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Maroc: seule avec mon Westfalia, chat et chienne English translation pending
by Pema21 · 2011-10-16 · 3 replies
Bonjour J'ai vécu dans des pays arabes, sans problème. J'ai toujours fait attention à mes tenues vestimentaires. J'ai 66 ans, voyage seule avec mon VW, un chat et une chienne. J'aimerais aller en dehors des sentiers battus, faire un peu de piste et bivouaquer par exemple en partant de Tetouan - Kenifra - lac Iseli - etc .. Est ce possible ? vais je étonner ou choquer ? y a t'il un risque ? Merci d'avance
Avis sur circuit grec de douze jours en octobre? English translation pending
by Docteurcoco · 2011-10-11 · 15 replies
Validité de mon passeport canadien en France? English translation pending
by Pierreluc · 2011-09-14 · 1 reply
bonjour,

je suis canadien.

Dans certain pays il y a la règle du 6 mois. Si je vais en France au mois de Mai et que la date de mon passeport expire au mois de Juillet.

Est-ce que je suis correct pour la France? J'ai pas trouver sur internet si la règle du 6 mois s'applique en France.

Merci
Le Ghana, une destination à découvrir English translation pending
by Aduamankwa · 2011-09-04 · 3 replies
Le Ghana est un pays à part de l’Afrique de l’ouest. Son territoire offre mille et un visages. Une palette de sensations, d’odeurs, de couleurs ; des découvertes visuelles, gustatives, humaines ; des rencontres avec l’histoire et les traditions… L’accueil réservé aux voyageurs est chaleureux. À votre passage, les enfants vous interpellent en scandant « obruni ! » (« le blanc ») tandis que les adultes, tout sourire, vous lancent le bienvenu traditionnel « Akwaaba !

Nous sommes un couple belgo-ghanéen désirant faire découvrir le Ghana aux francophones. Chaque semaine, vous en apprendrez un peu plus sur le Ghana.

Avec les compliments de goldcoast.be
Argentine - Peninsules Valdes - combien de jours? English translation pending
by Saboli2007 · 2011-07-26 · 11 replies
Bonjour,

Nous partons dans ce beau pays pour la seconde fois. Nous pensions faire un stop sur Valdes pour 3 jours pleins du 28/08 au 31/08 (pensez-vous que c'est trop et que 2 jours suffisent ?) Au début, nous voulions loger à Puerto Pyramides pour être directement sur la péninsule mais il semblerait que ce ne soit pas le plus stratégique pour aller à Punta Tombo, qu'en pensez-vous ? Est-ce une bonne période pour se rendre la-bas ? Peut-être faut-il mieux loger une nuit à Puerto Madryn pour se rendre à Punta Tombo et le reste à Pyramides ?

Merci pour vos retours.
Où vivre avec 10 euros par jour? English translation pending
by Dublinbike · 2011-07-23 · 75 replies
bonjour, voila je cherche LE pays sur la planète ont il est possible aujourd’hui de vivre (Loyer et bouffe) avec 10€/jour... ??

Je me suis renseigner juste pour le vietnam, à part en campagne la vie est presque aussi chère que n'importe qu'elle grande ville occidentale. Décue je continue donc mes recherches.

Merci d'avance pour vos infos.
Obtenir de l'argent comptant sans frais d'intérêts en Europe? English translation pending
by Praxède · 2011-07-20 · 2 replies
Nous sommes allés plusieurs fois dans divers pays européens et obtenir des euros dans les guichets automatiques a été souvent sans histoire; et d'autres fois, le guichet ne voulait pas accepter notre carte de débit Desjardins. Par ailleurs, nous pouvons toujours obtenir de l'argent soit avec Visa ou Mastercard, toutefois ces opérations sont assimilées à des prêts et entraînent donc des frais d'intérêts importants. Advenant que la carte de débit Desjardins ne fonctionne pas, y-a-t-il un moyen d'obtenir de l'argent comptant sans frais d'intérêts? Notez que la carte Visa Desjardins peut toujours être provionnée d'avance pour éviter l'effet d'emprunt, cette carte a été malheureusement aussi empreinte de mauvais fonctionnement dans les guichets automatiques européens. Nous planifions actuellement un voyage en Croatie pour la fin septembre. Y-a-t-il des modalités spéciales à prévoir pour l'argent comptant? Merci à toute la communauté.
Traducteur livre/audio pour un voyage Cambodge-Vietnam-Laos-Thaïlande? English translation pending
by Bokaone · 2011-07-14 · 2 replies
Bonjour,

je pars dans ces différents pays et j'aimerai avoir quelque chose qui me permette de discuter un minimum avec les gens. Auriez vous des conseils, des références à me donner ? Je ne sais pas du tout vers quoi me tourner.

Merci beaucoup pour votre aide.

Stéphane
"Road trip" Norvège août 2010 English translation pending
by Schraki · 2011-07-12 · 1 reply
La Norvege et les autres pays scandinaves nordiques ont toujours été une source d'attrait ! C'est donc a deux, Mickael (narrateur) et Stephan (conducteur unique !) que nous sommes partis chevaucher à dos de nissan micra les contrées Norvégiennes au départ de Paris.

Vous bénéficierez donc des distances parcourues quotidiennement (enfin surtout de l'avancée de notre compteur kilométrique), de nos impressions...et du reste !

Jour 1 : 08/08/2010 : Paris- Bad Oldesloe (km80 =>km970) Ligne droite d’autoroutes, contents d’être partis en vacances donc le voyage passe tout seul. Arrêt à un hôtel au nord de Hambourg pour la nuit.

Jour 2 09/08/2010 : Bad Oldesloe - Kristiansand :(km970 =>km1600) Traversée express du Danemark…même si nous étions sur une autoroute, le décor ne donnait pas spécialement envie… On verra peut-être ce qu’il en est de Copenhague si nous redescendons par le pont qui relie le Danemark à la Suède. Arrivée à Hirtschals 1h en avance pour le ferry. L’accueil est très chaleureux : on nous tend une boite de comprimés notre arrivée en nous disant : « prenez, c’est gratuit, il va y avoir grosse mer » Mickael fait gloups et s’attend au pire, tandis que Stephan ne pense pas qu’un aussi gros bateau puisse prendre cher en mer. Le voyage remettra les choses au clair : 45 minutes de retard, Stephan s’est même levé pour aller aux toilettes et pour croiser des membres de l’équipage qui allaient rendre leurs entrailles. Mickael quant à lui a passé son voyage la tête dans son sac à vomi sans se préoccuper de ce qui se passait autour, en dehors des odeurs de bouffe que les norvégiens allaient chercher abondamment pendant le voyage ! Résultat : une arrivée vers 20h qui laisse Mickael sur le flan avec une nausée bien ancrée et un Stephan avec une belle barre dans le crane. La nuit se finira dans un camping où l’on s’est posé à l’arrache et d’où nous sommes partis sans se poser de questions le matin suivant.

Jour 3 10/08/2010 : Årros - Eigenes(km1600 =>km1730) Le voyage de la veille a laissé des traces : Stephan a toujours un bon mal de crane et Mickael ne se sent pas forcément beaucoup mieux… Résultat, au bout d’une cinquantaine de kilomètres, petite pause au bord d’un lac et balade pour se remettre les esprits au clair. Après être repartis, la décision de s’arrêter très vite pour trouver un camping et se reposer s’impose. Nous faisons quand même un détour par une route assez pittoresque qui nous emmènera dans notre première vallée encaissée paisible du voyage. Notre dévolu se jette sur le premier camping que l’on croise, qui sera d’ailleurs le plus cher (on ne sait toujours pas pourquoi mais bon…). S’ensuit une session repos au bord du lac adjacent avant que la pluie ne se mette de la partie pour le reste de la journée et de la nuit. La journée s’achève donc sous la tente dans un état second en espérant qu’il fasse beau le lendemain.

Jour 4 11/08/2010: Eigenes - Tau (km1730 =>km1965) Départ contents, nous nous sentons mieux, et il fait beau. Nous commençons en fait vraiment notre voyage puisque nous avons droit à nos premiers fjords et vues sublimes qui vont avec. Nous remontons jusqu’à Stavanger où nous déjeunons. Nous profitons d’un magnifique défilé militaire. Nous ne nous attardons pas à Stavanger, la ballade sur le port nous suffira pour cette fois. Nous essayons de rejoindre le Prekestolen pour le lendemain. Nous allons donc vers le Lysefjord. Nous reprenons notre premier Ferry depuis Kristiansand, nettement plus calme (et plus court). Cette journée encore, nous profitons un maximum des vues offertes par les fjords. Nous choisissons de faire le plein sur l’endroit le plus reculé de la Norvège probablement, et ça nous coutera le prix insulaire de l’essence. Malgré tout, nous finissons notre journée dans un camping en bord de fjord, avec un coucher de soleil magnifique. Nous cherchons les français au camping, mais nous ne trouvons qu’un van en piteux état avec un plaque française dont nous ne voyons pas les propriétaires, malgré tout ils ont eu du courage de monter avec cette guimbarde jusqu’en Norvège !! Pour notre plus grand plaisir, la nuit se passe sous la pluie !

Jour 5 12/08/2010: Tau - Odda ((km1965 =>km2197) Cette journée commence par un rangement mouillé de la tente avant de se lancer dans l’ascension du Prekestolen. Du haut de notre entrainement de marathoniens, nous décidons de prendre un rythme soutenu, au milieu de la horde de touriste de toutes nationalités qui nous entoure. Malgré tout, à mi-chemin, l’absence de petit déjeuner se fait sentir chez Mickael, qui se sent « faible ». Malgré tout, l’ascension se termine sans souci sur un panorama a couper le souffle au milieu toujours de la même horde de touristes. Après avoir mangé un morceau, bu et s’être reposé, nous repartons pour la descente. Nous redescendons de façon sportive quasiment moitié moins de temps que nous avons mis pour monter. Randonnée magnifique dont nous ressortons trempés de la tête au pieds et qui ne nous donne envie que de prendre une douche. Pourtant, nous allons faire de la route, et pas n’importe laquelle. Nous passons cette fois des fjords aux paysages montagneux déchirés tout aussi magnifiques. Les routes sont très étroites, en lacet, et Mickael doit faire des efforts pour rester de marbre. Nous suivons pendant une bonne partie de notre trajet 2 motards qui nous ouvrent la voie. Sur les hauteurs, nous passons sur un pont bloqué par un petit troupeau de mouton, nous avançons donc doucement derrière les motards, jusqu’au moment où le reste du troupeau -resté jusqu’ici derrière nous- nous rattrape et saute sur les deux motards par derrière en essayant de passer entre eux. Un bel exemple de panurgeade moutonière. Nous finissons cette magnifique journée dans la villé réputée par le Lonely planet « la plus laide de Norvège », ce avec quoi nous ne sommes pas d’accords. Nous nous offrons notre premiere guesthouse et profitons pleinement d’une nuit en intérieur où nous savions qu’il allait pleuvoir. (sans compter les douches).

Jour6 13/08/2010 Odda - Bergen (km2197 =>km2500) Nous commençons la journée par aller vers le nord-est. Le temps est pluvieux et nuageux, nous essayons quand même de nous diriger vers une supposée entrée d’un parc naturel. Une fois arrivé, on nous dit qu’aujourd’hui, la meilleure randonnée à faire, c’est en intérieur qu’il faut la faire… Nous nous dirigeons donc vers une chute d’eau pas trop loin. Chute effectivement sympa, avec un vent à décorner les bœufs et aucune rambarde pour nous empêcher de tomber. Malgré tout, c’est plutôt sympa même si le temps est toujours aussi maussade. Nous repartons vers l’est, puis après réflexion, décidons de nous diriger finalement vers Bergen ( à l’ouest donc) que nous avions auparavant décidé de ne pas visiter. La route vers Bergen est un mix entre des fjords toujours aussi jolis, et des tunnels…parfois interminables. Nous nous arrêtons vers 16h30 pour manger une pizza à mi-chemin. Malgré tout, nous arrivons à Bergen assez tard après nous être tapé un embouteillage mythique dont nous ignorons encore la raison à l’entrée de la ville. Sans réservation, tout ce que nous propose le lonely planet est complet, nous nous rabattons donc vers les camping en bordure de la ville. Avant cela, nous aurons quand même violé une bonne quinzaine de fois le code de la route à Bergen, ville à la circulation compliqué, et où pour une fois le GPS ne nous a pas aidé du tout, et nous a même fait passer à des endroits complètement interdits ( à 50 mètres du commissariat de police). Mais c’est aussi ça qui a fait le charme de notre passage dans cette jolie ville. Nous arrivons donc tant bien que mal dans un camping a 20 km de Bergen, quand on nous signale que vu qu’il a plu toute le journée, le sol est détrempé et que la voiture peut facilement s’embourber. Nous mettons donc encore du temps à trouver un coin d’herbe pas trop détrempé qui ne nous ruinera pas notre rangement de tente du lendemain matin. En prenant notre terrain, nous croisons un compatriote métalleux (cheveux, t-shirt hard rock et compagnie) très sympa, qui nous propose de venir boire un verre. Après avoir galéré à trouver notre spot, nous nous dirigeons donc vers son van, pour se rendre compte qu’il est muni d’une compagne (que nous avions croisé) mais aussi de 2 petites filles fort sympas de 2 et 5 ans. Nous nous incrustons donc dans le repas de famille. La pizza de 16h30 est encore bien présente donc nous mangeons aussi peu que possible et la soirée se passe pour le mieux avec notre nouvel ami qui revenait de Bodo. C’est donc après moults discussions qu’il arrive à nous reconvaincre de finalement reprendre notre objectif initial qui était d’aller à Bodo. Nous allons donc nous coucher ronds comme des barriques (oui, il avait sorti l’attirail biere/vin pour « fêter ça entre français ») et avec une énième mise à jour de notre objectif.

Jour7 14/08/2010 Bergen - Geiranger (km2500 =>km2870) Comme prévu, nous passons la fin de matinée à Bergen pour visiter la vieille ville et nous reposer de la soirée de la veille. LA ville se montre probablement sous son meilleur jour, puisqu’il fait un temps radieux. Le port a son charme et le marché qui bat son plein le rend encore plus vivant. En dehors de la partie « vieille », la beauté architecturale de Bergen n’est pas des plus formidable. Nous repartons vers 14h lestés d’un Mcdo pour une route qui s’annonce longue et belle. Nous enchainons les descentes dans les vallées et dans les fjords toujours sous un soleil radieux. Nous nous arrêtons sur les coups de 18h30 dans une Hytte au pied d’un glacier juste avant le Geirangerfjord.

