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Les Alpes suisses et autrichiennes en avril le moins cher possible English translation pending
by Scottytow · 2016-08-19 · 22 replies
Bonjour,

Je prépare avec ma conjointe et un ami un voyage de 26 jours dans les Alpes suisses et autrichiennes en avril prochain, et probablement avec quelques arrêts dans des pays limitrophes. J'ai quelques questions à ce sujet.

En gros, nous atterrirons à Zurich. Première portion du voyage dans l'Ouest de l'Autriche. Il n'est pas prévu d'aller aussi loin que Vienne. Ensuite, retour en Suisse pour la 2e portion du voyage. Possible aussi que l'on fasse un détour par Munich. Notre ami quittera alors et il nous restera environ 10 jours pour aller ailleurs. Nous visiterons probablement un ami dans la vallée d'Aoste en Italie, et peut-être terminerons-nous dans le Sud-Ouest de la France avant de rentrer à Zurich.

Les questions maintenant...

1- Quel est le climat dans cette région en avril? Je me doute que ce ne soit pas la période idéale!

2- Nous voulons dépenser le moins possible. (tout un défi en Suisse!) Quelle serait la façon la plus économique et pratique de voyager? On s'est fait dire de louer une voiture en Autriche mais d'utiliser le train en Suisse, puisque la "Swiss Pass" permet de faire bien des économies. Est-ce une bonne stratégie? Doit-on acheter la Swiss Pass avant de partir, où si c'est préférable de le faire une fois sur place?

3- Avez-vous des trucs pour économiser au niveau de l'hébergement? Nous aurons sans doute recours aux auberges de jeunesse et à Couchsurfing. C'est sans doute trop froid pour le camping?

4- D'autres recommandations pour économiser? Au niveau des repas par exemple?

5- J'aimerais aussi connaître vos coups de coeur sur les endroits à voir en Autriche/Suisse et dans les régions limitrophes en Italie/France/Allemagne.

À noter que nous sommes surtout des amoureux de la nature. On veut voir de jolis paysages et effectuer quelques courtes randonnées.

Merci pour vos conseils!!
D'Anadyr à Mourmansk: le passage du Nord-Est russe sur un brise-glace English translation pending
by Joska · 2016-08-17 · 33 replies
Un Passage du Nord-Est d'Anadyr à Murmansk ( pour respecter la "Route maritime du Nord" comme le dénomment les Russes ) : 8932 kilomètres de navigation , 150° de longitude remontés , et 7 mers traversées (Bering, Chukchi, de Sibérie Orientale, Laptev, Kara, Barents et de Norvège ) à bord d'un brise-glace Russe (de la compagnie Fesco) à 6 moteurs avec 24.000 HP de puissance.



Arrivée le 14 Juillet à Anadyr -Chukotka-Fédération de Russie , à bord d'un 737 de Miami Air en provenance d'Anchorage-Alaska après deux heures et vingt minutes de vol ET un jour plus tard du fait d'avoir passé l'International Date Line. . ( Vol assez différent de mon vol précédent, sur Anadyr , de 11 heures d' Air Caraibes privatisée par le Ponant: CDG<Anadyr de 2013)



Comité d'accueil à Anadyr, à l'entrée du salon d'attente du bâtiment de l'aéroport où on nous prie d'attendre que tous les passagers aient terminés les formalités d'immigration et de douane . (Deux bonnes heures)



Une fois transférés au quai ( que je retrouve avec plaisir et qui n'a absolument pas changé en 3 ans) en 4X4, nous découvrons la "navette maritime " qui va nous amener depuis le quai à bord du Kapitan Khlebnikov, qui nous attend à l'ancre à 16 miles N du quai. Du fait de son tirant d'eau de brise-glace de 12 mètres et des amplitudes des marées il ne peut entrer dans la baie d'Anadyr .



Le transfert de nos valises sur la "navette" !!!

Après deux heures de voyage un peu venteux ( mais sièges intérieurs confortables , sandwich et boissons à volonté, télé grand écran) nous voilà en vue du Khlebnikov sur lequel notre "transfert" se fera d' une manière très astucieuse et sans problème ! ..
Boucle San Francisco - San Francisco pour juillet 2017 en camping et hôtel avec 4 enfants English translation pending
by Adumas4 · 2016-08-16 · 98 replies
Bonjour Ca y est nous avons les billets d'avion ! le parcours était déjà prêt mais j'hésite maintenant sur le sens, pouvez vous me donner votre avis J1(11/07) arrivée SF 17h nuit SF J2 SF J3 SF J4 sf -> yosemite J5 yosemite J6 yosemite -> lee vinning J7 lee vinning -> Death valley J8 DV -> LV J9 LV J10 LV -> GC J11 GC -> Momunent valley J12 MV-> Page J13 Page J14 Page -> Bryce J15 Bryce -> zion J16 Zion -> Valley of fire J17 Vof F -> LV ou kingman J18 LV ou kingman -> LA J19 LA J20 LA J21 LA ->morroy bay J22 morroy bay -> monterey J23 avion à 19h SF

Cette version ne me convient pas complétement car j'ai du mettre Sf au début pour ne pas être à LV en week end mais j'ai l'impression que la fin de sejour va être trop calme moins Waouh que le début.

Du coup réflexion sur le trajet à l'envers J1 arrivée 17h trajet -> santa cruz ou monterey (pas idéal mais bon) J2 SC ou monterey -> morroy bay J3 MB -> LA J4 LA J5 LA J6 LA -> kingman ou sedona J7 sedona ou kingman -> GC J8 GC-> MV J9 MV-> page J10 page J11 page -> bryce J12 bryce -> zion J13 zion -> V of F J14 V of F -> LV J15 LV J16LV -> DV J17 DV -> lee vinnig J18 lee vinning-> Yosemite J19 Yosemite J20 Yosemite -> SF J21 SF J22 SF J23 départ SF 19h

Pas parfait non plus à cause du J1 mais plus de temps à SF Pouvez vous me donner vos avis. Je vous remercie Anne
L'Ouest américain en Harley août 2017 English translation pending
by Jocejl55 · 2016-08-14 · 70 replies
Bonjour,

Tout d'abord une petite présentation de notre projet. Départ début août 2017, 3 jours à San Francisco (sans compter le jour du voyage) puis location d'une harley 15 jours pour terminer à Jakson Hole. Le parcours est fait nous passerons par Monterey/Yosemite/Bodie Mono Lake/lac Tahoe/Boise/Stanley/Hailey/Crater off the Moon/Teton peut être Grand Targhee/Jackson et vol sur New York pour rejoindre de la famille. Nous avons déjà fait un voyage en voiture et avons vu Yellowstone voilà pourquoi il ne se trouve pas dans ma liste, mais c'est le 1er en moto et nous ne partons qu'à 2.

Si quelqu'un a déjà fait ce genre de périple quel conseil pouvez-vous me donner pour la location, les assurances de la moto, la sécurité... Le programme à venir c'est fin août réservation des hôtels/Airbnb et de la moto fin novembre achat des billets (Aie aie aie) Pareil si vous avez des adresses si quelqu'un est déjà passé par Booking est-ce qu'il y a des choses à éviter. .. Bref tout conseil pour nous éviter des déceptions sera le bienvenu.
Retour Ouest canadien, été 2016 English translation pending
by 01nath · 2016-08-11 · 1 reply
Voyage en famille (2 gars de 11 et 14 ans). La destination est décidée dés le mois de mars, ce sera de Calgary à Vancouver, en montant jusqu'à Hyder pour voir les ours et dire que l'on a mis un pieds en Alaska, avec redescente en ferry. Suivent les réservations, pour l'avion et les hôtels, mais les chambres aux prix les plus corrects sont déjà complètes...

Bilan: Voyage sympa mais le mauvais temps sur la 1ere partie (rocheuses) nous a limité et fait que l'on n'a pas pu apprécier les paysages. Nous pensions voir plus d'animaux, mais c'est le hasard (au moins nous n'avons même pas eu les moustiques!); les routes pour aller vers Hyder sont vraiment longues et monotones (est ce que ça vaut le coup???) Au niveau financier , voyage très cher...

Mercredi 13 juillet 1er vol direction Amsterdam à 6h15. Pour 1h20. 2° vol à 12h40, donc grande escale, mais l’aéroport est sympa ; Arrivée Calgary 13h30, douane rapide, bagages, accueil par un groupe de country avec photo souvenir puis direction loc de voiture (juste à traverser la route) Voiture réservée chez thrifty par autoescape. J’ai pris une full size et en arrivant ils nous donnent une fiat 500X ; On ne peut pas mettre 2 sacs ! Ca les arrangeait que l’on la ramène à Vancouver et ils nous font croire que c’est une full size ! On fait alors le tour du garage avec nos sacs et on paie finalement un supplément pour avoir un suv ; On prend le rav4 qui a le plus grand coffre. Direction l’hôtel, hampton inn situé vers les universités ; Hôtel très bien ; Il est 4 heures et on ne sait pas quoi faire. Nous ne sommes jamais arrivés aussi tôt avec un tel décalage horaire ; on est crevé mais il faut se bouger. On va à la piscine qui a un super toboggan, grand et rapide. On décide ensuite de se prendre du courage et d’aller marche dans Calgary au bord de la rivière. Parc bien aménagé, très sympa. Les santiags et les chapeaux sont de sortie !

Jeudi 14 juillet on prend le train. On fait un arrêt dans le centre, voir les buildings, profiter de l’animation (lié au stampede) et c’est parti. On n’a pas le temps d’aller au rodéo mais j’ai noté quelques petits spectacles gratuits ; spectacle de moto, acro dunk et plongeons. Entre temps on profite de l’ambiance, on participe aux petits jeux sponsorisés par gmc, spotify, … et on gagne des cadeaux ! (les lunettes de soleil nous sont utiles puisque le ciel se découvre. On passe dans le bâtiment de l’agriculture, on va jusqu’au village des indiens .On reprend le train pour l’hôtel. On voit à la télé qu’il y a eu un attentat à Nice, et ils annoncent 30 morts . On part direction Canmore. On va poser les sacs à l’hôtel (gateway inn, bof, très simple et limite propre) On va ensuite faire quelques courses, et manger au restau ; Nous sommes dépités car ils annoncent 2 jours de pluie. La dame de l’hôtel m’a dit que l’année dernière il avait fait très beau mais que cette année c’était comme ça tout le temps (comme chez nous ?) .

Vendredi 15 Il pleut, fait très gris. Peti dej dans la chambre. On se prépare et on prend des affaires de rechange. Direction Johnston canyon. La pluie se calme, quelques gouttes au départ de la balade puis s’arrête. On va jusqu’à la 2° chute et pas jusqu’aux ink pots comme prévu. Dommage qu’il n’y ai pas de soleil, mais nous sommes bien content d’avoir pu le faire, et au sec ! Très beau. Parking plus que plein lorsque l‘on redescend. Il est alors l’heure de manger et on se dirige vers Banff jolie ville très touristique, On reprend la voiture direction les hoodoo, 10 mn de marche ! Puis on enchaine avec le lac Minnewanka mais il se remet à pleuvoir averse. Dommage, ça doit vraiment être beau ; On rentre à l’hôtel , Bonne journée.

Samedi 16 A 8h on était déjà dans la voiture. On reprend la bow valley en espérant rencontrer la wildlife … mais rien, jusqu’à ce que l’on voit des voitures arrêtées, et un grizzli en train de manger des baies tranquillement au bord de la route. On a pu le voir un grand moment.





On arrive à Lake Louise, il pleut averse. On va au visitor center, faire les magasins. On décide d’aller voir le lac, rapidement, et on enchaine avec le lac Morraine, toujours sous la pluie, c’est dommage car vraiment beau. On redescend manger à Lake Louise, au resto de l’auberge de jeunesse qui est bon et correct. On va ensuite à notre hôtel (divide lodge) et on squat à la chambre en espérant une éclaircie. Nous repartons à 17h. Direction les spirals tunnels. On ne voit pas grand-chose, heureusement qu’il y a la maquette pour expliquer. On reprend la route en descendant, et on voit qu’un train arrive. On se dépêche d’aller à l’autre point de vue (sur la route des chutes attawaka). On voit alors le tunnel du haut. Il faut attendre que le train fasse le tour du 1er tunnel, on attend donc environ 30mn ! Puis on le voit arriver. Il est tellement long que quand il ressort il n’a pas fini d’entrer (alors que le tunnel fait 3000 pieds, presque 1km).

On reprend la route direction la cascade. Petite marche pour aller au pied, elle est vraiment grosse en ce moment ! On a même un petit rayon de soleil qui fait un arc en ciel.



On rentre à la chambre, on fait du feu dans la cheminée (en laissant la fenêtre ouverte), on mange.

Dimanche 17 Direction Emerald lake, on profite même d’un rayon de soleil ; On fait le tour de ce beau lac (5.4km) pas grand monde quand on arrive, mais beaucoup ensuite. On va ensuite voir natural bridge. La rivière est belle et a creusé le rocher. Il se remet à pleuvoir .. On reprend la route en descendant, et comme le temps s’arrange, on s’arrête à une aire de piquenique au bord de la rivière. 1er piquenique ! et même du soleil. Les garçons jouent un peu à faire des ricochets, flavien mets les pieds dans l’eau qui est gelée. On remonte direction Field, très petite ville rien à part une station essence ou on fait le plein. On va au visitor center et on trouve l’idée du trail into the past . On va le faire, le but est l’arrivée à une vieille loco datant de la construction des tunnels. Balade entre autoroute et voie ferrée ! Et on attend un peu mais on ne voit même pas de train. Comme il n’est que 16h, on décide de retourner au lac morraine que l’on n’a vu que en courant sous la pluie hier. Beaucoup de monde pour accéder, mais beaucoup s’en vont donc on a une place sans problème.



Les gens s’amusent à traverser sur les troncs, nous on s’amuse à faire des paris sur ceux qui vont tomber, c’est assez rigolo. On fait des photos, petite marche, Flavien traverse les troncs sans se mouiller, il avait bien repéré le chemin. On redescend, petit arrêt sur la route car il y a un ours que l’on ne voit que rapidement et on retourne manger à l’auberge de jeunesse. Plus de soupe alors on prend poulet au curry, et les garçons des pâtes. On a bien mangé.

Lundi 18 Départ de l’hôtel 9h pour l’icefield way. Nuageux, pas de pluie, et ça va s’éclaircir au fur et à mesure de la route. Arrêt lac Bow, en se garant vers le chalet. Très beau lac, avec les montagnes que l’on peut apercevoir. On marche un moment autour, chemin bien sympa.



Lac Peyto, belle couleur, dommage que le soleil ne soit pas présent.



On va jusqu’à l’air de piquenique rivière coleman, grande et sympa ; on joue avec les ground squirels. Sinon comme wildlife, sur la route on a vu des femelles bighorn et une mule deer. Pas d’ours pour aujourd‘hui. On reprend la route avec arrêt au glacier, on monte à pieds mais on ne peut pas aller au pieds, les garçons auraient aimés toucher la neige ! Puis arrêt aux cascades Attawaka et sunwapta, avec le tour des points de vue ;

Arrivée à Jasper 18h, il y a un mot pour nous à la porte de la maison, on installe nos affaires et on part à pieds faire le tour de la ville. On mange au resto.

Mardi 19 Grasse matinée, réveil 8H30 ! On va direction Mt Edith Cravell. On fait la petite marche pour voir le glacier devant le lac, vraiment beau ; Manque toujours le soleil. On fait des photos des picas, marmottes, écureuils … on se fait dévorer par les moustiques, les 1ers des vacances.



On redescend, et le piquenique se transforme en subway à cause du temps. Comme ça s’améliore, on va voir le lac Annette. On fait le tour très belles couleurs. On s’arrête à la plage et les garçons se baignent ! On rentre faire des courses puis direction lac pyramide. On se trouve un bel emplacement sur la plage pour le barbecue. Un bon t-bone, des mais, et des bananes. Extra ! Petit tour ensuite sur l’ilet. . Ce qui est bien c’est qu’à 22h c’est encore grand jour. On voit la propriétaire et on paie nos nuits .

Mercredi 20 Pas de doute, le décalage horaire est absorbé ! Petit dej sur la terrasse, Départ pour maligne canyon. Fait pas beau mais pleut pas. On part du pont 5 pour remonter jusqu’au 1. C’est sympa. Beaucoup de monde. Pique nique au retour à la voiture, avec petit feu pour faire griller le pain, avec juste quelques gouttes !

Puis direction miette hot spring. Des arrêts pour voir les ELks et bighorns au bord de la route.



Pas vu d’ours alors que des gens en ont vu les jours précédents ! pas juste. On s’arrête faire le rail de la mine de pocahontas. Le upper trail n’est pas intéressant, il faut faire le lower pour voir la mine. On va se baigner aux bains, c’est chaud, 40° mais comme il pleut, c’est supportable. On redescend et direction Hinton. Retour à la civilisation : du wifi et un walmart pour acheter un ballon de basket pour flavien ! On va faire le beaver trail dans l’espoir de voir des castors. On voit bien 2 trucs qui nagent mais castors ou rat musqué ?... Retour à la chambre, au lit.

Jeudi 21 Départ avant 10h pour une longue route …. 450km jusqu’à Prince George. Nous avons cherché la wildlife tout le long et … rien ! Même pas les elks ou bighorns d’hier. Des pancartes pour faire attention aux Moose tout le long mais pas le moindre animal ! La route est vraiment longue. On recule nos montres en passant en Colombie Britannique ; On fait un piquenique sur une rest area sans bbq. Avivé à l’hôtel, le mr nous demande d’où on arrive et nous dit qu’il a fait cette route en janvier et que c‘était horrible tellement il y avait des mooses ! L’hôtel est bien, dans le centre. On en profite pour faire une lessive, puis on part à pieds dans downtown. On a l’impression d’une ville fantôme ! Personnes dans la rue. On prend la voiture pour faire un tour. On trouve un terrain de basket pour les gars, puis on revient manger au resto vers l’hôtel.

Vendredi 22 On reprend la route 16, La route est moins monotone qu’hier, plus de ranchs, de villages, de camions de bois… On s’arrête à fort fraser, bof bof. On pique-nique au bord d’un lac. Autre arrêt à Houston voir la plus grande canne à pêche du monde et quelques trucs historiques (église, école, camion pompier…) On arrive à Smithers (fireweed motel, très bien). Les garçons vont jouer au basket et nous on va voir la rivière.

Samedi 23 : Dernière route pour le bout du monde. Il ne fait toujours pas beau, on ne voit rien, il pleut. Arrêt à Mauricetown canyon voir les indiens pécher le saumon avec leur épuisette géante, bonne pêche. Les indiens sont sympas, je discute avec un qui regarde et qui lance la conversation (il m’explique que chaque famille a son fumoir, qu’ils font sécher et fumer les saumons pour l’hiver, qu’ils chassent les mooses, les lapins et les ours…), puis il me dit qu’il part car il y a le match des blues jays !



Ensuite arrêt à Ksann le village indien, mais rien d’ouvert sauf le musée, donc vite fait, puis le vieux Hazelton, bien mort (sont-ils tous en train de regarder le match ?). On manger au subway de Hazelton puisqu’il pleut (mini subway). Sur la route, on ne voit pas la moindre wildlife et on aperçoit à peine les glaciers qui doivent pourtant être bien beau. On arrive à Sterwart sous la pluie, on trouve l’hôtel et la chambre est super, grande, avec grande fenêtre, terrasse si il faisait beau… On vide la voiture et on va voir les ours, mais on ne voit que des saumons, plein des vivants qui nagent, des morts naturels et des restes ! et il pleut. Comme les horaires des visites d’ours des autres jours sont plutôt le soir, on rentre à la chambre . Avec Lionel on repart pour les ours, avec parapluie. On arrive, le Mr a juste marqué la visite d’un ours à 19h40, mais… c’est maintenant, vite il est encore là. IL pêche son 1er poisson et part dans les buissons ; il revient et essaie d’en attraper un 2eme, mais flemmard il en prend un mort et se met sur une petite ile pour manger, il repart un peu pour un 3eme poisson, puis un 4eme ! on l’a vu un grand moment, c’est super. Dommage que les garçons ne sont pas venus.



On rentre à la chambre, on mange notre gratin de pâtes et viande effilochée, salade d’épinards et fraises. Bien bon

Dimanche 24 Tour de la ville ce matin en vélo prêtés par l’hôtel. Tout est sympa lorsqu’il ne pleut pas ! Un petit stop au magasin, qui est vraiment complet (même de la pâte feuilletée pur beurre), et pas plus cher qu’ailleurs. On mange à la chambre à midi.On part ensuite direction salmon glacier. Au bout de 35km, sur une route en gravier on arrive au sommet et on voit le glacier d’en haut ; très beau. On voit plein de marmottes au bord de la route. On redescend, un arrêt au bord de la rivière pour jouer avec les mini icebergs qui sont arrivés jusque-là du glacier puis arrêt aux ours. On discute avec des Français qui sont partis depuis 4 ans en camion pour un grand tour de l’Amérique, et avec des franco-suisses qui sont eux sur les routes depuis 20 ans. Bien sympa. On a encore de la chance aujourd’hui, un ours arrive au bout de 20mn (17h45) et on le voit bien pécher, plusieurs fois, sur environ 40mn. On reste discuter jusqu’à 20h, mais pas d’autre ours.



Retour à la chambre, on mange nos soupes et chili et fin de la tarte aux myrtilles.

Lundi 25 Il faut repartir, une grande route direction Prince Ruppert, 450km. On voit un ours noir dans une rivière, sympa.



Arrivée à l’hôtel (assez pourri), on va voir l’aéroport d’hydravion ; on en voit plusieurs, c’est cool. Puis on retourne dans le centre, on pose les gars à un terrain de basket et on va faire des courses. On mange ensuite local : fish and chips dans un resto du bord de l’eau. On assiste à notre 1er coucher de soleil, ça fait du bien de le voir

Mardi 26 Réveil 5H pour aller prendre l ferry pour port Hardy. Départ 7H30. Il y a des petits salons avec des fauteuils biens sympathiques. On entend une annonce pour des baleines, on va donc passer un bon moment dehors à les regarder.



A midi, on mange dehors, le repas proposé par l’espace bbq : salade Caesar avec saumon ou poulet grillé, bien bon et prix très correct. L’escale à Bella Bella est un peu longue, puis on repart. On dort un peu, de nouveau des baleines, on va manger notre apéro pique-nique dehors, le temps passe jusqu’à notre arrivée à 23h. On trouve notre hôtel, pas exceptionnel, mais on ne va pas rester longtemps !

Mercredi 27 Départ pour notre longue route, sous le soleil ! Il semble qu’il devrait rester toute la semaine. On s’arrête à Telegraph cove. Village de bord de mer très sympa. On fait un petit tour, puis on mange avant de reprendre la route. On traverse Campbell river qui est très bien aménagé et assez beau, mais on dort à courtenay, moins sympa. On fait 2 machines à laver, pendant que les gars sont à la piscine. Puis on se prend 2 pizzas à emporter chez Boston Pizza à coté de l’hôtel, et on prend la voiture pour trouver un endroit sympa pour manger au bord de l’eau. On trouve un point d’observation avec tables de piquenique, et avec le coucher de soleil c’est très beau. Il y a des canards et des loutres qui nagent.

Jeudi 28 On commence par aller voir si les loutres sont là, mais c’est marée basse, on les voit mal. On en voit une, et avec l’appareil de Lionel, il semble que ce soit plutôt des otaries ! Puis essence, puis, vieille voiture … bref, 10h30 lorsque l’on part. On garde la 19A le long de la cote un moment, puis on rejoint la 19 (120km /h !) Arrêt à Coombs au magasin, voir les chèvres sur le toit, c’est rigolo, et hyper touristique, il y a un monde fou. On fait quelques courses au magasin qui est très bien achalandé (du bon pain au fromage) et même pas très cher ! On repart, avec un arrêt à Little Qualicum falls, trail d’environ 15mn pour faire le tour des 2 cascades, avec une belle rivière. Puis notre bon piquenique. Arrêt suivant à Cathedral grove, voir les vieux arbres de la foret pluvieuse, sous le soleil ! Les 2 trails sont fait en 30mn ! Ensuite un stop à Port Alberni pour voir les ours, mais on n’en voit aucun. IL fait 34° ici, vraiment chaud, on s’arrête donc au lac suivant pour se baigner et ça fait du bien. Il faut quand même finir la route, et nous arriveront à Tofino à 18h30. Nous sommes bien accueillis par Harold. On va manger des tacos au saumon, frites et glaces, bien bon et bien sympa, puis on va voir le coucher de soleil sur la plage. Super

Vendredi 29 Petit déjeuner de pancakes dans notre kitchenette, sympa Direction le co op pour faire des courses. On part ensuite direction ucluelet. On fait le lighthouse trail, 2 ,6 km quand même! Il nous faudra une heure avec les pauses photos, joli tour. On cherche ensuite une aire de pique nique et ce sera big beach pour manger notre poulet grillé avec une bonne salade. On va ensuite à Wickanninish beach, nous on marche sur la plage et les garçons font une cabane avec le bois flotté, puis des pendentifs … Retour à la chambre, on se prépare notre barbecue : tbones, mais, pates au fromage puis bananes cuites avec glace kitkat. On fini la soirée avec un feu de joie.

Samedi 30 On commence par aller visiter tofino (le matin les magasins sont ouverts et il y a du monde qui se promène. En plus le samedi il y a le marché ! petit tour sympa, puis les gars jouent au basket ; On mange à la chambre en passant. Puis 1er arrêt à radar hill, le guide vend une vue à couper le souffle, on ne voit pas grand-chose à cause des arbres, mais ce n’était pas une grande marche. Puis on va à Combers beach, 500m de trail dans la foret pour arriver à la plage, pour essayer de voir les phoques sur leur rocher. Pas mal de vent, les garçons construisent un abri, nous on marche… Retour à la chambre pour se dessabler avant d’aller manger au grill. On prend des glaces, on part sur la plage pour se faire un feu. Il faut amener son bois et ne pas faire bruler le bois flotté. On ramasse des buches un peu brulées, et ça suffira pour nous faire un beau feu. Bonne soirée.



Dimanche 31 Grande route aujourd’hui. Il fait frais et couvert, on ne s’arrête donc pas pour se baigner dans le lac. On s’arrête quand même à la rivière, très belle et qui donne envie, manque juste un peu de chaleur.



On s’arrête à Coombs racheter du pain au fromage pour le piquenique. On va jusqu’à Parksville pour voir le concours de château de sable.



Il y a aussi une expo de vieilles voitures donc beaucoup de monde. On arrive à se garer, on mange puis on va voir les voitures. Il y en a des bien vielles, bien retapées… sympa pour les gars . Puis le concours de château de sable, bien travaillés. On vote chacun pour notre préféré. Il y a beaucoup de monde, il y a un beau parc de jeu pour les enfants, avec des jeux d’eau. Il faut repartir car encore 1h30 de route, on ne fera donc pas les arrêts prévus. On arrive à l’éconolode de Victoria, au bord de l’eau. Un peu vieillot mais bien placé. Les gars restent à la chambre et nous on va marcher, c’est un beau quartier. On cherche à manger, il est déjà 20h ! il y a un resto pub ouvert jusqu’à 23h, et comme le resto et le pub sont séparés, on peut y aller avec les gars. On mange très bien pour un prix très correct.

Lundi 1er aout Petit dej sur la terrasse au bord de l’eau, sympa. Un coup de piscine pour les gars, avant de partir visiter Victoria On se gare dans un parking, gratuit puisque aujourd’hui nous sommes le jour de la Colombie Britannique, jour férié. On fait les magasins, On va jusqu’à fisherman’ s wharf où on achète des poissons pour donner à manger aux sea lions, sympa. On fait le retour en bateau taxi, rigolo. On rejoint la voiture, et on fait un petit tour de la baie. On va au mont tolmie park pour la vue du sommet, très beau, on voit bien le mont baker (115km), les côtes américaines, … On reprend la route vers l’hôtel, et on mange au même resto qu’hier soir, mais il y a du monde ce soir !

Mardi 2 aout Fait pas beau, dej dedans ! On fait les sacs, on part direction Victoria, on reprend la côte là où on l’a laissée hier soir. Quartier très chic, belles maisons ! On monte au sommet du park Douglas mais la vue n’est pas aussi belle qu’hier ! On piquenique, puis un arrêt à Sidney (il y a même l’opéra !) jolie promenade de bord de mer, un ponton avec des pécheurs de crabe. On va au ferry qui est à 16h, 1h30 pour traverser entre les iles et atteindre la côte. Des embouteillages, et on arrive enfin notre hotel (metro days inn)

Mercredi 3 Fait pas beau, on se dirige vers downtown. On trouve facilement un parking à 12$ pour la journée (angle Homer/Cordova), ce qui est pas mal. On va jusqu’à Chinatown, voir le jardin Chinois et acheter 2 bricoles, mais sinon rien à voir et beaucoup de sdf . On rejoint Gastown et le quartier plus touristico bobo est quand même plus sympa. On mange à la old spaghetti factory, très bon rapport qualité prix, sympa. On regarde l’horloge à vapeur sonner 2 heures, on va jusqu’à Canada place, le soleil sort et il fait bon ! Il y a 2 paquebots de croisière amarrés. On fait ensuite downtown, les magasins de robson’s street. Il est 6h et on a mal aux pieds !



Jeudi 4 Il fait beau, journée vélo J’ai repéré le loueur Yesbike, car ils ont des places de parking gratuit. Nous prenons 4 vélos, et on commence par aller direction canada place pour aller voir la torche olympique. Puis retour pour le Stanley park beaucoup de monde, heureusement que c’est sens unique. C’est très beau. On s’arrête manger vers la plage 2, pizzas en tanche et glace marble slab cremery, maintenant que l’on a compris que l’on peut rajouter tous les éléments que l’on veut dans la glace, on se lâche et c’est extra ! On traverse ensuite le pont, on continue sur la piste cyclable, devant l’ancien village olympique, le parc des sciences, puis retour. Au niveau de la plage 2, jolan crève ! On appelle le loueur, et quelqu’un nous amène un autre vélo. On finit le tour et on rend les vélos. Ils nous offrent la location pour Jolan, plus une réduction pour chacun, bonne affaire. On rentre vers l’hôtel, on mange au white spot et au lit, on a mal aux jambes !



Vendredi 5 J’ai oublié mon permis laissé en caution hier, donc il faut retourner au loueur. puis on traverse le lion’s bridge et direction lynn’s canyon. Un arrêt au wallmart faire des achats. Arrivé au canyon, i y a un monde fou, on fait notre pique-nique, puis on part vers la rivière. On commence par la swimming hole. L’eau est bien fraiche, seul Flavien arrive à se mouiller, et il en profite pour faire de nombreux sauts. On finit la boucle, puis on continue vers les cascades. Une belle ballade. On décide de rentrer par le lion’s bridge pour aller manger sur la 2eme plage, mais le souci c’est que l’on se retrouve dans les bouchons et c’est long… On arrive enfin à la plage, on retourne au vendeur de pizzas, puis aux glaces en regardant le coucher de soleil, une belle dernière soirée.

Samedi 6 On finit les sacs, on prend la voiture et direction l’aéroport. L’arrière de la voiture a été enfoncée, on fait donc une déclaration, on risque de perdre la caution de 500$, i faut attendre et si ils le font, on fera une déclaration à visa premier…. Embarquement 14h

Dimanche 7 Arrivée 11h30 à Lyon, on n’a rien dormis, mais on a bien mangé ! ça semble la mode maintenant de servir des glaces….
Contrastes 2016 entre Utah et Colorado English translation pending
by Globetrekkie · 2016-08-10 · 192 replies
Kiki veut un nouveau carnet avec des photos, hein, qui ?? Allez, c’est parti…

Cette année 2016, ce sera un voyage de contrastes, entre Utah et Colorado :

Rouge / Vert Aridité / Luxuriance Chaleur / Fraîcheur Thé glacé / Bière Mormons / Cow-Boys Et j’en passe et des meilleures, on pourrait continuer…

Rappel du contexte rapide : ce sera notre énième voyage aux US, cette fois-ci de Sin City à the Mile High city (NDLR : Las Vegas à Denver pour les non-initiés mais il y en a peu ici).

On a privilégié certains plus petits parcs ou endroits moins connus du grand public (mais pas à ceux des habitués du forum…), et dans les grands parcs, les randos non effectuées lors de voyages précédents. Une partie shopping est également au programme pour contenter Madame (bibi).

C’est comme d’habitude moi qui ai tout programmé, tout booké, préparé le roadbook détaillé plastifié afin que tout roule comme sur des roulettes sur place. Monsieur (Steph) sera lui le seul conducteur sur place, assisté de l’expérimentée copilote GG (toujours moi).

C’est parti pour le carnet !

Jeudi 09/06/16. Chapitre 1: Strike again and go to the moon

Notre vol était initialement prévu samedi à 10H30, mais le préavis de grève (grrr) des pilotes Air France nous a fait flipper. AF ayant encouragé ses clients qui le pouvaient à anticiper leurs déplacements sans frais, mardi soir, on a fait la demande de report via la page Facebook AF, ce qui a été fait en quelques minutes, chapeau le service client sur ce coup.

On a donc été reportés sur le même vol le 10 au lieu du 11. On avait un souci avec notre hôtel réservé non annulable non remboursable pour la nuit du 10 au nouvel hôtel Ibis Styles CDG Airport qu’on voulait tester.

On a fait une demande de changement en expliquant notre cas gentiment par email, je les ai eus par téléphone également, et ils ont répondu dans la nuit que c’était OK contre un petit supplément car le tarif était différent du lendemain. On a apprécié le geste commercial, ils auraient pu refuser à cause de la clause non modifiable…

Le 9, nous voilà donc partis à l’assaut du RER B, qui comme d’habitude est en grève. Pff... Tous les trains à Châtelet sont annoncés terminus Gare du Nord, sans annonce en anglais pour expliquer qu’il faut faire la connexion plus haut pour aller plus loin. Je pense aux pauvres touristes étrangers qui doivent se sentir bien esseulés…

A Gare du Nord, c’est très mal indiqué pour trouver le quai d’où partira un train pour CDG. On doit demander à un gars de la sécurité qui nous renseigne, pas de gilet rouge en vue. Des américaines nous filent le train, elles ont compris qu’on allait à l’aéroport.

Un train bondé finit par arriver sur le quai, Terminus tout le monde descend. Sauf que les touristes chinois, eux, ils n’ont pas compris qu’il fallait descendre et changer de train pour continuer sur Paris. Plein de touristes s’obstinent à faire le piquet dans le train, avant que sous la pression des autres touristes qui eux veulent monter, ils finissent par descendre et laisser le train vide pour à peine 1 seconde avant qu’il soit bondé de nouveau. Le cirque !

On joue des coudes et montons avec notre barda. Ah, la joie d’être là, dans les 50 degrés ambiants… La chaleur humaine, il n’y a que ça de vrai. Quelle chance, on peut profiter de fragrances délicates telles que « odeur de vieille pisse » ou encore le fabuleux « effluve d’aisselles rance non lavées depuis au moins 2 semaines ». C’est la cohue malodorante, on prend notre mal en patience. Et encore, on n’avait pas réalisé qu’on aurait dû faire ce trajet le jour du match de l’Euro France-Roumanie à l’heure d’aller au Stade, j’imagine la triple galère que ça a dû représenter le lendemain…

On arrive donc à Roissypôle 2H30 après le départ, nouveau record. Le nouvel hôtel Ibis Styles CDG Airport est accessible à pieds de la gare RER, en face de son vieillissant cousin et à côté du nouveau Pullman plus cher.

A l’arrivée, on nous donne 2 bons pour une boisson gratuite au bar pour nos désagréments de changement de réservation, on n’en demandait pas tant, what else ?

Ben si, un paquet de fraises Tagada et une bouteille d’eau nous attendent dans la chambre, petite touche sympa. L’hôtel est très récent, la déco orientée vers la Lune et l’espace. Les couloirs sentent bon le neuf et le propre, la chambre est parfaite. On pense qu’on reviendra au vu du bon rapport qualité prix.



Dîner au Novotel où ils ont oublié de mettre les crevettes frites dans ma salade aux crevettes frites, c’est un peu balot, et dodo avant le départ demain.
Norvège, Finlande, Suède... au nord du cercle polaire English translation pending
by Krikri6792 · 2016-08-09 · 138 replies
Après 2 fabuleux voyages en été ( 2014 et 2016), nous sommes retournés dans le nord de la Norvège une semaine en mars 2018 avec comme base la ville de Tromsø. Nous avons rayonné en voiture en profitant des activités hivernales et du spectacle des aurores boréales.

Le récit de ce voyage hivernal est à découvrir ici :

https://sites.google.com/site/fabuleuxvoyagestromsoe/

Le récit du voyage estival de 2014 est à découvrir là :

https://sites.google.com/site/fabuleuxvoyagesnorvege/

Et celui de 2016 est ici :

sites.google.com/...xvoyagesscandinavie/ Bonne découverte !



============================================================================= Fjords et glaciers, colonies d'oiseaux, rennes en troupeaux, trolls de pierre, lacs et rivières, monts et tunturis, voici pêle-mêle quelques souvenirs d'un séjour en Scandinavie qui a mieux commencé qu'il n'a fini 😉. Voyage d'un mois en camping-car entre Norvège, Finlande et Suède.

Présentation

En 2014, la Norvège avec ses fjords profonds, ses glaciers étincelants, ses innombrables lacs et ses chapelets d'îles nous avait conquis. Sans parler de la lumière arctique absolument magique !

Nous avions par conséquent hâte d'y retourner cet été (2016) afin de compléter notre connaissance du pays et de profiter à nouveau de l'ambiance très particulière du soleil de minuit.

Parmi tous nos coups de cœur la fois précédente, les îles Lofoten figuraient en première position et bien qu'y ayant passé sept jours, nous étions persuadés de ne pas avoir exploré toutes leurs ressources. C'est donc très naturellement que nous remettons cette destination en tête de liste pour ce deuxième voyage.

A partir de ce premier élément, l'orientation du voyage se met en place. En complément des îles Lofoten, nos choix se portent vers d'autres contrées du nord, voire de l'extrême nord de la Norvège et des régions limitrophes.

Nous imaginons une boucle au départ de Tromsø passant par les péninsules du cap Nord, de Nordkinn et de Varanger. Une fois arrivés aux confins nord-est du pays, nous comptons traverser la frontière pour passer quelques jours en Finlande puis en Suède avant de retrouver la Norvège à hauteur de Narvik. Pour finir, la dernière partie du circuit sera consacrée aux îles Lofoten, Vesteralen, Senja et Kvaløya avant de refermer la boucle à Tromsø.

Restait à déterminer le mode de déplacement. En 2014, nous avions adoré la liberté que nous avait procurée le camping-car et souhaitions renouveler l'expérience. Mais allions-nous à nouveau louer le véhicule en Allemagne et faire par la route le long trajet jusque dans le grand Nord ? Après réflexion, nous décidons de rejoindre Tromsø en avion et de louer un camping-car localement. Nous faisons affaire avec le loueur norvégien Compassbobiler.

Tout est alors calé. Départ le 9 juin 2016, retour le 11 juillet. Distance totale estimée à 5 000 kilomètres maximum, soit moitié moins que lors notre voyage précédent. Nous aurons donc largement le temps de randonner et de pêcher, bref de profiter !

Nous resterons en permanence au nord du cercle polaire, ce qui signifie… soleil de minuit assuré ! Quant à la météo, nous espérons qu'elle sera aussi belle qu'il y a deux ans.

En attendant, nous prenons plaisir à observer le cap Nord sans quitter notre fauteuil grâce aux images de la webcam ;-)

Notre parcours

Arrivée à Tromsø, première étape vers les Alpes de Lyngen

J1 : Jeudi 9 juin 2016

En avion, Oslo n'est qu'à deux heures quinze de Paris et Tromsø à moins de deux heures d'Oslo. Mais en choisissant des vols au meilleur prix, nous nous infligeons une très longue journée de voyage avec une escale de 5 heures et demie à Oslo.

Une durée qui va encore s'allonger d'une heure en raison d'un retard de l'avion pour Tromsø.

Bref, au lieu de 23 h 45, il sera presque une heure du matin à notre arrivée dans le grand Nord. Mais heureusement sous ces latitudes à cette époque de l'année il fait jour toute la nuit. C'est donc les yeux rivés sur les sommets enneigés brillant au soleil que nous rejoignons le centre-ville de Tromsø en taxi pour une courte nuit bien méritée au Scandic Ishavhotel.

J2 : Vendredi 10 juin 2016

A dix heures nous avons rendez-vous avec Olav qui doit nous livrer notre camping-car. C'est alors seulement que débutera véritablement notre aventure dans le grand Nord.

Cela nous laisse le temps de prendre un petit déjeuner gargantuesque puis de faire un petit tour sur les quais, histoire de découvrir notre hôtel dans son environnement immédiat.

Mais il vaut mieux être bien couvert, dehors le temps est plutôt frisquet. Dix degrés seulement et un ciel couvert pour l'instant. Mais patience, ça devrait s'améliorer.

Reconnaissable à sa haute flèche semblable à un mât de bateau, l'hôtel Scandic se dresse fièrement en bordure de fjord.

Tout le long du quai sont alignées des maisons en bois aux façades colorées qui nous rappellent un peu celles de Bergen ou de Trondheim.

Sur la rive opposée, on aperçoit la silhouette moderne de la cathédrale.

Devant le musée polaire, des "outils" nous laissent perplexes. Ces harpons explosifs ne laissaient aucune chance aux baleines :-(

Il est l'heure d'interrompre notre balade afin de revenir à l'hôtel, le loueur ne va pas tarder.

Un peu après 10 heures, il nous amène le camping-car que nous avons réservé.

