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Vos coups de coeur sur le Honduras et le Nicaragua? English translation pending
Bonjour à tous,
Je lance un appel à tout ceux et celle qui ont visité le Nicaragua et le Honduras et qui ont envie de partager leurs coups de cœur avec moi. Voilà, je planifie un voyage pour cet été dans cette région d'Amérique centrale. Je suis sensé partir avec une amie et nous prévoyons y aller pendant 2 mois. Je suis déjà au courant pour les trucs comme Copan, les Corn Islands ou les Bay Islands. Je trouve qu'il est souvent plus intéressant de sortir des sentiers battues et d'aller voir ce qui se passe ailleurs. Les plus beaux endroits sont parfois des endroits très peu touristiques, mon expérience de voyage me l'a souvent confirmé!
Alors que proposez-vous comme activités, itinéraires, petits hotels charmants, villages typiques, plages de rêves, forêts, montagnes etc.etc?
Nous sommes vraiment ouverts à toutes les propositions. On aime la mer, le pleine air, la culture, les gens, la nature! Bref, on veut vraiment aller dans ces deux pays et les découvrir à fond, même si on dispose de 2 mois!
Bon alors j'attends de vos nouvelles!
Merci beaucoup
Étienne
Étienne
Arrivée tardive au Domaine de Nianing English translation pending
Bonjour,
Mon mari et moi partons pour le Domaine de Nianing le 29 décembre. Nous devrions arriver au Domaine vers minuit. Je me demandais comment cela allait se passer à notre arrivée à l'hotel à une heure aussi tardive. Est-ce que quelqu'un en a déjà fait l'expérience?
Mon mari et moi partons pour le Domaine de Nianing le 29 décembre. Nous devrions arriver au Domaine vers minuit. Je me demandais comment cela allait se passer à notre arrivée à l'hotel à une heure aussi tardive. Est-ce que quelqu'un en a déjà fait l'expérience?
Visites et activités à Ahmedabad? (Inde) English translation pending
Bonjour!
Je serai lundi pochain a ahmedabad... Je risque d'avoir tres peu de temps pour visiter (j'y suis pr le travail), mais au cas où, est-ce qu'il y a des endroits interessants a voir dans la ville?
Merci pour vos suggestions!
Forfait "Honeymoon" à l'hôtel Royal Hideway Ensenachos? English translation pending
J`aimerais savoir si quelqu`un a ete en lune de miel a l`hotel royal ensenachos a cuba.J`y vais en janvier et j`aimerais y avoir des commentaire sur ce point.(Comment y sont les temperatures, Bref c`est mon premier voyage et j`aimerais avoir des commentaire.Merci a tous.seb😎
Hébergement pas cher pour quatre personnes à Copenhague cet été? English translation pending
Bonsoir.
Je recherche un hébergement pas cher pour 3 nuits en juillet 2009 pour 4 personnes dans copenhague.
Si vous avez des tuyaux à me faire parvenir, je serai vraiment heureuse car cela fait deux mois que je recherche et tous les hôtels sont hors de prix...
Nous sommes 4 (2 adultes et 2 enfants).
Les dates sont le vendredi 17, le samedi 18 et le dimanche 26 Juillet 2009.
Un grand merci pour votre aide.
Hôtel Gran Club Santa Lucia: type de chambre avec Sunwing? English translation pending
Bonjour à tous,
Est ce que quelqu'un pourrait me dire à quelle chambre s'attendre lorsqu'on fait une réservation chez Sunwing quand l'intitulé est : SUNWING CLUB VIP HOTEL ROOM, réservation effectuée pour 2 adultes et 2 enfants. 😮
Est ce que quelques uns d'entre vous ont déjà envoyé un mail pour demander une modification dans leur réservation de chambre ? Et est ce que cela a fonctionné.
A force de lire dans ce forum que les chambres standard sont ''petites'' je me questionne sur le type de chambre que je vais avoir éxactement et au cas ou se serait la standard peut être pourrais je demander à en changer. Malgré que j'espére bien y passer le moins de temps possible !!!! 😉
Merci de partager vos expériences et avis divers. 😎
Départ dans 1 mois pile !!!!!
Est ce que quelqu'un pourrait me dire à quelle chambre s'attendre lorsqu'on fait une réservation chez Sunwing quand l'intitulé est : SUNWING CLUB VIP HOTEL ROOM, réservation effectuée pour 2 adultes et 2 enfants. 😮
Est ce que quelques uns d'entre vous ont déjà envoyé un mail pour demander une modification dans leur réservation de chambre ? Et est ce que cela a fonctionné.
A force de lire dans ce forum que les chambres standard sont ''petites'' je me questionne sur le type de chambre que je vais avoir éxactement et au cas ou se serait la standard peut être pourrais je demander à en changer. Malgré que j'espére bien y passer le moins de temps possible !!!! 😉
Merci de partager vos expériences et avis divers. 😎
Départ dans 1 mois pile !!!!!
Française disparue à Budapest (décembre 2008) English translation pending
Bonjour à Tous,
Je me dois de poster ce message: une fille de mon école en Erasmus à Budapest a disparu depuis mercredi dernier. Merci de relayer le message!!!
URGENT
Ophélie BRETNACHER, 22 ans, étudiante française a disparu à Budapest
OPHELIE BRETNACHER, 22 ans, étudiante en 3ème année à Reims Management School, a disparu à la fin de la semaine dernière à Budapest. Selon ses parents, elle était sortie le soir du mercredi 3 décembre et elle a été vue pour la dernière fois le jeudi 4 décembre vers 3h du matin. Depuis ils n’ont pas eu de nouvelles d’Ophélie. Son sac a été retrouvé avec ses papiers et son téléphone. Elle était arrivée en Hongrie en septembre dernier, dans le cadre du programme d’échanges ERASMUS, à l’université Corvinus de Budapest.
Les parents d’Ophélie lancent aujourd’hui un appel à la presse pour relayer l’annonce de la disparition de leur fille afin que les éventuels témoins puissent apporter des informations concernant Ophélie. Vous pouvez appeler :
• + 43 66 46 12 09 64, +36 30 543 1975 • Depuis la Hongrie : 06 20 94 52 966 vagy 107 (Rendőrség)
Contact presse : Caroline Million – Attachée de Presse Reims Management School - Tel : 06 81 33 09 17 – caroline@pamplemoussepresse.com
Catherine Zang – Directeur Marketing & Communication Reims Management School – Tel : 03 26 77 52 85 ou 06 71 62 04 43; catherine.zang@reims-ms.fr
Photo:
Je me dois de poster ce message: une fille de mon école en Erasmus à Budapest a disparu depuis mercredi dernier. Merci de relayer le message!!!
URGENT
Ophélie BRETNACHER, 22 ans, étudiante française a disparu à Budapest
OPHELIE BRETNACHER, 22 ans, étudiante en 3ème année à Reims Management School, a disparu à la fin de la semaine dernière à Budapest. Selon ses parents, elle était sortie le soir du mercredi 3 décembre et elle a été vue pour la dernière fois le jeudi 4 décembre vers 3h du matin. Depuis ils n’ont pas eu de nouvelles d’Ophélie. Son sac a été retrouvé avec ses papiers et son téléphone. Elle était arrivée en Hongrie en septembre dernier, dans le cadre du programme d’échanges ERASMUS, à l’université Corvinus de Budapest.
Les parents d’Ophélie lancent aujourd’hui un appel à la presse pour relayer l’annonce de la disparition de leur fille afin que les éventuels témoins puissent apporter des informations concernant Ophélie. Vous pouvez appeler :
• + 43 66 46 12 09 64, +36 30 543 1975 • Depuis la Hongrie : 06 20 94 52 966 vagy 107 (Rendőrség)
Contact presse : Caroline Million – Attachée de Presse Reims Management School - Tel : 06 81 33 09 17 – caroline@pamplemoussepresse.com
Catherine Zang – Directeur Marketing & Communication Reims Management School – Tel : 03 26 77 52 85 ou 06 71 62 04 43; catherine.zang@reims-ms.fr
Photo:
Escapade d'une semaine dans le sud de la France en hiver: aires de stationnement? English translation pending
J'ai un vieux fourgon aménagé et pas très bien isolé, le chauffage au gaz a l'âge du fourgon ! trop cher pour mettre un neuf.
Peut-être que quelqu'un pourrait m'indiquer quelques aires de stationnement (ouvertes) ou petits villages abrités du vent, du froid, car j'ai très envie de sortir de ma maison sans soleil.
Quelqu'un a bien du faire ça un jour, une petite semaine au soleil en hiver !!
A bientôt pour vous lire.
Line
Longer le trajet du transsibérien à cheval? English translation pending
Bonjour !
Etant étudiante, j'envisage de partir en Russie d'ici 2/3 ans, histoire de fêter ma licence. La Russie constitue pour moi une fin en soi, je voudrai me rendre à Moscou, puis descendre jusqu'à Irkoutsk, au lac Baïkal. Durant ces trois années passées à la Fac, je profiterai de mes options de langues pour choisir le Russe, histoire de partir avec quelques bases.
Mes questions sont les suivantes :Peut-on effectuer ce trajet à cheval (j'envisage d'acquérir un Percheron)Longer le transsibérien à cheval vaut-il le coup ? Ou passe-t-on à côtés d'endroits superbes, dont me gratifierai un itinéraire plus détaché ?Le trajet du Transsibérien traverse-t-il des régions désertiques où il serait impossible de ravitailler mon cheval ? (orge/avoine/foin/ou plus généralement pâturage et sources ?)Combien de temps met-on pour rallier Irkoutsk via Moscou (j'entends par là n'importe quel moyen à savoir à pied, à cheval, en vélo? (En sachant que j'ai devant moi au moins 6 mois, voir plus)Les routes sont-elles praticables pour une monture, existe-t-il des chemins longeant des rivières types allages ? QUel est l'état des routes (n'étant pas maréchal ferrant je ne peux envisager de partir sur des routes caillouteuses et tranchantes où mon cheval risquerait de déferré)Sera-t-il possible d'obtenir une place pour ma monture dans le transsibérien (stalle ?), ou sur des trains de marchandises ?(question qui fera rire bcp de monde !)Le guide Lovely Planète (loué soit leur humour grinçant :) )concernant le transsibérien vaut-il vraiment le coup ?La loi russe est-elle dure concernant le passage d'animaux à la frontière ? De quel montant est le prix de passage pour un cheval ? Avez-vous des infos concernant les vaccinations (équine of course)?Comment se présente le trajet Irkoutsk/Vladivostok ? Des coups de coeurs à me signaler ?
Partir en Russie est en rêve (j'ai des origines slaves!), que je veux plus que tout réaliser, je vous serais donc infiniment reconnaissante pour chacune des petites touches d'informations que vous voudrais bien partager avec moi. Mon objectif initial est de traverser la Russie, toutefois, consciente de la difficulté qu'entraîne le voyage équin, je suis ouverte à toute proposition concernant non pas un aller fixe mais une boucle sympa, des lieux vous ayant particulièrement marqués, cavaliers ou tout simplement voyageurs...
Comme vous le voyez, voyager avec ma (future ?)monture serait un rêve un peu idéalisé, je me tâte pour le mode de déplacement, en me basant sur l'équestre pour l'instant, mais je suis ouverte à plein d'autre manières de voyager, je posterai alors d'autres messages plus ciblés. Avec toute mon affection.
Mes questions sont les suivantes :Peut-on effectuer ce trajet à cheval (j'envisage d'acquérir un Percheron)Longer le transsibérien à cheval vaut-il le coup ? Ou passe-t-on à côtés d'endroits superbes, dont me gratifierai un itinéraire plus détaché ?Le trajet du Transsibérien traverse-t-il des régions désertiques où il serait impossible de ravitailler mon cheval ? (orge/avoine/foin/ou plus généralement pâturage et sources ?)Combien de temps met-on pour rallier Irkoutsk via Moscou (j'entends par là n'importe quel moyen à savoir à pied, à cheval, en vélo? (En sachant que j'ai devant moi au moins 6 mois, voir plus)Les routes sont-elles praticables pour une monture, existe-t-il des chemins longeant des rivières types allages ? QUel est l'état des routes (n'étant pas maréchal ferrant je ne peux envisager de partir sur des routes caillouteuses et tranchantes où mon cheval risquerait de déferré)Sera-t-il possible d'obtenir une place pour ma monture dans le transsibérien (stalle ?), ou sur des trains de marchandises ?(question qui fera rire bcp de monde !)Le guide Lovely Planète (loué soit leur humour grinçant :) )concernant le transsibérien vaut-il vraiment le coup ?La loi russe est-elle dure concernant le passage d'animaux à la frontière ? De quel montant est le prix de passage pour un cheval ? Avez-vous des infos concernant les vaccinations (équine of course)?Comment se présente le trajet Irkoutsk/Vladivostok ? Des coups de coeurs à me signaler ?
Partir en Russie est en rêve (j'ai des origines slaves!), que je veux plus que tout réaliser, je vous serais donc infiniment reconnaissante pour chacune des petites touches d'informations que vous voudrais bien partager avec moi. Mon objectif initial est de traverser la Russie, toutefois, consciente de la difficulté qu'entraîne le voyage équin, je suis ouverte à toute proposition concernant non pas un aller fixe mais une boucle sympa, des lieux vous ayant particulièrement marqués, cavaliers ou tout simplement voyageurs...
Comme vous le voyez, voyager avec ma (future ?)monture serait un rêve un peu idéalisé, je me tâte pour le mode de déplacement, en me basant sur l'équestre pour l'instant, mais je suis ouverte à plein d'autre manières de voyager, je posterai alors d'autres messages plus ciblés. Avec toute mon affection.
Bons plans pour se loger à Hong Kong pour le Nouvel An? English translation pending
Bonjour,
J aimerais passer une semaine à Hong Kong pour le Nouvel An ? J ai un deux pieces à Paris a echanger à cette date mais apparemment, je ne trouve pas preneur.
Des bons plans ? Pour se loger ? Ou vaut il mieux loger ?
Avez vous decouvert l'hôtel génial : sympa, propre, bien placé ... et pas trop cher ?
Avez vous des idees de balades "hors des sentiers battus" ? Avez vous eu un coup de coeur pour un resto ? Un temple ?
Merci
Claude et Anne
J aimerais passer une semaine à Hong Kong pour le Nouvel An ? J ai un deux pieces à Paris a echanger à cette date mais apparemment, je ne trouve pas preneur.
Des bons plans ? Pour se loger ? Ou vaut il mieux loger ?
Avez vous decouvert l'hôtel génial : sympa, propre, bien placé ... et pas trop cher ?
Avez vous des idees de balades "hors des sentiers battus" ? Avez vous eu un coup de coeur pour un resto ? Un temple ?
Merci
Claude et Anne
Un peu de couleur sur votre écran (Thaïlande) English translation pending
il fait gris chez vous, c'est l'occasion de mètre de la couleur sur votre écran,
je me lance 😉, photo fraiche de ce matin, (dans mon coin, )
je suis toujours attirer par les extrêmes, ici misère et beauté,
a vous ..............
a vous ..............

