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Voyage dans l'Ouest américain: combien de temps pour chaque parc? English translation pending
nous sommes en train de préparer notre voyage dans l'ouest américain en nous aidant des circuits proposés par les différents tour operators et souvent on voit en une journée beaucoup de km d'une étape à une autre et une visite de parc en partant le matin ou en arrivant dans l'après-midi !!!
on se demandait donc combien de temps était nécessaire selon vous pour visiter les parcs suivants pour ceux que vous connaissez :
Joshua Tree
Grand Canyon
Canyon de Chelly
Antelope Canyon
Monument Valley
Arches
Canyonlands
Lake Powell
Capitol Reef
Mesa Verde
Bryce Canyon
Vallée du Feu
Zion
Death Valley
Mammoth Lakes
Yosemite
Sequoïa
merci à vous !
merci à vous !
Visite de Hershey en Pennsylvanie: quoi voir? English translation pending
bonjour,
j'ai vu ce matin à la télé un reportage qui parlait de la ville de Hershey, dédiée au chocolat : que faut-il y voir ? que peut-on y faire sans trop dépenser ? est-ce interessant, même avec des grands enfants de 16 et 20 ans ? merci
j'ai vu ce matin à la télé un reportage qui parlait de la ville de Hershey, dédiée au chocolat : que faut-il y voir ? que peut-on y faire sans trop dépenser ? est-ce interessant, même avec des grands enfants de 16 et 20 ans ? merci
"Touring The Southwest's Grand Circle" (Ouest américain) English translation pending
THE GRAND CIRCLE
Presque toutes les merveilles de l'Ouest américain dans un rayon de 150km à partir de Page ou Moab et qui englobe 4 états: Arizona-Utah-Colorado-Nouveau Mexique (Taos-Santa Fé)
Nous venons de faire en 6 semaines, sans préparation, sans VUS, sans 4x4 et sans.....Samsonite(!) ce que certains font en 15 jours!
Mais comment font-ils........?
Il est vrai que quand on s, y prend..... de 6 mois à deux ans d'avance pour préparer ce qui devient finalement le voyage des autres..!?
Et il y en a même maintenant qui en sont rendus aux carnets pré-voyages.....😛
Je n'ai pourtant pas vu grand hélicos dans le ciel ce printemps....
Jean-Pierre Ferland a raison: God is an american...! Pour avoir réussi à concentrer tant de merveilles sur un aussi petit territoire, fallait vraiment que Dame Nature, et le temps, soient de son côté....
Et si Dieu est américain, les zaméricains , eux, ont assurés le suivi.Tout est prévu pour l'acceuil de ces chers touristes. Infrastructure impeccables, infos disponibles partout et tjs facile d'accès....
De Zion( re-coup de coeur), Bryce(sous la neige) au Grand Canyon en passant par Arches, Mesa Verde, Monument Valley etc, etc tout est tellement facile....et tellement beau!
Dieu est américain et ses apôtres japonais, Fuji, Sanyo, Sony etc ont inventés le numérique pour notre plus grand bonheur....
Inutile cependant de cliquer ici ou encore par-ici, je n, ai pas envie de reproduire ce qui existe déjà à moultes exemplaires sur ce forum....
Quoique.....ci-dessous, ma plus belle photo, unique, exceptionnelle....les USA tels qu, ils sont réellement....
Miss Wal-Mart, ma préférée.....😉
Presque toutes les merveilles de l'Ouest américain dans un rayon de 150km à partir de Page ou Moab et qui englobe 4 états: Arizona-Utah-Colorado-Nouveau Mexique (Taos-Santa Fé)
Nous venons de faire en 6 semaines, sans préparation, sans VUS, sans 4x4 et sans.....Samsonite(!) ce que certains font en 15 jours!
Mais comment font-ils........?
Il est vrai que quand on s, y prend..... de 6 mois à deux ans d'avance pour préparer ce qui devient finalement le voyage des autres..!?
Et il y en a même maintenant qui en sont rendus aux carnets pré-voyages.....😛
Je n'ai pourtant pas vu grand hélicos dans le ciel ce printemps....
Jean-Pierre Ferland a raison: God is an american...! Pour avoir réussi à concentrer tant de merveilles sur un aussi petit territoire, fallait vraiment que Dame Nature, et le temps, soient de son côté....
Et si Dieu est américain, les zaméricains , eux, ont assurés le suivi.Tout est prévu pour l'acceuil de ces chers touristes. Infrastructure impeccables, infos disponibles partout et tjs facile d'accès....
De Zion( re-coup de coeur), Bryce(sous la neige) au Grand Canyon en passant par Arches, Mesa Verde, Monument Valley etc, etc tout est tellement facile....et tellement beau!
Dieu est américain et ses apôtres japonais, Fuji, Sanyo, Sony etc ont inventés le numérique pour notre plus grand bonheur....
Inutile cependant de cliquer ici ou encore par-ici, je n, ai pas envie de reproduire ce qui existe déjà à moultes exemplaires sur ce forum....
Quoique.....ci-dessous, ma plus belle photo, unique, exceptionnelle....les USA tels qu, ils sont réellement....
Miss Wal-Mart, ma préférée.....😉
États-Unis: location de voiture et frais d'abandon? English translation pending
Bonjour !
Nous recherchons pour cet été une location de voiture avec une prise en charge à l'aéroport de Las Vegas et une restitution à l'aéroport de San Diego. Après recherche sur les sites des loueurs, nous n'arrivons pas à obtenir de renseignements sur les frais d'abandon éventuels (y en a t il entre le Nevada et la Californie ?) et les frais de conducteurs additionnels (pour un couple). Qui aurait des informations à nous communiquer ? Merci d'avance !
Une famille qui a hâte de partir loin d'ici !🙂
Nous recherchons pour cet été une location de voiture avec une prise en charge à l'aéroport de Las Vegas et une restitution à l'aéroport de San Diego. Après recherche sur les sites des loueurs, nous n'arrivons pas à obtenir de renseignements sur les frais d'abandon éventuels (y en a t il entre le Nevada et la Californie ?) et les frais de conducteurs additionnels (pour un couple). Qui aurait des informations à nous communiquer ? Merci d'avance !
Une famille qui a hâte de partir loin d'ici !🙂
Choisir Québec ou l'Ontario depuis Montréal? English translation pending
Bonjour,
1er post 😊
Nous partons la semaine prochaine à Montreal avec ma femme et nos 3 enfants pour 8 jours.
Nous hésitons à nous diriger vers l'Ontario (Ottawa puis les fameuses chutes) ou bien vers l'ouest (Québec city ... Nova Scotia)
Que nous conseillez-vous?
Nous sommes en voiture.
Merci d'avance,
1er post 😊
Nous partons la semaine prochaine à Montreal avec ma femme et nos 3 enfants pour 8 jours.
Nous hésitons à nous diriger vers l'Ontario (Ottawa puis les fameuses chutes) ou bien vers l'ouest (Québec city ... Nova Scotia)
Que nous conseillez-vous?
Nous sommes en voiture.
Merci d'avance,
Avis sur itinéraire à moto Arizona-Utah? English translation pending
Bonjour,
Je souhaiterais avoir un avis sur l’itinéraire suivant, que nous comptons faire en moto en novembre prochain. Je pense que c’est « chargé », et je voudrais savoir si il faut éventuellement supprimer des étapes, sachant que j’ai très vite la « bougeotte ». Je souhaite aussi vraiment passer 3-4 jours à cheval, l’idée de départ était d’ailleurs uniquement de faire du cheval !
J1 Arrivée LV
J2 Réception motos – route et nuit à Williams (50 miles au Sud de Grand Canyon)
J3 Visite South Rim – route et nuit à Cameron (60 miles à l’Est de Grand Canyon)
J4 Route pour Page – visite Antelope canyon
J5 Route pour Kayenta – visite Monument Valley
J6 Route pour Moab
J7 Moab
J8 Moab
J9 Route pour Boulder (capitol Reef)
J10 Ranch
J11 Ranch
J12 Ranch
J13 Traversée Brice et Zion – nuit ???
J14 Route pour LV
J15 LV
J16 Retour
Les jours J2, J6, J9 et J14 sont de longues étapes. Le reste doit être gérable je suppose ?
Nous n’avons pas trop l’habitude de la moto. Nous avons loué chez Eagle Rider il y a 2 ans pour quelques jours dans les keys en Floride, mais nous n’avons pas couvert de très longues distances. Donc, 300 km sur une Electra Glide, ça le fait facile ?
Merci !
Je souhaiterais avoir un avis sur l’itinéraire suivant, que nous comptons faire en moto en novembre prochain. Je pense que c’est « chargé », et je voudrais savoir si il faut éventuellement supprimer des étapes, sachant que j’ai très vite la « bougeotte ». Je souhaite aussi vraiment passer 3-4 jours à cheval, l’idée de départ était d’ailleurs uniquement de faire du cheval !
J1 Arrivée LV
J2 Réception motos – route et nuit à Williams (50 miles au Sud de Grand Canyon)
J3 Visite South Rim – route et nuit à Cameron (60 miles à l’Est de Grand Canyon)
J4 Route pour Page – visite Antelope canyon
J5 Route pour Kayenta – visite Monument Valley
J6 Route pour Moab
J7 Moab
J8 Moab
J9 Route pour Boulder (capitol Reef)
J10 Ranch
J11 Ranch
J12 Ranch
J13 Traversée Brice et Zion – nuit ???
J14 Route pour LV
J15 LV
J16 Retour
Les jours J2, J6, J9 et J14 sont de longues étapes. Le reste doit être gérable je suppose ?
Nous n’avons pas trop l’habitude de la moto. Nous avons loué chez Eagle Rider il y a 2 ans pour quelques jours dans les keys en Floride, mais nous n’avons pas couvert de très longues distances. Donc, 300 km sur une Electra Glide, ça le fait facile ?
Merci !
Caractéristiques des véhicules de location aux Etats-Unis English translation pending
Bonjour
Je vois qu'ici beaucoup se posent des questions sur les vehicules dispo aupres des loueurs US. Je sais que certains ont fait dejà des postes la dessus.
si ca peut rendre services à certains, j'ai acheté il y a quelque tps une revue US qui regroupe tous les vehicules dispo sur le marché US, et qui en donne les caracteristiques de consommation, nb de places dispo, dimensions interieures et notamment coffre.
si ca peut vs interesser, je peux vs envoyer les infos
Je vois qu'ici beaucoup se posent des questions sur les vehicules dispo aupres des loueurs US. Je sais que certains ont fait dejà des postes la dessus.
si ca peut rendre services à certains, j'ai acheté il y a quelque tps une revue US qui regroupe tous les vehicules dispo sur le marché US, et qui en donne les caracteristiques de consommation, nb de places dispo, dimensions interieures et notamment coffre.
si ca peut vs interesser, je peux vs envoyer les infos
Projet de faire l'Ouest américain à moto en 2012 English translation pending
je voudrais préparer un voyage en moto pour 2012 sans passer par une agence qui me demande la somme de 7000€ pour 15 jours le trajet est celui que chaque motard rêve de faire l'ouest je demande conseil à ceux qui ont déjà fait l'ouest, les parcs, las Vegas, (ext) Je voudrais savoir pour 15 jours de voyage au mois de mai combien de km par étappe, la location de la moto se ferais à san fransisco chez (eaglerider.com) quel budget faut-il par jour pour les repas et l'essence pour les hôtels faut-il les prendre sur place ou à l'avance merci.
Panne de voiture de location dans l'Ouest américain? English translation pending
je pars dans l'ouest américain le 06 Avril.
J'ai loué une voiture chez dollars platinium, par l'internédiare d'élocationdevoiture.
Ma hantise est de tomber en panne dans un coin pommé. Que faire? Est ce déjà arrivé à quelqu'un? Est ce que les locations de voiture ont une assistance? Est ce qu'on vous ramène une nouvelle voiture de suite ? De plus je pensais acheter une carte de tél prépayé pour téléphoner des hôtels, mais si je n'aurais pas de portable, et du coup si on tombe en panne la galère si on peut appeler personne...
Je sais, je flippe peut être un peu trop, mais il m'arrive souvent des tuiles, alors je préfaire prévoir...
Ma hantise est de tomber en panne dans un coin pommé. Que faire? Est ce déjà arrivé à quelqu'un? Est ce que les locations de voiture ont une assistance? Est ce qu'on vous ramène une nouvelle voiture de suite ? De plus je pensais acheter une carte de tél prépayé pour téléphoner des hôtels, mais si je n'aurais pas de portable, et du coup si on tombe en panne la galère si on peut appeler personne...
Je sais, je flippe peut être un peu trop, mais il m'arrive souvent des tuiles, alors je préfaire prévoir...
Comment est la vie à Honolulu? English translation pending
Bonjour,
J'aimerai beaucoup aller a Honolulu, Hawaii cet été, seulement mon entourage pense que la distance et le coût n'en vaut pas la peine. Est-ce que quelqu'un qui est déja allé a Honolulu pourrait me dire ce qu'il en a pensé et comment est la vie la bas? :) J'ai vingt ans, je suis donc majeure là bas, y'a-t-il quand meme de quoi profiter des soirées?
MERCI D'AVANCE!
J'aimerai beaucoup aller a Honolulu, Hawaii cet été, seulement mon entourage pense que la distance et le coût n'en vaut pas la peine. Est-ce que quelqu'un qui est déja allé a Honolulu pourrait me dire ce qu'il en a pensé et comment est la vie la bas? :) J'ai vingt ans, je suis donc majeure là bas, y'a-t-il quand meme de quoi profiter des soirées?
MERCI D'AVANCE!
États-Unis: location d'un véhicule avec National? English translation pending
Salut,
J'ai pris un vol Paris Vegas (via Mineapolis) pour la première fois par expedia. Concernant la location de mon véhicule (4X4 standard type Chevrolet traiblazer), expedia le propose à 635 euros pour 17 jours avec National alors qu'il est à 850 euros avec Alamo (toujours avec expedia). C'est plutôt alléchant, mais comme je suis méfiant de nature, j'aimerais savoir si certains d'entre vous ont eu des retours avec cette compagnie (National). IL est essentiel pour moi d'avoir le véhicule réservé, tout au moins sa catégorie.
Merci pour vos avis
JD
Ouest américain 2009: à la découverte de nouveaux sites hors des sentiers battus English translation pending
Partie 1 : de Denver à Santa Fe
Partie 2 : de Santa Fe à Lost City
Partie 3 : de Lost City à Page
Partie 4 : autour de Page et de Coyote Buttes
Partie 5 : de Cottonwood Canyon Road à Escalante
Partie 6 : de Grand Staircase Escalante National Monument à Capitol Reef
INTRODUCTION
Encore un carnet de voyage sur l’Ouest américain ?
Eh oui ! C’est à mon tour de saluer par le biais de ce carnet tous les forumeurs attirés par cette magnifique région qu’est l’Ouest américain, notamment ceux qui en ont attrapé le virus et veulent se remémorer certaines de leurs expériences et/ou rechercher quelques nouveaux sites à visiter.
Compte tenu de la floraison sur VF d’excellents carnets sur l’Ouest américain, j’ai hésité à en proposer un de plus, d’autant que je n’ai pas la fibre littéraire et que j’ai préféré jusque-là consacrer mon temps libre à fournir des informations et des descriptions pratiques dans le cadre de ma collaboration aux 3 volumes de Photographing the Southwest de Laurent Martres et au site web Ouestusa réalisé par Thierry (Wavemaster sur VF), sans compter les interventions sur VF et les réponses à de nombreux MP et e-mails. Tant mieux si cela a pu être utile à certains d’entre vous car le partage de ses connaissances et l’entraide entre voyageurs sont des valeurs qu’il nous faut entretenir… et qui permettent également d’enrichissantes rencontres sur VF puis dans le monde réel ! 🙂
Je me suis finalement dit que ce seizième voyage dans l’Ouest pouvait être l’occasion de « sacrifier à l’exercice du carnet de voyage » (plus chronophage que je ne le pensais !), d’autant qu’il s’est déroulé dans l’optique « hors des sentiers battus » que j’affectionne depuis de nombreuses années, avec certains sites qui n’ont jamais (ou quasiment jamais) été abordés dans d’autres carnets de VF.
Il y a toutefois un bémol concernant quelques-uns de ces sites encore confidentiels : certains d’entre eux m’ont été indiqués par des amis américains ou européens aussi fans de l’Ouest que moi, mais à la condition expresse que je promette de n’en publier que des photos (comme eux-mêmes ou d’autres avant eux l’ont fait). Et que je ne dévoile en aucun cas les localisations ou même les noms qui pourraient permettre de les trouver facilement sur internet, soit parce que certains sont particulièrement fragiles, soit parce que leurs visites ne sont pas franchement autorisées, voire pour toute autre raison propre à ceux qui ont exigé cette discrétion. Quelle que soit mon habituelle volonté de partage, je respecterai strictement la promesse faite à mes amis (il ne servira donc à rien de me harceler par MP, de me manipuler psychologiquement, de m’hypnotiser ou de me menacer 😛 ). J’espère que vous comprendrez le respect de cet engagement et que vous ne l’interpréterez pas négativement ou n’en ferez pas un sujet de polémique (c’est déjà arrivé… 😕 ).
Comme la photographie est une des composantes importantes de mes récents voyages (voir mon site de photos ), ce carnet sera plus orienté vers l’illustration que vers la fourniture d’informations sur les lieux visités (que vous retrouverez en partie via ma collaboration aux guides et sites web cités plus haut). Je donnerai au passage quelques détails de mon expérience pratique qui pourront éventuellement être utiles à certains d’entre vous.
La conséquence de cette importante iconographie (en dehors du fait que vous risquez une overdose d’images 😛 ) est qu’il sera nécessaire de diviser ce carnet en un certain nombre de parties et qu’il vous faudra être patients pour le chargement de chacune d’entre elles 😐.
Je tiens à remercier sincèrement Pascale (Kashtin sur VF, son site web) et Alain qui ont eu la gentillesse et la patience d’assurer la relecture de ce carnet et d’y apporter leurs remarques pertinentes.
Qu’a recouvert ce voyage?
J’ai pu consacrer plus de cinq semaines à ce circuit en ayant l’opportunité de partir trente-huit jours en mai et juin 2009. Elisabeth, ma femme, ne pouvant m’accompagner même pour une partie du voyage comme elle le faisait les autres années, je suis parti seul pour la totalité de ce « trip ». Mais vous verrez que je ne suis pas resté un « poor lonesome traveler », puisque j’ai rendu visite à plusieurs amis américains, passé quelque temps avec des amis français et aussi rencontré des personnes fort sympathiques au gré de mes pérégrinations.
J’ai profité de cette occasion, où je disposais à la fois de temps et d’une totale liberté, pour réaliser une immersion dans cette région que j’affectionne tant, en prenant mon temps et sans avoir à suivre un programme strictement planifié. C’était d’autant plus réalisable que j’avais loué un SUV 4 x 4 bien adapté aux pistes et dans lequel je pouvais confortablement dormir, ce qui me permettait de bivouaquer n’importe où (ou presque, puisque certains secteurs ne sont pas autorisés au camping sauvage), sans être tenu par des réservations ou la recherche de places libres dans des motels ou des campings.
Je suis donc parti avec une longue « wish list » de sites à visiter dans laquelle je piochais sur la base d’un circuit indicatif qui pouvait évoluer au gré de la météo, des circonstances, de la disponibilité de mes amis sur place… et de mes envies du moment !
Je me suis fixé pour objectifs de :visiter des lieux en majorité « hors des sentiers battus », que je n’avais encore jamais vus ou que j’avais photographiés avant d’être équipé d’un appareil photo numérique (en avril 2006). explorer des sites renfermant des ruines amérindiennes et/ou des panels d’art rupestre, car cet aspect fait désormais partie intégrante de ma passion pour l’Ouest américain.profiter au maximum du wilderness, dans la journée mais également en bivouaquant de préférence au milieu de nulle part, afin de bénéficier de la belle lumière et de l’ambiance particulière du lever et du coucher du soleil chaque fois que c’était possible et que cela en valait la peine.consacrer un peu plus de temps que d’habitude à la photographie, sans ennuyer un(e) partenaire de voyage n’ayant pas le même hobby, d’autant que je venais tout juste de me doter de mon premier reflex numérique (auparavant je disposais d’un bridge Sony R1 de très bonne qualité et que j’aurais volontiers gardé si, en 2008, il n’avait été endommagé suite à une bourrasque qui l’avait fait tomberdu haut de son trépied trop léger).privilégier la randonnée (et si possible en faire une itinérante, ou « backpacking », sur deux jours), car c’est en la parcourant à pied que j’apprécie le mieux cette région. En bénéfice connexe de cette activité physique associée à des repas frugaux lors des bivouacs, perdre quelques-uns de mes kilos superflus !consacrer du temps et de la disponibilité à mes amis sur place (sans chercher à optimiser les visites dans leur région mais en prenant le temps de vivre avec eux), être ouvert aux nouvelles personnes que je rencontrerais durant le voyage.J’ai choisi de faire une boucle à partir de Denver, en passant par le Colorado, le Nouveau-Mexique, l’Arizona et surtout l’Utah, ce qui m’a permis de visiter tous les sites ci-dessous (ils sont listés par région mais vous les retrouverez dans l’ordre chronologique dans le carnet de voyage).
Cette boucle a négligé beaucoup de classiques incontournables (mais déjà visités) au profit de sites secondaires et elle n’a pas suivi de trajets optimisés (à cause des perturbations météo notamment). Elle ne peut donc servir d’exemple de circuit (d’où l’absence de carte), mais pourra attirer l’attention sur tel ou tel site évoqué au fil du récit.Colorado : Red Cliffs amphitheaterRoxborough State ParkPainted MinesColorado National MonumentRattlesnake CanyonRiffle FallsHanging LakeNouveau-Mexique : Santa FePecos Pueblo« Galisteo petroglyphs » Bisti BadlandsAh Shi Sle Pah« King of Wings »Réserves indiennes (Arizona et Utah)Royal Arch « Many Hands Cave »« Lost City »« White and Red Canyon »« Arch Slot Canyon »« Red Canyon »Coal Mine CanyonNavajo National MonumentWaterholes Canyon (rim)ArizonaHidden Gardens (Page)Paw Hole (Coyote Buttes South)Double Barrel Arch« Maze Panel »UtahCatstair CanyonWire Pass + Buckskin Gulch« The Nautilus »Edmaier’s SecretWahweap HoodoosSidesteps HoodoosStud Horse PointCottonwood Canyon RoadRed SlotWillis CreekMossy Cave (Bryce Canyon)Pink CliffsEscalanteCircle of Friends PanelEast Temple Loop (Zion)Cedar Wash ArchPeek A Boo, Spooky & Dry Fork slot canyonsDevil’s Garden (Hole in the Rock Road)The VolcanoUpper Calf CreekBurr Trail via Wolverine LoopStrike Valley OverlookRed Canyon (sur Nottom road) Pedestal AlleyChimney Rock (Capitol Reef)Hickman BridgeSulphur CreekLittle Wild Horse CanyonWild Horse Canyon ArchFive Hole ArchWolfman PanelMonarch CaveProcession PanelValley of the Gods (mesa)Muley PointNatural Bridges National MonumentMule CanyonSheiks CanyonCitadel RuinLower Maidenwater CanyonHovenweep National MonumentSalt Creek & Angel Arch (Canyonlands Needles)Rim viewpoints (Canyonlands Island in the Sky)Murphy TrailFort BottomMoïse & ZeusDead Horse PointRing Arch & Tunnel (Arches)Courthouse WashFaux Falls« Delta Pool »Olympic TorchMoab Man PanelNB : les sites « » sont ceux pour lesquels je n’indiquerai pas la localisation, voire le véritable nom.
JOUR 1 – DE PARIS A DENVER
C’est enfin le jour du départ ! 🙂 Même si cela fait plus de 15 fois que je retourne dans cette région, l’excitation est toujours bien présente, j’ai hâte de randonner au milieu des « red rocks », de m’immerger dans le wilderness, de retrouver l’ambiance de l’Ouest, d’y rencontrer mes amis. Cette joie est toutefois ternie par le fait qu’Elisabeth ne m’accompagnera pas cette fois-ci et que nous ne pourrons partager ces bons moments 😕 mais, c’est promis, l’année prochaine nous repartirons là-bas ensemble !
Mon père a la gentillesse de me conduire à l’aéroport. Sur le chemin de Roissy, nous nous remémorons ces neuf semaines passées ensemble aux USA en juin 2000 et 2001, quand je l’avais emmené visiter le maximum de beaux endroits de l’Ouest, et que nous avions randonné en tout près de 800 km. Au-delà de l’intérêt même du voyage, ce fut un véritable moment de partage et de complicité que nous sommes tous les deux très heureux d’avoir vécu. Dix ans plus tard, alors qu’il est dans sa quatre-vingtième année, mon randonneur de père pourrait-il toujours faire un aller-retour dans la journée au sommet de Half Dome à Yosemite ou au fleuve Colorado dans le Grand Canyon ? Il en serait bien capable, alors que je risquerais de traîner la patte et de tirer la langue !
J’ai eu la chance de décrocher un aller-retour Paris - Denver (avec escale à Londres) par British Airways au tarif promotionnel de 494 €, une aubaine ! J’arrive à l’enregistrement avec mes deux sacs car je ne voyage pas vraiment léger pour un trip de plus de cinq semaines essentiellement en camping (en passant des frimas du Colorado aux chaleurs de l’Arizona avec de très rares possibilités de faire une lessive car je ne fais que traverser les villes), avec plusieurs guides de voyage (les 3 volumes de Photographing the Southwest, 2 guides de Michael Kelsey) et une pochette de documentation pour chaque secteur de ma « wish list », mais aussi avec quelques provisions gourmandes (Petits Pains Suédois très pratiques en bivouac et que je ne trouve pas sur place, boîtes de filets de saumon au naturel pour varier l’ordinaire, quelques paquets de crêpes bretonnes que d’autres apprécieront également, une bonne bouteille de Bordeaux à partager). Me serais-je embourgeoisé avec le temps ? Malgré mes louables efforts de pesée différentielle sur la balance familiale, le plus gros sac dépasse de 800 g les 23 kg autorisés en franchise et je me vois obligé de transférer 1 kg dans le plus petit sac que j’avais déjà eu bien du mal à fermer avant le départ. Je m’étonne de cette inutile intransigeance mais, en me donnant mes cartes d’accès à bord, l’hôtesse d’enregistrement s’excusera discrètement en me disant qu’elle a été obligée d’être si stricte car elle est étroitement surveillée dans le but de l’obliger à faire payer la surtaxe bagage dès les premières centaines de grammes d’excédent.
J’ai volontairement choisi une escale de trois heures à Londres Heathrow, pour prendre une marge en cas de retard du vol Paris - Londres, mais également pour bien laisser le temps à mes sacs de me suivre dans l’avion pour Denver, car l’aéroport londonien a une mauvaise réputation au niveau du déroutement et de la perte des bagages (il semble que la situation se soit nettement améliorée courant 2009).
Le vol direct Londres - Denver s’avère agréable avec un repas tout à fait correct et un personnel de bord sympathique et très cosmopolite. Ce sera pour moi un vol studieux car je dois apprendre les subtilités de fonctionnement de mon premier reflex numérique (un Nikon D90 avec un objectif Nikor 16-85 mm et un grand angle Tamron 10-24 mm), matériel que j’ai reçu il y a seulement quelques jours et que je n’ai eu le temps de tester que quelques minutes au pied de chez moi. Tout de même plus de 200 pages à avaler (en essayant de piquer du nez le moins possible), ce qui fait que, malgré mes efforts de mémorisation, je ne me suis pas toujours souvenu en pleine action de tous les modes de réglage et options. Le vol direct depuis Londres me semble un réel avantage, sans le stress d’une correspondance aux USA avec le risque de rater le second avion en cas de forte queue ou de problème au passage de l’immigration. L’horaire d’arrivée à Denver est respecté, tout se déroule sans problème avec un officier d’immigration plutôt aimable, mes bagages m’attendent sagement en tournant sur le carrousel, donc tout va pour le mieux.
Maintenant, se profile une première étape décisive du voyage : l’obtention du véhicule qui va me permettre de vivre pleinement mes aventures, c'est-à-dire me conduire dans les meilleures conditions sur des pistes plus ou moins roulantes et m’héberger confortablement pour la nuit sans avoir à planter une tente dans des campings. J’ai déjà loué différents modèles de SUV et j’ai aussi voyagé dans ceux de mes amis, donc je connais les avantages et les inconvénients des principaux modèles proposés jusqu’ici par les grands loueurs. Mais je sais aussi que ceux-ci s’orientent depuis peu vers des modèles de type « crossover » nettement plus adaptés à la ville et aux highways qu’aux escapades sur pistes (d’ailleurs interdites dans les contrats des loueurs ; en roulant en dehors des routes goudronnées on n’est plus du tout assuré et il faut assumer ce risque). L’arrêt il y a quelques mois de la fabrication du populaire Chevrolet Trailblazer (pourtant souvent indiqué comme référence de sa catégorie de location), un SUV 4WD très correct pour les clients et peu onéreux pour les loueurs, a accentué ce phénomène. J’ai donc quelques inquiétudes à ce niveau…
Après avoir pris la navette Alamo, et avant même d’aller au comptoir, je me précipite sur le parking pour constater que dans la rangée SUV standard (catégorie que j’ai louée) il n’y a que des SUV « crossover » dont aucun n’est vraiment 4 x 4 (au mieux ils sont AWD, c'est-à-dire qu’ils peuvent automatiquement et temporairement se mettre en mode 4 x 4 si les capteurs en font ressentir la nécessité, mais sans possibilité que l’utilisateur enclenche lui-même préventivement le mode 4 roues motrices à plein temps pour anticiper une difficulté). Il y a une majorité de Chevrolet Traverse, à la médiocre hauteur de caisse et avec une honteuse roue de secours galette qui s’avérera ridicule en cas de crevaison sur une piste. Avec ce type de véhicule, un certain nombre des visites les plus prometteuses de ma « wish list » tomberaient à l’eau, aussi je décide de m’installer du côté où l’on restitue les véhicules et d’attendre patiemment en espérant qu’il en rentrera un qui me convienne.
Je patiente presque une heure en écoutant mon lecteur MP3 quand par chance rentre mon véhicule préféré, le Toyota 4Runner qui est à la fois suffisamment confortable, agréable à conduire, performant sur piste (hauteur de caisse, vrai 4 x 4), sobre par rapport aux concurrents de sa catégorie (10,75 l / 100 km en moyenne sur mon parcours de cinq semaines) et parfait pour dormir dedans (plancher plat de 1,80 m une fois les sièges arrière rabattus, l’année dernière nous y avions très bien dormi à 2 avec ma femme). Je note ses numéros et je me précipite au comptoir en demandant expressément ce véhicule-là. L’employé accepte, mais constatant que je veux absolument ce Toyota, il essaie de me faire croire qu’il y a un supplément tarifaire par rapport à mon voucher. Je lui prouve que je connais bien les véhicules de cette catégorie et je lui lance un « good try ! », exprimant clairement par là que je ne suis pas dupe 😠. A partir de ce moment, il s’avérera charmant car il sait bien qu’il a été pris en flagrant délit de « trompe couillon ». Il ira même chercher le véhicule à la sortie du lavage pour me l’amener personnellement.
Particulièrement ravi d’avoir obtenu cet excellent SUV 🙂, je déchante après avoir lancé le moteur quand je vois le voyant « Maintenance » rester allumé. Je ne vais pas partir cinq semaines sans savoir si la révision et/ou la vidange ont bien été faites ou si c’est seulement la remise à zéro du voyant qui a été oubliée après la maintenance. Je demande à l’employée sur le parking si je peux aller faire vérifier cela au garage attenant à la station de lavage mais celle-ci m’assène sans sourciller qu’il n’y a personne à l’atelier à cette heure et que je dois obligatoirement prendre un autre véhicule, alors que j’ai eu tout le loisir de voir œuvrer un mécano à l’atelier pendant que j’attendais. Devant la mauvaise foi et l’air revêche de la dame, je n’insiste pas et je fais mine de m’exécuter mais dès qu’elle a le dos tourné je fonce à l’atelier où je tombe sur un mécano arborant un T-shirt du chanteur de country Tim McGraw, dont j’aime plusieurs chansons. Le mécano me fait remarquer que je n’ai pas le droit de venir ici mais je fais mine de ne pas comprendre et j’enchaîne immédiatement sur Tim McGraw en évoquant mes chansons préférées (notamment My kind of rain et The cow boy in me). Il est surpris et visiblement content qu’un Frenchie apprécie son chanteur préféré, la glace est rompue, on discute un petit moment et il accepte de regarder le véhicule, s’apercevant rapidement que la vidange a été faite mais sans remise à zéro du voyant, ce qu’il a vite fait de corriger. Nous nous quittons dans la bonne humeur, prouvant une fois de plus que la musique peut adoucir les mœurs et aplanir les difficultés.
Il fait nuit quand j’arrive au Comfort Inn de Stapleton dans lequel j’ai obtenu une chambre à 50 $ HT via un site internet quelques jours avant le départ. En fermant à clé le Toyota, ce qui a pour effet de faire fonctionner les 4 clignotants pour signifier que l’alarme est enclenchée, je m’aperçois que le clignotant arrière gauche (le plus important) ne fonctionne pas. Ce n’est pas de chance ! Tant pis pour ce soir, je prends possession de ma chambre et m’écroule sans tarder sur le lit, épuisé par cette journée de transport.
JOUR 2 – DE DENVER A PAINTED MINES
Comme toujours à cause du décalage horaire dans le sens est - ouest, le premier jour je me réveille naturellement tôt et j’en profite pour retourner à l’aéroport chez Alamo afin de faire réparer le clignotant, espérant qu’il s’agit d’une simple ampoule à remplacer. Cette fois, je fonce directement au garage sans rien demander à personne et je tombe sur un jeune et timide employé aussi surpris de me voir à l’atelier que son collègue de la veille. Sans diversion possible cette fois-ci, je joue le rôle du client exigeant et pressé, celui qu’il vaut mieux ne pas énerver. Le jeune meccano n’insiste pas et change immédiatement l’ampoule.
Enfin ! me voilà au volant d’un excellent Toyota 4Runner en état de marche, et ce fidèle compagnon de voyage ne me fera jamais défaut durant les cinq semaines qui ont suivi. Pour moi, c’est à ce moment que les vacances commencent vraiment, car je suis maintenant certain de disposer de l’élément logistique principal qui me permettra de réaliser les visites soigneusement préparées et rêvées durant les mois précédents.
Mon fidèle Toyota 4Runner (lors d’un bivouac en Utah) :

