9 jours en terre Inca
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Bonjour,

ça fait quelques années que je suis membre de Voyage forum et que je profite des conseils que j'y trouve pour préparer tous mes voyages. C'est pourquoi de retour de mon périple de 9 jours au Pérou, je me devais de poster pour la première fois le récit de cette nouvelle expérience.

Avant de démarrer, je me dois de replacer le contexte de ce voyage. Pour mes 40 ans, ma femme, Séverine, m'a offert un voyage au Brésil pendant la coupe du monde de football en 2014. Et pour un footeux comme moi, une coupe du monde au Brésil est unique. Elle a placé la barre très haute. Alors, pour ses 40 ans il a fallu que je trouve une destination dont elle se souviendrait toute sa vie. Quand je pense au Machu Picchu et le Pérou, je ne suis pas loin de trouver mon bonheur; mais il me manque l'élément qui rendra ce voyage inoubliable. Et là en surfant sur le web, je tombe sur l'Inca Trail: 43 km, 4 jours de marche à travers les montagnes andines avec pour happy end le Machu Picchu. Bingo. Je lis le détail du trek et c'est parti je valide la destination. Il faut savoir que ma femme n'aime pas le sport ! aie aie aie ça passe ou ça casse. Je lui parle du projet longtemps à l'avance car malgré tout au niveau professionnel il faut qu'elle s'organise. Elle accepte le défi et comme par magie elle se met à faire du sport. Elle a 7 mois pour se préparer.

Vendredi 20 mai, nous y sommes. Lé départ est prévu à 19h00 à l'aéroport de Marseille Provence. Nous arrivons un peu avant 17h00, les hôtesse de la compagnie Ibéria ne sont pas encore installées. Nous en profitons donc pour faire quelques achats à la librairie. De retour au comptoir, nous nous plaçons en premier dans la file (C'est bien la première fois !). L'enregistrement commence. L'hôtesse nous dit que nous récupèrerons nos bagages à Cusco, c'est à dire à destination finale. Super. Elle nous donne nos 3 cartes d'embarquements. Une pour Madrid, l'autre pour Lima et la dernière pour Cusco. Le vol jusqu'à Madrid se passe bien. Les services sur les vols Ibéria sont toujours payants mais ça on le savait. Ceci dit, pendant le vol j'entends une discussion entre deux personnes dont l'une qui était allée à Cusco en partant de Marseille s'était retrouvée sans ses bagages à Cusco !!! Ils étaient restés à Lima !! Tiens tiens, c'est bon à savoir. Nous arrivons à Madrid à 20h40. Nous avons quatre heures d'escale. Nous devons changer de Terminal et prendre un petit tram. Nous flânons devant les boutiques. Malgré tout nous mangeons quelques tapasses car le prochain repas ne sera pas avant une heure du matin. Le temps passe plutôt rapidement. On embarque à 00h35 avec la compagnie LAN Airlines. On est prêt à affronter douze heures de vol jusqu'à Lima. Pour ne pas subir le décalage horaire de sept heures, je prend un somnifère (pour la première et dernière fois). En effet, d'après Séverine je n'ai pas arrêté de divaguer pendant quelques heures. A tel point qu'elle a essayé de me réveiller car je l'inquiétai. Mais sans résultat. J'ai dormi quelques heures et à mon réveil je m'aperçois des effets secondaires de ce médoc ! Mais j'en dirai pas plus ! En tout cas je suis obligé de me changer et heureusement il y avait ce qu'il fallait dans notre petite valise. Bref, terminé les somnifères ! 05h40 heure locale. Nous sommes à Lima. Nous suivons les flèches qui nous indiquent les connections entre les vols. Tout le monde suit le même trajet. Bizarre. Nous passons la douane. OK RAS. Et tout doucement, nous nous apercevons que nous suivons la direction de la sortie. Effectivement, nous nous retrouvons devant les tapis roulants d'où sortent les bagages. Je me rappelle de la discussion entre les deux personnes pendant le premier vol (L'histoire des bagages oubliés à Lima). Ma femme demande alors à un agent de l'aéroport si nous devons récupérer nos bagages et là il nous le confirme ! Merci Ibéria. Pas de panique notre escale est de 2h20. Malgré tout, nous ne perdons pas de temps et dès réception des bagages on se dépêche. Le nouvel embarquement se fait rapidement car les guichets sont nombreux à Lima pour les vols intérieurs. Et dire qu'on n'est pas passé pas loin de la catastrophe. Plus de bagage. Oups. Ca aurait démarré fort. Le dernier vol est une formalité. Il est 09h30 et il fait frais à Cusco à 3400 m d'altitude. Nous récupérons tous nos bagages. L'agence par laquelle nous sommes passés pour réserver le trek nous attend pour nous déposer à l'hôtel. L'hôtel pouvait également nous proposer une navette gratuite pour venir nous chercher. Si votre hôtel ne vous le propose pas demandez leur. Sinon, ça coûte 15 sols soit 4 euros !! A suivre ...
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VI Virola Regular ·
Bonjour, A ma connaissance et jusqua present, sur les vols Iberia, c est gratuit. Marseille/Madrid, ce n est pas Iberia sino Mare Nustrum ou queque chose comme ca; A Lima, dans tous les cas il faut recuperer ses bagages; Petites anotations pour ceux qui preparent leur voyage, J attends avec impatience la suite du recit. Merci
Roger Whatapps +51 997770642
NE Newzea Regular ·
Avant de poursuivre mon récit, j'ai oublié d'indiquer notre programme durant ces 9 jours. Alors le voici : J1 Cusco, J2 Pisac et Sacsayhuaman, J3 à J6 Inca trail et Machu Picchu, J7 Cusco, J8 Chinchero + Moray + Salinas de Maras et Ollantaytambo, J9 Cusco.

J1 Cusco

Nous sommes dans le taxi. Le soleil brille et l'atmosphère se réchauffe. Dans une circulation où le mot anarchie trouve ton son sens, nous regardons les gens à travers les vitres. Ca grouille de vie dans cette ville. Je m'attarde sur l'architecture des bâtiments. Ca ne ressemble pas à grand chose. Je me dis que tant que nous ne serons pas dans le centre ville historique, il n'y aura rien d'intéressant. La circulation est plutôt fluide et nous arrivons assez rapidement dans le "vieux" Cusco. Je repère notre futur cantine; le jacks café. 200 mètres plus loin le taxi s'arrête, nous sommes à notre l'hôtel; le Rumi Punku. Cet hôtel a été construit sur une ancienne structure inca. Il s'agit d'un ensemble d'anciennes maisons coloniales décoré avec beaucoup de style et très joliment arboré. Nous l'avons aussi choisi pour la qualité de la literie (Très important après l'inca trail). L'enregistrement se fait rapidement et on nous propose de suite un tea aux feuilles de coca. En effet, c'est en libre service dans la pièce principale. On ne se fait pas prier, quelques feuilles dans un gobelet, de l'eau très chaude, un peu de sucre, on touille et on avale ... C'est bon et tant mieux car il paraît que c'est efficace pour le mal des montagnes. On nous monte les valises, je n'oublie le petit pourboire comme j'ai pu le faire pour le taxi et 20 mn après on est dehors à la découverte de Cusco. Pour ce premier nous n'avons prévu de sortie hors de la ville, histoire de récupérer au mieux du voyage, du décalage horaire et de l'effet de l'altitude. Ca fait beaucoup alors je me resserre un coca tea avant la balade. L'hôtel se trouve dans le quartier de San Blas. C'est un quartier situé sur les hauteurs de Cusco et qui offre de très jolis points de vue sur la ville. C'est le quartier bohème de la ville. Nous sortons, faisons quelques pas et tournons à gauche pour monter un peu plus haut dans le quartier. Les rues sont étroites, propres. Il y a une multitudes de bars, de boutiques. Nous rentrons dans l'une d'elles. On y trouve de très beaux articles en cuir, très colorés. Et non, on achètera rien et ne succomberons pas à la tentation. Jusqu'à quand .... Nos pas nous mènentà la place San Blas. Adorable petite place avec son église et son petit marché. Il y a une fontaine au fond de la place bordé d'escaliers. En haut, nous surplombons la place et surtout nous avons une très belle vue sur la ville. Nous continuons notre petit tour dans ce quartier puis on décide de se diriger vers la plaza de Armas. Nous quittons ce quartier par une rue si étroite que les voitures manquent de peu de nous accrocher. La rue tombe à pic. On débouche sur la rue la plus "touristique" de Cusco dénommée Hatunrumiyoc. Elle longe le muséo de Arte Religioso où se trouve la fameuse pierre à douze angles.

Les autres pierres s'y emboîtent comme des légos. Fascinant. Dans cette rue vous ne pourrez pas échapper aux propositions de massages, aux sollicitations pour entrer dans les boutiques, aux demandes de prises de photos avec une péruvienne habillée en habits traditionnels avec un ou deux lamas .... mais le tout dans la bonne humeur. Nous arrivons sur la plaza De Armas. Nous sommes au centre de la ville moderne. Cette place est grande comme 2.5 terrains de foot ! Des arcades coloniales entourent la place. Aux étages, les restaurants et les cafés se succèdent offrant ainsi aux clients une très belle vue aérienne sur toute la place. Et avec un eu de chance vous pourrez vous y attabler sur un de leurs minuscules balcons.

Au nord est de la place, il y a la cathédrale avec à ses cotés deux églises. Au pied de la cathédrale il y a de nombreuses marches d'oû l'on pourra plus tard assister aux diverses animations et spectacles organisés par la ville. Au sud est de la place se dresse l'église de la Compania de jésus ! Voilà le tableau est dressé. Autant vous dire que l'on a adoré cet endroit. Nous y faisons tranquillement le tour sans oublier de contempler la statue en l'honneur de Pachacutec, le roi qui permit l'accélération et l'essor de l'Empire Inca (xv siècle). Elle brille comme de l'or. Il est midi, nous décidons d'aller manger au jack's café. Nous repassons par la rue Hatunrumiyoc : massages etc ...... et arrivons au restaurant. Il y a déjà la queue mais ça va vite 10 mn et nous sommes assis. Ce restaurant doit être plein à tout heure. Même le matin il y a du monde pour le petit déjeuner ! Au niveau rapport qualité prix je me demande si il y a mieux à Cusco. Nos plats sont très bons et très copieux. Ce n'est pas la peine de prendre d'entrée, un plat accompagné d'un coca tea suffisent. Nous y aurons manger 3 ou 4 fois le midi avec une addition comprise entre 40 et 60 sols maxi (10 et 16 euros). Il y a beaucoup de routards et de jeunes, l'ambiance est sympa et en plus les serveuses ont toujours le sourire. A suivre ..........
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NE Newzea Regular ·
J1 Cusco suite

Nous sortons du restaurant vers 13h00. Nous décidons de poursuivre notre visite de Cusco. Nous retournons sur la Plaza De Armas afin de découvrir les quartiers qui s'y trouvent tout autour. En se baladant, on se rend compte qu'il y a beaucoup de restaurants et de bars très sympas. On a envie de tous les essayer. On fait quelques boutiques sans toujours rien acheter. On se réserve pour plus tard. Vers 16h00, nous nous dirigeons vers Qorikancha. Des ruines incas se trouvent dans ce site. Elles constituent le socle de l'église coloniale et du couvent de Santo Domingo. Il ne reste aujourd'hui que les fondations de ce qui fut le temple le plus riche de tout l'empire inca. A cette époque les murs de Qorikancha étaient recouverts d'or ! Le plus impressionnant de ce site est à mes yeux le mur courbé en pierres de 6 mètres de haut qui entoure toutes les constructions. Il est parfaitement ajusté et lisse comme du béton ciré. Ce site surplombe l'avenue El Sol et met encore plus en avant ledit mur courbé. Je crois que je tombe amoureux des murs incas. C'est fascinant ! Nous arrivons devant l'entrée et malheureusement il y a une queue conséquente. Nous faisons demi tour car nous préférons profiter du soleil et surtout nous aurons le temps d'y retourner plus tard dans la semaine. De plus, vers 18h00 nous devons passer à l'agence afin d'y régler le solde du coût du trek. J'avais versé un acompte il y a 6 mois de cela. Après une pause 4 heures ; coca tea et pâtisseries péruviennes; nous nous rendons à l'agence. Nous sommes accueillis avec le sourire et en français s'il vous plaît. Nous réglons notre dû et le manager de l'agence nous parle un peu de l'inca trail. De toute façon demain nous avons un briefing de prévu à 18h00 avec le guide et les autres membres du groupe. Nous espérons être parmi un petit groupe. C'est toujours plus sympa. Je jette un petit coup d'oeil au dessus de l'ordinateur portable et je crois deviner qu'on ne se sera pas beaucoup dans ce groupe. On verra bien de toute façon. Dans une des vitrines du magasin je repère des tee-shirts à l'effigie de l'inca trail. Ceux là il nous les faut après à la fin du trail. Ils sont jaunes mais ce n'est pas grave. La nuit est tombée. Nous rentrons à l'hôtel. Nous devons réserver un taxi pour aller à Pisac demain. Le coût de la course sera de 90 sols (22 euros à peu près) pour une heure de route. Je trouve que c'est un peu cher. On pourrait y aller en bus mais on mettrait le double de temps ou alors en collectivo mais on pourrait se retrouver dans un coffre plié en deux. La course en collectivo est de 4 sols. Imbattable. Vous êtes dans un mini bus ou dans une voiture. Le véhicule part dès qu'il est plein. De toute façon que ce soit en bus ou en collectivo, nous aurions été obligés de prendre un taxi à Pisac pour monter jusqu'au site (25 ou 30 sols l'aller). Finalement; on réserve à ce prix. Départ demain à 6h00 du matin. Ce soir nous mangerons chez Marcelo Batata 121 calle Palacio. C'est une bonne table qui sert de la cuisine péruvienne. Les assiettes sont belles, bien présentées et c'est très bon. J'ai bien aimé l'ambiance dans les cuisines. Elles sont ouvertes sur la salle. Le chef annonce les plats aux cuisiniers qui s'exécutent. Le tout accompagné de grands gestes comme au théâtre. Il goûte, ajoute un petit quelque chose ou renvoie le plat. Je rigole. Je pense à mon père , lui même cuisinier , en train de faire tout ça. On est cuit. On rentre et on se couche. Demain il fera jour.

