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Traversée en cargo France-Etats-Unis ou France-Canada English translation pending
salut tous le monde
nous sommes nombreux a vouloir visiter les usa, le canada, l'amerique du sud ect et la grande question reste la traversée maritime, don ce post se propose de receuillir les infos que nous avons peut etre individuellement pour en faire profiter tous le monde
pour ma par j'ai : le havre, jacksonville usa 2500 euro pour un ccar d'environ 47m3 par la compagnie mercier et vous?
nous sommes nombreux a vouloir visiter les usa, le canada, l'amerique du sud ect et la grande question reste la traversée maritime, don ce post se propose de receuillir les infos que nous avons peut etre individuellement pour en faire profiter tous le monde
pour ma par j'ai : le havre, jacksonville usa 2500 euro pour un ccar d'environ 47m3 par la compagnie mercier et vous?
Formalités d'entrée en Guinée depuis le Mali English translation pending
Nous avons visité la Guinée en novembre 2007 à partir du Mali avec notre propre véhicule immatriculé en France
et entreposé à Bamako.
Concernant les formalités administratives elles peuvent être réalisées à l'ambassade de Guinée à Bamako.
Nous avons déposé nos visas le matin à 11h et nous les avons récupérés le soir même (2 photos + photocopie
passeport et permis). Il n'a pas été nécessaire de fournir une invitation comme l'ambassade de Guinée à Paris
le demande. Les prix des visas sont affichés sur un tableau.
Sachez que les visas pour la Guinée sont relativement coûteux (plus de 500 000 FCFA) et que vous pouvez
obtenir un laissez-passer pour votre véhicule (150 000 FCFA). Il n'est pas nécessaire d'avoir un carnet de
passage en douane pour se rendre en Guinée avec un véhicule français. Le principal passage frontière entre le
Mali et la Guinée se trouve à Kourémalé à 120 kilomètres au sud ouest de Bamako.
Avec un peu de chance les formalités douanières et policières peuvent être réalisées en moins de deux heures.
En novembre 2007 il ne restait qu'une dizaine de kilomètres de piste sur les 120 kilomètres qui séparent Bamako
de la ville frontière de Kourémalé. Côté guinéen la route est parfaite jusqu'à Kankan après c'est une autre
affaire. A signaler que l'état du réseau routier est très variable. Si le goudron est parfait entre Kindia et
Kissidougou, il est de très mauvaise qualité entre Kissidougou et Zérékoré et il peut avoir
complètement disparu sur certains itinéraires (Kissidougou/Tokouno prévoir 5h de route). Durant notre séjour
nous avons été emmerd.. qu'une seule fois à Kankan par un policier indélicat. Dans votre véhicule prévoir deux
triangles rouges. Sinon, rien à signaler. La Guinée est un pays très rural et l'accueil des guinéens a été
particulièrement remarquable. Très peu de sollicitation de la part des enfants ou des adultes, beaucoup de
sourire et de sympathie ce qui rend le pays très attachant. En Guinée la population ne demande pas l'argent
ou le bidon comme cela est trop souvent le cas en Afrique. Malgré la pauvreté du pays l'éducation des guinéens
est remarquable de ce point de vue là.
Même si les paysages ne sont pas grandioses la nature y est belle et préservée (Fouta Djalon). En Guinée
forestière il ne reste malheureusement que très peu de forêt primaire mais l'ascension des Monts
Nimba vaut le détour (ascension possible depuis N'Zo mais prévoir 10h de marche. Pour marcheur aguerri).
et entreposé à Bamako.
Concernant les formalités administratives elles peuvent être réalisées à l'ambassade de Guinée à Bamako.
Nous avons déposé nos visas le matin à 11h et nous les avons récupérés le soir même (2 photos + photocopie
passeport et permis). Il n'a pas été nécessaire de fournir une invitation comme l'ambassade de Guinée à Paris
le demande. Les prix des visas sont affichés sur un tableau.
Sachez que les visas pour la Guinée sont relativement coûteux (plus de 500 000 FCFA) et que vous pouvez
obtenir un laissez-passer pour votre véhicule (150 000 FCFA). Il n'est pas nécessaire d'avoir un carnet de
passage en douane pour se rendre en Guinée avec un véhicule français. Le principal passage frontière entre le
Mali et la Guinée se trouve à Kourémalé à 120 kilomètres au sud ouest de Bamako.
Avec un peu de chance les formalités douanières et policières peuvent être réalisées en moins de deux heures.
En novembre 2007 il ne restait qu'une dizaine de kilomètres de piste sur les 120 kilomètres qui séparent Bamako
de la ville frontière de Kourémalé. Côté guinéen la route est parfaite jusqu'à Kankan après c'est une autre
affaire. A signaler que l'état du réseau routier est très variable. Si le goudron est parfait entre Kindia et
Kissidougou, il est de très mauvaise qualité entre Kissidougou et Zérékoré et il peut avoir
complètement disparu sur certains itinéraires (Kissidougou/Tokouno prévoir 5h de route). Durant notre séjour
nous avons été emmerd.. qu'une seule fois à Kankan par un policier indélicat. Dans votre véhicule prévoir deux
triangles rouges. Sinon, rien à signaler. La Guinée est un pays très rural et l'accueil des guinéens a été
particulièrement remarquable. Très peu de sollicitation de la part des enfants ou des adultes, beaucoup de
sourire et de sympathie ce qui rend le pays très attachant. En Guinée la population ne demande pas l'argent
ou le bidon comme cela est trop souvent le cas en Afrique. Malgré la pauvreté du pays l'éducation des guinéens
est remarquable de ce point de vue là.
Même si les paysages ne sont pas grandioses la nature y est belle et préservée (Fouta Djalon). En Guinée
forestière il ne reste malheureusement que très peu de forêt primaire mais l'ascension des Monts
Nimba vaut le détour (ascension possible depuis N'Zo mais prévoir 10h de marche. Pour marcheur aguerri).
Voyage France-Croatie à moto English translation pending
Bonjour à tous!
Je suis en train de préparer notre 1er "gros" voyage à moto en Europe. Le trajet aller est déjà élaboré, en voici un appercu:

En gros on rejoint la Croatie, via l'Italie. On dort en camping. Ma moto sera équipée de sacoches cavalières souples, ainsi que d'une sacoche de réservoir. La tente/matelas/gros matos tout sera sanglé à la place du passager.
Bon, certains aspects m'inquiètent un peu, j'espère que les baroudeurs expérimentés sauront me rassurer: La moto c'est bien mais faut en descendre de temps en temps pour aller se promener et visiter un peu. Vu comment on sera chargé je compte laisser les bagages sur la moto. Je crains les vols en fait. Vous avez des astuces?? (autre que d'emporter 50kg de matos tout l'après midi en ville ;) ) Le soir au camping... Le matos, on le laisse sur la moto? On démonte et on met dans la tente?
En gros je suis plutot inquiet sur l'aspect bagagerie/vol...
Si vous avez des ptis conseils par rapport au trajet, ou d'autres sujets, n'hésitez pas a partager ;)
Je suis en train de préparer notre 1er "gros" voyage à moto en Europe. Le trajet aller est déjà élaboré, en voici un appercu:

