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Une semaine en Andalousie: que choisir? English translation pending
Bonjour,
Ca y est, dans 15 jours nous partons, j'ai parcouru ce forum en long et en large et je commence à y voir plus clair. Nous arrivons le jeudi 30/10 à Malaga, y avons réservé 2 nuits, et reprenons l'avion à Malaga le jeudi suivant. Il nous reste donc 5 jours, dont nous voulons profiter à l'aise (ne pas vouloir tout voir, quitte à "devoir" y revenir un jour 😎...). Nous avons d'emblée écarté Cordoue, aurions voulu voir Grenade, Séville, les villages blancs, terminer par la mer... mais voilà, il faut bien faire des choix. Voici plusieurs itinéraires, j'aimerais savoir ce que vous en pensez, au niveau faisabilité, intérêt, durée...
1. Samedi et dimanche à Séville. Lundi et Mardi à Grenade. Mercredi à Almunecar (pour ne pas être trop loin de Malaga et vu tout ce que patxi1 en dit 😛). Est-ce qu'il est encore possible de voir Frigiliana dans ce laps de temps (le mercredi donc) ? Est-ce que ce n'est pas trop de visites, aurons-nous encore le temps de flâner, not. le dernier jour, pour recharger nos batteries avant de reprendre le boulot 😕 ?
Une autre possibilité serait de ne retenir que Séville ou que Grenade. Mais laquelle choisir ? Est-ce que Grenade est agréable début novembre (t°) ? Ca nous donnerait les possibilités suivantes :
2. Samedi et dimanche à Séville. Lundi et mardi : les villages blancs autour de Ronda. (ou l'inverse) Mercredi : retour à Malaga ? (on y aura déjà passé 2 jours). Almunecar ?
3. Samedi : Ronda. Dimanche et lundi : Grenade. Mardi et Mercredi : Almunecar, Frigiliana, los Alpujarras ? (on a le temps d'y aller ? il n'y fait pas trop froid ?). Est-ce que ce n'est pas bête d'aller à l'ouest de Malaga (Ronda) puis de revenir à l'est. Ne faut-il pas se limiter à l'ouest ? (mais il n'y a peut-être pas de quoi y occuper ces 5 jours...🤪)
Si possible, nous aimerions ne louer une voiture qu'une fois quitté Séville ou Grenade (je suppose que ces villes se visitent à pied ou en transport en commun) pour ne pas payer une location qui reste sur un parking .
Voilà, ça fait bcp de questions, encore bcp d'hésitations. J'attends vos conseils, vos suggestions... Merci !
Claire
Ca y est, dans 15 jours nous partons, j'ai parcouru ce forum en long et en large et je commence à y voir plus clair. Nous arrivons le jeudi 30/10 à Malaga, y avons réservé 2 nuits, et reprenons l'avion à Malaga le jeudi suivant. Il nous reste donc 5 jours, dont nous voulons profiter à l'aise (ne pas vouloir tout voir, quitte à "devoir" y revenir un jour 😎...). Nous avons d'emblée écarté Cordoue, aurions voulu voir Grenade, Séville, les villages blancs, terminer par la mer... mais voilà, il faut bien faire des choix. Voici plusieurs itinéraires, j'aimerais savoir ce que vous en pensez, au niveau faisabilité, intérêt, durée...
1. Samedi et dimanche à Séville. Lundi et Mardi à Grenade. Mercredi à Almunecar (pour ne pas être trop loin de Malaga et vu tout ce que patxi1 en dit 😛). Est-ce qu'il est encore possible de voir Frigiliana dans ce laps de temps (le mercredi donc) ? Est-ce que ce n'est pas trop de visites, aurons-nous encore le temps de flâner, not. le dernier jour, pour recharger nos batteries avant de reprendre le boulot 😕 ?
Une autre possibilité serait de ne retenir que Séville ou que Grenade. Mais laquelle choisir ? Est-ce que Grenade est agréable début novembre (t°) ? Ca nous donnerait les possibilités suivantes :
2. Samedi et dimanche à Séville. Lundi et mardi : les villages blancs autour de Ronda. (ou l'inverse) Mercredi : retour à Malaga ? (on y aura déjà passé 2 jours). Almunecar ?
3. Samedi : Ronda. Dimanche et lundi : Grenade. Mardi et Mercredi : Almunecar, Frigiliana, los Alpujarras ? (on a le temps d'y aller ? il n'y fait pas trop froid ?). Est-ce que ce n'est pas bête d'aller à l'ouest de Malaga (Ronda) puis de revenir à l'est. Ne faut-il pas se limiter à l'ouest ? (mais il n'y a peut-être pas de quoi y occuper ces 5 jours...🤪)
Si possible, nous aimerions ne louer une voiture qu'une fois quitté Séville ou Grenade (je suppose que ces villes se visitent à pied ou en transport en commun) pour ne pas payer une location qui reste sur un parking .
Voilà, ça fait bcp de questions, encore bcp d'hésitations. J'attends vos conseils, vos suggestions... Merci !
Claire
Croisière "Perle des Antilles" sur le Costa Atlantica du 17 au 25 janvier English translation pending
Bonjour,
Mon mari et moi partons en voyage de noces du 17 au 25 janvier 2009 à bord du Costa Atlantica dans la mer des caraibes.
Qui d'autres partiraient aux meme dates?
QUi a déjà faite cette croisière???
Très curieuse de tout et impatiente de partir...
Meci d'avance à tous
Francine
Mon mari et moi partons en voyage de noces du 17 au 25 janvier 2009 à bord du Costa Atlantica dans la mer des caraibes.
Qui d'autres partiraient aux meme dates?
QUi a déjà faite cette croisière???
Très curieuse de tout et impatiente de partir...
Meci d'avance à tous
Francine
Hôtel Tunisia Lodge à Yasmine Hammamet English translation pending
Bonjour, nous sommes un jeune couple et nous venons de réserver un séjour à l'hotel Tunisia Lodge du 16 au 30 juillet 2008 en all inclusive. Nous aimerions avoir un maximum d'informations sur cet hotel, sur sa formule all inclusive, et savoir s'il est adapté pour un jeune couple... Merci par avance pour vos réponses.
Arnaque des Françaises en Tunisie English translation pending
Bonjour à tous,
J'ai voyagé à Djerba pendant les fêtes de fin d'année, et ce voyage m'a fait connaître la face cachée du tourisme tunisien: le tourisme sexuel...
Les femmes célibataires en voyage en Tunisie sont très sollicitées par les Tunisiens, qui les séduisent, entretiennent avec elles des relations longue durée à distance, mais les trompent, et les sollicitent énormément financièrement, avec mensonges à la clé: famille malade, manque d'argent, etc... Ils leurs proposent également des locations pour qu'elles reviennent les retrouver, mais le prix réel est souvent multiplié par 3, ils les piègent lors des sorties (pas d'argent au moment de payer); certains hommes vont jusqu'au mariage pour obtenir des visas pour la France, mais, hélas, plaquent leur épouse une fois obtenus les papiers.
Ces hommes choisissent la plupart du temps des femmes plus âgées qu'eux, ou des jeunes issues de milieux aisés, et dans tous les cas des femmes fragilisées par la vie, ou des femmes au coeur tendre.
Aucune femme n'est à l'abri. Tous ces hommes sont très habiles, et savent très bien jouer s'il le faut les gendres idéaux ou les bons copains; et aussi les amoureux transis.
Leurs actes sont révoltants car ils abusent de la philanthropie des voyageuses, et ils portent atteinte à tout le peuple tunisien, car beaucoup de femmes touchées par ce phénomène et leurs entourages finissent par penser que ces quelques opportunistes représentent une majorité.
Mesdames, soyez vigilantes lors de vos rencontres, les suspects ne travaillent pas tous dans le tourisme, et certains sont vraiment très très malins. Des réseaux se sont créés sur des forums pour parler de ces mauvaises expériences, et certaines femmes (le choc!) apprennent au bout de plusieurs années de relation que leur prince charmant est très connu des touristes qui vont en Tunisie...
Quant à vous, Messieurs, surveillez vos filles, vos nièces, vos soeurs, vos amies, et si vous n'adhérez pas à ce manège, aidez à combattre ce fléau en relayant l'information auprès des futures voyageuses!
Merci!
J'ai voyagé à Djerba pendant les fêtes de fin d'année, et ce voyage m'a fait connaître la face cachée du tourisme tunisien: le tourisme sexuel...
Les femmes célibataires en voyage en Tunisie sont très sollicitées par les Tunisiens, qui les séduisent, entretiennent avec elles des relations longue durée à distance, mais les trompent, et les sollicitent énormément financièrement, avec mensonges à la clé: famille malade, manque d'argent, etc... Ils leurs proposent également des locations pour qu'elles reviennent les retrouver, mais le prix réel est souvent multiplié par 3, ils les piègent lors des sorties (pas d'argent au moment de payer); certains hommes vont jusqu'au mariage pour obtenir des visas pour la France, mais, hélas, plaquent leur épouse une fois obtenus les papiers.
Ces hommes choisissent la plupart du temps des femmes plus âgées qu'eux, ou des jeunes issues de milieux aisés, et dans tous les cas des femmes fragilisées par la vie, ou des femmes au coeur tendre.
Aucune femme n'est à l'abri. Tous ces hommes sont très habiles, et savent très bien jouer s'il le faut les gendres idéaux ou les bons copains; et aussi les amoureux transis.
Leurs actes sont révoltants car ils abusent de la philanthropie des voyageuses, et ils portent atteinte à tout le peuple tunisien, car beaucoup de femmes touchées par ce phénomène et leurs entourages finissent par penser que ces quelques opportunistes représentent une majorité.
Mesdames, soyez vigilantes lors de vos rencontres, les suspects ne travaillent pas tous dans le tourisme, et certains sont vraiment très très malins. Des réseaux se sont créés sur des forums pour parler de ces mauvaises expériences, et certaines femmes (le choc!) apprennent au bout de plusieurs années de relation que leur prince charmant est très connu des touristes qui vont en Tunisie...
Quant à vous, Messieurs, surveillez vos filles, vos nièces, vos soeurs, vos amies, et si vous n'adhérez pas à ce manège, aidez à combattre ce fléau en relayant l'information auprès des futures voyageuses!
Merci!
Maroc début mars pour deux filles autonomes: réaliste? English translation pending
Bonjour,
nous sommes deux québécoises qui désire aller au Maroc dans la 1ière semaine de mars 2008.
Est-ce un bon moment pour aller au Maroc dans la 1ière semaine de mars 2008? Si oui, devrions-nous attendre encore avant d’acheter nos billets d’avion?
Est-ce réaliste et sécuritaire de ne réserver que le vol aller-retour avant le départ et de réserver les expéditions et hôtels une fois rendue au Maroc (n’oublions pas que nous sommes deux filles et que aimerions éviter d’acheter un forfait tout organisé car c’est très cher)?
Y a-t-il des hébergements sécuritaires mais pas chers pour les filles au Maroc? Si oui, donnez des noms.
Y a-t-il des transports sécuritaires pour de courtes distances à l’intérieur du Maroc? Si oui, lesquels et lesquels sont les moins chers?
Y a-t-il des transports sécuritaires pour de plus longues distances à l’intérieur du Maroc? Si oui, lesquels et lesquels sont les moins chers?
Avez-vous des noms ou conseils à nous donner?
merci!!!
nous sommes deux québécoises qui désire aller au Maroc dans la 1ière semaine de mars 2008.
Est-ce un bon moment pour aller au Maroc dans la 1ière semaine de mars 2008? Si oui, devrions-nous attendre encore avant d’acheter nos billets d’avion?
Est-ce réaliste et sécuritaire de ne réserver que le vol aller-retour avant le départ et de réserver les expéditions et hôtels une fois rendue au Maroc (n’oublions pas que nous sommes deux filles et que aimerions éviter d’acheter un forfait tout organisé car c’est très cher)?
Y a-t-il des hébergements sécuritaires mais pas chers pour les filles au Maroc? Si oui, donnez des noms.
Y a-t-il des transports sécuritaires pour de courtes distances à l’intérieur du Maroc? Si oui, lesquels et lesquels sont les moins chers?
Y a-t-il des transports sécuritaires pour de plus longues distances à l’intérieur du Maroc? Si oui, lesquels et lesquels sont les moins chers?
Avez-vous des noms ou conseils à nous donner?
merci!!!
Mon premier voyage au Maroc English translation pending
Départ programmé pour le 2 décembre... 2005. Hé oui, cela fait un bout de temps que tout cela est arrivé, mais dans mon coeur, c'est encore hier !
Destination... MAROC, d'abord MARRAKECH, puis ESSAOUIRA.
Il fait gris et froid lorsque nous arrivons à Toulouse, mais nous sommes tellement contents que cela nous est indifférent ! Le hall de l'aéroport est déjà décoré pour les fêtes de la Noël et, comme des enfants, nous posons devant les guirlandes argentées.
Nous sommes accueillis chaleureusement par l'équipage marocain de la compagnie Atlas Blue. Nous avons choisi le côté hublot, nos amis sont assis derrière nous. Un peu de crispation et d'excitation au moment du décollage et puis la magie opère. Voir la terre d'aussi haut est un spectacle dont je ne me lasse pas. Quelques photos, avec juste un petit bout d'aile d'avion, pour éviter toute allusion à un quelconque trucage, de la ville de Toulouse qui s'éloigne à toute allure. Nous passons au dessus des nuages bas qui donnaient à la campagne un air si triste et montons à la rencontre d'un ciel tout bleu. Petit virage vers l'ouest ( je suis très attentive 😏) nous ne passerons pas au dessus des Pyrénées et nous dirigeons vers l'océan. En face de nous, il y a plein de choses appétissantes, une immense île flottante, des nuages pareils à de la crème fraîche en pleine émulsion... ou alors celle sublime d'un cappuccino géant ! Ah, on voit bien que j'ai été à bonne école avec mon mari pâtissier ! Puisqu'on parle de gâterie, voici que s'avancent dans l'allée, le steward et l'hôtesse. Ils poussent devant eux un chariot et nous dégusterons (Jean et moi), notre "première" corne de gazelle accompagnée du "premier" thé à la menthe : PREMIER, est le mot que je vais employer une multitude de fois ! Nous sommes un peu le "ravi" de la crèche : L'innocent, quoi ! Le voyage se poursuit sans incident et l'heure approche où notre avion prendra contact avec le sol marocain.

Nous faisons le retour avec en pointe de mire, le minaret de la Koutoubia.
Finie la quiétude ! Le brouhaha augmente au fur et à mesure que nous nous rapprochons de la ville. Infernal ! Des voitures de tous les côtés, des mobylettes, vélos, piétons, taxis, bus, à croire que tout Marrakech était de sortie. Jean filme cette cohue et c'est en "formation très serrée" que nous tenterons la traversée du boulevard.
Ce soir, nous mangerons sur la place, mais dans un boui-boui de première classe ! Notre "table" a vue sur la "cuisine" et la "plonge" ! Le cœur est au bord des lèvres et le fou rire, au rendez-vous. Cela nous a donné l'occasion de faire du régime, difficile de finir l'assiette quand le cœur n'y est plus !
Il faut aller se coucher, demain départ pour Essaouira.--
LUNDI MATIN.
Fouzia s'est chargée de la location de la voiture et nous avons rendez-vous avec elle sur la place. Ell nous conduit hors les murs à grands coups de klaxon énergiques. Il ne faut pas hésiter à s'en servir si on veut avancer ! Il n'y a que 178 kms jusqu'à Essaouira et nous décidons de faire une petite balade en montagne. Pourquoi pas les gorges de l'OURIKA ? Nous longeons les remparts de Marrakech et descendons vers le sud. La vallée de l'Ourika se trouve à environ une cinquantaine de kms de la ville. Nous traversons la plaine du HAOUZ, la route monte tranquillement, le plein d'essence a été fait. La voiture, dont le kilométrage est élevé, semble bien marcher. Cette promenade va servir de test. Pierre est au volant, Jean joue le co-pilote, les gazelles sont assises sagement à l'arrière. L'appareil à photo prêt à saisir une image insolite, nous sommes toutes les deux très attentives. Nadine a quelques difficultés à discipliner son mari, "moustache dorée" a décidé de conduire comme dans le Dakar. La route d'abord, les paysages ensuite. Pourtant il y a de jolis photos à faire : les couleurs ocre et rouge de la terre, les tapis mis en exposition ou à sécher au bord de la route, le torrent qui descend le long de la vallée, les montagnes de l'Atlas qu'on aperçoit de temps en temps. Sur la rivière, de fragiles passerelles relient quelques masures à la route. Comme il se fait gronder, Pierre finit par arrêter la voiture. Nous sommes à peine descendus du véhicule, que deux très jeunes enfants et un homme relativement âgé, se précipitent sur nous, quémandant une pièce. Nous fouillons nos poches et donnons dirhams et carrés de chocolat. Du coup, retour dans la voiture. Nos hommes rigolent en douce ! Route large et virage prononcé, mais les montagnes qui se détachent au loin sont tellement belles, que nous nous arrêtons un fois de plus. Nous étions pourtant avertis, c'est comme un mirage, on se croit tout seul et tout à coup surgissent d'on ne sait où, un gars en mobylette qui nous présente un plein panier de bijoux de pacotille, et deux enfants à pied, qui courent de toutes leurs jambes pour ne pas louper les touristes ! Eux, veulent nous vendre des fruits. Repli précipité dans la voiture. Nous décidons de ne plus nous arrêter jusqu'au village de SETTI-FATMA.
Nous sommes attendus, là aussi. Il y a pléthore de guides sur le petit parking où nous sommes obligés de nous garer. Nous choisissons le plus proche de nous, il s'appelle RACHID. Il parle bien le français avec un petit accent rigolo. Il va nous conduire jusqu'à la troisième cascade (il y en a sept). C'est une promenade sympathique que nous ferons en sa compagnie. Nous traversons le cours d'eau sur un passerelle de troncs d'arbres et prenons le sentier qui nous fera grimper gentiment, mais sûrement jusqu'au but final de l'expédition. C'est un parcours ombragé où la présence de saules pleureurs et noyers, nous intrigue. Effectivement, ce sont les Français qui ont amené les plants de ces arbres, il y a de nombreuses années. Les hommes montent gaillardement et Rachid est plein d'attention pour les fragiles gazelles. Une marche trop haute, une pierre glissante, il est là qui nous tend la main, nous"calme le cœur" (nous rassure, et nous indique les bons passages. Chaque détour du sentier nous réserve une surprise. D'abord, les restaurants qui jalonnent le parcours, leur terrasse sous les arbres avec le sol jonché de tapis, poufs et tables basses, tajines qui mijotent sur de petits murs, réfrigérateur "berbère", de simples étagères où, avec un système ingénieux, les bouteilles de soda sont rafraîchies naturellement par de l'eau "de source", qui n'est autre que celle du ruisseau ! Plus loin, un marchand de bijoux et autres objets, eux aussi installés sur des tapis à même le sol, nous fait des offres alléchantes.
De temps en temps, nous faisons une petite halte pour "casser la fatigue" comme dit si joliment Rachid. Nous en profitons pour lui poser des questions sur sa famille, son métier, son village. A la question curieuse, mais combien féminine de Nadine : "combien as-tu de femme, Rachid ?"... il répond en éclatant de rire : "Oh, une seule, ça suffit, autrement il y a trop de soucis !"
Les cascades ne sont plus très loin, nous les entendons, les pierres sont plus glissantes par endroit et Nadine profite de la sollicitude de notre guide, pour accaparer sa main ! Photos, bien entendu, et descente vers le village.

Fin de ce récit et suite sur une autre page intitulée "ESSAOUIRA la blanche". Merci des gentils messages reçus, je vais essayer de m'appliquer pour la suite. essaouira, la blanche. -- Ceci est la suite de mon premier récit : "PREMIER VOYAGE AU MAROC". -- Nous sommes toujours en décembre 2005, nous venons de quitter Rachid, notre gentil guide dans les gorges de l'Ourika. Cette fois-ci, nous ne nous arrêterons plus et reprenons la direction de Marrakech. Il faut arriver avant la nuit à ESSAOUIRA. De Marrakech à Essaouira, la longue route se déroule devant nous, la circulation assez dense de camions et autres engins n'autorise pas les fantaisies. Pierre se consacre à la conduite de notre Palio blanche, et pour une fois, les gazelles ne parlent pas trop fort ! De grandes étendues inhabitées et puis, au bord de la route, une grande bâtisse pratiquement recouverte de tapis. Nous approchons de CHICHAOUA. La traversée de SIDI MOKTAR nous surprend. Que s'est-il passé ? La rue principale est défoncée, des tracteurs, camions et autres engins de travaux sont sur le bord de la route. Les gens ont des pelles et des pioches entre les mains . Un peu plus loin, dans le lit de l'oued, creusé profondément, des carcasses de voitures, les unes sur les autres, nous donnent à penser qu'il y a dû y avoir de terribles inondations. Nous en aurons la confirmation en parlant de cela avec les gens de Essaouira. Nous nous sommes attardés, et préférons donner un coup de fil à Brahim, notre prochain hôte. La nuit est tombée depuis un petit moment, la destination est proche, les remparts de la ville sont éclairés et nous trouvons une place de parking sur une grande place. Un dernier coup de fil et Brahim est là, tout engoncé dans un vieux manteau taché, un grand sourire sur les lèvres. Il va nous conduire jusqu'au riad. Un jeune garçon met nos bagages dans une charrette à bras, nous passons une des portes de la ville, Bab Marrakech, voilà qui est facile à retenir ! Un enchevêtrement de ruelles mal éclairées, un sol aux pavés inégaux, nous cheminons tant bien que mal derrière eux. Ils s'arrêtent devant une porte peinte en jaune, un tour de clé et nous pénétrons dans une minuscule entrée d'où part un escalier raide aux marches usées et de hauteur inégale. Après notre escapade en montagne, cette ascension est rude à nos jambes. Nous contenons un petit rire en passant devant une porte bleue sur laquelle est écrit en lettres noires "twalit turk". Nous espérons quand même que ce ne sont pas les toilettes communes de l'hôtel !

Comme tous les riads, la maison est construite autour d'un patio. Celui-ci est tout étroit, garni de plantes vertes qui grimpent, cherchant la lumière. Nous sommes au second étage, les murs sont blancs, les portes, volets et fenêtres bleus. Des ouvriers font des travaux de ravalement et de peintures. Brahim nous explique qu'il profite de la saison creuse pour arranger de riad acheté il y a quatre ans. Le décor est tout à fait différent de celui que nous avons connu à Marrakech. Les chambres sont meublés à la spartiate, tout est parfaitement propre, mais il fait froid, un peu humide et j'ai un petit coup de blues. Pas de tapis sur le sol, mais une grosse couverture sur le lit me rassure, je ne vais pas avoir froid et contrairement à Marrakech, nous pourrons dormir dans le même lit . (Jean et moi, of course ! 😉)
Nous remplisssons la fiche d'entrée et partons à la découverte de la ville.
ESSAOUIRA, "ES AOUIRA", la "bien dessinée".
Ses rues larges et rectilignes ont été dessinées par un ingénieur français, prisonnier du sultan Sidi Mohamed ben Abdallah. ( c'est fou ce qu'on paraît savant dès qu'on consulte le guide 😏)
C'est par la Porte de la Marine que l'ingénieur commença. Puis il ceignit la ville de remparts et dessina les rues rectilignes.
Nous trouvons sans peine l'une des grandes rues principales. Les magasins sont ouverts, les gens que l'on croise, d'un calme qui nous surprend après la folle ambiance de Marrakech ! Nous sommes fascinés par la tenue vestimentaire de la plupart des femmes. Elles portent le lourd "haïk" blanc qui, de dos, les fait ressembler à notre vierge Marie. Beaucoup d'hommes, eux, portent la longue robe brune à capuchon. On se croirait dans un péplum !
Miracle, nous passons devant les devantures et personne pour nous forcer la main ! Les prix sont affichés dans la plupart des boutiques, il sera sûrement plus facile d'acheter ici, sans tomber dans les marchandages dont ils sont si friands et qui me gênent terriblement.
Nos pas nous conduisent petit à petit vers le port. Une multitude de mouettes s'envolent bruyamment à notre approche pour se poser quelques pas plus loin. le soleil ne diffuse plus qu'une faible lumière et il est difficile de faire des photos. Les barques bleues sont là, dans la pénombre, elles se balancent doucement et semblent nous dire, "à demain".
Juste à côté de la Porte de Mogador (ancien nom d'Essaouira), se trouve un petit restaurant. Les portes sont grandes ouvertes et le menu alléchant. Nous nous retrouvons tout naturellement assis devant des tables basses, sur les banquettes qui courent le long des murs. Le maître des lieux nous accueillent avec effusion, nous donnant l'impression d'être déjà de vieilles connaissances, attendues avec grande amitié !
J'arrive à trouver le sommeil malgré le froid qui règne dans la chambre. Nouvelle surprise au réveil, pas d'eau chaude pour la douche. On saura, trop tard, qu'il aurait fallu demander la veille ! La toilette est vite expédiée au lavabo, le petit déjeuner pris sur la terrasse, un étage plus haut, nous réconciliera avec la famille de Brahim.
Le bon pain rond et croustillant nous attend avec de la confiture et du beurre qui, cette fois, sied à notre palais. Qu'est-ce qu'on peut être "bourge" quelquefois ! 😏
porte Bab Marrakech
Appareil photo en main, nous sortons de la médina par la porte Bab Marrakech et nous filons tout droit vers la plage. Pas pour nous baigner, non ! Il ne faut pas exagérer, il fait beau, le soleil brille mais la petite laine est de rigueur.
C'est une immense plage de sable fin. La lumière est superbe. La mer vient de se retirer, laissant derrière elle suffisamment d'eau pour que les nuages et les oiseaux s'y reflètent. Magnifique ! Quel beau miroir ! 