Jour8 15/08/2010 Geiranger - Trondheim (km2870 => km3260) Nous commençons la journée par descendre vers le Geirangerfjord. Comme prévu par le guide, la route est plein de touristes, en particuliers des cars qui roulent a 30km/h sur les routes de montagne et qui sont indoublables. Nous prenons donc notre mal en patience et descendons doucement derrière les bus… Malgré tout, le panorama est plutôt joli, ça aide. Le Geiranger est en effet très joli mais au final, après 3 jours passés dans tous les fjords du sud, l’effet « exceptionnel » est un peu éventé. Nous ne nous attarderons donc pas plus dans le Geiranger mais la route reste splendide dans la remontée. Nous continuons notre route vers le nord et déjeunons en attendant le Ferry entre Vestnes et Molde. Comme nous avons particulièrement bien prévu notre coup, il nous reste 143 KR en tout et pour tout à ce moment là, et nous ne connaissons pas le prix de la traversée… nous demandons donc à notre voisin de queue pour le ferry d‘une soixantaine d‘années, qui nous rassure sur le montant de la traversée. L’attente étant assez longue, ce même norvégien revient vers nous et entame la discussion. Il bouffe les ¾ de ses mots mais nous arrivons tant bien que mal à suivre la discussion. Nous comprenons donc dans un premier temps qu’il est éleveur de saumon dans les montagnes et qu’il n’est pas content car les saumons des fermes d’elevage qui sont en mer ont des parasites qui tuent les jeunes et s’étend vers les saumons sauvages. Nous comprendrons dans la suite de la discussion sur le ferry qu’il n’est pas du tout éleveur de saumon, mais simplement agriculteur, mais qu’il a une rivière a côté de chez lui où habituellement il y a plein de saumons sauvages, et que leur population se réduit à cause de ce parasite… Voila donc un norvégien qui n’est pas ravi du tout que la Norvège nourrisse le monde entier en saumon. Lors de la traversée, il nous expliquera qu’il est né dans les environs mais qu’il a monté sa ferme plus loin a l’intérieur des terres, dans un endroit où 5 mois par an, il ne voit pas le soleil car sa vallée est trop encaissée ! Comme il l’a si bien dit « quand j’étais jeune, je m’en moquais, mais maintenant… » Nous quittons ce charmant bonhomme à Molde pour poursuivre notre route vers Trondheim. Nous décidons de passer « la route de l’atlantique » qui se révèlera courte (8km) mais effectivement très jolie. Nous passons donc a Kristiansund en passant par un tunnel très long depuis Bremnes (et tout neuf), c’est moins joli qu’un ferry, mais il n’y a pas d’attente au moins ! La traversée de Kristiansund nous révèle de loin une ville sans grand intérêt. Notre route -toujours aussi jolie- se poursuit jusqu’à 20km avant Trondheim où nous nous arrêtons pour la nuit dans une hytte au bord de la mer et nus profitons d’un coucher de soleil très très agréable.

Jour 9 16/08/2010 Trondheim - Vik (km3260 => km 3646) La journée commence tard, nous nous réveillons vers 11h et partons doucement pour une visite express de Trondheim. La Nidros cathedrale est imposante et plutôt jolie de l’extérieur, nous n’y rentrerons pas. La visite de la ville nous fait réaliser que pour la 3eme plus grande ville de Norvege, bah c’est petit ! Le centre ville est agréable, sans plus. La Norvege n’est pas un pays de villes, clairement. Nous passons au Burger King pour profiter d’internet et voir si l’annulation des billets de retour en ferry est possible. Nous repartons vers 14h en empruntant la Kystrikveien. Le début de cette route ne laisse pas présager de la suite… et nous nous retrouvons assez vite à longer des fjords comme nous aimons, avant de nous retrouver entre fjord et mer. La journée se termine sur un ferry qui nous emmène vers une ile où nous comptons passer la nuit.

Nous choisissons finalement un camping qui nous amène sur une route en terre et nous rapproche du rivage, pour finalement nous laisser découvrir un camping coupé de tout et particulièrement joli. Nous réalisons que ce camping est plutôt fait pour les pecheurs lorsque l’on aperçoit l’atelier de poissonerie et les restes de carcasses de poissons impressionnants que nous voyons accrochés au mur. La journée se terminera par un coucher de soleil rougeoyant qui dure entre 20h et 22h30-23h…magnifique ! Nous ressentons de plus en plus notre montée dans le nord et la durée de plus en plus longue des journées, mais c’est un vrai plaisir !

Jour 10 17/08/2010 Vik - Åmnes (km 3646=> km3953) La journée commence encore à 11h, et à nouveau sous un soleil radieux sans aucun nuage à l’horizon…et le propriétaire du camping nous dit que ce temps est censé durer jusqu’à vendredi…nous apprécions la nouvelle à sa juste valeur ! Commence alors pour nous la journée Ferry. La Kystrikveien se termine en effet par une série de Ferry tous plus jolis les uns que les autres. C’est donc sous un soleil radieux et sur une mer d’huile que nous faisons toutes nos étapes de la journée. Vers 16h, nous ratons un ferry d’environ 1 minute : nous arrivons devant l’embarcadère alors que le ferry vient à peine de retirer sa rampe d’accès. Il ne faut pas compter sur la sollicitude du marin dans ces cas là, et nous faisons contre mauvaise fortune…pas très bon cœur. Au final, cet arrêt impromptu d’une heure nous permettra d’utiliser pour la première fois notre réchaud à gaz pour qu'on puisse se faire une magnifique soupe pour le déjeuner. Pendant cette attente, un camping-car allemand vient nous demander des renseignements concernant le ferry, que nous leur donnons. En engageant la conversation avec eux, nous apprenons qu’ils ont passé le début de leurs vacances en Suède et qu’ils n’avaient absolument pas prévu de passer en Norvège, et qu’ils n’ont donc sur eux aucune Kouronne norvégienne. Finalement, le ferry revient et nous embarquons. Nous remarquons cependant que les allemands après avoir parlementé 2 minutes avec le ferryman se postent derrière lui en attente. Effectivement, ils ne prenaient pas les Kouronnes suédoises ni les euros sur le ferry… Nous leur proposons donc un échange pour qu’ils n’aient pas attendu le ferry pour rien, et nous leur payons la traversée contre l’équivalent en euros. Ces allemands avaient visiblement plus l’habitude des voyages en camping car dans le sud de la France que dans les pays nordiques. Nous les quittons à l’arrivée du ferry car -encore plus que nous- ils semblaient improviser leur trajet au jour le jour. Nous arrivons finalement au « gros » ferry du jour : le ferry qui nous fera passer le cercle polaire. En arrivant dans la queue pour le ferry, nous croisons des tête que nous avions déjà vues 2 jours auparavant dans le camping peu avant Trondheim : 2 motards français de mâcon avec qui nous avions un peu discuté. Nous les retrouvons donc sur le pont et nous apercevons qu’ils ont fait rigoureusement le même itinéraire que nous depuis ces 2 derniers jours, avec quelques heures de différence. Ils semblent malgré tout avoir un rythme de roulage plus soutenu que le notre dans la mesure où ils sont motivés pour aller jusqu’à Bodo dès le soir même (arrivée pour 23h40 à notre GPS) et même si possible prendre un ferry pour les Lofotens pendant la nuit ! Nous restons plus raisonnables et décidons de nous arrêter pour la nuit après le dernier Ferry de la Kystrikveien. Nous prenons la direction d’un camping un peu en dehors des sentiers battus comme a notre habitude, mais c’était sans compter sur l’approximation des indications de ce camping : le panneau nous menait droit à une maison de particulier… Après 4-5 allers-retours sur les 500 metres suivants, nous décidons finalement de sonner chez ce particulier…qui nous propose tout de suite une hytte tout a fait sympa. Vu l’heure (22h15) et la galère que nous avons eu pour trouver ce que nous cherchions, nous prenons cette petite hytte qui aurait pu être plus économique, mais qui était bien pratique. La journée s’achève donc avec une luminosité de 19h, sauf qu’il est 23h40.

Jour 11 18/08/2010 Åmnes - Å (km3953 => km) Journée qui débute une nouvelle fois assez tard, et nous partons encore une fois sous ciel d’un bleu pur sans aucun nuage à l’horizon. Nous avons 2-3 heures de route jusqu’à Bodo et nous n’avons pas encore décidé ce que nous faisions ensuite. Les routes restent égales à elles-mêmes : dans un état assez déplorable pour la plupart mais toujours aussi superbement entourées par des paysages à couper le souffle. Ayant appris que le temps aux Lofoten devait rester proche du magnifique jusqu’à au moins jeudi, nous décidons de tenter notre chance au plus vite pour la traversée (3h30...sigh !). Avec un peu de chance et vu l’absence totale de nuage la mer nous épargnera peut-être une traversée comme celle du début de séjour… Durant l’attente du ferry, un groupe de jeunes français revenant d’une virée en bateau s’installe près de nous et l’un d’eux, voyant ses camarades se jeter sur un jeu pour enfants où l’on tourne sur soi même, lance à la cantonnade : « vous vous mettez sur un truc comme ça alors qu’on sort d’un bateau où on a tous été plus ou moins malades ». Notre confiance retombe alors quelque peu… et nous nous rappelons douloureusement notre arrivée dans les nobles terres norvégiennes. Nous finissons notre attente avec une avertissement des receveurs du ferry : nous ne sommes pas sûrs de rentrer sur ce ferry, tout dépendra de la place ! Après nos 3h30 d’attente nous regardons le bateau se remplir devant nos yeux, nous comptons les camions, puis la caravanes, qui n’arretent pas de défiler, jusqu’à ce que…les resquilleurs se fassent hameçonné et les trois dernieres caravanes se retrouvent en queue de file, nous passons de justesse et nous garons dans un recoin du ferry où tout les pietons sont obligés de passer avec leurs sacs… Nous arrivons dans le salon du ferry et cherchons une place, très vite nous remarquons un groupe de français. Nous décidons finalement d’aller nous installer à l’extérieur pour profiter du soleil et de la sortie du port. Le temps reste toujours aussi magnifique, mais après une heure de route, une fois la mer réellement prise, le bateau commence a bouger sérieusement et la plateforme supérieure est allégrement arrosée. Stephan, qui avait jusque là profité du soleil à l’arrière du bateau décide de rentrer en intérieur et se pose dans une banquette qui semble vide. Pendant ce temps, Mickael reste à l’avant du pont supérieure gauche, là où le soleil rayonne encore bien haut à 19H mais où les vagues arrosent aussi sévèrement.
http://images.voyageforum.com/...a62581310479828.jpeg Le pont se vide peu à peu de tous ses occupants, sauf de Mickael, qui décide de se donner comme objectif de rester à cette place toute la traversée, d’autant plus qu’il n’y a pas le mal de mer…Stephan profitera quant à lui du parfait exemple du français haïssable à l’étranger, bruyants comme il faut au milieu d’un ferry plein de monde. Et comme lors de la première traversée il partagera son voyage avec un malade en face de lui, un italien qui a eu la prétention de s’acheter une bière au bar du bateau mais qui n’y touchera pas du voyage. A l’arrivée, nous nous dirigeons directement vers Å et nous réalisons que nous n’avons rien réservé, et qu’avec le froid qu’il fait, nous n’avons aucune envie de monter la tente. Après quels recherches et un coup de fil, nous finissons par trouver notre bonheur à 15 mètre de la mer en plein Å.

Jour 12 19/08/2010 Å - Eggum Nous partons tard, étonnamment. Nous nous baladons dans Å, village de pêcheurs dont on réalisera seulement plus tard la supériorité par rapport aux autres villages des Lofoten. Nous prenons la route tranquillement sur l’île. Les paysages sont magnifiques et les couleurs bien marquées. Il fait un vent assez fort, et la température s’en ressent fortement ! On imagine fort bien ce que peut donner un hiver au Lofoten… Nous parcourons toutes les routes possibles de la première île, ou presque, et nous finissons dans un petit restau, après avoir cherché à atteindre en vain une pizzéria qui s’est révélé fermée. Voulant faire une lessive, nous cherchons à nous établir en bord de mer côté soleil couchant pour la soirée, et nous finirons à Eggum dans une Hytte que nous transformerons en Sauna lors de la soirée.

Jour 13 20/08/2010 Eggum - Kiruna Le reveil est tardif, mais c’est voulu, le linge n’a toujours pas fini de sécher après plus de 12h… nous essayons tant bien que mal de faire sécher au plus vite les derniers vêtement mouillés. Nous prenons le temps de regarder ce qui nous attend, et nous faisons une petite revue kilométrique… La mauvaise nouvelle est que nous avons déjà dépassé notre forfait kilométrique (en comptant le retour bien entendu). Forcément, en changeant d’idées toutes les 2 minutes sur notre destination, ça ne nous a pas aidé a prendre des voies rapides; ce que nous ne regrettons d’ailleurs absolument pas. Malgré tout, la nouvelle sème un léger vent d’inquiétude, et nous repartons sur le champs en sachant que nous ne pouvons désormais que suivre la route du retour, que nous définissons pas la Suède. Nous profitons tout de même d’un temps splendide pour parcourir le reste des îles Lofoten, dont on s’apercevra qu’elles ont chacune leurs particularités dans la forme et la végétation. C’est toujours autant un bonheur pour les yeux, d’autant plus que la température est nettement plus clémente que la veille. Nous roulons efficacement et nous retrouvons à Narvik, ville dépourvue d’intérêt à nos yeux, nous n’y passons pas plus de temps qu’il ne faut pour déjeuner/diner. Et nous repartons vers la Suède, dans des paysages encore différents de ceux du matin, et avec un soleil qui descend de plus en plus dans notre dos à partir du moment où nous entrons en Suède. Bien entendu, et parce que nous sommes très bien organisés, nous n’avons aucune couronne suédoise et il nous reste environ 800 couronnes norvégiennes. Finalement, nous aurons de la chance, les personnes qui nous loueront notre hytte pour la nuit acceptent aussi les couronnes norvégiennes, et accepte même de faire l’échange avec nos couronnes restantes avec la monnaie qu’ils ont sur eux (à leur avantage, précisons le tout de même). La nuit se passera moyennement, une pseudo alarme incendie passant la moitié de la nuit à sonner/grésiller (dans notre chambre) avant qu’on trouve la provenance du bruit très désagréable a 5h du matin…

Jour 14 21/08/2010 Kiruna - Sundsvall Réveil sous un ciel gris…quelque peu déprimant. Le départ se fait un peu dans la morosité, le fait de redescendre plus le mauvais temps et la nuit lancent la journée sous le signe du silence. Malgré cela, journée très productive en route, puisque nous parcourrons une bonne distance en Suède, nous arrêtant rapidement à Lulea pour déjeuner. Il faudra attendre 19H20 pour voir pointer un bout de ciel bleu. Nous ne savons pas encore à quel rythme nous allons finir la descente, nous verrons bien…
Argent, travellers chèques en Thaïlande, visa pour la Malaisie? English translation pending
by Islogged · 2011-07-01 · 6 replies
Bonjour,

Mon 1ier voyage en Pays Thaï va bientôt ce concrétiser. Je compte rester plusieurs mois là-bas.