En revenant de l’aéroport, le ciel est devenu très menaçant. Je retourne au motel et je prends mon temps pour un excellent petit déjeuner (compris dans le prix de la chambre), au cours duquel je me régale de gaufres que l’on fait cuire soi-même. Délicieux ! Avec cela je tiendrai jusqu’au soir…
Je déballe mes deux sacs de voyage, répartissant un maximum d’objets dans les différents rangements du SUV afin qu’ils tombent immédiatement sous la main, j’en réorganise logiquement le contenu restant (par exemple, mes habits sont répartis par fonction dans des taies d’oreiller de différentes couleurs), ceci dans l’optique de tout trouver facilement et sans même déplacer les sacs quand j’arriverai les soir au bivouac. Le fait de partir le matin avant le lever du soleil et d’arriver souvent de nuit nécessite d’être bien organisé pour gagner du temps et ne pas chercher, voire perdre ses affaires dans l’obscurité et la précipitation. Je rabats les sièges arrière en mode « break à plancher plat », mode qu’ils ne quitteront plus jusqu’au dernier jour du voyage.
C’est le moment d’aller au Wal-Mart (repéré sur Google Maps avant le départ afin ne pas perdre de temps à en chercher un en ville) pour faire les courses. En premier lieu, je choisis l’indispensable glacière qui fait aussi office de stockage de nourriture même quand je n’ai plus de glace. Suivant les promotions du jour, je prends toujours un modèle en plastique dur (qui peut éventuellement servir de siège), d’une contenance d’environ 30 litres, de marque Coleman ou Rubbermaid, toujours à moins de 20 $ puisque je le laisserai sur place à la fin du voyage. Cette année, j’achète aussi un matelas de camping basique en mousse bleue à 5 $, bien que j’aie emmené un confortable matelas autogonflant Therm-a-Rest. Ce petit matelas supplémentaire aura plusieurs usages : placé sous le Therm-a-Rest il apportera un peu de moelleux supplémentaire mais surtout absorbera l’humidité due à la condensation (ce qui évitera au Therm-a-Rest d’être humide le matin, de finir par sentir et de se détériorer). Il me servira pour le backpacking que j’envisage (il est plus léger que le Therm-a-Rest et ne craint pas d’être percé par des branches ou des épines) et sera immédiatement disponible pour improviser une sieste réparatrice. Comme la glacière, je le laisserai sur place à la fin du voyage.
En plus de divers aliments frais (dont un très bon raisin californien), j’achète suffisamment de nourriture qui se conserve, de manière à n’être jamais pris au dépourvu dans le cas où je resterais plusieurs jours dans le wilderness sans possibilité de ravitaillement (volontairement ou pas, en cas de problème de véhicule par exemple). Si la plupart de ces produits sont similaires à ceux que l’on trouve en France, il existe aussi des produits plus spécifiques aux Etats-Unis que j’achète dans les Wal-Mart ou autres grandes surfaces alimentaires (comme Safeway, City Market, etc.):Une sorte de muesli Quaker Oatmeal (parfum Apples & Cinnamon ou bien Maple & Brown Sugar) qui gonfle bien dans un peu d’eau (chaude de préférence mais avec l’eau froide cela passe aussi). Cette mixture de petit déjeuner bien nourrissante devient plus mangeable si on y ajoute des céréales croquantes et si on l’accompagne d’un fruit comme une banane.Des packs de 4 bouteilles (d’un peu moins de 30 cl chacune) de Frappuccino de Starbucks, sorte de café au lait aromatisé (divers parfums : chocolat, moka, vanille, caramel…) que je trouve fort bon et idéal pour le petit déjeuner en camping.Du Beef Jerky « natural style » de la marque Oh Boy ! Oberto. Il s’agit de lambeaux de viande séchée que l’on mastique et qui apportent leur lot de protéines et de sel (indispensable quand on transpire en randonnée), sans gras et pour un poids ridiculement faible (appréciable en randonnée itinérante). C’est spécial, on aime ou on n’aime pas, moi j’aime beaucoup celui-ci car la viande y est un peu plus tendre (moins dure devrais-je dire) et moins épicée que celle d’autres marques.Des boîtes de conserve auto-ouvrantes de White Chicken in water de la marque Valley Fresh (mais je ne prends pas le Chunk Chicken de la même marque que je ne trouve pas très bon). Ce sont des petits morceaux de poulet présentés un peu comme du thon en boîte pour mettre dans des salades. Je trouve cela pratique et pas mauvais à manger, le fait que le poulet soit conservé dans de l’eau salée (et non pas tout sec ou dans de l’huile) étant appréciable quand il fait chaud.Un gros paquet de Trail Mix (mélange de raisins secs et autres fruits déshydratés, de peanuts, de noix de cajou, d’amandes…) et plusieurs paquets de mes fruits secs préférés (cranberry, cherry, abricot, papaye...). Tous les jours, dans un petit sachet Ziplock, je me fais un mélange personnalisé du Trail Mix « de base » et d’un des fruits secs, en variant régulièrement car ce sera mon encas quotidien du midi.Un pack de 12 canettes de… lemonade (citronnade à l’eau plate) car je fais partie de ceux qui n’aiment pas la bière (bien qu’il me soit arrivé d’en avaler pour honorer l’invitation à prendre « a cool beer » de voisins de camping voulant faire connaissance).Plusieurs gallons (de 3,8 litres) de Spring water, en privilégiant les bouchons qui se vissent (pour qu’ils ne s’ouvrent pas seuls avec les secousses sur les pistes, expérience vécue). J’en ai en permanence au moins 5 ou 6 dans la voiture (réserve en cas de panne ou d’ensablement au milieu de nulle part). Parmi eux, il y en aura rapidement 2 remplis d’eau du robinet (auxquels j’arrache l’étiquette pour les reconnaître) pour mes ablutions, la vaisselle, le radiateur d’eau du véhicule si besoin…En cette fin de matinée, j’ai à peine fini de répartir toutes mes provisions dans la glacière et dans les sacs semi rigides que j’ai amenés pour cela, qu’il se met à pleuvoir sérieusement, comme l’avaient d’ailleurs annoncé les prévisions météo de Weather.com. Inutile de se presser pour aller visiter sous la pluie Garden of the Gods à Colorado Springs (que je connais déjà). Je décide donc de filer directement à Painted Mines, en espérant que la pluie aura cessé dans quelques heures, ce qui me laisse tout le temps pour me balader dans ce magasin nommé Outdoor World que j’ai repéré dans une zone commerciale à proximité du motel. Certain(e)s apprécient les outlets américains pour les achats de vêtements, en ce qui me concerne je suis attiré par leurs magasins d’outdoor toujours très bien achalandés en ce qui concerne les activités de nature (sports, camping…) dans un décor souvent soigné. L’Outdoor World de Denver est sans conteste le plus beau que j’aie vu, dépassant dans mon hit-parade personnel le magasin REI de Seattle. Tout y est impressionnant, avec des piliers et des poutres en énormes troncs, des fresques murales, des animaux naturalisés un peu partout, un immense aquarium…
Puisque j’ai du temps devant moi, c’est l’occasion de tester mon nouvel appareil photo en intérieur.
L’entrée est vraiment imposante :

En se baladant dans les rayons, on rencontre un sympathique élan…

… un fringant bison…

… un puma bondissant au-dessus d’un ascenseur…

… un ours impressionnant…

… un loup agressif…

… et un gros poisson bien vivant et plein de tendresse pour les enfants !