En gros on rejoint la Croatie, via l'Italie. On dort en camping. Ma moto sera équipée de sacoches cavalières souples, ainsi que d'une sacoche de réservoir. La tente/matelas/gros matos tout sera sanglé à la place du passager.
Bon, certains aspects m'inquiètent un peu, j'espère que les baroudeurs expérimentés sauront me rassurer: La moto c'est bien mais faut en descendre de temps en temps pour aller se promener et visiter un peu. Vu comment on sera chargé je compte laisser les bagages sur la moto. Je crains les vols en fait. Vous avez des astuces?? (autre que d'emporter 50kg de matos tout l'après midi en ville ;) ) Le soir au camping... Le matos, on le laisse sur la moto? On démonte et on met dans la tente?
En gros je suis plutot inquiet sur l'aspect bagagerie/vol...
Si vous avez des ptis conseils par rapport au trajet, ou d'autres sujets, n'hésitez pas a partager ;)
Cap Vert: déplacements d'île en île? English translation pending
Bonjour,
je compte séjourner une 10ène de jours courant mars au Cap Vert. les infos concernant les déplacements d'ile en ile sont assez floues : à priori il y a très peu de bateaux qui assurent les liaisons. je ne suis pas intéressée par les vols internes qui apparemment sont très onéreux. Donc, si vous pouvez me faire part de vos expériences qt aux déplacements via "la flotte navale"...
MErci d'avance
Laurence
Trois semaines au Maroc en 4x4 English translation pending
Bonjour a tous, nous partons pour 3 semaines au maroc lundi, nous comptons descendre a Marakech, apres Ouarzazate, le Draa, vallée et gorges du Dades, Merzouga. Nous partons avec notre 4x4 Toy hdj80, je demande aux gens qui connaissent la region, faut il pousser jusqu'a Mhamid, y a t'il une auberge la bas? Nous voulons faire un peu de piste aussi...Sommes preneurs de vos itineraires sympa ! merci.
Ouverture de compte bancaire à Madagascar English translation pending
Bonjour a tous
Ayant sejourné 2 fois un mois a mada, J'envisage d'y vivre une année minimum pour commencer avant de devenir résident car je serai en retraite fin juin . Au début en hotel puis location de maison ensuite sur Tamatave ou je compte avoir une petite activité occupationnelle ( 56 ans, il reste quelques ressources ............)
Ne voulant pas partir avec un magot en especes, quelqu'un peut ' il me tuyauter s'il est possible d'ouvrir un compte a distance pour y virer ensuite et avant mon arrivée une partie de l'argent necessaire sur place
Le vehicule, je compte l'acheter sur place a tamatave ou parait'il que l'on trouve de bonnes occase en provenance de la réunion ( a confirmer )
location maison, j'ai pus voir de 100 a 150 € ( confirmez vous ? )
Merci d'avance pour toutes réponses
Merci d'avance pour toutes réponses
Visa de l'entente englobant plusieurs pays de l'Afrique English translation pending
Bonjour,
je voudrais avoir des renseignements à propos du visa de l'entente qui englobe plusieurs pays d'Afrique de l'ouest dont le Burkina, Togo, Bénin...Quels sont les autres pays admis? Combien ça coûte? Combien de temps ça dure? Y a-t-il moyen de le prolonger? En combien de jours on peut l'avoir et à quelle ambassade aller le chercher à Ouaga? Est-ce que ce sont des entrées et sorties ilimitées?? Merci pour toutes vos réponses!
je voudrais avoir des renseignements à propos du visa de l'entente qui englobe plusieurs pays d'Afrique de l'ouest dont le Burkina, Togo, Bénin...Quels sont les autres pays admis? Combien ça coûte? Combien de temps ça dure? Y a-t-il moyen de le prolonger? En combien de jours on peut l'avoir et à quelle ambassade aller le chercher à Ouaga? Est-ce que ce sont des entrées et sorties ilimitées?? Merci pour toutes vos réponses!
L'Afrique est-elle "dangereuse"? English translation pending
je poste ce message par rapports aux angoisses que ma mère me transmet.
j'ai vu que le continent africain a malheureusement été remué ces derniers temps par de nombreux "dangers"(touristes tués en mauritanie, humanitaire tué au tchad, emeutes au kenya) dans des pays qui la plupart du temps etaient assez calmes (mauritanie et kenya) je m'inquiète donc, moi qui dois partir au bénin, pour mon voyage et surtout, ma mère s'inquiète!!
le bénin est, selon tout ce que j'ai pu lire, un pays stable sans danger apparemment, mais ya t il qd meme un risque quelconque en allant la bas, d'emeutes ou autre? je suis consciente que lorsqu'on voyage on prends toujours un risque, mais là j'ai du mal a toruevr des arguments pour convaincre ma mère que certains pays d'afrique ne sont pas beaucoup plus dangereux que l'europe ou l'asie.
je sais par contre qu'il faut eviter de partir en dans un pays ou vont prochainement se passer des elections, car c'est souvent là que ça "clash" .
j'aimerais avoir l'avis des "connaisseurs de l'afrique" sachant aussi que dans un autre registre du "n'y vas pas c'est dangereux" je connais une personne qui est allé dans un endroit dit "dangereux" à lombok, et qui a été ravie de son voyage et y retourne bientot !!!
merci a vous!🙂
le bénin est, selon tout ce que j'ai pu lire, un pays stable sans danger apparemment, mais ya t il qd meme un risque quelconque en allant la bas, d'emeutes ou autre? je suis consciente que lorsqu'on voyage on prends toujours un risque, mais là j'ai du mal a toruevr des arguments pour convaincre ma mère que certains pays d'afrique ne sont pas beaucoup plus dangereux que l'europe ou l'asie.
je sais par contre qu'il faut eviter de partir en dans un pays ou vont prochainement se passer des elections, car c'est souvent là que ça "clash" .
j'aimerais avoir l'avis des "connaisseurs de l'afrique" sachant aussi que dans un autre registre du "n'y vas pas c'est dangereux" je connais une personne qui est allé dans un endroit dit "dangereux" à lombok, et qui a été ravie de son voyage et y retourne bientot !!!
merci a vous!🙂
Changement d'avis total au sujet de l'Inde English translation pending
Voilà cela fait à peu près un an depuis que j'ai vu l'emission Pékin Express je me suis pris de passion pour ce pays qu'est l'Inde .
J'avais vraiment l'intention de partir 15 jour un mois en Inde du Sud mais après plusieurs lecture de blog ( principalement http://lolotte.travelblog.fr/ )je me suis rendu compte que les Indiens n'en ont strictement rien à faire des touristes et ne cherche qu'à soutirer de l'argent et arnaquer les touristes . Il doit surement exister des indiens qui ne doive pas être trp cupide mais bon . Je comptais faire mon premier vrai voyage en solitaire mais ce blog m'a vraiment un peu effrayé non pas sur le pays mais sur les gens .
Voilà je cois que je vais essayer de trouver une destination plus facile pour mon premier voyage
J'avais vraiment l'intention de partir 15 jour un mois en Inde du Sud mais après plusieurs lecture de blog ( principalement http://lolotte.travelblog.fr/ )je me suis rendu compte que les Indiens n'en ont strictement rien à faire des touristes et ne cherche qu'à soutirer de l'argent et arnaquer les touristes . Il doit surement exister des indiens qui ne doive pas être trp cupide mais bon . Je comptais faire mon premier vrai voyage en solitaire mais ce blog m'a vraiment un peu effrayé non pas sur le pays mais sur les gens .
Voilà je cois que je vais essayer de trouver une destination plus facile pour mon premier voyage
Retour d'un voyage à vélo Mali-Sénégal: une expérience! English translation pending
Bonjour à tout le monde,
Je voulais juste laisser un petit message sur ce forum que je consulte régulièrement et qui grouille de bonnes infos.
Je viens juste de rentrer de 2 mois de voyages au Mali / sénégal dont 1 mois en vélo de Bamako à Ziguinchor.
J'ai fais le trajet avec mon frère et nous sommes passé notement par le sud du mali (Kenyeba pour ceux qui connaissent) et l'expérience à été hallucinante. Nous avons fais 5 jours de brousse profonde à traverser des torrents, des rivières dans des paysages mystique. Certaines personnes sur cette route n'avaient jamais vu de blancs et partaient en courant en nous voyant. Les accueils dans des villages ont été magnifiques et les gens adorablent.
Voila donc juste pour dire que je viens de faire une phase cyclotourisme absolument hallucinante et je tenais à partager ma joie sur ce forum qui m'a aussi aidé à me lancer dans le cyclotourisme il y a 4-5 ans.
Je conseille donc fortement cette piste (d'autant que cette route(pistounette) n'est pratiquable qu'à vélo ou à pied) plutôt que de faire comme beaucoup de gens et prendre la grande route qui va vers Kayes.
Ba beneen youn et ... 😎
Je voulais juste laisser un petit message sur ce forum que je consulte régulièrement et qui grouille de bonnes infos.
Je viens juste de rentrer de 2 mois de voyages au Mali / sénégal dont 1 mois en vélo de Bamako à Ziguinchor.
J'ai fais le trajet avec mon frère et nous sommes passé notement par le sud du mali (Kenyeba pour ceux qui connaissent) et l'expérience à été hallucinante. Nous avons fais 5 jours de brousse profonde à traverser des torrents, des rivières dans des paysages mystique. Certaines personnes sur cette route n'avaient jamais vu de blancs et partaient en courant en nous voyant. Les accueils dans des villages ont été magnifiques et les gens adorablent.
Voila donc juste pour dire que je viens de faire une phase cyclotourisme absolument hallucinante et je tenais à partager ma joie sur ce forum qui m'a aussi aidé à me lancer dans le cyclotourisme il y a 4-5 ans.
Je conseille donc fortement cette piste (d'autant que cette route(pistounette) n'est pratiquable qu'à vélo ou à pied) plutôt que de faire comme beaucoup de gens et prendre la grande route qui va vers Kayes.
Ba beneen youn et ... 😎
Visites et activités sur Saly? (Sénégal) English translation pending
Bonjour à tous
Je pars à saly en avril prochain pour la 1ère fois.
cela ne fait pas très routard mais je vais ds un hotel formule tout compris.
pourriez vous me donner des renseignements sur saly et les lieux à visiter
Les choses auxquelles je dois faire attention et les bonnes combines pour bien me débrouiller.
par avance merci
cathy
Touristes tués en Mauritanie (24 décembre 2007) English translation pending
Suite a l assassinat des touristes francais ce lundi ds la région de Aleg, pensez- vous qu il y aura des conséquences pour passage à la frontière ou autres?
Mon premier voyage au Maroc English translation pending
Départ programmé pour le 2 décembre... 2005. Hé oui, cela fait un bout de temps que tout cela est arrivé, mais dans mon coeur, c'est encore hier !
Destination... MAROC, d'abord MARRAKECH, puis ESSAOUIRA.
Il fait gris et froid lorsque nous arrivons à Toulouse, mais nous sommes tellement contents que cela nous est indifférent ! Le hall de l'aéroport est déjà décoré pour les fêtes de la Noël et, comme des enfants, nous posons devant les guirlandes argentées.
Nous sommes accueillis chaleureusement par l'équipage marocain de la compagnie Atlas Blue. Nous avons choisi le côté hublot, nos amis sont assis derrière nous. Un peu de crispation et d'excitation au moment du décollage et puis la magie opère. Voir la terre d'aussi haut est un spectacle dont je ne me lasse pas. Quelques photos, avec juste un petit bout d'aile d'avion, pour éviter toute allusion à un quelconque trucage, de la ville de Toulouse qui s'éloigne à toute allure. Nous passons au dessus des nuages bas qui donnaient à la campagne un air si triste et montons à la rencontre d'un ciel tout bleu. Petit virage vers l'ouest ( je suis très attentive 😏) nous ne passerons pas au dessus des Pyrénées et nous dirigeons vers l'océan. En face de nous, il y a plein de choses appétissantes, une immense île flottante, des nuages pareils à de la crème fraîche en pleine émulsion... ou alors celle sublime d'un cappuccino géant ! Ah, on voit bien que j'ai été à bonne école avec mon mari pâtissier ! Puisqu'on parle de gâterie, voici que s'avancent dans l'allée, le steward et l'hôtesse. Ils poussent devant eux un chariot et nous dégusterons (Jean et moi), notre "première" corne de gazelle accompagnée du "premier" thé à la menthe : PREMIER, est le mot que je vais employer une multitude de fois ! Nous sommes un peu le "ravi" de la crèche : L'innocent, quoi ! Le voyage se poursuit sans incident et l'heure approche où notre avion prendra contact avec le sol marocain.

Nous faisons le retour avec en pointe de mire, le minaret de la Koutoubia.
Finie la quiétude ! Le brouhaha augmente au fur et à mesure que nous nous rapprochons de la ville. Infernal ! Des voitures de tous les côtés, des mobylettes, vélos, piétons, taxis, bus, à croire que tout Marrakech était de sortie. Jean filme cette cohue et c'est en "formation très serrée" que nous tenterons la traversée du boulevard.
Ce soir, nous mangerons sur la place, mais dans un boui-boui de première classe ! Notre "table" a vue sur la "cuisine" et la "plonge" ! Le cœur est au bord des lèvres et le fou rire, au rendez-vous. Cela nous a donné l'occasion de faire du régime, difficile de finir l'assiette quand le cœur n'y est plus !
Il faut aller se coucher, demain départ pour Essaouira.--
LUNDI MATIN.
Fouzia s'est chargée de la location de la voiture et nous avons rendez-vous avec elle sur la place. Ell nous conduit hors les murs à grands coups de klaxon énergiques. Il ne faut pas hésiter à s'en servir si on veut avancer ! Il n'y a que 178 kms jusqu'à Essaouira et nous décidons de faire une petite balade en montagne. Pourquoi pas les gorges de l'OURIKA ? Nous longeons les remparts de Marrakech et descendons vers le sud. La vallée de l'Ourika se trouve à environ une cinquantaine de kms de la ville. Nous traversons la plaine du HAOUZ, la route monte tranquillement, le plein d'essence a été fait. La voiture, dont le kilométrage est élevé, semble bien marcher. Cette promenade va servir de test. Pierre est au volant, Jean joue le co-pilote, les gazelles sont assises sagement à l'arrière. L'appareil à photo prêt à saisir une image insolite, nous sommes toutes les deux très attentives. Nadine a quelques difficultés à discipliner son mari, "moustache dorée" a décidé de conduire comme dans le Dakar. La route d'abord, les paysages ensuite. Pourtant il y a de jolis photos à faire : les couleurs ocre et rouge de la terre, les tapis mis en exposition ou à sécher au bord de la route, le torrent qui descend le long de la vallée, les montagnes de l'Atlas qu'on aperçoit de temps en temps. Sur la rivière, de fragiles passerelles relient quelques masures à la route. Comme il se fait gronder, Pierre finit par arrêter la voiture. Nous sommes à peine descendus du véhicule, que deux très jeunes enfants et un homme relativement âgé, se précipitent sur nous, quémandant une pièce. Nous fouillons nos poches et donnons dirhams et carrés de chocolat. Du coup, retour dans la voiture. Nos hommes rigolent en douce ! Route large et virage prononcé, mais les montagnes qui se détachent au loin sont tellement belles, que nous nous arrêtons un fois de plus. Nous étions pourtant avertis, c'est comme un mirage, on se croit tout seul et tout à coup surgissent d'on ne sait où, un gars en mobylette qui nous présente un plein panier de bijoux de pacotille, et deux enfants à pied, qui courent de toutes leurs jambes pour ne pas louper les touristes ! Eux, veulent nous vendre des fruits. Repli précipité dans la voiture. Nous décidons de ne plus nous arrêter jusqu'au village de SETTI-FATMA.
Nous sommes attendus, là aussi. Il y a pléthore de guides sur le petit parking où nous sommes obligés de nous garer. Nous choisissons le plus proche de nous, il s'appelle RACHID. Il parle bien le français avec un petit accent rigolo. Il va nous conduire jusqu'à la troisième cascade (il y en a sept). C'est une promenade sympathique que nous ferons en sa compagnie. Nous traversons le cours d'eau sur un passerelle de troncs d'arbres et prenons le sentier qui nous fera grimper gentiment, mais sûrement jusqu'au but final de l'expédition. C'est un parcours ombragé où la présence de saules pleureurs et noyers, nous intrigue. Effectivement, ce sont les Français qui ont amené les plants de ces arbres, il y a de nombreuses années. Les hommes montent gaillardement et Rachid est plein d'attention pour les fragiles gazelles. Une marche trop haute, une pierre glissante, il est là qui nous tend la main, nous"calme le cœur" (nous rassure, et nous indique les bons passages. Chaque détour du sentier nous réserve une surprise. D'abord, les restaurants qui jalonnent le parcours, leur terrasse sous les arbres avec le sol jonché de tapis, poufs et tables basses, tajines qui mijotent sur de petits murs, réfrigérateur "berbère", de simples étagères où, avec un système ingénieux, les bouteilles de soda sont rafraîchies naturellement par de l'eau "de source", qui n'est autre que celle du ruisseau ! Plus loin, un marchand de bijoux et autres objets, eux aussi installés sur des tapis à même le sol, nous fait des offres alléchantes.
De temps en temps, nous faisons une petite halte pour "casser la fatigue" comme dit si joliment Rachid. Nous en profitons pour lui poser des questions sur sa famille, son métier, son village. A la question curieuse, mais combien féminine de Nadine : "combien as-tu de femme, Rachid ?"... il répond en éclatant de rire : "Oh, une seule, ça suffit, autrement il y a trop de soucis !"
Les cascades ne sont plus très loin, nous les entendons, les pierres sont plus glissantes par endroit et Nadine profite de la sollicitude de notre guide, pour accaparer sa main ! Photos, bien entendu, et descente vers le village.

