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Croisière Perle des Antilles sur le Costa Luminosa le 2 mars 2012 English translation pending
Nous avons réservé la croisière Perle des Antilles sur le Costa Luminosa du 2 au 10 mars 2012 avec vol à départ de Paris et embarcation en Guadeloupe. Nous recherchons les expériences d'anciens croisièristes sur ce bateau ou ce circuit pour conseils mais aussi des contacts avec de futurs passagers du Costa Luminosa aux même dates. Nous serons en couple (33 et 35 ans) accompagnés de nos deux enfants de 5 et 8 ans.
Dormir chez l'habitant à l'île de la Réunion? English translation pending
Bonjour à tous,
Je suis en pleine préparation d'un séjour pour ados sur l île de la réunion (7 pax) du 10 au 31 juillet 2011,
nous disposons d un minibus ce qui nous rend très mobile, nous disposons également de tout le matériel de camping nécessaire à l autonomie,
aussi je recherche des personnes prêtent a nous accueillir soit dans des gîtes aménagés, soit sur un terrain d herbe avec un accès à l eau courante, soit dans une école... ou tout autre endroit qui me permettrait de sensibiliser les jeunes à l environnement naturel et humain de la Réunion ( bon plan bivouac...),
nous avons bien sur de quoi payer, mais je recherche plutôt de l'authenticité...
du coup, si vous revenez de la réunion et avez des bons plans a partager ou même des propositions a me faire, j en serai ravi,
d ailleurs ces propositions peuvent m'amener a modifier mon itinéraire s'il s agit de sortir des sentiers battus, c est pourquoi je ne donne pas de secteurs précis, tout est envisageable
par avance je vous remercie,
djeh
Je suis en pleine préparation d'un séjour pour ados sur l île de la réunion (7 pax) du 10 au 31 juillet 2011,
nous disposons d un minibus ce qui nous rend très mobile, nous disposons également de tout le matériel de camping nécessaire à l autonomie,
aussi je recherche des personnes prêtent a nous accueillir soit dans des gîtes aménagés, soit sur un terrain d herbe avec un accès à l eau courante, soit dans une école... ou tout autre endroit qui me permettrait de sensibiliser les jeunes à l environnement naturel et humain de la Réunion ( bon plan bivouac...),
nous avons bien sur de quoi payer, mais je recherche plutôt de l'authenticité...
du coup, si vous revenez de la réunion et avez des bons plans a partager ou même des propositions a me faire, j en serai ravi,
d ailleurs ces propositions peuvent m'amener a modifier mon itinéraire s'il s agit de sortir des sentiers battus, c est pourquoi je ne donne pas de secteurs précis, tout est envisageable
par avance je vous remercie,
djeh
Carnet de route au Costa Rica décembre 2010 - janvier 2011 English translation pending
VACANCES AU COSTA RICA – dec2010-jan2011 – PURA VIDA.
Départ pour Orly dès 23h le 28 décembre 2010, avec la nouvelle BMW d'André. Merci André, les conditions climatiques n'étaient pas particulièrement engageantes au départ de Rixensart (Belgique) …
2h du matin le 29 décembre et déjà à l'aéroport d'Orly ; le vol est annoncé à 7h40 et nous entrons par une porte latérale dans un aéroport désert qui se remplit progressivement à partir de 3h 30 du personnel d'entretien.
Enfin le grand départ avec escale à Madrid pour un voyage qui semble interminable vers San José. A la sortie de l'aéroport, un concert d'oiseaux nous annonce que l'on est bien au Costa Rica. Nous sommes épuisés et l'hôtel Sleep Inn porte bien son nom.
En avant pour un magnifique voyage. Le Costa Rica est un pays très attachant que je vous encourage vivement à visiter. Cela en vaut vraiment la peine.
Notre première journée au Costa Rica commence de bonne heure par la visite du volcan IRAZU. Au milieu d'une forêt primaire protégée de 2500 ha, ce volcan entré en éruption pour la dernière fois en 1963 lors d'une visite du Président américain JFK nous permet d'admirer deux cratères dont le principal est magnifique et abrite un lac vert jade. Par chance, ce matin il est particulièrement dégagé, ce qui permet de belles photos notamment des « parapluies du pauvre » qui ressemblent à la rhubarbe mais en plus grand. Deuxième découverte la vallée d'Orosi, centre de la culture du fameux café du Costa Rica où nous nous arrêtons pour un déjeuner délicieux. Nous admirons la végétation luxuriante, les fleurs et le panorama. A Cartago, la « Lourdes du CR », une petite statue de vierge noire est l'objet d'une dévotion particulière. Ici on boit l'eau miraculeuse sans se soucier de sa pureté.
31 décembre 2010 : En route pour Tortuguero et le climat équatorial jouxtant la Mer des Caraibes. Nous traversons le parc national Braulio Carillo avec sa forêt tropicale humide. La route 32, qui a été construite en 50 ans, vu la topographie, est tout à fait impressionnante : En forte descente en permanence, avec une végétation luxuriante qui me rappelle Madère, et dans le brouillard pour une bonne partie du trajet. Première halte pour un petit déjeuner typique ; dans les jardins un « singe paresseux » s'anime lentement sur un arbre. L'arrivée à l'embarcadère de « La Pavona » se fait après un long parcours sur une piste dont les trous n'ont rien à envier à ceux des routes wallonnes ; le trajet en bateau vers le lodge de Tortuguero nous fait traverser une forêt luxuriante, l'eau est montée avec les pluies et la navigation assez périlleuse dans les petits canaux conduisant à notre second hôtel. Les vaches « types asiatiques » regardent les bateaux passer. L'après-midi nous visitons sous la pluie le village de Totuguero qui jouxte la Mer des Caraibes qui comme son nom l'indique est consacré aux tortues. Visite un peu décevante d'autant plus que les tortues sont absentes à cette période de l'année et de toute manière visibles uniquement de nuit avec moulte précautions « écologiques » pour ne pas déranger leur ponte. Le réveillon sera court, agenda du 1er janvier 2011 oblige, mais nous faisons connaissance avec nos amis bretons : Monique, Jocelyn, Yann et Rémy. Egalement avec les cocktails du coin. Caïpirina pour nous 😏
Notre première journée de l'an 2011 sera marquée par la découverte en bateau couvert, à pied, en bottes, puis en pirogue du Parc de Totuguero. Belles photos de la faune et de la flore. Iguanes, croco, singes hurleurs, échassiers et tortues. Notre seconde sortie en pirogue est particulièrement animée notamment grâce à la pluie qui fait son apparition en fin de promenade alors que nous remorquons la pirogue de notre guide « Michel » tombée en panne. Celui-ci nous réserve une belle surprise au retour avec une réception animée de musique jamaïcaine et de petits plats locaux. La pluie redouble de violence et la nuit sera agitée ; sur le toit des lodges les singes gambadent et les crabes profitent de la boue ambiante. Dans la tête, de belles images enregistrées et une belle ambiance sympa. 2 Janvier 2011 : Journée de transit vers le parc naturel qui jouxte le Volcan Arenal toujours en activité. L'autocar de « Marvin » nous récupère au débarcadère de La Pavona, reprend la piste vers « La Quinta », en passant par des bananeraies. Après le déjeuner, nous admirons un élevage de papillons. Dans le groupe, seule Jocelyne réussit LA photo du papillon avec ses ailes déployées d'un bleu éclatant face intérieure, gris-brun face extérieure. Seule une grenouille « rouge » minuscule fait son apparition sur le seuil du restaurant. Mais désolé pas de photos. J'attendais de les voir dans leur milieu naturel mais pas de chance. Malgré ses recherches désespérées, Michel n'en déniche aucune. Heureusement, les oiseaux et les fleurs magnifiques ne manquent pas.
Sur le trajet vers « La Fortuna », notre base d'exploration du volcan « Arenal », nous avons l'occasion d'observer des toucans et un singe paresseux au prix de manœuvres dangereuses de notre super « Marvin » avec son bus. Non, nous ne nous sommes pas relevés la nuit pour observer de notre chambre le volcan réveillé qui crache sa lave. Il est vrai que le temps reste très pluvieux. Ballade matinale vers le volcan à travers une végétation variée. Les derniers mètres s'avèrent une escalade de rochers escarpés de lave. Temps couvert et vision limitée. Dommage pour les photos. Après un court shopping à La Fortuna, la visite tant attendue des ponts suspendus. Un parcours de 3km en forêt avec des ponts atteignant pour certains 100m de long, à diverses hauteurs nous fait découvrir cette forêt de manière surprenante. Jubilatoire !!! Nous terminons cette journée chargée par des bains d'eaux chaudes de différentes températures, un cocktail et un bon repas.
4 janvier : Avant le départ, je me branche sur Internet pour envoyer (enfin ;-) aux filles un message. Au programme ce matin, visite de la Communauté indigène des « Malekus », leurs traditions, quelques mots « capi capi, fufu, ti, … ». Cette visite nous permet de découvrir le jardin des plantes médicinales, un perroquet bien amusant, une cérémonie religieuse émouvante et un repas local délicieux. Alors que la radio locale annonce notre passage, nous sommes déjà repartis vers une nouvelle étape marquante du voyage la province du « Guanacaste » et le troisième volcan « Rincon de la Viega ».
Un rapide arrêt à Libéria nous permet de photographier son église moderne et la crèche de Noel monumentale installée à l'intérieur puis nous affrontons de nouveau la piste en excès de vitesse vu la tombée de la nuit pour atteindre l'Hacienda Lodge Guachipelin, avant dernière étape de notre périple. L'accueil se fait en musique et le temps est passé au soleil des tropiques. Ouf nous voilà débarrassés de nos K-way. 5 janvier : Le volcan Rinçon de la Viega nous réserve de nouvelles sensations avec ses fumerolles, le bouillonnement de la boue, les odeurs de souffre et le sifflement des gaz qui s'échappent de la terre. Nos attentes sont comblées. Au retour, nous nous arrêtons pour un bain de boue précédé d'uns séance de sauna et suivie de bains chauds, puis d'une douche froide. Daniel se prête à l'exercice quelque peu inquiet. Finalement, il apprécie. L'après-midi est consacrée à la ballade et nous permet de visiter une belle cascade dans de petits canyons, puis un rodéo assorti d'un magnifique coucher de soleil que Daniel capte dans son appareil photo. Photos également de la charrette symbole du pays tiré par deux bœufs et d'un magnifique « Woody Wood Peker » dans les arbres, les magnifiques arbres « guanacastes ». Nous terminons la journée par la consommation de plusieurs cocktails, tristes du départ de nos compagnons de voyage bretons le lendemain matin.
6 janvier : Départ pour le Pacifique et en particulier la station de Tamarindo où nous séjournerons trois nuits à l'hôtel Barcelo. Magnifique complexe, bordant la mer, notre chambre jouxtant la forêt. Dès notre arrivée, nous bénéficions d'un spectacle inoubliable des singes mangeant des feuilles dans les arbres juste en face de notre terrasse au 3 e étage. Après le show visuel, les singes se mettent à lancer leurs hurlements suggestifs. Egalement des iguanes et des écureuils évoluent dans cette nature conservée. La chaleur est étouffante dans l'après-midi malgré la piscine et la mer à proximité ; nous nous réfugions rapidement dans notre chambre. Début de soirée, juste avant l'apéro, magnifique coucher de soleil sur le Pacifique.