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NE Newzea Regular ·
J 2 Dimanche 22 mai : Pisac et Sacsayhuaman

Le réveil sonne à 5h00 du matin. Nous avons bien dormi et ne sommes pas spécialement fatigués. le décalage horaire à l'air de bien être digéré. Les horaires pour le petit déjeuner sont de 5h00 à 10h00. C'est très appréciable. Le petit déjeuner se prend dans la grande salle. D'un coté des canapés avec la télévision et de l'autre des tables avec chaises ou fauteuils. De style coloniale, cette pièce est très conviviale. Le petit déjeuner est correct. Rien d'extraordinaire mais très satisfaisant. Le taxi est à l'heure. Très souriante, le chauffeur est une femme. Elle s'appelle Gladys. Elle engage la discussion en espagnol avec Séverine. Moi j'ai pris allemand en deuxième langue au lycée !!! nous quittons rapidement Cusco sans avoir remarqué un seul panneau de signalisation routière ! Voilà une bonne raison de ne pas conduire en Amérique du sud ! Nous sommes en route pour Pisac qui est célèbre pour ses cultures en terrasses. Le taxi arrive à Pisac au bout de 45mn de route à peu près. La route qui arrive à Pisac est spectaculaire. Elle descend du plateau pour se jeter au fond de la vallée. Le village est au pied des montagnes. Le site inca se trouve à 7-8 km de la ville. On y accède par une "route" ou plutôt une piste quelque peu défoncée qui monte sur plusieurs kilomètres. On a d'ailleurs une super vue sur la vallée dite sacrée. Au check point, nous achetons le boleto turistico qui donne accès à environ une dizaine de sites touristiques. Son prix est de 130 sols (35 euros à peu près). Mon guide indiquait 90 sols! Je suis un peu surpris mais de toute façon je n'ai pas le choix. Je paie en espèces. J'en profite pour préciser que le billet de 10 sols est très joli avec le Machu Picchu dessiné dessus. Avis aux collectionneurs. Le taxi nous dépose à l'entrée du site et avant de descendre nous lui demandons si il est possible de réserver son taxi pour la journée pour de futurs visites. Pas de problème. Comme elle est très sympa, nous préférons repasser par elle. Il est 7h00, nous sommes quasiment les premiers sur le site. La visite commence par des constructions bien conservées, et sitôt franchies, nous sommes happés instantanément par l'extraordinaire vue sur la vallée sacrée avec en premier plan les fameuses terrasses. On oublie vite les constructions et on dégaine l'appareil photo et la caméra. La vue est la même de l'autre coté. Ce site est exceptionnel et je le répète nous sommes seuls ou presque. Nous sommes à un peu moins de 3000 mètres d'altitude. Les terrasses forment de grandes courbes sur les flancs de la montagne. La citadelle se trouve en hauteur sur la droite de la photo. On s'y dirige en longeant les terrasses. Au pied de la cité, on repère le chemin pour descendre à pied jusqu'à Pisac. Avant cela nous partons à l'assaut de la cité. Ca grimpe sec. Sur notre droite on remarque des dizaines de trous dans la falaise. Ce sont des sépultures incas. La visite de la cité est très sympas car elle est perchée sur un éperon rocheux. Les maisons, cabanes et fortifications sont bien conservées et/ou restaurées. Toutefois, nous n'aurons pas accès à l'escalier escarpée construit le long de la falaise et au tunnel creusé dans la roche. Et finalement même le chemin qui descend jusqu'à Pisac est fermé. Pas de chance. Ca aurait été un bon échauffement pour l'inca trail. Tan pis. On redescend tranquillement jusqu'à l'entré. On refait des photos car le soleil fait son apparition et dissipe cette brume matinale. Arrivés sur le parking, je repère un 4x4. Vu l'état de la route, je me dis que ça pourrait être une meilleure solution. Je lui demande si il va à Pisac. Mais ce n'est pas un taxi. Dommage. On en trouve un de suite. 25 sols. Ca marche. Les touristes arrivent et bientôt les cars ! 15 mn après nous nous arrêtons au tout début du marché. Pisac est très connu pour son marché. C'est le plus grand de la région et le plus touristique. On déambule dans les ruelles. Certains marchands n'ont pas encore déballés toutes leurs marchandises. Pas grave. Y a tellement d'exposants. Nous dépensons nos premiers sols pour des achats "touristiques". Séverine s'achète un chapeau qui lui va très bien. Le bonnet ce sera pour plus tard et ce sera pour moi! hahaha! On ne sait plus où poser notre regard tellement les marchands sont nombreux. Il est 10h00, le soleil commence à chauffer. Subitement, une personne nous interpelle en nous proposant de goûter à ses petits pains chauds cuits au feu de bois à l'intérieur d'une petite cour. Ca tombe bien, on a un petit creux. Nous rentrons dans cette cour. Au fond, il y a un grand four artisanal. Il y a un tas de petits pains devant. Le gars en sort deux du four, les emballe, on paie 8 sols (un peu plus de 2 euros). Au moment de payer mon regard est attiré par un autre petit tas non pas de pain mais de viande ! Et oui dans son four il cuit aussi des cochons d'Inde. Bon ok j'étais au courant de ça. J'avais même dit que j'en mangerais un. Mais là ça ne donne pas envie !



Pire, je me retourne et à ma gauche des cochons d'Inde vivants gambadent dans une grande cage. ils sont mignons. Ils pensent peut-être que je vais les sauver et ouvrir la cage. Mais non, je mords dans mon petit pain et avec Séverine on sort. On continue notre balade qui nous amène sur la place du village. On y trouve des fermiers qui vendent leur récolte du jour : fruits, légumes. Et même de la viande. On s'arrête boire un verre sur un balcon au premier étage d'un café. Ce sera coca tea pour tous les deux. On profite du soleil et on fait aussi quelques photos.

Reposés, on s'attaque à la suite du marché. On s'attarde sur la partie "textile" pour admirer toutes ces couleurs. On n'est pas loin de ramener du tissus mais mais finalement non. Il n'y a pas la taille que l'on veut.



Ce n'est que partie remise, deux allées plus loin Séverine s'achète un sac . Et il est très joli, sincèrement. Il est déjà midi. On décide de manger dans un des restaurants de la place avant de retourner sur Cusco et plus précisément à Sacsayhuaman. On demande à l'office de tourisme où se trouve l'endroit pour prendre un collectivo. C'est à coté. A suivre ......
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NA Nat1009 Regular ·
Bonjour,

Vivement la suite du périple car je vais faire le même en octobre mais moi pour mes 50 ans....Je me régale en vous lisant.
NE Newzea Regular ·
Bonjour Nat1009, merci pour vos commentaires ça fait plaisir. Nous approchons de l'endroit où on doit prendre le collectivo. Je vois un mini-bus arrêté de l'autre coté du trottoir et une personne qui crie "Cusco" en nous regardant. Au départ, je le capte pas car il n'est pas à coté du véhicule. Et puis plus on se rapproche plus il me regarde avec insistance. il me dit Cusco, je lui répond Sacsayhuaman. ok pour lui ok pour moi. Je m'assure qu'il s'agit d'un collectivo et que la couse sera de 4 sols par personne. C'est bon. On monte il reste deux places au fond. Nous sommes les seuls Gringos. A peine assis il démarre et direction Cusco en 4ème vitesse. On a de la chance d'avoir embarqué dans un mini-bus car on aurait pu se retrouver dans un coffre ou entre deux caisses de fruits. Non j'exagère un peu ! Le chauffeur fonce. La route est toujours aussi belle. On nous dépose sur le site de Sacsayhuaman. Je donne 10 sols en laissant la monnaie. Et oui les gringos savent être généreux ! Il fait toujours soleil et il y a de l'animation à cet endroit. En cherchant l'entrée du site, on remarque des familles allongées dans l'herbe. Chaque famille pique nique devant ce qu'il semble être un barbecue au départ. Et puis en se rapprochant; il s'agit plutôt d'un four fabriqué avec de la terre prise sur le site. Il est en forme de cheminée. un feu est allumé à la base et des aliments y sont cuits à l'intérieur. Original. On peut mettre une plaque au sommet de la cheminée et faire cuire les aliments ainsi également. Nous trouvons un panneau indiquant le chemin à suivre pour aller à la forteresse mais on remarque également que le Cristo blanco, que l'on voit de la ville en contrebas, est à cinq minutes à pied. On s'y dirige. Ce Cristo blanco est un peu comme le Christ Rédempteur de Rio de Janeiro, il surplombe la ville avec les bras ouverts. Ceci dit, la vue sur la ville est magnifique. On y aperçoit notamment un stade de foot assez imposant. Il y a deux équipes à Cusco; une en première division et une autre la plus populaire en deuxième division. On prend quelques photos et on poursuit notre chemin. On croise des lamas qui broutent l'herbe tranquillement. Dés l'arrivée sur le site, on aperçoit les gros blocs de pierre de ce qui était autrefois un fort. Les conquistadors ont abattu bons nombres de murs pour bâtir leurs propres demeures. Il reste les pierres les plus grosses. C'est tout de même impressionnant. Les pierres s'emboîtent les unes dans les autres. On fait tout le tour des remparts. Le site est vaste. En face il y a de grosses pierres qui semblent avoir été polies par le temps ou les incas. Des enfants s'en servent comme des toboggans naturels sous le regard des lamas qui broutent, broutent, broutent. Le temps se couvre. La fatigue commence à se faire sentir. Il est environ 17h00. On décide de rentrer sachant qu'à 18 heures nous avons le briefing pour l'inca trail. Nous rentrons à pied. C'est à 20-30 minutes de notre hôtel et en plus ça descend sec. J'aimerai pas à avoir à monter cette cote ! Je dis ça mais pendant 4 jours on va en monter des bien pires !! Bref, on s'arrête à l'hôtel pour boire un coca tea et on repart en direction de l'agence qui se trouve à coté de la Plaza de Armas. A suivre ......
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NE Newzea Regular ·
J2 Pisac + Sacsayhuaman : suite et fin

