Results for "Saint-Léonard+|+127"
82303 results found.
Province du Slchuan - Juin, juillet 2011- Notes de voyage English translation pending
Note: Un de mes amis est réfractaire à Internet, j’ai donc aménagé une lettre en compte rendu de voyage. C’est un périple , de ville en ville, au jour le jour au seul gré de mes envies. Il n’y a donc pas de chapitres.
Arrivée à Chengdu le soir. Le taxi commandé en même temps que ma réservation à l’hôtel Sim’s Cozy garden (recommandé par le LP, réservé via Hostelworld) est ponctuel, moins cher qu‘un taxi et de plus c’est sûr car il sait très précisément où aller. Il ne va pas tourner en rond pendant deux heures…Sim’s. Impeccable, personnel aussi charmant et compétent que celui du Cloudlands de Kunming.Le lendemain, bonne offre de l’hôtel, on va faire un tour en ville à vélo. Chengdu, c’est seulement 13 millions d’habitants…
On va ainsi tranquillement découvrir quelques petits lieux comme le temple Wenshu, un marché, une surprenante très grande et ancienne église du
19 ème, ses annexes et jardins.
Des relations de CouchSurfing m’emmèneront au quartier touristique de JIN LI. Bof bof, mais l’attention était touchante. On s’est régalé de petits « snacks » plaisants à l’œil et délicieux.
Visité les 2 ou 3 musées « suggérés » de Chengdu.
Aparté sur les traveler's chèques que l’on peut, en Chine, seulement changer à La Bank of China.
J’en ai changé à Chengdu, sourires et 10 bonnes minutes chrono, car l’employé savait faire.
A Xi Chang. 45 minutes et de gros yeux, car l’employée affectée à ce poste ne savait pas faire. Il a fallu que je fasse appeler la responsable pour que le voisin de l‘employé , qui savait faire mais ne mouftait pas, s‘exécute. Ah! la rigidité des postes!
A XI AN. 25 minutes en me faisant la gueule. Sur le comptoir un petit terminal. Content, moyennement content, pas content. On peut cliquer…
Mais à quoi ça sert !
Et comme en plus à l’American Express rue Scribe à Paris l’employé auquel j’ai acheté mes traveler's était aimable comme une porte de prison, je me demande si je recommencerai. Une seconde CB, c’est 0.33 euro /mois et on peut en prendre une seconde en roue de secours temporairement.
A côté de Chengdu. Nurserie des pandas. Tout a déjà été dit sur ce sujet.
Le village de Pinglee, et la forêt de bambous, à côté de Chengdu.
A ne surtout pas manquer, mais à condition d’y aller de préférence avec le SIM’S…car l’on peut ramasser un petit peu de thé dans les plantations, se rendre compte du temps infini que cela prend pour en collecter 10 grammes, et très bien déjeuner chez les hospitaliers parents de Zhen Zhen, la guide/salariée du SIM’S.
Le thé qu’ils produisent et que j’ai acheté s’est révélé de très bonne qualité.
Luodai, à proximité de Chengdu. Ne vaux pas le déplacement.
Leshan. En car ce n’est pas très loin de Chengdu. Le taxi, en fait un triporteur électrique, m’a vite montré sur une carte affichée dans la gare que le choix de mon hôtel n’était pas très judicieux car situé au fond de la ville neuve. Il m’a proposé un autre hôtel et je lui ai fait confiance. Le triporteur électrique ne va pas bien vite, il est un peu poussif mais de la gare autoroutière, cela descend très légèrement le long du fleuve. Il m’a accompagné au 17 éme étage d’un immeuble banal. Deux étages pour ce petit hôtel, le reste en appartement. Prix tout à fait raisonnable et vue sur les fleuves et le grand Bouddha.
De plus ce quartier tranquille au bord de l’eau est plaisant. Plusieurs salons de thé au bord de l’eau d’où l’on voit des baigneurs et leur bouée de sauvetage descendre le très fort courant dans une eau marron très foncée.
La puissance des deux fleuves qui se rejoignent fait tellement de bruit que l’on croirait entendre la marée montante dans nos contrées.
Lei de CS m’a gentiment guidé vers le Grand Bouddha. Pas trop de monde. Un must au Sichuan.
Emei shan. Marcher en montagne par beau temps, j’aime bien, mais dans le brouillard permanent, c’est pas mon truc.
J’ai décliné.
Zigong. Musée des dinosaures, puis j’ai découvert par hasard un fantastique musée des lanternes. Quatre étages. Seul visiteur.(China Lantern Museum).Je croyais que c’était fermé, mais non, le gardien est sorti de sa torpeur et m’a allumé un par un les étages et surtout les centaines de lanternes.
En route pour Ybin. Heureusement que j’ai pu me joindre à un petit groupe de Chinois sympathiques pour visiter la mer de bambous parce-que c’est une contrée immense et difficilement visitable seul car pas de transports locaux. 1 heure 30 de bus aller, 1 heure 30 retour. Un peu rapide. Visite au pas de course (j’ai horreur de ça) du musée rempli de très jolis meubles originaux et objets en bambous. Traversée de la forêt de bambous…C’est aussi monotone que la forêt des Landes en train…Toujours la même espèce. Alors qu’il y a je crois de mémoire 1200 espèces de bambous. La bambouseraie d’ Anduze en France, bien que toute petite par rapport à la mer de bambous de Ybin est bien plus variée et enrichissante.
Un coup de téléphérique, et on se rattrape par une belle promenade à flanc de rocher, taillé dans la masse, avec quelques temples par ci par là et quelques sculptures, gravures et bas-reliefs dans le roc très rouge comme dans l’Estérel.
De la haut magnifique vue sur la campagne.
Sauf erreur de ma part, c’est bien à Ybin, dans la rue principale, qu’il y a une grande église catholique. Elle n’a pas bougé et de part et d’autres il y a les si élégants sic..bâtiments chinois.
En tout cas c’est bien pratique pour se repérer.
A l’hôtel à Ybin, je croise un jeune couple qui parle un peu anglais. A ma question, comment va t’on à Xi Chang ? Réponse: pas de problème, c’est ma ville natale Vous prenez le bus No 5 en face, pour la gare de …Le car est à 6.30 heures et 3 heures 30 après vous arrivez.
Bon. J’arrive à 6 heures du matin à la gare, et j’apprends que le car vient de partir parce-que l’heure de départ c’était 6 heures et non 6.30 heures...mais chance, il y a un autre départ à 8 heures 30 . Parfait. Le temps passe et je ne vois toujours pas arriver la ville de Xi Chang. Ma voisine m’explique que c’est loin…8 heures plus tard je débarque à Lei Bo, une bourgade de quelques rues…et je suis encore loin.
Lorsque l’on cherche une adresse en Chine il faut toujours poser au minimum trois fois la question à trois personnes différentes, et jamais à la police pour arriver à destination..
Je le savais mais ces jeunes gens que j’avais questionnés me paraissaient fiables…et je n’ai même pas pris le temps de consulter ma carte. On apprend toujours…
A Lei Bo , où il y au moins quatre rues…J‘aborde un jeune homme, tout de bleu vêtu avec un bel appareil photo en bandoulière. Tiens un premier et rare touriste chinois? Que nenni, un policier! Sur son tee shirt bleu on peut voir POLICE brodé bleu en tout petit caractère. Discret n‘est-ce pas? Sympa, il m‘a donné son numéro de téléphone, sans pour autant me demander le mien, ni mon passeport.
Si vous avez un problème, n‘hésitez pas à m’appeler.
Nuit, puis renouveau trajet de 8 heures pour enfin arriver à Xi Chang : Ville propre sans aucune âme. Le Kourou chinois est à côté.
Qionhai hu est un lac bordé de jardins tristounets, le musée de la minorité esclavagiste YI est intéressant, le temple lu shan également.
En route pour PUGE. A l’hôtel, ils m’ont griffonné le nom de la gare autoroutière, et indiqué quel bus prendre pour m’y rendre car les taxis ne sont pas légion ici. Dans le bus bondé j’ai montré mon papier à mon voisin qui m’a dit = qui m’a fait comprendre qu’il descendait au même arrêt que moi et qu‘il allait aussi à PUGE. On n’a pas pris le car mais une voiture collective pour un poil plus cher , mais c’est plus rapide. En route j’ai vu un marché mais on ne s’est pas arrêté. Arrivé à PUGE, rien à voir, bien déçu…
Je suis monté dans un car, et j’ai pris la route en sens inverse, en regardant attentivement. Top, le marché est là. Les chauffeurs de car sont attentifs en Chine et le chauffeur m’a dit :Mon garçon, ici ce n’est pas Xi Chang (ne connaissant pas le nom de lieu j’avais acheté un billet pour Xi Chang)
Oui je sais, merci bien.
Incroyable, un marché de la minorité YI. Les femmes sont habillées de manière éclatantes, leurs vêtements sont très beaux. Un patchwork de couleurs sur un fond bleu azur. Je me suis longuement promené dans le marché, j’ai goûté quelques rafraichissantes boissons, touché des yeux, humé. Un rare plaisir et la gentillesse complice des habitants. Zéro touriste. Les femmes vendent, et pendant ce temps les hommes habillés de gris passe muraille, jouent au billard…
Quelques jeunes femmes sont en jean et tee shirt..la fin est programmée.
Muli, un bled, pas grand-chose.
Je débarque dans un hôtel, pas mal, où pour la première fois on me demande non pas une nuit de caution mais cinq!
Repartant le lendemain matin à 07.00 heures, j’ai flairé une embrouille sur la restitution de la caution. Ce n’est pas la première fois que je vais à l’hôtel en Chine.
Salut! Un tripoteur taxi m’emmène ailleurs. Glauque à souhait, mais bon, pour une nuit, ca ira.
J’ai ensuite fait l’erreur de demander à un policier de m’aider à rejoindre Ya Ding puisque pas de car.
Il a appelé son chef, très courtois, qui m’a tout de suite demandé où je dormais. Oh la la c’est trop dangereux pour un étranger. On va vous sortir de là et vous trouver un lieu sur..
A Lei Bo !!
Bon, ils prennent leur T….a, je récupère mon sac à dos, avec un sourire d’excuse à la tôlière qui ne pipe mot, et les pandores me conduisent à l’hôtel que j’avais décliné se faisant fort de descendre le montant de la caution. La patronne n’a rien voulu entendre et tous penauds, ils ne savaient plus quoi faire de moi.
Finalement, après avoir circulé dans les 2 ou 3 rues de Lei Bo, ils m’en ont trouvé un..
Qu’est-ce que vous avez fait aujourd’hui. Chef !On a aidé un étranger. C’est bien, vous avez travaillé…
Mais impossible d’aller plus loin, pas de communication vers Ya Ding Nature park qui était l’un de mes buts.
Dur, car il faut virer de bord.
Retour à Xi Chang au même hôtel central et bon marché, d’où l’utilité de ne pas jeter les cartes de visite des hôtels…
J’ai attrapé la crève. Le patron de l’hôtel a désigné d’office une employée qui m’a emmené à l’hôpital. Heureusement que j’étais accompagné car à chaque acte, c’est passage à la caisse puis visite, passage à la caisse, un vrai casse tête chinois pour moi puis prise de sang…La méthodologie est différente. On passe sa main à travers un mini guichet et une infirmière vous scarifie le bout du doigt avec une plume genre plume sergent major. Puis elle appose une pipette très fine pour aspirer le sang. 10 minutes plus tard, on a les résultats. On retourne voir le jeune médecin qui me dit seulement :OK. Me voila rassuré. Après un nouveau règlement je vais chercher mes médicaments.24 heures plus tard je serai sur pied.
Je n’ai aucun problème pour acheter un billet de car, mais quand on me répond qu’il n’y en a pas, (non pas qu’il n’y ait plus de place) je ne comprends pas pourquoi et je suis un peu désemparé. Chance, 4 étudiants baragouinaient anglais. Ils m’apprennent que la route vers Chengdu est coupée (un pont emporté) ainsi que le train suite aux inondations. Ah c’est ce que j’ai vu hier soir à la télé, mais je ne pouvais pas comprendre où c’était précisément.Une heure d’avion pour Chengdu? Cher et pas de billet avant 3 jours…Et compte tenu des pratiques du surbooking, je ne suis pas 100% certain de partir à l’heure. Méfiance.
Rester ici 3 jours, mortel..
Attendre que le pont soit reconstruit…
Bon, eh bien je repars en sens inverse en car vers Leshan,3 fois 8 heures de car…
A Leshan j’ai retrouvé Lei de CS et ses amis. On a diné dans un hot pot pas mal, mais franchement, je sais bien que c’est la spécialité du Sichuan, ça n’a rien à voir avec les parfums subtils de beaucoup de cuisines chinoises. On jette un peu n’importe quoi dans un bouillon épicé , comme ça on fait passer tout un tas d’ingrédients dont des fleurs, quoique les fleurs, ce soit assez bon.
Lei m’a écrit ma route, et j’ai ainsi découvert trois lieux (référencés nul part):
De Leshan, j’ai rejoint XHIXI en car. Assis à côté du chauffeur, place du mort, mais belle vue.
Intriguée, car que pouvais donc bien faire un "laowai" ici, ma voisine m’a demandé où j’allais. Tendant une oreille attentive à l’étranger qui articulait trois mots de chinois, le chauffeur a fait un long discours……..
Soudain , en rase campagne, le car a pilé sec et ma voisine m’a invité à descendre avec elle.
On a traversé des champs et de tous petits hameaux . J’ai compris que la route était coupée et que l’on prendrait un autre chemin.
J’ai pris des photos pour me repérer au retour. On a marché d’un bon pas 20 minutes.
Arrivés au bord d’un fleuve, il y avait un bac. Elle m’a confié à un
passager et est repartie reprendre un autre car. Il y a beaucoup de gens bien en Chine.
Le passager m’a conduit jusqu’à la gare.
C’est une vieille ligne de train à vapeur sino-anglais de 1959.
Jiayang Narrow Gauge Train. Ligne XHIXI BAJIAOGOU
Une voie pour le charbon, une voie pour les passagers. J’ai fait la connaissance de quatre sympathiques lycéens /es qui m‘ont plus tard confié que c‘était la première fois qu‘il voyaient un laowai en chair et en os. En attendant le train on a déjeuné sur le quai .La serveuse m’a timidement et gentiment apporté une fourchette, ce qui est bien la première fois que cela m’arrive en Chine.
Délicate attention.(Mais je n’ai aucun problème avec les baguettes)
C’est un tout petit train. Un wagon avec places assises et numérotées , et d’autres où la population s’entasse debout.
On s’arrête souvent et le trajet dans un paysage varié et coloré dure 1 heure 30 . C’est le moyen de communication des habitants locaux puis on revient.
Belle journée.
L’on peut, de Leshan, affréter un taxi et visiter la très grande maison de GUO MORUO, un célèbre écrivain Chinois.
C’est classé « Key national Relics Preservation Unit » et « Provincial Base for Patriotism and Tradition Education » A vos souhaits…
A part la conductrice de taxi et moi, personne.
Plus proche, et accessible en bus le musée de l‘ébène ainsi que de nombreux bois pétrifiés vaut le détour…Certaines sculptures auraient nécessité 8 artisans et trois années de labeur. C’est incroyablement ciselé. Pas mal de touristes, mais , faute de temps les guides ne les conduisent pas au premier étage. J’avais donc la moitié du musée pour moi tout seul, tranquille…
En route pour Kanding. Super, à l’arrivée quelques centaines de mètres avant la gare, une armada de taxis rutilants.
Je débarque du car, pas un taxi!!!
Comprends pas..
Par chance, dans le car, j’ai discuté avec les mains avec mon voisin … , et il est aussi surpris que moi. Il y a une grève. Oui, les taxis sont en grève, en Chine, et il est tard. De plus, pas de bus..la totale. Et c’est bien la première fois que je vois çà, il y a de trop nombreux guides rabatteurs désagréables et très collants..Il est cuisinier et un des ses copains viendra finalement nous chercher puis me déposera gentiment à l’hôtel Sally’s knapsack Inn, et ses chambres crades, recommandé par le LP, à rayer des listes. Seul client, le jeune patron passe son temps (le matin et le soir quand je suis là), à jouer à des jeux vidéos de guerre….le reste du temps il doit sans doute dormir..Je peux utiliser Hotmail ? Oui, mais attendez un peu. J’en ai encore 5 à tuer!
Pas beaucoup de bus en ville, une ville tout en longueur de part et d’autre du puissant fleuve, pas commode pour circuler.
Mont Paoma :Accès en téléphérique, rien de spécial.
En descendant du téléphérique, à 50 mètres, j’ai découvert par hasard un gigantesque musée Tibétain, quatre étages, construit il y a trois ans. (référencé nul part): Les nombreux et massifs piliers en bois auraient 1500 ans. Visite guidée, très intéressante. C’était un vendredi .
Je fais court. Le lendemain, la jeune guide est venue me chercher à mon hôtel avec son copain et une amie prof d’Anglais. Grâce à eux j’ai pu aller plus facilement au lac MU GE CUO passer une bonne journée, malgré un temps gris.
Dommage que nous n’ayons pas eu le temps de nous tremper les pieds dans des bassins d’eau chaude où de petits poissons vous mangent les peaux mortes.(Curative Pool Boiling Spring)
Maintenant que les taxis ont repris du service, après trois jours de grève, je m’empresse de quitter mon hôtel. Mes amis de rencontre m’en ont trouvé un à 50 mètres à pied de la gare routière, moche mais bien pratique.
Pour la première fois de ma vie je me suis claqué le mollet sans trop savoir pourquoi en descendant des marches dans un hôtel . C’est non seulement douloureux, mais je marche difficilement. A la pharmacie ils m’ont vendu un aérosol et conseillé 8 jours de repos…
J’ai pris un taxi et lui ai demandé de me trouver un massage par des aveugles. Ils sont réputés en Chine. Quand les taxis voient que vous avez un vrai problème, ils ne vous déposent pas dans un massage parlour..
Je suis revenu deux fois me faire masser et cela m’a bien soulagé.
Grand soleil et fête annuelle du PCC. Chants sur la grande place, un monde fou, les habitants ont sorti leur costume du dimanche.
Quelques belles images.
Départ pour MOXI en mini van. Rarissime .Deux passagers. 3.5 heures de route, croisé 5 véhicules…Superbe ciel, magnifiques paysages et la mer rouge, constituée de pierres ferrugineuses.
MOXI, c’est la porte d’entrée du glacier Hailogou .Bon, c’est un glacier. Ascension grâce à un bon téléphérique autrichien. Redescente et là de superbes sources chaudes. Peu de clients, nombreux bassins , dont un énorme où l’on peut réellement nager. J’y ai rencontré un Chinois d’une soixantaine d’années qui m’a parlé assez bien en Français. Lycéen, il avait fait trois ans de français, puis m’expliqua-t-il délicatement, il y a eu les évènements…(pour les Gogols, comprendre la révolution culturelle), et là plus de cours du tout. Il n’avait pas parlé français depuis 40 ans, mais était ravi de rafraîchir sa mémoire.
A MOXI, en bas du village, église catholique de 1918 en excellent état. Original.
Il n’y a qu’une rue, disons principale et un seul café sympa en bas de cette rue.
Le patron m’a guidé vers le théâtre où il y avait ce soir-là un spectacle Tibétain authentique pour les locaux et m‘a fait assoir au premier rang à côté des officiels. Pas de touristes. Superbe spectacle.
Sa femme fait des glaces maison à l banane onctueuses et délicieuses…De vraies glaces…
DANBA. Le joyau du Sichuan à mon sens.
Siao ping est une toute jeune infirmière, et on est allé à JIAJU ZANGZAI, consacré en 2005 par le National Géographique Chinois comme plus beau village de Chine. C’est à 7 km de Danba. C’est un village 100% tibétain et l’architecture est 100% Tibétaine. Curieux n’est-ce pas?
Le paysage et le cadre sont grandioses , mais j‘ai trouvé cela un peu figé.
Dans toute la région et particulièrement à SUOPO, les « watchtower » hautes tours de pierre fortifiées de quarante à soixante mètres de hauteur sont magnifiques. Il y en aurait 562.
Des thèses toutes confirmées par l'exploratrice française Frédérique Darragon, qui s'est lancée à la fin des années 90 dans une étude poussée de ces édifices découverts alors qu'elle traquait le léopard des neiges dans le sud-ouest de la Chine. Sur un millier de tours recensées, il n'en reste désormais que la moitié. 562 pour être précis, si l'on en croit les statistiques de Yixisangdan, en charge de la protection du patrimoine de Danba. Quant à leur âge, les avis divergent. Frédérique Darragon, véritable passionaria des diaolou, "tours fortifiées" en chinois, a mené un travail de datation au carbone 14 sur 82 tours, estimant entre les IVe et XVIe siècles la construction de celles qui existent toujours. Des résultats contestés par certains universitaires chinois, qui optent davantage pour une architecture défensive du XVIIIe siècle, diao signifiant donc "forteresse" en chinois. Quoiqu'il en soit, les tours fascinent et intriguent, d'autant qu'elles ont bien résisté au grand tremblement de terre ayant ravagé une partie du Sichuan en 2008. Extrait d’un article du figaro
Le lendemain Siao ping m’a guidé vers une maison musée, et là nous avons rencontré dans ce village de montagne He Yu , une étudiante chinoise qui parlait couramment anglais.
C’est cette même jeune fille qui m’avait dit que c’était une française qui avait disons découvert et surtout sensibilisé les autorités à bien entretenir ces tours, jusqu’à ce que très récemment je tombe sur un article du Figaro où ils ne parlent même pas du poivre du Sichuan….
J’en ai rapporté un kilo pour les amis.
On s’est promené tous trois toute la journée dans ce village d’architecture Tibétaine tout comme JIAJU ZANGZAI. ça monte , ça descend sur des sentiers tortueux, et là c’était autrement plus intéressant que le village « classé » car c’était le village natal de Siao ping . L’on croisait ses tantes, ses amis, elle nous décrivait la flore, telles ces mini baies sauvages dont on ne mange que la peau, ces fleurs jaune pâle qui se fumeraient, ces feuilles aux propriétés hémostatiques... Passionnante journée.
On est arrivé finalement à son école.
Quand j’étais petite m’a-t-elle dit, c’était deux heures de marche le matin et deux heures le soir…4 heures d’études perdues, mais elle est devenue infirmière, pourtant issue d’une famille très pauvre.
Cela fait réfléchir. Je n’avais qu’une heure à pied aller-retour pour aller à l‘école, et c’était un chemin très praticable.
Siao ping nous quitte pour aller passer un examen final.
Avec He Yu et son amie Malaysienne, nous affrétons une voiture, car pas de car pour rejoindre DAN LING.
3.5 h de route défoncée dans une berline, et non pas un 4x4. …
Grande maison d’hôtes de style Tibétain, bon dîner, nuit fraîche mais il y a un paquet de couvertures. On est à 3300 mètres. Pas de réception de téléphone mobile.
On part tous trois à pied vers une source chaude qu’on aura beaucoup de mal à trouver. En pleine nature un bassin de 4 mètres par 4.Personne. On fait trempette une heure. L’eau est bonne.
Le lendemain balade de 5 heures à cheval, un régal. Paysages magnifiques.
Des marmottes, des yaks, des oiseaux, le tout dans des prairies constellées de fleurs sauvages. On boit une tasse de lait chaud de Yak dans une ferme au bout du monde où néanmoins il y a l’électricité.
On est dans un autre siècle et pourtant il y a la télé et un programme de télé réalité débile à la sauce chinoise. Quel contraste!
Je monte à Maerkang , rien à voir, et en redescends. De là, j’avais escompté aller vers Xining, province du Qinghai, mais j’y ai finalement renoncé.
Départ donc pour Chengdu….
Je prends le car et rencontre un jeune chinois, professeur de chinois. Chic, me dis-je je vais pouvoir améliorer mon chinois. Non, il préfère, ça va plus vite, utiliser son broken English..
Après le car qui s’est arrêté avant Lu Ding, on prend une navette, un mini van pour rejoindre Lu Ding. Nous sommes 8 + le chauffeur entassés comme des sardines. On devrait arriver dans 20 minutes…Sur une route défoncée en construction, le chauffeur se faufile et slalom à la chinoise, mais à un moment: STOP. Jamais vu un embouteillage pareil. Des centaines de camions, cars, voitures, bloqués par un simple camion en panne.(On l’a su plus tard). Il pleut comme il faut, on ne respire plus dans le mini van. On n’attend pas de miracle. D’après certains, la ville n’est pas loin…t’es sûr demandais-je au prof? Oui. Le chauffeur me l’a confirmé…
C’était ça ou bien passer la nuit dans le mini van.
Bon, la nuit sans éclairage, ma lampe torche d’une main, il serait temps que j’achète une frontale, le parapluie de l’autre , on patauge dans les ornières et la gadoue de la route en construction. Une bonne heure plus tard après avoir couru comme des fous avant le dynamitage d’une falaise, on se refugie exténués sous le grand parasol d’un vendeur.
Un moine qui ne vivrait parait il que de l’aumône joue avec son I machin dernier cri en croquant une pomme…
Et des I machin dernier cri , il n’y en a pas encore des tonnes en Chine.
Sur les 8, il n’en reste que 4, les autres marchaient beaucoup plus vite que nous. Voyant quelques motos venir de ce que je présume être la ville, je suggère au prof d’en affréter. Ah! il n’y avait pas pensé. Finalement, c’est un taxi qui viendra nous chercher tous quatre, à minuit, sans pour autant nous extorquer de l‘argent, ce qu’il aurait aisément pu faire. Le taxi a roulé 45 minutes chrono. Autant dire que si on avait marché , on ne serait jamais arrivé..Je suis un étranger. Les deux autres garçons, 20 ans, étaient des manœuvres. Plus jeunes, pas chargés, ils marchaient naturellement plus vite que moi. Ils m’ont aidé et jamais laissé tomber. On communiquait par signe. Merci à eux. A la gare routière, pas une chambre de libre...Sous une pluie battante, vers minuit, on a déniché une gargote où l’on s’est rassasié. Puis les garçons ont eu une idée géniale : On va dormir à l’internet café en face de la gare. Wow! J’avais peur de ne pas être accepté, car rarissimement, et tout particulièrement dans les petites villes les étrangers ne peuvent accéder aux cafés internet. Mais là, pas de problème. L’employé a stocké nos bagages dans un local fermé et nous nous sommes endormis vers 2 heures du matin dans de larges et moelleux fauteuils. Pas de musique la nuit, ni le staccato des mitrailleuses vidéo, un rêve. Nous avons tous très bien dormi, réveil à 6 heures et repris un car à 7 heures en achetant les derniers billets. Ouf.
Le professeur m’a invité chez lui, ses paysans de parents étant absents. On arrive à Chengdu et venant dont nous venions cela fait un choc, puis après 2 heures de bus on arrive à son hameau, près de Peng Zhou. Je dis bien hameau car c’est vraiment tout petit et rare. Ce sont de mini immeubles de trois étages entièrement neufs, des boîtes..construits suite au séisme de 2008.
Pour aller dîner, on attrape un bus pour le village où tout est également neuf, mais avec une architecture locale en béton et bois assez élégante dans le style de la région .
On revient en 30 minutes à pied, car pas de bus. On est vraiment à la campagne.
Dans son broken English, j’ai compris que l’on irait demain dans un village français!
Qu’est-ce que c’est?
20 minutes de car plus tard, on débarque à BAI LU dans un village de style français! La plupart des styles architecturaux sont mélangés, les petits immeubles haussmanniens et les maisons strasbourgeoises, le château de la Loire, l’hôtel IRIS, sic, le restaurant LES CHAMPS.
L’épicerie où l’on trouve du vin rouge chinois « Great Wall (��a c’est connu, mais aussi du « Grand Bato, du Bordux « … est dénommée « Le Super marché ».
Le Café de Flore…le tout à la sauce et aux couleurs chinoises.
C’est grand, plusieurs rues, très gai, coloré, détonnant.
Ce village tout neuf, pas entièrement terminé , réellement habité par des Chinois, a été inauguré au printemps 2011. C’est un partenariat Franco- Chinois suite au tremblement de terre de 2008.
Rare en Chine, on ne paye pas de ticket racket d’entrée…ils leur reste un peu de pudeur…
Il coule une jolie rivière, et les restes d’une arche d’un pont construit par des missionnaires, plusieurs cafés, terrasses, parasols .Sympa.
Un peu plus loin une rare école qui ait résisté au séisme. Nombreux dessins réalisés par des enfants après le séisme . Très touchant.
Un peu plus loin, mais chantier interdit au public, une très grande église et ses annexes en reconstruction.
Elle a souffert du tremblement de terre, mais la reconstruire est important pour faire revenir les touristes et le business des photos de jeunes mariés…
Retour à Chengdu.
Le SIM’s étant complet, j’ai dormi une nuit au LOFT, recommandé par le LP. C’est un hôtel déguisé en hôtel de voyageur, qui n’a strictement rien à voir avec la philosophie du SIM’s. C’est tout juste si on vous dit bonjour. 2 malheureux PC, contre 8 au SIM’s. Le service du petit déjeuner ne commence qu’à 9 heures, et avec deux clients en salle on vous apporte un café tiédasse à 9 heures 30.
Ils n’ont pas l’air de savoir que les autocars partent tôt en Chine..
Les chambres sont beaucoup plus spacieuses qu‘au SIM‘s, donc plus chères, ce qui est normal, mais il n’y a pas d’ascenseur…
C’est mon sac à dos qui aime bien prendre l’ascenseur…
Même lorsque vous escomptez rester quelques jours dans un même hôtel, ne payez jamais plusieurs jours d’avance…surtout si on vous propose, mon œil, un prix spécial.
Départ pour Juizaigou.11 heures de car sur une bonne route.
Capacité hôtelière 20.000 lits..
Un monde fou, normal ce sont les vacances scolaires.
Tout est plus cher qu’ailleurs.
A l’entrée du parc, un ensemble de magasins de souvenirs presqu’aussi grand qu’un supermarché. C’est peu dire.
Le premier lac est bleu turquoise, le second lac est bleu turquoise, le …
Si j’aurais su, j’aurais pas venu
Compte tenu de ce que j’avais lu, j’avais réservé deux nuits. J’ai acheté le soir le dernier billet de car.
Chacun son truc.
Et re 11 heures de car pour rentrer à Chengdu.
XI AN
Je n'y suis resté que très peu de temps (2 nuits) c'est donc forcément assez subjectif.
Je descends du car en provenance de Chengdu, pas un taxi ne daigne s'arrêter et quand ils s'arrêtent ils ne savent soudain plus lire. Il y en avait pourtant un paquet, et mon hôtel n'était pas à 5 mn, loin de là. Je n'avais pas encore vu cela.
Une gentille dame m'a conduit jusqu'au bon arrêt de bus. Un bon point.
Hôtel , près de la porte Sud, personnel aimable comme une porte de prison mais ça arrive aussi en France. Pas de chance le seul mauvais en 2.5 mois de voyage était à Xi An. La vieille ville...toute neuve, mur d'enceinte tout neuf de 14 kilomètres de périphérie, oui, mais quasiment tout neuf. Un décor de carton pâte.
A l'intérieur pollution au maximum, deux tours dont la tour du tambour, bon il y en un peu partout en Chine. De là haut (pas si haut) on ne voit que du brouillard sur mes photos... un flou artistique sans doute...
A partir de la porte Sud, le long des remparts il y a une rue longue comme un jour sans fin, qui est remplie de magasins de peintures, calligraphies, marchands de pinceaux. Pas un touriste en juillet, et là on se sent bien. Rue sympathique.
La rue du quartier musulman. RAS. J’aimerais bien connaître le nom des arbres dont les fleurs jaunasses tombaient, sur la rue comme de la neige. (en juillet )
Derrière, des milliers d'échoppes qui vendent toutes les mêmes conneries. L’ancienne mosquée. Il faut bien ouvrir les yeux pour voir que c'en est une. Se balader en ville, rien de bien particulier.
Terra cota. Une merveille bien sur . Mais ATTENTION
Il y a les bus, on peut en effet y aller seul.
Il y a deux sortes de "tours" Ceux qui s'arrêtent une petite heure à l'aller dans une immense fabrique de souvenirs, poteries, meubles et vraies fausses antiquités. Chinoises, au demeurant assez intéressante, pourquoi ne pas voir ce qui se fabrique avec une imagination délirante et créatrice, et les autres qui vont directement à "terra cota", sans passer par les « souvenirs shops » mais qui reviennent plus tôt..
Donc temps passé à Terra cota idoine...
Le mausolée de l'empereur, éloigné du site "terra cota" est une perte d'argent et de temps. Une collinette, disons un monticule engazonné où vous dira t-on on n'a toujours pas trouvé l'entrée (lire pas cherché ou encore on ne veut pas la trouver ou encore invisitable, donc pas de ticket à vendre...
Bon voyage, mais Xi An ce n'est pas ma Chine.
Fin
Arrivée à Chengdu le soir. Le taxi commandé en même temps que ma réservation à l’hôtel Sim’s Cozy garden (recommandé par le LP, réservé via Hostelworld) est ponctuel, moins cher qu‘un taxi et de plus c’est sûr car il sait très précisément où aller. Il ne va pas tourner en rond pendant deux heures…Sim’s. Impeccable, personnel aussi charmant et compétent que celui du Cloudlands de Kunming.Le lendemain, bonne offre de l’hôtel, on va faire un tour en ville à vélo. Chengdu, c’est seulement 13 millions d’habitants…
On va ainsi tranquillement découvrir quelques petits lieux comme le temple Wenshu, un marché, une surprenante très grande et ancienne église du
19 ème, ses annexes et jardins.
Des relations de CouchSurfing m’emmèneront au quartier touristique de JIN LI. Bof bof, mais l’attention était touchante. On s’est régalé de petits « snacks » plaisants à l’œil et délicieux.
Visité les 2 ou 3 musées « suggérés » de Chengdu.
Aparté sur les traveler's chèques que l’on peut, en Chine, seulement changer à La Bank of China.
J’en ai changé à Chengdu, sourires et 10 bonnes minutes chrono, car l’employé savait faire.
A Xi Chang. 45 minutes et de gros yeux, car l’employée affectée à ce poste ne savait pas faire. Il a fallu que je fasse appeler la responsable pour que le voisin de l‘employé , qui savait faire mais ne mouftait pas, s‘exécute. Ah! la rigidité des postes!
A XI AN. 25 minutes en me faisant la gueule. Sur le comptoir un petit terminal. Content, moyennement content, pas content. On peut cliquer…
Mais à quoi ça sert !
Et comme en plus à l’American Express rue Scribe à Paris l’employé auquel j’ai acheté mes traveler's était aimable comme une porte de prison, je me demande si je recommencerai. Une seconde CB, c’est 0.33 euro /mois et on peut en prendre une seconde en roue de secours temporairement.
A côté de Chengdu. Nurserie des pandas. Tout a déjà été dit sur ce sujet.
Le village de Pinglee, et la forêt de bambous, à côté de Chengdu.
A ne surtout pas manquer, mais à condition d’y aller de préférence avec le SIM’S…car l’on peut ramasser un petit peu de thé dans les plantations, se rendre compte du temps infini que cela prend pour en collecter 10 grammes, et très bien déjeuner chez les hospitaliers parents de Zhen Zhen, la guide/salariée du SIM’S.
Le thé qu’ils produisent et que j’ai acheté s’est révélé de très bonne qualité.
Luodai, à proximité de Chengdu. Ne vaux pas le déplacement.
Leshan. En car ce n’est pas très loin de Chengdu. Le taxi, en fait un triporteur électrique, m’a vite montré sur une carte affichée dans la gare que le choix de mon hôtel n’était pas très judicieux car situé au fond de la ville neuve. Il m’a proposé un autre hôtel et je lui ai fait confiance. Le triporteur électrique ne va pas bien vite, il est un peu poussif mais de la gare autoroutière, cela descend très légèrement le long du fleuve. Il m’a accompagné au 17 éme étage d’un immeuble banal. Deux étages pour ce petit hôtel, le reste en appartement. Prix tout à fait raisonnable et vue sur les fleuves et le grand Bouddha.
De plus ce quartier tranquille au bord de l’eau est plaisant. Plusieurs salons de thé au bord de l’eau d’où l’on voit des baigneurs et leur bouée de sauvetage descendre le très fort courant dans une eau marron très foncée.
La puissance des deux fleuves qui se rejoignent fait tellement de bruit que l’on croirait entendre la marée montante dans nos contrées.
Lei de CS m’a gentiment guidé vers le Grand Bouddha. Pas trop de monde. Un must au Sichuan.
Emei shan. Marcher en montagne par beau temps, j’aime bien, mais dans le brouillard permanent, c’est pas mon truc.
J’ai décliné.
Zigong. Musée des dinosaures, puis j’ai découvert par hasard un fantastique musée des lanternes. Quatre étages. Seul visiteur.(China Lantern Museum).Je croyais que c’était fermé, mais non, le gardien est sorti de sa torpeur et m’a allumé un par un les étages et surtout les centaines de lanternes.
En route pour Ybin. Heureusement que j’ai pu me joindre à un petit groupe de Chinois sympathiques pour visiter la mer de bambous parce-que c’est une contrée immense et difficilement visitable seul car pas de transports locaux. 1 heure 30 de bus aller, 1 heure 30 retour. Un peu rapide. Visite au pas de course (j’ai horreur de ça) du musée rempli de très jolis meubles originaux et objets en bambous. Traversée de la forêt de bambous…C’est aussi monotone que la forêt des Landes en train…Toujours la même espèce. Alors qu’il y a je crois de mémoire 1200 espèces de bambous. La bambouseraie d’ Anduze en France, bien que toute petite par rapport à la mer de bambous de Ybin est bien plus variée et enrichissante.
Un coup de téléphérique, et on se rattrape par une belle promenade à flanc de rocher, taillé dans la masse, avec quelques temples par ci par là et quelques sculptures, gravures et bas-reliefs dans le roc très rouge comme dans l’Estérel.
De la haut magnifique vue sur la campagne.
Sauf erreur de ma part, c’est bien à Ybin, dans la rue principale, qu’il y a une grande église catholique. Elle n’a pas bougé et de part et d’autres il y a les si élégants sic..bâtiments chinois.
En tout cas c’est bien pratique pour se repérer.
A l’hôtel à Ybin, je croise un jeune couple qui parle un peu anglais. A ma question, comment va t’on à Xi Chang ? Réponse: pas de problème, c’est ma ville natale Vous prenez le bus No 5 en face, pour la gare de …Le car est à 6.30 heures et 3 heures 30 après vous arrivez.
Bon. J’arrive à 6 heures du matin à la gare, et j’apprends que le car vient de partir parce-que l’heure de départ c’était 6 heures et non 6.30 heures...mais chance, il y a un autre départ à 8 heures 30 . Parfait. Le temps passe et je ne vois toujours pas arriver la ville de Xi Chang. Ma voisine m’explique que c’est loin…8 heures plus tard je débarque à Lei Bo, une bourgade de quelques rues…et je suis encore loin.
Lorsque l’on cherche une adresse en Chine il faut toujours poser au minimum trois fois la question à trois personnes différentes, et jamais à la police pour arriver à destination..
Je le savais mais ces jeunes gens que j’avais questionnés me paraissaient fiables…et je n’ai même pas pris le temps de consulter ma carte. On apprend toujours…
A Lei Bo , où il y au moins quatre rues…J‘aborde un jeune homme, tout de bleu vêtu avec un bel appareil photo en bandoulière. Tiens un premier et rare touriste chinois? Que nenni, un policier! Sur son tee shirt bleu on peut voir POLICE brodé bleu en tout petit caractère. Discret n‘est-ce pas? Sympa, il m‘a donné son numéro de téléphone, sans pour autant me demander le mien, ni mon passeport.
Si vous avez un problème, n‘hésitez pas à m’appeler.
Nuit, puis renouveau trajet de 8 heures pour enfin arriver à Xi Chang : Ville propre sans aucune âme. Le Kourou chinois est à côté.
Qionhai hu est un lac bordé de jardins tristounets, le musée de la minorité esclavagiste YI est intéressant, le temple lu shan également.
En route pour PUGE. A l’hôtel, ils m’ont griffonné le nom de la gare autoroutière, et indiqué quel bus prendre pour m’y rendre car les taxis ne sont pas légion ici. Dans le bus bondé j’ai montré mon papier à mon voisin qui m’a dit = qui m’a fait comprendre qu’il descendait au même arrêt que moi et qu‘il allait aussi à PUGE. On n’a pas pris le car mais une voiture collective pour un poil plus cher , mais c’est plus rapide. En route j’ai vu un marché mais on ne s’est pas arrêté. Arrivé à PUGE, rien à voir, bien déçu…
Je suis monté dans un car, et j’ai pris la route en sens inverse, en regardant attentivement. Top, le marché est là. Les chauffeurs de car sont attentifs en Chine et le chauffeur m’a dit :Mon garçon, ici ce n’est pas Xi Chang (ne connaissant pas le nom de lieu j’avais acheté un billet pour Xi Chang)
Oui je sais, merci bien.
Incroyable, un marché de la minorité YI. Les femmes sont habillées de manière éclatantes, leurs vêtements sont très beaux. Un patchwork de couleurs sur un fond bleu azur. Je me suis longuement promené dans le marché, j’ai goûté quelques rafraichissantes boissons, touché des yeux, humé. Un rare plaisir et la gentillesse complice des habitants. Zéro touriste. Les femmes vendent, et pendant ce temps les hommes habillés de gris passe muraille, jouent au billard…
Quelques jeunes femmes sont en jean et tee shirt..la fin est programmée.
Muli, un bled, pas grand-chose.
Je débarque dans un hôtel, pas mal, où pour la première fois on me demande non pas une nuit de caution mais cinq!
Repartant le lendemain matin à 07.00 heures, j’ai flairé une embrouille sur la restitution de la caution. Ce n’est pas la première fois que je vais à l’hôtel en Chine.
Salut! Un tripoteur taxi m’emmène ailleurs. Glauque à souhait, mais bon, pour une nuit, ca ira.
J’ai ensuite fait l’erreur de demander à un policier de m’aider à rejoindre Ya Ding puisque pas de car.
Il a appelé son chef, très courtois, qui m’a tout de suite demandé où je dormais. Oh la la c’est trop dangereux pour un étranger. On va vous sortir de là et vous trouver un lieu sur..
A Lei Bo !!
Bon, ils prennent leur T….a, je récupère mon sac à dos, avec un sourire d’excuse à la tôlière qui ne pipe mot, et les pandores me conduisent à l’hôtel que j’avais décliné se faisant fort de descendre le montant de la caution. La patronne n’a rien voulu entendre et tous penauds, ils ne savaient plus quoi faire de moi.
Finalement, après avoir circulé dans les 2 ou 3 rues de Lei Bo, ils m’en ont trouvé un..
Qu’est-ce que vous avez fait aujourd’hui. Chef !On a aidé un étranger. C’est bien, vous avez travaillé…
Mais impossible d’aller plus loin, pas de communication vers Ya Ding Nature park qui était l’un de mes buts.
Dur, car il faut virer de bord.
Retour à Xi Chang au même hôtel central et bon marché, d’où l’utilité de ne pas jeter les cartes de visite des hôtels…
J’ai attrapé la crève. Le patron de l’hôtel a désigné d’office une employée qui m’a emmené à l’hôpital. Heureusement que j’étais accompagné car à chaque acte, c’est passage à la caisse puis visite, passage à la caisse, un vrai casse tête chinois pour moi puis prise de sang…La méthodologie est différente. On passe sa main à travers un mini guichet et une infirmière vous scarifie le bout du doigt avec une plume genre plume sergent major. Puis elle appose une pipette très fine pour aspirer le sang. 10 minutes plus tard, on a les résultats. On retourne voir le jeune médecin qui me dit seulement :OK. Me voila rassuré. Après un nouveau règlement je vais chercher mes médicaments.24 heures plus tard je serai sur pied.
Je n’ai aucun problème pour acheter un billet de car, mais quand on me répond qu’il n’y en a pas, (non pas qu’il n’y ait plus de place) je ne comprends pas pourquoi et je suis un peu désemparé. Chance, 4 étudiants baragouinaient anglais. Ils m’apprennent que la route vers Chengdu est coupée (un pont emporté) ainsi que le train suite aux inondations. Ah c’est ce que j’ai vu hier soir à la télé, mais je ne pouvais pas comprendre où c’était précisément.Une heure d’avion pour Chengdu? Cher et pas de billet avant 3 jours…Et compte tenu des pratiques du surbooking, je ne suis pas 100% certain de partir à l’heure. Méfiance.
Rester ici 3 jours, mortel..
Attendre que le pont soit reconstruit…
Bon, eh bien je repars en sens inverse en car vers Leshan,3 fois 8 heures de car…
A Leshan j’ai retrouvé Lei de CS et ses amis. On a diné dans un hot pot pas mal, mais franchement, je sais bien que c’est la spécialité du Sichuan, ça n’a rien à voir avec les parfums subtils de beaucoup de cuisines chinoises. On jette un peu n’importe quoi dans un bouillon épicé , comme ça on fait passer tout un tas d’ingrédients dont des fleurs, quoique les fleurs, ce soit assez bon.
Lei m’a écrit ma route, et j’ai ainsi découvert trois lieux (référencés nul part):
De Leshan, j’ai rejoint XHIXI en car. Assis à côté du chauffeur, place du mort, mais belle vue.
Intriguée, car que pouvais donc bien faire un "laowai" ici, ma voisine m’a demandé où j’allais. Tendant une oreille attentive à l’étranger qui articulait trois mots de chinois, le chauffeur a fait un long discours……..
Soudain , en rase campagne, le car a pilé sec et ma voisine m’a invité à descendre avec elle.
On a traversé des champs et de tous petits hameaux . J’ai compris que la route était coupée et que l’on prendrait un autre chemin.
J’ai pris des photos pour me repérer au retour. On a marché d’un bon pas 20 minutes.
Arrivés au bord d’un fleuve, il y avait un bac. Elle m’a confié à un
passager et est repartie reprendre un autre car. Il y a beaucoup de gens bien en Chine.
Le passager m’a conduit jusqu’à la gare.
C’est une vieille ligne de train à vapeur sino-anglais de 1959.
Jiayang Narrow Gauge Train. Ligne XHIXI BAJIAOGOU
Une voie pour le charbon, une voie pour les passagers. J’ai fait la connaissance de quatre sympathiques lycéens /es qui m‘ont plus tard confié que c‘était la première fois qu‘il voyaient un laowai en chair et en os. En attendant le train on a déjeuné sur le quai .La serveuse m’a timidement et gentiment apporté une fourchette, ce qui est bien la première fois que cela m’arrive en Chine.
Délicate attention.(Mais je n’ai aucun problème avec les baguettes)
C’est un tout petit train. Un wagon avec places assises et numérotées , et d’autres où la population s’entasse debout.
On s’arrête souvent et le trajet dans un paysage varié et coloré dure 1 heure 30 . C’est le moyen de communication des habitants locaux puis on revient.
Belle journée.
L’on peut, de Leshan, affréter un taxi et visiter la très grande maison de GUO MORUO, un célèbre écrivain Chinois.
C’est classé « Key national Relics Preservation Unit » et « Provincial Base for Patriotism and Tradition Education » A vos souhaits…
A part la conductrice de taxi et moi, personne.
Plus proche, et accessible en bus le musée de l‘ébène ainsi que de nombreux bois pétrifiés vaut le détour…Certaines sculptures auraient nécessité 8 artisans et trois années de labeur. C’est incroyablement ciselé. Pas mal de touristes, mais , faute de temps les guides ne les conduisent pas au premier étage. J’avais donc la moitié du musée pour moi tout seul, tranquille…
En route pour Kanding. Super, à l’arrivée quelques centaines de mètres avant la gare, une armada de taxis rutilants.
Je débarque du car, pas un taxi!!!
Comprends pas..
Par chance, dans le car, j’ai discuté avec les mains avec mon voisin … , et il est aussi surpris que moi. Il y a une grève. Oui, les taxis sont en grève, en Chine, et il est tard. De plus, pas de bus..la totale. Et c’est bien la première fois que je vois çà, il y a de trop nombreux guides rabatteurs désagréables et très collants..Il est cuisinier et un des ses copains viendra finalement nous chercher puis me déposera gentiment à l’hôtel Sally’s knapsack Inn, et ses chambres crades, recommandé par le LP, à rayer des listes. Seul client, le jeune patron passe son temps (le matin et le soir quand je suis là), à jouer à des jeux vidéos de guerre….le reste du temps il doit sans doute dormir..Je peux utiliser Hotmail ? Oui, mais attendez un peu. J’en ai encore 5 à tuer!
Pas beaucoup de bus en ville, une ville tout en longueur de part et d’autre du puissant fleuve, pas commode pour circuler.
Mont Paoma :Accès en téléphérique, rien de spécial.
En descendant du téléphérique, à 50 mètres, j’ai découvert par hasard un gigantesque musée Tibétain, quatre étages, construit il y a trois ans. (référencé nul part): Les nombreux et massifs piliers en bois auraient 1500 ans. Visite guidée, très intéressante. C’était un vendredi .
Je fais court. Le lendemain, la jeune guide est venue me chercher à mon hôtel avec son copain et une amie prof d’Anglais. Grâce à eux j’ai pu aller plus facilement au lac MU GE CUO passer une bonne journée, malgré un temps gris.
Dommage que nous n’ayons pas eu le temps de nous tremper les pieds dans des bassins d’eau chaude où de petits poissons vous mangent les peaux mortes.(Curative Pool Boiling Spring)
Maintenant que les taxis ont repris du service, après trois jours de grève, je m’empresse de quitter mon hôtel. Mes amis de rencontre m’en ont trouvé un à 50 mètres à pied de la gare routière, moche mais bien pratique.
Pour la première fois de ma vie je me suis claqué le mollet sans trop savoir pourquoi en descendant des marches dans un hôtel . C’est non seulement douloureux, mais je marche difficilement. A la pharmacie ils m’ont vendu un aérosol et conseillé 8 jours de repos…
J’ai pris un taxi et lui ai demandé de me trouver un massage par des aveugles. Ils sont réputés en Chine. Quand les taxis voient que vous avez un vrai problème, ils ne vous déposent pas dans un massage parlour..
Je suis revenu deux fois me faire masser et cela m’a bien soulagé.
Grand soleil et fête annuelle du PCC. Chants sur la grande place, un monde fou, les habitants ont sorti leur costume du dimanche.
Quelques belles images.
Départ pour MOXI en mini van. Rarissime .Deux passagers. 3.5 heures de route, croisé 5 véhicules…Superbe ciel, magnifiques paysages et la mer rouge, constituée de pierres ferrugineuses.
MOXI, c’est la porte d’entrée du glacier Hailogou .Bon, c’est un glacier. Ascension grâce à un bon téléphérique autrichien. Redescente et là de superbes sources chaudes. Peu de clients, nombreux bassins , dont un énorme où l’on peut réellement nager. J’y ai rencontré un Chinois d’une soixantaine d’années qui m’a parlé assez bien en Français. Lycéen, il avait fait trois ans de français, puis m’expliqua-t-il délicatement, il y a eu les évènements…(pour les Gogols, comprendre la révolution culturelle), et là plus de cours du tout. Il n’avait pas parlé français depuis 40 ans, mais était ravi de rafraîchir sa mémoire.
A MOXI, en bas du village, église catholique de 1918 en excellent état. Original.
Il n’y a qu’une rue, disons principale et un seul café sympa en bas de cette rue.
Le patron m’a guidé vers le théâtre où il y avait ce soir-là un spectacle Tibétain authentique pour les locaux et m‘a fait assoir au premier rang à côté des officiels. Pas de touristes. Superbe spectacle.
Sa femme fait des glaces maison à l banane onctueuses et délicieuses…De vraies glaces…
DANBA. Le joyau du Sichuan à mon sens.
Siao ping est une toute jeune infirmière, et on est allé à JIAJU ZANGZAI, consacré en 2005 par le National Géographique Chinois comme plus beau village de Chine. C’est à 7 km de Danba. C’est un village 100% tibétain et l’architecture est 100% Tibétaine. Curieux n’est-ce pas?
Le paysage et le cadre sont grandioses , mais j‘ai trouvé cela un peu figé.
Dans toute la région et particulièrement à SUOPO, les « watchtower » hautes tours de pierre fortifiées de quarante à soixante mètres de hauteur sont magnifiques. Il y en aurait 562.
Des thèses toutes confirmées par l'exploratrice française Frédérique Darragon, qui s'est lancée à la fin des années 90 dans une étude poussée de ces édifices découverts alors qu'elle traquait le léopard des neiges dans le sud-ouest de la Chine. Sur un millier de tours recensées, il n'en reste désormais que la moitié. 562 pour être précis, si l'on en croit les statistiques de Yixisangdan, en charge de la protection du patrimoine de Danba. Quant à leur âge, les avis divergent. Frédérique Darragon, véritable passionaria des diaolou, "tours fortifiées" en chinois, a mené un travail de datation au carbone 14 sur 82 tours, estimant entre les IVe et XVIe siècles la construction de celles qui existent toujours. Des résultats contestés par certains universitaires chinois, qui optent davantage pour une architecture défensive du XVIIIe siècle, diao signifiant donc "forteresse" en chinois. Quoiqu'il en soit, les tours fascinent et intriguent, d'autant qu'elles ont bien résisté au grand tremblement de terre ayant ravagé une partie du Sichuan en 2008. Extrait d’un article du figaro
Le lendemain Siao ping m’a guidé vers une maison musée, et là nous avons rencontré dans ce village de montagne He Yu , une étudiante chinoise qui parlait couramment anglais.
C’est cette même jeune fille qui m’avait dit que c’était une française qui avait disons découvert et surtout sensibilisé les autorités à bien entretenir ces tours, jusqu’à ce que très récemment je tombe sur un article du Figaro où ils ne parlent même pas du poivre du Sichuan….
J’en ai rapporté un kilo pour les amis.
On s’est promené tous trois toute la journée dans ce village d’architecture Tibétaine tout comme JIAJU ZANGZAI. ça monte , ça descend sur des sentiers tortueux, et là c’était autrement plus intéressant que le village « classé » car c’était le village natal de Siao ping . L’on croisait ses tantes, ses amis, elle nous décrivait la flore, telles ces mini baies sauvages dont on ne mange que la peau, ces fleurs jaune pâle qui se fumeraient, ces feuilles aux propriétés hémostatiques... Passionnante journée.
