Results for "Marrakech+|+51+>+66"
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Location de voiture pas chère à Ouarzazate? English translation pending
Bonjour,
Je cherche des coordonnées de loueurs de voitures sérieux et fiables sur Ouarzazate, vraiment pas cher; aux alentours de 20€ par jour Merci pour vos aides
Je cherche des coordonnées de loueurs de voitures sérieux et fiables sur Ouarzazate, vraiment pas cher; aux alentours de 20€ par jour Merci pour vos aides
Climat au Maroc en février? English translation pending
Bonjour, Je voudraus partir un peu au soleil en février. Je demande pas une chaleur torride mais juste de la lumière!
Est ce que le Maroc c'est bien pour ca à cette époque de l'année?
Merci
Merci
Où partir cet été 2011? English translation pending
Bonjour,
Je suis en train de préparer , un peu tôt , je vous l'accorde les vacances d'été 2011 .J'aurais aimé savoir si quelqu'un d'entre vous pourrez me conseiller sur les destinations suivantes :Turquie /Marrakech /Maroc/Tunisie ;en fait nous sommes 2 adultes et 2 enfants 11 et 14 ans et voudrions partir 2 semaines en juillet quel hôtel nous conseillerez vous et combien devons nous compter pour ces vacances .Cordialement à vous. 😉
Ouvrir une glacerie au Maroc? English translation pending
Bonjour, je connais un peu le Maroc, j'aimerai bien ouvrir una glacerie, mais ma question, ca va marcher par exemple à Fès? Si
quelq'un peut m'aider avec mon projet, avec des idèes sur une localitè, peut etre c'est mieux à Agadir o Marrakech? merci beaucoup et... pardon pour mon francais
Circuit de douze jours au Maroc en novembre English translation pending
bonjour,
je reviens vers vous pour de nouveaux conseils...
nous passons 12 jours au maroc debut novembre et je souhaiterais avoir des critiques sur le choix de mes etapes...(sommes 2 adultes et 2 enfts 6 et 9 ans)
31/10 arrivee le matin a marrakech , location de la voiture de tourisme logan(najm car), depart pour ait ben haddou avec nuit a la goulade.
1/11 vallee du draa.nuit en camping..prends ton temps??location de hutte ou de tentes berberes...
2/11 depart pour merzouga avec nuit en bivouac (auberge du sud)
3/11 auberge du sud a merzouga pour farniente..
4/11 au 6 ou 7/11 gorges de todra (differents modes de logement st envisages:camping de la sources des poissons sacres, hotel des roches..)randonnees dans les gorges, velo ds la palmeraie de tinerhir?.
du 7/11 au 8/11:gorges du dades (nuit au gite de la palmeraie, ou hotel les peupliers ou autre...)avec ballade ds les gorges, oasis de fint, les mines de sel de toumdounte..
9/11:ouarzazate et visite des studios atlas. , peut etre nouvelle nuit a ait ben haddou?
du 10/11 au 12/11 marrakech avec nuit au riad et palais des princesses.
le circuit est il equilibre? est il possible d inclure les cascades d ouzoud au depart de skoura vers demnate avec la nuit du 9/11 a ouzoud? ou est ce vraiment trop charge?
nous souhaitons des chambres quadruples ou des tentes berberes..
la seule contrainte au niveau timing etant le bivouac a merzouga le 2/11 pour les 40 ans de mon mari...et les 2 nuits a marrakech qui st deja reservees...et qui nous permettront de souffler avant le dur retour a la realite...
merci pour vos precieux conseils...
a vos claviers...
Conseils pour circuit au Maroc du 12 au 19 Septembre English translation pending
Bonsoir à tous,
Nous sommes 4 et avons réservés les billets d'avion (arrivée le 11 à 23h et départ le 20 à 7h). Deux d'entre nous ont déjà fait un circuit Marrakech, Casa, Rabat, Merzouga, Dades (à peu près). Les deux autres n'y sont jamais allés.
La première nuit d'hôtel est réservée. Nous aimerions allier petites randonnées, ballade en chameau dans le désert, détente et surtout villages et paysages typiques et pourquoi pas quelques belles plages. Ça ne nous gène pas de faire + de 1000km. Nous avons regardé pour une loc' de voiture depuis Marrakech mais les prix sont décourageants 🙁. On m'a conseillé de voir sur place, plus facile à négocier parait-il. Mais qu'en est il des contrat et assurances?
Notre première idée était de faire un circuit du type: Marrakech>Toubkal>Ouarzazate>Merzouga>Haut Atlas>Rabat>Casa>Marrakech mais trop proche du circuit déjà réalisé, nous nous sommes donc plus penché pour un voyage sud avec les 4 premières étapes citées ci dessus voir même filer vers le sud après Ouarzazate, et c'est là que nous bloquons! vers quel endroit nous diriger? D'autres idées?
Merci d'avance pour vos conseils 🙂.
Nous sommes 4 et avons réservés les billets d'avion (arrivée le 11 à 23h et départ le 20 à 7h). Deux d'entre nous ont déjà fait un circuit Marrakech, Casa, Rabat, Merzouga, Dades (à peu près). Les deux autres n'y sont jamais allés.
La première nuit d'hôtel est réservée. Nous aimerions allier petites randonnées, ballade en chameau dans le désert, détente et surtout villages et paysages typiques et pourquoi pas quelques belles plages. Ça ne nous gène pas de faire + de 1000km. Nous avons regardé pour une loc' de voiture depuis Marrakech mais les prix sont décourageants 🙁. On m'a conseillé de voir sur place, plus facile à négocier parait-il. Mais qu'en est il des contrat et assurances?
Notre première idée était de faire un circuit du type: Marrakech>Toubkal>Ouarzazate>Merzouga>Haut Atlas>Rabat>Casa>Marrakech mais trop proche du circuit déjà réalisé, nous nous sommes donc plus penché pour un voyage sud avec les 4 premières étapes citées ci dessus voir même filer vers le sud après Ouarzazate, et c'est là que nous bloquons! vers quel endroit nous diriger? D'autres idées?
Merci d'avance pour vos conseils 🙂.
Héberger une Francaise au Maroc: formalités? English translation pending
bonjour a tous
je suis un jeune marocain ..j'ai une amie francaise, il sera bientot au maroc ..j'aimerai savoir s'il y'a une démarche à faire pour pouvoir l'héberger chez moi.. sachent que je vais l'heberger chez ma famille...et on compte louyer aussi un appartement a marrakech pour quelque jours...je voulais juste être sûr et certain que j'aurai pas de problème en hébergeant .
merci d'avance
je suis un jeune marocain ..j'ai une amie francaise, il sera bientot au maroc ..j'aimerai savoir s'il y'a une démarche à faire pour pouvoir l'héberger chez moi.. sachent que je vais l'heberger chez ma famille...et on compte louyer aussi un appartement a marrakech pour quelque jours...je voulais juste être sûr et certain que j'aurai pas de problème en hébergeant .
merci d'avance
Séjour de huit jours à Meknès, Fès, Rabat English translation pending
Bonjour à tous !
J'ai farfouillé longuement sur le forum mais malgré toutes les infos que j'ai pu y trouver, je ne suis pas parvenue à me décider totalement, raison pour laquelle je me permets d'ouvrir une nouvelle discussion.
Mon mari et moi prévoyons de partir au Maroc du 26 décembre au 2 janvier, pour y visiter les villes impériales, hors Marrakech que nous connaissons déjà.
Voici l'ébauche de notre programme :
26.12.2010 : Arrivée à Casablanca en fin de journée, location d'une voiture, nuit à Casablanca.
27.12.2010 : dans la matinée, visite de la mosquée Hassan II puis départ pour Meknès, visite (si on a le temps) et nuit à Meknès.
28.12.2010 : Visite de Meknès puis départ pour Fès. Visite et nuit à Fès.
29.12.2010 : Visite de Fès, nuit à Fès.
30.12.2010 : Dans la journée, départ pour Rabat. Visite et nuit à Rabat.
31.12.2010 : Visite de Rabat, nuit à Rabat.
01.01.2011 : Visite de Rabat, nuit à Rabat.
02.01.2011 : départ tôt dans la matinée pour Casablanca et vol retour.
Mes questions :
- la mosquée Hassan II vaut-elle qu'on reste à Casablanca le matin du 27 ou devrions-nous partir tout de suite vers Meknès ? - devons-nous dormir une nuit à Meknès ou aller directement à Fès ? - vaut-il mieux faire 2 nuits à Fès et 3 à Rabat, ou l'inverse ?
Merci d'avance de vos réponses !
(je précise que je me trouve actuellement au fin fond de l'ouest américain, sans moyen d'avoir accès au moindre guide touristique, le seul moyen que j'ai de finaliser mon voyage, c'est internet !)
J'ai farfouillé longuement sur le forum mais malgré toutes les infos que j'ai pu y trouver, je ne suis pas parvenue à me décider totalement, raison pour laquelle je me permets d'ouvrir une nouvelle discussion.
Mon mari et moi prévoyons de partir au Maroc du 26 décembre au 2 janvier, pour y visiter les villes impériales, hors Marrakech que nous connaissons déjà.
Voici l'ébauche de notre programme :
26.12.2010 : Arrivée à Casablanca en fin de journée, location d'une voiture, nuit à Casablanca.
27.12.2010 : dans la matinée, visite de la mosquée Hassan II puis départ pour Meknès, visite (si on a le temps) et nuit à Meknès.
28.12.2010 : Visite de Meknès puis départ pour Fès. Visite et nuit à Fès.
29.12.2010 : Visite de Fès, nuit à Fès.
30.12.2010 : Dans la journée, départ pour Rabat. Visite et nuit à Rabat.
31.12.2010 : Visite de Rabat, nuit à Rabat.
01.01.2011 : Visite de Rabat, nuit à Rabat.
02.01.2011 : départ tôt dans la matinée pour Casablanca et vol retour.
Mes questions :
- la mosquée Hassan II vaut-elle qu'on reste à Casablanca le matin du 27 ou devrions-nous partir tout de suite vers Meknès ? - devons-nous dormir une nuit à Meknès ou aller directement à Fès ? - vaut-il mieux faire 2 nuits à Fès et 3 à Rabat, ou l'inverse ?
Merci d'avance de vos réponses !
(je précise que je me trouve actuellement au fin fond de l'ouest américain, sans moyen d'avoir accès au moindre guide touristique, le seul moyen que j'ai de finaliser mon voyage, c'est internet !)
Autoroute Marrackech - Agadir? English translation pending
Bonjour,
Quelqu'un pourrait-il me dire si l'autoroute Marrackech - Agadir est terminé ? Le prix ? Je dois passer par là en janvier et je voudrai savoir si ces grands travaux qui etaient en cours sont maintenant achevés.
Merci pour ces infos.
Yves
Quelqu'un pourrait-il me dire si l'autoroute Marrackech - Agadir est terminé ? Le prix ? Je dois passer par là en janvier et je voudrai savoir si ces grands travaux qui etaient en cours sont maintenant achevés.
Merci pour ces infos.
Yves
Circuit de six jours au Maroc en véhicule de location réalisable? English translation pending
Bonjour à tous,
Je vous sollicite de nouveau pour vous présenter une partie du parcours que nous avons mis au point pour notre voyage au Maroc.
Nous comptons louer une voiture de tourisme pendant 6 jours, au départ de Marrakech pour arriver à Fez.
J'aimerais connaitre votre opinion pour savoir si ce circuit est réalisable. Notre but durant cette partie du voyage est de voir de nombreux paysages différents, de prendre le temps de faire des arrêts sur certains sites. Partir tôt le matin et arriver en fin d'après-midi. On a prévu d'autres routes pour certaines régions, si les conditions météo ne permettent pas de traverser le Haut-Atlas par exemple.
Marrakech ============ ( par Tizi'n'Test ) ======> Taliouine / 240km Taliouine ========== (par Tazenakht, Agdz ) ======> Tansikht / 208km Tansikht =================================> Merzouga / 255km (6-7h) / une balade sur les dunes sur place Merzouga === (par Tinerhir, Todhra, Tamtatouchte) ==> Imilchil / 298km (dont 118km de montagne) / grosse étape... Imilchil ====== (par El-Kebab, Khénifra) ==========> Aïn-Leuh / 234km Aïn-Leuh =================================> Fez / 94km / on prendra le temps de profiter des cèdres
Ça fait un gros rythme peut-être. Il nous reste 6 jours après-ça pour profiter tranquillement avant de retourner à Casablanca.
D'après vous, on voit trop large ?
Merci.
Je vous sollicite de nouveau pour vous présenter une partie du parcours que nous avons mis au point pour notre voyage au Maroc.
Nous comptons louer une voiture de tourisme pendant 6 jours, au départ de Marrakech pour arriver à Fez.
J'aimerais connaitre votre opinion pour savoir si ce circuit est réalisable. Notre but durant cette partie du voyage est de voir de nombreux paysages différents, de prendre le temps de faire des arrêts sur certains sites. Partir tôt le matin et arriver en fin d'après-midi. On a prévu d'autres routes pour certaines régions, si les conditions météo ne permettent pas de traverser le Haut-Atlas par exemple.
Marrakech ============ ( par Tizi'n'Test ) ======> Taliouine / 240km Taliouine ========== (par Tazenakht, Agdz ) ======> Tansikht / 208km Tansikht =================================> Merzouga / 255km (6-7h) / une balade sur les dunes sur place Merzouga === (par Tinerhir, Todhra, Tamtatouchte) ==> Imilchil / 298km (dont 118km de montagne) / grosse étape... Imilchil ====== (par El-Kebab, Khénifra) ==========> Aïn-Leuh / 234km Aïn-Leuh =================================> Fez / 94km / on prendra le temps de profiter des cèdres
Ça fait un gros rythme peut-être. Il nous reste 6 jours après-ça pour profiter tranquillement avant de retourner à Casablanca.
D'après vous, on voit trop large ?
Merci.
Voler avec la compagnie aérienne Arctic Air AS? English translation pending
Bonjour,
Est-ce que des personnes parmi vous ont déjà voyagé avec la cie. aérienne Arctic Air AS qui est une sous-traitance de la Cie. Royal air Maroc. Nous avons réservé un vol A/R pour Marrakech au départ de Nice par R.A.M pour le 28 septembre et voilà que nous nous retrouvons avec une Cie de sous-traitance avec qui RAM a des accords apparement. Nous sommes un peu inquiets, vu déjà les nombreux avis défavorables de RAM sur le forum.
Nous attendons patiemment des réponses.Merci d'avance
Est-ce que des personnes parmi vous ont déjà voyagé avec la cie. aérienne Arctic Air AS qui est une sous-traitance de la Cie. Royal air Maroc. Nous avons réservé un vol A/R pour Marrakech au départ de Nice par R.A.M pour le 28 septembre et voilà que nous nous retrouvons avec une Cie de sous-traitance avec qui RAM a des accords apparement. Nous sommes un peu inquiets, vu déjà les nombreux avis défavorables de RAM sur le forum.