Nous arrivons à l'agence un peu en avance, le guide arrive peu de temps après. Il a la trentaine et à l'air sympa. Il s'appelle Bernardo mais préfère qu'on l'appelle Bernie. Ok no problem. Il parle un anglais compréhensible. Je dis ça car parfois avec un accent, ça peut compliquer la compréhension. Il feuillette son fichier et nous précise que nous serons un groupe de 4 personnes plus lui donc 5. Nous sommes rassurés car nous voulions être dans un petit groupe . Le problème d'être trop nombreux c'est le coté impersonnel. Ce n'est que notre avis. Au cours des 4 jours, on a pu faire bien connaissance avec les deux autres membres et le guide. Nous devons quitter l'agence et nous rendre dans un hôtel pour y rencontrer les autres membres du groupe. C'est à 5 minutes à pied. il s'agit de deux danoises d'une vingtaine d'année à peu près. Elles parcours l'Amérique du sud pendant 5 mois alors autant dire qu'elles sont affûtées en matière de marche. Elles parlent très bien anglais ce qui m'amène à leur poser une question stupide mais trop tard elle sort "Vous parlez quelle langue au Danemark (en sous entendant l'anglais)". Rrrrrrrrrrr que je suis bête. une des deux me répond "le danois" ! Bon ben j'ai rien dit. Elles parlaient tellement bien anglais que je me suis dit que ça devait être leur langue. Passons. Le briefing commence. On comprend quasiment tout. Séverine comprend et parle très bien l'anglais. Moi je le comprend plus que je le parle. Mais je ne suis pas largué. Bernie insiste sur le fait d'avoir un sac de couchage de bonne qualité et des vêtements chauds pour le soir. Il fait pas loin de zéro degré le soir la-haut. Ca tombe bien, j'ai acheté en France deux sacs de couchage pouvant supporter -25 degrés. Chacun pèse 1.8 kg mais au moins on n'a pas eu froid et l'épaisseur du sac était appréciable sur le sol dur. Malgré tout, on doit s'acheter un tee-shirt à manche longue contre le froid. On fait le point avec le guide sur les affaires à emmener. En effet, on portera notre sac à dos pendant toute la dure du trail. D'où la nécessité de ne pas prendre trop de chose. Il faut savoir que vous pouvez choisir de vous faire porter votre sac par un porteur. Nous, on a choisi l'autre solution. On est des WARRIORS; en toute modestie. Le briefing se déroule dans un bonne ambiance et tout le monde se quitte excité à l'idée de commencer cette expérience. Rendez-vous demain à 5h00 du matin devant nos hôtels respectifs. il est 19h30, il fait nuit et on a faim. Malgré tout, on s'arrête dans un boutique de vêtements de trekking. On s'achète nos tee-shirt à manches longues spécial trekking. Impeccable. Ils s'avéreront très efficaces et fort utiles. On se dirige vers le restaurant Cicciolina qui est recommandé par notre guide (Le lonely planet; pas Bernie). Il est situé au 1er étage d'une demeure coloniale avec cour. Mais malheureusement, c'est complet et on n'a pas réservé ! oups. On va au restaurant qui est juste à coté et qui à l'air très sympa. Complet! re-oups. Cependant, la patronne nous dit qu'il y a de la place dans un autre restaurant qui lui appartient. Elle a téléphoné avant. OK ça nous va, c'est à coté. C'est un restaurant avec une déco plutôt moderne, épurée avec une ambiance loundge. El Baco. C'est le nom du resto. Bon on a une dégaine de routard mais ça passe, on se fait discret et personne nous remarque. De toute façon on a réservé et on a faim. On ne traîne pas car on est fatigué et demain on vient nous chercher à 5h00. On rentre à l'hôtel. Nos sacs à dos (60 litres le mien et 45 litres celui de Séverine) sont prêts. Mon sac pèse 10 kg à peu près et celui de Séverine 5 ou 6 kg. Le mien est plus lourd car je porte en plus une petite pharmacie, des barres énergétiques, la crème solaire, les 2 ponchos .... et mon camescope HD et ma gopro (avec 3 batteries car pas d'electricité la-haut) et l'appareil photo. Tout se surplus a été indispensable. Donc ça valait la peine de le prendre et comme je suis l'homme "fort" et bien c'est moi qui l'ai porté. Petit et costaud comme disait la pub ! Mon sac devait être aussi haut que moi ! Nos deux valises restantes seront gardées par l'hôtel. Il y a un système de consigne gratuite. Et comme on dort encore 3 nuits dans cet hôtel au retour du trail, c'est très très pratique. A suivre....
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NE Newzea Regular ·
J3 L'inca trail (1ère journée)

Avant de commencer, j'ai oublié de préciser par quelle agence nous sommes passés. Il s'agit de Xtrème Turbulencia. Elle est conseillée par le Lonely Planet. De plus leur site internet est très bien. La description de l'Inca Trail est précise et très détaillée. et enfin, le personnel est très serviable. Je n'ai eu aucune mauvaise surprise quant à l'organisation et le déroulement du trail.

Il est 5h00 du matin. Nous pouvons juste avaler un coca tea. C'est mieux que rien. On va venir nous chercher devant l'hôtel et nous n'avons pas envie de les faire attendre. De plus, il n'y a rien de préparer dans la salle. ni pain, ni fruit ni ni ni ...rien. De toute façon, il est prévu un arrêt petit déjeuner à Ollantaytambo; soit à 20 mn de route du point de départ. C'est un mini bus qui nous récupère, à l'heure, dans lequel il y a Bernie et deux personnes; sûrement des porteurs. On file chercher les deux danoises (désolé je me souviens plus de leur prénom). Les rues sont désertes et il nous faut pas beaucoup de temps pour quitter Cusco. Le soleil se lève. En toile de fond du paysage nous apercevons des sommets enneigés. Nous roulons à 3000-3500m d'altitude. Ces sommets doivent se situer à 5000m facile. En tout cas, c'est superbe. La journée commence bien. Nous passons par le village de Chinchero (3750 m). Nous nous y arrêterons en fin de semaine. Il n'y a pas un bruit dans le mini-bus. On pense aux 4 prochains jours qui nous attendent. La journée 1 est prévue de difficulté moyenne, la deuxième de niveau avancé, la troisième et la quatrième de niveau normal. Nous rejoignons la vallée sacrée en descendant sur Urubamba. C'est le même spectacle qu'en descendant la veille sur Pisac. La ville d' Urubamba à l'air bien petite de tout en-haut. Nous longeons la rivière Urubamba du même nom jusqu'à Ollantaytambo. Nous quittons la route principale en tournant à droite puis nous récupérons une route pavée et défoncée. Comment cette route peut-elle être encore dans un tel état alors qu'elle est empruntée par des centaines de véhicules par jour ? Ce n'est pas grave et au moins ça le mérite de nous secouer et de réveiller tout le monde. Nous rentrons dans la ville par cette route défoncée et si étroite que l'on frôle les quelques piétons. Il est 7 heures il y a déjà du traffic. On nous dépose sur la place principale pour prendre le petit dèj. RDV dans 45 mn. on nous conseille un café où nous prendrons juste une boisson car l'attente est longue et il y a de plus en plus de monde. On s'approvisionne chez un épicier. On achète des gâteaux que l'on mangera sur la place. Ca bouge beaucoup, il y a pas mal de passage. On y voit que des véhicules qui se rendent soit à la gare ferroviaire pour déposer les personnes qui prennent le train pour le Machu Picchu via Agua Calientès, soit au départ de l'inca Trail. Au centre de la place, des porteurs péruviens attendent que l'on vienne les chercher. J'aime cette ambiance, il y a de la vie. Nous repartons avec 4 personnes en plus, ce seront eux les porteurs finalement. Le mini-bus emprunte une piste qui longe la voie ferrée et la rivière. Nous sommes entourés de montagnes. L'excitation monte. Nous arrivons à destination au bout de 25mn de route. Tout le monde descend. nous sommes sur un parking . Des groupes sont en train de se préparer. Les porteurs s'équipent, préparent leurs sacs. Ils ont droit de porter jusqu'à 21 kg de matériels et marchandises. Certains groupent sont déjà partis plus tôt. Les porteurs d'une même agence sont habillés de la même couleur. Les nôtres seront jaunes. Notre équipes est composée de 4 porteurs dont un cuisinier. Les porteurs porteront toutes les tentes (celles pour dormir et celle pour manger et faire la cuisine), le matériel pour cuisiner, la nourriture, chaises, table ....... des superman en quelques sortes. Respect. Tout le monde passe par la case "pipi". On ajuste nos équipements et nos tenues. Je sort mes joujoux; à savoir l'appareil photo, que j'attache à mon sac à dos, et ma gopro, que je mets dans ma poche de pantalon (le pantalon ne sera pas un bon choix sauf pour dormir. Je serai en short le reste du temps).

Il est 9h00. Notre trail commence. Nous longeons à nouveau la voie ferrée. Nous nous arrêtons à hauteur d'une gare qui semble désaffectée. Nouvelle photo. L'oiseau doit vite sortir car au loin on entend un train qui siffle. Le train passe tout près de nous. Un peu plus bas, les porteurs sont contrôlés (autorisation et poids des sacs). Nous arrivons au check point où cette fois ci c'est nous qui sommes contrôlés. Nos porteurs ne sont pas encore là. On laisse passer un groupe de randonneurs. Ils sont une douzaines. rien d'impressionnant. Mais, ils sont suivis par une quinzaine de porteurs si ce n'est plus. Ils sont habillés comme spider man sans la cagoule ! Ca en jette ! Cependant, ils portent le matériel mais également les sacs des précédents randonneurs. On est des warriors ou pas !! Ca y est c'est à notre tour. On tend notre passeport (obligatoire sinon retour à la maison) et notre billet d'entrée. Nous sommes au km 82 (2900 m d'altitude), point de départ du chemin de l'Inca. On franchit un pont suspendus qui passe au dessus de la rivière Urubamba; et de suite ça grimpe. Les premières gouttent de sueur tombent. il s'en suit d'un long faux plat et du plat. L'échauffement en quelque sorte. Nous longeons toujours l'Urubamba. La piste est bonne, pas de caillou et de pierre à l'horizon. Nous entendons à nouveau le train siffler en contre-bas. il s'agit du train pour le Machu Picchu. Nous faisons un premier break au bout d'une heure. Bernie nous explique comment c'est développer l'empire inca. Très instructif et j'ai presque tout compris. On se trouve en face des premières ruines incas qui sont sur l'autre rive. il s'agit du site inca Willcarakay. Ces ruines sont un point de transit essentiellement commercial entre Ollantaytambo et les autres sites du chemin de l'Inca. A suivre .....
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J3 Inca trail (1ère journée)

Nous reprenons notre marche. Tout le long du chemin, Bernie nous montre des fleurs, des plantes, des arbres fruitiers; tout un tas de choses qui nous font profiter pleinement de cette matinée. Tout en marchant, je regarde les montagnes en me demandant à quel moment nous allons quitter cette vallée pour en emprunter une autre; ou alors quelle montagne nous allons gravir. Je sort ma caméra pour filmer le paysage quand dans l'écran de ma gopro je vois des petits points rouges qui bougent. J'arrête de filmer. Je fronce les sourcils pour fixer le paysage. Les points rouges sont des porteurs qui montent une pente à la queue leu leu pour accéder au plateau qui surplombe la vallée. La pente est très sévère. C'est la première difficulté du trek même si l'effort sera de courte durée: une dizaine de minute. Avec la chaleur, l'altitude et le poids du sac l'effort n'est pas évident mais on y arrive. Arrivés en haut nous buvons. J'ai 3 à 4 litres d'eau dans mon sac. Les réserves sont là. Pour ce premier jour, nous sommes autonomes en eau. Nous pouvons nous ravitailler en eau sur le chemin jusqu'au deuxième jour. Bernie nous demande de le suivre. La vue est très jolie.



Nous nous arrêtons au bord du chemin et nous découvrons le premier site incas de ce trek: Llactapata. Il s'agit d'un centre agricole avec de grandes terrasses incas.

La surprise est totale. On contemple ce site qui s'ouvre à nous comme si c'était le Machu picchu. Enfin, la preuve de l'ingéniosité du peuple inca. Bernie nous détaille le site. La cité administrative, les terrasses; le temple etc ...... Il attire notre attention sur une plateforme située à quelques mètres de nous et nous demande ce que ça nous évoque. Je lui dit que ça ressemble à une piste d'atterrissage pour hélico. Je suis happy j'ai lancé ma vanne ! Et non, il s'agit d'un poste d'observatoire pour observer les étoiles, la galaxie, the milky way. A notre gauche des fortifications protègent la cité. Nous quittons se site majestueux. Le voilà le changement de vallée. Nous sommes toujours entourés de montagnes et la forêt fait son apparition. Nous entamons notre première descente "casse gueule" où la piste peut se dérober à tout moment. La glissade n'est pas loin. Peu à peu le soleil cède sa place aux nuages. Et oui qui dit changement de vallée dit changement de temps. La pluie nous guettent. Il est 12h00- 12h30. La pause déjeuner est dans une heure. Il pleut. Séverine enfile son poncho. Moi pas encore, la pluie n'est pas incessante. On marche aux abords de la forêt. Je me décide à mettre mon poncho. Il fait chaud en dessous. La faim se fait de plus en plus sentir. Nous traversons un petit village. On fait une pause. . Mais où sont nos porteurs ? Mine de rien ça grimpe depuis qu'il pleut. On quitte le village. Et au bout de 10 mn il faut faire demi tour ! Moi qui suit très ronchon quand j'ai faim là je ne dis rien j'en rigole même. Et oui enfin ça descend ! lol ! Nous occupons un emplacement conçu pour accueillir des randonneurs. Il se trouve dans le village que nous avons traversé. La pluie tombe toujours et de plus en plus fort. Nous mangeons notre premier repas. C'est très très bon et très copieux. Entrée + plat de viande avec 2 ou 3 légumes et parfois dessert mais toujours du coca tea. On en oublie la pluie. On est tous rassasié et il faut reprendre la piste. Finalement la pluie s'arrêtera peu de temps après. Le temps est tout de même clair. Les nuages bas se sont dissipés. Nous devons rejoindre notre camps à Yuncachimpa (3300 mètres). Nous avons 300 mètres de dénivelés à parcourir si on peut dire. Il nous reste 2 à 2.5 heures de marche. Nous arrivons à notre camps vers 17h00. Beaucoup d'autres groupes sont déjà installés. C'est normal ils sont partis plus tôt. On se rassure comme on peut. Au final on aura marcher 7 heures à peu près et parcouru 12 km environ. La vue sur les montagnes est magnifique. Nous sommes fatigués mais la difficulté est montée crechendo au fur et à mesure de la journée. Ce qui la rendue très agréable malgré la petite pluie. A suivre.....
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J3 Inca trail (1ère journée fin)