Il s'agit d'un fourgon aménagé Challenger Vany 03, monté sur un châssis Fiat Ducato, de moins de 6 mètres, tout neuf, 3 500 km au compteur. Nous en serons les premiers utilisateurs. Il ressemble beaucoup au Pössl que nous avions loué en Allemagne en 2014. Néanmoins, dès le premier coup d'œil à l'intérieur, nous réalisons qu'il est beaucoup moins fonctionnel côté rangement. Pour l'instant, nous mettons nos sacs en vrac à l'arrière en nous demandant comment faire tenir toutes nos affaires dans un aussi petit espace.

Après avoir passé en revue le fonctionnement du camion et rempli tous les documents, nous sommes prêts à quitter Tromsø en fin de matinée, enfin pas tout à fait encore, car il reste à faire les courses. Un supermarché Coop à la sortie de la ville fait notre affaire. Après avoir erré d'un rayon à l'autre et failli prendre du pâté de foie de morue à la place du thon en boîte, nous finissons par trouver de quoi remplir frigo et placards.

Il est maintenant un peu plus de 12 h 30, nous voilà partis pour de bon.

Entre-temps, le ciel s'est dégagé, laissant place à un beau soleil qui fait grimper le thermomètre jusqu'à 14 degrés.

Direction, la péninsule de Lyngen à l'est de Tromso et plus particulièrement son extrémité nord-ouest, où nous avons prévu la première randonnée du séjour, vers le phare de Lyngstuva.

La destination est à 100 kilomètres mais à mi-route, nous devons prendre un ferry pour traverser l'Ullsfjord entre Brevikeidet et Svensby. Le prochain départ est à 13 h 15, mais à force de nous arrêter à tout bout de champ, nous finissons par le louper.

C'est la faute aux paysages (ces forêts de bouleaux d'où dépassent des sommets saupoudrés de neige) pour lesquels nous multiplions les arrêts.

Nous sommes quittes pour attendre le suivant à 14 h 15, une courte attente mise à profit pour commencer le rangement.

Pendant la traversée de 20 minutes, nous avons tout loisir de contempler tranquillement l'enfilade de sommets laissés derrière nous. La neige est encore bien présente.

En débarquant à Svensby, nous partons vers le nord. Vers 16 heures, nous atteignons enfin Russelv. Quand la route se termine en cul-de-sac, nous continuons à pied sur un large chemin en bord de mer puis sur une petite sente qui nous fait prendre un peu hauteur.

Une table bien placée nous invite déjà à une pause en terrasse avec une magnifique vue sur l'océan et les îles.

Au passage, je signe le livre d'or contenu dans cette jolie boîte aux lettres placée devant une maison en ruines mais surtout devant un panorama d'exception.

Sommes-nous arrivés ? Non pas encore ! D'ailleurs avant de découvrir le phare, notre regard tombe sur ces carcasses de bateaux au pied de la falaise, signes qu'ici les tempêtes sont terribles.

Allez, encore un dernier effort, le phare est maintenant à nos pieds et juste à côté, une petite cabane dans laquelle on peut passer la nuit.

Sur le trajet du retour, nous nous offrons un petit détour vers un point de vue dominant le phare, un beau belvédère qui permet de prendre toute la mesure de ce merveilleux bout du monde.

Il n'y a plus qu'à descendre de la colline et à retrouver notre Vany, stationné dans la baie de Russelv.

Une très belle randonnée : 7 kilomètres en 3 heures avec les pauses et les différents détours (sinon 2 heures en aller retour), facile pour une première journée. Une excellente mise en jambe avant un itinéraire un peu plus consistant demain.

En attendant il ne reste plus qu'à trouver un lieu de bivouac pour ce soir. J'avais repéré un petit coin en retrait de la route, au sud de Sør -Lenangen. Il faut donc revenir de 25 kilomètres sur nos pas. L'endroit nous convient, c'est parfait.

Entre la préparation du dîner et le rangement des affaires, la soirée passe à toute vitesse. Nous installons les caches à ventouses sur le pare-brise (beaucoup moins performants que les volets en accordéon qu'il suffisait de déployer sur le Pössl) et tirons les rideaux pour une première nuit à bord.

Distance parcourue dans la journée : 125 kilomètres.

Phare de Lyngstuva

Du glacier de Steindalen (Lyngen) au sommet de Vardhaugen (Kågen)

J3 : Samedi 11 juin 2016

Ce matin, le ciel est partagé entre nuages et éclaircies et le thermomètre affiche 11 degrés, un peu comme hier, quoi !

Nous comptons poursuivre aujourd'hui la découverte de la péninsule de Lyngen, plus particulièrement la vallée de Steindalen au fond de laquelle se trouve le glacier Steindalsbreen. Situé à 460 mètres d'altitude, on peut l'atteindre à l'issue d'une randonnée de 5 à 6 heures.

Nous avons par conséquent un peu de route à faire ce matin pour rejoindre Steindalen, dans la partie sud-est de la péninsule, après le hameau de Furuflaten.

Peu de circulation en ce samedi matin. Pourtant en arrivant il y déjà plusieurs voitures sur le parking, notamment un minibus immatriculé dans la région lyonnaise dont viennent de descendre une dizaine de randonneurs déjà sur le départ à l'instant où nous nous garons.

Le temps de tout préparer, il est 10 h 30 quand nous nous élançons sous un soleil de plus en plus généreux. Chic !

Nous suivons tout d'abord un large chemin qui va finir par se rétrécir pour grimper raide dans la forêt.

Il nous faut plus d'une heure pour arriver à Steindalshytta, perchée à 260 mètres d'altitude, un endroit parfait pour reprendre des forces.

Devant la cabine (qu'on peut d'ailleurs louer) nous retrouvons notre groupe de Français en train de pique-niquer. Ils participent à un voyage organisé par l'agence 66° Nord. Nous profitons de leur présence pour nous faire tirer le portrait.

Il est midi. Après nous être sustentés, nous sommes déjà prêts à poursuivre, alors que le groupe est toujours attablé.

Après avoir traversé un petit pont de bois, nous longeons le torrent et accélérons le pas sur un terrain maintenant beaucoup plus plat et sans difficulté.

Dix minutes plus tard, nous atteignons le point de vue sur cette belle vallée en V. On commence à apercevoir le glacier au fond.

Mais pour y arriver, il faut encore gravir une crête et passer toute une zone de moraine caillouteuse sur laquelle on a l'impression de ne pas avancer.

Heureusement la vue est à la hauteur de nos efforts. En nous retournant, quel panorama !

A intervalle régulier, des pancartes nous indiquent que le glacier était beaucoup plus étendu il y a encore quelques années.

Cinq minutes plus tard (13 h 15) nous atteignons enfin le bord du lac glaciaire dans lequel dégringole le glacier actuel. Tout simplement grandiose !

Nous profitons de ces quelques instants en solitaire avant de voir arriver nos premiers poursuivants que nous mettons à contribution une nouvelle fois pour nous prendre en photo.

A 15 heures nous sommes de retour à la cabine de Steindalshytta et 50 minutes plus tard, au parking.

Bilan : une magnifique randonnée (9,2 kilomètres en 5 heures et demie avec 460 mètres de dénivelé). Très beau temps, certes pas très chaud (entre 10 et 14 degrés) mais quand on marche, c'est idéal. Du vent à proximité du glacier.

Ce beau temps va nous accompagner tout au long de la soirée.

Après la randonnée, nous poursuivons notre route jusqu'à Skibotn sur la rive opposée du Storfjord, presqu'en face de Steindalen.

Nous posons le Vany en bordure d'une réserve naturelle, près de l'embouchure de la rivière Skibotnelva, face aux montagnes.

Il fait si beau que nous déployons nos chaises pliantes et assistons, attendris, au manège des huitriers-pies qui s'affolent pour leurs poussins à chaque passage de promeneurs.

Soirée paisible. Le soleil a sûrement brillé une partie de la nuit mais, avec presque 10 kilomètres dans les jambes, nous n'avons pas la force de veiller si tard. Dodo de bonne heure.

Distance parcourue dans la journée : 116 kilomètres.

Vallée de Steindalen J4 : Dimanche 12 juin 2016

Qui dit dodo de bonne heure dit réveil de bonne heure. A 3 heures du matin, plus moyen de fermer l'œil. Une heure plus tard, nous levons le camp.

Dehors il fait 6 degrés (brr!) et comme les jours précédents nuages et éclaircies cohabitent. Quel est le programme aujourd'hui ? Ce qui est sûr, c'est que nous souhaitons rallier l'île de Kågen où nous avons sélectionné deux randonnées.

Pour l'une, il faut compter 7 heures de marche pour un dénivelé de 800 mètres, ouille. Il faut surtout être assurés d'avoir du très beau temps, ce qui aujourd'hui n'est pas garanti. L'autre est plus courte (3 heures) donc plus accessible.

Commençons par faire le trajet jusqu'à destination, ensuite nous ferons un point météo le moment venu.

Comme la E 6 fait tout le tour du Kafjord, nous en avons pour près de 120 kilomètres, alors que si on pouvait éviter ce long fjord, on gagnerait un tiers sur le parcours.

Heureusement les paysages sont de toute beauté tout au long du trajet. Vue sur les Alpes de Lyngen qui, tels des pains de sucre, émergent du fjord.

L'île de Kågen est reliée au continent par un tunnel. A sa sortie, il faut prendre une décision afin de nous diriger en conséquence vers le point de départ de la randonnée retenue.

Nous préférons jouer la prudence (le temps n'est pas au beau fixe) et optons pour la plus courte. Elle part du petit village de Maursund où nous arrivons à 6 h 30 avec une envie irrépressible de dormir.

Aussitôt dit, aussitôt fait, le camping-car est très pratique pour ça.

9 h 30, il est temps de mettre un terme à notre petit somme.

Le ciel est voilé mais nous devrions disposer d'une fenêtre météo suffisante pour mener à bien notre randonnée.

A 10 heures, nous attaquons la montée le long d'un torrent dans une forêt de bouleaux nains. Nous suivons une trace GPS issue du site Internet ut.no. Heureusement, parce que la sente est à peine visible dans l'herbe haute.

Elle disparaît d'ailleurs complètement en débouchant sur un plateau où nous nous déplaçons à vue dans une toundra roussie gorgée d'eau et parcourue de petits ruisseaux qu'il faut enjamber à de nombreuses reprises. Vous remarquerez qu'il n'y a plus d'arbres à cette altitude.

La trace GPS conduit en principe au pied du cirque glaciaire qu'on aperçoit au fond de la vallée. Comme il n'a pas l'air de présenter un intérêt majeur, nous décidons de le zapper et de rejoindre directement le sommet de Vardhaugen.

Bonne intuition, car à près de 300 mètres d'altitude, la vue sur le détroit est incomparable. Ma mine réjouie le confirme !

La descente (et la montée si on monte par là) a le mérite d'être balisée, il suffit donc de suivre les marques jaunes pour retourner au bord du fjord.

Fin de la randonnée vers 12 h 30.

Après le déjeuner pris dans le camping-car, Hervé propose de nous rapprocher du point de départ de l'autre randonnée (celle qu'on avait écartée) pour éventuellement en parcourir le début si le temps se maintient.

Mais le ciel s'assombrit de plus en plus de sorte qu'en arrivant sur place il est exclus de randonner.

En revanche, dans les alentours, le pont de Skervøy a l'air d'être un lieu idéal pour la pêche. C'est l'occasion pour Hervé d'inaugurer sa canne à pêche pliante, achetée exprès pour ce voyage.

A peine la ligne jetée, déjà une prise. Deuxième essai… encore une ! La suivante… une de plus ! Et ainsi de suite. Bref, en cinq minutes, Hervé réalise une pêche miraculeuse qu'il finit par interrompre de peur de vider l'océan ;-)

Six beaux cabillauds ont mordu à l'hameçon ainsi que plusieurs poissons plus petits qui feront la joie des oiseaux. Le menu du dîner est tout trouvé.

Mais avant de consommer ces prises, il va falloir les vider et les découper. Sur l'aire de repos sous le pont, quelques pêcheurs également camping-caristes sont déjà à l'ouvrage. Des planches en bois sont d'ailleurs à la disposition du public à cet effet.

Sur les conseils d'une Alsacienne très douée, notre pêcheur s'essaie à la découpe en filets. Certes il n'a pas la dextérité (ni les outils adéquats) de l'Alsacienne, mais il ne se débrouille pas trop mal. Il aura d'ailleurs l'occasion de parfaire sa technique au cours du voyage.

Nous aurions pu rester garés sous ce pont pour la nuit mais comme il se met à pleuvoir, nous décidons de rouler encore un peu pour nous rapprocher d'Alta et gagner du temps pour demain.

Nous revenons alors sur la route E6 et la suivons en direction de l'ouest. La E6 est un axe majeur en Norvège, elle relie le sud au nord. Nous avons eu l'occasion de l'emprunter dans le sud et le centre du pays en 2014. Ce n'est pas pour autant une autoroute même si des travaux sont en cours pour l'élargir. Elle est même carrément étroite par endroits.

C'est le cas sur ce pont sur lequel je m'engage en même temps qu'un car de tourisme qui arrive en sens inverse. Au milieu du pont, j'ai peur qu'on ne puisse pas se croiser, je donne un coup de frein et un coup de volant à droite, trop à droite. Bang, je touche le parapet. Bilan : une petite éraflure sur le pare-choc avant droit et un enjoliveur en moins. Espérons que le loueur ne sera pas trop regardant !

Bon, assez pour aujourd'hui, vivement qu'on se pose. J'avais repéré une petite église en bord de fjord, à l'écart de l'E6, sur la Rv882, à Langsfjordbotn. L'endroit est sympa, on ne bouge plus !

Distance parcourue dans la journée : 283 kilomètres.

Vue du sommet de Vardhaugen

Du canyon d'Alta au cap Nord (ou presque !)

J5 : Lundi 13 juin 2016

A 4 h 30, Hervé se lève, prend son petit déjeuner, sort faire un tour mais à son retour, je l'oblige à se recoucher. Il n'est pas question de partir comme hier aux aurores.

Vers 8 heures, je donne le feu vert pour nous lever et une demi-heure plus tard pour nous mettre en route.

Côté météo, nous sommes abonnés aux 11 degrés. Côté ciel, de petites averses et de belles éclaircies alternent tout au long du trajet jusqu'à Alta à 80 kilomètres.

Qu'y a-t-il de particulier à voir à Alta ? La ville est surtout réputée pour son site de peintures rupestres, classé au Patrimoine mondial. Elle est aussi connue pour son canyon, mais celui-ci demande un peu plus d'efforts pour l'atteindre : 5 à 6 heures de marche sont nécessaires pour s'en approcher. Bah, ça ne nous fait pas peur. Après en avoir vu des images dans le film "Le secret du Ragnarok", nous avons hâte de le voir en vrai.

Pour ce faire, à l'entrée d'Alta, nous prenons la direction de Kautokeino (Rv93) et 8 kilomètres plus au sud, tournons à gauche sur une petite route secondaire, asphaltée jusqu'à Gargia Fjellstue (auberge avec différents hébergements). On peut se garer à cet endroit, dans ce cas le canyon est distant de 22 km AR. Mais en poursuivant sur une piste gravillonnée jusqu'à un deuxième parking, on gagne 9 kilomètres AR. C'est bon à prendre et la piste ne pose pas de problème, pas même pour un camping-car.

A 10 h 30, hop, derniers préparatifs avant de verrouiller le fourgon.

Vue à 360 degrés sur les dômes rocheux environnants et sur les massifs plus lointains encore tout zébrés de neige.

Le parking est ici à 400 mètres d'altitude, le point culminant du parcours à 476 mètres et le point de vue sur le canyon à 430 mètres. Le dénivelé est par conséquent minime. Les seules difficultés du parcours sont liées à la distance (14 km) mais surtout à la qualité du terrain : plusieurs passages en milieu humide et trois traversées de rivière sont prévus. Hum, nous sommes curieux de voir comment cela va se passer. Le chemin est balisé par des marques rouges.

Les premiers passages sur sol spongieux se font sur des caillebotis, trop facile ! Si c'est le cas jusqu'au bout, il n'y a pas à s'en faire.

Mais c'est trop beau pour durer. En effet, nos chaussures ne restent pas sèches bien longtemps. Pour progresser, il faut régulièrement patauger dans des zones inondées et/ou faire des détours pour les contourner autant que possible.

Quant aux rivières, quelques pierres bien placées permettent de passer la première sans trop de difficulté. La troisième et dernière est la moins large et la moins profonde, donc la plus facile à traverser.

C'est la deuxième rivière qui va nous donner le plus de mal et pas seulement à nous. Entre-temps, on s'est fait rattraper par deux autres couples, l'un suisse, l'autre allemand. Chacun essaie de trouver sa solution, en amont, en aval, mais en vain. La Cahppesjohka est trop profonde et trop large pour espérer la franchir en quelques enjambées. Allons-nous devoir faire demi-tour ?

C'est finalement Hervé qui trouve la solution. A cette période de l'année, de grosses accumulations de neige bouchent encore le cours d'eau par endroits. C'est donc sur l'un de ces gros névés, de près de trois mètres d'épaisseur, que toute la troupe peut finalement passer.

C'est encore Hervé qui ramène tout le monde sur le droit chemin à la fin, les Suisses étant partis beaucoup trop loin.

C'est au niveau d'une table de pique-nique qu'un sentier très raide descend jusqu'au point de vue. Un peu avant 13 heures, nous surplombons le canyon.

Ce n'est pas le Grand Canyon américain mais la rivière Altaelva a creusé ici une gorge de 400 mètres de profondeur sur une distance de 15 kilomètres. A ce titre, c'est le canyon le plus long et le plus profond d'Europe du Nord.

Nous profitons de la table de pique-nique pour casser la croûte en compagnie du couple suisse. Ils sont pressés mais pas trop stressés, bien qu'ils doivent être à Tromso ce soir (à 400 km) pour prendre l'express côtier Hurtigruten. Ils ont le moral !

Quant à nous, c'est sans nous presser que nous rebroussons chemin, ravis de cette balade au but original qui change un peu des fjords et des glaciers. Retour au parking à 15 h 15 après avoir parcouru 14,3 km en 5 heures.

En soirée, nous rejoignons le centre-ville qui, en dehors de sa cathédrale très originale, ne présente pas un grand intérêt.

En revanche, l'avantage d'être en ville, c'est de pouvoir dîner au restaurant. Alors nous ne nous en privons pas. Au restaurant Hallde, nous choisissons le menu du Finnmark : pince de crabe royal, viande de renne et sorbets de fruits rouges, des spécialités typiques de la région pour une addition typiquement norvégienne, elle aussi ;-)

A la sortie du restaurant, dernière tâche : trouver un coin où passer la nuit. Nous souhaitons rester en ville afin de voir les fameuses peintures rupestres demain matin. Le musée tolère le stationnement sur son parking, mais il est en pente. Après avoir sillonné la ville de long en large à la recherche du lieu idéal, nous finissons sur le parking du supermarché REMA1000. Pas très bucolique comme lieu de bivouac, mais très calme.

Distance parcourue dans la journée : 150 kilomètres.

Canyon d'Alta

J6 : Mardi 14 juin 2016

Notre étape doit nous conduire aujourd'hui jusqu'au cap Nord. A l'extrémité de l'île de Magerøy reliée au continent par un tunnel, la commune de Nordkapp s'est déclarée point le plus septentrional d'Europe et donne accès via un péage (250 NOK par personne) à un bâtiment massif surmonté d'une balle de golf géante comprenant une salle d'exposition, un bar, une cafétéria, une boutique de souvenirs. Pour ce prix, les camping-cars ont le droit d'y passer une nuit.

Bref, ce lieu suscite beaucoup de polémiques. Pour les uns, c'est la destination mythique à ne surtout pas rater. Pour les autres, c'est le piège à touristes par excellence, le véritable point le plus septentrional du continent se trouvant trois kilomètres à vol d'oiseau plus au nord que Nordkapp et est uniquement accessible à pied au prix d'une marche de 9 kilomètres aller/retour.

Pour nous, le cap Nord n'est pas réellement un incontournable mais puisque notre itinéraire passe à proximité de la péninsule, autant nous forger notre propre opinion sur la destination. A suivre donc… car pour l'instant, si nous quittons le parking du supermarché sur lequel nous avons dormi, c'est pour prendre la direction de la lisière ouest de la ville où se trouvent le musée et les fameuses gravures rupestres.

Les falaises qui s'étendent derrière le musée jusqu'au bord de mer sont couvertes de quelques 6 000 gravures datant de la fin du néolithique, de 6 000 à 2 000 ans. 1559 Parmi les thèmes figurent des scènes de chasse, des symboles de fertilité, des ours, des élans, des rennes et des bateaux bondés. Pour les rendre plus visibles aux visiteurs, une partie des gravures a été revêtue d'ocre rouge, l'autre est dans son état originel.

Avant 8 heures, le circuit est déjà bouclé.

Nous quittons cette fois Alta pour de bon en direction des hautes terres rudes et sauvages. Cap au nord-est sous un ciel identique aux jours précédents et une température de 10 degrés comme d'habitude.

Nous laissons derrière nous les maisons colorées des fjords pour celles aux couleurs sombres des éleveurs de rennes.

La route E6 déroule son ruban de bitume à perte de vue, avec comme seuls repères, la ligne d'horizon et une rivière aux eaux tumultueuses dont elle suit les méandres jusqu'à Skaidi.

Quand la route se rapproche du cours d'eau, nous en profitons pour faire un arrêt, histoire de nous dégourdir les jambes en nous faufilant, à travers un petit bois de bouleaux tordus, jusque sur sa rive.

Après Olderfjord, la route E69 prend le relais vers le nord tout en longeant le magnifique Porsangerfjord. Notre Vany rejoint la file des camping-cars qui, les uns derrière les autres, convergent vers le point septentrional du continent. Français, Allemands, Belges, Suisses, Néerlandais, Scandinaves… à croire que tous les camping-caristes européens se sont donné rendez-vous là-haut. Entre ceux qui s'y rendent et ceux qui en reviennent, le flot est incessant.

La tradition veut qu'on se fasse un petit signe entre conducteurs de camping-cars. Comme ces véhicules sont quasiment les seuls sur le trajet, il y a du boulot ! J'essaie de m'y tenir moi aussi, du moins quand la largeur de la route ne nécessite pas toute mon attention et les deux mains sur le volant. En effet, l'étroitesse des voies par endroits et la taille de certains véhicules demandent une vigilance de tous les instants, d'autant qu'une petite bruine vient encore compliquer la conduite à l'approche du grand Nord.

En début d'après-midi, nous franchissons sans nous en rendre compte, ou presque, le tunnel qui relie le continent à l'île de Magerøy.

Sous un ciel de plus en plus menaçant, les paysages de toundra vallonnée, ponctuée de lacs sombres et de hardes de rennes, prennent une allure encore plus dramatique.

Vingt kilomètres au sud du cap, nous décidons de rejoindre Gjesvær dans un premier temps. La route, traversant un austère paysage rocheux, est de toute beauté.

Malheureusement, à notre arrivée, la météo se dégrade, impossible de randonner. A défaut, nous stationnons le camping-car dans le centre du village, en espérant pouvoir entreprendre une marche plus tard dans l'après-midi. En attendant des heures meilleures, nous débutons la première d'une longue série de parties de scrabble, une tasse de thé brûlant à la main et le chauffage du camping-car au maximum. La température extérieure ne dépasse pas 5 degrés.

Après toute une après-midi enfermés dans notre Vany, nous décidons de migrer vers Skårsvag, un village à l'est de la E69. S'il pouvait y faire meilleur ! Hélas c'est pire. L'ordinateur de bord indique maintenant 3 degrés et un risque de verglas. C'est l'hiver en plein mois de juin !

Nouvelle partie de scrabble à Skårsvag en regardant tomber la pluie et en suivant les allées et venues des deux autres couples de camping-caristes garés à nos côtés, les uns rémois, les autres lucernois. Nous finissons par enfiler imperméable et pantalon de pluie pour affronter le mauvais temps et les suivre à l'extrémité du village où nous les trouvons attablés au restaurant devant un plat de crabe royal.

En ce qui nous concerne, nous renonçons au crustacé géant (ce que nous regretterons amèrement par la suite) et commandons juste un verre de vin blanc en attendant notre dîner déjà prévu dans le camping-car.

Pour ce soir, vu la météo, nous renonçons à rejoindre Nordkapp. Payer le péage pour nous retrouver dans les nuages et sous la pluie, non merci ! On verra demain matin si le temps s'améliore. Nous restons donc garés dans le petit port de Skårsvag pour une nuit… dantesque !

Distance parcourue dans la journée : 286 kilomètres

Près du cap Nord

De Trollholmsund à Stabbursdalen, des rochers et une forêt remarquables

J7 : Mercredi 15 juin 2016

Toute la nuit, la pluie a martelé le toit du Vany. Un vent fou a secoué le camion dans tous les sens, a fait trembler les fenêtres et s'est engouffré dans tous les interstices (heureusement qu'on avait gardé nos chaussettes). Impossible dans ces conditions de trouver le sommeil. Terrifiée, je me suis redressée sur mon lit en pleine nuit en m'écriant : " je veux rentrer à la maison" !

Quand Eole a fini par s'essouffler et alors que je commençais à m'assoupir au petit matin, ce sont les oiseaux (corbeaux, mouettes, goélands) qui ont pris le relais, transformant le toit du fourgon en un terrain d'affrontement. Tout en se chamaillant, ils se sont coursés au-dessus de nos têtes en faisant un raffut d'enfer. Cette nuit restera dans les annales !

Ce matin, il fait 5 degrés et il pleut toujours à verse. Initialement, nous avions prévu de faire la randonnée de 9 km AR vers Knivskjelodden, le véritable cap Nord géographique, avant de rallier en soirée le cap Nord touristique pour y passer la nuit.

Mais dans ces conditions, on peut d'emblée faire une croix sur une quelconque randonnée. Même le petit aller/retour (2 km) vers l'arche de Kirkeporten n'est pas envisageable après tout ce qu'il a plu. Les sols sont détrempés.

Dans ce cas, cela vaut-il la peine de rester dans le coin ? Certes, la météo a prévu une amélioration dans l'après-midi, mais peut-on s'y fier ? Cela vaut-il le coup de payer 50 euros pour accéder au cap Nord et risquer d'y passer la journée à jouer au scrabble ?

Après mûre réflexion, nous décidons de laisser tomber le cap Nord et de reprendre la direction du sud avec l'espoir d'y trouver des cieux plus cléments. Skårsvag, situé à 7 kilomètres à vol d'oiseau au sud-est du cap Nord, sera par conséquent le point le plus septentrional de notre parcours.

Notre point de chute ce soir est prévu dans les alentours de Lakselv, soit près de 200 kilomètres plus au sud. Nous aurons du coup une journée d'avance sur notre planning.

Nous n'avons néanmoins pas l'intention de faire le trajet d'une traite mais espérons pouvoir nous offrir quelques à-côtés en cours de route, en fonction de l'évolution des conditions météo.

D'ailleurs, à peine sur la route E69 nous la quittons déjà pour un saut vers le village de Kamøyvær, vanté par notre guide.

Falaises, ciel et mer à l'unisson, noirs comme l'encre, donnent une bonne idée de la luminosité ambiante. On en aurait presque le cafard

Heureusement, à Kamøyvær, les couleurs pastel des maisons apportent une touche de gaieté à ce tableau obscur.

Quand la pluie se calme, nous sortons faire quelques pas dans le village où il y a l'air d'y avoir plus d'oiseaux que d'habitants.

L'usine de transformation de poisson n'y est sans doute pas pour rien.C'est la curée à l'arrivée de la matière première.

Côté ciel, une légère amélioration commence à se profiler au loin. Alors, allons-nous rester sur notre décision ? Il est encore temps de changer d'avis, nous ne sommes qu'à une trentaine de kilomètres de Nordkapp ! Hésitation, concertation avant de finalement maintenir notre choix. Tant pis pour le cap Nord et va pour le Sud !

Après une rapide incursion à Honningsvåg, nous prenons sans regret le tunnel qui nous ramène sur le continent, puis comme la veille la même route jusqu'à Olderfjord alors que se développent des éclaircies de plus en plus larges, donnant le sourire à tous les automobilistes, camping-caristes, motards et cyclistes, montant vers le nord.

Mais le soleil, nous y avons droit également. On a d'ailleurs l'impression qu'il n'a pas plu au sud d'Olderfjord.

En arrivant à 14 h 30 dans la presqu'île de Trollholmsund, la couleur de la mer et du sable nous ferait presque penser à une plage tropicale, si ce n'était la température qui reste typiquement norvégienne ;-)

Si nous sommes venus ici, c'est pour ces drôles de bonshommes de pierre dont on aperçoit déjà les silhouettes à la pointe de la presqu'île.

Selon une légende Sami, il s'agit d'un groupe de trolls qui erraient la nuit sur le plateau du Finnmark. Arrivés dans le Porsangerfjord, ils voulurent traverser le bras de mer mais pas avant d'avoir enterré le trésor qu'ils transportaient. Comme cette tâche prit beaucoup de temps, ils furent surpris par les premiers rayons du soleil levant qui les pétrifièrent.

Géologiquement, il s'agit de formations dolomitiques (calcaire), d'où leur aspect blanchâtre, seulement colonisés ça et là par des lichens orangés.

Ils ont plutôt une bonne bouille !

Après une petite heure sur les lieux, il est temps de poursuivre vers d'autres horizons, la journée n'est pas finie. Il fait tellement beau qu'il faut en profiter au maximum.

C'est pourquoi, 17 kilomètres plus au sud, nous tournons à droite sur une piste cahoteuse et poussiéreuse, pas même indiquée, sur laquelle nous avons la joie de croiser un groupe de rennes, de très près.

Cette piste nous conduit au cœur du parc national de Stabbursdalen.

Le guide Rother y indique une randonnée de 2 à 3 heures à travers la forêt jusqu'aux chutes de Stabbursfossen. Il est déjà plus de 17 heures au moment de se mettre en marche mais peu importe, personne ne nous attend et il fait jour toute la nuit.

Le parc national a été créé en 1970 puis étendu en 2002 pour protéger la forêt de pins la plus septentrionale du monde. Certains arbres ont ici plus de 500 ans.

Plus loin, des bouleaux se joignent aux pins pour étoffer la forêt.

Au bout d'un peu plus d'une heure, le grondement des chutes annonce que l'arrivée est proche. Bientôt nous dominons la cascade. Joli débit !

Dernier coup d'œil sur la rivière Stabburselva avant de refaire le parcours en sens inverse sous une lumière dorée.

Nous finissons notre randonnée à 20 heures (soit 3 heures pour 10 km), ravis de notre journée et persuadés que ce beau temps va durer. Mais c'est oublier à quel point la météo peut vite changer sous ces latitudes.

En effet, en arrivant au camping du Stabbursnes Feriesenter tout proche, nous essuyons quelques gouttes alors que le gérant ne nous annonce rien de bon pour les prochains jours. Bouh !

En attendant, après plusieurs jours de bivouac, nous profitons des services du camping pour faire notre lessive et surtout prendre nos aises dans la douche.

Distance parcourue dans la journée : 206 kilomètres

Trollholmsund

D'un cap à l'autre : de Nordkinn à Varanger

J8 : Jeudi 16 juin 2016

Les prévisions du patron du camping nous ont fait craindre le pire pour ce matin. Alors nous sommes tout étonnés de trouver un ciel certes couvert mais pas plombé. La température matinale est conforme aux moyennes : 11 degrés. Pour l'instant, rien d'alarmant !

Nous avons une nouvelle péninsule en ligne de mire, le cap Nordkinn, située à peu de chose près à la même latitude que le cap Nord. Tout comme ce dernier, il s'agit d'une destination en cul-de-sac au bout de nulle part mais a contrario du précédent celui-ci est à l'écart des grands axes touristiques.

Nous comptons y passer deux nuits dont la première à Kjøllefjord, dans le nord-ouest de la péninsule, où une falaise en forme de cathédrale a retenu notre attention.

Mais avons-nous intérêt à nous y rendre directement (250 kilomètres) au risque de trouver du mauvais temps sur place et n'avoir que le scrabble comme activité ? Ou au contraire vaut-il mieux profiter de quelques points d'intérêt en cours de route tant que le ciel se montre clément ?

Considérant que tout ce qui est pris n'est plus à prendre, nous choisissons la deuxième solution. Après avoir traversé la petite ville de Lakselv où nous abandonnons provisoirement la E6, nous longeons la rive Est du Porsangerfjord. A 4 kilomètres à l'ouest de Borselv, nous nous arrêtons pour une première randonnée (3 kilomètres, 1 heure et demie).

Objectif, le sommet du Hestnesfjellet, à près de 200 mètres d'altitude.

Plus nous prenons de la hauteur, plus les maisons en contrebas nous paraissent minuscules.

Qu'on ne s'y trompe pas, nous sommes bien au bord de l'océan même si l'étendue lisse et immobile devant nous pourrait nous faire croire le contraire.

Pas un souffle de vent, pas un bruit, hormis le caquètement de quelques canards, pourtant C'est dans ce silence religieux que nous poursuivons notre grimpette.

En moins d'une heure, le cairn sommital est atteint. Vous remarquerez que tout comme à Trollholmsund les dalles rocheuses sont ici aussi d'origine dolomitique. D'ailleurs, la presqu'île des trolls ne se trouve qu'à quelques encablures à vol d'oiseau, de l'autre côté du fjord.

Fin de la balade autour de midi, pile pour l'heure du déjeuner que nous prenons à bord du Vany, la porte entrouverte, car il fait étonnamment doux.

Une heure plus tard, nous nous apprêtons à entamer une après-midi derrière le volant. Il reste encore 180 kilomètres à parcourir sur les 250 prévus, outch ! Mais c'est sans compter sur un autre site d'intérêt, prétexte à une nouvelle halte. En effet, immédiatement après Borselv, la route E6 passe dans le Silfar Canyon.

Cette fois, finies les petites escapades à droite à gauche, il faut vraiment se diriger sans délai vers le cap Nordkinn.

A Ifjord, en nous engageant sur une route à trois chiffres, a fortiori marquée en jaune sur notre carte, nous craignions de trouver un axe secondaire étroit et peu roulant. A notre grande surprise, à distance du fjord, la route prend des allures de nationale avec une vitesse autorisée jusqu'à 120 kilomètres/heure par endroits, ce que nous pensions uniquement réservé à des portions de routes E. A ce rythme, elle grimpe allègrement sur un plateau désertique couvert de lacs et de toundra spongieuse qui n'est pas sans nous rappeler l'altiplano andin et ses paysages de bodefales, à la seule différence que les rennes remplacent ici les vigognes andines.

Bref, la distance jusqu'à Kjøllefjord est avalée plus vite qu'attendu. A 16 heures, nous sommes prêts à aller découvrir à pied la falaise en forme d'église de Finnkirka, sans nous inquiéter outre mesure de la couleur du ciel pas plus couvert que durant le reste de la journée.

Peu après notre départ, nous assistons à l'arrivée de l'express côtier Hurtigruten qui fait une courte escale dans ce petit port. Un rayon de soleil daigne même accompagner son entrée dans la baie.

Encouragés par cette brève apparition du soleil, nous enchaînons des montées et des descentes impitoyables, ponctuées de passages boueux et de zones inondées, en espérant que la falaise-église en vaille la peine.

Au bout d'une heure, ces étonnantes plaques rocheuses, plantées dans le sol telles des pierres tombales, nous offrent un peu de distraction sur un chemin semé d'embûches. La falaise de Finnkirka étant un ancien site sacrificiel Sami, il n'est pas impossible qu'il y ait un lien entre ces pierres dressées et les rites lapons.

A ce stade du parcours, un coup d'œil sur les hauteurs aurait dû nous alarmer. La couleur du ciel annonce un risque d'orage imminent. On entend d'ailleurs les premiers coups de tonnerre au loin.

Pourtant, têtus ou inconscients, nous continuons inlassablement, persuadés que l'orage va nous épargner.

Mais ce qui devait arriver finit par arriver. Alors que nous sommes sur le point de vaincre notre dernière ascension, l'orage éclate, nous forçant à faire demi-tour avant d'avoir atteint le but de notre randonnée.

Je n'ai alors que mes yeux pour pleurer et me lamenter tout au long du chemin du retour, mouillée jusqu'aux os (et ce n'est pas juste une expression !) et transie de froid, me demandant comment on allait bien pouvoir faire sécher tous nos vêtements dans le fourgon. Même nos chaussures sont trempées à l'intérieur comme à l'extérieur.

A notre retour, nous préférons éluder la question et jetons toutes nos affaires dans la salle de bains. On verra plus tard !

Pour nous remonter le moral, un plat de crabe royal nous ferait le plus grand bien. Mais le seul restaurant de Kjøllefjord n'en sert pas.Alors nous n'hésitons pas à couvrir 30 kilomètres de plus jusqu'à Mehamn, espérant trouver plus de choix dans ce village plus grand.

Mais le seul restaurant de la petite localité, celui de l'Arctic Hotel, semble fermé ou en travaux. Un habitant nous confirme pourtant qu'il est ouvert et qu'il sert jusqu'à 22 heures de très bons plats de poissons.

Nous finissons par en trouver l'accès. Entre porte sans issue et couloir sans lumière, nous débouchons au premier étage dans une grande salle sans charme, pas vraiment étonnés qu'on n'y serve pas de crustacé géant. Mais puisque nous sommes là, autant nous attabler !

Le dried cod est un peu sec mais, assorti de bacon grillé, reste mangeable. Le vin blanc issu d'un cubitainer est infâme. Quant au dessert, nous avons préféré le décliner ;-) Bref, voilà une adresse qui ne vaut pas le détour !

Le seul avantage de ce dîner, c'est que pendant ce temps nos vestes dégoulinantes ont pu s'égoutter un peu. En partant, nous laissons derrière nous quatre flaques d'eau correspondant aux quatre manches de nos vestes.

Pour dormir, nous n'avons pas à chercher bien loin. Les abords du port offrent un abri parfait à notre Vany. Il pleut toujours mais il ne vente pas, nous devrions mieux dormir que la nuit dernière.

Distance parcourue dans la journée : 314 kilomètres.

Arrivée de l'Hurtiguten à Kjøllefjord

J9 : Vendredi 16 juin 2016

Avec tout ce qu'il a plu hier soir et dans la nuit, nous ne nous faisons pas d'illusion sur l'état du ciel : nuageux, très nuageux, avec encore de la pluie à venir ! Température invariablement bloquée à 10 degrés.

Nos chaussures sont loin d'être sèches, ce qui élimine toute velléité de randonnée. De toute manière, les conditions météo sont dissuasives.

Pour amorcer le séchage des godillots, nous les plaçons devant les bouches du chauffage et tournons le bouton à fond. Quant à nos vêtements, ils sont toujours en train d'égoutter, il va falloir trouver une solution. Heureusement côté vestes, nous avons prévu en conséquence avec des blousons de rechange.

Une fois ce bilan dressé, il faut réfléchir à l'organisation de la journée et changer une nouvelle fois nos plans. Décidément à chaque fois que l'on prévoit de rester deux jours à un endroit, on se voit obligés d'abréger le séjour. L'avantage de circuler en camping-car permet d'adapter le parcours à la météo. Quand il ne fait pas beau, on en profite pour rouler alors… roulons !

Notre prochaine étape se fera par conséquent dans la péninsule de Varanger (eh, oui, encore une péninsule). Près de 300 kilomètres nous en séparent dont une bonne partie à rebrousser chemin par la même route. A première vue, la distance est conséquente mais comme on aura rien d'autre à faire…

Mais avant de quitter la région, je propose de faire un petit détour jusqu'au phare de Slettnes. A défaut d'avoir été jusqu'aux caps les plus septentrionaux du continent, nous aurons au moins été au pied du phare le plus septentrional d'Europe.

Sur le trajet, nous faisons deux rencontres intéressantes. D'abord un troupeau de rennes, des femelles avec plein de petits. Une scène attendrissante ! Plus rare, un renard arctique (que nous avons d'abord pris pour un chat !)

Vers 11 heures, fini l'extrême Nord, retour vers le Sud. Nouveau passage à travers les mêmes hauts plateaux qui paraissent encore plus désolés sous l'épaisse couverture nuageuse. Nous avons à présent deux jours d'avance sur notre planning.

Quand la route revient au bord de mer, nous retrouvons les paysages typiques des fjords : petits ports de pêche, bateaux et maisons colorés.

A Ifjord, nous prenons cette fois la direction de Tana Bru, dont le nom signifie "pont sur la Tana". Le village en lui-même n'a pas vraiment d'intérêt mais il constitue un point de ravitaillement et une étape pratiques au carrefour des routes 98/E6 et E75.

Toutes les enseignes de supermarchés se côtoient ici autour de quelques hébergements et d'une station-service.

Sous un temps maussade comme aujourd'hui, ce carrefour commercial ne peut mieux tomber. A défaut de pouvoir profiter de la nature, occupons-nous de quelques tâches d'intendance : courses, plein d'essence, plein d'eau pour le camping-car…

Nous cherchons aussi un lave-linge/sèche-linge, seul moyen de venir à bout de nos vêtements mouillés depuis une journée. A l'hôtel Elva, le réceptionniste est ok. Il nous invite même à prendre un café dans le lobby et à profiter de la connexion wifi. Super ! Par la même occasion, nous suivons d'un œil et d'une oreille le match de coupe d'Europe Suède-Italie en compagnie d'une famille suédoise qui vibre, elle, avec Zlatan.

Une fois la lessive terminée, Hervé pousse le bouchon jusqu'à vouloir suivre la partie jusqu'à son terme. Pour lui qui est indifférent au foot, c'est un comble ! Résultat, la Suède de Zlatan a été battue.

Cette pause "technique" prolongée a été bénéfique. Nous voilà en pleine forme pour parcourir une trentaine de kilomètres de plus afin de nous rapprocher de la péninsule de Varanger.