7 janvier : Nous partons dès 7h15 pour une excursion dans le « Parque Nacional Palo Verde », à l'estuaire du fleuve Liberia avec le Golfe de Nicoya. Superbe parc, lieu de migration privilégié de multiples espèces d'oiseaux. Pour y parvenir, nous faisons le voyage en minibus avec une famille québécoise bien sympathique et après un arrêt dans un village, la traversée d'immenses champs de canne à sucre embarquons dans un bateau pour une promenade d'observation de 2 heures. La forêt est moins élevée et moins dense qu'à Tortuguero, ce qui permet une observation plus rapprochée des oiseaux, singes et crocodiles en abondance. En plus, cette fois le soleil est de la partie. Au retour, nous croisons un troupeau de vaches entouré de cowboys du Costa Rica.
Nous récupérons de nos émotions par une longue sieste bienfaisante avant de terminer la journée par un spectacle années 70-80 et une magnifique chorégraphie imitant Mickael Jackson, John Travolta et Elvis Presley.
8 janvier : La matinée est consacrée au Shopping au village de Tamarindo, en bordure de mer. Denise repère un taximan « beau comme un dieu » dans un taxi « pourri' qui nous ramène à l'hôtel et pose avec elle pour la photo.
Nouveau show animalier dans les arbres qui prend l'après midi, puis bain dans la mer et à la piscine. Après notre dernier repas au Costa Rica, nous prenons notre cocktail (Daniel un Cuba libre et moi un Daiquiri lemon) puis allons voir le spectacle (ce soir danses et musiques sud américaines et carribéennes). 9 janvier : Jour du grand départ. A 10h nous embarquons pour un long voyage. En cours de route dernières photos et dernier incident avec l'arrêt obligé pour remplacer un pneu du minibus. Embarquement à l'heure avec un pincement au cœur de quitter pareille magnifique nature et pays attachant. « Pura Vida » disent–ils ? Faisons le souhait que cette nature reste conservée encore pour très longtemps.
Retrouvez notre voyage au Costa Rica (et ailleurs) en photos sur http://www.wagnerdenise.net
Départ pour Orly dès 23h le 28 décembre 2010, avec la nouvelle BMW d'André. Merci André, les conditions climatiques n'étaient pas particulièrement engageantes au départ de Rixensart (Belgique) …
2h du matin le 29 décembre et déjà à l'aéroport d'Orly ; le vol est annoncé à 7h40 et nous entrons par une porte latérale dans un aéroport désert qui se remplit progressivement à partir de 3h 30 du personnel d'entretien.
Enfin le grand départ avec escale à Madrid pour un voyage qui semble interminable vers San José. A la sortie de l'aéroport, un concert d'oiseaux nous annonce que l'on est bien au Costa Rica. Nous sommes épuisés et l'hôtel Sleep Inn porte bien son nom.
En avant pour un magnifique voyage. Le Costa Rica est un pays très attachant que je vous encourage vivement à visiter. Cela en vaut vraiment la peine.
Notre première journée au Costa Rica commence de bonne heure par la visite du volcan IRAZU. Au milieu d'une forêt primaire protégée de 2500 ha, ce volcan entré en éruption pour la dernière fois en 1963 lors d'une visite du Président américain JFK nous permet d'admirer deux cratères dont le principal est magnifique et abrite un lac vert jade. Par chance, ce matin il est particulièrement dégagé, ce qui permet de belles photos notamment des « parapluies du pauvre » qui ressemblent à la rhubarbe mais en plus grand. Deuxième découverte la vallée d'Orosi, centre de la culture du fameux café du Costa Rica où nous nous arrêtons pour un déjeuner délicieux. Nous admirons la végétation luxuriante, les fleurs et le panorama. A Cartago, la « Lourdes du CR », une petite statue de vierge noire est l'objet d'une dévotion particulière. Ici on boit l'eau miraculeuse sans se soucier de sa pureté.
31 décembre 2010 : En route pour Tortuguero et le climat équatorial jouxtant la Mer des Caraibes. Nous traversons le parc national Braulio Carillo avec sa forêt tropicale humide. La route 32, qui a été construite en 50 ans, vu la topographie, est tout à fait impressionnante : En forte descente en permanence, avec une végétation luxuriante qui me rappelle Madère, et dans le brouillard pour une bonne partie du trajet. Première halte pour un petit déjeuner typique ; dans les jardins un « singe paresseux » s'anime lentement sur un arbre. L'arrivée à l'embarcadère de « La Pavona » se fait après un long parcours sur une piste dont les trous n'ont rien à envier à ceux des routes wallonnes ; le trajet en bateau vers le lodge de Tortuguero nous fait traverser une forêt luxuriante, l'eau est montée avec les pluies et la navigation assez périlleuse dans les petits canaux conduisant à notre second hôtel. Les vaches « types asiatiques » regardent les bateaux passer. L'après-midi nous visitons sous la pluie le village de Totuguero qui jouxte la Mer des Caraibes qui comme son nom l'indique est consacré aux tortues. Visite un peu décevante d'autant plus que les tortues sont absentes à cette période de l'année et de toute manière visibles uniquement de nuit avec moulte précautions « écologiques » pour ne pas déranger leur ponte. Le réveillon sera court, agenda du 1er janvier 2011 oblige, mais nous faisons connaissance avec nos amis bretons : Monique, Jocelyn, Yann et Rémy. Egalement avec les cocktails du coin. Caïpirina pour nous 😏
Notre première journée de l'an 2011 sera marquée par la découverte en bateau couvert, à pied, en bottes, puis en pirogue du Parc de Totuguero. Belles photos de la faune et de la flore. Iguanes, croco, singes hurleurs, échassiers et tortues. Notre seconde sortie en pirogue est particulièrement animée notamment grâce à la pluie qui fait son apparition en fin de promenade alors que nous remorquons la pirogue de notre guide « Michel » tombée en panne. Celui-ci nous réserve une belle surprise au retour avec une réception animée de musique jamaïcaine et de petits plats locaux. La pluie redouble de violence et la nuit sera agitée ; sur le toit des lodges les singes gambadent et les crabes profitent de la boue ambiante. Dans la tête, de belles images enregistrées et une belle ambiance sympa. 2 Janvier 2011 : Journée de transit vers le parc naturel qui jouxte le Volcan Arenal toujours en activité. L'autocar de « Marvin » nous récupère au débarcadère de La Pavona, reprend la piste vers « La Quinta », en passant par des bananeraies. Après le déjeuner, nous admirons un élevage de papillons. Dans le groupe, seule Jocelyne réussit LA photo du papillon avec ses ailes déployées d'un bleu éclatant face intérieure, gris-brun face extérieure. Seule une grenouille « rouge » minuscule fait son apparition sur le seuil du restaurant. Mais désolé pas de photos. J'attendais de les voir dans leur milieu naturel mais pas de chance. Malgré ses recherches désespérées, Michel n'en déniche aucune. Heureusement, les oiseaux et les fleurs magnifiques ne manquent pas.
Sur le trajet vers « La Fortuna », notre base d'exploration du volcan « Arenal », nous avons l'occasion d'observer des toucans et un singe paresseux au prix de manœuvres dangereuses de notre super « Marvin » avec son bus. Non, nous ne nous sommes pas relevés la nuit pour observer de notre chambre le volcan réveillé qui crache sa lave. Il est vrai que le temps reste très pluvieux. Ballade matinale vers le volcan à travers une végétation variée. Les derniers mètres s'avèrent une escalade de rochers escarpés de lave. Temps couvert et vision limitée. Dommage pour les photos. Après un court shopping à La Fortuna, la visite tant attendue des ponts suspendus. Un parcours de 3km en forêt avec des ponts atteignant pour certains 100m de long, à diverses hauteurs nous fait découvrir cette forêt de manière surprenante. Jubilatoire !!! Nous terminons cette journée chargée par des bains d'eaux chaudes de différentes températures, un cocktail et un bon repas.
4 janvier : Avant le départ, je me branche sur Internet pour envoyer (enfin ;-) aux filles un message. Au programme ce matin, visite de la Communauté indigène des « Malekus », leurs traditions, quelques mots « capi capi, fufu, ti, … ». Cette visite nous permet de découvrir le jardin des plantes médicinales, un perroquet bien amusant, une cérémonie religieuse émouvante et un repas local délicieux. Alors que la radio locale annonce notre passage, nous sommes déjà repartis vers une nouvelle étape marquante du voyage la province du « Guanacaste » et le troisième volcan « Rincon de la Viega ».
Un rapide arrêt à Libéria nous permet de photographier son église moderne et la crèche de Noel monumentale installée à l'intérieur puis nous affrontons de nouveau la piste en excès de vitesse vu la tombée de la nuit pour atteindre l'Hacienda Lodge Guachipelin, avant dernière étape de notre périple. L'accueil se fait en musique et le temps est passé au soleil des tropiques. Ouf nous voilà débarrassés de nos K-way. 5 janvier : Le volcan Rinçon de la Viega nous réserve de nouvelles sensations avec ses fumerolles, le bouillonnement de la boue, les odeurs de souffre et le sifflement des gaz qui s'échappent de la terre. Nos attentes sont comblées. Au retour, nous nous arrêtons pour un bain de boue précédé d'uns séance de sauna et suivie de bains chauds, puis d'une douche froide. Daniel se prête à l'exercice quelque peu inquiet. Finalement, il apprécie. L'après-midi est consacrée à la ballade et nous permet de visiter une belle cascade dans de petits canyons, puis un rodéo assorti d'un magnifique coucher de soleil que Daniel capte dans son appareil photo. Photos également de la charrette symbole du pays tiré par deux bœufs et d'un magnifique « Woody Wood Peker » dans les arbres, les magnifiques arbres « guanacastes ». Nous terminons la journée par la consommation de plusieurs cocktails, tristes du départ de nos compagnons de voyage bretons le lendemain matin.
6 janvier : Départ pour le Pacifique et en particulier la station de Tamarindo où nous séjournerons trois nuits à l'hôtel Barcelo. Magnifique complexe, bordant la mer, notre chambre jouxtant la forêt. Dès notre arrivée, nous bénéficions d'un spectacle inoubliable des singes mangeant des feuilles dans les arbres juste en face de notre terrasse au 3 e étage. Après le show visuel, les singes se mettent à lancer leurs hurlements suggestifs. Egalement des iguanes et des écureuils évoluent dans cette nature conservée. La chaleur est étouffante dans l'après-midi malgré la piscine et la mer à proximité ; nous nous réfugions rapidement dans notre chambre. Début de soirée, juste avant l'apéro, magnifique coucher de soleil sur le Pacifique.
7 janvier : Nous partons dès 7h15 pour une excursion dans le « Parque Nacional Palo Verde », à l'estuaire du fleuve Liberia avec le Golfe de Nicoya. Superbe parc, lieu de migration privilégié de multiples espèces d'oiseaux. Pour y parvenir, nous faisons le voyage en minibus avec une famille québécoise bien sympathique et après un arrêt dans un village, la traversée d'immenses champs de canne à sucre embarquons dans un bateau pour une promenade d'observation de 2 heures. La forêt est moins élevée et moins dense qu'à Tortuguero, ce qui permet une observation plus rapprochée des oiseaux, singes et crocodiles en abondance. En plus, cette fois le soleil est de la partie. Au retour, nous croisons un troupeau de vaches entouré de cowboys du Costa Rica.
