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Vague de chaleur en Algérie (fin juillet), faites attention! English translation pending
salut,
une vague de chaleur sans précédent s'abat sur le Maghreb et en particulier sur l'Algérie , des températures égales a 45° ont été relevées dans certaines villes côtières notamment a bejaia ces derniers jour, d'après plusieurs sites de prévisions météorologique le plus dur reste a venir, des températures avoisinant les 48° sont attendues dans les hauts plateaux et des températures avoisinant 46° sur les cotes, cela devra débuter ce mardi 21 juillet et devra se finir vers le début du mois d'aout ! donc pour tous ceux qui viennent pour passer les vacances faites vraiment très attention ! les températures ressenties pourrons atteindre ou dépasser les 55° dans les régions côtières a cause de l'humidité qui y règne (nous avons ressenti ce lundi 49 ° a Alger et c'est vraiment insupportable!) merci de prendre les précautions nécessaires !
cordialement.
une vague de chaleur sans précédent s'abat sur le Maghreb et en particulier sur l'Algérie , des températures égales a 45° ont été relevées dans certaines villes côtières notamment a bejaia ces derniers jour, d'après plusieurs sites de prévisions météorologique le plus dur reste a venir, des températures avoisinant les 48° sont attendues dans les hauts plateaux et des températures avoisinant 46° sur les cotes, cela devra débuter ce mardi 21 juillet et devra se finir vers le début du mois d'aout ! donc pour tous ceux qui viennent pour passer les vacances faites vraiment très attention ! les températures ressenties pourrons atteindre ou dépasser les 55° dans les régions côtières a cause de l'humidité qui y règne (nous avons ressenti ce lundi 49 ° a Alger et c'est vraiment insupportable!) merci de prendre les précautions nécessaires !
cordialement.
Aller au Gansu vaut le coup? (Chine) English translation pending
Bonjour,
Je cherche à savoir si aller au Gansu vaut le coup. Je dispose de deux semaines en Juin, donc je m'interroge sur quelle province de Chine visiter avec une envie de paysages montagnes ou plateaux, et un climat plutôt sec. Merci pour votre aide!
Cécile
Je cherche à savoir si aller au Gansu vaut le coup. Je dispose de deux semaines en Juin, donc je m'interroge sur quelle province de Chine visiter avec une envie de paysages montagnes ou plateaux, et un climat plutôt sec. Merci pour votre aide!
Cécile
Vie plus chère à Diego Suarez qu'à Tananarive? English translation pending
Est ce vrai que la vie est plus chére à diego qu' a tana par ex et pourquoi?
kel est la difference en %?environ..
kel est la difference en %?environ..
Air China pour le vol Paris-Pékin English translation pending
Je doit faire un voyage en chine au mois d'octobre et le transport aérien Paris/Pekin est sur le vol réguliers Air China.
Je cherche un maximum d'informations sur cette compagnie aériennes car je n'en avais jamais entendu parler. (qualité des avions interieur et extérieur, plateaux repas, poids autoriser bagages soute et cabine.....) et vos impréssions si vous avez déja effectuer un vol sur cette compagnie.
Je vous remercie d'avance pour vos reponses
Classe confort à 200 euros sur XL Airways English translation pending
😉 Bonsoir
Nous devons partir à Bayahibe en République Dominicaine en mars prochain et j'ai réservé en "classe confort" sur XL airways (200 € par personne) étant donné qu'il n'y a pas de vol corsair sur cette destination.
A ce prix il n'y a que les sièges qui sont confortables, les plateaux repas sont les mêmes qu'en classe économique, ce qui nous est égal, mais par contre les sièges sont t ils aussi confortables que dans la classe grand large de corsair.
Si quelqu'un qui a pu comparer peut me renseigner...........
D'avance merci
Trek dans le Hoggar ou dans le Tassili du Hoggar? (Algérie) English translation pending
Bonjour,
Je souhaite partir 15j avec terres d'av en algérie pour faire un treck J'hésite entre un treck de 16j dans le hoggar (code alg032) "Hoggar : les montagnes parmi les plus insolites de la planète, cernées d´immenses plateaux cristallins recouverts de lave noire et bordés de falaises abruptes. Etranges massifs tabulaires que sont ces aiguilles, pics et clochetons se dressant parfois sur des centaines de mètres… Des paysages surprenants, baignés de lumière et de silence avec parfois de véritables oasis de verdures nichées comme au cœur de la lune. Cette randonnée vous fera découvrir les reliefs les plus spectaculaires de l´Atakor, massif le plus élevé du Hoggar (altitude moyenne de 2000 à 2500 m), mais aussi les oueds encore peuplés de nomades pour certains, des gorges profondes, des cols perchés, des canyons mystérieux, des hauts plateaux et des pics aussi renommés que le Tahat, l´Assekrem (2500 m) avec le célèbre ermitage du Père de Foucauld"
et 16j dans le tassili du hoggar (code ALG003) "Partant des tassilis nord, en douze jours de marche avec un seul 4x4 d´assistance, nous découvrons toutes les facettes de l´érosion tassilienne et ce, dans un isolement extraordinaire. Une approche purement pédestre et le sentiment d´être vraiment seul au monde."
On m'a dit que le hoggar était très montagneux pas de sable. Cela en fait un endroit austère et absolument magnifique. Et que le tassili etait plus diversifié au niveau des paysages et que c'etait un mixte sable/roche.
Je n'arrive pas à faire de choix.
Pourriez vous me faire partager vos experiences en relevant les + et - de ce que vous avez vu. Idealement si l'un d'entre vous a fait les 2 et peut me faire partager son point de vue ca serait super!
Merci
Je souhaite partir 15j avec terres d'av en algérie pour faire un treck J'hésite entre un treck de 16j dans le hoggar (code alg032) "Hoggar : les montagnes parmi les plus insolites de la planète, cernées d´immenses plateaux cristallins recouverts de lave noire et bordés de falaises abruptes. Etranges massifs tabulaires que sont ces aiguilles, pics et clochetons se dressant parfois sur des centaines de mètres… Des paysages surprenants, baignés de lumière et de silence avec parfois de véritables oasis de verdures nichées comme au cœur de la lune. Cette randonnée vous fera découvrir les reliefs les plus spectaculaires de l´Atakor, massif le plus élevé du Hoggar (altitude moyenne de 2000 à 2500 m), mais aussi les oueds encore peuplés de nomades pour certains, des gorges profondes, des cols perchés, des canyons mystérieux, des hauts plateaux et des pics aussi renommés que le Tahat, l´Assekrem (2500 m) avec le célèbre ermitage du Père de Foucauld"
et 16j dans le tassili du hoggar (code ALG003) "Partant des tassilis nord, en douze jours de marche avec un seul 4x4 d´assistance, nous découvrons toutes les facettes de l´érosion tassilienne et ce, dans un isolement extraordinaire. Une approche purement pédestre et le sentiment d´être vraiment seul au monde."
On m'a dit que le hoggar était très montagneux pas de sable. Cela en fait un endroit austère et absolument magnifique. Et que le tassili etait plus diversifié au niveau des paysages et que c'etait un mixte sable/roche.
Je n'arrive pas à faire de choix.
Pourriez vous me faire partager vos experiences en relevant les + et - de ce que vous avez vu. Idealement si l'un d'entre vous a fait les 2 et peut me faire partager son point de vue ca serait super!
Merci
Retour du Togo avec la compagnie Afriqiyah English translation pending
Bonjour à tous,
Je rentre du togo, d'un séjour de 4 mois et demi et tout c'est bien passé. Mais le retour avec la compagnie Afriqiyah c'est lui en revanche très mal passé: retard de 6 h à Lomé, attente de 7 h à Tripoli, arrivée à 23h30 à Paris avec plus aucune correspondance pour des trains...Sans oublié des plateaux repas en nombre insuffisant et surtout une perte des bagages!! 24 h de voyage pour 7h de vol, un vrai scandale!!
Tout ca pour vous dire d'éviter de prendre cette compagnie qui peut etre est moins cher mais alors vous comprenez pourquoi!!
Et aussi, je voulais savoir si parmi vous certains avaient connu la même mésaventure et s'ils avaient pu se faire indemniser (j'ai souscrit une assurance multirisques) et comment ils s'y sont pris.
Pour mes bagages, je les attend toujours et impossible de joindre le service des bagages de charles de Gaulle ni la compagine Afriqiyah à Paris. je suis un peu désemparé si vous avez la solution n'hésitez pas à m'en faire part
Merci et à une prochaine au Togo!
Je rentre du togo, d'un séjour de 4 mois et demi et tout c'est bien passé. Mais le retour avec la compagnie Afriqiyah c'est lui en revanche très mal passé: retard de 6 h à Lomé, attente de 7 h à Tripoli, arrivée à 23h30 à Paris avec plus aucune correspondance pour des trains...Sans oublié des plateaux repas en nombre insuffisant et surtout une perte des bagages!! 24 h de voyage pour 7h de vol, un vrai scandale!!
Tout ca pour vous dire d'éviter de prendre cette compagnie qui peut etre est moins cher mais alors vous comprenez pourquoi!!
Et aussi, je voulais savoir si parmi vous certains avaient connu la même mésaventure et s'ils avaient pu se faire indemniser (j'ai souscrit une assurance multirisques) et comment ils s'y sont pris.
Pour mes bagages, je les attend toujours et impossible de joindre le service des bagages de charles de Gaulle ni la compagine Afriqiyah à Paris. je suis un peu désemparé si vous avez la solution n'hésitez pas à m'en faire part
Merci et à une prochaine au Togo!
Météo à l'île Maurice en septembre? English translation pending
Salut
Je part à l'ile maurice en sepembre, quelqu'un peut il me donner des infos sur la météo a cette saison, et des combines pour visiter tranquille hors des circuits classique.
A+ merci
Je part à l'ile maurice en sepembre, quelqu'un peut il me donner des infos sur la météo a cette saison, et des combines pour visiter tranquille hors des circuits classique.
A+ merci
Quel budget pour retaper un VTT Nakamura 1996 de très bonne qualité? English translation pending
bonjour,
je dispose sous la main un VTT nakamura de la période 1996
http://img377.imageshack.us/my.php?image=image70fw8.jpg]http://img377.imageshack.us/img377/2126/image70fw8.th.jpg
il est équipé avec des roues de 26 pouces et un dérailleur Simano STX avec 7 vitesses et 3 plateaux qui est fatigué
Que me conseillez vous d'acheter pour moderniser ce vélo pour l'orienter plus "roulant", quel kit choisir pour être équipé avec 9 vitesses? Quels pneus opter pour un trajet sur principalement routes pas trop accidentées? Peut on augmenter la taille des roues pour passer du 26" à une autre taille.
http://img377.imageshack.us/my.php?image=image70fw8.jpg]http://img377.imageshack.us/img377/2126/image70fw8.th.jpg
il est équipé avec des roues de 26 pouces et un dérailleur Simano STX avec 7 vitesses et 3 plateaux qui est fatigué
Que me conseillez vous d'acheter pour moderniser ce vélo pour l'orienter plus "roulant", quel kit choisir pour être équipé avec 9 vitesses? Quels pneus opter pour un trajet sur principalement routes pas trop accidentées? Peut on augmenter la taille des roues pour passer du 26" à une autre taille.
Comment témoigner notre appréciation de la gentillesse des paysans et ouvriers du Vietnam? English translation pending
Nous nous rendrons à la fin de l'année au Vietnam. J'adore prendre des photos d'enfants, de costumes et de scènes de travail.
Pour remercier les enfants, je suis tout à fait d'accord avec la directrice d'orphelinat des plateaux:
"SVP, dites à tous les touristes de ne pas nous apporter du matériel scolaire. J'ai des cahiers américains, français, et autres, qui ne conviennent pas pour les enfants qui vont à l'école du village. Ils ne sont pas aux normes vietnamiennes. Je les entasse dans un coin, je ne sais pas qu'en faire. Je croule sous les crayons qu'on nous offre. Même au marché, personne ne veut les acheter. Mais j'ai besoin de riz, que notre cuisinier peut acheter lui-même au meilleur prix, quand le prix est favorable. J'ai besoin d'argent pour acheter ce riz. Dites aussi aux touristes de n'apporter ni médicaments, ni riz, mais qu'ils nous donnent de l'argent, pour qu'on puisse gérer nos stocks et acheter ce dont nous avons besoin au moment où nous en avons besoin. N'envoyez pas de jouets, de peluches, de poupées, sauf si vous pouvez le faire pour chaque enfant (plus de 100) Comment choisir à quel enfant on va donner le jouet, alors que les autres n'ont rien ?"
Comment témoigner de notre appréciation de la gentillesse des paysans, des ouvriers et le faire en respectant et en encourageant la fierté des personnes que nous rencontrons ?
Nous pouvons leur sourire, c'est certain, mais peut-on faire un peu plus ?
Laurent
Pour remercier les enfants, je suis tout à fait d'accord avec la directrice d'orphelinat des plateaux:
"SVP, dites à tous les touristes de ne pas nous apporter du matériel scolaire. J'ai des cahiers américains, français, et autres, qui ne conviennent pas pour les enfants qui vont à l'école du village. Ils ne sont pas aux normes vietnamiennes. Je les entasse dans un coin, je ne sais pas qu'en faire. Je croule sous les crayons qu'on nous offre. Même au marché, personne ne veut les acheter. Mais j'ai besoin de riz, que notre cuisinier peut acheter lui-même au meilleur prix, quand le prix est favorable. J'ai besoin d'argent pour acheter ce riz. Dites aussi aux touristes de n'apporter ni médicaments, ni riz, mais qu'ils nous donnent de l'argent, pour qu'on puisse gérer nos stocks et acheter ce dont nous avons besoin au moment où nous en avons besoin. N'envoyez pas de jouets, de peluches, de poupées, sauf si vous pouvez le faire pour chaque enfant (plus de 100) Comment choisir à quel enfant on va donner le jouet, alors que les autres n'ont rien ?"
Comment témoigner de notre appréciation de la gentillesse des paysans, des ouvriers et le faire en respectant et en encourageant la fierté des personnes que nous rencontrons ?
Nous pouvons leur sourire, c'est certain, mais peut-on faire un peu plus ?
Laurent
Vaccins nécessaires pour le Vietnam? English translation pending
Salut je voudrai savoir quels sont les vaccins nécessaire pour un séjour de 12 jours au Vietnam? Faut-il vraiment faire un traitement contre le paludisme???
Merci d'avance
"Road book" malgache, vingt et un jours dans l'île rouge English translation pending
Ier novembre 2006 : Paris-Tana 8450 kms J + 1 : Paris-Tana 8450 kms
L’arrivée sur Tana à 4 heures 40 (heures francaises) est un peu plus désolante à chaque fois : les hauts plateaux de l’Imerina que l’on avait conservés en mémoire verdoyants et humides ne sont plus que parsemés de tâches vertes de rizières et de forêts.
