Results for "Natural+Bridges+|+3+>+99"
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Un vélo, des sandales et des déboires English translation pending
Récemment lors de mon parcours sur la transméditerranéenne (EV8) de Narbonne à Draguignan j'ai eu une mauvaise surprise.
À un moment je m'arrête pour boire puis au moment de repartir lorsque je positionne mon pied droit dans le cale-pied j'ai une sensation étrange. Je regarde. La semelle de la sandale s'est détachée ! Il reste attaché à mon pied les sangles elles-mêmes attachées à la semelle interne. Je n'ai pas d'alternative. Comment faire ?
Je cherche un Decathlon (merci Osmand) car on est lundi ce sont les seuls ouverts. Le plus proche est à Arles pas très loin. Oui mais je ne peux pas pédaler, ni marcher.
Dans ces cas là malgré l'émotion, la colère de voir qu'on ne peut pas compter sur un matériel conçu pour faire de la randonnée (merci Colombia), ça cogite dur. Finalement je prends la petite sangle de fixation de la gourde. Je l'enroule autour de mon coup de pied pour solidariser la semelle externe au restant de la sandale toujours attaché à mon pied. Et nous voilà parti vers Decathlon par le chemin le plus court et le plus plat (merci encore Osmand).
C'est quand même incroyable que la semelle externe ne soit que collée. Un matériel de randonnée on doit pouvoir compter dessus. Une semelle doit être collée et cousue pour prétendre être de qualité randonnée.
En conclusion je suis à la recherche d'une paire de sandales résistant au pédalage et à l'eau sachant que j'utilise des cales-pieds de VTT.
À un moment je m'arrête pour boire puis au moment de repartir lorsque je positionne mon pied droit dans le cale-pied j'ai une sensation étrange. Je regarde. La semelle de la sandale s'est détachée ! Il reste attaché à mon pied les sangles elles-mêmes attachées à la semelle interne. Je n'ai pas d'alternative. Comment faire ?
Je cherche un Decathlon (merci Osmand) car on est lundi ce sont les seuls ouverts. Le plus proche est à Arles pas très loin. Oui mais je ne peux pas pédaler, ni marcher.
Dans ces cas là malgré l'émotion, la colère de voir qu'on ne peut pas compter sur un matériel conçu pour faire de la randonnée (merci Colombia), ça cogite dur. Finalement je prends la petite sangle de fixation de la gourde. Je l'enroule autour de mon coup de pied pour solidariser la semelle externe au restant de la sandale toujours attaché à mon pied. Et nous voilà parti vers Decathlon par le chemin le plus court et le plus plat (merci encore Osmand).
C'est quand même incroyable que la semelle externe ne soit que collée. Un matériel de randonnée on doit pouvoir compter dessus. Une semelle doit être collée et cousue pour prétendre être de qualité randonnée.
En conclusion je suis à la recherche d'une paire de sandales résistant au pédalage et à l'eau sachant que j'utilise des cales-pieds de VTT.
Destinations à faire en famille en Italie English translation pending
Bonjour,
Je cherche LES destinations en Italie à faire absolument en famille, on est très paysage si possible des glissades d'eau de quoi du genre.
Je prendrais tous vos conseils et après on choisira ce qui nous corresponds. Merci beaucoup :)
Pour le moment on a ça, est-ce qu'il y en a qui sont à déconseiller ou alors d'autres à rajouter ? : Colisée Panthéon Fontaine de Trévi Tour de PIse Cinque Terre (Monteresso)
Je cherche LES destinations en Italie à faire absolument en famille, on est très paysage si possible des glissades d'eau de quoi du genre.
Je prendrais tous vos conseils et après on choisira ce qui nous corresponds. Merci beaucoup :)
Pour le moment on a ça, est-ce qu'il y en a qui sont à déconseiller ou alors d'autres à rajouter ? : Colisée Panthéon Fontaine de Trévi Tour de PIse Cinque Terre (Monteresso)
Safari aux tigres invasif? (Inde) English translation pending
Bonjour, je suis tenté par un voyage dans un parc national Indien. mon avis ne s'est pas encore clairement arrêté, mais je serais tenté par les Sunderbans. Mais je suis mitigé. d'un côté l'idée de voir ces gros chats dans leur forêt est emballante. mais en même temps je me dis que si j'étais un tigre, et que je doive me farcir des centaines, voire des millions de touristes lancés à mes trousses, quand bien même ce ne serait qu'avec un appareil photo, ça me prendrait surement la tête.
Qu'en pensez-vous
Les 10 plats thaïs préférés des touristes English translation pending
un classement des 10 meilleurs plats thaïs que les touristes adorent !
https://vivre-en-thailande.com/les-10-plats-thais-que-les-touristes-adorent/3781/?fbclid=IwAR0MfcHq0_k7Q1u_gelyLqFerGm334fa7CsY_My04nsYY8pHQTWImgkgLZs
https://vivre-en-thailande.com/les-10-plats-thais-que-les-touristes-adorent/3781/?fbclid=IwAR0MfcHq0_k7Q1u_gelyLqFerGm334fa7CsY_My04nsYY8pHQTWImgkgLZs
Conseil sur mon itinéraire dans le sud de la France (hôtels, restaurants...) English translation pending
Bonjour,
Avec une amie nous envisageons de partir debut septembre pour 10-15 jours dans le sud, voici l'itineraire auquel j'ai pense : (nous partons de Lorraine)
St Remy de Provence - Baux de provence Cassis - Bandol - Sanary Porquerolles et Port Cros St Tropez - Ramatuelle Cannes - St Paul de Vence les gorges du Verdon et finir par le sentier des ocres
Je compte un peu sur vous pour m'aider a morganiser au mieux (bonnes adresses hotels, restos, combien de temps par endroit sachant que pour les 2 iles on aimerait loger sur place, ...) Y a t il des navettes inter iles? Pour les gorges du verdon comment s'organiser et combien de temps pour tout voir
Bref tous vos idees-conseils seront les bienvenus
Merci d'avance
Avec une amie nous envisageons de partir debut septembre pour 10-15 jours dans le sud, voici l'itineraire auquel j'ai pense : (nous partons de Lorraine)
St Remy de Provence - Baux de provence Cassis - Bandol - Sanary Porquerolles et Port Cros St Tropez - Ramatuelle Cannes - St Paul de Vence les gorges du Verdon et finir par le sentier des ocres
Je compte un peu sur vous pour m'aider a morganiser au mieux (bonnes adresses hotels, restos, combien de temps par endroit sachant que pour les 2 iles on aimerait loger sur place, ...) Y a t il des navettes inter iles? Pour les gorges du verdon comment s'organiser et combien de temps pour tout voir
Bref tous vos idees-conseils seront les bienvenus
Merci d'avance
Voyager dans le sens des aiguilles d'une montre ou le contraire? English translation pending
Bonjour
Arrêtez moi, si je dis une bêtise !
pour un voyage avec un véhicule : moto, camping car, 4x4, vélo
il est difficile d envisager de voyager dans un sens ou dans l autre, dans des pays comme la Norvège ou le Chili, etc ...
mais, il est tout a fait envisageable de voyager ainsi dans des pays comme la France, l Espagne, les Etats unis, etc ...
certains, n ayant pas d idée précise, dans quel sens commencer leur périple
donc ma question est de savoir si l on visite un pays dans le sens contraire d une montre : on est susceptible de trouver moins de monde ? ( dans le même sens que nous )
merci d avance
Arrêtez moi, si je dis une bêtise !
pour un voyage avec un véhicule : moto, camping car, 4x4, vélo
il est difficile d envisager de voyager dans un sens ou dans l autre, dans des pays comme la Norvège ou le Chili, etc ...
mais, il est tout a fait envisageable de voyager ainsi dans des pays comme la France, l Espagne, les Etats unis, etc ...
certains, n ayant pas d idée précise, dans quel sens commencer leur périple
donc ma question est de savoir si l on visite un pays dans le sens contraire d une montre : on est susceptible de trouver moins de monde ? ( dans le même sens que nous )
merci d avance
Chasse et randonnée en France English translation pending
Bonjour à tous,
J'ai une semaine de vacances fin septembre, au moment de l'ouverture de la chasse. Je cherche une idée de rando de 5/6 jours, en moyenne montagne, ou n'importe où en France, tant que c'est joli ! J'habite dans l'Essonne, et certains jours, surtout à l'automne, impossible de se balader tranquillement (jusqu'à devoir faire des détours par le goudron pour éviter les battues)... Un week-end en Baie de Somme avait été gâché par des sentiers inaccessibles... fermés par les chasseurs (et ça tirait énormément !)
J'ai déjà fait une bonne partie du gr34, le chemin de St Guilhem (ma rando préférée), le Gr30... mais pas à cette époque-là.
Merci pour vos bonnes idées !
Conseils pour une randonnée niveau débutant en Normandie English translation pending
Bonsoir tout le monde !🙂
J’ai pour projet de partir en randonner à pied sur plusieurs jours, je suis débutant dans le monde du trekking. J’aimerais partir de Normanville (27930) en me donnant comme point d’arrivé Etretat (76790). Ce projet se fera sur plusieurs jours de marches, en bivouaquant dans la nature. Je suis plutôt sportif, c’est ma première randonnée, je pense pouvoir faire entre 25-35km (cela reste à déterminer en fonction des reliefs du trajet. Ce projet a donné naissance à une multitude de questions, c’est pour cela que je me tourne vers vous pour en apprendre davantage sur le sujet et trouver réponses à mes questions.
Ou j’en suis ? Pour le moment je suis en train de réfléchir sur l’itinéraire, pour se faire je travaille avec le site Openrunner, peut(être avez vous un autre outil plus performant à me conseiller ? J’ai vu qu’il existe bon nombre de sentiers, avez-vous des petites idées sur lesquelles je pourrais potentiellement emprunter ? La grande question c'est , comment bien organiser son trajet ?
Concernant le bivouaqage, comment trouver de bon endroit ? Je vous remercie d’avance à la contribution que vous apporterez au sujet
Bonne soirée
J’ai pour projet de partir en randonner à pied sur plusieurs jours, je suis débutant dans le monde du trekking. J’aimerais partir de Normanville (27930) en me donnant comme point d’arrivé Etretat (76790). Ce projet se fera sur plusieurs jours de marches, en bivouaquant dans la nature. Je suis plutôt sportif, c’est ma première randonnée, je pense pouvoir faire entre 25-35km (cela reste à déterminer en fonction des reliefs du trajet. Ce projet a donné naissance à une multitude de questions, c’est pour cela que je me tourne vers vous pour en apprendre davantage sur le sujet et trouver réponses à mes questions.
Ou j’en suis ? Pour le moment je suis en train de réfléchir sur l’itinéraire, pour se faire je travaille avec le site Openrunner, peut(être avez vous un autre outil plus performant à me conseiller ? J’ai vu qu’il existe bon nombre de sentiers, avez-vous des petites idées sur lesquelles je pourrais potentiellement emprunter ? La grande question c'est , comment bien organiser son trajet ?
Concernant le bivouaqage, comment trouver de bon endroit ? Je vous remercie d’avance à la contribution que vous apporterez au sujet
Bonne soirée
Entretien cuvette, chaîne et cassette (à vélo) English translation pending
Bonjour,
Je viens vers vous car depuis peu j'ai des petits crissements quand je fais des balades avec mon Surly, le vélo doit avoir dans les 3 à 4000km, la chaine est bien noir, le pédalier est sale, la cassette est toute noir. Est-ce-que l'un d'entre vous aurait la gentillesse de me faire la liste des outils et produits d'entretiens dont j'ai besoin pour démonter/remonter et nettoyer les pièces suivantes, je précise que je n'ai pas les outils pour actuellement.
-Shimano Pedalier 9v Argent FC-T4060 44/32/22D 175mm -Shimano Cuvettes de Pedalier BSA SM-BB52 Niveau Deore -Shimano Chaine 116 Maillons CN-HG53 9v -Shimano Cassette 9v 12-36 CS-HG400
Que pensez vous de cette boite à outils complète sur Amazone ? https://www.amazon.fr/BIKE-ORIGINAL-Malette-outils-Noir/dp/B00NM1VMX8/ref=sr_1_4?__mk_fr_FR=%C3%85M%C3%85%C5%BD%C3%95%C3%91&dchild=1&keywords=cl%C3%A9+demonte+cuvette&qid=1590591219&sr=8-4
Quelle différence entre une pince chaine et un dérive chaine pour démonter une chaine vélo ? https://www.amazon.fr/BIKE-ORIGINAL-Malette-outils-Noir/dp/B00NM1VMX8/ref=sr_1_4?__mk_fr_FR=%C3%85M%C3%85%C5%BD%C3%95%C3%91&dchild=1&keywords=cl%C3%A9+demonte+cuvette&qid=1590591219&sr=8-4 https://www.cyclo-randonnee.fr/outils-30/derive-chaine-park-tool-ct-5-1460.html
Quels produit d'entretien je prends sur cyclo randonnée ? https://www.cyclo-randonnee.fr/achat/cat-entretien-179.html
Vue que ce sera la première fois que je ferais une maintenance sur mon vélo, j'aimerais pouvoir le refaire en ayant mes propres outils, merci d'avance
Je viens vers vous car depuis peu j'ai des petits crissements quand je fais des balades avec mon Surly, le vélo doit avoir dans les 3 à 4000km, la chaine est bien noir, le pédalier est sale, la cassette est toute noir. Est-ce-que l'un d'entre vous aurait la gentillesse de me faire la liste des outils et produits d'entretiens dont j'ai besoin pour démonter/remonter et nettoyer les pièces suivantes, je précise que je n'ai pas les outils pour actuellement.
-Shimano Pedalier 9v Argent FC-T4060 44/32/22D 175mm -Shimano Cuvettes de Pedalier BSA SM-BB52 Niveau Deore -Shimano Chaine 116 Maillons CN-HG53 9v -Shimano Cassette 9v 12-36 CS-HG400
Que pensez vous de cette boite à outils complète sur Amazone ? https://www.amazon.fr/BIKE-ORIGINAL-Malette-outils-Noir/dp/B00NM1VMX8/ref=sr_1_4?__mk_fr_FR=%C3%85M%C3%85%C5%BD%C3%95%C3%91&dchild=1&keywords=cl%C3%A9+demonte+cuvette&qid=1590591219&sr=8-4
Quelle différence entre une pince chaine et un dérive chaine pour démonter une chaine vélo ? https://www.amazon.fr/BIKE-ORIGINAL-Malette-outils-Noir/dp/B00NM1VMX8/ref=sr_1_4?__mk_fr_FR=%C3%85M%C3%85%C5%BD%C3%95%C3%91&dchild=1&keywords=cl%C3%A9+demonte+cuvette&qid=1590591219&sr=8-4 https://www.cyclo-randonnee.fr/outils-30/derive-chaine-park-tool-ct-5-1460.html
Quels produit d'entretien je prends sur cyclo randonnée ? https://www.cyclo-randonnee.fr/achat/cat-entretien-179.html
Vue que ce sera la première fois que je ferais une maintenance sur mon vélo, j'aimerais pouvoir le refaire en ayant mes propres outils, merci d'avance
Voyager sans cuissard? (à vélo) English translation pending
Salut à tout le monde.
Étant membre depuis toujours de la secte des voyageurs avec cuissard, j'ai quelques questions aux membres de la secte des voyageurs sans cuissard, spécialement ceux qui voyagent avec un vélo de route ou assimilé (cintre route placé bas).
Quel type de short ou pantalon utilisez-vous ? Quel sous-vêtement avec ?
Je pose ces questions parce que durant le confinement mon seul sport cycliste a été de revenir du boulot une fois par semaine (et souvent une autre sortie) en faisant des détours pour faire entre 10 et 20 km en restant sous l'heure et presque dans le rayon de 1 km, et que je faisais ça habillé de ville, sans cuissard. Je n'avais pas plus de douleurs qu'avec un cuissard, mais les coutures et plis du pantalon me gênaient, je me sentais inconfortablement serré à un endroit où ce n'est pas agréable, bref pas à l'aise. Ce qui passait pour 20 km ne me semble pas tenable pour 100 ou 150 km.
Mais comme je sais que certains voyagent sans cuissard, une idée me trotte dans l'esprit, et pensant qu'il n'y a que les imbeciles qui ne changent jamais d'avis, je me demande depuis si un petit voyage sans cuissard serait possible. Comme je sais que certains ici voyagent ainsi, j'aimerais donc avoir leur avis sur le type de vêtements qui évitent à la fois d'avoir un cuissard et de ressentir une gêne, serrement, coutures, plis, etc.
Je précise que je suis un homme, que je voyage sur un vélo de route avec une selle longue et étroite permettant le changement de position, placée environ 10 cm plus haut que le haut du cintre, qu'avoir les mains au bas du cintre durant des km ne me dérange pas, j'y suis habitué, et que je n'ai jamais de douleurs dues à la selle, contact et position. Bref que je ne changerai pas de selle ni de position.
Merci d'avance !
Étant membre depuis toujours de la secte des voyageurs avec cuissard, j'ai quelques questions aux membres de la secte des voyageurs sans cuissard, spécialement ceux qui voyagent avec un vélo de route ou assimilé (cintre route placé bas).
Quel type de short ou pantalon utilisez-vous ? Quel sous-vêtement avec ?
Je pose ces questions parce que durant le confinement mon seul sport cycliste a été de revenir du boulot une fois par semaine (et souvent une autre sortie) en faisant des détours pour faire entre 10 et 20 km en restant sous l'heure et presque dans le rayon de 1 km, et que je faisais ça habillé de ville, sans cuissard. Je n'avais pas plus de douleurs qu'avec un cuissard, mais les coutures et plis du pantalon me gênaient, je me sentais inconfortablement serré à un endroit où ce n'est pas agréable, bref pas à l'aise. Ce qui passait pour 20 km ne me semble pas tenable pour 100 ou 150 km.
Mais comme je sais que certains voyagent sans cuissard, une idée me trotte dans l'esprit, et pensant qu'il n'y a que les imbeciles qui ne changent jamais d'avis, je me demande depuis si un petit voyage sans cuissard serait possible. Comme je sais que certains ici voyagent ainsi, j'aimerais donc avoir leur avis sur le type de vêtements qui évitent à la fois d'avoir un cuissard et de ressentir une gêne, serrement, coutures, plis, etc.
Je précise que je suis un homme, que je voyage sur un vélo de route avec une selle longue et étroite permettant le changement de position, placée environ 10 cm plus haut que le haut du cintre, qu'avoir les mains au bas du cintre durant des km ne me dérange pas, j'y suis habitué, et que je n'ai jamais de douleurs dues à la selle, contact et position. Bref que je ne changerai pas de selle ni de position.
Merci d'avance !
Faire le tour des GR en Belgique English translation pending
Bonjour!
J'ai déjà réalisé des étapes de GR qui se trouvaient près de mon village d'origine en province de Liège (Belgique). Ici, je me disais que ce serait l'occasion d'en faire plus et, surtout, plus longtemps. Par contre, je trouve que pour trouver des informations correctes sur internet, c'est galère. Donc je viens vers vous!
Y a-t-il, d'après vous, certains GR qui en valent plus la peine que d'autre ?
Je recherche avant tout la beauté de la nature. Je me disais également que ce serait l'occasion de faire découvrir la région à une amie française qui habite ici. Ca peut être des marches pour la journée ou pour deux voir trois jours. Nous n'avons pas droit à des congés avant plusieurs mois mais on peut s'arranger pour un jour de temps en temps. Le point de départ et d'arrivée n'a pas beaucoup d'importance, on se débrouille très bien en bus et train avant et/ou après les marches.
Merci d'avance pour votre aide!
J'ai déjà réalisé des étapes de GR qui se trouvaient près de mon village d'origine en province de Liège (Belgique). Ici, je me disais que ce serait l'occasion d'en faire plus et, surtout, plus longtemps. Par contre, je trouve que pour trouver des informations correctes sur internet, c'est galère. Donc je viens vers vous!
Y a-t-il, d'après vous, certains GR qui en valent plus la peine que d'autre ?
Je recherche avant tout la beauté de la nature. Je me disais également que ce serait l'occasion de faire découvrir la région à une amie française qui habite ici. Ca peut être des marches pour la journée ou pour deux voir trois jours. Nous n'avons pas droit à des congés avant plusieurs mois mais on peut s'arranger pour un jour de temps en temps. Le point de départ et d'arrivée n'a pas beaucoup d'importance, on se débrouille très bien en bus et train avant et/ou après les marches.
Merci d'avance pour votre aide!
Quelle île en Thaïlande après Bangkok? English translation pending
Bonjour,
Confinement oblige, j'essaie d'organiser tranquillement mes vacances de l'année prochaine (et oui faut bien s'occuper!). Nous aimerions faire la Thaïlande car par un gros budget mais envie de rêver. Nous avons prévu de partir 15 jours en mars en arrivant à Bangkok, y rester 2 jours puis faire 1 île et revenir sur Bangkok encore 2 jours. Je précise que nous serons 2 adultes et 1 enfant de 5 ans. J'ai fais beaucoup de recherches et je n'arrive pas à me décider sur une île ! Nous aimerions ne pas être gêné par une musique assourdissante, des plages magnifiques mais aussi faire des visites car pas la peine de faire tout ce voyage si c'est juste pour glandouiller sur la plage... Voyageant avec un enfant l'idéal serait de pas trop galerer afin d'accéder à cette île! Je sais j'en demande beaucoup mais il doit bien y avoir une île qui regroupe la plupart de ces critères !
Du coup je voudrais bien un peu d'aide s'il vous plaît 🤗
Organisation de la nation en temps de guerre sanitaire English translation pending
Bonjour,
La pandémie actuelle est parfois l'occasion de chamailleries puériles, de règlements de comptes, etc. Certains veulent la peau de leur voisin. Par méchanceté ou pour évacuer leurs propres angoisses. La bassesse humaine comme dans toutes les guerres. Le problème est que cette guerre n'est pas la guerre d'un groupe humain contre un autre groupe humain. C'est la guerre de l'humanité toute entière contre un virus.
Je propose un fil de solidarité pour partager des méthodes passives éprouvées de lutte contre la propagation du virus pour pallier à la carence de beaucoup de gouvernements et compléter les mesures déjà prises.
Dans certains pays, on a prétendu que les masques ne servaient à rien avant de faire machine arrière. Voici une méthode de fabrication des masques approuvée par un organisme français :
https://www.europe1.fr/sante/coronavirus-un-referentiel-pour-fabriquer-ses-propres-masques-mis-en-ligne-3958168
https://www.afnor.org/actualites/coronavirus-telechargez-le-modele-de-masque-barriere/
Toutes les recettes artisanales mais éprouvées de lutte (désinfectant, etc) sont les bienvenues.
Vacances dans le Centre de la France English translation pending
Bonjour,
Depuis plusieurs mois, nous avions réservé une croisière sur le MSC Grandiosa au départ de Marseille du 13/03 au 20/03.
Au soir du 12, la valise n'est pas prête. Juste le matos photo et le road book.
Il est 20h00, je suis à moitié dans la douche et à moitié hors de la douche. Imaginez la gymnastique !! 😎 Le téléphone sonne ! L'indicatif est lu par mon épouse..04 42....Et elle me dit fort judicieusement : C'est Marseille !
Et oui...Cher monsieur, nous sommes au regret etc, etc..Vous avez un report sur un an avec un cadeau de 100 euros...Etc, etc...Satané virus..
Bon, nous fêtons le non-départ.😎 Et nous papotons sur la façon d'occuper nos vacances pour la semaine à venir.
Le lendemain matin, dès potron-minet, je suis sur l'étude d'un nouveau départ.
Je choisis (en concertation of course), deux jours sur les Châteaux de la Loire, trois jours sur le Zoo de Beauval et une journée sur Rocamadour en redescendant dans le Sud.
Hotel réservés sur Booking et en direct sur Beauval et roule ma poule, nous quittons le Sud vers 10h00 du matin pour monter là-haut dans le brouillard.
Vers 16h00, aprés quelques arrêts, nous arrivons sur l’hôtel Clair Cottage, commune de Chisseaux au bord du Cher.
http://www.clair-cottage.com/
Très bon hôtel, chambre spacieuse, accueil sympa. L'exploitant nous invite à aller nous promener sur les bords du Cher. C'est ce que nous faisons après avoir rangé les valises.
J'ai choisi ce coin de France car je dois tester mon nouveau matos photo. Surtout au zoo de Beauval...
