Nous récupérons de nos émotions par une longue sieste bienfaisante avant de terminer la journée par un spectacle années 70-80 et une magnifique chorégraphie imitant Mickael Jackson, John Travolta et Elvis Presley.
8 janvier : La matinée est consacrée au Shopping au village de Tamarindo, en bordure de mer. Denise repère un taximan « beau comme un dieu » dans un taxi « pourri' qui nous ramène à l'hôtel et pose avec elle pour la photo.
Nouveau show animalier dans les arbres qui prend l'après midi, puis bain dans la mer et à la piscine. Après notre dernier repas au Costa Rica, nous prenons notre cocktail (Daniel un Cuba libre et moi un Daiquiri lemon) puis allons voir le spectacle (ce soir danses et musiques sud américaines et carribéennes). 9 janvier : Jour du grand départ. A 10h nous embarquons pour un long voyage. En cours de route dernières photos et dernier incident avec l'arrêt obligé pour remplacer un pneu du minibus. Embarquement à l'heure avec un pincement au cœur de quitter pareille magnifique nature et pays attachant. « Pura Vida » disent–ils ? Faisons le souhait que cette nature reste conservée encore pour très longtemps.
Retrouvez notre voyage au Costa Rica (et ailleurs) en photos sur http://www.wagnerdenise.net
Prague, la grande déception... English translation pending
Depuis le temps que je rêvais d'aller à Prague... Pour une fois, que des avis positifs de connaissances y ayant passé quelques jours, une ville romantique, magnifique, où il y a toujours quelque chose à faire.... Bref, nous voilà partis pour 6 jours... Je dois bien dire que si nous avions pu, nous serions revenus au bout du 4ème...
La ville est jolie et ne manque pas d'intérêt architectural sur un périmètre vaste.
Et c'est tout...
Je n'ai jamais rencontré de personnes aussi peu aimables, que ce soient les serveurs, le chauffeur du CEDAZ, les commerçants, les automobilistes (qui n'hésitent pas à forcer le passage dans une rue très étroite où un piéton est déjà engagé -moi en l'occurrence-) et forcément lui rabote les fesses avec le rétro et se fend péniblement d'un "pardon" tchèque par la vitre mais sans s'arrêter ni ralentir !!!
Au restaurant, c'est bien simple : plus tu consommes et moins tu passes de temps, mieux c'est... d'ailleurs on t'enlève ton assiette alors que tu as encore la main sur le couvert (arrivé plusieurs fois) et que pourtant le restaurant est loin d'être plein... Et bonjour la surprise au moment de l'addition, majorée de manière manuscrite d'un pourboire dont le patron vient exprès nous dire que "non, c'est pas obligatoire mais c'est l'usage, c'est comme ça c'est l'usage...." Si encore le service avait mérité un pourboire, pourquoi pas ? Mais vu que la serveuse ne comprenait même pas ce qui était écrit sur la carte "MONACO" et "ABSINTHE" et qu'on lui répétait, là je trouvais que ça devenait du vol.
Bon pour parfaire le tout, dès le premier soir nous avons eu la désagréable surprise d'avoir une erreur de plus de 100 kc sur notre addition. Je vous laisse deviner dans quel sens était l'erreur...
Nous avons eu le plaisir d'avoir quelques commerçants souriants, souvent d'origine étrangère, quel plaisir...
Je passe sur le fait d'être collé (il n'y a pas d'autre mot) dans les magasins par une vendeuse grincheuse et qui regarde ailleurs quand tu te retournes. Tu me pistes mais assume donc !
Bonne surprise quand même, l'hôtel (Chopin rue JERUSALEMSKA), la réception était souriante (enfin normale quoi) à part une employée du petit déjeuner certainement outrée de ses conditions de travail puisqu'elle n'hésitait pas à bousculer les clients et à essayer d'enlever les assiettes pas finies...
Bref on peut dire que ce voyage fut l'un des moins agréables de ceux que l'on a fait...nous avons presque eu un choc quand à notre retour, nous avons pris un café à CDG et que la vendeuse débordée nous a dit : "Bonjour merci au revoir" EN NOUS REGARDANT DANS LES YEUX !!! on en avait presque perdu l'habitude...
voilà, notre prochain voyage sera peut être à nouveau Vienne si on veut rester dans la même direction, sinon à nouveau le Sud, mais là, il faut vraiment qu'on efface ces derniers jours de nos souvenirs...
La ville est jolie et ne manque pas d'intérêt architectural sur un périmètre vaste.
Et c'est tout...
Je n'ai jamais rencontré de personnes aussi peu aimables, que ce soient les serveurs, le chauffeur du CEDAZ, les commerçants, les automobilistes (qui n'hésitent pas à forcer le passage dans une rue très étroite où un piéton est déjà engagé -moi en l'occurrence-) et forcément lui rabote les fesses avec le rétro et se fend péniblement d'un "pardon" tchèque par la vitre mais sans s'arrêter ni ralentir !!!
Au restaurant, c'est bien simple : plus tu consommes et moins tu passes de temps, mieux c'est... d'ailleurs on t'enlève ton assiette alors que tu as encore la main sur le couvert (arrivé plusieurs fois) et que pourtant le restaurant est loin d'être plein... Et bonjour la surprise au moment de l'addition, majorée de manière manuscrite d'un pourboire dont le patron vient exprès nous dire que "non, c'est pas obligatoire mais c'est l'usage, c'est comme ça c'est l'usage...." Si encore le service avait mérité un pourboire, pourquoi pas ? Mais vu que la serveuse ne comprenait même pas ce qui était écrit sur la carte "MONACO" et "ABSINTHE" et qu'on lui répétait, là je trouvais que ça devenait du vol.
Bon pour parfaire le tout, dès le premier soir nous avons eu la désagréable surprise d'avoir une erreur de plus de 100 kc sur notre addition. Je vous laisse deviner dans quel sens était l'erreur...
Nous avons eu le plaisir d'avoir quelques commerçants souriants, souvent d'origine étrangère, quel plaisir...
Je passe sur le fait d'être collé (il n'y a pas d'autre mot) dans les magasins par une vendeuse grincheuse et qui regarde ailleurs quand tu te retournes. Tu me pistes mais assume donc !
Bonne surprise quand même, l'hôtel (Chopin rue JERUSALEMSKA), la réception était souriante (enfin normale quoi) à part une employée du petit déjeuner certainement outrée de ses conditions de travail puisqu'elle n'hésitait pas à bousculer les clients et à essayer d'enlever les assiettes pas finies...
Bref on peut dire que ce voyage fut l'un des moins agréables de ceux que l'on a fait...nous avons presque eu un choc quand à notre retour, nous avons pris un café à CDG et que la vendeuse débordée nous a dit : "Bonjour merci au revoir" EN NOUS REGARDANT DANS LES YEUX !!! on en avait presque perdu l'habitude...
voilà, notre prochain voyage sera peut être à nouveau Vienne si on veut rester dans la même direction, sinon à nouveau le Sud, mais là, il faut vraiment qu'on efface ces derniers jours de nos souvenirs...
Le gouvernement de Raúl Castro autorisera les Cubains à voyager comme touristes à l'étranger English translation pending
Reste à savoir si les pays vont les laisser entrer.
http://www.kubaneando.net/component/k2/item/71-el-gobierno-de-raúl-castro-autorizará-a-los-cubanos-a-viajar-como-turistas-al-extranjero-por-primera-vez-en-medio-siglo.html
Désolé je n'ai pas le temps de traduire.
http://www.kubaneando.net/component/k2/item/71-el-gobierno-de-raúl-castro-autorizará-a-los-cubanos-a-viajar-como-turistas-al-extranjero-por-primera-vez-en-medio-siglo.html
Désolé je n'ai pas le temps de traduire.
Ouest américain 2010: de Dinosaur à Sedona (3ème partie), (aventures pagéennes) English translation pending
1er septembre :
Une journée rapide à raconter. Je décolle au lever du jour, je termine la House Rock Valley road. Rapide passage sur l'asphalte de la US89, puis je m'engage sur la Cottonwood Canyon road afin de me rendre aux Wahweap Hoodoos. Le chemin est long et il y plusieurs embranchements à négocier pour rejoindre le parking ou ce qui en tient lieu.
Je suis scrupuleusement les indications de "Photographing the southwest". Absorbé par mon plan, je sors de la piste un court instant. Je donne un brusque coup de volant pour y revenir et j'entends un gros choc venant du dessous de caisse.
Oups...
Je stoppe vérifier qu'il n'y a pas de dégâts. Manque de bol, il y en a des dégâts. Le gros caisson de l'arrière qui protège le réservoir et prolonge le pot d'échappement est complètement remonté. Merde et remerde !
Je décide tout de même de poursuivre mon chemin – comme quoi la lucidité n’est pas une qualité susceptible de faire de sensibles progrès en l’espace de 24 heures quelles que soient les circonstances ! - mais je finis par buter sur un wash infranchissable. De l'autre côté se dresse un vrai mur de sable qu'il faut gravir pour retrouver la piste. Impossible avec ce véhicule. Je repars dans le sens inverse et rentre à Page.
Je file droit à l'aéroport en espérant trouver une agence de la bonne marque. Mauvaise pioche. Aie, il va falloir régler ça par téléphone… Par chance, je déniche un pilote désœuvré qui trompe l’ennui derrière son comptoir et je lui explique mon affaire. Il accepte de passer le coup de fil à ma place. Il négocie longuement avec mon loueur et m'annonce qu'on va me livrer une nouvelle voiture depuis Flagstaff dans 4 heures maximum. Il ne me reste plus qu'à patienter. En attendant, je nettoie ma Jeep pour en faire disparaitre les traces de terre rouge.
Quelques heures plus tard, on me livre une berline Chevrolet Impala. Plus de 4X4 à Flagstaff. Les nuits dans la voiture, on oublie. Et les pistes prévues pour cette deuxième partie de voyage aussi. Le moral est au plus bas. Je passe le reste de la journée à… à quoi au fait ? Quelques mois plus tard, j’ai du mal à me souvenir de ce que j’ai fait durant cette journée.
Je prends une chambre chez Lulu Sleep Ezze pour la nuit. C'est un endroit sympa. Le soir venu, Lulu réunit tous ses clients autour du barbecue. Je me retrouve avec un jeune canadien, son oncle américain, et deux allemands trentenaires. Plus tard nous rejoignent deux couples, également germaniques, d’une cinquantaine d’années. Très sympa, ceux là. Non que les autres ne le soient pas mais j’accroche mieux avec ces derniers.
2 septembre :
Le lendemain, je me pose la question de retourner à Vegas pour changer de véhicule. Je renonce à cette idée parce qu’elle me ferait perdre une journée entière pour laquelle j’ai un permis d’accès aux Coyote Butte South et parce que je sais la House Rock Valley road praticable avec une berline.
En avant pour Buckskin Gulch, le plus long slot canyon du monde. Près de 25 kilomètres de long, entre 1 et 5 mètres de large selon les endroits. Qui dit mieux ? On y accède en se garant au même parking que pour The Wave, à peu près à mi- chemin sur la House rock valley road que mon Impala a avalé sans problèmes.
Je croise d'autres visiteurs sur le parking. Les rangers les ont prévenus que certaines parties du canyon risquaient d'être inondées à hauteur de1m50. Cela va se révéler très exagéré car seul un court passage m'obligera à me mouiller et seulement jusqu'aux genoux. De la rigolage après mon aventure dans Sand Cove