Je vais prendre (par sécurité) très peu de Cash (en France j'aime pas trop déjà en avoir sur moi), histoire de tenir 10jrs. Je compte ensuite prendre pour une valeur de 1/3 de mon voyage en Travellers chèque. (au cas ou et par sécurité si j'ai un pb au niveau du virement) Je vais donc aussi ouvrir un compte la-bas et faire un virement par Internet de Compte à Compte ! J'imagine que je peux autant toucher mes Travellers libéllé en € en Cash en Baht que les déposer sur mon compte Thai une fois ouvert ?

Aux dernières info ma banque ne prend pas de frais sur les Travellers Chèques en France, apparement en Thailande il y a environ 1€ de frais par TravCheque déposé. Après il y a aussi si j'ai bien compris le taux de change qui joue !

J'aurai aussi toujours ma carte Visa dans le pire des cas !

1) Pour l'instant suis-je bon ?

A priori, il est facile d'ouvrir un compte la-bas et avoir une carte de retrait tout cela gratuitement, mais j'ai cru comprendre qu'il y a des frais aussi a chaque retrait avec la carte "Thai", et que selon la banque "Thai" on ne peux pas retirer partout (cad dans toute la thailande) ?

2) Suis-je toujours bon ?, pouvez-vous compléter mes Infos ?

Je compte faire un Visa Simple Entrée (3 mois), aller en Malaisie (Travellers ou Visa) y rester entre quelques jours ou plusieurs mois (2 mois max) selon mon inspiration. et Redemander un Visa pour la Thailande Simple Entré (3mois de plus) !

3) A priori pas besoin de Visa pour la Malaisie ?

4) Quels papiers me faut-il absolument en Malaisie pour ce faire ?

5) Puis-je réitérer cette demande (en Malaisie) plusieurs fois ? (cad est-ce que je peux dder autant de simple entrée de la malaisie vers la thailande que je le souhaite (dans mon cas ça serait 2, mais empiriquement ?)) ?

Voila, merci
Le Soudan - sur les traces des pharaons oubliés English translation pending
by Doumechris · 2011-07-01 · 3 replies
Le choix du pays, les préparatifs : Afin de retrouver un ami en poste à Khartoum, nous avons décidé de passer les vacances de printemps 2011 au Soudan après un premier report suite à une impossibilité de nous y rendre en octobre 2010. Comme d'habitude, nous avons choisi un tour operateur local afin de nous transporter et guider dans les différents sites que nous avions choisi après lecture de guides touristiques et de circuits proposés par des voyagistes français . Nous avons donc lancer un mini appel d'offres sur la destination, les dates étant celles des vacances de printemps : entre le 9 et le 23 avril. Nous avons reçu 4 réponses au prix différents en raison, le plus souvent, de la qualité de l'hébergement. Tous nous proposaient un guide, un chauffeur, celui-ci se transformant en cuisinier pour les repas. L'hébergement est le plus souvent du camping, avec quelques nuits chez l'habitant. Peu d'hôtellerie excepté à Khartoum, mais cela nous n'en avions pas besoin, étant hébergé chez notre ami. Il fallait également trouver le billet d'avion. Sur internet, le meilleur prix au 16/1 a été de 1904 euros par la compagnie Afriqyiah. Cette compagnie, la moins chère sur l'Afrique nous a été recommandée par une amie se rendant fréquemment de ce côté là de la Méditerranée. Nous avons donc notre billet. Ensuite, après discussion avec nos divers interlocuteurs soudanais, nous sommes d'avis de choisir le moins cher : ce dernier se place très bien en raison du fait qu'il nous fait la gratuité pour les enfants. Si son prix à la journée est comparable à celles des autres excepté une agence italienne nettement plus coûteuse, la proposition relative aux enfants emportent le marché. Il convient ensuite de lui adresser un acompte ce qui est compliqué en raison du manque de banque travaillant avec le Soudan. Nous passons par un service d'envoi universellement connu pour les transferts d'argent. Mais cela se complique suite à l'embrasement de la côte sud de la Méditerranée. L'envoi s'effectue tout de même après quelques coups de fil au Caire !!! Les mails s'enchaînent entre la maison et Khartoum. Le temps passe et arrive le mois de mars. Notre vol est bientôt dans un mois et nous apprenons que la compagnie Afriqiyah ne se pose plus à Paris et pour cause : elle est libyenne!!!notre agence de voyage qui a nous a vendu les billets nous proposent de les annuler mais sans assurance sur leur remboursement en raison du gel des avoirs libyens par le gouvernement français. Entretemps nous avions été cherché nos visas au consulat du Soudan à Paris. Leur coût (80 euros/pers) a fait que nous avons pris la décision de maintenir notre voyage. Il fallait alors retrouver des billets aux bonnes dates. Comme la première fois, cela s'est fait sur internet. Bien sûr, les prix n'étaient plus les mêmes. Devant les frais déjà engagés, nous ne pouvions pas faire machine arrière. Nous allions partir par KLM et Amsterdam. Il ne reste plus qu'à se faire rembourser les premiers billets achetés. A l'heure actuelle, cela n'est toujours pas fait. Ayant cherché à remuer ciel et terre pour faire accélérer le remboursement, cela n'émeut personne que le gel des avoirs libyens pénalise bon nombre de personnes disposant de billets sur cette compagnie. Certainement, il y aura un réveil dans les prochaines semaines lorsque la saison touristique sur l'Afrique va réellement débuter en particulier pour les Africains rentrant au pays pour leur congé. Cette compagnie est la « low cost » sur bien des destinations africaines en remplacement d'Aéroflot qui l'a été au cours des décennies précédentes.

Le déroulement du circuit au jour le jour : - Samedi 9/4 départ à 5 heures 30 pour rejoindre l'aéroport Charles de Gaulle, satellite 2F. Un voisin , taxi nous y mène en 20 minutes. Le premier vol nous emmène à Amsterdam par Air France. Départ à 8h pour 75 minutes de vol. Notre transit est très bref en Hollande, juste le temps de sortir de l'espace schengen et nous sommes installés à bord d'un A330 de la KLM direction Addis Abeba. 6 heures de vol après nous atterrissons à Khartoum où la température annoncée est de 38°. Cela nous change !!! nous avons passé un moment agréable dans l'avion où le service offert à bord est bon, le personnel aimable et à nos petits soins. Le repas servi est très correct. Passage en douane sans problèmes et nos premiers pas en territoire soudanais pour récupérer nos bagages qui sont bien là. Nous achetons des devises pour nos premiers achats. Nous sortons de l'aéroport climatisé pour rentrer dans une quasi fournaise. Après un ¼ d'heure d'attente nous voyons arriver notre ami au volant d'un 4X4 véhicule bien utile dans ce pays. Il fait connaissance avec nos enfants qu'il ne connaît que par photos interposées. Nous rejoignons son domicile situé dans le quartier d'Emarat tout proche de l'aéroport. Il s'agit d'une maison très confortable entourée d'un jardin verdoyant où quelques arbres viennent donner un peu d'ombre à une terrasse où un ventilateur tourne à plein régime afin de faire diminuer une température que l'on ne rencontre chez nous que lors d'une très forte canicule. Après avoir fait le tour du propriétaire, 3 immenses chambres sur deux niveaux, de nombreux salons, une salle à manger qui ne sert que lors de grandes occasions, nous nous installons dans notre chambre disposant d'une grande salle de bains. Après une courte remise en forme et l'ouverture des bagages, nous nous retrouvons avec notre hôte pour lui remettre quelques souvenirs de notre pays en particulier de la nourriture difficile à trouver sur place et qu'il pourra faire connaître à ses invités soudanais. Un rafraîchissement servi sur la terrasse nous permet de nous acclimater aux lieux et à la chaleur. Discussion sur un restaurant. Vers 20h, nous partons vers le centre de Khartoum pour rejoindre le Papa Costa, situé au fond d'un couloir et entouré d'un jardin . Une sono est en train d'être mise en place. Ce restaurant est le lieu de rencontre de la jeunesse du sud Soudan. Nous dégustons des plats italiens. Au milieu du repas, la musique et des chanteurs style « 9-3 » viennent perturber le calme de cette chaude soirée. Vers 22h, nous rejoignons notre havre de verdure et nos chambres à la chaleur toujours bien présente (32°). - Dimanche 10/4 : Réveil vers 8h30, notre hôte est déjà sur le pont, car son week end est terminé : direction l'ambassade située à moins de 2 minutes à pied. Sa bonne nous a préparé un copieux petit déjeuner arrosé de jus de fruit frais. Nous profitons de la belle salle de bain pour nous rafraîchir un peu avant d'entamer notre première journée soudanaise. A 9h, il fait déjà 31° sur la terrasse, à l'ombre. Nous attendons notre tour opérateur Midhat qui doit venir chercher des photos et les passeports afin d'établir nos permis de circuler indispensables à présenter lors des passages des check-points. Vers 10h, il se présente à la porte et nous présente le circuit que nous allons faire. « Dans une heure , le chauffeur revient et vous entamez la visite de Khartoum » nous dit-il.

Nous nous installons sur la terrasse et en profitons pour préparer nos sacs pour la journée. Appareils photo chargés, bouteilles d'eau en réserve. Et le temps passe, 11h....12h.Je commence à m'impatienter et demande au gardien de la maison- en effet toutes les maisons sont gardées nuit et jour par un ou plusieurs gardiens qui veillent à la sécurité des biens et des personnes malgré une absence d'insécurité visible- de téléphoner à Midhat afin de savoir où en est l'obtention des permis : « c'est fini, le chauffeur arrive ». nous attendrons encore une petite heure avant de voir revenir le chauffeur. Pendant ce temps-là nous prenons une petite collation afin de ne pas perdre de temps lors de la visite de l'après midi. Nous partons à la découverte de Khartoum et de ses encombrements de fin de matinée. Les axes principaux sont terriblement embouteillés malgré une absence de désordre dans la circulation : les feux rouges sont observés, il n'y a pas de n'importe quoi comme dans certaines capitales africaines. Nous nous rendons tout d'abord dans le centre afin de payer notre tour opérateur. Je m'attends à de beaux bureaux dans une artère commerçante. Si l'artère est commerçante, par contre les bureaux sont dans un bâtiment à la peinture écaillée et aux escaliers mal entretenus et sombres. Midhat nous reçoit à son bureau entouré d'ordinateurs. Il nous fait commander des boissons, nous payons le reste de notre circuit et il nous rédige notre facture. Nous redescendons à la voiture où il nous accompagne en nous souhaitant bon voyage. Nous restons sur une bonne impression : il est 13h30 et direction Omdurman et ses souks. Nous suivons les bords du Nil bleu, la corniche est en pleins travaux. Nous passons devant « l'oeuf de Khadafi », nom donné par les habitants de Khartoum à l'hotel Burj al Fateh , un 5 étoiles à la forme bombée édifié grâce à des capitaux libyens. La terrasse possède une magnifique vue sur Khartoum, le confluent des Nils. Nous traversons le Nil blanc provenant du lac Victoria pour atteindre Omdurman, la ville ancienne où s'est déroulée une bataille importante entre les Anglais et les armées du Khalifa, successeur du Mahdi, héros religieux légendaire et mythique en 1898. Les Anglais ont vengé le général Gordon tué lors de la prise de Khartoum en 1884. Après être passé devant la mosquée du Nil, nous atteignons le site de la tombe du Mahdi à proximité de la maison du Khalifa , son successeur, habitée par le gouverneur anglais Kitchener après la prise d'Omdurman. La tombe est fermée au public, nous ne pourrons donc la visiter. Le court arrêt nous permet de prendre un bain de chaleur en ce début d'après midi. Encore quelques kilomètres à travers la ville pleine d'activité commerçante. De nombreuses boutiques jalonnent les trottoirs. Ce ne sont que de marques d'électroménager, de voitures, d'informatique que l'on rencontre dans le monde entier. Puis nous arrivons dans un dédale de ruelles pleines de taxis, mototaxis, charrettes tirées par des ânes. Ce sont les souks. La voiture avance au pas dans des voies en terre souvent inondée. Notre chauffeur arrive à se garer et nous partons à la découverte des passages du souk. Ayant faim, nous achetons des cacahuètes grillées au goût rare et excellent et des dattes. Nous nous faufilons entre les étals de chaussures, de tissus, d'un bric-à-brac de quincaillerie. Des objets en peau de crocodile attirent notre attention. Les derniers représentants des sauriens du Nil finissent en chaussure, cendriers, port-clés. Quelques uns sont même empaillés. Nous passons aussi devant les boucheries où la viande pend à des crocs. On s'étonne du peu de mouches qui volettent autour. Nous restons une heure à zigzaguer dans les allées. Pour les filles, ce sont les rues des bijouteries qui retiendront le plus leur attention. D'ailleurs, ces boutiques sont celles où il y a le plus de femmes locales avec celles des tailleurs qui cousent sur place les robes. Les femmes portent des robes et des voiles de couleurs chatoyantes, rares sont celles portant des burqas noires. Nous rejoignons notre voiture pour nous rendre au musée national situé sur la corniche du Nil. Le musée présente, sur deux niveaux, l'histoire longue du soudan depuis la protohistoire jusqu'à l'arrivée des Ottomans. Les silex soudanais ressemblent à ceux du Pérou, de France et d'ailleurs... L'histoire plus récente permet de voir les différentes civilisations qui se sont succédées au fil des derniers millénaires. Le voisinage de l'Egypte a influencé fortement les peuples soudanais qui ont emprunté des techniques de construction de monuments tels les pyramides et les statuaires des temples où se mêlent dieux locaux et égyptiens. La civilisation méroïtique a conservé jusqu'à l'arrivée de la chrétienté au III ème siècle des éléments architecturaux typiques des anciens égytptiens tels les représentation des dieux et l'écriture hiéroglyphique dans les bas-reliefs. A l'extérieur des bâtiments, sont présentés des monuments reconstruits, sauvés lors de la création du lac Nasser qui arrive jusqu'à Wadi Halfa. Le guide, conservateur du musée qui nous a accompagnés lors de cette visite, nous accompagnera également pour le reste de notre circuit. Après cette découverte des multiples visages de l'histoire soudanaise nous repartons voir le confluent des deux Nils. Pour cela nous traversons un petit parc d'attraction, lieu de détente des familles de Khartoum. Le lieu pourtant mythique de la confluence nous déçoit tout d'abord par l'amoncellement de bouteilles et canettes en tout genre abandonnées là en quantité . Les deux fleuves se rejoignent sans aucune mise en valeur du site. Aucune animation particulière excepté des pêcheurs à la ligne et en barque côté Nil bleu, qui vient du lac Tana en Ethiopie. Vers 18h15, nous rejoignons la maison de notre hôte qui arrive tout juste du travail. Nous lui donnons nos premières impressions sur la ville et nos visites en sirotant des boissons non alcoolisées sur la terrasse où la température frôle toujours les 40°. A 20h , nous prenons le chemin d'un restaurant libanais où nous sommes reçus avec un jus de citron vert à la menthe qui nous rafraîchit agréablement. La nourriture libanaise nous ravît, faite de mézzés et de kebabs. Une pastèque constituera notre dessert. 10 minutes de voiture et nous sommes rentrés.