Nous attendons patiemment des réponses.Merci d'avance
Maroc: avis sur mon itinéraire de neuf jours et demi English translation pending
Bonjour,
Après avoir lu de nombreuses idées d'itinéraire de voyage sur le forum, voici ce que j'ai élaboré. Je souhaiterai avoir vos opinions et des réponses à ma questions sachant que j'aurais 9,5 jours complet sur place
JOUR 1 - Marrakech
JOUR 2 - De Marrakech à Ouarzazate Vallée de l'ourika Imlil Jbel Toubkal Tizi N'tichika Vallée du Zat Telouet Aït Benhaddou
JOUR 3 - Ouarzazate et ses alentours Ouarzazate Oasis de fint Taourirt
JOUR 4 et JOUR 5 - En route vers le désert Skoura Mines de toundout Troglodytes imadri Vallée des roses Gorges du Dadès Gorges de Todrha Rissani Erfoud
JOUR 6 - Merzouga et ses environs Lac Serji Khamlia Merdani Erg chebbi
JOUR 7 et JOUR 8 - En revenant de ... Zagora Vallée du Draa AGDZ Tamegroute Cascade de tiznit
JOUR 9 - Marrakech
Questions: 1. Pour le Jbel Toubkal y a possibilité de passer par le bus assez près ? Sinon ça sera vue de loin 2. Marrakech se visite t-il en deux jours ? 3. Pensez-vous qu'il y a trop de choses ? 4. Si oui, qu'est ce qui est moins intéressant ou redondant ? 5. Y a t-il des choses dans le coin que j'aurais oublié ? 6. J'arrive le soir de fin du ramadan. Particularités dans la ville (hôtels fermés ou peu de transports) ? 7. Vu que j'arrive assez tard, possibilité de faire du change quelque part à l'aéroport ? 8. J'ai réservé juste la première nuit. Le reste je verrais sur place au fur et à mesure. C'est crédible où il vaut mieux voir avant pour les circuits ? Sachant que je souhaite pas louer de voitures.
Merci ! 🙂
Après avoir lu de nombreuses idées d'itinéraire de voyage sur le forum, voici ce que j'ai élaboré. Je souhaiterai avoir vos opinions et des réponses à ma questions sachant que j'aurais 9,5 jours complet sur place
JOUR 1 - Marrakech
JOUR 2 - De Marrakech à Ouarzazate Vallée de l'ourika Imlil Jbel Toubkal Tizi N'tichika Vallée du Zat Telouet Aït Benhaddou
JOUR 3 - Ouarzazate et ses alentours Ouarzazate Oasis de fint Taourirt
JOUR 4 et JOUR 5 - En route vers le désert Skoura Mines de toundout Troglodytes imadri Vallée des roses Gorges du Dadès Gorges de Todrha Rissani Erfoud
JOUR 6 - Merzouga et ses environs Lac Serji Khamlia Merdani Erg chebbi
JOUR 7 et JOUR 8 - En revenant de ... Zagora Vallée du Draa AGDZ Tamegroute Cascade de tiznit
JOUR 9 - Marrakech
Questions: 1. Pour le Jbel Toubkal y a possibilité de passer par le bus assez près ? Sinon ça sera vue de loin 2. Marrakech se visite t-il en deux jours ? 3. Pensez-vous qu'il y a trop de choses ? 4. Si oui, qu'est ce qui est moins intéressant ou redondant ? 5. Y a t-il des choses dans le coin que j'aurais oublié ? 6. J'arrive le soir de fin du ramadan. Particularités dans la ville (hôtels fermés ou peu de transports) ? 7. Vu que j'arrive assez tard, possibilité de faire du change quelque part à l'aéroport ? 8. J'ai réservé juste la première nuit. Le reste je verrais sur place au fur et à mesure. C'est crédible où il vaut mieux voir avant pour les circuits ? Sachant que je souhaite pas louer de voitures.
Merci ! 🙂
Retour d'un voyage de quinze jours au Maroc avec trois enfants English translation pending
nous revenons de 15j de voyage au maroc avec nos 3 enfants
tout d'abord il a fait tres chaud 50° à ouarzazate taroudant
le seul repit a ete à essaouira ville magnifique les rues les commerçants pas oppressants comme à marrakech
il nous est arrivé quand meme un incident, nous avons voyagé avec royal tour le specialiste du maroc que a fait faillite au milieu de notre voyage et donc on a annulé nos reservations dans les hotels.
il fallait repayer sinon dehors, aucune humilité avec les enfants surtout à agadir (hotel palais des roses) qui entre nous hotel convenable mais bouf pire que tout
heureusement l'agence française nous remboursera mais pas cool pour la tresorerie
sinon nous avons vu des paysage magnifiques: la vallée des roses
de superbes rencontres avec des locaux
si quelqu'un veut des conseils pas de soucis
Quelque jours en 4x4 entre Ouarzazate et la vallée du Drâa (Maroc) English translation pending
bonjour,
nous avons un petit projet familial de court premier sejour au maroc en octobre,
nous sommes en train de programmer notre voyage qui durera environ une semaine.
sachant que nous passons deja nos trois premiers jours a visiter Marrakech, je regarde pour concilier les envies de chacuns pour la suite du sejour.
nous sommes en effet 6, d'ages et d'experiences de voyages differentes...
(tache hardue!!!😉)
L'un veut absolument decouvrir au choix la valee du Dadès, ou celle du Draa (differentes je sais)
d'autres veulent voir le désert (des dunes je precise, et si possible y passer une nuit)
nous sommes tous d'accord pour ne pas passer par des agences ou des voyages organisés (trop contraignant a notre gout)
mais confort minimum requis😏
pensez vous que le programme suivant est réalisable facilement, sans trop faire la course:
depart de marrakech pour Skoura, avec 2 nuits la bas et visites des alentours puis depart pour M'Hamid via Zagora avec une nuit passée en bivouac proche de M'Hamid retour sur Skoura la journée du lendemain, avec courte visites le long du chemin.
que nous conseillez vous comme vehicule? a quelle genre de routes faut-il s'attendre?
depart de marrakech pour Skoura, avec 2 nuits la bas et visites des alentours puis depart pour M'Hamid via Zagora avec une nuit passée en bivouac proche de M'Hamid retour sur Skoura la journée du lendemain, avec courte visites le long du chemin.
que nous conseillez vous comme vehicule? a quelle genre de routes faut-il s'attendre?
Circuit de dix jours au Maroc fin septembre English translation pending
bonjour,
encore une question d'itinéraire, j'ai lu bcq de dsicussion à ce sujet, mais pas facile de s'y retrouver...
je pars 10 jours au maroc fin septembre. J'arrive à casa et repars de marrakech, et je voudrais (dans la mesure du possible bien entendu) passer par fes puis le sud (vallée du dades, tineghir etc...).
Pourriez vous me conseillez un itineraire?
Petit détail: nous aurons une voiture!
merci!
Itinéraire dans le Sud marocain pour août 2010? English translation pending
Bonjour à tous,
Nous partons ma copine et moi pour le Maroc au début du mois d'août pour 10 jours. Nous avons pris un vol sec destination Casablanca.
Nous arrivons dans la matinée à Casa et avons pensé rejoindre Marrakech dans la foulée pour y passer 2 nuits. Ensuite nous avons prévu de passer 3 nuits à Essaouira puis de louer une voiture et descendre jusqu'à Sidi Ifni. Enfin nous remonterons jusqu'à Casa avec la voiture de loc.
Pouvez vous nous renseigner sur les haltes incontournables que l'on doit faire sur la côte et à l'intérieur des terres ? Les hotels / maisons d'hotes sympas ?
Nous souhaitons au maximum les endroits beaucoup trop touristiques comme la plage d'Agadir par exemple et les endroits où il risque de faire trop chaud.
D'avance un grand merci pour vos avis, vos bonnes idées et vos bons plans.
Guillaume
Nous partons ma copine et moi pour le Maroc au début du mois d'août pour 10 jours. Nous avons pris un vol sec destination Casablanca.
Nous arrivons dans la matinée à Casa et avons pensé rejoindre Marrakech dans la foulée pour y passer 2 nuits. Ensuite nous avons prévu de passer 3 nuits à Essaouira puis de louer une voiture et descendre jusqu'à Sidi Ifni. Enfin nous remonterons jusqu'à Casa avec la voiture de loc.
Pouvez vous nous renseigner sur les haltes incontournables que l'on doit faire sur la côte et à l'intérieur des terres ? Les hotels / maisons d'hotes sympas ?
Nous souhaitons au maximum les endroits beaucoup trop touristiques comme la plage d'Agadir par exemple et les endroits où il risque de faire trop chaud.
D'avance un grand merci pour vos avis, vos bonnes idées et vos bons plans.
Guillaume
Itinéraire de quatorze jours pour le Maroc et son budget? English translation pending
j'aimmerais partir au maroc 14 jours pendant les conger de paque qui peut me conseille ou je peux aller
je voulais partir pendant cette periode pour le printemps j'aimerai louer une voiture et voir les villes je pensait meknes et fes marrakech une journer visite et une nuit à la ville même
merci pour tous les renseignemnt que vous pouver me donner
nous voulons partir 2 enfants et monhome avion dans une ville et location hotel
merci d'avance les personnes qui peuvent me renseigner
sam
sam
Côte atlantique du Maroc: endroits à ne pas manquer? English translation pending
Bonjour,
Nous sommes 3 Grenoblois à partir au Maroc les 2 premières semaines d'août. La première semaine nous allons faire un trek dans l'Atlas que l'on termine le dimanche à Marrakech.
Pour la deuxième semaine, notre programme est complétement libre et on compte aller sur la côte atlantique pour profiter de la mer, faire du surf, kite-surf, des randos à pieds et pourquoi pas en chameaux.
On nous a déjà dit que Essaouira est incontournable. Quelles sont les autres endroits à ne pas manquer ? Est-ce que cela vaut le coup de descendre jusqu'à Agadir ?
Est-il possible de faire du camping sauvage, non sauvage ? Est-ce qu'il vaut mieux privilégier les petits hôtels ? Avez-vous des adresses de campings et hôtels à bon prix ?
Merci
Nous sommes 3 Grenoblois à partir au Maroc les 2 premières semaines d'août. La première semaine nous allons faire un trek dans l'Atlas que l'on termine le dimanche à Marrakech.
Pour la deuxième semaine, notre programme est complétement libre et on compte aller sur la côte atlantique pour profiter de la mer, faire du surf, kite-surf, des randos à pieds et pourquoi pas en chameaux.
On nous a déjà dit que Essaouira est incontournable. Quelles sont les autres endroits à ne pas manquer ? Est-ce que cela vaut le coup de descendre jusqu'à Agadir ?
Est-il possible de faire du camping sauvage, non sauvage ? Est-ce qu'il vaut mieux privilégier les petits hôtels ? Avez-vous des adresses de campings et hôtels à bon prix ?
Merci
Récit de mon voyage au Maroc English translation pending
Dimanche 27 mai 2007
Tôt le matin, je parcours les ruelles de la médina avant de prendre le taxi collectif de Bade r-Rob pour me rendre à Imlil. Une fois le taxi complet, 2 passagers à l’avant et 4 à l’arrière de cette Mercedes, nous quittons Marrakech.
J’arrive à Imlil, 64 Km de Marrakech, (1740 m d’altitude), les guides sont nombreux à me proposer une excursion, je refuse toutes propositions, c’est ainsi que je vais fonctionner durant mon séjour dans ce pays.
J’effectue une randonnée de 6 H00, le site est merveilleux, j’aperçois la neige sur des sommets de plus de 4000 m d’altitude dont celui du Toubkal atteignant 4167m, le plus haut d’Afrique du Nord. Sur cette vallée, se nichent de minuscules villages berbères de pierre et de terre, le temps semble s’être arrêté depuis des siècles. J’ai la chance car entre mi-avril et début mai, en principe, il y a la récolte du blé. Tout le monde vient prêter main forte, hommes, femmes et enfants, dans une ambiance festive d’une gaieté incroyable, j’entends les femmes chanter, j’aperçois les enfants qui sur leur mulet chargé de blé, vont porter celui-ci à la cour de leur maison.
Sur le chemin du retour, quelques Km avant Imlil, un camion descend la vallée, le chauffeur m’amène à Asni.
Je fais du stop pour aller à Ouirgane, je vais passer la nuit chez l’habitant.
Je suis parfaitement bien accueilli par cette famille. Je fais quelques tours de magie aux enfants. Un Monsieur tond un mouton, un vieil homme assis à côté sur un tabouret en bois fait une remarque car le mouton est blessé par la tondeuse.
Lorsque la tonte de l’animal est finie, la laine est mise dans un sac puis on coupe la ficelle attachée aux pattes et une jeune fille amène ce mouton non sans égard dans un minuscule et vieux bâtiment et on recommence avec un autre mouton.
Lundi 28 mai
Je déjeune dans la cour, 7H10 et il fait déjà chaud.
Pour la douche, ça se passe dans les toilettes. L’eau recueillie de la montagne se trouve dans un bidon, sur celui-ci est accrochée une boîte de conserve qui a fonction de récipient.
Avec peu de moyen, on peut être propre, la preuve en est.
Avant de quitter cet habitat, je parcours ce village aux ruelles de terre accidentées. Je ne vais pas trop loin car je risque de ne pas pouvoir retrouver la maison où j’ai passé la nuit sinon, bien au contraire, il ne faut pas hésiter à s’y perdre, c’est le meilleur moyen de découverte.
Le bus partant de Marrakech à destination d’Agadir passe par Ouirgane vers 11H00. Voulant visiter la mosquée de Tin Mel, le car s’y arrêtant à 800m, c’est bon pour moi.
Sur cette route, j’aperçois les kasbahs d’Agadir-n-Gouf et de Talat-n- Yâkoub, je ne peux pas m’arrêter à les visiter car l’attente d’un véhicule sera longue. Les taxis collectifs seront probablement complets et le prochain bus passe dans 4H00. Le meilleur moyen pour circuler dans ce pays est la voiture de location mais pour moi seul, c’est trop coûteux. De toute façon, je sais que durant mon séjour, j’arriverai à me débrouiller.
Au loin, j’aperçois la mosquée de Tinmel, je frappe des mains pour que le car s’arrête. La mosquée se trouve à 800m de la route principale, je traverse les vergers pour m’y rendre.
Cette mosquée date de 1153. Abandonnée à l’état de ruines pendant des siècles, cette mosquée a fini par être restaurée. L’extérieur a l’austérité d’une forteresse. Le plan de cette mosquée est symétrique, des arcades en brique délimitant neuf nefs. Seule la première travée a conservé son élégant décor de stuc, notamment le beau mihrab et trois coupoles à stalactites. Les autres travées ont été entièrement reconstruites en brique rose, recréant avec beaucoup de bonheur l’espace originel.
Durant la visite de la mosquée, il y a deux couples de touristes français avec une voiture de location, je leur demande s’ils vont à Taroudant, la veine pour moi, c’est leur direction. Grâce à ces touristes, je gagne de nombreuses heures d’attente.
Le trajet offre un splendide panorama sur l’étroite vallée de l’oued Nfiss. Des petits champs en terrasses minutieusement entretenus et irrigués, des vergers d’amandiers et d’oliviers entourent les villages aux maisons de pierres sèches.
Après une série de virages vertigineux, on arrive au col du Tizi-n- Test à 2092m d’alt. La vue est époustouflante. La route descend ensuite tranquillement et la végétation évolue des chênes verts du sommet aux arganiers sauvages du Sous, en passant par les palmiers nains, les lauriers-roses et les immenses genêts à petites fleurs blanches.