Fin de ce récit et suite sur une autre page intitulée "ESSAOUIRA la blanche". Merci des gentils messages reçus, je vais essayer de m'appliquer pour la suite. essaouira, la blanche. -- Ceci est la suite de mon premier récit : "PREMIER VOYAGE AU MAROC". -- Nous sommes toujours en décembre 2005, nous venons de quitter Rachid, notre gentil guide dans les gorges de l'Ourika. Cette fois-ci, nous ne nous arrêterons plus et reprenons la direction de Marrakech. Il faut arriver avant la nuit à ESSAOUIRA. De Marrakech à Essaouira, la longue route se déroule devant nous, la circulation assez dense de camions et autres engins n'autorise pas les fantaisies. Pierre se consacre à la conduite de notre Palio blanche, et pour une fois, les gazelles ne parlent pas trop fort ! De grandes étendues inhabitées et puis, au bord de la route, une grande bâtisse pratiquement recouverte de tapis. Nous approchons de CHICHAOUA. La traversée de SIDI MOKTAR nous surprend. Que s'est-il passé ? La rue principale est défoncée, des tracteurs, camions et autres engins de travaux sont sur le bord de la route. Les gens ont des pelles et des pioches entre les mains . Un peu plus loin, dans le lit de l'oued, creusé profondément, des carcasses de voitures, les unes sur les autres, nous donnent à penser qu'il y a dû y avoir de terribles inondations. Nous en aurons la confirmation en parlant de cela avec les gens de Essaouira. Nous nous sommes attardés, et préférons donner un coup de fil à Brahim, notre prochain hôte. La nuit est tombée depuis un petit moment, la destination est proche, les remparts de la ville sont éclairés et nous trouvons une place de parking sur une grande place. Un dernier coup de fil et Brahim est là, tout engoncé dans un vieux manteau taché, un grand sourire sur les lèvres. Il va nous conduire jusqu'au riad. Un jeune garçon met nos bagages dans une charrette à bras, nous passons une des portes de la ville, Bab Marrakech, voilà qui est facile à retenir ! Un enchevêtrement de ruelles mal éclairées, un sol aux pavés inégaux, nous cheminons tant bien que mal derrière eux. Ils s'arrêtent devant une porte peinte en jaune, un tour de clé et nous pénétrons dans une minuscule entrée d'où part un escalier raide aux marches usées et de hauteur inégale. Après notre escapade en montagne, cette ascension est rude à nos jambes. Nous contenons un petit rire en passant devant une porte bleue sur laquelle est écrit en lettres noires "twalit turk". Nous espérons quand même que ce ne sont pas les toilettes communes de l'hôtel !

Comme tous les riads, la maison est construite autour d'un patio. Celui-ci est tout étroit, garni de plantes vertes qui grimpent, cherchant la lumière. Nous sommes au second étage, les murs sont blancs, les portes, volets et fenêtres bleus. Des ouvriers font des travaux de ravalement et de peintures. Brahim nous explique qu'il profite de la saison creuse pour arranger de riad acheté il y a quatre ans. Le décor est tout à fait différent de celui que nous avons connu à Marrakech. Les chambres sont meublés à la spartiate, tout est parfaitement propre, mais il fait froid, un peu humide et j'ai un petit coup de blues. Pas de tapis sur le sol, mais une grosse couverture sur le lit me rassure, je ne vais pas avoir froid et contrairement à Marrakech, nous pourrons dormir dans le même lit . (Jean et moi, of course ! 😉)
Nous remplisssons la fiche d'entrée et partons à la découverte de la ville.
ESSAOUIRA, "ES AOUIRA", la "bien dessinée".
Ses rues larges et rectilignes ont été dessinées par un ingénieur français, prisonnier du sultan Sidi Mohamed ben Abdallah. ( c'est fou ce qu'on paraît savant dès qu'on consulte le guide 😏)
C'est par la Porte de la Marine que l'ingénieur commença. Puis il ceignit la ville de remparts et dessina les rues rectilignes.
Nous trouvons sans peine l'une des grandes rues principales. Les magasins sont ouverts, les gens que l'on croise, d'un calme qui nous surprend après la folle ambiance de Marrakech ! Nous sommes fascinés par la tenue vestimentaire de la plupart des femmes. Elles portent le lourd "haïk" blanc qui, de dos, les fait ressembler à notre vierge Marie. Beaucoup d'hommes, eux, portent la longue robe brune à capuchon. On se croirait dans un péplum !
Miracle, nous passons devant les devantures et personne pour nous forcer la main ! Les prix sont affichés dans la plupart des boutiques, il sera sûrement plus facile d'acheter ici, sans tomber dans les marchandages dont ils sont si friands et qui me gênent terriblement.
Nos pas nous conduisent petit à petit vers le port. Une multitude de mouettes s'envolent bruyamment à notre approche pour se poser quelques pas plus loin. le soleil ne diffuse plus qu'une faible lumière et il est difficile de faire des photos. Les barques bleues sont là, dans la pénombre, elles se balancent doucement et semblent nous dire, "à demain".
Juste à côté de la Porte de Mogador (ancien nom d'Essaouira), se trouve un petit restaurant. Les portes sont grandes ouvertes et le menu alléchant. Nous nous retrouvons tout naturellement assis devant des tables basses, sur les banquettes qui courent le long des murs. Le maître des lieux nous accueillent avec effusion, nous donnant l'impression d'être déjà de vieilles connaissances, attendues avec grande amitié !
J'arrive à trouver le sommeil malgré le froid qui règne dans la chambre. Nouvelle surprise au réveil, pas d'eau chaude pour la douche. On saura, trop tard, qu'il aurait fallu demander la veille ! La toilette est vite expédiée au lavabo, le petit déjeuner pris sur la terrasse, un étage plus haut, nous réconciliera avec la famille de Brahim.
Le bon pain rond et croustillant nous attend avec de la confiture et du beurre qui, cette fois, sied à notre palais. Qu'est-ce qu'on peut être "bourge" quelquefois ! 😏
porte Bab Marrakech
Appareil photo en main, nous sortons de la médina par la porte Bab Marrakech et nous filons tout droit vers la plage. Pas pour nous baigner, non ! Il ne faut pas exagérer, il fait beau, le soleil brille mais la petite laine est de rigueur.
C'est une immense plage de sable fin. La lumière est superbe. La mer vient de se retirer, laissant derrière elle suffisamment d'eau pour que les nuages et les oiseaux s'y reflètent. Magnifique ! Quel beau miroir ! 

Nous redécouvrons le port, cette fois, au grand jour. Les bateaux de pêche sont à quai, les pêcheurs déchargent le poisson, principalement des sardines. Là aussi, on voit les difficultés qu'ils doivent rencontrer. Les bateaux tiennent la mer, mais ils montrent des signes évidents de vétusté, la rouille est omniprésente et même si les couleurs sont belles, elles ne cachent pas la misère sous-jacente.
Sur le port, les charpentiers construisent de lourdes embarcations selon les traditions ancestrales. Ils utilisent des bois d'acajou et d'eucalyptus. Plus loin, des pêcheurs retapent leurs filets aux couleurs surprenantes : bleu, beige, violine, vert, ocre, orange. Les jolies barques bleues se balancent au gré de la houle, bien à l'abri de la petite rade. Des femmes vendent en très petite quantité, des poissons simplement posés sur des bouts de cartons, à même le sol. Les mouettes se disputent les morceaux de viscères laissés par terre et s'envolent en protestant vigoureusement lorsqu'on les dérange. L'animation est grande et bon enfant. Nous profitons du spectacle avec beaucoup de plaisir et sommes conscients de la chance d'avoir, au moins financièrement, une vie plus facile. Je surprend Jean à maintes reprises, à sacrifier à la "sadaka", l'aumône que tout bon musulman doit à son prochain. Il a souvent le cœur gros en voyant toutes ces personnes âgées, qui, sans un mot, le regard un peu fixe, tendent la main aux passants. Nous serons les témoins de la charité de certains commerçants. Celle en particulier, d'un marchand de poissons frits, qui le soir, puisait largement dans ses réserves.
La vie à Essaouira est largement plus reposante que celle des grandes villes. Nous avons sympathisé avec le jeune marchand de babouches dont nous avons fait baisser fortement le stock. Nos deux garçons, les enfants et petits-enfants de Nadine, seront chaussés pour un moment ! Lorsque nous passons devant sa boutique, il nous salue chaque fois avec enthousiasme.
Les sollicitations des boutiquiers sont nettement moins pressantes, il y a bien encore celles des "apothicaires" qui veulent vendre à nos maris à tout prix (et à tous prix), une poudre aphrodisiaque ! Nos "gazous" déclinent l'offre vigoureusement, ce qui fait rire les marchands. La bonne humeur est de mise dans ce pays, je crois que c'est une des choses qui nous marquera le plus .

Il fait bon se promener au soleil, nous repartons en direction de la Porte de la Marine. Plus loin, une rampe d'accès mène à la Sqala de la Casbah dont la tour crénelée surplombe l'océan. Il y a une rangée impressionnante de canons dirigés vers le large. Heureusement, j'apprends qu'ils n'ont jamais servi. Une jeune femme, un bébé dans les bras, expose de minuscules aquarelles. Je ne résiste pas à la tentation et j'ai souvent une pensée pour elle, chaque fois que je les regarde à la maison. Nous prenons le temps de flâner, d'un côté l'océan, de l'autre les petites rues qui, en contre bas, bordent les remparts.
plus loin, dans la ville, la vue d'une petite place au fond d'une ruelle attire le regard de Jean. Elle est entourée d'arcades sous lesquelles, plein de petites boutiques sont ouvertes. Poussant ses investigations plus loin, Il découvre le marché aux poissons. Plusieurs étals offrent à la convoitise des gourmands, de superbes sardines, congres, crevettes et autres produits de la mer. Un homme enseigne à Jean, la façon de procéder : On choisit le poisson sur n'importe quel étal, on le paye à qui de droit et, muni d'un poche en plastique dans laquelle sont placés nos achats, on se dirige au fond du souk où un jeune homme fera cuire tout ça dans un four archaïque mais qu'il a l'air de maîtriser parfaitement.
Extra...le poisson cuit à merveille, l'accueil, l'ambiance et l'authenticité du moment que nous vivons !
Tout de blanc vêtus, de drôles d'instruments dans les mains, des musiciens font leur numéro. Je leur donne quelques dirhams et les voilà tout près. Comme Jean les filme, ils attaquent plus vigoureusement leur morceau, c'est rigolo. C'est l'heure de l'addition, nous sommes sidérés par la modestie de la somme qu'ils demandent : 2€40 pour la cuisson, le poisson que nous avons acheté, était déjà d'un prix dérisoire, nous sommes surpris. Pour ne pas nous sentir trop coupables, nous nous fendrons d'un bon pourboire.
Dans une petite rue, le long des remparts, des ébénistes travaillent le bois de thuya. Des artisans en marqueterie font des incrustations de citronnier, de nacre et d'argent. Leurs ateliers sont minuscules et leurs outils rudimentaires. Tout cela sent bon et Nadine "sniffe" dans tous les pots. Préférant acheter chez l'artisan, nous repartirons avec notre cargaison de petites boîtes, de petits pots. J'ai la chance de dénicher sur une étagère, une mignonne fatma dont le bois brun et luisant, est doux au toucher. Le menuisier se prête gentiment à la séance photo et poursuit son labeur. Nous l'observons un moment, plein d'admiration. Il travaille tantôt sur les racines de thuya, tantôt sur sur le tronc. Les objets présenteront soit une surface d'un brun uni, soit plus ou moins veinée. Ses confrères montrent la même intensité au travail, il faut dire qu'ils doivent fournir les nombreuses boutiques, plus loin. Nous retrouverons dans celles-ci, les pieds de lampes, les encadrements, les plumiers et jouets de bois, les boîtes rondes ou carrées, bombées ou plates, petites ou grosses, toutes aussi tentantes les unes que les autres.
Il est 18h lorsque nous repassons par la bab Marrakech. Nous sommes hors la médina et un petit crochet nous amènera par hasard, devant une église. Surpris, nous poussons la lourde porte. Cette église, dédiée à la Vierge Marie et à son Assomption, est le témoignage de la présence pendant plusieurs siècles, de la chrétienté en cette ville. Nous sommes accueillis par "FLANE" (Mr X ou un tel, en marocain), une sculpture marocaine, représentant un mendiant aveugle, un pauvre, un anonyme, celui que l'on peut voir devant la porte des mosquées et qui tend la main. C'est avec beaucoup d'émotion que nous admirons cette humble silhouette filiforme et la représentation de la Vierge et de son Enfant. Nous sommes saisis par l'atmosphère si particulière de cette église dans laquelle se mêlent si intimement, foi chrétienne et culture marocaine. Les statues, les tapis sur le sol, la senteur du thuya, l'autel et la croix ornés de marqueteries, tout cela nous surprend. Essaouira est la seule ville à posséder une église dont les cloches sonnent tous les dimanches à 10h !
L'autel
la Vierge et l'Enfant
Flane
Revenons à des préoccupations plus épicuriennes ! Ne serait-ce pas l'heure de manger ? Non, on ne pense pas qu'à ça !... d'ailleurs on va faire du sport dans très peu de temps, puisque notre montre n'affiche pas la même heure que celle qui carillonne dans notre estomac ! Ce sera plutôt main dans la main que nous déambulerons lentement sur le sable. De grandes quantités de branches jonchent la plage. Charriées par une rivière jusqu'à l'océan, le courant les a rejetées sur la berge. Les gens les ramassent et s'en servent de combustible. Rien ne se perd ! Le soleil et assez bas et l'horizon a de magnifiques couleurs. Les mouettes jouent les stars devant notre objectif et piaillent de toutes leurs forces. Spectacle garanti et magique sur le port : Le soleil et assez bas et l'horizon a de magnifiques couleurs. Les mouettes jouent les stars devant notre objectif et piaillent de toutes leurs forces. Le battement effréné de leurs ailes fait un bruit d'enfer... les oiseaux de Hitchcock sont là ! En premier plan, un homme vêtu de son burnous, le capuchon sur la tête. Une femme de dos, le haïk blanc joliment drapé nous font plonger deux millénaires en arrière. Plus loin, le
spectacle dantesque de la tour crénelée en contre jour, du soleil en train de plonger dans l'océan illuminant de ses derniers feux la petite île de Mogador, nous laisse pantois. Nous cherchons à voir le "rayon vert", que ne peuvent percevoir que quelques veinards, et mitraillons avec passion cette superbe scène. Derrière nous, les remparts sont comme éclairés de mille projecteurs. Mais quel bonheur d'être là !