-Lundi 11/4 : Réveil à 8h, le petit déjeuner nous attend sur la terrasse où il fait déjà plus de 30°.Ce matin départ pour l'aventure. Avec fébrilité nous attendons nos chauffeur et guide. A 9h15, apparaît un 4X4 Toyota plein jusqu'au toit. Le guide est celui d'hier qui nous a expliqué l'histoire du Soudan au musée. Il se nomme Aymen, le chauffeur est Himad. Après les présentations aidés en cela par le gardien de notre hôte, nous apportons les bagages et après les au-revoir avec ceux qui restent à Khartoum, chacun s'installe. Arthur, notre fils, est assis sur la 3 ème banquette où il ne lui reste qu'une place, le reste étant composé de la glacière pleine de victuailles entreposées pour le début du circuit. Christine, Pierrine et moi sommes sur banquette suffisamment large pour que nous ne nous gênions pas durant les heures de route. Nous quittons Emarat, le quartier chic de Khartoum où se trouvent les ambassades pour traverser la ville en direction du nord. Nous passons au bureau de Midhat récupérer nos passeports. C'est plus de 500 km qui nous attendent. La clim du véhicule nous permet de bien supporter le trajet. Passés Omdurman nous sommes vite dans le désert, sur une bonne route goudronnée où la circulation devient clairsemée. Quelques camions, des bus et peu de véhicules particuliers. Un arrêt dans la banlieue d'Omdurman pour faire une dernier achat de nourriture me permet de faire quelques clichés de la vie quotidienne soudanaise. Les étals des marchands de quatre saison sont pleins de légumes de chez nous ; il y a tout pour faire une ratatouille. Le pain a la forme de galette. La végétation est quasiment nulle : quelques arbres rabougris, des termitières çà et là forment le relief sur les premiers kilomètres. A perte de vue, la rocaille et le sable. Nous roulons ainsi 2 heures avant un premier arrêt permettant au chauffeur de se reposer et de fumer une cigarette. Nous nous dérouillons les jambes. Plus tard, nous quittons la route pour s'enfoncer dans le désert, nous nous en étonnons et puis on aperçoit bientôt un rassemblement d'animaux et d'hommes: nous arrivons à un puits. Chameaux, chèvres, moutons viennent s'abreuver. C'est l'occasion de nombreuses photos. Cet arrêt passé, nous roulerons jusqu'à 1h de l'après midi. Quelques baraques le long de la route forment un caravansérail moderne où de nombreux camions sont arrêtés afin de reposer également la mécanique humaine après ces chaleurs que l'on qualifierait d'insupportables dans nos régions (plus de 45°). Cela va être notre premier repas typique. Le chauffeur va s'enquérir de la nourriture servie dans un boui-boui. Il faut même qu'il sorte la vaisselle du 4X4. Nous nous installons à table où nous est apportée eau en bouteille. Les locaux, eux vont se servir dans de grandes jarres mises à leur disposition par l'aubergiste. C'est une habitude au Soudan : devant de nombreuses maisons, dans les rues des villes et villages, de grandes jarres remplies d'eau sont offertes aux passants. Les plats s'accumulent devant nous, foul-le plat traditionnel soudanais fait à base d'haricots noirs. Un plat de viande bouillie agrémentée d'une sauce à la tomate est accompagné de riz. En dessert, le chauffeur nous apporte des bananes. Un peu plus d'une demie heure d'arrêt et nous repartons en direction de Dongola. La traversée du désert dure toute l'après midi. Peu de villages à traverser avant d'atteindre le but de la journée. Ce soir nous allons dormir chez la sœur du guide dont le mari est fonctionnaire aux impôts. Même les soudanais n'y échappent pas !!! Nous sommes dans la banlieue de Dongola. Les maisons à un seul niveau sont toutes entourées de hauts murs de briques crues recouvertes d'un enduit crème à la décoration symbolisant des branches de palmier. La famille qui nous reçoit est composée de 4 personnes dont 2 enfants. Abderrahmane est le fils de 4 ans. Il vient d'avoir une petite sœur.On nous installe dans une grande chambre disposant d'un grand ventilateur au plafond de bonne hauteur permettant une bonne circulation de l'air. Une bonne partie de la maison n'est couverte que d'un toit afin de former des zones où des courants d'air assurent le rafraîchissement de l'atmosphère. La maison est composée de plusieurs bâtiments disséminés dans un vaste jardin d'agrément et potager. Les sanitaires sont situés également à l'extérieur, il s'agit d'une douche fermée et de toilettes à la turque ouvertes sur le ciel. Le repas nous est servi à 20h30:c'est la maîtresse de maison qui nous l'apporte. Nous installons un 3 ème lit dans la chambre. Je dormirai dehors dans la partie couverte par le toit. Le guide et le chauffeur installent le leur directement dans le jardin. Le début de la nuit est un enfer pour moi qui suis la cible de moustiques. Des escadrilles entières semblent me foncer dessus. Cela semble durer des heures ; je perds patience et demande l'assistance de ma femme qui me donne des bombes sensées combattre les attaquants. Malgré tout cela à 3 h du matin, j'abandonne et ma femme me remplace à l'extérieur et je me résous à m'installer dans la chambre.