De nombreuses chèvres grimpent sur les branches d’arganiers, nous passons une vingtaine de minutes à les observer, le spectacle est magnifique.
A 35 Km de Taroudant, nous visitons la palmeraie de Tioute. A l’arrière plan de cette palmeraie, il y a une belle vue de la chaîne du Haut Atlas. Au pied de cette palmeraie, se trouve une belle kasbah.
Nous reprenons le chemin pour Taroudant, la nuit tombe, je trouve un hôtel à 2 Km des remparts.
Mardi 29 mai
Taroudant se trouve à 81 km d’Agadir, 223 Km de Marrakech et 294 Km de Ouarzazate.
Les remparts dessinant un carré approximatif d’environ 8 km de pourtour sont percés de 5 portes monumentales. Il n’y a pas si longtemps, oliveraies et vergers venaient jusqu’au pied des murailles, leur conférant un charme supplémentaire. Mais, depuis quelques années, ce côté bucolique est menacé par la construction de faubourgs peu esthétiques.
J’ai visité un hôtel de luxe, je suis rentré dans cet établissement incognito. Cet établissement occupe l’ancien palais du pacha de Taroudant. Jardins luxuriants, cours secrètes animées de fontaines, beaux patios anciens plantés de grands bananiers, galeries et terrasses forment un dédale où il fait bon flâner. N’oublions pas la piscine.
Je quitte les remparts de Taroudant pour déambuler dans les souks, beaucoup d’enfants travaillent dans de minuscules ateliers avec une très faible luminosité. Hélas pour eux, ils ne vont pas à l’école qui pourtant est obligatoire, ceci amène à être analphabète, ces enfants ne sauront pas lire, ils seront comme aveugles, sans éducation, la lutte n’est pas possible.
Le très faible niveau socio-économique des familles oblige les parents à engager leurs enfants dans le travail à des âges précoces.
Leurs rémunérations de 150 DH à 300 DH par mois, soit entre 15 et 30€, sont perçues directement par les parents.
Le SMIC Marocain est à 2100 Dirhams.
Les conditions de vie sont souvent inhumaines.
Ce ‘trafic’ très lucratif est parfaitement bien organisé, il y a des bureaux de placements faisant le lien entre les familles très souvent rurales des ‘victimes’ et les futurs ‘Exploitants’.
Le code du travail de l’enfant a été élaboré mais toujours pas amandé.
Je quitte les souks et visite la médina, je suis surpris par le nombre de mosquées, les minarets sont magnifiques.
Je mange dans un restaurant à la propreté douteuse mais j’adore cette formule. Une omelette 2 œufs avec pain et thé plus l’eau du robinet à volonté me valent 7 DH, je laisse 3 DH de pourboire.
Sachez que 10 DH valent 1 €.
Maintenant j’ai une longue route à faire, je veux être ce soir à Ousmenat, village se situant à quelques Km avant Tafraoute et ce n’est pas gagné.
Un taxi collectif m’amène à Inezgane, banlieue d’Agadir. A la place des taxis collectifs d’Inezgane, je prends un autre taxi m’amenant cette fois à Âit-Baha.
Je suis à 70 Km d’Ousmenat mais avant, je veux visiter une citadelle.
En attendant que le taxi soit au complet, je prends un thé à la terrasse d’un café, je suis le seul consommateur. Dans ce pays, il est accepté de passer son temps dans un établissement sans prendre de consommation.
Nous sommes que 4 personnes à attendre que ce taxi soit au complet, voulant quitter Âit-Baha rapidement, je décide de payer la place pour les 2 personnes manquantes.
Comme prévu, je m’arrête à Tizorgan. Ce village fortifié bien seul à 500 m de la route est frappant. Arrivé à une porte fortifiée, un vieil homme assis me demande quelques DH. Ce village, situé au sommet d’une colline escarpée, a la particularité d’être parfaitement circulaire. Son enceinte de pierre est formée par les murs extérieurs des maisons. En parcourant les deux uniques ruelles, circulaires, j’admire quelques belles portes anciennes en bois d’arganier, patinées par les siècles et protégées par des auvents en plaques de schiste.
En quittant ce village, j’attends sous un soleil de plomb qu’un véhicule passe.
Après une heure d’attente, un camion s’arrête, le chauffeur m’amène à Ousmenat. Nous sommes 4 passagers pour ce trajet, serrés bien sur mais on oublie le confort, j’ai eu vraiment de la chance que ce camion soit sur cette route, la R 105, fort belle, je contemple le sommet Jbel Lekst à 2359 m d’alt.
Dans le sud du Maroc, il y a peu de véhicules, le stop est très facile, c’est un moyen pour le chauffeur de recevoir quelques DH.
Ce camion est chargé, surchargé de phosphate. Nous avançons à une vitesse d’environ 10 Km/h en côte. Nous franchissons le col du Tizi-n-Tarakine à 1500m d’alt, maintenant nous descendons à 20 Km/h, la troisième vitesse n’est jamais enclenchée. Parfois, nous nous arrêtons pour ne pas trop fatiguer le moteur.
Il fait nuit, nous roulons sans lumière sur cette route si dangereuse, c’est incroyable, je ne pense pas à l’accident sinon la peur s’installe, je suis rôdé, c’est la 5ième fois que je visite ce pays, je m’y suis habitué, je ne suis surpris de rien.
Arrivé à Ousmenat, je donne un bon pourboire au chauffeur, il le mérite franchement.
Il fait nuit, je fais de petits pas, le chemin est très accidenté, ici, nous ne sommes pas en Occident, les routes et trottoirs goudronnés, les noms de rue, l’éclairage, ceci n’existe pas.
Je rencontre une Marocaine, cette femme est institutrice. Sur le chemin m’amenant à un gîte, nous parlons de divers sujets.
A l’école, cette femme trouve les élèves mal élevés, elle pense que ceci vient des parents, il y a un manque de discipline, depuis quelques années, l’instituteur ne doit plus utiliser le bâton pour régner l’ordre.
Sur ce sujet comme tant d’autres thèmes abordés par les Marocains, je dérange mais je ne peux pas rester passif, je sais quand dans ce pays, la critique est insultante mais je respire mal si je ne dis pas ma pensée, j’ai toujours fonctionné ainsi, c’est parfois dangereux, risqué, mais c’est ma personnalité.
Dans ce pays, beaucoup d’enfants n’aiment pas l’école, ils encaissent des coups et des gifles par des excès de colère des instituteurs.
L’école publique au Maroc est malade. Certains enseignants sont outrés par les actes de leurs collègues qui . Comment aimer l’école dans ces conditions ? C’est normal que l’école devienne un endroit que l’on rejette.
Les parents envoient leurs enfants à l’école pour apprendre et se nourrir l’esprit, et pas pour prendre des coups et vivre dans la panique.
Certains enseignants pensent qu’un élève qui n’est pas battu, est un mauvais élève.
Cette enseignante me trouve trop bavard, dans ce pays, on ne parle pas ainsi me dit-elle, je lui explique comment je fonctionne, elle comprend ma culture occidentale mais est certaine qu’un jour, il m’arrivera des ennuis, ici ce n’est pas la France, tu es en vacances, respire, oublie le reste, réfléchit bien à ce que je te dis, en guise de réponse, je souris.
Je suis très bien reçu par le patron de ce gîte. Au Maroc, en principe, nous sommes toujours extrêmement bien reçus dans un établissement hôtelier ou un restaurant à l’arrivée comme au départ. Par contre, pour ce qui est administratif, banque, poste, c’est le contraire.
Mercredi 30 mai
Ce matin, je me lève plus tard, je suis tellement bien dans cette chambre si luxueuse, j’ai une douche avec l’eau chaude et en plus une serviette.
Un car d’excursion arrive pour visiter ce lieu, quant à moi, je fais la visite de ce village seul. Je me perds pour retrouver le chemin allant à Tafraoute.
Me voici enfin sur la R 105. Un petit car d’excursion s’arrête, surprise pour moi, le guide me propose de m’amener à Tafraoute, ce sont les Français que j’ai aperçus à Ousmenat qui ont demandé au guide de me faire monter dans le car. Durant le trajet, nous échangeons quelques mots, ces excursionnistes sont surpris de me voir passer des vacances ainsi, sans bagage, je voyage seulement avec un petit sac en bandoulière.
Aujourd’hui mercredi, c’est le jour du souk à Tafraoute, il approvisionne les villages de toute la région.
Je visite le village d’Adaï, 4 Km de Tafraoute, bon pour les mollets. Comme dans beaucoup de villages, de nombreuses maisons vieilles d’environ 3 ou 4 siècles sont à l’abandon ou en ruine.Il faudrait un plan de réhabilitation mais il n’y a pas d’argent pour cela, par contre, pour les mosquées des villages, elles sont toujours dans un état d’entretien impeccable. A l’intérieur de ce petit village, il y a de nombreux rochers, c’est vraiment impressionnant.
Je retourne à Tafraoute, à l’entrée de cette petite ville, il y a un hôtel avec une piscine, le nom de cet établissement se nomme Antoine. Je peux me baigner pour 20 DH.
Je vais à mon hôtel, le luxe est différent et le tarif est en conséquence. Je lave mon linge, il sèche très rapidement, il vaut mieux pour moi car c’est les seuls vêtements que j’ai.
Le soir, il y a toujours autant de monde dans les rues et les villages.
Jeudi 31 mai
Aujourd’hui, je vais visiter les gorges d’Aït-Mansour à environ 35 Km de Tafraoute.
Il n’y a pas de moyen de locomotion pour aller à ces gorges, seule une société de 4X4 fait ce trajet.
Je me dirige vers la station essence de cette ville. J’attends patiemment, durant 2H30, seul 3 automobilistes font le plein de leur véhicule de location. La première voiture est un couple d’Allemand, ils ne veulent pas me prendre ce qui est tout à fait normal, il en est de même pour le deuxième véhicule. Une troisième voiture arrive, il est déjà 10H30, ce couple est hésitant, je leur propose de l’argent pour les frais de carburant, refus de leur part par contre je peux faire le trajet avec eux, c’est vraiment une bonne journée pour moi.
Ce parcours est magnifique. Nous apercevons l’Adrar Mqorn à 2344 m d’alt. Lorsque la route goudronnée se termine, s’élève une surprenante palmeraie, enserrée entre deux hautes falaises très rapprochées. C’est un véritable enchantement de voir la verdure éclatante des jardinets irrigués sous les frondaisons denses des palmiers dattiers et de traverser l’oued à gué, à de nombreuses reprises.
La sortie des gorges débouche sur une vallée, un peu plus large, où apparaissent plusieurs villages anciens mais il faudrait trop de temps pour faire la visite. Je me contente de visiter un village se trouvant entre les deux gorges, le site est époustouflant.
Je fais demi tour et reviens vers la voiture, j’ai voulu laisser les Français se promener seuls.
Pour la route du retour, je veux m’arrêter au village d’Agard-Oudad, je quitte la voiture et remercie bien évidement ces personnes sans qui je n’aurais pas passé une agréable journée.
Ce village est entouré de rochers étrangement sculptés par l’érosion, comme ceux que l’on a nommé la gazelle, le chapeau de Napoléon, le doigt.
J’ai une heure de marche pour arriver à Tafraoute, je prends mon temps.
Je prends mon repas à la terrasse de l’hôtel, l’oued bien sec est en face de moi, soudain, inimaginable en occident, un commerçant jette tous ses détritus à travers le pont, boîtes de conserve, bouteilles de verre et autres . Triste oued, il est chargé de déchets sur toute la longueur de la ville.
Vendredi 1 juin
Je prends le bus partant de Tafraoute à 6H00 pour aller à Tiznit, distance : 107 Km.
Cette route est pittoresque. Nous mettons 3H30 pour parcourir cette distance.
Arrivé à Tiznit, je prends un taxi collectif pour me rendre à Inezgane (10 Km d’Agadir). Le chauffeur de ce taxi roule extrêmement vite, il ne faut pas être surpris si au Maroc, il y a autant d’accidents.
Je n’ai pas la prétention à écrire une rubrique ni à réaliser un rapport sur les accidents meurtriers dans ce pays mais hélas, alors que le code de la route suscite toujours la colère des conducteurs, ceux-ci ont d’ailleurs fait grève en mars 2007 pour protester contre un projet de loi visant à imposer de lourdes sanctions pour non respect des règlements de circulation, l’hécatombe, elle, se poursuit.
Les excès de vitesse, la défaillance mécanique, 60% des bus ne rempliraient pas les conditions minimales de sécurité, absence de marquage sur les routes, dépassement dans les virages, la nuit la plupart des véhicules ne sont pas éclairés et je peux en rajouter.
En 1998, le Maroc disposait de 57251 Km de routes dont 29952 Km revêtues.
Le parc automobile en circulation sur le réseau routier marocain est évalué en 2004 à 1950802 unités, ce qui représente une augmentation de 4% par rapport à 2003. Ce parc est composé de 73% de véhicules de tourisme, 26% de véhicules utilitaires et de 1% de mobylettes.
Le taux de motorisation est de 65 véhicules pour 1000 habitants source 2004.
Source 2004, le véhicule au Maroc tue 9,7 fois plus qu’en France.
3622 personnes ont été tuées dans les accidents de la circulation survenus en 2006.
Ce carnage prend les dimensions d’un cancer qui ne cesse de s’amplifier malgré la volonté d’y mettre un terme.
De Tiznit à Anizgane, il y a 78 Km. Ce trajet n’est pas agréable, sur tous les trajets que j’ai parcourus durant mon séjour, c’est le seul qui n’est pas merveilleux à mon goût.
Le taxi collectif s’arrête à une très grande place, il y a une centaine de 150 taxis à attendre le client et plus loin de nombreux bus partant pour toutes les destinations de ce pays.
Je viens d’acheter mon billet pour aller à Skoura, il est à peine midi, le bus part à 21H00, j’ai largement du temps me permettant de faire une visite quelque part.
Il fait très chaud, j’aperçois un indicateur de température s’affichant à 38°.
Dans la nuit du 29 février 1960, la ville d’Agadir fut anéantie par un tremblement de terre qui causa la mort de plus de 15000 personnes. En France, l’émotion est très vive. Monté sur le trône un an plus tard, Hassan II décide la reconstruction d’Agadir ; elle sera menée tambour battant, et le béton coulera à flot.
Architecture de béton, larges avenues entrecoupées d’espaces verts caractérisent le centre urbain reconstruit à l’issu de ce tremblement de terre. Il est difficile de comprendre l’admiration que cette architecture a pu susciter à cette époque.
Le PDRT (programme de développement régional touristique) d’Agadir vise à doter la ville à l’horizon 2015 d’une capacité litière s’élevant à 60000 lits. Ce programme porte sur le renforcement de l’hébergement en front de mer.
Je fais le choix de visiter la nouvelle médina.
Le tremblement de terre ayant privé Agadir de son ancienne médina, Coco Pollizzi, maître artisan décorateur Italien né à Rabat, a eu l’idée d’en reconstruire une. Plutôt que de tenter une impossible reconstruction, Coco Pollizzi s’est lancé dans une création personnelle, réutilisant à sa manière le vocabulaire plastique de l’architecture vernaculaire marocaine, ses matériaux et ses techniques traditionnelles de construction.