Depuis plusieurs mois, nous avions réservé une croisière sur le MSC Grandiosa au départ de Marseille du 13/03 au 20/03.
Au soir du 12, la valise n'est pas prête. Juste le matos photo et le road book.
Il est 20h00, je suis à moitié dans la douche et à moitié hors de la douche. Imaginez la gymnastique !! 😎 Le téléphone sonne ! L'indicatif est lu par mon épouse..04 42....Et elle me dit fort judicieusement : C'est Marseille !
Et oui...Cher monsieur, nous sommes au regret etc, etc..Vous avez un report sur un an avec un cadeau de 100 euros...Etc, etc...Satané virus..
Bon, nous fêtons le non-départ.😎 Et nous papotons sur la façon d'occuper nos vacances pour la semaine à venir.
Le lendemain matin, dès potron-minet, je suis sur l'étude d'un nouveau départ.
Je choisis (en concertation of course), deux jours sur les Châteaux de la Loire, trois jours sur le Zoo de Beauval et une journée sur Rocamadour en redescendant dans le Sud.
Hotel réservés sur Booking et en direct sur Beauval et roule ma poule, nous quittons le Sud vers 10h00 du matin pour monter là-haut dans le brouillard.
Vers 16h00, aprés quelques arrêts, nous arrivons sur l’hôtel Clair Cottage, commune de Chisseaux au bord du Cher.
http://www.clair-cottage.com/
Très bon hôtel, chambre spacieuse, accueil sympa. L'exploitant nous invite à aller nous promener sur les bords du Cher. C'est ce que nous faisons après avoir rangé les valises.
J'ai choisi ce coin de France car je dois tester mon nouveau matos photo. Surtout au zoo de Beauval...
