On est arrivé finalement à son école.
Quand j’étais petite m’a-t-elle dit, c’était deux heures de marche le matin et deux heures le soir…4 heures d’études perdues, mais elle est devenue infirmière, pourtant issue d’une famille très pauvre.
Cela fait réfléchir. Je n’avais qu’une heure à pied aller-retour pour aller à l‘école, et c’était un chemin très praticable.
Siao ping nous quitte pour aller passer un examen final.
Avec He Yu et son amie Malaysienne, nous affrétons une voiture, car pas de car pour rejoindre DAN LING.
3.5 h de route défoncée dans une berline, et non pas un 4x4. …
Grande maison d’hôtes de style Tibétain, bon dîner, nuit fraîche mais il y a un paquet de couvertures. On est à 3300 mètres. Pas de réception de téléphone mobile.
On part tous trois à pied vers une source chaude qu’on aura beaucoup de mal à trouver. En pleine nature un bassin de 4 mètres par 4.Personne. On fait trempette une heure. L’eau est bonne.
Le lendemain balade de 5 heures à cheval, un régal. Paysages magnifiques.
Des marmottes, des yaks, des oiseaux, le tout dans des prairies constellées de fleurs sauvages. On boit une tasse de lait chaud de Yak dans une ferme au bout du monde où néanmoins il y a l’électricité.
On est dans un autre siècle et pourtant il y a la télé et un programme de télé réalité débile à la sauce chinoise. Quel contraste!
Je monte à Maerkang , rien à voir, et en redescends. De là, j’avais escompté aller vers Xining, province du Qinghai, mais j’y ai finalement renoncé.
Départ donc pour Chengdu….
Je prends le car et rencontre un jeune chinois, professeur de chinois. Chic, me dis-je je vais pouvoir améliorer mon chinois. Non, il préfère, ça va plus vite, utiliser son broken English..
Après le car qui s’est arrêté avant Lu Ding, on prend une navette, un mini van pour rejoindre Lu Ding. Nous sommes 8 + le chauffeur entassés comme des sardines. On devrait arriver dans 20 minutes…Sur une route défoncée en construction, le chauffeur se faufile et slalom à la chinoise, mais à un moment: STOP. Jamais vu un embouteillage pareil. Des centaines de camions, cars, voitures, bloqués par un simple camion en panne.(On l’a su plus tard). Il pleut comme il faut, on ne respire plus dans le mini van. On n’attend pas de miracle. D’après certains, la ville n’est pas loin…t’es sûr demandais-je au prof? Oui. Le chauffeur me l’a confirmé…
C’était ça ou bien passer la nuit dans le mini van.
Bon, la nuit sans éclairage, ma lampe torche d’une main, il serait temps que j’achète une frontale, le parapluie de l’autre , on patauge dans les ornières et la gadoue de la route en construction. Une bonne heure plus tard après avoir couru comme des fous avant le dynamitage d’une falaise, on se refugie exténués sous le grand parasol d’un vendeur.
Un moine qui ne vivrait parait il que de l’aumône joue avec son I machin dernier cri en croquant une pomme…
Et des I machin dernier cri , il n’y en a pas encore des tonnes en Chine.
Sur les 8, il n’en reste que 4, les autres marchaient beaucoup plus vite que nous. Voyant quelques motos venir de ce que je présume être la ville, je suggère au prof d’en affréter. Ah! il n’y avait pas pensé. Finalement, c’est un taxi qui viendra nous chercher tous quatre, à minuit, sans pour autant nous extorquer de l‘argent, ce qu’il aurait aisément pu faire. Le taxi a roulé 45 minutes chrono. Autant dire que si on avait marché , on ne serait jamais arrivé..Je suis un étranger. Les deux autres garçons, 20 ans, étaient des manœuvres. Plus jeunes, pas chargés, ils marchaient naturellement plus vite que moi. Ils m’ont aidé et jamais laissé tomber. On communiquait par signe. Merci à eux. A la gare routière, pas une chambre de libre...Sous une pluie battante, vers minuit, on a déniché une gargote où l’on s’est rassasié. Puis les garçons ont eu une idée géniale : On va dormir à l’internet café en face de la gare. Wow! J’avais peur de ne pas être accepté, car rarissimement, et tout particulièrement dans les petites villes les étrangers ne peuvent accéder aux cafés internet. Mais là, pas de problème. L’employé a stocké nos bagages dans un local fermé et nous nous sommes endormis vers 2 heures du matin dans de larges et moelleux fauteuils. Pas de musique la nuit, ni le staccato des mitrailleuses vidéo, un rêve. Nous avons tous très bien dormi, réveil à 6 heures et repris un car à 7 heures en achetant les derniers billets. Ouf.
Le professeur m’a invité chez lui, ses paysans de parents étant absents. On arrive à Chengdu et venant dont nous venions cela fait un choc, puis après 2 heures de bus on arrive à son hameau, près de Peng Zhou. Je dis bien hameau car c’est vraiment tout petit et rare. Ce sont de mini immeubles de trois étages entièrement neufs, des boîtes..construits suite au séisme de 2008.
Pour aller dîner, on attrape un bus pour le village où tout est également neuf, mais avec une architecture locale en béton et bois assez élégante dans le style de la région .
On revient en 30 minutes à pied, car pas de bus. On est vraiment à la campagne.
Dans son broken English, j’ai compris que l’on irait demain dans un village français!
Qu’est-ce que c’est?
20 minutes de car plus tard, on débarque à BAI LU dans un village de style français! La plupart des styles architecturaux sont mélangés, les petits immeubles haussmanniens et les maisons strasbourgeoises, le château de la Loire, l’hôtel IRIS, sic, le restaurant LES CHAMPS.
L’épicerie où l’on trouve du vin rouge chinois « Great Wall (��a c’est connu, mais aussi du « Grand Bato, du Bordux « … est dénommée « Le Super marché ».
Le Café de Flore…le tout à la sauce et aux couleurs chinoises.
C’est grand, plusieurs rues, très gai, coloré, détonnant.
Ce village tout neuf, pas entièrement terminé , réellement habité par des Chinois, a été inauguré au printemps 2011. C’est un partenariat Franco- Chinois suite au tremblement de terre de 2008.
Rare en Chine, on ne paye pas de ticket racket d’entrée…ils leur reste un peu de pudeur…
Il coule une jolie rivière, et les restes d’une arche d’un pont construit par des missionnaires, plusieurs cafés, terrasses, parasols .Sympa.
Un peu plus loin une rare école qui ait résisté au séisme. Nombreux dessins réalisés par des enfants après le séisme . Très touchant.
Un peu plus loin, mais chantier interdit au public, une très grande église et ses annexes en reconstruction.
Elle a souffert du tremblement de terre, mais la reconstruire est important pour faire revenir les touristes et le business des photos de jeunes mariés…
Retour à Chengdu.
Le SIM’s étant complet, j’ai dormi une nuit au LOFT, recommandé par le LP. C’est un hôtel déguisé en hôtel de voyageur, qui n’a strictement rien à voir avec la philosophie du SIM’s. C’est tout juste si on vous dit bonjour. 2 malheureux PC, contre 8 au SIM’s. Le service du petit déjeuner ne commence qu’à 9 heures, et avec deux clients en salle on vous apporte un café tiédasse à 9 heures 30.
Ils n’ont pas l’air de savoir que les autocars partent tôt en Chine..
Les chambres sont beaucoup plus spacieuses qu‘au SIM‘s, donc plus chères, ce qui est normal, mais il n’y a pas d’ascenseur…
C’est mon sac à dos qui aime bien prendre l’ascenseur…
Même lorsque vous escomptez rester quelques jours dans un même hôtel, ne payez jamais plusieurs jours d’avance…surtout si on vous propose, mon œil, un prix spécial.
Départ pour Juizaigou.11 heures de car sur une bonne route.
Capacité hôtelière 20.000 lits..
Un monde fou, normal ce sont les vacances scolaires.
Tout est plus cher qu’ailleurs.
A l’entrée du parc, un ensemble de magasins de souvenirs presqu’aussi grand qu’un supermarché. C’est peu dire.
Le premier lac est bleu turquoise, le second lac est bleu turquoise, le …
Si j’aurais su, j’aurais pas venu
Compte tenu de ce que j’avais lu, j’avais réservé deux nuits. J’ai acheté le soir le dernier billet de car.
Chacun son truc.
Et re 11 heures de car pour rentrer à Chengdu.
XI AN
Je n'y suis resté que très peu de temps (2 nuits) c'est donc forcément assez subjectif.
Je descends du car en provenance de Chengdu, pas un taxi ne daigne s'arrêter et quand ils s'arrêtent ils ne savent soudain plus lire. Il y en avait pourtant un paquet, et mon hôtel n'était pas à 5 mn, loin de là. Je n'avais pas encore vu cela.
Une gentille dame m'a conduit jusqu'au bon arrêt de bus. Un bon point.
Hôtel , près de la porte Sud, personnel aimable comme une porte de prison mais ça arrive aussi en France. Pas de chance le seul mauvais en 2.5 mois de voyage était à Xi An. La vieille ville...toute neuve, mur d'enceinte tout neuf de 14 kilomètres de périphérie, oui, mais quasiment tout neuf. Un décor de carton pâte.
A l'intérieur pollution au maximum, deux tours dont la tour du tambour, bon il y en un peu partout en Chine. De là haut (pas si haut) on ne voit que du brouillard sur mes photos... un flou artistique sans doute...
A partir de la porte Sud, le long des remparts il y a une rue longue comme un jour sans fin, qui est remplie de magasins de peintures, calligraphies, marchands de pinceaux. Pas un touriste en juillet, et là on se sent bien. Rue sympathique.
La rue du quartier musulman. RAS. J’aimerais bien connaître le nom des arbres dont les fleurs jaunasses tombaient, sur la rue comme de la neige. (en juillet )
Derrière, des milliers d'échoppes qui vendent toutes les mêmes conneries. L’ancienne mosquée. Il faut bien ouvrir les yeux pour voir que c'en est une. Se balader en ville, rien de bien particulier.
Terra cota. Une merveille bien sur . Mais ATTENTION
Il y a les bus, on peut en effet y aller seul.
Il y a deux sortes de "tours" Ceux qui s'arrêtent une petite heure à l'aller dans une immense fabrique de souvenirs, poteries, meubles et vraies fausses antiquités. Chinoises, au demeurant assez intéressante, pourquoi ne pas voir ce qui se fabrique avec une imagination délirante et créatrice, et les autres qui vont directement à "terra cota", sans passer par les « souvenirs shops » mais qui reviennent plus tôt..
Donc temps passé à Terra cota idoine...
Le mausolée de l'empereur, éloigné du site "terra cota" est une perte d'argent et de temps. Une collinette, disons un monticule engazonné où vous dira t-on on n'a toujours pas trouvé l'entrée (lire pas cherché ou encore on ne veut pas la trouver ou encore invisitable, donc pas de ticket à vendre...
Bon voyage, mais Xi An ce n'est pas ma Chine.
Fin
Croisière-plongée à Tubbataha et après...? (Philippines) English translation pending
En mars dernier, je suis allée pour une première découverte des Philippines à Manille, volcan Taal, Sud Leyte pour plonger ainsi qu'à Bohol (Panglao logée à la Villa Belza et Cabilao)...des vacances extras, des rencontres sympas et des plongées féeriques !
Du coup rebelote en mars prochain, je me suis décidée pour la croisière plongée Tubbataha (je vais casser la tirelire) 5 jours en mer où j'espère voir des merveilles...puis nous avons 8 jours "sur terre" à Palawan.
J1: Puerto Princesa - Sabang
J2: rivière souterraine - Port Baton en banca
J3 : Port Baton - El Nido en banca
J4-7 : El Nido.
J8: El Nido-Puerto Princesa en jeepney.
J9: vol vers Manille.
Que pensez vous de ce petit programme, faisable ?
Je précise que nous y serons pendant la Semaine Sainte début avril, doit-on réserver d'avance les hôtels auprès d'une agence locale? Y'aura t'il beaucoup de philippins ou touristes en vacances à cette période ?
Evidemment j'aurai bien aimé un vol direct El Nido-manille mais pour 150 euros contre 40 euros avec Cebu Pacific entre Puerto Princesa et Manille j'ai vite choisi ! A tort ou a raison ?
Evidemment j'aurai aimé une semaine de plus pour continuer vers Busuanga/Coron et ses épaves et ses lacs cachés mais bon j'y reviendrai...
Aux amoureux des Philippines, j'attend votre avis d'expert et toutes suggestions...
Merci à vous et à bientôt.
Lise
PS : Qu'il est doux de songer aux prochaines vacances quand il fait déjà nuit sur Paris à 17h et que l'hiver ne fait que commencer....
Climat en février au Kenya et paludisme? English translation pending
Bonjour,
nous pensons partir au Kénya au mois de février (vers le 15/02). pouvez vous nous indiquer si la période est bonne concernant le climat, et pour voir les animaux (notamment les felins).
Nous avons fait quelques recherches concernant le TO african quest, mais peu de renseignements trouvés. quelqu'un les connaît-il?
dernière question faut-il un traitement anti palu au kénya?
merci pour vos réponses
Arnaque à Corbett Park, où faire un vrai safari d'une journée? English translation pending
Bonjour à tous,
Je suis actuellement en Inde à New Delhi pour un stage, et le week end dernier je suis allé au parc naturel de Jim Corbett, mais ce fût une grosse arnaque. En fait on avait réservé pour un tour tout compris sur 2 jours, avec un safari en jeep et un safari à dos d'éléphant avec évidemment l'espoir de voir pourquoi pas un de ces fameux gros matous tigrés. (http://corbettnationalpark.com/...-packages.htm#tour-1, le "tour-1").
Le soir on fait le premier safari, à dos d'éléphant, qui s'est en fait résumé à une balade dans la "jungle" qui bordait une route principal donc très près des habitations donc aucune possibilité de voir des animaux, et sans guide. Ce fut très sympa, car on était dans la nature à dos d'éléphant, mais je n'appelle pas ça un safari.
Le lendemain, safari en jeep : une dizaine de jeeps qui se suivent sur une route goudronné dans une simple foret, encore et toujours pas de guide, des chauffeurs qui ne parlent pas anglais, et des dizaines d'autres véhicules qui nous doublaient en klaxonnant. Bref la encore ça n'avait rien d'un safari mais plutôt d'une banale balade en foret. En 3h on a vu 1 cerf et 1 singe...wouhouuuu !
En rentrant on est allé faire un scandale auprès du mec de l'agence qui a finit par plus ou moins nous avouer qu'en fait tout les safaris dans Corbett étaient complet, et que donc il nous avait fait faire les "safaris" qui ne se font pas du tout dans le parc mais dans la foret en bordure.
Bref tout ça pour dire 2 choses :vous mettre en garde par rapport à ce genre d'arnaquevous demander de l'aide : on voudrait y retourner pour faire un VRAI safari, dans le parc et avec un guide. Mais du coup on ne sait pas trop où chercher par peur de se refaire avoir. Est ce que quelqu'un pourrait nous aider en nous donnant le nom des bonnes agences où on peut réserver, des conseils, ...etc. Sachant que cette fois par manque de temps on pense faire ça seulement sur une journée. Et j'ai aussi vu qu'il y avait plusieurs zone dans le parc, laquelle est la mieux?Merci d'avance pour votre aide 🙂
Je suis actuellement en Inde à New Delhi pour un stage, et le week end dernier je suis allé au parc naturel de Jim Corbett, mais ce fût une grosse arnaque. En fait on avait réservé pour un tour tout compris sur 2 jours, avec un safari en jeep et un safari à dos d'éléphant avec évidemment l'espoir de voir pourquoi pas un de ces fameux gros matous tigrés. (http://corbettnationalpark.com/...-packages.htm#tour-1, le "tour-1").
Le soir on fait le premier safari, à dos d'éléphant, qui s'est en fait résumé à une balade dans la "jungle" qui bordait une route principal donc très près des habitations donc aucune possibilité de voir des animaux, et sans guide. Ce fut très sympa, car on était dans la nature à dos d'éléphant, mais je n'appelle pas ça un safari.
Le lendemain, safari en jeep : une dizaine de jeeps qui se suivent sur une route goudronné dans une simple foret, encore et toujours pas de guide, des chauffeurs qui ne parlent pas anglais, et des dizaines d'autres véhicules qui nous doublaient en klaxonnant. Bref la encore ça n'avait rien d'un safari mais plutôt d'une banale balade en foret. En 3h on a vu 1 cerf et 1 singe...wouhouuuu !
En rentrant on est allé faire un scandale auprès du mec de l'agence qui a finit par plus ou moins nous avouer qu'en fait tout les safaris dans Corbett étaient complet, et que donc il nous avait fait faire les "safaris" qui ne se font pas du tout dans le parc mais dans la foret en bordure.
Bref tout ça pour dire 2 choses :vous mettre en garde par rapport à ce genre d'arnaquevous demander de l'aide : on voudrait y retourner pour faire un VRAI safari, dans le parc et avec un guide. Mais du coup on ne sait pas trop où chercher par peur de se refaire avoir. Est ce que quelqu'un pourrait nous aider en nous donnant le nom des bonnes agences où on peut réserver, des conseils, ...etc. Sachant que cette fois par manque de temps on pense faire ça seulement sur une journée. Et j'ai aussi vu qu'il y avait plusieurs zone dans le parc, laquelle est la mieux?Merci d'avance pour votre aide 🙂
Croisière en Antarctique sur le Boréal English translation pending
@ ggne
Comme l'a suggéré Joska j'ouvre un nouveau post pour le Boréal
Je te remercie pour le lien que tu as donné. Je savais qu'Ushuaia TV passait le reportage effectué lors de notre croisière, mais je n'ai pas accès à cette chaîne. Je viens de passer 52 mn de bonheur a regarder ce reportage, avec toujours avec une grosse émotion. Un voyage comme celui-là ne s'oublie pas.
@ joska
non Ondine ne va pas en Géorgie du Sud, je lui ai dit que c'était vraiment dommage car c'est fabuleux, que ce soit pour les paysages et surtout pour les manchots royaux.
@ ondine14
Eh oui il faudra prévoir un autre voyage en Antarctique en y incluant la Géorgie Du Sud. De tout façon rien qu'avec la Péninsule Antarctique vous aurez votre lot d'émotions tellement c'est beau et observer les manchots les otaries, etc dans leur élément c'est extraordinaire, .
@ toilapol
J'apprendais un peu de monter dans les zodiacs, mais finalement ça c'est bien passé, on nous aide bien.
Comme l'a suggéré Joska j'ouvre un nouveau post pour le Boréal
Je te remercie pour le lien que tu as donné. Je savais qu'Ushuaia TV passait le reportage effectué lors de notre croisière, mais je n'ai pas accès à cette chaîne. Je viens de passer 52 mn de bonheur a regarder ce reportage, avec toujours avec une grosse émotion. Un voyage comme celui-là ne s'oublie pas.
@ joska
non Ondine ne va pas en Géorgie du Sud, je lui ai dit que c'était vraiment dommage car c'est fabuleux, que ce soit pour les paysages et surtout pour les manchots royaux.
@ ondine14
Eh oui il faudra prévoir un autre voyage en Antarctique en y incluant la Géorgie Du Sud. De tout façon rien qu'avec la Péninsule Antarctique vous aurez votre lot d'émotions tellement c'est beau et observer les manchots les otaries, etc dans leur élément c'est extraordinaire, .
@ toilapol
J'apprendais un peu de monter dans les zodiacs, mais finalement ça c'est bien passé, on nous aide bien.
Big 5 pour small 4 ou l'Afrique Australe en famille: Le Cap, Namibie, Botswana, Zimbawe - Partie 2 English translation pending
la première partie est là: http://voyageforum.com/v.f?post=3855088;search_string=namibie%20botswana%20big%205%20small;14 Aout 2010 (J17) : Etosha (Okaukuejo) - Etosha (Halali NWR Campsite)
On se réveil avec le soleil : c’était une erreur, on a un peu foiré l’affaire, on aurait du être parti à cette heure. Petit déjeuner rapide (ça veut dire rusks trempé dans le café ou le lait jusqu’à ce que la texture permette de les croquer sans perdre une dent) puis tour des points d’eau. Au feeling, détour par Gemsbokvlakte juste comme ça, parce que c’est sur le chemin. Au bord du point d’eau, il ya une bonne demi-douzaine de voitures arrêtées, dont quelques voitures de safari, ça doit pas être pour regarder un moineau se désaltérer. Ben nooooon… En effet, quatre lionnes se désaltèrent en jouant dans l’eau, en se mordillant, en sautant. Inutile de dire qu’elles on fait le vide autour d’elle. Après un certain temps, elles partent dans les herbes hautes et se dirigent vers des girafes, elles se divisent de façon à encercler une des girafes : raté, la girafe les a vu (faut dire que de ce côté là, elle est avantagée) et se rapproche de ses congénères. Tranquilles, les lionnes continuent à se disperser à la recherche d’une proie. On finit par les perdre de vue. Direction Olifantsbad, réputé pour sa richesse : un vrai désert, décevant. Nous nous dirigeons alors vers notre second camping Halali, tout en passant par un maximum de points d’eau et de vues sur le pan (Aius, Odongab, Sueda, Salvadora, Rietfontain). Ca et là, nous croiserons des oryxs, Kudus et springboks et notre premier éléphant, qui, solitaire, traversera la route devant nous.
Le camping d’Halali est tout simplement moche. Après un pique nique, c’est la douche et l’installation du camp. Certains s’adonnent à la sieste, d’autres, comme Rebecca et moi, se disent : il-faut-quand-même-aller-voir-au-point-d’eau-s’il-n’y-rien-parce-que-ce-serait-trop-bête-qu’il-y-ait-plein-de-bestiaux-et-qu’on-les-rate-par-paresse. Nous voilà en route. Honnêtement, pas grand chose au point d’eau : on peut aller faire la sieste. Maaaaaaaais, au loin, il y a des taches grises qui ressemblent à des éléphants : on va pas faire la sieste. Au bout d’une demi-heure, trois éléphants arrivent au bord de l’eau et commencent à boire, puis quatre, puis cinq, puis six… puis vingt-sept. Oui, oui, à l’apogée de cette baignade-hydration publique, il y aura vingt-sept éléphants de tous âges. Après le boire, c’est le bain façon Babar. Voilà ces éléphants qui s’aspergent joyeusement d’eau et de boue. Vers 15h00, départ pour le game drive de l’après midi (ça y’est, on est devenu des pros, on dit plus ballade-en-bagnole-à-la-recherche-de-bestiaux) qui nous mène vers Goas et Noniams. Nous assistons silencieux à l’apéro de quelques gracieuses girafes.
Le soir, nous réitérons l’expérience de l’apéro dinatoire au point d’eau. Décidément, on est abonnés aux rhinos : il y aura jusqu’à quatre rhinos ce soir là. Puis plus rien, une hyène passe fissa. Puis 2 chacals. Puis c’est la calme plat. On va se coucher.
Il y en aura jusqu’à vingt-sept au point d’eau d’Halali
15 Aout 2010 (J18) : Etosha (Halali) - Grootfontein (Roy’s Camp) Lever de bon matin et tour des points d’eau : Batia, Ngobib, Kalkheuwel, Chudob. Toujours nos troupeaux de springboks agrémentés de Kudus et d’oryx. Quelques zèbres s’abreuvent dans la lumière matinale. Quelques chacals les asticotent, mais pas de prédateurs bien sérieux. Bon, faut dire un truc. Après trois jours, les herbivores à Etosha, c’est à peu près comme les pigeons à Paris : y’a qu’à ouvrir les yeux pour en voir, exception faite des éléphants et des rhinos. Du coup, le voyageur devient bêtement exigeant et se met à rêver léopard et autre guépard. Pause café à Namutoni : beaucoup plus chouette que les autres, ce camp. On poste les cartes écrites ces derniers jours. Dernier game drive avant la sortie et hop là, au détour de Dik-Dik Drive, on tombe sur trois lionnes en train de dormir. Elles doivent avoir le ventre plein, car leur activité n’est pas très élevée. On les contemple en espérant les voir de lever et tout ça mais non, elles ne bougent pas. On est quand même rudement contents. Sur la route qui nous mène à la sortie, on est bloqué par un éléphant qui s’est installé au milieu de la chaussé et grignote quelques feuilles à droite ou à gauche. Il semble respirer la joie de vivre. Nous, on est coincé…
Quelques herbivores se désaltèrent à Kalkheuwel
La sieste des lionnes le long de Dik-Dik Drive
Arrêt à Tsumeb qui est plutôt une jolie ville. Plein d’essence et de victuailles. Un jeune garçon essaye de me soutirer quelques dollars pour soutenir son équipe de football locale qui n’existe pas. Il ne sait pas que ce stratagème a fait le tour des forums de voyage traitant de la Namibie, ce dont je l’informe. Il est penaud et je le comprends : si les petites arnaques sans conséquences des enfants sont contrecarrées par internet, rien ne va plus. En même temps, lui donner quelque chose, c’est encourager la mendicité, ce que ne souhaitent pas les voyageurs sud-africains (largement évoqué sur le forum 4x4community). Il est clair que donner de l’argent à un enfant est déstructurant pour la société. En effet, que deviennent les rapports sociaux si l’enfant, ce qu’il y a de plus bas dans l’échelle sociale africaine, peut gagner autant d’argent qu’un adulte qui travaille. Après ces considérations, nous nous mettons en route pour Roy’s Camp qui est un endroit assez chouette. Les emplacements sont spacieux et le tout est joliment boisé. Nos voisins sud-africains nous appellent à la nuit tombée pour nous montrer ce qu’ils appellent des « antelopes », à savoir la plus grosse antilope (une chèvre en mieux si peut dire) d’Afrique australe, qu’il est difficile de voir car elle ne sort que la nuit. Elle fait plusieurs centaines de kilos et peut sauter à 2 mètres de haut. Les proprios sont en revanche moins sympas et avenants. Outre le fait qu’ils sont peu causant, ce que je ne peux pas leur reprocher puisque moi non plus (en même temps je n’ai pas décidé de tenir une guest farm), ils ont une façon étrange de traiter leurs employés. Lorsque Hélène demande à partir de quelle heure il y a de l’eau chaude pour la douche, la tenancière répond qu’il n’y a pas à s’en faire car des « ils » allument le feu sous le donkey dés 4h00 du matin, « eux » vont s’en occuper. C’est vraiment chouette cette vie où des « ils » et des « eux » sans titre ni nom, habillés chichement et mal chaussés, s’occupent de toute la logistique. Encore un endroit où il semble que la page de l’apartheid ait du mal à se tourner.
16 Aout 2010 (J19) : Grootfontein - Grashoek (Living Museum of the Ju/'Hoansi-San) Nous prenons le matin la C44 en direction de Tsumkwe. Nous entrons dans le Bushmanland. Objectif du jour, la visite du Grashoek Living Mueum, un village « traditionnel » destiné à présenter la culture bushman aux visiteurs. Peu après la barrière vétérinaire, nous quittons la piste et obliquons vers le nord en direction de Grashoek. Après quelques kilomètres de piste kalaharienne avec des passages en sable profond et après avoir difficilement croisé un overland truck bougon pas décidé à partager le moindre centimètre de piste, nous arrivons au village. Un guide se dirige vers nous pour savoir quel type de visite nous voulons. Il parle un anglais approximatif mais suffisant. On se met d’accord : tour du village moderne puis activités culturelles. Le tour du village moderne en premier, c’était l’erreur. Nous voilà propulsés dans les arcanes d’une société totalement déstructurée. Les Bushmen étaient des chasseur cueilleurs, peu nombreux puisque quelques dizaines de milliers dans l’immensité du désert du Kalahari. Le jeune état namibien, comme d’ailleurs sont voisin botswanais, a donc décidé de les sédentariser et la chasse est aujourd’hui illégale. L’espoir de l’Etat était que des chasseurs cueilleurs deviendraient éleveurs en une génération : peine perdue, il nous a fallu quelques centaines de milliers d’années, ça peut surement aller plus vite, mais assurer cette transition en 20 ans, c’est illusoire. Les bushmen vivotent donc de pas grand chose (au Botswana, il y a au moins quelques minimas sociaux, mais pas en Namibie) et s’adonnent autant que faire se peut à leur passe-temps favori : l’alcool. Le village est d’une saleté inouïe, jonché de bouteilles de bière, ça file le blues. Notre guide nous explique que le « projet » de « Living Museum », monté avec l’aide d’une ONG allemande, apporte 50 % des revenus au village et permet d’acheter le fuel qui alimente la pompe à eau qui n’est pas encore solaire (c’est pour bientôt). Il nous explique que ce ne fut pas si simple de faire adhérer les villageois au projet. L’idée de danser ou pratiquer l’artisanat devant des étrangers ainsi que les guider dans le bush ne leur plaisait pas, on peut facilement le comprendre. Petit à petit, les habitants ont réalisé que le projet était aussi un moyen de transmettre et donc de préserver leur culture menacée de disparition, ils y ont adhéré. Après le tour, notre guide nous donne rendez vous au « Living Museum » proprement dit, le temps « d’aller revêtir son habit traditionnelle », il se marre, nous aussi, on sait pas trop à quoi s’attendre. L’organisation est un peu chaotique, mais pas trop, juste ce qu’il faut pour que ce soit détendu. On commence par le module « artisanat ». On apprend d’abord à faire du feu avec deux bouts de bois et quelques herbes, je suis bluffé et je ne sais pas s’y arriverais aujourd’hui. Puis, tandis qu’une des filles se fabrique un arc et une flèche, réalisant un de ses plus vieux rêves, l’autre se fait un collier en coquilles d’œuf d’autruche. Seul notre guide parle anglais, les autres ne parlent que San, entendre cette langue à « clicks » est un vrai plaisir et n’est pas sans rappeler le film « Les dieux sont tombés sur la tête ». Après le déjeuner, promenade guidée dans le bush kalaharien. La promenade est émaillée d’arrêts autour de plantes médicinales ou nutritives. Ces bushmen sont incroyables, ils creusent à la base d’un arbre, déterrent un tubercule, que nous goutons tous : super désaltérant. Un autre : on le presse pour en extraire quelques gouttes d’eau qui, me disent ils « sont largement suffisante pour les désaltérer (personnellement, il me faut 3 à 4 litres pour obtenir le même effet). Nous découvrons l’euphorbia, une plante dont le jus toxique est utilisé pour enduire les flèches destinées la chasse : une fois touché, l’animal s’endort. Nous sommes fascinés de découvrir comment il est possible de puiser les maigres ressources nécessaire à la vie dans cette nature ingrate. La journée se clôt par quelques chants et danses qui seront un peu trop vite envoyés pour pouvoir être réellement appréciés. Bon, OK, c’est assez « touristique », mais que signifie touristique dans cette région du monde. Et puis après tout, je suis « pour » les trucs touristiques de ce genre. Personnellement, si 8 touristes japonais dont je ne parle pas la langue devaient débarquer au beau milieu de mon salon pour le visiter, je souhaiterais : 1) être prévenu de leur venue ; 2) en connaître l’heure ; 3) avoir un interprète ; 4) toucher un partie substantielle de ce qu’ils ont payé pour cette visite. A mon sens « l’authentique » est une vision de l’esprit. S’il existe des peuplades reculées qui ont la chance (?) de ne pas être parasitées par notre tourisme, alors laissons les tranquilles ou laissons les ethnologues dont c’est le métier nous écrire d’intelligents ouvrages que nous pourrons prendre plaisir à lire. Nuit au camping communautaire : simple petite clairière équipée de toilettes sèches. La boerwurst n’est pas à tomber, mais le Pinotage de Nederburg se laisse boire. Cette nuit dans le Kalahari est calme et fraiche.
Le village « traditionnel »
Percer les coquilles d’œuf d’autruche pour en faire un collier
La confection d’un arc
En route dans le bush
Déterrer les précieuses racines gorgées d’eau
Quelques danses…
17 Aout 2010 (J20) : Grashoek - Dobe Départ de bon matin pour Tsumkwe, ville située à la frontière du Botswana où nous arrivons après 2h30 de route et en ayant pris de multiples auto-stoppeurs, dont pas mal écoliers. Les Bushmens nous expliquent qu’ici, les gens n’ont pas de voiture et que les transports en commun sont rares dans le Kalahari. Pour aller au lycée, les enfants doivent parfois compter une journée de route, faite de multiples sauts de puce en minibus ou auto-stop. Rapidement, la voiture déborde. Tsumkwe est une ville assez glauque. Pourtant, j’aime l’ambiance des villes frontières au milieu de nulle part. Mais Tsumkwe, ça ne le fait pas. Les rues sont remplies de Bushmens errant à la recherche d’alcool, dont ils financent l’achat en mendiant ou en vendant pour un prix dérisoire les bijoux qu’ils ont fabriqués. Nous avions dans un premier temps pensé dormir au Tsumkwe Country Lodge. L’endroit ressemble à un camp de prisonniers : barbelés électrifiés montant à 4 mètres, baraquements en taule faisant office de bungalow, sol poussiéreux et emplacement trop proches les uns des autres. Il va falloir trouver autre chose… Nous faisons un bref tour à la boutique « Mi wi a » (ça veut dire merci en San) où nous achetons de l’artisanat bushman. Recommandée par le guide Bradt, cette boutique tenue par un couple de missionnairevend pour un prix raisonnable de l’artisanat bushmen. Les profits réalisés permettent d’acheter de la nourriture pour les communautés environnantes. Certes, c’est plus cher, que les 15 N$ que coute un bracelet vendu dans la rue par une femme enceinte, mais il y a une chance que le bébé qu’elle porte dans le ventre ne soit pas confit dans d’alcool. Après cette étape, nous passons la frontière vers 14h00. Le poste a un côté « bout du monde » : une cabane de chaque côté, quelques tentes et hamacs pour le sommeil des douaniers, une barrière métallique entre les deux pays. Sur le registre, nous sommes le troisième véhicule de la journée et il en passe rarement plus de cinq, parfois aucun. Les douaniers sont dans l’ensemble sympathiques, peut être un peu plus côté botswanais. Le GPS pète un câble : il refuse que nous poursuivions plus à l’est et prétend qu’il n’y a plus de piste, « demi-tour, demi-tour, demi-tour… ». Pauvre appareil, on le plaint et on l’éteint. Ahhh, si on pouvait faire pareil avec les enfants... Les 500 premiers mètres de piste botswanaise sont en sable profond, mais ça passe bien. La piste est ensuite de qualité moyenne. Il se fait tard, il est clair que nous ne pourrons pas atteindre Maun. Il va falloir trouver un endroit pour dormir. De fil en aiguille nous sommes hébergés par Driess et Elsa, un couple de missionnaires qui vivent là avec leurs deux enfants, une grande fille de 4 ans et un bébé de 6 mois. Ils ont installé une pompe à eau qui permet aux Bushmens résidant alentours de ne pas passer la moitié de leur journée à chercher de l’eau. Ils aident aussi les communautés à constituer leur dossier de demande de passeport, ce qui leur permet de maintenir le contact avec les communautés namibiennes. On visite leur petite église. Driess nous dit que l’évangélisation n’est pas sa priorité, on n’a pas de moyen d’en être certains. On n’est pas fans de religion et encore moins d’évangélisation, mais je dois dire qu’il est difficile de rester indifférent au choix de vie de Driess et Elsa qui sont si isolés, à quatre heures de la première ville (Grootfontein ou Maun), sans médecin alors qu’ils ont un petit bébé. Les parents d’Elsa, sont venus leur rendre visite depuis la région du Cap et ont apporté un poisson de mer exquis qu’ils ont réussi à garder surgelé tout au long du trajet. Nous sommes invités à partager ce dîner de fête et somme autorisés à dormir dans la cours de la mission. Pas de vin ce soir, ce n’est pas dans les habitudes de la maison. Leur bébé a une gastro et ils ont un peu de mal à s’en sortir : on leur laisse de l’eau minérale et de quoi faire de l’eau de riz.
18 Aout 2010 (J21) : Dobe – Maun (Maun Rest Camp) Les 120 km de piste jusqu’à Nokaneng sont parcourus en 2h30. La piste est de mauvaise qualité, parfois défoncée et parsemée de nids de poule, parfois pas mal ensablée. Le reste se fait sur une route goudronnée en bon état. Le paysage est assez monotone. Après 3h00 supplémentaires de route, une barrière vétérinaire où nous découvrons un oiseau encastré dans le pare-choc (le policier se marre : les oiseaux morts, je les laisse passer, même si c’est de la viande crue, ouaaaaarf) nous arrivons à Maun Rest Camp, notre destination. Deux bonnes nuits dans un lit douillet avec douche chaude et non rationnée, ça va être bon ! Nous sommes accueillis chaleureusement par Simon et Joyce, la soixantaine, propriétaires des lieux et guides de leur agence de safari. Simon sera notre guide dans Moremi et Chobe et il nous parle du programme des 5 prochains jours, qui nous emmènera de Maun à Kasane. Apéro à base de Chardonnay de chez Chamonix (la version standard, pas la réserve) et bacon grillé.
19 Aout 2010 (J22) : Maun (Maun Rest Camp) Le matin, nous attendons le gars de l’agence qui doit récupérer le 4x4 que nous rendons à Maun. On s’attend à voir arriver 2 gars en auto. Pas du tout : c’est un gars tout seul, à pied, qui se présente, pile à l’heure. On lui offre le café et quelques biscuits et il nous raconte qu’il a quitté Windhoek il y a 48h00 et qu’il est venu… en stop. Il est arrivé hier soir à Maun, a trouvé où dormir et s’est fait bien propret ce matin (polo à l’effigie de la compagnie, badge nominal), puis est venu à pied (6 km) jusqu’au camp. Epatant la Namibie, je comprends pourquoi ça n’était pas si cher de rendre l’auto à Maun. Après un bref tour de la voiture, il rentre à Windhoek et nous dépose en ville en chemin. Le Botswana, ça nous change franchement de la Namibie. A côté, c’est une bouffée d’oxygène. Les dames se promènent en ville avec leur sac à main, les touristes ont leur appareil photo en bandoulière, il n’y a pas de vigile à chaque parking, les maisons ne ressemblent pas à des forteresses. Personne ne nous aborde pour nous vendre quelque noix gravée à notre nom ou autre hippo sculpté. On est transparent : le bonheur ! Les clients des boutiques sont majoritairement noirs, de même que les conducteurs d’auto. On serait resté seulement en Namibie, on n’aurait pas cru ça possible dans cette région du monde. Bon, comparé, à l'Afrique de l'Ouest, les rapports sont beaucoup plus distants. Je comprends que cela puisse être frustrant. Cela dit, après la Namibie, quel bonheur. Après quelques courses, direction l’aéroport où nous déjeunons fort bien chez Hillary’s. En fin de journée, nous attend une surprise que j’ai préparée pour toute la famille : le survol du delta de l’Okavango en avion. L’avion est un Cessna 6 places. Le pilote nous détaille le plan de vol et hop, c’est parti… Sauf que la porte de l’avion ne ferme pas. Il joue du tournevis et du ruban adhésif, mais sans succès. Finalement, il claque la porte et la ferme à clé depuis l’extérieur en passant sa main par la fenêtre… This Is Africa (TIA). Le vol et superbe, ce d’autant plus qu’en raison de multiples contre temps, nous ne décollons qu’en toute fin de journée, à l’heure où la lumière est la plus belle et la plus chaude. Les paysages sont magnifiques : rencontre de la terre et de l’eau, prairies inondées, bras de rivières, lacs… Pour le gibier, c’est pas trop ça : on voit ça et là quelques éléphants, buffles et girafes, mais compte tenu de l’altitude et de la vitesse, pas vraiment le temps de les admirer. Dernier T-bone et on l’accompagne de quelques restes de des vins des derniers jours. Bref, on finit les bouteilles.
Plaines inondées du delta de l’Okavango
Un peu la même chose
Quelques gracieuses girafes, mais comme vous pouvez le constater, on est un peu loin quand même
20 Aout 2010 (J23) : Moremi (Third Bridge) Départ à 7h00 du matin. Simon passe nous chercher. On monte dans le Land Cruiser qui est chargé à bloc et tire une bien lourde remorque. Simon est au volant. Il est accompagné de son assistant, Mr B.
Notre convoi au départ pour Moremi
Deux heures de piste en nous voilà dans le parc. Simon explique la règle de base : lorsqu’il voit un animal intéressant (en même temps, ils sont tous intéressants, il n’y a pas de pigeon gris parisien), il arrête le camion, tout le monde reste silencieux, contemple la nature et, seulement après un moment, on peut parler et il nous explique. Nous avons adoré cette façon de faire, ce calme qui a entouré la nature tout au long de nos cinq jours de safari avec Simon qui par ailleurs n’a jamais été avare d’explications. Pause café au bord d’une sorte de lagon, pas loin de First Bridge. Il s’agit d’une petite plaine immergée dans laquelle broutent des impalas. Le spectacle est magique. Nous rejoignons ensuite notre campement. Il s’agit d’un petit bois non loin de Third Bridge. L’endroit est isolé et calme. Nous sommes seuls. Après un rapide déjeuner, nous laissons non sans culpabilité (mais rassurez vous, cette culpabilité est vite oubliée) Mr Botsalano (Mr B) monter le camp et nous voilà partis dans la région de Third bridge. Et là, juste de l’autre côté du pont : rencontre avec une troupes de lions. Elle est composée de 4 femelles et 2 males. La troupe vient de tuer un buffle et festoie joyeusement. Le buffle est déjà sérieusement entamé. L’essentiel de l’existence des ces gros chats est consacrée à ce qu’un humain qualifierait de « sieste sans fin » , parfois émaillée de périodes d’intense activité consistant en quelques paresseuses roulades dans l’herbe. Exceptionnellement, l’un d’eux se lève et se traine péniblement jusqu’aux restes du pauvre buffle et mange quelques bouchées de tartare. Puis, retour à une sieste bien méritée. Fascinés, nous les observons pendant de longs instants, somme toute assez envieux de cette existence faite de saines activités.
Third Bridge, qui nécessite quelques réparations
En arrière plan, la carcasse du buffle
Après un bon et sain repas de buffle vient une sieste réparatrice et méritée. On les envie, non ?
Direction Fourth bridge où nous apercevons une harde d’éléphants en train de se désaltérer. Au bout d’un certain temps, Simon nous dit « ils vont traverser le bras d’eau, c’est certain, mais où ? ». Le chasseur pense et parle, observe le terrain, puis choisit le meilleur emplacement. Et en effet, au loin, les éléphants commencent à traverser. Ils se rapprochent progressivement. Le moteur est coupé, nous sommes silencieux, ils passent autour de nous en nous ignorant, de vieilles mamies guident la harde, les mères protègent les éléphanteaux parfois très jeunes, il en passera des dizaines… Retour au camp à la tombée de la nuit. Et là, non, je ne rêve pas, un vrai spectacle nous attend. Mr B a transformé notre petit bois en palace. Au milieu, une table est dressée, recouverte d’une nappe blanche. Les verres à vin n’attendent plus que le nectar réparateur. Les tentes sont disposées autour, garnies de matelas douillets et de couettes. Pour les commodités, ont trouve une tente pour les toilettes et une tente douche. Après un brin de toilette, l’apéro est réparateur. Simon et Mr B cuisinent au feu de bois et préparent le premier des dîners qui composeront ce que nous avons résolument appelé le « safari gastronomique ». Au menu : un poulet rôti accompagné de brocolis et d’une sauce à la crème et aux champignons. Parfois, j’en rêve encore la nuit.
Fourth Bridge, coupé en son milieu
La harde d’éléphant traverse le bras d’eau
Ils s’approchent lentement de nous. Nous restons zen
21 Aout 2010 (J24) : Moremi (Third Bridge) Les rugissement ont commencé vers quatre heures du matin, subreptissement, progressivement… Ils se sont rapprochés lentement. Honnêtement, nous n’avons pas fait les fiers, même si Simon nous a répété maintes fois que « hormis avec les babouins, il n’y a jamais d’incident dans une tente fermée ». Lever en fanfare à six heures et demi : « baptême du feu, baptême de feu, les lions ne sont pas loin ». Sans boire et sans manger, nous montons dans le 4x4 et partons à la recherches des félins. Nous tournons une demi-heure. En vieux chasseur, Simon suit les traces sur le sable des pistes. En fait, ils sont à moins de 100 mètres du campement (est ce réellement une bonne nouvelle ?). Monsieur Lion appelait depuis longtemps et ses désirs ont été exaucés ce matin puisque madame Lionne vient d’accourir. Et l’accouplement commence. Je dis commence, parce qu’il durera quatre jours et quatre nuits. Eh oui, ne souriez pas l’air rêveur… Ce au rythme d’une tentative toutes les quinze minutes… Nous les contemplons immobiles. Ils répètent interminablement la même séquence : ils marchent côte à côte, monsieur grimpe sur madame, s’y prend mal, agace madame qui rugit et fait mine de le mordre. Puis ils se reposent dans l’herbe haute et sèche, se redressent, puis marchent côte à côte…
Notre voisin de camp, sympathique, souriant, conciliant et festif. Bon, en vrai, j’avais jamais imaginé que je verrai un jour un lion male d’aussi près
Retour au campement pour un solide petit déjeuner et départ pour le game drive du matin. Il est fructueux : hordes de zèbres, familles de girafes, et une harde d’éléphants en plein repas de feuilles d’acacia. Retour au campement pour la pause de midi qui est suivie d’une douche et d’une petite sieste. C’est dingue, moins ont en fait, plus on est fatigué. Je l’ai toujours dit : y’a pas plus épuisant que les vacances. Le game drive de l’après midi a lieu dans la zone de Xakanaxa. La zone est plus boisée et le gibier est moins visible. Nous y voyons des familles de babouins et de vervet monkey ainsi qu’un troupeau de gnous. J’ai personnellement une fascination pour le gnou. Cet herbivore est relativement peu élégant, mais le côté « punk » de sa crinière lui donne une allure rebelle et malicieuse qui ne me laisse pas indifférent. Chaque arrêt est émaillé des commentaires de Simon sur la vie des animaux rencontrés. Ses connaissances sont impressionnantes. Les espèces ne semblent pas à avoir de secret pour lui (en même temps, je ne suis pas allé vérifier). Nous ne regretterons jamais l’option « Simon ». Seuls, nous aurions vu des animaux sans vraiment comprendre ce que nous observions. Certes, on y a perdu dans le côté « aventure », mais on y a gagné autre chose, et quelle autre chose ! Retour au camp au coucher du soleil. Les lions d’hier ont terminé le buffle. Au menu ce soir : une cottage pie (hachis Parmentier exquis) cuit au feu de bois arrosé d’un Cabernet Sauvignon de chez Spier. Nous n’avions jamais passé des vacances comme ça, à se faire promener et à manger de bonnes choses. Comme notre banquier ne nous le permettra plus avant un bon moment, on en profite bien.
Sympathique petit famille de zèbres dans un sous bois
Non loin, un troupeau de non moins sympathiques gnous
C’est vrai qu’ils ont un look de punk ces gnous
22 Aout 2010 (J25) : Moremi-Third Bridge Dernière journée à Moremi. Les rugissements ont à nouveau commencé vers quatre heures. « On s’y habitue » serait un bien grand mot, mais il faut bien dire que c’est toujours aussi excitant. Nouveau réveil en fanfare : « ils ne sont pas loin, ils ne sont pas loin… ». Départ à l’aube, emmitouflés dans les polaires, coiffés de bonnets, on part à la recherche des lions. Il est là, juste à la sortie du campement, c’est un jeune mâle, seul dans les herbes hautes. Au loin, les babouins crient dans les arbres. Pourtant, ils sont loin. Et tout à coup, nous la voyons, la frayeur de ces braves babouins, une belle lionne d’âge mûr. Elle est en chaleur, elle a entendu le lion appeler, elle accourt… Et de deux, nous voilà partis pour 4 folles journées. Notre campement est maintenant entouré de deux couples de lions en train de s’accoupler répétitivement. Cette deuxième rencontre est aussi magique que la première.
Monsieur et Madame dans le bush…
Solide petit déjeuner, puis game drive dans la région de Third bridge. Beaucoup de troupeaux d’oryx et de kudus, mais aussi des troupeaux d’impalas. Simon débusque des animaux que nous n’aurions jamais vus de nous même. L’âme du chasseur est en lui et on la sent présente à tout instant. Je n’ai pour ma part aucune attraction pour la chasse ni empathie pour les chasseurs, je me contente des bons produits finis de mon boucher. Néanmoins, force est de reconnaître que ce gars sait « lire la nature ». Nous apercevons quelques crocodiles au bord des étangs. L’après-midi est consacré à Mboma Island. Le bush est épais et les animaux moins visibles, mais le paysage est magnifique. Ici, l’eau et la terre se rencontrent, se mélangent et ne font plus qu’un. Au retour, quelques girafes nous saluent au coucher du soleil. Inoubliable.
Sur les routes inondées de MBoma Island
Une girafe nous salue à la tombée du jour
23 Aout 2010 (J26) : Moremi (Third Bridge) - Chobe (Savuti) Simon nous a prévenu : cette journée, vous allez vous en souvenir, mais pas en bien ! Il avait tout à fait raison, ce fut pénible. Chargés comme nous l’étions, il était préférable d’éviter les pistes inondés de North bridge et Khwai. Nous partons donc pour Xakanaxa, puis piste droite et rapide jusqu’à South gate. Après cela, direction Madabe Gate, puis la piste de Sand Ridge. Sans être bien folichonne, cette dernière piste offre de belles vues sur les forêts d’arbustes aux couleurs automnales. On arrive à Savuti vers 15h00. La route a été longue, très longue. Heureusement, je ne conduisais pas. Le départ pour le game drive est quasi immédiat. Honnêtement, j’ai été assez déçu par la région de Savuti. Le gibier était peu dense, mais c’est peut être aussi la fatigue. En discutant, j’ai fini par comprendre que Savuti vivait une période de transition. En effet, depuis que le Savuti Chanel s’est remis à couler sous l’effet de la tectonique des plaques, les autorités du parc on arrêté les pompes électriques qui alimentaient pendant la saison sèche les points d’eau (Pump Pan, Marabu Pan) qui rendirent jadis Savuti célèbre puisque c’est au bord de ces points d’eau que les lions avaient développé une clélèbre technique de chasse à l’éléphant immortalisée dans plusieurs documentaires. Néanmoins, il semble qu’une large partie de la faune n’est pas encore informée et que les prochaines années devraient être fastes si ce n’est tout simplement fabuleuses. Pour notre part, nous avons trouvé que la vue de pans en béton vidés de leur eau et sans animaux autour était un peu déprimante. Bon, OK, c’est qu’une question de point de vu. Toutefois, en bon parisien, je sais apprécier le béton et là, ça n’a pas été le cas. « La » rencontre de la journée a lieu alors que nous rentrons au campement : un léopard allongé sur un rocher. Il est un peu loin, mais non moins élégant. Il nous regarde, impassible. Nous nous extasions devant l’élégance de cet animal. Cette rencontre réjouit notre fin de soirée. Le filet de bœuf botswanais grillé aussi. Une fois de plus, Simon est intarissable. Il nous raconte les grandes chasses des années 70, l’aristocratie français et britannique dans la brousse, les dîners en smoking et robe du soir au beau milieu du delta.
24 Aout 2010 (J27) : - Chobe (Savuti) - Chobe (Ihaha) Aujourd’hui, nous devons rejoindre Ihaha, la route sera à nouveau longue. Avant le départ, Simon nous emmène voir le soleil levant sur les Savuti Marshes. Le spectacle est de toute beauté. On reste là, scotchés comme des ânes, à regarder le disque solaire rougeoyant s’élever au dessus de la brousse parcourue par la petite rivière. Il nous a fallu quatre heures et demi pour rejoindre Ihaha : ce fut un peu longuet, surtout que la première partie de la piste n’a rien de très belle. Un rencontre furtive avec un guépard égaie cette morne route.
Lever de soleil sur les Savuti Marshes. OK, j'avoue, on pourrait être dans le Berry. Mais on y est pas !
Rencontre furtive avec un guépard
S’ensuit une route en voie d’être goudronnée par des ouvriers… Chinois. Complètement décalé ce campound chinois au milieu du Botswana.
Surréaliste le campound chinois au beau milieu de la brousse botswanaise
Enfin, nous entrons à nouveau dans le Chobe et là, là, là… La magie opère. Le spectacle qui s’offre à nous dépasse de loin mes rêves d’Afrique. Au fond de la vallée court la rivière Chobe. De part et d’autre de la rivière, waooooooow, des…milliers d’animaux paissent, broutent et s’abreuvent. Il est difficile de ne pas tomber sous le charme de cette région. On se croirait vraiment dans le Roi Lion. Au sud : les zèbres. Enfin, disons, les troupeaux de centaines de zèbres. Au nord, les buffles. Enfin, les troupeau de centaines de buffles. Certain se plaignent du côté « touristique » de cette partie du Chobe. Restons raisonnables : nous n’avons pas croisé tant de monde que ça. En tous cas, bien moins qu’à Etosha. Ce fut le plus beau game drive du voyage. Nous garderons toujours en mémoire ces hardes d’éléphants s’abreuvant dans la rivière ou encore ce troupeau de buffle traversant la rivière au coucher du soleil. Dernier dîner en compagnie de Simon, dernières histoires de chasse, dernier dîner au feu de bois… Tout a une fin.
La maman de Babar nous regarde l’air goguenard, mais on sent qu’il ne faut pas trop l’embêter
Babar passe...
Toute la famille se désaltère
Quelques buffles méfiants
Un gros male veille, on l'ennuie pas, c'est inutile