-Mardi 12/4 : Réveil à 7h : lavage succinct. Lors du petit déjeuner une petite fête est organisée pour l'anniversaire d'Arthur dont c'est l'anniversaire.Il a 13 ans. La maîtresse de maison a préparé un petit gâteau surmonté d'une bougie qu'il vient souffler. Pierrine s'est amusée avec le bébé qui l'a bien acceptée. A 9h nous prenons congé de nos charmants hôtes. Nous nous rendons dans Dongola faire quelques courses. Nous nous baladons dans le souk et cherchons un cyber café afin de rassurer la famille et donner nos premières impressions sur le Soudan. Pas de cybercafé mais une boutique ou trônent de vieux ordinateurs qui cependant fonctionnent. Pieerine s'achète un keffieh qui la protégera de la chaleur toujours aussi présente. Après 45 m d'arrêt nous reprenons la route qui devient vite une piste. Direction plein nord. Nous nous approchons du Nil afin de voir une forteresse ottomane en ruine composée de pierres et de briques. Du haut des remparts nous dominons le Nil tout proche. Cette forteresse protégeait des attaques des pillards nomades. Vers 13 h notre chauffeur nous prépare un pique-nique à l'ombre d'un acacia surplombant un coude du Nl à proximité de la 3 ème cataracte. L'endroit est très sauvage. Les bords du fleuve sont les seuls endroits où il y a un peu de végétation, sinon c'est tout de suite le désert. Devant le peu de succès de ses premiers repas avec les enfants, le chauffeur/cuistot adapte sa cuisine. Quant à nous, nous sommes très contents de ses salades. En reprenant la route, nous tombons sur une caravane de chameau. Notre chauffeur nous arrête et nous nous approchons du troupeau de près de 200 bêtes qui s'abreuvent au bord du fleuve et profitent également de l'herbe souvent rare par ailleurs. Le guide nous sert de traducteur et l'on apprend ainsi que les camel-boys se rendent en Egypte depuis le Khordofan, une région à l'ouest du Soudan.Cela prend 56 jours. Ils en ont déjà fait 46. Ils s'arrêtent aux plus chaudes heures de la journée et marchent même durant la nuit. Tous les 2 ou 3 jours, ils doivent trouver des pacages et des points d'eau. Arthur et moi avons la chance de pouvoir monter sur la monture du chef qui nous fait faire un petit tour. Cela n'a rien de touristique et cela restera un moment fort de notre passage au soudan. A la fin de notre visite, l'ensemble des chameliers entame une danse traditionnelle où les bâtons s'entremêlent. Après avoir remercié la troupe de son accueil, nous reprenons la route en direction de Sesibi, le premier archéologique que l'on va rencontrer. Pour cela, nous quittons la piste principale. Durant tout le circuit, nous serons stupéfaits de l'excellente connaissance du terrain que possède notre chauffeur car aucune indication existe. Nous nous arrêtons vers 16 h faire une coupure à un embarcadère de bac. Cela permet de nous désaltérer et de reposer le chauffeur. Les bacs sont les seuls moyens de traverser le fleuve au nord de Dongola. Ils permettent le transport de 2 ou 3 véhicules ou d'un camion. A Sesibi, le guide entame son activité pour nous décrire les civilisations qui s'y sont succédées. De nos jours, 3 colonnes sont les seuls vestiges d'un temple érigé par la 18ème dynastie au XIV ème siècle avant notre ère. Le pharaon hérétique Akhénaton en est le constructeur. Les fouilles sont effectuées par des Français. Le sol est jonché de tessons de poterie dont on ne peut s'empêcher d'emporter un fragment malgré l'interdiction qui nous en est faite par notre guide, conservateur du musée de Khartoum. Avant d'atteindre Soleb, nous croisons une seconde caravane de chameau ce qui nous permet de faire quelques clichés. Nous arrivons dans nôtre nouveau gîte à quelques minutes du coucher de soleil. Cela me permet de faire de belles photos sur le temple dont les ruines s'étalent à peu de distance de notre maison d'un soir. Notre hébergement du soir est une immense maison nubienne servant à recevoir des hôtes- touristes ou archéologues travaillant sur le site. Chambre très grande munie d'un ventilateur suspendu bien utile. L'acclimatation à la chaleur très bien faite pour tous dès lors que nous avons de l'eau en quantité suffisante. La douche permet bien de nous relaxer après ces heures de route et de poussière. La nuit tombe vers 19h15. Repas fait par notre chauffeur : soupe, poulet frit, nouilles : un régal pour les enfants !! A 21h30 extinction des feux après avoir profité d'un ciel étoilé magnifique. -Mercredi 13/4 : Réveil à 7h. Pierrine n'est pas au mieux : colique peut-être fièvre. Ce matin nous visitons à partir de 9 h les ruines du temple qui s'étale à peu de distance du Nil. Disposition classique d'un temple égyptien. Par rapport à Sesibi, les vestiges sont mieux conservés. Il y a de nombreuses colonnes remplies de hiéroglyphes. Notre guide s'en donne à cœur joie pour nous expliquer les différentes époques de construction. Certains éléments ont été enlevés pour être replacés sur d'autres temples par des rois peu scrupuleux ou impatients. C'est le cas de sphinx de l'allée principale que l'on retrouvera à Karima au pied du Jebel Barkal. Nous finissons la visite au bord du Nil où nous voyons le travail des paysans iirigant leurs champs. De retour au gîte, Pierrine ne se sentant pas bien ne nous accompagne pas à une balade qui nous conduit au pied d'une falaise dominant le Nil. Une sorte de verrou rocheux porte des traces de la présence des Egyptiens qui ont sculpté la roche, il y a plus de 3000 ans. La proximité du désert y a accumulé du sable permettant de magnifiques glissades sur cette dune improvisée. Nous mangeons au gîte avant de partir vers 14h15. La maladie de Pierrine s'est estompée. Nous nous rendons à Sedeinga où nous voyons un temple à l'unique colonne encore debout. Des restes d'église se trouvent à proximité. Nous empruntons ensuite une piste très sablonneuse afin de rejoindre l'embarcadère du bac qui nous mènera à l'île de Saî. Nous attendrons une heure avant d'installer le 4X4 sur le bateau. Nous croisons des militaires soudanais qui nous offrent un café. Arthur est très intéressé par leur équipement- kalachnikov, lance-roquettes, etc.. Nous faisons une mini croisière d'une heure sur le fleuve que nous remontons pour atteindre l'île. Quelques minutes après le débarquement , nous arrivons dans le village principal de l'île. Comme les jours précédents, nous disposons, dans la maison d'hôte qui nous reçoit, d'une chambre spacieuse au mobilier conséquent (fauteuils, tapis, table, rideau). Je vais me promener dans les environs et assiste à un match de foot sur un terrain très poussiéreux d'autant qu'un léger vent s'est levé. Comme tous les soirs, j'en profite pour réaliser des photos de coucher de soleil et là en plus je profite d'une spécialité locale : une tête de crocodile à la gueule grande ouverte placée sur le mur d'enceinte du jardin. Au dîner ce soir : frites. C'est-à-dire que les parents n'ont rien mangé !!!! Le chauffeur réussit un tour de force de préparer ce plat avec les moyens du bord. Et il est applaudi. Dorénavant, tous les soirs ce sera frite....et soupe . -Jeudi 14/4 : Debout à 7h45. Le petit déjeuner nous attend. Depuis quelques jours, le cuistot prépare des crêpes qui font le régal des enfants mais il manque le nutella. Le jus de fruit est à reconstituer avec de l'eau. Pour les grands, c'est café et pain grillé. A 9h, nous partons à la découverte des tombes de la civilisation Kerma qui datent de 2000 avant notre ère. Il faut être spécialiste pour vraiment apprécier. Nous sommes encore un peu justes pour remarquer les tombes de plusieurs civilisations qui se sont succédées dans ce lieu quasi désertique et rocailleux. Ce sont souvent des tumuli aux pierres de différentes couleurs disposées en cercle. Par contre, nous nous trouvons au milieu de milliers de tessons de poterie comme à Sesibi et en particulier d'amphore ou de culots de lampe à huile. Ce sont des restes d'offrandes disposées lors des cérémonies funéraires ou des commémorations d'enterrement. Nous reprenons le 4X4 pour visiter ensuite une forteresse ottomane qui surveillait la circulation sur le Nil. Elle est en cours d'exploration et l'on y découvre des traces de réemploi de matériaux et en particulier de colonnes égyptiennes portant encore des hiéroglyphes. A proximité se trouvent les bureaux et les bâtiments qui servent à l'hébergement des chercheurs français qui fouillent les différents sites archéologiques de l'île. Nous rejoignons ensuite l'embarcadère du bac après s'être arrêté devant des vestiges d'églises chrétiennes datant des premiers siècles de notre ère. Il faut attendre près d'une heure avant de pouvoir embarquer : il a fallu lui faire traverser le fleuve et réunir l'équipage : c'est l'Afrique !!!Durant cette attente, cela nous a permis de voir le travail des champs et l'irrigation qui permet une culture de légumes -oignons, haricots, sous un climat torride. La traversée est rapide pour rejoindre la rive orientale du Nil. Ensuite 15 minutes de voiture et nous arrivons à Abri où nous mangeons dans un restaurant : j'y dégusterai mon premier poisson du Nil grillé. Le reste correspond à la gastronomie locale : foul, falafel, viande d'agneau en sauce. Avant de reprendre la direction du sud, nous faisons un petit arrêt au..... souk ; J'achète une paire de sandale « made in Sudan ». Peu de produits manufacturés sont produits ici. L'importation chinoise inonde les marchés locaux. Après des dizaines de kilomètres de piste parcourus ces jours derniers, nous roulons sur du goudron en direction de Tombous, l'étape de ce soir. Nous visitons la tombe du sheikh Idriss, un chef religieux mort il y a deux siècles. Sa tombe est toujours entretenue et des pèlerinages ont lieu tous les ans pour vénérer cet imam. Il est enterré, dans un bâtiment formant coupole, à l'intérieur d'un sarcophage couvert de tissu vert, la couleur de l'Islam. Au km 635, nous nous arrêtons, nous le pensions, pour que notre chauffeur fume sa cigarette. En fait, nous nous retrouvons dans un caravansérail hétéroclite de boutiques faites de tôle. Il y a des garages, des quincailleries, des épiceries, des fondeurs de métaux, mais ce n'est pas n'importe quel type de métal : il s'agit d'or. Nous nous trouvons à proximité de mines d'or . Comme lors de la ruée vers l'or aux USA, cela crée des villes de toute pièce en quelques mois. Ici, il n'y a que les fondeurs et les négociants qui rappellent l'importance de la découverte dans la région. Les pépites sortent des poches des mineurs, enveloppées dans du papier et sont rapidement fondues afin d'être proposées aux négociants qui achètent les petits blocs d'or jaune tout juste fondus. Pas de saloons, l'alcool étant interdit, le calme semble régner dans cet univers très masculin. Aucune femme ne sera visible. Aucun logement n'existe d'ailleurs à proximité. Nous verrons en reprenant la route quelques kilomètres plus loin, des centaines de mineurs s'affairant à ramasser des sacs de terre qu'ils vont ensuite trier afin d'en retirer quelques pépites. Cela restera un moment très fort de notre passage dans cette région. Le Soudan est actuellement un très gros producteur d'or dans le monde. D'après notre guide, il n'y a pas de concession accordée par le gouvernement, chacun peut venir et chercher de l'or à sa guise d'où l'engouement des humbles pour retourner des tonnes de terre. Nous quittons ensuite la route pour rejoindre les bords du Nil à la hauteur de la 3 ème cataracte que l'on surplombe depuis une colline portant un fort ottoman en ruine. De là haut, la vue est magnifique s'étendant sur des dizaines de kilomètres de rive du Nil. Il ne s'agit pas véritablement de chutes mais d'amoncellement rocheux , reste de coulée volcanique perturbant l'écoulement du fleuve. Nous continuons sur la piste longeant le Nil et nous arrêtons voir des sculptures d'animaux gravés dans la pierre en particulier de bovins mais aussi d'animaux sauvages disparus de ces régions de nos jours (éléphants, girafes, autruches ) Il s'agit d'un chaos rocheux où deux parois sont couvertes de fresques rupestres. Toujours le long de cette piste très sablonneuse nous passons voir des vestiges d'une église chrétienne construite au milieu de rochers qui la dissimulent au regard des passants. Dans ces chaos rocheux, deux gros blocs monolithiques se détachent pour ressembler à des amoureux s'embrassant. Nous arrivons en fin d'après midi à Tombous où nous attend une nouvelle maison d'hôte . 2 chambres sont mises à notre disposition dans un charmant jardin. La douche sera bien agréable après une longue journée de route qui nous aura permis d'admirer des sites archéologiques, des scènes de vie rares, de beaux paysages. Nous nous couchons avec l'appel pour la prière du soir, le minaret de la mosquée dominant la cour dans laquelle on finit la soirée. _Vendredi 15/4 : Réveil à 7h45 suivi du petit déjeuner où certains se goinfrent de crêpes. Nous entamons la journée par une promenade dans le village de Tombous situé en bordure du Nil. Nous nous dirigeons vers une ancienne carrière de granite où nous voyons la statue d'un pharaon laissée là suite à un coup de taille mal ajusté qui a fait éclater la pierre. Nous voyons également un bloc ouvert en deux où sont encore visibles les encoches ayant servi à le fendre. Des coins de bois étaient enfoncés dans la pierre puis humidifiés afin qu'ils fassent éclater la roche en se dilatant. Sur d'autres rochers en nous approchant du Nil, nous distinguons des inscriptions égyptiennes laissées par Thoutmosis I pour commémorer la prise du royaume de Kerma . Au niveau du village, le Nil se faufile entre des pierres créant ainsi des rapides très photogéniques. A 10h30 nous prenons la direction de Kerma afin de voir les deffufas, de gros bâtiments de brique crue, vestiges d'une civilisation datant de plus de 3 millénaires. Ces constructions dont on ne connaît pas la raison d'être exacte en sont les seules restes visibles. Celle de l'est, à la limite du désert, est entourée par plus de 30000 tombes parsemées de millions de tessons de poterie. Celle de l'ouest était au centre de la ville et du palais royal, il est possible d'accéder au sommet par un escalier permettant d'avoir une vue d'ensemble sur les maisons et palais, que l'on reconnaît par l'empreinte laissée par leurs fondations, et détruits lors de l'invasion des Egyptiens conduits par Thoutmosis Ier. Un musée nouvellement créé a permis de regrouper les découvertes archéologiques récentes. On y voit de nombreuses statues de rois koushites et de pharaons ayant régné sur la région au cours des deux millénaires précédant notre ère. Lors de notre visite de ce musée, nous rencontrons nos premiers touristes européens. Après cette visite qui s'est déroulée sous un chaleur étouffante, nous reprenons la route pour Dongola où nous attend la famille de notre guide qui nous hébergera une seconde fois. Ce soir, ce sera pizza au dîner en plus des pâtes d'où un grand merci des enfants au cuistot !!! La nuit se passe sans moustique ce qui nous assurera un bon repos. -Samedi 16/4 : Après une nuit à Dongola sans moustique, le petit déjeuner se termine comme lors de notre 1er passage : un gâteau pour Pierrine dont c'est l'anniversaire. Les enfants se rappelleront longtemps de leur passage à 13 et 15 ans. Une chose rare, un anniversaire au Soudan. La bougie soufflée et le chargement du 4X 4 effectué, c'est l'adieu aux enfants de nos hôtes et à leurs parents. Ils n'attendent même pas notre départ pour s'installer tous les 4 sur la moto paternelle et rejoindre la ville. Nous traversons le Nil sur le pont fraîchement terminé, réalisé par les Chinois. Nous nous arrêtons au site de Kawa, morne plaine écrasée de chaleur. Ce n'est pas l'enthousiasme. Quelques tumuli, des tessons de poterie et des restes d'un temple ramené à sa plus simple expression : des fragments de colonnes. Le plus intéressant, c'est la vue sur le Nil tout proche. Nous parcourons ensuite le trajet le plus intéressant du circuit : une traversée dans le désert sur une piste bordée de dunes et semée ça et là de quelques oasis et cela pendant environ 2 heures. Nous croisons quelques chameliers montés sur leur vaisseau. Pour nous détendre et fumer une cigarette, notre chauffeur nous arrête au pied d'une dune que nous gravissons malgré la très forte chaleur : c'est l'occasion de s'amuser en la dévalant à toute allure. Au moment de repartir, frayeur : le 4X4 ne veut pas démarrer. Le capot levé, le chauffeur se met les mains dans la mécanique en revissant les cosses de batterie, mais rien n'y fait. Nous sommes obligés de pousser les 2 tonnes pour sentir le moteur hoqueté puis s'emballé. Ouf, la panne est finie. Nous rejoignons la route goudronnée et trouvons un abri ombragé pour pique-niquer. Nous nous rendons à Old Dongola . Nous tombons sur des touristes en panne avec leur 4X4, cela semble plus sérieux que pour nous. Ils font partie d'une ONG de Khartoum et viennent passer le week end en famille sur ces sites archéologiques . Notre chauffeur se met à nettoyer l'arrivée d'essence en dévissant le carburateur. Après quelques essais, c'est enfin le bruit espéré du moteur qui tourne d'autant qu'un participant doit reprendre l'avion de retour ce soir à Khartoum et nous étions à plus de 400 km de là. Après avoir pris les billets pour visiter le site, nous retombons sur les touristes de nouveau en panne à la porte des fouilles. Notre chauffeur se remet au travail et passe le volant à notre guide afin que l'on ne perde pas de temps. Celui-ci s'y installe mais la prise en main ne semble pas aisé pour lui. Je propose de le remplacer ce qu'il accepte et conduis ainsi durant 2 kilomètres jusqu'aux fouilles. Ce sera mon expérience de conduite au Soudan dans le sable : cela s'est bien passé. Sous la chaleur, nous parcourons les collines surplombant le Nil. C'est le lieu de la plus forte présence chrétienne dans la région qui s'est maintenue jusqu'au XIV ème siècle et l'arrivée de l'Islam. Nous voyons les fondations d'une basilique et de plusieurs autres églises. La police arrive pour nous interdire la visite : nous demandons pourquoi au guide et c'est un simple problème de billet relatif aux enfants. Après quelques instants et appels téléphoniques à leur direction, la situation s'améliore et nous pouvons reprendre notre visite.Sur un monticule, s'élève le palais du trône, un monument dont on ne connaît pas la destination initiale et qui fut transformé en mosquée lors de l'invasion musulmane. Il est en cours de rénovation. De là haut, la vue est magnifique, permettant d'apprécier l'étendue de l'ancienne ville dominant le Nil. Sur la rive opposée, nous observons une 3 ème caravane de chameaux. Au lieu de camper là comme ce l'était prévu initialement, nous prenons la route pour Karima distant d'environ 150 km. Le goudron est excellent et la distance est vite avalée. Lors des derniers kilomètres, la route surplombe le Nil, ses oasis et des villages d'où dépassent les minarets verts des mosquées. Nous approchons du Jebel Barkal, la montagne sacrée émergeant de la plaine tel Ayers rock en Australie. Au pied de cette montagne, se trouvent quelques pyramides en taille réduite par rapport à celles d'Egypte dont elles sont des copies. Nous rejoignons notre gîte qui nous hébergera durant 3 nuits. Il s'agit d'une grande maison entourée d'un haut mur et d'un agréable jardin avec vue sur le Jebel Barkal. La douche confortable nous permet d'effacer les fatigues de la journée passée en grande partie en voiture. Nous disposons d'une grande chambre pour nous 4. Repas de gala, ce soir : soupe, nouilles, frites et poulet frit. Extinction des feux à 21H30. -Dimanche 17/4 : Réveil 8h. Vue magnifique sur le jebel Barkal tout proche. Petit déjeuner très complet avec crêpes, confiture de figues, jus d'orange en poudre, pain et « vache qui rit ». nous commençons la journée par la visite du petit musée voisin qui regroupe les trouvailles archéologiques faites dans les alentours très riches en vestige. Beaucoup de statues d'inspiration égyptienne et même des momies retrouvées dans des tombes. Nous traversons ensuite un no man's land torride pour rejoindre le pied du jebel où se trouvent des temples et des tombes souterraines garnies de magnifiques peintures représentant le passage dans l'au-delà : des représentations du livre des morts que l'on trouve dans les tombes égyptiennes. Le temple d'Amon datant probablement du XV ème siècle avant J.C. est relativement bien conservé et rénové. Il est de plan classique avec son allée de sphinx, seul le pylône est en ruines. De nombreuses colonnes portent des hiéroglyphes. Nous visitons également le temple de Mout, la femme d'Amon, placé au pied d'un piton phalliforme, isolé de la falaise. Avant de retourner à notre gîte, nous passons voir le « nubian rest house » exploité par des italiens. Il s'agit du seul hôtel confortable, aux normes européennes situé au nord de Khartoum. Entouré de hauts murs comme toutes les maisons nubiennes, il abrite une grande cour à la verte prairie.Les chambres sont placées tout autour. Sur l'un des côtés se situe le bâtiment principal où se trouve le restaurant, les salons et les cuisines. Une décoration simple rassemblant des meubles typiques est disposée dans de grandes alcôves permettant d'assurer une intimité aux visiteurs. A notre grande stupéfaction, nous tombons en arrêt sur une table basse ronde qui est la copie conforme de seulle de notre salon. Nous demandons la provenance de ce meuble au directeur qui nous dit l'avoir trouvé dans une demeure de la région. Son authenticité ne fait aucun doute. Par contre, la nôtre est sensée provenir d'Inde et celle que l'on a sous les yeux est peut-être le fruit de voyages de ses anciens propriétaires dans ces régions pas si lointaines. De nombreux échanges avaient lieu par bateau entre la mer rouge et le golfe du Bengale. Aucun touriste ne vient perturber notre arrivée impromptue dans cet établissement qui est sur le point de terminer sa saison. Après avoir pris une boisson, nous prenons congé de notre hôte et retournons à notre gîte situé à peu de distance. Dans cet hôtel , il semble manquer une piscine, mais l'aridité des lieux doit empêcher sa construction et surtout son entretien. A 13h, nous déjeunons de salades, falafel et pastèque le tout terminé par un carcadé, la boisson à base de fleur d'hibiscus bue sur les rives du Nil. Jusqu'à 16h , nous nous reposons d'autant que la chaleur est toujours aussi importante (45°).Nous demandons à notre guide de nous rendre sur les bords du Nil. Il y a un cimetière de bateaux en particulier d'anciens vapeurs faisant la liaison fluviale entre Dongola et Karima. Leur raison d'être a disparu du fait de la construction récente de nombreux ponts facilitant les déplacements. En effet, nous trouvons ces vestiges en train de rouiller sur le rivage : d'anciens steamers à plusieurs ponts posés sur le sable. Cachées sous les coques, des chiennes sont venues mettre bas. Les enfants sont près d'adopter ces petits chiots fraîchement nés. Nous réussissons à les en dissuader. Nous partons ensuite visiter les tombes koushites d'el Kurru situées en aval de Karima le long du fleuve. A l'origine ce site était composé de pyramides aujourd'hui arasées Ces sépultures sont enterrées et nécessitent de descendre des escaliers très prononcés en bas desquels nous entrons dans des salles ornementées de peintures représentant le livre des morts des égyptiens. Le toit de la salle est agrémenté de constellations d'étoiles très bien conservées au niveau du graphisme et des couleurs. Les murs où se mêlent dessins et hiéroglyphes conservent les teintes originales. Cela date pour les plus anciennes du IX ème siècle avant J.C. Le tombes que l'on visite sont celles de Tantawamani et de sa mère. Elles datent du VII ème siècle avant notre ère. L'une conserve même la sarcophage en pierre du défunt. Nous retrouvons le groupe de touristes croisé quelques jours auparavant au musée de Kerma. Nous passons notre 2 ème nuit à Karima.

