ça fait quelques années que je suis membre de Voyage forum et que je profite des conseils que j'y trouve pour préparer tous mes voyages. C'est pourquoi de retour de mon périple de 9 jours au Pérou, je me devais de poster pour la première fois le récit de cette nouvelle expérience.
Avant de démarrer, je me dois de replacer le contexte de ce voyage. Pour mes 40 ans, ma femme, Séverine, m'a offert un voyage au Brésil pendant la coupe du monde de football en 2014. Et pour un footeux comme moi, une coupe du monde au Brésil est unique. Elle a placé la barre très haute. Alors, pour ses 40 ans il a fallu que je trouve une destination dont elle se souviendrait toute sa vie. Quand je pense au Machu Picchu et le Pérou, je ne suis pas loin de trouver mon bonheur; mais il me manque l'élément qui rendra ce voyage inoubliable. Et là en surfant sur le web, je tombe sur l'Inca Trail: 43 km, 4 jours de marche à travers les montagnes andines avec pour happy end le Machu Picchu. Bingo. Je lis le détail du trek et c'est parti je valide la destination. Il faut savoir que ma femme n'aime pas le sport ! aie aie aie ça passe ou ça casse. Je lui parle du projet longtemps à l'avance car malgré tout au niveau professionnel il faut qu'elle s'organise. Elle accepte le défi et comme par magie elle se met à faire du sport. Elle a 7 mois pour se préparer.
Vendredi 20 mai, nous y sommes. Lé départ est prévu à 19h00 à l'aéroport de Marseille Provence. Nous arrivons un peu avant 17h00, les hôtesse de la compagnie Ibéria ne sont pas encore installées. Nous en profitons donc pour faire quelques achats à la librairie. De retour au comptoir, nous nous plaçons en premier dans la file (C'est bien la première fois !). L'enregistrement commence. L'hôtesse nous dit que nous récupèrerons nos bagages à Cusco, c'est à dire à destination finale. Super. Elle nous donne nos 3 cartes d'embarquements. Une pour Madrid, l'autre pour Lima et la dernière pour Cusco. Le vol jusqu'à Madrid se passe bien. Les services sur les vols Ibéria sont toujours payants mais ça on le savait. Ceci dit, pendant le vol j'entends une discussion entre deux personnes dont l'une qui était allée à Cusco en partant de Marseille s'était retrouvée sans ses bagages à Cusco !!! Ils étaient restés à Lima !! Tiens tiens, c'est bon à savoir. Nous arrivons à Madrid à 20h40. Nous avons quatre heures d'escale. Nous devons changer de Terminal et prendre un petit tram. Nous flânons devant les boutiques. Malgré tout nous mangeons quelques tapasses car le prochain repas ne sera pas avant une heure du matin. Le temps passe plutôt rapidement. On embarque à 00h35 avec la compagnie LAN Airlines. On est prêt à affronter douze heures de vol jusqu'à Lima. Pour ne pas subir le décalage horaire de sept heures, je prend un somnifère (pour la première et dernière fois). En effet, d'après Séverine je n'ai pas arrêté de divaguer pendant quelques heures. A tel point qu'elle a essayé de me réveiller car je l'inquiétai. Mais sans résultat. J'ai dormi quelques heures et à mon réveil je m'aperçois des effets secondaires de ce médoc ! Mais j'en dirai pas plus ! En tout cas je suis obligé de me changer et heureusement il y avait ce qu'il fallait dans notre petite valise. Bref, terminé les somnifères ! 05h40 heure locale. Nous sommes à Lima. Nous suivons les flèches qui nous indiquent les connections entre les vols. Tout le monde suit le même trajet. Bizarre. Nous passons la douane. OK RAS. Et tout doucement, nous nous apercevons que nous suivons la direction de la sortie. Effectivement, nous nous retrouvons devant les tapis roulants d'où sortent les bagages. Je me rappelle de la discussion entre les deux personnes pendant le premier vol (L'histoire des bagages oubliés à Lima). Ma femme demande alors à un agent de l'aéroport si nous devons récupérer nos bagages et là il nous le confirme ! Merci Ibéria. Pas de panique notre escale est de 2h20. Malgré tout, nous ne perdons pas de temps et dès réception des bagages on se dépêche. Le nouvel embarquement se fait rapidement car les guichets sont nombreux à Lima pour les vols intérieurs. Et dire qu'on n'est pas passé pas loin de la catastrophe. Plus de bagage. Oups. Ca aurait démarré fort. Le dernier vol est une formalité. Il est 09h30 et il fait frais à Cusco à 3400 m d'altitude. Nous récupérons tous nos bagages. L'agence par laquelle nous sommes passés pour réserver le trek nous attend pour nous déposer à l'hôtel. L'hôtel pouvait également nous proposer une navette gratuite pour venir nous chercher. Si votre hôtel ne vous le propose pas demandez leur. Sinon, ça coûte 15 sols soit 4 euros !! A suivre ...