Pour partir vivre dans la Nature loin des écrans English translation pending
Bonjour,
j'aimerais faire du camping sauvage sur plusieurs jours, j'ai 22 ans je veux m'éloigner de la ville et trouver du réconfort dans quelque chose que je n'ai pas dans les mains ou m’abrutir derrière mon ordinateur, je parle de la Nature. En effet j'ai de plus en plus soif de rejeté ma vie actuelle pour la troqué contre quelque chose de différent. Je veux m'approcher de la Nature vraiment c'est quelque chose que je ressens au fond de moi mais j'ai comme des blocages. Je suis un citadin à la base.
Avez vous ressenti, moi je ressens ça comme des nœuds dans mon ventre j'ai envie mais j'ai comme des blocages avez vous déjà ressenti ça ?
J'ai besoin de conseils 🏴☠️ sil-vous-plait
Paix,
j'aimerais faire du camping sauvage sur plusieurs jours, j'ai 22 ans je veux m'éloigner de la ville et trouver du réconfort dans quelque chose que je n'ai pas dans les mains ou m’abrutir derrière mon ordinateur, je parle de la Nature. En effet j'ai de plus en plus soif de rejeté ma vie actuelle pour la troqué contre quelque chose de différent. Je veux m'approcher de la Nature vraiment c'est quelque chose que je ressens au fond de moi mais j'ai comme des blocages. Je suis un citadin à la base.
Avez vous ressenti, moi je ressens ça comme des nœuds dans mon ventre j'ai envie mais j'ai comme des blocages avez vous déjà ressenti ça ?
J'ai besoin de conseils 🏴☠️ sil-vous-plait
Paix,
Voyage en Floride 15 jours avec bébé et excursions sur la Gold Coast English translation pending
Allo,
On s'en va deux semaines fin mars - début avril dans le sud de la Floride, côté Atlantique. Premier voyage pour bébé de 17 mois mais, si autrefois on avait tendance à faire mille étapes pour voir tout un pays, cette fois-ci c'est déplacements minimum et gros farniente car couple fatigué et bébé n.2 en route..... alors on prend ça trèèèès relaxe.
Les hébergements sont fixés, donc ça ressemble à ça : - arrivée à l'aéroport de Fort Lauderdale et déplacement direct vers Delray Beach où on a trouvé une petite maison pour 5 jours - ensuite Singer Island un peu plus haut (en fait Riviera Beach de son vrai nom, mais sur l'île) pour 3 nuits - puis retour à la même maison de Delray - puis 3 dernières nuits à Fort Lauderdale et vol tôt le dernier jour, donc un gros 2 jours pleins sur place pour visiter la ville. On sera dans le quartier Victoria Park, à une demi-heure de marche de Las Olas.
On n'a pas de véhicule pour la durée du séjour, on pensait louer à la journée lorsque envie d'excursion.
Justement : Avez-vous des suggestions de sorties dans ce coin-ci, qui pourraient partiellement intéresser bébé tout en étant le fun pour les parents ? Je pensais aux jardins japonais de Murakami, et au Butterfly Wonderland. Et peut-être un autre truc un peu plus à l'intérieur des terres. Sinon depuis FLL, une sortie d'une journée à Miami pour la plage art décor, Little Havana? Avez-vous des suggestions pour meubler 2,5j à FLL une fois qu'on a fait le Riverwalk et la plage?
Pour chacune des trois villes où on passe, si vous avez des recommandations de resto, de sorties, de visites moins connue mais sympa (y'a pratiquement rien dans aucun guide...), on est preneurs de tout !
Merci :)
On s'en va deux semaines fin mars - début avril dans le sud de la Floride, côté Atlantique. Premier voyage pour bébé de 17 mois mais, si autrefois on avait tendance à faire mille étapes pour voir tout un pays, cette fois-ci c'est déplacements minimum et gros farniente car couple fatigué et bébé n.2 en route..... alors on prend ça trèèèès relaxe.
Les hébergements sont fixés, donc ça ressemble à ça : - arrivée à l'aéroport de Fort Lauderdale et déplacement direct vers Delray Beach où on a trouvé une petite maison pour 5 jours - ensuite Singer Island un peu plus haut (en fait Riviera Beach de son vrai nom, mais sur l'île) pour 3 nuits - puis retour à la même maison de Delray - puis 3 dernières nuits à Fort Lauderdale et vol tôt le dernier jour, donc un gros 2 jours pleins sur place pour visiter la ville. On sera dans le quartier Victoria Park, à une demi-heure de marche de Las Olas.
On n'a pas de véhicule pour la durée du séjour, on pensait louer à la journée lorsque envie d'excursion.
Justement : Avez-vous des suggestions de sorties dans ce coin-ci, qui pourraient partiellement intéresser bébé tout en étant le fun pour les parents ? Je pensais aux jardins japonais de Murakami, et au Butterfly Wonderland. Et peut-être un autre truc un peu plus à l'intérieur des terres. Sinon depuis FLL, une sortie d'une journée à Miami pour la plage art décor, Little Havana? Avez-vous des suggestions pour meubler 2,5j à FLL une fois qu'on a fait le Riverwalk et la plage?
Pour chacune des trois villes où on passe, si vous avez des recommandations de resto, de sorties, de visites moins connue mais sympa (y'a pratiquement rien dans aucun guide...), on est preneurs de tout !
Merci :)
Quelle compagnie aérienne choisir pour le Japon English translation pending
Coucou tout le monde 🙂
Alors voilà comme le titre l’indique, j’aurais souhaiter connaître vos recommandation en matière de compagnie aérienne pour le Japon.
Pour l’instant je ne suis pas fixé du jour et donc j’ai fait une recherche pour exemple le 17 juin et il y a du choix avec une bonne rangé de prix
Je précise que ce sera la 3 fois que je m’y rends et encore en classe eco ou mieux si possible
J’ai toujours aimé Quatar y’a pas à dire pour la qualité de son service mais escale trop long 4-6h depuis le Luxembourg J’ai fait 1 fois Emirates mais je n’ai pas apprécié et j’ai été malade avec la nourriture....la totale
Mais la j’ai le choix luxair/Quatar 1 bagage soute uniquement (frais pour 1 en cabine) 19:10/22:40 (HND) 360€
Turkish airlines 18:00/19:25 454€ 1 bagage main + 2 en soute
Ana 8:20/6:35 593€ Exploite par Lufthansa escale de 3h à Francfort (celui ci m’intéressait fortement à cause de la réputation de compagnie mais 8:20 départ c’est très très tôt
Et plein d’autre encore luxair/Quatar....
Un petit dernier avec la JAL exploite par British airways escale de 4h à Londres 11:00/11:30 haneda 657€ (je connais l’aéroport de Londres mais repasse la bas...
Alors voilà comme le titre l’indique, j’aurais souhaiter connaître vos recommandation en matière de compagnie aérienne pour le Japon.
Pour l’instant je ne suis pas fixé du jour et donc j’ai fait une recherche pour exemple le 17 juin et il y a du choix avec une bonne rangé de prix
Je précise que ce sera la 3 fois que je m’y rends et encore en classe eco ou mieux si possible
J’ai toujours aimé Quatar y’a pas à dire pour la qualité de son service mais escale trop long 4-6h depuis le Luxembourg J’ai fait 1 fois Emirates mais je n’ai pas apprécié et j’ai été malade avec la nourriture....la totale
Mais la j’ai le choix luxair/Quatar 1 bagage soute uniquement (frais pour 1 en cabine) 19:10/22:40 (HND) 360€
Turkish airlines 18:00/19:25 454€ 1 bagage main + 2 en soute
Ana 8:20/6:35 593€ Exploite par Lufthansa escale de 3h à Francfort (celui ci m’intéressait fortement à cause de la réputation de compagnie mais 8:20 départ c’est très très tôt
Et plein d’autre encore luxair/Quatar....
Un petit dernier avec la JAL exploite par British airways escale de 4h à Londres 11:00/11:30 haneda 657€ (je connais l’aéroport de Londres mais repasse la bas...
Routes et hébergements au Monténégro (à vélo) English translation pending
Bonsoir,
Nous partons à quatre découvrir , à vélo, le Monténégro et sans doute le nord de l Albanie , ceci pendant 15 jours , au mois de juin .Y a t il des routes sympa et assez peu fréquentées que vous conseilleriez . Auriez vous des hébergements accueillants à recommander ? Des villes et sites intéressants à visiter ? Nous sommes preneurs de bons plans . Merci d avance pour des réponses . Bergot
Pistes de Walvis Bay à Sandwich Harbour, base camp en 4x4 (Namibie) English translation pending
Ré bonjour,
Petit soucis avec base camp. Pour rejoindre Walvis Bay à Sandwich Harbour, base camp fait s'arrêter la piste et elle reprend environs 50m plus loin. Même problème avec la piste dans le canyon Kuiseb. Ce problème n'apparaît pas sur la carte papier.
Quelqu'un a t il réussi ces passages ou y a t il un réel problème.?? Doit on faire demi tour ou c' est fait pour vous inciter à prendre un guide.
Merci beaucoup pour votre aide
Transport pour aller de la Guadeloupe à la Dominique English translation pending
Bonjour
Nous partons à la Guadeloupe prochainement et nous avons entendu parler de l'île de Dominique qui serait très jolie également. J'aurais plusieurs questions donc à vous poser. Comment se rendre de la Guadeloupe à la Dominique ? Cette île est elle vraiment belle ? Et où se loger sur place ? Faut il louer une voiture ? Merci beaucoup pour votre aide
Graun et le lac alpin de Resia au Sud-Tyrol (Italie) English translation pending
C'était notre première randonnée dans les Dolomites lorsque nous avons traversé le vieux village noyé de Graun et autour du magnifique lac Resia dans le Tyrol du Sud, en Italie.
Regardez la vidéo complète ici: https://youtu.be/JZ7nhO6Ts6Q N'oubliez pas de cliquer sur les sous-titres français dans la vidéo.
Ce sentier vraiment incroyable a commencé dans le village de Graun dans le Val Venosta près de la frontière autrichienne. Pour cette journée, nous avions prévu de faire environ 15 km et de faire une randonnée autour du grand lac Resia à travers le village de San Valentin jusqu'à l'autre petit lac Haidersee.
La journée était ensoleillée et lumineuse et lorsque nous sommes sortis pour la première fois du lac Resia, une vue fantastique s'est ouverte à nos yeux. L'eau était très calme et calme et nous pouvions profiter des reflets de toutes les montagnes environnantes, ce qui était incroyable. L'air était frais mais au moins il n'y avait pas de vent. Comme nous venions tout juste de venir du centre de la province italienne de Toscane, nous nous habituions toujours au temps ici. Il faisait beaucoup plus froid et humide, tous les derniers jours c'était pluvieux et nuageux. C'était donc l'une des premières journées ensoleillées. Et il y a plusieurs jours, nous mourions de chaleur en Toscane, c'était un changement de climat fou mais c'était quand même très agréable. Nous avons rassuré une autre fois que l'été est le meilleur à passer en montagne, voici le climat le plus confortable.
Tout en profitant de la vue sur le lac et les montagnes environnantes, nous avons remarqué le clocher noyé au milieu de l'eau qui était très étrange à voir. Mais plus tard, nous avons appris quelques faits intéressants à ce sujet. Il s'est avéré qu'avant, le lac était de plus petite taille et a grossi dans les années 50 du siècle dernier, lors de la construction du barrage sur ce lac pour produire de l'énergie hydroélectrique. En conséquence, une grande partie du village de Graun est tombée dans l'eau ou a été détruite et plus de 70% de la population a dû émigrer. En raison de ce fait, nous avions des sentiments mitigés quant à savoir si cela en valait la peine ou non et probablement que cela ne se serait pas produit à l'époque moderne. Mais nous devons avouer que ce clocher dans l'eau ajoutait quelque chose de spécial au paysage.
Nous avons donc continué à marcher le long du lac sur une route très plate. Le chemin se rapprochait le plus possible du lac mais la route automobile était encore un peu agaçante. Heureusement, le chemin s'est détourné de lui bientôt, puis il est devenu plus calme. Des marcheurs comme nous partageaient l'itinéraire avec beaucoup de cyclistes et cela semblait être une piste cyclable très populaire également. Plus tard, nous avons appris que dans cette région du Tyrol du Sud, il y a plus de 5 destinations et de longs itinéraires que vous pouvez emprunter à vélo. Et cela peut être une excellente option pour faire du vélo dans la région avec des pistes cyclables bien adaptées. Nous avons également vu qu'il y avait beaucoup de points de location de vélos autour et vous pouvez même acheter un laissez-passer pour vélo aussi longtemps que vous devez pouvoir prendre ou laisser le vélo en cours de route. Nous avons pensé que c'était une information utile à connaître.
La lumière fonctionnait en notre faveur toute la première partie du sentier éclairant les montagnes et les rochers glorieux et en faisant une image parfaite de carte postale.
Puis nous avons retourné le lac et commencé à bouger dans l'autre sens. Le chemin a commencé à se tordre entre la pinède qui montait et descendait la colline, mais continuait d'être la piste cyclable de la chaussée. Dans l'ensemble, nous avions l'impression que l'itinéraire était très facile tout au long et adapté à tous les niveaux et à toutes les formes physiques.
L'autre chose que nous avons remarquée après avoir été dans cette région pendant plusieurs jours est la quantité de langue allemande utilisée par les gens. Nous savions qu'il y aura des gens qui parlent un peu d'allemand, mais nous ne nous attendions pas à ce qu'il soit si largement parlé, surtout compte tenu du fait que nous étions encore en Italie. Mais parce que l'annexion de cette terre de l'Autriche à l'Italie s'est produite il n'y a pas si longtemps, juste après la guerre mondiale, cela a expliqué beaucoup de choses. Mais c'était quand même étrange non seulement d'entendre autant d'allemand, mais aussi de voir que l'architecture est très différente de l'italienne dans ces endroits. Nous avons donc pensé que nous étions plus en Autriche que partout ailleurs et pour un touriste, c'est un vrai bonus quand vous pouvez en voyageant en Italie visiter plusieurs pays à la fois.
Nous avons donc fait notre chemin vers le village de San Valentino qui était situé entre les deux lacs et sommes partis découvrir le deuxième plus petit lac Haidersee.
Nous avons vu plusieurs téléphériques en état de marche près du village qui montaient la montagne et nous avons pensé qu'il pourrait être agréable d'en prendre un l'autre jour. Parce que normalement la plupart d'entre eux ferment quand ce n'est pas une saison d'hiver de ski.
Tout de suite quand nous avons commencé à marcher le long du deuxième lac, nous avons vu qu'il était beaucoup plus petit mais en même temps beaucoup plus naturel avec plus de végétation et d'oiseaux. Nous avons repéré différents canards et même des cormorans qui nous ont toujours surpris par leur capacité à plonger et à se déplacer extrêmement rapidement sous l'eau.
Le temps a changé rapidement, à un moment le vent a commencé à souffler et les nuages sont sortis et à l'autre moment c'était de la pluie bruine. Ce type de temps que nous avons déjà vu ces derniers jours, nous n'étions donc pas vraiment inquiets car la pluie n'était normalement pas trop forte. La seule chose que nous avons manquée était la lumière du soleil qui était nécessaire pour faire de superbes photos. Et quand nous étions dans un endroit comme celui-ci avec l'environnement naturel, c'était vraiment un gros problème pour nous.
Mais les vues sur l'emblématique Des rochers alpins nous accompagnaient toute la journée, ce qui était incroyable.
Il ne nous restait plus que 4 km environ pour traverser ce lac et la route allait très plat et se transformait facilement en chemins de gravier entre les pins. De plus, il y avait moins de circulation de vélos sur l'itinéraire et à un moment donné, les itinéraires pour les motards et les marcheurs se sont séparés et nous avons continué à marcher sur celui du bas qui était vraiment calme.
À cette partie du sentier, nous pensons avoir vu le plus grand nombre de tables de pique-nique et de bancs que jamais auparavant. Ils étaient à chaque coin de rue, certains à l'intérieur des plans forestiers, certains au bord même du lac et c'était incroyable de voir autant de zones de repos et de détente. Là aussi, nous avons vu le banc le plus inhabituel jamais fabriqué en bois qui avait une forme de boîte avec les parties latérales et même le plafond! En plus de cela, il pouvait pivoter à 360 degrés et pour nous, c'était une véritable découverte d'une grande invention qui vous protégeait du vent et même de quelques petites pluies.
À un moment, l'arc-en-ciel est apparu entre les montagnes de l'autre côté du lac et les rayons du soleil ont rayonné à travers les nuages éclairant cette belle image idyllique. Et en ce moment, nous étions reconnaissants pour la pluie car sans elle nous ne verrions pas ce miracle.
À la fin de ce chemin paisible, nous avons traversé le pont flottant qui a ouvert deux beaux paysages des sommets des deux côtés. Puis la route en bois a continué à cause des zones humides qui l'entouraient et nous sommes sortis vers le petit village de Fisherhause - notre destination finale où nous sommes montés dans le bus pour Glurns où nous nous sommes arrêtés au camping.
C'est ainsi que nous avons terminé cette merveilleuse journée avec les vues emblématiques sur les rochers alpins se transformant en couleurs roses au coucher du soleil ...
Quelle a été l'attraction touristique la plus inhabituelle que vous ayez jamais visitée?
Regardez la vidéo complète ici: https://youtu.be/JZ7nhO6Ts6Q N'oubliez pas de cliquer sur les sous-titres français dans la vidéo.
Ce sentier vraiment incroyable a commencé dans le village de Graun dans le Val Venosta près de la frontière autrichienne. Pour cette journée, nous avions prévu de faire environ 15 km et de faire une randonnée autour du grand lac Resia à travers le village de San Valentin jusqu'à l'autre petit lac Haidersee.
La journée était ensoleillée et lumineuse et lorsque nous sommes sortis pour la première fois du lac Resia, une vue fantastique s'est ouverte à nos yeux. L'eau était très calme et calme et nous pouvions profiter des reflets de toutes les montagnes environnantes, ce qui était incroyable. L'air était frais mais au moins il n'y avait pas de vent. Comme nous venions tout juste de venir du centre de la province italienne de Toscane, nous nous habituions toujours au temps ici. Il faisait beaucoup plus froid et humide, tous les derniers jours c'était pluvieux et nuageux. C'était donc l'une des premières journées ensoleillées. Et il y a plusieurs jours, nous mourions de chaleur en Toscane, c'était un changement de climat fou mais c'était quand même très agréable. Nous avons rassuré une autre fois que l'été est le meilleur à passer en montagne, voici le climat le plus confortable.
Tout en profitant de la vue sur le lac et les montagnes environnantes, nous avons remarqué le clocher noyé au milieu de l'eau qui était très étrange à voir. Mais plus tard, nous avons appris quelques faits intéressants à ce sujet. Il s'est avéré qu'avant, le lac était de plus petite taille et a grossi dans les années 50 du siècle dernier, lors de la construction du barrage sur ce lac pour produire de l'énergie hydroélectrique. En conséquence, une grande partie du village de Graun est tombée dans l'eau ou a été détruite et plus de 70% de la population a dû émigrer. En raison de ce fait, nous avions des sentiments mitigés quant à savoir si cela en valait la peine ou non et probablement que cela ne se serait pas produit à l'époque moderne. Mais nous devons avouer que ce clocher dans l'eau ajoutait quelque chose de spécial au paysage.
Nous avons donc continué à marcher le long du lac sur une route très plate. Le chemin se rapprochait le plus possible du lac mais la route automobile était encore un peu agaçante. Heureusement, le chemin s'est détourné de lui bientôt, puis il est devenu plus calme. Des marcheurs comme nous partageaient l'itinéraire avec beaucoup de cyclistes et cela semblait être une piste cyclable très populaire également. Plus tard, nous avons appris que dans cette région du Tyrol du Sud, il y a plus de 5 destinations et de longs itinéraires que vous pouvez emprunter à vélo. Et cela peut être une excellente option pour faire du vélo dans la région avec des pistes cyclables bien adaptées. Nous avons également vu qu'il y avait beaucoup de points de location de vélos autour et vous pouvez même acheter un laissez-passer pour vélo aussi longtemps que vous devez pouvoir prendre ou laisser le vélo en cours de route. Nous avons pensé que c'était une information utile à connaître.
La lumière fonctionnait en notre faveur toute la première partie du sentier éclairant les montagnes et les rochers glorieux et en faisant une image parfaite de carte postale.
Puis nous avons retourné le lac et commencé à bouger dans l'autre sens. Le chemin a commencé à se tordre entre la pinède qui montait et descendait la colline, mais continuait d'être la piste cyclable de la chaussée. Dans l'ensemble, nous avions l'impression que l'itinéraire était très facile tout au long et adapté à tous les niveaux et à toutes les formes physiques.
L'autre chose que nous avons remarquée après avoir été dans cette région pendant plusieurs jours est la quantité de langue allemande utilisée par les gens. Nous savions qu'il y aura des gens qui parlent un peu d'allemand, mais nous ne nous attendions pas à ce qu'il soit si largement parlé, surtout compte tenu du fait que nous étions encore en Italie. Mais parce que l'annexion de cette terre de l'Autriche à l'Italie s'est produite il n'y a pas si longtemps, juste après la guerre mondiale, cela a expliqué beaucoup de choses. Mais c'était quand même étrange non seulement d'entendre autant d'allemand, mais aussi de voir que l'architecture est très différente de l'italienne dans ces endroits. Nous avons donc pensé que nous étions plus en Autriche que partout ailleurs et pour un touriste, c'est un vrai bonus quand vous pouvez en voyageant en Italie visiter plusieurs pays à la fois.
Nous avons donc fait notre chemin vers le village de San Valentino qui était situé entre les deux lacs et sommes partis découvrir le deuxième plus petit lac Haidersee.
Nous avons vu plusieurs téléphériques en état de marche près du village qui montaient la montagne et nous avons pensé qu'il pourrait être agréable d'en prendre un l'autre jour. Parce que normalement la plupart d'entre eux ferment quand ce n'est pas une saison d'hiver de ski.
Tout de suite quand nous avons commencé à marcher le long du deuxième lac, nous avons vu qu'il était beaucoup plus petit mais en même temps beaucoup plus naturel avec plus de végétation et d'oiseaux. Nous avons repéré différents canards et même des cormorans qui nous ont toujours surpris par leur capacité à plonger et à se déplacer extrêmement rapidement sous l'eau.
Le temps a changé rapidement, à un moment le vent a commencé à souffler et les nuages sont sortis et à l'autre moment c'était de la pluie bruine. Ce type de temps que nous avons déjà vu ces derniers jours, nous n'étions donc pas vraiment inquiets car la pluie n'était normalement pas trop forte. La seule chose que nous avons manquée était la lumière du soleil qui était nécessaire pour faire de superbes photos. Et quand nous étions dans un endroit comme celui-ci avec l'environnement naturel, c'était vraiment un gros problème pour nous.
Mais les vues sur l'emblématique Des rochers alpins nous accompagnaient toute la journée, ce qui était incroyable.
Il ne nous restait plus que 4 km environ pour traverser ce lac et la route allait très plat et se transformait facilement en chemins de gravier entre les pins. De plus, il y avait moins de circulation de vélos sur l'itinéraire et à un moment donné, les itinéraires pour les motards et les marcheurs se sont séparés et nous avons continué à marcher sur celui du bas qui était vraiment calme.
À cette partie du sentier, nous pensons avoir vu le plus grand nombre de tables de pique-nique et de bancs que jamais auparavant. Ils étaient à chaque coin de rue, certains à l'intérieur des plans forestiers, certains au bord même du lac et c'était incroyable de voir autant de zones de repos et de détente. Là aussi, nous avons vu le banc le plus inhabituel jamais fabriqué en bois qui avait une forme de boîte avec les parties latérales et même le plafond! En plus de cela, il pouvait pivoter à 360 degrés et pour nous, c'était une véritable découverte d'une grande invention qui vous protégeait du vent et même de quelques petites pluies.
À un moment, l'arc-en-ciel est apparu entre les montagnes de l'autre côté du lac et les rayons du soleil ont rayonné à travers les nuages éclairant cette belle image idyllique. Et en ce moment, nous étions reconnaissants pour la pluie car sans elle nous ne verrions pas ce miracle.
À la fin de ce chemin paisible, nous avons traversé le pont flottant qui a ouvert deux beaux paysages des sommets des deux côtés. Puis la route en bois a continué à cause des zones humides qui l'entouraient et nous sommes sortis vers le petit village de Fisherhause - notre destination finale où nous sommes montés dans le bus pour Glurns où nous nous sommes arrêtés au camping.
C'est ainsi que nous avons terminé cette merveilleuse journée avec les vues emblématiques sur les rochers alpins se transformant en couleurs roses au coucher du soleil ...
Quelle a été l'attraction touristique la plus inhabituelle que vous ayez jamais visitée?
Voyager sans connaître la destination? Nous voilà inscrits... English translation pending
Nous sommes à un mois de notre départ et nous ne connaissons pas la destination puisque c'est un voyage mystère que nous avons réservé par l'agence CAP MYSTERE....
Nous avons donc rempli un questionnaire assez détaillé sur notre type de voyage, nos envies , nos budget...
C'est donc un voyage lointain avec une destination au soleil alliant la faune et la flore et hors des sentiers battus.
Nous allons bientôt recevoir le premier indice.
Nous sommes méga surexcités et en ce qui me concerne (moins mon conjoint plus sage) , je ne cesse de chercher les vols possibles avec les éléments que j'ai....
Arghhhh c'est horriblement dure d'attendre.
Nous avons donc rempli un questionnaire assez détaillé sur notre type de voyage, nos envies , nos budget...
C'est donc un voyage lointain avec une destination au soleil alliant la faune et la flore et hors des sentiers battus.
Nous allons bientôt recevoir le premier indice.
Nous sommes méga surexcités et en ce qui me concerne (moins mon conjoint plus sage) , je ne cesse de chercher les vols possibles avec les éléments que j'ai....
Arghhhh c'est horriblement dure d'attendre.
Plages accessibles aux petits enfants et pas trop bondées dans le Péloponnèse? English translation pending
Bonjour,
Nous avons envie de Grèce pour cet été... pourquoi pas le Péloponèse ?
Y a-t-il moins de monde qu'ailleurs ?
Je viens vers vous pour des Conseils : nous serons avec un enfant de 4 ans qui adore se baigner (cela nous aplat aussi :). Y a-t-il de belles plages accessibles aux petits et pas trop bondées ?
Nous connaissons les Cyclades, la Crète, et nous avons passé un peu de temps dans le Péloponèse... il y a 20 ans et nos centres d"intérêt étaient différents !
Merci pour vos partages !
AS
Breil sur Roya, entre mer et montagnes, aux portes du Parc national du Mercantour English translation pending
Depuis peu, je me suis installée à Breil sur Roya, un village de la vallée de la Roya aux portes du Mercantour!! Habiter au milieu de montagnes, vallons et lieux historiques, est un véritable plaisir!! Fini les embouteillages et le stress de la ville, à moi la nature et la sérénité ;) . Dans cet article je vous dis que faire, que voir à Breil sur Roya. Entre villages perchés et villages médiévaux, la Vallée de la Roya est un véritable terrain de jeux! Aller, vous venez!? Je vous emmène à Breil sur Roya entre mer et montagnes aux portes de Parc National du Mercantour
Breil sur Roya, village entre mer et montagnes Breil sur Roya est un village de 2 200 habitants, situé à 61 Km de Nice, 34Km de Menton et 24 Km de Vintimille en Italie! A 300 M d'altitude, il a la particularité d'être à mi chemin entre mer méditerranée et parc National du Mercantour. Plusieurs activités s'offrent à vous! Que vous aimiez l'histoire ou la nature Breil est le lieu idéal pour de petites balades culturels ou ressourçantes :
Les ruelles de Breil sur Roya : Dédale de petites rues étroites qui témoignent du plan médiéval ou l'on peut voir différentes maisons du XVIIe siècles. Des arcs, des lavoirs, des passages couverts, des couleurs .... Vous saviez que Louis XII a vécu ici!? en 1507 ;) . En vous baladant dans ce charmant village, vous trouverez une ambiance entre Italie et France, entre monuments médiévaux et couleurs provençales.
Les monuments de Breil sur Roya : Plusieurs monuments sont à voir dont La Chapelle Saint-Catherine qui est maintenant une salle d'exposition au décor Baroque, classée au Monuments Historique depuis 1979. Ses statues représentent La Foi, L’Espérance et La Charité. Son clocher, recouvert de tuiles vernissées colorées, est surmonté d'une girouette représentant un ange soufflant dans une trompette. l'Eglise Sancta-Maria in Albis, protectrice de Breil sur Roya ;) . Battis en forme de croix grecque avec une coupole écrasée à la croisée, l'ancienne Chapelle de la Miséricorde, construite par la confrérie des Pénitents Noirs.
Les balades et randonées Breil sur Roya entre mer et montagnes aux portes de Parc National du Mercantour Amoureuse de balades en nature, j'ai trouvé mon terrain de jeux à Breil sur Roya!! Evidemment, je n'ai pas encore tout visité mais cela ne serait tarder!! Je vous propose des balades à faire en quelques heures :). Les Crottés: 30 mins. Départ au pont supérieur, en haut du Bd ROUVIER prendre à droite et continuer sur le sentier à gauche. Petits abris couverts qui servaient de séchoir pour les figues et les prunes. Une promenade sympa à faire pour découvrir le village avec une vue aérienne!
La Tour de la Cruella: 1h30 A/R. Même chemin que pour les Crottés. Déjà, le nom m'a plu!! Un peu intriguant comme nom!? Pourquoi Cruella? Vous pensez que cela a un rapport avec les 101 Dalmatiens!? Non .... cela a un rapport avec les oiseaux ;) . Oui, oui des sortes d'éperviers qui nichaient ici dans le temps ... Cette tour était aussi gardienne vigilante de Breil sur Roya! Une montée courte mais soutenue pour arriver sur les ruines et admirer cette tour qui s’illumine touts les soirs ;) . Le Vallon de la Carleva: 1hA/R. Même départ que pour les Crottés. Une promenade entre nature sauvage, falaise, terrasse d'Oliviers et cirque! C'est ma préféré!! Tellement jolie!! Vous arriverez sur une vasque qui, quand le temps le permet, invite à la baignade ... Un moment suspendu ....

Notre Dame du Mont des Oliviers: 1h A/R. Traverser le lac par le pont Charabot, passer sous le viaduc sur 150M , tourner à gauche vers la voie ferré et prendre le sentier sur la droite. Une balade facile, qui longe la rivière et les plantations d'Oliviers. Entourée d'Oliviers, Notre Dame du Mont domine la Vallée de la Roya et de la Lavina !

Le chemin de Bancao : 2h30 Départ à l'entrée sud du village, sur la gauche, avant le pont inférieur. Une balade très sympa à faire si vous voulez "survoler" Breil Sur Roya! Le lac des Cygnes: Breil sur Roya possède un lac! Le cœur du village ;) . Un lieu incontournable! Vous pouvez y observer les Cygnes et oui! ici les cygnes sont protégés dans leur environnement naturel ;) . L'Ecomusée: Ce musée rassemble des pièces rares sur l'histoire des transports.
COTE PRATIQUE :
Comment venir : En voiture, de Nice : 1h en passant par l'A8 jusqu'à Vintimille puis direction col de Tende. De Menton : 45 min, direction Vintimille puis col de Tende. En Bus de Menton : A la gare routière de Menton, prendre le 25 direction Tende Horaire ici . En train : De Nice : A la gare SNCF de Nice prendre le train des merveilles direction tende horaire ici . Les balades proposées peuvent être faite en quelques heures et sont gratuites, juste de l'huile de coude ;) . Visite de L'écomusée : Ouvert tous les jours de 14H à 18H du 1er mi au 30 septembre. Entrée gratuite sur présentation du billet de train Cueno/Vintimille/Nice et personnes mineurs. 3 € pour les autres ;). Pour toutes autres informations, office de tourisme de Breil sur Roya Pour d'autres lieux à voir en France et surtout dans le 06 c'est sur le Blog
Bien évidemment, je n'ai pas encore tout visité et de grandes randonnées ainsi que la visite de villages alentours arrivent sur le blog :) . Alors, Breil sur Roya entre mer et montagnes aux portes de Parc National du Mercantour est loin d'être fini !!! N'hésitez pas à me contacter ou à commenter pour toutes questions ;) .
Breil sur Roya, village entre mer et montagnes Breil sur Roya est un village de 2 200 habitants, situé à 61 Km de Nice, 34Km de Menton et 24 Km de Vintimille en Italie! A 300 M d'altitude, il a la particularité d'être à mi chemin entre mer méditerranée et parc National du Mercantour. Plusieurs activités s'offrent à vous! Que vous aimiez l'histoire ou la nature Breil est le lieu idéal pour de petites balades culturels ou ressourçantes :
Les ruelles de Breil sur Roya : Dédale de petites rues étroites qui témoignent du plan médiéval ou l'on peut voir différentes maisons du XVIIe siècles. Des arcs, des lavoirs, des passages couverts, des couleurs .... Vous saviez que Louis XII a vécu ici!? en 1507 ;) . En vous baladant dans ce charmant village, vous trouverez une ambiance entre Italie et France, entre monuments médiévaux et couleurs provençales.
Les monuments de Breil sur Roya : Plusieurs monuments sont à voir dont La Chapelle Saint-Catherine qui est maintenant une salle d'exposition au décor Baroque, classée au Monuments Historique depuis 1979. Ses statues représentent La Foi, L’Espérance et La Charité. Son clocher, recouvert de tuiles vernissées colorées, est surmonté d'une girouette représentant un ange soufflant dans une trompette. l'Eglise Sancta-Maria in Albis, protectrice de Breil sur Roya ;) . Battis en forme de croix grecque avec une coupole écrasée à la croisée, l'ancienne Chapelle de la Miséricorde, construite par la confrérie des Pénitents Noirs. Les balades et randonées Breil sur Roya entre mer et montagnes aux portes de Parc National du Mercantour Amoureuse de balades en nature, j'ai trouvé mon terrain de jeux à Breil sur Roya!! Evidemment, je n'ai pas encore tout visité mais cela ne serait tarder!! Je vous propose des balades à faire en quelques heures :). Les Crottés: 30 mins. Départ au pont supérieur, en haut du Bd ROUVIER prendre à droite et continuer sur le sentier à gauche. Petits abris couverts qui servaient de séchoir pour les figues et les prunes. Une promenade sympa à faire pour découvrir le village avec une vue aérienne!
La Tour de la Cruella: 1h30 A/R. Même chemin que pour les Crottés. Déjà, le nom m'a plu!! Un peu intriguant comme nom!? Pourquoi Cruella? Vous pensez que cela a un rapport avec les 101 Dalmatiens!? Non .... cela a un rapport avec les oiseaux ;) . Oui, oui des sortes d'éperviers qui nichaient ici dans le temps ... Cette tour était aussi gardienne vigilante de Breil sur Roya! Une montée courte mais soutenue pour arriver sur les ruines et admirer cette tour qui s’illumine touts les soirs ;) . Le Vallon de la Carleva: 1hA/R. Même départ que pour les Crottés. Une promenade entre nature sauvage, falaise, terrasse d'Oliviers et cirque! C'est ma préféré!! Tellement jolie!! Vous arriverez sur une vasque qui, quand le temps le permet, invite à la baignade ... Un moment suspendu ....