Nous redécouvrons le port, cette fois, au grand jour. Les bateaux de pêche sont à quai, les pêcheurs déchargent le poisson, principalement des sardines. Là aussi, on voit les difficultés qu'ils doivent rencontrer. Les bateaux tiennent la mer, mais ils montrent des signes évidents de vétusté, la rouille est omniprésente et même si les couleurs sont belles, elles ne cachent pas la misère sous-jacente.
Sur le port, les charpentiers construisent de lourdes embarcations selon les traditions ancestrales. Ils utilisent des bois d'acajou et d'eucalyptus. Plus loin, des pêcheurs retapent leurs filets aux couleurs surprenantes : bleu, beige, violine, vert, ocre, orange. Les jolies barques bleues se balancent au gré de la houle, bien à l'abri de la petite rade. Des femmes vendent en très petite quantité, des poissons simplement posés sur des bouts de cartons, à même le sol. Les mouettes se disputent les morceaux de viscères laissés par terre et s'envolent en protestant vigoureusement lorsqu'on les dérange. L'animation est grande et bon enfant. Nous profitons du spectacle avec beaucoup de plaisir et sommes conscients de la chance d'avoir, au moins financièrement, une vie plus facile. Je surprend Jean à maintes reprises, à sacrifier à la "sadaka", l'aumône que tout bon musulman doit à son prochain. Il a souvent le cœur gros en voyant toutes ces personnes âgées, qui, sans un mot, le regard un peu fixe, tendent la main aux passants. Nous serons les témoins de la charité de certains commerçants. Celle en particulier, d'un marchand de poissons frits, qui le soir, puisait largement dans ses réserves.
La vie à Essaouira est largement plus reposante que celle des grandes villes. Nous avons sympathisé avec le jeune marchand de babouches dont nous avons fait baisser fortement le stock. Nos deux garçons, les enfants et petits-enfants de Nadine, seront chaussés pour un moment ! Lorsque nous passons devant sa boutique, il nous salue chaque fois avec enthousiasme.
Les sollicitations des boutiquiers sont nettement moins pressantes, il y a bien encore celles des "apothicaires" qui veulent vendre à nos maris à tout prix (et à tous prix), une poudre aphrodisiaque ! Nos "gazous" déclinent l'offre vigoureusement, ce qui fait rire les marchands. La bonne humeur est de mise dans ce pays, je crois que c'est une des choses qui nous marquera le plus .

Il fait bon se promener au soleil, nous repartons en direction de la Porte de la Marine. Plus loin, une rampe d'accès mène à la Sqala de la Casbah dont la tour crénelée surplombe l'océan. Il y a une rangée impressionnante de canons dirigés vers le large. Heureusement, j'apprends qu'ils n'ont jamais servi. Une jeune femme, un bébé dans les bras, expose de minuscules aquarelles. Je ne résiste pas à la tentation et j'ai souvent une pensée pour elle, chaque fois que je les regarde à la maison. Nous prenons le temps de flâner, d'un côté l'océan, de l'autre les petites rues qui, en contre bas, bordent les remparts.
plus loin, dans la ville, la vue d'une petite place au fond d'une ruelle attire le regard de Jean. Elle est entourée d'arcades sous lesquelles, plein de petites boutiques sont ouvertes. Poussant ses investigations plus loin, Il découvre le marché aux poissons. Plusieurs étals offrent à la convoitise des gourmands, de superbes sardines, congres, crevettes et autres produits de la mer. Un homme enseigne à Jean, la façon de procéder : On choisit le poisson sur n'importe quel étal, on le paye à qui de droit et, muni d'un poche en plastique dans laquelle sont placés nos achats, on se dirige au fond du souk où un jeune homme fera cuire tout ça dans un four archaïque mais qu'il a l'air de maîtriser parfaitement.
Extra...le poisson cuit à merveille, l'accueil, l'ambiance et l'authenticité du moment que nous vivons !
Tout de blanc vêtus, de drôles d'instruments dans les mains, des musiciens font leur numéro. Je leur donne quelques dirhams et les voilà tout près. Comme Jean les filme, ils attaquent plus vigoureusement leur morceau, c'est rigolo. C'est l'heure de l'addition, nous sommes sidérés par la modestie de la somme qu'ils demandent : 2€40 pour la cuisson, le poisson que nous avons acheté, était déjà d'un prix dérisoire, nous sommes surpris. Pour ne pas nous sentir trop coupables, nous nous fendrons d'un bon pourboire.
Dans une petite rue, le long des remparts, des ébénistes travaillent le bois de thuya. Des artisans en marqueterie font des incrustations de citronnier, de nacre et d'argent. Leurs ateliers sont minuscules et leurs outils rudimentaires. Tout cela sent bon et Nadine "sniffe" dans tous les pots. Préférant acheter chez l'artisan, nous repartirons avec notre cargaison de petites boîtes, de petits pots. J'ai la chance de dénicher sur une étagère, une mignonne fatma dont le bois brun et luisant, est doux au toucher. Le menuisier se prête gentiment à la séance photo et poursuit son labeur. Nous l'observons un moment, plein d'admiration. Il travaille tantôt sur les racines de thuya, tantôt sur sur le tronc. Les objets présenteront soit une surface d'un brun uni, soit plus ou moins veinée. Ses confrères montrent la même intensité au travail, il faut dire qu'ils doivent fournir les nombreuses boutiques, plus loin. Nous retrouverons dans celles-ci, les pieds de lampes, les encadrements, les plumiers et jouets de bois, les boîtes rondes ou carrées, bombées ou plates, petites ou grosses, toutes aussi tentantes les unes que les autres.
Il est 18h lorsque nous repassons par la bab Marrakech. Nous sommes hors la médina et un petit crochet nous amènera par hasard, devant une église. Surpris, nous poussons la lourde porte. Cette église, dédiée à la Vierge Marie et à son Assomption, est le témoignage de la présence pendant plusieurs siècles, de la chrétienté en cette ville. Nous sommes accueillis par "FLANE" (Mr X ou un tel, en marocain), une sculpture marocaine, représentant un mendiant aveugle, un pauvre, un anonyme, celui que l'on peut voir devant la porte des mosquées et qui tend la main. C'est avec beaucoup d'émotion que nous admirons cette humble silhouette filiforme et la représentation de la Vierge et de son Enfant. Nous sommes saisis par l'atmosphère si particulière de cette église dans laquelle se mêlent si intimement, foi chrétienne et culture marocaine. Les statues, les tapis sur le sol, la senteur du thuya, l'autel et la croix ornés de marqueteries, tout cela nous surprend. Essaouira est la seule ville à posséder une église dont les cloches sonnent tous les dimanches à 10h !
L'autel
la Vierge et l'Enfant
Flane
Revenons à des préoccupations plus épicuriennes ! Ne serait-ce pas l'heure de manger ? Non, on ne pense pas qu'à ça !... d'ailleurs on va faire du sport dans très peu de temps, puisque notre montre n'affiche pas la même heure que celle qui carillonne dans notre estomac ! Ce sera plutôt main dans la main que nous déambulerons lentement sur le sable. De grandes quantités de branches jonchent la plage. Charriées par une rivière jusqu'à l'océan, le courant les a rejetées sur la berge. Les gens les ramassent et s'en servent de combustible. Rien ne se perd ! Le soleil et assez bas et l'horizon a de magnifiques couleurs. Les mouettes jouent les stars devant notre objectif et piaillent de toutes leurs forces. Spectacle garanti et magique sur le port : Le soleil et assez bas et l'horizon a de magnifiques couleurs. Les mouettes jouent les stars devant notre objectif et piaillent de toutes leurs forces. Le battement effréné de leurs ailes fait un bruit d'enfer... les oiseaux de Hitchcock sont là ! En premier plan, un homme vêtu de son burnous, le capuchon sur la tête. Une femme de dos, le haïk blanc joliment drapé nous font plonger deux millénaires en arrière. Plus loin, le
spectacle dantesque de la tour crénelée en contre jour, du soleil en train de plonger dans l'océan illuminant de ses derniers feux la petite île de Mogador, nous laisse pantois. Nous cherchons à voir le "rayon vert", que ne peuvent percevoir que quelques veinards, et mitraillons avec passion cette superbe scène. Derrière nous, les remparts sont comme éclairés de mille projecteurs. Mais quel bonheur d'être là !





Bien entendu, la poésie ne remplissant pas les ventres, nous partons à la quête de l'endroit où nous pourrons assouvir une petite fringale. Et bien ce sera la seule fausse note dans notre séjour : décor à vous faire cauchemarder et repas pas à la hauteur de nos attentes. Pas grave !
Déjà mercredi, comme le temps passe vite !
Une petite escapade est prévue, emplettes au centre ville-- pain, sardines en boîte, clémentines, tomates, eau minérale-- Il y aura pique nique sur une des plages entre Essaouira et Agadir.
P8, la route côtière qui descend sur Agadir. Au bout de quelques kilomètres, nous bifurquons en direction de la plage fort prisée par les surfeurs, SIDI KAOUKI. Deux hommes attendent les touristes, le premier, un magnifique chamelier et son dromadaire, le second, un magnifique "casse-pieds", les bras remplis de colliers, bracelets et bagues en métal! Contre quelques dirhams, nous pouvons poser devant le dromadaire. Quant au second bonhomme, il arriva à nous gâcher la promenade sur la plage, tant sa présence auprès de nous est envahissante ! Nous avons beau refuser ses avances, ne plus le regarder, ne plus lui parler, rien à faire ! Il nous suit tout le temps et, énervés par son insistance, nous finissons par fuir cette plage. Il y a là une "koubba", chapelle élevée sur la tombe d'un marabout. Le tombeau à coupole blanche est accolé à une tour ancienne, en partie ruinée.
Tant pis, nous nous en allons, pestant contre ce pauvre homme qui n'a pas réussi à nous soutirer une seul dirham ! Non, mais !
Le paysage défile et nous sommes à l'affût. La route est bordée d'arganiers, cet arbre miracle, dont le bois sert à fabriquer du charbon, les feuilles à nourrir les chèvres. Les noyaux rejetés par ces dernières, sont recueillis par les bergers. Ils en extraient l'huile d'argan qu'on utilise en cuisine. Lorsqu'elle est dénaturée, on s'en sert pour l'éclairage. Cette huile est raffinée d'une autre façon lorsqu'elle devient un produit de beauté.( Ben dis donc, j'espère que tout ce que j'écris est vrai, autrement, il y en a qui vont se moquer de ma naïveté. Je crois tout ce qu'on me dit ! 🤪)
Nous avons entendu parler de la façon dont les chèvres peuvent aller chercher leur pitance, haut dans les arbres. Nous sommes déçus et pensons à une galéjade. Il y a des chèvres, il y a des arbres, mais pas de chèvres en haut des arbres. Tiens, il y en a une sur la première branche d'un arganier. Vite, photo. Et puis au détour du chemin, un "arbre à chèvres", deux "arbres à chèvres" ! Fantastique ! Elles broutent les feuilles les plus hautes, leurs petits sabots solidement accrochés aux branches, c'est rigolo ! Le petit chevrier qui les garde, n'a guère plus de huit ans. Il est beau avec ses boucles brunes et ses grands yeux noirs. Il n'a pas la chance d'aller à l'école et fait un travail d'adulte. Nos poches sont pleines de bonbons achetés à Essaouira, quelle chance.
Nous traversons des zones de culture où les hommes poussent des charrues aux étranges attelages. Un dromadaire avec un âne, un âne avec un cheval, de temps en temps, deux dromadaires ensemble.
Un panneau indique la plage "TAFADNA". C'est par là que nous allons pique niquer. La route descend rapidement en direction de la plage. Elle est immense et fait penser à celles des Landes. Le village de pêcheurs, bleu et blanc, est bâti à même le rocher, des arcades laissent voir l'intérieur des habitations et de petits restaurants où Jean voudrait bien nous entraîner. Pas question, ils sont en train de cuisiner des "noubias".. des "loubias"... bref, des tripes !
De petites barques vont et viennent, leur chargement est transporté ensuite par des carrioles tirées par de petits ânes. Ils pêchent surtout la dorade, le merlan et le calamar.
Il fait beau, il fait chaud, nous recherchons un coin d'ombre dans les rochers et entamons avec appétit, nos provisions. Enfin un endroit sans importun ! Un vrai miracle !


Ce soir, nous mangerons, dans un petit restaurant, une succulente "harira", accompagnée d'un tajine au poulet, pruneaux et amandes. Nous finirons bien sûr par une tasse de thé à la menthe, servie par un jeune homme si grand, que j'ai dû mettre mon appareil de photo de travers pour pouvoir l'avoir sur la pellicule. Et ça le faisait rire, à ce grand gaillard !
La fatigue se fait sentir, il faut se coucher tôt, demain nous repartons à Marrakech.
Jeudi matin : Nous sommes le 8 décembre et c'est la dernière promenade dans les rues de la ville. Jean juge préférable d'acheter un sac de sport, car nos achats de dernière minute, risquent de ne pas contenir dans nos valises. Sacrées gazelles !
Nous traînons un peu les pieds et regrettons de partir. Nous admirons l'ingéniosité et l'habileté de ces artisans. Un jeune homme fabrique en un tour de main, des objets insolites, à partir de pédaliers, de chaîne, de roues, de morceaux de fil de fer, de câble. Il visse, il perce, il cloue et trouve une fonction à tout ce qui lui passe entre les mains. Il expose sur le trottoir, dans un assortiment hétéroclite, le produit de son inventivité. Cet immense jeu de mécano nous laisse perplexes et, en même temps, admiratifs.
Les épiciers ambulants ont étalés leurs marchandises : les légumes, les fruits sont bien tentants. Nous prenons plaisir à observer le comportement de leurs clients, puis décidons d'acheter des mandarines. Inutile de chipoter, il faut prendre, soit un demi-kilo, soit un kilo de fruits, car ils ne disposent pas d'autre unité de poids que ceux-là !Nous sommes gourmands, pas de problème. Une bouteille d'eau, du pain et à nouveau, des sardines. Nous voilà fin prêt pour un autre pique nique. Petit coup de chiffon sur le pare brise plein de poussière, c'est Jean qui prend le volant.
Nous sommes un peu mélancoliques de quitter Essaouira. Cette ville de marins et d'artistes, cernées de remparts, ouverte sur la mer, aux maisons blanches et bleues, nous a véritablement enchantés. Nous nous arrêtons dans un virage et prenons une dernière photo d’elle, toute blanche dans la lumière du matin.
petit repas pris sur le pouce, sur une place de village, les tomates et le pain que nous n'avons pas mangés, seront donnés à un pauvre homme qui mendie sur un banc. Ce sera notre "flane" à nous. Nous pratiquons la "sadaka" avec application, il est vraiment impossible de rester indifférent à ce qui se passe autour de nous. Un verre de thé à la menthe dans un café "chic", un arrêt pipi dans des toilettes "dernier cri", en voiture et direction Marrakech. L’entrée dans la ville est laborieuse, heureusement, Jean au volant, ne s'en laisse pas compter et conduit dans la cohue comme un chef.
Nous avons rendez-vous avec Fouzia qui doit récupérer la voiture. Nous retrouvons avec plaisir le riad et la petite Raja, aussi mignonne qu'il y a trois jours. Les rues de Marrakech sont aussi bruyantes et animées, mais nous y replongeons allègrement. Le restaurant "El Badi" nous accueille pour la dernière fois et le tajine que nous dégustons est à la hauteur de notre appétit. Promenade digestive sur la place des ferblantiers où nos gazous se font prendre en photo, le bras levé bien haut, la théière bien en main, en train de se servir une tasse de thé fumant.
Vendredi matin, déjà ! Il faut remplir nos sacs, libérer nos chambres. L'avion ne part qu'à 16h, nous laissons nos bagages à Raja, et les récupérerons plus tard. Une dernière visite dans les souks s'impose. Nous n'avons pas fini nos achats ! 😏
Les hommes sont patients et nous accordent la possibilité de dépenser nos derniers dirhams. Nous faisons les gourmandes, nous hésitons, nous regardons de tous les côtés cherchant l'inspiration.
Une vraie caverne d'Ali Baba devant nous ! Le mur, au fond de la pièce, est tapissé d'une quantité incroyable de petites théières de fer blanc. A droite, des pots de toutes tailles, de toutes couleurs, sont disposés sur le sol et sur plusieurs étagères. A gauche, des tajines aux couleurs chaudes, des assiettes, des pots de faïence bleue, des poignards dans de jolis étuis brillants. Au plafond, des lanternes aux vitres multicolores. Le marchand nous surveille du coin de l’œil et nous invite à entrer : "pour le plaisir des yeux". Il nous recommande de "garder le sourire", même si nous ne faisons pas affaire avec lui.
A mon avis, il a compris que nous allons nous laisser tenter et doit déjà calculer !
Nous furetons avec des airs de conspiratrices, en essayant de ne pas prendre un air trop intéressé, tout en aiguisant notre regard pour trouver dans ce capharnaüm, le petit truc qui nous fera flancher ! Il doit se marrer, le marchand !... Ce n'est pas "un truc", mais beaucoup de petits objets qui seront emballés à la vitesse d'un prestidigitateur, dans un modeste papier brun. Voilà qui va bien remplir le sac que Jean a acheté. Les gazous, généreux, passent à la caisse, le marchandage n'a pas été long, Jean ayant dévoilé un peu trop vite le montant de la cagnotte ! Tant pis, nous avons l'impression d'avoir les plus belles choses de Marrakech dans nos mains.
Fouzia nous attend, un taxi va nous amener à l'aéroport. Un pincement au cœur en quittant notre gentil guide, mais les formalités d'embarquement chassent vite notre spleen. Nous voici dans l'avion, un dernier regard sur la Menara et son oliveraie que nous survolons, une dernière photo aérienne de Marrakech, et nous prenons très vite de l'altitude. Le ciel est dégagé, la nuit tombe vite et le survol du détroit de Gibraltar et de l'Andalousie est un spectacle de toute beauté. Ce n'est qu'un scintillement de lumières multicolores, semblables à des millions de guirlandes de Noël. Les Pyrénées sont cette fois visibles et nous les découvrons avec émotion, comme si nous étions partis depuis des siècles! Toulouse est bientôt en vue et c'est le froid qui nous accueille sur l'aéroport.
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J'ai écrit ces "quelques" lignes, un mois après être revenue du Maroc. Il m'a fallu un certain temps pour me défaire de l'envoûtement dans lequel ce pays m'a plongé. Je crois que je vais garder longtemps au fond du cœur, le sentiment d'avoir vécu quelque chose d'exceptionnel. Je n'oublierai pas de sitôt, Marrakech et sa frénésie de vivre, Essaouira la calme ville bleue et blanche, les beaux costumes traditionnels, tout droit sortis de l'ancien Testament, les contacts amicaux et chaleureux avec les gens du pays, les apothicaires et leurs produits miraculeux, les petits ânes tirant vaillamment des carrioles trop lourdes, les palais visités aux légendes dignes des "mille et une nuits", l'appel du muezzin qui nous a fait sursauter plus d'une fois, les jardins remplis de roses, le paradis qu'est le jardin Majorelle, les épices colorés aux senteurs envahissantes, les délices de leurs pâtisseries au miel, toutes ces couleurs merveilleuses, le brouhaha continue dans les souks et surtout, surtout.... les appels aux "gazelles", dont je ne me suis pas lassée !
--La preuve, nous y sommes repartis en décembre 2006. Cela fera l'objet, d'un autre récit.... Faut bien occuper les temps libres que laisse la retraite ! 😕😉😄
Il fait gris et froid lorsque nous arrivons à Toulouse, mais nous sommes tellement contents que cela nous est indifférent ! Le hall de l'aéroport est déjà décoré pour les fêtes de la Noël et, comme des enfants, nous posons devant les guirlandes argentées.
Nous sommes accueillis chaleureusement par l'équipage marocain de la compagnie Atlas Blue. Nous avons choisi le côté hublot, nos amis sont assis derrière nous. Un peu de crispation et d'excitation au moment du décollage et puis la magie opère. Voir la terre d'aussi haut est un spectacle dont je ne me lasse pas. Quelques photos, avec juste un petit bout d'aile d'avion, pour éviter toute allusion à un quelconque trucage, de la ville de Toulouse qui s'éloigne à toute allure. Nous passons au dessus des nuages bas qui donnaient à la campagne un air si triste et montons à la rencontre d'un ciel tout bleu. Petit virage vers l'ouest ( je suis très attentive 😏) nous ne passerons pas au dessus des Pyrénées et nous dirigeons vers l'océan. En face de nous, il y a plein de choses appétissantes, une immense île flottante, des nuages pareils à de la crème fraîche en pleine émulsion... ou alors celle sublime d'un cappuccino géant ! Ah, on voit bien que j'ai été à bonne école avec mon mari pâtissier ! Puisqu'on parle de gâterie, voici que s'avancent dans l'allée, le steward et l'hôtesse. Ils poussent devant eux un chariot et nous dégusterons (Jean et moi), notre "première" corne de gazelle accompagnée du "premier" thé à la menthe : PREMIER, est le mot que je vais employer une multitude de fois ! Nous sommes un peu le "ravi" de la crèche : L'innocent, quoi ! Le voyage se poursuit sans incident et l'heure approche où notre avion prendra contact avec le sol marocain.

Nous faisons le retour avec en pointe de mire, le minaret de la Koutoubia.
Finie la quiétude ! Le brouhaha augmente au fur et à mesure que nous nous rapprochons de la ville. Infernal ! Des voitures de tous les côtés, des mobylettes, vélos, piétons, taxis, bus, à croire que tout Marrakech était de sortie. Jean filme cette cohue et c'est en "formation très serrée" que nous tenterons la traversée du boulevard.
Ce soir, nous mangerons sur la place, mais dans un boui-boui de première classe ! Notre "table" a vue sur la "cuisine" et la "plonge" ! Le cœur est au bord des lèvres et le fou rire, au rendez-vous. Cela nous a donné l'occasion de faire du régime, difficile de finir l'assiette quand le cœur n'y est plus !
Il faut aller se coucher, demain départ pour Essaouira.--
LUNDI MATIN.
Fouzia s'est chargée de la location de la voiture et nous avons rendez-vous avec elle sur la place. Ell nous conduit hors les murs à grands coups de klaxon énergiques. Il ne faut pas hésiter à s'en servir si on veut avancer ! Il n'y a que 178 kms jusqu'à Essaouira et nous décidons de faire une petite balade en montagne. Pourquoi pas les gorges de l'OURIKA ? Nous longeons les remparts de Marrakech et descendons vers le sud. La vallée de l'Ourika se trouve à environ une cinquantaine de kms de la ville. Nous traversons la plaine du HAOUZ, la route monte tranquillement, le plein d'essence a été fait. La voiture, dont le kilométrage est élevé, semble bien marcher. Cette promenade va servir de test. Pierre est au volant, Jean joue le co-pilote, les gazelles sont assises sagement à l'arrière. L'appareil à photo prêt à saisir une image insolite, nous sommes toutes les deux très attentives. Nadine a quelques difficultés à discipliner son mari, "moustache dorée" a décidé de conduire comme dans le Dakar. La route d'abord, les paysages ensuite. Pourtant il y a de jolis photos à faire : les couleurs ocre et rouge de la terre, les tapis mis en exposition ou à sécher au bord de la route, le torrent qui descend le long de la vallée, les montagnes de l'Atlas qu'on aperçoit de temps en temps. Sur la rivière, de fragiles passerelles relient quelques masures à la route. Comme il se fait gronder, Pierre finit par arrêter la voiture. Nous sommes à peine descendus du véhicule, que deux très jeunes enfants et un homme relativement âgé, se précipitent sur nous, quémandant une pièce. Nous fouillons nos poches et donnons dirhams et carrés de chocolat. Du coup, retour dans la voiture. Nos hommes rigolent en douce ! Route large et virage prononcé, mais les montagnes qui se détachent au loin sont tellement belles, que nous nous arrêtons un fois de plus. Nous étions pourtant avertis, c'est comme un mirage, on se croit tout seul et tout à coup surgissent d'on ne sait où, un gars en mobylette qui nous présente un plein panier de bijoux de pacotille, et deux enfants à pied, qui courent de toutes leurs jambes pour ne pas louper les touristes ! Eux, veulent nous vendre des fruits. Repli précipité dans la voiture. Nous décidons de ne plus nous arrêter jusqu'au village de SETTI-FATMA.
Nous sommes attendus, là aussi. Il y a pléthore de guides sur le petit parking où nous sommes obligés de nous garer. Nous choisissons le plus proche de nous, il s'appelle RACHID. Il parle bien le français avec un petit accent rigolo. Il va nous conduire jusqu'à la troisième cascade (il y en a sept). C'est une promenade sympathique que nous ferons en sa compagnie. Nous traversons le cours d'eau sur un passerelle de troncs d'arbres et prenons le sentier qui nous fera grimper gentiment, mais sûrement jusqu'au but final de l'expédition. C'est un parcours ombragé où la présence de saules pleureurs et noyers, nous intrigue. Effectivement, ce sont les Français qui ont amené les plants de ces arbres, il y a de nombreuses années. Les hommes montent gaillardement et Rachid est plein d'attention pour les fragiles gazelles. Une marche trop haute, une pierre glissante, il est là qui nous tend la main, nous"calme le cœur" (nous rassure, et nous indique les bons passages. Chaque détour du sentier nous réserve une surprise. D'abord, les restaurants qui jalonnent le parcours, leur terrasse sous les arbres avec le sol jonché de tapis, poufs et tables basses, tajines qui mijotent sur de petits murs, réfrigérateur "berbère", de simples étagères où, avec un système ingénieux, les bouteilles de soda sont rafraîchies naturellement par de l'eau "de source", qui n'est autre que celle du ruisseau ! Plus loin, un marchand de bijoux et autres objets, eux aussi installés sur des tapis à même le sol, nous fait des offres alléchantes.
De temps en temps, nous faisons une petite halte pour "casser la fatigue" comme dit si joliment Rachid. Nous en profitons pour lui poser des questions sur sa famille, son métier, son village. A la question curieuse, mais combien féminine de Nadine : "combien as-tu de femme, Rachid ?"... il répond en éclatant de rire : "Oh, une seule, ça suffit, autrement il y a trop de soucis !"
Les cascades ne sont plus très loin, nous les entendons, les pierres sont plus glissantes par endroit et Nadine profite de la sollicitude de notre guide, pour accaparer sa main ! Photos, bien entendu, et descente vers le village.