On y trouve même quelques meubles vraiment rustiques.

J’ai passé plusieurs heures à traîner dans tous les recoins de ce remarquable magasin et il pleut toujours 😕. Mais il faut quand même que je me décide à rouler vers Painted Mines, qui se trouve au nord-est de Colorado Springs, près de la petite ville de Calhan, tant pis si j’y arrive sous la pluie. J’avais oublié que nous étions vendredi et que dès le milieu de l’après-midi les habitants de Denver partent en week-end. Je me retrouve dans un embouteillage qui s’étire sur des dizaines de miles à partir de la sortie sud de Denver. Heureusement que je trouve une station radio de Classic Rock qui diffuse une belle collection de musique anglo-saxonne et me permet de redécouvrir certains morceaux avec plaisir, me replongeant vingt ou trente ans en arrière. Aux alentours de chaque ville importante, on trouve toujours au moins une station de Classic Rock qui diffuse en franchise un programme pré-enregistré, programme que l’on peut retrouver à l’identique quelques jours ou semaines plus tard sur la station d’une autre ville ou d’un autre État (il m’arrive alors de « deviner » quelle sera la prochaine chanson car j’ai inconsciemment mémorisé l’enchaînement lors de la première écoute).
Arrivé près de Colorado Springs, les embouteillages réapparaissent et je trouve judicieux de quitter l’autoroute pour rejoindre Calhan par de petites routes. Mauvaise idée, car cette zone est très habitée et il y a en réalité beaucoup plus de routes secondaires qui se croisent que celles indiquées sur ma carte, pourtant assez précise. Avec une absence quasi totale de signalisation, il n’est pas facile de faire les bons choix aux intersections. Après plusieurs hésitations mais au final aucune erreur d’aiguillage, j’arrive en fin d’après-midi à Calhan où une pluie fine subsiste. Je repère le camping de la ville (pratiquement vide) pour éventuellement y revenir après la visite et je me rends au parking principal de Painted Mines où il n’y a évidemment personne à cause de la météo.
Painted Mines Interpretive Park est un petit parc local récent, constitué de couches d’argiles de différentes couleurs qui forment des badlands, des petits canyons, des hoodoos, avec quelques sentiers faciles et bien balisés pour visiter aisément cet environnement coloré. Le nom du site provient du fait que ses argiles colorées ont été exploitées par les Indiens pour leurs poteries et leurs peintures de cérémonie, puis plus tard par les Blancs pour fabriquer des briques décoratives.
La pluie finit par cesser et je peux commencer ma visite en ce presque début de soirée. Finalement, la toute récente pluie et le ciel toujours très chargé font ressortir les couleurs du site, bien davantage que sous un soleil éclatant si j’en crois les photos que j’en ai vu.
Je traverse de jolis badlands, étonné qu’ils ne soient pas boueux après la pluie.

Puis je m’approche d’un petit amphithéâtre où les teintes pastel sont douces et variées :


Je me balade dans les petits canyons mais le soir tombe vite, créant une ambiance particulière, un peu irréelle, accentuée par le fait que je suis totalement seul dans le parc. J’ai toujours aimé me balader «
JOUR 3 – DE PAINTED MINES A SANTA FE
Bip… bip… bip… bip… BIP… BIP… BIP… BIP !
Ce matin, c’est en insistant que la sonnerie du réveil me tire des bras de Morphée. Il faut dire que je dors très bien dans mon SUV et qu’un réveil aussi matinal (5 h 45), pour ne pas rater le lever du soleil, ne m’est pas franchement habituel le reste de l’année.
Durant ce voyage, comme mes réveils solitaires aux aurores ne dérangeront personne, j’ai décidé d’assister à un maximum de levers de soleil, pour bénéficier de la fugitive mais belle lumière qui les accompagne généralement, et avant tout pour vivre ce moment particulier qui apporte une dimension supplémentaire et une complétude à la journée qui débute. Je me lève dans la pâle lumière de l’ aube, émergeant peu à peu du sommeil dans une fraîcheur vivifiante, et choisis avec soin l’endroit où je vais attendre le lever du soleil en fonction de l’éclairage espéré . Parfois, des nuages bien placés réfléchissent quelques instants la lueur rougeoyante du soleil encore caché derrière l’horizon. Je patiente en observant les subtiles variations de lumière et en écoutant les oiseaux s’en donner à cœur joie. L’attente devient fébrile durant les dernières dizaines de secondes qui précèdent l’apparition du soleil et, quand elle a enfin lieu, je vis pleinement cet instant unique, essayant d’en capturer la magie, si les conditions photographiques s’y prêtent . Que la lumière soit belle ou décevante (c’est la surprise à chaque fois), j’ai toujours le sentiment d’avoir vécu un moment essentiel et je m’apprête alors à profiter le plus possible d’une nouvelle journée dans l’Ouest.
Ce matin il fait froid, et c’est bien couvert que je me rends à l’endroit repéré la veille pour assister au lever du soleil. Des nuages mal placés l’empêcheront d’être très spectaculaire, mais le spectacle des premiers rayons éclairant les badlands colorés n’en reste pas moins un moment privilégié.


Le ciel se dégage rapidement et il se met à faire grand beau, la pluie de la veille est oubliée. Je prends tout mon temps pour explorer les petits canyons, sachant qu’en début de matinée les couleurs sont le plus présentes, la lumière devenant vite écrasante par la suite. C’est à l’ombre que les argiles colorées s’avèrent le plus photogéniques.
J’apprécie ce site naturel, certes secondaire et peu isolé mais qui vaut quand même le détour, surtout si on peut bénéficier de bonnes conditions de lumière qui en font ressortir les couleurs, faute de quoi la déception serait probable.





Quand la lumière se fait plus franche, je termine par un secteur où l’argile est d’un blanc éclatant.

Je reviens à mon véhicule pour prendre un petit déjeuner bien mérité. Après cette balade à la fraîche, le Frappuccino au Dark Chocolate de Starbucks n’en paraît que plus délicieux 🙂 !
Le rangement du matelas, des duvets et autres affaires de nuit prend très peu de temps et me permet de partir rapidement. J’apprécie de ne pas avoir une tente à replier et à ranger dans son sac, bien qu’avec une tente de type « 2 Seconds » de Decathlon cela irait très vite. Malheureusement, maintenant que le second bagage est devenu payant pour aller aux USA, emmener cette tente encombrante (qui, du fait de sa taille, compte comme un bagage dans lequel on ne peut pas ajouter grand-chose à part certains matelas) coûterait un supplément d’environ 100 $ pour l’aller-retour (avec des billets économiques et un statut de voyageur standard).
Après quelques heures de route en quittant le Colorado pour le Nouveau-Mexique, j’arrive en début d’après- midi au Pecos Pueblo Historic Park, au sud-est de Santa Fe. Il ne reste malheureusement plus grand-chose des ruines du pueblo amérindien qui abritait pourtant jusqu’à 2000 personnes au XVe siècle. Mais la kiva (restaurée) et les restes impressionnants des murs de la mission que les Espagnols construisirent en arrivant valent ce rapide détour à partir de l’autoroute I-25.





En seconde partie d’après-midi, je me trouve dans le bassin de Galisteo, un secteur connu pour ses nombreux sites de pétroglyphes (les pétroglyphes sont des gravures rupestres tandis que les pictographes sont des peintures rupestres). Ici, la plupart des pétroglyphes ne datent pas de plusieurs milliers d’années, comme dans le reste du Southwest, mais ont été gravés par les Indiens Pueblo entre le XIVe et le XVIe siècle.
Les plus beaux d’entre eux sont situés sur un immense domaine à l’intérieur duquel le propriétaire n’autorise qu’une seule visite annuelle, menée par des archéologues, davantage pour assurer sa tranquillité que pour préserver ces panels qui ne sont pas spécialement fragiles car gravés dans de la roche volcanique très dure. Près de la route, des clôtures et des panneaux « No trespassing », or je ne m’autorise jamais à passer outre à une interdiction aussi clairement exprimée. Mais j’ai appris qu’en prenant une piste qui aboutit au milieu de nulle part on peut s’approcher d’un site rupestre comportant le même type de pétroglyphes (en moins spectaculaires) et qu’il n’y a là-bas ni clôtures ni panneaux d’interdiction. Je me demande quand même s’il ne serait pas aux confins de ce domaine, ou peut-être à ceux d’une propriété attenante gérée par quelqu’un de plus accueillant ? En cas de problème, l’absence d’éléments visibles d’interdiction serait sûrement « plaidable » pour un visiteur étranger nécessairement peu au fait des spécificités locales 😇.
Une fois sur place, pour être certain de retrouver ma voiture dans ce no man’s land si je reviens au crépuscule, je décide de prendre ses coordonnées GPS avec le Garmin Colorado 400t flambant neuf que j’ai réceptionné il y a quelques jours pour remplacer mon vieux Garmin eTrex d’entrée de gamme (sans affichage de cartes). Mais la position GPS affichée est hautement fantaisiste malgré plusieurs essais successifs, je ne comprends pas pourquoi puisqu’il avait bien fonctionné lors du test dans le parc à côté de mon domicile. Je le laisse tout de même allumé et j’utilise mon vieil eTrex amené en appareil de secours et qui fonctionne toujours. Une demi-heure plus tard, je teste à nouveau mon Colorado 400t et je constate que cette fois-ci il donne les bonnes coordonnées : il avait probablement besoin d’un certain temps de recalage depuis sa dernière utilisation sur un autre continent.
Les pétroglyphes sont dispersés au sommet de plusieurs collines volcaniques qu’il faut d’abord atteindre pour, ensuite, longer les crêtes.

Ce n’est pas une partie de plaisir car dans ce site reculé il n’y a aucun chemin et, le long des crêtes, les pierres très instables et la végétation (herbes, épineux…) entravent ma progression. On ne sait jamais si la pierre sur laquelle on pose le pied ne va pas se dérober subitement ni même si on ne va pas se coincer le pied dans un trou traîtreusement caché par les herbes. Il y a de quoi se fouler cent fois une cheville et mon avancée s’avère bien plus précautionneuse et lente que prévu.
Mais le jeu en vaut la chandelle car les pétroglyphes sont nombreux et intéressants, sans compter la lumière de début de soirée qui fait ressortir les lichens particulièrement verts en cette saison.

Certains personnages ont des têtes faisant penser à des smileys :

Un Kokopelli viril joue la sérénade pour des animaux :

Un masque semble provenir d’Amérique centrale ou du Sud :

Un rattlesnake quelque peu raide :

Un perroquet égaré :

Un écureuil dont on jurerait qu’il a été gravé très récemment :

Un curieux bonhomme soleil :

Le dernier panel est le plus beau. On y trouve un saisissant démon surmonté d’oiseaux…

Et surtout ce personnage avec ses trois plumes et qui se cache les yeux. Quelle peut être la signification de ce geste ? Il aurait presque pu inspirer John Travolta pour sa célèbre danse dans Pulp Fiction !

J’ai vraiment beaucoup apprécié ce site d’art rupestre pour l’originalité de ses pétroglyphes mis en valeur par leur localisation en surplomb de la plaine et la douce lumière du soir.
Ayant progressé moins vite que prévu, je renonce à gravir une autre colline et reviens rapidement à la voiture car ce soir je suis attendu à Santa Fe par mes amis français Annie et André (ainsi que deux de leurs amies qui voyagent avec eux et que je ne connais pas).
Annie et André sont des spécialistes de l’Ouest et c’est dans ce contexte que je les ai rencontrés il y a quelques années avant même qu’ils ne soient devenus membres de VF (respectivement sous les pseudos de Aiassa et de Pyrola). Auteurs du site français de référence sur The Wave, ils sont également d’excellents photographes et plusieurs de leurs images ont été exposées, d’autres publiées dans des revues et dans des livres. André étant passé à la vidéo depuis l’avènement du numérique, je connais surtout les superbes photos d’Annie qui sont pour moi une source d’inspiration. Quel bonheur quand, quelques mois après un de leurs voyages aux USA, je reçois un DVD d’Annie & André contenant un montage vidéo et un diaporama, tous deux réalisés de manière professionnelle !
Installés en Drôme provençale depuis qu’ils sont des retraités très actifs, Annie et André ont cette année fait un échange de maison (de 2 semaines) avec un couple de Santa Fe et m’ont gentiment invité à venir les rejoindre quand je passerai dans le secteur. J’étais parallèlement invité par Karen & Spencer, des amis américains habitant aussi Santa Fe, mais comme ces derniers sont sur le départ pour un grand voyage en Europe, il vaut mieux leur éviter du dérangement et plutôt loger dans la maison dont disposent Annie et André.
Quand j’arrive chez eux vers 20 heures, je suis chaleureusement accueilli, nous sommes contents de nous retrouver dans la région pour laquelle nous partageons la même passion 🙂. Au dîner, nous évoquons leurs aventures des dernières semaines passées dans l’Ouest et je me régale d’un délicieux curry de crevettes maison qui me changera de mon habituel poulet en boîte !
Le lendemain, il est prévu de se balader dans Santa Fe et de visiter un musée conseillé par Karen. Il y a quelques semaines, j’avais mis en contact Annie & André Karen & Spencer, présageant une bonne entente. Ils se sont vus il y a quelques jours quand Karen leur a fait visiter le musée Georgia O’ Keeffe dont elle est un guide volontaire. Le courant est bien passé et du coup mes quatre compatriotes (Annie, André et leurs deux amies) sont également invités pour le barbecue du lendemain à partir de 17 heures chez Karen et Spencer. Ce n’est pas la première fois que je mets en contact des personnes qui ne se connaissent pas mais qui ont des centres d’intérêts communs, c’est une bonne occasion pour chacun d’élargir son cercle amical.
Bien qu’Annie me propose d’utiliser le canapé du salon, je préfère limiter le dérangement et dormir sur mon Therm-a-Rest dans la salle de yoga, où je suis très bien installé et où je bénéficie de la connexion WiFi pour accéder à ma messagerie.
JOUR 4 – UNE JOURNEE A SANTA FE
Ce matin, c’est grasse matinée avec un réveil programmé à 7 h 30. Il n’y a pas un nuage dans le ciel et la belle lumière qui contribue à la réputation de Santa Fe n’est pas une légende.
Après un petit déjeuner convivial, nous voilà partis tous les cinq pour le musée que nous avions prévu de visiter, mais celui-ci est fermé car nous sommes dimanche. On aurait dû y penser, mais en vacances on a quelquefois tendance à oublier de raisonner en fonction des jours de la semaine 😛. Nous nous rabattons sur une balade sans but précis dans le centre de Santa Fe, sans être axés sur les monuments historiques que nous avons déjà vus auparavant.
Cette journée sera pour moi l’occasion de m’essayer à la photographie en ville, un type de sujet qui me changera de celui des paysages auxquels je me consacre quasi exclusivement.
Nous jetons un coup d’œil aux boutiques autour de la Plaza.


On observe deux techniques de vente, totalement différentes, plus ou moins volontaristes.
Une jeune femme, debout au beau milieu de l’avenue et simplement protégée des voitures par un drapeau jaune, se démène pour vendre ses journaux en essayant de capter l’attention par son attitude enjouée.

A quelques dizaines de mètres, un Indien Pueblo, qui dispose d’un emplacement réservé sous les arcades de la Plaza, ignore superbement les clients qui regardent son étalage de peintures 😮.

Tout près de là, un homme à l’esprit jeune s’amuse avec sa trottinette motorisée et nous gratifie de quelques figures pour la photo. Cool man ! 😎

Cela finit par donner soif à Annie et ses amies.

Nous passons sous des arcades « graphiques »…

… avant de nous recueillir devant un troupeau de crânes.

Les chapelets de piments qui sèchent en extérieur (ristras) sont une spécialité de Santa Fe.


La poterie colorée est également une production locale.

Mais on trouve ici toutes sortes d’artisanat créatif, comme ces jolis oiseaux.

Quand Annie photographie, elle peut être partout à la fois, comme le prouve cette photo !

Certains bâtiments modernes imitent à la perfection les constructions d’adobe, respectant avec bonheur le style typique de Santa Fe.

On peut trouver de jolies portes au hasard des rues.


Nous finissons notre tour par le Capitole et ses sculptures expressives




Rentrés à la maison, nous prenons notre temps pour déjeuner dans le jardin en dégustant une appétissante salade composée par Annie.
André propose de rester là cet après-midi afin de préparer une grande salade de fruits frais que nous apporterons chez Karen et Spencer pour le dîner/barbecue. C’est sympa de sa part !
Pendant ce temps, via un agréable chemin longeant la rivière, nous nous rendons à pied dans Canyon Road, la rue des galeries d’art de Santa Fe. Butinant de l’une à l’autre, nous profitons également des opportunités photographiques qu’offre cette rue aux maisons particulièrement bien entretenues et joliment décorées.








Dans cette rue où s’expriment les artistes, on peut constater que certains prennent la grosse tête…

… d’autres préfèrent la « zen attitude ».

… ou se reposent…

… ou bien s’amusent franchement…

… mais il faut tout de même prendre garde à ses fesses !

On retrouve ici aussi quelques ristras colorées.

Même de simples murs d’adobe semblent vouloir apporter leur contribution artistique.

Une Hudson nous rappelle les Sixties…

… mais cette échoppe nous montre que nous sommes bien en 2009, l’année d’Obama, et que le business n’est pas oublié avec un slogan très second degré : « Jesus said buy folk art. » 😄

Dans cette rue huppée, on peut aussi bien rencontrer des ladies « so British »…

… que de sympathiques artistes locaux…

… qui apprécient probablement ces mobiles New Age.