Bien entendu, la poésie ne remplissant pas les ventres, nous partons à la quête de l'endroit où nous pourrons assouvir une petite fringale. Et bien ce sera la seule fausse note dans notre séjour : décor à vous faire cauchemarder et repas pas à la hauteur de nos attentes. Pas grave !
Déjà mercredi, comme le temps passe vite !
Une petite escapade est prévue, emplettes au centre ville-- pain, sardines en boîte, clémentines, tomates, eau minérale-- Il y aura pique nique sur une des plages entre Essaouira et Agadir.
P8, la route côtière qui descend sur Agadir. Au bout de quelques kilomètres, nous bifurquons en direction de la plage fort prisée par les surfeurs, SIDI KAOUKI. Deux hommes attendent les touristes, le premier, un magnifique chamelier et son dromadaire, le second, un magnifique "casse-pieds", les bras remplis de colliers, bracelets et bagues en métal! Contre quelques dirhams, nous pouvons poser devant le dromadaire. Quant au second bonhomme, il arriva à nous gâcher la promenade sur la plage, tant sa présence auprès de nous est envahissante ! Nous avons beau refuser ses avances, ne plus le regarder, ne plus lui parler, rien à faire ! Il nous suit tout le temps et, énervés par son insistance, nous finissons par fuir cette plage. Il y a là une "koubba", chapelle élevée sur la tombe d'un marabout. Le tombeau à coupole blanche est accolé à une tour ancienne, en partie ruinée.
Tant pis, nous nous en allons, pestant contre ce pauvre homme qui n'a pas réussi à nous soutirer une seul dirham ! Non, mais !
Le paysage défile et nous sommes à l'affût. La route est bordée d'arganiers, cet arbre miracle, dont le bois sert à fabriquer du charbon, les feuilles à nourrir les chèvres. Les noyaux rejetés par ces dernières, sont recueillis par les bergers. Ils en extraient l'huile d'argan qu'on utilise en cuisine. Lorsqu'elle est dénaturée, on s'en sert pour l'éclairage. Cette huile est raffinée d'une autre façon lorsqu'elle devient un produit de beauté.( Ben dis donc, j'espère que tout ce que j'écris est vrai, autrement, il y en a qui vont se moquer de ma naïveté. Je crois tout ce qu'on me dit ! 🤪)
Nous avons entendu parler de la façon dont les chèvres peuvent aller chercher leur pitance, haut dans les arbres. Nous sommes déçus et pensons à une galéjade. Il y a des chèvres, il y a des arbres, mais pas de chèvres en haut des arbres. Tiens, il y en a une sur la première branche d'un arganier. Vite, photo. Et puis au détour du chemin, un "arbre à chèvres", deux "arbres à chèvres" ! Fantastique ! Elles broutent les feuilles les plus hautes, leurs petits sabots solidement accrochés aux branches, c'est rigolo ! Le petit chevrier qui les garde, n'a guère plus de huit ans. Il est beau avec ses boucles brunes et ses grands yeux noirs. Il n'a pas la chance d'aller à l'école et fait un travail d'adulte. Nos poches sont pleines de bonbons achetés à Essaouira, quelle chance.
Nous traversons des zones de culture où les hommes poussent des charrues aux étranges attelages. Un dromadaire avec un âne, un âne avec un cheval, de temps en temps, deux dromadaires ensemble.
Un panneau indique la plage "TAFADNA". C'est par là que nous allons pique niquer. La route descend rapidement en direction de la plage. Elle est immense et fait penser à celles des Landes. Le village de pêcheurs, bleu et blanc, est bâti à même le rocher, des arcades laissent voir l'intérieur des habitations et de petits restaurants où Jean voudrait bien nous entraîner. Pas question, ils sont en train de cuisiner des "noubias".. des "loubias"... bref, des tripes !
De petites barques vont et viennent, leur chargement est transporté ensuite par des carrioles tirées par de petits ânes. Ils pêchent surtout la dorade, le merlan et le calamar.
Il fait beau, il fait chaud, nous recherchons un coin d'ombre dans les rochers et entamons avec appétit, nos provisions. Enfin un endroit sans importun ! Un vrai miracle !


Ce soir, nous mangerons, dans un petit restaurant, une succulente "harira", accompagnée d'un tajine au poulet, pruneaux et amandes. Nous finirons bien sûr par une tasse de thé à la menthe, servie par un jeune homme si grand, que j'ai dû mettre mon appareil de photo de travers pour pouvoir l'avoir sur la pellicule. Et ça le faisait rire, à ce grand gaillard !
La fatigue se fait sentir, il faut se coucher tôt, demain nous repartons à Marrakech.
Jeudi matin : Nous sommes le 8 décembre et c'est la dernière promenade dans les rues de la ville. Jean juge préférable d'acheter un sac de sport, car nos achats de dernière minute, risquent de ne pas contenir dans nos valises. Sacrées gazelles !
Nous traînons un peu les pieds et regrettons de partir. Nous admirons l'ingéniosité et l'habileté de ces artisans. Un jeune homme fabrique en un tour de main, des objets insolites, à partir de pédaliers, de chaîne, de roues, de morceaux de fil de fer, de câble. Il visse, il perce, il cloue et trouve une fonction à tout ce qui lui passe entre les mains. Il expose sur le trottoir, dans un assortiment hétéroclite, le produit de son inventivité. Cet immense jeu de mécano nous laisse perplexes et, en même temps, admiratifs.
Les épiciers ambulants ont étalés leurs marchandises : les légumes, les fruits sont bien tentants. Nous prenons plaisir à observer le comportement de leurs clients, puis décidons d'acheter des mandarines. Inutile de chipoter, il faut prendre, soit un demi-kilo, soit un kilo de fruits, car ils ne disposent pas d'autre unité de poids que ceux-là !Nous sommes gourmands, pas de problème. Une bouteille d'eau, du pain et à nouveau, des sardines. Nous voilà fin prêt pour un autre pique nique. Petit coup de chiffon sur le pare brise plein de poussière, c'est Jean qui prend le volant.
Nous sommes un peu mélancoliques de quitter Essaouira. Cette ville de marins et d'artistes, cernées de remparts, ouverte sur la mer, aux maisons blanches et bleues, nous a véritablement enchantés. Nous nous arrêtons dans un virage et prenons une dernière photo d’elle, toute blanche dans la lumière du matin.
petit repas pris sur le pouce, sur une place de village, les tomates et le pain que nous n'avons pas mangés, seront donnés à un pauvre homme qui mendie sur un banc. Ce sera notre "flane" à nous. Nous pratiquons la "sadaka" avec application, il est vraiment impossible de rester indiff��rent à ce qui se passe autour de nous. Un verre de thé à la menthe dans un café "chic", un arrêt pipi dans des toilettes "dernier cri", en voiture et direction Marrakech. L’entrée dans la ville est laborieuse, heureusement, Jean au volant, ne s'en laisse pas compter et conduit dans la cohue comme un chef.
Nous avons rendez-vous avec Fouzia qui doit récupérer la voiture. Nous retrouvons avec plaisir le riad et la petite Raja, aussi mignonne qu'il y a trois jours. Les rues de Marrakech sont aussi bruyantes et animées, mais nous y replongeons allègrement. Le restaurant "El Badi" nous accueille pour la dernière fois et le tajine que nous dégustons est à la hauteur de notre appétit. Promenade digestive sur la place des ferblantiers où nos gazous se font prendre en photo, le bras levé bien haut, la théière bien en main, en train de se servir une tasse de thé fumant.
Vendredi matin, déjà ! Il faut remplir nos sacs, libérer nos chambres. L'avion ne part qu'à 16h, nous laissons nos bagages à Raja, et les récupérerons plus tard. Une dernière visite dans les souks s'impose. Nous n'avons pas fini nos achats ! 😏
Les hommes sont patients et nous accordent la possibilité de dépenser nos derniers dirhams. Nous faisons les gourmandes, nous hésitons, nous regardons de tous les côtés cherchant l'inspiration.
Une vraie caverne d'Ali Baba devant nous ! Le mur, au fond de la pièce, est tapissé d'une quantité incroyable de petites théières de fer blanc. A droite, des pots de toutes tailles, de toutes couleurs, sont disposés sur le sol et sur plusieurs étagères. A gauche, des tajines aux couleurs chaudes, des assiettes, des pots de faïence bleue, des poignards dans de jolis étuis brillants. Au plafond, des lanternes aux vitres multicolores. Le marchand nous surveille du coin de l’œil et nous invite à entrer : "pour le plaisir des yeux". Il nous recommande de "garder le sourire", même si nous ne faisons pas affaire avec lui.
A mon avis, il a compris que nous allons nous laisser tenter et doit déjà calculer !
Nous furetons avec des airs de conspiratrices, en essayant de ne pas prendre un air trop intéressé, tout en aiguisant notre regard pour trouver dans ce capharnaüm, le petit truc qui nous fera flancher ! Il doit se marrer, le marchand !... Ce n'est pas "un truc", mais beaucoup de petits objets qui seront emballés à la vitesse d'un prestidigitateur, dans un modeste papier brun. Voilà qui va bien remplir le sac que Jean a acheté. Les gazous, généreux, passent à la caisse, le marchandage n'a pas été long, Jean ayant dévoilé un peu trop vite le montant de la cagnotte ! Tant pis, nous avons l'impression d'avoir les plus belles choses de Marrakech dans nos mains.
Fouzia nous attend, un taxi va nous amener à l'aéroport. Un pincement au cœur en quittant notre gentil guide, mais les formalités d'embarquement chassent vite notre spleen. Nous voici dans l'avion, un dernier regard sur la Menara et son oliveraie que nous survolons, une dernière photo aérienne de Marrakech, et nous prenons très vite de l'altitude. Le ciel est dégagé, la nuit tombe vite et le survol du détroit de Gibraltar et de l'Andalousie est un spectacle de toute beauté. Ce n'est qu'un scintillement de lumières multicolores, semblables à des millions de guirlandes de Noël. Les Pyrénées sont cette fois visibles et nous les découvrons avec émotion, comme si nous étions partis depuis des siècles! Toulouse est bientôt en vue et c'est le froid qui nous accueille sur l'aéroport.
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J'ai écrit ces "quelques" lignes, un mois après être revenue du Maroc. Il m'a fallu un certain temps pour me défaire de l'envoûtement dans lequel ce pays m'a plongé. Je crois que je vais garder longtemps au fond du cœur, le sentiment d'avoir vécu quelque chose d'exceptionnel. Je n'oublierai pas de sitôt, Marrakech et sa frénésie de vivre, Essaouira la calme ville bleue et blanche, les beaux costumes traditionnels, tout droit sortis de l'ancien Testament, les contacts amicaux et chaleureux avec les gens du pays, les apothicaires et leurs produits miraculeux, les petits ânes tirant vaillamment des carrioles trop lourdes, les palais visités aux légendes dignes des "mille et une nuits", l'appel du muezzin qui nous a fait sursauter plus d'une fois, les jardins remplis de roses, le paradis qu'est le jardin Majorelle, les épices colorés aux senteurs envahissantes, les délices de leurs pâtisseries au miel, toutes ces couleurs merveilleuses, le brouhaha continue dans les souks et surtout, surtout.... les appels aux "gazelles", dont je ne me suis pas lassée !
--La preuve, nous y sommes repartis en décembre 2006. Cela fera l'objet, d'un autre récit.... Faut bien occuper les temps libres que laisse la retraite ! 😕😉😄
Il fait gris et froid lorsque nous arrivons à Toulouse, mais nous sommes tellement contents que cela nous est indifférent ! Le hall de l'aéroport est déjà décoré pour les fêtes de la Noël et, comme des enfants, nous posons devant les guirlandes argentées.
Nous sommes accueillis chaleureusement par l'équipage marocain de la compagnie Atlas Blue. Nous avons choisi le côté hublot, nos amis sont assis derrière nous. Un peu de crispation et d'excitation au moment du décollage et puis la magie opère. Voir la terre d'aussi haut est un spectacle dont je ne me lasse pas. Quelques photos, avec juste un petit bout d'aile d'avion, pour éviter toute allusion à un quelconque trucage, de la ville de Toulouse qui s'éloigne à toute allure. Nous passons au dessus des nuages bas qui donnaient à la campagne un air si triste et montons à la rencontre d'un ciel tout bleu. Petit virage vers l'ouest ( je suis très attentive 😏) nous ne passerons pas au dessus des Pyrénées et nous dirigeons vers l'océan. En face de nous, il y a plein de choses appétissantes, une immense île flottante, des nuages pareils à de la crème fraîche en pleine émulsion... ou alors celle sublime d'un cappuccino géant ! Ah, on voit bien que j'ai été à bonne école avec mon mari pâtissier ! Puisqu'on parle de gâterie, voici que s'avancent dans l'allée, le steward et l'hôtesse. Ils poussent devant eux un chariot et nous dégusterons (Jean et moi), notre "première" corne de gazelle accompagnée du "premier" thé à la menthe : PREMIER, est le mot que je vais employer une multitude de fois ! Nous sommes un peu le "ravi" de la crèche : L'innocent, quoi ! Le voyage se poursuit sans incident et l'heure approche où notre avion prendra contact avec le sol marocain.