Le troupeau de buffles traverse la rivière Chobe en file indienne
25 Aout 2010 (J28) : Chobe (Ihaha) – Kasane (Chobe Safari Lodge) Simon nous dépose de bon matin au Chobe Safari Lodge où nous avons réservé pour une nuit (8 mois avant, c’était pas possible d'en réserver deux). La chambre n’est pas prête et ne le sera pas avant longtemps. Gromffff. Le lieu est vraiment chouette, situé sur une boucle de la rivière Chobe. La terrasse surplombe la rivière : café. Après cela, nous nous promenons dans Kasane, une sympathique petite ville qui respire le calme. Tour au marché : petit mais non moins sympathique. L’après midi, les enfants jouent dans la piscine, glaciale comme il se doit et je ne résiste pas à un dernier game drive (organisé par Bushtracks), certes chouette car le Chobe entre Kasane et Ihaha, c’est forcément chouette, mais dépourvu du charme des journées passées en compagnie de Simon. Tout le monde parle, ça manque de calme et les voitures de safari sont nombreuses, ça manque de solitude. Tout ça ne nous empêchera pas voir une troupe de lionnes, mais entourées de tellement de voitures de safari, qu’elles ont de mal à trouver leur chemin. Le soir, nous dinons sur place. Le buffet est cher et pas bon, une fois n’est pas coutume.
Le dîner des girafes
Là, on ne voit pas les voitures de safari, mais je vous promets que c’était le périph à 18h30
26 Aout 2010 (J29) : Kasane (Water Lily) Comme ils n’avaient qu’une seule nuit de disponible au Chobe Safari Loge, nous avons réservé la seconde nuit au Water Lily, un petit hôtel de Kasane. C’est moins chic mais plus chaleureux. La fin de matinée et le début d’après midi sont consacrés à glander au bord de la piscine, à faire quelques emplettes, musique et tissus notamment. La disquaire me fait écouter les albums qu’elles propose, la musique est diffusées sur la place située devant la boutique, si bien que chacun peut partager ces instants avec moi, heureux ou pas. En fin d’après midi, nous avons réservé une croisière sur le Chobe avec Water Lilly. Nous ne l’avions pas fait la veille parce que la croisière du soir du Chobe Safari Lodge se fait sur un immense bateau avec bar. Ce n’est pas le cas des bateaux du Water Lilly où nous somme une quinzaine à bord. Bon, ça n’est pas une garantie de tranquillité : ça bavarde et ça criaille, mais pas jusqu’au point de nous gâcher la croisière qui est superbe. C’est un peu un safari sur l’eau. On voit des hippos de près, en train de brouter la bonne herbe verte, scrouitch scrouitch. Les crocodiles sont à deux pas. Des buffles puis des éléphants traversent devant le bateau. Les Kudus viennent boire. A la fin de la croisière, le capitaine échoue l’embarcation devant un troupeau d’éléphant et nous admirons le soleil se coucher sur fond d’éléphant. Ca le fait bien.
Un buffle solitaire nous observe
Quelques hippopotames se prélassent lassivement dans la boue. Je suis jaloux.
Maintenant, les hippopotames broutent, toujours aussi lassifs. L'hippopotame : perspective intéressante de réincarnation
Cet oiseau élégant a un nom savant, mais Marabout fait bien l’affaire
Il se confond presque avec l’herbe, c'est coquin
Coucher de soleil sur fond d’éléphants
27 Aout 2010 (J30) : Victoria Falls (Amadeus Garden Guesthouse) Transfert de bon matin vers Victoria Falls. Le transfert est organisé par le Water Lilly et le chauffeur gère le passage de la frontière d’une main de maitre. Il nous dépose en fin de matinée au Amadeus Garden où nous avons réservé deux chambres payées par virement interbancaire à destination d’un compte en Allemagne. Ceux qui ne veulent pas donner d’argent à Robert s’en réjouiront. D’autre pourraient trouver assez limite ce système d’évasion fiscale. L’accueil est chaleureux. Maintenant habitués au rituel, on s’informe sur les conditions locales de sécurité : « Is it safe ? ». « Very very safe ». Ahhhhhh ? Avec tout ce qu’on entend sur le Zimbabwe ? « Mais ne vous promenez pas la nuit ». Mummmmmm. « Ben oui, avec tous les animaux qui traînent dans les rues une fois la nuit tombée ». Conclusion : ça semble plus cool que prévu. Ben oui, c’est étonnant. En fait, les zimbabwéens, qui restent stoïques dans l’adversité, comptent beaucoup sur le tourisme. De leur côté, nos gouvernements tentent de nous dissuader de dépenser nos bons dollars à Robertland. Lorsqu’on discute avec les zimbabwéens, le message est toujours le même : « il faut que le retour des touristes se passe bien pour qu’il y en ait plus l’an prochain et que la fréquentation redevienne normale et qu'on mange de nouveau à notre fin ». La vie est dure au Zimbabwe. Au supermarché, 1 litre d’huile coute 2 US$, une somme que les zimbabwéens qui ne sont pas en contact avec le tourisme auront beaucoup de mal à débourser. Direction les chutes. Une fois soulagés des 90 $US d’entrée (pour 4), nous entreprenons l’exploration du site. Bien que ce ne soit que de l’eau qui coule, comme dans mon bain, je ne regretterai jamais cette visite des chutes. D’abord, le bruit, le grondement, la vapeur. Puis, la vue, ou plutôt, les vues. Difficile d’en décrire le gigantisme. De plus, la bruine qu’elle produit en permanence entretient une petite forêt tropicale avec lianes et tout le tralala. Nous contemplons ces chutes depuis chaque point de vue. Elles sont grandioses. Le rêve d’enfance est exaucé. Photos devant la statue de Livingstone, ça le fait bien. Pour se remettre de ces émotions, rien de tel qu’un « high tea » au Victoria Falls Hotel. On se prendrait presque pour des colons britanniques au dix-neuvième siècle. Il ne manque plus qu’un vieux chasseur, une mamie à bigoudis en robe longue et un ou deux espions. Le thé est accompagné d’exquis scones et autres pâtisseries de l’empire. Depuis la terrasse, la vue sur les gorges n’est pas exceptionnelle, mais on voit le nuage dégagé par les chutes. La soirée est consacrée au rangement des bagages, à la répartition habile des affaires de façon à équilibrer les poids et éviter de payer les excédents de bagages.
Elles sont majestueuses ces chutes
Un nuage s’en dégage
Par moments, un arc en ciel est visible
28 Aout 2010 (J31) : entre Johannesburg et Londres Un dernier petit tour en ville, quelques courses au supermarché. Je trouve quelques sachets de larves de mopane à cuisiner à la maison. Miam miam ! Nous sommes sans cesse abordés par des marchands de souvenirs pour qui la vie est clairement difficile. La pression est élevée, mais sans jamais d’agressivité. Départ pour l’aéroport qui n’est rien autre qu’un cahute améliorée. Changement à Johannesburg puis à Londres.
29 Aout 2010 (J32) : Paris C’est le blues…
Nous avons aimé - Le voyage le plus dépaysant que nous ayons fait. - Des rencontres riches : fermier Damara devenu guide au Spitzkoppe, guide dans les township de Cape Town, fermier Afrikaner perdu dans le veld, Bushmen dans le Kalahari, missionnaire réformé isolé au Botswana, ex-chasseur britannique devenu guide de safari… Et j’en oublie certainement. - Des paysages à couper le souffle, des couchers de soleils interminables et inoubliables (dis, pourquoi leur soleil il est plus joli que le notre ?). - Des campings mythiques perdus dans le rien, des voisins invisibles. - La faune avec un grand « F ». Je ne ferai pas mon difficile. Les bestioles qu’on a vues, on ne les avait croisées qu’au zoo ou à la télé ou jamais. Impalas, springbok, sable antilope, kudus, oryx, girafes, gnous, buffles et zèbres par centaines, hippos, crocos, éléphants, rhinocéros, guépards, lions et lionnes à foison, léopard (un seul, vu de loin, mon seul regret, comme quoi nous avons été bien servis par dame nature, levons lui un verre sinon deux) et plus d’oiseaux que je ne pouvais imaginer. Ce fut initiatique. - Faire connaissance avec l’Afrique australe, qui en 20 ans est passée de l’état de champ de bataille à celui de moteur stable de l’Afrique. - Les ciels bleu-azur sans un nuage, les lumières hivernales. - La bonne viande, le bon vin.
Nous n’avons pas aimé - L’ambiance sécuritaire à Cape Town et Windhoek. Pourquoi passer ses vacances dans un camp de prisonniers ? Au bout d’un moment, on s’est mis à en rire. Un peu plus et on faisait le concours de la demeure la plus fortifiée. A côté, les maisonnette du township n’ont pas de barbelés et le guide nous dit : « les blancs, ils dépensent leur argent dans la sécurité. Nous, c’est dans l’instruction ». Bref, la sécurité est avant tout un business florissant. - Des vieux démons de l’apartheid encore très (trop ?) présent en Namibie. Employés noirs pas très bien traités, baissant la tête quand on leur parle. A Cape Town, c’était pas comme ça. Au Botswana et au Zimbabwe, encore moins. Il reste du chemin à faire. Pour cette raison, je ne retournerai probablement pas tout de suite en Namibie sauf peut être pour aller dans le nord qui semble différent, mais nous n’y sommes pas allés. Il est des gens à qui je ne veux pas donner mon argent. Heureusement, il ne faut pas généraliser : Heidi (Gecko Camp) par exemple ne semblait pas être ainsi. - Le coût déraisonnablement élevé de certaines activités. Comme dit mon maitre FreeFlyd (forum sud’af 4x4community) : les namibiens arrivent à transformer en activité touristique ce qui ne l’est pas.
Et si c’était à refaire ? On ne changerait rien, ou pas grand chose On passerait peut être ne journée de moins à Swakopmund. On tenterait de faire un peu moins de route, mais c’est pas si simple que ça de faire moins de route dans cette région. Et puis voilà.
Et maintenant ? On reviendra (we’ll be back !), pas en Namibie, mais on reviendra, quand notre banquier sera d’accord. Et pour aller où ? On ne sait pas encore. Pour le moment, 3 pistes ou options : - le Mozambique, histoire de plonger dans l’Afrique lusophone, mais ce sera globalement sans faune, y’en a plus ; - le Malawi et la Zambie, ça le fait pas mal semble-t-il. Un grand lac, des beaux paysages, pas trop de monde et l’un des plus beaux parc animaliers d’Afrique (South Luangwa) ; - pourquoi pas le CKGR en Avril, il parait que c’est tout simplement féérique.
Il y en aura jusqu’à vingt-sept au point d’eau d’Halali15 Aout 2010 (J18) : Etosha (Halali) - Grootfontein (Roy’s Camp) Lever de bon matin et tour des points d’eau : Batia, Ngobib, Kalkheuwel, Chudob. Toujours nos troupeaux de springboks agrémentés de Kudus et d’oryx. Quelques zèbres s’abreuvent dans la lumière matinale. Quelques chacals les asticotent, mais pas de prédateurs bien sérieux. Bon, faut dire un truc. Après trois jours, les herbivores à Etosha, c’est à peu près comme les pigeons à Paris : y’a qu’à ouvrir les yeux pour en voir, exception faite des éléphants et des rhinos. Du coup, le voyageur devient bêtement exigeant et se met à rêver léopard et autre guépard. Pause café à Namutoni : beaucoup plus chouette que les autres, ce camp. On poste les cartes écrites ces derniers jours. Dernier game drive avant la sortie et hop là, au détour de Dik-Dik Drive, on tombe sur trois lionnes en train de dormir. Elles doivent avoir le ventre plein, car leur activité n’est pas très élevée. On les contemple en espérant les voir de lever et tout ça mais non, elles ne bougent pas. On est quand même rudement contents. Sur la route qui nous mène à la sortie, on est bloqué par un éléphant qui s’est installé au milieu de la chaussé et grignote quelques feuilles à droite ou à gauche. Il semble respirer la joie de vivre. Nous, on est coincé…
Quelques herbivores se désaltèrent à Kalkheuwel
La sieste des lionnes le long de Dik-Dik DriveArrêt à Tsumeb qui est plutôt une jolie ville. Plein d’essence et de victuailles. Un jeune garçon essaye de me soutirer quelques dollars pour soutenir son équipe de football locale qui n’existe pas. Il ne sait pas que ce stratagème a fait le tour des forums de voyage traitant de la Namibie, ce dont je l’informe. Il est penaud et je le comprends : si les petites arnaques sans conséquences des enfants sont contrecarrées par internet, rien ne va plus. En même temps, lui donner quelque chose, c’est encourager la mendicité, ce que ne souhaitent pas les voyageurs sud-africains (largement évoqué sur le forum 4x4community). Il est clair que donner de l’argent à un enfant est déstructurant pour la société. En effet, que deviennent les rapports sociaux si l’enfant, ce qu’il y a de plus bas dans l’échelle sociale africaine, peut gagner autant d’argent qu’un adulte qui travaille. Après ces considérations, nous nous mettons en route pour Roy’s Camp qui est un endroit assez chouette. Les emplacements sont spacieux et le tout est joliment boisé. Nos voisins sud-africains nous appellent à la nuit tombée pour nous montrer ce qu’ils appellent des « antelopes », à savoir la plus grosse antilope (une chèvre en mieux si peut dire) d’Afrique australe, qu’il est difficile de voir car elle ne sort que la nuit. Elle fait plusieurs centaines de kilos et peut sauter à 2 mètres de haut. Les proprios sont en revanche moins sympas et avenants. Outre le fait qu’ils sont peu causant, ce que je ne peux pas leur reprocher puisque moi non plus (en même temps je n’ai pas décidé de tenir une guest farm), ils ont une façon étrange de traiter leurs employés. Lorsque Hélène demande à partir de quelle heure il y a de l’eau chaude pour la douche, la tenancière répond qu’il n’y a pas à s’en faire car des « ils » allument le feu sous le donkey dés 4h00 du matin, « eux » vont s’en occuper. C’est vraiment chouette cette vie où des « ils » et des « eux » sans titre ni nom, habillés chichement et mal chaussés, s’occupent de toute la logistique. Encore un endroit où il semble que la page de l’apartheid ait du mal à se tourner.
16 Aout 2010 (J19) : Grootfontein - Grashoek (Living Museum of the Ju/'Hoansi-San) Nous prenons le matin la C44 en direction de Tsumkwe. Nous entrons dans le Bushmanland. Objectif du jour, la visite du Grashoek Living Mueum, un village « traditionnel » destiné à présenter la culture bushman aux visiteurs. Peu après la barrière vétérinaire, nous quittons la piste et obliquons vers le nord en direction de Grashoek. Après quelques kilomètres de piste kalaharienne avec des passages en sable profond et après avoir difficilement croisé un overland truck bougon pas décidé à partager le moindre centimètre de piste, nous arrivons au village. Un guide se dirige vers nous pour savoir quel type de visite nous voulons. Il parle un anglais approximatif mais suffisant. On se met d’accord : tour du village moderne puis activités culturelles. Le tour du village moderne en premier, c’était l’erreur. Nous voilà propulsés dans les arcanes d’une société totalement déstructurée. Les Bushmen étaient des chasseur cueilleurs, peu nombreux puisque quelques dizaines de milliers dans l’immensité du désert du Kalahari. Le jeune état namibien, comme d’ailleurs sont voisin botswanais, a donc décidé de les sédentariser et la chasse est aujourd’hui illégale. L’espoir de l’Etat était que des chasseurs cueilleurs deviendraient éleveurs en une génération : peine perdue, il nous a fallu quelques centaines de milliers d’années, ça peut surement aller plus vite, mais assurer cette transition en 20 ans, c’est illusoire. Les bushmen vivotent donc de pas grand chose (au Botswana, il y a au moins quelques minimas sociaux, mais pas en Namibie) et s’adonnent autant que faire se peut à leur passe-temps favori : l’alcool. Le village est d’une saleté inouïe, jonché de bouteilles de bière, ça file le blues. Notre guide nous explique que le « projet » de « Living Museum », monté avec l’aide d’une ONG allemande, apporte 50 % des revenus au village et permet d’acheter le fuel qui alimente la pompe à eau qui n’est pas encore solaire (c’est pour bientôt). Il nous explique que ce ne fut pas si simple de faire adhérer les villageois au projet. L’idée de danser ou pratiquer l’artisanat devant des étrangers ainsi que les guider dans le bush ne leur plaisait pas, on peut facilement le comprendre. Petit à petit, les habitants ont réalisé que le projet était aussi un moyen de transmettre et donc de préserver leur culture menacée de disparition, ils y ont adhéré. Après le tour, notre guide nous donne rendez vous au « Living Museum » proprement dit, le temps « d’aller revêtir son habit traditionnelle », il se marre, nous aussi, on sait pas trop à quoi s’attendre. L’organisation est un peu chaotique, mais pas trop, juste ce qu’il faut pour que ce soit détendu. On commence par le module « artisanat ». On apprend d’abord à faire du feu avec deux bouts de bois et quelques herbes, je suis bluffé et je ne sais pas s’y arriverais aujourd’hui. Puis, tandis qu’une des filles se fabrique un arc et une flèche, réalisant un de ses plus vieux rêves, l’autre se fait un collier en coquilles d’œuf d’autruche. Seul notre guide parle anglais, les autres ne parlent que San, entendre cette langue à « clicks » est un vrai plaisir et n’est pas sans rappeler le film « Les dieux sont tombés sur la tête ». Après le déjeuner, promenade guidée dans le bush kalaharien. La promenade est émaillée d’arrêts autour de plantes médicinales ou nutritives. Ces bushmen sont incroyables, ils creusent à la base d’un arbre, déterrent un tubercule, que nous goutons tous : super désaltérant. Un autre : on le presse pour en extraire quelques gouttes d’eau qui, me disent ils « sont largement suffisante pour les désaltérer (personnellement, il me faut 3 à 4 litres pour obtenir le même effet). Nous découvrons l’euphorbia, une plante dont le jus toxique est utilisé pour enduire les flèches destinées la chasse : une fois touché, l’animal s’endort. Nous sommes fascinés de découvrir comment il est possible de puiser les maigres ressources nécessaire à la vie dans cette nature ingrate. La journée se clôt par quelques chants et danses qui seront un peu trop vite envoyés pour pouvoir être réellement appréciés. Bon, OK, c’est assez « touristique », mais que signifie touristique dans cette région du monde. Et puis après tout, je suis « pour » les trucs touristiques de ce genre. Personnellement, si 8 touristes japonais dont je ne parle pas la langue devaient débarquer au beau milieu de mon salon pour le visiter, je souhaiterais : 1) être prévenu de leur venue ; 2) en connaître l’heure ; 3) avoir un interprète ; 4) toucher un partie substantielle de ce qu’ils ont payé pour cette visite. A mon sens « l’authentique » est une vision de l’esprit. S’il existe des peuplades reculées qui ont la chance (?) de ne pas être parasitées par notre tourisme, alors laissons les tranquilles ou laissons les ethnologues dont c’est le métier nous écrire d’intelligents ouvrages que nous pourrons prendre plaisir à lire. Nuit au camping communautaire : simple petite clairière équipée de toilettes sèches. La boerwurst n’est pas à tomber, mais le Pinotage de Nederburg se laisse boire. Cette nuit dans le Kalahari est calme et fraiche.
Le village « traditionnel »Percer les coquilles d’œuf d’autruche pour en faire un collier
La confection d’un arc
En route dans le bush
Déterrer les précieuses racines gorgées d’eauQuelques danses…
17 Aout 2010 (J20) : Grashoek - Dobe Départ de bon matin pour Tsumkwe, ville située à la frontière du Botswana où nous arrivons après 2h30 de route et en ayant pris de multiples auto-stoppeurs, dont pas mal écoliers. Les Bushmens nous expliquent qu’ici, les gens n’ont pas de voiture et que les transports en commun sont rares dans le Kalahari. Pour aller au lycée, les enfants doivent parfois compter une journée de route, faite de multiples sauts de puce en minibus ou auto-stop. Rapidement, la voiture déborde. Tsumkwe est une ville assez glauque. Pourtant, j’aime l’ambiance des villes frontières au milieu de nulle part. Mais Tsumkwe, ça ne le fait pas. Les rues sont remplies de Bushmens errant à la recherche d’alcool, dont ils financent l’achat en mendiant ou en vendant pour un prix dérisoire les bijoux qu’ils ont fabriqués. Nous avions dans un premier temps pensé dormir au Tsumkwe Country Lodge. L’endroit ressemble à un camp de prisonniers : barbelés électrifiés montant à 4 mètres, baraquements en taule faisant office de bungalow, sol poussiéreux et emplacement trop proches les uns des autres. Il va falloir trouver autre chose… Nous faisons un bref tour à la boutique « Mi wi a » (ça veut dire merci en San) où nous achetons de l’artisanat bushman. Recommandée par le guide Bradt, cette boutique tenue par un couple de missionnairevend pour un prix raisonnable de l’artisanat bushmen. Les profits réalisés permettent d’acheter de la nourriture pour les communautés environnantes. Certes, c’est plus cher, que les 15 N$ que coute un bracelet vendu dans la rue par une femme enceinte, mais il y a une chance que le bébé qu’elle porte dans le ventre ne soit pas confit dans d’alcool. Après cette étape, nous passons la frontière vers 14h00. Le poste a un côté « bout du monde » : une cabane de chaque côté, quelques tentes et hamacs pour le sommeil des douaniers, une barrière métallique entre les deux pays. Sur le registre, nous sommes le troisième véhicule de la journée et il en passe rarement plus de cinq, parfois aucun. Les douaniers sont dans l’ensemble sympathiques, peut être un peu plus côté botswanais. Le GPS pète un câble : il refuse que nous poursuivions plus à l’est et prétend qu’il n’y a plus de piste, « demi-tour, demi-tour, demi-tour… ». Pauvre appareil, on le plaint et on l’éteint. Ahhh, si on pouvait faire pareil avec les enfants... Les 500 premiers mètres de piste botswanaise sont en sable profond, mais ça passe bien. La piste est ensuite de qualité moyenne. Il se fait tard, il est clair que nous ne pourrons pas atteindre Maun. Il va falloir trouver un endroit pour dormir. De fil en aiguille nous sommes hébergés par Driess et Elsa, un couple de missionnaires qui vivent là avec leurs deux enfants, une grande fille de 4 ans et un bébé de 6 mois. Ils ont installé une pompe à eau qui permet aux Bushmens résidant alentours de ne pas passer la moitié de leur journée à chercher de l’eau. Ils aident aussi les communautés à constituer leur dossier de demande de passeport, ce qui leur permet de maintenir le contact avec les communautés namibiennes. On visite leur petite église. Driess nous dit que l’évangélisation n’est pas sa priorité, on n’a pas de moyen d’en être certains. On n’est pas fans de religion et encore moins d’évangélisation, mais je dois dire qu’il est difficile de rester indifférent au choix de vie de Driess et Elsa qui sont si isolés, à quatre heures de la première ville (Grootfontein ou Maun), sans médecin alors qu’ils ont un petit bébé. Les parents d’Elsa, sont venus leur rendre visite depuis la région du Cap et ont apporté un poisson de mer exquis qu’ils ont réussi à garder surgelé tout au long du trajet. Nous sommes invités à partager ce dîner de fête et somme autorisés à dormir dans la cours de la mission. Pas de vin ce soir, ce n’est pas dans les habitudes de la maison. Leur bébé a une gastro et ils ont un peu de mal à s’en sortir : on leur laisse de l’eau minérale et de quoi faire de l’eau de riz.
18 Aout 2010 (J21) : Dobe – Maun (Maun Rest Camp) Les 120 km de piste jusqu’à Nokaneng sont parcourus en 2h30. La piste est de mauvaise qualité, parfois défoncée et parsemée de nids de poule, parfois pas mal ensablée. Le reste se fait sur une route goudronnée en bon état. Le paysage est assez monotone. Après 3h00 supplémentaires de route, une barrière vétérinaire où nous découvrons un oiseau encastré dans le pare-choc (le policier se marre : les oiseaux morts, je les laisse passer, même si c’est de la viande crue, ouaaaaarf) nous arrivons à Maun Rest Camp, notre destination. Deux bonnes nuits dans un lit douillet avec douche chaude et non rationnée, ça va être bon ! Nous sommes accueillis chaleureusement par Simon et Joyce, la soixantaine, propriétaires des lieux et guides de leur agence de safari. Simon sera notre guide dans Moremi et Chobe et il nous parle du programme des 5 prochains jours, qui nous emmènera de Maun à Kasane. Apéro à base de Chardonnay de chez Chamonix (la version standard, pas la réserve) et bacon grillé.
19 Aout 2010 (J22) : Maun (Maun Rest Camp) Le matin, nous attendons le gars de l’agence qui doit récupérer le 4x4 que nous rendons à Maun. On s’attend à voir arriver 2 gars en auto. Pas du tout : c’est un gars tout seul, à pied, qui se présente, pile à l’heure. On lui offre le café et quelques biscuits et il nous raconte qu’il a quitté Windhoek il y a 48h00 et qu’il est venu… en stop. Il est arrivé hier soir à Maun, a trouvé où dormir et s’est fait bien propret ce matin (polo à l’effigie de la compagnie, badge nominal), puis est venu à pied (6 km) jusqu’au camp. Epatant la Namibie, je comprends pourquoi ça n’était pas si cher de rendre l’auto à Maun. Après un bref tour de la voiture, il rentre à Windhoek et nous dépose en ville en chemin. Le Botswana, ça nous change franchement de la Namibie. A côté, c’est une bouffée d’oxygène. Les dames se promènent en ville avec leur sac à main, les touristes ont leur appareil photo en bandoulière, il n’y a pas de vigile à chaque parking, les maisons ne ressemblent pas à des forteresses. Personne ne nous aborde pour nous vendre quelque noix gravée à notre nom ou autre hippo sculpté. On est transparent : le bonheur ! Les clients des boutiques sont majoritairement noirs, de même que les conducteurs d’auto. On serait resté seulement en Namibie, on n’aurait pas cru ça possible dans cette région du monde. Bon, comparé, à l'Afrique de l'Ouest, les rapports sont beaucoup plus distants. Je comprends que cela puisse être frustrant. Cela dit, après la Namibie, quel bonheur. Après quelques courses, direction l’aéroport où nous déjeunons fort bien chez Hillary’s. En fin de journée, nous attend une surprise que j’ai préparée pour toute la famille : le survol du delta de l’Okavango en avion. L’avion est un Cessna 6 places. Le pilote nous détaille le plan de vol et hop, c’est parti… Sauf que la porte de l’avion ne ferme pas. Il joue du tournevis et du ruban adhésif, mais sans succès. Finalement, il claque la porte et la ferme à clé depuis l’extérieur en passant sa main par la fenêtre… This Is Africa (TIA). Le vol et superbe, ce d’autant plus qu’en raison de multiples contre temps, nous ne décollons qu’en toute fin de journée, à l’heure où la lumière est la plus belle et la plus chaude. Les paysages sont magnifiques : rencontre de la terre et de l’eau, prairies inondées, bras de rivières, lacs… Pour le gibier, c’est pas trop ça : on voit ça et là quelques éléphants, buffles et girafes, mais compte tenu de l’altitude et de la vitesse, pas vraiment le temps de les admirer. Dernier T-bone et on l’accompagne de quelques restes de des vins des derniers jours. Bref, on finit les bouteilles.
Plaines inondées du delta de l’Okavango
Un peu la même chose
Quelques gracieuses girafes, mais comme vous pouvez le constater, on est un peu loin quand même20 Aout 2010 (J23) : Moremi (Third Bridge) Départ à 7h00 du matin. Simon passe nous chercher. On monte dans le Land Cruiser qui est chargé à bloc et tire une bien lourde remorque. Simon est au volant. Il est accompagné de son assistant, Mr B.
Notre convoi au départ pour MoremiDeux heures de piste en nous voilà dans le parc. Simon explique la règle de base : lorsqu’il voit un animal intéressant (en même temps, ils sont tous intéressants, il n’y a pas de pigeon gris parisien), il arrête le camion, tout le monde reste silencieux, contemple la nature et, seulement après un moment, on peut parler et il nous explique. Nous avons adoré cette façon de faire, ce calme qui a entouré la nature tout au long de nos cinq jours de safari avec Simon qui par ailleurs n’a jamais été avare d’explications. Pause café au bord d’une sorte de lagon, pas loin de First Bridge. Il s’agit d’une petite plaine immergée dans laquelle broutent des impalas. Le spectacle est magique. Nous rejoignons ensuite notre campement. Il s’agit d’un petit bois non loin de Third Bridge. L’endroit est isolé et calme. Nous sommes seuls. Après un rapide déjeuner, nous laissons non sans culpabilité (mais rassurez vous, cette culpabilité est vite oubliée) Mr Botsalano (Mr B) monter le camp et nous voilà partis dans la région de Third bridge. Et là, juste de l’autre côté du pont : rencontre avec une troupes de lions. Elle est composée de 4 femelles et 2 males. La troupe vient de tuer un buffle et festoie joyeusement. Le buffle est déjà sérieusement entamé. L’essentiel de l’existence des ces gros chats est consacrée à ce qu’un humain qualifierait de « sieste sans fin » , parfois émaillée de périodes d’intense activité consistant en quelques paresseuses roulades dans l’herbe. Exceptionnellement, l’un d’eux se lève et se traine péniblement jusqu’aux restes du pauvre buffle et mange quelques bouchées de tartare. Puis, retour à une sieste bien méritée. Fascinés, nous les observons pendant de longs instants, somme toute assez envieux de cette existence faite de saines activités.
Third Bridge, qui nécessite quelques réparations
En arrière plan, la carcasse du buffle
Après un bon et sain repas de buffle vient une sieste réparatrice et méritée. On les envie, non ?Direction Fourth bridge où nous apercevons une harde d’éléphants en train de se désaltérer. Au bout d’un certain temps, Simon nous dit « ils vont traverser le bras d’eau, c’est certain, mais où ? ». Le chasseur pense et parle, observe le terrain, puis choisit le meilleur emplacement. Et en effet, au loin, les éléphants commencent à traverser. Ils se rapprochent progressivement. Le moteur est coupé, nous sommes silencieux, ils passent autour de nous en nous ignorant, de vieilles mamies guident la harde, les mères protègent les éléphanteaux parfois très jeunes, il en passera des dizaines… Retour au camp à la tombée de la nuit. Et là, non, je ne rêve pas, un vrai spectacle nous attend. Mr B a transformé notre petit bois en palace. Au milieu, une table est dressée, recouverte d’une nappe blanche. Les verres à vin n’attendent plus que le nectar réparateur. Les tentes sont disposées autour, garnies de matelas douillets et de couettes. Pour les commodités, ont trouve une tente pour les toilettes et une tente douche. Après un brin de toilette, l’apéro est réparateur. Simon et Mr B cuisinent au feu de bois et préparent le premier des dîners qui composeront ce que nous avons résolument appelé le « safari gastronomique ». Au menu : un poulet rôti accompagné de brocolis et d’une sauce à la crème et aux champignons. Parfois, j’en rêve encore la nuit.
Fourth Bridge, coupé en son milieu
La harde d’éléphant traverse le bras d’eau
Ils s’approchent lentement de nous. Nous restons zen21 Aout 2010 (J24) : Moremi (Third Bridge) Les rugissement ont commencé vers quatre heures du matin, subreptissement, progressivement… Ils se sont rapprochés lentement. Honnêtement, nous n’avons pas fait les fiers, même si Simon nous a répété maintes fois que « hormis avec les babouins, il n’y a jamais d’incident dans une tente fermée ». Lever en fanfare à six heures et demi : « baptême du feu, baptême de feu, les lions ne sont pas loin ». Sans boire et sans manger, nous montons dans le 4x4 et partons à la recherches des félins. Nous tournons une demi-heure. En vieux chasseur, Simon suit les traces sur le sable des pistes. En fait, ils sont à moins de 100 mètres du campement (est ce réellement une bonne nouvelle ?). Monsieur Lion appelait depuis longtemps et ses désirs ont été exaucés ce matin puisque madame Lionne vient d’accourir. Et l’accouplement commence. Je dis commence, parce qu’il durera quatre jours et quatre nuits. Eh oui, ne souriez pas l’air rêveur… Ce au rythme d’une tentative toutes les quinze minutes… Nous les contemplons immobiles. Ils répètent interminablement la même séquence : ils marchent côte à côte, monsieur grimpe sur madame, s’y prend mal, agace madame qui rugit et fait mine de le mordre. Puis ils se reposent dans l’herbe haute et sèche, se redressent, puis marchent côte à côte…
Notre voisin de camp, sympathique, souriant, conciliant et festif. Bon, en vrai, j’avais jamais imaginé que je verrai un jour un lion male d’aussi prèsRetour au campement pour un solide petit déjeuner et départ pour le game drive du matin. Il est fructueux : hordes de zèbres, familles de girafes, et une harde d’éléphants en plein repas de feuilles d’acacia. Retour au campement pour la pause de midi qui est suivie d’une douche et d’une petite sieste. C’est dingue, moins ont en fait, plus on est fatigué. Je l’ai toujours dit : y’a pas plus épuisant que les vacances. Le game drive de l’après midi a lieu dans la zone de Xakanaxa. La zone est plus boisée et le gibier est moins visible. Nous y voyons des familles de babouins et de vervet monkey ainsi qu’un troupeau de gnous. J’ai personnellement une fascination pour le gnou. Cet herbivore est relativement peu élégant, mais le côté « punk » de sa crinière lui donne une allure rebelle et malicieuse qui ne me laisse pas indifférent. Chaque arrêt est émaillé des commentaires de Simon sur la vie des animaux rencontrés. Ses connaissances sont impressionnantes. Les espèces ne semblent pas à avoir de secret pour lui (en même temps, je ne suis pas allé vérifier). Nous ne regretterons jamais l’option « Simon ». Seuls, nous aurions vu des animaux sans vraiment comprendre ce que nous observions. Certes, on y a perdu dans le côté « aventure », mais on y a gagné autre chose, et quelle autre chose ! Retour au camp au coucher du soleil. Les lions d’hier ont terminé le buffle. Au menu ce soir : une cottage pie (hachis Parmentier exquis) cuit au feu de bois arrosé d’un Cabernet Sauvignon de chez Spier. Nous n’avions jamais passé des vacances comme ça, à se faire promener et à manger de bonnes choses. Comme notre banquier ne nous le permettra plus avant un bon moment, on en profite bien.
Sympathique petit famille de zèbres dans un sous bois
Non loin, un troupeau de non moins sympathiques gnous
C’est vrai qu’ils ont un look de punk ces gnous22 Aout 2010 (J25) : Moremi-Third Bridge Dernière journée à Moremi. Les rugissements ont à nouveau commencé vers quatre heures. « On s’y habitue » serait un bien grand mot, mais il faut bien dire que c’est toujours aussi excitant. Nouveau réveil en fanfare : « ils ne sont pas loin, ils ne sont pas loin… ». Départ à l’aube, emmitouflés dans les polaires, coiffés de bonnets, on part à la recherche des lions. Il est là, juste à la sortie du campement, c’est un jeune mâle, seul dans les herbes hautes. Au loin, les babouins crient dans les arbres. Pourtant, ils sont loin. Et tout à coup, nous la voyons, la frayeur de ces braves babouins, une belle lionne d’âge mûr. Elle est en chaleur, elle a entendu le lion appeler, elle accourt… Et de deux, nous voilà partis pour 4 folles journées. Notre campement est maintenant entouré de deux couples de lions en train de s’accoupler répétitivement. Cette deuxième rencontre est aussi magique que la première.
Monsieur et Madame dans le bush…Solide petit déjeuner, puis game drive dans la région de Third bridge. Beaucoup de troupeaux d’oryx et de kudus, mais aussi des troupeaux d’impalas. Simon débusque des animaux que nous n’aurions jamais vus de nous même. L’âme du chasseur est en lui et on la sent présente à tout instant. Je n’ai pour ma part aucune attraction pour la chasse ni empathie pour les chasseurs, je me contente des bons produits finis de mon boucher. Néanmoins, force est de reconnaître que ce gars sait « lire la nature ». Nous apercevons quelques crocodiles au bord des étangs. L’après-midi est consacré à Mboma Island. Le bush est épais et les animaux moins visibles, mais le paysage est magnifique. Ici, l’eau et la terre se rencontrent, se mélangent et ne font plus qu’un. Au retour, quelques girafes nous saluent au coucher du soleil. Inoubliable.
Sur les routes inondées de MBoma Island
Une girafe nous salue à la tombée du jour23 Aout 2010 (J26) : Moremi (Third Bridge) - Chobe (Savuti) Simon nous a prévenu : cette journée, vous allez vous en souvenir, mais pas en bien ! Il avait tout à fait raison, ce fut pénible. Chargés comme nous l’étions, il était préférable d’éviter les pistes inondés de North bridge et Khwai. Nous partons donc pour Xakanaxa, puis piste droite et rapide jusqu’à South gate. Après cela, direction Madabe Gate, puis la piste de Sand Ridge. Sans être bien folichonne, cette dernière piste offre de belles vues sur les forêts d’arbustes aux couleurs automnales. On arrive à Savuti vers 15h00. La route a été longue, très longue. Heureusement, je ne conduisais pas. Le départ pour le game drive est quasi immédiat. Honnêtement, j’ai été assez déçu par la région de Savuti. Le gibier était peu dense, mais c’est peut être aussi la fatigue. En discutant, j’ai fini par comprendre que Savuti vivait une période de transition. En effet, depuis que le Savuti Chanel s’est remis à couler sous l’effet de la tectonique des plaques, les autorités du parc on arrêté les pompes électriques qui alimentaient pendant la saison sèche les points d’eau (Pump Pan, Marabu Pan) qui rendirent jadis Savuti célèbre puisque c’est au bord de ces points d’eau que les lions avaient développé une clélèbre technique de chasse à l’éléphant immortalisée dans plusieurs documentaires. Néanmoins, il semble qu’une large partie de la faune n’est pas encore informée et que les prochaines années devraient être fastes si ce n’est tout simplement fabuleuses. Pour notre part, nous avons trouvé que la vue de pans en béton vidés de leur eau et sans animaux autour était un peu déprimante. Bon, OK, c’est qu’une question de point de vu. Toutefois, en bon parisien, je sais apprécier le béton et là, ça n’a pas été le cas. « La » rencontre de la journée a lieu alors que nous rentrons au campement : un léopard allongé sur un rocher. Il est un peu loin, mais non moins élégant. Il nous regarde, impassible. Nous nous extasions devant l’élégance de cet animal. Cette rencontre réjouit notre fin de soirée. Le filet de bœuf botswanais grillé aussi. Une fois de plus, Simon est intarissable. Il nous raconte les grandes chasses des années 70, l’aristocratie français et britannique dans la brousse, les dîners en smoking et robe du soir au beau milieu du delta.
24 Aout 2010 (J27) : - Chobe (Savuti) - Chobe (Ihaha) Aujourd’hui, nous devons rejoindre Ihaha, la route sera à nouveau longue. Avant le départ, Simon nous emmène voir le soleil levant sur les Savuti Marshes. Le spectacle est de toute beauté. On reste là, scotchés comme des ânes, à regarder le disque solaire rougeoyant s’élever au dessus de la brousse parcourue par la petite rivière. Il nous a fallu quatre heures et demi pour rejoindre Ihaha : ce fut un peu longuet, surtout que la première partie de la piste n’a rien de très belle. Un rencontre furtive avec un guépard égaie cette morne route.
Lever de soleil sur les Savuti Marshes. OK, j'avoue, on pourrait être dans le Berry. Mais on y est pas !
Rencontre furtive avec un guépardS’ensuit une route en voie d’être goudronnée par des ouvriers… Chinois. Complètement décalé ce campound chinois au milieu du Botswana.
Surréaliste le campound chinois au beau milieu de la brousse botswanaiseEnfin, nous entrons à nouveau dans le Chobe et là, là, là… La magie opère. Le spectacle qui s’offre à nous dépasse de loin mes rêves d’Afrique. Au fond de la vallée court la rivière Chobe. De part et d’autre de la rivière, waooooooow, des…milliers d’animaux paissent, broutent et s’abreuvent. Il est difficile de ne pas tomber sous le charme de cette région. On se croirait vraiment dans le Roi Lion. Au sud : les zèbres. Enfin, disons, les troupeaux de centaines de zèbres. Au nord, les buffles. Enfin, les troupeau de centaines de buffles. Certain se plaignent du côté « touristique » de cette partie du Chobe. Restons raisonnables : nous n’avons pas croisé tant de monde que ça. En tous cas, bien moins qu’à Etosha. Ce fut le plus beau game drive du voyage. Nous garderons toujours en mémoire ces hardes d’éléphants s’abreuvant dans la rivière ou encore ce troupeau de buffle traversant la rivière au coucher du soleil. Dernier dîner en compagnie de Simon, dernières histoires de chasse, dernier dîner au feu de bois… Tout a une fin.
La maman de Babar nous regarde l’air goguenard, mais on sent qu’il ne faut pas trop l’embêter
Babar passe...
Toute la famille se désaltère
Quelques buffles méfiants
Un gros male veille, on l'ennuie pas, c'est inutile
Le troupeau de buffles traverse la rivière Chobe en file indienne
25 Aout 2010 (J28) : Chobe (Ihaha) – Kasane (Chobe Safari Lodge) Simon nous dépose de bon matin au Chobe Safari Lodge où nous avons réservé pour une nuit (8 mois avant, c’était pas possible d'en réserver deux). La chambre n’est pas prête et ne le sera pas avant longtemps. Gromffff. Le lieu est vraiment chouette, situé sur une boucle de la rivière Chobe. La terrasse surplombe la rivière : café. Après cela, nous nous promenons dans Kasane, une sympathique petite ville qui respire le calme. Tour au marché : petit mais non moins sympathique. L’après midi, les enfants jouent dans la piscine, glaciale comme il se doit et je ne résiste pas à un dernier game drive (organisé par Bushtracks), certes chouette car le Chobe entre Kasane et Ihaha, c’est forcément chouette, mais dépourvu du charme des journées passées en compagnie de Simon. Tout le monde parle, ça manque de calme et les voitures de safari sont nombreuses, ça manque de solitude. Tout ça ne nous empêchera pas voir une troupe de lionnes, mais entourées de tellement de voitures de safari, qu’elles ont de mal à trouver leur chemin. Le soir, nous dinons sur place. Le buffet est cher et pas bon, une fois n’est pas coutume.
Le dîner des girafes
Là, on ne voit pas les voitures de safari, mais je vous promets que c’était le périph à 18h3026 Aout 2010 (J29) : Kasane (Water Lily) Comme ils n’avaient qu’une seule nuit de disponible au Chobe Safari Loge, nous avons réservé la seconde nuit au Water Lily, un petit hôtel de Kasane. C’est moins chic mais plus chaleureux. La fin de matinée et le début d’après midi sont consacrés à glander au bord de la piscine, à faire quelques emplettes, musique et tissus notamment. La disquaire me fait écouter les albums qu’elles propose, la musique est diffusées sur la place située devant la boutique, si bien que chacun peut partager ces instants avec moi, heureux ou pas. En fin d’après midi, nous avons réservé une croisière sur le Chobe avec Water Lilly. Nous ne l’avions pas fait la veille parce que la croisière du soir du Chobe Safari Lodge se fait sur un immense bateau avec bar. Ce n’est pas le cas des bateaux du Water Lilly où nous somme une quinzaine à bord. Bon, ça n’est pas une garantie de tranquillité : ça bavarde et ça criaille, mais pas jusqu’au point de nous gâcher la croisière qui est superbe. C’est un peu un safari sur l’eau. On voit des hippos de près, en train de brouter la bonne herbe verte, scrouitch scrouitch. Les crocodiles sont à deux pas. Des buffles puis des éléphants traversent devant le bateau. Les Kudus viennent boire. A la fin de la croisière, le capitaine échoue l’embarcation devant un troupeau d’éléphant et nous admirons le soleil se coucher sur fond d’éléphant. Ca le fait bien.
Un buffle solitaire nous observe
Quelques hippopotames se prélassent lassivement dans la boue. Je suis jaloux.
Maintenant, les hippopotames broutent, toujours aussi lassifs. L'hippopotame : perspective intéressante de réincarnation
Cet oiseau élégant a un nom savant, mais Marabout fait bien l’affaire
Il se confond presque avec l’herbe, c'est coquin
Coucher de soleil sur fond d’éléphants27 Aout 2010 (J30) : Victoria Falls (Amadeus Garden Guesthouse) Transfert de bon matin vers Victoria Falls. Le transfert est organisé par le Water Lilly et le chauffeur gère le passage de la frontière d’une main de maitre. Il nous dépose en fin de matinée au Amadeus Garden où nous avons réservé deux chambres payées par virement interbancaire à destination d’un compte en Allemagne. Ceux qui ne veulent pas donner d’argent à Robert s’en réjouiront. D’autre pourraient trouver assez limite ce système d’évasion fiscale. L’accueil est chaleureux. Maintenant habitués au rituel, on s’informe sur les conditions locales de sécurité : « Is it safe ? ». « Very very safe ». Ahhhhhh ? Avec tout ce qu’on entend sur le Zimbabwe ? « Mais ne vous promenez pas la nuit ». Mummmmmm. « Ben oui, avec tous les animaux qui traînent dans les rues une fois la nuit tombée ». Conclusion : ça semble plus cool que prévu. Ben oui, c’est étonnant. En fait, les zimbabwéens, qui restent stoïques dans l’adversité, comptent beaucoup sur le tourisme. De leur côté, nos gouvernements tentent de nous dissuader de dépenser nos bons dollars à Robertland. Lorsqu’on discute avec les zimbabwéens, le message est toujours le même : « il faut que le retour des touristes se passe bien pour qu’il y en ait plus l’an prochain et que la fréquentation redevienne normale et qu'on mange de nouveau à notre fin ». La vie est dure au Zimbabwe. Au supermarché, 1 litre d’huile coute 2 US$, une somme que les zimbabwéens qui ne sont pas en contact avec le tourisme auront beaucoup de mal à débourser. Direction les chutes. Une fois soulagés des 90 $US d’entrée (pour 4), nous entreprenons l’exploration du site. Bien que ce ne soit que de l’eau qui coule, comme dans mon bain, je ne regretterai jamais cette visite des chutes. D’abord, le bruit, le grondement, la vapeur. Puis, la vue, ou plutôt, les vues. Difficile d’en décrire le gigantisme. De plus, la bruine qu’elle produit en permanence entretient une petite forêt tropicale avec lianes et tout le tralala. Nous contemplons ces chutes depuis chaque point de vue. Elles sont grandioses. Le rêve d’enfance est exaucé. Photos devant la statue de Livingstone, ça le fait bien. Pour se remettre de ces émotions, rien de tel qu’un « high tea » au Victoria Falls Hotel. On se prendrait presque pour des colons britanniques au dix-neuvième siècle. Il ne manque plus qu’un vieux chasseur, une mamie à bigoudis en robe longue et un ou deux espions. Le thé est accompagné d’exquis scones et autres pâtisseries de l’empire. Depuis la terrasse, la vue sur les gorges n’est pas exceptionnelle, mais on voit le nuage dégagé par les chutes. La soirée est consacrée au rangement des bagages, à la répartition habile des affaires de façon à équilibrer les poids et éviter de payer les excédents de bagages.
Elles sont majestueuses ces chutes
Un nuage s’en dégage
Par moments, un arc en ciel est visible28 Aout 2010 (J31) : entre Johannesburg et Londres Un dernier petit tour en ville, quelques courses au supermarché. Je trouve quelques sachets de larves de mopane à cuisiner à la maison. Miam miam ! Nous sommes sans cesse abordés par des marchands de souvenirs pour qui la vie est clairement difficile. La pression est élevée, mais sans jamais d’agressivité. Départ pour l’aéroport qui n’est rien autre qu’un cahute améliorée. Changement à Johannesburg puis à Londres.
29 Aout 2010 (J32) : Paris C’est le blues…
Nous avons aimé - Le voyage le plus dépaysant que nous ayons fait. - Des rencontres riches : fermier Damara devenu guide au Spitzkoppe, guide dans les township de Cape Town, fermier Afrikaner perdu dans le veld, Bushmen dans le Kalahari, missionnaire réformé isolé au Botswana, ex-chasseur britannique devenu guide de safari… Et j’en oublie certainement. - Des paysages à couper le souffle, des couchers de soleils interminables et inoubliables (dis, pourquoi leur soleil il est plus joli que le notre ?). - Des campings mythiques perdus dans le rien, des voisins invisibles. - La faune avec un grand « F ». Je ne ferai pas mon difficile. Les bestioles qu’on a vues, on ne les avait croisées qu’au zoo ou à la télé ou jamais. Impalas, springbok, sable antilope, kudus, oryx, girafes, gnous, buffles et zèbres par centaines, hippos, crocos, éléphants, rhinocéros, guépards, lions et lionnes à foison, léopard (un seul, vu de loin, mon seul regret, comme quoi nous avons été bien servis par dame nature, levons lui un verre sinon deux) et plus d’oiseaux que je ne pouvais imaginer. Ce fut initiatique. - Faire connaissance avec l’Afrique australe, qui en 20 ans est passée de l’état de champ de bataille à celui de moteur stable de l’Afrique. - Les ciels bleu-azur sans un nuage, les lumières hivernales. - La bonne viande, le bon vin.
Nous n’avons pas aimé - L’ambiance sécuritaire à Cape Town et Windhoek. Pourquoi passer ses vacances dans un camp de prisonniers ? Au bout d’un moment, on s’est mis à en rire. Un peu plus et on faisait le concours de la demeure la plus fortifiée. A côté, les maisonnette du township n’ont pas de barbelés et le guide nous dit : « les blancs, ils dépensent leur argent dans la sécurité. Nous, c’est dans l’instruction ». Bref, la sécurité est avant tout un business florissant. - Des vieux démons de l’apartheid encore très (trop ?) présent en Namibie. Employés noirs pas très bien traités, baissant la tête quand on leur parle. A Cape Town, c’était pas comme ça. Au Botswana et au Zimbabwe, encore moins. Il reste du chemin à faire. Pour cette raison, je ne retournerai probablement pas tout de suite en Namibie sauf peut être pour aller dans le nord qui semble différent, mais nous n’y sommes pas allés. Il est des gens à qui je ne veux pas donner mon argent. Heureusement, il ne faut pas généraliser : Heidi (Gecko Camp) par exemple ne semblait pas être ainsi. - Le coût déraisonnablement élevé de certaines activités. Comme dit mon maitre FreeFlyd (forum sud’af 4x4community) : les namibiens arrivent à transformer en activité touristique ce qui ne l’est pas.
Et si c’était à refaire ? On ne changerait rien, ou pas grand chose On passerait peut être ne journée de moins à Swakopmund. On tenterait de faire un peu moins de route, mais c’est pas si simple que ça de faire moins de route dans cette région. Et puis voilà.
Et maintenant ? On reviendra (we’ll be back !), pas en Namibie, mais on reviendra, quand notre banquier sera d’accord. Et pour aller où ? On ne sait pas encore. Pour le moment, 3 pistes ou options : - le Mozambique, histoire de plonger dans l’Afrique lusophone, mais ce sera globalement sans faune, y’en a plus ; - le Malawi et la Zambie, ça le fait pas mal semble-t-il. Un grand lac, des beaux paysages, pas trop de monde et l’un des plus beaux parc animaliers d’Afrique (South Luangwa) ; - pourquoi pas le CKGR en Avril, il parait que c’est tout simplement féérique.
Île d'Anticosti: visites, transports, hébergement? English translation pending
Bonjour,
Concernant l'île d'Anticosti, je suis certain qu'il y a plein d'affaires intéressante à visiter, comme par exemple les chutes Vauréal. Puis, sûrement plein d'autres rivières et chutes. Est-ce qu'une fois rendu là-bas c'est facile de trouver un transport? L'hébergement? Puis, est-ce que c'est possible de s'aventurer un peu en dehors du réseau routier de l'île?
J'ai visité l'île une fois dans ma vie, mais ce fut assez court puisque j'étais à bord du Nordik Express, j'ai visité Port-Menier pendant deux heures pour ensuite réembarquer dans le bateau.
Début-août, est-ce la bonne saison pour ça?
Merci!
Dominic Cournoyer
Concernant l'île d'Anticosti, je suis certain qu'il y a plein d'affaires intéressante à visiter, comme par exemple les chutes Vauréal. Puis, sûrement plein d'autres rivières et chutes. Est-ce qu'une fois rendu là-bas c'est facile de trouver un transport? L'hébergement? Puis, est-ce que c'est possible de s'aventurer un peu en dehors du réseau routier de l'île?
J'ai visité l'île une fois dans ma vie, mais ce fut assez court puisque j'étais à bord du Nordik Express, j'ai visité Port-Menier pendant deux heures pour ensuite réembarquer dans le bateau.
Début-août, est-ce la bonne saison pour ça?
Merci!
Dominic Cournoyer
Deux semaines en Italie au début août: vos coups de coeur? English translation pending
Bonjour a tous,
Je me suis cédulé une premiere visite en Italie pour les 2 premieres semaines d'aout. Premiere étape: J'atteris a Rome, 5jrs Deuxieme étape: florence, 3jrs Troisieme étape: Les Cinque Terre, 2jrs Quatrieme étape: Venise, 3jrs (départ de venise pour retour au Canada)
Avions, trains et hotels sont réservés.
J'ai lu quelques guides (Routard, Lonely Planet) mais aimerais savoir vos coups de coeur a vous: je ne veux pas passer tout mon temps dans les musées, j'aime la ville, l'architecture, observer et participer a la vie des gens du pays que je visite. Quels sont a votre avis, les attrapes-touristes qu'on peut écarter sans regrets?
Les guides c'est bien mais rien ne vaut l'expérience.
Merci a vous tous...
Au plaisir de vous donner un coup de main sur d'autres destinations.
Yves
Je me suis cédulé une premiere visite en Italie pour les 2 premieres semaines d'aout. Premiere étape: J'atteris a Rome, 5jrs Deuxieme étape: florence, 3jrs Troisieme étape: Les Cinque Terre, 2jrs Quatrieme étape: Venise, 3jrs (départ de venise pour retour au Canada)
Avions, trains et hotels sont réservés.
J'ai lu quelques guides (Routard, Lonely Planet) mais aimerais savoir vos coups de coeur a vous: je ne veux pas passer tout mon temps dans les musées, j'aime la ville, l'architecture, observer et participer a la vie des gens du pays que je visite. Quels sont a votre avis, les attrapes-touristes qu'on peut écarter sans regrets?
Les guides c'est bien mais rien ne vaut l'expérience.
Merci a vous tous...
Au plaisir de vous donner un coup de main sur d'autres destinations.
Yves
Hôtel et intérêt de Koh Phi Phi? English translation pending
Je projette d'aller en vacance en thailande et pour terminer le voyage je voudrai passer quelques jours de repos sur l'iles de kho phi phi .
J'aurai voulu savoir si cette iles vous a plu et quel hotel me conseillez vous ?
merci pour vos réponse
J'aurai voulu savoir si cette iles vous a plu et quel hotel me conseillez vous ?
merci pour vos réponse
Agence pour un trek sur Huaraz? (Pérou) English translation pending
Bonjour,
Nous partons 4 jours sur Huraz fin mars et nous souhaitons faire quelques balades dans la région (laguna 69, churup). Quelle agence pourriez-vous nous conseiller. Je sais qu'il est possible de les faire sans guide mais mon épouse souhaite passer par une agence et un guide pour être plus tranquille. Alors si vous pouvez nous contacter quelques agences je suis preneur.
Merci
Nous partons 4 jours sur Huraz fin mars et nous souhaitons faire quelques balades dans la région (laguna 69, churup). Quelle agence pourriez-vous nous conseiller. Je sais qu'il est possible de les faire sans guide mais mon épouse souhaite passer par une agence et un guide pour être plus tranquille. Alors si vous pouvez nous contacter quelques agences je suis preneur.
Merci
Film ou livre sur l'Afrique? English translation pending
Bonjour!Je m`interesse beaucoup a l`Afrique, que se soit les gens, l`histoire des pays, les coutumes...J`aimerais trouvé des films ou des livres que je pourrais me procurer au Québec et qui parlent de ce continent que j`aimerais bien visiter un jour.toute vos suggestions seront appréciées.
Yves
Yves
Vivre et travailler en Australie: y a-t-il des aides pour débuter? English translation pending
bonjour,
dans 3 mois, je m'envole direction australie pour changer d'air et idéalement trouver un job dans l'e-commerce en tant que chef de produit. je serais probablement amené au début à prendre des cours d'anglais, faire un stage.. avant de m'insérer dans le monde du travail. savez-vous si il existe des aides financières françaises ou autres astuces pour partir avec un petit pécule ???
merci pour vos réponses
merci pour vos réponses
Afrique du Sud: safaris pendant la Coupe du Monde? English translation pending
Bonjour à tous et felicitations pour ce fantastique forum!
Nous sommes 2 à partir pour l'AFS pendant la Coupe du Monde et nous aimerions évidemment profiter de ce moment pour faire un quelconque type de safari.
Par contre nous avons un matchs a Johannesburg le 14 juin et un autre a Durban le 19 juin. Je crois que nous sommes trop pressé dans le temps pour visiter le Kruger qu'en pensez vous?
J'aurais donc aimé trouvé une solution de rechange entre Johannesburg et Durban afin d'éviter d'avoir à conduire un autre 10h supplémentaire. Que me proposez vous?
Aussi, nous allons avoir un véhicule de location pour la durée totale de notre séjour en AFS (17 jours) et j'aimerais savoir s'il est possible de faire des safaris par nous memes dans des trajets pré-définis avec notre propre véhicule sur certaines games reserve?
Merci beaucoup et félicitations encore une fois! Fred
Nous sommes 2 à partir pour l'AFS pendant la Coupe du Monde et nous aimerions évidemment profiter de ce moment pour faire un quelconque type de safari.
Par contre nous avons un matchs a Johannesburg le 14 juin et un autre a Durban le 19 juin. Je crois que nous sommes trop pressé dans le temps pour visiter le Kruger qu'en pensez vous?
J'aurais donc aimé trouvé une solution de rechange entre Johannesburg et Durban afin d'éviter d'avoir à conduire un autre 10h supplémentaire. Que me proposez vous?
Aussi, nous allons avoir un véhicule de location pour la durée totale de notre séjour en AFS (17 jours) et j'aimerais savoir s'il est possible de faire des safaris par nous memes dans des trajets pré-définis avec notre propre véhicule sur certaines games reserve?
Merci beaucoup et félicitations encore une fois! Fred
Trois semaines en Afrique du Sud, Namibie et (un peu ) Botswana English translation pending
Ci joint le récit, pour ceux qui souhaitent plus de photos c'est là:
http://sites.google.com/site/quelqueparticietailleurs/
Pour l'annee 2009, direction l'Afrique australe...
et pourquoi on irait pas voir les lions? Nous voilà donc en decembre dans la preparation du voyage pour le mois d'Aout. Premiere etape, nous achetons les billets d’avion en Janvier, puis, nous attaquons l’itineraire. Apres quelques renseignements et conseils glanes ici et la (Merci a VF et Marie...), au fil du mois de fevrier, le programme pour 3 semaines se dessine ainsi: Toulouse-Johannesbourg via CDG en voiture: Kruger NP (4 nuits) Blyde River Canyon Pretoria (ou nous avons des amis)
En 4x4 Kgaligadi NP (3 nuits) passage en Namibie Keetmanshoop (Kokerboom forest) Aus (chevaux sauvages du Namib) C13 d'Aus a Sesriem Sossusvlei (desert du Namib) Walvis Bay (kayak avec les phoques) Swakopmund Spitzkoppe (escalade du Spitzkoppe) Erongo (Bulls party) Windhoek
En avion Windhoek- cape Town
En voiture region des vins (Stellenbosch, Franschoek et alentours) Hermanus (pour y voir les baleines ) Gaansbai (plongee avec les requins blancs) Simons' town (pingouins jackass du Cap) Cap de bonne esperance (pour des gens qui naviguent un peu comme nous, c'est un point de passage legendaire oblige)
Retour par avion Cap Town JNB puis France
Dans les faits, le programme sera a peu pres tenu sauf la region des vins du Cap qui sera remplacee par une ballade a la De Hoop Reserve.
Presque toutes les reservations (hotel, voiture, avion, activites) se font par internet. Quelques contraintes se degagent rapidement : Bien que l'on s'y prenne tres tot (fevrier), les resa pour le Kruger sont difficiles, A Satara, seul le camping est dispo. En consequence, le 1er jour en Afrique du Sud sera un peu tendu au niveau horaires car on devra aller tout de suite a Lowe Sabie et y arriver avant 18h00. La nuit en camping a Satara amene de facto a une contrainte: pas de bagages enregistres pour gagner une heure a l'arrivee et le materiel de camping doit tenir dans lesdits bagages cabine... J’entends encore Marie raler… Quant au materiel d'escalade pour le Spitzkoppe, il faudra le faire acheminer avant et le recuperer entre temps. Par ailleurs l'itineraire sera prepare sur notre GPS Garmin avec l'aide du logiciel PC Mapsource et google earth: A posteriori, on recommende parce que cela a ete utile tout au long du voyage
Des le mois de mars, sous les directives de notre fils Anatole, nous faisons un peu d'escalade (en salle puis en exterieur) en vue de l’escalade au Spitzkoppe. En juillet: je profite d'un voyage professionnel a Pretoria pour amener le matos d'escalade et le laisser a des amis sur place, je me rends egalement a Victoria Falls
et au Cap d'ou j'irai voir la De Hoop reserve et ses baleines:
c'est deja un voyage en soi qui ne me donne qu'une envie: y retourner.
5 aout nous voila partis. Comme prevu pas de bagages enregistres, uniquement un bagage cabine par personne dont le materiel de camping. Pas de pb au security check de l’aeroport: nos piquets de camping sont acceptes (ouf ! Cela dit j’avais prepare au cas ou, 4 piquets de secours en plastiques, a base de … stylos billes).
6 Aout A Johannesbourg, l'avion arrive a l'heure et meme si nous ne trainons pas (formalites de douanes, immigration, retrait d’argent au distributeur, prise en charge de la voiture, nous nous presentons a 16h45 a l'entree du Kruger ( crocodile bridge) ou ils nous disent de nous depecher pour aller a notre hebergement a Lower sabie qui est a plus d’une heure de route. Nous voilà prevenus, mieux vaut ne pas trainer en route, la lumiere de fin de jour magnifiera notre parcours. Des notre entree, nous sommes ravis par le troupeau d’impalas en bord de route, nous faisons quelques photos mais ne nous attardons pas.
Apres 5 minutes un agglutinement de voiture laisse augurer d'une belle prise: des lions sont tapis le long de la route dans la brousse... grrr...nous ne pouvons pas trainer, nous regardons furtivement une lionne se lever parmi les herbes pour rejoindre le reste de la troupe et nous partons. Un peu plus loin, des girafes pointent leur long cou. Instant magique, 3 d'entre elles traversent la route et courent devant nous d'un pas tranquille et leger. Oh temps suspend ton vol.
Nous attendrons qu'elles liberent la route pour reprendre une allure plus rapide.
Nous croisons alors la route de 2 rhinos. Il regne un certaine excitation a bord.
Puis quelques kilometres plus loin d'autres girafes, puis des elephants, pleins ! On en prend plein les yeux, c’est le dilemme entre l’observation, les photos et l’horaire, on reprend donc une allure plus rapide quand un troupeau de buffle traverse la route. Clic clic et nous repartons. On croise alors un hippopotame a 2 metres de nous. On ne prend meme pas de photo car un ranger nous rappelle que c’est l'heure… arghhh. On ne sait meme pas combien d'animaux nous avons vus en 1 heure. Nous nous posons des questions en rigolant: le Kruger serait-il un zoo? On se met a imaginer qu'il y a des rangers qui rabattent les animaux vers les routes pour que les touristes les voient. Bienvenue en Afrique du Sud, nous sommes au Kruger a Lower Sabie !
7 Aout Lendemain se passe au fil de la rte. Croco, hippopotames , sont presents des la sortie du campement. Elephants qui traversent la route, zebres,
impalas, koudou, babouins et …chouette… le big five manquant: le leopard...
Night drive et Nuit a satara.
8 Aout : Morning Walk a Satara (lever a 5h00). On rencontre un groupe de 4 rhinos au lever du jour qui s’eloignent en galopant, puis des girafes intriguees par notre presence. Vraiment sympa cette marche. On reprend la route et voyons encore des tas d’animaux. Alors que nous roulons, je regarde distraitement par la fenetre : la! la! la! Je ne trouve pas les mots. Dans la voiture, tout le monde se leve de sa torpeur. Une jeune hyene trotte a 50 cm de ma portiere. Aucun appareil photo n’est prêt…Nous ignorant superbement, elle nous depasse et va s’allonger dans les herbes le long de la route.
Nous l’observons, elle n’aime pas etre ainsi observee et decide de partir faire la sieste ailleurs. Un peu plus loin, nous observons les hippopotames se fairent chasser en ralant par des éléphants

