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Sud Lipez et Salar d'Uyuni English translation pending
Bonjour,
Ma femme et moi (73 et 65 ans) envisageons un voyage de six semaines au Pérou et en
Bolivie, qui se répartirait globalement entre 4 semaines pour le Pérou et deux semaines
pour la Bolivie. Ma grande interrogation concerne le Salar d'Uyuni et le Sud Lipez.
Beaucoup de voyageurs préconisent de démarrer le tour à Tupiza afin d'éviter
les départs "très" groupés de 4/4. (de plus petits groupes, une meilleure prise en charge...)
Si j'ai précisé nos âges respectifs c'est parce que beaucoup d'avis sur le forum sont
donnés par de jeunes voyageurs, qui sont en général très enthousiastes par leur
périple de 4 ou 5 jours dans le sud Lipez et le Salar, et que nous ne voyageons pas
nécessairement dans les mêmes conditions qu'eux.
Ainsi, j'ai lu que l'agence Tupiza tour, par ailleurs bien recommandée, organisait
des tours avec des vans de 12 personnes. Nous n'avons plus tellement l'âge du voyage
de type auberge de jeunesse et je crains aussi les logements de type dortoir.
J'aimerais avoir des retours d'expériences de voyageurs ayant visités cette partie de
la Bolivie dans de bonnes conditions de voyage (transport, guide et/ou cuisinier
et chauffeur, logement aux étapes, ...) quelle agence? Quel point de chute à Tupiza
et/ou à Uyuni? Merci pour votre aide.
Je vous invite à découvrir l'Alaska English translation pending
DU 22 AU 30 MAI 2014
Plusieurs vidéos sont insérées dans le présent texte. Il suffit de cliquer sur l'image pour démarrer la vidéo. Pour un meilleur résultat, il est préférable de les visionner directement sur YouTube en cliquant sur le lien suivant: ALASKA .
Depuis le temps que nous entendions parler de cette fameuse croisière en Alaska, c'était maintenant notre tour de s'y rendre en mai 2014. Toutes les personnes qui nous ont parlé de cette croisière sont revenues enchantées de leur expérience. Nous ne faisons pas exception à la règle. Notre voyage a été mémorable et les magnifiques paysages que nous avons pu découvrir tout le long de notre parcours resteront gravés à tout jamais dans notre mémoire.
ANCHORAGE
Nous sommes partis de Québec sur un vol d'Air Canada. Nous avions deux escales: une à Toronto et l'autre à Vancouver. De Vancouver à Anchorage, notre vol était opéré par Air Canada Rouge. Excellent service offert par un personnel bilingue à bord de tous ces vols .
Nous sommes arrivés en début d'après-midi à l'aéroport d'Anchorage. A notre arrivée, nous avions déjà le plaisir de découvrir une ville entourée de belle montagnes dont les sommets étaient encore recouverts d'une couche de neige. A la sortie de l'aéroport, nous avons été surpris par la chaleur qui y régnait.
Nous avions réservé une chambre à l'hôtel Super 8 Anchorage. Cet hôtel offre un service de navette entre l'hôtel et l'aéroport et il est situé à quelques kilomètres du centre-ville d'Anchorage. Cet établissement offre un excellent rapport qualité-prix. Le petit déjeuner continental est inclus et le service internet sans fil est gratuit. Le personnel de cet hôtel est remarquable et vraiment serviable.
Nous avons eu le plaisir d'apprendre que la navette était également offerte entre l'hôtel et la station de train d'Anchorage. Et oui, le lendemain matin, nous allions prendre le train en direction de Seward pour ensuite monter à bord du bateau de croisière Radiance of the Seas. Une belle aventure débutait pour nous!
Étant donné que nous ne restions qu'une seule journée à Anchorage, j'avais déjà fait une recherche afin de planifier certaines activités. Il faut dire que les journées sont longues à Anchorage. En mai, Anchorage bénéficie d'une vingtaine d'heures d'ensoleillement.
Nous sommes donc allés sur le toit du Easy Park situé au 420 B Street afin d'avoir une superbe vue de la ville et des montagnes qui l'entourent.
Par la suite, nous nous sommes dirigés chez Pablo Bicycle Rentals au 501 L Street. Nous avons loué chacun un vélo afin d'entreprendre une randonnée sur la "Tony Coastal Trail". Ce sentier, d'une longueur de 12 milles, débute au centre-ville d'Anchorage et se rend jusqu'à Kincaid.
Nous nous sommes rendus jusqu'au Point Woronzof afin d'avoir une vue panoramique de Cook Inlet, du Mont McKinley et de la ville d'Anchorage (Anchorage skyline). J'étais un peu inquiète car je savais que l'on pouvait rencontrer des aigles, des ours, des orignaux et autres acabits de ce genre le long de notre parcours. Cependant, nous n'en avons rencontré aucun. Il faut dire qu'il y avait beaucoup de monde sur ce sentier. Alors, les bêtes devaient se tenir à l'écart...
Nous avions également prévu d'assister à un visionnement de "Alaska Naturally", un documentaire sur les aurores boréales. Cependant, nous avons appris que les séances ne débutaient que le lendemain de notre arrivée.
Il y a également un zoo à Anchorage. Nous aurions bien aimé le visiter, mais nous avons manqué de temps.
Vers minuit, j'ai jeté un coup d'oeil par la fenêtre et il faisait encore clair dehors. C'est vraiment tout un avantage lorsque l'on songe que l'on a plus de temps pour les activités ainsi que l'entretien extérieur...
ANCHORAGE A SEWARD A BORD DU GOLDSTAR DOME TRAIN
Nous nous sommes levés tôt et avons pris la navette qui nous a amenés à la station de train. Lors de notre arrivée, on nous a avisé que nous devions porter nos valises à un dépôt de bagages. Ils seront directement acheminés à notre chambre.
Nous avions réservé deux sièges dans la section "GoldStar Dome" et nous n'avons pas regretté notre décision. Les sièges étaient confortables et il y avait de grandes baies vitrées qui nous permettaient d'avoir une excellente vue du spectaculaire panorama qui défilait devant nos yeux et nous avions accès à une plate-forme extérieure.
Évidemment, malgré tout le confort qu'offrait le GoldStar Dome Train, je suis demeurée sur cette plate-forme tout le long du trajet qui dure 4h20. Je ne voulais rien manquer du spectacle et j'étais prête à immortaliser toutes les images qui se présentaient devant moi à un rythme effarant.
D'ailleurs, je m'étais préparée en conséquence: habit de neige, tuque, cache-col, gants. Heureusement, car il faisait froid et la plupart des gens n'étaient pas vêtus convenablement et ne demeuraient que quelques instants sur la plate-forme.
Quelle chance nous avons eue! Une belle journée ensoleillée qui nous a permis de profiter au maximum de ce magnifique paysage.
Le trajet entre Anchorage et Seward est considéré par plusieurs comme étant le plus pittoresque de l'État. Après avoir traversé Anchorage, nous avons atteint le "Anchorage Coastal Wildlife Refuge". C'est un bon endroit pour repérer les oiseaux migrateurs, les orignaux, les chèvres de montagne, etc.
Lorsqu'un oiseau ou un animal était repéré, le train ralentissait ou s'arrêtait complètement afin que l'on puisse l'observer.
Nous avons ensuite poursuivi notre voyage le long de la Turnagain Arm, un plan d'eau avec la deuxième plus haute marée du monde à plus de 30 pieds.
Après avoir traversé Girdwood et Portage, le paysage s'est transformé et nous sommes passés dans une partie de la région la plus sauvage et primitive de l'Alaska: Spencer Glacier, Glacier Bartlettt et Grandview Pass.
En descendant vers Seward, nous avons longé le Kenai Lake, un long lac dont l'eau est de couleur bleue turquoise.
Et puis nous avons atteint Seward et avons aperçu notre bateau de croisière.
Le trajet s'est déroulé trop rapidement à mon goût. J'aurais aimé poursuivre notre route et découvrir encore et encore cette belle région.
Les mots ne suffisent pas lorsque vient le temps de décrire ce voyage à bord de ce train. Ce fut une extraordinaire découverte et surtout un réel plaisir pour les yeux du coeur.
Dès notre arrivée à Seward, nous nous sommes dirigés à pied vers le quai où était accosté notre bateau de croisière, le Radiance of the Seas. Nous aurions pu prendre l'autobus, mais il y avait déjà beaucoup de monde qui attendait.
Nous avons procédé à l'enregistrement et nous nous sommes dirigés vers le bateau. Nous sommes allés prendre une bouchée dans un des restaurants et par la suite nous sommes retournés à Seward car nous avions prévu faire quelques activités avant le grand départ pour notre première croisière.
Un résumé complet de notre séjour sur le Radiance of the Seas suivra. Je préfère y aller étape par étape et débuter par les visites que nous avons effectuées tout le long de notre parcours.
SEWARD
Ce village est situé entre les montagnes de Kenai et les eaux du parc national Kenai Fjords. Il s'agit de l'une des plus anciennes communautés et des plus pittoresques de l'Alaska avec le Mont Marathon à l'arrière-plan de la ville.
On y retrouve un port animé, des boutiques et des galeries pittoresques, des bars, des restaurants ainsi que plusieurs agences qui offrent une panoplie d'excursions.
On y retrouve même un terrain de camping qui est situé en bordure du lac. C'est un endroit magnifique!
Exit Glacier
Nous avons pris la navette qui nous amène du port vers le village de Seward et nous nous sommes rendus au bureau de la compagnie Exit Glacier Guides qui offre plusieurs activités à faire dans les environs.
Comme nous devions être à bord du bateau aux alentours de 17h30, nous avons opté pour la visite d'Exit Glacier qui est situé près du village de Seward. Exit Glacier Guides offre le service de navette jusqu'à ce glacier au coût de 10 $ par personne (aller-retour).
En cours de route, nous avons pu observer des balises qui ont été installées et qui indiquent jusqu'où se rendait le glacier dans les années antérieures. C'est fou comme il fond à une vitesse grand V.
A l'entrée du parc, il y a des indications qui nous informent de la présence d'animaux sauvages. Bien sûr, il s'agit de leur habitat naturel. Et moi, mon habitat naturel est en ville, c'est-à-dire bien loin de toutes ces petites bêtes que j'aime bien apercevoir à l'arrière d'un grillage au zoo, mais que je n'aimerais pas rencontrer sur mon chemin.
Je lis les informations de long en large. On apprend comment se comporter lors d'une rencontre avec un grizzly, un ours brun ou un ours noir. En cas de panique, ne pas courir. Facile à dire! La seule chose qui me vient à l'idée si j'en rencontre un, c'est bien de détaler en toute vitesse!!!
Et les actions à prendre sont différentes selon qu'il s'agisse d'un grizzly, d'un ours brun ou d'un ours noir. De quoi à me faire revirer de bord et d'aller plutôt prendre un petit café au restaurant.
Finalement, j'ai pris mon courage à deux mains et nous avons emprunté un petit sentier très bien aménagé qui mène à ce glacier. Nous avons accroché une petite clochette à notre sac à dos pour signaler notre présence afin d'éviter une rencontre du troisième type.
J'ai fait remarquer à Alain, qui est mon conjoint, qu'il y avait un groupe de jeunes devant nous. Et je lui ai dit que l'on pourrait accélérer le pas et les suivre de près. Ainsi, nous ne serions pas seuls pour entreprendre la route.
Donc, nous les avons suivi pas à pas sur une bonne distance pour enfin s'apercevoir que ce groupe ne se dirigeait pas vers le glacier. En marchant, nous avions pris un embranchement. Nous avons donc rebroussé chemin, cette fois-ci étant seuls sur ce sentier.
A un moment donné, nous avons entendu du bruit près de nous dans la forêt, comme si un animal se déplaçait. Nous avons accéléré le pas, parlé sans cesse à haute voix, étant à l'affût du moindre bruit autour de nous.
Nous avons finalement rejoint le sentier principal. Il y avait beaucoup plus de personnes qui s'y promenaient. J'y étais plus en confiance.
C'est vraiment impressionnant de se retrouver à proximité d'un glacier. C'est tout simplement majestueux. Cependant, il est dommage de constater que celui-ci diminue de 100 pieds à chaque année.
Alaska SeaLife Centre
Par la suite, nous avons décidé d'aller visiter le Alaska SeaLife Centre. Il s'agit d' un centre de recherche et de réadaptation qui soigne les animaux marins qui sont blessés, tels que les phoques, les loutres et les oiseaux et, si c'est possible, les retourne ensuite à l'état sauvage.
Je suis tombée littéralement en amour avec les macareux (puffins). Il s'agit d'un oiseau au plumage noir et blanc et au bec coloré.
En fin de journée, nous avons emprunté la promenade qui longe le lac Kenai pour retourner sur le bateau. Le paysage est tout simplement sublime: les eaux turquoises du lac Kenai et, en arrière-plan, les montagnes avec leurs flancs encore enneigés.
HUBBARD GLACIER
Le glacier Hubbard est à la fois le plus long fleuve de glace d'Amérique du Nord et l'un des glaciers les plus actifs d'Alaska. Il est tout simplement grandiose.
Nous sommes entrés dans la baie de Yakutat vers 14h00 et en sommes ressortis vers 18h00. Le bateau s'est déplacé tranquillement dans le Fjord Russell en direction de ce glacier.
Tout autour du bateau flottent de petits icebergs et parfois ceux-ci transportent des otaries ou des oiseaux de mer. Parfois, le fond du bateau touchait à un iceberg. On entendait alors un immense crépitement et tout le monde se regardait et retenait son souffle.
Le glacier Hubbard est une des attractions majeures en Alaska. Le meilleur endroit pour l'observer et prendre des photos est évidemment sur le pont 6 à l'avant du bateau. Lorsque nous sommes arrivés, il y avait déjà plusieurs personnes. Difficile de se tailler une place de choix.
J'ai donc décidé de me mettre debout sur une espèce de promontoire à l'avant du bateau. De là, j'avais une vue panoramique du tonnerre! Quelle idée de génie! Personne n'y avait pensé? Je n'y suis pas restée longtemps. Un employé du bateau s'est approché et m'a informée que ce n'était pas possible de demeurer à cet endroit. Je suis donc descendue, toute penaude. Par la suite, plusieurs personnes ont eu la même idée que moi et ont dû descendre aussi rapidement de ce trône improvisé.
Comme je ne suis pas très grande, j'ai demandé la permission à un homme qui était accoudé à la balustrade du bateau s'il pouvait me faire une petite place. Il a acquiescé à ma demande. J'étais bien contente d'avoir le privilège d'être aux premières loges.
C'est vraiment impressionnant d'être si près de cet immense mur de glace bleue. Et ce l'est encore plus, lorsque l'on entend un craquement et que l'on s'aperçoit qu'un immense pan du glacier se détache, tombe dans l'eau et que ce mouvement déclenche une énorme vague. Nous l'avons vécu.
Voici une vidéo qui vous présente certaines photos que j'ai prises lors de cette journée au Glacier Hubbard.
JUNEAU
La ville de Juneau est la capitale de l'État de l'Alaska et elle est située au pied du mont Juneau et au bord du détroit de Gastineau. On y retrouve plusieurs boutiques ainsi que le célèbre Red Dog Saloon, un des plus vieux établissements de Juneau.
Nous sommes allés à l'extérieur sur le pont # 6 lors de l'approche du bateau au port de Juneau. Nous discutions avec d'autres passagers lorsqu'un aigle s'est pointé et s'est posé sur le toit d'un bâtiment, tout près du bateau. C'était la première fois que je voyais un aigle d'aussi près, alors pas question de le manquer. Il fallait que je le prenne en photo.
Je me suis dirigée rapidement vers lui tout en ne le lâchant pas des yeux. J'aurais mieux fait de regarder où je déposais mes pieds. Je me suis affalée de tout mon long par terre et la seule brillante idée qui m'est venue fût de protéger mon appareil photo. Je me suis déchirée un muscle de l'épaule et mon conjoint à dû m'aider à prendre des photos et vidéos le reste du voyage. Je n'étais plus capable d'élever mon bras droit.
Et le pire dans tout cela, c'est que j'étais contente d'avoir pu protéger mon appareil photo. Il faudrait peut-être que je pense à changer mes priorités dans ma vie!
Petit conseil: Ne faites pas comme moi et ne vous précipitez pas vers un aigle ou tout autre oiseau ou animal. Vous vous apercevrez assez rapidement qu'ils sont assez communs dans la région et vous aurez souvent l'opportunité d'en rencontrer plusieurs autres lors de vos déplacements.
Trois activités étaient prévues à notre programme.
Glacier Mendenhall en hélicoptère et tour guidé sur le glacier
Survol du glacier Mendenhall en hélicoptère et un tour guidé d'environ une vingtaine de minutes sur ce même glacier. Nous avons rencontré notre guide à la sortie du bateau et une fois que tous les membres de cette activité se sont présentés, nous avons pris un autobus en direction de l'héliport. Nous avons reçu les consignes de sécurité et nous avons enfilé des bottes à crampons fournies par le tour opérateur qui nous permettront de nous déplacer convenablement sur le glacier.
Les places sont assignées par le tour opérateur, et ce, en relation avec le poids de chacun des passagers. Nous étions six passagers ainsi que le pilote. Nous étions quatre passagers à l'arrière de l'appareil dans un espace assez restreint. En espérant que personne d'entre nous n'a le syndrome de la Tourette, on entreprend doucement notre montée.
La vue est tout simplement magnifique. Nous pouvons admirer des montagnes rocheuses aux pics enneigés, des lacs de glacier, des cours d'eau dans les vallées et surtout le glacier Mendenhall avec ses petites nappes d'eau d'un bleu électrisant.
Nous avons ensuite atterri sur le glacier Mendenhall. Et de là, nous avons entrepris un petit tour guidé sur ce glacier. Une immense crevasse s'était formée la semaine précédente.
Il est préférable d'être vêtus chaudement car nous sommes en haute altitude et le vent y est plutôt présent.
Cette activité est assez dispendieuse, mais je la recommande tout de même. La promenade en hélico est vraiment agréable et le moment passé sur ce glacier est mémorable. Du haut de ce glacier, on se sent comme un explorateur. Dommage que ce soit si court. Cependant, d'autres activités similaires sont offertes avec une présence plus longue sur le glacier.
Mendenhall Glacier Park
A proximité du quai o�� est accosté notre bateau se trouvent plusieurs petits kiosques où il est possible d'acheter des excursions. En ce qui nous concerne, nous nous sommes dirigés vers un de ces kiosques pour acheter deux billets aller-retour (20 $ US/passager) pour la navette qui nous conduit au parc de Mendenhall Glacier.
A notre arrivée, nous avons constaté que ce parc était vraiment fréquenté par les touristes. Il n'y a aucun frais d'entrée. Il y avait beaucoup de monde dans les sentiers. Il faut dire que nous avons eu le bénéfice d'une magnifique journée chaude et ensoleillée.
Nous avons emprunté le sentier surnommé "Nugget Falls Trail" pour nous rendre au pied de la chute et du glacier Mendenhall. Cela prend environ une vingtaine de minutes pour s'y rendre et le sentier est très bien aménagé.
Le paysage est vraiment féérique. On peut même faire du kayak et du canot à proximité du glacier. D'immenses icebergs flottent ici et là dans l'eau au pied du glacier. La chute, d'une hauteur impressionnante, est également magnifique.
Mt Robert Tramay
Le tramway est à proximité de l'embarcadère des bateaux de croisière. Il s'élève jusqu'à 1800 pieds dans les airs. Le trajet dure environ six minutes.
Au haut de la montagne, nous avons une vue panoramique de Juneau et du canal Gastineau. On y retrouve un restaurant, un centre d'interprétation de la nature ainsi que plusieurs sentiers où sont installées des plates-formes à certains endroits du parcours qui nous permettent d'avoir une magnifique vue des environs.
SKAGWAY
Nous nous sommes levés très tôt le matin car notre première activité (Skagway Glacier Wilderness Safari) était cédulée à 07h25. Nous devions être tout près d'une trentaine de personnes à participer à cette activité.
Nous avons monté à bord d'un bateau et avons quitté Skagway pour nous diriger vers le glacier Davidson. Le trajet en bateau dure environ 1 heure. Nous nous sommes arrêtés quelques instants tout près d'une belle grande chute pour une session de photos et sommes repartis en direction du glacier.
Le fjord dans lequel nous avons navigué est le Canal Lynn. C'est le fjord le plus profond en Amérique du Nord. Le paysage est constitué d'une succession de montagnes qui défilent rapidement sous nos yeux.
Nous avons accosté à Glacier Point sur le bord d'une petite plage. Le décor était tout simplement enchanteur. La nature sauvage dans toute sa splendeur. Nous avons embarqué à bord d'un autobus et avons entrepris un court trajet afin de nous rendre au camp de base.
D'autres guides nous ont accueilli dès notre arrivée et nous avons dû nous munir d'une veste de sauvetage ainsi que de bottes en caoutchouc. Nous avons ensuite emprunté à pied un petit sentier dans la forêt pour nous rendre sur le bord d'un cours d'eau duquel nous sommes partis en petits groupes dans des canots de 31 pieds en direction du glacier Davidson.
Chacun devait pagayer, sauf moi qui était dans l'impossibilité de le faire, étant donné que je m'étais blessée à l'épaule la journée précédente. Le canot était tout de même muni d'un moteur afin d'être prêt à toute éventualité.
Le plus extraordinaire dans tout cela, c'est que ce plan d'eau n'existait pas auparavant. Il a été formé par la fonte du glacier.
Nous avons accosté au pied du glacier et avons entrepris une marche en sa direction. Nous avions visité le glacier Mendenhall à Juneau ainsi que le glacier Exit à Seward, mais c'est durant cette activité que nous avons pu être autant à proximité d'un glacier. Nous avons pu nous rendre au pied du glacier et le toucher.
Sur la face avant du glacier, deux chutes se sont formées et l'eau y coule constamment. Le glacier fond à une vitesse incroyable! Nous avons pu admirer de belles grandes crevasses bleutées.
Nous sommes repartis ensuite en canot en direction inverse, avons entrepris la marche dans le sentier pour nous rendre en direction de l'autobus et nous sommes retournés en direction de la plage ou nous avons accosté au tout début de l'aventure.
Un lunch était prévu durant cette activité. Nous ne pouvions demander mieux comme endroit. Des tables de pique-nique étaient disposées ici et là dans un champ rempli de fleurs jaunes et les montagnes aux flancs argentés se dressaient devant nous. Un moment magique!
Nous avons ensuite repris le bateau pour revenir vers Skagway. Nous avons longé la côte. Des lions de mer se sont approchés de nous et nous ont tenu compagnie. Plusieurs autres se prélassaient au soleil sur des rochers. Nous avons également vu une baleine.
Dès notre arrivée à Skagway, nous avons pris l'autobus (Smart Autobus) pour nous rendre près de l'aéroport. Nous avons acheté un laissez-passer au coût de 5 $ US par personne, ce qui nous permettait d'utiliser à volonté ce moyen de transport durant toute la journée.
De l'aéroport, nous avons marché vers un pont qui surplombe la rivière Skagway. De part et d'autre de ce pont, la vue était vraiment magnifique. Nous nous sommes dirigés vers un sentier très bien aménagé dans la forêt qui mène à Yacutania Point. De cet endroit, nous pouvions apercevoir les bateaux de croisière accostés à Skagway et avions une superbe vue panoramique de la vallée.
Nous sommes revenus sur nos pas et avons repris l'autobus pour nous rendre cette fois-ci au Gold Rush Cimetery et à Lower Reid Falls. Nous avons entrepris une marche d'environ 1 km sur une route non pavée qui longe le chemin de fer pour enfin apercevoir à notre droite un cimetière qui a été érigé en 1898 lors de la ruée vers l'or.
Cent trente-trois pierres tombales ont été érigées dans ce cimetière, mais seulement une soixantaine ont été répertoriées. Certains sont morts dans des fusillades, d'autres atteints d'une maladie contagieuse ou sont tout simplement décédés dans des conditions extrêmement difficiles.
A proximité du cimetière, nous avons pris un petit sentier qui mène à Lower Reid Falls, une magnifique chute d'une hauteur de 300 pieds. Le temps de prendre quelques photos et nous sommes retournés à Skagway.
Nous nous sommes promenés sur la rue principale. Skagway ressemble à un petit village typique du Far West. . La ville a conservé ses bâtiments d'époque et ses trottoirs en bois. On y retrouve plusieurs bijouteries ainsi que des boutiques.
ICY STRAIT POINT
Icy Strait Point est une destination de croisière privée située à environ 1 km de Hoona sur l'île Chichagof. Hoona est le plus grand village des Tlingits (nation autochtone) en Alaska.
Le bateau n'est pas accosté directement au quai. On s'y rend plutôt avec une navette (tender boat) qui part du bateau à chaque 10-15 minutes. Chaque navette peut contenir une centaine de personnes.
Le port abrite un musée, des arts locaux, des boutiques d'artisanat, des restaurants et une ligne de conserverie de saumon des années 1930.
Nous avons été un des premiers groupes à prendre cette navette puisque notre départ était prévu à 07h30 car nous allions prendre l'autobus pour nous rendre tout au haut de la montagne afin de participer à notre activité: la tyrolienne (ziprider).
La route était sinueuse et cahoteuse. Nous étions assis à l'arrière de l'autobus scolaire. Durant le trajet, le conducteur, un membre de la tribu Tlingit, nous a donné de l'information sur la région et il a fait circulé un album de photos.
Dès notre arrivée au haut de la montagne, nous sommes descendus de l'autobus et le groupe s'est dirigé vers un sentier qui mène à la zone de lancement.Dès que nous y sommes arrivés, nous avons été vraiment impressionnés de constater la hauteur à laquelle nous étions.
En fait, la tyrolienne est considérée actuellement comme ayant la plus haute élévation au monde. Elle est plus haute que l'Empire State Building à New-York. La zone de lancement est située à 1300 pieds (396 mètres) au-dessus du niveau de la mer. Elle a une longueur de 5330 pieds (1624 mètres) et la vitesse maximum est aux alentours de 60 mph (100 km/hre). La descente dure environ 90 secondes.
Nous avons formé un groupe de 6 personnes et nous avons été appelés à nous rendre sur la plate-forme. Nous avons reçu les consignes et nous nous sommes installés chacun dans un siège, les deux pieds appuyés sur la portière. Le décompte a été effectué et la portière s'est ouverte.
Je n'ai pas eu vraiment le temps de savourer les premiers instants de la descente, étant trop occupée à remettre mon appareil photo en place afin de capturer ce moment magique. J'avais encore mal à mon épaule et j'avais de la difficulté à me remettre en bonne position. Finalement, j'ai réussi à me remettre face devant et à profiter du magnifique panorama.
J'aurais pensé que la descente m'aurait fourni un bonne dose d'adrénaline. Ce ne fut pas nécessairement le cas. La descente s'est effectuée tout en douceur. Des gens de tous les âges y ont participé.
Souriez! Des photos sont prises lors de la descente! A notre arrivée au sol, nous sommes dirigés vers une boutique où une préposée fait défiler sur un écran les photos qui ont été prises lors de notre descente.
Lorsque votre choix est fixé, la photo est immédiatement imprimée et il ne reste qu'à effectuer le paiement pour l'obtenir.
Si vous désirez voir la descente ainsi que l'arrivée des gens qui utilisent la tyrolienne, il y a une zone aménagée à cet effet. Vous n'avez qu'à vous rendre à l'extrémité de la promenade qui mène au restaurant "The Landing Zone Bar & Gril". Vous entrez dans le restaurant situé à votre droite et utilisez la sortie située de l'autre côté du restaurant afin d'accéder à la zone d'arrivée.
Par la suite, nous avons marché jusqu'à Hoona. C'est un petit village pittoresque. La plupart des habitants vivent de la pêche. Lors de notre randonnée, nous avons pu observer des pyguarges à tête blanche et nous avons même vu une loutre se dandiner sur les rochers.
Nous sommes retournés vers le port et nous nous sommes assis sur un billot de bois sur la plage et avons observé les baleines. Icy Strait Point est l'endroit idéal pour l'observation des baleines. Si vous prenez une excursion pour l'observation des baleines et que vous n'en apercevez aucune, l'on vous rembourse.
KETCHIKAN
Totem Bight State Park
Dès que nous sommes descendus du bateau, nous nous sommes dirigés vers un arrêt d'autobus pour nous rendre à ce parc. En partant tôt le matin, nous avions l'intention d'éviter la cohue.
Nous avons acheté une passe journalière au coût de 2 $ US qui nous a permis de prendre l'autobus autant de fois que nous le désirions.
Ce parc est situé à environ 6 km de Ketchikan. A l'entrée du parc, il y a de beaux jardins. Un sentier a été aménagé dans une forêt tropicale. Celui-ci mène vers une dizaine de totems aménagés dans un parc et on y retrouve également une habitation (House Clan).
C'est une attraction très populaire à Ketchikan.
Rainbird Trail
Nous nous sommes rendus en autobus au Campus de l'Université du Sud-Est de l'Alaska (UAS). La Rainbird Trail est située à gauche de l'édifice. Il y a une affiche qui indique le début du sentier.
Le parcours est plus facile en partant de ce point car si on entreprend ce sentier en sens inverse, il y a un centaine de marches à monter.
Le trajet, d'une longueur de 2 km, nous transporte dans une forêt ou nous côtoyons des arbres imposants, des arbustes et des fougères. Le sentier est très bien tracé, mais le terrain est tout de même accidenté à certains endroits.
Vers la fin du parcours, le sentier nous mène hors de la forêt et nous sommes tout au haut de la montagne. Nous avions une superbe vue de la Ville ainsi que du canal (Tongass Narrows) avec les bateaux de croisière, les hydravions, les bateaux de pêche, les traversiers et les barges.
Sur le chemin du retour, nous avons constaté que nous avions pris la bonne décision de débuter notre promenade à partir de l'Université. Nous avons dû descendre une longue côte très à pic.
Durant notre descente, nous avons rencontré une ou deux personnes qui montaient cette côte, la face toute rougie par les efforts, tandis que nous avions le vent dans les voiles.
Les environs
Nous nous sommes dirigés vers Creek Street. Il s'agit d'une promenade en bois érigée le long d'une petite rivière. On y retrouve des établissements colorés datant du siècle dernier. La plupart de ceux-ci abritent de belles boutiques artisanales.
A proximité de cette promenade, il y a un petit funiculaire. Nous l'avons pris et nous nous sommes retrouvés à l'entrée de l'hôtel Cape Fox Lodge situé tout au haut de la montagne. De cet endroit, nous avions une vue panoramique de Ketchikan.
Au lieu de prendre le funiculaire pour redescendre vers la ville, nous sommes sortis de cet hôtel et avons descendu un escalier qui comportait plusieurs marches. Tout près d'une centaine, je crois!
Au bas de cet escalier, nous avons pris le petit sentier (Married Man's Trail) qui longe la rivière et nous sommes revenus à Creek Street.
Nous avons pris une marche le long de Waterfront Promenade. On y retrouve également plusieurs boutiques, bars et restaurants. Les bâtiments multicolores ajoutent un charme particulier à cette promenade.
Plusieurs résidences sont bâties dans la montagne et de longs escaliers ont été érigés pour accéder à celles-ci. Je suis montée à quelques reprises tout au haut de certains de ces escaliers pour avoir une vue panoramique des environs de Ketchikan.
INSIDE PASSAGE
Nous avons passé une bonne partie de la journée à l'avant du bateau afin d'admirer la beauté du paysage. La dernière portion de notre itinéraire est composée de montagnes qui défilent les unes après les autres et nous avons pu observer des dauphins nager près du bateau.
RADIANCE OF THE SEAS
Il s'agissait de notre première croisière. Il faut dire que ce navire a été au-delà de toutes nos attentes. Il offre une vue panoramique sur la mer, un atrium vitré sur neuf étages, un confort assuré et un personnel compétent.
Notre cabine
Nous avions une cabine intérieure composée d'un grand lit, un coin salon avec canapé, une coiffeuse et une salle de bain. Nous avions également un téléviseur à écran plat, un petit réfrigérateur ainsi qu'un coffret de sûreté numérique.
Nous n'avons pas vu la nécessité de prendre une cabine avec balcon, étant donné que nous savions que nous passerions le plupart de notre temps sur un des ponts extérieurs du navire.
Il est étonnant de constater tous les espaces de rangement que peut comporter ce type de cabine. Nous avons eu suffisamment de place pour ranger tous nos vêtements et accessoires de voyage.
Restaurants
Ce navire comporte une quinzaine de restaurants. Certains restaurants sont offerts avec le forfait de base et d'autres sont offerts moyennant un supplément.
Pour le repas du soir, nous avions choisi la formule "Free Style" qui nous permettait d'aller manger dans la salle à manger principale à l'heure qui nous convenait. Nous n'y sommes allés qu'une seule fois. Le tout était impeccable, mais nous avons préféré le style décontracté du buffet.
Il faut dire que la diversité et la qualité de la nourriture offerte au buffet étaient vraiment extraordinaires. De plus, nous avions la possibilité de nous asseoir à une table tout près de la baie vitrée qui nous permettait d'avoir une vue panoramique du magnifique paysage qui défilait sous nos yeux.
Bars
Au total, il y a tout près de 16 bars, sinon plus. Il n'y a que l'eau, la limonade et le thé glacé offert dans le forfait de base. Cependant, vous pouvez vous procurer un forfait qui correspond à vos besoins moyennant un supplément.
En ce qui nous concerne, nous n'avons acheté aucun forfait. Nous passions toutes nos journées à l'extérieur du navire. Juste avant le souper, nous nous installions au bar du lobby et je dégustais un excellent pina colada tandis que mon conjoint s'enfilait deux bonnes bières!
Activités à bord
Il est impossible de s'ennuyer à bord de ce bateau. Des activités sont continuellement proposées.
A cet effet, un document nous était remis chaque soir et celui-ci nous donnait de l'information sur la destination que nous allions visiter le lendemain ainsi qu'une description de toutes les activités prévues à l'horaire.
A l'extérieur du navire, on y retrouve un mur d'escalade, un mini-golf, un terrain de sports (soccer, basket-ball), un jeu de shuffle board, une piste de jogging, des tables de ping-pong, etc.
Il y a trois piscines (extérieure, intérieure et une pour enfants avec des glissades), trois bains à remous, un solarium, un spa, un centre de remise en forme, un centre d'entraînement, etc.
Il y a une bibliothèque, une salle de cinéma, une salle de spectacle, un casino, des boutiques hors-taxes, un écran de cinéma sur le pont piscine ainsi qu'une salle d'arcade.
Des programmes d'activités sont établis pour les enfants, et ce, par catégories d'âges: bébés, enfants, adolescents.
Studio de photographie
Des photographes sont constamment présents et vous offrent la possibilité de faire différentes sessions de photo. La session est gratuite. Les photos sont affichées par la suite sur différents tableaux ou à l'ordinateur. Vous avez l'opportunité d'acheter la photo que vous désirez ou obtenir un forfait intéressant lorsque vous désirez vous procurer plusieurs photos.
CONCLUSION
Nous recommandons ce type de voyage à tous les amants de la nature. Les paysages sont à couper le souffle. Peu importe le type de transport utilisé, que ce soit en bateau, en avion, en hélicoptère, en train ou en voiture, vous découvrirez une nature sauvage, des glaciers imposants, des fjords majestueux, des cours d'eau offrant une vue spectaculaire, des petits villages où le temps semble s'être arrêté et surtout des gens vraiment accueillants.
Plusieurs vidéos sont insérées dans le présent texte. Il suffit de cliquer sur l'image pour démarrer la vidéo. Pour un meilleur résultat, il est préférable de les visionner directement sur YouTube en cliquant sur le lien suivant: ALASKA .
Depuis le temps que nous entendions parler de cette fameuse croisière en Alaska, c'était maintenant notre tour de s'y rendre en mai 2014. Toutes les personnes qui nous ont parlé de cette croisière sont revenues enchantées de leur expérience. Nous ne faisons pas exception à la règle. Notre voyage a été mémorable et les magnifiques paysages que nous avons pu découvrir tout le long de notre parcours resteront gravés à tout jamais dans notre mémoire.
ANCHORAGE
Nous sommes partis de Québec sur un vol d'Air Canada. Nous avions deux escales: une à Toronto et l'autre à Vancouver. De Vancouver à Anchorage, notre vol était opéré par Air Canada Rouge. Excellent service offert par un personnel bilingue à bord de tous ces vols .
Nous sommes arrivés en début d'après-midi à l'aéroport d'Anchorage. A notre arrivée, nous avions déjà le plaisir de découvrir une ville entourée de belle montagnes dont les sommets étaient encore recouverts d'une couche de neige. A la sortie de l'aéroport, nous avons été surpris par la chaleur qui y régnait.
Nous avions réservé une chambre à l'hôtel Super 8 Anchorage. Cet hôtel offre un service de navette entre l'hôtel et l'aéroport et il est situé à quelques kilomètres du centre-ville d'Anchorage. Cet établissement offre un excellent rapport qualité-prix. Le petit déjeuner continental est inclus et le service internet sans fil est gratuit. Le personnel de cet hôtel est remarquable et vraiment serviable.
Nous avons eu le plaisir d'apprendre que la navette était également offerte entre l'hôtel et la station de train d'Anchorage. Et oui, le lendemain matin, nous allions prendre le train en direction de Seward pour ensuite monter à bord du bateau de croisière Radiance of the Seas. Une belle aventure débutait pour nous!
Étant donné que nous ne restions qu'une seule journée à Anchorage, j'avais déjà fait une recherche afin de planifier certaines activités. Il faut dire que les journées sont longues à Anchorage. En mai, Anchorage bénéficie d'une vingtaine d'heures d'ensoleillement.
Nous sommes donc allés sur le toit du Easy Park situé au 420 B Street afin d'avoir une superbe vue de la ville et des montagnes qui l'entourent.
Par la suite, nous nous sommes dirigés chez Pablo Bicycle Rentals au 501 L Street. Nous avons loué chacun un vélo afin d'entreprendre une randonnée sur la "Tony Coastal Trail". Ce sentier, d'une longueur de 12 milles, débute au centre-ville d'Anchorage et se rend jusqu'à Kincaid.
Nous nous sommes rendus jusqu'au Point Woronzof afin d'avoir une vue panoramique de Cook Inlet, du Mont McKinley et de la ville d'Anchorage (Anchorage skyline). J'étais un peu inquiète car je savais que l'on pouvait rencontrer des aigles, des ours, des orignaux et autres acabits de ce genre le long de notre parcours. Cependant, nous n'en avons rencontré aucun. Il faut dire qu'il y avait beaucoup de monde sur ce sentier. Alors, les bêtes devaient se tenir à l'écart...
Nous avions également prévu d'assister à un visionnement de "Alaska Naturally", un documentaire sur les aurores boréales. Cependant, nous avons appris que les séances ne débutaient que le lendemain de notre arrivée.
Il y a également un zoo à Anchorage. Nous aurions bien aimé le visiter, mais nous avons manqué de temps.
Vers minuit, j'ai jeté un coup d'oeil par la fenêtre et il faisait encore clair dehors. C'est vraiment tout un avantage lorsque l'on songe que l'on a plus de temps pour les activités ainsi que l'entretien extérieur...
ANCHORAGE A SEWARD A BORD DU GOLDSTAR DOME TRAIN
Nous nous sommes levés tôt et avons pris la navette qui nous a amenés à la station de train. Lors de notre arrivée, on nous a avisé que nous devions porter nos valises à un dépôt de bagages. Ils seront directement acheminés à notre chambre.
Nous avions réservé deux sièges dans la section "GoldStar Dome" et nous n'avons pas regretté notre décision. Les sièges étaient confortables et il y avait de grandes baies vitrées qui nous permettaient d'avoir une excellente vue du spectaculaire panorama qui défilait devant nos yeux et nous avions accès à une plate-forme extérieure.
Évidemment, malgré tout le confort qu'offrait le GoldStar Dome Train, je suis demeurée sur cette plate-forme tout le long du trajet qui dure 4h20. Je ne voulais rien manquer du spectacle et j'étais prête à immortaliser toutes les images qui se présentaient devant moi à un rythme effarant.
D'ailleurs, je m'étais préparée en conséquence: habit de neige, tuque, cache-col, gants. Heureusement, car il faisait froid et la plupart des gens n'étaient pas vêtus convenablement et ne demeuraient que quelques instants sur la plate-forme.
Quelle chance nous avons eue! Une belle journée ensoleillée qui nous a permis de profiter au maximum de ce magnifique paysage.
Le trajet entre Anchorage et Seward est considéré par plusieurs comme étant le plus pittoresque de l'État. Après avoir traversé Anchorage, nous avons atteint le "Anchorage Coastal Wildlife Refuge". C'est un bon endroit pour repérer les oiseaux migrateurs, les orignaux, les chèvres de montagne, etc.
Lorsqu'un oiseau ou un animal était repéré, le train ralentissait ou s'arrêtait complètement afin que l'on puisse l'observer.
Nous avons ensuite poursuivi notre voyage le long de la Turnagain Arm, un plan d'eau avec la deuxième plus haute marée du monde à plus de 30 pieds.
Après avoir traversé Girdwood et Portage, le paysage s'est transformé et nous sommes passés dans une partie de la région la plus sauvage et primitive de l'Alaska: Spencer Glacier, Glacier Bartlettt et Grandview Pass.
En descendant vers Seward, nous avons longé le Kenai Lake, un long lac dont l'eau est de couleur bleue turquoise.
Et puis nous avons atteint Seward et avons aperçu notre bateau de croisière.
Le trajet s'est déroulé trop rapidement à mon goût. J'aurais aimé poursuivre notre route et découvrir encore et encore cette belle région.
Les mots ne suffisent pas lorsque vient le temps de décrire ce voyage à bord de ce train. Ce fut une extraordinaire découverte et surtout un réel plaisir pour les yeux du coeur.
Dès notre arrivée à Seward, nous nous sommes dirigés à pied vers le quai où était accosté notre bateau de croisière, le Radiance of the Seas. Nous aurions pu prendre l'autobus, mais il y avait déjà beaucoup de monde qui attendait.
Nous avons procédé à l'enregistrement et nous nous sommes dirigés vers le bateau. Nous sommes allés prendre une bouchée dans un des restaurants et par la suite nous sommes retournés à Seward car nous avions prévu faire quelques activités avant le grand départ pour notre première croisière.
Un résumé complet de notre séjour sur le Radiance of the Seas suivra. Je préfère y aller étape par étape et débuter par les visites que nous avons effectuées tout le long de notre parcours.
SEWARD
Ce village est situé entre les montagnes de Kenai et les eaux du parc national Kenai Fjords. Il s'agit de l'une des plus anciennes communautés et des plus pittoresques de l'Alaska avec le Mont Marathon à l'arrière-plan de la ville.
On y retrouve un port animé, des boutiques et des galeries pittoresques, des bars, des restaurants ainsi que plusieurs agences qui offrent une panoplie d'excursions.
On y retrouve même un terrain de camping qui est situé en bordure du lac. C'est un endroit magnifique!
Exit Glacier
Nous avons pris la navette qui nous amène du port vers le village de Seward et nous nous sommes rendus au bureau de la compagnie Exit Glacier Guides qui offre plusieurs activités à faire dans les environs.
Comme nous devions être à bord du bateau aux alentours de 17h30, nous avons opté pour la visite d'Exit Glacier qui est situé près du village de Seward. Exit Glacier Guides offre le service de navette jusqu'à ce glacier au coût de 10 $ par personne (aller-retour).
En cours de route, nous avons pu observer des balises qui ont été installées et qui indiquent jusqu'où se rendait le glacier dans les années antérieures. C'est fou comme il fond à une vitesse grand V.
A l'entrée du parc, il y a des indications qui nous informent de la présence d'animaux sauvages. Bien sûr, il s'agit de leur habitat naturel. Et moi, mon habitat naturel est en ville, c'est-à-dire bien loin de toutes ces petites bêtes que j'aime bien apercevoir à l'arrière d'un grillage au zoo, mais que je n'aimerais pas rencontrer sur mon chemin.
Je lis les informations de long en large. On apprend comment se comporter lors d'une rencontre avec un grizzly, un ours brun ou un ours noir. En cas de panique, ne pas courir. Facile à dire! La seule chose qui me vient à l'idée si j'en rencontre un, c'est bien de détaler en toute vitesse!!!
Et les actions à prendre sont différentes selon qu'il s'agisse d'un grizzly, d'un ours brun ou d'un ours noir. De quoi à me faire revirer de bord et d'aller plutôt prendre un petit café au restaurant.
Finalement, j'ai pris mon courage à deux mains et nous avons emprunté un petit sentier très bien aménagé qui mène à ce glacier. Nous avons accroché une petite clochette à notre sac à dos pour signaler notre présence afin d'éviter une rencontre du troisième type.
J'ai fait remarquer à Alain, qui est mon conjoint, qu'il y avait un groupe de jeunes devant nous. Et je lui ai dit que l'on pourrait accélérer le pas et les suivre de près. Ainsi, nous ne serions pas seuls pour entreprendre la route.
Donc, nous les avons suivi pas à pas sur une bonne distance pour enfin s'apercevoir que ce groupe ne se dirigeait pas vers le glacier. En marchant, nous avions pris un embranchement. Nous avons donc rebroussé chemin, cette fois-ci étant seuls sur ce sentier.
A un moment donné, nous avons entendu du bruit près de nous dans la forêt, comme si un animal se déplaçait. Nous avons accéléré le pas, parlé sans cesse à haute voix, étant à l'affût du moindre bruit autour de nous.
Nous avons finalement rejoint le sentier principal. Il y avait beaucoup plus de personnes qui s'y promenaient. J'y étais plus en confiance.
C'est vraiment impressionnant de se retrouver à proximité d'un glacier. C'est tout simplement majestueux. Cependant, il est dommage de constater que celui-ci diminue de 100 pieds à chaque année.
Alaska SeaLife Centre
Par la suite, nous avons décidé d'aller visiter le Alaska SeaLife Centre. Il s'agit d' un centre de recherche et de réadaptation qui soigne les animaux marins qui sont blessés, tels que les phoques, les loutres et les oiseaux et, si c'est possible, les retourne ensuite à l'état sauvage.
Je suis tombée littéralement en amour avec les macareux (puffins). Il s'agit d'un oiseau au plumage noir et blanc et au bec coloré.
En fin de journée, nous avons emprunté la promenade qui longe le lac Kenai pour retourner sur le bateau. Le paysage est tout simplement sublime: les eaux turquoises du lac Kenai et, en arrière-plan, les montagnes avec leurs flancs encore enneigés.
HUBBARD GLACIER
Le glacier Hubbard est à la fois le plus long fleuve de glace d'Amérique du Nord et l'un des glaciers les plus actifs d'Alaska. Il est tout simplement grandiose.
Nous sommes entrés dans la baie de Yakutat vers 14h00 et en sommes ressortis vers 18h00. Le bateau s'est déplacé tranquillement dans le Fjord Russell en direction de ce glacier.
Tout autour du bateau flottent de petits icebergs et parfois ceux-ci transportent des otaries ou des oiseaux de mer. Parfois, le fond du bateau touchait à un iceberg. On entendait alors un immense crépitement et tout le monde se regardait et retenait son souffle.
Le glacier Hubbard est une des attractions majeures en Alaska. Le meilleur endroit pour l'observer et prendre des photos est évidemment sur le pont 6 à l'avant du bateau. Lorsque nous sommes arrivés, il y avait déjà plusieurs personnes. Difficile de se tailler une place de choix.
J'ai donc décidé de me mettre debout sur une espèce de promontoire à l'avant du bateau. De là, j'avais une vue panoramique du tonnerre! Quelle idée de génie! Personne n'y avait pensé? Je n'y suis pas restée longtemps. Un employé du bateau s'est approché et m'a informée que ce n'était pas possible de demeurer à cet endroit. Je suis donc descendue, toute penaude. Par la suite, plusieurs personnes ont eu la même idée que moi et ont dû descendre aussi rapidement de ce trône improvisé.
Comme je ne suis pas très grande, j'ai demandé la permission à un homme qui était accoudé à la balustrade du bateau s'il pouvait me faire une petite place. Il a acquiescé à ma demande. J'étais bien contente d'avoir le privilège d'être aux premières loges.
C'est vraiment impressionnant d'être si près de cet immense mur de glace bleue. Et ce l'est encore plus, lorsque l'on entend un craquement et que l'on s'aperçoit qu'un immense pan du glacier se détache, tombe dans l'eau et que ce mouvement déclenche une énorme vague. Nous l'avons vécu.
Voici une vidéo qui vous présente certaines photos que j'ai prises lors de cette journée au Glacier Hubbard.
JUNEAU
La ville de Juneau est la capitale de l'État de l'Alaska et elle est située au pied du mont Juneau et au bord du détroit de Gastineau. On y retrouve plusieurs boutiques ainsi que le célèbre Red Dog Saloon, un des plus vieux établissements de Juneau.
Nous sommes allés à l'extérieur sur le pont # 6 lors de l'approche du bateau au port de Juneau. Nous discutions avec d'autres passagers lorsqu'un aigle s'est pointé et s'est posé sur le toit d'un bâtiment, tout près du bateau. C'était la première fois que je voyais un aigle d'aussi près, alors pas question de le manquer. Il fallait que je le prenne en photo.
Je me suis dirigée rapidement vers lui tout en ne le lâchant pas des yeux. J'aurais mieux fait de regarder où je déposais mes pieds. Je me suis affalée de tout mon long par terre et la seule brillante idée qui m'est venue fût de protéger mon appareil photo. Je me suis déchirée un muscle de l'épaule et mon conjoint à dû m'aider à prendre des photos et vidéos le reste du voyage. Je n'étais plus capable d'élever mon bras droit.
Et le pire dans tout cela, c'est que j'étais contente d'avoir pu protéger mon appareil photo. Il faudrait peut-être que je pense à changer mes priorités dans ma vie!
Petit conseil: Ne faites pas comme moi et ne vous précipitez pas vers un aigle ou tout autre oiseau ou animal. Vous vous apercevrez assez rapidement qu'ils sont assez communs dans la région et vous aurez souvent l'opportunité d'en rencontrer plusieurs autres lors de vos déplacements.
Trois activités étaient prévues à notre programme.
Glacier Mendenhall en hélicoptère et tour guidé sur le glacier
Survol du glacier Mendenhall en hélicoptère et un tour guidé d'environ une vingtaine de minutes sur ce même glacier. Nous avons rencontré notre guide à la sortie du bateau et une fois que tous les membres de cette activité se sont présentés, nous avons pris un autobus en direction de l'héliport. Nous avons reçu les consignes de sécurité et nous avons enfilé des bottes à crampons fournies par le tour opérateur qui nous permettront de nous déplacer convenablement sur le glacier.
Les places sont assignées par le tour opérateur, et ce, en relation avec le poids de chacun des passagers. Nous étions six passagers ainsi que le pilote. Nous étions quatre passagers à l'arrière de l'appareil dans un espace assez restreint. En espérant que personne d'entre nous n'a le syndrome de la Tourette, on entreprend doucement notre montée.
La vue est tout simplement magnifique. Nous pouvons admirer des montagnes rocheuses aux pics enneigés, des lacs de glacier, des cours d'eau dans les vallées et surtout le glacier Mendenhall avec ses petites nappes d'eau d'un bleu électrisant.
Nous avons ensuite atterri sur le glacier Mendenhall. Et de là, nous avons entrepris un petit tour guidé sur ce glacier. Une immense crevasse s'était formée la semaine précédente.
Il est préférable d'être vêtus chaudement car nous sommes en haute altitude et le vent y est plutôt présent.
Cette activité est assez dispendieuse, mais je la recommande tout de même. La promenade en hélico est vraiment agréable et le moment passé sur ce glacier est mémorable. Du haut de ce glacier, on se sent comme un explorateur. Dommage que ce soit si court. Cependant, d'autres activités similaires sont offertes avec une présence plus longue sur le glacier.
Mendenhall Glacier Park
A proximité du quai o�� est accosté notre bateau se trouvent plusieurs petits kiosques où il est possible d'acheter des excursions. En ce qui nous concerne, nous nous sommes dirigés vers un de ces kiosques pour acheter deux billets aller-retour (20 $ US/passager) pour la navette qui nous conduit au parc de Mendenhall Glacier.
A notre arrivée, nous avons constaté que ce parc était vraiment fréquenté par les touristes. Il n'y a aucun frais d'entrée. Il y avait beaucoup de monde dans les sentiers. Il faut dire que nous avons eu le bénéfice d'une magnifique journée chaude et ensoleillée.
Nous avons emprunté le sentier surnommé "Nugget Falls Trail" pour nous rendre au pied de la chute et du glacier Mendenhall. Cela prend environ une vingtaine de minutes pour s'y rendre et le sentier est très bien aménagé.
Le paysage est vraiment féérique. On peut même faire du kayak et du canot à proximité du glacier. D'immenses icebergs flottent ici et là dans l'eau au pied du glacier. La chute, d'une hauteur impressionnante, est également magnifique.
Mt Robert Tramay
Le tramway est à proximité de l'embarcadère des bateaux de croisière. Il s'élève jusqu'à 1800 pieds dans les airs. Le trajet dure environ six minutes.
Au haut de la montagne, nous avons une vue panoramique de Juneau et du canal Gastineau. On y retrouve un restaurant, un centre d'interprétation de la nature ainsi que plusieurs sentiers où sont installées des plates-formes à certains endroits du parcours qui nous permettent d'avoir une magnifique vue des environs.
SKAGWAY
Nous nous sommes levés très tôt le matin car notre première activité (Skagway Glacier Wilderness Safari) était cédulée à 07h25. Nous devions être tout près d'une trentaine de personnes à participer à cette activité.
Nous avons monté à bord d'un bateau et avons quitté Skagway pour nous diriger vers le glacier Davidson. Le trajet en bateau dure environ 1 heure. Nous nous sommes arrêtés quelques instants tout près d'une belle grande chute pour une session de photos et sommes repartis en direction du glacier.
Le fjord dans lequel nous avons navigué est le Canal Lynn. C'est le fjord le plus profond en Amérique du Nord. Le paysage est constitué d'une succession de montagnes qui défilent rapidement sous nos yeux.
Nous avons accosté à Glacier Point sur le bord d'une petite plage. Le décor était tout simplement enchanteur. La nature sauvage dans toute sa splendeur. Nous avons embarqué à bord d'un autobus et avons entrepris un court trajet afin de nous rendre au camp de base.
D'autres guides nous ont accueilli dès notre arrivée et nous avons dû nous munir d'une veste de sauvetage ainsi que de bottes en caoutchouc. Nous avons ensuite emprunté à pied un petit sentier dans la forêt pour nous rendre sur le bord d'un cours d'eau duquel nous sommes partis en petits groupes dans des canots de 31 pieds en direction du glacier Davidson.
Chacun devait pagayer, sauf moi qui était dans l'impossibilité de le faire, étant donné que je m'étais blessée à l'épaule la journée précédente. Le canot était tout de même muni d'un moteur afin d'être prêt à toute éventualité.
Le plus extraordinaire dans tout cela, c'est que ce plan d'eau n'existait pas auparavant. Il a été formé par la fonte du glacier.
Nous avons accosté au pied du glacier et avons entrepris une marche en sa direction. Nous avions visité le glacier Mendenhall à Juneau ainsi que le glacier Exit à Seward, mais c'est durant cette activité que nous avons pu être autant à proximité d'un glacier. Nous avons pu nous rendre au pied du glacier et le toucher.
Sur la face avant du glacier, deux chutes se sont formées et l'eau y coule constamment. Le glacier fond à une vitesse incroyable! Nous avons pu admirer de belles grandes crevasses bleutées.
Nous sommes repartis ensuite en canot en direction inverse, avons entrepris la marche dans le sentier pour nous rendre en direction de l'autobus et nous sommes retournés en direction de la plage ou nous avons accosté au tout début de l'aventure.
Un lunch était prévu durant cette activité. Nous ne pouvions demander mieux comme endroit. Des tables de pique-nique étaient disposées ici et là dans un champ rempli de fleurs jaunes et les montagnes aux flancs argentés se dressaient devant nous. Un moment magique!
Nous avons ensuite repris le bateau pour revenir vers Skagway. Nous avons longé la côte. Des lions de mer se sont approchés de nous et nous ont tenu compagnie. Plusieurs autres se prélassaient au soleil sur des rochers. Nous avons également vu une baleine.
Dès notre arrivée à Skagway, nous avons pris l'autobus (Smart Autobus) pour nous rendre près de l'aéroport. Nous avons acheté un laissez-passer au coût de 5 $ US par personne, ce qui nous permettait d'utiliser à volonté ce moyen de transport durant toute la journée.
De l'aéroport, nous avons marché vers un pont qui surplombe la rivière Skagway. De part et d'autre de ce pont, la vue était vraiment magnifique. Nous nous sommes dirigés vers un sentier très bien aménagé dans la forêt qui mène à Yacutania Point. De cet endroit, nous pouvions apercevoir les bateaux de croisière accostés à Skagway et avions une superbe vue panoramique de la vallée.
Nous sommes revenus sur nos pas et avons repris l'autobus pour nous rendre cette fois-ci au Gold Rush Cimetery et à Lower Reid Falls. Nous avons entrepris une marche d'environ 1 km sur une route non pavée qui longe le chemin de fer pour enfin apercevoir à notre droite un cimetière qui a été érigé en 1898 lors de la ruée vers l'or.
Cent trente-trois pierres tombales ont été érigées dans ce cimetière, mais seulement une soixantaine ont été répertoriées. Certains sont morts dans des fusillades, d'autres atteints d'une maladie contagieuse ou sont tout simplement décédés dans des conditions extrêmement difficiles.
A proximité du cimetière, nous avons pris un petit sentier qui mène à Lower Reid Falls, une magnifique chute d'une hauteur de 300 pieds. Le temps de prendre quelques photos et nous sommes retournés à Skagway.
Nous nous sommes promenés sur la rue principale. Skagway ressemble à un petit village typique du Far West. . La ville a conservé ses bâtiments d'époque et ses trottoirs en bois. On y retrouve plusieurs bijouteries ainsi que des boutiques.
ICY STRAIT POINT
Icy Strait Point est une destination de croisière privée située à environ 1 km de Hoona sur l'île Chichagof. Hoona est le plus grand village des Tlingits (nation autochtone) en Alaska.
Le bateau n'est pas accosté directement au quai. On s'y rend plutôt avec une navette (tender boat) qui part du bateau à chaque 10-15 minutes. Chaque navette peut contenir une centaine de personnes.
Le port abrite un musée, des arts locaux, des boutiques d'artisanat, des restaurants et une ligne de conserverie de saumon des années 1930.
Nous avons été un des premiers groupes à prendre cette navette puisque notre départ était prévu à 07h30 car nous allions prendre l'autobus pour nous rendre tout au haut de la montagne afin de participer à notre activité: la tyrolienne (ziprider).
La route était sinueuse et cahoteuse. Nous étions assis à l'arrière de l'autobus scolaire. Durant le trajet, le conducteur, un membre de la tribu Tlingit, nous a donné de l'information sur la région et il a fait circulé un album de photos.
Dès notre arrivée au haut de la montagne, nous sommes descendus de l'autobus et le groupe s'est dirigé vers un sentier qui mène à la zone de lancement.Dès que nous y sommes arrivés, nous avons été vraiment impressionnés de constater la hauteur à laquelle nous étions.
En fait, la tyrolienne est considérée actuellement comme ayant la plus haute élévation au monde. Elle est plus haute que l'Empire State Building à New-York. La zone de lancement est située à 1300 pieds (396 mètres) au-dessus du niveau de la mer. Elle a une longueur de 5330 pieds (1624 mètres) et la vitesse maximum est aux alentours de 60 mph (100 km/hre). La descente dure environ 90 secondes.
Nous avons formé un groupe de 6 personnes et nous avons été appelés à nous rendre sur la plate-forme. Nous avons reçu les consignes et nous nous sommes installés chacun dans un siège, les deux pieds appuyés sur la portière. Le décompte a été effectué et la portière s'est ouverte.
Je n'ai pas eu vraiment le temps de savourer les premiers instants de la descente, étant trop occupée à remettre mon appareil photo en place afin de capturer ce moment magique. J'avais encore mal à mon épaule et j'avais de la difficulté à me remettre en bonne position. Finalement, j'ai réussi à me remettre face devant et à profiter du magnifique panorama.
J'aurais pensé que la descente m'aurait fourni un bonne dose d'adrénaline. Ce ne fut pas nécessairement le cas. La descente s'est effectuée tout en douceur. Des gens de tous les âges y ont participé.
Souriez! Des photos sont prises lors de la descente! A notre arrivée au sol, nous sommes dirigés vers une boutique où une préposée fait défiler sur un écran les photos qui ont été prises lors de notre descente.
Lorsque votre choix est fixé, la photo est immédiatement imprimée et il ne reste qu'à effectuer le paiement pour l'obtenir.
Si vous désirez voir la descente ainsi que l'arrivée des gens qui utilisent la tyrolienne, il y a une zone aménagée à cet effet. Vous n'avez qu'à vous rendre à l'extrémité de la promenade qui mène au restaurant "The Landing Zone Bar & Gril". Vous entrez dans le restaurant situé à votre droite et utilisez la sortie située de l'autre côté du restaurant afin d'accéder à la zone d'arrivée.
Par la suite, nous avons marché jusqu'à Hoona. C'est un petit village pittoresque. La plupart des habitants vivent de la pêche. Lors de notre randonnée, nous avons pu observer des pyguarges à tête blanche et nous avons même vu une loutre se dandiner sur les rochers.
Nous sommes retournés vers le port et nous nous sommes assis sur un billot de bois sur la plage et avons observé les baleines. Icy Strait Point est l'endroit idéal pour l'observation des baleines. Si vous prenez une excursion pour l'observation des baleines et que vous n'en apercevez aucune, l'on vous rembourse.
KETCHIKAN
Totem Bight State Park
Dès que nous sommes descendus du bateau, nous nous sommes dirigés vers un arrêt d'autobus pour nous rendre à ce parc. En partant tôt le matin, nous avions l'intention d'éviter la cohue.
Nous avons acheté une passe journalière au coût de 2 $ US qui nous a permis de prendre l'autobus autant de fois que nous le désirions.
Ce parc est situé à environ 6 km de Ketchikan. A l'entrée du parc, il y a de beaux jardins. Un sentier a été aménagé dans une forêt tropicale. Celui-ci mène vers une dizaine de totems aménagés dans un parc et on y retrouve également une habitation (House Clan).
C'est une attraction très populaire à Ketchikan.
Rainbird Trail
Nous nous sommes rendus en autobus au Campus de l'Université du Sud-Est de l'Alaska (UAS). La Rainbird Trail est située à gauche de l'édifice. Il y a une affiche qui indique le début du sentier.
Le parcours est plus facile en partant de ce point car si on entreprend ce sentier en sens inverse, il y a un centaine de marches à monter.
Le trajet, d'une longueur de 2 km, nous transporte dans une forêt ou nous côtoyons des arbres imposants, des arbustes et des fougères. Le sentier est très bien tracé, mais le terrain est tout de même accidenté à certains endroits.
Vers la fin du parcours, le sentier nous mène hors de la forêt et nous sommes tout au haut de la montagne. Nous avions une superbe vue de la Ville ainsi que du canal (Tongass Narrows) avec les bateaux de croisière, les hydravions, les bateaux de pêche, les traversiers et les barges.
Sur le chemin du retour, nous avons constaté que nous avions pris la bonne décision de débuter notre promenade à partir de l'Université. Nous avons dû descendre une longue côte très à pic.
Durant notre descente, nous avons rencontré une ou deux personnes qui montaient cette côte, la face toute rougie par les efforts, tandis que nous avions le vent dans les voiles.
Les environs
Nous nous sommes dirigés vers Creek Street. Il s'agit d'une promenade en bois érigée le long d'une petite rivière. On y retrouve des établissements colorés datant du siècle dernier. La plupart de ceux-ci abritent de belles boutiques artisanales.
A proximité de cette promenade, il y a un petit funiculaire. Nous l'avons pris et nous nous sommes retrouvés à l'entrée de l'hôtel Cape Fox Lodge situé tout au haut de la montagne. De cet endroit, nous avions une vue panoramique de Ketchikan.
Au lieu de prendre le funiculaire pour redescendre vers la ville, nous sommes sortis de cet hôtel et avons descendu un escalier qui comportait plusieurs marches. Tout près d'une centaine, je crois!
Au bas de cet escalier, nous avons pris le petit sentier (Married Man's Trail) qui longe la rivière et nous sommes revenus à Creek Street.
Nous avons pris une marche le long de Waterfront Promenade. On y retrouve également plusieurs boutiques, bars et restaurants. Les bâtiments multicolores ajoutent un charme particulier à cette promenade.
Plusieurs résidences sont bâties dans la montagne et de longs escaliers ont été érigés pour accéder à celles-ci. Je suis montée à quelques reprises tout au haut de certains de ces escaliers pour avoir une vue panoramique des environs de Ketchikan.
INSIDE PASSAGE
Nous avons passé une bonne partie de la journée à l'avant du bateau afin d'admirer la beauté du paysage. La dernière portion de notre itinéraire est composée de montagnes qui défilent les unes après les autres et nous avons pu observer des dauphins nager près du bateau.
RADIANCE OF THE SEAS
Il s'agissait de notre première croisière. Il faut dire que ce navire a été au-delà de toutes nos attentes. Il offre une vue panoramique sur la mer, un atrium vitré sur neuf étages, un confort assuré et un personnel compétent.
Notre cabine
Nous avions une cabine intérieure composée d'un grand lit, un coin salon avec canapé, une coiffeuse et une salle de bain. Nous avions également un téléviseur à écran plat, un petit réfrigérateur ainsi qu'un coffret de sûreté numérique.
Nous n'avons pas vu la nécessité de prendre une cabine avec balcon, étant donné que nous savions que nous passerions le plupart de notre temps sur un des ponts extérieurs du navire.
Il est étonnant de constater tous les espaces de rangement que peut comporter ce type de cabine. Nous avons eu suffisamment de place pour ranger tous nos vêtements et accessoires de voyage.
Restaurants
Ce navire comporte une quinzaine de restaurants. Certains restaurants sont offerts avec le forfait de base et d'autres sont offerts moyennant un supplément.
Pour le repas du soir, nous avions choisi la formule "Free Style" qui nous permettait d'aller manger dans la salle à manger principale à l'heure qui nous convenait. Nous n'y sommes allés qu'une seule fois. Le tout était impeccable, mais nous avons préféré le style décontracté du buffet.
Il faut dire que la diversité et la qualité de la nourriture offerte au buffet étaient vraiment extraordinaires. De plus, nous avions la possibilité de nous asseoir à une table tout près de la baie vitrée qui nous permettait d'avoir une vue panoramique du magnifique paysage qui défilait sous nos yeux.
Bars
Au total, il y a tout près de 16 bars, sinon plus. Il n'y a que l'eau, la limonade et le thé glacé offert dans le forfait de base. Cependant, vous pouvez vous procurer un forfait qui correspond à vos besoins moyennant un supplément.
En ce qui nous concerne, nous n'avons acheté aucun forfait. Nous passions toutes nos journées à l'extérieur du navire. Juste avant le souper, nous nous installions au bar du lobby et je dégustais un excellent pina colada tandis que mon conjoint s'enfilait deux bonnes bières!
Activités à bord
Il est impossible de s'ennuyer à bord de ce bateau. Des activités sont continuellement proposées.
A cet effet, un document nous était remis chaque soir et celui-ci nous donnait de l'information sur la destination que nous allions visiter le lendemain ainsi qu'une description de toutes les activités prévues à l'horaire.
A l'extérieur du navire, on y retrouve un mur d'escalade, un mini-golf, un terrain de sports (soccer, basket-ball), un jeu de shuffle board, une piste de jogging, des tables de ping-pong, etc.
Il y a trois piscines (extérieure, intérieure et une pour enfants avec des glissades), trois bains à remous, un solarium, un spa, un centre de remise en forme, un centre d'entraînement, etc.
Il y a une bibliothèque, une salle de cinéma, une salle de spectacle, un casino, des boutiques hors-taxes, un écran de cinéma sur le pont piscine ainsi qu'une salle d'arcade.
Des programmes d'activités sont établis pour les enfants, et ce, par catégories d'âges: bébés, enfants, adolescents.
Studio de photographie
Des photographes sont constamment présents et vous offrent la possibilité de faire différentes sessions de photo. La session est gratuite. Les photos sont affichées par la suite sur différents tableaux ou à l'ordinateur. Vous avez l'opportunité d'acheter la photo que vous désirez ou obtenir un forfait intéressant lorsque vous désirez vous procurer plusieurs photos.
CONCLUSION
Nous recommandons ce type de voyage à tous les amants de la nature. Les paysages sont à couper le souffle. Peu importe le type de transport utilisé, que ce soit en bateau, en avion, en hélicoptère, en train ou en voiture, vous découvrirez une nature sauvage, des glaciers imposants, des fjords majestueux, des cours d'eau offrant une vue spectaculaire, des petits villages où le temps semble s'être arrêté et surtout des gens vraiment accueillants.
Assurance secours en montagne (Népal) English translation pending
Je voudrais mettre en garde tous les treckeurs qui se croient assurés pour secours en montagne.
En effet, l'assurance Maaf ne couvre pas les secours en montagne et ceci quelque soit votre niveau de contrat. J'avais d'ailleurs leur contrat le plus complet.
Je l'ai expérimenté à mes dépends en novembre 2014 au Népal sur le tour des Annapurnas. Souffrant d'une sévère bronchite dérivant en début d'oedème pulmonaire, mon guide par l'intermédiaire de son agence à Katmandou a contacté, pour secours par hélico, les services de la Maaf qui lui ont répondu que je n'étais pas assuré.
A noter qu'avant mon départ et à ma demande, mon agence Maaf locale m'avait délivrée une attestation pour fournir à mon agence de treck à Katmandou (comme il est de coutume) !!
Après maintes discussions à mon retour, il se confirme bien que la Maaf ne couvre aucunement les frais de secours (notamment un secours en hélico) en montagne (quelque soit l'altitude) et à l'étranger (en France je ne sais pas).
Fort heureusement tout s'est bien terminé pour moi, car je suis redescendu aidé par mon guide et un porteur, mais le pire aurait pu arrivé et la nuit passée à 4000 a été particulièrement angoissante pour mon entourage...Et comme il est dit déjà dans plusieurs discussions, les secours par hélico ne sont déclenchés qu'à conditions d'avoir l'aval de paiement par l'assurance.
Donc faites bien attention aux assurances auxquelles vous faites confiance..
Cambodge octobre-novembre 2014 English translation pending
CAMBODGE 2014 du 31 octobre au 24 novembre
Voici le descriptif de mon voyage itinérant, en solo et en transports locaux, sur un itinéraire somme toute assez classique puisqu’il a consisté, en gros, à faire le tour duTonlé Sap et à descendre au bord de la mer, en évitant Sihanoukville. Ce fut un parcours truffé de rencontres, de sites sublimes, de lumières fabuleuses mais aussi de beaucoup d’interrogations sur le poids du passé, sur les sourires de la rue qui dissimulent des blessures très profondes, et sur le génocide qui reste un sujet difficile à aborder. Le grand mékong n’a pas encore lavé toutes les plaies des cambodgiens et un voyage ici doit s’appréhender différemment des autres pays d’Asie.
PHNOM PENH: hébergement : Number9, 19$ la nuit en chambre avec clim. Sans charme particulier, mais propre et bien placé. Le last Home, 10 $ la nuit en chambre sans clim, mais propre et lumineuse. L’hôtel baigne dans son jus à l’ancienne, j’aime bien. Très central. Mon activité préférée à PhnomPenh fut de déambuler dans les rues des quartierspopulaires, visiter les marchés, voir les vieux batiments coloniaux et prendre un verre dans les cafés historiques type FCC. Le musée du génocide, un incontournable pour comprendre la société cambodgienne d’hier et aujourd’hui, est celui qui m’a le plus marqué.
KRATIE : bus PP/Kratie de 6H45 : 15 $. hébergement : Sur le bord du mékong, un petit hôtel familial à 7$. Location de vélo à 7 $. j’ai aimé le charme de la petite ville provinciale, sa rue, le mékong, et Chlong, à 30kms, où on peut admirer un alignement de superbes vieilles demeures coloniales en ruine. Se balader dans la campagne autour, en vélo, est une vraie prise de contact avec la vie rurale cambodgienne.
KOMPONG CHAM : taxi collectif Kratie/KC de 8h30 : 6$ hébergement : le Mékong Sunrise, recommandé par le routard :une chambre sans fenêtre avec ventilo : 5$. Basique, mais propre. Une balade le long du mékong jusqu’à un grand monastère relativement récent mais superbe et habité par beaucoup de moines. Le Wat Nokor, un petit temple Angkorien à la sortie de la ville, est à voir absolument.
KONPONG THOM : Bus KC/KTde 9h45 : 6,50$ hébergement : Aruna Guesthouse ch avec clim 10$. Je suis venu ici pour les temples de Sambor Prei Kuk, C’est à 30 km et le Tuk tuk qui m’y enmène m’a coûté 14$. Vu la distance, une moto aurait été plus appropriée car plus rapide. Le site est vraiment agréable, sous les bois, et on n’est pas importuné par la foule. Les monuments sont très ruinés, mais ils datent d’avant l’ère Angkorienne. Il y en a quelquesuns qui sont hors de l’itinéraire sablonneux, donc demander à son chauffeur avant de repartir qu’il vous montre celui qui est entièrement avalé par un arbre. Il se trouve près du point d’arrivée, non loin du parking, presque au bord de la route. Le marché de KT le matin est très intéressant, quand tout se met en place doucement et que les marchands installent leurs stands.
SIEMREAP/ANGKOR : bus KT/SR : 5$ hébergement : La maison du passant chez Marc près du restaurant Marum, indiqué dans le guide du routard. Il s’agit d’une pension de famille, un couple francocambodgien, qui est aussi une bonne mine de renseignements pour Angkor et le reste du pays. Chambre sans clim 12$. Pass 7 jours pour Angkor : 60 $. Valable pour 7 journées même discontinues. Tuk tuk à la journée : 15$ Vélo de base à la journée 12 dollars. VTT équipé porte bagages + tendeurs : 6$ (en centreville). A voir : le site d’Angkor est gigantesque. Les temples les plus spectaculaires sont finalement assez proches les uns des autres et pas si éloignés que ça de l’entrée. Bien-sûr, les plus fréquentés sont aussi, souvent les plus beaux et les plus intéressants. On est donc rarement seul dans un temple et à certaines heures il faut même parfois jouer des coudes (le Bayon). J’ai fait le petit et le grand tour à vélo, mais les minibus, les bus, les tuk tuks et autres motos qui vous dépassent sans arrêt sur de minuscules routes gâchent un peu le plaisir de la promenade champêtre à bicyclette. Et quand le soir, il faut rentrer sur Siem reap, on se retrouve dans une cohue indescriptible de pots d’échappements qui vous plombent bien les poumons. J’ai donc choisi une autre méthode les jours suivants : Je prenais un motodop le matin de très bonne heure ( aucun souci pour arriver de très bonne heure, j’’y étais le plus souvent aux alentours de 5h, de nuit, et personne ne m’a jamais demandé de faire demi tour ), je visitais tranquillement mon temple puis rentrais vers 10h sur Siem Reap. J’y retournais vers 16h, toujours en motodop, pour les belles lumières du soir (il fait nuit à 18h) et le retour sur Siem Reap se faisait plus rapidement et plus facilement car une moto se faufile toujours mieux dans le trafic qu’un Tuk tuk). Un guide des temples est vraiment nécessaire pour comprendre un peu ce qu’on voit, et s’arrêter un moment pour le lire à l’ombre d’un grand fromager n’est pas désagréable, vu la chaleur ambiante. Les temples plus éloignés, comme Bantheay Srei (motodop :18$ ) ou Beng Mealea (motodop :30$), valent vraiment le coup, à mon avis. La fête des eaux, qui donne lieu à de grandes festivités à PhnomPenh lorsque le cours du Tonle sap s’inverse, existe aussi à SR, mais en petit format, la petite rivière ne se prêtant pas à de grandes démonstrations. Tous les cambodgiens sont de sortie, les familles piqueniquent au bord de l’eau en regardant les courses de pirogues multicolores tandis que la kermesse bat son plein.
TONLE SAP : Ce grand lac, qu’on ne voit pas beaucoup, finalement, quand on traverse le pays en sillonnant les routes en transport en commun, est un incontournable d’une visite au cambodge. Parce qu’il est omniprésent, qu’il n’est jamais loin et que tout le monde parle de lui, il faut bien aller voir à quoi il ressemble. Ce sont les villages flottants qui sont l’attraction, plus que le coucher de soleil qui ressemble à n’importe quel autre coucher de soleil. La vie dans des villages au milieu de l’eau est toujours un spectacle qui vaut le détour. Cela dit, ces excursions représentent tout de même un bon budget : motodop et droits d’accès ne sont pas donnés... au départ de Siem Reap : Kompong Phluk : Motodop à 15$ A/R. 20$ le ticket pour 1h30 de balade, en gros, avec traversée du village sur pilotis et arrêt à un restaurant où vous l’on vous proposera de partir avec une barque faire le tour de la forêt inondée pour 7$. Perso, j’ai trouvé ça joli, mais pas indispensable. Inutile de voir le coucher de soleil, l’intérêt est le village sur pilotis et la vie de ses habitants. La lumière du soir donne un caractère magique à cet endroit.
Au départ de Pursat : Motodop A/R 10$. bateau 9$ de l’heure. Il y a deux villages flottants, un Vietnamien et un autre cambodgien. Si on prend son temps, il vaut mieux y aller vers 15h si on veut visiter les deux tranquillement, ou bien le matin au lever du soleil, où l’on peut voir plus de pêcheurs en action.
BATTAMBANG : Bus SR/BTG : 5$ Une jolie ville, dynamique, plutôt moderne mais qui dégage néanmoins un certain charme. C’est une des grandes villes du Cambodge, mais on ne le sent pas vraiment, car elle n’est tout de même pas aussi trépidante que Phnom Penh. Le soir, un petit choix de restos et de bars à l’occidentale offrent une ambiance routard, bien agréable de temps en temps, loin de la dimension industrielle de ceux de Siem Reap. La ville est entourée d’une très belle campagne sillonnée de chemins de terre propices aux rencontres avec les travailleurs des champs. Un vrai bonheur de s’y balader en vélo, voire de s’y perdre, en allant visiter le petit temple d’Ek Phrom qui est joli, mais pas à tomber à la renverse.
BANTEAY CHMAR : bus SR ou BTG pour Sisophon, puis taxi collectif10$ ( en fin d’après midi, en général, quand il est plein. Le chauffeur habituel s’appelle Ponlo). Hébergement : 7$ nuit, 10 avec le repas compris. Banteay Chmar développe un programme d’accueil chez l’habitant. Tout est pris en charge quand vous arrivez : votre chauffeur ou n’importe qui du village vous conduira automatiquement au responsable de l’office. Vous serez hébergé et nourri pour une dizaine de dollars, mais vous pourrez choisir la formule sans repas. C’est rustique, la maison est en planches de bois, mais vous partagez la vie d’une famille du village Banteay Chmar est un bled perdu au bout d’une piste en terre, hors des chemins touristiques, qui offre au visiteur un temple écroulé dans son écrin végétal originel. Pour l’explorer, de bonnes godasses seront nécessaires, car pour s’approcher de la seule tour aux visages encore debout (elle a été remontée il n’y a pas si longtemps) il faudra escalader quelques pierres. Vraiment un coup de cœur pour ce temple.
KAMPOT : Bus PHP/KPT : pas tant que ça de bus, alors le taxi collectif peut être une solution : 5$. Hébergement : orchid guesthouse, 11$ la chambre sans clim dans un bungalow. Location de vélo : un bon VTT est au prix d’une moto : 5$. Sur le bord du fleuve, à l’angle d’une rue du centreville. Ce sont les seuls valables que j’ai pu voir, mais ils sont chers. Encore une chouette petite ville coloniale, agréable et aérée. J’ai adoré y traîner le matin, voir la ville qui se réveille, le quartier du boulanger et les moines qui viennent mendier. La campagne autour de Kampot est magnifique et il faut absolument aller randonner (je l’ai fait en vélo) dans la zone du petit temple caché au fond d’une grotte, Phnom Chnork. Vous y croiserez des gens souriants, accueillants, des écoliers et de jolies maisons sur pilotis en bordure de rizières.
KEP : Hébergement : sur la petite place, à l’arrivée des bus, des petits hôtels pas chers font face à la plage. Le Kep Beach est un de ceux là. La patronne est gentille, mais j’ai dû demander le ménage et le changement des draps, car il semble que ça n’allait pas de soit. 12$ sans clim. Très bien placé. A une trentaine de kms de Kampot, Kep est une petite station balnéaire sans véritable centreville, juste une rue qui longe la mer, du marché au crabe jusqu’à l’embarcadère de l’ile aux lapins et au delà. La plage est agréable, bordée d’arbres, et on mange très bien dans les restos du crabemarket à un prix raisonnable. En fin de voyage, ce fut une étape agréable de bains chauds et de sable blanc idéal pour se préparer à un retour sur la France frigorifiée. Il y a l’île aux lapins si on veut un peu d’isolement, mais je n’avais pas assez de temps.
photos visibles sur ma galerie Flickr : https://www.flickr.com/photos/100178647@N03/sets/72157650016426631/
Voici le descriptif de mon voyage itinérant, en solo et en transports locaux, sur un itinéraire somme toute assez classique puisqu’il a consisté, en gros, à faire le tour duTonlé Sap et à descendre au bord de la mer, en évitant Sihanoukville. Ce fut un parcours truffé de rencontres, de sites sublimes, de lumières fabuleuses mais aussi de beaucoup d’interrogations sur le poids du passé, sur les sourires de la rue qui dissimulent des blessures très profondes, et sur le génocide qui reste un sujet difficile à aborder. Le grand mékong n’a pas encore lavé toutes les plaies des cambodgiens et un voyage ici doit s’appréhender différemment des autres pays d’Asie.
PHNOM PENH: hébergement : Number9, 19$ la nuit en chambre avec clim. Sans charme particulier, mais propre et bien placé. Le last Home, 10 $ la nuit en chambre sans clim, mais propre et lumineuse. L’hôtel baigne dans son jus à l’ancienne, j’aime bien. Très central. Mon activité préférée à PhnomPenh fut de déambuler dans les rues des quartierspopulaires, visiter les marchés, voir les vieux batiments coloniaux et prendre un verre dans les cafés historiques type FCC. Le musée du génocide, un incontournable pour comprendre la société cambodgienne d’hier et aujourd’hui, est celui qui m’a le plus marqué.
KRATIE : bus PP/Kratie de 6H45 : 15 $. hébergement : Sur le bord du mékong, un petit hôtel familial à 7$. Location de vélo à 7 $. j’ai aimé le charme de la petite ville provinciale, sa rue, le mékong, et Chlong, à 30kms, où on peut admirer un alignement de superbes vieilles demeures coloniales en ruine. Se balader dans la campagne autour, en vélo, est une vraie prise de contact avec la vie rurale cambodgienne.
KOMPONG CHAM : taxi collectif Kratie/KC de 8h30 : 6$ hébergement : le Mékong Sunrise, recommandé par le routard :une chambre sans fenêtre avec ventilo : 5$. Basique, mais propre. Une balade le long du mékong jusqu’à un grand monastère relativement récent mais superbe et habité par beaucoup de moines. Le Wat Nokor, un petit temple Angkorien à la sortie de la ville, est à voir absolument.
KONPONG THOM : Bus KC/KTde 9h45 : 6,50$ hébergement : Aruna Guesthouse ch avec clim 10$. Je suis venu ici pour les temples de Sambor Prei Kuk, C’est à 30 km et le Tuk tuk qui m’y enmène m’a coûté 14$. Vu la distance, une moto aurait été plus appropriée car plus rapide. Le site est vraiment agréable, sous les bois, et on n’est pas importuné par la foule. Les monuments sont très ruinés, mais ils datent d’avant l’ère Angkorienne. Il y en a quelquesuns qui sont hors de l’itinéraire sablonneux, donc demander à son chauffeur avant de repartir qu’il vous montre celui qui est entièrement avalé par un arbre. Il se trouve près du point d’arrivée, non loin du parking, presque au bord de la route. Le marché de KT le matin est très intéressant, quand tout se met en place doucement et que les marchands installent leurs stands.
SIEMREAP/ANGKOR : bus KT/SR : 5$ hébergement : La maison du passant chez Marc près du restaurant Marum, indiqué dans le guide du routard. Il s’agit d’une pension de famille, un couple francocambodgien, qui est aussi une bonne mine de renseignements pour Angkor et le reste du pays. Chambre sans clim 12$. Pass 7 jours pour Angkor : 60 $. Valable pour 7 journées même discontinues. Tuk tuk à la journée : 15$ Vélo de base à la journée 12 dollars. VTT équipé porte bagages + tendeurs : 6$ (en centreville). A voir : le site d’Angkor est gigantesque. Les temples les plus spectaculaires sont finalement assez proches les uns des autres et pas si éloignés que ça de l’entrée. Bien-sûr, les plus fréquentés sont aussi, souvent les plus beaux et les plus intéressants. On est donc rarement seul dans un temple et à certaines heures il faut même parfois jouer des coudes (le Bayon). J’ai fait le petit et le grand tour à vélo, mais les minibus, les bus, les tuk tuks et autres motos qui vous dépassent sans arrêt sur de minuscules routes gâchent un peu le plaisir de la promenade champêtre à bicyclette. Et quand le soir, il faut rentrer sur Siem reap, on se retrouve dans une cohue indescriptible de pots d’échappements qui vous plombent bien les poumons. J’ai donc choisi une autre méthode les jours suivants : Je prenais un motodop le matin de très bonne heure ( aucun souci pour arriver de très bonne heure, j’’y étais le plus souvent aux alentours de 5h, de nuit, et personne ne m’a jamais demandé de faire demi tour ), je visitais tranquillement mon temple puis rentrais vers 10h sur Siem Reap. J’y retournais vers 16h, toujours en motodop, pour les belles lumières du soir (il fait nuit à 18h) et le retour sur Siem Reap se faisait plus rapidement et plus facilement car une moto se faufile toujours mieux dans le trafic qu’un Tuk tuk). Un guide des temples est vraiment nécessaire pour comprendre un peu ce qu’on voit, et s’arrêter un moment pour le lire à l’ombre d’un grand fromager n’est pas désagréable, vu la chaleur ambiante. Les temples plus éloignés, comme Bantheay Srei (motodop :18$ ) ou Beng Mealea (motodop :30$), valent vraiment le coup, à mon avis. La fête des eaux, qui donne lieu à de grandes festivités à PhnomPenh lorsque le cours du Tonle sap s’inverse, existe aussi à SR, mais en petit format, la petite rivière ne se prêtant pas à de grandes démonstrations. Tous les cambodgiens sont de sortie, les familles piqueniquent au bord de l’eau en regardant les courses de pirogues multicolores tandis que la kermesse bat son plein.
TONLE SAP : Ce grand lac, qu’on ne voit pas beaucoup, finalement, quand on traverse le pays en sillonnant les routes en transport en commun, est un incontournable d’une visite au cambodge. Parce qu’il est omniprésent, qu’il n’est jamais loin et que tout le monde parle de lui, il faut bien aller voir à quoi il ressemble. Ce sont les villages flottants qui sont l’attraction, plus que le coucher de soleil qui ressemble à n’importe quel autre coucher de soleil. La vie dans des villages au milieu de l’eau est toujours un spectacle qui vaut le détour. Cela dit, ces excursions représentent tout de même un bon budget : motodop et droits d’accès ne sont pas donnés... au départ de Siem Reap : Kompong Phluk : Motodop à 15$ A/R. 20$ le ticket pour 1h30 de balade, en gros, avec traversée du village sur pilotis et arrêt à un restaurant où vous l’on vous proposera de partir avec une barque faire le tour de la forêt inondée pour 7$. Perso, j’ai trouvé ça joli, mais pas indispensable. Inutile de voir le coucher de soleil, l’intérêt est le village sur pilotis et la vie de ses habitants. La lumière du soir donne un caractère magique à cet endroit.
Au départ de Pursat : Motodop A/R 10$. bateau 9$ de l’heure. Il y a deux villages flottants, un Vietnamien et un autre cambodgien. Si on prend son temps, il vaut mieux y aller vers 15h si on veut visiter les deux tranquillement, ou bien le matin au lever du soleil, où l’on peut voir plus de pêcheurs en action.
BATTAMBANG : Bus SR/BTG : 5$ Une jolie ville, dynamique, plutôt moderne mais qui dégage néanmoins un certain charme. C’est une des grandes villes du Cambodge, mais on ne le sent pas vraiment, car elle n’est tout de même pas aussi trépidante que Phnom Penh. Le soir, un petit choix de restos et de bars à l’occidentale offrent une ambiance routard, bien agréable de temps en temps, loin de la dimension industrielle de ceux de Siem Reap. La ville est entourée d’une très belle campagne sillonnée de chemins de terre propices aux rencontres avec les travailleurs des champs. Un vrai bonheur de s’y balader en vélo, voire de s’y perdre, en allant visiter le petit temple d’Ek Phrom qui est joli, mais pas à tomber à la renverse.
BANTEAY CHMAR : bus SR ou BTG pour Sisophon, puis taxi collectif10$ ( en fin d’après midi, en général, quand il est plein. Le chauffeur habituel s’appelle Ponlo). Hébergement : 7$ nuit, 10 avec le repas compris. Banteay Chmar développe un programme d’accueil chez l’habitant. Tout est pris en charge quand vous arrivez : votre chauffeur ou n’importe qui du village vous conduira automatiquement au responsable de l’office. Vous serez hébergé et nourri pour une dizaine de dollars, mais vous pourrez choisir la formule sans repas. C’est rustique, la maison est en planches de bois, mais vous partagez la vie d’une famille du village Banteay Chmar est un bled perdu au bout d’une piste en terre, hors des chemins touristiques, qui offre au visiteur un temple écroulé dans son écrin végétal originel. Pour l’explorer, de bonnes godasses seront nécessaires, car pour s’approcher de la seule tour aux visages encore debout (elle a été remontée il n’y a pas si longtemps) il faudra escalader quelques pierres. Vraiment un coup de cœur pour ce temple.
KAMPOT : Bus PHP/KPT : pas tant que ça de bus, alors le taxi collectif peut être une solution : 5$. Hébergement : orchid guesthouse, 11$ la chambre sans clim dans un bungalow. Location de vélo : un bon VTT est au prix d’une moto : 5$. Sur le bord du fleuve, à l’angle d’une rue du centreville. Ce sont les seuls valables que j’ai pu voir, mais ils sont chers. Encore une chouette petite ville coloniale, agréable et aérée. J’ai adoré y traîner le matin, voir la ville qui se réveille, le quartier du boulanger et les moines qui viennent mendier. La campagne autour de Kampot est magnifique et il faut absolument aller randonner (je l’ai fait en vélo) dans la zone du petit temple caché au fond d’une grotte, Phnom Chnork. Vous y croiserez des gens souriants, accueillants, des écoliers et de jolies maisons sur pilotis en bordure de rizières.
KEP : Hébergement : sur la petite place, à l’arrivée des bus, des petits hôtels pas chers font face à la plage. Le Kep Beach est un de ceux là. La patronne est gentille, mais j’ai dû demander le ménage et le changement des draps, car il semble que ça n’allait pas de soit. 12$ sans clim. Très bien placé. A une trentaine de kms de Kampot, Kep est une petite station balnéaire sans véritable centreville, juste une rue qui longe la mer, du marché au crabe jusqu’à l’embarcadère de l’ile aux lapins et au delà. La plage est agréable, bordée d’arbres, et on mange très bien dans les restos du crabemarket à un prix raisonnable. En fin de voyage, ce fut une étape agréable de bains chauds et de sable blanc idéal pour se préparer à un retour sur la France frigorifiée. Il y a l’île aux lapins si on veut un peu d’isolement, mais je n’avais pas assez de temps.
photos visibles sur ma galerie Flickr : https://www.flickr.com/photos/100178647@N03/sets/72157650016426631/
Géonautes en croisière aux Caraïbes sur le MSC Musica du 14 au 21 décembre 2014 English translation pending
Bonjour aux futurs croisiéristes aux Caraïbes mais aussi à tous ceux qui veulent faire un tour au soleil depuis leur fauteuil,
j'espère que vous trouverez ce récit agréable, les infos utiles, et que les photos vous offriront un agréable moment d'évasion. Ce texte combine les infos pratiques/bons plans avec mes impressions personnelle sur cette croisière et les endroits visités.
Bonne lecture!
Croisière Caraïbes sur le MSC Musica du 14 au 21 décembre 2014
dimanche 14 décembre: Paris - La Romana, le voyage class'
Nous avons laissé la voiture sur un parking privé airpark.fr pour 52 euros la semaine. La navette du parking nous a déposé au terminal 2E de Roissy après un quart d'heure de trajet.
A l'enregistrement des bagages nous avons été accueillis par un employé MSC qui s'est assuré que les étiquettes MSC étaient bien attachées aux bagages, car une fois parties en soute, nous ne les avons récupérés qu'à la porte de notre cabine sur le bateau. A ce sujet, nous avons gardé une valise cabine avec nos pyjamas et les affaires de première nécessité, et nous avons bien fait, car les bagages ont été livrés très tard sur le bateau, et après un long vol c'est mieux de pouvoir se coucher sans les attendre (ils les ont déposés devant la porte vers 23h).
L'enregistrement a été très rapide (guichets dédiés en nombre suffisant) et quelle ne fut notre surprise de constater que nous allions voyage en business class, et ça c'est la classe! (nous ne savions pas à quoi était dû cet honneur, car d'autres personnes ont payé un supplément pour être en classe affaire, mais pas nous). Alors profitons-en tout de suite, nous sommes-nous dit, donc direction le business lounge pour prendre un verre et profiter du wifi pour frimer sur Facebook :))
L'embarquement du vol a été assez rapide, malgré les quelques 400 personnes qui montaient dans le Boeing 747 à deux étages. Pour nous, à partir de là, c'était que luxe et volupté, il n'y a pas à dire les services Air France, à fortiori en business, sont au top.
Le décollage s'est fait avec une heure de retard, quand même, et le mauvais temps sur la deuxième moitié du vol a fait que nous n'avons pas pu récupérer ce retard, au contraire, nous sommes arrivés vers 19h45 heure locale (5 heures de décalage) au lieu de 18h30.
Entre deux repas excellents, quelques films et pas mal de turbulences, le vol est passé assez vite, même si je ne peux pas dire totalement agréablement pour moi qui souffre du mal des transports...
Sur le tarmac de la Romana il fait bon, 26 degrés. Nous marchons directement vers une enceinte où sont garés les bus pour le transfert: pas de contrôle de passeports, pas d'attente, et nous voilà partis vers le port peu après 20h - excellente organisation, chapeau!
Le Musica se dessine, tout en lumières, dans la nuit dominicaine. Pour l'enregistrement sur le bateau, il y a une queue respectable qui serpente dans le port. Au bout d'une petite heure (quand même!), nous voilà en possession de notre carte magnétique qui sert pour tout à bord et nous pouvons aller à bord, au pas de course sous la bonne pluie tropicale qui s'est mise à tomber.
Dans les espaces communs, tout comme dans notre cabine, nous pouvons constater que le bateau a bien vieilli - il est tout aussi agréable qu'il y a sept ans et demi quand nous y avons passé nos premières vacances MSC.