Notre Dame du Mont des Oliviers: 1h A/R. Traverser le lac par le pont Charabot, passer sous le viaduc sur 150M , tourner à gauche vers la voie ferré et prendre le sentier sur la droite. Une balade facile, qui longe la rivière et les plantations d'Oliviers. Entourée d'Oliviers, Notre Dame du Mont domine la Vallée de la Roya et de la Lavina !

Le chemin de Bancao : 2h30 Départ à l'entrée sud du village, sur la gauche, avant le pont inférieur. Une balade très sympa à faire si vous voulez "survoler" Breil Sur Roya! Le lac des Cygnes: Breil sur Roya possède un lac! Le cœur du village ;) . Un lieu incontournable! Vous pouvez y observer les Cygnes et oui! ici les cygnes sont protégés dans leur environnement naturel ;) . L'Ecomusée: Ce musée rassemble des pièces rares sur l'histoire des transports.
COTE PRATIQUE :
Comment venir : En voiture, de Nice : 1h en passant par l'A8 jusqu'à Vintimille puis direction col de Tende. De Menton : 45 min, direction Vintimille puis col de Tende. En Bus de Menton : A la gare routière de Menton, prendre le 25 direction Tende Horaire ici . En train : De Nice : A la gare SNCF de Nice prendre le train des merveilles direction tende horaire ici . Les balades proposées peuvent être faite en quelques heures et sont gratuites, juste de l'huile de coude ;) . Visite de L'écomusée : Ouvert tous les jours de 14H à 18H du 1er mi au 30 septembre. Entrée gratuite sur présentation du billet de train Cueno/Vintimille/Nice et personnes mineurs. 3 € pour les autres ;). Pour toutes autres informations, office de tourisme de Breil sur Roya Pour d'autres lieux à voir en France et surtout dans le 06 c'est sur le Blog
Bien évidemment, je n'ai pas encore tout visité et de grandes randonnées ainsi que la visite de villages alentours arrivent sur le blog :) . Alors, Breil sur Roya entre mer et montagnes aux portes de Parc National du Mercantour est loin d'être fini !!! N'hésitez pas à me contacter ou à commenter pour toutes questions ;) .
Tuk-tuk driver à Kompong Cham (Cambodge) English translation pending
Nous avons visiter sur 1 journée la ville avec M Vannat. La forêt d hévéas, la fabrique de caoutchouc; l ile koh pen, un village... Il parle bien français et il a gentiment répondu à toutes nos questions ! On le recommande vivement !
Trois régions où se poser pour un circuit Écosse en été? English translation pending
Bonjour à tous
Comme beaucoup, l'Ecosse nous attire, et nous souhaiterions y passer un peu moins de 2 semaines cet été, à partir d'Edimbourg. Nous sommes une petite famille avec une grande ado. Nous cherchons avant tout trois régions de l'Ecosse où nous prendrions un hôtel pour y séjourner 4 nuits environs, et ainsi avoir au moins 3 jours pleins pour rayonner avec la voiture. Nous ne souhaitons pas faire de la route pour changer d'hôtel tous les soirs. Mais pour pouvoir choisir nos hôtels, j'ai du mal à me fixer sur des régions exactes de l'Ecosse qui sembleraient pertinentes. Merci beaucoup pour vos avis 😉
Comme beaucoup, l'Ecosse nous attire, et nous souhaiterions y passer un peu moins de 2 semaines cet été, à partir d'Edimbourg. Nous sommes une petite famille avec une grande ado. Nous cherchons avant tout trois régions de l'Ecosse où nous prendrions un hôtel pour y séjourner 4 nuits environs, et ainsi avoir au moins 3 jours pleins pour rayonner avec la voiture. Nous ne souhaitons pas faire de la route pour changer d'hôtel tous les soirs. Mais pour pouvoir choisir nos hôtels, j'ai du mal à me fixer sur des régions exactes de l'Ecosse qui sembleraient pertinentes. Merci beaucoup pour vos avis 😉
Voir les orangs-outans et les varans de Komodo en Indonésie en février (18 jours) English translation pending
Bonjour nous prévoyons de partir en indonesie en février pour une 20aine de jours
nous souhaiterions voir les orang outan et les varans de komodo entre autres
pensez vous qu'il est possible de tout organiser sur place en arrivant dans chaque ile ou il vaut mieux réserver les tours avant de partir sur internet?
merci pour vos réponses
pensez vous qu'il est possible de tout organiser sur place en arrivant dans chaque ile ou il vaut mieux réserver les tours avant de partir sur internet?
merci pour vos réponses
Chine: Au fil de l'eau du Yangtse English translation pending
Le fleuve Yangtse et ses célèbres trois gorges … un vrai rêve de voyageur.
Voilà ce que je vous propose de découvrir à travers ce récit d'une balade fluviale singulièrement dépaysante au cœur de l'immense Chine.
Le long fleuve est majestueux surtout lorsque son cours traverse les fameuses gorges qui en ont fait sa renommée.
Quant au nom de Trois Gorges, il vous évoque probablement celui d'un barrage hydroélectrique unique au monde, il sera évidemment abordé mais à la fin de ce carnet de voyage.
Des impressions et des descriptions et beaucoup de photos pour illustrer ce compte rendu de périple fluvial.
Êtes-vous fin prêts à embarquer ? Alors, bienvenue à bord.
--
Un voyage fluvial débute comme il se doit dans un port. Ici, ce sera Chongqing. La ville est impressionnante et démesurée. Presque à perte de vue ce ne sont que gratte-ciel, tours et blocs d'immeubles où s'empilent des milliers d'appartements et où s'entassent des millions de Chinois. La vision est oppressante … en tout cas, c'est l'image que je garde en mémoire de Chongqing, la tentaculaire mégapole du centre de la Chine. Pour vous impressionner un peu plus, on vous parle de cette ville comme la plus vaste de l'Empire du Milieu avec une population estimée à 32 millions d'habitants, la population de cette cité serait l'équivalent de la moitié de celle de la France ! Bon, en y regardant d'un peu plus près on s'aperçoit que ce chiffre effrayant correspond en fait au nombre d'habitants de la région puisque Chongqing est le nom de l'agglomération mais également celui du territoire (un peu plus grand que la superficie de la région française de la Nouvelle Aquitaine). Donc, ironiquement j'aurai envie de préciser que la cité de Chongqing ne compte qu'une petite vingtaine de millions d'habitants !
Après avoir traversé cette étourdissante concentration de buildings et puis après avoir longé la « forêt » d'immeubles alignés tout le long des collines surplombant la rivière Jialing, nous voici au bord de l'autre cours d'eau de l'agglomération, bien plus célèbre, le fameux Yangtse. Le but de notre étape dans cette région.

En contrebas, le mythique fleuve paraît presque encombré avec un va-et-vient incessant entre navires de transport et bateaux de promenades sans oublier la présence à quai de plusieurs navires de croisières. Un port fluvial et un fleuve, à l'image de la ville, trépidants. Nous voici donc prêts à embarquer. La pensée de quitter l'immense et si grouillante ville de Chongqing n'est pas pour nous déplaire … déjà on s'imagine navigant lentement dans un décor naturel de gorges hautement spectaculaires. Pour l'instant, on le constate, le lit du Yangtse est particulièrement encaissé, il nous faut descendre par un long escalier fixé sur ces berges pour le moins pentues, puis emprunter un brinquebalant pont flottant, traverser un, puis encore un second bateau de croisière pour enfin atteindre notre navire. Ouf !

Quant à nos bagages, les porteurs locaux se les disputent. Un portage traditionnel avec un bâton sur l'épaule : un, puis deux bagages de chaque côté et voilà plus de 80 kg sur le dos … Aïe, aïe ! Un vrai travail de forçat, que ne faut-il endurer pour gagner sa vie ! Merci messieurs et respect.

La nuit est maintenant tombée sur la ville et sur l'imposant fleuve, place à un superbe festival de couleurs et de lumières. On en oublie la concentration de barres de buildings pour admirer le spectacle. En fond de panorama des façades illuminées toutes constellées de lumières celles des appartements avec en prime juste sur la berge qui nous fait face un bâtiment de style palais asiatique, aux lignes dorées et étincelantes comme parées de guirlandes lumineuses.

Le ballet des navires anime le décor, les couleurs scintillent. Un moment vert puis jaune avec de virer au rose, splendide ! Ajoutez au tableau des reflets et la représentation devient féerique ! Cette version rose est du plus bel effet.

En se tournant du côté opposé, vers le cœur de la ville, quelques gratte-ciel nous toisent avec leurs originales architectures. Ils paraissent gigantesques, normal pour des gratte-ciel mais c'est plutôt leurs lignes incurvées qui surprennent, on pourrait voir là un effet de déformation due à l'angle de prise de vue … mais non, on ne rêve pas , ces immeubles ont bien ce surprenant aspect légèrement courbe.


Une dernière vision depuis le pont supérieur du bateau en direction du pont illuminé, on l'aperçoit en fond d'image … car il est temps de rentrer à l'intérieur, la brume nimbe le décor et de plus une bruine commence à nous mouiller.
La nouvelle va vite se répandre parmi les voyageurs. Quoi ? le bateau ne partira pas comme prévu ce soir ? Le commandant est seul maître à bord et il a pris cette décision. Le motif ? Des pluies abondantes ont gonflé le débit du Yangtse, les eaux sont hautes et les courants s'affolent en tout sens … Le long fleuve tranquille s'est transformé en quelques heures en un tumultueux cours d'eau. Les manœuvres pour quitter le port puis la navigation paraissent trop périlleuses pour envisager un départ imminent. Dont acte ! Et pendant ce temps, dans le salon à l'intérieur du navire … la croisière s'amuse ! Il fallait bien que je la place cette expression devenue culte, c'est fait !

Un moment de convivialité entre une partie de l'équipage, quelques officiers et les croisiéristes. Le Century Diamond est un bateau de croisière à taille presque humaine … rien à voir avec le gigantisme des paquebots des «cruises » à l'américaine avec leurs milliers de passagers à bord. 110 mètres de long et 130 cabines qui probablement n'était pas toutes occupées à cette date, cela donne à bord une ambiance bon enfant. Pour cet apéritif de présentation, l'ambiance est chaleureuse , les sourires sont de mise et l'on trinque avec entrain. L'occasion pour moi de converser avec un membre du staff de direction, et entre deux gorgées d'un vin chinois champagnisé de lui poser la question qui brûle les lèvres de nous tous : sait-on finalement jusqu'à quel moment est reporté le départ. Avec un large sourire comme savent faire les asiatiques, il nous rassure : « Tomorrow at dawn, for sure! ». Ça s'arrose, tiens ! Et hop un autre flûte de vin sera vite avalée.
--
Quelques bruits, une sensation de mouvement … je suis à peine éveillé, j'ouvre un œil puis les deux et réalise que nous quittons le port. Adieu Chongqing et bonjour la découverte d'une partie du fleuve Yangtse. Au programme, quatre jours de cabotage jusqu'au célèbre barrage des Trois Gorges soit 648 kilomètres de navigation au fil de l'eau.

Les lueurs de l'aube n'ont pas encore fait disparaître les ombres de la nuit mais à travers la fenêtre de la cabine j'observe le décor qui défile très lentement : passage sous un pont et croisement de plusieurs embarcations. La photo prise est floue, un peu bougée par manque de luminosité. Finalement elle correspond parfaitement au souvenir que je garde des ces instants celui d'un paysage fluvial embrumé … comme mes yeux à demi réveillés.
Un peu plus tard, un peu plus loin … le jour est à présent levé mais ne triomphe pas complètement des brumes du petit matin, elles estompent encore l'horizon et les silhouettes des montagnes.

Fini les visions agressives de l'urbanisme galopant qui sévit dans les villes chinoises, ici, dans ce secteur du fleuve, il n'y a de place que pour une nature florissante, celle de la Chine profonde de l'intérieur du pays … de l'eau, des montagnes et une végétation verdoyante. Que cela fait du bien à voir ! voilà un panorama des plus apaisants, on apprécie et on contemple, sans retenue aucune. Avec une vitesse de croisière de quelques 20 à 25 kilomètres/heure, on a tout le temps de profiter des paysages du célèbre Yangtse. Le troisième plus long fleuve du monde (après l'Amazone et le Nil), en effet il serpente sur 6300 kilomètres depuis les hauteurs des montagnes du Tibet jusqu'à la Mer de Chine où il se jette un peu nord de Shanghai. Le cours du Yangtse le fait voyager à travers pas moins de onze régions chinoises, il se fait successivement torrent montagneux puis méandre après méandre se faufile entre des gorges escarpées et de larges vallées pour s'étendre enfin en un immense delta. Quelques 700 affluents viennent rejoindre le lit principal et gonfler son débit, environ 30 000 m³ seconde !
Depuis le pont supérieur, le belvédère est idéal pour ne cesser d'observer les berges.

Là, c'est une ferme traditionnelle qui domine le fleuve et surtout une belle plantation de bananiers. Des arbres tropicaux aux larges palmes qui témoignent du climat local, c'est à dire chaud et plutôt humide.

Ici, c'est une simple embarcation qui attire mon regard. Mais où est le pêcheur ? A bien l'observer, on constate que c'est une balise, elle est surmontée d'un lampe pour son éclairage nocturne et elle sert donc à délimiter le chenal de navigation. Il y en a ainsi tout le long des rives du Yangtse, après en avoir ainsi longé plusieurs je ne les confond plus avec de simples barques de pêcheurs. Finalement cette forme imitant une embarcation est bien vue pour intégrer ces repères parmi cet environnement fluvial. Autre avantage, on peut facilement les déplacer selon la hauteur des eaux.

D'autres balises, blanches et rouges jalonnent régulièrement les rivages du fleuve comme on peut le voir sur ces deux photos. Nous sommes en septembre et par endroits, déjà quelques feuillages jaunissent, apportant une belle touche automnale à ces rivages. En de nombreux passages, les berges semblent confortées par des rochers dont les strates (à droite) présentent d'étonnantes courbes. L'impression de solidité, qualité reconnue de la roche, est ici atténuée par cet aspect de mouvement. Comme si la pierre était aussi molle qu'une pâte à modeler. Au bas du long escalier, un pêcheur solitaire taquine les poissons, une image classique des bords de ce fleuve.

D'autres pêcheurs sont embarqués sur de simples barques comme celui-ci qui tire vaillamment son filet. Je ne suis pas sûr qu'il ait apprécié les petites vagues provoquées par le passage de notre navire. Pardon pour le dérangement.
Les rivières qui se jettent dans le grand Yangtse sont particulièrement nombreuses, je l'ai déjà évoqué précédemment. Ainsi, la continuité des rives se trouve-t-elle souvent entaillée, sauf lorsqu'un pont à été construit. C'est le cas en cet endroit où ce pont enjambe la rivière affluente. Tiens, voici un train qui apparaît, c'est parfait pour « animer » ma photo.

Vous vous en doutez, le grand et long Yangtse n'est pas seulement une fleuve utilisé pour les seuls bateaux de croisières. De même, les rivages ne sont pas seulement constitués de paysages de campagnes bucoliques destinées à dépayser les touristes. Avant tout, le fleuve est une voie navigable principalement dédiée aux transports commerciaux. Lors d'une croisière sur son cours on ne s'étonnera pas de croiser en permanence une multitude de péniches, de cargos et de portes containers. Ils transitent chargés de marchandises et de matériaux, de port en port et de ville en ville.


Peu à peu, les rivages se font moins nature et la végétation cède la place à des entrepôts, des silos, des usines et maintenant à un port. Sur les quais d'imposantes grues oranges font comprendre que l'on retrouve une Chine industrielle et urbaine. D'ailleurs, à proximité se profilent de hauts immeubles bâtis à touche-touche !

Cette portion des bords du fleuve n'est pas vraiment des plus esthétiques … et si on rentrait à l'intérieur du bateau ? D'autant que comme sur toute croisière d'agrément, des animations sont au programme. Ce matin, il est prévu une démonstration de peinture. Une peinture originale de tradition chinoise : de la peinture sur verre …. mais en peignant l'intérieur de petits vases. Un talentueux artiste nous fait une démonstration et nous explique la technique. Et me voilà pinceau et vase aux mains.

Les poils recourbés du pinceau sont sensés faciliter le travail … mais cela ne me paraît pas du tout évident. Il ne faut surtout pas trembler et à vrai dire cela me donne l'impression d'essayer de peindre avec la main gauche alors que je suis droitier ! Bon, la tentative ne m'a pas convaincu. On pouvez s'en douter, il faut de l'expérience et du travail pour réussir un début de décoration présentable aussi je préfère admirer le travail réalisé par l'artiste (photo vase de gauche).
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Un voyage fluvial débute comme il se doit dans un port. Ici, ce sera Chongqing. La ville est impressionnante et démesurée. Presque à perte de vue ce ne sont que gratte-ciel, tours et blocs d'immeubles où s'empilent des milliers d'appartements et où s'entassent des millions de Chinois. La vision est oppressante … en tout cas, c'est l'image que je garde en mémoire de Chongqing, la tentaculaire mégapole du centre de la Chine. Pour vous impressionner un peu plus, on vous parle de cette ville comme la plus vaste de l'Empire du Milieu avec une population estimée à 32 millions d'habitants, la population de cette cité serait l'équivalent de la moitié de celle de la France ! Bon, en y regardant d'un peu plus près on s'aperçoit que ce chiffre effrayant correspond en fait au nombre d'habitants de la région puisque Chongqing est le nom de l'agglomération mais également celui du territoire (un peu plus grand que la superficie de la région française de la Nouvelle Aquitaine). Donc, ironiquement j'aurai envie de préciser que la cité de Chongqing ne compte qu'une petite vingtaine de millions d'habitants !
Après avoir traversé cette étourdissante concentration de buildings et puis après avoir longé la « forêt » d'immeubles alignés tout le long des collines surplombant la rivière Jialing, nous voici au bord de l'autre cours d'eau de l'agglomération, bien plus célèbre, le fameux Yangtse. Le but de notre étape dans cette région.