"Indonésie: visions d'un voyageur entre mer volcan" ethnographe... photographe... (livre) English translation pending
Depuis 25 ans, Olivier Lelièvre à la fois, ethnographe, auteur, photographe, mais aussi consultant sur l’Indonésie auprès de producteurs de films documentaires ainsi que de l’émission Thalassa, parcourt l’archipel indonésien qui le fascine.
C’est un pays qui a commencé à l’intéresser vers l'âge de 22-23 ans et a vécu son rêve d’enfant de vivre dans une tribu, dans la jungle en passant 1 an à Bornéo et ensuite a parcouru l’Indonésie, est tombé sous le charme et n’a pas arrêté d’y retourner depuis.
L’Indonésie d’Est en Ouest c’est la distance de l’Irlande à l’Iran avec toute la diversité qu’on peut imaginer : des forêts équatoriales mais qui disparaissent notamment en raison de plantation de palmiers à huile, une ceinture d’iles volcaniques avec des rizières, une partie asiatique à l’ouest de Bornéo et de l’autre coté une partie qui tire plus vers le Pacifique ; il y a aussi la mer avec les plus beaux fonds sous marins au monde à certains endroits.
Il y aurait 17500 îles et les volcans y sont omni-présents, il influence les cultures locales, c’est le domaine des dieux qui donne et prend la vie.
C’est le plus grand pays musulman au monde, avec 90 % de musulmans sur 245 millions d’habitants ; mais les rites hindous sont pratiqués par exemple à Bali, ou on fait des offrandes aux Dieux. Mais on trouve aussi des communautés chrétiennes et animistes.
Olivier s’intéresse beaucoup aux minorités ethniques et a vécu dans une famille adoptive à Bornéo chez les Dayak qui étaient autrefois chasseurs de tête, et aussi chez les Mentawai qu’on appelle les hommes fleurs et qui vivent sur une petite ile au sud-ouest de Sumatra. Les hommes se parent de fleurs tous les matins pour être beaux, et il faut être beau pour plaire à son âme. Si elle ne se plait pas dans le corps, l’âme va chercher à partir et c’est la maladie ou la mort. Les Mentawai cherchent toujours à être en harmonie avec eux-mêmes et avec les autres, on ne va pas trop travailler car la fatigue ne plait pas à l’âme, on va travailler juste ce qu’il faut pour survivre, la nature n’est pas abimée car on utilise juste ce dont a besoin ; on va s’excuser auprès de l’âme des arbres avant de les couper pour faire une pirogue et ensuite on fait une cérémonie pour l’âme de la pirogue pour qu’elle accepte d’être utilisée par les hommes. Faire attention à son âme est une phrase qui l’a beaucoup marqué ; L’homme n’est pas considéré comme supérieur aux autre êtres qui l’entourent, chaque chose ayant une âme, une pirogue, un arbre, on est tous des âmes et on ne doit jamais heurter l’âme des autres.
Cela existe encore dans ces petites communautés reculées.
Olivier va chercher en Indonésie une humanité, un art de vivre oublié ici, des gens qui sont en harmonie avec la nature, avec eux-mêmes. Bien sûr c’est un peu idéalisé car les choses changent petit à petit avec l’influence du monde moderne. Il s’y intéresse d’un point de vue ethnographique, photographique mais il va aussi s’y ressourcer.
Cela lui permet de prendre de la distance dans la vie ici, être plus dans l’acceptation, à essayer d’être heureux à chaque moment, sans attendre plus sans toujours penser au le futur. Il a appris aussi à prendre soin de son âme. Pas résigné, mais on essaie de vivre le moment présent car en Indonésie il peut toujours arriver quelque chose : il y la menace du volcan, il y a la mer qui peut être dangereuse.
En Indonésie, il se sent « handicapé » car si on n’est pas né dans la forêt, on ne peut pas aller chasser pour se nourrir, on ne peut pas prétendre devenir quelqu’un de la forêt.
* ******************************* Pour en savoir plus sur Olivier Lelièvre, cliquez ici . Il vient de sortir un livre aux éditions Transboréal Indonésie, Visions d’un voyageur entre mer et volcans. C’est le résultat de 25 ans de voyages, avec de nombreuses photos de l’Indonésie, des choses connues bien sur, mais il s’est surtout attaché aux gens des minorités ethniques, aux gens dans la rizière, et nous livre une vision assez personnelle de l’Indonésie et de son vécu dans les îles.
* ******************************* Pour en savoir plus sur Olivier Lelièvre, cliquez ici . Il vient de sortir un livre aux éditions Transboréal Indonésie, Visions d’un voyageur entre mer et volcans. C’est le résultat de 25 ans de voyages, avec de nombreuses photos de l’Indonésie, des choses connues bien sur, mais il s’est surtout attaché aux gens des minorités ethniques, aux gens dans la rizière, et nous livre une vision assez personnelle de l’Indonésie et de son vécu dans les îles.
Mani Paquiao, la fierté des Filipinos et la mienne English translation pending
Je vous previens, ce post est un rien larmoyant et vachement sentimental, donc si vous n' aimez pas ca, passez a autre chose.
Aujourd' hui Mani Paquiao, boxeur Filipino de 29 ans, champion du monde des poids plume depuis plusieurs annees, a battu le mexicain Oscar de la Hoya par KO technique au 8eme round.
Bien sur, vous ne connaissez ni l' un ni l' autre. C' est que les poids plume n' attirent pas grand monde, c' est pas comme les lourds!
Sachez tout de meme que le vainqueur de ce combat, qui vient d' avoir lieu a LAS VEGAS, empoche 23, 5 millions de dollars....
Mani Paquiao est un garcon que j' aime bien. Pas parce qu' il est un bon boxeur; je n' ai jamais compris l' interet qu' il peut y avoir a se taper sur la tronche mutuellement. Mais Mani est beaucoup plus qu ' un boxeur. Il est un symbole pour les Philippines et il est une revanche sur le sort - par personne interposee-pour 80 millions de Filipinos.
Ne a General Santos, au sud de Mindanao, dans une famille "normalement pauvre", Mani Paquiao, Pacman pour les intimes ( et ils sont 80 millions) a bati une fortune assez imposante a la force de ses poings. Et cette fortune, il en fait largement profiter toute sa region, en creant des affaires a fort taux d' emploi non qualifie. Il n' hesite pas a faire de la pub TV pour Jollibee, le Mc Do local, avec sa femme et ses enfants, et il reverse les benefs a des associations d' aide sociale. Un chouette type, vraiment.
Je viens d' assister a ce combat, je ne l' aurais manque pour rien au monde.
Dans une grande salle de bar de Sabang, a Puerto Galera, au Broadway pour ceux qui connaissent, un projecteur et un grand ecran. 250 Filipinos se pressent depuis 9 heures du matin, le combat aura lieu a midi, a cause du decalage horaire avec Las Vegas. Personne ou presque n' a commande une consommation, trop cher pour eux qui gagnent en une journee de quoi acheter deux ou trois bieres, a condition de ne pas manger....
Le combat debute. Des le premier round, Pacman montre sa superiorite face a cet adversaire dont les bras sont dix centimetres plus longs que les siens, et qui le depasse d' une tete. Au fil du combat, le delire augmente : chaque coup porte est l' objet d' une vague d' applaudissements qui vont crescendo avec les rounds successifs.... Au huitieme round, KO technique pour de la Hoya. Pacman a encore gagne.
250 Filipinos viennent de gagner au meme moment. Ils ont gagne le droit d' etre fiers d' etre Filipinos, chacun d' eux est Pacman, sans les millions de dollars bien sur.
Pacman, Mani Paquiao, est un symbole pour ce peuple maltraite par le destin. Il est leur revanche sur ce destin, leur fierte d' etre Filipinos. Dans ce grand pays ou 80% des gens se levent le matin en ne sachant pas s' il pourront manger aujourd'hui ( facon de parler, en realite comme me disait un Filipino, personne ne meurt de faim dans un pays ou poussent les bananes!), Pacman est l' image d' un reve de grandeur et de reussite. Ce qu' il fait, ce qu' il reussit, c' est en leur nom et a leur place qu ' il le fait.
S' il se presentait demain aux elections presidentielles, il serait elu haut la main. Il a l' intelligence de s' y refuser. Ici, les seuls symboles de reussite sociale sont les acteurs, les chanteurs, et les boxeurs....Beaucoup se tournent d' ailleurs vers la politique quand leur carriere artistique prend l' eau....et avec succes!
J' aime Mani pour ce qu' il apporte aux Philippines et aux Filipinos. Ce matin, j' ai vibre avec eux, mon coeur s' est emballe, j' ai senti que je faisais partie de ce pays que j' ai aime par force, sans vraiment le vouloir, parce qu' on ne peut que l' aimer, une fois qu ' il vous a adopte.
Aujourd' hui Mani Paquiao, boxeur Filipino de 29 ans, champion du monde des poids plume depuis plusieurs annees, a battu le mexicain Oscar de la Hoya par KO technique au 8eme round.
Bien sur, vous ne connaissez ni l' un ni l' autre. C' est que les poids plume n' attirent pas grand monde, c' est pas comme les lourds!
Sachez tout de meme que le vainqueur de ce combat, qui vient d' avoir lieu a LAS VEGAS, empoche 23, 5 millions de dollars....
Mani Paquiao est un garcon que j' aime bien. Pas parce qu' il est un bon boxeur; je n' ai jamais compris l' interet qu' il peut y avoir a se taper sur la tronche mutuellement. Mais Mani est beaucoup plus qu ' un boxeur. Il est un symbole pour les Philippines et il est une revanche sur le sort - par personne interposee-pour 80 millions de Filipinos.
Ne a General Santos, au sud de Mindanao, dans une famille "normalement pauvre", Mani Paquiao, Pacman pour les intimes ( et ils sont 80 millions) a bati une fortune assez imposante a la force de ses poings. Et cette fortune, il en fait largement profiter toute sa region, en creant des affaires a fort taux d' emploi non qualifie. Il n' hesite pas a faire de la pub TV pour Jollibee, le Mc Do local, avec sa femme et ses enfants, et il reverse les benefs a des associations d' aide sociale. Un chouette type, vraiment.
Je viens d' assister a ce combat, je ne l' aurais manque pour rien au monde.
Dans une grande salle de bar de Sabang, a Puerto Galera, au Broadway pour ceux qui connaissent, un projecteur et un grand ecran. 250 Filipinos se pressent depuis 9 heures du matin, le combat aura lieu a midi, a cause du decalage horaire avec Las Vegas. Personne ou presque n' a commande une consommation, trop cher pour eux qui gagnent en une journee de quoi acheter deux ou trois bieres, a condition de ne pas manger....
Le combat debute. Des le premier round, Pacman montre sa superiorite face a cet adversaire dont les bras sont dix centimetres plus longs que les siens, et qui le depasse d' une tete. Au fil du combat, le delire augmente : chaque coup porte est l' objet d' une vague d' applaudissements qui vont crescendo avec les rounds successifs.... Au huitieme round, KO technique pour de la Hoya. Pacman a encore gagne.
250 Filipinos viennent de gagner au meme moment. Ils ont gagne le droit d' etre fiers d' etre Filipinos, chacun d' eux est Pacman, sans les millions de dollars bien sur.
Pacman, Mani Paquiao, est un symbole pour ce peuple maltraite par le destin. Il est leur revanche sur ce destin, leur fierte d' etre Filipinos. Dans ce grand pays ou 80% des gens se levent le matin en ne sachant pas s' il pourront manger aujourd'hui ( facon de parler, en realite comme me disait un Filipino, personne ne meurt de faim dans un pays ou poussent les bananes!), Pacman est l' image d' un reve de grandeur et de reussite. Ce qu' il fait, ce qu' il reussit, c' est en leur nom et a leur place qu ' il le fait.
S' il se presentait demain aux elections presidentielles, il serait elu haut la main. Il a l' intelligence de s' y refuser. Ici, les seuls symboles de reussite sociale sont les acteurs, les chanteurs, et les boxeurs....Beaucoup se tournent d' ailleurs vers la politique quand leur carriere artistique prend l' eau....et avec succes!
J' aime Mani pour ce qu' il apporte aux Philippines et aux Filipinos. Ce matin, j' ai vibre avec eux, mon coeur s' est emballe, j' ai senti que je faisais partie de ce pays que j' ai aime par force, sans vraiment le vouloir, parce qu' on ne peut que l' aimer, une fois qu ' il vous a adopte.
Hôtels Especen et Prince 57 à Hanoi? English translation pending
boujour, est-ce que quelqu'un connait l'hotel especen hotel 22 hang be à hanoi et le Prince 57, 57 rue hang be également à hanoi merci pour les renseignements que vous pourrez me donner à plus
Douze jours au Panama English translation pending
Bonjour a tous les forumeurs de voyage ....
On est une ptite famille franco/malgache avec une pitchoune de 11 ans et .....
Nous avons 12 jours a passer au Panama, pas envie de se taper des 12 heures de bus ni d' aller dans un ressort . On aime la plage, la nature, les gens simples, mais pas de budget "touriste international " donc mon vague plan pour le moment c' est :
Panama city, pti hotel ou AJ Les San Blas si c' est possible par la route ( trop chère et compliquer en coucou ) Colon ? bof pas l' air d' y avoir grand chose ??? Portobelo, ça vaux le détour ? Isla Grande, des cabanas cleans pour routards ? Voir un parc naturel facilement accessible en bus ? Une ile au sud de panama qui se nomme Taboga je crois ???
Que privilégier ? des suggestions ? des adresses ?
Merci a ceux qui pourrons nous aider 😉
On est une ptite famille franco/malgache avec une pitchoune de 11 ans et .....
Nous avons 12 jours a passer au Panama, pas envie de se taper des 12 heures de bus ni d' aller dans un ressort . On aime la plage, la nature, les gens simples, mais pas de budget "touriste international " donc mon vague plan pour le moment c' est :
Panama city, pti hotel ou AJ Les San Blas si c' est possible par la route ( trop chère et compliquer en coucou ) Colon ? bof pas l' air d' y avoir grand chose ??? Portobelo, ça vaux le détour ? Isla Grande, des cabanas cleans pour routards ? Voir un parc naturel facilement accessible en bus ? Une ile au sud de panama qui se nomme Taboga je crois ???
Que privilégier ? des suggestions ? des adresses ?
Merci a ceux qui pourrons nous aider 😉
Préparatifs à l'approche de la saison des cyclones à Madagascar English translation pending
MADAGASCAR - 18 novembre 2008 - IRIN
"Cette année, tous yeux rivés sur l’écran du radar, en prévision de la saison des cyclones à Madagascar, les autorités et leurs partenaires humanitaires espèrent bien ne pas être pris au dépourvu." :
http://www.irinnews.org/FR/ReportFrench.aspx?ReportId=81530
"Cette année, tous yeux rivés sur l’écran du radar, en prévision de la saison des cyclones à Madagascar, les autorités et leurs partenaires humanitaires espèrent bien ne pas être pris au dépourvu." :
http://www.irinnews.org/FR/ReportFrench.aspx?ReportId=81530
Hôtel Paradisus Varadero English translation pending
Suggestion pour couple d amis qui désire aller au Paradisus Varadero...est-ce que cet hôtel est 'aussi bien' que le IBEROSTAR VARADERO..choix de restos...confort des chambres, longue plage pour marcher...(ils ont une adolescente...) MERCI!! (personnellement nous avons été conseillés pour le Iberostar Varadero...mais comme ce sera une première pour Varadero pour nous...nous ne pouvons pas les conseiller sur le Paradisus) toutes vos infos sont très appréciés ;-)
Récit de mes trois semaines en Thaïlande English translation pending
Tout d’abord merci a voyage forum et a ses membres qui ont tjrs été dispo pour répondre a mes questions et ainsi m’aider dans l’organisation de mon itinéraire.
- Je reviens de 3 semaines en Thailande, 4 jours Bangkok logé a divers endroits, g testé le new siam 2 et le new siam 1, franchement pour le prix et le niveau de prestation, autant opter pour le new siam 1, (pas vraiment de différence entre les chambres le new siam 2 posséde une piscine mais pas très grande et en bordure de rue bof bof) et g testé aussi le Orchid villa (en face du new siam1) c correct sans plus, si vous cherchez juste un lit et SDB avec chaude c bien mais c plus cher que le new siam 1 alors qu’il n’y a rien de plus.
Ces GH sont bien situées pas loin de KSR a côté du Chao praya et pas loin des temples.
- Après nous sommes partient a Chiang Mai pour le festival Loy Kratong, nous étions hebergés au bungalow GH, je sais que cette GH a fait bcp polémique sur le forum g donc voulu voir et juger par moi-même. J’avais opté pour un bungalow :
Point positif très propre, déco sympa, beau jardin tropical, bungalow joliement amménagé, c un stagiaire thai apprenant le français qui nous accueilli, très serviable et sympa . Les points négatifs : effectivement on entend beaucoup la circulation de la rue étant parisienne et habitué au bruit ce n’est pas ce qui m’a géné le plus mais je peux comprendre que des gens venant de la campagne ou habitué au calme soit déçu. Ce qui m’a le plus choqué c qu’il n’y a aucune isola tion des bungalow et que l’on entend tout ce qui se passe dans le bungalow d’a côté (les bungalows sont collés) quand je dis on entend tout c vraiment tout, la personne d’a côté ouvrant un sac plastique, les fermetures eclairs, toutes les conversations….. c a peine si on les entend pas respirer, on avait l’impression de faire chambre a 4 avec le couple d’a côté, intimité= 0 et c vraiment dommage !!!!
Je pense que les chambres se trouvant dans la maison doivent être mieux. Et pour ce qui est des proprio g pas accroché plus que ça c un peu « moi g tout vu g tout connu je connais tout sur tout…. » mais après c une question de caractère.
Bref j’ai quand même passé un bon moment cet endroit est pas mal, je suis contente d’avoir testé mais si je dois retourner a Chiang Mai je testerai autre chose. Avis mitigé me concernant.
Sinon le Loy Krtatong festival est vraiment une fête a voir 4 jours de fêtes magnifiques, défilés en tenues traditionnelles, des fleurs par milliers, des lampions dans le ciel, de la musique, de la bouffe partout un délice !
- ensuite départ pour Koh Phiphi, là aussi je voulais me faire mon propre avis, je suis allée au Paradise resort qui a baisser ses prix par rapport au site internet, bungalow en dur sur la plage, très bel endroit, il est vrai que la SDB n’est pas extraordinaire mais bon j’ai bcp aimé cet endroit ! Il y avait un peu de monde mais d’après le personnel il n’y avait personne (+ de 50% de reservation en moins par rapport a la même période il y a 1 an) donc je suis contente d’avoir vu koh phiphi comme ça plutôt que saturé de touristes !
G fais de la plongée avec le club du paradise resort, superbe journée, matinée initiation, après midi 2 plongées de 1heure chacune, avec repas compris et photos de la plongée pour 3400 bath par personne franchement ça vaut le coup !
Personnel très sympa en plus !
- départ pour Koh Lanta, g adoré cette ile, les thai y sont hyper chaleureux et souriant (plus qu’ailleurs) très paisible, cool, sauvage, pas bcp de touristes c’était calme et reposant, nous étions au Where else, un eco village tout en bambou, je ne retenterai pas l’expérience mais c’était sympa de l’avoir fait. Pourquoi je dis cela ? car aucune isolation dans une cabane en bambou pas de pb de bruit c’était très calme mais des bestioles qui entrent, comme des rats (sisi on a eu les rats pendant la nuit dans la chambre) des limaces géante….pas super agréable quand on aime pas trop les bestioles lol l’endroit est charmant mais pour ma part 1 nuit m’aurait suffit lol
Par contre très bonne nourriture personnel adorable, g adoré Koh lanta on dirait une petite jamaique, peace and love.
Dernier jours a bangkok avant de partir, mon ami s’est fait faire des costumes sur mesure on a pas mal chercher un bon endroit car a bangkok il a des centaines d’adresse et on a opté pour James Fashion, grand magasins avec un choix énorme de tissus, si vous voulez l’adresse je l’ai ! En tout cas mon ami est très satisfait de ses achats, en plus ils conservent ses mesures dans leurs bases de données pendant 6 ans, et si il veut il peut passer commande sur internet et se faire livrer en France, c génial !
Voilà je reviens avec plein de souvenirs et de belles photos, si vous avez des questions n’hesitez pas.
Mai 2008, d'une saison à l'autre dans l'Ouest américain (3e partie) English translation pending
Troisième partie
De Zion NP à San Francisco
Le site MaBul, qui hébergeait les images, est définitivement en panne et a perdu tous les fichiers🏴☠️. Désormais, pour voir les photos, il faut passer uniquement par le site:
http://www.carnetsdameriquesetdailleurs.fr/crbst_11.html Pour ceux qui ont vu les parties précédentes, j'ai fait depuis quelques ajouts, notamment à propos du gros rocher rond (2e partie, après les photos de Valley of the Gods) dont j'avais oublié le nom (merci Philippe!), Church Rock, et son histoire aussi brève qu'étonnante.
2e partie: http://voyageforum.com/...ost=2152941;#2152941 1re partie: http://voyageforum.com/...ost=2152941;#2152941
Nous reprenons une chambre dans notre motel préféré, le Golden Hills à Mount Carmel Junction, toujours aussi bien et peu cher (64 $ plus taxes). Nous allumons les fausses flammes de la fausse cheminée qui répandent tout de suite une chaleur bienvenue. Les fenêtres au nord donnent sur la rivière et la montagne. Un gros bouquet dans un coin, une maquette de bateau sur la cheminée, réfrigérateur, micro-ondes, table à repasser, c’est bien agréable. Plus l’ordinateur à disposition à l’office.
A Zion, les parkings se multiplient comme des petits pains. Nous prenons la navette pour The Grotto et Angel’s Landing. Le ciel est sombre, le vent cinglant. Le chemin traverse la rivière

et après une partie en pente douce attaque directement la montagne en lacet, bordé de grandes fleurs blanches dans sa partie basse (Palmer's Penstemon (Penstemon palmeri). (Merci à Alain-Pierre, alias "Derennes", pour m'avoir indiqué le lien qui m'a menée à leur identification).