Pour ce premier nous n'avons prévu de sortie hors de la ville, histoire de récupérer au mieux du voyage, du décalage horaire et de l'effet de l'altitude. Ca fait beaucoup alors je me resserre un coca tea avant la balade. L'hôtel se trouve dans le quartier de San Blas. C'est un quartier situé sur les hauteurs de Cusco et qui offre de très jolis points de vue sur la ville. C'est le quartier bohème de la ville. Nous sortons, faisons quelques pas et tournons à gauche pour monter un peu plus haut dans le quartier. Les rues sont étroites, propres. Il y a une multitudes de bars, de boutiques. Nous rentrons dans l'une d'elles. On y trouve de très beaux articles en cuir, très colorés. Et non, on achètera rien et ne succomberons pas à la tentation. Jusqu'à quand .... Nos pas nous mènentà la place San Blas. Adorable petite place avec son église et son petit marché. Il y a une fontaine au fond de la place bordé d'escaliers. En haut, nous surplombons la place et surtout nous avons une très belle vue sur la ville. Nous continuons notre petit tour dans ce quartier puis on décide de se diriger vers la plaza de Armas. Nous quittons ce quartier par une rue si étroite que les voitures manquent de peu de nous accrocher. La rue tombe à pic. On débouche sur la rue la plus "touristique" de Cusco dénommée Hatunrumiyoc. Elle longe le muséo de Arte Religioso où se trouve la fameuse pierre à douze angles.
Les autres pierres s'y emboîtent comme des légos. Fascinant. Dans cette rue vous ne pourrez pas échapper aux propositions de massages, aux sollicitations pour entrer dans les boutiques, aux demandes de prises de photos avec une péruvienne habillée en habits traditionnels avec un ou deux lamas .... mais le tout dans la bonne humeur. Nous arrivons sur la plaza De Armas. Nous sommes au centre de la ville moderne. Cette place est grande comme 2.5 terrains de foot ! Des arcades coloniales entourent la place. Aux étages, les restaurants et les cafés se succèdent offrant ainsi aux clients une très belle vue aérienne sur toute la place. Et avec un eu de chance vous pourrez vous y attabler sur un de leurs minuscules balcons.

A cette époque les murs de Qorikancha étaient recouverts d'or ! Le plus impressionnant de ce site est à mes yeux le mur courbé en pierres de 6 mètres de haut qui entoure toutes les constructions. Il est parfaitement ajusté et lisse comme du béton ciré. Ce site surplombe l'avenue El Sol et met encore plus en avant ledit mur courbé. Je crois que je tombe amoureux des murs incas. C'est fascinant ! Nous arrivons devant l'entrée et malheureusement il y a une queue conséquente. Nous faisons demi tour car nous préférons profiter du soleil et surtout nous aurons le temps d'y retourner plus tard dans la semaine. De plus, vers 18h00 nous devons passer à l'agence afin d'y régler le solde du coût du trek. J'avais versé un acompte il y a 6 mois de cela. Après une pause 4 heures ; coca tea et pâtisseries péruviennes; nous nous rendons à l'agence. Nous sommes accueillis avec le sourire et en français s'il vous plaît. Nous réglons notre dû et le manager de l'agence nous parle un peu de l'inca trail. De toute façon demain nous avons un briefing de prévu à 18h00 avec le guide et les autres membres du groupe. Nous espérons être parmi un petit groupe. C'est toujours plus sympa. Je jette un petit coup d'oeil au dessus de l'ordinateur portable et je crois deviner qu'on ne se sera pas beaucoup dans ce groupe. On verra bien de toute façon. Dans une des vitrines du magasin je repère des tee-shirts à l'effigie de l'inca trail. Ceux là il nous les faut après à la fin du trail. Ils sont jaunes mais ce n'est pas grave. La nuit est tombée. Nous rentrons à l'hôtel. Nous devons réserver un taxi pour aller à Pisac demain. Le coût de la course sera de 90 sols (22 euros à peu près) pour une heure de route. Je trouve que c'est un peu cher. On pourrait y aller en bus mais on