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Vadrouille en Norvège, Islande à moindre coût, trouver un petit job? English translation pending
Bonjour !
Etant disponible pendant 3 mois, pas de boulot, aucune contrainte, j'aimerai partir seule avec mon sac à dos quelque part en Europe. Je suis très attirée depuis toujours par les pays nordiques : Islande et Norvège surtout !
Mais malheureusement le LOTO ne veut pas de moi. Se pose donc le souci de l'argent, ces pays étant chers je ne peux me permettre de partir en simple touriste pendant autant de temps...
La question est donc de savoir si il y a moyen de trouver un petit job dans ces pays, sachant que je ne maitrise evidemment pas du tout la langue ?
Quelqu'un a testé ? Je suis vraiment prête à me lancer, ça fait trop longtemps que j'attends de partir, faut que j'y aille tant que j'en ai l'opportunité !!!
Si vous avez des conseils, des idées..... Merciiii 🙂
Etant disponible pendant 3 mois, pas de boulot, aucune contrainte, j'aimerai partir seule avec mon sac à dos quelque part en Europe. Je suis très attirée depuis toujours par les pays nordiques : Islande et Norvège surtout !
Mais malheureusement le LOTO ne veut pas de moi. Se pose donc le souci de l'argent, ces pays étant chers je ne peux me permettre de partir en simple touriste pendant autant de temps...
La question est donc de savoir si il y a moyen de trouver un petit job dans ces pays, sachant que je ne maitrise evidemment pas du tout la langue ?
Quelqu'un a testé ? Je suis vraiment prête à me lancer, ça fait trop longtemps que j'attends de partir, faut que j'y aille tant que j'en ai l'opportunité !!!
Si vous avez des conseils, des idées..... Merciiii 🙂
Toulouse-Italie à vélo: conseils de parcours et hébergements? English translation pending
Bonjour tout le monde !
je viens d'héberger un cycliste américain à Tours (http://thewanderingidiot.co.uk). Nous avons passé 2 jours fabuleux ensemble ! Il part maintenant vers le sud et passe environ par Bordeaux, Agen, Toulouse (par le canal). Ensuite il va vers Montpellier, aix (ou marseille?), nice et ensuite vers l'Italie mais il ne sait pas trop par où passer au mieux pour éviter les mauvaises route.
- > Quelqu'un a-t-il des conseils pour cette portion de parcours (Toulouse-> Italie) ?
- > Quelqu'un peut-il l'héberger sur cette portion ou dans les environs ?
MERCI amis cyclo toureur !!!
Seb !!
je viens d'héberger un cycliste américain à Tours (http://thewanderingidiot.co.uk). Nous avons passé 2 jours fabuleux ensemble ! Il part maintenant vers le sud et passe environ par Bordeaux, Agen, Toulouse (par le canal). Ensuite il va vers Montpellier, aix (ou marseille?), nice et ensuite vers l'Italie mais il ne sait pas trop par où passer au mieux pour éviter les mauvaises route.
- > Quelqu'un a-t-il des conseils pour cette portion de parcours (Toulouse-> Italie) ?
- > Quelqu'un peut-il l'héberger sur cette portion ou dans les environs ?
MERCI amis cyclo toureur !!!
Seb !!
Vélo et matériel ultra léger English translation pending
En voyage cet été, j'ai rencontré en Turquie un allemand en voyage pour une année environ.
Il roulais sur un vieux vélo de course, roues de 700, en bon état bien sûr. Il faisait le trajet Europe-Asie centrale
Ce qui m'a surtout fait réfléchir, c'est le peu de bagage de ce voyageur à vélo. Sur le porte bagage, un sac étanche, c'est tout. Pas plus de 8-10kg de bagages.
En gros, une tente, quelques habits et c'est tout. Pas de réchaud, peu d'habits de rechange.
Il avait déjà voyagé de cet manière en Amérique du sud pendant une longue période.
C'est une évidence que le poids est gênant en vélo. Mais en prenant moins de choses, on limite parfois aussi son confort. C'est donc un équilibre à trouver.
Pour ma part, je songe à m'inspirer de cet exemple. Pas la peine d'emporter 4 sacoches peut-être. Ma prochaine destination sera probablement l'Islande. Il me faut donc des habits chauds et imperméables, pas toujours légers et souvent très chers. J'ai du mal à savoir vers quel équipement me tourner.
Nous pourrions utiliser ce post pour échanger des infos, pouvant nous aider dans la recherche de l'allègement...
Ce qui m'a surtout fait réfléchir, c'est le peu de bagage de ce voyageur à vélo. Sur le porte bagage, un sac étanche, c'est tout. Pas plus de 8-10kg de bagages.
En gros, une tente, quelques habits et c'est tout. Pas de réchaud, peu d'habits de rechange.
Il avait déjà voyagé de cet manière en Amérique du sud pendant une longue période.
C'est une évidence que le poids est gênant en vélo. Mais en prenant moins de choses, on limite parfois aussi son confort. C'est donc un équilibre à trouver.
Pour ma part, je songe à m'inspirer de cet exemple. Pas la peine d'emporter 4 sacoches peut-être. Ma prochaine destination sera probablement l'Islande. Il me faut donc des habits chauds et imperméables, pas toujours légers et souvent très chers. J'ai du mal à savoir vers quel équipement me tourner.
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4,000 kilomètres à vélo, huit semaines, sept pays (3ème partie, Autriche et Slovaquie) English translation pending
Autriche 3 août 6 août 400km
Notre dernière vision du Danube allemand, une énorme sirène en bronze avec un gros poisson dans les mains. Peu après, le panneau frontière nous invite à rentrer dans la deuxième nation de notre périple. Deux terres de langue allemande, j'ai l'impression de rester dans le même pays. Un groupe de jeunes filles pénètre au même instant que nous. Toutes poussent des cris de joie et applaudissent. Donc, nous arrivons bien dans un pays différent. Le Danube, depuis Passau, a encore pris de l'ampleur. Il devient majestueux. Alors qu'il creusait son passage de façon rectiligne à travers les plaines allemandes, il vient buter sur une zone montagneuse. De la résistance à la progression naissent de larges méandres enfoncés entre de grandes collines. D'immenses forêts couvrent le relief. Le temps n'est pas au beau, mais il ne pleut pas. Que ces grandes masses de végétation qui descendent jusqu'au fleuve donnent du cachet au site! Nous sommes en plein romantisme. Le gris prononcé du ciel se reflète sur l'eau, teintée d'un vert-gris indéfinissable, enserrée dans de sombres forêts. Cette portion de la piste cyclable dégage une impression d'esthétique absolue. Le contraste est étonnant entre l'herbe vert cru, presque fluorescente et le sombre de l'eau et des sapins. L'ordre et la propreté sont les mêmes qu'en Allemagne. Pas un papier ne traîne. Les maisons sont toutes entourées de magnifiques jardins envahis de fleurs bien ordonnées. Bien souvent, elles colonisent aussi les façades de leurs corolles multicolores. Les pelouses sont tondues avec rigueur.
La piste de notre côté s'interrompt. Un petit bac, conçu pour les vélos, permet une courte traversée originale et très sympathique pour un prix modique. À nouveau la piste au goudron impeccable, sans la moindre aspérité déroule son ruban sous nos roues. On a plus l'impression de glisser que de rouler. Que ce déplacement à vélo dans ce cadre grandiose est agréable. Les grandes courbes du fleuve provoquent des changements de perspective permanents, ce qui avive la curiosité. La partie de l'itinéraire avant Sigmaringen ainsi que l'étape de ce jour, sont les deux portions de nos 1200km le long du Danube que j'ai le plus appréciées. Chacune a son style très différent, mais toutes deux dégagent une grande beauté. Cela ne veut pas dire que le reste du parcours ne m'a pas plu, bien au contraire. Ce qui est absolument formidable, c'est de pouvoir rouler, pratiquement toujours, sur une piste sans voiture. Le retour aux routes encombrées à partir de Bratislava sera d'autant plus difficile. En effet en dix jours on prend ses petites habitudes, et la vigilance se relâche. Pas de gros camion à surveiller, qui arrive rapidement dans le dos. Facteur aggravant en matière de transition brutale, en Allemagne sur route, tous les véhicules respectent scrupuleusement le code et l'on ne se sent pas en danger. En Autriche déjà un peu moins, mais si toute l'Europe roulait comme eux ce serait déjà pas mal.
Nous arrivons à Linz vers les quinze heures. Je demande le chemin du camping à une femme. Bien qu'autrichienne, son accent est presque incompréhensible, à tel point que je lui demande sa nationalité. Du coup la conversation se poursuit en anglais, je la comprends un peu mieux. Elle part chercher des cartes et prospectus et me donne de grandes explications. J'ai l'impression que le repas de midi a été bien arrosé. En finale, elle me fait deux grosses bises bien appuyées. Elle a dû se piquer car cela fait quatre jours que je ne me suis pas rasé, et comme chez tout homme aux gènes méditerranéens ça pousse dru. Je lui dis que si nous ne trouvons pas nous revenons, ça la fait rigoler. Jean, qui a assisté à la scène en direct, propose de prendre ma place la prochaine fois qu'il faudra demander le chemin à une femme.
Malheureusement nous trouvons le camping, donc pas question de retourner, sniff! Au demeurant il est très bien organisé, même s'il est particulièrement surpeuplé. Ce qui est plus inquiétant, c'est que le temps se dégrade franchement et que nous allons, sans nul doute possible, vers la pluie. Nous dînons au restaurant et goûtons à la fameuse tarte de Linz.
Lever sous un ciel menaçant et très sombre, l'humidité a tout envahi, sol et ciel, ce qui laisse peu de doute sur la journée qui nous attend. En effet, dès les premiers kilomètres la pluie se met de la partie, et très vite elle devient violente. Je commence par maudire ce temps, d'autant plus que mes habits pluie ne sont pas performants et je suis rapidement trempé. Et puis, contre toute attente, le miracle se produit. Sous ces trombes d'eau, mon corps s'habitue et la température clémente et le rythme élevé me permettent de ne pas me refroidir. J'éprouve un immense plaisir à rouler à vive allure dans ces conditions en apparence hostiles. Nous perdons notre chemin à Mauthausen, nom tristement célèbre. À un feu rouge, je demande à plusieurs automobilistes la direction pour retourner au fleuve. Oh surprise! Pas un n'ouvre sa fenêtre, et tous tournent la tête, certains mettent même leur main pour encore moins nous voir et nous faire comprendre qu'ils ne veulent absolument pas nous parler. Nous restons interloqués après la gentillesse et la serviabilité allemande. Espérons que ce comportement n'est que local, et que tous les Autrichiens ne sont pas effrayés par deux pauvres Français perdus et complètement trempés. À l'instinct, nous prenons à gauche, et parcourons plusieurs kilomètres de route avant de renouer avec le Danube.
Nous faisons une première halte dans un superbe café en surplomb sur le fleuve. Comme d'habitude, nous engloutissons quelques gros gâteaux en contemplant de la véranda les eaux sombres . Le spectacle est impressionnant, le cours d'eau est devenu très large, et par ce temps il dégage une impression de puissance sauvage.
Puis après nous être bien empiffrés, c'est reparti sous des cataractes. La partie de l'itinéraire qui se présente se fera sur route. En effet, la piste est rive droite et j'ai peur de me refroidir en prenant le bac, ce serait dommage pour les gâteaux. Le temps ne s'améliore pas, on appuie d'autant plus sur les pédales. Vers les treize heures , Jean prend un coup de fringale et désire s'arrêter sur place pour faire chauffer quelque chose. Je l'en dissuade, en effet il tombe de véritables trombes, et cet arrêt serait, à mon sens, une vraie catastrophe pour le contenu de nos sacoches à ouvrir. Donc nous décidons de faire halte au premier lieu abrité. Un joli restaurant se présente une dizaine de kilomètres après. Nous profitons de ce gîte agréable et très joliment aménagé. Le moral reste bon, d'autant plus que nous avons déjà fait cent trois kilomètres ce matin. Je suis vraiment étonné d'avoir éprouvé un tel plaisir à rouler sous la pluie.
Bien rassasiés, avec ardeur nous reprenons la route. Le temps semble s'améliorer, les ondées s'espacent, cependant le ciel reste menaçant. De magnifiques vignobles développent leurs pieds de vigne le long des pentes dominant le fleuve en larges ondulations. Quelques villages en hauteur, en récompense des efforts pour les atteindre, offrent des points de vue de premier plan sur la vallée. Dommage que le temps ne soit pas plus clément, car la vue doit pouvoir porter plus loin. Vers seize heures la ville de Krems est atteinte. Encore une fois nous avons abattu plus de cent quarante kilomètres. Nous louons une caravane, car la pluie reste très menaçante. D'autres campeurs très bien équipés restent stoïquement dehors.
Le temps s'améliore au réveil. Ce matin j'ai une petite forme, je me ressens sans doute des efforts des jours précédents. D'ailleurs, on a peut-être un peu trop fêté notre étape de la veille, ça n'aide pas non plus. Nous arrivons au cœur de la ville de Vienne par une piste cyclable. Il est agréable et étonnant de rejoindre le centre d'une grande métropole sans avoir été confronté au danger du trafic routier, toujours bien réel dans nombre de capitales. Nous cherchons le camping en périphérie ouest, ce qui nécessite une dizaine de kilomètres. Ce dernier est immense, très populeux. Le vrombissement de l'autoroute proche tient lieu de bruit de fond, bien perceptible. Nous nous installons rapidement, puis retournons à la découverte du centre ville. Un bus dont l'arrêt se trouve à proximité nous conduit au métro, ce qui nous permet une balade très agréable dans le centre de la capitale autrichienne quelques heures dans la soirée.
Derniers kilomètres en Autriche, cet après-midi nous serons en Slovaquie. Nous commençons par errer au milieu des grandes îles sur le Danube, à la recherche de l'itinéraire. En effet, ce matin j'ai à peine pris la peine de consulter notre petit guide. Si je l'avais fait, l'itinéraire se serait présenté de façon évidente. Cette négligence nous a permis de prendre conscience de l'immensité de ce dédale au milieu du fleuve dans la périphérie de Vienne. Alors que nous continuons à nous enfoncer dans l'erreur, commençant à avoir de sérieux doutes, face à nous arrive un cyclotouriste lourdement chargé, pédalant pieds nus. Il s'agit d'un Hongrois qui rentre chez lui après une errance à travers l'Europe de plusieurs mois. Il nous explique que le chemin conduit à une impasse et de concert nous rebroussons chemin. C'est un véritable plaisir de l'interroger sur son périple. Encore un exemple démontrant que l'erreur s'avère payante et favorise les belles rencontres. Une fois de nouveau sur la bonne voie, dans une zone marécageuse, il nous faut enjamber de grands troncs d'arbres qui obstruent le chemin. De toute évidence les fortes pluies d'avant-hier ont engendré quelques inondations dans le coin. Puis sur plusieurs dizaines de kilomètres nous suivons une digue rectiligne. La frontière semble proche. En traversant le dernier village autrichien, son monument aux morts et disparus nous interpelle. Il a été érigé en 1921 à la mémoire des combattants de 14-18. Deux listes de même longueur ont été rajoutées l'une pour «Unsere Gefallenen »et l'autre pour « Unsere Vermissten» (nos morts et nos disparus) de la seconde guerre mondiale. L'impression produite est forte.
Slovaquie du 06/08 au 14/08 500 km
Le chemin a quitté le fleuve depuis quelques kilomètres. À travers champs nous nous dirigeons vers la Slovaquie. Sur une colline dans le lointain apparaît une agglomération comme perchée sur un monticule. De toute évidence il s'agit de Bratislava. Le grand bâtiment clair en avant de la cité est sans doute possible le château. Cette apparition nous motive, et nous appuyons sur les pédales. La frontière est là devant nous. Un immense poste frontière avec de grands parkings où les véhicules devaient s'amonceler des heures durant, peut-être plus, pour passer ce point de passage entre l'est et l'ouest. Aujourd'hui tout est désert, pas âme qui vive sur ces vestiges d'un passé récent. Le mur n'est tombé qu'en 1989, et l'ouverture généralisée s'est faite après.
En quelques kilomètres, le centre de Bratislava est atteint. Nous n'avons pas eu de circulation. En effet, la piste conduit sans transition des prés directement dans la vieille ville. Par contre, demain, pour quitter cette capitale, nous serons plongés dans un enfer de circulation. La ville historique est à dimension humaine, le trafic est bien organisé. La première impression parmi ces bâtiments aux belles couleurs est excellente. Nous sommes pressés de partir à la découverte des petites rues et prenons une chambre dans un hôtel en plein centre, afin de poser au plus vite bagages et vélos. La petite reine peut s'avérer un gros handicap lors de certaines visites, car il faut toujours sécuriser la monture et son chargement avant de les abandonner quelques heures. Notre hôtel est idéalement situé. La chambre pas donnée, 60 euros pour une petite pièce avec seulement une fenêtre ouvrant sur une cour intérieure. De plus la porte de la salle de bain me tombe quasiment dessus, lorsque j'essaie d'y pénétrer. Mais mon Dieu, ces contingences matérielles sont sans importance, et ne perdons pas de temps à aller nous plaindre, car nous n'avons qu'une demi-journée pour visiter cette charmante ville. Nous nous offrons une assiette de spaghettis, à un prix prohibitif. A plusieurs reprises nous aurons l'occasion de constater que dans chacun de ces ex-pays communistes, coexistent en réalité deux pays, le premier fréquenté massivement par les touristes occidentaux et le second en dehors des circuits touristiques. De l'un à l'autre les prix varient dans un rapport de un à quatre, voire de un à six.
Vers les seize heures, Slavo nous rejoint. En guise de bienvenue, il nous offre un bel atlas routier au 1/100 000 de son pays, cadeau précieux qui va nous permettre de profiter au maximum des petites routes slovaques. Il nous entraîne à travers la ville, dont il nous commente l'historique. Ensuite, le soir il nous fait découvrir un restaurant traditionnel en dehors des circuits classiques. En effet, uniquement des Slovaques sont attablés. Les grandes salles ont vraiment du cachet. Tout est en bois, pas très entretenu, cela donne un côté rustique du meilleur effet. Une spécialité bien consistante à base de choux et de charcuterie nous est servie, conseillée par Slavo. Le dessert est lui aussi conséquent. Nous sortons bien calés, et pour trois cela n'a coûté que 18 euros boissons comprises. Ce prix est à comparer avec les 15 euros par assiette de pâtes mangée à midi, certes accompagnée d'une bière, d'un peu d'eau et d'un café.
Départ matinal de Bratislava, la vieille ville est calme. Très vite, dans la partie moderne de la cité, un fort trafic nous engloutit et nous tâtonnons quelque peu pour sortir de l'agglomération. Nous prenons une direction nord-est pour rejoindre le village de Drietoma, où habitent les parents de Slavo. Ce dernier nous a conseillé un itinéraire en sous-estimant la distance. Il a annoncé 115 kilomètres alors qu'il s'agit de 145. De plus, les côtes sont raides, longues et nombreuses. Il faut ajouter à cela une chaleur étouffante et un trafic routier dense. De nombreux camions, ne respectant absolument pas les distances de sécurité, nous donnent bien du souci sur des routes relativement étroites. Nous finissons par faire une erreur en loupant un embranchement. Vers les seize heures, après plus de cent kilomètres, un joli lac nous invite au camping sauvage. Juste au-dessus, un restaurant permet de sa terrasse un magnifique panorama sur la campagne environnante. Les clients sont tous autochtones et la serveuse parle très mal l'anglais. Cependant, par gestes nous nous comprenons, en particulier en montrant du doigt ce que les autres ont dans leur assiette. La nourriture est très correcte pour un prix dérisoire, moins de dix euros à deux. L'ambiance n'a vraiment plus rien à voir avec Bratislava et ses cortèges de touristes occidentaux.
Au réveil, surprise! Les toilettes du restaurant sont fermées, donc pas d'eau. Nous n'avons pas pris la précaution de faire le plein la veille au soir. Jean propose de prendre de l'eau dans le lac pour faire un café. Vu la couleur, je ne suis pas enthousiasmé, et nous partons à jeun avec l'intention de nous arrêter à la prochaine ville. Tôt le matin, aux environs de 6 heures, la route est déserte. Nous atteignons Nove Mesto. Un café agréable nous accueille. La ville est en émoi, car il s'y déroule une course de motos. Tout un tas de vieilles pétoires de toutes les cylindrées sont lancées dans une sarabande, pas vraiment folle, je la qualifierais plutôt de poussive et pétaradante. Le spectacle n'en est pas moins intéressant, et en me délectant d'un gros chocolat bien crémeux je regarde ces antiquités rivaliser sinon de vitesse, au moins de bruit. Le spectacle est vraiment cocasse. L'un des compétiteurs est énorme et chevauche une frêle cinquante centimètres cubes. Nous prenons tout notre temps, car l'étape de ce jour n'est que de 45 kilomètres, et la moitié est déjà effectuée. Nous sommes attendus vers les onze heures chez les parents de Slavo, et il n'est pas neuf heures.
Que c'est bon de prendre son temps. Je réalise que depuis notre départ le 27 juillet à Mulhouse, nous avons surtout passé nos journées à rouler et ne pas prendre de retard sur la programmation. Le voyage à vélo, il faut faire attention lorsque on est dans la phase conception de ne pas programmer une compétition genre tour de France. Le meilleur moyen à mon sens, c'est justement de ne rien programmer et de rouler au jour le jour sans se mettre d'échéance. Mais, ce n'est pas si facile à faire, on a toujours la manie de planifier. S'affranchir de la notion de temps est presque impossible pour nous, Occidentaux. Nous avons tellement été formatés à vivre au rythme de notre montre, quand ce n'est pas au rythme de notre chronomètre.
Comme prévu, nous arrivons dans le petit village où habitent les parents de Slavo. Ils nous accueillent avec gentillesse. La maison est belle, bien entretenue, le jardin magnifiquement soigné. J'ai presque honte en pensant à la mienne de maison, que je laisse presque à l'abandon. Ces gens qui sont fonctionnaires d'un pays, certes de l'Union Européenne, ne roulent manifestement pas sur l'or. Ils mettent sans doute un point d'honneur à embellir leur lieu d'habitation.
Nous passons 24 heures très agréables. Slavo et sa compagne, tous deux ayant une bonne maîtrise de l'anglais, servent d'interprètes avec son père. Par contre, sa mère parlant un peu l'allemand nous nous comprenons sans intermédiaire. La discussion va être animée, son père était officier dans l'armée tchécoslovaque à l'époque du Pacte de Varsovie et moi officier dans l'armée de l'air française. Je me souviens des nombreuses alertes à trois heures du matin dans le cadre de l'entraînement à une réaction immédiate pour contrer l'avance des forces communistes. Les temps ont changé rapidement. Maintenant il est civil, mais travaille au ministère de la défense et s'occupe de l'intégration des forces slovaques aux standards OTAN. Son point de vue sur cette évolution m'intéresse au premier chef. Ayant déjà travaillé au sein d'un état-major d'un ex-pays communiste, l'Albanie, la comparaison d'un pays à l'autre me captive. Le père de Slavo ressent une certaine nostalgie, toute relative cependant, d'une armée autrefois équipée de nombreux matériels et qui aujourd'hui se trouve confrontée aux prix prohibitifs de matériels hautement technologiques, le tout dans le cadre de restrictions budgétaires sur fond de crise, dans un Occident qui ne met pas l'entretien de ses armées en toute première priorité . Slavo nous emmène visiter la jolie ville de Trencin, surmontée d'un magnifique château. Ces vingt quatre heures nous marqueront d'un souvenir inoubliable de gentillesse et d'hospitalité.
Le lendemain nous reprenons notre chemin vers l'est en direction des Tatras. Slavo et sa compagne nous accompagnent à vélo sur une trentaine de kilomètres. Ils nous laissent à l'entrée d'un petit chemin très raide en nous assurant que c'est le plus court pour rejoindre notre destination de la journée. Très vite, nous nous retrouvons à pousser les vélos dans une pente de plus de vingt pour cent. Et ça se corse encore. Le chemin disparaît dans la forêt. Rapidement nous n'arrivons plus à pousser, même à deux, tellement la végétation devient touffue. Donc nous portons d'abord les bagages, puis les vélos. Après trois heures totalement exténuantes, nous arrivons enfin sous une route. Le dernier remblai, à franchir pour la rejoindre, est d'une pente redoutable et constitué de terre, dont les grains ressemblent à des roulements à bille. Ces vingt derniers mètres nous demandent un effort violent, où nous devons bien nous coordonner pour faire passer vélos et bagages. On s'initie au jeter de sacoches.
Une fois sur le goudron, que cela paraît facile de pédaler. Mais, nous ne sommes pas au bout de nos surprises. Vingt cinq kilomètres plus loin, la route vient littéralement mourir dans une petite vallée profonde. Nous distinguons un sillon blanc, qui escalade la montagne directement sur plusieurs centaines de mètres. Pas de doute, c'est pour nous. Et c'est reparti, d'abord chacun pousse son vélo, mais c'est exténuant. Alors on se met tous les deux, l'un poussant le guidon, l'autre arque bouté derrière les bagages. Ensuite nous redescendons chercher le deuxième vélo, et réitérons l'opération. Après une grosse heure d'efforts soutenus dans la poussière, enfin la pente s'adoucit et nous rejoignons un petit col dans un cadre d'une grande beauté. Le chemin part quelque temps à niveau et nous pouvons enfourcher nos vélos. Arrive une longue descente, mais pas aussi confortable que nous l'espérions. En effet, elle est raide et caillouteuse. Les poignets sont fortement sollicités. Il serait dangereux de dépasser les 10 kilomètres à l'heure, donc les doigts sont crispés sur les freins.
Enfin de retour dans la vallée, des recherches nécessitent quelques détours, pour raison de carte non à jour. A la tombée de la nuit nous arrivons au camping de Turcianske Tepelice. L'étape aura été de 11 heures pour cent trois kilomètres. Nous sommes les seuls campeurs. Une équipe de foot fête probablement une victoire, et les gros bocks de bière défilent à vive allure. Ça chauffe dur!!!
Départ tardif, vers les dix heures trente, l'étape de la veille a laissé quelques traces. Aujourd'hui encore, des passages sportifs nous attendent. Après une belle côte de quinze kilomètres, rendue très désagréable du fait des camions lancés à vive allure qui nous frôlent, un chemin de terre, parfois meuble, entre 12 et 15 %, nous demande à nouveau de rudes efforts sur plus de cinq kilomètres. Cette portion exigera une bonne heure de suée à appuyer sur les pédales, à la limite du dérapage de la roue arrière. Enfin, un col à 1075 mètres met un point final à cette montée infernale. La moyenne de la journée ne sera pas très élevée, étant donné le terrain et les chemins que nous empruntons.
En fin d'après-midi, nous cherchons dans un village une épicerie. Les gens ne semblent parler aucune langue étrangère, et subitement une femme qui nous regarde d'un balcon, dans un anglais parfait nous indique le lieu où se ravitailler. Le temps semble au beau, la forêt et la montagne sont accueillantes. C'est l'occasion d'un beau camping sauvage. Nous prenons pas mal d'eau et de jus d'orange et nous repartons à l'escalade d'un col qui n'en finit pas. La traversée de Liptovska Luzana est incroyable, village tout en longueur dans une montée de six ou sept kilomètres.
Enfin, la dernière maison dépassée, nous commençons à rechercher un coin où se cacher de la route. Un petit chemin à gauche, nous le prenons et demandons à un berger si nous pouvons nous installer pour la nuit. Nous essuyons un refus catégorique et nous partons plus haut. Que l'endroit est sauvage! Il paraît qu'il y a des loups et des ours. Les tentes sont installées à la lisière d'une forêt de sapins, leurs silhouettes masquées par les premiers arbres. Un joli petit ruisseau fait une multitude de méandres dans la prairie, juste devant notre lieu d'implantation. De magnifiques chardons, de grande hauteur, lancent leurs nombreuses têtes mauves �� l'assaut du ciel.
Cette soirée sera, par sa simplicité et le cadre grandiose qui nous entoure, l'un des souvenirs marquants de notre vagabondage. Bien souvent, on se souvient avec émerveillement et nostalgie de ces instants un peu en dehors du temps, que l'on a vécus comme par hasard, en prenant le risque de passer une nuit de galère. En effet dans le village précédent nous aurions pu être logés convenablement à un prix ridicule, mais nous avons fait le bon choix. A ces moments j'ai vraiment l'impression de vivre. Sans doute cela provient du contact simple avec la nature, dans un endroit privilégié. Et je me dis que les expériences les plus intenses et les plus enrichissantes, sont justement celles qui ne se monnaient pas.
Les loups et autres ours ne se sont pas montrés. Un ciel blafard accompagne le lever du jour. Le petit déjeuner pris nous plions rapidement. Une course de vitesse s'engage, et avec les derniers rangements la pluie arrive. Ce n'est pas une surprise, car depuis un moment nous la regardons monter à l'assaut des hauteurs, sur les quelles nous sommes perchés. Très rapidement elle est forte. Nous commençons à pédaler sur une côte raide, menant à un col à plus de mille mètres d'altitude. La route est déserte. Il fait froid. Mes habits de pluie ne sont pas efficaces. Malgré l'effort que nécessite cette montée sévère, je n'ai pas chaud. Arrive le col, nous nous engageons dans une longue descente. La température de mon corps descend aussi. Avec le froid, cela devient vite un calvaire. Mes doigts s'engourdissent et j'ai du mal à serrer le guidon, encore plus à freiner. Mais il n'y a pas d'alternative, la seule option descendre. Quitte à le faire, autant y aller le plus vite possible. En serrant les dents j'appuie au maximum sur les pédales sous des trombes d'eau glaciales.
Après vingt kilomètres d'un vrai calvaire, le village de Partizanska apparaît. Un bar sur la gauche, ouvert à cette heure matinale, sans hésiter je m'y précipite grelottant, me tenant les mains toutes blanches presque insensibles. J'ai subi une grosse déperdition de chaleur. Mes habits ne sont vraiment pas performants, pourtant jusqu'à présent, ma Patagonia je n'avais jamais eu à m'en plaindre. Mais en vieillissant elle a dû devenir poreuse, en effet depuis quatre ans elle sert intensivement. En matière d'imperméable, j'ai aussi pris un vieil habit, que mon père a utilisé pendant plus d'une décennie. Je m'en veux, car j'ai à la maison du matériel efficace contre la pluie. Comment ai-je pu sous-estimer à ce point les conditions météorologiques qui nous attendaient dans cette partie de l'Europe?
Après une heure et deux gros chocolats bien crémeux, la pluie n'a pas faibli. Jean a été moins atteint que moi. Cependant, l'un comme l'autre nous n'envisageons pas de repartir dans ces conditions. On nous indique un particulier louant des chambres. Le lieu est superbe, les chambres vastes et la douche bien chaude. Pour couronner le tout, chacun ayant sa pièce en demi-pension, cela nous revient à 11 euros chacun. Il n'est que 10 heures du matin. Une grande journée de farniente se profile, ce qui n'est pas pour me déplaire. Ayant terminé les deux livres que j'ai emportés, j'entame la lecture de l'ouvrage que Jean vient de me prêter, «Solos d'amour» de John Updike. Je lis rarement ce genre de littérature, décrivant les relations hommes femmes, mais je suis immédiatement très intéressé, et de plus l'auteur a un style qui invite à la lecture.
Nous passons une partie de l'après-midi à affiner nos plans pour le mois à venir. Le programme concocté par Jean prévoit la traversée des Tatras dans toute leur longueur, et elles s'étendent sur trois pays, Slovaquie, Pologne et Ukraine. Cela m'inquiète un peu, car le kilométrage est très conséquent et les dénivelés affolants. De plus aux environs du 15 août, nous sommes le 11, le temps n'est pas toujours formidable en montagne. Les conditions que nous subissons, alors que nous ne sommes qu'en périphérie du massif montagneux, laissent présager des journées de souffrance. Je sais bien que Kasantzakis a écrit «Un jour où je n'ai pas souffert est un jour où je n'ai pas vécu». J'aime bien cette maxime, mais pas trop quand même! Sans proposer de décision radicale, je pressens qu'il nous faudra apporter des aménagements à ce programme très chargé. Dans un premier temps, nous comptons rejoindre le «Tatransky Narody Park», et de là grimper au moins un joli sommet.
Le repas du soir est copieux et l'ambiance chaleureuse. Cela est d'autant plus remarquable, que les personnes, qui nous accueillent, ont eu un décès. À midi ils accueillaient tous les membres de leur famille, pour la réunion habituelle lors de ces tristes circonstances.
Nuit très agréable, mais au matin un brouillard épais empêche toute visibilité. L'idée de repartir et de subir les intempéries de la veille ne m'enthousiasme pas. Mes habits ne sont pas tout à fait secs, je les mets cependant en espérant qu'au moment du départ, ils le seront. Va-t-on partir? L'inaction prolongée n'est jamais très bonne conseillère. Cependant, en repensant à Nicolas Bouvier qui était resté un hiver complet à Tabrize, je relativise nos petits ennuis. Nous descendons déjeuner, nos hôtes sont très agréables, de plus ils parlent bien allemand, ce qui facilite grandement la conversation.
A huit heures et demie nous reprenons nos vélos, le temps semble assez beau, le brouillard se déchire. Notre route contourne le joli et grand lac de Liptovska. Dans le lointain de hautes montagnes commencent à se dessiner. Arrêt dans la ville de Liptovsky Mikulas, car Jean doit racheter un cale-pied. Le magasin est tout neuf, Sport 2000 ou Décathlon, je ne sais plus. Cependant, je me souviens que les prix pratiqués sont les mêmes que ceux pratiqués en France. Le contraste est saisissant lorsqu'on compare avec les onze euros de la demi-pension de la nuit dernière. Les clients ne semblent pas très nombreux. Ces grandes chaînes occidentales se positionnent probablement sur le marché slovaque en vue d'être rentables dans quelques années lorsque le niveau de vie moyen aura augmenté. Le cale-pied, il le trouvera un peu plus loin chez un marchand de cycles.
A la sortie de la ville, nous faisons nos courses, pour midi, dans un super marché. Tout au long de notre périple, nous n'aurons pratiquement jamais eu la moindre difficulté d'approvisionnement. Au cas où nous l'aurions oublié, nous sommes dans l'Union Européenne, et on le ressent bien, la logistique est sans grande surprise. A l'heure du déjeuner, nous nous arrêtons dans un petit abri en bordure de route sous une légère ondée. Les montagnes ont pris de l'ampleur et nous comptons rejoindre la station de Stabske Pleso, qui se situe à 1346 mètres d'altitude. Il s'agit d'un point de départ réputé, permettant d'accéder à de magnifiques randonnées conduisant à de nombreux sommets, culminant entre 2300 et 2600 mètres. La côte se fait raide et le temps menaçant. Une pluie orageuse violente nous surprend. Un grand sapin, en lisière de forêt, nous offre sa protection. L'intensité de l'ondée diminuant, nous repartons. Entre les nuages apparaît un magnifique sommet pyramidal, le Krivan, dominant la vallée du haut de ses 2500 mètres. Pyramide majestueuse, symbole des Tatras slovaques, au point que l'une des pièces d'euros du pays en porte l'effigie. Je tombe instantanément amoureux de ce petit Cervin. Notre occupation pour demain est toute trouvée.
Nous prenons l'option de l'hôtel, car le premier camping est très éloigné du départ de la balade envisagée demain, de plus le temps reste très incertain.
Lever cinq heures du matin, ciel rouge, prémisse de très mauvais temps. Le départ est décidé dans les plus brefs délais. Nous espérons prendre le mauvais temps de court. 1200 de dénivelé, en trois heures cela ne devrait pas poser de problème, même si la randonnée commence par une marche à niveau de quatre ou cinq kilomètres. Mais à peine sommes-nous partis que la pluie nous rattrape. Tant pis nous n'aurons pas l'occasion de revenir de sitôt dans les Tartras, on persévère. Une fois arrivés au pied de la montagne, un joli chemin empierré monte le long d'une arête. La pluie s'intensifie, et le brouillard se met de la partie. Nous sommes seuls , l'ambiance devient farouche. Au détour du chemin, deux chamois, ombres furtives, disparaissent dans la pente. Le sentier devient plus raide. Il est nécessaire de mettre les mains pour progresser. Nous sommes à la limite de l'escalade. La visibilité est réduite à cinquante mètres. Il ne faudra surtout pas se perdre à la descente. Le Krivan se défend et ne veut pas de nous. Le vent se met à son tour de la partie. L'endroit devient très inhospitalier. Je sens le sommet tout proche, mais là c'est franchement de l'escalade, certes pas difficile. Mais trempé, peu couvert, sous des trombes d'eau, sans visibilité, avec un vent rafraîchissant très sérieusement, le thermomètre indique trois degrés, de plus en chaussures de cycliste avec lesquelles il faut faire attention aux parties métalliques qui ripent sur le rocher mouillé, cela devient particulièrement pénible et dangereux. L'altimètre indique 2485 mètres, le point culminant se situe théoriquement dix mètres au-dessus. L'absence de visibilité nous empêche de le discerner. D'un coup, le froid me submerge, il faut impérativement que je m'enfuie immédiatement sous peine de problèmes graves. Jean a moins froid que moi. Je sors la veste que j'ai dans le sac et l'enfile entre mon tee-shirt et ma patagonia. Je mets mes gants avec difficulté. Je sens mon corps se raidir. Je n'avais jamais eu cette sensation. Attention à la déescalade, surtout ne pas chuter, mon corps ayant perdu toute souplesse. Rapidement le terrain devient plus facile. Le rythme s'accélère, en conséquence la température du corps augmente, et son agilité revient. Une fois de plus, je suis allé un peu loin, sur ce que je considérais comme une simple balade. On comprend facilement que des gens meurent de froid en montagne. Le moindre petit incident ou retard dans ces conditions limites, et cela peut tourner au drame. Je m'en veux un peu de mon imprudence et de mon manque de prévoyance. J'aurais pu m'habiller plus, mais j'espérais mouiller le moins de vêtements possibles en prévision des jours à venir. De toute évidence, c'était un mauvais raisonnement. Avoir fait 1500 kilomètres à vélo ne rend pas invulnérable au très mauvais temps en montagne, il me faut m'en souvenir et savoir rester humble.
En redescendant, nous croisons quelques personnes, qui envisagent d'effectuer la randonnée que nous venons de réaliser. Elles nous demandent si nous sommes allés au sommet. Notre réponse affirmative les rend admiratifs, et ils retrouvent le moral. Retour à l'hôtel vers midi, le temps se calme un peu. Nous nous posons la question de savoir si nous restons un jour de plus pour randonner, car il y a d'autres très beaux sommets. Les prévisions météo sont assez mauvaises, en particulier la visibilité devrait rester faible, ce qui est frustrant sur une belle montagne. En conséquence, nous décidons de mettre le cap sur la Pologne dès demain.
Au lever du jour, le temps est acceptable, pourvu que cela tienne. Nous prenons la direction de Zakopane, le Chamonix polonais. Une route à flanc sur les vingt premiers kilomètres nous conduit à travers des zones touristiques fréquentées surtout par des nationaux. On voit très peu de ressortissants étrangers hormis des Polonais. La route rejointe se dirige droit sur la frontière. Le pourcentage de la pente est important, parfois supérieur à 12%. Après 54 kilomètres nous pénétrons en Pologne. Beaucoup de voitures sont garées de part et d'autre de la limite de ces deux pays. Une petite rivière matérialise la démarcation, mais bien entendu pas un contrôle et même pas un panneau annonçant « Polska». Nous sommes frustrés, pas moyen de faire la classique et traditionnelle photo avec les vélos appuyés au panneau frontière lors d'un changement de pays.
Notre dernière vision du Danube allemand, une énorme sirène en bronze avec un gros poisson dans les mains. Peu après, le panneau frontière nous invite à rentrer dans la deuxième nation de notre périple. Deux terres de langue allemande, j'ai l'impression de rester dans le même pays. Un groupe de jeunes filles pénètre au même instant que nous. Toutes poussent des cris de joie et applaudissent. Donc, nous arrivons bien dans un pays différent. Le Danube, depuis Passau, a encore pris de l'ampleur. Il devient majestueux. Alors qu'il creusait son passage de façon rectiligne à travers les plaines allemandes, il vient buter sur une zone montagneuse. De la résistance à la progression naissent de larges méandres enfoncés entre de grandes collines. D'immenses forêts couvrent le relief. Le temps n'est pas au beau, mais il ne pleut pas. Que ces grandes masses de végétation qui descendent jusqu'au fleuve donnent du cachet au site! Nous sommes en plein romantisme. Le gris prononcé du ciel se reflète sur l'eau, teintée d'un vert-gris indéfinissable, enserrée dans de sombres forêts. Cette portion de la piste cyclable dégage une impression d'esthétique absolue. Le contraste est étonnant entre l'herbe vert cru, presque fluorescente et le sombre de l'eau et des sapins. L'ordre et la propreté sont les mêmes qu'en Allemagne. Pas un papier ne traîne. Les maisons sont toutes entourées de magnifiques jardins envahis de fleurs bien ordonnées. Bien souvent, elles colonisent aussi les façades de leurs corolles multicolores. Les pelouses sont tondues avec rigueur.
La piste de notre côté s'interrompt. Un petit bac, conçu pour les vélos, permet une courte traversée originale et très sympathique pour un prix modique. À nouveau la piste au goudron impeccable, sans la moindre aspérité déroule son ruban sous nos roues. On a plus l'impression de glisser que de rouler. Que ce déplacement à vélo dans ce cadre grandiose est agréable. Les grandes courbes du fleuve provoquent des changements de perspective permanents, ce qui avive la curiosité. La partie de l'itinéraire avant Sigmaringen ainsi que l'étape de ce jour, sont les deux portions de nos 1200km le long du Danube que j'ai le plus appréciées. Chacune a son style très différent, mais toutes deux dégagent une grande beauté. Cela ne veut pas dire que le reste du parcours ne m'a pas plu, bien au contraire. Ce qui est absolument formidable, c'est de pouvoir rouler, pratiquement toujours, sur une piste sans voiture. Le retour aux routes encombrées à partir de Bratislava sera d'autant plus difficile. En effet en dix jours on prend ses petites habitudes, et la vigilance se relâche. Pas de gros camion à surveiller, qui arrive rapidement dans le dos. Facteur aggravant en matière de transition brutale, en Allemagne sur route, tous les véhicules respectent scrupuleusement le code et l'on ne se sent pas en danger. En Autriche déjà un peu moins, mais si toute l'Europe roulait comme eux ce serait déjà pas mal.
Nous arrivons à Linz vers les quinze heures. Je demande le chemin du camping à une femme. Bien qu'autrichienne, son accent est presque incompréhensible, à tel point que je lui demande sa nationalité. Du coup la conversation se poursuit en anglais, je la comprends un peu mieux. Elle part chercher des cartes et prospectus et me donne de grandes explications. J'ai l'impression que le repas de midi a été bien arrosé. En finale, elle me fait deux grosses bises bien appuyées. Elle a dû se piquer car cela fait quatre jours que je ne me suis pas rasé, et comme chez tout homme aux gènes méditerranéens ça pousse dru. Je lui dis que si nous ne trouvons pas nous revenons, ça la fait rigoler. Jean, qui a assisté à la scène en direct, propose de prendre ma place la prochaine fois qu'il faudra demander le chemin à une femme.
Malheureusement nous trouvons le camping, donc pas question de retourner, sniff! Au demeurant il est très bien organisé, même s'il est particulièrement surpeuplé. Ce qui est plus inquiétant, c'est que le temps se dégrade franchement et que nous allons, sans nul doute possible, vers la pluie. Nous dînons au restaurant et goûtons à la fameuse tarte de Linz.
Lever sous un ciel menaçant et très sombre, l'humidité a tout envahi, sol et ciel, ce qui laisse peu de doute sur la journée qui nous attend. En effet, dès les premiers kilomètres la pluie se met de la partie, et très vite elle devient violente. Je commence par maudire ce temps, d'autant plus que mes habits pluie ne sont pas performants et je suis rapidement trempé. Et puis, contre toute attente, le miracle se produit. Sous ces trombes d'eau, mon corps s'habitue et la température clémente et le rythme élevé me permettent de ne pas me refroidir. J'éprouve un immense plaisir à rouler à vive allure dans ces conditions en apparence hostiles. Nous perdons notre chemin à Mauthausen, nom tristement célèbre. À un feu rouge, je demande à plusieurs automobilistes la direction pour retourner au fleuve. Oh surprise! Pas un n'ouvre sa fenêtre, et tous tournent la tête, certains mettent même leur main pour encore moins nous voir et nous faire comprendre qu'ils ne veulent absolument pas nous parler. Nous restons interloqués après la gentillesse et la serviabilité allemande. Espérons que ce comportement n'est que local, et que tous les Autrichiens ne sont pas effrayés par deux pauvres Français perdus et complètement trempés. À l'instinct, nous prenons à gauche, et parcourons plusieurs kilomètres de route avant de renouer avec le Danube.
Nous faisons une première halte dans un superbe café en surplomb sur le fleuve. Comme d'habitude, nous engloutissons quelques gros gâteaux en contemplant de la véranda les eaux sombres . Le spectacle est impressionnant, le cours d'eau est devenu très large, et par ce temps il dégage une impression de puissance sauvage.
Puis après nous être bien empiffrés, c'est reparti sous des cataractes. La partie de l'itinéraire qui se présente se fera sur route. En effet, la piste est rive droite et j'ai peur de me refroidir en prenant le bac, ce serait dommage pour les gâteaux. Le temps ne s'améliore pas, on appuie d'autant plus sur les pédales. Vers les treize heures , Jean prend un coup de fringale et désire s'arrêter sur place pour faire chauffer quelque chose. Je l'en dissuade, en effet il tombe de véritables trombes, et cet arrêt serait, à mon sens, une vraie catastrophe pour le contenu de nos sacoches à ouvrir. Donc nous décidons de faire halte au premier lieu abrité. Un joli restaurant se présente une dizaine de kilomètres après. Nous profitons de ce gîte agréable et très joliment aménagé. Le moral reste bon, d'autant plus que nous avons déjà fait cent trois kilomètres ce matin. Je suis vraiment étonné d'avoir éprouvé un tel plaisir à rouler sous la pluie.
Bien rassasiés, avec ardeur nous reprenons la route. Le temps semble s'améliorer, les ondées s'espacent, cependant le ciel reste menaçant. De magnifiques vignobles développent leurs pieds de vigne le long des pentes dominant le fleuve en larges ondulations. Quelques villages en hauteur, en récompense des efforts pour les atteindre, offrent des points de vue de premier plan sur la vallée. Dommage que le temps ne soit pas plus clément, car la vue doit pouvoir porter plus loin. Vers seize heures la ville de Krems est atteinte. Encore une fois nous avons abattu plus de cent quarante kilomètres. Nous louons une caravane, car la pluie reste très menaçante. D'autres campeurs très bien équipés restent stoïquement dehors.
Le temps s'améliore au réveil. Ce matin j'ai une petite forme, je me ressens sans doute des efforts des jours précédents. D'ailleurs, on a peut-être un peu trop fêté notre étape de la veille, ça n'aide pas non plus. Nous arrivons au cœur de la ville de Vienne par une piste cyclable. Il est agréable et étonnant de rejoindre le centre d'une grande métropole sans avoir été confronté au danger du trafic routier, toujours bien réel dans nombre de capitales. Nous cherchons le camping en périphérie ouest, ce qui nécessite une dizaine de kilomètres. Ce dernier est immense, très populeux. Le vrombissement de l'autoroute proche tient lieu de bruit de fond, bien perceptible. Nous nous installons rapidement, puis retournons à la découverte du centre ville. Un bus dont l'arrêt se trouve à proximité nous conduit au métro, ce qui nous permet une balade très agréable dans le centre de la capitale autrichienne quelques heures dans la soirée.
Derniers kilomètres en Autriche, cet après-midi nous serons en Slovaquie. Nous commençons par errer au milieu des grandes îles sur le Danube, à la recherche de l'itinéraire. En effet, ce matin j'ai à peine pris la peine de consulter notre petit guide. Si je l'avais fait, l'itinéraire se serait présenté de façon évidente. Cette négligence nous a permis de prendre conscience de l'immensité de ce dédale au milieu du fleuve dans la périphérie de Vienne. Alors que nous continuons à nous enfoncer dans l'erreur, commençant à avoir de sérieux doutes, face à nous arrive un cyclotouriste lourdement chargé, pédalant pieds nus. Il s'agit d'un Hongrois qui rentre chez lui après une errance à travers l'Europe de plusieurs mois. Il nous explique que le chemin conduit à une impasse et de concert nous rebroussons chemin. C'est un véritable plaisir de l'interroger sur son périple. Encore un exemple démontrant que l'erreur s'avère payante et favorise les belles rencontres. Une fois de nouveau sur la bonne voie, dans une zone marécageuse, il nous faut enjamber de grands troncs d'arbres qui obstruent le chemin. De toute évidence les fortes pluies d'avant-hier ont engendré quelques inondations dans le coin. Puis sur plusieurs dizaines de kilomètres nous suivons une digue rectiligne. La frontière semble proche. En traversant le dernier village autrichien, son monument aux morts et disparus nous interpelle. Il a été érigé en 1921 à la mémoire des combattants de 14-18. Deux listes de même longueur ont été rajoutées l'une pour «Unsere Gefallenen »et l'autre pour « Unsere Vermissten» (nos morts et nos disparus) de la seconde guerre mondiale. L'impression produite est forte.
Slovaquie du 06/08 au 14/08 500 km
Le chemin a quitté le fleuve depuis quelques kilomètres. À travers champs nous nous dirigeons vers la Slovaquie. Sur une colline dans le lointain apparaît une agglomération comme perchée sur un monticule. De toute évidence il s'agit de Bratislava. Le grand bâtiment clair en avant de la cité est sans doute possible le château. Cette apparition nous motive, et nous appuyons sur les pédales. La frontière est là devant nous. Un immense poste frontière avec de grands parkings où les véhicules devaient s'amonceler des heures durant, peut-être plus, pour passer ce point de passage entre l'est et l'ouest. Aujourd'hui tout est désert, pas âme qui vive sur ces vestiges d'un passé récent. Le mur n'est tombé qu'en 1989, et l'ouverture généralisée s'est faite après.
En quelques kilomètres, le centre de Bratislava est atteint. Nous n'avons pas eu de circulation. En effet, la piste conduit sans transition des prés directement dans la vieille ville. Par contre, demain, pour quitter cette capitale, nous serons plongés dans un enfer de circulation. La ville historique est à dimension humaine, le trafic est bien organisé. La première impression parmi ces bâtiments aux belles couleurs est excellente. Nous sommes pressés de partir à la découverte des petites rues et prenons une chambre dans un hôtel en plein centre, afin de poser au plus vite bagages et vélos. La petite reine peut s'avérer un gros handicap lors de certaines visites, car il faut toujours sécuriser la monture et son chargement avant de les abandonner quelques heures. Notre hôtel est idéalement situé. La chambre pas donnée, 60 euros pour une petite pièce avec seulement une fenêtre ouvrant sur une cour intérieure. De plus la porte de la salle de bain me tombe quasiment dessus, lorsque j'essaie d'y pénétrer. Mais mon Dieu, ces contingences matérielles sont sans importance, et ne perdons pas de temps à aller nous plaindre, car nous n'avons qu'une demi-journée pour visiter cette charmante ville. Nous nous offrons une assiette de spaghettis, à un prix prohibitif. A plusieurs reprises nous aurons l'occasion de constater que dans chacun de ces ex-pays communistes, coexistent en réalité deux pays, le premier fréquenté massivement par les touristes occidentaux et le second en dehors des circuits touristiques. De l'un à l'autre les prix varient dans un rapport de un à quatre, voire de un à six.
Vers les seize heures, Slavo nous rejoint. En guise de bienvenue, il nous offre un bel atlas routier au 1/100 000 de son pays, cadeau précieux qui va nous permettre de profiter au maximum des petites routes slovaques. Il nous entraîne à travers la ville, dont il nous commente l'historique. Ensuite, le soir il nous fait découvrir un restaurant traditionnel en dehors des circuits classiques. En effet, uniquement des Slovaques sont attablés. Les grandes salles ont vraiment du cachet. Tout est en bois, pas très entretenu, cela donne un côté rustique du meilleur effet. Une spécialité bien consistante à base de choux et de charcuterie nous est servie, conseillée par Slavo. Le dessert est lui aussi conséquent. Nous sortons bien calés, et pour trois cela n'a coûté que 18 euros boissons comprises. Ce prix est à comparer avec les 15 euros par assiette de pâtes mangée à midi, certes accompagnée d'une bière, d'un peu d'eau et d'un café.
Départ matinal de Bratislava, la vieille ville est calme. Très vite, dans la partie moderne de la cité, un fort trafic nous engloutit et nous tâtonnons quelque peu pour sortir de l'agglomération. Nous prenons une direction nord-est pour rejoindre le village de Drietoma, où habitent les parents de Slavo. Ce dernier nous a conseillé un itinéraire en sous-estimant la distance. Il a annoncé 115 kilomètres alors qu'il s'agit de 145. De plus, les côtes sont raides, longues et nombreuses. Il faut ajouter à cela une chaleur étouffante et un trafic routier dense. De nombreux camions, ne respectant absolument pas les distances de sécurité, nous donnent bien du souci sur des routes relativement étroites. Nous finissons par faire une erreur en loupant un embranchement. Vers les seize heures, après plus de cent kilomètres, un joli lac nous invite au camping sauvage. Juste au-dessus, un restaurant permet de sa terrasse un magnifique panorama sur la campagne environnante. Les clients sont tous autochtones et la serveuse parle très mal l'anglais. Cependant, par gestes nous nous comprenons, en particulier en montrant du doigt ce que les autres ont dans leur assiette. La nourriture est très correcte pour un prix dérisoire, moins de dix euros à deux. L'ambiance n'a vraiment plus rien à voir avec Bratislava et ses cortèges de touristes occidentaux.
Au réveil, surprise! Les toilettes du restaurant sont fermées, donc pas d'eau. Nous n'avons pas pris la précaution de faire le plein la veille au soir. Jean propose de prendre de l'eau dans le lac pour faire un café. Vu la couleur, je ne suis pas enthousiasmé, et nous partons à jeun avec l'intention de nous arrêter à la prochaine ville. Tôt le matin, aux environs de 6 heures, la route est déserte. Nous atteignons Nove Mesto. Un café agréable nous accueille. La ville est en émoi, car il s'y déroule une course de motos. Tout un tas de vieilles pétoires de toutes les cylindrées sont lancées dans une sarabande, pas vraiment folle, je la qualifierais plutôt de poussive et pétaradante. Le spectacle n'en est pas moins intéressant, et en me délectant d'un gros chocolat bien crémeux je regarde ces antiquités rivaliser sinon de vitesse, au moins de bruit. Le spectacle est vraiment cocasse. L'un des compétiteurs est énorme et chevauche une frêle cinquante centimètres cubes. Nous prenons tout notre temps, car l'étape de ce jour n'est que de 45 kilomètres, et la moitié est déjà effectuée. Nous sommes attendus vers les onze heures chez les parents de Slavo, et il n'est pas neuf heures.
Que c'est bon de prendre son temps. Je réalise que depuis notre départ le 27 juillet à Mulhouse, nous avons surtout passé nos journées à rouler et ne pas prendre de retard sur la programmation. Le voyage à vélo, il faut faire attention lorsque on est dans la phase conception de ne pas programmer une compétition genre tour de France. Le meilleur moyen à mon sens, c'est justement de ne rien programmer et de rouler au jour le jour sans se mettre d'échéance. Mais, ce n'est pas si facile à faire, on a toujours la manie de planifier. S'affranchir de la notion de temps est presque impossible pour nous, Occidentaux. Nous avons tellement été formatés à vivre au rythme de notre montre, quand ce n'est pas au rythme de notre chronomètre.
Comme prévu, nous arrivons dans le petit village où habitent les parents de Slavo. Ils nous accueillent avec gentillesse. La maison est belle, bien entretenue, le jardin magnifiquement soigné. J'ai presque honte en pensant à la mienne de maison, que je laisse presque à l'abandon. Ces gens qui sont fonctionnaires d'un pays, certes de l'Union Européenne, ne roulent manifestement pas sur l'or. Ils mettent sans doute un point d'honneur à embellir leur lieu d'habitation.
Nous passons 24 heures très agréables. Slavo et sa compagne, tous deux ayant une bonne maîtrise de l'anglais, servent d'interprètes avec son père. Par contre, sa mère parlant un peu l'allemand nous nous comprenons sans intermédiaire. La discussion va être animée, son père était officier dans l'armée tchécoslovaque à l'époque du Pacte de Varsovie et moi officier dans l'armée de l'air française. Je me souviens des nombreuses alertes à trois heures du matin dans le cadre de l'entraînement à une réaction immédiate pour contrer l'avance des forces communistes. Les temps ont changé rapidement. Maintenant il est civil, mais travaille au ministère de la défense et s'occupe de l'intégration des forces slovaques aux standards OTAN. Son point de vue sur cette évolution m'intéresse au premier chef. Ayant déjà travaillé au sein d'un état-major d'un ex-pays communiste, l'Albanie, la comparaison d'un pays à l'autre me captive. Le père de Slavo ressent une certaine nostalgie, toute relative cependant, d'une armée autrefois équipée de nombreux matériels et qui aujourd'hui se trouve confrontée aux prix prohibitifs de matériels hautement technologiques, le tout dans le cadre de restrictions budgétaires sur fond de crise, dans un Occident qui ne met pas l'entretien de ses armées en toute première priorité . Slavo nous emmène visiter la jolie ville de Trencin, surmontée d'un magnifique château. Ces vingt quatre heures nous marqueront d'un souvenir inoubliable de gentillesse et d'hospitalité.
Le lendemain nous reprenons notre chemin vers l'est en direction des Tatras. Slavo et sa compagne nous accompagnent à vélo sur une trentaine de kilomètres. Ils nous laissent à l'entrée d'un petit chemin très raide en nous assurant que c'est le plus court pour rejoindre notre destination de la journée. Très vite, nous nous retrouvons à pousser les vélos dans une pente de plus de vingt pour cent. Et ça se corse encore. Le chemin disparaît dans la forêt. Rapidement nous n'arrivons plus à pousser, même à deux, tellement la végétation devient touffue. Donc nous portons d'abord les bagages, puis les vélos. Après trois heures totalement exténuantes, nous arrivons enfin sous une route. Le dernier remblai, à franchir pour la rejoindre, est d'une pente redoutable et constitué de terre, dont les grains ressemblent à des roulements à bille. Ces vingt derniers mètres nous demandent un effort violent, où nous devons bien nous coordonner pour faire passer vélos et bagages. On s'initie au jeter de sacoches.
Une fois sur le goudron, que cela paraît facile de pédaler. Mais, nous ne sommes pas au bout de nos surprises. Vingt cinq kilomètres plus loin, la route vient littéralement mourir dans une petite vallée profonde. Nous distinguons un sillon blanc, qui escalade la montagne directement sur plusieurs centaines de mètres. Pas de doute, c'est pour nous. Et c'est reparti, d'abord chacun pousse son vélo, mais c'est exténuant. Alors on se met tous les deux, l'un poussant le guidon, l'autre arque bouté derrière les bagages. Ensuite nous redescendons chercher le deuxième vélo, et réitérons l'opération. Après une grosse heure d'efforts soutenus dans la poussière, enfin la pente s'adoucit et nous rejoignons un petit col dans un cadre d'une grande beauté. Le chemin part quelque temps à niveau et nous pouvons enfourcher nos vélos. Arrive une longue descente, mais pas aussi confortable que nous l'espérions. En effet, elle est raide et caillouteuse. Les poignets sont fortement sollicités. Il serait dangereux de dépasser les 10 kilomètres à l'heure, donc les doigts sont crispés sur les freins.
Enfin de retour dans la vallée, des recherches nécessitent quelques détours, pour raison de carte non à jour. A la tombée de la nuit nous arrivons au camping de Turcianske Tepelice. L'étape aura été de 11 heures pour cent trois kilomètres. Nous sommes les seuls campeurs. Une équipe de foot fête probablement une victoire, et les gros bocks de bière défilent à vive allure. Ça chauffe dur!!!
Départ tardif, vers les dix heures trente, l'étape de la veille a laissé quelques traces. Aujourd'hui encore, des passages sportifs nous attendent. Après une belle côte de quinze kilomètres, rendue très désagréable du fait des camions lancés à vive allure qui nous frôlent, un chemin de terre, parfois meuble, entre 12 et 15 %, nous demande à nouveau de rudes efforts sur plus de cinq kilomètres. Cette portion exigera une bonne heure de suée à appuyer sur les pédales, à la limite du dérapage de la roue arrière. Enfin, un col à 1075 mètres met un point final à cette montée infernale. La moyenne de la journée ne sera pas très élevée, étant donné le terrain et les chemins que nous empruntons.
En fin d'après-midi, nous cherchons dans un village une épicerie. Les gens ne semblent parler aucune langue étrangère, et subitement une femme qui nous regarde d'un balcon, dans un anglais parfait nous indique le lieu où se ravitailler. Le temps semble au beau, la forêt et la montagne sont accueillantes. C'est l'occasion d'un beau camping sauvage. Nous prenons pas mal d'eau et de jus d'orange et nous repartons à l'escalade d'un col qui n'en finit pas. La traversée de Liptovska Luzana est incroyable, village tout en longueur dans une montée de six ou sept kilomètres.
Enfin, la dernière maison dépassée, nous commençons à rechercher un coin où se cacher de la route. Un petit chemin à gauche, nous le prenons et demandons à un berger si nous pouvons nous installer pour la nuit. Nous essuyons un refus catégorique et nous partons plus haut. Que l'endroit est sauvage! Il paraît qu'il y a des loups et des ours. Les tentes sont installées à la lisière d'une forêt de sapins, leurs silhouettes masquées par les premiers arbres. Un joli petit ruisseau fait une multitude de méandres dans la prairie, juste devant notre lieu d'implantation. De magnifiques chardons, de grande hauteur, lancent leurs nombreuses têtes mauves �� l'assaut du ciel.
Cette soirée sera, par sa simplicité et le cadre grandiose qui nous entoure, l'un des souvenirs marquants de notre vagabondage. Bien souvent, on se souvient avec émerveillement et nostalgie de ces instants un peu en dehors du temps, que l'on a vécus comme par hasard, en prenant le risque de passer une nuit de galère. En effet dans le village précédent nous aurions pu être logés convenablement à un prix ridicule, mais nous avons fait le bon choix. A ces moments j'ai vraiment l'impression de vivre. Sans doute cela provient du contact simple avec la nature, dans un endroit privilégié. Et je me dis que les expériences les plus intenses et les plus enrichissantes, sont justement celles qui ne se monnaient pas.
Les loups et autres ours ne se sont pas montrés. Un ciel blafard accompagne le lever du jour. Le petit déjeuner pris nous plions rapidement. Une course de vitesse s'engage, et avec les derniers rangements la pluie arrive. Ce n'est pas une surprise, car depuis un moment nous la regardons monter à l'assaut des hauteurs, sur les quelles nous sommes perchés. Très rapidement elle est forte. Nous commençons à pédaler sur une côte raide, menant à un col à plus de mille mètres d'altitude. La route est déserte. Il fait froid. Mes habits de pluie ne sont pas efficaces. Malgré l'effort que nécessite cette montée sévère, je n'ai pas chaud. Arrive le col, nous nous engageons dans une longue descente. La température de mon corps descend aussi. Avec le froid, cela devient vite un calvaire. Mes doigts s'engourdissent et j'ai du mal à serrer le guidon, encore plus à freiner. Mais il n'y a pas d'alternative, la seule option descendre. Quitte à le faire, autant y aller le plus vite possible. En serrant les dents j'appuie au maximum sur les pédales sous des trombes d'eau glaciales.
Après vingt kilomètres d'un vrai calvaire, le village de Partizanska apparaît. Un bar sur la gauche, ouvert à cette heure matinale, sans hésiter je m'y précipite grelottant, me tenant les mains toutes blanches presque insensibles. J'ai subi une grosse déperdition de chaleur. Mes habits ne sont vraiment pas performants, pourtant jusqu'à présent, ma Patagonia je n'avais jamais eu à m'en plaindre. Mais en vieillissant elle a dû devenir poreuse, en effet depuis quatre ans elle sert intensivement. En matière d'imperméable, j'ai aussi pris un vieil habit, que mon père a utilisé pendant plus d'une décennie. Je m'en veux, car j'ai à la maison du matériel efficace contre la pluie. Comment ai-je pu sous-estimer à ce point les conditions météorologiques qui nous attendaient dans cette partie de l'Europe?
Après une heure et deux gros chocolats bien crémeux, la pluie n'a pas faibli. Jean a été moins atteint que moi. Cependant, l'un comme l'autre nous n'envisageons pas de repartir dans ces conditions. On nous indique un particulier louant des chambres. Le lieu est superbe, les chambres vastes et la douche bien chaude. Pour couronner le tout, chacun ayant sa pièce en demi-pension, cela nous revient à 11 euros chacun. Il n'est que 10 heures du matin. Une grande journée de farniente se profile, ce qui n'est pas pour me déplaire. Ayant terminé les deux livres que j'ai emportés, j'entame la lecture de l'ouvrage que Jean vient de me prêter, «Solos d'amour» de John Updike. Je lis rarement ce genre de littérature, décrivant les relations hommes femmes, mais je suis immédiatement très intéressé, et de plus l'auteur a un style qui invite à la lecture.
Nous passons une partie de l'après-midi à affiner nos plans pour le mois à venir. Le programme concocté par Jean prévoit la traversée des Tatras dans toute leur longueur, et elles s'étendent sur trois pays, Slovaquie, Pologne et Ukraine. Cela m'inquiète un peu, car le kilométrage est très conséquent et les dénivelés affolants. De plus aux environs du 15 août, nous sommes le 11, le temps n'est pas toujours formidable en montagne. Les conditions que nous subissons, alors que nous ne sommes qu'en périphérie du massif montagneux, laissent présager des journées de souffrance. Je sais bien que Kasantzakis a écrit «Un jour où je n'ai pas souffert est un jour où je n'ai pas vécu». J'aime bien cette maxime, mais pas trop quand même! Sans proposer de décision radicale, je pressens qu'il nous faudra apporter des aménagements à ce programme très chargé. Dans un premier temps, nous comptons rejoindre le «Tatransky Narody Park», et de là grimper au moins un joli sommet.
Le repas du soir est copieux et l'ambiance chaleureuse. Cela est d'autant plus remarquable, que les personnes, qui nous accueillent, ont eu un décès. À midi ils accueillaient tous les membres de leur famille, pour la réunion habituelle lors de ces tristes circonstances.
Nuit très agréable, mais au matin un brouillard épais empêche toute visibilité. L'idée de repartir et de subir les intempéries de la veille ne m'enthousiasme pas. Mes habits ne sont pas tout à fait secs, je les mets cependant en espérant qu'au moment du départ, ils le seront. Va-t-on partir? L'inaction prolongée n'est jamais très bonne conseillère. Cependant, en repensant à Nicolas Bouvier qui était resté un hiver complet à Tabrize, je relativise nos petits ennuis. Nous descendons déjeuner, nos hôtes sont très agréables, de plus ils parlent bien allemand, ce qui facilite grandement la conversation.
A huit heures et demie nous reprenons nos vélos, le temps semble assez beau, le brouillard se déchire. Notre route contourne le joli et grand lac de Liptovska. Dans le lointain de hautes montagnes commencent à se dessiner. Arrêt dans la ville de Liptovsky Mikulas, car Jean doit racheter un cale-pied. Le magasin est tout neuf, Sport 2000 ou Décathlon, je ne sais plus. Cependant, je me souviens que les prix pratiqués sont les mêmes que ceux pratiqués en France. Le contraste est saisissant lorsqu'on compare avec les onze euros de la demi-pension de la nuit dernière. Les clients ne semblent pas très nombreux. Ces grandes chaînes occidentales se positionnent probablement sur le marché slovaque en vue d'être rentables dans quelques années lorsque le niveau de vie moyen aura augmenté. Le cale-pied, il le trouvera un peu plus loin chez un marchand de cycles.
A la sortie de la ville, nous faisons nos courses, pour midi, dans un super marché. Tout au long de notre périple, nous n'aurons pratiquement jamais eu la moindre difficulté d'approvisionnement. Au cas où nous l'aurions oublié, nous sommes dans l'Union Européenne, et on le ressent bien, la logistique est sans grande surprise. A l'heure du déjeuner, nous nous arrêtons dans un petit abri en bordure de route sous une légère ondée. Les montagnes ont pris de l'ampleur et nous comptons rejoindre la station de Stabske Pleso, qui se situe à 1346 mètres d'altitude. Il s'agit d'un point de départ réputé, permettant d'accéder à de magnifiques randonnées conduisant à de nombreux sommets, culminant entre 2300 et 2600 mètres. La côte se fait raide et le temps menaçant. Une pluie orageuse violente nous surprend. Un grand sapin, en lisière de forêt, nous offre sa protection. L'intensité de l'ondée diminuant, nous repartons. Entre les nuages apparaît un magnifique sommet pyramidal, le Krivan, dominant la vallée du haut de ses 2500 mètres. Pyramide majestueuse, symbole des Tatras slovaques, au point que l'une des pièces d'euros du pays en porte l'effigie. Je tombe instantanément amoureux de ce petit Cervin. Notre occupation pour demain est toute trouvée.
Nous prenons l'option de l'hôtel, car le premier camping est très éloigné du départ de la balade envisagée demain, de plus le temps reste très incertain.
Lever cinq heures du matin, ciel rouge, prémisse de très mauvais temps. Le départ est décidé dans les plus brefs délais. Nous espérons prendre le mauvais temps de court. 1200 de dénivelé, en trois heures cela ne devrait pas poser de problème, même si la randonnée commence par une marche à niveau de quatre ou cinq kilomètres. Mais à peine sommes-nous partis que la pluie nous rattrape. Tant pis nous n'aurons pas l'occasion de revenir de sitôt dans les Tartras, on persévère. Une fois arrivés au pied de la montagne, un joli chemin empierré monte le long d'une arête. La pluie s'intensifie, et le brouillard se met de la partie. Nous sommes seuls , l'ambiance devient farouche. Au détour du chemin, deux chamois, ombres furtives, disparaissent dans la pente. Le sentier devient plus raide. Il est nécessaire de mettre les mains pour progresser. Nous sommes à la limite de l'escalade. La visibilité est réduite à cinquante mètres. Il ne faudra surtout pas se perdre à la descente. Le Krivan se défend et ne veut pas de nous. Le vent se met à son tour de la partie. L'endroit devient très inhospitalier. Je sens le sommet tout proche, mais là c'est franchement de l'escalade, certes pas difficile. Mais trempé, peu couvert, sous des trombes d'eau, sans visibilité, avec un vent rafraîchissant très sérieusement, le thermomètre indique trois degrés, de plus en chaussures de cycliste avec lesquelles il faut faire attention aux parties métalliques qui ripent sur le rocher mouillé, cela devient particulièrement pénible et dangereux. L'altimètre indique 2485 mètres, le point culminant se situe théoriquement dix mètres au-dessus. L'absence de visibilité nous empêche de le discerner. D'un coup, le froid me submerge, il faut impérativement que je m'enfuie immédiatement sous peine de problèmes graves. Jean a moins froid que moi. Je sors la veste que j'ai dans le sac et l'enfile entre mon tee-shirt et ma patagonia. Je mets mes gants avec difficulté. Je sens mon corps se raidir. Je n'avais jamais eu cette sensation. Attention à la déescalade, surtout ne pas chuter, mon corps ayant perdu toute souplesse. Rapidement le terrain devient plus facile. Le rythme s'accélère, en conséquence la température du corps augmente, et son agilité revient. Une fois de plus, je suis allé un peu loin, sur ce que je considérais comme une simple balade. On comprend facilement que des gens meurent de froid en montagne. Le moindre petit incident ou retard dans ces conditions limites, et cela peut tourner au drame. Je m'en veux un peu de mon imprudence et de mon manque de prévoyance. J'aurais pu m'habiller plus, mais j'espérais mouiller le moins de vêtements possibles en prévision des jours à venir. De toute évidence, c'était un mauvais raisonnement. Avoir fait 1500 kilomètres à vélo ne rend pas invulnérable au très mauvais temps en montagne, il me faut m'en souvenir et savoir rester humble.
En redescendant, nous croisons quelques personnes, qui envisagent d'effectuer la randonnée que nous venons de réaliser. Elles nous demandent si nous sommes allés au sommet. Notre réponse affirmative les rend admiratifs, et ils retrouvent le moral. Retour à l'hôtel vers midi, le temps se calme un peu. Nous nous posons la question de savoir si nous restons un jour de plus pour randonner, car il y a d'autres très beaux sommets. Les prévisions météo sont assez mauvaises, en particulier la visibilité devrait rester faible, ce qui est frustrant sur une belle montagne. En conséquence, nous décidons de mettre le cap sur la Pologne dès demain.
Au lever du jour, le temps est acceptable, pourvu que cela tienne. Nous prenons la direction de Zakopane, le Chamonix polonais. Une route à flanc sur les vingt premiers kilomètres nous conduit à travers des zones touristiques fréquentées surtout par des nationaux. On voit très peu de ressortissants étrangers hormis des Polonais. La route rejointe se dirige droit sur la frontière. Le pourcentage de la pente est important, parfois supérieur à 12%. Après 54 kilomètres nous pénétrons en Pologne. Beaucoup de voitures sont garées de part et d'autre de la limite de ces deux pays. Une petite rivière matérialise la démarcation, mais bien entendu pas un contrôle et même pas un panneau annonçant « Polska». Nous sommes frustrés, pas moyen de faire la classique et traditionnelle photo avec les vélos appuyés au panneau frontière lors d'un changement de pays.
Raid à Vtt dans le sud de l'Algérie (Djanet) English translation pending
salut
je m'apelle solh , actuellement je prépare un raid en vtt , destination (annaba, djanet), et je suis a la recherche de personnes qui on eu une experience de ce type de raid pour avoir des conseils technique pour la préparation du materiels et physique.
je posséde un vtt specialized stump jumper que j'ai choisie pour sa légereter .
merci a vous.
solh
Aides pour organiser un tour des Amériques à vélo English translation pending
Bonjour,
Je suis à la recherche d’informations pour le projet suivants.
Ma compagne et moi-même partirons en juillet 2011 pour 12 mois traverser les Amériques à vélo, en partant de Calgary canada et pour arriver à Ushuaia Argentine. Soit selon mes estimations 18000 km. Les différents pays traversés seront les suivants : canada – USA – Mexique – Guatemala – El Salvador – Honduras – Nicaragua – Costa Rica – panama – Equateur – Pérou – Bolivie – argentine – chili.
Nous comptons vivre simplement, faire notre popote, loger sous notre tente ou chez une personne accueillante et occasionnellement un p’tit resto et un p’tit hôtel pour bien se décrasser
Alors si vous avez des remarques, commentaires suggestions, critiques… ou des expériences à partager…
J’ai pas mal bouquiné sur le sujet et également surfé , mais il reste des zones d’ombres :
- Comment estimer au mieux les distances a parcourir ? j’ai pour les usa fait un parcours sur google map et pour les autres pays j’ai tracer des traits sur une carte et multiplié cette distance par 1, 5.
- 18000 km en an est-ce raisonnable ou ambitieux ?
- Comment savoir le cout de la vie des pays traversés (nourritures et petit extras resto hotel…)
Islande à vélo: carte, équipement, itinéraire, budget...? English translation pending
Bonjour,
J'ai déjà trouvé pas mal d'infos sur le forum. Mais j'ai encore des questions :
- Où trouver une carte avec le numéro des routes et pistes sur le net ?
- Vous qui êtes déjà parti, ce serait bien de faire une petite liste de l'équipement vestimentaire. Il semble faire froid et humide mais je crains d'emporter trop de matériel (poids).
- En 6 semaines, pour un premier voyage là-bas, quel itinéraire me conseillez vous (je pensais à un petit tour et un passage par le piste F35 ainsi qu'à Landmannalaugar.
- Enfin, sur le mode cyclovoyage, quel est le budget journalier à prévoir, en gros. On me dit que c'est cher, mais je ne sais pas si je dois prévoir 10 ou 50 euros/jours!!
Merci d'avance...
J'ai déjà trouvé pas mal d'infos sur le forum. Mais j'ai encore des questions :
- Où trouver une carte avec le numéro des routes et pistes sur le net ?
- Vous qui êtes déjà parti, ce serait bien de faire une petite liste de l'équipement vestimentaire. Il semble faire froid et humide mais je crains d'emporter trop de matériel (poids).
- En 6 semaines, pour un premier voyage là-bas, quel itinéraire me conseillez vous (je pensais à un petit tour et un passage par le piste F35 ainsi qu'à Landmannalaugar.
- Enfin, sur le mode cyclovoyage, quel est le budget journalier à prévoir, en gros. On me dit que c'est cher, mais je ne sais pas si je dois prévoir 10 ou 50 euros/jours!!
Merci d'avance...
Vol aller/retour Paris/Sanaa/Socotra English translation pending
Bonjour à tous,
Fin novembre, je dois me rendre sur l'île de Socotra au Yemen et j'ai des difficultés à prendre mon billet d'avion.
Yéménia, la compagnie aérienne qui faisait les vols Sanaa/Socotra, ne fonctionne pas en ce moment... C'est pas très clair mais on peut dire que pour l'instant c'est la compagnie Félix Airways qui la remplace.
Mais il y a quand même un souci, c'est que le service de paiement des billets d'avion sur internet ne fonctionne pas non plus.
Bilan: pas possible d'acheter à distance le vol A/R Sanaa/Socotra.
A Yéménia on me dit que la seule solution est de connaître quelqu'un, apparemment à Sanaa, qui pourrait acheter l'A/R Sanaa/Socotra (sur Félix airways donc).
Est-ce que certains d'entre vous on des informations à me donner pour acheter les billets d'avion?
Est-ce que vous connaitriez quelqu'un qui serait amène de me rendre ce service, je pense aux expatriés français à Sanaa?
Merci.... beaucoup. Valerie
Fin novembre, je dois me rendre sur l'île de Socotra au Yemen et j'ai des difficultés à prendre mon billet d'avion.
Yéménia, la compagnie aérienne qui faisait les vols Sanaa/Socotra, ne fonctionne pas en ce moment... C'est pas très clair mais on peut dire que pour l'instant c'est la compagnie Félix Airways qui la remplace.
Mais il y a quand même un souci, c'est que le service de paiement des billets d'avion sur internet ne fonctionne pas non plus.
Bilan: pas possible d'acheter à distance le vol A/R Sanaa/Socotra.
A Yéménia on me dit que la seule solution est de connaître quelqu'un, apparemment à Sanaa, qui pourrait acheter l'A/R Sanaa/Socotra (sur Félix airways donc).
Est-ce que certains d'entre vous on des informations à me donner pour acheter les billets d'avion?
Est-ce que vous connaitriez quelqu'un qui serait amène de me rendre ce service, je pense aux expatriés français à Sanaa?
Merci.... beaucoup. Valerie
Écosse: trek sur le West Highland Way début avril 2010 English translation pending
Bonjour,
je suis motivé pour me rendre début avril en Écosse pour faire le célèbre Whw (en cette saison je compte bien être relativement tranquille 😛!!) Je me demande cependant si les conditions météorologiques se prêtent a à un tel projet en début avril. J'ai lu que le temps pouvait y être variable, mais je n'ai pas trouvé d'information sur l'enneigement du parcours ? Quelqu'un a t-il un retour d'expérience sur la chose? D'autre part j'aurais aimé savoir si en une telle saison il est nécessaire de réserver dans les Bed & Breakfast ? Quelqu'un a t-il une idée du budget nuit et repas (je compte faire 6 ou 7 nuits) ? Etant étudiant, la question est cruciale!
D'avance merci !
je suis motivé pour me rendre début avril en Écosse pour faire le célèbre Whw (en cette saison je compte bien être relativement tranquille 😛!!) Je me demande cependant si les conditions météorologiques se prêtent a à un tel projet en début avril. J'ai lu que le temps pouvait y être variable, mais je n'ai pas trouvé d'information sur l'enneigement du parcours ? Quelqu'un a t-il un retour d'expérience sur la chose? D'autre part j'aurais aimé savoir si en une telle saison il est nécessaire de réserver dans les Bed & Breakfast ? Quelqu'un a t-il une idée du budget nuit et repas (je compte faire 6 ou 7 nuits) ? Etant étudiant, la question est cruciale!
D'avance merci !
4,000 kilomètres à vélo, huit semaines, sept pays (1ère partie, introduction) English translation pending
Sept pays quatre mille kilomètres à vélo
Introduction
Projet initié depuis de longs mois, le jour du départ arrive, on n'y croit pas vraiment, dernière soirée à Lyon, une bière avec Jean dans le vieux Lyon et demain l'aventure commence. Deux mois d'errance à travers sept pays d'Europe: Allemagne, Autriche, Slovaquie, Pologne, Lituanie, Lettonie et Estonie.
Comme toujours ces grands projets, entraînant une longue absence, ne sont pas très propices aux relations de couple. Les derniers jours sont souvent tendus et cela est très compréhensible. Le moment du départ ne sonne cependant pas comme une délivrance, car un fort sentiment de culpabilité perturbe l'euphorie qui préside à deux mois d'errance à travers l'Europe.
Tout commence par la piste cyclable qui à travers la ville nous conduit à la gare de la Part Dieu. Nous prenons le train pour Mulhouse, point de départ de notre aventure. Le train corail n'accepte pas les vélos, donc séance de démontage sur un quai bondé. Par contre le remontage se fera sur un grand quai vide. A la sortie de la gare, un peu désorientés nous apercevons des montagnes, s'agit-il des Vosges ou de la Forêt Noire? Étant donné l'orientation plus de doute, ce que nous voyons se trouve en Allemagne. Le voyage commence. Il va durer 56 jours qui se répartiront de la façon suivante: sept en Allemagne, trois en Autriche, huit en Slovaquie, dix huit en Pologne, dix en Lituanie, huit en Lettonie et deux en Estonie. Le tout fera 4000 kilomètres effectués à vélo et quelques tronçons en car et train entre les capitales baltes. En effet même au cours d'un périple de deux mois le temps finit par manquer.
Selon les périodes nous avons plus ou moins pédalé. De très longues distances journalières de Mulhouse à Bratislava, puis en Slovaquie d'interminables journées de vélo en montagne cependant des distances plus faibles et des arrêts dus au mauvais temps qui a sévi dans les Tatras. A nouveau de grandes étapes à travers les plaines de Pologne, où nous avons pris le parti de nous arrêter pour visiter de nombreux sites chargés d'histoire qui nécessitent de longs moments. Enfin les pays baltes ont marqué le terme du voyage, vingt jours consacrés à ces trois petits états, dont la moitié en Lituanie.
Le voyage à vélo rend sa dimension à la planète. A l'époque où l'on saute dans le premier avion low cost pour se retrouver de l'autre côté de la terre, se lancer dans une traversée de l'Europe de deux mois donne une impression de voyage, qui s'inscrit dans la durée sur des territoires immenses.
Dans un même pays le contraste est net, l'ambiance très différente selon les lieux, s'ils sont touristiques ou non. En effet entre la Slovaquie profonde et Bratislava ou entre Cracovie et les coins perdus de la plaine polonaise ou encore entre Vilnius et la vallée du Niemen ou Riga et les petits villages noyés dans les grandes forêts de l'est du pays, eh bien à chaque fois nous observons deux visages dissemblables, voire opposés d'une même nation.
Gagner chaque jour son trajet à la sueur de son corps, avec l'incertitude toujours présente du temps qui peut ne pas être clément et vous gêner, voire vous bloquer, donne aussi de la profondeur à l'aventure. La météorologie devient un facteur prépondérant, qui perturbe la programmation, ce qui procure un attrait supplémentaire à l'entreprise.
Chaque soir s'enquérir d'un point de chute pour la nuit. Dans ce domaine, il n'y a jamais deux jours semblables. Parfois un camping s'offre au bon moment, d'autres fois il s'agit d'un petit hôtel ou d'une chambre d'hôte. Un autre soir il faudra batailler un long moment et faire de nombreux détours pour enfin trouver un lit, après avoir eu une multitude d'informations contradictoires. Mais ces recherches sont souvent l'occasion d'un réel contact avec la population locale, qui n'a pas l'habitude de voir des cyclistes au fond de régions oubliées du tourisme. Et puis il y a les soirées de camping sauvage qui laisseront des souvenirs fabuleux. Cette incertitude chaque jour renouvelée quant au point d'arrêt constitue l'une de mes motivations principales pour ces grandes errances. En effet un voyage très bien, je dirais trop bien planifié, enlève ces petites poussées d'adrénaline que l'on ressent le soir lorsque le mauvais temps se met de la partie et que l'on ne sait pas où l'on va dormir. Les neurones se mettent sérieusement en branle et la curiosité tous azimuts décuple les initiatives. Et curieusement après un temps plus ou moins long , des détours plus ou moins importants une solution s'offre tout naturellement. En cinquante six nuits, nous n'avons, et je le dis presque à regret, connu aucune galère. Parfois nous avons frôlé la catastrophe. Je pense en particulier à cette fabuleuse nuit de camping sauvage, dans un coin reculé et sauvage, sur les contreforts des Tatras slovaques, paraît-il sur le territoire des loups et des ours. Au petit matin, nous avons juste eu le temps de replier notre matériel avant de nous retrouver sous des trombes d'eau dans une ambiance très fraîche à plus de mille mètres d'altitude. Effectivement, la plus inconfortable situation à laquelle on risque d'être confronté, c'est d'être soumis à de violentes précipitations au cours d'un bivouac et qu'au matin la pluie continue. Là on réalise que le voyage à vélo c'est vraiment l'aventure.
Je ne vais pas dérouler un carnet de bord au jour le jour, mais faire un chapitre pour chacun des pays traversés. Je m'appliquerai à exprimer ce que j'ai ressenti au fil des tours de roues. Même si l'on n'en a pas eu conscience avant le départ, la deuxième guerre mondiale est l'un des fils conducteurs de ce voyage à travers cette partie de l'Europe . Départ en Alsace, tout un symbole, traversée de l'Allemagne et de l'Autriche acteurs principaux des exactions du conflit, la Slovaquie petit pays envahi et allié de l'axe, bien qu'une partie de la population soit entrée en résistance, la Pologne martyrisée dont la population a été exterminée aussi bien par les Allemands que par les Russes, et pour finir les pays baltes qui ont subi les plus fortes rafles en pourcentage de population de toute la guerre. Ce passé est présent et il s'impose à vous tout au long des kilomètres, au travers de monuments commémoratifs, de camps de concentration, de musées, de villes ghettos, de lieux de batailles, de lieux d'implantation de la gestapo ou du KGB, d'ailleurs souvent il s'agissait des mêmes locaux, les régimes se chassant l'un l'autre, et par la stupéfiante visite du repère du loup, l'incroyable amoncellement de bunkers, cachés dans la forêt, où Hitler et ses sbires ont séjourné trois ans au nord de la Pologne.
En France ce que nous appelons la grande guerre c'est 14-18, ce que les Allemands appellent la grande guerre c'est 39-45. Sur nos monuments aux morts nous lisons les listes de nos morts. Sur les monuments allemands et autrichiens, il y a les morts et les disparus en nombre égal. En effet les pertes allemandes ont été les plus importantes sur le front russe. Et là il n'y avait pas de quartier, les tombes étaient systématiquement détruites, on faisait disparaître toute trace d'ennemi abattu, ne lui reconnaissant aucune dignité d'homme. Cela fait que des millions d'êtres humains ont purement et simplement disparu de cette terre sans laisser la moindre trace. Voilà ce que rappelle cette inscription vermisst (disparu) en face de chacun des noms sur une longue liste gravée sur un monument allemand ou autrichien. Avant que nous partions je m'attendais bien à ce que la mémoire de la guerre soit présente. J'avais lu un très beau livre d'un Allemand Wolfgang Büscher , «Berlin-Moscou, un voyage à pied», qui est parti sur les traces de ce passé d'apocalypse, son père ayant fait partie de ces disparus sur le front de l'est. Mais entre s'y attendre et devenir le témoin des traces de ce passé récent et si douloureux ce sont deux choses très différentes. En revanche, penser que ces quatre mille kilomètres nous les avons effectués sans aucun contrôle aux frontières, de plus dans certains pays, qui étaient il y a peu partie intégrante de l'Union Soviétique, c'est un véritable message d'espoir et de paix entre les hommes. Cependant, si être optimiste est une qualité de cœur, être naïf est un défaut, prélude aux catastrophes. Il faut donc rester vigilant.
Ce qui caractérise ces vastes régions c'est bien le brassage des populations au fil du temps indépendamment des frontières, qui de plus se sont déplacées au cours des siècles. Cet enchevêtrement de cultures se caractérise entre autre par le fait que l'allemand et le russe sont deux langues parlées par une bonne partie de la population. La tendance actuelle chez les jeunes est de remplacer ces deux langues par l'anglais.
Introduction
Projet initié depuis de longs mois, le jour du départ arrive, on n'y croit pas vraiment, dernière soirée à Lyon, une bière avec Jean dans le vieux Lyon et demain l'aventure commence. Deux mois d'errance à travers sept pays d'Europe: Allemagne, Autriche, Slovaquie, Pologne, Lituanie, Lettonie et Estonie.
Comme toujours ces grands projets, entraînant une longue absence, ne sont pas très propices aux relations de couple. Les derniers jours sont souvent tendus et cela est très compréhensible. Le moment du départ ne sonne cependant pas comme une délivrance, car un fort sentiment de culpabilité perturbe l'euphorie qui préside à deux mois d'errance à travers l'Europe.
Tout commence par la piste cyclable qui à travers la ville nous conduit à la gare de la Part Dieu. Nous prenons le train pour Mulhouse, point de départ de notre aventure. Le train corail n'accepte pas les vélos, donc séance de démontage sur un quai bondé. Par contre le remontage se fera sur un grand quai vide. A la sortie de la gare, un peu désorientés nous apercevons des montagnes, s'agit-il des Vosges ou de la Forêt Noire? Étant donné l'orientation plus de doute, ce que nous voyons se trouve en Allemagne. Le voyage commence. Il va durer 56 jours qui se répartiront de la façon suivante: sept en Allemagne, trois en Autriche, huit en Slovaquie, dix huit en Pologne, dix en Lituanie, huit en Lettonie et deux en Estonie. Le tout fera 4000 kilomètres effectués à vélo et quelques tronçons en car et train entre les capitales baltes. En effet même au cours d'un périple de deux mois le temps finit par manquer.
Selon les périodes nous avons plus ou moins pédalé. De très longues distances journalières de Mulhouse à Bratislava, puis en Slovaquie d'interminables journées de vélo en montagne cependant des distances plus faibles et des arrêts dus au mauvais temps qui a sévi dans les Tatras. A nouveau de grandes étapes à travers les plaines de Pologne, où nous avons pris le parti de nous arrêter pour visiter de nombreux sites chargés d'histoire qui nécessitent de longs moments. Enfin les pays baltes ont marqué le terme du voyage, vingt jours consacrés à ces trois petits états, dont la moitié en Lituanie.
Le voyage à vélo rend sa dimension à la planète. A l'époque où l'on saute dans le premier avion low cost pour se retrouver de l'autre côté de la terre, se lancer dans une traversée de l'Europe de deux mois donne une impression de voyage, qui s'inscrit dans la durée sur des territoires immenses.
Dans un même pays le contraste est net, l'ambiance très différente selon les lieux, s'ils sont touristiques ou non. En effet entre la Slovaquie profonde et Bratislava ou entre Cracovie et les coins perdus de la plaine polonaise ou encore entre Vilnius et la vallée du Niemen ou Riga et les petits villages noyés dans les grandes forêts de l'est du pays, eh bien à chaque fois nous observons deux visages dissemblables, voire opposés d'une même nation.
Gagner chaque jour son trajet à la sueur de son corps, avec l'incertitude toujours présente du temps qui peut ne pas être clément et vous gêner, voire vous bloquer, donne aussi de la profondeur à l'aventure. La météorologie devient un facteur prépondérant, qui perturbe la programmation, ce qui procure un attrait supplémentaire à l'entreprise.
Chaque soir s'enquérir d'un point de chute pour la nuit. Dans ce domaine, il n'y a jamais deux jours semblables. Parfois un camping s'offre au bon moment, d'autres fois il s'agit d'un petit hôtel ou d'une chambre d'hôte. Un autre soir il faudra batailler un long moment et faire de nombreux détours pour enfin trouver un lit, après avoir eu une multitude d'informations contradictoires. Mais ces recherches sont souvent l'occasion d'un réel contact avec la population locale, qui n'a pas l'habitude de voir des cyclistes au fond de régions oubliées du tourisme. Et puis il y a les soirées de camping sauvage qui laisseront des souvenirs fabuleux. Cette incertitude chaque jour renouvelée quant au point d'arrêt constitue l'une de mes motivations principales pour ces grandes errances. En effet un voyage très bien, je dirais trop bien planifié, enlève ces petites poussées d'adrénaline que l'on ressent le soir lorsque le mauvais temps se met de la partie et que l'on ne sait pas où l'on va dormir. Les neurones se mettent sérieusement en branle et la curiosité tous azimuts décuple les initiatives. Et curieusement après un temps plus ou moins long , des détours plus ou moins importants une solution s'offre tout naturellement. En cinquante six nuits, nous n'avons, et je le dis presque à regret, connu aucune galère. Parfois nous avons frôlé la catastrophe. Je pense en particulier à cette fabuleuse nuit de camping sauvage, dans un coin reculé et sauvage, sur les contreforts des Tatras slovaques, paraît-il sur le territoire des loups et des ours. Au petit matin, nous avons juste eu le temps de replier notre matériel avant de nous retrouver sous des trombes d'eau dans une ambiance très fraîche à plus de mille mètres d'altitude. Effectivement, la plus inconfortable situation à laquelle on risque d'être confronté, c'est d'être soumis à de violentes précipitations au cours d'un bivouac et qu'au matin la pluie continue. Là on réalise que le voyage à vélo c'est vraiment l'aventure.
Je ne vais pas dérouler un carnet de bord au jour le jour, mais faire un chapitre pour chacun des pays traversés. Je m'appliquerai à exprimer ce que j'ai ressenti au fil des tours de roues. Même si l'on n'en a pas eu conscience avant le départ, la deuxième guerre mondiale est l'un des fils conducteurs de ce voyage à travers cette partie de l'Europe . Départ en Alsace, tout un symbole, traversée de l'Allemagne et de l'Autriche acteurs principaux des exactions du conflit, la Slovaquie petit pays envahi et allié de l'axe, bien qu'une partie de la population soit entrée en résistance, la Pologne martyrisée dont la population a été exterminée aussi bien par les Allemands que par les Russes, et pour finir les pays baltes qui ont subi les plus fortes rafles en pourcentage de population de toute la guerre. Ce passé est présent et il s'impose à vous tout au long des kilomètres, au travers de monuments commémoratifs, de camps de concentration, de musées, de villes ghettos, de lieux de batailles, de lieux d'implantation de la gestapo ou du KGB, d'ailleurs souvent il s'agissait des mêmes locaux, les régimes se chassant l'un l'autre, et par la stupéfiante visite du repère du loup, l'incroyable amoncellement de bunkers, cachés dans la forêt, où Hitler et ses sbires ont séjourné trois ans au nord de la Pologne.
En France ce que nous appelons la grande guerre c'est 14-18, ce que les Allemands appellent la grande guerre c'est 39-45. Sur nos monuments aux morts nous lisons les listes de nos morts. Sur les monuments allemands et autrichiens, il y a les morts et les disparus en nombre égal. En effet les pertes allemandes ont été les plus importantes sur le front russe. Et là il n'y avait pas de quartier, les tombes étaient systématiquement détruites, on faisait disparaître toute trace d'ennemi abattu, ne lui reconnaissant aucune dignité d'homme. Cela fait que des millions d'êtres humains ont purement et simplement disparu de cette terre sans laisser la moindre trace. Voilà ce que rappelle cette inscription vermisst (disparu) en face de chacun des noms sur une longue liste gravée sur un monument allemand ou autrichien. Avant que nous partions je m'attendais bien à ce que la mémoire de la guerre soit présente. J'avais lu un très beau livre d'un Allemand Wolfgang Büscher , «Berlin-Moscou, un voyage à pied», qui est parti sur les traces de ce passé d'apocalypse, son père ayant fait partie de ces disparus sur le front de l'est. Mais entre s'y attendre et devenir le témoin des traces de ce passé récent et si douloureux ce sont deux choses très différentes. En revanche, penser que ces quatre mille kilomètres nous les avons effectués sans aucun contrôle aux frontières, de plus dans certains pays, qui étaient il y a peu partie intégrante de l'Union Soviétique, c'est un véritable message d'espoir et de paix entre les hommes. Cependant, si être optimiste est une qualité de cœur, être naïf est un défaut, prélude aux catastrophes. Il faut donc rester vigilant.
Ce qui caractérise ces vastes régions c'est bien le brassage des populations au fil du temps indépendamment des frontières, qui de plus se sont déplacées au cours des siècles. Cet enchevêtrement de cultures se caractérise entre autre par le fait que l'allemand et le russe sont deux langues parlées par une bonne partie de la population. La tendance actuelle chez les jeunes est de remplacer ces deux langues par l'anglais.
Amiens-Gap à vélo: logement aux étapes? English translation pending
Souhaitons faire Amiens-Gap à vélo l'été prochain et sommes à la recherche d'endroits pour dormir et diner à prix raisonnables.(chez l'habitant, gites, chambres d'hotes, hotel....)
Avez vous des bons plans à nous proposer ? 1ère nuit : la ferté sous jouarre, 2ème nuit : Aix en Othe, 3ème nuit : Montbard, 4 ème nuit : Beaune, 5ème nuit : Macon, 6ème nuit : La Tour du Pin.
Merci
Merci
Traversée du Canada à vélo en été 2010 English translation pending
Bonjour à tous,
Depuis ma traversée de la France par le GR5 durant l'été 2008 je n'ai qu'une envie c'est repartir et cette envie me hante tous les jours!!!!
Mon prochain projet sera la traversée du canada en vélo l'été prochain. J'ai déjà planifier mes étapes (cf la carte google earth en lien). Mais je me pose encore qq questions concernant le matériel. J'envisage d'acheter un vélo de treking de chez Decat (un peu moins de 400€) cependant je ne sais pas ce qu'ils valent vraiment est ce que qqun aurait un avis sur la question. J'envisage d'utiliser une remoque pour pouvoir faire qq virées sans matos. Sinon par rapport à l'avion quel est le prix d'un voyage avec vélo? Y a t il un reel risque par rapport aux ours car on entend tout et n'importe quoi et pour finir que me conseiller vous comme anti moustique?
A bientot au canada pour ceux qui seront sur les routes l'été prochain.
http://maps.google.com/maps/ms?ie=UTF&msa=0&msid= 113940828498044169747.00047280a3caf5b6c214d
Depuis ma traversée de la France par le GR5 durant l'été 2008 je n'ai qu'une envie c'est repartir et cette envie me hante tous les jours!!!!
Mon prochain projet sera la traversée du canada en vélo l'été prochain. J'ai déjà planifier mes étapes (cf la carte google earth en lien). Mais je me pose encore qq questions concernant le matériel. J'envisage d'acheter un vélo de treking de chez Decat (un peu moins de 400€) cependant je ne sais pas ce qu'ils valent vraiment est ce que qqun aurait un avis sur la question. J'envisage d'utiliser une remoque pour pouvoir faire qq virées sans matos. Sinon par rapport à l'avion quel est le prix d'un voyage avec vélo? Y a t il un reel risque par rapport aux ours car on entend tout et n'importe quoi et pour finir que me conseiller vous comme anti moustique?
A bientot au canada pour ceux qui seront sur les routes l'été prochain.
http://maps.google.com/maps/ms?ie=UTF&msa=0&msid= 113940828498044169747.00047280a3caf5b6c214d
Itinéraire et arrivée de nuit en Jordanie English translation pending
Je pars en couple à la fin du mois pour 8 ou 9 jours maximum en Jordanie pour la première fois. On à plutôt l'habitude de se débrouiller par nous même mais la c'est surtout le peu de temps disponible qui nous angoisse.
Tout est dans le titre: pour un si court séjour, quel conseil d'itinéraire nous donneriez-vous ? Qu'est ce qu'il ne faut surtout pas louper (petra j'imagine bien) mais aussi qu'est ce qu'on peut se permettre de louper faute de temps. Je cherche aussi conseil pour vraiment rentabiliser le temps des déplacements, faire un parcours cohérent pour quand même avoir un aperçu sympa de ce pays.
Deuxième problème, apparemment pas mal de vol arrivent à des heures très tardives, on va probablement prendre le vol Lufthansa avec escale à Francfort qui arrive en Jordanie à 1h50 du matin ! L'idée de débarquer dans un pays inconnu à cette heure la nous inquiète quand même un ptit peu.
Un ami m'a conseillé de ne pas rejoindre la capitale mais plutot de directement prendre un taxi vers Medaba pour ne pas perdre de temps, est-ce faisable en pleine nuit et surtout est-ce facile de trouver un un logement dans ces heures très avancées ??
Tout les vols bons marchés pour la Jordanie arrivent à des heures pas possible, est-ce que ça vous a géné dans l'entame de votre voyage ?
Oula pleins de questions dans tout les sens, désolé mon cerveau bouillone car se voyage pas du tout préparé se raproche à grand pas.
Je me résume:
== > Comment gérer l'arrivée à 2h du matin en Jordanie, ou dormir le premier soir ?
== > Pour quel itinéraire opter quand on a seulement 8 jours à passer dans le pays ?
Merciiiiiiii d'avance pour vos lumières !
Tout est dans le titre: pour un si court séjour, quel conseil d'itinéraire nous donneriez-vous ? Qu'est ce qu'il ne faut surtout pas louper (petra j'imagine bien) mais aussi qu'est ce qu'on peut se permettre de louper faute de temps. Je cherche aussi conseil pour vraiment rentabiliser le temps des déplacements, faire un parcours cohérent pour quand même avoir un aperçu sympa de ce pays.
Deuxième problème, apparemment pas mal de vol arrivent à des heures très tardives, on va probablement prendre le vol Lufthansa avec escale à Francfort qui arrive en Jordanie à 1h50 du matin ! L'idée de débarquer dans un pays inconnu à cette heure la nous inquiète quand même un ptit peu.
Un ami m'a conseillé de ne pas rejoindre la capitale mais plutot de directement prendre un taxi vers Medaba pour ne pas perdre de temps, est-ce faisable en pleine nuit et surtout est-ce facile de trouver un un logement dans ces heures très avancées ??
Tout les vols bons marchés pour la Jordanie arrivent à des heures pas possible, est-ce que ça vous a géné dans l'entame de votre voyage ?
Oula pleins de questions dans tout les sens, désolé mon cerveau bouillone car se voyage pas du tout préparé se raproche à grand pas.
Je me résume:
== > Comment gérer l'arrivée à 2h du matin en Jordanie, ou dormir le premier soir ?
== > Pour quel itinéraire opter quand on a seulement 8 jours à passer dans le pays ?
Merciiiiiiii d'avance pour vos lumières !
Lyon-Istanbul (via Helsinki) en tandem: sponsorisable? English translation pending
Bonjour,
Je prévois avec un copain de traverser l'Europe (25pays) en Tandem l'année prochaine.
J'aimerai réunir un maximum de sponsors pour tenter de réduire le cout du voyage au minimum, mais nous avons décidé de ne pas nous imposer de thématiques (genre éducation/écologie). Nous avons pour unique objectif de mettre constamment à jour notre site internet, et de vivre avec 100euros chacun par personne et par semaine. A votre avis, cela parait-il possible? Faut-il avoir un projet si original que ça?
Je me dis que l'intérêt d'une entreprise, c'est de faire de la publicité pour sa marque. Alors si on traverse toute l'Europe à vélo (sur les chemins eurovélo), si il y a beaucoup de visiteurs qui suivent l'actualité de notre périple sur notre site. C'est censé etre suffisant, mais un doute subsiste en moi, et je me demande si vendre ma voiture est nécessaire, ou si vendre mon frigo suffira à combler nos dépenses 😛
Étudiant de 18 ans cherche une destination pour un premier voyage English translation pending
Bonjour, j'ai 18ans et je souhaiterai entreprendre mon premier voyage avec mon meilleur ami, je fait appel à vous pour que vous partagiez vos expériences et que vous me conseillez sur une destination et si possible que vous me renseignez sur celle-ci (vos expériences, etc).
Merci d'avance =) Bye.
La Loire à vélo et le canal de Nantes à Brest! (retour) English translation pending
Je reviens d'une très belle aventure, ou chacun de nous s'est bien amusé !
Joao (moi) et Séverine , 35 ans; Amandine 12 ans et Julien 9 ans ...
A NOUS LA JOIE DU VELO !!!
Première partie du voyage
Pour notre deuxième année d'affilié nous avions décidé de repartir avec nos vélos chargées sur les voies vertes de France. Nous voulions connaitre le tronçon de Tours à Nantes le long de la Loire, et parcourir ensuite le canal de Nantes à Brest...
Nous sommes partis un dimanche sous une pluie fine. Gare d'Austerlitz. Comme l'an dernier, même combat. Faut monter le barda et les vélos dans le wagon prévu à cet effet... Tours est là. La Loire s'offre à nous assez rapidement. Les panneaux, les cartes, les plans, le paysage et nous voici plongés très vite dans le bain ! Cette partie de la Loire nous ne la connaissons pas et c'est bien ça qui nous intéresse. Savonnières marque le premier arrêt après seulement 28 km. Car c'est bien le lendemain que débute l'aventure ! Le soleil est là, et ça fait du bien. On se prélasse à notre première terrasse. Nous sommes le long du Cher qui longe une partie de la Loire. Julien s'y baigne en slip !
Cette année nous avons deux tentes à poser contre une l'an dernier. Moi je monte les tentes et gère le matériel, les vélos et tout aspect technique. Séverine coordine le linge, les provisions et le planning. Les enfants ... jouent !!! Bref nous avons déjà l'expérience, et le rodage se fait rapidement.
Vilandry, Azay le rideau, où nous visitons son château, puis Rigny-sur-Ussé et Chinon se pointe à l'horizon. Du Cher nous sommes passés à l'Indre pour enfin retrouver la Vienne ! C'est qu'il y en a des cours d'eau ! Ceci est très plaisant ! Allez ma première bouteille de vin. C'est local et c'est bon ! Je bois seul et suis vite en zone rouge ! 52 km pour cette véritable première étape. Nous sommes dans une région de vignobles. Donc il y a des coteaux, donc ça grimpe. Ca râle sec. Severine, Amandine et Julien me détestent ! Moi j'ai la big banane et je souris de toute mes dents ! Le soleil cogne ! Pas d'ombre. On boit beaucoup. Plusieurs cimetières nous donne la joie de remplir nos gourdes. Saumur est incontournable, mais c'est aussi une bonne ville bien grande ici...
St-Mathurin, Angers (moche) et Poisonnières ou un camping apparemment paisible nous attend. Tu parles les trains sont passés toute la nuit à seulement 10 mètres de notre emplacement ! Mauvaise nuit !
Après 4 jours de voyage (jeudi) Séverine me fait l'honneur de crever ! Notre première crevaison en voyage. J'ai les boules car faut enlever toutes les sacoches, chercher le matériel et analyser la nature de la crevaison. Une épine est trouvée. Rustine patchée et hop, je joue avec l'huile de coude, recharge la pouliche et hop ! Quelques cyclos voyageurs s'arrêtent à note hauteur pour savoir si tout va bien. D'autres passent sans même sourciller ! Montjean-sur-Loire, Ingrandes, St-Florent-le-Vieil . La Loire est parfois quittée au profit des routes de campagne. Ce qui ne plait pas forcément à tout le monde. Ancenis marque la fin de notre aventure Loiresque. Demain nous changerons de cap afin d'éviter Nantes et son effervescence . Au bout de 5 jours c'est déjà près de 246 km effectués ! 28 km, 52 km, 60 km, 52 km, 52 km !!! La troupe roule bien malgré des chemins de halage et des chemins de terre parfois aux allures de gruyère ! Ce soir nous réservons une table au restaurant du camping, puis allons à la piscine municipale qui est nocturne jusqu'à 23h ! Quel pied après les chaleurs de ces derniers jours !
Deuxième partie du voyage
Nous sommes vendredi et le canal est l'objectif du jour ! Nous quittons Ancenis et partont par un départementale qui nous usera ! Ca monte sévère. Et les organismes des enfants sont mis à rude épreuve. Ca râle, ça rage et ça s'arrête ... Faut motiver tout ça et c'est parfois pas évident. Nous sommes à Ligné. Super U pour maman et librairie pour les enfants. La pose déjeuner fait parfois office de repos et celle-ci est la bienvenue ! C'est moi qui me colle à la popote ! Nord-sur-Edre est atteint. Un couple canadien que nous croisons nous met dans la bonne direction. Nous roulons sur un tronçon qui mène au canal de Nantes à Brest. Celui-ci fait son apparition pour notre plus grande joie. Mais les premiers kilomètres s'annoncent difficiles. Le chemin de halage est plein de crevasses, trous et gros cailloux. On roule pas bien et forcément ça grince de nouveau. Le soleil n'aide pas. On roule, on roule et le camping est encore très loin. Après 20-25 km au bord de l'eau, une aire de pique-nique avec point d'eau et wc, fait notre bonheur ! Ce soir nous resterons là ! Premier camping sauvage ! Chouette ! Je plante une tente au lieu de deux. Un randonneur, vient à son tour et nous demande si cela ne nous dérange pas qu'il s'installe. Au contraire il y a de la place et à plusieurs c'est plus rassurant ! 52 km !
Lendemain sous le soleil, notre randonneur part avant nous, et nous le recroiserons plus loin ! Dès le départ nous nous apercevons que le canal est dépourvu de peu de villages étapes. Donc peu de commerces. Nous n'avons parfois pas grand chose, car tout ce qui est acheté est mangé le jour même, surtout les produits frais... Midi à la crêperie ! Les premiers bateaux et péniches défilent dans un long murmure que rallonge le temps. Rien ne presse ! Nous nous enfonçons dans une véritable campagne pour arriver à Guenrouet. Nous resterons ici 2 jours. De plus il y a une piscine, plein air et un mini golf ! Amandine et Julien se trouvent des copains. Severine s'occupe d'une bonne lessive. Moi je bois de la bière, fume ma pipe achetée à St-Claude, bouquine et me balance dans mon hamac !!! Un concert en plein air de musique bretonne meublera notre première nuit. Incroyable coincidence, notre randonneur arrivera au camping ! 42 km ! Il s'appelle Jacques, 58 ans, habite Brest et fait le canal à pied ! 350 km !!! Nous sympathisons !!! Le hasard fera bien les choses puisque nous le reverrons 2 jours plus tard vers St-martin-sur-Oust, puis encore le lendemain-matin ! Ainsi pendant 5 jours ! Nous déjeunerons ensemble après Rohan lors de ce qui sera notre dernière fois ... Cette rencontre avec Jacques a beaucoup marqué les esprits et l'émotion sera vive lors du dernier au-revoir... Josselin marque un tournant dans cette aventure. Notre premier gite, et surtout premier lit en 10 jours !! Le pied ! Rencontre insolite avec un couple, leur deux enfants et leur deux ânes !!! En voyage !!! Resto, balade puis massages aux huiles essentiels que Séverine et moi faisons à tour de role. Petits et grands sont aux anges !!!
Le lac de Guerlédan amorcera une journée incroyable ! Puisque nous nous perdrons , mangerons uniquement des pâtes à l'eau, passerons par des chemins digne de certains rallyes vtt et finirons par arriver exténués au camping après 69 KILOMETRES !!!!!!Véritable mise à mort ! Le lendemain alors que nous passons les écluses en revue, un bateau de tourisme fait son entrée dans une écluse. Avec la complicité de l'éclusier, Julien a la chance de pouvoir tourner la manivelle qui ouvre et ferme la porte de l'écluse. Je suis fier et content ! Maman filme et la grande soeur encourage ! Julien est très content ... nous ferons 54 km pour atteindre Chateauneuf-du-Faou !!! Incroyablement les enfants ont bien récupérés de la veille et ça c'est bon signe. Camping dans un village VVF avec piscine ... On ne se fait pas prier pour y aller ! Nos soirées sont ainsi : après le diner, la vaisselle est faite à tour de role. Très souvent nous faisons des parties de UNO ou de YAHTSEE. Les enfants se couchent les premiers. Nous autres adultes préparons l'étape du lendemain, et contemplons le ciel étoilé... Chateaulin marque la fin de notre épopée au bord du canal. Cette dernière étape est salutaire puisque deux jours auparavant, j'ai appelé pour réserver une chambre d'hotel ! Nous retiendrons surtout cette multitude de chemins de halage défoncés, et qui malheureusement aura raison du porte bagage avant de Séverine. Niveau physique, certaines étapes sont de véritables randonnées vtt !!! Entre les pommes et les mures cueillies, nous avons nos ravitos ! Chateaulin est atteint après 322 km sur les 360 km du canal ! Une boisson et une glace monumentale et nous voici pénards. Hotel, chambre, télé, le pied ! Resto et balade nocturne ! Nous sommes le 15 aout et nous avons une semaine d'avance sur notre planning !
Troisième partie du voyage
Dimanche 16 aout Avec une semaine de bonus, tout le monde est unanime, on décide de rejoindre Tours, pour faire le tronçon Tours-Orléans que nous connaissons déjà ... La veille nous avons pris nos billets de trains ... oui de TRAINS !! Le premier est un TER qui nous emmène à Quimper avec un escale de 3 heures avant de prendre le deuxième pour Nantes ! Ensuite, nous avons notre dernier train pour Tours ! Partis à 12h13, nous débarquons à 20h39 !!! Un contre-la-montre avec le soleil est lancé. Trouver le camping de St-Avertin. Jouant sur l'intuition, je mène la troupe, heureuse d'avoir quitté les rails pour un tour de roue qui fera du bien ! A près de 22 km de moyenne, nous arrivons à notre éden d'un soir. Environ 500 km de train et 22 km de vélo !
Nous retrouvons le lendemain notre chère Loire ! La chaleur est encore plus importante qu'en Bretagne (ok bon !) Carrefour ! Allez on fait des frais ! Des lunettes de soleil pour Julien qui a perdu les premières. Des tongues pour Julien et moi pour remplacer les vieilles, un débardeur pour Amandine, une bouteille de gaz et des provisions pour la journée... L'itinéraire de la Loire à vélo est quelque peu modifié, mais au final nous trouvons ça chouette. L'an dernier on passait par les coteaux... Tout le monde est content, mais moi ça ne m'aurait pas dérangé ! Après la journée d'hier nous décidons de faire léger et de nous arrêter à Beaugency après 28 km. Lessive, terrasse café, baby-foot, flipper et piscine ! On glande et ça fait du bien ! Chaque matin c'est pareil. On sort tout des tentes. On prépare les sacoches, et c'est pas simple puisque nous en avons pas moins de 12 !! Puis on finit par les tentes ... En général il nous faut 2h30 entre le réveil, les petits déj, le rangement et le départ. Ce matin nous mettons le cap sur Blois et son camping. A peine partis de Beaugency, un incident survient. Nous roulons sur une nationale. Amandine qui roulait trop près du trottoir fait une cabriole. Tête, bras, poignée et genoux. Son corps est meurtri. Notre peur est grande, mais après quelques soins et un long arrêt, on pourra repartir. En revanche, notre conscience de parents est touché, car dans ce voyage, nous sommes partis sans casque ! Ce qui n'aurait pas dû arriver. Une bonne leçon... Quelques portions goudronnées, et nous voici de nouveau à l'abri sur des chemins de halage longeant la Loire. Candé-sur-Beuvron fait office de pause-déjeuner et de nouveaux soins sont donnés après être passé à une pharmacie. A peine repartis c'est au tour de Julien de se payer le plancher des vaches. Mais là pas grand chose, bien que ça devait arriver. Un coup à gauche, un coup à droite et sur le gravier ça ne pardonne pas ! Blois est atteint en pleine fournaise et après avoir traversé la forêt domaniale de Russy. J'installe dare-dare le camp et nous détalons pour aller à la piscine découverte qui fermera ses portes une demi-heure plus tard ! Les boules. Seul Julien et moi faisons plouf-plouf ! Apéro et repas léger. Nous tombons sur un couple rencontré à St-Avertin, qui suit le même itinéraire ...
On est mercredi et la veille nous avons décidé au moment de nous coucher de rallier Orléans, puis Paris par le train. Nos amis partent avant nous. ?change de coordonnées. Nous partons et roulons bien malgré les 25? déjà présents. A notre grande surprise nous voyons arriver à notre hauteur le groupe de 3 cyclistes qui étaient partis dans la mauvaise direction. 8 km pour rien ! Du coup nous restons ensemble avec Bernard, Isabelle et Charline leur fille. Ils viennent de Caen et fond la Loire de Nantes à Orléans. Du coup nous finirons par rouler ensemble et à Amboise nous déjeunerons tous ensemble. La chaleur a raison de nos gourdes et l'eau est dégueulasse. On roule plus vite du coup car à plusieurs on se motive et puis on se mélange formant de drôles de tandems ! On s'aperçoit que l'on va vite et que nous sommes à quelques kilomètres d'Orléans. Un cimetière nous donne la joie de remplir nos gourdes d'eau fraiche. On s'asperge littéralement, mais on sèchera assez rapidement ! Il est 15h50 et Julien est proche de l'insolation. Le thermomètre affiche 44? au soleil !!! A hauteur d'Olivet nos amis normands nous quittent après embrassades et encouragements. Nous on file droit devant... Gare d'Orléans. Billets pour Paris et hop en avant !!! Nous arrivons à Austerlitz, la bouche en coeur ! Un dernier effort et nous voici à Vitry s/seine après une journée de folie ! Vélo-train-vélo. 71 km dans les pattes !
Bilan
En 18 jours de vacances, nous avons roulé 17 jours et effectué 830 km. Une moyenne de 49 km par jour ! Plus petite étape, 28 km. Plus grandes étapes, 69 et 71 km. 5 trains. 2 crevaisons et une casse matériel (porte-bagage avant) pour Séverine. 2 chutes. Un camping sauvage, 1 gite et 1 hotel. Pour cette deuxième aventure, le regard a changé chez les enfants. Plus conscients et plus ouverts que jamais. Mais nous autres adultes avons eu aussi un recul plus important. Nous nous sommes aperçus que l'économie a aussi des répercutions sur le tourisme. Beaucoup de campings vides ou peu peuplés. Commerces fermés. Villages fantômes. Notre budget a pris 25 à 30 % en 1 an ! Les SDF se font de plus en plus présents dans les campagnes. La violence se manifeste aussi. La promiscuité engage des règlements de compte et autres nuisances... Mais au final le vélo est considérablement un sacré mode de voyage. Cette année nous avons croisé beaucoup de monde avec ce mode écolo. Copains, familles; français ou étrangers. Nous avons des allures de tortues, ce qui nous donne bonne figure auprès des gens qui nous croisent. On nous encourage, on nous applaudit parfois. C'est toujours positif ! L'an prochain nous changerons de type de vacances, mais nous sortons grandis d'une telle expérience. La dimension de ce que nous vivons est à l'échelle de ce que nous sommes. Grands et petits à la fois. Fiers mais humbles. Dans un monde de consommation ou règne le confort matériel , nous avons réussi à cultiver quelques valeurs comme l'échange, le partage et la fraternité... Un trésor pour la vie !
Joao
A NOUS LA JOIE DU VELO !!!
Première partie du voyage
Pour notre deuxième année d'affilié nous avions décidé de repartir avec nos vélos chargées sur les voies vertes de France. Nous voulions connaitre le tronçon de Tours à Nantes le long de la Loire, et parcourir ensuite le canal de Nantes à Brest...
Nous sommes partis un dimanche sous une pluie fine. Gare d'Austerlitz. Comme l'an dernier, même combat. Faut monter le barda et les vélos dans le wagon prévu à cet effet... Tours est là. La Loire s'offre à nous assez rapidement. Les panneaux, les cartes, les plans, le paysage et nous voici plongés très vite dans le bain ! Cette partie de la Loire nous ne la connaissons pas et c'est bien ça qui nous intéresse. Savonnières marque le premier arrêt après seulement 28 km. Car c'est bien le lendemain que débute l'aventure ! Le soleil est là, et ça fait du bien. On se prélasse à notre première terrasse. Nous sommes le long du Cher qui longe une partie de la Loire. Julien s'y baigne en slip !
Cette année nous avons deux tentes à poser contre une l'an dernier. Moi je monte les tentes et gère le matériel, les vélos et tout aspect technique. Séverine coordine le linge, les provisions et le planning. Les enfants ... jouent !!! Bref nous avons déjà l'expérience, et le rodage se fait rapidement.
Vilandry, Azay le rideau, où nous visitons son château, puis Rigny-sur-Ussé et Chinon se pointe à l'horizon. Du Cher nous sommes passés à l'Indre pour enfin retrouver la Vienne ! C'est qu'il y en a des cours d'eau ! Ceci est très plaisant ! Allez ma première bouteille de vin. C'est local et c'est bon ! Je bois seul et suis vite en zone rouge ! 52 km pour cette véritable première étape. Nous sommes dans une région de vignobles. Donc il y a des coteaux, donc ça grimpe. Ca râle sec. Severine, Amandine et Julien me détestent ! Moi j'ai la big banane et je souris de toute mes dents ! Le soleil cogne ! Pas d'ombre. On boit beaucoup. Plusieurs cimetières nous donne la joie de remplir nos gourdes. Saumur est incontournable, mais c'est aussi une bonne ville bien grande ici...
St-Mathurin, Angers (moche) et Poisonnières ou un camping apparemment paisible nous attend. Tu parles les trains sont passés toute la nuit à seulement 10 mètres de notre emplacement ! Mauvaise nuit !
Après 4 jours de voyage (jeudi) Séverine me fait l'honneur de crever ! Notre première crevaison en voyage. J'ai les boules car faut enlever toutes les sacoches, chercher le matériel et analyser la nature de la crevaison. Une épine est trouvée. Rustine patchée et hop, je joue avec l'huile de coude, recharge la pouliche et hop ! Quelques cyclos voyageurs s'arrêtent à note hauteur pour savoir si tout va bien. D'autres passent sans même sourciller ! Montjean-sur-Loire, Ingrandes, St-Florent-le-Vieil . La Loire est parfois quittée au profit des routes de campagne. Ce qui ne plait pas forcément à tout le monde. Ancenis marque la fin de notre aventure Loiresque. Demain nous changerons de cap afin d'éviter Nantes et son effervescence . Au bout de 5 jours c'est déjà près de 246 km effectués ! 28 km, 52 km, 60 km, 52 km, 52 km !!! La troupe roule bien malgré des chemins de halage et des chemins de terre parfois aux allures de gruyère ! Ce soir nous réservons une table au restaurant du camping, puis allons à la piscine municipale qui est nocturne jusqu'à 23h ! Quel pied après les chaleurs de ces derniers jours !
Deuxième partie du voyage
Nous sommes vendredi et le canal est l'objectif du jour ! Nous quittons Ancenis et partont par un départementale qui nous usera ! Ca monte sévère. Et les organismes des enfants sont mis à rude épreuve. Ca râle, ça rage et ça s'arrête ... Faut motiver tout ça et c'est parfois pas évident. Nous sommes à Ligné. Super U pour maman et librairie pour les enfants. La pose déjeuner fait parfois office de repos et celle-ci est la bienvenue ! C'est moi qui me colle à la popote ! Nord-sur-Edre est atteint. Un couple canadien que nous croisons nous met dans la bonne direction. Nous roulons sur un tronçon qui mène au canal de Nantes à Brest. Celui-ci fait son apparition pour notre plus grande joie. Mais les premiers kilomètres s'annoncent difficiles. Le chemin de halage est plein de crevasses, trous et gros cailloux. On roule pas bien et forcément ça grince de nouveau. Le soleil n'aide pas. On roule, on roule et le camping est encore très loin. Après 20-25 km au bord de l'eau, une aire de pique-nique avec point d'eau et wc, fait notre bonheur ! Ce soir nous resterons là ! Premier camping sauvage ! Chouette ! Je plante une tente au lieu de deux. Un randonneur, vient à son tour et nous demande si cela ne nous dérange pas qu'il s'installe. Au contraire il y a de la place et à plusieurs c'est plus rassurant ! 52 km !
Lendemain sous le soleil, notre randonneur part avant nous, et nous le recroiserons plus loin ! Dès le départ nous nous apercevons que le canal est dépourvu de peu de villages étapes. Donc peu de commerces. Nous n'avons parfois pas grand chose, car tout ce qui est acheté est mangé le jour même, surtout les produits frais... Midi à la crêperie ! Les premiers bateaux et péniches défilent dans un long murmure que rallonge le temps. Rien ne presse ! Nous nous enfonçons dans une véritable campagne pour arriver à Guenrouet. Nous resterons ici 2 jours. De plus il y a une piscine, plein air et un mini golf ! Amandine et Julien se trouvent des copains. Severine s'occupe d'une bonne lessive. Moi je bois de la bière, fume ma pipe achetée à St-Claude, bouquine et me balance dans mon hamac !!! Un concert en plein air de musique bretonne meublera notre première nuit. Incroyable coincidence, notre randonneur arrivera au camping ! 42 km ! Il s'appelle Jacques, 58 ans, habite Brest et fait le canal à pied ! 350 km !!! Nous sympathisons !!! Le hasard fera bien les choses puisque nous le reverrons 2 jours plus tard vers St-martin-sur-Oust, puis encore le lendemain-matin ! Ainsi pendant 5 jours ! Nous déjeunerons ensemble après Rohan lors de ce qui sera notre dernière fois ... Cette rencontre avec Jacques a beaucoup marqué les esprits et l'émotion sera vive lors du dernier au-revoir... Josselin marque un tournant dans cette aventure. Notre premier gite, et surtout premier lit en 10 jours !! Le pied ! Rencontre insolite avec un couple, leur deux enfants et leur deux ânes !!! En voyage !!! Resto, balade puis massages aux huiles essentiels que Séverine et moi faisons à tour de role. Petits et grands sont aux anges !!!
Le lac de Guerlédan amorcera une journée incroyable ! Puisque nous nous perdrons , mangerons uniquement des pâtes à l'eau, passerons par des chemins digne de certains rallyes vtt et finirons par arriver exténués au camping après 69 KILOMETRES !!!!!!Véritable mise à mort ! Le lendemain alors que nous passons les écluses en revue, un bateau de tourisme fait son entrée dans une écluse. Avec la complicité de l'éclusier, Julien a la chance de pouvoir tourner la manivelle qui ouvre et ferme la porte de l'écluse. Je suis fier et content ! Maman filme et la grande soeur encourage ! Julien est très content ... nous ferons 54 km pour atteindre Chateauneuf-du-Faou !!! Incroyablement les enfants ont bien récupérés de la veille et ça c'est bon signe. Camping dans un village VVF avec piscine ... On ne se fait pas prier pour y aller ! Nos soirées sont ainsi : après le diner, la vaisselle est faite à tour de role. Très souvent nous faisons des parties de UNO ou de YAHTSEE. Les enfants se couchent les premiers. Nous autres adultes préparons l'étape du lendemain, et contemplons le ciel étoilé... Chateaulin marque la fin de notre épopée au bord du canal. Cette dernière étape est salutaire puisque deux jours auparavant, j'ai appelé pour réserver une chambre d'hotel ! Nous retiendrons surtout cette multitude de chemins de halage défoncés, et qui malheureusement aura raison du porte bagage avant de Séverine. Niveau physique, certaines étapes sont de véritables randonnées vtt !!! Entre les pommes et les mures cueillies, nous avons nos ravitos ! Chateaulin est atteint après 322 km sur les 360 km du canal ! Une boisson et une glace monumentale et nous voici pénards. Hotel, chambre, télé, le pied ! Resto et balade nocturne ! Nous sommes le 15 aout et nous avons une semaine d'avance sur notre planning !
Troisième partie du voyage
Dimanche 16 aout Avec une semaine de bonus, tout le monde est unanime, on décide de rejoindre Tours, pour faire le tronçon Tours-Orléans que nous connaissons déjà ... La veille nous avons pris nos billets de trains ... oui de TRAINS !! Le premier est un TER qui nous emmène à Quimper avec un escale de 3 heures avant de prendre le deuxième pour Nantes ! Ensuite, nous avons notre dernier train pour Tours ! Partis à 12h13, nous débarquons à 20h39 !!! Un contre-la-montre avec le soleil est lancé. Trouver le camping de St-Avertin. Jouant sur l'intuition, je mène la troupe, heureuse d'avoir quitté les rails pour un tour de roue qui fera du bien ! A près de 22 km de moyenne, nous arrivons à notre éden d'un soir. Environ 500 km de train et 22 km de vélo !
Nous retrouvons le lendemain notre chère Loire ! La chaleur est encore plus importante qu'en Bretagne (ok bon !) Carrefour ! Allez on fait des frais ! Des lunettes de soleil pour Julien qui a perdu les premières. Des tongues pour Julien et moi pour remplacer les vieilles, un débardeur pour Amandine, une bouteille de gaz et des provisions pour la journée... L'itinéraire de la Loire à vélo est quelque peu modifié, mais au final nous trouvons ça chouette. L'an dernier on passait par les coteaux... Tout le monde est content, mais moi ça ne m'aurait pas dérangé ! Après la journée d'hier nous décidons de faire léger et de nous arrêter à Beaugency après 28 km. Lessive, terrasse café, baby-foot, flipper et piscine ! On glande et ça fait du bien ! Chaque matin c'est pareil. On sort tout des tentes. On prépare les sacoches, et c'est pas simple puisque nous en avons pas moins de 12 !! Puis on finit par les tentes ... En général il nous faut 2h30 entre le réveil, les petits déj, le rangement et le départ. Ce matin nous mettons le cap sur Blois et son camping. A peine partis de Beaugency, un incident survient. Nous roulons sur une nationale. Amandine qui roulait trop près du trottoir fait une cabriole. Tête, bras, poignée et genoux. Son corps est meurtri. Notre peur est grande, mais après quelques soins et un long arrêt, on pourra repartir. En revanche, notre conscience de parents est touché, car dans ce voyage, nous sommes partis sans casque ! Ce qui n'aurait pas dû arriver. Une bonne leçon... Quelques portions goudronnées, et nous voici de nouveau à l'abri sur des chemins de halage longeant la Loire. Candé-sur-Beuvron fait office de pause-déjeuner et de nouveaux soins sont donnés après être passé à une pharmacie. A peine repartis c'est au tour de Julien de se payer le plancher des vaches. Mais là pas grand chose, bien que ça devait arriver. Un coup à gauche, un coup à droite et sur le gravier ça ne pardonne pas ! Blois est atteint en pleine fournaise et après avoir traversé la forêt domaniale de Russy. J'installe dare-dare le camp et nous détalons pour aller à la piscine découverte qui fermera ses portes une demi-heure plus tard ! Les boules. Seul Julien et moi faisons plouf-plouf ! Apéro et repas léger. Nous tombons sur un couple rencontré à St-Avertin, qui suit le même itinéraire ...
On est mercredi et la veille nous avons décidé au moment de nous coucher de rallier Orléans, puis Paris par le train. Nos amis partent avant nous. ?change de coordonnées. Nous partons et roulons bien malgré les 25? déjà présents. A notre grande surprise nous voyons arriver à notre hauteur le groupe de 3 cyclistes qui étaient partis dans la mauvaise direction. 8 km pour rien ! Du coup nous restons ensemble avec Bernard, Isabelle et Charline leur fille. Ils viennent de Caen et fond la Loire de Nantes à Orléans. Du coup nous finirons par rouler ensemble et à Amboise nous déjeunerons tous ensemble. La chaleur a raison de nos gourdes et l'eau est dégueulasse. On roule plus vite du coup car à plusieurs on se motive et puis on se mélange formant de drôles de tandems ! On s'aperçoit que l'on va vite et que nous sommes à quelques kilomètres d'Orléans. Un cimetière nous donne la joie de remplir nos gourdes d'eau fraiche. On s'asperge littéralement, mais on sèchera assez rapidement ! Il est 15h50 et Julien est proche de l'insolation. Le thermomètre affiche 44? au soleil !!! A hauteur d'Olivet nos amis normands nous quittent après embrassades et encouragements. Nous on file droit devant... Gare d'Orléans. Billets pour Paris et hop en avant !!! Nous arrivons à Austerlitz, la bouche en coeur ! Un dernier effort et nous voici à Vitry s/seine après une journée de folie ! Vélo-train-vélo. 71 km dans les pattes !
Bilan
En 18 jours de vacances, nous avons roulé 17 jours et effectué 830 km. Une moyenne de 49 km par jour ! Plus petite étape, 28 km. Plus grandes étapes, 69 et 71 km. 5 trains. 2 crevaisons et une casse matériel (porte-bagage avant) pour Séverine. 2 chutes. Un camping sauvage, 1 gite et 1 hotel. Pour cette deuxième aventure, le regard a changé chez les enfants. Plus conscients et plus ouverts que jamais. Mais nous autres adultes avons eu aussi un recul plus important. Nous nous sommes aperçus que l'économie a aussi des répercutions sur le tourisme. Beaucoup de campings vides ou peu peuplés. Commerces fermés. Villages fantômes. Notre budget a pris 25 à 30 % en 1 an ! Les SDF se font de plus en plus présents dans les campagnes. La violence se manifeste aussi. La promiscuité engage des règlements de compte et autres nuisances... Mais au final le vélo est considérablement un sacré mode de voyage. Cette année nous avons croisé beaucoup de monde avec ce mode écolo. Copains, familles; français ou étrangers. Nous avons des allures de tortues, ce qui nous donne bonne figure auprès des gens qui nous croisent. On nous encourage, on nous applaudit parfois. C'est toujours positif ! L'an prochain nous changerons de type de vacances, mais nous sortons grandis d'une telle expérience. La dimension de ce que nous vivons est à l'échelle de ce que nous sommes. Grands et petits à la fois. Fiers mais humbles. Dans un monde de consommation ou règne le confort matériel , nous avons réussi à cultiver quelques valeurs comme l'échange, le partage et la fraternité... Un trésor pour la vie !
Joao
Sri Lanka en février? English translation pending
Bonjour à tous,
malgré mes recherches sur VF, peu de voyageurs sont allés au Sri Lanka en février, voire mars. Il semblerait que la période soit idéale. Quelqu'un peut-il confirmer que les plages du sud seront ensoleillées, la mer calme et le triangle culturel pas trop pluvieux ?
D'autre part, il y a plusieurs adresses e-mail pour des chauffeurs, mais certaines datent un peu. Quelqu'un aurait-il des infos fraîches et fiables à ce sujet, pour un chauffeur sérieux, correct et pourquoi pas francophone (anglophone bienvenu tout de même) ?
Sri lankan propose des billets à 350 Euros pour janvier et février 2010, départ de Paris, vol direct sur Colombo ...
Merci d'avance
Laurent
malgré mes recherches sur VF, peu de voyageurs sont allés au Sri Lanka en février, voire mars. Il semblerait que la période soit idéale. Quelqu'un peut-il confirmer que les plages du sud seront ensoleillées, la mer calme et le triangle culturel pas trop pluvieux ?
D'autre part, il y a plusieurs adresses e-mail pour des chauffeurs, mais certaines datent un peu. Quelqu'un aurait-il des infos fraîches et fiables à ce sujet, pour un chauffeur sérieux, correct et pourquoi pas francophone (anglophone bienvenu tout de même) ?
Sri lankan propose des billets à 350 Euros pour janvier et février 2010, départ de Paris, vol direct sur Colombo ...
Merci d'avance
Laurent
Voyage routier de trois/quatre mois en Australie dès fin octobre English translation pending
Bonjour à tous,
avec un ami, on a pour projet de visiter l'Australie à partir de fin octobre 09.
Notre but est d'acheter un van et de faire le tour au départ de Sydney pour une durée de 3 à 4 mois.
Seulement voilà, nous ne souhaitons pas avoir un carnet de route précis mais plutôt prendre la route "au feeling". En gros, nous souhaitons nous arrêter dans les principales villes et bifurquer quand bon nous semble. Le Guide Lonely, bien que complet, est un peu difficile à analyser.
Mes interrogations sont les suivantes :
- le road trip est-il plus intéressant si l'on voyage dans le sens d'une aiguille d'une montre? ou inversement? (seul condition : éviter les grosses pluies et la canicule)
- Perth vaut-elle le coup sachant qu'on a tout de meme notre temps (3-4 mois)
- un budget de 3000€/personne est-il suffisant pour la nourriture/essence/cigarette/alcohol
- octobre-->Fevrier est-elle la meilleur période pr voyager?
L'objectif du voyage est de rencontrer du monde et s'en prendre plein la vue.
En attendant de vous lire, je vous souhaite un bon début de soirée
tichinois
Notre but est d'acheter un van et de faire le tour au départ de Sydney pour une durée de 3 à 4 mois.
Seulement voilà, nous ne souhaitons pas avoir un carnet de route précis mais plutôt prendre la route "au feeling". En gros, nous souhaitons nous arrêter dans les principales villes et bifurquer quand bon nous semble. Le Guide Lonely, bien que complet, est un peu difficile à analyser.
Mes interrogations sont les suivantes :
- le road trip est-il plus intéressant si l'on voyage dans le sens d'une aiguille d'une montre? ou inversement? (seul condition : éviter les grosses pluies et la canicule)
- Perth vaut-elle le coup sachant qu'on a tout de meme notre temps (3-4 mois)
- un budget de 3000€/personne est-il suffisant pour la nourriture/essence/cigarette/alcohol
- octobre-->Fevrier est-elle la meilleur période pr voyager?
L'objectif du voyage est de rencontrer du monde et s'en prendre plein la vue.
En attendant de vous lire, je vous souhaite un bon début de soirée
tichinois
Préparation d'un tour de Hollande à vélo English translation pending
Bonjour tous le monde.
Depuis plusieurs jours, je regarde en tant qu'invité la multitude d'informations que vous nous offrez à travers ce forum, et je vous en remercie.
J'ai dans l'idée de me lancer dans la découverte de la Hollande, par l'intermédiaire de ce merveilleux moyen de déplacement qu'est le vélo. Etant novice, et dans le monde du vélo et dans la préparation d'un voyage qui sera celui là, j'en viens à vous pour avoir toutes les clefs en main pour m'organiser du mieux qu'il soit.
Dans un premier temps, n'ayant pas de vélo qui me permettent de voyager convenablement, je voulais avoir des informations sur la possiblitée de location qui s'offrait peut être à nous directement à Amsterdam. Est il possible de louer là bas des vélos, déjà agrémentés de sacoches et tout le nécessaire pour faire ce voyage ? Et a quel prix environs ?
Me préparant d'ici là, je pense pouvoir faire ( merci la hollande et ses routes plates ) plus de 50 Km / Jour. D'ici là, j'ai le temps encore de chercher, le meilleur itinéraire qu'il pourrait se faire, mais si je prends par exemple ce tracé :
http://www.europebybike.org/voyages_a_velo_en_europe/tour-hollande/map-tour-hollande.html
On tombe sur du 350 Kilomètres environs.
En vous lisant, j'ai vu aussi qu'il y aurait des iles à visiter, pourquoi pas ? J'ai aussi vu grâce à vous le site cartovélo ou je pense que je prendrais la carte des pays bas sur ce site.
J'ai bien compris qu'il ne fallait pas excéder plus de 20 Kilos de poids sur le vélo. Du moins vous aurez compris que j'ai fais quelques recherches, mais j'avoue avoir tellement lu de Topic et infos que j'en deviens perdu 😄
Donc je suis ouvert à toutes idées de trajet qu'il serait agréable de vivre, sachant que mon point de départ sera Amsterdam et qu'il me faudra repartir d'Amsterdam. Je suis ouvert à toutes informations qui me sera utiles avant et pendant mon voyage. Je suis également à l'écoute en ce qui concerne le Budget qu'il faudrait allouer à ce périple !
Pour finir, je compte partir Mai ou Juin 2010 en éspérant ne pas avoir que des jours de pluies, pour une période de deux semaines je pense.
Je remercie celles et ceux qui auront pris le temps de me lire. De mon côté, je vais continuer à faire des recherches. Si il vous faut d'autres renseignements, n'hésitez pas.
Merci de contribuer au bon déroulement d'un délire que j'ai envie de vivre ! 🙂
Au plaisir.
Didou
Depuis plusieurs jours, je regarde en tant qu'invité la multitude d'informations que vous nous offrez à travers ce forum, et je vous en remercie.
J'ai dans l'idée de me lancer dans la découverte de la Hollande, par l'intermédiaire de ce merveilleux moyen de déplacement qu'est le vélo. Etant novice, et dans le monde du vélo et dans la préparation d'un voyage qui sera celui là, j'en viens à vous pour avoir toutes les clefs en main pour m'organiser du mieux qu'il soit.
Dans un premier temps, n'ayant pas de vélo qui me permettent de voyager convenablement, je voulais avoir des informations sur la possiblitée de location qui s'offrait peut être à nous directement à Amsterdam. Est il possible de louer là bas des vélos, déjà agrémentés de sacoches et tout le nécessaire pour faire ce voyage ? Et a quel prix environs ?
Me préparant d'ici là, je pense pouvoir faire ( merci la hollande et ses routes plates ) plus de 50 Km / Jour. D'ici là, j'ai le temps encore de chercher, le meilleur itinéraire qu'il pourrait se faire, mais si je prends par exemple ce tracé :
http://www.europebybike.org/voyages_a_velo_en_europe/tour-hollande/map-tour-hollande.html
On tombe sur du 350 Kilomètres environs.
En vous lisant, j'ai vu aussi qu'il y aurait des iles à visiter, pourquoi pas ? J'ai aussi vu grâce à vous le site cartovélo ou je pense que je prendrais la carte des pays bas sur ce site.
J'ai bien compris qu'il ne fallait pas excéder plus de 20 Kilos de poids sur le vélo. Du moins vous aurez compris que j'ai fais quelques recherches, mais j'avoue avoir tellement lu de Topic et infos que j'en deviens perdu 😄
Donc je suis ouvert à toutes idées de trajet qu'il serait agréable de vivre, sachant que mon point de départ sera Amsterdam et qu'il me faudra repartir d'Amsterdam. Je suis ouvert à toutes informations qui me sera utiles avant et pendant mon voyage. Je suis également à l'écoute en ce qui concerne le Budget qu'il faudrait allouer à ce périple !
Pour finir, je compte partir Mai ou Juin 2010 en éspérant ne pas avoir que des jours de pluies, pour une période de deux semaines je pense.
Je remercie celles et ceux qui auront pris le temps de me lire. De mon côté, je vais continuer à faire des recherches. Si il vous faut d'autres renseignements, n'hésitez pas.
Merci de contribuer au bon déroulement d'un délire que j'ai envie de vivre ! 🙂
Au plaisir.
Didou
Choisir un village comme camp de base pour un tour des Pyrénées en septembre 2009? English translation pending
Bonjour,
Nous avons 2 semaines de vacances début septembre et comptons aller découvrir les Pyrénées, que nous ne connaissons pas du tout (notre terrain de jeu c'est plutôt les Alpes d'habitude).
J'ai fait quelques recherches, l'idée étant de découvrir un peu toutes les vallées, en passant 2-3 jours par vallée, pour faire une rando chaque jour (à la journée, sans faire de l'itinérant).
Nous aurons une tente dans le coffre en espérant que la météo nous permette de camper dans la vallée... Sinon ce sera hôtel, ou location d'appart.
Ma question à ce sujet : quel(s) village(s) sont à votre avis les plus sympas comme "camp de base" ? Critères : - ne pas trop avoir de route matin et soir pour des départs des rando (maxi 1h) - si possible pas trop défiguré par les installations de ski... - un peu vivant au cas où on soit bloqué par des jours de pluie (piscine, patinoire...) mais pas trop (nous recherchons quand même le calme...)
J'ai repéré Arreau ou Saint Lary ? Puis peut-être Cauterets ? ou Arrens ? Lescun ? Laruns ? Etsaut ?
Merci de guider mes recherches !!!
Lu
Nous avons 2 semaines de vacances début septembre et comptons aller découvrir les Pyrénées, que nous ne connaissons pas du tout (notre terrain de jeu c'est plutôt les Alpes d'habitude).
J'ai fait quelques recherches, l'idée étant de découvrir un peu toutes les vallées, en passant 2-3 jours par vallée, pour faire une rando chaque jour (à la journée, sans faire de l'itinérant).
Nous aurons une tente dans le coffre en espérant que la météo nous permette de camper dans la vallée... Sinon ce sera hôtel, ou location d'appart.
Ma question à ce sujet : quel(s) village(s) sont à votre avis les plus sympas comme "camp de base" ? Critères : - ne pas trop avoir de route matin et soir pour des départs des rando (maxi 1h) - si possible pas trop défiguré par les installations de ski... - un peu vivant au cas où on soit bloqué par des jours de pluie (piscine, patinoire...) mais pas trop (nous recherchons quand même le calme...)
J'ai repéré Arreau ou Saint Lary ? Puis peut-être Cauterets ? ou Arrens ? Lescun ? Laruns ? Etsaut ?
Merci de guider mes recherches !!!
Lu
Tour de la Guadeloupe en octobre (saison des cyclones) English translation pending
Bonjour,
Je me présente, je m'appel Kévin j'ai 23 ans et je part en Guadeloupe du 1er Au 20 octobre, billet d'avion pas cher car saison pluvieuse + cyclone j'en suis conscient. Je compte faire le tour de l'ile à pied et en Stop. J'ai déjà quelques hébergement en couchsurfing mais j'aurai voulu faire un peu de rando et donc dormir quelques nuit en tente. Donc j'aurai voulu profiter de l'expérience de certain concernant cette période hostile. Mon projet est t'il possible si je respecte scrupuleusement les infos météo une fois sur place ? ou alors je vais devoir rester cloitrer 24h/24 ?
De deux, j'ai plusieur amis Guadeloupéen et une des personne en CS qui va m'acceuilir qui affirme que la Guadeloupe n'est pas un pays à visiter seul, nottament en terme d'insécurité. Certains dises qu'il n'y à pas plus de problème en Guada qu'en Metrop' d'autre affirme se faire un peu agresser parfois (à en croire le CS guadeloupéen natif, il se serai "encore" faire agréssé le soir dernier, il est de pointe à pitre)
Qu'en pensez vous ? des expérinces vécu ? Je pense que ce genre d'avis rebuterai un peu tout le monde de partir à l'aventure seul.
merci de vos réponses
Kévin
Je me présente, je m'appel Kévin j'ai 23 ans et je part en Guadeloupe du 1er Au 20 octobre, billet d'avion pas cher car saison pluvieuse + cyclone j'en suis conscient. Je compte faire le tour de l'ile à pied et en Stop. J'ai déjà quelques hébergement en couchsurfing mais j'aurai voulu faire un peu de rando et donc dormir quelques nuit en tente. Donc j'aurai voulu profiter de l'expérience de certain concernant cette période hostile. Mon projet est t'il possible si je respecte scrupuleusement les infos météo une fois sur place ? ou alors je vais devoir rester cloitrer 24h/24 ?
De deux, j'ai plusieur amis Guadeloupéen et une des personne en CS qui va m'acceuilir qui affirme que la Guadeloupe n'est pas un pays à visiter seul, nottament en terme d'insécurité. Certains dises qu'il n'y à pas plus de problème en Guada qu'en Metrop' d'autre affirme se faire un peu agresser parfois (à en croire le CS guadeloupéen natif, il se serai "encore" faire agréssé le soir dernier, il est de pointe à pitre)
Qu'en pensez vous ? des expérinces vécu ? Je pense que ce genre d'avis rebuterai un peu tout le monde de partir à l'aventure seul.
merci de vos réponses
Kévin
Opportunité de partir au mois d'octobre en Nouvelle-Zélande English translation pending
Bonjour à tous et en particulier à ceux qui discuteront de mon projet pour me permettre de le paufiner ;-)
après les USA l'année dernière (grand ouest américain) et les ex pays de l'urss l'année prochaine (grand sud soviétique 😎 ), voici que la nouvelle zélande me tombe dessus par hasard
j'ai donc l'opportunité de partir au mois d'octobre en nouvelle zélande grace à beaucoup de chance puisque j'ai gagné le droit de participer à un tournoi de poker à Auckland du 14 au 18 octobre. Mes obligations professionnelles m'ont imposé certaines dates et les dates retenues sont les suivantes : - avion le 9 au soir à paris (départ 21h50) arrivée le 11 à 13h50 - retour le 31 à 17 h depuis christchurch arrivée le 1er novembre à paris à 12h25
j'ai fais faire un devis qui me propose le trajet aller retour en avion + la location d'une voiture et la traversée entre les 2 iles pour 1600 €. super intéressant je trouve même si je n'ai pas toutes les infos encore (je dois rappeler aujourd'hui ou demain pour quelques précisions.
La présence de ce tournoi a des conséquences importantes: - l'obligation d'être sur auckland le 13 au soir - la chance d'avoir l'hotel payé qques jours - l'incertitude sur la durée de ma présence à auckland - le souhait de faire ce tournoi le plus sérieusement possible quand même
Je me suis prévu un planning chargé afin de découvrir au mieux ce pays. Erreur me direz vous, vous avez certainement raison et c'est bien pour cela que je vous demande de me préciser ce qui est bien ou pas dans mon planning. Pour le faire, je me suis basé sur le principe que je n'arriverai pas au bout et que je me ferai éliminer dès le 2ème jour ce qui me semble déjà très présomptueux de ma part n'étant qu'un pur amateur.
Je vous détaille tout cela pour que vous ayez le maximum d'informations : Voila le planning prévu pour l'instant sachant que je souhaite privilégier le sud au nord.
- 11/10 : transit depuis l'aéroport dans le coromandel trajet : 2h30 - 12/10 : balade dans le coromandel puis transit en soirée a rotorua trajet : 3h -13/10 : balade autour de rotorua puis transit en soirée sur auckland - soirée à l'hotel trajet : 3h30 - 14/10 : visite auckland et environs quand j'aurai le temps (a priori en matinée) - 15/10 : visite auckland quand j'aurai le temps (a priori en matinée) - 16/10 : auckland taupo trajet : 4h - 17/10 : taupo et environs - 18/10 : visite dans les alentours de Taupo et transit sur wellington en soirée trajet : 5h30 regret : ne pas aller vers le mont egmont -19/10 : traversée wellington picton : 5h puis picton nelson trajet : 1h30 - 20/10 : nelson greymouth trajet : 4h - 21/10 : greymouth franz joseph trajet : 2h30 - 22/10 : franz joseph et alentours (fox glacier?) - 23/10 : franz joseph queenstown trajet : 5h - 24/10 : queenstown te anau trajet 2h30 - 25/10 : te anau milford queenstown trajet : 6h (journée trop dure?) - 26/10 : queenstown lake tenapo trajet : 3h30 - 27/10 : lake tenapo - 28/10 : lake tenapo vers arthur's pass trajet : 4h - 29/10 : arthur's pass akaroa trajet : 3h - 30/10 : akaroa christchurch trajet : 1h - 31/10 : christchurch
la fin est volontairement plus bordélique car je pense qu'il faut en fait me garder 1 jour de libre au cas où je souhaiterais rester dans un endroit plus qu'un autre. De plus, il faudra faire aussi en fonction des conditions météo.
Concernant mes nuits, je compte le faire un peu à "la sauvage" soit en dormant dans la voiture (étant seul, je n'ai pas besoin d'un confort important), soit en achetant sur place tente, duvet et réchaud pour camping sauvage, soit dans des B&B de temps en temps pour récupérer et bien se laver, soit en pratiquant le couch surfing (ce qui me permettra de limiter mon budget qui est déjà serré car voyage non prévu d'où le fait d'éviter les hotels)
ceux qui sont déjà allés la bas, si ils peuvent me donner des conseils et me dire également si l'itinéraire parait cohérent, ca serait génial!
bien évidemment, j'ai qquelques regrets et de nombreuses questions : - ne pas faire rotorua et taupo en même temps parait pas tres cohérent : devrais je supprimer le coromandel pour privilégier sur les jours avant le tournoi taupo et rotorua? et dans ce cas, cela vaut il le coup lors de la descente sur wellington de passer vers le mont egmont? - est ce que milford est vraiment à faire? car cela fait bp de route certes pour des paysages fabuleux mais je crains que la route soit épuisante (d'où l'avancée sur Te anau le jour avant milford) - mes temps de transit sont ils cohérents? - ne pas voir la cote est est elle une bonne idée? - etc...
j'attends vos première réactions avant de continuer 🙂
après les USA l'année dernière (grand ouest américain) et les ex pays de l'urss l'année prochaine (grand sud soviétique 😎 ), voici que la nouvelle zélande me tombe dessus par hasard
j'ai donc l'opportunité de partir au mois d'octobre en nouvelle zélande grace à beaucoup de chance puisque j'ai gagné le droit de participer à un tournoi de poker à Auckland du 14 au 18 octobre. Mes obligations professionnelles m'ont imposé certaines dates et les dates retenues sont les suivantes : - avion le 9 au soir à paris (départ 21h50) arrivée le 11 à 13h50 - retour le 31 à 17 h depuis christchurch arrivée le 1er novembre à paris à 12h25
j'ai fais faire un devis qui me propose le trajet aller retour en avion + la location d'une voiture et la traversée entre les 2 iles pour 1600 €. super intéressant je trouve même si je n'ai pas toutes les infos encore (je dois rappeler aujourd'hui ou demain pour quelques précisions.
La présence de ce tournoi a des conséquences importantes: - l'obligation d'être sur auckland le 13 au soir - la chance d'avoir l'hotel payé qques jours - l'incertitude sur la durée de ma présence à auckland - le souhait de faire ce tournoi le plus sérieusement possible quand même
Je me suis prévu un planning chargé afin de découvrir au mieux ce pays. Erreur me direz vous, vous avez certainement raison et c'est bien pour cela que je vous demande de me préciser ce qui est bien ou pas dans mon planning. Pour le faire, je me suis basé sur le principe que je n'arriverai pas au bout et que je me ferai éliminer dès le 2ème jour ce qui me semble déjà très présomptueux de ma part n'étant qu'un pur amateur.
Je vous détaille tout cela pour que vous ayez le maximum d'informations : Voila le planning prévu pour l'instant sachant que je souhaite privilégier le sud au nord.
- 11/10 : transit depuis l'aéroport dans le coromandel trajet : 2h30 - 12/10 : balade dans le coromandel puis transit en soirée a rotorua trajet : 3h -13/10 : balade autour de rotorua puis transit en soirée sur auckland - soirée à l'hotel trajet : 3h30 - 14/10 : visite auckland et environs quand j'aurai le temps (a priori en matinée) - 15/10 : visite auckland quand j'aurai le temps (a priori en matinée) - 16/10 : auckland taupo trajet : 4h - 17/10 : taupo et environs - 18/10 : visite dans les alentours de Taupo et transit sur wellington en soirée trajet : 5h30 regret : ne pas aller vers le mont egmont -19/10 : traversée wellington picton : 5h puis picton nelson trajet : 1h30 - 20/10 : nelson greymouth trajet : 4h - 21/10 : greymouth franz joseph trajet : 2h30 - 22/10 : franz joseph et alentours (fox glacier?) - 23/10 : franz joseph queenstown trajet : 5h - 24/10 : queenstown te anau trajet 2h30 - 25/10 : te anau milford queenstown trajet : 6h (journée trop dure?) - 26/10 : queenstown lake tenapo trajet : 3h30 - 27/10 : lake tenapo - 28/10 : lake tenapo vers arthur's pass trajet : 4h - 29/10 : arthur's pass akaroa trajet : 3h - 30/10 : akaroa christchurch trajet : 1h - 31/10 : christchurch
la fin est volontairement plus bordélique car je pense qu'il faut en fait me garder 1 jour de libre au cas où je souhaiterais rester dans un endroit plus qu'un autre. De plus, il faudra faire aussi en fonction des conditions météo.
Concernant mes nuits, je compte le faire un peu à "la sauvage" soit en dormant dans la voiture (étant seul, je n'ai pas besoin d'un confort important), soit en achetant sur place tente, duvet et réchaud pour camping sauvage, soit dans des B&B de temps en temps pour récupérer et bien se laver, soit en pratiquant le couch surfing (ce qui me permettra de limiter mon budget qui est déjà serré car voyage non prévu d'où le fait d'éviter les hotels)
ceux qui sont déjà allés la bas, si ils peuvent me donner des conseils et me dire également si l'itinéraire parait cohérent, ca serait génial!
bien évidemment, j'ai qquelques regrets et de nombreuses questions : - ne pas faire rotorua et taupo en même temps parait pas tres cohérent : devrais je supprimer le coromandel pour privilégier sur les jours avant le tournoi taupo et rotorua? et dans ce cas, cela vaut il le coup lors de la descente sur wellington de passer vers le mont egmont? - est ce que milford est vraiment à faire? car cela fait bp de route certes pour des paysages fabuleux mais je crains que la route soit épuisante (d'où l'avancée sur Te anau le jour avant milford) - mes temps de transit sont ils cohérents? - ne pas voir la cote est est elle une bonne idée? - etc...
j'attends vos première réactions avant de continuer 🙂
Voyager un an en Nouvelle-Zélande English translation pending
Bonjour à toutes et à tous.
Comme bon nombres de jeunes (et moins jeunes) aujourd'hui, j'ai décidé de partir une année à l'étranger. Et toujours comme beaucoup d'entre nous, j'ai créé un blog à cette effet. Mon voyage à travers la Nouvelle-Zélande à commencé il y a 15 semaines. J'ai déjà parcouru les régions d'Auckland, du Northland, du Waikato, du Coromandel et de Bay of plenty, parmis lesquels j'ai visité outres les magnifiques paysages et plages, les villes de Auckland, Whangarei, Coromandel, Hamilton, Rotorua, etc... Avant mon départ, j'ai passé des heures sur Internet à la recherche de blog de personnes ayant fait ce type de voyage. Je sais combien il est utile et rassurant de les parcourir. C'est pourquoi, je me permets de vous mettre mon blog en lien ci-dessous. http://ju-en-nouvelle-zelande.over-blog.com Si vous avez la moindre question, n'hésitez pas à me contacter. Les points Internet sont nombreux dans ce pays et j'essaye de me connecter dès que je peux. Bons voyages !
Comme bon nombres de jeunes (et moins jeunes) aujourd'hui, j'ai décidé de partir une année à l'étranger. Et toujours comme beaucoup d'entre nous, j'ai créé un blog à cette effet. Mon voyage à travers la Nouvelle-Zélande à commencé il y a 15 semaines. J'ai déjà parcouru les régions d'Auckland, du Northland, du Waikato, du Coromandel et de Bay of plenty, parmis lesquels j'ai visité outres les magnifiques paysages et plages, les villes de Auckland, Whangarei, Coromandel, Hamilton, Rotorua, etc... Avant mon départ, j'ai passé des heures sur Internet à la recherche de blog de personnes ayant fait ce type de voyage. Je sais combien il est utile et rassurant de les parcourir. C'est pourquoi, je me permets de vous mettre mon blog en lien ci-dessous. http://ju-en-nouvelle-zelande.over-blog.com Si vous avez la moindre question, n'hésitez pas à me contacter. Les points Internet sont nombreux dans ce pays et j'essaye de me connecter dès que je peux. Bons voyages !
Trajet Kasane-Maun par la piste en 4x4 (Botswana) English translation pending
Bonjour à tous ! 🙂
Nous partons de mi sept à mi Oct 2009 en Namibie-Botswana. Nous devions louer un toyota condor, mais finalement notre loueur nous "surclasse" (!), et pour le même prix , nous propose un toyota Hilux 4x4 !! Comme la fin de l'itinéraire n'était pas encore bien fixée, je me demandais si on ne pourrais pas profiter de cette aubaine pour relier Kasane à Maun...?(par la piste) Eventuellement, pour Moremi, on ferait étape au Kazikini campsite (20kms avant South gate), donc a priori on ferait Kasane- Savuti- Mababe- et crochet dans Moremi Comment est cette fameuse piste ?? j'ai lu qu'il y a eu bcp d'eau dans la région cette année...? Combien de temps faut il compter ? Que faut il prévoir ? Doit on prendre des "permis", si oui, où? Où peut on faire halte ? (rien de reservé à ce jour!) et tout ce que vous jugerez utile de me communiquer à ce sujet !!! Merci d'avance ! 🙂
Nous partons de mi sept à mi Oct 2009 en Namibie-Botswana. Nous devions louer un toyota condor, mais finalement notre loueur nous "surclasse" (!), et pour le même prix , nous propose un toyota Hilux 4x4 !! Comme la fin de l'itinéraire n'était pas encore bien fixée, je me demandais si on ne pourrais pas profiter de cette aubaine pour relier Kasane à Maun...?(par la piste) Eventuellement, pour Moremi, on ferait étape au Kazikini campsite (20kms avant South gate), donc a priori on ferait Kasane- Savuti- Mababe- et crochet dans Moremi Comment est cette fameuse piste ?? j'ai lu qu'il y a eu bcp d'eau dans la région cette année...? Combien de temps faut il compter ? Que faut il prévoir ? Doit on prendre des "permis", si oui, où? Où peut on faire halte ? (rien de reservé à ce jour!) et tout ce que vous jugerez utile de me communiquer à ce sujet !!! Merci d'avance ! 🙂
Japon: travailler en photographie et déplacements à vélo? English translation pending
Décidément je ne peux me passer de ce forum, vive les voyageurs😛.
Ma prochaine cible bizarrement c'est le Japon, je fais tous les jours des recherches sur ce pays depuis un mois d'un coup comme ça mais. J'ai déjà voyagé à la "ton sac, des pieds, tu marches " environ 1 ans au total sur deux ans, six mois par là et...
Et là j'ai le sentiment " On the road again Yeah" c'est la jeunesse, ça dure pas alors let's go. Mais il y a point noir comme sur mon nez là, je décidé de voyager vraiment zen, de prendre le temps de vivre, j'ai déjà eu l'expérience du stress alors c'est vraiment décider maintenant c'est 100% relax c'est important à force on passe à coter de pleins de choses. Au Japon il y a une forte population, alors je souhaite savoir si je peux trouver des villes calmes accueillantes, pas trop loin de Tokyo par exemple.
Le but de ce voyage est d’essayer de rentrer en contact avec les japonais malgré mon faible niveau d’anglais et aucune connaissance en Japonais. Pour l’anglais sur le terrain à force ça rentre rapidement. J’ai 23 ans et je souhaite débuter dans la photos, en créant mon propre site web, avec de la chance des petits reportages si j’arrive à faire décollé mon anglais, mais le japonais je suis un peu pessimiste si c’est juste pour un an.
Pour la partie logement et déplacement. La solution qui me semble la meilleur c’est le vélo, j’ai besoin de faire du sport et j’adore le vélo. Le logement, c’est la tente légère comme une plume, l’hôtel c’est trop cher, je préfère bien manger. La partie la plus délicate c’est le travail. j’ai n’ai pas de métier, Quelqu'un à parlé d'une personne qui vendait des cartes postale et là du coup j’y avait pas penser c’est une bonne idée. Je ne sais pas si cest des cartes postales de France. Est-ce que ça vous semble potable de vendre des cartes postales avec des photos de France que j’ai faîtes (paris…) au Japonais dans la rue, pour me dépanner ? le coût j’en sais rien. Si vous avez d’autre idée de jobs comme ça pour dépanner c’est le bienvenue. J’ai présenté un peu mon projet, si vous avez des conseils s’il vous plait ne soyez pas timide.😏
Bonne continuation à tous Banzaiiiii.
Le but de ce voyage est d’essayer de rentrer en contact avec les japonais malgré mon faible niveau d’anglais et aucune connaissance en Japonais. Pour l’anglais sur le terrain à force ça rentre rapidement. J’ai 23 ans et je souhaite débuter dans la photos, en créant mon propre site web, avec de la chance des petits reportages si j’arrive à faire décollé mon anglais, mais le japonais je suis un peu pessimiste si c’est juste pour un an.
Pour la partie logement et déplacement. La solution qui me semble la meilleur c’est le vélo, j’ai besoin de faire du sport et j’adore le vélo. Le logement, c’est la tente légère comme une plume, l’hôtel c’est trop cher, je préfère bien manger. La partie la plus délicate c’est le travail. j’ai n’ai pas de métier, Quelqu'un à parlé d'une personne qui vendait des cartes postale et là du coup j’y avait pas penser c’est une bonne idée. Je ne sais pas si cest des cartes postales de France. Est-ce que ça vous semble potable de vendre des cartes postales avec des photos de France que j’ai faîtes (paris…) au Japonais dans la rue, pour me dépanner ? le coût j’en sais rien. Si vous avez d’autre idée de jobs comme ça pour dépanner c’est le bienvenue. J’ai présenté un peu mon projet, si vous avez des conseils s’il vous plait ne soyez pas timide.😏
Bonne continuation à tous Banzaiiiii.
Voyages en Finlande en été English translation pending
La Finlande dont je vais parler est celle des vacances en famille, excluant les voyages professionnels ou les séjours d'étudiant, individuel ou en groupe.
Lors de nos vacances d'été, de 1978 à 2011, nous sommes allés douze fois en Finlande, parfois en couplant avec un circuit en Norvège ou avec diverses traversées de la Suède. De toute la Scandinavie, c'est le pays où nous avons préféré retourner et retrouver le calme et l'isolement, dans la forêt, près des lacs. C'est là aussi que nous avons été le mieux accueilli, là où nous avons eu les meilleures rencontres et fait des amis. Là aussi où nous avons pris du plaisir à la pêche, sans être du tout pêcheurs chevronnés ni même de vrais amateurs. Pour les finlandais qui me liraient, cette passion pour leur pays a été jusqu'à la lecture du Kalevala et au diplôme de « sauna fumé ».
Rencontre en Laponie
Tous les voyages se sont fait en voiture, au départ de Nantes, avec 2 à 4 jours de routes suivant la destination initiale et les ferries empruntés.
A quelle période y aller ?
Je ne parlerai pas de la Finlande en hiver, des séjours de neige en Laponie que l'on trouve sur les catalogues de tous les bons voyagistes, mais de la Finlande en été, où on va en vacances en famille. Mais quand y aller ? Le pays est tout au nord de l'Europe, la météo et le thermomètre, c'est comment ? En Laponie, on dit « ici, il fait plus souvent +30° que -40° », Cela veut dire qu'il peut faire chaud en été, mais la période est limitée. Lors de tous nos séjours au-dessus du cercle polaire, une ou deux semaines de juin à août, nous avons toujours constaté que le temps se dégradait à partir de la 2ème semaine d'août. Vent d'est – nord est, pluies, baisse rapide de température du lac limitant les envies de baignade. A l'inverse, trop tôt, les boues qui suivent les fontes des neiges peuvent être désagréables avec les premières chaleurs. Plus au sud, une année où nous étions restés assez tard fin août , les brumes matinales s'était progressivement transformées en brouillard persistant toute la matinée. Je résumerais donc la période à fin mai – fin août au sud et mi juin 7 août au nord. Cela n'assure pas du beau temps, il faut penser que lorsque l'on part vers le nord, de l'Irlande (pour ne pas dire de la Bretagne) à la Baltique, on ne peut être sûr d'avoir du soleil tous les jours en été comme sur les bords de la Méditerranée.
2h30 du matin, le 13 juin 2011 juste au dessus du cercle polaire
Comment s'y rendre ?
J'élimine l'idée d'une liaison routière par la Pologne, les pays Baltes et la Russie, ce serait un tout autre voyage. J'élimine aussi la combinaison avec une visite de la Norvège – tout à fait possible, j'en parlerai à part.
En avion et voiture de location – j'ai pratiqué au printemps 2011. L'intérêt, c'est bien sûr de remplacer 1500 à 2500 km de route par l'avion . Avec Finnair, on trouve des liaisons à un prix abordable au départ de paris ou d'Amsterdam Après, il faut louer une voiture, et là, la Finlande est chère (5 fois le prix des USA pour un 4x4, mais un 4x4 n'est pas nécessaire ni même utile – voir routes et chemins). Il faut compter plus de 400€ la semaine pour une petite voiture. L'inconvénient de l'avion est aussi la limite des bagages.
En voiture et bateau – là, j'ai du faire toutes les traversées qui existent ou qui existaient. Depuis il y en a des nouvelles et certaines ont disparues. Il faut distinguer 2 grandes routes – directe d'Allemagne en Finlande ou avec une étape par la Suède.. Ma préférée a toujours été la seconde, avec une nuit sur un ferry de la StenaLine entre Kiel (D) et Goteborg (S) puis une nuit entre Stockholm et Turku (Fi) ou Helsinki avec la Viking Line ou la SiljaLine. Pourquoi une nuit ? Parce que ça permet de se déplacer pendant la nuit, de faire un super dîner au buffet, de dormir dans une cabine et de prendre un bon petit déjeuner avant de reprendre la route au matin. Et la traversée de la Baltique en été est plus calme que celle de la Manche. Sans visiter la Norvège , la traversée au départ de l'Allemagne peut se faire vers Olso, au départ de Kiel (plus cher, mais l'entrée dans le fjord d'Oslo au petit matin est un spectacle inoubliable). Puis Oslo- Stockholm par la route Les traversées directes se font en 24h mais ne sont pas journalières – les prix actuels méritent d'être épluchés et comparés. Il faut aussi voir les horaires: une arrivée tard le soir peut être gênantes.
En voiture sans bateau – autrefois, cela nécessitait quelques courtes traversées en ferry, maintenant ponts et tunnel relient le Danemark et la Suéde. Il faut alors monter vers le nord pour rejoindre la Laponie finlandaise, 2 jours de route par la E4 qui longe la côte. Personnellement, je préfère l'itinéraire qui passe par l'intérieur, un peu plus long, mais plus agréable que la route côtière d'où on ne voit jamais la mer. Bien sûr, cette liaison pont-tunnel qui arrive en Suède à Malmo peut se combiner avec une traversée en ferry de Stockholm à Turku ou Helsinki
Comment se loger ? Camping Lors des premiers voyages, nous avons parfois campé pour les étapes intermédiaires, entre 2 locations. Puis les enfants grandissant et avec toujours le soucis de partir sans remorque ni matériel sur le toît de la voiture, les tentes sont restées à la maison. Cela ne nous a pas empêché de nous loger dans des camping en louant des chalets à la nuit. Parfois très bien équipés, parfois sommaires, ces cabanes sur les campings offrent des solutions pas trop onéreuses. Il peut être préférable de réserver en pleine saison ou d'arriver de bonne heure. Les draps ne sont pas fournis, il faut les louer en supplément ou en apporter. Chalet Notre principal moyen de logement a été la location de chalet, soit dans ensembles dans les endroits les plus fréquentés, soit à des particuliers en passant par les Tourist Offices ou par courrier (maintenant par internet) auprès de « Lomarengas ». Nous avons aussi loué directement à des particuliers dans des lieux déjà connus.
Un chalet (je préfère ce terme à cabane ou cottage, parfois employé pour le même sens). L'idéal : dans la forêt, à quelques dizaines de mètres du lac, avec un ponton, une barque, le sauna chauffé au bois près du ponton pour se plonger dans l'eau et une plage.
Le chalet, tout en bois, naturellement, avec 1, 2, 3 pièces ou plus – une cuisine - une cheminée – salle d'eau quand elle n'est pas avec le sauna à l'extérieur

Il doit être rares maintenant de louer des chalets sans électricité ni eau courante, mais nous avons connus. Les bougies, l'eau au puit à 50m ou au magasin à 15 km, la cuisine au feu de bois, les toilettes dehors… Mais le chemin de terre pour y accéder, c'est toujours courant. Certain sont sur une île, accessible en bateau (à rame) Hôtel Nous avons rarement logé en hôtel en Finlande, peu adapté au 1 puis 2 puis 3 enfants que nous avons amené avec nous de 1978 à 1993 (après ce fut 2 puis 1 puis 0, au fur et à mesure qu'ils ont cessé de nous accompagner. Des rares cas en mémoire, c'était plutôt cher.
Par contre les hôtels sont des lieux de restauration pratiques et économiques le midi. Autres Je n'ai pas d'expérience en B&B ni en Auberge de Jeunesse.
Un essai de logement en ferme en 2004 s'est traduit par un chalet tout à fait comparable à ceux décrits plus haut, mais avec la possibilité de diner dans la salle commune (assez proche d'un restaurant – cuisine correcte et beaucoup trop à manger / cher)
Ma LAPONIE (Ce que j'en sais, ce que j'y ai vu, ce qui m'y plait)
Sur mes 12 périples en Finlande, il n'y a que 4 fois que je ne suis pas allé dans le nord, au-dessus du cercle polaire. En fait cette immense région descend bien en dessous de cette limite mythique.
Passage du cercle polaire
C'est lors de notre 2ème voyage que nous avions loué un chalet sur le bord du lac Raanujärvi, juste au-dessus du cercle polaire, entre les 2 grandes routes du nord, la E75 par Rovaniemi à 60km à l'est et la E8 par Pello à 30km à l'ouest. Un lac comme des dizaines de milliers d'autres, un minuscule village au bout d'un chemin de terre. Un petit bâtiment de bois avec 1 seule pièce se séparant en deux par un rideau, un coin cuisine, une salle d'eau et un sauna. A quelques mètres, un ponton et une barque. 15 jours là-bas en juillet, avec le soleil qui n'en finit pas de se coucher et ne disparaît pas bien longtemps derrière la colline au fond du lac. Là, nous nous sommes baignés, nous avons ramé sur le lac, nous avons pêché des perches, nous avons vu le propriétaire monter tout seul une énorme bâtisse en troncs de sapin (6 chambres je crois à l'étage), nous avons vu la grand mère tisser des tapis avec des tissus multicolores, nous sommes allés en barque avec le grand père relever les filets pleins de siika (lavaret, salmonidé des lacs de montagne chez nous). Nous avons cueilli des framboises et des myrtilles, Les rennes venaient souvent le soir faire un tour dans le grand pré devant le chalet.
Nous sommes retournés bien des fois dans ce lieu, qui a servi de base pour nos excursions nordiques. D'autres chalets ont été construits depuis, nous avons logé dans 3 autres dont l'ancienne résidence d'été des propriétaires. Cet immense bâtiment à 2 étages ne comptait pas moins de 24 lits. C'est lors de nos séjours ici que nous avons remarqué qu'après la première semaine d'août, le vent tourne à l'est (de là il ne viens jamais rien de bon, dises les finlandais) amenant fraicheur, vent et pluie. La température de l'eau du lac baisse de 3-4 degrés en 1 semaine.
Le cahier signé par les divers locataires met en évidence les périodes de locations favorites du lieu : les fêtes de fin d'année la fin de l'hiver quand il commence à faire jour, février/mars, pour le ski et autres sports de neige l'été, juin juillet début août l'automne pour la saison de chasse Rovaniemi
La plus grande ville de la région administrative lapone compte près de 60 000 habitants (sur 8000 km2). C'est le pays du PÈRE NOËL, le seul vrai, si si, tous les finlandais vous le certifieront. En tout cas le lieu le plus visité est certainement la maison du Père Noël, à 10km au nord, juste à la limite du cercle polaire en un lieu nommé « Santa Clauss Village » . En fait c'est plus un complexe commercial où l'on trouve tout pour les décors de fin d'année, où les enfants peuvent se faire photographier avec le vieux à la barbe blanche dans son chariot tiré par les rennes. Y est associé un parc d'attraction nommé Santa Park (je ne connais pas). Situé sur la E75 vers Ivalo, il ne faut pas hésiter à y fait une halte.
Autres lieux à visiter, le musée arctique de la Laponie, Artikum. Situé à l'entrée Ouest de Rovaniemi. le musée de plein air à l'est de la ville. Au « Tourist Information » situé en plein centre ville, il arrive que les jeunes filles de l'accueil parlent français. Lors de nos derniers passages j'ai eu des difficultés à trouver un ravintola (restaurant classique) ouvert le midi pour manger un plat de renne. Il y a quelques années, l'école hôtelière avait une bonne table.
Vers le lac Inari
A monter vers le nord, passer par Kemijävri allonge de 60km . Je n'ai pas beaucoup de souvenir de la ville à part de son pont route-train assez curieux. C'est la ville la plus septentrionale de Finlande.
Sur la E75, Sodankylä est connu pour son festival du film du soleil de minuit (pas vu), A visiter, les 2 églises.
Tankavaara, 100km plus au nord est le village des chercheurs d'or. On s'y arrête pour visiter le musée consacré à la grande époque de l'orpaillage dans la région. Mais mieux, il faut enfiler des bottes, prendre une gamelle et un tas de terre, aller s'assoir sur un ban en travers du ruisseau et remuer son plat dans l'eau sous la direction et les conseils d'un professionnel sorti tout droit de la ruée vers l'or. On repars toujours avec son grain d'or, un milligramme au mieux.
Et à la fin, il ne reste que l'or
C'est là qu'on été organisés les premiers championnats du monde d'orpaillage.
Ivalo, sur la rivière Ivalojöki est l'arrivée sud-est du lac Inari. En traversant la ville, on trouvera de nombreux magasins de souvenirs lapons tirés des rennes (peaux, bois, nature ou travaillés) et d'autres animaux (du moins la dernière fois que j'y suis passé). A proximité, en embarquant de la rive, on pouvait faire un survol du lac en hydravion.
Inari, une municipalité grande comme la Slovénie ou Israël pour environ 7000 habitants, compte une forte part de lapons et les langues sames y sont parlées. A part un séjours reposant sur les bords de l'immense lac de plus de 2000km2, la pêche avec des dates et règles bien précises, il faut surtout visiter le musée de plein air lapon.
Entrée du musée lapon (en 1978)
C'est certainement un des plus intéressants de Finlande. Un promenade de plus d'une heure pour visiter les habitations lapones d'hiver et d'été, les collections de vêtements traditionnels, les constructions annexes (saunas), les barques de pêche etc. Le circuit permet de découvrir les différents pièges utilisés pour chasser loup et ours et les autres animaux sauvages de la région.
Piège à loup et à ours
Je rappelle au passage que les rennes, que l'on croisent en entière liberté en été, sont les animaux des élevages lapons. Lors d'un de nos voyage, une affaire faisait grand bruit dans la région : un voyagiste (étranger) organisait des parties de chasse de rennes, à l'arc !
Vers la Norvège
Trois grandes directions à partir d'Inari vers l'extrême nord scandinave : celle du cap nord que beaucoup connaissent mais que je n'ai jamais faite celle de Ustjöki, le lieu touristique le plus septentrional de Finlande. Là, la rivière Teno sépare la Finlande de la Norvège. C'est une rivière à saumon, parsemée de filet en été. De là nous avions remonté jusqu'à des petits ports norvégiens beaucoup moins touristiques que le cap nord, à travers des paysages désertiques et encore enneigés en août, celle qui longe le lac Inari à l'ouest. Nous l'avions prise pour aller à Kirkerness, le port le plus à l'est au nord de la Norvège, près de la Russie. Sur cette route 971, après les petits villages le long du lac et quelques campings avec des chalets à louer, fréquentés par les pêcheurs estivaux, on arrive dans un secteur plus désert. Soudain, on s'aperçoit que les noms des minuscules villages que l'on approche sont écrits en caractères cyrilliques ! Aurait-on passé la frontière russe sans s'en apercevoir ? Vite, on contrôle sur la carte ; non , ce n'est pas possible. Un petit cours d'histoire – bon plus-tard. Plus loin, sur la rive de la rivière, un centre de vacances avec quelques chalets. Arrêter manger ou simplement entrer dans le restaurant, les saumons pêchés ici sont affichés aux murs, grandeurs natures et c'est impressionnant. Plus haut, le poste frontière de Näätämö est (était) ouvert uniquement dans la journée. Au carrefour qui suit avec la route E6, on vérifiera ce qu'il reste dans le réservoir (surtout en rentrant de Kirkeness – la première ville indiquée à l'ouest est Alta à 400km)
En redescendant
De Inari, une route « verte » descend à Kittilä. 200Km en majorité piste en terre lors de notre passage, il y plus de 10 ans il est vrai. Tôle ondulée, rennes et quelques villages fantômes, mais un plaisir de traverser une région à l'écart des grandes routes du nord, faite de forêt et de collines. La route longe l'immense parc national de Lemmenjoki.
Au-dessus de Kittilä, le pays a plus de relief. Sur les pentes du mont Levi qui culmine à 530m, on trouve la grande station de ski de Sirkka. Probablement ouvert tard au printemps, mais il n'y a pas de neige en été. Au sud est, la route rejoins Rovaniemi en longeant une rivière.
L'ouest de la Laponie
La route qui longe la frontière suédoise le long de la rivière Tornio est très fréquentée par ceux qui redescendent du cercle polaire. A Muonio, on trouve un grand magasin à souvenirs lapons, qui a du remplacer les petits marchands locaux qui s'implantaient autrefois sur le bord de la route.
Des visites dans ce secteur, j'ai gardé le souvenir des pistes de terre et de gravier vers le parc de Pallastunturit avec les monts à 800m. Au-dessus la petit bourgade de Enontekiö et son musée local,
La petite ville de Pello est celle où j'ai fait les achats pour nous ravitailler lors de nos séjours à Raanujärvi.
Au sud de Rovaniemi, la petite ville de Ranua a un zoo consacré aux animaux polaires. On peut voir ceux qui ne se rencontrent pas trop souvent sur les routes, comme les ours, les loups et les rennes sauvages (plus proche du caribou canadien que le renne d'élevage), les élans etc. On y voit même des ours blancs, bien loin de leur banquise.
A VENIR
La région des lacs et la Carélie
La côte Ouest &la côte sud
Quoi manger ? Restaurant Déjeuner buffet Plats particulier Cuisine traditionnelle Achats Particulier : poissons fumé, rennes, mures des marais Les pains Boisson, bière et vodka Les routes et chemin en été
Quoi visiter ? Les musées de plein air Châteaux et Églises Parcs naturels et randonnées Zoo Chercher de l'or Le Kalevala Vivre au bord d'un lac logement promenade en barque pêche la pratique du sauna Avec la location d'un chalet, il y a toujours le sauna et une barque. Le chalet est généralement proche du lac mais souvent à plusieurs dizaines de mètres. L'idéal est que le sauna soit sur le bord du lac, et s'ouvre directement sur un ponton. La pratique du sauna se fait tous les 2 ou 3 jours, bien que j'ai connu des finlandais qui y allaient tous les jours pendant les vacances. C'est de préférence en fin d'après-midi, lorsqu'on a pas à ressortir après. L'utilisation du sauna privé, ce qui est presque toujours le cas dans un chalet de location, commence par la préparation : compter près d'une heure avant de l'utiliser. apporter du bois dans le sauna : il y a toujours à proximité un stock de bois sec (bouleau en général) – il est parfois nécessaire de le découper à la hachette lorsque les morceaux sont trop gros vider la cendre si nécessaire et allumer le feux dans le foyer du sauna ; quand le feu est bien pris, remplir le foyer et l'alimenter régulièrement. remplir le réservoir d'eau sur le coté du four ; remplir la bassine (en plastique) à moitié et les seaux (sauf lorsqu'il y a une douche eau chaude eau froide) la température dans le sauna (sur le thermomètre, plus ou moins précis) doit monter au moins à 70 degrés, mais la pratique courante est plutôt 80-90, voire 100) pendant que le sauna chauffe, couper des très jeunes branches de bouleau (30-40cm) et les nouer par 4-5. On pratique le sauna en famille ou pour les groupes, hommes et femmes séparément. Lorsque le sauna est à la température souhaitée, on peut y aller. Pensez à quitter montres et colliers en même temps que les vêtements, tous les vêtements (garder un maillot de bain est considéré comme antihygiénique). Une serviette sera utile pour s'assoir sur les bancs brulants. La température est naturellement plus forte sur les bancs du haut ; attention aussi à ne pas appuyer brutalement le dos sur le bois du mur, ça peut aussi être très chaud. La séance de sauna dure 3/4h à 1 heure, entrecoupé de bains ou de douches. On reste à l'intérieur le temps que l'on juge bien, 7-10 minutes par exemple, et surtout qu'on se sent bien. La sueur doit couler de partout. Ne pas rester trop longtemps à chaque fois, 1/4h me semble trop, ne pas se forcer à rester si on ne se sent pas bien. Sortir et plonger dans le lac ! En été l'eau des lacs finlandais n'est pas plus froide que la Manche, et quand bien même, on reste dans l'eau tant qu'on ne ressent pas le froid. La douche froide remplace le bain lorsque le lac n'est pas à proximité. Quelques minutes dehors pour souffler avant de revenir dans le sauna. Le foyer du sauna est couvert de pierres. Ne pas les toucher quand c'est chaud, mais jeter de temps à autre une grande cuillerée d'eau (il y a toujours une grande cuillère en bois ou en plastique). Cela dégage un nuage de vapeur et une bouffée de chaleur qui donnera une sensation agréable à son passage. Éviter de respirer au passage du nuage. Ne pas en abuser, cela augmente la température de la pièce, mais le faire en particulier en entrant et un peu avant de sortir. Les jeunes rameaux de bouleau servent à se flageller légèrement le dos, les épaules et les jambes pour stimuler la circulation sanguine. Il peut être nécessaire de remettre du bois dans le foyer (après le premier bain s'il est consumé, et à la fin si quelqu'un d'autre l'utilise après vous). En général, on passe 3 fois au sauna, suivies d'un bain ou d'une douche. Dans un chalet de vacances, la séance est suivie par une toilette. Avec des équipements rustiques (pas de douche chaude), on utilisera l'eau bouillante du foyer mélangée dans la bassine d'eau froide pour se rincer. Tout se termine par le rinçage du plancher. Un contrôle de la bonne extinction du foyer sera à faire par la suite. Après le sauna, une bonne bière est la bienvenue et le dîner traditionnel consistera en saucisses grillées au barbecue ou au feux de la cheminée.
Souvenirs
Musique traditionnelle – 2 choses très caractéristiques et vraiment à part: les chants lapons et le kantele ( instrument des dieux dans le Kalevala)
Joueuse de Kantele
Souvenirs Lapons en peau et bois de rennes
Tapis traditionnels en tissus multicolores
Instruments de cuisine et récipients (comme chez Ikea, mais pas made in China)
Fumoir à poissons (à chaud)
Rennes fumé, mures des marais et vodka
Lors de nos vacances d'été, de 1978 à 2011, nous sommes allés douze fois en Finlande, parfois en couplant avec un circuit en Norvège ou avec diverses traversées de la Suède. De toute la Scandinavie, c'est le pays où nous avons préféré retourner et retrouver le calme et l'isolement, dans la forêt, près des lacs. C'est là aussi que nous avons été le mieux accueilli, là où nous avons eu les meilleures rencontres et fait des amis. Là aussi où nous avons pris du plaisir à la pêche, sans être du tout pêcheurs chevronnés ni même de vrais amateurs. Pour les finlandais qui me liraient, cette passion pour leur pays a été jusqu'à la lecture du Kalevala et au diplôme de « sauna fumé ».
Rencontre en LaponieTous les voyages se sont fait en voiture, au départ de Nantes, avec 2 à 4 jours de routes suivant la destination initiale et les ferries empruntés.
A quelle période y aller ?
Je ne parlerai pas de la Finlande en hiver, des séjours de neige en Laponie que l'on trouve sur les catalogues de tous les bons voyagistes, mais de la Finlande en été, où on va en vacances en famille. Mais quand y aller ? Le pays est tout au nord de l'Europe, la météo et le thermomètre, c'est comment ? En Laponie, on dit « ici, il fait plus souvent +30° que -40° », Cela veut dire qu'il peut faire chaud en été, mais la période est limitée. Lors de tous nos séjours au-dessus du cercle polaire, une ou deux semaines de juin à août, nous avons toujours constaté que le temps se dégradait à partir de la 2ème semaine d'août. Vent d'est – nord est, pluies, baisse rapide de température du lac limitant les envies de baignade. A l'inverse, trop tôt, les boues qui suivent les fontes des neiges peuvent être désagréables avec les premières chaleurs. Plus au sud, une année où nous étions restés assez tard fin août , les brumes matinales s'était progressivement transformées en brouillard persistant toute la matinée. Je résumerais donc la période à fin mai – fin août au sud et mi juin 7 août au nord. Cela n'assure pas du beau temps, il faut penser que lorsque l'on part vers le nord, de l'Irlande (pour ne pas dire de la Bretagne) à la Baltique, on ne peut être sûr d'avoir du soleil tous les jours en été comme sur les bords de la Méditerranée.
2h30 du matin, le 13 juin 2011 juste au dessus du cercle polaire Comment s'y rendre ?
J'élimine l'idée d'une liaison routière par la Pologne, les pays Baltes et la Russie, ce serait un tout autre voyage. J'élimine aussi la combinaison avec une visite de la Norvège – tout à fait possible, j'en parlerai à part.
En avion et voiture de location – j'ai pratiqué au printemps 2011. L'intérêt, c'est bien sûr de remplacer 1500 à 2500 km de route par l'avion . Avec Finnair, on trouve des liaisons à un prix abordable au départ de paris ou d'Amsterdam Après, il faut louer une voiture, et là, la Finlande est chère (5 fois le prix des USA pour un 4x4, mais un 4x4 n'est pas nécessaire ni même utile – voir routes et chemins). Il faut compter plus de 400€ la semaine pour une petite voiture. L'inconvénient de l'avion est aussi la limite des bagages.
En voiture et bateau – là, j'ai du faire toutes les traversées qui existent ou qui existaient. Depuis il y en a des nouvelles et certaines ont disparues. Il faut distinguer 2 grandes routes – directe d'Allemagne en Finlande ou avec une étape par la Suède.. Ma préférée a toujours été la seconde, avec une nuit sur un ferry de la StenaLine entre Kiel (D) et Goteborg (S) puis une nuit entre Stockholm et Turku (Fi) ou Helsinki avec la Viking Line ou la SiljaLine. Pourquoi une nuit ? Parce que ça permet de se déplacer pendant la nuit, de faire un super dîner au buffet, de dormir dans une cabine et de prendre un bon petit déjeuner avant de reprendre la route au matin. Et la traversée de la Baltique en été est plus calme que celle de la Manche. Sans visiter la Norvège , la traversée au départ de l'Allemagne peut se faire vers Olso, au départ de Kiel (plus cher, mais l'entrée dans le fjord d'Oslo au petit matin est un spectacle inoubliable). Puis Oslo- Stockholm par la route Les traversées directes se font en 24h mais ne sont pas journalières – les prix actuels méritent d'être épluchés et comparés. Il faut aussi voir les horaires: une arrivée tard le soir peut être gênantes.
En voiture sans bateau – autrefois, cela nécessitait quelques courtes traversées en ferry, maintenant ponts et tunnel relient le Danemark et la Suéde. Il faut alors monter vers le nord pour rejoindre la Laponie finlandaise, 2 jours de route par la E4 qui longe la côte. Personnellement, je préfère l'itinéraire qui passe par l'intérieur, un peu plus long, mais plus agréable que la route côtière d'où on ne voit jamais la mer. Bien sûr, cette liaison pont-tunnel qui arrive en Suède à Malmo peut se combiner avec une traversée en ferry de Stockholm à Turku ou Helsinki
Comment se loger ? Camping Lors des premiers voyages, nous avons parfois campé pour les étapes intermédiaires, entre 2 locations. Puis les enfants grandissant et avec toujours le soucis de partir sans remorque ni matériel sur le toît de la voiture, les tentes sont restées à la maison. Cela ne nous a pas empêché de nous loger dans des camping en louant des chalets à la nuit. Parfois très bien équipés, parfois sommaires, ces cabanes sur les campings offrent des solutions pas trop onéreuses. Il peut être préférable de réserver en pleine saison ou d'arriver de bonne heure. Les draps ne sont pas fournis, il faut les louer en supplément ou en apporter. Chalet Notre principal moyen de logement a été la location de chalet, soit dans ensembles dans les endroits les plus fréquentés, soit à des particuliers en passant par les Tourist Offices ou par courrier (maintenant par internet) auprès de « Lomarengas ». Nous avons aussi loué directement à des particuliers dans des lieux déjà connus.
Un chalet (je préfère ce terme à cabane ou cottage, parfois employé pour le même sens). L'idéal : dans la forêt, à quelques dizaines de mètres du lac, avec un ponton, une barque, le sauna chauffé au bois près du ponton pour se plonger dans l'eau et une plage.
Le chalet, tout en bois, naturellement, avec 1, 2, 3 pièces ou plus – une cuisine - une cheminée – salle d'eau quand elle n'est pas avec le sauna à l'extérieur

Il doit être rares maintenant de louer des chalets sans électricité ni eau courante, mais nous avons connus. Les bougies, l'eau au puit à 50m ou au magasin à 15 km, la cuisine au feu de bois, les toilettes dehors… Mais le chemin de terre pour y accéder, c'est toujours courant. Certain sont sur une île, accessible en bateau (à rame) Hôtel Nous avons rarement logé en hôtel en Finlande, peu adapté au 1 puis 2 puis 3 enfants que nous avons amené avec nous de 1978 à 1993 (après ce fut 2 puis 1 puis 0, au fur et à mesure qu'ils ont cessé de nous accompagner. Des rares cas en mémoire, c'était plutôt cher.
Par contre les hôtels sont des lieux de restauration pratiques et économiques le midi. Autres Je n'ai pas d'expérience en B&B ni en Auberge de Jeunesse.
Un essai de logement en ferme en 2004 s'est traduit par un chalet tout à fait comparable à ceux décrits plus haut, mais avec la possibilité de diner dans la salle commune (assez proche d'un restaurant – cuisine correcte et beaucoup trop à manger / cher)
Ma LAPONIE (Ce que j'en sais, ce que j'y ai vu, ce qui m'y plait)
Sur mes 12 périples en Finlande, il n'y a que 4 fois que je ne suis pas allé dans le nord, au-dessus du cercle polaire. En fait cette immense région descend bien en dessous de cette limite mythique.
Passage du cercle polaireC'est lors de notre 2ème voyage que nous avions loué un chalet sur le bord du lac Raanujärvi, juste au-dessus du cercle polaire, entre les 2 grandes routes du nord, la E75 par Rovaniemi à 60km à l'est et la E8 par Pello à 30km à l'ouest. Un lac comme des dizaines de milliers d'autres, un minuscule village au bout d'un chemin de terre. Un petit bâtiment de bois avec 1 seule pièce se séparant en deux par un rideau, un coin cuisine, une salle d'eau et un sauna. A quelques mètres, un ponton et une barque. 15 jours là-bas en juillet, avec le soleil qui n'en finit pas de se coucher et ne disparaît pas bien longtemps derrière la colline au fond du lac. Là, nous nous sommes baignés, nous avons ramé sur le lac, nous avons pêché des perches, nous avons vu le propriétaire monter tout seul une énorme bâtisse en troncs de sapin (6 chambres je crois à l'étage), nous avons vu la grand mère tisser des tapis avec des tissus multicolores, nous sommes allés en barque avec le grand père relever les filets pleins de siika (lavaret, salmonidé des lacs de montagne chez nous). Nous avons cueilli des framboises et des myrtilles, Les rennes venaient souvent le soir faire un tour dans le grand pré devant le chalet.
Nous sommes retournés bien des fois dans ce lieu, qui a servi de base pour nos excursions nordiques. D'autres chalets ont été construits depuis, nous avons logé dans 3 autres dont l'ancienne résidence d'été des propriétaires. Cet immense bâtiment à 2 étages ne comptait pas moins de 24 lits. C'est lors de nos séjours ici que nous avons remarqué qu'après la première semaine d'août, le vent tourne à l'est (de là il ne viens jamais rien de bon, dises les finlandais) amenant fraicheur, vent et pluie. La température de l'eau du lac baisse de 3-4 degrés en 1 semaine.Le cahier signé par les divers locataires met en évidence les périodes de locations favorites du lieu : les fêtes de fin d'année la fin de l'hiver quand il commence à faire jour, février/mars, pour le ski et autres sports de neige l'été, juin juillet début août l'automne pour la saison de chasse Rovaniemi
La plus grande ville de la région administrative lapone compte près de 60 000 habitants (sur 8000 km2). C'est le pays du PÈRE NOËL, le seul vrai, si si, tous les finlandais vous le certifieront. En tout cas le lieu le plus visité est certainement la maison du Père Noël, à 10km au nord, juste à la limite du cercle polaire en un lieu nommé « Santa Clauss Village » . En fait c'est plus un complexe commercial où l'on trouve tout pour les décors de fin d'année, où les enfants peuvent se faire photographier avec le vieux à la barbe blanche dans son chariot tiré par les rennes. Y est associé un parc d'attraction nommé Santa Park (je ne connais pas). Situé sur la E75 vers Ivalo, il ne faut pas hésiter à y fait une halte.

Autres lieux à visiter, le musée arctique de la Laponie, Artikum. Situé à l'entrée Ouest de Rovaniemi. le musée de plein air à l'est de la ville. Au « Tourist Information » situé en plein centre ville, il arrive que les jeunes filles de l'accueil parlent français. Lors de nos derniers passages j'ai eu des difficultés à trouver un ravintola (restaurant classique) ouvert le midi pour manger un plat de renne. Il y a quelques années, l'école hôtelière avait une bonne table.
Vers le lac Inari
A monter vers le nord, passer par Kemijävri allonge de 60km . Je n'ai pas beaucoup de souvenir de la ville à part de son pont route-train assez curieux. C'est la ville la plus septentrionale de Finlande.
Sur la E75, Sodankylä est connu pour son festival du film du soleil de minuit (pas vu), A visiter, les 2 églises.
Tankavaara, 100km plus au nord est le village des chercheurs d'or. On s'y arrête pour visiter le musée consacré à la grande époque de l'orpaillage dans la région. Mais mieux, il faut enfiler des bottes, prendre une gamelle et un tas de terre, aller s'assoir sur un ban en travers du ruisseau et remuer son plat dans l'eau sous la direction et les conseils d'un professionnel sorti tout droit de la ruée vers l'or. On repars toujours avec son grain d'or, un milligramme au mieux.
Et à la fin, il ne reste que l'or
C'est là qu'on été organisés les premiers championnats du monde d'orpaillage.Ivalo, sur la rivière Ivalojöki est l'arrivée sud-est du lac Inari. En traversant la ville, on trouvera de nombreux magasins de souvenirs lapons tirés des rennes (peaux, bois, nature ou travaillés) et d'autres animaux (du moins la dernière fois que j'y suis passé). A proximité, en embarquant de la rive, on pouvait faire un survol du lac en hydravion.
Inari, une municipalité grande comme la Slovénie ou Israël pour environ 7000 habitants, compte une forte part de lapons et les langues sames y sont parlées. A part un séjours reposant sur les bords de l'immense lac de plus de 2000km2, la pêche avec des dates et règles bien précises, il faut surtout visiter le musée de plein air lapon.
Entrée du musée lapon (en 1978)C'est certainement un des plus intéressants de Finlande. Un promenade de plus d'une heure pour visiter les habitations lapones d'hiver et d'été, les collections de vêtements traditionnels, les constructions annexes (saunas), les barques de pêche etc. Le circuit permet de découvrir les différents pièges utilisés pour chasser loup et ours et les autres animaux sauvages de la région.
Piège à loup et à ours
Je rappelle au passage que les rennes, que l'on croisent en entière liberté en été, sont les animaux des élevages lapons. Lors d'un de nos voyage, une affaire faisait grand bruit dans la région : un voyagiste (étranger) organisait des parties de chasse de rennes, à l'arc !Vers la Norvège
Trois grandes directions à partir d'Inari vers l'extrême nord scandinave : celle du cap nord que beaucoup connaissent mais que je n'ai jamais faite celle de Ustjöki, le lieu touristique le plus septentrional de Finlande. Là, la rivière Teno sépare la Finlande de la Norvège. C'est une rivière à saumon, parsemée de filet en été. De là nous avions remonté jusqu'à des petits ports norvégiens beaucoup moins touristiques que le cap nord, à travers des paysages désertiques et encore enneigés en août, celle qui longe le lac Inari à l'ouest. Nous l'avions prise pour aller à Kirkerness, le port le plus à l'est au nord de la Norvège, près de la Russie. Sur cette route 971, après les petits villages le long du lac et quelques campings avec des chalets à louer, fréquentés par les pêcheurs estivaux, on arrive dans un secteur plus désert. Soudain, on s'aperçoit que les noms des minuscules villages que l'on approche sont écrits en caractères cyrilliques ! Aurait-on passé la frontière russe sans s'en apercevoir ? Vite, on contrôle sur la carte ; non , ce n'est pas possible. Un petit cours d'histoire – bon plus-tard. Plus loin, sur la rive de la rivière, un centre de vacances avec quelques chalets. Arrêter manger ou simplement entrer dans le restaurant, les saumons pêchés ici sont affichés aux murs, grandeurs natures et c'est impressionnant. Plus haut, le poste frontière de Näätämö est (était) ouvert uniquement dans la journée. Au carrefour qui suit avec la route E6, on vérifiera ce qu'il reste dans le réservoir (surtout en rentrant de Kirkeness – la première ville indiquée à l'ouest est Alta à 400km)
En redescendant
De Inari, une route « verte » descend à Kittilä. 200Km en majorité piste en terre lors de notre passage, il y plus de 10 ans il est vrai. Tôle ondulée, rennes et quelques villages fantômes, mais un plaisir de traverser une région à l'écart des grandes routes du nord, faite de forêt et de collines. La route longe l'immense parc national de Lemmenjoki.
Au-dessus de Kittilä, le pays a plus de relief. Sur les pentes du mont Levi qui culmine à 530m, on trouve la grande station de ski de Sirkka. Probablement ouvert tard au printemps, mais il n'y a pas de neige en été. Au sud est, la route rejoins Rovaniemi en longeant une rivière.
L'ouest de la Laponie
La route qui longe la frontière suédoise le long de la rivière Tornio est très fréquentée par ceux qui redescendent du cercle polaire. A Muonio, on trouve un grand magasin à souvenirs lapons, qui a du remplacer les petits marchands locaux qui s'implantaient autrefois sur le bord de la route.
Des visites dans ce secteur, j'ai gardé le souvenir des pistes de terre et de gravier vers le parc de Pallastunturit avec les monts à 800m. Au-dessus la petit bourgade de Enontekiö et son musée local,
La petite ville de Pello est celle où j'ai fait les achats pour nous ravitailler lors de nos séjours à Raanujärvi.
Au sud de Rovaniemi, la petite ville de Ranua a un zoo consacré aux animaux polaires. On peut voir ceux qui ne se rencontrent pas trop souvent sur les routes, comme les ours, les loups et les rennes sauvages (plus proche du caribou canadien que le renne d'élevage), les élans etc. On y voit même des ours blancs, bien loin de leur banquise.
A VENIR
La région des lacs et la Carélie

La côte Ouest &la côte sud
Quoi manger ? Restaurant Déjeuner buffet Plats particulier Cuisine traditionnelle Achats Particulier : poissons fumé, rennes, mures des marais Les pains Boisson, bière et vodka Les routes et chemin en été
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Souvenirs
Musique traditionnelle – 2 choses très caractéristiques et vraiment à part: les chants lapons et le kantele ( instrument des dieux dans le Kalevala)
Joueuse de Kantele
Souvenirs Lapons en peau et bois de rennes
Tapis traditionnels en tissus multicolores
Instruments de cuisine et récipients (comme chez Ikea, mais pas made in China)
Fumoir à poissons (à chaud)
Rennes fumé, mures des marais et vodkaBudget pour un an ou plus en Asie du Sud-Est? English translation pending
Bonjour,
Voici notre programme: Un séjour de 6 mois en Australie pour économiser (fruit picking, ...) Pour par la suite faire les touristes en Asie du Sud Est jusqu'à épuisement de notre budget.
J’ai déjà voyagé et je peux être très économe en ce qui concerne le logement, la bouffe, … c’est pourquoi j’aimerais connaitre votre budget mensuel moyens pour l’Asie. Je suis presque sur que cette question à déjà été posé mais je précise :
Nous dormirons dehors, ou dans des backpakers low cost, et le fait de manger des pates (ou autres truc pas cher) tout les jours nous est très familier. D’après votre expérience pouvez-vous me donner une fourchette. Merci.
Autre chose, nous voudrions faire le tour de l’Asie du Sud Est en moto. Est ce une formule intéressante ?, le passage des frontières est il compliqué avec un véhicule ?
Vaut il mieux louer des motos plutôt que les achetées ? Qu’est ce qui est le plus économique ? Quelqu’un aurait il eu une expérience de ce type ?
La moto nous semble un excellent moyens de transport pour sortir des sentiers battu, et faire des rencontres (dormir chez l’habitant, offrir notre travail pour un bol de riz, découvrir une culture préservée de toute influence touristique ou occidentale, …) Mais cette vision est peut être un idéaliste…bref. Qu’en pensée vous ? a t-on les mêmes perspectives avec les bus ou autres moyens de transports ? Et puis c’est un gage de liberté sur les destinations que nous souhaitons visiter.
D’après vous : Ennuis technique, mécanicien, cout de l’essence, cout de la moto ? Problème administratifs ? Pouvez-vous débattre de ses différents points pour que je me fasse mon idée ! Merci.
Enfin le dernier point qui m’intéresse : Obtenir son Master diving. Quel spot priviligier, quelle ecole de plongée, et a quel prix dois je m’attendre a payer pour obtenir se diplôme ?
Merci d’avance pour vos réponses. Basile.
Voici notre programme: Un séjour de 6 mois en Australie pour économiser (fruit picking, ...) Pour par la suite faire les touristes en Asie du Sud Est jusqu'à épuisement de notre budget.
J’ai déjà voyagé et je peux être très économe en ce qui concerne le logement, la bouffe, … c’est pourquoi j’aimerais connaitre votre budget mensuel moyens pour l’Asie. Je suis presque sur que cette question à déjà été posé mais je précise :
Nous dormirons dehors, ou dans des backpakers low cost, et le fait de manger des pates (ou autres truc pas cher) tout les jours nous est très familier. D’après votre expérience pouvez-vous me donner une fourchette. Merci.
Autre chose, nous voudrions faire le tour de l’Asie du Sud Est en moto. Est ce une formule intéressante ?, le passage des frontières est il compliqué avec un véhicule ?
Vaut il mieux louer des motos plutôt que les achetées ? Qu’est ce qui est le plus économique ? Quelqu’un aurait il eu une expérience de ce type ?
La moto nous semble un excellent moyens de transport pour sortir des sentiers battu, et faire des rencontres (dormir chez l’habitant, offrir notre travail pour un bol de riz, découvrir une culture préservée de toute influence touristique ou occidentale, …) Mais cette vision est peut être un idéaliste…bref. Qu’en pensée vous ? a t-on les mêmes perspectives avec les bus ou autres moyens de transports ? Et puis c’est un gage de liberté sur les destinations que nous souhaitons visiter.
D’après vous : Ennuis technique, mécanicien, cout de l’essence, cout de la moto ? Problème administratifs ? Pouvez-vous débattre de ses différents points pour que je me fasse mon idée ! Merci.
Enfin le dernier point qui m’intéresse : Obtenir son Master diving. Quel spot priviligier, quelle ecole de plongée, et a quel prix dois je m’attendre a payer pour obtenir se diplôme ?
Merci d’avance pour vos réponses. Basile.
Trekking en Islande English translation pending
Bonjour a tous
J'aimerais prochainement réalisé un trekking en Islande. Le problème : je suis totalement inexpérimenté dans ce domaine :) J'ai choisi l'Islande pour ces paysages et son coté retiré du monde. Pour cela j'aimerais faire le tour de ce petit pays en 4x4, avec mon sac a dos et une bonne carte de randonneur. Le problème c'est que j'ai pleins de questions a l'heure actuelle et pas beaucoup de reponses ;-) Quelle est la bonne periode pour le faire ? Est-ce qu'en anglais on peut facilement arriver a parler avec n'importe qui ? Est-ce que ce pays est sécurisé ? Peut-on poser sa tente n'importe ou ? Quels sont les "equipements indispensables" a ne surtout pas oublier avant de partir ? (la je parle pour un trekking de maniere generale) Quel serait le cout environ d'un tel trip ?
Si vous pouvez repondre a mes questions, ou me donner d'autres infos, n'hésitez pas !
A bientot
Julien
J'aimerais prochainement réalisé un trekking en Islande. Le problème : je suis totalement inexpérimenté dans ce domaine :) J'ai choisi l'Islande pour ces paysages et son coté retiré du monde. Pour cela j'aimerais faire le tour de ce petit pays en 4x4, avec mon sac a dos et une bonne carte de randonneur. Le problème c'est que j'ai pleins de questions a l'heure actuelle et pas beaucoup de reponses ;-) Quelle est la bonne periode pour le faire ? Est-ce qu'en anglais on peut facilement arriver a parler avec n'importe qui ? Est-ce que ce pays est sécurisé ? Peut-on poser sa tente n'importe ou ? Quels sont les "equipements indispensables" a ne surtout pas oublier avant de partir ? (la je parle pour un trekking de maniere generale) Quel serait le cout environ d'un tel trip ?
Si vous pouvez repondre a mes questions, ou me donner d'autres infos, n'hésitez pas !
A bientot
Julien
Observation des baleines à Tadoussac, Bergeronnes ou les Escoumins? (Québec) English translation pending
Bonjour,
pourriez vous me dire si il y a une heure de la journée plus propice pour observer les baleines? Et le quel de Tadoussac, Bergeronnes ou les Escoumins est le plus sympa? (sachant que je pense prendre un zodiac...)
Merci pour votre aide! 😉
pourriez vous me dire si il y a une heure de la journée plus propice pour observer les baleines? Et le quel de Tadoussac, Bergeronnes ou les Escoumins est le plus sympa? (sachant que je pense prendre un zodiac...)
Merci pour votre aide! 😉
Périple d'une quinzaine de jours en Grèce English translation pending
Bonjour à tous,
Je pars seul pour une quinzaine de jours en Grèce à la mi-août. J'ai commencé à tracer un itinéraire que j'ai envie de soumettre au jugement averti de baroudeurs philhellènes :-) - Arrivée à Athènes, séjour de 4 jours (en incluant une escapade à Delphes, Sounion et peut-être Eleusis) - Puis direction le Péloponnèse avec arrêt à Corinthe - Séjour de 3/4 jours à Nauplie et exploration des sites alentours :est-ce que 3 jours sont suffisants ? Est-il possible de dormir à la belle étoile, que ce soit à Nauplie ou près d'Epidaure, Mycènes ? Est-ce qu'Argos est plus intéressante que Nauplie pour s'y arrêter quelques jours et visiter autour ? - J'aimerais ensuite explorer un peu l'Arcadie, aller sans doute à Tripoli, Megalopolis, Gortyna... et faire des ballades dans la nature. Quels autres lieux me conseillerez vous ? Y consacrer 4 jours est-il suffisant ? - Après tout ça, il me restera quelques jours (et tant de régions à visiter...) Donc un choix s'impose. J'ai pensé à Rhodes, en ferry depuis le Pirée : n'est-ce pas un peu trop touristique ? Je suis surtout avide de nature et de sites archéologiques. Les îles Saronique m'intéressent aussi, en particulier Hydra et Egine qui ont l'air charmantes. Ou peut-être explorer une partie des régions au nord de l'Attique ? (je pensais à la Thessalie).
Voilà, j'ai conscience que ça fait pas mal de questions, mais j'espère que ça ne rebutera pas tout le monde...
Je pars seul pour une quinzaine de jours en Grèce à la mi-août. J'ai commencé à tracer un itinéraire que j'ai envie de soumettre au jugement averti de baroudeurs philhellènes :-) - Arrivée à Athènes, séjour de 4 jours (en incluant une escapade à Delphes, Sounion et peut-être Eleusis) - Puis direction le Péloponnèse avec arrêt à Corinthe - Séjour de 3/4 jours à Nauplie et exploration des sites alentours :est-ce que 3 jours sont suffisants ? Est-il possible de dormir à la belle étoile, que ce soit à Nauplie ou près d'Epidaure, Mycènes ? Est-ce qu'Argos est plus intéressante que Nauplie pour s'y arrêter quelques jours et visiter autour ? - J'aimerais ensuite explorer un peu l'Arcadie, aller sans doute à Tripoli, Megalopolis, Gortyna... et faire des ballades dans la nature. Quels autres lieux me conseillerez vous ? Y consacrer 4 jours est-il suffisant ? - Après tout ça, il me restera quelques jours (et tant de régions à visiter...) Donc un choix s'impose. J'ai pensé à Rhodes, en ferry depuis le Pirée : n'est-ce pas un peu trop touristique ? Je suis surtout avide de nature et de sites archéologiques. Les îles Saronique m'intéressent aussi, en particulier Hydra et Egine qui ont l'air charmantes. Ou peut-être explorer une partie des régions au nord de l'Attique ? (je pensais à la Thessalie).
Voilà, j'ai conscience que ça fait pas mal de questions, mais j'espère que ça ne rebutera pas tout le monde...