N'empêche, l'endroit est bigrement impressionnant ! Agréablement frais, étrangement silencieux, avec des couleurs de feu qui dégringolent depuis le haut de la falaise jusqu'au fond du gouffre. Je regrette de ne pas avoir pris mon trépied car l'obscurité rend les prises de vue compliquées




Les contrastes aussi sont particulièrement violents. C'est un lieu grandiose et magnifique mais difficile à appréhender pour un photographe amateur. A ne pas conseiller aux claustrophobes, cependant. Et à surtout éviter en cas d'orage menaçant. On imagine alors quel piège fatal deviendrait cet interminable boyau.
Il faudrait une très longue journée pour parcourir Buckskin Gulch de bout en bout, et aussi un véhicule qui vous attende à l'autre extrémité, 25 kilomètres plus loin. Heureusement, 4 heures « round trip » suffisent pour en avoir un bon aperçu. Je croise les deux personnes avec qui j'avais échangé quelques mots sur le parking et qui m'avaient averti pour les inondations. Nous nous étonnons ensemble du peu de fiabilité des renseignements fournis par les rangers. Il semble que ceux-ci se montrent volontairement alarmistes afin de décourager d'éventuels imprudents.
Je décide de continuer à m'enfoncer encore un peu. On perd assez vite tous ses repères dans ce genre d'endroit.