Fin de ce récit et suite sur une autre page intitulée "ESSAOUIRA la blanche". Merci des gentils messages reçus, je vais essayer de m'appliquer pour la suite. essaouira, la blanche. -- Ceci est la suite de mon premier récit : "PREMIER VOYAGE AU MAROC". -- Nous sommes toujours en décembre 2005, nous venons de quitter Rachid, notre gentil guide dans les gorges de l'Ourika. Cette fois-ci, nous ne nous arrêterons plus et reprenons la direction de Marrakech. Il faut arriver avant la nuit à ESSAOUIRA. De Marrakech à Essaouira, la longue route se déroule devant nous, la circulation assez dense de camions et autres engins n'autorise pas les fantaisies. Pierre se consacre à la conduite de notre Palio blanche, et pour une fois, les gazelles ne parlent pas trop fort ! De grandes étendues inhabitées et puis, au bord de la route, une grande bâtisse pratiquement recouverte de tapis. Nous approchons de CHICHAOUA. La traversée de SIDI MOKTAR nous surprend. Que s'est-il passé ? La rue principale est défoncée, des tracteurs, camions et autres engins de travaux sont sur le bord de la route. Les gens ont des pelles et des pioches entre les mains . Un peu plus loin, dans le lit de l'oued, creusé profondément, des carcasses de voitures, les unes sur les autres, nous donnent à penser qu'il y a dû y avoir de terribles inondations. Nous en aurons la confirmation en parlant de cela avec les gens de Essaouira. Nous nous sommes attardés, et préférons donner un coup de fil à Brahim, notre prochain hôte. La nuit est tombée depuis un petit moment, la destination est proche, les remparts de la ville sont éclairés et nous trouvons une place de parking sur une grande place. Un dernier coup de fil et Brahim est là, tout engoncé dans un vieux manteau taché, un grand sourire sur les lèvres. Il va nous conduire jusqu'au riad. Un jeune garçon met nos bagages dans une charrette à bras, nous passons une des portes de la ville, Bab Marrakech, voilà qui est facile à retenir ! Un enchevêtrement de ruelles mal éclairées, un sol aux pavés inégaux, nous cheminons tant bien que mal derrière eux. Ils s'arrêtent devant une porte peinte en jaune, un tour de clé et nous pénétrons dans une minuscule entrée d'où part un escalier raide aux marches usées et de hauteur inégale. Après notre escapade en montagne, cette ascension est rude à nos jambes. Nous contenons un petit rire en passant devant une porte bleue sur laquelle est écrit en lettres noires "twalit turk". Nous espérons quand même que ce ne sont pas les toilettes communes de l'hôtel !

Comme tous les riads, la maison est construite autour d'un patio. Celui-ci est tout étroit, garni de plantes vertes qui grimpent, cherchant la lumière. Nous sommes au second étage, les murs sont blancs, les portes, volets et fenêtres bleus. Des ouvriers font des travaux de ravalement et de peintures. Brahim nous explique qu'il profite de la saison creuse pour arranger de riad acheté il y a quatre ans. Le décor est tout à fait différent de celui que nous avons connu à Marrakech. Les chambres sont meublés à la spartiate, tout est parfaitement propre, mais il fait froid, un peu humide et j'ai un petit coup de blues. Pas de tapis sur le sol, mais une grosse couverture sur le lit me rassure, je ne vais pas avoir froid et contrairement à Marrakech, nous pourrons dormir dans le même lit . (Jean et moi, of course ! 😉)
Nous remplisssons la fiche d'entrée et partons à la découverte de la ville.
ESSAOUIRA, "ES AOUIRA", la "bien dessinée".
Ses rues larges et rectilignes ont été dessinées par un ingénieur français, prisonnier du sultan Sidi Mohamed ben Abdallah. ( c'est fou ce qu'on paraît savant dès qu'on consulte le guide 😏)
C'est par la Porte de la Marine que l'ingénieur commença. Puis il ceignit la ville de remparts et dessina les rues rectilignes.
Nous trouvons sans peine l'une des grandes rues principales. Les magasins sont ouverts, les gens que l'on croise, d'un calme qui nous surprend après la folle ambiance de Marrakech ! Nous sommes fascinés par la tenue vestimentaire de la plupart des femmes. Elles portent le lourd "haïk" blanc qui, de dos, les fait ressembler à notre vierge Marie. Beaucoup d'hommes, eux, portent la longue robe brune à capuchon. On se croirait dans un péplum !
Miracle, nous passons devant les devantures et personne pour nous forcer la main ! Les prix sont affichés dans la plupart des boutiques, il sera sûrement plus facile d'acheter ici, sans tomber dans les marchandages dont ils sont si friands et qui me gênent terriblement.
Nos pas nous conduisent petit à petit vers le port. Une multitude de mouettes s'envolent bruyamment à notre approche pour se poser quelques pas plus loin. le soleil ne diffuse plus qu'une faible lumière et il est difficile de faire des photos. Les barques bleues sont là, dans la pénombre, elles se balancent doucement et semblent nous dire, "à demain".
Juste à côté de la Porte de Mogador (ancien nom d'Essaouira), se trouve un petit restaurant. Les portes sont grandes ouvertes et le menu alléchant. Nous nous retrouvons tout naturellement assis devant des tables basses, sur les banquettes qui courent le long des murs. Le maître des lieux nous accueillent avec effusion, nous donnant l'impression d'être déjà de vieilles connaissances, attendues avec grande amitié !
J'arrive à trouver le sommeil malgré le froid qui règne dans la chambre. Nouvelle surprise au réveil, pas d'eau chaude pour la douche. On saura, trop tard, qu'il aurait fallu demander la veille ! La toilette est vite expédiée au lavabo, le petit déjeuner pris sur la terrasse, un étage plus haut, nous réconciliera avec la famille de Brahim.
Le bon pain rond et croustillant nous attend avec de la confiture et du beurre qui, cette fois, sied à notre palais. Qu'est-ce qu'on peut être "bourge" quelquefois ! 😏
porte Bab Marrakech
Appareil photo en main, nous sortons de la médina par la porte Bab Marrakech et nous filons tout droit vers la plage. Pas pour nous baigner, non ! Il ne faut pas exagérer, il fait beau, le soleil brille mais la petite laine est de rigueur.
C'est une immense plage de sable fin. La lumière est superbe. La mer vient de se retirer, laissant derrière elle suffisamment d'eau pour que les nuages et les oiseaux s'y reflètent. Magnifique ! Quel beau miroir ! 

Nous redécouvrons le port, cette fois, au grand jour. Les bateaux de pêche sont à quai, les pêcheurs déchargent le poisson, principalement des sardines. Là aussi, on voit les difficultés qu'ils doivent rencontrer. Les bateaux tiennent la mer, mais ils montrent des signes évidents de vétusté, la rouille est omniprésente et même si les couleurs sont belles, elles ne cachent pas la misère sous-jacente.
Sur le port, les charpentiers construisent de lourdes embarcations selon les traditions ancestrales. Ils utilisent des bois d'acajou et d'eucalyptus. Plus loin, des pêcheurs retapent leurs filets aux couleurs surprenantes : bleu, beige, violine, vert, ocre, orange. Les jolies barques bleues se balancent au gré de la houle, bien à l'abri de la petite rade. Des femmes vendent en très petite quantité, des poissons simplement posés sur des bouts de cartons, à même le sol. Les mouettes se disputent les morceaux de viscères laissés par terre et s'envolent en protestant vigoureusement lorsqu'on les dérange. L'animation est grande et bon enfant. Nous profitons du spectacle avec beaucoup de plaisir et sommes conscients de la chance d'avoir, au moins financièrement, une vie plus facile. Je surprend Jean à maintes reprises, à sacrifier à la "sadaka", l'aumône que tout bon musulman doit à son prochain. Il a souvent le cœur gros en voyant toutes ces personnes âgées, qui, sans un mot, le regard un peu fixe, tendent la main aux passants. Nous serons les témoins de la charité de certains commerçants. Celle en particulier, d'un marchand de poissons frits, qui le soir, puisait largement dans ses réserves.
La vie à Essaouira est largement plus reposante que celle des grandes villes. Nous avons sympathisé avec le jeune marchand de babouches dont nous avons fait baisser fortement le stock. Nos deux garçons, les enfants et petits-enfants de Nadine, seront chaussés pour un moment ! Lorsque nous passons devant sa boutique, il nous salue chaque fois avec enthousiasme.
Les sollicitations des boutiquiers sont nettement moins pressantes, il y a bien encore celles des "apothicaires" qui veulent vendre à nos maris à tout prix (et à tous prix), une poudre aphrodisiaque ! Nos "gazous" déclinent l'offre vigoureusement, ce qui fait rire les marchands. La bonne humeur est de mise dans ce pays, je crois que c'est une des choses qui nous marquera le plus .

Il fait bon se promener au soleil, nous repartons en direction de la Porte de la Marine. Plus loin, une rampe d'accès mène à la Sqala de la Casbah dont la tour crénelée surplombe l'océan. Il y a une rangée impressionnante de canons dirigés vers le large. Heureusement, j'apprends qu'ils n'ont jamais servi. Une jeune femme, un bébé dans les bras, expose de minuscules aquarelles. Je ne résiste pas à la tentation et j'ai souvent une pensée pour elle, chaque fois que je les regarde à la maison. Nous prenons le temps de flâner, d'un côté l'océan, de l'autre les petites rues qui, en contre bas, bordent les remparts.
plus loin, dans la ville, la vue d'une petite place au fond d'une ruelle attire le regard de Jean. Elle est entourée d'arcades sous lesquelles, plein de petites boutiques sont ouvertes. Poussant ses investigations plus loin, Il découvre le marché aux poissons. Plusieurs étals offrent à la convoitise des gourmands, de superbes sardines, congres, crevettes et autres produits de la mer. Un homme enseigne à Jean, la façon de procéder : On choisit le poisson sur n'importe quel étal, on le paye à qui de droit et, muni d'un poche en plastique dans laquelle sont placés nos achats, on se dirige au fond du souk où un jeune homme fera cuire tout ça dans un four archaïque mais qu'il a l'air de maîtriser parfaitement.
Extra...le poisson cuit à merveille, l'accueil, l'ambiance et l'authenticité du moment que nous vivons !
Tout de blanc vêtus, de drôles d'instruments dans les mains, des musiciens font leur numéro. Je leur donne quelques dirhams et les voilà tout près. Comme Jean les filme, ils attaquent plus vigoureusement leur morceau, c'est rigolo. C'est l'heure de l'addition, nous sommes sidérés par la modestie de la somme qu'ils demandent : 2€40 pour la cuisson, le poisson que nous avons acheté, était déjà d'un prix dérisoire, nous sommes surpris. Pour ne pas nous sentir trop coupables, nous nous fendrons d'un bon pourboire.
Dans une petite rue, le long des remparts, des ébénistes travaillent le bois de thuya. Des artisans en marqueterie font des incrustations de citronnier, de nacre et d'argent. Leurs ateliers sont minuscules et leurs outils rudimentaires. Tout cela sent bon et Nadine "sniffe" dans tous les pots. Préférant acheter chez l'artisan, nous repartirons avec notre cargaison de petites boîtes, de petits pots. J'ai la chance de dénicher sur une étagère, une mignonne fatma dont le bois brun et luisant, est doux au toucher. Le menuisier se prête gentiment à la séance photo et poursuit son labeur. Nous l'observons un moment, plein d'admiration. Il travaille tantôt sur les racines de thuya, tantôt sur sur le tronc. Les objets présenteront soit une surface d'un brun uni, soit plus ou moins veinée. Ses confrères montrent la même intensité au travail, il faut dire qu'ils doivent fournir les nombreuses boutiques, plus loin. Nous retrouverons dans celles-ci, les pieds de lampes, les encadrements, les plumiers et jouets de bois, les boîtes rondes ou carrées, bombées ou plates, petites ou grosses, toutes aussi tentantes les unes que les autres.
Il est 18h lorsque nous repassons par la bab Marrakech. Nous sommes hors la médina et un petit crochet nous amènera par hasard, devant une église. Surpris, nous poussons la lourde porte. Cette église, dédiée à la Vierge Marie et à son Assomption, est le témoignage de la présence pendant plusieurs siècles, de la chrétienté en cette ville. Nous sommes accueillis par "FLANE" (Mr X ou un tel, en marocain), une sculpture marocaine, représentant un mendiant aveugle, un pauvre, un anonyme, celui que l'on peut voir devant la porte des mosquées et qui tend la main. C'est avec beaucoup d'émotion que nous admirons cette humble silhouette filiforme et la représentation de la Vierge et de son Enfant. Nous sommes saisis par l'atmosphère si particulière de cette église dans laquelle se mêlent si intimement, foi chrétienne et culture marocaine. Les statues, les tapis sur le sol, la senteur du thuya, l'autel et la croix ornés de marqueteries, tout cela nous surprend. Essaouira est la seule ville à posséder une église dont les cloches sonnent tous les dimanches à 10h !
L'autel
la Vierge et l'Enfant
Flane
Revenons à des préoccupations plus épicuriennes ! Ne serait-ce pas l'heure de manger ? Non, on ne pense pas qu'à ça !... d'ailleurs on va faire du sport dans très peu de temps, puisque notre montre n'affiche pas la même heure que celle qui carillonne dans notre estomac ! Ce sera plutôt main dans la main que nous déambulerons lentement sur le sable. De grandes quantités de branches jonchent la plage. Charriées par une rivière jusqu'à l'océan, le courant les a rejetées sur la berge. Les gens les ramassent et s'en servent de combustible. Rien ne se perd ! Le soleil et assez bas et l'horizon a de magnifiques couleurs. Les mouettes jouent les stars devant notre objectif et piaillent de toutes leurs forces. Spectacle garanti et magique sur le port : Le soleil et assez bas et l'horizon a de magnifiques couleurs. Les mouettes jouent les stars devant notre objectif et piaillent de toutes leurs forces. Le battement effréné de leurs ailes fait un bruit d'enfer... les oiseaux de Hitchcock sont là ! En premier plan, un homme vêtu de son burnous, le capuchon sur la tête. Une femme de dos, le haïk blanc joliment drapé nous font plonger deux millénaires en arrière. Plus loin, le
spectacle dantesque de la tour crénelée en contre jour, du soleil en train de plonger dans l'océan illuminant de ses derniers feux la petite île de Mogador, nous laisse pantois. Nous cherchons à voir le "rayon vert", que ne peuvent percevoir que quelques veinards, et mitraillons avec passion cette superbe scène. Derrière nous, les remparts sont comme éclairés de mille projecteurs. Mais quel bonheur d'être là !





Bien entendu, la poésie ne remplissant pas les ventres, nous partons à la quête de l'endroit où nous pourrons assouvir une petite fringale. Et bien ce sera la seule fausse note dans notre séjour : décor à vous faire cauchemarder et repas pas à la hauteur de nos attentes. Pas grave !
Déjà mercredi, comme le temps passe vite !
Une petite escapade est prévue, emplettes au centre ville-- pain, sardines en boîte, clémentines, tomates, eau minérale-- Il y aura pique nique sur une des plages entre Essaouira et Agadir.P8, la route côtière qui descend sur Agadir. Au bout de quelques kilomètres, nous bifurquons en direction de la plage fort prisée par les surfeurs, SIDI KAOUKI. Deux hommes attendent les touristes, le premier, un magnifique chamelier et son dromadaire, le second, un magnifique "casse-pieds", les bras remplis de colliers, bracelets et bagues en métal! Contre quelques dirhams, nous pouvons poser devant le dromadaire. Quant au second bonhomme, il arriva à nous gâcher la promenade sur la plage, tant sa présence auprès de nous est envahissante ! Nous avons beau refuser ses avances, ne plus le regarder, ne plus lui parler, rien à faire ! Il nous suit tout le temps et, énervés par son insistance, nous finissons par fuir cette plage. Il y a là une "koubba", chapelle élevée sur la tombe d'un marabout. Le tombeau à coupole blanche est accolé à une tour ancienne, en partie ruinée.
Tant pis, nous nous en allons, pestant contre ce pauvre homme qui n'a pas réussi à nous soutirer une seul dirham ! Non, mais !
Le paysage défile et nous sommes à l'affût. La route est bordée d'arganiers, cet arbre miracle, dont le bois sert à fabriquer du charbon, les feuilles à nourrir les chèvres. Les noyaux rejetés par ces dernières, sont recueillis par les bergers. Ils en extraient l'huile d'argan qu'on utilise en cuisine. Lorsqu'elle est dénaturée, on s'en sert pour l'éclairage. Cette huile est raffinée d'une autre façon lorsqu'elle devient un produit de beauté.( Ben dis donc, j'espère que tout ce que j'écris est vrai, autrement, il y en a qui vont se moquer de ma naïveté. Je crois tout ce qu'on me dit ! 🤪)
Nous avons entendu parler de la façon dont les chèvres peuvent aller chercher leur pitance, haut dans les arbres. Nous sommes déçus et pensons à une galéjade. Il y a des chèvres, il y a des arbres, mais pas de chèvres en haut des arbres. Tiens, il y en a une sur la première branche d'un arganier. Vite, photo. Et puis au détour du chemin, un "arbre à chèvres", deux "arbres à chèvres" ! Fantastique ! Elles broutent les feuilles les plus hautes, leurs petits sabots solidement accrochés aux branches, c'est rigolo ! Le petit chevrier qui les garde, n'a guère plus de huit ans. Il est beau avec ses boucles brunes et ses grands yeux noirs. Il n'a pas la chance d'aller à l'école et fait un travail d'adulte. Nos poches sont pleines de bonbons achetés à Essaouira, quelle chance.
Nous traversons des zones de culture où les hommes poussent des charrues aux étranges attelages. Un dromadaire avec un âne, un âne avec un cheval, de temps en temps, deux dromadaires ensemble.
Un panneau indique la plage "TAFADNA". C'est par là que nous allons pique niquer. La route descend rapidement en direction de la plage. Elle est immense et fait penser à celles des Landes. Le village de pêcheurs, bleu et blanc, est bâti à même le rocher, des arcades laissent voir l'intérieur des habitations et de petits restaurants où Jean voudrait bien nous entraîner. Pas question, ils sont en train de cuisiner des "noubias".. des "loubias"... bref, des tripes !
De petites barques vont et viennent, leur chargement est transporté ensuite par des carrioles tirées par de petits ânes. Ils pêchent surtout la dorade, le merlan et le calamar.
Il fait beau, il fait chaud, nous recherchons un coin d'ombre dans les rochers et entamons avec appétit, nos provisions. Enfin un endroit sans importun ! Un vrai miracle !