mettrait le double de temps ou alors en collectivo mais on pourrait se retrouver dans un coffre plié en deux. La course en collectivo est de 4 sols. Imbattable. Vous êtes dans un mini bus ou dans une voiture. Le véhicule part dès qu'il est plein. De toute façon que ce soit en bus ou en collectivo, nous aurions été obligés de prendre un taxi à Pisac pour monter jusqu'au site (25 ou 30 sols l'aller). Finalement; on réserve à ce prix. Départ demain à 6h00 du matin. Ce soir nous mangerons chez Marcelo Batata 121 calle Palacio. C'est une bonne table qui sert de la cuisine péruvienne. Les assiettes sont belles, bien présentées et c'est très bon. J'ai bien aimé l'ambiance dans les cuisines. Elles sont ouvertes sur la salle. Le chef annonce les plats aux cuisiniers qui s'exécutent. Le tout accompagné de grands gestes comme au théâtre. Il goûte, ajoute un petit quelque chose ou renvoie le plat. Je rigole. Je pense à mon père , lui même cuisinier , en train de faire tout ça. On est cuit. On rentre et on se couche. Demain il fera jour.
La vue est la même de l'autre coté. Ce site est exceptionnel et je le répète nous sommes seuls ou presque. Nous sommes à un peu moins de 3000 mètres d'altitude. Les terrasses forment de grandes courbes sur les flancs de la montagne. La citadelle se trouve en hauteur sur la droite de la photo. On s'y dirige en longeant les terrasses. Au pied de la cité, on repère le chemin pour descendre à pied jusqu'à Pisac. Avant cela nous partons à l'assaut de la cité. Ca grimpe sec. Sur notre droite on remarque des dizaines de trous dans la falaise. Ce sont des sépultures incas. La visite de la cité est très sympas car elle est perchée sur un éperon rocheux. Les maisons, cabanes et fortifications sont bien conservées et/ou restaurées. Toutefois, nous n'aurons pas accès à l'escalier escarpée construit le long de la falaise et au tunnel creusé dans la roche. Et finalement même le chemin qui descend jusqu'à Pisac est fermé. Pas de chance. Ca aurait été un bon échauffement pour l'inca trail. Tan pis. On redescend tranquillement jusqu'à l'entré. On refait des photos car le soleil fait son apparition et dissipe cette brume matinale. Arrivés sur le parking, je repère un 4x4. Vu l'état de la route, je me dis que ça pourrait être une meilleure solution. Je lui demande si il va à Pisac. Mais ce n'est pas un taxi. Dommage. On en trouve un de suite. 25 sols. Ca marche. Les touristes arrivent et bientôt les cars ! 15 mn après nous nous arrêtons au tout début du marché. Pisac est très connu pour son marché. C'est le plus grand de la région et le plus touristique. On déambule dans les ruelles. Certains marchands n'ont pas encore déballés toutes leurs marchandises. Pas grave. Y a tellement d'exposants. Nous dépensons nos premiers sols pour des achats "touristiques". Séverine s'achète un chapeau qui lui va très bien. Le bonnet ce sera pour plus tard et ce sera pour moi! hahaha! On ne sait plus où poser notre regard tellement les marchands sont nombreux. Il est 10h00, le soleil commence à chauffer. Subitement, une personne nous interpelle en nous proposant de goûter à ses petits pains chauds cuits au feu de bois à l'intérieur d'une petite cour. Ca tombe bien, on a un petit creux. Nous rentrons dans cette cour. Au fond, il y a un grand four artisanal. Il y a un tas de petits pains devant. Le gars en sort deux du four, les emballe, on paie 8 sols (un peu plus de 2 euros). Au moment de payer mon regard est attiré par un autre petit tas non pas de pain mais de viande ! Et oui dans son four il cuit aussi des cochons d'Inde. Bon ok j'étais au courant de ça. J'avais même dit que j'en mangerais un. Mais là ça ne donne pas envie !
Reposés, on s'attaque à la suite du marché. On s'attarde sur la partie "textile" pour admirer toutes ces couleurs. On n'est pas loin de ramener du tissus mais mais finalement non. Il n'y a pas la taille que l'on veut.