Je rebrousse chemin afin de retrouver le parking vers midi. Je repasse par les mêmes endroits qu'à l'aller mais l'orientation différente du soleil donne l'impression de traverser des lieux inédits. Certains passages, sans reliefs une heure auparavant, prennent à présent des teintes fantastiques.


Puis je retrouve à la fois le wash et le soleil brulant de l'Arizona. Une demi heure de plus et je suis de retour près de ma voiture.
Après un repas à l'ombre et un peu de repos, je reprends la House Rock Valley road vers le sud. Cet après midi, j'ai prévu d'aller visiter Paw Hole, la partie la plus proche des sublimes Coyote Buttes south. C'est également une zone "à permis". J'ai acheté le mien sur internet 3 mois auparavant. Pas de loterie car les amateurs sont moins nombreux du fait de l’extrême difficulté d’accéder à ce site.
Si j'en crois mes souvenirs d'il y a deux ans, cette partie de la House rock valley road est relativement praticable. Mon Impala devrait pouvoir s'en sortir. Sur le chemin, je traverse avec précautions deux ou trois wash qui me tirent quelques frissons.
Finalement, j'arrive sans encombre au bas du chemin qui mène à Paw Hole et je me gare. Impossible de monter cette piste piégeuse de sable mou avec mon véhicule actuel. Je ne m'y serais sans doute pas risqué non plus en 4X4. D'autres que moi, plus expérimentés, s'y sont plantés.
Mon sac sur le dos, je me lance dans la montée. 5 kilomètres de montée dans le sable m'attendent. Mais bon, je m'y suis préparé psychologiquement. A mi chemin, j'ai la surprise de croiser un véhicule. C'est Steve, de Paria Outpost, qui revient avec des clients. Il me reconnait. "Good to see you !" me lance t-il. Il s'inquiète de savoir si j'ai assez d'eau et de nouriture sur moi, m'assure qu'il m'aurait pris à bord s'il avait été dans l'autre sens. Je le remercie et le rassure. Je sais où je vais et j'ai de quoi boire et manger.