Ce soir, nous mangerons, dans un petit restaurant, une succulente "harira", accompagnée d'un tajine au poulet, pruneaux et amandes. Nous finirons bien sûr par une tasse de thé à la menthe, servie par un jeune homme si grand, que j'ai dû mettre mon appareil de photo de travers pour pouvoir l'avoir sur la pellicule. Et ça le faisait rire, à ce grand gaillard !
La fatigue se fait sentir, il faut se coucher tôt, demain nous repartons à Marrakech.
Jeudi matin : Nous sommes le 8 décembre et c'est la dernière promenade dans les rues de la ville. Jean juge préférable d'acheter un sac de sport, car nos achats de dernière minute, risquent de ne pas contenir dans nos valises. Sacrées gazelles !
Nous traînons un peu les pieds et regrettons de partir. Nous admirons l'ingéniosité et l'habileté de ces artisans. Un jeune homme fabrique en un tour de main, des objets insolites, à partir de pédaliers, de chaîne, de roues, de morceaux de fil de fer, de câble. Il visse, il perce, il cloue et trouve une fonction à tout ce qui lui passe entre les mains. Il expose sur le trottoir, dans un assortiment hétéroclite, le produit de son inventivité. Cet immense jeu de mécano nous laisse perplexes et, en même temps, admiratifs.
Les épiciers ambulants ont étalés leurs marchandises : les légumes, les fruits sont bien tentants. Nous prenons plaisir à observer le comportement de leurs clients, puis décidons d'acheter des mandarines. Inutile de chipoter, il faut prendre, soit un demi-kilo, soit un kilo de fruits, car ils ne disposent pas d'autre unité de poids que ceux-là !Nous sommes gourmands, pas de problème. Une bouteille d'eau, du pain et à nouveau, des sardines. Nous voilà fin prêt pour un autre pique nique. Petit coup de chiffon sur le pare brise plein de poussière, c'est Jean qui prend le volant.
Nous sommes un peu mélancoliques de quitter Essaouira. Cette ville de marins et d'artistes, cernées de remparts, ouverte sur la mer, aux maisons blanches et bleues, nous a véritablement enchantés. Nous nous arrêtons dans un virage et prenons une dernière photo d’elle, toute blanche dans la lumière du matin.
petit repas pris sur le pouce, sur une place de village, les tomates et le pain que nous n'avons pas mangés, seront donnés à un pauvre homme qui mendie sur un banc. Ce sera notre "flane" à nous. Nous pratiquons la "sadaka" avec application, il est vraiment impossible de rester indifférent à ce qui se passe autour de nous. Un verre de thé à la menthe dans un café "chic", un arrêt pipi dans des toilettes "dernier cri", en voiture et direction Marrakech. L’entrée dans la ville est laborieuse, heureusement, Jean au volant, ne s'en laisse pas compter et conduit dans la cohue comme un chef.
Nous avons rendez-vous avec Fouzia qui doit récupérer la voiture. Nous retrouvons avec plaisir le riad et la petite Raja, aussi mignonne qu'il y a trois jours. Les rues de Marrakech sont aussi bruyantes et animées, mais nous y replongeons allègrement. Le restaurant "El Badi" nous accueille pour la dernière fois et le tajine que nous dégustons est à la hauteur de notre appétit. Promenade digestive sur la place des ferblantiers où nos gazous se font prendre en photo, le bras levé bien haut, la théière bien en main, en train de se servir une tasse de thé fumant.
Vendredi matin, déjà ! Il faut remplir nos sacs, libérer nos chambres. L'avion ne part qu'à 16h, nous laissons nos bagages à Raja, et les récupérerons plus tard. Une dernière visite dans les souks s'impose. Nous n'avons pas fini nos achats ! 😏
Les hommes sont patients et nous accordent la possibilité de dépenser nos derniers dirhams. Nous faisons les gourmandes, nous hésitons, nous regardons de tous les côtés cherchant l'inspiration.
Une vraie caverne d'Ali Baba devant nous ! Le mur, au fond de la pièce, est tapissé d'une quantité incroyable de petites théières de fer blanc. A droite, des pots de toutes tailles, de toutes couleurs, sont disposés sur le sol et sur plusieurs étagères. A gauche, des tajines aux couleurs chaudes, des assiettes, des pots de faïence bleue, des poignards dans de jolis étuis brillants. Au plafond, des lanternes aux vitres multicolores. Le marchand nous surveille du coin de l’œil et nous invite à entrer : "pour le plaisir des yeux". Il nous recommande de "garder le sourire", même si nous ne faisons pas affaire avec lui.
A mon avis, il a compris que nous allons nous laisser tenter et doit déjà calculer !
Nous furetons avec des airs de conspiratrices, en essayant de ne pas prendre un air trop intéressé, tout en aiguisant notre regard pour trouver dans ce capharnaüm, le petit truc qui nous fera flancher ! Il doit se marrer, le marchand !... Ce n'est pas "un truc", mais beaucoup de petits objets qui seront emballés à la vitesse d'un prestidigitateur, dans un modeste papier brun. Voilà qui va bien remplir le sac que Jean a acheté. Les gazous, généreux, passent à la caisse, le marchandage n'a pas été long, Jean ayant dévoilé un peu trop vite le montant de la cagnotte ! Tant pis, nous avons l'impression d'avoir les plus belles choses de Marrakech dans nos mains.
Fouzia nous attend, un taxi va nous amener à l'aéroport. Un pincement au cœur en quittant notre gentil guide, mais les formalités d'embarquement chassent vite notre spleen. Nous voici dans l'avion, un dernier regard sur la Menara et son oliveraie que nous survolons, une dernière photo aérienne de Marrakech, et nous prenons très vite de l'altitude. Le ciel est dégagé, la nuit tombe vite et le survol du détroit de Gibraltar et de l'Andalousie est un spectacle de toute beauté. Ce n'est qu'un scintillement de lumières multicolores, semblables à des millions de guirlandes de Noël. Les Pyrénées sont cette fois visibles et nous les découvrons avec émotion, comme si nous étions partis depuis des siècles! Toulouse est bientôt en vue et c'est le froid qui nous accueille sur l'aéroport.
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J'ai écrit ces "quelques" lignes, un mois après être revenue du Maroc. Il m'a fallu un certain temps pour me défaire de l'envoûtement dans lequel ce pays m'a plongé. Je crois que je vais garder longtemps au fond du cœur, le sentiment d'avoir vécu quelque chose d'exceptionnel. Je n'oublierai pas de sitôt, Marrakech et sa frénésie de vivre, Essaouira la calme ville bleue et blanche, les beaux costumes traditionnels, tout droit sortis de l'ancien Testament, les contacts amicaux et chaleureux avec les gens du pays, les apothicaires et leurs produits miraculeux, les petits ânes tirant vaillamment des carrioles trop lourdes, les palais visités aux légendes dignes des "mille et une nuits", l'appel du muezzin qui nous a fait sursauter plus d'une fois, les jardins remplis de roses, le paradis qu'est le jardin Majorelle, les épices colorés aux senteurs envahissantes, les délices de leurs pâtisseries au miel, toutes ces couleurs merveilleuses, le brouhaha continue dans les souks et surtout, surtout.... les appels aux "gazelles", dont je ne me suis pas lassée !
--La preuve, nous y sommes repartis en décembre 2006. Cela fera l'objet, d'un autre récit.... Faut bien occuper les temps libres que laisse la retraite ! 😕😉😄Hôtel Al Jazira à Djerba English translation pending
Bonjour, je dois me rendre à Djerba le mois prochain, à l'hôtel Al Jazira. Quelqu'un connait-il cet hôtel ? je suis à la recherche d'informations et de photos si possible. Merci à tous ceux qui me répondront.
Cherche guide non officiel à Marrakech English translation pending
bonjour à tous
je pars au maroc du 14 janvier 07 au 25 janvier à MARRAKECH, connaissez-vous quelqu'un sympa qui me servira de guide à marrakech et les alentours ( j'ai réservé une voiture ) pour cette période.
merci
Téléphoner de la Tunisie English translation pending
Bonjour,
Je vais partir pour la Tunisie pour la 1ere fois cette semaine et la bas je vais devoir appeler regulierement par telephone et notamment des portables français, je voudrais connaitre les meilleurs moyens pour eviter de depenser trop d'argent. Je ne sais pas comment "debloquer" mon portable sfr non plus, faut il que je le prepare ici? Puis je acheter une carte de telephone "public " en tunisie pour appeler un portable français? ou est ce hors de prix? Si vous avez des tuyaux je suis preneuse! Merci à tous et bonnes fêtes!
Framboisine
Je vais partir pour la Tunisie pour la 1ere fois cette semaine et la bas je vais devoir appeler regulierement par telephone et notamment des portables français, je voudrais connaitre les meilleurs moyens pour eviter de depenser trop d'argent. Je ne sais pas comment "debloquer" mon portable sfr non plus, faut il que je le prepare ici? Puis je acheter une carte de telephone "public " en tunisie pour appeler un portable français? ou est ce hors de prix? Si vous avez des tuyaux je suis preneuse! Merci à tous et bonnes fêtes!
Framboisine
Voyager en Tunisie English translation pending
Bonjour mes amis,
je suis nouveau sur ce site que je viens d'aimer dès mes premiers instants.
bon,
je suis entrain de programmer un voyage de Alger en tunisie et je ne connais vraiment rien sur les villes, les prix d'hotels et d'autres sur la tunisie...!
voulez vous me donner quelques conseils spv?!!!
merci d'avance
Clarkandlana
voulez vous me donner quelques conseils spv?!!!
merci d'avance
Clarkandlana
Hôtel Gyktis 3* à Zarzis English translation pending
😛salut a tous,
je part le premier octobre a l'hotel gyktis a zarzis, j'aurai aimé avoir des avis sur cet hotel, sur l'environnement, les visites, tout ca tout ca quoi!!!
je vous remerci par avance
bisous a tous😉
Transport de l'aéroport de Djerba à l'hôtel Odyssée Resort à Zarzis English translation pending
Je compte venir passer quelques jours à zarzis par mes propres moyens (vol sec paris djerba) pour me rendre à l'hotel odyssée resort à zarzis avant de faire un circuit dans le désert.
quelqu'un pourrait-il m'indiquer comment je peux me rendre de l'aéroport de djerba à zarzis et combien ca va me couter je préfère le taxi c'est plus sur qu'une voiture de louage. et pour reprendre le vol est ce que je peux facilement trouver un taxi de nuit car le vol décolle à 4h du matin.
merci
Sécurité au Qatar pour des occidentales? English translation pending
Mon compagnon va travaillé quelques mois au Qatar.Pourrions-nous, mes 2 filles et moi lui rendre visite facilement?
En tant qu'occidentales, pouvons-nous voyager en toute sécurité?
Croisière en Egypte avec Fram English translation pending
Bonjour,
Je prévois un voyage en Egypte pour l'année prochaine et j'aimerais connaître votre expérience dans ce domaine. Je suis preneuse de tous renseignements et conseils et en particulier :
Quelle est la meilleure période ? Je compte y aller fin avril début mai. On m'a dit qu'il y avait du vent au printemps, mais jusqu'à quand ?
Quels sont les sites incontournables à visiter ?
Sur les bateaux quelles sont les meilleures cabines et les pires ? Vaut-il mieux être à l'avant ou à l'arrière du bateau ? Sur quel pont ? Plutôt en haut ou en bas ?
Est-ce que quelqu'un a déjà fait cette croisière avec Fram ? Si oui, quelle formule avez-vous choisi ? J'envisage 7 jours de croisière, 4 jours en mer rouge et 3 jours au Caire.
Je prévois un voyage en Egypte pour l'année prochaine et j'aimerais connaître votre expérience dans ce domaine. Je suis preneuse de tous renseignements et conseils et en particulier :
Quelle est la meilleure période ? Je compte y aller fin avril début mai. On m'a dit qu'il y avait du vent au printemps, mais jusqu'à quand ?
Quels sont les sites incontournables à visiter ?
Sur les bateaux quelles sont les meilleures cabines et les pires ? Vaut-il mieux être à l'avant ou à l'arrière du bateau ? Sur quel pont ? Plutôt en haut ou en bas ?
Est-ce que quelqu'un a déjà fait cette croisière avec Fram ? Si oui, quelle formule avez-vous choisi ? J'envisage 7 jours de croisière, 4 jours en mer rouge et 3 jours au Caire.
Que faire et visiter à Abu Dhabi? English translation pending
Hello !
Je pars pour 2 mois à abu-dhabi, y a quoi de bien la-bas ?
Je pars pour 2 mois à abu-dhabi, y a quoi de bien la-bas ?
Egypte & Petra 2001 - 3 semaines en solo English translation pending
Salut à tous,
Après m'être délecté de quelques un de vos carnets, je vous livre le mien. Le texte ci-dessous a été écrit entièrement sur le vif, la tentation était grande de rajouter certains détails mais j'ai tenu à conserver le coté brut de la chose... (seul les fautes ont été corrigées, mais il doit en rester !!)
SAMEDI 18 AOUT 2001
Toujours beaucoup d’émotion à commencer un nouveau carnet. J’écris ces premières lignes de SHIPOL Airport d’Amsterdam, prêt à embarquer pour le vol KL553 AMSTERDAM - CAIRO. Cette fois ça y est, me voilà parti, j’ai encore du mal à réaliser pourtant. Ca fait drôle d’être tout seul ! Je repense aux adieux avec Mu tout à l’heure, à l’aéroport de Blagnac. Dur de la laisser seule pour 3 semaines... Enfin, elle sera avec moi tout au long de ce voyage...
Me voilà donc entouré d’Egyptiens, mais bien sûr, je ne suis pas le seul européen ! J’espère que mon passager sera plus bavard que celui de TLS - AMS (il n’y avait personne !!) C’est donc parti pour l’inconnu, même si je me suis pas mal préparé en surfant sur le ouèbe et en parcourant le Lonely Planet (LP). J’ai le plan du Caire en tête, ainsi que Louxor, mais rien à voir avec ce que je vais découvrir là-bas ! Le top, c’est quand même de savoir que demain soir, je vais au concert de Basem à la Citadelle. Quand j’y pense... Sympa de voir SHREK en V.O. dans l’avion... Mon voisin est un homme d’affaires égyptien qui voyage partout dans le monde, mais pas très bavard ! Ouf, me voilà prêt à me coucher, il est 2:36 (heure égyptienne). Mais avant, je tiens à dire 2 mots sur mon arrivée : à peine 1h30 que je suis au Caire et déjà un tas de choses à raconter !
Tout d’abord, dès le débarquement, je cherche d’autres routards pour partager un taxi, ce qui n’est pas évident car la plupart des touristes sont en voyage organisé. Je trouve finalement un couple de jeunes Ecossais qui ont réservé à Zamalek. Ok, le Minerva (mon hôtel...) est sur la route. Nous repoussons comme prévu les premiers rabatteurs, puis le couple accepte un chauffeur et le suit. Je lui demande combien il prend et il me dit : «Twenty !» Je suis surpris : «Tewenty pounds ?» Non, 20$ of course !
Un peu plus loin, on en trouve un autre. Je m’occupe de marchander en sortant le peu d’arabe que j’ai pour l’instant et on parvient finalement à 35 £E £E (Lire égyptienne). (1£E=2F (en 2001)) en bataillant ferme. En plus, le gars voulait nous faire croire que nos hôtels se trouvaient sur 2 chemins différents. Je lui montre alors, plan en tête et le LP à l’appui, que ce n’est pas vrai. Un autre gars acquiesce et me demande si je suis déjà venu en Egypte. Devant ma réponse négative, il me félicite et me dit : «You’re a clever man ! ». Peut-être pas, juste un peu averti... !
Bon, le taxi roule comme un taré, doublant à droite, passant les feux rouges, évitant de justesse une mobylette surchargée qui roule sans feux de position... Mais surtout, on échappe de peu à un accident : nous sommes coincés entre 2 voitures et on ne peut freiner à temps ! Le chauffeur sur notre droite fera les frais d’un rétro, et encore heureux que son bras ne dépassait pas de la fenêtre ! WELCOME TO CAIRO !! Pas de doute, on y est !
Le taxi me laisse à Talaat et je découvre l’hôtel Minerva fermé, pourtant il y a un gars à l’intérieur. Un autre vient me voir et me fait prendre conscience que le premier est en train de prier ! J’attends donc un peu... Finalement, la chambre n’est pas à 23£E, mais à 20£E avec le petit déjeuner.
C’est un hôtel assez délabré et j’hésite à m’engager dans l’ascenseur, impressionnant ! Enfin, m’y voilà... Je réalise qu’il n’y a ni ventilateur, ni clim’, bien sûr ! Donc, première nuit à la dure... En jetant un coup d’œil sur le guide, je me rends compte que les Ecossais sont descendus dans un vrai «palace», le Cairo Marriot, à 180$ la chambre et sans petit déj’ !!! Ca me fait bizarre, surtout venant de jeunes...
Mais je comprends pourquoi ils ne bataillaient pas trop pour les taxis ! Bon, allez, je vais quand même essayer de dormir malgré la chaleur. Demain, ça va être le choc, je le sens...
DIMANCHE 19 AOUT
Finalement, j’ai réussi à dormir. Après un bon breakfast, je me rends à la gare à pied. Le Caire a des airs de Bangkok : trafic énorme, pollution, brouhaha, quel souk ! Des taxis et des minibus partout, mais je trouve le truc pour traverser les routes en suivant de près les locaux. Effectivement, il ne faut pas traîner ! Les gens sont plutôt sympas quand je leur demande le chemin...
Je réserve le train pour Assouan, demain à 22h (1ère classe : 80 £E), puis je me rends en métro à l’Opéra House. Pour 1 £E, efficace ce métro et en plus, très clean ! A l’inverse de Paris où il y fait chaud et où c’est plutôt stressant, ici, c’est un sacré moment de calme et il y fait plus frais. C’est reposant ! Des gens en «costar-cravate» y côtoient d’autres en gallabieh (djellaba ) et chèche, récitant le Coran. Par contre, au retour, j’ai assisté à une engueulade sévère entre une femme et tout un wagon ! J’aurais bien aimé savoir ce qu’ils pouvaient se raconter...
Je demande des renseignements à l’Opera House sur le Festival de ce soir. Une première personne me répond avec beaucoup de mal dans un anglais approximatif, puis une jeune femme me demande si je parle français. La discussion s’engage : Hanaa, très sympa, me présente les différents groupes, puis je lui montre les mails de Basem. Elle m’apprend qu’ils ont effectivement joué, mais le 17 ! J’ai oublié de dire que j’ai appelé Basem à la gare, sur son mobile, et que je sais qu’il ne joue pas ce soir puisqu’il est à Alexandrie ! Tant pis, je ne le verrai pas... Mais bon, cette rencontre avec Hanaa est bien agréable. En plus, c’est génial, il y a le groupe «Tampura» de Port Saïd dont m’a parlé Amélie sur le Web. Excellent ! Merci Hanna pour ton hospitalité si naturelle...
Je serais bien resté un peu plus pour discuter, mais il y a tellement de choses à faire ! Le trajet à pied entre Midan Ataba et le Souk est assez éprouvant : rue plutôt crade avec des trottoirs archi défoncés, en fait, pratiquement entièrement recouverte par une voie rapide. Le seul avantage : moins de circulation en bas et un peu d’ombre ! Bien qu’Hanaa m’ait dit qu’il faisait plutôt bon aujourd’hui, moins chaud qu’il y a quelques jours... Est-ce possible ??
Enfin, me voilà dans le Souk. Il paraît assez aéré et beaucoup moins bondé que je le pensais, mais je ne suis pas allé dans les petites venelles... Je prends mon premier repas égyptien : falafels dans le pita, frites (froides !) et un légume rose inconnu, légèrement piquant, mais pas mauvais. Pour 3 £E, c’est honnête ! Les mosquées sont impressionnantes, mais avec toute cette pollution, je comprends pourquoi elles n’ont plus leurs zébrures rouge et blanc. On les devine pourtant sous la crasse...
Ca va être dur d’écrire même 10% de ce que je vois, entends, sens ! C’est vrai qu’une journée au Caire, c’est crevant, mais aussi très riche et j’ai plein de flashs dans la tête... Les gens sont réellement sympas, prêts à aider et me demandent d’où je viens. Ils sont aussi très aimables et polis. Les serveurs du café El Fishawy me félicitent pour le dessin et en échange, ils me font visiter une partie du lieu non ouverte aux touristes. For free !
«You’re welcome ! », j’ai dû l’entendre au moins 20 fois dans la journée et ce n’est pas si racoleur que ça ! Un exemple d’hospitalité : je suis dans une gargote face à la Citadelle. Ils ne parlent pas anglais, mais j’arrive à leur faire comprendre que je veux un poulet grillé. Ils me servent en plus une salade, que je ne peux bien sûr accepter (attention aux légumes). Je commande une bouteille d’eau et ils m’apportent une cannette de Sprite en plus, offerte ! Je suis le seul client pour l’instant (il est un peu tôt...) et à mon arrivée, le serveur a viré un gars qui dormait sur la table avec une couverture pour que je m’assoie ! Je demande également une serviette, mais il n’y en a pas ; ici, on se lave les mains avant et après le repas...
Décidément, il y a trop de trucs à dire ! Il y a plein d’hommes dans la rue en train de fumer la chicha. J’en ai même vu un fumer pendant que le coiffeur lui coupait les cheveux ! Beaucoup de policiers aussi avec des mitraillettes et ce n’est pas du plastique ! Paradoxalement, cette présence armée met un peu en confiance. La peur inconsciente des attentats, sans doute… Tous les gens sont très sympas et très rares sont ceux qui sont intéressés. Exemple : je veux acheter un «coke» dans un boui-boui. Gentiment, un gars l’achète pour moi pour m’indiquer le prix normal, 75 piastres. Il me montre ensuite le marché aux fruits et légumes... Authentique !
Les mosquées sont vraiment superbes. Je viens de quitter celle de Sultan Hassan que j’ai visitée tout seul, puisqu’elle était fermée, mais le bakchich ouvre toutes les portes.
Les Egyptiens se laissent facilement prendre en photo, c’est génial, mais il va falloir que je réduise le rythme, car j’en ai pris beaucoup aujourd’hui ! Ca y est, me voilà à la Citadelle pour le Festival. Je pensais que l’entrée était tout près du boui-boui, mais en fait, il m’a fallu faire le tour et j’ai les jambes en compote... En plus, je me suis fait la grimpette de 2 minarets en suivant et ça tue les jambes ! D’ailleurs, le second, j’ai négocié l’entrée de moitié, parce que les pyramides, il fallait vraiment être de bonne volonté pour les apercevoir... 30 secondes plus tard, le «fog» (peu naturel, pollution ?) les avait englouties !
Donc, avec ce détour, j’arrive à la fin du concert de Tampura, mais quelle ambiance ! Plusieurs chanteurs se succèdent, accompagnés de la darbuka et du tampura (sorte de harpe/oud). C’est dommage, je n’ai plus le temps de parler avec les musiciens, mais tout le monde chante et tape dans les mains, c’est génial ! J’arrive pourtant à discuter avec le leader du groupe, entre autre d’Amélie Hadbi de Port Saïd qu’il connaît, avant qu’il ne se fasse interviewé par la TV. A défaut d’avoir vu Basem jouer...
Le cadre est fantastique avec en toile de fond le Caire, les minarets et les silhouettes majestueuses des mosquées. Le vent est plutôt agréable. Il suffit de trouver le bon endroit pour se reposer de temps en temps et le Caire est tout à fait vivable, je pense être capable d’y rester plusieurs jours. Toutefois, un peu de «campagne» me fera également du bien, ainsi qu’une bonne douche de retour à l’hôtel ! Il n’y a pas de «bar Internet» dans le quartier islamique, donc Mu devra patienter un peu pour les news...
Le second groupe est bien aussi, mais l’ambiance est différente. Les gens sont sagement assis sur des chaises et j’ai interdiction de m’approcher de trop près pour la photo ! Alors que les musiciens de Tampura me laissaient voir les instruments pendant qu’ils jouaient... Enfin, c’est sympa quand même parce qu’il n’y a que des filles ! Une jeune au oud et à la voix, une au qanoun (cithare orientale), une au nay (flûte), une au tambourin et 3 violonistes. De belles voix sur de belles mélodies traditionnelles, mais c’est plus classique...
Donc, une ambiance très populaire avec pour décor la mosquée Mehemet-Ali, qui pour moi, n’arrive pas à la hauteur de ses cousines d’Istanbul ! Par contre, les minarets mamelouks me font plus d’effet, comme celui que j’observe en ce moment dont les décorations sont très bien mises en valeur par un éclairage judicieux. Tout à l’heure sur la terrasse, pour un peu, on aurait pu apercevoir les pyramides illuminées s’il n’y avait ce «fog» omniprésent ! Que c’est paisible de se retrouver là, comme auparavant dans le calme des mosquées. En fait, à l’heure de mes visites, beaucoup font la sieste au milieu des autres qui prient. J’ai même vu, alors que j’étais dans une salle de prière, un groupe d’hommes arriver en portant un cercueil... J’ai préféré sortir alors qu’il l’amenait près du Mihrab. Mais je reviens au Festival….
J’ai commencé un peu tard à croquer le minaret et entre temps, le concert s’est fini. Je me retrouve donc tout seul, mais un peu plus loin, j’entends de nouveau de la musique ; c’est reparti ! En fait, c’est une succession de différents groupes : au moins 4 rebab (violon), 5 darbouka, 2 flûtes. Je m’approche pour essayer de voir de près et le gars de la sono me fait signe d’aller carrément devant la scène pour la photo ! Je suis juste en-dessous d’un joueur de flûte faite avec des bambous (2 de presque 2m de long et 2 autres plus courts, un peu comme l’instrument de Sardaigne dont j’ai oublié le nom...). Une place de rêve pour assister au spectacle confortablement assis dans l’herbe...
D’autant qu’un Derviche tourneur apparaît soudain. Avec sa robe colorée et un autre morceau de vêtement, il exécute une sorte de danse gyroscopique faite de multiples variations (avec le bout de tissu, il forme comme le corps d’un nourrisson qu’il berce tout en continuant à tourner). C’est vraiment magnifique ! J’espère que les photos seront réussies... C’est très beau et sûrement plus intéressant de le voir ici dans cette fête populaire que lors d’un spectacle pour touristes au Khan El Khalili, par exemple. J’écris donc ces lignes en écoutant la musique. Un nouvel artiste met le feu en faisant chanter le public à tue-tête, puis une danseuse apparaît à son tour. Ah, Elisabeth, tu te rates quelque chose !
Ce n’est que mon premier soir et j’ai déjà l’impression d’être en Egypte depuis un long moment. L’ambiance s’échauffe, la darbouka cède la place à un espèce de bongo mêlé à quelques youyous. En fait, c’est toujours le même groupe qui joue en fond avec leurs superbes gallabieh et chèches blancs. Une fois le concert fini, la foule se rue vers un nouveau spectacle. Cette fois-ci, la scène est superbe et très bien éclairée, au pied d’une petite mosquée tout illuminée. Il y a des gradins avec des fauteuils, mais ils ne sont pas pris d’assaut, car la zique est très différente du groupe précédent : c’est du jazz ! Sax, basse, piano, batterie, on se croirait au Festival de Marciac ! Même pas une touche orientale... Un peu déçu, j’aurais préféré que les autres musiciens jouent plus longtemps. Cela dit, c’est pro et le son est nickel. C’est un petit retour en Occident avant de rentrer à l’hôtel...
6 pages pour aujourd’hui, il va falloir que j’écrive plus petit ou je n’aurai pas assez de cahiers. J’aurais dû en amener plus ! Superbe solo de basse... A ce propos, je vais quand même essayer d’envoyer un mail à Mu. J’ai bien appelé, mais elle n’était pas là. C’est dommage, mais France lui donnera de mes nouvelles !
Que de monde dans les rues en sortant de la Citadelle. J’ai discuté avec 2 policiers, dont un vieux qui m’a serré la main très amicalement après m’avoir donné le «vrai» prix du taxi, mon premier noir et blanc, en solo ! Il doit y en avoir des millions dans cette ville... Il y en a partout !
Bon, la douche froide ne l’était pas assez et une fois sec, il faut se réhabituer à la fournaise. Prochaine nuit à l’hôtel : ventilo ! Ce qui est sûr, c’est que demain, réveil à 6h pour aller aux pyramides de bonne heure ! Je repense à toutes ces images, tout ce que j’ai pu voir ou entendre en à peine 15 heures...
Les Egyptiens sont beaucoup plus cools que certains Maghrebins. J’ai pu prendre des photos du muezzin faisant l’appel à la prière au micro et l’entrée dans les salles pour les non musulmans ne pose aucun problème ! Il y a bien sûr beaucoup de sites religieux, mais très peu de femmes voilées de noir (à l’iranienne) avec plutôt un simple foulard, voir rien du tout (enfin, sur la tête !)
Je dois aller voir si je ne trouve pas les mêmes cahiers car je ne peux m’empêcher d’écrire !
Euh.. ca fait peut-être un peu long non ??