Nous faisons le retour avec en pointe de mire, le minaret de la Koutoubia.
Finie la quiétude ! Le brouhaha augmente au fur et à mesure que nous nous rapprochons de la ville. Infernal ! Des voitures de tous les côtés, des mobylettes, vélos, piétons, taxis, bus, à croire que tout Marrakech était de sortie. Jean filme cette cohue et c'est en "formation très serrée" que nous tenterons la traversée du boulevard.
Ce soir, nous mangerons sur la place, mais dans un boui-boui de première classe ! Notre "table" a vue sur la "cuisine" et la "plonge" ! Le cœur est au bord des lèvres et le fou rire, au rendez-vous. Cela nous a donné l'occasion de faire du régime, difficile de finir l'assiette quand le cœur n'y est plus !
Il faut aller se coucher, demain départ pour Essaouira.--
LUNDI MATIN.
Fouzia s'est chargée de la location de la voiture et nous avons rendez-vous avec elle sur la place. Ell nous conduit hors les murs à grands coups de klaxon énergiques. Il ne faut pas hésiter à s'en servir si on veut avancer ! Il n'y a que 178 kms jusqu'à Essaouira et nous décidons de faire une petite balade en montagne. Pourquoi pas les gorges de l'OURIKA ? Nous longeons les remparts de Marrakech et descendons vers le sud. La vallée de l'Ourika se trouve à environ une cinquantaine de kms de la ville. Nous traversons la plaine du HAOUZ, la route monte tranquillement, le plein d'essence a été fait. La voiture, dont le kilométrage est élevé, semble bien marcher. Cette promenade va servir de test. Pierre est au volant, Jean joue le co-pilote, les gazelles sont assises sagement à l'arrière. L'appareil à photo prêt à saisir une image insolite, nous sommes toutes les deux très attentives. Nadine a quelques difficultés à discipliner son mari, "moustache dorée" a décidé de conduire comme dans le Dakar. La route d'abord, les paysages ensuite. Pourtant il y a de jolis photos à faire : les couleurs ocre et rouge de la terre, les tapis mis en exposition ou à sécher au bord de la route, le torrent qui descend le long de la vallée, les montagnes de l'Atlas qu'on aperçoit de temps en temps. Sur la rivière, de fragiles passerelles relient quelques masures à la route. Comme il se fait gronder, Pierre finit par arrêter la voiture. Nous sommes à peine descendus du véhicule, que deux très jeunes enfants et un homme relativement âgé, se précipitent sur nous, quémandant une pièce. Nous fouillons nos poches et donnons dirhams et carrés de chocolat. Du coup, retour dans la voiture. Nos hommes rigolent en douce ! Route large et virage prononcé, mais les montagnes qui se détachent au loin sont tellement belles, que nous nous arrêtons un fois de plus. Nous étions pourtant avertis, c'est comme un mirage, on se croit tout seul et tout à coup surgissent d'on ne sait où, un gars en mobylette qui nous présente un plein panier de bijoux de pacotille, et deux enfants à pied, qui courent de toutes leurs jambes pour ne pas louper les touristes ! Eux, veulent nous vendre des fruits. Repli précipité dans la voiture. Nous décidons de ne plus nous arrêter jusqu'au village de SETTI-FATMA.
Nous sommes attendus, là aussi. Il y a pléthore de guides sur le petit parking où nous sommes obligés de nous garer. Nous choisissons le plus proche de nous, il s'appelle RACHID. Il parle bien le français avec un petit accent rigolo. Il va nous conduire jusqu'à la troisième cascade (il y en a sept). C'est une promenade sympathique que nous ferons en sa compagnie. Nous traversons le cours d'eau sur un passerelle de troncs d'arbres et prenons le sentier qui nous fera grimper gentiment, mais sûrement jusqu'au but final de l'expédition. C'est un parcours ombragé où la présence de saules pleureurs et noyers, nous intrigue. Effectivement, ce sont les Français qui ont amené les plants de ces arbres, il y a de nombreuses années. Les hommes montent gaillardement et Rachid est plein d'attention pour les fragiles gazelles. Une marche trop haute, une pierre glissante, il est là qui nous tend la main, nous"calme le cœur" (nous rassure, et nous indique les bons passages. Chaque détour du sentier nous réserve une surprise. D'abord, les restaurants qui jalonnent le parcours, leur terrasse sous les arbres avec le sol jonché de tapis, poufs et tables basses, tajines qui mijotent sur de petits murs, réfrigérateur "berbère", de simples étagères où, avec un système ingénieux, les bouteilles de soda sont rafraîchies naturellement par de l'eau "de source", qui n'est autre que celle du ruisseau ! Plus loin, un marchand de bijoux et autres objets, eux aussi installés sur des tapis à même le sol, nous fait des offres alléchantes.
De temps en temps, nous faisons une petite halte pour "casser la fatigue" comme dit si joliment Rachid. Nous en profitons pour lui poser des questions sur sa famille, son métier, son village. A la question curieuse, mais combien féminine de Nadine : "combien as-tu de femme, Rachid ?"... il répond en éclatant de rire : "Oh, une seule, ça suffit, autrement il y a trop de soucis !"
Les cascades ne sont plus très loin, nous les entendons, les pierres sont plus glissantes par endroit et Nadine profite de la sollicitude de notre guide, pour accaparer sa main ! Photos, bien entendu, et descente vers le village.

Fin de ce récit et suite sur une autre page intitulée "ESSAOUIRA la blanche". Merci des gentils messages reçus, je vais essayer de m'appliquer pour la suite. essaouira, la blanche. -- Ceci est la suite de mon premier récit : "PREMIER VOYAGE AU MAROC". -- Nous sommes toujours en décembre 2005, nous venons de quitter Rachid, notre gentil guide dans les gorges de l'Ourika. Cette fois-ci, nous ne nous arrêterons plus et reprenons la direction de Marrakech. Il faut arriver avant la nuit à ESSAOUIRA. De Marrakech à Essaouira, la longue route se déroule devant nous, la circulation assez dense de camions et autres engins n'autorise pas les fantaisies. Pierre se consacre à la conduite de notre Palio blanche, et pour une fois, les gazelles ne parlent pas trop fort ! De grandes étendues inhabitées et puis, au bord de la route, une grande bâtisse pratiquement recouverte de tapis. Nous approchons de CHICHAOUA. La traversée de SIDI MOKTAR nous surprend. Que s'est-il passé ? La rue principale est défoncée, des tracteurs, camions et autres engins de travaux sont sur le bord de la route. Les gens ont des pelles et des pioches entre les mains . Un peu plus loin, dans le lit de l'oued, creusé profondément, des carcasses de voitures, les unes sur les autres, nous donnent à penser qu'il y a dû y avoir de terribles inondations. Nous en aurons la confirmation en parlant de cela avec les gens de Essaouira. Nous nous sommes attardés, et préférons donner un coup de fil à Brahim, notre prochain hôte. La nuit est tombée depuis un petit moment, la destination est proche, les remparts de la ville sont éclairés et nous trouvons une place de parking sur une grande place. Un dernier coup de fil et Brahim est là, tout engoncé dans un vieux manteau taché, un grand sourire sur les lèvres. Il va nous conduire jusqu'au riad. Un jeune garçon met nos bagages dans une charrette à bras, nous passons une des portes de la ville, Bab Marrakech, voilà qui est facile à retenir ! Un enchevêtrement de ruelles mal éclairées, un sol aux pavés inégaux, nous cheminons tant bien que mal derrière eux. Ils s'arrêtent devant une porte peinte en jaune, un tour de clé et nous pénétrons dans une minuscule entrée d'où part un escalier raide aux marches usées et de hauteur inégale. Après notre escapade en montagne, cette ascension est rude à nos jambes. Nous contenons un petit rire en passant devant une porte bleue sur laquelle est écrit en lettres noires "twalit turk". Nous espérons quand même que ce ne sont pas les toilettes communes de l'hôtel !

Comme tous les riads, la maison est construite autour d'un patio. Celui-ci est tout étroit, garni de plantes vertes qui grimpent, cherchant la lumière. Nous sommes au second étage, les murs sont blancs, les portes, volets et fenêtres bleus. Des ouvriers font des travaux de ravalement et de peintures. Brahim nous explique qu'il profite de la saison creuse pour arranger de riad acheté il y a quatre ans. Le décor est tout à fait différent de celui que nous avons connu à Marrakech. Les chambres sont meublés à la spartiate, tout est parfaitement propre, mais il fait froid, un peu humide et j'ai un petit coup de blues. Pas de tapis sur le sol, mais une grosse couverture sur le lit me rassure, je ne vais pas avoir froid et contrairement à Marrakech, nous pourrons dormir dans le même lit . (Jean et moi, of course ! 😉)
Nous remplisssons la fiche d'entrée et partons à la découverte de la ville.
ESSAOUIRA, "ES AOUIRA", la "bien dessinée".
Ses rues larges et rectilignes ont été dessinées par un ingénieur français, prisonnier du sultan Sidi Mohamed ben Abdallah. ( c'est fou ce qu'on paraît savant dès qu'on consulte le guide 😏)
C'est par la Porte de la Marine que l'ingénieur commença. Puis il ceignit la ville de remparts et dessina les rues rectilignes.
Nous trouvons sans peine l'une des grandes rues principales. Les magasins sont ouverts, les gens que l'on croise, d'un calme qui nous surprend après la folle ambiance de Marrakech ! Nous sommes fascinés par la tenue vestimentaire de la plupart des femmes. Elles portent le lourd "haïk" blanc qui, de dos, les fait ressembler à notre vierge Marie. Beaucoup d'hommes, eux, portent la longue robe brune à capuchon. On se croirait dans un péplum !
Miracle, nous passons devant les devantures et personne pour nous forcer la main ! Les prix sont affichés dans la plupart des boutiques, il sera sûrement plus facile d'acheter ici, sans tomber dans les marchandages dont ils sont si friands et qui me gênent terriblement.
Nos pas nous conduisent petit à petit vers le port. Une multitude de mouettes s'envolent bruyamment à notre approche pour se poser quelques pas plus loin. le soleil ne diffuse plus qu'une faible lumière et il est difficile de faire des photos. Les barques bleues sont là, dans la pénombre, elles se balancent doucement et semblent nous dire, "à demain".
Juste à côté de la Porte de Mogador (ancien nom d'Essaouira), se trouve un petit restaurant. Les portes sont grandes ouvertes et le menu alléchant. Nous nous retrouvons tout naturellement assis devant des tables basses, sur les banquettes qui courent le long des murs. Le maître des lieux nous accueillent avec effusion, nous donnant l'impression d'être déjà de vieilles connaissances, attendues avec grande amitié !
J'arrive à trouver le sommeil malgré le froid qui règne dans la chambre. Nouvelle surprise au réveil, pas d'eau chaude pour la douche. On saura, trop tard, qu'il aurait fallu demander la veille ! La toilette est vite expédiée au lavabo, le petit déjeuner pris sur la terrasse, un étage plus haut, nous réconciliera avec la famille de Brahim.
Le bon pain rond et croustillant nous attend avec de la confiture et du beurre qui, cette fois, sied à notre palais. Qu'est-ce qu'on peut être "bourge" quelquefois ! 😏
porte Bab Marrakech
Appareil photo en main, nous sortons de la médina par la porte Bab Marrakech et nous filons tout droit vers la plage. Pas pour nous baigner, non ! Il ne faut pas exagérer, il fait beau, le soleil brille mais la petite laine est de rigueur.
C'est une immense plage de sable fin. La lumière est superbe. La mer vient de se retirer, laissant derrière elle suffisamment d'eau pour que les nuages et les oiseaux s'y reflètent. Magnifique ! Quel beau miroir ! 