Notre camps se nomme Ayapata. Les tentes sont déjà montées. Nous avons une vue magnifique sur les montagnes. Je fais un petit tour du propriétaire jusqu'aux toilettes et aux douches. Et bien ce n'est pas aujourd'hui que je vais prendre une douche. L'eau est très froide, il va faire bientôt nuit et elle s'annonce très fraîche. Trois bonnes raisons pour se contenter de se laver avec des lingettes. Les camps sont conçus en forme d'escalier comme pour les cultures incas. En contrebas de notre tente, j'observe un groupe composé d'une douzaine de randonneurs et d'une quinzaine de porteurs. Les deux guides font les présentations. C'est la coutume. Ca fait beaucoup de monde aligné les uns à coté des autres. Je dois dire que ça donne une ambiance assez militaire, mais bon ça rigole quand même. Bernie nous appelle pour la petite collation de 18h00. On aura le droit à une boisson chaude ou froide ou les deux avec parfois des pop corn, des pancakes et même un gâteau fait maison. Chapeau au cuistot. C'est un petit moment de détente très agréable où on essaie de faire plus amples connaissances entre nous cinq. Ca se poursuivra pendant le dîner. On mange comme des rois. Je m'attendais à cette surprise mais pas à ce point. L'ambiance est très sympa. C'est l'heure d'aller se coucher. La nuit est noire. Je fixe ma lampe frontale et j'ouvre le chemin jusqu'à notre tente. On ne fait pas long feu. Je m'endors mais je suis réveillé par des bruits. Je me remémore les animaux que l'on peut croiser tout au long du chemin. Je l' avais demandé auparavant à Bernie. Il y a des ours, des mygales, des serpents, des pumas..... Ces bruits se rapprochent pour s'arrêter à coté de notre tente. Je me fige et ne bouge plus comme si l'animal pouvait me voir à travers la tente ! Je crois à la présence d'un ours. L'animal renifle en bougeant la toile. Bon ben je fais quoi maintenant ? Rien. Seul au monde. J'attends, il s'éloigne et se met à courir. Je reconnais des bruits de sabot. Ce n'est pas un ours mais un âne ! plus de peur que de mal. Je m'endors pour de bon. A suivre ....
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J4 Inca trail (2ème journée)

Il est 05h00 du matin le réveil sonne. Comme tous les matins on nous apporte une tisane aux feuilles de coca directement dans notre tente. Dès le réveil ça fait du bien et ça nous réchauffe. Les nuits sont froides. Nous avons bien dormi dans notre sac de couchage et sur notre matelas gonflable. Nous les avons loués à l'agence (les matelas) et ce sont les porteurs qui les transportent. C'est toujours ça de moins. Le petit déjeuner est à 05h30. Pendant, ce temps on s'habille et on fait notre sac. Aussitôt prêt on sort et les porteurs ne perdent pas de temps pour démonter les tentes. Je lève la tête pour scruter le ciel. Il est plutôt dégagé avec de léger nuages blancs qui virent au rose avec le lever du soleil. tout le monde s'affaire dans le camp. Certains partent alors que d'autres mangent. Sinon aujourd'hui c'est la journée la plus difficile qui se profile. Il y a deux sommets à franchir : le col de Warmihuanusca 4215 m et le col de Runkurakay 3950 m. Le camps où nous avons passé la nuit est à 3300 m et le début de la journée de marche est rude. On reprend notre marche en pleine ascension. Ca grimpe de suite et autant vous l'avouer de suite; ça ne sera pas une partie de plaisir. La fatigue de la veille, le poids de nos sacs, le décalage horaire et l'altitude ne nous facilitent pas les choses. Jusqu'au camps de Llulluchapampa 3850 m , soit après une heure et demi de marche, nous sommes plutôt bien. On peut se ravitailler en eau et même en fruits ou gâteaux. La vue est toujours aussi splendide. Il y a même des toilettes propres. On repart après une pause de 10mn. La marche se fait toujours à l'orée de la forêt.



C'est un mélange de piste en terre , de pierres, de marche en pierre et de piste en pierre ! Ca n'arrête plus ! Et le pire est qu'on ne voit pas le sommet. On fait des pauses. On prend des photos en même temps ou on filme. A chaque fois je pose mon sac; il doit peser 20 kg !!! On croise des randonneurs qui n'ont pas de sac à porter et on se dit " je vais leur filer un billet pour qu'ils me le portent" mais non on est des Warriors (un peu moins aujourd'hui). Un petit mot sur l'altitude. Quand on est en état de fatigue le rythme cardiaque s'accélère plus vite à l'effort et surtout si il y a moins d'oxygène. Mais, je dois aussi dire que je marche comme un bourrin; à savoir que je fais des pas rapides et lourds comme quand on monte un escalator dans le métro quand on est pressé. La bonne méthode, et je m'en suis rendu compte le lendemain, est de marcher au ralenti en exagérant les mouvements comme les randonneurs en très haute montagne. La forêt laisse sa place à une végétation moins dense faite d'arbustes et de hautes herbes.

On touche au but j'aperçois le sommet. En tout cas je crois l'apercevoir car en y arrivant ça grimpe encore et encore. Séverine tient le choc. Je crois qu'elle a la technique pour monter, mais faut dire que son sac est moins lourd aussi. Désolé ! c'est un coup bas. Elle assure grave en fait. Les 200 derniers mètres sont pénibles mais on y arrive. Au sommet Bernie nous attend avec une bouteille de mousseux (Inca mousseux). Quant aux deux jeunes danoises, elles ont fait la montée à leur rythme. Elles ont aussi du mérite car leur sac est plutôt imposant. Premier réflexe, on pose notre sac. On admire la vue. Quelle belle récompense !



On boit notre petit verre de vin qui pique sans oublier de préciser que Bernie en verse un peu sur le sol en offrande à Dame nature (Pachamama). L'autre nom de ce col est le " Dead woman's pass". Allez savoir pourquoi ? Nous avons du mettre 3h - 3h30 environ pour monter. Après la montée, la descente. Je tourne la tête. L'autre versant du col est dans la brume. Ca descend plutôt à pic. Nous retrouvons nos marches en pierre. On y va, il faut faire attention où l'on met les pieds car beaucoup de pierres sont de travers (Ca rime). A suivre ......
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J4 Inca trail (2ème journée)

Nous entamons la longue, très longue, très très longue descente vers le camps de Pacaymayo (3500 m d'altitude). Nous ferons quelques pauses durant cette descente. Après la brume, le soleil refait son apparition. Contrairement à notre précédente ascension, nous avons une vue dégagée sur notre chemin. Nous sommes au creux de la vallée. La descente est agréable alors que les jambes trinquent un peu quand même. Nous marchons en scrutant souvent l'horizon afin de voir ce qui nous attend. Et c'est bien connu après le descente, la montée ! Et quelle montée ! ah j'espère que le cuistot nous a préparé un bon repas pour reprendre des forces. Nous arrivons au camps qui est au pied de la prochaine ascension qui dit nous mener au second pass à 3950 mètres. Alors que nous arrivons, d'autres sont sur le départ pour poursuivre la route. Il est 13h. La tente est déjà montée, nous allons manger bientôt. Pendant ce temps, tout le monde s'assoit. La première partie de la journée est passée. Au final, cette matinée a marqué les organismes. Personne ne parle, tout le monde récupère. Pendant que nous mangeons, Bernie nous propose soit de continuer notre route comme prévu ou alors de nous arrêter là pour la journée et de ne repartir que demain. L'après midi est déjà bien entamée, et en repartant il y a un risque pour que nous n'ayons pas de place pour le prochain campement. En tout cas c'est ce que j'ai compris. Avec Séverine, nous sommes ok pour repartir et nos compagnons aussi. Seulement, au final nous passerons la nuit ici. Bon je n'ai pas tout compris mais ce n'est pas grave. En sachant ce qu'il nous attendait, c'était le meilleur choix car après c'est du costaud. Sachant que nous étions empruntés par cette matinée, on n'aurait pas autant apprécié comme nous l'apprécierons en le faisant le lendemain. Bref, terminus tout le monde descend. Il est 14h00 et quelques. Nous sommes un peu déçus sur le coup mais on va bien se reposer et reprendre des forces. En ne repartant que demain, cela nous oblige à rattraper le retard sur les deux prochains jours. Ceci dit les journées 3 et 4 sont de difficultés moyennes et les temps de marche sont moins élevés. Le repas est copieux, on traîne un peu à table. Je finis mon repas par le traditionnel coca tea. Je décide d'aller me rafraîchir les pieds. Je file au petit court d'eau qui traverse le camps. L'eau est glaciale, elle vient du glacier voisin. Néanmoins, ça fait du bien. Soudain, il me prend l'envie de prendre une douche. Je vais au bloc sanitaire et je constate qu'il y a une douche .... froide. Ce n'est pas grave je vais tester l'inca shower. C'est l'eau de la rivière ! L'eau est très froide. Je prends mon courage à deux mains et j'y arrive tant bien que mal. Ca fait vraiment du bien. Je retourne dans ma tente et avec Séverine on fait une sieste. Au réveil, je fais un petit tour. Je longe la rivière dans laquelle un gars se lave. La prochaine fois j'essaierai aussi. Je scrute le chemin qui s'élève le long de la forêt. J'ai hâte d'être demain car de la haut la vue doit être top. Tout le monde s'est bien reposé cet après-midi. Le repas du soir se déroule dans une très bonne ambiance et encore une fois on s'est régalé du repas. A suivre ...........................
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NA Nat1009 Regular ·
toujours aussi agréable de vous lire....vivement la suite 😉
NE Newzea Regular ·
J5 Inca trail (3ème journée)

Il est 6h00 du matin, nous traversons le camps pour reprendre le chemin que nous avions laissé la veille. Le soleil se lève. Le chemin aussi se lève et dès le départ. Cette fois ci j'adopte une autre technique pour monter. Je fais des pas lents, comme Séverine finalement. Le chemin monte le long de la montagne. On aperçoit les ruines Incas de Runkurakay. C'est un ancien relais pour les messagers Incas. C'était le seul moyen de communication de l'époque. Ca grimpe de plus en plus, la vue est de plus en plus belle. Le chemin tourne sur la gauche, nous passons sur un pont de bois. Clic clac photo.



Nous croisons un ou deux groupes plus nombreux que nous. Mais ce n'est pas la cohue. Tout le monde est heureux d'être ici. Les sourires sont de mises quand on se croise même si ça tire un peu sur les muscles. On atteint les ruines. A cet instant, mon premier reflexe est de regarder par où le chemin continu. En effet, d'en bas on voit le chemin qui monte jusqu'aux ruines et puis plus rien. Je me suis demandé si il n'y avait pas un tunnel ? Mais non il est plus loin sur le parcours. Je lève la tête et là un mur de végétation se dresse devant nous. Le chemin s'y faufile. Pas simple pas simple. Tout en haut, c'est le second pass qui culmine à 3950 mètres. on s'arrête aux ruines. Bernie nous explique la signification du lieu. Après nous profitons de la vue.

En contrebas, nous apercevons le camps. Il paraît tout petit. Au loin vers l'ouest, nous devinons la montagne du first passs le Warmiwanusca. C'est magnifique. Nous reprenons nos sacs, et on repart. Cette montée vers le second pass est moins longue que celle du first pass mais il faut avaler le dénivelé de 450 mètres en peu de kilomètres. Plus nous montons, plus Runkurakai s'éloigne mais plus la vue sur les ruines est spectaculaire. On les surplombe tellement que l'on a l'impression de pouvoir les toucher en se baissant. Saisissant. Un faux pas et on dévale la pente jusqu'aux ruines. Et là on va vraiment les toucher !!! Encore une fois tout le monde monte à son rythme. Nos petites danoises, les speedy gonzales comme le dit si bien Bernie, sont sûrement déjà arrivées en haut. Pas grave, nous finissons tranquillement. Si hier on avait du enchaîner cette montée, les sourires auraient été de douleur ! Mais là, on est bien malgré tout. Ca tire un peu mais ça va. Nous arrivons et la récompense est à la hauteur de ce second pass.



Nous profitons de cet endroit pendant un petit moment. Tout le monde se félicite d'avoir passé cette épreuve. A suivre .........
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J5 Inca Trail (3ème journée) suite

Nous entamons la descente. Elle est un peu moins "casse gueule" que celle d'hier matin. Quoique par endroit il faut faire attention tout de même. La vue sur la vallée est magnifique. Au bout d'une heure trente de descente, nous apercevons le site Inca de Sayacmarca (3600 mètres). C'est une petite cité composée de petites ruelles et placettes. La vue sur les montagnes depuis ces ruines est imprenable. Nous accélérons le pas pour se rendre dans la cité. Pour y accéder nous devons prendre un escalier-échelle. C'es un concept inca. Sûrement l'ancêtre de l'échelle. Je plaisante. Nous posons nos sacs en bas de l'escalier. Déjà l'escalier est très très pentu et en plus il est très étroit. Donc inutile de se charger surtout que le poids pourrait nous faire basculer vers l'arrière. La vue est superbe. Ca vaut bien toutes ces heures de marches. Nous avons droit a des explications de Bernie sur l'histoire de ce site. Et voici la vue que nous avons.