De retour à la maison, nous nous laissons conduire par André dans le Dodge Durango qui leur a donné toute satisfaction lors du périple dans l’Ouest qui a précédé leurs deux semaines à Santa Fe.
Vers 17 heures, nous pénétrons dans la résidence privée au sud de Santa Fe, où se trouve la maison de Karen et Spencer. Ils nous accueillent chaleureusement dans ce qu’ils appellent « l’hacienda », où ils se sont installés il y a quelque temps pour leur retraite (je devrais plutôt dire « pour leur nouvelle vie hyper active »). Nous sommes vraiment impressionnés par cette magnifique demeure : pièces immenses, hauteur sous plafond et lumière qui entre de toute part, décoration recherchée sans être ostentatoire et qui intègre harmonieusement l’art indien local…
Cette photo de la cuisine/salle à manger ne me démentira pas.

Ma rencontre avec Karen et Spencer remonte à 2003, lors d’une randonnée à Bryce Canyon en compagnie de ma fille Flora. Nous avions immédiatement bien accroché. Il faut dire que Karen est très enthousiaste et dégage un charisme incontestable. Elle est de plus très francophile : elle a été entres autres professeur de français, fait partie d’associations franco-américaines et voyage souvent en France où nous l’avions revue. Spencer, aussi posé que sympathique, a dirigé un hôpital et, pour s’occuper durant sa retraite, vient de se lancer avec succès comme agent immobilier. Il fallait oser, en pleine crise, mais il m’assure que Santa Fe reste un marché privilégié.
Nous passons un bon moment sur la terrasse pour l’apéritif et les sujets de discussion ne manquent pas. La communication est d’autant plus facilitée que Karen parle un français parfait et a déjà rencontré mes amis au musée Georgia O’Keeffe. Spencer a préparé des Margaritas que Karen assure être « parmi les meilleures du Nouveau-Mexique ». Je veux bien le croire après avoir bu la première et je ne pourrai que le confirmer après les trois suivantes 🤪, alors que je ne suis habituellement pas attiré par les boissons alcoolisées…
Spencer ne faillit pas à la tradition américaine où c’est le chef de famille qui s’occupe du barbecue. Il nous prépare une succulente pièce de bœuf sur leur barbecue sophistiqué.

Karen, qui est passionnée de cuisine (elle a même donné des cours de cuisine chinoise, preuve de son éclectisme), a préparé le reste du repas avec notamment une émulsion à base de concombres d’une grande finesse. Elle nous sert un vin rouge d’Arizona (où ils habitaient auparavant), bien charpenté et qui titre 14°. Nous terminons le repas en nous régalant avec la rafraîchissante salade de fruits frais préparée par André.

Toute cette soirée, durant laquelle nous avons partagé notre passion croisée pour nos pays respectifs (un bel exemple d’entente franco-américaine), s’est déroulée dans une ambiance enthousiaste 🙂. C’était vraiment sympathique de la part de Karen et Spencer d’avoir invité cinq personnes à seulement quarante-huit heures de leur départ pour un périple en Europe. Ils me renouvellent leur invitation à venir passer quelques jours chez eux, invitation qu’Elisabeth et moi honorerons avec plaisir en mai 2010 lors de notre prochain voyage.
André n’ayant pas bu une goutte d’alcool 😇, c’est en toute sécurité qu’il nous ramène à la maison de Santa Fe où je n’ai aucun mal à m’endormir dans la salle de yoga, l’esprit quelque peu embrumé par les libations de la soirée.
Partie 1 : de Denver à Santa Fe
Partie 2 : de Santa Fe à Lost City
Partie 3 : de Lost City à Page
Partie 4 : autour de Page et de Coyote Buttes
Partie 5 : de Cottonwood Canyon Road à Escalante
Partie 6 : de Grand Staircase Escalante National Monument à Capitol Reef
Partie 2 : de Santa Fe à Lost City
Partie 3 : de Lost City à Page
Partie 4 : autour de Page et de Coyote Buttes
Partie 5 : de Cottonwood Canyon Road à Escalante
Partie 6 : de Grand Staircase Escalante National Monument à Capitol Reef
INTRODUCTION
Encore un carnet de voyage sur l’Ouest américain ?
Eh oui ! C’est à mon tour de saluer par le biais de ce carnet tous les forumeurs attirés par cette magnifique région qu’est l’Ouest américain, notamment ceux qui en ont attrapé le virus et veulent se remémorer certaines de leurs expériences et/ou rechercher quelques nouveaux sites à visiter.
Compte tenu de la floraison sur VF d’excellents carnets sur l’Ouest américain, j’ai hésité à en proposer un de plus, d’autant que je n’ai pas la fibre littéraire et que j’ai préféré jusque-là consacrer mon temps libre à fournir des informations et des descriptions pratiques dans le cadre de ma collaboration aux 3 volumes de Photographing the Southwest de Laurent Martres et au site web Ouestusa réalisé par Thierry (Wavemaster sur VF), sans compter les interventions sur VF et les réponses à de nombreux MP et e-mails. Tant mieux si cela a pu être utile à certains d’entre vous car le partage de ses connaissances et l’entraide entre voyageurs sont des valeurs qu’il nous faut entretenir… et qui permettent également d’enrichissantes rencontres sur VF puis dans le monde réel ! 🙂
Je me suis finalement dit que ce seizième voyage dans l’Ouest pouvait être l’occasion de « sacrifier à l’exercice du carnet de voyage » (plus chronophage que je ne le pensais !), d’autant qu’il s’est déroulé dans l’optique « hors des sentiers battus » que j’affectionne depuis de nombreuses années, avec certains sites qui n’ont jamais (ou quasiment jamais) été abordés dans d’autres carnets de VF.
Il y a toutefois un bémol concernant quelques-uns de ces sites encore confidentiels : certains d’entre eux m’ont été indiqués par des amis américains ou européens aussi fans de l’Ouest que moi, mais à la condition expresse que je promette de n’en publier que des photos (comme eux-mêmes ou d’autres avant eux l’ont fait). Et que je ne dévoile en aucun cas les localisations ou même les noms qui pourraient permettre de les trouver facilement sur internet, soit parce que certains sont particulièrement fragiles, soit parce que leurs visites ne sont pas franchement autorisées, voire pour toute autre raison propre à ceux qui ont exigé cette discrétion. Quelle que soit mon habituelle volonté de partage, je respecterai strictement la promesse faite à mes amis (il ne servira donc à rien de me harceler par MP, de me manipuler psychologiquement, de m’hypnotiser ou de me menacer 😛 ). J’espère que vous comprendrez le respect de cet engagement et que vous ne l’interpréterez pas négativement ou n’en ferez pas un sujet de polémique (c’est déjà arrivé… 😕 ).
Comme la photographie est une des composantes importantes de mes récents voyages (voir mon site de photos ), ce carnet sera plus orienté vers l’illustration que vers la fourniture d’informations sur les lieux visités (que vous retrouverez en partie via ma collaboration aux guides et sites web cités plus haut). Je donnerai au passage quelques détails de mon expérience pratique qui pourront éventuellement être utiles à certains d’entre vous.
La conséquence de cette importante iconographie (en dehors du fait que vous risquez une overdose d’images 😛 ) est qu’il sera nécessaire de diviser ce carnet en un certain nombre de parties et qu’il vous faudra être patients pour le chargement de chacune d’entre elles 😐.
Je tiens à remercier sincèrement Pascale (Kashtin sur VF, son site web) et Alain qui ont eu la gentillesse et la patience d’assurer la relecture de ce carnet et d’y apporter leurs remarques pertinentes.
Qu’a recouvert ce voyage?
J’ai pu consacrer plus de cinq semaines à ce circuit en ayant l’opportunité de partir trente-huit jours en mai et juin 2009. Elisabeth, ma femme, ne pouvant m’accompagner même pour une partie du voyage comme elle le faisait les autres années, je suis parti seul pour la totalité de ce « trip ». Mais vous verrez que je ne suis pas resté un « poor lonesome traveler », puisque j’ai rendu visite à plusieurs amis américains, passé quelque temps avec des amis français et aussi rencontré des personnes fort sympathiques au gré de mes pérégrinations.
J’ai profité de cette occasion, où je disposais à la fois de temps et d’une totale liberté, pour réaliser une immersion dans cette région que j’affectionne tant, en prenant mon temps et sans avoir à suivre un programme strictement planifié. C’était d’autant plus réalisable que j’avais loué un SUV 4 x 4 bien adapté aux pistes et dans lequel je pouvais confortablement dormir, ce qui me permettait de bivouaquer n’importe où (ou presque, puisque certains secteurs ne sont pas autorisés au camping sauvage), sans être tenu par des réservations ou la recherche de places libres dans des motels ou des campings.
Je suis donc parti avec une longue « wish list » de sites à visiter dans laquelle je piochais sur la base d’un circuit indicatif qui pouvait évoluer au gré de la météo, des circonstances, de la disponibilité de mes amis sur place… et de mes envies du moment !
Je me suis fixé pour objectifs de :visiter des lieux en majorité « hors des sentiers battus », que je n’avais encore jamais vus ou que j’avais photographiés avant d’être équipé d’un appareil photo numérique (en avril 2006). explorer des sites renfermant des ruines amérindiennes et/ou des panels d’art rupestre, car cet aspect fait désormais partie intégrante de ma passion pour l’Ouest américain.profiter au maximum du wilderness, dans la journée mais également en bivouaquant de préférence au milieu de nulle part, afin de bénéficier de la belle lumière et de l’ambiance particulière du lever et du coucher du soleil chaque fois que c’était possible et que cela en valait la peine.consacrer un peu plus de temps que d’habitude à la photographie, sans ennuyer un(e) partenaire de voyage n’ayant pas le même hobby, d’autant que je venais tout juste de me doter de mon premier reflex numérique (auparavant je disposais d’un bridge Sony R1 de très bonne qualité et que j’aurais volontiers gardé si, en 2008, il n’avait été endommagé suite à une bourrasque qui l’avait fait tomberdu haut de son trépied trop léger).privilégier la randonnée (et si possible en faire une itinérante, ou « backpacking », sur deux jours), car c’est en la parcourant à pied que j’apprécie le mieux cette région. En bénéfice connexe de cette activité physique associée à des repas frugaux lors des bivouacs, perdre quelques-uns de mes kilos superflus !consacrer du temps et de la disponibilité à mes amis sur place (sans chercher à optimiser les visites dans leur région mais en prenant le temps de vivre avec eux), être ouvert aux nouvelles personnes que je rencontrerais durant le voyage.J’ai choisi de faire une boucle à partir de Denver, en passant par le Colorado, le Nouveau-Mexique, l’Arizona et surtout l’Utah, ce qui m’a permis de visiter tous les sites ci-dessous (ils sont listés par région mais vous les retrouverez dans l’ordre chronologique dans le carnet de voyage).
Cette boucle a négligé beaucoup de classiques incontournables (mais déjà visités) au profit de sites secondaires et elle n’a pas suivi de trajets optimisés (à cause des perturbations météo notamment). Elle ne peut donc servir d’exemple de circuit (d’où l’absence de carte), mais pourra attirer l’attention sur tel ou tel site évoqué au fil du récit.Colorado : Red Cliffs amphitheaterRoxborough State ParkPainted MinesColorado National MonumentRattlesnake CanyonRiffle FallsHanging LakeNouveau-Mexique : Santa FePecos Pueblo« Galisteo petroglyphs » Bisti BadlandsAh Shi Sle Pah« King of Wings »Réserves indiennes (Arizona et Utah)Royal Arch « Many Hands Cave »« Lost City »« White and Red Canyon »« Arch Slot Canyon »« Red Canyon »Coal Mine CanyonNavajo National MonumentWaterholes Canyon (rim)ArizonaHidden Gardens (Page)Paw Hole (Coyote Buttes South)Double Barrel Arch« Maze Panel »UtahCatstair CanyonWire Pass + Buckskin Gulch« The Nautilus »Edmaier’s SecretWahweap HoodoosSidesteps HoodoosStud Horse PointCottonwood Canyon RoadRed SlotWillis CreekMossy Cave (Bryce Canyon)Pink CliffsEscalanteCircle of Friends PanelEast Temple Loop (Zion)Cedar Wash ArchPeek A Boo, Spooky & Dry Fork slot canyonsDevil’s Garden (Hole in the Rock Road)The VolcanoUpper Calf CreekBurr Trail via Wolverine LoopStrike Valley OverlookRed Canyon (sur Nottom road) Pedestal AlleyChimney Rock (Capitol Reef)Hickman BridgeSulphur CreekLittle Wild Horse CanyonWild Horse Canyon ArchFive Hole ArchWolfman PanelMonarch CaveProcession PanelValley of the Gods (mesa)Muley PointNatural Bridges National MonumentMule CanyonSheiks CanyonCitadel RuinLower Maidenwater CanyonHovenweep National MonumentSalt Creek & Angel Arch (Canyonlands Needles)Rim viewpoints (Canyonlands Island in the Sky)Murphy TrailFort BottomMoïse & ZeusDead Horse PointRing Arch & Tunnel (Arches)Courthouse WashFaux Falls« Delta Pool »Olympic TorchMoab Man PanelNB : les sites « » sont ceux pour lesquels je n’indiquerai pas la localisation, voire le véritable nom.
JOUR 1 – DE PARIS A DENVER
C’est enfin le jour du départ ! 🙂 Même si cela fait plus de 15 fois que je retourne dans cette région, l’excitation est toujours bien présente, j’ai hâte de randonner au milieu des « red rocks », de m’immerger dans le wilderness, de retrouver l’ambiance de l’Ouest, d’y rencontrer mes amis. Cette joie est toutefois ternie par le fait qu’Elisabeth ne m’accompagnera pas cette fois-ci et que nous ne pourrons partager ces bons moments 😕 mais, c’est promis, l’année prochaine nous repartirons là-bas ensemble !
Mon père a la gentillesse de me conduire à l’aéroport. Sur le chemin de Roissy, nous nous remémorons ces neuf semaines passées ensemble aux USA en juin 2000 et 2001, quand je l’avais emmené visiter le maximum de beaux endroits de l’Ouest, et que nous avions randonné en tout près de 800 km. Au-delà de l’intérêt même du voyage, ce fut un véritable moment de partage et de complicité que nous sommes tous les deux très heureux d’avoir vécu. Dix ans plus tard, alors qu’il est dans sa quatre-vingtième année, mon randonneur de père pourrait-il toujours faire un aller-retour dans la journée au sommet de Half Dome à Yosemite ou au fleuve Colorado dans le Grand Canyon ? Il en serait bien capable, alors que je risquerais de traîner la patte et de tirer la langue !
J’ai eu la chance de décrocher un aller-retour Paris - Denver (avec escale à Londres) par British Airways au tarif promotionnel de 494 €, une aubaine ! J’arrive à l’enregistrement avec mes deux sacs car je ne voyage pas vraiment léger pour un trip de plus de cinq semaines essentiellement en camping (en passant des frimas du Colorado aux chaleurs de l’Arizona avec de très rares possibilités de faire une lessive car je ne fais que traverser les villes), avec plusieurs guides de voyage (les 3 volumes de Photographing the Southwest, 2 guides de Michael Kelsey) et une pochette de documentation pour chaque secteur de ma « wish list », mais aussi avec quelques provisions gourmandes (Petits Pains Suédois très pratiques en bivouac et que je ne trouve pas sur place, boîtes de filets de saumon au naturel pour varier l’ordinaire, quelques paquets de crêpes bretonnes que d’autres apprécieront également, une bonne bouteille de Bordeaux à partager). Me serais-je embourgeoisé avec le temps ? Malgré mes louables efforts de pesée différentielle sur la balance familiale, le plus gros sac dépasse de 800 g les 23 kg autorisés en franchise et je me vois obligé de transférer 1 kg dans le plus petit sac que j’avais déjà eu bien du mal à fermer avant le départ. Je m’étonne de cette inutile intransigeance mais, en me donnant mes cartes d’accès à bord, l’hôtesse d’enregistrement s’excusera discrètement en me disant qu’elle a été obligée d’être si stricte car elle est étroitement surveillée dans le but de l’obliger à faire payer la surtaxe bagage dès les premières centaines de grammes d’excédent.
J’ai volontairement choisi une escale de trois heures à Londres Heathrow, pour prendre une marge en cas de retard du vol Paris - Londres, mais également pour bien laisser le temps à mes sacs de me suivre dans l’avion pour Denver, car l’aéroport londonien a une mauvaise réputation au niveau du déroutement et de la perte des bagages (il semble que la situation se soit nettement améliorée courant 2009).
Le vol direct Londres - Denver s’avère agréable avec un repas tout à fait correct et un personnel de bord sympathique et très cosmopolite. Ce sera pour moi un vol studieux car je dois apprendre les subtilités de fonctionnement de mon premier reflex numérique (un Nikon D90 avec un objectif Nikor 16-85 mm et un grand angle Tamron 10-24 mm), matériel que j’ai reçu il y a seulement quelques jours et que je n’ai eu le temps de tester que quelques minutes au pied de chez moi. Tout de même plus de 200 pages à avaler (en essayant de piquer du nez le moins possible), ce qui fait que, malgré mes efforts de mémorisation, je ne me suis pas toujours souvenu en pleine action de tous les modes de réglage et options. Le vol direct depuis Londres me semble un réel avantage, sans le stress d’une correspondance aux USA avec le risque de rater le second avion en cas de forte queue ou de problème au passage de l’immigration. L’horaire d’arrivée à Denver est respecté, tout se déroule sans problème avec un officier d’immigration plutôt aimable, mes bagages m’attendent sagement en tournant sur le carrousel, donc tout va pour le mieux.
Maintenant, se profile une première étape décisive du voyage : l’obtention du véhicule qui va me permettre de vivre pleinement mes aventures, c'est-à-dire me conduire dans les meilleures conditions sur des pistes plus ou moins roulantes et m’héberger confortablement pour la nuit sans avoir à planter une tente dans des campings. J’ai déjà loué différents modèles de SUV et j’ai aussi voyagé dans ceux de mes amis, donc je connais les avantages et les inconvénients des principaux modèles proposés jusqu’ici par les grands loueurs. Mais je sais aussi que ceux-ci s’orientent depuis peu vers des modèles de type « crossover » nettement plus adaptés à la ville et aux highways qu’aux escapades sur pistes (d’ailleurs interdites dans les contrats des loueurs ; en roulant en dehors des routes goudronnées on n’est plus du tout assuré et il faut assumer ce risque). L’arrêt il y a quelques mois de la fabrication du populaire Chevrolet Trailblazer (pourtant souvent indiqué comme référence de sa catégorie de location), un SUV 4WD très correct pour les clients et peu onéreux pour les loueurs, a accentué ce phénomène. J’ai donc quelques inquiétudes à ce niveau…
Après avoir pris la navette Alamo, et avant même d’aller au comptoir, je me précipite sur le parking pour constater que dans la rangée SUV standard (catégorie que j’ai louée) il n’y a que des SUV « crossover » dont aucun n’est vraiment 4 x 4 (au mieux ils sont AWD, c'est-à-dire qu’ils peuvent automatiquement et temporairement se mettre en mode 4 x 4 si les capteurs en font ressentir la nécessité, mais sans possibilité que l’utilisateur enclenche lui-même préventivement le mode 4 roues motrices à plein temps pour anticiper une difficulté). Il y a une majorité de Chevrolet Traverse, à la médiocre hauteur de caisse et avec une honteuse roue de secours galette qui s’avérera ridicule en cas de crevaison sur une piste. Avec ce type de véhicule, un certain nombre des visites les plus prometteuses de ma « wish list » tomberaient à l’eau, aussi je décide de m’installer du côté où l’on restitue les véhicules et d’attendre patiemment en espérant qu’il en rentrera un qui me convienne.
Je patiente presque une heure en écoutant mon lecteur MP3 quand par chance rentre mon véhicule préféré, le Toyota 4Runner qui est à la fois suffisamment confortable, agréable à conduire, performant sur piste (hauteur de caisse, vrai 4 x 4), sobre par rapport aux concurrents de sa catégorie (10,75 l / 100 km en moyenne sur mon parcours de cinq semaines) et parfait pour dormir dedans (plancher plat de 1,80 m une fois les sièges arrière rabattus, l’année dernière nous y avions très bien dormi à 2 avec ma femme). Je note ses numéros et je me précipite au comptoir en demandant expressément ce véhicule-là. L’employé accepte, mais constatant que je veux absolument ce Toyota, il essaie de me faire croire qu’il y a un supplément tarifaire par rapport à mon voucher. Je lui prouve que je connais bien les véhicules de cette catégorie et je lui lance un « good try ! », exprimant clairement par là que je ne suis pas dupe 😠. A partir de ce moment, il s’avérera charmant car il sait bien qu’il a été pris en flagrant délit de « trompe couillon ». Il ira même chercher le véhicule à la sortie du lavage pour me l’amener personnellement.
Particulièrement ravi d’avoir obtenu cet excellent SUV 🙂, je déchante après avoir lancé le moteur quand je vois le voyant « Maintenance » rester allumé. Je ne vais pas partir cinq semaines sans savoir si la révision et/ou la vidange ont bien été faites ou si c’est seulement la remise à zéro du voyant qui a été oubliée après la maintenance. Je demande à l’employée sur le parking si je peux aller faire vérifier cela au garage attenant à la station de lavage mais celle-ci m’assène sans sourciller qu’il n’y a personne à l’atelier à cette heure et que je dois obligatoirement prendre un autre véhicule, alors que j’ai eu tout le loisir de voir œuvrer un mécano à l’atelier pendant que j’attendais. Devant la mauvaise foi et l’air revêche de la dame, je n’insiste pas et je fais mine de m’exécuter mais dès qu’elle a le dos tourné je fonce à l’atelier où je tombe sur un mécano arborant un T-shirt du chanteur de country Tim McGraw, dont j’aime plusieurs chansons. Le mécano me fait remarquer que je n’ai pas le droit de venir ici mais je fais mine de ne pas comprendre et j’enchaîne immédiatement sur Tim McGraw en évoquant mes chansons préférées (notamment My kind of rain et The cow boy in me). Il est surpris et visiblement content qu’un Frenchie apprécie son chanteur préféré, la glace est rompue, on discute un petit moment et il accepte de regarder le véhicule, s’apercevant rapidement que la vidange a été faite mais sans remise à zéro du voyant, ce qu’il a vite fait de corriger. Nous nous quittons dans la bonne humeur, prouvant une fois de plus que la musique peut adoucir les mœurs et aplanir les difficultés.
Il fait nuit quand j’arrive au Comfort Inn de Stapleton dans lequel j’ai obtenu une chambre à 50 $ HT via un site internet quelques jours avant le départ. En fermant à clé le Toyota, ce qui a pour effet de faire fonctionner les 4 clignotants pour signifier que l’alarme est enclenchée, je m’aperçois que le clignotant arrière gauche (le plus important) ne fonctionne pas. Ce n’est pas de chance ! Tant pis pour ce soir, je prends possession de ma chambre et m’écroule sans tarder sur le lit, épuisé par cette journée de transport.
JOUR 2 – DE DENVER A PAINTED MINES
Comme toujours à cause du décalage horaire dans le sens est - ouest, le premier jour je me réveille naturellement tôt et j’en profite pour retourner à l’aéroport chez Alamo afin de faire réparer le clignotant, espérant qu’il s’agit d’une simple ampoule à remplacer. Cette fois, je fonce directement au garage sans rien demander à personne et je tombe sur un jeune et timide employé aussi surpris de me voir à l’atelier que son collègue de la veille. Sans diversion possible cette fois-ci, je joue le rôle du client exigeant et pressé, celui qu’il vaut mieux ne pas énerver. Le jeune meccano n’insiste pas et change immédiatement l’ampoule.
Enfin ! me voilà au volant d’un excellent Toyota 4Runner en état de marche, et ce fidèle compagnon de voyage ne me fera jamais défaut durant les cinq semaines qui ont suivi. Pour moi, c’est à ce moment que les vacances commencent vraiment, car je suis maintenant certain de disposer de l’élément logistique principal qui me permettra de réaliser les visites soigneusement préparées et rêvées durant les mois précédents.
Mon fidèle Toyota 4Runner (lors d’un bivouac en Utah) :