En contrebas, le mythique fleuve paraît presque encombré avec un va-et-vient incessant entre navires de transport et bateaux de promenades sans oublier la présence à quai de plusieurs navires de croisières. Un port fluvial et un fleuve, à l'image de la ville, trépidants. Nous voici donc prêts à embarquer. La pensée de quitter l'immense et si grouillante ville de Chongqing n'est pas pour nous déplaire … déjà on s'imagine navigant lentement dans un décor naturel de gorges hautement spectaculaires. Pour l'instant, on le constate, le lit du Yangtse est particulièrement encaissé, il nous faut descendre par un long escalier fixé sur ces berges pour le moins pentues, puis emprunter un brinquebalant pont flottant, traverser un, puis encore un second bateau de croisière pour enfin atteindre notre navire. Ouf !

Quant à nos bagages, les porteurs locaux se les disputent. Un portage traditionnel avec un bâton sur l'épaule : un, puis deux bagages de chaque côté et voilà plus de 80 kg sur le dos … Aïe, aïe ! Un vrai travail de forçat, que ne faut-il endurer pour gagner sa vie ! Merci messieurs et respect.

La nuit est maintenant tombée sur la ville et sur l'imposant fleuve, place à un superbe festival de couleurs et de lumières. On en oublie la concentration de barres de buildings pour admirer le spectacle. En fond de panorama des façades illuminées toutes constellées de lumières celles des appartements avec en prime juste sur la berge qui nous fait face un bâtiment de style palais asiatique, aux lignes dorées et étincelantes comme parées de guirlandes lumineuses.

Le ballet des navires anime le décor, les couleurs scintillent. Un moment vert puis jaune avec de virer au rose, splendide ! Ajoutez au tableau des reflets et la représentation devient féerique ! Cette version rose est du plus bel effet.

En se tournant du côté opposé, vers le cœur de la ville, quelques gratte-ciel nous toisent avec leurs originales architectures. Ils paraissent gigantesques, normal pour des gratte-ciel mais c'est plutôt leurs lignes incurvées qui surprennent, on pourrait voir là un effet de déformation due à l'angle de prise de vue … mais non, on ne rêve pas , ces immeubles ont bien ce surprenant aspect légèrement courbe.


Une dernière vision depuis le pont supérieur du bateau en direction du pont illuminé, on l'aperçoit en fond d'image … car il est temps de rentrer à l'intérieur, la brume nimbe le décor et de plus une bruine commence à nous mouiller.
La nouvelle va vite se répandre parmi les voyageurs. Quoi ? le bateau ne partira pas comme prévu ce soir ? Le commandant est seul maître à bord et il a pris cette décision. Le motif ? Des pluies abondantes ont gonflé le débit du Yangtse, les eaux sont hautes et les courants s'affolent en tout sens … Le long fleuve tranquille s'est transformé en quelques heures en un tumultueux cours d'eau. Les manœuvres pour quitter le port puis la navigation paraissent trop périlleuses pour envisager un départ imminent. Dont acte ! Et pendant ce temps, dans le salon à l'intérieur du navire … la croisière s'amuse ! Il fallait bien que je la place cette expression devenue culte, c'est fait !

Un moment de convivialité entre une partie de l'équipage, quelques officiers et les croisiéristes. Le Century Diamond est un bateau de croisière à taille presque humaine … rien à voir avec le gigantisme des paquebots des «cruises » à l'américaine avec leurs milliers de passagers à bord. 110 mètres de long et 130 cabines qui probablement n'était pas toutes occupées à cette date, cela donne à bord une ambiance bon enfant. Pour cet apéritif de présentation, l'ambiance est chaleureuse , les sourires sont de mise et l'on trinque avec entrain. L'occasion pour moi de converser avec un membre du staff de direction, et entre deux gorgées d'un vin chinois champagnisé de lui poser la question qui brûle les lèvres de nous tous : sait-on finalement jusqu'à quel moment est reporté le départ. Avec un large sourire comme savent faire les asiatiques, il nous rassure : « Tomorrow at dawn, for sure! ». Ça s'arrose, tiens ! Et hop un autre flûte de vin sera vite avalée.
--
Quelques bruits, une sensation de mouvement … je suis à peine éveillé, j'ouvre un œil puis les deux et réalise que nous quittons le port. Adieu Chongqing et bonjour la découverte d'une partie du fleuve Yangtse. Au programme, quatre jours de cabotage jusqu'au célèbre barrage des Trois Gorges soit 648 kilomètres de navigation au fil de l'eau.

Les lueurs de l'aube n'ont pas encore fait disparaître les ombres de la nuit mais à travers la fenêtre de la cabine j'observe le décor qui défile très lentement : passage sous un pont et croisement de plusieurs embarcations. La photo prise est floue, un peu bougée par manque de luminosité. Finalement elle correspond parfaitement au souvenir que je garde des ces instants celui d'un paysage fluvial embrumé … comme mes yeux à demi réveillés.
Un peu plus tard, un peu plus loin … le jour est à présent levé mais ne triomphe pas complètement des brumes du petit matin, elles estompent encore l'horizon et les silhouettes des montagnes.

Fini les visions agressives de l'urbanisme galopant qui sévit dans les villes chinoises, ici, dans ce secteur du fleuve, il n'y a de place que pour une nature florissante, celle de la Chine profonde de l'intérieur du pays … de l'eau, des montagnes et une végétation verdoyante. Que cela fait du bien à voir ! voilà un panorama des plus apaisants, on apprécie et on contemple, sans retenue aucune. Avec une vitesse de croisière de quelques 20 à 25 kilomètres/heure, on a tout le temps de profiter des paysages du célèbre Yangtse. Le troisième plus long fleuve du monde (après l'Amazone et le Nil), en effet il serpente sur 6300 kilomètres depuis les hauteurs des montagnes du Tibet jusqu'à la Mer de Chine où il se jette un peu nord de Shanghai. Le cours du Yangtse le fait voyager à travers pas moins de onze régions chinoises, il se fait successivement torrent montagneux puis méandre après méandre se faufile entre des gorges escarpées et de larges vallées pour s'étendre enfin en un immense delta. Quelques 700 affluents viennent rejoindre le lit principal et gonfler son débit, environ 30 000 m³ seconde !
Depuis le pont supérieur, le belvédère est idéal pour ne cesser d'observer les berges.

Là, c'est une ferme traditionnelle qui domine le fleuve et surtout une belle plantation de bananiers. Des arbres tropicaux aux larges palmes qui témoignent du climat local, c'est à dire chaud et plutôt humide.

Ici, c'est une simple embarcation qui attire mon regard. Mais où est le pêcheur ? A bien l'observer, on constate que c'est une balise, elle est surmontée d'un lampe pour son éclairage nocturne et elle sert donc à délimiter le chenal de navigation. Il y en a ainsi tout le long des rives du Yangtse, après en avoir ainsi longé plusieurs je ne les confond plus avec de simples barques de pêcheurs. Finalement cette forme imitant une embarcation est bien vue pour intégrer ces repères parmi cet environnement fluvial. Autre avantage, on peut facilement les déplacer selon la hauteur des eaux.

D'autres balises, blanches et rouges jalonnent régulièrement les rivages du fleuve comme on peut le voir sur ces deux photos. Nous sommes en septembre et par endroits, déjà quelques feuillages jaunissent, apportant une belle touche automnale à ces rivages. En de nombreux passages, les berges semblent confortées par des rochers dont les strates (à droite) présentent d'étonnantes courbes. L'impression de solidité, qualité reconnue de la roche, est ici atténuée par cet aspect de mouvement. Comme si la pierre était aussi molle qu'une pâte à modeler. Au bas du long escalier, un pêcheur solitaire taquine les poissons, une image classique des bords de ce fleuve.

D'autres pêcheurs sont embarqués sur de simples barques comme celui-ci qui tire vaillamment son filet. Je ne suis pas sûr qu'il ait apprécié les petites vagues provoquées par le passage de notre navire. Pardon pour le dérangement.
Les rivières qui se jettent dans le grand Yangtse sont particulièrement nombreuses, je l'ai déjà évoqué précédemment. Ainsi, la continuité des rives se trouve-t-elle souvent entaillée, sauf lorsqu'un pont à été construit. C'est le cas en cet endroit où ce pont enjambe la rivière affluente. Tiens, voici un train qui apparaît, c'est parfait pour « animer » ma photo.

Vous vous en doutez, le grand et long Yangtse n'est pas seulement une fleuve utilisé pour les seuls bateaux de croisières. De même, les rivages ne sont pas seulement constitués de paysages de campagnes bucoliques destinées à dépayser les touristes. Avant tout, le fleuve est une voie navigable principalement dédiée aux transports commerciaux. Lors d'une croisière sur son cours on ne s'étonnera pas de croiser en permanence une multitude de péniches, de cargos et de portes containers. Ils transitent chargés de marchandises et de matériaux, de port en port et de ville en ville.


Peu à peu, les rivages se font moins nature et la végétation cède la place à des entrepôts, des silos, des usines et maintenant à un port. Sur les quais d'imposantes grues oranges font comprendre que l'on retrouve une Chine industrielle et urbaine. D'ailleurs, à proximité se profilent de hauts immeubles bâtis à touche-touche !

Cette portion des bords du fleuve n'est pas vraiment des plus esthétiques … et si on rentrait à l'intérieur du bateau ? D'autant que comme sur toute croisière d'agrément, des animations sont au programme. Ce matin, il est prévu une démonstration de peinture. Une peinture originale de tradition chinoise : de la peinture sur verre …. mais en peignant l'intérieur de petits vases. Un talentueux artiste nous fait une démonstration et nous explique la technique. Et me voilà pinceau et vase aux mains.

Les poils recourbés du pinceau sont sensés faciliter le travail … mais cela ne me paraît pas du tout évident. Il ne faut surtout pas trembler et à vrai dire cela me donne l'impression d'essayer de peindre avec la main gauche alors que je suis droitier ! Bon, la tentative ne m'a pas convaincu. On pouvez s'en douter, il faut de l'expérience et du travail pour réussir un début de décoration présentable aussi je préfère admirer le travail réalisé par l'artiste (photo vase de gauche).
Séjour à Ayamonte, excursions et sites à visiter (Andalousie) English translation pending
Bonjour a tous et toutes
Tout d'abord meilleurs voeux pour cette nouvelle année 2020 !
Nous allons avoir l'opportunité avec le travail de mon épouse de partir en juin à Ayamonte.
J'aimerai quelques informations sur cette destination pour ceux qui connaissent cet endroit.
1/ Quels sont les sites a ne pas manquer dans le secteur sachant que les grandes villes connues sont éloignées ? sachant que nous sommes aussi bien amateur d'architecture que de paysages sauvages.
2/ En juin, peut on se baigner dans l'océan ou est il encore frais ?
3/ est ce qu'il y a des excursions permettant d'aller voir les dauphins en liberté dans le coin ?
3/ Est ce qu'il y a de bonnes affaires à faire dans le coin (outlets, magasins détaxés ou autres ?
Merci d'avance 🙂
Tout d'abord meilleurs voeux pour cette nouvelle année 2020 !
Nous allons avoir l'opportunité avec le travail de mon épouse de partir en juin à Ayamonte.
J'aimerai quelques informations sur cette destination pour ceux qui connaissent cet endroit.
1/ Quels sont les sites a ne pas manquer dans le secteur sachant que les grandes villes connues sont éloignées ? sachant que nous sommes aussi bien amateur d'architecture que de paysages sauvages.
2/ En juin, peut on se baigner dans l'océan ou est il encore frais ?
3/ est ce qu'il y a des excursions permettant d'aller voir les dauphins en liberté dans le coin ?
3/ Est ce qu'il y a de bonnes affaires à faire dans le coin (outlets, magasins détaxés ou autres ?
Merci d'avance 🙂
Retour en Amérique Centrale: Guatemala et Honduras English translation pending
INTRO
Décidément nous sommes des inconditionnels de l' Amérique centrale où nous sommes allés maintes fois ( Guatemala il y a 12 ans environ, Panama ensuite, puis Nicaragua, Salvador, Costa Rica et cette année donc, le Honduras principalement même si nous passons quelques jours au Guatemala à l' arrivée et avant de quitter le pays, principalement sur la côte caribéenne. C' est avec notre ami R., à la tête d'une petite agence francophone de tourisme réceptif à San Salvador que nous avons fait nos deux derniers voyages, au Salvador et au Costa Rica, et c'est lui qui a imaginé ce circuit à partir de ses expériences personnelles. En effet, le Salvador étant un très petit pays, il a l' habitude d' organiser des voyages trans-frontières du genre Salvador / Nicaragua ou Salvador / Guatemala ou Salvador / Honduras. Cette fois ce sera Guatemala / Honduras; tout simplement parce que nous avons trouvé des billets d'avion à prix vraiment compétitifs - et vols directs en continuation - à partir de LAX vers Guatemala Ciudad. R. vient donc nous cueillir à l' aéroport international de Guatemala City ( ou GUA ) et nous repartirons de cette même capitale vers la Californie. Le Guatemala, comme je l' ai indiqué, nous y sommes allés une fois déjà il y a une douzaine d'années, un beau circuit laissant volontairement de côté la capitale pour se concentrer sur Antigua, le Peten, Tikal, et la partie ouest montagneuse autour de Chichicastenango. le tout centré sur la visite de centres archéologiques maya majeurs ( avec une incursion à Copan au Honduras comprise dans la prestation globale ). Une petite partie de notre séjour se passant au Guatemala, je parlerai des régions et endroits visités, mais sans m' étendre. L' idée générale est quand même de consacrer ce carnet au Honduras, pays aussi méconnu que le Salvador auquel j' ai consacré un carnet il y a 3 ans.
Le Honduras est un pays à faible visibilité touristique et de mauvaise réputation, montré du doigt comme le Salvador ou le Guatemala et mis à l' index pour son insécurité chronique. Bien sur le Honduras n' est pas Singapour mais on a tendance à exagérer et à dramatiser comme toujours Disons qu' il y a une façon de voyager dans ces pays d ' Amérique Centrale, des quartiers à éviter dans les capitales et des règles de vigilance élémentaire à respecter, comme dans beaucoup d'autres pays. Après quelques hésitations donc, va pour le Honduras, nous avons décidé avec R. d' y passer environ une semaine de découverte plus culturelle que balnéaire. L' un de ses amis honduriens, travaillant dans la police touristique, nous accompagne pendant la découverte des régions du Honduras visitées, de Omoa où il va nous rejoindre - rendez-vous à la forteresse - jusqu'à Santa Rosa de Copan. Nous repassons la frontière dans l' autre sens ensuite.
Vous allez penser, pourquoi le Honduras ? Justement parce qu'il est peu visité ( sauf les îles côté Caraïbes du genre Roatan qui - comme Cancun au Mexique - sont fréquentées par la jeunesse américaine et canadienne en quête de soleil et de sensations fortes ) et conserve une réelle authenticité.
UN PEU DE GEOGRAPHIE On sera surpris d' apprendre que le Honduras est le second plus grand pays d'Amérique centrale après le Nicaragua, de la taille de la Bulgarie. La côte caribéenne est immensément longue, s'étirant sur plus 750 kilomètres. Autre surprise de taille : le pays n' est pas - ou alors très peu - soumis aux tremblements de terre ni aux éruptions de volcans intempestives. Le relief du pays est tout à fait unique : en effet, les montagnes ne s'étendent pas du nord au sud, mais se chevauchent et se croisent dans tous les sens. Il existe un seul fleuve d'importance, le Rio Coco qui fait frontière avec le Nicaragua. Tiens, encore une surprise ! Le Honduras a davantage de forêts nuageuses et pluvieuses que le Costa Rica, champion du tourisme écolo dans l' Isthme. Le patrimoine naturel est donc riche et varié, et pourtant on ne peut pas parler de politique de conservation et de protection de l' environnement. Les gouvernements successifs sont plus intéressés par ce que peut rapporter la coupe intensive des arbres et la plantations de palmiers à huile africains, une véritable plaie partout en Amérique centrale, y compris dans le soit-disant vertueux Costa Rica ! L' agro-business américain et canadien est omniprésent et contrôle de larges étendues du territoire national. Les mauvaises habitudes perdurent donc, des écologistes ont été carrément assassinés dans le passé, l' écologie n' est pas au programme. Il faut dire qu'il y a des problèmes sociaux et économiques à régler d'urgence, et que l' écologie n' est pas l' urgence nationale.
La faune est la même que dans les pays avoisinants : jaguars, tapirs, paresseux, fourmiliers, singes, tatous, agoutis ( ou ' guatousas ' en espagnol ), coatis, pécaris, chauves-souris, cervidés, iguanes, reptiles de toutes sortes dont certains très venimeux comme le serpent-corail ( ou ' terciopelo ' ). Le lamantin est la star des eaux douces honduriennes. l' ara et le toucan sont les stars de la canopée.
UN PEU D'HISTOIRE
Je ne vais pas m' étendre plus que nécessaire sur l' histoire du Honduras, aussi catastrophique, chaotique et pleine de rebondissements et de drames divers que celle des pays limitrophes, et celle, plus généralement de la Grande Région allant du sud du Mexique au nord à la Colombie. Ce pays, le Honduras - mot qui signifie " profondeurs " en espagnol - fut découvert en 1502 par Christophe Colomb qui lui attribua ce nom, très probablement en raison de la profondeur des eaux aux abords de la côte. Les indigènes furent décimés par les colonisateurs espagnols et leurs richesses pillées. Contrairement aux pays voisins où fut créée une monoculture ( du café, de la canne à sucre et de l' élevage ), source de richesses et favorisant l' émergence d'une classe sociale aisée, le Honduras resta à l' écart de ce changement social, devenant par là un maillon faible soumis à des politiques étrangères centro - américaines et nord - américaines contradictoires, agressives et belliqueuses. Pedro de Alvarado - déjà " pacificateur " du Guatemala voisin - parviendra à conquérir le territoire en 1539 après avoir fait assassiner tous les opposants à la politique coloniale d'expansion, en particulier le lenca / maya Lempira, héros de son peuple indigène. Comayagua devient capitale du pays en 1540. On saute les siècles et on se retrouve au début du 19ème siècle en compagnie de Francisco Morazan, héros national et l' un des pères de l' Amérique centrale aux côté de Bolivar, et qui initia un projet grandiose d'union amérindienne. Libéral et laïc, il perdra la bataille contre les conservateurs, sera forcé à l' exil au Costa Rica, tentera le destin en revenant au Honduras où il finira exécuté en 1842. A partir de là, le pays sombre dans le chaos politique. L' anarchie et la révolution permanente amène au pouvoir des dictateurs nationalistes et conservateurs empêchant toute avancée sociale ou économique. En même temps, il faut lutter sans cesse contre les tentatives d'annexion territoriale des Anglais côté Caraïbes et des Américains dans toute la région. En 1880, alors que le pays est passé sous la coupe de libéraux tout aussi tyranniques que leurs opposants conservateurs, Tegucigalpa devient la nouvelle capitale, tout simplement parce que l'on a découvert des gisements d'argent et commencé à forer frénétiquement dans les environs de ce qui est à l' époque un gros village ! Et puis le président de l' époque a choisi Tegucigalpa contre Comayagua sur un coup de tête ! Le chaos continue. Les gouvernements, bousculés par les uns et les autres, tombent et changent sans cesse. On laisse s'installer d' énormes sociétés telles la United Fruit Company ou Cuyamel ou encore la Standard Fruit Company qui vont devenir des états dans l' Etat et soumettre le pays aux interêts puissants des pays étrangers voisins, en particulier les Etats-Unis. Le Honduras devient une république bananière où les compagnies bananières nomment les présidents, toujours conservateurs, dociles, soumis, corruptibles et vite corrompus. Les escarmouches entre pays voisins vont continuer pendant des décennies tandis que les riches conservateurs, l' Eglise Catholique et l' Armée tiennent le Honduras dans une main de fer et vont soutenir l' installation au pouvoir suprême de militaires reconvertis peu recommandables. Cependant, ils ne seront jamais aussi sanguinaires qu' au Nicaragua soumis et pillé par le dictateur Somoza pendant plus de 30 ans. " Nicaragua es mi finca ', avait-il coutume de dire !
Les civils reviennent au pouvoir en 1981, mais, c'est, hélas, pour le pire, car la CIA américaine choisit le Honduras comme terre d'entraînement pour les ' contras ' - ou brigades contre-révolutionnaires - dans la lutte sans merci contre les Sandinistas qui viennent de renverser Somoza au Nicaragua... et vont , à leur tour - et jusqu'à ce jour, hélas ! - mettre leur pays exsangue sous contrôle dictatorial. Pauvres Nicaraguayens, finalement plus à plaindre encore que leurs proches voisins ! Présidents - et partis - conservateurs et parfois libéraux se succèdent au pouvoir. La lutte contre l' insécurité - et contre les ' maras ', des gangs ayant fui les Etats-Unis sous l' ère Clinton pour se réfugier dans la région de San Pedro Sula - devient une priorité. Le libre-échange aussi. Il y aura encore des soubresauts politiques. Un coup d'état fomenté par l' armée en juin 2009 dépose le président Zelaya jugé trop social voire socialiste et trop engagé dans la lutte contre la criminalité et les narco-trafiquants qui gêne des gens de pouvoir car elle souligne combien le pays est gangrené par la corruption au niveau le plus élevé. Un comble ! Est nommé à sa place Sosa, un conservateur de centre-droit à l' échine plus souple et qui ne menace pas les interêts des grosses sociétés étrangères dans le pays. C' est lui qui changera de capitale. Des journalistes sont assassinés, les élections sont alors contestées par de nombreux pays.
C' est actuellement Juan Orlando Hernandez, ancien avocat, qui dirige le pays, et ce depuis janvier 2014. Les rapports du pays avec les Etats-Unis se sont fortement dégradés alors que le frère du président vient d'être arrêté aux Etats-Unis pour complicité avec les narco-trafiquants de son pays et pour blanchiment d'argent. Le président Trump, à sa manière brutale, exige une coopération du Honduras - et de son président - dans la lutte contre le trafic de stupéfiants. En attendant des résultats concluants, le pays a été mis sur une liste noire.
ECONOMIE Le Honduras est l' un des pays les plus pauvres du monde : taux de chômage élevé, salaires bas, lois sociales quasi inexistantes, impôt sur le revenu inexistant, dépendance extrême aux aléas de la demande et de l' offre internationales sur le marché des matières premières ( argent, zinc, plomb, houille, cuivre ) et des produits agricoles, catastrophes naturelles telles l' ouragan Mitch en 1998 qui a mis l' économie du Honduras à genoux pour des années. Le Honduras est aussi un paradis fiscal pour les grosses entreprises nord-américaines et les industries de sous-traitance - ou ' maquilas ' - tenues par des Nord-Américains, des Chinois et des Coréens. Sous couvert de créer beaucoup d'emplois, pour des salaires de misère, les grosses sociétés étrangères sont exonérées d' impôt sur le revenu pour 30 ans. Scandaleux sans doute, mais c'est ainsi que vont les choses en Amérique Centrale !
LE HONDURAS UN PAYS METISSE
90% de la population est métissée , à la fois espagnole et amérindienne. Il y a aussi des Noirs, anciens esclaves venus de la Jamaïque et de Grand Cayman, des Garifunas aux racines amérindiennes ( caribes et africaines ) venus de l' île de St Vincent, des Blancs, des Turcs, Libanais et Syriens, des Asiatiques, des indigènes. Ces derniers ont beaucoup souffert au cours des siècles passés : 500 ans de tyrannie culturelle, économique et sociale et, à la clé, un génocide qui est reconnu désormais par la communauté internationale. Parmi les peuples indigènes, le plus remarquable est sans doute celui des Lencas qui sont plus de 100.000 actuellement. On les trouvera dans le département d' Intibuca, capitale La Esperanza, qui demeure le foyer actuel d'une culture lenca qui veut désormais s'affirmer. Egalement, les Chortis ( environ 5000 ) qui vivent dans les montagnes de l' Ouest, les Pipils proches de la frontière du Salvador ( et massacrés dans les année 30 ), les Jicaques ou Tolupanes qui sont, semble-t-il, originaires du Mexique, parlent une langue proche de celle des Sioux, et se rencontrent dans le département de Yoro, les Misquitos, les Pech et les Tawahkas qui peuplent la Mosquitie. Enfin il y a les Garifunas, métissés d'indigènes caribes des îles antillaises et de Noirs africains importés d'Afrique aux temps de l' esclavage par les Britanniques. A noter que les Français soutinrent les Garifunas dans leur dernière bataille contre les Anglais en 1795, non sans arrière-pensées politiques. Finalement ce furent les Anglais qui soumirent les Garifunas et décidèrent in fine de les déporter tous vers l' île de Roatan.
DETAILS PRATIQUES Le climat : janvier et février sont les mois idéaux pour visiter le Honduras, et, d'une manière générale, toute l' Amérique centrale. Températures agréables, voire fraîches le matin en montagne. Entre 13 et 26°. Plus chaudes sur la côte caribéenne dans le centre. Risques de mauvais temps malgré la ' bonne ' saison, côté atlantique.
ARGENT
La monnaie locale est le lempira, mais il est conseillé de se munir de dollars américains, surtout des petites coupures ( de 1, 5, 10, 20 ) et quelques grosses coupures ( 50 et 100 pour les hôtels en particulier ), et de changer au fur et à mesure. On peut changer dollars et euros dans les banques. Service lent, et queues. Eviter les distributeurs en extérieur. On peut aussi payer directement en USD les notes d' hôtels ou de B&B par exemple. Personnellement, je garde ma carte de crédit à portée au cas où mais je paie tout en dollars. C 'est notre ami R. qui nous sert de banque pour les quetzals au Guatemala et les lempiras au Honduras. Qui dit argent dit faire attention sans devenir paranoïaque ! Une vigilance permanente s'impose et il convient de ne pas grossièrement afficher son aisance financière - ou ses bijoux - dans la rue. Il faut être discret et respectueux des locaux, comme partout. Nous ne nous sommes jamais sentis en insécurité en Amérique centrale précédemment. Ce sera de même ici au Honduras sauf au centre -ville de Tegucigalpa. . HOTELS Attention ! Les lits doubles - ou matrimoniaux comme on dit ici - sont en 150 de large, c'est à dire étroits pour des couples. Il vaut mieux demander des lits jumeaux qui sont tous les deux en 140. Différence minime, il est préférable de le savoir avant de faire des réservations en ligne.
ROUTES : Très peu de signalisation, genre panneaux de limitation de vitesse. C 'est normalement 90 km/h sur la route, y compris les 4 voies qui ne sont pas tout le temps séparées en deux fois deux voies. Parc automobile en état correct, sans plus. Beaucoup de voitures et de bus déglingués. A noter que beaucoup de voitures sont achetées accidentées aux Etats-Unis et transportées par camion au Honduras ( idem dans les pays limitrophes ) pour y être réparées et revendues. Mon conseil : Ne pas conduire soi-même, ni louer de voiture au Honduras mais payer les services d' un chauffeur ( et guide à l' occasion ). Cela évite bien des soucis.
DOCUMENTATION PERSONNELLE Il existe un guide Petit Fûté 2019 du Guatemala. Rien en revanche en ce qui concerne le Honduras, oublié par la sphère touristique. Deux bonnes cartes routières à emporter : Guatemala National Geographic Honduras International Travel Maps On peut acheter les deux en ligne sur Amazon, ainsi que le ou les guides.
NOTRE PERIPLE
Guatemala - Honduras - Guatemala Le séjour de 10 jours tout compris pour deux ( incluant une location de voiture du genre SUV, une Nissan Morano ), toutes les visites, une longue excursion en lancha sur le Rio Dulce ( et vers Livingston ) au Guatemala caribéen nous a été facturé 2300 USD par notre ami R. On peut facilement rajouter à ce voyage la visite à Copan, et compter une nuit de plus sur place au Honduras. Plutôt en fin de séjour quand on se trouve du côté de Santa Rosa de Copan. Les nuits d'hôtel sont en sus. Compter environ 45 à 70 USD pour une chambre standard ou supérieure. Le prix moyen d'un repas est de 12 USD ( 10 euros ), sans entrée ni dessert ni fromage. Petits déjeuners roboratifs avec oeufs et haricots noirs pour ceux qui aiment. Ou alors crêpes et fruits. Yaourts et lait à acheter dans les supermarchés. Le Honduras n' est pas une destination aussi coûteuse que le Costa Rica, champion en la matière ( surtout quand il s'agit de visites de parcs nationaux ). Mais rien n' est donné tout de même. Les étrangers paient davantage dans les musées ou les parcs naturels que les nationaux, environ 3 fois plus.
Départ mercredi 15 janvier de PPT, Tahiti.
1er jour, mercredi 15 janvier
Vol PPT - LAX - sur Air France ( vol facturé 420 euros AR par personne et acheté en octobre ). Puis LAX -GUA sur Delta Airlines ( DL ), vol de nuit facturé 700 USD AR en First Class ( grosse promo ) , quittant LAX à 23 h 55 et atterrissant le lendemain matin 16 janvier à Guatemala City vers 7 heures avec une demi-heure de retard. Il faut dire que l' embarquement à Los Angeles ( Terminal Delta ) est assez chaotique et retardé par le nombre impressionnant de personnes plus ou moins âgées mais corpulentes et à mobilité réduite arrivant à l' enregistrement en fauteuil roulant ! Une spécialité de ces vols sur l' Amérique centrale ! Les fauteuils sont souvent poussés par des employés américains plus âgés et plus mal en point que ceux qu'ils poussent jusqu'à la porte de l' avion et aident à s'extirper de leur siège ... Les sourds qui aident les aveugles en quelque sorte !! A noter qu' une majorité de vols quittant la Californie pour le Mexique ou l' Amérique centrale en fin de journée sont en fait des vols de nuit, quittant les Etats-Unis entre 22H 30 et minuit.