Nuit a Oliphant avec Night Drive ou nous verrons un genette tigree, des lapins, des hippos et sur le retour…un groupe de lionne en travers de la route. La plus grosse qui se mbles etre la chef de la bande est carrement couche en travers et n’a pas l’intention de bouger.
Tout le monde s’extasie, la ranger qui conduit le car commence a trouver le temps long ca fait 40 minutes que nous devrions etre de retour. Alors, elle avance tout doucement. Touchee par le pare choc, la lionne nous regarde visiblement dérangéee de ne pouvoir continuer a dormir la. Non chalamment, elle baille s’etire, se leve et avance tranquillement devant le camion. La troupe suit, finit par quitter le goudron et s’enfonce dans les fourres. 9 Aout Route vers Letaba,
agrementée de quantité d’animaux .
A Letaba, un singe lance un baton sur Anatole puis se moque et rit de lui, Marie elle s’amuse avec les antilopes qui se sont installees a l’interieur du campement.
10 Aout. Un dernier morning drive (lever a 5h00) ou nous verrons chacals, hyenes et nous nous ferons charger par un elephant male : il a beau bluffer, c'est impressionant et mémorable.
Sortis du parc, nous allons du cote de Blyde river canyon (3 rondawels, lucky bourke pothole)
et passons la nuit a cote de Hoedspruit 11 Aout : detour vers et gods windows puis retournons vers Pretoria. Nous y retrouverons nos amis Rodney et Connie, recuperons au passage le materiel d'escalade et surtout, partageons un fabuleux repas au Kream: viande de crocodile, de Koudou, vin du Cap et discussions sur l'Afrique du Sud marquent cette excellent soiree.
12 aout: restitution de la 1ere voiture et recuperation du 4x4 qui prend 3 a 4 heures. Nous ne sommes pas un cas unique: A cote de nous des francais arrives depuis 7heures du matin partent finalement a 12h00. Le trajet Johannesbourg-Upington sera fera donc en grande partie de nuit avec une arrivee a 23h00 et la route est ...dangeureuse surtout avec un 4x4 dont la tenue de route sur bitume est plus incertaine qu'avec des vehicules classiques: il y a en a qui doublent n'importe comment, on aura aussi droit a des anes arretes en plein milieu de la route. Dodo a Bains house a Upington. 13 Aout : A Upington nous faisons le plein d'essence (on remplit également les 2 jerricans) et de nourriture avant de nous rendre au Kgalagadi. Pour ceux qui comme nous sortent par la Namibie a Mata Mata, bien penser a faire les formalites de sortie du territoire a twee rivieren. Nuit sous tente a Twee rivieren
14 Aout : a notre reveil a 6h00, du givre recouvre toute la tente. Ca caille ! Le Kgalagadi s'avere etre un parc magnifique. On est dans le Kalahari, c'est bien plus sauvage que le Kruger,
il y a bien moins de monde aussi.
La densité d'animaux est plus faible, mais on les voit mieux