- Lundi 18/4 : Ce matin , nous nous rendons au souk de Karima. Sur une grande esplanade traversée par les voies d'un chemin de fer aujourd'hui abandonné, nous assistons à une vie quotidienne très occupée. Des forgerons fabriquent des instruments aratoires rudimentaires, des lames de couteaux, de faux, tout un assortiment de matériel nécessaire aux travaux des champs. Des soudeurs finissent de construire les barques qui servent aux pêcheurs très nombreux sur le Nil. La literie est également montée sur place. Il s'agit de tresser des cordes multicolores sur un cadre métallique soudé. Avec la chaleur, les cafés sont pris d'assaut dès lors que les achats ont été faits. Un cuistot prépare des poissons frits tout frais sortis du Nil. Nous nous engageons dans les ruelles qui mènent au fleuve. Sous les arcades centenaires, il y a des enfilades de commerces , épicerie, marchands de légumes, bouchers. Mais ce qui intéresse le plus, femme et fille, ce sont les bijoutiers. Il y en a plusieurs dans la même rue. Après quelques allées et venues entre plusieurs, elles trouvent leur bonheur en l'occurrence un collier de fabrication d'Arabie Saoudite. Pas question de marchander bien que l'on soit dans un souk. Durant ce moment, je me rends jusqu'au bord du Nil tout proche. Ce ne sont que bouteilles en plastique et sacs abandonnés au vent. Il y en a pour des siècles pour faire disparaître toute trace de notre passage !!! De minuscules chantiers navals sont pleins d'embarcations de pêche retournées et en train de rouiller attendant un client. Nous rejoignons notre 4X4 et traversons sur le Nil sur un pont chinois flambant neuf pour nous rendre à Nuri situé en amont et proche du barrage de Mérowé qui ne nous sera pas possible de visiter n'ayant pas les autorisations nécessaires. Dans un site désertique, nous nous baladons entre les pyramides datant de la XXV ème dynastie qui régna sur l'Egypte à l'époque de Taharqa, le plus célèbre des pharaons nubiens. Nous nous enfonçons ensuite dans le désert pour visiter les vestiges d'El Ghezela, un monastère chrétien abandonné au XI ème siècle. Il reste des pavages et des mosaïques à l'intérieur de l'église principale que l'on reconnaît grâce à quelques colonnes et murs encore debout. Retour à 13h15, à notre gîte pour le déjeuner fait de poisson, salade et falafel . Repos jusqu'à 16h pour nous rendre ensuite dans un cybercafé de Karima afin d'envoyer un mail à la famille et vérifier que l'on ne nous a rien laissé sur notre boîte mail de vacances. Ensuite nous nous dirigeons vers le Jebel Barkal afin d'en faire l'ascension et de voir les pyramides construites à son pied. Notre guide nous explique leurs constructions. Arthur se défoule en commençant l'escalade de l'une d'elles.15 minutes de marche nous permettent d'atteindre le sommet du jebel formant plateau. De là haut, la vue est magnifique sur la ville de Karima, les bords du Nil et l'oasis le longeant. Nous dominons également les vestiges des temples qui s'étendent au pied de la colline et pouvons observer le fameux piton à la forme phallique qui fit la renommée du site dès l'antiquité et la rendit sacrée. C'est un lieu de visite des Soudanais. Pour redescendre plus vite, nous empruntons une dune de sable couvrant une pente de la colline qui domine les pyramides. Le coucher de soleil sur ce site est magnifique. Pour rejoindre à pied, notre maison , nous traversons le temple d'Amon dans les dernières lueurs du crépuscule.

- Mardi 19/4 : Après une dernière nuit à Karima, dans un gîte confortable par sa chambre et ses installations sanitaires, nous partons à 9h pour Méroé, le site le plus connu du Soudan. Juste après avoir traversé le Nil en direction de l'Est, nous nous arrêtons voir un site archéologique qui ne nous restara pas dans les mémoires, :quelques pierres, 2, 3 cailloux formant la base de colonnes et c'est tout ; vite à oublier. Par contre, quelques minutes après, notre chauffeur nous mène à un marché de dromadaires dans un village proche qui sera la source de nombreux clichés. Des dizaines de dromadaires, des chèvres, des moutons font l'objet d'un commerce dans un vaste enclos où même les femmes sont présentes. Nous nous arrêtons ensuite dans le centre du village pour faire quelques emplettes de nourriture, cela nous permet un marché très bien achalandé avec, en particulier, des poissonniers vantant leurs poissons-chat tout frais sortis du Nil.

Nous nous enfonçons ensuite dans le désert de Bayuda en direction d'Atbara. La route est goudronnée ce qui permet d'avaler rapidement les kilomètres. Comme à chaque long trajet, notre chauffeur quitte l'axe principal et s'enfonce dans le désert. Il nous amène à un puits au milieu de la savane typiquement africaine faite d'acacias. Ce lieu de rassemblement réunit les familles de nomades accompagnant leurs troupeaux de chèvres, moutons, dromadaires. Les installations de puisage de l'eau sont modernes et pourvues de capteurs solaires afin de faire tourner des générateurs électriques. Ces moments où l'on croise la population locale font partie des excellents souvenirs de ce séjour. De plus, l'absence de tourisme permet de côtoyer des gens qui n'exigent rien des visiteurs. Ce sont nous qui sommes le plus demandeurs. Il sera difficile de trouver un coin à l'ombre pour pique-niquer ce jour là. Mais nous trouvons une paillotte qui fera l'affaire. En approchant d'Atbara que nous éviterons, nous voyons bon nombre de cimenteries qui fournissent le Soudan dans son entier. Nous remontons vers Khartoum sur la route joignant la capitale à la Mer Rouge et à son port principal de Port Soudan. Nous serons étonnés du grand nombre de carcasses de pneus jonchant les abords de la route. Mais cela est compréhensible du fait de la dureté du climat. Les éclatements dus à la chaleur sont légions. La circulation est importante d'autant que les liaisons ferroviaires sont maintenant quasi inexistantes: tous les produits empruntent les routes. Nous faisons un arrêt sur cette voie très empruntée dans un de ces caravansérails modernes constitués de baraquements faits à la va-vite qui abritent garages, épiceries, bistrots-restaurants. Tout ce que peut avoir besoin un chauffeur et son camion lors d'un long trajet sous un climat torride. Au Soudan, les camions sont constitués d'un semi-remorque attelé à deux remorques. D'où une longueur importante lorsqu'il faut les doubler. Après avoir bu un café soudanais-le jabbana, nous reprenons le chemin de Méroé, le principal site touristique du pays. Celui-ci est situé tout près de la grand'route. Pour la première fois nous voyons des « marchands du temple », enfin quelques vendeurs d'artisanat. Jusqu'à présent aucune trace de vendeurs à la sauvette dans les sites touristiques : il faut dire qu'ils se dessécheraient sur place tant il y a peu de touristes !!! A l'entrée du site, quelques enfants et des anciens vendent poignards, mini pyramides en grès, colliers en pierres multicolores, coupes en bois sculptées. Nous faisons le tour pour repérer nos futurs achats car jusqu'à présent nous ne nous sommes pas ruinés en souvenir. Coupe et poignard sont bientôt dans nos sacs. Nous partons ensuite à la visite des pyramides qui sont plantées au sommet de collines rocailleuses envahies par le sable formant des dunes. Toutes les pyramides dispersées en plusieurs groupes sont écrêtées suite à l'idée à moitié saugrenue d'un des premiers découvreurs du site : un Italien (Ferlini) au début du XIX ème siècle. Il pensait que le sommet contenait un trésor. Il en découvrit effectivement un dans une, mais les autres n'en possédaient pas mais furent quand même détruites en partie. Au crépuscule, le site est magnifique en raison des couleurs ocres du sable et du grès qui servit à la construction de ces pyramides. Celles-ci plus petites que celles d'Egypte sont les tombes de personnages royaux. Elles contiennent encore, pour certaines, les sarcophages et sont toutes couvertes de peintures et de hiéroglyphes dans les salles souterraines qui servaient de sépultures royales malheureusement violées dès l'Antiquité. Ce soir, ce sera camping à quelque distance des pyramides mais cela donnera un caractère magique à cette soirée sous un ciel magnifiquement étoilé comme les plafonds des tombes. Le chauffeur aidé par le guide très maladroit montera nos tentes où il manquera quelques éléments essentiels pour leur montage : en particulier des sardines d'autant que le vent s'est levé. A la tombée de la nuit, nous mangeons aidés par nos lampes frontales. La nuit sera difficile pour les parents en raison de la chaleur et du vent, les tentes étant relativement instables et sujettes à des mouvements subits en raison de ces conditions climatiques. Nous avons été contents de ne pas à avoir à camper plus souvent.

-Mercredi 20/4 : Je me réveille vers 6h30 afin de profiter des premières lueurs de l'aube. Le chauffeur est déjà en train de préparer les crêpes pour le petit déjeuner. Le soleil sort juste de derrière les collines et vient bientôt illuminer les pyramides : c'est l'heure où arrivent les petits vendeurs d'artisanat montés sur leur âne. Des chameliers en font autant dans l'espoir de capter un touriste pour lui faire admirer au rythme lent du camélidé les vestiges du passé qui nous entourent. Ayant fait nos achats hier soir, ils remballeront bientôt leurs objets pour se rendre à l'entrée principale en quête de clients potentiels. Après le petit déjeuner pris dans un décor de cinéma, nous démontons les tentes plus vites qu'elles n'ont été montées, afin de visiter le groupe occidental de pyramides placé sur un promontoire de roche volcanique. La chaleur n'est encore trop présente et cela est très agréable de marcher dans le sable qui crisse sous nos semelles. Quelques pyramides ont été rénovées au cours des dernières décennies ce qui permet de se faire une idée assez exacte de leur conformation originale. Toute possèdent une avancée servant de temple dans lequel étaient disposées les offrandes nécessaires à la vie du défunt dans l'au-delà. Nous traversons une grande partie du site avant de rejoindre notre 4X4 qui nous attend à la sortie du site. Nous partons ensuite visiter un autre groupe de pyramides disposé de l'autre côté de la route menant à Khartoum. Quelques pyramides en ruine et des temples d'allure égyptienne sont dispersés dans une végétation de savane africaine occupée par de nombreux acacias. Cette végétation se retrouve dans la cité royale de Méroé, proche du Nil, qui devait être occupée par près de 20000 personnes. Ce sont le plus souvent des bases de monuments que l'on aperçoit disséminés dans cette savane. Les restes les mieux conservés sont ceux des bains royaux Cette ville koushite a été édifiée au VIII ème siècle avant J.C. Elle fut abandonnée vers le 3 ème siècle de notre ère. Quelques kilomètres plus loin, nous nous arrêtons dans un motel associé à une station-service. L'ensemble est flambant neuf. A notre surprise, le guide nous propose de dormir ce soir dans un hôtel semblable situé à ^proximité de la 6ème cataracte au lieu de camper. Nous sommes très contents. Deux types de chambres sont proposées : une de type locale en forme de hutte circulaire à toit de chaume ressemblant à celle d'ethiopie. Elle possède une climatisation et un ventilateur. Les sanitaires sont communs et à l'extérieur. La seconde est située dans un bâtiment à un seul niveau. Il s'agit de chambre et de salle de bains à l'eurpéenne. Devant la proposition de notre guide et cela n'étant pas prévu, nous nous contentons d'une hutte, étant déjà très heureux de ce cadeau. Nous restons encore quelques minutes dans le salon de l'hôtel pour prendre des rafraîchissements offerts par notre chauffeur. Nous reprenons ensuite la route de Shendi, bourgade importante jusqu'au 19 ème siècle. Elle est la ville de naissance du président actuel. Notre guide nous emmène visiter une famille de tisserand copte travaillant toujours avec des métiers à tisser antiques. Nous pouvons admirer la dextérité des ouvriers pour actionner ces installations à cadre en bois où il faut très fréquemment remettre des bobines de fil. Les tissus très fins permettent de fabriquer de longs saris de coton portés par les femmes. Les filles en ramèneront bien sûr. Dans le centre ville, nous mangeons dans un restaurant moderne où se concentre la bonne société de la ville. C'est le lieu de rendez-vous des jeunes. Il y a un fort pourcentage de jeunes femmes. Après un repas copieux et traditionnel, nous partons à la découverte de la ville. C'est une véritable fournaise. Nous voyons notre première boulangerie en activité. Nous n'insistons pas trop pour visiter un souk semblable à beaucoup d'autres. Nous retournons nous mettre à l'abri de la chaleur au restaurant où nous avions mangé. Je pars à la recherche de bouteilles d'eau afin d'étancher une soif intense. Nous boirons près de 3 litres d'un coup. Nos hôtes étaient partis faire des emplettes. Nous quittons bien vite l'axe Atbara/Khartoum pour rejoindre les sites de Mussawarat et Naqa. Ce sont de magnifiques paysages de savane africaine que nous traversons par une piste délicate à emprunter du fait du manque d'information, et en raison du sable et des cailloux dont elle est faite. Le chauffeur semble très sûr de lui sur la destination à rejoindre. Nous nous arrêtons dans une oasis très verdoyante occupée par une ferme possédée par le ministère de la culture et servant d'hébergement pour les archéologues en charge des fouilles dans les environs. Nous passons là une heure à nous reposer et à laisser passer la très forte chaleur. Quelques minutes suffisent à rejoindre Mussawarat es sufra. Nous visitons les temples mieux conservés que ceux croisés précédemment dans notre circuit. Tout rappelle l' Egypte pharaonique. Après une vingtaine de minutes de piste sablonneuse nous rejoignons Naqa et ses temples aux allures romaines, témoignage des échanges très nombreux qu'il y a eu au cours des premiers siècles de notre ère avec les envahisseurs venus d'Italie et du nord de l'Egypte. Dans la lumière du crépuscule, la couleur ocre des bâtiments de grès est mise en valeur. Les murs sont couverts de bas reliefs représentant les dieux locaux en particulier Apademak à la tête de lion. Pour trouver notre hôtel, il faudra faire plus de 90 minutes de piste à la lueur des phares en plein milieu du désert et sans aucune indication. Chapeau, notre chauffeur. Nous allons nous installer dans notre hutte comme prévue le matin quand il faut se rendre à l'évidence : l'hôtelier ne retrouve pas les clés !!! aussi sommes nous mis dans des chambres traditionnelles. Une nouvelle surprise nous attend : elles ne sont pas faites !!! les draps sont sales, les chambres en désordre, des vêtements sont éparses, accrochés dans la penderie. Après discussion, du personnel viendra les refaire sommairement. Un hôtel quasiment neuf mais déjà en piteux état. Aucun entretien en particulier dans les sanitaires. Malgré cela, après un repas succinct, nous prenons des douches avant de nous coucher.

-Jeudi 21/4 : Départ à 9 h pour la 6 ème cataracte après une excellente nuit. Nous nous rendons au bord du Nil où nous traversons un petit zoo avant de rejoindre un bateau pour faire une petite croisière en direction de la cataracte située en amont. Le petit zoo contient des animaux locaux et en particulier un crocodile et quelques singes. Une heure de promenade sur le fleuve permet d'approcher les paysans et les pêcheurs en pleine activité. De nombreuses pompes assurent l'irrigation des champs aux alentours. La 6 ème cataracte est située dans une zone volcanique coupée par le fleuve ce qui a formé des gorges. Il ne s'agit pas de chutes mais seulement de rochers affleurant qui perturbent l'écoulement des eaux. Nous remontons une dernière fois dans notre 4X4 afin de rejoindre Khartoum. La fin du circuit approche. A midi, nous arrivons chez notre ami à Emarat, le quartier des ambassades. Nous prenons congé de nos accompagnateurs après les avoir remercié pour leur gentillesse et leur compétence. Nous les gratifions d'un pourboire et leur demandons la suite des prestations pour les 2 jours restants. Notre ami Pierre arrive et pour écouter dans les meilleures conditions notre récit, ouvre ses dernières bouteilles de Bordeaux (Il faut pas le dire !! c'est interdit) lors du repas. L'après midi, nous le passons à ranger nos affaires, à se reposer et à profiter de sa très agréable demeure. Pour vérifier la température nous plaçons son thermomètre sur la pelouse en plein soleil et atteignons allègrement près de 57°. A 18h, notre hôte est de retour, et nous recevons une volontaire du CICR qui vient lui apporter des boissons non produites au Soudan . C'est l'occasion de croiser nos sentiments sur le pays. Après avoir grignoté de succulentes cacahuètes arrosées au coca, nous nous rendons à l'Assaka, un très agréable restaurant libanais, lieu de rencontre des expatriés et des quelques touristes perdus dans Khartoum. Nous aurons l'occasion de rencontrer M. l'ambassadeur du Liban, un local dans l'établissement !! Coucher à 22h30.