Après m'être délecté de quelques un de vos carnets, je vous livre le mien. Le texte ci-dessous a été écrit entièrement sur le vif, la tentation était grande de rajouter certains détails mais j'ai tenu à conserver le coté brut de la chose... (seul les fautes ont été corrigées, mais il doit en rester !!)
SAMEDI 18 AOUT 2001
Toujours beaucoup d’émotion à commencer un nouveau carnet. J’écris ces premières lignes de SHIPOL Airport d’Amsterdam, prêt à embarquer pour le vol KL553 AMSTERDAM - CAIRO. Cette fois ça y est, me voilà parti, j’ai encore du mal à réaliser pourtant. Ca fait drôle d’être tout seul ! Je repense aux adieux avec Mu tout à l’heure, à l’aéroport de Blagnac. Dur de la laisser seule pour 3 semaines... Enfin, elle sera avec moi tout au long de ce voyage...
Me voilà donc entouré d’Egyptiens, mais bien sûr, je ne suis pas le seul européen ! J’espère que mon passager sera plus bavard que celui de TLS - AMS (il n’y avait personne !!) C’est donc parti pour l’inconnu, même si je me suis pas mal préparé en surfant sur le ouèbe et en parcourant le Lonely Planet (LP). J’ai le plan du Caire en tête, ainsi que Louxor, mais rien à voir avec ce que je vais découvrir là-bas ! Le top, c’est quand même de savoir que demain soir, je vais au concert de Basem à la Citadelle. Quand j’y pense... Sympa de voir SHREK en V.O. dans l’avion... Mon voisin est un homme d’affaires égyptien qui voyage partout dans le monde, mais pas très bavard ! Ouf, me voilà prêt à me coucher, il est 2:36 (heure égyptienne). Mais avant, je tiens à dire 2 mots sur mon arrivée : à peine 1h30 que je suis au Caire et déjà un tas de choses à raconter !
Tout d’abord, dès le débarquement, je cherche d’autres routards pour partager un taxi, ce qui n’est pas évident car la plupart des touristes sont en voyage organisé. Je trouve finalement un couple de jeunes Ecossais qui ont réservé à Zamalek. Ok, le Minerva (mon hôtel...) est sur la route. Nous repoussons comme prévu les premiers rabatteurs, puis le couple accepte un chauffeur et le suit. Je lui demande combien il prend et il me dit : «Twenty !» Je suis surpris : «Tewenty pounds ?» Non, 20$ of course !
Un peu plus loin, on en trouve un autre. Je m’occupe de marchander en sortant le peu d’arabe que j’ai pour l’instant et on parvient finalement à 35 £E £E (Lire égyptienne). (1£E=2F (en 2001)) en bataillant ferme. En plus, le gars voulait nous faire croire que nos hôtels se trouvaient sur 2 chemins différents. Je lui montre alors, plan en tête et le LP à l’appui, que ce n’est pas vrai. Un autre gars acquiesce et me demande si je suis déjà venu en Egypte. Devant ma réponse négative, il me félicite et me dit : «You’re a clever man ! ». Peut-être pas, juste un peu averti... !
Bon, le taxi roule comme un taré, doublant à droite, passant les feux rouges, évitant de justesse une mobylette surchargée qui roule sans feux de position... Mais surtout, on échappe de peu à un accident : nous sommes coincés entre 2 voitures et on ne peut freiner à temps ! Le chauffeur sur notre droite fera les frais d’un rétro, et encore heureux que son bras ne dépassait pas de la fenêtre ! WELCOME TO CAIRO !! Pas de doute, on y est !
Le taxi me laisse à Talaat et je découvre l’hôtel Minerva fermé, pourtant il y a un gars à l’intérieur. Un autre vient me voir et me fait prendre conscience que le premier est en train de prier ! J’attends donc un peu... Finalement, la chambre n’est pas à 23£E, mais à 20£E avec le petit déjeuner.
C’est un hôtel assez délabré et j’hésite à m’engager dans l’ascenseur, impressionnant ! Enfin, m’y voilà... Je réalise qu’il n’y a ni ventilateur, ni clim’, bien sûr ! Donc, première nuit à la dure... En jetant un coup d’œil sur le guide, je me rends compte que les Ecossais sont descendus dans un vrai «palace», le Cairo Marriot, à 180$ la chambre et sans petit déj’ !!! Ca me fait bizarre, surtout venant de jeunes...
Mais je comprends pourquoi ils ne bataillaient pas trop pour les taxis ! Bon, allez, je vais quand même essayer de dormir malgré la chaleur. Demain, ça va être le choc, je le sens...
DIMANCHE 19 AOUT
Finalement, j’ai réussi à dormir. Après un bon breakfast, je me rends à la gare à pied. Le Caire a des airs de Bangkok : trafic énorme, pollution, brouhaha, quel souk ! Des taxis et des minibus partout, mais je trouve le truc pour traverser les routes en suivant de près les locaux. Effectivement, il ne faut pas traîner ! Les gens sont plutôt sympas quand je leur demande le chemin...
Je réserve le train pour Assouan, demain à 22h (1ère classe : 80 £E), puis je me rends en métro à l’Opéra House. Pour 1 £E, efficace ce métro et en plus, très clean ! A l’inverse de Paris où il y fait chaud et où c’est plutôt stressant, ici, c’est un sacré moment de calme et il y fait plus frais. C’est reposant ! Des gens en «costar-cravate» y côtoient d’autres en gallabieh (djellaba ) et chèche, récitant le Coran. Par contre, au retour, j’ai assisté à une engueulade sévère entre une femme et tout un wagon ! J’aurais bien aimé savoir ce qu’ils pouvaient se raconter...
Je demande des renseignements à l’Opera House sur le Festival de ce soir. Une première personne me répond avec beaucoup de mal dans un anglais approximatif, puis une jeune femme me demande si je parle français. La discussion s’engage : Hanaa, très sympa, me présente les différents groupes, puis je lui montre les mails de Basem. Elle m’apprend qu’ils ont effectivement joué, mais le 17 ! J’ai oublié de dire que j’ai appelé Basem à la gare, sur son mobile, et que je sais qu’il ne joue pas ce soir puisqu’il est à Alexandrie ! Tant pis, je ne le verrai pas... Mais bon, cette rencontre avec Hanaa est bien agréable. En plus, c’est génial, il y a le groupe «Tampura» de Port Saïd dont m’a parlé Amélie sur le Web. Excellent ! Merci Hanna pour ton hospitalité si naturelle...
Je serais bien resté un peu plus pour discuter, mais il y a tellement de choses à faire ! Le trajet à pied entre Midan Ataba et le Souk est assez éprouvant : rue plutôt crade avec des trottoirs archi défoncés, en fait, pratiquement entièrement recouverte par une voie rapide. Le seul avantage : moins de circulation en bas et un peu d’ombre ! Bien qu’Hanaa m’ait dit qu’il faisait plutôt bon aujourd’hui, moins chaud qu’il y a quelques jours... Est-ce possible ??
Enfin, me voilà dans le Souk. Il paraît assez aéré et beaucoup moins bondé que je le pensais, mais je ne suis pas allé dans les petites venelles... Je prends mon premier repas égyptien : falafels dans le pita, frites (froides !) et un légume rose inconnu, légèrement piquant, mais pas mauvais. Pour 3 £E, c’est honnête ! Les mosquées sont impressionnantes, mais avec toute cette pollution, je comprends pourquoi elles n’ont plus leurs zébrures rouge et blanc. On les devine pourtant sous la crasse...
Ca va être dur d’écrire même 10% de ce que je vois, entends, sens ! C’est vrai qu’une journée au Caire, c’est crevant, mais aussi très riche et j’ai plein de flashs dans la tête... Les gens sont réellement sympas, prêts à aider et me demandent d’où je viens. Ils sont aussi très aimables et polis. Les serveurs du café El Fishawy me félicitent pour le dessin et en échange, ils me font visiter une partie du lieu non ouverte aux touristes. For free !
«You’re welcome ! », j’ai dû l’entendre au moins 20 fois dans la journée et ce n’est pas si racoleur que ça ! Un exemple d’hospitalité : je suis dans une gargote face à la Citadelle. Ils ne parlent pas anglais, mais j’arrive à leur faire comprendre que je veux un poulet grillé. Ils me servent en plus une salade, que je ne peux bien sûr accepter (attention aux légumes). Je commande une bouteille d’eau et ils m’apportent une cannette de Sprite en plus, offerte ! Je suis le seul client pour l’instant (il est un peu tôt...) et à mon arrivée, le serveur a viré un gars qui dormait sur la table avec une couverture pour que je m’assoie ! Je demande également une serviette, mais il n’y en a pas ; ici, on se lave les mains avant et après le repas...
Décidément, il y a trop de trucs à dire ! Il y a plein d’hommes dans la rue en train de fumer la chicha. J’en ai même vu un fumer pendant que le coiffeur lui coupait les cheveux ! Beaucoup de policiers aussi avec des mitraillettes et ce n’est pas du plastique ! Paradoxalement, cette présence armée met un peu en confiance. La peur inconsciente des attentats, sans doute… Tous les gens sont très sympas et très rares sont ceux qui sont intéressés. Exemple : je veux acheter un «coke» dans un boui-boui. Gentiment, un gars l’achète pour moi pour m’indiquer le prix normal, 75 piastres. Il me montre ensuite le marché aux fruits et légumes... Authentique !
Les mosquées sont vraiment superbes. Je viens de quitter celle de Sultan Hassan que j’ai visitée tout seul, puisqu’elle était fermée, mais le bakchich ouvre toutes les portes.
Les Egyptiens se laissent facilement prendre en photo, c’est génial, mais il va falloir que je réduise le rythme, car j’en ai pris beaucoup aujourd’hui ! Ca y est, me voilà à la Citadelle pour le Festival. Je pensais que l’entrée était tout près du boui-boui, mais en fait, il m’a fallu faire le tour et j’ai les jambes en compote... En plus, je me suis fait la grimpette de 2 minarets en suivant et ça tue les jambes ! D’ailleurs, le second, j’ai négocié l’entrée de moitié, parce que les pyramides, il fallait vraiment être de bonne volonté pour les apercevoir... 30 secondes plus tard, le «fog» (peu naturel, pollution ?) les avait englouties !
Donc, avec ce détour, j’arrive à la fin du concert de Tampura, mais quelle ambiance ! Plusieurs chanteurs se succèdent, accompagnés de la darbuka et du tampura (sorte de harpe/oud). C’est dommage, je n’ai plus le temps de parler avec les musiciens, mais tout le monde chante et tape dans les mains, c’est génial ! J’arrive pourtant à discuter avec le leader du groupe, entre autre d’Amélie Hadbi de Port Saïd qu’il connaît, avant qu’il ne se fasse interviewé par la TV. A défaut d’avoir vu Basem jouer...
Le cadre est fantastique avec en toile de fond le Caire, les minarets et les silhouettes majestueuses des mosquées. Le vent est plutôt agréable. Il suffit de trouver le bon endroit pour se reposer de temps en temps et le Caire est tout à fait vivable, je pense être capable d’y rester plusieurs jours. Toutefois, un peu de «campagne» me fera également du bien, ainsi qu’une bonne douche de retour à l’hôtel ! Il n’y a pas de «bar Internet» dans le quartier islamique, donc Mu devra patienter un peu pour les news...
Le second groupe est bien aussi, mais l’ambiance est différente. Les gens sont sagement assis sur des chaises et j’ai interdiction de m’approcher de trop près pour la photo ! Alors que les musiciens de Tampura me laissaient voir les instruments pendant qu’ils jouaient... Enfin, c’est sympa quand même parce qu’il n’y a que des filles ! Une jeune au oud et à la voix, une au qanoun (cithare orientale), une au nay (flûte), une au tambourin et 3 violonistes. De belles voix sur de belles mélodies traditionnelles, mais c’est plus classique...
Donc, une ambiance très populaire avec pour décor la mosquée Mehemet-Ali, qui pour moi, n’arrive pas à la hauteur de ses cousines d’Istanbul ! Par contre, les minarets mamelouks me font plus d’effet, comme celui que j’observe en ce moment dont les décorations sont très bien mises en valeur par un éclairage judicieux. Tout à l’heure sur la terrasse, pour un peu, on aurait pu apercevoir les pyramides illuminées s’il n’y avait ce «fog» omniprésent ! Que c’est paisible de se retrouver là, comme auparavant dans le calme des mosquées. En fait, à l’heure de mes visites, beaucoup font la sieste au milieu des autres qui prient. J’ai même vu, alors que j’étais dans une salle de prière, un groupe d’hommes arriver en portant un cercueil... J’ai préféré sortir alors qu’il l’amenait près du Mihrab. Mais je reviens au Festival….
J’ai commencé un peu tard à croquer le minaret et entre temps, le concert s’est fini. Je me retrouve donc tout seul, mais un peu plus loin, j’entends de nouveau de la musique ; c’est reparti ! En fait, c’est une succession de différents groupes : au moins 4 rebab (violon), 5 darbouka, 2 flûtes. Je m’approche pour essayer de voir de près et le gars de la sono me fait signe d’aller carrément devant la scène pour la photo ! Je suis juste en-dessous d’un joueur de flûte faite avec des bambous (2 de presque 2m de long et 2 autres plus courts, un peu comme l’instrument de Sardaigne dont j’ai oublié le nom...). Une place de rêve pour assister au spectacle confortablement assis dans l’herbe...
D’autant qu’un Derviche tourneur apparaît soudain. Avec sa robe colorée et un autre morceau de vêtement, il exécute une sorte de danse gyroscopique faite de multiples variations (avec le bout de tissu, il forme comme le corps d’un nourrisson qu’il berce tout en continuant à tourner). C’est vraiment magnifique ! J’espère que les photos seront réussies... C’est très beau et sûrement plus intéressant de le voir ici dans cette fête populaire que lors d’un spectacle pour touristes au Khan El Khalili, par exemple. J’écris donc ces lignes en écoutant la musique. Un nouvel artiste met le feu en faisant chanter le public à tue-tête, puis une danseuse apparaît à son tour. Ah, Elisabeth, tu te rates quelque chose !
Ce n’est que mon premier soir et j’ai déjà l’impression d’être en Egypte depuis un long moment. L’ambiance s’échauffe, la darbouka cède la place à un espèce de bongo mêlé à quelques youyous. En fait, c’est toujours le même groupe qui joue en fond avec leurs superbes gallabieh et chèches blancs. Une fois le concert fini, la foule se rue vers un nouveau spectacle. Cette fois-ci, la scène est superbe et très bien éclairée, au pied d’une petite mosquée tout illuminée. Il y a des gradins avec des fauteuils, mais ils ne sont pas pris d’assaut, car la zique est très différente du groupe précédent : c’est du jazz ! Sax, basse, piano, batterie, on se croirait au Festival de Marciac ! Même pas une touche orientale... Un peu déçu, j’aurais préféré que les autres musiciens jouent plus longtemps. Cela dit, c’est pro et le son est nickel. C’est un petit retour en Occident avant de rentrer à l’hôtel...
6 pages pour aujourd’hui, il va falloir que j’écrive plus petit ou je n’aurai pas assez de cahiers. J’aurais dû en amener plus ! Superbe solo de basse... A ce propos, je vais quand même essayer d’envoyer un mail à Mu. J’ai bien appelé, mais elle n’était pas là. C’est dommage, mais France lui donnera de mes nouvelles !
Que de monde dans les rues en sortant de la Citadelle. J’ai discuté avec 2 policiers, dont un vieux qui m’a serré la main très amicalement après m’avoir donné le «vrai» prix du taxi, mon premier noir et blanc, en solo ! Il doit y en avoir des millions dans cette ville... Il y en a partout !
Bon, la douche froide ne l’était pas assez et une fois sec, il faut se réhabituer à la fournaise. Prochaine nuit à l’hôtel : ventilo ! Ce qui est sûr, c’est que demain, réveil à 6h pour aller aux pyramides de bonne heure ! Je repense à toutes ces images, tout ce que j’ai pu voir ou entendre en à peine 15 heures...
Les Egyptiens sont beaucoup plus cools que certains Maghrebins. J’ai pu prendre des photos du muezzin faisant l’appel à la prière au micro et l’entrée dans les salles pour les non musulmans ne pose aucun problème ! Il y a bien sûr beaucoup de sites religieux, mais très peu de femmes voilées de noir (à l’iranienne) avec plutôt un simple foulard, voir rien du tout (enfin, sur la tête !)
Je dois aller voir si je ne trouve pas les mêmes cahiers car je ne peux m’empêcher d’écrire !
Euh.. ca fait peut-être un peu long non ??

Carnet de voyage au sud du Maroc English translation pending
Bonjour,
Comme promis avant le départ, je vous livre ici mon carnet de voyage, en espérant qu'il vous plaira. J'y ajouterai des photos pour illustrer, car je trouve les carnets avec photos toujours beaucoup plus intéressants et agréables à lire.
Merci à tous ceux qui m'ont aidé dans la préparation de ce voyage qui fut vraiment une superbe expérience pour moi.
Pour ce break de Nouvel An Chinois, loin de l’Asie c’est au Maroc que je pars pour dix jours, à la découverte des beaux paysages du Sud du pays et aussi du désert.
Jour 1 : Départ et route jusqu'à Ait Ben Haddou par le Col de Tizi N Tichka
Lundi matin très tôt, je prends mon sac et rejoins mon covoiturage qui m’amènera directement à l’aéroport. Je trouve une très gentille jeune fille avec qui nous aurons une passionnante discussion qui me dépose devant le terminal sur la route de son travail. Il n’y a pas beaucoup de monde à l’aéroport et les formalités sont vite expédiées.
Le vol Swiss pour Marrakech est un peu en retard. C’est pas grave on est pas pressé. L’avion est plein à craquer, les hotesses ont été obligées de demander aux passagers avec les plus gros bagages à main de les poser en soute. Décollage au dessus des nuages, ils disparaitront un peu avant de passer le détroit de Gibraltar, superbe même depuis le ciel.
Nous arrivons en début d’après midi dans le terminal 2 de l’aéroport de Marrakech, magnifique bâtiment moderne. Première surprise, depuis le hublot, on est frappé par la proximité des montagnes enneigées, qui paraissent toutes proches de Marrakech. Superbe contraste, car la deuxième surprise c’est l’agréable température au soleil, une température digne d’un mois d’Avril - Mai en France.
Je récupère la voiture rapidement auprès de l’agent Hertz, une 208 quasiment neuve qui se révèle très agréable à conduire en plus d’être économe, parfaite pour le tour que j’ai prévu au Sud de l’Atlas.
Je branche mon GPS et sort non sans mal de Marrakech, il y a beaucoup de circulation et je n’avais pas compris qu’il fallait bien passer sous les murailles pour entrer dans la ville pour la traverser et non pas essayer de la contourner. Puis rapidement on arrive dans un paysage de montagne semi aride. La route est en très bon état. Je ne peux m’empêcher de m’arrêter de temps en temps pour prendre quelques photos du paysage grandiose.
On suit le cours d’eau qui serpente au fond de la vallée, on passe des petits villages.
Puis la montée du col débute lorsqu’un panneau annonçant une troisième voie de dépassement. C’est un boulevard pour grimper le plus haut col du Maroc à 2200m d’altitude, mais alors quel plaisir de grimper ces lacets sur une voie aussi large et dans un tel décor.
Arret au col de Tizi N Tchika pour se dégourdir les jambes.

La vue depuis le col est grandiose.
De nombreux revendeurs attendent les touristes pour leur vendre des « pierres ». Je ne suis pas sur qu’ils doivent en vendre beaucoup, néanmoins ils ont une technique de vente très rodée. Je discute un peu avec eux, vu l’heure il n’y aura plus beaucoup de clients potentiels aujourd’hui. Un ancien me demande si je peux le raccompagner chez lui, plus bas dans la vallée à Aguelmouss. Je suis quand même un peu sur la défensive, étant donné l’accumulation d’énormités sortie de la bouche de son copain depuis que je suis arrêté pour me vendre une fausse pierre brillante, voyant cela il me dit « je suis berbère, les berbères sont corrects », argument imparable non ? Allez en voiture ! En route, on discute de la France et du Maroc dans la voiture, il a plus de 70 ans et a eu 7 enfants avec sa femme, qui l’attend à la maison, je le dépose chez lui. Il me propose de prendre le thé, je refuse poliment, le soleil est déjà bien bas et j’ai encore de la route. La vue depuis son village est splendide les roches sont rougeoyantes.
La descente vers Ouarzazate se fait dans un paysage de moins en moins montagnard, on suit une vallée ou les abords de la rivière sont cultivés, avec des petits villages en bordure de route.
Enfin, on arrive dans une zone désertique où l’on trouve des formes minérales extraordinaires, des monticules de terre couleur pastel, et pas un arbre. Les couleurs ressortent bien avec la lumière de fin de journée. On aurait envie de s’arrêter et explorer à pied toute cette zone, je me contenterai de les contempler depuis la voiture.
Mais je veux arriver avant la nuit à ma destination du jour, Ait Benhaddou.
A suivre...
Comme promis avant le départ, je vous livre ici mon carnet de voyage, en espérant qu'il vous plaira. J'y ajouterai des photos pour illustrer, car je trouve les carnets avec photos toujours beaucoup plus intéressants et agréables à lire.
Merci à tous ceux qui m'ont aidé dans la préparation de ce voyage qui fut vraiment une superbe expérience pour moi.

Pour ce break de Nouvel An Chinois, loin de l’Asie c’est au Maroc que je pars pour dix jours, à la découverte des beaux paysages du Sud du pays et aussi du désert.
Jour 1 : Départ et route jusqu'à Ait Ben Haddou par le Col de Tizi N Tichka
Lundi matin très tôt, je prends mon sac et rejoins mon covoiturage qui m’amènera directement à l’aéroport. Je trouve une très gentille jeune fille avec qui nous aurons une passionnante discussion qui me dépose devant le terminal sur la route de son travail. Il n’y a pas beaucoup de monde à l’aéroport et les formalités sont vite expédiées.
Le vol Swiss pour Marrakech est un peu en retard. C’est pas grave on est pas pressé. L’avion est plein à craquer, les hotesses ont été obligées de demander aux passagers avec les plus gros bagages à main de les poser en soute. Décollage au dessus des nuages, ils disparaitront un peu avant de passer le détroit de Gibraltar, superbe même depuis le ciel.
Nous arrivons en début d’après midi dans le terminal 2 de l’aéroport de Marrakech, magnifique bâtiment moderne. Première surprise, depuis le hublot, on est frappé par la proximité des montagnes enneigées, qui paraissent toutes proches de Marrakech. Superbe contraste, car la deuxième surprise c’est l’agréable température au soleil, une température digne d’un mois d’Avril - Mai en France.
Je récupère la voiture rapidement auprès de l’agent Hertz, une 208 quasiment neuve qui se révèle très agréable à conduire en plus d’être économe, parfaite pour le tour que j’ai prévu au Sud de l’Atlas.
Je branche mon GPS et sort non sans mal de Marrakech, il y a beaucoup de circulation et je n’avais pas compris qu’il fallait bien passer sous les murailles pour entrer dans la ville pour la traverser et non pas essayer de la contourner. Puis rapidement on arrive dans un paysage de montagne semi aride. La route est en très bon état. Je ne peux m’empêcher de m’arrêter de temps en temps pour prendre quelques photos du paysage grandiose.
On suit le cours d’eau qui serpente au fond de la vallée, on passe des petits villages.
Puis la montée du col débute lorsqu’un panneau annonçant une troisième voie de dépassement. C’est un boulevard pour grimper le plus haut col du Maroc à 2200m d’altitude, mais alors quel plaisir de grimper ces lacets sur une voie aussi large et dans un tel décor.
Arret au col de Tizi N Tchika pour se dégourdir les jambes.
La vue depuis le col est grandiose.