La latérite a pris le pas sur les paysages balinais d’antan, les rizières sont désormais désertées au profit de terrains vagues promis à la construction.
L’impression subsiste néanmoins que Madagascar ne s’est pas effondrée comme les médias persistent à nous le faire croire.
Non, une impression de propreté nouvelle : les routes disposent désormais d’un terre-plein central planté de fleurs, de-ci de là, les jacarandas sont en fleur et le bleu léger de leurs fleurs couvre les abords des lacs, les flancs de coteaux, d’un surprenant printemps.
Cheminant dans la ville haute, ou autour d’une table de terrasse avec vita gazy(l’eau minérale malgache), la population nous apparaît toujours affairée, chacun pressé de retrouver qui son foyer, qui son bureau, qui son échoppe, poursuivant cette obsession de travailler pour manger, avec en plus une dignité que l’on tient à préserver, employé, petite bonne, femme au foyer en course, soin d’être propre, voire élégant, dans des habits certes défraîchis, ravaudés que l’on perçoit parfois comme étant de seconde main.
Ce n’est que dans la ville basse qu’apparaissent vraiment les îlots de pauvreté : une femme est étendue, amaigrie, somnolente contre la devanture d’un commerce.
Des enfants marchandent en vain d’improbables cartes postales dans l’espérance d’un cahier d’écolier : la pauvreté est toujours là…
J + 2: TANA toujours :
J’ai attendu longuement ma partenaire de voyages, d’abord au bar de l’Hotel Colbert, puis ensuite au salon de thé du même hôtel. Sachant pertinemment que « ma routarde » finirait par arriver, je me suis plongé dans la presse locale pour constater que les nouvelles d’ici n’étaient pas différentes des nôtres : augmentation du prix de l’essence, prévarication au Ministère des Finances, criminalité, délinquance routière…
Le cours de la monnaie malgache s’effondre toujours. Le président, en instance de réélection, n’est pas crédité d’un bilan satisfaisant d’éradication de la grande pauvreté, les classes moyennes s’effondrent… Le prix du litre d’essence est 26 fois, en échelle de revenus comparés, celui du prix de l’essence européen.
Les hommes d’affaires du Colbert colportent toujours, avant de rejoindre leur bureau, les mêmes saillies d’insécurité ou de sentiment d’insécurité : mais voient-ils les mêmes choses que moi ?: ce matin, à l’aube, j’ai trouvé un père de famille qui fouillait en compagnie de ses deux jeunes enfants une poubelle afin d’en revendre au poids ou en volume les plastiques ou les bouteilles qu’ils dénicheront : je lui ai glissé furtivement l’équivalent du prix de quelques kilos de plastiques revendus : cela lui permettra-t-il de manger ou de vivre un jour ou deux de plus ?
Désormais je me délaisse de la sollicitation des jeunes mendiantes avec enfant au sein avec des billets de plus en plus lourds (toutes choses relatives par ailleurs…) Cela n’allège plus ma mauvaise conscience… Heureusement, je partage un modeste hôtel à 8 euros avec une missionnaire protestante zambienne : nous échangeons quelques mots d’anglais au « breakfast » et mon Anglais n’a jamais été aussi correct : elle m’a soufflé ce matin le mot de « voyageur de l’underground » me concernant, parce que je lui refusais le qualificatif de « touriste » ou « d’homme d’affaire » dont elle voulait m’affubler.
J +3 : TANA-- LE CANAL DES PANGALANES : 270 KMS
Nous sommes descendus des hauts plateaux de l’Imerina, en nous dégageant peu à peu de l’étouffante pollution de la capitale, des rizières ruinées ou dévastées pour retrouver les paysages traditionnels de la campagne malgache.
Notre chauffeur nous a désigné au loin une grande décharge fumante, celle des Katemi (petits mendiants) de TANA, comme celle où le père PEDRO recueille les enfants.
Dans la montagne toute proche : un village de 17.000 anciens mendiants, retirés de la décharge, qui retrouvent peu à peu leur dignité.
C’était jour de week-end, et les grands convois de poids lourds reliant le port de la côte EST à la capitale, se sont fait rares. La route, toujours aussi tourmentée, de plus en plus dévastée sur ses abords par des feux de déforestation, nous permet de plonger dans quelques rares vallées couvertes encore de forêt primaire, comme pour nous rappeler qu’elles étaient là avant les hommes, et avant que les hommes ne les détruisent…
Au loin, le bruit lancinant d’une cognée nous rappelle le mal qui ronge l’île Rouge…La Grande Ile ne sera plus bientôt, comme HAITI, qu’une terre de latérite stérile…
Aux pieds des grandes falaises des hauts plateaux, l’étendue se fait vallonnée et riante, de petits villages de huttes sur pilotis clairsemés le long de la route, des habitants qui trottent le long des chemins, des petites vendeuses d’écrevisses dans leur écrin de raffia, des bananes séchées.
De loin en loin, les gargotes des chauffeurs routiers.
Nous atteindrons très vite une courte piste sablonneuse récemment refaite, un premier gué que notre taxi franchit allègrement, le village de paillotes au bord de la lagune : l’au à peine saumâtre, chaude comme savent l’être les eaux des mers du Sud, notre premier bain de notre grande randonnée.
J + 4: MANAMBANO – RESERVE DU PALMARIUM : 24 KMS :
Nous avons basculé de la fraîcheur des hauts plateaux à l’émollient de la côte EST. Le village de paillotes, au bord de la lagune, est déserté de ses touristes de haute saison. Nous prenons le départ en chaloupe sur le Canal des Pangalanes, une longue lagune de 270 kms qui sépare la grande île de l’Océan Indien.
Le long bateau au fond plat est gouverné par un pilotin très secret dont nous ne connaîtrons pas le nom. TAINA, l’hôtesse qui nous accompagne, mise à disposition par l’hôtel, n’a que 19 ans et semble faire son apprentissage : elle commente avec beaucoup de sérieux le dépliant d’une agence concurrente que nous lui avons fait découvrir.
Les paysages, banals au début, se doublent très vite de passages de gué où le fond plat se révèle fort utile, puis l’on glisse dans de longues passes étroites, le long de la ligne de chemin de fer construite par GALLIENI en I896, pour rejoindre les eaux du lac IRANGUY.
Débarquement à la réserve du Palmarium : deux heures durant, nous arpenterons une forêt et un arboretum tropical reconstitué : ébènes, acajous, bois de roses, arbres du voyageur, côtoient sisals et aloes, tandis que des orchidées géantes colonisent les grands arbres.
Gousses de vanille, poivres gris, roses et noirs, cannelle, girofliers, mangoustaniers, l’île aux épices et bien réelle, avec ses caféiers robusta et arabica.
Quelques iguanes nains sur notre parcours avant que les cris de ralliement de BRUNO notre guide nous fassent rejoindre une hétérogène tribu de lémuriens : indris, macacaos, lémur corona tus, varis etc. Les feuilles de certaines herbes médicamenteuses nous rappellent parfois le bonbon des Vosges ou les extraits de flagrances de parfums contemporains, aux racines très anciennes…
J + 5: PANGALANES – TAMATAVE : 60 KMS :
On quitte un décor d’Emmanuelle pour une chaloupe à fond plat, sous taud, avec moteur : TAINA nous accompagne avec JUSTIN, le pilotin. Le plein de fuel fait, nos réserves d’eau sont suffisantes. Le bord de mer rend le climat tropical très supportable.
Première passe : premier lac : l’état sauvage : des pêcheurs en pirogue rejoignent leurs villages sur les rives, des embarcadères de fortune font la joie de ribambelle d’enfants nus qui se baignent dans le canal, tandis que leurs mères, affairées, brossent d’improbables lessives. Les lacs vont se succéder sur 60 kilomètres.
Premier arrêt : une gare de chemin de fer de l’époque coloniale ; son chef de gare est en état d’ébriété : il nous décrit d’une bouche pâteuse la modernité qui gagne le pays : dix locomotives électriques suisses attendent à TANA leur motorisation pour être fonctionnelles. Une grand-mère de quarante ans, aux yeux mangés de glaucome, nous présente sa fillette dont la mère est morte en couche. Le violet de son paréo s’harmonise aux bougainvillées qui grimpent aux murs de la petite gare.
Quelques noirs zébus profitent du calme du trafic pour encombrer l’unique voie très étroite (70 cm)
Nous reprenons le chenal, au milieu de jacinthes d’eau, plantes envahissantes que les riverains tentent d’endiguer de façon dérisoire.
Nous atteindrons TAMATAVE dans des odeurs de déforestation d’eucalyptus, au milieu d’un quartier industriel d’hydrocarbures où d’inquiétantes stagnations brunes nous rappellent que la modernité est passée par là...
J + 6 : TAMATAVE ILE DE SAINTE MARIE : 200 KMS :
Parfois rien ne va plus et tout se déglingue : j’écris ce soir mon journal à la lumière d’une bougie et pourtant nous sommes dans un hôtel de catégorie 3 étoiles à l’île de Sainte Marie à l’EST de Madagascar.
Mais voilà depuis ce matin, les pénuries d’essence nous rattrapent : nous avons dû attendre quatre heures que notre chaloupe à destination de l’île soit approvisionnée en essence et l’hôtel n’est alimenté en électricité qu’une partie de la journée : l’eau chaude est là cependant et la douche est bien venue avant la piscine sur le lagon.
En effet, l’hôtel dispose d’une splendide piscine face à la mer et leurs deux surfaces, celle de la piscine et celle de la mer, se confondent au soleil couchant des Tropiques. : Nous dînerons aux chandelles ce soir.
Tout se déglingue encore : deux hôtels aux consonances proches « VONIVOLA » et VOHILAVA » ont été intervertis dans notre circuit : nous sommes descendus dans l’un au lieu de descendre dans l’autre : il nous en coûtera de découvrir l’âpreté au gain de la première hôtelière : nous serons désormais plus vigilants.
Ce n’est que partie remise : nous rejoindrons demain le VOHILAVA, sans réservation, à la nuit quatre fois moins chère, puisque la rumeur nous dit que les hôtels ne sont pas pleins.
Le stress et la fatigue cumulés de ces déboires successifs seront vite dissipés après quatre jours de repos dans l’île des pirates : le cimetière de la flibuste nous attend demain, les plages de sable blanc aussi, les lagons déserts, les pistes de sable en vélo, certainement les gargotes du vieux port tropical.
Mais chaque jour de voyage est un jour nouveau, notre expédition à la Paul BOWLES prend des airs d’aventures. Y attendre tous les jours un improbable cargo au port pour gagner MARONSETRA ?
J + 7 : les bungalows de l’île aux forbans :
Ça y est : après 7 jours de route, nous sommes enfin installés au bord du lagon. Aux bungalows de VOHILAVA, où nous pourrons enfin disposer d’un cybercafé. Le road book à la CHATWIN va passer aux 34 kilo-octets. Bien sûr, les aléas de l’alimentation électrique conditionnent l’envoi ou non du document, mais le propriétaire de l’hôtel s’engage sur l’envoi du fichier. À l’autre bout du monde, dans le froid de l’hémisphère Nord, un groupe d’amis va être submergé du journal d’un diariste qui n’a pu émettre de brousse. En effet, les bandes passantes des relais ne sont uniformes : l’émission des sms ou des cour riels est conditionné aux relais du serveur. INCH’ALLAH le NET et retour au bon vieux papier.
Aujourd’hui, ce fut la traversée de l’Ile à pied d’OUEST en EST (4 kilomètres) à travers un univers vallonné d’exploitations agricoles : un univers à la Jean-Jacques ROUSSEAU où les enfants barbotent dans l’eau à 28 ° du lagon. On comprend pourquoi les pirates, flibustiers et autres forbans avaient choisi cette île au XVII° et XVIIIe siècles pour cacher les trésors de leur flibuste.
STEVENSON s’est inspiré de leurs aventures pour rédiger « l’île au trésor ». Dans le regard de certains enfants et derrière la peau métissée de certains autres, on songe aux gênes de la « buse » célèbre pirate pendu haut et court à Saint Denis de la Réunion ou au Capitaine KIDD, pendu lui aussi à NEW-YORK au XVIII° siècle.
On pense aussi à Paul-Émile Victor à BORA-BORA. Pourquoi pas ?
J + 9 : 48 kms à vélo à la recherche d’un boutre :
Toujours sur l’île aux femmes ou l’île aux forbans(Sainte Marie) 57 kms de long et 4 kms de large, depuis 2 jours, il faut songer à préparer notre départ, par mer, bien entendu. Notre prochaine destinations est MAROENSETRA, port niché au Nord au bout d’un e profonde baie de 300 kms : la baie d’A1NTONGIL ou baie des baleines, lieu favori de reproduction de ces cétacés de juillet à septembre.
Cest décidé, nous ferons le voyage en boutre, rejoignant les grands écrivains voyageurs des mers du sud : MONFREID, CENDRARS, LONDON, CONRAD etc…
La côte EST, de juillet à décembre, produit vanille et litchis, girofles et poivres : pas de routes, de multiples bacs font que le trafic est essentiellement maritime : des boutres cabotent de-ci de là, au gré d’improbables chargements, sans cahier de route préfixe le chargement tenant lieu de nécessité : lorsqu’il s’agit de denrées périssables, les délais se raccourcissent. C’est ce que m’explique Hubert JOSEPH, le capitaine du boutre : son navire est chargé à mort, la limite du niveau de flottaison est atteinte, les colis de marchandises, entourés de raphia, ne laissent qu’un étroit couloir pour gagner la cabine du capitaine : soute et pont ne laissent aucun espace inutile : les conditions d’hébergement seront précaires.
Le voyage se fera de nuit : partis à 19 heures, nous devrions atteindre notre première escale : MANANARA sept heures plus tard, dans la nuit.
Les conditions météorologiques sont excellentes, la mer d’huile et la passe entre l’Ile et la grande Terre est tranquille. Si je m’engage sur le trajet, je devrai confirmer mon accord à JOSEPH sur son téléphone portable avant 18 heures : il nous attendra jusqu’à 19 heures. De retour à l’hôtel, je m’aperçois que tout mon linge a été donné à la lingerie et qu’il ne sera prêt que dans deux jours : alors, un autre boutre pour un autre voyage ?
J + 10 : LES DEUX LAGONS ET LA PASSE :
L’Ile Sainte Marie est composée d’une île-mère et tout au bout de la pointe SUD d’un îlot paradisiaque : l’île aux nattes. L’hôtel est à 5 kilomètres de la passe qui les sépare. Un autre hôtel, sur le promontoire, domine les deux lagons EST et OUEST. Je me baignerai dans les deux aujourd’hui. En partant les rejoindre, je décide de m’offrir un copieux déjeuner au PRINCESSE BORA LODGE, complexe hôtelier international, très éloigné du mode de vie de la population îlienne : il ne faut qu’y passer. Très vite, je reprends un chemin sauvage, bordé de zones humides, ou les riverains se lavent nus, ou lavent leur linge, vivant dans des huttes sommaires sur pilotis au milieu de leurs plantations. L’endroit est complètement primitif et le choc des civilisations entre le BORA LODGE et les autochtones îliens est surprenant.