Et il y en a quand même beaucoup. On assiste a la naissance et aux premiers pas d'un springbok

Nous allons a Matopi au Botswana. La, on est encore plus paumes: 100 km de piste de sable magnifique, ou nous profitons vraiment du mode 4x4.
Nous galerons et restons bloques sur un pente montante, nous nous resolvons a sortir de la voiture, recuperer le manometre a l’arriere pour degonfler les pneus a 1 bar: les enfants veillent depuis le toit de la voiture et nous previendront s’ils voient des lions s’approcher. C’est reparti ! Nous arrivons au camping dont l’equipement est sommaire : Il est constitue d’un unique panneau « Motopi Campsite », c'est tout.
Pas de barriere, pas de ranger, pas de consignes de securite. On reflechit un peu sur la conduite a tenir, quel contraste avec l'Afrique du Sud, ou il fallait garder les fenetres fermees (theoriquement), ne jamais descendre de la voiture, arriver au camp avant la tombee de la nuit. Ici, on est obliges de descendre pour camper. Si on a envie de rouler apres le coucher du soleil, on ne voit pas qui s'y opposerait. « Et pourquoi il n'y aurait pas un lion qui nous mangerai ici pendant qu'on fait nos petits besoins hein? ». Bref, on vote pour un petit feu pour tenir les animaux eloignes (sauf les rhinos, mais il n'y en a pas ici), meme si pour cela il faut aller ramasser un peu de bois epies par nos voisins.
On devient attentif au moindre bruit et j'ecoute les cris de chacals tous proches au lever du jour...aaaah que c'est bon tout ca. 15 Aout : Piste retour toujours aussi sauvage et nuit a Mata Mata.
Des animaux, une oryx avec ses deux petits, des chacals, ... encore et toujours dans des paysages spelndides...
Magnifique rencontre en haut d'une cote avec des autruches et leurs autruchons
16 Aout : Aujourd'hui MataMata -Aus. Nous nous arretons faire une pause a Kokerboom Forest.
Nous trainons un peu pour pouvoir caresser des guepards a l'heure du repas. Nous paierons cette gaterie... 140 km avant Aus, le voyant de batterie s'allume: plus d'alternateur. La batterie va se decharger lentement et faute d'allumage, le moteur s'eteindra. Evidemment, on est dans le desert, pas de bas cote, pas de reseau telephonique. L'arret sur la route est dangereux, de nuit, on se fera percuter. Le bas cote est inexistant. On se dit qu'il faut tenter de rallier Aus pour faire reparer. On deleste tout (frigo, GPS, autoradio mais aussi clignotant, lumieres). La nuit tombee, Anatole assis devant eclairera le milieu de la route (heureusement qu’il y en a une ligne blanche) avec une lampe de poche (pourvu quelle ne nous lache pas) pour permettre de savoir ou est la route. Le silence qui regne dans la voiture est absolu. Lorsque nous croisons des voitures ou lorsque d'autres arrivent par derriere, Francois allume les codes pour signaler notre presence mais cela devient vite impossible: le simple fait d'allumer les veilleuses declenche des rates du moteur, on a l'impression de n'avoir plus que 2 cylindres. Tant pis, voiture devant: c'est Anatole qui essayera de braquer la lampe de poche dans les yeux du conducteur d'en face, voiture derriere, on compte sur nos reflecteurs arrieres. Tout simplement effrayant pour nous comme pour ceux que nous croisons . Apres 100 km, un camion roulant devant nous nous soulagera un peu car le temps de notre route commune, nous restons dans sa roue. Apres deux heures de tension nous arrivons de nuit a notre destination.
17 Aout : Reveil aux aurores (6h00) pour essayer de faire reparer la voiture et decider en consequence de la reprogrammation possible de l'itinerarire. Nous ne verrons donc pas les chevaux sauvages du Namib, pour lesquels nous etions venus jusqu'à Aus, mais ne regrettons rien car ferons connaissance de Johan garagiste a Aus et sa charmante epouse.
En moins de 3 heures, il repare tout ca pour (25 euros). On salue l'efficacite. Ici, pas d'ordi pour savoir si la piece est en stock au depot regional... Johan est drolement efficace et a clairement le sens du service client. On profite de nos 3 heures pour regarder Aus et ses quelques habitants. C'est donc reparti vers Sossusvlei par la magnique C13.
Coucher du soleil a Sossusvlei avec un petit ensablement de rien du tout (maintenant on met la pression des pneus qui va bien en moins de 3 minutes).
Nuit au Camping de Sesriem : c’ est d'ailleurs la seule solution pour voir le coucher et le lever du soleil a Sosussvlei car pour qui dort dehors, les horaires d'ouverture ne le permettent pas.
18 Aout. Pour assister au lever du soleil on se leve a 4h30 (dur dur, la fatigue s’accumule, mais c’est promis, c’est la derniere fois) puis ballade a Dead Vlei et autres Vlei qui nous laisseront bouche bee. C'est tout simplement grandiose et indescriptible Les photos permettent de nous souvenir mais ne rendent pas la beaute des lieux. Ou que porte le regard on ne voit que de splendides paysages.