Desservie par une route touristique nationale, la péninsule est surtout connue pour ses grandes colonies d'oiseaux attirant de nombreux amateurs d'ornithologie.

La route, une nouvelle fois en cul-de-sac, longe le Varangerfjord jusqu'à Vardø. On peut même pousser jusqu'à Hamningberg, un village abandonné, par une petite route sans numéro et à une seule voie de circulation.

Tout ceci est prévu demain, car nous avons programmé deux jours dans la région. La météo va-t-elle nous le permettre ? Réponse demain ;-)

Pour l'instant, nous avançons jusqu'à Nesseby et sa petite presqu'île, lieu de rendez-vous des ornithologues. Mais les oiseaux, nous n'avons pas le temps de les voir. Arrivés sur place, une averse nous ramène plus vite que prévu dans le camping-car. Nous avons juste le temps d'apprécier la jolie petite église.

Cette occasion ratée nous libère finalement encore un peu de temps pour rouler. La ville la plus proche est Vadsø. Comme nous sommes restés avec notre envie de crabe royal, voilà peut-être une occasion !

A Vadsø, le restaurant du Scandic Hotel nous plaît bien, mais de crabe royal pas la moindre trace sur la carte. On nous dit que ce n'est pas la saison. Alors on se rabat sur des fish and chips. Mauvaise pioche… les beignets de poisson sont à base de langue de cabillaud. Devant notre déception, la serveuse propose de nous servir un dos de cabillaud aux petits légumes qui, lui, est un délice de même que le dessert, une crème brûlée aux fruits rouges. Bref, voilà un dîner qui a mieux fini qu'il n'a commencé.

Quant à la journée, elle se termine à deux pas du restaurant, dans le port, où nous trouvons pour le Vany une place adéquate. Une journée de transition… au final bien remplie !

Distance parcourue dans la journée : 312 kilomètres.

Renard (roux ?)

Varanger : colonies d'oiseaux à Hornøya et route touristique nationale

J10 : Samedi 18 juin 2016

Que nous réserve la météo ce matin ? Un ciel partiellement couvert, mais avec de belles bandes de ciel bleu au loin, chouette ! Et la température ? Toujours nos habituels 10 degrés ? Non… 16 degrés… incroyable !

Dans ce contexte, pas une minute à perdre, vite, en route pour Vardø. Entre les deux localités séparées de 75 kilomètres, la route touristique nationale, désespérément plate sur cette partie, se faufile entre la côte, des prairies verdoyantes et des bosquets de buissons rachitiques.

Vardø, la localité la plus orientale de Norvège, est aussi le point le plus à l'est de notre voyage. La petite ville occupe une île en forme de papillon reliée au continent par un tunnel sous-marin.

L'office de tourisme y organise des excursions pour approcher des colonies d'oiseaux nichant sur les falaises de l'île inhabitée de Hornøya. Départ sur le port.

Nous arrivons pile pour la première sortie qui a lieu à 10 heures le samedi (en semaine, départ dès 9 heures) et embarquons presque immédiatement sur un ancien bateau de pêche en compagnie d'une douzaine de personnes. Nous sommes dix Français à bord !

La traversée prend à peine une dizaine de minutes. Hornøya est classée réserve naturelle, seule une partie est accessible au public.

Les falaises abruptes de l'île et les eaux riches de la mer de Barents fournissent le gîte et le couvert à quantité d'oiseaux. Mouettes tridactyles, guillemots communs et guillemots de Brünnich, macareux, pingouins torda, cormorans huppés et grands cormorans, goélands argentés et goélands marins, ils sont plus de 100 000 à y nicher.

Imaginez tout ce monde caquetant, piaillant, criaillant, picotant… une belle cacophonie et une odeur en conséquence!

Après une vue d'ensemble, approchons-nous pour observer quelques individus plus en détail !

Bon, celles-ci (des mouettes ?) ne sont pas très coopérantes et nous présentent leurs postérieurs. Gare aux déjections ! Mais celle-là fait la belle, avec son plumage soyeux !

Les macareux sont indéniablement les plus élégants dans leur costume coloré.

Les guillemots de Brünnich dans leur complet classique font concurrence aux précédents. J'adore tout particulièrement celui qui porte des lunettes ;-)

Quant aux pingouins torda, ils prennent tout particulièrement soin de leur tenue. Un petit battement d'aile et hop, la toilette est faite (voir les particules projetées)

Enfin, le cormoran sort le grand jeu. Comme un véritable jongleur, il fait tournoyer avec grâce une brindille autour de son bec. Cherche-t-il à séduire quelqu'un par son habileté ? Mais à qui fait-il les yeux doux ? Sans doute à sa compagne sagement restée dans le nid conjugal !

Bref, un spectacle réjouissant par une très belle matinée chaude (si, si !) et ensoleillée. Ça fait du bien !

A 13 heures, le bateau revient nous chercher (mais ceux qui le souhaitent peuvent rester plus tard) et ramène sur l'îlot un nouvel arrivage d'observateurs plus lourdement armés, heu pardon… équipés. Certains sont tellement chargés qu'ils ont du mal à garder l'équilibre à la sortie du bateau. Sur le port, beaucoup de monde se presse encore pour la rotation suivante, preuve du succès de cette excursion.

Quant à nous, après le déjeuner dans le fourgon à la sortie de Vardø, nous prenons la route touristique nationale dans sa partie la plus spectaculaire, celle qui rejoint le hameau de Hamninberg.

Elle ne comporte qu'une voie de circulation. Il faut donc rouler très doucement pour pouvoir se rabattre à temps sur les espaces-refuges prévus pour le croisement de véhicules. De toute manière, les paysages méritent des arrêts incessants. C'est une route qui demande à être dégustée.

Malheureusement, le soleil si ardent ce matin a fini par se cacher. C'est fou comme le temps change vite dans cette région.

La route longe le bord de mer dans un paysage insoupçonné, inattendu, époustouflant, en dehors du temps.

Etonnantes ces longues strates de granite tels des couloirs parallèles sans fin, du bord de mer jusqu'aux crêtes ! Elles donnent l'impression d'un gigantesque labyrinthe sans issue.

Du rose granitique la roche vire au noir volcanique en passant par cinquante nuances de gris, un décor dont on verrait bien surgir quelque seigneur des Anneaux ou autre créature fantastique.

Pourtant, les rennes ont l'air de trouver un pâturage à leur mesure dans ce chaos minéral.

Terminus de la route 40 kilomètres plus loin dans le village semi-abandonné de Hamninberg, où la pluie et le froid sont hélas au rendez-vous. On voulait randonner dans le Syltefjord, c'est raté. On remplace alors la balade par une nouvelle partie de scrabble en attendant l'accalmie.

En fin d'après-midi, nous décidons de ne pas rester dans ce cul-de-sac pour la nuit, il y a trop de vent !

Le retour à Vardø nous offre alors une deuxième occasion de parcourir cette même route, toute aussi spectaculaire dans ce sens. Hervé l'a déclarée "plus belle route de Norvège" !

Curieusement, à Vardø, non seulement il n'a pas plu mais il fait encore soleil. C'est agréable, car nous avons une dernière visite à faire, au mémorial de Steilneset. Il s'agit d'un monument érigé en mémoire de quelques 90 femmes de la région qui, entre 1621 et 1692, ont été accusées de sorcellerie et brûlées vives.

Le bâtiment est impressionnant par sa forme et par sa symbolique. L'artiste Louise Bourgeois et l'architecte Peter Zumthor ont associé, dans une même création évocatrice, une chaise en feu et un mémorial de 100 mètres de long rappelant cette histoire tragique.

Or Louise Bourgeois (1911 - 2010), plasticienne et sculptrice française naturalisée américaine, connue entre autres pour une sculpture en forme d'araignée géante exposée au musée Guggenheim à Bilbao, a passé son enfance dans une maison, aujourd'hui démolie, du centre de la ville où nous demeurons.

C'est pour cette raison que nous portons un intérêt tout particulier à cette œuvre.

Profitant de ce nouveau passage en ville, nous terminons la soirée à passer en revue quelques restaurants au cas où l'un d'eux servirait du crabe royal. Mais peine perdue, nul n'en sert. Dans notre quête, des Français nous disent néanmoins en avoir mangé il y a quelques jours à Kirkenes. En principe, cette destination n'est pas à notre programme, mais sait-on jamais !

Du coup, ce soir, c'est dîner maison ou plutôt dîner… fourgon, au bord d'une plage près de Kiberg, en compagnie d'un camping-car belge. On n'a pas voulu rester à Hamninberg à cause du vent. Eh, bien, ici aussi on va être servis ! Espérons qu'il ne nous empêchera pas de dormir !

Distance parcourue dans la journée : 202 kilomètres.

Guillemot de Troïl (?)

De la frontière russo-norvégienne à la Finlande, de Kirkenes à Inari

J11 : Dimanche 19 juin 2016

Encore une nuit quasi blanche rythmée par les assauts du vent et de la pluie. Seulement 7 degrés ce matin et il pleut toujours.

A 8 heures, on lève le camp, oui, mais pour aller où ?

Vu les circonstances, je ne vois pas d'autre alternative que d'avancer dans notre parcours. En principe, après la péninsule de Varanger, nous avons prévu de gagner la Finlande, plus particulièrement les alentours d'Inari, en passant par Tana Bru puis Utjoski.

Ben… allons-y !

Dehors il fait un temps à ne pas mettre un mouton dehors. D'ailleurs, ceux-là ont trouvé la solution en se réfugiant dans un abribus.

A Tana Bru, alors que nous sommes sur le point de prendre la direction de la Finlande, je sors in extremis une idée de mon chapeau. Et si on allait à Kirkenes ?

Cette ville norvégienne proche de la Russie que l'on décrit comme une bourgade quelconque, à l'ambiance frontalière, point de départ ou d'arrivée de la ligne de l'express côtier Hurtigruten, ne m'avait pas particulièrement attirée jusque là.

Mais depuis que des compatriotes nous ont dit y avoir mangé du crabe royal il y a quelques jours seulement, la destination a subitement pris de l'intérêt. De Kirkenes nous pourrions ensuite regagner la Finlande et Inari directement. Avec deux jours d'avance sur notre planning, nous avons suffisamment de marge pour nous offrir ce détour. Qui sait, peut-être fait-il meilleur à Kirkenes !

Adjugé, vendu, allons à Kirkenes !

A la sortie de Tana Bru, nous retrouvons alors la E6 qui nous conduit jusqu'à la frontière russe (ou presque)… malheureusement sous la pluie !

Pourtant, le trajet est magnifique, la route passant par un massif qui nous rappelle un peu celui des Maures dans le Var.

A l'approche de la ville, les convois militaires se font plus visibles, les terrains et camps militaires deviennent omniprésents. On perçoit même des tirs au loin. La frontière russe n'est plus qu'à une quinzaine de kilomètres et la direction de Mourmansk indiquée sur tous les panneaux du centre-ville.

A 14 h 30, à notre arrivée à Kirkenes, il pleut toujours et il fait 8 degrés. Tous les commerces sont fermés, dimanche oblige. Après avoir garé le camping-car sur le quai au bord de mer, nous allons immédiatement faire nos repérages pour le King Crabe.

Entre les restaurants du Scandic Hotel et celui du Thon Hotel, notre choix est vite fait. Dans l'aquarium du Thon Hotel, trois beaux crabes barbotent tranquillement. Celui que nous choisissons, le plus gros des trois, passera à la casserole. Une table est aussitôt réservée pour 19 h 30.

D'ici là, nous passons tout l'après-midi dans les salons de l'hôtel (avec café et thé à disposition) pour profiter d'Internet et faire une énième partie de scrabble.

Des lycéens norvégiens nous interrogent, dans le cadre de leur projet de fin d'année scolaire, sur notre vision de la ville de Kirkenes. Pour l'instant, nous n'en avons pas vu grand chose, surveillant sur Internet les prévisions météorologiques qui nous permettraient d'y faire un petit tour.

Au fur et à mesure que l'après-midi avance, l'espoir d'une amélioration est sans cesse repoussé. D'ailleurs, il suffit de jeter un œil par la baie vitrée pour le constater. Finalement, la pluie ne cessera qu'au cours du dîner.

A ce propos, quelques mots sur le crabe royal (ou crabe du Kamtchatka). Originaire du littoral oriental de Sibérie, il a été introduit dans la baie de Mourmansk dans les années 1960 pour assurer de nouvelles prises aux pêcheurs russes. Depuis lors, il s'est répandu dans la mer de Barents, le long des côtes de la Norvège et du Svalbard. Les protecteurs de l'environnement y ont vu une menace pour les écosystèmes, mais la majorité des pêcheurs considère le crustacé comme une manne économique.

C'est le crabe le plus recherché au monde et le plus cher au poids. Sa chair au goût inimitable le place parmi les mets les plus renommés. Nous avons donc hâte d'y goûter.

A 19 h 30 pile, alors que nous venons juste de nous attabler, on nous apporte enfin le crustacé géant. Voilà un crabe que nous aurions pu appeler "Désiré" tant nous l'avons convoité depuis plusieurs jours ;-)

Trônant au centre d'un grand plat ovale, sur un lit de mesclun agrémenté de tomates cerise, accompagnée d'une sauce à base de vinaigre balsamique et d' huile d'olive et d'une autre à l'aïoli , c'est une belle bête de 2,6 kilos. Le flashcode attaché nous apprend plein d'autres détails intéressants comme le nom du pêcheur, de son bateau ainsi que la date et le lieu de pêche.

Oui, mais encore ? Après l'avoir dévoré des yeux, si on le dévorait tout court à présent !

Dans une ferveur quasi religieuse, nous décortiquons alors avec application ses pattes charnues dont un soupçon d'aïoli suffit à mettre en valeur toute la saveur.

Sa chair raffinée est d'un goût unique. C'est un délice, un pur ravissement pour les papilles. En un mot, nous nous régalons !

Nous sommes d'ailleurs à ce point absorbés par notre dégustation que nous en oublions de photographier le plat comme promis à notre fille.Elle recevra la photo de la seule carapace ;-)

Au final, nous n'avons rien vu de Kirkenes mais grâce à ce festin en garderons un souvenir impérissable. Voilà un détour qui en valait la peine !

Pour rentrer chez nous, pas de détour à faire. Le Vany nous attend sur le parking mitoyen de l'hôtel, juste devant la mer. Nous restons là pour la nuit. Pas de vent, pas de pluie, nous devrions dormir comme des bébés

Distance parcourue dans la journée : 272 kilomètres

Moutons à l'abri !

J12 : Lundi 20 juin 2016

La ville de Kirkenes est en activité depuis quelques heures déjà quand nous nous réveillons. Il est 8 heures, le premier réflexe consiste à scruter le ciel. Verdict, il est couvert, mais sans pluie pour le moment. C'est mieux qu'hier !

Notre envie de crabe royal ayant été assouvie, nous pouvons reprendre le cours normal de notre voyage et gagner comme prévu la Finlande et Inari en particulier. Nous n'avons maintenant plus qu'une journée d'avance sur notre planning.

Depuis Kirkenes, nous rebroussons d'abord chemin jusqu'au croisement avec la route 893 qui doit nous conduire tout droit en Finlande. Les chutes Skoltefossen, qui occupent le carrefour, nous offrent une dernière distraction sur le territoire norvégien.

A l'entrée en Finlande, la route change de numéro et devient à présent la 971. Il faut aussi avancer nos montres d'une heure, ranger pour le moment nos couronnes et ressortir nos euros. Dernière précaution à prendre : garder la bombe anti moustique sous la main car elle pourrait servir sans délai.

Le climat, lui, reste le même. Que ce soit d'un côté de la frontière comme de l'autre, le temps gris finit par virer à la pluie.

Les paysages finlandais sont conformes à l'idée qu'on s'en fait. La route ondule langoureusement entre lacs et tourbières, entre forêts de pins et bosquets de bouleaux. Photos

Pendant le trajet nous tentons de nous familiariser avec le finnois qui, à première vue, n'a pas vraiment de points communs avec d'autres langues que nous connaissons. En témoigne le mot "kansallispuisto" qui signifie parc national. Pas évident ! Pourtant, à force d'observation, je finis par faire quelques extrapolations à partir des toponymes qui jalonnent notre route : les suffixes "joki" et "tie" ont l'air de désigner la rivière pour le premier, la rue ou la route pour le second comme dans "Lemmenjoki" et "Kaamasentie" Voilà un bon début ;-)

A ce jeu-là, le trajet jusqu'à Inari passe à toute allure.

Sur place le temps est incertain, oscillant entre bruine et averse plus marquée, bref pas un temps à randonner. Pas grave, puisque la petite localité propose une activité qui colle parfaitement à cette météo, à savoir son musée SIIDA, avec deux i, qui est consacré à la culture et la nature sami.

Inari est en effet un important centre de la culture same. Les Samis, autrefois appelés Lapons, sont les peuples indigènes du grand Nord, les plus anciens habitants de ces contrées. Ils sont près de 85 000 dont une bonne moitié vit en Norvège, environ 20 000 en Suède, 8 000 en Finlande et 2 000 en Russie. Longtemps ignorés, leurs droits, leur culture, leur langue ont été progressivement reconnus, promus et mis en valeur au fil des dernières décennies. Aujourd'hui les Samis de chaque pays sont représentés par leur propre parlement.

Le musée SIIDA, de conception très moderne, se veut le reflet de leur histoire et de leurs traditions ainsi que du lien très fort qui les unit à la nature, tout ceci mis en scène de façon vivante et passionnante.

D'une salle à l'autre, nous suivons l'évolution du mode de vie des Samis au fil du temps en lien avec les grandes dates de l'histoire du monde ainsi que l'adaptation de leurs activités au gré des huit saisons. Des objets créés par des artistes Samis contemporains et un joli film sur les aurores boréales complètent l'exposition.

Quand la pluie cesse, la visite se poursuit en plein air (attention, moustiques !) par la découverte de différentes maisons traditionnelles et de pièges ingénieux pour la chasse et la pêche, tous transportables.

Voilà une visite à la fois ludique et instructive, une variante à nos habituelles randonnées. Néanmoins, après deux journées sans chausser nos godillots, nous avons hâte de les enfiler à nouveau pour arpenter monts et vaux.

Justement, la WIFI du musée permet de vérifier la météo pour les prochains jours. Bonne nouvelle ! Demain, il devrait faire beau jusqu'en milieu d'après-midi. Croisons les doigts !

Dans cette perspective, nous positionnons le camping-car à la lisière de la forêt, au point de départ de la randonnée de demain, afin d'être opérationnels à la première heure. En guise de préambule, le soleil fait son apparition pendant le dîner, ce qui est de bon augure.

A l'extérieur, les moustiques font le siège du véhicule, prêts à s'introduire par la moindre ouverture. Vive les moustiquaires.

Distance parcourue dans la journée : 213 kilomètres.

Musée sami

Inari : église de pleine nature de Pielpajärvi et croisière sur le lac

J13 : Mardi 21 juin 2015

Les touristes viennent à Inari principalement pour le musée (pour nous, c'est fait) mais aussi pour faire une croisière sur le lac (c'est prévu) et accessoirement visiter la petite église en pleine nature de Pielpajärvi (c'est prévu aussi). On pourrait même combiner les deux, le lac et l'église, en se faisant déposer en cours de croisière sur la berge pour rejoindre la chapelle, s'économisant ainsi un trajet à pied.

A l'origine, c'est ce que nous avions envisagé mais le seul départ en bateau (à nos dates) a lieu à 13 heures. Or la météo prévoit une dégradation dans l'après-midi. Nous ne voulons pas prendre le risque de nous faire rincer en randonnant en fin d'après-midi. Sur le bateau nous serons à l'abri quoi qu'il arrive.

Nous préférons par conséquent assurer nos arrières, occuper la matinée à faire la randonnée aller et retour vers la petite église et consacrer l'après-midi à la croisière.

La météo est conforme aux prévisions, très belle… enfin !

Avant 8 heures, nous sommes prêts, sac sur le dos, chaussures aux pieds et bombe anti moustique dans la poche. Les maringouins n'ont qu'à bien se tenir.

Nous débutons par la traversée d'une très belle forêt de pins, couverte d'un tapis de buissons de myrtilles sur un chemin caillouteux encombré de racines.

Nous arrivons ensuite à proximité de plusieurs grands lacs dont le Pielpajärvi, bordés de magnifiques tourbières.

Sous les rayons du soleil, les grandes étendues d'eau se sont parées de couleurs toniques, allant du vert amande au bleu azur.

Régulièrement, notre chemin croise des pistes pour scooters dont le balisage se poursuit curieusement à travers le lac. Eh oui, en hiver, il est utile pour les motoneiges qui se déplacent sur le lac gelé.

De nombreux ruisseaux alimentent les plans d'eau colonisés par des herbiers impressionnants où domine le trèfle d'eau.

Cette composition aurait sans doute pu inspirer les Impressionnistes ;-)

L'eau est omniprésente, offrant au lédon des marais les conditions idéales pour s'épanouir.

Heureusement le parcours se fait sur des planches en bois quand le terrain est trop humide. Ce serait dommage d'abimer toute cette belle végétation.

Les moustiques, eux aussi friands de ce milieu, nous ont lâchés pour le moment mais c'est pour mieux nous attendre dans la dernière ligne droite.

En effet, arrivés dans la clairière occupée par la chapelle, nous coupons directement à travers la prairie en fleurs. Erreur fatale ! Les moustiques étaient tous en planque dans les hautes herbes, prêts à fondre sur nous, pauvres marcheurs.

Nous trouvons alors à l'intérieur de l'église un refuge momentané, le temps de nous ressourcer et de préparer la riposte.

Quelques mots sur cet édifice religieux : Il s'agit d'une église en bois, construite entre 1752 et 1760, flanquée de deux cabanes qui servaient à l'époque d'abri pour les fidèles (et qui servent de refuges de nos jours), derniers vestiges d'un village Sami.

L'église est toujours ouverte, il suffit de soulever le loquet et d'ouvrir les fenêtres pour y faire entrer la lumière (avant de tout refermer en partant). Un service religieux y est célébré de temps à autre, notamment à minuit le jour de la St Jean, c'est-à-dire dans quelques jours.

Après un petit moment de recueillement, nous allons jeter un œil à la cabane voisine où l'âtre encore chaud témoigne de son utilisation récente par quelque personne de passage.

Pas de flânerie sur le trajet retour, de sorte que nous arrivons au parking vers 11 heures après 10 kilomètres et un peu plus de 3 heures de marche, pauses comprises. Une très belle randonnée alliant nature, culture et histoire.

Les moustiques nous ont laissés tranquilles au retour. En revanche, deux oiseaux nous ont retenus un court instant Tout d'abord, un pluvier doré qui, par des manœuvres d'intimidation, a tenté de nous barrer le passage, sans doute pour protéger son nid. Puis, un oiseau qui ne nous a montré que son dos au plumage gris orné de touches orangées. Dommage qu'il ne nous ait pas montré son cou, car il semblerait que ce soit une gorgebleue à miroir.

Avec le beau temps et 16 degrés, les conditions sont idéales pour une promenade en bateau. L'embarcadère est situé juste à côté du musée sami.

Nous prenons place à l'avant du navire pour une excursion d'environ 3 heures.

Le lac d'Inari est le troisième plus grand lac de Finlande et comprend 3 300 îles.

A 13 heures pile, le catamaran Inari III sort du port et prend le large, glissant sur un plan d'eau aussi lisse et immobile qu'un miroir.

Il prend tout d'abord la direction de l'île d'Ukonselkä où il accoste une heure plus tard pour une vingtaine de minutes.

Nous grimpons à toute vitesse les marches en bois jusqu'au sommet de l'île pour profiter les premiers de la vue panoramique sur le lac constellé d'îlots.

Il y a quelques centaines d'années déjà, au milieu de l'été, les Samis faisaient cette même démarche, s'y rendant en barque au milieu de l'été pour y invoquer Ukko, le dieu de la chasse.

Quand une touriste attentive remarque un petit point au milieu de l'eau, tous les regards se braquent sur la surface du lac. Une embarcation ? Un nageur ? Effectivement, c'est un nageur mais pas humain. Avec ses bois caractéristiques, vous l'aurez sans doute reconnu.

Oui, c'est bien un élan ! Nous avons souvent espéré en voir un au bord d'une route, près d'un lac ou d'un marais mais jamais nous aurions imaginé en apercevoir un, ici, en plein milieu du lac d'Inari. C'est incroyable !

Une fois tout le monde de retour à bord, le bateau se dirige vers la rive opposée, le capitaine espérant retrouver la trace de l'animal mais celui-ci a dû s'enfoncer dans les bois depuis belle lurette.

Alors il reprend le cours normal de la croisière jusqu'au débarcadère de Pielpavuono. C'est là qu'il dépose un couple souhaitant rejoindre à pied l'église en pleine nature. Nous avions peur que la météo se gâte en cours d'après-midi. Finalement, il n'en a rien été, même si le ciel est maintenant de plus en plus couvert. Fin de la croisière à 16 heures. C'était très sympa et la rencontre de l'élan… extra-ordinaire !

Vu l'heure, nous pouvons envisager de rouler un peu, au moins jusqu'à Saarisselkaa, à 70 kilomètres où j'avais repéré un lieu de bivouac possible, au sommet du domaine skiable du Kaunispää (438 mètres).

Oui, oui, il y a bien du ski alpin en Finlande ! Vue sur les pistes de ski… et plus largement sur toute la région, du haut d'une tour d'observation.

Mais l'endroit très exposé nous apparaît trop venté pour y passer une bonne nuit. Alors nous n'hésitons pas faire 40 kilomètres de plus, afin de trouver à Vuotso un coin plus calme au bord de la rivière. Autre avantage : l'endroit est idéal par rapport à notre projet de demain.

Distance parcourue dans la journée : 140 kilomètres.

Tourbière près d'Inari

Tunturis finlandais, du Pyhä Nattanen au Taivaskero

J14 : Mercredi 22 juin 2016

Si la Finlande est un pays principalement de forêts, de lacs et de rivières, elle n'est pas pour autant un plat pays, du moins dans cette partie Nord. Régulièrement, de petites montagnes aux sommets dénudés culminant entre 500 et 800 mètres donnent du relief au paysage. On y jouit notamment de belles vues dégagées à des kilomètres à la ronde. En finnois, ces monts sont appelés tunturi.

C'est l'un de ces tunturis que nous nous apprêtons à gravir. Il s'agit du Pyhä Nattanen, à ne pas confondre avec Vatanen, le héros des romans du finlandais Arto Paasilinna ;-)

Pour rejoindre le point de départ de la randonnée, il faut emprunter, juste au nord de la rivière, une piste de terre très praticable sur une douzaine de kilomètres.

Au parking, il y a déjà une voiture alors qu'il est à peine 7 h 30. Des gens seraient encore plus matinaux que nous ?

Côté météo, il fait beau avec 13 degrés, ce qui fait aussi le bonheur des moustiques, prompts à nous attaquer à peine descendus de notre fourgon.

Le guide du Routard annonce un parcours de deux kilomètres difficiles avec 300 mètres de dénivelé.

Or le départ, dans une forêt dense, se poursuit par la traversée de marais sur des planches en bois. Pour l'instant je ne vois pas vraiment de difficulté !

… et finit par une approche dans la caillasse et les racines, demandant certes un peu d'effort mais pas la mer à boire ! En trois quarts d'heure, la montée est pliée !

Le même guide vante la vue inoubliable, je confirme !

… et précise que même en plein été, il souffle un vent glacial sur ces hauteurs dénudées, je confirme aussi ! Coupe-vent et capuche indispensables ! La bonne nouvelle, c'est qu'à cette altitude (508 mètres) il n'y a déjà plus de moustiques.

Le refuge, bien équipé, nous offre alors un abri bienvenu, le temps de nous réchauffer un peu.

Nous aurions ensuite pu retourner par le même chemin mais comme il existe une variante et que nous aimons bien varier…

Hum, si on avait su… car la variante traverse un éboulis rocheux très accidenté dans lequel nous avons l'impression de ne pas avancer. Une fois sortis de là, nous rencontrons un terrain inondé, non aménagé, dans lequel nous nous enfonçons par moments jusqu'à la cheville. Sans parler des moustiques qui reviennent à la charge en atteignant une altitude à nouveau plus basse et la végétation gorgée d'eau à laquelle nous nous frottons au passage.

Bref, si on avait su, on n'aurait pas v'nu comme dirait l'autre ;-)… mais repris au retour le même chemin qu'à l'aller. Sur la base de l'aller/retour par le même itinéraire, c'est une très belle randonnée, facile, courte, avec à la clé une magnifique vue panoramique.

La boucle est plus sportive, surtout après les pluies tombées ces derniers jours. Elle nous a demandé 3 heures et 7,1 kilomètres avec un dénivelé de 210 mètres. Elle nous coûte surtout des chaussures à nouveau trempées à l'extérieur comme à l'intérieur et des pantalons mouillés jusqu'aux cuisses. Conséquence : pas d'autre randonnée possible dans la journée.

Dans ces conditions, autant en profiter pour rouler. Ça tombe bien, c'est ce qui est prévu. Pour rejoindre notre prochaine destination, au cœur du parc national de Pallas-Ounastunturi, 250 kilomètres nous attendent. Il est seulement 11 heures, nous avons le temps de nous avancer jusqu'à mi-route avant le déjeuner c'est-à-dire jusqu'à la petite ville de Sodankylä.

Le trajet sur la E75, large et roulante, se fait à bon train malgré le flux important de camping-cars sur cet axe, le plus court vers le cap Nord pour la majorité des conducteurs européens. Pendant ce temps, nos chaussures exposées derrière le pare-brise amorcent leur séchage.

Rien de particulier à voir à Sodankylä mais, pour nous, un passage en ville précieux, mis à profit pour régler l'intendance.

Pendant que notre linge tourne dans la machine de l'hôtel Bear Inn, nous faisons à Lidl les courses les moins chères de notre voyage, déjeunons sur le parking voisin, passons chez l'opticien faire réparer des lunettes, au magasin de sport pour nous renseigner sur les filets de tête anti moustiques (qu'au final nous n'achèterons pas) avant de retourner à l'hôtel bénéficier de la WIFI.

Une fois toutes ces tâches accomplies, il nous reste la deuxième moitié du parcours à effectuer. Le point de chute est prévu dans les environs de Muonio, pas loin de la frontière suédoise, au pied du massif du Pallastunturi.

Nous échouons plus précisément devant l'hôtel Pallas, un hébergement isolé en pleine nature au pied de la montagne, à 459 mètres d'altitude. Il fait un temps magnifique et 19 degrés. Si nos chaussures n'étaient pas trempées, nous serions sans doute partis randonner immédiatement. L'hôtel est le point de départ d'un beau réseau de sentiers en été et de pistes de ski en hiver.

A défaut de profiter de son environnement, nous profitons pour le moment de son restaurant. Au menu lapon, un tartare de renne servi avec des champignons et des lichens (très bon mais portion un peu chiche même pour une entrée). En revanche, l'omble chevalier du lac d'Inari sur lit de purée de choux-fleurs et la crème brûlée aux myrtilles, tous les deux délicieux, rattrapent largement l'entrée et font de ce dîner un des meilleurs de notre voyage. Avec une bouteille de riesling à deux, il valait mieux que le Vany ne soit pas très loin ;-)

Nuit sur place sous un ciel sans nuage et un soleil radieux !

Distance parcourue dans la journée : 283 kilomètres.

Au sommet du Pyhä Nattanen

J15 : Jeudi 23 juin 2016

Bonne nouvelle, nos chaussures de randonnée sont sèches.

Voyons à présent si le temps est toujours aussi dégagé qu'hier soir. Pas tout à fait ! Nuages et éclaircies se partagent le ciel. Tout est de savoir qui des deux aura le dessus.

En prenant le départ vers 8 h 30, nous avons tout de même l'impression qu'il va faire beau. Altitude du parking : 450 mètres.

Dans notre viseur, le Taivaskero, point culminant du massif du Pallastunturi, à 806 mètres d'altitude.

Pour l'atteindre, le chemin balisé par des poteaux surmontés de croix de St André prend progressivement de la hauteur à travers une toundra dénudée. Il n'y a déjà plus d'arbres à cette altitude, de moustiques non plus.

L'itinéraire est pour le moment commun avec le sentier de grande randonnée Pallas-Hetta, l'un des plus prestigieux de Laponie, qui en 55 kilomètres passe par les sommets de plusieurs tunturis.

Au bout d'une heure, quand il s'en écarte, il nous reste une dernière grimpette à gérer avant d'atteindre un large plateau recouvert d'un amas rocheux au milieu duquel le sommet aurait pu passer inaperçu s'il n'était matérialisé.

C'est ici que, le 6 juillet 1952 aux rayons du soleil de minuit, fut allumée la flamme olympique des Jeux de Helsinki. Une plaque commémore cet événement.

Depuis le sommet, la vue embrasse un panorama époustouflant : forêts, lacs et croupes montagneuses à perte de vue avec l'hôtel Pallas à nos pieds.

La randonnée en boucle prend ensuite la direction du sud, passe au pied d'un autre tunturi, le Laukukero, où nous surprenons un couple de lagopèdes en goguette.

A partir de là, l'hôtel nous sert de repère pour tracer à vue dans une pente parfois raide jusqu'à destination. Bilan : 8,5 kilomètres, 2 heures et demie, dénivelé 375 mètres.

Sur le parking, une famille de rennes nous fait son cinéma.

Nous espérions déjeuner en plein air sous les 17 degrés ambiants mais les moustiques voraces nous obligent à un repli immédiat dans le fourgon.

Cette dernière randonnée marque aussi la fin de notre séjour en Finlande qui, au final, nous a réservé de belles surprises. Ce soir, nous serons en Suède, à proximité de Gällivare.

L'itinéraire le plus court coupe en diagonale via des routes secondaires mais Hervé a peur qu'elles soient étroites et peu roulantes. Il préfère nous faire passer par les grands axes, un trajet plus long en kilomètres mais d'après lui plus court en temps.

A Muonio, en traversant la frontière, nous retardons nos montres d'une heure. Appréciable vu notre timing chargé !

Le début du trajet en Suède est agréable, à travers des forêts de pins majestueux et de grandes prairies en fleurs sous des températures de plus en plus chaudes, jusqu'à 21 degrés en cours de route. Jusqu'ici tout baigne !

En cours de route, un champ de linaigrettes ou "fleurs à coton".

Mais c'est sans compter sur une importante zone de travaux. Or quand les Suédois font des travaux, ils ne vont manifestement pas jusqu'à leur terme. Nous tombons donc sur une route en attente d'asphaltage, couverte de gravier grossier, presque du gravier de ballaste. Pas sur une courte distance, mais sur plus de 15 kilomètres, une éternité dans ces conditions. Rouler sur cette surface est un calvaire pour le camping-car. Il faut rouler en seconde, en redoutant la crevaison en permanence. D'ailleurs plusieurs véhicules sont immobilisés sur le bas-côté, pneus crevés.

Le retour sur l'asphalte sonne comme une libération et l'arrivée à destination est un soulagement.

Après un après-midi à conduire, nous sommes heureux de poser le fourgon sur les hauteurs de Gällivare, au sommet du domaine skiable du Dundret (730 m), pour une soirée de détente.

La ville réputée pour ses mines de cuivre et de fer s'étend juste à nos pieds, mais c'est pour la nature environnante que nous avons choisi cet endroit. Nous ne sommes d'ailleurs pas les seuls.

Le paysage rocailleux et dénudé inspire aussi nos voisins de parking. Lui équipé d'un drone, elle revêtue d'une robe de bure, capuche pointue et mains dans les manchons, trouvent manifestement ce décor minéral parfait pour leur scénario. Elle déambule dans son drôle d'accoutrement pendant que lui la filme à l'aide d'un drone.

Le ciel orageux ajoute une note dramatique à l'ambiance.

Cette luminosité particulière nous incite à explorer à notre tour la croupe rocheuse qui se dresse devant nous. Petite balade vespérale jusqu'au sommet du Stora-Toppen (820 mètres d'altitude), coiffé de deux abris pour randonneurs. Vue sur la taïga environnante.

Après le départ des dronistes, nous pensons rester seuls sur place. Mais c'est sans compter sur l'arrivée tardive de trois camping-cars d'où descend toute une ribambelle d'enfants, prompts à mettre un peu d'animation sur le petit parking.

Plus tard, dans notre demi-sommeil, nous entendrons encore quelques visiteurs temporaires, attirés par le soleil de minuit. Le Dundret bénéficie d'un succès que nous ne soupçonnions pas ;-)

Distance parcourue dans la journée : 308 kilomètres

Rennes en goguette !

Kvikkjokk (Suède), randonnée dans le massif du Snjerak

J16 : Vendredi 24 juin 2016

Grand beau temps aujourd'hui et déjà 16 degrés à 8 heures du matin. Notre séjour en Laponie suédoise se présente sous les meilleurs auspices.

Alors dépêchons-nous de rejoindre notre étape suivante, à savoir la petite station de montagne de Kvikkjokk, située au bout d'une route en cul-de-sac en bordure des prestigieux parcs nationaux de Padjelanta et Sarek ainsi que sur le tracé du non moins célèbre sentier de grande randonnée de Kungsleden.

Ce n'est pas tout à fait la porte à côté, le trajet va occuper toute la matinée.

Alors que la radio annonce la volonté des Britanniques de quitter l'Union européenne, nous faisons route sur la E45 en suivant la rivière Lule sur laquelle ont été érigés plusieurs barrages de grande envergure, sujets de tensions, par le passé, entre le gouvernement suédois et les Samis privés de leurs terres inondées.

La circulation est particulièrement light en ce vendredi matin et les quelques localités traversées étonnamment désertes. Pourtant, à la sortie de l'une d'elles, un véhicule nous fait des appels de phares. Tiens, un contrôle de police ? Même pas, juste un troupeau de rennes qui fait son numéro en plein milieu de la voie ;-)

Au carrefour où notre trajet quitte la E45 pour prendre la direction de Kvikkjokk, nous avons atteint le point le plus méridional de notre voyage.

A partir de ce carrefour, cap légèrement vers le nord-ouest sur une petite route pittoresque serpentant entre forêts, prairies et habitations isolées sans jamais quitter (ou presque) la rive d'un lac ou d'une rivière.

A son extrémité, au bord du lac Saggat et du delta des rivières Tarra et Kamajokk se blottit le minuscule village de Kvikkjokk, au pied d'une prestigieuse chaîne montagneuse dont certains sommets sont encore couronnés de neige.

Nous avons prévu de passer deux jours dans ce coin reculé.

Deux parcs nationaux, parmi les plus grands d'Europe, entourent le village, en l'occurrence Sarek et Padjelanta qui figurent depuis 1995, au patrimoine mondial de l'UNESCO. Ils ne sont accessibles qu'à pied à l'issue de plusieurs jours de marche, tout comme la Kungsleden, la Voie Royale, un sentier de grande randonnée de 425 kilomètres, divisé en quatre parties de sept jours chacune, dont l'un des tronçons passe également par le hameau.

Alors, que sommes-nous venus faire ici ? Du trekking ? Non, juste des randonnées à la journée. Car si Kvikkjokk est considéré comme la Mecque des randonnées longues, le village est également le point de départ de quelques randonnées à la journée. C'est pour cette raison que nous l'avons sélectionné.

Une fois le fourgon garé sur le parking au bout du village, au bord de la tumultueuse rivière Kamajokk, en avant vers le massif du Snjerak, plus précisément vers celui de ses trois sommets surnommé "Tourist Summit" à 805 mètres d'altitude.

Il est 13 heures, il fait un temps magnifique avec un thermomètre dépassant les 20 degrés. Première vue au cours de la montée, bien raide.

Du "sommet pour touristes", vue imprenable sur le delta, la croupe du Nammatj (au milieu) et les massifs du Sarek et du Tarrekaise à l'arrière-plan.

Depuis le départ, nous suivons un chemin bien balisé qui se termine en surplomb d'un lac que nous atteignons au bout d'une petite heure. Arrivés à ce point, le retour se fait par le même chemin. Déjà ?

Trouvant que la balade manquait de piquant à ce stade, nous nous offririons bien un petit bonus pour prolonger le plaisir. Qu'à cela ne tienne !

Nous avions téléchargé sur notre GPS la trace d'un circuit en boucle trouvé sur Wikiloc. Vous nous voyez venir !

Nous tentons par conséquent de suivre ce tracé ou plutôt l'absence de tracé… sur le terrain. Aucune indication sur place ne fait mention d'une quelconque boucle.

Après quelques centaines de mètres à marcher à vue, nous récupérons une petite sente qui grimpe sur une crête d'où nous jouissons de bien meilleures vues encore sur le Sarek.

Mais quand la sente disparaît à nouveau, le parcours se complique un peu.

Guidés par le GPS, nous gambadons alors à vue dans des pentes buissonneuses, nous frayant un passage au travers d'un inextricable bois de bouleaux nains avant de finir par retomber sur nos pieds dans la dernière ligne droite jusqu'au village.

Hum, on voulait du piquant ?

Cela dit, on ne regrette pas ce choix, ravis d'avoir pu accomplir cette très belle boucle de 12 kilomètres en 3 heures et demie avec 550 mètres de dénivelé.

Conseil : pour une balade simple et facile choisissez l'aller/retour par le même chemin. Pour y ajouter comme nous une pointe de piquant, fiez-vous à Wikiloc ;-)

Une fois de retour, nous espérons nous détendre en profitant de la douceur ambiante. C'est sans compter sur une panne sèche de gaz. Le remplacement de la bouteille est inévitable. Une opération simple et rapide en principe, sauf que, dans le cas présent, le modèle pas tout à fait identique au précédent, fait de la résistance au point qu'il nous faut appeler à la rescousse deux camping-caristes suédois tout aussi désarmés.

En dernier recours, nous laissons un message au loueur, persuadés qu'il nous a fourni une bouteille inadaptée. Au final et à force d'acharnement, Hervé finit par dompter le système et à faire fonctionner la bouteille. Ouf ! On se voyait déjà devoir retourner à Jokkmokk à 100 kilomètres pour trouver du gaz.