Il est tard pour le dîner (nous avons choisi le premier service, à 18h30), mais ça tombe bien, on n'a vraiment pas faim! Nous avons droit à l'exercice d'évacuation en cas d'urgence, puis nous faisons une petite promenade sur le pont, où il pleut toujours, avant une bonne nuit de sommeil.
La suite dans le post suivant.
j'espère que vous trouverez ce récit agréable, les infos utiles, et que les photos vous offriront un agréable moment d'évasion. Ce texte combine les infos pratiques/bons plans avec mes impressions personnelle sur cette croisière et les endroits visités.
Bonne lecture!
Croisière Caraïbes sur le MSC Musica du 14 au 21 décembre 2014
dimanche 14 décembre: Paris - La Romana, le voyage class'
Nous avons laissé la voiture sur un parking privé airpark.fr pour 52 euros la semaine. La navette du parking nous a déposé au terminal 2E de Roissy après un quart d'heure de trajet.
A l'enregistrement des bagages nous avons été accueillis par un employé MSC qui s'est assuré que les étiquettes MSC étaient bien attachées aux bagages, car une fois parties en soute, nous ne les avons récupérés qu'à la porte de notre cabine sur le bateau. A ce sujet, nous avons gardé une valise cabine avec nos pyjamas et les affaires de première nécessité, et nous avons bien fait, car les bagages ont été livrés très tard sur le bateau, et après un long vol c'est mieux de pouvoir se coucher sans les attendre (ils les ont déposés devant la porte vers 23h).
L'enregistrement a été très rapide (guichets dédiés en nombre suffisant) et quelle ne fut notre surprise de constater que nous allions voyage en business class, et ça c'est la classe! (nous ne savions pas à quoi était dû cet honneur, car d'autres personnes ont payé un supplément pour être en classe affaire, mais pas nous). Alors profitons-en tout de suite, nous sommes-nous dit, donc direction le business lounge pour prendre un verre et profiter du wifi pour frimer sur Facebook :))
L'embarquement du vol a été assez rapide, malgré les quelques 400 personnes qui montaient dans le Boeing 747 à deux étages. Pour nous, à partir de là, c'était que luxe et volupté, il n'y a pas à dire les services Air France, à fortiori en business, sont au top.
Le décollage s'est fait avec une heure de retard, quand même, et le mauvais temps sur la deuxième moitié du vol a fait que nous n'avons pas pu récupérer ce retard, au contraire, nous sommes arrivés vers 19h45 heure locale (5 heures de décalage) au lieu de 18h30.
Entre deux repas excellents, quelques films et pas mal de turbulences, le vol est passé assez vite, même si je ne peux pas dire totalement agréablement pour moi qui souffre du mal des transports...
Sur le tarmac de la Romana il fait bon, 26 degrés. Nous marchons directement vers une enceinte où sont garés les bus pour le transfert: pas de contrôle de passeports, pas d'attente, et nous voilà partis vers le port peu après 20h - excellente organisation, chapeau!
Le Musica se dessine, tout en lumières, dans la nuit dominicaine. Pour l'enregistrement sur le bateau, il y a une queue respectable qui serpente dans le port. Au bout d'une petite heure (quand même!), nous voilà en possession de notre carte magnétique qui sert pour tout à bord et nous pouvons aller à bord, au pas de course sous la bonne pluie tropicale qui s'est mise à tomber.
Dans les espaces communs, tout comme dans notre cabine, nous pouvons constater que le bateau a bien vieilli - il est tout aussi agréable qu'il y a sept ans et demi quand nous y avons passé nos premières vacances MSC.