Nous montons lentement comme à notre habitude, sans nous arrêter sauf pour prendre des photos.

Il y a ici des penstemons d’une grande variété de rouges ; rosés, pourpre, vermillon…

La dernière partie avant d’arriver à Scout Lookout est particulièrement raide et soutenue de murets,

en haut, le vent est très violent et la vue sur la vallée vertigineuse.

Sans Alain qui a le vertige je décide d’avancer un peu sur l’arête rocheuse, histoire de voir…

Mais ce sera vite fait, car le vent maintenant glacial me tire de droite et de gauche, me bouscule, et finalement, alors que je suis arrivée au bout des chaînes fixées dans le roc et que je peux voir à droite la paroi à pic et à gauche… la paroi à pic, je manque de perdre l’équilibre. Le demi-tour est instantané et rassurant. Je suis suivie par un randonneur absolument tétanisé, qui se colle à la roche de tout son corps, les jambes tremblantes et le regard fixe. C’est terrible, je me demande même s’il ne va pas tomber. Arrivé en bas où l’attend son amie, il se redresse et prend l’air conquérant de celui qui a vaincu un 8000...
Retour par les pâturage couverts de bisons, stoïques dans le blizzard tranchant comme une lame. Arrivés au motel, nous sommes heureux de retrouver notre chambre et son feu dans la cheminée.

Jeudi 22 mai
Aujourd’hui nous partons pour Bryce Canyon, où nous n’avons toujours rien réservé, car nous comptons camper. Mais alors qu’Alain termine de charger la voiture j’ai soudain l’idée lumineuse (pas pour tout le monde…) que nous pourrions rester une nuit supplémentaire et randonner une autre journée à Zion. Aussitôt dit aussitôt fait, après quand même une vague hésitation d’Alain que n’emballe pas vraiment l’idée de redéménager.
Nous voilà partis cette fois-ci pour Observation Point. Ma-gni-fi-que !! Huit miles aller-retour et un dénivelé de 650 mètres. Le sentier grimpe raide tout du long sur les quatre miles, mais là encore nous montons lentement, doublés au début par un jeune couple que l’on retrouve systématiquement épuisé deux ou trois virages au-dessus. Par endroits, la roche est d’un jaune soufré extrêmement vif,


quelquefois striée d'ocre rouge.

Les falaises sont immenses au-dessus de nous, sombres dans le contre-jour, et laissent tout juste voir un peu de ciel bleu. L’air est vif et il fait même assez froid, ce qui est idéal pour aller décrocher les nuages, et nous permet de ne nous charger que d’un litre d’eau ; mais ce sera quand même limite. Nous longeons un canyon très étroit où l’on devine à peine en se penchant sous la roche le filet d’eau qui coule au fond.


Au milieu des falaises de grès rose saumon...

poussent de nombreux opuntias, beavertails, asters, jacinthes roses comme des oxalis, fleurs mauves. Les tamias sont là aussi, joueurs et peureux à la fois, courant de droite et de gauche la queue en l’air, complètement surexcités.



Alors que nous nous rapprochons nettement du sommet, nous croisons un randonneur qui nous dit « vous y êtes presque ! ». Juste après, et il n’y a qu’aux Etats-Unis pour voir une chose pareille, déboulent au détour d’un virage une femme qui a bien quatre-vingt-quinze ans et son fils d’au moins soixante-quinze ans… Effectivement, nous sommes bien arrivés en haut, mais pas au bout du chemin qui longe maintenant le bord de la falaise en se coulant sous les pins. On aperçoit à une certaine distance, pour ne pas dire à une distance certaine, une avancée qui ressemble tout à fait au point de vue final au-dessus de la vallée...
La vue est effectivement extraordinaire, et je ne me lasse pas de la prendre en photos !


On aperçoit, à gauche, le Great White Throne,



et on domine la proue d’Angel’s Landing sur la droite, où se distinguent à peine quelques silhouettes téméraires sur l’arête de pierre.


Allez, encore une dernière! Quand on aime on ne compte pas...

La descente est un peu plus dure que la montée mais la vue, différente, est constamment superbe, que l’on se glisse, minuscules, entre les falaises géantes...

ou que l’on domine la vallée.

En repartant, un rayon de soleil perce le ciel d’encre et dore Checkerboard Mesa et ses alentours. Zion est vraiment magnifique !


Retour à Mount Carmel Junction à 19 h 30. Nous achetons oranges et cookies à la grocery de la pompe à essence et filons allumer les fausses flammes de la cheminée.
Vendredi 23 mai
Nous partons pour Bryce par un temps glacial. Avant l’embranchement de la Hwy 12, la neige fait son apparition sur les arbres qui bordent la route et je suis aux anges! Bientôt, le paysage tout entier est blanc.


Red Canyon est recouvert d’une couche de neige fraîche qui contraste violemment avec la roche rouge, c’est superbe. Nous nous arrêtons pour nous balader dans ce décor incroyable, l’air est vif, le vent léger agite les pins et fait dégringoler sur nos têtes des paquets de flocons blancs.





Contrairement à ce que l’on pensait, il n’a pas neigé sur Bryce. Un passage au Visitor Center, puis nous allons directement nous installer à South campground où nous n’avons que l’embarras du choix. Les rares personnes qui sont là s’apprêtent à partir et il ne nous reste qu’à choisir le meilleur emplacement. C’est chose faite dans la section C, n° 289, dont une ranger nous dira que c’est le plus convoité, aucun vis-à-vis, devant la table la forêt clairsemée monte en pente douce. Alain a trouvé un sac en plastique plein de bois sec et de journaux abandonné sous une table auquel j’ajoute du petit bois avant qu’il soit mouillé, et que nous mettons immédiatement à l’abri pour le soir, car il fait un froid polaire. Après avoir accroché le premier morceau de l’enveloppe de paiement sur le piquet du site, nous prenons nos sacs et partons pour Queen’s Garden, Peek-a-Boo Loop et Navajo Loop.



Il y a du monde sur la première partie du chemin malgré le grésil qui s’est mis à tomber. Comme nous n’avons pas de K-way, j’ai eu l’idée d’emporter des sacs en plastique pour nous protéger la tête au cas où, et ça a été particulièrement efficace et distrayant pour tous les gens que nous avons croisés. Entre Family Dollar et Smiths enfoncés sur le crâne, les poignées des sacs coincées entre les dents à cause du vent, on a eu un sacré succès. What a good idea ! ! Le lendemain on a même vu quelqu’un avec un sac sur la tête et on a pensé qu’on l’avait croisé sur Queen’s Garden… Le chemin est à notre goût trop fréquenté malgré le mauvais temps. Le ciel est bouché, l’argile collante et nos baskets sont subitement surcompensées de plusieurs centimètres et alourdies de plusieurs kilos.


La fin de Queen’s Garden est plus tranquille et à Peek-a-Boo nous sommes totalement seuls. La neige tombe maintenant à gros flocons mais ne tient pas sur les monolithes d’autant plus rouges qu’ils sont mouillés, nos sacs nous protègent bien la tête ce qui n’empêche pas l’humidité de nous envahir peu à peu car nous ne sommes pas équipés pour un temps pareil.



Des cerfs-mulets broutent tranquillement sur une pente, ignorant notre présence silencieuse. Croisons des mules.





The Wall of Windows...

Les monolithes sont moins beaux sous la neige qui ne tient pas.

Nous montons un peu fatigués par la dernière partie de Navajo à Sunset Point, car en plus d’être très raide c’est une véritable patinoire, à la limite d’être praticable. Nombreux sont les gens qui avancent d’un pas pour reculer de deux, notamment un qui est descendu serviette sur les épaules, maillot de bain et tongs aux pieds. C’est une façon originale de randonner sous la neige…


Le soir nous mangeons au Ruby’s Inn, steak frites et saumon frites. En sortant il y a une queue de plus de cent personnes, des cars sans doute. Au camping il y a à peine plus de monde qu’en arrivant. Nous faisons un feu en attendant la nuit, frigorifiés, puis nous nous glissons avec délice dans nos duvets.

Samedi 24 mai
Au petit matin, la condensation de notre respiration a recouvert non seulement toutes les vitres car je ne les avais baissées à l’avant que de un centimètre hier soir, mais aussi nos sacs de couchage qui sont complètement trempés. C’est ce qui explique, avec le fait que nous n’avons pas mis les matelas mais avons encore dormi directement sur la moquette, que pour la première fois nous avons eu froid quasi toute la nuit. J’essuie la buée d’un revers de main et aperçoit à quelques mètres deux cerfs-mulets qui prennent leur petit déjeuner.
Sur la route du Nevada, la 56 puis la 319 et la 93 qui nous mènent à l’entrée de l’Extraterrestrial Hwy, il pleut des trombes sur tous les coins de l’horizon mais la voiture passe pour l’instant miraculeusement entre les gouttes. Quelque part, entre Panaca et Crystal Springs...


sur la 93 sud, là où les Joshua trees font des ricochets dans le désert...

Comme sa sœur jumelle la Hwy 50 plus au nord, « The Loneliest road of America », la 375, tout aussi déserte, qui part de Crystal Springs et finit à Warm Springs, appelée, elle, l'Extraterrestrial Highway,

traverse un paysage de montagnes arides et colorées.

Les pluies abondantes ont par endroits laissé dans le désert de longues traînées de fleurs jaunes.

Des mustangs broutent, magnifiques et inquiets,

au-dessus d’un petit lac où barbotent des canards.

Tonopah.

Nous descendons puis remontons Main Street pour repérer les motels et jetons notre dévolu sur le Tonopah Motel. Très propre, et pour une fois rien de déglingué dans la chambre refaite à neuf. Le prix le plus bas que nous ayons jamais payé, 33 $ ! Le village est minier depuis la découverte d’argent en 1900.


Il reste de grands hôtels, comme le Mizpah, témoin de sa grandeur passée… Maisons du siècle dernier. Il flotte là une atmosphère d’Amérique profonde. Les gens sont très aimables mais l’ensemble est malgré tout assez sinistre sous le ciel gris et froid et bientôt les trombes d’eau qui dévalent Main Street…Tonopah a quelque chose de ses sœurs Eureka et Austin, de la Hwy 50, en plus grand et plus triste à cause du paysage minier. Nous mangeons dans la chambre du saumon fumé et de grosses crevettes.
Dimanche 25 mai
Bon lit et bonne nuit. Nous rangeons la voiture et partons faire un tour au magasin de turquoises repéré la veille mais qui avait fermé juste à notre arrivée.

Il y a un monde fou ! Des tas de gens viennent s’inscrire pour participer à une journée de pioche à la mine de turquoise. Quel dommage que nous partions ! A l'intérieur, Alain m’offre une très jolie paire de boucles d’oreilles en argent (de Durango!...), et turquoise de Tonopah.
La route qui mène à Lee Vining est presque totalement déserte et bordée de montagnes dans un camaïeu de marron, plus belles encore que celles d’Artist’s Drive, à Death Valley, auxquelles elles ressemblent beaucoup, ce qui n’est pas étonnant car en fait c’est tout près à vol d’oiseau.

Le sol est vert tendre et jaune pâle à cause de la sauge en fleur. Je suis sans arrêt tentée de prendre des photos, surtout qu’aux quatre coins de l’horizon il pleut toujours des cordes, noyant dans un même gris sombre le ciel et la terre. C’est vraiment très beau. Au fur et à mesure que nous montons, le grésil se mêle à la pluie puis il neige tout à fait. Les collines laissent la place aux montagnes de lave noire brillante recouvertes de touffes de sauge, qui laissent couler de longues stries anthracite.


Vers 8300 pieds (environ 2500 mètres), le paysage est tout entier contenu dans un gros édredon sombre et la route est bordée de neige.

Nous traversons Benton, quelques maisons posées çà et là, aucun motel, heureusement que nous nous étions arrêtés à Tonopah.


Plus haut encore, c’est le plein hiver, la neige a tout recouvert,

Quelques miles plus loin elle n'a pas tenu, et il flotte à la surface du sol d'étranges brumes qui ressemblent à des fumerolles.




Avant d’arriver à Lee Vining, niché au pied de la Sierra Nevada la bien-nommée, nous faisons une halte à Mono Lake, sur la 20, cerné de volcans sur trois côtés, Bodie Hills au nord et Anchorite Hills à l’est. Au sud, le Panum a explosé il y a à peine six cents ans… Le niveau du lac a baissé de deux cents mètres depuis l’origine, ce qui explique son taux élevé de sels, empêchant tout poisson de paresser dans ses eaux alcalines. Mais la place n’est pas perdue pour tout le monde : crevettes et mouches grouillent sous et sur la surface, approvisionnant le restaurant de milliers d’oiseaux à toute heure. Malgré son nom, qui veut dire « mouches » en langue yokut, en raison de la saison nous n’en voyons pas une seule à l’horizon. Autrefois leurs chrysalides étaient une des bases de la nourriture des Indiens de la région, Paiutes et Kuzedika, et servaient même au troc avec les Yokuts en échange de glands.

Entrée 3 $ par personne, le pass est accepté. Il tombe une petite bruine et il règne là une atmosphère étrange, montagnes blanches de la Sierra d’un côté, noyées dans les nuages,

lac marin et concrétions de tuf,



sauge incroyablement odorante, Indian Paintbrushes mêlés de lupin bleu.

Les mouettes se pressent en miroir sur les rives orangées concentrées en sels minéraux et fouillent les quelques centimètres d’eau de leurs becs jaunes. Parfois un rayon de soleil éclaire brièvement l’une ou l’autre sculpture de roche claire.

Avant d’arriver au Murphey’s Motel, nous dépassons la Tioga road qui est… « closed » ! J’ai souhaité intensément qu’elle soit ouverte pour éviter de faire le grand détour par le nord et surtout pour traverser le cœur de Yosemite, ce qui, en cette année exceptionnelle, serait également exceptionnel, mais non… Ce sera pour demain, j’en suis certaine ! La chambre du Murphey’s est très bien, il faut juste savoir comment fonctionne la serrure pour éviter les foudres de la gérante qui est obligée de se déplacer à chaque nouvel arrivant. Un minuscule morceau de papier au-dessus de la poignée avertit qu’il ne faut pas actionner le fermoir en sortant, seulement tirer la porte. Evidemment, personne ne le lit ni même ne le voit… Nous partons maintenant explorer la rive nord de Mono Lake. Route, puis piste sur laquelle nous voyons un splendide arbuste qui ressemble à de l’aubépine rose,

et enfin dunes de sable volcanique.

Les stries laissées par le vent ont séché sur leur côté exposé au soleil et forment à l’infini de très belles rayures gris cendré et noires qui gardent par endroits les empreintes d’un lièvre (un « truc » tout simple pour distinguer les empreintes d’un lapin de celles d’un lièvre : les premières tiennent dans une petite boîte d’allumettes).



Des milliers de goélands nichent sur Negit, l’ilôt sombre au milieu du lac, théoriquement protégés par un panneau d’interdiction de s’approcher à moins de un mile, ce qu’ignore le jeune couple croisé dans les dunes peu avant… Quand le niveau du lac baisse, une langue de terre apparaît, qui permet aux coyotes d’avoir accès aux nids. L’autre îlot, le blanc, Paoha, n’a que deux cent trente ans…






Le ciel est de plus en plus noir et nous quittons la rive nord de Mono Lake. La piste est bordée là aussi de lupins et d'Indian Paintbrushes d'un rouge fluorescent.

Soudain, c'est un déluge qui nous tombe sur la tête!


Un tour au Visitor Center idéalement situé juste au-dessus du lac, puis nous rentrons au motel manger saumon, tomates, avocats et soupe de squash.
Lundi 26 mai
6 heures… je jette un œil par la fenêtre, histoire de voir s’il neige, et j’aperçois deux Indiens plantés à l’entrée du motel, un grand et un petit, qui ont l’air d’adresser la parole à un homme qui range des valises dans un 4 x 4 sans leur prêter attention … Plus tard, alors que je descends l’escalier pour me diriger vers le TrailBlazer, je vois qu’ils sont toujours là et je sens tout de suite que c’est nous qu’ils attendaient. Effectivement, avec un grand sourire ils me proposent de me racheter la roue de secours ! Alain m’a rejointe et on a beau leur expliquer que c’est impossible, que c’est une voiture de location et qu’il nous faut de toute façon une roue de secours, il n’y a rien à faire. Ils nous racontent leur mésaventure, ils ont un TrailBlazer et ont crevé, la roue de secours est fichue aussi, ils sont bloqués à Lee Vining, mais doivent rejoindre Los Angeles, d’ailleurs, tiens, est-ce qu’on n’y va pas, à Los Angeles ? Eh bien non, malheureusement, on va plutôt sur San Francisco… Ils ont soudain une idée lumineuse, le petit sort son portefeuille et nous montre une liasse de dollars : combien a-t-on payé la location ? Et là, soudain, ils ont l’air perdu, ils ne comprennent plus, ils veulent à tout prix mettre une virgule à la somme (1300 €) qu’on leur annonce, et nous sommes gênés tout à coup d’avoir mis autant d’argent dans une voiture alors qu’eux n’ont rien… Une petite demi-heure plus tard, on les a enfin convaincus d’aller à la station cinquante mètres plus haut et de faire tout simplement réparer un pneu.
A 8 h 30, enfin, nous filons vers l’entrée de la Tioga road pour découvrir qu’elle est… closed !! Mais je ne désespère toujours pas, bien que tout d’abord très déçue et incrédule. A la station Mobil nous demandons à la caissière du magasin si elle sait quelque chose : Oui, bien sûr. Il y a eu un petit contretemps, un éboulement, et l’ouverture est prévue pour dix heures !!! En attendant nous prenons de l’essence à un taux record : 4, 70 $ le gallon, et allons nous garer devant la barrière. On peut apercevoir les sommets enneigés des montagnes alentour, très hautes. Peu à peu, l’information passe et la file de voitures et de camping-cars commence de s’allonger. A 10 heures précises, la barrière se lève, et la Tioga road est enfin à nous !
Alors que nous laissons très loin au-dessous de nous la trouée lumineuse de Mono Lake,

nous entrons dans le brouillard pour ne plus en sortir avant Yosemite Valley. Par endroits, nous passons au milieu de deux murs de neige, notamment aux abords d’Ellery Lake, à plus de 9500 pieds (2900 mètres). Le lac est entièrement gelé, seul un boomerang d’eau noire dans lequel se reflète délicatement un petit morceau de roche frémit sur sa surface blanche et givrée.