En revenant de l’aéroport, le ciel est devenu très menaçant. Je retourne au motel et je prends mon temps pour un excellent petit déjeuner (compris dans le prix de la chambre), au cours duquel je me régale de gaufres que l’on fait cuire soi-même. Délicieux ! Avec cela je tiendrai jusqu’au soir…
Je déballe mes deux sacs de voyage, répartissant un maximum d’objets dans les différents rangements du SUV afin qu’ils tombent immédiatement sous la main, j’en réorganise logiquement le contenu restant (par exemple, mes habits sont répartis par fonction dans des taies d’oreiller de différentes couleurs), ceci dans l’optique de tout trouver facilement et sans même déplacer les sacs quand j’arriverai les soir au bivouac. Le fait de partir le matin avant le lever du soleil et d’arriver souvent de nuit nécessite d’être bien organisé pour gagner du temps et ne pas chercher, voire perdre ses affaires dans l’obscurité et la précipitation. Je rabats les sièges arrière en mode « break à plancher plat », mode qu’ils ne quitteront plus jusqu’au dernier jour du voyage.
C’est le moment d’aller au Wal-Mart (repéré sur Google Maps avant le départ afin ne pas perdre de temps à en chercher un en ville) pour faire les courses. En premier lieu, je choisis l’indispensable glacière qui fait aussi office de stockage de nourriture même quand je n’ai plus de glace. Suivant les promotions du jour, je prends toujours un modèle en plastique dur (qui peut éventuellement servir de siège), d’une contenance d’environ 30 litres, de marque Coleman ou Rubbermaid, toujours à moins de 20 $ puisque je le laisserai sur place à la fin du voyage. Cette année, j’achète aussi un matelas de camping basique en mousse bleue à 5 $, bien que j’aie emmené un confortable matelas autogonflant Therm-a-Rest. Ce petit matelas supplémentaire aura plusieurs usages : placé sous le Therm-a-Rest il apportera un peu de moelleux supplémentaire mais surtout absorbera l’humidité due à la condensation (ce qui évitera au Therm-a-Rest d’être humide le matin, de finir par sentir et de se détériorer). Il me servira pour le backpacking que j’envisage (il est plus léger que le Therm-a-Rest et ne craint pas d’être percé par des branches ou des épines) et sera immédiatement disponible pour improviser une sieste réparatrice. Comme la glacière, je le laisserai sur place à la fin du voyage.
En plus de divers aliments frais (dont un très bon raisin californien), j’achète suffisamment de nourriture qui se conserve, de manière à n’être jamais pris au dépourvu dans le cas où je resterais plusieurs jours dans le wilderness sans possibilité de ravitaillement (volontairement ou pas, en cas de problème de véhicule par exemple). Si la plupart de ces produits sont similaires à ceux que l’on trouve en France, il existe aussi des produits plus spécifiques aux Etats-Unis que j’achète dans les Wal-Mart ou autres grandes surfaces alimentaires (comme Safeway, City Market, etc.):Une sorte de muesli Quaker Oatmeal (parfum Apples & Cinnamon ou bien Maple & Brown Sugar) qui gonfle bien dans un peu d’eau (chaude de préférence mais avec l’eau froide cela passe aussi). Cette mixture de petit déjeuner bien nourrissante devient plus mangeable si on y ajoute des céréales croquantes et si on l’accompagne d’un fruit comme une banane.Des packs de 4 bouteilles (d’un peu moins de 30 cl chacune) de Frappuccino de Starbucks, sorte de café au lait aromatisé (divers parfums : chocolat, moka, vanille, caramel…) que je trouve fort bon et idéal pour le petit déjeuner en camping.Du Beef Jerky « natural style » de la marque Oh Boy ! Oberto. Il s’agit de lambeaux de viande séchée que l’on mastique et qui apportent leur lot de protéines et de sel (indispensable quand on transpire en randonnée), sans gras et pour un poids ridiculement faible (appréciable en randonnée itinérante). C’est spécial, on aime ou on n’aime pas, moi j’aime beaucoup celui-ci car la viande y est un peu plus tendre (moins dure devrais-je dire) et moins épicée que celle d’autres marques.Des boîtes de conserve auto-ouvrantes de White Chicken in water de la marque Valley Fresh (mais je ne prends pas le Chunk Chicken de la même marque que je ne trouve pas très bon). Ce sont des petits morceaux de poulet présentés un peu comme du thon en boîte pour mettre dans des salades. Je trouve cela pratique et pas mauvais à manger, le fait que le poulet soit conservé dans de l’eau salée (et non pas tout sec ou dans de l’huile) étant appréciable quand il fait chaud.Un gros paquet de Trail Mix (mélange de raisins secs et autres fruits déshydratés, de peanuts, de noix de cajou, d’amandes…) et plusieurs paquets de mes fruits secs préférés (cranberry, cherry, abricot, papaye...). Tous les jours, dans un petit sachet Ziplock, je me fais un mélange personnalisé du Trail Mix « de base » et d’un des fruits secs, en variant régulièrement car ce sera mon encas quotidien du midi.Un pack de 12 canettes de… lemonade (citronnade à l’eau plate) car je fais partie de ceux qui n’aiment pas la bière (bien qu’il me soit arrivé d’en avaler pour honorer l’invitation à prendre « a cool beer » de voisins de camping voulant faire connaissance).Plusieurs gallons (de 3,8 litres) de Spring water, en privilégiant les bouchons qui se vissent (pour qu’ils ne s’ouvrent pas seuls avec les secousses sur les pistes, expérience vécue). J’en ai en permanence au moins 5 ou 6 dans la voiture (réserve en cas de panne ou d’ensablement au milieu de nulle part). Parmi eux, il y en aura rapidement 2 remplis d’eau du robinet (auxquels j’arrache l’étiquette pour les reconnaître) pour mes ablutions, la vaisselle, le radiateur d’eau du véhicule si besoin…En cette fin de matinée, j’ai à peine fini de répartir toutes mes provisions dans la glacière et dans les sacs semi rigides que j’ai amenés pour cela, qu’il se met à pleuvoir sérieusement, comme l’avaient d’ailleurs annoncé les prévisions météo de Weather.com. Inutile de se presser pour aller visiter sous la pluie Garden of the Gods à Colorado Springs (que je connais déjà). Je décide donc de filer directement à Painted Mines, en espérant que la pluie aura cessé dans quelques heures, ce qui me laisse tout le temps pour me balader dans ce magasin nommé Outdoor World que j’ai repéré dans une zone commerciale à proximité du motel. Certain(e)s apprécient les outlets américains pour les achats de vêtements, en ce qui me concerne je suis attiré par leurs magasins d’outdoor toujours très bien achalandés en ce qui concerne les activités de nature (sports, camping…) dans un décor souvent soigné. L’Outdoor World de Denver est sans conteste le plus beau que j’aie vu, dépassant dans mon hit-parade personnel le magasin REI de Seattle. Tout y est impressionnant, avec des piliers et des poutres en énormes troncs, des fresques murales, des animaux naturalisés un peu partout, un immense aquarium…
Puisque j’ai du temps devant moi, c’est l’occasion de tester mon nouvel appareil photo en intérieur.
L’entrée est vraiment imposante :

En se baladant dans les rayons, on rencontre un sympathique élan…

… un fringant bison…

… un puma bondissant au-dessus d’un ascenseur…

… un ours impressionnant…

… un loup agressif…

… et un gros poisson bien vivant et plein de tendresse pour les enfants !

On y trouve même quelques meubles vraiment rustiques.

J’ai passé plusieurs heures à traîner dans tous les recoins de ce remarquable magasin et il pleut toujours 😕. Mais il faut quand même que je me décide à rouler vers Painted Mines, qui se trouve au nord-est de Colorado Springs, près de la petite ville de Calhan, tant pis si j’y arrive sous la pluie. J’avais oublié que nous étions vendredi et que dès le milieu de l’après-midi les habitants de Denver partent en week-end. Je me retrouve dans un embouteillage qui s’étire sur des dizaines de miles à partir de la sortie sud de Denver. Heureusement que je trouve une station radio de Classic Rock qui diffuse une belle collection de musique anglo-saxonne et me permet de redécouvrir certains morceaux avec plaisir, me replongeant vingt ou trente ans en arrière. Aux alentours de chaque ville importante, on trouve toujours au moins une station de Classic Rock qui diffuse en franchise un programme pré-enregistré, programme que l’on peut retrouver à l’identique quelques jours ou semaines plus tard sur la station d’une autre ville ou d’un autre État (il m’arrive alors de « deviner » quelle sera la prochaine chanson car j’ai inconsciemment mémorisé l’enchaînement lors de la première écoute).
Arrivé près de Colorado Springs, les embouteillages réapparaissent et je trouve judicieux de quitter l’autoroute pour rejoindre Calhan par de petites routes. Mauvaise idée, car cette zone est très habitée et il y a en réalité beaucoup plus de routes secondaires qui se croisent que celles indiquées sur ma carte, pourtant assez précise. Avec une absence quasi totale de signalisation, il n’est pas facile de faire les bons choix aux intersections. Après plusieurs hésitations mais au final aucune erreur d’aiguillage, j’arrive en fin d’après-midi à Calhan où une pluie fine subsiste. Je repère le camping de la ville (pratiquement vide) pour éventuellement y revenir après la visite et je me rends au parking principal de Painted Mines où il n’y a évidemment personne à cause de la météo.
Painted Mines Interpretive Park est un petit parc local récent, constitué de couches d’argiles de différentes couleurs qui forment des badlands, des petits canyons, des hoodoos, avec quelques sentiers faciles et bien balisés pour visiter aisément cet environnement coloré. Le nom du site provient du fait que ses argiles colorées ont été exploitées par les Indiens pour leurs poteries et leurs peintures de cérémonie, puis plus tard par les Blancs pour fabriquer des briques décoratives.
La pluie finit par cesser et je peux commencer ma visite en ce presque début de soirée. Finalement, la toute récente pluie et le ciel toujours très chargé font ressortir les couleurs du site, bien davantage que sous un soleil éclatant si j’en crois les photos que j’en ai vu.
Je traverse de jolis badlands, étonné qu’ils ne soient pas boueux après la pluie.

Puis je m’approche d’un petit amphithéâtre où les teintes pastel sont douces et variées :


Je me balade dans les petits canyons mais le soir tombe vite, créant une ambiance particulière, un peu irréelle, accentuée par le fait que je suis totalement seul dans le parc. J’ai toujours aimé me balader «
JOUR 3 – DE PAINTED MINES A SANTA FE
Bip… bip… bip… bip… BIP… BIP… BIP… BIP !
Ce matin, c’est en insistant que la sonnerie du réveil me tire des bras de Morphée. Il faut dire que je dors très bien dans mon SUV et qu’un réveil aussi matinal (5 h 45), pour ne pas rater le lever du soleil, ne m’est pas franchement habituel le reste de l’année.
Durant ce voyage, comme mes réveils solitaires aux aurores ne dérangeront personne, j’ai décidé d’assister à un maximum de levers de soleil, pour bénéficier de la fugitive mais belle lumière qui les accompagne généralement, et avant tout pour vivre ce moment particulier qui apporte une dimension supplémentaire et une complétude à la journée qui débute. Je me lève dans la pâle lumière de l’ aube, émergeant peu à peu du sommeil dans une fraîcheur vivifiante, et choisis avec soin l’endroit où je vais attendre le lever du soleil en fonction de l’éclairage espéré . Parfois, des nuages bien placés réfléchissent quelques instants la lueur rougeoyante du soleil encore caché derrière l’horizon. Je patiente en observant les subtiles variations de lumière et en écoutant les oiseaux s’en donner à cœur joie. L’attente devient fébrile durant les dernières dizaines de secondes qui précèdent l’apparition du soleil et, quand elle a enfin lieu, je vis pleinement cet instant unique, essayant d’en capturer la magie, si les conditions photographiques s’y prêtent . Que la lumière soit belle ou décevante (c’est la surprise à chaque fois), j’ai toujours le sentiment d’avoir vécu un moment essentiel et je m’apprête alors à profiter le plus possible d’une nouvelle journée dans l’Ouest.
Ce matin il fait froid, et c’est bien couvert que je me rends à l’endroit repéré la veille pour assister au lever du soleil. Des nuages mal placés l’empêcheront d’être très spectaculaire, mais le spectacle des premiers rayons éclairant les badlands colorés n’en reste pas moins un moment privilégié.


Le ciel se dégage rapidement et il se met à faire grand beau, la pluie de la veille est oubliée. Je prends tout mon temps pour explorer les petits canyons, sachant qu’en début de matinée les couleurs sont le plus présentes, la lumière devenant vite écrasante par la suite. C’est à l’ombre que les argiles colorées s’avèrent le plus photogéniques.
J’apprécie ce site naturel, certes secondaire et peu isolé mais qui vaut quand même le détour, surtout si on peut bénéficier de bonnes conditions de lumière qui en font ressortir les couleurs, faute de quoi la déception serait probable.





Quand la lumière se fait plus franche, je termine par un secteur où l’argile est d’un blanc éclatant.

Je reviens à mon véhicule pour prendre un petit déjeuner bien mérité. Après cette balade à la fraîche, le Frappuccino au Dark Chocolate de Starbucks n’en paraît que plus délicieux 🙂 !
Le rangement du matelas, des duvets et autres affaires de nuit prend très peu de temps et me permet de partir rapidement. J’apprécie de ne pas avoir une tente à replier et à ranger dans son sac, bien qu’avec une tente de type « 2 Seconds » de Decathlon cela irait très vite. Malheureusement, maintenant que le second bagage est devenu payant pour aller aux USA, emmener cette tente encombrante (qui, du fait de sa taille, compte comme un bagage dans lequel on ne peut pas ajouter grand-chose à part certains matelas) coûterait un supplément d’environ 100 $ pour l’aller-retour (avec des billets économiques et un statut de voyageur standard).
Après quelques heures de route en quittant le Colorado pour le Nouveau-Mexique, j’arrive en début d’après- midi au Pecos Pueblo Historic Park, au sud-est de Santa Fe. Il ne reste malheureusement plus grand-chose des ruines du pueblo amérindien qui abritait pourtant jusqu’à 2000 personnes au XVe siècle. Mais la kiva (restaurée) et les restes impressionnants des murs de la mission que les Espagnols construisirent en arrivant valent ce rapide détour à partir de l’autoroute I-25.





En seconde partie d’après-midi, je me trouve dans le bassin de Galisteo, un secteur connu pour ses nombreux sites de pétroglyphes (les pétroglyphes sont des gravures rupestres tandis que les pictographes sont des peintures rupestres). Ici, la plupart des pétroglyphes ne datent pas de plusieurs milliers d’années, comme dans le reste du Southwest, mais ont été gravés par les Indiens Pueblo entre le XIVe et le XVIe siècle.
Les plus beaux d’entre eux sont situés sur un immense domaine à l’intérieur duquel le propriétaire n’autorise qu’une seule visite annuelle, menée par des archéologues, davantage pour assurer sa tranquillité que pour préserver ces panels qui ne sont pas spécialement fragiles car gravés dans de la roche volcanique très dure. Près de la route, des clôtures et des panneaux « No trespassing », or je ne m’autorise jamais à passer outre à une interdiction aussi clairement exprimée. Mais j’ai appris qu’en prenant une piste qui aboutit au milieu de nulle part on peut s’approcher d’un site rupestre comportant le même type de pétroglyphes (en moins spectaculaires) et qu’il n’y a là-bas ni clôtures ni panneaux d’interdiction. Je me demande quand même s’il ne serait pas aux confins de ce domaine, ou peut-être à ceux d’une propriété attenante gérée par quelqu’un de plus accueillant ? En cas de problème, l’absence d’éléments visibles d’interdiction serait sûrement « plaidable » pour un visiteur étranger nécessairement peu au fait des spécificités locales 😇.
Une fois sur place, pour être certain de retrouver ma voiture dans ce no man’s land si je reviens au crépuscule, je décide de prendre ses coordonnées GPS avec le Garmin Colorado 400t flambant neuf que j’ai réceptionné il y a quelques jours pour remplacer mon vieux Garmin eTrex d’entrée de gamme (sans affichage de cartes). Mais la position GPS affichée est hautement fantaisiste malgré plusieurs essais successifs, je ne comprends pas pourquoi puisqu’il avait bien fonctionné lors du test dans le parc à côté de mon domicile. Je le laisse tout de même allumé et j’utilise mon vieil eTrex amené en appareil de secours et qui fonctionne toujours. Une demi-heure plus tard, je teste à nouveau mon Colorado 400t et je constate que cette fois-ci il donne les bonnes coordonnées : il avait probablement besoin d’un certain temps de recalage depuis sa dernière utilisation sur un autre continent.
Les pétroglyphes sont dispersés au sommet de plusieurs collines volcaniques qu’il faut d’abord atteindre pour, ensuite, longer les crêtes.