De nombreux revendeurs attendent les touristes pour leur vendre des « pierres ». Je ne suis pas sur qu’ils doivent en vendre beaucoup, néanmoins ils ont une technique de vente très rodée. Je discute un peu avec eux, vu l’heure il n’y aura plus beaucoup de clients potentiels aujourd’hui. Un ancien me demande si je peux le raccompagner chez lui, plus bas dans la vallée à Aguelmouss. Je suis quand même un peu sur la défensive, étant donné l’accumulation d’énormités sortie de la bouche de son copain depuis que je suis arrêté pour me vendre une fausse pierre brillante, voyant cela il me dit « je suis berbère, les berbères sont corrects », argument imparable non ? Allez en voiture ! En route, on discute de la France et du Maroc dans la voiture, il a plus de 70 ans et a eu 7 enfants avec sa femme, qui l’attend à la maison, je le dépose chez lui. Il me propose de prendre le thé, je refuse poliment, le soleil est déjà bien bas et j’ai encore de la route. La vue depuis son village est splendide les roches sont rougeoyantes.
La descente vers Ouarzazate se fait dans un paysage de moins en moins montagnard, on suit une vallée ou les abords de la rivière sont cultivés, avec des petits villages en bordure de route.
Enfin, on arrive dans une zone désertique où l’on trouve des formes minérales extraordinaires, des monticules de terre couleur pastel, et pas un arbre. Les couleurs ressortent bien avec la lumière de fin de journée. On aurait envie de s’arrêter et explorer à pied toute cette zone, je me contenterai de les contempler depuis la voiture.
Mais je veux arriver avant la nuit à ma destination du jour, Ait Benhaddou.
A suivre...
Toutes nos pensées vers les passagers du Costa Fascinosa et du MSC Splendida English translation pending
Triste nouvelle au musée du Bardo aujourd'hui.
Toutes mes pensées et mon soutien aux groupes du Costa Fascinosa et du MSC Splendida 🙁 Message de Costa sur Facebook
Costa Croisières surveille de près la situation à Tunis après l'attaque de ce jour, rapportée par les médias. Aujourd'hui, le Costa Fascinosa est amarré à Tunis dans le cadre de son itinéraire de croisière de 7 jours en Méditerranée occidentale. Au cours de cette escale prévue à Tunis aujourd'hui, des passagers du Costa Fascinosa faisaient une visite de la ville. La compagnie est en contact étroit avec le ministère italien des Affaires étrangères, les autorités locales, le capitaine du Costa Fascinosa et l'agent portuaire local pour évaluer la situation et son évolution, et collecter des informations supplémentaires. Pour plus d'informations, contactez le 0805 05 99 88
Toutes mes pensées et mon soutien aux groupes du Costa Fascinosa et du MSC Splendida 🙁 Message de Costa sur Facebook
Costa Croisières surveille de près la situation à Tunis après l'attaque de ce jour, rapportée par les médias. Aujourd'hui, le Costa Fascinosa est amarré à Tunis dans le cadre de son itinéraire de croisière de 7 jours en Méditerranée occidentale. Au cours de cette escale prévue à Tunis aujourd'hui, des passagers du Costa Fascinosa faisaient une visite de la ville. La compagnie est en contact étroit avec le ministère italien des Affaires étrangères, les autorités locales, le capitaine du Costa Fascinosa et l'agent portuaire local pour évaluer la situation et son évolution, et collecter des informations supplémentaires. Pour plus d'informations, contactez le 0805 05 99 88
La chienne de mai English translation pending
... Il y a dix ans déjà !!!
Les "anciens" de VF connaissent déjà... Je reprends sous ce pseudo quelques vieux textes écrits sous un autre pseudo que je ferai supprimer quand j'aurai fini les transferts.
Au commencement était la pluie.
Une pluie fine et insidieuse, de celles qui tombent en continu, pénètrent et mouillent en profondeur. Une pluie saine et bienfaisante, de celles qui gonflent le grain en cours de maturation. Une pluie salubre pour les cultures sur les pentes non irrigables. Une pluie, de celles qui procurent la joie, qui permet de rêver enfin à une récolte exceptionnelle.
Une pluie qui provoque la moue du touriste conditionné, celui qui a oublié rapidement que le pays traversé prend parfois un autre visage que celui des images bien léchées des catalogues papier glacé.
Puis s'établit l’alternance. Au firmament se disputèrent pluie, giboulées, soleil et vent. La grêle s’en mêla un soir. En deux heures et demi non-stop, sur tout le cirque de Mourik, les billes blanches projetées des nues ruinèrent l’espoir d’une bonne récolte chez les habitants du secteur.
Le froid se mit de la partie. La neige fit son apparition. Cimes et falaises en furent couvertes rendant les parcours dangereux. Un troupeau rentra seul un soir. Chute fatale pour le jeune berger, son corps fut trouvé le lendemain.
Les hauts-plateaux ne furent pas en reste. Beaucoup de bêtes y périrent. Les coups de froid ne pardonnent pas chez une brebis déjà tondue. Deux français eurent plus de chance. Ils ne passèrent que deux nuits dans leur 4x4 embourbé avant d’entendre l’hélicoptère et d’abandonner le véhicule.
Après quelques jours d’accalmie on crut le temps stabilisé. Sans quitter les visages des uns, la satisfaction gagna ceux des autres.
Mais le répit fût de courte durée, provoquant le dépit chez certains, laissant les autres impassibles. Le ciel redevint pâte sombre, lourde et menaçante. Un jour la pluie se fît rageuse. Il était vain pour la terre de vouloir tout absorber. L’eau dévalait de partout, faisant monter l’assif melloul et l’inquiétude des habitants. Chaque brèche, entaille, sillon, ravin qui descend de la montagne, se transformait en affluent impétueux, comme autant d’entonnoirs déversant eau, boue et rochers.
Il ne manquait que les orages. Ils éclatèrent sur les plateaux, là où ils sont le plus à craindre, entre Imilchil et la vallée, en amont de la rivière. Depuis longtemps déjà, la paisible avait perdu son calme et oublié sa pureté. Les orages conclurent le travail. La crue de celle qui n’avait déjà plus de rivière blanche que le nom toucha son paroxysme. Les flots torrentueux, ocres et boueux. noyaient les cultures, emportaient les ponts traditionnels et les animaux se risquant à sa traversée, isolaient hameaux et pâturages avant de s’engouffrer dans les gorges.
La «chienne de mai», le pendant berbère de nos «saints de glace» a mordu cette année jusqu’aux derniers jours du mois.
…/…
La pluie qui tombait encore tantôt a lavé l’atmosphère et purifié la lumière. Les derniers nuages survolent encore le lac. Ils jouent avec le soleil et se métamorphosent. Parfois semblables à des génies ventrus, tantôt paysages éphémères, animaux de légendes, silhouettes précaires qui vont, viennent… et l’ogre là-bas qui dévore son voisin, et ces deux là qui font l’amour… ils s’appellent Nimbus, Cumulus ou Cumulo-Nimbus, peu m’importe. Pour moi à cet l’instant c’est juste des nuages.
Il y a quelque chose de doux et de triste, mêlés dans cette fin de séjour atlastique :
La douceur de la lumière et l’ambiance sur les rives de ce lac gonflé des mêmes eaux qui causèrent le désastre tout là-bas en amont. La tristesse au souvenir de la détresse muette de mes amis restés dans leur monde estropié par ce printemps féroce.
Ce monde fascinant et rigoureux, souvent cruel, où ses habitants payent cher le désir de rester eux mêmes :Hommes libres, Imazighen, comme ils ont plaisir à se nommer. Ils ont choisi la liberté dans la résignation, la soumission à la nature, au ciel et …parfois à Dieu. Des vallées jusqu’aux sommets, des pâturages à la moisson, de l’exil à l’asile, d’une tribu à l’autre, Imazighen toujours, ils sont encore sur les pentes dans leurs maisons fortifiées, ils sont encore sur les plateaux sous leurs tentes ou en bergeries, ou survivent dans les falaises avec quelques têtes de bétail. Imazighen ils étaient, Imazighen ils veulent rester… Y parviendront-ils ? Et surtout à quel prix ? Et à nos yeux d’européens souvent l’incompréhension. Comment appréhender l’autre, qui regarde en riant, l’orage et la crue dévaster la récolte en même temps que la mort passer à la sauvette? Saurait-il mieux que nous qu’il n’a rien à faire ? sinon quelques prières… et repartir aux champs mesurer les ravages et estimer la perte… La souffrance est silencieuse, en rire … un exutoire... Tout cela était écrit : Mektoub. L’année prochaine, Inch Allah, la récolte sera meilleure…
Ouaouizerth, juin 2004.
Les "anciens" de VF connaissent déjà... Je reprends sous ce pseudo quelques vieux textes écrits sous un autre pseudo que je ferai supprimer quand j'aurai fini les transferts.
Au commencement était la pluie.
Une pluie fine et insidieuse, de celles qui tombent en continu, pénètrent et mouillent en profondeur. Une pluie saine et bienfaisante, de celles qui gonflent le grain en cours de maturation. Une pluie salubre pour les cultures sur les pentes non irrigables. Une pluie, de celles qui procurent la joie, qui permet de rêver enfin à une récolte exceptionnelle.
Une pluie qui provoque la moue du touriste conditionné, celui qui a oublié rapidement que le pays traversé prend parfois un autre visage que celui des images bien léchées des catalogues papier glacé.
Puis s'établit l’alternance. Au firmament se disputèrent pluie, giboulées, soleil et vent. La grêle s’en mêla un soir. En deux heures et demi non-stop, sur tout le cirque de Mourik, les billes blanches projetées des nues ruinèrent l’espoir d’une bonne récolte chez les habitants du secteur.
Le froid se mit de la partie. La neige fit son apparition. Cimes et falaises en furent couvertes rendant les parcours dangereux. Un troupeau rentra seul un soir. Chute fatale pour le jeune berger, son corps fut trouvé le lendemain.
Les hauts-plateaux ne furent pas en reste. Beaucoup de bêtes y périrent. Les coups de froid ne pardonnent pas chez une brebis déjà tondue. Deux français eurent plus de chance. Ils ne passèrent que deux nuits dans leur 4x4 embourbé avant d’entendre l’hélicoptère et d’abandonner le véhicule.
Après quelques jours d’accalmie on crut le temps stabilisé. Sans quitter les visages des uns, la satisfaction gagna ceux des autres.
Mais le répit fût de courte durée, provoquant le dépit chez certains, laissant les autres impassibles. Le ciel redevint pâte sombre, lourde et menaçante. Un jour la pluie se fît rageuse. Il était vain pour la terre de vouloir tout absorber. L’eau dévalait de partout, faisant monter l’assif melloul et l’inquiétude des habitants. Chaque brèche, entaille, sillon, ravin qui descend de la montagne, se transformait en affluent impétueux, comme autant d’entonnoirs déversant eau, boue et rochers.
Il ne manquait que les orages. Ils éclatèrent sur les plateaux, là où ils sont le plus à craindre, entre Imilchil et la vallée, en amont de la rivière. Depuis longtemps déjà, la paisible avait perdu son calme et oublié sa pureté. Les orages conclurent le travail. La crue de celle qui n’avait déjà plus de rivière blanche que le nom toucha son paroxysme. Les flots torrentueux, ocres et boueux. noyaient les cultures, emportaient les ponts traditionnels et les animaux se risquant à sa traversée, isolaient hameaux et pâturages avant de s’engouffrer dans les gorges.
La «chienne de mai», le pendant berbère de nos «saints de glace» a mordu cette année jusqu’aux derniers jours du mois.
…/…
La pluie qui tombait encore tantôt a lavé l’atmosphère et purifié la lumière. Les derniers nuages survolent encore le lac. Ils jouent avec le soleil et se métamorphosent. Parfois semblables à des génies ventrus, tantôt paysages éphémères, animaux de légendes, silhouettes précaires qui vont, viennent… et l’ogre là-bas qui dévore son voisin, et ces deux là qui font l’amour… ils s’appellent Nimbus, Cumulus ou Cumulo-Nimbus, peu m’importe. Pour moi à cet l’instant c’est juste des nuages.
Il y a quelque chose de doux et de triste, mêlés dans cette fin de séjour atlastique :
La douceur de la lumière et l’ambiance sur les rives de ce lac gonflé des mêmes eaux qui causèrent le désastre tout là-bas en amont. La tristesse au souvenir de la détresse muette de mes amis restés dans leur monde estropié par ce printemps féroce.
Ce monde fascinant et rigoureux, souvent cruel, où ses habitants payent cher le désir de rester eux mêmes :Hommes libres, Imazighen, comme ils ont plaisir à se nommer. Ils ont choisi la liberté dans la résignation, la soumission à la nature, au ciel et …parfois à Dieu. Des vallées jusqu’aux sommets, des pâturages à la moisson, de l’exil à l’asile, d’une tribu à l’autre, Imazighen toujours, ils sont encore sur les pentes dans leurs maisons fortifiées, ils sont encore sur les plateaux sous leurs tentes ou en bergeries, ou survivent dans les falaises avec quelques têtes de bétail. Imazighen ils étaient, Imazighen ils veulent rester… Y parviendront-ils ? Et surtout à quel prix ? Et à nos yeux d’européens souvent l’incompréhension. Comment appréhender l’autre, qui regarde en riant, l’orage et la crue dévaster la récolte en même temps que la mort passer à la sauvette? Saurait-il mieux que nous qu’il n’a rien à faire ? sinon quelques prières… et repartir aux champs mesurer les ravages et estimer la perte… La souffrance est silencieuse, en rire … un exutoire... Tout cela était écrit : Mektoub. L’année prochaine, Inch Allah, la récolte sera meilleure…
Ouaouizerth, juin 2004.
Croisière aux Antilles sur le MSC Musica, février 2015 English translation pending
bonjour
je vais faire une croisière sur le MSC MUSICA aux Antilles en février 2015
parle t'on français sur le bateau
et moi je ne parle que français est- ce un probleme pour le bateau et les escursions
Discussion autour du concours de mai: "Alignements" English translation pending
Bonjour à tous 😎
Le thème de ce mois de mai est « Alignements ».
On peut débattre, questionner et partager ici nos commentaires autour du sujet 😉 On peut discuter photo 😇 On peut poster ses "rebuts" 😛
Pour participer au concours, c'est ici Pour le diaporama, c’est là
Le thème de ce mois de mai est « Alignements ».
On peut débattre, questionner et partager ici nos commentaires autour du sujet 😉 On peut discuter photo 😇 On peut poster ses "rebuts" 😛
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Retour de croisière sur le Préziosa 20/27 juillet 2013 English translation pending
Je viens d'effectuer ma première croisière et le retour sur terre est bien difficile! Partie avec ma fille de 18 ans sur le superbe Preziosa. Nous sommes arrivées à Marseille le jeudi afin de découvrir cette ville que nous ne connaissions pas. Quelle lumière sur le Vieux port ...magnifique! Samedi, toujours peur d'être en retard, nous arrivons au port vers 10h, la voiture est garée aux pieds du bateau. Un gars sympa nous prend immédiatement nos bagages, puis direction le premier étage afin de nous rafraîchir. Nous avons le ticket n° 1 pour l'enregistrement. A 11h20 clic la photo pour la carte et nous montons déjà à bord ... elle est pas belle la vie?
Avec ses dimensions à donner le tournis, le Preziosa laisse coi les premiers passagers. A peine le pied posé sur l'épaisse moquette du hall de réception, on ne touche plus terre. Evidé sur 5 ponts avec ses lustres en cascade, ses ascenseurs panoramiques et ses escaliers de verre constellés de milliers de strass Swarovski, c'est "wahoo"; Bye bye les soucis de la vraie vie! Les décorateurs affichent un goût immodéré pour les matières nobles, l'artisanat d'art et les finitions parfaites. Marbres, tissus châtoyants, stucs, laiton, mosaïques de Ravenne ...
Un MSC man nous conduit à notre cabine. Chaque pont porte le nom d'une pierre précieuse. Nous sommes au 11 pont Giada ( Jade). Le cabinier souriant vient se présenter. Côté déco, tout s'apaise. Les espaces privés, traités avec une relative sobriété, offrent un super confort et un repos visuel indispensable.
La literie est de grande qualité, les draps super doux. Nous avons divers produits de bains, 2 peignoirs, un sèche-cheveux fixe dans le tiroir ainsi qu'un nécessaire à couture. Mesdames si votre robe de soirée préférée arrive froissée, cela vous coûtera 4,90 € de pressing. La penderie est correcte mais les tiroirs profonds sont peu larges ce qui oblige à replier le linge. Une télé, un mini bar, un coffre-fort, un canapé, un plan détaillé du Preziosa ... il ne manque rien. Le balcon nous permettra un contact direct avec les éléments, le vent, le bruit de la mer, le cri des mouettes .. Nous montons nous restaurer au buffet Inca & Maya ... je n'aime pas l'effervescence qui y règne, l'absence de sens de circulation autour des buffets et îlots, les plateaux gargantuesques de personnes semblant affamées, le bruit ... bref nous y revendrons que pour un goûter après escales et 2 petits déjeuners.
Un MSC man nous conduit à notre cabine. Chaque pont porte le nom d'une pierre précieuse. Nous sommes au 11 pont Giada ( Jade). Le cabinier souriant vient se présenter. Côté déco, tout s'apaise. Les espaces privés, traités avec une relative sobriété, offrent un super confort et un repos visuel indispensable.
La literie est de grande qualité, les draps super doux. Nous avons divers produits de bains, 2 peignoirs, un sèche-cheveux fixe dans le tiroir ainsi qu'un nécessaire à couture. Mesdames si votre robe de soirée préférée arrive froissée, cela vous coûtera 4,90 € de pressing. La penderie est correcte mais les tiroirs profonds sont peu larges ce qui oblige à replier le linge. Une télé, un mini bar, un coffre-fort, un canapé, un plan détaillé du Preziosa ... il ne manque rien. Le balcon nous permettra un contact direct avec les éléments, le vent, le bruit de la mer, le cri des mouettes .. Nous montons nous restaurer au buffet Inca & Maya ... je n'aime pas l'effervescence qui y règne, l'absence de sens de circulation autour des buffets et îlots, les plateaux gargantuesques de personnes semblant affamées, le bruit ... bref nous y revendrons que pour un goûter après escales et 2 petits déjeuners.
Maroc: Anti-Atlas , mai 2013 English translation pending