Mon sentier est parsemé de litchis et de bananes, que je cueille au passage : les litchis ne sont pas encore très mûrs, les bananes sont vertes. Je boirai un jus de corossol au sommet de la pente.
Le lagon surgit côté EST : au loin, derrière la barrière de corail, l’océan Indien rugit : quelques épaves s’y sont fracassées.
Seul dans le lagon, avec mon masque et mon tuba, je joue à dénicher les concombres de mer, à compter les oursins de différentes couleurs, à effrayer d’étonnants poissons transparents.
La mer est chaude : au loin, dans la direction de l’île de La réunion, le ciel se charge de nuages menaçants : je rentrerai à pied à l’hôtel sous un crachin breton. Deux jours encore de farniente avant de reprendre la route à la recherche d’un cargo.
J + 11: A LA RECHERCHE DU CARGO FANTOME :
4 heures 30 ce matin : les informations et la rumeur nous annonçaient deux cargos mouillant au port de l’Ilot Madame arrivant de TAMATAVE et en partance pour le Nord. C’était notre destination : 5 heures au port : point de cargos. Ils avaient mouillé la veille et étaient repartis : y aurait-il d’autres passages ? nous choisissons la chambre d’hôtel avec vue sur le port pour surveiller les navires.
Les séquelles d’une piqûre d’oursin dans le lagon de VAVATE se sont transformées en infection doublée d’une inflammation de la rotule droite. Je marche de plus en plus difficilement : il faut arrêter le processus d’infection avant le trek prévu dans le parc de la péninsule de MASOALA.
Je vais consulter le docteur de l’Ile, prend mon tour après un papa et son enfant enfiévré et un ouvrier agricole qui s’est tranché profondément l’intérieur de la main. Mon tour arrive : le bon docteur fixe un ventilateur soufflant sur mon genou avant de procéder à la désinfection de la plaie qu’il gratte par sécurité : eau oxygénée, sérum anti-bactérien, antibiotiques et anti-inflammatoires : me voila réparé avec des médicaments offerts par le médecin.
Dans la cour de la case du médecin, des canards, des poules, une femme s’affaire à la cuisine tropicale, tandis qu’une somptueuse noire d’à peine dix huit ans, la fille du DOC, hésite entre son téléphone portable et son VTT.
Il pleut une pluie épaisse qui transforme l’atmosphère en jardin de serre.
Ma routarde et moi irons plutard nous recueillir sur la tombe de Sylvain ROUX, premier administrateur de l’Ile pour la Compagnie des Indes Orientales : je lui commenterai les armes sculptées sur le linteau du porche du Fort de la capitale : « Deux indiens, vêtus de pagne, coiffés de plumes, armés d’un arc, portent la couronne royale de France, surmontée d’un cartouche aux trois fleurs de lys, entouré de coquilles baroques.
J + 12 ! ILE SAINTE MARIE-MANOMPAINA : 70 KMS :
En fait, 12 KMS de mer entre l’Ile et la Grande-Terre, puis 48 kms de pistes et le franchissement de six bacs : ma compagne de route n’apprécie manifestement pas ce type d’approche : elle aurait préféré l’attente d’un improbable boutre entre l’Ile et MARONSETRA. Mais voilà, cela faisait 3 jours que je me levais à 5 heures du matin pour rejoindre le port en quête d’un passage. Ce matin, j’ai pris les billets d’une chaloupe à 5 heures 30 et l’ai tirée du lit pour un départ à 6 heures : la belle n’est pas contente… Nous n’avons même pas payé l’hôtel.
60 kmes de pistes en 4 heures : c’est dire l’état de la chaussée et nous sommes pourtant en saison sèche : notre chauffeur nous précise qu’il reste encore 80 kmes avant la prochaine étape : 80 kmes que nous devons franchir en six heures et qui seront encore plus difficiles.
Heureusement, au bout du monde, dans une baie sauvage, la baie de TINTINGUA, au bout d’un village de 5000 âmes, un hôtel de paillotes tenu par un chinois aux 24 petits-enfants : les sanitaires sont extérieurs, la salle de bains est réduite à 3 seaux : le lit à deux places va nous poser problème : je n’ai pas l’intention de dormir sur le plancher.
Quand je constate l’échec de notre route à deux, j’essaie de comprendre le stress de ma compagne de route : peut-être une angoisse ou une crainte à entrer dans un voyage où il n’y a ni goudron, ni feu rouge, où seul subsiste le challenge de réussir par le haut, sans possibilité de retour en arrière : j’avais choisi une tri athlète, à l’épreuve de l’endurance : je découvre une fille sans maîtrise d’elle : je crains qu’elle n’ait tout simplement peur à l’orée d’une forêt primaire dont on ne peut s’échapper que par la mer, quand un boutre se pointe à l’horizon.
J + 13 : SET-IN DANS LA BAIE DE TINTINGUA :
Ca y est : enfin seul : la compagne de route avec laquelle je voyageais depuis douze jours est partie ce matin privilégiant le 4 x 4 au boutre. Il faut dire que j’avais négocié avec l’ingénieur de la COLAS un passage sur un cargo ravitailleur prévu pour ce soir en direction de MANANARA.
Peut-être a-t-elle eu peur des conditions de voyage en mer ? nul ne le saura jamais et seul le hasard de la route devrait nous faire rencontrer. Je sais qu’elle poursuit sa route jusqu’à MARONSETRA comme moi, dans un jour ? dans 2 jours ?
En fait, le land Rover defender de notre taxi avait rendu l’âme : il a fallu improviser très rapidement une solution-relai : l’ingénieur de la Société COLAS n’avait pas de camion sur MANARA dans la journée : son cargo de ravitaillement était prévu dans la soirée : après vérification par radio, il a été convenu d’un rendez_vous pour le soir 17 heures : nous négocierons les conditions de voyage et de prix.
Il me semble plus confortable de rejoindre MANARA par la mer, après l’épisode d’hier en 4 x 4 avec le franchissement de six bacs. Les prochaines 24 heures devraient m’apporter une réponse à l’interrogation basique de ce voyage : l’approche par mer est-elle plus facile dans cette partie de l’île que l’approche terrestre ?
Je profite de cette halte forcée pour échanger avec deux jeunes françaises travaillant dans une association de coopération scolaire, stationnées pour un mois à l’hôtel. Un randonneur flamand me fait découvrir une approche différente de l’île : audacieuse, courageuse, voire téméraire : il n’hésite pas à camper dans les parcs naturels et dans les réserves : le monde est plein de rencontres surprenantes et enrichissantes.
J + 14: LE RAID BOUTRE TRANSFORME EN RAID CAMION D’ESSENCE :
5 heures du matin : le boutre de ravitaillement de l’entreprise COLAS annoncé par radio dans la nuit avec chargement et départ ce jour à 10 heures n’est pas arrivé : aucun bateau dans la baie de TINTINGUA. Je décide de rompre cette interminable attente et de rentrer sur TAMATAVE par la route : 280 kms dont 50 KMS de piste dure en saison sèche : il est 7 heures quand je prend la route à pied : je ne désespère pas de ma chance.
J’aurai ma chance : l’ingénieur de la COLAS, dépité de mon échec, me propose la cabine de son camion ravitailleur de Fuel qui va s’approvisionner de 8 tonnes de carburant à TAMATAVE.
Le chauffeur accepte généreusement de me prendre à bord, oubliant de me préciser qu’il a déjà chargé son aide chauffeur et une petite soubrette de l’hôtel : nous serons quatre dans la cabine du gros camion à partager les cahots, les soubresauts, les ressacs, les heurts, les balancements, les franchissements de bacs et de marigots, de ponts à la limite de la rupture, les barrières de sable humide de la pluie de la nuit.
Et le monstre hurlant de toutes ses trompes, repoussants vélos, petits marchands, enfants des écoles, poules et autres animaux sur 280 kms.
Heureusement le goudron surgit là où l’on ne l’attendait plus et l’énorme engin mettra moins de trois heures à la barbe de tous les gendarmes qu’il effraie, pour couvrir le reste du parcours.
Retour à la case départ, dans le motel face à l’océan qui rugit, dans la ville de tous les dangers : TAMATAVE, à l’atmosphère à la Graham GREEN, aux relents de VIETNAM.
Je me jette dans la première librairie pour acheter les journaux du jour et feuilleter l’offre de romans : la halte sera bienvenue, avec alternance de plages, de farniente, de terrasses, de shopping, après trois jours de brousse intense.
Chic, mon portable capte à nouveau.
J + 15 : TAMATAVE, LA HAVANE OU HANOI ?
J’ai passé la journée à me réhabituer aux délices ou aux noirceurs de la modernité : après trois heures de cybercafé, je me suis jeté dans la moiteur étouffante de cette capitale tropicale, tracée en damiers par les colons franchis.
Des hommes chevaux tractent un pousse-pousse haut sur roue, et trottent entre un flot de mobylettes, de scooters, de motos, lui-même submergé par de gros 4 x 4 rutilants, aux vitres fumées.
La misère est là, aussi, avec les gosses des rues en haillons, les marchands d’objets « tombés du camion », les lépreux dont les membres rabougris sollicitent l’aumône du passant.
Une impression de vie incroyable où les gargotes les plus sommaires poussent aux pieds des banians, entre deux égouts à ciel ouverts.
J’ai refait le parcours de la vieille ville, de la place BIENAIME, spécificité historique de TAMATAVE, plantée d’une allée de banians géants, à l’ombre très fraîche, contemplé le vieil hôtel à arcades, à colonnes et balustres, mesuré l’état de sa décrépitude : qu’il serait beau, blanchi et restauré, peut-être ferait-il des envieux dans un pays où le succès vous rend suspect ?
A l’heure étouffante de midi, sur la jetée qui longe le port, un restaurant de bambous ouvert aux alizés m’a régalé d’un plateau de fruits de mer à la malgache (frits avec beaucoup trop d’huile…)
Seul sous une varangue de bambou, face à l’océan et aux tankers, j’ai longtemps médité sur la séduction des tropiques, sur leur langueur moite, les peaux brunes des serveuses. N’est pas RIMBAUD qui veut. De nombreux écrivains voyageurs y ont perdu leur âme, et en perdant leur âme, leur plume.
Il n’en faudrait pas beaucoup pour que TAMATAVE retrouve sa splendeur coloniale : le consulat britannique en est l’exemple.
Je n'ai pas l'impression que ce type de vacances en bord de mer soit encore ma Tasse de thé. Certes les 14 premiers jours du raid avaient été intenses en découvertes et en rencontres, il fallait bien se poser. Mais j'ai du mal à m'inscrire dans un rythme de vacancier au bord de l'océan indien. Alors, je rythme mes journées: petit dèj' chez Cathy, rendez-vous des coloniaux retraités où j'attrape au passage de savoureux accents du sud de la France contant leurs déboires de retraités locaux. Puis séance de cybercafé où je me débats avec l'envoi de mon journal de route, je rentre dans ma boîte Internet, vérifie l'état de mon compte bancaire... Je rejoins le centre ville, ne dédaigne pas le passage dans un supermarché climatisé où j'observe le devenir des fruits tropicaux que j'ai vus sur les étals des marchands du Bazar BE. L'alliance française occupe une belle case créole datée de I885, aux couleurs blanches et vertes, revêtue de bardeaux, aux planchers de palissandre: l'endroit est remarquablement entretenu. On rêve d'un TAMATAVE qui retrouverait ses lustres d'antan et ses belles demeures coloniales. Je m'amuse à les repérer, au hasard de mes promenades, cachées derrière des appentis, transformées en gargotes, leurs toits de zinc délabrés, elles existent encore de ci de là. Je termine la matinée à la librairie, presse internationale, littérature exotique, locale ou de grands voyageurs: j'hésite entre Mohamed Dib, l'algérien, et Thomas BERNHARD, l'autrichien ou le journal de voyage d'IDA PFEIFER. Jus de mangue, jus de corossol, de bananes ou d'ananas, j'irai déjeuner dans un restaurant de fruits de mer sur la jetée avant de rejoindre ma case. Il me tarde de reprendre mon voyage interrompu. Mais mon ami des hauts plateaux ne m'incite pas à le rejoindre: la saison des pluies a commencé, il y fait froid et humide: le petit train de FIANANRANTSOA attendra encore un peu.
J + 15: L'ANARCHISTE ITALIEN:
Je sortais des locaux de l'Alliance franchise dont j'avais fait l'inventaire du fond, en particulier du rayon "histoire de l'art" qui m' a paru très fourni et où je me suis abonné en "passager": EROS ROMAIN de Jean Noël ROBERT et "quand les gaulois étaient romains" de Florence BECK, quand après avoir lu le Canard Enchainé à la terrasse de l'Hoel JOFFRE, je me suis laissé tenté par les pizzas de l'italien du Perroquet Bleu (Plan C2-30 du Guide du routard 2007) Et là, changement de planète: trônant au milieu de ses petites serveuses, un italo-belge de 56 ans, ravagé par l'alcool et les Tropiques, le cerveau mité, vous reçoit sur des airs de Brassens et de BREL au cri de "Vive l'anarchie" Docteur en économie (ex) fils de diplomate italien à l'origine des institutions européennes, enfant de mère belge, le pauvre homme qui a connu mai 68 à 17 ans et rencontré CHE GUEVERA, ne vit plus que dans un monde brumeux ravagé par l'alcool. Sa femme malgache tient d'une main ferme l'établissement, sans pour autant contrôler l'activité de ses serveuses. Hier soir, l'une d'entre elles a voulu pousser le service jusqu'à ma chambre d'hôtel, service que j'ai poliment décliné. Lorsque je rentre le soir à mon hôtel, les jeunes filles me proposent de m'entourer de leur tendresse tarifée: je ne voudrais pas troubler la sérénité de mon voyage par l'exploitation de cette détresse, même si je constate au quotidien l'effrayant tourisme sexuel de vieux blancs, certainement de ma génération. C'est à croire qu'il y a une forme de tolérance locale à cette forme d'exploitation et de rétribution. Certains malgaches à qui l'on s'ouvre de ces attitudes sont cependant choqués par ces comportements: la vieille EUROPE n'exporte pas le meilleur d'elle-même. J + 16: RENDEZ-VOUS AVEC MATISSE ET PIERRE LOTI:
C'est en lisant "sur des mers inconnues, BOUGAINVILLE, COOK et LAPEROUSE" que je déniche un extrait de carnets et correspondances de MATISSE:
"l'île déserte n'existe pas. Nos soucis d'européens nous y accompagnent. Or, dans cette île, il n'y avait pas de soucis. les européens s'y ennuyaient. Ils y attendaient confortablement la retraite dans une étouffante torpeur et ils ne faisaient rien pour se sortir de cette torpeur, pour remplir, ignorer l'ennui: ils ne réfléchissaient même plus. Au-dessus d'eux, autour d'eux, il y avait cette merveilleuse lumière du premier jour, la magnificence; mais ils ne goûtaient même plus tout celà. Un beau pays en sommeil dans l'éclatement du soleil...."