A l’intérieur, une enceinte en pisé, vous retrouverez, presque plus vrai que nature, ruelles, maisons, échoppes, ateliers, café maure, etc. La médina, loin d’être achevée, couvrira 4 ha, on peut voir des bâtisseurs blancher le pisé, installer un plafond en tataoui ou découper des zelliges. A ce projet architectural, s’ajoute un projet socioculturel : faire revivre un artisanat authentique, à l’abri du mercantilisme des bazaristes. Plusieurs dizaines d’artisans travaillent déjà, à leur propre compte, dans la médina. Leur production est vendue exclusivement sur place, pas de marchandage.
Personnellement, je trouve cette médina trop artificielle, un peu écomusée, elle manque de chaleur, il y a beaucoup de touristes venant avec le car d’excursion.
Dans cette médina, il y a un projet de discothèque, piscine, hôtel, à méditer.
Je retourne à Inezgane, je suis à 400 Km de Skoura.
Le bus quitte la place d’Inezgane comme prévu à 21H00, nous faisons le trajet de nuit.
Ce bus fait le trajet jusqu’à Errachidia, distance 670 Km.
Nous passons par Taroudant puis Ouarzazate, arrêt d’environ 30 mn.
Skoura est à 42 Km d’Ouarzazate, j’arrive à 2H30 du matin.
Heureusement, je connais Skoura, dès que j’aperçois l’entrée de ce village, je frappe très fort avec mes mains, c’est ainsi qu’il faut faire pour que le chauffeur s’arrête mais j’ai l’impression que ce chauffeur ne m’entend pas, je crie, enfin il stoppe.
Je suis le seul passager à descendre de ce bus, je me dirige jusqu’au centre de ce petit village.
Arrivé sur la Place, un vieux Monsieur fait la surveillance des magasins, au même moment un type en mobylette vient à mes côtés, il me propose de dormir chez lui, je me rends très vite compte qu’il est ivre et drogué, j’accepte tout de même sa proposition.
Arrivé chez lui, sa seule pièce d’habitation d’environ 30 m² est dans un état de clochardisation. J’espère ne pas attraper de puces ou autres. Il m’offre le thé, imaginez sa théière et ses verres, ‘ornementation de saleté’. Il parle mais le dialogue est incohérent. Vers 4H30, nous dormons, enfin lui mais moi, c’est impossible, il a un chien qui n’arrête pas de me lécher la figure, je repousse cet animal mais aussitôt il revient à moi et aboie bien péniblement. Cette bête est très amaigrie, elle a faim. Ne pouvant pas dormir et ne voulant pas perdre mon temps ici, je réveille Rachid, il a eu peur de ma présence, il ne se rappelait plus que je dormais chez lui.
Samedi 2 juin
Rachid me propose de faire la visite de la palmeraie de Skoura, allons-y, même si je la connais.
Je suis assis sur le porte-bagage de sa mobylette, il roule vite sur ce chemin sablonneux, j’espère ne pas tomber.
Nous faisons une première halte à une kasbah, construite à la fin du 18ième siècle par un Andalou. Elle est très belle (en bois sculpté, puits de lumière en colonnes) et justifie pleinement les travaux de restauration récemment entrepris. Les terrasses supérieurs offrent une vue superbe sur la palmeraie.
Ensuite, nous allons dans une maison auprès d’une mosquée, l’endroit est bucolique. Rachid me présente le propriétaire de cette maison.
Si Rachid m’amène dans cette maison, c’est certainement pour quelque chose, c’est comme la visite de la kasbah, je n’ai pas laissé le pourboire. Rachid a proposé de passer cette journée avec moi, mon temps n’est pas compté, pas de problème.
Ils ont comme projet de rénover cette maison pour en faire un gîte, alors ils me demandent si je veux participer financièrement à ce projet, en quelque sorte devenir actionnaire, ils partageront avec moi les bénéfices. Combien de fois ai-je pu avoir des propositions de ce genre.
Je refuse cette proposition débile et explique les raisons.
Ils fument le cannabis puis font une sieste, je n’ai plus qu’à attendre.
Rachid réveillé, nous quittons cette maison, aujourd’hui, la rénovation de cet habitat n’aura pas avancé.
Assis sur cette mobylette, nous prenons le chemin menant à Skoura, de là, Rachid m’amène à un gîte, le patron me fait visiter son établissement, c’est un émerveillement, fascinant, quel travail pour arriver à ce résultat. Le patron en est fier mais il peut l’être, c’est une véritable réussite.
Je paie un repas bien mérité à Rachid dans cet établissement, je n’avais pas mangé depuis hier soir, avant de prendre le bus à Inezgane.
Je prends le taxi collectif pour aller à Imassine. En quittant Skoura je me rends compte aussitôt que ce taxi prend la direction pour Ouarzazate., explication, je demande à faire demi-tour, non sans difficulté. Maintenant je suis à nouveau sur la petite place de Skoura pour attendre que le taxi soit au complet pour aller cette fois dans la bonne direction, Imassine.
En arrivant à Imassine, il fait nuit. En quittant le taxi, je traverse la route, il y a un grand parking et un restaurant. Je demande s’il y a un endroit pour dormir mais hélas, la réponse est négative. Sur cette route, les bus et les taxis s’arrêtent pour manger le tajine, acheter des cigarettes, fruits. Les femmes restent dans le véhicule ?
On m’amène un matelas, une couverture et un oreiller, je dors sur ce parking, souvent réveillé par le bruit mais c’est plus rassurant que de passer la nuit à la belle étoile.
Dimanche 3 juin
Le village d’Imassine se trouve en face du restaurant où j’ai passé la nuit. Je traverse la route pour admirer ce village situé de part et d’autres d’un oued que l’on passe à gué. Les nombreuses kasbahs sont construites au bord de la falaise.
J’attends maintenant au bord de la route qu’un taxi collectif m’amène à El Kelaâ M’Gouna, de là, je prends un autre taxi longeant la Vallée des Roses pour m’arrêter à Hadida, après ce village, la route n’est plus bitumée.
J’utilise mes jambes pour aller à Tourbist par un chemin, le seul d’ailleurs, très caillouteux.
Après 2H00 de marche, le paysage devient splendide, un panorama à 180° s’ouvre devant moi. A l’ouest se dresse l’Ighil M’Goun (4071m), avec son sommet enneigé.
De cet itinéraire, le plateau géologique est remarquable.
Je marche depuis plus de 3H00 sous un soleil de plomb, mes jambes tremblent, j’ai peu mangé ce matin, thé, pain, confiture, j’ai très soif mais je n’ai pas d’eau.
De Hadida à Tourbist par le chemin, le guide Michelin sans faire de pub annonce 2 Km, il y a obligatoirement une erreur ; quand nous circulons avec un 4X4 ce n’est pas un problème à faire 3 ou 4 Km supplémentaires mais à pied, ça change la donne.
Je deviens super agacé, je n’apprécie plus le paysage, je n’ai rencontré personne sur cette route, je me demande s’il ne faut pas faire demi-tour, suis-je sur la bonne destination ? Continuons à marcher, on verra.
Enfin un 4X4 arrive, je mets mon pouce d’avant en arrière en direction de ma bouche pour dévoiler ma soif, de cette façon, en principe, ce véhicule s’arrêtera.
Le guide ouvre la porte du 4X4, je demande à boire de l’eau.
Ce véhicule ne doit pas quitter cet endroit sans moi, je demande à ce guide accompagné du chauffeur et de 2 touristes Anglais si je peux faire le restant du parcours avec eux.
Evidemment, je le savais, le guide hésite mais c’est normal, ce guide est payé par ces Anglais pour visiter la région et pas pour prendre des stoppeurs.
Le couple d’Anglais accepte sans hésitation, ces Londoniens ne comprennent pas comment j’ai pu marcher si longtemps à 40°, sans eau et sans bagage, ils me trouvent suicidaire me disent-ils.
J’arrive à Tourbist, je traverse l’oued, je réserve 2 nuits d’hôtel, de ma chambre, j’ai une jolie vue d’un minaret avec son nid de cigognes, j’observe longuement les volatiles claquants avec leurs longs becs rouges.
Je visite ce charmant village puis revient à l’hôtel, un 4X4 est garé devant l’entrée.
Allongés sur des coussins, un jeune homme et son guide fument le joint, la discussion est sévère entre moi et ce touriste français, il pense que les gens de ce village peuvent visiter cette région le week-end et même aller l’été en vacances au bord de la mer. J’explique à ce débile que ces gens n’ont pas l’argent pour visiter le pays, ils restent dans leur village jusqu’à la fin de leur vie, ils n’ont pas le choix. Cet idiot insiste, il pense qu’il y a toujours un moyen de gagner de l’argent, je cesse la discussion, nous ne sommes pas sur la même longueur d’ondes. Il passera la soirée à fumer le cannabis, à chacun son plaisir.
En soirée, des musiciens arrivent, j’ai discuté avec eux lorsque j’ai visité le village en fin d’après-midi. Des femmes, après avoir cuisiné les repas pour les clients de l’hôtel font la vaisselle et le ménage (j’ai préféré manger dans un petit restau du village), arrivent pour danser au rythme de la musique, elles sont payées pour s’exhiber, ces femmes berbères n’ont pas le choix, il faut nourrir la famille. Les touristes n’hésitent pas à prendre des photos, quel paradoxe, dans ces villages de la montagne, les femmes ont le visage caché, elles ne regardent pas les hommes et dans les établissements hôteliers, pour pouvoir manger, ces mères n’ont pas d’autre solution que de se montrer pour la satisfaction des étrangers.
A propos du voile, ou on le porte et dans ce cas on ne l’enlève pas sous prétexte qu’il y a des touristes, ou on ne le porte pas, à méditer ?
Lundi 4 juin
Je fais une longue balade à Tourbist. Les maisons de ce village sont en terre rouge. Des enfants commencent à me suivre, je fais quelques tours de magie, ils m’applaudissent et ils veulent que je recommence, quel bon public ! Il y a en moi de l’émotion, en Occident, l’émerveillement a disparu.
En bordure de l’oued s’épanouissent de magnifiques plantations de figuiers, d’amandiers et d’autres arbres fruitiers. Je retrouve l’ambiance d’Imlil lors de la récolte du blé, je reste assis près de 30 mn à entendre ces femmes chanter, que c’est beau !
Plus loin, des femmes et de jeunes filles lavent le linge.
Un forgeron cloue un fer au pied d’un maigre cheval.
La nuit ne vas pas tarder, Je retourne au village, les enfants m’appellent le magicien.
Je rencontre Adil, le musicien d’hier soir, il m’invite à prendre le thé chez ses amis. Dans cette pièce de la maison, nous sommes 6 avec moi, je suis le seul à ne pas fumer le cannabis. A la demande d’Adil, je dois faire de la magie à ses amis, pas de problème, il apprécie.
Avec Adil, j’achète une bouteille d’alcool de figue (40°), nous frappons à la porte métallique de la maison, le propriétaire nous donne contre un billet de 100 DH (10€) ce liquide dans une bouteille d’eau en plastique. Je sais, c’est idiot d’acheter de l’alcool, il est plus utile d’offrir de la nourriture mais j’ai proposé et à l’unanimité le choix a été pour la boisson.
Soirée excellente au son de la musique, chacun a amené son instrument, guitare, tam tam, crotale. Le fils du patron de l’hôtel où je dors arrive avec un grand plat de couscous, c’est vraiment gentil de sa part, ce garçon est très sérieux, il ne fume pas et ne boit pas, il a franchement raison.
Mardi 5 juin
Je fais mes adieux, je remercie le fils du patron d’être venu avec un plat de couscous hier soir.
Pour retourner à Hadida, je ne prends pas le même chemin qu’à l’aller, je passe par l’oued, en cette saison, il n’y a pas trop d’eau, enfin, je l’espère.
Marcher le long de l’oued peu être risqué, s’il y a un violent orage, en quelques minutes l’eau monte très rapidement et c’est la noyade assurée, mais si on vit perpétuellement avec l’idée du danger, on ne fait rien.
Jusqu’à Hadida, mon parcours a duré 3H30, j’ai eu parfois certaines difficultés à franchir certains obstacles mais j’ai été fort heureusement récompensé par un sublime paysage. Parfois, j’avais de l’eau jusqu’à la taille, une eau boueuse et glacée en provenance de la fonte des neiges, le courant était assez impressionnant, j’avais peur de tomber, mes vêtements séchaient vite avec le soleil torride.
A 10 Km avant El-Kellaâ M’Gouna, je trouve un gîte, je suis le seul client, comme d’habitude, je suis très bien reçu par le propriétaire.
Mercredi 6 juin
Petit-déjeuner très copieux, j’ai même des gâteaux, je laisse un généreux pourboire au patron.
Sur le chemin d’El-Kellaâ, nous sommes des centaines de personnes à marcher, hommes, femmes, enfants. Aujourd’hui, c’est jour de marché. Les marchés sont toujours très typiques, les gens de la montagne font des Km pour vendre ou acheter les produits. Il y a également le marché aux bestiaux, amis des animaux, évitez d’y assister.
Départ du bus allant à Marrakech, à l’embranchement de la route allant à Âït-Benhaddou, je prends un autre moyen de locomotion, le taxi collectif, je demande au chauffeur de me laisser juste avant l’oued, après le village d’Aït. Maintenant, il y a un pont pour traverser l’oued, pour les habitants de Tamdakth, c’est franchement mieux, l’hiver, ils ne seront plus isolés, ces gens pourront descendre la vallée.
Je réserve 2 nuits à l’hôtel mais ne prends pas de chambre, je préfère dormir sur la terrasse.
Je lave mon linge, le seul bermuda que j’ai et ma chemisette, je profite de la piscine en attendant que mes vêtements sèchent.
Je descends à Âït, je ne prends pas la route mais passe par les chemins.
Jeudi 7 juin
Cette nuit, il y a eu beaucoup de vent, pire qu’à Saint-Malo, je n’ai pas bien dormi, vers 4H00 du matin, j’étais déjà réveillé par le jour mais j’aime cette façon de vivre, ce soir je vais dormir à nouveau sur la terrasse de l’hôtel.
Je vais me promener à Tamdakt (4 Km d’Âït-Benhaddou), d’immenses nids de cigognes sont installés en haut des tours à moitié détruites. Je traverse les champs de ce village pour rejoindre l’oued puis reviens à l’hôtel. Je fais une sieste, la seule de mes vacances. En début d’après-midi, je vais à Âït. Je descends par l’oued, il n’y a pas une goûte d’eau. Les hautes Kasbahs datent probablement du 18ième siècle, les façades sont décorées de motifs géométriques réalisés à l’aide de briques de terre crue. Il faut se promener dans le lacis des ruelles qui escaladent la colline, couronnée par les vestiges d’une forteresse juive préislamique. Le panorama du sommet est exceptionnel.
Vendredi 8 juin
Je quitte Âït-Benhaddou pour Marrakech.
A l’entrée de Marrakech, j’aperçois de superbes villas, juste en face de ces immenses demeures, se trouvent de misérables bidonvilles, ceux-ci seront dans peu de temps certainement démolis pour construire de nouvelles demeures pour les riches.
Le parc immobilier de cette ville est en plein essor.
Il y a 2 mois, le marché de gros a été déplacé à une quinzaine de Km sur la route allant à El Jadida, seul, pourront aller se ravitailler les riches commerçants, les pauvres seront encore plus nombreux. A l’endroit où existait ce marché, il y a de nombreuses grues, le projet immobilier est démesuré.