Il est tard pour le dîner (nous avons choisi le premier service, à 18h30), mais ça tombe bien, on n'a vraiment pas faim! Nous avons droit à l'exercice d'évacuation en cas d'urgence, puis nous faisons une petite promenade sur le pont, où il pleut toujours, avant une bonne nuit de sommeil.
La suite dans le post suivant.
Islande du Sud à deux du 16 au 21 février 2015 English translation pending
Bonjour à tous et bonne année !
Février approche à grands pas et je m'aperçois qu'il me faut encore boucler les dernières formalités de notre prochaine escapade en Islande (ma femme et moi car les enfants seront en Autriche ...) Les billets d'avion et l'hôtel sont déjà réservés (auprès d'Icelandair) mais il me faut encore réserver un véhicule et peut-être quelques excursions pour plus de sécurité et de confort. Je soumets à votre avis notre projet d'itinéraire car je suis preneur d'infos et de conseils ne connaissant pas encore l'Islande.
Nous arrivons le 16 février à Keflavik vers 16 heures et je pensais récupérer la voiture et filer directement au Blue Lagoon ... pour en soirée rejoindre notre hôtel à Reykjavik (et y manger aussi :)
Le 17 en fonction de la météo : filer tôt direction Jökulsaron (390 km) profiter des paysages et des glaçons aussi ... ensuite retour avec nuit à l'hôtel à Vik (il semble qu'un hôtel de 2014 soit implanté face à la plage ...). S'il y a des aurores boréales à observer ...
Le 18, je pensais profiter de Vik et de sa plage de sable noir ... et pourquoi pas m'approcher de la carcasse de DC3 près de Vik ... ensuite retour vers Reykjavik. Je pense réserver une excursion de nuit en 4*4 pour aller observer les aurores boréales (but de notre escapade)
Le 19, en fonction de la météo Gullfoss, Geysir et parc national de Pingvellir ou ballade dans Reykjavik (la ballade en mer pour voir les dauphins et cétacés ?)
Le 20, aller du coté de Borganes ou Reykjavik si nous ne l'avons pas fait la veille
Le 21 nous décollons tôt à 7 heures aussi nous devrions rendre le véhicule à 5h00 du matin.
Ce bref séjour devrait être complété par un autre plus long et complet en compagnie de nos enfants et des mes beau-parents cet été aussi sauf pour les aurores boréales (que nous voudrions bien apercevoir et immortaliser sur des photos), les autres sites sont indicatifs et peuvent être remplacés en fonction de la météo et de l'état des routes.
A ce titre je remercie celles et ceux qui pourrons enrichir cet itinéraire et contribuer à la réussite de notre séjour. Je me demande particulièrement :
- s'il est nécessaire de réserver un 4*4 alors que nous ne cheminerons que sur la route n°1 (question souvent posée ... pour ma part si les VL sont équipés de pneus à clous je pense que cela suffit largement) - combien faut-il changer d'ISK (il semble que l'on paye surtout avec le CB mais d'expérience je sais que c'est toujours bien d'avoir un peu d'argent local) - avez-vous fait l'une des excursions que je me propose de faire (4*4 aurore boréale et sortie en mer) et connaissez-vous une agence sympa ? - une adresse sympa de restaurant sur l'itinéraire ? étant gourmand il semble avoir vu qu'à Hôfn on peut manger des langoustines somptueuses ... amis s'il y a d'autres endroits ...
Merci à tous et encore une fois bonne année 2015 ! Minorel86
Février approche à grands pas et je m'aperçois qu'il me faut encore boucler les dernières formalités de notre prochaine escapade en Islande (ma femme et moi car les enfants seront en Autriche ...) Les billets d'avion et l'hôtel sont déjà réservés (auprès d'Icelandair) mais il me faut encore réserver un véhicule et peut-être quelques excursions pour plus de sécurité et de confort. Je soumets à votre avis notre projet d'itinéraire car je suis preneur d'infos et de conseils ne connaissant pas encore l'Islande.
Nous arrivons le 16 février à Keflavik vers 16 heures et je pensais récupérer la voiture et filer directement au Blue Lagoon ... pour en soirée rejoindre notre hôtel à Reykjavik (et y manger aussi :)
Le 17 en fonction de la météo : filer tôt direction Jökulsaron (390 km) profiter des paysages et des glaçons aussi ... ensuite retour avec nuit à l'hôtel à Vik (il semble qu'un hôtel de 2014 soit implanté face à la plage ...). S'il y a des aurores boréales à observer ...
Le 18, je pensais profiter de Vik et de sa plage de sable noir ... et pourquoi pas m'approcher de la carcasse de DC3 près de Vik ... ensuite retour vers Reykjavik. Je pense réserver une excursion de nuit en 4*4 pour aller observer les aurores boréales (but de notre escapade)
Le 19, en fonction de la météo Gullfoss, Geysir et parc national de Pingvellir ou ballade dans Reykjavik (la ballade en mer pour voir les dauphins et cétacés ?)
Le 20, aller du coté de Borganes ou Reykjavik si nous ne l'avons pas fait la veille
Le 21 nous décollons tôt à 7 heures aussi nous devrions rendre le véhicule à 5h00 du matin.
Ce bref séjour devrait être complété par un autre plus long et complet en compagnie de nos enfants et des mes beau-parents cet été aussi sauf pour les aurores boréales (que nous voudrions bien apercevoir et immortaliser sur des photos), les autres sites sont indicatifs et peuvent être remplacés en fonction de la météo et de l'état des routes.
A ce titre je remercie celles et ceux qui pourrons enrichir cet itinéraire et contribuer à la réussite de notre séjour. Je me demande particulièrement :
- s'il est nécessaire de réserver un 4*4 alors que nous ne cheminerons que sur la route n°1 (question souvent posée ... pour ma part si les VL sont équipés de pneus à clous je pense que cela suffit largement) - combien faut-il changer d'ISK (il semble que l'on paye surtout avec le CB mais d'expérience je sais que c'est toujours bien d'avoir un peu d'argent local) - avez-vous fait l'une des excursions que je me propose de faire (4*4 aurore boréale et sortie en mer) et connaissez-vous une agence sympa ? - une adresse sympa de restaurant sur l'itinéraire ? étant gourmand il semble avoir vu qu'à Hôfn on peut manger des langoustines somptueuses ... amis s'il y a d'autres endroits ...
Merci à tous et encore une fois bonne année 2015 ! Minorel86
Visiter Ballarat Ghost Town (États-Unis) English translation pending
Bonjour à tous
J'envisage pour 2015 un voyage photo dans les déserts du sud de la Californie et du Nevada.
Sur la route vers Death Valley, je souhaiterai faire une halte à Ballarat Ghost Town située au pied des monts Panamint.
D’après ce que j'ai lu sur divers posts, tant US que Français, il semblerait que cet endroit soit un peu glauque et ne serait pas recommandable car habité par une faune bizarre.....
Quelqu'un as t il déjà visité ce coin et a eu ce sentiment ?
Merci de vos reponses
Escapade dans le Sud marocain English translation pending
Avec un peu de retard voici le récit d'un voyage au Maroc réalisé au printemps.
Les photos sont visibles ici: http://mjpgouret.free.fr/maroc/maroc.html
27/04/2014: atterrissage vers 8h à Marrakech sous un beau ciel bleu et une température de 15°. Les formalités de police, la récupération des bagages et la prise en compte de la voiture de location sont rapides. La voiture, une Kangoo, est légèrement cabossée sous tous ses côtés et un peu poussive au démarrage mais confortable. Après un passage au distributeur de billets qui refuse de nous délivrer plus de 2000 dirhams nous prenons la route à la recherche d'une station service. Manque de chance nous empruntons la mauvaise direction et nous retrouvons rapidement dans une zone de constructions neuves visiblement éloignée de notre itinéraire. Nous faisons donc demi tour en direction de Marrakech où nous trouvons une station. Ensuite il nous faut chercher la direction d'Essaouira mais les panneaux indicateurs sont rares. Heureusement le plan du Routard est suffisamment clair pour nous aider à trouver assez facilement notre chemin. La traversée rapide des faubourgs montre de nombreux zones de constructions neuves témoins du dynamisme de la ville. La route large et droite traverse ensuite une zone aride avec en arrière plan les sommets de l'Atlas enneigés. Tout au long de la route quelques carrioles tirées par des ânes faméliques transportent leur chargement. Nous traversons quelques rares villages à l'entrée desquels des policiers à l'air nonchalant surveillent les véhicules. Peu avant Ounagha nous quittons la route principale pour Had Draa où se tient un important marché dominical. Dès l'entrée du village nous somme happés dans un maelström bruyant et poussiéreux et entraînés par une foule compacte et affairée au milieu des marchandises de toute nature. Quelques fiers cavaliers parcourent le marché sur leurs chevaux en se frayant à grand peine un passage. Un sympathique marchand de tomates nous offre en prime une généreuse ration de haricots verts que nous serons bien en peine de cuire faute de matériel de cuisine. Nous en ferons cadeau au gardien du parking qui est quand même très déçu des 2 dirhams que nous lui laissons. Un peu étourdis par cette agitation et, aussi, par notre réveil matinal nous rejoignons en début d'après-midi le camping « le Calme », bien nommé avec son agréable patio rafraîchi par une fontaine.
28/04/2014: nous partons visiter Essaouira. En arrivant dans la ville nous longeons le front de mer avec ses résidences luxueuses et entourées de pelouses verdoyantes. Les touristes sont rares durant la matinée et nous parcourons les ruelles de la ville en tous sens. Les boutiques commencent à ouvrir mais les rues semblent bien calmes. La chaleur du soleil est tempérée par un vent assez fort et il est plaisant de flâner à la recherche de passages étroits parcourus par les seuls habitants. Nous gagnons ensuite les remparts qui offrent une vue panoramique sur l'océan à la surprenante couleur brunâtre En fin de matinée nous gagnons le port très animé avec de nombreux vendeurs de poissons. Les bateaux se pressent bord à bord, certains dans un état de rouille avancé. De retour en ville pour chercher un restaurant nous sommes abordés gentiment par une femme qui nous recommande un restaurant voisin où nous nous installons sur une agréable terrasse dominant la ville. Elle revient à la fin de notre repas et nous propose de visiter une coopérative de femmes fabriquant de l'huile d'argan. Nous assistons donc à la préparation des fruits puis au pressage au moyen d'une meule manuelle. Évidemment, nous sommes ensuite sollicités pour acheter les produits de la coopérative. Nous cédons rapidement à un prix très certainement excessif!!! Dans l'après-midi nous profitons du soleil qui partage les ruelles entre ombres et lumières pour flâner à nouveau et prendre quelques photos. Avant de retourner vers le camping le Calme nous tentons de rejoindre le cap Sim au bord de l'océan mais la route ne rejoint que des hôtels de luxe et un golf.
29/04/2014: nous repartons en direction de Marrakech. Durant la première heure de route la lumière du début de journée fait briller les champs vallonnés qui prennent ainsi aspect presque verdoyant. Puis la route redevient monotone au long de cette vaste plaine désertique. Nous contournons Marrakech par ses larges avenues, notamment la longue avenue Mohammed VI bordés d'immeubles et d'hôtels luxueux. En poursuivant sur cette avenue nous découvrons d'imposants ensembles immobiliers en construction ou en projet et même un golf, ce qui nous semble une véritable hérésie au milieu de cette zone quasi désertique. Après une halte dans un petit resto grill boucherie nous reprenons la route vers le sud avec devant nous la barrière imposante des hauts sommets de l'Atlas. Petit à petit, le paysage évolue, la route commence à sinuer au cœur de montagnes où alternent pentes boisées et terres rouges érodées. Les villages commencent à s'accrocher aux pentes et des maisons en pisé apparaissent. Nous suivons les conseils du Routard pour loger chez Momo à Ouirgane dans une propriété abondamment fleurie avec des chambres plaisantes autour d'une piscine.
30/04/2014: alors que nous nous apprêtons à quitter l'hôtel un des ouvriers me fait de grands signes. En faisant le tour de la voiture je constate alors qu'un de nos pneus est crevé. Aidé par cet homme serviable la roue est vite changée et nous pouvons repartir. Nous remontons la vallée du n'Fis qui présente de grands contrastes entre zones verdoyantes à proximité de l'eau et zones arides à la maigre végétation. La route est animée tout au long avec notamment de petits ânes qui transportent leur lourd fardeau au bord la route. Tout au long de la vallée les villages se confondent avec les terres et les roches rouges. A Talat Nia Koub nous profitons de la dernière station service pour faire le plein et quelques dizaines de mètres plus loin le réparateur de pneus nous dépanne en quelques minutes avec ses outils rudimentaires, le tout pour 20 dirhams. C'est mercredi, jour du marché de la localité. Tout autour une multitude d'ânes attend patiemment que leur maître ait terminé son marché. Les paysans de la région viennent y écouler leur production tandis que les marchands arrivés dans leurs camions proposent tout un assortiment de marchandises hétéroclites où le plastique règne. A quelques kilomètres de là, le village de Tin Mel domine la vallée et sa vieille mosquée en cours de restauration peut être visitée. Cette rénovation nous paraît trop neuve mais permet d'admirer des arcs mauresques formant un ensemble très harmonieux. C'est ensuite par une longue montée que nous atteignons le col de Tizi n'Test dans un paysage minéral et coloré spectaculaire. Pour avoir un point de vue élargi sur la vallée du Sous il faut encore parcourir un kilomètre et, au détour d'un virage, la terrasse de l'auberge « la belle vue » plonge sur les étendues désertiques du sud. Nous profitons de cette vue pour déguster une copieuse et délicieuse omelette marocaine. La route dévale ensuite les pentes vertigineuses par une succession de virages. D'importants travaux d'aménagement sont en cours tout au long de la descente. Une fois la vallée atteinte nous empruntons la route vers l'est. Le paysage monotone au départ devient ensuite varié et le soleil de la fin d'après midi éclaire la vallée bordée par des chainons de montagne aux coloris ocres et bruns. Nous faisons halte à l'auberge « le Safran » à Tialaouine où notre soirée est « bercée » par les mélopées de l'orchestre berbère qui assure l'animation de l'auberge.
01/05/2014: une belle lumière chaude éclaire les collines désertiques et les maisons en pisé du village. La route louvoie entre des collines parsemées d'une maigre végétation surtout présente à proximité des oueds. Le paysage est montagneux et varié. Dans les lointains se détachent les sommets volcaniques du massif du Siroua. Le terrain devient de plus en plus désertique et les traces du passé volcanique font leur apparition avec des formations de lave noire caractéristique. Un incident technique vient nous « distraire »: le léve vitre électrique refuse de remonter la vitre. Nous appelons le loueur qui refuse de s'occuper de la réparation ou de changer la voiture et nous demande de faire nous même réparer. Heureusement, après quelques manipulations nous arrivons à refermer la vitre mais, désormais, nous n'oserons plus l'ouvrir. Arrivés à Ouarzazate en début d'après midi nous déjeunons dans un petit restaurant calme de la ville nouvelle très déserte ce jour là (peut être à cause du 1er mai ??) puis faisons une halte rapide autour de la kasbah dont l'extérieur est en cours de rénovation. Nous poursuivons ensuite vers Skoura avec à l'horizon le massif du M'Goun émergeant du désert, mais le ciel s'est voilé et la lumière peu favorable aux photos. Nous nous installons à la kasbah Tiriguioute, superbe bâtiment entouré d'un jardin abondamment fleuri avec une mini piscine, véritable havre de fraîcheur au cœur de ce désert aride. Après le repas notre hôte sympathique nous distrait toute la soirée avec des contes du pays.
02/05/2014: le ciel est couvert ce matin. Après un copieux petit déjeuner pris sur la terrasse nous décidons de partir un peu au hasard vers le village de Toundoute situé au pied de l'Atlas. La route traverse la plaine désertique avant d'arriver dans le village où anciennes constructions de pisé et maisons en parpaing se côtoient Une massive kasbah semble en piteux état. Nous poursuivons ensuite la route goudronnée qui s'enfonce dans la vallée au long de l'oued. Les paysages sont spectaculaires avec de nombreux villages de part et d'autre. Le contraste entre les zones verdoyantes qui entourent les hameaux et l'aspect désertique et rocailleux des montagnes colorées est saisissant. Tout au long de la route les habitants s'activent à leur travail quotidien: les femmes avec leurs imposants baluchons de fourrage, les hommes sur leurs petits ânes maigres, les écoliers avec leurs cartables. Quelques gouttes de pluie nous font craindre l'orage car le ciel est menaçant. La route rejoint Imi n Oulaoun et cède la place à une piste non goudronnée et nous faisons donc demi tour. Ces villages de « bout du monde »sont maintenant raccordés à l'électricité et les paraboles ornent toutes les maisons. De retour à Skoura nous faisons une pause déjeuner au petit restaurant évidemment nommé « la Palmeraie » avant d'aller faire une petite balade au cœur de la palmeraie. Quelques anciennes kasbah en état de délabrement côtoient des constructions plus modernes témoignant de la vie active des habitants. Un système d'irrigation par canal vient arroser les champs où poussent quelques céréales. En fin d'après-midi une forte pluie va venir rafraîchir la température et faire la joie de notre hôte qui nous précise que c'est la 2 ème pluie de l'année.
03/05/2014: nous prenons la route vers Kelaa m'Gouna, toujours dans un paysage caillouteux et désertique. De nombreuses kasbahs apparaissent au long du chemin, souvent en état assez délabré. Nous poursuivons vers la vallée des roses. La route remonte sur un plateau aride dominant le filet vert des abords de l'oued M'goun. Les villages se succèdent, bordés de jardins au bord de l'oued tandis que les montagnes qui les dominent ne sont que roches ocres, rouges ou roses sans végétation. Les maisons en pisé sont fréquemment surmontées par des extensions en parpaings inachevées. Nous déjeunons à Tamalout avant de traverser l'oued pour rejoindre Bouthagar. De là, nous empruntons un sentier qui remonte le long d'un petit canal d'irrigation et suit les rives du M'Goun: les femmes lavent le linge ou travaillent dans les jardins, tandis que les hommes transportent les marchandises sur leurs mules ou des petits ânes qui avancent vaillamment malgré leur lourde charge. Nous croisons aussi quelques groupes de randonneurs qui rejoignent leurs campements de tentes installés près des rives. Nous faisons demi-tour à un coude de la rivière où les parois rocheuses rouges dévalent en un impressionnant toboggan jusqu'à l'oued. De retour à Boutaghar nous visitons le village animé de quelques boutiques, mais le ciel est devenu bien gris affadissant toutes les couleurs. Nous passons la nuit à « la perle du M'goun » à Aït Ouassif, agréable chambre située dans une grande maison en pisé à la fraîcheur appréciée, au bord de la rivière. Pour le rejoindre depuis la route il faut emprunter des sentiers serpentant entre les jardins et nos bagages sont transportés par un petit âne qui manquera les verser au passage sur un canal d'irrigation.
04/05/2014: notre hôte, un normand installé ici avec sa femme marocaine, nous conseille une petite balade au travers des villages et des plantations. Le ciel est redevenu bleu et, tout au long des villages et des champs, nous apercevons hommes, femmes et enfants qui vaquent à leurs occupations quotidiennes: lessive, cueillette des roses, ramassage de fourrage, binage des champs. Les sentiers serpentent au long des canaux d'irrigation et nous permettent de rejoindre Tazroute, où des cigognes ont installé leur nid au sommet de tours en pisé parfois branlantes. Pour traverser l'oued, des passerelles en bois sont disposées régulièrement. Nous retournons par l'autre rive beaucoup plus aride. Nous reprenons ensuite la voiture pour retourner à Kelaa M'Gouna, où nous déjeunons, puis ensuite empruntons la route vers Boumalne, bordé de nombreuses zones de champs au long du Dadès. Les zones habitées se succèdent quasiment sans interruption jusque Boumalne, grande cité étalé sur le flanc d'une pente rocheuse au bord du Dadès. La route devient ensuite rectiligne, dans une zone extrêmement désertique avec de rares habitations jusque Tineghir. De grands travaux d'aménagement sont en cours dans cette ville chaude et poussiéreuse au cœur du désert qui ne donne pas vraiment envie de faire halte. Heureusement, nous trouvons une chambre dans une maison d'hôtes (kasbah « Petit Nomade ») située au bout d'une piste caillouteuse dans un désert minéral abruti de chaleur. Une fois à l'intérieur un agréable patio procure une exquise sensation de fraîcheur. Et, le repas du soir sera le plus savoureux que nous ayons dégusté depuis le début de notre voyage au Maroc.
05/05/2014: après un petit déjeuner servi sur la terrasse notre hôte nous explique en détail les possibilités de promenade alentour. Nous décidons de partir à la découverte des gorges de Todgha. La route traverse plusieurs villages où se mêlent anciennes maisons et kasbah en pisé et maisons modernes. Elle surplombe la palmeraie qui déploie au fond de la vallée son long ruban verdoyant. Nous faisons halte à l'entrée des gorges où un marocain nous signale qu'un de nos pneus est encore dégonflé... Profitant du beau soleil matinal nous continuons à pied sur la route enserrée entre des parois verticales rouges de plus de 300 m de haut où de nombreuses voies d'escalade ont été tracées ainsi qu'une via ferrata apparemment récente. Au bord de la route les vendeurs commencent à installer leurs petits étals de souvenirs. Avant de poursuivre vers le haut de la vallée nous retournons en arrière pour faire réparer notre pneu. Nous trouvons assez rapidement un petit réparateur qui diagnostique 7 fuites plus ou moins importantes et cherche d'abord à me vendre un nouveau pneu. Je lui indique que je n'ai pas l'intention d'acheter un pneu neuf pour le véhicule de location et lui demande de réparer seulement 2 grosses fuites. Pour le reste, on verra bien si le pneu reste gonflé dans les jours à venir. La réparation est facturée 25 dirhams la fuite (au lieu de 20 la fois précédente, mais ici le lieu est beaucoup plus touristique). Nous sommes rapidement prêts pour repartir à la découverte de la vallée du Todgha. Passée la zone encaissée entre les hautes parois la route poursuit le long de la rivière bordée de temps en temps de lauriers roses magnifiquement fleuris puis elle s'élève vers des hauts plateaux désertiques. Nous continuons jusqu'au village de Tamtatouchte où le désert laisse un peu de place à quelques zones cultivées. Nous redescendons ensuite vers la palmeraie pour nous promener dans la fraîcheur. A proximité de l'étang des poissons sacrés nous empruntons un petit sentier qui traverse la rivière sur un petit pont et rejoint ensuite un ancien village ruiné en pisé puis poursuit sur un balcon dominant la palmeraie: enchâssée au creux de montagne elle déroule son ruban verdoyant jusqu'à la ville de Tineghir. De grands prés cultivés de céréales apparaissent dans les clairières éparpillées au milieu d'un véritable océan de palmiers. Nous reprenons ensuite la voiture pour rejoindre un belvédère situé à 2 kms de Tineghir. De là un escalier descend vers la zone de cultures et nous déambulons au milieu des champs de céréales irrigués par de multiples canaux. L'animation n'est pas très importante en fin de journée mais nous observons quand même les lycéens qui rentrent chez eux et quelques paysannes travaillant dans leurs champs ou accompagnant leur âne chargé.
06/05/2014: il est temps maintenant de prendre le chemin du retour. Nous parcourons donc la route vers Boumalne. Le ciel est un peu voilé et, sous la chaleur, un voile de brume estompe le désert. A Boumalne nous bifurquons vers les gorges du Dadès: les villages s'échelonnent tout au long des rives sinueuses et verdoyantes tandis que les roches ocres barrent l'horizon. Malheureusement, la lumière un peu terne et blafarde ne permet pas d'apprécier toutes les subtiles couleurs du paysage. Après avoir fait quelques courses au « supermarché » de Aït Oudinar et trouvé un gîte pour la nuit (auberge Argane) nous poursuivons vers les gorges toutes proches. La rivière coule au fond d'un étroit canyon bordé de falaises rougeoyantes tandis que la route escalade la pente raide par des lacets audacieux. Le paysage est spectaculaire malgré un soleil timide et voilé. La route se poursuit en suite en longeant d'impressionnantes pentes dont les multiples strates donnent l'impression de lire les courbes de niveau d'une gigantesque carte. Alternant passages en vallée et en balcons la route est très variée et les points vue sur le Dadès souvent spectaculaires, notamment au niveau des méandres du fleuve peu avant le village de Msemrir. A quelques endroits nous aurions bien tenté une petite sieste au bord de la rivière, mais la présence permanente d'enfants parfois effrontés nous en a dissuadé. De retour à l'auberge, nous dégustons notre thé à la menthe sous une plaisante tonnelle au bord du jardin tandis que quelques gouttes de pluie nous font penser à une averse qui ne viendra pas.
07/05/2014: dès le matin le ciel nuageux nous ôte tout espoir de revoir la vallée du Dadès sous un jour riant. Nous reprenons donc la route en direction de Ouarzazate sans faire d'arrêt si ce n'est pour prendre un peu d'essence et quelques dirhams au distributeur. A l'approche de Ouarzazate des éclaircies apparaissent et la chaleur refait son apparition. Nous prenons la direction de Aït Benhaddou, cité classée au patrimoine mondial de l'UNESCO. La petite route traverse une zone de collines très désertiques quand, brutalement, au sommet d'une côte le ksar de Aït Benhaddou se découvre au bord d'un oued bordé de végétation. Étagé sur une colline dominé par un grenier fortifié l'ensemble est impressionnant. Avant de commencer notre visite nous préférons assurer notre hébergement car, ici, il semble y avoir beaucoup de touristes. Nous prenons donc une chambre à la kasbah du Jardin, petit hôtel avec une terrasse et une piscine qui s'avèrera assez mal entretenu. Après un déjeuner rapide dans une taverne sympathique situé près du pont nous partons à la découverte du dédale de ruelles et de passages couverts du ksar. Les constructions en pisé ont fière allure de loin, mais à proximité nous découvrons beaucoup de murs très endommagés malgré les travaux de rénovation engagés. Beaucoup de boutiques ornent les ruelles de souvenirs colorés et nous recherchons les jeux d'ombre et de lumière qui font ressortir la couleur chaude du pisé. Malheureusement, le ciel se couvre rapidement et les belles lumières laissent place à une atmosphère un peu trouble sans contraste. Dans le courant, t de l'après midi un bref orage rafraîchit un peu l'atmosphère mais ne réussit pas à éclaircir le ciel.
08/05/2014: un beau soleil matinal éclaire la vallée de l'Ounila que nous remontons. Dans le village de Tamdaght une majestueuse kasbah se découpe sur le bleu du ciel et domine le ruban vert de l'oued. Tout au long de la route se succèdent des villages aux chaudes couleurs ocres tandis que les prés et jardins brillent d'un vert intense au milieu d'un paysage particulièrement minéral et aride. Les contreforts de l'Atlas se parent d'une palette de couleurs éblouissantes: ocre, jaune, rouge, rose et vert se mêlent dans une belle harmonie. Le paysage est changeant et chaque détour de vallée laisse apparaître de nouvelles perspectives. Après Telouet, quelques pins et genévriers commencent à apparaître alors que des genêts au jaune saturé bordent la route. Selon l'éclairage la terre prend un curieux aspects vert de gris. Nous rejoignons la grande route de Marrakech peu avant le col de Tizi n'Tichka. Une fois le col franchi, la route dévale une multitude de lacets sur le raide versant nord avant de retrouver la plaine à une quarantaine de kilomètres de Marrakech. A proximité de la ville nous commençons à ressentir la chaleur qui n'est plus tempérée par l'altitude. Au milieu d'une circulation intense où se mêlent voitures, vélos, mobylettes et quelques carrioles nous arrivons à retrouver notre position sur le plan et rejoignons facilement l'hôtel que nous avons repéré sur le guide. Mais il est complet, heureusement l'hôtel Imilchil, situé tout à côté peut nous proposer une chambre. L'hôtel est assez récent et correct mais l'entretien de la climatisation laisse à désirer. Une agréable piscine permet de se rafraichir avant d'aller se plonger dans l'agitation de la ville. Un quart d'heure de marche au long d'avenues bien rangées nous mène à la Koutoubia. Nous déambulons ensuite sur la place Jemaa el Fna qui commence à s'animer en fin d'après midi: charmeurs de serpents, dresseurs de singes, porteurs d'eau, acrobates, conteurs attirent la foule tandis que les cuisines ambulantes embaument l'air de leur odeur de grillades.
09/05/2014: nous partons à la découverte de la médina et des souks dès le début de matinée pour profiter de la fraîcheur. Le souk commence à peine à s'animer et les touristes sont encore peu nombreux tandis que les vendeurs installent leurs étals. Les ruelles principales sont encombrées des souvenirs en tous genres proposés aux visiteurs. Un lacis de passages étroits et sombres offre de nombreuses occasions de se perdre. Les vendeurs sont, dans l'ensemble, peu pressants et n'insistent pas quand nous refusons d'entrer dans leurs boutiques. Nous visitons la médersa Ben Youssef, école coranique où les chambres spartiates et sombres des étudiants entourent une vaste cour magnifiquement décorée de mosaïques et au milieu de laquelle un bassin apporte une touche de fraîcheur. Les murs et les boiseries sont finement ciselés d'arabesques légères et l'ensemble est très élégant. Après un déjeuner sur une terrasse dominant la grande place, un passage à la poste pour acheter quelques timbres nous retournons à l'hôtel pour profiter de la fraîcheur de la piscine et de la climatisation (un peu percée...). En fin de journée, retour vers la place Jemaa el Fna pour profiter de l'ambiance et dîner dans une des guinguettes. Le choix est vaste et tous les serveurs font assaut de baratin pour nous convaincre de nous assoir à leur table, bien que toutes les propositions soient identiques. Nous déambulons tranquillement pour profiter de cette dernière soirée marocaine en appréciant la douceur de l'air.
27/04/2014: atterrissage vers 8h à Marrakech sous un beau ciel bleu et une température de 15°. Les formalités de police, la récupération des bagages et la prise en compte de la voiture de location sont rapides. La voiture, une Kangoo, est légèrement cabossée sous tous ses côtés et un peu poussive au démarrage mais confortable. Après un passage au distributeur de billets qui refuse de nous délivrer plus de 2000 dirhams nous prenons la route à la recherche d'une station service. Manque de chance nous empruntons la mauvaise direction et nous retrouvons rapidement dans une zone de constructions neuves visiblement éloignée de notre itinéraire. Nous faisons donc demi tour en direction de Marrakech où nous trouvons une station. Ensuite il nous faut chercher la direction d'Essaouira mais les panneaux indicateurs sont rares. Heureusement le plan du Routard est suffisamment clair pour nous aider à trouver assez facilement notre chemin. La traversée rapide des faubourgs montre de nombreux zones de constructions neuves témoins du dynamisme de la ville. La route large et droite traverse ensuite une zone aride avec en arrière plan les sommets de l'Atlas enneigés. Tout au long de la route quelques carrioles tirées par des ânes faméliques transportent leur chargement. Nous traversons quelques rares villages à l'entrée desquels des policiers à l'air nonchalant surveillent les véhicules. Peu avant Ounagha nous quittons la route principale pour Had Draa où se tient un important marché dominical. Dès l'entrée du village nous somme happés dans un maelström bruyant et poussiéreux et entraînés par une foule compacte et affairée au milieu des marchandises de toute nature. Quelques fiers cavaliers parcourent le marché sur leurs chevaux en se frayant à grand peine un passage. Un sympathique marchand de tomates nous offre en prime une généreuse ration de haricots verts que nous serons bien en peine de cuire faute de matériel de cuisine. Nous en ferons cadeau au gardien du parking qui est quand même très déçu des 2 dirhams que nous lui laissons. Un peu étourdis par cette agitation et, aussi, par notre réveil matinal nous rejoignons en début d'après-midi le camping « le Calme », bien nommé avec son agréable patio rafraîchi par une fontaine.
28/04/2014: nous partons visiter Essaouira. En arrivant dans la ville nous longeons le front de mer avec ses résidences luxueuses et entourées de pelouses verdoyantes. Les touristes sont rares durant la matinée et nous parcourons les ruelles de la ville en tous sens. Les boutiques commencent à ouvrir mais les rues semblent bien calmes. La chaleur du soleil est tempérée par un vent assez fort et il est plaisant de flâner à la recherche de passages étroits parcourus par les seuls habitants. Nous gagnons ensuite les remparts qui offrent une vue panoramique sur l'océan à la surprenante couleur brunâtre En fin de matinée nous gagnons le port très animé avec de nombreux vendeurs de poissons. Les bateaux se pressent bord à bord, certains dans un état de rouille avancé. De retour en ville pour chercher un restaurant nous sommes abordés gentiment par une femme qui nous recommande un restaurant voisin où nous nous installons sur une agréable terrasse dominant la ville. Elle revient à la fin de notre repas et nous propose de visiter une coopérative de femmes fabriquant de l'huile d'argan. Nous assistons donc à la préparation des fruits puis au pressage au moyen d'une meule manuelle. Évidemment, nous sommes ensuite sollicités pour acheter les produits de la coopérative. Nous cédons rapidement à un prix très certainement excessif!!! Dans l'après-midi nous profitons du soleil qui partage les ruelles entre ombres et lumières pour flâner à nouveau et prendre quelques photos. Avant de retourner vers le camping le Calme nous tentons de rejoindre le cap Sim au bord de l'océan mais la route ne rejoint que des hôtels de luxe et un golf.
29/04/2014: nous repartons en direction de Marrakech. Durant la première heure de route la lumière du début de journée fait briller les champs vallonnés qui prennent ainsi aspect presque verdoyant. Puis la route redevient monotone au long de cette vaste plaine désertique. Nous contournons Marrakech par ses larges avenues, notamment la longue avenue Mohammed VI bordés d'immeubles et d'hôtels luxueux. En poursuivant sur cette avenue nous découvrons d'imposants ensembles immobiliers en construction ou en projet et même un golf, ce qui nous semble une véritable hérésie au milieu de cette zone quasi désertique. Après une halte dans un petit resto grill boucherie nous reprenons la route vers le sud avec devant nous la barrière imposante des hauts sommets de l'Atlas. Petit à petit, le paysage évolue, la route commence à sinuer au cœur de montagnes où alternent pentes boisées et terres rouges érodées. Les villages commencent à s'accrocher aux pentes et des maisons en pisé apparaissent. Nous suivons les conseils du Routard pour loger chez Momo à Ouirgane dans une propriété abondamment fleurie avec des chambres plaisantes autour d'une piscine.
30/04/2014: alors que nous nous apprêtons à quitter l'hôtel un des ouvriers me fait de grands signes. En faisant le tour de la voiture je constate alors qu'un de nos pneus est crevé. Aidé par cet homme serviable la roue est vite changée et nous pouvons repartir. Nous remontons la vallée du n'Fis qui présente de grands contrastes entre zones verdoyantes à proximité de l'eau et zones arides à la maigre végétation. La route est animée tout au long avec notamment de petits ânes qui transportent leur lourd fardeau au bord la route. Tout au long de la vallée les villages se confondent avec les terres et les roches rouges. A Talat Nia Koub nous profitons de la dernière station service pour faire le plein et quelques dizaines de mètres plus loin le réparateur de pneus nous dépanne en quelques minutes avec ses outils rudimentaires, le tout pour 20 dirhams. C'est mercredi, jour du marché de la localité. Tout autour une multitude d'ânes attend patiemment que leur maître ait terminé son marché. Les paysans de la région viennent y écouler leur production tandis que les marchands arrivés dans leurs camions proposent tout un assortiment de marchandises hétéroclites où le plastique règne. A quelques kilomètres de là, le village de Tin Mel domine la vallée et sa vieille mosquée en cours de restauration peut être visitée. Cette rénovation nous paraît trop neuve mais permet d'admirer des arcs mauresques formant un ensemble très harmonieux. C'est ensuite par une longue montée que nous atteignons le col de Tizi n'Test dans un paysage minéral et coloré spectaculaire. Pour avoir un point de vue élargi sur la vallée du Sous il faut encore parcourir un kilomètre et, au détour d'un virage, la terrasse de l'auberge « la belle vue » plonge sur les étendues désertiques du sud. Nous profitons de cette vue pour déguster une copieuse et délicieuse omelette marocaine. La route dévale ensuite les pentes vertigineuses par une succession de virages. D'importants travaux d'aménagement sont en cours tout au long de la descente. Une fois la vallée atteinte nous empruntons la route vers l'est. Le paysage monotone au départ devient ensuite varié et le soleil de la fin d'après midi éclaire la vallée bordée par des chainons de montagne aux coloris ocres et bruns. Nous faisons halte à l'auberge « le Safran » à Tialaouine où notre soirée est « bercée » par les mélopées de l'orchestre berbère qui assure l'animation de l'auberge.
01/05/2014: une belle lumière chaude éclaire les collines désertiques et les maisons en pisé du village. La route louvoie entre des collines parsemées d'une maigre végétation surtout présente à proximité des oueds. Le paysage est montagneux et varié. Dans les lointains se détachent les sommets volcaniques du massif du Siroua. Le terrain devient de plus en plus désertique et les traces du passé volcanique font leur apparition avec des formations de lave noire caractéristique. Un incident technique vient nous « distraire »: le léve vitre électrique refuse de remonter la vitre. Nous appelons le loueur qui refuse de s'occuper de la réparation ou de changer la voiture et nous demande de faire nous même réparer. Heureusement, après quelques manipulations nous arrivons à refermer la vitre mais, désormais, nous n'oserons plus l'ouvrir. Arrivés à Ouarzazate en début d'après midi nous déjeunons dans un petit restaurant calme de la ville nouvelle très déserte ce jour là (peut être à cause du 1er mai ??) puis faisons une halte rapide autour de la kasbah dont l'extérieur est en cours de rénovation. Nous poursuivons ensuite vers Skoura avec à l'horizon le massif du M'Goun émergeant du désert, mais le ciel s'est voilé et la lumière peu favorable aux photos. Nous nous installons à la kasbah Tiriguioute, superbe bâtiment entouré d'un jardin abondamment fleuri avec une mini piscine, véritable havre de fraîcheur au cœur de ce désert aride. Après le repas notre hôte sympathique nous distrait toute la soirée avec des contes du pays.
02/05/2014: le ciel est couvert ce matin. Après un copieux petit déjeuner pris sur la terrasse nous décidons de partir un peu au hasard vers le village de Toundoute situé au pied de l'Atlas. La route traverse la plaine désertique avant d'arriver dans le village où anciennes constructions de pisé et maisons en parpaing se côtoient Une massive kasbah semble en piteux état. Nous poursuivons ensuite la route goudronnée qui s'enfonce dans la vallée au long de l'oued. Les paysages sont spectaculaires avec de nombreux villages de part et d'autre. Le contraste entre les zones verdoyantes qui entourent les hameaux et l'aspect désertique et rocailleux des montagnes colorées est saisissant. Tout au long de la route les habitants s'activent à leur travail quotidien: les femmes avec leurs imposants baluchons de fourrage, les hommes sur leurs petits ânes maigres, les écoliers avec leurs cartables. Quelques gouttes de pluie nous font craindre l'orage car le ciel est menaçant. La route rejoint Imi n Oulaoun et cède la place à une piste non goudronnée et nous faisons donc demi tour. Ces villages de « bout du monde »sont maintenant raccordés à l'électricité et les paraboles ornent toutes les maisons. De retour à Skoura nous faisons une pause déjeuner au petit restaurant évidemment nommé « la Palmeraie » avant d'aller faire une petite balade au cœur de la palmeraie. Quelques anciennes kasbah en état de délabrement côtoient des constructions plus modernes témoignant de la vie active des habitants. Un système d'irrigation par canal vient arroser les champs où poussent quelques céréales. En fin d'après-midi une forte pluie va venir rafraîchir la température et faire la joie de notre hôte qui nous précise que c'est la 2 ème pluie de l'année.
03/05/2014: nous prenons la route vers Kelaa m'Gouna, toujours dans un paysage caillouteux et désertique. De nombreuses kasbahs apparaissent au long du chemin, souvent en état assez délabré. Nous poursuivons vers la vallée des roses. La route remonte sur un plateau aride dominant le filet vert des abords de l'oued M'goun. Les villages se succèdent, bordés de jardins au bord de l'oued tandis que les montagnes qui les dominent ne sont que roches ocres, rouges ou roses sans végétation. Les maisons en pisé sont fréquemment surmontées par des extensions en parpaings inachevées. Nous déjeunons à Tamalout avant de traverser l'oued pour rejoindre Bouthagar. De là, nous empruntons un sentier qui remonte le long d'un petit canal d'irrigation et suit les rives du M'Goun: les femmes lavent le linge ou travaillent dans les jardins, tandis que les hommes transportent les marchandises sur leurs mules ou des petits ânes qui avancent vaillamment malgré leur lourde charge. Nous croisons aussi quelques groupes de randonneurs qui rejoignent leurs campements de tentes installés près des rives. Nous faisons demi-tour à un coude de la rivière où les parois rocheuses rouges dévalent en un impressionnant toboggan jusqu'à l'oued. De retour à Boutaghar nous visitons le village animé de quelques boutiques, mais le ciel est devenu bien gris affadissant toutes les couleurs. Nous passons la nuit à « la perle du M'goun » à Aït Ouassif, agréable chambre située dans une grande maison en pisé à la fraîcheur appréciée, au bord de la rivière. Pour le rejoindre depuis la route il faut emprunter des sentiers serpentant entre les jardins et nos bagages sont transportés par un petit âne qui manquera les verser au passage sur un canal d'irrigation.
04/05/2014: notre hôte, un normand installé ici avec sa femme marocaine, nous conseille une petite balade au travers des villages et des plantations. Le ciel est redevenu bleu et, tout au long des villages et des champs, nous apercevons hommes, femmes et enfants qui vaquent à leurs occupations quotidiennes: lessive, cueillette des roses, ramassage de fourrage, binage des champs. Les sentiers serpentent au long des canaux d'irrigation et nous permettent de rejoindre Tazroute, où des cigognes ont installé leur nid au sommet de tours en pisé parfois branlantes. Pour traverser l'oued, des passerelles en bois sont disposées régulièrement. Nous retournons par l'autre rive beaucoup plus aride. Nous reprenons ensuite la voiture pour retourner à Kelaa M'Gouna, où nous déjeunons, puis ensuite empruntons la route vers Boumalne, bordé de nombreuses zones de champs au long du Dadès. Les zones habitées se succèdent quasiment sans interruption jusque Boumalne, grande cité étalé sur le flanc d'une pente rocheuse au bord du Dadès. La route devient ensuite rectiligne, dans une zone extrêmement désertique avec de rares habitations jusque Tineghir. De grands travaux d'aménagement sont en cours dans cette ville chaude et poussiéreuse au cœur du désert qui ne donne pas vraiment envie de faire halte. Heureusement, nous trouvons une chambre dans une maison d'hôtes (kasbah « Petit Nomade ») située au bout d'une piste caillouteuse dans un désert minéral abruti de chaleur. Une fois à l'intérieur un agréable patio procure une exquise sensation de fraîcheur. Et, le repas du soir sera le plus savoureux que nous ayons dégusté depuis le début de notre voyage au Maroc.
05/05/2014: après un petit déjeuner servi sur la terrasse notre hôte nous explique en détail les possibilités de promenade alentour. Nous décidons de partir à la découverte des gorges de Todgha. La route traverse plusieurs villages où se mêlent anciennes maisons et kasbah en pisé et maisons modernes. Elle surplombe la palmeraie qui déploie au fond de la vallée son long ruban verdoyant. Nous faisons halte à l'entrée des gorges où un marocain nous signale qu'un de nos pneus est encore dégonflé... Profitant du beau soleil matinal nous continuons à pied sur la route enserrée entre des parois verticales rouges de plus de 300 m de haut où de nombreuses voies d'escalade ont été tracées ainsi qu'une via ferrata apparemment récente. Au bord de la route les vendeurs commencent à installer leurs petits étals de souvenirs. Avant de poursuivre vers le haut de la vallée nous retournons en arrière pour faire réparer notre pneu. Nous trouvons assez rapidement un petit réparateur qui diagnostique 7 fuites plus ou moins importantes et cherche d'abord à me vendre un nouveau pneu. Je lui indique que je n'ai pas l'intention d'acheter un pneu neuf pour le véhicule de location et lui demande de réparer seulement 2 grosses fuites. Pour le reste, on verra bien si le pneu reste gonflé dans les jours à venir. La réparation est facturée 25 dirhams la fuite (au lieu de 20 la fois précédente, mais ici le lieu est beaucoup plus touristique). Nous sommes rapidement prêts pour repartir à la découverte de la vallée du Todgha. Passée la zone encaissée entre les hautes parois la route poursuit le long de la rivière bordée de temps en temps de lauriers roses magnifiquement fleuris puis elle s'élève vers des hauts plateaux désertiques. Nous continuons jusqu'au village de Tamtatouchte où le désert laisse un peu de place à quelques zones cultivées. Nous redescendons ensuite vers la palmeraie pour nous promener dans la fraîcheur. A proximité de l'étang des poissons sacrés nous empruntons un petit sentier qui traverse la rivière sur un petit pont et rejoint ensuite un ancien village ruiné en pisé puis poursuit sur un balcon dominant la palmeraie: enchâssée au creux de montagne elle déroule son ruban verdoyant jusqu'à la ville de Tineghir. De grands prés cultivés de céréales apparaissent dans les clairières éparpillées au milieu d'un véritable océan de palmiers. Nous reprenons ensuite la voiture pour rejoindre un belvédère situé à 2 kms de Tineghir. De là un escalier descend vers la zone de cultures et nous déambulons au milieu des champs de céréales irrigués par de multiples canaux. L'animation n'est pas très importante en fin de journée mais nous observons quand même les lycéens qui rentrent chez eux et quelques paysannes travaillant dans leurs champs ou accompagnant leur âne chargé.
06/05/2014: il est temps maintenant de prendre le chemin du retour. Nous parcourons donc la route vers Boumalne. Le ciel est un peu voilé et, sous la chaleur, un voile de brume estompe le désert. A Boumalne nous bifurquons vers les gorges du Dadès: les villages s'échelonnent tout au long des rives sinueuses et verdoyantes tandis que les roches ocres barrent l'horizon. Malheureusement, la lumière un peu terne et blafarde ne permet pas d'apprécier toutes les subtiles couleurs du paysage. Après avoir fait quelques courses au « supermarché » de Aït Oudinar et trouvé un gîte pour la nuit (auberge Argane) nous poursuivons vers les gorges toutes proches. La rivière coule au fond d'un étroit canyon bordé de falaises rougeoyantes tandis que la route escalade la pente raide par des lacets audacieux. Le paysage est spectaculaire malgré un soleil timide et voilé. La route se poursuit en suite en longeant d'impressionnantes pentes dont les multiples strates donnent l'impression de lire les courbes de niveau d'une gigantesque carte. Alternant passages en vallée et en balcons la route est très variée et les points vue sur le Dadès souvent spectaculaires, notamment au niveau des méandres du fleuve peu avant le village de Msemrir. A quelques endroits nous aurions bien tenté une petite sieste au bord de la rivière, mais la présence permanente d'enfants parfois effrontés nous en a dissuadé. De retour à l'auberge, nous dégustons notre thé à la menthe sous une plaisante tonnelle au bord du jardin tandis que quelques gouttes de pluie nous font penser à une averse qui ne viendra pas.
07/05/2014: dès le matin le ciel nuageux nous ôte tout espoir de revoir la vallée du Dadès sous un jour riant. Nous reprenons donc la route en direction de Ouarzazate sans faire d'arrêt si ce n'est pour prendre un peu d'essence et quelques dirhams au distributeur. A l'approche de Ouarzazate des éclaircies apparaissent et la chaleur refait son apparition. Nous prenons la direction de Aït Benhaddou, cité classée au patrimoine mondial de l'UNESCO. La petite route traverse une zone de collines très désertiques quand, brutalement, au sommet d'une côte le ksar de Aït Benhaddou se découvre au bord d'un oued bordé de végétation. Étagé sur une colline dominé par un grenier fortifié l'ensemble est impressionnant. Avant de commencer notre visite nous préférons assurer notre hébergement car, ici, il semble y avoir beaucoup de touristes. Nous prenons donc une chambre à la kasbah du Jardin, petit hôtel avec une terrasse et une piscine qui s'avèrera assez mal entretenu. Après un déjeuner rapide dans une taverne sympathique situé près du pont nous partons à la découverte du dédale de ruelles et de passages couverts du ksar. Les constructions en pisé ont fière allure de loin, mais à proximité nous découvrons beaucoup de murs très endommagés malgré les travaux de rénovation engagés. Beaucoup de boutiques ornent les ruelles de souvenirs colorés et nous recherchons les jeux d'ombre et de lumière qui font ressortir la couleur chaude du pisé. Malheureusement, le ciel se couvre rapidement et les belles lumières laissent place à une atmosphère un peu trouble sans contraste. Dans le courant, t de l'après midi un bref orage rafraîchit un peu l'atmosphère mais ne réussit pas à éclaircir le ciel.
08/05/2014: un beau soleil matinal éclaire la vallée de l'Ounila que nous remontons. Dans le village de Tamdaght une majestueuse kasbah se découpe sur le bleu du ciel et domine le ruban vert de l'oued. Tout au long de la route se succèdent des villages aux chaudes couleurs ocres tandis que les prés et jardins brillent d'un vert intense au milieu d'un paysage particulièrement minéral et aride. Les contreforts de l'Atlas se parent d'une palette de couleurs éblouissantes: ocre, jaune, rouge, rose et vert se mêlent dans une belle harmonie. Le paysage est changeant et chaque détour de vallée laisse apparaître de nouvelles perspectives. Après Telouet, quelques pins et genévriers commencent à apparaître alors que des genêts au jaune saturé bordent la route. Selon l'éclairage la terre prend un curieux aspects vert de gris. Nous rejoignons la grande route de Marrakech peu avant le col de Tizi n'Tichka. Une fois le col franchi, la route dévale une multitude de lacets sur le raide versant nord avant de retrouver la plaine à une quarantaine de kilomètres de Marrakech. A proximité de la ville nous commençons à ressentir la chaleur qui n'est plus tempérée par l'altitude. Au milieu d'une circulation intense où se mêlent voitures, vélos, mobylettes et quelques carrioles nous arrivons à retrouver notre position sur le plan et rejoignons facilement l'hôtel que nous avons repéré sur le guide. Mais il est complet, heureusement l'hôtel Imilchil, situé tout à côté peut nous proposer une chambre. L'hôtel est assez récent et correct mais l'entretien de la climatisation laisse à désirer. Une agréable piscine permet de se rafraichir avant d'aller se plonger dans l'agitation de la ville. Un quart d'heure de marche au long d'avenues bien rangées nous mène à la Koutoubia. Nous déambulons ensuite sur la place Jemaa el Fna qui commence à s'animer en fin d'après midi: charmeurs de serpents, dresseurs de singes, porteurs d'eau, acrobates, conteurs attirent la foule tandis que les cuisines ambulantes embaument l'air de leur odeur de grillades.
09/05/2014: nous partons à la découverte de la médina et des souks dès le début de matinée pour profiter de la fraîcheur. Le souk commence à peine à s'animer et les touristes sont encore peu nombreux tandis que les vendeurs installent leurs étals. Les ruelles principales sont encombrées des souvenirs en tous genres proposés aux visiteurs. Un lacis de passages étroits et sombres offre de nombreuses occasions de se perdre. Les vendeurs sont, dans l'ensemble, peu pressants et n'insistent pas quand nous refusons d'entrer dans leurs boutiques. Nous visitons la médersa Ben Youssef, école coranique où les chambres spartiates et sombres des étudiants entourent une vaste cour magnifiquement décorée de mosaïques et au milieu de laquelle un bassin apporte une touche de fraîcheur. Les murs et les boiseries sont finement ciselés d'arabesques légères et l'ensemble est très élégant. Après un déjeuner sur une terrasse dominant la grande place, un passage à la poste pour acheter quelques timbres nous retournons à l'hôtel pour profiter de la fraîcheur de la piscine et de la climatisation (un peu percée...). En fin de journée, retour vers la place Jemaa el Fna pour profiter de l'ambiance et dîner dans une des guinguettes. Le choix est vaste et tous les serveurs font assaut de baratin pour nous convaincre de nous assoir à leur table, bien que toutes les propositions soient identiques. Nous déambulons tranquillement pour profiter de cette dernière soirée marocaine en appréciant la douceur de l'air.
"Un pain que l'on mange à genoux" English translation pending
"... un pain que l'on mange à genoux"
Je me permets de reprendre ces quelques mots du regretté Léo Ferré. Je suis sûr qu'il m'aurait pardonné s'il a connu Aghrom.
Ce texte aussi a déjà été édité sous un autre titre. Ce sera le dernier que je reprends de mon ancien pseudo que je veux supprimer.
Merci de votre indulgence.
Il a neigé dans la nuit. Les nuages ont avalé le sommet et les crêtes environnantes. Un silence exceptionnel pèse sur les champs vidés de la trépidation habituelle des fins de matinée. Cela accentue la mélancolie qui se dégage de la vallée en ce mois mars hivernal. Trop légèrement vêtu pour affronter la fraîcheur ambiante, j'abrège ma quotidienne ballade matinale dans les cultures.
Au retour je suis attiré par les par l'odeur du bois qui brûle et de pain chaud qui se dégagent de la petite cuisine collective posée entre les quelques maisons qui forment ce clan à l'extrémité sud de la vallée. J'y suis installé dans une chambre indépendante au milieu d'une demi-douzaine de familles… je devrais dire dans l'intimité d'une famille, tant sont liés par le sang la plupart des individus de ce clan. Une cohabitation, sans heurts apparents, de quatre générations, si ce n'est quelques escarmouches entre grands-mères et petites-filles qui finissent souvent par le déclenchement de l'hilarité générale.
Comme je me penche à la porte pour saluer, mamie Rabkha me propose la chaleur du foyer, un verre de thé et Aghrom. J'accepte volontiers l'invitation. Peu de roumis sont autorisées à partager la cuisine avec les femmes berbères en l'absence des hommes de la famille. Ce sont des moments singuliers qu'il ne faut pas bouder... et puis c'est aussi un petit moment de nostalgie, les parfums et la chaleur qui enveloppent la petite cuisine me ramènent à mon enfance quand j'étais en vacances chez ma tante en Espagne et que je l'accompagnais au four communal pour la cuisson du pain de la semaine.
Aghrom c'est le pain quotidien au sens propre du terme. C'est la vie du paysan, du labour à la galette. C'est la préparation culinaire la plus élémentaire. La base de toute alimentation aussi, traduite par chaque invitation à manger … «trempe le pain».
Elles sont quatre ce matin dans la cuisine enfumée : Touda et Aïcha, deux perles adolescentes du voisinage déjà promises pour les mariages d'automne, grand-mère Rabkha et Fatima, la deuxième femme de Khella, redescendue avant hier de sa bergerie sur les hauts plateaux. Je m'assois par terre contre un des piliers qui soutient la toiture; mais les aises de l'invité doivent toujours être ménagées. Aussitôt Aïcha s'empresse de me présenter le coussin fait d'un morceau de sac de farine et rempli de paille qui l'isolait de la terre battue. Je refuse poliment la proposition. Elle fait mine de se rasseoir mais, sans que je comprenne les propos, l'intervention péremptoire de grand-mère Rabkha la conduit à me tendre à nouveau le coussin que je ne peux plus refuser. Visiblement rassurée, l'aïeule écarte quelques braises, les glisse sous la bouilloire et commence la préparation d'une deuxième théière.
Aïcha reprend la cuisson d'Aghrom n'tafant, une galette d'orge ou de blé, ou parfois encore mélangés, sans levain, que j'apprécie particulièrement. Ce pain est cuit directement dans un poêlon chauffé à la flamme en dehors du four. Touda termine la cuisson de son dernier pain. Celui-ci est appelé aghrom n'afarrane. Il est cuit au four, un simple demi petit tonneau renversé, appuyé contre le mur en pierres au fond de la pièce et recouvert d'une épaisse couche de boue séchée. Elle finit son verre de thé dans le traditionnel claquement de langue qui marque la satisfaction, expose une dernière fois la croûte aux flammes du foyer, retire le pain en soufflant pour en chasser les cendres et partage la moitié entre tous les présents avant d'envelopper le reste avec les autres dans le tissage en laine qui les gardera tièdes pour le repas. Elle quitte l'espace enfumé en priant Dieu de pouvoir recommencer demain.
La place est libre. C'est au tour de Fatima n'Khella. Elle réactive le foyer, y pose la tôle de cuisson, sort et aplatit sur un torchon une des boules de pâte qui reposent dans une peau de chèvre enfarinée. D'un geste de virtuose elle transfère la galette du torchon sur la tôle chauffée à vif. Rituel d'une vie entière, geste mille fois répété, avec art, inéluctable quotidien pour la femme berbère. Elle la retournera, quatre ou cinq fois, sans se brûler …
Touda est revenue avec deux belles poignées de noix. La résistance des coques n'a pas fait long feu sous le caillou manié de main de maître. Les fruits non plus sous les dents des convives, sauf pour la grand-mère qui éclate rire et me montre du doigt sa grande bouche édentée quand je lui présente l'assiette que vient de me tendre Aïcha. Saïd, le cousin de Touda arrive avec un bol de beurre fondu aux épices; délicate attention pour les filles car il a semblé étonné de me voir en leur présence. Mais peut-être était-ce feint, comment le savoir? Et oudi ne serait qu'un motif pour une discrète surveillance des femmes en compagnie du roumi. Il le niera quand Aïcha, sans se démonter et en provoquant l'hilarité générale, l'invite à se rendre plus utile en allant chercher du bois. Il y est allé. Je l'ai accompagné sentant sa gène, et aussi pour profiter du calme qui régnait dans les champs et préserverait l'intimité nécessaire à un petit besoin personnel.
Nous avons ramené quatre beaux morceaux de genévrier de la réserve familiale qu'il a ensuite débité à grands coups de hache. Les femmes profiteront finalement de sa présence et de sa maigre, mais suffisante, connaissance du français pour me poser des tas de questions sur moi et « l'autre monde ».
Je suis pour elles une énigme. Je quitte mon confort citadin pour une vie dans un milieu que les jeunes rêvent de quitter. J'escalade leur montagne alors que rien ne m'y oblige, j'écris parfois à mon retour, j'interroge le vent du matin dans leurs cultures (c'est du moins ce que croie la mamie quand elle me surprend, matinal, le nez en l'air, à observer au loin les petits points blancs et noirs des troupeaux dans les pentes de Tagoujimt), je consomme un nombre incalculable de bougies pour ma lecture du soir... Homme du livre, marabout à la recherche de roches précieuses ou bien tout simplement un innocent majnoun, un fou? Ni l'un ni l'autre, j'essaye de les rassurer.
La théière est vide, les pains dorés à souhait et le bol de beurre fondu bien entamé. Entre bavardages, rires et verres de thé, le temps s'est écoulé sans que personne n'y prenne garde. Fatima s'en aperçoit, donne une galette à la grand-mère, en laisse une autre moitié sur le bol de oudi et ramasse prestement un paquet par terre. Elle le fixe sur son dos en l'enveloppant dans un grand drap. Alors seulement je réalise que c'est son bébé tout emmailloté qui dormait sur un bout de natte en palmier nain un peu à l'écart du foyer du foyer. Rabkha remplit son brasero de braises pour l'amener dans sa cuisine. D'autres activités les attendent comme la préparation du repas, la recherche du bois de cuisson, l'eau à la source. Il y a peu de place pour la détente dans les matinées des femmes berbères.
Tout ce petit monde quitte la cuisine, sauf Saïd qui attend que la place se vide pour me demander une cigarette. Il ne veut pas que sa grand-mère sache qu'il fume. Quand il sera marié elle l'acceptera me dit-il, la résignation dans les yeux. Dehors c'est maintenant un crachin épais et froid qui enveloppe le fond de vallée et incite à profiter encore de la chaleur du lieu tant qu'il y a de la braise.
L'affectivité partagée ces derniers instants s'attarde dans les senteurs particulières de genévrier brûlé. Saïd réchauffe un peu le beurre et prépare une nouvelle théière. La mélancolie me gagne.
Il a neigé dans la nuit. Les nuages ont avalé le sommet et les crêtes environnantes. Un silence exceptionnel pèse sur les champs vidés de la trépidation habituelle des fins de matinée. Cela accentue la mélancolie qui se dégage de la vallée en ce mois mars hivernal. Trop légèrement vêtu pour affronter la fraîcheur ambiante, j'abrège ma quotidienne ballade matinale dans les cultures.
Au retour je suis attiré par les par l'odeur du bois qui brûle et de pain chaud qui se dégagent de la petite cuisine collective posée entre les quelques maisons qui forment ce clan à l'extrémité sud de la vallée. J'y suis installé dans une chambre indépendante au milieu d'une demi-douzaine de familles… je devrais dire dans l'intimité d'une famille, tant sont liés par le sang la plupart des individus de ce clan. Une cohabitation, sans heurts apparents, de quatre générations, si ce n'est quelques escarmouches entre grands-mères et petites-filles qui finissent souvent par le déclenchement de l'hilarité générale.
Comme je me penche à la porte pour saluer, mamie Rabkha me propose la chaleur du foyer, un verre de thé et Aghrom. J'accepte volontiers l'invitation. Peu de roumis sont autorisées à partager la cuisine avec les femmes berbères en l'absence des hommes de la famille. Ce sont des moments singuliers qu'il ne faut pas bouder... et puis c'est aussi un petit moment de nostalgie, les parfums et la chaleur qui enveloppent la petite cuisine me ramènent à mon enfance quand j'étais en vacances chez ma tante en Espagne et que je l'accompagnais au four communal pour la cuisson du pain de la semaine.
Aghrom c'est le pain quotidien au sens propre du terme. C'est la vie du paysan, du labour à la galette. C'est la préparation culinaire la plus élémentaire. La base de toute alimentation aussi, traduite par chaque invitation à manger … «trempe le pain».
Elles sont quatre ce matin dans la cuisine enfumée : Touda et Aïcha, deux perles adolescentes du voisinage déjà promises pour les mariages d'automne, grand-mère Rabkha et Fatima, la deuxième femme de Khella, redescendue avant hier de sa bergerie sur les hauts plateaux. Je m'assois par terre contre un des piliers qui soutient la toiture; mais les aises de l'invité doivent toujours être ménagées. Aussitôt Aïcha s'empresse de me présenter le coussin fait d'un morceau de sac de farine et rempli de paille qui l'isolait de la terre battue. Je refuse poliment la proposition. Elle fait mine de se rasseoir mais, sans que je comprenne les propos, l'intervention péremptoire de grand-mère Rabkha la conduit à me tendre à nouveau le coussin que je ne peux plus refuser. Visiblement rassurée, l'aïeule écarte quelques braises, les glisse sous la bouilloire et commence la préparation d'une deuxième théière.
Aïcha reprend la cuisson d'Aghrom n'tafant, une galette d'orge ou de blé, ou parfois encore mélangés, sans levain, que j'apprécie particulièrement. Ce pain est cuit directement dans un poêlon chauffé à la flamme en dehors du four. Touda termine la cuisson de son dernier pain. Celui-ci est appelé aghrom n'afarrane. Il est cuit au four, un simple demi petit tonneau renversé, appuyé contre le mur en pierres au fond de la pièce et recouvert d'une épaisse couche de boue séchée. Elle finit son verre de thé dans le traditionnel claquement de langue qui marque la satisfaction, expose une dernière fois la croûte aux flammes du foyer, retire le pain en soufflant pour en chasser les cendres et partage la moitié entre tous les présents avant d'envelopper le reste avec les autres dans le tissage en laine qui les gardera tièdes pour le repas. Elle quitte l'espace enfumé en priant Dieu de pouvoir recommencer demain.
La place est libre. C'est au tour de Fatima n'Khella. Elle réactive le foyer, y pose la tôle de cuisson, sort et aplatit sur un torchon une des boules de pâte qui reposent dans une peau de chèvre enfarinée. D'un geste de virtuose elle transfère la galette du torchon sur la tôle chauffée à vif. Rituel d'une vie entière, geste mille fois répété, avec art, inéluctable quotidien pour la femme berbère. Elle la retournera, quatre ou cinq fois, sans se brûler …
Touda est revenue avec deux belles poignées de noix. La résistance des coques n'a pas fait long feu sous le caillou manié de main de maître. Les fruits non plus sous les dents des convives, sauf pour la grand-mère qui éclate rire et me montre du doigt sa grande bouche édentée quand je lui présente l'assiette que vient de me tendre Aïcha. Saïd, le cousin de Touda arrive avec un bol de beurre fondu aux épices; délicate attention pour les filles car il a semblé étonné de me voir en leur présence. Mais peut-être était-ce feint, comment le savoir? Et oudi ne serait qu'un motif pour une discrète surveillance des femmes en compagnie du roumi. Il le niera quand Aïcha, sans se démonter et en provoquant l'hilarité générale, l'invite à se rendre plus utile en allant chercher du bois. Il y est allé. Je l'ai accompagné sentant sa gène, et aussi pour profiter du calme qui régnait dans les champs et préserverait l'intimité nécessaire à un petit besoin personnel.
Nous avons ramené quatre beaux morceaux de genévrier de la réserve familiale qu'il a ensuite débité à grands coups de hache. Les femmes profiteront finalement de sa présence et de sa maigre, mais suffisante, connaissance du français pour me poser des tas de questions sur moi et « l'autre monde ».
Je suis pour elles une énigme. Je quitte mon confort citadin pour une vie dans un milieu que les jeunes rêvent de quitter. J'escalade leur montagne alors que rien ne m'y oblige, j'écris parfois à mon retour, j'interroge le vent du matin dans leurs cultures (c'est du moins ce que croie la mamie quand elle me surprend, matinal, le nez en l'air, à observer au loin les petits points blancs et noirs des troupeaux dans les pentes de Tagoujimt), je consomme un nombre incalculable de bougies pour ma lecture du soir... Homme du livre, marabout à la recherche de roches précieuses ou bien tout simplement un innocent majnoun, un fou? Ni l'un ni l'autre, j'essaye de les rassurer.
La théière est vide, les pains dorés à souhait et le bol de beurre fondu bien entamé. Entre bavardages, rires et verres de thé, le temps s'est écoulé sans que personne n'y prenne garde. Fatima s'en aperçoit, donne une galette à la grand-mère, en laisse une autre moitié sur le bol de oudi et ramasse prestement un paquet par terre. Elle le fixe sur son dos en l'enveloppant dans un grand drap. Alors seulement je réalise que c'est son bébé tout emmailloté qui dormait sur un bout de natte en palmier nain un peu à l'écart du foyer du foyer. Rabkha remplit son brasero de braises pour l'amener dans sa cuisine. D'autres activités les attendent comme la préparation du repas, la recherche du bois de cuisson, l'eau à la source. Il y a peu de place pour la détente dans les matinées des femmes berbères.
Tout ce petit monde quitte la cuisine, sauf Saïd qui attend que la place se vide pour me demander une cigarette. Il ne veut pas que sa grand-mère sache qu'il fume. Quand il sera marié elle l'acceptera me dit-il, la résignation dans les yeux. Dehors c'est maintenant un crachin épais et froid qui enveloppe le fond de vallée et incite à profiter encore de la chaleur du lieu tant qu'il y a de la braise.
L'affectivité partagée ces derniers instants s'attarde dans les senteurs particulières de genévrier brûlé. Saïd réchauffe un peu le beurre et prépare une nouvelle théière. La mélancolie me gagne.
Comment préparer un voyage English translation pending
Salut à tous,
je ne savais pas trop ou placer ce sujet donc mettons le ici.
Ceci s'adresse surtout aux nouveaux, à ceux qui n'ont jamais ou peu voyagé, à ceux qui vont faire le grand pas et ne savent pas très bien comment s'y prendre.
La première étape consiste à décider ou l'on veut aller, sur ce coup la je ne peux pas trop vous aider ^^ Ensuite décider la date et prendre les tickets d'avion (éviter les vacances bien évidemment).
Une fois que vous avez ca les recherches commencent et pour se faire il y a plusieurs outils indispensables:
Le premier est Google earth qu'on peut télécharger gratuitement et qui est simplement génial. Servira à trouver des endroits originaux, de tracer le trajet et de placer des repères partout ou vous trouvez quelque chose d'intéressant.
http://www.google.com/earth/download/ge/agree.html
Ensuite il y a Google maps qui permettra de calculer les distances et d'avoir une meilleure vue sur les parcs nationaux.
https://www.google.com/maps/preview
Ensuite il faut s'équiper d'un site de conversion de monnaie:
http://www.xe.com/fr/currencyconverter/
et d'un traducteur pour ceux qui ne parlent pas bien anglais:
https://translate.google.be/?hl=fr
Avec tout ca comment s'y prendre... Une fois le pays décidé et votre ville (avec les billets) vous y placez une marque avec Google earth. Par exemple vous arrivez à Los Angeles. Ensuite demandez vous les incontournables que vous voulez voir autour de cela, pour vous aider allez sur google et tappez par exemple "top 10 best places california" ou encore "top100 best places west united states" Et regardez ce qui vous intéresse par exemple San Fransisco, Vegas et Grand Canyon. Vous y mettez des marques à chaque fois avec Google earth.
Cest la qu'intervient google maps. il faut relier les marques et voir en combien de temps on peut faire le trajet et si c’est trop long voir ce qu'il y a à faire entre, ou loger etc. Par exemple LA-Vegas. Les zones vertes sur maps sont des réserves ou parcs nationaux. À vous de les repérer sur Google earth et de cliquer sur les photos des internautes pour voir si c'est joli et si ca vaut la peine d'y aller. Un aperçu rapide dans Google images n'est pas une mauvaise idée non plus. Dès que vous trouvez un parc ou un point d’intérêt vous y mettez à chaque fois une marque etc.
Une fois la boucle faite vous avez déjà un aperçu grossier de votre circuit. Pour affiner refaite la même chose mais plus précis par exemple: "Top 10 places in Vegas" ou "Top 10 places in Death Valley" Et la vous mettez des marques dans les parcs (vu que certains couvrent plusieurs centaines de km²) et vous savez ou aller dans le parc, voir si parfois cela vaut la peine de faire un détour ou pas etc.
Ensuite une fois que vous avez votre circuit il faut prévoir les détails pour estimer le coût du voyage. Les points de ravitaillement(quoi manger), voir le prix de l'essence, location voiture, regarder si il y a des campings ou motels pas cher, regarder quels parcs sont gratuit et lesquels ont une entrée à payer. Pour tout cela Google restera votre meilleur ami ainsi que les forums.
Une fois que tout est fini vous pouvez toujours cliquer sur toutes les photos dans Google earth et essayer de trouver des endroits moins connus du public, et pourquoi pas apporter des modifications au circuit.
Voilà j'espère avoir aidé un peu certains voyageurs qui ont la peur de partir.
Biz au chat, Xaf'
Voici un exemple de mon Google Earth pour la partie Australie:

La première étape consiste à décider ou l'on veut aller, sur ce coup la je ne peux pas trop vous aider ^^ Ensuite décider la date et prendre les tickets d'avion (éviter les vacances bien évidemment).
Une fois que vous avez ca les recherches commencent et pour se faire il y a plusieurs outils indispensables:
Le premier est Google earth qu'on peut télécharger gratuitement et qui est simplement génial. Servira à trouver des endroits originaux, de tracer le trajet et de placer des repères partout ou vous trouvez quelque chose d'intéressant.
http://www.google.com/earth/download/ge/agree.html
Ensuite il y a Google maps qui permettra de calculer les distances et d'avoir une meilleure vue sur les parcs nationaux.
https://www.google.com/maps/preview
Ensuite il faut s'équiper d'un site de conversion de monnaie:
http://www.xe.com/fr/currencyconverter/
et d'un traducteur pour ceux qui ne parlent pas bien anglais:
https://translate.google.be/?hl=fr
Avec tout ca comment s'y prendre... Une fois le pays décidé et votre ville (avec les billets) vous y placez une marque avec Google earth. Par exemple vous arrivez à Los Angeles. Ensuite demandez vous les incontournables que vous voulez voir autour de cela, pour vous aider allez sur google et tappez par exemple "top 10 best places california" ou encore "top100 best places west united states" Et regardez ce qui vous intéresse par exemple San Fransisco, Vegas et Grand Canyon. Vous y mettez des marques à chaque fois avec Google earth.
Cest la qu'intervient google maps. il faut relier les marques et voir en combien de temps on peut faire le trajet et si c’est trop long voir ce qu'il y a à faire entre, ou loger etc. Par exemple LA-Vegas. Les zones vertes sur maps sont des réserves ou parcs nationaux. À vous de les repérer sur Google earth et de cliquer sur les photos des internautes pour voir si c'est joli et si ca vaut la peine d'y aller. Un aperçu rapide dans Google images n'est pas une mauvaise idée non plus. Dès que vous trouvez un parc ou un point d’intérêt vous y mettez à chaque fois une marque etc.
Une fois la boucle faite vous avez déjà un aperçu grossier de votre circuit. Pour affiner refaite la même chose mais plus précis par exemple: "Top 10 places in Vegas" ou "Top 10 places in Death Valley" Et la vous mettez des marques dans les parcs (vu que certains couvrent plusieurs centaines de km²) et vous savez ou aller dans le parc, voir si parfois cela vaut la peine de faire un détour ou pas etc.
Ensuite une fois que vous avez votre circuit il faut prévoir les détails pour estimer le coût du voyage. Les points de ravitaillement(quoi manger), voir le prix de l'essence, location voiture, regarder si il y a des campings ou motels pas cher, regarder quels parcs sont gratuit et lesquels ont une entrée à payer. Pour tout cela Google restera votre meilleur ami ainsi que les forums.
Une fois que tout est fini vous pouvez toujours cliquer sur toutes les photos dans Google earth et essayer de trouver des endroits moins connus du public, et pourquoi pas apporter des modifications au circuit.
Voilà j'espère avoir aidé un peu certains voyageurs qui ont la peur de partir.
Biz au chat, Xaf'
Voici un exemple de mon Google Earth pour la partie Australie:

Meilleure saison pour visiter la grande muraille de Chine? English translation pending
Bonjour a vous. J'ai besoin de vos conseils les globe trotteurs.
J'aimerais me rendre en chine voir la grande muraille. Quelle est selon vous la meilleure saison pour s'y rendre ? Sachant que je voudrais voir la grande muraille sous un ciel bleu bien entouré de verdure et de vegetation. Un décor estival en faite comme sur les photo postées.. je sais que ca peut sembler bizarre mais c'est pour qu'on voit bien le contraste entre la muraille marron et le reste du decor bien vert.
Et en chine apparement les saisons sont differente de l'Europe
Et enfin connaisser vous une compagnie pas cher pour me rendre a pekin ? Car c'est asser onéreux .. Voila ma question merci de votre aide
Et enfin connaisser vous une compagnie pas cher pour me rendre a pekin ? Car c'est asser onéreux .. Voila ma question merci de votre aide
Gomera et Ténérife à vélo avril 2014 English translation pending
Deux semaines aux Canaries à vélo
Gomera et Tenerife
Première partie La Gomera
En ce début avril 2014 nous sommes partis Gérard et moi deux semaines aux Canaries dans le but de faire un joli périple à vélo. Nous n’avons pas de programme bien établi. En effet, nous savons que les dénivelés sont importants sur certaines îles et qu’il faut tenir compte des contraintes de transfert par bateau. Donc nous aviserons sur place au gré du déroulement des événements. Nous sommes partis de Lyon par Air Méditerranée, avec deux vélos compris, le vol pour deux personnes nous a coûté en tout 720 euros, dont 140 pour les vélos. Le système d’enregistrement des vélos par internet est très pratique avec cette compagnie. Après avoir pris les billets deux mois auparavant, à quinze jours du départ j’ai reçu un mail concernant d’éventuels bagages spéciaux et en trois minutes nos vélos étaient pris en compte. Avec d’autres compagnies j’ai eu plus à batailler sans être toujours certain qu’en finale les vélos étaient bien enregistrés. De fait deux semaines c’est court, surtout qu’à l’arrivée à Tenerife au montage de nos montures Gérard a constaté que sa patte de dérailleur était cassée. Nous étions dimanche matin. Nous avons attendu lundi pour aller à Medano, où un vélociste belge très compétent et sympathique a résolu le problème rapidement. Donc c’est avec un peu de retard que nous commençons notre balade. Nous ferons 650 km et 15600 m de dénivelé. Nous laissons la housse de Gérard et mon carton à l’hostal ‘Los Amigos’, ce qui est très pratique pour le retour, car il n’y a pas l’angoisse de rechercher et de ne pas trouver de quoi empaqueter son vélo.
Lundi 7 avril direction La Gomera
Après avoir réparé le vélo de Gérard nous mettons le cap sur le port de Los Cristianos en démarrant vers 11 heures de l’hostal ‘Los Amigos’. 17 km et quelques centaines de dénivelé plus tard nous embarquons à 14 h à bord d’un bateau de la compagnie Armas pour l’île de La Gomera, départ. Prix de l’aller-retour 50 euros chacun, vélo compris. Particularité, les bateaux partent vraiment à l’heure, voire même avec 10 minutes d’avance, donc ne pas arriver trop à la bourre ! Le navire est presque désert. Vers 15 h nous débarquons à San Sebastan, adorable petite ville. Mon camarde Jean qui habite l’île nous attend. En guise de bienvenue nous allons prendre un verre au centre-ville sous des arbres multi-centenaires. La première chose qui frappe en arrivant sur cette île, c’est le calme des habitants. Les voitures roulent lentement, voire moins encore. Elles s’arrêtent systématiquement aux passages cloutés alors que les passants ne sont pas encore engagés. Quant aux vélos, je n’en reviens toujours pas, elles restent de longs moments derrière attendant une portion de route droite et complètement dégagée pour entamer un dépassement en prenant des précautions infinies. En France on aurait pas mal à apprendre en matière de civisme routier de ces îliens. Après une visite de cette petite cité pleine de charmes, Jean nous conduit chez lui. Il habite une maison à quatre kilomètres au milieu des terres dans un coin reculé. Les quelques centaines de mètres en finale pour arriver chez lui sont sportives, surtout avec nos montures chargées. Il nous faut traverser un rio à sec, plein de gros cailloux. Les jours de grande pluie, Jean est isolé sur son flanc de montagne. Mais le tempérament de La Gomera il en est complètement imprégné, et si ce n’est demain ce sera un peu plus tard. Il suffit d’avoir des réserves alimentaires pour tenir quelques jours. Nous faisons une courte balade à vélo sans nos bagages dans la belle vallée de la Laja, une dizaine de kilomètres pour 500 m de dénivelé. Je ne connais pas l’île de la Réunion, mais les différents reportages vus ainsi que les descriptions de ma belle-sœur, native de cette île, me permettent de m’en faire une idée. Eh bien, la Gomera, en particulier ce premier contact, m’y fait réellement penser. Ce sentiment ne fera que se renforcer au cours des jours suivants.
Mardi 8 avril -56 km -1600 m de dénivelé de San Sebastian à Vallehermoso
Jean ne peut nous accompagner, il nous indique un itinéraire particulièrement intéressant pour faire un tour de l’île sportif. Nous démarrons par la route TF-711. Après la borne indiquant le kilomètre 7, nous abandonnons cet itinéraire important à la pente raide pour une piste dans la montagne. Au départ elle est dallée, elle monte vraiment dans le ciel ! Mais heureusement cela ne va pas durer. Rapidement elle perd son inclinaison et se transforme en piste à travers des flancs de montagne déserts. Après une vingtaine de kilomètres nous atteignons un collet, à partir duquel la descente sur Las Hermiguas commence. La vue sur Tenerife et le volcan Teide culminant à 3718 mètres est saisissante. Cette piste de descente est abominable. Je vais tomber cinq fois, et même à pied, à deux reprises le vélo m’échappera. Je croyais m’y connaître en pistes défoncées avec ma traversée récente du désert de l’Atacama et du Sud Lipez, eh bien j’ai trouvé mieux ! Mais heureusement cela ne dure que quelques kilomètres. Nous ne voyons quasiment personne jusqu’au village précité. Cette première partie, surtout la descente, je l’ai trouvée éprouvante. Il nous reste une belle côte sur route goudronnée (à nouveau la TF-711) pour rejoindre notre étape de ce jour, la petite ville de Vallehermoso. Le soleil cogne fort, mais le spectacle est magnifique sur les villages colorés et les criques à la pierre sombre que nous dominons, et puis toujours en arrière-plan le Teide et ses formes élancées qui jaillit au-dessus de l’océan. Cette ville est adorable, toute entourée de montagnes aux teintes rouges. Nous logeons dans un hôtel au charme tranquille ‘Pension Amaya’ sur la place centrale, nous y sommes très bien pour un prix modique.
Mercredi 9 avril -51 km-1700 m de dénivelé de Vallehermoso à Valle Gran Rey
Nous partons sans nous presser vers les neuf heures par la RT-713 en direction d’Alojera, village situé sur la côte ouest. Une montée de 700 mètres nous conduit à un col, d’où une longue descente donne accès à la plage d’Alojera une quinzaine de kilomètres plus loin et mille mètres de dénivelé plus bas. Le coin est splendide et la plage enserrée par de larges falaises noires a vraiment du cachet. De plus, une belle houle déferle sur les galets, et le bruit des vagues résonne et s’amplifie dans ce monde minéral. Bien évidemment il n’y a personne, à part des bandes de chats à qui nous jetons nos croûtes de fromage. Nous comptions y faire étape, mais tout est fermé, donc pas moyen de se ravitailler. Nous décidons de remonter les mille mètres de dénivelé et de partir sur Valle Gran Rey. La remontée s’avère moins difficile que ce à quoi nous nous attendions. Avant de plonger dans la belle vallée de Valle Gran Rey, nous traversons une vaste forêt manifestement bien humide. Les différences de climat d’un versant à l’autre de l’île sont saisissantes. Il en résulte des variations de végétation énormes. La descente dans cette nouvelle vallée est un vrai régal. Nous nous enfonçons dans une gorge profonde tout au bout de laquelle nous distinguons l’océan. Sur les renseignements de Jean, nous allons dans une pension bien sympathique au prix léger. Je ne me souviens pas du nom. Mais elle est facile à trouver, lorsqu’on arrive au bas de la longue descente, un large rond point, partir à droite et une centaine de mètres plus loin en débouchant sur la plage elle se situe à gauche pratiquement sur la grève. De plus chaque soir, sur le trottoir servant de terrasse, un orchestre de chanteurs avec guitares se produit. La prestation est de belle qualité. Il est donc facile à trouver. Le village est dominé par une immense falaise qui doit bien culminer à 700, mètres sans doute plus, décor vraiment très impressionnant.
Jeudi 10 avril -64 km -1664 m de dénivelé de Valle Gran Rey à San Sebastian
Ce matin nous partons vers les huit heures pour retourner vers San Sebastian. Jean nous attendra à mi-parcours. Aujourd’hui encore principalement des pentes à n’en plus finir. Dans un premier temps il nous faut remonter les mille mètres descendus hier. Ensuite il nous faut continuer vers un col situé à 1300 mètres d’altitude. La végétation une fois encore va nous surprendre. Nous traversons des zones de grandes prairies bien vertes. S’il n’y avait pas des palmiers, par-ci par-là, au beau milieu de l’herbe, on pourrait se croire dans le Jura ou le Massif Central. Et cela d’autant plus que nous sommes dans le brouillard et que la visibilité est limitée. Nous trouvons effectivement Jean qui nous attend dans un village un peu avant le col. Une fois arrivés à ce dernier, nous faisons une petite randonnée à pied qui nous conduit au point culminant de l’île vers les 1500 mètres. La vue y est prodigieuse à 360 degrés. Bien évidemment Tenerife et son volcan nous sautent à la figure, et à l’opposé les îles de La Palma et El Hierro se discernent entre les bancs de brouillard et de nuages. Nous entamons ensuite une belle descente sur San Sebastian en passant par des endroits superbes, en particulier de grandes falaises en forme de pain de sucre qui se développent en bordure de route.
Vendredi 11 journée à San Sebastian -40km -500m de dénivelé Le matin, balade tranquille à travers cette petite capitale de l’île où il fait bon flâner au gré des rues et des places, parmi une population peu pressée. L’après-midi, nous prenons nos vélos et nous rendons à la Punta Llana sur la côte est de l’île. Magnifique parcours le long d’une route raide puis d’un chemin très aérien qui surplombe la mer. Toute la magie de cette terre volcanique réside dans ce mélange de montagne et d’océan, où grandes falaises et vagues frangées d’écume s’affrontent en permanence.
Samedi 12 retour sur Tenerife
Notre bateau quitte le port à 7 heures, il fait encore nuit. Pour ne pas le louper, des fois qu’il appareille en avance, nous partons de chez Jean à 6h15 à la lampe frontale. A 7 heures pétantes le navire quitte le quai et nous retournons à Tenerife pour de nouvelles aventures.
Première partie La Gomera
En ce début avril 2014 nous sommes partis Gérard et moi deux semaines aux Canaries dans le but de faire un joli périple à vélo. Nous n’avons pas de programme bien établi. En effet, nous savons que les dénivelés sont importants sur certaines îles et qu’il faut tenir compte des contraintes de transfert par bateau. Donc nous aviserons sur place au gré du déroulement des événements. Nous sommes partis de Lyon par Air Méditerranée, avec deux vélos compris, le vol pour deux personnes nous a coûté en tout 720 euros, dont 140 pour les vélos. Le système d’enregistrement des vélos par internet est très pratique avec cette compagnie. Après avoir pris les billets deux mois auparavant, à quinze jours du départ j’ai reçu un mail concernant d’éventuels bagages spéciaux et en trois minutes nos vélos étaient pris en compte. Avec d’autres compagnies j’ai eu plus à batailler sans être toujours certain qu’en finale les vélos étaient bien enregistrés. De fait deux semaines c’est court, surtout qu’à l’arrivée à Tenerife au montage de nos montures Gérard a constaté que sa patte de dérailleur était cassée. Nous étions dimanche matin. Nous avons attendu lundi pour aller à Medano, où un vélociste belge très compétent et sympathique a résolu le problème rapidement. Donc c’est avec un peu de retard que nous commençons notre balade. Nous ferons 650 km et 15600 m de dénivelé. Nous laissons la housse de Gérard et mon carton à l’hostal ‘Los Amigos’, ce qui est très pratique pour le retour, car il n’y a pas l’angoisse de rechercher et de ne pas trouver de quoi empaqueter son vélo.
Lundi 7 avril direction La Gomera
Après avoir réparé le vélo de Gérard nous mettons le cap sur le port de Los Cristianos en démarrant vers 11 heures de l’hostal ‘Los Amigos’. 17 km et quelques centaines de dénivelé plus tard nous embarquons à 14 h à bord d’un bateau de la compagnie Armas pour l’île de La Gomera, départ. Prix de l’aller-retour 50 euros chacun, vélo compris. Particularité, les bateaux partent vraiment à l’heure, voire même avec 10 minutes d’avance, donc ne pas arriver trop à la bourre ! Le navire est presque désert. Vers 15 h nous débarquons à San Sebastan, adorable petite ville. Mon camarde Jean qui habite l’île nous attend. En guise de bienvenue nous allons prendre un verre au centre-ville sous des arbres multi-centenaires. La première chose qui frappe en arrivant sur cette île, c’est le calme des habitants. Les voitures roulent lentement, voire moins encore. Elles s’arrêtent systématiquement aux passages cloutés alors que les passants ne sont pas encore engagés. Quant aux vélos, je n’en reviens toujours pas, elles restent de longs moments derrière attendant une portion de route droite et complètement dégagée pour entamer un dépassement en prenant des précautions infinies. En France on aurait pas mal à apprendre en matière de civisme routier de ces îliens. Après une visite de cette petite cité pleine de charmes, Jean nous conduit chez lui. Il habite une maison à quatre kilomètres au milieu des terres dans un coin reculé. Les quelques centaines de mètres en finale pour arriver chez lui sont sportives, surtout avec nos montures chargées. Il nous faut traverser un rio à sec, plein de gros cailloux. Les jours de grande pluie, Jean est isolé sur son flanc de montagne. Mais le tempérament de La Gomera il en est complètement imprégné, et si ce n’est demain ce sera un peu plus tard. Il suffit d’avoir des réserves alimentaires pour tenir quelques jours. Nous faisons une courte balade à vélo sans nos bagages dans la belle vallée de la Laja, une dizaine de kilomètres pour 500 m de dénivelé. Je ne connais pas l’île de la Réunion, mais les différents reportages vus ainsi que les descriptions de ma belle-sœur, native de cette île, me permettent de m’en faire une idée. Eh bien, la Gomera, en particulier ce premier contact, m’y fait réellement penser. Ce sentiment ne fera que se renforcer au cours des jours suivants.
Mardi 8 avril -56 km -1600 m de dénivelé de San Sebastian à Vallehermoso
Jean ne peut nous accompagner, il nous indique un itinéraire particulièrement intéressant pour faire un tour de l’île sportif. Nous démarrons par la route TF-711. Après la borne indiquant le kilomètre 7, nous abandonnons cet itinéraire important à la pente raide pour une piste dans la montagne. Au départ elle est dallée, elle monte vraiment dans le ciel ! Mais heureusement cela ne va pas durer. Rapidement elle perd son inclinaison et se transforme en piste à travers des flancs de montagne déserts. Après une vingtaine de kilomètres nous atteignons un collet, à partir duquel la descente sur Las Hermiguas commence. La vue sur Tenerife et le volcan Teide culminant à 3718 mètres est saisissante. Cette piste de descente est abominable. Je vais tomber cinq fois, et même à pied, à deux reprises le vélo m’échappera. Je croyais m’y connaître en pistes défoncées avec ma traversée récente du désert de l’Atacama et du Sud Lipez, eh bien j’ai trouvé mieux ! Mais heureusement cela ne dure que quelques kilomètres. Nous ne voyons quasiment personne jusqu’au village précité. Cette première partie, surtout la descente, je l’ai trouvée éprouvante. Il nous reste une belle côte sur route goudronnée (à nouveau la TF-711) pour rejoindre notre étape de ce jour, la petite ville de Vallehermoso. Le soleil cogne fort, mais le spectacle est magnifique sur les villages colorés et les criques à la pierre sombre que nous dominons, et puis toujours en arrière-plan le Teide et ses formes élancées qui jaillit au-dessus de l’océan. Cette ville est adorable, toute entourée de montagnes aux teintes rouges. Nous logeons dans un hôtel au charme tranquille ‘Pension Amaya’ sur la place centrale, nous y sommes très bien pour un prix modique.
Mercredi 9 avril -51 km-1700 m de dénivelé de Vallehermoso à Valle Gran Rey
Nous partons sans nous presser vers les neuf heures par la RT-713 en direction d’Alojera, village situé sur la côte ouest. Une montée de 700 mètres nous conduit à un col, d’où une longue descente donne accès à la plage d’Alojera une quinzaine de kilomètres plus loin et mille mètres de dénivelé plus bas. Le coin est splendide et la plage enserrée par de larges falaises noires a vraiment du cachet. De plus, une belle houle déferle sur les galets, et le bruit des vagues résonne et s’amplifie dans ce monde minéral. Bien évidemment il n’y a personne, à part des bandes de chats à qui nous jetons nos croûtes de fromage. Nous comptions y faire étape, mais tout est fermé, donc pas moyen de se ravitailler. Nous décidons de remonter les mille mètres de dénivelé et de partir sur Valle Gran Rey. La remontée s’avère moins difficile que ce à quoi nous nous attendions. Avant de plonger dans la belle vallée de Valle Gran Rey, nous traversons une vaste forêt manifestement bien humide. Les différences de climat d’un versant à l’autre de l’île sont saisissantes. Il en résulte des variations de végétation énormes. La descente dans cette nouvelle vallée est un vrai régal. Nous nous enfonçons dans une gorge profonde tout au bout de laquelle nous distinguons l’océan. Sur les renseignements de Jean, nous allons dans une pension bien sympathique au prix léger. Je ne me souviens pas du nom. Mais elle est facile à trouver, lorsqu’on arrive au bas de la longue descente, un large rond point, partir à droite et une centaine de mètres plus loin en débouchant sur la plage elle se situe à gauche pratiquement sur la grève. De plus chaque soir, sur le trottoir servant de terrasse, un orchestre de chanteurs avec guitares se produit. La prestation est de belle qualité. Il est donc facile à trouver. Le village est dominé par une immense falaise qui doit bien culminer à 700, mètres sans doute plus, décor vraiment très impressionnant.
Jeudi 10 avril -64 km -1664 m de dénivelé de Valle Gran Rey à San Sebastian
Ce matin nous partons vers les huit heures pour retourner vers San Sebastian. Jean nous attendra à mi-parcours. Aujourd’hui encore principalement des pentes à n’en plus finir. Dans un premier temps il nous faut remonter les mille mètres descendus hier. Ensuite il nous faut continuer vers un col situé à 1300 mètres d’altitude. La végétation une fois encore va nous surprendre. Nous traversons des zones de grandes prairies bien vertes. S’il n’y avait pas des palmiers, par-ci par-là, au beau milieu de l’herbe, on pourrait se croire dans le Jura ou le Massif Central. Et cela d’autant plus que nous sommes dans le brouillard et que la visibilité est limitée. Nous trouvons effectivement Jean qui nous attend dans un village un peu avant le col. Une fois arrivés à ce dernier, nous faisons une petite randonnée à pied qui nous conduit au point culminant de l’île vers les 1500 mètres. La vue y est prodigieuse à 360 degrés. Bien évidemment Tenerife et son volcan nous sautent à la figure, et à l’opposé les îles de La Palma et El Hierro se discernent entre les bancs de brouillard et de nuages. Nous entamons ensuite une belle descente sur San Sebastian en passant par des endroits superbes, en particulier de grandes falaises en forme de pain de sucre qui se développent en bordure de route.
Vendredi 11 journée à San Sebastian -40km -500m de dénivelé Le matin, balade tranquille à travers cette petite capitale de l’île où il fait bon flâner au gré des rues et des places, parmi une population peu pressée. L’après-midi, nous prenons nos vélos et nous rendons à la Punta Llana sur la côte est de l’île. Magnifique parcours le long d’une route raide puis d’un chemin très aérien qui surplombe la mer. Toute la magie de cette terre volcanique réside dans ce mélange de montagne et d’océan, où grandes falaises et vagues frangées d’écume s’affrontent en permanence.
Samedi 12 retour sur Tenerife
Notre bateau quitte le port à 7 heures, il fait encore nuit. Pour ne pas le louper, des fois qu’il appareille en avance, nous partons de chez Jean à 6h15 à la lampe frontale. A 7 heures pétantes le navire quitte le quai et nous retournons à Tenerife pour de nouvelles aventures.
Voyager pieds nus English translation pending
Bonjour,
Depuis un petit moment, j'ai envie de voyager pieds nus (en France ou ailleurs), pour la sensation de liberté que cela doit procurer. Je n'ai jamais osé jusqu'à présent et je voulais savoir si des personnes ici avaient déjà testé. Est-ce que vous connaissez des coins sympas pour ça ? Y a-t-il d'autres personnes qui tout comme moi, ont envie de tenter ce mode de voyage ?
Bon week-end à toutes et tous
Depuis un petit moment, j'ai envie de voyager pieds nus (en France ou ailleurs), pour la sensation de liberté que cela doit procurer. Je n'ai jamais osé jusqu'à présent et je voulais savoir si des personnes ici avaient déjà testé. Est-ce que vous connaissez des coins sympas pour ça ? Y a-t-il d'autres personnes qui tout comme moi, ont envie de tenter ce mode de voyage ?
Bon week-end à toutes et tous
Tour des monts Aubrac English translation pending
Cet été je prévois de faire ce tour, Sur le Topo j'ai vu qu'il y a en fait plusieurs tours possibles selon les segments que l'on choisi :- - le GR65 qui passe par Nasbinals
- le GRP qui passe par St Laurent du Muret
- le GR60 qui passe par St Germain du Teil, la Canourgue, Trélans
- le GRP qui passe de Laguiole, St Urcize, Fournels
J'ai envisagé le tour suivant : Aumont-Aubrac, Prinsuéjols, St Laurent du Muret, St Germain du Teil, la Canourgue, Trélans, Pendouliou de Fabrègues, St Chély d'Aubrac, Laguiole, St Urcize, Fournels, Aumont-Aubrac, c'est-à-dire que je laisse tomber le segment GR65 par Nasbinals et aussi le passage par le Buron des Rajas.
Pour ceux qui connaissent, est-ce que je loupe un passage à faire à tout prix et quel serait le tour que vous me conseilleriez ? Je n'ai pas de limite de nombre de jours et je peux être autonome en ravitaillement 4 à 5 jours.
J'ai envisagé le tour suivant : Aumont-Aubrac, Prinsuéjols, St Laurent du Muret, St Germain du Teil, la Canourgue, Trélans, Pendouliou de Fabrègues, St Chély d'Aubrac, Laguiole, St Urcize, Fournels, Aumont-Aubrac, c'est-à-dire que je laisse tomber le segment GR65 par Nasbinals et aussi le passage par le Buron des Rajas.
Pour ceux qui connaissent, est-ce que je loupe un passage à faire à tout prix et quel serait le tour que vous me conseilleriez ? Je n'ai pas de limite de nombre de jours et je peux être autonome en ravitaillement 4 à 5 jours.
Croisière sur le Allure of the Seas English translation pending
Bonjour, je pars sur la croisière de royal caribéen sur l allure of the sean, le 7 décembre( fort landerdale, nassau, phillisburg) ,
J ai prospecter certaines informations mais je n ai pas vraiment tous saisi. Pourriez vous m apporter précision et surtout conseil, sur les codes vestimentaire, le forfait boissons et essentiellement les visites à faire en solo sur les différents îles
J ai également un problèmes pour réserver les spectacles car je ne connais pas le programme lors de mon voyage.
Je suis preneuse également de toutes autres conseils afin de parfaire mon voyage
C est ma première croisières, et je suis inquiète car je ne sais pas vraiment comme cela se passe, cela me parait tellement immense et en mêm temps j ai peur de pas avoir assez le temps, m^me pour me detendre.
Merci de vos réponses 😉
J ai prospecter certaines informations mais je n ai pas vraiment tous saisi. Pourriez vous m apporter précision et surtout conseil, sur les codes vestimentaire, le forfait boissons et essentiellement les visites à faire en solo sur les différents îles
J ai également un problèmes pour réserver les spectacles car je ne connais pas le programme lors de mon voyage.
Je suis preneuse également de toutes autres conseils afin de parfaire mon voyage
C est ma première croisières, et je suis inquiète car je ne sais pas vraiment comme cela se passe, cela me parait tellement immense et en mêm temps j ai peur de pas avoir assez le temps, m^me pour me detendre.
Merci de vos réponses 😉
Faire la fête au Laos English translation pending
Bonjour à tous, maintenant que le party est fini à Vang Vieng, connaissez-vous d'autres endroits au Laos ou on peut faire la fête autant ?
Bons plans en République Dominicaine English translation pending
Bonjour à tous,
Je me permets de vous solliciter pour avoir des conseils/informations en vu d'un voyage en République Dominicaine.
Amoureux de l'Amerique du sud et de l'Amérique centrale, je souhaite préparer un voyage itinérant sur cet ile durant le mois de juillet ou de aout 2014. Le séjour serait d'une durée de 2 semaines (+ ou - quelques jours).
Cependant j'ai quelques difficultés pour trouver de bons tuyaux pour l'hébergement, les transports, le cout de la vie etc ......
Mon amie et moi sommes tous deux étudiants et nos ressources sont assez limités, du coup j'aimerai beaucoup pouvoir profiter de vos expériences afin de rendre notre séjour le plus économique possible.
En outre je recherche des billets d'avions les moins cher possible pour juillet 2014 au départ de n'importe quelle ville francaise ou limitrophe et à destination de la Rép Dominicaine.
Je recherche de bonnes adresses d'auberges de jeunesse, pension ou petit hotel économique, voire même chez l'habitant ..... Si vous avez des prix (même approximatif) à me communiquer
Enfin je voudrais savoir s'il est possible de se déplacer avec des bus de ligne locaux ou bien si ce n'est pas le cas quel moyen de transport est a privilégier ?
Coté itinéraire j'aimerai également profité de vos expériences et échanger sur les incontournable de l'ile et les lieux que vous avez appréciés.
Merci d'avance pour vos contributions !
Cordialement
Sébastien
Je me permets de vous solliciter pour avoir des conseils/informations en vu d'un voyage en République Dominicaine.
Amoureux de l'Amerique du sud et de l'Amérique centrale, je souhaite préparer un voyage itinérant sur cet ile durant le mois de juillet ou de aout 2014. Le séjour serait d'une durée de 2 semaines (+ ou - quelques jours).
Cependant j'ai quelques difficultés pour trouver de bons tuyaux pour l'hébergement, les transports, le cout de la vie etc ......
Mon amie et moi sommes tous deux étudiants et nos ressources sont assez limités, du coup j'aimerai beaucoup pouvoir profiter de vos expériences afin de rendre notre séjour le plus économique possible.
En outre je recherche des billets d'avions les moins cher possible pour juillet 2014 au départ de n'importe quelle ville francaise ou limitrophe et à destination de la Rép Dominicaine.
Je recherche de bonnes adresses d'auberges de jeunesse, pension ou petit hotel économique, voire même chez l'habitant ..... Si vous avez des prix (même approximatif) à me communiquer
Enfin je voudrais savoir s'il est possible de se déplacer avec des bus de ligne locaux ou bien si ce n'est pas le cas quel moyen de transport est a privilégier ?
Coté itinéraire j'aimerai également profité de vos expériences et échanger sur les incontournable de l'ile et les lieux que vous avez appréciés.
Merci d'avance pour vos contributions !
Cordialement
Sébastien
L'essentiel en une semaine en Belgique English translation pending
Bonjour,
Ma question s'adresse principalement aux Belges... ou aux gens qui connaissent VRAIMENT bien la Belgique... car je souhaite savoir de votre part les endroits A NE PAS MANQUER pour une virée d'une semaine en Belgique. Je sais c'est court, on ne peut tout voir... mais l'essentiel a votre avis.
Je devrais résider a Bruxelles, mais je sais qu'il y a plusieurs coins a visiter qui peuvent se faire facilement aller-retour dans une même journée... pour voir l’Essentiel... comme je dis dans mon titre... j'ai en main quelques guides pour me préparer... mais au fond, quels sont VOS conseils? et des compagnies pour des tours...? lesquels conseillez-vous?
Je sais que les spécialités sont les bières, le chocolat, les moules et les frites... et les gaufres (?)... mais selon vous, QUELS SONT LES ENDROITS POUR SATISFAIRE NOTRE CURIOSITÉ???? ET les villes a voir? les visites a ne pas manquer? les MUSTS quoi!!
Aussi, j'hésite pour la période de voyage, octobre ou avril??? ça ne semble pas trop chaud pour ces 2 mois... (entre 5 et 15C), jusque là ça me va, mais on dirait aussi que les pluies sont assez présentes... votre meilleur choix??? ou vaut-il mieux attendre en mai?? absolument?
Tous VOS conseils me seront TRÈS précieux, alors merci d'avance pour le temps que vous prendrez à répondre. 🙂
Ma question s'adresse principalement aux Belges... ou aux gens qui connaissent VRAIMENT bien la Belgique... car je souhaite savoir de votre part les endroits A NE PAS MANQUER pour une virée d'une semaine en Belgique. Je sais c'est court, on ne peut tout voir... mais l'essentiel a votre avis.
Je devrais résider a Bruxelles, mais je sais qu'il y a plusieurs coins a visiter qui peuvent se faire facilement aller-retour dans une même journée... pour voir l’Essentiel... comme je dis dans mon titre... j'ai en main quelques guides pour me préparer... mais au fond, quels sont VOS conseils? et des compagnies pour des tours...? lesquels conseillez-vous?
Je sais que les spécialités sont les bières, le chocolat, les moules et les frites... et les gaufres (?)... mais selon vous, QUELS SONT LES ENDROITS POUR SATISFAIRE NOTRE CURIOSITÉ???? ET les villes a voir? les visites a ne pas manquer? les MUSTS quoi!!
Aussi, j'hésite pour la période de voyage, octobre ou avril??? ça ne semble pas trop chaud pour ces 2 mois... (entre 5 et 15C), jusque là ça me va, mais on dirait aussi que les pluies sont assez présentes... votre meilleur choix??? ou vaut-il mieux attendre en mai?? absolument?
Tous VOS conseils me seront TRÈS précieux, alors merci d'avance pour le temps que vous prendrez à répondre. 🙂
Facile, Tu Montes Et Tu Descends (Papouasie 2000, Perdus Dans La Jungle) English translation pending
Un petit texte, extrait de mon blog...
INTRODUCTION
La Papouasie, ça te dit quelque chose? La Papouasie Nouvelle-Guinée, porte de la Mélanésie et du Pacifique, connue localement sous le nom d'Irian Jaya mais que les indonésiens venaient juste de rebaptiser de son nom originel Papua (prononcez Papoua), histoire d'essayer d'endormir les papous et de leur faire oublier dans la foulée qu'ils les colonisent et pillent leurs richesses. Tu n'as jamais entendu parler de tout ça ? Très bien, voici un petit topo historico-politico-ethnico-socioculturel sur la région, ne me remercie pas, c'est tout naturel. Que ceux que ce genre de paragraphe fatigue me pardonnent, il leur suffit de descendre un peu pour accéder directement à la suite de l'histoire... Irian Jaya est le nom qu’ont donné les colons indonésiens à la partie occidentale de l'île de Papouasie Nouvelle-Guinée, qui avait été nommée ainsi d'après les colons blancs. Cette île, plus grande que la France ou que Bornéo, est située dans l'hémisphère sud, un peu en-dessous de l’Équateur, et par là-même jouit d'un climat chaud et humide toute l'année avec évidemment de nombreuses pluies. C'est une immense jungle, même si ça déforeste comme partout, la troisième du monde après l'Amazonie et la forêt d'Afrique centrale. La partie orientale, dite PNG (Papua Niugini), a été longtemps sous tutelle/colonie australienne mais est maintenant indépendante, depuis les années 70 s'il m’en souvient bien. La partie occidentale quant à elle a été volée à ses habitants et est présentement colonisée par les indonésiens. Comment cela fut-il possible ? Une nouvelle foi grâce à l'hypocrisie et la vilenie de nos démocraties occidentales, USA en tête (classique me dis-tu ? Tu as bien raison). Rappelons les faits : l’Indo était une colonie hollandaise mais ceux-ci décampèrent comme des lapins lorsque les japs débarquèrent pendant la seconde guerre. Une fois les sushis repartis en 1945 nos belanda (c'est comme ça qu'on les appelle ici) revinrent tranquillement et sans complexes seulement voilà, les indos ne les voulaient plus. Soekarno (le premier président du pays mais qui ne l'était pas encore à l’époque) prit la tête de la rébellion, mais il ne serait pas allé bien loin à mon humble avis si les américains n'avaient pas fait pression sur les hollandais, en menaçant de leur couper l'aide à la reconstruction d'après-guerre, pour qu'ils lâchent l’archipel. Pourquoi ont-ils fait ça ? Sûrement pas par humanisme, c'est interdit par leur religion. Alors ? Un peu de patience, tu vas vite comprendre si ce n'est déjà fait... De là Soekarno ce petit malin javanais fit main basse sur toutes les îles et fut assez intelligent pour baptiser le nouveau pays Indonésie au lieu de l’appeler Javanésie, une appellation pourtant plus adaptée vu qu'en fait les autres îles se retrouvaient purement et simplement sous domination javanaise, mais qui aurait heurté la sensibilité de beaucoup en dehors de Java. Comme tout dictateur qui se respecte il s'enfla d’orgueil et très rapidement il ne se sentit plus pisser à la tête de son royaume tout neuf. Il lui fallait maintenant aller jusqu'au bout de sa pathologie mentale et de son goût du pouvoir et pour cela il devait élargir son territoire, ce genre de malades n'en ont jamais assez, ça fait partie de leur folie. Et tiens, justement les Moluques avaient décliné l'offre qui leur avait été faite et n'avaient pas voulu rejoindre cette république bananière pour cause de religion différente et d'hostilité manifeste envers Java, un tel affront et une telle ingratitude ne pouvaient être tolérés ! Qu'à cela ne tienne, on envoie l'armée et ses soudards, on massacre assez de gens pour que ceux qui sont encore en vie aient peur et le tour est joué, les Moluques sont intégrées à l'Indonésie et quant à l'avis de ses habitants tout le monde s'en fout. On a agi comme un de ces colons qu'on dit par ailleurs abhorrer mais c'est pas grave, l'Occident n'a rien dit et tout va bien, voilà donc un hochet supplémentaire pour ce cher Soekarno. Mais ça ne suffisait pas et il ne pouvait s'empêcher de lorgner sur la Papouasie. Si elle était à lui il ferait une belle culbute, pensez donc, il augmenterait sa bananeraie de 22%. Un territoire vierge, plein de ressources naturelles et très peu peuplé, la bonne affaire quoi... Seulement le problème, et de taille, c'est que les hollandais y étaient encore. Faire le beau et pérorer lors de ses discours officiels en disant qu'il les avait foutus dehors (en évitant soigneusement de parler de l'aide providentielle des américains bien sûr, encore aujourd’hui les indos ignorent ce fait historique et croient que c'est ce héros national de camarade Soekarno qui les a libérés) c'était une chose, les attaquer de front c'en était une autre et il devait bien se douter qu'il prendrait une déculottée. Il tenta quand même d'envoyer des espions et des agitateurs sur place, en espérant rallier les papous à sa cause, mais non, les papous ils s'en fichaient bien pas mal de ce nabot arrogant et de sa république simiesque et ça ne marcha pas. Les papous, aux dires de tous et surtout des vieux qui ont connu la période belanda et qui t'en parlent aujourd’hui encore presque les larmes aux yeux, avaient ma foi les hollandais à la bonne. En plus l'Asie ils s’en cognent, la Papouasie c'est déjà la Mélanésie et le Pacifique, rien à voir. Tout y est différent, la faune, la flore, et aussi les habitants qui appartiennent au groupe ethnique de la Nouvelle Calédonie, des îles Vanuatu ou Salomon. À l'époque Soekarno était réputé pour ses diatribes violentes contre l'Occident et sa proximité avec le communisme, et tout ça ne plaisait pas aux américains car ils risquaient bien de perdre une position stratégique dans leur jeu d'échec à l'échelle mondiale. Le biz fut le suivant : on intervient à l'ONU et fait en sorte que les hollandais te livrent la Papouasie clés en main, et toi tu te calmes un peu et tu nous signes de bons contrats juteux dans ton pays. Affaire fut faite et les belanda durent partir, on était en 1961... Après une période de transition les moustachus, qui sont les rois de l’hypocrisie et du faux semblant, décidèrent d'organiser ce qui fut appelé « l'acte de libre choix » pour laisser soi-disant les papous décider s’ils voulaient être indépendants ou rejoindre l'Indo définitivement. Tu me diras ils y étaient un peu obligés vu que c'était une condition posée par l'ONU pour son aide providentielle, cette ONU qui au niveau hypocrisie et faux semblants n'a de leçons à recevoir de personne non plus. Le vote fut une mascarade car aucun suffrage universel ne fut organisé et seuls quelques chefs de tribus votèrent, les uns avec un pistolet sur la tempe, les autres avec une liasse de billets dans la poche, et le résultat - prévisible - fut annoncé : la Papouasie occidentale était officiellement rattachée à l'Indonésie, avec la bénédiction du monde occidental. Les blanquets eurent leur bakchiche, juste retour des choses pour leur bienveillance envers l'Indonésie. Des contrats en pagaille partout dans le pays, pétrole, gaz, étain, nickel, argent, uranium, pour ne citer que quelques-unes des ressources dont l’Indonésie regorge, et la cerise : la mainmise sur la plus grande mine d'or du monde et la troisième de cuivre, en Papouasie justement, quelle coïncidence n'est-ce pas... Tout allait bien dans le meilleur des mondes, la Javanésie s'était agrandie, les occidentaux pouvaient dépecer tranquillement le pays tout en jetant quelques cacahouètes au chef, et ça a continué ainsi jusqu’à nos jours. La Papouasie en 2000 et bien c'est comme partout dans le monde en territoire colonisé : les papous sont pas contents et haïssent les indos, l'OPM (la guérilla) a fait son apparition. Les indos, lavés du cerveau comme ils l'ont été par la propagande officielle, sont sûrs de leur bon droit et d'être chez eux et viennent en masse s'établir dans ce nouvel Eldorado où tout reste à construire, ce qui génère une certaine activité économique et des opportunités de travail ou de bizness qu'ils n'auraient pas trouvées sur leurs îles d’origine, surtout les javanais chez qui c'est très pauvre et très surpeuplé. On ne peut pas leur en tenir rigueur, ce sont de pauvres gens qui sont venus tenter leur chance, attirés par l'espoir d'une vie meilleure, surtout à l'époque où le gouvernement avait ses programmes de transmigration (dans un souci d’indonésianiser l'île, le bien-être de ses concitoyens n'ayant évidemment jamais été à l’ordre du jour). En ces temps-là le gouvernement te payait le bateau pour y aller et te donnait un terrain ainsi qu'un stock de riz le temps que tu aies des récoltes, et il va sans dire que ces programmes ont rencontré un franc succès dans un pays où la vie n'est pas facile. Bien sûr la réalité n'a pas toujours été aussi idyllique que les promesses (terrains inondables, mal situés, sujets aux éboulements, hostilité de la population papoue), c'est ce que j'appelle prendre en otage ses propres gens. Une fois sur place les indos s'y sont fixés et y ont fait souche, et un jour ou l’autre (comme au Tibet ou au Xinjiang dont nous parlerons d'ici peu) il y aura plus de nouveaux venus que de première nation, cf. les Amériques ou l'Australie, voilà, la boucle est bouclée. J'en vois qui commencent à s'assoupir, passons à l'histoire proprement dite... Tu prends le train en route, car au niveau de la chronologie du blog tu es dans le chapitre VIII, mais c'est pas très difficile à suivre : avec mon pote le Géko on était en Papouasie, et après un petit trip dans l'interieur on avait décidé de se faire un peu de plage afin de tester le corail papou, la baie de l'oiseau de paradis et la réserve marine du même nom, ça faisait rêver...
Premier Tome, Chapitre VIII - FACILE, TU MONTES ET TU DESCENDS... (La Papouasie, ou comment une marche facile de deux heures partie la fleur au fusil s’achève en Bérézina de trois jours)
Le trip de Manokwari jusqu'à Ransiki n'est pas très long, tout juste cinq-six heures, c'est celui qui est relaté au chapitre précédent. On passe de nouveau les rivières à gué et de nouveau on a droit aux memes histoires, oui, en saison des pluies ça doit être chaud pour sûr, vu que oui, y a même eu des fois des pick-up emportés par les flots impétueux. Arrivés à Ransiki on retourne dormir chez notre pote le chef du canton, et le lendemain on va sur la plage chercher s'il y a pas un bateau pour l'île de Rumberpon dans la baie du paradisier. On demande des infos au bureau des gardes de la réserve mais les corrompus de service semblent plus intéressés par nos sous que par autre chose : non non, y a pas de transports locaux, par contre on peut vous dépanner et vous emmener là-bas avec notre bateau si vous payez l'essence (à prix prohibitif bien sûr), qu'ils disent. Pardi ! On allait te le dire, on est venus ici exprès pour vous filer des sous !!! On marche encore un peu et arrive finalement à ce qui tient lieu de port. Pas de bateau, et les quelques pélos qu'il y a ne savent pas s'il va y en avoir un ou pas. Le problème chez les papous, c'est que l'organisation c'est pas leur fort, à tel point qu'à côté d'eux les indos ont l'air bien organisés, ce qui n'est pas peu dire, si, si !! Et c'est d'ailleurs rigolo d'entendre les indos se plaindre des papous et leur reprocher exactement ce que nous on reproche aux indos, mais c'est pas la peine d'en faire une polémique, revenons à nos moutons. Ce que je voulais dire c'est qu'ici en Papoua, et contrairement à la plupart des autres endroits en Indo, y a pas de liaison régulière, faut attendre qu'il y ait un bateau qui passe ou un qui se décide à bouger. Les indos, eux, ils ont toujours une sorte d'horaire, genre tous les jours à 10 heures (même si ça part à 11 ou à 12) et c'est donc plus facile pour s'organiser. Mais en Papoua, néant... C'est pas grave, on attend et hèle quiconque passe par là. Il y en a un qui va un peu plus bas à Wasior, il passe par Rumberpon et pourrait nous y déposer, sauf qu'à la vue des deux blanquets ses yeux se mettent à briller et tout d'un coup lui prend la folie des grandeurs, le voilà qui s’imagine propriétaire d'un paquebot pour croisières de luxes et qui nous annonce un prix pharaonique. Avec le Géko et moi il lui arrivera rien, retourne à ta barque mon gars, tu t'es trompé de clients ! Finalement se pointe un papou qui a du avoir la polio étant petit car ses jambes sont hyper maigres (tellement que les miennes paraissent musclées à côté), ce qui contraste avec son torse et ses bras costauds. Il a un bateau et va à Rumberpon, et il a déjà quelques passagers donc avec nous deux en plus ça fait son affaire, on peut partir tout de suite. Son prix est cinq fois inférieur à celui de l’égyptien de tout à l'heure et on accepte le deal. C'est un swangi, que nous disent les locaux. Un quoi ? Un sorcier, qu’ils répondent. Oui bon nous on s'en fout, l'essentiel est qu'il aille où on veut, et puis si c'est un sorcier au moins on risquera pas de couler ! Une fois dans le bateau j'avise une fuite dans la coque. Je suis habitué à ces bateaux foireux, mais là quand même ça pisse pas mal. Je le dis au sorcier-capitaine et il me répond, en me jetant un gros bol en plastique : ah ouais t'as raison, tiens, écope !! C'est parti, me v'là devenu écopeur et faut pas chômer parce que sinon même toute la magie du gars nous fera pas flotter. Pendant le voyage, qui dure deux heures, on trouve bien sûr moyen de parler avec les autres passagers. Ils nous disent qu'il y a une belle plage de l'autre côté de l'île mais qu'il faut chartériser un bateau pour y aller car il n'y a pas de liaisons régulières. Chartériser c'est pas le genre de la maison, mais c'est faisable à pied facilement d'après eux (vous verrez très bientôt comment ça a été facile, ceci dit pour vous fidéliser mes chers lecteurs). Arrivés au bled-chef-lieu de l'île, Jembekiri, le sorcier-batelier était déjà prêt à nous emmener de l'autre côté de l'île, contre monnaies sonnantes et trébuchantes bien sûr. Reste tranquille Merlin, on va se le faire à pied ! On demande chez qui on peut dormir, on nous indique une case. Les occupants sont un couple adorable, qui nous accueille avec un grand sourire. Ils n’avaient pas d'enfants, et on peut les comprendre après avoir vu tout ce que le bled comptait de minots se précipiter chez eux pour voir les deux curiosités au long nez et à la peau blanche. Il en sortait de partout et même la porte fermée n’avait pas réussi à les contenir, ils étaient rentrés par les fenêtres ! Pas de quoi se formaliser, c'étaient de gentils gosses, mignons comme tout et intéressés de voir ces deux bizarreries venues d’un autre monde, chose ma foi compréhensible. Si seulement ça pouvait faire la même chose avec les filles... Quand on était allés se laver au puits rebelote, mais là on s'était fait mater par tout le village, c'est dur des fois la célébrité... Le soir venu nous donne l'occasion de voir les locaux s'adonner à l'un de leur sports favoris : mâcher du bétel entre voisins et commérer. Nos hôtes s'en étaient fait une orgie, c'est qu'ils en avaient des quantités industrielles car ils étaient les heureux propriétaires de plusieurs arbres à pinang (le nom local de la noix de bétel). Ils faisaient un trafic pas possible avec les autres villageois et il y avait des histoires de crédits pas honorés etc., comme quoi rien de nouveau sous le soleil, on n'a rien inventé. Après une nuit dans un lit papou (c’est à dire par terre sur un sol fait de lattes gondolées, rien de tel pour le dos) on est prêts à partir... On demande le chemin pour passer de l'autre côté de l'île à un papou. Pas de problème, qu'il dit, tu montes jusqu'en haut de la montagne chauve qui est au milieu de l'île et puis tu redescends, c'est facile, y a qu'à suivre le sentier et ça prend deux heures. Vous avez besoin d'un guide ? Non ben écoute si c'est si facile que ça c'est pas la peine, on va se le faire tout seuls comme des grands ! C'est sûr que deux heures pour eux ça en fait quatre pour nous, d'autant plus qu'on a les sacs, mais en partant comme ça tôt le matin on a largement le temps. Mais il y a bien un sentier tout du long ? Oui oui, de sûr ! Bon, « de sûr » ça veut pas dire grand chose dans ce pays, mais ça a l'air faisable. Nous voilà partis, la fleur au fusil, sans se douter que la Bérézina nous attendait... Après une petite marche on arrive en haut de la montagne chauve, c'est vrai qu'elle est sacrément pelée. De là on rentre dans la forêt et on commence à descendre après avoir passé un petit plateau. On croise un cerf, ou un daim, ou une biche, ou un je sais pas trop c'est quoi que c'est alors on va dire une espèce de cervidé. Le chose ne fait ni une ni deux, il se barre en faisant des bonds prodigieux et en bramant pire qu'un soûlard de chez nous, m'est avis que celui-là il a dû avoir maille à partir avec les flèches des papous... Et soudain, premier couac, plus de chemin ! Il y avait une petite rivière, et il semblait logique de la suivre car comme chacun sait toutes les rivières mènent à la mer. On la suit donc, alternant marche-pataugeage sur les rives et trempette dans la rivière quand c'est plus facile. On voit un serpent énorme, jaune, et de bien trois mètres de long (pas si énorme que ça alors diront certains d'entre vous et j'acquiesce, seulement il faut comprendre que dans un livre on est obligé des fois d'en rajouter un peu, c'est ça qui fait vendre), mais le reptile se carapate dès qu'on s'approche, décidément on n'a pas trop la côte par ici... Au bout d'un certain temps, deuxième couac, v'là t'y pas que la rivière (qui se rétrécissait depuis déjà un moment) a la mauvaise idée de disparaître sous la terre. OK d'accord, on est au milieu de la forêt, plus de sentier, plus de rivière, on est un peu perdus quoi, d'autant plus que ça fait déjà bien plus que deux heures qu'on marche. Notre moral déjà bien effrité s'effondre et le Géko et moi on s'assoit par terre, en pleurs. On est perduuuuuuuus, qu'est ce qu'on va faireeeee, on va mourir ici !!! Meuhhh non je plaisante, ça ne nous est pas venu à l'idée, même pas une seconde, je disais ça juste pour rajouter un peu d'intensité dramatique à la situation... Il fallait qu'on aille vers l'est, et en se repérant par rapport aux rares rayons de soleil qui arrivaient à percer la canopée on arrivait à peu près à se diriger. Allons-y, ça doit plus être bien loin de toute manière. On entendait beaucoup d'oiseaux et soudain, des voix humaines. Hey, y a quelqu'un ? que je crie. On est perdus et ça serait sympa et une bonne occasion d'améliorer les relations franco-papoues si vous aviez l'aimable obligeance de venir nous montrer le chemin ! Pas de réponse. Je recrie la même chose mais toujours pas de réponse, ils sont bouchés ou quoi ? On continue à les entendre parler, c'est étrange quand même... Tout d'un coup la lumière de la compréhension nous envahit de sa clarté : c'étaient des oiseaux ! Ils disaient toujours la même chose, et même si ça ressemblait bel et bien à des voix humaines ce n'étaient que les cris d'une race de volatiles qu'on sait même pas de laquelle il s'agit car on n'est pas ornithologistes et qu'en plus Iwein n'est pas là. Fausse joie donc... On arrive à un marécage, un bon marais bien plein de gadoue bien profonde et bien grasse qui fait plitch plitch quand on marche, dommage qu'il n'y avait pas de sangsues car la fête aurait été complète. Après un laps de temps, impossible à quantifier parce qu'on n'a pas de montre et que même si on en avait eu une on aurait franchement pas eu l’idée de la consulter, voilà une mangrove. C'est bon signe, on se rapproche, qui dit mangrove dit mer pas loin. Pourquoi ? Ben parce que les arbres à mangrove ils poussent dans de l'eau boueuse semi-salée, donc en toute logique ça veut dire que quand mangrove il y a, eau salée il y a, et quand eau salée il y a, mer pas être loin, vous voyez ce que je veux dire ? Bien, alors continuons... Qu'est ce qu'on fait ? Bon, l'île est pas petite mais elle est pas immense non plus, et comme ça fait déjà un brave moment qu'on marche on est bientôt arrivés pour sûr, la mangrove doit pas être trop étendue. Allez, rentrons-y gaiement et d'ici peu on arrivera à la mer qu'on se dit, affichant en cela un bel optimisme digne de la méthode Coué. Ensuite on pourra trouver la plage qui était, je le rappelle pour ceux qui ont manqué le début, le but de cette balade. Ouais ben cette mangrove elle prend bien la tête quand même, y a des racines aériennes de plus d'un mètre de haut qu'il faut escalader pour passer, avec nos sacs sur le dos c'est mariole et c'est pas le top pour se faufiler et se glisser entre les racines et les branches. Mais en plus c'est qu'elle est pas si petite que ça, le jour tire à sa fin et on y est toujours. Il va falloir qu’on dorme là et heureusement qu'on a nos hamacs, parce que dormir par terre dans un tel endroit, oublie. Le mien inclut une moustiquaire et une bâche qui fait office de toit mais celui du Géko n'a rien de tout cela, c'est juste un hamac de base. Pas de pot amigo car y a du moustique (ben oui, c'est ça une mangrove mon gars), et si jamais il pleut ça va être dur. Ça a pas raté, après une demi-heure il se met à pleuvoir, c’était à prévoir remarque. Remarque encore, on avait bien essayé de faire un feu, seulement avec le taux d'humidité aussi bien dans l'air que dans le bois on avait rapidement abandonné, tant pis, on va jeûner, il parait que c'est bon pour la santé. Pendant la nuit (qui a dû sembler longue au pauvre Géko trempé) on entendit des gros ploufs à plusieurs reprises, et sachant qu'il y a des crocos dans le coin c'était pas de très bonne augure mais que faire, pas encore de quatre étoiles dans le coin... Le matin de bonne heure (et de bonne humeur comme dirait un pote) on remballe tout et se met en condition pour la suite des réjouissances. J'avais plus d'eau à boire et y avait pas de rivière, seulement une grosse mare d'eau saumâtre. C'est pas grave, j'ai mes gougouttes exprès pour ça... Beurk, c'est vraiment dégueu, à moitié salé, mais c'est ça ou rien. Allez c'est pas le tout mais faut quand même qu'on y arrive à cette plage à la c..., en avant 'arche !!! Après une bonne session de marche-escalade nous voilà arrêtés par un étang. Peut-être qu'il est pas profond, essayons de le passer. Je pose prudemment un pied, il s'enfonce en moins de deux jusqu'au genou. Des sables mouvants, c'est bien notre veine ! Qu'est ce qu'on fait ? On se le fait à la nage, que je dis ? Non, arrêtons les conneries, qu'il dit le Géko, on va essayer de le contourner et on va bien finir par arriver quelque part. On n'en voyait pas la fin de cet étang de m... et là quand même, à force à force le doute s'installe, et même s'insinue insidieusement, en nous, surtout chez le Géko qui est bien plus rationnel que moi qui suis un abruti jusqu’au-boutiste. Laisse tomber, le mieux est de rebrousser chemin, qu'il dit. Tu crois ? Mais on n'est peut-être plus très loin, non ? que je réponds. Sa réponse fut imparable : peut-être, mais vu qu'on a marché en zigzaguant on sait pas où on va arriver de l'autre côté de l'île, l'endroit où on veut aller pourrait être n'importe où au sud ou au nord, et rien n'indique qu'on soit pas obligés de se retaper la mangrove le long de la côte. De toute façon on saurait même pas vers quelle direction marcher, vu qu'on est quand même un peu paumés ! Imparable sa réponse, et imparée, j'envoie un : ouais c'est vrai le Gégé, t'as raison, allez, on tourne bride, retour à la case départ ! Plus facile à dire qu'à faire, pour commencer il faut repasser cette chère mangrove qui pue le moisi. Pas trop envie mais pas trop le choix non plus, c'est qu'il fallait en sortir de cette saleté. Parce qu'on s'amuse on s'amuse, mais y a quand même des choses plus importantes à faire, sans parler de l'immense perte pour l'humanité que représenterait notre disparition prématurée... Après un petit déj' de nouilles instantanées crues qui restera dans les annales nous voilà repartis en sens inverse, rien de tel qu’une p'tite mangrove dans le bon air frais du matin pour se mettre en jambes ! Après l'avoir franchie sans regrets (ce qui nous prend quand même quelques heures mine de rien, là comme ça raconté en deux lignes ça a pas l’air mais sur place ça avait été une autre histoire) nous voilà de nouveau dans le marais, mais pas dans le même quartier qu'à l'aller, celui-ci est pire. Beaucoup plus de gadoue, des espèces de grosses plantes aux feuilles coupantes qu'il nous faut écarter en nous blessant les mains (on n'avait pas pris de coupe-coupe car on était sensés être partis pour une marche facile de deux heures, pour ceux qui n'auraient pas suivi la progression), et surtout un genre de taon qui fait un mal pas possible quand il pique, un vrai vampire qui n'a rien à envier à nos politiques. On finit par le passer et pousse un soupir de soulagement, hélas prématuré. Et oui, c'est pas fini, maintenant c'est la forêt et ça fait encore un bon bout, surtout sans GPS. Du coup la nuit s'annonce et il faut faire le camp. J'en entends qui disent : petits joueurs ! Ouais, possible, ou disons qu'on n'est pas stakhanovistes au point de marcher la nuit. On s'arrête près d'un petit cours d’eau, au moins on crèvera pas de soif, c'est toujours ça. Allez hop, un paquet de pâtes crues et au pieu, vu qu’on est un peu fatigués quand même on tournera pas longtemps dans les hamacs. Mon caleçon est un peu crado (on le serait à moins), je le rince dans la rivière et le mets à sécher sur une branche. Avant de rentrer dans mon hamac j'aperçois Vénus à travers le feuillage, elle est magnifique comme toujours (saviez-vous que c'est le troisième objet céleste le plus brillant, juste après le soleil et la lune ?) et ça me fait penser qu’il y a des moments qu'on aimerait partager à deux mais bon, va trouver une fille qui voudrait te suivre dans ce genre de trip... Il repleut cette nuit, pauv' Géko !! Le lendemain matin je remets mon caleçon et tout de suite sens des démangeaisons qui deviennent très vite douloureuses sur une partie de mon anatomie dont la pudeur et la décence m'interdisent de dire le nom. Mais c'est que ça fait carrément mal dis, il doit y avoir une saleté d'insecte qui est passé par là cette nuit et y a laissé une substance urticante ! Le rire du Géko quand il me voit me précipiter cul nu dans la rivière ! Aaaaaaaah, ça fait du bien ! Du coup la partie de mon anatomie précédemment citée a doublée de volume, ce qui ne serait pas pour déplaire à certaines tu me diras, sauf qu'hélas il n'y a personne pour en profiter. Malgré cela il faut toujours voir le bon côté des choses, avec mon caleçon mouillé (parce que je l'ai rincé bien sûr, je suis pas aussi stupide que tu le penses) j'aurai pas trop chaud aux fesses. Après la forêt voici maintenant des collines où poussent des fougères qui sont si serrées qu'il est presque impossible de passer à travers. En plus elles sont salement escarpées ces collines, c'est physique je vous assure. On essaye de les contourner mais c’est encore pire, il y a des crevasses très profondes, creusées sûrement par les pluies et subséquemment l'érosion, dont on évalue mal la profondeur, m'ouais, c'est pas le moment de se casser une gambette car le SAMU est plutôt mal organisé par ici... On finit quand même, au prix de quelques litres de sueur, par trouver un passage à travers une petite étendue d'eau pas profonde. Le naps, il commence à avoir soif le pauvre, car tel est son talon d'Achille, il faut qu'il boive beaucoup. Mais alors l'eau elle est vraiment trop pourrie, trouble et pleine de petits vers qui y gigotent allègrement, je suis pas sûr que même mes gouttes puissent y faire quelque chose. Laisse tomber, on verra plus tard... Finalement on retrouve la montagne chauve, signe qu'on est presque arrivés à bon port et prêts à latter ce papou qui nous avait dit : c’est facile, tu montes et tu descends, y en a pour deux heures ! Mais il fait très chaud car il n'y a pas d’ombre et le naps s'affaiblit à vue d'œil, il est à moitié déshydraté peuchère. Va t-il donc finir ses jours ici, misérablement et sans tambours ni trompettes ? Ne connaîtra-t-il jamais ses petits-enfants ? Et bien non, le destin en avait décidé autrement et soudain, une flaque d’eau, chose étrange sur cette montagne pelée exposée aux rayons puissants que darde le soleil de l’équateur... Un mirage ? Non, c'est une vraie de vraie, probablement un reste de la dernière pluie. Elle est pas grosse mais il y a quelques litres, largement assez pour étancher ma soif intense. Ensuite c'est du facile, on descend de l'autre côté de la montagne et on retrouve le village que nous avions quitté trois jours auparavant la fleur au fusil, sans se douter que la Bérézina nous attendait (pour reprendre une phrase du début de l’histoire et pour voir ceux qui n'ont pas dormi pendant le récit). Nous voilà donc, sales, hirsutes, les mains coupées, et moi avec mon pantalon thaï qui est devenu un short (c'est pas costaud ces futes, ils sont pas chers, mais c'est fait pour se la jouer sur les plages en Thaïlande, c'est pas fait pour monter et descendre en deux heures). Les locaux hallucinent : ah ben ça alors ! Mais vous avez pas eu de problèmes ? Y a plein de crocodiles, et puis y a les swangi et les mauvais esprits ! On n'en a pas rencontré, et c'est tant mieux pour eux parce que je crois bien qu'on les aurait brûlés à petit feu pour se passer les nerfs ! Bon, il est où l’autre ? Ah, te voilà toi !!! Alors comme ça tu montes et tu descends et y en a pour deux heures ? Oui, dit-il, mais il faut prendre à droite de la mangrove jusqu'à la mer, puis faire un feu pour que vienne un bateau qui te fait passer de l'autre côté de la baie, ensuite tu remarches un peu et tu y es... Mais tu avais dit qu'il y avait un chemin ! Ben le chemin a dû disparaître sous la végétation parce que nous on passe rarement par là, on prend le bateau ! T'aurait pu nous expliquer le coup de la mangrove, du feu et tout et tout quand même !!! Le pauvre n'a pas inventé la poudre d'escampette, c'est toujours pareil, qu'est ce que tu veux dire ? Il est pas méchant et ne s’est pas rendu compte... Vous voulez y retourner ? Maintenant vous savez comment on fait ! Non ça va, merci, finalement on va prendre un bateau ! Le mec qui a le bateau s'appelle Martin Luther et quoiqu'il en soit il nous emmène à bon port à bon prix. On passe d'abord par un petit village où les gens ont l'air sympas, et on montre nos faces blanches au chef afin qu'il sache quels invités de marques sont sur sa commune. Puis on repart et après dix minutes nous voilà arrivés. Nos yeux stupéfaits découvrent une superbe plage sauvage, au sable blanc si fin qu'il en est poudreux et à l'eau turquoise transparente, époustouflante de beauté naturelle... Quelques papous y vivent et ils nous laissent une de leurs cabanes. Ils vivent de la récolte des concombres de mer qu'ils font sécher au feu et qu'ils revendent ensuite à bon prix à des chinois pour le marché malaisien, c'est très recherché à ce qu'ils nous disent. Tout cela est intéressant mais nous on est venus pour le corail alors on sort masques et tubas et hop, à la baille ! Et là la déception, avec un grand D, y a rien, et quand je dis rien c'est vraiment rien de rien... L'eau turquoise si belle c'est parce que le fond de la mer est sableux, y a pas un pet de corail les amis. La plage est paradisiaque, certes, mais on s'en fout, nous on voulait du corail. En plus les locaux nous prennent un peu beaucoup pour des dollars sur pattes et on pourrait dire que même si c'était pas un cauchemar c'était pas le rêve non plus. Tout ça pour ça, grrrrrrr !!! Du calme du calme, on va se poser un peu, on n'est pas aux pièces... On profite de l'occasion pour inspecter notre attirail parce que durant notre petite escapade dans la forêt les sacs avaient été bien détrempés par les pluies successives. Chez moi ça va à peu près vu que mes affaires sont toujours enveloppées dans des sacs plastiques, c'est que ça fait déjà un moment que je me promène sous ce climat et j'ai appris à tout protéger de l'eau du ciel. Chez le Géko ça va déjà moins et ça avait même commencé à moisir pour cause qu'il ne connaissait pas encore la combine plastique, c'est le métier qui rentre comme qui dirait, on passe tous par cette étape à un moment ou à un autre... Il y a un grand balèze sourd-muet qui passe des fois dire bonjour et lui n'a rien à voir avec les autres, lui c'est un pur et ça sauve un peu les meubles car on passe des bons moments avec lui à discuter par gestes, il est très fort en mime et la communication passe impeccable. On se repose quelques jours mais ça le fait vraiment pas, lézarder sur une plage, si belle soit-elle, c'est pas notre truc, et puis l'ambiance mercantile devient un peu lourde à force. On part à pied pour le petit village, maintenant il faut qu'on retourne à Jembekiri et ensuite sur le continent, Rumberpon ça va aller. Le prof de religion du coin, qui a un bras atrophié - je suppose - par la polio, essaie de nous embobiner pour qu'on chartérise son bateau. Il est mal tombé, notre patience s'est considérablement amenuisée ces derniers temps et on lui fait remarquer que la religion qu’il enseigne est étrange car elle lui donne le droit de mentir aux gens. On va chez le chef du village tenter notre chance et coup de pot on y rencontre un indo qui a un bateau. Il est en train de vendre au chef sucre, café et autres produits de première nécessité (qui seront ensuite revendus avec un bon bénef' aux administrés) et il nous propose de nous ramener à Jembekiri. On devine à ses yeux qu'il est content de jouer un bon tour aux papous, car grâce à lui on évite de chartériser le bateau du prof... Ils sont quand même bizarres ces papous, ils ont des bateaux, ils sont chez eux, alors pourquoi faut-il que ce soient des indos qui fassent le business ? À croire qu'ils sont pas capables d'aller eux-mêmes sur le continent... Une question de flemme ? Pas tant que ça, d'après les intéressés c'est plutôt le fait qu'ils ont de grandes familles et qu'un commerce ne marcherait pas, entre les crédits pas honorés et les gratuits la banqueroute ne tarderait guère à frapper à leur porte, oui, c'est plausible, le raisonnement se tient... Nous voilà donc de retour au bled de nos potes les mâcheurs de bétel, et maintenant faut trouver quelque chose pour repartir sur le continent fissa car de nouveaux Pelni nous appellent, y en a justement un dans quelques jours... Apparemment y a personne qui y aille et ils commencent à nous fatiguer tous à suggérer lourdinguement qu'on devrait chartériser, c'est que vu la distance c'est pas donné. On en est toujours au même point le soir, quand soudain passe le père de l'indo qui nous a ramenés ce matin. Il part demain après-midi, dit-il, mais pas directement pour la grande terre (c'est comme ça qu'on dit par ici), il va pêcher le requin d'abord. Il installera ses appâts puis campera sur la plage, et le lendemain il relèvera ses prises et ira finalement sur le continent pour vendre ce qu'il aura attrapé. Si ce programme nous convient alors on peut venir... On n'a pas vraiment le choix, et puis ça doit sûrement être intéressant à voir, allez OK, tope-là !! Le lendemain nous voilà partis avec armes et bagages. Pour commencer il faut pêcher le poiscaille qui servira d'appâts. Le benjamin de la famille a l'œil et repère vite des bancs de thons rapport aux mouettes qui tournoient et attrapent les petits poissons qui venaient se réfugier près de la surface les pauvres, chassés qu'ils étaient par lesdits thons un peu plus bas. Sale gosse tiens, du haut de ses dix ans il faut le voir donner des ordres aux deux papous qui sont avec nous, il sait qu'il est le fils du boss et fait preuve d'une arrogance précoce que je sanctionnerais bien d'une calbotte, mais j'ai pas envie de finir comme appât à squales alors je la ferme. Une fois la pêche finie ils nous débarquent sur une île, le petit et moi, avec la mission de préparer le campement pendant qu'ils iront poser la ligne à requin avec les flotteurs. C'est pas de la rigolade, les hameçons sont longs comme une main et larges comme un doigt, je suis curieux de voir ce qu'ils vont attraper... Avec le minot (qui ne fait pas le chaud avec moi, il a dû sentir qu'il faut pas titiller frère aîné naps au niveau de la discipline) on commence à installer la bâche mais tout d'un coup, et comme c'est souvent le cas en ces latitudes, se lève un vent violent et il se met à pleuvoir. On a du mal à tenir la bâche dont la prise au vent fait qu'elle menace à tout instant de s'envoler. Le petit ma foi n'est qu'un petit et n'a pas beaucoup de force hormis celle qu'il tient de son rang, mais celle-ci n'est pas physique et ne nous est donc d'aucune utilité en ce moment critique. On y arrive malgré tout, heureusement que le naps, bien que pas épais, a un peu de force quand même, conséquence et résultante de toutes ces heures passées à nager (ceci dit pour mes admiratrices, s'il en reste toujours après toutes les méchancetés que j'écris, et le pire, vous n'avez pas encore tout lu). Mais tout est mouillé, alors tintin pour faire du feu... Les autres rentrent, il fait nuit, et ben on la saute vu qu'on peut pas cuisiner, au dodo tout le monde sur le sable mouillé ! Pendant la nuit il y a des espèces de trucs non identifiés et non identifiables qui nous gnaquent, et aussi des genres de chenilles des sables qui nous prennent pour une autoroute, une nuit délicieuse en quelque sorte, c'est pas toujours romantique une plage... Au lever du soleil debout la compagnie, on va relever les appâts. On arrive à l'endroit où ils ont installé la ligne, c'est signalé par des bouées. Le tractage de la corde commence. Tout d'abord c'est un gros poison que je sais pas comment que ça s'appelle cette créature, pauvre victime de sa voracité. Ensuite ce sont un puis deux requins de corail, un requin léopard (sorte de requin à poids pour qui ne voit pas de quoi il s'agit, il est magnifique soit dit en passant) et finalement un petit requin marteau. Ils sont tous déjà morts, à part le léopard qui a presque réussi, dans un ultime réflexe de défense, à mordre le papou qui le tirait hors de l’eau. Maintenant direction le continent, le boss est content, ce sont de belles prises et il va se faire un gros paquet de fric en vendant les ailerons. Et la viande ? demandons-nous innocemment. Personne ne la mange, le requin c'est pas bon (ah bon ?) et puis beaucoup ont peur, s'ils en consommaient, d'être ensuite pris pour cible quand ils sont dans l'eau parce que les autres requins sentiraient qu'ils ont bouffé un de leurs congénères ! Ça doit être une application de la théorie des champs morphogénétiques cette histoire, mais laissons ça de côté. Par contre vendre les ailerons, pas de problème, je vois le genre... À à peine quelques centaines de mètres du rivage, l'axe de l'hélice casse, c'était trop beau. Heureusement on est presque arrivés et en pagayant on accoste sur la terre ferme, cette terre ferme qu'on avait bien failli ne jamais revoir le Gégé et moi (j’exagère ? Exact, mais comme je te le disais déjà plus haut je suis obligé, c'est ça qui fait vendre). Tchao les gars et merci pour tout, nous on repart sur Manokwari, faut que j'achète un nouveau pantalon ! On saute dans et sur un transport, on fait route vers là où vous savez et tiens, de loin on voit une face blanche qui fait signe à notre pick-up de s'arrêter. Et devinez qui c'est ? Oui, bravo et un bon point, c'est le Iwein, couvert de boue des pieds à la tête, il sort de la jungle mais ça on avait compris. On se raconte nos histoires respectives et il rigole beaucoup en entendant la nôtre (aujourd'hui encore, quand on en reparle il se marre, pourtant ça fait dix ans). Retour au semi-boxon du début de chapitre et ensuite Pelni en direction de Jayapura, il nous refallait un visa et Iwein aussi donc nous fîmes route ensemble. Ce qu'on ne savait pas encore c'est que ça allait être plus coton que la fois précédente... À cette époque il y avait un peu d'instabilité à Jayapura à cause des mouvements indépendantistes (des empêcheurs de coloniser en rond, des ingrats tiens, les indos viennent, coupent leur forêt et prennent leur or et leur pétrole et ces gens sont même pas contents, c’est fou ça !) et l'ambassade de Nouvelle Guinée nous avait dit que la frontière était plus ou moins fermée le jour où on voulait passer. Seulement on était courts en visa et on y était allés quand même, on sait jamais. Las ! Pas un rat au poste à part un douanier qu'on sait pas ce qu'il foutait là, et qui avait pas trop l'air de le savoir non plus. Ce qu'il savait néanmoins c'est qu'il avait refusé de nous tamponner en nous expliquant qu'il fallait qu’on retourne à Jayapura pour cette formalité, et qu'il aurait pas dit « non » non plus à un petit backchiche pour son info. Mais vous savez quoi ? Il a pu se l'accrocher !!!!!!!! Bon, et comment on va rentrer maintenant ? Dans le no man’s land entre les deux pays il y avait un 4/4 et je sais pas ce qu'ils magouillaient les mecs, ils chargeaient des trucs et des machins dans le coffre que ça en avait l'air pas catholique comme aurait dit l'autre maffiosi du vatican. Enfin leurs combines c'était pas notre problème, c'était la seule bagnole dans un rayon de X kilomètres et c'était ça qui comptait. Le Iwein va les voir, sans peur, sans reproches et sans complexes, et leur demande, très poliment comme le lui a appris sa maman, s'il y aurait pas moyen de se faire ramener à Jayapura. Le conducteur ça le mettait pas aux anges, mais un qui avait l'air haut placé nous avait arrangé le coup. Nous voilà donc installées dans la voiture, et c'est tant mieux parce que sinon je sais pas comment on aurait fait... À Jayapura le bureau de l'immigration était fermé (faut pas trop leur en demander bien sûr) et donc il fallait attendre le lendemain pour le tampon. L'emmerdant c'est que c'était le dernier jour de notre visa Géko-naps et qu'on allait se retrouver à dépasser la limite, ce qui coûte 20 dollars par jour et une énorme prise de tête (vous commencez à savoir comment marche ce pays). Pas le choix hélas, le lendemain à la première heure on se présente au bureau, donne le passeport en essayant de réprimer un tremblement nerveux et... ...incroyable, ils ont même pas vu qu’on avait un jour de retard (ils savent pas trop bien compter, tant mieux et Dieu est grand) ! Ce coup-ci on la passe donc cette frontière, et après un deux heures à l'arrière d'un pick-up sur une piste défoncée on arrive à Vanimo. On se trouve une petite chambre (c'est vite fait, y a guère le choix, un seul hôtel en tout et pour tout) et puis on veut aller se sustenter. Oui mais on n'est plus en Asie, on est en Mélanésie et y a pas tous ces petits stands de bouffe ubiquistes, en plus à cinq heures du soir tout est fermé et comme il est déjà six heures c'est mort. Y a bien possibilité de grailler au resto de l'hôtel mais c'est trop cher (ça aussi c'est la Mélanésie, c'est plus la même gamme de prix), tant pis, on oublie, on se rattrapera demain. Le lendemain à l'ambassade indonésienne on va demander notre visa pour retourner dans leur pays (c'est pas un point de passage avec visa à l'arrivée, il faut en demander un au préalable, NDLR) et les employés nous disent que la frontière est fermée. Ah non les gars, vous êtes mal renseignés, on l'a passée hier ! Ah bon ?, qu'ils disent... Une fois le visa en poche on repart en pick-up. Arrivés presque à la frontière le chauffeur s’arrête car, et décidément Dieu est très grand, il avait reconnu (le chauffeur, pas Dieu car lui n'a pas besoin de reconnaître vu qu'il est omniscient, je sais pas si vous me suivez mais c'est pas grave, j'ai l'habitude, je suis un incompris) le douanier qui s'apprêtait à rentrer chez lui, pour cause de pas de clients car c'est bel et bien fermé aujourd’hui. On parlemente, heureusement le gars est sympa et veut bien nous faire passer, et ce sans rien demander (la Papouasie Nouvelle Guinée c’est pas l'Indo, les gens sont honnêtes et la notion de backchiche leur est inconnue, pourvu que ça dure). On marche avec lui le dernier kilomètre jusqu'à la colline-frontière, car la barrière est baissée et le pick-up peut pas passer, on arrive en haut et il nous tamponne. Pour rentrer en Indo il faut sauter la palissade, tout est fermé et y a personne. On rentre donc en clandos et Dieu étant toujours aussi grand y avait même un minibus qui traînait par là, faciiiile !! À Jayapura on va directement au bureau de l'immigration, qui cette fois est encore ouvert, on se fait apposer la précieuse estampille en réussissant à éviter de payer ce que le corrompu de service réclame (faut dire qu'il avait pas été malin, il avait demandé les sous après nous avoir tamponnés) et le tour est joué, mais toute cette affaire a quand même été un peu tendue... Ensuite Iwein est resté sur place, il fallait qu'il reparte dans la forêt voir ses piafs je sais pas quoi, tandis que Gégé et votre serviteur partaient vers Sulawesi, enfin vers l'ouest en tout cas. Une amitié était née avec Iwein car pendant les quelques jours qu'on avait passés ensemble on avait eu le temps de discuter et de faire plus ample connaissance et, même si je ne le savais pas encore à l'époque, on allait se revoir plusieurs fois dans les années suivantes ; et une passion était née de même avec la Papouasie, ça y est, j'étais amoureux... J'y suis retourné à maintes reprise depuis et n'ai jamais été déçu, c'est vraiment la partie de l'Indonésie que je préfère car les moustachus n'ont pas encore tout détruit (bien qu'ils s'y emploient, faites leur confiance pour ça), mais c'est une autre histoire...