Paraphrasant Pierre LOTI dans le mariage de LOTI:
"qui peut dire où réside le charme d'un pays...il y a dans le charme malgache beaucoup de cette tristesse étrange qui pèse sur toutes ces îles de l'Océanie: l'isolement dans l'immensité de l'Océan Indien, le vent de la mer, le bruit des brisants, l'ombre épaisse, la voix triste des malgaches qui circulent en chantant au milieu des tiges de cocotiers. On s'épuise à saisir, à exprimer, effort inutile, ce quelque chose s'échappe et reste incompris." "On voyage dans cet heureux pays comme eût voyagé aux temps de l'âge d'or, si les voyages eussent été inventés à cette époque reculée. Il n'est besoin d'emporter avec soi, ni armes, ni provisions, ni argent: l'hospitalité vous est offerte partout, cordiale et gratuite (???) Et dans toute l'île, il n'existe d'autres animaux dangereux que quelques colons européens, encore sont-ils rares et à peu près localisés dans les villes...."
Ces deux textes ont provoqué en moi une résonance sur mon voyage présent: hélas, je ne suis ni LOTI, ni MATISSE, mais année après année, je marche inconsciemment sur leurs traces.
J + 17: Dimanche sous les TROPIQUES:
A la lecture des guides de voyage, j'ai cru comprendre que l'activité de tous est suspendue le dimanche. La petite serveuse de mon self indien m'a prévenu hier au soir: elle se consacrera demain à sa famille, à la blanchisserie et à la sieste: le restaurant sera fermé. Je me suis rabattu au salon de thé SAIDI, aux prix multipliés par deux, je ne saurai me passer de petit déjeuner. La ville est morte, les kiosques à journaux sont fermés, le bazar BE sommeille, les grands hôtels assurent le minimum, même mon cyber-café préféré est fermé, les grands convois routiers sont arrêtés à la gare routière, chauffeurs et aide chauffeurs s'affairent sous le moteur, les essieux sont démontés...
Malgré la provision de livres que j'ai pris la précaution de faire pour le week-end, je crains qu'il ne faille me résoudre à la plage, aux restaurants de bord de mer: drôle de vacancier: je ne suis pourtant pas Gide DU VOYAGE AU CONGO JE pencherai plutôt pour le CELINE DU voyage au bout la nuit. Encore que je sois un Bardamu plutôt velléitaire. Il faudra que je relise LE VOYAGE si je le trouve à l'alliance française.
Je regrette aussi de ne pas avoir les moyens techniques de réaliser un reportage ethnique dans ce port de l'océan indien : vieux colons aux faciès d'alcooliques, indiens à calottes et barbes blanches, chinois en short affairé à sa boutique, chinoise en short comptant avec sérieux l'arrivée des ballots dans son entrepôt, métisse mérina - betsimsmaraka, dont on distingue plus ni les traits mélanésiens, ni les traits bantous, noir musulman portant avec rigueur ses signes religieux distinctifs: caftan, barbe et gandoura, les hommes chevaux, usés par tant de courses de pousse-pousse, dont les silhouettes longilignes soulignent la fatigue et la misère de leur condition....
J + 18 : BLUES TROPICAL:
aux deux tiers de mon séjour, à dix jours de mon retour by plane en métropole, je m'interroge sur mes vacances îliennes. Redoutant les gargotes du dimanche, je m'étais fait une joie de ne manger que des produits locaux: bananes, ananas, thon, à profusion sur les étals, qui devraient apaiser la misère au soleil... L'excès de ce régime local m'a barbouillé ou est-ce la savarine, l'antipaludéen ? Si bien que je vois tout en noir ce matin, que je ressens aussi tout en noir: l'humidité m'insupporte, les odeurs que l'humidité amplifie me semblent plus fortes que d'habitude, particulièrement les gaz d'échappement. On pourrait croire que ce port d'à peine 100.000 habitants est à l'abri de la pollution automobile qui rend TANA si insupportable. Il n'en est rien : l'absence de réglage des moteurs instille une odeur persistante de gaz_oil que l'humidité amplifie.
Il n'y a que l'odeur des clous de girofles séchant au soleil sur leurs nattes qui trouve grâce à mon nez.
Je reviendrai sur les odeurs constantes des tropiques, odeurs de fruits pourris, de cloaques, parfums d'épices, embruns rentrant à l'intérieur des terres: on ne trouve ici nulle odeur de sécherie de poissons à l'africaine, la fébrilité de la météo où dans la même journée on passe d'un soleil implacable aux alizés marins, où bleu du ciel alterne avec crachin, nuit et jour, influe sur le caractère et l'humeur.
Mon humeur noire de tout à l'heure s'en est allée à la terrasse d'un grand hotel où j'ai calmé ma faim du week-end et reposé mes premières sudations.
J'oublie de dire que la fréquentation de SENEQUE, de CATULLE, d'OVIDE, de TERTULLIEN et des meilleurs médecins de l'antiquité dans EROS ROMAIN de Jean-Noel ROBERT m'a convaincu de notre précarité et par conséquent de l'utilité du CARPE DIEM.
Sur ce, je hèle un pousse-pousse, prénommé Jackie, pour me conduire au Cybercafé dire bonjour à mes amis de l'hémisphère nord.
J + 19 :
Dernier jour à TAMATAVE : j'ai résilié mon abonnement à L'alliance franchise locale: demain, je remonté à la capitale en minibus: 7 heures de route à Gravir l'escarpement des hauts plateaux : mais au bout : 1400 m de tropical D'altitude, presque le Kenya... Désormais, je me régale en pousse-pousse : j'ai enfin compris que c'est un moyen Très efficace de lutter contre les grandes chaleurs, surtout sous l'auvent Protecteur, c'est aussi un moyen d'aider les "pauvres hommes chevaux" dans leur Quête d'argent quotidien. Le premier de mes "hommes chevaux" s'appelle Jackie : il patiente à chacune de mes Courses: nous avons sympathisé au point qu'il m'a confié souffrir d'une infection urinaire, je lui fournirai dès que possible l'essentiel de mon stock d'antibiotiques. Je ne regarde plus au prix de mes courses: j'achète à l'avance mes courses de la mi-journée. Et comme il fait très chaud, que mes "hommes chevaux transpirent plus qu'il ne faut( et à ma place) je ne suis pas regardant sur les pourboires. Midi Deux heures : j'irai pratiquer mon sport favori : mes vingt bassins, dans une eau de piscine qui doit approcher les 30°(ceci pour mes lecteurs franchis...)(le maître nageur m'avait annoncé 24 °, mais je crois qu'il a sous-estimé la température de sa piscine... Au bout de sept jours de séjour, j'ai acquis un rythme de croisière et le climat aidant, me suis coulé dans l'émoliance de la vie locale..
Le muezzin égrène comme à Tanger, cinq fois par jour, les sourates du prophète et TAMATAVE se souvient d'avoir été arabe, hollandaise, chinoise, pakistanaise, un peu européenne, mais si peu...
Les belles tamataviennes, allongées au fond de leur hauts pousse-pousses, jupes fendues et longues chevelures, guettent les étrangers à l'ombre de leur auvent...
J + 20
AUBERGE DU CHEVAL BLANC( 900 m de l'aéroport international)
17 : je dîne frugalement d'une soupe de légumes et de riz blanc, tourmenté depuis trois jours de troubles gastriques dus sans doute à mes excès de jus naturels. La journée a été dense : levé à 5 heures, parti à 7 heures en minibus de 15 places de TAMATAVE pour gagner la capitale des hauts plateaux, placé remarquablement, j'ai pu goûter à la magnificence des paysages de l'"île sanctuaire" ( torturé cependant par une diète qui me semblait nécessaire) Aussi, quand le minibus s'est arrêté pour le déjeuner, je n'ai pas voulu aggraver mon cas, je n'ai bu que du yaourt liquide et je me gave d'anti-infectieux intestinaux...je redoute surtout la honte d'être obligé d'arrêter le bus pour me réfugier derrière un cocotier...
14 H 30 : arrivée à la capitale où la misère m'étreint de nouveau: certes l'altitude( de 1200 à 1400 mètres tempère mes ardeurs et les ardeurs tropicales, mais la vue des paysans des hauts plateaux et surtout des femmes, repiquer les rizières nouvellement mises en eau, constater qu'ils doivent aussi lutter contre le froid couverts de vêtements en lambeaux, m'empêche de goûter pleinement la splendeur des paysages. L'accession à la capitale se fait par paliers successifs: les zones de forêts primaires témoignent encore de l'état du passé récent de l'île, mais les zones de brulis grignotent inexorablement pentes et collines ( pour le charbon de bois et la pratique de la culture sur brulis)
En mon for intérieur, je fais le pari de l'Agence de Voyages: si celle-ci dispose d'un départ pour demain, je lui demande de le valider ou bien dans le cas contraire je patienterai une semaine à attendre le prochain vol: l'agence n'a jamais été aussi performante: mon billet est validé pour 7 H 15 demain matin : arrivée à ORLY_SUD I9 H. (il fait 8° en FRANCE...)
je m'offre une bouteille de grand cru d'ANTSIRABE pour fêter mon départ.
J + 21: VACUITE DES AEROPORTS:
Le temps semble comme suspendu dans les aéroports: on n'est déjà plus d'ici, mais on n'est pas encore là-bas: de cette suspension dans l'espace, le temps prend une consistance à la fois élastique et spongieuse: les heures s'écoulent sans fracas, les rencontres sont facilitées et opportunes: les conversations s'engagent facilement. On pense à LOST IN TRANSLATION de Sofia COPPOLA : on a envie de retenir les personnes que l'on croise, baignant d'une empathie qu'on n'aurait pas à d'autres moments. Même les SMS sont suspendus : le correspondant ne connaît plus votre localisation précise: cette perte de consistance du temps se vérifie dans l'absence de mémoire que l'on a de ces multiples instants passés dans les ports ou les aéroports: il n'y a pas de lieu aussi immatériel qu'un aéroport: la mémoire de ces lieux ne resurgit que lorsqu'on revient sur ses traces.
Décrire l'attente, décrire le passage des formalités bureaucratiques, décrire le regard de ceux qui nous voient partir, de ceux qui en rêvent, de ceux qui partent meurtris par le voyage, par des histoires cabossées que racontent les improbables bagages ( surtout dans le Tiers-Monde) la légèreté des bagages de certains ("les semelles de vent d'Arthur RIMBAUD") le bagage égoïste et cadenassé de l'occidental, la malle de raphia et d'osier de l'autochtone, il ne manque que les poulets et les canards vivants du TAXI-BE pour rendre l'ambiance d'un aéroport malgache.
Je laisse derrière moi un monde de vie, de chaleur et de misère, qu'en sera-t-il ce soir dans les brumes d'un aéroport européen ? Fin de l'entracte, mais est ce un entracte, n'est ce pas la farce de la vie que ce kaleidoscope de sons, d'images et d'odeurs, de bruits et de fureurs...où es tu mon bon WILLIAM ?
L’arrivée sur Tana à 4 heures 40 (heures francaises) est un peu plus désolante à chaque fois : les hauts plateaux de l’Imerina que l’on avait conservés en mémoire verdoyants et humides ne sont plus que parsemés de tâches vertes de rizières et de forêts.
La latérite a pris le pas sur les paysages balinais d’antan, les rizières sont désormais désertées au profit de terrains vagues promis à la construction.
L’impression subsiste néanmoins que Madagascar ne s’est pas effondrée comme les médias persistent à nous le faire croire.
Non, une impression de propreté nouvelle : les routes disposent désormais d’un terre-plein central planté de fleurs, de-ci de là, les jacarandas sont en fleur et le bleu léger de leurs fleurs couvre les abords des lacs, les flancs de coteaux, d’un surprenant printemps.
Cheminant dans la ville haute, ou autour d’une table de terrasse avec vita gazy(l’eau minérale malgache), la population nous apparaît toujours affairée, chacun pressé de retrouver qui son foyer, qui son bureau, qui son échoppe, poursuivant cette obsession de travailler pour manger, avec en plus une dignité que l’on tient à préserver, employé, petite bonne, femme au foyer en course, soin d’être propre, voire élégant, dans des habits certes défraîchis, ravaudés que l’on perçoit parfois comme étant de seconde main.
Ce n’est que dans la ville basse qu’apparaissent vraiment les îlots de pauvreté : une femme est étendue, amaigrie, somnolente contre la devanture d’un commerce.
Des enfants marchandent en vain d’improbables cartes postales dans l’espérance d’un cahier d’écolier : la pauvreté est toujours là…
J + 2: TANA toujours :
J’ai attendu longuement ma partenaire de voyages, d’abord au bar de l’Hotel Colbert, puis ensuite au salon de thé du même hôtel. Sachant pertinemment que « ma routarde » finirait par arriver, je me suis plongé dans la presse locale pour constater que les nouvelles d’ici n’étaient pas différentes des nôtres : augmentation du prix de l’essence, prévarication au Ministère des Finances, criminalité, délinquance routière…
Le cours de la monnaie malgache s’effondre toujours. Le président, en instance de réélection, n’est pas crédité d’un bilan satisfaisant d’éradication de la grande pauvreté, les classes moyennes s’effondrent… Le prix du litre d’essence est 26 fois, en échelle de revenus comparés, celui du prix de l’essence européen.
Les hommes d’affaires du Colbert colportent toujours, avant de rejoindre leur bureau, les mêmes saillies d’insécurité ou de sentiment d’insécurité : mais voient-ils les mêmes choses que moi ?: ce matin, à l’aube, j’ai trouvé un père de famille qui fouillait en compagnie de ses deux jeunes enfants une poubelle afin d’en revendre au poids ou en volume les plastiques ou les bouteilles qu’ils dénicheront : je lui ai glissé furtivement l’équivalent du prix de quelques kilos de plastiques revendus : cela lui permettra-t-il de manger ou de vivre un jour ou deux de plus ?
Désormais je me délaisse de la sollicitation des jeunes mendiantes avec enfant au sein avec des billets de plus en plus lourds (toutes choses relatives par ailleurs…) Cela n’allège plus ma mauvaise conscience… Heureusement, je partage un modeste hôtel à 8 euros avec une missionnaire protestante zambienne : nous échangeons quelques mots d’anglais au « breakfast » et mon Anglais n’a jamais été aussi correct : elle m’a soufflé ce matin le mot de « voyageur de l’underground » me concernant, parce que je lui refusais le qualificatif de « touriste » ou « d’homme d’affaire » dont elle voulait m’affubler.