Petit déjeuner avec bacon et oeufs au pied de la grande dune a sossulsvlei, c'est sympathique.
Dead Vlei Arrivee du soleil Un paradis pour les photographes amateurs

On en fini plus
Courte etape jusqu'au confortable Namib Desert Lodge avec ses dunes de sable petrifiees. Apres plusieurs jours sous tente, la pause est appreciee. 19 Aout : Route vers Walvis Bay, et nuit au Lagoon Lodge avec vue sur l'Atlantique: des flamands roses viennent se nourrir devant les fenetres de notre chambre !

20 Aout : Aujourd'hui matinee kayak avec jeanne a Pelican Point.

Le vent de la veille est tombe, il fait beau, nous sommes chanceux, pelican point, c'est sauvage. Il y a une colonie de phoques dont certains viennent jouer avec nous.
On passe une heure a les appeler, leur parler, les carresser.
Ils sont curieux viennent nous voir, nagent le long de nos kayak, mordillent nos pagaient. Il y en a meme un qui essaye de me prendre mon appareil photo sous marin. C'est vraiment top et on ne se lasse pas de leur calins.
On reprend notre route. Petit crochet par Swakopmund puis route vers le Spitzkoppe ou nous admirons les lieux. Les couleurs du soleil couchant nous accompagnent dans la reconnaissance de notre escalade du lendemain

Nuit au pied du Spitzkoppe
21 Aout : depart au lever du soleil. La ballade est sportive, un peu d’escalade, de la marche, le paysage splendide.
On reprend notre route vers l'Erongo et ses Bull's Party.
Tiens, si on avait le temps de flaner, on pourrait passer une journee rando bien agreable ici, le paysage est magnifique.
puis Okhandja que nous avons choisi comme ville etape. A cause de travaux, contrairement aux previsions, la route est mauvaise mais heureusement, c'est de jour.
22 Aout : Arrivee sur Windhoek et restitution du 4x4. Dans la voiture qui nous conduit a l'aeroport, le chauffeur nous initie a la langue des damaras qui utilise les claquement de langues... c'est top comme disent Marie et Anatole. Vol sur le Cap sans histoire et nuit a Durbanville.
23 Aout : Route vers le De Hoop Reserve: tout le monde prefere voir les baleines sur fond d'Ocean Indien assis sur des grandes dunes de sable plutot que voir Stellenbosch et ses vins. C'est donc parti pour nos 400 km journaliers. Nous serons recompenses: il fait un temps magnifique et le baleines par dizaines sont au rendez vous. On les regarde s'ebattre au large,
on regarde les vols d'oiseaux passer et on apprecie ce petit vent oceanique.

Nuit a Hermanus. Ce sera le seul endroit ou nous passerons 2 nuits dans le meme logement. Et quel logement! Un appart geant de 160m2 a 1 minute a pied du vieux port, ou chacun a sa chambre et une vue... Peut etre qu on verra une baleine devant la fenetre?
24 Août: Journee requin... Nous allons a Gaansbai. L'organisateur de la ballade, marine Dynamics, est tres professionnel. Il fait quand meme froid du fait de l'hiver austral, mais nous n'allons pas reculer devant une petite trempette. C'est de fait impressionnant... On verra 4 ou 5 requins des dizaines de fois depuis notre cage : ca fera de sacres souvenirs de voyage pour Anatole qui reve depuis longtemps de les voir.
25 Aout: Nous preparons nos bagages, quand francois dit « Oh, il y en a une tout pres... » Effectivement, la baleine ne saurait etre plus pres. Apres quelques minutes, nous descendons pour etre encore plus pres. Elle doit etre a 20 metres et trainasse peut etre a la recherche de plancton. Nous l'observons silencieux, contemplatifs et admiratifs de la bete et du cadre.
Nous nous dirigeons maintenant vers Simons Town, verrons une baleine a Gleincairn mais ne nous arretons pas car on voudrait bien voir les pingouins du Cap si sympathiques et droles. Boulders beach est en soi une jolie plage Mais avec les pingouins en plus, c'est encore mieux.
Puis on repart vers le mythique Cap de Bonne Esperance. Le mythe... Sauvage... Avec toujours une possible rencontre avec le monde animal a chaque detour
et arrivee au lodge a Simons town
Excellent Diner au Boulders Beach restaurant d'ou nous entendons les « braiements des pigouins » on dirait des anes... En sortant nous voyons leur silhouette et leur demarche comique dans les rues et partons sur leurs traces. D'ailleurs au petit matin, 26 Aout, nous ne pouvons nous empecher d'y refaire un tour pour leur dire au revoir. Ca tombe bien. Ils sont bien plus nombreux qu hier apres midi et il n'y a personne d'autre que nous et eux. Nous asseyons dans un coin, ils finissent par nous oublier et vivent leur petite vie. Dire que demain a la meme heure, nous serons a Toulouse!
Oui, mais avec pleins d'histoires a raconter...
Cote pratique On a beaucoup aime: Hebergement Kruger et Kgalagadi: reservations de tous les logements et activites sur sanparks.org Kgalagadi au Botswana Zuleika country House a Hoedspruit ( propre, spacieux, bon acceuil). Attention c’est a 1h30 de Graskop et God’s windows Cascades guest house a Pretoria (luxueux, bon rapport qualite prix, bon acceuil) bains house a Upington (luxueux, bon rapport qualite prix, bon acceuil) Klein Aus Vista a Aus (meme si on a pas vu les chevaux sauvage du namib, il y a une petite ballade tous les matins organisee par l'hotel pour aller les voir) Sesriem campsite ( s'y prendre tot, ca vaut vraiment le coup) Lagoon Lodge (propre, confortable, spacieux, belle vue. Le patron est lyonnais) Spitzkoppe Campsite Okahandja 1000 olives. Tres gentille, tres propre, et pas cher du tout Alba guest farm (luxueux, douillet, spacieux, bon acceuil) Hermanus Bay view (peut etre celui qu on a le mieux apprecie meme si de tout le voyage on a toujours ete tres satisfaits par les prestations et le rapport qualite/prix) Simons town , tout pres de Boulders beach et du cap de bonne esperance
Restaurant: Pretoria, le Kream (brooklyn bridge). Excellente adresse, on s’est goinfre de mets succulents pour 110 euros a 6 vin compris. Le service est egalement excellent Simons Town: le boulders beach restaurant. Juste a cote de Boulders beach. On aime la gastronomie, la cadre d’où l’on entend les pingouins et le lieu : en sortant on a de bonne chance de tomber sur un pingouin vagabond.
Astuces : bien: La wild card qui permet une entree illimitee pendant un an dans tous les parcs sud africains (Kruger, Kgalagadi, De Hoop reserve, Boulders beach, Cape of Good Hope). Elle etait amortie des le dernier jour au Kruger. On l'a prise le 1er soir au Kruger a la reception. Bien: La preparation GPS Garmin avec Mapsource et Google Earth. Tout etait en favoris (hebergements, sites) et permet d'arriver direct meme de nuit.
Grands moments: kayak avec jeanne plongee avec les requins (marine dynamics) morning walk au kruger (a reserver sur sanparks.org) camping au Botswana ( a voir a l’arrivee au Kgalagadi ou sur ) Escalade au Spitzkoppe les baleines, nul besoin de guide, on s'assied et on admire Sossulsvlei: no comments, nos bouches sont encore ouvertes... (pour voir le coucher et le lever de soleil, imperativement reserver au camping : )
Budget : Voiture normale 50 euros /jour 4x4 (KEA campers) assurance incluse 160 euros/jour. On a eu un 4x4 avec un embrayage déjà use et qui faisait un bruit un peu special. Ce qui nous a inquietes tout au long du voyage Wild Card 220 euros Hotels Repas Essence : 60ct/litre. Avec la voiture normale 7l/100 et le 4x4 20 litres/100 (et oui !) Kayak : 140 euros pour 4 Plongee avec les requins 500 euros pour 4 Spitzkoppe : entree et camping 10 euros pour 4 , repas 20 euros pour 4
Pour l'annee 2009, direction l'Afrique australe...
et pourquoi on irait pas voir les lions? Nous voilà donc en decembre dans la preparation du voyage pour le mois d'Aout. Premiere etape, nous achetons les billets d’avion en Janvier, puis, nous attaquons l’itineraire. Apres quelques renseignements et conseils glanes ici et la (Merci a VF et Marie...), au fil du mois de fevrier, le programme pour 3 semaines se dessine ainsi: Toulouse-Johannesbourg via CDG en voiture: Kruger NP (4 nuits) Blyde River Canyon Pretoria (ou nous avons des amis)
En 4x4 Kgaligadi NP (3 nuits) passage en Namibie Keetmanshoop (Kokerboom forest) Aus (chevaux sauvages du Namib) C13 d'Aus a Sesriem Sossusvlei (desert du Namib) Walvis Bay (kayak avec les phoques) Swakopmund Spitzkoppe (escalade du Spitzkoppe) Erongo (Bulls party) Windhoek
En avion Windhoek- cape Town
En voiture region des vins (Stellenbosch, Franschoek et alentours) Hermanus (pour y voir les baleines ) Gaansbai (plongee avec les requins blancs) Simons' town (pingouins jackass du Cap) Cap de bonne esperance (pour des gens qui naviguent un peu comme nous, c'est un point de passage legendaire oblige)
Retour par avion Cap Town JNB puis France
Presque toutes les reservations (hotel, voiture, avion, activites) se font par internet. Quelques contraintes se degagent rapidement : Bien que l'on s'y prenne tres tot (fevrier), les resa pour le Kruger sont difficiles, A Satara, seul le camping est dispo. En consequence, le 1er jour en Afrique du Sud sera un peu tendu au niveau horaires car on devra aller tout de suite a Lowe Sabie et y arriver avant 18h00. La nuit en camping a Satara amene de facto a une contrainte: pas de bagages enregistres pour gagner une heure a l'arrivee et le materiel de camping doit tenir dans lesdits bagages cabine... J’entends encore Marie raler… Quant au materiel d'escalade pour le Spitzkoppe, il faudra le faire acheminer avant et le recuperer entre temps. Par ailleurs l'itineraire sera prepare sur notre GPS Garmin avec l'aide du logiciel PC Mapsource et google earth: A posteriori, on recommende parce que cela a ete utile tout au long du voyage
Des le mois de mars, sous les directives de notre fils Anatole, nous faisons un peu d'escalade (en salle puis en exterieur) en vue de l’escalade au Spitzkoppe. En juillet: je profite d'un voyage professionnel a Pretoria pour amener le matos d'escalade et le laisser a des amis sur place, je me rends egalement a Victoria Falls
et au Cap d'ou j'irai voir la De Hoop reserve et ses baleines:
c'est deja un voyage en soi qui ne me donne qu'une envie: y retourner.5 aout nous voila partis. Comme prevu pas de bagages enregistres, uniquement un bagage cabine par personne dont le materiel de camping. Pas de pb au security check de l’aeroport: nos piquets de camping sont acceptes (ouf ! Cela dit j’avais prepare au cas ou, 4 piquets de secours en plastiques, a base de … stylos billes).
6 Aout A Johannesbourg, l'avion arrive a l'heure et meme si nous ne trainons pas (formalites de douanes, immigration, retrait d’argent au distributeur, prise en charge de la voiture, nous nous presentons a 16h45 a l'entree du Kruger ( crocodile bridge) ou ils nous disent de nous depecher pour aller a notre hebergement a Lower sabie qui est a plus d’une heure de route. Nous voilà prevenus, mieux vaut ne pas trainer en route, la lumiere de fin de jour magnifiera notre parcours. Des notre entree, nous sommes ravis par le troupeau d’impalas en bord de route, nous faisons quelques photos mais ne nous attardons pas.
Apres 5 minutes un agglutinement de voiture laisse augurer d'une belle prise: des lions sont tapis le long de la route dans la brousse... grrr...nous ne pouvons pas trainer, nous regardons furtivement une lionne se lever parmi les herbes pour rejoindre le reste de la troupe et nous partons. Un peu plus loin, des girafes pointent leur long cou. Instant magique, 3 d'entre elles traversent la route et courent devant nous d'un pas tranquille et leger. Oh temps suspend ton vol.
Nous attendrons qu'elles liberent la route pour reprendre une allure plus rapide.
Nous croisons alors la route de 2 rhinos. Il regne un certaine excitation a bord.
Puis quelques kilometres plus loin d'autres girafes, puis des elephants, pleins ! On en prend plein les yeux, c’est le dilemme entre l’observation, les photos et l’horaire, on reprend donc une allure plus rapide quand un troupeau de buffle traverse la route. Clic clic et nous repartons. On croise alors un hippopotame a 2 metres de nous. On ne prend meme pas de photo car un ranger nous rappelle que c’est l'heure… arghhh. On ne sait meme pas combien d'animaux nous avons vus en 1 heure. Nous nous posons des questions en rigolant: le Kruger serait-il un zoo? On se met a imaginer qu'il y a des rangers qui rabattent les animaux vers les routes pour que les touristes les voient. Bienvenue en Afrique du Sud, nous sommes au Kruger a Lower Sabie !
7 Aout Lendemain se passe au fil de la rte. Croco, hippopotames , sont presents des la sortie du campement. Elephants qui traversent la route, zebres,
impalas, koudou, babouins et …chouette… le big five manquant: le leopard...
8 Aout : Morning Walk a Satara (lever a 5h00). On rencontre un groupe de 4 rhinos au lever du jour qui s’eloignent en galopant, puis des girafes intriguees par notre presence. Vraiment sympa cette marche. On reprend la route et voyons encore des tas d’animaux. Alors que nous roulons, je regarde distraitement par la fenetre : la! la! la! Je ne trouve pas les mots. Dans la voiture, tout le monde se leve de sa torpeur. Une jeune hyene trotte a 50 cm de ma portiere. Aucun appareil photo n’est prêt…Nous ignorant superbement, elle nous depasse et va s’allonger dans les herbes le long de la route.
Nous l’observons, elle n’aime pas etre ainsi observee et decide de partir faire la sieste ailleurs. Un peu plus loin, nous observons les hippopotames se fairent chasser en ralant par des éléphants
Nuit a Oliphant avec Night Drive ou nous verrons un genette tigree, des lapins, des hippos et sur le retour…un groupe de lionne en travers de la route. La plus grosse qui se mbles etre la chef de la bande est carrement couche en travers et n’a pas l’intention de bouger.
Tout le monde s’extasie, la ranger qui conduit le car commence a trouver le temps long ca fait 40 minutes que nous devrions etre de retour. Alors, elle avance tout doucement. Touchee par le pare choc, la lionne nous regarde visiblement dérangéee de ne pouvoir continuer a dormir la. Non chalamment, elle baille s’etire, se leve et avance tranquillement devant le camion. La troupe suit, finit par quitter le goudron et s’enfonce dans les fourres. 9 Aout Route vers Letaba,
et passons la nuit a cote de Hoedspruit 11 Aout : detour vers et gods windows puis retournons vers Pretoria. Nous y retrouverons nos amis Rodney et Connie, recuperons au passage le materiel d'escalade et surtout, partageons un fabuleux repas au Kream: viande de crocodile, de Koudou, vin du Cap et discussions sur l'Afrique du Sud marquent cette excellent soiree.
12 aout: restitution de la 1ere voiture et recuperation du 4x4 qui prend 3 a 4 heures. Nous ne sommes pas un cas unique: A cote de nous des francais arrives depuis 7heures du matin partent finalement a 12h00. Le trajet Johannesbourg-Upington sera fera donc en grande partie de nuit avec une arrivee a 23h00 et la route est ...dangeureuse surtout avec un 4x4 dont la tenue de route sur bitume est plus incertaine qu'avec des vehicules classiques: il y a en a qui doublent n'importe comment, on aura aussi droit a des anes arretes en plein milieu de la route. Dodo a Bains house a Upington. 13 Aout : A Upington nous faisons le plein d'essence (on remplit également les 2 jerricans) et de nourriture avant de nous rendre au Kgalagadi. Pour ceux qui comme nous sortent par la Namibie a Mata Mata, bien penser a faire les formalites de sortie du territoire a twee rivieren. Nuit sous tente a Twee rivieren
14 Aout : a notre reveil a 6h00, du givre recouvre toute la tente. Ca caille ! Le Kgalagadi s'avere etre un parc magnifique. On est dans le Kalahari, c'est bien plus sauvage que le Kruger,
il y a bien moins de monde aussi.
La densité d'animaux est plus faible, mais on les voit mieux
Et il y en a quand même beaucoup. On assiste a la naissance et aux premiers pas d'un springbok
Nous allons a Matopi au Botswana. La, on est encore plus paumes: 100 km de piste de sable magnifique, ou nous profitons vraiment du mode 4x4.
Nous galerons et restons bloques sur un pente montante, nous nous resolvons a sortir de la voiture, recuperer le manometre a l’arriere pour degonfler les pneus a 1 bar: les enfants veillent depuis le toit de la voiture et nous previendront s’ils voient des lions s’approcher. C’est reparti ! Nous arrivons au camping dont l’equipement est sommaire : Il est constitue d’un unique panneau « Motopi Campsite », c'est tout.
Pas de barriere, pas de ranger, pas de consignes de securite. On reflechit un peu sur la conduite a tenir, quel contraste avec l'Afrique du Sud, ou il fallait garder les fenetres fermees (theoriquement), ne jamais descendre de la voiture, arriver au camp avant la tombee de la nuit. Ici, on est obliges de descendre pour camper. Si on a envie de rouler apres le coucher du soleil, on ne voit pas qui s'y opposerait. « Et pourquoi il n'y aurait pas un lion qui nous mangerai ici pendant qu'on fait nos petits besoins hein? ». Bref, on vote pour un petit feu pour tenir les animaux eloignes (sauf les rhinos, mais il n'y en a pas ici), meme si pour cela il faut aller ramasser un peu de bois epies par nos voisins.
On devient attentif au moindre bruit et j'ecoute les cris de chacals tous proches au lever du jour...aaaah que c'est bon tout ca. 15 Aout : Piste retour toujours aussi sauvage et nuit a Mata Mata.
Des animaux, une oryx avec ses deux petits, des chacals, ... encore et toujours dans des paysages spelndides...
Magnifique rencontre en haut d'une cote avec des autruches et leurs autruchons
16 Aout : Aujourd'hui MataMata -Aus. Nous nous arretons faire une pause a Kokerboom Forest.
Nous trainons un peu pour pouvoir caresser des guepards a l'heure du repas. Nous paierons cette gaterie... 140 km avant Aus, le voyant de batterie s'allume: plus d'alternateur. La batterie va se decharger lentement et faute d'allumage, le moteur s'eteindra. Evidemment, on est dans le desert, pas de bas cote, pas de reseau telephonique. L'arret sur la route est dangereux, de nuit, on se fera percuter. Le bas cote est inexistant. On se dit qu'il faut tenter de rallier Aus pour faire reparer. On deleste tout (frigo, GPS, autoradio mais aussi clignotant, lumieres). La nuit tombee, Anatole assis devant eclairera le milieu de la route (heureusement qu’il y en a une ligne blanche) avec une lampe de poche (pourvu quelle ne nous lache pas) pour permettre de savoir ou est la route. Le silence qui regne dans la voiture est absolu. Lorsque nous croisons des voitures ou lorsque d'autres arrivent par derriere, Francois allume les codes pour signaler notre presence mais cela devient vite impossible: le simple fait d'allumer les veilleuses declenche des rates du moteur, on a l'impression de n'avoir plus que 2 cylindres. Tant pis, voiture devant: c'est Anatole qui essayera de braquer la lampe de poche dans les yeux du conducteur d'en face, voiture derriere, on compte sur nos reflecteurs arrieres. Tout simplement effrayant pour nous comme pour ceux que nous croisons . Apres 100 km, un camion roulant devant nous nous soulagera un peu car le temps de notre route commune, nous restons dans sa roue. Apres deux heures de tension nous arrivons de nuit a notre destination.
17 Aout : Reveil aux aurores (6h00) pour essayer de faire reparer la voiture et decider en consequence de la reprogrammation possible de l'itinerarire. Nous ne verrons donc pas les chevaux sauvages du Namib, pour lesquels nous etions venus jusqu'à Aus, mais ne regrettons rien car ferons connaissance de Johan garagiste a Aus et sa charmante epouse.
En moins de 3 heures, il repare tout ca pour (25 euros). On salue l'efficacite. Ici, pas d'ordi pour savoir si la piece est en stock au depot regional... Johan est drolement efficace et a clairement le sens du service client. On profite de nos 3 heures pour regarder Aus et ses quelques habitants. C'est donc reparti vers Sossusvlei par la magnique C13.
Coucher du soleil a Sossusvlei avec un petit ensablement de rien du tout (maintenant on met la pression des pneus qui va bien en moins de 3 minutes).
Nuit au Camping de Sesriem : c’ est d'ailleurs la seule solution pour voir le coucher et le lever du soleil a Sosussvlei car pour qui dort dehors, les horaires d'ouverture ne le permettent pas.
18 Aout. Pour assister au lever du soleil on se leve a 4h30 (dur dur, la fatigue s’accumule, mais c’est promis, c’est la derniere fois) puis ballade a Dead Vlei et autres Vlei qui nous laisseront bouche bee. C'est tout simplement grandiose et indescriptible Les photos permettent de nous souvenir mais ne rendent pas la beaute des lieux. Ou que porte le regard on ne voit que de splendides paysages.
Petit déjeuner avec bacon et oeufs au pied de la grande dune a sossulsvlei, c'est sympathique.
Dead Vlei Arrivee du soleil Un paradis pour les photographes amateurs
On en fini plus
Courte etape jusqu'au confortable Namib Desert Lodge avec ses dunes de sable petrifiees. Apres plusieurs jours sous tente, la pause est appreciee. 19 Aout : Route vers Walvis Bay, et nuit au Lagoon Lodge avec vue sur l'Atlantique: des flamands roses viennent se nourrir devant les fenetres de notre chambre !

20 Aout : Aujourd'hui matinee kayak avec jeanne a Pelican Point.

Le vent de la veille est tombe, il fait beau, nous sommes chanceux, pelican point, c'est sauvage. Il y a une colonie de phoques dont certains viennent jouer avec nous.

On passe une heure a les appeler, leur parler, les carresser.

Ils sont curieux viennent nous voir, nagent le long de nos kayak, mordillent nos pagaient. Il y en a meme un qui essaye de me prendre mon appareil photo sous marin. C'est vraiment top et on ne se lasse pas de leur calins.
On reprend notre route. Petit crochet par Swakopmund puis route vers le Spitzkoppe ou nous admirons les lieux. Les couleurs du soleil couchant nous accompagnent dans la reconnaissance de notre escalade du lendemain

Nuit au pied du Spitzkoppe
21 Aout : depart au lever du soleil. La ballade est sportive, un peu d’escalade, de la marche, le paysage splendide.

On reprend notre route vers l'Erongo et ses Bull's Party.
Tiens, si on avait le temps de flaner, on pourrait passer une journee rando bien agreable ici, le paysage est magnifique.
puis Okhandja que nous avons choisi comme ville etape. A cause de travaux, contrairement aux previsions, la route est mauvaise mais heureusement, c'est de jour.
22 Aout : Arrivee sur Windhoek et restitution du 4x4. Dans la voiture qui nous conduit a l'aeroport, le chauffeur nous initie a la langue des damaras qui utilise les claquement de langues... c'est top comme disent Marie et Anatole. Vol sur le Cap sans histoire et nuit a Durbanville.
23 Aout : Route vers le De Hoop Reserve: tout le monde prefere voir les baleines sur fond d'Ocean Indien assis sur des grandes dunes de sable plutot que voir Stellenbosch et ses vins. C'est donc parti pour nos 400 km journaliers. Nous serons recompenses: il fait un temps magnifique et le baleines par dizaines sont au rendez vous. On les regarde s'ebattre au large,

on regarde les vols d'oiseaux passer et on apprecie ce petit vent oceanique.

Nuit a Hermanus. Ce sera le seul endroit ou nous passerons 2 nuits dans le meme logement. Et quel logement! Un appart geant de 160m2 a 1 minute a pied du vieux port, ou chacun a sa chambre et une vue... Peut etre qu on verra une baleine devant la fenetre?
24 Août: Journee requin... Nous allons a Gaansbai. L'organisateur de la ballade, marine Dynamics, est tres professionnel. Il fait quand meme froid du fait de l'hiver austral, mais nous n'allons pas reculer devant une petite trempette. C'est de fait impressionnant... On verra 4 ou 5 requins des dizaines de fois depuis notre cage : ca fera de sacres souvenirs de voyage pour Anatole qui reve depuis longtemps de les voir.
25 Aout: Nous preparons nos bagages, quand francois dit « Oh, il y en a une tout pres... » Effectivement, la baleine ne saurait etre plus pres. Apres quelques minutes, nous descendons pour etre encore plus pres. Elle doit etre a 20 metres et trainasse peut etre a la recherche de plancton. Nous l'observons silencieux, contemplatifs et admiratifs de la bete et du cadre.
Nous nous dirigeons maintenant vers Simons Town, verrons une baleine a Gleincairn mais ne nous arretons pas car on voudrait bien voir les pingouins du Cap si sympathiques et droles. Boulders beach est en soi une jolie plage Mais avec les pingouins en plus, c'est encore mieux.
Puis on repart vers le mythique Cap de Bonne Esperance. Le mythe... Sauvage... Avec toujours une possible rencontre avec le monde animal a chaque detour
et arrivee au lodge a Simons town
Excellent Diner au Boulders Beach restaurant d'ou nous entendons les « braiements des pigouins » on dirait des anes... En sortant nous voyons leur silhouette et leur demarche comique dans les rues et partons sur leurs traces. D'ailleurs au petit matin, 26 Aout, nous ne pouvons nous empecher d'y refaire un tour pour leur dire au revoir. Ca tombe bien. Ils sont bien plus nombreux qu hier apres midi et il n'y a personne d'autre que nous et eux. Nous asseyons dans un coin, ils finissent par nous oublier et vivent leur petite vie. Dire que demain a la meme heure, nous serons a Toulouse!