Ce n’est pas une partie de plaisir car dans ce site reculé il n’y a aucun chemin et, le long des crêtes, les pierres très instables et la végétation (herbes, épineux…) entravent ma progression. On ne sait jamais si la pierre sur laquelle on pose le pied ne va pas se dérober subitement ni même si on ne va pas se coincer le pied dans un trou traîtreusement caché par les herbes. Il y a de quoi se fouler cent fois une cheville et mon avancée s’avère bien plus précautionneuse et lente que prévu.
Mais le jeu en vaut la chandelle car les pétroglyphes sont nombreux et intéressants, sans compter la lumière de début de soirée qui fait ressortir les lichens particulièrement verts en cette saison.

Certains personnages ont des têtes faisant penser à des smileys :

Un Kokopelli viril joue la sérénade pour des animaux :

Un masque semble provenir d’Amérique centrale ou du Sud :

Un rattlesnake quelque peu raide :

Un perroquet égaré :

Un écureuil dont on jurerait qu’il a été gravé très récemment :

Un curieux bonhomme soleil :

Le dernier panel est le plus beau. On y trouve un saisissant démon surmonté d’oiseaux…

Et surtout ce personnage avec ses trois plumes et qui se cache les yeux. Quelle peut être la signification de ce geste ? Il aurait presque pu inspirer John Travolta pour sa célèbre danse dans Pulp Fiction !

J’ai vraiment beaucoup apprécié ce site d’art rupestre pour l’originalité de ses pétroglyphes mis en valeur par leur localisation en surplomb de la plaine et la douce lumière du soir.
Ayant progressé moins vite que prévu, je renonce à gravir une autre colline et reviens rapidement à la voiture car ce soir je suis attendu à Santa Fe par mes amis français Annie et André (ainsi que deux de leurs amies qui voyagent avec eux et que je ne connais pas).
Annie et André sont des spécialistes de l’Ouest et c’est dans ce contexte que je les ai rencontrés il y a quelques années avant même qu’ils ne soient devenus membres de VF (respectivement sous les pseudos de Aiassa et de Pyrola). Auteurs du site français de référence sur The Wave, ils sont également d’excellents photographes et plusieurs de leurs images ont été exposées, d’autres publiées dans des revues et dans des livres. André étant passé à la vidéo depuis l’avènement du numérique, je connais surtout les superbes photos d’Annie qui sont pour moi une source d’inspiration. Quel bonheur quand, quelques mois après un de leurs voyages aux USA, je reçois un DVD d’Annie & André contenant un montage vidéo et un diaporama, tous deux réalisés de manière professionnelle !
Installés en Drôme provençale depuis qu’ils sont des retraités très actifs, Annie et André ont cette année fait un échange de maison (de 2 semaines) avec un couple de Santa Fe et m’ont gentiment invité à venir les rejoindre quand je passerai dans le secteur. J’étais parallèlement invité par Karen & Spencer, des amis américains habitant aussi Santa Fe, mais comme ces derniers sont sur le départ pour un grand voyage en Europe, il vaut mieux leur éviter du dérangement et plutôt loger dans la maison dont disposent Annie et André.
Quand j’arrive chez eux vers 20 heures, je suis chaleureusement accueilli, nous sommes contents de nous retrouver dans la région pour laquelle nous partageons la même passion 🙂. Au dîner, nous évoquons leurs aventures des dernières semaines passées dans l’Ouest et je me régale d’un délicieux curry de crevettes maison qui me changera de mon habituel poulet en boîte !
Le lendemain, il est prévu de se balader dans Santa Fe et de visiter un musée conseillé par Karen. Il y a quelques semaines, j’avais mis en contact Annie & André Karen & Spencer, présageant une bonne entente. Ils se sont vus il y a quelques jours quand Karen leur a fait visiter le musée Georgia O’ Keeffe dont elle est un guide volontaire. Le courant est bien passé et du coup mes quatre compatriotes (Annie, André et leurs deux amies) sont également invités pour le barbecue du lendemain à partir de 17 heures chez Karen et Spencer. Ce n’est pas la première fois que je mets en contact des personnes qui ne se connaissent pas mais qui ont des centres d’intérêts communs, c’est une bonne occasion pour chacun d’élargir son cercle amical.
Bien qu’Annie me propose d’utiliser le canapé du salon, je préfère limiter le dérangement et dormir sur mon Therm-a-Rest dans la salle de yoga, où je suis très bien installé et où je bénéficie de la connexion WiFi pour accéder à ma messagerie.
JOUR 4 – UNE JOURNEE A SANTA FE
Ce matin, c’est grasse matinée avec un réveil programmé à 7 h 30. Il n’y a pas un nuage dans le ciel et la belle lumière qui contribue à la réputation de Santa Fe n’est pas une légende.
Après un petit déjeuner convivial, nous voilà partis tous les cinq pour le musée que nous avions prévu de visiter, mais celui-ci est fermé car nous sommes dimanche. On aurait dû y penser, mais en vacances on a quelquefois tendance à oublier de raisonner en fonction des jours de la semaine 😛. Nous nous rabattons sur une balade sans but précis dans le centre de Santa Fe, sans être axés sur les monuments historiques que nous avons déjà vus auparavant.
Cette journée sera pour moi l’occasion de m’essayer à la photographie en ville, un type de sujet qui me changera de celui des paysages auxquels je me consacre quasi exclusivement.
Nous jetons un coup d’œil aux boutiques autour de la Plaza.


On observe deux techniques de vente, totalement différentes, plus ou moins volontaristes.
Une jeune femme, debout au beau milieu de l’avenue et simplement protégée des voitures par un drapeau jaune, se démène pour vendre ses journaux en essayant de capter l’attention par son attitude enjouée.

A quelques dizaines de mètres, un Indien Pueblo, qui dispose d’un emplacement réservé sous les arcades de la Plaza, ignore superbement les clients qui regardent son étalage de peintures 😮.

Tout près de là, un homme à l’esprit jeune s’amuse avec sa trottinette motorisée et nous gratifie de quelques figures pour la photo. Cool man ! 😎

Cela finit par donner soif à Annie et ses amies.

Nous passons sous des arcades « graphiques »…

… avant de nous recueillir devant un troupeau de crânes.

Les chapelets de piments qui sèchent en extérieur (ristras) sont une spécialité de Santa Fe.


La poterie colorée est également une production locale.

Mais on trouve ici toutes sortes d’artisanat créatif, comme ces jolis oiseaux.

Quand Annie photographie, elle peut être partout à la fois, comme le prouve cette photo !

Certains bâtiments modernes imitent à la perfection les constructions d’adobe, respectant avec bonheur le style typique de Santa Fe.

On peut trouver de jolies portes au hasard des rues.


Nous finissons notre tour par le Capitole et ses sculptures expressives




Rentrés à la maison, nous prenons notre temps pour déjeuner dans le jardin en dégustant une appétissante salade composée par Annie.
André propose de rester là cet après-midi afin de préparer une grande salade de fruits frais que nous apporterons chez Karen et Spencer pour le dîner/barbecue. C’est sympa de sa part !
Pendant ce temps, via un agréable chemin longeant la rivière, nous nous rendons à pied dans Canyon Road, la rue des galeries d’art de Santa Fe. Butinant de l’une à l’autre, nous profitons également des opportunités photographiques qu’offre cette rue aux maisons particulièrement bien entretenues et joliment décorées.








Dans cette rue où s’expriment les artistes, on peut constater que certains prennent la grosse tête…

… d’autres préfèrent la « zen attitude ».

… ou se reposent…

… ou bien s’amusent franchement…

… mais il faut tout de même prendre garde à ses fesses !

On retrouve ici aussi quelques ristras colorées.

Même de simples murs d’adobe semblent vouloir apporter leur contribution artistique.

Une Hudson nous rappelle les Sixties…

… mais cette échoppe nous montre que nous sommes bien en 2009, l’année d’Obama, et que le business n’est pas oublié avec un slogan très second degré : « Jesus said buy folk art. » 😄

Dans cette rue huppée, on peut aussi bien rencontrer des ladies « so British »…

… que de sympathiques artistes locaux…

… qui apprécient probablement ces mobiles New Age.

De retour à la maison, nous nous laissons conduire par André dans le Dodge Durango qui leur a donné toute satisfaction lors du périple dans l’Ouest qui a précédé leurs deux semaines à Santa Fe.
Vers 17 heures, nous pénétrons dans la résidence privée au sud de Santa Fe, où se trouve la maison de Karen et Spencer. Ils nous accueillent chaleureusement dans ce qu’ils appellent « l’hacienda », où ils se sont installés il y a quelque temps pour leur retraite (je devrais plutôt dire « pour leur nouvelle vie hyper active »). Nous sommes vraiment impressionnés par cette magnifique demeure : pièces immenses, hauteur sous plafond et lumière qui entre de toute part, décoration recherchée sans être ostentatoire et qui intègre harmonieusement l’art indien local…
Cette photo de la cuisine/salle à manger ne me démentira pas.

Ma rencontre avec Karen et Spencer remonte à 2003, lors d’une randonnée à Bryce Canyon en compagnie de ma fille Flora. Nous avions immédiatement bien accroché. Il faut dire que Karen est très enthousiaste et dégage un charisme incontestable. Elle est de plus très francophile : elle a été entres autres professeur de français, fait partie d’associations franco-américaines et voyage souvent en France où nous l’avions revue. Spencer, aussi posé que sympathique, a dirigé un hôpital et, pour s’occuper durant sa retraite, vient de se lancer avec succès comme agent immobilier. Il fallait oser, en pleine crise, mais il m’assure que Santa Fe reste un marché privilégié.
Nous passons un bon moment sur la terrasse pour l’apéritif et les sujets de discussion ne manquent pas. La communication est d’autant plus facilitée que Karen parle un français parfait et a déjà rencontré mes amis au musée Georgia O’Keeffe. Spencer a préparé des Margaritas que Karen assure être « parmi les meilleures du Nouveau-Mexique ». Je veux bien le croire après avoir bu la première et je ne pourrai que le confirmer après les trois suivantes 🤪, alors que je ne suis habituellement pas attiré par les boissons alcoolisées…
Spencer ne faillit pas à la tradition américaine où c’est le chef de famille qui s’occupe du barbecue. Il nous prépare une succulente pièce de bœuf sur leur barbecue sophistiqué.

Karen, qui est passionnée de cuisine (elle a même donné des cours de cuisine chinoise, preuve de son éclectisme), a préparé le reste du repas avec notamment une émulsion à base de concombres d’une grande finesse. Elle nous sert un vin rouge d’Arizona (où ils habitaient auparavant), bien charpenté et qui titre 14°. Nous terminons le repas en nous régalant avec la rafraîchissante salade de fruits frais préparée par André.