J'arrive enfin à Paw Hole. Ca été moins pénible que je le pensais. Il faut maintenant que je gagne la partie nord du site, celle avec les couleurs et les striations les plus remarquables. C'est entre deux et trois kilomètres plus loin selon le chemin qu'on emprunte.


Fidèle à moi-même, je ne vais pas choisir le plus direct. L’idéal serait de prendre à gauche pour contourner la partie sud de Paw hole. Je choisis de bifurquer sur la droite ce qui m'amène à slalomer une bonne heure entre les Teepees avant d'apercevoir enfin la zone en question.


Je descends dans la petite vallée qui me sépare encore du Graal. Ca semble loin mais une dizaine de minutes de marche me suffiront. La encore ça tombe bien parce que je commence à être rincé. Mais comme à chaque fois que j'arrive sur un site magique, la fatigue s'envole miraculeusement. Ne reste plus que l'exitation de la découverte et le bonheur d'être là.
Les couleurs du slickrock sont éclatantes sous le soleil de cette fin d'après midi. Dire que j'ai failli abandonner il n'y a qu'un petit quart d'heure de ça, quand je désespérais de trouver mon chemin au milieu des Teepees.


C'est un régal de se promener dans ce lieu, l'un des plus beaux que j'aurais vu cette année. Peu de gens le connasisent du fait de sa situation, très éloigné des premiers contreforts de Paw Hole. Même les guides de Paria Outpost n'y viennent pas.


Je repars en fin d'après midi avec la conscience d'avoir vécu une journée extraordinaire, d'autant plus inespérée après le désastre du jour précédent. Néanmoins, plus de 7 kilomètres de marche dans le sable me séparent encore de ma voiture. J'emprunte le chemin que j'aurais du suivre à l'aller, en contournant les teepees par l'ouest. Mieux vaut tard que jamais...
Il me faut près de 2 heures pour rejoindre ma voiture. Je décide de revenir sur Page par le sud et l’US89A et c'est une bonne idée car cette partie de la House Rock valley road se révèle très roulante. Heureusement car la nuit ne tarde pas à tomber.
Je suis à Page vers 21h00 et je n'ai pas encore de chambre. Coup de bol, le jeune proprio du Daisy's n'a pas trouvé preneur pour son appart de trois chambres et me le laisse pour 50$ ! Puis, il m’invite à utiliser son portable qu’il laisse en permanence sur la table devant son logement pour envoyer quelques mails. Sympa. Enfin une journée qui finit bien...
3 septembre :
Je ne suis pas pressé ce matin. La débauche d'énergie de la veille m'a mis à plat. Je prévois donc de rester tranquille. De toute façon, les autres spots que j'avais prévus dans la région sont hors de portée sans un véhicule approprié. Adieu Yellow rock et Alstrom point. Pour une autre fois, j'espère...
Je me dirige vers ma énième visite à Horseshoe bend. C'est un point de vue dont on ne se lasse pas. L'un des endroits les plus vertigineux que je connaisse. Je tourne un peu autour du site en attendant que la lumière atteigne le fond du cirque.