Oui, mais avec pleins d'histoires a raconter...
Cote pratique On a beaucoup aime: Hebergement Kruger et Kgalagadi: reservations de tous les logements et activites sur sanparks.org Kgalagadi au Botswana Zuleika country House a Hoedspruit ( propre, spacieux, bon acceuil). Attention c’est a 1h30 de Graskop et God’s windows Cascades guest house a Pretoria (luxueux, bon rapport qualite prix, bon acceuil) bains house a Upington (luxueux, bon rapport qualite prix, bon acceuil) Klein Aus Vista a Aus (meme si on a pas vu les chevaux sauvage du namib, il y a une petite ballade tous les matins organisee par l'hotel pour aller les voir) Sesriem campsite ( s'y prendre tot, ca vaut vraiment le coup) Lagoon Lodge (propre, confortable, spacieux, belle vue. Le patron est lyonnais) Spitzkoppe Campsite Okahandja 1000 olives. Tres gentille, tres propre, et pas cher du tout Alba guest farm (luxueux, douillet, spacieux, bon acceuil) Hermanus Bay view (peut etre celui qu on a le mieux apprecie meme si de tout le voyage on a toujours ete tres satisfaits par les prestations et le rapport qualite/prix) Simons town , tout pres de Boulders beach et du cap de bonne esperance
Restaurant: Pretoria, le Kream (brooklyn bridge). Excellente adresse, on s’est goinfre de mets succulents pour 110 euros a 6 vin compris. Le service est egalement excellent Simons Town: le boulders beach restaurant. Juste a cote de Boulders beach. On aime la gastronomie, la cadre d’où l’on entend les pingouins et le lieu : en sortant on a de bonne chance de tomber sur un pingouin vagabond.
Astuces : bien: La wild card qui permet une entree illimitee pendant un an dans tous les parcs sud africains (Kruger, Kgalagadi, De Hoop reserve, Boulders beach, Cape of Good Hope). Elle etait amortie des le dernier jour au Kruger. On l'a prise le 1er soir au Kruger a la reception. Bien: La preparation GPS Garmin avec Mapsource et Google Earth. Tout etait en favoris (hebergements, sites) et permet d'arriver direct meme de nuit.
Grands moments: kayak avec jeanne plongee avec les requins (marine dynamics) morning walk au kruger (a reserver sur sanparks.org) camping au Botswana ( a voir a l’arrivee au Kgalagadi ou sur ) Escalade au Spitzkoppe les baleines, nul besoin de guide, on s'assied et on admire Sossulsvlei: no comments, nos bouches sont encore ouvertes... (pour voir le coucher et le lever de soleil, imperativement reserver au camping : )
Budget : Voiture normale 50 euros /jour 4x4 (KEA campers) assurance incluse 160 euros/jour. On a eu un 4x4 avec un embrayage déjà use et qui faisait un bruit un peu special. Ce qui nous a inquietes tout au long du voyage Wild Card 220 euros Hotels Repas Essence : 60ct/litre. Avec la voiture normale 7l/100 et le 4x4 20 litres/100 (et oui !) Kayak : 140 euros pour 4 Plongee avec les requins 500 euros pour 4 Spitzkoppe : entree et camping 10 euros pour 4 , repas 20 euros pour 4
Rencontre étrange et déja... obsédante à Bengkulu (Sumatra) English translation pending
Tout à l'heure, en plein après-midi, dans une rue de Bengkulu (Sud de Sumatra) - en pleine ville donc - j'aperçois une drôle de créature.
De prime abord je me dis qu'il s'agit d'un singe.
Oui mais en le regardant attentivement je constate que si il a la taille d'un petit singe il n'en a pas les caractéristiques : pas de poils et surtout pas de queue. De plus la tête n'est pas celle d'un singe mais plutôt celle d'un être humain, d'un vieillard. Sa peau est lisse, noire, très noire et imberbe.
Les membres, bras et jambes, sont bien plus longs que le corps (environ 25-30 cm) ne ne laisserait supposer. Les mains et les pieds ressemblent davantage, au niveau de la position des doigts, à celles d'un humain.
L'être se déplace cependant à l'aide de ses 4 membres.
Il mange de l'herbe.
Il n'a pas l'air incommodé par ma présence à quelques pas de lui ni même que je le prenne en photo. A aucun moment il ne portera le regard sur moi.
Personne aux alentours ne semble trouver la scène étrange, cet être semble faire partie du décor quotidien du quartier.
Tellement abasourdi je ne pose pas de questions à ce moment-là mais une fois de retour à mon hôtel je montre les photos que j'ai prises et c'est l'étonnement, personne ne semble connaître cette "créature" ni ne sait de quoi il s'agit; tout le monde est comme moi : étonné.
Je sais qu'il aurait été bien plus simple de mettre l'une ou l'autre photos pour vous faire mieux comprendre mais je ne manie pas (encore) la technique.
Je reste perplexe car je pense qu'en fait il s'agit probablement plus d'un être humain que d'un animal. La nature est "capable' de tellement de bizzareries que entre un "homme-éléphant" et un "homme-singe" tout est plausible.
Je ne sais que penser.
Si quelqu'un a une "explication" ?
Merci
De prime abord je me dis qu'il s'agit d'un singe.
Oui mais en le regardant attentivement je constate que si il a la taille d'un petit singe il n'en a pas les caractéristiques : pas de poils et surtout pas de queue. De plus la tête n'est pas celle d'un singe mais plutôt celle d'un être humain, d'un vieillard. Sa peau est lisse, noire, très noire et imberbe.
Les membres, bras et jambes, sont bien plus longs que le corps (environ 25-30 cm) ne ne laisserait supposer. Les mains et les pieds ressemblent davantage, au niveau de la position des doigts, à celles d'un humain.
L'être se déplace cependant à l'aide de ses 4 membres.
Il mange de l'herbe.
Il n'a pas l'air incommodé par ma présence à quelques pas de lui ni même que je le prenne en photo. A aucun moment il ne portera le regard sur moi.
Personne aux alentours ne semble trouver la scène étrange, cet être semble faire partie du décor quotidien du quartier.
Tellement abasourdi je ne pose pas de questions à ce moment-là mais une fois de retour à mon hôtel je montre les photos que j'ai prises et c'est l'étonnement, personne ne semble connaître cette "créature" ni ne sait de quoi il s'agit; tout le monde est comme moi : étonné.
Je sais qu'il aurait été bien plus simple de mettre l'une ou l'autre photos pour vous faire mieux comprendre mais je ne manie pas (encore) la technique.
Je reste perplexe car je pense qu'en fait il s'agit probablement plus d'un être humain que d'un animal. La nature est "capable' de tellement de bizzareries que entre un "homme-éléphant" et un "homme-singe" tout est plausible.
Je ne sais que penser.
Si quelqu'un a une "explication" ?
Merci
Séjour au Kenya English translation pending
Bonjour,
Je souhaite partir en couple au Kenya au mois de juillet et j'hésite entre 2 Tours Operator : Marmara et Nouvelles Frontières. Je souhaite faire un circuit (afin de profiter des paysages et animaux de la savane) et prendre une extension "farniente" (un all inclusive à rien faire sur une plage quoi 😉 ).
Voici les circuits sélectionnés :
Marmara Reves d'Afrique : http://www.marmara.com/voyages-sejours-kenya/safari-reves-afrique/Code-KENREV-M--C--O--VD-.htm
Nouvelles Frontières Safari Bongo : http://www.nouvelles-frontieres.fr/voyages_circuits/voyages_circuits_kenya/voyages-circuits-nairobi-safari-bongo-amboseli-masai-mara-taita-hills-KEN013-circuits-hiver-2008-2009.html?articleId=128586773&vdep=paris
Merci de me donner vos impressions, ou si vous avez des conseils ou idées meilleures ! 🙂
Voici les circuits sélectionnés :
Marmara Reves d'Afrique : http://www.marmara.com/voyages-sejours-kenya/safari-reves-afrique/Code-KENREV-M--C--O--VD-.htm
Nouvelles Frontières Safari Bongo : http://www.nouvelles-frontieres.fr/voyages_circuits/voyages_circuits_kenya/voyages-circuits-nairobi-safari-bongo-amboseli-masai-mara-taita-hills-KEN013-circuits-hiver-2008-2009.html?articleId=128586773&vdep=paris
Merci de me donner vos impressions, ou si vous avez des conseils ou idées meilleures ! 🙂
Tour opérateur pour un safari au Kenya en février? English translation pending
bonjour
on veut aller voir les bebêtes au kenya en fevrier.
aussi les gentils gens et les super paysages et le kili.
mais en qualité prix avez vous des conseils pour les TO
kenya hit avec african safri? safari bongo ou dikdik avec NF ou safari privé karibu?
evidement comme on travaille on n'est que des touristes de passage 7 jours
faut s'en contenter...pour l'instant.
merci de votre aide
lala🙂
Groupe de huit à Varadero English translation pending
Bonjour j'aimerais savoir si c'est possible de louer une mini autobus pour 1 semaine ainsi que le prix que cela peut nous coûter pour notre groupe ainsi que d'un chaufeur à notre disposition pour nous faires connaitres Cuba. Nous aimerons partir de Varadero aller voir Matanzas, Havane et aller voir Cayo Santa- Maria. nous serons au Iberostar Playa Alameda hotel à Varadero comme pied à terre du 14 février au 21 février
Rats, "WC" dans les bus et Bombay? English translation pending
Bonsoir,
à la lecture des différents sujets abordés sur l'Inde, je me demandais s'il y avait : vraiment autant de bestioles grandes et petites dans les chambres ( genre rats, araignées, ... ) ++ cela est-il systématique ou dépend seulement du prix de la chambre ? pourquoi personne ne parle des répulsifs anti-moustiques, rats, cafards à ultrason en vente sur le net ou dans le commerce ? il y a-t-il des wc's dans bus ? et si quelqu'un pouvait me renseigner sur des hôtels à bombay dans un état d'hygiène normal - si possible sans ratsssss ?
D'avance merci 100drine
à la lecture des différents sujets abordés sur l'Inde, je me demandais s'il y avait : vraiment autant de bestioles grandes et petites dans les chambres ( genre rats, araignées, ... ) ++ cela est-il systématique ou dépend seulement du prix de la chambre ? pourquoi personne ne parle des répulsifs anti-moustiques, rats, cafards à ultrason en vente sur le net ou dans le commerce ? il y a-t-il des wc's dans bus ? et si quelqu'un pouvait me renseigner sur des hôtels à bombay dans un état d'hygiène normal - si possible sans ratsssss ?
D'avance merci 100drine
Où dormir à KoPhePhe? English translation pending
hello,
je suis a phuket que je quitte demain matin pr aller sur ko phe phe. je nai rien reserve pr dodo ; kels sont les bons conseils a cet epoq sur l'ile ? a prix env 40e la nuit. car jai lu tonsai bruyant.
cote est? ouest?
en solo un truc sympa .
merci et bon week a vous.
Train à Madagascar: nouvelle ligne entre Tamatave et Moramanga English translation pending
Pour les amoureux du train une nouvelle ligne de train se remet en place à Madagascar entre tamatave et moramanga
voir le lien ici
http://www.lexpressmada.com/display.php?p=display&id=14016
Afrique du Sud: de la savane du Kruger à celle de Timbavati & Sabi Sand English translation pending
Hé Oui! Me revlà encore avec mes inlassables rencontres animalières (les blazés... S'abstenir! 😏😛)
Il parait qu’il faut soigner le mal, par le mal… Alors pour protéger encore un peu cette bulle d’oxygène voyageuse récente… Quoi de mieux que de s’y replonger !
J1 & J2 le voyage aller
Opération numéro une : couper la connexion internet! Opération numéro deux : terminer de boucler les bagages Et comme on dit jamais deux sans trois : embarquement voiture, direction le voyage à venir
Il flotte ferme sur le sol belge… C’est un signe, il est temps qu’on se taille ! Arrivée à l'aéroport… On tue les longues heures d’attente en regardant les avions décoller et les voyageurs qui défilent pour on ne sait quelles destinations !
On passe le contrôle douane et on a le plaisir d’ouvrir, un de nos sacs photos pour que l’ensemble du matériel soit passé au pinceau détecteur de poudre ! Probablement fatigués de se taper, la corvée du second sac et comme tout est clean, on nous laisse passer ! Embarquement … Nos deux boarding ne passent pas… Et c’est bon signe. Le charmant monsieur (si si il est vraiment charmant 😉) nous annonce que nous sommes surclassé en business. Et dire que quelques heures avant, on se disait… Dans x années quand on aura accumulé assez de miles, on s’offrira la classe sup ! Le bonheur ! Ca commence royalement bien ! Nous avons des places séparées, mais qu’importe… L’ivresse du siège couchette l’emporte (il a même une fonction pour effectuer des massages du dos ! Génial, moi qui venait de me coincer ce matin !) Un vol à expérimenter la totalité des petits boutons et fonctionnalités des commandes (c’est dingue !), à déguster et surtout à roupiller comme des nababs ! Honte à nous! Nous n’avons jamais reliés l’Europe à JNB aussi rapidement et confortablement ! Petite anecdote, mon voisin de gauche se trouve être le 3ème meilleur passager de cette compagnie aérienne (Il voyage sans cesse pour son boulot et m’explique le sourire aux lèvres, qu’il ne sait plus quoi faire de ses miles… Heu ! Il peut pas nous en donner un peu !)
10h15 arrivée à JNB et une file Enooorme pour le tampon d’entrée sur le passeport ! Prise de notre voiture de location. Bien entendu, on s’emmêle les pinceaux entre les méandres de la N1 et N4 pour quitter JNB et après un petit détour dans les coins paumés, nous voilà remis sur le bon tronçon direction Nelspruit. C’est toujours un ravissement que de traverser l’Eland Valey, le paysage montagneux y est délicieux. 15h30 arrivée à notre backpackers (point de chute à Nelspruit), le temps de déposer les bagages et de filer directement faire les courses pour le séjour en réserves, qui suit. On fait plusieurs boutiques, pour dégoter un bac frigo, élément indispensable au maintien de la fraicheur des denrées alimentaires ! La nuit est tombée et c’est accompagnés par le croassement des crapauds, du regard de ce méga (il est démentiel) criquet, blotti sur une branche et du va et vient incessant de je ne sais quel animal dans les fourrés, juste à côté de notre bungalow, que nous dégustons la traditionnelle pizza sud af ! Préparation des been-bag et du matos photos et hop au dodo !
J3 : Nelspruit direction Kruger NP (Skukuza)
6h00 tapante ! Hors du lit ! Une bonne bouffée d’air africain, de bon matin et toujours le monstre criquet lové, sur sa branche ! Le plein d’essence et direction Malelane Gate (une des entrées sud du Kruger !) La culture des citrons berce une partie du parcours, avant que la bagnole n’empeste le goudron ! Le camion qui précède en transporte et manifestement un de ces fûts fuite… Voilà notre carrosserie et notre pare-brise moucheté de noir ! 😕 10h00, nous sommes à la Gate…Et déjà le dessous du pont foisonne d’animaux : Crocodiles, Héron cendré et Goliath. Certes, nous aborderons une lumière dure… Mais s’enivrer des bonnes odeurs de la savane, nous transporte déjà. La végétation est encore assez verdoyante et il semble y avoir bien moins de monde sur les routes qu’en septembre… C’est déjà une bien bonne chose ! Piste H3 de Malelane Gate à l'embranchement pour le Renoster Pan : Francolin à gorge rouge - Calao à bec noir – nos premiers éléphants, impalas Un petit détour par le Renoster Pan… Ce point d’eau nous avait porté chance l’an passé (par la rencontre de lions)… Mais les années se suivent et ne se ressemblent pas, rien sur la piste à l’aller et rien au pan ! Et comme quoi, tout change en 5 minutes de temps 😉 … Sur la route du retour : une rencontre avec un éléphant… Le maître mâchouillant ses branchages se lance sur la piste pour s’y promener en toute tranquillité. Fort heureusement, nous l’avions passé car nous préférons l’avoir de dos que de face… Une marche avant étant plus aisée, qu’une marche arrière, surtout sur une piste en terre. Au croisement avant la reprise de la H3, c’est un gros rhino blanc qui nous fait l’honneur de sa présence en bordure de piste… Malheureusement, il broute et ne relèvera pas la tête (enfouie derrière les graminées) et hormis en prendre plein les mirettes… Photographiquement parlant, ce n’est que peu gérable ! La preuve :

H3 De l'embranchement de Renoster Pan à Afsaal, très calme : quelques gnous et des pintades de Numidie, prenant le soleil sur le haut de branchages. Arrivée à l’aire de pique-nique d’Afsaal, le temps de croquer nos samossas (un délice !) et de s’amuser à observer les Calaos à bec rouge. Ils se cramponnent au rétroviseur des véhicules et tapotent ferme sur la glace… Autre technique (pas bêtes ces piafs ! 😎), ils chopent des insectes puis viennent les fracasser contre les carreaux des bagnoles, avant de les enfourner dans leur gosier ! Le petit-duc africain (résident à Afsaal) est bien dans son arbre…A force de voir défiler les curieux, il a bien pris soin de se planquer au sommet. H3 de Afsaal à la S112 : impalas, zèbres, waterbucks Sur la S112, petite pause près des énormes rochers du site historique de Shirimantanga.

Reprise de la piste jusqu'au Renosterkoppies Dam. Il y a de l’activité au point d’eau, mais la distance et la lumière forte et blanche n’aident pas photographiquement parlant. On réalise quelques clichés mais on s’atèle surtout à observer ce va et vient à la recherche d’une lampée d’eau : gnous, zèbres, impalas se succèdent et se mélangent avant qu’un voltigeur de grande classe (aigle ravisseur) vienne semer la zizanie au dessus des têtes de ces herbivores !

S114, hormis, une steenbok, nous ne croiserons rien sur cette piste… Animalement parlant ! Par contre, grosse surprise 😏… On croise un seul véhicule et c'est un copain qui se trouve à l’intérieur… Appel de phares, demi-tour… Course poursuite pour une petite rencontre improvisée et furtive sur une des nombreuses pistes du Kruger ! Ah ! Qu’est ce que c’est sympa de se rencontrer au bout du monde ! Chacun reprend ensuite sa route, encore sous l’effet de la surprise. Entrée au camp de Skukuza pour récupérer les clés de notre bungalow et Pendant que ma douce moitié se tape le passage obligé, par la réception… je surprends un agame et rêvasse à la vue des nénuphars qui peuplent le bassin.


Pas une minute à perdre, nous filons au Hide de Lake Panic, histoire de pouvoir profiter un peu des piafs qui peuplent cet endroit. Il est environs 16h00 et la lumière revêt ses plus beaux atours… Ce qui n’est pas pour nous déplaire ! Au loin, des hippos En face : anhinga d'Afrique et cormoran, passent leur temps à se toiletter A droite : Un crocodile tousseur, nous fera découvrir presque les entrailles de sa grande gueule… Mieux vaut que Jacana à poitrine dorée, Oedicnème Tachard, Dendrocygne veuf qui piaffent à côté, ne tâtent pas de sa mâchoire.
Mais le plus beau des spectacles se passe sur un petit arbre dénudé, tout à droite où se succèdent un joli martin chasseur à tête brune et un héron strié. L’atmosphère volatile fut rompue par l’arrivée d’une mère éléphant et de son jeune venant s’abreuver… La scène se passe relativement loin, mais c’est un pur plaisir de les regarder évoluer entre les papyrus.
Il ne nous reste qu’une petite demi-heure pour profiter de la luminosité. A cette période la Gate des camps ferme à 17h30 et l’on tient à grappiller encore un peu du charme du Bush. Un léger détour par la H1-2 : impalas, calao et Marabouts d’Afrique sont de la fête.

Et notre premier coucher de soleil pour ce séjour.

Réintégration au camp… Petit tour par le shop, pour des boissons fraîches et à la sortie… j’aperçois un air familier, un copain sud af. La soirée se terminera, par un braai entre copains. Un pur moment de bonheur et de détente. En plus les températures sont très clémentes… Point besoin de pull ! La toute fin de soirée se terminera par le déchargement des photos du jour et la nuit sera bercée par le ricanement des hyènes.
Il parait qu’il faut soigner le mal, par le mal… Alors pour protéger encore un peu cette bulle d’oxygène voyageuse récente… Quoi de mieux que de s’y replonger !
J1 & J2 le voyage aller
Opération numéro une : couper la connexion internet! Opération numéro deux : terminer de boucler les bagages Et comme on dit jamais deux sans trois : embarquement voiture, direction le voyage à venir
Il flotte ferme sur le sol belge… C’est un signe, il est temps qu’on se taille ! Arrivée à l'aéroport… On tue les longues heures d’attente en regardant les avions décoller et les voyageurs qui défilent pour on ne sait quelles destinations !
On passe le contrôle douane et on a le plaisir d’ouvrir, un de nos sacs photos pour que l’ensemble du matériel soit passé au pinceau détecteur de poudre ! Probablement fatigués de se taper, la corvée du second sac et comme tout est clean, on nous laisse passer ! Embarquement … Nos deux boarding ne passent pas… Et c’est bon signe. Le charmant monsieur (si si il est vraiment charmant 😉) nous annonce que nous sommes surclassé en business. Et dire que quelques heures avant, on se disait… Dans x années quand on aura accumulé assez de miles, on s’offrira la classe sup ! Le bonheur ! Ca commence royalement bien ! Nous avons des places séparées, mais qu’importe… L’ivresse du siège couchette l’emporte (il a même une fonction pour effectuer des massages du dos ! Génial, moi qui venait de me coincer ce matin !) Un vol à expérimenter la totalité des petits boutons et fonctionnalités des commandes (c’est dingue !), à déguster et surtout à roupiller comme des nababs ! Honte à nous! Nous n’avons jamais reliés l’Europe à JNB aussi rapidement et confortablement ! Petite anecdote, mon voisin de gauche se trouve être le 3ème meilleur passager de cette compagnie aérienne (Il voyage sans cesse pour son boulot et m’explique le sourire aux lèvres, qu’il ne sait plus quoi faire de ses miles… Heu ! Il peut pas nous en donner un peu !)
10h15 arrivée à JNB et une file Enooorme pour le tampon d’entrée sur le passeport ! Prise de notre voiture de location. Bien entendu, on s’emmêle les pinceaux entre les méandres de la N1 et N4 pour quitter JNB et après un petit détour dans les coins paumés, nous voilà remis sur le bon tronçon direction Nelspruit. C’est toujours un ravissement que de traverser l’Eland Valey, le paysage montagneux y est délicieux. 15h30 arrivée à notre backpackers (point de chute à Nelspruit), le temps de déposer les bagages et de filer directement faire les courses pour le séjour en réserves, qui suit. On fait plusieurs boutiques, pour dégoter un bac frigo, élément indispensable au maintien de la fraicheur des denrées alimentaires ! La nuit est tombée et c’est accompagnés par le croassement des crapauds, du regard de ce méga (il est démentiel) criquet, blotti sur une branche et du va et vient incessant de je ne sais quel animal dans les fourrés, juste à côté de notre bungalow, que nous dégustons la traditionnelle pizza sud af ! Préparation des been-bag et du matos photos et hop au dodo !
J3 : Nelspruit direction Kruger NP (Skukuza)
6h00 tapante ! Hors du lit ! Une bonne bouffée d’air africain, de bon matin et toujours le monstre criquet lové, sur sa branche ! Le plein d’essence et direction Malelane Gate (une des entrées sud du Kruger !) La culture des citrons berce une partie du parcours, avant que la bagnole n’empeste le goudron ! Le camion qui précède en transporte et manifestement un de ces fûts fuite… Voilà notre carrosserie et notre pare-brise moucheté de noir ! 😕 10h00, nous sommes à la Gate…Et déjà le dessous du pont foisonne d’animaux : Crocodiles, Héron cendré et Goliath. Certes, nous aborderons une lumière dure… Mais s’enivrer des bonnes odeurs de la savane, nous transporte déjà. La végétation est encore assez verdoyante et il semble y avoir bien moins de monde sur les routes qu’en septembre… C’est déjà une bien bonne chose ! Piste H3 de Malelane Gate à l'embranchement pour le Renoster Pan : Francolin à gorge rouge - Calao à bec noir – nos premiers éléphants, impalas Un petit détour par le Renoster Pan… Ce point d’eau nous avait porté chance l’an passé (par la rencontre de lions)… Mais les années se suivent et ne se ressemblent pas, rien sur la piste à l’aller et rien au pan ! Et comme quoi, tout change en 5 minutes de temps 😉 … Sur la route du retour : une rencontre avec un éléphant… Le maître mâchouillant ses branchages se lance sur la piste pour s’y promener en toute tranquillité. Fort heureusement, nous l’avions passé car nous préférons l’avoir de dos que de face… Une marche avant étant plus aisée, qu’une marche arrière, surtout sur une piste en terre. Au croisement avant la reprise de la H3, c’est un gros rhino blanc qui nous fait l’honneur de sa présence en bordure de piste… Malheureusement, il broute et ne relèvera pas la tête (enfouie derrière les graminées) et hormis en prendre plein les mirettes… Photographiquement parlant, ce n’est que peu gérable ! La preuve :

H3 De l'embranchement de Renoster Pan à Afsaal, très calme : quelques gnous et des pintades de Numidie, prenant le soleil sur le haut de branchages. Arrivée à l’aire de pique-nique d’Afsaal, le temps de croquer nos samossas (un délice !) et de s’amuser à observer les Calaos à bec rouge. Ils se cramponnent au rétroviseur des véhicules et tapotent ferme sur la glace… Autre technique (pas bêtes ces piafs ! 😎), ils chopent des insectes puis viennent les fracasser contre les carreaux des bagnoles, avant de les enfourner dans leur gosier ! Le petit-duc africain (résident à Afsaal) est bien dans son arbre…A force de voir défiler les curieux, il a bien pris soin de se planquer au sommet. H3 de Afsaal à la S112 : impalas, zèbres, waterbucks Sur la S112, petite pause près des énormes rochers du site historique de Shirimantanga.

Reprise de la piste jusqu'au Renosterkoppies Dam. Il y a de l’activité au point d’eau, mais la distance et la lumière forte et blanche n’aident pas photographiquement parlant. On réalise quelques clichés mais on s’atèle surtout à observer ce va et vient à la recherche d’une lampée d’eau : gnous, zèbres, impalas se succèdent et se mélangent avant qu’un voltigeur de grande classe (aigle ravisseur) vienne semer la zizanie au dessus des têtes de ces herbivores !

S114, hormis, une steenbok, nous ne croiserons rien sur cette piste… Animalement parlant ! Par contre, grosse surprise 😏… On croise un seul véhicule et c'est un copain qui se trouve à l’intérieur… Appel de phares, demi-tour… Course poursuite pour une petite rencontre improvisée et furtive sur une des nombreuses pistes du Kruger ! Ah ! Qu’est ce que c’est sympa de se rencontrer au bout du monde ! Chacun reprend ensuite sa route, encore sous l’effet de la surprise. Entrée au camp de Skukuza pour récupérer les clés de notre bungalow et Pendant que ma douce moitié se tape le passage obligé, par la réception… je surprends un agame et rêvasse à la vue des nénuphars qui peuplent le bassin.


Pas une minute à perdre, nous filons au Hide de Lake Panic, histoire de pouvoir profiter un peu des piafs qui peuplent cet endroit. Il est environs 16h00 et la lumière revêt ses plus beaux atours… Ce qui n’est pas pour nous déplaire ! Au loin, des hippos En face : anhinga d'Afrique et cormoran, passent leur temps à se toiletter A droite : Un crocodile tousseur, nous fera découvrir presque les entrailles de sa grande gueule… Mieux vaut que Jacana à poitrine dorée, Oedicnème Tachard, Dendrocygne veuf qui piaffent à côté, ne tâtent pas de sa mâchoire.
Mais le plus beau des spectacles se passe sur un petit arbre dénudé, tout à droite où se succèdent un joli martin chasseur à tête brune et un héron strié. L’atmosphère volatile fut rompue par l’arrivée d’une mère éléphant et de son jeune venant s’abreuver… La scène se passe relativement loin, mais c’est un pur plaisir de les regarder évoluer entre les papyrus.
Il ne nous reste qu’une petite demi-heure pour profiter de la luminosité. A cette période la Gate des camps ferme à 17h30 et l’on tient à grappiller encore un peu du charme du Bush. Un léger détour par la H1-2 : impalas, calao et Marabouts d’Afrique sont de la fête.

Et notre premier coucher de soleil pour ce séjour.

Réintégration au camp… Petit tour par le shop, pour des boissons fraîches et à la sortie… j’aperçois un air familier, un copain sud af. La soirée se terminera, par un braai entre copains. Un pur moment de bonheur et de détente. En plus les températures sont très clémentes… Point besoin de pull ! La toute fin de soirée se terminera par le déchargement des photos du jour et la nuit sera bercée par le ricanement des hyènes.
Voyage en famille en Namibie English translation pending
Hello,
on envisage un voyage de 3 semaines en namibie cet été et plusieurs questions nous taraudent : on pense à louer un 4x4 avec tentes sur le toit, on a des propositions chez Asco, Pegasus et Autovermietung Savanna... il y a 500euros de différence entre le 1er et le dernier... nous choisirons néanmoins le plus fiable.. un conseil ? doit-on consommer exclusivement de l'eau en bouteille ou la réserve dont sont équipés les 4x4 est-elle faite pour ça ? on voyage avec nos 3 enfants (12, 9 et 7 ans) qui ne veulent pas faire que du désert, la bande de Caprivi marque-t-elle un gros changement (végétation, climat...) et vaut-elle le détour (vu le nombre de Km) ? on a aussi envisagé d'atterrir à Cape Town (billets d'avion moins chers) et de rejoindre la Namibie en car... est-ce faisable avec des enfants ?... un conseil ?.. une meilleur idée? si vous deviez donner un lieu à ne pas louper là-bas, ce serait quoi ?
Merci d'avance
Merci d'avance
Bons endroits de plongée en Océanie? English translation pending
Je suis à la recherche de bons spots de plongée (apnée et bouteille) en Océanie ou Polynésie??
Vos expériences sont les biens venus.
Ma recherche n'a pas de destination précise mais plutôt pour but d'allier une passion (la plongée apnée) à un nouvel art de vivre plus en phase avec à ma philosophie.
Plus qu'un projet, une obsession qui vire à la névrose, un besoin de changer d'art de vivre et de trouver un espace plus serin. Je ne suis sûrement pas le seul travailleur français qui sature du "boulot metro dodo"!! Je fais donc appel à vous tous, bande de globe-trotter et plus particulièrement au averti de la plongée qui pourrait me faire partager leurs vécus Il ne s'agit pas forcément d'un simple voyage aller retour métropole en 15jrs mais plutôt d'un changement de direction comme beaucoup d'entre vous ont pu le connaître.
En résumé ma question est la suivante: existe t il une destination associant plongée, vie simple, cadre idyllique, peuple accueillant et pourquoi pas vie peu cher. Ce n’est pourtant pas trop demandé!!!!!!!Non
Tous a vos claviers et je veux que sa fuse.3min et je ramasse les copies.
Toutes les idées sont les biens venus Et dieu sait que vous seriez tous de bon conseil !
C’est dans le partage que naîtra un monde meilleur.
Ma recherche n'a pas de destination précise mais plutôt pour but d'allier une passion (la plongée apnée) à un nouvel art de vivre plus en phase avec à ma philosophie.
Plus qu'un projet, une obsession qui vire à la névrose, un besoin de changer d'art de vivre et de trouver un espace plus serin. Je ne suis sûrement pas le seul travailleur français qui sature du "boulot metro dodo"!! Je fais donc appel à vous tous, bande de globe-trotter et plus particulièrement au averti de la plongée qui pourrait me faire partager leurs vécus Il ne s'agit pas forcément d'un simple voyage aller retour métropole en 15jrs mais plutôt d'un changement de direction comme beaucoup d'entre vous ont pu le connaître.
En résumé ma question est la suivante: existe t il une destination associant plongée, vie simple, cadre idyllique, peuple accueillant et pourquoi pas vie peu cher. Ce n’est pourtant pas trop demandé!!!!!!!Non
Tous a vos claviers et je veux que sa fuse.3min et je ramasse les copies.
Toutes les idées sont les biens venus Et dieu sait que vous seriez tous de bon conseil !
C’est dans le partage que naîtra un monde meilleur.
Ces hôtels de charme (Thaïlande) English translation pending