Bernie parle mais nous sommes hypnotisés par le paysage. C'est à cet instant que l'on se demande comment les incas ont fait pour construire tout ça, on a beau nous expliquer, on a du mal à y croire et pourtant .... Nous faisons le tour du site dans ce vaisseau de pierres. Il est temps de quitter ce lieu pour se rendre au camp de Chaquiqocha. C'est à cet endroit que nous déjeunerons. Le camps est visible de Sayaqmarka. Nous devons marcher 30 mn seulement. Le camps est au pied du site inca. Nous sommes entourés de montagnes. Le temps change et tourne petit à petit. Des nuages se forment pendant que nous mangeons. La forêt a laissé sa place à la jungle. Il y a plus d'humidité et de la brume s'y dégage. En montant dans l'air, elle forme des nuages. ll ne pleut pas mais on ne traîne pas sur le camp. A suivre .....
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ME Mercier21 ·
C’est vraiment une nouvelle destination pour moi, les endroits sont très majestueux. Est-ce que vous avez demandé l’info des autres ou vous avez trouvé vous-mêmes ? Si j’ai l’occasion, je suis preneur de suivre votre carnet pour un meilleur voyage. Bonne journée.
NE Newzea Regular ·
Bonjour Mercier21,

C'est en organisant ma visite au Machu Picchu que j'ai trouvé les informations sur l'inca trail. La possibilité de découvrir le Machu Picchu en marchant pendant 4 jours a attiré tout de suite mon attention. Je me suis renseigné sur les agences à Cusco. C'est sur le site internet de l'agence Xtreme turbulencia que j'ai trouvé une description détaillée de l'inca trail. Ensuite, je me suis renseigné sur Voyage Forum via les récits de voyage et les discussions. Dès que j'étais certain de faire le trail, je me suis rapproché de l'agence par mail. Et nous avons réservé de cette manière. J'espère avoir répondu à votre question.

Très cordialement

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J5 Inca trail (3ème jour) suite

On reprend la route par une petite pente pour la digestion. On profite d'une dernière vue de Sayaqmarka et des montagnes qui l'entoure. Nous avons 2 bonnes heures de marche pour atteindre le third pass (3670 mètres) tout proche de notre 3ème camp de base à savoir Phuyupatamarka. Nous marchons sur un chemin plutôt étroit et par moment très étroit. Cependant, nous marchons en lisière de jungle et à flanc de montagne. Ce qui me fais dire que c'est effectivement la partie du trail la plus agréable car c'est plutôt plat; la plus vertigineuse car le vide est souvent présent et la plus majestueuse. Nous sommes des funambules qui marchons sur un fil de pierre au dessus d'une forêt tropicale mystérieuse. Le temps se découvre. Les éclaircies reprennent le dessus. Et moi je suis au dessus du vide. A chaque virage, les montagnes se dévoilent et nous montrent tantôt des sommets de forêts, tantôt des sommets enneigés ou des sommets de pierres. Parfois, la brume s'en mêle et apporte un coté mystique à ce décor. Je sors souvent mon camescope (j'ai rangé la gopro). Nous ne marchons plus le long de plaines encaissées mais tout simplement sur les sommets arborés des montagnes. Nous traversons un tunnel creusé dans la pierre. Nous jouons à nous faire peur. Puis, on se concentre quand le chemin se rétrécie et encore plus quand à ce moment là des porteurs nous doublent.

Nous passons le troisième pass. Le camp est juste après. Nous sommes accueillis par des lamas qui broutent l'herbe. Ce sont des tondeuses à gazon sur pattes. Le camp de Phuyupatamarka est indéniablement le plus spectaculaire. De notre emplacement de tente, nous avons une vue de 180 degré sur les montagnes. En contrebas, les ruines de phuyupatamarka: la cité au dessus des nuages impressionne par ses murailles circulaires.



Nous avons quartier libre pour cette fin d'après-midi. Je vais seul visiter cette cité. Il faut emprunter un escalier très très pentu en faisant très attention. Au pied de la cité il y a un système d'aqueducs qui alimentent des bains. Ces ruines sont très bien préservées. Et la vue est fantastique. Au moment de remonter cet "escalier-échelle", je vois des porteurs faire le plein d'eau dans de grosses bassines qu'ils portent sur la tête. Ils empruntent le même escalier que moi ; impressionnant. je les laisse passer. Ils me disent merci avec le sourire. A suivre .....
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J5 inca trail (3ème journée) suite

Il est l'heure de s'attabler pour la dernière collation de 17h30. Mais cette fois ci, elle sera un peu spéciale pour deux raisons. La première est que nous avons eu droit à un gâteau fait maison. Et la deuxième, plus importante, est qu'il s'agit de récompenser les porteurs. C'est une tradition. Cela consiste tout simplement à leur donner soit un pourboire, soit des vêtements au tout autre chose. Quand vous voyez ce que réalisent ces hommes, vous ne pouvez qu'être respectueux et généreux avec eux. Avant cela, chaque porteur se présente et à chaque fois nous les applaudissons pour ce qu'ils font durant ce trail. Bien sûr (il y a les deux orthographes) auparavant, nous nous sommes aussi présentés. Leur point commun est qu'ils font ça en plus de leur travail (certains sont agriculteurs, d'autres maçons .....) C'est un véritable moment d'échanges, sincère et je ne dira pas émouvant mais très chaleureux. Les accolades sont de mises pour les remercier de ce qu'ils font et pour eux de nous remercier pour notre geste (à tous les 4). Pendant que nous attendons que le repas soit servi le ciel gronde, l'orage n'est pas loin. Il se met à pleuvoir mais nous sommes à l'abri. Soudain, un vent violent se met à souffler. Les toiles de la tente sont secouées dans tous les sens. Bernie maintient avec force le piquet central qui tient le devant de la tente. De notre coté, chacun essaie d'empêcher les toiles de tout "foutre" en l'air dans notre espace repas. Bernie crie en Quechua de l'aide aux porteurs. La tente n'a pas été assez arnachée au sol, ce qui explique les forts mouvements. Il pleut de plus en plus fort. on se demande comment ça va finir. Les porteurs sortent sous la pluie. Il essaie de maîtriser la tente; nous aussi d'ailleurs mais de l'intérieur. La lumière s'éteint, nous sommes dans le noir. Mais heureusement, nous avons nos frontales. De notre coté on ne peut rien faire de plus. On attend. La tente bouge de moins en moins, on relâche nos prises petit à petit. Tout rentre finalement dans l'ordre. Le vent s'éteint d'un coup. La pluie baisse un peu d'intensité. Et oui dans la montagne, vous n'êtes que des objets avec lesquels la nature fait joujou. C'est un peu la sensation que l'on a eu. On souffle et on remercie Pachamama. Je jette un oeil dehors. J'aperçois des éclairs au loin. Fantastique. Ces petites sueurs nous ont ouvert l'appétit. Ca tombe bien pour le dernier dîner, nous serons gâter. Demain, nous devons nous lever à 3h00 du matin. Normalement, nous aurions dû dormir ce soir au dernier campement, le Winay Wayna. Par conséquent, nous devrons rattraper notre retard et nous lever plus tôt. A suivre ....
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NE Newzea Regular ·
J6 Inca Trail (dernière journée)

Il est 3h00 du matin, nous avons droit à un dernier coca tea. Les porteurs sont déjà affairés à tout ranger pour partir le plus vite possible. Ils n'iront pas au Machu Picchu. Ils doivent rentrer par un autre chemin. Le petit déjeuner ne sera pas pris à table. On nous le donne dans un sac plastique pour le consommer en chemin. Sans plus attendre, j'avale une barre de céréale pour prendre des forces. Nous leur disons au revoir. Il est 3h30 et c'est la dernière ligne droite pour le Machu Picchu. On a hâte d'y être. il fait nuit noire. Tout le monde allume sa frontale. Nous sommes les seuls à partir aussi tôt. Et le chemin jusqu'à la porte du soleil nous appartient. Nous ne croiserons quasiment personne durant ces 4 à 5 dernières heures de marche. Certes nous ne verrons pas le lever du soleil sur le machu picchu, mais le fait que nous soyons seuls à marcher dans la nuit et pendant le lever du soleil est une sensation énorme. Nous partons. Même si la veille il a plu le soir, le chemin n'est pas trop glissant. La première descente par les escaliers menant aux ruines de Phuyupatamarca reste périlleuse. On descend au ralenti puis nous longeons les ruines. On s'enfonce dans la forêt. Il n'y a pas de dénivelé, la marche est facile. On a hâte que le soleil se lève pour découvrir les paysages qui nous entourent. Nous faisons des petites pauses de temps en temps. J'ouvre la voie quand je distingue un oiseau au milieu du chemin. Il ne bouge pas. Je m'approche de plus près et il s'envole. Mais il revient vers moi et me fixe dans les airs. Je l'éclaire et à ce moment ses yeux deviennent violets. Etrange sensation, je suis dévisagé par deux billes violettes en suspens dans les airs. L'oiseau finit par disparaître. Tout au long de la marche nous entendons les cris et les chants des oiseaux mais pas de bête à l'horizon du style ours ou pumas ou autres. Nous arrivons à une bifurcation. A droite, c'est le chemin pour aller rapidement à Winay Wayna (le camps où nous aurions du dormir et où se trouve le point de contrôle). A gauche, c'est un chemin optionnel ou détour qui nous permet de visiter les ruines d'intipata. Ce chemin est un peu plus long et c'est celui-ci que nous prendrons. Ce choix nous permet de visiter les ruines d'Intipata mais ce sera au détriment des ruines de Winay Wayna. Sur le coup, je n'ai pas réalisé. Ce ne sera que le lendemain que je ferai ce rapprochement. Et ce sera le seul regret que j'aurai de ce fabuleux trek. Toutefois, le site d'Intipata est très spectaculaire. Surtout que c'est une fois arrivés sur le site que le soleil se lève. Je suis sans voix. J'aperçois enfin la vallée de l'Urubamba. C'est la rivière du début du trail.

Nous nous trouvons en haut d'Intipata. Nous réveillons au passages une famille de lamas.



Nous entamons la descente du site tout en pierres (dois-je le rappeler). C'est impressionnant, nous empruntons des marches. Elles sont à pics. Une glissade et c'est une chute d'une vingtaine de mètres. La difficulté est double. Biomécanique car la pente est raide, et psychologique car en même temps on est tenté regarder le paysage.

Finalement, tout se passera sans problème. On arrive tranquillement au camps de Winay Wayna. Il n'y plus personne. Tout le monde est parti vers le machu Picchu. Le passage du point de contrôle est une formalité. L'excitation monte mais nous sommes encore à une bonne heure de marche. Le paysage est terrible. Les montagnes de forêts tropicales sont illuminées par le soleil. Il fait très beau, il n'y a pas un seul nuage. Le soleil nous éclaire et projette nos ombres sur la végétation. Pachamama nous accompagne. Les minutes sont longues car au bout de chaque montée nous pensons être au bout de nos peines et enfin voir le MP; mais non. Erreur, car avant le MP, il y a une dernière difficulté "le gringo killer steps" (je crois que c'est ça). C'est un mur de marche. Perso, je l'ai escaladé avec l'aide de mes mains. Mais après tant d'heures de marche, la difficulté n'est pas si énorme. Peut-être par habitude. une fois franchi, tout le monde se félicite car nous savons que la porte du soleil et toute toute proche.

Nous ne croyons pas si bien dire car quelques minutes de marche plus tard nous y sommes. A suivre .............
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NE Newzea Regular ·
J6 Inca Trail (dernier jour) suite

Je franchis la porte du soleil et enfin je vois le Machu Picchu. La vue est saisissante. Nous surplombons le site. En arrière plan, nous apercevons les sommets enneigés des montagnes. Il y a quelques touristes qui sont assis à contempler la vue. Ils ont fait le chemin de l'entré du site. Nous décidons de terminer notre petit déjeuner ici. Il est 8h30. Nous ne nous lassons pas de cette vue. On a marché tant d'heures pour ça. Et oui la récompense est grandiose et en plus le soleil est au rendez-vous. Nous immortalisons l'instant en se prenant en photo avec le MP.





Malgré tout, nous devons descendre vers le site. Il nous faudra presque 45mn voire 1 heure pour atteindre la cité. En descendant, on aperçoit de mieux en mieux les montagnes qui entourent le MP. On ne les voit quasiment jamais sur toutes les photos que j'ai pu voir auparavant. Et pourtant, c'est surement elles qui donnent toute la majestuosité au site. Elles sont taillées comme des pics et donnent l'impression de se bousculer comme pour être en première ligne. Le matin elles sont dans l'ombre mais plus tard le soleil les illuminera. On croise des touristes à contresens. Ca monte et ils en bavent. La chaleur et la pente font leur effet. Nous descendons en toute décontraction. Finalement, on profite des derniers instants de ce trail. On approche. On longe les premières terrasses du site. On croise de plus en plus de monde jusqu'au moment où l'on se croit dans le métro aux heures de fortes affluences. On marche à contresens. Un instant on se demande ce que l'on fait là. Il y a beaucoup de monde, le contraste avec les 4 derniers jours est énorme. On se fraye un chemin. Tous les gens qui entrent dans le site ont tous le même réflexe. A savoir qu'ils se précipitent vers les hauteurs du site soit pour aller à la porte du soleil ou alors à un niveau suffisant pour prendre la photo de la cité avec le moins de monde possible dessus. Nous faisons tout de même une pause photo.