Bref, voilà une tâche qui nous a fait perdre toute la soirée… ou presque. Pour qu'elle ne soit pas tout à fait gâchée et avant le dîner dans le fourgon, nous nous accordons un moment de relâche pour l'apéro à la Fjällstation, le seul hébergement de Kvikkjokk. Nous trinquons en plein air au bord de la rivière : c'est l'été en Suède !

Par la même occasion, nous préparons notre journée de demain pour laquelle nous avons besoin d'un transfert en bateau. Rendez-vous est pris avec BJörn pour demain.

Distance parcourue dans la journée : 212 kilomètres.

Vue sur le Sarek depuis le sommet du Snjerak

Kvikkjokk, randonnée vers du Prinskullen et bateau dans le delta

J17 : Samedi 25 juin 2016

Pas de route à faire ce matin. Le Vany reste sagement sur le parking pendant que nous allons découvrir un autre sommet facile, dominant le village.

Le point de départ du trail se situe sur la rive opposée de la rivière. Pour ce court transfert en bateau, nous avons fait appel à Björn qui nous a fixé rendez-vous à 9 h 20, toujours sur le même parking. Nous nous attendions à le voir arriver en voiture, mais c'est de la forêt qu'il émerge à pied, nous conduisant d'abord le long de la rivière Kamajokk jusqu'à la Fjällstation pour récupérer d'autres clients.

Au passage, il nous indique le meilleur point de vue sur les rapides.

Nous sommes sept à monter dans son petit canot à moteur : un couple allemand, une randonneuse suédoise, un jeune couple finlandais et nous, mais chacun avec un but différent.

Les Allemands et la Suédoise veulent aller vers Nammatj. Les Finlandais sont les plus ambitieux avec la montée au Kaskaivo (22 kilomètres et 12 heures aller/retour) dont le point de départ se situe à trois kilomètres en amont de la rivière. En ce qui nous concerne, nous avons juste besoin d'être déposés sur la rive opposée au point de départ vers Prinskullen, la "colline du prince".

Mais Börn nous propose (for a good price, dit-il) que nous accompagnions d'abord les autres personnes jusqu'à leurs points de dépose afin de découvrir, par la même occasion avant notre randonnée, une partie du delta. C'est d'accord. Par cette très belle journée, c'est le moment d'en profiter.

De la rencontre de la rivière Tarra et des rapides de la Kamajokk est né un delta unique et verdoyant formé et régulièrement transformé par l'accumulation de sédiments transportés par les eaux tumultueuses des cours d'eau.

Pendant que Björn nous livre quelques informations sur la région, passant avec aisance de l'anglais à l'allemand, avec même quelques mots de français, le canot s'engage dans un canal étroit, à la végétation luxuriante et touffue, sur un miroir d'eau où se reflètent à la perfection les silhouettes élancées de quelques feuillus.

Les grands arbres ont l'air de se prosterner, formant une haie d'honneur sur notre passage.

Quand le rideau d'arbres s'ouvre, la perspective s'élargit, laissant apparaître le profil râblé du mont Nammatj… … ou la calotte imposante d'une montagne plus éloignée.

Une fois tous nos corandonneurs déposés, quand le bateau revient au niveau des rapides, le moment est venu pour nous de débarquer.

Il est maintenant 10 h 45. Nous nous mettons d'accord avec Björn sur l'horaire du retour (16 heures) et attaquons aussitôt la montée.

Comme d'habitude, l'accès au sommet passe par la traversée d'une forêt de bouleaux, en l'occurrence ici sur un sentier bien tracé, conçu au milieu du XVIIème siècle par les mineurs allant exploiter des filons d'argent dans les massifs du Sarek et du Padjelanta.

Au sortir de la forêt (à 650 mètres d'altitude), il nous reste à franchir une série de dalles rocheuses disposées en gradins avant d'accéder au cairn pyramidal du sommet.

Depuis ce balcon, la vue est saisissante sur la chaîne montagneuse s'étendant à perte de vue ainsi que sur le delta au premier plan, véritable mosaïque de lagunes, de lacs, de canaux, de prairies, de bois et de marais.

Il est midi. Le belvédère est l'endroit parfait pour un pique-nique et un bain de soleil, débarrassés de nos chaussures, les doigts de pied en éventail.

Mais au bout d'une heure, l'envie de bouger nous démange à nouveau.

Le guide Rother mentionne une possibilité de poursuivre (ah, chouette) sur un sentier non balisé, en direction de Vallespiken, aboutissant à des enclos à rennes à 867 mètres d'altitude. Durée annoncée : une heure.

Voilà qui fait notre affaire !

Nous cédons le sommet à trois ou quatre poursuivants, preuve que Björn a dû opérer une rotation supplémentaire, et prenons la direction du nord-ouest.

Devant nous, la chaîne imposante du Vallespiken et ses dômes encore zébrés de neige nous servent de points de repère.

Ce rocher erratique déposé là par quelque troll musclé tient lieu à la fois de terminus et de tour d'observation. Les enclos à rennes (vides) sont visibles à l'arrière-plan.

Pour retourner vers Prinskullen, il suffit alors de suivre ce collier de nuages comme autant de cailloux semés dans le ciel par le petit Poucet. Ils mènent droit au point de vue.

Avant le retour au débarcadère, nous nous accordons une dernière pause pour profiter du panorama et de l'absence de moustiques à cette altitude.

A l'issue de la descente, nous flânons un peu dans cette belle prairie fleurie.

Cachées dans les herbes hautes entre les brassées de graminées, on peut y découvrir des ruines de soubassements du village de Kvikkjokk, jadis établi de ce côté-ci de la rivière. Mais pas le temps de nous attarder, nous percevons déjà le ronronnement du bateau de Björn.

L'homme est aussi ponctuel qu'une montre… suédoise ou peut-être suisse car il arrive accompagné de quatre clients helvètes (+ les deux Allemands de ce matin) qui souhaitent faire une visite plus approfondie du delta.

Il nous propose (toujours "for a good price") de nous joindre à cette nouvelle visite. Why not ? Il n'est que 16 heures, il fait super beau, alors approfondissons !

Pour commencer, le canot va se frotter aux remous des rapides, surfant au bord des eaux tumultueuses, dans un vacarme assourdissant. C'est le prétexte pour Björn d'ajouter un soupçon d'adrénaline à un parcours par ailleurs pépère.

Après le bouillonnement des rapides, le retour au calme est d'autant plus apprécié. L'embarcation file au gré des canaux jusqu'au bassin d'une immense lagune avant de revenir par des bayous plus intimes aux allures de jardin.

Trois quarts d'heures plus tard, le bateau accoste à Kvikkjokk. Fin d'une excellente journée entre randonnée panoramique et balade au fil de l'eau sous une chaleur estivale. 24 degrés, un record !

Après cette journée bien remplie, pouvons-nous espérer une soirée de détente ? Pas vraiment, car après la panne de gaz hier, aujourd'hui c'est la panne d'eau. Au camping de Kvikkjokk, le gérant est peu enclin à nous en fournir, même en payant. Réservant le service à ses clients, il nous dirige vers le village voisin d'Årrenjarka (à 15 kilomètres).

De toute façon, il était prévu ce soir d'avancer un peu dans notre parcours, alors avançons au moins jusque là. Pour être exact, la suite de notre voyage oblige en réalité à rebrousser chemin et ce, jusqu'à… Gällivare.

Après un dernier apéro à la Fjällstation, bye, bye Kvikkjokk.

A Årrenjarka, nous trouvons de l'eau à disposition, nous voilà sauvés. Il ne reste plus qu'à se trouver un coin sympa pour la nuit. Pas évident, car de la route ne partent que des chemins privés desservant tous des habitations isolées.

Pourtant, après le hameau de Tjåmotis , l'un de ces chemins a l'air de s'enfoncer plus profondément dans les bois jusqu'à la berge d'un lac.

Ô surprise, nous y trouvons déjà un autre camping-car, français de surcroît. Immatriculés dans le Calvados, ses occupants ont déniché ce coin lors d'un voyage précédent et y reviennent avec plaisir à chacun de leur périple. Ils auraient sans doute préféré garder l'emplacement pour eux tout seuls mais le partagent bien volontiers avec nous.

L'endroit est un havre de tranquillité et de sérénité. Voilà toutes les conditions réunies pour passer une belle soirée et une bonne nuit.

Distance parcourue en voiture : 53 kilomètres. En randonnée : 12,6 kilomètres, dénivelé de 530 mètres.

Vue sur le delta depuis le sommet du Prinskullen

De la ville en sursis de Kiruna au canyon d'Abisko

J18 : Dimanche 26 juin 2016

Comme prévu, la suite de notre voyage implique un retour sur nos pas jusqu'à Gällivare avant de continuer, via la ville minière de Kiruna, jusqu'aux abords d'Abisko où nous prévoyons d'arriver en fin d'après-midi. Ceci, dans le but de rejoindre dans quelques jours la Norvège au niveau de Narvik et d'enchaîner avec les îles Lofoten.

C'est par conséquent une longue étape de plus de 350 kilomètres qui nous attend. En sachant que les déplacements se font uniquement sur des routes nationales, qu'à tout moment on peut être ralenti par des travaux ou par des troupeaux de rennes, qu'avec un camping-car on a tendance à s'arrêter plus souvent qu'avec une voiture, pour faire le plein d'eau, pour vidanger les eaux sales, pour faire des courses… Bref, il vaut mieux ne pas être pressés. Pour couvrir la distance, nous comptons un minimum de sept heures, sans les arrêts.

Dans ces circonstances, un départ à 6 h 30 paraît tout à fait indiqué et le trajet plus supportable s'il est fractionné.

C'est pourquoi entre les pauses techniques, photographiques, logistiques et touristiques, nous ne lésinons pas sur les arrêts.

Première pause, une heure et demie après notre départ, tout près de Porjus, où nous dédions quelques minutes aux parois étagées de ce profond canyon cachant en son sein une rivière qu'on ne saurait voir ;-)

Dans le centre de Porjus, nouvel arrêt, cette fois pour accomplir des tâches plus ingrates mais indispensables au bon fonctionnement d'un camping-car. Je ne vous fais pas de dessin !

Près de trois heures après notre départ, nouveau prétexte pour nous arrêter : l'apparition de cet étonnant nuage en forme de feu d'artifice ou de bouquet. Nous avions déjà vu ce type de nuage lors de notre précédent voyage sur la route de la Côte au sud de Bodø, mais jamais dans d'autres pays. Curieux, non ? Cette forme de nuages serait-elle propre à ces régions arctiques ? Ou serait-elle l'œuvre d'un avion ?

10 heures, c'est l'heure de la collation et d'une nouvelle pause sur l'aire de pique-nique de Lappesuando, 50 kilomètres au nord de Gällivare. Voilà de quoi nous faire tenir jusqu'aux abords de Kiruna où nous arrivons pour l'heure du déjeuner.

Juste après le repas, visite au pas de course du centre-ville voué à l'engloutissement en raison du développement de la mine de la LKAB exploitant le plus grand gisement de minerai de fer au monde.

Dans les vingt années à venir, il est prévu de déplacer la ville de quelques kilomètres vers le nord-ouest, à commencer par le centre. Un tiers des habitants sont concernés, soit plus de 6 000 personnes, mais aussi tous les commerces du centre, l'hôtel de ville, l'hôpital, l'église, la bibliothèque, des écoles, des lycées… C'est impressionnant !

Dans le hall de l'hôtel de ville, une maquette donne une idée des secteurs concernés.

Le fer est à l'honneur partout dans la ville. Kiruna lui doit à la fois son existence, sa mort annoncée et à terme sa renaissance !

Cela fait maintenant 8 heures que nous sommes en route alors vivement notre arrivée aux abords d'Abisko pour pouvoir nous dégourdir plus longuement les jambes.

Une fois sur place, nous ignorons le village pour nous diriger quelques kilomètres plus loin vers Abisko Tourist Station regroupant un hébergement, une gare, un centre pour visiteurs et un télésiège accédant aux sommets, le tout à l'entrée du parc national du même nom.

Pour le télésiège, nous arrivons trop juste. La dernière montée a lieu à 16 heures, mais plus de descente possible, hormis à pied ce que nous excluons, pas convaincus de son intérêt.

En lieu et place, nous improvisons une balade en boucle de la forme d'un huit, autour du canyon et du delta de la rivière Abiskojakka, un parcours inspiré du guide Rother mais librement adapté à notre forme après 10 heures de route.

Dans l'immédiat et sans quitter le parking, il suffit de tourner la tête vers le sud-ouest pour apercevoir la vue la plus photographiée de la région, la vallée de Lapporten ("porte de la Laponie") en forme de "u" évasé, à l'arrondi presque parfait. Une image qui laisse présager des beautés naturelles de toute cette région.

Parmi les incontournables, il y a bien sûr le canyon que nous abordons dans un premier temps vers l'amont tout en longeant la rive ouest du cours d'eau.

Le parcours, en partie sur des planches, nous réserve de belles vues sur les eaux tourbillonnantes du torrent mugissant.

A la première intersection, nous amorçons déjà la direction du retour, quittant le bord de l'eau par un chemin de traverse pour revenir au point de départ par un "nature path".

Du plus éloigné au plus proche, notre regard retient… … cette belle chaîne montagneuse que la neige recouvre encore d'un blanc manteau , … ce dôme au galbe et à la texture parfaitement parfaits, … ainsi qu'un tapis de myosotis couvrant les pieds de ces bouleaux tordus.

La première boucle de notre huit se termine sous le porche d'entrée de la Kungsleden, ce sentier de grande randonnée dont on avait déjà croisé le tracé la veille à Kvikkjokk. Nous aurions donc pu venir à pied jusqu'ici depuis notre destination précédente ;-)

Passons à présent à notre deuxième boucle qui suit la rive Est du cours d'eau, côté aval, nous livrant un nouvel aperçu du canyon sous un angle un peu différent.

Puis, quand le torrent se jette dans le lac Torneträsk aux allures de fjord, notre balade s'achève en surplomb du delta, avant un passage par la station touristique.

Retour au point de départ après 7,2 kilomètres en 2 heures et demie avec un dénivelé insignifiant (ou presque) de 80 mètres. Bref, une balade pépère de fin d'après-midi pour ménager nos vieux os !

A propos de fin de journée, c'est le moment de nous préoccuper de notre lieu de bivouac. Les parkings du télésiège, du centre des visiteurs et de la gare sont interdits au stationnement durant la nuit. En touristes disciplinés, nous respectons scrupuleusement la mesure contrairement à plusieurs autres camping-caristes, locaux de surcroît, dont les installations trahissent leur intention manifeste d'y passer la nuit.

Néanmoins, en vue d'autres activités prévues demain à Abisko, nous n'aimerions pas trop nous éloigner. Quelques kilomètres à l'est de la station touristique, sur l'aire de repos de Tornehamn, nous trouvons notre bonheur. Le stationnement est toléré pour 24 heures, c'est plus qu'il n'en faut !

La chaleur reste d'actualité, nous permettant de rester en short même en soirée. La région a la réputation d'être la plus sèche de Suède. Pourvu que ça le reste !

Distance parcourue dans la journée : 394 kilomètres.

Canyon d'Abisko

Abisko : télésiège vers Nuolja et randonnée au lac Trollsjön

J19 : Lundi 27 juin 2016

Cette journée d'aujourd'hui n'était pas véritablement programmée mais gardée en réserve au cas où nous aurions de l'avance. Or nous avons toujours 24 heures d'avance sur notre planning, c'est le moment d'en profiter tant que la météo reste clémente et avant une possible dégradation en soirée. Zut !

Pour le moment, n'y pensons pas et profitons-en à fond ! Déjà 16 degrés (22 plus tard dans la journée) malgré un ciel très légèrement voilé en ce début de matinée.

Nous sommes les premiers devant le télésiège d'Abisko mais pendant que nous attendons son ouverture dans notre véhicule, nous nous faisons griller la politesse par deux fillettes et leur maman qui seront les premières à filer vers le sommet.

Le télésiège nous fait alors passer en une vingtaine de minutes de 385 mètres à 850 mètres.

A partir de là, il faut continuer à pied si l'on veut atteindre le mont Nuolja à 1169 mètres, en comptant environ trois quarts d'heure pour la montée.

Pendant que nous nous attardons un peu autour de la station d'arrivée, les filles et leur maman nous distancent encore un peu plus. Mais quand les petites finissent par traîner les pieds, réclamant une pause et un goûter, nous les dépassons allègrement, ravis de partager la primeur du sommet avec ce seul cairn à la forme humaine appelé inukshuk dans d'autres contrées.

Magnifique vue sur le lac Torneträsk, celui dans lequel se jette la rivière Abisko.

A l'issue de cette randonnée de 4 kilomètres avec un dénivelé de 350 mètres, le télésiège nous ramène à Abisko sur les coups de midi.

Un timing parfait qui nous permet, après le déjeuner, d'envisager une deuxième randonnée dans l'après-midi Elle me tient tout particulièrement à cœur. Sur le papier, cette traversée de vallée à destination du lac Trollsjön paraissait magnifique. Voyons ce qu'elle vaut sur le terrain !

Son point de départ se trouve sur la route E10, à 25 kilomètres à l'est d'Abisko. Il faut se garer sur le bord de la route. Dans notre sens de circulation, toutes les places sont déjà occupées. Il faut donc faire un demi-tour en plein milieu de l'E10 pour aller nous garer de l'autre côté de la route.

Pour trouver l'entrée de la vallée, il faut d'abord traverser un petit bois de bouleaux où sont planqués quelques moustiques avides (mais ça c'est habituel). Plus inhabituel, il faut dans le cas présent traverser la voie ferrée de la ligne Kiruna – Narvik en faisant attention aux trains, nombreux, mais heureusement sonores.

Une fois ces deux obstacles franchis, la vallée est à nous !

Comme la montée est progressive et régulière avec un gain d'altitude bien réparti, nous avançons d'un pas vif sur un sentier engazonné déroulant son tapis de verdure au pied d'une table rocheuse face à des dômes marbrés de neige.

En revanche, nous sommes étonnés de ne pas trouver grand monde sur le chemin. On aurait pourtant pu croire le contraire au regard du nombre de voitures garées sur la route, mais leurs occupants ont sans doute préféré une vallée voisine propice au trekking. Nous voilà bien tranquilles de notre côté. Nous finissons par rattraper un groupe de quatre personnes, des Suédois, un homme et trois femmes, plus lents que nous, l'une des femmes avançant comme une tortue, encore plus démoralisée quand nous lui annonçons qu'elle n'est qu'à moitié route. Nous avons bien cru qu'elle allait abandonner, ce qui aurait été dommage car juste après, nous atteignons la partie la plus spectaculaire du parcours.

Au fond de la vallée apparaît une gigantesque moraine latérale déroulant son rouleau compresseur à perte de vue et charriant des blocs rocheux dans un chaos indescriptible.

l'arrière-plan, les massifs montagneux lacérés de neige nous font penser aux montagnes du Landmannalaugar en Islande

Sur cet univers fantasmagorique de blocs renversés, de dalles dressés, de rocs brisés, de roches tourmentées veille le maître des lieux, un monstre de pierre hybride, tête au profil humain sur corps de dragon.

Il annonce ce pour quoi nous sommes venus jusqu'ici : le lac Trollsjön, caché dans le creux de ce cirque montagneux.

Sur ses eaux couleur soufre, qu'on dit être les plus claires de Suède, flottent quelques icebergs qui font de la résistance en ce début d'été.

Nous aurions aimé nous attarder dans cette vallée perdue mais le ciel finit par se couvrir, nous faisant redouter un orage.

Après une dernière incursion au cœur de la moraine, nous saluons les derniers trolls de pierre, implorant leur dieu de bien vouloir nous épargner d'un retour sous la pluie.

Manifestement, nous avons été entendus ! Non seulement il n'a pas plu mais nous avons même été crédités d'un peu de ciel bleu, nous permettant d'apprécier au passage ce névé aux allures de meringue saupoudrée de cacao.

Après avoir retraversé la voie ferrée, le Vany nous voit de retour vers 17 h 30 au bout de 11,6 kilomètres soit 3 heures et demie pour un dénivelé de 470 mètres.

Nous avons adoré cette vallée enchantée peuplée de trolls et ce lac d'un bleu intense, une de nos plus belles randonnées en Suède et peut-être même du voyage.

Cette balade est aussi la dernière en Suède On peut d'ores et déjà affirmer que ce séjour a été une totale réussite aussi bien dans le choix des destinations que des activités. La météo parfaite a participé de ce succès.

Nous ne sommes plus maintenant qu'à une dizaine de kilomètres de la frontière. Notre journée s'achève côté norvégien, après avoir posé le camping-car sur une aire très champêtre bordée de marais couverts de linaigrettes au pied de petites collines rocheuses.

L'orage redouté finit par éclater dans la soirée. Bien à l'abri dans le camping-car, nous ne craignons plus rien mais ce n'est pas de bon augure, la veille de notre étape vers les îles Lofoten. ;-)

Distance parcourue dans la journée : 52 kilomètres.

Lac Trollsjön

La suite se trouve dans... le message 2 (juste au-dessous)
Voyage de 16 jours dans l'Ouest américain English translation pending
by Nodar57 · 2016-08-06 · 0 replies
Bonjour, j’apporte ma pierre à l’énorme édifice qu’est la section Carnet de Voyage des Etats Unis (20 pages en tout sur ce forum contre 1 seule pour le Mexique par exemple…) j’essaierai de poster prochainement un Carnet de Voyage pour une destination moins populaire (le Mexique en l’occurrence ^^)

Voyage effectué dans l’Ouest américain en septembre 2014, départ de Charles de Gaule le 13 et retour le 30 il me semble.

Jour 1 arrivé en début de soirée à Los Angeles, nuit au Hollywood City Inn que je recommande grandement, bien situé, motel typique comme dans les films et petit déj inclus (la seule fois de tout le voyage) et plutôt bon (donuts, café etc).. Beaucoup de place de parking disponibles également, chambre un peu vieillotte mais pas dérangeant.. Pour l’anecdote, il y a un McDo près de l’hôtel, on est arrivé vers minuit à l’hôtel et on a décidé de passer par le mcdo pour bien commencer le voyage, le restaurant était fermé on nous a donc demandé de passer par le drive in… à pied ! ^^

Jour 2 :

- Griffith Observatory qui est situé tout prêt de l’hôtel, indispensable, permet une belle vue sur LA et sur le panneau Hollywood - Ensuite direction Downtown : le lien de notre itinéraire : www.maviealosangeles.com/...our-de-downtown.html Nous on a kiffé, ca permet de voir un Los Angeles que beaucoup de touristes ne voient pas, après c’est sûr que ça fait pas parti des « classiques » de LA - On est passé ensuite par Carroll Avenue, c’est un rue sur laquelle on ne trouve que des maisons victoriennes dont la maison du clip de Thriller et la maison des sorcières de Charmed - Walk of Fame - Coucher de soleil sur Santa Monica et repas sur la Third Street Promenade

A refaire, après Downtown j’irai direct sur Venice Beach puis Santa Monica.. Ce serait plus cohérent..

Jour 3 :

-Venice Beach en passant bien sur par les canaux, puis Universal Studio.. C’est là que la correction mentionnée plus tôt parait logique.. A la base je voulais qu’on fasse Venice Beach en jour 2 aussi mais on a pas eu le temps, donc je l’ai décalé en jour 3 mais c’était bête parce que c’est un ENORME détour, ne jamais oublié qu’à LA les trajets en voiture sur des distances qui paraissent normales peuvent se transformer en de longues heures d’attente dans la voiture.. Ca reste sympa de voir les rues de Los Angeles mais on peut ne pas aimer… Sur les 2 jours et demi passé dans la ville on a quand même eu la chance d’éviter ces bouchons la plupart du temps.. Pour Universal Studio on a pris le Pass coupe file, c’est cher, je sais pas quel gain de temps exact ça nous a apporté mais en tout cas on coupe vraiment les files d’attentes ^^ je pense quand même que sans lui on aurait pas pu faire tout le programme de la journée.. Le parc en lui-même est sympa, ne pas s’attendre à des attractions « réelles » , c’est quasi que des attractions qui consistent à se poser dans un wagon et à regarder un écran.. Je sais plus comment on appelle ce genre d’attraction ^^ mais faut reconnaitre que c’est TRES BIEN fait .. L’attraction des Simpsons j’ai cru être sur une vraie montagne russe, et Transformers est vraiment rréussie.. La section Harry Potter vient d’ouvrir ca doit être sympa.. Visite des Studios également, on est dans un train qui se promène avec un guide qui récite son texte , on est passé par Wisteria Lane, le décor de Psychose, la reconstitution de rues de New York et la place de la mairie de Retour vers le Futur.. Tout ca est entre coupé par quelques animations.. Apres si c’est vraiment la visite des Studios qui vous intéresse, je pense pas que Universal soit le mieux.. - Ensuite on est allé sur Mulholland Drive, l’objectif était d’arriver au point de vu sur le Hollywood Bowl pour le coucher du soleil, on a réussit par contre jpeux pas aider pour dire comment s’y rendre.. On a roulé sur Mulholland Drive jusqu’à ce qu’on trouve c’est tout ^^ - Le soir on est retourné sur le Walk of Fame et on a mangé à l’indispensable In’n’Out .. C’est du très bon fast food, penser à checker le menu caché sur internet, parce que sur la carte dans les restos ya pas grand-chose.. A savoir qu’à LA la voie de gauche des « Autoroutes » devient parfois une voie réservée aux voitures dans lesquelles se trouvent plusieurs passagers (genre 2 ou plus hein) et elle est en générale vide, ca fait gagner du temps..

Jour 4 :

- ballade en voiture sur Sunset Boulevard, on s’est un peu raté là, jpeux pas dire que je conseille mais je pense qu’on est pas allé au bon endroit ^^ - Ensuite on voulait aller sur le point de vu juste au dessus du panneau Hollywood, en passant par North Beachwood Drive, mais l’accès était bloqué, apparemment le voisinage en a marre des allés venus.. Ca a peut être changé maintenant.. Cette rue reste quand même le meilleur endroit pour voir le panneau et prendre une photo.. - Puis direction Vegas en passant par la route 66, je crois pas que ce soit très bien indiqué mais faut aller à Victorville et là au lieu de prendre la route 15 pour Barstow faut prendre la route 66 pour Barstow .. Une fois sur cette route on arrive enfin dans le classique du road trip dans l’Ouest des USA, longue route toute droite, avec un peu de chance on croise un train de marchandise interminable.. Sur la gauche ya le Elmer’s Bottle tree ranch, c’est une curiosité locale .. A Barstow y a un In’n’out ) - On sait arrêté à Primm, c’est une vide un peu avant Las Vegas qui apparemment voulait concurencer Vegas en proposant Casino, centre commercial, montagne russe qui passent à travers, mais ça a pas marché, c’est toujours ouvert et c’est sympa à visiter pour l’ambiance déprimante que ça offre. - Enfin arrivée à Vegas, nuit au New York New York, extérieur étonnant, intérieur un peu comme tous les Casinos qui commencent un peu à dater du Strip, à savoir un petit côté, kitsch et vieillot.. Mais ça reste fun, ya une zone de restos et bar qui reconstitue un petit Quartier type de NY.. Aussi une espèce d’odeur de pomme bon marché qui est aspergé un peu partout, je sais pas si c’est pour faire référence à la Big Apple mais ça complète parfaitement le tableau du Kitsch.. Ca fait beaucoup de critique mais l’hôtel est sympa et on l’a choisi principalement parce qu’il se trouve à une des extrémité du Strip en sachant que la deuxième nuit qu’on a passé à Vegas une semaine plus tard on l’a fait au Ceasar Palace.. à l’autre extrémité du Strip (héhé)

Pour Vegas, dur à donner un avis, on n’y a passé 2 nuits, séparées d’une semaine, à chaque fois on a été hyper heureux d’y aller et soulagés d’en partir.. C’est un indispensable à voir, c’est kitsch, tout est exagéré, de jour on se rend compte que tout est en carton pâte, les déplacements à pieds sur le Strip sont mal foutus parce que il y a une putain d’autoroute qui sépare les 2 du Strip ! voir les gens absorbés par les machines à sous 24/7 c’est assez déprimant, il fait TRES CHAUD dehors même la nuit et TRES FRAIS à l’intérieur.. Mais c’est inconcevable de pas y aller, et pour le coup on est occupé, ya beaucoup de choses à voir.. Les fontaines du Bellagio, le spectacle devant the Mirage.. On est allé voir le spectacle du Cirque du Soleil KHA, une première pour nous tous, moi j’ai adoré, spectaculaire et poétique.. Y a beaucoup d’autres spectacles mais genre Céline Dion ou autre mais je conseille fortement le Cirque du Soleil, ils ont beaucoup de spectacles différents dans les hotels de Vegas.. Ca reste cher, j’avais trouvé sur un site américain des réductions pour le spectacle, mais impossible de réserver en ligne.. J’ai donc du appeler l’hôtel MGM où se déroule le spectacle et rien qu’en mentionnant que j’avais vu une réduction de 40 dollars sur internet j’y ai eu droit.. A tenter donc sans même avoir réellement vu de réduction ^^ D’autant plus que la salle était au 2/3 vide au moins… A noter que décider de boire avant le spectacle (parce que on est à Vegas tout ça, tout ça) cumulé à la fatigue d’un voyage, c’est pas l’idéal, risque de somnolence ! Petit anecdote, en sortant du spectacle on a croisé Mike Tyson, le vrai, comme dans Very Bad Trip ^^

Jour 5 :

-Balade encore en début de journée dans quelques Casinos notamment celui sur le thème de l’Egypte, jme souviens plus du nom.. Qui vaut le coup d’œil même si il est un peu éloigné du Strip, ya un train aérien qui fait la liaison avec le Excalibur.. Par contre de jour l’extérieur est difficilement supportable. - ensuite départ vers le Grand Canyon arrêt au Barrage Hoover, impressionnant ! - stop sur le point de vu sur le lac Mead, en cours d’assèchement parce que surexploité, très belle vue. - Arrêt essence à Kingman, parfait exemple de ville de bord de route de l’Ouest américain. La ya deux possibilités pour rejoindre Seligman, la route 66 ou la 40. Seligman c’est une ville vestige de la route 66, pleine d’étrangetés, voiture redécorées (elles ont inspirées les voiture du film Cars), maison avec mannequins chelous posés dessus, c’est kitsch et un peu déprimant, genre ville qui a pas su rebondir après le déclin de la route 66 et qui reste bloquée dans le passé, mais ça vaut le coup d’œil.. - On s’est arrêté ensuite à Williams, autre ville typique de la route 66, parce qu’il commençait à être tard. Repas au Cruiser’s Cafe 66, pas de la grande gastronomie mais ambiance sympa de resto de bord de route.. C’est là qu’on a compris que se dire « le programme peut être chargé un jour de temps en temps c’est pas grave, on roulera de nuit » , c’est pas malin, les paysages sont tellement beaux en permanence, que ca devient frustrant de rouler de nuit.. Arrivé à the Grand Hotel at the grand canyon hôtel sympa J C’est une sensation assez bizarre d’arriver en plein nuit près d’un endroit aussi culte que le Grand Canyon, savoir que c’est juste à côté mais ne pas pouvoir le voir tout de suite.

Jour 6 :

Levés très tôt pour voir le lever de soleil sur le Grand Canyon, il peut faire très frais.. Ya quelques dizaines de personnes mais tout le monde est silencieux, moment sympa.. Retour à l’hotel pour finir la nuit, faut pas déconner quand même !! Là le problème c’est que les hélicos qui volent au dessus du canyon font beaucoup de bruit. Ensuite on retourne au GC, pour la visite des parcs nationaux, si je me souviens bien, on achète un pass par voiture à 80 dollars environ, valable pour tous les parcs nationaux, quasi donné.. On peut se garer sans problème près du canyon, ya de la place, ayant qu’une journée sur place on n’est jamais descendu faire de randonnée dans le Canyon, on a commencé par se ballader sur le Rim trail qui longe le Canyon en allant vers l’Ouest d’abord à pied puis en prenant la navette gratuite. Comme point de vu important j’avais noté : Mather Point, Yavapai point, Maricopa Point, Powell Point et je crois que c’est là qu’on a pris la navette pour rejoindre le départ de Hermit Trail, là on est plus en hauteur.. Ensuite on a rejoint le parking et on est parti vers l’Est pour aller à Page où on devait passer la nuit, en s’arrêtant aux points de vu Yaki Point, Grandview Pooint, et Desert View Watchtower pour le coucher du soleil. Là de nouveau route de nuit malheureusement pendant quasi 2h.. dommage.. En organisant le voyage on a tendance à oublier que les journées se raccourcissent et qu’il fait nuit de plus en plus tôt.. Penser à bien vérifier les heures de lever et de coucher du soleil, ya des sites internet qui proposent ça. Quand on prévoit un itinéraire en juin où les journées sont très longue on oublie qu’en septembre par exemple, le soleil se couche à 19h…

Nuit à Page, Motel 6 Page, c’est une chaine type Ibis, hôtel le moins attrayant du séjour, mais yavait plus que ça. En arrivant à Page en soirée on est passé prêt du stade de foot Américain sur lequel se déroulait un match entre 2 écoles, avec fanfare, pompom girls, drapeaux.. Une des phrases les plus prononcées pendant le voyage : « c’est comme dans les films ! » ^^

Jour 7 :

Lever tôt pour réserver la visite de midi à Antelope Canyon, le meilleur moment pour visiter ce Canyon se situe entre 11h et 13h à cause d’une meilleure luminosité, il faut donc y aller tôt pour être sûr d’avoir sa place. Le problème c’est de s’en sortir avec les fuseaux horaires. En Californie, au Nevada et dans l’Arizona, il ya 9h de moins qu’en France, dans l’Utah 8h de moins, et dans le territoire Navajo 8h de moins également. Mais les Navajos possèdent des territoires en Arizona, Antelope Canyon par exemple. En tout cas on est arrivé à l’heure pour l’ouverture d’après moi mais on a quand même dû attendre presque une heure pour voir le premier indien arrivé.. - A voir dans le coin Horsehoe Bend, magnifique ! 10-15 min de marche pour y arriver, ça peut occuper en attendant AC, mais c’est plus qu’un simple moyen de passer le temps. - Anteloppe Canyon, une dizaine de minutes en camion dans le sable pour y arriver, le canyon est magnifique également et notre guide était sympa. Certains décide de rester quelques jours à Page, qui est une sorte de station balnéaire adorée des américains, pleins d’activités possibles sur le lac, et y a un barrage qui je crois est plus impressionnant que le barrage Hoover à voir. On a fait le choix de ne pas faire tout ça. - Enfin route en direction de Monument Valley. Rouler en Jeep sur le chemin de terre au milieu des blocs de roches de Monument Valley avec A Baru in New York de Flume à fond (désolé pour les amoureux du calme de la nature) était un des meilleurs moments du séjour. 2h nous auront suffis pour faire le tour conseillé par le plan fourni à l’entrée.. Ce qui nous a permis d’arriver pile à l’heure pour le coucher du soleil depuis le parking, je pense que c’est le meilleur point de vu. Antelope Canyon et Monument Valley étant en territoire Navajo l’entrée n’est pas inclus dans le pass des parcs nationnaux, il faut donc payer l’entrée du parc plus le droit d’entrée en territoire Navajo.. Si le budget le permet réserver la nuit à l’hotel the View, seul hôtel construit sur le site même. On a réservé notre hôtel à Mexican Hat au Hat Rock Inn, chambre refaite à neuf, petit déj délicieux mais pas inclus, un de nos meilleurs hôtels. Et surtout repas du soir au Swingin’ Steak, excellent souvenir, l’impression réelle d’être loin de tout. Mexican hat est un tout petit village au milieu d’un paysage de terre rouge, loin de l’image qu’on peut se faire des Etats Unis, une des constantes de ce voyage aura été l’ébahissement devant des paysages magnifiques et complètement différents les uns des autres, alors que quelques heures de route les séparent..

Jour 8 :

Lever tôt pour voir le lever de soleil sur Monument Valley, pas d’indien à l’entrée donc pas besoin de repayer. Le retour vers Mexican Hat est exceptionnel, la route est magnifique, je m’arrête en permanence. C’est depuis cette route que l’on peut prendre l’une des photos les plus culte de MV. Mexican Hat tient son nom d’un rocher en forme de sombrero, étonnant à voir. Passage également par Goosenecks State Park, dans le même genre on a préféré Horsehoe Bend. L’objectif de la journée était de rejoindre Torrey, petit village mormon plus au nord. Deux possibilités étaient offertes la route 95 plus directe, permettant de visiter le parc Capitol Reef et de ne pas faire trop de route. L’autre option était de faire un détour vers Arches national parc, on choisi la deuxième option, malheureusement un orage d’une heure arrivé, une fois arrivé sur place nous retarde, et on a pas pu voir tout ce qu’y était prévu mais Double Arch et Landscape Arch sont rapidement joignable depuis la route, et valent vraiment le détour. Il faudra à nouveau finir la route de nuit, toujours aussi frustrant et les filles commencent à râler (moi ça va ^^).

Jour 9 :

La plupart des gens à Monument Valley font demi tour et rejoignent Page pour se reposer là et ensuite visiter Bryce Canyon et Zion. Mais après avoir vu des éloges de la route Scenic Drive 12 j’ai préféré voir les choses différemment, d’où le détour pour rejoindre Bryce Canyon. Aucun regrets pour ce choix, les paysages sont exceptionnels, des vaches en libertés bloquent la route, les points de vus sont bien signalés comme toujours aux USA , la plus belle route du voyage, on se trouve un moment au sommet d’une crête, avec le vide des deux côtés. Ne pas raté la pause au Kiva Koffee House. On arrive à Tropic en début d’après midi où on a réservé pour la nuit, on s’installe et part ensuite pour Bryce Canyon. Le plus beau Canyon du séjour, indispensable. On sort enfin les chaussures de randos, pour une mini rando ^^ On empreinte le Queens Garden Trail en partant du Sunrise Point et sur le chemin on dévie sur le Navajo loop pour rejoindre Wall Street et finir la promenade au Sunset Point. 1h30 de marche tranquille. Pas forcément compliqué comme rando mais on a vu une personne agée pas mal galérée (chaleur et quelques passages, notamment en fin de parcours, après Wall Street, dénivelé important, c’est très bien aménagé mais ça reste sportif.. On profite du paysage magnifique puis on prend la voiture en direction de Inspiration Point pour le coucher du soleil en s’arrêtant aux différents points de vus proposé (ca se rafraichit vite). Repas sympa à Ruby’s Inn juste à la sortie du parc. Nuit au Bryce Valley Lodging, cabanes récentes, en bois, spacieuses avec wifi. Quelques difficultés pour rouler dans la mer de cailloux qui entoure les cabanes. Mais le jeune gérant et là pour pousser ^^

Jour 10

Retour vers Vegas pour cette journée. L’itinéraire choisi nous fait passer à travers Zion National Park par la route Utah State Route 9, faite avec un goudron spécial de couleur brune pour se fondre mieux dans les couleurs du parc. Il y a une route plus rapide mais très certainement moins belle, de magnifique point de vue dans ce parc sans s’éloigner de la route.. J’aurais aimé rester une journée sur place mais il faut bien faire des sacrifices. Le reste de la route fait passer par quelques endroits sympa (petit ville bien américaine, champ de bisons etc) Il y a toujours des choses à voir. Arrivée à Vegas au son de Can’t hold us de Macklemore, on est tous heureux de revenir passer une nuit ici ! Comme dit plus tôt on a réservé l’hotel au Ceasar Palace, chambre cher, la plus chere du séjour si je me souviens bien (sans ptit déj, mais spacieux, pas de wifi il me semble), mais on voulait être directement sur le Strip.. On visite la partie du Strip qu’on a pas pu voir la première nuit : le casino sur Venise, assez fun, Bellagio, Flamingo etc.. Y a toujours autant de choses à voir. Mon regret concernant Vegas est de ne pas avoir eu le temps d’aller sur Fremont Street et de visiter le « Vieux Vegas » avec ses casinos situés plus au Nord qui ont perdus de l’importance comparés à ceux présent sur le Strip mais qui m’avait l’air plein de charme rétro. J’aurai donc ajouté une journée sur place si cela avait été possible.

Jour 11

On traine un peu à Vegas, les meufs veulent aller à Circus Circus faire des attractions. Ce casino propose des attractions des plus simples du type auto tamponneuses (en sens unique s’il vous plait, donc pas tampons avec ces autos) au plus folles tel que El Loco que j’ai préféré m’abstenir de faire, tout ça réuni sous une grande verrière.. Si ça n’avait tenu que moi je serai allé direct vers la suite du programme. A noter que malgrè de longues recherches nous n’avons pas trouver le célébre panneau Welcome to Las Vegas, que l’on a cherché au Nord alors qu’il est au Sud:/ La suite du programme donc : Death Valley. On prévoit 3 gallons d’eau et faisont le plein d’essence dans la dernière station avant l’enfer. On aura finalement pas eu besoin de tant d’eau mais un peu de prévoyance ne fait pas de mal. La voiture, malgré une chaleur insupportable (on restait pas plus de 10 min dehors) n’a eu aucun problème de surchauffe. J’ai gardé l’œil sur le thermomètre du moteur qui n’a pas plus bougé que dans le froid du Grand Canyon (+1 pour Jeep). Avant la vallée de la Mort on passe près de la Zone 51, quelques resto et magasins qui ont récupérés le filon. Dans l’ordre les points de vue que l’on a fait : Dantes View (il parait que ça ressemble à la mer de sel du Chili), Zabriskie Point, Devils Golf Course, Badwater, Artist’s Palette. Expérience sympa, encore un paysage bien différent de ce qui a été vu précédemment, ça ne sera quand même pas la journée la plus mémorable du séjour. Repas à Furnace Creek Resort, et le soleil est déjà couché, la grasse mat’ et Circus Circus seront venu à bout de notre journée. On fera le reste de nuit, dommage, probablement beaucoup belles choses à voir qui seront restées dans l’obscurité. Plus une petite inquiétude lorsqu’un message signalant une défaillance s’affiche sur le tableau de bord. On a pu aller au bout du voyage, sans savoir qu’elle était ce problème. Nuit réservée à Long Pine, dans un motel basique.