Ce marché de gros se trouvait en face le jardin Majorelle, j’aimais le visiter lorsque je passais à Marrakech.
Tôt le matin, les restaurateurs et les commerçants de la ville venaient s’approvisionner ; seul les particuliers n’avaient en principe pas le droit à l’achat, croyez-moi, la visite valait le détour. De nombreux paysans venaient des environs de Marrakech, la plupart à dos d’âne, pour vendre leurs récoltes de dattes, de blé en grande quantité. On y trouvait toutes sortes de légumes. On y achetait la volaille, la viande, le poisson venait d’Essaouira. Quelle ambiance que ce marché ! Je n’ai plus qu’à enregistrer dans ma mémoire cette atmosphère.
Le bus arrive à la gare, je vais à pied à la Place Jemâa el -Fna et trouve un hôtel à 5 € la nuit.
Au coin d’une rue, des enfants se shootent à coup de colle. Des jeunes filles vendent des kleenex, des cigarettes, des fleurs aux feux rouges, quand elles ne se prostituent pas pour une bouchée de pain. Ces filles sont toutes des mères célibataires potentielles, donc, d’autres enfants qui vont grandir dans la rue. A d’autres coins de rue, encore des enfants, cireurs de chaussures. Voilà où conduit la pauvreté de ce pays. Des réseaux de mendicité organisés recrutent ces enfants. Les parents des ‘enfants de rues’ sont démissionnaires, ils ne savent plus jouer leur rôle. Plus alarmant, l’enfant représente très souvent la seule source de revenus pour une famille qui ne cesse de croître dangereusement. Pensons également au triste sort réservé aux ‘bonnes’, ce sont ces filles placées dès la petite enfance par leur parents, dans des familles où elles sont bonnes à tout faire. Souvent battues, elles vivent dans des conditions précaires, ne voyant leur parent qu’une fois par mois ou tous les deux mois, le jour où celui-ci vient chercher la paie souvent ridicule et dont la petite fille ne jouit nullement.
J’ai vu, croyez-moi, des visages d’enfants marqués de cicatrices, la rue bousille leur santé, ils sont happés. J’ai vu à Marrakech et Casablanca des enfants battus par la police, en pleine rue, le vagabondage étant interdit.
Que faire, je suis impuissant, m’en mêler, mon passeport est confisqué et je ne reviens pas en France, j’ai honte de moi mais je ne peux hélas que constater ce déplorable spectacle, aujourd’hui, en 2007, triste monde, j’ajoute « odieux monde ».
Marrakech ne m’attire plus comme au début où j’ai connu cette ville, le souk ne m’intéresse absolument pas.
J’aime la Place des Ferbantiers, en cette saison, les cigognes sont nombreuses.
En flânant dans les rues de cette ville, j’entends de la musique, je me dirige vers cet endroit, sur une minuscule place il y a une fête foraine : quatre stands, un manège pour enfants, un pour adulte, un tir au ballon et celui que je préfère, le stand de la loterie. Ce stand me rappelle celui de mon enfance, le forain distribuait quelques tickets gratuits pour attirer le badaud, parmi ces bouts de papier, il y avait un N° gagnant, lorsque la roue indiquant plusieurs N° commençait à tourner, j’avais de l’adrénaline en moi, je ne gagnais jamais le gros lot.
Plus tard, j’ai pensé qu’il était pour celui qui achetait le billet, peut-être même que cette personne était complice avec le forain, ainsi, le lot retournait derrière le stand, enfin, peu importe.
Je suis resté longtemps à observer ce stand, il est vraiment agréable à le regarder, contempler, admirer, scruter, dévisager, la population ici est vraie, sincère, ce lieu est magique, fantastique, étonnant, formidable, extraordinaire, fabuleux, prodigieux, STOP.
J’ai conversé avec le forain animant ce stand, j’ai expliqué mes émotions, aujourd’hui en France ce stand n’existe plus, certainement que dans le Guéliz, les passants ignoreraient son stand, ici, ce n’est pas le même quartier, le peuple a encore besoin de rêves, il prend le temps de respirer, il vous écoute parler, vous êtes un homme de théâtre, vous savez donner de l’illusion, franchement, bravo !
Ce forain m’avise que c’est la première fois qu’un touriste lui adresse la parole, en principe les touristes sont pressés, il pense que mon analyse sur lui est excellente, nous nous quittons par une vigoureuse et chaleureuse poignée de main.
J’ai quelques difficultés à aller à l’hôtel, je me suis perdu dans ces rues, pas de panique, on retrouve toujours son chemin.
Samedi 9 juin
Dernière ballade dans les rues de Marrakech puis direction l’aéroport.
N’ayant pas de bagage, je n’ai pas l’enregistrement à faire, il n’y a plus qu’à attendre le droit d’aller à la salle d’embarquement.
Une information annonce que notre vol est retardé et plus tard, une nouvelle annonce pour un retard nettement plus important. Certaines personnes ne supportent pas cette annonce. Un Monsieur s’énerve auprès du personnel, je frappe des mains, silence de la salle d’embarquement, toutes les têtes sont tournées vers moi, je demande à ce Monsieur de respecter le personnel, d’être poli, vous avez fait le choix d’une compagnie d’aviation au tarif très bas, il faut assumer, la prochaine fois que vous prenez l’avion, choisissez Air France ou Royal Air Maroc, ainsi vous n’aurez pas de problème.
Avant de quitter le Maroc, il fallait que je me fasse remarquer, je me reconnais.
Tony
Tôt le matin, je parcours les ruelles de la médina avant de prendre le taxi collectif de Bade r-Rob pour me rendre à Imlil. Une fois le taxi complet, 2 passagers à l’avant et 4 à l’arrière de cette Mercedes, nous quittons Marrakech.
J’arrive à Imlil, 64 Km de Marrakech, (1740 m d’altitude), les guides sont nombreux à me proposer une excursion, je refuse toutes propositions, c’est ainsi que je vais fonctionner durant mon séjour dans ce pays.
J’effectue une randonnée de 6 H00, le site est merveilleux, j’aperçois la neige sur des sommets de plus de 4000 m d’altitude dont celui du Toubkal atteignant 4167m, le plus haut d’Afrique du Nord. Sur cette vallée, se nichent de minuscules villages berbères de pierre et de terre, le temps semble s’être arrêté depuis des siècles. J’ai la chance car entre mi-avril et début mai, en principe, il y a la récolte du blé. Tout le monde vient prêter main forte, hommes, femmes et enfants, dans une ambiance festive d’une gaieté incroyable, j’entends les femmes chanter, j’aperçois les enfants qui sur leur mulet chargé de blé, vont porter celui-ci à la cour de leur maison.
Sur le chemin du retour, quelques Km avant Imlil, un camion descend la vallée, le chauffeur m’amène à Asni.
Je fais du stop pour aller à Ouirgane, je vais passer la nuit chez l’habitant.
Je suis parfaitement bien accueilli par cette famille. Je fais quelques tours de magie aux enfants. Un Monsieur tond un mouton, un vieil homme assis à côté sur un tabouret en bois fait une remarque car le mouton est blessé par la tondeuse.
Lorsque la tonte de l’animal est finie, la laine est mise dans un sac puis on coupe la ficelle attachée aux pattes et une jeune fille amène ce mouton non sans égard dans un minuscule et vieux bâtiment et on recommence avec un autre mouton.
Lundi 28 mai
Je déjeune dans la cour, 7H10 et il fait déjà chaud.
Pour la douche, ça se passe dans les toilettes. L’eau recueillie de la montagne se trouve dans un bidon, sur celui-ci est accrochée une boîte de conserve qui a fonction de récipient.
Avec peu de moyen, on peut être propre, la preuve en est.
Avant de quitter cet habitat, je parcours ce village aux ruelles de terre accidentées. Je ne vais pas trop loin car je risque de ne pas pouvoir retrouver la maison où j’ai passé la nuit sinon, bien au contraire, il ne faut pas hésiter à s’y perdre, c’est le meilleur moyen de découverte.
Le bus partant de Marrakech à destination d’Agadir passe par Ouirgane vers 11H00. Voulant visiter la mosquée de Tin Mel, le car s’y arrêtant à 800m, c’est bon pour moi.
Sur cette route, j’aperçois les kasbahs d’Agadir-n-Gouf et de Talat-n- Yâkoub, je ne peux pas m’arrêter à les visiter car l’attente d’un véhicule sera longue. Les taxis collectifs seront probablement complets et le prochain bus passe dans 4H00. Le meilleur moyen pour circuler dans ce pays est la voiture de location mais pour moi seul, c’est trop coûteux. De toute façon, je sais que durant mon séjour, j’arriverai à me débrouiller.
Au loin, j’aperçois la mosquée de Tinmel, je frappe des mains pour que le car s’arrête. La mosquée se trouve à 800m de la route principale, je traverse les vergers pour m’y rendre.
Cette mosquée date de 1153. Abandonnée à l’état de ruines pendant des siècles, cette mosquée a fini par être restaurée. L’extérieur a l’austérité d’une forteresse. Le plan de cette mosquée est symétrique, des arcades en brique délimitant neuf nefs. Seule la première travée a conservé son élégant décor de stuc, notamment le beau mihrab et trois coupoles à stalactites. Les autres travées ont été entièrement reconstruites en brique rose, recréant avec beaucoup de bonheur l’espace originel.
Durant la visite de la mosquée, il y a deux couples de touristes français avec une voiture de location, je leur demande s’ils vont à Taroudant, la veine pour moi, c’est leur direction. Grâce à ces touristes, je gagne de nombreuses heures d’attente.
Le trajet offre un splendide panorama sur l’étroite vallée de l’oued Nfiss. Des petits champs en terrasses minutieusement entretenus et irrigués, des vergers d’amandiers et d’oliviers entourent les villages aux maisons de pierres sèches.
Après une série de virages vertigineux, on arrive au col du Tizi-n- Test à 2092m d’alt. La vue est époustouflante. La route descend ensuite tranquillement et la végétation évolue des chênes verts du sommet aux arganiers sauvages du Sous, en passant par les palmiers nains, les lauriers-roses et les immenses genêts à petites fleurs blanches.
De nombreuses chèvres grimpent sur les branches d’arganiers, nous passons une vingtaine de minutes à les observer, le spectacle est magnifique.
A 35 Km de Taroudant, nous visitons la palmeraie de Tioute. A l’arrière plan de cette palmeraie, il y a une belle vue de la chaîne du Haut Atlas. Au pied de cette palmeraie, se trouve une belle kasbah.
Nous reprenons le chemin pour Taroudant, la nuit tombe, je trouve un hôtel à 2 Km des remparts.
Mardi 29 mai
Taroudant se trouve à 81 km d’Agadir, 223 Km de Marrakech et 294 Km de Ouarzazate.
Les remparts dessinant un carré approximatif d’environ 8 km de pourtour sont percés de 5 portes monumentales. Il n’y a pas si longtemps, oliveraies et vergers venaient jusqu’au pied des murailles, leur conférant un charme supplémentaire. Mais, depuis quelques années, ce côté bucolique est menacé par la construction de faubourgs peu esthétiques.
J’ai visité un hôtel de luxe, je suis rentré dans cet établissement incognito. Cet établissement occupe l’ancien palais du pacha de Taroudant. Jardins luxuriants, cours secrètes animées de fontaines, beaux patios anciens plantés de grands bananiers, galeries et terrasses forment un dédale où il fait bon flâner. N’oublions pas la piscine.
Je quitte les remparts de Taroudant pour déambuler dans les souks, beaucoup d’enfants travaillent dans de minuscules ateliers avec une très faible luminosité. Hélas pour eux, ils ne vont pas à l’école qui pourtant est obligatoire, ceci amène à être analphabète, ces enfants ne sauront pas lire, ils seront comme aveugles, sans éducation, la lutte n’est pas possible.
Le très faible niveau socio-économique des familles oblige les parents à engager leurs enfants dans le travail à des âges précoces.
Leurs rémunérations de 150 DH à 300 DH par mois, soit entre 15 et 30€, sont perçues directement par les parents.
Le SMIC Marocain est à 2100 Dirhams.
Les conditions de vie sont souvent inhumaines.
Ce ‘trafic’ très lucratif est parfaitement bien organisé, il y a des bureaux de placements faisant le lien entre les familles très souvent rurales des ‘victimes’ et les futurs ‘Exploitants’.
Le code du travail de l’enfant a été élaboré mais toujours pas amandé.
Je quitte les souks et visite la médina, je suis surpris par le nombre de mosquées, les minarets sont magnifiques.
Je mange dans un restaurant à la propreté douteuse mais j’adore cette formule. Une omelette 2 œufs avec pain et thé plus l’eau du robinet à volonté me valent 7 DH, je laisse 3 DH de pourboire.
Sachez que 10 DH valent 1 €.
Maintenant j’ai une longue route à faire, je veux être ce soir à Ousmenat, village se situant à quelques Km avant Tafraoute et ce n’est pas gagné.
Un taxi collectif m’amène à Inezgane, banlieue d’Agadir. A la place des taxis collectifs d’Inezgane, je prends un autre taxi m’amenant cette fois à Âit-Baha.
Je suis à 70 Km d’Ousmenat mais avant, je veux visiter une citadelle.
En attendant que le taxi soit au complet, je prends un thé à la terrasse d’un café, je suis le seul consommateur. Dans ce pays, il est accepté de passer son temps dans un établissement sans prendre de consommation.
Nous sommes que 4 personnes à attendre que ce taxi soit au complet, voulant quitter Âit-Baha rapidement, je décide de payer la place pour les 2 personnes manquantes.
Comme prévu, je m’arrête à Tizorgan. Ce village fortifié bien seul à 500 m de la route est frappant. Arrivé à une porte fortifiée, un vieil homme assis me demande quelques DH. Ce village, situé au sommet d’une colline escarpée, a la particularité d’être parfaitement circulaire. Son enceinte de pierre est formée par les murs extérieurs des maisons. En parcourant les deux uniques ruelles, circulaires, j’admire quelques belles portes anciennes en bois d’arganier, patinées par les siècles et protégées par des auvents en plaques de schiste.
En quittant ce village, j’attends sous un soleil de plomb qu’un véhicule passe.
Après une heure d’attente, un camion s’arrête, le chauffeur m’amène à Ousmenat. Nous sommes 4 passagers pour ce trajet, serrés bien sur mais on oublie le confort, j’ai eu vraiment de la chance que ce camion soit sur cette route, la R 105, fort belle, je contemple le sommet Jbel Lekst à 2359 m d’alt.
Dans le sud du Maroc, il y a peu de véhicules, le stop est très facile, c’est un moyen pour le chauffeur de recevoir quelques DH.
Ce camion est chargé, surchargé de phosphate. Nous avançons à une vitesse d’environ 10 Km/h en côte. Nous franchissons le col du Tizi-n-Tarakine à 1500m d’alt, maintenant nous descendons à 20 Km/h, la troisième vitesse n’est jamais enclenchée. Parfois, nous nous arrêtons pour ne pas trop fatiguer le moteur.
Il fait nuit, nous roulons sans lumière sur cette route si dangereuse, c’est incroyable, je ne pense pas à l’accident sinon la peur s’installe, je suis rôdé, c’est la 5ième fois que je visite ce pays, je m’y suis habitué, je ne suis surpris de rien.