Bonjour à tous, Voici le petit carnet tout chaud de notre dernier voyage au Maroc, bonne lecture! Marie
Le récit en images en cliquant ici
Texte seul:
Maroc 2013
2013...Météo désastreuse en ce printemps européen... Le plan A était une descente de la Loire en canoë : pluie, débit+++ Activation du plan B : rando-bivouac avec le chien dans les Alpes Maritimes, encore trop de neige ! Pas de plan C... Je croise les prévisions météo pas trop moches avec les prix des vols pas trop chers pour pas trop loin... 5 jours avant le début de notre petite semaine de vacances, c'est décidé, on retourne au Maroc, cette fois dans le sud que nous ne connaissons pas du tout ! Quelques clics sur voyage-forum (merci à tous et en particulier à Lacalo, Larazou, Songhai 73, Trostang et Viléna) m'aident à définir les grandes lignes du voyage. Quelques clics encore pour la location de voiture et les hébergements, et voilà, le jour du départ est déjà là !
Dimanche 19 mai Après des formalités douanières vraiment laborieuses, nous prenons possession de notre voiture louée au dernier moment chez Rayhane Cars : une 206 avec clim de 90000 km qui nous donnera entière satisfaction. Nous quittons Agadir en fin de matinée, direction Tafraoute par la très belle route de Ait-Baha. Je m'émerveille de me trouver si vite dépaysée à quelques heures de vols de la France : arganiers, tentes berbères, chèvres voraces... Les rivières sont déjà à sec mais il y a tout de même un peu d'eau... Ça fait plaisir à voir ! Premiers villages abandonnés, presque toujours construits sur les hauteurs, menaces ennemies obligent... La Kasbah de Tizourgane a une classe folle ! Nous espérons pouvoir y jeter un œil mais hélas elle est fermée... Nous progressons toujours plus au sud et les paysages deviennent franchement désertiques. Après avoir rapidement déposé les bagages chez Mohamed (Iskki Asnfou) et convenu du repas du soir, nous filons au sud de Tafraoute vers les gorges de Aït-Mansour (30 km environ de Tafraoute). Après une portion de désert franchement austère la végétation réapparaît d'abord sous forme de lauriers roses qui tapissent le fond du lit de la rivière à sec, puis il s'agit d'une véritable oasis qui se prolonge sur plusieurs km. Elle est parsemée de quelques villages en voie d'abandon... Les montagnes enserrant l'oasis sont très graphiques ! On continue un peu vers Timkyet, quelle géologie étonnante ! Une piste permet ensuite de rejoindre Tafraoute mais nous ne connaissons pas son état et nous préférons repasser par les très jolies gorges. On tente une petite randonnée le long du lit de la rivière mais la végétation très dense nous fait rapidement rebrousser chemin. Nous ne pensions pas rencontrer ici des pêcheurs ! Nous quittons la vallée et les derniers lauriers roses. En route vers les rochers colorés (7 km au sud de Tafraoute), l'œuvre controversée d'un artiste belge, Jean Vérame. 19 tonnes de peinture ont été utilisées pour peindre de gros blocs de granit en pleine nature. J'adore ! Pour une fois que les touches colorées rencontrées dans la nature ne sont pas des sacs en plastique voletant au gré du vent ! L'idée est géniale. Malheureusement la peinture de 1985 s'étant dissoute sous l'effet des intempéries, une nouvelle couche a été passée et il y a des coulures et dégoulinures un peu partout... Mébon, on a adoré tout de même ! L’œil est d'abord attiré par 2 dents rose et verte... et de fil en aiguille on se laisse conduire vers des amas multicolores sur lesquels il est très amusant de grimper et de chaque sommet on fait de nouvelles découvertes ! Super ludique donc ! En plus on a la chance d'avoir un beau ciel de cirrus ! On a même aperçu 2 ou 3 gazelles qui s'esquivaient au loin. Enchantés par cette première journée de voyage et bien crevés (lever à 4h ce matin) nous regagnons nos pénates à Iskki Asnfou : le tajine est délicieux et nous fait oublier la rusticité de la chambre et de la SDB (évacuation de la douche bouchée et 5l d'eau chaude à tout casser) Le fond de l'air est trop frais pour profiter de la terrasse, dommage... Au lit !
Lundi 20 mai
Requinqués par une bonne nuit de sommeil et un bon petit-déjeuner, nous partons pour Tagdicht, point de départ de la rando vers le Djebel Lekst, plus haut sommet du coin (environ 2359 m) Manque de préparation sur ce coup-là : je me suis carrément trompée de montagne ! Mohamed nous avait pourtant bien donné les coordonnées de Belaïd, guide à Tagdicht (0661656285) mais ceux qui nous connaissent savent qu'on préfère être seuls... Les habitants (en fait surtout les habitantes revenant des champs...) du village haut perché dans la montagne nous ont pourtant mis sur la bonne voie mais arrivés à la fin du sentier menant aux terrasses, impossible de trouver une issue ! Bref, demi-tour vers « ma » montagne (carrément de l'autre côté de la vallée, je me suis fiée à une photo du Djebel Lekst mal placée sur Google Earth où j'ai cru voir des bouts de sentiers correspondant en fait à des terrasses abandonnées...) On a tout de même passé une bonne journée à découvrir ce milieu montagnard, les terrasses aujourd'hui laissées à l'abandon qui grimpaient jusqu'à l'aplomb des falaises, la flore colorée du printemps, un trou mystérieux dont le fond était humide (mais pas d'eau), d'anciens sentiers plus guère fréquentés. Avant de quitter le village nous prenons le temps d'arpenter les terrasses encore cultivées et juste récoltées. Puis nous reprenons la route/piste qui domine la vallée des Ameln. Elle est praticable avec une voiture non 4X4 en prenant son temps. En fin de journée les falaises d'Oumeznat prennent tout leur relief ! Beau vieux mur redevenant poussière... Les arganiers parsèment la plaine. C'est étonnant de voir de si beaux arbres alors qu'ici il pleut très peu (cette année, 1 seul jour de pluie en mars) Avant de retourner à notre maison d'hôtes, nous allons boire un thé à la menthe à la Maison Traditionnelle d'Oumesnat où nous aurions aimé dormir mais qui recevait ce jour-là un groupe de 14 personnes... L'endroit est très agréable...une autre fois, inchallah ! Ali après avoir transporté à dos de mulet les bagages des 14 personnes (les voitures restent garées à qq centaines de mètres) nous fait visiter la maison de ses ancêtres, restaurée avec amour et patience. Il nous explique pourquoi tant de maisons se transforment en ruines. Exode rural, problèmes de successions et d'indivision, architecture et matériaux nécessitant une remise en état immédiate en cas de fissure apparaissant après une pluie sous peine d'infiltration et de dégradation très rapide. Aujourd'hui quand on a un peu de moyens, on préfère le béton et les portes en fer, c'est « moderne » Ils ne sont que quelques-uns à essayer de sauvegarder cette architecture bien mieux adaptée aux températures extrêmes : 50°C en été et quelques degrés parfois au-dessus de zéro en hiver. Au RDC, les animaux rentrés uniquement durant l'hiver. Au centre du 1er étage la cuisine qui réchauffe la maison. A la périphérie de celle-ci les chambres. Au-dessus une terrasse où l'on dort en été. Simple et efficace ! Après un couscous basique (surtout comparé au tajine de la veille), et une intéressante discussion à propos de l'école au Maroc (pas sûre d'avoir tout bien compris mais en gros école coranique gratuite ou école « normale » privée et payante, du moins pour les plus jeunes enfants) nous souhaitons bonne nuit à Mohamed, son épouse et leur fils de 3 ans, qui devrait rester « unique » vu ces difficultés.
Mardi 21 mai Avant de reprendre la route, Mohamed nous accompagne pour faire le tour du village. Quelques nuages restent accrochés dans la montagne mais le soleil aura tôt fait de les dissoudre. Ici aussi le village est quasi abandonné, seules quelques maisons sont encore habitées et +/- entretenues. Le nouveau village (en béton ou agglos) est souvent bâti un peu plus loin, à proximité des petits champs ou terrasses. En route pour le NE et Taliouine, sur les contreforts du Djebel Siroua ! A quelques km de Tafraoute, nous faisons un petit détour vers le village de Titeki. Chaque village possède une ou plusieurs aires de battage. Quand nous sommes arrivés il y a 2 jours, c'était LE jour du passage de la batteuse à moteur. Il y en a une pour tous les villages de la vallée. Nous abandonnons la voiture pour grimper jusqu'à l'agadir, malheureusement fermé. Nous avons encore de la route et pas le temps d'en chercher le gardien. Celui-ci aussi a de la gueule ! La route R106 vers Taliouine via Imghern est un désert de roches striées (à voir sur google earth, c'est étonnant!) Seuls les fonds de vallon abritent encore quelques arbres, rescapés de la sécheresse ou du surpâturage ? Ici les meules de paille sont en forme de macarons et non de meringues comme dans la région de Tafraoute. Comme ailleurs, les villages sont souvent juchés sur des escarpements afin de bien surveiller la plaine qui poudroie d'où l'ennemi viendra... On est en pleine récolte et tout se fait à la main... Pas si mal la vie de chien...ça fatigue de voir tous ces humains toutes ces femmes bosser.
La route descend ensuite dans un canyon égayé de terrasses fluorescentes. Pas moyen par la route de s'approcher de Devil's Tower, dommage... Tiens, ici, c'est justement le jour de la batteuse... Puis nous traversons une vaste plaine balisée en son milieu par un puits style Bagdad's Café. Fred en tire un seau d'eau fraîche : c'est du sport, l'eau est à une vingtaine de mètres sous la surface ! Pas mal de tentes berbères par ici aussi. Tiens pas de doute, nous approchons d'une grosse agglomération... C'est Taliouine que nous traversons intégralement avant d'arriver à notre étape pour 2 nuits : Escale Rando tenue par un couple franco-marocain. La maison d'hôte terminée depuis 3 ans (après 2 ans de travaux) était la maison des grands-parents de Omar : c'est une réussite ! Elle a été rénovée avec goût (en particulier le jardin) et est adossée à une vieille kasbah qu'Omar essaie tant bien que mal de sauver de la ruine. Un vrai décor de cinéma ! Un charme fou ! Un accueil simple et cordial et une bonne cuisine. Et 2 petits garçons trop mignons, bravo Omar et Aude ! Après un petit thé à la menthe du jardin, nous repartons sur la très belle route d'Askaoun( au N de Taliouine) La route s'élève au-dessus de la vallée de Taliouine...tiens, étonnante cette oasis haut-perchée ?! Ça nous fait un bien fou de voir toutes ces vertes terrasses au milieu de montagnes si arides. Quel travail ! Pas mal de ruches par ici, surveillées de près par un gardien qui dort sur place. Chaque village possède ses terrasses. Au loin le Djebel Siroua. Tout ce vert est bien reposant pour l’œil ! Après Askaoun, c'est de la piste pour 4X4, nous faisons donc demi-tour, et replongeons vers le désert. La kasbah est immanquable ! Très bon dîner préparé par Omar et hop au lit !
Mercredi 22 mai Au programme du jour, les gorges de Tisslit situées au NE de Taliouine. Après un petit tour autour de la Kasbah du Glaouï (à laquelle est adossée l'auberge de Escale-Rando) où nous découvrons d'étranges signes (berbères?) sur les vieilles maisons +/- ruinées, nous partons sur la N10 vers l'est et après une vingtaine de km tournons à Tinfat vers le nord. On se gare à Souk Assaïs et ça tombe bien c'est mercredi, le jour du souk ! Il y a du monde sur le parking ! Il reste 3 km jusqu'au village de Tisslit qui surplombe les gorges. Les sentiers sont assez fréquentés, tout le monde va au souk où en revient +/- chargé. 3 femmes rentrent des champs sur un sentier qui doit croiser notre chemin. Nous les voyons poser leurs fardeaux et attendre. Habitués aux femmes de la région de Tafraoute dont certaines en nous croisant nous tournaient carrément le dos pour ne pas qu'on les regarde, nous sommes vraiment surpris qd arrivés à leur hauteur, elles nous emboîtent le pas. La plus jeune porte une radio qui chante à tue-tête ! La plus âgée est assez discrète mais la 3ème est très attachante. C'est Khadija qui ne parle que berbère mais sait très bien se faire comprendre. Elle nous invite à boire le thé. Son mari Ahmed, qui fait le guide pour les gorges est au souk. Elle tient à nous présenter sa maison d'hôtes et ses 6 enfants. Nous voilà donc partis le long des champs vers le village de Tisslit en bonne compagnie. Arrivés à l'entrée du village, la plus jeune nous distance rapidement, envoie valdinguer sa botte d'herbe et dispose harmonieusement qq tapis de sa confection devant nos pieds ! Pas cher ! Quelle détermination ! Mais on en a vu d'autres et on le prend avec humour, les femmes aussi ! Comment leur expliquer qu'on a 2 chiens et 4 chats à la maison, qui ne font rien de la journée si ce n'est mettre des poils partout, si bien qu'on n'est pas fans des tapis ! Un peu plus bas dans le village, Khadija nous ouvre sa porte et en hôtesse accomplie et habituée à la curiosité des occidentaux nous montre ses enfants, ses vaches, son agneau, son four à pain. Pleine d'un fierté légitime elle nous dévoile la salle d'eau avec WC, douche et bouton électrique, puis nous installe dans la pièce qui doit servir de salon/dortoir quand ils accueillent des groupes de trekkeurs. Ses enfants nous y tiennent compagnie (les garçons font le spectacle pendant que la plus grande fille ramasse les miettes des pâtisseries que nous avions fort opportunément emportées pour le pique-nique, quelle bonne idée, ainsi nous n'arrivons pas les mains vides...) Khadija arrive ensuite avec le thé et nous nous régalons de sa bonne tête et de sa joie de vivre. Elle est super expressive et la GoPro discrètement portée par Fred n'en loupe pas une miette ! Nous prenons finalement congé après que Khadija nous ai quasiment fait promettre de revenir avec nos enfants, une autre fois, inchallah ! Nous longeons l'aire de battage pour descendre vers les gorges. La lumière est vraiment infecte, très dure et l'atmosphère très brumeuse. Les couleurs donnent un aspect de photo qui a mal vieilli, jaune ocre, c'est très bizarre... Nous traversons les jardins irrigués par l'aqueduc venant des gorges. Deux petites filles pleines d'aplomb nous collent aux basques, réclamant dans l'ordre bonbons, stylo, dirhams, puis ma montre, puis mon alliance ! Fred finit par faire les gros yeux, nous escaladons qq rochers, ouf, elles abandonnent... Puis elles nous rattrapent un peu plus loin, l'une d'elle a une écorchure microscopique à un doigt et fait semblant de pleurnicher... Elles nous prennent vraiment pour des c..ornichons ! Heureusement qu'elles sont mignonnes mais bon...c'est agaçant à la longue...Enfin, si elles essaient, c'est que ça doit parfois marcher ! La faute à qui, hein ?! Nous quittons finalement l'aqueduc et remontons le fil du ruisseau : il se faufile entre de gros blacs rocheux, c'est assez ludique. Puis la vallée s'élargit nous laissant découvrir un troupeau de chèvres et son gardien. C'est jour de lessive ! Petit pique nique à l'ombre en observant les grimpettes des cabris, des vrais casse-cous ! Plus haut la végétation disparaît si bien qu'après moins de 2 km nous rebroussons chemin, préférant repasser dans les belles gorges plutôt que de tenter un circuit en boucle, bien hasardeux compte-tenu de la géologie locale. Nous repassons dans le village, à nouveau discrètement sollicités pour acheter des tapis. Ici aussi on fait la lessive...
Nous retrouvons la voiture laissée à Souk Assaïs et poursuivons la piste (le goudron s'arrête à Assaïs) vers Tizguit et son fameux grenier de falaise. La piste est limite avec cette 206 assez basse sur pattes et il nous faut une quarantaine de minutes pour parcourir la dizaine de km jusqu'au grenier. Nous nous garons du mieux possible (la piste est étroite) et marchons jusqu'au bas de l'escalier menant au grenier. C'est indiqué ! J'entends quelqu'un descendre en courant : quelle chance c'est le gardien qui vient de faire visiter le grenier à un groupe de 30 personnes (je ne vois pas comment c'est matériellement possible vu l’exiguïté des lieux!) Il est tout étonné de savoir que nous sommes en 206 : la piste ne doit pas toujours être dans le même état, gare ! Bref, muni de sa jolie clé en bois, il nous ouvre l'unique porte menant aux divers petits greniers. Il y en a un par famille du village. Ce grenier est encore utilisé. On y stockait les céréales, légumes séchés, dattes, objets précieux, argent, papiers et bijoux. Ce grenier en face nord ne voit le soleil que 2 jours par an. Il faut avoir confiance ! Les hommes ont utilisé les anfractuosités naturelles d'une falaise en surplomb, y ont creusé des niches et des passages, aménagés des toits et des planchers, créé des marches et des échelles. Les conditions de conservation y sont idéales : atmosphère sèche, à l'ombre, couloirs bien ventilés. Le grain peut y être conservé pendant des années ! Le gardien possède la clé de la porte principale et chaque grenier particulier a aussi sa propre clé dont la serrure se trouve toujours sur le côté intérieur de la porte : un trou aménagé à droite de la porte permet d'y passer la main et la clé. Gare aux araignées ! Après cette visite passionnante, nous grimpons en face du grenier pour en avoir une vue d'ensemble. En bas à G la porte d'entrée principale. Le grenier est bien caché au creux de la falaise, elle même protégée par un repli d'orgues de basalte. Le site est vraiment spectaculaire ! Merci Larazou pour m'avoir insufflé l'idée de visiter ce grenier !
Nous rejoignons sans encombre la route de Souk Assaïs puis peu après Tifnat, alors que nous roulons vers Taliouine sommes irrésistiblement attirés par un vieux village fortifié accroché sur les flanc d'une étrange colline rouge et noire : l'éclairage de fin de journée n'y est sans doute pas pour rien ! Il doit d'après Google Earth s'agir du village de Timersit (bifurcation vers le sud au niveau de la commune de Sidi Hsaine) Nous montons avec la voiture aussi haut que possible puis continuons à pied à travers de jolis petits champs très soignés. Encore un vrai décor de cinéma ! Quelques maisons semblent encore habitées (on voit qq cadenas) mais la plupart sont en ruine : il ne faut pas craindre les mauvais esprits pour habiter ici ! Atmosphère.... On se régale à trouver de jolis détails architecturaux et à déambuler dans cet ancien village fortifié. Retour vers Taliouine avec une lumière qui devient de plus en plus douce. Encore un bon dîner après cette journée bien remplie, gros dodo !
Jeudi 23 mai Cap au sud vers Amtoudi ! Mais d'abord, pas encore rassasiés de greniers de falaise, nous décidons d'aller voir le grenier d'Ifri à une douzaine de km de Taliouine sur la route de Tata. A contre-jour au creux d'une falaise encore exposée au nord, il est quasi invisible de la route. On se gare dans le village et on continue à pied vers la falaise : il ne peut-être que là. 2 petites filles qui vont à l'école nous confirment que nous sommes sur la bonne voie. Encore un magnifique grenier ! Ça me fait irrésistiblement penser aux constructions anasazi de l'ouest américain ! Nous prenons le temps d'en examiner tous les détails extérieurs, petites portes dérobées, échelles, troncs de palmier sculptés....car il est fermé. Nous longeons encore un peu la falaise tarabiscotée vers l'ouest : son pied sert de dépotoir, quel dommage car le coin est magnifique ! En repassant dans le village un petit garçon nous demande timidement si nous cherchons le gardien. Pas le temps, dommage, un bon bout de route nous attend ! Nous reprenons la voiture, passons devant l'école et essuyons un tir de caillou (petit et sans grande conviction certes) : effet de groupe + testostérone, la connerie est universelle !
Je croyais cela impossible mais si, la lumière est encore pire qu'hier ! Dommage car la route R109 qui mène vers le sud et Tata est réputée magnifique. Aujourd'hui c'est super brumeux... Nous croisons pas mal de dromadaires, broutant avec application au pied d'étonnantes montagnes striées. Quelques affleurements très noirs rythment le paysage. Pas grand monde sur la route...alors il y en a qui traversent n'importe comment ! On sent que le vrai désert de sable n'est pas loin. Nous arrivons enfin à la bifurcation vers Amtoudi, encore 30 km et nous arrivons en vue du 1er des 2 agadirs fortifiés de l'oasis d'Id Aïssa. Ces 2 agadirs dateraient du XIIè siècle et ont été restaurés il y a une dizaine d'années. Les touristes viennent jusqu'ici pour eux, mais aussi pour la gorge située en amont où jailli une source qui coule toute l'année. Heureusement car à part le jour de pluie de mars dernier, il n'avait pas plu depuis 2 ans et demi ! Nous posons nos bagages à l'Auberge On dirait le sud, lovée dans un creux de la falaise ocre. Il ne doit pas y avoir d'endroit plus frais à des dizaines de km à la ronde ! Cette sympathique auberge est tenue par Georges un Français secondé par 1 ou 2 marocains qui préviennent le gardien de l'Agadir d'Id Aïssa, situé juste au-dessus de l'auberge (40 mn de grimpette tout de même) de notre arrivée. La vue sur l'oasis est imprenable. Quelle allure ! Nous passons d'abord la maison du gardien, puis nous sommes entraînés dans un dédale de couloirs, greniers, pièces, niches, caves, tout en ombres et lumières. Ventilation parfaite ici aussi, c'est vraiment étonnant ! L'endroit a été prévu pour pouvoir y soutenir un siège : il y a des citernes prévues pour récupérer l'eau de pluie et non pas des dizaines mais des centaines de ruches. Aujourd'hui il ne pleut plus et il n'y a plus de fleurs donc plus d'abeilles... Ces alvéoles de pierre recevaient des hottes d'osier tressé recouvert de boue séchée : ces ruches étaient ainsi très facilement transportables. Il y avait 75 greniers, un par famille et certaines avaient un souci de la décoration plus poussé... Peu de bois dans la région...charpente en pierre. Bric à brac rassemblé dans une petite pièce-musée. Belle visite, dommage qu'ici aussi les explications du gardien soient vraiment basiques. Il y a sans doute encore à mener un gros travail de recherche historique pour mieux connaître la vie quotidienne des siècles passés.
Vendredi 24 mai Au programme aujourd'hui une journée cool dans l'oasis à la découverte de la source qui donne la vie à toute la vallée. Mais d'abord petite grimpette vers l'agadir d'Aguellouy, situé au-dessus du vieux village que nous traversons en prenant notre temps dans l'espoir de voir se manifester le guide. Personne... On monte doucement et on trouve porte-close. Un peu déçus car le site est superbe. Finalement on voit monter un vieil homme qui gardait les chèvres un peu plus bas : c'est notre gardien qui nous ayant vus monter, nous a rejoints. Cet agadir, beaucoup plus petit que celui de Id Aïssa visité hier est audacieusement construit sur un piton rocheux. Les ¾ de la visite se font plié en 2 presque à genoux, les miens s'en remettent à peine ! Mais ça vaut le coup ! La restauration réalisée par les habitants du village est moins poussée mais la visite est tout aussi amusante. Vue vers l'aval, le vilage sort de l'ombre. Ombres et lumières, bois et pierre. Ici aussi qq objets rassemblés dans une petite pièce. Toits en terrasse et puits de lumière et de ventilation. La vallée tout là-bas. Tour du guetteur. Vue vers l'amont. Ces agadirs sont quasi invisibles sur google earth. Construction à ras de la falaise qui a parfois été élargie par un morceau de bois ou de pierre, quelle audace ! Nous remercions notre guide et redescendons vers l'amont et la source de l'oasis. La végétation est abondante : lauriers roses, palmiers, abricotier sans doute sauvage (petits abricots assez peu parfumés et farineux) Nous nous amusons à suivre l'un des aqueducs... Tiens un « aiguillage » ! Ici un réservoir afin de pouvoir en l'ouvrant d'un coup assurer un bon flux dans les aqueducs et en chasser les impuretés. Voici la naissance de l'aqueduc. En amont la vallée est presque vierge. Arrivés devant cette grosse pool ronde, nous la contournons par la droite et découvrons émerveillés le fruit de l'érosion de cette ridicule petite cascade ! Il en faut du temps... C'est un cul de sac, nous rebroussons chemin et au prix de quelques acrobaties parvenons au-dessus de la cascade pour réaliser qu'en fait il y avait un sentier bien tracé qui nous avait échappé : à G de la vallée avant la 1ère grosse pool ronde ! Plus haut, c'est assez paradisiaque : de jolies flaques émeraude se succèdent, bordées de lauriers en fleurs et d'élégants palmiers. Nous croisons 5 hommes venus buller et boire le café au bord de l'eau, puis 3 femmes pliées en 2 sous leurs fagots d'herbes dont je me demande où elles ont bien pu les trouver, et encore 2 jeunes gens venus profiter du temps qui passe... Pas mal de cochonneries un peu partout, dommage...c'est le coin de pique-nique du village et ça se voit ! Je trouve un jeu de clés que je confie aux 2 jeunes, inchallah ! Nous longeons le ruisseau d'un bon débit et soudain celui-ci disparaît au pied d'un bouqte de palmiers : ici naît la source... On remonte encore un peu la vallée mais la végétation disparaît peu à peu tandis que la chaleur augmente : pause pique nique (préparé pour 4 €/pers. par l'auberge) à l'ombre d'un grand arganier. Petite sieste à l'ombre, il fait presque trop frais avec le vent...un régal. On redescend ensuite tout doucement. Fred ne résiste pas à l'envie d'une baignade au pied de cette étonnante falaise dégoulinante ! L'eau est fraîche, environ 20°C et je me contente de l'admirer de loin! Fred s'amuse ensuite à filmer poissons et grenouilles. Plus bas, nous retrouvons l'aqueduc qui nous sert un moment de sentier. Tas de bois de palmier : ça ne doit vraiment pas être agréable à travailler ! Fred fait encore mumuse avec la GoPro.... Nous repasser sous l'agadir perché sur son piton, tout petit au grand-angle ! Plus près.... Nous regagnons l'auberge via un joli sentier ombragé en fond de vallée. Encore un très bon tajine, désert un peu basique (une banane!) Nous avons du laisser notre jolie chambre double avec sdb pour une rustique mais sympathique chambre sans sdb. Eh oui, réservation au dernier moment oblige... Mais on a très bien dormi tout de même !
Samedi 25 mai Dernière journée de voyage avec la remontée le long de l'Atlantique jusqu'à Agadir, histoire de voir un peu la mer...Mais d'abord encore des dromadaires... Un peu au nord de Sidi Ifni nous allons pique niquer au pied des arches de El-Gzira. Ça doit être très spectaculaire par grosse mer... Attention à la marée qui rend le passage sous la 1ère arche aléatoire. C'est beau mais bon...on y va ? Pas de quoi y passer des heures à moins de surfer (eau bien fraîche!) On zappe un peu le parc national de Souss Massa (pas trop de temps ni d'essence) sans doute plus intéressant en hiver quand les oiseaux ne sont pas déjà repartis vers le nord. Ça n'a tout de même pas l'air super sauvage : la rivière est bordée de villages et les marais transformés en champs (du moins de ce que nous en avons vu) Sans doute l'embouchure a-t-elle plus d'intérêt naturaliste. Un peu plus au nord, on prend tout notre temps pour visiter le joli village de pêcheurs de Tifnite. Il est dans son jus, même si les abords sont vraiment dénaturés par un énorme complexe que nous avons identifié comme une sorte de halle aux poissons (?) Un vieux pêcheur parlant un bon Français nous a expliqué que la pêche réunit ici 500 hommes de mai à juillet : mise à l'eau à 4h (avis aux amateurs), retour en milieu de journée. Ça doit être un sacré spectacle car la plage est directement exposée à la houle atlantique ! Il y a d'ailleurs régulièrement des pertes, encore le mois dernier, une barque a chaviré et un seul homme sur les 3 marins s'en est sorti en se cramponnant au réservoir et en « nageant » jusqu'au rivage. En hiver quand il fait trop froid, les hommes vont pêcher « au Sahara ». Ici les chats sont bien nourris ! Les jours de tempête, ça doit déménager ! Quelques maisons auraient été achetées par des occidentaux mais ça ne saute pas encore aux yeux... Coincés entre la mer et le désert, drôle de vie... Quelques km nous séparent encore de Inezgane, au sud d'Agadir : notre avion décolle demain à 10h. Très bonne nuit au Dar Maktoub dont le luxe (relatif hein !) nous étourdit un peu après notre semaine de pérégrinations montagnardes.
Dimanche 26 mai Retour sans problème à Nancy, 9°C, il pleut ! Ravis de notre petite semaine « improvisée » : le Maroc c'est vraiment facile ! Et tellement dépaysant ! Et puis bout de quelques voyages on finit par s'habituer aux sollicitations des enfants, aux détritus qui traînent un peu partout, aux trucs toujours au moins un peu déglingués. Quel dommage de ne pas mieux valoriser un si beau pays !
Budget pour 1 semaine à 2 personnes Vols Bruxelles-Agadir Brussels Airlines 159 €/pers X2 Location 206 avec clim 1 semaine chez Rayhane Cars, assurances comprises, ni franchise ni caution 195 € 2 nuits en demi-pension sdb privée Maison d'Hôtes Iskki Asfnou au nord de Tafraoute 85 € 2 nuits en demi-pension sdb privée Escale Rando à Taliouine 100 € 1 nuit en demi-pension sdb privée On dirait le sud Amtoudi 51 € 1 nuit en demi-pension sdb commune On dirait le sud Amtoudi 33 € 2 pique-niques préparés par On dirait le sud 8 € 1 nuit Dar Maktoub sud d'Agadir 70 € Diner Dar maktoub pour 2 40 € Essence 1600 km, 12 dh/l environ, 7l/100 environ 130 € Visite du musée de la Maison Traditionnelle à Oumeznat 10 € Visite des 2 Agadirs d' Amtoudi : 50 dhX2 soit environ 10 € Agadir de Tizgui 50 dh soit 5 € Divers...pique-nique...40 €
Total : 1095 € pour 2.
Sécurité en Anatolie du Sud-Est et à la frontière syrienne? English translation pending
Bonjour,
Je planifie un voyage en Turquie pour le mois de septembre, et j'aimerais en voir le maximum (environ 2 semaines et demi). Dans les grandes lignes, le trip s'articulerait comme ça : - 3/4 jours Istanbul -> bus de nuit vers la Cappadoce - 3/4 jours en Cappadoce -> bus de nuit vers Malatya - location voiture pour un tour d'environ 7 jours, en commençant par le Nemrut Dagi, et retour à Malatya pour le vol départ.
Lors de ce tour, j'aurais aimé descendre à Gaziantep, Sanliurfa, et pourquoi pas pousser jusqu'à Mardin. Mais la frontière syrienne est vraiment proche (une cinquantaine de km pour Sanliurfa, moins de vingt pour le village de Harran...). Ces destinations figurent encore dans certains guides, mais qu'en est il vraiment ? Y ressent-on de la tension (présence de l'armée ?), y est-on théoriquement en sécurité ?
Sur le site du ministère ( http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/conseils-aux-voyageurs/conseils-par-pays/turquie-12316/ ) , ils ne font aucune allusion à la frontière...
Par contre ils mettent en garde contre le terrorisme (PKK), notamment sur le tronçon Diyarbakir - Elasik par lequel j'aurais aimé remonter pour revenir à Malatya. Quelle est réellement la situation à ce niveau dans cette région ? Ressent-on une gêne en temps qu'étranger dans certains endroits ?
J'aimerais découvrir le pays en m'éloignant des sentiers balisés, et notamment en passant par le monde rural en rencontrant la population, mais pas au mépris de la sécurité la plus élémentaire ( et celle de ma conjointe ) . Est-ce que des voyageurs ont eu des expériences récentes dans cette région ? Des retours positifs ou négatifs ?
Merci beaucoup !