Jour 12

Petit déj dans un resto de Lone Pine. A savoir que cette ville accueille régulièrement des équipes de Blockbuster Hollywoodien qui aime les paysages désertiques du coin. Récemment Johny Depp pour Lone Ranger ou encore des prises de vues pour Django Unnchained. Programme chargé encore une fois. On se dirige tout d’abord vers Bodie, arrêt à Manzanar, juste après Lone Pine. Manzanar et un « camp de concentration » dans lequel les réfugiés Japonnais des Etats Unis, ont été maintenu en détention pendant la Seconde Guerre Mondiale. Il ne reste pas grand-chose du camp, seulement deux baraquements reconstitué et des signalements panneaux indiquant l’emplacement de certains bâtiments. Pas grand-chose à voir donc mais un passage intéressant, c’est sur la route de toute façon. Avant Bodie on s’arrête à Mono Lake, magnifique, des couleurs incroyables. On empreinte ensuite le sentier jusque Bodie, une bonne heure à 20km/h à éviter des trous mais la récompense en vaut la peine. J’avais lu beaucoup d’avis négatifs concernant d’autres villes fantome, Bodie étant toujours cité comme le contre exemple parfait de ces « arnaques ». N’ayant pas vu les autres je ne peux rien mais je peux garantir que Bodie a été un point culminant du voyage. C’était une première pour nous de visiter une ville abandonnée et on a pas été déçus, l’Eglise en bois qui grince bien sous le vent. Parce que il y a du vent ! Genre BEAUCOUP de vent, seul point négatif par ailleurs mais personne n’y peut rien. Et je soupçonne le vent d’être d’ailleurs responsable de la désertion de la ville, plus que l’incendie ou l’absence d’or, en tout cas nous il nous aura eu à bout. On serait peut être resté plus longtemps sans lui. En tout cas, visite indispensable, les intérieurs restés en état (on voit même de veille bouteille de Coca à l’abandon ^^), la morgue avec cercueil pour tous les âges (on pense à Lucky Luke), le petit musée est aussi sympa à visiter. Saisissant ! Je décide d’aller voir le cimetière de la ville, un peu en dehors de la ville, les filles s’abstiendront. On reprend ensuite la route direction El Portal, à l’Ouest du Parc Yosemite. On est maintenant au milieu de la forêt, encore un changement de paysage. On s’arrête un moment pour observer les restes d’un incendie qui s’est produit quelques années auparavant mais qui semble encore tellement récent. Impressionnant. L’hôtel choisi et le Yosemite Cedar Lodge, rien à redire, à part quelques problèmes à la réception qui nous disait qu’ils n’avaient pas reçu notre réservation.. Au final tout s’arrange, resto sympa à côté de l’hôtel.

Jour 13

On se dirige tout d’abord vers le début de Nevada Fall Trail. Petite rando sympa, 2h bonnes heures, pour le faire (nous sommes allé jusque en haut de la première cascade), de joli point de vu, la montée vers la casacede via des escaliers dans la roche et sympa et agrémentée par des écureuils. Le finale se fait via un escalier en métal fixé directement à la roche pour atteindre le sommet de la cascade. Bon, en septembre c’est plus un filet d’eau mais au printemps ça doit être impressionnant. On va ensuite visiter le Awhanee Hotel, qui inspira l’hêtel de Shining. Magnifique, pour ceux qui ont les moyens de prendre une chambre. Ensuite on va voir la mythique cascade de Yosemite dont j’ai oublié le nom, le voile de mariée il me semble. Qui est plus un ruban pour le coup, mais c’est pas loin de la route donc pas une grosse perte de temps. On s’arrête au point de vue de Tunnel View, génial et on enchaine vers la longue montée vers Glacier Point. Qui vaut le temps de route. Ensuite on est allé à Mariposa Grove, les séquoias, une première pour nous encore une fois. Je conseille ! Par contre faire attention à pas se tromper de sentier (on a passer une heure à marcher sans voir de séquioas.. Champions !). Au sommet du parc il y a une petite maison, un musée je crois, posée aux pieds de séquioas, la différence d’échelle est troublante. Un petit train se promène dans le parc, on l’empruntera pour rejoindre le parking. On se dirige maintenant vers la dernière grosse étape du séjour… San Francisco !

Le trajet se fera de nuit encore une fois. Si une chose doit être retenue de ce programme c’est que rouler de nuit c’est frustrant. Il y a toujours débat entre les gens qui aiment rester planter 4h devant un arbre et ceux qui apprécient tout autant mais partiront au bout d’une heure, tout simplement parce que ça leur suffit. Je fais manifestement parti des seconds, quand je programme un voyage je fais en sorte de pouvoir voir un maximum de chose MAIS en profitant, et on ne quitte jamais un endroit si tout le monde n’en a pas eu assez. Ce programme pour l’ouest américain a été fait de cette façon, alors c’est sûr que c’est pas reposant mais si on arrive à supporter ce genre de rythme y a pas de problème. En juin, avec donc des journées plus longues, j’aurais considéré ce programme comme parfaitement satisfaisant. Là où j’ai mal prévu les choses c’est sur le temps de luminosité par jour.. Fin de la digression, une fois arrivé à Oakland on fait un léger détour (genre 5min de perdues) pour aller devant les studios de Pixar, on voit juste le grand portail avec le nom du studio mais pour un fan comme moi c’est beaucoup ^^

Arrivée sur SF via le Okland Bay Bridge, magnifique, le pont est beau et la vue sur la ville en arrière plan est superbe. On met « San Francisco » de Scott McKenzie à la radio, et on a des frissons. L’hôtel réservé pour les nuits restantes est le Beck’s motor Lodge. Parking privatif mais serré, chambre refaite, station de tram en face, situé près de Castro. Je recommande.

Jour 14

Je n’avais pas prévu de programme spécifique pour SF, à part la réservation pour Alcatraz le jour 14. J’ai donc pris le Routard et suivi à peu près leurs itinéraires préfaits, associé à la Cartoville de SF. Les Cartovilles pour ceux qui ne connaissent pas sont des plans hyper détaillés de villes, sous la forme d’un petit livre qui tient la poche, avec conseils de point d’intérêt touristiques, resto, bar, magasins etc. Si il n’y a qu’une chose à prendre en ville selon moi, c’est la Cartoville.

Je ne détaillerai donc pas trop, cf guide du Routard. En gros ce jour ci : Chinatown, à faire ! Beaucoup de bâtiments à l’architecture chinoise, des magasins étonnants, une fabrique de gateau de fortune (pas très bon), square où les séniors jouent aux cartes.. On passe par le Cable Car Musseum (gratuit) d’où voit en action le mécanisme mettant en action les fameux Cable Car. Très intéressant ! On bifurque ensuite vert North Beach et Columbus Avenue. Le Cafe Trieste où Coppola a écrit le Parrain, City Lights Bookstore, the SaLOON 1232 Grant Avenue le plus ancien bar de la ville, créé par Ferdinan Wagner, un Alsacien ce qui ravive notre fierté. A savoir, pour les amateurs de Street Art qu’un Banksy est visible en hauteur à l’intersection entre Columbus et Broadway. Vu par hasard, une petite surprise qui fait plaisir. Direction Washington Square, sympa puis Coit Tower, très belle vue, on redescend par Filbert Street Steps et assiste par surprise à un envol groupé de perroquets, très impressionnant et surtout bruyant. On finit la journée à Fisherman’s Wharf et Pier 33, pas beaucoup de lions de mer à voir.. Mais on voit Alcatraz de plus près, et ça donne envie !

Jour 15

Traversée tranquille de Castro, en ce dimanche matin c’est calme. On suit toujours plus ou moins les itinéraires du Routard. Puis Mission District, toujours via le routard et on bifurque vers Balmy Alley et Clarion Alley, rue où le Street Art s’est imposé de la plus belle des manières, de purs chef d’œuvres, pour les amateurs et ceux qui aiment les belles choses. L’occasion de voir également beaucoup de belles maisons victoriennes. On prend ensuite le bus vers Alamo Square et les Painted Ladies, sympa sans plus. On monte dans le Buena Vista Park que je déconseille, assez glauque ce parc. Puis on descend vers the Haight, on va dans un magasin Hippies, et on s’arrête dans une crêperie, en sortant deux hommes passent à côté de nous, complètement nus avec simplement un petit tissu qui doit cacher leur virilité, sans réellement y parvenir.. Ca n’a pas l’air d’étonner beaucoup de monde, on recroisera d’ailleurs ce couple en pleine discussion avec un vieil hippies près d’un passage piéton. La magie de la liberté à San Francisco !! Encore beaucoup de beaux bâtiments dans des styles parfois très originaux mais personnellement je n’accroche pas trop avec cette ville. J’avais lu tellement de fois avant le départ que San Francisco est bien plus sympa que LA, je ne suis pas du même avis. La ville est belle, très originale par l’architecture de ses immeubles, sa topographie etc.. Mais en même temps je ne retrouve pas la folie de New York ou le charme cool de LA. A tel point que je pense que mon avis est biaisé et qu’on est simplement passé à côté de l’intérêt de cette ville pour je ne sais quelle raison. Dans l’idéal j’aimerais pouvoir un jour revenir sur la côte Ouest, en débutant par Yellowstone pour redescendre sur SF puis vers LA via la côte Pacifique pour avoir un nouvelle avis de cette ville. On passe dans Golden Gate Park, beaucoup de SDF, ça zone, ça fume et ça boit. C’est une des caractéristiques de cette ville il y a BEAUCOUP de SDF, on se prend un peu le rêve américain en pleine gueule. Un soir en sortant d’un resto on passe devant un mec de 30 ans peut etre qui a une pancarte devant lui expliquant que c’est un ancien militaire, il fait la manche. On lui donne un peu d’argent et il nous regarde sans réaction, complètement perdu, dans un autre monde. Il y a une misère beaucoup plus présente à mes yeux ici que à LA (où on a pourtant croisé beaucoup de tentes de SDF en bord de route..), alors même qu’on est qu’à quelque kilomètres de la Silicon Valley, qui brasse tant d’argent… Ca laisse pensif.

Bref, on assiste à un match de base ball qui se déroule dans le parc, puis on prend le bus en direction de notre dernière visite de la journée… ALCATRAZ ! J’ai fait en sorte de réserver les billets pour qu’on assiste au coucher du soleil depuis le bateau (je pense que c’était le dernier départ de la journée) et parce qu’il était très fortement conseillé de faire parti de la dernière visite quotidienne. Le coucher de soleil derrière le Golden Gate d’un côté et la lumière du soleil couchant qui s’étend sur l’ile d’Alcatraz alors qu’on approche doucement , c’est juste magique. On arrive sur l’ile et on prend les Audio Guide, indispensable selon moi, c’est audioguide on été récompensé pour le qualité. Témoignage d’ancien déténu et gardien, avec effets sonores.. C’est immersif à souhait. On y pense pas toujours, mais il est possible en général sur tous les audioguides des musées de brancher ses propres écouteurs/casques.. Il doit être 20h environ donc on est pas tellement dans la prison, et c’est assez plaisant. Y être de nuit apporte un côté mystique. En fin de journée il est proposé des « animations » , 2 nous étaient proposées, il fallait choisir, je ne souviens pas de l’autre mais nous on a choisi d’assister à l’ouverture/fermeture synchronisées mécaniquement des portes des cellules. Entendre ce son d’une dizaine de portes métallique se refermant ensemble est saisissant et glaçant. Des amis à qui on a conseillé de réserver pour le dernier départ sur l’ile on même pu visiter des parties non visitables de la prison normalement, en discutant avec l’un des guides.

Bref Alcatraz est un des moments cultes de ce voyage ! On prend le dernier bateau, avec la vue sur SF de nuit, magnifique aussi.

Jour 16

On prend le Cable Car au départ à Union Square, 1h d’attente au moins, on en profite pour manger notre ptit dej en même temps mais je crois qu’il est possible dans le train à d’autre station sans avoir à attendre. On descend à Lombard Street, sympa. Puis on rejoind le bord de mer pour louer des vélos. Tout est très bien expliqué dans le magasin que l’on a choisi au hasard. On nous donne une carte sur laquelle est dessiné un parcours type qu’on nous explique oralement et avec un écran.. On peut bien sûr de pas le faire mais c’était ce qui était prévu pour nous. En gros : on longe la mer jusqu’au Golden Gate en s’arrêtant à Fort Point, traversée du pont puis on continue jusque Sausalito d’où on peut prendre un ferry pour revenir au point de départ. La balade est sympa, ça change de se déplacer à vélo après tant de jour en voiture. De beau point de vue sur le point depuis Fort Point, je conseille de rentrer dans le pont et de monter au sommet, il est possible de faire une très belle photo depuis le dessous du pont. Pour rejoindre ensuite le pont il y a une montée, l’étape physique du parcours. Rouler sur ce pont, c’est plaisant, on se remémore le nombre incalculable de fois où on a vu ce pont en photo, à la télé etc.. ^^ Sausalito, pas mal d’endroit où s’arrêter boire un verre, manger une glace.. Un petite côté côte d’Azur miniature. Mais ce qui m’intéresse moi, c’était les HouseBoat, on a eu quelques difficultées à les trouver, c’est assez loin du centre touristique de la ville, à tel point que je pensais qu’on les avait ratées mais non. Prévoir le coup avant ou bien demander aux gens. On finit donc par les trouver et ces quelques rues en ponton sur la mer et ces maisons flottantes aux formes et look totalement différents les unes des autres sont un réel plaisir, une vraie curiosité, une ambiance détendu et cool. On croise des habitants qui nous saluent. On se dépêche ensuite pour rejoindre le ferry car on veut faire les boutiques de fringues. On s’arrête quand même au In’N’Out présent sur les quais et on part vers le Macy’s de Union Square. Au sommet duquel on peut monter (dans la Cheesecake Factory) pour avoir une vue sur la place. La section « décoration de Noël » du magasin en septembre, au kitsch absolu, est à voir. Dernière nuit à SF, on a l’avion le matin tôt, le dépôt de voiture se fait facilement, est bien indiqué, attention à leur système pour éviter que les gens s’enfuient avec les voitures par contre.

L’employer a juste regarder si le plein était fait, il ne fait même pas le tour de la voiture, qui est d’ailleurs très sale, encore couverte de la terre rouge de Monument Valley. L’aller-retour a été fait avec American Airline , une escale à chaque fois, rien à redire sur la compagnie, je crois pas qu’on avait des films à disponibilité. Mais je suis pas complètement sûr . Pour 550€ l’aller-retour je me plains pas.

Voila pour ce compte rendu, si vous avez des questions je peux répondre. Le budget total a du tourner autour des 2200€ par personne tout compris. En sachant qu’on s’est fait plaisir niveau hôtel, resto tous les soirs, petit dej chez Starbucks (sans commentaire) à chaque fois qu’on en a vu et dans des ptit restos sinon. On a pris une jeep alors qu’on était 3, parce que on devait être 4 à la base, cependant on était serré quand même.. Bref, je pense que c’est possible de tomber à 1800€ sans trop de problème.
Compte-rendu de 6 semaines en Bolivie - Chili - Argentine English translation pending
by Gilber3869 · 2016-08-05 · 0 replies
J'ai fait un voyage de 6 semaines en Bolivie-Chili-Argentine fin 2012 après avoir fait 1 mois de bénévolat dans une association française qui s'occupe d'enfants défavorisés au Pérou et j'y ai suivi 2 semaines de cours d'espagnol afin de pouvoir comprendre et me faire comprendre des enfants qui sont dans cette association et aussi pour être plus à l'aise afin de pouvoir visiter ensuite la Bolivie, le Chili et l'Argentine. J'ai créé un blog dans la foulée pour raconter ce voyage en solitaire. Vous y trouverez plein de tuyaux comme j'ai pu en trouver sur ce site et d’autres avant mon départ. J’avais oublié de mettre mon compte-rendu sur ce site voilà qui est fait avec beaucoup de retard…mais certains ont déjà pu le voir sur mon blog avec des photos : gg3869mesvoyages.blogspot.fr/?view=sidebar

COPACABANA Vendredi 12 octobre 2012 : Arrivée à Copacabana vers 12h. A la descente du bus se trouve « Hostal Colonial » (Av.6 de Agosto, tel 591-2-862-2270 mail : titicacabolivia@yahoo.com.ar site : www.TiticacaBolivia.com ) dans lequel on me propose une chambre pour 1 personne à 45Bs avec petit déjeuner, douche privée avec eau chaude et WIFI. Super chambre spacieuse avec 2 grands lits. Je vais manger au restaurant « Puerta del Sol » menu à 18Bs (entrée, plat, dessert) av. 6 de Agusto : très bon. Ensuite, je parcours les agences pour aller à l'île du soleil samedi et trouver un bus pour La Paz le dimanche. Ici, tout est encore moins cher qu'au Pérou ; 1 bouteille de 2l d'eau est à 6Bs. Climat identique. COPACABANA – ISLA DEL SOL Samedi 13 octobre 2012 : Départ à 8h30 en bateau pour l'île du soleil. Je laisse mon gros sac à dos à l'hôtel et ne prend que ma petite valise. Arrivé vers 11h au nord de l'île pour une balade de 2h ; je laisse ma valise dans le bateau que je reprendrai à 14h pour aller au port sud car je ne veux pas faire le trajet supplémentaire de 3h à pied pour rejoindre le sud de l'île avec mes bagages ! En 2h A/R, il est possible d'aller voir les ruines de Chinkana mais à 4000m je suis obligé de faire de nombreux arrêts pour reprendre ma respiration. A 15h, arrivée au port sud et il faut monter le grand escalier Inca pour chercher un hôtel car il n' y a pas de construction en bordure de plage ! Je me laisse guider par 2 enfants qui me conduisent vers un hôtel de leur connaissance. 30mn pour monter l'escalier et le chemin qui mène au village (à travers les jardins de Yumani), avec de nombreux arrêts dûs à l'altitude et avec ma valise sur l'épaule (je ne mettrai que 10mn pour redescendre le lendemain !). Ils m'indiquent la maison de leur tante « Las Cabanas » qui tient 4 chambres d'hôtes. 60Bs pour une chambre simple avec petit déjeuner, plus cher qu'à Copacabana mais je n'irai pas plus haut pour ce soir... Après avoir déposé mon bagage, je vais faire une balade jusqu'au Temple du Soleil ; je croise de nombreux touristes chargés qui cherchent un hôtel ; il y a aussi beaucoup d'ânes et de lamas dans les terrains en terrasses de cette partie de l'île : ils pourraient les utiliser pour le transport des bagages des touristes mais apparemment ce n'est pas encore d'actualité ! Je me perds au retour pour retrouver l'hôtel (que personne ne connait car cette dame vient d'ouvrir ses chambres d'hôtes depuis quelques mois seulement). Après une rapide visite du centre du village et de ses boutiques, je m'arrête dans un hôtel-restaurant « Hosteria Las Islas » qui propose un très bon menu à 35Bs (soupe, escaloppe de poulet milanese + riz, courgettes, tomates et 1 banane sauce chocolat en dessert). Pour retourner à ma chambre, la lampe de poche est nécessaire car les rues ne sont pas éclairées. ISLA DEL SOL - COPACABANA - LA PAZ Dimanche 14 octobre 2012 : Après une nuit très calme (aucun bruit), je me lève pour regarder le lever de soleil et les superbes paysages à cette altitude, petit déjeuner et redescente vers le port pour attendre le bateau de 10h30 qui arrive à Copacabana à 12h30, ce qui me laisse 40mn pour déjeuner au même restaurant qu'hier midi (je retrouve d'ailleurs le même groupe de 6 français avec leur guide qu'hier midi et aussi le soir au restaurant sur l'île). Je prends le bus pour La Paz à 13h15. Il me déposera en plein centre à 17h et non au terminal de bus comme certaines compagnies. Je cherche un hôtel proche « Hostal Cactus » indiqué sur le routard mais vraiment très sommaire (40Bs sans petit déj). Je changerai d'ailleurs le lendemain matin. Je vois avec une agence (« Viacha Tours » rue Sagarnaga) pour mes prochains déplacements en avion mais vu l'heure tardive (il est 19h et ils vont fermer), ils me disent de revenir le lendemain matin 9h pour pouvoir réserver ce que je souhaite. LA PAZ – VALLEE DE LA LUNE Lundi 15 octobre 2012 : Je prends une chambre au « Maya Inn » au 339 rue Sagarnaga (1 chambre pour 1 personne = 90Bs avec SDB privée, WIFI et petit déjeuner inclus ; il y a en plus ascenseur et service de laverie à l'intérieur), en attendant l'ouverture de l'agence vue hier soir et qui se trouve à 10m plus bas. Mais à 9h30, l'agence est toujours fermée!? Je décide donc d'en voir une autre (« Nuevo Continente » au 348 en face de l'hotel en liaison avec « Fortaleza Tours » pour les billets d'avion). Bon accueil et bons services pour réserver 2 billets d'avion « La Paz-Rurrenabaque » et « La Paz-Sucre » ainsi que 2 tours « Vallée de la lune + Centre-Ville» pour cet après-midi et « Tiwanaku » pour demain. Je paye tout en liquide car il y aurait des frais importants avec la carte bancaire. J'ai des difficultés à trouver un distributeur approvisionné ce lundi matin dans la rue ; je vais donc dans la grande avenue lllampu en haut de Sagarnaga et je peux faire 2 retraits de 800Bs dans 2 distributeurs afin de pouvoir payer l'agence. J'ai un peu de temps pour faire un tour en ville, voir un marché, acheter une montre à 60Bs (la mienne ne fonctionne plus) et manger un sandwiche avant de prendre un taxi pour aller au départ du bus à 13h30 sur la place « Isabel La Catolica ». Le tour pour la Vallée de la lune à 60Bs (www.lapazcitytour.net) est vraiment bien de même que la visite du centre ville commenté par casque en plusieurs langues. De retour vers 17h à l'hôtel, je vais ensuite faire quelques achats (entre autre une veste polaire en prévision du Salar où il fait très froid). Je la mettrai d'ailleurs ce soir car malgré plusieurs couches de vêtements, je n'ai pas très chaud (on est quand même à 3800m ici !). LA PAZ – TIWANAKU Mardi 16 octobre 2012 : Excursion à Tiwanaku assez décevant pour moi car il y a beaucoup de pierres par terre, aucun semblant de temple, mais ils sont en train de tout refaire : il y a du boulot ! Suis un peu enrhumé comme beaucoup de touristes ici, aussi après avoir été faire un tour sur le marché des sorcières (mercado de las brujas), je vais dans une des nombreuses pharmacies dans ce pays pour demander un médicament qu'on me délivre à l'unité. On devrait prendre modèle pour éviter les gaspillages de chez nous... J'achète aussi des bonbons au miel à l'unité (1Bs les 3) dans une des nombreuses boutiques dans la rue. Je dîne chez « Martinni » (c/lllampu 738) où j'hésite entre une pizza et des spaghettis à la carbonara ; je penche pour ces derniers (22Bs l'assiette), je mangerai une pizza la prochaine fois (il y en a à partir de 21Bs). Les autres pizzérias proposent des pâtes entre 35 et 45Bs. LA PAZ – RURRENABAQUE Mercredi 17 octobre 2012 : Ce matin, je part à l'aéroport pour Rurrenabaque. Je prend un taxi pour 50Bs. Il lui faut 30mn de trajet. Il fait 5°C en dehors de la ville et 12°C au centre. Taxe d'aéroport de 15Bs à payer après l'enregistrement des bagages ; j'enregistre mes 2 bagages car on ne peut pas mettre de valise cabine dans ce petit avion. Les 2 font juste 20kg (limite autorisée). L'avion est annoncé avec 50mn de retard apparemment à cause des pluies qui ont endommagées la piste d'atterrisage de RUR. Mais une fois dans l'avion, on nous signae que l'avion ne pourra pas atterrir à RUR mais à Reijes à 1h de taxi qui sera à notre charge (14Bs) ! A l'arrivée, piste en herbe sur laquelle attendent 3 taxis pour emmener les 17 personnes de l'avion. Les bagages sont installés sur le toit. On les récupèrera bien sales en arrivant (beaucoup de poussière, de boue avec un peu de pluie en cours de piste). A l'arrivée à RUR, notre chauffeur nous demande 20Bs (au lieu des 14 anoncés dans l'avion). Nous refusons tous de payer ce supplément et nous arrivons à avoir gain de cause. Mais d'autres compagnies auraient pris en charge ce supplément imprévu ! Je fais 2 agences pour prendre un tour « Pampa » 2J/1N avec « Bala Tours Ecolodges » car il reste 1 place et le départ est immédiat. (je suis un peu coincé car je dois repartir le 19 pour La Paz afin de pouvoir être à Tarabucco pour le marché du dimanche). On repart sur Reijes pour récupérer 2 personnes qui doivent arriver par avion vers 13h. Après 30mn d'attente, personne !? Je pars donc seul comme touriste en taxi pour 2h de piste avec le mauvais temps (pluie fine pendant tout le trajet). On prend 2 locaux en cours de route pour 1h de trajet. On s'est arrêté déjeuner dans un petit restaurant très local à la sortie de Reijes. Arrivée à 15h à l'hôtel de plein air en pleine brousse : chaleur humide mais il ne pleut plus. J'ai une grande chambre à 2 lits avec moustiquaire pour moi seul. Les toilettes et douches froides sont dans un bâtiment extérieur. Vers 16h30, un autre touriste qui était sur place depuis hier souhaitait aller pêcher les piranhas ; nous allons donc en barque avec le guide : pas de canne à pêche, juste une bobine de fil avec un gros hameçon et des morceaux de viande comme appât. Nous en prenons 4 gros que le guide a gardé pour manger et 6 ou 7 petits que nous rejetons à l'eau. Le long du parcours, nous voyons des hérons, caïmans et autres oiseaux et animaux divers. Retour vers 18h pour une douche. Dîner vers 19h30. Coucher vers 21h : l'électricité est fournit par un groupe qui ne tourne que le soir. RURRENABAQUE Jeudi 18 octobre 2012 : Grand tour en barque de 8h à 13h30 : très jolies choses à découvrir (oiseaux, caïmans, cochon d'inde, tortues, singes, toucans, dauphins roses, ...). Retour pour déjeuner vers 14h. Douche et départ en taxi vers 15h pour rejoindre RUR à 3h de piste. Je prends une chambre à l'hotel « Santa Anna » très petite et sommaire mais pour 1 nuit ... A partir de maintenant, une longue histoire avec « Amaszonas » va commencer : En allant pour faire la confirmation de mon vol retour du vendredi 19oct à 15h35, après 1h d'attente, on me dit qu'il n'y a plus de place ou pas d'avion avant samedi (je ne comprends pas trop bien et ils ne font rien pour m'expliquer correctement). Je leur dit que ce n'est pas possible pour moi, que je dois prendre un autre avion sur la même compagnie le 20 à 10h à La Paz. Après vérifications qui me paraissent interminables, ils me disent qu'il y aurait peut-être une place pour le 19 à 17h50 sinon samedi 7h15 (un peu juste pour la correspondance de 10h pour Sucre mais possible s'il n'y a pas de retard). Je dois repasser les voir demain matin. RURRENABAQUE - LA PAZ Vendredi 19 octobre 2012 : Je retourne à l'agence dès l'ouverture ; ce serait bon pour ce soir à 17h50, s'il fait beau sur RUR ! Je fais un tour de ville, achète un petit sac à dos plus grand que le mien pour mettre plus de chose en bagage cabine. (70Bs le sac qui va faire pour le mois de voyage qui me reste mais pas plus !). Déjeuner à « The Angel » un osso buco dans un menu à 15Bs : super bon. Je retourne voir si l'avion est toujours maintenu ce soir même heure : ok. Je monte au mirador en moto taxi négocié à 10Bs puis retour à l'hôtel à 14h30 où j'ai laissé mes bagages (la consigne est payante, de même que la douche que je veux prendre avant de partir vers 15h !). Je parts pour l'agence Amaszonas à 5mn de marche vers 16h pour y prendre une navette qui nous emmène à l'aéroport de RUR. Enregistrement des bagages, paiement de 2 taxes de 7Bs (1 pour l'aéroport + 1 pour le gouvernement local). L'avion fait l'aller retour LPZ-RUR et arrive avec 30mn de retard. La piste est en terre battue et il y a beaucoup de poussière lors de l'atterrissage (dès qu'il pleut, ce doit être effectivement impossible d'atterrir !). Arrivée 19h à La Paz. Je prends un minibus marqué « Aéroport » pour 13,5Bs (ils sont stationnés vers les taxis : pas besoin de sortir 400m plus bas comme indiqué sur le Routard). Je retrouve le froid d'altitude ; il faut remettre la polaire. Arrivée 20h à l'hôtel Alem où je prend 1 chambre simple à 45Bs avec SDB partagée mais petit déjeuner inclus et WIFI (je profite pour envoyer des nouvelles à la famille car dans la brousse, il n'y avait rien). Je retourne chez « Martinni Pizza » pour cette fois prendre une super bonne pizza après 30mn d'attente sur le trottoir pendant laquelle je fait connaissance de 3 jeunes très sympathiques (1 espagnol, 1 bolivienne et 1 israélienne). LA PAZ – SUCRE Samedi 20 octobre 2012 : Levé 6h pour aller prendre le minibus pour l'aéroport un peu plus bas que l'église San Francisco. Il ne faut que 20mn de trajet à cette heure du matin (au lieu de 40 hier soir à 19h). Mais le vol pour sucre de 10h avec « Amaszonas » est repoussé à 13h cause mauvais temps à Sucre !? Sur le tableau d'affichage, je peux voir que le vol de Rurrenabaque de 8h est également repoussé à 11h20 avec « Amaszonas » alors que les autres compagnies (Aerocon, TAM et BoA) pour ces mêmes destinations partent à l'heure !?. Je vais donc aux renseignements et je pense avoir une réponse : les avions de « Amaszonas » ne sont pas équipés d'atterrissage tous temps, ce qui fait qu'au moindre changement météo, ils repoussent ou annulent leurs vols. Arrivé à 14h à l'aéroport de Sucre où le temps est beau mais peut-être un peu de vent de travers... (heureusement que j'avais un jour d'avance pour le marché du dimanche !). Je trouve un touriste pour partager un taxi pour le centre ville (20Bs). Pris 1 chambre à « Hostal Charcas » en face le marché couvert : très bon accueil par la patronne. Je prend un microbus pour aller au mirador de la Recoleta et je redescendrai à pied pour une visite de la ville et de la « Casa de la Libertad ». SUCRE – TARABUCO – SUCRE - POTOSI Dimanche 21 octobre 2012 : Départ à 8h30 pour Tarabuco avec la navette devant l'hôtel. 2H de trajet et 2h1/2 sur place pour arpenter les ruelles autour de la place du marché et voir un défilé en musique de personnes déguisées et des danses locales un peu partout. Retour à Sucre dans l'après midi. A 15h, je pars vers le terminal de bus pour Potosi : plus de place avant 19h après avoir contacté plusieurs agences. La seule compagnie ayant un départ ce soir avec de la place « ALONZO DE IBAÑEZ » ; c'est celle qui propose le plus de départ de Sucre vers Potosi (4h30 de trajet pour 17Bs). Je vais faire un tour en ville en attendant 19h (je peux laisser mes bagages dans la pièce du guichet de la compagnie). Le bus est plein ; il y a même des personnes qui sont debout ou assises par terre ! Le bus se traîne pendant le trajet, ce qui fait qu'on arrivera que vers minuit. Heureusement, j'avais fait réserver par la patronne à Sucre l'« Hostal San Marcos » avec lequel elle est en relation et qui est situé sur les hauteurs dans une rue très calme : chambre pour 1 pers à 60Bs avec SDB, WIFI et petit déjeuner. J'ai pu marchander à 50 Bs en faisant valoir une réduction pour retraité (Jubilado) mais ça ne marche pas toujours ! POTOSI - UYUNI Lundi 22 octobre 2012 : J'avais fait réserver par la patronne de San Marco la visite des mines (80Bs) de 9h à 14h avec l'agence « Turismo Claudia » avec laquelle elle est en relation. Cette agence m'a déçu ainsi que d'autres touristes français à qui on avait promis une guide française... Claudia était avec un groupe dans le Salar d'Uyuni ! Mais ce qui m'a déplu chez eux, c'est qu'on nous a fait visiter une mine pratiquement déserte, ça ne paraissait pas réel : très peu de mineurs à l'intérieur et personne à l'extérieur ; on pourrait penser qu'elle ne fonctionne que pour les touristes..., bref, très différent de ce que j'avais pu lire dans les forums sur ces mines. Je veux faire réserver un bus pour le lendemain mardi pour UYUNI mais j'apprends qu'il y a grève des bus mardi. Je décide donc, puisque j'ai fait ce que j'avais prévu ici, de partir ce soir si possibilité d'avoir une place dans un bus. La réception de l'hôtel me dit que ce n'est pas possible de faire la réservation par téléphone ! Je décide donc de faire un aller-retour au terminal de bus en taxi. Je trouve une place pour 19h30 avec la compagnie « Quijaro » (30Bs) qui me déposera à 23h30 devant un hôtel qui est complet. Un homme me propose une chambre à «Residencial La CABANA » pour 60Bs avec douche, WC et petit déjeuner et m'y emmène en voiture. UYUNI - SALAR Mardi 23 octobre 2012 : Après un petit déjeuner très léger, je vais chercher une agence pour faire le Salar et le sud Lipez. J'en trouve une qui a de la place pour un départ à 11h ce matin « Olivos Tours » 750 Bs pour 3J/2N avec Filiberto (de l'agence CRISTAL) comme très bon chauffeur, très prudent ; ce qui n'est pas le cas de chauffeurs de l'agence « RIPLEY Tours » qui nous ont doublé à vive allure plusieurs fois. Nous avons également très bien mangé pendant 3 jours et avons été logé correctement. Comme je dois passer au Chili à la fin du tour, je vais au bureau de l'émigration faire tamponner mon passeport (sortie datée au 25 oct) et payer 15 Bs. Après un arrêt visite du cimetière de trains à la sortie de la ville, nous partons pour le Salar (nous sommes 6 touristes dans le 4X4). Arrêt déjeuner (très bon) dans un petit restaurant et achat de souvenirs pour ceux qui le souhaitent. On continue en début d'après midi dans le Salar, visite de « Isla Incahuasi » l'île aux cactus (30Bs l'entrée) puis arrivée vers 17h à notre hôtel de sel où on nous offre une tasse de thé. Les chambres sont à 1, 2, 5 ou 7 lits. J'ai la chance d'en avoir une pour moi seul. On marche dans du gros sel partout (gros grains de 5 à 10mm) ! On peut prendre une douche chaude pour 10Bs ! Le dîner sera servi à20h. J'ai donc le temps d'aller faire un petit tour dans le village en contre bas de l'hôtel : je ne rencontre personne, il semble désert (comme le Salar !). Il y a pourtant un terrain de foot et une école ! Pas d'électricité dans ce village. NB: Un groupe électrogène fonctionne de 19h à 21h à l'hôtel : il est donc conseillé de mettre en charge ses appareils pendant ce laps de temps. Nous sommes environ 20 personnes dans cet hôtel (3 groupes différents). Coucher vers 21h30 avant qu'on nous coupe la lumière, mais à 22h c'est toujours éclairé dans la chambre et comme il n'y a pas d'interrupteur, je mets un bandeau sur les yeux pour essayer de dormir avec 2 couvertures car il fait froid. SALAR d'UYUNI – Sud LIPEZ Mercredi 24 octobre 2012 : Départ 7h pour le Sud Lipez : super payasages, lagunes et flamands roses, vigognes, rochers de toutes formes (arbre de pierre dans la pampa de siloli), volcans de 6000m au loin, ... . Nous déjeunons dehors (le repas a été préparé par la dame de l'hôtel ce matin bonne heure. C'est très bon et copieux avec boissons froides et chaudes offertes. Le soir, arrêt à « Hostal Las Rocas ». Vent très froid. Cette fois nous couchons tous dans la même chambre (6 personnes pour 7 lits). Un monsieur australien de notre groupe est malade depuis 2 jours : je lui donne des médicaments que j'ai en trop car jusqu'à présent les siens n'ont pas faits effet. Sud LIPEZ – SAN PEDRO DE ATACAMA Jeudi 25 octobre 2012 : Levé 4h30. Petit déjeuner copieux à 5h. Départ 5h30 pour les geysers et sources thermales. Certains touristes se baignent dans cette eau chaude à 37°C. On passe à des altitudes comprises entre 3500 et 4500m. Il fait très froid, le sol est gelé, mais bien habillé, je supporte. Nous arrivons à 9h à la frontière du Chili. Le 4X4 dépose les touristes qui ne repartent pas sur Uyuni et nous attendons le bus qui va à San Pedro de Atacama à 10h. Attention! Ceux qui ont acheté des fruits ou de la viande doivent les laisser ici car il est interdit de les passer à la frontière du Chili !

CHILI :

La monnaie est le peso chilien ($Ch) - fin 2012, 1€ = environ 620$Ch

Indicatif téléphonique : 56

Décalage horaire : - 4h / France

Pas besoin de visa pour un séjour de moins de 3 mois

Compter environ 30 à 40€/j de repas+hôtel pour ce pays.

SAN PEDRO DE ATACAMA – Vallée de la lune et de la Mort

Jeudi 25 octobre 2012 : Environ 15mn pour aller à la frontière chilienne (depuis le sud Lipez de Bolivie). Passage des bagages aux rayons. Le douanier me fait déballer mon petit sac à dos car il a un doute. Il me restait des sucettes que j'avais acheté en Bolivie pour donner aux enfants et c'est ce qui l'a intrigué mais il me les laisse. Il faut 1h de bonne route de la frontière bolivienne à SPA. Je cherche un hôtel. Il fait très chaud ici (on est pourtant à 2400m) en cherchant à travers les ruelles en terre ; j'ai du poser tous les pulls pour me mettre en tee shirt. Je trouve l'hôtel « La Florida » à un prix pratiqué couramment dans ce pays (18 000$CLP avec WC commun et sans petit déjeuner) après en avoir éliminé 3 ou 4 qui n'étaient pas dans mon budget. Les tarifs n'ont rien à voir avec la Bolivie (3 à 6 fois + cher). Je mange dans un espèce de salon de thé sur la place qui propose également un menu à 3 500$Ch. Ensuite, je vais faire du change et cherche une agence pour voir ce qu'elles proposent comme visites. Un français rencontré dans la rue m'en indique une avec laquelle il a traité : « Maxim Tour experience » qui a l'avantage d'avoir une gérante française. Après présentation des tours, en fonction des prix et vu ce que j'ai déjà fait côté Bolivie (beaucoup de ressemblance), il y en a un à 16h que je prendrai pour faire les vallées de la lune et de la mort (7 000$Ch). Au retour vers 19h30, je trouve une autre agence « COLQUE Tours » qui propose un tour assez complet (Salar de Atacama, plusieurs laguna dont Miscanti, Miñiques et Chaxa, villages de Toconao et Socaire pour 20 000$Ch) pour le lendemain de 7h à 14h avec petit déjeuner inclu. Les autres visites que je pensais faire comme : « Observation des étoiles » est fermée pour cause de peine lune ! Le village de Chiu-Chiu ne peut se visiter pour cause de grafittis sur les pierres !

SAN PEDRO DE ATACAMA – CALAMA

Vendredi 26 octobre 2012 : Ramassage à 7h devant mon hôtel, petit déjeuner copieux dans un hôtel tout neuf à la sortie de la ville puis route vers de superbes paysages un peu identiques à ceux déjà vu au sud de la Bolivie (mais c'est tout proche d'ici!). Le guide est très sympathique et parle un peu français (et italien puiqu'il est italien). Au loin à 5000m d'altitude, on aperçoit le grand observatoire de radioastronomie en construction regroupant plusieurs nationalités. Au retour, arrêt au village de Toconao.

Après un rapide déjeunerà SPA, je récupère mes bagages laissés à l'hôtel et je vais voir s'il y a une place dans un des bus pour Calama (passage obligé pour prendre un avion pour Santiago). Je fais 3 compagnies avant de trouver un départ chez« Intertrans » pour 15h à 2 500$Ch (les autres n'avaient pas de place avant 18h).

Arrivé à 16h30 au centre de Calama. Beaucoup d'hôtel bon marché sont complets. Je trouve « Residencial Toño » à 8000$Ch sans petit déj ni SDB mais chambre correcte avec WIFI. Vers 17h, je vais voir pour mes trajets avion prévus au Chili et Argentine chez LAN et SKY Airlines mais ils ne peuvent réserver que pour les vols au Chili. On me conseille de voir avec l'agence de voyage « Turismo Parina » au 1984 Sotomayor que je cherche et trouve avec beaucoup de difficulté (ce n'est pas comme à SPA où il y en avait plusieurs dizaines mais sans possibilité de réserver des vols avion !) Je souhaitais visiter les mines de Chuquicamata, mais elles sont fermées le week-end. Je ne resterai donc pas plusieurs jours ici et planifie tous mes vols (5 au total) à partir du lendemain. Je reste environ 3h pour tout régler avec les personnes charmantes de cette agence. Je paye avec ma carte bancaire en dollars car ça revient moins cher (1692$ qui bloqueront mon plafond de retrait par la suite; il faut savoir qu'on peut demander une augmentation de la limite à sa banque avant de partir en voyage, chose que je ne savais pas avant). A 21h, j'ai enfin terminé et vais manger à la cafétaria « Bavaria » dans la même rue à 2 pas de l'agence. Repas correct.

CALAMA – SANTIAGO

Samedi 27octobre 2012 : Lever à 7h pour chercher à petit déjeuner aux environs de l'hôtel mais rien d'ouvert avant 8h30 ou 9h ! Je trouve tout de même quelque chose en attendant le taxi que m'a réservé l'agence d'hier pour 10h10, mais il ne viendra pas ! Je suis obligé de passer par l'hôtel pour en faire venir un autre qui m'emmènera à l'aéroport pour 5 000$Ch. Arrivé à 10h50 pour l'enregistrement de mes bagages (13kg pour mon gros sac à dos et 8 pour la valise cabine que j'enregistre aussi : la limite des 20kg autorisés est dépassée mais ça passe sans supplément). Décollage à 11h25 (heure prévue avec SKY Airlines). Arrivé à 14h20 à Santiago (après une escale de 45mn à Copiago sans descendre de l'avion). Je prnds le bus « Centropuerto » qui me dépose au centre ville pour 1600$Ch. Je trouve avec difficulté un hôtel bon marché dans le quartier de Los Heroes. « Hostelling internatonal » me proposera une chambre à 20 000$Ch sans SDB mais avec petit déj et WIFI. Promenade dans le centre ville de 16h à 21h et réservation d'un autre hôtel « Residencial Londres » (au 54 Londres, tel 56-2-6339192, www.londres.cl) pour lundi 29 à 15 000$Ch (payé 25$US en liquide). Je retire du liquide avec ma 2ème carte bancaire car l'autre a dépassé le plafond autorisé. Plusieurs distributeurs sont vides (le week end, c'est courant !). La limite d'un retrait est 40 000$Ch ; je fais 2 retraits l'un derrière l'autre. Je passe devant le Palais de la Moneda puis visite des parcs Santa Lucia et San Cristobal avec tout le quartier « Bellavista » très animé le soir ; beaucoup de restaurants mais assez chers. Je prend le métro pour revenir au centre ville (610$Ch le billet) et dîner vers la « Plaza de Armas » chez « Nuria » : 1 escaloppe/frites + 2 oeufs au plat et 1 verre de bière pour 5100$Ch et pas bon. Les rues grouillent de monde. Retour à l'hôtel vers 21h. SANTIAGO - VALPARAISO

Dimanche 28 octobre 2012 : Beaucoup de bruit cette nuit à l'hôtel : des jeunes avaient fait la fête et ont été malades... Levé à 6h30 : envoi de mail à la famille. Petit déjeuner à 8h20 et rien n'est prêt (pourtant annoncé à partir de 8h), je suis seul, tout le monde dort encore ! Je pars vers 9h prendre le bus pour Valparaiso à la station Alameda (Métro « Universidad de Santiago »). Billet à 2 500$Ch en promotion chez « Tur Bus » au lieu de 3 900 (4 300$Ch chez Pullman). De plus, leurs bus sont très confortables. Aller-retour pour 4 800$Ch. Départ à 9h30, arrivée 11h à Valparaiso. Le long du trajet, paysages très verts, pesage du bus sur l'autoroute. Je trouve une chambre chez « B&B Patricia » à environ 100m du terminal de bus (10 000$Ch avec TV, WIFI et petit déj et SDB commune). Accueil charmant avec quelques mots de français et explications pour visite de la ville. Je vais déjeuner au 1ie étage du marché couvert au milieu des locaux. L'après midi, visite des collines et promenade le long du port.Le soir, difficile de trouver un restaurant ouvert. VALPARAISO - SANTIAGO

Lundi 29 octobre 2012 : Le matin, je retourne me promener dans quelques collines (parmi les 42 autour de la ville). Attention si vous voulez prendre un téléphérique pour y monter, il y en a qui ne sot plus opérationnel ! Je mange dans un restaurant en redescendant, récupère mes bagages laissés à l'hôtel puis prends le bus de 14h pour Santiago. Après une bonne douche en arrivant à l'hôtel (il fait 28°C dehors), je retourne me promener dans le quartier « Bellavista » qui m'avait bien plu avant hier et je mangerai 1 hot dog italien dans un snack (c'est une saucisse dans une baguette de pain avec du guacamol, tomates en morceaux, mayonnaise et frites) ; avec 1 coca, j'en ai pour 2 200$Ch. Je rentre à pied à l'hôtel (1h de marche). SANTIAGO – PUNTA ARENAS

Mardi 30 octobre 2012 : Lever 5h. Comme il n'y a pas de métro avant 6h, je demande à la réception si un taxi peut venir me chercher devant l'hôtel pour aller prendre le bus à la station Los Heroes afin de gagner du temps et de la fatigue dans cette rue toute en pavés, mais après plusieurs coup de téléphone à diverses compagnies, aucun n'est intéressé pour une petite course. Je pars donc à pied jusqu'à l'avenue O'Higgins et hèle un taxi. Le 1ier veut m'emmener à l'aéroport car la course est trop courte pour lui ; le 2ème accepte et 5mn plus tard, je monte dans le bus « Centropuerto » pour l'aéroport. 30mn plus tard, je bois un chocolat chaud (le premier depuis que je suis parti car je ne prend jamais de café) avec un gâteau et une banane acheté hier en guise de petit déjeuner. Enregistement des bagages et l'avion décole à 8h heure prévue. Après 1 arrêt sans descendre, on fait escale à Puerto Montt (1h) et arrivée à Punta Arenas (presque à la pointe sud du Chili) à 13h40. Transfert au centre ville en bus (3 000$Ch). Je cherche un hotel et trouve « Hostal Dany Bastian » 1419 Av España (tel 61-226214) qui est en fait une maison particulière qui dispose de quelques chambres d'hôtes. J'ai une chambre à 2 lits pour 15 000$Ch avec petit déjeuner et WIFI (SDB sur le palier). Je pars en ville pour trouver une agence et voir les visites à faire dans les environs ainsi que réserver un bus pour Puerto Natales le 31. Je vais visiter le cimetière (monument de l'indien inconnu) et monte au mirador pour la belle vue sur la ville. Il fait un vent très froid et je mets le bonnet et les gants en plus des 2 pulls et veste polaire sur le dos. PUNTA ARENAS – PUERTO NATALES

Mercredi 31 octobre 2012 : Lever 5h30. Le petit déjeuner est prêt sur la table de la salle à manger. Je rejoins l'agence « Solo Expediciones » au 1255 José Nogueira (www.soloexpediciones.com) qui est la seule à proposer à cette époque la visite de « La Pingüinera de Isla Magdalena » ; départ prévu vers 6h30 (42 000$Ch). Transfert en mini bus jusqu'au port d'embarquement. Une petite heure de bateau, 1 heure sur l'île sur laquelle on peut voir des milliers de manchots (en fait 150 000) puis 20mn de bateau pour s'approcher (sans descendre) de l'ile Marta où l'on peut observer et entendre depuis le bateau une colonie de lions de mer. Retour en ville vers 11h. Déjeuner puis récupération de mes bagages laissés à l'hôtel et départ pour la station de bus qui est à 15h pour Puerto Natales (4000$Ch avec les Bus Sur). Arrivée 18h15. Je vais directement à « Hospedaje Maria » indiquée sur le guide du routard (10 000$Ch pour une chambre avec petit déjeuner, WIFI et SDB commune mais comme je suis le seul client...). Je pars à la recherche d'une agence pour faire des visites le lendemain ainsi que réserver mon billet de bus pour El Calafate en Argentine. Renseignements pris auprès de plusieurs agences, je prends un tour pour « Torres del Paine » à 20 000$Ch (+18 000 et 4 000 de droit d'entrée sur les sites). L'excursion aux glaciers Balmaceda et Serrano est trop chère (70 000$Ch); j'en ferai une côté argentin (il paraît qu'elles sont moins chères!). Cette agence propose aussi des billets de bus pour El Calafate. Pour le 1/11, seuls les bus « Cootra » font le trajet (12 000$Ch). Je ressort vers 21h de l'agence et vais mangé une pizza dans un des restaurants encore ouvert. Je rencontre 2 couples de français avec leur fille. Nous échangeons des tuyaux sur nos visites. Après une douche chaude, je me couche vers minuit. PUERTO NATALES

Jeudi 1ier novembre 2012 : Lever et super petit déjeuner à 7h (pain de mie à volonté avec grille pain à disposition, 2 sortes de confiture, beurre, yaourt, fruits, barre de céréales et thé ou chocolat chaud). Le minibus de l'agence « Carfran Patagonia » passe me chercher à l'hôtel à 7h30. Il a beaucoup plu pendant la nuit mais ce matin, c'est terminé, mais il y a toujours beaucoup de vent dans le parc (on a vu un pare-brise de voiture s 'envoler !); on ne peut donc pas s'arrêter n'importe où pour prendre des photos. Notre guide et chauffeur José (dit Pépé) est très bien. Après un premier arrêt à la grotte du Milodon (4000$Ch l'entrée), nous parcourons le parc dans lequel se succèdent les steppes, montagnes (parfois cachées dans les nuages bas), lacs, cascades ...Retour vers 17h. Sur les conseils de mon hébergeur, je vais dîner à « La Picada de Carlito » 2500$Ch pour 2 grosses côtes de porc (chuleta de cerdo) accompagnées d'un grand verre de vin rouge excellent à 1 500$Ch. Retour dans ma chambre chauffée à 20h30. PUERTO NATALES – EL CALAFATE

Vendredi 2 novembre 2012 :Je pars à pied à 7h00 pour le nouveau terminal de bus qui est à environ 1km de l'hôtel tout droit en montant la rue. Il a encore plu cette nuit, mais soleil ce matin. Le bus est complet. Il nous faut presque 1h pour passer les 2 frontières ! Vers 12h30, arrêt de 15mn dans un restaurant pour ceux qui veulent manger + toilettes. Arrivée à 14h30.

ARGENTINE :

La monnaie est le peso argentin ($Ar) - fin 2012, 1€ = de 6 à 7$Ar

Indicatif téléphonique : 54

Décalage horaire : - 4h / France

Pas besoin de visa pour un séjour de moins de 3 mois

Compter environ 30 à 40€/j de repas+hôtel pour ce pays.

Pour voir les photos, aller sur mon blog : gg3869mesvoyages.blogspot.fr/?view=sidebar

EL CALAFATE

Vendredi 2 novembre 2012 : Le bus (en provenance de Puerto Natales -Chili) nous laisse au terminal dans le haut de la ville. Il y a des démarcheurs proposant des hôtels. Je vais en voir, mais il n'y a plus de chambre simple ; les autres sont trop chers pour moi (>200$Ar), même ceux du Routard 2012 dans la catégorie « Bon marché » dépassent les prix indiqués. Après en avoir consulté 4 ou 5, un hôtelier m'indique « Hostel Nakel Yenu» Calle Pto. San Julián nº 244, tel (02902) 493711, site : www.posadanakelyenu.com.ar , accueil super sympa avec quelques mots de français et anglais et qui me propose une chambre à 130$Ar (avec 2 lits simples), SDB commune, WIFI et petit déjeuner inclus. Il y a aussi possibilité d'acheter des excursions et réserver la navette pour l'aéroport directement avec eux. Je vais faire du change en ville ; les bureaux de change sont fermés le week end ; je trouve un magasin qui change 1€ pour 6,30$Ar (au lieu de 6 ou 6,10). Je change tout ce qui me reste : 300€ pour payer ma chambre (3 nuits) ainsi que les excursions. Après avoir consulté plusieurs agences en cette fin d'après midi, je prendrai tout à l'hôtel car c'est moins cher : 1-« Todos Glaciares » de 7h à 17h30 pour 620$Ar (journée entière sur le lac Argentino à bord d'un catamaran, approche des glaciers Spegazzini, Upsala et Perito Moreno côté nord) 2- « Glaciar Perito Moreno » de 8h à 16h30 pour 220$Ar avec guide (le même tour sans guide avec le bus local revient à 140$Ar) 3- « Shuttle » pour aller à l'aéroport (35$Ar) Je vais acheter des sandwiches + bananes au super marché (ouvert jusqu'à 22h) pour ces 2 excursions. Je vais manger dans un petit restaurant en face de l'hôtel car « Don Pichon » que des touristes m'ont conseillé est complet (on est vendredi et le week end, il faut réserver dans ce grand restaurant). Je rentre dans ma chambre dans laquelle il fait très chaud (on ne peut régler le chauffage qui est à fond). Je n'aurais pas besoin de couverture les nuits qui viennent ! EL CALAFATE – Les glaciers

Samedi 3 novembre 2012 : Le bus fait le ramassage à 7h20 devant mon hôtel. A 8h, on sort de la ville. A 9h embarquement à Punta Bandera, après avoir payé le droit d'entrée du parc national des glaciers (100$Ar). Tout le long du trajet en bateau nous aurons une pluie fine mais les vues restent tout de même superbes et beaucoup de monde sur le pont extérieur pour prendre des photos (+ de 100) de ces glaciers de couleur bleu et blanc. Retour vers 17h à l'hôtel. Dîner à « Estilo Campo » buffet à volonté, viande au grill excellente. Retour dans ma chambre à 21h où je fais un tri de toutes les photos et films pris aujourd'hui. J'en envoie quelques-unes par mail à toute la famille. EL CALAFATE – Glacier Perito Moreno

Dimanche 4 novembre 2012 : Départ à 8h de l'hôtel pour aller au Perito Moreno. Un 1ier arrêt pour une balade facultative en bateau à 90$Ar. On approche le côté sud du glacier, mais j'ai préféré l'approche d'hier. On doit payer l'entrée du parc (100$Ar) avant de se balader sur les kilomètres de passerelles pendant 3heures ; il y a 3 parcours à faire, tous les 3 magnifiques ! Encore + de 100 photos et films aujourd'hui. NB : Le bus local pour cette excursion est suffisant car le guide ici n'est pas utilisé vu les 3 heures de temps libre pour la balade qui se fait très bien seul. Retour à 6h à l'hôtel. Dîner dans un restaurant : bon menu à 64$Ar (6 côtes d'agneau/purée)+ 10$Ar de couvert + 19$Ar pour un verre de vin). En dessert, je vais déguster une glace à 12$Ar dans un des nombreux magasins de glace de la rue (malgré le froid, ça se mange bien). Retour à 21h dans ma chambre.

EL CALAFATE – SALTA

Lundi 5 novembre 2012 : Départ à 8h10 avec le shuttle pour l'aéroport. Arrivée à 8h30. On paye la navette (35$Ar) à l'arrivée dans un comptoir de l'aéroport. Enregistrement des bagages, paiement de la taxe d'aéroport (38$Ar). L'avion (compagnie Aerolineas Argentinas) décole avec 20mn de retard. Après 3h de vol, escale de 3h à BUENOS AIRES (on est passé de 7°C ce matin à EL CALAFATE à 30°C ici à 13h. Arrivée à SALTA à 17h40 ; je prends un taxi avec 3 autres touristes français (45$Ar pour 4) pour le centre ville. A titre indicatif, le bus coute 18$Ar/pers. Un couple de français avait réservé un hôtel assez chic. Je continue avec un jeune touriste basque pour chercher un hôtel bon marché. Après en avoir visité 3, nous choisissons « Hostal Condor Pass » Urquiza 675, tel 387-4221050 qui a plusieurs chambres (de 150 à 200$Ar) mais aussi des dortoirs de 4 lits à 50$Ar/pers. Le gérant qui parle un peu français nous assure qu'il ne mettra personne avec nous si on prend un dortoir, car il en a un autre de libre et il n'y a actuellement qu'un seul client dans cet hôtel ! Il peut aussi réserver des excursions aux alentours à des prix tout à fait corrects. Je prends 2 excursions pour les 3 jours à venir. La première « Salinas-Humahuaca » en promotion à 435$Ar sur 2 jours et la seconde « Cafayate » à 175$Ar. A savoir : je retire 1000$Ar (somme maximale) avec ma carte Master Card et le distributeur me signale qu'il y aura 19,12$Ar de frais avec cette carte (aucun frais avec la carte VISA). Nous allons dîner au restaurant que nous a conseillé le patron « Jovi Dos »à l'angle de Balcarce 601 et Rivadavia au bout de la place 9 de Julio. On y mange très bien (1 portion de pizza + 1 gros biffe de chorizo pour 60$Ar). La nuit, la cathédrale est éclairée. SALTA – Salinas Grandes et PURMAMARCA

Mardi 6 novembre 2012 : Départ à 7h30 en bus « La Posada » devant l'hôtel. Très jolis paysages pendant toute l'excursion. Nous passons un col à 4170m d'altitude en allant à la saline, mais il ne fait pas froid et je ne suis pas trop essoufflé contrairement en Bolivie à la même altitude ! Déjeuner vers 14h, balade dans la montagne derrière le village de Purmamarca, puis je couche dans un petit hôtel. Le bus me reprendra demain matin pour continuer ce tour. Superbes couleurs des montagnes environnantes. PURMAMARCA – TILCARA – UMAHUACA - SALTA

Mercredi 7 novembre 2012 : Après une balade matinale dans les montagnes (la montagne aux 7 couleurs) que je n'ai pas faites hier soir, le bus me reprend vers 10h30 et nous continuons vers Tilcara pour la visite de la Pucara sur la colline, puis déjeuner à Humahuaca et temps libre pour visite de la ville avant retour sur Salta. SALTA – CAFAYATE

Jeudi 8 novembre 2012 : Départ 7h30 de l'hôtel pour la Quebrada de Las Conchas. Encore de superbes paysages de Salta à Cafayate : Garganta del Diablo, Anfitreatro, El Obelisco... mais la ville par ell-même n'a rien d'extraordinaire. Nous visitons une cave avec dégustation de vins mais d'après d'autres touristes, il y en a une autre ou le vin est bien meilleur. Retour à 19h30. Je vais à l'agence Aerolineas pour confirmer mes 2 vols d'avion à venir. Je retourne dîner chez Jovi Dos. Je croise une manifestation anti-gouvernementale. SALTA – PUERTO IGUAZU

Vendredi 9 novembre 2012 : Visite de Salta le matin : téléphérique du mont San Bernardo (35$Ar) puis balade en ville. Le musée MAAM est fermé cause de travaux. Toujours avec mon équipier de chambrée de Salta, nous passons par le marché artisanal vers San Martin puis allons déjeuner parmi les locaux au marché central à côté de notre hôtel : beaucoup de bruit et grosse chaleur sous ce marché couvert mais il faut le faire ! A 15h20, nous prenons le bus local 8A qui nous dépose à 300m de l'aéroport pour 2$Ar seulement. A 16h, nous enregistrons nos bagages. L'avion décolera avec 15mn de retard (17h35). Arrivée à Puerto Iguazu 19h30. Plusieurs bus pour nous emmener en centre-ville suivant les hôtels pour 35$Ar. Vers 20h, nous cherchons un hôtel : beaucoup sont complets pour ce soir ou trop chers. Nous trouvons chez l'habitant « Alojamiento José Gorgues » une chambre très correcte pour 2 à 140$Ar avec SDB mais sans petit déjeuner. Mon coéquipier ne prendra qu'une nuit ici et ira au « Marcopolo Inn » en dortoir les jours suivants pour le même prix (70$ la nuit) mais avec piscine et petit déjeuner. Pour moi, la charmante propriétaire me fera la même chambre à 80$Ar pour le lendemain. Nous allons dîner dans un restaurant ouvert à 22h (« Sabores » en face de Marco Polo Inn pour 65$Ar bière comprise). Des enfants passent à toutes les tables pour vendre des objets sans intérêt. Je leur demande pourquoi ils ne sont pas couchés à cette heure tardive ; le plus grand (11 ans environ) me dit qu'il ira vers 22h30. Les 2 ou 3 plus jeunes (entre 6 et 9 ans) traîneront encore dans la rue vers minuit ! J'ai su par la suite que c'était des familles indiennes qui séjournaient dans la ville et je les croiserais tous les soirs dans les rues. Les agences de voyages ainsi que les guichets de bus sont encore ouverts à cette heure tardive. Nous nous renseignons sur les prix et horaires pour la visite des chutes côté argentin et brésilien ainsi que pour aller faire des achats au Paraguay (il paraît que les prix sont intéressants). PUERTO IGUAZU – Chutes côté argentin le matin puis brésilien l'aprèsmidi

Samedi 10 novembre 2012 : Lever 6h pour aller prendre le bus (50$Ar A/R) pour les chutes vers 7h. Il y en a toutes les 20mn ; je prends le 1ier (compagnie « Rio Uruguay », mais j'arrive à 7h30 alors que le parc n'ouvre qu'à 8h ! Je serais donc le premier au guichet (entrée=137$Ar) avant la cohue des groupes de touristes qui arrivent en masse à 8h. J'ai largement le temps de tout visiter en 4h. A midi, je reprend le bus pour Puerto Iguazu où on est obligé de repasser pour prendre un autre bus pour les chutes côté brésil (bus direct sans passer par Foz avec la compagnie « Crucero del Norte »). Le passage à la frontière est très rapide à l'aller comme au retour. L'entrée du parc est à 41,10Rls payable aussi en pesos argentins soit environ 100$Ar. Il faut bien 3 à 4h (contrairement à ce qui est dit dans le guide du Routard) pour faire ce côté qui m'a beaucoup impressionné. Retour par le bus de 17h, douche froide pour me raffraichir et dîner dans un des nombreux restaurants de la rue Cordoba qui proposent des menus à prix identiques (entre 60 et 70$Ar). J'ai rempli ma carte d'appareil photo avec plus de 30 petits films et 100 photos sur la journée.Je la vide sur mon ordi portable. PUERTO IGUAZU – PARAGUAY - BUENOS AIRES

Dimanche 11 novembre 2012 : Lever 5h20. Petit déjeuner en face la station de bus avant d' aller à « La Ciutad del Este » au Paraguay pour voir s'il y a des achats intéressants à faire comme on me l'a dit. Je prend le 1ier bus à 6h50 ; passage par la frontière brésilienne (comme hier très rapide pour tamponner le passeport) et passage libre au Paraguay sans formalités. Il faut environ 50mn depuis Puerto Iguazu. On trouve des maillots de foot (originaux et copies) de tous les pays de la planète. J'en achète pour mon petit fils à moitié prix par rapport à celui vu à El Calafate ou Salta. Les appareils électroniques sont sensiblement au même prix qu'en France mais beaucoup moins chers qu'au Brésil. Les gens sont très sympathiques et discutent bien avec moi. Il est 9h20 et mon bus n'est qu'à 9h50 ce qui me fera arriver à Puerto Iguazu vers 11h et je risque de manquer le bus pour l'aéroport qui doit passer entre 10h30 et 11h devant l'hôtel. Je me renseigne donc avec mon vendeur de maillots pour un taxi. Un de ses amis propose de m'emmener jusqu'à Foz (à la frontière brésilienne) pour 5$US et de là je devrais trouver des bus pour Puerto Iguazu. A la frontière, je vois des « motos-taxi international » ; je discute avec eux pour savoir le prix et le temps pour aller à Puerto Iguazu. A 10h10, comme je ne vois toujours pas de bus, je rentre donc en moto-taxi (pour 100$Ar en 30mn avec le passage à la frontière brésilienne). Il me dépose à mon hôtel ; le bus pour l'aéroport n'est pas encore passé : le temps de sortir mes bagages et le bus arrive. Il me dépose à l'aéroport à 11h30 (35$Ar). Un taxi était à 130$Ar. Je mange un sandwiche et une pomme qui me restaient d'hier ; j'enregistre mes bagages et je passe sans problème au détecteur avec une petite bouteille d'eau dans mon petit sac à dos. L'avion décolle avec 15mn d'avance ! Arrivé à BA (Aeroparque) à 14h20. Je prends le bus N°33 pour le centre-ville (2$Ar en pièces). Il ne faut que 30mn et je commence à chercher un hôtel. Le 1ier : complet. Le 2ème « Hostel Colonial » me propose une chambre en dortoir mais je serais seul pour les 4 nuits. Je change 50 € dans la rue à 7,38 (au lieu de 6 en moyenne). Je vais me promener en ville (Plaza de Mayo, Casa Rosada et marché artisanal du dimanche dans les rues adjacentes), puis j'irai jusqu'au port avant de dîner dans un snack pour 36$Ar. BUENOS AIRES

Lundi 12 novembre 2012 : Petit déjeuner léger à 8h (croissant + thé). Je vais voir la relève de la garde à la maison rose, ensuite direction agence IBERIA (avenue 9 de Julio) pour confirmer mon vol retour vers la france, puis grande balade en ville : Recoleta, le cimetière, Plaza Pellegrini, et Francia puis San Nicolas. BUENOS AIRES – TIGRE - BUENOS AIRES

Mardi 13 novembre 2012 : Départ à 9h pour la gare de Retiro. Train pour Tigre (1h de trajet et 4$Ar A/R). Je prends une excursion en bateau-bus en bois qui coûte 34,50 $Ar (pour le circuit « Tres Bocas » avec la compagnie Interisleñar ; 30mn de balade avec arrêt possible pour déjeuner dans un resto au bord du canal). Retour avec un autre bateau de la compagnie toutes les 40 mn. Les autres tours ne permettent pas d'arrêt en cours de balade : le « grand tour » dure 3h pour 80 $Ar et un autre est à 50 $Ar.Dépaysement total par rapport à BA ; on se croirait au Cambodge ou Laos avec tous ces canaux ! Retour en centre ville de Tigre vers 16h30. Le marché aux fruits vers le port est pratiquement tout fermé en semaine à cette heure. Je reprends le train à 17h. Retour BA 18h. Je vais diner au centre ville à « El Palacio de la Papa Frita » : les assiettes sont très copieuses (en frites seulement) ; pour la viande, c'est moins copieux que dans tous les autres restaurants ! Il y a 5 menus proposés en plus de la carte : 65, 68, 70, 90 et 120 $Ar. BUENOS AIRES

Mercredi 14 novembre 2012 : Départ à 9h pour « la Boca » en bus N°152. Peu de monde dans les rues : 2 heures de visite à pied dans ce quartier dit dangereux mais le matin, je n'ai pas eu de problèmes. Devant les grilles du stade, une foule de gamins attendent d'apercevoir des joueurs à l'entraînement. Retour à pied par San Telmo et déjeuner au restaurant « El Desnivel » (Defensa 855) pour 68$Ar (1 empanada, 400g de boeuf grillé et 1 verre de vin). Ensuite promenade dans « Puerto Madero », visite de la frégate Sarmiento pour 2$Ar puis retour dans le centre et visite du musée de la Casa Rosada. Retour à l'hôtel vers 18h pour un douche. Je termine des achats pour liquider mes pesos. BUENOS AIRES

Jeudi 15 novembre 2012 : Je fais mes bagages pour la dernière fois et les laisse à l'hôtel jusqu'en fin d'après midi. Vais me promener dans « Palermo Viejo», « Palermo Hollywood», puis vers le parc botanic autour de la Plaza Italia et retour en métro pour déjeuner au restaurant « Suipacha » au 425 Suipacha c asi esq.Av.Corrientes qui propose beaucoup de choix à moins de 60 $Ar à la carte et un très bon menu à 58 $Ar avec entrée (courgettes + aubergines cuites en vinaigrette), ½ biffe de chorizo+légumes, dessert + 1 boisson. Retour à l'hôtel, douche et je vais prendre le bus N°8 sur l'avenue de Mayo pour un trajet d'environ 2h30 vers l'aéroport Ezeiza où j'ai mon vol retour pour la France (Lyon) via Madrid à 22h25. J'ai 3h30 d'attente et dépense mes dernières pièces de monnaie (3,50$Ar qui me donnent droit à un paquet de chewing gum à 4$Ar : dans ce pays, ils arrondissent sans problème au prix inférieur si on n'a pas la monnaie !). Avec mes 10$US restants, je voulais aussi acheter un pot de confiture de lait (Dulce de letche qui est bien meilleure ici que partout ailleurs) mais le vendeur me dit qu'à Madrid, ça ne passera pas à la douane car c'est considéré comme du liquide ! Il aurait pu me proposer de le mettre sous sac plastic scellé ! L'avion est retardé de 15mn mais une fois à bord, on décolle à l'heure prévue. Je prend un petit somnifère (stilnox) et m'endors très rapidement juste après avoir terminé le repas servi à bord. Je ne me souviens pas avoir été débarassé de mon plateau ! Arrivée à Madrid à 14h avec 30mn d'avance. Pas besoin de changer de terminal et j'ai 3h d'attente. Il fait chaud mais ciel couvert à l'extérieur. Arrivée à Lyon à 20h avec 30mn de retard. Le décalage horaire fera que je n'aurais pas sommeil avant 2h du matin pendant les 3 ou 4 jours qui suivront.
Premier voyage dans le Sud-Ouest américain English translation pending
by Fran39 · 2016-08-03 · 23 replies
Bonjour,

Je sollicite vos avis pour un premier voyage dans l'ouest américain.

J1 : arrivée aéroport SFO

J2 J3 San Francisco (3 nuits et deux journées pleines sur place)

J4

Route vers Yosemite 300km (5h) Nuit dans un camping près du parc Yosemite J5 Journée pleine à Yosemite

Nuit dans un camping près du parc Yosemite

J6 Route vers la vallée de la mort pour arriver vers le soir 500 km (5h)

Nuit dans la vallée de la mort

J7

Aube dans la vallée de la mort… Puis route vers Las vegas

200km (3h) après-midi et Nuit à Las Vegas

J8

Route vers Bryce Canyon 400km (4h)

Nuit vers bryce canyon

J9

Journée à Bryce Canyon

Nuit vers bryce canyon

J 10

Route vers antelope canyon (matin) 250km (3h) après-midi Antelope Canyon

Nuit vers antelope canyon.

J11

Route vers grand canyon 250km (3h) Après-midi à grand canyon Nuit près de grand canyon

J12

Grand Canyon Grand Canyon

Nuit près de grand canyon

J 13 J 14 J15 :

retour à San Francisco...

je me demande quelles étapes faire car il y a 1300 km...

J'ai bien peur que ce soit trop ambitieux, je pars début septembre avec mon amie. Ce dont j'ai peur est de passer trop de temps dans la voiture. Que suggéreriez vous ? En gros, comme on à pris un vol aller et retour à et de SFO, on est obligé de se faire les 1300 km sur la fin, si on veut voir le grand canyon... Cela en vaut-il la chandelle ?

D'autre part, cela est-il utile de passer deux nuit vers le grand canyon ?

Merci de vos réponses🙂
Itinéraire 20 jours Nouvelle-Zélande en voiture English translation pending
by Clemtrotte · 2016-07-16 · 13 replies
Bonjour à tous,

tout d'abord, merci aux membres de ce forum de m'avoir éclairé lors de la préparation de mon voyage. Avec d'autres plateformes d'échange, j'ai pu prendre des conseils, ...

Ensuite, ce qui m'a conduite à poster un message est que nous sommes 2 et nous souhaiterions partir en NZ du 4 décembre 2016 (arrivée à Auckland) au 25 décembre 2016(départ d'Auckland).

Moyen de transport: voiture(s) de location

Ainsi, j'aurai souhaité avoir votre avis sur l'itinéraire suivant (je prends toutes les critiques):

04/12 : Arrivée à Auckland, nuit sur site 05/12 : Auckland 06/12 : (location voiture)voyage Auckland-Coromandel 07/12 : journée libre Coromandel 08/12 : début après midi : voyage Coromandel - Rotorua 09/12 : Journée libre Rotorua 10/12 : (on rend la voiture) Fin après midi : vol interne Rotorua - Nelson 11/12 : Journée libre Nelson 12/12 : (location voiture)Nelson - Marahau 13/12 : Journée libre Abel Tasman National Park et environs 14/12 : Journée libre Abel Tasman National Park et environs 15/12:Marahau - Nelson/ (on rend la voiture) Vol interne Nelson-Queenstown. Nuit à Queenstown 16/12 : (location voiture)Queenstown-Milford Sound 17/12 : Journée libre Milford Sound, Fjord National Park, ... (programme complet non déterminé) 18/12 : Journée libre Milford Sound, Fjord National Park, ... (programme complet non déterminé) 19/12 : Milford Sound - Te Anau 20/12 : Te Anau Wanaka 21/12 : Wanaka-Twizel 23/12 : Twizel-Christchurch 24/12 : (on rend la voiture)vol interne Christchurch-Auckland 25/12 : Auckland-Paris

Je sais que cet itinéraire peut paraitre tarabiscoté avec 3 locations de voiture et 2 vols internes mais je souhaite absolument voir Rotorua, Abel Tasman National Park et Milford Sound et ces sites n'étant pas DU TOUT dans le même périmètre, j'ai du faire des choix:) Je vous remercie de vos analyses, conseils, remarques et vous souhaite une belle journée!

Clémentine
Ouest américain épisode 2, octobre 2016 English translation pending
by Babynoufette · 2016-07-13 · 15 replies
Un grand bonjour à tous !

Me revoilà après avoir ouvert une discussion il y a quelques temps sur notre futur road trip (initialement prévu en Avril 2017) je reviens vers vous avec le même projet mais qui a été avancé à Octobre 2016 ! Yahooooo

Je suis en pleine finalisation de ce beau voyage (quand je dis que je finalise c'est surtout de réserver les hôtels et de bien vérifier la faisabilité niveau route au quotidien !)

J'aurai surtout besoin de conseil concernant la partie Torrey - Moab et Yosemite - mono lake - Mammoth lakes.

Aller petit aperçu de notre périple (les vols sont réservés, la voiture également et une grande partie des hôtels !)

16/10 - J1 Marseille -> SF (atterrissage 13h20)

17/10 - J2 SF

18/10 - J3 SF (jusqu'en milieu de journée) puis route jusqu'à Mariposa (nuit)

19/10 - J4 Yosemite valley (une randonnée à choisir) puis Tioga road (et c'est la que je croise les doigts et tout le reste pour qu'elle soit encore ouverte !!) idéalement si le temps le permet arrêt au lac tenaya qui m'a l'air sublime ! Coucher de soleil à Mono lake (alors j'avoue que je ne suis pas mais alors pas du tout attirée par ce lac .... à suivre) et nuit à Mammoth lakes.

20/10 - J5 Mammoth lakes avec éventuellement balade jusqu'au Devils Postpile ensuite route jusqu'à Zabriskie Point (que j'avais adoré lors de mon 1er séjour) picnic et couché de soleil et enfin nuit à PArhump. Que voir d'autre entre Mammoth et DV ?

21/10 J6 Parhump direction Las Vegas de bonne heure et de bonne humeur ! Journée balade Nuit à Vegas

22/10 J7 Le matin re-re- lol- mariage à Vegas (comprendre mon mari et moi même avons renouvelé nos vœux pour nos 10 ans de mariage il y a 2 ans et là on s'est dit que ce serait sympa et rigolo de faire un truc Kitchissime avec nos 3 adorables bambins !) et ensuite route pour Hurricane (nuit Hurricane)

23/10 J8 Le matin balade à Zion (nous en avions fait 2 l'an dernier il me faut choisir laquelle faire) pic nic et route pour Bryce. Nuit Bryce

24/10 J9 Le matin randonnée à Bryce alors là pour le coup nous n'avions pas pu faire de randonnée car il avait neigé (non je dis une bêtise on avait fait la petite balade qui mène à une petite cascade avant le parc) pour le reste nous nous étions contenté des points de vue. Ensuite route par la magnifique scenic 12 (alors là j'aurai besoin de renseignement sur Escalante ? j'ai 3 petits dont un fan de "dinosaure" et je suis assez intriguée par le bois pétrifié !) Nuit à torrey

25/10 J10 Capitol Reef - Gobelin Valley et route jusqu'à Moab (nuit à Moab)

26/10 J11 Moab (avec tout ce qu'il y a autour !!) et nuit tjrs à Moab !

27/10 J 12 Moab et l'après midi route vers Monument Valley avec pour objectif le coucher de soleil à MV (nuit The view - et oui là c'est gros craquage !!) sur la route arrêt pour Goosnecks

28/10 J13 MV (la piste) puis route vers Grand canyon (la c'est pas drôle !) si possible mais c'est pas évident balade au GC coucher de soleil Nuit à Valle (tout proche du GC)

29/10 J14 Re-balade au GC (en fonction de l'humeur de ce que j'aurai trouvé, de la fatigue etc...) puis route en passant par Oatman direction Yucca Valley ! (en prévision de Joshua Tree le lendemain, mon fils s'appelant Joshua on ne pouvait pas faire autrement !)

30/10 J15 Joshua Tree ;-) et très certainement route vers LA (ou encore nuit à Yucca ! je réfléchis encore !)

31/10 J16 LA ayant 3 enfants je vais essayer de trouver un endroit sympa pour Halloween ! Je suis preneuse de tout conseil ! Sinon on refera le griffith observatory, Santa Monica (mais les canaux cette fois !) programme à peaufiner ! Nuit LA

01/11 J 17 Programme à peaufiner et le soir Match de Hockey (on est fan !)

02/11 J 18 décollage à 14h30 ....

Voilà alors oui ca fait beaucoup de route, mais je viens de détailler toutes les étapes et je trouve que finalement c'est plutôt fluide et régulier (hormis la dernière grosse étape de GC à Joshua Tree) Nous avons un peu modifié notre sens de visite avec les arrivées fréquemment la veille pour être d'attaque de suite le matin (on est du matin, genre les petits sont debout à 6h quotidiennement !)

Un grand merci pour vos conseils/astuces/bons plans !

Chrys
Trek au Népal d'environ 20 jours, novembre 2016 English translation pending
by Lauraayl · 2016-07-11 · 25 replies
Bonjour,

Je pars au Népal au mois de Novembre prochain et nous prévoyons de faire un trek sur la quasi totalité de notre séjour (un mois). Je m'interroge de nouveau sur quel parcours choisir.

Après avoir lu de nombreux blogs et discussions je m'étais fixée sur le tour des Annapurnas avec un détour au lac Tilicho sans guide ni porteur pour la diversité des paysages. Seulement plus je lis d'informations et plus ça me fait peur : nombre de touriste mais surtout route et véhicules sur la plupart du chemin. Je cherche des renseignements pour adapter ce trek de façon a m'éloigner le plus possible de la foule et des routes en passant le plus de temps possible vers la partie Manang/Lac Ticicho qui a l'air grandiose.

Nous réfléchissons aussi à la possibilité de faire un autre trek notamment le tour du Manaslu que l'on enchaînerait avec le tour de l'Annapurna version courte (et notre détour au lac Tilicho). Nous ne souhaitons pas prendre de porteurs, est-il possible de réaliser ce trek uniquement avec un guide? Pour des questions de budget, savez-vous s'il est possible d'engager un guide uniquement sur la partie qui le nécessite (tour du Manaslu)? Avez-vous des agences à me conseiller avec des idées de tarif pour un tel trek?

Je souhaiterai aussi avoir la confirmation que tout ceci peut se faire en lodge.

Merci beaucoup Laura
Croisière Costa neoRomantica départ Amsterdam English translation pending
by Danielejeane · 2016-06-26 · 34 replies
Nous partons en couple du 07-08-2016 au 16-08-2016 sur le Costa NeoRomantica au départ d'Amsterdam Comment est ce bateau ? Quelle est la température à cette période ?? Les circuits aux escales sont ils chers ? Stanvanger/ Andalsnes/ Alesund/Olden/Flaam/ ... merci de me donner des précisions
Préparation d'un premier voyage aux États-Unis pour avril 2017 English translation pending
by Zikoui · 2016-06-22 · 15 replies
Bonjour à tous,

Après plusieurs mois passés sur voyage forum, je vous propose enfin mon road book ! Nous partirions du 8 avril au 1er mai 2017 pour notre voyage de noce !

Pour nous connaitre un peu plus : nous adorons marcher dans de grands espaces et nous ne sommes pas du tout attirés par la mer. Nous n'aimons pas l'attraction des grandes villes qui nous étouffent et souhaiterions rencontrer des locaux (je songe à dormir chez l'habitant à LA ?)

Je me pose beaucoup de question quand au trajet LAS VEGAS / SAN FRANCISCO, car la période ne sera à priori pas la meilleurs pour traverser et Yosemite. Nous termineront notre séjour à San Francisco par choix, souhaitant profiter de derniers moments plus cool avec ma cousine et son mari qui y vivent.

j'ai mis des petites annotations violettes sur mon road book qui me posent questions.

J'ai l'impression d'avoir un peu trop planifié ce voyage (nous avons l'habitude de partir en sac à dos), mais à priori les logements et activités telle que l'hélico à GC sont à réserve (longtemps) à l'avance... Je pense prendre mes billets après notre mariage, dans 2 mois.

J'attends avec impatience vos remarques, conseils et observations !!

JOUR 1 NANTES=> LOS ANGELES - arrivée à LA, douane/récupération de la voiture, - En fonction de l'heure d'arrivée : Passage au Wallmart pour acheter une glacière et peu être quelques accessoires pour le road trip. -En fonction de l'heure d'arrivée : check à l'hotel, couché de soleil au Griffith Observatory

JOUR 2 LOS ANGELES - Hollywood Sign + Hollywood Bdv + Beverly Hills (Star Tour en bus?) - Bel Air - Rodeo Drive - Santa Monica - Venice Beach, Hermosa Beach - Malibu / Santa Monica - Long beach (sud) + Queen Marry - Griffith Observatory et le Griffith Park (si pas fait la veille)

JOUR 3 LA => JOSHUA TREE - matin :Universal Studio Est-ce faisable en 1 matinée ?

- après-midi : départ de LA pour JT (environ 3h en passant par Palm Springs) - Nuit à Palm Springs ou JT ?

JOUR 4 JOSHUA TREE ok pass - Joshua Tree NP - Nuit Yucca Valley ou Twentyninine Palms ou Needle (pr se rapprocher de la rte 66) ?

JOUR 5 ROUTE 66 - Départ le matin vers la rte 66 (7h de route avec arrêts) - (Passage par Helendale / Elmer's bottle tree ranch si nuit à JT la veille) - Oatman (visite d'une mine ?) - Kigman (Museum rte 66 – Kingman railreal museum - Santa Claus ?) -Selingman (Puis trajet par Hackberry et Tuxton pour rester sur la route 66) -Williams - Nuit GC Village ou autre ?

JOUR 6 GRAND CANYON NP ok pass - Visite du GC toute la journée : Trail ds la south rim + hélico (de préférence matin ou soir ?) - Nuit au GC Village ou autre ?

JOUR 7 GC => PAGE - Lever de soleil à Yaki Point - Quitter Grand Canyon par la Desert View. Faire des points de vue (3h avec arrêts) - Horseshoe Bend - Arrivée à Page. Récupérer de la doc au visitor center - Barrage Glen Canyon - Lake Powell. Prendre la Scenic Drive jusqu'à Wahweap Marina - Coucher de soleil à Wahweap Overlook ou Hosechoe Bend ? - Nuit à Wawheap

JOUR 8 PAGE => MONUMENT VALLEY matin à Page : Le Pass Beautiful est-il valable ? - Lower Antelope Canyon ou Upper Antelope Canyon ?

Après midi : 1/ Monument Valley (+ 1h ! - 2h30 de route) S'arrêter au visitor center et faire la photo la plus célèbre de Monument Valley !!! 2/ Valley Drive et ses différents points de vue ? 3/ Wildcat Trail à pied ? 4/ Balade à cheval ? A réserver à l'avance ? 5/ Coucher de soleil depuis la terrasse du The View 6/ Nuit à The View MV ou Mexican Hat ? (cela dépendera du prix et des dispo !)

JOUR 9 MONUMENT VALLEY => MOAB (3h30 avec arrêts) - Lever de soleil à Monument Valley - Passage à Goosnecks view - Passage à Valley of the Goods - En fonction l'heure : petit trail ou visite de la ville de Moab - Nuit à Moab

JOUR 10 MOAB - Arch National Park ok pass - Devil Garden jusqu'à double Arch (4h) - ou Fiery Furnace guidée (3h) - Delicat Arch (1h30) + couché de soleil - Nuit à Moab

JOUR 11 MOAB – Canyonland ok pass - Passage par Dead Horse Point - White Rim Overlook Trail - Mesa Arche - Rafting ? La saison le permettra ? - Nuit à Moab ou proche de Capitol Reef ?

JOUR 12 MOAB ou CAPITOL REEF => BRYCE CANYONok pass Matin : Si nuit à MOAB : - route pour Capitol Reff (3h avec arrêt depuis Moab) - Passage à Goblin Valley Si nuit à CR : - Cohab Canyon Trail (2h)

après-midi - Route pour Bryce (3h) - Passage par Torrey (à 20mn de CR + repas Mesa Farm Market) - Nuit à Bryce ou Topic ?

JOUR 13 BRYCE CANYON => ZION NP ok pass B matin : - Mossy Cave (1h) - ou Queen's Garden (combien de temps elle prend ?) - Scenic drive

après-midi : - Route vers ZION (1h45) - Red Canyon (sur la rte, avant Zion)=> Pink Legdes Trail (30mn) - Grotto / Angel’s Landing ? Combien de temps faut-il prévoir ? - Canyon overlook (1h) - Nuit à Springdale

JOUR 14 LAS VEGAS - Départ pr LV le matin, arrivée après-midi (4h30) - Passage par Valley of Fire - Visite de Las Vegas : « welcome to LV » - Soirée sur le Strip (fontaine du Bellagio, fremont street, Mirage) - Nuit à LV

OPTION A : JOUR 15 LAS VEGAS => DEATH VALLEY matin : Grasse mat', piscine

fin de matinée: - Route pr DV en fin de matinée - Passer devant Red Rock Canyon et ne faire que le point de vue Overlook - Death Valley :Twenty Mule Team Canyon, Badwater, Natural Bridge, Devil's Golf, Artiste Drive, Golden Canyon - Furnace Creek (Coucher de soleil à Zabriskie Point) - Nuit à FC

JOUR 16 DEATH VALLEY => LEE VINING - Prendre la Tioga Road en direction de Lee Vining : - Mammoth lakes - Lee Vining - Nuit à LV

JOUR 17 YOSEMITE (embouteillage le weekend, mm en avril?) TIOGA ROAD FERMEE EN AVRIL Matin : - Tenaya Lake - Olmsted Point - Tuolumne Grove - Glacier point et Taft Point - Wawona Road : Bridalveil Fall, Tunnel View

après-midi :ok pass - Yosemite Valley : Trail

OPTION B : JOUR 15 : LAS VEGAS => DEATH VALLEY Après midi : - Route pour DV (2h30) - Passer devant Red Rock Canyon et ne faire que le point de vue Overlook - Death Valley :Twenty Mule Team Canyon, Badwater, Natural Bridge, Devil's Golf, Artiste Drive, Golden Canyon - Nuit à Furnace Creek

JOUR 16: DEATH VALLEY => SEQUOIA NP ou MARIPOSA GROVE ? matin : - Route pour Sequoia NP (6h30 de route) - Nuit à Sesuoia ou Mariposa ?

JOUR 17 : SEQUOIA NP ou MARIPOSA GROVE ?ok pass - Trails (?)

Nuit à Sequoia ou Mariposa

JOUR 18-19-20 SAN FRANCISCO

- Départ le matin pour San Francisco, arrivée début d’après-midi (5h de rte depuis S ou 3h30 depuis Y)

- Rendre la voiture en arrivant sur SF ? Utiliser les Cable Cars / Bus / à pied pour se déplacer dans la ville ?

JOUR 21 SAN FRANCISCO => NANTES

A bientôt 😉 Laëtitia

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The most welcoming people?
by Midounette69 · 2016-06-20 · 155 replies
Hi there,

While reading some travel journals, I notice that we always reflect on the people of the countries we visit.

I’d love to hear your thoughts on which people charmed you the most during your travels?

I’m not looking for controversy, just reflections and personal feelings. Looking forward to reading your replies...
Première croisière fjords norvégiens sur le Costa neoRomantica English translation pending
by Klio · 2016-06-17 · 35 replies
Bonjour,

Depuis plusieurs années je suis intéressée par les croisières et cette année nous avons décidé (à la dernière minute) de franchir le pas ! 😎 Nous aimerions partir sur la croisière de 10 jours dans les fjords norvégiens à bord du Costa neoRomantica avec départ le 29/07 d’Amsterdam et retour le 07/08.

Sur internet, plusieurs sites proposent des cabines intérieures à 809€ et des cabines extérieures à 1009€ (après avoir lu les avis sur VF je pense que je vais réserver sur azur croisières), mais je vois que sur le site de Costa, elles sont respectivement à 899 et 1099€ et ce sont des cabines « Classic » (les « Premium » sont à 949 et à 1149€). Ai-je intérêt à réserver directement chez Costa ou puis-je le faire sans crainte sur un autre site ? Sur azur croisières (90€ moins cher), peut-on également choisir sa cabine ou bien est-ce un tarif flash ? Pour une première croisière, j’aimerais prendre une cabine avec hublot mais j’ai peur que sans choix, je tombe sur une vue obstruée, ce qui qui ne changerait pas beaucoup d’une cabine intérieure.

Par ailleurs, sur le site de Costa, je vois que les cabines qu’on peut choisir se trouvent sur deux ponts différents, l’Amsterdam (4…) et le Copenhagen (5…), quel pont conseilleriez-vous ?

Merci d’avance 🙂
À bord de l’Horizon, « la vie n’a pas été un long fjord tranquille! » English translation pending
by Momo4650 · 2016-06-15 · 18 replies
Croisière sur l’Horizon (Croisières de France), « soleil de minuit », dans les fjords norvégiens, du 4 au 11 juin 2016. 1) Grosse tuile : sous les cuisines étaient nos 3 cabines on avait tiré les numéros bingo : 6136, 6144 et 6146. Aïe, aïe ! « si on aurait su, on aurait pas venu !». Tintamarre, bruits de porte de placard et tutti quanti jusque tard dans la nuit et rebelote, tôt le matin. Dieu, que les bras de Morphée nous ont paru parfois lointains ! Et quand on va voir le « desk » de réception… Surprise, on se voit offrir des boules quies terrible aveu d’impuissance devant le problème. Alors, chaque nuit, on a composé le 00 (n° réception). Morceaux choisis : -« allo, dit-on en baillant, il y a beaucoup de bruit au dessus de notre cabine », -réponse réglée comme du papier à musique. «bon ok, je leur téléphone» Résultat toujours le même : on a droit à une petite période d’accalmie (surtout ne pas louper l’endormissement) et ça repart comme en 14. >>> Et la hiérarchie, là-dedans ? On les a vus, on leur a dit. A l’impossible, nul n’est tenu. Il nous reste la désagréable impression qu’ils finissent par s’en taper le coquillard. La solution ? Elle serait pourtant simple : geler les quelques cabines exposées Oui mais… et le chiffre d’affaires ?!? Et là, pas question de s’en taper le coquillard. Alors, un conseil : avant de commander, faîtes gaffe et regardez bien le plan du navire… 2) Petits bobos cabine : -Le séchoir à cheveux qui nous a fait la tronche durant 24h, -La connectique de la télé (antenne) qui démontre une évidence : il y a des bricoleurs du dimanche à bord. -Le lavabo qui évacue à 50cl/heure, -La clim qui a une amplitude proche de 0, -Et le « chiotard » qui, un soir, nous a fait son caca nerveux. Vive l’Horizon !!! 3) Petits bobos ailleurs : - La machine du « café moka » a turbiné dur ; d’autres étaient au repos forcé (HS). Ca met l’ambiance pour avoir un petit noir dans des délais « normaux »… - quelques ascenseurs en grève (effet Myriam El K ?). -Les mines un peu tristounettes de nombre de personnels de bord. Est-ce « l’effet Commandant » ? Lors de sa présentation, il a réussi un double exploit : ne pas afficher la moindre esquisse de sourire et ne pas dire un seul mot de français ! Croisières de France, avez-vous dit ? Et pourtant, en septembre dernier, on était parti à bord de ce même bateau vers Mykonos, Santorin, Marmaris… Nickel, on avait mis 10/10 partout à l’évaluation. Là, ça n’a pas été le même tabac. Heureusement, il y a eu : -le chef Cuistot qui nous a régalés, -notre super tandem colombien/tunisien (service table 39), -Marie et Gianni, adorables guides lors de deux excursions, -le ciel bleu et la mer sympa, -et Dame Nature qui nous a offert des paysages somptueux.
Croisière MSC Ecosse - Islande août 2017 English translation pending
by Lululab · 2016-06-13 · 198 replies
Bonjour,

Nous envisageons de faire cette croisière en Août 2017, nous sommes une famille avec 2 enfants, une ado et un plus petit qui aura 6 ans l'été prochain. Pour des raisons professionnelles, nous ne pouvons réserver cette croisière qu'à partir de Septembre 2016. Selon vos expériences est-ce risqué d'attendre Septembre, risque t'il de ne plus y avoir de cabines familiales ? Nous prenons toujours une cabine intérieure mais nous réservons d'habitude beaucoup plus tard mais cette destination étant moins proposée je me posais la question sur la disponibilité des cabines. D'avance merci de vos réponses

bonne journée
Islande mai 2016 English translation pending
by Mlefevre · 2016-06-10 · 40 replies
Bonjour à tous,

Voici le récit illustré de notre récente virée islandaise



Il me reste à insérer pas mal de photos, ma connexion est capricieuse donc je ferai ça plus tard. Edit : le récit est achevé.

Une petite vidéo de la piste vers Thorsmork : 14 gués et un paysage fantastique!

En plus une petite vidéo de la piste vers Thorsmork, 14 gués dans un paysage fantastique!

Cliquer ici pour le récit illustré.

Bonne lecture!

Marie

Le texte seul:

ISLANDE MAI 2016 4ème voyage en Islande, on adore ce pays ! Juillet 2003 : 1er voyage en famille camping-car : émerveillement et petite frustration de ne pas pouvoir aller « partout » sites.google.com/...elaterreislande/Home

Juillet 2012 : 2ème voyage toujours avec nos 3 enfants en louant sur place un 4X4 et en emmenant le matériel pour bivouaquer où bon nous semble : même émotion que la 1ère fois, décidément ce pays a tout pour nous plaire. sites.google.com/...sterresdislande/home

Juin 2013 : 3ème voyage juste nous 2 les parents pour faire le trek Landmannalaugar Skogar, en tout début de saison : pas grand monde et météo sympa ! sites.google.com/...nnalaugarskogar/home

Pour ce 4ème voyage, nous avons la chance de disposer d’un fourgon aménagé 4X4 : la formule idéale je pense pour profiter en toute liberté de cette île au climat si fantasque. Nous n’avons pas de programme pré-établi mais avons répertorié les randos qui pourraient nous plaire. Nous allons avancer au fil de la météo : flexibilité et opportunisme sont au programme ! Les enfants ont grandi et sont maintenant (relativement) autonomes, c’est l’occasion de découvrir l’Islande autrement qu’en été ! Nous réservons donc en novembre la traversée sur le Norröna (Cie Smyril Line), appareillage du Danemark (Hirtshals) le samedi 14 mai à 15h, courte escale à Torshavn aux Féroé le 16 mai et arrivée à Seydisfjordur en Islande le mardi 17 mai à 9h00. Nous espérons voir des paysages encore enneigés, pouvoir profiter des longues journées de printemps, et d’une fréquentation touristique encore raisonnable. Certes la plupart des pistes de l’intérieur seront fermées mais comme nous y retournerons en août, aucune frustration ! Préparatifs : En plus de l’incontournable Google Earth, des cartes compatibles garmin pour mapsource ourfootprints.de/...apsource-island.html, j’ai utilisé la carte Michelin Islande (très bien mais échelle un peu grande), téléchargé l’appli wikiloc sur mon smartphone avec la carte d’Islande (utilisable offline) et les parcours qui nous intéressent, acheté un petit bouquin pas mal du tout qui répertorie les pistes : Trackbook, 58 highland adventures de Melina Lindenblatt et Mathias Gottenauer. Pour le fourgon, nous y avons rajouté un snorkel afin d’être sereins pour les gués, des plaques de protection à l’avant et pour la boite de transfert, des pneus tout terrain, procédé à la mise à l’air du pont arrière, embarqué mèches et compresseur, sangle de traction et manilles, pelle et plaques de désensablement. Après avoir hésité jusqu’au dernier moment, nous embarquons raquettes et crampounets (microspikes de Kahtoola) : l’étude des webcams sur le site www.road.is montre qu’il reste encore pas mal de neige dans le nord-est en particulier. Je mets en marque-page sur mon portable ce site www.road.is qui informe en temps réel sur l’état des routes et les ouvertures de pistes, et en.vedur.is/ pour suivre plusieurs fois par jour l’évolution de la météo. Je prévois d’acheter à notre arrivée une carte sim SIMINN, qui placée dans un petit routeur wifi va nous permettre une connexion facile à internet pour un coût très raisonnable www.siminn.is/prepaid/

Vendredi 13 mai 2016 Départ de Nancy vers 8h00, traversée pénible de l’Allemagne (70 km/h de moyenne par les autoroutes…), et nuit au Danemark un peu après la frontière en bord de mer. Déjà 1000 km au compteur, encore 240 jusqu’au bateau… Samedi 14 mai 2016 Route parfaite au Danemark, nous arrivons comme des fleurs avec 3h d’avance à Hirtshals. Le temps de faire un tour rapide sur le port où trainent 1 ou 2 plates-formes pétrolières (c’est graaand !), de voir arriver le Norröna, de manger un morceau, le guichet de pré-embarquement ouvre à 12h30. J’indique que je souhaite débarquer avec le fourgon aux Féroé (j’avais eu auparavant confirmation par mail que c’était possible), si bien que nous embarquons parmi les derniers, après une très longue attente due à l’inspection des innombrables semi-remorques (chien renifleur + miroir) qui composent au moins les 4/5ème du chargement. Quelques bus de tourisme, des voitures et quelques camping- cars plus ou moins équipés nous accompagnent. A cette époque, le Norröna transporte énormément de fret. Nous appareillons avec 3h de retard, alors que souffle un fort vent de nord-ouest.

Dimanche 15 mai 2016 Les heures s’écoulent lentement… Lundi 16 mai 2016 Enfin un peu d’action ! L’escale prévue de 5h à 14h est amputée des 3h de retard à l’appareillage, que le bateau face au vent et à la mer n’a pas pu rattraper. Nous arrivons donc à 8h à Torshavn, capitale des Féroé (50000 habitants, 80000 moutons). Le ciel est bien bas Peu importe, nous débarquons les premiers (enfin après un certain nombre de camions), ravis de respirer un peu d’air frais (les passagers des bus allemands et polonais fument et picolent 24/24, même en zone non-fumeur, beurk !) Il est déjà 9h00 et nous devons être de retour pour 13h : tout petit aperçu des îles Féroé en quelques photos. Les montagnes d’origine volcanique plongent dans la mer, quelques coquets villages reliés par des routes audacieuses où se serrent les unes contre les autres de jolies maisonnettes aux couleurs vives. Un climat très humide avec de rares lueurs solaires (températures moyennes de 11°C en été, 4°C en hiver), un printemps tardif (les arbres sont encore « tout nus ») Le pays vit de la pêche depuis « toujours » et la moindre crique même minuscule pas trop exposée aux vents dominants a permis l’implantation d’un petit hameau. Nous réembarquons rapidement, appareillons à 14h00, passons entre les îles, reconnaissons le petit village de Gjov où nous étions tout-à-l’heure, au pied du Slættaratindur, sommet de l’archipel (880 m), puis c’est la haute mer…

Mardi 17 mai 2016 Après une 3ème nuit à bord, notre 1er regard se porte vers le nord-ouest et oui ! C’est enfin l’Islande, encore bien enneigée comme nous l’espérions ! Nous embouquons le fjord de Seydisfjordur, sous les nuages mais une lueur d’espoir se profile au Nord-est… Au sud, l’atmosphère est franchement austère et hivernale mais de l’autre côté, ça sent le printemps ! Un regard en arrière sur l’entrée du fjord… Voilà Seydisfjordur, sous le soleil à présent ! Nous débarquons les premiers, avant les camions ! Petit salut des douaniers et nous voilà déjà sur la route qui monte sur les hauts plateaux dominant le fjord : de la neige d’un blanc éclatant partout, du ciel bleu orné de crème chantilly ! Nous jubilons ! Passage rapide à Egilstadir pour faire le plein de bouffe, acheter la carte sim pour les data (le beau temps devrait durer quelques jours !!), puis nous prenons la route 94 vers le nord et les monts Dyrfjoll. Et au milieu coule une rivière…. Il y a des centaines d’oies et de cygnes partout dans cette large vallée, nous n’en avons jamais vu en si grand nombre ! La brèche caractéristique du Dyrfjoll est à présent bien visible, énorme ! A l’est l’immense delta de la Lagafjlot. Nous nous arrêtons au col avant Bakkagerdi et partons équipés de nos crampounets (la neige est bien dure mais la pente est raide) sur la rando de Storurd. Le massif culmine à 1136 m et la neige est présente dès 300 m : atmosphère de haute montagne à quelques centaines de mètres de la mer ! L’heure avance, la neige se ramollit, il est illusoire d’aller jusqu’à Storurd (zone d’énormes éboulis en contrebas de la brèche) donc demi-tour jusqu’au fourgon, impatients que nous sommes de poursuivre notre exploration de ce coin magnifique. Nous longeons la côte ouest du Borgarfjordur, en examinant avec attention la côte est d’où part une rando vers la baie de Brunavik : hum, c’est encore très enneigé… Vue de la face est de la brèche du Dyrfjoll, pas mal non plus ! Au bout de la piste se trouve une ferme à eiders (on en verra plein partout sur la côte nord, elles sont facilement repérables d’abord grâce aux volatiles très nombreux mais aussi du fait de la présence de petits fanions et autres épouvantails destinés à éloigner les importuns- grands corbeaux, grands labes et labes parasites en particulier) Un éperon rocher permet d’observer des pétrels fulmar, espèce d’oiseaux de loin la plus représentée durant notre voyage. Nous prenons la (mauvaise) piste vers Brunavik sur quelques centaines de mètres puis nous préférons stopper avant d’être coincés par la neige. Nous poursuivons à pied, hélas sans les raquettes (les crampounets ne sont pas adaptés car la neige est très molle sur ce versant ensoleillé) et bien qu’avides de découvrir plus avant ces belles montagnes colorées, nous devons renoncer (il faudra revenir !) Vue grandiose sur le Borgarfjordur… Le village de Bakkagerdi est vraiment situé dans un environnement grandiose… Retour vers le sud par la piste 94, où nous essayons d’approcher les oies, fort méfiantes. La compagnie des chevaux leur est plus familière ! Nous trouvons une petite piste près de la route 94 pour passer notre 1ère nuit en Islande : c’est si beau dans la lumière rasante du soleil couchant que j’en ai les larmes aux yeux…

Mercredi 18/05/16 Nous repassons à Egilstadir et comme la route directe vers Vopnafjordur est encore fermée, nous prenons la route N°1 sur quelques dizaines de kilomètres très enneigés. En altitude (relative hein, 300 m environ) la fonte s’amorce timidement, Alors que quelques dizaines de mètres plus bas, elle est plus franche. Nous bifurquons ensuite sur la 85, que nous allons rebaptiser la vallée des cygnes tant ils sont nombreux ! Plein d’essence et pause déjeuner à Vopnafjordur, puis nous continuons sur la belle route 85 qui parcourt une sorte de bout du monde désolé, ponctué de rares fermes dont la plupart semblent abandonnées. Sans doute pas toutes puisque quelques chevaux sont toujours là. Encore des nids d’eiders, toujours situés à l’embouchure d’une rivière où les canards s’amusent à se laisser porter à toute vitesse par le courant ! Partout sur cette côte, du bois flotté venu des forêts de Sibérie : une source inépuisable de matériaux utilisés dans les fermes pour les clôtures. J’ai repéré sur la côte ouest du Thistilfjordur une rando vers Raudanes. Mauvaise surprise la piste d’accès est fermée…mais le départ de la rando n’est qu’à 1.5 km selon wikiloc. On hésite un peu puis on se décide et on a bien fait ! Très vite apparaissent les premières arches basaltiques, avec une profusion d’oiseaux : pétrels, eiders en majorité. A l’est la péninsule enneigée de Langanes miroite au soleil. La côté s’étire vers le nord, ponctuée d’arches volcaniques érodées par les flots. Soudain, alors que je pensais que nous étions trop tôt en saison, surgit un premier macareux, puis un autre ! Alors que sur la côte la végétation n’a pas quitté sa rousseur hivernale, le sommet des rochers abritant des oiseaux, fertilisé par le guano est tout fleuri ! Voilà une bonne place qui semble convoitée ! Un rocher tout blanc attire notre attention, quel succès auprès des oiseaux ! Encore quelques centaines de mètres et nous découvrons émerveillés le clou du spectacle ! Le temps de penser que ce serait fun de photographier l’escargot à travers l’arche, nous découvrons un petit sentier qui mène au bord de l’eau. Et voilà ! Avec du recul, nous remarquons que le rocher blanc est en fait aussi une arche, qui en plus possède une jumelle ! L’endroit est aussi apprécié des oiseaux et…des macareux en particulier, qui ont investi le sommet d’un promontoire herbeux, transformé en forteresse imprenable ! Un véritable HLM avec vue sur mer ! Nous n’avions jamais remarqué le comportement grégaire des macareux : ils décollent ensemble pour aller à la pêche et reviennent tous de façon synchrone, trop marrant ! Nous observons longuement leur manège puis le ciel commence à se voiler, la température fraichit, il est temps de regagner le fourgon (ne faites pas comme nous : mieux vaut revenir par la côte plutôt que de continuer la boucle, parcours plus long et pas palpitant) Nous faisons un petit détour par Asbyrgi, qui ne nous enthousiasme toujours pas (pas de photos), constatons que la piste vers Hjodaklettar est toujours fermée (dommage !) et trouvons un coin pour la nuit pas loin de la 85 après Vogar. Accueil bruyant des sternes qui s’habituent très vite à notre présence.

Jeudi 19/05/16 Derrière cette langue de terre, les montagnes de Viknafjoll : nous approchons de Husavik. Nous profitons des dernières heures de beau temps pour aller nous balader sur la plage et la falaise de Hedingshofdi. Ciel pommelé et femme fardée sont de courte durée, dit le dicton. Aussi nous équipons nous rapidement, ajoutons ce système anti-sterne improvisé mais très efficace (les sternes attaquent le point le plus haut), et nous partons vers la falaise qui surplombe le petit îlot de Lundey. Encore un parc à eiders, comme toujours protégé des prédateurs et piétineurs… Le vent soulève quelques embruns… Peu d’oiseaux sur la falaise en dehors des sempiternels pétrels, mais des chevaux très avides de contact dans la prairie de l’autre côté. Les voilà qui approchent Puis nous passent au nasomètre… C’est étonnant comme leur pelage est inodore et non gras, à la différence des chevaux de chez nous… Si quelqu’un a une explication… Voilà, le soleil est parti, nous reprenons la route, contents de notre bol d’air matinal sous le soleil (balade pas indispensable cependant) Ravitaillement à Husavik (pas d’excursion baleine pour nous, on a déjà donné il y a 13 ans et c’était…bof et très froid !), petite pause au lac chaud à la sortie d’Husavik, où nous nous étions baignés lors de notre premier voyage. Ici le printemps est en avance grâce au microclimat généré par les vapeurs d’eau chaude. Un tout petit zoziau trop mignon et peu farouche se laisse prendre en photo, si quelqu’un connait son nom ? Le ciel est franchement menaçant quand nous arrivons au lac Myvatn où le cratère de Hverfjall à l’arrière-plan semble bien austère. Il est encore partiellement gelé… Quelques beaux ciels

Puis le temps se couvre complètement et il se met même à neigeoter lorsque nous commençons la petite balade de Hofdi, sur la rive est du lac. Cette petite presqu’île boisée, repaire de quelques jolis oiseaux comme ce lagopède encore en tenue hivernale, permet d’avoir une vue rapprochée sur les formations de lave et les pseudocratères qui sont la caractéristique de ce lac, connu par ailleurs pour ses moucherons, déjà présents mais pas encore gênants. Il est encore un peu tôt pour apprécier la végétation printanière, mais mousses et lichens semblent déjà en pleine forme. Nous gardons un très bon souvenir du site de Leirhnjukur à Krafla mais cette fois il neige et le site semble inaccessible. Les quelques touristes présents se contentent d’un aller-retour jusqu’au lac de Viti. Pause-déjeuner, qui porte conseil, un œil sur wikiloc pour apprécier la distance qui nous sépare du site : à peine un peu plus d’un petit km ! (il fait si moche qu’il est difficile d’apprécier les distances) Le temps de chausser les raquettes, le temps s’améliore et il cesse de neiger. Nous arrivons au pied de la montagne orange, dépassons une belle flaque bleue et montons d’abord jusqu’au sommet de cette montagne, ce qui nous permet de réaliser que nous avons fait des émules, qui se dirigent dans notre direction (avec pas mal d’énergie car sans raquettes, on s’enfonce bien !) La neige donne une cartographie des températures du sol. On repart vers le joli cratère miniature en longeant une faille d’où s’échappent de nombreuses fumerolles, Puis pour faire une boucle nous rechaussons les raquettes afin de continuer dans la neige. Le temps de dire à Fred qui marche devant qu’il pourrait y avoir des trous cachés sous la neige, que gloups, le voilà qui disparait presque tout-à-coup ! Pas de mal, bonne rigolade rétrospective, puis on regagne le fourgon sans autre incident. Fred a encore le courage de marcher jusqu’au Viti : je me doute qu’il est gelé et je reste au chaud. Bof en effet, pas de belle couleur bleue of course, ni de bel écrin jaune non plus. Ravis de notre petite escapade « privée », nous prenons sous la pluie la route vers Dettifoss où nous arrivons en fin de journée. Il fait moche, on en a plein les pattes, alors on décide de dormir là (théoriquement no overnight parking mais il n’y a pas de night !) et d’en profiter demain. 2 kangoo aménagés et 2 voitures passeront aussi la nuit sur place.

Vendredi 20/05/16 Nous sommes restés calés sur l’heure française, afin d’éviter la foule et de profiter de la belle lumière du matin, si bien que nous démarrons souvent nos journées de bonne heure. Un 6ème sens ce matin- là me réveille encore plus tôt : il fait beau ! Taïau ! A 6h00, nous partons vers Dettifoss par un sentier bien tracé, raquettes sur le dos, car il reste encore une bonne couche de neige et nous envisageons de pousser jusqu’à Hafragilfoss. Voilà les embruns de Dettifoss ! La cascade étant orientée au nord et malgré l’heure matinale, elle est déjà à contre-jour (le soleil se lève vers 3h) Avec ce ciel clair, il gèle un peu et c’est par endroit une vraie patinoire, en particulier sur la plate-forme d’observation. Au-delà, quelques traces et cairns nous conduisent en aval vers la 2ème chute. On descend dans un canyon noir, Parsemés de jolies dunettes décorées de quelques brins d’herbe jaunie par l’hiver. Après avoir un peu cafouillé, nous comprenons qu’il nous faut descendre jusqu’aux berges de la rivière par un raidillon qui passe dans un pierrier très instable (puisque remanié par le gel hivernal et quasi non fréquenté depuis) On prend notre temps, ce n’est pas l’endroit pour se faire mal (d’autant que j’ai oublié de prendre la petite balise de détresse bien sûr), la photo comme toujours ne rend pas justice à la raideur du passage… Nous voilà au fond du canyon, où nous allons longer la rivière, parfois sur des corniches de neige où nous essayons de nous faire aussi légers que possible… Une vraie petite aventure dans un site sans doute hyper fréquenté en été, on jubile derechef ! Nous voilà à Hafragilfoss, Avec son petit lagon d’eau tranquille, qui contraste avec le grondement de la rivière qui résonne entre les parois du canyon. Petite pause vraiment bucolique un peu plus loin : il fait si bon à l’abri du vent au pied de la falaise de basalte qui renvoie la chaleur accumulée au soleil matinal. Il nous faut à présent remonter sur le plateau, d’abord par un sentier bien tracé, puis un peu au pif en faisant un compromis entre ma trace GPS estivale et la neige accumulée cet hiver. Arrivés en haut, il nous faut chausser les raquettes pour les derniers km jusqu’au fourgon. Ouf ! Superbe balade où nous n’avons vu absolument personne. 5h en prenant tout notre temps Alors que nous arrivons sur le parking où c’est l’effervescence (il y a même des bus immanquablement attirés par les toilettes), le soleil nous abandonne. Quel timing ! Un peu de neige à nouveau alors que nous retournons vers Myvatn, puis le soleil réapparait quelques instants alors que nous passons près de l’usine de diatomée aux eaux azur avant de retrouver quelques flocons épars. Check météo : c’est décidé, on file vers le nord-ouest ! C’est la course avec les nuages, on retrouve le soleil à Akureyri, capitale du Nord magnifiquement située où nous faisons quelques courses avant de poursuivre par la 1 puis la 68 vers Holmavik. Voilà, le mauvais temps est derrière nous. Pas grand-monde non plus par ici, quelques fermes isolées, quelques moutons et chevaux. On se pose pour la nuit près d’une plage où les billes de bois ont été soigneusement collectées et rangées. Il faut dire que ces troncs semi-immergés constituent un vrai danger pour les quelques petits bateaux de pêche qui sillonnent les fjords. Ici aussi plein d’oiseaux qui s’habituent très vite à notre présence et finissent par nous oublier.

Samedi 21/05/16 Beau temps ! La météo avait vu juste ! Plein d’essence à Holmavik puis nous poursuivons sur la 643 en direction de Krossness (la piste vient d’ouvrir !) Nous passons à Djupavik, certainement une ancienne station baleinière, où nous voyons notre premier phoque, assez farouche… La route longe patiemment les courbes de chaque fjord où les maisons se font de plus en plus rares. Puis elle s’élève jusqu’à un joli lac d’allure assez andine je trouve. Ici on est si loin de tout que l’on garde tout ce que la mer dépose sur les côtes, ça pourrait servir un jour ! Peu après cette inattendue montagne rouge, nous arrivons à Nordurfjordur (de ce village de pêcheurs, on peut affréter un bateau vers le Hornstrandir mais c’est plus loin et donc plus cher que depuis Isafjordur, à moins de viser la côte est bien sûr) puis à Krossness, terminus de la piste, pour une baignade bien méritée… Tentative avortée (neige) sur la piste 647 pour aller jusqu’à Munadarnes (nous y sommes allés à pied du coup, bof) Nous retournons vers Holmavik pour analyser la météo (à faire plusieurs fois par jour car ça change tout le temps) puis nous décidons d’aller via la route 61 sur la piste 635 qui vient d’ouvrir elle aussi ! Partout chevaux et cygnes sauvages semblent faire bon ménage. C’est fou comme le Hornstrandir semble accrocher les nuages ! D’ailleurs il est encore très enneigé… La lumière de fin de journée est superbe quand nous découvrons la baie de Kaldalon, au débouché d’une langue glaciaire du Drangajokull, seul glacier des fjords du Nord Ouest. Une piste mène jusqu’aux premières moraines glaciaires, d’où nous partirons demain pour marcher jusqu’au glacier. Mais d’abord profitons du beau temps et allons jusqu’au bout de cette très belle piste. Cette maison idéalement située sur cette petite presqu’île semble occupée, on est samedi… Nous arrivons à Unadsdalur et nous posons pour la nuit à côté de la mignonne petite église, au bord de l’eau, juste à l’embouchure d’une rivière : comme toujours c’est un spot idéal pour les oiseaux dont l’observation va nous occuper toute la soirée ! Je ne connais pas le nom de ces petits oiseaux marrons au sol et bicolores en vol. Un grand corbeau va à plusieurs reprises venir les embêter. Nous observerons aussi amusés un trio de canard colvert (une femelle et 2 mâles = problème !) Les eiders sont toujours aussi craintifs dès qu’ils aperçoivent une silhouette humaine (par contre indifférents au fourgon), c’est la débandade dès qu’on s’approche à pied. Au loin Isafjordur, capitale des fjords du Nord Ouest (base de départ pour des navettes en bateau vers le Hornstrandir) et un peu plus près le phare de l’Ile de Aedey.

Dimanche 22/05/16 Toujours autant d’activité chez les zoziaux au réveil ! Mais quand dorment-ils ? Beau temps comme prévu, quelle chance décidément avec la météo ! Nouvel éclairage sur Aedey qui semble plus proche. C’est là que nous avons dormi : nous n’avons vu personne dans le secteur, à part un camion de pompier allemand inoccupé garé un peu plus haut. Nous nous garons à l’extrémité de la piste au pied des grandes moraines : 5 km nous séparent du glacier lui-même. Il faut remonter la rivière en restant rive gauche, le sentier est cairné et quasi plat. Quelques flaques sont encore partiellement gelées. Ailleurs c’est déjà un peu le printemps. Encore quelques névés. Le glacier se mélange avec les nuages et seule l’ombre portée de la montagne sur le glacier le matérialise vraiment. L’eau des flaques gelées s’évaporant au fil des jours de beau temps, un tintement cristallin attire mon attention. La glace se fendille sous l’effet de la pesanteur comme les pierres se sont fendues sous l’effet du gel. Nous voilà au pied du glacier, d’allure vraiment débonnaire. Cette pente très douce nous incite à essayer d’y monter mais hélas, la neige est très molle (j’ai marché pendant quelques dizaines de minutes en T-shirt, seule fois de ces vacances) et la marche y est épuisante ! Erreur de casting, nous avons pris les crocs (nous attendant à devoir traverser moult ruisseaux, ce qui ne fut pas le cas) alors qu’il aurait fallu les raquettes ! Retour au fourgon (3h en prenant son temps pour cette balade à recommander !), puis nous reprenons la belle piste 635 vers le sud. Ces cailloux ont été déposés par le glacier qui allait autrefois jusqu’à la mer… Au sortir de la baie de Kaldalon, un aigle pêcheur décolle soudain sous nos yeux ébahis ! Ils sont deux, et vont se poser un peu plus loin sur un petit récif… Comme toujours nous n’avons pas le bon objectif : vite, vite on change et on déploie des ruses de sioux pour nous approcher à pied sans nous faire voir. C’est loupé pour le plus attentif, l’autre est toujours sur son rocher, un peu loin certes mais nous sommes ravis de cette rencontre inattendue. Une petite photo de pavot arctique au gros téléobjectif en passant… j’adore ces fleurs ! Pause-déjeuner tout au bout d’une amusante piste de sable qui mène au bord de la mer, puis nous reprenons la piste, quand, en pleine digestion, je diagnostique tout de go une baleine ! Fred, habitué à mon tempérament optimiste et prompt à voir des choses « inattendues » se retient de ricaner quand lui aussi aperçoit un souffle ! Ah ! Je n’avais pas rêvé ! Voilà les preuves ! En fait nous verrons (de très loin) une demi-douzaine de baleines (sans doute des rorquals communs) le long de la 635 donc puis de la 61 dans le fjord d’Isafjordur. Je détaille avec intérêt la péninsule du Hornstrandir où nous irons peut-être cet été, en particulier cette faille impressionnante (uniquement sous cet angle, en fait la vallée est plus douce et large qu’il n’y parait) Les fjords se succèdent Puis nous arrivons à Isafjordur dont le port abrite pour une fois de vrais voiliers ! La ville est agréable, bien que très calme en ce dimanche après-midi. Petit point routes et météo : la piste vers Skalavik vient d’ouvrir, allons-y ! Le temps se gâte un peu et au sortir du tunnel de Bolungarvik, le ciel est gris. La route (réservée aux 4X4) est très amusante puisqu’on chemine sur quelques dizaines de mètres entre de hauts murs de neige. On se pose au camping gratuit de Skalavik, où nous sommes seuls. L’endroit semble en tout cas très apprécié des oiseaux !

Lundi 23/05/16 Il fait beau, c’est inattendu mais on décide d’en profiter tant que ça dure. Nous sommes entourés de falaises abruptes et il n’est pas facile de randonner par ici alors nous quittons la baie, repassant dans la zone enneigée, puis devant les séchoirs à poissons de Bolungarvik, Faisons un petit tour sur le port du village (nombreux bateaux de pêche) puis prenons la piste 624 vers Saebol qui vient elle aussi d’ouvrir et est aussi réservée aux 4X4, d’autant plus qu’un petit panneau indique la possibilité d’y randonner. Pas de balisage mais on se doute qu’il faut grimper vers ce qui semble être un austère cirque hyper minéral. Nous voilà arrivés dans l’amphithéâtre, et nous remontons le joli ruisseau. Un peu plus tard en saison, le coin doit être vraiment charmant. Le beau temps se maintient pour le moment. On remonte jusqu’au pied des falaises mais de lac, point ! Redescente tranquille vers le fjord, avec une vue superbe, jusqu’au fourgon. La période de beau temps s’achève dans le nord, alors nous partons plus au sud, pour attraper le ferry Baldur à Brjanslaekur. Nous passons rapidement devant la cascade de Dyngjandi, faisons un petit détour pour une trempette à Reykjafjardarslaug (la piscine est HS, seul le bassin naturel est utilisable) Un huitrier pie pas très malin a pondu juste au bord de la route à 5m du bain chaud si bien qu’il abandonne ses œufs à chaque passage d’humain (mais les voitures ne le dérangent pas) Ces 3 œufs semblent mal partis… Il fait un temps pourri quand nous prenons le ferry presque vide (pas de photos) jusqu’à Stykkisholmur, sur la péninsule de Snaefellsness, où nous arrivons vers 20h30. On se pose pour la nuit près d’un petit lac pas loin de la ville, le vent se lève et va souffler toute la nuit. Jusqu’à présent, chose incroyable pour l’Islande, nous avons eu très peu de vent. Mardi 24/05/16 Voilà une semaine que nous sommes arrivés en Islande et nous avons eu jusqu’ici beaucoup de chance avec le temps. Aujourd’hui c’est différent : il fait gris et ça souffle très fort. 100 km/h selon la météo ! Les montagnes sont dans les nuages, les paysages sont bouchés, alors nous allons voir des zoziaux ! Même les énergiques sternes arctiques restent au sol, toutes dans le même sens, en attendant que ça se calme… Direction le phare de la pointe ouest de la péninsule de Snaefellsnes. Pas facile de faire des photos nettes dans ces conditions… Pour la première fois cette année, nous voyons des guillemots et bien sûr des pétrels, le plus souvent en couple, tandis que les guillemots sont plutôt en « tas » Activité intense chez les pétrels pour construire leurs nids : ils font des va et vient incessants entre la falaise et une zone herbeuse où se trouve en plus une mare de boue (asséchée) qui sert de liant à l’herbe qu’ils arrachent à grands coups de bec. Nous regagnons le fourgon, et reprenons la piste vers une zone autrefois habitée par des pêcheurs du temps des vikings: c’est le seul endroit sur la côte où celle-ci permet la mise à l’eau d’embarcations. En route, nous remarquons un couple de lagopèdes. Il reste quelques murs de pierre de lave et avec ce temps il est aisé d’imaginer ce qu’a pu être la vie de ces gens… La route 570 qui traverse la péninsule au niveau du Snaefellsjokull est dans les nuages et en plus fermée donc nous longeons la côte jusqu’à Arnastapi. Bonne surprise cet endroit ! Certes il y a du monde mais comme toujours dès qu’on fait 300 m il n’y a plus grand monde mais plein d’oiseaux (quasi uniquement des pétrels au nid, et des eiders en mer) et une côte très découpée et spectaculaire. J’adore cette maison et sa jolie clôture moussue ! Ne pas manquer depuis l’arche en face du parking de longer la côte vers l’est jusqu’au petit port de Arnastapi : plusieurs gouffres communiquant avec l’océan truffés d’oiseaux ! Nous reprenons la route vers l’est pour quelques km jusqu’au site de Ytri Tunga, connu pour sa colonie de phoques. Nous en voyons quelques- uns qui se prélassent sur un rocher jusqu’à ce que la marée montante les en déloge. Un local nous indique qu’ils sont toujours là le matin �� marée haute, alors nous décidons de revenir le lendemain dans l’espoir de les voir dans de meilleures conditions. Nous trouvons un coin de bivouac au bord d’une piste qui mène à la rive est de la petite baie de Budir, où batifolent quelques phoques venus s’abriter du ressac.

Mercredi 25/05/16 Temps couvert au réveil et en arrivant à Ytri Tunga, et en plus pas de phoques ! Sans doute la mer est-elle trop agitée ? La mer n’est pas tout-à-fait haute alors on traine, on attend, mais de phoques…point. Je propose alors à Fred de remonter un peu la côte vers le nord, là où l’on voit de grosses vagues se briser sur la falaise. Nous effrayons quelques oiseaux, et alors que le soleil apparait soudain, de façon tout-à-fait imprévue, nous apercevons un phoque sur un rocher, en bordure d’une sorte de « piscine » d’eau calme cernée par le ressac. Il y a là quelques mamans phoques accompagnées de leurs petits, c’est trop mignon : les mamans n’ont d’yeux que pour nous et les petits que pour leur mère ! Cette éclaircie inespérée tombe à pic ! Au loin le Snaefellsjokull est toujours dans une épaisse couche de nuages : nous ne le verrons pas cette fois ! Il y a toujours autant de vent et ça creuse ! Après une pause déjeuner nous repartons vers l’est en direction des grottes de Surtshellir (après Reykholt et Husafell) Je réalise à l’occasion d’un point route/météo que la piste 550 a ouvert aujourd’hui ainsi que la 551 qui mène au glacier Langjokull : quelle chance ! Hop là, il y a une autre éclaircie, on file vers le glacier et on ira aux grottes demain ! On fuit donc le mauvais temps qui est juste un peu plus au nord…et nous arrivons au pied du glacier, où un bulldozer travaille au déneigement du bout de la piste qui mène au refuge, il n’est pas au bout de ses peines ! Une compagnie propose des tours en camion sur le glacier, on voit ici les traces du camion. Nous préférons y aller seuls, moins loin certes mais à notre rythme, alors nous chaussons les raquettes (il fait 8°C et la neige est très molle) Les sommets sont dans les nuages. On arrive bientôt à l’altitude du refuge. Il faut bien analyser le terrain pour ne pas se retrouver les pieds dans l’eau ! Le ciel est superbe mais la grimpette face au vent de plus en plus fort est épuisante. Tout petit sur l’immense glacier, nous apercevons le camion qui avance tout doucement. Finalement le vent forcit encore et le ciel se couvre, demi-tour, nous avons notre compte et retrouvons avec plaisir le confort douillet du fourgon. On reprend la piste 550 vers le nord puis tournons à droite vers la piste qui mène aux grottes. On se pose pour la nuit au bord de la rivière. Ouf !

Jeudi 26/05/16 Quelques km nous séparent du parking des grottes de lave : la dernière fois nous avions visité Surtshellir (1970 m de long), la plus proche et la plus aisée à explorer. Cette fois nous espérons trouver une entrée pour Stefanshellir (1520 m), non balisée (en dehors de quelques cairns) car assez labyrinthique et plus fragile car on y trouve quelques stalactites et mites de lave ou de glace. Il reste encore plein de neige dans les entrées des grottes ce qui complique un peu les choses. Nous trouvons tout de même assez facilement une entrée pour Stefanshellir (cairnée) et nous y descendons prudemment. Il est 7h du matin, il n’y a personne, le sol est tapissé de glace et absolument chaotique : ce n’est pas l’endroit pour se faire mal ! Au moins sommes-nous à l’abri du vent, qui se déchaîne aujourd’hui comme hier ! Nous n’allons pas bien loin tant le cheminement est difficile (d’autant que nous n’aurons l’idée de mettre nos crampounets qu’au bout d’un temps certain…ce qui change tout !) En effet nous découvrons quelques stalactites de glace et de lave, que nous éclairons tant bien que mal pour les immortaliser. Certes ce n’est pas Lascaux mais c’est amusant ! Nous retrouvons une sortie un peu plus aisée que notre entrée… Retour vers le fourgon sous une averse d’énormes gouttes de pluie (première vraie pluie depuis que nous sommes en Islande) horizontale, aïe, aïe, aïe ! Du coup nous allons faire un petit tour dans la grotte de Surtshellir (entrée N°1) histoire de comparer avec Stefanshellir : atmosphère complètement différente ! Elle est beaucoup moins froide et humide, pas de glace, pas de stalactites. Nous avançons un peu plus loin dans la grotte jusqu’à ce que je réalise que ma lampe frontale est à plat et que l’autre lampe est du Made In China ! Demi-tour donc tant qu’elle fonctionne ! Ouf, on a trop chaud dans ces grottes abritées du vent avec nos grosses doudounes + vestes de pluie. Déjeuner, puis on reprend la route vers le sud, longeant le lac Thingvallavatn où nous rencontrons une très sympathique bergère islandaise ! Dans les fermes on trouve surtout cette race de chien ou des border collies. Avec ce temps pourri, autant rouler, alors on pousse jusqu’à Hjorleifshofdi, un peu à l’est de Vik, où nous nous arrêtons pour la nuit. Vendredi 27/05/16 J’ai beau scruter la carte météo sous tous les angles, je ne vois guère d’espoir d’amélioration au niveau de la météo. J’avais plus ou moins envisagé d’aller dans la vallée de Thorsmork mais il nous semble idiot d’aller prendre des risques sur une piste réputée difficile pour ne rien voir avec ce temps bouché. Nous faisons contre mauvaise fortune bon cœur et comme la pluie n’est attendue qu’à partir de midi, nous décollons de bonne heure pour faire les « marronniers » que nous avions toujours évités lors de nos précédents voyages, craignant la foule. Il est 6h du matin quand nous arrivons à Reynisdrangar et il y a déjà quelques personnes ! Nous grimpons ensuite sur la falaise (un sentier part de la petite église de Reynir) dans l’espoir d’y voir des macareux, mais de macareux…point, uniquement des pétrels, et encore, pas beaucoup. La grimpette est tout de même récompensée par la vue, sur les pics basaltiques (c’est amusant car depuis Reynisdrangar on n’en compte que 2 !) et sur Dyrholaey à l’ouest, qui disparait peu à peu dans la soupe. En redescendant nous inspectons l’endroit bruyamment défendu par un couple d’huitriers pie et découvrons deux petits oisillons, posés à même le sol. Ces oiseaux ne font pas de nid ! Nous reprenons le fourgon pour aller à Dyrholaey, temps de plus en plus bouché ! Allons faire un tour au Solheymajokull, langue glaciaire du Myrdallsjokull, accessible par une piste qui vient d’ouvrir. Il pleut, il y a foule sur le parking, pas envie… On décide de revenir ce soir en clandestin car on est sûr de se faire regarder de travers par les guides touristiques si on va sur le glacier sans utiliser leurs services. Nous reprenons la route N°1 vers Hvolsvöllur, histoire de faire un point météo. En effet il est plus difficile dans cette région sud hypertouristique de trouver de la 3 ou 4G que partout ailleurs en Islande ! Alors que nous passons le pont sur la Markafjlot, nous remarquons une éclaircie sur l’embouchure de la vallée de Thorsmork… Plein d’eau et d’essence à Hvolsvöllur, prévisions météo toujours aussi décourageantes, puis nous repartons vers Solheymajokull. L’éclaircie sur la Markafjlot est toujours là, encore plus belle même ! On se regarde et hop c’est décidé, on tente Thorsmork. Il est 14h, nous ne reprenons l’avion qu’après-demain matin, on a le temps ! Nous voilà dans la vallée de la Markafjlot et il y a carrément du ciel bleu vers l’est et c’est là que nous allons, yes ! On croise quelques voitures impressionnantes, qui nous regardent bizarrement, ce qui n’est pas fait pour nous rassurer… 1er gué gentillet, annoncé à 30 cm d’après mon guide. Plutôt 20 aujourd’hui, hé, hé… 2ème gué débonnaire… Pour le 3ème gué, il y a plus de courant alors on ne s’arrête pas pour la photo. Nous avons le soleil dans le dos et les couleurs sont superbes sur la Markafjlot dont ce 4X4 s’amuse à explorer les méandres (le hors-piste est formellement interdit en Islande sauf apparemment dans le lit des rivières qui se remodèle à chaque crue) Nous sommes en contrebas du célèbre Eyjafjallajokull dont le volcan a défrayé la chronique en 2010. Les gués se succèdent alors que le ciel se couvre. La prudence est de rigueur dans cette eau opaque qui dissimule d’éventuels obstacles. Un tourbillon très localisé soulève d’énormes quantités de sable. Nous reconnaissons l’Einhymingur, emblématique montagne de Thorsmork, que tous ceux qui ont fait le trek du Laugavegur reconnaitront aussi. Le Gigjokull, langue glaciaire de l’Eyjafjallajokull apparait : 2 pistes y mènent. Nous choisissons au pif la 2ème , celle de l’est (sans doute le temps que l’idée d’y aller ne nous monte au cerveau), mais un passage avec de grosses pierres nous oblige à faire demi-tour et à prendre la piste ouest. Encore un ou deux gués avant d’arriver au pied du Gigjokull. Avant l’éruption de 2010, le Gigjokull vêlait dans un lagon parsemé d’icebergs. Une énorme coulée de lave a fait disparaitre le lac ! Vous trouverez des photos sur Google Image. La piste mène donc à présent presqu’au pied du glacier dont le front est percé d’une grotte de glace. Impossible toutefois sans se mouiller de traverser la rivière qui nous sépare de celle-ci : une autre fois car nous sommes pressés de finir la piste tant qu’il fait beau. Remarquez tout en haut de la falaise la petite arche, mais surtout les traces laissées autrefois par le glacier, très haut sur la falaise polie par son avancée. Impressionnant ! Quelle journée ! Le ciel est noir lorsque nous arrivons à la jonction de la Krossa et de la Markafjlot, au pied du Valahnukur. Il y a ici une passerelle pour ceux qui ne souhaitent pas tenter le très dangereux gué qui mène à Husadalur, le camp principal de la vallée de Thorsmork. Nous continuons en rive G de la Krossa vers Basar, autre refuge dont l’accès est plus aisé en voiture. Vers 19h (oui, nous prenons notre temps pour déguster cette piste et ces lumières incroyables !), nous nous arrêtons pour faire une petite rando vers la cascade de Stakkholtsgia. On remonte le ruisseau en rive gauche dans une vallée encaissée parfaitement éclairée par le soleil du soir. Nous gardons les pieds secs jusqu’aux derniers 50 m (c’est toujours comme ça) : nous déchaussons-rechaussons pour un premier gué, immédiatement suivi d’un deuxième beaucoup plus long puisqu’il faut carrément remonter la gorge dans la rivière. Les crocs sont bien sûr restées dans le fourgon. Je sacrifie mes chaussures pour aller voir en amont comment ça se présente : il faut ensuite grimper sur un pont de neige en voie de fonte et l’on découvre enfin la cascade qui n’est pas très photogénique car masquée par des replis rocheux. Bref, je fais quelques photos et les montre à Fred qui s’en contente et garde les pieds secs ! Demi-tour toujours sous le soleil et alors que nous arrivons au débouché du canyon, nous apercevons un…renard arctique, qui ne nous a pas vus, occupé qu’il était à gagner la rivière pour s’y désaltérer ! Bien sûr je n’ai que le 24-105, trop court pour la circonstance mais j’ai tout de même le temps de déclencher quand il détecte enfin notre présence et détale à toute vitesse. Quelle journée ! Allez c’est pas fini, on continue, encore un gué, et ce ciel ! Mais quelle journée ! On s’amuse comme des enfants à traverser et retraverser juste histoire de faire quelques photos, avec cette lumière d’apocalypse Qui rend cette mousse fluorescente ! Et voilà, le dernier gué, le plus gros, avec un arc en ciel en prime ! C’est l’apothéose ! D’après mon guide, le gué le plus profond serait de 80 cm (comme celui sur la Krossa vers Husadalur mais avec beaucoup moins de courant et de grosses pierres) Je ne pense pas que nous ayons eu plus de 60 cm, avec toujours un courant raisonnable.

Nous reconnaissons le camp de Langidalur où nous étions passés il y a 3 ans lors de notre trek vers Skogar, puis nous arrivons au camp de Basar vers 20h00, toujours accompagnés de notre arc-en-ciel ! Le gardien est là, nous nous acquittons des 3000 kr pour la nuit et allons nous poser dans le camping presque vide. Nous nous endormons alors que l’arc en ciel est encore là : il a donc duré au moins 2 heures ! Ah ! Quelle journée magique, tellement inespérée alors qu’elle avait commencé de façon si ingrate…

Samedi 28/05/16 Le miracle continue : en dépit des prévisions, il fait beau ! C’est incroyable, il y a bien un microclimat dans cette vallée. A l’est de Basar, c’est-à-dire plus haut dans la vallée de la Krossa, le ciel est sombre mais le Valahnukur resplendit dans le soleil matinal. Deux passerelles nous permettent de traverser sans risque les deux bras de la Krossa et de rejoindre le camp de Langidalur. Nous nous élevons sur les pentes du Valahnukur, ce qui nous permet d’apercevoir à nos pieds Langidalur et au loin de l’autre côté de la Krossa notre petit fourgon. Ici c’est le printemps, quel plaisir que ce vert tendre après 10 jours de neige et de cailloux. Je comprends à présent pourquoi les Islandais adorent cet endroit, que nous avons le privilège de découvrir seuls. A l’est c’est le Mordor. A l’ouest il fait beau même si l’Eyjafjallajokull reste coiffé de nuages. En contrebas on devine le chalet d’Husadalur et l’on peut suivre le cours de la Markafjlot jusqu’à l’océan.

Au nord-est l’Einhymingur et Hattafell, puis d’autres montagnes inconnues pour nous. Nous voilà presqu’en haut, nous surplombons les collines boisées où passe le Laugavegur juste avant l’arrivée à Langidalur. Au sud, Basar et la vallée de Hvanngil et derrière la crête escarpée qui mène vers Fimmvorduhals Gros plan sur les séracs de l’Eyjafjallajokull Voici en « vue aérienne » le gué vers Langidalur Vers l’ouest la Krossa et l’Eyja et au loin l’océan. Immédiatement à l’ouest du Valahnukur de jolies montagnes de rhyolite et le sentier qui mène de la première passerelle vers Husadalur (je suppose qu’il en existe un autre qui passe par le bas) Nous profitons à fond du panorama, et c’est un vrai plaisir de reconnaitre certains sommets (aidés en cela par la table d’orientation), puis nous descendons vers Husadalur, du côté abrité du vent de la montagne : aussitôt on enlève 2 couches ! Ah qu’il fait bon au soleil et à l’abri du vent ! Plus bas, nous traversons une jolie vallée boisée, par endroit fleurie de lupins, avec de vrais arbres même si les glaciers ne sont jamais bien loin. Il y a de petits airs de Norvège par ici… Nous remarquons l’absence totale d’eau dans les nombreux ruisselets rencontrés, alors que les glaciers sont « sales » comme en fin d’été et que la neige a complètement disparu sauf sur les plus hauts sommets. Comme une impression de sécheresse ! Du coup nous voilà complètement rassurés pour la piste du retour que nous parcourons tranquillement cette fois sans nous arrêter (1h15, 25 km et une dizaine de gués) Nous passons rapidement à Reykjavik, encore sur notre petit nuage dont nous avons du mal à redescendre (bah, on la visitera une autre fois) et poursuivons jusqu’au phare de Gardur, situé à une quinzaine de km de l’aéroport de Keflavik où il est permis de camper gratuitement. Bagages, nettoyage, rangement… Nous prenons l’avion demain à 7h40, passant le relai à notre plus jeune fille Marion et son amie Nadia… A suivre
9 jours en terre Inca English translation pending
by Newzea · 2016-06-09 · 40 replies
Bonjour,

ça fait quelques années que je suis membre de Voyage forum et que je profite des conseils que j'y trouve pour préparer tous mes voyages. C'est pourquoi de retour de mon périple de 9 jours au Pérou, je me devais de poster pour la première fois le récit de cette nouvelle expérience.

Avant de démarrer, je me dois de replacer le contexte de ce voyage. Pour mes 40 ans, ma femme, Séverine, m'a offert un voyage au Brésil pendant la coupe du monde de football en 2014. Et pour un footeux comme moi, une coupe du monde au Brésil est unique. Elle a placé la barre très haute. Alors, pour ses 40 ans il a fallu que je trouve une destination dont elle se souviendrait toute sa vie. Quand je pense au Machu Picchu et le Pérou, je ne suis pas loin de trouver mon bonheur; mais il me manque l'élément qui rendra ce voyage inoubliable. Et là en surfant sur le web, je tombe sur l'Inca Trail: 43 km, 4 jours de marche à travers les montagnes andines avec pour happy end le Machu Picchu. Bingo. Je lis le détail du trek et c'est parti je valide la destination. Il faut savoir que ma femme n'aime pas le sport ! aie aie aie ça passe ou ça casse. Je lui parle du projet longtemps à l'avance car malgré tout au niveau professionnel il faut qu'elle s'organise. Elle accepte le défi et comme par magie elle se met à faire du sport. Elle a 7 mois pour se préparer.

Vendredi 20 mai, nous y sommes. Lé départ est prévu à 19h00 à l'aéroport de Marseille Provence. Nous arrivons un peu avant 17h00, les hôtesse de la compagnie Ibéria ne sont pas encore installées. Nous en profitons donc pour faire quelques achats à la librairie. De retour au comptoir, nous nous plaçons en premier dans la file (C'est bien la première fois !). L'enregistrement commence. L'hôtesse nous dit que nous récupèrerons nos bagages à Cusco, c'est à dire à destination finale. Super. Elle nous donne nos 3 cartes d'embarquements. Une pour Madrid, l'autre pour Lima et la dernière pour Cusco. Le vol jusqu'à Madrid se passe bien. Les services sur les vols Ibéria sont toujours payants mais ça on le savait. Ceci dit, pendant le vol j'entends une discussion entre deux personnes dont l'une qui était allée à Cusco en partant de Marseille s'était retrouvée sans ses bagages à Cusco !!! Ils étaient restés à Lima !! Tiens tiens, c'est bon à savoir. Nous arrivons à Madrid à 20h40. Nous avons quatre heures d'escale. Nous devons changer de Terminal et prendre un petit tram. Nous flânons devant les boutiques. Malgré tout nous mangeons quelques tapasses car le prochain repas ne sera pas avant une heure du matin. Le temps passe plutôt rapidement. On embarque à 00h35 avec la compagnie LAN Airlines. On est prêt à affronter douze heures de vol jusqu'à Lima. Pour ne pas subir le décalage horaire de sept heures, je prend un somnifère (pour la première et dernière fois). En effet, d'après Séverine je n'ai pas arrêté de divaguer pendant quelques heures. A tel point qu'elle a essayé de me réveiller car je l'inquiétai. Mais sans résultat. J'ai dormi quelques heures et à mon réveil je m'aperçois des effets secondaires de ce médoc ! Mais j'en dirai pas plus ! En tout cas je suis obligé de me changer et heureusement il y avait ce qu'il fallait dans notre petite valise. Bref, terminé les somnifères ! 05h40 heure locale. Nous sommes à Lima. Nous suivons les flèches qui nous indiquent les connections entre les vols. Tout le monde suit le même trajet. Bizarre. Nous passons la douane. OK RAS. Et tout doucement, nous nous apercevons que nous suivons la direction de la sortie. Effectivement, nous nous retrouvons devant les tapis roulants d'où sortent les bagages. Je me rappelle de la discussion entre les deux personnes pendant le premier vol (L'histoire des bagages oubliés à Lima). Ma femme demande alors à un agent de l'aéroport si nous devons récupérer nos bagages et là il nous le confirme ! Merci Ibéria. Pas de panique notre escale est de 2h20. Malgré tout, nous ne perdons pas de temps et dès réception des bagages on se dépêche. Le nouvel embarquement se fait rapidement car les guichets sont nombreux à Lima pour les vols intérieurs. Et dire qu'on n'est pas passé pas loin de la catastrophe. Plus de bagage. Oups. Ca aurait démarré fort. Le dernier vol est une formalité. Il est 09h30 et il fait frais à Cusco à 3400 m d'altitude. Nous récupérons tous nos bagages. L'agence par laquelle nous sommes passés pour réserver le trek nous attend pour nous déposer à l'hôtel. L'hôtel pouvait également nous proposer une navette gratuite pour venir nous chercher. Si votre hôtel ne vous le propose pas demandez leur. Sinon, ça coûte 15 sols soit 4 euros !! A suivre ...
Voyage dans les Rocheuses canadiennes English translation pending
by Wanjiku · 2016-06-04 · 18 replies
Bonsoir à tous, Je suis une novice sur VoyageForum et je recherche des contacts pour préparer au mieux notre prochaine aventure dans les rocheuses. Nous serons avec mes trois hommes, mari et deux ados du 25 Juillet au 5 Août à Calgary pour notre prochaine aventure randos. La randonnée, c'est notre passion ! Nous aimerions voir les lacs entre Banff et Jasper. D'après mes recherches, il y en a pas mal. Quels sont vraiment les plus intéressants ? J'ai déjà repéré le lac Louise, Moraine, Payto et Maligne. Ce que nous aimerions savoir c'est combien de temps nous devons compter pour chaque lac tout en sachant que nous serons les trois 1ères nuits sur Canmore et ensuite les 4 prochaines sur Hinton près de Jasper. Ensuite, nous filons sur Whistler et Vancouver. Ah ! oui.. C'est en parcourant les aventures de Grismotte et Krikri que j'ai découvert VoyageForum.

J'habite en Allemagne et ici, je n'arrive pas à trouvé de carte précises concernant cette partie des rocheuses. Même sur google map, je n'ai rien trouvé de vraiment précis. En espérant que certains d'entre vous pourrons m'aider avec des tuyaux et conseils. Merci d'avance !!

Sidonie
De retour d’une boucle de 21 jours dans l’Ouest américain en mai 2016 English translation pending
by Franchie · 2016-06-02 · 179 replies
Tout d’abord je remercie toutes les personnes assidues au forum pour leurs réponses à mes questions et les récits publiés. Cela m’a permis d’élaborer notre circuit et de ne pas avoir de mauvaises surprises. C’était notre premier voyage aux USA donc nous étions un peu inquiets avant le départ. Par contre nous sommes allés 3 fois au Québec, nous étions confiants pour la voiture, la signalisation routière. Notre séjour s’est déroulé du 5 au 27 mai. La météo a été changeante, souvent fraiche le matin, avec très beau temps à Moab. Un phénomène météorologique a perturbé notre journée à Death Valley.

Avant de démarrer notre parcours, je voudrais donner quelques informations pour les prochains voyageurs. C’est principalement les réponses aux questions que je me posais avant de partir. Tout d’abord, c’est un voyage qu’il faut préparer à l’avance et partir avec un road-book établi jour par jour avec les distances, les heures de levée et coucher du soleil, les choses à voir, les randos possibles et leurs difficultés. Cela permet de ne pas perdre de temps sur place.

Réservation d’hôtels : J’ai commencé à réserver en septembre. J’en ai réservé quelques uns en direct, d’autres sur booking, d’autres sur Hotels.com. Tous proposaient une annulation gratuite. Booking semble mieux placé pour les prix mais on trouve des codes de réduction pour hotels.com chaque mois sur internet. J’ai donc fait quelques annulations et profité des réductions lorsque cela était plus avantageux. Hotels.com propose un paiement on line. Cela a l’avantage d’échelonner les dépenses, même si on pense que le taux de change sera meilleur dans plusieurs mois. De plus, il n’a pas de frais de change car le paiement se fait en euros.

Voiture : Alamo est bien placé et propose des remises. Alamo propose l’enregistrement en ligne (skip the counter) pour ne pas passer au comptoir à l’arrivée. Cela permet de gagner du temps et de ne pas se voir proposer des options (pb de compréhension après 11h de vol !!!). On va sur le parking, on cherche la rangée où sont garées les voitures qui correspondent à la catégorie retenue et on choisit, les clés sont sur la voiture. Les voitures arrivent en continu. A la sortie du parking, on donne son imprimé avec le code barre, les permis et la carte bleue qui a servi à la réservation. Et en route pour le grand périple.

Remplir le réservoir : Les voitures roulent à l’essence. Il y a 3 catégories d’essence. Nous n’avons pas essayé d’introduire notre carte bleue à la pompe car j’avais lu qu’elles ne fonctionnent pas. Il faut aller au comptoir, donner le numéro de la pompe, dire le montant que l’on souhaite et présenter soit du cash soit la carte bleue. Le prix de l’essence est variable selon les marques, selon l’état. Dans certaines, le prix est inférieur si on paye cash. En moyenne, le prix était de $2,50 le gallon (soit 3,8l) Certaines stations sont de véritables super-marchés !!!!

GPS - Cartes et applications pour smartphones : Un GPS est appréciable dans les villes. Mais il ne faut pas le louer avec la voiture car le prix est excessif. Il vaut mieux en acheter un sur internet avant le départ ou dans un Walmart en arrivant. Une carte papier est utile pour voir une région et ne pas se fier toujours au GPS.

Parmi les applis pour téléphone, j’ai utilisé MAPS.ME dont j’étais satisfaite pour d’autres pays. Il faut télécharger les cartes qui correspondent au circuit avant de partir pour les avoir en mode off line. On peut mettre des signets pour les motels retenus, les stations d’essence et autres.

Les hôtels et motels : Beaucoup de motels proposent un petit frigo dans la chambre. Tous n’ont pas de freezer. Certains ajoutent un micro-onde. Cela est appréciable pour manger chaud le soir soit un plat cuisiné soit un plat surgelé. La plupart des chambres ont une cafetière, du café, du sucre. On trouve dans les chambres un grand pot. Il sert à prendre des glaçons au distributeur de glaçons proposés généralement à chaque étage. Il est donc possible de conserver la journée de la nourriture au frais dans une glacière

Laver du linge : Certains motels (pas tous) ont un espace avec des machines à laver et des sèche-linge. Ils fonctionnent avec des pièces de 25cts. Si pas de « laundry » à l’hôtel, on peut en trouver dans la ville. Les coûts sont bien moindres que dans les campings français (entre $1,50 et $2,50)

Acheter à manger : On trouve des petits supermarchés un peu partout. Ils ont quasiment tous un coin « salad bar », quelques plats chauds, boulangerie (la baguette est très chère). Donc pas de problème pour acheter pour pique-niquer le midi ou le soir.

Unités et mesures : J’avais fait un fichier excel pour la conversion des températures. Il en faut un aussi pour les distances en miles et les hauteurs en pied. Stockés sur le téléphone, on a toujours l’info disponible

Prix, taxes et tips : Attention tous les prix affichés (sauf l’essence) sont HT. Les taxes varient selon les états. Cela impacte beaucoup le prix des restaurants. Il faut ajouter la taxe et le montant du pourboire. Celui est proposé sur la facture soit 15% , soit 18% soit 20%. A vous de choisir et de marquer le montant sur la facture et le ticket de carte bleu.

Et maintenant en route pour 4500km environ

Le Grand Ouest américain avec un bébé de 20 mois English translation pending
by Mp6213 · 2016-05-29 · 22 replies
Bonjour

J'envisage un voyage de 15 jours maximum aux Etats-Unis, avec mon compagnon et notre bébé qui aura 20 mois en février ou avril 2017, pour visiter les grands parcs de l'Ouest Américain.

J'aimerais avoir des avis, des conseils, des témoignages de parents l'ayant fait.

Je suppose qu'avril c'est la meilleure saison ? Moins de grosses chaleurs que l'été et plus chaud qu'en février ? Quel est l'aéroport le plus proche des parcs ? L.A ? San Fransisco ? Est-ce possible de marcher (petite rando) 2 ou 3h ? Les trajets en voiture sont-ils gérables avec un enfant ?

Quel a été le coût ? La vie est chère là-bas je suppose...??

Merci d'avance à tous !!

Marie
Trains touristiques suisses: panoramiques ou "normaux"? English translation pending
by Bomarin01 · 2016-05-19 · 11 replies
Nous projetons d'effectuer en juillet prochain un tour de suisse en train. Nous n'avons aucun doute sur la beauté du parcours mais nous nous demandons s'il est judicieux de choisir systématiquement les trains panoramiques plutôt que les trains "normaux". Sans compter l'obligation de réserver et le montant de la réservation (+ 33 euros pour le Bernina express tout de même), il y a bien sûr un peu moins de trains proposés, j'ai surtout lu quelques avis de personnes, qui, déçues par la saleté des vitres, non ouvrantes, regrettaient de ne pas avoir choisi les wagons normaux, dont les fenêtres s'ouvrent, ce qui permet de faire des photos sans problème et qui permet d'autre part la ventilation en été. Quelqu'un a-t-il déjà expérimenté cette façon de voyager pour nous conseiller ?
Impressions mitigées après 3 semaines dans le sud-ouest (USA) English translation pending
by Korriganelgv · 2016-05-11 · 149 replies
Hello,

De retour après trois semaines dans le sud ouest américain, je souhaitais partager avec vous mes impressions quelque peu mitigées sur ce voyage (qui est notre 4ème voyage dans l'ouest)... J'en parle ici pour deux raisons : je suis réellement curieuse de savoir quels ont pu être les vécus d'autres voyageurs, mais aussi parce que lire des retours moins enthousiastes que d'habitude permettent à de futurs voyageurs d'avoir un autre point de vue, je ne sais pas si c'est constructif mais enfin, c'est là...

Alors, par où commencer ? (Laure, je ne voudrais surtout pas te refroidir pour ton prochain périple !!!) Pour résumer mon ressenti, j'ai dit être perplexe après ce voyage car je ne l'ai pas vécu comme les précédents, je n'ai pas réussi à être emportée par une quelconque euphorie... Certes, certaines choses que l'on a vues / faites / découvertes m'ont vraiment beaucoup plu, mais dans sa globalité je dirais que ce voyage ne m'a pas spécialement emballée. Et croyez-moi, l'écrire et le reconnaître me fait presque mal tant j'ai adoré mes autres roadtrips dans l'ouest, où l'émerveillement étaient à chaque fois au RDV.

Pas de quoi se prendre la tête (il y a bien bien pire dans la vie qu'un voyage qui ne fait pas spécialement délirer, bien sûr !), et pourtant, je m'interroge, car l'ouest américain reste bien ancré dans mon cœur et que j'espère pouvoir y retourner avec un immense plaisir un jour :)

Je me demande si les autres voyageurs nettement plus habitués que moi aux escapades américaines sont passés par là eux aussi ? Un peu moins d'engouement à un moment donné ? Je me demande également si cela provient tout simplement des régions visitées ?

Voici grosso-modo mon parcours : LA > Kingman > Sedona > Page > Mexican Hat > Chinle > Grants > Albuquerque > Alamogordo > Willcox > Tucson > Phoenix > Twentyninepalms > LA

Ce que j'ai aimé :

j'ai adoré découvrir Sedona - mention spéciale à la Schnebly Hill road :





La ville en elle-même est très artificielle (on dirait une immense station de ski dont on aurait remplacé le ski par de la rando) mais pour autant très agréable et les alentours regorgent de choses sympa à faire ou à voir. Nous y sommes restés 3 nuits, je pense qu'on ne se serait vraiment pas ennuyés plus longtemps sur place (en prenant notre temps, nous sommes en famille).





j'ai aimé la route entre Sedona et Page, avec le crochet vers Coal Mine Canyon, enfin des paysages qui changent avec des roches aux mille couleurs, aux mille lumières !



j'ai énormément aimé Bisti Badlands (même sans GPS de rando, on y est resté des heures sans voir le temps passer, on a certainement raté les points les plus intéressants, mais étape qui nous a plu à tous, très chouette)



idem pour White Sands (je regrette presque d'avoir écouté le conseil de Thibaud : me connaissant, j'aurais pu y rester deux nuits pour tenter de faire joujou avec des photos plus ou moins réussies 😊 et pour laisser jouer les filles et leurs luges sans limite de temps en fin de journée)



j'ai particulièrement apprécié la visite d'Acoma, un village Pueblo perché sur une mesa, sur la route vers Abluquerque, qui a été faite sur un coup de tête en lisant les panneaux en bord de route. Bien que commerciale, j'ai trouvé la visite très intéressante (super guide).



Joshua Tree NP a aussi été un très bonne surprise : sans pouvoir l'expliquer, j'avais une idée négative (alors que je ne savais pas du tout de quoi était constitué ce parc), merci encore à Laure et Thibaud pour vos conseils. Ça ne restera pas le coup de cœur du voyage, mais le lieu comme l'ambiance y sont vraiment sympa et j'ai beaucoup aimé ce moment !



Et c'est tout. Bon, ok, c'est déjà pas mal et je suis sincèrement ravie d'avoir pu découvrir ces lieux. Je n'ai aucun regret, vraiment. Mais le ratio route / découverte enchanteresse me semble assez faible par rapport à ce que nous avions pu vivre les fois d'avant...

En effet, d'autres endroits m'ont plu aussi (je pense à Saguaro NP, au Pow Wow à Albuquerque notamment), mais je n'y ai pas ressenti les petits moments magiques, le "petit truc" en plus qui nous emporte dans la joie du voyage... Et enfin, d'autres endroits m'ont carrément déplu : la plupart du temps, j'ai trouvé la route ennuyeuse à souhait, des paysages qui ne variaient guère, des ambiances dans les villes-étapes soit inexistantes, soit désagréables... Bien sûr, sur l'ensemble d'un voyage, ça arrive ! Mais là, j'ai trouvé que ça se répétait et j'ai ressenti une forme de lassitude pensante à plusieurs reprises pendant le périple.

Voilà mon feedback.

Maintenant, mes questions :

avez-vous vous aussi traversé ce genre de "refroidissement" un à moment ou un autre ? d'autres que moi ont-ils aux aussi moins apprécié le sud ouest ? peut-être ai-je mal préparé ce voyage ? (me serais-je reposée sur mes lauriers ? Possible !) à l'inverse, étais-je trop renseignée ? Première pour moi, j'ai épluché les guides de Laurent Matrès (d'ailleurs encore un merci aux pros d'ici de les conseiller : c'est top !!!!), mais et c'est dingue toutes les choses que l'on rate par manque de temps ^^ question plus concrète cette fois : j'ai totalement foiré notre passage sur Page. On avait déjà vu les très grands classiques grand public (Lower et Upper Antelope Canyon, Horeshoe Bend, le Lake Powell entre autres...), je voulais m'attarder sur des points moins classiques, mais clairement, pour le coup, je n'ai pas assez préparé ni assez anticipé ! Les alentours de Page restent pour moi un mystère. Je pensais pouvoir louer un 4x4 sur place pour faire quelques pistes, impossible sur place : j'aurais dû me renseigner avant d'y aller !

Par ailleurs, sans même parler de The Wave, j'ai du mal à comprendre ce à quoi on peut accéder seul - et quels sites nécessitent un permis, quels sites sont ouverts, ce pour quoi on doit absolument être accompagné d'un guide, je me sens idiote mais je n'ai toujours pas compris comment découvrir CBS et CBN... Si l'on veut parcourir ces lieux doit-on forcément passer par Paria Station ? D'ailleurs, Kanab est-elle plus sympa que Page pour y loger ? J'ai beau avoir lu pas mal d'info sur le sujet (ici, sur le site de Thibaud, dans le guide PTSW et sur le net), je me sens perdue... Je me fais rire moi-même :D Les environs de Page me semblent être un Poudlard particulièrement fantastique, mystérieux et inaccessible pour qui n'a pas potassé le sujet pendant des mois (je sais, j'ai tort). Des conseils à ce sujet ?

Bon, voilà, rien de tout cela n'est très clair ni très structuré... Mais je serais ravie d'échanger sur les impressions que vous avez pu avoir après vos voyages moins "funs" / plaisants que les autres...

@ bientôt ! Christelle
Côté ouest des États-Unis + New York English translation pending
by Crispalpa · 2016-05-07 · 33 replies
Bonjour à tous Nous sommes 4 adultes. Parents et filles 32 et 30ans(C'est pour les 30 ans de la plus jeune que nous faisons ce voyage) Les billets sont pris. Nous partons à la découverte de la Côte Ouest des États Unis + 4 nuits à New York. Nous partons le 29 août 2016 et retour le 16 septembre2016. Nous allons élaborer notre circuit, alors je compte sur votre gentillesse pour nous aider. Nous arrivons donc le 29 août à Los Angeles à 12h55. Nous souhaitons faire les studios Universal et ensuite? Qu'est ce qui vous paraît incontournable à savoir que nous devons optimiser notre temps pour voir le maximum de choses. Nous allons faire le circuit petit à petit alors vos conseils seront les bienvenus.
Florence et un peu de Toscane (avril 2016) English translation pending
by Domi84 · 2016-05-07 · 11 replies
Une petite escapade de 4 jours en Toscane, surtout Florence...... Attention, c'était notre 3ème séjour dans cette ville donc ne pas s'étonner qu'on n'ait pas fait certains incontournables (musée des Offices, jardins de Boboli....)

Mercredi 13 Avril On quitte Vaison à 7h15, le temps de rejoindre l'autoroute à Avignon et c'est parti pour un long trajet. Heureusement pas trop de monde et une météo clémente.

A 13h45, on est à Lucques (Lucca). On se gare le long des enceintes du XVIème siècle avant d'entrer dans la ville. Repas sympa en terrasse. Basilique San Frediano Cathédrale de San Martino Piazza Anfiteatro (ovale quasi parfait)

Au moment de repartir, en sortant de l'enceinte, on prend le mauvais côté...le temps de s'en rendre compte (rien ne ressemble plus à des murs que d'autres murs !!) et de rebrousser chemin, on a perdu 1h30 !!

En moins d'1 heure, on est à Florence. On a réservé via Airbnb un petit appartement. Nos critères de choix : pas en plein centre et surtout un endroit où garer la voiture. Nous voilà logés Via Cristoforo Landino, non loin de la Piazza della Liberta (10 minutes pour ralier la piazza San Marco et 20 minutes pour le Duomo) L'appartement est neuf et les photos rendent bien l'aspect du lieu. Une grande pièce à vivre (avec Wifi), une cuisine toute équipée, une grande chambre, salle de bains fonctionnelle et une terrasse donnant sur une cour intérieure....sans oublier une place de parking dans la cour. (424€ pour 4 nuits)

Quelques courses à la supérette du coin pour y acheter de quoi petit déjeuner.

On rejoint la place du Duomo...Lumière fabuleuse sur la façade....mais on n'a pas pris l'appareil photo !!

Repas chez Coquinarius (Via delle Oche) conseillé par Krikri6792 (qui l'avait fréquenté en 2010) Excellent : bruschetta et carpaccio de sanglier....et on réserve pour le samedi soir. En sortant, une glace chez Grom juste au coin de la rue.
Itinéraire Vancouver - Seattle - Jasper - Calgary English translation pending
by LesGrisous · 2016-05-06 · 16 replies
Bonjour,

Nous partons cet été faire un périple dans l'ouest canadien, nous avons 16jours sur place entre le 27 juillet et le 13 août. Sachant que nous ne resterons qu'un jour et demi sur VANCOUVER car nous connaissons déjà, nous devons caler Seattle, Portland, île de Vancouver (hydravion, kayak pour voir les orques?...), puis direction les parcs Jasper, Lake Louise Banff, et Calgary (retour avion jusqu'à Vancouver (car billet aller retour Paris Vancouver).

Cela me parait juste, quelqu'un a -t- il déjà expérimenté ce trajet? quels sont les points à ne surtout pas manquer? Merci
Voyage en voiture pour 3 semaines dans l'Ouest canadien English translation pending
by Louwe · 2016-05-06 · 13 replies
Bonjour à tous,

Nous nous y prenons très tard pour booker un road trip dans l'Ouest canadien pour cet été (juillet). Nous sommes 4: 2 adultes et 2 ados. Mon mari a fait appel à une agence - Go to Canada - pour nous dénicher un tracé selon quelques indications. Et voilà ce que nous avons reçu tout récemment. Pouvez-vous nous donner vos avis sur cette agence et cet itinéraire svp ? Pour ma part, j'ai l'impression que le séjour est un poil court (nous sommes libres du 2 juillet au 26 juillet) et qu'il nous fait faire un drôle de détour par Lethbridge, alors qu'on était presqu'à côté pour l'étape d'avant. A part ça, l'Emerald Lake et Lake Louise sont-ils incontournables ? Comment trouvez-vous la longueur des étapes ? Merci pour vos contributions. Louwe

Du 06/07 au 08/07 – Vancouver - Séjour de 2 nuits

Du 08/07 au 10/07 – Whistler - Séjour de 2 nuits

Du 10/07 au 11/07 – Savona (Région de Kamloops) - Séjour d’une nuit

Du 11/07 au 13/07 – Clearwater (Parc Provincial de Wells Gray) - Séjour de 2 nuit

Du 13/07 au 15/07 – Jasper - Séjour de 2 nuits

Du 15/07 au 17/07 – Banff - Séjour de 2 nuits

Du 17/07 au 18/07 – Drumheller - Séjour d’une nuit

Du 18/07 au 19/07 – Brooks - Séjour d’une nuit

Du 19/07 au 21/07 – Waterton Park - Séjour de 2 nuits

Du 21/07 au 22/07 – Lethbridge - Séjour d’une nuit

Du 22/07 au 24/07 – Calgary - Séjour de 2 nuits

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