Puis je file en direction d’Old Paria. La piste qui y conduit est, là encore, praticable avec une berline.
Il s'agit d'un paysage de badlands colorés aux pieds desquels se trouvaient les ruines d'un vieux décor de cinéma. Une ville de western qui a brulé voilà quelques années. L'endroit reste chouette. De toute façon, même si la ville avait encore été là, je ne me serais pas risqué pas à descendre au fond avec mon Impala.



Midi. Je rentre déjeuner à Page.
Pas grand chose à mettre au crédit cet après midi. Une ultime et vaine tentative pour trouver une location de véhicule tout terrain qui me permette de me rendre à Yellow rock.
Je passe la seconde partie de l'après midi à la plage. Il s'agit en fait d'une crique rocheuse proche du barrage. L'endroit m'a été indiqué par le proprio de mon dernier motel. Fantastique. La meilleure baignade de ma vie. L'eau est claire, douce et chaude. Voilà qui clôture mon séjour à Page pour cette année.
4 septembre :
C’est encore une journée bien remplie qui m'attend. La matinée sera consacrée à Cathedral Wash, dans la région du Marble Canyon qui prolonge le Grand Canyon vers le nord, et l'après midi au "White and Red canyon" dont je n'indiquerai pas la localisation.
Je commence par une courte pause au Navajo bridge (celui de droite) qui enjambe le Colorado sur la US89A en surplombant le Marble canyon.. Juste derrière, il y a un petit visitor center où à été tournée une scène du film "Restons groupés", avec Samuel Le Bihan, Emma De caunes et Bruno Solo.


Je poursuis ma route en direction de Lee's ferry ou on peut admirer quelques "mushroom rocks" et me gare sur le parking, près de l'accès au Wash.


Je ne suis pas seul puisqu'un gros trailer me rejoint. Un trio de randonneurs du dimanche en descend et se prépare à partir, tongs aux pieds. Peu probable de les voir aller au bout de la ballade avec ça.
Le début est simple. On se contente de progresser au fond d'un Wash aux parois déchiquetées.



Puis, vers le milieu de la ballade, les choses se compliquent à mesure que le canyon se resserre et il faut vraiment se donner du mal pour trouver le bon passage. D'autant qu'au fond du wash se prélassent ces petites piscines d'eau sale dont je connais à présent les effets fort peu relaxants.

Heureusement que de petits cairns savamment disposés facilitent la progression.


Puis le canyon s'élargit brusquement, comme si les murailles tombaient, et c'est la récompense : l'arrivée devant le Colorado.
Une petite plage cerclée de rochers permet de se délasser en regardant passer les rafts remplis d'apprentis aventuriers qui s'en vont descendre le fleuve, pour certains pendant plusieurs jours. Une bonne partie d'entre-eux se demandent certainement comment je suis arrivé là.



Puis c'est le retour, forcément plus rapide que l'aller.
Je ne donnerai aucune indication sur la route suivie pour gagner ma prochaine étape. Il s'agit de l'étonnant "White and Red canyon". Tous ceux qui l'ont trouvé s'engagent à ne pas dévoiler sa situation géographique, ceci afin d'éviter un déferlement de visiteurs qui risquerait de pousser les indiens à clôturer toute la zone.
Une piste de 15 miles à travers le désert mène au White and Red canyon. A la vitesse où l'on roule sur ce genre de surface, c'est une très longue distance. De plus, comme je n'en connaissais pas l'état, je craignais que le terrain ne soit trop rude pour mon Impala et que je me voie obligé de rebrousser chemin.
En fait, seule l'arrivée est délicate, lorsqu'il faut descendre au fond du canyon. La pente est vraiment raide, très sablonneuse, et j'ai un peu peur d'avoir du mal à la remonter. Alors je stoppe à mi-chemin, j'embranche la marche arrière et je retourne au sommet. Et ça passe !
Si je suis remonté en marche arrière, je devrais également pouvoir le faire en marche avant. Je repars donc avec l'esprit plus tranquille dans la descente.
Je ne vais tout de même pas tenter le diable en traversant le large et profond wash qui sépare le canyon. Je me gare un peu avant, en tachant de camoufler ma voiture du mieux possible derrière quelques fourrés. Il arrive que les indiens qui surprennent des visiteurs sur leurs terres s'en prennent aux véhicules et ça m'étonnerait que l'assurance fonctionne si je ramène une carrosserie criblée de plomb.
C'est un vrai four ce canyon. Je m'en rends compte mais ça ne me gène pas du tout tant je suis content d'avoir trouvé cet endroit qu'assez peu de non indiens ont eu le privilège d'admirer.

Il y a aussi l'appréhension de me faire surprendre et je ne peux m'empêcher de jeter de fréquents coups d'œil derrière moi, vers le sommet du canyon, m'attendant à tout instant à voir surgir un pick-up rempli de braves animés à mon égard des plus funestes intentions.
Je commence par arpenter la zone est dont la formation appelée "the Family" constitue la figure de proue


C'est aussi dans cette partie que se situent ces étonnants amas de rochers rouges striés de blanc.


Le site, très vaste, est disposé en cercle et forme un immense amphithéâtre au milieu duquel je déambule lentement à la recherche des plus curieuses formations. On jurerait parfois que Salvador Dali lui-même est venu ici puiser son inspiration.