-Vendredi 22/4 : Quand nous nous levons, notre hôte est déjà parti travailler. Sa cuisinière nous a préparé un somptueux petit déjeuner avec en particulier des jus d'orange et de pamplemousse à base de fruits frais. Les enfants passent la matinée à jouer aux consoles et ma femme et moi partons à la découverte du quartier d'Emarat. Celui-ci est un quartier moderne aux larges avenues bordées d'immeubles et d'hôtels à plusieurs étages ce qui est rare dans Khartoum. La ville est très étendue et poussiéreuse. C'est également le site de nombreuses ambassades qui sont le plus souvent établies dans des villas cossues entourées de jardins. La sécurité impose l'implantation de plôts de béton empêchant toute incursion de véhicules indésirables. C'est en particulier le cas de l'ambassade de France située à deux pâtés de maison du domicile de notre hôte. Souvent de hauts murs protègent ces propriétés jouissant d'un agréable jardin. En dehors des axes principaux, les autres voies de desserte sont en terre battue. Chaque maison possède un ou plusieurs gardiens qui veillent à la tranquillité des lieux et de leurs occupants. Nous irons faire quelques emplettes dans de mini supermarchés où l'on peut trouver toute la nourriture souhaitée par un étranger. (excepté les boissons alcoolisées) Comme c'est vendredi, jour de repos pour l'islam, les rues sont quasiment désertes, ce qui change de la cohue habituelle. A midi, notre cuisinière nous a préparé des pizzas, des salades de tomate arrosées de jus de fruits. L'après midi se passe à attendre notre chauffeur qui doit nous accompagner à Omdurman voir les cérémonies conduites par des derviches, secte soufi datant du XIX ème siècle. L'heure passant, nous sommes de plus en plus inquiets de l'absence de notre voiture. Grâce à un gardien de la propriété, nous entrons en contact avec Midhat, notre TO qui nous indique l'arrivée prochaine de la voiture. Celle-ci arrive vers 18h : je commençais à perdre patience. C'est ensuite, une course à travers Khartoum que l'on doit traverser pour rejoindre le cimetière d'Hamed al Nil où ont lieu les danses accompagnées par des tambours et des sifflets. Quelques participants portent des armes. C'est une foule compacte qui assiste à ces cérémonies où nous sommes très bien accueillis en tant que touristes étrangers. Les enfants sont même placés au premier rang afin de ne rien perdre du spectacle. Cela dure jusqu'au coucher du soleil. Nous étions inquiets mais tout s'est très bien déroulé. Comme la veille, nous retournons à notre cantine : le restaurant libanais._Samedi 23/4 : Dernier jour au Soudan. Notre hôte nous laisse les clés de sa demeure, partant une quinzaine se ressourcer en Thaïlande ; la matinée se passe à préparer les bagages. Dernière promenade dans les alentours de nôtre résidence. Après une légère collation à midi, notre chauffeur arrive pour nous conduire une dernière fois dans Khartoum et Omdurman. Nous partons visiter la tombe du Mahdi et la maison du Khalifa, son successeur à la fin du XIX ème siècle. Forte chaleur comme tous les jours précédents et poussière dans les rues où l'animation est revenue. Nous traversons le Nil blanc et nous nous rendons à la tombe qui est porte close. Heureusement, nous pourrons visiter la maison du Khalifat transformé en musée présentant des objets lui ayant appartenu tels qu'armes, vêtements, documents écrits de sa main. Des souvenirs également du passage du général gordon qui séjourna dans cette maison après sa prise d'Omdurman en 1898. Les premières voitures ayant roulé au Soudan sont présentées. Des objets de la vie courante de l'époque ayant appartenu au propriétaire des lieux complètent les vitrines disposées dans les salles de cette demeure où l'on verra aussi la salle de bain et ses installations sophistiquées d'arrivée et de distribution d'eau chaude et froide. Ensuite, nous finirons la visite d'Omdurman par un passage au souk en voiture. Avant de regagner notre demeure, nous passons visiter la mosquée de Farouk, l'ancien roi d'Egypte. Cette mosquée située à l'intérieur d'un jardin en plein centre de Khartoum date de la fin du XIXème siècle. Sa construction et son architecture ont été influencées par les Ottomans qui ont régné sur l'Egypte durant des siècles. Un dernier arrêt nous permettra d'acheter des cartes postales ce qui n'est pas une mince histoire au Soudan. Pour cela, il a fallu se rendre à l'hôtel de l'acropole qui semble détenir le monopôle de la vente de ces souvenirs et des timbres associés. Maintenant nous rejoignons notre résidence pour terminer les bagages, prendre une douche et un rafraîchissement. A 18 h, le chauffeur vient nous rechercher pour nous conduire à l'aéroport tout proche. Avant cela, nous saluerons et remercierons pour leur aide, les gardiens des différentes demeures voisines de celle de notre ami et nous porterons à l'ambassade les clés du propriétaire. Il ne nous reste plus qu'à attendre l'avion qui nous mènera au Caire en provenance de Nairobi. L'aérogare est climatisée ce qui permet sans trop de fatigue de supporter cette attente d'autant que l'avion a quelque peu de retard. Nous finissons nos derniers billets en achetant des derniers souvenirs et gardons précieusement en souvenir de la menue monnaie. En présentant nos billets électroniques, l'employée semble tiquer mais nous n'y prêtons pas attention. Nous sommes bientôt( après 3 h) appelés pour embarquer dans le 727 de Kenya airways. Le vol de 2 heures se passent sans histoire.

- Dimanche 24/4 : nous débarquons au Caire, il est presque minuit. Nous partons vers 4 h en direction d'Amsterdam. Les bagages ont été enregistrés à Khartoum pour leur destination finale (CDG) ; A la sortie de l'avion, nous nous rendons dans la zone de transit et présentons nos billets pour l'enregistrement sur le vol KLM. Tout de suite, l'employé nous annonce la suppression du vol. nous sommes atterrés. Personne n'est en mesure de nous dire quand partirons nous : il faut attendre. Tous les autres passagers ont quitté déjà l'aérogare. Nous restons avec quelques oubliés comme nous. Nous patientons ainsi près de 2 heures avant que l'on nous avertisse d'attendre 7 h du matin. Nous nous installons tant bien que mal pour dormir sur les fauteuils de l'aérogare aux boutiques ouvertes 24h sur 24 malgré l'absence totale de clients. L'heure fatidique approche, nous allons prendre un petit déjeuner avant de nous rendre au comptoir d'assistance. Le personnel s'est bien occupé de nous jusque là mais sans nous donner beaucoup d'informations. Une jeune femme d'Air France vient à nous pour nous annoncer que des places ont été trouvées sur un vol à destination de Paris partant à 9h40. On fait un ouf de soulagement : plus que 3 h à attendre. En fait, cela ne nous fait pas trop perdre de temps puisque nous devions transiter par amsterdam avant de rejoindre Paris. Un dernier gag survient alors : nous devions récupérer nos bagages afin de les réacheminer sur le vol Air France. C'est alors que l'on nous annonce qu'ils ont découvert dans un sac..........une bouteille d'alcool. Tout est bien qui finit bien.

Excellent voyage sans aucune ombre venant le ternir : tour opérateur local très sérieux et consciencieux dont le personnel a été aux petits soins pour nous. Comme toujours notre ami s'est mis en quatre pour nous faire profiter au mieux de sa résidence et du pays où il réside. Si le Soudan n'est pas un haut lieu du tourisme, il n'en reste pas moins que son approche est intéressante et l'image retournée par les médias ne correspond pas du tout au ressenti d'une famille de touristes qui a fortement apprécié l'accueil de la population à son égard. Le poids de l'Islam a été très léger et la vision superficielle de la vie locale que l'on a eu, ne permet pas de penser qu'il puisse s'y dérouler des événements semblables à ceux de pays voisins. D'ailleurs pour quel bénéfice? Bien sûr, tout n'est pas libre d'être visité, et au Darfour s'ajoute dorénavant la zone frontalière avec le sud Soudan dont la partition a lieu le 9 juillet suite aux élections du début de l'année. Ce 193 ème pays rejoignant l'ONU reste peu sûr, et souhaitons que les années de guerre civile ne seront plus que de l'histoire ancienne.

Pour voir nos photos
http://www.panoramio.com/user/2279867/tags/P-Soudan-Sudan
Quelle météo à Melbourne fin juin et à Uluru début juillet? English translation pending
by Donprocedor · 2011-06-07 · 2 replies
partons bientot pour le pays d'oz, la grande difficulté c'est la méteo rencontrée à melbourne dernière semaine de juin et début juillet à uluru
Voyage vers l'Asie en fourgon: carnet de passage? English translation pending
by Minimaximax · 2011-05-17 · 3 replies
Bonjour aux voyageurs de tous pays ! Nous sommes en train de préparer un petit voyage qui nous conduira vers l'Asie en fourgon pendant un ou deux ans. Et comme tous les chanceux qui sont passés par là, nous nous posons la question du carnet de passage en douane !

Voici la liste des pays que nous souhaitons traverser : Europe (qui n'est pas un pays), Turquie, Syrie, Jordanie, Liban, Iran, Turkménistan, Ouzbékistan, Kirghizistan, Tadjikistan, Kazakhstan, Russie, Mongolie.

Il y a la possibilité d'acheter un carnet Ata, 180 euros environ sans caution, où le fameux CPD du très apprécié Automobile Club de France à 217 euros + 3500 euros de caution minimum (Iran oblige)!

Bien évidemment on est plutôt tentés par la première option mais ce qui nous turlupine c'est la reconnaissance de ce carnet ATA. Parce que 180 euros c'est bien mais si c'est pour ce retrouver coincé à la porte de l'Iran c'est moins bien.

Nous avons déjà écumé les forums du site et les éléments de réponses que nous avons trouvé ne sont plus très frais. Quelqu'un s'est-il essayé à voyager avec ce carnet ATA dans cette partie du monde ? Et dans quels crénom de pays est-il obligatoire ? ( Iran on est sûrs mais le reste pas trop...)

Merci à tous ceux qui pourront nous éclairer un peu.

Timax
La plus belle côte de la Méditerranée? English translation pending
by Voyageur1606 · 2011-05-13 · 6 replies
Bonjour,

Je voudrais savoir quel pays a la cote méditerranéenne la plus sauvage et la plus belle parmi tous les pays du bassin méditerranéen (Europe, Afrique du nord, Proche Orient, Turquie) ?
Birmanie... Des étoiles plein les yeux! English translation pending
by LilouJun · 2011-03-23 · 13 replies
Comme toujours dans ce pays nous prenons notre bus à 4 heures du matin. Réveil difficile. Arrivés a la mi-journée dans la charmante bourgade de Palaw, nous profitons de l’après-midi pour comparer les différentes offres de trekking. Nous décidons de partir pour 3 jours avec un groupe de 4 jeunes français rencontrés dans le bus qui ont opté pour la même agence que nous.

Vraisemblablement cela à froissé la guesthouse dans laquelle nous logeons (car nous avons refusé leur offre) et hasard ou coïncidence, je ne retrouverais jamais le linge que j’avais étendu sur la terrasse. Quoi qu’il en soit, nous prenons la route qui doit nous mener jusqu’au lac Inle en 3 jours. Dès le premier jour nous traversons de nombreux paysages devant lesquels nous sommes en admiration. Ici pas de forêts ravagées. Dans le premier village que nous traversons, une vielle dame est en train de battre le riz pour décrocher le grain de ses enveloppes de son. Nous nous installons quelques instants avec elle, ses deux filles et leurs enfants. L’ambiance est guillerette, les femmes ont l’air content de nous voir et nous en profitons pour prendre quelques photos en échange de quelques échantillons de shampoing et de savon. Aux alentours de midi, nous arrivons dans un gros bourg de 600 habitants. Aux abords de la gare ferroviaire, des femmes vendent du thé des montagnes. Nous nous arrêtons pour en acheter un peu. Très amusées par notre apparence, elles rient en regardant mon piercing au nez et s’amusent à toucher le duvet blond sur mes bras.

En fin de journée nous rejoignons le hameau de Sinlai. Nous prenons nos quartiers dans le monastère, accueillis par un moine plutôt original qui aime beaucoup plaisanter et tient absolument a me faire danser devant lui… no comment !

Avant que la nuit ne tombe, nous profitons de la lumière rougeoyante si propice aux photos pour aller faire un tour dans le village. Les plus heureux de notre présence sont bien entendu les enfants. Leurs voix et leurs rires raisonnent, mais tandis que nous jouons avec eux l’obscurité se fait, et nous devons revenir au monastère. Le repas est déjà prêt. Le cuisinier qui nous accompagne a concocté un succulent repas constitué de riz montagnard (de couleur rouge) et de divers curry. Julien peut enfin déguster la bière qu’il transporte depuis le départ, malgré le poids de son sac (il porte aussi mes affaires !)… Le monastère est dans le noir complet et au dessus de nos têtes le ciel brille de mille éclats.

Quand j’ouvre les yeux ce matin là, un moine se tient derrière nous et récite des incantations. Sa psalmodie est lancinante, à mi-chemin entre un chant et une prière.

Les deux journées suivantes se déroulent de la même façon. Nous rencontrons de nombreuses ethnies différentes (que nous pouvons reconnaitre à leurs costumes traditionnels). Le second soir nous logeons chez une famille, au sein de leur maison. Comme le font les habitants eux-mêmes, nous nous lavons dans la cour à l’aide d’un seau directement dans l’eau du puits. Nous ne sommes plus qu’a une grosse demi-journée du lac Inle, et nous devons partir au petit matin sans tarder. Quand nous arrivons au lac, un bateau nous attend. Le niveau du lac extrêmement bas en cette saison (car nous sommes au cœur de la saison sèche) découvre de grandes bandes de terres permettant aux agriculteurs de profiter de terres riches en limons, on appelle cela les jardins flottants. Nous naviguons par les canaux entre les jardins afin de rejoindre le cœur du lac et observer les pêcheurs aux barques si particulières. Le batelier se tient à l’avant faisant avancer le bateau d’un mouvement de hanche à l’aide d’un bâton de bois. A l’arrière, on peut observer une immense nasse à poissons. Nous arrivons enfin à Nyiaugngshwe, ravis de retrouver un vrai lit pour passer la nuit.