Soudain une cahute, et à l’intérieur deux rangers qui ne doivent pas avoir très chaud alors que dehors tout est gris, cotonneux et glacial. D’immenses fir trees au tronc marron rouge, couverts de neige de la tête aux pieds, bordent le ruban sombre de la route et quelques mares aux eaux noirâtres,


et se perdent vite dans le brouillard aussi épais que le silence.

Nous nous arrêtons ici et là pour prendre des photos, les sens en alerte à cause des ours – encore et toujours –, surtout lorsque nous nous éloignons du 4 x 4. Au bout d’une heure et demie environ nous croisons la première voiture, mais il n’y a aucun signe d’amélioration du côté du ciel.

Avant d’arriver à Tuolumne Meadows, il y a un peu plus de monde, des séquoias – mais qui n’ont rien à voir avec ceux de Sequoia NP –, quelques prairies humides, mais nous n’avons aucune envie d’aller faire schlouk schlouk dans l’herbe verte et poursuivons jusqu’à Crane Flat toujours sans savoir si nous longeons des abîmes ou traversons des plateaux d’altitude. Au premier plan un Sarcodes sanguinae (Snow Plant)


La Big Oak Flat road est nettement plus chargée que la Tioga road et laisse augurer une foule du côté de Yosemite Valley et de Curry Village en particulier. Quelques beaux points de vue sur la vallée, enfin, des manzanitas centenaires à l’écorce violine, torturées par le vent et le gel. Puis les chutes, des files de voitures sur les bas-côtés, Curry Village et ses immenses parkings bondés,


la queue à la réservation, les chemins labyrinthiques avant d’arriver à notre cabane, la 274, « without bath », adossée à un gros rocher. Deux lits style caserne, un petit bureau, une chaise, un chauffage électrique… Mais l’ensemble est assez agréable (heureusement que je n’avais pas vu l’araignée qui trônait sur un chevron juste au-dessus des oreillers !). Quelques conseils affichés au mur: ne déposer aucune nourriture sur le sol, mais la poser sur l’étagère en hauteur (ah bon ? les ours seraient-ils capables de défoncer le plancher pour voler quelques tranches de pain ??), fermer les rideaux en partant, toujours pour ne pas tenter le diable. Nous avons le temps, après nous être installés, c’est-à-dire après avoir apporté à pied depuis le parking tout notre barda, les quatre gros sacs plus tout ce que l’on peut accumuler en un mois de vadrouille, d’aller faire un tour à Lower Falls

et de passer au Visitor Center admirer la très belle expo photo d’Ansel Adams. Il y a énormément d’Indiens (d’Inde). Au retour nous faisons la queue dans le froid pour acheter une pizza à emporter, puis nous nous couchons dans un lit mal fait. Mauvaise nuit, constamment réveillée.
Mardi 27 mai
En partant, un jeune ours noir a traversé la route en courant de gauche à droite. Il était brun doré (je pense encore une fois à Don Juan et à Castaneda). Le week-end du Labor Day étant passé, nous espérons un peu moins de monde, mais c’est raté, du moins à Glacier Point. Nous avons hésité à y monter à pied de la vallée, mais à cause des ours nous avons pris le 4 x 4 et fait le grand tour. Heureusement parce qu’un peu avant le sommet le sentier était fermé pour cause de « fall rocks ». Nous nous sommes rappelé alors qu’en bas, dans la prairie au départ du chemin, il y avait un hélicoptère et une ambulance…
La vue, en haut, porte très loin, dans deux vallées ; en face, le Half Dome en éruption...


à gauche Basket Dome et North Dome...


et plus à droite les Vernal Falls et Nevada Falls.

Il y a un monde fou qui se penche au-dessus du vide ou qui braque ses jumelles droit devant.

Nous partons sur Panorama Trail via Illilouet Falls à travers une végétation dense et verte d’un mètre de haut puis une forêt cimetière de séquoias et de redwoods.


Le Half Dome...






Croisons un écureuil joueur avec d’énormes moustaches d’herbes sèches.

C’est le début du printemps, et la crainte des ours, pour moi, est toujours là. Je serais ourse, je trouverais l’endroit idéal. Nous passons deux torrents puis la pluie se met à tomber, une petite pluie fine et drue qui nous transperce. Nous faisons demi-tour.

Accident sur la route, en redescendant : une voiture esquintée contre un arbre. Arrivés à la cabane nous commençons, suprême corvée qui sent le retour, le tri des papiers et multiples sacs en plastique car demain, à San Francisco, sur Post Street, nous rendons le 4 x 4. Snif… Nous faisons la queue à nouveau pour acheter une pizza, toujours sous la pluie qui tombe sans discontinuer depuis que l’on est rentrés de Glacier Point.
Mercredi 28 mai
Cette fois ce n’est pas un ours mais un beau coyote, un peu maigrichon pourtant, qui a traversé devant la voiture, de droite à gauche. Il était très grand pour un coyote et avançait en trottinant d’une démarche aérienne.
Belles réflexions dans la Merced River de Cathedral Spires (sur la gauche) et de Cathedral Rocks.

La route qui quitte Yosemite traverse de belles et hautes collines, comme derrière le Golden Gate mais en plus grand, puis d’autres collines blondes à l’infini, comme un désert de dunes. Ensuite la 120 se prolonge par l’autoroute 580, bondée notamment de gros camions. Les gens roulent n’importe comment, doublent à droite à gauche, peu importe, ou s’installent tranquillement sur la voie de gauche. Bay Bridge, 4 $, très long au-dessus de la baie. Trois heure trente après avoir quitté Yosemite, nous rentrons dans San Francisco et retrouvons le Golden Gate Hotel sur Bush Street. Cette fois-ci nous avons la chambre 402 au troisième étage, toujours aussi minuscule et jolie, avec une fenêtre qui donne sur un passage métallique couvert d’énormes pots de géraniums. Nous allons rendre le TrailBlazer chez Avis, deux rues plus loin, faisons un tour au Civic Center pour trouver des cadeaux-vêtements pour Loïc, puis Alain part à City Light Books; moi je suis fatiguée et reste à l’hôtel pour écrire. Douche et repos. Le soir, Yellow Tail et pistaches, puis maïs, avocat, tomates. Les voisins de la chambre d'à côté, des Allemands, sont extrêmement bruyants. Il y a deux jeunes enfants qui dès 3 heures du matin, décalage horaire oblige, sont sur le pied de guerre à crier, courir, chanter à tue-tête ! Je vais frapper à leur porte en leur demandant de faire moins de bruit, le père les calme trois minutes puis ils reprennent de plus belle. Quelqu’un d’autre vient frapper, rebelote… ce qui décide le père à les habiller et à les sortir en pleine nuit pour les calmer. Au retour, une heure plus tard, ils sont en pleine forme et prêts à recommencer. Mais où est donc la mère ? Nous la verrons au petit déjeuner, une grosse Allemande vilaine et sans-gêne… Je ne me prive pas de la fusiller du regard…
Jeudi 29 mai
Ce matin nous prenons le cable-car jusqu’à Fisherman’s Wharf, pour rattraper ma frustration de 2007 (la queue de plusieurs centaines de personnes avait été dissuasive). Mais finalement il est plus attrayant de le voir passer que d’être à l’intérieur, où l’on se contorsionne de droite et de gauche pour apercevoir, mal, ce qu’on voit beaucoup mieux à pied. A l’arrivée nous achetons un mauvais fish & chips dans l’une des nombreuses échoppes de la petite place et le mangeons assis sur un rebord de pierre infect. Fisherman’s Wharf est assez agréable, surtout quand on se balade au premier étage sur les chemins de bois.


Plus loin, les dizaines d’otaries de Pier 39 se prélassent au soleil, certaines alanguies, d’autres agitées et prêtes à en découdre, le tout dans un fumet qui chatouille les narines…




Vendredi 30 mai
Au croisement d’une rue, aux abords de Civic Center, nous voyons une galerie qui expose Miro. Les doubles portes vitrées, immenses, sont grandes ouvertes, on peut entrer et sortir comme dans un moulin, alors qu’à quelques mètres sont accrochés des Picasso, des Leonor Fini, des Chagall… et que les deux seules personnes qui s’occupent de l’expo sont à un bureau tout au fond en train de discuter. Nous sommes sidérés !! L’an dernier nous avions été sur Leavenworth, au Golden Gate Park et à son jardin japonais, à Alamo Square, à Coit Tower, bien sûr au Golden Gate Bridge, etc., et cette fois-ci nous avons envie de découvrir le quartier latino – le plus ancien de San Francisco – et ses peintures murales. Nous prenons un bus et descendons à la 16th, pour rejoindre à pied la 24th. Les rues jouent aux montagnes russes, on commence à voir des palmiers et des collines dorées. Belles maisons croûlant sous la végétation luxuriante.
Au croisement de la 24th, il n’y a pas plus de quartier latino que de beurre en broche… On bifurque sur la gauche, direction Mission, à six blocks de là, et tout à coup le changement est saisissant ! Toujours sur la 24th, mais juste passé le carrefour, on quitte les Etats-Unis. Mexicains, Guatémaltèques, Salvadoriens, Nicaraguayens, Equatoriens, la langue a changé, il y a du monde partout, des tas de petites échoppes, une superbe bodega somptueusement décorée grande ouverte sur la rue.


Les peintures murales de Balmy, minuscule rue étroite et courte, bordée de maisons basses et de bougainvillées,

ont fait leur apparition dans le milieu des années quatre-vingt, en réaction à la violation des droits de l’homme en Amérique centrale. Elles sont en constante évolution, la dernière étant même en cours de réalisation. Quel dommage que Loïc ne soit pas là !



On y croise bien sûr Frida Kahlo, peintre mexicaine compagne de Diego Rivera (deuxième en partant de la gauche).

Ah, un compteur un peu moins tristounet que ceux qu’on a l’habitude de voir !

Les peintures ont débordé Balmy pour s’accrocher ici ou là, aux croisements des rues alentour


Il paraît qu’à Mission il y a de très bons restaurants, mais nous sommes invités chez Marian, à Oakland, et il est plus que temps de prendre le Bart, un genre de RER, et de filer à tombeau ouvert jusqu’à Rockridge. Elle nous attend à la sortie et nous l’accompagnons faire quelques courses dans le petit marché couvert qui se trouve à deux pas de là, où l’on se croirait quasiment en France : fromagerie, charcuterie, boulangerie vendant d’excellents produits. Sa maison, à laquelle on accède par une volée de marches équivalant à trois ou quatre étages, est plantée sur la colline au milieu de la végétation, comme toutes ses voisines. Le repas – cuisine californienne – est véritablement excellent, préparé par la plus jeune de ses filles, le vin délicieux, et nous nous régalons, totalement saturés que nous sommes depuis un mois du régime thon, salade, tomates, bananes… Mais je me souviens qu’en 2000 on avait été dégoûtés à vie d’un autre régime – au bout de quinze jours on était limite anorexiques, alors cinq semaines plus tard… – qui consistait en riz, maïs, purée de haricots rouges et gros pain frit imbibé d’huile, traitement de choc à manger éventuellement par moins 40° C, mais pas avec 48° à l’ombre… Le soir Marian nous raccompagne jusqu’à San Francisco, et nous passons sur le Bay Bridge. A chaque fois que nous l’empruntons je pense à ce jour d’octobre 89, quand un tremblement de terre d’une magnitude de 7, 1 l’endommagea en partie et fit six morts.
Samedi 31 mai
La pire journée d’un voyage… Nous avions réservé la navette qui dessert un certain nombre d’hôtels du centre, bien pratique pour rejoindre l’aéroport, la mort dans l’âme… Autant le vol aller ne nous avait jamais semblé aussi court, autant le retour a été d’une longueur exceptionnelle. Pourtant les deux étaient directs… Bizarre, non ?

De Zion NP à San Francisco
Le site MaBul, qui hébergeait les images, est définitivement en panne et a perdu tous les fichiers🏴☠️. Désormais, pour voir les photos, il faut passer uniquement par le site:
http://www.carnetsdameriquesetdailleurs.fr/crbst_11.html Pour ceux qui ont vu les parties précédentes, j'ai fait depuis quelques ajouts, notamment à propos du gros rocher rond (2e partie, après les photos de Valley of the Gods) dont j'avais oublié le nom (merci Philippe!), Church Rock, et son histoire aussi brève qu'étonnante.
2e partie: http://voyageforum.com/...ost=2152941;#2152941 1re partie: http://voyageforum.com/...ost=2152941;#2152941
Nous reprenons une chambre dans notre motel préféré, le Golden Hills à Mount Carmel Junction, toujours aussi bien et peu cher (64 $ plus taxes). Nous allumons les fausses flammes de la fausse cheminée qui répandent tout de suite une chaleur bienvenue. Les fenêtres au nord donnent sur la rivière et la montagne. Un gros bouquet dans un coin, une maquette de bateau sur la cheminée, réfrigérateur, micro-ondes, table à repasser, c’est bien agréable. Plus l’ordinateur à disposition à l’office.
A Zion, les parkings se multiplient comme des petits pains. Nous prenons la navette pour The Grotto et Angel’s Landing. Le ciel est sombre, le vent cinglant. Le chemin traverse la rivière

et après une partie en pente douce attaque directement la montagne en lacet, bordé de grandes fleurs blanches dans sa partie basse (Palmer's Penstemon (Penstemon palmeri). (Merci à Alain-Pierre, alias "Derennes", pour m'avoir indiqué le lien qui m'a menée à leur identification).

Nous montons lentement comme à notre habitude, sans nous arrêter sauf pour prendre des photos.

Il y a ici des penstemons d’une grande variété de rouges ; rosés, pourpre, vermillon…

La dernière partie avant d’arriver à Scout Lookout est particulièrement raide et soutenue de murets,

en haut, le vent est très violent et la vue sur la vallée vertigineuse.

Sans Alain qui a le vertige je décide d’avancer un peu sur l’arête rocheuse, histoire de voir…

Mais ce sera vite fait, car le vent maintenant glacial me tire de droite et de gauche, me bouscule, et finalement, alors que je suis arrivée au bout des chaînes fixées dans le roc et que je peux voir à droite la paroi à pic et à gauche… la paroi à pic, je manque de perdre l’équilibre. Le demi-tour est instantané et rassurant. Je suis suivie par un randonneur absolument tétanisé, qui se colle à la roche de tout son corps, les jambes tremblantes et le regard fixe. C’est terrible, je me demande même s’il ne va pas tomber. Arrivé en bas où l’attend son amie, il se redresse et prend l’air conquérant de celui qui a vaincu un 8000...
Retour par les pâturage couverts de bisons, stoïques dans le blizzard tranchant comme une lame. Arrivés au motel, nous sommes heureux de retrouver notre chambre et son feu dans la cheminée.

Jeudi 22 mai
Aujourd’hui nous partons pour Bryce Canyon, où nous n’avons toujours rien réservé, car nous comptons camper. Mais alors qu’Alain termine de charger la voiture j’ai soudain l’idée lumineuse (pas pour tout le monde…) que nous pourrions rester une nuit supplémentaire et randonner une autre journée à Zion. Aussitôt dit aussitôt fait, après quand même une vague hésitation d’Alain que n’emballe pas vraiment l’idée de redéménager.
Nous voilà partis cette fois-ci pour Observation Point. Ma-gni-fi-que !! Huit miles aller-retour et un dénivelé de 650 mètres. Le sentier grimpe raide tout du long sur les quatre miles, mais là encore nous montons lentement, doublés au début par un jeune couple que l’on retrouve systématiquement épuisé deux ou trois virages au-dessus. Par endroits, la roche est d’un jaune soufré extrêmement vif,


quelquefois striée d'ocre rouge.

Les falaises sont immenses au-dessus de nous, sombres dans le contre-jour, et laissent tout juste voir un peu de ciel bleu. L’air est vif et il fait même assez froid, ce qui est idéal pour aller décrocher les nuages, et nous permet de ne nous charger que d’un litre d’eau ; mais ce sera quand même limite. Nous longeons un canyon très étroit où l’on devine à peine en se penchant sous la roche le filet d’eau qui coule au fond.


Au milieu des falaises de grès rose saumon...

poussent de nombreux opuntias, beavertails, asters, jacinthes roses comme des oxalis, fleurs mauves. Les tamias sont là aussi, joueurs et peureux à la fois, courant de droite et de gauche la queue en l’air, complètement surexcités.



Alors que nous nous rapprochons nettement du sommet, nous croisons un randonneur qui nous dit « vous y êtes presque ! ». Juste après, et il n’y a qu’aux Etats-Unis pour voir une chose pareille, déboulent au détour d’un virage une femme qui a bien quatre-vingt-quinze ans et son fils d’au moins soixante-quinze ans… Effectivement, nous sommes bien arrivés en haut, mais pas au bout du chemin qui longe maintenant le bord de la falaise en se coulant sous les pins. On aperçoit à une certaine distance, pour ne pas dire à une distance certaine, une avancée qui ressemble tout à fait au point de vue final au-dessus de la vallée...
La vue est effectivement extraordinaire, et je ne me lasse pas de la prendre en photos !


On aperçoit, à gauche, le Great White Throne,



et on domine la proue d’Angel’s Landing sur la droite, où se distinguent à peine quelques silhouettes téméraires sur l’arête de pierre.


Allez, encore une dernière! Quand on aime on ne compte pas...