Allez ! Cette rubrique est destinée à montrer ces hôtels qui vous ont séduits, et qui ne manquent pas d’originalité !
De Victoria Falls (Zimbabwe) au parc Chobe (Botswana) English translation pending
salut a tous
1-Je dois me rendre aux victoria falls coté zimbabwe, et de là, j'aimerai aller faire un safari au parc chobe. J'aimerai avoir des infos sur les différentes possibilités offertes sur place, depuis victoria falls; je reste 5 jours sur place et j'ai prévu de consacrer 2j à Chobe; alors toutes vos infos et suggestions sont les bienvenues. 2-Faut-il prévoir d'aller faire un tour coté Zambie? 3-J'ai cru comprendre qu'il vallait mieux se procurer le visa sur le zimbabwe a l'aeroport à johannesburgh, car c'est moins chers; quelqu'un sait-il combien coute le visa pour plusieurs entrées (2 ou 3)
Bonnes fêtes à tous, et vive l'aventure! cathy
1-Je dois me rendre aux victoria falls coté zimbabwe, et de là, j'aimerai aller faire un safari au parc chobe. J'aimerai avoir des infos sur les différentes possibilités offertes sur place, depuis victoria falls; je reste 5 jours sur place et j'ai prévu de consacrer 2j à Chobe; alors toutes vos infos et suggestions sont les bienvenues. 2-Faut-il prévoir d'aller faire un tour coté Zambie? 3-J'ai cru comprendre qu'il vallait mieux se procurer le visa sur le zimbabwe a l'aeroport à johannesburgh, car c'est moins chers; quelqu'un sait-il combien coute le visa pour plusieurs entrées (2 ou 3)
Bonnes fêtes à tous, et vive l'aventure! cathy
Du Bush Sud Africain aux baleines de l'océan Indien English translation pending
WILDLIFE SOUTH AFRICA (04.09.05 au 23.09.05)
J’avais terminé mon carnet de voyage précédent avec cette phrase : « Plus jamais …je ne resterais aussi longtemps sans refouler ce continent … C’est une promesse que je me fais à moi-même … je ne peux oublier cette magie diverse, palpitante, colorée et contrastée »
Promesse tenue et l’élan est loin d’être cadenassé … Du Bush Sud Africain aux baleines de l'océan Indien
Dimanche 04.09.05. La fête bat son plein à Spiennes (dans le petit village à côté de chez nous !) … Toute la famille est là, à l’occasion de la ducasse. Lou et moi terminons de boucler nos bagages (on ne sait pas être de toutes les fiestas en même temps et à choisir, on préfère de loin la nôtre : celle du départ !)
15h15, mes parents s’éclipsent pour nous lifter à Zaventem. A peine débarqués, devant l’aéroport que l’on manque de se faire ravaler l’arrière train par une automobiliste, qui fait marche arrière à l’aveuglette !
Cette odeur si commune qu’on les aéroports plane et enivre déjà.
Le Check in (Lufthansa) se passe sans encombres. Suivi du passage à l’inlassable détecteur ! Connaissant la chanson, je me débarrasse de mes pompes de brousse, afin d’éviter une fouille en bonne et due forme (C’est que les coquines cachent du métal !)
La Gate d’embarquement, se trouve au fond du long couloir …Flânant sur les nombreux tapis roulants : je m’amuse à regarder tous ces autres écrans annonciateurs de départs … Tiens ! Iberia et une pensée pour Chinook qui s’envole dans 2 jours pour le Pérou.
Succession de Décollages vers 19h15 … Juste le temps de transpercer la couche des nuages, d’apercevoir ces dégradés bleutés du ciel, avec en fond les carrés de verdures qui caractérisent si bien le territoire belge, que l’on arrive à Frankfort (50 min de vol !)
On a le temps et on relie à notre aise les 2 terminaux : européen et international. 1ère découverte pour nous de cet immense aéroport et passage dans le tunnel « Calypso » pour la lumière bleutée et les multiples bruits qui s’en dégagent. (Pas vrai, Sabaidde ?😛)
Décollage à 22h40. Le 747 est bondé … Y a plus qu’à patienter et essayer de trouver le sommeil pour abattre les 8600 km qui nous séparent de Johannesburg. Mince, j’ai oublié mon pull dans la voiture … Trop tard !
Lundi 05.09.05
Atterrissage à 8h50 (pas de décalage horaire à cette période). Une longue attente pour le tamponnage du passeport … Le gars n’est vraiment pas pressé et fignole ses vérifications et encodages ! On fini par changer de file et à notre grand bonheur, la collègue va beaucoup plus vite ! En dehors de l’aéroport se trouve le comptoir Avis … On s’y rend sans tarder, hâte de quitter JNB et de s’enfoncer dans le bush africain. La location du véhicule ne se fait pas sans peine. On avait réservé depuis la Belgique une catégorie C. Manque de bol, tout était déjà sur les routes …On nous propose alors un autre véhicule (catégorie inférieure) impossible de caser tous les bagages dans le coffre (et pourtant on en avait pas des masses !) et la carrosserie est criante de rouge! 🤪 Ce n’est pas dans notre style de faire un pataquès mais il est hors de question de se trimballer en bagnole aussi pimpante et explosée en coloris dans les réserves ! On ne tient pas à attiser la foudre d’un black Rhino mal luné ! On obtient gain de cause, auprès de la directrice de l’agence et nous voilà embarqué dans un véhicule, davantage passe partout !
Direction Pilanesberg. L’Authentique French GH (repérée sur internet) se situe au fin fond d’une piste en terre ocre de 3km. Un petit coin de paradis perdu au milieu de la nature. Les chambres sont cosy et les propriétaires (Alain et Françoise) charmants (cela nous permet d’échanger encore quelques bribes en français avant de se plonger définitivement dans la langue de Shakespeare). Le jardin fourmille déjà de rencontres animalières
…Il suffit de se poser et d’écarquiller les yeux pour apercevoir plein d’oiseaux, de papillons colorés (dont la paon du jour), un agame délicatement posé sur le tronc d’un arbre (mélange de bleu vif et de jaune éclatant !).
On ne restera pas bien longtemps en place …L’appel de la nature est plus fort que tout.
Direction Sundown Ranch Lion Park. On a la chance de découvrir ce lieu (certes touristique) avec un guide passionné. Ce qui rendra la découverte plus pointue et individualisée. 1ère expérience d’être en contact direct avec des lionceaux de 3 mois et 8 mois. Les tous petits n’hésitent pas à s’acharner sur les mollets découverts (et ils ont bien raison ! Pensant qu’est ce que tu fous là toi
?!)
Le pelage est extrêmement doux et c’est que ça fait déjà son petit poids !
Avoir la possibilité de les serrer doucement contre soi, de les caresser, de jouer avec eux est une expérience extraordinaire …Même si mentalement, le doute m’a envahi sur la nécessité de le faire. Probablement une pointe d’envie et d’égoïsme m’a fait lâchement céder.
Les lionceaux de 8 mois … Sont déjà bien plus impressionnants …Billes jaunes (qui n’hésitent pas à fixer le regard de l’autre, sans broncher) et paluches incroyablement fortes. Sans guide, je n’aurais jamais osé tenter l’approche seule !
Ne jamais, leur tourner le dos, les fixer et reculer lentement …Telle est l’attitude à adopter en cas d’attaque ! Surtout ne jamais courir ! (Heu ! c’est vite dit !!! Entre l’instinct et la raison, je ne sais pas ce que l’on ferait dans ces cas là ! 😏)
L’âge de certains lions (en captivité) dépasse l’espérance de vie en milieu sauvage (en moyenne 12 ans). L’on trouve ici un mâle de 19 ans et une femelle de 17 ans …Bien en forme, puisqu’on assiste à une scène incroyable : celle de la copulation (Vernis ! Ce ne sera pas notre dernière !). 46 lions comporte ce ranch.
La fin de la journée s’annonce et on se croquerait bien un petit bout. Dans le coin c’est le bled et on se refuse à pousser la porte de Sun City. Direction donc le Lodge de Kwa Maritane (à l’intérieur du Parc du Pilanesberg !). La Gate du parc ferme ses portes à 18h30 (en cette saison) mais on peut accéder au Lodge, en dehors des heures. Une petite Amarula, avec de la glace pilée …hummmf que c’est bon ça ! 😛 Durant le repas, une scène incroyable se produit … 20 éléphants sont actuellement au point d’eau sur lequel donne le Hide du Lodge. On lâche tout et on empreinte calmement physiquement mais avec une intense excitation intérieure, le long couloir sous terre qui mène à ce endroit ! Scène grandiose, pour notre première soirée sur le sol africain : Une troupe de petits et grands, viennent s’abreuver, se nourrir des feuillages des arbres aux alentours (chaque craquage de branche nous informe de leur présence), se saupoudrer de poussière. On en oublie le repas et dans une forme de silence et de souffle retenu, pour éviter d’indiquer notre présence …on observe et se gave de ces images que la nature nous offre ! Magic Africa …
Tard dans la soirée, nous emprunterons la route du retour et la piste sinueuse qui mène à la GH … Pour une première nuit, déjà pleine de rêves !
06 et 07.09.05 Au cœur du Bush de Pilanesberg NP
La réserve n’étant qu’à une vingtaine de km, et l’entrée étant valable pour toute la journée. Ca nous permet d’y aller durant les meilleures heures pour l’observation de la faune animalière. (Dès l’ouverture de la Gate : 6h00 jusque 10h00 et dans l’après midi : de 14h30 à 18h30 !) Evitant ainsi les heures où le soleil cogne et où les animaux se cachent à l’abri des arbres.
On pratiquera 2 Gates sur 4 (la Bakubung et la Kwa Maritane). Petit parc, plein de charme. Créé en 1979, dans le cadre de « l’opération Genesis », il se situe dans la zone de transition entre la végétation aride du Kalahari et le Bush plus humide du Lowveld, en son centre, un volcan endormi. Le relief peut culminer jusque 1687 m. Il compte aujourd’hui 8000 têtes. Dont 22 lions, 28 léopards, 32 Guépards, 130 Rhinos blancs, pas mal de Black Rhinos également, 150 éléphants, 80 buffles (exempts de Tuberculose Bovine ! Enfin, une bonne nouvelle), 40 hyène brunes (pas de tachetées) et pas mal de Lycaons (il en ont d’ailleurs retirés du centre du parc et placés dans une zone de celui-ci, inaccessible pour le quidam), hippopotames, girafes … Tiens, les chiffres ont pas mal changé depuis le passage d’Afbé 75 !
Quelques indices sur les pistes et la population animalière les fréquentant :
Pour les lycaons et les guépards …La piste Tshepe est réputée (même, si nous n’avons pas eu la chance d’en apercevoir … Ceci dit, on a croisé quelques veinards !)
Pour les lions : tout le coin entre la Tshwene, la Mankwe, la Motlobo.
Pour les hippos : à coup sûr : au Lengau Dam, au Mankwe Dam, au Makorwane Dam, au Ruighoek Dam.
Les Rhinos foisonnent de partout …Mais passer sur la Tlou et c’est Banco.
Nos rencontres animalières dans ce petit paradis terrestre : Hyène brune dévorant les restes d’une proie (à 500 m de la Gate Bakubung), le poil soyeux et la chair encore bien rouge pourtant, dégoulinant de ces crocs !
Chacal (très tôt le matin), au Lengau Dam, s’abreuvant parmi les gnous, zèbres, impalas. Cet animal me fera décidément toujours craquer, le trouvant d’une élégance sans faille!
En moyenne 12 Rhinos par jours (des White, malheureusement pas le terribilous Black) et très proche des pistes de 10 à 2 m. Rapidement donc, familiarisés, avec ces mastodontes qui broutent l’herbe …tout en marchant.
Des hippos (avec petits) se faisant dorer la pilule au soleil (Lengau Dam).
Lions (Nous sommes chanceux, car apparemment pas évident à voir vu leur nombre) : 2 le premier jour (sur la Tshwene) … Un mâle et une femelle. Entre excitation et frustration : Ils sont là à une 20 aines de m, tapis dans les hautes herbes jaunies. Le véhicule n’étant point en hauteur, on ne peut les apercevoir que quand le mâle relève son épaisse crinière (préférant pionser derrière l’euphorbe !). Le pelage de la lionne est quant à lui totalement en symbiose avec la savane. That’s the Bush !
2 le second jour : Un mâle à la bifurcation entre la Tshepe et la Nkakanne) … Et une frustration doublée d’un agacement sans faille 😕
!!! A 1 m ½ de la piste, il s’abreuve …On aperçoit son arrière train et sa sacrée crinière …Impossible de s’approcher !!! 2 grands véhicules (genre camions 4x4 transportant une 30aine de touristes) sont là à squatter la place stratégique ! On peut comprendre, ils font leur bisness les gars (et nous ne sommes que des particuliers!) mais là où ça commence à grincer, c’est quand ces « olibrius » ne ménagent pas le ton de leur voix, font de grands gestes (pas très malin !!!) et rient comme des empaffés ! Résultat …Le fauve dérangé s’en est allé bien plus loin au calme de toute cette agitation lamentable !
On en aurait bien « stronés » 🏴☠️, quelques uns !!! Bien qu’on aime l’Afrique de l’Est, nous ne sommes définitivement pas prêts (mentalement) à vivre le cauchemar des incessants ballets de véhicules dans le cratère du Ngorongoro (D’ici là, faudra cultiver sa patience !!)
Une lionne, sans attroupement et sans agitation (sur la Motlobo). Elle est blessée à la patte avant gauche. Isolée, elle a bien du mal à se déplacer …boitant pas mal ! Telles sont les lois de la nature.
Des éléphants au Hide de Ruighoek. Bel endroit pour observer le point d’eau et pas très fréquenté vu son sommaire accès. Le déplacement vaut le clou du spectacle : 3 pachydermes au bord de l’eau ! Ceci dit, je n’y suis guère à l’aise …On ne voit pas à 1m ½ des 2 côtés, tant la nature est dense et ça doit grouiller là dedans !
Un vieux mâle solitaire, plus tard à 1m ½ de la piste …Passablement énervé. On le passera doucement (impossible de faire marche arrière) et on se tiendra à distance respectable ! J’tiens pas à faire les frais du géant ! Moa !
Sans oublier Waterbucks, élands, babouins (au moins une centaine à la tombée de la nuit sur le pont de Lengau Dam) etc …
A cette époque, l’herbe du parc est brûlée aux abords des pistes des 2 entrées. Tellement sèche, qu’il faut ressourcer le vivier d’une façon ou d’une autre.
Infos Pratiques.
Authentique French Guest House Chez Françoise et Alain Le Marrec Depuis JNB : prendre la direction de Pretoria (N1) – ensuite passer sur la N4 jusque Rustenburg. Prendre la dernière sortie pour cette ville et se retrouver sur la R565. Bifurquer après Phokeng 490 Rd / nuit avec petit déjeuner
Sundown Ranch Lion Park (1600 Ha) Paf : 15 Rd
Pilanesberg NP Paf : 20 Rd / pers Véhicule : 15 Rd Carte du parc : 10 Rd A ne pas louper le Hide au Kwa Maritane Lodge.
…A suivre : Manyeleti Private Reserve
J’avais terminé mon carnet de voyage précédent avec cette phrase : « Plus jamais …je ne resterais aussi longtemps sans refouler ce continent … C’est une promesse que je me fais à moi-même … je ne peux oublier cette magie diverse, palpitante, colorée et contrastée »
Promesse tenue et l’élan est loin d’être cadenassé … Du Bush Sud Africain aux baleines de l'océan Indien
Dimanche 04.09.05. La fête bat son plein à Spiennes (dans le petit village à côté de chez nous !) … Toute la famille est là, à l’occasion de la ducasse. Lou et moi terminons de boucler nos bagages (on ne sait pas être de toutes les fiestas en même temps et à choisir, on préfère de loin la nôtre : celle du départ !)
15h15, mes parents s’éclipsent pour nous lifter à Zaventem. A peine débarqués, devant l’aéroport que l’on manque de se faire ravaler l’arrière train par une automobiliste, qui fait marche arrière à l’aveuglette !
Cette odeur si commune qu’on les aéroports plane et enivre déjà.
Le Check in (Lufthansa) se passe sans encombres. Suivi du passage à l’inlassable détecteur ! Connaissant la chanson, je me débarrasse de mes pompes de brousse, afin d’éviter une fouille en bonne et due forme (C’est que les coquines cachent du métal !)La Gate d’embarquement, se trouve au fond du long couloir …Flânant sur les nombreux tapis roulants : je m’amuse à regarder tous ces autres écrans annonciateurs de départs … Tiens ! Iberia et une pensée pour Chinook qui s’envole dans 2 jours pour le Pérou.
Succession de Décollages vers 19h15 … Juste le temps de transpercer la couche des nuages, d’apercevoir ces dégradés bleutés du ciel, avec en fond les carrés de verdures qui caractérisent si bien le territoire belge, que l’on arrive à Frankfort (50 min de vol !)
On a le temps et on relie à notre aise les 2 terminaux : européen et international. 1ère découverte pour nous de cet immense aéroport et passage dans le tunnel « Calypso » pour la lumière bleutée et les multiples bruits qui s’en dégagent. (Pas vrai, Sabaidde ?😛)
Décollage à 22h40. Le 747 est bondé … Y a plus qu’à patienter et essayer de trouver le sommeil pour abattre les 8600 km qui nous séparent de Johannesburg. Mince, j’ai oublié mon pull dans la voiture … Trop tard !
Lundi 05.09.05
Atterrissage à 8h50 (pas de décalage horaire à cette période). Une longue attente pour le tamponnage du passeport … Le gars n’est vraiment pas pressé et fignole ses vérifications et encodages ! On fini par changer de file et à notre grand bonheur, la collègue va beaucoup plus vite ! En dehors de l’aéroport se trouve le comptoir Avis … On s’y rend sans tarder, hâte de quitter JNB et de s’enfoncer dans le bush africain. La location du véhicule ne se fait pas sans peine. On avait réservé depuis la Belgique une catégorie C. Manque de bol, tout était déjà sur les routes …On nous propose alors un autre véhicule (catégorie inférieure) impossible de caser tous les bagages dans le coffre (et pourtant on en avait pas des masses !) et la carrosserie est criante de rouge! 🤪 Ce n’est pas dans notre style de faire un pataquès mais il est hors de question de se trimballer en bagnole aussi pimpante et explosée en coloris dans les réserves ! On ne tient pas à attiser la foudre d’un black Rhino mal luné ! On obtient gain de cause, auprès de la directrice de l’agence et nous voilà embarqué dans un véhicule, davantage passe partout !
Direction Pilanesberg. L’Authentique French GH (repérée sur internet) se situe au fin fond d’une piste en terre ocre de 3km. Un petit coin de paradis perdu au milieu de la nature. Les chambres sont cosy et les propriétaires (Alain et Françoise) charmants (cela nous permet d’échanger encore quelques bribes en français avant de se plonger définitivement dans la langue de Shakespeare). Le jardin fourmille déjà de rencontres animalières
…Il suffit de se poser et d’écarquiller les yeux pour apercevoir plein d’oiseaux, de papillons colorés (dont la paon du jour), un agame délicatement posé sur le tronc d’un arbre (mélange de bleu vif et de jaune éclatant !).On ne restera pas bien longtemps en place …L’appel de la nature est plus fort que tout.
Direction Sundown Ranch Lion Park. On a la chance de découvrir ce lieu (certes touristique) avec un guide passionné. Ce qui rendra la découverte plus pointue et individualisée. 1ère expérience d’être en contact direct avec des lionceaux de 3 mois et 8 mois. Les tous petits n’hésitent pas à s’acharner sur les mollets découverts (et ils ont bien raison ! Pensant qu’est ce que tu fous là toi
?!)
Le pelage est extrêmement doux et c’est que ça fait déjà son petit poids !
Avoir la possibilité de les serrer doucement contre soi, de les caresser, de jouer avec eux est une expérience extraordinaire …Même si mentalement, le doute m’a envahi sur la nécessité de le faire. Probablement une pointe d’envie et d’égoïsme m’a fait lâchement céder.
Les lionceaux de 8 mois … Sont déjà bien plus impressionnants …Billes jaunes (qui n’hésitent pas à fixer le regard de l’autre, sans broncher) et paluches incroyablement fortes. Sans guide, je n’aurais jamais osé tenter l’approche seule !
Ne jamais, leur tourner le dos, les fixer et reculer lentement …Telle est l’attitude à adopter en cas d’attaque ! Surtout ne jamais courir ! (Heu ! c’est vite dit !!! Entre l’instinct et la raison, je ne sais pas ce que l’on ferait dans ces cas là ! 😏)L’âge de certains lions (en captivité) dépasse l’espérance de vie en milieu sauvage (en moyenne 12 ans). L’on trouve ici un mâle de 19 ans et une femelle de 17 ans …Bien en forme, puisqu’on assiste à une scène incroyable : celle de la copulation (Vernis ! Ce ne sera pas notre dernière !). 46 lions comporte ce ranch.
La fin de la journée s’annonce et on se croquerait bien un petit bout. Dans le coin c’est le bled et on se refuse à pousser la porte de Sun City. Direction donc le Lodge de Kwa Maritane (à l’intérieur du Parc du Pilanesberg !). La Gate du parc ferme ses portes à 18h30 (en cette saison) mais on peut accéder au Lodge, en dehors des heures. Une petite Amarula, avec de la glace pilée …hummmf que c’est bon ça ! 😛 Durant le repas, une scène incroyable se produit … 20 éléphants sont actuellement au point d’eau sur lequel donne le Hide du Lodge. On lâche tout et on empreinte calmement physiquement mais avec une intense excitation intérieure, le long couloir sous terre qui mène à ce endroit ! Scène grandiose, pour notre première soirée sur le sol africain : Une troupe de petits et grands, viennent s’abreuver, se nourrir des feuillages des arbres aux alentours (chaque craquage de branche nous informe de leur présence), se saupoudrer de poussière. On en oublie le repas et dans une forme de silence et de souffle retenu, pour éviter d’indiquer notre présence …on observe et se gave de ces images que la nature nous offre ! Magic Africa …

Tard dans la soirée, nous emprunterons la route du retour et la piste sinueuse qui mène à la GH … Pour une première nuit, déjà pleine de rêves !
06 et 07.09.05 Au cœur du Bush de Pilanesberg NP
La réserve n’étant qu’à une vingtaine de km, et l’entrée étant valable pour toute la journée. Ca nous permet d’y aller durant les meilleures heures pour l’observation de la faune animalière. (Dès l’ouverture de la Gate : 6h00 jusque 10h00 et dans l’après midi : de 14h30 à 18h30 !) Evitant ainsi les heures où le soleil cogne et où les animaux se cachent à l’abri des arbres.
On pratiquera 2 Gates sur 4 (la Bakubung et la Kwa Maritane). Petit parc, plein de charme. Créé en 1979, dans le cadre de « l’opération Genesis », il se situe dans la zone de transition entre la végétation aride du Kalahari et le Bush plus humide du Lowveld, en son centre, un volcan endormi. Le relief peut culminer jusque 1687 m. Il compte aujourd’hui 8000 têtes. Dont 22 lions, 28 léopards, 32 Guépards, 130 Rhinos blancs, pas mal de Black Rhinos également, 150 éléphants, 80 buffles (exempts de Tuberculose Bovine ! Enfin, une bonne nouvelle), 40 hyène brunes (pas de tachetées) et pas mal de Lycaons (il en ont d’ailleurs retirés du centre du parc et placés dans une zone de celui-ci, inaccessible pour le quidam), hippopotames, girafes … Tiens, les chiffres ont pas mal changé depuis le passage d’Afbé 75 !
Quelques indices sur les pistes et la population animalière les fréquentant :
Pour les lycaons et les guépards …La piste Tshepe est réputée (même, si nous n’avons pas eu la chance d’en apercevoir … Ceci dit, on a croisé quelques veinards !)
Pour les lions : tout le coin entre la Tshwene, la Mankwe, la Motlobo.
Pour les hippos : à coup sûr : au Lengau Dam, au Mankwe Dam, au Makorwane Dam, au Ruighoek Dam.
Les Rhinos foisonnent de partout …Mais passer sur la Tlou et c’est Banco.
Nos rencontres animalières dans ce petit paradis terrestre : Hyène brune dévorant les restes d’une proie (à 500 m de la Gate Bakubung), le poil soyeux et la chair encore bien rouge pourtant, dégoulinant de ces crocs !
Chacal (très tôt le matin), au Lengau Dam, s’abreuvant parmi les gnous, zèbres, impalas. Cet animal me fera décidément toujours craquer, le trouvant d’une élégance sans faille!
En moyenne 12 Rhinos par jours (des White, malheureusement pas le terribilous Black) et très proche des pistes de 10 à 2 m. Rapidement donc, familiarisés, avec ces mastodontes qui broutent l’herbe …tout en marchant.
Des hippos (avec petits) se faisant dorer la pilule au soleil (Lengau Dam).
Lions (Nous sommes chanceux, car apparemment pas évident à voir vu leur nombre) : 2 le premier jour (sur la Tshwene) … Un mâle et une femelle. Entre excitation et frustration : Ils sont là à une 20 aines de m, tapis dans les hautes herbes jaunies. Le véhicule n’étant point en hauteur, on ne peut les apercevoir que quand le mâle relève son épaisse crinière (préférant pionser derrière l’euphorbe !). Le pelage de la lionne est quant à lui totalement en symbiose avec la savane. That’s the Bush !
2 le second jour : Un mâle à la bifurcation entre la Tshepe et la Nkakanne) … Et une frustration doublée d’un agacement sans faille 😕
!!! A 1 m ½ de la piste, il s’abreuve …On aperçoit son arrière train et sa sacrée crinière …Impossible de s’approcher !!! 2 grands véhicules (genre camions 4x4 transportant une 30aine de touristes) sont là à squatter la place stratégique ! On peut comprendre, ils font leur bisness les gars (et nous ne sommes que des particuliers!) mais là où ça commence à grincer, c’est quand ces « olibrius » ne ménagent pas le ton de leur voix, font de grands gestes (pas très malin !!!) et rient comme des empaffés ! Résultat …Le fauve dérangé s’en est allé bien plus loin au calme de toute cette agitation lamentable !
On en aurait bien « stronés » 🏴☠️, quelques uns !!! Bien qu’on aime l’Afrique de l’Est, nous ne sommes définitivement pas prêts (mentalement) à vivre le cauchemar des incessants ballets de véhicules dans le cratère du Ngorongoro (D’ici là, faudra cultiver sa patience !!)Une lionne, sans attroupement et sans agitation (sur la Motlobo). Elle est blessée à la patte avant gauche. Isolée, elle a bien du mal à se déplacer …boitant pas mal ! Telles sont les lois de la nature.
Des éléphants au Hide de Ruighoek. Bel endroit pour observer le point d’eau et pas très fréquenté vu son sommaire accès. Le déplacement vaut le clou du spectacle : 3 pachydermes au bord de l’eau ! Ceci dit, je n’y suis guère à l’aise …On ne voit pas à 1m ½ des 2 côtés, tant la nature est dense et ça doit grouiller là dedans !
Un vieux mâle solitaire, plus tard à 1m ½ de la piste …Passablement énervé. On le passera doucement (impossible de faire marche arrière) et on se tiendra à distance respectable ! J’tiens pas à faire les frais du géant ! Moa !
Sans oublier Waterbucks, élands, babouins (au moins une centaine à la tombée de la nuit sur le pont de Lengau Dam) etc …
A cette époque, l’herbe du parc est brûlée aux abords des pistes des 2 entrées. Tellement sèche, qu’il faut ressourcer le vivier d’une façon ou d’une autre.
Infos Pratiques.
Authentique French Guest House Chez Françoise et Alain Le Marrec Depuis JNB : prendre la direction de Pretoria (N1) – ensuite passer sur la N4 jusque Rustenburg. Prendre la dernière sortie pour cette ville et se retrouver sur la R565. Bifurquer après Phokeng 490 Rd / nuit avec petit déjeuner
Sundown Ranch Lion Park (1600 Ha) Paf : 15 Rd
Pilanesberg NP Paf : 20 Rd / pers Véhicule : 15 Rd Carte du parc : 10 Rd A ne pas louper le Hide au Kwa Maritane Lodge.
…A suivre : Manyeleti Private Reserve
Itinéraire et camping en Namibie English translation pending
bonjuor, je prépare un voyage en namibie pour 4 semaines en partant d'afrique du sud, de johannesbourg..quelle est la route la plus facile d'accès pour entrer en namibie ? est-il plus judicieux de commencer par etosha puis le nord et redescendre par désert du namib et fish river ? avez vous de bonnes adresses de camping pour cet itinéraire ? je pars du 31 juillet au 28 aout, est-ce que les nuits sont très froides car je prévois d'emmener ma tente et de faire un max de camping (petit budget..)
merci
laurence
merci
laurence
Lune de miel en Afrique du Sud English translation pending
Bonjour,
ma fiancée et moi révons d'Afrique du Sud pour notre voyage de noces.
Nous souhaitons partir vers novembre (meilleure période ?)
et voulons evidemment qlq chose de magique, sachant que nous sommes principalement interessés par le safari, si possible en lodge, car on aimerait qlq chose d'assez luxueux (lune de miel oblige)
et en plus, nous voudrions passer 2 ou 3 jours aux chutes victoria
maintenant que le contexte est posé, je vous demande vos conseils nous nous sommes documentés auprès de voyagistes genre kuoni, donatello... y a pas mal de circuits sympas, on voudrait de l'individuel, et nous avons un budget de 6000€ à deux pour une douzaine de jours
je vous remercie par avance pour votre aide
maintenant que le contexte est posé, je vous demande vos conseils nous nous sommes documentés auprès de voyagistes genre kuoni, donatello... y a pas mal de circuits sympas, on voudrait de l'individuel, et nous avons un budget de 6000€ à deux pour une douzaine de jours
je vous remercie par avance pour votre aide
Love at First Sight in Kenya
Hello,
After several years, I’ve finally decided to repost a travel journal on the forum. We returned a few weeks ago from an incredible trip to Kenya, and it’s reignited my desire to share our emotions in the face of these animals.
Kenya wasn’t originally a priority for us in terms of safari—we had the impression it was too touristy. So, we started with other destinations: Namibia, Tanzania, Botswana, and South Africa. But as I did more research, especially on the forum (thanks in part to Sylvie’s many trips), I eventually convinced myself that Kenya could be magnificent, as long as we chose our itinerary carefully and avoided peak seasons.
We ended up going in January, from the 17th to the 31st. We worked with a travel agency (TP) that crafted a custom itinerary for us: Samburu-Ol Pejeta-Naivasha-Maji Moto-Maasai Mara-Diani. They partnered with a local French-speaking agency, and everything was perfectly organized. Our trip exceeded all our expectations, and none of it would’ve been as amazing without our guide, Alfred. He accompanied us for 10 days and was a fantastic travel companion—professional, respectful of the animals, and always in good spirits. We formed a great bond with him in such a short time.
- **January 17th** After meeting up with Juliette and Charlotte in Rennes the night before, we left at 4 AM for Roissy Charles de Gaulle Airport. The thick fog made the drive pretty rough, but we arrived safely around 7:45 AM. A Blue Valet driver was waiting to take our car. Check-in went smoothly, and we waited patiently for our 10:40 AM flight. Unfortunately, despite boarding on time, a passenger was missing, and we had to find a replacement last minute. Then, another passenger who had checked in and dropped off their luggage wasn’t on the plane, so they had to unload their bags. After a long period of uncertainty and spotty communication from the crew, we finally took off over an hour late.
We arrived in Nairobi in the late afternoon, 45 minutes behind schedule. The administrative formalities were endless—it took nearly 1.5 hours from landing to leaving the airport with our luggage. When we stepped out, Alfred, our guide, was waiting with a big smile and drove us to the Eka Hotel, not far from the airport. Exhausted from the long journey, we fell asleep quickly.
- **January 18th** Alfred met us at 7 AM for a long drive to Samburu Reserve. We had a peaceful night, unlike the girls, who barely slept because their neighbors were talking loudly all night. Things even escalated when Charlotte started shouting insults to get them to quiet down, but it didn’t work.
It was Sunday, so traffic around Nairobi and along the route was light. Aside from a quick "technical stop," we drove straight through and arrived in Samburu after just under 6 hours. Because of the lower altitude (around 1,000m on average), it was hot—over 30°C in mid-January.
As soon as we entered the reserve, we spotted some impalas and quickly came across one of the region’s endemic species: the reticulated giraffe, which is absolutely stunning.

While heading to our camp for lunch, Alfred crossed paths with another vehicle and learned that a leopard was nearby. We started searching, and a few minutes later, Anny spotted a shape in a tree—it was our leopard!


There were actually two of them—a mother and her adolescent. The young one was perched high in the tree, in the shade. We got to observe them for a good half-hour in excellent conditions, with just one other vehicle nearby.


Alfred also noticed that the mother had hidden prey (a gerenuk gazelle) in the vegetation, away from prying eyes.
It was time to head to our camp, the Ashnil Samburu Camp, located in the Buffalo Springs area, by the river, in an idyllic setting surrounded by the region’s typical vegetation.


The welcome was fantastic—we immediately felt at home, and that feeling lasted throughout our 3-day stay in the reserve. It was 2 PM, but no one rushed us to the table. Our waitress, Sheila, who took care of us the whole time, was as lovely as the rest of the team. Barely seated, we were invited to watch an elephant passing right by the camp, in front of the restaurant. This trip was off to a great start!
After lunch, we relaxed by the pool. Monkeys, especially vervets, were everywhere, and a camp employee was assigned to keep an eye on them and shoo them away if needed (especially the baboons).
A little before 4 PM, we met up with Alfred for our first game drive. Just outside the camp, a few elephants were in the valley near the river.


We’d see them in the same area almost every day. We also spotted some gazelles.

After several years, I’ve finally decided to repost a travel journal on the forum. We returned a few weeks ago from an incredible trip to Kenya, and it’s reignited my desire to share our emotions in the face of these animals.
Kenya wasn’t originally a priority for us in terms of safari—we had the impression it was too touristy. So, we started with other destinations: Namibia, Tanzania, Botswana, and South Africa. But as I did more research, especially on the forum (thanks in part to Sylvie’s many trips), I eventually convinced myself that Kenya could be magnificent, as long as we chose our itinerary carefully and avoided peak seasons.
We ended up going in January, from the 17th to the 31st. We worked with a travel agency (TP) that crafted a custom itinerary for us: Samburu-Ol Pejeta-Naivasha-Maji Moto-Maasai Mara-Diani. They partnered with a local French-speaking agency, and everything was perfectly organized. Our trip exceeded all our expectations, and none of it would’ve been as amazing without our guide, Alfred. He accompanied us for 10 days and was a fantastic travel companion—professional, respectful of the animals, and always in good spirits. We formed a great bond with him in such a short time.
- **January 17th** After meeting up with Juliette and Charlotte in Rennes the night before, we left at 4 AM for Roissy Charles de Gaulle Airport. The thick fog made the drive pretty rough, but we arrived safely around 7:45 AM. A Blue Valet driver was waiting to take our car. Check-in went smoothly, and we waited patiently for our 10:40 AM flight. Unfortunately, despite boarding on time, a passenger was missing, and we had to find a replacement last minute. Then, another passenger who had checked in and dropped off their luggage wasn’t on the plane, so they had to unload their bags. After a long period of uncertainty and spotty communication from the crew, we finally took off over an hour late.
We arrived in Nairobi in the late afternoon, 45 minutes behind schedule. The administrative formalities were endless—it took nearly 1.5 hours from landing to leaving the airport with our luggage. When we stepped out, Alfred, our guide, was waiting with a big smile and drove us to the Eka Hotel, not far from the airport. Exhausted from the long journey, we fell asleep quickly.
- **January 18th** Alfred met us at 7 AM for a long drive to Samburu Reserve. We had a peaceful night, unlike the girls, who barely slept because their neighbors were talking loudly all night. Things even escalated when Charlotte started shouting insults to get them to quiet down, but it didn’t work.
It was Sunday, so traffic around Nairobi and along the route was light. Aside from a quick "technical stop," we drove straight through and arrived in Samburu after just under 6 hours. Because of the lower altitude (around 1,000m on average), it was hot—over 30°C in mid-January.
As soon as we entered the reserve, we spotted some impalas and quickly came across one of the region’s endemic species: the reticulated giraffe, which is absolutely stunning.

While heading to our camp for lunch, Alfred crossed paths with another vehicle and learned that a leopard was nearby. We started searching, and a few minutes later, Anny spotted a shape in a tree—it was our leopard!


There were actually two of them—a mother and her adolescent. The young one was perched high in the tree, in the shade. We got to observe them for a good half-hour in excellent conditions, with just one other vehicle nearby.


Alfred also noticed that the mother had hidden prey (a gerenuk gazelle) in the vegetation, away from prying eyes.
It was time to head to our camp, the Ashnil Samburu Camp, located in the Buffalo Springs area, by the river, in an idyllic setting surrounded by the region’s typical vegetation.


The welcome was fantastic—we immediately felt at home, and that feeling lasted throughout our 3-day stay in the reserve. It was 2 PM, but no one rushed us to the table. Our waitress, Sheila, who took care of us the whole time, was as lovely as the rest of the team. Barely seated, we were invited to watch an elephant passing right by the camp, in front of the restaurant. This trip was off to a great start!
After lunch, we relaxed by the pool. Monkeys, especially vervets, were everywhere, and a camp employee was assigned to keep an eye on them and shoo them away if needed (especially the baboons).
A little before 4 PM, we met up with Alfred for our first game drive. Just outside the camp, a few elephants were in the valley near the river.


We’d see them in the same area almost every day. We also spotted some gazelles.