J +3 : TANA-- LE CANAL DES PANGALANES : 270 KMS
Nous sommes descendus des hauts plateaux de l’Imerina, en nous dégageant peu à peu de l’étouffante pollution de la capitale, des rizières ruinées ou dévastées pour retrouver les paysages traditionnels de la campagne malgache.
Notre chauffeur nous a désigné au loin une grande décharge fumante, celle des Katemi (petits mendiants) de TANA, comme celle où le père PEDRO recueille les enfants.
Dans la montagne toute proche : un village de 17.000 anciens mendiants, retirés de la décharge, qui retrouvent peu à peu leur dignité.
C’était jour de week-end, et les grands convois de poids lourds reliant le port de la côte EST à la capitale, se sont fait rares. La route, toujours aussi tourmentée, de plus en plus dévastée sur ses abords par des feux de déforestation, nous permet de plonger dans quelques rares vallées couvertes encore de forêt primaire, comme pour nous rappeler qu’elles étaient là avant les hommes, et avant que les hommes ne les détruisent…
Au loin, le bruit lancinant d’une cognée nous rappelle le mal qui ronge l’île Rouge…La Grande Ile ne sera plus bientôt, comme HAITI, qu’une terre de latérite stérile…
Aux pieds des grandes falaises des hauts plateaux, l’étendue se fait vallonnée et riante, de petits villages de huttes sur pilotis clairsemés le long de la route, des habitants qui trottent le long des chemins, des petites vendeuses d’écrevisses dans leur écrin de raffia, des bananes séchées.
De loin en loin, les gargotes des chauffeurs routiers.
Nous atteindrons très vite une courte piste sablonneuse récemment refaite, un premier gué que notre taxi franchit allègrement, le village de paillotes au bord de la lagune : l’au à peine saumâtre, chaude comme savent l’être les eaux des mers du Sud, notre premier bain de notre grande randonnée.
J + 4: MANAMBANO – RESERVE DU PALMARIUM : 24 KMS :
Nous avons basculé de la fraîcheur des hauts plateaux à l’émollient de la côte EST. Le village de paillotes, au bord de la lagune, est déserté de ses touristes de haute saison. Nous prenons le départ en chaloupe sur le Canal des Pangalanes, une longue lagune de 270 kms qui sépare la grande île de l’Océan Indien.
Le long bateau au fond plat est gouverné par un pilotin très secret dont nous ne connaîtrons pas le nom. TAINA, l’hôtesse qui nous accompagne, mise à disposition par l’hôtel, n’a que 19 ans et semble faire son apprentissage : elle commente avec beaucoup de sérieux le dépliant d’une agence concurrente que nous lui avons fait découvrir.
Les paysages, banals au début, se doublent très vite de passages de gué où le fond plat se révèle fort utile, puis l’on glisse dans de longues passes étroites, le long de la ligne de chemin de fer construite par GALLIENI en I896, pour rejoindre les eaux du lac IRANGUY.
Débarquement à la réserve du Palmarium : deux heures durant, nous arpenterons une forêt et un arboretum tropical reconstitué : ébènes, acajous, bois de roses, arbres du voyageur, côtoient sisals et aloes, tandis que des orchidées géantes colonisent les grands arbres.
Gousses de vanille, poivres gris, roses et noirs, cannelle, girofliers, mangoustaniers, l’île aux épices et bien réelle, avec ses caféiers robusta et arabica.
Quelques iguanes nains sur notre parcours avant que les cris de ralliement de BRUNO notre guide nous fassent rejoindre une hétérogène tribu de lémuriens : indris, macacaos, lémur corona tus, varis etc. Les feuilles de certaines herbes médicamenteuses nous rappellent parfois le bonbon des Vosges ou les extraits de flagrances de parfums contemporains, aux racines très anciennes…
J + 5: PANGALANES – TAMATAVE : 60 KMS :
On quitte un décor d’Emmanuelle pour une chaloupe à fond plat, sous taud, avec moteur : TAINA nous accompagne avec JUSTIN, le pilotin. Le plein de fuel fait, nos réserves d’eau sont suffisantes. Le bord de mer rend le climat tropical très supportable.
Première passe : premier lac : l’état sauvage : des pêcheurs en pirogue rejoignent leurs villages sur les rives, des embarcadères de fortune font la joie de ribambelle d’enfants nus qui se baignent dans le canal, tandis que leurs mères, affairées, brossent d’improbables lessives. Les lacs vont se succéder sur 60 kilomètres.
Premier arrêt : une gare de chemin de fer de l’époque coloniale ; son chef de gare est en état d’ébriété : il nous décrit d’une bouche pâteuse la modernité qui gagne le pays : dix locomotives électriques suisses attendent à TANA leur motorisation pour être fonctionnelles. Une grand-mère de quarante ans, aux yeux mangés de glaucome, nous présente sa fillette dont la mère est morte en couche. Le violet de son paréo s’harmonise aux bougainvillées qui grimpent aux murs de la petite gare.
Quelques noirs zébus profitent du calme du trafic pour encombrer l’unique voie très étroite (70 cm)
Nous reprenons le chenal, au milieu de jacinthes d’eau, plantes envahissantes que les riverains tentent d’endiguer de façon dérisoire.
Nous atteindrons TAMATAVE dans des odeurs de déforestation d’eucalyptus, au milieu d’un quartier industriel d’hydrocarbures où d’inquiétantes stagnations brunes nous rappellent que la modernité est passée par là...
J + 6 : TAMATAVE ILE DE SAINTE MARIE : 200 KMS :
Parfois rien ne va plus et tout se déglingue : j’écris ce soir mon journal à la lumière d’une bougie et pourtant nous sommes dans un hôtel de catégorie 3 étoiles à l’île de Sainte Marie à l’EST de Madagascar.
Mais voilà depuis ce matin, les pénuries d’essence nous rattrapent : nous avons dû attendre quatre heures que notre chaloupe à destination de l’île soit approvisionnée en essence et l’hôtel n’est alimenté en électricité qu’une partie de la journée : l’eau chaude est là cependant et la douche est bien venue avant la piscine sur le lagon.
En effet, l’hôtel dispose d’une splendide piscine face à la mer et leurs deux surfaces, celle de la piscine et celle de la mer, se confondent au soleil couchant des Tropiques. : Nous dînerons aux chandelles ce soir.
Tout se déglingue encore : deux hôtels aux consonances proches « VONIVOLA » et VOHILAVA » ont été intervertis dans notre circuit : nous sommes descendus dans l’un au lieu de descendre dans l’autre : il nous en coûtera de découvrir l’âpreté au gain de la première hôtelière : nous serons désormais plus vigilants.
Ce n’est que partie remise : nous rejoindrons demain le VOHILAVA, sans réservation, à la nuit quatre fois moins chère, puisque la rumeur nous dit que les hôtels ne sont pas pleins.
Le stress et la fatigue cumulés de ces déboires successifs seront vite dissipés après quatre jours de repos dans l’île des pirates : le cimetière de la flibuste nous attend demain, les plages de sable blanc aussi, les lagons déserts, les pistes de sable en vélo, certainement les gargotes du vieux port tropical.
Mais chaque jour de voyage est un jour nouveau, notre expédition à la Paul BOWLES prend des airs d’aventures. Y attendre tous les jours un improbable cargo au port pour gagner MARONSETRA ?
J + 7 : les bungalows de l’île aux forbans :
Ça y est : après 7 jours de route, nous sommes enfin installés au bord du lagon. Aux bungalows de VOHILAVA, où nous pourrons enfin disposer d’un cybercafé. Le road book à la CHATWIN va passer aux 34 kilo-octets. Bien sûr, les aléas de l’alimentation électrique conditionnent l’envoi ou non du document, mais le propriétaire de l’hôtel s’engage sur l’envoi du fichier. À l’autre bout du monde, dans le froid de l’hémisphère Nord, un groupe d’amis va être submergé du journal d’un diariste qui n’a pu émettre de brousse. En effet, les bandes passantes des relais ne sont uniformes : l’émission des sms ou des cour riels est conditionné aux relais du serveur. INCH’ALLAH le NET et retour au bon vieux papier.
Aujourd’hui, ce fut la traversée de l’Ile à pied d’OUEST en EST (4 kilomètres) à travers un univers vallonné d’exploitations agricoles : un univers à la Jean-Jacques ROUSSEAU où les enfants barbotent dans l’eau à 28 ° du lagon. On comprend pourquoi les pirates, flibustiers et autres forbans avaient choisi cette île au XVII° et XVIIIe siècles pour cacher les trésors de leur flibuste.
STEVENSON s’est inspiré de leurs aventures pour rédiger « l’île au trésor ». Dans le regard de certains enfants et derrière la peau métissée de certains autres, on songe aux gênes de la « buse » célèbre pirate pendu haut et court à Saint Denis de la Réunion ou au Capitaine KIDD, pendu lui aussi à NEW-YORK au XVIII° siècle.
On pense aussi à Paul-Émile Victor à BORA-BORA. Pourquoi pas ?
J + 9 : 48 kms à vélo à la recherche d’un boutre :
Toujours sur l’île aux femmes ou l’île aux forbans(Sainte Marie) 57 kms de long et 4 kms de large, depuis 2 jours, il faut songer à préparer notre départ, par mer, bien entendu. Notre prochaine destinations est MAROENSETRA, port niché au Nord au bout d’un e profonde baie de 300 kms : la baie d’A1NTONGIL ou baie des baleines, lieu favori de reproduction de ces cétacés de juillet à septembre.
Cest décidé, nous ferons le voyage en boutre, rejoignant les grands écrivains voyageurs des mers du sud : MONFREID, CENDRARS, LONDON, CONRAD etc…
La côte EST, de juillet à décembre, produit vanille et litchis, girofles et poivres : pas de routes, de multiples bacs font que le trafic est essentiellement maritime : des boutres cabotent de-ci de là, au gré d’improbables chargements, sans cahier de route préfixe le chargement tenant lieu de nécessité : lorsqu’il s’agit de denrées périssables, les délais se raccourcissent. C’est ce que m’explique Hubert JOSEPH, le capitaine du boutre : son navire est chargé à mort, la limite du niveau de flottaison est atteinte, les colis de marchandises, entourés de raphia, ne laissent qu’un étroit couloir pour gagner la cabine du capitaine : soute et pont ne laissent aucun espace inutile : les conditions d’hébergement seront précaires.
Le voyage se fera de nuit : partis à 19 heures, nous devrions atteindre notre première escale : MANANARA sept heures plus tard, dans la nuit.
Les conditions météorologiques sont excellentes, la mer d’huile et la passe entre l’Ile et la grande Terre est tranquille. Si je m’engage sur le trajet, je devrai confirmer mon accord à JOSEPH sur son téléphone portable avant 18 heures : il nous attendra jusqu’à 19 heures. De retour à l’hôtel, je m’aperçois que tout mon linge a été donné à la lingerie et qu’il ne sera prêt que dans deux jours : alors, un autre boutre pour un autre voyage ?
J + 10 : LES DEUX LAGONS ET LA PASSE :
L’Ile Sainte Marie est composée d’une île-mère et tout au bout de la pointe SUD d’un îlot paradisiaque : l’île aux nattes. L’hôtel est à 5 kilomètres de la passe qui les sépare. Un autre hôtel, sur le promontoire, domine les deux lagons EST et OUEST. Je me baignerai dans les deux aujourd’hui. En partant les rejoindre, je décide de m’offrir un copieux déjeuner au PRINCESSE BORA LODGE, complexe hôtelier international, très éloigné du mode de vie de la population îlienne : il ne faut qu’y passer. Très vite, je reprends un chemin sauvage, bordé de zones humides, ou les riverains se lavent nus, ou lavent leur linge, vivant dans des huttes sommaires sur pilotis au milieu de leurs plantations. L’endroit est complètement primitif et le choc des civilisations entre le BORA LODGE et les autochtones îliens est surprenant.
Mon sentier est parsemé de litchis et de bananes, que je cueille au passage : les litchis ne sont pas encore très mûrs, les bananes sont vertes. Je boirai un jus de corossol au sommet de la pente.
Le lagon surgit côté EST : au loin, derrière la barrière de corail, l’océan Indien rugit : quelques épaves s’y sont fracassées.
Seul dans le lagon, avec mon masque et mon tuba, je joue à dénicher les concombres de mer, à compter les oursins de différentes couleurs, à effrayer d’étonnants poissons transparents.
La mer est chaude : au loin, dans la direction de l’île de La réunion, le ciel se charge de nuages menaçants : je rentrerai à pied à l’hôtel sous un crachin breton. Deux jours encore de farniente avant de reprendre la route à la recherche d’un cargo.
J + 11: A LA RECHERCHE DU CARGO FANTOME :
4 heures 30 ce matin : les informations et la rumeur nous annonçaient deux cargos mouillant au port de l’Ilot Madame arrivant de TAMATAVE et en partance pour le Nord. C’était notre destination : 5 heures au port : point de cargos. Ils avaient mouillé la veille et étaient repartis : y aurait-il d’autres passages ? nous choisissons la chambre d’hôtel avec vue sur le port pour surveiller les navires.
Les séquelles d’une piqûre d’oursin dans le lagon de VAVATE se sont transformées en infection doublée d’une inflammation de la rotule droite. Je marche de plus en plus difficilement : il faut arrêter le processus d’infection avant le trek prévu dans le parc de la péninsule de MASOALA.
Je vais consulter le docteur de l’Ile, prend mon tour après un papa et son enfant enfiévré et un ouvrier agricole qui s’est tranché profondément l’intérieur de la main. Mon tour arrive : le bon docteur fixe un ventilateur soufflant sur mon genou avant de procéder à la désinfection de la plaie qu’il gratte par sécurité : eau oxygénée, sérum anti-bactérien, antibiotiques et anti-inflammatoires : me voila réparé avec des médicaments offerts par le médecin.
Dans la cour de la case du médecin, des canards, des poules, une femme s’affaire à la cuisine tropicale, tandis qu’une somptueuse noire d’à peine dix huit ans, la fille du DOC, hésite entre son téléphone portable et son VTT.
Il pleut une pluie épaisse qui transforme l’atmosphère en jardin de serre.
Ma routarde et moi irons plutard nous recueillir sur la tombe de Sylvain ROUX, premier administrateur de l’Ile pour la Compagnie des Indes Orientales : je lui commenterai les armes sculptées sur le linteau du porche du Fort de la capitale : « Deux indiens, vêtus de pagne, coiffés de plumes, armés d’un arc, portent la couronne royale de France, surmontée d’un cartouche aux trois fleurs de lys, entouré de coquilles baroques.