Nous redécouvrons le port, cette fois, au grand jour. Les bateaux de pêche sont à quai, les pêcheurs déchargent le poisson, principalement des sardines. Là aussi, on voit les difficultés qu'ils doivent rencontrer. Les bateaux tiennent la mer, mais ils montrent des signes évidents de vétusté, la rouille est omniprésente et même si les couleurs sont belles, elles ne cachent pas la misère sous-jacente.
Sur le port, les charpentiers construisent de lourdes embarcations selon les traditions ancestrales. Ils utilisent des bois d'acajou et d'eucalyptus. Plus loin, des pêcheurs retapent leurs filets aux couleurs surprenantes : bleu, beige, violine, vert, ocre, orange. Les jolies barques bleues se balancent au gré de la houle, bien à l'abri de la petite rade. Des femmes vendent en très petite quantité, des poissons simplement posés sur des bouts de cartons, à même le sol. Les mouettes se disputent les morceaux de viscères laissés par terre et s'envolent en protestant vigoureusement lorsqu'on les dérange. L'animation est grande et bon enfant. Nous profitons du spectacle avec beaucoup de plaisir et sommes conscients de la chance d'avoir, au moins financièrement, une vie plus facile. Je surprend Jean à maintes reprises, à sacrifier à la "sadaka", l'aumône que tout bon musulman doit à son prochain. Il a souvent le cœur gros en voyant toutes ces personnes âgées, qui, sans un mot, le regard un peu fixe, tendent la main aux passants. Nous serons les témoins de la charité de certains commerçants. Celle en particulier, d'un marchand de poissons frits, qui le soir, puisait largement dans ses réserves.
La vie à Essaouira est largement plus reposante que celle des grandes villes. Nous avons sympathisé avec le jeune marchand de babouches dont nous avons fait baisser fortement le stock. Nos deux garçons, les enfants et petits-enfants de Nadine, seront chaussés pour un moment ! Lorsque nous passons devant sa boutique, il nous salue chaque fois avec enthousiasme.
Les sollicitations des boutiquiers sont nettement moins pressantes, il y a bien encore celles des "apothicaires" qui veulent vendre à nos maris à tout prix (et à tous prix), une poudre aphrodisiaque ! Nos "gazous" déclinent l'offre vigoureusement, ce qui fait rire les marchands. La bonne humeur est de mise dans ce pays, je crois que c'est une des choses qui nous marquera le plus .

Il fait bon se promener au soleil, nous repartons en direction de la Porte de la Marine. Plus loin, une rampe d'accès mène à la Sqala de la Casbah dont la tour crénelée surplombe l'océan. Il y a une rangée impressionnante de canons dirigés vers le large. Heureusement, j'apprends qu'ils n'ont jamais servi. Une jeune femme, un bébé dans les bras, expose de minuscules aquarelles. Je ne résiste pas à la tentation et j'ai souvent une pensée pour elle, chaque fois que je les regarde à la maison. Nous prenons le temps de flâner, d'un côté l'océan, de l'autre les petites rues qui, en contre bas, bordent les remparts.
plus loin, dans la ville, la vue d'une petite place au fond d'une ruelle attire le regard de Jean. Elle est entourée d'arcades sous lesquelles, plein de petites boutiques sont ouvertes. Poussant ses investigations plus loin, Il découvre le marché aux poissons. Plusieurs étals offrent à la convoitise des gourmands, de superbes sardines, congres, crevettes et autres produits de la mer. Un homme enseigne à Jean, la façon de procéder : On choisit le poisson sur n'importe quel étal, on le paye à qui de droit et, muni d'un poche en plastique dans laquelle sont placés nos achats, on se dirige au fond du souk où un jeune homme fera cuire tout ça dans un four archaïque mais qu'il a l'air de maîtriser parfaitement.
Extra...le poisson cuit à merveille, l'accueil, l'ambiance et l'authenticité du moment que nous vivons !
Tout de blanc vêtus, de drôles d'instruments dans les mains, des musiciens font leur numéro. Je leur donne quelques dirhams et les voilà tout près. Comme Jean les filme, ils attaquent plus vigoureusement leur morceau, c'est rigolo. C'est l'heure de l'addition, nous sommes sidérés par la modestie de la somme qu'ils demandent : 2€40 pour la cuisson, le poisson que nous avons acheté, était déjà d'un prix dérisoire, nous sommes surpris. Pour ne pas nous sentir trop coupables, nous nous fendrons d'un bon pourboire.
Dans une petite rue, le long des remparts, des ébénistes travaillent le bois de thuya. Des artisans en marqueterie font des incrustations de citronnier, de nacre et d'argent. Leurs ateliers sont minuscules et leurs outils rudimentaires. Tout cela sent bon et Nadine "sniffe" dans tous les pots. Préférant acheter chez l'artisan, nous repartirons avec notre cargaison de petites boîtes, de petits pots. J'ai la chance de dénicher sur une étagère, une mignonne fatma dont le bois brun et luisant, est doux au toucher. Le menuisier se prête gentiment à la séance photo et poursuit son labeur. Nous l'observons un moment, plein d'admiration. Il travaille tantôt sur les racines de thuya, tantôt sur sur le tronc. Les objets présenteront soit une surface d'un brun uni, soit plus ou moins veinée. Ses confrères montrent la même intensité au travail, il faut dire qu'ils doivent fournir les nombreuses boutiques, plus loin. Nous retrouverons dans celles-ci, les pieds de lampes, les encadrements, les plumiers et jouets de bois, les boîtes rondes ou carrées, bombées ou plates, petites ou grosses, toutes aussi tentantes les unes que les autres.
Il est 18h lorsque nous repassons par la bab Marrakech. Nous sommes hors la médina et un petit crochet nous amènera par hasard, devant une église. Surpris, nous poussons la lourde porte. Cette église, dédiée à la Vierge Marie et à son Assomption, est le témoignage de la présence pendant plusieurs siècles, de la chrétienté en cette ville. Nous sommes accueillis par "FLANE" (Mr X ou un tel, en marocain), une sculpture marocaine, représentant un mendiant aveugle, un pauvre, un anonyme, celui que l'on peut voir devant la porte des mosquées et qui tend la main. C'est avec beaucoup d'émotion que nous admirons cette humble silhouette filiforme et la représentation de la Vierge et de son Enfant. Nous sommes saisis par l'atmosphère si particulière de cette église dans laquelle se mêlent si intimement, foi chrétienne et culture marocaine. Les statues, les tapis sur le sol, la senteur du thuya, l'autel et la croix ornés de marqueteries, tout cela nous surprend. Essaouira est la seule ville à posséder une église dont les cloches sonnent tous les dimanches à 10h !
L'autel
la Vierge et l'Enfant
Flane
Revenons à des préoccupations plus épicuriennes ! Ne serait-ce pas l'heure de manger ? Non, on ne pense pas qu'à ça !... d'ailleurs on va faire du sport dans très peu de temps, puisque notre montre n'affiche pas la même heure que celle qui carillonne dans notre estomac ! Ce sera plutôt main dans la main que nous déambulerons lentement sur le sable. De grandes quantités de branches jonchent la plage. Charriées par une rivière jusqu'à l'océan, le courant les a rejetées sur la berge. Les gens les ramassent et s'en servent de combustible. Rien ne se perd ! Le soleil et assez bas et l'horizon a de magnifiques couleurs. Les mouettes jouent les stars devant notre objectif et piaillent de toutes leurs forces. Spectacle garanti et magique sur le port : Le soleil et assez bas et l'horizon a de magnifiques couleurs. Les mouettes jouent les stars devant notre objectif et piaillent de toutes leurs forces. Le battement effréné de leurs ailes fait un bruit d'enfer... les oiseaux de Hitchcock sont là ! En premier plan, un homme vêtu de son burnous, le capuchon sur la tête. Une femme de dos, le haïk blanc joliment drapé nous font plonger deux millénaires en arrière. Plus loin, le
spectacle dantesque de la tour crénelée en contre jour, du soleil en train de plonger dans l'océan illuminant de ses derniers feux la petite île de Mogador, nous laisse pantois. Nous cherchons à voir le "rayon vert", que ne peuvent percevoir que quelques veinards, et mitraillons avec passion cette superbe scène. Derrière nous, les remparts sont comme éclairés de mille projecteurs. Mais quel bonheur d'être là !





Bien entendu, la poésie ne remplissant pas les ventres, nous partons à la quête de l'endroit où nous pourrons assouvir une petite fringale. Et bien ce sera la seule fausse note dans notre séjour : décor à vous faire cauchemarder et repas pas à la hauteur de nos attentes. Pas grave !
Déjà mercredi, comme le temps passe vite !
Une petite escapade est prévue, emplettes au centre ville-- pain, sardines en boîte, clémentines, tomates, eau minérale-- Il y aura pique nique sur une des plages entre Essaouira et Agadir.P8, la route côtière qui descend sur Agadir. Au bout de quelques kilomètres, nous bifurquons en direction de la plage fort prisée par les surfeurs, SIDI KAOUKI. Deux hommes attendent les touristes, le premier, un magnifique chamelier et son dromadaire, le second, un magnifique "casse-pieds", les bras remplis de colliers, bracelets et bagues en métal! Contre quelques dirhams, nous pouvons poser devant le dromadaire. Quant au second bonhomme, il arriva à nous gâcher la promenade sur la plage, tant sa présence auprès de nous est envahissante ! Nous avons beau refuser ses avances, ne plus le regarder, ne plus lui parler, rien à faire ! Il nous suit tout le temps et, énervés par son insistance, nous finissons par fuir cette plage. Il y a là une "koubba", chapelle élevée sur la tombe d'un marabout. Le tombeau à coupole blanche est accolé à une tour ancienne, en partie ruinée.
Tant pis, nous nous en allons, pestant contre ce pauvre homme qui n'a pas réussi à nous soutirer une seul dirham ! Non, mais !
Le paysage défile et nous sommes à l'affût. La route est bordée d'arganiers, cet arbre miracle, dont le bois sert à fabriquer du charbon, les feuilles à nourrir les chèvres. Les noyaux rejetés par ces dernières, sont recueillis par les bergers. Ils en extraient l'huile d'argan qu'on utilise en cuisine. Lorsqu'elle est dénaturée, on s'en sert pour l'éclairage. Cette huile est raffinée d'une autre façon lorsqu'elle devient un produit de beauté.( Ben dis donc, j'espère que tout ce que j'écris est vrai, autrement, il y en a qui vont se moquer de ma naïveté. Je crois tout ce qu'on me dit ! 🤪)
Nous avons entendu parler de la façon dont les chèvres peuvent aller chercher leur pitance, haut dans les arbres. Nous sommes déçus et pensons à une galéjade. Il y a des chèvres, il y a des arbres, mais pas de chèvres en haut des arbres. Tiens, il y en a une sur la première branche d'un arganier. Vite, photo. Et puis au détour du chemin, un "arbre à chèvres", deux "arbres à chèvres" ! Fantastique ! Elles broutent les feuilles les plus hautes, leurs petits sabots solidement accrochés aux branches, c'est rigolo ! Le petit chevrier qui les garde, n'a guère plus de huit ans. Il est beau avec ses boucles brunes et ses grands yeux noirs. Il n'a pas la chance d'aller à l'école et fait un travail d'adulte. Nos poches sont pleines de bonbons achetés à Essaouira, quelle chance.
Nous traversons des zones de culture où les hommes poussent des charrues aux étranges attelages. Un dromadaire avec un âne, un âne avec un cheval, de temps en temps, deux dromadaires ensemble.
Un panneau indique la plage "TAFADNA". C'est par là que nous allons pique niquer. La route descend rapidement en direction de la plage. Elle est immense et fait penser à celles des Landes. Le village de pêcheurs, bleu et blanc, est bâti à même le rocher, des arcades laissent voir l'intérieur des habitations et de petits restaurants où Jean voudrait bien nous entraîner. Pas question, ils sont en train de cuisiner des "noubias".. des "loubias"... bref, des tripes !
De petites barques vont et viennent, leur chargement est transporté ensuite par des carrioles tirées par de petits ânes. Ils pêchent surtout la dorade, le merlan et le calamar.
Il fait beau, il fait chaud, nous recherchons un coin d'ombre dans les rochers et entamons avec appétit, nos provisions. Enfin un endroit sans importun ! Un vrai miracle !