(à suivre)
INTRODUCTION
La Papouasie, ça te dit quelque chose? La Papouasie Nouvelle-Guinée, porte de la Mélanésie et du Pacifique, connue localement sous le nom d'Irian Jaya mais que les indonésiens venaient juste de rebaptiser de son nom originel Papua (prononcez Papoua), histoire d'essayer d'endormir les papous et de leur faire oublier dans la foulée qu'ils les colonisent et pillent leurs richesses. Tu n'as jamais entendu parler de tout ça ? Très bien, voici un petit topo historico-politico-ethnico-socioculturel sur la région, ne me remercie pas, c'est tout naturel. Que ceux que ce genre de paragraphe fatigue me pardonnent, il leur suffit de descendre un peu pour accéder directement à la suite de l'histoire... Irian Jaya est le nom qu’ont donné les colons indonésiens à la partie occidentale de l'île de Papouasie Nouvelle-Guinée, qui avait été nommée ainsi d'après les colons blancs. Cette île, plus grande que la France ou que Bornéo, est située dans l'hémisphère sud, un peu en-dessous de l’Équateur, et par là-même jouit d'un climat chaud et humide toute l'année avec évidemment de nombreuses pluies. C'est une immense jungle, même si ça déforeste comme partout, la troisième du monde après l'Amazonie et la forêt d'Afrique centrale. La partie orientale, dite PNG (Papua Niugini), a été longtemps sous tutelle/colonie australienne mais est maintenant indépendante, depuis les années 70 s'il m’en souvient bien. La partie occidentale quant à elle a été volée à ses habitants et est présentement colonisée par les indonésiens. Comment cela fut-il possible ? Une nouvelle foi grâce à l'hypocrisie et la vilenie de nos démocraties occidentales, USA en tête (classique me dis-tu ? Tu as bien raison). Rappelons les faits : l’Indo était une colonie hollandaise mais ceux-ci décampèrent comme des lapins lorsque les japs débarquèrent pendant la seconde guerre. Une fois les sushis repartis en 1945 nos belanda (c'est comme ça qu'on les appelle ici) revinrent tranquillement et sans complexes seulement voilà, les indos ne les voulaient plus. Soekarno (le premier président du pays mais qui ne l'était pas encore à l’époque) prit la tête de la rébellion, mais il ne serait pas allé bien loin à mon humble avis si les américains n'avaient pas fait pression sur les hollandais, en menaçant de leur couper l'aide à la reconstruction d'après-guerre, pour qu'ils lâchent l’archipel. Pourquoi ont-ils fait ça ? Sûrement pas par humanisme, c'est interdit par leur religion. Alors ? Un peu de patience, tu vas vite comprendre si ce n'est déjà fait... De là Soekarno ce petit malin javanais fit main basse sur toutes les îles et fut assez intelligent pour baptiser le nouveau pays Indonésie au lieu de l’appeler Javanésie, une appellation pourtant plus adaptée vu qu'en fait les autres îles se retrouvaient purement et simplement sous domination javanaise, mais qui aurait heurté la sensibilité de beaucoup en dehors de Java. Comme tout dictateur qui se respecte il s'enfla d’orgueil et très rapidement il ne se sentit plus pisser à la tête de son royaume tout neuf. Il lui fallait maintenant aller jusqu'au bout de sa pathologie mentale et de son goût du pouvoir et pour cela il devait élargir son territoire, ce genre de malades n'en ont jamais assez, ça fait partie de leur folie. Et tiens, justement les Moluques avaient décliné l'offre qui leur avait été faite et n'avaient pas voulu rejoindre cette république bananière pour cause de religion différente et d'hostilité manifeste envers Java, un tel affront et une telle ingratitude ne pouvaient être tolérés ! Qu'à cela ne tienne, on envoie l'armée et ses soudards, on massacre assez de gens pour que ceux qui sont encore en vie aient peur et le tour est joué, les Moluques sont intégrées à l'Indonésie et quant à l'avis de ses habitants tout le monde s'en fout. On a agi comme un de ces colons qu'on dit par ailleurs abhorrer mais c'est pas grave, l'Occident n'a rien dit et tout va bien, voilà donc un hochet supplémentaire pour ce cher Soekarno. Mais ça ne suffisait pas et il ne pouvait s'empêcher de lorgner sur la Papouasie. Si elle était à lui il ferait une belle culbute, pensez donc, il augmenterait sa bananeraie de 22%. Un territoire vierge, plein de ressources naturelles et très peu peuplé, la bonne affaire quoi... Seulement le problème, et de taille, c'est que les hollandais y étaient encore. Faire le beau et pérorer lors de ses discours officiels en disant qu'il les avait foutus dehors (en évitant soigneusement de parler de l'aide providentielle des américains bien sûr, encore aujourd’hui les indos ignorent ce fait historique et croient que c'est ce héros national de camarade Soekarno qui les a libérés) c'était une chose, les attaquer de front c'en était une autre et il devait bien se douter qu'il prendrait une déculottée. Il tenta quand même d'envoyer des espions et des agitateurs sur place, en espérant rallier les papous à sa cause, mais non, les papous ils s'en fichaient bien pas mal de ce nabot arrogant et de sa république simiesque et ça ne marcha pas. Les papous, aux dires de tous et surtout des vieux qui ont connu la période belanda et qui t'en parlent aujourd’hui encore presque les larmes aux yeux, avaient ma foi les hollandais à la bonne. En plus l'Asie ils s’en cognent, la Papouasie c'est déjà la Mélanésie et le Pacifique, rien à voir. Tout y est différent, la faune, la flore, et aussi les habitants qui appartiennent au groupe ethnique de la Nouvelle Calédonie, des îles Vanuatu ou Salomon. À l'époque Soekarno était réputé pour ses diatribes violentes contre l'Occident et sa proximité avec le communisme, et tout ça ne plaisait pas aux américains car ils risquaient bien de perdre une position stratégique dans leur jeu d'échec à l'échelle mondiale. Le biz fut le suivant : on intervient à l'ONU et fait en sorte que les hollandais te livrent la Papouasie clés en main, et toi tu te calmes un peu et tu nous signes de bons contrats juteux dans ton pays. Affaire fut faite et les belanda durent partir, on était en 1961... Après une période de transition les moustachus, qui sont les rois de l’hypocrisie et du faux semblant, décidèrent d'organiser ce qui fut appelé « l'acte de libre choix » pour laisser soi-disant les papous décider s’ils voulaient être indépendants ou rejoindre l'Indo définitivement. Tu me diras ils y étaient un peu obligés vu que c'était une condition posée par l'ONU pour son aide providentielle, cette ONU qui au niveau hypocrisie et faux semblants n'a de leçons à recevoir de personne non plus. Le vote fut une mascarade car aucun suffrage universel ne fut organisé et seuls quelques chefs de tribus votèrent, les uns avec un pistolet sur la tempe, les autres avec une liasse de billets dans la poche, et le résultat - prévisible - fut annoncé : la Papouasie occidentale était officiellement rattachée à l'Indonésie, avec la bénédiction du monde occidental. Les blanquets eurent leur bakchiche, juste retour des choses pour leur bienveillance envers l'Indonésie. Des contrats en pagaille partout dans le pays, pétrole, gaz, étain, nickel, argent, uranium, pour ne citer que quelques-unes des ressources dont l’Indonésie regorge, et la cerise : la mainmise sur la plus grande mine d'or du monde et la troisième de cuivre, en Papouasie justement, quelle coïncidence n'est-ce pas... Tout allait bien dans le meilleur des mondes, la Javanésie s'était agrandie, les occidentaux pouvaient dépecer tranquillement le pays tout en jetant quelques cacahouètes au chef, et ça a continué ainsi jusqu’à nos jours. La Papouasie en 2000 et bien c'est comme partout dans le monde en territoire colonisé : les papous sont pas contents et haïssent les indos, l'OPM (la guérilla) a fait son apparition. Les indos, lavés du cerveau comme ils l'ont été par la propagande officielle, sont sûrs de leur bon droit et d'être chez eux et viennent en masse s'établir dans ce nouvel Eldorado où tout reste à construire, ce qui génère une certaine activité économique et des opportunités de travail ou de bizness qu'ils n'auraient pas trouvées sur leurs îles d’origine, surtout les javanais chez qui c'est très pauvre et très surpeuplé. On ne peut pas leur en tenir rigueur, ce sont de pauvres gens qui sont venus tenter leur chance, attirés par l'espoir d'une vie meilleure, surtout à l'époque où le gouvernement avait ses programmes de transmigration (dans un souci d’indonésianiser l'île, le bien-être de ses concitoyens n'ayant évidemment jamais été à l’ordre du jour). En ces temps-là le gouvernement te payait le bateau pour y aller et te donnait un terrain ainsi qu'un stock de riz le temps que tu aies des récoltes, et il va sans dire que ces programmes ont rencontré un franc succès dans un pays où la vie n'est pas facile. Bien sûr la réalité n'a pas toujours été aussi idyllique que les promesses (terrains inondables, mal situés, sujets aux éboulements, hostilité de la population papoue), c'est ce que j'appelle prendre en otage ses propres gens. Une fois sur place les indos s'y sont fixés et y ont fait souche, et un jour ou l’autre (comme au Tibet ou au Xinjiang dont nous parlerons d'ici peu) il y aura plus de nouveaux venus que de première nation, cf. les Amériques ou l'Australie, voilà, la boucle est bouclée. J'en vois qui commencent à s'assoupir, passons à l'histoire proprement dite... Tu prends le train en route, car au niveau de la chronologie du blog tu es dans le chapitre VIII, mais c'est pas très difficile à suivre : avec mon pote le Géko on était en Papouasie, et après un petit trip dans l'interieur on avait décidé de se faire un peu de plage afin de tester le corail papou, la baie de l'oiseau de paradis et la réserve marine du même nom, ça faisait rêver...
Premier Tome, Chapitre VIII - FACILE, TU MONTES ET TU DESCENDS... (La Papouasie, ou comment une marche facile de deux heures partie la fleur au fusil s’achève en Bérézina de trois jours)
Le trip de Manokwari jusqu'à Ransiki n'est pas très long, tout juste cinq-six heures, c'est celui qui est relaté au chapitre précédent. On passe de nouveau les rivières à gué et de nouveau on a droit aux memes histoires, oui, en saison des pluies ça doit être chaud pour sûr, vu que oui, y a même eu des fois des pick-up emportés par les flots impétueux. Arrivés à Ransiki on retourne dormir chez notre pote le chef du canton, et le lendemain on va sur la plage chercher s'il y a pas un bateau pour l'île de Rumberpon dans la baie du paradisier. On demande des infos au bureau des gardes de la réserve mais les corrompus de service semblent plus intéressés par nos sous que par autre chose : non non, y a pas de transports locaux, par contre on peut vous dépanner et vous emmener là-bas avec notre bateau si vous payez l'essence (à prix prohibitif bien sûr), qu'ils disent. Pardi ! On allait te le dire, on est venus ici exprès pour vous filer des sous !!! On marche encore un peu et arrive finalement à ce qui tient lieu de port. Pas de bateau, et les quelques pélos qu'il y a ne savent pas s'il va y en avoir un ou pas. Le problème chez les papous, c'est que l'organisation c'est pas leur fort, à tel point qu'à côté d'eux les indos ont l'air bien organisés, ce qui n'est pas peu dire, si, si !! Et c'est d'ailleurs rigolo d'entendre les indos se plaindre des papous et leur reprocher exactement ce que nous on reproche aux indos, mais c'est pas la peine d'en faire une polémique, revenons à nos moutons. Ce que je voulais dire c'est qu'ici en Papoua, et contrairement à la plupart des autres endroits en Indo, y a pas de liaison régulière, faut attendre qu'il y ait un bateau qui passe ou un qui se décide à bouger. Les indos, eux, ils ont toujours une sorte d'horaire, genre tous les jours à 10 heures (même si ça part à 11 ou à 12) et c'est donc plus facile pour s'organiser. Mais en Papoua, néant... C'est pas grave, on attend et hèle quiconque passe par là. Il y en a un qui va un peu plus bas à Wasior, il passe par Rumberpon et pourrait nous y déposer, sauf qu'à la vue des deux blanquets ses yeux se mettent à briller et tout d'un coup lui prend la folie des grandeurs, le voilà qui s’imagine propriétaire d'un paquebot pour croisières de luxes et qui nous annonce un prix pharaonique. Avec le Géko et moi il lui arrivera rien, retourne à ta barque mon gars, tu t'es trompé de clients ! Finalement se pointe un papou qui a du avoir la polio étant petit car ses jambes sont hyper maigres (tellement que les miennes paraissent musclées à côté), ce qui contraste avec son torse et ses bras costauds. Il a un bateau et va à Rumberpon, et il a déjà quelques passagers donc avec nous deux en plus ça fait son affaire, on peut partir tout de suite. Son prix est cinq fois inférieur à celui de l’égyptien de tout à l'heure et on accepte le deal. C'est un swangi, que nous disent les locaux. Un quoi ? Un sorcier, qu’ils répondent. Oui bon nous on s'en fout, l'essentiel est qu'il aille où on veut, et puis si c'est un sorcier au moins on risquera pas de couler ! Une fois dans le bateau j'avise une fuite dans la coque. Je suis habitué à ces bateaux foireux, mais là quand même ça pisse pas mal. Je le dis au sorcier-capitaine et il me répond, en me jetant un gros bol en plastique : ah ouais t'as raison, tiens, écope !! C'est parti, me v'là devenu écopeur et faut pas chômer parce que sinon même toute la magie du gars nous fera pas flotter. Pendant le voyage, qui dure deux heures, on trouve bien sûr moyen de parler avec les autres passagers. Ils nous disent qu'il y a une belle plage de l'autre côté de l'île mais qu'il faut chartériser un bateau pour y aller car il n'y a pas de liaisons régulières. Chartériser c'est pas le genre de la maison, mais c'est faisable à pied facilement d'après eux (vous verrez très bientôt comment ça a été facile, ceci dit pour vous fidéliser mes chers lecteurs). Arrivés au bled-chef-lieu de l'île, Jembekiri, le sorcier-batelier était déjà prêt à nous emmener de l'autre côté de l'île, contre monnaies sonnantes et trébuchantes bien sûr. Reste tranquille Merlin, on va se le faire à pied ! On demande chez qui on peut dormir, on nous indique une case. Les occupants sont un couple adorable, qui nous accueille avec un grand sourire. Ils n’avaient pas d'enfants, et on peut les comprendre après avoir vu tout ce que le bled comptait de minots se précipiter chez eux pour voir les deux curiosités au long nez et à la peau blanche. Il en sortait de partout et même la porte fermée n’avait pas réussi à les contenir, ils étaient rentrés par les fenêtres ! Pas de quoi se formaliser, c'étaient de gentils gosses, mignons comme tout et intéressés de voir ces deux bizarreries venues d’un autre monde, chose ma foi compréhensible. Si seulement ça pouvait faire la même chose avec les filles... Quand on était allés se laver au puits rebelote, mais là on s'était fait mater par tout le village, c'est dur des fois la célébrité... Le soir venu nous donne l'occasion de voir les locaux s'adonner à l'un de leur sports favoris : mâcher du bétel entre voisins et commérer. Nos hôtes s'en étaient fait une orgie, c'est qu'ils en avaient des quantités industrielles car ils étaient les heureux propriétaires de plusieurs arbres à pinang (le nom local de la noix de bétel). Ils faisaient un trafic pas possible avec les autres villageois et il y avait des histoires de crédits pas honorés etc., comme quoi rien de nouveau sous le soleil, on n'a rien inventé. Après une nuit dans un lit papou (c’est à dire par terre sur un sol fait de lattes gondolées, rien de tel pour le dos) on est prêts à partir... On demande le chemin pour passer de l'autre côté de l'île à un papou. Pas de problème, qu'il dit, tu montes jusqu'en haut de la montagne chauve qui est au milieu de l'île et puis tu redescends, c'est facile, y a qu'à suivre le sentier et ça prend deux heures. Vous avez besoin d'un guide ? Non ben écoute si c'est si facile que ça c'est pas la peine, on va se le faire tout seuls comme des grands ! C'est sûr que deux heures pour eux ça en fait quatre pour nous, d'autant plus qu'on a les sacs, mais en partant comme ça tôt le matin on a largement le temps. Mais il y a bien un sentier tout du long ? Oui oui, de sûr ! Bon, « de sûr » ça veut pas dire grand chose dans ce pays, mais ça a l'air faisable. Nous voilà partis, la fleur au fusil, sans se douter que la Bérézina nous attendait... Après une petite marche on arrive en haut de la montagne chauve, c'est vrai qu'elle est sacrément pelée. De là on rentre dans la forêt et on commence à descendre après avoir passé un petit plateau. On croise un cerf, ou un daim, ou une biche, ou un je sais pas trop c'est quoi que c'est alors on va dire une espèce de cervidé. Le chose ne fait ni une ni deux, il se barre en faisant des bonds prodigieux et en bramant pire qu'un soûlard de chez nous, m'est avis que celui-là il a dû avoir maille à partir avec les flèches des papous... Et soudain, premier couac, plus de chemin ! Il y avait une petite rivière, et il semblait logique de la suivre car comme chacun sait toutes les rivières mènent à la mer. On la suit donc, alternant marche-pataugeage sur les rives et trempette dans la rivière quand c'est plus facile. On voit un serpent énorme, jaune, et de bien trois mètres de long (pas si énorme que ça alors diront certains d'entre vous et j'acquiesce, seulement il faut comprendre que dans un livre on est obligé des fois d'en rajouter un peu, c'est ça qui fait vendre), mais le reptile se carapate dès qu'on s'approche, décidément on n'a pas trop la côte par ici... Au bout d'un certain temps, deuxième couac, v'là t'y pas que la rivière (qui se rétrécissait depuis déjà un moment) a la mauvaise idée de disparaître sous la terre. OK d'accord, on est au milieu de la forêt, plus de sentier, plus de rivière, on est un peu perdus quoi, d'autant plus que ça fait déjà bien plus que deux heures qu'on marche. Notre moral déjà bien effrité s'effondre et le Géko et moi on s'assoit par terre, en pleurs. On est perduuuuuuuus, qu'est ce qu'on va faireeeee, on va mourir ici !!! Meuhhh non je plaisante, ça ne nous est pas venu à l'idée, même pas une seconde, je disais ça juste pour rajouter un peu d'intensité dramatique à la situation... Il fallait qu'on aille vers l'est, et en se repérant par rapport aux rares rayons de soleil qui arrivaient à percer la canopée on arrivait à peu près à se diriger. Allons-y, ça doit plus être bien loin de toute manière. On entendait beaucoup d'oiseaux et soudain, des voix humaines. Hey, y a quelqu'un ? que je crie. On est perdus et ça serait sympa et une bonne occasion d'améliorer les relations franco-papoues si vous aviez l'aimable obligeance de venir nous montrer le chemin ! Pas de réponse. Je recrie la même chose mais toujours pas de réponse, ils sont bouchés ou quoi ? On continue à les entendre parler, c'est étrange quand même... Tout d'un coup la lumière de la compréhension nous envahit de sa clarté : c'étaient des oiseaux ! Ils disaient toujours la même chose, et même si ça ressemblait bel et bien à des voix humaines ce n'étaient que les cris d'une race de volatiles qu'on sait même pas de laquelle il s'agit car on n'est pas ornithologistes et qu'en plus Iwein n'est pas là. Fausse joie donc... On arrive à un marécage, un bon marais bien plein de gadoue bien profonde et bien grasse qui fait plitch plitch quand on marche, dommage qu'il n'y avait pas de sangsues car la fête aurait été complète. Après un laps de temps, impossible à quantifier parce qu'on n'a pas de montre et que même si on en avait eu une on aurait franchement pas eu l’idée de la consulter, voilà une mangrove. C'est bon signe, on se rapproche, qui dit mangrove dit mer pas loin. Pourquoi ? Ben parce que les arbres à mangrove ils poussent dans de l'eau boueuse semi-salée, donc en toute logique ça veut dire que quand mangrove il y a, eau salée il y a, et quand eau salée il y a, mer pas être loin, vous voyez ce que je veux dire ? Bien, alors continuons... Qu'est ce qu'on fait ? Bon, l'île est pas petite mais elle est pas immense non plus, et comme ça fait déjà un brave moment qu'on marche on est bientôt arrivés pour sûr, la mangrove doit pas être trop étendue. Allez, rentrons-y gaiement et d'ici peu on arrivera à la mer qu'on se dit, affichant en cela un bel optimisme digne de la méthode Coué. Ensuite on pourra trouver la plage qui était, je le rappelle pour ceux qui ont manqué le début, le but de cette balade. Ouais ben cette mangrove elle prend bien la tête quand même, y a des racines aériennes de plus d'un mètre de haut qu'il faut escalader pour passer, avec nos sacs sur le dos c'est mariole et c'est pas le top pour se faufiler et se glisser entre les racines et les branches. Mais en plus c'est qu'elle est pas si petite que ça, le jour tire à sa fin et on y est toujours. Il va falloir qu’on dorme là et heureusement qu'on a nos hamacs, parce que dormir par terre dans un tel endroit, oublie. Le mien inclut une moustiquaire et une bâche qui fait office de toit mais celui du Géko n'a rien de tout cela, c'est juste un hamac de base. Pas de pot amigo car y a du moustique (ben oui, c'est ça une mangrove mon gars), et si jamais il pleut ça va être dur. Ça a pas raté, après une demi-heure il se met à pleuvoir, c’était à prévoir remarque. Remarque encore, on avait bien essayé de faire un feu, seulement avec le taux d'humidité aussi bien dans l'air que dans le bois on avait rapidement abandonné, tant pis, on va jeûner, il parait que c'est bon pour la santé. Pendant la nuit (qui a dû sembler longue au pauvre Géko trempé) on entendit des gros ploufs à plusieurs reprises, et sachant qu'il y a des crocos dans le coin c'était pas de très bonne augure mais que faire, pas encore de quatre étoiles dans le coin... Le matin de bonne heure (et de bonne humeur comme dirait un pote) on remballe tout et se met en condition pour la suite des réjouissances. J'avais plus d'eau à boire et y avait pas de rivière, seulement une grosse mare d'eau saumâtre. C'est pas grave, j'ai mes gougouttes exprès pour ça... Beurk, c'est vraiment dégueu, à moitié salé, mais c'est ça ou rien. Allez c'est pas le tout mais faut quand même qu'on y arrive à cette plage à la c..., en avant 'arche !!! Après une bonne session de marche-escalade nous voilà arrêtés par un étang. Peut-être qu'il est pas profond, essayons de le passer. Je pose prudemment un pied, il s'enfonce en moins de deux jusqu'au genou. Des sables mouvants, c'est bien notre veine ! Qu'est ce qu'on fait ? On se le fait à la nage, que je dis ? Non, arrêtons les conneries, qu'il dit le Géko, on va essayer de le contourner et on va bien finir par arriver quelque part. On n'en voyait pas la fin de cet étang de m... et là quand même, à force à force le doute s'installe, et même s'insinue insidieusement, en nous, surtout chez le Géko qui est bien plus rationnel que moi qui suis un abruti jusqu’au-boutiste. Laisse tomber, le mieux est de rebrousser chemin, qu'il dit. Tu crois ? Mais on n'est peut-être plus très loin, non ? que je réponds. Sa réponse fut imparable : peut-être, mais vu qu'on a marché en zigzaguant on sait pas où on va arriver de l'autre côté de l'île, l'endroit où on veut aller pourrait être n'importe où au sud ou au nord, et rien n'indique qu'on soit pas obligés de se retaper la mangrove le long de la côte. De toute façon on saurait même pas vers quelle direction marcher, vu qu'on est quand même un peu paumés ! Imparable sa réponse, et imparée, j'envoie un : ouais c'est vrai le Gégé, t'as raison, allez, on tourne bride, retour à la case départ ! Plus facile à dire qu'à faire, pour commencer il faut repasser cette chère mangrove qui pue le moisi. Pas trop envie mais pas trop le choix non plus, c'est qu'il fallait en sortir de cette saleté. Parce qu'on s'amuse on s'amuse, mais y a quand même des choses plus importantes à faire, sans parler de l'immense perte pour l'humanité que représenterait notre disparition prématurée... Après un petit déj' de nouilles instantanées crues qui restera dans les annales nous voilà repartis en sens inverse, rien de tel qu’une p'tite mangrove dans le bon air frais du matin pour se mettre en jambes ! Après l'avoir franchie sans regrets (ce qui nous prend quand même quelques heures mine de rien, là comme ça raconté en deux lignes ça a pas l’air mais sur place ça avait été une autre histoire) nous voilà de nouveau dans le marais, mais pas dans le même quartier qu'à l'aller, celui-ci est pire. Beaucoup plus de gadoue, des espèces de grosses plantes aux feuilles coupantes qu'il nous faut écarter en nous blessant les mains (on n'avait pas pris de coupe-coupe car on était sensés être partis pour une marche facile de deux heures, pour ceux qui n'auraient pas suivi la progression), et surtout un genre de taon qui fait un mal pas possible quand il pique, un vrai vampire qui n'a rien à envier à nos politiques. On finit par le passer et pousse un soupir de soulagement, hélas prématuré. Et oui, c'est pas fini, maintenant c'est la forêt et ça fait encore un bon bout, surtout sans GPS. Du coup la nuit s'annonce et il faut faire le camp. J'en entends qui disent : petits joueurs ! Ouais, possible, ou disons qu'on n'est pas stakhanovistes au point de marcher la nuit. On s'arrête près d'un petit cours d’eau, au moins on crèvera pas de soif, c'est toujours ça. Allez hop, un paquet de pâtes crues et au pieu, vu qu’on est un peu fatigués quand même on tournera pas longtemps dans les hamacs. Mon caleçon est un peu crado (on le serait à moins), je le rince dans la rivière et le mets à sécher sur une branche. Avant de rentrer dans mon hamac j'aperçois Vénus à travers le feuillage, elle est magnifique comme toujours (saviez-vous que c'est le troisième objet céleste le plus brillant, juste après le soleil et la lune ?) et ça me fait penser qu’il y a des moments qu'on aimerait partager à deux mais bon, va trouver une fille qui voudrait te suivre dans ce genre de trip... Il repleut cette nuit, pauv' Géko !! Le lendemain matin je remets mon caleçon et tout de suite sens des démangeaisons qui deviennent très vite douloureuses sur une partie de mon anatomie dont la pudeur et la décence m'interdisent de dire le nom. Mais c'est que ça fait carrément mal dis, il doit y avoir une saleté d'insecte qui est passé par là cette nuit et y a laissé une substance urticante ! Le rire du Géko quand il me voit me précipiter cul nu dans la rivière ! Aaaaaaaah, ça fait du bien ! Du coup la partie de mon anatomie précédemment citée a doublée de volume, ce qui ne serait pas pour déplaire à certaines tu me diras, sauf qu'hélas il n'y a personne pour en profiter. Malgré cela il faut toujours voir le bon côté des choses, avec mon caleçon mouillé (parce que je l'ai rincé bien sûr, je suis pas aussi stupide que tu le penses) j'aurai pas trop chaud aux fesses. Après la forêt voici maintenant des collines où poussent des fougères qui sont si serrées qu'il est presque impossible de passer à travers. En plus elles sont salement escarpées ces collines, c'est physique je vous assure. On essaye de les contourner mais c’est encore pire, il y a des crevasses très profondes, creusées sûrement par les pluies et subséquemment l'érosion, dont on évalue mal la profondeur, m'ouais, c'est pas le moment de se casser une gambette car le SAMU est plutôt mal organisé par ici... On finit quand même, au prix de quelques litres de sueur, par trouver un passage à travers une petite étendue d'eau pas profonde. Le naps, il commence à avoir soif le pauvre, car tel est son talon d'Achille, il faut qu'il boive beaucoup. Mais alors l'eau elle est vraiment trop pourrie, trouble et pleine de petits vers qui y gigotent allègrement, je suis pas sûr que même mes gouttes puissent y faire quelque chose. Laisse tomber, on verra plus tard... Finalement on retrouve la montagne chauve, signe qu'on est presque arrivés à bon port et prêts à latter ce papou qui nous avait dit : c’est facile, tu montes et tu descends, y en a pour deux heures ! Mais il fait très chaud car il n'y a pas d’ombre et le naps s'affaiblit à vue d'œil, il est à moitié déshydraté peuchère. Va t-il donc finir ses jours ici, misérablement et sans tambours ni trompettes ? Ne connaîtra-t-il jamais ses petits-enfants ? Et bien non, le destin en avait décidé autrement et soudain, une flaque d’eau, chose étrange sur cette montagne pelée exposée aux rayons puissants que darde le soleil de l’équateur... Un mirage ? Non, c'est une vraie de vraie, probablement un reste de la dernière pluie. Elle est pas grosse mais il y a quelques litres, largement assez pour étancher ma soif intense. Ensuite c'est du facile, on descend de l'autre côté de la montagne et on retrouve le village que nous avions quitté trois jours auparavant la fleur au fusil, sans se douter que la Bérézina nous attendait (pour reprendre une phrase du début de l’histoire et pour voir ceux qui n'ont pas dormi pendant le récit). Nous voilà donc, sales, hirsutes, les mains coupées, et moi avec mon pantalon thaï qui est devenu un short (c'est pas costaud ces futes, ils sont pas chers, mais c'est fait pour se la jouer sur les plages en Thaïlande, c'est pas fait pour monter et descendre en deux heures). Les locaux hallucinent : ah ben ça alors ! Mais vous avez pas eu de problèmes ? Y a plein de crocodiles, et puis y a les swangi et les mauvais esprits ! On n'en a pas rencontré, et c'est tant mieux pour eux parce que je crois bien qu'on les aurait brûlés à petit feu pour se passer les nerfs ! Bon, il est où l’autre ? Ah, te voilà toi !!! Alors comme ça tu montes et tu descends et y en a pour deux heures ? Oui, dit-il, mais il faut prendre à droite de la mangrove jusqu'à la mer, puis faire un feu pour que vienne un bateau qui te fait passer de l'autre côté de la baie, ensuite tu remarches un peu et tu y es... Mais tu avais dit qu'il y avait un chemin ! Ben le chemin a dû disparaître sous la végétation parce que nous on passe rarement par là, on prend le bateau ! T'aurait pu nous expliquer le coup de la mangrove, du feu et tout et tout quand même !!! Le pauvre n'a pas inventé la poudre d'escampette, c'est toujours pareil, qu'est ce que tu veux dire ? Il est pas méchant et ne s’est pas rendu compte... Vous voulez y retourner ? Maintenant vous savez comment on fait ! Non ça va, merci, finalement on va prendre un bateau ! Le mec qui a le bateau s'appelle Martin Luther et quoiqu'il en soit il nous emmène à bon port à bon prix. On passe d'abord par un petit village où les gens ont l'air sympas, et on montre nos faces blanches au chef afin qu'il sache quels invités de marques sont sur sa commune. Puis on repart et après dix minutes nous voilà arrivés. Nos yeux stupéfaits découvrent une superbe plage sauvage, au sable blanc si fin qu'il en est poudreux et à l'eau turquoise transparente, époustouflante de beauté naturelle... Quelques papous y vivent et ils nous laissent une de leurs cabanes. Ils vivent de la récolte des concombres de mer qu'ils font sécher au feu et qu'ils revendent ensuite à bon prix à des chinois pour le marché malaisien, c'est très recherché à ce qu'ils nous disent. Tout cela est intéressant mais nous on est venus pour le corail alors on sort masques et tubas et hop, à la baille ! Et là la déception, avec un grand D, y a rien, et quand je dis rien c'est vraiment rien de rien... L'eau turquoise si belle c'est parce que le fond de la mer est sableux, y a pas un pet de corail les amis. La plage est paradisiaque, certes, mais on s'en fout, nous on voulait du corail. En plus les locaux nous prennent un peu beaucoup pour des dollars sur pattes et on pourrait dire que même si c'était pas un cauchemar c'était pas le rêve non plus. Tout ça pour ça, grrrrrrr !!! Du calme du calme, on va se poser un peu, on n'est pas aux pièces... On profite de l'occasion pour inspecter notre attirail parce que durant notre petite escapade dans la forêt les sacs avaient été bien détrempés par les pluies successives. Chez moi ça va à peu près vu que mes affaires sont toujours enveloppées dans des sacs plastiques, c'est que ça fait déjà un moment que je me promène sous ce climat et j'ai appris à tout protéger de l'eau du ciel. Chez le Géko ça va déjà moins et ça avait même commencé à moisir pour cause qu'il ne connaissait pas encore la combine plastique, c'est le métier qui rentre comme qui dirait, on passe tous par cette étape à un moment ou à un autre... Il y a un grand balèze sourd-muet qui passe des fois dire bonjour et lui n'a rien à voir avec les autres, lui c'est un pur et ça sauve un peu les meubles car on passe des bons moments avec lui à discuter par gestes, il est très fort en mime et la communication passe impeccable. On se repose quelques jours mais ça le fait vraiment pas, lézarder sur une plage, si belle soit-elle, c'est pas notre truc, et puis l'ambiance mercantile devient un peu lourde à force. On part à pied pour le petit village, maintenant il faut qu'on retourne à Jembekiri et ensuite sur le continent, Rumberpon ça va aller. Le prof de religion du coin, qui a un bras atrophié - je suppose - par la polio, essaie de nous embobiner pour qu'on chartérise son bateau. Il est mal tombé, notre patience s'est considérablement amenuisée ces derniers temps et on lui fait remarquer que la religion qu’il enseigne est étrange car elle lui donne le droit de mentir aux gens. On va chez le chef du village tenter notre chance et coup de pot on y rencontre un indo qui a un bateau. Il est en train de vendre au chef sucre, café et autres produits de première nécessité (qui seront ensuite revendus avec un bon bénef' aux administrés) et il nous propose de nous ramener à Jembekiri. On devine à ses yeux qu'il est content de jouer un bon tour aux papous, car grâce à lui on évite de chartériser le bateau du prof... Ils sont quand même bizarres ces papous, ils ont des bateaux, ils sont chez eux, alors pourquoi faut-il que ce soient des indos qui fassent le business ? À croire qu'ils sont pas capables d'aller eux-mêmes sur le continent... Une question de flemme ? Pas tant que ça, d'après les intéressés c'est plutôt le fait qu'ils ont de grandes familles et qu'un commerce ne marcherait pas, entre les crédits pas honorés et les gratuits la banqueroute ne tarderait guère à frapper à leur porte, oui, c'est plausible, le raisonnement se tient... Nous voilà donc de retour au bled de nos potes les mâcheurs de bétel, et maintenant faut trouver quelque chose pour repartir sur le continent fissa car de nouveaux Pelni nous appellent, y en a justement un dans quelques jours... Apparemment y a personne qui y aille et ils commencent à nous fatiguer tous à suggérer lourdinguement qu'on devrait chartériser, c'est que vu la distance c'est pas donné. On en est toujours au même point le soir, quand soudain passe le père de l'indo qui nous a ramenés ce matin. Il part demain après-midi, dit-il, mais pas directement pour la grande terre (c'est comme ça qu'on dit par ici), il va pêcher le requin d'abord. Il installera ses appâts puis campera sur la plage, et le lendemain il relèvera ses prises et ira finalement sur le continent pour vendre ce qu'il aura attrapé. Si ce programme nous convient alors on peut venir... On n'a pas vraiment le choix, et puis ça doit sûrement être intéressant à voir, allez OK, tope-là !! Le lendemain nous voilà partis avec armes et bagages. Pour commencer il faut pêcher le poiscaille qui servira d'appâts. Le benjamin de la famille a l'œil et repère vite des bancs de thons rapport aux mouettes qui tournoient et attrapent les petits poissons qui venaient se réfugier près de la surface les pauvres, chassés qu'ils étaient par lesdits thons un peu plus bas. Sale gosse tiens, du haut de ses dix ans il faut le voir donner des ordres aux deux papous qui sont avec nous, il sait qu'il est le fils du boss et fait preuve d'une arrogance précoce que je sanctionnerais bien d'une calbotte, mais j'ai pas envie de finir comme appât à squales alors je la ferme. Une fois la pêche finie ils nous débarquent sur une île, le petit et moi, avec la mission de préparer le campement pendant qu'ils iront poser la ligne à requin avec les flotteurs. C'est pas de la rigolade, les hameçons sont longs comme une main et larges comme un doigt, je suis curieux de voir ce qu'ils vont attraper... Avec le minot (qui ne fait pas le chaud avec moi, il a dû sentir qu'il faut pas titiller frère aîné naps au niveau de la discipline) on commence à installer la bâche mais tout d'un coup, et comme c'est souvent le cas en ces latitudes, se lève un vent violent et il se met à pleuvoir. On a du mal à tenir la bâche dont la prise au vent fait qu'elle menace à tout instant de s'envoler. Le petit ma foi n'est qu'un petit et n'a pas beaucoup de force hormis celle qu'il tient de son rang, mais celle-ci n'est pas physique et ne nous est donc d'aucune utilité en ce moment critique. On y arrive malgré tout, heureusement que le naps, bien que pas épais, a un peu de force quand même, conséquence et résultante de toutes ces heures passées à nager (ceci dit pour mes admiratrices, s'il en reste toujours après toutes les méchancetés que j'écris, et le pire, vous n'avez pas encore tout lu). Mais tout est mouillé, alors tintin pour faire du feu... Les autres rentrent, il fait nuit, et ben on la saute vu qu'on peut pas cuisiner, au dodo tout le monde sur le sable mouillé ! Pendant la nuit il y a des espèces de trucs non identifiés et non identifiables qui nous gnaquent, et aussi des genres de chenilles des sables qui nous prennent pour une autoroute, une nuit délicieuse en quelque sorte, c'est pas toujours romantique une plage... Au lever du soleil debout la compagnie, on va relever les appâts. On arrive à l'endroit où ils ont installé la ligne, c'est signalé par des bouées. Le tractage de la corde commence. Tout d'abord c'est un gros poison que je sais pas comment que ça s'appelle cette créature, pauvre victime de sa voracité. Ensuite ce sont un puis deux requins de corail, un requin léopard (sorte de requin à poids pour qui ne voit pas de quoi il s'agit, il est magnifique soit dit en passant) et finalement un petit requin marteau. Ils sont tous déjà morts, à part le léopard qui a presque réussi, dans un ultime réflexe de défense, à mordre le papou qui le tirait hors de l’eau. Maintenant direction le continent, le boss est content, ce sont de belles prises et il va se faire un gros paquet de fric en vendant les ailerons. Et la viande ? demandons-nous innocemment. Personne ne la mange, le requin c'est pas bon (ah bon ?) et puis beaucoup ont peur, s'ils en consommaient, d'être ensuite pris pour cible quand ils sont dans l'eau parce que les autres requins sentiraient qu'ils ont bouffé un de leurs congénères ! Ça doit être une application de la théorie des champs morphogénétiques cette histoire, mais laissons ça de côté. Par contre vendre les ailerons, pas de problème, je vois le genre... À à peine quelques centaines de mètres du rivage, l'axe de l'hélice casse, c'était trop beau. Heureusement on est presque arrivés et en pagayant on accoste sur la terre ferme, cette terre ferme qu'on avait bien failli ne jamais revoir le Gégé et moi (j’exagère ? Exact, mais comme je te le disais déjà plus haut je suis obligé, c'est ça qui fait vendre). Tchao les gars et merci pour tout, nous on repart sur Manokwari, faut que j'achète un nouveau pantalon ! On saute dans et sur un transport, on fait route vers là où vous savez et tiens, de loin on voit une face blanche qui fait signe à notre pick-up de s'arrêter. Et devinez qui c'est ? Oui, bravo et un bon point, c'est le Iwein, couvert de boue des pieds à la tête, il sort de la jungle mais ça on avait compris. On se raconte nos histoires respectives et il rigole beaucoup en entendant la nôtre (aujourd'hui encore, quand on en reparle il se marre, pourtant ça fait dix ans). Retour au semi-boxon du début de chapitre et ensuite Pelni en direction de Jayapura, il nous refallait un visa et Iwein aussi donc nous fîmes route ensemble. Ce qu'on ne savait pas encore c'est que ça allait être plus coton que la fois précédente... À cette époque il y avait un peu d'instabilité à Jayapura à cause des mouvements indépendantistes (des empêcheurs de coloniser en rond, des ingrats tiens, les indos viennent, coupent leur forêt et prennent leur or et leur pétrole et ces gens sont même pas contents, c’est fou ça !) et l'ambassade de Nouvelle Guinée nous avait dit que la frontière était plus ou moins fermée le jour où on voulait passer. Seulement on était courts en visa et on y était allés quand même, on sait jamais. Las ! Pas un rat au poste à part un douanier qu'on sait pas ce qu'il foutait là, et qui avait pas trop l'air de le savoir non plus. Ce qu'il savait néanmoins c'est qu'il avait refusé de nous tamponner en nous expliquant qu'il fallait qu’on retourne à Jayapura pour cette formalité, et qu'il aurait pas dit « non » non plus à un petit backchiche pour son info. Mais vous savez quoi ? Il a pu se l'accrocher !!!!!!!! Bon, et comment on va rentrer maintenant ? Dans le no man’s land entre les deux pays il y avait un 4/4 et je sais pas ce qu'ils magouillaient les mecs, ils chargeaient des trucs et des machins dans le coffre que ça en avait l'air pas catholique comme aurait dit l'autre maffiosi du vatican. Enfin leurs combines c'était pas notre problème, c'était la seule bagnole dans un rayon de X kilomètres et c'était ça qui comptait. Le Iwein va les voir, sans peur, sans reproches et sans complexes, et leur demande, très poliment comme le lui a appris sa maman, s'il y aurait pas moyen de se faire ramener à Jayapura. Le conducteur ça le mettait pas aux anges, mais un qui avait l'air haut placé nous avait arrangé le coup. Nous voilà donc installées dans la voiture, et c'est tant mieux parce que sinon je sais pas comment on aurait fait... À Jayapura le bureau de l'immigration était fermé (faut pas trop leur en demander bien sûr) et donc il fallait attendre le lendemain pour le tampon. L'emmerdant c'est que c'était le dernier jour de notre visa Géko-naps et qu'on allait se retrouver à dépasser la limite, ce qui coûte 20 dollars par jour et une énorme prise de tête (vous commencez à savoir comment marche ce pays). Pas le choix hélas, le lendemain à la première heure on se présente au bureau, donne le passeport en essayant de réprimer un tremblement nerveux et... ...incroyable, ils ont même pas vu qu’on avait un jour de retard (ils savent pas trop bien compter, tant mieux et Dieu est grand) ! Ce coup-ci on la passe donc cette frontière, et après un deux heures à l'arrière d'un pick-up sur une piste défoncée on arrive à Vanimo. On se trouve une petite chambre (c'est vite fait, y a guère le choix, un seul hôtel en tout et pour tout) et puis on veut aller se sustenter. Oui mais on n'est plus en Asie, on est en Mélanésie et y a pas tous ces petits stands de bouffe ubiquistes, en plus à cinq heures du soir tout est fermé et comme il est déjà six heures c'est mort. Y a bien possibilité de grailler au resto de l'hôtel mais c'est trop cher (ça aussi c'est la Mélanésie, c'est plus la même gamme de prix), tant pis, on oublie, on se rattrapera demain. Le lendemain à l'ambassade indonésienne on va demander notre visa pour retourner dans leur pays (c'est pas un point de passage avec visa à l'arrivée, il faut en demander un au préalable, NDLR) et les employés nous disent que la frontière est fermée. Ah non les gars, vous êtes mal renseignés, on l'a passée hier ! Ah bon ?, qu'ils disent... Une fois le visa en poche on repart en pick-up. Arrivés presque à la frontière le chauffeur s’arrête car, et décidément Dieu est très grand, il avait reconnu (le chauffeur, pas Dieu car lui n'a pas besoin de reconnaître vu qu'il est omniscient, je sais pas si vous me suivez mais c'est pas grave, j'ai l'habitude, je suis un incompris) le douanier qui s'apprêtait à rentrer chez lui, pour cause de pas de clients car c'est bel et bien fermé aujourd’hui. On parlemente, heureusement le gars est sympa et veut bien nous faire passer, et ce sans rien demander (la Papouasie Nouvelle Guinée c’est pas l'Indo, les gens sont honnêtes et la notion de backchiche leur est inconnue, pourvu que ça dure). On marche avec lui le dernier kilomètre jusqu'à la colline-frontière, car la barrière est baissée et le pick-up peut pas passer, on arrive en haut et il nous tamponne. Pour rentrer en Indo il faut sauter la palissade, tout est fermé et y a personne. On rentre donc en clandos et Dieu étant toujours aussi grand y avait même un minibus qui traînait par là, faciiiile !! À Jayapura on va directement au bureau de l'immigration, qui cette fois est encore ouvert, on se fait apposer la précieuse estampille en réussissant à éviter de payer ce que le corrompu de service réclame (faut dire qu'il avait pas été malin, il avait demandé les sous après nous avoir tamponnés) et le tour est joué, mais toute cette affaire a quand même été un peu tendue... Ensuite Iwein est resté sur place, il fallait qu'il reparte dans la forêt voir ses piafs je sais pas quoi, tandis que Gégé et votre serviteur partaient vers Sulawesi, enfin vers l'ouest en tout cas. Une amitié était née avec Iwein car pendant les quelques jours qu'on avait passés ensemble on avait eu le temps de discuter et de faire plus ample connaissance et, même si je ne le savais pas encore à l'époque, on allait se revoir plusieurs fois dans les années suivantes ; et une passion était née de même avec la Papouasie, ça y est, j'étais amoureux... J'y suis retourné à maintes reprise depuis et n'ai jamais été déçu, c'est vraiment la partie de l'Indonésie que je préfère car les moustachus n'ont pas encore tout détruit (bien qu'ils s'y emploient, faites leur confiance pour ça), mais c'est une autre histoire...
(à suivre)
Thaïlande, aéroports passoires? English translation pending
Après les mésaventures d'un couple avec un jeune enfant qui a pu sortir de l'aéroport de Phuket sans passer par la case immigration, certains sont bienheureux de pouvoir profiter du même service à Bangkok cette fois.
Au nez et à la barbe d’une escorte d’Interpol, un gangster allemand a pris la poudre d’escampette lors d’une escale à Bangkok.
La suite >>> Ceci expliquerait la présence en Thaïlande de quelques personnages peux recommandables y résidant, quoiqu'un certain nombre viennent d'y être arrêtés et extradés.
Au nez et à la barbe d’une escorte d’Interpol, un gangster allemand a pris la poudre d’escampette lors d’une escale à Bangkok.
La suite >>> Ceci expliquerait la présence en Thaïlande de quelques personnages peux recommandables y résidant, quoiqu'un certain nombre viennent d'y être arrêtés et extradés.
Canada: ville avec le climat le plus chaud et le moins pluvieux? English translation pending
Bonjour,
Je souhaiterais partir vivre au Canada pendant un an (objectif:expériences professionnelles et personnelles, amélioration de mon anglais😕), d'habitude je privilégie des destinations plus chaudes mais je souhaite tout de même faire cette expérience car l'on m'a tant vanté la beauté des paysages et c'est un des rares pays "froids" qui m'attire autant. Mais afin de rendre l'expérience moins "chaud-quante" 🙂 j'aimerais savoir quelles sont les (moyennes/grandes) villes canadiennes les plus chaudes mais aussi les moins pluvieuses (je préfère encore le froid à la pluie 😉)?
Merci pour vos futures réponses tant attendues :)
Je souhaiterais partir vivre au Canada pendant un an (objectif:expériences professionnelles et personnelles, amélioration de mon anglais😕), d'habitude je privilégie des destinations plus chaudes mais je souhaite tout de même faire cette expérience car l'on m'a tant vanté la beauté des paysages et c'est un des rares pays "froids" qui m'attire autant. Mais afin de rendre l'expérience moins "chaud-quante" 🙂 j'aimerais savoir quelles sont les (moyennes/grandes) villes canadiennes les plus chaudes mais aussi les moins pluvieuses (je préfère encore le froid à la pluie 😉)?
Merci pour vos futures réponses tant attendues :)
Balade en Mercantour: itinéraires hors sentiers? English translation pending
qui connait bien et même très bien le Mercantour ? j'aimerais confronter nos idées sur des itinéraires hors sentiers. Sur les zones lac Autier à partir de la vallée de la gordolasque, puis à partir du refuge de la cougourde et aussi Madone de Fenestre et refuge de Nice.
Compte rendu de seize jours à Oman en 4x4 English translation pending
Bonjour,
Un mois après notre retour du Sultanat, voici le compte rendu de notre périple dans ce pays S-P-L-E-N-D-I-D-E qui s’est déroulé du Jeudi 27 Septembre au Dimanche 14 Octobre. Nous sommes un jeune couple. Moi, homme 30 ans belgo/français et ma compagne allemande 24 ans pure touriste blonde !
Notre choix de voyage s’est décidé vers Mars 2012. Les conditions climatiques et surtout les nombreux CR ou commentaires lus sur différents sites/forums nous ont finalement convaincus dans notre choix. C’est donc le 13 avril que notre vol a été réservé. Habitant en Allemagne, notre départ se fera de Frankfurt International avec Qatar Ariways. Coût du vol A/R pour 2 : 825 EUR Le 14 avril, nous réservons notre 4x4 directement sur le site d’Europcar : TOYOTA LC PRADO 2.7 or similar - Full-Size, SUV, Manual, A/C (FFMR). Pour 16 jours : 807.53 EUR Quelques jours plus tard, c’est le OOR que nous achèterons sur eBay pour une petite vingtaine d’euros ainsi qu’une carte routière/touristique du Sultanat (Sultanate of Oman Map for Businessmen & Tourists). Carte très pratique car quasi tous les points touristiques y sont recensés. S’en suivront l’achat du Petit Futé 2011-2012 d’Oman ainsi que le Lonely Planet en Anglais version électronique (pour smartphone/tablette). Voici pour le reste des achats faits avant le départ : - Tente Quechua 2’’ (2 personnes) - 2 Sleepin’ 10° Quechua (combiné tapis de sol/sac de couchage/oreiller) - Lampe de camping Quechua - Couteau de poche - Sacs pour déchets biodégradables (jamais utilisé) - Gel de nettoyage (pour corps, vaisselle, etc…) biodégradable - Gel anti-bactéries pour les mains - Anti moustique en quantité - 2 mini-serviettes spéciales camping pour se sécher - Pochettes imperméables de plongée afin de mettre appareil photo, papiers, etc… sous l’eau
Et le reste du matériel que nous avions déjà : - Casseroles, assiettes, gobelets et couverts en plastique - Lampe de poche - GPS Tomtom 720 avec la carte d’Oman (super pratique pour les villes comme Muscat ou Nizwa) - Tablette tactile, appareil photo et caméscope - Un petit sac à dos pour nos randonnées - Vêtements, médicaments, etc…
Notre périple n’a pas vraiment été préparé. Encore une semaine avant notre départ, nous n’avions aucune idée du sens de notre voyage. Nous savions uniquement les grandes lignes du voyage et ce que nous voulions voir. Le reste n’a été que de l’improvisation au jour le jour. C’est çà le sentiment de liberté ! J
Vendredi 28 Septembre 2012 Arrivée à l’aéroport de Muscat vers 10h. Commence alors une très (trop) longue attente pour l’obtention du Visa (1ère étape) et son oblitération (2ème étape). Déjà nous sommes surpris que le Visa est uniquement payable en cash…les cartes ne sont pas prises. Par chance nous avions juste 100 EUR en liquide sinon nous étions un peu mal. Bref l’accueil est aussi chaleureux que lors d’un enterrement et l’extrême lenteur de la deuxième étape nous a profondément agacés. Il n’y avait pourtant pas des masses de touristes… Au bout d’1h30, nous voilà enfin sortis de cette galère et nous retrouvons nos bagages jetés au sol, avec la tente à l’autre bout du tapis, seule (alors que celle-ci était attachée avec des sangles et de la corde). Direction le guichet d’Europcar pour récupérer notre Toyota Prado. Cette étape se fait en 10mins chrono et nous voilà installés dans ce véhicule qui affichait déjà +100.000kms au compteur. Pas une seule explication ne nous est fournie sur le fonctionnement du 4x4. Nous le découvrirons par nous même plus tard, au bord d’un précipice. Notre toute première étape sera le Carrefour. Le GPS me guidera directement au parking. La chaleur est déjà étouffante (entre 35-40° à l’ombre pendant tout le séjour) et l’air-conditionné du centre commercial nous soulage déjà. En fait absolument tous les bâtiments sont équipés de l’air-co ce qui fait parfois un choc assez brutal entre l’extérieur et l’intérieur. Nous faisons tous les achats nécessaires à notre survie et ce sera là notre plus grosse dépense en une fois (environ 70 EUR). Ensuite nous faisons le plein du 4x4 : 18 euros pour quasi 100 litres de SUPER 95, pas mal.
Direction notre première visite, le fort de Nakhal. C’est grand, imposant et bien restauré. La vue est alentours est splendide, avec les palmeraies en abondance.
Nous voilà partis pour notre toute première route de l’OOR (route OOR n°15). Elle est facile à trouver et pas trop compliquée à suivre. Nous nous étions arrêtés un peu avant afin de prendre des branches de palmes séchées sur le bord de route ainsi que le plus de bois possible. Dans un premier temps, nous n’avions pas trouvé le campement mentionné dans l’OOR. Nous avons donc passé le camp jusqu’à se retrouver dans des mini crevasses remplies d’eau (oui, on est en plein lit du wadi). Une fois que nous avons compris le fonctionnement des coordonnées GPS sur notre Tomtom, ce fut un jeu d’enfant de trouver le camp. Il s’agit d’un petit bout de terrain plat, quelques mètres au-dessus du wadi. A la fin de l’été, il n’y a de l’eau nul part… toutes les « pools » indiquées sont à secs.
Bref nous installons notre camp et préparons le feu. Subitement, un vent (venu de nulle part ?) nous emporte la tente et les assiettes. Sans prévenir, une véritable mini tempête s’abat sur nous. Nous déplaçons la voiture afin de l’utiliser comme pare-vent et fixons la tente avec de grosses pierres. Le reste de la soirée se passera bien mais ce fut notre nuit la plus horrible. Une chaleur étouffante sous la tente et avec les moustiques par dizaines, impossible de l’ouvrir. Nous n’avons pas dormi plus de deux heures cette nuit-là.
Samedi 29 Septembre 2012 Nous trouvons une petite crevasse avec de l’eau ruisselante, dans laquelle nous faisons notre toilette du matin après avoir mangé notre petit dej (céréales/lait et thé). Nous prenons la route vers le fort d’Ar Rustaq. Ça semble immense de l’extérieur mais nous n’irons pas plus loin il est fermé pour cause de rénovation. Nous nous arrêtons dans un shop Omantel afin d’acheter une carte internet 3g pour notre tablette et nous faisons d’autre achat en nourriture. Direction le fort de Al Hazm. Encore une fois, celui-ci est fermé pour cause de rénovation. Demi-tour vers le Wadi Bani Awf (route OOR n°13). C’est un véritable chantier qui nous attend. Toute l’entrée est en cours d’asphaltage et ce sur plusieurs kilomètres. Tout le charme se perd mais bon c’est surement le prix à payer pour le développement touristique…
La route est même fermée et nous devons attendre la fin des travaux afin de pouvoir circuler. Nous nous arrêtons au ‘Little Snake Canyon’ et décidons d’y marcher un peu. 100m plus loin, nous voilà devant d’immense rochers que nous aurons du mal à franchir. Il n’y a pas une goutte d’eau et ça nous semble dangereux à franchir. Nous n’irons pas plus loin, la journée étant déjà bien entamée et le soleil se couchant vers 18h… Direction le campement mentionnée dans l’OOR. Nous devons trouver une route sur la droite à la fin du village d’Az Zammah : quelle galère, nous ferons plusieurs aller-retour avant de comprendre où se situe réellement la fin du village et enfin trouver cette maudite et minuscule route sur la droite. Il faut vraiment pousser au fin fond de la route, juste avant le ‘Snake Canyon’. Lors de notre recherche, nous avons atterri dans un jardin privé. Directement une dizaine d’enfants est arrivé. Nous étions l’attraction du village ! Très mignons et enthousiastes, ils nous ont gentiment indiqué la direction à prendre.
Après quelques kms, nous voilà enfin sur notre lieu de campement. De nouveau, personne à l’horizon et nous avons l’embarras du choix pour installer la tente. Pas de vent, chaleur étouffante et des moustiques dès la nuit tombée. Nous mangerons des pâtes sauce tomate ainsi que des légumes frais. La nuit sera chaude mais nous dormirons un peu mieux que la nuit précédente.
Dimanche 30 Septembre 2012 Nous serons réveillés par les chèvres prenant leur aise sur notre camp. Nous partons via le Wadi Kharus (route OOR n°14). La route est nouvelle et nous permet de retourner facilement à Al Awabi où nous mangerons un délicieux chicken burger dans un coffee shop qui ne donnait vraiment pas envie de l’extérieur. Nous reprenons la route vers le Wadi as Sahtan (route OOR n°12). Route facile mais de nouveau plein de travaux. Nous jetons un coup d’œil sur le campement du soir (celui près de Al Hayl, facile à trouver) et nous dirigeons ensuite vers le village de Wijmah. La route est impressionnante pour des novices du 4x4 comme nous. Il n’a pas plus depuis plusieurs mois et tout est poussiéreux et donc très glissant. Sur des pentes extrêmes, cela se paie cash quand on manie mal la voiture. En pleine montée, la voiture se met à redescendre d’elle-même. En hauteur et avec le vide à côté de nous, voilà une de nos plus grosses frayeurs du voyage. Nous changeons de mode de traction, et nous voilà reparti à l’assaut des pentes. Enfin arrivés au village, c’est vraiment impressionnant (surtout le parking). Les vues sont splendides et le village est mignon. Nous ne rencontrons personne et nous baladons un peu partout.