Apres deux jours nous descendons vers notre dernière étape, le rocher d’or. En route, nous faisons escale pour une journée dans la ville de Bago, ancienne capitale birmane. Une personne de notre hôtel nous propose d’être notre guide et chauffeur. Cela tombe bien, avec la nuit que nous venons de passer dans un bus inconfortable (pléonasme en Asie), nous avons envie de faire au plus simple et de nous laisser porter. Ce guide s’avérera être une personne d’excellente compagnie : sevrés d’internet et d’information, c’est lui qui nous apprendra le début des insurrections en Lybie. La BBC, chaine d’anglaise d’information diffusée en birman sur des ondes clandestines, permet ainsi a certaines personnes de se tenir au courant de l’état du monde. Comment oublier ce guide, parlant a voix basse, qui nous confiait sa joie de voir tout ces peuples se retourner contre leurs illégitimes gouvernements… Il est alors prolixe et on sent chez lui une joie sincère d’échanger avec nous: la raison en est horriblement simple, la junte birmane ayant construit son système sur la censure et la peur, notamment grâce a la délation anonyme, les birmans n’osent pas parler de « ces choses-la » entre eux, même avec leurs meilleurs amis, de peur d’être déclarés ennemis du régime et emprisonnes…

La ville de Bago recèle un nombre incroyable de temples et de Bouddhas, c’est certainement la ville qui en compte le plus en Birmanie. Nous commençons l’ascension d’un temple, la paya Intha, réputé pour les naths (esprits païens dont le culte est antérieur a Bouddha) qui l’habitent. Nous faisons une halte attirés par des chants. Une vielle femme en transe est en train d’invoquer les naths. Des hommes travestis en femmes l’aide dans sa transe en lui faisant de l’air ou lui donnant des cigarettes, petit à petit, elle à l’air de ne plus être maitre de ses mouvements. Les naths s’expriment à travers son corps. Je n’arrive pas à savoir si c’est son corps qui suit les chants et les percussions ou l’inverse. Probablement l’inverse. Quand les chants s’arrêtent, la vieille femme revient doucement à elle. Il parait qu’elle aurait tout oublié.

Lorsque j’ouvre les yeux deux jours plus tard, un seul mot me vient a l’esprit : courbatures. J’ai mal dans tout le corps. Si nous avons résisté aux treks, nous ne pouvons pas en dire autant du pèlerinage au rocher d’or de Kyaikhtiyo. Il faut dire que nous n’avons pas choisi la voie de la facilité et avons décidé de faire le pèlerinage à pieds plutôt que de prendre le bus qui monte au sommet.

Afin d’éviter la chaleur, nous quittons notre chambre vers 5h30 du matin. Il fait encore nuit noire. Dans un parfait alignement, le fin croissant de lune et l’étoile du berger semblent nous montrer la voie à suivre. L’ascension commence donc dans l’obscurité et le silence les plus complets. Les échoppes qui jalonnent le chemin ne sont pas encore ouvertes et les habitants se réveillent a peine. Nous sommes partis à cette heure matinale pour éviter la touffeur permanente de la journée, rien à voir avec le lac Inle et les montagnes où soufflait toujours une brise légère, là c’est la cuisson permanente, et bien que le soleil ne soit pas encore levé, dès le départ nous sommes en nage.

Les habitants que nous rencontrons nous encouragent, il est clair que la plupart des touristes (et même des birmans) préfèrent prendre le bus et ils sont surpris de nous voir effectuer le pèlerinage en marchant, qui plus est a cette heure matinale. Tout au long de la montée, de nombreux moines jalonnent le parcours en attendant les offrandes des pèlerins.

Nous ne mettrons finalement que 4 heures pour atteindre le sommet. En chemin, nous profitons d’un panorama exceptionnel sur la foret alentours, sombre et préservée, qui semble s’étendre a l’infini. Montagnes et vallées brumeuses a perte de vue.

Nous passons le check-point et nous acquittons du droit d’entrée quand nous l’apercevons enfin. Il tient en équilibre sur le bord du précipice, on dirait qu’il joue avec les lois de la gravité. Nous sommes éblouis. La légende veut que ce soit un cheveu de Bouddha qui le retienne, et à bien l’observer, je ne vois pas d’autre solution. Vous ne pourrez pas bien le voir sur la photo mais le rocher est a peine posé, il effleure la montagne. Nous comprenons mieux le culte que vouent les birmans a ce site sacré, tout habitant de ce pays se doit de venir y déposer une feuille d’or dans sa vie. Tous les conducteurs accrochent a leur pare-brise la photo du golden rock comme porte-bonheur.

Nous redescendons quelques heures plus tard sous un soleil de plomb gardant dans la tête l’image de ce rocher entièrement recouvert d’or. De retour a Kinpum (ou nous logeons) nous n’avons plus qu’une seule idée en tête : nous enfermer dans le bungalow jusqu’au coucher du soleil avec la clim a fond ! Pas de chance, l’électricité est coupée dans toute la ville jusqu'à 18 heures… Nous passerons donc la journée dans cette moiteur toute asiatique qui fait tout le charme de cette région !!

De retour a Yangon, la veille du départ nous trouvons que ces 23 jours sont trop vite passés. Nous avions pourtant un programme chargé. Par chance, nous avons gardé le meilleur pour la fin : La paya Shwedagon ! Ce nom ne vous dit rien ? Pourtant ce temple est une merveille parmi les merveilles. Nous nous attendions a quelque chose d’exceptionnel et nous n’avons pas été déçus. Nous nous engageons par l’escalier de la porte sud. L’entrée est démesurée. Nous ôtons nos chaussures et commençons à monter les marches. Si à ce stade la paya n’est pas visible, l’escalier n’en demeure pas moins impressionnant avec ses boiseries fines et son marbre. Nous progressons lentement pour profiter le plus longtemps de la fraicheur car en quelques semaines la température a fortement augmentée.

Des que nous franchissons l’enceinte de la paya, tout ce que nous voyons n’est qu’or. Tout cela semble irréel ! Il faut savoir qu’il y a plus d’or dans la paya Shwedagon que dans les coffres … de la banque d’Angleterre !!!! Et pour cause ! Des montagnes d’or s’élèvent de toutes parts. Au sommet du temple, sont incrustes des dizaines milliers de diamants et de pierres précieuses avec sur la pointe, un diamant unique de 76 carats.

Nous restons de longues heures à arpenter et observer chaque recoin, nous voulons nous imprégner de l’atmosphère de ce lieu emprunt de ferveur et de spiritualité en attendant que la nuit tombe. Les chants lancinants et répétitifs des prières nous bercent et ne font que renforcer l’impression de sacré qui se dégage de la paya. Petit a petit l’obscurité se fait et la Shwedagon s’illumine. Encore plus éclatante qu’en plein jour, elle brille de mille feux. C’est la dernière image que nous emportons de ce pays. Nous regardons avidement autours de nous pour tenter d’en conserver le plus possible dans notre mémoire.

Ce pays méconnu dont on parle uniquement pour des raisons politiques nous a grandement surpris. C’est un joyau de l’Asie. Sa culture, son architecture, sa cuisine et par-dessus tout ses habitants en font un pays d’une richesse exceptionnelle. Assurément l’une de nos plus belles expériences au cours de ce voyage.

Je fais un vœu avant de partir, celui de revenir pour explorer d’autres contrées car je sais qu’il y a encore beaucoup de belles choses a y découvrir.

Les photos et la suite de nos aventures sur le blog
http://les-choux-chinois.over-blog.com/
Mariage français en Malaisie: possible? English translation pending
by Paterjalan · 2011-03-18 · 2 replies
Bonjour,

La Malaisie étant notre pays coup de coeur, je me suis posé la question de savoir s'il était possible de se marier en Malaisie. Nous sommes tous 2 ressortissants français, de nationalité FR, j'ai pris connaissance des modalités sur l'Ambassade Fr. Mais je souhaite savoir surtout si certains ont une telle expérience, connaissent des personnes qui l'ont fait...?

Merci.

Paterjalan
Où à l'étranger passer sa retraite tranquillement? English translation pending
by Vetea13600 · 2011-03-12 · 8 replies
je voudrais savoir si vous connaissez des pays ou on passer sa retraite tranquillement et ou la population est cool et ou la vie n est pas trop chere ...merci pour vos infos....
Les tribulations de la famille Raton à Taïwan English translation pending
by Ratonne · 2011-03-09 · 0 replies
Après le Japon et les Pays Bas, la famille Raton a décidé de se fondre parmi la population Taiwanaise. Il y a des hauts et des bas mais toujours avec humour et bonne humeur.

Si le cœur vous dit de nous suivre, c'est par ici : --> Les tribulations de la famille Raton
Retrait maximum aux distributeurs ATM aux Philippines, en Indonésie et au Vietnam? English translation pending
by Locosurf34 · 2011-02-24 · 2 replies
Bonjours

Je sais que dans certains pays la limite de retrait en une fois est faible ... Au Laos c'est il me semble maximim 1 200 000 kips (ce qui fait environ 100 €) ...

Qu'en est il aux Philippines, Indonesie et Vietnam ???

Merci.
Frictions entre Thailande et Cambodge English translation pending
by Asianmike · 2011-02-05 · 55 replies
Les tensions entre les 2 pays se réveillent régulièrement et quasiment toujours pour les mêmes raisons, un certain flou concernant les frontière entre les 2 pays et surtout concernant l'appartenance du temple du Preah Vihear. Officiellement Cambodgien, les Thaïlandais n'ont pas abandonné leur désir de le récupérer ce qui crée régulièrement des accrochages comme depuis trois jours. La visite du temple est donc à retirer de vos itinéraires le temps que ça se calme. D'ailleurs programmer la découverte du Preah Vihear nécessite de se tenir au courant de la situation car elle est toujours tendue. Dommage car c'est un lieu magnifique tant le temps que les paysages alentours. Et la réplique qu'il y a à Muang Boran, c'est vraiment pas pareil ;)
Risque au Maroc comme la Tunisie? English translation pending
by Solenzara5 · 2011-01-19 · 29 replies
Bonjour, je sais bien que les pays ne sont pas à côté. Mais pensez-vous que les évènements passés en Tunisie peuvent se produire au Maroc?
Espace aérien tunisien fermé jusqu'à nouvelle date English translation pending
by Nemo1001 · 2011-01-14 · 15 replies
l'etat d'urgence dans le pays a été décrété
Dollars "anciens" au Cambodge acceptés? English translation pending
by Muriel18 · 2011-01-14 · 14 replies
Bonjour,

Je sais que dans certains pays d'Afrique, on refuse les dollars antérieurs à une certaine année (2006? 2007?) Il me reste de dollars de 1995 et 2001, aussi j'aimerais savoir si c'est la même chose au Cambodge ou s'ils sont encore acceptés.

Merci d'avance pour vos réponses. Muriel
Voyage au Mali en février: annulation, précautions, modifications? English translation pending
by Liie · 2011-01-12 · 89 replies
Bonjour,

Couple Français, vivant aux Pays-Bas, nous avons prévu un voyage de 15 jours au Mali, début février. Compte tenu de l'actualité, nous aimerions recueillir des avis éclairés afin de nous guider dans nos choix : maintenir ou non le voyage ? si oui, quelles régions traverser, dans quelles conditions ? si non, le reporter ? ... A titre informatif, nous pensions initialement éviter le nord, au dessus de Mopti. Nous pensions organiser un périple de Bamako au pays Dogon.

Nous nous tenons informés via différents médias. Ce que nous venons chercher ici ce sont des avis de personnes vivant sur place ou connaissant bien le pays pour y avoir voyagé à plusieurs reprises (de préférence également dernièrement). Nous ne cherchons pas à être alertés, affolés ou rassurés mais nous sommes bien dans l'attente d'avis objectifs.

Merci d'avance! Liie
Travailler et vivre en Corée du Sud English translation pending
by Djoik · 2011-01-04 · 9 replies
Bonjour,

Attiré par ce pays depuis quelques temps, je souhaiterais partir travailler là bas.

Je suis actuellement assistant de direction à paris, commence à etudier le coréen et je souhaiterais avoir des infos sur la vie la bas et avoir vos avis concernant mon profil si il était intéréssant ou pas pour travailler là bas.

Merci d'avance.
Aller vers le nord ou vers l'est après Udaipur? English translation pending
by Perlebleue · 2011-01-03 · 1 reply
Bonjour,

J'ai visité plusieurs pays d'Asie du Sud-Est mais ce sera mon premier séjour en Inde. J'arriverai à Mumbai fin février pour 3 nuits. Après, je compte me rendre en avion à Udaipur, seule ville du Rajasthan que je visiterai. Les autres villes de l'Inde où je souhaite séjourner au moins 3 nuits sont Sarnath /Varanasi, Amritsar, Dharamsala???, Solan (pour un séjour au monastère de Menri), à Nainital (pour voir les montagnes), Rishikesh, Agra et repartir de Delhi. Alors, ma question est après Udaipur, dois-je poursuivre ma route vers le nord (Amritsar) ou bien me rendre à Agra puis Varanasi en train et ensuite aller vers le nord.

Merci à l'avance de vos réponses.
Transit de médicaments psychoactifs en Égypte? English translation pending
by Jupiter2005 · 2010-12-23 · 2 replies
Bonjour,

Ayant vu que dans certains pays du Golfe, notamment les Emirats Arabes Unis, une longue liste de substances psychoactives, des médicaments bénins pour la douleur tel que la codeïne, la mélatonine, le Xanax, le Lexomil, des somnifères ( Zolpidem, Zoplicone, etc .. ) était STRICTEMENT interdit, et beaucoup de gens partent en prisons pour 4 ans, pour avoir sur eux quelques comprimés d'un somnifère; même avec une ordonnance. Et ceux qui transportent de la Buprénorphine / Méthadone ( substitut de l'héroïne ) prennent très très très cher ! là, c'est considéré au même titre que de l'héroïne.. 🏴‍☠️

Dubaï est une des villes les plus stricte en matière de médicament psychoactifs, aucune tolérance, et les sanctions draconiennes ! bref,

Donc, j'aurais voulu savoir si en Egypte, je risquais d'avoir des problèmes en raménant mes Zolpidem, ( Stilnox, ou Ambien au US, et mes Xanax ? )

Merci d'avance
S'arrêter vingt jours en Malaisie en août-septembre? English translation pending
by Godsavelucy · 2010-11-25 · 2 replies
Bonjour, je recherche un pays asiatiqu sur lequel m'arrêter, pendant environ 20 jours, lors de mon retour d'Australie: On m'a conseillé la Malaisie,

Je voulais savoir quel était le climat à cet époque?  Je cherche à visiter le pays mais à aussi profiter de la plage après mon année d'étude finit (et juste avant d'en entamer une nouvelle...)! Je recherche donc un peu de soleil et de chaleur :) Je tiens aussi à signaler que je compte y aller seule. Puis-je courir des risques étant une fille(20ans)?

Merci!

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