Toute cette soirée, durant laquelle nous avons partagé notre passion croisée pour nos pays respectifs (un bel exemple d’entente franco-américaine), s’est déroulée dans une ambiance enthousiaste 🙂. C’était vraiment sympathique de la part de Karen et Spencer d’avoir invité cinq personnes à seulement quarante-huit heures de leur départ pour un périple en Europe. Ils me renouvellent leur invitation à venir passer quelques jours chez eux, invitation qu’Elisabeth et moi honorerons avec plaisir en mai 2010 lors de notre prochain voyage.
André n’ayant pas bu une goutte d’alcool 😇, c’est en toute sécurité qu’il nous ramène à la maison de Santa Fe où je n’ai aucun mal à m’endormir dans la salle de yoga, l’esprit quelque peu embrumé par les libations de la soirée.
Partie 1 : de Denver à Santa Fe
Partie 2 : de Santa Fe à Lost City
Partie 3 : de Lost City à Page
Partie 4 : autour de Page et de Coyote Buttes
Partie 5 : de Cottonwood Canyon Road à Escalante
Partie 6 : de Grand Staircase Escalante National Monument à Capitol Reef
Circuit de treize jours en Floride au mois de juin (Miami - Orlando - Key West) English translation pending
Bonjour a tous je prepare mon voyage pour la floride et j'ai plusieurs questions a vous poser.Tout d'abord quelles sont les meilleurs activités a faire a miami et pas trop cheres...?
Ensuite quel est la meilleur compagnie de location de voiture pour la floride?
Pour les everglades est ce qu'une matinée est suffisante?
Quel est la meilleur et moins chere compagnie pour faire de la plongée en bouteille aux key west?
Je mets ci dessous mon circuit si quelqu'un a des recommandations a me faire ou des conseils a me donner n'hésitez pas Merci
Jeremy
18 JUIN:Arrivée miami
19 JUIN:Miami
20 JUIN:Miami
21 JUIN:Miami
22 JUIN:Miami
23 JUIN:Miami-depart debut de matinée direction Kennedy space center puis Après midi orlando pour faire un peu de shopping dans les outlets
24 JUIN:Disneyworld
25 JUIN:Disneyworld
26 JUIN:Disneyworld puis fin d'après midi départ orlando direction Homestead pour passer une nuit
27 JUIN:Matin Everglades puis après midi direction les keys
28 JUIN:Key west
29 JUIN:Key west puis depart fin d'après midi direction hotel proche de miami
30 JUIN:Depart miami
Voyage aux États-Unis: louer une voiture ou un camping-car? English translation pending
Bonjour,
Nous sommes 4 (2 adultes et 2 ados 17 et 15 ans) et nous partons 3 semaines aux Etats-Unis (du 30 juillet 2010 au 21 août 2010 - billets Toulouse New York déjà achetés).
Nous envisageons de passer 5 à 6 jours à New York . Et ensuite dans l'Ouest.
Tout d'abord, nous hésitons entre la location d'une voiture ou d'un camping car. Et nous ne savons pas trop par quelle ville commencer. Sachant que nous aimerions nous rendre à San Francisco, Las Végas, Les Grands Canyons (finalement un grand classique !!)
Que nous conseiller-vous ?? Est-ce une bonne idée de commencer par New York ? Et pouvez-vous nous aider sur le circuit de 15 jours dans l'Ouest.
Merci à tous ceux qui prendront le temps de nous répondre 😉.
Nous sommes 4 (2 adultes et 2 ados 17 et 15 ans) et nous partons 3 semaines aux Etats-Unis (du 30 juillet 2010 au 21 août 2010 - billets Toulouse New York déjà achetés).
Nous envisageons de passer 5 à 6 jours à New York . Et ensuite dans l'Ouest.
Tout d'abord, nous hésitons entre la location d'une voiture ou d'un camping car. Et nous ne savons pas trop par quelle ville commencer. Sachant que nous aimerions nous rendre à San Francisco, Las Végas, Les Grands Canyons (finalement un grand classique !!)
Que nous conseiller-vous ?? Est-ce une bonne idée de commencer par New York ? Et pouvez-vous nous aider sur le circuit de 15 jours dans l'Ouest.
Merci à tous ceux qui prendront le temps de nous répondre 😉.
Autotour Seattle - Yellowstone - Salt Lake City, une bonne idée? English translation pending
Bonjour à tous,
A peine de retour du Cambodge, je prépare déjà mes futures vacances 🙂 Ah les voyages, quel pied !
Nous souhaitons partir environ 15 jours (ou un peu plus) probablement les deux premières semaines de septembre avec comme destination principale Yellowstone, pour les paysages et randos. La formule sera billet avion + voiture location et ensuite camping en toute liberté. Nous avons déjà fait deux fois le circuit classique de l'ouest américain de SF à LA en passant par Las Vegas/ les parcs de l'Utah notamment. Cette fois ci, nous voulons aller plus au nord, et nous enfoncer dans des paysages un peu moins "touristiques", mis à part Yellowstone bien sur.
Après plusieurs recherches sur le forum, j'ai vu qu'il fallait consacrer au minimum 4 jours à Yellowstone, j'ai vu aussi que pas mal de personnes faisait le circuit Denver/Yellowstone/Salt Lake City, circuit que l'on retrouve dans certaines brochures d'agence de voyage.
J'avoue ne pas être très chaud par l'idée de transiter par Denver, par contre très tenté pour démarrer le circuit par Seattle et passer 1/2 jours à découvrir cette ville, puis rejoindre Yellowstone par la route, et repartir ensuite pour la France de l'aéroport le plus proche, Salt Lake City par exemple.
Est ce que c'est réaliste - et cela vaut il le coup- de tenter Seattle/Yellowstone par la route? Un crochet par Glacier NP est il également faisable? J'entends par rapport au temps que nous avons - 15 jours ou un tout petit peu plus- et surtout la saison -septembre.
Merci de vos conseils !
David
A peine de retour du Cambodge, je prépare déjà mes futures vacances 🙂 Ah les voyages, quel pied !
Nous souhaitons partir environ 15 jours (ou un peu plus) probablement les deux premières semaines de septembre avec comme destination principale Yellowstone, pour les paysages et randos. La formule sera billet avion + voiture location et ensuite camping en toute liberté. Nous avons déjà fait deux fois le circuit classique de l'ouest américain de SF à LA en passant par Las Vegas/ les parcs de l'Utah notamment. Cette fois ci, nous voulons aller plus au nord, et nous enfoncer dans des paysages un peu moins "touristiques", mis à part Yellowstone bien sur.
Après plusieurs recherches sur le forum, j'ai vu qu'il fallait consacrer au minimum 4 jours à Yellowstone, j'ai vu aussi que pas mal de personnes faisait le circuit Denver/Yellowstone/Salt Lake City, circuit que l'on retrouve dans certaines brochures d'agence de voyage.
J'avoue ne pas être très chaud par l'idée de transiter par Denver, par contre très tenté pour démarrer le circuit par Seattle et passer 1/2 jours à découvrir cette ville, puis rejoindre Yellowstone par la route, et repartir ensuite pour la France de l'aéroport le plus proche, Salt Lake City par exemple.
Est ce que c'est réaliste - et cela vaut il le coup- de tenter Seattle/Yellowstone par la route? Un crochet par Glacier NP est il également faisable? J'entends par rapport au temps que nous avons - 15 jours ou un tout petit peu plus- et surtout la saison -septembre.
Merci de vos conseils !
David
Trois mois de route aux États-Unis: préparation et carnet... à venir! English translation pending
Un début de carnet différent . La préparation chronologique d'un séjour de trois mois aux USA, Canada (pas sûr pour l'instant).Ma moitié ayant découvert les US en 2008, nous entamons une liste des endroits que nous voulons revoir. Ceci fait, je pourrais avancer l'itinéraire indéfini ce jour. Pour le compte-rendu, il va falloir patienter, comme moi !
25 Février 2010 :
L'envie et la possibilité de partir trois mois se précisant , j'ai commencé par acheter de la lecture en complément de VF.
Guide du Routard : Louisiane et Floride
Lonely Planet : Floride, Ouest Canadien et Ontario, Québec
Pour Nouveau-Mexique, Utah, Nevada, Colorado, Arizona, Californie, Montana, Wyoming, New-York les anciens guides Routard et Lonely font l'affaire.
Plusieurs idées se bousculent un peu à ce jour, ce qui est sûr, c'est une semaine à New-York pour finir, ce serait aux alentours du 4 juillet au 13 juillet.
Donc départ le vendredi 15 AVRIL 2011 de Toulouse pour Miami/Floride pour 3/4 semaines, Louisiane, Texas, pour commencer à rallier l'ouest, pour Moab 5/6 jours, Vegas 3/4 jours, Monterey 3/4 jours, remontée vers le nord jusqu'à ?
Entre ces points et la suite c'est à construire.
Retour de New-York le 13 Juillet 2011.
A bientôt
25 Février 2010 :
L'envie et la possibilité de partir trois mois se précisant , j'ai commencé par acheter de la lecture en complément de VF.
Guide du Routard : Louisiane et Floride
Lonely Planet : Floride, Ouest Canadien et Ontario, Québec
Pour Nouveau-Mexique, Utah, Nevada, Colorado, Arizona, Californie, Montana, Wyoming, New-York les anciens guides Routard et Lonely font l'affaire.
Plusieurs idées se bousculent un peu à ce jour, ce qui est sûr, c'est une semaine à New-York pour finir, ce serait aux alentours du 4 juillet au 13 juillet.
Donc départ le vendredi 15 AVRIL 2011 de Toulouse pour Miami/Floride pour 3/4 semaines, Louisiane, Texas, pour commencer à rallier l'ouest, pour Moab 5/6 jours, Vegas 3/4 jours, Monterey 3/4 jours, remontée vers le nord jusqu'à ?
Entre ces points et la suite c'est à construire.
Retour de New-York le 13 Juillet 2011.
A bientôt
Galère avec Continental Airlines English translation pending
Bonjour,
nous sommes de retour de 15 jours en Floride, avec Continental Airlines, et je voulais faire part de notre mésaventure avec cette compagnie qui n'a pourtant pas mauvaise réputation.
Aller Bruxelles-Newark-Ft Lauderdale le 6/02 : rien à dire, le vol est parti à l'heure, arrivé avec 45 mn d'avance sur l'heure programmée, l'immigration à Newark est passée en moins de 10 mn. Avions impeccables, personnels charmants et en partie francophone (sur le tronçon BRU-EWR).
Au retour, le 19/02, ça se gâte... Nous devions faire Orlando-Newark (14h-16h54) puis Newark-Bruxelles (18h35-7h50) Au départ d'Orlando, nous embraquons à l'heure prévu, mais l'avion ne part pas... Le pilote nous annonce un problème technique, et qu'il n'a pour le moment pas de délai à nous communiqué sur la durée du retard... Vers 15h on nous fait débarquer de l'avion. Naturellement nous ne sommes pas les seuls à avoir une correspondance pour l'Europe (Bruxelles, Paris, Genève, Zurich, Hambourg, Dublin, Stockolm...), et tout le monde se précipite sur les hotesses au sol pour voir comment vont se régler les choses. Ca prend beaucoup de temps par passager car ils ne proposent pas vraiment de solution si ce n'est d'aller jsuqu'à Newark quand l'avion sera prêt, puis d'attendre le vol du lendemain !! Quant arrive notre tour, on nous annonce que le Newark-Bruxelles du samedi est complet, et que celui du dimanche aussi, et qu'il nous faudra donc attendre le lundi soir pour repartir !! On ne se laisse pas faire, on insiste, et arrivons à avoir des places sur un Newark-Paris le soir même à 20h45 (à ce moment là le retard annoncé n'était que de 2h30, et cette correszpondance était tout à fait réalisable). D'autres passagers se battent pour obtenir des vols rapidement, en vain, continental n'essayant même pas de les replacer sur des vols d'autres compagnies star Alliance. A 16h30, on nous refait monter dans l'avion. Mais dehors, un mécano s'affaire toujours monté sur un escabeau sous le train d'atterrissage, tandis que nos valises, qui doivent être réétiquettées, sont littérallement jetées sur le tarmac depuis la soute de l'avion !! Le commandant nous annonce qu'il ne sait toujours pas quand nous pourrons partir, et cette fois, changement de discours, il annonce qu'un vent violent à Newark est en grande partie responsable de ce retard (faut pas nous prendre pour des c..., depuis quand du vent à l'arrivée, 30 à 40 noeuds pas plus, c'est pas un cyclone, empêche-t-il un avion de décoller ??). pendant ce temps là, les essais d'hydrauliques continuent dans le train d'atterrissage... Et pendant ce temps là, au moins deux autres vols ont décollés pour Newark !! Finalement, il est 18h45 quand nous quittons enfin Orlando, sans assurance d'arriver à bon port... Nous atterissons à Newark à 21h10, soit 25 mn après l'heure prévue pour le départ de notre vol pour Paris. Un steward à bord nous dit que peut être nous serons attendu (nous sommes 10 à bord à reprendre ce vol, tant pis si les bagages ne suivent pas), peut-être pas... A l'arrivée, tous les passagers en correspondance sont envoyés au "Service Center" où l'on doit prendre soin de nous. Facon de parler : un agent très rude nous donne nos tickets pour le vol du lendemain soir pour Paris (donc le nôtre est bien parti), avec des places éparpillées dans tout l'appareil (ce qui signifie laisser seuls notre 3 enfants de 9, 7 et 2 ans !!), deux chambres d'hôtel (pour 7 sans demander si ca nous suffit) et 32 $ de vouchers par personne pour nous alimenter. On essaie de discuter, et il nous envoie promener sans ménagement car il n'y a pas d'autre solution... Je vous passe ensuite l'épisode des bagages où il a fallu que ma femme pique une crise de nerf pour que nous puissions récupérer la valise de notre plus jeune fils, ce qui a pris environ 1h30 de plus. Pour finir, l'hôtel était franchement pas terrible, chambres pas nettes, literie inconfortable, mal insonorisé, pas de lit enfant, voisins bruyants etc... Le lendemain, nous avons fini par obtenir d'une hôtesse au sol d'être regroupés dans l'appareil (bizarre, la veille ca n'était pas possible). Le vol s'est bien passé, et nous sommes donc rentrés 1 jour plus tard que prévu, à Paris plutôt qu'à Bruxelles (mais pour nous ca n'avait pas d'importance). Nous nous estimons chanceux, car certains passagers ont eu moins de chance et ont dû attendre 24h supplémentaires pour repartir ! Avec le temps, on s'en souviendra comme d'une belle anecdote à raconter, et le bon côté des choses, c'est que cette mésaventure nous a permis de faire de belles rencontres...
Une question cependant : ne doit on pas demander un dédommagement ? Car nous avons payé pour rentrer le 20, pas le 21/02.
Aller Bruxelles-Newark-Ft Lauderdale le 6/02 : rien à dire, le vol est parti à l'heure, arrivé avec 45 mn d'avance sur l'heure programmée, l'immigration à Newark est passée en moins de 10 mn. Avions impeccables, personnels charmants et en partie francophone (sur le tronçon BRU-EWR).
Au retour, le 19/02, ça se gâte... Nous devions faire Orlando-Newark (14h-16h54) puis Newark-Bruxelles (18h35-7h50) Au départ d'Orlando, nous embraquons à l'heure prévu, mais l'avion ne part pas... Le pilote nous annonce un problème technique, et qu'il n'a pour le moment pas de délai à nous communiqué sur la durée du retard... Vers 15h on nous fait débarquer de l'avion. Naturellement nous ne sommes pas les seuls à avoir une correspondance pour l'Europe (Bruxelles, Paris, Genève, Zurich, Hambourg, Dublin, Stockolm...), et tout le monde se précipite sur les hotesses au sol pour voir comment vont se régler les choses. Ca prend beaucoup de temps par passager car ils ne proposent pas vraiment de solution si ce n'est d'aller jsuqu'à Newark quand l'avion sera prêt, puis d'attendre le vol du lendemain !! Quant arrive notre tour, on nous annonce que le Newark-Bruxelles du samedi est complet, et que celui du dimanche aussi, et qu'il nous faudra donc attendre le lundi soir pour repartir !! On ne se laisse pas faire, on insiste, et arrivons à avoir des places sur un Newark-Paris le soir même à 20h45 (à ce moment là le retard annoncé n'était que de 2h30, et cette correszpondance était tout à fait réalisable). D'autres passagers se battent pour obtenir des vols rapidement, en vain, continental n'essayant même pas de les replacer sur des vols d'autres compagnies star Alliance. A 16h30, on nous refait monter dans l'avion. Mais dehors, un mécano s'affaire toujours monté sur un escabeau sous le train d'atterrissage, tandis que nos valises, qui doivent être réétiquettées, sont littérallement jetées sur le tarmac depuis la soute de l'avion !! Le commandant nous annonce qu'il ne sait toujours pas quand nous pourrons partir, et cette fois, changement de discours, il annonce qu'un vent violent à Newark est en grande partie responsable de ce retard (faut pas nous prendre pour des c..., depuis quand du vent à l'arrivée, 30 à 40 noeuds pas plus, c'est pas un cyclone, empêche-t-il un avion de décoller ??). pendant ce temps là, les essais d'hydrauliques continuent dans le train d'atterrissage... Et pendant ce temps là, au moins deux autres vols ont décollés pour Newark !! Finalement, il est 18h45 quand nous quittons enfin Orlando, sans assurance d'arriver à bon port... Nous atterissons à Newark à 21h10, soit 25 mn après l'heure prévue pour le départ de notre vol pour Paris. Un steward à bord nous dit que peut être nous serons attendu (nous sommes 10 à bord à reprendre ce vol, tant pis si les bagages ne suivent pas), peut-être pas... A l'arrivée, tous les passagers en correspondance sont envoyés au "Service Center" où l'on doit prendre soin de nous. Facon de parler : un agent très rude nous donne nos tickets pour le vol du lendemain soir pour Paris (donc le nôtre est bien parti), avec des places éparpillées dans tout l'appareil (ce qui signifie laisser seuls notre 3 enfants de 9, 7 et 2 ans !!), deux chambres d'hôtel (pour 7 sans demander si ca nous suffit) et 32 $ de vouchers par personne pour nous alimenter. On essaie de discuter, et il nous envoie promener sans ménagement car il n'y a pas d'autre solution... Je vous passe ensuite l'épisode des bagages où il a fallu que ma femme pique une crise de nerf pour que nous puissions récupérer la valise de notre plus jeune fils, ce qui a pris environ 1h30 de plus. Pour finir, l'hôtel était franchement pas terrible, chambres pas nettes, literie inconfortable, mal insonorisé, pas de lit enfant, voisins bruyants etc... Le lendemain, nous avons fini par obtenir d'une hôtesse au sol d'être regroupés dans l'appareil (bizarre, la veille ca n'était pas possible). Le vol s'est bien passé, et nous sommes donc rentrés 1 jour plus tard que prévu, à Paris plutôt qu'à Bruxelles (mais pour nous ca n'avait pas d'importance). Nous nous estimons chanceux, car certains passagers ont eu moins de chance et ont dû attendre 24h supplémentaires pour repartir ! Avec le temps, on s'en souviendra comme d'une belle anecdote à raconter, et le bon côté des choses, c'est que cette mésaventure nous a permis de faire de belles rencontres...
Une question cependant : ne doit on pas demander un dédommagement ? Car nous avons payé pour rentrer le 20, pas le 21/02.
Avis sur circuit de vingt jours en Floride en été 2010? English translation pending
Bonjour,
Nous partons cet été 20 jours 12-13 jours sur la floride, le reste à NY (1 semaine).
Famille, avec 3 enfants (10/13/14 ans).
Notre programme prévisionnel est: 1 au 4 Aout: Orlando avec différents parcs (universal studios, sea world et Walt Disney, on compte un parc par jour) et Kennedy space center. 5 au 7 Aout: Fort Myers pour profiter de la mer 8 Aout: Everglades 9 Aout: Barrière corail dans les keys (excursion) et keys 10: keys puis Miami 11-12 Aout: Miami 13 Aout: Fort lauderdale puis départ New york.
Qu'en pensez vous ? Cela vous semble t il bien et équilibré ? En fait, certaines agences de voyages nous ont dit que c'était trop long sur la floride, mais on a du mal à voir ce qu'il faudrait enlever. Merci pour vos commentaires
Nous partons cet été 20 jours 12-13 jours sur la floride, le reste à NY (1 semaine).
Famille, avec 3 enfants (10/13/14 ans).
Notre programme prévisionnel est: 1 au 4 Aout: Orlando avec différents parcs (universal studios, sea world et Walt Disney, on compte un parc par jour) et Kennedy space center. 5 au 7 Aout: Fort Myers pour profiter de la mer 8 Aout: Everglades 9 Aout: Barrière corail dans les keys (excursion) et keys 10: keys puis Miami 11-12 Aout: Miami 13 Aout: Fort lauderdale puis départ New york.
Qu'en pensez vous ? Cela vous semble t il bien et équilibré ? En fait, certaines agences de voyages nous ont dit que c'était trop long sur la floride, mais on a du mal à voir ce qu'il faudrait enlever. Merci pour vos commentaires
Voyage d'ambiance "western" aux États-Unis English translation pending
bonjour a tous,
il y a quelques temps j etais venue demander des renseignements pour sejourner dns un ranch. Aujoud ui je revies avec une autre optique . Nous sommes en train de preparer un voyage pour d ici 2 à 3 ans, mais leote typique" grand ouest" avec les parcs, meme si tes interessants pour ne pas ourir idiot, nousinteresse moins que de pouvoir se plonger directement dans un coin " western", avec le stetson, les petites boutiques dédiées, la country, l'ambiance et surout, les gens. Je coince devant l'Etat à choisir . Le Wyoming parait évident, mais pas facile de savoir où aller dans les guides touristiques en dehors de parcs. Pareil pour le colorado et l'Utah. Existe t il des coins qui sortent des sentiers battus ou l on peut trouver celà ? Ou des bouquins ? Faut il mieux reserver un voyage " yellowstone" et s arreter là ou celà nous plait, ou y a til des bastions connus pour la country (à part le tennessee ?)
merci a tous
Avis sur circuit à moto de dix-huit jours dans l'Ouest américain? English translation pending
Après mon 1er post du 13 janvier, voilà la suggestion de mon circuit pour le mois de juillet.
je précise que pour l'instant je n'ai rien réservé ferme, j'ai surtout travaillé sur le circuit, et je n'ai pas déterminé le temps passé dans les parks où les lieux.
1ER jour-AR LOS ANGELES le dimanche 11/07 à 18H30- hôtel.
2ème jour- prise d'une HD electra glide avec assurance EVIP + sup LIR jusqu'au 29/07 pour 2, 881.59$.
LOS ANGELES.
LA côte pacifique.
SAN FRANCISCO.
yosemite N.P/ mono lake.
death valley.
LAS VEGAS.
zion N.P.
bryce canyon
lake powell/page
canyon N.P/moab.
arches.
monument valley.
grand canyon.
flagstaff (route 66).
laughin.
LOS ANGELES
dépôt de la moto le 29/07 dans la matinée, et décollage vers 17H.
Je prévois des hôtels dans les trois gdes villes, du camping dans les parks, et 2 ou 3 môtels sur la route 66.
estimation du séjour. vols, via LONDRES, LOS ANGELES, LONDRES, PAU. 1700€ moto + carburant. 2100 + 300 = 2400 € logement + bouffe + entrées + divers. 120/150€ /jour = 2500€ soit environ 6500/7000€ pour deux.
est ce que je tiens les grandes bases?
merci CHRISTOPHE.
Je prévois des hôtels dans les trois gdes villes, du camping dans les parks, et 2 ou 3 môtels sur la route 66.
estimation du séjour. vols, via LONDRES, LOS ANGELES, LONDRES, PAU. 1700€ moto + carburant. 2100 + 300 = 2400 € logement + bouffe + entrées + divers. 120/150€ /jour = 2500€ soit environ 6500/7000€ pour deux.
est ce que je tiens les grandes bases?
merci CHRISTOPHE.
Voyage en Nouvelle-Angleterre et à New York en automne English translation pending
Bonsoir,
Nous voulons découvrir cet automne la nouvelle Angleterre et finir à New York. Nous voulons profiter aussi bien de la côte que de l’intérieur. Nous aimons faire des petites balades ou bien des randonnées de 5 heures maxi, voir des villages typiques, etc. J’aime aussi voir les phares et les ponts couverts.