J + 12 ! ILE SAINTE MARIE-MANOMPAINA : 70 KMS :
En fait, 12 KMS de mer entre l’Ile et la Grande-Terre, puis 48 kms de pistes et le franchissement de six bacs : ma compagne de route n’apprécie manifestement pas ce type d’approche : elle aurait préféré l’attente d’un improbable boutre entre l’Ile et MARONSETRA. Mais voilà, cela faisait 3 jours que je me levais à 5 heures du matin pour rejoindre le port en quête d’un passage. Ce matin, j’ai pris les billets d’une chaloupe à 5 heures 30 et l’ai tirée du lit pour un départ à 6 heures : la belle n’est pas contente… Nous n’avons même pas payé l’hôtel.
60 kmes de pistes en 4 heures : c’est dire l’état de la chaussée et nous sommes pourtant en saison sèche : notre chauffeur nous précise qu’il reste encore 80 kmes avant la prochaine étape : 80 kmes que nous devons franchir en six heures et qui seront encore plus difficiles.
Heureusement, au bout du monde, dans une baie sauvage, la baie de TINTINGUA, au bout d’un village de 5000 âmes, un hôtel de paillotes tenu par un chinois aux 24 petits-enfants : les sanitaires sont extérieurs, la salle de bains est réduite à 3 seaux : le lit à deux places va nous poser problème : je n’ai pas l’intention de dormir sur le plancher.
Quand je constate l’échec de notre route à deux, j’essaie de comprendre le stress de ma compagne de route : peut-être une angoisse ou une crainte à entrer dans un voyage où il n’y a ni goudron, ni feu rouge, où seul subsiste le challenge de réussir par le haut, sans possibilité de retour en arrière : j’avais choisi une tri athlète, à l’épreuve de l’endurance : je découvre une fille sans maîtrise d’elle : je crains qu’elle n’ait tout simplement peur à l’orée d’une forêt primaire dont on ne peut s’échapper que par la mer, quand un boutre se pointe à l’horizon.
J + 13 : SET-IN DANS LA BAIE DE TINTINGUA :
Ca y est : enfin seul : la compagne de route avec laquelle je voyageais depuis douze jours est partie ce matin privilégiant le 4 x 4 au boutre. Il faut dire que j’avais négocié avec l’ingénieur de la COLAS un passage sur un cargo ravitailleur prévu pour ce soir en direction de MANANARA.
Peut-être a-t-elle eu peur des conditions de voyage en mer ? nul ne le saura jamais et seul le hasard de la route devrait nous faire rencontrer. Je sais qu’elle poursuit sa route jusqu’à MARONSETRA comme moi, dans un jour ? dans 2 jours ?
En fait, le land Rover defender de notre taxi avait rendu l’âme : il a fallu improviser très rapidement une solution-relai : l’ingénieur de la Société COLAS n’avait pas de camion sur MANARA dans la journée : son cargo de ravitaillement était prévu dans la soirée : après vérification par radio, il a été convenu d’un rendez_vous pour le soir 17 heures : nous négocierons les conditions de voyage et de prix.
Il me semble plus confortable de rejoindre MANARA par la mer, après l’épisode d’hier en 4 x 4 avec le franchissement de six bacs. Les prochaines 24 heures devraient m’apporter une réponse à l’interrogation basique de ce voyage : l’approche par mer est-elle plus facile dans cette partie de l’île que l’approche terrestre ?
Je profite de cette halte forcée pour échanger avec deux jeunes françaises travaillant dans une association de coopération scolaire, stationnées pour un mois à l’hôtel. Un randonneur flamand me fait découvrir une approche différente de l’île : audacieuse, courageuse, voire téméraire : il n’hésite pas à camper dans les parcs naturels et dans les réserves : le monde est plein de rencontres surprenantes et enrichissantes.
J + 14: LE RAID BOUTRE TRANSFORME EN RAID CAMION D’ESSENCE :
5 heures du matin : le boutre de ravitaillement de l’entreprise COLAS annoncé par radio dans la nuit avec chargement et départ ce jour à 10 heures n’est pas arrivé : aucun bateau dans la baie de TINTINGUA. Je décide de rompre cette interminable attente et de rentrer sur TAMATAVE par la route : 280 kms dont 50 KMS de piste dure en saison sèche : il est 7 heures quand je prend la route à pied : je ne désespère pas de ma chance.
J’aurai ma chance : l’ingénieur de la COLAS, dépité de mon échec, me propose la cabine de son camion ravitailleur de Fuel qui va s’approvisionner de 8 tonnes de carburant à TAMATAVE.
Le chauffeur accepte généreusement de me prendre à bord, oubliant de me préciser qu’il a déjà chargé son aide chauffeur et une petite soubrette de l’hôtel : nous serons quatre dans la cabine du gros camion à partager les cahots, les soubresauts, les ressacs, les heurts, les balancements, les franchissements de bacs et de marigots, de ponts à la limite de la rupture, les barrières de sable humide de la pluie de la nuit.
Et le monstre hurlant de toutes ses trompes, repoussants vélos, petits marchands, enfants des écoles, poules et autres animaux sur 280 kms.
Heureusement le goudron surgit là où l’on ne l’attendait plus et l’énorme engin mettra moins de trois heures à la barbe de tous les gendarmes qu’il effraie, pour couvrir le reste du parcours.
Retour à la case départ, dans le motel face à l’océan qui rugit, dans la ville de tous les dangers : TAMATAVE, à l’atmosphère à la Graham GREEN, aux relents de VIETNAM.
Je me jette dans la première librairie pour acheter les journaux du jour et feuilleter l’offre de romans : la halte sera bienvenue, avec alternance de plages, de farniente, de terrasses, de shopping, après trois jours de brousse intense.
Chic, mon portable capte à nouveau.
J + 15 : TAMATAVE, LA HAVANE OU HANOI ?
J’ai passé la journée à me réhabituer aux délices ou aux noirceurs de la modernité : après trois heures de cybercafé, je me suis jeté dans la moiteur étouffante de cette capitale tropicale, tracée en damiers par les colons franchis.
Des hommes chevaux tractent un pousse-pousse haut sur roue, et trottent entre un flot de mobylettes, de scooters, de motos, lui-même submergé par de gros 4 x 4 rutilants, aux vitres fumées.
La misère est là, aussi, avec les gosses des rues en haillons, les marchands d’objets « tombés du camion », les lépreux dont les membres rabougris sollicitent l’aumône du passant.
Une impression de vie incroyable où les gargotes les plus sommaires poussent aux pieds des banians, entre deux égouts à ciel ouverts.
J’ai refait le parcours de la vieille ville, de la place BIENAIME, spécificité historique de TAMATAVE, plantée d’une allée de banians géants, à l’ombre très fraîche, contemplé le vieil hôtel à arcades, à colonnes et balustres, mesuré l’état de sa décrépitude : qu’il serait beau, blanchi et restauré, peut-être ferait-il des envieux dans un pays où le succès vous rend suspect ?
A l’heure étouffante de midi, sur la jetée qui longe le port, un restaurant de bambous ouvert aux alizés m’a régalé d’un plateau de fruits de mer à la malgache (frits avec beaucoup trop d’huile…)
Seul sous une varangue de bambou, face à l’océan et aux tankers, j’ai longtemps médité sur la séduction des tropiques, sur leur langueur moite, les peaux brunes des serveuses. N’est pas RIMBAUD qui veut. De nombreux écrivains voyageurs y ont perdu leur âme, et en perdant leur âme, leur plume.
Il n’en faudrait pas beaucoup pour que TAMATAVE retrouve sa splendeur coloniale : le consulat britannique en est l’exemple.
Je n'ai pas l'impression que ce type de vacances en bord de mer soit encore ma Tasse de thé. Certes les 14 premiers jours du raid avaient été intenses en découvertes et en rencontres, il fallait bien se poser. Mais j'ai du mal à m'inscrire dans un rythme de vacancier au bord de l'océan indien. Alors, je rythme mes journées: petit dèj' chez Cathy, rendez-vous des coloniaux retraités où j'attrape au passage de savoureux accents du sud de la France contant leurs déboires de retraités locaux. Puis séance de cybercafé où je me débats avec l'envoi de mon journal de route, je rentre dans ma boîte Internet, vérifie l'état de mon compte bancaire... Je rejoins le centre ville, ne dédaigne pas le passage dans un supermarché climatisé où j'observe le devenir des fruits tropicaux que j'ai vus sur les étals des marchands du Bazar BE. L'alliance française occupe une belle case créole datée de I885, aux couleurs blanches et vertes, revêtue de bardeaux, aux planchers de palissandre: l'endroit est remarquablement entretenu. On rêve d'un TAMATAVE qui retrouverait ses lustres d'antan et ses belles demeures coloniales. Je m'amuse à les repérer, au hasard de mes promenades, cachées derrière des appentis, transformées en gargotes, leurs toits de zinc délabrés, elles existent encore de ci de là. Je termine la matinée à la librairie, presse internationale, littérature exotique, locale ou de grands voyageurs: j'hésite entre Mohamed Dib, l'algérien, et Thomas BERNHARD, l'autrichien ou le journal de voyage d'IDA PFEIFER. Jus de mangue, jus de corossol, de bananes ou d'ananas, j'irai déjeuner dans un restaurant de fruits de mer sur la jetée avant de rejoindre ma case. Il me tarde de reprendre mon voyage interrompu. Mais mon ami des hauts plateaux ne m'incite pas à le rejoindre: la saison des pluies a commencé, il y fait froid et humide: le petit train de FIANANRANTSOA attendra encore un peu.
J + 15: L'ANARCHISTE ITALIEN:
Je sortais des locaux de l'Alliance franchise dont j'avais fait l'inventaire du fond, en particulier du rayon "histoire de l'art" qui m' a paru très fourni et où je me suis abonné en "passager": EROS ROMAIN de Jean Noël ROBERT et "quand les gaulois étaient romains" de Florence BECK, quand après avoir lu le Canard Enchainé à la terrasse de l'Hoel JOFFRE, je me suis laissé tenté par les pizzas de l'italien du Perroquet Bleu (Plan C2-30 du Guide du routard 2007) Et là, changement de planète: trônant au milieu de ses petites serveuses, un italo-belge de 56 ans, ravagé par l'alcool et les Tropiques, le cerveau mité, vous reçoit sur des airs de Brassens et de BREL au cri de "Vive l'anarchie" Docteur en économie (ex) fils de diplomate italien à l'origine des institutions européennes, enfant de mère belge, le pauvre homme qui a connu mai 68 à 17 ans et rencontré CHE GUEVERA, ne vit plus que dans un monde brumeux ravagé par l'alcool. Sa femme malgache tient d'une main ferme l'établissement, sans pour autant contrôler l'activité de ses serveuses. Hier soir, l'une d'entre elles a voulu pousser le service jusqu'à ma chambre d'hôtel, service que j'ai poliment décliné. Lorsque je rentre le soir à mon hôtel, les jeunes filles me proposent de m'entourer de leur tendresse tarifée: je ne voudrais pas troubler la sérénité de mon voyage par l'exploitation de cette détresse, même si je constate au quotidien l'effrayant tourisme sexuel de vieux blancs, certainement de ma génération. C'est à croire qu'il y a une forme de tolérance locale à cette forme d'exploitation et de rétribution. Certains malgaches à qui l'on s'ouvre de ces attitudes sont cependant choqués par ces comportements: la vieille EUROPE n'exporte pas le meilleur d'elle-même. J + 16: RENDEZ-VOUS AVEC MATISSE ET PIERRE LOTI:
C'est en lisant "sur des mers inconnues, BOUGAINVILLE, COOK et LAPEROUSE" que je déniche un extrait de carnets et correspondances de MATISSE:
"l'île déserte n'existe pas. Nos soucis d'européens nous y accompagnent. Or, dans cette île, il n'y avait pas de soucis. les européens s'y ennuyaient. Ils y attendaient confortablement la retraite dans une étouffante torpeur et ils ne faisaient rien pour se sortir de cette torpeur, pour remplir, ignorer l'ennui: ils ne réfléchissaient même plus. Au-dessus d'eux, autour d'eux, il y avait cette merveilleuse lumière du premier jour, la magnificence; mais ils ne goûtaient même plus tout celà. Un beau pays en sommeil dans l'éclatement du soleil...."
Paraphrasant Pierre LOTI dans le mariage de LOTI:
"qui peut dire où réside le charme d'un pays...il y a dans le charme malgache beaucoup de cette tristesse étrange qui pèse sur toutes ces îles de l'Océanie: l'isolement dans l'immensité de l'Océan Indien, le vent de la mer, le bruit des brisants, l'ombre épaisse, la voix triste des malgaches qui circulent en chantant au milieu des tiges de cocotiers. On s'épuise à saisir, à exprimer, effort inutile, ce quelque chose s'échappe et reste incompris." "On voyage dans cet heureux pays comme eût voyagé aux temps de l'âge d'or, si les voyages eussent été inventés à cette époque reculée. Il n'est besoin d'emporter avec soi, ni armes, ni provisions, ni argent: l'hospitalité vous est offerte partout, cordiale et gratuite (???) Et dans toute l'île, il n'existe d'autres animaux dangereux que quelques colons européens, encore sont-ils rares et à peu près localisés dans les villes...."
Ces deux textes ont provoqué en moi une résonance sur mon voyage présent: hélas, je ne suis ni LOTI, ni MATISSE, mais année après année, je marche inconsciemment sur leurs traces.
J + 17: Dimanche sous les TROPIQUES:
A la lecture des guides de voyage, j'ai cru comprendre que l'activité de tous est suspendue le dimanche. La petite serveuse de mon self indien m'a prévenu hier au soir: elle se consacrera demain à sa famille, à la blanchisserie et à la sieste: le restaurant sera fermé. Je me suis rabattu au salon de thé SAIDI, aux prix multipliés par deux, je ne saurai me passer de petit déjeuner. La ville est morte, les kiosques à journaux sont fermés, le bazar BE sommeille, les grands hôtels assurent le minimum, même mon cyber-café préféré est fermé, les grands convois routiers sont arrêtés à la gare routière, chauffeurs et aide chauffeurs s'affairent sous le moteur, les essieux sont démontés...
Malgré la provision de livres que j'ai pris la précaution de faire pour le week-end, je crains qu'il ne faille me résoudre à la plage, aux restaurants de bord de mer: drôle de vacancier: je ne suis pourtant pas Gide DU VOYAGE AU CONGO JE pencherai plutôt pour le CELINE DU voyage au bout la nuit. Encore que je sois un Bardamu plutôt velléitaire. Il faudra que je relise LE VOYAGE si je le trouve à l'alliance française.
Je regrette aussi de ne pas avoir les moyens techniques de réaliser un reportage ethnique dans ce port de l'océan indien : vieux colons aux faciès d'alcooliques, indiens à calottes et barbes blanches, chinois en short affairé à sa boutique, chinoise en short comptant avec sérieux l'arrivée des ballots dans son entrepôt, métisse mérina - betsimsmaraka, dont on distingue plus ni les traits mélanésiens, ni les traits bantous, noir musulman portant avec rigueur ses signes religieux distinctifs: caftan, barbe et gandoura, les hommes chevaux, usés par tant de courses de pousse-pousse, dont les silhouettes longilignes soulignent la fatigue et la misère de leur condition....