Arrivé à Ousmenat, je donne un bon pourboire au chauffeur, il le mérite franchement.
Il fait nuit, je fais de petits pas, le chemin est très accidenté, ici, nous ne sommes pas en Occident, les routes et trottoirs goudronnés, les noms de rue, l’éclairage, ceci n’existe pas.
Je rencontre une Marocaine, cette femme est institutrice. Sur le chemin m’amenant à un gîte, nous parlons de divers sujets.
A l’école, cette femme trouve les élèves mal élevés, elle pense que ceci vient des parents, il y a un manque de discipline, depuis quelques années, l’instituteur ne doit plus utiliser le bâton pour régner l’ordre.
Sur ce sujet comme tant d’autres thèmes abordés par les Marocains, je dérange mais je ne peux pas rester passif, je sais quand dans ce pays, la critique est insultante mais je respire mal si je ne dis pas ma pensée, j’ai toujours fonctionné ainsi, c’est parfois dangereux, risqué, mais c’est ma personnalité.
Dans ce pays, beaucoup d’enfants n’aiment pas l’école, ils encaissent des coups et des gifles par des excès de colère des instituteurs.
L’école publique au Maroc est malade. Certains enseignants sont outrés par les actes de leurs collègues qui . Comment aimer l’école dans ces conditions ? C’est normal que l’école devienne un endroit que l’on rejette.
Les parents envoient leurs enfants à l’école pour apprendre et se nourrir l’esprit, et pas pour prendre des coups et vivre dans la panique.
Certains enseignants pensent qu’un élève qui n’est pas battu, est un mauvais élève.
Cette enseignante me trouve trop bavard, dans ce pays, on ne parle pas ainsi me dit-elle, je lui explique comment je fonctionne, elle comprend ma culture occidentale mais est certaine qu’un jour, il m’arrivera des ennuis, ici ce n’est pas la France, tu es en vacances, respire, oublie le reste, réfléchit bien à ce que je te dis, en guise de réponse, je souris.
Je suis très bien reçu par le patron de ce gîte. Au Maroc, en principe, nous sommes toujours extrêmement bien reçus dans un établissement hôtelier ou un restaurant à l’arrivée comme au départ. Par contre, pour ce qui est administratif, banque, poste, c’est le contraire.
Mercredi 30 mai
Ce matin, je me lève plus tard, je suis tellement bien dans cette chambre si luxueuse, j’ai une douche avec l’eau chaude et en plus une serviette.
Un car d’excursion arrive pour visiter ce lieu, quant à moi, je fais la visite de ce village seul. Je me perds pour retrouver le chemin allant à Tafraoute.
Me voici enfin sur la R 105. Un petit car d’excursion s’arrête, surprise pour moi, le guide me propose de m’amener à Tafraoute, ce sont les Français que j’ai aperçus à Ousmenat qui ont demandé au guide de me faire monter dans le car. Durant le trajet, nous échangeons quelques mots, ces excursionnistes sont surpris de me voir passer des vacances ainsi, sans bagage, je voyage seulement avec un petit sac en bandoulière.
Aujourd’hui mercredi, c’est le jour du souk à Tafraoute, il approvisionne les villages de toute la région.
Je visite le village d’Adaï, 4 Km de Tafraoute, bon pour les mollets. Comme dans beaucoup de villages, de nombreuses maisons vieilles d’environ 3 ou 4 siècles sont à l’abandon ou en ruine.Il faudrait un plan de réhabilitation mais il n’y a pas d’argent pour cela, par contre, pour les mosquées des villages, elles sont toujours dans un état d’entretien impeccable. A l’intérieur de ce petit village, il y a de nombreux rochers, c’est vraiment impressionnant.
Je retourne à Tafraoute, à l’entrée de cette petite ville, il y a un hôtel avec une piscine, le nom de cet établissement se nomme Antoine. Je peux me baigner pour 20 DH.
Je vais à mon hôtel, le luxe est différent et le tarif est en conséquence. Je lave mon linge, il sèche très rapidement, il vaut mieux pour moi car c’est les seuls vêtements que j’ai.
Le soir, il y a toujours autant de monde dans les rues et les villages.
Jeudi 31 mai
Aujourd’hui, je vais visiter les gorges d’Aït-Mansour à environ 35 Km de Tafraoute.
Il n’y a pas de moyen de locomotion pour aller à ces gorges, seule une société de 4X4 fait ce trajet.
Je me dirige vers la station essence de cette ville. J’attends patiemment, durant 2H30, seul 3 automobilistes font le plein de leur véhicule de location. La première voiture est un couple d’Allemand, ils ne veulent pas me prendre ce qui est tout à fait normal, il en est de même pour le deuxième véhicule. Une troisième voiture arrive, il est déjà 10H30, ce couple est hésitant, je leur propose de l’argent pour les frais de carburant, refus de leur part par contre je peux faire le trajet avec eux, c’est vraiment une bonne journée pour moi.
Ce parcours est magnifique. Nous apercevons l’Adrar Mqorn à 2344 m d’alt. Lorsque la route goudronnée se termine, s’élève une surprenante palmeraie, enserrée entre deux hautes falaises très rapprochées. C’est un véritable enchantement de voir la verdure éclatante des jardinets irrigués sous les frondaisons denses des palmiers dattiers et de traverser l’oued à gué, à de nombreuses reprises.
La sortie des gorges débouche sur une vallée, un peu plus large, où apparaissent plusieurs villages anciens mais il faudrait trop de temps pour faire la visite. Je me contente de visiter un village se trouvant entre les deux gorges, le site est époustouflant.
Je fais demi tour et reviens vers la voiture, j’ai voulu laisser les Français se promener seuls.
Pour la route du retour, je veux m’arrêter au village d’Agard-Oudad, je quitte la voiture et remercie bien évidement ces personnes sans qui je n’aurais pas passé une agréable journée.
Ce village est entouré de rochers étrangement sculptés par l’érosion, comme ceux que l’on a nommé la gazelle, le chapeau de Napoléon, le doigt.
J’ai une heure de marche pour arriver à Tafraoute, je prends mon temps.
Je prends mon repas à la terrasse de l’hôtel, l’oued bien sec est en face de moi, soudain, inimaginable en occident, un commerçant jette tous ses détritus à travers le pont, boîtes de conserve, bouteilles de verre et autres . Triste oued, il est chargé de déchets sur toute la longueur de la ville.
Vendredi 1 juin
Je prends le bus partant de Tafraoute à 6H00 pour aller à Tiznit, distance : 107 Km.
Cette route est pittoresque. Nous mettons 3H30 pour parcourir cette distance.
Arrivé à Tiznit, je prends un taxi collectif pour me rendre à Inezgane (10 Km d’Agadir). Le chauffeur de ce taxi roule extrêmement vite, il ne faut pas être surpris si au Maroc, il y a autant d’accidents.
Je n’ai pas la prétention à écrire une rubrique ni à réaliser un rapport sur les accidents meurtriers dans ce pays mais hélas, alors que le code de la route suscite toujours la colère des conducteurs, ceux-ci ont d’ailleurs fait grève en mars 2007 pour protester contre un projet de loi visant à imposer de lourdes sanctions pour non respect des règlements de circulation, l’hécatombe, elle, se poursuit.
Les excès de vitesse, la défaillance mécanique, 60% des bus ne rempliraient pas les conditions minimales de sécurité, absence de marquage sur les routes, dépassement dans les virages, la nuit la plupart des véhicules ne sont pas éclairés et je peux en rajouter.
En 1998, le Maroc disposait de 57251 Km de routes dont 29952 Km revêtues.
Le parc automobile en circulation sur le réseau routier marocain est évalué en 2004 à 1950802 unités, ce qui représente une augmentation de 4% par rapport à 2003. Ce parc est composé de 73% de véhicules de tourisme, 26% de véhicules utilitaires et de 1% de mobylettes.
Le taux de motorisation est de 65 véhicules pour 1000 habitants source 2004.
Source 2004, le véhicule au Maroc tue 9,7 fois plus qu’en France.
3622 personnes ont été tuées dans les accidents de la circulation survenus en 2006.
Ce carnage prend les dimensions d’un cancer qui ne cesse de s’amplifier malgré la volonté d’y mettre un terme.
De Tiznit à Anizgane, il y a 78 Km. Ce trajet n’est pas agréable, sur tous les trajets que j’ai parcourus durant mon séjour, c’est le seul qui n’est pas merveilleux à mon goût.
Le taxi collectif s’arrête à une très grande place, il y a une centaine de 150 taxis à attendre le client et plus loin de nombreux bus partant pour toutes les destinations de ce pays.
Je viens d’acheter mon billet pour aller à Skoura, il est à peine midi, le bus part à 21H00, j’ai largement du temps me permettant de faire une visite quelque part.
Il fait très chaud, j’aperçois un indicateur de température s’affichant à 38°.
Dans la nuit du 29 février 1960, la ville d’Agadir fut anéantie par un tremblement de terre qui causa la mort de plus de 15000 personnes. En France, l’émotion est très vive. Monté sur le trône un an plus tard, Hassan II décide la reconstruction d’Agadir ; elle sera menée tambour battant, et le béton coulera à flot.
Architecture de béton, larges avenues entrecoupées d’espaces verts caractérisent le centre urbain reconstruit à l’issu de ce tremblement de terre. Il est difficile de comprendre l’admiration que cette architecture a pu susciter à cette époque.
Le PDRT (programme de développement régional touristique) d’Agadir vise à doter la ville à l’horizon 2015 d’une capacité litière s’élevant à 60000 lits. Ce programme porte sur le renforcement de l’hébergement en front de mer.
Je fais le choix de visiter la nouvelle médina.
Le tremblement de terre ayant privé Agadir de son ancienne médina, Coco Pollizzi, maître artisan décorateur Italien né à Rabat, a eu l’idée d’en reconstruire une. Plutôt que de tenter une impossible reconstruction, Coco Pollizzi s’est lancé dans une création personnelle, réutilisant à sa manière le vocabulaire plastique de l’architecture vernaculaire marocaine, ses matériaux et ses techniques traditionnelles de construction.
A l’intérieur, une enceinte en pisé, vous retrouverez, presque plus vrai que nature, ruelles, maisons, échoppes, ateliers, café maure, etc. La médina, loin d’être achevée, couvrira 4 ha, on peut voir des bâtisseurs blancher le pisé, installer un plafond en tataoui ou découper des zelliges. A ce projet architectural, s’ajoute un projet socioculturel : faire revivre un artisanat authentique, à l’abri du mercantilisme des bazaristes. Plusieurs dizaines d’artisans travaillent déjà, à leur propre compte, dans la médina. Leur production est vendue exclusivement sur place, pas de marchandage.
Personnellement, je trouve cette médina trop artificielle, un peu écomusée, elle manque de chaleur, il y a beaucoup de touristes venant avec le car d’excursion.
Dans cette médina, il y a un projet de discothèque, piscine, hôtel, à méditer.
Je retourne à Inezgane, je suis à 400 Km de Skoura.
Le bus quitte la place d’Inezgane comme prévu à 21H00, nous faisons le trajet de nuit.
Ce bus fait le trajet jusqu’à Errachidia, distance 670 Km.
Nous passons par Taroudant puis Ouarzazate, arrêt d’environ 30 mn.
Skoura est à 42 Km d’Ouarzazate, j’arrive à 2H30 du matin.
Heureusement, je connais Skoura, dès que j’aperçois l’entrée de ce village, je frappe très fort avec mes mains, c’est ainsi qu’il faut faire pour que le chauffeur s’arrête mais j’ai l’impression que ce chauffeur ne m’entend pas, je crie, enfin il stoppe.
Je suis le seul passager à descendre de ce bus, je me dirige jusqu’au centre de ce petit village.
Arrivé sur la Place, un vieux Monsieur fait la surveillance des magasins, au même moment un type en mobylette vient à mes côtés, il me propose de dormir chez lui, je me rends très vite compte qu’il est ivre et drogué, j’accepte tout de même sa proposition.
Arrivé chez lui, sa seule pièce d’habitation d’environ 30 m² est dans un état de clochardisation. J’espère ne pas attraper de puces ou autres. Il m’offre le thé, imaginez sa théière et ses verres, ‘ornementation de saleté’. Il parle mais le dialogue est incohérent. Vers 4H30, nous dormons, enfin lui mais moi, c’est impossible, il a un chien qui n’arrête pas de me lécher la figure, je repousse cet animal mais aussitôt il revient à moi et aboie bien péniblement. Cette bête est très amaigrie, elle a faim. Ne pouvant pas dormir et ne voulant pas perdre mon temps ici, je réveille Rachid, il a eu peur de ma présence, il ne se rappelait plus que je dormais chez lui.
Samedi 2 juin
Rachid me propose de faire la visite de la palmeraie de Skoura, allons-y, même si je la connais.
Je suis assis sur le porte-bagage de sa mobylette, il roule vite sur ce chemin sablonneux, j’espère ne pas tomber.
Nous faisons une première halte à une kasbah, construite à la fin du 18ième siècle par un Andalou. Elle est très belle (en bois sculpté, puits de lumière en colonnes) et justifie pleinement les travaux de restauration récemment entrepris. Les terrasses supérieurs offrent une vue superbe sur la palmeraie.
Ensuite, nous allons dans une maison auprès d’une mosquée, l’endroit est bucolique. Rachid me présente le propriétaire de cette maison.
Si Rachid m’amène dans cette maison, c’est certainement pour quelque chose, c’est comme la visite de la kasbah, je n’ai pas laissé le pourboire. Rachid a proposé de passer cette journée avec moi, mon temps n’est pas compté, pas de problème.
Ils ont comme projet de rénover cette maison pour en faire un gîte, alors ils me demandent si je veux participer financièrement à ce projet, en quelque sorte devenir actionnaire, ils partageront avec moi les bénéfices. Combien de fois ai-je pu avoir des propositions de ce genre.
Je refuse cette proposition débile et explique les raisons.
Ils fument le cannabis puis font une sieste, je n’ai plus qu’à attendre.
Rachid réveillé, nous quittons cette maison, aujourd’hui, la rénovation de cet habitat n’aura pas avancé.
Assis sur cette mobylette, nous prenons le chemin menant à Skoura, de là, Rachid m’amène à un gîte, le patron me fait visiter son établissement, c’est un émerveillement, fascinant, quel travail pour arriver à ce résultat. Le patron en est fier mais il peut l’être, c’est une véritable réussite.
Je paie un repas bien mérité à Rachid dans cet établissement, je n’avais pas mangé depuis hier soir, avant de prendre le bus à Inezgane.
Je prends le taxi collectif pour aller à Imassine. En quittant Skoura je me rends compte aussitôt que ce taxi prend la direction pour Ouarzazate., explication, je demande à faire demi-tour, non sans difficulté. Maintenant je suis à nouveau sur la petite place de Skoura pour attendre que le taxi soit au complet pour aller cette fois dans la bonne direction, Imassine.
En arrivant à Imassine, il fait nuit. En quittant le taxi, je traverse la route, il y a un grand parking et un restaurant. Je demande s’il y a un endroit pour dormir mais hélas, la réponse est négative. Sur cette route, les bus et les taxis s’arrêtent pour manger le tajine, acheter des cigarettes, fruits. Les femmes restent dans le véhicule ?
On m’amène un matelas, une couverture et un oreiller, je dors sur ce parking, souvent réveillé par le bruit mais c’est plus rassurant que de passer la nuit à la belle étoile.