Nous repartons vers le camp, pour profiter encore des dernières minutes de clarté. L’emplacement du camp est magique, avec une vue impressionnante juste en face des montagnes (au petit matin avec le soleil l’illuminant, c’est incroyable). De nouveau nous sommes seuls, chaleur (mais clairement moindre), moustiques, … la routine J
Lundi 1er Octobre 2012 Nous continuons jusqu’au bout de la route au village de Madruj. Charmant, paisible, nous nous y baladons un petit vingt minutes. Les vues sont, une nouvelle fois, magnifiques.

Notre mission du jour : retrouver la route 13 du Wadi Bani Awf. Selon l’OOR, il devrait être possible de la rejoindre via Ayn Umq. Là nous tombons sur des routes dans tous les sens, nous sommes complètement perdus et impossible de retomber sur nos pattes. Nous arrivons finalement sur une route (non indiquée dans l’OOR) qui s’avère être récente. Il s’agit en fait d’un wadi extrêmement étroit (pas plus grand que la largeur de la voiture à certains endroits). La route est longue, entre 20-30kms, mais géniale pour rouler. Nous sommes seuls au monde, nous trouverons même des mini- « pools » pour se rafraichir. Nous nous sommes de nouveau perdus à une intersection à plusieurs routes. Nous allons nous arrêter dans un petit village pour demander notre chemin. Là, nous sommes invités à venir prendre le café et manger les dates dans la cours d’une famille. Moment magique, personnes charmantes. Après 30minutes, et sur base de leur indication, nous trouvons la bonne route et atterrissons sur la route 13 du Wadi Bani Awf, à l’endroit même où nous avions campé 2 jours plus tôt.