La descente est un peu plus dure que la montée mais la vue, différente, est constamment superbe, que l’on se glisse, minuscules, entre les falaises géantes...

ou que l’on domine la vallée.

En repartant, un rayon de soleil perce le ciel d’encre et dore Checkerboard Mesa et ses alentours. Zion est vraiment magnifique !


Retour à Mount Carmel Junction à 19 h 30. Nous achetons oranges et cookies à la grocery de la pompe à essence et filons allumer les fausses flammes de la cheminée.
Vendredi 23 mai
Nous partons pour Bryce par un temps glacial. Avant l’embranchement de la Hwy 12, la neige fait son apparition sur les arbres qui bordent la route et je suis aux anges! Bientôt, le paysage tout entier est blanc.


Red Canyon est recouvert d’une couche de neige fraîche qui contraste violemment avec la roche rouge, c’est superbe. Nous nous arrêtons pour nous balader dans ce décor incroyable, l’air est vif, le vent léger agite les pins et fait dégringoler sur nos têtes des paquets de flocons blancs.





Contrairement à ce que l’on pensait, il n’a pas neigé sur Bryce. Un passage au Visitor Center, puis nous allons directement nous installer à South campground où nous n’avons que l’embarras du choix. Les rares personnes qui sont là s’apprêtent à partir et il ne nous reste qu’à choisir le meilleur emplacement. C’est chose faite dans la section C, n° 289, dont une ranger nous dira que c’est le plus convoité, aucun vis-à-vis, devant la table la forêt clairsemée monte en pente douce. Alain a trouvé un sac en plastique plein de bois sec et de journaux abandonné sous une table auquel j’ajoute du petit bois avant qu’il soit mouillé, et que nous mettons immédiatement à l’abri pour le soir, car il fait un froid polaire. Après avoir accroché le premier morceau de l’enveloppe de paiement sur le piquet du site, nous prenons nos sacs et partons pour Queen’s Garden, Peek-a-Boo Loop et Navajo Loop.



Il y a du monde sur la première partie du chemin malgré le grésil qui s’est mis à tomber. Comme nous n’avons pas de K-way, j’ai eu l’idée d’emporter des sacs en plastique pour nous protéger la tête au cas où, et ça a été particulièrement efficace et distrayant pour tous les gens que nous avons croisés. Entre Family Dollar et Smiths enfoncés sur le crâne, les poignées des sacs coincées entre les dents à cause du vent, on a eu un sacré succès. What a good idea ! ! Le lendemain on a même vu quelqu’un avec un sac sur la tête et on a pensé qu’on l’avait croisé sur Queen’s Garden… Le chemin est à notre goût trop fréquenté malgré le mauvais temps. Le ciel est bouché, l’argile collante et nos baskets sont subitement surcompensées de plusieurs centimètres et alourdies de plusieurs kilos.


La fin de Queen’s Garden est plus tranquille et à Peek-a-Boo nous sommes totalement seuls. La neige tombe maintenant à gros flocons mais ne tient pas sur les monolithes d’autant plus rouges qu’ils sont mouillés, nos sacs nous protègent bien la tête ce qui n’empêche pas l’humidité de nous envahir peu à peu car nous ne sommes pas équipés pour un temps pareil.



Des cerfs-mulets broutent tranquillement sur une pente, ignorant notre présence silencieuse. Croisons des mules.





The Wall of Windows...

Les monolithes sont moins beaux sous la neige qui ne tient pas.

Nous montons un peu fatigués par la dernière partie de Navajo à Sunset Point, car en plus d’être très raide c’est une véritable patinoire, à la limite d’être praticable. Nombreux sont les gens qui avancent d’un pas pour reculer de deux, notamment un qui est descendu serviette sur les épaules, maillot de bain et tongs aux pieds. C’est une façon originale de randonner sous la neige…


Le soir nous mangeons au Ruby’s Inn, steak frites et saumon frites. En sortant il y a une queue de plus de cent personnes, des cars sans doute. Au camping il y a à peine plus de monde qu’en arrivant. Nous faisons un feu en attendant la nuit, frigorifiés, puis nous nous glissons avec délice dans nos duvets.

Samedi 24 mai
Au petit matin, la condensation de notre respiration a recouvert non seulement toutes les vitres car je ne les avais baissées à l’avant que de un centimètre hier soir, mais aussi nos sacs de couchage qui sont complètement trempés. C’est ce qui explique, avec le fait que nous n’avons pas mis les matelas mais avons encore dormi directement sur la moquette, que pour la première fois nous avons eu froid quasi toute la nuit. J’essuie la buée d’un revers de main et aperçoit à quelques mètres deux cerfs-mulets qui prennent leur petit déjeuner.
Sur la route du Nevada, la 56 puis la 319 et la 93 qui nous mènent à l’entrée de l’Extraterrestrial Hwy, il pleut des trombes sur tous les coins de l’horizon mais la voiture passe pour l’instant miraculeusement entre les gouttes. Quelque part, entre Panaca et Crystal Springs...


sur la 93 sud, là où les Joshua trees font des ricochets dans le désert...

Comme sa sœur jumelle la Hwy 50 plus au nord, « The Loneliest road of America », la 375, tout aussi déserte, qui part de Crystal Springs et finit à Warm Springs, appelée, elle, l'Extraterrestrial Highway,

traverse un paysage de montagnes arides et colorées.

Les pluies abondantes ont par endroits laissé dans le désert de longues traînées de fleurs jaunes.

Des mustangs broutent, magnifiques et inquiets,

au-dessus d’un petit lac où barbotent des canards.

Tonopah.

Nous descendons puis remontons Main Street pour repérer les motels et jetons notre dévolu sur le Tonopah Motel. Très propre, et pour une fois rien de déglingué dans la chambre refaite à neuf. Le prix le plus bas que nous ayons jamais payé, 33 $ ! Le village est minier depuis la découverte d’argent en 1900.


Il reste de grands hôtels, comme le Mizpah, témoin de sa grandeur passée… Maisons du siècle dernier. Il flotte là une atmosphère d’Amérique profonde. Les gens sont très aimables mais l’ensemble est malgré tout assez sinistre sous le ciel gris et froid et bientôt les trombes d’eau qui dévalent Main Street…Tonopah a quelque chose de ses sœurs Eureka et Austin, de la Hwy 50, en plus grand et plus triste à cause du paysage minier. Nous mangeons dans la chambre du saumon fumé et de grosses crevettes.
Dimanche 25 mai
Bon lit et bonne nuit. Nous rangeons la voiture et partons faire un tour au magasin de turquoises repéré la veille mais qui avait fermé juste à notre arrivée.

Il y a un monde fou ! Des tas de gens viennent s’inscrire pour participer à une journée de pioche à la mine de turquoise. Quel dommage que nous partions ! A l'intérieur, Alain m’offre une très jolie paire de boucles d’oreilles en argent (de Durango!...), et turquoise de Tonopah.
La route qui mène à Lee Vining est presque totalement déserte et bordée de montagnes dans un camaïeu de marron, plus belles encore que celles d’Artist’s Drive, à Death Valley, auxquelles elles ressemblent beaucoup, ce qui n’est pas étonnant car en fait c’est tout près à vol d’oiseau.

Le sol est vert tendre et jaune pâle à cause de la sauge en fleur. Je suis sans arrêt tentée de prendre des photos, surtout qu’aux quatre coins de l’horizon il pleut toujours des cordes, noyant dans un même gris sombre le ciel et la terre. C’est vraiment très beau. Au fur et à mesure que nous montons, le grésil se mêle à la pluie puis il neige tout à fait. Les collines laissent la place aux montagnes de lave noire brillante recouvertes de touffes de sauge, qui laissent couler de longues stries anthracite.


Vers 8300 pieds (environ 2500 mètres), le paysage est tout entier contenu dans un gros édredon sombre et la route est bordée de neige.

Nous traversons Benton, quelques maisons posées çà et là, aucun motel, heureusement que nous nous étions arrêtés à Tonopah.


Plus haut encore, c’est le plein hiver, la neige a tout recouvert,

Quelques miles plus loin elle n'a pas tenu, et il flotte à la surface du sol d'étranges brumes qui ressemblent à des fumerolles.




Avant d’arriver à Lee Vining, niché au pied de la Sierra Nevada la bien-nommée, nous faisons une halte à Mono Lake, sur la 20, cerné de volcans sur trois côtés, Bodie Hills au nord et Anchorite Hills à l’est. Au sud, le Panum a explosé il y a à peine six cents ans… Le niveau du lac a baissé de deux cents mètres depuis l’origine, ce qui explique son taux élevé de sels, empêchant tout poisson de paresser dans ses eaux alcalines. Mais la place n’est pas perdue pour tout le monde : crevettes et mouches grouillent sous et sur la surface, approvisionnant le restaurant de milliers d’oiseaux à toute heure. Malgré son nom, qui veut dire « mouches » en langue yokut, en raison de la saison nous n’en voyons pas une seule à l’horizon. Autrefois leurs chrysalides étaient une des bases de la nourriture des Indiens de la région, Paiutes et Kuzedika, et servaient même au troc avec les Yokuts en échange de glands.

Entrée 3 $ par personne, le pass est accepté. Il tombe une petite bruine et il règne là une atmosphère étrange, montagnes blanches de la Sierra d’un côté, noyées dans les nuages,

lac marin et concrétions de tuf,



sauge incroyablement odorante, Indian Paintbrushes mêlés de lupin bleu.

Les mouettes se pressent en miroir sur les rives orangées concentrées en sels minéraux et fouillent les quelques centimètres d’eau de leurs becs jaunes. Parfois un rayon de soleil éclaire brièvement l’une ou l’autre sculpture de roche claire.

Avant d’arriver au Murphey’s Motel, nous dépassons la Tioga road qui est… « closed » ! J’ai souhaité intensément qu’elle soit ouverte pour éviter de faire le grand détour par le nord et surtout pour traverser le cœur de Yosemite, ce qui, en cette année exceptionnelle, serait également exceptionnel, mais non… Ce sera pour demain, j’en suis certaine ! La chambre du Murphey’s est très bien, il faut juste savoir comment fonctionne la serrure pour éviter les foudres de la gérante qui est obligée de se déplacer à chaque nouvel arrivant. Un minuscule morceau de papier au-dessus de la poignée avertit qu’il ne faut pas actionner le fermoir en sortant, seulement tirer la porte. Evidemment, personne ne le lit ni même ne le voit… Nous partons maintenant explorer la rive nord de Mono Lake. Route, puis piste sur laquelle nous voyons un splendide arbuste qui ressemble à de l’aubépine rose,

et enfin dunes de sable volcanique.

Les stries laissées par le vent ont séché sur leur côté exposé au soleil et forment à l’infini de très belles rayures gris cendré et noires qui gardent par endroits les empreintes d’un lièvre (un « truc » tout simple pour distinguer les empreintes d’un lapin de celles d’un lièvre : les premières tiennent dans une petite boîte d’allumettes).



Des milliers de goélands nichent sur Negit, l’ilôt sombre au milieu du lac, théoriquement protégés par un panneau d’interdiction de s’approcher à moins de un mile, ce qu’ignore le jeune couple croisé dans les dunes peu avant… Quand le niveau du lac baisse, une langue de terre apparaît, qui permet aux coyotes d’avoir accès aux nids. L’autre îlot, le blanc, Paoha, n’a que deux cent trente ans…






Le ciel est de plus en plus noir et nous quittons la rive nord de Mono Lake. La piste est bordée là aussi de lupins et d'Indian Paintbrushes d'un rouge fluorescent.

Soudain, c'est un déluge qui nous tombe sur la tête!


Un tour au Visitor Center idéalement situé juste au-dessus du lac, puis nous rentrons au motel manger saumon, tomates, avocats et soupe de squash.
Lundi 26 mai
6 heures… je jette un œil par la fenêtre, histoire de voir s’il neige, et j’aperçois deux Indiens plantés à l’entrée du motel, un grand et un petit, qui ont l’air d’adresser la parole à un homme qui range des valises dans un 4 x 4 sans leur prêter attention … Plus tard, alors que je descends l’escalier pour me diriger vers le TrailBlazer, je vois qu’ils sont toujours là et je sens tout de suite que c’est nous qu’ils attendaient. Effectivement, avec un grand sourire ils me proposent de me racheter la roue de secours ! Alain m’a rejointe et on a beau leur expliquer que c’est impossible, que c’est une voiture de location et qu’il nous faut de toute façon une roue de secours, il n’y a rien à faire. Ils nous racontent leur mésaventure, ils ont un TrailBlazer et ont crevé, la roue de secours est fichue aussi, ils sont bloqués à Lee Vining, mais doivent rejoindre Los Angeles, d’ailleurs, tiens, est-ce qu’on n’y va pas, à Los Angeles ? Eh bien non, malheureusement, on va plutôt sur San Francisco… Ils ont soudain une idée lumineuse, le petit sort son portefeuille et nous montre une liasse de dollars : combien a-t-on payé la location ? Et là, soudain, ils ont l’air perdu, ils ne comprennent plus, ils veulent à tout prix mettre une virgule à la somme (1300 €) qu’on leur annonce, et nous sommes gênés tout à coup d’avoir mis autant d’argent dans une voiture alors qu’eux n’ont rien… Une petite demi-heure plus tard, on les a enfin convaincus d’aller à la station cinquante mètres plus haut et de faire tout simplement réparer un pneu.
A 8 h 30, enfin, nous filons vers l’entrée de la Tioga road pour découvrir qu’elle est… closed !! Mais je ne désespère toujours pas, bien que tout d’abord très déçue et incrédule. A la station Mobil nous demandons à la caissière du magasin si elle sait quelque chose : Oui, bien sûr. Il y a eu un petit contretemps, un éboulement, et l’ouverture est prévue pour dix heures !!! En attendant nous prenons de l’essence à un taux record : 4, 70 $ le gallon, et allons nous garer devant la barrière. On peut apercevoir les sommets enneigés des montagnes alentour, très hautes. Peu à peu, l’information passe et la file de voitures et de camping-cars commence de s’allonger. A 10 heures précises, la barrière se lève, et la Tioga road est enfin à nous !
Alors que nous laissons très loin au-dessous de nous la trouée lumineuse de Mono Lake,

nous entrons dans le brouillard pour ne plus en sortir avant Yosemite Valley. Par endroits, nous passons au milieu de deux murs de neige, notamment aux abords d’Ellery Lake, à plus de 9500 pieds (2900 mètres). Le lac est entièrement gelé, seul un boomerang d’eau noire dans lequel se reflète délicatement un petit morceau de roche frémit sur sa surface blanche et givrée.

Soudain une cahute, et à l’intérieur deux rangers qui ne doivent pas avoir très chaud alors que dehors tout est gris, cotonneux et glacial. D’immenses fir trees au tronc marron rouge, couverts de neige de la tête aux pieds, bordent le ruban sombre de la route et quelques mares aux eaux noirâtres,


et se perdent vite dans le brouillard aussi épais que le silence.

Nous nous arrêtons ici et là pour prendre des photos, les sens en alerte à cause des ours – encore et toujours –, surtout lorsque nous nous éloignons du 4 x 4. Au bout d’une heure et demie environ nous croisons la première voiture, mais il n’y a aucun signe d’amélioration du côté du ciel.

Avant d’arriver à Tuolumne Meadows, il y a un peu plus de monde, des séquoias – mais qui n’ont rien à voir avec ceux de Sequoia NP –, quelques prairies humides, mais nous n’avons aucune envie d’aller faire schlouk schlouk dans l’herbe verte et poursuivons jusqu’à Crane Flat toujours sans savoir si nous longeons des abîmes ou traversons des plateaux d’altitude. Au premier plan un Sarcodes sanguinae (Snow Plant)


La Big Oak Flat road est nettement plus chargée que la Tioga road et laisse augurer une foule du côté de Yosemite Valley et de Curry Village en particulier. Quelques beaux points de vue sur la vallée, enfin, des manzanitas centenaires à l’écorce violine, torturées par le vent et le gel. Puis les chutes, des files de voitures sur les bas-côtés, Curry Village et ses immenses parkings bondés,


la queue à la réservation, les chemins labyrinthiques avant d’arriver à notre cabane, la 274, « without bath », adossée à un gros rocher. Deux lits style caserne, un petit bureau, une chaise, un chauffage électrique… Mais l’ensemble est assez agréable (heureusement que je n’avais pas vu l’araignée qui trônait sur un chevron juste au-dessus des oreillers !). Quelques conseils affichés au mur: ne déposer aucune nourriture sur le sol, mais la poser sur l’étagère en hauteur (ah bon ? les ours seraient-ils capables de défoncer le plancher pour voler quelques tranches de pain ??), fermer les rideaux en partant, toujours pour ne pas tenter le diable. Nous avons le temps, après nous être installés, c’est-à-dire après avoir apporté à pied depuis le parking tout notre barda, les quatre gros sacs plus tout ce que l’on peut accumuler en un mois de vadrouille, d’aller faire un tour à Lower Falls

et de passer au Visitor Center admirer la très belle expo photo d’Ansel Adams. Il y a énormément d’Indiens (d’Inde). Au retour nous faisons la queue dans le froid pour acheter une pizza à emporter, puis nous nous couchons dans un lit mal fait. Mauvaise nuit, constamment réveillée.
Mardi 27 mai
En partant, un jeune ours noir a traversé la route en courant de gauche à droite. Il était brun doré (je pense encore une fois à Don Juan et à Castaneda). Le week-end du Labor Day étant passé, nous espérons un peu moins de monde, mais c’est raté, du moins à Glacier Point. Nous avons hésité à y monter à pied de la vallée, mais à cause des ours nous avons pris le 4 x 4 et fait le grand tour. Heureusement parce qu’un peu avant le sommet le sentier était fermé pour cause de « fall rocks ». Nous nous sommes rappelé alors qu’en bas, dans la prairie au départ du chemin, il y avait un hélicoptère et une ambulance…
La vue, en haut, porte très loin, dans deux vallées ; en face, le Half Dome en éruption...


à gauche Basket Dome et North Dome...


et plus à droite les Vernal Falls et Nevada Falls.

Il y a un monde fou qui se penche au-dessus du vide ou qui braque ses jumelles droit devant.