Dimanche 3 juin
Le village d’Imassine se trouve en face du restaurant où j’ai passé la nuit. Je traverse la route pour admirer ce village situé de part et d’autres d’un oued que l’on passe à gué. Les nombreuses kasbahs sont construites au bord de la falaise.
J’attends maintenant au bord de la route qu’un taxi collectif m’amène à El Kelaâ M’Gouna, de là, je prends un autre taxi longeant la Vallée des Roses pour m’arrêter à Hadida, après ce village, la route n’est plus bitumée.
J’utilise mes jambes pour aller à Tourbist par un chemin, le seul d’ailleurs, très caillouteux.
Après 2H00 de marche, le paysage devient splendide, un panorama à 180° s’ouvre devant moi. A l’ouest se dresse l’Ighil M’Goun (4071m), avec son sommet enneigé.
De cet itinéraire, le plateau géologique est remarquable.
Je marche depuis plus de 3H00 sous un soleil de plomb, mes jambes tremblent, j’ai peu mangé ce matin, thé, pain, confiture, j’ai très soif mais je n’ai pas d’eau.
De Hadida à Tourbist par le chemin, le guide Michelin sans faire de pub annonce 2 Km, il y a obligatoirement une erreur ; quand nous circulons avec un 4X4 ce n’est pas un problème à faire 3 ou 4 Km supplémentaires mais à pied, ça change la donne.
Je deviens super agacé, je n’apprécie plus le paysage, je n’ai rencontré personne sur cette route, je me demande s’il ne faut pas faire demi-tour, suis-je sur la bonne destination ? Continuons à marcher, on verra.
Enfin un 4X4 arrive, je mets mon pouce d’avant en arrière en direction de ma bouche pour dévoiler ma soif, de cette façon, en principe, ce véhicule s’arrêtera.
Le guide ouvre la porte du 4X4, je demande à boire de l’eau.
Ce véhicule ne doit pas quitter cet endroit sans moi, je demande à ce guide accompagné du chauffeur et de 2 touristes Anglais si je peux faire le restant du parcours avec eux.
Evidemment, je le savais, le guide hésite mais c’est normal, ce guide est payé par ces Anglais pour visiter la région et pas pour prendre des stoppeurs.
Le couple d’Anglais accepte sans hésitation, ces Londoniens ne comprennent pas comment j’ai pu marcher si longtemps à 40°, sans eau et sans bagage, ils me trouvent suicidaire me disent-ils.
J’arrive à Tourbist, je traverse l’oued, je réserve 2 nuits d’hôtel, de ma chambre, j’ai une jolie vue d’un minaret avec son nid de cigognes, j’observe longuement les volatiles claquants avec leurs longs becs rouges.
Je visite ce charmant village puis revient à l’hôtel, un 4X4 est garé devant l’entrée.
Allongés sur des coussins, un jeune homme et son guide fument le joint, la discussion est sévère entre moi et ce touriste français, il pense que les gens de ce village peuvent visiter cette région le week-end et même aller l’été en vacances au bord de la mer. J’explique à ce débile que ces gens n’ont pas l’argent pour visiter le pays, ils restent dans leur village jusqu’à la fin de leur vie, ils n’ont pas le choix. Cet idiot insiste, il pense qu’il y a toujours un moyen de gagner de l’argent, je cesse la discussion, nous ne sommes pas sur la même longueur d’ondes. Il passera la soirée à fumer le cannabis, à chacun son plaisir.
En soirée, des musiciens arrivent, j’ai discuté avec eux lorsque j’ai visité le village en fin d’après-midi. Des femmes, après avoir cuisiné les repas pour les clients de l’hôtel font la vaisselle et le ménage (j’ai préféré manger dans un petit restau du village), arrivent pour danser au rythme de la musique, elles sont payées pour s’exhiber, ces femmes berbères n’ont pas le choix, il faut nourrir la famille. Les touristes n’hésitent pas à prendre des photos, quel paradoxe, dans ces villages de la montagne, les femmes ont le visage caché, elles ne regardent pas les hommes et dans les établissements hôteliers, pour pouvoir manger, ces mères n’ont pas d’autre solution que de se montrer pour la satisfaction des étrangers.
A propos du voile, ou on le porte et dans ce cas on ne l’enlève pas sous prétexte qu’il y a des touristes, ou on ne le porte pas, à méditer ?
Lundi 4 juin
Je fais une longue balade à Tourbist. Les maisons de ce village sont en terre rouge. Des enfants commencent à me suivre, je fais quelques tours de magie, ils m’applaudissent et ils veulent que je recommence, quel bon public ! Il y a en moi de l’émotion, en Occident, l’émerveillement a disparu.
En bordure de l’oued s’épanouissent de magnifiques plantations de figuiers, d’amandiers et d’autres arbres fruitiers. Je retrouve l’ambiance d’Imlil lors de la récolte du blé, je reste assis près de 30 mn à entendre ces femmes chanter, que c’est beau !
Plus loin, des femmes et de jeunes filles lavent le linge.
Un forgeron cloue un fer au pied d’un maigre cheval.
La nuit ne vas pas tarder, Je retourne au village, les enfants m’appellent le magicien.
Je rencontre Adil, le musicien d’hier soir, il m’invite à prendre le thé chez ses amis. Dans cette pièce de la maison, nous sommes 6 avec moi, je suis le seul à ne pas fumer le cannabis. A la demande d’Adil, je dois faire de la magie à ses amis, pas de problème, il apprécie.
Avec Adil, j’achète une bouteille d’alcool de figue (40°), nous frappons à la porte métallique de la maison, le propriétaire nous donne contre un billet de 100 DH (10€) ce liquide dans une bouteille d’eau en plastique. Je sais, c’est idiot d’acheter de l’alcool, il est plus utile d’offrir de la nourriture mais j’ai proposé et à l’unanimité le choix a été pour la boisson.
Soirée excellente au son de la musique, chacun a amené son instrument, guitare, tam tam, crotale. Le fils du patron de l’hôtel où je dors arrive avec un grand plat de couscous, c’est vraiment gentil de sa part, ce garçon est très sérieux, il ne fume pas et ne boit pas, il a franchement raison.
Mardi 5 juin
Je fais mes adieux, je remercie le fils du patron d’être venu avec un plat de couscous hier soir.
Pour retourner à Hadida, je ne prends pas le même chemin qu’à l’aller, je passe par l’oued, en cette saison, il n’y a pas trop d’eau, enfin, je l’espère.
Marcher le long de l’oued peu être risqué, s’il y a un violent orage, en quelques minutes l’eau monte très rapidement et c’est la noyade assurée, mais si on vit perpétuellement avec l’idée du danger, on ne fait rien.
Jusqu’à Hadida, mon parcours a duré 3H30, j’ai eu parfois certaines difficultés à franchir certains obstacles mais j’ai été fort heureusement récompensé par un sublime paysage. Parfois, j’avais de l’eau jusqu’à la taille, une eau boueuse et glacée en provenance de la fonte des neiges, le courant était assez impressionnant, j’avais peur de tomber, mes vêtements séchaient vite avec le soleil torride.
A 10 Km avant El-Kellaâ M’Gouna, je trouve un gîte, je suis le seul client, comme d’habitude, je suis très bien reçu par le propriétaire.
Mercredi 6 juin
Petit-déjeuner très copieux, j’ai même des gâteaux, je laisse un généreux pourboire au patron.
Sur le chemin d’El-Kellaâ, nous sommes des centaines de personnes à marcher, hommes, femmes, enfants. Aujourd’hui, c’est jour de marché. Les marchés sont toujours très typiques, les gens de la montagne font des Km pour vendre ou acheter les produits. Il y a également le marché aux bestiaux, amis des animaux, évitez d’y assister.
Départ du bus allant à Marrakech, à l’embranchement de la route allant à Âït-Benhaddou, je prends un autre moyen de locomotion, le taxi collectif, je demande au chauffeur de me laisser juste avant l’oued, après le village d’Aït. Maintenant, il y a un pont pour traverser l’oued, pour les habitants de Tamdakth, c’est franchement mieux, l’hiver, ils ne seront plus isolés, ces gens pourront descendre la vallée.
Je réserve 2 nuits à l’hôtel mais ne prends pas de chambre, je préfère dormir sur la terrasse.
Je lave mon linge, le seul bermuda que j’ai et ma chemisette, je profite de la piscine en attendant que mes vêtements sèchent.
Je descends à Âït, je ne prends pas la route mais passe par les chemins.
Jeudi 7 juin
Cette nuit, il y a eu beaucoup de vent, pire qu’à Saint-Malo, je n’ai pas bien dormi, vers 4H00 du matin, j’étais déjà réveillé par le jour mais j’aime cette façon de vivre, ce soir je vais dormir à nouveau sur la terrasse de l’hôtel.
Je vais me promener à Tamdakt (4 Km d’Âït-Benhaddou), d’immenses nids de cigognes sont installés en haut des tours à moitié détruites. Je traverse les champs de ce village pour rejoindre l’oued puis reviens à l’hôtel. Je fais une sieste, la seule de mes vacances. En début d’après-midi, je vais à Âït. Je descends par l’oued, il n’y a pas une goûte d’eau. Les hautes Kasbahs datent probablement du 18ième siècle, les façades sont décorées de motifs géométriques réalisés à l’aide de briques de terre crue. Il faut se promener dans le lacis des ruelles qui escaladent la colline, couronnée par les vestiges d’une forteresse juive préislamique. Le panorama du sommet est exceptionnel.
Vendredi 8 juin
Je quitte Âït-Benhaddou pour Marrakech.
A l’entrée de Marrakech, j’aperçois de superbes villas, juste en face de ces immenses demeures, se trouvent de misérables bidonvilles, ceux-ci seront dans peu de temps certainement démolis pour construire de nouvelles demeures pour les riches.
Le parc immobilier de cette ville est en plein essor.
Il y a 2 mois, le marché de gros a été déplacé à une quinzaine de Km sur la route allant à El Jadida, seul, pourront aller se ravitailler les riches commerçants, les pauvres seront encore plus nombreux. A l’endroit où existait ce marché, il y a de nombreuses grues, le projet immobilier est démesuré.
Ce marché de gros se trouvait en face le jardin Majorelle, j’aimais le visiter lorsque je passais à Marrakech.
Tôt le matin, les restaurateurs et les commerçants de la ville venaient s’approvisionner ; seul les particuliers n’avaient en principe pas le droit à l’achat, croyez-moi, la visite valait le détour. De nombreux paysans venaient des environs de Marrakech, la plupart à dos d’âne, pour vendre leurs récoltes de dattes, de blé en grande quantité. On y trouvait toutes sortes de légumes. On y achetait la volaille, la viande, le poisson venait d’Essaouira. Quelle ambiance que ce marché ! Je n’ai plus qu’à enregistrer dans ma mémoire cette atmosphère.
Le bus arrive à la gare, je vais à pied à la Place Jemâa el -Fna et trouve un hôtel à 5 € la nuit.
Au coin d’une rue, des enfants se shootent à coup de colle. Des jeunes filles vendent des kleenex, des cigarettes, des fleurs aux feux rouges, quand elles ne se prostituent pas pour une bouchée de pain. Ces filles sont toutes des mères célibataires potentielles, donc, d’autres enfants qui vont grandir dans la rue. A d’autres coins de rue, encore des enfants, cireurs de chaussures. Voilà où conduit la pauvreté de ce pays. Des réseaux de mendicité organisés recrutent ces enfants. Les parents des ‘enfants de rues’ sont démissionnaires, ils ne savent plus jouer leur rôle. Plus alarmant, l’enfant représente très souvent la seule source de revenus pour une famille qui ne cesse de croître dangereusement. Pensons également au triste sort réservé aux ‘bonnes’, ce sont ces filles placées dès la petite enfance par leur parents, dans des familles où elles sont bonnes à tout faire. Souvent battues, elles vivent dans des conditions précaires, ne voyant leur parent qu’une fois par mois ou tous les deux mois, le jour où celui-ci vient chercher la paie souvent ridicule et dont la petite fille ne jouit nullement.
J’ai vu, croyez-moi, des visages d’enfants marqués de cicatrices, la rue bousille leur santé, ils sont happés. J’ai vu à Marrakech et Casablanca des enfants battus par la police, en pleine rue, le vagabondage étant interdit.
Que faire, je suis impuissant, m’en mêler, mon passeport est confisqué et je ne reviens pas en France, j’ai honte de moi mais je ne peux hélas que constater ce déplorable spectacle, aujourd’hui, en 2007, triste monde, j’ajoute « odieux monde ».
Marrakech ne m’attire plus comme au début où j’ai connu cette ville, le souk ne m’intéresse absolument pas.
J’aime la Place des Ferbantiers, en cette saison, les cigognes sont nombreuses.
En flânant dans les rues de cette ville, j’entends de la musique, je me dirige vers cet endroit, sur une minuscule place il y a une fête foraine : quatre stands, un manège pour enfants, un pour adulte, un tir au ballon et celui que je préfère, le stand de la loterie. Ce stand me rappelle celui de mon enfance, le forain distribuait quelques tickets gratuits pour attirer le badaud, parmi ces bouts de papier, il y avait un N° gagnant, lorsque la roue indiquant plusieurs N° commençait à tourner, j’avais de l’adrénaline en moi, je ne gagnais jamais le gros lot.
Plus tard, j’ai pensé qu’il était pour celui qui achetait le billet, peut-être même que cette personne était complice avec le forain, ainsi, le lot retournait derrière le stand, enfin, peu importe.
Je suis resté longtemps à observer ce stand, il est vraiment agréable à le regarder, contempler, admirer, scruter, dévisager, la population ici est vraie, sincère, ce lieu est magique, fantastique, étonnant, formidable, extraordinaire, fabuleux, prodigieux, STOP.
J’ai conversé avec le forain animant ce stand, j’ai expliqué mes émotions, aujourd’hui en France ce stand n’existe plus, certainement que dans le Guéliz, les passants ignoreraient son stand, ici, ce n’est pas le même quartier, le peuple a encore besoin de rêves, il prend le temps de respirer, il vous écoute parler, vous êtes un homme de théâtre, vous savez donner de l’illusion, franchement, bravo !
Ce forain m’avise que c’est la première fois qu’un touriste lui adresse la parole, en principe les touristes sont pressés, il pense que mon analyse sur lui est excellente, nous nous quittons par une vigoureuse et chaleureuse poignée de main.
J’ai quelques difficultés à aller à l’hôtel, je me suis perdu dans ces rues, pas de panique, on retrouve toujours son chemin.
Samedi 9 juin
Dernière ballade dans les rues de Marrakech puis direction l’aéroport.
N’ayant pas de bagage, je n’ai pas l’enregistrement à faire, il n’y a plus qu’à attendre le droit d’aller à la salle d’embarquement.
Une information annonce que notre vol est retardé et plus tard, une nouvelle annonce pour un retard nettement plus important. Certaines personnes ne supportent pas cette annonce. Un Monsieur s’énerve auprès du personnel, je frappe des mains, silence de la salle d’embarquement, toutes les têtes sont tournées vers moi, je demande à ce Monsieur de respecter le personnel, d’être poli, vous avez fait le choix d’une compagnie d’aviation au tarif très bas, il faut assumer, la prochaine fois que vous prenez l’avion, choisissez Air France ou Royal Air Maroc, ainsi vous n’aurez pas de problème.