Ce soir, nous mangerons, dans un petit restaurant, une succulente "harira", accompagnée d'un tajine au poulet, pruneaux et amandes. Nous finirons bien sûr par une tasse de thé à la menthe, servie par un jeune homme si grand, que j'ai dû mettre mon appareil de photo de travers pour pouvoir l'avoir sur la pellicule. Et ça le faisait rire, à ce grand gaillard !
La fatigue se fait sentir, il faut se coucher tôt, demain nous repartons à Marrakech.
Jeudi matin : Nous sommes le 8 décembre et c'est la dernière promenade dans les rues de la ville. Jean juge préférable d'acheter un sac de sport, car nos achats de dernière minute, risquent de ne pas contenir dans nos valises. Sacrées gazelles !
Nous traînons un peu les pieds et regrettons de partir. Nous admirons l'ingéniosité et l'habileté de ces artisans. Un jeune homme fabrique en un tour de main, des objets insolites, à partir de pédaliers, de chaîne, de roues, de morceaux de fil de fer, de câble. Il visse, il perce, il cloue et trouve une fonction à tout ce qui lui passe entre les mains. Il expose sur le trottoir, dans un assortiment hétéroclite, le produit de son inventivité. Cet immense jeu de mécano nous laisse perplexes et, en même temps, admiratifs.
Les épiciers ambulants ont étalés leurs marchandises : les légumes, les fruits sont bien tentants. Nous prenons plaisir à observer le comportement de leurs clients, puis décidons d'acheter des mandarines. Inutile de chipoter, il faut prendre, soit un demi-kilo, soit un kilo de fruits, car ils ne disposent pas d'autre unité de poids que ceux-là !Nous sommes gourmands, pas de problème. Une bouteille d'eau, du pain et à nouveau, des sardines. Nous voilà fin prêt pour un autre pique nique. Petit coup de chiffon sur le pare brise plein de poussière, c'est Jean qui prend le volant.
Nous sommes un peu mélancoliques de quitter Essaouira. Cette ville de marins et d'artistes, cernées de remparts, ouverte sur la mer, aux maisons blanches et bleues, nous a véritablement enchantés. Nous nous arrêtons dans un virage et prenons une dernière photo d’elle, toute blanche dans la lumière du matin.
petit repas pris sur le pouce, sur une place de village, les tomates et le pain que nous n'avons pas mangés, seront donnés à un pauvre homme qui mendie sur un banc. Ce sera notre "flane" à nous. Nous pratiquons la "sadaka" avec application, il est vraiment impossible de rester indiff��rent à ce qui se passe autour de nous. Un verre de thé à la menthe dans un café "chic", un arrêt pipi dans des toilettes "dernier cri", en voiture et direction Marrakech. L’entrée dans la ville est laborieuse, heureusement, Jean au volant, ne s'en laisse pas compter et conduit dans la cohue comme un chef.
Nous avons rendez-vous avec Fouzia qui doit récupérer la voiture. Nous retrouvons avec plaisir le riad et la petite Raja, aussi mignonne qu'il y a trois jours. Les rues de Marrakech sont aussi bruyantes et animées, mais nous y replongeons allègrement. Le restaurant "El Badi" nous accueille pour la dernière fois et le tajine que nous dégustons est à la hauteur de notre appétit. Promenade digestive sur la place des ferblantiers où nos gazous se font prendre en photo, le bras levé bien haut, la théière bien en main, en train de se servir une tasse de thé fumant.
Vendredi matin, déjà ! Il faut remplir nos sacs, libérer nos chambres. L'avion ne part qu'à 16h, nous laissons nos bagages à Raja, et les récupérerons plus tard. Une dernière visite dans les souks s'impose. Nous n'avons pas fini nos achats ! 😏
Les hommes sont patients et nous accordent la possibilité de dépenser nos derniers dirhams. Nous faisons les gourmandes, nous hésitons, nous regardons de tous les côtés cherchant l'inspiration.
Une vraie caverne d'Ali Baba devant nous ! Le mur, au fond de la pièce, est tapissé d'une quantité incroyable de petites théières de fer blanc. A droite, des pots de toutes tailles, de toutes couleurs, sont disposés sur le sol et sur plusieurs étagères. A gauche, des tajines aux couleurs chaudes, des assiettes, des pots de faïence bleue, des poignards dans de jolis étuis brillants. Au plafond, des lanternes aux vitres multicolores. Le marchand nous surveille du coin de l’œil et nous invite à entrer : "pour le plaisir des yeux". Il nous recommande de "garder le sourire", même si nous ne faisons pas affaire avec lui.
A mon avis, il a compris que nous allons nous laisser tenter et doit déjà calculer !
Nous furetons avec des airs de conspiratrices, en essayant de ne pas prendre un air trop intéressé, tout en aiguisant notre regard pour trouver dans ce capharnaüm, le petit truc qui nous fera flancher ! Il doit se marrer, le marchand !... Ce n'est pas "un truc", mais beaucoup de petits objets qui seront emballés à la vitesse d'un prestidigitateur, dans un modeste papier brun. Voilà qui va bien remplir le sac que Jean a acheté. Les gazous, généreux, passent à la caisse, le marchandage n'a pas été long, Jean ayant dévoilé un peu trop vite le montant de la cagnotte ! Tant pis, nous avons l'impression d'avoir les plus belles choses de Marrakech dans nos mains.
Fouzia nous attend, un taxi va nous amener à l'aéroport. Un pincement au cœur en quittant notre gentil guide, mais les formalités d'embarquement chassent vite notre spleen. Nous voici dans l'avion, un dernier regard sur la Menara et son oliveraie que nous survolons, une dernière photo aérienne de Marrakech, et nous prenons très vite de l'altitude. Le ciel est dégagé, la nuit tombe vite et le survol du détroit de Gibraltar et de l'Andalousie est un spectacle de toute beauté. Ce n'est qu'un scintillement de lumières multicolores, semblables à des millions de guirlandes de Noël. Les Pyrénées sont cette fois visibles et nous les découvrons avec émotion, comme si nous étions partis depuis des siècles! Toulouse est bientôt en vue et c'est le froid qui nous accueille sur l'aéroport.
--
J'ai écrit ces "quelques" lignes, un mois après être revenue du Maroc. Il m'a fallu un certain temps pour me défaire de l'envoûtement dans lequel ce pays m'a plongé. Je crois que je vais garder longtemps au fond du cœur, le sentiment d'avoir vécu quelque chose d'exceptionnel. Je n'oublierai pas de sitôt, Marrakech et sa frénésie de vivre, Essaouira la calme ville bleue et blanche, les beaux costumes traditionnels, tout droit sortis de l'ancien Testament, les contacts amicaux et chaleureux avec les gens du pays, les apothicaires et leurs produits miraculeux, les petits ânes tirant vaillamment des carrioles trop lourdes, les palais visités aux légendes dignes des "mille et une nuits", l'appel du muezzin qui nous a fait sursauter plus d'une fois, les jardins remplis de roses, le paradis qu'est le jardin Majorelle, les épices colorés aux senteurs envahissantes, les délices de leurs pâtisseries au miel, toutes ces couleurs merveilleuses, le brouhaha continue dans les souks et surtout, surtout.... les appels aux "gazelles", dont je ne me suis pas lassée !
--La preuve, nous y sommes repartis en décembre 2006. Cela fera l'objet, d'un autre récit.... Faut bien occuper les temps libres que laisse la retraite ! 😕😉😄Maroc-Mauritanie-Mali: logement, restauration, guides English translation pending
Salut a tous
Voila, sommes presque prets, mon amie et moi partons mi-janvier (1 mois) pour notre 1er voyage en 4x4 direction le Mali via le maroc et la mauritanie, notre destination la plus éloignée seras Tombouctou je pense, en passant par Bamako, Mopti, pays Dogon, Djéné et la pinasse sur le Niger bien sur!! Nous sommes donc à votre écoute de bonnes adresses sur notre parcours pour manger, dormir, les vrais guides....Merci par avance!
France-Sénégal en 4x4: hôtels et campements sur le trajet? English translation pending
debut 2008, nous voudrions partir au senegal en 4x4, en tant que papy et mamie retraité..., 😎 mais avec un peu de confort. nous desirons connaitre les hotels ou campement qu'il est possible de trouver entre l'espagne et St louis (après, on connait, on y a vécu !). s'il y a un site qui en parle, merci de me renseigner, je n'ai pas trouvé de forum sur ce sujet précis.😉
Maroc à moto 125 en avril 2008 English translation pending
Bonjour à tous, j'envisage en avril prochain de partir pour une quinzaine de jours au Maroc en moto 125 ( Yamaha TDR). J'ai changé la selle et je l'ai équipée de bagages.
Mon projet consiste à prendre le bateau à Sète pour Tanger et ensuite par étape de 200 Km parcourir ce pays. Je commencerais par Tanger bien sûr, ensuite Salé Rabat, Casablanca, Marrakech etc environ deux journées par étape. Quelqu'un a-t-il déjà tenté ce voyage.
J'aimerais connaitre les tarifs de la traversée, (moi même plus moto) les risques encourus, la sécurité en général, la moto, les risques de vols etc.., les hôtels à privilégier, ceux à éviter.
je suis preneur de tout renseignement sur les sites à visiter.
Merci pour vos réponses, bonne journée à toutes et à tous.
Si on se faisait des films... English translation pending
Si on se faisait des films....à quoi ils ressembleraient???
J'en ai un pour ce soir:
A la réalisation: Wong Kar Wai... (avec son magicien photo Christopher Doyle)..; la musique serait de Loreena Mc Kennith, le scénario serait basé sur "Le riz de Rangoon" de Frédéric Marinacce, avec en personnage principal Alessio Boni - ou Gabriel Garcia Bernal- et aussi Eva Green...
J'en ai un pour ce soir:
A la réalisation: Wong Kar Wai... (avec son magicien photo Christopher Doyle)..; la musique serait de Loreena Mc Kennith, le scénario serait basé sur "Le riz de Rangoon" de Frédéric Marinacce, avec en personnage principal Alessio Boni - ou Gabriel Garcia Bernal- et aussi Eva Green...
Voyager à vélo avec un E-PC English translation pending
Oki, personne n'a encore pu tester.
Mais peut etre certain d'entre vous y on pensé?
Présentation: http://www.journaldugeek.com/?2007/11/13/9129-l-asus-eeepc-en-images
Nb: Le sujet a déja été traité denierement sur ce post: http://voyageforum.com/v.f?post=1387487;
J'attend vos avis !
Bruno
Présentation: http://www.journaldugeek.com/?2007/11/13/9129-l-asus-eeepc-en-images
Nb: Le sujet a déja été traité denierement sur ce post: http://voyageforum.com/v.f?post=1387487;
J'attend vos avis !
Bruno
Argentine: bus El Rapido? English translation pending
bonjour
est ce que quelqu'un pourrait me renseigner a propos du bus :EL RAPIDO ?
est il necessaire de reserver son billet, avant de partir
merci des infos
Cap Nord à moto en août 2008 English translation pending
Bonjour à tous,
Je prépare depuis quelques temps, une "petite" virée à moto pour ce mois d'août.
Il s'agit en fait d'un "long way" sur la moitié Nord de l'Europe avec pour but principal, la Finlande et plus pr��cisément le Cap Nord (qui lui est en Norvège).
12.000 kms, 21 jours, 16 pays. Budget de l'ordre de 3.000 €uros grand maximum. (incuant pneus et entretien moto pour cette distance)
Les grandes lignes :
Moyenne de 500 kms par jour, visite de quelques sites "forts" (en gras), hébergement en auberge de jeunesse, en B&B, en chambre d'hôte, en chalet, selon l'endroit. Départ prévu 1° semaine d'août.
Le parcours :
1° jour : Tours - Suisse (à affiner hôtels suisses hors de prix) 2° jour : Route le long des lacs suisses, traversée de la Bavière, Munich 3° jour : Prague. Visite. 4° jour : Brno, Ostrawa, entrée en Pologne par la montagne. Cracovie. 5° jour : Traversée de la pologne. Arrivée à Kaliningrad, enclave Russe 6° jour : Lituanie, petit roulage. Kaunas, Vilnuis. Visite. Restau typique 7° jour : Lettonie puis Estonie par route côtière. Arrivée à Tallinn 8° jour : Arrivée en Russie. Visite de St Petersbourg 9° jour : Finlande, jusqu'à Kuopio. 10° jour : Traversée des 1000 lacs. Arrivée au cercle polaire. Rovaniemi 11° jour : Arrivée en Laponie : Inari, son lac, chalet, habitants, husky, .. 12° jour : Nouveau chalet à 30 kms, puis aller retour jusqu'au Cap Nord 13° jour : Norvège. Remontée jusqu'à Alta dernière ville au Grand Nord 14° jour : Descente le long de la côte de l'Océan Arctique 15° Jour : Arrivée à Trondheim, cité des Rois. Pays Viking. 16° jour : Dernière journée "nature", arrivée en Suède. Stockholm 17° jour : Malmoe. La sirène de Copenhague. Visite de la ville 18° jour : Odense, arrivée à Brême. 19° jour : Groningen, Amsterdam, Bruges. Canaux.. 20° jour : Bruxelles, Liège, Luxembourg, Ardennes, Sarrebruck 21° jour : Vosges, Bourgogne, Tours