Nous grimpons l’autre partie du Wadi jusqu’à Balad Sayt. Nous garons la voiture en contrebas des cultures et d’une « pool » gigantesque. Nous suivons les recommandations de l’OOR pour marcher jusqu’au village. Escalader les terrasses pour ensuite arriver dans le canyon menant au village. Je ne conseillerai pas cette marche pour les familles avec enfants. Ce n’est pas très long, mais il y a quelques gros rochers à escalader et ca glisse pas mal.
Le village est beau, les champs sont multi colores, il y a beaucoup d’animation. Il y a un petit shop pour se ravitailler en boissons. Après cette balade, nous retournons à notre voiture via le canyon et restons quelques minutes à se rafraichir dans la « pool ». Pour la première fois depuis le début de notre aventure, nous rencontrons une voiture de touristes !


Nous continuons notre route en suivant les 4x4 servant de transport écoliers. Certains passages sont très pentus et la route est sableuse. Une fois au sommet, toute la route descente est goudronnée (OOR n’est plus à jour). Donc la descente vers Al Hamra se fait à toute vitesse. Nous voulions continuer vers Bahla mais nous nous sommes encore perdus, vu qu’il n’y a pas un seul panneau qui vous indique le chemin. Après un petit incident électronique (besoin de changer de fusible), nous décidons de dormir à l’hôtel Jabrin à deux pas du fort. La nuit nous reviendra à 40 RO (avec petit dej) pour une chambre splendide, spacieuse et une belle salle de bain. Le lit est immense et notre nuit sera merveilleuse. Nous avons également pris le repas du soir sur place, mais le restaurant est cher et les portions ne sont pas très généreuses.
(à suivre...)
Un mois après notre retour du Sultanat, voici le compte rendu de notre périple dans ce pays S-P-L-E-N-D-I-D-E qui s’est déroulé du Jeudi 27 Septembre au Dimanche 14 Octobre. Nous sommes un jeune couple. Moi, homme 30 ans belgo/français et ma compagne allemande 24 ans pure touriste blonde !
Notre choix de voyage s’est décidé vers Mars 2012. Les conditions climatiques et surtout les nombreux CR ou commentaires lus sur différents sites/forums nous ont finalement convaincus dans notre choix. C’est donc le 13 avril que notre vol a été réservé. Habitant en Allemagne, notre départ se fera de Frankfurt International avec Qatar Ariways. Coût du vol A/R pour 2 : 825 EUR Le 14 avril, nous réservons notre 4x4 directement sur le site d’Europcar : TOYOTA LC PRADO 2.7 or similar - Full-Size, SUV, Manual, A/C (FFMR). Pour 16 jours : 807.53 EUR Quelques jours plus tard, c’est le OOR que nous achèterons sur eBay pour une petite vingtaine d’euros ainsi qu’une carte routière/touristique du Sultanat (Sultanate of Oman Map for Businessmen & Tourists). Carte très pratique car quasi tous les points touristiques y sont recensés. S’en suivront l’achat du Petit Futé 2011-2012 d’Oman ainsi que le Lonely Planet en Anglais version électronique (pour smartphone/tablette). Voici pour le reste des achats faits avant le départ : - Tente Quechua 2’’ (2 personnes) - 2 Sleepin’ 10° Quechua (combiné tapis de sol/sac de couchage/oreiller) - Lampe de camping Quechua - Couteau de poche - Sacs pour déchets biodégradables (jamais utilisé) - Gel de nettoyage (pour corps, vaisselle, etc…) biodégradable - Gel anti-bactéries pour les mains - Anti moustique en quantité - 2 mini-serviettes spéciales camping pour se sécher - Pochettes imperméables de plongée afin de mettre appareil photo, papiers, etc… sous l’eau
Et le reste du matériel que nous avions déjà : - Casseroles, assiettes, gobelets et couverts en plastique - Lampe de poche - GPS Tomtom 720 avec la carte d’Oman (super pratique pour les villes comme Muscat ou Nizwa) - Tablette tactile, appareil photo et caméscope - Un petit sac à dos pour nos randonnées - Vêtements, médicaments, etc…
Notre périple n’a pas vraiment été préparé. Encore une semaine avant notre départ, nous n’avions aucune idée du sens de notre voyage. Nous savions uniquement les grandes lignes du voyage et ce que nous voulions voir. Le reste n’a été que de l’improvisation au jour le jour. C’est çà le sentiment de liberté ! J
Vendredi 28 Septembre 2012 Arrivée à l’aéroport de Muscat vers 10h. Commence alors une très (trop) longue attente pour l’obtention du Visa (1ère étape) et son oblitération (2ème étape). Déjà nous sommes surpris que le Visa est uniquement payable en cash…les cartes ne sont pas prises. Par chance nous avions juste 100 EUR en liquide sinon nous étions un peu mal. Bref l’accueil est aussi chaleureux que lors d’un enterrement et l’extrême lenteur de la deuxième étape nous a profondément agacés. Il n’y avait pourtant pas des masses de touristes… Au bout d’1h30, nous voilà enfin sortis de cette galère et nous retrouvons nos bagages jetés au sol, avec la tente à l’autre bout du tapis, seule (alors que celle-ci était attachée avec des sangles et de la corde). Direction le guichet d’Europcar pour récupérer notre Toyota Prado. Cette étape se fait en 10mins chrono et nous voilà installés dans ce véhicule qui affichait déjà +100.000kms au compteur. Pas une seule explication ne nous est fournie sur le fonctionnement du 4x4. Nous le découvrirons par nous même plus tard, au bord d’un précipice. Notre toute première étape sera le Carrefour. Le GPS me guidera directement au parking. La chaleur est déjà étouffante (entre 35-40° à l’ombre pendant tout le séjour) et l’air-conditionné du centre commercial nous soulage déjà. En fait absolument tous les bâtiments sont équipés de l’air-co ce qui fait parfois un choc assez brutal entre l’extérieur et l’intérieur. Nous faisons tous les achats nécessaires à notre survie et ce sera là notre plus grosse dépense en une fois (environ 70 EUR). Ensuite nous faisons le plein du 4x4 : 18 euros pour quasi 100 litres de SUPER 95, pas mal.
Direction notre première visite, le fort de Nakhal. C’est grand, imposant et bien restauré. La vue est alentours est splendide, avec les palmeraies en abondance.

Nous voilà partis pour notre toute première route de l’OOR (route OOR n°15). Elle est facile à trouver et pas trop compliquée à suivre. Nous nous étions arrêtés un peu avant afin de prendre des branches de palmes séchées sur le bord de route ainsi que le plus de bois possible. Dans un premier temps, nous n’avions pas trouvé le campement mentionné dans l’OOR. Nous avons donc passé le camp jusqu’à se retrouver dans des mini crevasses remplies d’eau (oui, on est en plein lit du wadi). Une fois que nous avons compris le fonctionnement des coordonnées GPS sur notre Tomtom, ce fut un jeu d’enfant de trouver le camp. Il s’agit d’un petit bout de terrain plat, quelques mètres au-dessus du wadi. A la fin de l’été, il n’y a de l’eau nul part… toutes les « pools » indiquées sont à secs.
Bref nous installons notre camp et préparons le feu. Subitement, un vent (venu de nulle part ?) nous emporte la tente et les assiettes. Sans prévenir, une véritable mini tempête s’abat sur nous. Nous déplaçons la voiture afin de l’utiliser comme pare-vent et fixons la tente avec de grosses pierres. Le reste de la soirée se passera bien mais ce fut notre nuit la plus horrible. Une chaleur étouffante sous la tente et avec les moustiques par dizaines, impossible de l’ouvrir. Nous n’avons pas dormi plus de deux heures cette nuit-là.Samedi 29 Septembre 2012 Nous trouvons une petite crevasse avec de l’eau ruisselante, dans laquelle nous faisons notre toilette du matin après avoir mangé notre petit dej (céréales/lait et thé). Nous prenons la route vers le fort d’Ar Rustaq. Ça semble immense de l’extérieur mais nous n’irons pas plus loin il est fermé pour cause de rénovation. Nous nous arrêtons dans un shop Omantel afin d’acheter une carte internet 3g pour notre tablette et nous faisons d’autre achat en nourriture. Direction le fort de Al Hazm. Encore une fois, celui-ci est fermé pour cause de rénovation. Demi-tour vers le Wadi Bani Awf (route OOR n°13). C’est un véritable chantier qui nous attend. Toute l’entrée est en cours d’asphaltage et ce sur plusieurs kilomètres. Tout le charme se perd mais bon c’est surement le prix à payer pour le développement touristique…

La route est même fermée et nous devons attendre la fin des travaux afin de pouvoir circuler. Nous nous arrêtons au ‘Little Snake Canyon’ et décidons d’y marcher un peu. 100m plus loin, nous voilà devant d’immense rochers que nous aurons du mal à franchir. Il n’y a pas une goutte d’eau et ça nous semble dangereux à franchir. Nous n’irons pas plus loin, la journée étant déjà bien entamée et le soleil se couchant vers 18h… Direction le campement mentionnée dans l’OOR. Nous devons trouver une route sur la droite à la fin du village d’Az Zammah : quelle galère, nous ferons plusieurs aller-retour avant de comprendre où se situe réellement la fin du village et enfin trouver cette maudite et minuscule route sur la droite. Il faut vraiment pousser au fin fond de la route, juste avant le ‘Snake Canyon’. Lors de notre recherche, nous avons atterri dans un jardin privé. Directement une dizaine d’enfants est arrivé. Nous étions l’attraction du village ! Très mignons et enthousiastes, ils nous ont gentiment indiqué la direction à prendre.
Après quelques kms, nous voilà enfin sur notre lieu de campement. De nouveau, personne à l’horizon et nous avons l’embarras du choix pour installer la tente. Pas de vent, chaleur étouffante et des moustiques dès la nuit tombée. Nous mangerons des pâtes sauce tomate ainsi que des légumes frais. La nuit sera chaude mais nous dormirons un peu mieux que la nuit précédente.
Dimanche 30 Septembre 2012 Nous serons réveillés par les chèvres prenant leur aise sur notre camp. Nous partons via le Wadi Kharus (route OOR n°14). La route est nouvelle et nous permet de retourner facilement à Al Awabi où nous mangerons un délicieux chicken burger dans un coffee shop qui ne donnait vraiment pas envie de l’extérieur. Nous reprenons la route vers le Wadi as Sahtan (route OOR n°12). Route facile mais de nouveau plein de travaux. Nous jetons un coup d’œil sur le campement du soir (celui près de Al Hayl, facile à trouver) et nous dirigeons ensuite vers le village de Wijmah. La route est impressionnante pour des novices du 4x4 comme nous. Il n’a pas plus depuis plusieurs mois et tout est poussiéreux et donc très glissant. Sur des pentes extrêmes, cela se paie cash quand on manie mal la voiture. En pleine montée, la voiture se met à redescendre d’elle-même. En hauteur et avec le vide à côté de nous, voilà une de nos plus grosses frayeurs du voyage. Nous changeons de mode de traction, et nous voilà reparti à l’assaut des pentes. Enfin arrivés au village, c’est vraiment impressionnant (surtout le parking). Les vues sont splendides et le village est mignon. Nous ne rencontrons personne et nous baladons un peu partout.



Nous repartons vers le camp, pour profiter encore des dernières minutes de clarté. L’emplacement du camp est magique, avec une vue impressionnante juste en face des montagnes (au petit matin avec le soleil l’illuminant, c’est incroyable). De nouveau nous sommes seuls, chaleur (mais clairement moindre), moustiques, … la routine J

Lundi 1er Octobre 2012 Nous continuons jusqu’au bout de la route au village de Madruj. Charmant, paisible, nous nous y baladons un petit vingt minutes. Les vues sont, une nouvelle fois, magnifiques.


Notre mission du jour : retrouver la route 13 du Wadi Bani Awf. Selon l’OOR, il devrait être possible de la rejoindre via Ayn Umq. Là nous tombons sur des routes dans tous les sens, nous sommes complètement perdus et impossible de retomber sur nos pattes. Nous arrivons finalement sur une route (non indiquée dans l’OOR) qui s’avère être récente. Il s’agit en fait d’un wadi extrêmement étroit (pas plus grand que la largeur de la voiture à certains endroits). La route est longue, entre 20-30kms, mais géniale pour rouler. Nous sommes seuls au monde, nous trouverons même des mini- « pools » pour se rafraichir. Nous nous sommes de nouveau perdus à une intersection à plusieurs routes. Nous allons nous arrêter dans un petit village pour demander notre chemin. Là, nous sommes invités à venir prendre le café et manger les dates dans la cours d’une famille. Moment magique, personnes charmantes. Après 30minutes, et sur base de leur indication, nous trouvons la bonne route et atterrissons sur la route 13 du Wadi Bani Awf, à l’endroit même où nous avions campé 2 jours plus tôt.


Nous grimpons l’autre partie du Wadi jusqu’à Balad Sayt. Nous garons la voiture en contrebas des cultures et d’une « pool » gigantesque. Nous suivons les recommandations de l’OOR pour marcher jusqu’au village. Escalader les terrasses pour ensuite arriver dans le canyon menant au village. Je ne conseillerai pas cette marche pour les familles avec enfants. Ce n’est pas très long, mais il y a quelques gros rochers à escalader et ca glisse pas mal.

Le village est beau, les champs sont multi colores, il y a beaucoup d’animation. Il y a un petit shop pour se ravitailler en boissons. Après cette balade, nous retournons à notre voiture via le canyon et restons quelques minutes à se rafraichir dans la « pool ». Pour la première fois depuis le début de notre aventure, nous rencontrons une voiture de touristes !


Nous continuons notre route en suivant les 4x4 servant de transport écoliers. Certains passages sont très pentus et la route est sableuse. Une fois au sommet, toute la route descente est goudronnée (OOR n’est plus à jour). Donc la descente vers Al Hamra se fait à toute vitesse. Nous voulions continuer vers Bahla mais nous nous sommes encore perdus, vu qu’il n’y a pas un seul panneau qui vous indique le chemin. Après un petit incident électronique (besoin de changer de fusible), nous décidons de dormir à l’hôtel Jabrin à deux pas du fort. La nuit nous reviendra à 40 RO (avec petit dej) pour une chambre splendide, spacieuse et une belle salle de bain. Le lit est immense et notre nuit sera merveilleuse. Nous avons également pris le repas du soir sur place, mais le restaurant est cher et les portions ne sont pas très généreuses.
(à suivre...)
Madagascar: le pont de Manakara Be? English translation pending
Bonsoir,
Pour ceux qui n'étaient pas au courant le pont menant à Manakara Be s'est efrondré le 10 septembre dernier. Lorsque j'y étais, on m'avait parlé d'un pont provisoire qui devait être mis en service courant octobre. Quelqu'un serait-il si ce projet a pu voir le jour ?
Aurore.
Pour ceux qui n'étaient pas au courant le pont menant à Manakara Be s'est efrondré le 10 septembre dernier. Lorsque j'y étais, on m'avait parlé d'un pont provisoire qui devait être mis en service courant octobre. Quelqu'un serait-il si ce projet a pu voir le jour ?
Aurore.
Destination avec des parcs nationaux pour randonner, pédaler, pagayer? English translation pending
J'essaie de trouver une idée pour notre voyage de l'été 2013.
On veut plein de nature flore et faune, des parcs nationaux où l'on pourra randonner, pédaler peut-être, pagayer... bref bouger.
Un peu comme ce que l'on retrouve dans les Rocheuses ou encore dans les parcs du sud-ouest tout en étant bien sûr différent pour voir autre chose.
On veut être autonome, voyager de façon sécuritaire sans se faire harceler par les habitants pour de l'argent ou autres... Se sentir à l'aise d'aller où l'on veut, quand on veut...
La nature m'intéresse bien plus que les gens. 😄
À chaque fois que j'ai une idée... ça tombe à l'eau.
Namibie : d'après la lecture de récits de voyage pas trop la place pour randonner. Vietnam : on me la fortement déconseillé pour ce qui est de la nature.
Costa Rica : très peu de sentiers dans les parcs nationaux d'après un récit de voyage que je viens de lire... quelqu'un peut confirmer ?
Vous avez des suggestions ? les Alpes peut-être ? la forêt noire en Allemagne ?
Si on ne trouve rien de satisfaisant.... on ira tout simplement dans le nord de la Californie mais ça serait sympa de sortir de l'Amérique du Nord...
On veut plein de nature flore et faune, des parcs nationaux où l'on pourra randonner, pédaler peut-être, pagayer... bref bouger.
Un peu comme ce que l'on retrouve dans les Rocheuses ou encore dans les parcs du sud-ouest tout en étant bien sûr différent pour voir autre chose.
On veut être autonome, voyager de façon sécuritaire sans se faire harceler par les habitants pour de l'argent ou autres... Se sentir à l'aise d'aller où l'on veut, quand on veut...
La nature m'intéresse bien plus que les gens. 😄
À chaque fois que j'ai une idée... ça tombe à l'eau.
Namibie : d'après la lecture de récits de voyage pas trop la place pour randonner. Vietnam : on me la fortement déconseillé pour ce qui est de la nature.
Costa Rica : très peu de sentiers dans les parcs nationaux d'après un récit de voyage que je viens de lire... quelqu'un peut confirmer ?
Vous avez des suggestions ? les Alpes peut-être ? la forêt noire en Allemagne ?
Si on ne trouve rien de satisfaisant.... on ira tout simplement dans le nord de la Californie mais ça serait sympa de sortir de l'Amérique du Nord...
Voyage à Cuba hors sentiers battus English translation pending
Salut tous le monde,
Je veux aller a cuba pdt 2semaine en fin octobre. J'aimerai des renseignements sur vos experience hors des sentiers touristiques. Je suis carrement interresse par vos experiences de plongee sous marine, rafting cannonnig, speleo .... endroit plus que nature. Les endroits incontournable celon et vous !!! Mille merci a ceux qui vont me repondre et a tres vite sur le net! Camille😉
Je veux aller a cuba pdt 2semaine en fin octobre. J'aimerai des renseignements sur vos experience hors des sentiers touristiques. Je suis carrement interresse par vos experiences de plongee sous marine, rafting cannonnig, speleo .... endroit plus que nature. Les endroits incontournable celon et vous !!! Mille merci a ceux qui vont me repondre et a tres vite sur le net! Camille😉
Risque de guerre Israël-Iran: que faut-il faire, voyage ou pas? English translation pending
Bonjour à tous,
Si on écoute les infos alarmistes de ces derniers jours et notamment les déclarations israéliennes ( attaque des bases nucléaires iraniennes avant les élections américaines....) il y a de quoi s'interroger avant un voyage dans le sud de l’Iran programmé mi octobre.
qu'en pensez vous , j ai mon billet pour shiraz le 17 octobre , je suis bien déterminé a visiter ce magnifique pays surtout que je m'y prepare depuis un bon moment .Que me suggérez vous? vos avis intéressent , que se passe t il en cas de conflit (avant mon départ (billet d'avion) ou pendant (rapatriement ? )
help.!!!!!!!
Bon soirée
JM
Si on écoute les infos alarmistes de ces derniers jours et notamment les déclarations israéliennes ( attaque des bases nucléaires iraniennes avant les élections américaines....) il y a de quoi s'interroger avant un voyage dans le sud de l’Iran programmé mi octobre.
qu'en pensez vous , j ai mon billet pour shiraz le 17 octobre , je suis bien déterminé a visiter ce magnifique pays surtout que je m'y prepare depuis un bon moment .Que me suggérez vous? vos avis intéressent , que se passe t il en cas de conflit (avant mon départ (billet d'avion) ou pendant (rapatriement ? )
help.!!!!!!!
Bon soirée
JM
Quelles îles visiter aux Açores? English translation pending
Bonjour,
Nous partons dans quelques jours aux Açores pour un peu plus de 2 semaines. Notre point d'arrivée (et de départ) est Terceira. Sur place, nous pensons utiliser le pass 4 îles avec Atlanticoline. Mais outre Terceira (passage obligatoire) quelles îles ne sont sous aucun pretexte à rater ? Nous adorons randonner mais aussi profiter de la vie locale. Sao Jorge semble immanquable de même que Pico mais nous hesitons fortement entre Faial et Flores (Sao Miguel étant à 1ère vue trop touristique) Des avis et conseils seraient les bienvenus. D'ailleurs, n'hésitez pas à nous soumettre d'autres idées puisque rien n'est arrêté pour le moment. Merci beaucoup pour vos (futures) réponses !! Elwillo
Nous partons dans quelques jours aux Açores pour un peu plus de 2 semaines. Notre point d'arrivée (et de départ) est Terceira. Sur place, nous pensons utiliser le pass 4 îles avec Atlanticoline. Mais outre Terceira (passage obligatoire) quelles îles ne sont sous aucun pretexte à rater ? Nous adorons randonner mais aussi profiter de la vie locale. Sao Jorge semble immanquable de même que Pico mais nous hesitons fortement entre Faial et Flores (Sao Miguel étant à 1ère vue trop touristique) Des avis et conseils seraient les bienvenus. D'ailleurs, n'hésitez pas à nous soumettre d'autres idées puisque rien n'est arrêté pour le moment. Merci beaucoup pour vos (futures) réponses !! Elwillo
Escale de croisière à Palma de Majorque: comment aller à Soller et Valldemossa? English translation pending
Bnjour à tous!
Je fais escale à Palma lors de ma croisiere sur le Grandeur en aout
de 6h du matin à 17h comment aller à soller puerto soller et valdemossa
il me semble avoir lu qu il y avait des bus ou train
Qui peut me renseigner
MERCI d avance
RCT
Deux filles européennes seules au Maroc English translation pending
Bonjour,
Avec une amie nous souhaitons partir en vacance au Maroc en mars ou avril, et nous souhaiterions savoir :
- comment s'habiller, ayant l'habitude de partir uniquement dans les pays europpééns ou nous passons nos vacances en short ou en robe d'été d'après les differents temoignages que nous avons entendu il faudrait porter des pantalon et des tee shirt avec des manches, mais je doit avouer que si il fait chaud ce n'est pas tres confortable...
vaut-il mieux faire des visites organisé avec un guide ou prendre les transport ou encore louer une voiture pour faire nos propres visite ? quels sont les incontournables à absolument voir ?
Au niveau de la restauration, les touristes attrapent-il facilement la tourista ? l'eau est elle sure ?
j'attend vos reponse 😉
Avec une amie nous souhaitons partir en vacance au Maroc en mars ou avril, et nous souhaiterions savoir :
- comment s'habiller, ayant l'habitude de partir uniquement dans les pays europpééns ou nous passons nos vacances en short ou en robe d'été d'après les differents temoignages que nous avons entendu il faudrait porter des pantalon et des tee shirt avec des manches, mais je doit avouer que si il fait chaud ce n'est pas tres confortable...
vaut-il mieux faire des visites organisé avec un guide ou prendre les transport ou encore louer une voiture pour faire nos propres visite ? quels sont les incontournables à absolument voir ?
Au niveau de la restauration, les touristes attrapent-il facilement la tourista ? l'eau est elle sure ?
j'attend vos reponse 😉