Arrivée sur Ciudad de Guatemala 6 H45 du matin

Ciudad de Guatemala vue d'avion au petit matin
2ème jour : jeudi 16 janvier
Aéroport International - Guatemala City - Rio Dulce
R. nous attend, fidèle à l' heure dite. Personne dans l' aéroport à part le personnel, c'est le premier vol qui atterrit au petit matin; nous sommes sortis en 10 mn. Et nous allons prendre la route de Rio Dulce sur la côte caribéenne immédiatement. Mais avant cela il faut traverser toute la capitale et ce n' est pas une mince affaire ! Guate est une mégalopole de plus de 3 millions d'habitants, située sur de hauts plateaux à 1500 m d'altitude. C 'est la capitale du pays depuis la fin du 18ème siècle, après avoir remplacé Antigua, toute proche à 40 kms seulement, détruite par une éruption volcanique violente. C 'est une ville construite sans plan d'ensemble, et on s' y perd facilement même avec un GPS, sans parler des embouteillages qui bloquent la circulation pendant des heures matin et soir. Elle est en proie à de graves problèmes chroniques de pollution, pauvreté et violence, mais comme d'autres dans la région ou ailleurs dans le monde ( à Manille aux Philippines par exemple ). On peut se passer d'un séjour à Guatemala City qui n' est pas une ville renversante, lors d'un voyage dans le pays ; on peut aussi décider d'y passer deux jours / 1 nuit, et de visiter son centre historique par exemple, rénové récemment. Les derniers gouvernements prétendent faire des efforts et prendre la mesure des problèmes mais il n' ont pas de baguette magique ! Comment - alors que cela n' a jamais été fait - remédier sérieusement à l' abandon social d'une immense partie de la population par les pouvoirs publics? Et où trouver les fonds ? La corruption rampante ne permet généralement pas de faire aboutir les projets ambitieux, souvent financés par des fonds internationaux. Affaire à suivre donc ... Il ne faut sans doute pas rêver !
Nous nous retrouvons rapidement sur une route à 4 voies qui file vers l' est, dans un paysage très montagneux tout d'abord, avec vallées encaissées et mamelons en suite verdoyants. Puis les montagnes et collines laissent la place à une région de cultures : palmiers à huile, bananeraies, plantations d'ananas, prairies dédiées à l' élevage de vaches bien nourries par une herbe verte et haute, qui laisse penser qu'il pleut beaucoup dans la région. D 'ailleurs nous continuons sous la pluie pendant une heure, puis au plus près de Rio Dulce ( appellation qui concerne à la fois la rivière qui s' écoule du Lac Izabal et la bourgade située à la naissance du Rio Dulce et dont le nom officiel est Relleno - Fronteras ). Le temps est à la pluie. Nous avons réservé deux nuits à l' hôtel Tortugal inaccessible par la route, mais que l'on rejoint du village en ' lancha ' en 5 mn . Nous nous y installons rapidement puis reprenons un bateau pour une courte échappée vers le Castillo San Felipe construit par les Espagnols à l' entrée du lac pour protéger cette voie d'accès stratégique contre les pirates ainsi que contre des prétendants anglais, hollandais et français forcément malintentionnés !.



Retour à l' hôtel pour une soirée tranquille et une nuit moins agitée que la nuit presque blanche passée dans l' avion. La durée du vol entre LAX et GUA n ' est que de 4 heures 20 mn et on n' a pas vraiment le temps de se reposer.

Hôtel Tortugal
Il se remet à pleuvoir fort en début de soirée et il va pleuvoir sans arrêt toute la nuit. Espérons que notre remontée du Rio Dulce en lancha n' est pas compromise...
3 ème jour : vendredi 17 janvier
Vellena-Fronteras - Rio Dulce - Livingston - Rio Dulce - Vellena-Fronteras
Miraculeusement, la pluie cesse brutalement au petit matin. Le ciel uniformément gris commence à blanchir à l' horizon et quelques taches de bleu apparaissent. Il va faire plutôt beau, selon notre lanchero, et la température va remonter... Il a raison et nous avons de la chance car est prévue une remontée du Rio Dulce vers Livingston, une balade d' environ 60 kilomètres AR. La pluie aurait tout gâché, il aurait sans doute fallu annuler l' excursion.
Tortugal Hôtel Hôtel en bambou, avec marina, accessible uniquement en bateau du village ( 5 mn de traversée ). Nous avions une chambre supérieure à 80 dollars la nuit. Heureusement car les autres chambres n' étaient pas terribles. Insonorisation exécrable. Repaire d' Américains plutôt âgés en bateau et en goguette, très bruyants. Etablissement dans le style écolo-bobo à l' américaine qui agace à la longue. Petit déjeuner pas à la hauteur. Mauvais rapport qualité-prix.
Départ à 8 h 30. Nous allons couvrir le trajet aller en plus de 3 heures avec beaucoup d'arrêts, et de découverte-nature surtout dans la première partie, celle où nous logeons à l' hôtel Tortugal, proche du Castillo San Felipe qui garde l' entrée du lac. Nous allons naviguer vers la mer, c'est à dire dans l' autre sens. Le Rio Dulce est large et il s'évase encore plus sur une vingtaine de kilomètres pour devenir une étendue d'eau de grande largeur, avec des îles, certaines seulement îles aux oiseaux où se rassemble une avifaune riche et variée, et des bras secondaires, domaine d'une mangrove épaisse et luxuriante, et de vastes tapis de nénuphars sur lesquelles évoluent gracieusement des jacanas. Hormis ces derniers, on peut voir, par centaines, des hérons blancs et gris, des cormorans et surtout des pélicans qui évoluent non seulement sur le fleuve mais aussi aux abords de l' embouchure du fleuve, là où eau salée et eau douce se mélangent et où évoluent suffisamment de poissons pour nourrir tous ces oiseaux voraces. Sur les parties hautes des arbres poussant sur ces îlots, on aperçoit également des iguanes de belle taille, orangés ( des mâles ) et dont les arêtes dorsales sont hérissées de piquants redoutables. Ils prennent le soleil revenu après une nuit de pluie battante. Le fleuve , à cet endroit, a changé de couleur, et est devenu limoneux. La navigation est ralentie par des branches et des troncs d'arbres qui flottent parfois entre deux eaux. Au plus près du village de Vellena-Fronteras, les premières îles abritent de luxueuses et vastes retraites appartenant à de riches guatémaltèques et quelques américains aussi fortunés. On les reconnaît aux pelouses parfaitement entretenues et vertes, aux marinas privées et aux hangars à bateaux abritant des yachts de belle taille. L'une a un zoo privé avec singes et aras, une autre un héliport avec hélicoptère prêt à décoller. Notre lanchero nous apprend qu'il y a un aérodrome tout proche qui permet des liaisons rapides avec la capitale distante de 400 kilomètres. Peu à peu, le fleuve qui s'étalait à l'infini, se resserre et on entre dans une sorte de canyon, pas trop encaissé tout de même. Le fleuve serpente paresseusement entre des falaises de calcaire recouvertes de verdure et d'arbres au contact de l' eau, sur lesquels sont perchés des dizaines d'oiseaux.





On arrive vers midi à Livingston, ville de 8000 habitants qui sommeille un peu à l' embouchure du Rio Dulce. Ville typique de la côte caraïbe de tous ces pays d'Amérique Centrale, un peu oubliée par le pouvoir central qui regarde plutôt côté pacifique, multi-ethnique aussi. Les amérindiens côtoient les mayas dont la gent féminine a gardé et porte le costume traditionnel à savoir longue jupe et chemisier-caracot, et les Garifunas, issus d' anciens métissages entre les derniers indiens caraïbes et les esclaves ayant fui l' enfer des plantations ou ayant été déportés vers les îles honduriennes comme Roatan ou les côtes du Honduras et du Guatemala par les anglais quand leur présence devint inutile et encombrante. Livingston fut créée au début du 18ème siècle et connut une période d'abondance et de richesse en devenant le principal port guatémaltèque à exporter la richesse du pays, à savoir le café. Cette période est terminée et la ville vivote de la pêche et surtout du tourisme. Quelques jolis hôtels de style colonial et surtout une ambiance très caribe attirent des visiteurs toute l' année. On rajoutera au tableau un patrimoine architectural un peu délabré voire lépreux, beaucoup de petits restaurants Garifunas, une nourriture typée ( bananes plantain, riz coco, gâteaux coco ), des habitants souriants et aimables. Livingston est une agréable surprise, car la ville n' est pas considérée comme une destination touristique incontournable. Encore une erreur de jugement ! Car Livingston, c'est vraiment une autre facette du Guatemala. Elle mérite ses trois étoiles.
L'un des lavoirs publics municipaux




Au retour en lancha vers notre hôtel, nous allons nous arrêter déjeuner dans un restaurant de bord de fleuve, goûter la spécialité locale, à savoir une soupe de poissons et de petits crabes du fleuve agrémentée de crevettes d'estuaire, puis faire une seconde halte là où se trouvent des sources chaudes et soufrées en bord de fleuve. Nom de l' endroit : Agua Caliente. Bien nommé donc. Bref, nous avons beaucoup apprécié cette excursion tout à fait exceptionnelle par sa durée et les lieux parcourus et visités. Curieusement , la remontée du Rio Dulce est mal notée dans des guides du genre Petit Futé, on se demande pourquoi, seulement une étoile. Mauvaise appréciation car la balade vaut trois étoiles au moins uniquement pour le Rio Dulce en tant que tel. Le Rio Dulce et Livingston sont notre premier coup de coeur du voyage.
Nous arrivons à l' hôtel sous une pluie battante qui va durer une heure et se calmer rapidement. Climat typiquement tropical de ces régions avec une grosse averse en fin de journée. Tropical mais pas trop chaud. Et puis, heureuse surprise, pas de moustiques. Dans la nuit, une autre averse très violente, puis plus rien jusqu'au matin. On se réveille avec nuages et soleil, et chaleur revenue. La journée s'annonce prometteuse, elle le sera moins que prévu. Le ciel va se couvrir de nouveau mais sans qu'il pleuve comme sur la côte même.
4ème jour : samedi 18 janvier
Rio Dulce - Frontière du Honduras - Omoa - San Pedro Sula
Nous démarrons à huit heures, direction la frontière du Honduras, à environ 50 kilomètres de là. Peu de circulation, on roule facilement, et puis, alors que l'on se rapproche de la frontière, la route devient mauvaise. Elle est en réparation, il semble être question de la re-goudronner... En attendant, elle est truffée de nids-de-poule et le goudron a disparu par plaques sur des dizaines de mètres. Vraiment inattendu ! Paysage de collines et de prairies verdoyantes dédiées à l' élevage, mais aussi aux palmeraies et bananeraies à perte de vue le long de la route. Arrivée au poste-frontière qui, heureusement regroupe les deux douanes. Il y a peu de monde et nous passons tous les trois en dix minutes les formalités de sortie du Guatemala et d'entrée au Honduras. Coût du passage : 3 dollars américains par personne. ( il vaut mieux les avoir sous la main, cela va plus vite, en liquide et compte rond ). On repart sur une très belle route, lisse, refaite de neuf et bien signalisée. Quel changement ! La réfection des principaux axes routiers du pays est l' une des seules promesses présidentielles tenues à ce jour. Ceci étant, le réseau secondaire hondurien est abîmé et la circulation y est ralentie.
Notre première étape va être Omoa, village de pêcheurs et bourgade caraïbe qui vaut surtout par son imposante forteresse espagnole ou Castillo de San Fernando ( en l' honneur du Roi Ferdinand VI d'Espagne ), construite de 1752 à 1775. A l' époque, la mer venait lécher les murailles, ce qui n' est plus le cas aujourd'hui. Comme d'autres constructions militaires espagnoles de la Grande Région , la forteresse dut subir les assauts des anglais dont les plans étaient de contrôler toute la côte du Nicaragua au Mexique. Ils parvinrent à vaincre les Espagnols et à s'emparer de la forteresse mais furent vaincus lors d'une seconde attaque, cette fois par les espagnols bien décidés à reprendre cette place-forte. On dit que des trésors sont enfouis dans la mer aux abords du village, ce qui ne manque pas de susciter de l' interêt chez les chercheurs de trésors, d'autant qu'un butin de pièces d'or fut découvert en 1972. Omoa n' a pas d'étoiles dans les guides, elle en mérite deux ou trois pour son imposante forteresse. et puis nous y avons très bien déjeuné en bord de plage. Ce gros village est donc à découvrir et non à éviter, surtout quand on vient du Guatemala côté caraïbe, comme c'était notre cas. C 'est à Omoa que nous retrouvons Alexi, originaire de San Pedro Sula et policier dans la vie. Il a quelques jours de congé et vient découvrir son pays avec nous. D' ailleurs c'est lui qui va conduire la voiture à partir de maintenant. Sa présence sera rassurante, il veille sur nous. Et puis, réflexe professionnel oblige, il est déjà aller repérer l' endroit où se trouve notre prochain hôtel à San Pedro Sula. Et puis nous roulons portes verrouillées... comme tout le monde, semble-t-il.