J'ai terminé 80% de la préparation. Au début, je pensais tout préparer et ensuite proposer le trajet "fini" à ceux qui désireraient partager cette balade. Mais pour finaliser le road, les étapes, les visites, il faut que je réserve dès à présent.
L'idéal serait de constituer un groupe de 3 ou 4 maxi.
Je cherche donc des co-équipiers (moto). Si ça vous intéresse....
D'autre part, tout les conseils, avis, astuces sont les bienvenus.
Bonne route à tous
Je prépare depuis quelques temps, une "petite" virée à moto pour ce mois d'août.
Il s'agit en fait d'un "long way" sur la moitié Nord de l'Europe avec pour but principal, la Finlande et plus pr��cisément le Cap Nord (qui lui est en Norvège).
12.000 kms, 21 jours, 16 pays. Budget de l'ordre de 3.000 €uros grand maximum. (incuant pneus et entretien moto pour cette distance)
Les grandes lignes :
Moyenne de 500 kms par jour, visite de quelques sites "forts" (en gras), hébergement en auberge de jeunesse, en B&B, en chambre d'hôte, en chalet, selon l'endroit. Départ prévu 1° semaine d'août.
Le parcours :
1° jour : Tours - Suisse (à affiner hôtels suisses hors de prix) 2° jour : Route le long des lacs suisses, traversée de la Bavière, Munich 3° jour : Prague. Visite. 4° jour : Brno, Ostrawa, entrée en Pologne par la montagne. Cracovie. 5° jour : Traversée de la pologne. Arrivée à Kaliningrad, enclave Russe 6° jour : Lituanie, petit roulage. Kaunas, Vilnuis. Visite. Restau typique 7° jour : Lettonie puis Estonie par route côtière. Arrivée à Tallinn 8° jour : Arrivée en Russie. Visite de St Petersbourg 9° jour : Finlande, jusqu'à Kuopio. 10° jour : Traversée des 1000 lacs. Arrivée au cercle polaire. Rovaniemi 11° jour : Arrivée en Laponie : Inari, son lac, chalet, habitants, husky, .. 12° jour : Nouveau chalet à 30 kms, puis aller retour jusqu'au Cap Nord 13° jour : Norvège. Remontée jusqu'à Alta dernière ville au Grand Nord 14° jour : Descente le long de la côte de l'Océan Arctique 15° Jour : Arrivée à Trondheim, cité des Rois. Pays Viking. 16° jour : Dernière journée "nature", arrivée en Suède. Stockholm 17° jour : Malmoe. La sirène de Copenhague. Visite de la ville 18° jour : Odense, arrivée à Brême. 19° jour : Groningen, Amsterdam, Bruges. Canaux.. 20° jour : Bruxelles, Liège, Luxembourg, Ardennes, Sarrebruck 21° jour : Vosges, Bourgogne, Tours
J'ai terminé 80% de la préparation. Au début, je pensais tout préparer et ensuite proposer le trajet "fini" à ceux qui désireraient partager cette balade. Mais pour finaliser le road, les étapes, les visites, il faut que je réserve dès à présent.
L'idéal serait de constituer un groupe de 3 ou 4 maxi.
Je cherche donc des co-équipiers (moto). Si ça vous intéresse....
D'autre part, tout les conseils, avis, astuces sont les bienvenus.
Bonne route à tous
Quel pays choisir pour m'installer à la retraite: Sénégal, Bénin? English translation pending
Dans trois mois je serai à la retraite après avoir passé plusieurs années à la Télévision éducative de Côte d'ivoire et depuis peu à La Réunion. Je compte retourner en Afrique pour continuer ma passion des émissions des feuilletons éducatifs mais ou ? Sénégal (Saint-Louis ou Ziguinchor) ou alors au Bénin ?.Un endroit sympa ou je pourrai continuer ma passion.Avez-vous des contacts
La face cachée des plages de Sihanoukville English translation pending
L'emission Thalassa de vendredi dernier 30 novembre nous a donné un bref aperçu des plages de Sihanoukville et malheureusement force est de constater que leur etat, ou du moins celui de certaines plages publiques n'est guére affriolant.
Il est egalement consternant d'apprendre que les petites marchandes de plage tenant des étals modestes ou les habitants d'un village de bord de mer soient "invités " à evacuer ou plutot à deguerpir vite fait afin que des requins de promoteurs s'emparent des terrains cotiers en vue d'edifier de nouveaux hotels, casinos et resorts. Le maire de Sihanoukville l'annonce clairement : faire de la cote khmére la nouvelle destination balnéaire d 'Asie. Quand j'y suis passé, on parlait déjà d'en faire un nouveau …Pattaya !!! Charmant programme …..qui donne une idée claire de ce que deviendra ce littoral d'ici peu. En plus avec l'exploitation des plates-formes petroliéres au large et le developpement du seul veritable port commercial du cambodge on peut s'attendre au pire.
Il est egalement consternant d'apprendre que les petites marchandes de plage tenant des étals modestes ou les habitants d'un village de bord de mer soient "invités " à evacuer ou plutot à deguerpir vite fait afin que des requins de promoteurs s'emparent des terrains cotiers en vue d'edifier de nouveaux hotels, casinos et resorts. Le maire de Sihanoukville l'annonce clairement : faire de la cote khmére la nouvelle destination balnéaire d 'Asie. Quand j'y suis passé, on parlait déjà d'en faire un nouveau …Pattaya !!! Charmant programme …..qui donne une idée claire de ce que deviendra ce littoral d'ici peu. En plus avec l'exploitation des plates-formes petroliéres au large et le developpement du seul veritable port commercial du cambodge on peut s'attendre au pire.
Croisière Costa "Mille et une nuits" (Dubai) English translation pending
Ma famille et moi-même allons faire la croisière mille et une nuits (Dubaï) le 23/02/07 avec le costa romantica. J'aimerais obtenir des témoignages de personnes l'ayant déjà faite même si je sais qu'elle est récente et qu'elle ne reprend qu'en décembre. Je souhaiterais votre avis sur le bateau, les escales, les excursions que vous avez faites (avec ou sans costa, lesquelles ? et votre opinion sur celles-ci). Je vous remercie d'avance.
Doxipalu et Malarone pour le Sénégal? English translation pending
Merci de me renseigner au sujet de doxypalu et malarone qui oont été prescrit respectivement pour moi et ma fille de 2 ans....Doxycicline est il bien identique au doxypalu? Comment le demander ? au generaliste? Qui a utilisé malarone pour son enfant? au lieu du lariam? .ma fille fait 13 kg.Le lariam n'est il pas prescrit pour les enfants de plus de 15 kg?
merci
Visiter le Soudan English translation pending
bonjour à tous, l'été prochain je sens bien qu'on aller au Soudan, en venant d'Egypte probablement. J'ai lu un peu les posts mais je n'ai pas trouvé beaucoup d'impressions concernant ce pays. aussi si on pouvait résumer ici les impressions des voyageurs, les trucs à pas rater ou à éviter, ce serait intéressant pour tous, merci!
en passant peut on rentrer au soudan en venant d'Egypte par la route en longeant le nil? ou faut-il la passer sur le fleuve?
Place aux retraités routards... English translation pending
Fini le privilège du voyage sac à dos pour les plus jeunes😕
ça fait maintenant quelque temps que les retraités revendiquent aussi ce droit de routard comme un privilège. On les croise partout. "increvables", en bonne santé, ils sont de plus en plus nombreux et enchaînent destination sur destination...
Dès la quarantaine, ils décrète que la vieillesse est là, ça les titillent et ils parlent de droits acquis, de pénibilité, d'envie de partir...ils voyagent alors comme des gloutons, donnent des conseils blasés à tour de bras, font du comparatif, profitent au maximun du CE etc...
Papy et mamie s'éclatent pendant que les fistons restés au pays rament de CDD en stages bidons, en rêvant devant les affiches bien léchées du métro ou avec des plans foireux sur le net🏴☠️. Des retraités devenus grand voyageurs égoïstes et des jeunes... chomeurs et sans carrière à la maison! Faut-il une nouvelle canicule pour éradiquer le phénomène?😎
Dès la quarantaine, ils décrète que la vieillesse est là, ça les titillent et ils parlent de droits acquis, de pénibilité, d'envie de partir...ils voyagent alors comme des gloutons, donnent des conseils blasés à tour de bras, font du comparatif, profitent au maximun du CE etc...
Papy et mamie s'éclatent pendant que les fistons restés au pays rament de CDD en stages bidons, en rêvant devant les affiches bien léchées du métro ou avec des plans foireux sur le net🏴☠️. Des retraités devenus grand voyageurs égoïstes et des jeunes... chomeurs et sans carrière à la maison! Faut-il une nouvelle canicule pour éradiquer le phénomène?😎
Balade à Kinshasa en février (République démocratique du Congo) English translation pending
Bonjour, j'envisage d'aller faire un tour en février à Kin pour deux semaines, je serai normalement logée, mais j'aimerais avoir qq conseils question sécurité pour se ballader en journée (visiblement les déplacements sont à éviter la nuit); y a t'il des risques à se balader seule en taxi, se déplacer dans certains quartiers? merci!!
Faites-vous un carnet de voyage? English translation pending
coucou les amis,
me vient a l'esprit une question: durant vos voyages, faites vous un carnet de voyage qui relate au jour le jour ( ou pas) votre trajet, vos rencontres ???? et si oui, qu'est ce que vous ecrivez dedans ( rencontres, kilometrage, photos ???)Pour ma part j'essaye de retranscrire tout ce qui m'arrive de rigolo, de sympas ( genre le type qui parle que l'ouzbéck et a qui tu dois demander quelle route prendre pour avoir le plus eau paysage😎😎)... bref, voila .... si sa vous interesse de repondre ....( je me demande si je suis pas le seul a ecrire sur mon petit cahier a l'heure d'internet sur le portable ...)
amis ecrivains, levez vous!!!! ( et en plus sa fait des souvenirs pour plus tard ...)
me vient a l'esprit une question: durant vos voyages, faites vous un carnet de voyage qui relate au jour le jour ( ou pas) votre trajet, vos rencontres ???? et si oui, qu'est ce que vous ecrivez dedans ( rencontres, kilometrage, photos ???)Pour ma part j'essaye de retranscrire tout ce qui m'arrive de rigolo, de sympas ( genre le type qui parle que l'ouzbéck et a qui tu dois demander quelle route prendre pour avoir le plus eau paysage😎😎)... bref, voila .... si sa vous interesse de repondre ....( je me demande si je suis pas le seul a ecrire sur mon petit cahier a l'heure d'internet sur le portable ...)
amis ecrivains, levez vous!!!! ( et en plus sa fait des souvenirs pour plus tard ...)
Madagascar comme premier voyage? English translation pending
Bonjour à tous
Que pensez vous si je fais un voyage à madagscar et ce sera le 1er voyage de ma vie et oui à 32 ans on peut commencer sa vie !!! 😊
Que pensez vous si je fais un voyage à madagscar et ce sera le 1er voyage de ma vie et oui à 32 ans on peut commencer sa vie !!! 😊
Cherche association pour bénévolat au Sénégal en janvier 2008 English translation pending
Bonjour,
Je cherche des contacts pour partir 3 semaines en Janvier 2008 dans une association ou ONG au Sénégal. J'ai 40 ans et l'humanitaire me "titille" depuis des années. Plusieurs séjours récents au Sénégal me permettent de dire qu'il y a fort à faire dans ce domaine. J'ai travaillé longtemps en France dans le social mais je n'ai aucune expérience dans l'humanitaire international. Merci de votre aide.
Je cherche des contacts pour partir 3 semaines en Janvier 2008 dans une association ou ONG au Sénégal. J'ai 40 ans et l'humanitaire me "titille" depuis des années. Plusieurs séjours récents au Sénégal me permettent de dire qu'il y a fort à faire dans ce domaine. J'ai travaillé longtemps en France dans le social mais je n'ai aucune expérience dans l'humanitaire international. Merci de votre aide.