Nous partons sur Panorama Trail via Illilouet Falls à travers une végétation dense et verte d’un mètre de haut puis une forêt cimetière de séquoias et de redwoods.


Le Half Dome...






Croisons un écureuil joueur avec d’énormes moustaches d’herbes sèches.

C’est le début du printemps, et la crainte des ours, pour moi, est toujours là. Je serais ourse, je trouverais l’endroit idéal. Nous passons deux torrents puis la pluie se met à tomber, une petite pluie fine et drue qui nous transperce. Nous faisons demi-tour.

Accident sur la route, en redescendant : une voiture esquintée contre un arbre. Arrivés à la cabane nous commençons, suprême corvée qui sent le retour, le tri des papiers et multiples sacs en plastique car demain, à San Francisco, sur Post Street, nous rendons le 4 x 4. Snif… Nous faisons la queue à nouveau pour acheter une pizza, toujours sous la pluie qui tombe sans discontinuer depuis que l’on est rentrés de Glacier Point.
Mercredi 28 mai
Cette fois ce n’est pas un ours mais un beau coyote, un peu maigrichon pourtant, qui a traversé devant la voiture, de droite à gauche. Il était très grand pour un coyote et avançait en trottinant d’une démarche aérienne.
Belles réflexions dans la Merced River de Cathedral Spires (sur la gauche) et de Cathedral Rocks.

La route qui quitte Yosemite traverse de belles et hautes collines, comme derrière le Golden Gate mais en plus grand, puis d’autres collines blondes à l’infini, comme un désert de dunes. Ensuite la 120 se prolonge par l’autoroute 580, bondée notamment de gros camions. Les gens roulent n’importe comment, doublent à droite à gauche, peu importe, ou s’installent tranquillement sur la voie de gauche. Bay Bridge, 4 $, très long au-dessus de la baie. Trois heure trente après avoir quitté Yosemite, nous rentrons dans San Francisco et retrouvons le Golden Gate Hotel sur Bush Street. Cette fois-ci nous avons la chambre 402 au troisième étage, toujours aussi minuscule et jolie, avec une fenêtre qui donne sur un passage métallique couvert d’énormes pots de géraniums. Nous allons rendre le TrailBlazer chez Avis, deux rues plus loin, faisons un tour au Civic Center pour trouver des cadeaux-vêtements pour Loïc, puis Alain part à City Light Books; moi je suis fatiguée et reste à l’hôtel pour écrire. Douche et repos. Le soir, Yellow Tail et pistaches, puis maïs, avocat, tomates. Les voisins de la chambre d'à côté, des Allemands, sont extrêmement bruyants. Il y a deux jeunes enfants qui dès 3 heures du matin, décalage horaire oblige, sont sur le pied de guerre à crier, courir, chanter à tue-tête ! Je vais frapper à leur porte en leur demandant de faire moins de bruit, le père les calme trois minutes puis ils reprennent de plus belle. Quelqu’un d’autre vient frapper, rebelote… ce qui décide le père à les habiller et à les sortir en pleine nuit pour les calmer. Au retour, une heure plus tard, ils sont en pleine forme et prêts à recommencer. Mais où est donc la mère ? Nous la verrons au petit déjeuner, une grosse Allemande vilaine et sans-gêne… Je ne me prive pas de la fusiller du regard…
Jeudi 29 mai
Ce matin nous prenons le cable-car jusqu’à Fisherman’s Wharf, pour rattraper ma frustration de 2007 (la queue de plusieurs centaines de personnes avait été dissuasive). Mais finalement il est plus attrayant de le voir passer que d’être à l’intérieur, où l’on se contorsionne de droite et de gauche pour apercevoir, mal, ce qu’on voit beaucoup mieux à pied. A l’arrivée nous achetons un mauvais fish & chips dans l’une des nombreuses échoppes de la petite place et le mangeons assis sur un rebord de pierre infect. Fisherman’s Wharf est assez agréable, surtout quand on se balade au premier étage sur les chemins de bois.


Plus loin, les dizaines d’otaries de Pier 39 se prélassent au soleil, certaines alanguies, d’autres agitées et prêtes à en découdre, le tout dans un fumet qui chatouille les narines…




Vendredi 30 mai
Au croisement d’une rue, aux abords de Civic Center, nous voyons une galerie qui expose Miro. Les doubles portes vitrées, immenses, sont grandes ouvertes, on peut entrer et sortir comme dans un moulin, alors qu’à quelques mètres sont accrochés des Picasso, des Leonor Fini, des Chagall… et que les deux seules personnes qui s’occupent de l’expo sont à un bureau tout au fond en train de discuter. Nous sommes sidérés !! L’an dernier nous avions été sur Leavenworth, au Golden Gate Park et à son jardin japonais, à Alamo Square, à Coit Tower, bien sûr au Golden Gate Bridge, etc., et cette fois-ci nous avons envie de découvrir le quartier latino – le plus ancien de San Francisco – et ses peintures murales. Nous prenons un bus et descendons à la 16th, pour rejoindre à pied la 24th. Les rues jouent aux montagnes russes, on commence à voir des palmiers et des collines dorées. Belles maisons croûlant sous la végétation luxuriante.
Au croisement de la 24th, il n’y a pas plus de quartier latino que de beurre en broche… On bifurque sur la gauche, direction Mission, à six blocks de là, et tout à coup le changement est saisissant ! Toujours sur la 24th, mais juste passé le carrefour, on quitte les Etats-Unis. Mexicains, Guatémaltèques, Salvadoriens, Nicaraguayens, Equatoriens, la langue a changé, il y a du monde partout, des tas de petites échoppes, une superbe bodega somptueusement décorée grande ouverte sur la rue.


Les peintures murales de Balmy, minuscule rue étroite et courte, bordée de maisons basses et de bougainvillées,

ont fait leur apparition dans le milieu des années quatre-vingt, en réaction à la violation des droits de l’homme en Amérique centrale. Elles sont en constante évolution, la dernière étant même en cours de réalisation. Quel dommage que Loïc ne soit pas là !



On y croise bien sûr Frida Kahlo, peintre mexicaine compagne de Diego Rivera (deuxième en partant de la gauche).

Ah, un compteur un peu moins tristounet que ceux qu’on a l’habitude de voir !

Les peintures ont débordé Balmy pour s’accrocher ici ou là, aux croisements des rues alentour


Il paraît qu’à Mission il y a de très bons restaurants, mais nous sommes invités chez Marian, à Oakland, et il est plus que temps de prendre le Bart, un genre de RER, et de filer à tombeau ouvert jusqu’à Rockridge. Elle nous attend à la sortie et nous l’accompagnons faire quelques courses dans le petit marché couvert qui se trouve à deux pas de là, où l’on se croirait quasiment en France : fromagerie, charcuterie, boulangerie vendant d’excellents produits. Sa maison, à laquelle on accède par une volée de marches équivalant à trois ou quatre étages, est plantée sur la colline au milieu de la végétation, comme toutes ses voisines. Le repas – cuisine californienne – est véritablement excellent, préparé par la plus jeune de ses filles, le vin délicieux, et nous nous régalons, totalement saturés que nous sommes depuis un mois du régime thon, salade, tomates, bananes… Mais je me souviens qu’en 2000 on avait été dégoûtés à vie d’un autre régime – au bout de quinze jours on était limite anorexiques, alors cinq semaines plus tard… – qui consistait en riz, maïs, purée de haricots rouges et gros pain frit imbibé d’huile, traitement de choc à manger éventuellement par moins 40° C, mais pas avec 48° à l’ombre… Le soir Marian nous raccompagne jusqu’à San Francisco, et nous passons sur le Bay Bridge. A chaque fois que nous l’empruntons je pense à ce jour d’octobre 89, quand un tremblement de terre d’une magnitude de 7, 1 l’endommagea en partie et fit six morts.
Samedi 31 mai
La pire journée d’un voyage… Nous avions réservé la navette qui dessert un certain nombre d’hôtels du centre, bien pratique pour rejoindre l’aéroport, la mort dans l’âme… Autant le vol aller ne nous avait jamais semblé aussi court, autant le retour a été d’une longueur exceptionnelle. Pourtant les deux étaient directs… Bizarre, non ?