Nous prévoyons ce voyage entre mi-Septembre et mi /ou fin Octobre, il durera environ vingtaine de jours. Nous arriverons à Boston et repartirons de New York. Nous prendrons la voiture à Boston le jour de notre départ pour Portsmouth et la rendrons à New York à notre arrivée.
Pour planifier ce voyage j’utilise Google maps , le Road Atlas Rand McNally, différents guides, et bien sûr j’ai lu les échanges du Forum à ce sujet.
Je vous soumets ci-dessous l’itinéraire prévu. Les temps indiqués sont sans les arrêts. Les nuits en gras.
Jour 1 Paris Boston
Jour 2 Visite Boston
Jour 3 Visite Boston
Jour 4 Boston - Portsmouth en passant par le Cap Anne 150km/ 2h 37 Porstmouth Divers arrêts conseillés sont prévus
Jour 5 Portsmouth - Bath Routes 1/207/77 / 167 km / 2h 35 Bath
Jour 6 Bath – Bar Harbor Route 1 200 km / 3 h 28 Bar Harbor
Jour 7 Bar Harbor Acadia NP Bar Harbor
Jour 8 Bar Harbor Acadia NP Bar Harbor
Jour 10 Bar Harbor – Conway 337 km 4 h 22 Conway
Jour 11 Conway Whites Mountain ( routes 302/16/2 ) + Petite randonnée) Conway Jour 12 Conway Whites Moutain randonnée Conway
Jour 13 Conway – Franconia ( par la Kancamagus Hway) arrêts à Flume Gorge et Franconia Notch SP Franconia
Jour 14 Franconia – Montpelier (ou plus loin si on a le temps) 187 km 2 h 43 Montpelier Jour 15 Montpelier – Rutland Routes 100 et 4 - 128 km 2 h 50 Rutland
Jour 16 Rutland - Lenox Route 7 – 154 km 2 h 30 Lenox
Jour 17 Lenox - Danbury Route 7 - 124 km 2 h 10 Dandury
Jour 18 Dandury – New York airport par la Merritt Pkw 120 km 1 h 26 jusqu’a 2 h 10 en cas de forte circulation New-York
Jour 19 visite New-York New York
Jour 20 visite New-York New York
Jour 21 visite New-York New York
Jour 22 départ New-York
Jour 23 arrivée Paris
Pour le moment rien n’est réservé. Que pensez vous de cet itinéraire ? Avez-vous des B and B, hôtel ou motel à me conseiller ? Tous les conseils et idées sont les bienvenus. merci. Liliane
Nous voulons découvrir cet automne la nouvelle Angleterre et finir à New York. Nous voulons profiter aussi bien de la côte que de l’intérieur. Nous aimons faire des petites balades ou bien des randonnées de 5 heures maxi, voir des villages typiques, etc. J’aime aussi voir les phares et les ponts couverts.
Nous prévoyons ce voyage entre mi-Septembre et mi /ou fin Octobre, il durera environ vingtaine de jours. Nous arriverons à Boston et repartirons de New York. Nous prendrons la voiture à Boston le jour de notre départ pour Portsmouth et la rendrons à New York à notre arrivée.
Pour planifier ce voyage j’utilise Google maps , le Road Atlas Rand McNally, différents guides, et bien sûr j’ai lu les échanges du Forum à ce sujet.
Je vous soumets ci-dessous l’itinéraire prévu. Les temps indiqués sont sans les arrêts. Les nuits en gras.
Jour 1 Paris Boston
Jour 2 Visite Boston
Jour 3 Visite Boston
Jour 4 Boston - Portsmouth en passant par le Cap Anne 150km/ 2h 37 Porstmouth Divers arrêts conseillés sont prévus
Jour 5 Portsmouth - Bath Routes 1/207/77 / 167 km / 2h 35 Bath
Jour 6 Bath – Bar Harbor Route 1 200 km / 3 h 28 Bar Harbor
Jour 7 Bar Harbor Acadia NP Bar Harbor
Jour 8 Bar Harbor Acadia NP Bar Harbor
Jour 10 Bar Harbor – Conway 337 km 4 h 22 Conway
Jour 11 Conway Whites Mountain ( routes 302/16/2 ) + Petite randonnée) Conway Jour 12 Conway Whites Moutain randonnée Conway
Jour 13 Conway – Franconia ( par la Kancamagus Hway) arrêts à Flume Gorge et Franconia Notch SP Franconia
Jour 14 Franconia – Montpelier (ou plus loin si on a le temps) 187 km 2 h 43 Montpelier Jour 15 Montpelier – Rutland Routes 100 et 4 - 128 km 2 h 50 Rutland
Jour 16 Rutland - Lenox Route 7 – 154 km 2 h 30 Lenox
Jour 17 Lenox - Danbury Route 7 - 124 km 2 h 10 Dandury
Jour 18 Dandury – New York airport par la Merritt Pkw 120 km 1 h 26 jusqu’a 2 h 10 en cas de forte circulation New-York
Jour 19 visite New-York New York
Jour 20 visite New-York New York
Jour 21 visite New-York New York
Jour 22 départ New-York
Jour 23 arrivée Paris
Pour le moment rien n’est réservé. Que pensez vous de cet itinéraire ? Avez-vous des B and B, hôtel ou motel à me conseiller ? Tous les conseils et idées sont les bienvenus. merci. Liliane
Vos rencontres avec des populations "primitives"? English translation pending
Bonjour,
J'ai 46 ans, suis artisan, et en arrêt de travail pour cause de lumbago. Je ne suis pas un voyageur du tout, pour des raisons diverses et multiples; Parfois je le regrette... Il m'arrive de venir sur le forum, pour lire vos témoignage dans les diverses catégories du forum, et en ce moment beaucoup plus qu'à l'ordinaire, étant coincé à la maison.
J'aimerais avoir des témoignages de personnes ayant rencontré des populations dites "primitives". Je mets de gros guillemets, car le mot n'est pour moi pas péjoratif, simplement je n'en trouve pas d'autre.
Pourquoi cet intérêt? Il y a quelque jours, au hasard de mes pérégrinations sur Google, je suis tombé sur un article concernant les Yanomami. J'ai cherché d'autres renseignements, des photos, et des interrogations me sont venues (je ne suis pas anthropologue et l'aridité des articles scientifiques me gêne souvent).
Comment ces gens vivent ils le passage parmi eux de voyageurs issus d'un autre type de civilisation? Quel est leur regard sur "notre monde"? Quelle idée se font ils de la planète et de la place de chaque peuple? Quel type de délinquance existe t il chez eux? (Je ne parle pas des agressions extérieures comme peuvent leur en faire subir les divers prospecteurs, par exemple) Quelles sont leurs loi, leurs sanctions? Comment règlent ils leurs problèmes intra et extra communautaires? Quelle est leur conception de la pudeur, de l'intimité? J'ai cru comprendre que certaines habitations étaient collectives... A quoi correspondent les marques et accessoires qu'ils portent? Dans le cas des Yanomami, notamment les petits morceaux de bois (je suppose) qui leur traverse la cloison nasale et les joues, par exemple. Comment fabriquent ils leur tissu? Comment les hommes viennent ils à bout de leur barbe? Ils s'épilent, se rasent? Avec quoi? Sont ils victimes de nos épidémies, type SIDA, grippe A, etc..?
Voilà quelques une des questions que je me pose. Je parle du peuple Yanomami car mes interrogations sont venues de là, mais mes questions concernent aussi les autres peuples reculés de tous continents.
Merci à tous ceux et toutes celles qui voudront bien apporter leur témoignage.
Philippe
J'ai 46 ans, suis artisan, et en arrêt de travail pour cause de lumbago. Je ne suis pas un voyageur du tout, pour des raisons diverses et multiples; Parfois je le regrette... Il m'arrive de venir sur le forum, pour lire vos témoignage dans les diverses catégories du forum, et en ce moment beaucoup plus qu'à l'ordinaire, étant coincé à la maison.
J'aimerais avoir des témoignages de personnes ayant rencontré des populations dites "primitives". Je mets de gros guillemets, car le mot n'est pour moi pas péjoratif, simplement je n'en trouve pas d'autre.
Pourquoi cet intérêt? Il y a quelque jours, au hasard de mes pérégrinations sur Google, je suis tombé sur un article concernant les Yanomami. J'ai cherché d'autres renseignements, des photos, et des interrogations me sont venues (je ne suis pas anthropologue et l'aridité des articles scientifiques me gêne souvent).
Comment ces gens vivent ils le passage parmi eux de voyageurs issus d'un autre type de civilisation? Quel est leur regard sur "notre monde"? Quelle idée se font ils de la planète et de la place de chaque peuple? Quel type de délinquance existe t il chez eux? (Je ne parle pas des agressions extérieures comme peuvent leur en faire subir les divers prospecteurs, par exemple) Quelles sont leurs loi, leurs sanctions? Comment règlent ils leurs problèmes intra et extra communautaires? Quelle est leur conception de la pudeur, de l'intimité? J'ai cru comprendre que certaines habitations étaient collectives... A quoi correspondent les marques et accessoires qu'ils portent? Dans le cas des Yanomami, notamment les petits morceaux de bois (je suppose) qui leur traverse la cloison nasale et les joues, par exemple. Comment fabriquent ils leur tissu? Comment les hommes viennent ils à bout de leur barbe? Ils s'épilent, se rasent? Avec quoi? Sont ils victimes de nos épidémies, type SIDA, grippe A, etc..?
Voilà quelques une des questions que je me pose. Je parle du peuple Yanomami car mes interrogations sont venues de là, mais mes questions concernent aussi les autres peuples reculés de tous continents.
Merci à tous ceux et toutes celles qui voudront bien apporter leur témoignage.
Philippe
Combien de jours pour visiter Savannah? (Géorgie, États-Unis) English translation pending
Bonjour,
Lors de notre séjour en Floride, nous pensons faire une petite escapade à Savannah. Combien de jours, d'après-vous, faudrait-il prévoir pour visiter ? Je précise qu'il n'y a pas de musées de prévu (tout du moins pour l'instant) et pas de Ghost Tour non plus... Bref, nous aimerions jute nous balader tranquillement dans la ville et éventuellement prendre le trolley et faire un tour en bateau.
Merci 🙂
Lors de notre séjour en Floride, nous pensons faire une petite escapade à Savannah. Combien de jours, d'après-vous, faudrait-il prévoir pour visiter ? Je précise qu'il n'y a pas de musées de prévu (tout du moins pour l'instant) et pas de Ghost Tour non plus... Bref, nous aimerions jute nous balader tranquillement dans la ville et éventuellement prendre le trolley et faire un tour en bateau.
Merci 🙂
Cascades autour de Nha Trang? English translation pending
Bonjour à tous, j'aurai besoin de votre aide. Je pars durant tout le mois de Mai au Vietnam et je suis en train de préparer mon voyage. Adorant les cascades, j'ai pu voir qu'il y avait la cascade de Yang Bay, la chute de Ba Ho et la source Hoa Lan, pas loin de Nhatrang. J'aurai aimé avoir votre opinion sur ces cascades : valent-elles le coup ? Peut-on si baigner ?
Une dernière question au sujet des cascades : j'avais fait il y a trois ans un mini circuit avec Sinh Café où on avait visiter l'ile des singes et une autre ile avec un éléphant et des autruches. Je me souviens que sur cette ile notre guide nous avait dit qu'il y avait une cascade, mais que celle ci était sèche et donc que ce n'était pas la peine d'y aller. Pouvez vous me dire le nom de cette cascade si vous la connaissez? Et si oui, si elle vaut le coup d'être vu et pareil, si on peut s'y baigner.
Merci beaucoup pour toutes les réponses que vous pourrez m'apporter :-D
PS : si vous avez des photos de ces cascades, je suis preneuse :-D
Une dernière question au sujet des cascades : j'avais fait il y a trois ans un mini circuit avec Sinh Café où on avait visiter l'ile des singes et une autre ile avec un éléphant et des autruches. Je me souviens que sur cette ile notre guide nous avait dit qu'il y avait une cascade, mais que celle ci était sèche et donc que ce n'était pas la peine d'y aller. Pouvez vous me dire le nom de cette cascade si vous la connaissez? Et si oui, si elle vaut le coup d'être vu et pareil, si on peut s'y baigner.
Merci beaucoup pour toutes les réponses que vous pourrez m'apporter :-D
PS : si vous avez des photos de ces cascades, je suis preneuse :-D
Etats-Unis-Mexique-Etats-Unis et le formulaire Esta? English translation pending
Nous partons de Londres à Houston et de là par avion au Mexique.Nous remplissons donc notre formulaire ESTA (nos passeports sont ok).
Cela se corse au retour: nous comptons revenir aux USA par voie terrestre.Le formulaire ESTA sera-t-il valable?Va-t-on être refoulés ?
J'ai bien lu le site ESTA, mais notre cas n'y figure pas.
Cela se corse au retour: nous comptons revenir aux USA par voie terrestre.Le formulaire ESTA sera-t-il valable?Va-t-on être refoulés ?
J'ai bien lu le site ESTA, mais notre cas n'y figure pas.
Quizz sur les croisières English translation pending
Bonjour à tous,
Afin de se détendre ce week-end et surtout en attendant que l'hiver disparaisse complètement, je vous propose un QUIZZ sur les croisières. Ce jeu doit permettre à tous de participer dans une bonne ambiance. Les anciens comme les débutants pourront se confronter sur tout ce qui touche les croisières.
Ce jeu doit pouvoir vous permettre, grâce à une photo présentée, de révéler le nom du navire et plus forts, la compagnie.
Que ce soit l'intérieur d'une pièce à bord, un objet de décoration, une partie du navire à l'extérieur, une vue d'escale ou un bâtiment à terre et même un port, vous devrez donner le nom du navire. Des questions aussi sur l'année de construction d'un paquebot, le nombre de navires par compagnies, le nombre de compagnie, ainsi de suite .....
Chacun pourra essayer de jouer et d'apporter un commentaire personnel.
Tous les coups sont permis.
Qu'en pensez-vous ???
Je vous propose une première photo !!! Sur quel navire se trouve cette déco ?
Bon jeu à tous.
JC
Afin de se détendre ce week-end et surtout en attendant que l'hiver disparaisse complètement, je vous propose un QUIZZ sur les croisières. Ce jeu doit permettre à tous de participer dans une bonne ambiance. Les anciens comme les débutants pourront se confronter sur tout ce qui touche les croisières.
Ce jeu doit pouvoir vous permettre, grâce à une photo présentée, de révéler le nom du navire et plus forts, la compagnie.
Que ce soit l'intérieur d'une pièce à bord, un objet de décoration, une partie du navire à l'extérieur, une vue d'escale ou un bâtiment à terre et même un port, vous devrez donner le nom du navire. Des questions aussi sur l'année de construction d'un paquebot, le nombre de navires par compagnies, le nombre de compagnie, ainsi de suite .....
Chacun pourra essayer de jouer et d'apporter un commentaire personnel.
Tous les coups sont permis.
Qu'en pensez-vous ???
Je vous propose une première photo !!! Sur quel navire se trouve cette déco ?
Bon jeu à tous.
JC
Passer par le monument national Muir Woods? (Californie) English translation pending
Bonsoir,
Lors de notre périple dans l'Ouest cet été nous serons 3 jours à San Francisco
J'ai prévu de faire le Golden Gates et Sausalito en vélo.
Lorsque je regarde le plan je vois qu'il y a un petit parc qui s'appele "MUIR WOOD". Je trouve relativement peu de données dessus. Je sais qu'il y a des Sequoia d'un type différent que celui de Sequoia ou Mariposa Grove (où nous irons), mais s'est a peu prêt tout. Est-il près de la mer ? et si oui la côte est-elle belle à cet endroit. Est-il beau ?, intéressant ? ou est-ce plutôt un parc pour la promenade du dimanche des San Franciscosiens 🤪
Parallèlement lorsque nous partirons de SF (pour aller à Yosemite) cela a-t-il un sens de faire un crochet par la côte ?, si oui par où ? (sachant qu'on ne pourra y consacrer que quelques heures)
Merci d'avance😎
Jean-François
Lors de notre périple dans l'Ouest cet été nous serons 3 jours à San Francisco
J'ai prévu de faire le Golden Gates et Sausalito en vélo.
Lorsque je regarde le plan je vois qu'il y a un petit parc qui s'appele "MUIR WOOD". Je trouve relativement peu de données dessus. Je sais qu'il y a des Sequoia d'un type différent que celui de Sequoia ou Mariposa Grove (où nous irons), mais s'est a peu prêt tout. Est-il près de la mer ? et si oui la côte est-elle belle à cet endroit. Est-il beau ?, intéressant ? ou est-ce plutôt un parc pour la promenade du dimanche des San Franciscosiens 🤪
Parallèlement lorsque nous partirons de SF (pour aller à Yosemite) cela a-t-il un sens de faire un crochet par la côte ?, si oui par où ? (sachant qu'on ne pourra y consacrer que quelques heures)
Merci d'avance😎
Jean-François
Mini circuit aux États-Unis en avril: que voir en résumé? English translation pending
bonjour à tous
je viens vers vous et votre connaissances des usa afin de m'aider dans mon projet de voyage
nous désirions moi et ma copine partir pour environ 10-15 jours mi avril
au depart c'etait NY, mais cela dérangeait ma copine de mettre 2000€ environ pour juste NY (elle est etudiante) j'avais tablé sur 900 d'hotel (on aime les jolis petits hotel, on était parti sur le the marcel at gramacy pour que vous voyez ce que je veux dire, 500 d'avion donc 1000€ par tete pour avion+hotel + faux frais on a compté 1000€ de visites, taxi resto etc (c'est peut etre meme un peu short)
en regardant un peu j'ai pu constater déjà qu'on pouvait pour pas très cher un détour à Los Angeles
en gros ca donne la seule facon que j'ai trouvé d'économiser sur l'avion est de prendre un aller retour lyon -ny à environ 500€
mais il ferait environ ca:
lyon - ny ny-la pour environ 85€ la - ny idem 85€ ny lyon
en avion je m'en sortirai pour 650€ environ (mais faut trouver un vol qui arrive depuis la et qui repart de ny vers le meme jour si possible des idées / astuces? opodo m'a sorti un voyage multi escales pour 750€ ensuite..
bon on est jeune mais on veut pas non plus trop se stresser sinon on va pas en profiter si on veut faire pleins de choses on pensait a NY : empire state, statue, central park, soho, shopping LA: peut etre universal studio, venice beach santa monica hollywood, a vous de me dire.. autre question à LA : je loue une voiture ou je vais me prendre la tete pour rien?
est ce que je rajoute des étapes? genre San Francisco ou Las Vegas? en avion c'est 45€ environ est il possible de le faire en train pour pas cher ca serait ptet plus simple?
merci bcp
je viens vers vous et votre connaissances des usa afin de m'aider dans mon projet de voyage
nous désirions moi et ma copine partir pour environ 10-15 jours mi avril
au depart c'etait NY, mais cela dérangeait ma copine de mettre 2000€ environ pour juste NY (elle est etudiante) j'avais tablé sur 900 d'hotel (on aime les jolis petits hotel, on était parti sur le the marcel at gramacy pour que vous voyez ce que je veux dire, 500 d'avion donc 1000€ par tete pour avion+hotel + faux frais on a compté 1000€ de visites, taxi resto etc (c'est peut etre meme un peu short)
en regardant un peu j'ai pu constater déjà qu'on pouvait pour pas très cher un détour à Los Angeles
en gros ca donne la seule facon que j'ai trouvé d'économiser sur l'avion est de prendre un aller retour lyon -ny à environ 500€
mais il ferait environ ca:
lyon - ny ny-la pour environ 85€ la - ny idem 85€ ny lyon
en avion je m'en sortirai pour 650€ environ (mais faut trouver un vol qui arrive depuis la et qui repart de ny vers le meme jour si possible des idées / astuces? opodo m'a sorti un voyage multi escales pour 750€ ensuite..
bon on est jeune mais on veut pas non plus trop se stresser sinon on va pas en profiter si on veut faire pleins de choses on pensait a NY : empire state, statue, central park, soho, shopping LA: peut etre universal studio, venice beach santa monica hollywood, a vous de me dire.. autre question à LA : je loue une voiture ou je vais me prendre la tete pour rien?
est ce que je rajoute des étapes? genre San Francisco ou Las Vegas? en avion c'est 45€ environ est il possible de le faire en train pour pas cher ca serait ptet plus simple?
merci bcp
Partir à l'aventure et s'installer en Nouvelle-Calédonie English translation pending
Bonjour à toutes et à tous,
Belges d'origine, ma fiancée et moi même aimerions quitter la Belgique et venir nous installer en NC, un rêve que nous avons depuis un moment... En parcourant le Forum, j'ai eu l'occasion de découvrir pas mal de renseignement, notamment sur le cout de la vie etc... Mais ce sur quoi je trouve autant de pour que de contre, c'est la viabilité à l'heure actuelle, de se lancer dans un projet pareil. Malgré tout, est ce que (si vous parcourez toujours le forum) vous qui êtes partis il y a peu de temps pouvez me donner une petite idée de la situation sur place ? Nous sommes vraiment motivé, mais nous ne voulons pas nous lancer si c'est pour être sur de nous "ramasser". Donc si vous avez des info ou des conseil à nous donner, ils sont les bienvenus.
Merci à tous.
Belges d'origine, ma fiancée et moi même aimerions quitter la Belgique et venir nous installer en NC, un rêve que nous avons depuis un moment... En parcourant le Forum, j'ai eu l'occasion de découvrir pas mal de renseignement, notamment sur le cout de la vie etc... Mais ce sur quoi je trouve autant de pour que de contre, c'est la viabilité à l'heure actuelle, de se lancer dans un projet pareil. Malgré tout, est ce que (si vous parcourez toujours le forum) vous qui êtes partis il y a peu de temps pouvez me donner une petite idée de la situation sur place ? Nous sommes vraiment motivé, mais nous ne voulons pas nous lancer si c'est pour être sur de nous "ramasser". Donc si vous avez des info ou des conseil à nous donner, ils sont les bienvenus.
Merci à tous.
Circuit de quatorze jours dans la région de Seattle avec un crochet jusqu'au Glacier National Park English translation pending
bonjour à tous
j'ai retravaillé notre futur parcours et j'attends vos idées, vos bons plans et commentaires sur celui-ci, si vous pouvez me donner une idée du temps à passer pour les balades incontournables à faire dans les différents parcs, je vous en remercie par avance
jour 1 arrivée à seattle à midi, donc en route pour marblemount (entrée de north cascade) jour 2 north cascades/omak/sandpoint par la 20/2 jour 3 sandpoint/columbia falls/East Glacier Park jour 4 journée au Glacier park jour 5 dernière balade dans le parc le matin puis direction cœur d'alene jour 6 cœur d'alene/leavenworth/packwood (ou une autre ville à l'entrée du mont rainier ?) jour 7 journée au mont rainier jour 8 matinée au mont st helens et après midi région columbia river jour 9 mt hood/the dalles/portland le matin, jardin chinois & japonais puis en route pour cannon beach et arrivée en soirée à astoria jour 10 olympic park et arrivé en soirée à port angeles jour 11 port townsend/san juan island (ferry à anacortes ?)et retour vers port townsend le soir jour 12 olympic park suite et retour à seattle où ses alentours le soir jour 13 visite de seattle jour 14 retour en france
jour 1 arrivée à seattle à midi, donc en route pour marblemount (entrée de north cascade) jour 2 north cascades/omak/sandpoint par la 20/2 jour 3 sandpoint/columbia falls/East Glacier Park jour 4 journée au Glacier park jour 5 dernière balade dans le parc le matin puis direction cœur d'alene jour 6 cœur d'alene/leavenworth/packwood (ou une autre ville à l'entrée du mont rainier ?) jour 7 journée au mont rainier jour 8 matinée au mont st helens et après midi région columbia river jour 9 mt hood/the dalles/portland le matin, jardin chinois & japonais puis en route pour cannon beach et arrivée en soirée à astoria jour 10 olympic park et arrivé en soirée à port angeles jour 11 port townsend/san juan island (ferry à anacortes ?)et retour vers port townsend le soir jour 12 olympic park suite et retour à seattle où ses alentours le soir jour 13 visite de seattle jour 14 retour en france