J + 18 : BLUES TROPICAL:
aux deux tiers de mon séjour, à dix jours de mon retour by plane en métropole, je m'interroge sur mes vacances îliennes. Redoutant les gargotes du dimanche, je m'étais fait une joie de ne manger que des produits locaux: bananes, ananas, thon, à profusion sur les étals, qui devraient apaiser la misère au soleil... L'excès de ce régime local m'a barbouillé ou est-ce la savarine, l'antipaludéen ? Si bien que je vois tout en noir ce matin, que je ressens aussi tout en noir: l'humidité m'insupporte, les odeurs que l'humidité amplifie me semblent plus fortes que d'habitude, particulièrement les gaz d'échappement. On pourrait croire que ce port d'à peine 100.000 habitants est à l'abri de la pollution automobile qui rend TANA si insupportable. Il n'en est rien : l'absence de réglage des moteurs instille une odeur persistante de gaz_oil que l'humidité amplifie.
Il n'y a que l'odeur des clous de girofles séchant au soleil sur leurs nattes qui trouve grâce à mon nez.
Je reviendrai sur les odeurs constantes des tropiques, odeurs de fruits pourris, de cloaques, parfums d'épices, embruns rentrant à l'intérieur des terres: on ne trouve ici nulle odeur de sécherie de poissons à l'africaine, la fébrilité de la météo où dans la même journée on passe d'un soleil implacable aux alizés marins, où bleu du ciel alterne avec crachin, nuit et jour, influe sur le caractère et l'humeur.
Mon humeur noire de tout à l'heure s'en est allée à la terrasse d'un grand hotel où j'ai calmé ma faim du week-end et reposé mes premières sudations.
J'oublie de dire que la fréquentation de SENEQUE, de CATULLE, d'OVIDE, de TERTULLIEN et des meilleurs médecins de l'antiquité dans EROS ROMAIN de Jean-Noel ROBERT m'a convaincu de notre précarité et par conséquent de l'utilité du CARPE DIEM.
Sur ce, je hèle un pousse-pousse, prénommé Jackie, pour me conduire au Cybercafé dire bonjour à mes amis de l'hémisphère nord.
J + 19 :
Dernier jour à TAMATAVE : j'ai résilié mon abonnement à L'alliance franchise locale: demain, je remonté à la capitale en minibus: 7 heures de route à Gravir l'escarpement des hauts plateaux : mais au bout : 1400 m de tropical D'altitude, presque le Kenya... Désormais, je me régale en pousse-pousse : j'ai enfin compris que c'est un moyen Très efficace de lutter contre les grandes chaleurs, surtout sous l'auvent Protecteur, c'est aussi un moyen d'aider les "pauvres hommes chevaux" dans leur Quête d'argent quotidien. Le premier de mes "hommes chevaux" s'appelle Jackie : il patiente à chacune de mes Courses: nous avons sympathisé au point qu'il m'a confié souffrir d'une infection urinaire, je lui fournirai dès que possible l'essentiel de mon stock d'antibiotiques. Je ne regarde plus au prix de mes courses: j'achète à l'avance mes courses de la mi-journée. Et comme il fait très chaud, que mes "hommes chevaux transpirent plus qu'il ne faut( et à ma place) je ne suis pas regardant sur les pourboires. Midi Deux heures : j'irai pratiquer mon sport favori : mes vingt bassins, dans une eau de piscine qui doit approcher les 30°(ceci pour mes lecteurs franchis...)(le maître nageur m'avait annoncé 24 °, mais je crois qu'il a sous-estimé la température de sa piscine... Au bout de sept jours de séjour, j'ai acquis un rythme de croisière et le climat aidant, me suis coulé dans l'émoliance de la vie locale..
Le muezzin égrène comme à Tanger, cinq fois par jour, les sourates du prophète et TAMATAVE se souvient d'avoir été arabe, hollandaise, chinoise, pakistanaise, un peu européenne, mais si peu...
Les belles tamataviennes, allongées au fond de leur hauts pousse-pousses, jupes fendues et longues chevelures, guettent les étrangers à l'ombre de leur auvent...
J + 20
AUBERGE DU CHEVAL BLANC( 900 m de l'aéroport international)
17 : je dîne frugalement d'une soupe de légumes et de riz blanc, tourmenté depuis trois jours de troubles gastriques dus sans doute à mes excès de jus naturels. La journée a été dense : levé à 5 heures, parti à 7 heures en minibus de 15 places de TAMATAVE pour gagner la capitale des hauts plateaux, placé remarquablement, j'ai pu goûter à la magnificence des paysages de l'"île sanctuaire" ( torturé cependant par une diète qui me semblait nécessaire) Aussi, quand le minibus s'est arrêté pour le déjeuner, je n'ai pas voulu aggraver mon cas, je n'ai bu que du yaourt liquide et je me gave d'anti-infectieux intestinaux...je redoute surtout la honte d'être obligé d'arrêter le bus pour me réfugier derrière un cocotier...
14 H 30 : arrivée à la capitale où la misère m'étreint de nouveau: certes l'altitude( de 1200 à 1400 mètres tempère mes ardeurs et les ardeurs tropicales, mais la vue des paysans des hauts plateaux et surtout des femmes, repiquer les rizières nouvellement mises en eau, constater qu'ils doivent aussi lutter contre le froid couverts de vêtements en lambeaux, m'empêche de goûter pleinement la splendeur des paysages. L'accession à la capitale se fait par paliers successifs: les zones de forêts primaires témoignent encore de l'état du passé récent de l'île, mais les zones de brulis grignotent inexorablement pentes et collines ( pour le charbon de bois et la pratique de la culture sur brulis)
En mon for intérieur, je fais le pari de l'Agence de Voyages: si celle-ci dispose d'un départ pour demain, je lui demande de le valider ou bien dans le cas contraire je patienterai une semaine à attendre le prochain vol: l'agence n'a jamais été aussi performante: mon billet est validé pour 7 H 15 demain matin : arrivée à ORLY_SUD I9 H. (il fait 8° en FRANCE...)
je m'offre une bouteille de grand cru d'ANTSIRABE pour fêter mon départ.
J + 21: VACUITE DES AEROPORTS:
Le temps semble comme suspendu dans les aéroports: on n'est déjà plus d'ici, mais on n'est pas encore là-bas: de cette suspension dans l'espace, le temps prend une consistance à la fois élastique et spongieuse: les heures s'écoulent sans fracas, les rencontres sont facilitées et opportunes: les conversations s'engagent facilement. On pense à LOST IN TRANSLATION de Sofia COPPOLA : on a envie de retenir les personnes que l'on croise, baignant d'une empathie qu'on n'aurait pas à d'autres moments. Même les SMS sont suspendus : le correspondant ne connaît plus votre localisation précise: cette perte de consistance du temps se vérifie dans l'absence de mémoire que l'on a de ces multiples instants passés dans les ports ou les aéroports: il n'y a pas de lieu aussi immatériel qu'un aéroport: la mémoire de ces lieux ne resurgit que lorsqu'on revient sur ses traces.
Décrire l'attente, décrire le passage des formalités bureaucratiques, décrire le regard de ceux qui nous voient partir, de ceux qui en rêvent, de ceux qui partent meurtris par le voyage, par des histoires cabossées que racontent les improbables bagages ( surtout dans le Tiers-Monde) la légèreté des bagages de certains ("les semelles de vent d'Arthur RIMBAUD") le bagage égoïste et cadenassé de l'occidental, la malle de raphia et d'osier de l'autochtone, il ne manque que les poulets et les canards vivants du TAXI-BE pour rendre l'ambiance d'un aéroport malgache.
Je laisse derrière moi un monde de vie, de chaleur et de misère, qu'en sera-t-il ce soir dans les brumes d'un aéroport européen ? Fin de l'entracte, mais est ce un entracte, n'est ce pas la farce de la vie que ce kaleidoscope de sons, d'images et d'odeurs, de bruits et de fureurs...où es tu mon bon WILLIAM ?
Transformer un Spego 115 en vélo trekking? English translation pending
Bonjour,
Je suis novice en vélo de randonnée (mais je pratique régulièrement le vélo de route), j'ai peu de connaissances techniques et j'ai un petit budget. Je voudrais savoir si c'est une bonne idée de transformer un spego 115 (vélo de 11kg environ, cadre aluminium, roues avec des rayons pas terribles, pneus 700x28C, plateaux 28 38 48, pignons 13 à 26) en vélo trekking (vélo trekking = vélo de randonnée?) et sur quel site, je peux trouver du matériel pas cher et de bonne qualité. Je sais qu'il existe déjà plein de topics sur le matériel mais, face à une telle multitude d'informations, j'ai du mal à y voir clair.
L'usage que je ferais de ce vélo serait le suivant: dans un premier temps: randonnée solitaire dans les Alpes d'une petite semaine (du genre: Croix de Fer, Madelaine, Roselend, Val Thorens, Iseran, Galibier, Izoard, Sarenne, La Berarde, Ornon, Mont Ventoux, Bonnette, Turini, Menton... à alleger peut-être) et puis, si le trekking me plait: des randonnées plus longues vers la Turquie (pour le moment, mon souci est la préparation d'un vélo trekking pour mes sorties alpines. Je compte dormir dans une petite tente (que je n'ai pas encore choisie). Il me faut donc un vélo confortable pour les ascensions. Je ne sais pas si le mieux est de choisir une remorque ou des sacoches... le plus important pour moi étant la sécurité dans les descentes.
Si vous pouviez m'aider, ce serait super!
Quelle compagnie aérienne pour un vol de Paris vers Punta Cana? English translation pending
Bonjour,
Quelle compagnie prendre Paris Punta Cana, sur différents catalogue de voyages ils proposent Ibéria, Air France, XL Airways et aussi Corsair.
Merci pour vos réponses.
Quelle compagnie prendre Paris Punta Cana, sur différents catalogue de voyages ils proposent Ibéria, Air France, XL Airways et aussi Corsair.
Merci pour vos réponses.
Randonnée et spectacles en Auvergne English translation pending
Je suis conteur itinérant. Je parcours la france à pied sur les chemins de randonnée. Après presque un an en bretagne, je m'en vais dans le massif central pour l'hiver. J'aimerais ensuite continuer par les grands plateaux au sud (Aubrac, Cévennes, Larzac) mais ça dépendra de l'hiver.
Je recherche des escales par là-bas... Ca peut-être des simples adresses pour boire un café ou passer une nuit... Mais aussi (et surtout !) des personnes (cafés, assos...) qui souhaiteraient organiser un spectacle de contes lors de mon passage.
Toutes les infos sont sur mon site. Si vous êtes interessés pour m'accueillir (ou si vous connaissez des lieux), c'est aussi sur le site (rubrique "entre nous"). www.jeromethomas.fr
A bientôt, J'espère que ça fait pas trop pub... mais j'essaie de ne pas faire un message trop long non plus...
Je recherche des escales par là-bas... Ca peut-être des simples adresses pour boire un café ou passer une nuit... Mais aussi (et surtout !) des personnes (cafés, assos...) qui souhaiteraient organiser un spectacle de contes lors de mon passage.
Toutes les infos sont sur mon site. Si vous êtes interessés pour m'accueillir (ou si vous connaissez des lieux), c'est aussi sur le site (rubrique "entre nous"). www.jeromethomas.fr
A bientôt, J'espère que ça fait pas trop pub... mais j'essaie de ne pas faire un message trop long non plus...
Tour complet du Vietnam par agence à Hanoi du 19 octobre au 6 novembre 2007 English translation pending
Bonjour à tous,
Je serai au VN à ces dates et une agence d'Hanoi contactée via le net nous propose un tour complet du nord au sud pour moins de 400€/ pers !!!
(3j sur les plateaux, halong terrestre et la baie en 4j, na thrang, HCM+delta et PHU QUOC...)
Si cela peut paraitre pas cher vu de l'Europe, quand est-il de la vision locale...perso je pense que cela semble raisonnable...le nom de l'agence est Tropical Tours Add Quelqu'un peut-il me renseigner ? Merci 😎
Comportement de certains passagers en classe Eco English translation pending
Bonjour,
Lorsque je voyage en classe Eco (généralement en groupe) et quelle que soit la compagnie aérienne, je suis surpris par le comportement de certains passagers.
A la fin du repas, le passager assis devant vous incline son siège sans vous prévenir alors que les plateaux repas n'ont pas été desservis. En règle générale, cette attitude renverse sur votre vêtement le contenu de votre verre ou de votre tasse alors que vous êtes tranquillement en train de manger.
Bien sûr, dans de tels cas, le passager en cause doit payer le nettoyage du vêtement taché.
Mais afin d'éviter tout problème, je me demandais si les PNC lors des chek sécu ne pourraient pas rappeler aux passagers de la classe Eco cette règle élémentaire qui - je le conçois - serait inutile si chacun faisait preuve de politesse à l'égard de son voisin.
Cordialement.
Mikke
Lorsque je voyage en classe Eco (généralement en groupe) et quelle que soit la compagnie aérienne, je suis surpris par le comportement de certains passagers.
A la fin du repas, le passager assis devant vous incline son siège sans vous prévenir alors que les plateaux repas n'ont pas été desservis. En règle générale, cette attitude renverse sur votre vêtement le contenu de votre verre ou de votre tasse alors que vous êtes tranquillement en train de manger.
Bien sûr, dans de tels cas, le passager en cause doit payer le nettoyage du vêtement taché.
Mais afin d'éviter tout problème, je me demandais si les PNC lors des chek sécu ne pourraient pas rappeler aux passagers de la classe Eco cette règle élémentaire qui - je le conçois - serait inutile si chacun faisait preuve de politesse à l'égard de son voisin.
Cordialement.
Mikke
Aide pour aller au Tibet English translation pending
Chers voyageurs,
Je déprime,
Effectivement, mon plan pour aller au tibet me semble de plus en plus ardu. Quid?
J'aimerai en effet partir de mi-octobre à mi-novembre me resourcer dans les hauts plateaux himalayens mais visiblement, de ce que je reçois comme information, la chine n'est pas trop pour
Le but est de me rendre à Beijing pour y prendre le train direction Lhasa. Visiter le tibet à ma manière et me diriger vers le camp de base de L'everest pour en suite me rendre à Katmandou et retour maison. Beau programme mais
Visiblement pour acheter le billet de train il faut passer par une agence (chinoise) qui dit qu'il faut le visa (je sais) mais aussi le guide et tout le tsointsoin. Bref, est-ce vrai
Impossible de camper au tibet me disent-ils?
Impossible de prendre les transports locaux?