Retour de trois semaines à Madagascar en novembre 2008 English translation pending
Notes prisent au jour le jour sur un Pocket-PC, j’ai fait des coupes dans les jugements qui sont personnels.
Essence 2700 Ar 1 € = 2300 Ar Traveller’s sans facturette impossible, traveller’s de 100€ impossible que les 50 €. Possibilité de payer par chèque hors place chez certains commerçants (SAFARI VEZO). Accord entre le chauffeur et hôtel pour sa chambre et le repas. Sur achat CB commission 2.3% Sur retrait distributeurs 2% + 3.50 € par retrait TULEAR : 200000 € par coup renouvelables . 119000 Ar (50 €) minimum pour changer en euros (guichet de change aéroport, je n’ai pas essayé les banques)
Jeudi 6 novembre Vol Corsair (900 €) 2 heures de retard cause problèmes techniques.-- Vendredi 7 novembre TANA Contrôle de police un peu chaotique (65€ le visa) Hôtel LE GLACIER sympa, odeur de cire, grandes chambres lumineuses sur l’avenue de l’Independence (65000 Ar, petit dej offert). Tentative de déblocage d’un téléphone dans les voitures av de l’indépendance(25000-15000 selon la marque et l’ancienneté) Achat Téléphone chez orange:20000 Ar avec 10mn de com. Utilisé pour les réservations d’hôtels.-- Samedi 8 novembre TANA Réservé avion Majenga-Tuléar mercredi (via Tana) 60 ' pour correspondance 1056400 Ar/2 personnes Commissariat de police pour certifier visa et passeport (cela vaut le coup pour la valse des tampons) AUCUN ECLAIRAGE PUBLIC DANS TANA.-- Dimanche 9 novembre TANA >>> ANKARAFANTSIKA Départ 6h Opel oméga, bon chauffeur, sympa. Brouillard et 16° à mi parcourt. Arrivée 13h30 parc ANKARAFANTSIKA , le calme après Tana et la voiture. Route fluide. PNM ANGAP Bungalows 80000 Ar en pleine foret au bord du lac (attention crocos) Menu à 10000+ eaux à 2000.!-- Lundi 10 novembre ANKARAFANTSIKA >>> MAJANGHA Visite du parc, guide très bien, canyon impressionnant, savane, lémuriens, serpents et lézards. Apres 2h de route Majangha, hôtel VILLA MENA (43600 Ar )bien mais très excentré, descente 5-10’ a pied remonté en taxi-be (ligne 3 et 5) terminus hôpital, très fréquents.-- mardi 11 novembre MAJANGHA ville sympa-- Mercredi 12 novembre MAJANGHA >>>TULEAR poussiéreux, vivant mais aussi triste Avion AIR MADA parfait, attendu à l'arrivée à Tana pour le transit. Hôtel DERA 19500 Ar, pas cher, petite chambre, un peu triste et vétuste mais fleurs fraiches et ménage bien fait. Resto sans plus. Demain rdv 8h30 à l'hôtel pour le bateau d'ANAKAO-- Jeudi 13 novembre au 21 novembre TULÉAR >>> ANAKAO Hôtel SAFARI VEZO Embarquement, après papiers, sur une barge rapide, 50' sur une mer calme. 110000 Ar/personne/aller et retour Grande plage, végétation désertique (des épineux) sr du sable très fin. Juste à coté du village de pêcheurs qui fournit tous les matins poissons, crevettes, calamar, pas de langoustes la pèche est interdite en novembre. Les autres resto en proposent, ils ne prennent que les males … Repas copieux, variés et excellent. Grand bungalow joliment arrangé face à la mer, bien espacé avec petits arbustes, 'eau sceau (6x15 l/jours) Accueil sympa de la proprio et du personnel, présentation de l'environnement. 147000 1/2 pension pour deux Total : ½ pension+ repas du midi+eau+ apero du soir = 1 653 500 Ar club de plongée "ATLANTIS" possibilité 2 plongées le matin 40 € la première, 30 € la seconde. Possibilité de payer en liquide sur place, au bureau à Tulear (à coté du SAFARI VEZO) ou à Paris. Club sympa, matériel en bon état compte tenu des possibilités locales. Nous avons fait 4 plongées, pas du tout convaincu par les fonds, très peu de poissons de récifs (village pêcheurs près des lieux de plongée) pas vu de gros ni de tortues.
Samedi 22 novembre ANAKAO>>>Tulear>>>RANOHIRA Retrouvé le chauffeur avec une 405 break pour remonter à Tana en 5 jours STOP A ILAKAKA les mines de saphirs visite de la mine 48000Ar (color line) HOTEL ORCHIDEE à RANOHIRA 34600 Ar .Grande chambre avec eau chaude BIEN.. Réservé pour demain balade (7h- 12h) dans le parc de l' ISALO.-- Dimanche 23 novembre RANOHIRA >>>AMBALAVAO Park ISALO 119000 Ar ½ journée Balade sympa, beau décor, guide sympa. Hôtel TSIENIMPARITHY 25000 Ar (petit dej compris) Resto le top, bon et pas cher. Les serveuses sont souriantes voir riantes. Un plat absent, elle vous l'annonce comme une évidence avec un grand rire. Petit dej face au marché de fripes. Dons de l’UE mais taxes de l'état pour importation de tissus.-- Lundi 24 novembre et 25 novembre AMBALAVAO >>> ANTSIRABE Visite fabrique de papiers, soie (AMBALAVAO) AMBOSITRA visite sculpteur sur bois découpes impressionnantes Hôtel HASINA 40500 Ar, parquet, grande chambre avec balcon, central rue des banques. POSE POUR 2 NUITS.-- Mardi 25 novembre ANTSIRABE ville sympa-- Mercredi 26 novembre ANTSIRABE >>>TANA Achat de foie gras à AMBATOLAMPY (mi cuit, en pot à confitures normalement étanche, 500gr 45000 Ar) 2eme arrêt foie gras a l'entrée de Tana au BONGOU 3 boites Pour les commentaires sur la qualité du foie gras attendre le 26 décembre. Retour au point de départ LE GLACIER Resto réunionnais: CHEZ SUCETT'S (adresse dans le GR) bien mieux a mon avis pour la même catégorie que le le SAKAMANGA.-- Jeudi 27 novembre TANA Balade dans les rues et aprem sieste, glace. Déjeuner au snack SHALIMAR, moyen mais excellent MASSALA THEA. Repas au SAKAMANGA, c’est bon mais ambiance ….-- Vendredi 28 novembre Taxi 5h du matin 40000 Ar commandé par l'hôtel Tana 8h20 >>Paris 17h25
Cout total 3100 € pour 2 plus les billets d’avion A aucun moment nous n’avons eu l’impression d’être en insécurité. Je peux donner les coordonnées du chauffeur, qui est très bien, en MP.
Essence 2700 Ar 1 € = 2300 Ar Traveller’s sans facturette impossible, traveller’s de 100€ impossible que les 50 €. Possibilité de payer par chèque hors place chez certains commerçants (SAFARI VEZO). Accord entre le chauffeur et hôtel pour sa chambre et le repas. Sur achat CB commission 2.3% Sur retrait distributeurs 2% + 3.50 € par retrait TULEAR : 200000 € par coup renouvelables . 119000 Ar (50 €) minimum pour changer en euros (guichet de change aéroport, je n’ai pas essayé les banques)
Jeudi 6 novembre Vol Corsair (900 €) 2 heures de retard cause problèmes techniques.-- Vendredi 7 novembre TANA Contrôle de police un peu chaotique (65€ le visa) Hôtel LE GLACIER sympa, odeur de cire, grandes chambres lumineuses sur l’avenue de l’Independence (65000 Ar, petit dej offert). Tentative de déblocage d’un téléphone dans les voitures av de l’indépendance(25000-15000 selon la marque et l’ancienneté) Achat Téléphone chez orange:20000 Ar avec 10mn de com. Utilisé pour les réservations d’hôtels.-- Samedi 8 novembre TANA Réservé avion Majenga-Tuléar mercredi (via Tana) 60 ' pour correspondance 1056400 Ar/2 personnes Commissariat de police pour certifier visa et passeport (cela vaut le coup pour la valse des tampons) AUCUN ECLAIRAGE PUBLIC DANS TANA.-- Dimanche 9 novembre TANA >>> ANKARAFANTSIKA Départ 6h Opel oméga, bon chauffeur, sympa. Brouillard et 16° à mi parcourt. Arrivée 13h30 parc ANKARAFANTSIKA , le calme après Tana et la voiture. Route fluide. PNM ANGAP Bungalows 80000 Ar en pleine foret au bord du lac (attention crocos) Menu à 10000+ eaux à 2000.!-- Lundi 10 novembre ANKARAFANTSIKA >>> MAJANGHA Visite du parc, guide très bien, canyon impressionnant, savane, lémuriens, serpents et lézards. Apres 2h de route Majangha, hôtel VILLA MENA (43600 Ar )bien mais très excentré, descente 5-10’ a pied remonté en taxi-be (ligne 3 et 5) terminus hôpital, très fréquents.-- mardi 11 novembre MAJANGHA ville sympa-- Mercredi 12 novembre MAJANGHA >>>TULEAR poussiéreux, vivant mais aussi triste Avion AIR MADA parfait, attendu à l'arrivée à Tana pour le transit. Hôtel DERA 19500 Ar, pas cher, petite chambre, un peu triste et vétuste mais fleurs fraiches et ménage bien fait. Resto sans plus. Demain rdv 8h30 à l'hôtel pour le bateau d'ANAKAO-- Jeudi 13 novembre au 21 novembre TULÉAR >>> ANAKAO Hôtel SAFARI VEZO Embarquement, après papiers, sur une barge rapide, 50' sur une mer calme. 110000 Ar/personne/aller et retour Grande plage, végétation désertique (des épineux) sr du sable très fin. Juste à coté du village de pêcheurs qui fournit tous les matins poissons, crevettes, calamar, pas de langoustes la pèche est interdite en novembre. Les autres resto en proposent, ils ne prennent que les males … Repas copieux, variés et excellent. Grand bungalow joliment arrangé face à la mer, bien espacé avec petits arbustes, 'eau sceau (6x15 l/jours) Accueil sympa de la proprio et du personnel, présentation de l'environnement. 147000 1/2 pension pour deux Total : ½ pension+ repas du midi+eau+ apero du soir = 1 653 500 Ar club de plongée "ATLANTIS" possibilité 2 plongées le matin 40 € la première, 30 € la seconde. Possibilité de payer en liquide sur place, au bureau à Tulear (à coté du SAFARI VEZO) ou à Paris. Club sympa, matériel en bon état compte tenu des possibilités locales. Nous avons fait 4 plongées, pas du tout convaincu par les fonds, très peu de poissons de récifs (village pêcheurs près des lieux de plongée) pas vu de gros ni de tortues.
Samedi 22 novembre ANAKAO>>>Tulear>>>RANOHIRA Retrouvé le chauffeur avec une 405 break pour remonter à Tana en 5 jours STOP A ILAKAKA les mines de saphirs visite de la mine 48000Ar (color line) HOTEL ORCHIDEE à RANOHIRA 34600 Ar .Grande chambre avec eau chaude BIEN.. Réservé pour demain balade (7h- 12h) dans le parc de l' ISALO.-- Dimanche 23 novembre RANOHIRA >>>AMBALAVAO Park ISALO 119000 Ar ½ journée Balade sympa, beau décor, guide sympa. Hôtel TSIENIMPARITHY 25000 Ar (petit dej compris) Resto le top, bon et pas cher. Les serveuses sont souriantes voir riantes. Un plat absent, elle vous l'annonce comme une évidence avec un grand rire. Petit dej face au marché de fripes. Dons de l’UE mais taxes de l'état pour importation de tissus.-- Lundi 24 novembre et 25 novembre AMBALAVAO >>> ANTSIRABE Visite fabrique de papiers, soie (AMBALAVAO) AMBOSITRA visite sculpteur sur bois découpes impressionnantes Hôtel HASINA 40500 Ar, parquet, grande chambre avec balcon, central rue des banques. POSE POUR 2 NUITS.-- Mardi 25 novembre ANTSIRABE ville sympa-- Mercredi 26 novembre ANTSIRABE >>>TANA Achat de foie gras à AMBATOLAMPY (mi cuit, en pot à confitures normalement étanche, 500gr 45000 Ar) 2eme arrêt foie gras a l'entrée de Tana au BONGOU 3 boites Pour les commentaires sur la qualité du foie gras attendre le 26 décembre. Retour au point de départ LE GLACIER Resto réunionnais: CHEZ SUCETT'S (adresse dans le GR) bien mieux a mon avis pour la même catégorie que le le SAKAMANGA.-- Jeudi 27 novembre TANA Balade dans les rues et aprem sieste, glace. Déjeuner au snack SHALIMAR, moyen mais excellent MASSALA THEA. Repas au SAKAMANGA, c’est bon mais ambiance ….-- Vendredi 28 novembre Taxi 5h du matin 40000 Ar commandé par l'hôtel Tana 8h20 >>Paris 17h25
Cout total 3100 € pour 2 plus les billets d’avion A aucun moment nous n’avons eu l’impression d’être en insécurité. Je peux donner les coordonnées du chauffeur, qui est très bien, en MP.
Hôtel Melia Caribe à Punta Cana English translation pending
Bonjour,
J'ai réservé au Melia Caribe en mars 2009. J'ai quelques questions:
Avec Voyage Air Transat, notre chambre sera située près de la plage et de la Piscine,
Est-ce qu'il y a une différence entre la section Caribe et Tropical, est-ce qu'il y a une section plus intéressante ? Est-ce qu'il y a une unité qu'il faut demander ( le numéro).
Le fait d'être membre de la carte MAS, donne-t-il des avantages ?
Quels sont les deux meilleurs restaurants et les deux à éviter ?
merci pour vos réponses.
Retour sur l'hôtel Melia Las Dunas à Cayo Santa Maria English translation pending
Comme plusieurs me l'avaient demandé, je vous donne ci-après un commentaire détaillé de mes impressions sur mon séjour au Melia Las Dunas.
Vol : Air Canada plus jamais. Être obligée d’acheter mes collations et repas très peu pour moi. En plus un sous-marin qui ne goûte que le pain.
Aéroport : Un charme. Tout petit, les douaniers avec le sourire, les bagages arrivent vite et en quelques minutes on est dans le coach.
Trajet : J’ai bien aimé le trajet jusqu’à l’hôtel. On passe par villes et villages et tout le long notre guide de TMR nous a commenté ce que l’on voyait avec le côté historique, les habitudes de vie etc… Pendant le trajet sur le pedraplen, nous avons eu notre réunion d’information sur l’hôtel et les excursions au lieu de la faire à l’hôtel le lendemain. Même chose au retour avec des commentaires différents.
Chek in : Très rapide, tout le monde a été dirigé dans une salle de réunion où des enveloppes dûment préparées nous attendaient, il nous restait qu’à signer. Les bagages pris en charge par les bagagistes sont rapidement arrivés à la chambre.
Point négatif : Malgré le plan que l’on nous avait remis, difficile de s’y retrouver au départ pour se rendre à notre chambre, on voit régulièrement des touristes errant sur le site avec leur carte, dont moi. Il y a des plans de l’hôtel un peu partout sur le site, j’ai fait la suggestion à l’hôtel d’y indiquer « vous êtes ici » cela aiderait beaucoup.
Chambre : De bonnes dimensions. Propre, aucune odeur d’humidité. Lit confortable. Salle de bains bien équipée avec même trousse de toilette. Literie impeccable. Je ne suis plus habituée par contre aux bains et celui-ci étant plutôt haut, il faut faire vraiment attention aux chutes. Le ménage a été très bien fait tout le long du séjour avec un aménagement différent à chaque fois, il faut dire que je laisse un bon pourboire chaque jour.
Hôtel : Superbe. Je pense ne pas me tromper en disant que les installations valent bien un 5*.
La réception immense et très belle avec son bar et plein d’ilots ou salons est le lieu de rassemblement. On peut tant y relaxer que bouger en masse, il suffit de choisir son coin. Excellent service, dès que l’on voit que vous n’avez rien devant vous, un serveur s’arrête - jusqu’à 3 demandes en attendant mon mojito déjà commandé. Tous les soirs de 7h30 à 9h45 il y a un orchestre avec de la danse. Il ne faut pas oublier notre ami Jean Coutu (le vrai) qui à lui seul fait tout un show. Beaucoup de fumeurs, c’est là que j’ai réalisé à quel point nous avons perdu l’habitude de les cotoyer au Québec.
Le site en général est superbe. Se promener dans les allées est un plaisir pour l’œil et les sens. Tout est paysagé avec recherche et les fleurs dégagent une bonne odeur. Une fois que l’on s’y est habitué on réalise que ce n’est pas aussi grand que cela. Tout est facile d’accès et je n’ai jamais eu à prendre les carts qui circulent régulièrement.
La section adultes est vraiment calme. Belle piscine avec transats et coussins - très confortable. Bar piscine et restaurant adjacent. Ils y servent même les déjeuners à la carte de 10h à 12h.
Point négatif : Malheureusement, pas beaucoup de places disponibles à la piscine adultes. Si vous n’avez pas réservé votre chaise très tôt le matin oubliez cela. Même en fin de journée plein soleil il n’y a pas de place. Pour pouvoir avoir une place à la piscine dans la journée il faut aller du côté famille.
Pas d’animation du côté adultes, tout se fait du côté famille.
Bouffe : Je dois dire que j’ai très bien mangé.
Buffet : Quelques choix de plats préparés et plusieurs ilots où l’on fait cuire les plats à votre choix. C’est à nous qu’il revient de varier nos repas. Moi j’ai trouvé cela très bien, tout ce que j’ai pris était excellent.
Comme toujours, plusieurs se plaignent de la répétition du buffet mais j’ai vu plusieurs personnes prendre un peu de tout parce que c’est un buffet, c’est sûr qu’à ce moment c’est répétitif. Si vous allez tous les jours au Québec manger au même buffet et que vous vous servez de cette façon vous aurez le même commentaire.
Il y a un second buffet mais il n’était pas ouvert.
Ranchon : J’y ai pris tous mes repas le midi. Petit buffet, mais aussi repas à la carte (Poulet BBQ excellent, brochettes de poulet, crevettes, poisson etc..).
Beergarden : Ouvert 24 heures. Offre de légers repas (hamburger, panini, pépites de poulet). Bon dépannage, ce que j’y ai pris était bon.
Il y a 4 restaurants à la carte : Italien, Romantico (gourmet), Fruits de mer, Steak House. Après avoir vu plusieurs bons commentaires sur l’italien, je m’attendais à un bon repas. Je n’ai certainement pas fait le bon choix car ma lasagne était vraiment catastrophique, remplacé par des pâtes moins bonnes que celles du buffet. Le Romantico était vraiment excellent et tout le monde sur le site s’est accordé à le dire - mon tournedos de bœuf était cuit à mon goût et vraiment tendre.
Je ne suis pas allée aux Fruits de mer ou Steak House. Ils sont à aire ouverte près de la plage et comme ce n’était déjà pas chaud au Ranchon le midi cela ne me tentait pas d’aller geler pendant mon souper. Je n’ai pas non plus essayé crèmerie, apparemment la crème glacée y est excellente.
Point négatif : Beaucoup de difficulté à se faire servir au buffet. Je croyais que c’était parce que j’étais seule mais cela a été la même chose lorsque j’ai mangé avec d’autres personnes. À plusieurs reprises, les plats préparés étaient vides. Les fauteuils du buffet sont vraiment sales, ils ont mis quelque chose de beau en tissu mais ont oublié que des enfants y mangeraient. Le personnel est moins souriant et accueillant qu’ailleurs.
Animation : J’ai bien apprécié les orchestres en début de soirée à la réception. Le Carnaval le mercredi soir à l’extérieur était aussi très bien. Le premier spectacle ne m’ayant pas emballé, les danseurs pas fort fort, je n’ai pas assisté aux autres spectacles (il faut dire qu’ayant fait de la danse très longtemps mes exigences sont plutôt élevées mais j’ai vraiment vu de meilleurs danseurs et de loin à Cuba). La discothèque n’était pas ouverte, la danse se faisait sur le stage après le spectacle mais il y avait lumières, fumée etc.. et tous semblaient bien apprécier. Cela m’a surpris ils sont vraiment up to date dans la musique.
Plage : En premier lieu il faut dire que la température n’a pas été de mon bord. Très venteux tout le temps de mon séjour avec pour résultat que
Ø les vagues étaient énormes et que cela a été drapeau rouge toute la semaine; Ø la plage était très étroite, une bande seulement; Ø nous avons eu droit à une journée « goudron » où tous ceux ayant marché sur la plage se sont retrouvés avec les pieds noirs; Ø il y avait beaucoup d’algues malgré qu’elles étaient ramassées tous les matins; et Ø pas chaud lorsque le soleil se cachait, la plage était surtout occupée de 11h à 14h et pas du tout lors des journées très nuageuses
Mais tout cela est le résultat de la température. Par contre je ne peux pas dire avoir eu l’occasion de voir la merveilleuse plage et la belle mer que tout le monde vante. J’ai pu constater lorsqu’il n’y avait pas d’algues que la mer était très claire et que c’était que du beau sable. Cela doit effectivement être merveilleux dans de belles conditions.
J’ai apprécié prendre de très longues marches sur la plage, à marée basse, ce qui nous laissait alors une bande de sable pour marcher. C’est plus beau en allant du côté du Barcelo car le sable est ferme (en regardant la mer et non la plage car il y a vraiment beaucoup d’algues et de déchets tout le long). En allant du côté du Sol plus on avance et plus on s’enfonce dans le sable, idéal pour avoir des mollets et des fesses d’enfer au retour de vacances. Par contre, j’ai bien apprécié pouvoir prendre une petite pause avec un bon drink au Sol avant de revenir à mon hôtel.
Point négatif : L’absence de palapas. Il y en a quelques-unes en ligne dans le fond mais sur une butte où il est impossible d’installer une chaise en équilibre et de suivre l’ombre. Résultat : impossible d’avoir de l’ombre sur la plage donc impossible d’y rester longtemps.
SPA : Quoi de mieux quand la température n’est pas de la partie que d’aller se faire dorloter. Et je l’ai été de façon excellente. Massage en profondeur de la pointe des orteils jusqu’aux cheveux mais tout en douceur par Roberto (je vous le recommande, professionnel et discret) TOUS mes points de tension ont disparu. Le tout suivi par une série de bains. En tout 3 hrs. de détente pour 58 pesos.
Excursions : Aucune pour moi. Toutes les excursions en mer étaient cancellées en raison des trop fortes vagues. Certains sont allés à l’excursion à la montagne, comme ils étaient peu le transport s’est fait dans un mini bus (pas très confortable à ce qu’il paraît) et le trajet a pris 4 hrs donc 8 hrs de route avec en bout de ligne des visites express. Mis à part les excursions en mer qui partent près de l’hôtel toutes les autres nécessitent beaucoup de route. Certains touristes semblaient ne pas avoir pris cela en considération lors de leur réservation et se désolaient qu’il n’y avait rien à faire proche….
Cubains : Toujours aussi accueillants, souriants et charmants. Mis à part au buffet, tout le personnel était vraiment exceptionnel, toujours empressé à nous servir avec le sourire. Ce qui a été un point négatif pour moi mais est beaucoup apprécié par d’autres, sont les attentions des jardiniers. Je comprends qu’ils sont souvent oubliés par les touristes et ils ont trouvé le moyen d’attirer l’attention en donnant des fleurs et en parlant aux dames à peu près à chaque fois que vous passiez près d’eux. Je m’organise toujours pour ne pas les oublier lors de mes vacances mais je n’aime pas me faire forcer la main ni être forcée à soutenir des conversations (je suis plutôt sauvage en vacances, j’aime bien y aller à mon rythme).
Bibittes : Aucun moustique ou bibittes d’aucune sorte. J’ai vu un petit lézard, c’est tout.
Check out : Je l’ai fait la veille, très rapide. J’ai demandé un wake up call, on m’a appelé à l’heure pile. Une chance que mes valises étaient prêtes quand j’ai appelé pour que l’on vienne les chercher car en moins de 2 minutes les bagagites étaient à ma porte.
