
soit avec un VTT Tandem
ou soit avec un Cruiser Tandem
nous avons 22 et 18 ans
pas vraiment en super forme physique
ont prendra notre temps pour faire nos kilomètre par jour
nous posons notre question à ceux qui ont déjà pratiqué le vélo et le tandem
que nous conseillez-vous ?
Merci pour toute réponse
Adele et Arnaud
Les endroits à ne pas rater à Montréal? English translation pending
Si le sujet a déjà été abordé merci de me transmettre les liens :)
Tout est dans le titre, j'ai acheté un guide mais j'ai peur de rater des trucs sympas (et puis tout n'est pas dans les guides! ;)
Tout est dans le titre, j'ai acheté un guide mais j'ai peur de rater des trucs sympas (et puis tout n'est pas dans les guides! ;)