Après déjeuner, nous prenons la route de San Pedro Sula où nous faisons étape. Pas de chance, nous sommes samedi et le musée est fermé. SPS est une ville moderne et vivante aux larges avenues fleuries, aux rues propres et bien tenues, du moins les axes principaux. C 'est la capitale industrielle et commerciale du pays. Fondée en 1536 par Pedro de Alvarado sous le nom de ' Villa de San Pedro de Puerto Caballos ', San Pedro Sula ( ' sula ' en dialecte local indigène signifie ' vallée des oiseaux ' ), ville coloniale par excellence, se développa rapidement pour devenir l' étape incontournable du transport passagers et marchandises vers l' Europe ainsi qu'un carrefour entre Guatemala et Nicaragua. Elle fut attaquée et détruite par les pirates, puis finit par renaître à la prospérité grâce à l' industrie bananière. Il ne reste rien de son passé colonial et pas grand chose de son passé archéologique excepté au Musée. Des fouilles ont montré qu'une civilisation ancienne, antérieure d 'un millénaire à celle découverte à Copan - existait sur le site de la ville actuelle, après découvertes de statues anthropomorphiques en basalte évoquant l' ère olmèque, la mère de toutes les civilisations en Amérique centrale. SPS est aujourd'hui un centre majeur de ' maquilas ' - ou industries de sous-traitance - sous contrôle principalement nord-américain. SPS vaut, à l' occasion, une visite d'une demi-journée pour son musée ( fermé le samedi et le dimanche, hélas ), ainsi que pour sa minuscule place centrale flanquée d'une cathédrale dans laquelle on admirera les fresques religieuses moderne de style populaire réaliste qu' est en train de réaliser un peintre local avec beaucoup de talent. Des immeubles en mauvais état, de piètre construction années 70 et sans grâce encadrent malheureusement la cathédrale et gâchent l' ensemble. SPS - comme la capitale Tegucigalpa - est marquée par sa mauvaise réputation en matière de sécurité. Qu' en penser ? Retour à l' hôtel pour la nuit.
Guanacaste Hotel : 55 dollars la nuit. Bien situé, dans un quartier tranquille. Construit comme comme un bunker ou une prison de haute sécurité, au choix. Du jamais vu dans le genre ! Chambre au calme. Bonne climatisation. Mais ensemble vieillot, style années 70. Les peintures sont d'origine, la salle de bain aussi et tout cela date terriblement. Et puis personnel indolent peu professionnel . Rien n' était prêt pour le petit déjeuner quand nous sommes arrivés en salle. Celle-ci, sur le toit, n' avait même pas été balayée le soir précédent. En fait, il n' y avait que nous quatre dans l' hôtel, plus le veilleur de nuit effondré et endormi. Nous avons donc petit-déjeuné en extérieur. Pas terrible donc... Etablissement à éviter. Je dirais même : SPS à éviter ! C 'est une perte de temps dans un itinéraire serré, il vaut mieux voir autre chose.
Et l' on passe à la page 2 du carnet.....
Décidément nous sommes des inconditionnels de l' Amérique centrale où nous sommes allés maintes fois ( Guatemala il y a 12 ans environ, Panama ensuite, puis Nicaragua, Salvador, Costa Rica et cette année donc, le Honduras principalement même si nous passons quelques jours au Guatemala à l' arrivée et avant de quitter le pays, principalement sur la côte caribéenne. C' est avec notre ami R., à la tête d'une petite agence francophone de tourisme réceptif à San Salvador que nous avons fait nos deux derniers voyages, au Salvador et au Costa Rica, et c'est lui qui a imaginé ce circuit à partir de ses expériences personnelles. En effet, le Salvador étant un très petit pays, il a l' habitude d' organiser des voyages trans-frontières du genre Salvador / Nicaragua ou Salvador / Guatemala ou Salvador / Honduras. Cette fois ce sera Guatemala / Honduras; tout simplement parce que nous avons trouvé des billets d'avion à prix vraiment compétitifs - et vols directs en continuation - à partir de LAX vers Guatemala Ciudad. R. vient donc nous cueillir à l' aéroport international de Guatemala City ( ou GUA ) et nous repartirons de cette même capitale vers la Californie. Le Guatemala, comme je l' ai indiqué, nous y sommes allés une fois déjà il y a une douzaine d'années, un beau circuit laissant volontairement de côté la capitale pour se concentrer sur Antigua, le Peten, Tikal, et la partie ouest montagneuse autour de Chichicastenango. le tout centré sur la visite de centres archéologiques maya majeurs ( avec une incursion à Copan au Honduras comprise dans la prestation globale ). Une petite partie de notre séjour se passant au Guatemala, je parlerai des régions et endroits visités, mais sans m' étendre. L' idée générale est quand même de consacrer ce carnet au Honduras, pays aussi méconnu que le Salvador auquel j' ai consacré un carnet il y a 3 ans.
Le Honduras est un pays à faible visibilité touristique et de mauvaise réputation, montré du doigt comme le Salvador ou le Guatemala et mis à l' index pour son insécurité chronique. Bien sur le Honduras n' est pas Singapour mais on a tendance à exagérer et à dramatiser comme toujours Disons qu' il y a une façon de voyager dans ces pays d ' Amérique Centrale, des quartiers à éviter dans les capitales et des règles de vigilance élémentaire à respecter, comme dans beaucoup d'autres pays. Après quelques hésitations donc, va pour le Honduras, nous avons décidé avec R. d' y passer environ une semaine de découverte plus culturelle que balnéaire. L' un de ses amis honduriens, travaillant dans la police touristique, nous accompagne pendant la découverte des régions du Honduras visitées, de Omoa où il va nous rejoindre - rendez-vous à la forteresse - jusqu'à Santa Rosa de Copan. Nous repassons la frontière dans l' autre sens ensuite.
Vous allez penser, pourquoi le Honduras ? Justement parce qu'il est peu visité ( sauf les îles côté Caraïbes du genre Roatan qui - comme Cancun au Mexique - sont fréquentées par la jeunesse américaine et canadienne en quête de soleil et de sensations fortes ) et conserve une réelle authenticité.
UN PEU DE GEOGRAPHIE On sera surpris d' apprendre que le Honduras est le second plus grand pays d'Amérique centrale après le Nicaragua, de la taille de la Bulgarie. La côte caribéenne est immensément longue, s'étirant sur plus 750 kilomètres. Autre surprise de taille : le pays n' est pas - ou alors très peu - soumis aux tremblements de terre ni aux éruptions de volcans intempestives. Le relief du pays est tout à fait unique : en effet, les montagnes ne s'étendent pas du nord au sud, mais se chevauchent et se croisent dans tous les sens. Il existe un seul fleuve d'importance, le Rio Coco qui fait frontière avec le Nicaragua. Tiens, encore une surprise ! Le Honduras a davantage de forêts nuageuses et pluvieuses que le Costa Rica, champion du tourisme écolo dans l' Isthme. Le patrimoine naturel est donc riche et varié, et pourtant on ne peut pas parler de politique de conservation et de protection de l' environnement. Les gouvernements successifs sont plus intéressés par ce que peut rapporter la coupe intensive des arbres et la plantations de palmiers à huile africains, une véritable plaie partout en Amérique centrale, y compris dans le soit-disant vertueux Costa Rica ! L' agro-business américain et canadien est omniprésent et contrôle de larges étendues du territoire national. Les mauvaises habitudes perdurent donc, des écologistes ont été carrément assassinés dans le passé, l' écologie n' est pas au programme. Il faut dire qu'il y a des problèmes sociaux et économiques à régler d'urgence, et que l' écologie n' est pas l' urgence nationale.
La faune est la même que dans les pays avoisinants : jaguars, tapirs, paresseux, fourmiliers, singes, tatous, agoutis ( ou ' guatousas ' en espagnol ), coatis, pécaris, chauves-souris, cervidés, iguanes, reptiles de toutes sortes dont certains très venimeux comme le serpent-corail ( ou ' terciopelo ' ). Le lamantin est la star des eaux douces honduriennes. l' ara et le toucan sont les stars de la canopée.
UN PEU D'HISTOIRE
Je ne vais pas m' étendre plus que nécessaire sur l' histoire du Honduras, aussi catastrophique, chaotique et pleine de rebondissements et de drames divers que celle des pays limitrophes, et celle, plus généralement de la Grande Région allant du sud du Mexique au nord à la Colombie. Ce pays, le Honduras - mot qui signifie " profondeurs " en espagnol - fut découvert en 1502 par Christophe Colomb qui lui attribua ce nom, très probablement en raison de la profondeur des eaux aux abords de la côte. Les indigènes furent décimés par les colonisateurs espagnols et leurs richesses pillées. Contrairement aux pays voisins où fut créée une monoculture ( du café, de la canne à sucre et de l' élevage ), source de richesses et favorisant l' émergence d'une classe sociale aisée, le Honduras resta à l' écart de ce changement social, devenant par là un maillon faible soumis à des politiques étrangères centro - américaines et nord - américaines contradictoires, agressives et belliqueuses. Pedro de Alvarado - déjà " pacificateur " du Guatemala voisin - parviendra à conquérir le territoire en 1539 après avoir fait assassiner tous les opposants à la politique coloniale d'expansion, en particulier le lenca / maya Lempira, héros de son peuple indigène. Comayagua devient capitale du pays en 1540. On saute les siècles et on se retrouve au début du 19ème siècle en compagnie de Francisco Morazan, héros national et l' un des pères de l' Amérique centrale aux côté de Bolivar, et qui initia un projet grandiose d'union amérindienne. Libéral et laïc, il perdra la bataille contre les conservateurs, sera forcé à l' exil au Costa Rica, tentera le destin en revenant au Honduras où il finira exécuté en 1842. A partir de là, le pays sombre dans le chaos politique. L' anarchie et la révolution permanente amène au pouvoir des dictateurs nationalistes et conservateurs empêchant toute avancée sociale ou économique. En même temps, il faut lutter sans cesse contre les tentatives d'annexion territoriale des Anglais côté Caraïbes et des Américains dans toute la région. En 1880, alors que le pays est passé sous la coupe de libéraux tout aussi tyranniques que leurs opposants conservateurs, Tegucigalpa devient la nouvelle capitale, tout simplement parce que l'on a découvert des gisements d'argent et commencé à forer frénétiquement dans les environs de ce qui est à l' époque un gros village ! Et puis le président de l' époque a choisi Tegucigalpa contre Comayagua sur un coup de tête ! Le chaos continue. Les gouvernements, bousculés par les uns et les autres, tombent et changent sans cesse. On laisse s'installer d' énormes sociétés telles la United Fruit Company ou Cuyamel ou encore la Standard Fruit Company qui vont devenir des états dans l' Etat et soumettre le pays aux interêts puissants des pays étrangers voisins, en particulier les Etats-Unis. Le Honduras devient une république bananière où les compagnies bananières nomment les présidents, toujours conservateurs, dociles, soumis, corruptibles et vite corrompus. Les escarmouches entre pays voisins vont continuer pendant des décennies tandis que les riches conservateurs, l' Eglise Catholique et l' Armée tiennent le Honduras dans une main de fer et vont soutenir l' installation au pouvoir suprême de militaires reconvertis peu recommandables. Cependant, ils ne seront jamais aussi sanguinaires qu' au Nicaragua soumis et pillé par le dictateur Somoza pendant plus de 30 ans. " Nicaragua es mi finca ', avait-il coutume de dire !
Les civils reviennent au pouvoir en 1981, mais, c'est, hélas, pour le pire, car la CIA américaine choisit le Honduras comme terre d'entraînement pour les ' contras ' - ou brigades contre-révolutionnaires - dans la lutte sans merci contre les Sandinistas qui viennent de renverser Somoza au Nicaragua... et vont , à leur tour - et jusqu'à ce jour, hélas ! - mettre leur pays exsangue sous contrôle dictatorial. Pauvres Nicaraguayens, finalement plus à plaindre encore que leurs proches voisins ! Présidents - et partis - conservateurs et parfois libéraux se succèdent au pouvoir. La lutte contre l' insécurité - et contre les ' maras ', des gangs ayant fui les Etats-Unis sous l' ère Clinton pour se réfugier dans la région de San Pedro Sula - devient une priorité. Le libre-échange aussi. Il y aura encore des soubresauts politiques. Un coup d'état fomenté par l' armée en juin 2009 dépose le président Zelaya jugé trop social voire socialiste et trop engagé dans la lutte contre la criminalité et les narco-trafiquants qui gêne des gens de pouvoir car elle souligne combien le pays est gangrené par la corruption au niveau le plus élevé. Un comble ! Est nommé à sa place Sosa, un conservateur de centre-droit à l' échine plus souple et qui ne menace pas les interêts des grosses sociétés étrangères dans le pays. C' est lui qui changera de capitale. Des journalistes sont assassinés, les élections sont alors contestées par de nombreux pays.
C' est actuellement Juan Orlando Hernandez, ancien avocat, qui dirige le pays, et ce depuis janvier 2014. Les rapports du pays avec les Etats-Unis se sont fortement dégradés alors que le frère du président vient d'être arrêté aux Etats-Unis pour complicité avec les narco-trafiquants de son pays et pour blanchiment d'argent. Le président Trump, à sa manière brutale, exige une coopération du Honduras - et de son président - dans la lutte contre le trafic de stupéfiants. En attendant des résultats concluants, le pays a été mis sur une liste noire.
ECONOMIE Le Honduras est l' un des pays les plus pauvres du monde : taux de chômage élevé, salaires bas, lois sociales quasi inexistantes, impôt sur le revenu inexistant, dépendance extrême aux aléas de la demande et de l' offre internationales sur le marché des matières premières ( argent, zinc, plomb, houille, cuivre ) et des produits agricoles, catastrophes naturelles telles l' ouragan Mitch en 1998 qui a mis l' économie du Honduras à genoux pour des années. Le Honduras est aussi un paradis fiscal pour les grosses entreprises nord-américaines et les industries de sous-traitance - ou ' maquilas ' - tenues par des Nord-Américains, des Chinois et des Coréens. Sous couvert de créer beaucoup d'emplois, pour des salaires de misère, les grosses sociétés étrangères sont exonérées d' impôt sur le revenu pour 30 ans. Scandaleux sans doute, mais c'est ainsi que vont les choses en Amérique Centrale !
LE HONDURAS UN PAYS METISSE
90% de la population est métissée , à la fois espagnole et amérindienne. Il y a aussi des Noirs, anciens esclaves venus de la Jamaïque et de Grand Cayman, des Garifunas aux racines amérindiennes ( caribes et africaines ) venus de l' île de St Vincent, des Blancs, des Turcs, Libanais et Syriens, des Asiatiques, des indigènes. Ces derniers ont beaucoup souffert au cours des siècles passés : 500 ans de tyrannie culturelle, économique et sociale et, à la clé, un génocide qui est reconnu désormais par la communauté internationale. Parmi les peuples indigènes, le plus remarquable est sans doute celui des Lencas qui sont plus de 100.000 actuellement. On les trouvera dans le département d' Intibuca, capitale La Esperanza, qui demeure le foyer actuel d'une culture lenca qui veut désormais s'affirmer. Egalement, les Chortis ( environ 5000 ) qui vivent dans les montagnes de l' Ouest, les Pipils proches de la frontière du Salvador ( et massacrés dans les année 30 ), les Jicaques ou Tolupanes qui sont, semble-t-il, originaires du Mexique, parlent une langue proche de celle des Sioux, et se rencontrent dans le département de Yoro, les Misquitos, les Pech et les Tawahkas qui peuplent la Mosquitie. Enfin il y a les Garifunas, métissés d'indigènes caribes des îles antillaises et de Noirs africains importés d'Afrique aux temps de l' esclavage par les Britanniques. A noter que les Français soutinrent les Garifunas dans leur dernière bataille contre les Anglais en 1795, non sans arrière-pensées politiques. Finalement ce furent les Anglais qui soumirent les Garifunas et décidèrent in fine de les déporter tous vers l' île de Roatan.
DETAILS PRATIQUES Le climat : janvier et février sont les mois idéaux pour visiter le Honduras, et, d'une manière générale, toute l' Amérique centrale. Températures agréables, voire fraîches le matin en montagne. Entre 13 et 26°. Plus chaudes sur la côte caribéenne dans le centre. Risques de mauvais temps malgré la ' bonne ' saison, côté atlantique.
ARGENT
La monnaie locale est le lempira, mais il est conseillé de se munir de dollars américains, surtout des petites coupures ( de 1, 5, 10, 20 ) et quelques grosses coupures ( 50 et 100 pour les hôtels en particulier ), et de changer au fur et à mesure. On peut changer dollars et euros dans les banques. Service lent, et queues. Eviter les distributeurs en extérieur. On peut aussi payer directement en USD les notes d' hôtels ou de B&B par exemple. Personnellement, je garde ma carte de crédit à portée au cas où mais je paie tout en dollars. C 'est notre ami R. qui nous sert de banque pour les quetzals au Guatemala et les lempiras au Honduras. Qui dit argent dit faire attention sans devenir paranoïaque ! Une vigilance permanente s'impose et il convient de ne pas grossièrement afficher son aisance financière - ou ses bijoux - dans la rue. Il faut être discret et respectueux des locaux, comme partout. Nous ne nous sommes jamais sentis en insécurité en Amérique centrale précédemment. Ce sera de même ici au Honduras sauf au centre -ville de Tegucigalpa. . HOTELS Attention ! Les lits doubles - ou matrimoniaux comme on dit ici - sont en 150 de large, c'est à dire étroits pour des couples. Il vaut mieux demander des lits jumeaux qui sont tous les deux en 140. Différence minime, il est préférable de le savoir avant de faire des réservations en ligne.
ROUTES : Très peu de signalisation, genre panneaux de limitation de vitesse. C 'est normalement 90 km/h sur la route, y compris les 4 voies qui ne sont pas tout le temps séparées en deux fois deux voies. Parc automobile en état correct, sans plus. Beaucoup de voitures et de bus déglingués. A noter que beaucoup de voitures sont achetées accidentées aux Etats-Unis et transportées par camion au Honduras ( idem dans les pays limitrophes ) pour y être réparées et revendues. Mon conseil : Ne pas conduire soi-même, ni louer de voiture au Honduras mais payer les services d' un chauffeur ( et guide à l' occasion ). Cela évite bien des soucis.
DOCUMENTATION PERSONNELLE Il existe un guide Petit Fûté 2019 du Guatemala. Rien en revanche en ce qui concerne le Honduras, oublié par la sphère touristique. Deux bonnes cartes routières à emporter : Guatemala National Geographic Honduras International Travel Maps On peut acheter les deux en ligne sur Amazon, ainsi que le ou les guides.
NOTRE PERIPLE
Guatemala - Honduras - Guatemala Le séjour de 10 jours tout compris pour deux ( incluant une location de voiture du genre SUV, une Nissan Morano ), toutes les visites, une longue excursion en lancha sur le Rio Dulce ( et vers Livingston ) au Guatemala caribéen nous a été facturé 2300 USD par notre ami R. On peut facilement rajouter à ce voyage la visite à Copan, et compter une nuit de plus sur place au Honduras. Plutôt en fin de séjour quand on se trouve du côté de Santa Rosa de Copan. Les nuits d'hôtel sont en sus. Compter environ 45 à 70 USD pour une chambre standard ou supérieure. Le prix moyen d'un repas est de 12 USD ( 10 euros ), sans entrée ni dessert ni fromage. Petits déjeuners roboratifs avec oeufs et haricots noirs pour ceux qui aiment. Ou alors crêpes et fruits. Yaourts et lait à acheter dans les supermarchés. Le Honduras n' est pas une destination aussi coûteuse que le Costa Rica, champion en la matière ( surtout quand il s'agit de visites de parcs nationaux ). Mais rien n' est donné tout de même. Les étrangers paient davantage dans les musées ou les parcs naturels que les nationaux, environ 3 fois plus.
Départ mercredi 15 janvier de PPT, Tahiti.
1er jour, mercredi 15 janvier
Vol PPT - LAX - sur Air France ( vol facturé 420 euros AR par personne et acheté en octobre ). Puis LAX -GUA sur Delta Airlines ( DL ), vol de nuit facturé 700 USD AR en First Class ( grosse promo ) , quittant LAX à 23 h 55 et atterrissant le lendemain matin 16 janvier à Guatemala City vers 7 heures avec une demi-heure de retard. Il faut dire que l' embarquement à Los Angeles ( Terminal Delta ) est assez chaotique et retardé par le nombre impressionnant de personnes plus ou moins âgées mais corpulentes et à mobilité réduite arrivant à l' enregistrement en fauteuil roulant ! Une spécialité de ces vols sur l' Amérique centrale ! Les fauteuils sont souvent poussés par des employés américains plus âgés et plus mal en point que ceux qu'ils poussent jusqu'à la porte de l' avion et aident à s'extirper de leur siège ... Les sourds qui aident les aveugles en quelque sorte !! A noter qu' une majorité de vols quittant la Californie pour le Mexique ou l' Amérique centrale en fin de journée sont en fait des vols de nuit, quittant les Etats-Unis entre 22H 30 et minuit.