Après ce très long commentaire, je pense avoir bien avoir vraiment fait tout le tour de la question. En résumé, j’ai quand même eu un bon séjour malgré la température. J’y allais pour me reposer et je l’ai fait. C’est sûr que j’aurais préféré le faire plus longtemps sur la plage que dans ma chambre ou à la réception de l’hôtel.
Est-ce que j’y retournerais… je me pose la question depuis mon retour. N’importe quel temps vs l’hôtel. Mes doutes : à cette date à Punta Cana j’ai toujours eu que du beau temps et de la belle chaleur. De plus, pour moi avoir de l’ombre sur la plage est primordial. En définitive, si des palapas sont ajoutées sur la plage, il me fera plaisir de revenir au Las Dunas en espérant avoir du beau temps cette fois et si ce n'est pas le cas, ce sera fini pour moi à Cuba.
Vol : Air Canada plus jamais. Être obligée d’acheter mes collations et repas très peu pour moi. En plus un sous-marin qui ne goûte que le pain.
Aéroport : Un charme. Tout petit, les douaniers avec le sourire, les bagages arrivent vite et en quelques minutes on est dans le coach.
Trajet : J’ai bien aimé le trajet jusqu’à l’hôtel. On passe par villes et villages et tout le long notre guide de TMR nous a commenté ce que l’on voyait avec le côté historique, les habitudes de vie etc… Pendant le trajet sur le pedraplen, nous avons eu notre réunion d’information sur l’hôtel et les excursions au lieu de la faire à l’hôtel le lendemain. Même chose au retour avec des commentaires différents.
Chek in : Très rapide, tout le monde a été dirigé dans une salle de réunion où des enveloppes dûment préparées nous attendaient, il nous restait qu’à signer. Les bagages pris en charge par les bagagistes sont rapidement arrivés à la chambre.
Point négatif : Malgré le plan que l’on nous avait remis, difficile de s’y retrouver au départ pour se rendre à notre chambre, on voit régulièrement des touristes errant sur le site avec leur carte, dont moi. Il y a des plans de l’hôtel un peu partout sur le site, j’ai fait la suggestion à l’hôtel d’y indiquer « vous êtes ici » cela aiderait beaucoup.
Chambre : De bonnes dimensions. Propre, aucune odeur d’humidité. Lit confortable. Salle de bains bien équipée avec même trousse de toilette. Literie impeccable. Je ne suis plus habituée par contre aux bains et celui-ci étant plutôt haut, il faut faire vraiment attention aux chutes. Le ménage a été très bien fait tout le long du séjour avec un aménagement différent à chaque fois, il faut dire que je laisse un bon pourboire chaque jour.
Hôtel : Superbe. Je pense ne pas me tromper en disant que les installations valent bien un 5*.
La réception immense et très belle avec son bar et plein d’ilots ou salons est le lieu de rassemblement. On peut tant y relaxer que bouger en masse, il suffit de choisir son coin. Excellent service, dès que l’on voit que vous n’avez rien devant vous, un serveur s’arrête - jusqu’à 3 demandes en attendant mon mojito déjà commandé. Tous les soirs de 7h30 à 9h45 il y a un orchestre avec de la danse. Il ne faut pas oublier notre ami Jean Coutu (le vrai) qui à lui seul fait tout un show. Beaucoup de fumeurs, c’est là que j’ai réalisé à quel point nous avons perdu l’habitude de les cotoyer au Québec.
Le site en général est superbe. Se promener dans les allées est un plaisir pour l’œil et les sens. Tout est paysagé avec recherche et les fleurs dégagent une bonne odeur. Une fois que l’on s’y est habitué on réalise que ce n’est pas aussi grand que cela. Tout est facile d’accès et je n’ai jamais eu à prendre les carts qui circulent régulièrement.
La section adultes est vraiment calme. Belle piscine avec transats et coussins - très confortable. Bar piscine et restaurant adjacent. Ils y servent même les déjeuners à la carte de 10h à 12h.
Point négatif : Malheureusement, pas beaucoup de places disponibles à la piscine adultes. Si vous n’avez pas réservé votre chaise très tôt le matin oubliez cela. Même en fin de journée plein soleil il n’y a pas de place. Pour pouvoir avoir une place à la piscine dans la journée il faut aller du côté famille.
Pas d’animation du côté adultes, tout se fait du côté famille.
Bouffe : Je dois dire que j’ai très bien mangé.
Buffet : Quelques choix de plats préparés et plusieurs ilots où l’on fait cuire les plats à votre choix. C’est à nous qu’il revient de varier nos repas. Moi j’ai trouvé cela très bien, tout ce que j’ai pris était excellent.
Comme toujours, plusieurs se plaignent de la répétition du buffet mais j’ai vu plusieurs personnes prendre un peu de tout parce que c’est un buffet, c’est sûr qu’à ce moment c’est répétitif. Si vous allez tous les jours au Québec manger au même buffet et que vous vous servez de cette façon vous aurez le même commentaire.
Il y a un second buffet mais il n’était pas ouvert.
Ranchon : J’y ai pris tous mes repas le midi. Petit buffet, mais aussi repas à la carte (Poulet BBQ excellent, brochettes de poulet, crevettes, poisson etc..).
Beergarden : Ouvert 24 heures. Offre de légers repas (hamburger, panini, pépites de poulet). Bon dépannage, ce que j’y ai pris était bon.
Il y a 4 restaurants à la carte : Italien, Romantico (gourmet), Fruits de mer, Steak House. Après avoir vu plusieurs bons commentaires sur l’italien, je m’attendais à un bon repas. Je n’ai certainement pas fait le bon choix car ma lasagne était vraiment catastrophique, remplacé par des pâtes moins bonnes que celles du buffet. Le Romantico était vraiment excellent et tout le monde sur le site s’est accordé à le dire - mon tournedos de bœuf était cuit à mon goût et vraiment tendre.
Je ne suis pas allée aux Fruits de mer ou Steak House. Ils sont à aire ouverte près de la plage et comme ce n’était déjà pas chaud au Ranchon le midi cela ne me tentait pas d’aller geler pendant mon souper. Je n’ai pas non plus essayé crèmerie, apparemment la crème glacée y est excellente.
Point négatif : Beaucoup de difficulté à se faire servir au buffet. Je croyais que c’était parce que j’étais seule mais cela a été la même chose lorsque j’ai mangé avec d’autres personnes. À plusieurs reprises, les plats préparés étaient vides. Les fauteuils du buffet sont vraiment sales, ils ont mis quelque chose de beau en tissu mais ont oublié que des enfants y mangeraient. Le personnel est moins souriant et accueillant qu’ailleurs.
Animation : J’ai bien apprécié les orchestres en début de soirée à la réception. Le Carnaval le mercredi soir à l’extérieur était aussi très bien. Le premier spectacle ne m’ayant pas emballé, les danseurs pas fort fort, je n’ai pas assisté aux autres spectacles (il faut dire qu’ayant fait de la danse très longtemps mes exigences sont plutôt élevées mais j’ai vraiment vu de meilleurs danseurs et de loin à Cuba). La discothèque n’était pas ouverte, la danse se faisait sur le stage après le spectacle mais il y avait lumières, fumée etc.. et tous semblaient bien apprécier. Cela m’a surpris ils sont vraiment up to date dans la musique.
Plage : En premier lieu il faut dire que la température n’a pas été de mon bord. Très venteux tout le temps de mon séjour avec pour résultat que
Ø les vagues étaient énormes et que cela a été drapeau rouge toute la semaine; Ø la plage était très étroite, une bande seulement; Ø nous avons eu droit à une journée « goudron » où tous ceux ayant marché sur la plage se sont retrouvés avec les pieds noirs; Ø il y avait beaucoup d’algues malgré qu’elles étaient ramassées tous les matins; et Ø pas chaud lorsque le soleil se cachait, la plage était surtout occupée de 11h à 14h et pas du tout lors des journées très nuageuses
Mais tout cela est le résultat de la température. Par contre je ne peux pas dire avoir eu l’occasion de voir la merveilleuse plage et la belle mer que tout le monde vante. J’ai pu constater lorsqu’il n’y avait pas d’algues que la mer était très claire et que c’était que du beau sable. Cela doit effectivement être merveilleux dans de belles conditions.
J’ai apprécié prendre de très longues marches sur la plage, à marée basse, ce qui nous laissait alors une bande de sable pour marcher. C’est plus beau en allant du côté du Barcelo car le sable est ferme (en regardant la mer et non la plage car il y a vraiment beaucoup d’algues et de déchets tout le long). En allant du côté du Sol plus on avance et plus on s’enfonce dans le sable, idéal pour avoir des mollets et des fesses d’enfer au retour de vacances. Par contre, j’ai bien apprécié pouvoir prendre une petite pause avec un bon drink au Sol avant de revenir à mon hôtel.
Point négatif : L’absence de palapas. Il y en a quelques-unes en ligne dans le fond mais sur une butte où il est impossible d’installer une chaise en équilibre et de suivre l’ombre. Résultat : impossible d’avoir de l’ombre sur la plage donc impossible d’y rester longtemps.
SPA : Quoi de mieux quand la température n’est pas de la partie que d’aller se faire dorloter. Et je l’ai été de façon excellente. Massage en profondeur de la pointe des orteils jusqu’aux cheveux mais tout en douceur par Roberto (je vous le recommande, professionnel et discret) TOUS mes points de tension ont disparu. Le tout suivi par une série de bains. En tout 3 hrs. de détente pour 58 pesos.
Excursions : Aucune pour moi. Toutes les excursions en mer étaient cancellées en raison des trop fortes vagues. Certains sont allés à l’excursion à la montagne, comme ils étaient peu le transport s’est fait dans un mini bus (pas très confortable à ce qu’il paraît) et le trajet a pris 4 hrs donc 8 hrs de route avec en bout de ligne des visites express. Mis à part les excursions en mer qui partent près de l’hôtel toutes les autres nécessitent beaucoup de route. Certains touristes semblaient ne pas avoir pris cela en considération lors de leur réservation et se désolaient qu’il n’y avait rien à faire proche….
Cubains : Toujours aussi accueillants, souriants et charmants. Mis à part au buffet, tout le personnel était vraiment exceptionnel, toujours empressé à nous servir avec le sourire. Ce qui a été un point négatif pour moi mais est beaucoup apprécié par d’autres, sont les attentions des jardiniers. Je comprends qu’ils sont souvent oubliés par les touristes et ils ont trouvé le moyen d’attirer l’attention en donnant des fleurs et en parlant aux dames à peu près à chaque fois que vous passiez près d’eux. Je m’organise toujours pour ne pas les oublier lors de mes vacances mais je n’aime pas me faire forcer la main ni être forcée à soutenir des conversations (je suis plutôt sauvage en vacances, j’aime bien y aller à mon rythme).
Bibittes : Aucun moustique ou bibittes d’aucune sorte. J’ai vu un petit lézard, c’est tout.
Check out : Je l’ai fait la veille, très rapide. J’ai demandé un wake up call, on m’a appelé à l’heure pile. Une chance que mes valises étaient prêtes quand j’ai appelé pour que l’on vienne les chercher car en moins de 2 minutes les bagagites étaient à ma porte.
Après ce très long commentaire, je pense avoir bien avoir vraiment fait tout le tour de la question. En résumé, j’ai quand même eu un bon séjour malgré la température. J’y allais pour me reposer et je l’ai fait. C’est sûr que j’aurais préféré le faire plus longtemps sur la plage que dans ma chambre ou à la réception de l’hôtel.
Est-ce que j’y retournerais… je me pose la question depuis mon retour. N’importe quel temps vs l’hôtel. Mes doutes : à cette date à Punta Cana j’ai toujours eu que du beau temps et de la belle chaleur. De plus, pour moi avoir de l’ombre sur la plage est primordial. En définitive, si des palapas sont ajoutées sur la plage, il me fera plaisir de revenir au Las Dunas en espérant avoir du beau temps cette fois et si ce n'est pas le cas, ce sera fini pour moi à Cuba.
Endroit sûr pour laisser des bagages à Bangkok? English translation pending
Bonjour,
Apres 3 mois passes en montagne, nous arriverons (in challah) trop charges sous le soleil de Bangkok. Nous devons absolument nous delester un peu pour la Thailande, ou nous restons 1 mois 1/2.
Vu les circonstances dans la capitale, nous y resterons le minimum de temps possible. Nous n'aurons donc pas vraiment le temps de nous rendre compte si l'hotel dans lequel nous allons passer la nuit est honnete.
Quelqu'un aurait-il une adresse a nous conseiller ? Si c'est un peu a l'ecart du centre, c'est encore mieux, en ce moment en tout cas.
Merci, a bientot.
Fête de Makha Puja en Thaïlande: dates pour 2009? English translation pending
qui connait et aurait déjà assister a la fête de Maka Puja ? je suis pas certain de l'orthographe, c'est une procéssion avec des chandelles .
auriez vous les dates pour 2009 ?
merci
merci
Croisière "Perles des Antilles" sur le Costa Atlantica English translation pending
je vais faire la croisiere perle des antilles sur le costa atlantica en mars 2009
j'ai cru comprendre que le restaurant tizziano était payant
cela veut il dire que l'on doit payer chaque plat comme dans un restaurant "terrestre"
quelqu'un peut il m'en dire plus a ce sujet
autre chose : on nous demande quel service pour le diner ( 1er ou 2ème ) dans quel restaurant mange t'on ? de plus on nous attribue une table que l'on peut changer au premier soir seulement. comment cela se passe t il ?
Merci pour toutes vos réponses
autre chose : on nous demande quel service pour le diner ( 1er ou 2ème ) dans quel restaurant mange t'on ? de plus on nous attribue une table que l'on peut changer au premier soir seulement. comment cela se passe t il ?
Merci pour toutes vos réponses
Confirmation de prix d'hôtels au Maroc English translation pending
Bonjour à tous Je pars au Maroc en Janvier et Février avec sac à dos et petit budget . Sur un guide de voyage bien connu, je suis informé des tarifs suivants : Hôtel Volubilis à Fès, chambres doubles = 80 Dh Hôtel Tamri à Agadir, chambres doubles = 100Dh Pension Mauritania à Tanger chambres 45 Dh/personne . Est ce que quelqu'un pourrait me confirmer la réalité de ces tarifs . Par avance, merci Yves
Visiter le Namaqualand en Afrique du Sud English translation pending
Bonsoir,
Actuellement à la recherche d'un séjour en Afrique du Sud chez différents prestataires, je me rends compte que les plaines du Namaqualand, ainsi que le Karoo ne sont jamais proposés dans les circuits... Certains d'entre vous ont-il déjà eu la chance 😎 de visiter ces régions ? Si oui, par quels moyens ? Je me demande s'il est envisageable de programmer seul un périple dans cette région au départ de Cap Town ?
Merci à tous,
Bonne soirée
Actuellement à la recherche d'un séjour en Afrique du Sud chez différents prestataires, je me rends compte que les plaines du Namaqualand, ainsi que le Karoo ne sont jamais proposés dans les circuits... Certains d'entre vous ont-il déjà eu la chance 😎 de visiter ces régions ? Si oui, par quels moyens ? Je me demande s'il est envisageable de programmer seul un périple dans cette région au départ de Cap Town ?
Merci à tous,
Bonne soirée
Programme de fidélité d'Air France: miroir aux alouettes? English translation pending
Je voudrais vous faire part de mon désarroi : il devient aujourd'hui de plus en plus difficile (sinon impossible) d'utiliser les primes du programme FlyingBlue, dans des conditions intéressantes, c.a.d. en réservant des billets en classe affaire, au barème "classic" pour des destinations pour lesquelles cela était possible jusqu'à récemment.
Par exemple, pour été-automne 2009 : Pratiquement aucun billet n'est proposé en prime "classic" affaire pour LAX ou pour SFO, sur les vols directs AF (c'est nouveau, car auparavant, en étant un peu souple, cela ne posait aucun pb, même en s'y prenant plus tard) ; pour PPT, c'est encore pire : aucun billet prime classic affaire du tout n'est proposé dans toute l'année qui vient ! On trouve seulement, et de temps à autre, des disponibilités en First, mais pour un coût en miles devenu prohibitif depuis l'augmentation du barème (150000 miles pour un AR France-USA, contre 100000 il y a quelques semaines). On ne veut plus de nous ?
En fait, je constate que les décisions successives prises ces derniers temps par AF rendent le programme FlyingBlue de moins en moins attractif, au point de se demander si aujourd'hui, ce n'est pas de l'arnaque pure, ou au moins un miroir aux alouettes (compte tenu de l'impossibilité pratique d'obtenir des billets primes). Faut-il voler AF et être fidèle dans le but d'accumuler des miles dans un programme de moins en moins avantageux, miles qu'il devient de toute façon pratiquement impossible d'utiliser intelligement ? Ou ne vaut-il pas mieux refuser de se laisser éblouir par ce programme trompe-l'oeil, et choisir systématiquement la compagnie la moins chère pour la destination recherchée. Les économies ainsi réalisées seront bien réelles et permettront, de manière beaucoup plus probable, de "se payer" les voyages gratuits que FlyingBlue n'offre plus.
La fidélitè, cela devrait jouer dans les deux sens, et avec AF, je trouve que ce n'est plus le cas. Le point de vue des Frequent Flyers les plus importants m'intéresse.
Par exemple, pour été-automne 2009 : Pratiquement aucun billet n'est proposé en prime "classic" affaire pour LAX ou pour SFO, sur les vols directs AF (c'est nouveau, car auparavant, en étant un peu souple, cela ne posait aucun pb, même en s'y prenant plus tard) ; pour PPT, c'est encore pire : aucun billet prime classic affaire du tout n'est proposé dans toute l'année qui vient ! On trouve seulement, et de temps à autre, des disponibilités en First, mais pour un coût en miles devenu prohibitif depuis l'augmentation du barème (150000 miles pour un AR France-USA, contre 100000 il y a quelques semaines). On ne veut plus de nous ?
En fait, je constate que les décisions successives prises ces derniers temps par AF rendent le programme FlyingBlue de moins en moins attractif, au point de se demander si aujourd'hui, ce n'est pas de l'arnaque pure, ou au moins un miroir aux alouettes (compte tenu de l'impossibilité pratique d'obtenir des billets primes). Faut-il voler AF et être fidèle dans le but d'accumuler des miles dans un programme de moins en moins avantageux, miles qu'il devient de toute façon pratiquement impossible d'utiliser intelligement ? Ou ne vaut-il pas mieux refuser de se laisser éblouir par ce programme trompe-l'oeil, et choisir systématiquement la compagnie la moins chère pour la destination recherchée. Les économies ainsi réalisées seront bien réelles et permettront, de manière beaucoup plus probable, de "se payer" les voyages gratuits que FlyingBlue n'offre plus.
La fidélitè, cela devrait jouer dans les deux sens, et avec AF, je trouve que ce n'est plus le cas. Le point de vue des Frequent Flyers les plus importants m'intéresse.
Voyage seule à Bangkok English translation pending
Bonjour,
la presse française a relayé ces derniers temps des infos plutôt catastrophistes sur l'ambiance à Bangkok, et les menaces d'attentats quotidiens.
J'ai une tendance à être légèrement méfiante quant à l'ampleur réelles des infos et faits relatés par la presse française.
Je pars faire 4 mois dans le coin en débutant par la Thailande début janvier. Y'a-t-il des gens habitant Bangkok qui pourraient me donner leur avis sur le degré effectif d'insécurité (ou de sentiment d'insécurité) lié à la politique / tensions dans les grosses villes?
Je voyage toute seule, et forcément tous les gens autour de moi me communiquent uniquement les infos les plus terribles! (si je les écoute, mon tour du monde devrait pouvoir avoir lieu entre le cantal et la creuse, et encore, en évitant les départementales...)
Je pars faire 4 mois dans le coin en débutant par la Thailande début janvier. Y'a-t-il des gens habitant Bangkok qui pourraient me donner leur avis sur le degré effectif d'insécurité (ou de sentiment d'insécurité) lié à la politique / tensions dans les grosses villes?
Je voyage toute seule, et forcément tous les gens autour de moi me communiquent uniquement les infos les plus terribles! (si je les écoute, mon tour du monde devrait pouvoir avoir lieu entre le cantal et la creuse, et encore, en évitant les départementales...)
Cherche la recette d'un dessert oriental dont je ne connais pas le nom! English translation pending
Bonjour,
Voilà, je cherche la recette d'un dessert oriental lacté... mais malheureusement je ne connais pas son nom! J'ai demandé autour de moi et cherché sur des sites de cuisine mais je ne trouve pas, pourtant ça a l'air d'être un dessert très simple et je pense même assez banal. Alors je vais essayer de vous le décrire! C'était servi dans une coupe individuelle très large et cela ressemblait à une crème. Le dessus était bien plat et recouvert d'une fine pellicule ferme et le centre était parsemé de pistaches concassées. La texture était entre la crème brûlée et la crème dessert. Le goût? Ca c'est drôle parceque j'ai tellement adoré que je ne sais même pas quel goût ça avait! Peut-être de l'amande? C'était divin en tout cas, et comme en général je ne suis pas portée sur les desserts et encore moins sur les desserts orientaux, ça m'a marqué. Voilà, j'adorai faire cette recette, alors si l'un d'entre vous connaît le nom de ce dessert après je me débrouillerai pour trouver la recette (ou si en plus quelqu'un a la recette...🙂
Voilà, je cherche la recette d'un dessert oriental lacté... mais malheureusement je ne connais pas son nom! J'ai demandé autour de moi et cherché sur des sites de cuisine mais je ne trouve pas, pourtant ça a l'air d'être un dessert très simple et je pense même assez banal. Alors je vais essayer de vous le décrire! C'était servi dans une coupe individuelle très large et cela ressemblait à une crème. Le dessus était bien plat et recouvert d'une fine pellicule ferme et le centre était parsemé de pistaches concassées. La texture était entre la crème brûlée et la crème dessert. Le goût? Ca c'est drôle parceque j'ai tellement adoré que je ne sais même pas quel goût ça avait! Peut-être de l'amande? C'était divin en tout cas, et comme en général je ne suis pas portée sur les desserts et encore moins sur les desserts orientaux, ça m'a marqué. Voilà, j'adorai faire cette recette, alors si l'un d'entre vous connaît le nom de ce dessert après je me débrouillerai pour trouver la recette (ou si en plus quelqu'un a la recette...🙂