Avant de quitter le Maroc, il fallait que je me fasse remarquer, je me reconnais.
Tony
Vol low cost avec Easyjet annulé English translation pending
Je devais rentrer du maroc samedi soir, vol de
19h45 par easyjet...Vol suprimé, sans le moindre préavis, pour une
raison qui ne nous a pas été communiqué....Relogés au riad Mogador 4
étoiles de Marrakech à 1800 dhs affichés la chambre par nuit (environ
160 euros)....Y a pire en matière de détresse.....pour attendre le ...
prochain vol disponible....le Mercredi
Séjour de pêche en "surf carting" à Dakhla et temps de trajet depuis Tanger? English translation pending
bonjours à tous je dois me rendre sur daklah à la mi septembre pour un séjour de pêche en surf casting .
savez vous si c est une bonne periode .
combien de temps faut il en voiture arrivée Tanger destination Daklah .
merci pour vos réponses domi
merci pour vos réponses domi
Où aller passer ses vacances pour faire la fête au Maroc? English translation pending
Bonjour,
je souhaite partir au Maroc cette été pour fin juillet debut aout pour m'amuser faire la fête... Que me conseillez vous de mieux car je sais pas trop où aller Marrakech, Essaouira...
Petit tour du Maroc en six jours, prix? English translation pending
Bonjour , voila je vous explique la situation :) Un ami et moi même comptons faire un petit trip éclair dans le Maroc pour une durée de 6 jours pas plus , au départ d'Agadir du 17 au 23 Juin .
Voici le trajet que j'ai réalisé pour l'instant : Agadir-Essaouira ( 162 km ) , Essaouira-Marrakech ( 176 km ) , Marrakech-Fès ( 476 km ) , Fès-Volubilis ( 100 km ) puis Volubilis-Meknès ( 50 km ) ( et retour sur agadir le 7ème jour ~ 650 km ) .
Je voudrais connaître si quelqu'un peut m'aider le prix exact que cela peut représenter , tout en sachant que nous allons prendre les taxis collectifs et sans doute dormir dans des auberges pas chères , nous somme 2 jeunes de 19 ans donc assez ric-rac niveau budget :) :) Pour l'instant je me dis que nous aurons besoin de 100 € chacun es-ce que je me trompe ? plus ? moins ? nous pouvons monter à 200 € maximum chacun , fou ou pas ?
Ce voyage est avant tout pour nous une occasion de vivre dans la simplicité la plus totale et de plonger dans ce que l'on appelle : le Voyage . Ce n'es pas tant de visiter les villes qui nous interresse ( mais de vivre le plus d'aventures possibles , de rencontrer la population , vivre des galères en bref : nous ne jouerons pas aux touristes en quête de luxe ( mes excuses à tous les touristes en quête de luxe ) .
Voila j'espère que j'ai été clair :) si vous avez besoin de plus d'information je suis là pour vous répondre , merci beaucoup et à très vite !
Voici le trajet que j'ai réalisé pour l'instant : Agadir-Essaouira ( 162 km ) , Essaouira-Marrakech ( 176 km ) , Marrakech-Fès ( 476 km ) , Fès-Volubilis ( 100 km ) puis Volubilis-Meknès ( 50 km ) ( et retour sur agadir le 7ème jour ~ 650 km ) .
Je voudrais connaître si quelqu'un peut m'aider le prix exact que cela peut représenter , tout en sachant que nous allons prendre les taxis collectifs et sans doute dormir dans des auberges pas chères , nous somme 2 jeunes de 19 ans donc assez ric-rac niveau budget :) :) Pour l'instant je me dis que nous aurons besoin de 100 € chacun es-ce que je me trompe ? plus ? moins ? nous pouvons monter à 200 € maximum chacun , fou ou pas ?
Ce voyage est avant tout pour nous une occasion de vivre dans la simplicité la plus totale et de plonger dans ce que l'on appelle : le Voyage . Ce n'es pas tant de visiter les villes qui nous interresse ( mais de vivre le plus d'aventures possibles , de rencontrer la population , vivre des galères en bref : nous ne jouerons pas aux touristes en quête de luxe ( mes excuses à tous les touristes en quête de luxe ) .
Voila j'espère que j'ai été clair :) si vous avez besoin de plus d'information je suis là pour vous répondre , merci beaucoup et à très vite !
Maroc: découvrir la vallée des roses à pied et sans guide? English translation pending
Bonjour,
Nous partons dans deux semaines pour le Maroc et nous souhaiterions découvrir la vallée des roses à pied et sans guide. Est-ce que quelqu'un sait si avec les transports publics nous pouvons arriver jusqu'à "El-Kelaa M'Gouna"? et d'ailleurs, à la fin de la marche depuis "Aïtyoul" est-il facile de trouver un bus pour rentrer à Marrakech? Pendant les 4 jours de marche dans la vallée est-il facile de se restaurer ou s'il faut prendre avec nous tout ce qu'il faut pour la préparation des repas? J'imagine que pour les nuits il doit y avoir pas mal de gîtes, avez-vous des adresses de confiance?
Merci pour tout et au plaisir de vous lire!
Merci pour tout et au plaisir de vous lire!
Itinéraire de deux/trois semaines au Maroc en septembre English translation pending
Bonjour à tous,
J'aimerais aller au Maroc 2 ou 3 semaines en Septembre.
Voici mon itinéraire provisoire (je compte me déplacer en train et bus) : - Fès - Chefchaouen - Meknès - Casablanca - Azemmour - El Jadida - Essaouira - Marrakech - Ouarzazate
Je compte voyager seule. Y'a t-il des villes à éviter ?
Je sais déjà que pour une fille il vaut mieux éviter les jupes courtes, ainsi que les débardeurs. Tee-shirt et short qui arrive au genou ça irait ?
Est-il nécessaire de changer ses euros en dirhams ? Ou bien est-ce que l'on peut payer sans problème en euros ?
Je ne suis pas musulmane mais je porte une main de Fatma. Est-ce que cela pourrait être mal pris ?
Pour terminer, avez-vous des conseils à me donner ?
Merci d'avance pour vos réponses 🙂
PS: Deux couples de collègues sont allés au Maroc et en sont revenus un peu dégoutés, non pas par les paysages, mais par l'insistance des marocains à draguer leur amie, et aussi par la mendicité... Quelle est la meilleure façon de réagir dans ces deux cas de figure ?
J'aimerais aller au Maroc 2 ou 3 semaines en Septembre.
Voici mon itinéraire provisoire (je compte me déplacer en train et bus) : - Fès - Chefchaouen - Meknès - Casablanca - Azemmour - El Jadida - Essaouira - Marrakech - Ouarzazate
Je compte voyager seule. Y'a t-il des villes à éviter ?
Je sais déjà que pour une fille il vaut mieux éviter les jupes courtes, ainsi que les débardeurs. Tee-shirt et short qui arrive au genou ça irait ?
Est-il nécessaire de changer ses euros en dirhams ? Ou bien est-ce que l'on peut payer sans problème en euros ?
Je ne suis pas musulmane mais je porte une main de Fatma. Est-ce que cela pourrait être mal pris ?
Pour terminer, avez-vous des conseils à me donner ?
Merci d'avance pour vos réponses 🙂
PS: Deux couples de collègues sont allés au Maroc et en sont revenus un peu dégoutés, non pas par les paysages, mais par l'insistance des marocains à draguer leur amie, et aussi par la mendicité... Quelle est la meilleure façon de réagir dans ces deux cas de figure ?
Avis sur itinéraire dans le sud du Maroc fin avril 2010? English translation pending
Bonjour à tous
Nous envisageons de partir au Maroc au mois du 23 avril au 1 mai et, après quelques recherches notament sur cet excellent forum, je souhaiterais me faire valider le circuit que j'ai retenu...
1er jour : Arrivée Casablanca 14h30 --> visite et nuit à Casa
2ème jour : Casa--> Marrakech par le train --> après-midi et nuit à Marrakech
3ème jour : Visite de Marrakech et nuit 4ème jour : Location 4X4: Marrakech--> Ouarzazate par telouet et Ait Benhadou --> Vallée des roses _ nuit 5ème jour : Vallée des roses --> boucle par gorges du Dades--> Zagora --> Mhamid _ nuit en bivouac 6ème jour : Mhamid --> Taroudant ( par quel itinéraire ?? sans faire trop de piste, plutôt amateur en la matière...)_nuit 7ème jour : Taroudant --> Agadir --> Essaouira _ nuit 8ème jour : Essaouira --> Marrakech retour du 4X4 puis Casa par le train _ nuit à Casa 9ème jour : visite Casa puis decollage vers 20 h00
Le choix du 4X4 se fait car nous sommes 6 à voyager et pas trouvé de loc 7 places moins cher qu'un 4X4... a voir car je ne pense pas avoir besoin de 4X4 hormis pour la capacité.... Que pensez-vous de ce programme pour découvrir le sud maroc pour une première ? je cherche des plans hebergement modestes hors Marrakech que j'ai déjà.... Merci de vos precieux conseils...
Yves_Val de Marne
Nous envisageons de partir au Maroc au mois du 23 avril au 1 mai et, après quelques recherches notament sur cet excellent forum, je souhaiterais me faire valider le circuit que j'ai retenu...
1er jour : Arrivée Casablanca 14h30 --> visite et nuit à Casa
2ème jour : Casa--> Marrakech par le train --> après-midi et nuit à Marrakech
3ème jour : Visite de Marrakech et nuit 4ème jour : Location 4X4: Marrakech--> Ouarzazate par telouet et Ait Benhadou --> Vallée des roses _ nuit 5ème jour : Vallée des roses --> boucle par gorges du Dades--> Zagora --> Mhamid _ nuit en bivouac 6ème jour : Mhamid --> Taroudant ( par quel itinéraire ?? sans faire trop de piste, plutôt amateur en la matière...)_nuit 7ème jour : Taroudant --> Agadir --> Essaouira _ nuit 8ème jour : Essaouira --> Marrakech retour du 4X4 puis Casa par le train _ nuit à Casa 9ème jour : visite Casa puis decollage vers 20 h00
Le choix du 4X4 se fait car nous sommes 6 à voyager et pas trouvé de loc 7 places moins cher qu'un 4X4... a voir car je ne pense pas avoir besoin de 4X4 hormis pour la capacité.... Que pensez-vous de ce programme pour découvrir le sud maroc pour une première ? je cherche des plans hebergement modestes hors Marrakech que j'ai déjà.... Merci de vos precieux conseils...
Yves_Val de Marne
Louer un camping-car au Maroc? English translation pending
bonjour à tous
les bons coeurs voudraient-il bien m'aider en
voulant bien me renseigner s'il ya possibilité de
louer un camping car au maroc, sinon est-ce
qu'il y a une autre solution dans ce pays du maghreb
merci d'avance à toutes et à tous
mmm
Expatriation à Casablanca seule en juin: qui d'autre dans ce cas? English translation pending
Bonjour à tous,
J'ai pris la grande décision de m'expatrier SEULE à Casa en juin prochain !
Et oui !
J'ai 33 ans et ai trouvé du travail depuis la France.
Je connais Marrakech et Essaouira mais Casa pas du tout.
Y a t'il d'autres femmes trentenaires dans mon cas?
Je me dis que ça peut être sympa de nouer des contacts pour flâner et découvrir Casa ensemble,
faire de beaux pâtés de sable :)
Trajets marocains Merzouga - Tinghir et Tinghir - Skoura English translation pending
Bonjour,
Je souhaiterais avoir quelques avis sur la durée que représente certains trajets au Maroc. J'espère que vous pourrez m'aider :
- Merzouga vers Tinerhir (via Erfoud). Est-il possible de visiter les gorges du Todra sur la même journée ? - Tinerhir vers Skoura (via Boulmane)
Est-il possible de se rendre de Aït Ben Haddou au gorges de Ouzoud (sans passer par Marrakech) sur la même journée. Sur la carte Michelin, je vois une qu'une petite route part à droite juste avant Marrakech en venant du Tizi N'Tichka. Est-elle pratiquable en voiture de tourisme ?
Merci d'avance pour votre aide !!!
Bonne journée
Fabrice
Je souhaiterais avoir quelques avis sur la durée que représente certains trajets au Maroc. J'espère que vous pourrez m'aider :
- Merzouga vers Tinerhir (via Erfoud). Est-il possible de visiter les gorges du Todra sur la même journée ? - Tinerhir vers Skoura (via Boulmane)
Est-il possible de se rendre de Aït Ben Haddou au gorges de Ouzoud (sans passer par Marrakech) sur la même journée. Sur la carte Michelin, je vois une qu'une petite route part à droite juste avant Marrakech en venant du Tizi N'Tichka. Est-elle pratiquable en voiture de tourisme ?
Merci d'avance pour votre aide !!!
Bonne journée
Fabrice
Périple Allemagne - Pays-Bas - Belgique à vélo English translation pending
Bonjour,
Je compte, si tout va bien, faire un tour en Europe, pour la première fois à vélo, je suis en phase de préparation, je n'ai pas encore tracer les étapes mais j'ai déjà une idée assez claire sur l'itinéraire, arrivée à Frankfurt (ryan air oblige à partir de Marrakech), je visite après un ami à Neunkirchen 179 km, en deux jours je suppose, deuxième grande étape: Neunkirchen à De bilt au Pays Bas 447 km, troixième grande étape: De bilt à Bruxelles 217 km... je suis plutot intéressé par des tuyaux sur le logement, pas chèr de préference sachant que je suis payé en Dirham 🙂, s'il y a des assoc ou des campings, et possibilité de faire du camping sauvage ?.. aussi et comme tout le monde, éviter les axes les plus fréquentés, préviligier du paysage et la sécurité bien évidemment..j'ai déjà fait deux voyages d'une semaine et d'une dizaine de jours, 450 km et 960 km; sinon je fais du vélo de temps à autre et je compte faire des étapes moyennes de 80 à 90 km, ça depend bien sur du terrain, valloné ou pas, montagne, faut plat...etc, combien de temps me faudra t-il pour faire ce parcours ??
Merci d'avance,
Salam
Je compte, si tout va bien, faire un tour en Europe, pour la première fois à vélo, je suis en phase de préparation, je n'ai pas encore tracer les étapes mais j'ai déjà une idée assez claire sur l'itinéraire, arrivée à Frankfurt (ryan air oblige à partir de Marrakech), je visite après un ami à Neunkirchen 179 km, en deux jours je suppose, deuxième grande étape: Neunkirchen à De bilt au Pays Bas 447 km, troixième grande étape: De bilt à Bruxelles 217 km... je suis plutot intéressé par des tuyaux sur le logement, pas chèr de préference sachant que je suis payé en Dirham 🙂, s'il y a des assoc ou des campings, et possibilité de faire du camping sauvage ?.. aussi et comme tout le monde, éviter les axes les plus fréquentés, préviligier du paysage et la sécurité bien évidemment..j'ai déjà fait deux voyages d'une semaine et d'une dizaine de jours, 450 km et 960 km; sinon je fais du vélo de temps à autre et je compte faire des étapes moyennes de 80 à 90 km, ça depend bien sur du terrain, valloné ou pas, montagne, faut plat...etc, combien de temps me faudra t-il pour faire ce parcours ??
Merci d'avance,
Salam