En plus, nous sommes obligés de descendre jusqu'à l'entrée pour déposer nos sacs à la consigne (3 sols). Nous ne manquons pas de faire tamponner nos passeports avec le tampon du Machu Picchu. On ne peut pas manger sur le site, c'est interdit. Par contre, juste en dehors , il y a un restaurant et une cafétéria. Avec le ticket, on peut entrer et sortir deux fois. On en profitera pour s'acheter de l'eau. Nous suivons Bernie qui remonte vers le site mais de suite il bifurque et prend un chemin qui nous amène dans la cité. Il y a moins de monde. En fait tous les endroits de la cité ne sont pas accessibles. Ils sont fermés et surveillés par un nombre incalculable de "gardes". Du coup, on a l'impression qu'il n'y a pas beaucoup de monde car le site n'est pas étouffé par les touristes. Le fait qu'il y ait beaucoup d'endroits vierges de toute présence humaine permet de mieux apprécier les lieux. Nous montons un escalier (encore!) qui longe des terrasses sur lesquelles il est possible de s'asseoir. Elles sont occupées sauf une. On s'assoit. Il fait chaud . Bernie nous donne les premières explications sur l'histoire du MP. A suivre .....
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NE Newzea Regular ·
J6 Inca Trail (dernier jour) suite

Nous écoutons Bernie avec attention et puis petit à petit chacun de nous décroche un peu de ces paroles. La fatigue et la chaleur ont raison de nous. Moi, je fixe la montagne du Wayna Picchu (2720 mètres). Je n'avais pas réservé de place pour l'ascension. J'ai bien fait car vu l'heure à laquelle nous sommes arrivés, nous aurions été surement en retard pour l'ascension. Et puis après 4 jours de marche, le plaisir n'aurait pas été présent. En tout cas, en le regardant, je me demande par où les gens passent par arriver tout en haut. Ceux qui ont le vertige doivent absolument s'abstenir. La visite continue. On s'arrête aux principaux endroits intéressants : le temple du soleil, le tombeau royal, le temple aux trois fenêtres (ci-dessous), le temple du condor, l'Intihuatana (Poteau d'amarrage du soleil) ...... Il n'y a pas trop de monde sur la partie basse du site. La plupart des visiteurs sont concentrés sur la partie haute. Tant mieux. La visite est agréable. Mais le plus impressionnant ce sont les différentes vues que l'on à 360 degrés. Le site est posé à 2430 mètres sur une étroite crête rocheuse surplombant le Rio Urubamba.





Nous longeons la place centrale. De là, nous apercevons le chemin qui monte jusqu'à la porte du soleil Intipunku. La visite dure un peu moins de 2 heures et bernie doit nous quitter car il doit prendre le train de 13 ou 14 heures. Il nous demande si on vient avec lui pour manger un dernier morceau à Aguas Calientes. Il est 11h30. Nous l'aurions suivi bien volontiers mais nous voulons profiter encore du Machu Picchu. D'une part parce que notre train n'est qu'à 18h et puis on veut encore profiter du MP. On a quand même marché 4 jours pour y arriver. Les jeunes danoises font comme nous. C'est dommage de ne pas partager ce dernier repas avec Bernie. On se quitte un peu à l'arrache du coup à la sortie du site. Comme pour les porteurs on lui donne un bon "pourboire". On lui dit de boire un verre à notre santé. On fait demi tour. On refait la visite mais dans un autre sens. on s'attarde un peu plus longtemps sur les différents points d'intérêts. Puis on monte jusqu'à la hutte de gardien d'où l'on prend les traditionnels photos de la cité. On s'y attarde aussi un peu. Des gens sont étendus sur l'herbe des terrasses sur lesquelles jadis les incas y cultivaient des légumes. Nous redescendons. On se dirige vers le temple du condor. Nous sommes situés au dessus du temple. Séverine voit une grosse pierre sur laquelle elle s'assoit pendant 5, 10, 15, 20 mn .... 1 heure. Elle se repose et contemple le paysage. Pendant ce temps, je me balade dans la cité. On n'a pas envie de partir. Nous avons mangé une barre de céréale chacun. Nous repoussons les limites de la faim.



A suivre .........
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NE Newzea Regular ·
J6 Inca Trail (dernier jour) suite

Il est 14h30 et c'est l'heure de partir. Il n'y a plus trop de monde sur le site même si des visiteurs arrivent encore. Notre train n'est qu'à 18h00 mais il faut le temps de rentrer par le bus et nous avons faim. Nous nous dirigeons tout doucement vers la sortie. Tout à l'heure nous sommes sortis pour boire et il y avait une vingtaine de mètres de queue pour prendre le bus. Ca devrait être la même chose à cette heure ci. Nous récupérons nos sacs à la consigne sans problème. Nous franchissons les portiques de sortie, et là ce n'est pas vingt mètres de queue qui nous attendent mais plus de cent ! Oups très mauvais calcul ! Et en plus on a nos sacs avec nous. Coup dur. Dur, dur. Bon tan pis. Peut-être que quelqu'un aura pitié de nous avec nos sacs et nous laissera passé ! lol. Nous descendons quelques marches. Nous coupons la file pour nous diriger vers la fin de la queue. Et là, juste au moment de couper, nous tombons sur les deux Danoises. Nous tapons un peu la discussion et ......... oui on l'a fait, nous restons avec elle, nous trouvant ainsi à dix mètres des bus. Ce n'est pas notre style de faire mais là c'était trop beau. La faim et la fatigue nous obligent à faire ce geste d'incivilité : passer devant tout le monde ! Personne ne réagit contre nous. Et finalement, je crois que tous les gens ont eu pitié de nous. Nous sommes les seuls avec les petites Danoises à porter de gros sacs à dos. La file avance de suite et nous montons dans le mini-bus. On se fait tout petit. Malgré tout, les mini-bus sont nombreux. La descente est sinueuse. Les virages sont serrés. La route est une piste en terre. Vaux mieux pas regarder en bas à la sortie des virages. La descente dure 30 mn à peu près, un peu plus peut-être. Nous arrivons à Aguas Calientès. J'avais lu sur le guide que cette ville n'avait aucun charme. Elle s'est construite suite à la découverte du Machu Picchu. Les prestations hôtelières y sont très moyennes et chères. Mais moi j'aime bien. Elle se situe au pied des montagnes. Il y a de la vie. Le train traverse la ville. Il y a de l'animation. On croise toutes les nationalités. Des Péruviens jouent de la flûte. etc..... Le bus nous dépose juste après les rails du chemin de fer. On se met à la recherche d'un restaurant pour manger. J'avais vu un reportage à la télé qui racontait l'aventure d'un Français qui a ouvert une boulangerie à Aguas Calientès. Sa femme avait un restaurant sur Cusco. Nous parcourons les petites rues de cette ville mais pas de trace de la boulangerie. Nous laissons tomber. Nous nous installons à la table d'un snack (situé en face des arrêts de bus) qui vend des sandwichs baguettes. Tiens tiens notre frenchie a fait des petits ! Nous mangeons pour pas trop cher. Nous avons encore du temps avant de prendre le train. Nous partons repérer la gare. Nous traversons le marché touristique de la ville. La gare si situe derrière. Nous en profitons pour faire quelques achats. En sortant du marché, on trouve la boulangerie. Elle se trouve au premier étage en face de la passerelle qui traverse la rivière. Nous y entrons pour acheter des sandwichs pour ce soir. Nous croisons un des associés qui raconte son histoire à une touriste Française. Lui , il est de Conflans Sainte-Honorine. J'en profite pour tendre l'oreille. Nous finissons nos achats et nous partons. Il est bientôt l'heure. Nous nous dirigeons à la gare. Nous avons déjà nos billets. Bernie nous les a donnés ce matin avant de partir. Nous faisons la queue pour attendre le train. Nous sommes dans le hall. Rapidement, la salle se remplit de voyageurs. Et rapidement, c'est le bordel. Les trains ne sont plus annoncés. Nous ne savons plus dans quelle file attendre. A chaque fois qu'un train arrive tout le monde demande à tout le monde où va le train. Les employés de la gare tendent des pancartes. C'est le fiasco. Finalement, on trouve notre train. Il est confortable. C'est un train avec un toit transparent. Mais comme il fait nuit, on voit rien à travers ! Il n' y a que des routards dans le train et plutôt jeunes. A moins que ce soit moi qui soit vieux ! Tout le monde est heureux et nous aussi car : on l' a fait ! We did it ! Yes. A suivre ...........
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CL Claouate Regular ·
Merci de nous faire partager vos impressions, j'attends très impatiemment mes vacances au Pérou en octobre!! Lire les récits de voyageurs permet d'avoir des idées, infos, et surtout d'avoir encore plus envie d'y être.

Pauline
NE Newzea Regular ·
J6 Inca Trail (dernier jour) suite et fin

Les gens discutent dans le train car ils sont en groupe; mais nous non on se remémore ces 4 jours. On se repose aussi car cette dernière journée n'a pas été de tout repos. Finalement, le voyage de 2 heures se passe rapidement et on arrive à Ollantaytambo à 20h00. Il y a du monde qui descend. On essaie de repérer la personne qui doit nous récupérer et ce sera chose faite une fois sorti de la gare. On attend sur le côté que toutes les personnes du groupe du retour soient arrivées. La personne de l'agence à l'air un peu perdue mais le gars récupère tout le monde et on se dirige vers le mini-bus. Mais le gars marche vite et il y a beaucoup de monde. Je ne le quitte pas des yeux mais je dois aussi surveiller Séverine qui marche quelques mètres derrière. S'il avait voulu nous semer, il n'aurait pas du faire autrement. Finalement, on arrive sur un grand parking remplit de mini-bus. On pose nos sacs, on monte et c'est parti. Enfin, presque. Quelqu'un s'est perdu. Bingo. 10 mn après on part. Il fait nuit noire dehors. Nos deux danoises ont rencontré des ..... danoises et ça papote en .... danois. Finalement, je regarde la route pendant tout le trajet car ce chauffeur conduit bizarrement. Je double, je double pas. J'essaie de doubler avant un dos d'âne. Bref, je ne suis pas tranquille. On arrive finalement à Cusco vers 22h30. Il y a eu la fête pendant la journée. Des rues sont fermées. Des gens s'affairent à démonter des podiums .... Le bus s'arrête et nous demande de descendre. Le chauffeur biensûr ! Notre hôtel est soi-disant pas loin. Oui mais moi je ne reconnais pas où on est. Donc, on ne descend pas. On lui dit que l'on ne connaît pas ce quartier et qu'il devra nous déposer ailleurs. Il fait la gueule. J'avais bien dit qu'il était bizarre. Finalement, il s'arrête près de la place des armes. On en profite pour descendre même s'il faut marcher 10 petites minutes pour arriver à l'hôtel. On n'est pas à ça près. On arrive à l'hôtel. On se dirige vers l'accueil pour récupérer la clé de la chambre et les bagages qu'on avait laissés à la consigne. L'hôtesse nous donne les clés et nous dit que nos bagages y ont été déposés. Trop bien. Ce sera Séverine qui se douchera en première. Pendant, ce temps je mets les affaires sales en quarantaine. Pour ceux qui feront l'inca trail, ils comprendront ! lol. ! Une douche et au lit. Je comprend maintenant le plaisir qu'ont les candidats de Ko Lantha quand ils se douchent après des jours de survie. Et le plaisir d'un bon lit douillet ! Clap de fin pour cet Inca trail. C'est bien finit. Oui mais les souvenirs sont toujours là même après 2 mois. J'aimerais juste donner quelques indications sur le tarif de ce trail. Nous avons payé 490 dollars par personne. Sur ces 490 dollars, 254 correspondent au droit d'entré au chemin de l'inca, 12 dollars pour le bus du MP à Agua Calientès, environ 90 pour le train de Aguas Calientès à Ollantaytambo. Sachant que nous avons dormi 3 nuits sous la tente et que nous avons très très bien mangé, je vous laisse calculer la différence de prix entre voir le MP via le chemin de l'inca et le voir via le circuit touristique traditionnel. Le prix comprenait également le transfert de l'hôtel jusqu'au km 82 à l'aller et de la gare d'Ollantaytambo jusqu'à presque l'hôtel. 490 dollars par personne pour 4 jours inoubliables de 5h00 du mat J1 à 22h45 J4. Emballé c'est pesé ou pesé c'est emballé ! moi je le conseille sans hésiter.



J'ai lu quelque part que de découvrir le MP en empruntant le chemin de l'inca permettait d'avoir une approche différente de ce site. Comme si toutes les explications données tout au long de la randonnée, nous rendaient un peu plus Inca. Comme si de voir toutes ces constructions Incas pendant ces 43 km, nous donnaient un peu de l'âme d'un messager incas (Chaski en queschua). En tout cas, ce que je sais c'est la sensation que j'ai eu en voyant le MP de la porte du soleil. C.à.d indescriptible. Et c'est là le principal.

A suivre ......
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MO Montagnard74 Globetrotter ·
merci Sebastien pour ce magnifique récit et les photos qui l'accompagnent .