Je planifie un voyage en Turquie pour le mois de septembre, et j'aimerais en voir le maximum (environ 2 semaines et demi). Dans les grandes lignes, le trip s'articulerait comme ça : - 3/4 jours Istanbul -> bus de nuit vers la Cappadoce - 3/4 jours en Cappadoce -> bus de nuit vers Malatya - location voiture pour un tour d'environ 7 jours, en commençant par le Nemrut Dagi, et retour à Malatya pour le vol départ.
Lors de ce tour, j'aurais aimé descendre à Gaziantep, Sanliurfa, et pourquoi pas pousser jusqu'à Mardin. Mais la frontière syrienne est vraiment proche (une cinquantaine de km pour Sanliurfa, moins de vingt pour le village de Harran...). Ces destinations figurent encore dans certains guides, mais qu'en est il vraiment ? Y ressent-on de la tension (présence de l'armée ?), y est-on théoriquement en sécurité ?
Sur le site du ministère ( http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/conseils-aux-voyageurs/conseils-par-pays/turquie-12316/ ) , ils ne font aucune allusion à la frontière...
Par contre ils mettent en garde contre le terrorisme (PKK), notamment sur le tronçon Diyarbakir - Elasik par lequel j'aurais aimé remonter pour revenir à Malatya. Quelle est réellement la situation à ce niveau dans cette région ? Ressent-on une gêne en temps qu'étranger dans certains endroits ?
J'aimerais découvrir le pays en m'éloignant des sentiers balisés, et notamment en passant par le monde rural en rencontrant la population, mais pas au mépris de la sécurité la plus élémentaire ( et celle de ma conjointe ) . Est-ce que des voyageurs ont eu des expériences récentes dans cette région ? Des retours positifs ou négatifs ?
Merci beaucoup !
Excursions proposées par CDF (Croisière Azzura) English translation pending
Bonjour à tous !
Je me permets de créer un nouveau sujet malgré mon précédent car ma question porte cette fois exclusivement sur les excursions. http://voyageforum.com/forum/croisiere_azzura_14_au_21_avril_2013_avec_croisieres_france_bateau_horizon_D5562172/
Après avoir longuement réfléchi avec mon conjoint, par soucis de sérénité on a décidé de prendre quand même les excursions proposées par Croisières de France. C'est cher, mais comme on a gagné la croisière et qu'on n'a payé que les taxes portuaires des enfants on peut se le permettre. Par contre on ne sait vraiment pas se décider. Si on prend les excursions individuelles on est intéressé par les suivantes :
Tunis : CARTHAGE ET SIDI BOU SAID La Valette : JEEP SAFARI Messine : TAORMINA Civitavecchia : ROME ETERNELLE ET IMPÉRIALE
Cette formule reviendrait à 226 euros pour un adulte. Eventuellement à la place du Jeep Safari on pourrait juste prendre le bus touristique pour faire le tour de l'île, à voir.
Mon conjoint aurait aimé faire l'Etna, malheureusement cette excursion n'est pas proposée individuellement donc on pensait se diriger vers un pack : Voici le pack classique proposé par Croisières de France :
Tunis : CARTHAGE ET SIDI BOU SAID La Valette : LES TROIS VILLES ET PROMENADE EN DGHJSA Messine : MONT ETNA Civitavecchia : ROME COMPLÈTE
Ce pack revient à 192 euros pour un adulte.
J'aimerais donc avoir l'avis de personnes qui ont déjà fait les excursions organisées par Croisières de France, pour savoir ce qui est le mieux, et aussi répondre à quelques petites questions : - Est-ce que l'excursion Carthage et Sidi Bou Said permet la visite de souks ? - Est-ce que l'excursion Rome complète permet de voir la fontaine de Trévi ? - Et surtout, est-ce que toutes ces excursions ne sont pas trop "pénibles" pour les enfants ?
Merci par avance pour vos réponses qui nous aideront à prendre notre décision. A bientôt 🙂
Je me permets de créer un nouveau sujet malgré mon précédent car ma question porte cette fois exclusivement sur les excursions. http://voyageforum.com/forum/croisiere_azzura_14_au_21_avril_2013_avec_croisieres_france_bateau_horizon_D5562172/
Après avoir longuement réfléchi avec mon conjoint, par soucis de sérénité on a décidé de prendre quand même les excursions proposées par Croisières de France. C'est cher, mais comme on a gagné la croisière et qu'on n'a payé que les taxes portuaires des enfants on peut se le permettre. Par contre on ne sait vraiment pas se décider. Si on prend les excursions individuelles on est intéressé par les suivantes :
Tunis : CARTHAGE ET SIDI BOU SAID La Valette : JEEP SAFARI Messine : TAORMINA Civitavecchia : ROME ETERNELLE ET IMPÉRIALE
Cette formule reviendrait à 226 euros pour un adulte. Eventuellement à la place du Jeep Safari on pourrait juste prendre le bus touristique pour faire le tour de l'île, à voir.
Mon conjoint aurait aimé faire l'Etna, malheureusement cette excursion n'est pas proposée individuellement donc on pensait se diriger vers un pack : Voici le pack classique proposé par Croisières de France :
Tunis : CARTHAGE ET SIDI BOU SAID La Valette : LES TROIS VILLES ET PROMENADE EN DGHJSA Messine : MONT ETNA Civitavecchia : ROME COMPLÈTE
Ce pack revient à 192 euros pour un adulte.
J'aimerais donc avoir l'avis de personnes qui ont déjà fait les excursions organisées par Croisières de France, pour savoir ce qui est le mieux, et aussi répondre à quelques petites questions : - Est-ce que l'excursion Carthage et Sidi Bou Said permet la visite de souks ? - Est-ce que l'excursion Rome complète permet de voir la fontaine de Trévi ? - Et surtout, est-ce que toutes ces excursions ne sont pas trop "pénibles" pour les enfants ?
Merci par avance pour vos réponses qui nous aideront à prendre notre décision. A bientôt 🙂
Avis sur mon parcours en Egypte? English translation pending
Bon, enfin après tout ce temps mon rêve commence a devenir réalité; le 5 septembre prochain de m'envole pour aller passer 2 mois solo avec mon backpack 65L en Égypte.
Après plus d'un an de planification, je me sens prêt plus que jamais. Il ne me reste seulement que peu d'interrogation, dont j'aimerais que vous m'éclaircissiez sur ceux-ci.
Impossible pour moi de déterminer combien de temps que je passerai à chaque endroit, car je resterai au même endroit aussi longtemps que j'en es envie. Pour chaque destination de mon circuit, je n'indiquerai pas non plus ce que je vais faire puisque je compte bien TOUT faire et voir ce que chaque endroit m'offre (enfin ce qui m'intéresse).
P.S. Mon trajet est fait dans l'espoir qu'un tour dans le Sinaï soit envisageable d'ici là... Esperons-le.
Donc,
- Départ de Montréal pour le Caire - Train couchette vers Louxor - Croisière vers Aswan - Autobus vers Abu Simbel - Autobus vers Aswan - Train vers Louxor - Autobus vers Hurghada - Ferry vers Sharm El Sheik (à ce propos, existe-t'il toujours?) - Autobus vers Dahab - Autobus vers Jerusalem - Autobus vers Petra - Autobus vers Sharm El Sheik - Avion vers le Caire - Train vers Alexandrie - Autobus vers Siwa - Autobus vers Alexandrie - Train vers le Caire - Retour à Montréal
Avec toutes les villes que je compte voir, je crois que cette ordre est la meilleur, à moins que vous me prouviez le contraire.
Deuxièmement, croyez vous qu'avec le retour à l'ordre le Sinaï puisse redevenir sécuritaire avant septembre? Parce que sinon je devrai me faire un autre planning :(
Merci d'avance.
Impossible pour moi de déterminer combien de temps que je passerai à chaque endroit, car je resterai au même endroit aussi longtemps que j'en es envie. Pour chaque destination de mon circuit, je n'indiquerai pas non plus ce que je vais faire puisque je compte bien TOUT faire et voir ce que chaque endroit m'offre (enfin ce qui m'intéresse).
P.S. Mon trajet est fait dans l'espoir qu'un tour dans le Sinaï soit envisageable d'ici là... Esperons-le.
Donc,
- Départ de Montréal pour le Caire - Train couchette vers Louxor - Croisière vers Aswan - Autobus vers Abu Simbel - Autobus vers Aswan - Train vers Louxor - Autobus vers Hurghada - Ferry vers Sharm El Sheik (à ce propos, existe-t'il toujours?) - Autobus vers Dahab - Autobus vers Jerusalem - Autobus vers Petra - Autobus vers Sharm El Sheik - Avion vers le Caire - Train vers Alexandrie - Autobus vers Siwa - Autobus vers Alexandrie - Train vers le Caire - Retour à Montréal
Avec toutes les villes que je compte voir, je crois que cette ordre est la meilleur, à moins que vous me prouviez le contraire.
Deuxièmement, croyez vous qu'avec le retour à l'ordre le Sinaï puisse redevenir sécuritaire avant septembre? Parce que sinon je devrai me faire un autre planning :(
Merci d'avance.
Compte rendu d'une croisière sur le MSC Splendida en Méditerranée (février 2012) - 2ème parcours English translation pending
Bonjour à toutes et à tous,
Dans la poursuite des escales du MSC Splendida en Méditerranée….
En décembre 2011, nous avions fait les escales suivantes avec le MSC Splendida :
- Embarquement et Débarquement à Gênes
- Escales : Barcelone, Casablanca, Gibraltar, Valence et Marseille
Le compte-rendu de ces escales et du bateau est consultable ici : http://voyageforum.com/v.f?post=4696604;page=unread#unread
Pour cette nouvelle croisière sur le MSC Splendida qui s’est déroulée du 17 au 24 février 2012, nous avons fait :
- Embarquement et Débarquement à Marseille
- Escales : Gênes, Barcelone, La Valette, La Goulette, et Civitavecchia.
Les préparatifs de cette croisière sont consultables ici :
http://voyageforum.com/v.f?post=4599625;page=unread#unread
Vous trouverez ci-après un compte-rendu progressif de cette nouvelle croisière.
Bonne lecture.
Catherine
Dans la poursuite des escales du MSC Splendida en Méditerranée….
En décembre 2011, nous avions fait les escales suivantes avec le MSC Splendida :
- Embarquement et Débarquement à Gênes
- Escales : Barcelone, Casablanca, Gibraltar, Valence et Marseille
Le compte-rendu de ces escales et du bateau est consultable ici : http://voyageforum.com/v.f?post=4696604;page=unread#unread
Pour cette nouvelle croisière sur le MSC Splendida qui s’est déroulée du 17 au 24 février 2012, nous avons fait :
- Embarquement et Débarquement à Marseille
- Escales : Gênes, Barcelone, La Valette, La Goulette, et Civitavecchia.
Les préparatifs de cette croisière sont consultables ici :
http://voyageforum.com/v.f?post=4599625;page=unread#unread
Vous trouverez ci-après un compte-rendu progressif de cette nouvelle croisière.
Bonne lecture.
Catherine
Escale à Palerme en décembre 2011 English translation pending
3/12/2011 Compte rendu de notre escale à Palerme (croisière sur le Concordia)
Arrivée à 8h du matin, comme d’habitude dans un boucan d’enfer (pendant 40 minutes, le temps que le bateau réduise sa vitesse et s’aligne avec l’entrée du port). Heureusement, cette fois-ci nous avions mis le réveil vers 7h. Cela nous a évité de nous faire à nouveau réveiller en sursaut par ce qui équivaut à un petit tremblement de terre (tant par le bruit que par les vibrations). GGrrrhhh cette cabine !!! (éviter à tout pris le pont 1 !!!)
Après un petit déjeuner trop copieux, descente du bateau vers 9h (directement au centre de Palerme). Pour démarrer notre excursion personnelle, dès la sortie du port, nous avons pris la Via Emeric (la rue qui monte, tout droit face au port), pour arriver au théâtre Politemea. Grande place très sympa, aérée, joli bâtiment. Au bout de la place, à gauche, nous avons pris la grande avenue Giovani …, direction les Quattro Conti.
Première halte au théâtre Massimo : imposant, tout en art baroque, très belles colonnes, gardées par 2 lions en bronze. L’occupation des lieux par les « indignés » avec banderoles antimondialistes, tentes sur le parvis, squat et sitting, ont un peu gâché les photos ; mais leurs revendications étant légitimes (à notre sens), on ne leur en tiendra pas rigueur. Vient ensuite l’église Sainte Rosalie (qui ne mérite pas de s’y attarder plus que ça, ni de l’intérieur, ni de l’extérieur. Mais ça repose un peu les pieds).
Arrivée aux Quattro Conti, très belle intersection de 2 grandes avenues, il faut sortir l’appareil photo. Les angles arrondis des bâtiments sont ornés à chaque étage de grandes statues, toujours de style baroque. A ne pas manquer a gauche, derrière les colonnes : la fontaine …, qui vaut vraiment le coup d’œil.
Nous avons continué le périple en direction de la cathédrale, magnifique et imposante. Petite balade sur la place, visite de l’intérieur. Une visite guidée de la cathédrale, de la crypte et des trésors vous coutera 3 €. Mais l’accès à la nef et au cœur est gratuit. Ca vaut aussi vraiment le détour (ne pas manquer les 2 chapelles de part et d’autre du cœur).
A 2 pas de là, se trouve le Palais des Normands. Dommage que les travaux de rénovation (avec échafaudages, bâches, …) bouchent la vue et ne permettent pas d’avoir une vision globale du Palais. Attention : prendre à gauche juste avant le Palais pour pouvoir visiter la chapelle Palatine et accéder à l’entrée du Palais.
Nous devions ensuite prendre le bus en direction de Monreale, mais il est déjà 11h30. On n’aura jamais le temps. Donc, puisque nous devons être à bord à 13h, tant pis, ce sera pour une autre fois. Nous prenons le chemin du retour, direction le port en bus de ville. Le 104 vous conduira à 500 mètres du port, le 108 s’arrête au niveau du théâtre Politemea.
Bon à savoir : Pour cette fois ci, le bateau a accosté à qq dizaines de mètres de la sortie du port. Mais, à noter, la possibilité de prendre un shuttle (navette gratuite- bus jaune de Palerme) qui vous déposera à la sortie du port.
Pour faire notre (tout petit) périple, il nous a fallu 3 heures de marche (et 10mn de bus pour le retour). Les avenues sont assez longues. Les trottoirs sont étroits et «sales ». Donc, si le temps vous est compté, peut-être mieux vaut-il prendre le 108 à l’aller et le 104 au retour. Ces bus vous déposeront devant les principaux édifices touristiques. Prix du billet : 1€70 utilisable pendant 90 minutes (ou gratuit si vous en avez l’audace. A chaque fois qu’on a demandé un ticket de bus, on nous a regardés comme si on venait d’une autre planète. Je vous rappelle qu’a Cagliari, le chauffeur n’a même pas voulu nous en vendre un).
Toujours en ce qui concerne les bus, le 338, qui est à prendre devant le Palais des Normands, vous emmènera directement à Monreale. A titre de comparaison, le circuit que nous avons fait, ou celui jusqu’à Monreale (qui coute donc environ 3€40), est proposé a 25€ par les bus panoramiques de type city sightseeing. Belle économie, pour faire des choses identiques. Vous aurez aussi l’option calèche (elles pullulent dès la sortie du port et vous serez abordé régulièrement dans toute la ville pour une balade). Il faudra compter environ 30 € pour la visite commentée par votre cocher. Je n’ai pas réussi à savoir si c’était par personnes ou par calèche. Mais tout est toujours négociable en Sicile.
Pour toute demande d’infos, vous trouverez dans le terminal de charmantes hôtesses qui vous fourniront un plan détaillé de la ville ainsi que de précieuses infos sur les « immanquables » de Palerme. Attention, pas de duty free (ouvert) dans le terminal. Vous devrez faire vos courses en ville et acheter vos cigarettes dans les tabacs (4 € le paquet de gauloise blonde).
Conclusion personnelle : Palerme, c’est tout l’Italie. Le moderne se mélange au classique (ce qui n’est pas toujours de bon goût), le vieux (et/ou délabré) se mélange au neuf (et/ou aux bâtiments entretenus), les commerces de luxe jouxtent les bouibouis un peu craignos. Bref, l’Italie quoi … Nous déplorons que le patrimoine ne soit pas préservé aux mieux. En effet, de superbes bâtiments ne sont pas mis en valeur (problème de financement sûrement), la propreté des rues est assez médiocre, mais le charme de l’architecture à l’italienne reste quand même intact, sans parler de la bonne humeur et bienveillance de tous les locaux qu’on a pu rencontrer. Alors, même si nous avons nettement préféré Cagliari, Naples ou Rome, on vous conseille tout de même d’aller faire un petit tour à Palerme.
Bonne escale à tous.
Arrivée à 8h du matin, comme d’habitude dans un boucan d’enfer (pendant 40 minutes, le temps que le bateau réduise sa vitesse et s’aligne avec l’entrée du port). Heureusement, cette fois-ci nous avions mis le réveil vers 7h. Cela nous a évité de nous faire à nouveau réveiller en sursaut par ce qui équivaut à un petit tremblement de terre (tant par le bruit que par les vibrations). GGrrrhhh cette cabine !!! (éviter à tout pris le pont 1 !!!)
Après un petit déjeuner trop copieux, descente du bateau vers 9h (directement au centre de Palerme). Pour démarrer notre excursion personnelle, dès la sortie du port, nous avons pris la Via Emeric (la rue qui monte, tout droit face au port), pour arriver au théâtre Politemea. Grande place très sympa, aérée, joli bâtiment. Au bout de la place, à gauche, nous avons pris la grande avenue Giovani …, direction les Quattro Conti.
Première halte au théâtre Massimo : imposant, tout en art baroque, très belles colonnes, gardées par 2 lions en bronze. L’occupation des lieux par les « indignés » avec banderoles antimondialistes, tentes sur le parvis, squat et sitting, ont un peu gâché les photos ; mais leurs revendications étant légitimes (à notre sens), on ne leur en tiendra pas rigueur. Vient ensuite l’église Sainte Rosalie (qui ne mérite pas de s’y attarder plus que ça, ni de l’intérieur, ni de l’extérieur. Mais ça repose un peu les pieds).
Arrivée aux Quattro Conti, très belle intersection de 2 grandes avenues, il faut sortir l’appareil photo. Les angles arrondis des bâtiments sont ornés à chaque étage de grandes statues, toujours de style baroque. A ne pas manquer a gauche, derrière les colonnes : la fontaine …, qui vaut vraiment le coup d’œil.
Nous avons continué le périple en direction de la cathédrale, magnifique et imposante. Petite balade sur la place, visite de l’intérieur. Une visite guidée de la cathédrale, de la crypte et des trésors vous coutera 3 €. Mais l’accès à la nef et au cœur est gratuit. Ca vaut aussi vraiment le détour (ne pas manquer les 2 chapelles de part et d’autre du cœur).
A 2 pas de là, se trouve le Palais des Normands. Dommage que les travaux de rénovation (avec échafaudages, bâches, …) bouchent la vue et ne permettent pas d’avoir une vision globale du Palais. Attention : prendre à gauche juste avant le Palais pour pouvoir visiter la chapelle Palatine et accéder à l’entrée du Palais.
Nous devions ensuite prendre le bus en direction de Monreale, mais il est déjà 11h30. On n’aura jamais le temps. Donc, puisque nous devons être à bord à 13h, tant pis, ce sera pour une autre fois. Nous prenons le chemin du retour, direction le port en bus de ville. Le 104 vous conduira à 500 mètres du port, le 108 s’arrête au niveau du théâtre Politemea.
Bon à savoir : Pour cette fois ci, le bateau a accosté à qq dizaines de mètres de la sortie du port. Mais, à noter, la possibilité de prendre un shuttle (navette gratuite- bus jaune de Palerme) qui vous déposera à la sortie du port.
Pour faire notre (tout petit) périple, il nous a fallu 3 heures de marche (et 10mn de bus pour le retour). Les avenues sont assez longues. Les trottoirs sont étroits et «sales ». Donc, si le temps vous est compté, peut-être mieux vaut-il prendre le 108 à l’aller et le 104 au retour. Ces bus vous déposeront devant les principaux édifices touristiques. Prix du billet : 1€70 utilisable pendant 90 minutes (ou gratuit si vous en avez l’audace. A chaque fois qu’on a demandé un ticket de bus, on nous a regardés comme si on venait d’une autre planète. Je vous rappelle qu’a Cagliari, le chauffeur n’a même pas voulu nous en vendre un).
Toujours en ce qui concerne les bus, le 338, qui est à prendre devant le Palais des Normands, vous emmènera directement à Monreale. A titre de comparaison, le circuit que nous avons fait, ou celui jusqu’à Monreale (qui coute donc environ 3€40), est proposé a 25€ par les bus panoramiques de type city sightseeing. Belle économie, pour faire des choses identiques. Vous aurez aussi l’option calèche (elles pullulent dès la sortie du port et vous serez abordé régulièrement dans toute la ville pour une balade). Il faudra compter environ 30 € pour la visite commentée par votre cocher. Je n’ai pas réussi à savoir si c’était par personnes ou par calèche. Mais tout est toujours négociable en Sicile.
Pour toute demande d’infos, vous trouverez dans le terminal de charmantes hôtesses qui vous fourniront un plan détaillé de la ville ainsi que de précieuses infos sur les « immanquables » de Palerme. Attention, pas de duty free (ouvert) dans le terminal. Vous devrez faire vos courses en ville et acheter vos cigarettes dans les tabacs (4 € le paquet de gauloise blonde).
Conclusion personnelle : Palerme, c’est tout l’Italie. Le moderne se mélange au classique (ce qui n’est pas toujours de bon goût), le vieux (et/ou délabré) se mélange au neuf (et/ou aux bâtiments entretenus), les commerces de luxe jouxtent les bouibouis un peu craignos. Bref, l’Italie quoi … Nous déplorons que le patrimoine ne soit pas préservé aux mieux. En effet, de superbes bâtiments ne sont pas mis en valeur (problème de financement sûrement), la propreté des rues est assez médiocre, mais le charme de l’architecture à l’italienne reste quand même intact, sans parler de la bonne humeur et bienveillance de tous les locaux qu’on a pu rencontrer. Alors, même si nous avons nettement préféré Cagliari, Naples ou Rome, on vous conseille tout de même d’aller faire un petit tour à Palerme.
Bonne escale à tous.
Bonjour du Brilliance ots English translation pending
Hello, c'est fini, snif mais bon pas tant que sa:-) je raconterais plus tard. J'ai rencontre une autre fmiste' Tatida.
A +
De retour d'Égypte fin février-début mars English translation pending
Nous voyageons avec nos deux enfants de 9 et 11 ans .
Après la chute de Moubarak , nous avons eu une semaine pour nous décider à partir et finir de préparer notre voyage .C'était un peu la course mais nous y sommes arrivés.
Dimanche 27 février:
Nos vols Lyon/Zurich/Le Caire se sont enchainés parfaitement.
Swiss Air est au petit soin :boisson, repas et jeux pour les enfants , télé individuelle :ça change d'Easy Jet!
Nous devons attendre à l'hotel un émissaire de l'agence Autreégypte qui doit nous apporter nos billets de train pour le lendemain.Une fois ces formalités effectuées, il est trop tard pour prévoir une promenade au Khan el khalili , nous nous rabattons sur la célèbre place Tharir.
Beaucoup de chars , de personnes brandissants des drapeaux égyptiens et des vendeurs d'une petite plaque estampillée "25 janvier".Il ya bien quelques attroupements mais rien de dangereux.
Le seul vrai danger est de traverser la rue sans se faire écraser tant la circulation est démentielle.😉
Retour à l'hotel pour un petit pique-nique.
taxi aéroport /hotel sara Inn :80Le
nuit au sara inn :230Le
Lundi 28 février: Mauvaise surprise au réveil:l'hotel n'a pas prévu le petit déjeuner pour une raison que je n'ai toujours pas comprise. Départ pour les pyramides à 9 heures (230le pour la journée réservée par l'intermédiaire de l'hotel).Nous sommes les seuls touristes à Guizeh . Bizarrement ce moment tant attendu nous a un peu déçus ( je crois que nous avons vu trop d'images avant le départ).Par contre , coup de coeur pour la pyramide rouge et le petit musée d'Imoteph à Dachour . En rentrant , nous ne parvenons pas à retirer l'argent necessaire pour payer nos billets de train .Gros stress , après quatre essais infructueux une agence postale accepte enfin ma carte bleue.Ouf!!! L'agence nous conseille de prévoir deux heures afin de nous rendre à Ramsès Station à cause des embouteillages , c'est beaucoup trop et avons au final 1 heure et demi d'avance à la gare! Là, une vision d'apocalypse s'offre à nous:des travaux devant la gare, des centaines de Cairotes sortant des trains et nous bousculant, des indications en arabe , dix quais différents .Enfin , un bagagiste nous indique notre quai où nous apercevons avec soulagement nos premiers touristes. Voyager en train de nuit est une expérience très dépaysante.On se croirait au début du siècle dans un roman d'Agatha Christie . Prix des 4 billets en "sleeping train" :204 euros.C'est un peu cher mais nous économisons deux repas et une nuit d'hotel.
Mardi 1er mars:
Arrivée à Assouan à 10 heures .D'emblée , la ville nous parait agréable et après 14 heures de train , on décide de longer la corniche pour nous rendre à notre hotel plutôt que de prendre un taxi . Au Kelany Hotel , rencontre avec Penelou (de ce forum) et sa petite famille.Nous partons au restaurant afin de régler les détails de notre escapade à Abu Simbel le lendemain. L'après -midi , nous accostons en motor boat sur l'île éléphantine puis sur la rive ouest.Notre chauffeur est un roublard de première et n'aura de cesse de vouloir rajouter des prestations de telle sorte qu'il nous gâche une bonne partie de notre plaisir. Le Keylani possède sur son toit une très jolie terrasse et une petite piscine . Le patron est très pro .Nuit à 260 Le Motor boat pour 2 heures :45Le repas au Al-Sayeda, simple , bon et pas cher, autour de 100 le pour 4
Mercredi 2 mars:
départ pour Abu Simbel à 10 heures en minibus climatisé et arrêt pique -nique à l'Eskaleh. Nous partons visité le temple , nous sommes ...8 .Le site est à nous pendant une petite heure, on en revient pas de notre chance! Baignade dans le lac Nasser et nuit à l'Eskaleh (accueil excellent, belle décoration nubienne mais un peu cher quand même) Excursion : 200 euros les deux jours Nuit : 75 euros
Jeudi 3 mars : Sur le chemin du retour , nous visitons Philae ;émerveillement garanti! Après-midi baignade et visite de la mosquée ( l'intérieur est sans intérêt). Sur le chemin , nous nous arrêtons au centre culturel nubien où nous avons été très bien reçu .On nous a fait visité ce bâtiment très moderne qui comprend une galerie d'art nubien , une école de peinture, un théâtre ...Moment bien agréable sans relation mercantile , ça fait du bien...
Vendredi 4 mars : Karim vient nous chercher et nous embarquons sur la felouque où nous attend un immense tatami moelleux . Après-midi de navigation dans les bras du Nil où alternent palmeraie, désert, petites îles , aigrettes , hérons cendrés ...En 6 heures de navigation (un peu long sur la fin )nous parcourons 35 km et accostons (enfin)sur une petite île dans une impression de bout du monde : trois vaches, deux silhouettes lointaines , une mule blanche et quelques chiens attirés par les restes de notre repas sont nos seuls compagnons. Très bonne nuit.
Samedi 5 mars : Dès 6 heures , le cuisinier ébranle ses casseroles et nous prépare les crèpes du petit déjeuner.Il nous cuisinera des plats délicieux tout au long de la croisière. Nous partons pour Daraw assister au marché aux dromadaires . Ils viennent du Soudan .Les petits finiront dans les assiettes ( une journée de cuisson quand même)les grands serviront aux travaux des champs ou à promener les touristes.Un dromadaire peut couter jusqu'à 1000 euros. C'est une vision incroyable que ces centaines de dromadaires réunis;vendeurs et acheteurs en sont même venus aux mains! Visite de Kom Ombo et en fin de journée des carrières de Silsileh dont les pierres ont servi à construire les pyramides.Très jolie balade au soleil couchant.
Dimanche 6 mars:
Lundi 28 février: Mauvaise surprise au réveil:l'hotel n'a pas prévu le petit déjeuner pour une raison que je n'ai toujours pas comprise. Départ pour les pyramides à 9 heures (230le pour la journée réservée par l'intermédiaire de l'hotel).Nous sommes les seuls touristes à Guizeh . Bizarrement ce moment tant attendu nous a un peu déçus ( je crois que nous avons vu trop d'images avant le départ).Par contre , coup de coeur pour la pyramide rouge et le petit musée d'Imoteph à Dachour . En rentrant , nous ne parvenons pas à retirer l'argent necessaire pour payer nos billets de train .Gros stress , après quatre essais infructueux une agence postale accepte enfin ma carte bleue.Ouf!!! L'agence nous conseille de prévoir deux heures afin de nous rendre à Ramsès Station à cause des embouteillages , c'est beaucoup trop et avons au final 1 heure et demi d'avance à la gare! Là, une vision d'apocalypse s'offre à nous:des travaux devant la gare, des centaines de Cairotes sortant des trains et nous bousculant, des indications en arabe , dix quais différents .Enfin , un bagagiste nous indique notre quai où nous apercevons avec soulagement nos premiers touristes. Voyager en train de nuit est une expérience très dépaysante.On se croirait au début du siècle dans un roman d'Agatha Christie . Prix des 4 billets en "sleeping train" :204 euros.C'est un peu cher mais nous économisons deux repas et une nuit d'hotel.
Mardi 1er mars:
Arrivée à Assouan à 10 heures .D'emblée , la ville nous parait agréable et après 14 heures de train , on décide de longer la corniche pour nous rendre à notre hotel plutôt que de prendre un taxi . Au Kelany Hotel , rencontre avec Penelou (de ce forum) et sa petite famille.Nous partons au restaurant afin de régler les détails de notre escapade à Abu Simbel le lendemain. L'après -midi , nous accostons en motor boat sur l'île éléphantine puis sur la rive ouest.Notre chauffeur est un roublard de première et n'aura de cesse de vouloir rajouter des prestations de telle sorte qu'il nous gâche une bonne partie de notre plaisir. Le Keylani possède sur son toit une très jolie terrasse et une petite piscine . Le patron est très pro .Nuit à 260 Le Motor boat pour 2 heures :45Le repas au Al-Sayeda, simple , bon et pas cher, autour de 100 le pour 4
Mercredi 2 mars:
départ pour Abu Simbel à 10 heures en minibus climatisé et arrêt pique -nique à l'Eskaleh. Nous partons visité le temple , nous sommes ...8 .Le site est à nous pendant une petite heure, on en revient pas de notre chance! Baignade dans le lac Nasser et nuit à l'Eskaleh (accueil excellent, belle décoration nubienne mais un peu cher quand même) Excursion : 200 euros les deux jours Nuit : 75 euros
Jeudi 3 mars : Sur le chemin du retour , nous visitons Philae ;émerveillement garanti! Après-midi baignade et visite de la mosquée ( l'intérieur est sans intérêt). Sur le chemin , nous nous arrêtons au centre culturel nubien où nous avons été très bien reçu .On nous a fait visité ce bâtiment très moderne qui comprend une galerie d'art nubien , une école de peinture, un théâtre ...Moment bien agréable sans relation mercantile , ça fait du bien...
Vendredi 4 mars : Karim vient nous chercher et nous embarquons sur la felouque où nous attend un immense tatami moelleux . Après-midi de navigation dans les bras du Nil où alternent palmeraie, désert, petites îles , aigrettes , hérons cendrés ...En 6 heures de navigation (un peu long sur la fin )nous parcourons 35 km et accostons (enfin)sur une petite île dans une impression de bout du monde : trois vaches, deux silhouettes lointaines , une mule blanche et quelques chiens attirés par les restes de notre repas sont nos seuls compagnons. Très bonne nuit.
Samedi 5 mars : Dès 6 heures , le cuisinier ébranle ses casseroles et nous prépare les crèpes du petit déjeuner.Il nous cuisinera des plats délicieux tout au long de la croisière. Nous partons pour Daraw assister au marché aux dromadaires . Ils viennent du Soudan .Les petits finiront dans les assiettes ( une journée de cuisson quand même)les grands serviront aux travaux des champs ou à promener les touristes.Un dromadaire peut couter jusqu'à 1000 euros. C'est une vision incroyable que ces centaines de dromadaires réunis;vendeurs et acheteurs en sont même venus aux mains! Visite de Kom Ombo et en fin de journée des carrières de Silsileh dont les pierres ont servi à construire les pyramides.Très jolie balade au soleil couchant.
Dimanche 6 mars: