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Des vergers de pommes à la Grosse Pomme - Part 2 – New-York (sept 2010) English translation pending
by Tokala · 2010-09-24 · 14 replies
New-York… Je rêve de cette ville depuis que, lorsque j'étais enfant, mon père y allait pour son travail et nous rapportait des cookies aux pépites de chocolat, et autres petits cadeaux et cartes postales… Et puis à force que voir cette ville mythique dans les films et les séries à la télé, il fallait vraiment que je me décide à la visiter. Nous profitons donc de notre passage au Québec, New-York n'étant qu'à une heure d'avion de Montréal.

Première vision du Skyline, ces grands gratte-ciel du sud de Manhattan, au soleil couchant lorsque nous descendons de l'avion ! Impressionnant !

Une fois nos valises posées dans la chambre de l'hôtel, du côté de Union Square, nous ressortons pour diner et pour nous promener dans notre quartier. Nous sommes le 11 septembre. Deux faisceaux bleus lumineux montent tout droit dans le ciel depuis l'emplacement des tours du World Trade Center, en commémoration de cet autre 11 septembre, 9 ans plus tôt.

Dimanche. Une fois n'est pas coutume, nous décidons d'aller à la messe. Quand j'avais 11 ans et que j'ai passé une semaine en Guadeloupe avec ma classe de CM2, j'avais regretté d'être allée au marché le dimanche matin quand les élèves pratiquants sont revenus de la messe fous de joie en racontant les chants, les guitares, la musique et l'ambiance si particulière d'une messe gospel ! Alors je ne vais pas louper une autre occasion, et nous nous dirigeons vers Harlem, quartier africain de New-York, pour assister à une messe gospel. Quelle ambiance ! Quel accueil ! Et qu'est-ce qu'il fait chaud dans cette église ! Le chœur des enfants, accompagné par une piano, une batterie, et une guitare électrique nous enchantent, et le pasteur a vraiment beaucoup d'humour, nous ne voyons pas le temps passer. L'après-midi est déjà bien avancée quand nous sortons de l'église pour nous mettre en quête d'un restaurant, Africain si possible, pour gouter à la cuisine locale. Nous trouvons notre bonheur (poulet mafé et thiep bou djen, avec du jus de bissap ou de gingembre) dans un sympathique petit resto très coloré tenu par une charmante dame originaire de Guinée, et parlant français.

La pluie québécoise nous ayant rattrapée, nous montons ensuite rapidement dans un bus pour rejoindre Manhattan, visiter quelques salles du Musée d'Histoire Naturelle avant sa fermeture, et… aller au cinéma ! "Scott Pilgrim vs the World", autre film canadien, mais anglophone cette fois-ci, très drôle, dans un immense cinéma de Times Square. Times Square que nous visitons après le film, puisque la pluie s'est arrêtée. Des panneaux publicitaires lumineux, on y voit presque comme en plein jour alors que la nuit est tombée depuis longtemps, une foule bigarrée, un magasin de MnM's sur 3 étages, un magasin de jouets géant… Nous découvrons à Times Square le gigantisme américain dans toute sa splendeur !

Le lendemain, nous profitons du beau temps pour aller voir un autre lieu mythique des Etats-Unis : nous prenons le bateau pour rendre visite à Miss Liberty, la Statue de la Liberté, sur son île face au Skyline. Nous faisons quelques photos, la Dame prend la pause, avant de reprendre le bateau pour Ellis Island, l'île qui a vu arriver, pendant plusieurs siècles, les immigrants venus chercher une nouvelle et meilleure vie dans ce Nouveau Monde tout juste découvert. Le musée de l'immigration est particulièrement intéressant, le musée le plus intéressant que nous verrons à New York, et est à la fois très émouvant grâce aux photos d'époques et aux citations des immigrants, parfois drôle, parfois poignantes ou attendrissantes.

De retour à Manhattan, nous nous dirigeons vers le Rockefeller Center pour monter au sommet du Top of the Rock et découvrir la vue sur New-York. Le temps nous joue des tours… Voila qu'il se met à pleuvoir… Cela ne nous arrête pas, je sors mon parapluie, et nous voila sur l'observatoire. Quelle vue impressionnante ! Le temps est si sombre que Manhattan semble être une île perdue au milieu d'un océan d'encre, le soleil couchant qui rougeoie au lointain ajoute sa touche à ce tableau surréaliste, et pour couronner le tout, voici des éclairs ! Ce n'est certes pas la vue que nous avions imaginé, mais nous ne sommes pas déçus.

Pour diner, nous voyons encore les choses en grand, et nous nous dirigeons vers la Grand Central Station, magnifique gare à l'architecture très travaillée, abritant quelques très bons restaurants. Nous choisissons de la truite fumée de l'Idaho, et des fruits de mer, le tout accompagné d'un vin blanc chilien, et nous nous régalons.

Mardi est, d'après la météo que nous voyons à la télé dans le petit restaurant où nous prenons tous les matins un délicieux petit déjeuner, la plus belle journée de la semaine. Nous en profitons donc pour passer un bon moment à Central Park, cet océan de verdure en plein cœur de Manhattan. Ce parc est immense ! Nous ne le parcourons pas en entier mais découvrons ses grandes pelouses, ses étangs, son château, ses sous-bois et ses petits spectacles (acrobates ou musiciens) avec beaucoup de plaisir.

Comme le temps est toujours au beau fixe, nous retournons ensuite à l'observatoire au sommet du Top of the Rock. Beaucoup plus de monde aujourd'hui, mais nous pouvons admirer la magnifique vue sur Manhattan sous un beau coucher de soleil ! On en aura bien profité, du Top of the Rock !

A peine le soleil couché, nous ne trainons pas, nous avons rendez-vous avec Broadway ce soir ! Pendant plus de 2 heures, nous profitons du spectacle de la comédie musicale Chicago, vraiment un très bon moment ! Les chanteurs sont aussi bons danseurs qu'acteurs, et le spectacle et vraiment excellent ! C'est seulement dommage que le public, majoritairement des touristes, est très dissipé… Mais aussi, pourquoi le théâtre vend-il des bonbons et autres sodas, comme au cinéma ?

Après le spectacle, pour terminer la journée en beauté, nous nous dirigeons vers l'Empire State Building, plus haut gratte-ciel de New York. La vue de nuit, depuis le 86ème étage, sur la ville éclairée, la ville qui ne dort jamais, est vraiment saisissante. Ce n'est que vers 1 heure du matin que nous quittons enfin les hauteurs pour retrouver notre hôtel, et notre lit, pour une bonne nuit de sommeil bien méritée.

Réveil un peu difficile le lendemain, mais cela ne nous empêchera de marcher pendant 9 heures dans les quartiers très agréables du sud de Manhattan. Nous prenons tout d'abord le métro pour Brooklyn, afin d'admirer le Skyline et les Ponts de Brooklyn et de Manhattan depuis l'autre rive. Ce petit parc bien entretenu, à l'ombre du début du Pont côté Brooklyn, est vraiment très agréable, tant pour son calme très appréciable que pour la vue qu'il nous offre sur Manhattan.

Nous traversons ensuite le Pont de Brooklyn à pieds pour rejoindre Manhattan, autre lieu mythique de New-York, mais très difficile à apprécier lorsque l'on a de l'asthme et que l'on marche au dessus des voitures et de leur pot d'échappement… Mais de l'autre côté, nous découvrons un autre monde dans le Financial District, le monde de Wall Street, et ces gens en costumes et tailleurs qui déjeunent rapidement dans un square avant de reprendre leur travail trépidant basé sur les flux financiers du monde entier…

Nous traversons ensuite Chinatown (oh une dame avec une ombrelle pour se protéger du soleil ! Pas de doute, ça nous rappelle nos vacances chinoises de l'année précédente !) pour rejoindre Little Italy, quartier très animé à l'approche de la fête en l'honneur de San Gennaro, qui va durer une dizaine de jours. La rue principale est donc fermée à la circulation, et nous pouvons déguster nos plats italiens, nos verres de chianti, et nos glaces, en terrasse, sans être gêné par les voitures. C'est très agréable.

Nous continuons ensuite notre promenade en passant par Soho et ses boutiques de mode, Nolita et ses petites boutiques underground, et enfin Greenwich, qui est notre quartier préféré. Les maisons en briques brunes, dans ces rues bordées d'arbres, me font penser à certains quartiers de Londres. Le Washington Square Park, lieu de rencontre, de passage, de farniente sur les bancs de pierre devant la fontaine en écoutant de la musique, nous plait beaucoup, et nous nous y installons avec plaisir pour reposer nos pieds de cette longue journée de marche. Nous découvrons ensuite Bleeker Street, notre rue préférée avec ses nombreux bars et restaurants. Vraiment, j'aime beaucoup cet aspect de New-York. Dernière petite gourmandise de la journée, je m'offre un délicieux cupcake dans une petite boutique sur le chemin de retour à l'hôtel, en passant dans East Village.

Jeudi, le temps est plus incertain. Ce sera donc une journée musée, et surtout une journée consacrée à l'art moderne sous toutes ses formes. Nous visitons tout d'abord le MOMA (Museum of Modern Art) qui possède quelques belles toiles de Van Gogh, Picasso, Kandinsky… Malheureusement, un étage est fermé au public, et les étages inférieurs sont beaucoup trop moderne (voir futuriste) pour nous (depuis quand une chaise posée sur un socle, c'est de l'art ?).

Après déjeuner, nous partons vers Chelsea, nouveau quartier branché de New-York. Nous commençons la visite par une balade sur la Highline, ancienne voie de chemin de fer aérienne transformée en promenade bordée de verdure, et offrant une belle vue sur Chelsea, sans être au raz des voitures. Nous nous dirigeons ensuite vers ces anciens entrepôts transformés maintenant en galeries d'art, que nous visitons. Nous avons de la chance, le jeudi, c'est le soir des vernissages, et nous pouvons assister à 2 d'entre eux, après avoir assisté à un nouvel orage et une pluie torrentielle depuis les fenêtres de la première galerie visitée.

Nous retournons ensuite à Washington Square Park, que nous avons tant aimé la veille, pour retrouver une amie arrivée la veille à New-York. Nous passons la soirée ensemble dans Bleeker Street, en dinant d'un bon hamburger dans un restaurant en sous-sol décoré d'affiches de cinéma (même les toilettes valent le détour !), puis en allant prendre un cocktail dans un pub diffusant de la très bonne musique.

Vendredi matin, très motivés, nous nous dirigeons vers le MET, nous y passerons 7 heures, entre les peintures de Van Gogh, de Monet, l'exposition sur les instruments de musique du monde entier, les salles archéologiques d'Amérique du sud et d'Océanie… Leurs collections sont vraiment magnifiques !

Mais le temps passe, il est temps de retourner à Washington Square Park pour un 3ème soir consécutif ! Nous y retrouvons de nouveau notre amie, et nous allons tous les 3 au Terra Blues, à la fois bar et club de jazz. A peine entrés nous sommes séduit par cette ambiance feutrée, les petites tables rondes en bois éclairées uniquement à la bougie, la scène prête à accueillir Valérie June, chanteuse de blues et de country à la voix impressionnante ! Nous l'écoutons chanter accompagnée de sa guitare pendant plus de 2 heures, tout en sirotant un whisky pour être complètement dans l'ambiance. Vraiment une belle surprise que ce petit bar pour notre dernière soirée New-Yorkaise !

Notre dernière journée, ou plutôt dernière matinée, est à nouveau une journée musée. Nous retournons au Musée d'Histoire Naturelle, que nous n'avons qu'entr'aperçu le premier jour. Entre le planétarium, les salles expliquant la formation de la Terre, et celles racontant l'histoire de l'humanité, nous ne voyons pas le temps passer. Nous terminons notre visite par les salles les plus connues de ce musée, retraçant l'histoire de l'évolution depuis que le premier poisson a décidé de poser une patte sur la terre jusqu'aux mammifères actuels, en passant par les dinosaures, ancêtres des légendes de dragons, et les tigres à dents de sabre.

C'est ensuite un peu la course jusqu'à l'avion, entre ces métros qui n'avancent pas et les problèmes à l'enregistrement des bagages… Mais nous sommes récompensés lorsque nous prenons place dans un A380, le plus gros avion du monde, et surtout dans LE A380, le premier à avoir été construit !

The End.

* ************************************************** Quelques photos... * **************************************************

Quelques liens et adresses :

Pour dormir et prendre le petit déjeuner

Hôtel 17 225 E. 17th Street 225 E. 17th Street Très bon hôtel, dans une rue calme proche de Union Square. Chambres calmes, propres, confortables (en tous cas celle que nous avions, au 7eme étage). Consigne à bagage gratuite.

Pour le petit déjeuner, nous allions au Sunburst, à l'angle de la 18th St et de la 3rd Ave. C'est vraiment bon ! Grand choix pour tous les goûts, du croissant (très bon) aux œufs et bacon en passant par les pancakes, les pains perdus et autre muffin ou scones fait maison.

Pour manger, du nord au sud

A Harlem : South Beach Cafe 100 W 124th St, New York NY10027 40.80712 -73.946436 (At Lenox Ave) Très bon restaurant africain, très coloré, très chaleureux. Les plats sont très copieux, un conseil, si vous avez un micro-onde dans votre hôtel, demandez un doggy bag.

Dans Central Park : Le Pain Quotidien Pas de mauvaise surprise, c'est bon, c'est frais, ça fait du bien de mangé en terrasse au soleil, et le patron est français.

Grand Central Station : Oyster Bar J'avais découvert ce restaurant grâce à l'émission Fourchette & Sac à Dos spécial New-York passée sur la 5 peu de temps avant mon départ, et j'avais pris note, car j'adore le clam chowder. Je n'ai pas été déçue, il est vraiment bon ! La truite fumée est également savoureuse. Le restaurant est très chic le soir, idéal pour un repas en amoureux. La carte des vins est impressionnante.

Rockefeller Center : Prêt à Manger Salade et sandwich frais du jour, pour un repas rapide et équilibré

East Village : Butter Lane 123 East Seventh Street Amateurs de cupcakes, je vous conseille cette petite boutique ! Les cupcakes y sont vraiment délicieux, et on peut même y prendre des cours pour les préparer soi-même à la maison !

Greenwich : Sushi Samba Fusion food, mélange de cuisine japonaise tendance, de cuisine brésilienne, et péruvienne, ce restaurant très branché nous a enchantés ! Les sushis y sont délicieux. Et j'ai eu la bonne surprise de pouvoir boire un Pisco Sour, comme au Pérou !

Stoned Crow 85 Washington Pl Un très bon endroit pour manger un délicieux hamburger, riche en viande, entouré d'affiche de cinéma, avec des corbeaux sur les poutres du plafond ! Ambiance garantie ! Allez faire un tour aux toilettes, d'autres posters vous y attendent !

Little Italy : Pellegrino's 138 Mulberry St (Between Hester Street and Grand Street) New York, NY 10013 40.7185 -73.9974 On a suivi cette fois-ci les conseils du Routard, et nous n'avons pas été déçu, les plats sont délicieux ! Juste à côté, à droite en sortant, après le magasin de cigare, il y a une échoppe de glaces, franchement bonnes (mmmm la glace à la noisette !)

Et pour boire un verre en écoutant de la musique, dans Greenwich :

Terra Blues 149 Bleecker Street Allez-y vers 19h30 pour avoir des bonnes places vers le devant de la scène (à partir du 4eme rang, les gens parlent et on ne profite plus du concert). 10 $ l'entrée, et 2 consommations obligatoires. Nous avons passé au Terra Blues la meilleure soirée de notre séjour ! Valerie June avait une fois magnifique, si tous les artistes qui passent au Terra Blues sont de son niveau, je vous conseille vraiment d'y aller.

Fat Black Pussycat 130 W 3rd St (between Avenue Of The Americas & Mac Dougal St) Très bon rock, très bon cocktails, possibilité de jouer au billard ou aux fléchettes, ce pub a vraiment une bonne ambiance. N'hésitez pas à entrer même si c'est blindé de monde à l'entrée, nous avons sans problème trouvé de la place au fond.

Quelques conseils pour les visites :

Si vous comptez visiter pas mal de musée, et faire les attractions les plus populaires de New-York, je vous conseille l'achat du City Pass, à commander sur internet avant de partir. D'une part, vous paierez moins cher que si vous achetez chaque billet séparément, et d'autre part, il sert aussi de coupe-file, ce qui est vraiment appréciable pour la Statue de la Liberty ou le Top of the Rock.

Nous avons assisté à une messe gospel à la Canaan Baptist Church of Christ, sur la 116th Street. La plupart des touristes vont à l'étage, pour surplomber le chœur, étant arrivés à 11h15 pour la messe de 11h, l'étage était complet et nous avons eu la chance d'être placés parmi les fidèles. Ambiance et chaleur humaine garanties ! A priori, il est possible d'être placé en bas même en arrivant à l'heure, d'après ce que nous a dit un couple de français rencontré dans le bus à qui cela à été proposé (ils avaient refusés car voulaient partir avant la fin). Il faut laisser les sacs à dos et appareil photos et téléphones (éteints) à l'entrée, mais prévoyez de garder quelques dollars sur vous pour la quête.

A Chelsea, nous avons bien aimé la galerie Paula Cooper, et particulièrement les photographies Silver de Bing Wright.

Pour préparer le voyage, un site et forum consacré exclusivement à New-York, plein d'infos utiles : forumny.com Et sur place j'avais le Guide du Routard, pas mal fait pour New-York, et avec un plan de Manhattan détachable, pratique.

Pour les transports, prenez une Metrocard 7 days Unlimited, et vous pourrez ainsi prendre le métro sans vous poser de question pendant toute la semaine. On l'achète aux bornes dans les stations de métro. Pour le plan de métro, nous avons utilisé celui en dernière page du City Guide, petit magazine hebdomadaire gratuit disponible à notre hotel. Le métro n'est pas compliqué, il faut juste faire attention aux trains "local" (qui s'arretent à chaque station) et "express" (qui ne s'arretent qu'à certaines stations), bien regarder sur le quai avant de monter dans un train, au risque de vois sa station défiler devant les yeux (c'est du vécu).

Je n'ai plus qu'un souhaiter un excellet voyage à tous ceux qui partent prochainement ! Profitez-en bien !
Ouest USA: Erosion Fusion Passion English translation pending
by Laurence49b · 2010-09-22 · 139 replies
SEGO LILY Calochortus nuttallii

L’Ouest USA… voyage forum.. .carnets de voyage sont des mots à forte résonance dont la tonalité éveille tous mes sens.

Vos carnets ont été une grande source d’inspiration pour la construction de notre voyage… qui sera tout en randonnées et pour la réalisation de ce carnet-souvenir... qui sera tout en simplicité.

De ces lectures sont nés des désirs, des souhaits et même des certitudes suscitées par les vagues d’enthousiasme échappées de vos écrits ou de vos clichés révélateurs de sublimes paysages.

Ce carnet sera celui de nos souvenirs communs , un voyage à deux issu d’une relation amoureuse et d’un intérêt partagé et passionné pour ces contrées sauvages et lointaines.

Nous vous souhaitons bonne lecture, beaucoup de plaisir au moins autant que nous en avons eu pour l’écrire et l’imager.

Nous remercions de tout cœur Fred XIII, Isap29, Kashtin, Krikri, Mlefevre, Mokahlki, Oliv2019, PSI, Sedonax, Veileen, Vnoa, Wavemaster.

Merci aussi à tous les autres forumeurs qui ont eu la patience de répondre à nos questionnements ciblés dans le Post « Itinéraire de 29 jours : Colorado Utah Arizona Nouveau-Mexique Colorado »

Sincèrement et personnellement notre révérence va droit à Philippe ( Sedonax ) sous le signe « Sa passion et une patience d’Ange ».

Puis vers Pascale ( Kashtin ) pour son travail minutieux - correction de mon identification du bouquet garni de petites fleufleurs - et sa grande sympathie.

C’est parti mes amis et bon voyage…

Voici notre programme définitif avec sa carte itinéraire:





Le 1er Juin – Région Moab & Arches NP

ASTER Erigeron utahensis

De Denver à Moab… Arrivée par la 128 et là nous baignons dans l’ambiance Colorado, ses flots calmes nous bercent dans nos souvenirs respectifs et notre premier contact est un instant magique.



Nous filons ensuite à Corona Arch, empressés que nous sommes. Patrick, attiré par les arches en tout genre en retrouve de suite la trace; nous admirons ensemble cette structure naturelle, sa ligne épurée et sa couleur rouge/rosée si tendre à nos cœurs.





Puis les Arches du NP nous rappelle à elles.. nous traversons tout le parc, là aussi notre mémoire s’active; direction Marching Men... la piste de tôle ondulée donne une impression désagréable et me fait avancer avec prudence, le 4X4 chasse nous sommes déçus du peu de perf du Grand Cherokee mais ne vous y fiez pas, notre désarroi sera de courte durée !

Patrick, au retour comprendra… le problème se résorbe à minima en accélérant.

Nous sommes résolument seuls lors de cette journée et cela le sera pour la majorité de nos trails et pour notre plus grand plaisir.

La douceur du crépuscule nous envahit et nous rafraîchit après la chaleur excessive de ce jour. La marche devient agréable et sympa.

Mais les Marching Men se font attendre et je partage mon sentiment: les beaux sites de l’Ouest s’offrent à nous après un jeu de cache-cache , on les cherche, on les devine puis à un détour sans qu’on s’y attende, ils se donnent enfin d’une façon majestueuse et toujours avec splendeur.

Impressionnants ces drôles de bonhommes... tous devant et tous derrière...



La nuit est là et Tower Arch nous nargue... la prudence l’emporte sur l’envie de continuer... nous reprenons le chemin en sens inverse, il nous reste tellement à découvrir !

Le 2 Juin

BUCKWHEAT Eriogonum ovalifolium

Levés à l’aube 4h30 pour un RDV avec le sunrise de Mesa Arch. Tout simplement, raté.

Mesa Arch est certes toujours aussi belle et irrésistible mais aujourd’hui elle s’amuse de nous et de 2 autres photographes… pas de soleil... il se camoufle sous un coton épais de nuages.



La False Kiva mérite bien qu’on s’y attarde; nous nous imprégnons de l’ambiance dans cette ruine indienne et méditons dans l’alcôve et là inespérée la lumière du soleil jaillit sur les méandres de la Green River et les vues en sont immédiatement métamorphosées.



Comme la journée a commencé très tôt nous prenons le temps de trailer à Aztec Butte où la vue sur Taylor Canyon est un peu décevante après False Kiva.

Quelques granaries Anasazi le long du parcours… greniers de stockage de provisions

... alors nous poussons, l‘adrénaline et le Cherokee jusqu’à la Shafer Trail; je suis impatiente et légèrement crispée, c’est une première pour moi et si attendue; Patrick lui l’a dévalée l’an passé en VTT avec brio et péripétie.

Elle est extra cette piste – très cassante par endroits alors prudence- et notre 4X4 se révèle être enfin un compagnon de route fidèle et à la hauteur... High Clearance... de nos attentes !



Puis nous avançons vers Musselman Arch, elle m’impressionne énormissime ! Elle se présente comme une traverse de pierre d’environ 3 mètres de large avec le vide des 2 côtés. J’avais l’intention de la traverser mais le vertige m’a cloué sur place ! elle a su me résister ! Je l’aurai un jour !!! je l’aurai !!

L’environnement désertique mélange de falaises / mésas / piliers rocheux est fascinant et à perte de vue.





Retour à Moab.

Une petite sieste méritée et bienfaitrice au Kokopelli Lodge de Moab nous conduit tout droit et en forme au Moabrewery en soirée. Eh ! oui nous sommes des nostalgiques des ambiances et rencontres VF 09 Madseb, Floyd et notre Tigre .

Et attention, ce soir un RDV de toute importance nous attend, il s’agit de Sedonax avec qui nous passons une fin de soirée fort agréable – il nous en raconte des choses, toujours pertinent et intéressant ce Philippe !

Le 3 juin

LUPINE Lupinus pusillus

Horseshoe Canyon se situe à l’ouest de Canyonlands dont il fait partie intégrante malgré l’éloignement géographique – 2h30 de Moab au parking du trail

La piste s’avère longue et sans problème particulier.

La rando quant à elle est pénible: 5 heures de marche uniquement dans un wash et dans du sable sous une chaleur excessive.

La 1ère et 3ème galerie (dénommée Great Galery) de Petroglyphs sont magnifiques, exceptionnelles; la 2ème l’étant moins à mes yeux.







Au retour, le dernier ¼ de mile se présente en montée raide dans un sable profond; là je perds pied: mes jambes flageolent, le sol se dérobe , mes yeux se voilent sous le regard inquiet et médusé de Patrick… Où sont les sels ? Sapristi !

Finies les ambitions… prouesse à la baisse. Nous redéfinissons les règles surtout celui de notre Tempo, le rythme de marche sera en fonction de Bibi Lolo !! 1ère et dernière manifestation de faiblesse, l’honneur est sauf !

Direction la piste menant au trail de Five Hole Arch , nous prenons le nord de la Lower San Rafael et la 1ère piste sur sa droite et sommes pris de suite dans les tourments d’un chemin dont le sable très profond ne donne aucun signe de passage récent et pas de possibilité de marche arrière. Foncer est ma seule devise pour éviter l’enlisement.

Sans conteste notre Cherokee se défend bien (la conductrice aussi !) et dorénavant nous le couvrons d’éloges et ce jusqu’au dernier mile du trip.

Sauf que notre erreur est démasquée enfin la mienne... retour sur la bonne voie 2ème piste à droite (cette fois c’est la bonne et trop fastoche) après la jonction avec la Lower San Rafael mais la luminosité faiblit, le crépuscule guette, adieu le sunset sur Five Hole Arch.

Nous gardons ce trail pour demain car dans l’immédiat une nouvelle expérience nous attend : première nuit dans le 4X4 et dans le wilderness, j’ai adoré cette solitude à deux, le décor s’y prêtait bien.



Douce soirée et nuit chaude !!!

Hum ! hum ! Petits et petites coquines, pas toujours bien placées vos idées !

Le 4 juin

Sticks & Rocks

La journée commence très tôt - la lumière du jour nous réveille aux aurores - par la rando de Five Hole Arch une rando comme je les affectionne particulièrement, tous les ingrédients sont réunis: marche sur du slickrock, de l’orientation au GPS et un fabuleux spot de 5 belles arches donnant sur un panorama splendide de la Green River rive ouest.

Cette rando reste un très bon souvenir pour nous.

Trail de 2h15 en A/R



Crocodile Rock



Five Hole





Green River



Nous partons dans la région de San Rafael Swell avec son canyon de Little Wild Horse très prisé pour 3 raisons essentielles: il est facile d’accès, amusant et beau.

Of course, nous y croiserons beaucoup de touristes mais il vaut le détour.

Sans faire la boucle complète nous y resterons 2h en A/R.



Arrivés à Goblin Valley State Park la chaleur nous suffoque, l’air est irrespirable et notre balade à travers ces étranges créatures y sera écourtée.



Allez, allez on se ressaisit… et on se rattrape vite avec Crack Canyon pour lequel nous avons littéralement craqué tous les deux. Histoire de feeling !

Quelques difficultés à trouver la bonne piste me pousse à vous donner une indication:

Sur la Temple Mt Road laisser sur votre gauche la route pour Goblin Valley & Little Wild Horse Canyon continuer tout droit et compter environ 2 miles de cette jonction à celle de Crack Canyon prendre alors à gauche la piste menant au waypoint du parking indiqué sur ouestusa.

Le trail jusqu’à l’accès au site est sans intérêt juste un peu d’escalade et de repère avant de se jeter dans le Crack Canyon. 2 h en A/R (on marche le temps qu’on veut dans le canyon)

Un extraordinaire travail d’Erosion nous projette des années en arrière, certainement des millions d’années de labeur avant cet incroyable résultat. La roche est creusée de toute part, de nombreuses cavités - des p’tits trous, des p’tits trous encore des… et des passages tunnel façonnés et modelés par les pluies torrentielles et l’écoulement saisonnier de l’eau.

Sensationnel !





Le 5 Juin

CLARET CUP CACTUS Echinocereus Triglochidiatus & ASTER Erigeron Concinnus

Factory Butte nous était totalement inconnu avant sa découverte dans le carnet de Mokalkhi – merci pour le petit détour vers ce colosse nuancé de gris et d’ocre, posé sur son tapis fleuri jaune.



Si, si .. le tapis est bien jaune !



Puis à l’approche de Capitol Reef en venant de Hanksville mon émerveillement est à son comble, j’ai encore droit aux petites moqueries de Patrick m’imitant « Oh ! c’est beau »

Ces dômes rocheux aux teintes douces se déclinant du rose au violine surplombant le blanc cassé/beige me surprennent et me scotchent sur place le temps de m’imprégner et d’imprimer dans la case mémoire.



Pourtant le sentier de Cassidy Arch nous attend et son dénivelé annonce déjà le ton , nous approchons de l’arche en bufflant.

Grimpette de 2h30 en A/R, nous l’avons prolongée en poussant de 2 miles vers le Cohab Trail.

Le Waterpocket étant le lieu privilégié de refuge du hors- la- loi redouté et de sa bande de malfrats. Pas vu, pas pris…



Vers 16h un petit passage au Visitor Center de Capitol Reef où les rangers nous confirment ce que nous pensions déjà : tout est OK ! L��état de la piste et la météo étant les 2 atouts majeurs pour l’accès à Cathedral Valley.

Nous sommes prêts pour notre petite expédition; la traversée de la Fremont River ne pose aucun souci vu son faible débit et sa profondeur.

Juste après le gué nous apercevons un 4X4 stoppé et un homme filmant notre traversée.

Ni une, ni deux nous faisons connaissance avec Serge et Elina, 2 américains ; nous bavardons slowly very slowly vu notre épouvantable anglais et échangeons nos E-mail pour l’envoi de la vidéo .

Serge, jusqu’à ce jour n’a pas tenu sa parole… Soit, nous sommes très patients, Serge !

Je vous laisse admirer ces fabuleux déserts où ne poussent seulement que quelques éparses mais somptueuses cathédrales dans un décor de rêve.

Lower South Desert Overlook



Vues du primitive campground : Cathedral Valley Overlook

Un vrai délice ! A la tombée de la nuit...

Une nuit au primitive campground largement inspirée par vos suggestions. Thanks à Fred, Kashtin et Krikri

Sunset, Sunrise…Satisfaction, Stupefaction...

Waouh! Du campground et à ma grande stupeur naïve nous devinons les contours de Factory Butte ! Encore, Elle !

Le 6 Juin

PRICKLY PEAR CACTUS Opuntia Phaeacantha

Réveil très tôt… sunrise oblige… puis nous entamons notre retour par la Caineville Wash Road, nous trailons 1 petite heure aux Monoliths puis un arrêt quasi obligatoire s’impose aux Temple of the Moon & of the Sun et son Glass Mountain pour lequel je suis interrogative.

Comment cet amas de mille morceaux de verre imbriqués les uns dans les autres (gypsum) a-t-il pu se former et qui plus est, parader à cet endroit stratégique ? Encore un Grand mystère de l’Ouest… Encore une vue de toute beauté sur Capitol Reef



Un petit bonjour au Visitor Center du parc et nous nous préparons maintenant pour la rando de Sulphur Creek qui est une one way.

Nous laisserons donc le véhicule sur le parking du Visitor Center mais il nous faut trouver un conducteur allant vers Torrey et voulant bien nous déposer en face de Chimney Rock, départ de notre trail.

Après 2 ou 3 tentatives avortées (beaucoup partent dans l’autre sens) je m’adresse à une jolie américaine qui accepte d’emblée la proposition. Ca tombe bien ils y sont allés la veille et nous livrent quelques conseils pour bien appréhender les waterfalls.

Nous descendons dans le lit de la rivière, la Sulphur Creek, elle vient grossir la Fremont River à Fruita.

Le trail consiste à suivre le cours d’eau et à contourner les obstacles, 3 cascades de 2 à 3 mètres de hauteur environ . Difficilement négociables même avec les recommandations de notre américaine, elles nous font hésiter et réfléchir…



Fort sympa, je vous confie la solution aux énigmes : les 2 premières cascades se descendent par la droite et la dernière à son départ par la droite et après un saut de biche au-dessus de la cascade vous serez alors à sa gauche longer la falaise et les efforts sont presque terminés pour rejoindre le Visitor Center.

Une des randonnées préférées de Patrick…

Le trail est fun presque toujours les pieds dans l’eau mais assez acrobatique, des senteurs florales s’échappent du Russian Olive et aiguisent mon odorat très fin et me rappelle l’odeur de notre mimosa.

RUSSIAN OLIVE Elaeagnus angustifolia

Le 7 Juin

GLOBE MALLOW Sphaeralcea Parvifolia & NARROW LEAF YUCCA Yucca angustissima & BRIDGES PENSTEMON Penstemon Rostriflorus

Nous quittons Capitol Reef avec le regret et la sensation de ne pas avoir approfondi notre connaissance du parc.

En sortant de la piste de Cathedral Valley...

Soit, nous piquons vers Escalante et le GSENM en suivant le WaterpocketFold et sa gigantesque déchirure sur plus de 100 miles. Les lacets des Switchbacks me transportent déjà, je suis subjuguée et le serai encore plus devant Stricke Valley Overlook même après une 3ème fois…

Ici, The Notom Road



Puis les Switchbacks



Toujours saisissante et énigmatique cette pliure tectonique aux mille couleurs , superposition de couches rocheuses colorisées et les Henry Mountains se dressent fièrement en arrière plan de peur d’être oubliés de notre champ de vision.







La Wolverine Loop nous offre ses forêts boisées où cohabitent pins pignons et genévriers ; nos regards sont captivés par les étendues de champs aux teintes orangées.

Les Globemallow se pavanent sans retenue et à notre plus grand plaisir. Pas mon Spartiate, vous dis-je ! Les Globemallow… Il vient de perdre son image de marque, son bouclier et sa sarisse! S'en remettra t-il un jour? Suite au prochain épisode...



Nouvelle explosion de teintes ..Inespérées.. Inattendues…au détour de la Wolverine Road

Le 8 Juin

LUPINE Lupinus Caudatus & NARROW LEAF YUCCA Yucca angustissima & BRICKELLBUSH Brickellia longifolia

Nous roulons le long de la Hole in the Rock et nous descendons dans le wash Dry Fork & Coyotte Gulch; nous enchaînons les 3 slots canyon en enfilade en commençant par Dry Fork le plus à gauche histoire de ne pas le désavantager, juste une petite incursion de ½ mile.

S’ensuit le Peek-a-boo en A/R et son entrée acrobatique et l’on distingue de suite ses 2 belles arches ocres et rougies par la lumière du jour perçant dans le slot canyon. Trop Top !

Se hisser, se pousser, s’entraider, s’agripper, se glisser… Très sportif et très beau le Peek-a-boo et bien sûr assez fréquenté.

Nous terminerons par Spooky dont les parois sont criblés de picots noirs, il est extrêmement étroit et sinistre, il y fait sombre et là anybody.

Se faufiler, se désarticuler, rentrer le ventre ou le poitrail et s’adapter aux formes de la paroi pendant quelques mètres juste pour satisfaire la curiosité du lieu... des entrailles du Spooky





Et la journée se poursuit, nous continuons sur la piste Hole in the Rock vers le sud, elle est interminable, cassante et accidentée à sa fin.

Pour atteindre le trailhead de Broken Bow Arch prendre à gauche la CO 276 (seule indication) par le Willow Gulch trailhead. Compter 3 h en A/R.



Une fois dans le canyon la randonnée est très sympa, nous zigzaguons parmi les saules et autre végétation au gré du ruisseau; puis nous atteignons la fulgurante et jolie courbe de l’arche Brocken Bow. J’étais loin de m’imaginer une telle beauté et massivité dans ce coin si reculé. Quelle magnifique surprise !

Sur le retour, un ru m’attire, je m’agenouille pour y tremper casquette et visage et là surprise, je suis interloquée : 1.. 2.. 3… écrevisses …barbotent à cet instant sur le cours d’une fontaine naturelle d’eau. J’hallucine ou quoi !

Etonnement, puis splatch à l’eau, la Lolo.. c’est bas l’eau… Fous rires à gogo..

Petits conseils pour une journée comme celle-ci : - le 4X4 sans être 4WD doit être obligatoirement high clearance sans aucun doute - Ne pas négliger et plaisanter avec les réserves d’eau (3 L /personne minimum), la chaleur est extrême

Et voilà, le projet de passer la nuit dans le 4X4 s’amenuise petit à petit : nous manquons misérablement et bêtement d’eau, si nous prenons en compte que le lendemain nous envisageons Neon Canyon & Golden Cathedral.

Bon, d’accord je vous donne des conseils en eau …. mais c’est de bonne augure !

Décision finale: Nous faisons une halte à Dance Hall Rock (là, où nous devions dormir), très bel amphithéatre de grès rouge, lieu de repos et de danse des pionniers, que nous arpentons nu-pieds en soirée en contournant les potholes (énormes trous clairsemés d’arbre isolé) puis nous passons la nuit à Escalante.

Très sage …comme solution finale !



L’accès à l’arrière du Hall



l'arrière du décor



Le 9 juin



La rivière Escalante et son Neon Canyon nous réserve ici une petite perle, la Cathédrale d’Or, elle brille de mille feux sous le soleil …tout en mouvance …mais avant nous devons y laisser quelques gouttes de sueur.

« Suivre le cap du Round Dome » OK, Philippe! Aucun souci !

sauf que nous suivons les traces du trail Fence Canyon sans bien sûr descendre dans le canyon.

L’expérience malheureuse de Krikri et Hervé nous revient en mémoire et nous en dissuade. Non, aux Deer Flies (les taons sont voraces et n’épargneront personne !)

Nous restons sur le Rim de Fence Canyon. Très joli ! Aucun regret même avec la rallonge en miles ! Nous devons absolument trouver le passage dans les dunes de sable. A droite, toute !

Ca y est nous y sommes ; nous nous créons un point de repère et jetons notre dévolu sur 1 pin rabougri mais bien repérable pour le retour.

Maintenant, nous nous frayons notre chemin dans la végétation d’arbustes à l’approche de la rivière presque en face du défilé Neon Canyon mais l‘Escalante est bien trop profonde, trop de débit et les berges ensablées sont infranchissables.

Nous cherchons encore puis bifurquons sur la gauche pendant environ 100 mètres et là nous pouvons la traverser sans aucun risque et se faufiler à travers une végétation identique jusqu’à l’entrée du Canyon.

Invités par le chant harmonieux des oiseaux nous avançons comme happés et nous sentons une arrivée en apothéose . Les falaises de grès rouge sont zébrées comme entachées de vernis noir contrastant avec le vert tendre des arbres à coton.

Merveilleuse et enchanteresse Golden Cathedral … Une grotte géante percée de 2 grands trous permettant aux rais du soleil et de la lumière de se refléter dans une étendue d’eau verte.

La magie du lieu se bonifie avec les effets divers et variés tels un stroboscope sur la voûte lors d’un jet de pierre dans l’eau.

Incroyablement pittoresque , un spectacle naturel en Or à savourer seuls presque religieusement.

Séquence Emotion avec:

Effets prodigieux de stroboscope et de kaléidoscope sur la voûte de Golden Cathedral









Petits conseils: - la piste est très cassante, 4x4 high clearance obligatoire - le trail est exigeant, exténuant à cause des T° élevées et de la marche dans le sable - 7 h en A/R . Le Camelback d’une contenance de 3 litres était juste pour moi ce qui a conforté notre sage décision de la veille. - notre trail le plus difficile du séjour.

Le 10 Juin

SPIDERWORT Tradescantia occidentalis & PRICKLY PEAR CACTUS Opuntia Phaeacantha

Un gigantesque cratère de volcan débordant de sable dont la couleur Sahara (de mon invention !) s’harmonise parfaitement aux teintes rose/blanc cassé des roches incurvées lui servant de mur-forteresse et le protégeant des agressions extérieures.

Les paysages sur la 2ème partie du trail sont magnifiques, les vues s’étendent à perte de vue sur la région des canyons formés par l’Escalante River.

Le soleil, aujourd’hui encore (13 ème jour sous ses rayons) nous inonde de sa lumière et de ses rais brûlants.

The Volcano est un site très atypique et nous confère une impression d’irréalisme ou de s’être trompé de planète.

La marche se fait en 5 h en A/R et demande une orientation au GPS pour une 1ère approche.

Conseil: 2 solutions s’offrent à nous en longeant et en se repérant à la falaise sur la droite - On l’effleure et on marche alors sur du slickrock la plupart du temps - On randonne plus sur la gauche et on grimpe et on dévale une multitude de sablons/dunes comme des montagnes russes.

Souvenez-vous, je préfère le pied ferme sous la chaussure aussi nous choisissons la 1ère option, elle me plait bien.

Prendre toujours le cap de cette vue ressemblant étrangement au Volcano mais méfiance…



Ce n’est pas toujours celui qu’on pense... gaffe, ce n’est pas lui …

Alors remonter la barrière de barbelés jusqu’en haut, l’escalader (aucune complication) et là virer de cap... à droite toute…

Environ 1 H plus tard nous distinguons la lèvre supérieure du volcano et arrivons devant le beau précipice. Des rafales de vent nous dissuadent de descendre dans les abysses du volcan par les petites marches creusées dans la roche. C’est tout de même assez vertigineux et impressionnant !



Nous sommes déjà comblés par le lieu et le spot. Merci, Marie.



Don't disturb... my Spartiate prend les mesures du Giant et voici ses conclusions: 25 m de profondeur et 30 de diamètre

Pas encore finie cette journée !

Arrivés au parking du trailhead de Upper Calf Creek Falls, nous entamons la descente sur un terrain pierreux dont le dénivelé négatif est important.

Pas le pied !!!! et c’est peu de le dire ! Mes orteils sont douloureux comme une sensation d’étau en bout de chaussure. Je dérape.. mon corps parle... et n’en peut plus pour ce jour-là.

D’un commun accord, nous stoppons l’aventure et vivement le surplus de repos à Escalante !… Bien joué la Lolo !!

Le 11 Juin

YELLOW EVENING PRIMROSE Oenothera flava & COLUMBINE Aquilegia micrantha & EVENING PRIMROSE Oenothera pallida

Revigorés, nous débutons la matinée avec la balade très reposante

de Willis Creek, prenant sa source dans le parc de Bryce Canyon

et affluent de la Paria River.

Le slot Canyon se caractérise par son cours d’eau aux eaux transparentes sinuant dans les gorges étroites de grés et de calcaire, agrémenté de beaux spots.

La T° a baissé, il se dégage une note de fraîcheur et une atmosphère calme et apaisante.







La rencontre fortuite avec des cavaliers nous surprend mais accentue la bonne note dédiée à ce trail.

2 h de marche… enfin, comme dans de nombreux canyons, libre à vous de marcher le temps désiré..

Tiens ! et si on allait saluer la Grovenor Arch située au nord de la Cottonwood Road, elle n'est vraiment pas loin d’ici.

L’arche ne parvient pas à se détacher du ciel bien tristounet, ses couleurs manquent de panache alors que le ciel devient très menaçant au sud de la piste vers Page.



Nous quittons la Cottonwood Road tout en sachant que nous la retrouverons mais côté sud lorsque nous serons à Page.

C’était mal vu…. car nous ne pourrons le jour prévu la faire par manque de temps !!! Adieu le Yellow Rock (m’en fiche, déjà arpenté en 08)

Patrick, lui non...

Aussi, il sera sûrement relisté car du coup nous ne connaissons ni l’un ni l’autre la partie colorée de la Cottonwood Road et sans aucun doute je referai le Yellow Rock avec beaucoup de plaisir… partagé !

Patrick s’émerveille , normal nous nous approchons en douceur de Bryce Canyon et nous y voilà ..

Moi, je suis dépitée après 3 années consécutives… plus de magie plus de sensation de la découverte...

Est-ce possible de devenir insensible à la beauté de ce Canyon ? Ce sentiment me gêne.

Un regain d’espoir devant Bryce Point & Sunrise Point, mes 2 points de vue préférés.



Un manque d’enthousiasme et la pluie qui maintenant tombe en averses intermittentes nous incitent à faire l’impasse sur le Peekaboo Loop.

Désolé, Bryce !!!!!!!



Pourtant tu te décarcasses, à en voir ta végétation s’enraciner pour préserver le site !!

Le 12 juin

PENSTEMON Penstemon eatonii & ASPEN Populus tremuloides & ENGELMANN SPRUCE Picea engelmannii

Des millions d'années d'érosion et de soulèvement ont sculpté cet immense amphithéatre de couleur pourpre mordorée

Le Cedar Breaks NM est très fascinant sous sa parure semi hivernale, ses parois de terre rouge sont drainées de coulées neigeuses blanches, quelques épicéas se dégagent de l’épaisseur nuageuse et cotonneuse; les flocons tombent maintenant puis se transforment en pluie fine.

Contraste saisissant des teintes… sur Sunset View







Nous sommes transis de froid, en 2 jours la température est descendue de 26° (de 29° à 2,8°). La contemplation du Sunset View sera intense et de courte durée et nous préférons traîner nos galoches au sec. Adieu, Spectra Point et son Ramparts Trail !

Nous traversons tour à tour la forêt nationale de Dixie plantée de sapins, d’épicéas et de trembles puis des régions de lacs - Panguitch Lake et Navajo Lake – nous apprécions beaucoup la diversité des paysages; la pluie a cessé, les nuages plus tenaces s’accrochent en fond de ciel.

L’entrée East de Zion National Park par l’UT 9 (Mt Carmel) est jalonnée de formations rocheuses arrondies, striées dont les vues sont spectaculaires. La route étroite et sinueuse alterne entre de nombreux lacets et tunnels. Décidément , Zion NP m’a séduit en 08 et là il me le rend encore; nous sommes sidérés par tant de splendeur jusqu’à en oublier de photographier !

Heu… autre excuse, il est difficile de se garer… c’est balot !

Le temps variable oscille entre pluie et rais timides du soleil explosant alors les rouges du grès Navajo et les verts arbustifs.

La Virgin River, petite rivière tranquille en vallée, prend sa source à 2600m d’altitude et se jette dans le Colorado 1500m plus bas avec difficulté et force de caractère au regard du Zion Canyon très profond et creusé depuis des siècles et des siècles.

La mauvaise météo nous barrera la route, aucun shuttle ne circule ce jour jusqu’au Temple de Sinawava d’où nous devions rejoindre le trail The Virgin Narrows.

Nous nous consolons au Visitor Center en obtenant nos permis pour The Subway, gagnés 3 mois plus tôt à la loterie sur le Net.

Les prévisions météorologiques sont favorables pour le lendemain: nous jubilons

Le 13 Juin

HORSETAILS Equisetum hyemale & COLUMBINE Aquilegia micrantha & SHOOTING STAR Dodecatheon pulchellum

En route par la Kolob Terrace Road et plus précisément pour le trail par la partie basse des abords de la rivière Left Fork North Creek que nous remonterons...

La partie haute est réservée au canyoning , elle est nettement plus technique et hors de nos compétences physiques.

Les 2 options au final débouchent au fond d’un canyon dans « The Subway »

J’ai adoré cette rando et ne peux m’empêcher d’en vanter les mérites rarement signalés ou décrits et laissée pour compte au détriment du point d’orgue final

et pourtant... Ma préférence à moi !

De-ci, de-là nous ondulons au rythme de la rivière, nous esquivons les rochers puis traversons le cours d’eau pour atteindre l’autre rive

Nous alternons escalades, glissades, évitements d’obstacles...

les berges quant à elles s‘enorgueillissent d’une végétation très riche et florissante – des sous-bois de fougères, diverses variétés d’érables – puis de part et d’autre nous serpentons entre un tapis de verdure ou de fleurs ou de roseaux érectiles.

HORSETAILS Equisetum arvense & Equisetum Hyemale

RED MAPLE Acer glabrum &Wood Fern & Grassfern

SHOOTING STAR Dodecatheon pulchellum

CARDINAL MONKEY FLOWERS Mimulus cardinalis Thanks à Pascale, alors!

La température de l’air est clémente 20°, un temps idéal pour la marche.

Des senteurs parfumées nous chatouillent le bout du nez, mélange tout en douceur d’odeurs agréables de pin, pain d’épice et anis.

Nous suivons presque à la lettre les traces laissées par les piétinements des randonneurs évitant ainsi l’accumulation de fatigue; la rando s’avère longue et difficile…

Elle a beau me plaire, faudrait pas en rajouter tout de même !

Surviennent alors, à petits pas de velours, les 1ères cascades..

Plus haut, elles s’élargissent, prennent de l’aisance et enfin toute la largeur du Left Fork North Creek.

C’est beau, très joli



Les eaux transparentes se déversent sur les terrasses de grès rouge, les arbres et épicéas arborent leur nuance de vert allant de l’acidulé au malachite et au vert sombre et profond du sapin.

la rigole naturelle annonciatrice de l’arrivée au fabulous SUBWAY

La végétation est luxuriante et rafraîchissante, ici .

En amont, elle y est absente, l’environnement devient froid… un souffle glacial nous surprend juste à l’entrée du tube… du tunnel… de la bouche de métro…

… du SUBWAY, quoi !..



Des teintes métalliques et plombées colorent la roche en contraste avec les eaux bleutées et cristallines des piscines naturelles …

En rêve !!! Oh ! la menteuse..

Les orages et les pluies de la veille en ont modifiés à coup sûr l’aspect et la tendance artistique.

L’eau est brouillée, beigeasse, hésitante.



Nos pieds sont glacés et se crispent, tant pis pour eux…. nous profitons de cet endroit sublime enveloppé d’un halo de mystère.



Trail de 6 heures en A/R.

Surtout ne vous engouffrer pas « sauvagement » dans The Subway sans profiter pleinement des avantages de la Nature de ce trail…. !

Nous prolongeons la journée et suivons plein nord la Kolob Terrace Road (conseil de Philippe) sur environ 10 miles d’où nous contemplons les belles vues jusqu’au Lava Point Overlook et au-delà…

Le 14 juin

Lizzard & Cactus

Après une halte ravitaillement à Spingdale en prévision de notre nuit au Atlatl Rock campground, nous filons vers les Kolob Canyons Viewpoint puis vers Red Cliffs d’où nous sommes refoulés pour cause de travaux et impossible même en forçant le passage pourtant nous étions pratiquement arrivés au but…Grrr..

On brûle …on brûle… à l’approche du Valley of Fire , State Park attenant à la rive ouest du Lake Mead où se jette justement la Virgin River et tant d’autres cours d’eau et rivières

et la rencontre avec le Colorado a lieu ici, quand même !

Nous patientons à Overton: trop, trop chaud à l’extérieur…. et trop, trop froid à l’intérieur (genre Mac Do). Encore un des paradoxes de nos amis américains !

Vers 17h, nous osons nous jeter dans la braise de Valley of Fire à la découverte de Elephant Rock juste en bordure de route, superbe mimétisme à l’animal.



Fusion de la Roche ….

EVENING PRIMROSE Oenothera caespitosa

Une fois de plus nous nous stimulons pour nous extraire du 4x4 climatisé et trailer à la recherche de Fire Canyon que nous pensions être

ceci

alors que nous voyons

celà

.... après 1 h en A/R de marche à en suffoquer. Petite déception…

Rainbow Vista nous gratifie de ses splendides vallons et rochers aux multiples formes et teintes surtout au sunset mais auparavant nous nous baladons dans Whites Domes ... trail de 1h en Loop avec une diversité de paysages incroyables: falaise blanche, canyon, petites arches, rochers aux formes étranges taraudées par les temps, et vues très colorées. Flamboyant en soirée.





Retour vers Around Rainbow Vista et là nous capitulons – seating d’1h – admiratifs et en contemplation devant le spectacle du sunset. Les roches s’embrasent, s’enflamment tout près de nous tandis qu’au loin des images quasi-hallucinatoires, fictives miroitent dans notre fonds d’œil ou bien est-ce juste notre imagination /imaginaire en recrudescence … Trop beau !

Tout près….



Et au loin …



Valley of Fire est à son paroxysme à la tombée de la nuit ; elle dévoile son secret de façon ostentatoire à ce moment-là.

Oui , nous dégustons avec délice ce gâteau géant aux mille couleurs dégoulinant de nuances somptueuses - des jaune, rose, mauve, violine, vert/gris, chocolat, terre de sienne – Variations



Cette dégustation fine et savoureuse annonce une douce nuit étoilée au campground Atlatl Rock où la douche coulera à flot pour notre bien-être corporel.

Ah ! j’oubliais de vous préciser en guise de dégustation non imagée celle-ci, il s’agira seulement de sandwichs bien américains et de quelques fruits à se mettre sous la dent ! ! Notre paradoxe, à nous, celui-ci !

Le 15 juin

CATCLAW ACACIA Acacia greggii entouré de CACTUS Opuntia polyacantha

La matinée commence par le déchiffrage du panel d’art indien sur l’Atlatl Rock et nous suivons le Scenic Loop à la recherche de Arch Rock, Piano Rock et plus loin Panorama Rock.



Une triste nouvelle est tombée susurrée par Philippe lors de notre rencontre à Moab: l’ Ephemeral Arch n’existe plus.

Si fragile, si éphémère qu’elle n’est plus et ne sera plus jamais... elle a chuté une certaine nuit de fin mai 2010.

Soit, ma curiosité insatiable me titille, je formule:

- Et si nous allions en voir les vestiges ?

Regard interrogatif de Patrick ..

Serait-elle devenue folle ?

WHY ?

Avant le 31 mai

WHY NOT ?

Après le 31 mai

Let’s go…

Rando d’ 1 h 15 avec la hantise de revenir bredouille et c’était sans compter le côté organisationnel américain... Un panneau indiquant l’info était bien évidemment planté au sol, il nous restait juste à lever le bout de nez pour faire l’état du lieu et la constatation suivante: ce trail risque fort d’être déserté sans Ephemeral Arch.

Nous quittons le désert de Valley of Fire pour Colorado City et le trail de Watercanyon.

Très appréciable cette randonnée d’1 h en A/R , un peu de fraîcheur et de végétation avant d’apercevoir



ce joli petit canyon que j’aime surnommer « le petit Subway » et ses cascades.



Puis sur le chemin du retour, nous assistons à la baignade façon mormon.



Très surprenant ! Comme une apparition au pays des Elfes..

Nous reprenons la route vers la région du Vermilion Cliffs où l'on s'attardera à Old Paria par la piste signalée par l'indication "Paria Townsite".

Tout le plaisir est pour nous... c’est un régal de plus, les couleurs -violine et crayeux- sur la roche nous ravissent, des rubans aux tons dégradés sont posés les uns sur les autres sur une enfilade de montagnes... avec copie conforme en face et sur des dizaines de miles.



Allons vite chez Susan et Steeve chez qui nous passerons 3 nuits au B&B Outpost of Paria

Point de Susan mais un gentil mot collé à la porte avec les recommandations d’usage

... Rencontre fortuite avec deshawn de VF . Discutaillons... il est seul et a besoin de compagnie...

Tiens, me voici arrivée à la moitié du voyage (J 15)... je passe donc la main à Patrick pour la bonne parité/équité dans le couple !!!!! D’ac les filles ! Bali-Balot !

Et bien sûr à très bientôt....
Premier voyage à Bamako, en octobre 2010: sécurité? English translation pending
by X0gomgom0x · 2010-09-22 · 57 replies
Je devrais atterrir à Bamako avec mon mari d'ici peu et bon comme toute flippée qui soit j'ai un peu peur de ce qui m'attend. C'est la 1ère fois que je vais en Afrique. Je devrais rester uniquement dans la capitale. Je suis logée chez l'habitant.

Je voulais savoir si je courrais un risque niveau sécurité. Je lis que Bamako n'est pas une zone à risque mais quand je demande à mon père il me dit : ça peut partir à tout moment, suffit de pas être au mauvais moment au mauvais endroit. J'ai envie de lui dire : la blague !!!

A ceux qui y vivent ou qui en revienne, pouvez vous me dire que "surtout je ne craint rien". 😉

Non dites moi, je veux juste savoir à quoi m'attendre
El Nido, magico! English translation pending
by Simplybrice · 2010-09-21 · 0 replies
Oh mon bateauuuu!! Tu es le plus beau des bateaux!!! Et quand tu navigues sur les floooooots, vers ce qu'il y a de plus beauu, Tu peux être sur que je ne fais pas dodooo!!

C'est le premier matin à El Nido. Les yeux s'ouvrent tous curieux de ce à quoi ressemble la vue dans la lumière éclatante de cette journée naissante. Sur notre terrasse à la limite du privatif, tous les visages que je peux croiser me sont désormais familiers, c'est donc sans crainte d'être dans la lunette d'un paparazzo que je peux déambuler en caleçon, les jambes offertes aux alizés. Les nuages sont toujours là mais l'espoir de voir le temps se dégager demeure si on en juge aux quelques trouées de ciel bleu qui parviennent péniblement à se tailler une place au soleil. On s'en tient donc aux prévisions de la veille. Par l'intermédiaire de l'Alternative, on réserve une bancasse pour notre groupe avec la ferme intention de laisser une emprunte sur ce qu'ici on nomme le Big et le Small Lagoon, des lagons qui à entendre Dondon sont des joyaux où il fait bon ce dorer la couenne en barbotant dans une eau qui ferait passer la Vittel pour de l'huile de vidange.

Sur les coups de 9h, tout le monde se tient fin prêt, un maillot de bain sur les fesses. Pour grimper sur la bancasse, il nous suffit de descendre de notre terrasse, de se mouiller les pieds dans la marée haute qui charrie des centaines de minuscules poissons, de marcher quelques mètres de l'eau jusqu'aux genoux et le tour est joué. La fine embarcation fend alors la surface et entame une navigation de plaisir plaisancier entre les îles qui se succèdent. La mer est d'un calme rare, tout comme nous, impatients d'atteindre des eaux moins profondes et plus colorées. Après une heure à faire les lézards sur le pont, il semblerait qu'on touche au but. Devant la proue, se rapprochant, une longue île au relief accidenté nous barre le passage. D'ordinaire, on en aurait fait le tour mais là, on fonce droit dessus dans la limite autorisée par notre moteur de tondeuse à gazon. Et à mesure qu'on réduit la distance, une faille dans la roche s'ouvre et grandit jusqu'à nous engloutir. Sous la coque, la mer dévoile une palette à faire pleurer Michel-Ange, ça n'est pas Tahiti mais ça y ressemble, les prix prohibitifs et les marchands de journaux vendant le Figaro Madame en moins. Dans cette espèce de canal sorti d'un livre de coloriage pour fétichistes des couleurs bleus et vertes, nous sommes seuls au monde avec la machoire qui se désolidarise du crane en admirant le Big Lagoon qui se présente, caché du monde réel, entouré d'une muraille infranchissable, comme un rêve éveillé. Au milieu du lagon est installée une petite plateforme permettant à la bancasse de s'amarrer sans avoir à s'ancrer de manière destructrice pour les fonds marins. Qui plus est, c'est le plongeoir idéal pour qu'enfin on puisse ne faire qu'un avec cette démonstration exubérante de Mère Nature, sans doute sous acide au moment de pondre un décor pareil. En moins de temps qu'il en faut pour... Plouf!!!! Ce n'était pas un mirage, l'eau est aussi chaude que l'air ambiant, nager là peut causer de sévères dommages si on a pas anticipé un si grand privilège. Gare à l'hydrocution psychologique!! Gare aussi au prolongement du traitement sur toute une journée car ce n'est que le début!

Après avoir bien nagé, bien bronzé, bien ri, il convient pour nous de remettre le couvert, direction le déjeuner. Pas facile en apparence quand on a pris l'habitude des gargottes et des restaurants bien agencés, qu'est ce qu'on vient faire sur cette plage déserte? Il est où le serveur? C'est alors que le capitaine du bateau aidé de son second commence à préparer un feu à l'aide de bois éparpillé sur le sable. Puis le second retourne au bateau et en sort toute une caisse de victuailles. En un rien de temps, un poisson cuit, des légumes et des fruits sont coupés. Le capitaine arrache au foutoir végétal des feuilles larges comme des bassines et en distribue une à chacun. - Vous avez faim? Voici vos assiettes! Nous, de notre côté, la parenthèse culinaire du déjeuner nous avait pas mal échappé à l'heure de préparer cette journée et c'est avec un peu de retenue faite de gêne d'avoir mis la tête dans l'eau plutôt que de mettre la main à la pate qu'on accepte la nourriture offerte en se promettant de remettre ça en mettant les formes dans les jours suivants si une opportunité se présente. Après une promesse d'échange de bon procédé comme ça, on peut enfin déculpabilisé et se jeter les mains les premières dans l'auge traditionnelle de la république bananière. Donc, ça mange, ça avale, ça se reconstruit de l'intérieur pour appréhender le feu au ventre ce qui va suivre...

La cantine est rangée. On n'écoute pas les conseils de grand-mère en rejouant aux dauphins juste après. On repart. Entre les îles, comme le matin, le capitaine met le cap sur un nouveau bijou, le Small Lagoon. En s'en rapprochant, la magie opère de la même manière, les poils se hérissent à la vue du changement de profondeur et de l'explosion chromatique qui en découle. Là aussi, on manoeuvre le long d'un étroit goulet d'eau entre les falaises sauf qu'à un moment, c'est comme si ce brave capitaine avait bu la gorgée de trop, le goulet est une impasse, le mur se referme sur nous, pas moyen d'avancer un mètre de plus. - Alors capitaine? On s'est trompé de route au précédent rond point ou quoi? Arrête le goulot, y'a un goulet!!! Dondon révèle alors le pot aux roses. Accrochez vos ceintures, respirez à fond. Aucun bateau quel qu'il soit ne peut mouillé dans les eaux du Small Lagoon. Le Small Lagoon est caché du monde, enserré entre les machoires d'une muraille asserrée. Pour faire partie du club de gros privilégiers de première détenteurs du secret du lagon perdu, il faut se lancer la tête la première à quelques mètres de profondeur. La seule ouverture possible pour avoir la tête qui bronze de l'autre côté, c'est une fente à trois mètres sous l'eau qui s'enfonce sur toute la largeur du mur, c'est à dire une demi-douzaine de mètres. Il convient donc de prendre une bonne inspiration et de nager jusqu'à respirer l'air du lagon. Ici, la mer est encore plus trancendante qu'au Big Lagoon, où que l'on se trouve à l'intérieur, l'impression que le fond n'est qu'à quelques centimètres domine, mais après vérification, il faut parfois descendre de longues secondes avant qu'enfin, on puisse pousser sur les jambes pour retrouver l'oxygène salvateur. Quand on nage dans ces eaux, on a l'impression qu'on pourrait rester une vie entière à barboter sans que rien ne viennent jamais à manquer. Au total, on passe un peu plus d'une heure à la recherche de grottes cachées en n'en croyant pas nos yeux une seule seconde. J'ai trouvé mon paradis et quand il faut finalement retourner au bateau après trois sommations, c'est le coeur lourd que je me sèche de cette eau de jouvence. Il est des endroits comme ça, où je suis sur de revenir un jour vérifier que ce n'était pas une illusion d'optique, celui-là en est un!! D'accord, ça n'est pas très pratique pour étendre sa serviette le temps d'un week-end, mais à l'arrivée, le jeu en vaut largement la chandelle tant c'est une nécessité de santé publique de vivre des claques comme celle-ci! D'ailleurs, il faut tous qu'on s'en remette pour l'instant. Le capitaine aussi l'a compris.

Sur le chemin du retour à El Nido, l'équipage fait une nouvelle halte. Une nouvelle plage déserte comme une photo de brochure touristique nous autorise une dernière feignantise, agrémetée cette fois d'une bière glacée, luxe ultime que de se retrouver nez à nez avec la guérite la plus isolée du coin. La bière n'est en plus pas venue toute seule, elle est accompagnée de son pote hamac, une solide équipe ces deux-là.

Puis, comme la vie continue par delà la paresse fortement justifiée par ce paradis qui ne demande que ça, il faut rejoindre El Nido, notre camp de base, guidés que nous sommes par un arc-en-ciel qui se déploye juste derrière le village. Il a dû pleuvoir quelque part, ah bon? Pas au dessus de nous en tout cas et c'est tant mieux car rien n'est donc venu compromettre le coucher de soleil que nous admirons tous depuis la cabane des gardes-côtes fauchés de tout sauf du plus beau balcon sur l'horizon.

L'heure est alors venue de se remettre de nos émotions. Un dîner sur la plage saura y remédier les petits pieds dans les grains. Le restaurant est aussi garni que nos assiettes et, à la table juste à côté de la notre, mange aussi le type qui voulait à tout prix partir de Puerto Princessa sans apparemment prendre gard au typhon qui soufflait Palawan comme le grand méchant loup souffle les maisons des trois petits cochons. On se reconnait, le type vient s'assoir à notre table, on discute. Arrive le plat de résistance, celui-ci étant non pas le met me remplissant délicieusement l'estomac mais le récit de voyage de mon nouveau voisin de table avec photos à l'appui. Il y avant bel et bien des bus partant pour El Nido, il est monté dans le premier lui barrant le chemin. En route, je lui demande ironiquement s'il a pu, lui comme nous, profiter de la vue en grimpant sur le toit. Il me répond dans un sourire que non, et bien lui en a pris. A peu près à mi-chemin, la pluie avait transformé toute la chaussée en une boue épaisse et, alors que le bus s'engageait dans un virage, tous ses passagers ont eu le temps de le voir venir comme au ralenti, il s'est mis à glisser sur toute la largeur de la route jusqu'à en sortir, finissant sans une roue au sol mais couché sur le bas-côté!! L'a bien fait de le prendre son bus, mon Champion!! Et puis ses photos sont très réussies, très contrastés avec une belle lumière!! Dans son malheur, il a quand même pu s'en tirer à moindre mal. Personne n'a été blessé. Le chauffeur est parti, dès le coucher du bus, trouver un tracteur serviable pour les tracter hors de ce vilain pas et les remettre sur leurs quatres roues. Mais quand même, pas moins de vingt heures pour boucler Puerto Princessa - El Nido, à mettre au tableau des meilleures performances de l'année!!!

L'histoire aura donc eu le mérite de faire rire tout le monde mais pas que. Dondon, avec son esprit un peu vrillé toujours en quête de quelque chose de récréatif, nous donne son sentiment pour le lendemain. C'est maintenant à notre tour de ne faire qu'un avec les routes défoncées. Au matin, on ira louer des deux roues et on tentera autant que possible d'essorer au maximum le nord de Palawan au bruit de nos moteurs rugissant. Demain, c'est journée moto. Encore une. J'en salive d'avance... D'autant qu'avec un guide comme ça... Tout est possible...

Sur le marché local, on répartit déjà les denrées. Nous, on répartit les pilotes. Six personnes pour trois motos sur la grille de départ. Josha et Mira ne sont pas vraiment dans leur élément, qu'à cela ne tienne, Dondon et moi sommes volontaires pour les acheminer au bout du monde. Sur la troisième bécane, François et Sarah s'échangeront le guidon.

A 10h, on est vaillamment lancé sur la route qui, après quelques kilomètres, ne mérite déjà plus ce nom. Ce n'est pas un rally asphalté, c'est un rally terreux dans le meilleur des cas. Dondon ouvre la route et se marre de nous faire circuler dans les pires conditions possibles. Un raccourci par ci, un raccourci par là, si aucun signe de chemin n'est devant nous, c'est quand même par là qu'on va, à travers les arbres, au milieu des rizières sur des couloirs à la largeur centimétrée. Quand on se retrouve nez-à-nez avec une flaque quelle que soit sa taille, on la traverse en se demandant ce faisant si, au final, elle n'est pas profonde d'un demi-mètre avec des souches d'arbres invisibles au milieu ou si, pour corcer le tout, elle n'est pas la cachette idéal pour un crocodile du Nil à l'affut de la moindre gazelle qui viendrait boire dans ses eaux troubles. Et chaque fois, presque miraculeusement, ça passe, on progresse. On a chaud mais on avance.

A l'heure du déjeuner, l'ami Dondon fait bien les choses, le paysage s'ouvre devant nous en une sorte de sublime cocoteraie. Et comme un bonheur n'arrive pas tout seul, il y a la mer juste derrière qui s'étale le long d'une plage aux pieds d'un village branlant mais accueuillant comme jamais avec ses porcs qui déambulent entre les arbres. Le village semble vivre en complète autonomie, la mer pourvoyant à tous les besoins. Apparemment, ca laisse le temps aux habitants d'abord de faire des bébés et puis aussi de ne rien faire que de jouer dans les vagues. Quand on descend de selle, le comité d'accueuil est composé d'une vingtaine d'enfants curieux quand on ne leur court pas après. Si on leur court après, au contraire, ce sont des cris aigus qui se répandent dans tous le voisinage. Pour ma part, comme il faut bien commencer par quelque chose, je passe de longues minutes à jouer avec ces terreurs. Comme à 1-2-3-soleil, dès que j'ai le dos tourné, ils se rapprochent par grappe. Pas comme à 1-2-3-soleil, dès que je fais volte-face, ils s'enfuient en riant. Je pourrais faire ça toute la journée... Mais comme la mer n'est qu'à quelques pas et qu'il doit faire dans les 35°, vient ensuite le moment de mettre la viande au frais dans une eau à 28-30°. Là, ce ne sont plus les 3-8 ans qui jouent, ce sont les 12-20 ans pleins de foutre et d'hormones qui s'ébattent dans des vagues propices à la pratique du bodysurf ou qui se jètent dans l'eau les uns grimpant sur les épaules des autres comme à la grande époque où Pepette faisait des saltos arrières grimpée sur les épaules de Papa. Impossible de rester en place. Tous les locaux nous invitent à partager leur jeu, c'est un grand moment de délire collectif. L'inhibition ne faisant pas partie du vocabulaire local, tout le monde passe des minutes fabuleuses

Puis, il est temps, d'une part de sortir de cette zone de cuisson qu'est la côte à ce moment de la journée où le soleil n'est pas ton ami mais un traitre en puissance, et d'autre part de lever le coude et la fourchette s'il y en a une. La petite communauté motorisée s'installe donc à l'ombre d'une des cases du village pendant qu'on lui apporte de quoi se remplir le diffuseur de vitamines en la personne de l'estomac. On est donc callé sur cette terrasse ombragée. Pendant ce temps, toute la population semble avoir mis entre parenthèses ses activités pour venir rire avec nous et aussi de nous, joyeux drilles, nous scruter sous toutes les coutures, voir comment on s'installe, comment on rit, comment on tente le mieux possible de faire honneur à la pureté de ces moments qu'ils nous octroient. Six personnes qui mangent et une cinquantaine qui les regardent manger sans montrer un seul signe de lassitude jusqu'au moment où les assiettes sont vides, les panses sont pleines, les coeurs remplis de sourires. Après avoir débarrassé la table, payé notre dû autrement qu'en bons sentiments, Dondon nous signale qu'il est temps d'en mettre un coup, d'accélérateur bien sur. Le bougre sait de quoi il parle...

L'après-midi défile au rythme de la poignée d'accélérateur tantôt callée dans l'angle quand il y a de la place devant nous et tantôt prudente quand on s'enfonce malgré nous à travers une foret dont la densité ferait passer le bois de Vincennes pour une prairie. Quand c'est comme ça, Dondon mène le bal. Quand c'est plus praticable, on se tire la bourre jusqu'à ce que, à l'image du Coyote et de Beep-Beep, je ne parviennes plus à voir de la moto de Dondon et Mira qu'un nuage de fumée qui disparait au loin. Dondon en bon local qu'il est, est un enragé de l'accélérateur sur toute surface, le suivre reviendrait à justifier à lui tout seul la présence dans mon assurance voyage d'un clause en cas de décès de l'assuré. Comme je le dis chaque fois que ça m'arrange, la sécurité avant tout!!! D'autant qu'en plus, on est pas en retard, la seule chose qui nous attend, c'est une vie saine et bien remplie!!

Il est 17h quand on revient dans les parrages d'El Nido. Une fois de plus le ciel se pare de ses plus belles couleurs, on est pas les plus malheureux, loin s'en faut. Dans ma tête résonne les notes d'"Emmenez moi" d'Aznavour.

Au retour des motos, rien est à signaler sauf pour François et Sarah qui se sont échoués sur un chemin au moins aussi pire que les autres et qui ont arrachés une pièce de carrosserie made in China de leur monture, seule égratignure, héritage logique de cette journée 4x4 sur deux roues.

Au retour à l'hotel, rien est à signaler sauf qu'on part le lendemain. Le temps imparti à El Nido touche à sa fin la mort dans l'âme. A l'heure qu'il est, demain nous serons sur l'île de Coron que je connais déjà comme ma poche ou presque pour y être déjà passé. Joie de retrouver des terres connues, joie de rester tous ensemble quelques jours de plus, joie de pouvoir vous y emmener ou presque.
Jeu des photos, épisode N° 47, 5e année English translation pending
by Aristomakos · 2010-09-20 · 878 replies
Bonjour,

Comme la tradition (et François) l'exige, je crée une nouvelle discussion sur le "jeu des photos", que nous avons inventé en 2005, si je me rappelle bien.

Si un petit courageux est volontaire, ce serait sympathique de faire un petit florilège des plus belles et des plus disputées des photos que nous avons tous proposées. Cela ne fait que quelques centaines de pages de discussion à feuilleter ! 🙂 Mais cela nous rappellerait de jolies souvenirs de joutes parfois difficiles.

Il faudrait que Dolma continue sur sa lancée et nous étudient également à travers ce jeu des photos parfois menacé mais toujours relancé.

En attendant, j'en mets une petite nouvelle...

La sempiternelle mais stimulante question : où est-ce ?

PS : je propose toujours des photos prises par moi-même. Chaque photo ayant son "histoire", cela serait sympa d'en faire un petit commentaire une fois qu'elle est trouvée...
Organiser notre voyage de noces au Japon en mai 2011 English translation pending
by Zouzou1612 · 2010-09-20 · 102 replies
Bonsoir à tous!

Nous sommes de jeunes mariés qui adorons les mangas animés et la cuisine japonaise. Nous aimerions partir pour notre voyage de noces au Japon en mai 2011 (du 7 au 21).

Je me suis fraîchement procurée le Lonely Planet Japon et ai démarché certaines agences pour des devis billets + hébergements (voyage en liberté sur mesure).

Nous avons un budget de 6 000 Euros tout compris et mon 1er devis est déjà à 5 000 Euros sans repas (sauf pdj Hotels à Tokyo et demi-pension pour 2 nuits dans certains ryokans), entrées aux temples et musées, dépenses perso...

Je me demande donc si nous pourrions tout organiser nous même afin de rester dans le budget... est ce trop tard? aurai je le temps de faire les réservations?

Pour l'anglais je me débrouille mais je ne pratique plus depuis 10 ans même si j'ai de bons restes des études... mon mari est plus immergé dans l'anglais au quotidien, mais c'est moi qui organise le voyage.

Voilà notre ébauche de programme pour les nuits, les visites en journée devant être définies sauf pour certains jours, je n'ai pas eu le temps de regarder en détails les visites recommandées (on sait juste déjà qu'on ira au musée Gibli!) :

07/05/11/sam : vol Genève Tokyo 08/05/11/dim : Tokyo 09/05/11/lun : Tokyo 10/05/11/mar : Tokyo 11/05/11/mer : Nuit à Tokyo mais visite de Nikko pour la journée 12/05/11/jeu : Mont Fuji avec nuit à Hakone dans un ryokan avec onsen 13/05/11/ven : Kyoto 14/05/11/sam : Kyoto 15/05/11/dim : Mont Kyoa avec nuit dans un temple 16/05/11/lun : Nara 17/05/11/mar : Kyoto 18/05/11/mer : Kyoto 19/05/11/jeu : Miyajima 20/05/11/ven : Osaka 21/05/11/sam : VOL Osaka Genève

Nous aimerions dormir le plus possible en ryokan pour être immergés dans la vie japonaise, encore mieux si wc privés et si onsen mixte possible. L'agence m'a conseillé l'hôtel pour Tokyo. Si on peut tout en restant dans le budget, le confort est le bienvenu (petit plus voyage de noces ;-)) Nous pensons prendre le JR pass pour 14 jours.

Je m'inquiète à savoir si seuls on saura se débrouiller et bien visiter? et bien se déplacer sans encombre et sans galèrer? un guide n'est pas nécessaire au moins pour Tokyo et Kyoto (en français pour le coup)? Et pour les transferts aux aéroports? J'ai vu qu'il y avait des transferts de bagages possibles pour voyager léger via l'agence qui m'a fait le premier devis pour certains trajets, est ce organisable par soi même?

Désolée, cela fait beaucoup de questions mais je ne sais pas trop comment faire et surtout si notre budget est réalisable car mon mari ne souhaite pas le dépasser. J'espère vous avoir déjà donné une bonne idée globale.

Merci à tous pour votre aide et vos conseils.
Il était une fois quatre Belges dans l'Ouest américain! English translation pending
by Pat124 · 2010-09-20 · 141 replies
Voilà, il y a un mois, le 20 août, nous étions dans l’avion pour revenir en Belgique.

Depuis, j’ai du trier près de 3400 photos, 2h de vidéo, raconter notre voyage à la famille et amis.

Maintenant, je me lance dans la réalisation de mon compte rendu, je vais essayer de le rendre le plus complet possible en espérant qu’il pourra servir à d’autres internautes pour préparer un voyage.

Il sera aussi pour moi le récit souvenir de notre voyage.

Nous avons passé 23 jours plein d’émotions, avons vu des paysages et vécu des situations exceptionnelles. Passé des bons, très bons et mauvais moments, c’est tout le charme d’un tel voyage.

Il est vrai que nous ne nous sommes pas reposés, ce n’était pas le but recherché, mais nous avons rechargé nos batteries pour au moins un an. La preuve que nous ne somme pas déçus, nous commençons à penser à notre prochain séjour en 2012 aux USA.
Découvrir les États-Unis en un mois? English translation pending
by Senorita83 · 2010-09-20 · 13 replies
Bonjour,

je souhaite partir à la découverte des etats unis au prix le plus bas!!! bien sûr!!

Merci d'avance pour vos bons plans !!!
Rêve d'Afrique. Namibie, Botswana et Zimbabwe (été 2010) English translation pending
by Fredxiii · 2010-09-20 · 100 replies
Voici le récit d'un voyage fait durant l'été 2010 en Afrique australe. Merci au forumeurs présents sur VF qui nous ont aidés à organiser ce qui n'était qu'un projet.

Présentation des aventuriers « C’est qui qui vient ? »

Nous sommes une famille de 4 personnes.

Notre ainée (20 ans déjà !) ne nous accompagne pas cette année. Elle travaille durant tout le mois de juillet et part ensuite au mois d’août en vacances avec des amis.

Maxime, notre fils de 16 ans vient avec nous. Homme à tout faire et encyclopédie animalière, il a été durant toutes les vacances notre référant lorsque nous ne savions pas à quel animal nous avions affaire.

Isabelle, photographe: n’avait pas grande idée de ce que seraient ces vacances et nuits partagées entre camping et lodges.

Fred, photographe et écrivain : a préparé à l’aide de divers forums les vacances et a établi comme chaque année et quasi démocratiquement la destination de ce voyage.

Pas des baroudeurs mais un certain goût (ou un goût certain) pour les voyages.

La genèse ou « Pourquoi on en est arrivé là »

Enfant, je rêvais à la lecture des aventures de Tintin et de celles de Tarzan, l’homme singe. Je refaisais les histoires et sortais souvent vainqueur de mes combats avec des bêtes sauvages.

Mon goût prononcé pour la culture anglo-saxonne m’a fait imaginer le Docteur Livingstone et les chutes de la reine Victoria

La lecture de plusieurs récits de voyage a fini par me décider dès l’entrée de l’hiver 2010. Cette année nous partirons en Namibie.

Pour paraphraser un copain, il faut juste oublier que c’est en Afrique et que c’est au sud. Là-bas, en Afrique australe, à cette période c’est l’hiver.

Ben c’est pas grave, on se couvrira.

La carte du trajet ou « C’est par là qu’on va »

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Le voyage ou "Notre aventure pas à pas »

Mardi 13 juillet

Dernier jour de travail. Quelques messages sur VF pour faire mes adieux sur le forum "Afrique Centrale et de l'Ouest". Je travaille jusqu'au dernier moment et laisse la responsabilité à Isabelle et Maxime de boucler les valises et de tout apporter à l'aéroport au terminal 2E de Roissy CDG où nous devons nous retrouver. Je les rejoins pour ma part en transports en commun.

Notre avion décolle à 23h20 de Roissy Charles de Gaulle en direction de Johannesburg. Nous voyageons sur Air France à bord du A380.

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Le vol se déroule sans histoires et nous atterrissons en Afrique du Sud à 9h15.

Mercredi 14 juillet

Nous récupérons tous nos bagages et nous nous dirigeons vers les correspondances dans l’aérogare à la recherche du comptoir de South Africa airways pour un décollage prévu à 13h20 en direction de Windhoek. L’aide d’un porteur dûment équipé d’un gilet aux couleurs de l’aéroport nous permet de passer le check in sans faire la queue. Manque de chance, notre porteur est fan de football. Nous échangeons nos impressions sur le foot et le « jeu à la française » mais surtout de l’image envoyée au monde lors de la piètre prestation de notre équipe nationale. Nous réfléchissons à l’opportunité de nous faire passer pour belges pour le reste du séjour mais renonçons assez vite à cette idée et décidons d’assumer les railleries. Elles ne seront finalement pas si nombreuses. Le vol en direction de Windhoek se déroule sans encombre. Je suis placé à côté d’un citoyen américain qui fait le voyage plusieurs fois par an. Il habite à Salt Lake City (UT) et nous échangeons durant une heure nos souvenirs de voyages dans la région de Moab et de Capitol Reef. L’arrivée à Windhoek se fait à 14h20 comme prévu. Notre loueur de voiture a dépêché un chauffeur avec un véhicule pour venir nous chercher à l’aéroport.

3 - Aéroport de Windhoek

Nous prenons la route à destination de Windhoek et découvrons le paysage.

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Une demi-heure plus tard nous sommes arrivés à destination chez African Tracks et prenons possession de notre 4x4 NISSAN. Il n’est pas neuf et a 139.000km au compteur. Par contre, il est chaussé de pneus récents qui nous permettrons de ne pas subir une seule crevaison durant tout le voyage. Accueillis par le prestataire qui s’est occupé de la réservation et de l’intendance de notre voyage, nous nous rendons à notre première étape hôtelière tous les 3 dans le 4x4. Bon.... passer les vitesses avec la main gauche... tiens, la première c’est dans le même sens, en haut à gauche. Première intersection, je me retrouve sur la file de droite (à contre sens donc) en ayant déclenché les essuies glaces au lieu du clignotant. Les commandes essuie glace et clignotant sont inversées et prêtent à confusion). Ca sera d’ailleurs une constante durant tout le voyage. J’ai l’impression de conduire face à un miroir. Le trajet se déroule finalement correctement. Nous arrivons à notre hôtel: The Bougain Villa Guesthouse dans le quartier de Klein Windhoek.

5 - Bougain Villa guesthouse

Nous posons nos affaires et après un rapide repérage des lieux nous reprenons la route pour dîner un peu plus loin dans un restaurant le Kubata où nous avalons des parts de viande de 600g!!! Nous rentrons nous coucher, allumons le chauffage car il fait un peu frisquet tout de même et nous nous lovons dans les draps. Demain, direction le Sud !!

Jeudi 15 juillet

Après un solide petit déjeuner pris à l’hôtel, nous partons vers 8h30 en direction du désert du Kalahari ; Non sans avoir fait au préalable des courses dans un petit supermarché de Klein Windhoek (Pates, riz, quelques boites de conserves, de l’eau, du charbon, papier essuie tout et une bouteille de vin blanc Sud Africain). Bref, tout ce qui est primordial d’emmener face à une nature que nous n’espérons pas hostile.

Nous prenons ensuite la route goudronnée (B1) en direction de Rehoboth. Je voulais dans un premier temps attaquer directement les pistes mais afin de me faire la main avec cette damnée conduite à gauche, je renonce. Les premiers kilomètres consistent à éviter les jeunes babouins qui traversent la route. Le Nissan se révèle poussif et a du mal à dépasser le 90 km/h. Nous sommes très chargés et les réservoirs sont pleins. Etrangement, plus tard dans notre voyage, j’arriverai à rouler à presque 120 km/h. Je ne me suis pas expliqué cette différence. Quelques photos sont faites sur la route mais rien de génial. Arrivé à Rehoboth, nous prenons la piste C25.

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La route est belle et nous apercevons nos premiers animaux sauvages. Nous sommes néanmoins surpris de constater que la route est bordée de clôture. Nos clichés nous laissent sur notre faim, on ne va jamais oser montrer nos photos, les gens vont penser que nous étions au zoo de Saint Vrain!!

7 - Nids Républicain social

8 - koudous

Les dunes succèdent aux dunes, nous prenons ensuite la piste D1212 puis D1215 qui longe un pan. Nous ne croisons aucun véhicule. Nous arrivons au Bagatelle Kalahari game lodge vers 15 h 00. Celui-ci se situe sur la D1268. L’accueil est bon, notre hôte nous convoie jusqu’à notre emplacement de camping.

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Celui-ci possède son propre sanitaire avec WC, lavabo et douche avec de l’eau chaude produite grâce à un chauffe-eau au gaz. Nous montons pour la première fois les tentes sur le toit de notre véhicule et nous nous en sortons bien. Nous déballons la table, les chaises, les caisses de matériel de camping. Que de manutention!! C’est invariable durant tout le séjour. Maxime qui se demandait pourquoi on l’emmenait a sa réponse. Il grimpe dans le pick up et donne de sa personne, toujours avec enthousiasme et bonne humeur.

Une petite balade dans les dunes, nous apercevons des Springboks.

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Nous allumons notre premier feu, prenons notre premier repas et recevons la visite d’un springbok apprivoisé ou tout du moins habitué à la présence humaine et au lodge. Il fait froid.

Nous allons nous coucher dès la nuit noire tombée.... à 19h00.

Vendredi 16 juillet

La nuit a été pour le moins très froide. Il y a de la glace sur la face intérieure de la tente le matin lorsque nous nous levons à 6h30 !!! Renseignement pris au lodge, la température est descendue à 4°C cette nuit. Le petit déjeuner nous réchauffe un peu, les mains contre le mug de café, mais bien moins que les premiers rayons de soleil qui inondent la plaine.

Le Springbok qui nous a accompagnés lors du repas la veille au soir est encore là ce matin.

Nous plions les tentes pour la première fois. On est bon, ça se fait sans grand problème excepté le fait que les sangles qui maintiennent les tentes pliées sur le toit de la voiture sont gelées. Le froid nous meurtri les chairs (j’exagère un peu mais c’est pour mieux vous tenir en haleine).

Nous quittons le camp à 8h00 en direction de Sesriem. La route (C19) est bitumée jusqu’à Maltahöhe et se transforme ensuite en piste (36). Celle-ci est belle et je maitrise de mieux en mieux la conduite parfois acrobatique de ce type de revêtement. Les paysages se succèdent. Tsarishoogte pass se traverse sans difficulté et le pique-nique du midi se fera d’ailleurs au pied de cette dernière. L’ouvre-boite étant inaccessible dans le coffre, nous opérons la conserve achetée la veille au tournevis et au marteau tant bien que mal au pied d’un arbre.

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La piste devient plus rude (D826) et les passagers sont soumis à d’incessantes vibrations dues à l’effet “tôle ondulée”. Enfin, nous arrivons au camping de Sesriem.

Nous nous présentons à la réception avec notre voucher et profitons de ce moment pour acheter les places qui nous permettrons le lendemain de visiter le site de Sossusvlei. Acheter ces places la veille nous évitera de faire la queue le lendemain matin et de perdre du temps.

L’emplacement N°3 nous est attribué.

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Le camping est sympa, bien que très poussiéreux et peuplé de touristes. Le soir, restaurant avec de belles pièces de viande et un T-bone de compétition.

Coucher vers 20h30

Samedi 17 juillet

La porte d’accès au site ouvre à 7h30. Néanmoins l’accès pour les campeurs se fait une heure avant. Dès 6h00, bruits de portières, moteurs qui ronflent durant de longues minutes (on se demande quel plaisir ont les gens à faire tourner leur moteur durant 20 minutes mais bon....)

Pour notre part nous décidons de nous intercaler entre les 2 départs et prenons la route des dunes vers 7h00. L’avantage est que nous sommes seuls sur la route. Tout le monde est parti depuis une demi-heure déjà et les suivants ne passeront la ligne que dans 30 minutes. Personne devant, personne derrière pendant 45 km.

Le soleil se lève et nous profitons de la golden hour.

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Une autruche tente de faire la course.

Arrivés à la Dune 45 (au 45ème kilomètre du site), nous constatons qu’il y a déjà plusieurs voitures dont 2-3 tours opérateurs avec les chauffeurs et guides qui préparent le petit déjeuner pendant que leurs clients grimpent la Dune. C’est pas con ça...

Nous entamons la montée par la crête... et tout de suite, c’est l’enfer... A chaque pas que l’on fait en direction du sommet, une force appelée “gravité” fait redescendre le pied de la moitié du pas exécuté (tu me suis là?)

Tu montes de 30 cm et redescends de 15 cm...Et tout ça sous un vent extrêmement violent. D’ailleurs, ce jour, pas de vol en montgolfière.

16 17 - dune 45



On arrive quand même quasiment au sommet. On reprend notre souffle tant bien que mal et redescendons. Même principe. Tu fais un pas de 30 cm et glisse vers le bas de 15 cm, mais là, c’est cool.

Maxime, lui, préfère couper court et dévale la dune en ligne droite.

Arrivés en bas, nous nous restaurons de quelques gâteaux secs et de jus d’orange et reprenons le chemin en direction de Dead Vlei. Nous parcourons à nouveau une quinzaine de kilomètres avant de nous garer pour visiter Dead Vlei

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Après une marche d’environ 1 km à travers quelques dunes que nous gravissons cette fois sans efforts démesurés, nous arrivons sur le site.

20 - Dead Vlei



Dead Vlei est une cuvette d’argile où des marais s’étaient formés lors d’inondations et de crus des rivières environnantes.

Des acacias ont poussé dans ce marécage et sont morts lorsque le marais s’est asséché à cause des dunes environnantes qui ont coupé l’accès de l’eau au Vlei.

L’endroit est magnifique. Le contraste du sable rouge oxydé et de l’argile blanche est saisissant.

21 - Dead Vlei



Après un moment passé sur place, nous retournons à notre véhicule en direction de Sossusvlei. Nous atteignons le parking que les véhicules 2x4 ne doivent pas dépasser et qui marque la fin de la route bitumée. Là, des chauffeurs avec des navettes se proposent de nous emmener à Sossusvlei. Je refuse et me drape dans ma dignité.

L’arrêt technique est rapide pour dégonfler les pneus à 1,8 bar et nous attaquons les 5 kilomètres de piste sablonneuse pas trop rassurés. Nous suivons les traces qu’ont laissées nos prédécesseurs et nous nous en sortons pas si mal que ça. C’est même assez amusant en fait et je prends un peu d‘assurance. On s’ensable finalement une fois car j‘ai perdu de la vitesse à cause d’un moment d’hésitation… Aïe… vitesse courte, marche arrière, marche avant et ça repart au grand soulagement de chacun.

Nous arrivons enfin sur le parking de Sossusvlei.

Nous randonnons au pied des dunes dans la rivière asséchée la Tsauchab.

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24 Panorama vallée Tsauchaub



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Nous pique-niquons à l’ombre d’un arbre sur une des tables laissées à disposition des touristes.

Des oiseaux peu farouches nous tiennent compagnie, alléchés par les miettes de pain que nous leur offrons.

26-27

Nous reprenons la piste en direction de la sortie. Quelques hésitations dans la partie sablonneuse car les traces partent un peu dans tous les sens sur le plateau mais nous arrivons sans encombre au parking 2x4. Je renonce à regonfler les 4 pneus avec la pompe manuelle et décide d’attendre de relier une station service afin de procéder à cela.

Après avoir acheté quelques sodas bien frais à la réception du camping, nous partons en direction du canyon de Sesriem qui se situe 5 km plus loin.

La piste qui y mène est assez rude et très caillouteuse mais sans difficulté majeure.

Le parking en partie haute du canyon est quasi désert. 2 véhicules stationnés seulement. Nous descendons dans le canyon par un accès facilité par des marches. Après avoir croisé quelques visiteurs, nous entamons notre marche à l’intérieur du canyon. Celui-ci s’élargit assez vite et la balade se fait sous le soleil.

28 - Canyon de Sesriem

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Après trois quart d’heure de marche, nous faisons demi-tour, les mouches sont envahissantes.

Au retour nous pénétrons la partie étroite du canyon mais devons nous arrêter rapidement car de l’eau bloque le passage. Nous nous remémorons alors notre visite à Water hole Canyon à Page (AZ) et retournons à notre véhicule.

Nous réinstallons le campement.

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Après l’apéritif et un barbecue, nous nous couchons. Les nuits sont plus chaudes, ça va bien.

Dimanche 18 juillet

Lever à 7h00 sans précipitation. Aujourd’hui, peu de route pour rejoindre le Gecko camp. Petit déjeuner tranquille, vaisselle de la veille et nous quittons Sesriem à 9h00 après avoir fait le plein d’essence et remis la pression des pneus à leur valeur de 2,2 bar.

Direction le parc de Naukluft.

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Nous arrivons au parc assez tard finalement. Mauvaise appréciation du temps nécessaire à relier la route.

34 - accès à Olive trail

Nous débutons le parcours de l’Olive trail vers midi. Nous voyons à bonne distance des zèbres que nous supposons être des zèbres des montagnes et des oréotragues.

35 - Zèbres dans le parc de Naukluft

Nous pique-niquons sur place. Puis nous faisons un arrêt à Solitaire où nous dégustons un fameux apple strudel.

36 - Solitaire

37 - Boutique à Solitaire

Nous reprenons la piste en direction de Gecko camp. Après avoir lu pas mal de commentaires sur ce camp, nous nous attendions à un accueil chaleureux. Il n’en a rien été et nous sommes allé seuls nous installer au Hilltop campsite en suivant les indications vaguement données par nos hôtes. Le camping de la colline possède un seul emplacement. Le nôtre. Les sanitaires sont sympas, une table avec 2 bancs nous attendent. Très sympa. Un vrai sentiment de « Out of Africa ».

38 - Panorama depuis hilltop campsite Gecko camp

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La nuit sur cet emplacement sera mauvaise à cause du vent violent qui bat les toiles de tente jusqu’à une heure du matin.

Lundi 19 juillet

Réveil à 6h00. J’allume le Donkey pour que l’eau de la douche soit chaude et nous petit-déjeunons.

La douche se révèle froide. Je n’ai pas du mettre assez de bois. L’apprentissage se fait aux dépends d’Isabelle. Bon… l’eau froide, c’est bon pour la peau dit-on.

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Nous quittons Gecko camp. La piste pour Walvis Bay est longue et monotone. Difficile parfois à cause des trous, des bosses, etc.

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Grand moment du voyage, nous passons le tropique du Capricorne et sacrifions à la photo souvenir...

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Nous stoppons à Walvis et parcourons le front de mer. Nous déjeunons au Raft, restaurant sur pilotis qui sert des pizzas, burgers et seafood. Adresse sympa. Quelques vendeurs à la sauvette nous accostent. Nous aurons noté durant l’ensemble de notre voyage en Namibie l’amabilité et la gentillesse de ces commerçants qui ne sont jamais agressifs bien que ne lâchant pas facilement l’affaire. En règle générale, les namibiens avec qui nous aurons à faire ont toujours été sympathiques.

Nous achetons quelques souvenirs et joignons la route vers Swakopmund et le Brigadoon lodge où nous passerons 2 nuits.

44 - chambre Brigadoon lodge

Bed and Breakfast à deux pas de la plage, très bonne adresse.

Mardi 20 juillet

Lever à 7h30 et petit déjeuner copieux à 8h00 sur la terrasse de notre chambre.

A 8h30, nous partons avec Desert Explorers faire du quad dans les dunes. C’est une activité très sympa. 2 heures à faire du roller coster.

Nous faisons quelques courses au supermarché pour le pique-nique du jour. De retour au B&B, décidons finalement de monter finalement à Cape Cross qui se situe 125 km au nord. En chemin, nous nous arrêtons à Hentiesbaai pour nous restaurer et 45 km plus loin arrivons à Cape Cross pour visiter une colonie d’otaries.

Nous nous acquittons des droits d’entrée (30N$ par personne) et immédiatement nous sentons que nous sommes arrivés. Quand j’écris nous sentons, c’est un euphémisme. L’odeur pique les yeux et si tu as perdu l’odorat, il te reste le bruit.

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Malgré tout, cette colonie peuplée de milliers d’individus est très impressionnante. Le retour se fait dans l’après-midi sur cette belle piste lisse de Schiste mais dans un brouillard à couper au couteau. De toute façon, nous ne manquons rien car le paysage est des plus monotone.

48 - Retour de Cape Cross

Le soir, dîner au Lighthouse restaurant.

Mercredi 21 juillet

Comme c’est devenu la coutume, nous quittons Swakopmund de bonne heure le matin. L’arrêt à la station service pour faire le plein (en moyenne nous mettrons 100 litres à chaque fois), vérifier la pression des pneus et les niveaux nous prend encore une fois une demi-heure. C’est un moment que nous mettons à profit (et rolle) pour échanger avec le pompiste qui s’occupe de nous.

Après avoir gagné Hentiesbaai par la C34, nous prenons la piste (C35) en direction de Uis

Cette route vers Uis est la plus…barbante de tout le voyage. 100 km de ligne droite, légèrement montante. Le 4x4 est durant tout ce tronçon hésitant entre la 4° vitesse rugissante et la 5° mollassonne. Nous croisons de nombreux Himbas assis à l’ombre d’un panneau routier ou d’un arbre ainsi que des boutiques tenues par des Hereros. Nous nous arrêtons faire quelques achats et échanger mais c’est décevant. On peut prendre des photos moyennant 10 N$ par photo.

Puis nous traversons le plateau du Brandberg par la 2612 à travers de splendides paysages.

Un véhicule est arrêté sur le bord de la piste comme à l’affut. Comme souvent dans ce cas, nous ralentissons. Le chauffeur nous fait signe de nous arrêter et nous apercevons alors entre les arbres deux éléphants à une centaine de mètres. Ce sont les premiers que nous voyons et nous sommes tout excités.

49 - Image furtive de nos premiers éléphants

Quelques photos plus tard, nous arrivons au Mowani Mountain Camp.

Accueil pour le moins… froid du propriétaire qui nous précise sans ménagement que nous sommes à l’accueil du lodge. Nous versons notre écot et nous nous replions vers le terrain de camping, le « coin des pauvres ». Nous n’avons droit à aucune des facilités du lodge, même pas le droit de jeter un œil à la partie hôtelière. Pour l’hospitalité, on repassera.

Le camping se situe à droite de l’entrée gardée du lodge. Quelque centaines de mètres de piste facile et nous voilà sur notre emplacement. Adossés à une colline, l’endroit est vraiment agréable et beau si ce n’était la présence des mouches qui gâche notre plaisir.

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52 - La douche

53 - Vue depuis la douche...

Nous attendons que la nuit tombe pour que ces dernières nous laissent tranquille. Une douche à l’air libre nous rafraichi et nous dînons d’une plâtrée de pâtes avant de nous coucher.

Jeudi 22 juillet

Le rituel du petit déjeuner, des tentes pliées et de la douche froide passé, nous partons de bonne heure en direction du site de Twyfelfontein. La visite débute à 8h30 et partons accompagnés de notre guide et d’un couple d’anglo-sud-africains visiter l’art rupestre ancestral des bushmen. La visite est plaisante et dure une petite heure.

54 - site de Twyfelfontein

55 - Lion man

Nous enchainons par la visite de Organ pipes et Burnt Mountain. Ces 2 sites ne présentent pas un grand intérêt mais leur proximité de Twyfelfontein en fait des lieux incontournables.

56-57 - Organ pipes et burnt mountain

Nous reprenons la piste, direction Palmwag où nous devons passer la nuit en lodge (avec les riches donc si on en croit l’accueil de la veille).

Arrivés en début d’après-midi sur place, nous patientons au bord de la piscine le temps que nos chambres soient prêtes.

Sevrés que nous sommes de rencontres avec les animaux depuis plusieurs jours, nous investissons 400 N$ par personne et partons à 15 heures faire un game drive.

Celui-ci s’avère correct, notre chauffeur Everest (qui pourtant n’en fait pas toute une montagne) est très agréable et pas économe d’anecdotes et de renseignements quant à la vie des animaux.

Lorsque nous quittons la route principale pour nous lancer à travers la savane sur une piste caillouteuse, le terme de safari prend tout son sens. La conduite est assez violente et nous sommes ballotés comme dans le tambour d’une machine à laver. Nous croisons nombre d’animaux et apercevons un éléphant qui s’abreuve dans le lit de la rivière.

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Après un apéritif organisé par Everest (qui tombe à pic) au soleil couchant.

60 - Apéritif dans le bush

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Nous nous retournons vers le lodge.

Dîner sur place. Menu identique pour tous les pensionnaires. Roti de Springbok que nous accompagnons d’un délicieux vin Sud-africain.

Vendredi 23 juillet

Après une bonne nuit dans un lit douillet, nous quittons Palmwag dans la mâtiné en direction de Ongongo et sa source d’eau chaude.

Nous reprenons la piste rocailleuse que nous avons parcouru partiellement la veille lors du game drive lorsque Maxime aperçoit un troupeau de girafes. Elles sont en contrebas de la route.

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Le voyage se poursuit lentement, nous profitons du paysage et sommes à l’affût d’animaux que nous sommes susceptibles de voir à tout instant. De nombreux panneaux routiers nous indiquent que nous pouvons rencontrer des éléphants. Il n’en sera rien.

Je jette un œil à la jauge d’essence et estime que nous devons faire le plein. Un œil à la carte et nous dépassons le village d’Ongongo pour aller plus loin à Seisfontein. Nous croisons en route une Outarde Curie qui est le plus grand oiseau volant.

Las, arrivé à Seisfontein il n’y a plus d’essence. La station service est en rupture d’approvisionnement et après avoir jeté un œil au fort transformé en hôtel (dans un cadre très sympa d’ailleurs) et fait quelques courses en ville, nous retournons sur nos pas en direction de Ongongo community camp. Demain, il faudra trouver de l’essence et vite.

La piste rocailleuse qui mène au camp fait une dizaine de kilomètres. Arrivés au camp, nous descendons vers la rivière et prenons possession de l’emplacement le plus proche de celle-ci. Nous déjeunons ici puis finalement remontons occuper une place plus grande et plus pratique dans la partie haute du camping. Bien nous en a pris, les milliers de grenouilles ont fait un vacarme extraordinaire durant toute le nuit. Vacarme atténué par le fait que nous étions loin de la rivière.

L’après-midi se passe en mode « repos » à Warmquelle, piscine naturelle d’eau chaude où nous nous baignons dans une eau limpide et turquoise réservée à nous seuls.

63 - Warmquelle

Le soir, douche dans la plus grande salle de bain du monde, dîner et coucher.

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65-Bloc sanitaire vu de l'extérieur - 66 - douche

67 - Dans la douche, la plus grande salle de bain du monde... vue imprenable

Samedi 24 juillet

Le petit déjeuner avalé et les tentes pliées, nous continuons notre route vers le nord et Epupa où nous devons être ce soir. Durée du trajet prévisionnel 6 heures.

Des allemands rencontrés la veille nous ont dit tout le bien qu’ils pensaient de Epupa falls, nous préviennent que la route sera longue… et qu’il n’y a pas de carburant à Seisfontein. Oui, merci, je savais.

La piste (D3704) en direction de Opuwo est assez roulante. Soudain, au détour d’un virage, on a l’impression qu’elle n’existe plus. Nous croyons être dans le lit pierreux d’une rivière à sec durant une cinquantaine de mètres. On imagine mal des camions passer par là mais nous en croiserons un néanmoins plus tard.

Un peu plus loin, nous arrivons à Joubert Pass. La piste est bitumée. Nous comprenons rapidement pourquoi. La pente est si forte que le 4x4 perd de la vitesse au point de refuser d’avancer plus loin. Je stoppe, passe la première et essaye de démarrer au frein à main. Impossible. Je me questionne, chacun à bord se demande comment on peut monter une telle côte avec un tel pourcentage !! Au moment où je me dis que je vais faire une marche arrière pour essayer de prendre un peu de vitesse dans la descente précédente, je me ravise et pense à passer la première « low gear ». La puissance du couple permet au véhicule de grimper la déclivité et, au pas, d’arriver au sommet.

Coup de chaud…

Arrivés à Opuwo, nous faisons le plein, (110 litres encore une fois) et sommes assaillis par les enfants qui veulent garder notre voiture pendant que nous faisons quelques courses et par les vendeuses de souvenirs. Après les courses au supermarché, nous repartons vers Epupa, 180 km plus loin.

Quelques kilomètres après Opuwo, nous nous arrêtons sous un arbre pour déjeuner. 2 enfants d’une dizaine d’année sur un âne arrivent à leur tour et nous dévisagent. Nous leur offrons des bonbons afin der rompre la glace. Quelques minutes plus tard leurs parents arrivent à leur tour sur un âne, charriant du bois. La conversation s’engage en anglais. Ils nous expliquent qu’ils vivent dans le bush à une petite distance de là. Nous les laissons là, sous leur arbre qui est le point de ralliement entre les parents et les enfants. L’homme nous demande quelque chose à manger. Nous leur offrons des gâteaux secs, du pain et nous poursuivons notre chemin.

Les paysages sont superbes, les troupeaux de bétail toujours aussi nombreux et nous atteignons Epupa en milieu d’après-midi.

68 - Cattle

Nous resterons 2 nuits au Epupa community campsite. C’est le camping le plus proche des chutes. Une magnifique terrasse en bois domine à une hauteur de 6 m la rivière Kuenene et après un rapide passage aux chutes, nous y buvons un verre en profitant du coucher de soleil et de l’endroit féerique.

69 - Epupa falls

70 - Ponton bar restaurant du community camp

71 - vue depuis le ponton

Dimanche 25 juillet

La veille, dès notre arrivée, nous avons été approchés par un guide qui nous a proposé ses services pour visiter un village Himba ou faire une randonnée.

Nous optons pour la visite d’un village Himba qui est le but de notre voyage dans cette région.

La visite du village est très intéressante. Notre guide Anita, nous révèle les coutumes Himba et nous facilite grandement les échanges avec ces gens d’une gentillesse infinie. Nous sommes très touchés par leur accueil. Nous avions peur de nous retrouver face à des bêtes de foire. Comment rester respectueux de ces gens et ne pas arriver en pays conquis en photographiant tout ce qui passe à portée d’objectif ?

Anita nous met à l’aise et les habitants du village aussi. Nous offrons des bonbons aux enfants mais devant leur difficulté à les manger nous nous rendons compte qu’ils n’ont pas retiré le papier transparent qui entoure celui-ci. Une autre culture…

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Nous quittons au bout de 2 heures à regret le village avec l’énorme sentiment d’avoir fait une rencontre réelle. Qu’en sera-t-il dans quelques années ?

Aujourd’hui, seules les femmes Himbas perpétuent les traditions. Les hommes sont revêtus de maillots de foot d’équipes européennes et ont un GSM à la main.

On a probablement contribué un peu ce matin à la disparition des coutumes ancestrales des Himbas.

De retour au camp, Anita nous guide le long de la rivière Kuenene en amont des chutes. Nous voyons des crocodiles à quelques mètres d’habitants se lavant dans la rivière, et plus loin des Velvets se nourrissant de noix de macadamia. Elle nous montre aussi la flore et nous conte des anecdotes.

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78 - Palmiers Makalani



L’après-midi sera dédié au repos au campement au bord de la rivière. En fin d’après-midi nous montons sur la colline avoisinante pour avoir les chutes en grand large…

79 - Epupa falls

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Lundi 26 juillet

Nous repartons vers le sud et empruntons à nouveau la piste qui relie Epupa à Opuwo.

Après 3 h 00 de route, à l’intersection nous empruntons la route C41 puis plus loin la C35 qui nous mène à Hobatere lodge. La route est bitumée, roulante. Il faut juste faire attention aux troupeaux de bétail qui sont sur les bas côtés ou carrément au beau milieu de la route. Pour une voie limitée à 120 km/h, c’est surprenant. This is Africa.

Le paysage est ennuyant au possible.

Nous arrivons à l’entrée de la concession Hobatere lodge à 14 h 00. Celui-ci se trouve au bout d’une piste de 16 km dans la concession privée. Nous apercevons des girafes et des koudous. Ceci augure bien du reste de l’après-midi.

Nous sommes accueillis chaleureusement à la réception de l’hôtel avec un jus de fruit. Nous prenons possession de notre chambre et sommes invités par Shawn à prendre le thé à 15h00 au restaurant.

Le thé est offert aux résidents avec quelques gâteaux faits maison. Shawn qui est le patron du lieu a toujours vécu ici depuis l’enfance. Ce sont ses parents qui ont monté l’affaire. Questionné, il nous explique que c’est lui qui s’occupe du ravitaillement en volant avec son propre avion. Il y a en effet un petit aérodrome contigu au lodge.

En dehors des clôtures du lodge, un hide a été construit. Shawn nous y accompagne à bord d’un vieux Range Rover de 1979. Tout est mécanique sur cet engin nous explique-t-il. Il n’y a que les phares qui soient électriques. C’est mieux pour l’entretien.

Le hide est située à 1 km du lodge à proximité d’un point d’eau très fréquenté par les animaux.

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Pas question d’y aller à pied. Effectivement, nous passons à côté d’éléphants, c’est très impressionnant.

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Nous restons 1h30 à observer les zèbres qui s’abreuvent sous le regard de 3 lionnes. L’agitation et l'anxieté qui s’empare du troupeau de zèbres est palpable.

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L’une des lionnes viendra à proximité du point d’eau en fin d’après-midi.

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Repas au lodge autour d’un grand feu, nuit calme et reposante.

Mardi 27 juillet

Nous quittons à regret Hobatere après un super petit déjeuner en direction de Etosha NP.

Le parc d’Etosha doit être un grand moment du voyage. Nous sommes un peu sur notre faim quant aux animaux croisés depuis le début de notre aventure. Des Springboks craintifs nous en avons vu des quantités industrielles mais peu d’éléphants ou de girafes. Les zèbres, vus la veille on satisfait notre soif de rayures.

Nous refaisons les 16 km de piste pour relier la route principale (C35) et arrivons à la gate de Etosha vers midi. Nous payons les droits d’entrée pour 3 jours, le garde nous précise que nous devons ressortir avant 12 h 00 maximum vendredi 30 juillet.

Après avoir fait le check in pour accéder au camping, nous roulons sur la partie nord ouest du parc. Ca ne commence pas mal. Gnous, secretary bird, Oryx, springboks, de nombreux animaux sont là.

85 - Secretary

86 - Oryx

Le soir, petit tour au point d’eau d’Okaukuejo. Le meilleur de tous les points d’eau éclairés de Etosha. C’est un ballet incessant de rhinocéros, d’éléphants et de girafes qui viennent s’abreuver sous les projecteurs.

87 - Rhinocéros

88 - Une photo loupée parmi tant d'autres....

Mercredi 28 juillet

Journée consacrée à Etosha NP. Nous sillonnons le parc toute la journée de point d’eau en point d’eau, échangeant avec les véhicules croisés des informations sur la nature des rencontres à faire ou déjà faites.

89 - Point d'eau d'Okaukuejo

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Le point d’eau de Goas marquera l’apogée de la journée, nous apercevons une lionne tapie à l’ombre. A notre arrivée, elle de lève et va nonchalamment se coucher un peu plus loin.

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Les portes du parc ferment à 17h45, nous restons jusqu’au dernier moment sur les pistes afin de profiter des belles lumières et des nombreux troupeaux de girafes.

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Aujourd’hui, pas d’éléphant.

Nous dormons le soir dans un chalet bush du camp de Halali. Apéritif et barbecue sont au rendez-vous d’une soirée tranquille qui sera marquée par la visite d’un ratel.

Jeudi 29 juillet

Aujourd’hui, nous rallions le camp de Halali au camp de Namutoni où nous camperons. De la même façon que la veille, nous explorons les pistes du parc.

En fin de matinée, nous sommes seuls (ce qui est exceptionnel tout de même dans ce parc assez fréquenté) à observer une lionne couchée à l’ombre scrutant le point d’eau et les animaux qui s’y abreuvent.

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Le reste de la journée se déroule sur les pistes avec un arrêt en début d’après-midi dans le camping herbeux de Namutoni où nous prenons nos marques et un peu de repos.

Reprenant la route plus tard, nous verrons un rhinocéros au loin, un éléphant et toujours de nombreuses et somptueuses girafes.

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En rentrant au camp, une lionne traverse la route juste devant notre véhicule. Nous sommes si surpris et la rencontre est si rapide que nous manquons l’occasion de faire de belles photos.

Vendredi 30 juillet

Après un dernier tour dans Etosha à la recherche de Dik dik nous quittons le parc pour Tsintsabis à la rencontre des Bushmen.

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Nous arrivons en début d’après-midi au Treesleeper camp. Camp communautaire au milieu d’une forêt, très sympa… et pas bondé comme les camps d’Etosha.

Nous décidons suite à la proposition de notre hôte de faire la visite d’un camp bushmen. 300N$ par personne la balade, ça promet d’être sympa.

Nous quittons le camp à pied avec notre guide (qui est aussi barman-réceptionniste-traducteur et bushman) en direction de Tsintsabis qui est à une grosse demi-heure du camp. Nous faisons quelques achats d’aliments à l’épicerie communautaire pour les offrir aux bushmen qui nous accueillent.

Nous sommes vendredi 30 juillet. Jour de paye. C’est la fête au village. Sono avec des rythmes zouk à fond, alcool à gogo, nous sommes sur nos gardes, il n’y a pas de raison que l’alcool ne rende pas moins idiots les namibiens que les français.

Actuellement, une route se construit reliant Windhoek à l’Angola. Les ouvriers du chantier sont basés à Tsintsabis. Il y a en conséquence beaucoup de communautés et de peuples différents qui s’y croisent. Ceci a pour effet d’engendrer une délinquance et malheureusement pas mal de problème d’alcool et de bagarres. Un poste de police s’est même installé ici alors qu’avant le plus proche était à Tsumeb à 60 km au sud.

Nous voilà repartis à pied durant une demi-heure vers le village bushman.

Arrivés sur place, nous constatons que les femmes ont quitté le camp pour faire des courses (jour de paye) pendant que les hommes boivent en ville (jour de paye). Sympa la balade.

Visite d’une première famille… ils sont absents. Ben tu parles… A la place nous voyons des voisins qui tiennent siège. Notre guide échange quelques mots avec les locataires du lieu et nous partons.

Deuxième famille une centaine de mètres plus loin. Tout le monde est là. Assis à même le sol en train de fumer cigarette sur cigarette. On se regarde tous les trois, j’interroge le guide du regard. Il échange quelques mots avec une femme, nous tournons quelques minutes sur place faisant semblant de nous intéresser à ce que nous voyons sous le regard des habitants et repartons pour une heure de marche en direction du camping.

Nous ne faisons pas de photo, l’ambiance ne s’y prête pas. Nous avons l’impression de visiter un bidonville.

Durée de la visite, 2 h 15, marche et courses incluses.

Au retour, je parle avec notre guide. Il m’explique que les bushmen qui sont là ont été déportés de Etosha où ils vivaient. Le gouvernement leur a offert 2 vaches, une chèvre et des terres et les a obligés à se sédentariser sur cette parcelle. Pour un peuple qui est historiquement une communauté de chasseurs et nomade, ça ne le fait pas vraiment.

Nous comprenons mieux l’impression de pauvreté et de laisser-aller que nous a donné ce village.

Nous ne souhaitions pas une visite avec un faux folklore, mais Treesleeper qui essaye via son association de pérenniser la culture Bushmen a vraiment des soucis à se faire.

Le soir, nous sommes sous les arbres et dormons en entendant au loin la musique provenant de l’épicerie.

Samedi 31juillet

Journée de liaison entre Tsintsabis et Bagani où nous devons loger ce soir près du delta de l’Okavongo.

Nous quittons les pistes pour une route bitumée pour joindre Rundu où nous ferons quelques courses. Tout au long de cette voie (B8) nous voyons de nombreux villages de part et d’autre.

Nous ne savons pas si c’est un rituel du au samedi mais de nombreuses femmes et enfants portent des bidons, tantôt vides et tantôt pleins d’eau. Les hommes sont plus souvent assis, à l’ombre des arbres dans les villages.

L’arrivée à Rundu est épique. La ville est noire de monde. Ca circule plus ou moins à contresens et dans une parfaite anarchie. Etant parisien, je connais ce type de circulation mais en roulant à gauche c’est nettement plus rock and roll. Les gens sont endimanchés et l’atmosphère est bon enfant. Devant retirer de l’argent à un ATM, je renonce, il y a 30 minutes de queue. Nous profitons du supermarché pour faire quelques courses.

Le reste du voyage se passe tranquillement et nous prenons place au camping du Mahangu safari lodge au bord de la rive l’Okavongo. A la réception, nous avançons nos montres d’une heure, et sommes à l’heure du Botswana. Les sanitaires sont corrects, l’emplacement aussi.

96 - Manhangu camp

97 - L'Okavongo

Une bonne adresse. Durant la nuit, les hippopotames investissent le camp et grognent. A l’abri dans les tentes sur toit, nous dormons du sommeil du juste jusqu’au moment où une envie naturelle me fait descendre. Cette envie est satisfaite à 2 m à peine de l’échelle d’accès à la tente et je remonte illico entendant non loin les hippopotames.

Dimanche 1er août

Après un solide petit déjeuner au lodge (la qualité des breakfasts est une constante) nous partons visiter le parc de Mahangu à proximité.

Je m’arrête pour payer l’entrée aux représentants du NWR et lorsque je ressors du bungalow Isabelle et Maxime m’apprennent qu’ils ont aperçu un troupeau d’éléphants traverser la piste. Le game promet !!!

Le Parc de Mahangu se divise en 3 pistes. Une le long de l’Okavongo, une deuxième côté forêt et une troisième qui traverse le parc à la manière d’une autoroute et rejoins la frontière Botswanienne. La première est la plus courue car la liste des animaux que nous sommes susceptibles de voir est longue. Durant les 40 km que dure le drive, nous verrons des babouins, un baobab, un museau d’hippopotame à 300 m (notre premier, on a pris 1265 photos). Rien de génial donc excepté que le parc est très joli. Ah si… 3-4 autruches aussi.

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Nous allons ensuite au Xaro lodge après avoir traversé la frontière.

Nous nous demandions quel était l’intérêt qu’avait le prestataire à nous faire passer la frontière pour aller rejoindre ce lodge. Nous avons compris dès notre arrivée.

Nous sommes accueillis très aimablement. A la demande de la réceptionniste nous vidons le coffre de la voiture et montons à bord d’un bateau chargés de nos valises et de notre matériel photographique. Vingt minutes plus loin nous arrivons à destination Ce trajet sur l’Okavongo est agréable et riche en rencontre avec des crocodiles paisiblement ( ?) couchés sur la rive.

99-100 Xaro lodge

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Nous dormirons dans des tentes sur pilotis avec salle de bain individuelle. Le grand luxe, une infinie gentillesse de nos hôtes, le paradis sur terre, loin de tout. Le soir nous retrouvons des sud africains, des allemands et un couple de français originaires de Toulouse entrevus le premier jour à Windhoek à table et discutons ensembles de nos voyages.

Lundi 2 août

Petit déjeuner au lodge, retour en bateau et nous reprenons possession de notre véhicule resté sur le parking. Comme la visite de la veille n’a pas été fructueuse, nous décidons de visiter à nouveau le parc de Mahangu après avoir repassé la frontière. Nous payons une fois de plus l’entrée et reprenons la même piste.

Cette fois, dans sa première partie, nous voyons des zèbres, des hippotragues et des girafes. Toujours pas d’éléphants.

Nous roulons ensuite en direction de Kongola où, après un petit ravitaillement nous séjournerons pour une nuit au camping du Mazambala island lodge.

Mardi 3 août

Nous plions une dernière fois les tentes sur toit, enlevons les duvets, offrons à une jeune fille du camping une couette que nous avions acheté à Mariental après notre première nuit si froide et repassons la frontière aujourd’hui encore pour aller au Botswana à Kasane. Cette fois, nous passons au pont de Ngoma. A cet endroit, le poste de frontière est plus grand que la veille. Il y a même… une barrière sanitaire. Nous n’avons pas le droit de faire passer de la viande de bœuf crue au Botswana en venant de Namibie. Pas de problème, nous n’avons que du biltong, viande de bœuf séchée. Ben oui… mais c’est cru quand même et je me fais saisir l’équivalent de 17€ de viande !!! Faut être bête quand même !!! Si nous avions mis le Biltong ailleurs que dans la glacière ou le frigo, on l’aurait passé mais bon…

De l’autre côté de la frontière, nous empruntons la route nord qui traverse le parc de Chobe. Nous voyons à plusieurs reprises des éléphants traverser la route ou stationner en bordure. Nous sommes éberlués. Enfin des éléphants tout prêts de nous.

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Nous arrivons à Kasane en début d’après-midi et faisons le check in au Water Lily lodge.

Ce n’est pas le super luxe mais l’hôtel est correct. La chambre un peu vieillotte, un matelas jeté au sol pour faire le troisième couchage…

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Vers 15h nous partons avec un couple d’anglais pour un game drive à Chobe.

Les compagnies qui peuvent emmener des touristes sont assez nombreuses à Kasane. Nous faisons confiance à l’hôtel pour nous organiser ça.

Nous payons les droits d’entrée du parc élevés 120 pulas par personne et 300 pula pour le drive.

Les pistes de Chobe sont très sablonneuses et nous apprécions d’avoir un chauffeur pour nous conduire dans le parc qui ne possède pas ou si peu de signalisation. Nous longeons la rivière et voyons de nombreux éléphants, girafes, hippopotames et enfin des buffles après lesquels nous courrions depuis plusieurs jours.

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Soudain, En fin de drive vers 17 h00, effervescence entre les chauffeurs des différentes compagnies. Un léopard a été vu non loin. Nous nous rendons sur place à toute vitesse et là, c’est un embouteillage en règle et chacun y va de son autorité pour permettre à ses clients de voir l’animal. Heureusement, personne ne s’attarde outrageusement mais la bête n’est surement pas dans son état normal.

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Nous avons presque réalisé le Big Five. Il manque le guépard mais un léopard fera l’affaire.

Nous rentrons ensuite au lodge dans le froid et la nuit.

Nous dînons à l’hôtel le soir. Service lent mais plats corrects.

Mercredi 4 août

Lors de l’élaboration du voyage, un des projets consistait à voir les chutes Victoria. De ce fait, on doit laisser notre véhicule à Kasane. Un prestataire arrive vers midi récupérer le 4x4 avec le réservoir vide (ou presque).

Une fois le véhicule parti, nous allons en ville échanger quelques euros en pulas.

En revenant de la banque, nous nous arrêtons à la poste où pour 1€ nous avons accès à internet. C’est pas du haut débit mais comme nous n’avons pas pu nous connecter depuis 2 semaines, je souhaite donner des nouvelles à nos proches.

Première chose, jeter un œil sur les comptes bancaires. Bien nous en a prit. Nous constatons que ma carte Visa a été piratée et que nous avons 5.700€ d’achat en attente de débit fin août. Un message vite fait à la banque (enfin vite fait avec la touche @ qui marche pas et avec le stress de la découverte ça le fait pas trop) pour prévenir du fait et notre demi-heure de haut débit 56k est terminée. Pour les nouvelles à la famille, on enverra des textos.

Du coup, carte Visa bloquée, on finira avec la Mastercard d’Isabelle.

L’après-midi est consacré à la détente et à divers échanges téléphoniques avec le banquier jusqu’au départ en bateau à 15 h 00 pour un « boat-cruise » la rivière Chobe.

Nous sommes à bord d’un petit bateau pouvant recevoir 8 personnes et nous sommes… trois plus le capitaine.

Comme pour le game en voiture, nous payons à nouveau l’entrée du parc et de la balade en bateau.

La petitesse du bateau nous permet de nous faufiler dans des bras de la rivière que les gros catamarans (avec parfois 100 personnes à bord) ne peuvent pas atteindre. Nous prenons beaucoup de plaisir à voguer sur les eaux calmes entre les crocodiles, les hippopotames et autres varans, éléphants, etc.

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Nous voyons, une des plus belles images de nos vacances. Plusieurs centaines d’éléphants, environ 500 d’après notre cap’ tain passent sur un banc de terre et se dirigent vers un endroit où pousse de l’herbe tendre et grasse.

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Nous restons peut-être une demi-heure sur place, bateau échoué à attendre la bonne lumière. C’est magique.

Nous retournons au lodge à 18h30 satisfaits, l’impression d’avoir eu un truc pour nous seuls. Quel bel après-midi!

Jeudi 5 août

Comme tu as tout suivi, tu as remarqué que nous n’avions plus de voiture.

Ce matin, il est prévu que l’on passe nous chercher à 9h30 pour nous conduire à Victoria Falls.

A 8h30 nous sommes prêts et patientons au bord de la piscine. A 9h00, notre chauffeur arrive. Il nous conduit avec d’autres voyageurs à la frontière Zambienne pour certains d’entre nous et Zimbabwéenne pour d’autres où un autre chauffeur nous attend, de l’autre côté de la barrière marquant le passage entre les deux Etats. Nous avons l’impression d’être à Check Point Charlie du temps de la guerre froide et nous passons avec nos valises à la main en essayant de ne rien oublier.

Notre nouveau chauffeur s’appelle Frederick. Il a un prénom super sympa.

Arrivés à Victoria Falls, je me rends compte que j’ai oublié mon chapeau (un Stetson acheté à Kanab en Utah en 2007). Là, je suis vert…A tous les coups, je l’ai probablement oublié lorsqu’on a payé les visas pour entrer au Zimbabwe. Je fais part à Frederick de mon désarroi et lui demande s’il retourne sur place aujourd’hui ou demain faire un transfert de voyageurs de jeter un œil dans le bureau de la douane.

Le Victoria falls Hôtel est un très vieil établissement au charme suranné de l’Empire Anglais de la reine Victoria.

Nous héritons d’une chambre vieillotte en bout de couloir mais bon… ça roule quand même.

En début d’après-midi nous partons visiter le site des chutes Victoria. Nous sommes accompagnés d’un policier entre la sortie de l’hôtel et l’entrée du site des chutes. C’est un peu lourd en fait, surtout que nous n’avons pas l’impression que ça craint, mais on ne peut pas y échapper. Quelques vendeurs à la sauvette nous accompagnent.

Les chutes de Niagara sont les plus grandes en débit, les chutes de Iguaçu sont les plus larges et les chutes Victoria sont les plus hautes. C’est du moins ce que nous lisons à l’entrée du site. Comme ça, tout le monde il est content !

L’entrée est payante. Tu parles, 30 US$ par personne! C’est extrêmement cher, surtout que ce n’est pas le président Mugabe qui les a creusées en personne…

Le site est magnifique, la rain Forest très impressionnante et au bout de 2 heures nous sommes au bout du site. Nous avons vue sur le pont qui enjambe la rivière Zambèze marquant la frontière entre le Zimbabwe où nous sommes et la Zambie.

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Nous faisons l’impasse sur toutes les activités possible et imaginable dans un tel cadre (vol en ULM, hélicoptère, base dump, tyrolienne, safari, château de sable, etc.) qui sont toujours très chères.

Nous faisons une incursion en ville à pied pour sentir un peu l’atmosphère. La vie est très difficile au Zimbabwe et la population souffre énormément. Les vendeurs de souvenirs sont assez pressants (c’est un mot faible) et nous faisons demi-tour assez vite, on n’a pas envie aujourd’hui d’être harcelés.

Nous rentrons à l’hôtel et lorsque nous arrivons à la chambre, la réception appelle. Notre chauffeur Frederick nous fait demander, il a mon chapeau. J’arrache un (gros) billet de mon porte-monnaie et cours à la rencontre de mon sauveur. Il est là, le Stetson à la main.

Frederick m’explique que j’ai perdu mon couvre-chef le matin en montant dans le van. Apparemment des gens l’on vu et nous ont appelés mais nous avons été sourds à leurs cris. Frederick est retourné sur place l’après-midi, le chapeau l’attendait posé sur un poteau.

Je le remercie chaleureusement, cet objet est plus qu’un chapeau pour moi.

Nous dînons à l’hôtel.

Vendredi 6 août

Petit déjeuner à volonté au Victoria falls hôtel. Le meilleur et toujours à l’anglaise. Nous adorons cela.

En matinée, nous nous rendons à un point de vue entre la seconde et la troisième gorge. De là nous voyons le Zambèze et la frontière avec la Zambie.

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Initialement nous souhaitions nous rendre en Zambie voir les chutes sous un autre angle que la veille. Le prix du visa (20 US$ par personne) et de l’entrée au site (30 US$ par personne) nous fait reculer.

Nous allons ensuite au Curio village acheter quelques souvenirs. Ca se fait un peu dans la douleur, les commerçants sont très pressants et lorsqu’ils sont à bout d’argument pour vendre des statuettes qui sont toutes identiques, veulent procéder à des échanges de tee-shirt, chaussures et même de nos chaussettes. Ce n’est pas évident.

L’après-midi, la piscine s’offre à nous. Une demi-journée de pur repos à glander sans rien faire sur 24 jours, c’est peu finalement et chacun à droit au repos. J'en profite pour faire des photos de l'hôtel.

122 - Victoria Falls hôtel

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En milieu d’après-midi, je ne tiens plus en place et je retourne seul à pied au point de vue où nous étions le matin pour avoir une autre lumière mais le site est à l’ombre. Je suis déçu.

Samedi 7 août

Nous décollons à 13h20 de Victoria falls airport en direction de Johannesburg et à 19h30 de Johannesburg pour Paris.

Le voyage, comme d’habitude est long et l’arrivée le dimanche matin à Roissy CDG à 6h30 un cauchemar. Nous récupérons nos valises, rentrons à la maison. Lundi 9 août

Au boulot…c’est brutal…

Le bilan :

Le retour a eu lieu il y a 5 semaines déjà.

Le voyage s’est décanté.

Si dans un premier temps nous n’étions pas aussi enthousiastes que lors de nos voyages aux USA, nous avons depuis révisé notre jugement et avons profondément aimé la région, les gens et la liberté que nous ont procurés ces vacances.

J’ai aimé cette lumière, si pure le matin et le soir, que je n’avais jamais eu auparavant. Ces nuits étoilées...

Merci à Vilcanota qui m'a prêté une partie du matériel photographique et grâce à qui j'ai réussi à faire quelques clichés... 😛
Alaska! English translation pending
by Mlefevre · 2010-09-19 · 91 replies
Bonsoir à tous, Voici le récit de notre voyage de cet été 2010 en Alaska. Ce ne fut pas toujours un long fleuve tranquille!

Pour le récit illustré, cliquez ici

Bonne lecture!

ALASKA ! Enfin ! L’idée d’aller en Alaska nous turlupinait, Fred et moi, depuis longtemps. On n’avait cependant pas envie de survoler superficiellement cet immense état américain (le plus grand, 3X la France) On voulait le découvrir sous son aspect le plus sauvage, loin de la civilisation, loin des routes, au plus près de la nature. Pas facile en 3 semaines de vacances. Pas facile avec 3 enfants. Il nous a donc fallu attendre patiemment qu’ils grandissent, physiquement mais aussi dans leur tête, car nous nous doutions que le wilderness sous ces latitudes est vraiment très « wild ». Bref, nous (Marie, Fred, Caroline 17 ans, Arnaud 15 ans et Marion 14 ans) débarquons enfin à Anchorage ce 01/08/10 et récupérons nos 180 kg de bagages… 180 kg !? Oui, on prévoit de commencer par une semaine de camping itinérant en kayak de mer, suivie de 4 jours de descente en raft : tout ça nécessite un sacré fourbi, d’autant que nous emmenons notre canoë gonflable. Comme je me doute que notre résistance à la rude vie au grand air alaskan risque d’avoir ses limites, je choisis de terminer notre voyage par la location d’un camping car pendant 10 jours. Avec un tel programme nous n’allons découvrir qu’une infime partie de l’Alaska, à notre rythme. Ce sera l’occasion d’y retourner !

Cogitations/préparatifs Pour les prix, voir dans la partie budget à la fin VOL Pour le vol, rien de bien compliqué : Condor Airlines, filiale lowcost de Lufthansa, opère des vols directs pour Anchorage depuis Francfort. 2h30 de route de Nancy, aéroport très pratique. Bien que cher (presque 1000 euro A/R) on n’hésite pas longtemps devant l’attrait d’un vol direct et le prix de toute façon assez élevé aussi des vols avec escale (pb des retards, correspondances ratées, bagages perdus, passage de douane…) passant par les US ou le Canada. KAYAK DE MER On avait adoré notre virée en kayak au Groenland et bien envie de recommencer. Le but était de se balader dans des espaces vierges, sans trop d’humains, sans ferry, bateau de pêche, vedettes à moteur… Bref sans autre bruit que celui des cascades, du vent et de la mer, des animaux et du crépitement des glaçons mêlé aux craquements sinistres des glaciers.. Euh….j’avais oublié celui de…la pluie ! Après avoir comparé les mérites respectifs de Valdez, Seward, Homer et Whittier (dans tous ces endroits on trouve à louer des kayaks de mer), je choisissai finalement cette dernière. Whittier est un endroit absolument glauque, le pot de chambre de l’Alaska avec une pluviométrie record, mais c’est une bonne base de départ vers la partie ouest du PWS (Prince William Sound : gigantesque baie parsemée d’îles, située au SE d’Anchorage) qui est une zone très abritée de la houle océanique du fait de la présence de nombreuses îles. Bien sûr il y a des endroits avec plus de glaciers (Valdez), plus d’animaux (Seward), mais cette zone me parait réunir pas mal d’atouts : protégée de la houle, quelques glaciers, de bonnes chances d’y voir des animaux, pas trop de difficulté pour y bivouaquer (la forêt pluviale, exubérante vient souvent jusqu’à la limite de la haute mer) Après quelques échanges de mail, je retenai Epicchartesr (Brooke le patron n’a pas été avare d’informations sur le coin) pour louer les kayaks : 2 doubles+1 simple. S’éloigner de la civilisation a un coût certain en Alaska car l’absence de route sur la plus grande partie de cet état nécessite le recours à un avion, hydravion ou bateau. En l’occurrence c’est en « watertaxi » (toujours avec Epiccharters) que nous nous ferons déposer à environ 75 km au sud de Whittier (au-delà des zones de pêche), puis récupérer un peu plus loin une semaine plus tard. Pourquoi ne pas prendre un tour guidé ? Ben… parce que quand on ne peut compter que sur soi-même, les sensations sont décuplées !

RAFT C’est précisément pour éviter le coût non négligeable d’une dépose aérienne (à 5+ matos de camping+bateaux il faut 2 rotations car les coucous sont minuscules) que je choisissai finalement de descendre la Chulitna. Après avoir demandé des devis pour accéder à des rivières perdues dans le nord de l’état, je réalisais que, d’une part cela ferait exploser le budget, d’autre part cela nous demanderait d’y consacrer beaucoup de temps (il faut le temps de monter là-haut et d’en redescendre+journée de sécurité pour le vol de dépose, idem pour la reprise) 3 ou 4 jours me semblaient la bonne durée : assez longue pour bien entrer dans l’ambiance du trip, assez courte pour ne pas engendrer de monotonie. Les enfants voulaient que ça bouge un peu (on a été servi…) Je ne voulais pas d’une rivière trop près d’une route. Je ne voulais pas de portage. Je voulais enfin avoir la possibilité de voir des animaux et de beaux paysages. Je jetai donc mon dévolu sur la Chulitna pour laquelle le point de mise à l’eau est accessible par la George Parks Highway et qui après 77 miles passe – comme c’est pratique- dans le village de Talkeetna. La Chulitna passe dans la même vallée que la George Parks Highway, à une distance de plusieurs km si bien qu’on ne perçoit pas sa présence (sauf sur qq km au début où l’on entend un peu la circulation). En cas de problème il ne faut toutefois pas trop compter pouvoir rejoindre la route car le terrain est difficile : forêt impénétrable, marais, ravins… Elle longe sur son flanc est tout le massif du Denali, plus haut sommet d’Amérique du nord qui culmine à 6029m. Elle court ainsi dans une vallée glaciaire du nord vers le sud, recevant plusieurs affluents qui augmentent considérablement son débit (de 1 à 4 entre le début et la fin de notre parcours) Cette rivière étant classée II+ voir III en cas de fort débit, je préférai louer un raft plutôt que des canoës gonflables . (Bien m’en a pris, boudiou !) Craignant que les enfants ne s’ennuient sur le raft, je décidai d’amener notre canoé gonflable (super bonne idée) Je réservai donc un raft Aire de 15’chez Alaska Raft Connection (à Anchorage) dont le patron Brian est très réactif. J’ajoutai dans nos bagages une galerie gonflable Handyrack et des sangles car transporter un raft et ses avirons n’est pas une sinécure.

VOITURE Après plusieurs jours de recherche sur le net, je tombai enfin sur un tarif tout à fait raisonnable (pour l’Alaska hein !) pour la location d’un Dodge Grand Caravan chez Alamo. C’est fou, les prix vont de 1 à 5 ! Bien chercher avant de se décider donc. Pourquoi louer une voiture pour faire du kayak et du raft ?! Ben, pour les transferts pardi ! En fait, les transports en communs pour 5 sont + chers qu’une location et en plus impraticables avec tout notre fourbi. Pas le choix donc, même si ça fait râler de louer une voiture pour la laisser 7+4 jours au parking… Voiture quasi neuve, 12000 miles au compteur, récupérée en 5 minutes en arrivant à l’aéroport.

CAMPING CAR Bien moins cher à partir du 15 août, on a sauté sur l’occasion. On a donc loué pour 10 jours chez Great Alaskan Holidays un camping car de 25’, nécessaire et suffisant pour 5 personnes. On ne voulait pas plus grand afin de pouvoir rester relativement « agile »… Organisation parfaite, camping car étincelant. Il y a PLEIN de camping cars en Alaska et ça se comprend : on peut s’arrêter où on veut, en « pleine nature », en toute légalité (ce qui n’est pas le cas dans beaucoup d’autres états américains). Vu les distances, la rareté et le coût de l’hôtellerie, la qualité de la « restauration » tout-venant, c’est une solution qui serait presqu’idéale si ces bestiaux ne consommaient pas 25 l/100 km minimum (26 en ce qui nous concerne en roulant hypercool)

SECURITE Rassurez-vous je ne parle pas des Américains, en général vraiment sympas mais de la Nature et de ses Habitants. Prévoyant de nous balader dans des coins perdus, en bonne santé mais pas à l’abri d’une gamelle, crise d’appendicite - que sais-je encore - dans une nature réputée pour sa population d’ours (noir et grizzly) je préférai louer (chez Alaska raft Connexion toujours) un téléphone satellite et un bear spray (spray répulsif contre les ours) pour la partie kayak et raft. Je louai aussi (cette fois chez Epiccharters) une VHF (finalement inutile car il n’y avait pas un chat là où nous avons fait du kayak et la portée de cet appareil est très limitée) Enfin je décidai de fabriquer une « bear fence », clôture électrique anti-ours (destinée à entourer la tente), afin de pouvoir dormir un peu plus sereinement. J’ai trouvé tous les ingrédients en Europe (je ne voulais pas commander aux US à cause des frais de douane+dossier éventuels) Evidemment cet attirail ne dispense pas de respecter aussi scrupuleusement que possible les consignes pour éviter des rencontres trop rapprochées avec les ours. La rando en kayak se déroulant dans la Chugach National Forest, Epiccharters avait récupéré pour nous auprès du visitor center cinq boîtes anti-ours destinées à stocker la nourriture et les trucs odoriférants qui pourraient intéresser ces gourmands. Bien pratiques pour s’asseoir mais d’un volume insuffisant pour une semaine d’autonomie. Un peu encombrantes dans les kayaks même si heureusement elles tenaient verticalement entre nos jambes. Pas étanches, dommage.

Le voyage (Dim 01/08/10) Ouf, l’hôtesse de l’enregistrement ne moufte pas quand elle nous voit enregistrer 8 sacs pour 5 personnes. Depuis peu la franchise de bagages en soute est limitée à 1 sac de 23kg/personne mais comme les billets ont été achetés l’année dernière, nous bénéficions encore des 2X23kg. On décolle enfin avec 3h de retard (on s’est donc levé à 4h du mat pour rien…) 8h45 plus tard, après avoir survolé le Groenland puis (chance !) aperçu le Denali émergeant d’une mer de nuages, nous nous posons vers 14h à Anchorage. Il fait gris mais il ne pleut pas, environ 17°C. On récupère la voiture au terminal domestique en un clin d’œil et après nous être trompés d’adresse (j’avais noté l’adresse postale, ne nous énervons pas… une adorable commerçante nous a retrouvé la bonne adresse sur le net), on déniche enfin Alaska Raft Connection, dans un hangar près de Lake Hood juste à côté de l’aéroport pour récupérer le tél satellite et le bear spray. Le dépaysement est immédiat car ce lac sert en fait d’aérodrome pour les hydravions. Il y en a des centaines, garés sur l’eau ou sur les parkings. Si le trafic sur le gros aéroport parait modeste, ici, ça turbine ! Ce spectacle nous occupe bien en attendant que notre téléphone atterrisse ! Enfin, il arrive : une famille de Suédois (avec un garçon de 15 ans et une fille de 18 ans) vient de rentrer en hydravion d’une randonnée de plusieurs jours en raft sur la Talachulitna River. Ils ont attendu leur hydravion pendant plus de 24h à cause du mauvais temps et sont affamés. Ils ont eu de la pluie quasiment en permanence… On compatit… « I wouldn’t do it again » dit sobrement la maman. Bien, bien, bien… Je me rassure en me disant que la météo a l’air tout à fait correcte pour les jours à venir. Ils ont tout de même vu un ours, un lynx, des élans et pas mal de moustiques (ça m’inquiète un peu cette appréciation, surtout venant de Suédois !) Brian nous explique que le mois de juillet a battu tous les records de pluviométrie. Bon…ça ne peut que s’améliorer en août, pas vrai ? Bref, ils avaient 2 tél satellite (on n’est jamais trop prudent mais j’avoue que ça ne m’était pas venu à l’idée. Peut-être avaient-ils des impératifs professionnels ou familiaux nécessitant de fréquents appels) On récupère celui qui n’a pas servi et dont la batterie est pleine. Direction ensuite le Wal Mart pour les courses de bouffe et achat de gaz : on vide le rayon de ses 4 dernières petites cartouches. Enfin nous prenons la route en direction de Girdwood , petit village situé à environ 1h de route d’Anchorage en direction de Whittier, le long du Turnagain Arm, gigantesque bras de mer entre Anchorage et la Péninsule de Kenai. Le temps est bouché, je suis cuite, ça circule énormément, pas de photos. Il y a un monde fou sur cette route mais les chambres que j’ai réservées dans l’AJ de Girdwood : GABI (Girdwood Alaska Backpacker Inn) sont au calme sur l’arrière. A 20h après 26h de route/avion/courses/route, on s’écroule enfin !

En route vers Point Nowell (Prince William Sound PWS) Lu 02/08 Avec 10h de décalage horaire, on est réveillé à l’aube et ça tombe bien car on a RDV à 7h45 avec Epiccharters. Pas le temps de profiter de l’auberge, pourtant bien sympathique. On passe le tunnel (12$, circulation alternée sur une seule voie pour les voitures et le train) sans attente si bien qu’on a le temps de visiter Whittier et ses alentours (il n’y a que qq km de routes) Sous la pluie, dans le brouillard, on aperçoit notre premier aigle pêcheur, ravis. On se rend compte qu’avec la fatigue d’hier on a mal compté le nombre de jours de bouffe à acheter : du coup on rachète à prix d’or un ou deux paquets de nouilles à la petite épicerie du coin et on se laisse tenter par une machette/scie qui plait bien aux garçons. Quelle bonne idée ! Les kayaks nous attendent, parfaitement préparés, disposés sous un auvent (ça tombe bien il pleut toujours) juste en haut de la passerelle qui mène au ponton où est amarré le bateau. Matériel impeccable (2 Seda Tango et un Prijon Seayak ), rien ne manque. On récupère la VHF. Grand déballage de printemps, on retire tous les emballages inutiles, emballe tout ou presque dans des sacs étanches. Pas le temps de vérifier que ça rentre dans les kayaks, faudra bien ! Après avoir signé moult décharges, embarqué les kayaks sur le watertaxi, écouté comme dans l’avion les consignes de sécurité (difficile de ne pas sourire discrètement), c’est parti pour 1h30 de navigation tape-cul à fond avec les 2 moteurs de 200 CV. Le GPS indique 55 km/h. Faites le calcul… Sur le trajet on ne voit pas grand-chose, brouillard… On arrive un peu groggy sur la plage (de galets hein !) de Point Nowell : en un clin d’œil nous voilà débarqués avec armes et bagages. « Enjoy ! » nous lance Brooke puis le bateau disparait très vite dans le brouillard. Bon ben, ‘y a plus qu’à ! Le tour du propriétaire est vite fait : la plage fait 300 m de long, 30 de large (3 à marée haute), au-delà la côte est faire de rochers infranchissables. Sur toute sa longueur elle est bordée d’une épaisse forêt pluviale. Seul 2 ou 3 endroits permettent de planter une tente à sa lisière. On choisit le plus plat, juste suffisant pour notre tente de 6 personnes. On n’y voit pas à 10 m dans cette forêt et moi qui depuis des mois lis tous les jours des histoires d’ours, je n’en mène pas large ! Les autres me prennent pour une parano, à jeter sans arrêt des coups d’oeil dans tous les coins. En plus il y a des crottes d’ours un peu partout ! Très vite, on retrouve nos habitudes de bivouac en famille : Caroline et moi montons la tente tandis qu’Arnaud et Marion ramassent du bois pour faire un feu (heureusement il y a plein de bois flotté, pas besoin d’aller farfouiller dans cette forêt touffue pleine d’ours) et Fred se lance dans la popote. Repus, crevés par le voyage et le décalage horaire, nous décidons à l’unanimité de ne pas bouger aujourd’hui et les enfants et moi filons faire la sieste tandis que Fred, fidèle à son habitude, s’oblige à adopter de suite les bons horaires. Bien lui en a pris car un peu plus tard il nous appelle : 2 ou 3 baleines croisent à quelques centaines de mètres, on entend même leur souffle, chouette ! Après cette digression, on resombre dans le coma et on n’émerge que pour le repas du soir. Il fait très bon, pas de vent, pas de moustique à ma grande surprise, pas vu d’ours non plus pour le moment. Tiens, un lion de mer vient nous rendre une petite visite. Pas fait de photo vu le manque de lumière, persuadée qu’on en verrait d’autres après : mais nan ! J’insiste pour attacher la bouffe en hauteur ; pas facile de trouver un endroit propice. Ce serait ballot de se faire piquer la bouffe dès le 1er jour ! Depuis, j’ai vu des vidéos qui m’ont convaincue qu’un ours noir est capable d’acrobaties auxquelles notre installation n’aurait pas résisté longtemps… Nuit pas vraiment réparatrice du fait du décalage horaire et du sentiment de claustrophobie généré par cette épaisse forêt qui nous entoure. De plus il y a eu un bourdonnement continuel de bateaux à moteur qui ne s’est interrompu qu’au milieu de la nuit. La mer est très calme, bordée de côtes montagneuses et le bruit porte très loin.

Vers Ewan Bay (Ma 03/08) On se lève avec le jour et le soleil nous gratifie d’un magnifique spectacle ! Quel silence, les pêcheurs sont au lit ! On profite de la chaleur du soleil pour faire sécher la tente, la lumière est incroyable. On a bien fait de se lever tôt car à 6h30 le soleil disparait. C’est tout pour aujourd’hui ! J’inaugure le sac étanche Ewa Marine pour l’appareil photo. J’ai comme objectif un 24-105 mais dans ce sac je ne peux que déclencher : impossible de zoomer, toutes les photos sont donc prises au 24 mm, ni de régler quoi que ce soit. De plus il faut de la persévérance pour réussir à appuyer sur le déclencheur à travers cet épais plastique. Enfin il faut plusieurs minutes pour entrer/sortir l’appareil photo du sac. Seule qualité du bazar : c’est vraiment étanche ( a trempé pendant des jours dans l’eau stagnant dans la jupe). Si c’était à refaire j’achèterais plutôt un compact étanche. Je suis très déçue par la qualité des photos, souvent « voilées » par la partie en verre qui recouvre l’objectif qu’on ne peut pas garder propre (embruns, pluie). Le fait de ne pas pouvoir zoomer est évidemment très gênant. Pour le caméscope Fred utilise un caisson étanche qui l’autorise à utiliser toutes les fonctions du cam mais il a de gros problèmes de condensation, malgré l’utilisation de silicagel. On est sur l’eau à 7h15, pas mal ! Après une bonne heure de pagaie nous approchons de Junction Island où Brooke nous a indiqué une colonie de phoques. En effet, jusqu’ici nous avions croisé quelques phoques épars mais sitôt viré un premier caillou, c’est la débandade ! Il y en a partout, des dizaines. Certains disparaissent discrètement sous l’eau sans un frémissement tandis que d’autres manifestent leur mécontentement d’être ainsi dérangés par de violents coups de reins avant de plonger. Ils s’éloignent d’une vingtaine de mètres tout au plus et-curieux- nous observent attentivement. Trop mignons s’exclament les enfants. Oh les bonnes têtes, regarde çui-là ! Et là derrière, il nous suit ! Bref, un régal. On débarque sur « leur plage » jonchée de crottes de phoques (je vous passe les détails mais ça p… autant que des crottes d’oiseaux) Ils sont là tout autour de l’île à nous observer patiemment. Dès que nous réembarquons, ils reprennent possession de leur territoire : bon débarras les perturbateurs ! (à notre décharge, il nous fallait ajuster les cales-pieds…) Nous longeons ensuite la côte ouest de Chenega Island, et c’est un régal. On se faufile entre la côte et une multitude d’îlots touffus qui donnent l’air de déborder de végétation. Malgré le ciel couvert, l’eau vert émeraude contraste avec le jaune des algues et le vert profond des forêts. A cet endroit la côte est particulièrement découpée et c’est une surprise renouvelée au détour de chaque îlot ou de chaque baie. Nous qui sommes plutôt des voileux apprécions vraiment de pouvoir jouer au rase-cailloux sans souci de tirant d’eau. Encore plus mignonnes que les phoques, les loutres égaient notre journée. Plus on va vers le sud, plus elles sont nombreuses. On rencontre plein de mamans qui font la planche avec leur petit sur le ventre. Parfois elles rêvassent ou elles dorment et on peut s’en approcher à quelques mètres puis, surprises, elles s’enfoncent dans les flots après un petit sursaut. Brooke m’a indiqué au fond de Ewan Bay la présence d’une cascade d’eau salée. Lors du gros tremblement de terre de 1964, un décalage est apparu entre une toute petite crique et le reste de la baie si bien qu’à certaines heures de la marée cette crique se vide par une cascade d’eau de mer ce qui crée une mousse identique à celle générée par une tempête. Nous nous dirigeons donc vers le fond d’Ewan Bay quand il se met à pleuvoir. Après cette première matinée de pagayage on en a plein les bras et on décide de se trouver d’abord un endroit pour la nuit car les opportunités sont plutôt rares. Miraculeusement on trouve un endroit que Brooke nous avait indiqué, sur une petite île dans un endroit relativement dégagé qui me plait infiniment plus que notre emplacement d’hier. Ici, ni trace ni crotte d’ours. Comme hier, il n’y a pas de ruisseau à proximité mais nous avons 2 bidons de 15 litres donc une autonomie d’au moins 3 ou 4 jours. Une fois la tente montée, il pleut de plus belle et nous préférons remettre au lendemain la visite de la cascade, située à 2 ou 3 km. Fred s’installe pour faire à manger : rien à faire, le réchaud (Primus Omnifuel ) ne veut pas démarrer ! Lui qui avait fonctionné comme une horloge au Groenland refuse obstinément de s’allumer alors que j’ai choisi cette fois d’utiliser du gaz plutôt que de l’essence car cela pose théoriquement moins de problème. Hier il a marché au poil… Gros coup de stress : nous voilà bien avec nos kilos de pâtes et de riz prévus pour toute la semaine. Bien sûr on a un téléphone satellite et la possibilité de nous faire récupérer par Epiccharters mais ce serait trop la honte, dès le 2ème jour ! Pas question ! « On va faire un feu, histoire de conjurer le sort ! Ca va faire marcher le réchaud ! » Ben voyons… Fred le démonte et le remonte X fois de A à Z, je tente aussi ma chance, des fois que… Niet ! Il pleut toujours : on se dépêche de ramasser bois et brindilles encore pas trop mouillés pour allumer le feu, tandis que Fred autopsie encore le réchaud. Quelle bonne idée on a eu d’acheter cette machette à Whittier ! On envisage la possibilité de cuisiner midi et soir au feu de bois mais s’il continue à pleuvoir ainsi, ça va être impossible sans allume feu. M…. de m… Quelle c… de ne pas avoir pris un 2ème réchaud ! C’est quand même le B.A.BA quand on va dans un coin perdu ! Du coup on n’a même plus faim, sauf les enfants ! Alors que le feu démarre enfin nous percevons soudain un ronflement puissant : ça marche ! Enfin si on peut dire : jouant le tout pour le tout, Fred a élargi le trou de la buse et la flamme ressemble maintenant à celle de la fusée Ariane mais elle se maintient. Ouf, sauvés ! Il consomme certainement plus mais on a prévu large en gaz. Aujourd’hui nous n’avons ni vu ni entendu le moindre bateau !

Vers Gaamak Cove (Me 04/08) Il pleut toute la nuit et au petit matin nous réalisons que nous avons douillettement dormi sur un lit de tourbe à présent totalement imbibée d’eau. Heureusement la tente est bien étanche. Après cogitation nocturne, je réalise que ce matin la marée n’est pas propice pour voir la cascade. Tant pis on laisse tomber d’autant plus que je ne sais pas trop où nous pourrons trouver à bivouaquer pour la prochaine étape. La carte mentionne bien un bivouac au sud de Jackpot Bay mais Brooke a l’air de douter de son existence. Nous replions le camp sous une pluie persistante et c’est reparti ! On se faufile le long de la côte, toujours au plus près des rochers, croisant des dizaines de loutres. On ne se les signale même plus, elles sont devenues banales. Idem pour les aigles pêcheurs, très faciles à repérer avec leur tête blanche. Moins banal cet ours noir que l’on aperçoit s’enfuyant dans une zone herbeuse, pour une fois non envahie par la forêt. Je pense que nous l’avons effrayé, ce qui nous rassure, ainsi que sa petite taille. On dirait un gros chien s’exclament les enfants. Oui, disons un gros terre neuve, c’est vrai. Un peu plus loin, nous remarquons un arbre qui se balance en cadence alors qu’il n’y a pas la moindre brise : un ours noir y est grimpé et ne nous a pas vus, il a l’air de bien s’amuser. Nous l’observons quelques dizaines de secondes puis il disparait dans la forêt. A présent il pleut des cordes et ça dégouline de partout : des cascades éphémères, qui pour certaines ont un débit impressionnant. Elles se succèdent tout au long de la côte alors qu’hier, avant la pluie, nous n’en avons pas vu une seule. Bien que la visibilité soit des plus réduites, nous reconnaissons bientôt nos premiers icebergs. Plus nous avançons vers le sud, plus ils sont nombreux. Ils ont l’air de fondre à toute vitesse. Comme je le craignais le bivouac espéré et indiqué sur la carte au sud de Jackpot Bay n’existe pas. Il y a bien une grande plage de galets mais la forêt occupe tout l’espace jusqu’à la mer. Ca fait déjà quelques heures que l’on pagaie sous la flotte, les garçons sont trempés, on débarque en vain en plusieurs autres endroits sans succ��s. Pas le moindre recoin pour la tente. Bon, ben, Gaamak Cove est à 8 km, on en a pour 2 heures, allons-y, ça va nous réchauffer. Le vent se lève, de face bien sûr et on utilise au mieux les reliefs de la côte pour s’en abriter, pas toujours possible. Heureusement avec cette pluie (positivons) il reste faible. On arrive enfin en vue du bivouac, situé sur une île reliée au continent par un isthme étroit à marée basse. Les craquements du glacier (situé au-delà) sont de plus en plus intenses. On adore ! Nous sommes accueillis par les cris de centaines de mouettes. Une cascade magnifique tombe de la falaise où se trouve la colonie d’oiseaux. Il pleut des cordes, on ne passe pas tout près (rappelez-vous que je n’ai que mon 24 mm), ça manque de lumière, j’en ai plein les pattes : je ferai une belle photo demain... Ce bivouac est du tonnerre ! Pas étonnant qu’il ait l’air relativement fréquenté : l’herbe est « usée ». Tiens, il y a plein de traces et de crottes d’ours partout, hum ! Du bout du pied, en tâtonnant, on se choisit l’endroit qui fait le moins sploutch quand on prend appui. La vue est dégagée, il y a de l’espace pour se promener un peu et on est au milieu des fleurs et des glaçons. Ne manque que le soleil ou au moins l’absence de pluie (à la longue, on devient moins exigeant) On monte le tarp pour se changer. Alors que nous portons des combinaisons théoriquement étanches et respirantes, Fred et Arnaud sont trempés jusqu’à l’os (Fred a une vieille combin’ Helly Hansen et Arnaud une combin’ Rasdex comme Marion mais moins imperméable, pourquoi ?), Marion a les épaules humides et Caroline et moi sommes sèches (c’est nous 2 qui avons les combin’ les plus simples et les moins chères pourtant, des Typhoon Racer drysuits) Ce serait bien que la pluie cesse un jour afin de pouvoir un peu faire sécher le matériel. A la longue, l’humidité commence à s’infiltrer un peu partout. Heureusement la tente est bien ventilée mais il est pourtant impossible avec cette humidité ambiante d’y faire sécher quoi que ce soit. On verra bien demain. Pas de feu ce soir, tout est absolument détrempé ! Comme on a bien avancé (20 km à vol d’oiseau sous la flotte) on décide de rester là 2 nuits. Il n’y a en ligne directe qu’une trentaine de km entre l’endroit où on s’est fait déposer et celui où nous allons être récupérés. Le but n’est pas d’aligner les km mais de découvrir cette région tranquillement à notre rythme en explorant criques et baies. Les américains ont d’ailleurs pour habitude de se faire déposer avec tout le confort moderne (glacière, bières, barbecue, grande tente moustiquaire, fauteuils…) dans un endroit sympa et de rayonner à partir de là. Compte-tenu des aléas météorologiques, je ne voulais pas d’un parcours trop ambitieux qui nous aurait obligés à forcer ou à prendre des risques pour être au RDV à la fin de la semaine.

Gaamak Cove-Nassau Fjord-Chenega Glacier (Je 05/08) Il a plu toute la nuit, pfff… Enfin, la pluie finit par s’arrêter en début de matinée, il était temps. Le moral remonte avec le baromètre : on va peut-être enfin découvrir les sommets qui nous entourent ? On profite de l’accalmie pour « recharger les batteries » : une grande opération séchage est décrétée mais pour cela, à défaut de soleil, il nous faut un bon feu. Il n’a pas fallu moins de 1h30 à Fred, armé de son réchaud supersonique, pour obtenir enfin un vrai bon feu qui chauffe. Pendant ce temps-là on se disperse tous azimuts en chantant « promenons-nous dans les bois… « (enfin, surtout moi) pour trouver du bois. C’est moins facile qu’ailleurs car l’endroit est régulièrement fréquenté. Inutile de dire que le bois est trempé. C’est alors que je réalise que ma belle cascade au débit si impressionnant est désormais réduite à un mince filet d’eau insignifiant. Flûte ! Je comprends aussi que le ruisseau tout proche repéré hier et auquel je comptais refaire le plein doit lui aussi se réduire de minute en minute : en effet, il n’y coule plus que quelques gouttes d’une eau teintée de tourbe. J’y recueille péniblement quelques décilitres puis abandonne. On a encore quelques litres en réserve. En début d’après-midi le temps se lève et on aperçoit du ciel bleu : en route donc pour explorer Nassau fjord, tout proche, où se jette le Chenega glacier. On n’oublie pas de prendre les bidons, fermement décidé à trouver enfin de l’eau. C’est marée haute et on peut donc prendre le petit raccourci au milieu des glaçons. On profite de l’étale pour remonter le fjord, sans oser s’approcher trop près du glacier. Nous en sommes là à 2 km d’après le GPS et ça nous semble bien suffisant. Nous dérangeons quelques phoques vautrés sur les icebergs. On va faire le plein dans ce petit chenal où on a enfin dégoté une cascade relativement accessible où on peut remplir un bidon sans se faire doucher en même temps. Puis le courant s’inverse et nous nous retrouvons sur un véritable tapis roulant d’icebergs qui nous emmène lentement mais sûrement vers notre bivouac. En plus on a un peu de vent dans le dos. Cool ! D’autant plus que le soleil arrive ENFIN. Ahhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh ! Ca fait du bieeeeeeeennnnnnnnn ! Ohhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh ! Que c’est bôôôôôôôô ! Non ! Caroline ne s’est pas transformée en Shiva. Elle a simplement récupéré la pagaie perdue par Fred, tout absorbé qu’il était par le maniement du caméscope qui avec la chaleur du soleil se remplit de buée ! Petit arrêt Twix au soleil, mmmmhhhh ! On fait le tour de notre îlot pour aller voir cette colonie d’oiseaux de plus près. Ils sont des centaines à virevolter au-dessus de nos têtes par vagues coordonnées. Curieusement et à notre grande satisfaction, nous ne recevrons aucun « cadeau » On approche les nids de tout près (heureusement, avec l’objectif que j’ai…), il n’y a pas de houle et on est vraiment au pied de la falaise. Je fais plein de photos, espérant en avoir quelques unes qui soient nettes vu que je ne peux pas régler la vitesse. On quitte finalement cette colonie assourdissante pour pagayer vers notre bivouac situé juste au-dessus de la plage sur laquelle j’aperçois soudain… un ours noir, encore un ! Il déambule tranquillement, totalement indifférent à notre présence, pourtant c’est sûr il a du nous voir, nous sommes à 150 m tout au plus. Youpi !! M….. ! Full card !!! Ma carte mémoire est pleine de photos d’oiseaux floues ! Pas trop de regret tout de même car on est trop loin pour le 24 mm et on ne veut pas s’approcher de peur de faire fuir la bestiole. Fred « l’attrape » au caméscope. Il prend son temps, zigzague, renifle, gratouille le sable et parcourt finalement toute la plage d’un bout à l’autre pour traverser le petit chenal avant d’aller longuement inspecter une zone herbeuse sur « le continent » où on l’observe encore un bon moment avant qu’il ne disparaisse. On est tout content de cette apparition mais aussi un peu inquiet car, en gros, vu sa trajectoire, il venait sans doute de notre campement. Dans quel état allons-nous le retrouver ? Intact ! Il faut dire que la bouffe est dans des sacs ou bidons étanches ce qui doit limiter les odeurs. On avait aussi allumé la clôture électrique qui protège la tente, pas envie de se retrouver « à la rue » avec ce climat ! Ouf ! Quelle journée ! Le glacier, les icebergs, les oiseaux et pour finir cet ours et tout ça avec du soleil ! La fin d’après-midi se passe à buller au soleil. Pour une fois il y a quelques mouches et moustiques si peu nombreux que Fred néglige de mettre du produit anti-moustiques. Il le paiera cher avec l’apparition, curieusement quelques jours plus tard, de dizaines de piqûres douloureuses dans le dos, sur les jambes et les bras. On découvre émerveillé le paysage qui nous entoure, c’est grandiose et poétique en même temps. Arnaud et Marion fourbissent leurs armes (des bâtons taillés en pointe) pour les chamallows grillés de ce soir. Avons-nous été repérés à cause de l’épaisse fumée générée par notre feu de bois mouillé ? Vers 20h30, nous voyons arriver 3 kayakistes dans « notre baie », scrogneugneu. Très vite, nous somme rassurés, ils doivent être aussi sauvages que nous car ils vont s’installer sur le continent, précisément là où l’ours avait longuement reniflé l’herbe avant de disparaitre. Faut-il les prévenir ? Bah, de toute façon tout le monde ici sait qu’il y a des ours : le coin est jonché de traces et crottes. Ce sont des grands garçons, laissons les tranquilles. Très bonne nuit sans pluie !

Vers Dual Head (Ve 06/08) Il fait « beau », c’est-à-dire qu’il ne pleut pas mais il n’y a pas de soleil. Au moment où nous chargeons les kayaks, un de nos voisins vient nous dire bonjour (c’est marée basse et le chenal est à sec) Ils ont eu ce matin la visite de l’ours qui heureusement s’est révélé » très timide ». Il nous demande des infos sur la quantité de glace dans le Nassau Fjord où ils comptent aller aujourd’hui. Apparemment l’endroit a l’air assez piégeux : Brooke nous avait d’ailleurs déconseillé d’y bivouaquer car selon le vent et le courant il arrive que l’on puisse y rester bloqué par la glace. Ils se sont fait déposer sur Knight Island et se feront récupérer dans quelques jours à Point Nowell. Aujourd’hui nous avons une courte étape jusqu’à Dual Head, lieu de RDV pour notre « pick-up ». Nous allons y passer 2 nuits ce qui nous permettra d’explorer un peu les environs. Les rencontres avec des baleines y sont parait-il fréquentes… je lève le suspense de suite : on n’en verra pas malgré la fréquentation d’Orca Cove et de Whale Bay. On aurait peut-être du aller jusqu’à Humpback Cove ou Mink Cove ! Faut dire que vu la pluie qui s’est remise à tomber dès midi on n’a pas été très courageux et on a passé l’après-midi au coin du feu. On est si bien sur notre petite presqu’île perso. Pas de place à Dual Head ! La foule du mois d’août sans doute : il y a 3 tentes et plus de place. Heureusement qu’on a trouvé ce petit lopin un peu plus loin. Comme personne ne vient jamais là, il y a plein de bois. Ca tombe bien Arnaud a entrepris de défricher l’Alaska. Il y a du boulot ! Un peu glissantes ces boîtes à ours !

Dual Head. Orca Cove (Sa 07/08) Ce matin il y a dans la tente une luminosité tout-à-fait inhabituelle qui me fait me lever d’un bond! Mais wouihhh il y a du soleil ! Quelques nuages aussi d’ailleurs et c’est tant mieux ! Nan ? C’est marée basse et notre périmètre d’action passe donc de 50 à 500 mètres. La forêt en arrière plan est comme d’habitude absolument impénétrable et on ne peut que longer la mer si le relief le permet. En l’occurrence je repère une belle cascade et en profite pour un récurage complet avant le retour demain à la civilisation ! Ah, ça fait du bien et ça me fait un alibi pour ne pas participer au ramassage des ridicules petites moules (en Amérique tout est grand sauf les moules) avec lesquelles Fred compte améliorer l’ordinaire (rappelez-vous notre erreur de calcul en faisant les courses) Au fil de la matinée, le soleil finit par s’imposer et nous en profitons pour à nouveau jouer les fées du logis. Marion bouquine, Arnaud continue de défricher, tandis que Caroline perd notre 10ème et dernier leurre. J’avais bien dit que le fil était trop fin pour les gros poissons d‘Alaska mais Fred avait décrété qu’on verrait bien. Comme je n’aime ni pêcher, ni tuer, ni nettoyer les poissons, je n’ai pas insisté. On a bien vu ! Il y a maintenant une dizaine de pauvres poissons qui se baladent avec un piercing. Festin de moules à midi, bravo Fred, elles sont petites mais excellentes ! Après ça, nous partons pour un ultime tour en kayak vers Orca Cove. J’adore me faufiler dans ces petites criques où on a l’impression de naviguer dans une prairie. On arrive enfin au fond de la baie d’Orca Cove et on y découvre une belle rivière pleine de saumons. Ca frétille de partout là-dedans. L’herbe des berges est toute aplatie et il y a plein de crottes d’ours partout. A moitié rassuré on remonte un peu la rivière puis la végétation s’épaissit et on préfère faire demi-tour. Un superbe aigle-pêcheur surveille nos allées et venues. L’eau est peu profonde, on n’a plus qu’un maigre paquet de nouilles pour ce soir, c’en est trop, Fred n’y résiste pas ! Sus aux saumons ! On peut réellement parler de pêche sportive, même si elle n’est pas très élégante…. Ames sensibles, abstenez-vous de regarder cette vidéo ! L’aigle d’ailleurs s’est envolé à tire d’aile ! En vue du camp, la pluie se remet à tomber : on devient d’autant plus philosophe que le camp est déjà installé. Dans la soirée on voit passer 2 kayakistes avec lesquels nous échangeons quelques mots : ils nous avertissent de l’arrivée de vents forts pour demain après-midi et nous les rassurons en leur disant que nous rentrons en water taxi demain matin. Eux prévoient de pagayer jusqu’à Whittier en une dizaine de jours. Ils sont venus avec le ferry Kennicott qui dessert Chenega Bay sur Ewans Island. C’est une solution bien plus économique que le water taxi mais les dates du ferry (voir le site de Alaska Ferry Adventures) ne nous convenaient pas. Pas envie non plus de pagayer près de Whittier, au milieu des bateaux à moteur. Nous sommes bien contents d’échapper à cette tempête : au total on n’aura pratiquement jamais eu ni vent ni la moindre houle, des conditions idéales pour le kayak si on fait abstraction de la pluie ! Je profite du téléphone satellite pour prévenir Epiccharter de notre position puisque nous ne sommes pas tout à fait au lieu de RDV prévu. Heureusement l’endroit est tout à fait propice pour beacher le bateau. Nous passons la soirée à alimenter un feu d’enfer avec tout ce qu’Arnaud a coupé. Dernière séance chamallows grillés, sous la pluie.

Retour à la civilisation (Di 08/08) A 9h pile, le bateau d’Epiccharters accoste et nous embarquons – sous la pluie et dans le brouillard. 2h plus tard, nous débarquons, réglons le solde de la location+transferts (ils nous font une remise de 100$ car « tout s’est bien passé ». Je crois qu’ils étaient un peu inquiets. Ils nous ont dit que c’était rare que des européens s’aventurent ainsi sans guide) et renonçons à la randonnée vers Portage Pass, que j’avais envisagée car…il pleut et le ciel est bien bas. Nous repassons par le tunnel pour aller jusqu’à Girdwood et son AJ, dans le jardin de laquelle nous mettons à sécher tente, duvets et combinaisons (mais oui, il ne pleut plus !) puis nous passons une paire d’heures à regarder les pêcheurs de la rivière voisine. On a l’impression que certains attrapent plusieurs fois le même poisson, qu’ils relâchent à chaque fois ! Une sorte de contrat entre le poisson qui gagne un ver ( ?) à chaque fois et le pêcheur qui satisfait son ego ! Bonne douche ramollissante puis grosse lessive à Girdwood, nous sommes fin prêts pour la suite de nos aventures.

Vers Talkeetna (Lun 09/08) Ca souffle très fort ce matin sur le Turnagain Arm, on est bien content de ne pas être dans nos kayaks… Après un ravitaillement au Wal Mart (où nous achetons un 2ème réchaud Coleman et des cartouches Coleman, il n’y a plus de cartouches pour le Primus…), nous arrivons chez Alaska Raft Connection en fin de matinée. Il ne nous faut pas moins de 1h30 pour réussir à charger la voiture : après différents essais, on met les avirons et 3 sacs sur le toit et le raft et les autres sacs à l’intérieur. On laisse 2 sacs pleins d’affaires inutiles chez Brian. La route vers Talkeetna est facile mais monotone, entre deux rangées d’épinettes (faut dire que vu le temps on ne voit rien mais je ne suis pas sûre qu’il y ait grand-chose à voir !) : il nous faut un peu plus de 3h car il y a des travaux. J’ai réservé la Little Cabin in the Back de la Talkeetna Roadhouse. On y arrive en milieu d’après-midi ce qui nous laisse le temps d’aller repérer l’endroit le plus propice pour notre arrivée en raft (facile, il n’y en a qu’un) et de préparer notre matériel. C’est alors que Fred réalise que les cartouches Coleman ne vont pas sur le réchaud Coleman !! Enfer et damnation ! Pas de panique, Talkeetna est la ville qui sert de point de départ pour les ascensions du Denali, on va forcément trouver ce qu’il nous faut… Bah non, le village, pas bien grand et très touristique compte plusieurs mignonnes petites boutiques mais on n’y trouve que des « souvenirs » et rien de vraiment utile. Pas plus de chance à la groceries. Tout le monde est vraiment désolé, farfouille un peu partout, en vain. Grmbl ! Je prends la voiture pour retourner à la jonction avec la Parks Highway (14 miles X2) où se trouve un supermarché : ils explorent leurs stocks de fond en comble, rien, que des cartouches identiques à celles qu’on a et qui ne vont pas ! Impossible de partir sans gaz d’autant que la météo prévoit un temps pourri pour les 3 prochains jours. Je suis d’ailleurs un peu inquiète quant au niveau de la rivière. C’est alors que je me rappelle que Tom Waite de Denali Overland, qui doit nous véhiculer jusqu’au départ de notre parcours en raft m’avait écrit qu’il était un ancien guide de raft. Peut-être a-t-il du matos outdoor ? Je l’appelle et 5 mn plus tard il arrive avec les cartouches tant espérées : on est sauvé ! J’en profite pour lui demander ce qu’il pense de la rivière. Il me dit l’avoir descendue la semaine dernière et que c’était « nice ». Ce qui me chiffonne un peu est qu’il ne semble pas avoir connaissance du logjam (amoncellement d’arbres) qui bloque la rivière au mile 3,1 (J’ai eu cette info sur Alaska Outdoors Forums et elle est toute fraiche -moins de 2 semaines) Bizarre… Peut-être quelqu’un a-t-il récemment dégagé cet obstacle finalement (sur le forum précité quelqu’un avait parlé de dynamiter le tas de bois, un autre voulait l’attaquer à la tronçonneuse !) Très sympa cette Roadhouse, assez dans son jus, avec plein de photos accrochées un peu partout aux murs des différentes expéditions vers le Denali, des revues du National Geographic plus vieilles que moi, un vieux piano désaccordé et une cuisine roborative et bon marché qui attire une clientèle d’habitués assez haute en couleur. La Little Cabin est tout en rondins, très douillette mais il faut faire quelques pas pour les sanitaires qui sont dans la maison principale.

En route vers East Fork of the Chulitna RAFT J1 (Ma 10/08) A 9h00 comme prévu, Bill, le collègue de Tom nous emmène dans son gros van au départ de la descente en raft, 80 miles et 1h20. Il nous faudra 3 ou 4 jours pour redescendre. Je sens qu’il est inquiet, il nous demande si on a déjà fait du raft, si on a un téléphone satellite, des allumettes, quel jour on compte arriver, etc.…. C’est là qu’on comprend qu’on ne part pas pour une balade de santé…. Bref, nous arrivons enfin au bord de la rivière, aux environs du mile 185 de la George Parks Highway et il nous fait ses adieux. Inutile de préciser qu’il pleut toujours : on commence donc par monter le tarp pour casser une petite croûte et mettre nos combinaisons sèches (façon de parler, hum !) On gonfle le raft et le canoë, on met le matériel dans le raft et c’est parti pour 77 miles (123 km) : Arnaud et Caroline dans le canoë, Fred, Marion et moi dans le raft. J’ai lu partout que c’était les 7 premiers miles les plus amusants, ceux que l’ont effectue sur East Fork of the Chulitna, qui n’est pas une rivière glaciaire (donc théoriquement limpide, sans limon) et qu’il faut prendre son temps pour la déguster. En effet, Caroline et Arnaud se sont bien amusés avec le canoë mais en raft, quelle galère ! La rivière est en fait trop étroite par rapport à la largeur du raft et de ses avirons, si bien qu’on est le jouet des flots, gonflés par la pluie qui dure depuis plusieurs jours, ce qui donne le sentiment d’être une bille dans un flipper. On se fait violemment projeter de rocher en tronc d’arbre sans pouvoir y faire grand-chose. On n’en mène pas large d’autant plus que je guette ce fameux barrage de bois. Heureusement je sais qu’en étant attentif on l’aperçoit à temps et qu’il est facile à contourner. En effet, nous le passons facilement en tirant le raft sur les galets ronds pendant une trentaine de mètres. Je réalise alors que Tom n’a pas descendu récemment cette partie de la rivière…. Bon… bah, on verra bien. Après l’obstacle, Marion préfère embarquer sur le canoë tellement on est balloté sur le raft. On parcourt encore quelques miles jusqu’à la jonction avec West Fork of the Chulitna : à partir de là, le débit double et ça devrait aller mieux. On essaie de positiver même si avec la pluie et le ciel bouché, on a un peu de mal !

Chulitna RAFT J2 (Me 11/08) Pluie…. Quel dommage, on passe entre des falaises ocre sur lesquelles un rayon de soleil serait du plus bel effet. Idem pour une partie en canyon…. On se débrouille mieux, la rivière étant plus large, mais on se fait tout de même une belle frayeur en se faisant drosser contre une paroi rocheuse. Le raft prend de la gîte, pas plus de 45°C, ça dure quelques secondes puis nous nous échappons. Le raft est autovideur, heureusement ! Marion est revenue dans le raft car le canoë est plus difficile à manœuvrer à 3. On avance vite car le courant est puissant : le GPS nous indique à un moment 14,8 km/h sans donner un coup d’aviron. Fred, aux avirons, et les grands dans le canoë n’ont pas froid mais Marion et moi, inactives, sommes obligées de faire de grands moulinets avec les bras pour nous réchauffer, ce qui ne manque pas de susciter quelques fous rires et par la suite d’engendrer quelques courbatures ! Il faut dire qu’en plus de la pluie on a maintenant le vent dans le nez. Dire que j’ai choisi cette rivière pour ses paysages ! Le plafond nuageux est à 100m ! A part quelques aigles et canards, pas le moindre animal à l’horizon (bouché il est vrai) Avec ce temps le paysage est absolument lugubre : la rivière s’étale sur plusieurs centaines de mètres et se divise en différents bras qui se faufilent entre des gravières grisâtres. L’eau est chargée de limon si bien qu’il est impossible de détecter la présence de rochers ou de hauts-fonds. Le lit de la rivière est jonché de souches d’arbres immenses que nous avons parfois bien du mal à éviter. Certains dérivent parfois au fil de l’eau. Le niveau de la Chulitna est si haut qu’il faut prendre garde de ne pas se laisser embarquer dans une veine qui passe carrément dans des forêts denses de saules. Vive les vacances ! Je voulais du wild, on est servi ! Après 30 miles parcourus à un train d’enfer, on pose le camp à la jonction avec Fountain River. De mieux en mieux : le brouillard tombe, tout baigne ! Fred, qui en vraiment plein les biscottos (manier un raft est bien plus physique qu’un kayak ou un canoë !) trouve comme d’habitude le courage de nous préparer un bon repas qui a pour vertu de remonter le moral des troupes. Un bon petit feu, quelques chamallows, une tente douillette et ça va mieux !

Chulitna RAFT J3 (JE 12/08) C’est le pompon ! Il y a un brouillard à couper au couteau à tel point qu’on a peur de se perdre de vue d’un bateau à l’autre. A part ça, il pleut mais ça c’est normal… On est à peu près à mi-chemin, il reste une quarantaine de miles… La rivière s’élargit de plus en plus et on a du mal à choisir notre route entre les multiples bras : on fait ça à l’instinct puisqu’on n’y voit pas à 50 m. On reste dans la veine du courant le plus fort et ça marche bien jusqu’au moment où celui-ci nous emmène irrémédiablement vers un arbre sur la souche duquel, pointée vers l’amont, nous venons violemment buter. Une des racines vient se coincer dans la ligne de vie qui entoure le raft, il me faut quelques secondes pour la dégager mais c’est trop tard : le courant plaque le raft à la verticale contre la souche, nous nous cramponnons tous les 3 aux racines pour ne pas passer à l’eau. Arnaud depuis le canoë nous hurle de tout lâcher mais il n’est en pas question ! Pas envie de nous retrouver dans une eau à moins de 5°C, même avec les combinaisons étanches et les gilets. Je réfléchis à 200 à l’heure : pas d’idée là, m…alors ! Je crois bien que c’est la première fois que ça m’arrive et c’est très désagréable ! Au bout de ce qui nous a semblé une éternité (mais sans doute pas plus de 30 secondes), la pression du courant emporte les sacs rangés à l’avant, retenus heureusement par un bout de sécurité assez long : tout ça part à l’eau, le courant pousse dessus et cette force supplémentaire fait pivoter la souche et libère le raft ! Ouah la trouille ! Ne reste plus qu’à récupérer la glacière et les 2 bidons d’eau qui n’étaient pas assurés. On se rendra compte le soir qu’on a perdu nos 2 gourdes, on s’en sort bien ! Quelques centaines de mètres plus loin la rivière retrouve un lit plus étroit : il n’y a qu’un flux unique, on avance bien à tel point qu’on envisage un moment d’aller d’une traite jusqu’à Talkeetna pour en finir au plus vite avec cette rivière ! Mais ça nous ferait naviguer jusqu’à la tombée de la nuit et avec la fatigue accumulée et nos récentes émotions, ça ne nous parait finalement pas prudent. Quelques km après le pont situé à proximité du Denali Princess Lodge (soit après 20 miles de navigation), nous installons le bivouac sur une petite île. L’endroit ne m’emballe pas car nous sommes très près du niveau de l’eau et je me méfie avec toute cette pluie d’une éventuelle montée de la rivière pendant la nuit. On amarre soigneusement les bateaux et on range du mieux qu’on peut les affaires pour un éventuel départ précipité dans la nuit. Je place un repère au bord de l’eau : ça a l’air de plutôt descendre. Ouf, pourvu que ça dure ! Il nous reste une vingtaine de miles jusqu’à Talkeetna, qui devraient ne pas poser de problème, aussi nous festoyons en liquidant nos dernières victuailles. Après ça je vais faire la vaisselle à une trentaine de mètres en amont. Fred et les enfants font griller des chamallows en me tournant le dos pour éviter la fumée car il y a un peu de vent. Je suis là, à 4 pattes au bord de l’eau quand malgré le grondement de la rivière, je perçois un bruit de voix. Alors que nous n’avons vu personne depuis 3 jours, arrive un raft bien chargé dont les occupants me saluent en passant. Je leur réponds d’un signe de la main quand je les vois s’agiter de plus en plus : qu’ils sont chaleureux et conviviaux ces américains tout de même! Le chien aussi, qui se met même à aboyer, sympa ! C’est alors que j’entends la petite voix de Marion : « Maman, il y a un ours derrière toi ! » Bon sang ! Mais à quelle distance ?! Pensé-je le temps de me retourner ! Quelle journée ! Un grizzly avance droit sur moi, il est à 20m. Habillée de gris anthracite, à 4 pattes au bord de l’eau, je comprends qu’il a du me prendre pour un animal. Je m’empresse de lui prouver qu’il se trompe en me redressant de toute ma hauteur et en lui parlant (je ne sais plus ce que je lui ai dit) tout en suggérant aux autres de trouver le bear spray au plus vite ! Ah ben oui, tiens, ils n’y avaient même pas pensé : Fred s’est précipité sur son caméscope, Marion sur l’appareil photo. Nan mais j’vous jure, des vrais touristes ! A défaut de bear spray je me saisis de ma gamelle fraîchement lavée dans la rivière, tend la poêle à Arnaud et nous les frappons énergiquement avec des galets. Caroline déniche enfin le bear spray (dire que les premiers jours je le mettais à la ceinture !) Le raft providentiel (on peut le dire) disparait très vite dans le brouillard : ses occupants nous hurlent sans doute quelques conseils auxquels on ne comprend rien. On les remercie en vitesse avant de nous retourner vers notre ours, qui n’a pas du tout envie de partir. En rang serré on avance vers lui en criant et en frappant nos gamelles : à contrecoeur il finit par faire demi-tour, traverse un petit chenal et quitte très lentement notre île pour disparaitre un peu plus loin dans la forêt. Glups, on est déstabilisé par son sang-froid : il n’a absolument pas peur de nous, c’est clair. On envisage un moment de déplacer le camp mais il est déjà 21h et nous n’aurions pas le temps de nous réinstaller avant la nuit. Fred suggère de monter des tours de garde mais avec ce brouillard, c’est complètement illusoire, on n’y voit rien ! Le temps d’installer la clôture anti-ours autour de la tente (bah oui on avait décidé de ne pas la mettre pour la dernière nuit, déçus de ne pas avoir vu un seul ours pendant toute la descente), le voilà qui revient tranquillement ! M…. !!! Il commence à faire très sombre, il est maintenant vraiment impossible de déménager, il faut jouer le tout pour le tout et lui faire vraiment peur, mais comment ?! C’est Marion qui aura le dernier mot : alors qu’elle l’avait trouvé très mignon la 1ère fois, elle commence à en avoir vraiment marre ce coup-ci et le lui fait savoir de sa voix haut perchée ! Bingo, il n’aime pas les aigus ! On le course en poussant des cris perçants, tout en restant à bonne distance pour ne pas l’acculer et il se précipite en courant dans la rivière dont le courant l’emporte bien loin en aval du camp. Il prend pied (patte) sur la berge opposée et disparaît dans la forêt ! Ouf, cette fois-ci c’est bon, il a compris à qui il avait à faire, non mais ! Enfin, on espère…. On installe tout de même la bouffe à bonne distance de la tente, c’est plus prudent.

4ème et dernier jour de raft sur la Chulitna (Ve 13/08) Pas de pluie cette nuit, tous les espoirs sont permis ! Pas d’ours non plus, la bouffe n’a pas bougé ! En route pour les 20 derniers miles jusqu’à Talkeetna ! Au moment où nous mettons à l’eau arrivent 3 rafts chargés de touristes qui font une descente à la journée. On se dit que ça doit être tranquille dorénavant vu la moyenne d’âge des passagers. Ils viennent du Denali Princess Lodge et sont tout étonnés que l’on vienne de East Fork. Tiens… Le lit de la rivière s’élargit à nouveau mais avec le temps qui se dégage l’impression est toute autre que les jours précédents : une nature vierge, sauvage et préservée. En dehors des agglomérations qui s’apparentent le plus souvent à des casse-autos, la nature en Alaska est absolument indemne de toute cochonnerie, que ce soir dans l’intérieur du pays ou sur les côtes. Bon, ne parlons pas du pétrole et des pipelines !!! C’est une nature puissance 10 par rapport à ce que nous connaissons en Europe. On peut pagayer en mer ou sur les rivières pendant des jours sans croiser ni route, ni ligne électrique, ni barrage, ni maison, ni bouteille en plastique, ni morceau de filet de pêche, ni boite de conserve, ni cannette, ni rien qui vienne nous rappeler qu’il y a des hommes quelque part sur la planète. Et en plus, quand il fait moche, qu’il pleut, que le temps est couvert, on ne voit pas non plus les avions et leurs traces ! Positivons ! Au détour d’un méandre, nous avons soudain une apparition ! Le Mont Denali dans toute sa splendeur, illuminé par le soleil du matin. 6194 mètres (c’est le plus haut sommet d’Amérique du Nord) qui émergent d’un coup de la toundra et c’est ce qui le rend vraiment impressionnant. Quand on le cherche dans le ciel ennuagé, habitué à nos sommets entourés de chaînes secondaires, type Préalpes par exemple, on est à chaque fois surpris de le trouver si haut sur l’horizon. Certes le Denali fait partie de l’Alaska Range, magnifique chaîne de montagnes qui s’étire d’est en ouest sur plus de 600 km mais cette chaîne est très étroite si bien que la montagne semble littéralement jaillir de la plaine. Il faut dire aussi que le 2ème sommet de la chaîne, le Mount Foraker, voisin du Denali est presque 1 km moins haut. Bref l’effet est saisissant ! Ce relief énorme crée un microclimat qui fait qu’on ne peut voir le sommet que moins de 20% du temps ce qui a pour effet de placer son observateur dans un état d’euphorie exaltée ! Et c’est exactement ce qui nous arrive ! On oublie (presque) les épreuves des jours passés et on profite à 200% de ces heures privilégiées. Faut dire qu’on ne les a pas volées ! Je suis sûre que la vue du Denali ne procure pas le même effet à ces touristes des autres rafts qui ont passé une confortable nuit au Denali Princess Lodge ! Nous passons au pied des falaises de sable dont Tom nous a dit qu’elles étaient à une heure de Talkeetna. Il faut maintenant bien tenir notre gauche pour ne pas louper le village. Un dernier effort pour croiser le flux de la Susitna puis de la Talkeetna River et nous voilà déjà arrivés ! Ralalala, si seulement on avait pu avoir une autre journée comme celle-là ! Mais bon, qui ne tente rien… Nous portons le raft et le matériel jusqu’à la voiture, remballons le tout (tout est trempé et plein de sable limoneux gris très fin, mmmhhh) et allons prendre nos quartiers à la Roadhouse. Qui voit-on arriver bientôt ? Bill le chauffeur qui est tout content de nous voir là ! Nous aussi ! Douche, lessive, internet…. Comme c’est bon le confort moderne, même si la nuit a été perturbée par un générateur qui n’a cessé de tourner : au moins ça m’a permis de bien profiter du contact des draps frais et de l’impression de nid douillet dégagée par les murs en rondins.

Retour sur Anchorage (SA 14/08) Il pleut, tiens ! A vrai dire ça m’aurait vraiment fait râler qu’il fasse beau en partant ! On a RDV à 14h30 chez Brian pour rendre le raft donc on a le temps de faire un petit détour par Hatcher Pass (piste d’environ 50 miles entre Willow et Palmer, qui passe dans la montagne, bien plus belle que la route normale par Wassilia)d’autant plus qu’en allant vers le sud, le temps s’arrange. Dès les premiers miles de cette route, nous rencontrons une femelle élan et son petit, chouette ! La piste est facile et les paysages agréables. Il y a plein de campeurs motorisés installés pour le WE avec gros 4X4, grosses remorques pleines de quad, grosses caravanes, gros barbecues, gros chiens, grosses glacières, qui sont là pour pêcher (de gros poissons ?) Ils nous font penser à des pionniers des temps modernes, même si ce n’est que pour un WE. Certains semblent installés plus durablement : je pense que ce sont des chercheurs d’or car on croise régulièrement des pancartes indiquant qu’ici ou là c’est un claim réservé. Finalement nous n’aurons pas de soleil plus haut dans la montagne… Après le col nous hésitons à visiter Independance Mine mais avec ce temps gris, visiter des vestiges miniers ne nous emballe pas. On préfère refaire un tour vers les hydravions : on adore ce spectacle inhabituel pour nous. Après avoir rendu le raft, le téléphone satellite et le bear spray, nous filons déposer les enfants et le matos chez Great Alaskan Holidays (GAH, le loueur de camping car) avant d’aller rendre la voiture à l’aéroport en 2 mn chrono, où la navette de GAH vient nous chercher aussitôt. Le camping car est quasiment neuf, impeccable. On laisse 2 sacs en consigne chez GAH et habitué au camping car, on prend immédiatement nos marques. En route vers le Wal Mart où nous dévalisons les rayons de fruits et légumes ! Ras le bol de la mauvaise bouffe américaine (il doit exister de bons restaurants mais on n’est pas là pour ça !), des pâtes et du riz ! Le camping car est bien équipé (le four n’a jamais servi !), profitons-en ! On prend demain à 16h00 à Whittier le ferry pour Cordova (et son fameux Child’s Glacier. Cordova n’est pas reliée au réseau routier), nous ne devons donc pas trop nous éloigner. J’ai repéré une balade au-dessus de Hope que nous pourrions faire demain. Nous avançons donc jusqu’à Portage Lake où nous trouvons un coin pour dormir près de la rivière. Il pleut mais ça ne nous fait plus le même effet qu’avant !

Hope, Palmer Creek, Cordova (Di 15/08) Surprise ! Il fait beau ! La chance aurait-elle enfin tourné ? On roule jusqu’au lac pour prendre le petit déjeuner puis nous prenons la route vers Hope. On voit enfin le Turnagain Arm avec le soleil ! Au loin les Chugach Mountains. Hope serait un charmant petit hameau si ses habitants n’avaient pas fait le choix de créer un parking/camping pour RV (= camping car) juste en front de mer. Nous prenons la piste qui grimpe sur les hauteurs de Hope au-delà des arbres. C’est splendide ! Ca fait un bien fou de s’affranchir de ces arbres qui si souvent en Alaska ferment l’horizon. Heureusement que compte- tenu de la latitude de cet état, il suffit de monter de quelques centaines de mètres pour qu’ils disparaissent. C’est parti pour 3h d’une superbe balade au milieu des fleurs et des petits ruisseaux jusqu’à 2 mignons lacs glaciaires. On essaie de boucler la boucle mais le ferry ne nous attendra pas : il nous faut redescendre ! Nous voilà tout ragaillardis par cette belle randonnée ensoleillée. Tout ça nous donne bien envie une autre fois de découvrir la péninsule de Kenaï que nous allons zapper cette fois-ci. En quittant Hope, nous croisons 2 ours noirs qui traversent la route ! En arrivant à Whittier, il….. (Quel suspense…)…..pleut ! A 15h, l’embarquement sur le ferry, assez laborieux (on n’est pas en Norvège) commence. J’ai réservé les billets sur le site de Alaska Marine Highway il y a très longtemps. Le ferry est en fait loin d’être plein, sans doute à cause du temps… A 16h, on appareille sous la pluie et ça continue pendant toute la traversée. Le ferry très récent marche à 38 nœuds ! A 19h15, après avoir parcouru les 150 km de large du Prince William Sound, nous arrivons à Cordova avec un timide rayon de soleil. Pas vu le moindre animal marin pendant la traversée… Il y a pourtant à bord du ferrry une rangerette équipée de jumelles qui traque la bestiole mais rien… Nous prenons la route vers le sud qui mène à Hartney Bay (car j’envisage demain si le temps le permet de faire le Heney Ridge Trail et nous serons ainsi à pied d’œuvre) et découvrons la baie sous une lumière divine. Vite, vite, on se gare près du pont pour en profiter. Quelle surprise ! C’est marée haute et il ya quelques phoques qui chassent le saumon dans la baie, passant et repassant sous le pont où nous nous tenons. On voit distinctement un saumon essayer de se cacher dans les anfractuosités de la berge pour échapper à son prédateur. Pour une fois, il y a pas mal de moustiques au point que l’un d’entre nous doit s’arracher à ce spectacle pour aller chercher le répulsif. On se trouve un coin au bord de l’eau juste à côté du pont pour passer la nuit. De nos fenêtres (non équipées de double vitrage, dommage car la buée est très gênante) nous observons les phoques qui chassent.

Cordova, Child’s Glacier (Lu 16/08) C’est râpé pour la rando, tout est dans les nuages et… il pleut. Du coup on prend notre temps avant de filer vers l’est et le Child’s Glacier. On fait quelques courses, un petit tour dans l’Ilanka Cultural center. En route vers Child’s Glacier on fait un petit détour vers Alaganik Slough où la passerelle qui permet d’observer les marais est en travaux… On arrive enfin après un parcours d’environ 50 miles (dont les ¾ de piste facile) au campground de Child’s Glacier. Les craquements du glacier sont très impressionnants, ça résonne dans toute la cage thoracique et en plus ils sont très fréquents. On gare le camping car et on file voir le glacier ! C’est tout juste si on peut en apercevoir un bout ! Le temps est exécrable ! D’ailleurs à part l’host du camping (que nous ne verrons même pas) et une tente, il n’y a que nous ! Les autres ont été plus malins et attendent un meilleur créneau météo, ce qui se conçoit vu le prix du ferry ! Si c’était à refaire je ne prendrais des billets qu’au dernier moment, en fonction de la météo, au risque de ne pas avoir de place… Consolons-nous, à défaut de voir le glacier on l’entend et on le perçoit (je pense que la sensation pour un aveugle doit être terrible !) Allons voir à quoi ressemble ce fameux Million Dollar Bridge ! Il s’agit d’un pont construit vers 1945 sur la Copper River dans le but de relier Chitina et la Richardson Highway à la Copper Highway et Cordova (pour le moment Cordova reste donc inaccessible par la route) Ce pont a été endommagé par le fameux tremblement de terre de 1964 et du coup le projet de route a avorté. En 2005 les autorités ont renforcé le pont, craignant qu’il ne s’abime encore plus en posant 2 piles métalliques de part et d’autre de la zone où le tablier du pont s’est décalé d’environ 70 cm. Bref, on peut passer dessus en toute sécurité (tiens je viens de lire dans le Milepost qu’il est limité à 6600lbs, notre camping car faisait bien 4,5T mais on n’a pas vu de panneau…). On essaie de continuer la piste aussi loin que possible mais au bout de quelques km les bas côtés sont envahis par la végétation qui nous empêche de passer. Soirée crêpes rythmée par les grondements du glacier.

Child’s Glacier, Cordova (Ma 17/08) Le vent dilue un peu le brouillard : on voit mieux le (bas du) glacier ce matin. Sans interruption, des séracs s’écroulent dans la Copper River, c’est fascinant. Ca génère des vagues d’à peine une quarantaine de cm de haut qui sont vite freinées par le courant de la rivière. On a du mal à imaginer la taille des séracs qui ont pu générer les vagues énormes, de véritables tsunamis qui sont indiqués sur ce panneau. On repasse le Million Dollar Bridge, la vue est moins brumeuse qu’hier. On tente une petite balade à droite juste avant le pont mais on trouve d’énormes traces de grizzly toutes fraîches, accompagnées de traces de bébé ours et la végétation est si dense qu’on a vraiment peur de se trouver nez à nez avec leurs propriétaires. Demi-tour donc, de toute façon… il… pleut ! On reprend la piste vers Cordova : un énorme élan mâle s’enfuit dans la forêt clairsemée inondée par la Copper River, magnifique animal, fugace apparition. J’ai repéré quelques randonnées dans le coin mais avec ce temps il est inutile de grimper, on serait dans les nuages. En route donc pour Saddlebag Trail : 10 km A/R dont la première moitié dans une forêt aux arbres couverts de mousse, assez monotone. La 2ème moitié est un peu plus variée, elle chemine dans une vallée encaissée où court un petit ruisseau. Il y a des dizaines de crottes d’ours, on n’en a jamais vu autant. « Promenons-nous dans les bois, tralalalala… !» On arrive finalement à un petit lac où se jette un glacier moribond. Bof… Pas de pluie durant cette rando, mais on a les jambes trempées à cause de la végétation. De retour au camping car, elle reprend…. On va voir à quoi ressemble le coin d’Orca Road, au nord de Cordova, glauque… Demi-tour vers Hartney Bay et comme l’avant-veille, on a droit à un petit rayon de soleil. On aime cet endroit ! On dort là !

Ferry pour Valdez, Denali Highway (Me 18/08) A 8 h30, le ferry appareille : on quitte Cordova sous le soleil. Je suis dégoûtée car il a plu quasiment sans interruption pendant les presque 72 h passées sur la péninsule. Pfff… On découvre des sommets dont seule la carte nous laissait soupçonner l’existence ! Toujours pas d’animaux marins (à part des loutres et des phoques) durant le trajet en ferry (2h45, environ 120 km) vers Valdez, mais de beaux paysages. Valdez se situe au fond d’un fjord qui semble emprisonner les nuages. Le terminal pétrolier (celui où le fameux Exxon Valdez était venu remplir ses soutes avant de faire naufrage, causant cette marée noire historique que tout le monde a encore en mémoire. C’était en 89…) a le bon goût de rester pudiquement caché dans le brouillard. On se gare sur le port pour y faire un petit tour et on tombe aussitôt sur cette adorable loutre qui batifole au fond du port, là où les gens mettent leurs bateaux à l’eau, sans la perturber le moins du monde. Trop mignonne ! Il faut dire que c’est la belle vie ici pour elle (faisons abstraction des résidus d’essence qui flottent à la surface de l’eau) car elle récupère sans effort les restes des saumons qui sont nettoyés sur le quai. Les mouettes aussi en profitent. Valdez nous a bien plu (avec du soleil, c’est plus facile) : on y trouve un mélange sympathique de bateaux de travail, de plaisance (il y a même quelques voiliers) et même quelques kayaks. Le tout au pied des montagnes ! Nous y faisons un gros ravitaillement (c’est bien plus cher qu’à Anchorage) car nous devons être autonomes pour les 5 jours à venir. Le trajet jusqu’au Denali National Park via la Richardson Highway puis la Denali Highway ne passe que dans des hameaux de quelques maisons. On ne trouve pas non plus grand-chose à l’entrée du Denali NP… Les 50 premiers km après Valdez sont agréables, très montagneux et spectaculaires. On redescend ensuite dans une plaine monotone (encore les épinettes qui forment un rideau continu de part et d’autre de la route) pendant une bonne centaine de km avant d’arriver à Paxson, point de départ de la fameuse Denali Highway. Nous y faisons le plein et c’est parti pour 135 miles (216 km) d’une piste superbe qu’on a adorée ! (attention, je crois que certains loueurs de camping cars ne l’autorisent pas) A cette latitude, la limite forêt/toundra n’est pas bien haute, environ 600 m. Nous allons longer toute la chaîne de l’Alaska Range sur son versant sud. La journée est déjà bien avancée, l’été se termine, c’est déjà le début de l’automne et les couleurs sont superbes. Quelle chance d’avoir du beau temps ! On se pose pour la nuit un peu après Tangle Lakes (dont la piste d’accès est fermée pour travaux).

Denali Highway (Je 19/08) On décolle de bonne heure, tout émoustillés par ce qui nous attend. Nous passons devant les trailhead de Landmark Gap Lake (rando en A/R jusqu’à un lac, au fond d’une large vallée) et Glacier Lake (très humide parait-il) pour monter jusqu’à Mac Larren Summit, plus haut point de la piste (1245 m) où nous allons nous balader. Bien pratique le popotin blanc des caribous pour les repérer de loin ! Voici enfin l’occasion de faire sécher la tente que nous transportons mouillée depuis presqu’une semaine. Il est encore tôt et comme nous sommes les premiers aujourd’hui sur ce sentier, nous rencontrons plein de caribous ! Les jeunes sont très curieux, comme celui-ci que je n’avais pas remarqué ! La toundra commence à prendre ses couleurs d’automne et c’est superbe ! On surplombe une vaste plaine qui curieusement me fait penser à une savane africaine. Nous cheminons entre des petits lacs d’origine glaciaire et y remarquons ces étranges tracés semi-circulaires. A la périphérie des cercles, les cailloux les plus gros, au milieu les petits. Bizarre ! J’ai lu que c’est la conséquence du gel et de la neige mais sans bien comprendre le détail de leur formation. Si quelqu’un sait ? Tout est beau ici, jusqu’au moindre détail ! Sur le chemin du retour, nous croisons des américains qui voyagent à 4 ou 5 camping cars (ils sont 20, de New York) avec plein d’enfants. Les montagnes ici sont déjà si impressionnantes qu’ils me demandent si c’est le Denali ! En fait on en est encore à 200 km et les montagnes ici ne font « qu’un peu plus de 4000m » ! Nous reprenons la piste, traversons la Susitna (nous l’avions déjà traversée en raft quelques jours plus tôt mais bien plus en aval, juste avant Talkeetna) et remontons ensuite sur un plateau qui offre une vue absolument époustouflante sur l’Alaska Range. On en reste scotché, à tel point qu’on décide de dormir là ! On est absolument hypnotisé par le spectacle. Bouquet final !

Denali Highway, J1 au Denali NP (Ve 20/08) Après un tel coucher de soleil, pas question de rater le lever! Le thermomètre doit être faux, il indique -3°C mais il n’y a pas de givre. Disons que le fond de l’air est frais. D’ailleurs, ça fume, tout là-bas, au niveau des lacs et rivières. Il doit y en avoir des animaux dans cette vallée (on est à 20 km des montagnes, selon le GPS) D’ailleurs il y a pas mal de chasseurs en quad (la chasse a rouvert le 15/08) mais on n’entend quasiment pas de coups de feu, tant mieux ! On croise puis on longe ensuite pendant un moment la Nenana River, que j’avais un moment envisagé de descendre en partie en canoë mais le temps nous manque car il faut une grande journée (20 miles, classe I. Il faut pagayer mais il parait que c’est très « scenic ») pour aller de son croisement avec la Denali Highway à celui sur la George Parks Highway. La Denali Highway descend finalement dans la plaine pour rejoindre la George Parks Highway. Cette Denali Highway était jusqu’à la construction de la George Parks Highway en 1972, la seule voie d’accès au Denali NP. Un hors d’œuvre magnifique ! 50 km plus au nord, nous entrons dans le Denali National Park. J’ai pas mal hésité à aller dans ce NP un peu particulier. Contrairement aux autres NP américains que l’on peut sillonner librement en voiture, celui-ci est très réglementé. Il y a une unique piste de 89 miles de long qui longe le massif du Denali sur son flanc nord. On peut aller avec son propre véhicule jusqu’au mile 15. Avec une réservation pour 3 nuits minimum au Teklanika River campground (mile 29) on peut y conduire son véhicule mais on n’a plus le droit d’y toucher jusqu’à ce qu’on quitte le parc. C’est le choix que nous avons fait. Au-delà, il faut marcher, pédaler, ou prendre le bus. Vu les distances, on opte pour le bus ! Il s’agit de bus très rustiques, la vitesse est limitée à 30 mph, ils font de nombreux arrêts pour voir les animaux, des arrêts-pipi toutes les 1h30 à 2h00… Bref, pour faire toute la piste aller-retour de l’entrée du parc à Wonder Lake, il faut… 11h ! Passer nos vacances dans un bus ne nous tentait pas vraiment mais s’il fallait en passer par là pour découvrir la faune et les paysages de ce parc, ben, on allait tenter l’expérience. Au pire, si ça nous gave trop, on pourrait toujours quitter le parc avant les 3 nuits. Après les formalités rapidement effectuées au WAC (Wilderness Access Center. NB : en cette fin août, il y avait de la place dans tous les campgrounds sauf Wonder lake, celui qui est au bout de la piste), nous prenons la route et au bout de quelques km, croisons un grizzly qui vient de couper la route à un bus ! Sur la route vers le Teklanika Campground, nous croisons quelques caribous. Camping pas terrible, un parking arboré disons, on est les uns sur les autres (en RV ce n’est pas trop grave mais pour les tentes, pas terrible), aucune vue (normal, le camping est caché dans la forêt, ce qui est louable), des toilettes et un robinet. Point positif, il est au bord du lit de la Teklanika (je précise le lit car la rivière, gringalette, est finalement assez éloignée) : l’hôtesse, très sympa, nous rappelle les consignes de sécurité (il y aurait un ours et un lynx qui rôderaient dans le coin, pas vus en ce qui nous concerne…) On pose le camping car et on saute dans le bus pour notre première balade, pas loin (il est déjà 14h) Après 45 minutes de bus (et un arrêt-pipi au bout de 10 mn, pour ceux qui viennent de l’entrée…), le chauffeur nous débarque à Cathedral Mountain, en même temps d’ailleurs qu’une autre famille avec 3 enfants. Aussitôt, la moyenne d’âge dans le bus remonte en flèche ! Pas beaucoup d’enfants au Denali… Ce sont des habitués et ils nous indiquent le chemin, qui finalement est facile à trouver car assez fréquenté. Il n’y a quasiment pas de sentiers officiels au Denali (sauf à l’entrée du parc) Dans les endroits assez fréquentés, on trouve des sentiers. Ailleurs et le plus souvent, c’est du hors-piste, pas toujours facile du fait de la végétation. Pas de chasse bien sûr dans le parc, si bien que l’on peut facilement approcher les animaux, qui ne nous ont toutefois pas semblé beaucoup plus nombreux qu’ailleurs. On contourne une curieuse montagne de sable ocre pour finalement surplomber une impressionnante vallée glaciaire. Au loin, en contrebas, on entend soudain hurler : bear ! bear ! On ne voit pas l’ours mais on voit bien 2 randonneurs remonter la pente à toute vitesse ! Finalement ils ne planteront pas leur tente près de la rivière mais un peu plus haut au bord d’un lac. On peut bivouaquer partout dans le parc (à au moins 1 mile de la route), à condition d’avoir préalablement demandé un permis au WAC car le nombre maxi de campeurs par zone est contingenté. Pas facile d’improviser donc… Les enfants deviennent experts ès/crottes et baies ! Belle balade, sans soleil, dommage car la couleur de cette montagne est étonnante. En attendant le bus on remarque ce panneau : le vandalisme existe donc aussi chez les animaux ?! On peut monter et descendre à sa guise du bus où l’on veut dans le parc : il suffit de faire signe au chauffeur. En fin de journée, les bus qui retournent vers l’entrée du parc sont bien remplis et seul Arnaud peut grimper dans le 1er bus. On attend donc une vingtaine de minutes le suivant qui nous prend tous les 4. Nuit très calme (les générateurs des camping- cars doivent être arrêtés à 20h. De toute façon, il est indiqué sur le mode d’emploi du nôtre que le générateur n’est pas capable de recharger la batterie. Il ne sert donc que pour avoir ponctuellement du 110V, par exemple pour le micro-ondes. En arrêtant le chauffage durant la nuit, car le ventilateur est bruyant et doit consommer pas mal, nous aurons assez d’électricité pour ces 4 jours au Denali. Heureusement nous avons nos sacs de couchage car nous aurions eu un peu froid en n’utilisant que les couvertures fournies.)

J2 dans le Denali NP ( Sa 21/08) J’ai réservé le bus jusqu’à Wonder Lake, situé presqu’au bout de la piste, mais d’un commun accord nous décidons de ne pas aller jusque là : trop de bus ! A 7h30 on grimpe dans le bus et 1h30 plus tard, après avoir croisé quelques mooses imposants, admiré de belles montagnes derrière la vitre du bus (grrr…), nous demandons au chauffeur de nous laisser à Highway Pass. Les autres occupants du bus nous regardent un peu comme des bêtes curieuses quand nous descendons à ce col, où il n’y a « rien » (ni visitor center ni toilettes !) Enfin, rien d’autre que des montagnes de sable rouge encore un peu enneigées en cette fin d’été qui font face à des vallées sauvages et encaissées. On fait une belle balade au soleil (dommage on ne quitte pas la vue de la piste où les bus se succèdent à intervalles réguliers), il fait très bon, pas un souffle de vent. Fred et Arnaud, devant, aperçoivent des renards, on observe un moment un combat aérien entre un corbeau et un rapace tout en bullant au soleil : toujours pas le moindre moustique, quelle chance ! On a même la chance d’apercevoir le sommet du Denali ! Nous rejoignons enfin la piste et hélons un bus qui nous amène jusqu’au visitor center de Eielson où nous remplissons les gourdes. Au-delà de cet endroit, la piste redescend au fond de la vallée vers Wonder Lake. Il nous a semblé qu’au-delà le paysage devenait moins accidenté donc moins intéressant. Nous rebroussons donc chemin vers l’est et lors de l’arrêt à Toklat River,

demandons au chauffeur de nous déposer vers Polychrome Pass (un peu à l’ouest du mile 47). Il semble sceptique, nous expliquant que ça descend très raide depuis la route vers la rivière qui est en contrebas et que nous voulons longer. En effet ! Ca descend bien raide mais le sol est meuble donc c’est sans problème. En contrebas de la route, on ne soupçonne absolument pas sa présence, on ne voit et n’entend rien d’autre que le bruit du ruisseau et c’est bien agréable ! Les couleurs nous épatent, mélange de rouge, jaune, bleu du ciel (ahhhh !) ponctué de jolis nuages ! Tiens qu’est-ce donc que ce truc gris ?! Une bonne grosse marmotte prête à bientôt affronter les privations de l’hiver. Il y a une multitude d’empreintes le long de la rivière. Des crottes aussi bien sûr… Glou, glou, glou ! On les entend avant de les voir : des lagopèdes… Fred repère plus haut des mouflons de Dall (facile, ils sont d’un blanc immaculé), qui ont l’air de descendre vers la rivière : quelle chance. En effet, nous les retrouvons un peu plus loin au pied de la falaise. Ils se laissent très facilement approcher si bien qu’on va passer 1 ou 2 h en leur compagnie ! Quelle expérience ! Comment avec un tel pelage peuvent-ils échapper à leurs prédateurs ? Toujours plein de traces qui stimulent notre imagination : on essaie de reconstituer la scène du crime… En descendant la vallée on est régulièrement amené à sauter plusieurs petits affluents et on finit par être obligés de se faufiler dans le bush. Pas facile ! Pourvu qu’on ne se trouve pas nez à nez avec un grizzly. « Promenons-nous dans les bois… » Finalement on trouve un endroit pour traverser la rivière et rejoindre la piste. On émerge sur celle-ci en haut d’un raidillon : il n’y a plus qu’à attendre le bus, enfin plutôt les bus car encore une fois nous devons nous diviser en 2 groupes : d’abord les enfants puis Fred et moi. Sur le trajet du retour, la lumière est de toute beauté et ça fait vraiment l’œuf d’être dans ce bus ! Comme nous sommes 5 nous ne prenons pas le risque de prendre le dernier ou l’avant dernier bus pour rentrer car s’ils sont pleins, il faut attendre qu’un véhicule vienne nous chercher depuis l’entrée du parc, ce qui nécessite au bas mot quelques heures ! On retrouve les enfants au camping car : ils ont vu 3 ours sur une colline, les veinards !

J3 dans le Denali NP (Di 22/08) On les revoit ce matin : une maman grizzly et ses 2 petits. Plus loin on retrouve « nos » mouflons d’hier : depuis le bus, l’effet n’est pas le même ! Cette fois on se fait déposer à Stony Dome. Pas de soleil mais il ne pleut pas, c’est déjà ça…. Après avoir traversé une petite rivière, on remonte une petite vallée pleine de marmottes avant d’arriver à un col. Monter jusqu’au sommet ne nous apporterait pas grand-chose de plus car le temps est assez couvert. On préfère chercher un passage pour faire une boucle vers une très belle vallée que nous avons repérée en passant en bus. Hélas, elle est inaccessible ! C’est assez difficile dans le Denali (et en Alaska en général) de se faire une idée précise des reliefs car les cartes sont peu détaillées. Demi-tour donc, c’est plus prudent ! Le temps se couvre de plus en plus. Superbe arc en ciel près de Toklat River ! Malgré le temps, on décide d’aller explorer une vallée colorée que nous avons repérée sur Polychrome Mountain : elle nous a tapé dans l’œil à Caroline et moi. Un signe au chauffeur et hop, on descend ! On essuie quelques gouttes, rien de méchant et on grimpe dans la vallée jusqu’à apercevoir un groupe de « mouflettes » de Dall. Ces dames sont bien plus sauvages que les mâles, impossible de les approcher : elles sont toutes effarouchées et disparaissent finalement derrière un col. Cette fois le ciel s’assombrit de partout : demi-tour ! On se poste au bord de la route : 1er bus : 1 place seulement. Arnaud y monte (le veinard, il va voir un loup qui va trottiner au bord de la route pendant au moins 2 km !) On attend un bon moment le 2ème bus, le fond de l’air est de plus en plus frais mais on ne veut pas marcher le long de la route pour nous réchauffer car il pleut de partout sauf au-dessus de nos têtes ! Drôle d’impression ! Les sommets tout proches seront même blanchis. 2ème bus : 2 places, pfff… Fred et Caro y montent avec pour mission de commencer à faire les lasagnes ! 3ème bus : Marion et moi aurons finalement attendu 1h15 avant de pouvoir monter dans un camper bus : atmosphère d’ailleurs très sympa, il ramène des gens qui ont campé à Wonder Lake. Ce n’est pas le même public que dans les autres bus où on a vu des gens roupiller ou lire sur leur ipad ! Il y a d’autres randonneurs complètement trempés et frigorifiés qui visiblement ont attendu le bus un bon moment sous la flotte. On a eu plus de chance ! En conclusion ce système de bus est tout de même très contraignant : c’est un crève-cœur de perdre matin et soir plusieurs heures dans les transports, juste au moment où la lumière est la plus belle. Le dernier jour entre la fin de la balade, l’attente du bus et l’arrivée au camping de Teklanika, nous avons mis 3 heures (pour une vingtaine de miles )! (Auxquelles il faut ajouter 2h le matin pour aller à Stony Dome) Il est vrai que les paysages du Denali sont vraiment très beaux : c’est un mélange de larges vallées glaciaires austères, gorges profondes, montagnes colorées, glaciers, sommets enneigés mais je trouve l’organisation du parc vraiment trop pesante pour avoir envie d’y retourner. Voilà c’est dit ! Je dois dire aussi que je tenais tout de même à voir ce parc pour me faire mon idée, pas de regrets donc ! Je pense que pour bien profiter du parc (sans avoir une impression de métro/rando/dodo) il faut pouvoir partir camper quelques jours loin de la piste ce qui implique de porter un gros sac. Pas facile non plus pour une première visite dans le parc de bien cerner où s’y balader….et vu qu’il faut dire à l’avance au WAC dans quel secteur on va bivouaquer, impossible de se décider au vu des paysages rencontrés depuis le bus.

Denali NP, Anchorage (Lu 23/08) Il y a un peu plus de 400 km jusqu’à Anchorage, où nous reprenons l’avion demain.Ce matin dans le parc, le ciel est couvert mais les couleurs d’automne commencent tout de même à flambloyer. Plus au sud, ça se dégage et la vue de Denali Viewpoint South est à tomber ! On aperçoit en contrebas la Chulitna où nous sommes passés quelques jours plus tôt dans le brouillard. A Trapper Creek (à la hauteur de Talkeetna) nous prenons la Petersville Road qui file vers l’ouest. Cette route nous permet d’apercevoir le Denali sous un autre angle : elle n’a pas vraiment d’autre intérêt. Comme il fait beau nous décidons de repasser par Hatcher Pass mais comme la dernière fois, le temps se couvre finalement. Ce détour nous permet de rencontrer une nouvelle fois la femelle élan et son petit. Cette piste (non autorisée par le loueur ce qui signifie que l’on n’y est pas assuré) ne présente pas de difficulté ce jour là. La descente est assez raide et le frein moteur bien utile. On passe à Anchorage Downtown : la ville est en fait assez petite. Il y a des quertiers qui semblent très agréables à vivre avec plein de belles maisons en bois. La ville est idéalement située entre mer et montagnes. Nous allons passer la nuit sur les hauteurs de la ville à Glen Alp, dans le Chugach State Park. Il y a un monde fou ici : c’est un départ de randos à quelques minutes de la ville et la vue y est magnifique. On assiste à un coucher de soleil wagnérien sur Anchorage, ponctué de quelques averses bien drues ! Au loin, l’écume des vagues éclairée par le soleil couchant souligne la côte d’un trait presque fluorescent. Derrière nous, un ultime nuage rose avant que la nuit ne tombe définitivement.

Adieu Alaska et Denali ! (Ma24/08) Magnifique cadeau d’adieu ce matin : le Denali se détache parfaitement sur l’horizon ! Il est à plus de 200 km à vol d’oiseau ! On est scotché par ce spectacle mais il nous faut rendre le camping car avant 10h. En 10 mn, c’est chose faite et la navette nous conduit à l’aéroport, duquel d’ailleurs nous apercevons toujours le Denali. On décolle en début d’après-midi et très rapidement on vole « à côté » du Denali : magnifique ! Je constate non sans une pointe de satisfaction égoïste que la piste du Denali NP est sous les nuages, comme tout le flanc nord du massif. Moi qui était déjà en train d’échafauder des plans pour retourner en Alaska à l’automne et dans le nord, je réalise que le beau temps est rare partout en Alaska, pas uniquement sur la côte !

CONCLUSION Avant d’opter finalement pour l’Alaska, j’avais étudié la possibilité d’un voyage au Kamchatka, son voisin de l’est ! J’étais attirée par ses paysages sauvages, ses volcans, ses ours, ses rivières et rêvait d’y randonner ou d’y faire une descente en raft ou canoë. Malheureusement cette région ne s’est ouverte au tourisme qu’en 1992 au moment de la Perestroïka et les infrastructures y sont encore peu développées. Il est très difficile d’y voyager sans guide (et encore plus si on ne parle pas le russe) et les devis demandés auprès des agences locales y étaient absolument exorbitants. Conditions de confort spartiates, nécessité de porter d’énormes sacs pour y trekker (je ne pense pas que les russes soient déjà initiés à la philosophie MUL), impossibilité d’y être autonome, manque de réactivité des agences locales pour répondre à mes mails. Bref, je décidai finalement de me tourner vers l’Alaska et là tout a été ultra-simple : on trouve plein d’infos, cartes, récits, photos sur le net qui permettent de préciser ses attentes. Les américains ont un sens du service qui nous épate à chaque fois ! On avait un timing assez serré et tout a marché comme sur des roulettes, ils sont très pro ! Pas facile cependant vu la taille de l’état de faire des choix : il mérite à coup sûr plusieurs voyages ! On a fait un voyage passionnant même si la météo aurait pu, si elle avait été complice, le rendre absolument époustouflant !

Nos plus forts souvenirs (après sondage familial) seront : La rencontre rapprochée avec le grizzly L’ours noir sur la plage L’adorable loutre à Valdez et les loutres en général, trop mignonnes Les aigles à tous les coins de forêts et les phoques La « pêche au saumon », morts de rire ! Le Denali dans toute sa splendeur Les mouflons de Dall La pluie !!! La (très) grosse trouille en raft contre la souche

BUDGET ALASKA

J'ai profité en décembre 2009 d'un euro avantageux par rapport au dollar (1$ = 1,50 euro à l'époque) pour payer le ferry, la location du camping-car, les accomptes pour le kayak et le raft, le camping/Tek Pass/entrée au Denali, Child's glacier campground. J'avais aussi acheté en décembre des dollars pour payer sur place le solde kayak/raft, les hébergements, restaurants, bouffe. Bref, il n'y a que la location de voiture et le carburant qu'on a payés avec un dollar un peu moins avantageux (1$ = 1,29 euro) Vu le prix des prestations en Alaska, il n'y a pas de petits profits!

Avion pour 5, vol direct Francfort-Anchorage avec Condor4880 euro

Location 2 kayaks doubles+1 simple pour 7 jours1085$ Transferts en watertaxi 1880$ Total kayak :3035$ soit 2154 euro

Location raft 4 jours pleins 400$280 euro Navette pour dépose raft250$175 euro Total raft : 650$455 euro

Location VHF 7jours70$47 euro Location tél satellite 2 semaines150$ 106 euro Location bear spray 2 semaines 50$ 35 euro Clôture anti ours120 euro Total sécurité308 euro

Location minivan 14javec plein assur maxi732$567 euro Essence minivan 40$31 euro Total minivan 14j598 euro

Camping car 25' 10 jours, assurance maxi1592$1114 euro Propane40$28 euro Essence camping car 26l/100 km 1700 km459$355 euro Total 10j camping car 1497 euro

2 nuits 5 pers AJ Girdwood240$168 euro 2 nuits Talkeetna Roadhouse284$200 euro Childs's glacier campground avec résa34$25 euro 3 nuits à Teklanika campground (Denali)73$49 euro Total hébergements 442 euro

Ferry Whittier/Cordova/valdez CC+5P1091$722 euro

TEK Pass pour 3 jours pour 5 (bus dans Denali)92$61 euro

Ravitaillements, gaz, pêche 25j à 51000$670 euro Restos, fast food300$200 euro Total Bouffe, divers sur placeenviron 1000 euro

TOTAL pour 25j à 512117 euro

BIBLIOGRAPHIE ALASKA

Le Milepost est un énorme annuaire contenant une masse d'informations diluées au milieu de publicités. Nécessite un temps d'adaptation avant de s'y retrouver. Très utile pour le voyageur motorisé. Poids rédhibitoire pour les autres.

Lonely Planet Alaska : bien, pas mal d'idées de randonnées, pas mal de cartes.

55 Ways of the Wilderness in South Central Alaska, 5th edition de Helen D. Nienhueser and John Wolfe Jr : plein d'idées de rando, cartes succintes.

The Alaska River Guide de Karen Jettmar : la référence pour choisir sa rivière.

Denali National Park Guide to Hiking, Photography and Camping de Ike Waits. Plein d'idées de randos dans le Denali NP. Topos pas très précis mais difficile de faire mieux vu qu'il n'y a pas de sentiers. Cartes très grossières.

Cartes du National Geographic : Prince William Sound West (utilisée en kayak) 1/110000ème Prince William Sound East (pour la région de Cordova) 1/105600 Denali 1/225000ème On est loin de nos cartes IGN au 1/25000ème mais ces cartes sont agréables à lire et plastifiées. Au moins un bivouac de kayak indiqué qui n'existe pas sur PWS West. Je ne crois pas qu'il existe des cartes papier plus détaillées de toute façon. Il faut donc un peu « d'inspiration » pour lire le terrain plutôt que la carte, pas toujours facile.

Cartes GPS On a téléchargé des cartes topo gratuites pour Garmin. Attention il en existe (au moins) 2 types : pour l'un des 2 impossible de transférer les cartes et les waypoints sur le GPS donc mieux vaut faire un essai avant de rentrer tous les waypoints et de piquer une crise quand ça coince! On a utilisé ça :
http://www.gpsfiledepot.com/maps/view/302/ Bien utile pour évaluer la distance parcourue en kayak ou en raft et s'assurer qu'on est bien là où on croit! Amusant aussi pour mesurer la vitesse en raft : record 14,8 km sans donner un coup de pagaie!

Scats and Tracks of Alaska de James C. Halfpenny : crottes et traces d'Alaska, bien fait, léger, les enfants le connaissent par coeur.

Alaska Wild Berries and berry-like fruit de Verna E. Pratt pratique, léger, bien utile vu l'abondance de baies diverses et variées.

On aurait du acheter ces 2 petits livrets au début du voyage mais l'occasion ne s'en est présentée que plus tard. Si vous les trouvez sur le net, n'hésitez pas!
L'Ouest américain, Le Grand et Mamie-Boulet pour trois mois English translation pending
by Ninou98 · 2010-09-16 · 508 replies
Bonsoir à tous,

On n'a pas hésité longtemps. On repart !

Durée max : 4 mois

Hébergement : on ne réserve rien, comme la première fois. On ressort notre Home-sweet-home d'il y a 5 ans (tente 2 secondes Decath) et une voiture (4X4 - mais ça c'est Le Grand qui gère) l'important c'est qu'elle soit assez grande pour que je/on puisse dormir dedans : je ne suis toujours pas mure pour dormir sous la tente dans la Death Valley et la solution table préconisée par Sedonax est valable pour Le Grand pas pour moi 😕.

Epoque : départ mi-mars ou fin mars. Ahhhh revoir Mono Lake, mais comme l'ont vu "Les Héros" !

Les impératifs :

Ceux du Grand - retourner à Grand Canyon pour descendre au fond - dormir à la belle étoile dans Death Valley

Les miens - Joshua Tree NP - Carlsbad Caverns NP - Retourner à Canyonlands. Descendre la piste de ouf dans les traces de JF, aller à The Needles pour voir les pétroglyphes et trouver Thelma et Louise Point.

Les nôtres (parce qu'on en a quand même en commun 😛).

Zion : les Narrows

Grand Canyon : Havasupai

Capitol Reef : reprendre la balade où nous avons été obligés de la laisser à cause des orages

Kodachrome Basin

Grand Staircase-Escalante

Canyon de Chelly

Sedona

Garder la dernière semaine pour San Francisco

Garder les trois semaines avant la dernière pour remonter vers le nord :

- 1 semaine à Yellowstone. Ahhhh voir Grand Prismatic comme l'a vu Thibaud 😉

- 2 semaines pour la région de Seattle - pas pour les coups de foudre - mais pour North Cascades NP - Mt Rainier NP - et surtout les Columbia River gorge.

Les autres se sont imposés peu à peu grâce à la lecture des carnets de Thibaud, JC, Sedonax (pas fini 🙁 mais je finirai par trouver le temps) et tous les autres. Merci encore à tous 😎

- la Sierra Nevada avec encore un peu de neige - Bodie - Fisher Towers - Salt Lake City - Antelope Island - Goblin valley - CBN - CBS mais là va falloir m'expliquer cette histoire de tirage au sort. Sur place j'ai bien compris, mais par Internet 😛 - Horseshoe Bend - Antelope Canyon - Dead Horse Point - Chesler Park etc

Voilà, il ne nous reste plus qu'à tout mettre en ordre et vérifier ce qui est à la portée de nos gambettes.

Tous vos conseils seront les bienvenus.

Beaux rêves d'Ouest à tous Ninou
Premier test sur le pino hase... English translation pending
by Balban · 2010-09-14 · 28 replies
Bonjour à tous,

Nous venons d'essayer pour la première fois le tandem de chez pino hase (www.pinohase.fr) et je tiens à vous dire que ce n'est que du bonheur. Après deux heures dans le bois de Vincenne, nous sommes agréablement surpris par les qualités de ce vélos (stabilité, maniabilité, assise...) dont la prise en main est vraiment très simple.

C'était juste un petit post pour vous faire partager ces émotions.
Recherche guide pour une escale de croisière à Casablanca English translation pending
by Lapinoux41 · 2010-09-13 · 16 replies
Bonjour,

Nous partons faire la croisiere "iles et terre du soleil" et nous recherchons un guide ou des information pour l'escale a Casablanca. Nous sommes a terre de 9h a 19 heures. Si vous avez les coordonnées d'un guide parlant le francais, ou des infos utiles, afin de visiter au mieux la ville et les alentours je suis preneur :o) Je suis deja aller en Tunisie et nous devions marchander le prix par 4 et a Casablanca il faut diviser par combien? Je vous remercie deja pour toute les infos qui seront le bienvenue
Élection du meilleur cliché des mois de septembre/octobre 2010 en photos sur le thème "Une prière" English translation pending
by Ragamuffin · 2010-09-13 · 121 replies
... ou la ferveur religieuse.

Un thème humain, donc, mais qui peut inclure également la statuaire.

Règles :

- 2 photos avec un très court libellé et indication du lieu de prise de vue + date si possible - les votes pour 2 photos - la photo choisie en première position reçoit 2 points, la seconde, 1 point - sont ouverts à tous - participants ou pas - et débuteront le lundi 25 octobre 2010 à 0h01 et seront clôturés le samedi 30 octobre 2010 à 23h59. Résultats dans la journée du dimanche 31 octobre 2010.

Voici mes 2 photos

1. temple de Kuan Yin Teng à Georgetown (Penang - Malaisie) le 5 octobre 2009 2. temple à Ubud (Bali - Indonésie) le 1er juin 2008
Kazakhstan - septembre 2010- informations sur les principales villes English translation pending
by Saint · 2010-09-12 · 1 reply
Infos Almaty - aout 2010

Décalage horaire: 4 heures avec la France en été .

Argent: L'unité monétaire est le Tengué 1€ = 188 tengue. 1$ = 146 tengue. Éviter de changer trop à l'aéroport car taux plutôt défavorable comme partout mais ici , c'est particulièrement vrai . Il y a en moyenne 5 points de différence . Et bien sur, le taux est plus avantageux à Almaty que dans les autres villes. Donc prévoir en conséquence .

Banques. Change euro très simple.. De nombreux distributeurs de billets acceptant les cartes Visa et Master . Maestro et Cirrus. Pour les étourdis ou les malchanceux... Nombreux point de retrait Western Union.

Hôtels Deux hôtels sont à des prix acceptables 1-L'hôtel Saulet De l'aéroport prendre bus 86 ou 79 qui s'arrêtent juste en face de l'hôtel Saulet. Fourmanova street. N 187. Prononcer " saolit " Se mettre côté droit du bus si possible pour repérer la Tour Eiffel miniature juste à cote de l'hôtel .Facilement repérable . Plutôt désuet et offrant un confort très relatif. Mais c'est le moins cher.

De l'hôtel pour parc Panvilov bus 63 De l'hôtel pour le bazar bus 73 et 63 mais il y en a d'autres.

2- l'hôtel Turkestan. En face du bazar. C'est pratique pour se repérer car tout le monde connait le bazar. Le bus 79 venant de l'aéroport s'arrête à une centaine de mètres. Chambres avec clim et douche pour 2 à 6500 Tg sans le petit dèjeûner. Chambre simple sans clim sans douche à 3000 Tg soit 16 euros. Pas de petits -dejeûner. Pas donné certes mais sans nul doute le meilleur rapport qualité - prix de la ville. Chambres proprettes et plutôt agréables. Mais ne comptez pas sur un nettoyage quotidien de votre chambre.. Ici ça n'a pas cours.!!! Vous ferez vous même.. Nettoyage vêtements possible. plutôt cher. Nataly , la fille de la patronne est sympa et parle anglais. Au cas ou.... A 500m environ du parc Panvilov.

Cathédrale du Parc Panvilov...

Pour l'aéroport il y a 2 bus: le 73 et le 86 . Attention le dernier est à 22 heures.

Transports:

2 gares de trains Il faut aller à Almaty 2 qui semble la gare principale Plusieurs destinations avec couchettes. Préfèrer les " luxes" car elles sont climatisées. Les agences de voyage vous délivreront un billet sans problème. Mais commission..! C'est souvent plus simple si vous ne parlez pas russe. Les trains sont souvent bondés eu juillet et aout . Il vous faudra parfois attendre une semaine pour obtenir le billet convoité..

La gare routière principale :Syrian



Assez excentrée Compter 3 a 4 kms de l'hôtel Saulet ou du Bazar.. Accessible en bus urbain. Ou compter 300 a 400 Tg en taxi. 2 départs pour Astana quotidiens 14h et 22 heures. En théorie car j'ai constaté qu'il y en a plus. Arrivée le lendemain après environ 20 heures de trajet.. Le prix est de 4750 tengué. De nombreux départs pour différents points du pays mais aussi Biskek et l'Ouzbekistan. Pour cette dernière destination je conseille pourtant de partir de Shymkent. Possibiltés de consigne bagages= 300 t. Attention car anarques dans certains restos de la gare. Comptent sans vergogne 30% de service.!!!! Flics véreux également . Résistez car ils n'iront pas au bout de leurs menaces.

Internet Une heure d'Internet = 250 tengué. Certains restos proposent le WiFi gratuit. Peu, il est vrai...

Nettoyage de chemise : 200 Tg. À 300 Une bière pression de 50cl =300 à 400 tg service 10% compris. Une brochette de 4 ou 5 morceaux de Mouton: 250 Tg. Une galette de pain : 50 Tg De nombreux restos appliquent 10% de service.

A la gare routière, nombreux bus pour Bishkek, Shymkenk et Tashkent. Entre 1000 et 2000 tengue selon l'endroit où vous vous placez ds le bus. Départs à 18 heures . Bus de nuit. Ils semblent en bon état..

Une course de taxi en ville = 300 à 400 tengué selon négociation. Les bus urbains ; Quelque soit la durée est à 50 tengue. C'est donc, de loin , le transport le moins cher.

Autre gare routière: SAYAKHAT 200 ms environ aprés la mosquée en venant du Bazar: Sayakhat bus station Les bus desservent les petites distances pour se rendre dans les environs d'Almaty.. Montagnes et lacs.

Vols avion. -allers simples. Almaty >>> Astana : 24000 tengué aller simple Almaty>>>> Tashkent. 24000 tengue AS Economy class. Ouzbékistan Airways Ou avec la SCAT: 21000 tengues. Plusieurs vols hebdomadaires. Mardi et samedi. Almaty>>> Shimkent : 20000 tg. 1 vol quotidien. Air Astana. 7h40 Almaty >>>> Bishkek 10000 tg. Possibilité obtention visa Kirghize à l'aéroport de Biskek. Turkish airlines: vols fréquents pour Istambul. Peu chers. Paris également avec un stop possible a Istambul.

Distances Almaty>>> Astana: 1247 kms Almaty>>>>Shimkent: 720 kms Almaty>>> Taraz; 500 kms Almaty>>>. Bishkek 250 kms

Pour avoir une idée très proche la réalité du temps de transport compter une moyenne de 60 km/ h pour les bus Et 50m km/h pour les trains.

Trains Almaty>>>>Astana : 5300 tg. Almaty>>>> Tashkent ; 13600 tg. Almaty>>>> Shymkent 3500 tg. ou 6100 en luxe. Almaty>>>> Atyrau 16200 luxe

Consulats étrangers

du Kirghistan à Almaty: Lugansky street ( derrière le téléphérique ). Il faudra faire la queue comme à celui de l'Ouzbékistan Formulaire officiel et 2 photos. Le prix varie de 50 à 100 dollars selon rapidité du service.

Consulat Ouzbekistan A deux pas du parc Zenkov , pas très loin de parc Panvilov. Prévoir attente.

Le téléphérique. Très cher. 1500 tg. Je ne sais pas si cela en vaut la peine.

Hotels "Saulet ": chambre à 4 lits ; 2600 tg par pers petit dej inclus. Chambre grand lit sans clim 5600 tg. Certainement le moins cher de la ville. "Turkestan hotel." En face du bazar 3000 tg chambre simple sans douche ni petit dèj. 6500 tg chambre 2 lits avec douche sans petit déjeuner. Chambres à 3000 tg souvent pleines.

Restos.. Plutôt chers .!!

De nombreux Doner Kebab... Nourriture classique des Kebabs pour prix peu élevés pour Almaty.

Une excellente adresse:



"Staut Beer Bar" en face du theâtre russe et le la grande librairie d'Almaty. Perpendiculaire Abbaye et Abbay khan Menu unique le midi de 12 h a 15 heures pour 660 tg avec le service de 10%. Très bon rapport qualité - prix. Bière exquise. Mérite un petit détour.

Ambassade de France Fourmanova street n• 99 . A cote de l'hôtel Voyage Se situe à l'angle de la rue dans une ancienne maison peinte en bleu

Compagnies aeriennes

Turkish airlines Fourmanova street.

Astana Airways. Aéroport

Infos Astana.



Dans le "nouvel Astana", buildings modernes.Genre Dubaï en plus modeste. Ville très propre.

De l'aéroport au centre ville prendre le bus N• 10. Prix 60 tengue comme ts les autres bus. De la gare routière bus qui va au centre N° 10 également Ce bus va jusqu'à la gare routière et trains qui sont a cote l'une de l'autre. Prendre le 10 également pour aller a l'hôtel Abbaye .

Pour aller au "Staut", Bus n• 3 de l'hôtel Abbaye Pour aller gare train ou bus, de l'hôtel Abbaye. Prendre le N• 10.

Deux centres ville. Le " vieux" dans lequel se trouve l'hôtel Abbaye et le nouveau qui offre sa surprenante vision architecturale moderne. Pour y aller... Tjrs le bus. N 10

Infos Shymkent

Place centrale.

Sauf pour l'hôtellerie qui reste désespérement chère eu égard aux prestations offertes, tout semble moins onéreux ici qu'à Almaty. Les prix variant à la baisse de parfois 50%. Une bière locale de 50 cl coûte 150 tg. Service 10% inclus. On affirme que c'est la meilleure du pays....

Et une belle brochette de Mouton 130 tg (shaslik). Un bon gâteau au chocolat coutera 100 tg ainsi que le café noir qui l'accompagne. Toujours ajouter10% de service.

Les bus urbains sont à 35 ou 40 tg.

L'hôtel Kema reste le meilleur dans sa catégorie. Il en coûte néanmoins 8830 tg pour une chambre a deux lits petit- déjeuner inclus. L'hôtel qui se situe au rond point de la liberté offre des prestations plus bas de gamme a 6300 tg ( quand même) la double . Chambres vieillottes et salles de bain indigentes. Quelques chambres rénovées bien plus présentables mais les prix grimpent de suite à 8800 tg...

Les bazars Il y en a deux à Shymkent Le grand ( bolchoï ) qui se situe à la périphérie de la ville; C'est aussi à deux pas de la gare de bus principale. Et un second plus petit , plus central près de la mosquée. Ils offrent à mes yeux peu d'interêt..!

La ville Plutôt calme mais moins bien entretenue qu'Almaty ou Astana... On s'y retrouve assez vite pour le peu que l'on ait un plan même sommaire.

La gare train. N'est pas très centrale. Mais accessible aisément par bus.

Possibilité excursion dans la journée pour la ville de TURKESTAN où il n'y a que la mosquée à voir...
Marre d'être traité comme du bétail English translation pending
by Stefsa · 2010-09-08 · 35 replies
Bonjour

Nouveau sur se site, j en profite pour dire ce que je pense des conditions de transport qui, peu a peu, se deteriorent J entends par la, notre condition de client, celui qui a paye une prestation, un contrat qui engage un transporteur a nous amener d un point reference a un autre, mentionne sur un bout de carton ou via e-mail et dans un esprit soi-disant de detente Le process est simple: On achete un billet pour un sejour qu on croit de reve et c en devient presque l enfer. A la ller: - 2 heures avant faut se presenter a l aeroport (40 minutes pour les vols dom) - faire la queue au comptoir d enregistrement, en esperant qu ils n ont pas encore changes leur politiques de facturation des bagages (c etait 2 a l international sur certaines compagnies americaines, c est redevenu 0 pour certaines, ou 1 si on vol en eco pour les vols internationaux - sans mentionner le fait que les membres elites , super FB platinum etc- que je suis sur certaines lignes- ont eu l heureuse surpise de voir augmenter leur volume de bagages, SANS FRAIS ) - Le screening soi-disant Securite devient presque un parcours du conmbattant ou il faut enlever chaussures, ceinture, montre et tout le tutim, bref pratiquement se deshabiller. De plus on est pousse par les agents aux sourires narquois qui, sous pretexte d avoir un peu de pouvoir, vous tendent sous le nez votre tube de dentrifice non emballe, faisant 125 ml mais a moitie plein (ou vide selon le contexte) et vous insulte presque en vous demandant d evaluer la contenance, et comme par un fait accompli, vous pique votre coupe -ongle ou lime en acier si vous en avez une) et toujours avec une certaine complaisance vous annonce " desole je vais devoir le confisquer" ==> la question est : que font ils de tous ces stocks ???lol - a la porte d embarquement, si vous avez le malheur d avoir clique sur couple en reservant avec Air France et que vous ne pouvez justifier d une preuve de mariage, on vous insulte et vous traite de fraudeur, de malhonnete(realiste je l ai vecu) - si tant est que vous voyagiez en Business on vous annonce que vous etes retrograde car le vol est plein, par contre si vous etes un simple pequin de base sans carte ni mileage......wow, j aimerai savoir combien d entre vous ont ete "UPGRADED" avec un grand sourire de la part du Personnel. - a bord, c est tout juste si votre pied ne gene pas le rideau des Business ou First, desole mais avoir les genoux au niveau des oreilles parce qu il faut optimiser la place pour les classes grand luxe, ca ne derange que vous et non la compagnie - vous n aviez qu a payer plus cher (ou votre compagie) - Les plateaux repas (lorsqu ils ne sont pas payants, je ne parle pas d easy jet, au moins eux c est ecrit par avance) sont de pire en pire - Ben voui , cost reduction, crise economique, au grand dam de licencier du personnel faut rationner. Pour les snack, je me crois dans un zoo ou on vous balance des bretzels ou des cacahuetes, sauf que la c 'est moi qui suis derriere la grille. Et puis alors ne parlons pas des boissons, avant c 'etait la canette, maintenant, c est au verre ;-)> Par contre en Business, Alcool a gogo et panier de fruit en plus du dessert. C est vrai que c est agreable de voyager en business, quand on en a l occasion..... mais au detriment de quoi? De voir les gens a l arriere, encore plus serre essayant desesperement d engloutir un repas insipide au risque d avoir faim? Savez vous comment ils nous appellent , en general, les agents de bord? LE BETAIL......he oui, cela veut tout dire - Je ne vous parle pas de l accueil a l arrivee a la douane, SURTOUT en FRANCE, Ils ne repondent pas a votre Bonjour. Vous fixent comme un terroriste et vous posent des questions debiles histoire de justifier leur boulot. Savent -ils au juste que si nous ne voyagions pas, ils n auraient pas leur boulot??? Ils devraient nous accueillir avec un sourire Enorme comme cela et nous remercier de leur donner cette chance d avoir du travail

Desole de la tartine mais j en ai marre d etre pris pour du Betail d un bout a l autre de la Chaine, cette fameuse chaine formee de maillons soudes les uns au autres. Taxi- transport -Avion- compagnie aeriennes- securite - Douane- Passport (imprimerie)- Alimentation- duty free etc....

La seule raison d etre de cette chaine est : LE CLIENT Savent ils tout simplement que si on ne voyage pas, NOUS, clients, acheteurs, depensiers, etc...... cette fameuse chaine n existerait pas. Je voyage depuis 20 ans, et frequemment depuis une 10aines d annees, sur toutes les lignes et toutes les classes.....croyez moi, c est de pire en pire. Que vont ils nous inventer d autre avant qu on ne reagisse?

A vous de me le dire ;_)
Compact ou Reflex numérique pour un tour en Europe Centrale en sac à dos? English translation pending
by Achille33 · 2010-09-07 · 16 replies
Bonjour à tout le monde,

Comme je pars dans quelques jours pour un tour en Europe Centrale pendant 3 semaines, je suis en pleine préparation et du coup, je me demande si ça vaut le coup d'embarquer un compact (Canon A560) ou un reflex numérique (Nikkon D60) pour plusieurs villes comme Venise, Vienne, Bratislava, Buda, Craco, Berlin et Prague. J'ai bien peur pour mon reflex que ça soit encombrant et facilement repérable pour les pickpockets à savoir je dormirai dans les auberges de jeunesse pendant ce séjour.

Nota: je prévois un sac à dos de 60 litres de quoi y mettre mes vêtements, ma trousse de toilettes etc. (ce sac sera laissé à l'auberge pendant les visites), un autre sac à dos de 20 litres pour ranger quelques livres touristiques, un peu de bouffe, etc. (il sera utilisé pendant les visites) et un tout p'tit sac pour reflex qui me laisse un peu de place pour mon portefeuille et quelques papiers concernant la réservation pour les auberges.

Quels conseils vous me donnerez?

C'est la première fois que je pars en aventure comme ça et j'essaye de faire en sorte que ça soit mieux organisé.

Merci d'avance.

Cordialement.

Achille.
Avis sur circuit dans l'Ouest américain en été 2011? English translation pending
by Patoubub · 2010-09-07 · 24 replies
Bonjour à tous, Depuis le début d'année nous songeons partir en famille l'été 2011 pour 3 semaines dans l'ouest américain avec 2 ados 17 et 14 ans et des amis (2 adultes 3 ados 17,14 et 11 ans). Nous avons tester au mois d'avril l'organisation d'un voyage en Floride fait par nous même et tout s'est bien passé on peut donc y aller sans appréhension. Je me suis renseignée sur ce forum et d'autres sites et blog sur le sujet. L'interrogation me vient plutôt pour savoir dans quel sens effectuer ce périple avec les principaux sites à ne pas rater et surtout nous aimerions commencer le séjour par la visite de New York sur 3 nuits à la demande expresse des ados !! Dates prévues du 26/07/2010 au 16/08/2010. J'ai lu sur ce forum qu'il vaut mieux ne pas réserver trop tôt les billets d'avion, mais attendre à peu près 300 jours avant le départ ? est ce vrai surtout pour un trajet multi destination ? Nous aimerions donc faire d'abord 3 nuits à New York puis vol intérieur jusqu'à San Franscico ou Los Angeles ou Phoenix ???? Grosse interrogation, sachant que nous souhaiterions faire : - Yosemite - Monument valley - Death Valley - Vegas - Bryce - Grand Canyon - Moab - Zion - Lac powell - Visite de San Fransico - Sausalito - Visite de l'essentiel de Los angeles , avec peut être universal studio Peut on également songer pendant le séjour faire san franscico - los angeles par la cote ? Est- ce réalisable. Merci de m'aider à démarrer ce circuit par le bon bout en évitant de passer trop de temps en voiture tout en voyant le maximum de belles choses !!!!
Saly: vols et cambriolage (Sénégal) English translation pending
by Wamdiego · 2010-09-07 · 57 replies
Je reviens d'un séjour de 15 jours à saly, cela aurait dû être des vacances, mais cela a été un véritable purgatoire. Le meilleur moment du séjour, cela a été lorsque nous sommes arrivés à Roissy. Tout d'abord nous nous sommes fait arnaqué par le propriétaire de la villa qui nous a loué une villa et qui 3 jours avant le décollage nous apprend qu'elle n'est pas disponible en nous obligeant à aller dans une autre moin bien. Soit, ensuite nous avons eu à faire au personnel de la villa et aux vendeurs, des gens hypocrites et prêt à tout dans un unique but, vous presser comme une orange pour extraire tous l'argent que vous avez. Le pire C qu'ils ne sont pas aussi sympatiques qu'on le dit, ils sont agressifs si vous refusez d'acheter leur babioles ou leur poisson. il rentre dans la villa que vous avez louer alors que vous dormez encore, s'installe dans le salon, et quand vous vous réveillez, il faut déjà passer à la caisse : du poisson ce jour là. Bien sûr tous ces gens sont tous de la même famille comme ils le prétendent.! ille comme ils disent, un prétexte pour faire de ce que vous avez louer 700€ la semaine un moulins. Cela est dérangeant bien sûr de voir défilé des inconnus chez vous sans même qu'ils sonnent. Surtout que pour les faires sortir, si vous n'haussez pas le ton vous pouvez réver, parfois dans la rue il n'hésitent pas à tanter de vous intimider, c'est vraiment la jungle et si vous ne leur montrer pas qu'ils ne vous font pas peur, ils vous lacheront pas, je me croyais revenu dans ma jeunesse au lycée avec les coups de pression en tout genre. Malgré çà cela aurait pû être des bonnes vacances si seulement la femme de ménage, complices des cambrioleurs et le propriétaire de la villa, lui même complice de la femme de ménage ne nous avaient trahis. Car oui vous ne révez pas nous nous sommes fait cambriolés et la femme de ménage qui s'est fait passé pour une pauvre petite femme nous a bien trahis et la propriétaire est son complice puisqu'il l'a protégée. seuls nos affaires personnels ont disparues et les voleurs avaient les clés de la villa ! Aucune éffraction pour rentrer. Nous étions pourtant dans une résidence gardée avec des gardiens présents jour et nuit, mais ils étaient probablement dans le coup. Des murs avec des barbelés. Inutile de compter sur la police à laquelle il a fallu deux jours complets pour nous remettre une déposition, ils sont bien trop occupés à astiquer leur flingues et à draguer les filles. (véridiques, on s'est cru dans 2 flics à miami). Bien sûr dans cette affaire la population est certes responsable mais que dire des propriétaires occidentaux qui ont cautionnés tout çà ? Bref si vous voulez partir à saly, allez dans un hotel tout compris sans objets de valeur et mettez tout dans le coffre fort. Ne sortez pas en ville. Méfiez vous des propriétaires. Quant à la ville de saly, il n'y a pas grd chose à faire à part se faire harcelé sans cesse par des vendeurs ou passants sans aucune genes et sans respect pour vous.Je n'ai pas ressenti la chaleur africaine pour ces gens n'est en fait qu'un élan intéressé à l'encontre des touristes qui ne sont que des vaches à lait. Je vous fait grâce d'une autre anecdote qui me fait dire çà. (méfi! ez vous aussi des chauffeurs). J'ai fait avant saly, la république dominicaine, agadir ou la tunisie, j'avais passé de bonnes vacances. Répondre à ce message Répondre à ce message en le citant Retirer cette discussion de ma liste de discussions suivies
L'Ouest des États-Unis en famille en 2010 English translation pending
by Lathoune · 2010-09-06 · 47 replies
Bonjour à tous, eh oui, un nouveau carnet sur l'Ouest des USA ! J'en ai lu quelques-uns avant de me lancer et j'ai hésité au vu de la qualité de certains. Malgré tout, mon expérience en famille pourrait peut-être servir alors je me lance !

Nous sommes une famille de 5 : Didier, Nathalie (votre serviteur !), Mélina (19 ans), Julien (10 ans) et Jonathan (7 ans). Le voyage s'effectue du 28 juin au 22 juillet, vols par Air France, voiture chez Avis, chaine d'hôtels "Choice Hotels". Budget global : 9 000 € (tout compris !)

Programme

J 01 - L 28/06 : CDG - LAX - Nuit à Los Angeles J 02 - M 29/06 : Los Angeles : Beverly Hills - Santa Monica - Venice - Downtown - Hollywood - Nuit à Los Angeles J 03 - m 30/06 : Universal Studios - Nuit à Ventura J 04 - J 01/07 : Santa Barbara - Monterey Bay Aquarium - 17 Mile Drive - Carmel - Nuit à Monterey J 05 - V 02/07 : San Francisco : Downtown - Fisherman's Wharf - Nuit à San Francisco J 06 - S 03/07 : Golden Gate Bridge - Alcatraz - Nuit à Sacramento J 07 - D 04/07 : Sacramento : Old Town - California State Railroad Museum - Lac Tahoe - Nuit à Carson City J 08 - L 05/07 : Mono Lake - Yosemite National Park - Nuit à Fresno J 09 - M 06/07 : King's Canyon NP - Generals Highway - Sequoia NP - Nuit à Bakersfield J 10 - m 07/07 : Death Valley NP - Nuit à Las Vegas J 11 - J 08/07 : Las Vegas : Le Strip et Hôtels-Casinos - Nuit à Hurricane J 12 - V 09/07 : Zion NP - Mount Carmel Highway - Nuit à Kanab J 13 - S 10/07 : Bryce Canyon NP - Capitol Reef Scenic Drive - Nuit à Caineville J 14 - D 11/07 : Arches NP - Nuit à Moab J 15 - L 12/07 : Dead Horse Point State park - Canyonlands NP - Nuit à Monticello J 16 - M 13/07 : Mesa Verde NP - Nuit à Cortez J 17 - m 14/07 : Canyon de Chelly National Monument - Nuit à Blanding J 18 - J 15/07 : Valley of the Gods - Goosenecks State Park - Monument Valley Navajo Tribal Park - Lake Powel - Nuit à Page J 19 - V 16/07 : Grand Canyon NP - Nuit à Williams J 20 - S 17/07 : Historic 66 Route - Déjeuner au "Bagdad Cafe" - Barstow Outlet - Nuit à Barstow J 21 - D 18/07 : San Diego : Zoo - Old Town - Nuit à San Diego J 22 - L 19/07 : Sea World - Nuit à Anaheim J 23 - M 20/07 : Disneyland Resort - Nuit à Anaheim J 24 - m 21/07 : Disneyland Resort - Long Beach - Venice - LAX-Paris CDG

Petites précisions : 1) Didier a pris ses billets avec ses "Miles" donc il partait de CDG, en revanche j'ai dû aller avec les enfants à Heathrow pour le vol aller -Londres-Paris-Los Angeles-. Ce qui me prendra environ 8h pour faire Paris-Paris !!! 2) Concernant les hôtels nous avons réservé des chambres pour 4 sauf à 3 reprises où nous avons pris des suites (pour 6), nous n'aurons aucun souci non plus de ce côté là. Nous avons choisi cette chaine pour la piscine (quelques fois intérieure) et pour les petits déjeuners inclus. 3) Pour les bagages nous avions 2 gros sacs de presque 25 kilos chacuns plus une valise taille cabine plus tout l'attirail électronique afin d'immortaliser ce périple. Le principe pour ne pas décharger la voiture tous les soirs : ne prendre que la petite valise en y mettant les trousses de toilettes, les pyjamas, les maillots de bains et les tenues pour le lendemain de façon à ce que le matin on échange le linge sale (dans les sacs fournis à l'hôtel) contre le linge propre pour le lendemain, enfin le but du jeu était de ne pas sortir les gros sacs du coffre et se trimballer les 50 kilos de fringues tous les soirs.

JOUR 1

La nuit a été courte, et c'est fin prêts que nous allons à la Gare du Nord prendre l'Eurostar de 8h10 qui nous conduit à Londres. Je ne me charge pas inutilement de bagages car c'est Didier qui les passe en Business. Une seule petite valise nous suffit amplement pour traverser cette ville que nous n'aurons malheureusement pas le temps de visiter. Les enfants sont pressés de monter dans l'A380 pour ce court vol pour Paris où Didier nous attend avec impatience pour notre vol de 16h35.

Joie qui sera de courte durée car arrivés à CDG nous sommes bloqués sur une piste par un remorqueur tombé en panne. Normalement nous aurions eu le temps de faire la correspondance, surtout que dans le Terminal 2 nous devons prendre un train automatique pour nous mener à notre porte. Après moult appels téléphoniques avec mon chéri et 45 minutes passées à s'énerver et à piaffer d'impatience, le remorqueur est enfin d��gagé et ni une, ni deux, une course folle commence dans le Terminal. Nous courrons si vite que nous en bousculons quelques personnes mais j'ai décidé qu'il était hors de question que je dorme à l'hôtel ce soir et les enfants sont d'accord avec moi. Je n'ai jamais passé la douane aussi vite et tant pis pour les ceintures, nous les remettrons plus tard. A l'arrivée à la porte d'embarquement, quel soulagement de voir que Didier nous attend encore et de ce fait, notre avion aussi. C'est tout essoufflés et le coeur battant la chamade que nous embarquons enfin après les formalités. Ceci étant dit, ce sera la seule anicroche du voyage ! Le vol Paris-Los Angeles se passe sans encombre, Mélina et moi dormons par bribes, les enfants arrivent à dormir plusieurs heures d'affilé et Didier dort comme un loir, le pacha !

Nous arrivons à LAX à 19h05, sautons dans une navette Avis et le temps de récupérer notre Crossover Nissan Murano, il fait déjà nuit. Quelle déception pour Nathalie et Mélina ! La découverte de L.A en voiture à 20h n'est pas très engageante, nous devons rejoindre le Downtown par l'autoroute pour nous rendre à l'hôtel. La chose qui nous a surpris en sortant de l'aéroport c'est le nombre de restaurants "restauration rapide", il y en a partout et pour tous les goûts, ceci nous met déjà l'eau à la bouche, gourmands que nous sommes ! Les enfants ouvrent grand leurs yeux à l'approche du centre-ville, et là, la déception du départ s'évapore pour laisser place à l'enchantement des buildings illuminés et agglutinés les uns sur les autres. C'est notre premier soir aux Etats-Unis et je crois qu'il n'en fallait pas beaucoup pour nous émerveiller. Ah oui, je tenais à dire également que nous n'avions pas de "Tom-tom" et consorts et que nous nous sommes très bien débrouillés sans. Tous les trajets avaient été conçus avec Google map et imprimés à la maison, le lutin ne quittera pas la boite à gants pendant ces 24 jours.

Nous logeons au Comfort Inn City Center, dans un quartier populaire, pas loin de la station de métro Mc Arthur Park. La piscine est à l'extérieur, donnant sur le parking et vu la température dehors nous n'avons pas trop envie de nous baigner. Nous montons finalement nous coucher sans dîner car nous avons bien mangé dans l'avion et n'aurons pas assez d'énergie pour ressortir au Mc Do du coin.

JOUR 2

Le soleil s'est levé tôt, et nous avec. Le jet lag ne nous fait pas de cadeau et à 5h30 tout le monde est sur le pied de guerre. Il faut attendre que la salle de petit déjeuner ouvre à 6h30, d'ailleurs nous y sommes les premiers et nous délectons de gauffres, muffins et autres tartines.

Première déception de la journée, il fait un froid de canard : 18 ° tout au plus et on dirait que les nuages ont décidé de venir se frotter aux toits des immeubles. Ça commence bien ! surtout que toutes les visites sont prévues en transports en commun et à pied. Tant pis, nous attrapons un gilet et en route pour l'aventure Californienne ! Mais quand même, Mélina et moi on se dit que c'est pas ce qu'ils nous vendent à la télé, on a cru qu'à Los Angeles il faisait toujours beau. Remboursés !!!

Nous prenons le métro à la station Mc-Arthur Park afin de rejoindre Wilshire Blvd, où le "Metrobus" rapide nous pousse jusqu'à Beverly Hills. Pour ce faire, nous avons acheté 5 DayPass à 5$ l'unité, qui seront vite amortis.
Khao Lak et Koh Samui avec deux enfants (5 et 6 ans): principales choses voir? English translation pending
by Lilou8383 · 2010-09-06 · 14 replies
Khao Lak J'ai fait plusieurs recherche sur Khao Lak, et j'ai beaucoup de mal a trouver des renseignements. J'aimerai savoir si cette region s'est remise du Tsunami.Car d'après le guide du routard, seul les hotels se sont reconstruit, mais il ne parle pas vraiment de la végétation.

J'aimerai savoir aussi ce qu'il y a, à faire; J'ai lu sur un site qu'il y avait des chutes d'eau a découvrir , des balades a dos d'éléphants , Les iles similans ou Surin. Je voyagerai avec mon mari et mes 2 enfants (agés de 5 et 6ans) , donc pas de plongée possible, snorkelling a la limite. Merci de me conseiller...

Koh Samui Nous voulons rejoindre Koh Samui pour les JOURS restant. Nous serons 13J en tout en Thailande , nous ne savons pas combien encore comment répartir les jours. j'attends de savoir ce qu'il y a à faire dans sa chaque région , dc si vous aviez la aussi quelques conseils de choses a ne pas rater , même si sur cette ile , on y va plus pour ces plages...

Je vous remercie par avançe de m'aider a préparer dans mon voyage.
Utah + Yellowstone en été 2011 English translation pending
by Max68 · 2010-09-06 · 197 replies
Bonjour,

Cela me paraissait tôt, c'est donc en dilettante que je commençais à regarder pour l'an prochain, mais apparement Yellostone est un problème au niveau de l'hébergement.

J'étais dans l'Ouest cette année et cela m'a vraiment plu je souhaite donc y retourner. Au niveau des dates rien n'est figé mais apparemment ce serait du 21 Juillet au 7 Août. Mon idée était de "traîner un peu dans l'Utah (Zion les Narrows, Buksking Gulch, Torrey où je veux retourner pour faire Cathedral Valley, le secteur d'Escalante) et Yellostone. Ah! j'oubliais il faut aussi faire un crochet par Las Vegas pour contenter tout le monde. Si j'ai le temps faire une pointe à Mesa Verde et Durango.

Je pense faire une Boucle Salt Lake City - Salt Lake City (moins cher que de repartir de LV et il y a des vols directs pour Paris).

Ma question vaut-il mieux commencer par Yellostone ou par l'Utah ? Question corollaire: y-a-t-il autant de monde à Yellostone pour que les hôtels soient déjà pratiquement complet ?

J'affinerais le programme en fonction de cette réponse et des disponibilités des hôtels

Merci d'avance, cordialement

Jean-François
Carnet de voyage en Malaisie du 18 juillet au 19 août 2010 English translation pending
by Soutil · 2010-09-06 · 6 replies
Nous sommes 2 Claude mon épouse (59) et moi-même Jean Louis (64) Le guide de base est le Lonely planet édition janvier 2010 , complété par le Rough Guide Septembre 2009. 18 Juillet Départ avec 1h de retard (grève du zèle des aiguilleurs, embouteillage aérien?) Saudi arabian Airlines: nourriture très correcte, service correct (sans plus) espace entre les sièges assez grand. 4h d’escale à Riyad (au lieu de 5), on nous sert un plateau repas! Température dans l’aéroport: 28 à 30 ! Décollage et arrivée à l’heure à KL. Service OK, familles saoudiennes bruyantes. Le prix du billet (650€) justifie ces quelques inconvénients (11h d’escale au retour). 19 Juillet On change de l’argent à 3.85 ce qui n’est pas terrible. On prend le KLIA express (35RM/p), et de là un taxi (23RM) pour nous emmener à la station de bus Bukit Jalil qui remplace Puduraya. La nouvelle station est au moins à 10km du centre et on peut se demander si ce n’est pas plus rapide et moins cher de prendre un taxi Aéroport-Bukit Jalil. Là nous trouvons un bus pour Malacca (12,20RM/p) où nous dormirons. Atterris à 13h20 nous sommes à 17h45 dans notre hôtel après avoir pris pour 1RM le bus n° 17 qui nous pose à 50m du Kancil Guesthouse. Hôtel très sympa tout en longueur 45RM la chambre lit double (40RM 2 lits simples) avec ventilateur. Lit excellent. Douche et WC communs.. Tout est impeccable et l’accueil par « Annie » très convivial. Joli jardin au fond. Nous allons manger au Ole Sayang tout proche. Il fait nuit à 19h30. Nous mangeons très bien pour 68.80RM (2 bières pour 18, 3 plats). 20 Juillet Bon petit déjeuner (de 4 à 7RM) pris dans la cuisine avec annie et 1/2h d’internet (1RM). Nous prenons le bus n°17 qui nous emmène à l’est (medan portugis) puis au sud sur le pont au dessus de l’embouchure puis vers le nord où nous le quittons au N/O de Chinatown. Nous traversons tranquillement celle-ci par Jalan Tokong(assez calme) , changeons de l’argent (4.06 beaucoup mieux) et en arrivant au bord de la rivière décidons de faire la croisière sur la sungai Melaka. Elle démarre tout de suite(au pont en face du Stadthuys) et nous sommes seuls dans le bateau, voyons des crocodiles et surtout les bords qui sont aménagés en promenade et remontons jusqu’à Kampung Morten. Tout cela est très joli et donne envie de s’y promener à pied. La croisière est à 10RM/p. Nous allons ensuite au pied du Stadthuys que nous visitons (jolies reconstitutions de scènes ) pour 5RM/p, puis enchainons avec Saint Paul (jolie vue) et redescendons vers la porte de Santiago pour revenir vers le stadthuys et s’arrêter pour manger au Bamboo hut bistro sur Jalan Kota Repas très correct dans un espace bien ventilé mais la petite bouteille d’eau est à 8RM!!!! Retournons au palais du Sultan que nous visitons (2RM/p) belle bâtisse avec quelques beaux costumes à l’intérieur et enchainons sur le jardin juste en face avec de bien beaux arbres et arbustes joliment arrangés dans un parc où il y a quelques oiseaux. Nous allons ensuite au musée maritime (3RM/p) beau bateau mais l’intérieur transformé en musée de la marine locale ne rend pas du tout compte de l’intérieur d’un bateau du 16ème , dommage! Nous nous rendons ensuite à la maison de thé Cheng ho où pendant ¾ h on nous à fait déguster 4 thés très différents verts ou noirs en respectant les règles de la cérémonie du thé chinoise, le tout dans un très beau cadre (20RM pour 2à 5 personnes!). Bien sur nous achetons (cher 120RM) un boite de notre préféré. Et nous ne sommes pas fana de thé.. À recommander aux fondus. Puis rebalade dans Chinatown avec un arrêt prolongé au temple Cheng hon teng(des nuages verts!)avec de superbes sculptures en bois peint et de très belles salles. Ensuite arrêt massages (pieds pour Claude(28RM ½ h), total pour moi(60RM 1h10) qui suis parti avec le bassin de travers. C’est fou ce que ça peut faire mal là ou c’est sensible. On verra si ça a marché: RC reflexologi 134 Jalan Hang Jebat Ensuite recherche d’un restau mais plusieurs sont fermés à cette heure (19h30) et finissons au Géographer: très bien, des plats excellents aux environs de 10RM la bière aussi (l’alcool n’est pas donné mais très présent dans cette zone touristique) Rentrons à pied (21h ) mais le 17 tourne toujours. A notre arrivée « Annie » nous propose des beignets Jumpat-jumpat… chouette. Mercredi 21 Nous allons acheter une carte sim locale(0 vendeur vu dans chinatown hier) et pour cela trainons dans le centre commercial Mahkota et finissons après plusieurs stands par trouver une celcom à 10RM. Nous reprenons le 17 pour aller à Kampung Morten. C’est très joli, il fait très beau aujourd’hui, les maisons de toutes les couleurs dans leur jardin plein de fleurs sont un enchantement. Nous allons visiter la villa Sentosa, et sommes pris en charge par un des propriétaires de 74 ans, très heureux de nous la présenter ainsi que toute sa famille (en photos), nous subissons plusieurs photos de couple à des endroits stratégiques mais son enthousiasme est un peu émouvant et nous apprécions beaucoup cette visite « privée ». Nous y laissons 2 fois 10RM. Nous partons ensuite à pied à Bukit China « colline du repos éternel » des chinois locaux, très reposant, calme, un peu venté. Très agréable. Nous mangeons au pied devant le petit cimetière islamique dans un « self » correct pour 6.80RM 1 riz, 2 poulets et 2 beignets de pdt. Puis à pied (toujours mais s’il fait chaud les distances sont courtes) Allons au 8 Hereen Street Intéressante maison « standard » du 18ème bien restaurée et nous y sommes très bien accueillis par un membre de l’association. Nous y laissons 10RM. Puis nous allons au Baba Nonya héritage muséum (2x8RM). Visite guidée criarde et répétitive, mais maison intéressante avec un beau mobilier et une architecture qui vaut la visite. (photos interdites) Fatigués nous allons boire un thé glacé au bord de la rivière au Riverine Coffeehouse(108 Lorong Hang Jebat) terrasse très agréable mais un marteau piqueur proche nous en chasse et nous nous replions presqu’en en face au Riverside Kopitiam où là également la terrasse est très agréable et le prix de la bière aussi 6,5 à 8RM. Il est sur Jalan Laksamana à 20m de la place du Stadthuys à gauche vers le nord. Nous rentrons(bus 17) à l’hôtel, nous douchons et repartons manger au Indori très correct, service agréable la plupart des portions sont à 2,5RM; l’eau à 2RM et le mini gigot d‘agneau à 18RM! L’avocat au chocolat est délicieux. Jeudi 22 Nous quittons ce matin Malacca. Attendons près de ¾ h le 17 et quand nous arrivons à 9h15 à Sentral il n’y a pas de bus avant 11h, 22RM/p. Le bus met 4h jusqu’à Singapour avec 20’ d’arrêt buffet. A la frontière nous descendons du bus pour quitter la Malaisie, il n’est obligatoire de prendre les valises, et nous retrouvons le bus au bout du bâtiment de la douane. Noter le n° du bus. Puis nous traversons le bras de mer et rebelote mais cette fois ci avec les valises et le formulaire d’entrée à Singapour rempli. Nous repartons dans le même bus. Tout ceci est très rapide un jeudi, mais le week end?? Le bus nous dépose à La gare routière de Lavender. De là nous prenons un taxi qui pour 5.80$S nous dépose au Prince of Wales dans little India. Il y à deux chambres qui se partagent une salle de bains, le tout isolé du dortoir. Nous payons 60$S par nuit, pti dej inclus et la wifi (Il y a 2 réseaux un pour les chambres et un au bar et dans le jardin). Par contre sur le plan calme ça n’est pas ça: orchestre sous la fenêtre jusqu’à 5h du matin, vivent les boules Quies! Nous visitons ensuite little India. Les différentes rues: commerçants, maisons peranakan, balade dans Mustafa center (un Grand magasin comme on n’en fait plus en Europe) et deux temples Sri Veeramakaliamman et Sri Srinivasa perumal très colorés et vivants avec cérémonies, musique et dévotions. Nous terminons par un thali VIP au Madras new Woodland (restau végétarien). Copieux, excellent et très bien conseillés. Vendredi 23 Pas de petit dèj avant 9h, celui-ci continental, en libre service y compris la vaisselle(plus ou moins bien faite avec un vieux chiffon tout dégueulasse). Nous prenons ensuite 2 bus (65 et 174)pour le jardin botanique. Celui-ci est superbe , nous faisons le tour du lac, puis montons vers le bandstand pour redescendre vers le Ginger garden. Là nous mangeons un samosa, un « chicken nuggets » et une 1/2 bière pour 11$S/p. Fontaine d’eau fraiche potable dans chaque toilette du parc. Puis nous passons une heure et demie avec les orchidées: fabuleux. Une glace en dessert et ensuite rain forest et nous allons à l’autre bout du parc pour prendre le MRT (métro) …mais la station RG p642 Botanic garden est « Under development » merci le Rough Guide qui emploie un futur (will offer!!!) trompeur sur l’existence de cette station qui apparait ainsi que toute la ligne « circular » sur le plan de la page 592. Heureusement deux Singapouriens charmants (nombreuses sont les personnes qui se proposent de nous aider ici ainsi qu’en Malaisie) nous expliquent qu’en attendant un an nous pourrons prendre le MRT ici, mais que tout près (en face, à droite et à gauche) il y a une station de bus où nous retrouvons le 174 qui nous déposera pour 2$S/p à Boat Quay (plein centre) De là fatigués de notre marche botanique nous faisons la balade en bateau (Hippo river cruise 1/2h, 15$S, pour voir le bas de la rivière et marina bay, commentaire totalement inintéressant alignant des chiffres: mètres, dollars…) sur Clarke quay lequel ressemble à un morceau de Disney land tout plastique. Ensuite nous allons manger au Siem Reap II (même maison qu’Indochine en moins cher) qui est collé au musée des arts asiatiques avec terrasse sur la rivière et wifi (comme sans doute la plupart des établissements de ce secteur). 2 plats excellents à 14$S chaque et 2 bières à 10$( le même prix que la petite Evian !) chaque auxquels il faut ajouter 17% de taxes….Eau en carafe à volonté . Retour à l’hôtel par le bus 145 pris sur hill street qui nous dépose au tekka market à 50m de l’hôtel. Samedi 24 Nous partons au Mustafa center où il y a plein de changeurs à taux intéressant (la vie à Singapour coûte cher) soit 1€= 1.745, puis nous allons voir le temple Sakaya muni buddha saya( dit des mille lumières, mais aujourd’hui elles sont éteintes!) assez intéressant avec un grand buddha et des scènes de sa vie. Nous allons ensuite au terminal Lavender street pour réserver nos billets pour Mersing (Pulau Tioman) pour le lendemain, mais les (2) bus du jour sont pleins et il reste de la place pour le bus du soir à 29.10$/p car on paie jusqu’à Kuantan et en plus on arrivera à Mersing vers 2h du matin! Après analyse des guides il s’avère qu’il ne nous reviendra pas beaucoup plus cher (70$S pour 2 moins si on trouve des personnes intéressées) de prendre un bus jusqu’à Johor Baru puis un taxi jusqu’à Mersing. Nous allons par bus au musée des civilisations asiatiques (5$, mais 2.5 pour moi +60) où nous passons 2h très intéressantes avec de très belles pièces. Nous retournons au Siem ReapII ou nous mangeons une soupe et une salade délicieuses pour 33$S et nous partons pour China town(en bus). Nous visitons le très intéressant China town heritage center (sur la vie des immigrants chinois avec un intérieur de maison reconstitué) et estimons que nous méritons une bière(0.666L!) à 5.5$S au restaurant heritage juste devant le musée. C’est Samedi et la foule déambule dans pagoda street. Ns dirigeons ensuite, en regardant au passage la « mini » mosquée Jamae, vers le temple de la dent du Buddha où la profusion d’or et de rouge et le nombre de buddhas sponsorisés de toutes tailles nous surprend un peu. Repas au Da dong restaurant: délicieux peking duck 33$S pour 2, bien présenté, mais on nous fait payer les serviettes rafraichissantes(0.50) et les cacahuètes(2$S) que nous n’avions pas demandées. Riz frit à 8$S. IL faut rajouter taxes de 10 et 7%, tout cela sent la vente forcée: on aurait du manger une choucroute saucisses chez Erich dont le stand est juste en face: il vend toutes sortes de pains qui ont l’air délicieux (comme à la maison). Retour en bus et nous prenons la rue piétonne new bugis street et alber street qui sont en fait un marché et à 9h du soir c’est bondé! Délicieux jus de fruits à 1$S. Dimanche 25 Nous attrapons à 7h30 un bus (2.40$S/p) pour Johor baru au ban san bus terminal proche de little india, et y prenons à 9h …un bus pour Mersing pour 12.60RM /p (bien que le bus aille jusqu’à Kuantan….cherchez l’erreur! à 11h nous sommes à Mersing où on nous promet un bateau pour Pulau Tioman à 11h30... Il partira à 12h45 et arrivera à ABC puis Panuba 2h après.. Nous avons réservé une chambre à 80RM la nuit avec pti dèj AC et vue FANTASTIQUE sur la mer…que nous attendrons une heure en prenant un repas simple (1 plat 2 Starters 1 grand eau: 20RM) que nous complétons avec des ramboutans délicieux achetés à l’embarcadère (1kg 3RM). Baignade (quelques coraux morts, mais ils renaissent, gênent la patauge mais pas la nage) Snorkeling (PMT comme préfère dire ma femme qui préfère les acronymes aux anglicismes) 15RM/j, grimpette vers ABC mais elle est peu confortable pour nous, vieux et fatigués par la chaleur, donc nous ne la finalisons pas complètement. Nous verrons cependant un iguane (50cm). Un peu de balcon à regarder la nuit descendre et nous allons manger (très bien) pour 29RM 1 riz aux crevettes, 1 beignets de calamar, une glace une grande eau(2RM). La bière à 5RM (quand le bar à alcool est ouvert). Décidément la vie et moins chère en Malaisie. Un bel orage pour commencer et continuer la nuit. Lundi 26 Aout Temps gris et frais (25°) parfait pour une balade. Pti dej libre service tartines, nouilles, riz, boisson à l’orange, thé, café! Nous partons pour Monkey beach, nous mettons 1 heure, chemin accidenté mais faisable, nous sommes seuls sur la plage (avec un singe) et nous nous baignons, il y a des vagues et l’eau n’est pas claire (il n’y a pas de coraux, peu de rochers), puis 20 minutes environ pour Monkey bay déserte (seul un bateau au mouillage et un singe) eau turquoise mais agitée (suite de l’orage?) retour en une heure et quart. Nous aurons tout le temps été dans la forêt, vu un singe et un scorpion (noir ,18cm) des papillons et une végétation luxuriante, sympa. Repas à Panuba ( 2 plats à 8-9RM) Balcon puis PMT (à droite de la plage il y a des coraux et des poissons) dans les vagues, avec du sable dans l’eau et pas de soleil: c’est gris!). Re-balcon. Repas du soir, toujours des plats corrects autour de 8-9RM Mardi 27 Aout Bain, mini jogging sur les allées, PMT, le temps est meilleur et sur la petite plage a 50m au nord il y a quelques coraux et pas mal de poissons (dont 2 raies et un gros de 50a 70cm). Repas rapide, bateau pour Mersing (3h) a 12h30. Le pont supérieur est interdit donc on est enfermé sauf 10 places à l’arrière et autant à l’avant. Allons à l’hôtel Embassy (réservé par tel) 55RM, sdb, AC, propre, accueil agréable, wifi. Allons réserver le bus pour Pekan (16/p c’est le prix jusqu’à Kuantan, puis appelons le seul hôtel sur les 2 guides, il est plein, nous irons donc jusqu’à Kuantan. L’internet (notre clavier est cassé) est a 1,5 ou 2RM l’heure suivant le cybercafé, et nous allons manger 2 délicieux Murtabak chez Al Arif ou une fois de plus un client nous voyant hésiter est venu à notre aide. Mercredi 28 Pti dej en bas de l’hôtel, 16RM pour 2(thé, toast, jus de fruit frais, pancake) et une potion d‘œufs. Nous prenons le bus (premier départ a 11h30)au terminal, mais celui-ci va ensuite au ferry ou il prend d’autres clients (qui avaient du réserver). Arrivée à 15h a Kuantan. Nous commençons par changer la réservation d’hôtel a Kuantan par une à Cherating, et réservons nos places pour Jerantut pour le 30, puis partons à la gare des bus locaux( un bon km) prés du fleuve. celle-ci a été déplacée…prés de la gare ou nous sommes arrivés (bus longues distances), les taxis demandent 10RM pour 1km….Elle est située sur Jalan stadium au sud ouest du marche central à cote de celui-ci. Le bus part toutes les heures (3,4,5 p.m.) coûte quelques RM et nous mettons une heure 15 pour arriver à Cherating. Le bus nous dépose après le pont, nous nous dirigeons vers la mer et prenons la main road vers l’est, suivons les panneaux mimi’s guesthouse passons prés d’un nid à moustiques et nous retrouvons sur un sentier impraticable pour arriver par l’arrière. Il faut ignorer ce fléchage et tourner à gauche en face du Ranting beach resort et en fait les bungalows avant la barrière sont à ce resort mais mimi‘s sert d‘intermédiaire.. L’accueil est très cool, le gérant me dit que le bungalow annonce à 70 est à 100, on dit non , il appelle son patron et nous payons…70. Le bungalow est agréable, il faut réclamer 2 fois serviettes et PQ, et on ira 3 fois pour payer à mimi’s et nous paierons au resort…….. Nous allons nous baigner, et allons a la recherche de Cherating river activities nous le trouvons (HAFIZ en gros) juste à temps pour aller voir les lucioles( à 8pm).. Petite présentation et 1 h sur la rivière à les découvrir(Klip-klip en malis) et à les voir traverser la rivière dès que Hafiz allume une lampe rouge. Une heure charmante, Noël en Juillet. 15RM/p. Nous mangeons ensuite, très bien, d’un délicieux poisson grillé choisi sur présentoir pour 21RM avec en plus un plat, un nasi goreng et une grande eau, tout cela au Nabil Café, Puis 2 bières glacées au don’t tell mama et dodo. Jeudi 29 Petit dej ( le seul ouvert a 8h) au Cherating cottage café, excellent muesli fruits tropicaux à 5.5RM. Bain à marée haute c’ est parfait, à marée basse il faut marcher. La plage de Cherating est très chouette, le village invite à trainer et si nous n’y passons qu’une journée, nous aurions apprécié une journée de plus dans cette ambiance très relaxe. Nous allons ensuite au sanctuaire des tortues (30’ dont 10 sur la grand route bruyante et chaude, mais dans la journée il n’y a à voir qu’une expo et 3 bassins avec des tortues adultes ou bébés toutes très jolies, mais à notre sens cela ne vaut pas une heure de marche à pied. On peut revenir le soir, bien sur il n’est pas certain que ce soir là il y aura lâchage de bébés tortue. Allons manger au Duyong, vue superbe, bonne nourriture, plat à 8 riz frit à 4(rajouter 5% de taxes) Puis internet au travel post (1/2h 1.5RM) et à 4h balade de 2h sur la rivière( toujours avec Hafiz) 20RM/p, pour découvrir la mangrove et serpents, singes, crabes, varans (1a 3 de chaque espèce) sympa. Puis bière au don’t tell mama en regardant la pluie et en se baignant et en courant sur la plage. Nous retournons manger au Nabil café une belle et bonne raie (400g 16RM) et des crevettes grillées. Vendredi 30 Taxi a 8h30 (70RM, 40‘) pour Kuantan, nous voulons être surs d’être à l’heure pour le bus de 10h pour Taman Negera, et le bus local parait quelque peu aléatoire. Le dit bus met 3h30 pour arriver à Jerantut. Nous prenons rapidement un taxi(25RM) pour être à l’embarcadère de kuala tembeling avant 14h30 et être ainsi surs d’attraper le dernier bateau pour Kuala Tahan. Celui-ci coûte 70RM/p et nous sommes environ 70 pour remplir 5 bateaux qui partent successivement, avec 14 ou 16 personnes. La remontée prend environ 2h¾ et parait un peu longue dans la mesure ou le paysage est peu varié, qu’il n’y a pas grand-chose à voir {quelques buffles, quelques pécheurs , on devine quelques constructions) et qu’on est plutôt mal assis. On a quand même l’impression de jouer l’oreille cassée en Asie du sud-est et c’est assez sympa. A l’arrivée on nous débarque au bateau flottant LBK, le plus loin de la route, nous allons a la yellow guesthouse de l’autre coté de la colline…… Nous faisons un grand tour a travers tout le village alors qu’il suffit de monter par le premier escalier vers le Liana Hostel et prendre en haut le chemin à droite et traverser au bout de 50m les chalets sur la gauche(Aki chalets) et descendre vers la yellow. On peut aussi monter par le second escalier public et tourner dans le même chemin à droite.(en fait il faut faire le tour de l’école). La guesthouse comprend un petit (1 étage) immeuble jaune pastel avec 4 chambres ( la meilleure de tout notre séjour sur le continent) avec 2 terrasses air cond, ventilateur, très grande , presque neuve, très bien équipée(y compris bouilloire, thé, café…) et même un petit lit en plus du grand lit. Puis nous descendons au LKP pour réserver un bus NKS (25RM/p) craignant de rater le bus public de 7h30 après demain (trop de monde) et rater ainsi le bus de 10h à Jerantut pour KL. Enfin nous mangeons (correctement au bateau flottant Marwak 4/5RM le plat (avec peu de viande) mais attendons 3/4h pour être servis (riz poulet, nouilles sautées) Nous achetons au passage de quoi petit déjeuner et picnic-er mais le choix est très restreint, acheter avant Kuala Tahan si possible. Samedi 31 Panne de courant au milieu de la nuit qui durera jusqu’à 17h (se méfier des surgelés!). Nous sommes a 9h au bureau du parc (1RM/p la traversée en barque) et prenons droit d’entrée (1RM) et permis photo (5RM). Munis de 3l d’eau et de notre pic-nic nos partons pour la Canopy walkway(Kanopi Titian) et mettons 45’ pour l’atteindre (sans trainer). Pas de queue, 5RM pour une ½ passerelle (l’autre ½ en réfection). C’est chouette, Claude réussit à passer sans trop regarder en bas, on ne voit aucun animal(bruit de la passerelle et des touristes!) Ensuite nous partons pour Bukit Indah, que nous n’atteindrons pas faisant raisonnablement demi tour, au total 4h30 de balade dont 1/4h de picnic. C’est bien assez pour nous, le chemin qui surplombe la rivière monte et descend tout le temps et les marches (les racines en fait) sont hautes. 100m de plat par km maxi. Mais c’est très sympa, la végétation est grandiose, il y a beaucoup de bruits d’oiseaux, mais nous n’en verrons pas, nous verrons par contre un varan occupé à manger. La petite bouteille d’eau est à 1Rm au sud de la rivière et 3 au nord mais on en rembourse un au nom de l’écologie si on rapporte la bouteille. La bière au Mutiara restaurant est quand même à 19RM. Bien sur on est parti équipés contre les sangsues, chemise manches longues, pantalon dans les chaussettes, aspergés de repellent, mais on n’en a pas vu l’ombre de la queue d’une! (question de saison). On était d’ailleurs les seuls ainsi accoutrés…rigolo, on a fini en débardeur et short comme tout le monde. Il n’y avait pas non plus de moustiques à Kuala Tahan, divine surprise. Mais au final on en aura vu (et sentu) à peu près partout ailleurs. Repas du soir au Mama Chop (le plus au nord des restau flottants) même menu, mêmes prix, même qualité qu’au Marwak, attente raisonnable. Dimanche 1er Départ à 8h20 (au lieu de 8h) avec NKS, souhaitant être à KL le plus tôt possible pour récupérer une voiture déjà réservée. Arrivée à Jerantut à 9h20 chez NKS, le minibus nous emmène à la bas station à 9h35 et nous achetons 2 places pour KL à 16.80RM, metrobus express, départ à 10h ! SMS envoyé à notre loueur qui confirme sa présence à Pekeliling à 13h. Nous arrivons à 13h, la voiture (une Proton Wira de 250000km bien entretenue) est là et en une 1/2h faisons les formalités dans la rue. 7j 689RM +300 de caution+40 de mise à dispo à la gare. Un 1/4h après on est sur l’autoroute vers Ipoh. Nous annulons la chambre retenue à Ipoh, après avoir retenu une chambre aux Cameron. Sandwich maison et à 16h nous entamons notre montée vers les Cameron Highlands. Route très jolie, sans une ligne droite, arrêt à la Lata Iskandar (belle cascade) où les familles locales se baignent dans les bassins du bas. Nous goutons des Manggis(mangoustan) et nous continuons à dévorer des rambutans dont c’est la saison sur le continent. Nous admirons la végétation changeante, et arrivons à Tanah Rata à 18h15. Nous cherchons ( et finissons par trouver ) notre hôtel KRS pines La chambre SDB est très bien, propre, accueil plutôt sympa même s’il se partage entre les deux hôtels « pines ». Petite balade dans le marché du soir ? et nous allons manger (très bien mais épicé comme souvent chez les indiens) au Bunga Suria pour une douzaine de roupies par personne pour un « set » et une viande. La bière n’est pas sur le menu mais vient du troquet d’à côté (10RM). Excellent gâteau à la banane (4.5) Lundi 2 Pti dej pas terrible à l’hôtel, quantités faibles, voire ridicules pour 6.50RM. Nous déménageons au Twin pines à 50RM même chambre un peu plus petite, jardin adorable accueil charmant. Bière à 6RM. Nous allons faire les chemins 9 9a. Nus avons eu beaucoup de mal à trouver le départ, heureusement en voiture. Le chemin démarre par une passerelle et ensuite aménagé jusqu’à la porte en grillage où démarre le 9a, ensuite le chemin est tranquille, nous sommes allés jusqu’aux premières cultures visibles, au dessus de la route qui mène à la centrale électrique, le tout en 2h30. Joli chemin qui vaut surtout par la végétation buissonnante sur les bords, la cascade est valable. Nous avons déjeuné au Rosedale bistro, service impeccable, cadre agréable (attention c’est au premier étage), nourriture excellente, le sweet and sour chicken rice 6.50RM copieux avec beaucoup de poulet. Ensuite visite de la « Cameron Highland Butterfly farm » (6.5RM/p) beaux papillons, belles fleurs, très beaux phasmes, serpents, lézards, insectes… Nous avons ensuite cherché sans succès la « Cameron Bharat Tea Plantation », puis nous sommes montés au Gunung Brinchang, faisable avec une wira surbaissée, jolie route avec de belles vues sur les plantations de thé, et en haut il y a un accès aménagé avec quelques vues vers e sud(mais il y avait des nuages qui montaient à cette heure tardive) et très peu vers le Nord, il se termine en queue de poisson au milieu des arbres sans aucune vue. Nous sommes ensuite allés voir le temple chinois au Sud est de Brinchang, très grand, très chinois. Diner au Rosedale bistro : le steamboat à 17M, très joli, très bon, très copieux..

Mardi 3 Nous prenons le petit dèj sur une terrasse de Jalan Mentigi devant le bâtiment abandonné : Yong Teng Excellents pancake aux fraises, toasts genre pain perdu, thé pour pas cher et un service très sympa d’une femme + ou – sourde et muette de naissance : beaucoup mieux qu’aux « pines ». Puis nous allons à la Boh tea plantation (ouvre à 8h30), entrée libre, visite a peu près libre avec de nombreux panneaux explicatifs bien faits, la vidéo sans intérêt est publicitaire. Nous avons bien sûr acheté du thé (au même prix que dans les supermarchés de KL) et dégusté du thé sur la terrasse avec une vue superbe sur les plantations. Ensuite nous avons pris la route pour Ipoh, passés les premiers km très habités, et cultivés avec beaucoup de serres, la route est majestueuse avec de très beaux points de vue sur les montagnes environnantes, elle est très différente de la route de montée et beaucoup plus roulante.. D’Ipoh nous sommes allés à Kuala Kangsar et nous avons eu un coup de foudre. Si la rue commerçante (où il y a notre hôtel « double lion » correct, vieillot, air cond, sdbains : 60RM ) est semblable a toutes les autres de petite villes de Malaisie, le quartier des Istanas est superbe. 1 : la mosquée « Masjid Ubudia » très belle avec ses 4 minarets , ses dômes de toute taille, et son superbe marbre omniprésent. Le gardien est charmant, il nous a invités a voir et photographier l’intérieur. 2 : Istana Kota, superbe, restauré avec beaucoup de goût, et le musée est plutôt amusant en « picorant » dans les vitrines. 3 : Istana Kenangan, est encore en restauration (l’intérieur est fermé) mais il devrait ouvrir vers le 15 Octobre. Nous avons pu en faire le tour (bien qu’arrivés 10’ avant la fermeture) ; Très beau avec ses entrelacs de bambou, ses couleurs, son architecture. Il s’agit d’un palais de « camping » du sultan qui attendait son palais actuel (l’Istana Iskandaria) de 1931 à1933. 4 : Istana Iskandaria : on ne voit pas grand-chose sinon les tours un peu staliniennes décorées de bulbes, le jardin a l’air également très beau. 5 : nous avons trainé les pneus dans la rue Jalan Raja Muda et y avons admiré diverses constructions malaises traditionnelles très belles. Puis nous sommes allés voir le collège malais belle bâtisse et nous y avons vus des élèves jouer au foot ET au RUGBY sur des pelouses d’un vert ..anglais. Nous avons aussi admiré le pavillion square tower (qui n’est pas square mais hexagonal, et n’a que deux étages à l’intérieur). Puis nous nous sommes assis au bord du fleuve dans les jardins très joliment aménagés autour de la « jetty » en regardant les pêcheurs et le jour tomber le tout dans une relative fraicheur. Nous avons mange a Benteng au bord de la sungai kangsar a gauche de la jalan kansar en descendant, vers le sud, au début. Le cadre est agréable et les nasi goreng au poulet ou aux crevettes sont corrects à 4.50RM. Wifi. Il n’y a pas d’eau minérale (mais on en trouve partout autour) La bière a la bakery sous l’hôtel est a 6.50RM. Mercredi 4 Pti dej à 8h au restau shah reena dans le coude de jalan kangsar coté sud. Roti canai délicieux (surtout avec le miel que nous promenons partout ) à 0.90 et teh-o (sans lait) à 0.90RM. Pratiquement tous les autres y compris la bakery sous l’hôtel sont fermés à cette heure matinale. Route vers Georgetown, péage de 13RM sur l’autoroute et de 7RM sur le pont(gratuit pour le retour sans justificatif). Nous trouvons facilement (les plans du RG sont bien faits) notre hôtel Old Penang guesthouse. Acceuil sympa, chambre OK RM air cond, fenêtre sur le devant (toutes les chambres n’ont pas une fenêtre ce qui est logique dans une ancienne shophouse). Wifi. 55RM Salle de bains partagée, tout est très propre.

Puis nous allons à la recherche d’un tailleur pour dames Claude désirant se faire faire une robe avec un sari ramené d’Inde, sans succès, nous trouvons par contre un tailleur pour hommes qui va me faire un costume sur mesures pour le mariage de notre fille l’an prochain pour 550 RM. Nous lui laissons 275 d’arrhes. Ses coordonnées: Hover tailor 17 Jalan magazine. Nous trainons ensuite dans le Komtar centre commercial au bas d’une grande tour sur Jalan Magazine y achetons un pantalon et une chemise.. Passons chez un réparateur d’ordis car le clavier du notre déconne, il nous vend un clavier additionnel pour 35 RM car le délai de remplacement est de 5 jours au moins. Petit détail c’est un qwerty et il nous faut un certain temps grâce aux forums pour faire la conversion en anglais de l’ordi. Repos à l’hôtel et balade dans la ville (celle du LP) sympa. Nous retournons pour un premier essayage et terminons en mangeant dans un nouveau café : Le Post Cafe 3 et 5 lebuh Carnavon. Impeccable, la salade délicieuse à 10,90 la tiger à 11.50. Service efficace.

Jeudi 5 Pti dej compris à la guesthouse thé, café, toasts, fruits, bien. Nous sommes allés à Penang Hill mais le funiculaire est fermé jusqu’en décembre (il y a un accès en 4x4, ou à pied depuis le jardin botanique). Puis nous sommes allés au temple Kek Lok Si très impressionnant ( les 16 piliers de bronze et le toit couvrant la déesse Kuan yin sont presque terminés). Nous n’avons visité que ce plateau supérieur mais il vaut la peine. La route vers les réservoirs offre une ou deux vues sur Georgetown.

Nous partons pour le tour de l’ile décrit dans le Lonely: globalement assez décevant. Nous n’avons pas trouvé le port de Batu Maung et quand on demandait on nous envoyait a l’aquarium. Gertak Sanggul est très calme, il y a des bateaux en bord de mer et aucune activité si ce n’est dans le bassin de poissons tout au bout de la route derrière le restaurant qui ne sert a manger qu’a partir de 17h où il y a quelques pêcheurs à la ligne. Sungai Pinang c’est des maisons toutes simples alignées le long de la rivière et on y devine une activité de pèche Pantai Acheh ne montre aucune activité de pèche en suivant la route si ce n’est avant le village des bassins à poissons cachés derrière une palissade. La route pour Pantai Acheh est plutôt mignonne en quittant la route principale. Globalement la route de la cote ouest est agréable ( mais avant Balik Pulau elle est en cours de transformation en toboggan géant) Les plages de Teluk Bahang et Batu Ferringhi ne présentent guère d‘intérêt, la deuxième est bétonnée un max.. La route entre ces deux stations est agréable et il y a des criques-plages mignonnes. Pourquoi ne sont elles pas baignables? Nous avons termine la journée au jardin botanique agréable et bien entretenu (comme tous les espaces publics en Malaisie) Il est amusant d’y voir les Malais faire leur jogging ou marcher activement à la fin de la journée. Il manque un peu de cartels pour les arbres. Nous avons mange au Hot Wok: cadre superbe, service impeccable, cuisine excellente: un must. 2 plats medium à 18RM bière à 11, plus les taxes de 10%.. Enfin nous avons récupéré mon costume (donc fait en 33 h) qui me va comme un gant. Comment allons nous le rapporter? Vendredi 8 Je me lève à 6h15 et part faire mon jogging (en voiture) au jardin botanique. Celui-ci est noir de monde qui à cette heure matinale marche dans les allées, fait sa gym ou du tai shi. Après un tour je décide de monter ver Penang Hill et en une ½ h j‘atteins (en marchant la moitié du temps car c’est extrêmement raide, 20 25 %?)Un abri à peu prés à mi chemin et je redescends. Nous partons après le petit déjeuner au Komtar pour voir la vue (au passage nous changeons a 4,12 notre meilleur taux mais l’euro remonte !) mais l’ascenseur est en réfection….. Nous nous dirigeons donc vers le Khoo Kongsi remarquable maison de clan (5RM/p) cherchons vainement Tua Pek Kong, admirons la mosquée Kapitan Keling, et le temple Sri Mariammam.. Nous avons rencontré dans la rue un couple Australo-nonya qui restaure une maison et nous la fait visiter avec moult explications, il s’agit d’une shop house ou tout est à refaire et qu’ils reconstruisent avec des matériaux anciens. Passionnant. Nous mangeons au Madras new Woodland restaurant très propre, nous y prenons 2 assortiments (set) Madras et Spécial pour 15RM en tout. Délicieux. Nous allons ensuite visiter Pinang penerakan Mansion, superbe maison penarakan, avec mobilier et décor, très intéressant. Puis clock tower, fort Cornwallis que nous ne visitons pas les commentaires n’incitant guère à le faire (et le coup d’œil depuis l’entrée non plus). Retour a l’hôtel ou nous vivons notre 3eme panne de courant depuis le départ(pas très longue). Nous essayons de faire notre check in air asia pour demain mais cela ne fonctionne pas, et pas plus au comptoir air asia tout proche de l’hôtel. Notre vision de Georgetown est donc quelques très belles « pièces » à visiter, beaucoup de jolies maisons au gré des balades dans les rues, quelques bâtiments coloniaux intéressants à voir, et sans doute la cuisine mais nous ne mangeons que 2 fois par jour. Nous allons marcher un peu dans Lebuh Chulia et autres rues, voyons l’extérieur de Cheong Fatt Tze Mansion très beau mais nous ne pouvons entrer, nous mangeons au Red garden food paradise, notre première réelle expérience (après 3 semaines, mais ici la propreté est de rigueur) de Food court, très bien , beaucoup de choix pas cher, bon: 11RM pour 2 plats, Nous nous offrons un magnum (glacé) dans un supermarché et rentrons nous coucher. Samedi 8 Réveil à 6h (nous devons rendre la voiture a KL à 12h), comme nous avions prévenu le petit dej est prêt. Old Penang guest house est vraiment à recommander, très propre, accueil parfait, nous avions la chambre 1 sur la rue, toutes les chambres n’ont pas de fenêtre, la situation est très centrale. Il y a un parking (4RM/j) a cote. Route sans problème 4h et nous arrivons grâce au guidage parfait de Claude à KL Sentral ou nous avons rendez vous pour rendre la voiture, ils arrivent 5’ après nous, nous rendent la caution(300RM…) et 100RM de remboursement d’un jour trop perçu, plus 40RM pour la prise en charge. Car Orient est un bon loueur sur KL réactif et pas cher (100RM/j) la voiture quoique âgée de 250 000km est en très bon état. www.carorient.com. 5’ après nous sommes dans le skybus pour l’aéroport low cost( nous l’ avions réservé 7RM/p avec le biller Air Asia et gagnons ainsi 2x2RM…..). Une heure après nous voila dans l’aéroport 4h avant le décollage. Mangeons à asia taste seul resto de non-malbouffe (20RM pour 2 plats, la petite eau a 3.40RM) et dégustons ensuite un excellent Café glacé (9.80RM) au Old Town white coffee. L’avion pour Kuching décollera avec 1/2h de retard et nous verrons très bien toute la péninsule a l’ouest de Kuching et la multitude de rivières et de fleuves qui la traversent (à droite dans l’avion). A l’arrivée nous sommes attendus par l’hotelier (Mr Yap, Eric) qui nous avait proposé pour 24 RM de venir nous attendre. Il nous dépose à un stand de rue pour manger des nouilles et leur soupe délicieuses et revient nous chercher 1/2h après pour nous amener à l’hôtel: le Fairview. celui-ci est situé dans un très agréable jardin, calme, et nous avons une chambre très mignonne avec air cond, sdb dans l’annexe dans le jardin (il y a une autre chambre, toutes 2 avec terrasse privée}. Prix 70RM, mais il y des moustiques. Il y a internet. Dimanche 8 Petit déjeuner à l’hotel: 8RM très copieux, fruits (jusqu’à 6 variétés), œufs, toast et thé-café à volonté Puis nous allons au marché du Week end sur Jalan Satok, très intéressant, très grande variété de poissons, fruits, légumes, plantes, fleurs, vêtements…. Nous mangeons un très mauvais poulet (mais avec un bon riz putih parfumé) chez madame Tang’s qui semble avoir remplacé Min Joo à l’angle de Bihop et Carpenter. Plat entre 4 et 6, café glacé amer. Apres la sieste à l’hôtel nous retournons faire l’itinéraire secret du LP mais le dimanche après midi c’est assez calme et beaucoup de boutiques sont fermées. Nous faisons ensuite la “croisière” S’wak’s (celle le plus à l’est} 19RM/p pour une heure (annoncée une et quart) dans un petit bateau où nous étions une douzaine au ras de l’eau et c’est très agréable, à 17h30, les éclairages sont superbes. Nous achetons le pic nic pour bako et allons manger au Little Lebanon: Très bien. Service impeccable, plats excellents et originaux, nous avons mangé deux plats indigènes du Sarawak et du Houmous pour 19RM, la présentation est agréable, la bière à 4,5RM adresse à recommander. Dimanche 9 Lever a 7h, bus à 8h(numéro 1 à la gare des bus) toutes les heures à partir de 7h retour à la demie jusqu’à 17h30, 3RM, durée du trajet 1 h. A l’arrivée à l’embarcadère nous payons 10RM/p pour l’entrée au parc et un aiguilleur nous regroupe avec 2 autres couples dans un bateau pour 9 RM/p, nous devons rentrer avec eux et s’il manque quelqu’un le prix du bateau retour est de 47 à partager. Le trajet dure 15-20’ (temps calme} nous convenons de nous retrouver à 16h(comme tous les touristes) à la jetty(marée haute, sinon nous avons débarqué à marée basse sur la plage. Nous nous inscrivons au bureau et partons pour la plage Pandan kecil, ( il semble que l’accès à besar soit OK car elle est fléchée très normalement comme kecil).. Nous mettons une heure ¾ ce qui est apparemment le temps moyen. Le chemin une fois passée la très raide montée de départ ombragée est au soleil mais vers 10-11 h ça va. L’arrivée sur la plage que l’on domine est superbe et la plage ne l’est pas moins, Nous sommes 8 en arrivant (et 20-25 au plus haut). L’eau est délicieuse nous en profitons, il y a au fond une jolie rivière très ferrugineuse (comme toute l’eau dans laquelle nous pataugeons tout au long de la balade). Pique nique (sandwich au thon mayonnaise mais toutes les marques ne se valent pas). Nous repartons ver 13h30 et à cette heure chaude le chemin dans les parties ensoleillées est assez pénible (malgré eau abondante et chapeaux). Un bain sur la plage d’arrivée pour se rafraichir, et nous prenons notre bateau, puis le bus de 16h30 où l’abondance de touristes fait qu’il y en a une douzaine debout (tous jeunes, ça les murit). Au retour nous trouvons après 2 échecs (trop busy…) une couturière qui veut bien faire la robe de Claude (avec un boléro assorti) pour 180RM. Enfin nous mangeons (il tombe des hallebardes) au After 2 kiosk, 66 Wayang street ( derrière le parking multicolore) 2 canards-nouilles très corrects(à 8.80RM l’un) la bière à 10, desserts 1-2-3RM. Ambiance branchée/d’jeuns, wifi. Mardi 10 Après le petit dej nous partons à la recherche d’un money changer (le seul que nous avons vu dans Indian street était à 3.95...) Nous atterrissons dans le centre comm Tun juga sur Padungan où le taux de 4.09 est correct, nous cherchons aussi assez vainement des cartes postales…. Ensuite nous traversonsle fleuve au niveau de l’Hilton et partons vers l’est dans les villages malais. Après avoir traversé deux ponts(le bord de fleuve est jusques là agréablement aménagé ) nous rentrons dans le village en quittant la route et découvrons des maisons traditionnelles très jolies, repeintes dans des couleurs variées et mélangées, le tout extrêmement propre. Puis nous prenons un bateau pour l’orchid garden situé ( maintenant on le sait) entre l”Astana et l’immeuble de l’assemblée d’état. Le batelier nous emmène d’abord trop à l’ouest et s’apprête à nous emmener trop à l’est lorsqu’il comprend. Nous débarquons, le jardin n.est pas très loin sur la route mais il est fermé (tutup makan: fermé pour manger). Nous retraversons (0.50RM/p officiellement 0.40) et allons au little Lebanon tout proche qui s’avère être trop “busy” pour servir a manger : il y a 8 clients maximum qui boivent…. Nous allons aux stands de cuisine chinoise au début de Carpenter à gauche et nous mangeons des nouilles sautées porc et soja pour 3RM/p, bière Heineken 4, café glacé délicieux 1.40RM.. On bat tous nos records. Sieste dans notre chambre au frais. Départ pour les Wetlands, organise par le Fairview qui en fait sert d’intermédiaire avec l’agence CPH(ils doivent toucher une commission), l’avantage c’est qu’on vient nous chercher à l’hôtel. 160RM/p, 16h30. Minibus de 18 personnes. Nous allons au bord de la Santubong river et montons dans un bateau confortable, silencieux, bonne vision, on nous “offrira” de l’eau, des bananes et de l’ananas. Nous verrons pas mal de dauphins de l’Irrawaddy des singes à long nez oranges, un bébé crocodile qui ressemble à une branche morte un ciel d’orage incroyable et pas de lucioles (il tombe finalement des cordes) retour vers20h15, et nous allons manger au Top spot. Super restau de fruits de mer sur le toit d’un parking. On s’est lâché :crevettes 18 belle portion, black-bass(poisson) grillé 37 mais il y avait pour 2. La bière chinoise grande 9. Mercredi 11 Ramadan. Dans le coté sud de Kuching qui est essentiellement chinois, c’est quasi invisible. A ce sujet l’alcool en général et la bière en particulier sont beaucoup plus présents et moins chers de 30 a 40% que sur le continent (cela serait lié au marché noir). Nous allons à Santubong pour voir le village Sarawak. La navette (shuttle) de 7h15 est réservée au staff, nous prendrons donc celle de 9h qui nous prendra à 9h20 à l’hôtel toujours par l’intermédiaire du Fairview. Cela ne coute pas plus cher que les tarifs officiels (60RM entrée au village, 20RM de navette A/R). On a adoré . Les maisons sont vraiment intéressantes, quelques animations enrichissent le thème, le cadre est beau, le spectacle est de qualité (toujours à 11h30}. Après notre pique nique nous allons sur la plage presqu’en face, l’eau (marée montante est à 33 degrés {l’air à 31 à l’ombre et 44 au soleil}. Bien agréable. Puis navette à 15h15 pour nous 2... Au passage nous allons faire un tour dans le mignon parc réservoir, ¼ h suffit à en faire te tour Nous sommes entrés dans un chinois qui est au 13-14 green hill (mais pas dans la vraie rue green hill !) “Food comes first où on s’est un peu trompés sur les quantités: le demi gros poulet est à 12RM. Les crevettes au beurre (6 grosses crevettes) à 14, légumes variés à 6 et la grande bière(660ml)à 14RM. Tout est très bon et le service est très correct. Très propre comme partout. Jeudi 12 Petit dej à 7h30 départ à 8h15 pour une long house. Nous partons à 4 avec un couple de jeunes hollandais et Anson le fils des hôteliers qui nous sert de guide. Dans une Hyundai confortable. Les 2 jours, 1 nuit tout compris 450RM/p (détour par Semmengoh inclus), c’est plutôt moins cher que les tour operateurs qui proposent a 500 (Bornéo aventure). Nous arrivons juste à temps pour voir les Orangs Outang se nourrir: Male dominant, femelle et bébé, nombreux autres. Très chouette.

Puis nous allons au marche de Serian réduction intéressante de celui de Kuching, avec les explications de Anson sur les différents fruits, légumes et gâteaux (Nous goutons ceux-ci avec un thé) Ensuite arrêt dans un restauroute à Lachau (excellent) et enfin arrivée à Kesit pour notre long house au bord de la rivière lemanak . Celle-ci comprend 21 appartements (mais nous sommes logés dans la guesthouse (qui est une short longhouse avec dortoir de cellules munies de moustiquaires). Visite la vraie, baignade rafraichissante dans la rivière, Diner préparé par Anson(très bon, plats malais). Ensuite nous allons sous la véranda assister (et participer!) à quelques danses, boire un peu de vin de riz et de l’alcool de riz avec quelques hommes, et faire le tour des 21 étalages d’artisanat qui nous sont proposés (j’ai craqué pour un sarong). Après une petite discussion avec un ancien militaire dont les 2 filles sont en Angleterre mariées a des touristes venus ici (coup de foudre?) et qui nous a un peu parlé de son séjour à Londres en Janvier…….Dodo, au frais car le dortoir surchauffé sous la tôle ondulée s’est rafraichi avec la nuit. Vendredi 13 A partir de 4 h du matin les coqs chantent! Petit déjeuner plus malais que continental et nous nous essayons à la sarbacane. Puis petite balade de l’autre cote de la rivière Hévéas saignés, poivriers, tapioca, bambous …vie quotidienne des Ibans sédentaires. Nous redescendons la rivière en long boat (avec quelques frayeurs humides) repartons en voiture, déjeuner en route et à 15h nous sommes à l’hôtel. Le bilan est très positif mais le fait d’être 4 touristes seulement y participe beaucoup: nous avions un peu l’impression d’être invités. Nous allons récupérer la robe de ma femme, parfaite , je me fait faire un nœud pap avec les restes (10RM, 25 minutes) Et nous allons manger au bord du fleuve sur le Waterfront en admirant le coucher de soleil et au son du muezzin au gorengsgoreng kiosque proche du bout est de la promenade: Le menu c’est riz ou nouilles mais c’est très bon et les plats vont de 4.50 à 7RM avec un cadre comme celui là….Il y a même une relative fraicheur au bord de la rivière. En fait la cuisine en Malaisie est toujours au moins correcte, propre, nombreux choix de plats et le risque me parait faible de mal tomber car a mon avis les clients sont des habitués…. Samedi 14 Nous partons pour Kubah park. D’après l’info touristique il y a un bus Numéro 11 mais à la gare des bus il n’existerait pas. On ne l’a pas vu. Nous prenons donc un van 40RM pour nous 2. L’avantage c’est qu’il nous dépose au park ce qui ne serait pas le cas de l’éventuel 11. L’entrée est à 10 et à 5 pour les seniors. Certains chemins sont fermés pour maintenance, nous allons à la cascade, par la route pendant 1/2h et par un chemin très bien aménagé et très bien indiqué. Le tout nous prend 1h½, plus la halte d’une 1/2h pendant un orage sous un abri. La cascade est très belle, nous y piqueniquons seuls après le départ des 50 collégiens qui y sont en voyage d’école. Je me suis baigné, dans une eau qui ne dépasse pas 23 degrés je pense brrr…. Nous sommes revenus par le main trail très pentu dans les 2 sens, mais qu’il vaut mieux, pour les pas trop sportifs, faire dans ce sens. Au total une très chouette balade dans une végétation abondante, variée, avec de très beaux arbres et de très beaux palmiers. Pour le retour nous serons pris par un couple qui nous rapprochera de Kuching et là après avoir attendu 20’ un bus ou van nous hélerons un taxi qui nous reviendra à 21RM (compteur) pour la moitié du trajet. Nous partons ensuite au marché de nuit ou je m’achète 2 bermudas pour 43RM. Puis à pied allons jusqu’au top spot (promenade de 4 km quand même, nous régaler une nouvelle fois de poissons: 66Rm pour un beau redfish(600g), 8-9 crevettes, un mixed vegetables copieux et une nouilles cantonaise. Plus 15 de bière (bouteille 66cl). Le tout excellent, on y a même vu nos hôtes et toute leur famille. Dimanche 15 Ce matin c’est musées: celui-ci est assez intéressant, même si le vieux musée souffre d’une présentation à l’ancienne avec des vitrines poussiéreuses, entassées et pas toujours bien éclairées, mais on y voit les animaux que nous avons entendus et/ou pas vus dans les forêts et il y a de bien belles pièces d‘artisanat . La nouvelle aile de l‘autre cote de la route est mieux présentée.. Nous retournons manger dans le food court en face du temple chinois à l’entrée de Carpenter, et j‘y goute un délicieux Laksa à 4 et des nouilles au porc à 3RM….ajouter 2 cafés glacés à 1.70 l’un. Après une dernière douche nous prenons le thé en compagnie de nos hôtes qui nous emmènent ensuite à l’aéroport.. Air Asia vol réservé le 1-07: coût pour 2 avec supplément bagages, billet skybus et pré choix de sièges:112€ ( l’aller 80€) 20’ de retard, mais les bagages sont rapidement récupérés et le skybus part très vite. Nous trouvons sans trop de difficultés le monorail (le terrain vague du RG s’est transformé en un grand trou dont il faut faire le tour par la gauche}. Nous descendons à Raja Chulan, devant notre hôtel (Lodge Paradise) ou nous avons réservé il y a une semaine pour nos 3 dernières nuits. 120RM, petit dej compris, la chambre impeccable a été refaite assez joliment et est bien équipée. Nous cherchons Betty‘s café et le trouvons fermé (sans doute déjà trop tard).et nous aventurons dans le centre commercial Pavilion, le syndrome Singapour est de retour et nous y voyons les mêmes marques qu’en France: pas la peine d’aller si loin….. Nous descendons au niveau 1 et mangeons au Food Republic (food court) 2 plats à 6.90 et 8.90 corrects (mes nouilles étaient trop cuites). Les serveuses travaillent 12h de rang et sont un peu fatiguées a 9h du soir….. Lundi 16 Petit dej parfait (compris dans le prix)puisqu’en fait servi dans une cantine ouverte à tous et on peut donc manger ce qu’on veut, occidental ou oriental. Nous prenons ensuite le monorail pour Chow Kit (marché) 10h c’est un peu tôt pour le non alimentaire, mais pour l’alimentaire c’est OK et ça vaut le déplacement pour les montagnes de fruits et légumes, la quantité de poissons, le marché de Kuching à cote c’est petit. Nous nous sommes ensuite promenés dans little india en suivant l’itinéraire(à l’envers)du LP. Nous avons regardé pas mal de façades aux couleurs vives et/ou art déco(dommage ils ont sauté l’art nouveau que j’adore). Nous sommes ensuite entrés (vêtements décents veut dire tète bras et genoux couverts pour une femme), dans la Masjid Jamek, très belle, oasis de calme entre les 2 rivières et les palmiers. Puis nos avons décidé d’aller manger au restau en haut de Menara KL, nous y sommes montés directement par jalan bukit nanas et en prenant la première entrée après les nombreux collèges, cela prend 20-25 minutes depuis masjid Jamek. La bonne surprise c’est que on ne paye pas la montée à la tour(38RM quand même) la deuxième bonne surprise c’est que pendant le ramadan le buffet lunch est a 50RM! (donc en réalité on a mangé pour 12RM!) la cuisine est extra , il y a un choix énorme et varié et la vue est fantastique: le restau fait , au pif, un tour en 90’. Impressionnant, et on est beaucoup plus haut qu’à Petronas. Nous redescendîmes par le même chemin, pour admirer (encore) des façades, Central market assez sympa, le Dayabumi complex(ou il est impossible de monter sur la terrasse au pied de la tour) et de là fatigués nous sommes allés prendre le monorail à Maharajalela. Ce soir nous allons manger au Betty’s café les plats tournent au tour de 10RM la bière 10.30, cadre minimaliste, nourriture bonne, fermeture a 21h. Mardi 17 Nous allons à Lake Garden, monorail jusqu’à Marajalela puis marche à pied jusqu’à la mosquée nationale sur le 2x2, ça craint un peu mais c’est faisable. La mosquée est intégriste à fond il faut revêtir une djellaba violette si l’homme est en bermuda, même une cape de pluie n’est pas assez longue (le bermuda est accepté dans la mosquée Jamek. Je ne suis donc pas rentré refusant de revêtir la sueur des touristes précédents et s’ils ne veulent pas qu’on la visite, on ne la visite pas… Ensuite nous sommes allés voir les Butterfly. La route Jalan Lembah Perdana ne donne aucun accès ni aux oiseaux, ni aux papillons, il faut aller au premier carrefour et repartir à droite ou à gauche en en faisant le tour, tout cela est finalement assez long, cette partie du parc est dédiée aux voitures. Le parc des papillons est à 18RM (+1 pour les photos) mais est beaucoup plus intéressant que la ferme des Cameron H. C’est grand, belle variété, c‘est joli. Puis les birds: 39RM c‘est très grand, très intéressant, très varié, très chouette. Nous avons mangé au Hornbill restaurant (on peut retourner dans le parc après) sur la terrasse dans les arbres, des ibis ou hornhills(calaos) viennent vous rendre visite. C’est bon, le plat à 16 ou 18 (plus pour la western food) l’eau minérale étant à 9 on a bu de très bons jus de fruits à 11RM, rajouter 5% de service. Ensuite entre ou pendant les averses, on a pris un taxi (tarif forfait au comptoir:8RM) pour aller au musée islamique , qui touche le parc aux oiseaux mais par la route c’est, un peu long! Ce musée (12RM) est intéressant, de très belles pièces sont bien présentées dans un cadre agréable, il y avait une expo sur des “trésors de joaillerie Moghole” superbe. Fermeture à 17h pour le ramadan. Retour à marajalela par le même chemin que ce matin!!!!!!(cela permet d’admirer la vieille gare et son bâtiment compère) Nous retournons au Food republic dans Pavilion, faisons le tour des différents stands (pas si différents que ça) et mangeons 2 plats de 2 stands différents pour 21 RM+ 1 gâteau au Durian (C’est la deuxième fois et j’y prends goût, mais pas Claude)., comme il n’y a pas de bière nous nous en étions acheté une au seven-eleven (7.5RM). Mercredi 18 On va voir le quartier colonial via le quartier chinois, en prenant l’aérotrain jusqu’à …Marajalela. On achète du Boh thé (au même prix que dans la plantation) et des Marlboro(pour notre fils!) à 9.30RM le paquet. Nous aimons bien l’ensemble des bâtiments autour de Merdeka square en particulier Sultan Abdul Samad dont les couleurs et même les fenêtres nous évoquent le palais des doges à Venise….. Nous ne trouvons pas de café internet dans cette partie sud du quartier chinois (Le wifi lui est présent partout mais notre notebook n’en veut plus). Nous récupérons à l’hôtel les 100RM de caution, allons à Sentral par l‘aérotrain ( à ce sujet il semble que KTMsoit peu fiable dans ses horaires et ses temps de transport), prenons le KLIA express(toujours 35 RM et 28’), enregistrons nos bagages, mais je dois mettre un pantalon pour atterrir a Djedda (mon bermuda était passé sans problème à l’aller et d’ailleurs j’en ai vu à Djeddah) ravages de l’intégrisme hypocrite. Nous mangeons (moyen) à l’Asian cafe un plat autour de 10-12RM, achetons un porte monnaie pour finir nos ringgits. L’avion(Saudi Airlines) décolle avec un peu de retard (Voyages SNCF m’avait informé d’un décalage d’1/4h) après 2 contrôles rayons x. Beaucoup moins de femmes voilées en noir intégralement qu’à l’aller où elles occupaient toutes les places près des hublots, ca rend l’atmosphère + supportable. On nous sert à manger (non musulmans), plateau excellent (on en aura un 2ème avant d’atterrir). Le service est très agréable, ce qui sera plus moyen de Djeddah à Paris. Nous passons nos 11h d’escale dans le petit aéroport de Djeddah, montons dans notre avion, en redescendons après 3/4h(toilettes en panne) et passerons en tout 15h dans l’aéroport (mais à 620€ le voyage A/R cela vaut ce petit désagrément), on nous aura servi un en cas et une boisson. Retour ensuite sans problème jusqu’à Marly le roi. BILAN Pas de spot à couper le souffle en Malaisie, mais une variété intéressante, une végétation superbe dans les forêts, parcs et jardins, en dehors des énormes zones de palmiers à huile, une population agréable à côtoyer et qui nous a paru vivre assez correctement, globalement. Le pays est TRES propre (mais pas aseptisé comme Singapour) et on se sent bien partout. Nous avons beaucoup aimé Kuching et ses environs, Melaka et Georgetown nous paraissent un peu surévalués dans les guides. Singapour n’est guère autre chose qu’un centre commercial (avec le superbe jardin botanique) et est beaucoup plus chère. Nous aurions dû prolonger à Tioman et Cherating, et pour les plus entrainés le point fort est surement les treks possibles dans de nombreux lieux. C’est un pays où il fait bon voyager.
Ségou (Mali): la communauté des flageurs, capitale des buveurs de bière et autres spiritueux English translation pending
by Brunlatino · 2010-09-03 · 528 replies
Et bien voili voilou, Ce post est une spéciale dédicace à tous les Flageurs du Mali, et de Ségou. Tous ceux qui passent par Ségou doivent se présenter au bureau de contrôle et se soumettre au test d'aptitude pour l'obtention de sa carte d'adhérent à la communauté. Plusieurs lieux semblent être retenus pour établir une base de flagueurs routards. L'espace Arianne (de l'espace Kora de bamako), pas mal, select, permet de choisir une clientèle haut de gamme dans un cadre respirant la douceur de dégustation flagante. Musique agréable (quoique forte pour mes portugaises), proche du centre ville et pas trop cher. Il y a de la place aussi pour tous et le comptoir est long... La route de Markala, le futur bâtiment, je vois pas trop où il se trouve mais cela me semble assez éloigné du centre et pour rallier des âmes perdues qui ne connaissent pas le site ça risque d'être dur! Enfin "le golf", pas très loin de l'espace Arianne, musique le vendredi et samedi par orchestre et le mardi petits groupes locaux.. avantage : toujours de la glace pour le Bony!! bouffe pas cher et bonne mais parfois en rupture de Flag ce qui m'a souvent frustré 🤪 ! Donc je me remet au Bony ou sinon castel (personne n'est parfait).. je connais le proprio de Arianne qui peut nous faire décoller ou le prorio du golf qui est aussi un poto et qui nous fera swinguer.. Pour les Tshirts il ne nous reste p^lus qu'a trouver notre logo et savoir quoi mettre devant car derrière on pense aux ânes de Colette (arawani quoi!) et on milite. L'année dernière des potes toubab on louer une charrue et un âne pour se déplacer dans ségou.. grosse sensation avec des africains qui s'arrêtait pour photographier les toubabs sur la charrue, ça changeait un peu.. bon allez à l'attaque, sachant que Colette est sur place vers le 18 octobre, moi j'y suis vers le 20 décembre mais elle repart pour revenir en janvier. Faut qu'on s'organise pour faire notre première AG !! Allez Tchinnnn,
Préparation d'une croisière sur le MSC Splendida en mai 2011: vos conseils? English translation pending
by Delfinouu · 2010-08-30 · 26 replies
Bonjour, Je recherche tous conseils afin de préparer ma croisiere qui se fera le 7 ou 14 mai 2011 sur le msc splendida méditerrannée 8jrs 7 nuits sur le circuit(marseille-nices genes-palerme-tunis-palma-palma-barcelone et marseille). Nous partons en couple et laissons nos 3 enfants à mes parents pour faire notre voyage de noce pas fait depuis notre mariage en avril 2004. 1ère croisiere pour nous, on a beaucoup hésiter a chosir msc vu les avis negatif mais aussi positif qu'on a lu mais bon on a pas tous les même gouts et les mêmes caracteres.

J'ai vu sur la nouvelle brochure 2011 l'option tanquillo : c le forfait excusrion Genes-Palma-Barcelone (à 99 euros normalement hors option tranquillo) + forfait cheers (boissons illimités dejeuner et diner) pour 10 euros par personne (je pense aussi par jour). Petite question ces escursions sont elles interessantes et dans formule cheers les boissons sont elles non alcoolisés?? je suis anti alcool.

Le tarif presto marche pour une reservation de combien de temps avant la date de depart??

Entre la cabine canaletto et giotto -tintoretto quels sont les differences à par le prix d'une difference de 70 euros.

J'ai lu qu'il y avait des navettes msc est ce qu'elles sont à tout les ports??

J'arrete avec mes questions pour l'instant ça doit vous souler lol. Je suis preneuse de tous vos conseils, avis, pour ceux qui ont fait la meme croisiere leur ressenti... Pour l'instant je n'ai fait aucune reservation j'hésite entre une reservation sur ab croisieres voir 3 mois avant ou en agence selon la durée pour presto.

merci d'avance pour vos récit.
Norvège 2009: partie 4 de Bergen à Rouen English translation pending
by Jjmmsa · 2010-08-25 · 0 replies
NORVEGE 2009 - DE LA NORMANDIE A LA FRONTIERE RUSSE ET RETOUR

4ème et dernière Partie - RETOUR DE BERGEN A ROUEN

Jour 29 - Ma 14/07/2009 - Bergen - Førde



Dans l'exigüité retrouvée de l'Espace, nous avons passé une excellente nuit et renoué avec tous nos réflexes de campeurs. Après le petit-déjeuner pris les pieds dans l'eau, juste au bord du lac, nous retournons de nouveau à Bergen, et stationnons au même emplacement qu'hier.

En chemin, près de l'Université, nous visitons l'église catholique de Saint-Jean, construite en briques dans le style néo-classique. Nous dévalons la pente vers le centre de la ville, un petit tour au marché aux poissons, et nous prenons la longue file d'attente pour accéder au funiculaire de Floibanen. La queue est provoquée par les nombreux groupes d'excursionnistes débarqués de plusieurs paquebots.

11 h 20, nous sommes les derniers de la série à pouvoir monter dans un wagon ultra-moderne et de ce fait nous sommes très bien placés pour contempler la ville et le port durant l'ascension. Nous arrivons ainsi en quelques minutes au belvédère du mont Fløyen, l'une des 7 collines enserrant Bergen, à 320 m d'altitude. De là, nous profitons d'un vaste panorama sur les différents quartiers de la ville, sur le port et en arrière-plan sur le fjord. C'est d'autant plus magnifique que le soleil déchire enfin les nuages et nous gratifie d'un très bel éclairage sur les façades blanches et la succession des toits rouges des immeubles.

12 h 10, devant un beau panorama, pique-nique sur un banc le long du sentier qui redescend en ville. Ce sentier serpente au milieu des conifères. Dans les thalwegs les passages sont très sombres et humides. Des gouttes d'eau tombent des arbres dans une ambiance tropicale… bizarre ! L'eau ruisselle sur des mousses abondantes ou au pied des fougères de belle taille.

Nous retraversons le quartier d'Øvre Gaten et Nelly parcourt à nouveau les entrepôts de Bryggen, visite les boutiques, augmentant ainsi son stock de souvenirs… J-J marche vers le quartier de Nordnes. De l'autre côté du bassin de Vågen, il y a de jolies vues sur l'alignement des entrepôts colorés de Bryggen, et en continuant le tour de la presqu'île, on domine un quartier de petites maisons anciennes en bois blanc séparées par un lacis de ruelles pavées.

17 h 10, retour à la voiture et route vers Stavanger. Après la pause de Bergen, nous reprenons maintenant notre itinérance, mais cette fois-ci, en ne faisant que du sud. Pour ce faire, nous suivons la route E39, qui est un itinéraire très fréquenté puisqu'il dessert tout le sud de la Norvège.

18 h 30, nous prenons un énorme ferry à Halhjem, 6 files de véhicules sur le pont inférieur, 2 fois 2 files sur le pont supérieur, un vaste salon, 2 niveaux de coursives extérieures, difficilement fréquentables à cause du vent provoqué par la vitesse du bateau et aussi un peu de pluie.

Quarante minutes plus tard, débarquement à Sandvikvåg. Les norvégiens pourtant si calmes au volant sont toujours pris de frénésie à la sortie des ferries. C'est au plus rapide pour passer devant les nombreux camions qui débarquent en même temps. Sur cette route, il y a beaucoup de circulation et les dépassements sont quasiment impossibles, d'où l'intérêt d'être le premier de la file. Nous ne sommes pas pressés et comprenons vite l'inconvénient de rouler de longs kilomètres derrière un camion.

La E39 sinue maintenant sur une île aux côtes escarpées où il y a peu de possibilité de s'arrêter pour la nuit. Après Leirvik, nous franchissons un pont et un long tunnel sous l'embouchure du Hardangerfjord et nous retrouvons une côte plus hospitalière où nous devrions trouver un emplacement calme pour faire du camping sauvage. Peu après Valevåg, en nous aidant de la cartographie du GPS, nous repérons un chemin menant au fond d'un petit fjord.

Nous avons trouvé l'endroit idéal pour la nuit : un emplacement pour l'Espace à côté d'une hutte de pêcheurs et peu visible de la route, il y a même une table et des bancs pour le repas. Le cadre est d'une tranquillité absolue, les quelques maisons aux alentours se reflètent dans l'eau sombre et lisse du fjord, le soleil au ras des collines enveloppe le cadre de jolies teintes roses. Idéal !

Voilà que trois pêcheurs reviennent au port avec leur canot et comme par hasard sont les usagers de la cabane à côté de l'Espace. Ils viennent vider et nettoyer leur poisson juste au moment où Nelly se lance dans la confection de crêpes pour le dîner. Au fond, rien de méchant, mais la tranquillité dont nous rêvions s'en est trouvée un peu perturbée… Et nous avons quand même mangé nos crêpes sur la table de pique-nique qui dominait le petit port.

Les pêcheurs partis, Nelly a repéré à côté de leur hutte un magnifique tuyau d'arrosage que nous pourrions utiliser pour laver la voiture qui en a grand besoin. A peine le hayon arrière était-il lavé qu'un autre pêcheur arrive en voiture, nous voit, puis va examiner son bateau. Nous avons même discuté quelques minutes avec lui. Bien sûr, il nous a vu utiliser le matériel et l'eau de son confrère. Cela a-t-il une importance en Norvège ? Est-ce anodin ou va-t-il prévenir le propriétaire du tuyau ? Dans l'ignorance et le doute, nous préférons quitter les lieux et éviter tout incident.

Nous levons rapidement le camp et recommençons à rouler. Il se fait déjà tard et au bout de quelques kilomètres après Førde, toujours avec l'aide du GPS nous trouvons une piste qui nous mène sur un terre-plein, face à un petit port de plaisance en pleine nature au fond d'un fjord.

Personne aux environs, il y a de la place et même si ce n'est pas grandiose, nous pourrons dormir tranquillement. Et dans la pénombre qui arrive, nous pouvons mettre l'Espace en configuration nuit.

Vue générale de Bergen depuis le mont Fløyen

Jour 30 - Me 15/07/2009 - Førde - Stavanger - Strand



Averses orageuses durant la nuit et ciel bas pour le petit-déjeuner sur le terre-plein face aux bateaux de plaisance.

09 h 40, départ du campement et route vers Stavanger. A peine une éclaircie et la pluie arrive avant que nous n'embarquions sur un nouveau ferry à Arsvågen. Même bateau qu'hier. Trente minutes de traversée jusqu'à Mortavika. Nous passons ensuite sur plusieurs petites îles reliées entre elles par de longs viaducs ou tunnels.

12 h 00, arrivée à Stavanger, qui est une ville importante vivant autrefois du hareng ou de la sardine et maintenant entièrement tournée vers le pétrole off-shore. Nous arrivons dans le centre ville où il est difficile de stationner et une fois n'est pas coutume, nous utilisons un parking souterrain.

Pique-nique dans le parking (!?) ; d'une part, parce que c'est l'heure, d'autre part, pour nous éviter de nous charger lors de notre visite de la ville. Et heureusement, car le temps de notre repas, une violente averse orageuse s'est abattue sur la ville ! Nous avons ainsi évité d'être trempés.

12 h 30, l'averse passée, nous descendons vers le vieux port, le bassin de Vågen. Il y a une importante manifestation autour d'un vieux gréement suédois, le "Götheborg". Une foule compacte écoute des chants de marins qu'un groupe entonne sur le pont. Il y a aussi un ancien cargo qui intéresse beaucoup de monde.

La rive est du bassin est occupée par d'anciens entrepôts qui ne sont pas sans rappeler ceux de Bergen, occupés par une majorité de cafés et de restaurants dont les terrasses sont vides à cause de la météo. Nous montons au pied d'une imposante tour octogonale dominant la ville. Descente par une rue commerçante où Nelly trouve quelques souvenirs à acheter. Retour par la place de Torget. Nous achetons à un étal une barquette de fraises (500 g = 2.60 €). La vendeuse parle un peu français, vieux souvenirs de la période où elle était fille au pair en 1988 à Paris. A proximité, nous visitons la Cathédrale romane en pierre. L'intérieur est très sombre mais la chaire et différents tableaux ou triptyques sont ornés de statues en bois richement colorés.

Au dessus de Vågen, nous visitons la partie ancienne de la ville. De vieilles maisons en bois, toutes blanches sont accrochées à la pente raide de la colline. Si l'architecture est simple, tout le décor est dans les façades fleuries et les fenêtres qui à elles seules sont une véritable exposition d'objets ou d'ouvrages les plus divers. Tout le quartier est parcouru de ruelles pavées étroites et pentues, de placettes très calmes.

Avant de quitter Stavanger, nous achetons des crevettes qu'un pêcheur vend à bord de son chalutier. De tout notre voyage, ce sera la seule fois où nous aurons l'occasion de le faire.

15 h 15, départ en ferry pour rejoindre en 30 minutes le village de Tau situé sur l'autre rive du fjord. Encore un gros ferry très fréquenté. 2 ponts de véhicules.

16 h 15, nous nous arrêtons à l'écart de la route au bout d'une piste repérée sur le GPS en bordure du Høgsfjord entre Strand et Jørpeland pour le goûter. L'endroit en bordure de plage nous convient bien pour y pratiquer le camping sauvage.

A mesure, plusieurs véhicules s'arrêteront près de nous pour les mêmes raisons : camping-car belge, fourgon aménagé allemand, van hollandais, gros 4x4 BMW (dans lequel un couple d'Allemands passera la nuit), à croire que tous ces gens avaient le même GPS que nous et jusqu'à un Tchèque qui voulait nous faire déménager pour planter sa tente à l'emplacement de notre Espace. Peut-être n'avait-il pas compris que nous dormions dans notre véhicule ? Non mais !

A partir de ce moment, nous jouerons à cache-cache avec les averses orageuses pour tout le reste de la soirée, perturbant le café, la sieste, le repas du soir… Dur, la pire journée du voyage, Tout est trempé et nous avec.

22 h 00, une timide accalmie et la marée descendante nous a permis de faire notre 3ème pêche aux bigorneaux à proximité immédiate du campement. En quelques minutes, J-J en ramène de beaux spécimens que nous ferons cuire aussitôt… sous l'orage !

Extinction des feux, soirée gâchée par la pluie qui continuera une bonne partie de la nuit. La randonnée prévue demain au site du Preikestolen ne se présente pas sous les meilleurs auspices.

Jour 31 - Je 16/07/2009 - Strand - Preikestolen - Flekkefjord



07 h 30, la nuit a été humide, réveil et petit déjeuner se déroulent au bord du fjord sous un ciel encore bien maussade. Effectivement, la pluie arrive avant que nous ayons terminé le rangement de notre matériel dans la voiture.

09 h 40, nous arrivons au point de départ de la randonnée au Preikestolen haut lieu du tourisme norvégien. Déjà de nombreux véhicules stationnent sur le vaste parking, voitures, camping-cars et plusieurs bus, (encore une manne financière !). Une pluie fine continue de tomber, nous obligeant à revêtir K-Way et pantalon imperméable (pratique pour marcher !).

Il s'agit de gravir 335 m de dénivelé sur une longueur de 3 800 m permettant d'accéder à un promontoire dominant de 604 m le Lysefjord. Le ton est donné dès les premiers pas. Le début de la marche s'avère tout de suite ardu sur un chemin très pentu fait de pierres et de rochers très irréguliers rendant la marche difficile.

Donc, départ en montée, une zone plus plate mais marécageuse, une 2ème forte montée, nouveau plat aussitôt suivi d'une 3ème montée très escarpée pour franchir un petit col. Nous sommes alors à mi-parcours, s'en suit une montée plus douce sur de grands rochers plats à découvert, la pente s'accentue sur la fin du parcours avec quelques passages aménagés : pont en encorbellement, chaînes, etc…

Ce site attire les foules en saison et effectivement, nous ne sommes pas les seuls à faire cette randonnée, une longue procession grimpe tant bien que mal, tandis que les plus matinaux ou les plus sportifs redescendent déjà. Ultra convivial et ultra international.

Finalement la pluie s'arrête rapidement, nous obligeant à ôter K-Way et pantalon, rendant ainsi la randonnée plus agréable. En fin de parcours avec l'altitude nous sommes cernés par de légers bancs de brume qui s'effilochent au gré du vent.

12 h 00, arrivée incertaine à cause de la visibilité intermittente à travers les nuages à proximité du site. Dans les éclaircies fugitives, nous devinons, loin en contrebas la surface argentée du fjord. Et enfin, les nuages se déchirent complètement et le soleil luit lorsque nous arrivons en vue du profil caractéristique et abrupt du Preikestolen.

Avant même d'arriver, nous sommes déjà impressionnés par les dimensions du site. Ce rocher en surplomb sur trois côtés, domine du haut de ses 600 m le Lysefjord en un à-pic vertigineux. Incroyable ! De loin, nous voyons une multitude de silhouettes évoluer près du bord. Comment oser s'approcher aussi près du vide ? A ce spectacle, les frissons nous montent le long des jambes !

Lieu unique par ses caractéristiques, mais aussi à cause de sa fréquentation. A notre tour, nous arrivons sur une plate forme carrée d'environ 30 m de côté en saillie par rapport à la falaise. Le vide absolu sur 3 côtés, attirant, fascinant, effrayant ! Il n'y a aucune sécurité, aucun garde-corps, et malgré tout beaucoup de touristes se risquent à s'approcher du bord avec plus ou moins de détermination. Les plus fous sont assis, les jambes pendantes dans le vide, d'autres debout, les pieds à quelques centimètres du vide, les moins téméraires rampent sur le dernier mètre, n'avançant que la tête, histoire de se faire peur. Il y a beaucoup de monde qui se suit, se croise, s'invective dans toutes les langues et pourtant, il n'y aurait jamais eu d'accident dans cet endroit dangereux où la moindre erreur serait fatale.

Nelly habituellement sujette au vertige ne pourra résister à l'attirance du vide et contre toute attente, rampera, elle aussi, sur la roche pour contempler le fjord, 600 m plus bas.

Pour compléter sur la dangerosité de l'endroit, il est utile de préciser qu'une faille importante (Largeur ± 50 cm à la surface, profondeur ?), divise cette plate-forme en deux parties. Dans un jour, dans un mois, dans un an, dans mille siècles la partie surplombant le fjord ne manquera pas de s'effondrer… Mais aujourd'hui, cette faille n'inquiète personne, pas même nous ! Nous irons même jusqu'à consommer tranquillement notre pique-nique sur la partie qui risque l'effondrement !

Nous gravissons encore quelques mètres, c'est un peu acrobatique, mais nous avons alors une vue dominante sur la plate-forme du Preikestolen et de sa fréquentation, les touristes qui arrivent par grappes, ceux qui restent et qui testent leurs émotions, ceux qui repartent. Et de là, nous voyons les berges du fjord qui tombent brutalement dans l'eau argentée qui scintille au soleil 600 mètres en contrebas. La réputation du site n'est pas usurpée !

14 h 00, nous entamons le retour avec les mêmes difficultés qu'à l'aller, mais à l'envers. Une procession sans fin se déroule dans les deux sens. Que de monde pour réaliser ce parcours qui est loin d'être facile. Tout ce que la Norvège compte de touristes doit être là aujourd'hui : bébés, enfants, grands ou petits, jeunes ou vieux, alertes ou éclopés, tout le monde y va, même les chiens !

Après le petit col, la première descente est particulièrement malaisée, à sauter de roche en roche en cherchant toujours où poser le pied. Tout cela est assez physique et éprouvant.

16 h 00, retour sur le parking. Alors que nous quittons les lieux, d'autres visiteurs continuent à arriver… Cette petite balade, que nous avons rajoutée au programme initial, nous aura finalement pris la majeure partie de la journée. Mais le détour en valait la peine.

17 h 00, nous embarquons à Oanes pour traverser le Høgsfjord. Nous empruntons ainsi le dix-neuvième et dernier ferry de ce périple norvégien. Une courte navigation de 15 minutes nous amène à Laukvik, d'où nous gagnerons la côte sud du pays (Sørlandet).

Nous traversons d'abord une région de collines arrondies, faite de vastes espaces sauvages et désolés ; de gros blocs rocheux sont éparpillés çà et là, sans raison apparente. C'est lunaire. Déroutant ! C'est aussi une grosse région d'élevage de bovins et de moutons.

A priori, nous avons encore deux petites journées à musarder dans le Sørlandet avant de reprendre le ferry qui doit nous ramener au Danemark, soit 250 km jusqu'à Kristiansand. Alors que Nelly passe un long moment à filmer un de ces panoramas, J-J consulte machinalement le "road-book" pour étudier la poursuite du parcours et trouver un lieu pour se poser le soir. Pour réaliser soudainement que l'embarquement sur le ferry est en réalité fixé au lendemain après-midi… !!! Stupeur !

Nous sommes vraiment déconnectés ! Autre pays, autre rythme, autre mode de vie, ce voyage nous fait perdre le fil du temps. Nous ne pensions pas être arrivés si vite au terme de notre périple norvégien, il nous manque une journée pour le terminer tranquillement…

Il est 18 h 00, il nous reste 250 km à parcourir pour arriver à Kristiansand où nous devons être au plus tard demain à 15 h 00 ! Et en Norvège, impossible de rouler vite ! Donc, plus de temps à perdre !

Dommage, car en se rapprochant de la côte, vers Brusand, nous suivons un itinéraire grandiose dans un cadre minéral impressionnant. De nouveau, la route sinue à flanc de falaise laissant de belles échappées vers la mer. Beaucoup de montées, de descentes, de virages serrés. Mais nous ne pouvons plus flâner, il faut rouler et faire le maximum de chemin ce soir. Nous traversons sans presque ralentir, des villages ou des ports blottis dans des fjords encaissés comme Åna-Sira qui visiblement aurait mérité une visite.

20 h 10, peu après Flekkefjord, nous nous arrêtons au camping d'Egenes. L'emplacement que l'on nous propose est en réalité une place de parking à une centaine de mètres à l'extérieur du camping, mais gros avantage, idéalement située au bord d'un lac (Parking situé en bord de route, accessible au public dans la journée, mais… réservé la nuit aux clients du camping. C'est la Norvège !). Les parties communes du terrain sont quelque peu éloignées, mais c'est calme et le cadre nous plait.

Quelques véhicules passeront la nuit sans rien dire sur les autres parkings avoisinants. Une famille balte (le couple et une adolescente), s'installe derrière nous, ils vont dormir à trois dans un break !

Le rocher du Preikestolen

Jour 32 - Ve 17/07/2009 - Flekkefjord - Kristiansand (N) - Hirsthals (DK)



06 h 55, réveil matinal pour ce dernier jour en Norvège. Cela fait 32 jours que nous avons quitté Rouen et nous sommes surpris que cela se termine si vite, tant ce voyage aura été inédit, dépaysant, enrichissant, et allant de découvertes en découvertes sans jamais nous lasser.

09 h 30, malgré le fait que nous soyons maintenant limités par le temps, nous faisons un écart d'une trentaine de kilomètres vers la pointe de Lindesnes, le point le plus sud du pays à 57°58' N. Ainsi, nous aurons balisé les limites cardinales de la Norvège : le Cap Nord en voiture (71°10' N) ; l'est au port de Vardø (31°06' E), l'ouest en passant le Steinfjordsundet (04°44' E) avec l'Hurtigruten.

Vers la pointe de Lindesnes, la route serpente à travers un paysage maritime en suivant des baies tranquilles ou en contournant de petits fjords, les berges sont verdoyantes et peu escarpées. Dans plusieurs petits ports que nous traversons nous voyons de curieux hangars à bateaux : un alignement d'abris sur pilotis aux toits pentus. Sous chaque abri, un petit bateau à moteur. Sur le plan architectural, l'ensemble (peint en rouge orangé), est beau à regarder mais au niveau de l'utilisation rationnelle de l'espace, ce n'est guère efficace !

A notre arrivée au bout de la pointe, un panneau routier nous indique : Nordkapp 2 518 Km !

Nous escaladons la roche pour parvenir sur un promontoire au pied du phare de Lindesnes, une petite tour blanche surmontée d'une lanterne rouge, qui marque pour les navigateurs, l'extrême sud de la Norvège ainsi que la séparation entre la mer du Nord et le Skagerrak.

De ce lieu, on découvre une superbe vue sur la côte très découpée et un enchevêtrement de rochers de granit rose battus par la houle du large. Un peu plus haut, les vestiges de l'ancien phare (1822), construction massive hexagonale ; également aux alentours, les vestiges plus ou moins camouflés des constructions allemandes de la Seconde Guerre Mondiale.

10 h 50, arrivée à Mandal, petit port et station balnéaire, ici c'est la Côte d'Azur norvégienne ! Nous parcourons le centre de la ville, quelques ruelles pavées bordées de maisons blanches fleuries et décorées. Ces maisons blanches semblent être caractéristiques du sud de la Norvège. Quelques échoppes et quelques chalands donnent un peu d'animation au quartier et aux quais voisins. Pique-nique sur un banc public face au port.

13 h 00, arrivée à Kristiansand. Nous parcourons le centre historique pour faire les derniers achats de souvenirs (oui, oui, il en manquait !). La ville a été bâtie en 1641 par le roi Christian IV (d'où le nom), sur un plan rigoureusement géométrique. A partir d'une large rue commerçante toutes les artères se coupent à angle droit. De belles façades néo-classiques entourent la place centrale.

14 h 10, nous nous présentons à l'embarcadère de la compagnie norvégienne Color Lines pour prendre le ferry qui doit nous ramener au Danemark. Nous stationnons sur un vaste terre-plein qui se remplit rapidement. Une douzaine de longues files d'attente sont complètement occupées par des voitures, caravanes, camping-cars et camions. C'est le week-end et visiblement, les Norvégiens partent aussi en vacances. Comment tout cela va-t-il entrer dans le ferry ?

Le soleil qui avait largement brillé jusque là, disparaît brutalement laissant la place à d'épais nuages. L'embarquement commence à 16 h 00 sur le Super Speed One, un navire à grande vitesse, un engin énorme ! 11 ponts dont 1 pont camion et camping-cars et 2 ponts voitures, tout le reste à l'avenant.

Le bateau est quasiment complet, ce sont les vacances et il y a beaucoup d'excitation à bord. Beaucoup de monde partout qui se croise dans tous les sens et c'est déjà très bruyant. Des cris, des pleurs, des groupes de jeunes qui chantent. Pas une place assise tranquille et confortable ! Une véritable ambiance de kermesse qui nous donne le tournis. Nous avions perdu l'habitude d'autant d'agitation. Tant bien que mal, nous arrivons à trouver une place dans l'atrium, au cœur d'un brouhaha assourdissant, puis en fin de trajet, nous émigrerons dans la brasserie beaucoup plus calme alors que le service est terminé.

16 h 40, appareillage de Kristiansand et derniers regards vers la Norvège qui s'éloigne. Le bateau file 26 nœuds, la côte s'estompe rapidement. Cap sur le Danemark. A cause de la vitesse, il y a peu d'emplacements fréquentables sur le pont arrière, il y fait vite froid. Par contre, malgré la vitesse et le vent qui forcit, le bateau reste très confortable à la mer.

19 h 45, accostage du Super Speed One à Hirtshals au Danemark. Cohue dans les escaliers et les ascenseurs pour rejoindre les ponts véhicules. Vu le nombre, l'évacuation des voitures s'éternise mais se déroule dans le calme. Sur l'aire d'embarquement, des centaines de véhicules attendent pour faire le trajet inverse. Impressionnant !

20 h 15, arrivée au Hirtshals Camping, juste à la sortie de la ville, un grand terrain sans arbres en bordure de plage. Beaucoup de grandes caravanes en stationnement prolongé comme nous l'avions déjà vu à Århus ou en Suède. L'emplacement est bien exposé au vent frais de nord-est, aussi nous ne trainons pas pour le dîner.

Hangars à bateaux - Presqu'île de Lindesnes

Jour 33 - Sa 18/07/2009 - Hirtshals (DK) - Skagen (DK)

08 h 15, le vent fort d'est et le temps couvert nous obligent à changer la voiture de sens pour que nous puissions bénéficier de la protection relative du hayon pour prendre notre petit-déjeuner.

10 h 00, grosse averse orageuse alors que nous sommes à la douche dans un local assez éloigné de la voiture.

10 h 30 départ pour Skagen à l'extrémité de la pointe du Jutland. La pluie se calme durant le trajet, mais reprendra dès notre arrivée dans la ville et ne s'arrêtera plus de la journée.

Skagen est un port réputé du Danemark, fréquenté autrefois par les peintres impressionnistes pour la qualité de sa lumière… ce qui n'est pas le cas aujourd'hui. Nous visitons la ville et surtout la rue principale (St Laurentiivej), sous la pluie. Ce qui n'empêche pas de nombreux badauds et nous-mêmes de s'arrêter à chacune des nombreuses vitrines qui la bordent.

Visite de l'église, et puisque la pluie ne cesse pas, nous nous offrons le premier restaurant de ce voyage : une pizzeria danoise tenue par des turcs, dont l'efficacité du service n'est pas la première préoccupation…

16 h 45, nous nous rendons à la pointe de Grenen. Sur le parking, le vent se lève et la pluie redouble de violence, nous empêchant de descendre de l'Espace. Nous restons bloqués pendant deux heures que nous mettrons à profit pour faire la sieste.

Lors d'une brève et relative accalmie, J-J grimpe sur un blockhaus sur la dune, au bout d'une longue plage de sable, on devine de fortes vagues à travers un nuage d'embruns. Ca souffle, et retour rapide à la voiture ! Aucun espoir d'amélioration pour ce soir. Une journée de perdue !

18 h 00, repli sur le camping de Poul Egg, vaste terrain plat entrecoupé de quelques haies, où selon la mode danoise, beaucoup de grosses caravanes sont stationnées. Nous trouvons une place à l'écart. Nous devons attendre la fin d'une grosse averse pour commencer nos manipulations de bagages et notre installation. Si l'abri Décathlon nous abrite du vent, il n'est pas suffisant lorsqu'il pleut.

Pour la 1ère fois, nous devons installer la grande bâche bleue pour nous protéger des trombes d'eau qui s'abattent sur nous. Notre agencement suscite la curiosité et l'étonnement de nos voisins danois confortablement à l'abri sous l'auvent de leur grosse caravane. C'est vrai, notre installation ne fait pas riche, mais elle a le mérite d'être efficace, puisque Nelly peut préparer ses crêpes tranquillement et que nous pouvons les déguster assis sous cet abri de fortune.

Néanmoins, nous baignons dans l'humidité permanente. Nous n'éprouvons aucun intérêt à prolonger la soirée, et comme il pleut toujours, nous laissons l'Espace tel quel pour la nuit, c'est-à-dire hayon ouvert, abri Décathlon et bâche bleue en place pour la nuit et dormons ainsi.

Jour 34 - Di 19/07/2009 - Skagen (DK) - Herford (D)

Malgré que le hayon soit resté ouvert, nous avons passé une excellente nuit. Après le repli de tout le matériel encore humide, nous quittons le camping pour retourner à la pointe de Grenen, et miracle, il ne pleut plus !

La pointe de Grenen est un lieu particulier. A l'extrémité du Jutland, au nord-est du Danemark, cette pointe sableuse sépare le Skagerrak (mer du Nord), du Kattegat (mer Baltique). Les différences de fond et de salinité de ces deux mers, les courants de marée et le régime des vents créent des phénomènes de remous souvent très violents autour de cette pointe. Ce spectacle naturel et la vue de deux mers différentes à droite et à gauche ne manque pas d'attirer les foules au bout de cette pointe.

Nous marchons ainsi pendant un kilomètre le long de la plage sud (côté Kattegat, Baltique), dans un paysage de dunes. Pas de vent, mer calme, beaucoup de cargos à l'horizon, et quelques bancs de goélands et de sternes piaillent autour de nous. Et même configuration lorsque nous passons sur la plage nord (Skagerrak, mer du Nord).

A l'extrémité de l'éperon sableux qui meurt lentement dans la mer, nous assistons à la rencontre de deux régimes de vagues différents, mais rien de violent ce matin car il n'y a pas de vent. Tout juste un gros clapot et le bruit qui va avec, mais en cas de gros temps, cela doit être très spectaculaire. Nous prenons plusieurs photos au bout de la pointe, Nelly ayant un pied dans chaque mer… pour peu de temps, les méduses ayant le dernier mot !

De nombreux marcheurs arrivent progressivement et se regroupent à la limite incertaine du sable et de l'eau. Puis, nous assistons à l'arrivée du premier transport en commun de la pointe de Grenen : un énorme tracteur agricole avec des pneus très larges remorquant une cabine où ont pris place les touristes les moins courageux.

10 h 30, retour à Skagen et stationnement sur le port. Promenade dans les rues avoisinantes bordées de petits jardinets très soignés et de maisons de pêcheurs, basses, couvertes de tuiles et aux façades jaune foncé. C'est bien, mais finalement, nous ne trouvons pas cela exceptionnel. Serions-nous complètement blasés ou est-ce le manque de luminosité ? C'est sûrement le manque de lumière !

12 h 00, nous écoulons nos dernières couronnes danoises dans une boulangerie de la rue Saint-Laurent en achetant des petits pains (presque) français. Nous quittons Skagen et mettons durablement le cap au sud en roulant sous les averses intermittentes, puis arrêt pique-nique sur une aire de l'autoroute en profitant d'une brève éclaircie, mais le vent reste froid.

15 h 30, nous nous accordons une pause café après que Nelly ait conduit durant 2 heures sur l'autoroute.

16 h 30, passage de la frontière allemande. Gros bouchons pour passer l'Elbtunnel à Hambourg, puis direction Hanovre pour éviter les travaux de l'autoroute entre Hambourg et Brème. Mais gros bouchons, sans doute à cause des violents orages que nous subissons depuis Hambourg.

19 h 30, nous quittons l'autoroute avant Hanovre pour essayer de trouver un terrain de camping, mais sans renseignements précis, difficile de trouver et de s'orienter efficacement.

20 h 30, nous abandonnons nos recherches stériles et reprenons l'autoroute après Hanovre.

21 h 30, après des lieux de pique-nique idylliques en Norvège, nous nous arrêtons sur une aire d'autoroute pour faire chauffer une boite de saucisses lentilles…

23 h 00, arrêt sur l'aire de Herford pour prendre un peu de repos. Depuis Hambourg, les conditions de conduites sont difficiles à cause des orages successifs, de la pluie, de la nuit, des zones de travaux et du trafic intense qui demande beaucoup d'attention. Nous sommes fatigués… Sur l'aire d'autoroute, il est délicat de mettre l'Espace en configuration camping-car, alors nous nous endormons sur les sièges en abaissant les dossiers…

Danemark - Skagen - La pointe de Grenen sépare le Skagerak du Kattegatt

Jour 35 - Lu 20/07/2009 - Herford (D) - Namur (B) - ROUEN

03 h 30, réveil de J-J. Trouvé le sommeil pendant 4 heures, mais après impossible de se rendormir.

04 h 30, reprise de la route jusqu'à 06 h 30. Toujours beaucoup de trafic, des zones de travaux dangereuses et des pluies intermittentes. Nelly continue de dormir. Nouvel arrêt sur une aire de repos, 100 km avant Dortmund et sommeil jusqu'à 09 h 00.

09 h 15, petit-déjeuner sur l'aire. Nelly, peut-être pas bien réveillée, mais toujours déphasée, croit que c'est aujourd'hui son anniversaire… Nous réaliserons plus tard que c'est le lendemain.

12 h 00, arrêt à Namur en Belgique pour déjeuner. Rapide tour dans le centre de la ville. C'est lundi, et il y a peu de restaurants ouverts qui soient à notre convenance. Nous nous contenterons d'une salade dans un petit snack.

14 h 40, reprise de la route, puis passage de la frontière française où nous retrouvons le soleil.

17 h 00, arrivée à Rouen. Fin du périple.

BILAN

Pays traversés : 6 (B – D – DK – S – N – FIN)

Kilométrage de Rouen au Cap Nord : 4.831 km Kilométrage de Rouen à Kirkenes : 5.686 Kilométrage total Rouen/Rouen : 7.895

Auquel il faut ajouter : Croisière côtière Hurtigruten : 2.463 km (1.330 milles nautiques) Soit un voyage de : 10.358 Km

Passages en ferry en Norvège : 19

Consommation totale de gas-oil : 621.94 l Consommation moyenne : 7.75 l/100 km (véhicule chargé + coffre de toit)

Nuits en Espace en terrain de camping : 22 Nuits en Espace en camping sauvage : 4 Nuits en hytter (hutte) : 4 Nuits à bord de l’Hurtigruten : 5

Nombre de photos : 3.870 Nombre de prises vidéo : 2.500 qui permettront de réaliser au retour 4 heures de montage photo/vidéo (fractionnables… évidemment ! Ouf…).

Donc, ce n'était, bien sûr, pas l'expédition du siècle. Mais ce voyage de longue haleine, s'est déroulé sans stress et sans aucun incident, grâce à une sérieuse préparation et une bonne anticipation. Nous avons parcouru un vaste pays en évoluant toujours dans des sites grandioses et des paysages somptueux qui nous laissent un impérissable souvenir. Nous espérons bientôt y revenir dans les mêmes conditions.

1ère Partie -- 2ème Partie -- 3ème Partie

Ambiance des îles Lofoten - Le port de Nusfjord
British Airways pour Narita au Japon English translation pending
by Kirara26 · 2010-08-25 · 74 replies
Voilà nous partons maintenant dans 3 semaines pour le Japon avec british. On part de Lyon avec escale à Londres pour changer d'avion et après direct Narita.

J'ai plusieurs questions pour ceux qui ont déjà pris cette compagnie.

* j'ai 1h05 à Londres pour changer d'avion: arrivée en terminal 5A et repart en terminal 5B: apparemment l'aéroport heathrow c'est bien amélioré et il y a un passage entre la zone A et la zone B de ce terminal qui rends les échanges plus rapide et simple. L'avez vous déjà testé?

* après pour la cabine nous aurons chacun un sac à dos: sac à dos normal pour mon compagnon et moi un petit sac à dos pour mon appareil photo et les papiers ( donc pas très grand): je pense que pour l'aller çà ne posera pas de problème cependant j'ai prévu de mettre dans ma valise un sac en toile que je veux utiliser pour le retour pour mettre des fringues et de ce fait dégager 10kg de place dans la valise pour mettre nos souvenirs. Du coup pour le retour on aura le sac a dos de mon compagnon, le sac de voyage en toile rempli de fringues et mon petit sac à dos pour les papiers et l'appareil photo. Pensez vous que çà va passer ou ils vont nous demander de mettre mon sac dans le plus grand en toile. parce que pour moi mon petit sac à dos me serre de sac à main.

Merci à tous
Compte-rendu Croisière dans les Fjords norvégiens Azamara Journey, 18 juin 2010 English translation pending
by MissMC · 2010-08-25 · 19 replies
Je vous présente le long récit de notre dernière croisière! Durant ma préparation pour cette croisière, je n'ai trouvé que très peu d'information sur les ports d'escale de cet itinéraire dans les fjords de Norvège - alors j'espère que les descriptions détaillées pourront permettre aux voyageurs planifiant une croisière semblable d'avoir une bonne idée de ce qu'ils y trouveront!!! Bonne lecture, MissMC

Croisière dans les fjords norvégiens - Azamara Journey - 18 au 30 juin 2010

Jour 1 - Départ de Montréal et embarquement à Copenhague

Notre vol sur Lufthansa a été des plus agréables! Chaque siège avait son système de vidéo avec un bon choix de films, émissions de télé et de poste radio. Nous avions une connexion à Munich d'à peine 45 minutes. Mais comme nous avions demandé le service mobilité réduite, on nous attendait à la barrière avec un cart et ainsi, on a pu passer au devant des lignes de sécurité et de douane, et nous sommes arrivés à notre barrière juste à temps pour l'embarquement. Nous avons atterri à Copenhague à 10h40 et encore une fois, on nous attendait avec un cart. La dame en charge du service est même allée chercher les valises et les a apportées jusqu'au taxi. À 11h15 on filait vers le port!!! Le trajet de CPH au port Freeport de Copenhague prend environ 20-30 minutes. Il y a beaucoup de construction dans le centre de la ville causant un peu de congestion.

Arrivées au port à 11h45, nous sommes accueillies par les bagagistes qui prennent nos bagages en charge. Le port a aménagé un grand chapiteau sur le quai. C'est là que nous faisons notre enregistrement. Nous sommes 6 dans cet immense chapiteau - donc en moins de temps qu'il ne faut nous avons notre carte en main et sommes prêts à monter à bord!

Fidèle à la tradition, nous sommes reçues avec un verre de rosé mousseux et avec l'accueil chaleureux habituel d'Azamara.

C'est notre première croisière sur le Journey, mais il est vraiment identique au Quest sur lequel nous avons navigué deux fois l'an dernier, donc nous avons vraiment le 'feeling' de rentrer à la maison!!! Quel bonheur de retrouver ce sentiment familier.

En attendant que les cabines soient prêtes, nous allons prendre une bouche au Windows Café, le buffet. Un des nouveaux avantages d'Azamara est que le vin est inclus au repas. Rapidement, un serveur vient nous offrir la carte des vins et nous propose le rouge ou le blanc du jour! Décidément, ça commence bien! A 13h00 les cabines sont disponibles. Pas de surprise, la cabine est identique à celles que nous avons eu précédemment. Toutefois, la télé à été changée pour un écran plat. De plus, le frigo est rempli avec nos boissons douces préférées et de l'eau - c'est maintenant inclus et gratuit en tout temps!! Notre butler vient se présenter et nous apporte les valises rapidement. On a le temps de tout déballer avant la drill de sécurité.

Même la drill a été simplifiée... plus besoin de trimbaler les gilets, et on se rencontre au point de ralliement, au Cabaret. Après une brève explication sur comment enfiler le gilet, on nous permet de quitter. En 15 minutes, tout est réglé!!

Le départ du port de Copenhague est toujours impressionnant... les éoliennes bien ancrées en mer et qui bordent le port sont comme des petits soldats blancs qui forment une haie d'honneur aux navires qui quittent son port. Le Norwegian Sun nous précède et nous suivons dans son sillon.

Une rencontre de groupe du Forum Cruise Critic a lieu ce soir à 18h00. Nous étions une cinquantaine de personne et comme d'habitude, c'est toujours réjouissant de rencontrer les personnes avec qui nous avons planifié et échangé pendant tous ces mois! Comme je suis la leader du Roll Call, j'ai plusieurs personnes à saluer... Les officiers nous accueillent ainsi que le directeur de croisière, un canadien Eric De Gray. Eric est un être vraiment exceptionnel. Il est canadien, mesure 6''7', a une voix incroyable (tant quand il parle que quand il chante), était vedette de patin artistique pendant 16 ans... et il n'a que 45 ans! Il est directeur de croisière depuis presque 20 ans, et il a travaillé principalement sur les lignes de luxe comme Radisson, Silversea et récemment Seabourn.

Finalement, le capitaine nous rejoint. Capitaine Johannes Tysse est norvégien et est très fier de nous conduire dans son coin de pays! C'est en fait sa première journée avec Azamara! Donc c'est son baptême ce qui rend cette croisière très spéciale pour nous tous! Lui et Eric font toute une paire car le capitaine est plutôt court... ils ont donc un bon deux têtes de différence!! Ils ont une belle complicité car ils ont travaillé ensemble sur Seabourn.

On nous dit que cette croisière sera pratiquement une croisière privée... nous ne serons que 380 à bord (sur une capacité de 704 passagers) - il y aura donc plus de staff (410) que de passagers!!!

Le Jet Lag commence à se faire sentir alors une petite sieste s'impose avant le souper! Le service en salle à manger est un peu désorganisé mais la nourriture est excellente. De plus, les vins offerts sont de très haute qualité - on ne nous sert pas de la piquette. De plus, les vins sont choisis en fonction des plats principaux, et varieront à tous les jours. En plus de l'offre quotidienne, une sélection d'excellente bouteille d'autres cépages sont offertes à rabais - moins de 20$!!! Nous réussissons à rester éveillées jusqu'au spectacle... comble de bonheur!!! Dan Radner, le chef d'orchestre que nous avions eu sur le Quest en février est sur la scène à la tête du band de 7 musiciens. Je jubile car il est EXTRAORDINAIRE... un musicien accompli, sympathique et un jazzman incroyable...

A 22h30, nous sortons du Cabaret et le soleil est encore tout haut perché dans le ciel... bizarre, mais excitant en même temps. Il faudra tirer les rideaux si on veut fermer l'oeil, mais jet lag aidant, je m'écroule aussitôt la tête sur l'oreiller... littéralement...

A 4h30 le soleil se pointe déjà et je ne peux m'empêcher de jeter un oeil dehors. Le ciel est couvert mais on voit une belle bande orangée à l'horizon. Notre arrivée à Oslo est prévue pour 11h00 ce matin, donc on tente de fermer l'oeil à nouveau!!

Jour 2 - Oslo - Alternance de soleil et pluie - 12C Lever du soleil: 4H25 Coucher du soleil: 21H57

Un réveil un peu désorienté ce matin... le décalage horreur nous rentre dedans un peu! Mais on finit par s'extirper de nos lits et aller déjeuner à la salle à manger vers 9h00. Depuis quelques années, nous privilégions la salle à manger pour le petit déjeuner car on est moins bousculé, et on mange chaud!!! On peut avoir tout ce qu'il y a au buffet, mais tout est fait sur commande donc on a toujours des oeufs frais. De plus, on n'a pas à constamment se lever pour aller chercher ceci ou cela... on aime bien ça! Mais ce matin, c'est le désert... nous sommes 3 couples dans la salle à manger. Soit que tout le monde est crevé et dorme encore, ou qu'ils soient tous au buffet!!

Nous nous sommes installées au Looking Glass, un grand salon sur le devant du bateau, tout vitré, d'où on a une vue extraordinaire! De là, nous avions une vue panoramique sur le fjord d'Oslo que nous avons remonté tout doucement jusqu'à notre arrivée vers 10h30. La température était incertaine - tantôt un beau soleil, et quelques minutes plus tard de gros nuages gris menaçant...

Comme nous avions déjà visité Oslo, nous n'avions pas de plan bien précis, bien que je voulais voir le nouvel Opéra à tout prix, et peut-être aussi visiter la forteresse Akershus, juste à côté du quai où est accosté le Journey. Nous sommes descendus pour aller chercher de l'information au kiosque d'info touristique et 2 bus hop-on-hop-off étaient sur le point de partir... on a donc sauté sur l'occasion (faut le dire vite, car c'était super cher - 37$ par personne)! Mais ce qui est bien est qu'ils ont des bus spéciaux les jours de croisières qui fonctionnent pour toute la durée de l'escale. Comme notre navire était à quai jusqu'à 21h00, il y a eu des bus jusqu'à 20h30, contrairement à d'habitude ou les tours se terminent vers 17h00.

Nous avons pu voir le magnifique Opéra d’Oslo, qui n’y était pas à notre dernier passage. Quelle architecture! Modelé d’après un iceberg, cette construction de marbre blanc est un hommage au passé glaciaire de la Norvège. Tout à fait à propos pour un opéra construit tout au fond d’un fjord! Et la ville est en ébullition! On y voit de la construction partout et le résultat est un heureux mélange de modernité aux lignes épurés et de nostalgie de l’époque Viking.

N'ayant pas à faire tous les arrêts requis pour une première visite, comme le parc Vigeland avec toutes ses sculptures magnifiques, et les musées pour voir les bateaux Vikings, nous avons simplement fait le circuit et apprécié de voir la ville dans son ensemble. Nous avons découvert une ville moderne, et plein changement. Dans quelques semaines à peine, un tunnel qui traversera d'un côté à l'autre du fjord, sous la mer, sera ouvert. Une fois le tunnel en fonction, ils vous démolir le boulevard urbain surélevé (un peu comme le Métropolitain à Montréal) afin de reverdir le bord de l'eau de la ville! Génial non?

Une fois le circuit complété, nous sommes allées prendre une bouchée au buffet puis on a tenté d'aller visiter la forteresse Akershus mais on s'est fait prendre par une grosse ondée de pluie et on a dû rebrousser chemin.

Un super yacht est accosté juste à côté du Journey: le Skat. Curieuse de voir ce méga yacht privé, je suis allé 'googler' pour voir à qui il appartenait: Le Skat est un yacht de luxe construit par Lürssen de Brême, en Allemagne. Le projet a débuté en Novembre 1999 et le yacht lancé en 2001. Le propriétaire est Charles Simonyi, un ancien ingénieur logiciel de Microsoft et le 5e touriste de l'espace. Le yacht est le 64e en importance au monde avec une longueur de 71 mètres (233 pieds). Simonyi fois avait une petite amie danoise qui l'appelait «skat», littéralement «trésor» (ou «taxe»), mais un terme commun d'affection similaire à "honey" en anglais.

Un buffet spécial était offert ce soir - spécialités nordiques. Les tables du Windows Café avait été recouverte de belles nappes blanches, chandelles etc. C'était très agréable avec le ciel clair jusque tard! Le chef avait fait provision de poissons à Oslo - saumon, hake, moules, palourdes etc. On nous le faisait cuire sur mesure, selon notre préférence de cuisson. C'était succulent! De plus, on a pu goûter à d'autres spécialités comme le boeuf Strogonoff, le poulet Gorki, salade de betteraves etc.

De retour à notre cabine vers 23h00, nous avons eu droit à un ciel mauve et orangé de toute beauté... Demain sera une journée en mer... on doit prendre des forces car ce sera suivi par 8 jours d'escale consécutifs...

Jour 3 - 20 juin - En mer - 12C - ciel variable Lever du soleil: 3h54 Coucher du soleil: 21h57

Nous avons quitté la protection du fjord d'Oslo et contournons maintenant le sud de la Norvège afin de remonter vers la côte Ouest. Ce matin, la mer est calme, tellement qu'on a l'impression de ne pas bouger... mais nous savons que cette mer d'huile n'est que temporaire car ce soir, nous serons dans la mer du Nord, reconnue pour être tout sauf sereine!

Nous avons un horaire assez chargé pour cette journée qui devrait en être une de repos! Comme l'itinéraire est intensif avec aucune journée en mer pour les 8 prochains jours, nous avons une conférence qui couvrira la majorité des escales, alors on ne veut pas la manquer! Mais notre 'destination lecturer', une dame dans la soixantaine, est loin d'être du niveau auquel on pourrait s'attendre... nous nous ennuyons de Jon Fleming, le conférencier que nous avons eu en Asie sur le Quest, et qui est de retour sur ce navire pour faire la Méditerranée cet été...

A midi, l'hôtesse francophone avait organisé un déjeuner (lunch) pour les passagers francophones. Quelle bonne idée! Nous avons donc lunché avec 2 autres couples de québécois et un couple de belge. À l'autre table, 2 autres québécois, 4 français et 2 belges. Mais l'hôtesse nous dit qu'il y a une trentaine de francophones à bord.

L'après-midi a été ensoleillé donc on a profité de ce moment de répit pour prendre un bon coup de soleil sur le Lido!!

Contrairement aux autres lignes de croisières, Azamara ne fait pas de soirée du capitaine en tant que telle, mais ce soir, c'était le 'toast' du Capitaine. 15 minutes avant le début du spectacle, on nous a servi du champagne et des truffes de chocolat (mmmm), puis le capitaine est venu faire une petit discours fort intéressant. Il a même poussé l'audace à ce baptiser (il a cassé sa coupe de champagne et s'est asperger les chaussures!!!). Le 'toast' a été suivi d'un excellent spectacle d'un artiste de Las Vegas, Tony Pace qui nous a fait plusieurs imitations, chansons, et numéros différents et intéressants.

Le capitaine nous a annoncé que vers 23h00 nous ferions notre entrée dans le Hardangerfjord, une entrée spectaculaire car très étroite. De plus nous allions passé sous un pont avec seulement 4 mètres de dégagement entre le haut du bateau et le pont! Bien qu'il faisait plutôt froid, je suis resté sur le pont 11 jusqu'à 23h45.

Jour 4 - 21 juin - Eidfjord - 19C - soleil Lever du soleil: 4h11 Coucher du soleil: 23h11

Je suis debout depuis 5h00... nous longeons les côtes du fjord et le paysage est tellement bucolique. Les collines vertes sont parsemées de petites maisons blanches, rouges ou jaunes, les trois couleurs de maisons de Norvège. On apprendra que les blanches étaient celles des gens les plus fortunés, tandis que la couleur rouge était utilisé par les paysans, les pauvres car elle était fait de restant de cuivre et d'entrailles de poisson. Souvent les bâtiments de ferme étaient rouge tandis que les maisons étaient blanches.

On peut voir sur le côté sud du fjord des fermes aménagées sur les rives plus planes. Tout un contraste avec les pics de granit encore enneigés et les profondes fissures qui dévalent les montagnes comme des rides dans ce paysage si pur! Je me retrouve sur le pont 11 très tôt, avec quelques enthousiastes qui comme moi, se retrouverons matin après matin sur ce pont tout en haut du navire, d'où nous avons une vue spectaculaire.

Nous arrivons à Eidfjord comme prévu à 8h00. Nichée tout au fond du Hardangerfjord, cette petite commune ne compte que 650 habitants. Un magnifique hôtel est installé face au port, avec une vue imprenable sur le fjord - excepté pour ce matin... car notre navire est accosté face à l'hôtel! Les gens qui ont réservé une chambre vue sur fjord auront toute une surprise ce matin de se retrouver face à face avec nous!!!

Notre excursion parcoure la route qui longe ce fjord et notre guide nous parle de la vie de ces petites communautés et des difficultés qu'elles doivent affronter de vivre dans un tel isolement, et des rigueurs du climat plutôt pluvieux. Mais il y a aussi des bénéfices dus au Jet Stream qui créé un micro-climat permettant la culture des arbres fruitiers. Nous avons pris la route 7 qui mène d'Oslo à Bergen. Elle est bien pavée mais très étroite. Il n'est pas rare que les voitures ou nombreux camping cars que nous croisons doivent reculer jusqu'à un point plus large pour laisser passer le bus! La couleur de l'eau du fjord est incroyable... d'un beau vert turquoise due au fait que c'est un mélange d'eau de mer et d'eau douce de la fonte des glaciers!

Notre excursion nous amène à Kinsarvik, un minuscule village de 450 habitants à l'embouchure du Sørfjorden et du Eidfjorden, deux branches du Hardangerfjord. Nous y avons visité l'une des plus vieilles églises en pierre de Norvège qui date de 1160. Ses mûrs intérieurs sont ornés de fresques impressionnantes dont celle de l'archange Gabriel qui pèse les âmes!

Puis nous poursuivons notre route jusqu'à Lofthus, un village réputé pour ses nombreux vergers de pommes, poires, cerises. Une ferme expérimentale y est installée afin de trouver des techniques permettant de maximiser ce potentiel agricole. La vue de tout ces vergers avec les pics enneigés et l'eau turquoise du fjord est assez surprenante. Après un petit trek sur le bord de l'eau nous faisons la visite de l'église de Lofthus où nous avons pu découvrir un magnifique autel. Le ligne d'autel est décoré d'une jolie dentelle. Notre guide nous indique que ce point de dentelle est reconnu pour le point Hardanger partout au monde. Toutefois, il serait d'origine turque et aurait été rapporté ici par les explorations Vikings. Les femmes du fjord aurait adopté et raffiné ce point, ainsi il prit le nom de la région.

Après cette visite, nous sommes reçus sur la terrasse d'un lodge où on nous servit un gâteau aux pommes à la mode avec un caramel chaud... Tout à fait à point après toute cette marche, et absolument délicieux! Nous faisons aussi connaissance avec un autre couple de québécois de Laval! Je dois noter que le café en Norvège est exquis... il est très fort, mais de grande qualité, probablement un mélange fait de cafés sud-américains et africains. On se régale!!!

De retour à Eidfjord, et sous un soleil ardent, je pars à la découverte de ce petit village: quelques écoles, deux églises - une neuve et une vieille, une épicerie, quelques magasins de souvenirs et une banque dont le guichet refuse de me donner quelques kroners... Les maisons sont toutes de bois, avec des toitures en ardoise, en tuile noire ou en gazon. On retrouve aussi beaucoup d'auberges car ce lieu est hautement touristique pour les gens en quête de plein air. J'ai fait un trek de 90 minutes en suivant une belle rivière qui menait à un lac glaciaire. Je retourne au bateau complètement affamée!! Après un super burger au grill du Lido, nous faisons la farniente sous le soleil nordique jusqu'au départ à 18h00.

Comme notre cabine est en avant, et juste en dessous de la timonerie, nous avons notre conversation quotidienne avec le Capitaine alors qu'il se prépare à lâcher les amarres!

Après un excellent souper à la salle à manger, nous préférons aller écouter l'orchestre du Journey au Mosaic Café, le petit lounge de l'atrium qui fait une session de Jazz ce soir!! Quel délice... De retour à la cabine à 23h30, il fait toujours très clair! Mais nous n'avons pas de coucher de soleil ce soir... seulement un magnifique ciel mauve!

Jour 5 - 22 juin - Bergen - 19C - nuageux et pluie Lever du soleil: 4h09 Coucher du soleil: 23h13

Le Capitaine Tysse nous avait promis un temps splendide pour notre journée à Bergen, sa ville natale... mais le temps est plutôt gris et maussade. Pas vraiment surprenant car on dit qu'à Bergen il pleut 360 jours par année! Notre consolation est que lors de notre première visite ici, en 2008, il avait fait un soleil radieux toute la journée.

L'arrivée à Bergen nous a semblé moins spectaculaire que la première fois - je cherchais à revoir certaines maisons et chalet que j'avais vu, mais je crois que nous avons pris une route différente. Nous suivions le Prinsendam de HAL et nous avons trouvé notre place au port à côté du Aida Luna, qui nous surveille de son gros oeil!!! Il y aura donc pas mal de monde en ville avec 3 navires au port!

Nous avions choisi de faire une excursion à l'île de Lysoen pour visiter la villa d'un célèbre musicien norvégien, Ole Bull. Nous n'étions pas familière avec ce personnage. Après avoir lu sur lui, nous avons appris qu'il avait connu la célébrité partout au monde et que c'était grâce à lui que Edvard Grieg avait émergé. De plus, avec sa deuxième femme, une américaine, il a fondé plusieurs colonies en Pennsylvanie USA. Nous étions donc curieuse d'en apprendre un peu plus, mais hier soir, on nous a avisé que notre excursion était annulée, faute de participants. Notre seule option était de faire une visite par nous-même... j'étais vraiment déçue et en rogne... Nous n'étions donc aucunement pressée de sortir.

Nous avions donc décidé de faire l'ascension du mont Fløyen en funiculaire... mais avec le brouillard et la pluie, on a aussi oublié ce projet... Finalement, on a décidé de simplement se promener un peu.

Nous avons revu le quartier de Bryggen, site du patrimoine mondial de l'Unesco. C'est ici que furent construites les premières maisons de Bergen qui furent érigées le long des anciens quais hanséatiques. Pendant 400 ans, les marchands de la Hanse ont dominé Bryggen, qui a été ravagé par les incendies plusieurs fois. Cette fois, nous avons fait des photos des effigies qui ornent la devanture de ces maisons de bois si représentatives de Bergen. La place était animée car on y faisait le tournage d'un film norvégien... surement un thriller car l'acteur, un beau blond était tout en sang!! J'ai trouvé les maisons un peu plus croches que lors de notre dernier passage. En se promenant dans les petites rues, j'ai remarqué que plusieurs installations étaient en cours pour solidifier et redresser plusieurs des maisons.

Puis nous avons flâné un peu dans le fameux marché aux poisson, le Fisketorget. Très touristique, mais quand même très vivant. Les marchands étaient assaillis par les japonais... pourquoi? Pour faire des provisions indécentes de caviar! Plusieurs étals offraient plusieurs types de caviar dont le succulent caviar de saumon - avec ses grosses perles orangées qui éclatent sur la langue. Les japonais repartaient les bras chargés de ces petits pots d'oeufs salés si recherchés... En plus de filet de saumon, de saumon fumé et gravlax, les sandwiches au crevettes et crabe sont aussi très populaires (et très chères...).

Nous avons poursuivi notre marche jusqu'à la rue piétonne pour faire quelques 'commissions'! Nous sommes entrées dans un centre d'achat à la recherche de quelques petits trucs oubliés. On en a profité pour prendre une bouchée dans une petite cafétéria sympathique: 16$ pour un bol de soupe au choux-fleur et 2$ pour aller aux toilettes... welcome to Norway... le coût de la vie est tellement cher ici, pas vraiment la place pour faire du shopping. On laisse faire les commissions... on s'organisera avec ce qu'on a!

Nous sommes donc rentrées au bateau tôt, en passant par le magnifique parc de la Résidence royale, le Hall de Håkon, qui fut construit par le Roi Håkon Håkonsson de 1247 à 1261. Il se situe à côté de la Tour Rosenkrantz, qui date des années 1270. La tour a été agrandie à plusieurs reprises pour servir de fortification et marquer le pouvoir vis-à-vis des puissants marchands hanséatiques. Nous avions fait la visite de la tour et du Hall à notre dernière visite. Alors cette fois, on en a profité pour explorer les jardins où les rhododendrons sont en pleine floraison!

Après toute cette marche, nous faisons une belle sieste... nous avons besoin de récupérer car le capitaine nous a dit que demain matin, à 4h00, nous passerons un passage étroit du Nordfjord à ne pas manquer!! C'est un peu tôt, mais c'est certain que je serai sur le pont. Donc après un excellent souper, nous sommes allées à la conférence sur les fjords - nous n'étions que 6 dans la salle... et hop! on est allé se coucher!

Jour 6 - 23 juin - Nordfjord: Olden - 19C - soleil et nuages Lever du soleil: 4h10 Coucher du soleil: 23h12

Je vous ai parlé du passage dans le Nordfjord vers 4h00? et bien je ne sais trop si c'était l'anticipation, ou seulement un moment d'insomnie, mais j'étais réveillée à toutes les 30 minutes... Finalement, à 3h30, je suis sortie de mon pyjama et j'ai enfilé mon jeans et manteau chaud et je suis sortie sur le pont. J'aurais pu rester sur le balcon, mais la vue est tellement plus spectaculaire du haut du navire! J'avoue que j'étais la seule vraie crinquée à cette heure, mais j'ai rapidement eu de la compagnie! À 4h00, plusieurs personnes sont apparues, une à une, les yeux endormis et les cheveux ébouriffés! Un petit buffet de café, thé et viennoiseries a été installé au Looking Glass pour combler les creux du petit matin.

Et à 4h00 pile, nous passions à côté du mur de roc le plus haut d'Europe - un mur de plus de 650 m de haut. Passé ce point marquant, le navire a commencer sa navigation sinueuse vers Olden, avec des tournants à 180 degrés. Assez impressionnant! J'avoue que je suis retournée me coucher pour récupérer un peu avant mon excursion du matin au glacier Briksdal!

Le navire devait être à quai à 8h00, mais quand nous sommes arrivés à Olden, le Grand Mistral de Ibero avait pris notre emplacement à quai... le capitaine a donc jeté l'ancre à quelques mètres du port. Le débarquement en navette s'est fait très rapidement, et chaque groupe d'excursion a eu droit à sa propre navette.

La région du Nordfjord, fjord de 106 kilomètres de long, abrite le spectaculaire glacier Briksdal. Le Briksdal est alimenté par les glaciers de fjeld (nom donné aux larges plateaux glaciaires, sur la façade atlantique de la Norvège). Le glacier Briksdal dévale une pente abrupte (1200 mètres), le long d’austères falaises qu’il éclaire de ses couleurs polaires : des touches de turquoise entrecroisées de longue cascade de blanc et de gris. Le glacier Birksdal est au cœur du parc national de Jostedal Glacier.

Pour rejoindre le parc, nous empruntons la route qui longe d'abord la rivière Olden, puis un lac glaciaire du même nom. Le lac est comme un miroir, et on peut apercevoir, tout au fond, l'immensité du glacier Jostedal. La route est parsemée de terrain de camping et de petits chalets. Plusieurs fermes sont aussi installées au creux de cette vallée verdoyante. Le spectacle des montagnes au sommets enneigés se mirant dans le lac est vraiment inoubliable!

Arrivé à Briksdal, on nous donne 2.5 heures pour faire l'ascension et la descente. A notre retour, nous sommes invités à prendre une collation de gâteau et café. Le sentier pour se rendre au glacier est bien aménagé, mais avis aux gens moins en forme... le cardio s'en donne à coeur joie, et les genoux sont mieux d'être bien huilés... l'ascension est assez intense. Toutefois, on a la possibilité de louer des tout-terrrains pour 7 personnes (environ 300$). Je pars donc, en tête de notre peloton et choisis la route la plus difficile, mais la plus belle car elle suit la belle rivière. Le sentier est bordée tantôt de cascades grondantes et scintillantes, tantôt de petits chalets aux toits gazonnés, tantôt de champs remplis de fleurs sauvages. La randonnée est splendide. Arrivés en haut, le spectacle est grandiose. Nous passons sous une grosse roche, et en tournant le coin on arrive nez à nez avec le Glacier Briksdal... wow... on peut même sentir la fraîcheur de cet amas de glace gargantuesque!

Plusieurs morceaux de glace flottent sur le petit lac qui baigne les pieds du glacier. Evidemment, tout le monde se fait photographier... debout, assis, avec des morceaux de glace dans les mains, etc. À peine quelques minutes après mon arrivée, nous sommes envahis par une horde d'Espagnols (du Grand Mistral) et j'avoue que le charme est un peu rompu... mais j'ai eu le temps de bien m'imprégner des turquoises des crevasses et des chutes qui entourent le glacier, comme s'il pleurait à chaudes larmes... C'est donc le moment de prendre la route du retour avant d'à mon tour succomber aux larmes de plaisir qui me montent aux yeux! J'amorce la descente qui est plus difficile... l'ascension est cardio, mais la descente est très musculaire... les cuisses me chauffent tellement certaines des pentes sont raides. De plus, on glisse sur les roches de la morraine. Et en plus, nous faisons face à une marée, que dis-je, un tsunami d'Espagnols qui montent vers le glacier tandis que nous tentons de se frayer un chemin parmi eux... Nous avons été très chanceux car la montée s'est fait sous un couvert nuageux ce qui nous procurait une certaine fraîcheur, mais arrivé en haut, le ciel s'est couvert de gros trous bleus laissant apparaître le soleil. Génial car on a pu prendre des photos du glacier avec et sans soleil (ce qui est mieux pour faire ressortir le bleu des glaces!).

Après toute cette marche, je ne me suis pas fait prier pour engloutir une quantité impressionnante de petites crêpes fourrées de crème, de gâteau aux pommes et de succulent café... décidément, le café est délicieux ici!!

Nous sommes rentrés à Olden vers 13h00. Ce petit village compte environ 600 habitants pour la plupart fermiers, mais qui combinent aussi des emplois en tourisme. Notre chauffeur d'autobus nous a montré sa ferme en passant! Ce petit coin de paradis est un endroit prisé pour les vacances nature - marche en montagne, pêche au saumon et à la truite, kayak dans les fjords. Au centre du village, il n'y avait guère plus qu'une belle église à visiter, quelques boutiques de souvenirs - toujours les mêmes (trolls ou pull en laine à motif norvégien), et une magnifique chutes d'eau en cascade.

Au menu pour l'après-midi: farniente sur le pont, on se fait chauffer sous le soleil brillant bien installé sur les chaises longues du Lido... on doit reposer tous ces muscles qu'on ne savait même pas posséder!!!

Jour 7 - 24 juin - Storfjord: Geiranger - 16C - soleil et nuages Lever du soleil: 4h11 Coucher du soleil: 23h15

C'est aujourd'hui que nous allons enfin défiler le long du plus célèbre fjord de Norvège inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco depuis 2005, le Geirangerfjord!! C'est une branche d'une quinzaine de kilomètres du Storfjord. Au fond du fjord se trouve le village de Geiranger.

Comme l'entrée dans le fjord se fera vers 6h00, nous pouvons faire la grasse matinée!!! Le capitaine nous a invité à ne pas manquer le passage près des célèbres chutes des 7 sœurs qui seront visibles vers 7h00. Comme nous étions au lit tôt hier soir, je suis fidèle à mon horaire et je suis sur le pont très tôt... ça permet à Mariette de dormir un peu après une nuit un peu houleuse.

Au fil du fjord, les cascades hautes de centaines de mètres défilent sous nos yeux... C'est en fait une des raisons pourquoi ce fjord est si reconnu - il n'est ni le plus étroit, ni le plus long mais parsemés de ces centaines de cascades, il est définitivement le plus joli!

On aperçoit plusieurs filets d'eau qui se jettent du haut de la falaise... ça y est! Nous somme aux 7 Soeurs!! Clic clic clic... les appareils photo se font aller! Puis tout à coup, nous réalisons que se pointent les vraies 7 Soeurs, avec 7 cascades côte à côte bien distinctes! On s'est tous fait prendre. J'ai alors rebaptisé les fausses soeurs du nom des 7 Nains! On a tous bien ri, et je pense que ce nouveau nom pourrait trouver place sur les nouvelles cartes géographiques!!! Cette chute est vraiment impressionnante et la plus haute des sept fait une chute libre de plus de 250 mètres! Juste en face, on peut voir une autre magnifique chute qu'on appelle 'Le prétendant' puisqu'on dit qu'il fait la cours aux 7 soeurs!

Vers 8h00, nous rejoignons le Eurodam de HAL ancré dans la magnifique baie face au village de Geiranger.

Aujourd'hui, nous allons visiter une ferme d'été, nichée dans la vallée de Norddal. Nous ne sommes que 15 personnes dans notre excursion! Super! Et coup de chance, nous réussissons à avoir les premiers sièges au devant du bus! Notre guide est un charmant jeune suédois, qui passe ses hivers à faire du ski ici et là, et l'été, à faire le guide touristique! Ici, il peut combiner ses deux passions car on retrouve les seules stations de ski d'été - comme il y a trop de neige l'hiver, les stations ne sont ouvertes que l'été!!!

Nous empruntons la fameuse route des aigles - Ørneveien, avec ses 11 virages en épingles à cheveux. Le premier virage est impressionnant, le deuxième, sur le bord de la falaise commence à être un peu plus énervant. Au troisième, ma mère n'en peut plus, elle détale et s'installe à quelques bancs derrière moi! Les navires au fond du fjord deviennent de plus en plus petits! Nous atteignons finalement le point le plus haut à 624m/2,047pi... Puis nous empruntons un des fameux tunnels afin de traverser jusque dans la vallée de Eidsdal. Nous traversons cette vallée où défilent lacs et cascades, encadrés de pics enneigés... c'est époustouflant. On ne sait plus comment capturer ces paysages afin de leur rendre justice.

Nous quittons la route pour emprunter un chemin privé, en gravier. C'est la route privé de la ferme Herdal. Cette ferme d'une trentaine de bâtiments semble perdues au creux d'une vallée bordée de grands pics de granit raides et escarpés, couronnés de neiges éternelles. Deux jeunes filles viennent nous accueillir. Elles travaillent et habitent la ferme pour les mois d'été avec 6 autres personnes. Dès les mois chauds arrivés, plusieurs fermiers de la région montent leurs chèvres à cette ferme d'été afin de laisser paître les animaux. C'est une ferme traditionnelle, qui fonctionne comme au temps des Vikings i.e. sans électricité ni eau courante! La seule électricité provient d'une génératrice utilisée pour la traite des 350 chèvres. Les employés utilisent le gaz et le bois pour se chauffer et pour la cuisson, et gardent les aliments au frais dans les ruisseaux d'eau glaciale des montagnes!

On y fabrique plusieurs fromages dont le Brunost, le fameux fromage de chèvre brun. Ce fromage au goût doux et sucré est fabriqué selon la méthode traditionnelle avec le petit lait de chèvre. Il est chauffé pendant 7-8 heures jusqu'à ce l'eau s'évapore et que les sucres du lait caramélise. Quel délice... On a pu goûter à ce fromage et à plusieurs autres, tous fabriqués ici ou dans la région.

Après avoir visité les cabines des employés et avoir fait copains avec les petits agneaux (ils sont très mignons, mais un peu puants...) , nous avons eu droit à un autre goûter de crêpes, de crème sure faite sur place et de confiture. Décidément, les norvégiens ont la dent sucrée... ça tombe bien, nous aussi!

Sur la route de retour, nous avons eu quelques gouttes de pluie, et puis hop, le soleil est de retour. Nous sommes bénis, car la température est vraiment de notre côté! Avant de rentrer à Geiranger, nous faisons un arrêt au haut de la fameuse route des aigles, au point de vue de Ørneveien afin de prendre la traditionnelle photos avec notre navire tout au fond du fjord... inévitable, et quand même très impressionnante.

Le navire a quitté le port vers 18h00 et cette fois, les chutes des 7 soeurs seront de notre côté du navire - donc nous restons bien installés sur notre balcon. Arrivés aux chutes, le capitaine a arrêté le bateau afin que tous puissent admirer ces chutes magnifiques... au bout d'une quinzaine de minutes, il a annoncé qu'il tenterait une petite pirouette! Il allait faire un 360 degrés dans le fjord afin que tout le monde puisse admirer les chutes de part et d'autres du fjord! Excitant!! Le bateau, une fois au travers du fjord bloquait pratiquement le passage! D'ailleurs, le traversier qui nous suivait a du arrêter sa course le temps que nous complétions la pirouette. Tout le staff était sur le bridge, et on a pu échanger avec eux sur la grande beauté de ce paysage! Peu après notre départ des 7 soeurs, un brouillard épais s'est installé dans le fjord...

Ce soir, notre directeur de croisière, Eric De Gray a fait son one-man show... wow... pas d'autres mots. Une voix extraordinaire, un sens de l'humour mordant, il est très talentueux et tellement sympathique.

Pour un aperçu de sa prestation, j'ai trouvé ce petit clip sur You Tube
http://www.youtube.com/watch?v=PzcJP1iSYWg

Jour 8 - 25 juin - Molde - 10-12C - pluie et brouillard Lever du soleil: 4h09 Coucher du soleil: 23h13

L'arrivée à Molde se fait sous la brume, des nuages très bas et de la pluie. La journée s'annonce moins prometteuse, mais l'excursion réservée aujourd'hui nous permettra de découvrir une bribe du passé de la Norvège alors que nous visiterons les forteresses et bunkers érigés par les Allemands durant l'occupation de la 2e guerre mondiale.

Contrairement à tous les petits villages et petites communes que nous avons visités jusqu'à maintenant, Molde compte environ 24 000 habitants. Elle est située dans le comté de Møre og Romsdal, en est son centre administratif et est au bord de la mer de Norvège, à l'embouchure du fjord de Romsdal. Elle est reconnue pour ses montagnes magnifiques qu'on surnomme les Alpes de Romsdal. Mais il faudra y retourner pour les voir car le couvert nuageux est tellement bas qu'on ne voit pratiquement rien devant nous, encore moins les pics montagneux!!!

Cette ville n'est reliée au reste de la Norvège que par bateau - le fameux Hurtigruten, le navire postal, y fait escale tous les jours, par ferries, par la route ou par avion. Il n'y a pas de train qui puisse nous y amener.

Bien que le surnom de Molde soit la ville des roses, c'est plutôt les rhododendrons qui égayent les jardins. On nous dit que la végétation a deux semaines de retard... comme au Canada, tout est deux semaines en avance, on se sent presque responsable de ce retard - comme si on leur avait pris ces deux semaines de floraison!!!

Notre premier arrêt est au point de vue du Mont Varden à 407 mètres d'altitude. Plutôt futile comme arrêt quand le brouillard nous empêche de voir à 15 pieds devant nous... mais notre guide nous dit qu'on peut quand même faire l'arrêt pour utiliser les toilettes... ça fait 10 minutes qu'on a quitté le navire, mais bon, on se plie... mais comble de malheur, les toilettes sont fermées! On nous donne alors 15 minutes pour explorer... décidément, la grogne s'installe!

Nous reprenons la route direction nord vers le village de Bud (prononcé bioud). C'est un joli petit village de pêcheur qui a toujours une importance stratégique au fil de l'histoire, d'abord parce que ses habitants ont toujours résisté aux marchands de la ligue hanséatique qui voulaient prendre leur territoire de pêche, puis plus tard comme point stratégique des allemands qui y construisirent des forteresses.

Avant de visiter les bunkers, nous avons été reçus à l'auberge du village pour un goûter de... vous l'avez deviné, crêpes fourrées, gâteau au chocolat et un bon café! Ces crêpes sont vraiment la gâterie préférée des norvégiens, et chaque région les prépare à leur façon, toujours un régal!!

Nous visiterons la forteresse maritime d'Ergan avec la directrice de son musée - Britt, une dame de 65 ans, née en 1945 durant l'occupation. Elle avait une foule d'histoire à nous raconter!

La forteresse a été construite entre 1940-45 et comporte un réseau de bunkers sous-terrains, un poste de commande et les quartiers des soldats et prisonniers de guerre. On y retrouve une foule d'armes, d'équipement militaire de communication et une expo sur les évènements locaux durant la guerre. Des prisonniers de guerre furent utilisés pour creuser les tunnels, et même après la fin de la construction, leur traitement cruel par les allemands leurs attirèrent la sympathie des habitants de Bud qui formèrent un réseau de résistance sans cesse grandissant. Britt nous raconte les témoignages qu'elle a récolté des anciens qui ont vécu durant cette terrible époque... le grand-père qui pisse dans le lait que le soldat allemand lui réclame etc.

À la fin de la guerre, les bunkers ont été condamnés, et plusieurs installations détruites, et les armes allemandes, jetées à la mer. Britt nous raconte que durant son adolescence, ces bunkers abandonnés étaient devenus le terrain de jeu des jeunes du coin... on peut bien s'imaginer!! Les jeunes s'y rendaient à l'insu de leur parents. Ils apportaient des patates dans lesquelles ils plantaient des clous et les jetaient au feu pour les faire cuire! Ils utilisaient le bois des murs, planchers et escaliers pour se chauffer... Si un ou l'autre des parents arrivaient pour les surprendre, ils avaient un système et tous se sauvaient en sautant dans de vieilles poches de plastiques vides, et glissaient tout au fond des tunnels - comme ils avaient brûlé tous les escaliers, c'était leur moyen de descendre! Moins facile pour remonter!! Elle nous a affirmé que bien des habitants de Bud ont eu leur première romance dans ces bunkers!

Après cette visite, nous avons emprunté la Route de l'Atlantique, un autre des points d'attrait de cette région. Cette route zigzague sur un parcours jalonné par 8 ponts qui surplombent la mer, reliant les îles entre Molde et Kristiansund dans les fjords de l'Ouest. Votée comme 'la construction norvégienne du siècle' en 2005, la Route de l’Atlantique saute agilement d’île en île, et est l'hôte d'une faune riche en oiseaux et en phoques, et passe par des excellents lieux de pêche accessibles en bateau ou tout simplement depuis les bords rocheux du littoral ou des passerelles aménagées à côté des ponts. La Route de l’Atlantique fut ouverte en 1989 et est aujourd’hui gratuite. Tout un investissement pour relier quelques villages de pêcheurs de quelques centaines d'habitants. La richesse des infrastructures de ce pays fragmenté et peu peuplé - ils sont moins de 5 millions en Norvège - nous provoque une petite pointe de jalousie...

Bien que la température ait été plutôt moche aujourd'hui, nous sommes ravis d'avoir appris sur ce passé plutôt sombre mais d'avoir aussi découvert un peuple résilient, et fier de sa nation!

De retour à Molde, je pars à la découverte de la ville pour voir les quelques points d'intérêts comme la cathédrale, la place de la dame aux roses et la célèbre statue du Jazzman, soulignant l'important festival de Jazz que cette ville reçoit tous les étés. Je me permets un peu de shopping car cette petite ville a un peu plus que des magasins de souvenirs! Je fais aussi une petite visite à l'épicerie du centre - je trouve toujours intéressant de voir qu'est-ce que les gens mangent et comment sont les étalages!

Ce soir, le chef nous a préparé un buffet norvégien avec des poissons locaux achetés au port aujourd'hui! Saumon, moules, palourdes. Le tout accompagné de la musique céleste de la harpiste! Une autre journée bien remplie... et demain? On recommence!!!

Jour 9 - 26 juin - Ålesund - 13-20C - Nuage et soleil Lever du soleil: 4h12 Coucher du soleil: 23h11

Après un copieux petit-déjeuner à la chambre, notre journée à Ålesund n'augure toujours pas bien... les nuages sont très bas et notre visibilité vraiment limitée... mais notre excursion ne part pas avant 9h00 ce matin.

Ålesund est une ville particulière puisqu'elle a été complètement détruite par le feu en 1904 et a été reconstruite selon un plan bien établi avec comme consigne d'utiliser le style Art Nouveau pour la reconstruction de toutes les maisons. Cette ville de 40 000 habitants est un port important pour le tourisme mais aussi pour la pêche au hareng. Elle est situé à l'embouchure du Storfjord, celui-là même qui abrite le Geirangerfjord! Ålesund est sise sur un archipel de trois îles, reliées par des tunnels.

Nous rejoignons notre guide Britt, une norvégienne pure laine cette région qui nous amène tout d'abord au musée Sunnmøre, un musée en plein air où nous verrons plus de 50 différents types d'habitations traditionnelles et une quarantaine d'embarcations démontrant le style de vie des habitants de cette région jusque dans les années 1900. Chaque type d'habitation avait son utilité - la maison où les gens vivaient, celle où les animaux étaient logés, le garde-manger (celle-ci est comme suspendu dans le vide, les marches d'escalier ne touchent pas à la maison pour éviter que les souris puissent y monter!) et les fameuses boat-houses, où les habitants des fjords gardaient leurs embarcations. Ces boat-houses étaient aussi construites près des villages car lorsqu'ils se rendaient au village pour faire provisions, échanges ou pour aller à l'églises, ils utilisaient la boat-house pour ranger leur bateau mais aussi pour se changer! Pas question d'aller à la messe avec les vêtements requis pour faire la traversée!!! Ainsi, ils laissaient leurs beaux vêtements dans la boat-house du village, car ils n'en avait aucune utilité à la ferme!! Nous avons aussi pu voir l'évolution des embarcations, à partir de grands bateaux vikings! Que d'ingéniosité au sein de ces peuples... Britt nous racontât tellement d'histoire qu'il aurait fallu l'enregistrer pour tout se souvenir!

Après cette visite enrichissante, nous somme montés jusqu'au mont Aksla, une des attractions touristiques majeures de Ålesund. D’ici, le panorama sur la ville, l’archipel magnifique ainsi que les majestueuses alpes de Sunnmøre est formidable. Deux options existent pour rejoindre ce point de vue: on peut monter sur l’Aksla en prenant les 418 marches à partir de Byparken (le parc central) ou bien l'autobus jusqu’au sommet. Devinez quelle option nous avons choisi?? Certainement pas les marches... on garde notre énergie pour découvrir la ville à pied en après-midi! Dans le parc qui se trouve au pied du Mont Aksla il y a une jolie place de jeux pour les enfants ainsi qu’une statue du viking Gange-Rolf qui fonda la Normandie en 911. C’est l’ancêtre de Guillaume le Conquérant qui conquit l’Angleterre en 1066 et par conséquent l’ancêtre de la maison royale anglaise. A écouter les norvégiens, on apprend que les Vikings ont laissé leur trace à bien plus d'endroit qu'on ne le croit!!

La vue du mont Aksla est époustouflante! Heureusement pour nous, le brouillard s'est levé et bien que le soleil ne soit pas encore au rendez-vous, on a une vue spectaculaire sur les trois îles qui composent cette ville si colorée et aux toitures en pignons! Les appareils photo ne dérougissent pas! On peut même voir le Journey accosté en plein coeur de cette jolie ville.

Nous terminons cette excursion par un tour de ville où nous découvrons ces maisons au style si particulier. Les consignes de reconstruction étaient très précises: murs de pierre, toit de plomb, style architectural Art Nouveau qui prend nom de Jugendstil en Norvège.

Voici ce qu'on dit de l'Art nouveau: Il se caractérise par l'inventivité, la présence de rythmes, couleurs, ornementations, inspirés des arbres, des fleurs, des insectes, des animaux, et qui introduisent du sensible dans le décor quotidien. C'est aussi un art total en ce sens qu'il occupe tout l'espace disponible pour mettre en place un univers personnel considéré comme favorable à l’épanouissement de l'homme moderne de ce début du XXe siècle. En France, l'Art nouveau était également appelé par ses détracteurs le style nouille en raison des formes en arabesques caractéristiques, ou encore le style métro, à cause des bouches de métro parisiennes réalisées en 1900 par Hector Guimard.

Le résultat de cette reconstruction est phénoménal! Des centaines de tourelles ornent les toitures et les maisons aux teintes pastelles créent un décor tout droit sorti des contes de fée... L'ensemble est spectaculaire. Ce mini-tour de ville nous a convaincu de revenir se balader dans les rues après un dîner bien mérité! On monte vite au buffet pour se redonner des forces... soupe Thaie aux écrevisses avec un succulent cari de poulet, et hop, nous repartons. Mais nous avons maintenant un nouveau compagnon!! Le soleil est sorti de sa cachette et il nous dévoile toutes les couleurs de cette ville. Le navire est accosté en plein centre, on est donc tout près de tout ce qu'il y a à voir.

Tout en admirant les tourelles, pignons, bas-reliefs en fruits, en fleur et toute les fioritures qui ornent ces bâtisses, nous avons fait un peu de shopping! La mode européenne est tellement différente de la nôtre - beaucoup plus de fibres naturelles, et des vêtements très fluides, souvent déconstruits. On se laisse tenter par quelques morceaux...

Nous sommes revenus à bord pour 15h00 afin de ne pas manquer le spectacle d'une troupe locale qui nous a fait un spectacle de danses et musiques folklorique de Norvège. Comme toujours, on se dit que tous les folklores ont des racines communes... les danses de toutes les nations ont beaucoup de points communs! La troupe est composée de personnes de 5 à 78 ans! C'est génial de voir cet amalgame d'âge perpétuer les traditions... Après le spectacle nous avons vu la troupe au buffet où le directeur de croisière les a invités à prendre une petite collation d'après-midi... les enfants se sont régalés des nombreux gelato!!

Au gré du départ d'Alesund, nous somme allés souper avec des amis de Cruise Critic - encore un souper délicieux et en bonne compagnie. Nous allons nous coucher tôt car demain, une autre journée (notre 7e consécutive...) bien remplie avec une grande excursion de 9 heures!!!

Jour 10 - 27 juin - Flåm - 20C - Soleil Lever du soleil: 4h21 Coucher du soleil: 23h03

Enfin, un matin ensoleillé! En fait, de toutes nos escales, celle-ci était la seule où je souhaitais ardemment avoir du soleil. Depuis des mois, j’avais réservé cette excursion qui allait nous mener à Voss avec le fameux train Flamsbana. Je suis donc enchantée de voir ce beau soleil qui éclaire le fameux Sognefjord que nous descendons avant de rejoindre la petite ville de Flåm, niché au creux de l’Aurlandsfjord, un des deux bras du Sognefjord.

Deux départs pour le train étaient offerts : 8h45 et 9h15. Nous avons choisi le premier. Nous sortons du bateau, fébrile d’aller prendre nos places dans le train qui est en gare à quelques mètres d’où est accosté le navire. Flåm est une toute petite commune d’à peine 500 âmes, et tout est près du quai. Mais notre guide nous amène plutôt vers le stationnement des bus en nous expliquant que notre groupe fera l’excursion à l’envers – donc on montera vers Voss en autobus d’où nous prendrons le train pour redescendre vers Flåm. Déception… je ne sais pas pourquoi, mais je suis déçue… j’avais tellement hâte d’embarquer dans le train! Mais tout compte fait, nous avons eu le meilleur trajet car le soleil de l’après-midi était plus étincelant et le petit brouillard du matin s’était levé, donc on a pu prendre de meilleures photos! Nous quittons donc Flåm et à peine quelques minutes plus tard, nous entrons dans un tunnel de 21 km… il nous faudra 20 minutes pour le traverser! Impressionnant quand même! Durant ce temps à la noirceur, notre guide nous raconte toutes sortes d’histoires sur les Trolls et nous lit de la poésie. En fait, la Norvège compte plus de 900 tunnels totalisant 750 km de route ensevelie! Les norvégiens ont développés une technique des plus pointues et sont reconnus partout au monde comme les maîtres-tunneliers. Les ingénieurs qui ont creusé le métro de Laval ont même été faire un stage là bas pour en apprendre un peu plus!

De l’autre côté du tunnel, nous prenons la route de la vallée pour se rendre à l’Hôtel Stalheim. La route est parsemée de cascades, de chutes et de cicatrices causées par les avalanches. Encore des paysages grandioses, à couper le souffle… que de beautés!

Le premier hôtel Stalheim s’est installé en 1885 comme relais postal. Déjà en 1895, il est transformé en hôtel de villégiature et peut recevoir 150 invités. Très vite, la réputation de l’excellent service, mais surtout de la vue stupéfiante sur la vallée Nærøydalen s’étend partout en Europe. La royauté et les nobles de plusieurs pays deviennent des clients réguliers et le plus fidèle est nul autre que l’empereur Wilhelm II qui a visité Stalheim durant 20 étés consécutifs! Bien que l’hôtel actuel soit le 4e construit sur ce site, son style très scandinave et sa riche collection d’objets d’art et d’antiquité lui confèrent un style chaleureux et traditionnel.

Dès notre arrivée, nous prenons d’assaut le jardin de l’hôtel d’où la vue est insaisissable. Après s’être abandonné à l’air pur de ces montagnes et de cette vallée, on nous invite à un goûter dans le salon de l’hôtel. Des danoises (on devrait peut-être les appeler ‘norvégiennes’!!!) aux pacanes et caramel, toutes chaudes, nous attendent avec un (autre) bon café! Vraiment, nous sommes au paradis… on n’entend que des ‘Mmmm’, ‘ahhhhh’, ‘oh my God’… tout le monde se délecte autant avec les yeux, par le paysage, que par l’estomac avec ses gâteries!!

Nous reprenons la route E16 en direction de Voss. Mais avant de rejoindre la route principale, nous devons descendre la route Stalheimskleivi. Cette route avec une quinzaine de virages en tête d’épingle a été construite entre 1842 et 1949, et jusqu’à tout récemment, était une route très étroite à deux sens. Vous pouvez imaginer la tête des vacanciers en camping-car qui devait reculer jusqu’en bas s’il rencontrait un bus? Depuis l’ouverture du grand tunnel, ils ont mis cette route à sens unique, et les bus qui l’empruntent doivent subir une inspection spéciale avant de l’entreprendre! La pente est tellement raide que l’alarme des freins a retenti deux fois durant la descente!

Avant d’arriver à Voss, nous avons fait un arrêt à Tvinde pour y admirer la magnifique chute jumelle (tvinde = twin) de Tvindefossen. Cette chute fait une chute libre de 150 mètres. Un grand camping est aménagé au pied de la chute, un site très populaire des touristes des fjords.

Nous sommes arrivés à Voss à midi. Notre dîner était servi dans la salle à manger principale du célèbre hôtel Fleischer. Construit tout en bois en 1888, il avait complètement brûlé à peine 14 jours après son ouverture. Il a été entièrement reconstruit et a été réouvert l’année suivante. Aujourd’hui, cet hôtel historique est géré par la cinquième génération de Fleischer et attire toujours une foule de touristes tant en hiver qu’en été. L’hôtel et la cathédrale, qui date de 1277, sont les deux seuls bâtiments de Voss qui ait été épargnés durant les bombardements de la 2e Guerre Mondiale!

Le lunch-buffet était très copieux avec toute une panoplie de plats chauds, froids, salades, poissons et desserts. J’ai mangé du saumon à toutes les sauces et sous toutes les formes possibles: saumon cru, poché, fumé, gravlax avec plusieurs salades nordiques et des fromages. Comme le départ de notre train, le fameux Flamsbana, n’était pas avant 13h50, nous avons eu quelques minutes pour marcher un peu dans la ville. Nous aurions bien aimé visité la cathédrale, mais on nous a fermé la porte au nez... fini les visites! C’est dimanche, et on rentre à la maison. Tant pis pour les touristes... Dommage.

De retour à la gare, nous retrouvons nos compagnons de voyage et montons dans le train. Déception... le train est très ordinaire et ressemble au train Amtrak des USA... Notre guide nous explique que nous devons d’abord prendre ce train qui fait la liaison Oslo-Bergen jusqu’à Myrdal et que là, nous monterons à bord du Flamsbana... ouf... soulagement! Le paysage est beau mais nous empruntons tunnels après tunnels. On en profite pour faire une petite sieste! Après 30 minutes, nous arrivons enfin à Myrdal, où nous avons changé de train pour ENFIN monter dans le Flamsbana! Ce train est beaucoup plus charmant! Son extérieur est vert foncé et l’intérieur légèrement vieillot est en bois. De larges fenêtres qui s’ouvrent permettent de bien voir le paysage et de pouvoir prendre de belles photos! Comme le train est presque vide, on peut facilement aller d’un côté à l’autre du train afin de ne rien manquer. Notre guide nous dit à l’avance sur quel côté la vue sera la meilleure!

De Myrdal à Flåm, le chemin de fer fait 20,2 km et dénivellera de 866 à 2 mètres d’altitude, la descente maximale est de 55% , la vitesse moyenne en montée est de 40 km/h et de 30 km/h en descente. Le train possède 5 systèmes de freinage d’urgence, traversera 20 tunnels, 1 pont, 4 tunnels d’eau et fera 8 arrêts! Au quart de la route, nous avons fait un arrêt et sommes sortis du train pour admirer la chute de Kjosfossen qui fait sa descente sur plus de 225 mètres. Un court spectacle de musique et danse nous est offert! Une danseuse, représentant une huldre, un personnage mythique du folklore norvégien ressemblant à un croisement entre la sirène qui charme et attire et un troll qui ne vit que la nuit, fait une danse langoureuse avec une grande robe de prêtresse orangée au son d’une musique New Age... assez flyée merci!!! Voici un petit clip de la performance! http://www.youtube.com/watch?v=IHDq8lboovE

Le paysage, tout au long de la descente vers Flåm, est une succession de monts et vallées, de cascades, de petites fermes, de champs, c’est tout simplement magnifique. Notre guide nous notait tout ce qui était d’intérêt - une vieille ferme de 300 ans, une église, la maison de tel homme ou telle famille! C’était très intéressant et rendait le trajet beaucoup plus vivant. De retour à Flam, nous sommes allés trouver une table sur la terrase du Windows, au pont 9, situé à l’arrière du bateau afin d’avoir une bonne place pour le départ. Le soleil était radieux! La margarita était fraîche... c’était, comme disent les ados, le bonheur accoté!!

Mais pour mettre une cerise sur cette journée assez fabuleuse, le capitaine nous annonce qu’il nous offre un petit cadeau! Il nous amène dans le Nærøyfjord, le deuxième bras du Sognefjord, et le plus étroit de tous les fjords de Norvège (250 mètres de large) jusqu’à Gudvangen. Ce petit détour n’était pas prévu à l’itinéraire, mais comme il nous a dit, on ne peut pas venir jusqu’ici, être juste à côté et ne pas y entrer! J’imagine que d’avoir le CEO de la compagnie à bord a dû faciliter la décision! Ce fjord est à couper le souffle... vraiment... Vers le milieu, au point le plus étroit, ils ont descendu une chaloupe de secours avec le photographe du bateau afin qu’il fasse des photos et vidéos dans ce passage si spectaculaire. Bonne idée capitaine! Envoûtées par ce paysage, nous décidons de souper au buffet afin de ne rien perdre de ce spectacle imprévu! Une fois sortis du fjords, et après un bon repas, arrosé de bon vin, nous allons nous écrouler dans nos lits, repus et satisfaites... quelle journée inoubliable!

Demain, dernière escale... j’avoue qu’on commence à avoir un peu moins d’entrain! Mais chaque ville nous dévoile de nouvelles surprises!!

Jour 11 - 28 juin - Stavanger - 25C - Soleil Lever du soleil: 4h21 Coucher du soleil: 23h30

Notre arrivée à Stavanger est prévue pour 10h00 ce matin - youpi! on peut faire une vraie grasse matinée! Plutôt que déjeuner dans la cabine, nous allons à la salle à manger. À 8h00, nous étions les premières!! On dirait bien que tout le monde est épuisé par toutes ces escales consécutives...

Le paysage de la côte est vraiment différent de tout ce qu'on a vu jusqu'à maintenant. Stavanger est la 4e plus grande ville de Norvège et son agglomération compte environ 300 000 habitants. Depuis la découverte du pétrole dans la mer du Nord, elle est devenue la capitale de l'industrie pétrolière norvégienne. De plus, Stavanger est située plus au sud au début de la région des fjords. Les rives sont beaucoup moins escarpées et beaucoup plus aménagées. On y voit beaucoup d'installations pétrolières. La plus grande compagnie pétrolière de Stavanger, Statoil, est détenue à 62,5% par l'État.

Le Journey accoste en fin en plein centre ville, juste à côté du vieux Stavanger. Ce quartier de maisons de bois est le plus vieux d'Europe car il est un des seuls à n'avoir pas succombé au feu. Ces petites maisons, toutes blanches, datent du 17 et 18e s. De notre balcon, nous avions une vue splendide sur ces petites maisons, toutes accrochées unes aux autres.

Aujourd'hui, nous avons opté pour une excursion en catamaran dans le Lysefjord afin d'aller voir le fameux rocher appelé 'La Chaire' ou Preikestolen. C'est une imposante falaise qui culmine à 604 mètres au-dessus des eaux du Lysefjord et qui de par sa forme plate d'environ 25 mètres sur 25 et légèrement en avant sur le fjord est comparable à une chaire d'église. Des milliers de randonneurs visitent ce rocher chaque année. Il faut compter entre 2 et 4 heures de marche pour atteindre la chaire, à travers bruyères, rochers et lacs. Nul besoin de vous dire que nous avons opté pour l'option 'facile', c'est à dire qu'on le verra d'en bas!!!

Nous ne sommes qu'une cinquantaine de personnes dans un catamaran qui peut en contenir deux cent, on a donc beaucoup d'espace. Le guide local est un bonhomme coloré qui s'obstine à ne pas prendre de micro... il passe donc de section en section pour nous raconter toutes sortes d'histoires sur la vie dans ce fjord! Nous sortons du port tout doucement, passant devant le musée du pétrole. Puis, aussitôt sorti du port, le catamaran prend sa vitesse de croisière de 22 noeuds! Ça déménageait! Nous avons traversé l'archipel de Stavanger, puis sommes entrés dans le Lysefjord, le tout dernier fjord de notre voyage. Avant d'aller plus loin, nous faisons un arrêt au Lysefjord Center pour quoi d'autres qu'un bon café et des gaufres!!! En fait, ces gaufres sont de belles crêpes en dentelle, servies avec de la crème fouettée et de la confiture. Encore une fois, on en profite et on se régale! Nous reprenons le catamaran pour entrer encore plus loin dans le fjord.

On nous amène près d'une grande crevasse dans laquelle on peut voir un homme... de plus près, on s'aperçoit que c'est un mannequin qui est accroché dans le creux des rochers... on nous raconte qu'autrefois, les gens qui ne payaient pas leurs impôts venaient ici pour se cacher... à leur risque et péril! Nous faisons une autre approche pour aller nourrir des chèvres qui vivent à flanc de montagnes... elles sont 4 et bien grasses... nous ne sommes certainement pas le seul bateau à venir leur faire un petit coucou!! Puis finalement, nous arrivons au Preikestolen. Cette formation rocheuse aux angles si carrés semble coupé au couteau! C'est difficile à croire que l'érosion à pu tailler une telle forme! Ce morceau de roche, détaché et protubérant pourrait tomber à tout moment! Le dessus de ce rocher est complètement plane, et il n'est nullement clôturé! Les gens s'y promènent comme si de rien n'était! On nous dit qu'il n'y a jamais eu d'accidents!

Sur le retour, nous passons à travers les îlots de l'archipel où les gens fortunés de Stavanger - et dieu sait qu'il y en a beaucoup dans le pétrole - ont leurs résidences secondaires. La plupart des chalets/maisons sont transmises de générations en générations et rares sont ceux qui viennent en vente. Les prix peuvent facilement atteindre le million d'euros pour un petit chalet...

De retour en ville, nous faisons un petit tour pour aller voir la ville et aller dépenser nos derniers kroners norvégiens - je n'ai pu résister à acheter un petit troll déguisé en Viking tenant un drapeau norvégien... un 3 dans 1!! Nous marchons le long du port, mais la rive est envahie par des courts de beach volleyball car un grand tournoi international se tient toute la semaine. Les courts et toutes les installations du tournoi changent pas mal le décor... mais les messieurs peuvent se régaler de voir toutes ces belles scandinaves blondes, bronzées dans leur petit maillot de beach volleyball!!!

Le vieux Stavanger nous dévoile des jardins de roses aux milles couleurs, des maisonnettes blanches, toutes collées les unes sur les autres et des rues en pavés... ce quartier est maintenant très convoité et est devenu un lieu très branché! En retournant vers le centre nous arrivons au musée de la conserve. En effet, les activités traditionnelles de Stavanger furent le transport maritime, la construction navale et l'industrie de la conserve. Dans les années 1950, on a compté plus de 50 conserveries. La dernière a été fermée en 2002. C'est dans cette dernière que le musée à été aménagée. Saviez-vous que la clé pour ouvrir les boîtes de conserves de sardines a été inventé ici-même à Stavanger??

Nous allons jusqu'à la cathédrale qui date de 1125. Cette cathédrale de style roman et gothique est la plus ancienne de Norvège. Jour de chance - elle est ouverte! En plus, une chorale pratique pour un concert qui aura lieu ce week-end! Nous profitons de ce petit moment d'enchantement pour prendre un répit et faire une petite pause fraîcheur. Le mercure monte, et il fait maintenant plutôt chaud!

Nous rentrons vers 16h45 après avoir exploré les allées commerçantes et fait quelques petits achats!

Nos amis de Cruise Critic nous ont invité pour le 'sail away' sur leur balcon puisqu'ils ont une cabine juste en avant du bateau - en plein centre! En fait, ils sont juste sous la suite du CEO d'Azamara, qu'on voit se prélasser sur son balcon! La vue est intéressante car on voit de chaque côté du bateau, toutefois, on voit aussi tout le nez où se font les manoeuvres - un peu bruyant et distrayant. Mais quel bonheur de quitter cette dernière ville des fjords, champagne à la main! Eric, le directeur de croisière, nous avait dit de ne pas manquer le spectacle de ce soir... c'est un nouveau spectacle qu'il a monté durant la croisière précédente avec la troupe. Une revue des grandes comédies musicales! Il a fait ça en grande... programme imprimé avec la bio de tous les chanteurs et musiciens, programme complet etc. En effet, le spectacle était super! Des costumes, perruques, des arrangements mettant en valeur tous ces talents. Il est même arrivé en patins à roulette déguidé en Drag Queen pour la chanson 'Dancing Queen' de ABBA - Il sait définitivement faire preuve d'autodérision!!! Mais il faut donner à César... il est excellent, a une voix extraordinaire et une présence incroyable. Le Cabaret était bondé... avec des gens debout partout. Tout le staff y était!

Demain... dernière journée en mer!

Jour 12 - 29 juin - En mer - 17C - Brouillard et nuages Lever du soleil: 4h29 Coucher du soleil: 21h57

Ce matin, nous nous levons avec de la purée de pois... impossible de voir si la mer est calme ou agitée, on ne voit même pas l'eau! Mais on s'en fout un peu car aujourd'hui est notre dernière journée à bord, et nous sommes ravies d'avoir eu de la belle température durant nos escales. Toutefois, nous sommes intriguées de ne pas avoir entendu la corne de brume, car vraiment, on n'y voit franchement rien...

La salle à manger est fermée ce matin car on prépare un Brunch Extraordinaire, une nouveauté sur les navires d'Azamara. Nous tentons de planifier notre journée pendant le petit déjeuner, mais nous avons de la difficulté à se faire un horaire... il n'y a pas vraiment d'activités intéressantes, on doit faire nos valises, en fait, la seule chose que je ne veux pas manquer est l'Aurevoir des employés... à quelle heure déjà? 10h00... zut, il est 11h00 et on l'a manqué... bon, on l'écoutera à la télé!! Finalement, la journée s'est déroulée un peu bizarrement. On a fait un peu de valises, puis on est allé au brunch qui était en effet extraordinaire! Ils avaient installé le buffet sur le podium central de la salle à manger - les gens familiers avec les navires R sauront de quoi je parle! On pouvait y trouver de tout allant des gaufres et omelettes aux côtelettes d'agneau en passant par des pâtes sautés, des poissons, les fromages - en fait, c'est comme s'ils vidaient les cuisines avant d'embarquer les nouveaux passagers!!!!

En après-midi, nous avons fait une petite sieste question de reprendre des forces après toutes ces escales! Nous avons été réveillé par sursaut au son d'un hélicoptère qui était juste à côté de notre balcon! Assez épeurant merci... un gros hélico noir avec les vitres teintées... On a su plus tard que c'était l'armée danoise qui faisait une petite visite non-annoncée... bizarre! Même le capitaine a trouvé la manoeuvre plutôt cavalière... A 17h30, nous avions une autre rencontre Cruise Critic d'organisée par Azamara. Une trentaine de personne sont venus, et on nous servi champagne, cocktails et hors d'oeuvres à profusion. Seulement Heike, la Directrice de l'Hotel et Eric, le directeur de croisière étaient là. Ils ont ouvert le plancher à ceux qui avaient des commentaires ou questions et finalement, le capitaine est venu dire un petit bonjour! Il a élucidé le mystère de la corne de brume de ce matin - ou en fait, de l'absence de la corne de brume! Il nous a dit qu'il savait que l'itinéraire exigent avait fatigué plusieurs personnes, et plusieurs profiteraient de cette journée en mer pour dormir un peu... alors il n'a pas voulu nous réveiller avec la corne! Il s'est organisé pour rester à plus de 13 miles nautiques des autres navires afin de ne pas avoir à l'activer... non, mais ce n'est pas gentil ça??? J'ai rarement vu un capitaine aussi prévenant!! J'ai quitté la rencontre avant la fin car les gens devenaient un peu redondant avec les mêmes questions et les mêmes commentaires...

Ce soir, nous avons soupé avec un couple de lavallois avec qui nous avions fait quelques excursions! Une belle façon de terminer cette belle croisière. Puis, nous sommes allés au dernier spectacle qui mettait en vedette une artiste de grande renommée - Dale Kristien - la 'vraie' et première Christine du Phantom of the Opera sur Broadway! Une très grande voix!

A 23h00, nos valises étaient à la porte!

Jour 13 - 30 juin - Copenhague: Débarquement - 20C - Soleil

Comme nous n'avions pas de transfert et que nous avions un vol à midi, nous avions reçu une des premières heures de débarquement - 7h45.

Nous sommes allées déjeuner à la salle à manger vers 6h30, et à 7h00 nous étions de retour à la cabine! Le débarquement a débuté exactement à l'heure prévue et tel que prévu, on appelait une couleur aux 15 minutes. Nous sommes donc sortis à 7h45... pile! Eric et Heike étaient à la porte de sortie pour nous souhaiter bon voyage! En moins de 2 minutes - sans exagération - nous avions nos bagages qu'un porteur a apporté jusqu'au taxi et à 7h51, nous étions en route pour l'aéroport! A 8h15, nous étions en ligne pour enregistrer nos bagages... j'oserais dire que c'était trop rapide!!! On a pas eu le temps de réaliser qu'on partait...

C'est ainsi que notre périple de croisière en Norvège a pris fin... toutefois, pour nous, la vacances n'était pas fini puisque nous avons fait un séjour de 4 nuits à Berlin... mais ça, c'est sur la Terra Ferma que nous l'avons fait!

Appréciation générale de la croisière

Bon... pas besoin de m'éterniser pour vous dire que nous avons fait une excellente croisière!

Nos expériences précédentes avec Azamara nous avaient ravis, et cet itinéraire unique permettant de bien explorer la région de fjords, contrairement à d'autres itinéraires qui s'étendent un peu plus, étaient des plus prometteurs.

L'itinéraire - tel que vous avez pu le constater, a été à la hauteur de nos attentes et même plus! On ne connaissait aucune des escales - à part Oslo et Bergen, et nos recherches ne nous avaient pas retourner beaucoup d'information. Toutefois, cette région hautement touristique s'est révélée remplie de découvertes et de possibilités. De plus, je tiens à dire que pour la plupart des escales, un bureau de tourisme était installé près du port, et que plusieurs activités et tours étaient proposés pour les gens qui voulaient faire quelques choses sur place.

Quant à Azamara, la prestation générale a été à la hauteur. Toutefois, nos attentes étaient peut-être un peu différente depuis qu'Azamara a changé son positionnement le 1 avril 2010. En effet, depuis cette date, la compagnie a changé de nom, Azamara Club Cruises, afin de refléter une expérience plus inclusives: vins gratuits aux repas, eau en bouteille, sodas, pourboires etc. Les prix ont aussi grimpé de façon significative! Donc on s'attendait à voir quelques changements... toutefois, rien n'a changé! Il faut dire que la barre est haute, donc je ne veux pas chialer pour chialer... Mais même au niveau des décors, cabines, recouvrement des chaises, fauteuils etc. tout est resté intact. J'aurais pensé que ce nouveau positionnement de la marque aurait été ponctué de quelques changement physiques pour se démarquer de l'ancien Azamara... Mais comme je l'ai dit, la barre était déjà haute. Ma seule préoccupation est que la hausse de prix devient difficile à justifier...

Les 'plus' d'Azamara: - des navires de petite dimension; les avantages sont que l'atmosphère est plus personnelle, qu'il y a une proximité entre les officiers, le capitaine et les passagers, que le navire peut aller dans des endroits plus exclusifs... - un service toujours courtois et personnalisé; toutefois, le fait que le bateau ait été à mi-capacité, les employés étaient parfois un peu moins 'sur la touche', mais de façon générale, le service est hors pair! - la nourriture, variée et de qualité, et par surcroît accompagnée de vins de grande qualité! - buffets de produits locaux - cafés et thés de spécialité gratuit en tout temps - bouchées disponibles à toute heure du jour et du soir au Mosaic (bouchée brunch le matin, sandwich le midi, bouchées pour le thé en après-midi, tapas et hors-d'oeuvres en soirée) - bar à smoothies et à jus frais pressés au déjeuner - service aux chambres 24h avec un immense choix - Lido grill avec beaucoup plus que des hot dogs et burgers... bar à salade, brochettes de boeuf, poulet, agneau, légumes grillés, etc. - utilisation gratuite des saunas, bain de vapeur et douches du spa - de la musique LIVE avec un band de 7 musiciens EXTRAORDINAIRES - pas d'annonce au PA - des spectacles avec des artistes de qualité - spectacle à saveur locale - buanderie gratuite - nouveaux privilèges de loyauté équivalent à Princess (internet gratuit etc.) - embarquement et débarquement simple et ultra-rapide - robe de chambre, pantoufles, jumelles et parapluie dans la cabine

Les moins d'Azamara ... on doit y penser... ça ne vient pas!!! - ah oui... avec les prix qu'ils affichent maintenant, pas sûr qu'on pourra y retourner...

Voilà donc la conclusion de ce récit! N'hésitez pas à poser vos questions sur l'itinéraire ou encore sur la compagnie de croisière. Un comme l'autre vaut la peine d'être essayé!!!

Pour les photos de la croisière: http://picasaweb.google.com/mcdessureault

MissMC

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