On y aperçoit notamment un stade de foot assez imposant. Il y a deux équipes à Cusco; une en première division et une autre la plus populaire en deuxième division. On prend quelques photos et on poursuit notre chemin. On croise des lamas qui broutent l'herbe tranquillement.
Dés l'arrivée sur le site, on aperçoit les gros blocs de pierre de ce qui était autrefois un fort. Les conquistadors ont abattu bons nombres de murs pour bâtir leurs propres demeures. Il reste les pierres les plus grosses. C'est tout de même impressionnant. Les pierres s'emboîtent les unes dans les autres. On fait tout le tour des remparts. Le site est vaste. En face il y a de grosses pierres qui semblent avoir été polies par le temps ou les incas. Des enfants s'en servent comme des toboggans naturels sous le regard des lamas qui broutent, broutent, broutent. Le temps se couvre. La fatigue commence à se faire sentir. Il est environ 17h00. On décide de rentrer sachant qu'à 18 heures nous avons le briefing pour l'inca trail. Nous rentrons à pied. C'est à 20-30 minutes de notre hôtel et en plus ça descend sec. J'aimerai pas à avoir à monter cette cote ! Je dis ça mais pendant 4 jours on va en monter des bien pires !! Bref, on s'arrête à l'hôtel pour boire un coca tea et on repart en direction de l'agence qui se trouve à coté de la Plaza de Armas. A suivre ......
Il est 9h00. Notre trail commence. Nous longeons à nouveau la voie ferrée. Nous nous arrêtons à hauteur d'une gare qui semble désaffectée. Nouvelle photo.
L'oiseau doit vite sortir car au loin on entend un train qui siffle. Le train passe tout près de nous. Un peu plus bas, les porteurs sont contrôlés (autorisation et poids des sacs). Nous arrivons au check point où cette fois ci c'est nous qui sommes contrôlés. Nos porteurs ne sont pas encore là. On laisse passer un groupe de randonneurs. Ils sont une douzaines. rien d'impressionnant. Mais, ils sont suivis par une quinzaine de porteurs si ce n'est plus. Ils sont habillés comme spider man sans la cagoule ! Ca en jette ! Cependant, ils portent le matériel mais également les sacs des précédents randonneurs. On est des warriors ou pas !! Ca y est c'est à notre tour. On tend notre passeport (obligatoire sinon retour à la maison) et notre billet d'entrée. Nous sommes au km 82 (2900 m d'altitude), point de départ du chemin de l'Inca. On franchit un pont suspendus qui passe au dessus de la rivière Urubamba; et de suite ça grimpe. Les premières gouttent de sueur tombent. il s'en suit d'un long faux plat et du plat. L'échauffement en quelque sorte. Nous longeons toujours l'Urubamba. La piste est bonne, pas de caillou et de pierre à l'horizon. Nous entendons à nouveau le train siffler en contre-bas. il s'agit du train pour le Machu Picchu.
Nous faisons un premier break au bout d'une heure. Bernie nous explique comment c'est développer l'empire inca. Très instructif et j'ai presque tout compris. On se trouve en face des premières ruines incas qui sont sur l'autre rive. il s'agit du site inca Willcarakay. Ces ruines sont un point de transit essentiellement commercial entre Ollantaytambo et les autres sites du chemin de l'Inca. A suivre .....
La surprise est totale. On contemple ce site qui s'ouvre à nous comme si c'était le Machu picchu. Enfin, la preuve de l'ingéniosité du peuple inca. Bernie nous détaille le site. La cité administrative, les terrasses; le temple etc ...... Il attire notre attention sur une plateforme située à quelques mètres de nous et nous demande ce que ça nous évoque. Je lui dit que ça ressemble à une piste d'atterrissage pour hélico. Je suis happy j'ai lancé ma vanne ! Et non, il s'agit d'un poste d'observatoire pour observer les étoiles, la galaxie, the milky way. A notre gauche des fortifications protègent la cité. Nous quittons se site majestueux. Le voilà le changement de vallée. Nous sommes toujours entourés de montagnes et la forêt fait son apparition. Nous entamons notre première descente "casse gueule" où la piste peut se dérober à tout moment. La glissade n'est pas loin. Peu à peu le soleil cède sa place aux nuages. Et oui qui dit changement de vallée dit changement de temps. La pluie nous guettent. Il est 12h00- 12h30. La pause déjeuner est dans une heure. Il pleut. Séverine enfile son poncho. Moi pas encore, la pluie n'est pas incessante. On marche aux abords de la forêt. Je me décide à mettre mon poncho. Il fait chaud en dessous. La faim se fait de plus en plus sentir. Nous traversons un petit village. On fait une pause. .
Mais où sont nos porteurs ? Mine de rien ça grimpe depuis qu'il pleut. On quitte le village. Et au bout de 10 mn il faut faire demi tour ! Moi qui suit très ronchon quand j'ai faim là je ne dis rien j'en rigole même. Et oui enfin ça descend ! lol ! Nous occupons un emplacement conçu pour accueillir des randonneurs. Il se trouve dans le village que nous avons traversé. La pluie tombe toujours et de plus en plus fort. Nous mangeons notre premier repas. C'est très très bon et très copieux. Entrée + plat de viande avec 2 ou 3 légumes et parfois dessert mais toujours du coca tea. On en oublie la pluie. On est tous rassasié et il faut reprendre la piste. Finalement la pluie s'arrêtera peu de temps après. Le temps est tout de même clair. Les nuages bas se sont dissipés. Nous devons rejoindre notre camps à Yuncachimpa (3300 mètres). Nous avons 300 mètres de dénivelés à parcourir si on peut dire. Il nous reste 2 à 2.5 heures de marche. Nous arrivons à notre camps vers 17h00. Beaucoup d'autres groupes sont déjà installés. C'est normal ils sont partis plus tôt. On se rassure comme on peut. Au final on aura marcher 7 heures à peu près et parcouru 12 km environ. La vue sur les montagnes est magnifique. Nous sommes fatigués mais la difficulté est montée crechendo au fur et à mesure de la journée. Ce qui la rendue très agréable malgré la petite pluie. A suivre.....


Et quelle montée ! ah j'espère que le cuistot nous a préparé un bon repas pour reprendre des forces. Nous arrivons au camps qui est au pied de la prochaine ascension qui dit nous mener au second pass à 3950 mètres. Alors que nous arrivons, d'autres sont sur le départ pour poursuivre la route. Il est 13h. La tente est déjà montée, nous allons manger bientôt. Pendant ce temps, tout le monde s'assoit. La première partie de la journée est passée. Au final, cette matinée a marqué les organismes. Personne ne parle, tout le monde récupère. Pendant que nous mangeons, Bernie nous propose soit de continuer notre route comme prévu ou alors de nous arrêter là pour la journée et de ne repartir que demain. L'après midi est déjà bien entamée, et en repartant il y a un risque pour que nous n'ayons pas de place pour le prochain campement. En tout cas c'est ce que j'ai compris. Avec Séverine, nous sommes ok pour repartir et nos compagnons aussi. Seulement, au final nous passerons la nuit ici. Bon je n'ai pas tout compris mais ce n'est pas grave. En sachant ce qu'il nous attendait, c'était le meilleur choix car après c'est du costaud. Sachant que nous étions empruntés par cette matinée, on n'aurait pas autant apprécié comme nous l'apprécierons en le faisant le lendemain. Bref, terminus tout le monde descend. Il est 14h00 et quelques. Nous sommes un peu déçus sur le coup mais on va bien se reposer et reprendre des forces. En ne repartant que demain, cela nous oblige à rattraper le retard sur les deux prochains jours. Ceci dit les journées 3 et 4 sont de difficultés moyennes et les temps de marche sont moins élevés. Le repas est copieux, on traîne un peu à table. Je finis mon repas par le traditionnel coca tea. Je décide d'aller me rafraîchir les pieds. Je file au petit court d'eau qui traverse le camps. L'eau est glaciale, elle vient du glacier voisin. Néanmoins, ça fait du bien. Soudain, il me prend l'envie de prendre une douche. Je vais au bloc sanitaire et je constate qu'il y a une douche .... froide. Ce n'est pas grave je vais tester l'inca shower. C'est l'eau de la rivière ! L'eau est très froide. Je prends mon courage à deux mains et j'y arrive tant bien que mal. Ca fait vraiment du bien. Je retourne dans ma tente et avec Séverine on fait une sieste. Au réveil, je fais un petit tour. Je longe la rivière dans laquelle un gars se lave. La prochaine fois j'essaierai aussi. Je scrute le chemin qui s'élève le long de la forêt. J'ai hâte d'être demain car de la haut la vue doit être top. Tout le monde s'est bien reposé cet après-midi. Le repas du soir se déroule dans une très bonne ambiance et encore une fois on s'est régalé du repas. A suivre ...........................


La vue sur la vallée est magnifique. Au bout d'une heure trente de descente, nous apercevons le site Inca de Sayacmarca (3600 mètres). C'est une petite cité composée de petites ruelles et placettes. La vue sur les montagnes depuis ces ruines est imprenable. Nous accélérons le pas pour se rendre dans la cité. Pour y accéder nous devons prendre un escalier-échelle. C'es un concept inca. Sûrement l'ancêtre de l'échelle. Je plaisante. Nous posons nos sacs en bas de l'escalier. Déjà l'escalier est très très pentu et en plus il est très étroit. Donc inutile de se charger surtout que le poids pourrait nous faire basculer vers l'arrière.
La vue est superbe. Ca vaut bien toutes ces heures de marches. Nous avons droit a des explications de Bernie sur l'histoire de ce site. Et voici la vue que nous avons.
Et moi je suis au dessus du vide. A chaque virage, les montagnes se dévoilent et nous montrent tantôt des sommets de forêts, tantôt des sommets enneigés ou des sommets de pierres. Parfois, la brume s'en mêle et apporte un coté mystique à ce décor. Je sors souvent mon camescope (j'ai rangé la gopro). Nous ne marchons plus le long de plaines encaissées mais tout simplement sur les sommets arborés des montagnes. Nous traversons un tunnel creusé dans la pierre. Nous jouons à nous faire peur. Puis, on se concentre quand le chemin se rétrécie et encore plus quand à ce moment là des porteurs nous doublent.


Nous nous trouvons en haut d'Intipata. Nous réveillons au passages une famille de lamas.
Finalement, tout se passera sans problème. On arrive tranquillement au camps de Winay Wayna. Il n'y plus personne. Tout le monde est parti vers le machu Picchu. Le passage du point de contrôle est une formalité. L'excitation monte mais nous sommes encore à une bonne heure de marche. Le paysage est terrible. Les montagnes de forêts tropicales sont illuminées par le soleil. Il fait très beau, il n'y a pas un seul nuage. Le soleil nous éclaire et projette nos ombres sur la végétation. Pachamama nous accompagne. Les minutes sont longues car au bout de chaque montée nous pensons être au bout de nos peines et enfin voir le MP; mais non. Erreur, car avant le MP, il y a une dernière difficulté "le gringo killer steps" (je crois que c'est ça). C'est un mur de marche. Perso, je l'ai escaladé avec l'aide de mes mains. Mais après tant d'heures de marche, la difficulté n'est pas si énorme. Peut-être par habitude. une fois franchi, tout le monde se félicite car nous savons que la porte du soleil et toute toute proche.








A suivre ......
On en fait le tour. Certains murs qui soutiennent les terrasses sont abîmés et en voie de restauration. On jette un dernier oeil sur le premier site et on rejoint Gladys. Le soleil commence à percer les nuages. Yes. Cap sur les puits salants. Le site n'est pas très éloigné de celui de Moray. Un petit cours d'eau salé provient d'une source chaude au sommet de la vallée. Il se déverse dans des puits aménagés pour en extraire le sel. On arrive sur le site en le surplombant. La vue est magnifique. Quel spectacle ! J'avais déjà vu des photos mais là de la haut c'est très beau surtout que le soleil brille, et que le ciel est dégagé.

On pousse la visite jusqu'au bout où des ouvriers s'affairent à nettoyer un puits. On revient sur nos pas et cette fois-ci on se dirige vers le centre du site en plein milieu des puits. L'avancée est plus délicate mais on y arrive. On est entouré par les puits. On lève la tête pour s'apercevoir que de plus en plus de touristes arrivent. il est temps de quitter les lieux. On achète des boissons fraîches car la chaleur du soleil se fait bien sentir. On prend également des morceaux de bananes séchées pour grignoter. Ce site est extraordinaire et il vaut vraiment le détour. A suivre ........
Pour visiter la citadelle, il faut prendre de la hauteur. On double un groupe de touristes bruyants. Arrivés en haut, la vue sur la vallée est superbe.
On continue la visite par un chemin taillé dans la roche. On doit être à une trentaine de mètres de hauteur. C'est assez spectaculaire. On comprend mieux pourquoi les conquistadors ont perdu leur bataille contre les Incas.
On descend les marches en pierres en faisant attention de ne pas trébucher car la pente est très raide. En bas on découvre une rivière qui coule. Les Incas ont construit un système d'irrigation pour alimenter en eau toute la cité. On arrive au bout de la visite. On ne regrette pas d'être revenu à Ollantaytambo pour visiter la citadelle. Il est temps d'aller manger. On décide de manger au Puka Rumi. il est conseillé dans le guide. On ne regrettera pas notre choix. Ce fut le meilleur restaurant de notre séjour au Pérou. Certes l'attente a été longue mais c'était très très bon. D'ailleurs pour faire patienter, le serveur a mis la finale de la ligue des champions entre le Réal Madrid et l'Atlético Madrid. Et puis bien fort le son. Séverine est devenue verte. Moi non. Finalement les plats sont arrivés pas longtemps après. Et on s'est régalé. Comme il nous restait un peu de temps, nous sommes allés boire un café sur la place du village. Puis, nous avons parcourus quelques rues. Elles sont étroites et toutes pavées. Les canaux les traversent de part en part avec le bruit de l'eau comme bruit de fond. Bref; on se dirige tout doucement vers le point de rendez vous avec le taxi. Gladys nous récupère. Elle nous demande si tout s'est bien passée comme d'habitude. On rentre. On arrive à Cusco avant le coucher du soleil. On remercie Gladys en n'oubliant pas de la payer et même un peu plus que ce qu'elle nous demandait. Voilà une journée bien remplie et surtout très belle. Certes on ne l'a pas négociée comme des routards mais l etrail nous a pompé pas mal d'énergie; et puis on n'avait pas beaucoup de temps non plus. Ce soir on a prévu de se faire un restau un peu chic et branché mais habillés en routard. Et oui, on se fera discret. La dernière fois au Boca boca on ne nous a pas remarqué avec nos fringues de routard alors .... D'ailleurs, nous sommes bien accueillis. Je pense qu'ils s'en moquent. Les Péruviens sont tellement gentils et souriants. J'ouvre le menu et je remarque qu'ils servent du cochon d'inde mais cuisiné façon gastro. Bingo je commande ça. Mission accomplie. Au final, ça ressemble au lapin mais avec un petit goût fumé en plus. Ce n'est pas mauvais et plutôt bon. Les petits légumes servis avec sont délicieux. Je ne me souviens plus du nom du restau mais c'est celui qui est à coté du Cicciolina.
Séverine prendra du lama. Et oui. La viande est tendre et est différente du lama que l'on avait mangé pendant l'Inca trail. Là, il avait été servi en filet mignon avec une sauce. On goutera également le vin Péruvien. Bon sans plus. L'addition est plus élevée qu'au Jacks café mais ç a reste très correct. On rentre à l'hôtel. Nous avons fait nos bagages avant d'aller manger. Comme ça demain, on pourra profiter pleinement du temps qu'il nous reste. A suivre ....
On est installés. On a une super vue sur la place. En plus, aujourd'hui, dimanche, il y a des centaines de jeunes sur la place qui sortent sûrement de l'église. Ils sont tous en costume pour les garçons et en tailleur pour les filles. Au pied de la cathédrale, il y a des gradins qui ont été installés. Ca sent le défilé. Tous les jeunes restent sur la place. Et sur notre droite, on aperçoit un char de carnaval. Il y a aussi des gens déguisés qui arrivent. Toutes ces personnes sont rangées les unes derrière les autres. Ils vont donc défilés devant les gradins. Dans les gradins, il y a des politiques, des gradés militaires et autres qui arrivent petit à petit. Du coup il y a beaucoup d'animation. Ca s'agite dans tous les sens. Je me dis quand même que l'on a de la chance. Déjà, vendredi nous avons droit au défilé des écoles de danse; et aujourd'hui toute la ville s'est donnée rendez-vous sur la place des armes. On sort du café pour profiter de cette ambiance en allant se mêler à la foule. Je sors ma caméra et je filme ces gens qui dansent, qui rigolent ...... On se dirige vers la fin du cortège. Des militaires attendent leur tour pour défiler.