Nous serons au Perou pour cette fin d'année ( 1mois) et j'hésite encore , bien que tres tenté, à inclure ce magnifique trek au programme. J'avoue avoir quelques appréhensions sur la difficulté de l'excursion, et surtout l'altitude .... La rando ne nous fait pas peur ( de quoi Faire chez nous) c'est plutôt l'enchaînement des journées , et les dix ans de plus que toi ( à priori si j'ai bien lu).

Étiez vous des randonneurs avertis avant de partir ? L'altitude s'est -elle fait sentir ? Je vois sur les photos des chaussures montantes, obligatoires ? Aviez vous un guide francophone ? J'ai fait une demande de devis a l'agence, on verra . Merci de tes réponses. Bruno
"Le véritable voyage de découverte ne consiste pas à chercher de nouveaux paysages, mais à avoir de nouveaux yeux." Marcel Proust
NE Newzea Regular ·
Bonjour Bruno,

Étiez vous des randonneurs avertis avant de partir ? J'ai fait du foot pendant plus de 25 ans et depuis que j'ai arrêté je m'entretiens. Donc je suis toujours sportif. Par contre, ma femme n'aimait pas du tout le sport. Elle s'est préparée pendant 7 mois. Etaient au programme : D'abord du cardio et ensuite renforcement musculaire. Résultat, nous y sommes parvenus en nous préparant pour profiter du trail et non pas pour le subir. Ca nous a aussi permis de récupérer plus vite. J'ai vu un couple avoir vraiment du mal. Ils en ont bavé mais ils sont aller jusqu'au bout. De plus, on n'était pas des randonneurs spécialement avertis. On aime bien marcher. Mais, pendant le trek tu marches à ton rythme. Le guide t'attend. Je marchais avec ma femme légèrement devant et le guide marchait à sa hauteur pour les passages difficiles. Pendant, que les jeunes danoises marchaient plus loin devant.

L'altitude s'est -elle fait sentir ? Un peu le premier jour mais sans plus. Sinon pendant le trek, l'altitude s'est fait sentir le 2ème jour pendant la montée à 4215 mètres. Les efforts deviennent plus difficiles à faire car le "manque" d'oxygène accélère le rythme cardiaque; et perso m'a coupé un peu les jambes. Il suffit comme je le dis de marcher au ralenti. Après le reste du trail se fait sans gêne à ce niveau.

Je vois sur les photos des chaussures montantes, obligatoires ? J'ai porté des chaussures de trail Salomon. Elles ne sont pas montantes. Je préfère. Et ma femme portait des chaussures montantes. Chacun son truc. En tout cas, je conseille évidemment des chaussures de rando de ce type. Par endroit, le chemin est très difficile surtout les portions où on marche uniquement sur des pierres. On peut facilement glisser ou cogner ses pieds sur les pierres. Ca évite aussi que des cailloux rentrent dans la chaussure.

Aviez vous un guide francophone ? Non. Mais nous comprenons et parlons anglais. Donc, ça ne nous a pas dérangé même si parfois on aimerait ne plus faire l'effort de se concentrer pour comprendre. Le risque de prendre un guide francophone est de se retrouver avec des Français. Ca ne m'aurait pas déranger plus que ça; mais se retrouver avec des danoises étaient très sympa. Mais quand on n'a pas le choix, il vaut mieux en prendre un car les explications du guide sont très intéressantes. Merci de tes réponses. Pas de quoi. C'est avec grand plaisir. Bruno
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MA Masiel Veteran ·
Merci pour ce magnifique récit, je cherche mon souffle rien qu'à vous lire :) J'avais commencé à vous lire avant mon départ pour le Pérou, j'ai continué à mon retour.

Concernant votre réponse à Aviez vous un guide francophone ?Ça m'a fait sourire, car durant tout mon séjour au Pérou, lorsque je prenais un guide, je n'ai pris que des guides hispanophones pour rester le plus possible en immersion linguistique et culturelle (et éviter certains touristes ;) ). Mais je suis bien consciente que je ne pourrai pas faire la même chose en Asie du sud-est, à moins d'apprendre 3 langues en quelques mois... alors, je vais miser sur l'anglais.

Encore MERCI!!!
MO Montagnard74 Globetrotter ·
Merci pour toutes ces précisions . Difficile de se faire une opinion, nous ne voudrions pas non plus subir ce moment magique ... Je me laisse encore le temps de la réflexion ...
"Le véritable voyage de découverte ne consiste pas à chercher de nouveaux paysages, mais à avoir de nouveaux yeux." Marcel Proust
MO Montagnard74 Globetrotter ·
Je parle et comprends l'anglais et l'espagnol mais pas couramment . Ma question était de savoir , vu le nombre d'explications qu'il semble y avoir , si un guide Français ne valait pas le coup, puisque l'agence le propose. Ça peut être des fois compliqué de se concentrer ( et fatiguant), surtout quand c'est la langue maternelle de ton interlocuteur ... Et puis , on peut faire des rencontres intéressantes entre francophones : je pourrais faire le trek avec des Québécois !!😏
"Le véritable voyage de découverte ne consiste pas à chercher de nouveaux paysages, mais à avoir de nouveaux yeux." Marcel Proust
MO Montagnard74 Globetrotter ·
490 dollars par personne pour 4 jours inoubliables de 5h00 du mat J1 à 22h45 J4. ......

Je viens de recevoir le devis, le prix est passé à 515$, 540 avec un guide francais ( ce qui est très compétitif ) .

As-tu connaissance des dénivelés (positifs et négatifs ) du Trail ? Ils n'indiquent que les km ...
"Le véritable voyage de découverte ne consiste pas à chercher de nouveaux paysages, mais à avoir de nouveaux yeux." Marcel Proust
NE Newzea Regular ·
Bonjour Bruno,

Effectivement, ça peut-être aussi une bonne idée d'avoir un guide francophone surtout pour le dernier jour au Machu Picchu. Car c'est à ce moment là qu'il y a beaucoup d'explications.
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NE Newzea Regular ·
C'est un poil au dessus du prix que j'ai payé. Et le surcoût du prix à payer pour avoir un guide francophone est raisonnable. Pour celui qui le souhaite, ça peut le faire et ça vaut pas le coup de s'en priver. Par contre voici les hauteurs rencontrées tout au long du parcours. Pour démarrer le km 82 est à 2600 mètres et le first pass culmine à 4215 mètres; soit 1615 mètres de dénivelés. Après le first pass on redescend à 3500 mètres puis on remonte à 3950 mètres pour le second pass. Ensuite on redescend jusqu'à 3550 mètres pour remonter à 3670 mètres pour le third pass. Enfin, bonne nouvelle ça descend jusqu'au Machu Picchu 2400 mètres. Parfois, le dernier jour on grimpe de courtes côtes mais rien de très long.
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NE Newzea Regular ·
J7 Cusco

Nous nous levons à 7h00 du matin. Nous avons passé une très bonne nuit et à notre surprise les courbatures ne sont pas trop présentes. Aujourd'hui, nous avons prévu de rester à cusco. Après le petit dèj, direction le marché de San Pedro. Puis nous ferons les boutiques pour ramener quelques souvenirs. Après, on verra ... nous sortons de l'hôtel sous la petite fraîcheur du matin. On traverse la places des armes, toujours aussi belle. Le marché n'est pas loin. Il est tôt, 8h30 et toutes les étales qui vendent des souvenirs ne sont pas ouvertes. Certaines le sont et on commence à regarder à droite et à gauche. Les dames qui tiennent les petites boutiques nous laissent regarder tranquillement sans nous prendre la tête. Finalement, on fait quelques achats. Les prix sont imbattables. On continue notre chemin. On passe des souvenirs aux stands de jus de fruits. Ils sont alignés les uns à coté des autres. Des tabourets y sont placés juste devant. Ce sont des bars à jus de fruit tout simplement. Au fond du marché, il y a la restauration. Et là faut s'accrocher car dès le matin les gens mangent des soupes avec un peu de tout dedans. La préparation de la soupe se fait derrière le stand dans de grandes casseroles ou marmites plutôt. Bref, il y a beaucoup d'odeurs autour de toutes ces tables. J'aurai bien goûté à midi mais Séverine n'est pas très chaude pour essayer. Tan pis. On évite de traverser le stand viandes car l'hygiène y est limite. Et les odeurs ne sont pas très agréables. On préfère se diriger vers les épices. Il n'est pas très grand mais au moins ça sent très bon. Derrière, il ne faut manquer le stand de la nourriture pour animaux. Les sac sont bien mis en évidence comme pour attirer le chaland. Les sacs sont ouverts avec une petite pelle pour se servir comme quand on achète des bonbons au cinéma. Je trouve ça drôle et surprenant. Nous nous arrêtons juste à coté pour acheter un sac ou deux pour les nièces. Ils sont très colorés. Au bout d'une heure, on sort car il y a aussi des stands autour de cette grande halle sous laquelle nous étions. On fait quasiment tout le tour et puis on s'engouffre dans une ruelle qui débouche sur un autre marché dans lequel nous entrons. Dès le premier pas, on sent un mélange d'odeurs très agréables. Ce marché est plus confiné. On en fait vite le tour puis on ressort. Et il y a toujours des exposants sur les trottoirs. Ca n'en finit plus. Ce marché est mois touristique que le San Pedro. D'ailleurs on est le seuls gringos à cette heure ci. Mais on est bien. On est dans le vrai Pérou. En sortant du marché, on tombe sur une rôtissoire à Cochons d'Inde ! Bon ben je crois que je vais perdre mon pari sur ma volonté de manger du Cochon d'Inde. Les cochons d'Inde sont grillés, rôtis à la broche, au four. Je trouve pas ça appétissant du tout. Beurk. Un petit café sur la places des armes nous fera du bien. On s'attable en balcon, au soleil au premier étage. Impeccable. Forcément, on repense à l'Inca Trail. A tous ces efforts accomplis. Finalement, le reste de la matinée sera consacrée aux boutiques. On en profite pour sillonner à nouveau le centre historique de Cusco sans penser une seconde à sortir du centre et voir pourquoi pas autre chose.

A suivre ......
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NE Newzea Regular ·
J7 Cusco suite

Ce midi nous mangeons encore au Jack's café. Et à nouveau nous ne serons pas déçus. Très bon, pas cher et très copieux ! Que demande le peuple ? Rassasiés, nous nous dirigeons vers Qqoricha. Il n'y a personne. La visite est plutôt rapide. Mais ça vaut le coup tout de même. On décide d'aller sur la place des Armes. Il y a de l'animation. Beaucoup de personnes costumées attendent pour danser à tour de rôle sur de la musique traditionnelle. Chaque école de danse de la région, je suppose, sera représentée à travers tous ces danseurs. Les danses seront exécutées au pied de la cathédrale. Nous nous asseyons sur les marches et attendons la première danse. Il fait beau et on est bien au soleil. Finalement, on restera là toute l'après midi à regarder toutes ces danses traditionnelles. C'est super. Les costumes sont très jolis. Voilà des moments inattendus que l'on vient aussi chercher dans ces pays. De l'authentique ! Le soleil se couche et la fraîcheur du soir nous refroidit. Il est tant de rentrer. Ce soir nous mangerons au restaurant Papillon. Il appartient à la femme du propriétaire de la boulangerie Française d'Aguas Calientès. C'est bon et la vue est imprenable sur la places des armes. Nous mangeons en balcon. Demain, nous avons encore une belle journée qui nous attend. Nous irons visiter les ruines Incas de Chinchero. Puis, on fera un détour aux terrasses de Moray. Ensuite, nous irons aux puits salants de Salinas. Et pour finir, nous visiterons les ruines d'Ollantaytambo. Bon petit programme en perspective. A suivre .......
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NE Newzea Regular ·
J8 De Chinchero à Ollantaytambo

Le réveil sonne à 5h15. Nous avons commandé le taxi pour 6h00 du matin. Nous aurons le temps de prendre le petit déjeuner . Tôt, il fait toujours frais dans la pièce du petit dèj. Ca nous incite à consommer un petit thé aux feuilles de coca ou un bon petit café. Une longue journée nous attend, alors on mange un peu plus que d'habitude. On sort et notre taxi est déjà là. Très ponctuels les Péruviens. Il s'agit de Gladys dont on avait pris le taxi pour aller aux ruines de Pisac. Seulement, nous avons réservé son taxi pour la journée. Le prix est de 230 soles à peu près. Ca paraît un peu cher mais c'est le seul moyen de faire tout ce que l'on a prévu sur une journée. Et sans se dépêcher. Gladys est contente de nous retrouver et nous aussi. Elle est très sympa et à toujours le sourire. Elle démarre et rejoint la route qui va nous mener à Chinchero (3762 mètres d'altitude) . Arrivés à Chinchero, je ne vois aucun panneau de signalisation qui indique les ruines. Bon ok. Gladys, elle, connaît le chemin et nous dépose au bon endroit en nous indiquant le chemin à prendre car on doit finir à pied. Le bon endroit est la place du marché. Il est tôt et il n'y a personne. On s'approche de la cabane du "garde" du site. Il arrive tout juste. Il tamponne notre boleto turistico. Il nous laisse passer en n'oubliant pas de nous expliquer pas mal de choses sur ces ruines. Super. On monte le petit chemin de pierre. Deux ouvriers travaillent à la fraîche. Il fait tout de même frais et un peu humide ce matin. Le ciel est certes dégagé mais pas loin de nous les nuages sont bas. On arrive sur le site. A notre gauche, il y a une petite place en pierre sur laquelle sont dessinés sur le sol avec des pierres de couleurs différentes des sujets comme des animaux. C'est très joli. On s'amuse à découvrir les dessins sans attraper de torticolis. A droite se dresse une église coloniale qui est fermée et que l'on ne pourra pas visiter. Dommage car elle figure parmi les plus belles de la vallée. Bon tan pis, on traverse l'esplanade. La vue panoramique sur les montagnes est cachée par ces nuages bas. Tan pis again. Mais, ces nuages qui arrivent vers nous contrastent avec le soleil qui brille au dessus de nos têtes. Ajoutez une petite brume du matin qui sort du sol et vous avez une ambiance plutôt mystique qui se crée autour du site. On descend quelques marches, on marche sur une grande étendue d'herbe et on découvre les ruines incas. Elles sont très bien conservées. Les murs sont plutôt hauts, plus ou moins deux mètres. Il y a aussi des terrasses en contre bas des murs. On fait le tour du site et puis on se dirige vers notre taxi. On reprend la route alors que les nuages se sont installés. Zut. On roule vers les terrasse de Moray. Les indications sont quasi inexistantes. On traverse un village. Gladys tourne à droite puis à gauche puis à droite puis ........ tout droit. On sort du village. La vue sur les montagnes est splendide . Les nuages sont toujours présents mais on a l'impression qu'il y a moyen pour le soleil d'apparaître. On se rassure comme on peut. En tout cas, la route est très belle. On arrive sur le site. On paie l'entrée. On est seul. On s'avance et de suite on est happé par ce que l'on voit. Les terrasses sont étagées en un profond amphithéâtre. Le spectacle est envoûtant. On n'arrive pas à détacher ses yeux de ce que l'on voit. Les terrasses sont en forment de cercle avec plusieurs paliers. Différents niveaux de terrasses sont creusés dans l'argile. Les incas les ont utilisées comme laboratoire pour déterminer les conditions optimales pour chaque culture. Fascinant. Il y a trois sites. Les deux autres sites sont moins spectaculaires mais tout aussi intéressants.

On en fait le tour. Certains murs qui soutiennent les terrasses sont abîmés et en voie de restauration. On jette un dernier oeil sur le premier site et on rejoint Gladys. Le soleil commence à percer les nuages. Yes. Cap sur les puits salants. Le site n'est pas très éloigné de celui de Moray. Un petit cours d'eau salé provient d'une source chaude au sommet de la vallée. Il se déverse dans des puits aménagés pour en extraire le sel. On arrive sur le site en le surplombant. La vue est magnifique. Quel spectacle ! J'avais déjà vu des photos mais là de la haut c'est très beau surtout que le soleil brille, et que le ciel est dégagé.

Il est important de visiter ce site par beau temps et surtout quand il n'y a pas grand monde. Car quand il fait soleil les couleurs ressortent plus et les puits se mettent à briller. Et quand il y a du monde les photos sont moins belles et surtout on profite moins du site. On descend la route jusqu'au parking de l'entrée. Il n'y a personne. On paie l'entrée. On traverse les petites boutiques traditionnelles. On emprunte un petit chemin . On repasse devant une boutique et on y est. De suite on repère le petit ruisseau qui coule et se déverse dans un petit canal, puis dans un deuxième etc ...... On marche sur des bordures très étroites. On fait attention de ne pas marcher à côté. Au début le pas est hésitant puis petit à petit on prend confiance. !Nous marchons le long des puits situés sur le haut du site. Le décor est somptueux. On pousse la visite jusqu'au bout où des ouvriers s'affairent à nettoyer un puits. On revient sur nos pas et cette fois-ci on se dirige vers le centre du site en plein milieu des puits. L'avancée est plus délicate mais on y arrive. On est entouré par les puits. On lève la tête pour s'apercevoir que de plus en plus de touristes arrivent. il est temps de quitter les lieux. On achète des boissons fraîches car la chaleur du soleil se fait bien sentir. On prend également des morceaux de bananes séchées pour grignoter. Ce site est extraordinaire et il vaut vraiment le détour. A suivre ........
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J8 De Chinchero à Ollantaytambo

Nous quittons les puits salants à temps vu le monde qui arrive. On file vers Ollantaytambo. On fait le chemin inverse jusqu'à une bifurcation. A droite vous allez à Moray et à gauche à Ollantaytambo. C'est à cette bifurcation que l'on vous dépose si vous avez pris un collectivo pour aller aux Salinas. Ensuite, vous devez prendre un taxi qui vous déposera. D'ailleurs les taxis sont là, ils attendent. La route qui mène à Ollantaytambo est aussi très belle. Elle longe les montagnes et la rivière Urubumba. D'ailleurs on traverse le village du même nom qui n'a rien de charmant. Par contre, il est très bien situé au coeur de la vallée sacrée. On arrive à Ollantaytambo. On emprunte la fameuse route défoncée qui mène au centre de la ville. On traverse la place sur laquelle on avait mangé alors que l'on se rendait au km 82. 300 mètres après, Gladys nous laisse en plein marché devant les ruines de la cité. On se donne rendez-vous à 15h30 pour le retour. Ces ruines font partie du boleto turistico. On rentre sans faire la queue. Les ruines sont bien conservées. Elles sont à flanc de montagne. Pour visiter la citadelle, il faut prendre de la hauteur. On double un groupe de touristes bruyants. Arrivés en haut, la vue sur la vallée est superbe.

On continue la visite par un chemin taillé dans la roche. On doit être à une trentaine de mètres de hauteur. C'est assez spectaculaire. On comprend mieux pourquoi les conquistadors ont perdu leur bataille contre les Incas. On descend les marches en pierres en faisant attention de ne pas trébucher car la pente est très raide. En bas on découvre une rivière qui coule. Les Incas ont construit un système d'irrigation pour alimenter en eau toute la cité. On arrive au bout de la visite. On ne regrette pas d'être revenu à Ollantaytambo pour visiter la citadelle. Il est temps d'aller manger. On décide de manger au Puka Rumi. il est conseillé dans le guide. On ne regrettera pas notre choix. Ce fut le meilleur restaurant de notre séjour au Pérou. Certes l'attente a été longue mais c'était très très bon. D'ailleurs pour faire patienter, le serveur a mis la finale de la ligue des champions entre le Réal Madrid et l'Atlético Madrid. Et puis bien fort le son. Séverine est devenue verte. Moi non. Finalement les plats sont arrivés pas longtemps après. Et on s'est régalé. Comme il nous restait un peu de temps, nous sommes allés boire un café sur la place du village. Puis, nous avons parcourus quelques rues. Elles sont étroites et toutes pavées. Les canaux les traversent de part en part avec le bruit de l'eau comme bruit de fond. Bref; on se dirige tout doucement vers le point de rendez vous avec le taxi. Gladys nous récupère. Elle nous demande si tout s'est bien passée comme d'habitude. On rentre. On arrive à Cusco avant le coucher du soleil. On remercie Gladys en n'oubliant pas de la payer et même un peu plus que ce qu'elle nous demandait. Voilà une journée bien remplie et surtout très belle. Certes on ne l'a pas négociée comme des routards mais l etrail nous a pompé pas mal d'énergie; et puis on n'avait pas beaucoup de temps non plus. Ce soir on a prévu de se faire un restau un peu chic et branché mais habillés en routard. Et oui, on se fera discret. La dernière fois au Boca boca on ne nous a pas remarqué avec nos fringues de routard alors .... D'ailleurs, nous sommes bien accueillis. Je pense qu'ils s'en moquent. Les Péruviens sont tellement gentils et souriants. J'ouvre le menu et je remarque qu'ils servent du cochon d'inde mais cuisiné façon gastro. Bingo je commande ça. Mission accomplie. Au final, ça ressemble au lapin mais avec un petit goût fumé en plus. Ce n'est pas mauvais et plutôt bon. Les petits légumes servis avec sont délicieux. Je ne me souviens plus du nom du restau mais c'est celui qui est à coté du Cicciolina. Séverine prendra du lama. Et oui. La viande est tendre et est différente du lama que l'on avait mangé pendant l'Inca trail. Là, il avait été servi en filet mignon avec une sauce. On goutera également le vin Péruvien. Bon sans plus. L'addition est plus élevée qu'au Jacks café mais ç a reste très correct. On rentre à l'hôtel. Nous avons fait nos bagages avant d'aller manger. Comme ça demain, on pourra profiter pleinement du temps qu'il nous reste. A suivre ....
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J9 Cusco Fin du séjour

On se lève pas trop tard pour profiter de notre dernière matinée. Notre avion est en milieu d'après midi. On peut en profiter jusqu'à 13h-13h30. Il nous reste un ou deux souvenirs à acheter. En tout cas on a trouvé le notre; à savoir une réplique en bois du mur sur lequel se trouve la pierre à douze angles. Elle pèse son poids mais c'est très joli. En plus, la patronne nous a donné une figurine représentant un péruvien. C'est vraiment gentil de sa part. Mais on n'est pas étonné. Les Péruviens sont très accueillants. Je me répète peut-être mais c'est la réalité. Il est 7h30, le soleil brille. Nous décidons d'aller prendre un café sur la place des armes. On se dirige dans un de ces cafés avec un balcon à l'étage. A cette heure les balcons sont inondés de soleil.

On est installés. On a une super vue sur la place. En plus, aujourd'hui, dimanche, il y a des centaines de jeunes sur la place qui sortent sûrement de l'église. Ils sont tous en costume pour les garçons et en tailleur pour les filles. Au pied de la cathédrale, il y a des gradins qui ont été installés. Ca sent le défilé. Tous les jeunes restent sur la place. Et sur notre droite, on aperçoit un char de carnaval. Il y a aussi des gens déguisés qui arrivent. Toutes ces personnes sont rangées les unes derrière les autres. Ils vont donc défilés devant les gradins. Dans les gradins, il y a des politiques, des gradés militaires et autres qui arrivent petit à petit. Du coup il y a beaucoup d'animation. Ca s'agite dans tous les sens. Je me dis quand même que l'on a de la chance. Déjà, vendredi nous avons droit au défilé des écoles de danse; et aujourd'hui toute la ville s'est donnée rendez-vous sur la place des armes. On sort du café pour profiter de cette ambiance en allant se mêler à la foule. Je sors ma caméra et je filme ces gens qui dansent, qui rigolent ...... On se dirige vers la fin du cortège. Des militaires attendent leur tour pour défiler.



Ca fait peur. Malgré tout l'heure tourne, on décide d'aller manger au ..... Jack's café biensûr. Il n'est pas encore midi, mais comme ça au moins il n'y aura pas d'attente. On est servi rapidement. Dehors, c'est la queue pour entrer. J'ai pris un gros hamburger qui est très bon. En fait, tout ce que j'ai mangé ici a été très bon. C'est aussi simple que ça. On fait un dernier petit tour pour faciliter la digestion, et puis on retourne à l'hôtel. On récupère nos bagages que l'on avait laissé à l'entrée. On attend notre taxi en sirotant un coca tea. Ce sera le dernier du séjour. THE END.

Evidemment, ce que nous avons préférer fût l'inca trail incontestablement. Et je le recommande à tous ceux qui sont tentés de le faire. C'est une expérience inoubliable. Pour nous c'était un défi. Et on l'a relevé et je tire un coup de chapeau à ma femme. Elle s'en est très bien sortie; et sans râler de tout le trek. lol. Elle a dû me maudire parfois. lol again. Elle s'est bien préparée pour en profiter et ne pas subir les efforts. Nous avons choisi d'organiser notre séjour en fonction de ce trek. Résultat, on a très bien profiter de Cusco et on a pu découvrir la région autour de cette ville. Je ne vous cache pas qu'avec 2 ou 3 jours de plus, on aurait certainement visité une autre région du Pérou. Ce sera certainement pour une autre fois car je me vois bien revenir au Pérou avec ma femme et mes enfants.

En tout cas, je reste à la disposition de toute personne voulant des informations supplémentaires.

Et qu'on se le dise : "L'aventure est dangereuse mais l'ennui est mortel"

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WA Wallis06 Veteran ·
Bonjour Sébastien,

Je viens de découvrir ton carnet qui est magnifique ! C'est simple, j'ai eu l'impression de faire le trail avec toi mais avec un bon lit le soir et sans me fatiguer 😎

Bravo en tout cas et pour ce trail (je pense surtout à Séverine qui s'est entrainée spécialement pour ça) et pour ton carnet qui permet d'avoir un très bon aperçu de la beauté et des difficultés de cette marche. J'ai passé un excellent moment à te lire : Merci 🙂 🙂 🙂
Mes carnets de voyage :http://deparlemonde.jimdo.com/
NE Newzea Regular ·
Merci à toi Wallis06,

peut-être auras-tu l'occasion un jour de le faire toi aussi ?

Cordialement

Newzea
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