Arrivée sur Ciudad de Guatemala 6 H45 du matin

Ciudad de Guatemala vue d'avion au petit matin
2ème jour : jeudi 16 janvier
Aéroport International - Guatemala City - Rio Dulce
R. nous attend, fidèle à l' heure dite. Personne dans l' aéroport à part le personnel, c'est le premier vol qui atterrit au petit matin; nous sommes sortis en 10 mn. Et nous allons prendre la route de Rio Dulce sur la côte caribéenne immédiatement. Mais avant cela il faut traverser toute la capitale et ce n' est pas une mince affaire ! Guate est une mégalopole de plus de 3 millions d'habitants, située sur de hauts plateaux à 1500 m d'altitude. C 'est la capitale du pays depuis la fin du 18ème siècle, après avoir remplacé Antigua, toute proche à 40 kms seulement, détruite par une éruption volcanique violente. C 'est une ville construite sans plan d'ensemble, et on s' y perd facilement même avec un GPS, sans parler des embouteillages qui bloquent la circulation pendant des heures matin et soir. Elle est en proie à de graves problèmes chroniques de pollution, pauvreté et violence, mais comme d'autres dans la région ou ailleurs dans le monde ( à Manille aux Philippines par exemple ). On peut se passer d'un séjour à Guatemala City qui n' est pas une ville renversante, lors d'un voyage dans le pays ; on peut aussi décider d'y passer deux jours / 1 nuit, et de visiter son centre historique par exemple, rénové récemment. Les derniers gouvernements prétendent faire des efforts et prendre la mesure des problèmes mais il n' ont pas de baguette magique ! Comment - alors que cela n' a jamais été fait - remédier sérieusement à l' abandon social d'une immense partie de la population par les pouvoirs publics? Et où trouver les fonds ? La corruption rampante ne permet généralement pas de faire aboutir les projets ambitieux, souvent financés par des fonds internationaux. Affaire à suivre donc ... Il ne faut sans doute pas rêver !
Nous nous retrouvons rapidement sur une route à 4 voies qui file vers l' est, dans un paysage très montagneux tout d'abord, avec vallées encaissées et mamelons en suite verdoyants. Puis les montagnes et collines laissent la place à une région de cultures : palmiers à huile, bananeraies, plantations d'ananas, prairies dédiées à l' élevage de vaches bien nourries par une herbe verte et haute, qui laisse penser qu'il pleut beaucoup dans la région. D 'ailleurs nous continuons sous la pluie pendant une heure, puis au plus près de Rio Dulce ( appellation qui concerne à la fois la rivière qui s' écoule du Lac Izabal et la bourgade située à la naissance du Rio Dulce et dont le nom officiel est Relleno - Fronteras ). Le temps est à la pluie. Nous avons réservé deux nuits à l' hôtel Tortugal inaccessible par la route, mais que l'on rejoint du village en ' lancha ' en 5 mn . Nous nous y installons rapidement puis reprenons un bateau pour une courte échappée vers le Castillo San Felipe construit par les Espagnols à l' entrée du lac pour protéger cette voie d'accès stratégique contre les pirates ainsi que contre des prétendants anglais, hollandais et français forcément malintentionnés !.



Retour à l' hôtel pour une soirée tranquille et une nuit moins agitée que la nuit presque blanche passée dans l' avion. La durée du vol entre LAX et GUA n ' est que de 4 heures 20 mn et on n' a pas vraiment le temps de se reposer.

Hôtel Tortugal
Il se remet à pleuvoir fort en début de soirée et il va pleuvoir sans arrêt toute la nuit. Espérons que notre remontée du Rio Dulce en lancha n' est pas compromise...
3 ème jour : vendredi 17 janvier
Vellena-Fronteras - Rio Dulce - Livingston - Rio Dulce - Vellena-Fronteras
Miraculeusement, la pluie cesse brutalement au petit matin. Le ciel uniformément gris commence à blanchir à l' horizon et quelques taches de bleu apparaissent. Il va faire plutôt beau, selon notre lanchero, et la température va remonter... Il a raison et nous avons de la chance car est prévue une remontée du Rio Dulce vers Livingston, une balade d' environ 60 kilomètres AR. La pluie aurait tout gâché, il aurait sans doute fallu annuler l' excursion.
Tortugal Hôtel Hôtel en bambou, avec marina, accessible uniquement en bateau du village ( 5 mn de traversée ). Nous avions une chambre supérieure à 80 dollars la nuit. Heureusement car les autres chambres n' étaient pas terribles. Insonorisation exécrable. Repaire d' Américains plutôt âgés en bateau et en goguette, très bruyants. Etablissement dans le style écolo-bobo à l' américaine qui agace à la longue. Petit déjeuner pas à la hauteur. Mauvais rapport qualité-prix.
Départ à 8 h 30. Nous allons couvrir le trajet aller en plus de 3 heures avec beaucoup d'arrêts, et de découverte-nature surtout dans la première partie, celle où nous logeons à l' hôtel Tortugal, proche du Castillo San Felipe qui garde l' entrée du lac. Nous allons naviguer vers la mer, c'est à dire dans l' autre sens. Le Rio Dulce est large et il s'évase encore plus sur une vingtaine de kilomètres pour devenir une étendue d'eau de grande largeur, avec des îles, certaines seulement îles aux oiseaux où se rassemble une avifaune riche et variée, et des bras secondaires, domaine d'une mangrove épaisse et luxuriante, et de vastes tapis de nénuphars sur lesquelles évoluent gracieusement des jacanas. Hormis ces derniers, on peut voir, par centaines, des hérons blancs et gris, des cormorans et surtout des pélicans qui évoluent non seulement sur le fleuve mais aussi aux abords de l' embouchure du fleuve, là où eau salée et eau douce se mélangent et où évoluent suffisamment de poissons pour nourrir tous ces oiseaux voraces. Sur les parties hautes des arbres poussant sur ces îlots, on aperçoit également des iguanes de belle taille, orangés ( des mâles ) et dont les arêtes dorsales sont hérissées de piquants redoutables. Ils prennent le soleil revenu après une nuit de pluie battante. Le fleuve , à cet endroit, a changé de couleur, et est devenu limoneux. La navigation est ralentie par des branches et des troncs d'arbres qui flottent parfois entre deux eaux. Au plus près du village de Vellena-Fronteras, les premières îles abritent de luxueuses et vastes retraites appartenant à de riches guatémaltèques et quelques américains aussi fortunés. On les reconnaît aux pelouses parfaitement entretenues et vertes, aux marinas privées et aux hangars à bateaux abritant des yachts de belle taille. L'une a un zoo privé avec singes et aras, une autre un héliport avec hélicoptère prêt à décoller. Notre lanchero nous apprend qu'il y a un aérodrome tout proche qui permet des liaisons rapides avec la capitale distante de 400 kilomètres. Peu à peu, le fleuve qui s'étalait à l'infini, se resserre et on entre dans une sorte de canyon, pas trop encaissé tout de même. Le fleuve serpente paresseusement entre des falaises de calcaire recouvertes de verdure et d'arbres au contact de l' eau, sur lesquels sont perchés des dizaines d'oiseaux.





On arrive vers midi à Livingston, ville de 8000 habitants qui sommeille un peu à l' embouchure du Rio Dulce. Ville typique de la côte caraïbe de tous ces pays d'Amérique Centrale, un peu oubliée par le pouvoir central qui regarde plutôt côté pacifique, multi-ethnique aussi. Les amérindiens côtoient les mayas dont la gent féminine a gardé et porte le costume traditionnel à savoir longue jupe et chemisier-caracot, et les Garifunas, issus d' anciens métissages entre les derniers indiens caraïbes et les esclaves ayant fui l' enfer des plantations ou ayant été déportés vers les îles honduriennes comme Roatan ou les côtes du Honduras et du Guatemala par les anglais quand leur présence devint inutile et encombrante. Livingston fut créée au début du 18ème siècle et connut une période d'abondance et de richesse en devenant le principal port guatémaltèque à exporter la richesse du pays, à savoir le café. Cette période est terminée et la ville vivote de la pêche et surtout du tourisme. Quelques jolis hôtels de style colonial et surtout une ambiance très caribe attirent des visiteurs toute l' année. On rajoutera au tableau un patrimoine architectural un peu délabré voire lépreux, beaucoup de petits restaurants Garifunas, une nourriture typée ( bananes plantain, riz coco, gâteaux coco ), des habitants souriants et aimables. Livingston est une agréable surprise, car la ville n' est pas considérée comme une destination touristique incontournable. Encore une erreur de jugement ! Car Livingston, c'est vraiment une autre facette du Guatemala. Elle mérite ses trois étoiles.

L'un des lavoirs publics municipaux



Au retour en lancha vers notre hôtel, nous allons nous arrêter déjeuner dans un restaurant de bord de fleuve, goûter la spécialité locale, à savoir une soupe de poissons et de petits crabes du fleuve agrémentée de crevettes d'estuaire, puis faire une seconde halte là où se trouvent des sources chaudes et soufrées en bord de fleuve. Nom de l' endroit : Agua Caliente. Bien nommé donc. Bref, nous avons beaucoup apprécié cette excursion tout à fait exceptionnelle par sa durée et les lieux parcourus et visités. Curieusement , la remontée du Rio Dulce est mal notée dans des guides du genre Petit Futé, on se demande pourquoi, seulement une étoile. Mauvaise appréciation car la balade vaut trois étoiles au moins uniquement pour le Rio Dulce en tant que tel. Le Rio Dulce et Livingston sont notre premier coup de coeur du voyage.
Nous arrivons à l' hôtel sous une pluie battante qui va durer une heure et se calmer rapidement. Climat typiquement tropical de ces régions avec une grosse averse en fin de journée. Tropical mais pas trop chaud. Et puis, heureuse surprise, pas de moustiques. Dans la nuit, une autre averse très violente, puis plus rien jusqu'au matin. On se réveille avec nuages et soleil, et chaleur revenue. La journée s'annonce prometteuse, elle le sera moins que prévu. Le ciel va se couvrir de nouveau mais sans qu'il pleuve comme sur la côte même.
4ème jour : samedi 18 janvier
Rio Dulce - Frontière du Honduras - Omoa - San Pedro Sula
Nous démarrons à huit heures, direction la frontière du Honduras, à environ 50 kilomètres de là. Peu de circulation, on roule facilement, et puis, alors que l'on se rapproche de la frontière, la route devient mauvaise. Elle est en réparation, il semble être question de la re-goudronner... En attendant, elle est truffée de nids-de-poule et le goudron a disparu par plaques sur des dizaines de mètres. Vraiment inattendu ! Paysage de collines et de prairies verdoyantes dédiées à l' élevage, mais aussi aux palmeraies et bananeraies à perte de vue le long de la route. Arrivée au poste-frontière qui, heureusement regroupe les deux douanes. Il y a peu de monde et nous passons tous les trois en dix minutes les formalités de sortie du Guatemala et d'entrée au Honduras. Coût du passage : 3 dollars américains par personne. ( il vaut mieux les avoir sous la main, cela va plus vite, en liquide et compte rond ). On repart sur une très belle route, lisse, refaite de neuf et bien signalisée. Quel changement ! La réfection des principaux axes routiers du pays est l' une des seules promesses présidentielles tenues à ce jour. Ceci étant, le réseau secondaire hondurien est abîmé et la circulation y est ralentie.
Notre première étape va être Omoa, village de pêcheurs et bourgade caraïbe qui vaut surtout par son imposante forteresse espagnole ou Castillo de San Fernando ( en l' honneur du Roi Ferdinand VI d'Espagne ), construite de 1752 à 1775. A l' époque, la mer venait lécher les murailles, ce qui n' est plus le cas aujourd'hui. Comme d'autres constructions militaires espagnoles de la Grande Région , la forteresse dut subir les assauts des anglais dont les plans étaient de contrôler toute la côte du Nicaragua au Mexique. Ils parvinrent à vaincre les Espagnols et à s'emparer de la forteresse mais furent vaincus lors d'une seconde attaque, cette fois par les espagnols bien décidés à reprendre cette place-forte. On dit que des trésors sont enfouis dans la mer aux abords du village, ce qui ne manque pas de susciter de l' interêt chez les chercheurs de trésors, d'autant qu'un butin de pièces d'or fut découvert en 1972. Omoa n' a pas d'étoiles dans les guides, elle en mérite deux ou trois pour son imposante forteresse. et puis nous y avons très bien déjeuné en bord de plage. Ce gros village est donc à découvrir et non à éviter, surtout quand on vient du Guatemala côté caraïbe, comme c'était notre cas. C 'est à Omoa que nous retrouvons Alexi, originaire de San Pedro Sula et policier dans la vie. Il a quelques jours de congé et vient découvrir son pays avec nous. D' ailleurs c'est lui qui va conduire la voiture à partir de maintenant. Sa présence sera rassurante, il veille sur nous. Et puis, réflexe professionnel oblige, il est déjà aller repérer l' endroit où se trouve notre prochain hôtel à San Pedro Sula. Et puis nous roulons portes verrouillées... comme tout le monde, semble-t-il.



Après déjeuner, nous prenons la route de San Pedro Sula où nous faisons étape. Pas de chance, nous sommes samedi et le musée est fermé. SPS est une ville moderne et vivante aux larges avenues fleuries, aux rues propres et bien tenues, du moins les axes principaux. C 'est la capitale industrielle et commerciale du pays. Fondée en 1536 par Pedro de Alvarado sous le nom de ' Villa de San Pedro de Puerto Caballos ', San Pedro Sula ( ' sula ' en dialecte local indigène signifie ' vallée des oiseaux ' ), ville coloniale par excellence, se développa rapidement pour devenir l' étape incontournable du transport passagers et marchandises vers l' Europe ainsi qu'un carrefour entre Guatemala et Nicaragua. Elle fut attaquée et détruite par les pirates, puis finit par renaître à la prospérité grâce à l' industrie bananière. Il ne reste rien de son passé colonial et pas grand chose de son passé archéologique excepté au Musée. Des fouilles ont montré qu'une civilisation ancienne, antérieure d 'un millénaire à celle découverte à Copan - existait sur le site de la ville actuelle, après découvertes de statues anthropomorphiques en basalte évoquant l' ère olmèque, la mère de toutes les civilisations en Amérique centrale. SPS est aujourd'hui un centre majeur de ' maquilas ' - ou industries de sous-traitance - sous contrôle principalement nord-américain. SPS vaut, à l' occasion, une visite d'une demi-journée pour son musée ( fermé le samedi et le dimanche, hélas ), ainsi que pour sa minuscule place centrale flanquée d'une cathédrale dans laquelle on admirera les fresques religieuses moderne de style populaire réaliste qu' est en train de réaliser un peintre local avec beaucoup de talent. Des immeubles en mauvais état, de piètre construction années 70 et sans grâce encadrent malheureusement la cathédrale et gâchent l' ensemble. SPS - comme la capitale Tegucigalpa - est marquée par sa mauvaise réputation en matière de sécurité. Qu' en penser ? Retour à l' hôtel pour la nuit.
Guanacaste Hotel : 55 dollars la nuit. Bien situé, dans un quartier tranquille. Construit comme comme un bunker ou une prison de haute sécurité, au choix. Du jamais vu dans le genre ! Chambre au calme. Bonne climatisation. Mais ensemble vieillot, style années 70. Les peintures sont d'origine, la salle de bain aussi et tout cela date terriblement. Et puis personnel indolent peu professionnel . Rien n' était prêt pour le petit déjeuner quand nous sommes arrivés en salle. Celle-ci, sur le toit, n' avait même pas été balayée le soir précédent. En fait, il n' y avait que nous quatre dans l' hôtel, plus le veilleur de nuit effondré et endormi. Nous avons donc petit-déjeuné en extérieur. Pas terrible donc... Etablissement à éviter. Je dirais même : SPS à éviter ! C 'est une perte de temps dans un itinéraire serré, il vaut mieux voir autre chose.
Et l' on passe à la page 2 du carnet.....