Donc, en gros, j'appelle à l'aide, à savoir que je veux faire ce voyage mais ca a l'air ce faire chier le milliard de chinois. Ceux qui ont été recemment au Tibet, pouvez-vous m'aider?
Visa? réservation train? guide? Camp de base avancé de l'everest et le niveau pour y acceder? Traversée vers le Népal?
Merci à tous et à toutes
Julien
Je déprime,
Effectivement, mon plan pour aller au tibet me semble de plus en plus ardu. Quid?
J'aimerai en effet partir de mi-octobre à mi-novembre me resourcer dans les hauts plateaux himalayens mais visiblement, de ce que je reçois comme information, la chine n'est pas trop pour
Le but est de me rendre à Beijing pour y prendre le train direction Lhasa. Visiter le tibet à ma manière et me diriger vers le camp de base de L'everest pour en suite me rendre à Katmandou et retour maison. Beau programme mais
Visiblement pour acheter le billet de train il faut passer par une agence (chinoise) qui dit qu'il faut le visa (je sais) mais aussi le guide et tout le tsointsoin. Bref, est-ce vrai
Impossible de camper au tibet me disent-ils?
Impossible de prendre les transports locaux?
Donc, en gros, j'appelle à l'aide, à savoir que je veux faire ce voyage mais ca a l'air ce faire chier le milliard de chinois. Ceux qui ont été recemment au Tibet, pouvez-vous m'aider?
Visa? réservation train? guide? Camp de base avancé de l'everest et le niveau pour y acceder? Traversée vers le Népal?
Merci à tous et à toutes
Julien
Climat à Madagascar entre mai et juin? English translation pending
bonjour,
la période entre mai et juin est elle correcte au niveau du climat pour visiter madagascar,
merci pour vos réponses
la période entre mai et juin est elle correcte au niveau du climat pour visiter madagascar,
merci pour vos réponses
Hôtel Blau Natura Park English translation pending
Bonjour,
Nous arrivons de RD, de l'hôtel Blau Natura Park. Il a fait très beau et chaud toute la semaine. Par contre pour ce qui est de l'hôtel nous sommes très décu. La bouffe est médiocre et pas trop de variété. De plus les oiseaux se perchent au dessus des plateaux et nous en avons vu un faire ses besoins dedans, donc imaginez pas trop appétissant. Il y avait beaucoup d'algues sur la plage ainsi que dans la mer. L'animation laisse à désirer et les spectacles aussi ce sont de style amateur. L'an dernier nous étions à Océan Cana Beach Resort, et ce n'est même pas comparable. Une chance qu'il a fait beau et que nous étions pas parti 2 semaines.
L'an prochain c'est certain que nous allons voir ailleurs.
Photo-voyages en Asie, Océan Indien et Polynésie-Française English translation pending
Bonjour !
Je vous propose : Asie : 4 albums rapportés de nos différents séjours, pour un aperçu du Vietnam de la Baie d'Ha Long au Delta du Mékong, ainsi qu'une incursion au Cambodge pour visiter, à vélo, la région des temples d'Angkor. Océan Indien : carnets découvertes de l'île Rodrigues, Madagascar (hauts plateaux, Isalo, Morondava, Tsingy, Sambava/Vohémar) et île de la Réunion. Polynésie Française : ou la Polynésie... autrement. Parce que cette destination synonyme de rêve ne correspond pas toujours à notre attente. A qui la faute ?...
Bons voyages à tous !
http://perso.orange.fr/miguel.angulo/Site/Page%20d%27accueil.html
Je vous propose : Asie : 4 albums rapportés de nos différents séjours, pour un aperçu du Vietnam de la Baie d'Ha Long au Delta du Mékong, ainsi qu'une incursion au Cambodge pour visiter, à vélo, la région des temples d'Angkor. Océan Indien : carnets découvertes de l'île Rodrigues, Madagascar (hauts plateaux, Isalo, Morondava, Tsingy, Sambava/Vohémar) et île de la Réunion. Polynésie Française : ou la Polynésie... autrement. Parce que cette destination synonyme de rêve ne correspond pas toujours à notre attente. A qui la faute ?...
Bons voyages à tous !
http://perso.orange.fr/miguel.angulo/Site/Page%20d%27accueil.html
De Buon Ma Thuot à Saïgon (Vietnam) English translation pending
Bonjour,
Notre voyage de l'été prochain se précise (5 semaines, 2 adultes et 2 enfants).
Après 3/4 jours de repos à Hoï An, nous aimerions randonner quelques jours dans la région des Hauts Plateaux.
Pour cela nous envisageons un trajet par avion Danang/Buon Ma Thuot. Je lis sur un guide qu'il y a 3 vols par semaine, connaissez-vous les jours de liaison entre ces 2 villes ? Pourra-t-on se promener facilement dans cette région à cette époque de l'année ?
J'ai lu sur un post que le trajet Buon Ma Thuot/Saïgon par la route n'était pas très intéressant. L'est-il plus par train (ambiance, paysages, etc) et surtout existe-t-il une liaison Buon MaThuot/Saïgon ? temps de trajet ?
ou vaut-il mieux passer un peu plus de temps sur place et aller à Saïgon en avion?
merci de vos conseils.
Notre voyage de l'été prochain se précise (5 semaines, 2 adultes et 2 enfants).
Après 3/4 jours de repos à Hoï An, nous aimerions randonner quelques jours dans la région des Hauts Plateaux.
Pour cela nous envisageons un trajet par avion Danang/Buon Ma Thuot. Je lis sur un guide qu'il y a 3 vols par semaine, connaissez-vous les jours de liaison entre ces 2 villes ? Pourra-t-on se promener facilement dans cette région à cette époque de l'année ?
J'ai lu sur un post que le trajet Buon Ma Thuot/Saïgon par la route n'était pas très intéressant. L'est-il plus par train (ambiance, paysages, etc) et surtout existe-t-il une liaison Buon MaThuot/Saïgon ? temps de trajet ?
ou vaut-il mieux passer un peu plus de temps sur place et aller à Saïgon en avion?
merci de vos conseils.
Hôtels à Cuba dont les propriétaires sont européens English translation pending
Lorsque je vais dans un tout inclus, j'accorde une grande importance à la nourriture. Je suis allée plusieurs fois à Varadero et de ce côté-là, j'ai connu le meilleur (plateaux de fruits de mer et cochon de lait farci) et le pire (poulet bouilli et steacks décongelés)...
On m'a dit que si on veut bien manger à Cuba, il faut choisir un hôtel dont les propriétaires sont italiens ou espagnols.
Est-ce que quelqu'un en connaît ou saurait comment je peux me renseigner à ce sujet ?
Merci
Compagnie Sas (Scandivanian Airlines) et Austrian English translation pending
bonjour je voudrais savoir si quelqu'un a deja voyager avec la compagnie sas et austrian.si oui pouvez vous me donner vos impressions(films francais?, nouriture, ect...)merci
Fonctionnement des bus Greyhound en Australie English translation pending
Bonjour,
Nous allons combiné nos trajets avec les bus et l'avion pour faire la boucle Sydney / Adelaide / Alice Springs / Darwin / Cairns / Brisbane. Comment se passe les trajets en bus? Arrêts fréquents? durée d'un arrêt? donnent-ils des plateaux repas? est-il preferable d'acheter ses tickets sur internet? Merci pour vos reponses,
A+ Steflo2006
Nous allons combiné nos trajets avec les bus et l'avion pour faire la boucle Sydney / Adelaide / Alice Springs / Darwin / Cairns / Brisbane. Comment se passe les trajets en bus? Arrêts fréquents? durée d'un arrêt? donnent-ils des plateaux repas? est-il preferable d'acheter ses tickets sur internet? Merci pour vos reponses,
A+ Steflo2006
Tente et sac de couchage à Madagascar English translation pending
Bonjour à toutes et à tous,
Je parts deux mois cet été et je me pose deux petites questions : est-il utile d'emporter une tente, notamment pour dormir dans les parcs naturels, sachant que c'est l'hiver et que les températures peuvent être basses (on m'a parlé de 0 degré sur les plateaux), un sac de couchage est-il nécessaire, si oui, de quel type ?
Merci pour vos réponses. Antoine.
Merci pour vos réponses. Antoine.
Documentaire sur le Vietnam lundi 3 avril sur Voyage English translation pending
Ce soir Lundi 03 Avril à 21 H 45 sur la chaine Voyage, un documentaire sur le VietNam, un avant gout pour votre voyage
Le Vietnam : Du delta du Mékong à la ville impériale de HuéLundi 03 Avril 2006 RÉSUMÉDURÉE : 52 MinutesDepuis les paysages tropicaux du delta du Mékong jusqu’aux montagnes des hauts plateaux du centre, en passant par les villes qui ont marqué son histoire, ce film trace un profil géographique et historique du Vietnam.
Ville en perpétuelle évolution, Saigon tire ses richesses des terres fertiles du delta du Mékong. Mais c’est aussi une ville marquée par la guerre, comme en témoignent les derniers vestiges de cette époque. Plus loin, sur les hauts plateaux du centre, se dresse l’ancienne ville coloniale française de Dalat, tandis que Pan Thiet, un village de pêcheurs s’est reconverti en station balnéaire. A Hué, la vieille ville impériale exerce toujours la fascination avec son palais partiellement sauvé par l’Unesco, ses temples et ses tombes impériales. Au sud, la ville Da Nang, ancien lieu de débarquement des bataillons américains, est devenue une ville touristique cotée. Les temps changent. Le Vietnam relève la tête et évolue comme nous le démontre ce documentaire...
Le Vietnam : Du delta du Mékong à la ville impériale de HuéLundi 03 Avril 2006 RÉSUMÉDURÉE : 52 MinutesDepuis les paysages tropicaux du delta du Mékong jusqu’aux montagnes des hauts plateaux du centre, en passant par les villes qui ont marqué son histoire, ce film trace un profil géographique et historique du Vietnam.
Ville en perpétuelle évolution, Saigon tire ses richesses des terres fertiles du delta du Mékong. Mais c’est aussi une ville marquée par la guerre, comme en témoignent les derniers vestiges de cette époque. Plus loin, sur les hauts plateaux du centre, se dresse l’ancienne ville coloniale française de Dalat, tandis que Pan Thiet, un village de pêcheurs s’est reconverti en station balnéaire. A Hué, la vieille ville impériale exerce toujours la fascination avec son palais partiellement sauvé par l’Unesco, ses temples et ses tombes impériales. Au sud, la ville Da Nang, ancien lieu de débarquement des bataillons américains, est devenue une ville touristique cotée. Les temps changent. Le Vietnam relève la tête et évolue comme nous le démontre ce documentaire...
Tourisme solidaire de Mexico à Buenos Aires English translation pending
Hola todos !
Nous voyageons depuis janvier dernier a travers lAmerique Latine. Nous avons visite le Mexique, de Mexico DF au Chiapas, le Guatemala, louest du Honduras et nous sommes actuellement au Nicaragua. Dans 2 semaines nous nous envolerons pour Lima, Perou... A nous les sommets a 6000m et les hauts plateaux des Andes !!
Au-dela de notre soif de decouvertes, nous essayons de donner un coup de main a des structures qui travaillent pour le developpement local, notamment dans les domaines de leco-tourisme, leducation, la micro-entreprise, le commerce equitable...
Si vous etes interesses par un tel projet, ou si, tout simplement, vous avez envie de suivre les etapes de notre fabuleux voyage : http://perso.top-depart.com/olivdje
A bientot !
Geraldine et Olivier
Nous voyageons depuis janvier dernier a travers lAmerique Latine. Nous avons visite le Mexique, de Mexico DF au Chiapas, le Guatemala, louest du Honduras et nous sommes actuellement au Nicaragua. Dans 2 semaines nous nous envolerons pour Lima, Perou... A nous les sommets a 6000m et les hauts plateaux des Andes !!
Au-dela de notre soif de decouvertes, nous essayons de donner un coup de main a des structures qui travaillent pour le developpement local, notamment dans les domaines de leco-tourisme, leducation, la micro-entreprise, le commerce equitable...
Si vous etes interesses par un tel projet, ou si, tout simplement, vous avez envie de suivre les etapes de notre fabuleux voyage : http://perso.top-depart.com/olivdje
A bientot !
Geraldine et Olivier
Retour de l'Iberostar Hacienda Dominicus English translation pending
Bonjour,
Nous revenons de l’iberostar hacienda dominicus
Nous avons décollé de Bruxelles le 14 février et avons fait une escale à Amsterdam (1h)
Nous avons décollé avec la compagnie Martinair pour Punta Cana…sans problème
Je tiens à signaler que nous avons eu des couverts en dur et des plateaux repas tout à fait correct!!!
Après env. 10h de route nous sommes arrives à Punta Cana
L’hôtel est à environ 2H de bus sur une route pas évidente pour les gens malades des transports.
L’hôtel Hacienda Dominicus est fidèle à la tradition des Iberostar. Connaissant plusieurs hôtels (en Turquie et au Mexique) nous n’avons aucune surprise, la qualité, les prestations, tout est au rendez-vous, il ne faut pas savoir parler l’Espagnol, une grande quantité de gens de cet hôtel parle le Français notamment les Haïtiens qui méritent beaucoup pour leur gentillesse et leur courage. Nous avons trouvé Patricia (la Française de Bayahibe), super sympa..à recommander
L’hôtel dispose de plusieurs restaurants : un mexicain, un colonial (pas du tout representatif de la cuisine française) un japonnais, et un grill (à recommander)., les jardins sont splendides, la piscine est chaude à condition que le soleil soit au rendez-vous !!! le bar de la plage est original, comparé aux aux hôtels des alentours qui sont de loin inférieurs à l’iberostar(je me suis fait viré dans l’hôtel d’à côté parce que je n’avais pas le bracelet de l’hôtel) il faut dire qu’à l’Iberostar les « étrangers » ne sont pas les bienvenus non-plus !!!)si vous souhaitez faire des achats, il faut négocier, toujours. Nous avons pris un taxi pour Bayahibe à 8 personnes pour 5 euros l’aller c’est correct !! pour Altos de Chavon, nous avons Payé 50 euros pour 10 ATTENTION, Arrivé là bas il vous en coûtera 21 dollars pour 8 personnes ou 21 euros (pas de difference entre l’euros et le dollar) un scandale !!! c’est cher pour voir le village des milliardaires. !
Nous sommes repartis 12 jours plus tard toujours avec Martinair et toujours sans problème ……
Si vous souhaitez des renseignements et des photos n’hésitez-pas !
Je suis à votre disposition !!
Traitement anti-palu à Madagascar? English translation pending
Bonjour à Tous,
A votre avis est ce que je dois prendre le traitement anti palu pour madagascar, je vais sur Tana pdt 15 jours.
Merci pour vos réponses
A votre avis est ce que je dois prendre le traitement anti palu pour madagascar, je vais sur Tana pdt 15 jours.
Merci pour vos réponses