Je quitte le site deux heures plus tard sans avoir été surpris par les autochtones. Soulagé mais content. J'aperçois au loin un pick-up qui roule sur la piste devant moi en laissant derrière lui une colonne de poussière. Je ralentis pour éviter de le rattraper. C'est plus prudent...
Flagstaff, ville étape sur la route du Grand Canyon, sera mon étape pour la nuit mais il me faut des heures avant d'y arriver.
Heureusement la route est large et belle.
La nuit est bien tombée lorsque j'arrive à destination. Il me faut choisir un motel. La fatigue de cette journée me fait faire le plus mauvais choix possible : un petit motel en bord de route tenu par des Pakistanais très souriants. Trop, sans doute. J'aurais dû demander à voir la chambre avant de payer comme l'ont fait juste avant moi un couple d'Américain fort avisés.
Odeurs écœurantes, moquette moisie, peinture écaillée, tuyaux qui sortent des murs et j'en passe. Heureusement, les draps sont propres, quoique rêches. Certainement le pire endroit de toute l'histoire de l'hôtellerie !
Suite et fin : http://voyageforum.com/v.f?post=4423088;#4423088 retour vers la 1ère partie : http://voyageforum.com/...9;page=unread#unread
retour vers la 2ème aprtie : http://voyageforum.com/...6;page=unread#unread
Une journée rapide à raconter. Je décolle au lever du jour, je termine la House Rock Valley road. Rapide passage sur l'asphalte de la US89, puis je m'engage sur la Cottonwood Canyon road afin de me rendre aux Wahweap Hoodoos. Le chemin est long et il y plusieurs embranchements à négocier pour rejoindre le parking ou ce qui en tient lieu.
Je suis scrupuleusement les indications de "Photographing the southwest". Absorbé par mon plan, je sors de la piste un court instant. Je donne un brusque coup de volant pour y revenir et j'entends un gros choc venant du dessous de caisse.
Oups...
Je stoppe vérifier qu'il n'y a pas de dégâts. Manque de bol, il y en a des dégâts. Le gros caisson de l'arrière qui protège le réservoir et prolonge le pot d'échappement est complètement remonté. Merde et remerde !
Je décide tout de même de poursuivre mon chemin – comme quoi la lucidité n’est pas une qualité susceptible de faire de sensibles progrès en l’espace de 24 heures quelles que soient les circonstances ! - mais je finis par buter sur un wash infranchissable. De l'autre côté se dresse un vrai mur de sable qu'il faut gravir pour retrouver la piste. Impossible avec ce véhicule. Je repars dans le sens inverse et rentre à Page.
Je file droit à l'aéroport en espérant trouver une agence de la bonne marque. Mauvaise pioche. Aie, il va falloir régler ça par téléphone… Par chance, je déniche un pilote désœuvré qui trompe l’ennui derrière son comptoir et je lui explique mon affaire. Il accepte de passer le coup de fil à ma place. Il négocie longuement avec mon loueur et m'annonce qu'on va me livrer une nouvelle voiture depuis Flagstaff dans 4 heures maximum. Il ne me reste plus qu'à patienter. En attendant, je nettoie ma Jeep pour en faire disparaitre les traces de terre rouge.
Quelques heures plus tard, on me livre une berline Chevrolet Impala. Plus de 4X4 à Flagstaff. Les nuits dans la voiture, on oublie. Et les pistes prévues pour cette deuxième partie de voyage aussi. Le moral est au plus bas. Je passe le reste de la journée à… à quoi au fait ? Quelques mois plus tard, j’ai du mal à me souvenir de ce que j’ai fait durant cette journée.
Je prends une chambre chez Lulu Sleep Ezze pour la nuit. C'est un endroit sympa. Le soir venu, Lulu réunit tous ses clients autour du barbecue. Je me retrouve avec un jeune canadien, son oncle américain, et deux allemands trentenaires. Plus tard nous rejoignent deux couples, également germaniques, d’une cinquantaine d’années. Très sympa, ceux là. Non que les autres ne le soient pas mais j’accroche mieux avec ces derniers.
2 septembre :
Le lendemain, je me pose la question de retourner à Vegas pour changer de véhicule. Je renonce à cette idée parce qu’elle me ferait perdre une journée entière pour laquelle j’ai un permis d’accès aux Coyote Butte South et parce que je sais la House Rock Valley road praticable avec une berline.
En avant pour Buckskin Gulch, le plus long slot canyon du monde. Près de 25 kilomètres de long, entre 1 et 5 mètres de large selon les endroits. Qui dit mieux ? On y accède en se garant au même parking que pour The Wave, à peu près à mi- chemin sur la House rock valley road que mon Impala a avalé sans problèmes.
Je croise d'autres visiteurs sur le parking. Les rangers les ont prévenus que certaines parties du canyon risquaient d'être inondées à hauteur de1m50. Cela va se révéler très exagéré car seul un court passage m'obligera à me mouiller et seulement jusqu'aux genoux. De la rigolage après mon aventure dans Sand Cove


N'empêche, l'endroit est bigrement impressionnant ! Agréablement frais, étrangement silencieux, avec des couleurs de feu qui dégringolent depuis le haut de la falaise jusqu'au fond du gouffre. Je regrette de ne pas avoir pris mon trépied car l'obscurité rend les prises de vue compliquées




Les contrastes aussi sont particulièrement violents. C'est un lieu grandiose et magnifique mais difficile à appréhender pour un photographe amateur. A ne pas conseiller aux claustrophobes, cependant. Et à surtout éviter en cas d'orage menaçant. On imagine alors quel piège fatal deviendrait cet interminable boyau.
Il faudrait une très longue journée pour parcourir Buckskin Gulch de bout en bout, et aussi un véhicule qui vous attende à l'autre extrémité, 25 kilomètres plus loin. Heureusement, 4 heures « round trip » suffisent pour en avoir un bon aperçu. Je croise les deux personnes avec qui j'avais échangé quelques mots sur le parking et qui m'avaient averti pour les inondations. Nous nous étonnons ensemble du peu de fiabilité des renseignements fournis par les rangers. Il semble que ceux-ci se montrent volontairement alarmistes afin de décourager d'éventuels imprudents.
Je décide de continuer à m'enfoncer encore un peu. On perd assez vite tous ses repères dans ce genre d'endroit.



Je rebrousse chemin afin de retrouver le parking vers midi. Je repasse par les mêmes endroits qu'à l'aller mais l'orientation différente du soleil donne l'impression de traverser des lieux inédits. Certains passages, sans reliefs une heure auparavant, prennent à présent des teintes fantastiques.


Puis je retrouve à la fois le wash et le soleil brulant de l'Arizona. Une demi heure de plus et je suis de retour près de ma voiture.
Après un repas à l'ombre et un peu de repos, je reprends la House Rock Valley road vers le sud. Cet après midi, j'ai prévu d'aller visiter Paw Hole, la partie la plus proche des sublimes Coyote Buttes south. C'est également une zone "à permis". J'ai acheté le mien sur internet 3 mois auparavant. Pas de loterie car les amateurs sont moins nombreux du fait de l’extrême difficulté d’accéder à ce site.
Si j'en crois mes souvenirs d'il y a deux ans, cette partie de la House rock valley road est relativement praticable. Mon Impala devrait pouvoir s'en sortir. Sur le chemin, je traverse avec précautions deux ou trois wash qui me tirent quelques frissons.
Finalement, j'arrive sans encombre au bas du chemin qui mène à Paw Hole et je me gare. Impossible de monter cette piste piégeuse de sable mou avec mon véhicule actuel. Je ne m'y serais sans doute pas risqué non plus en 4X4. D'autres que moi, plus expérimentés, s'y sont plantés.
Mon sac sur le dos, je me lance dans la montée. 5 kilomètres de montée dans le sable m'attendent. Mais bon, je m'y suis préparé psychologiquement. A mi chemin, j'ai la surprise de croiser un véhicule. C'est Steve, de Paria Outpost, qui revient avec des clients. Il me reconnait. "Good to see you !" me lance t-il. Il s'inquiète de savoir si j'ai assez d'eau et de nouriture sur moi, m'assure qu'il m'aurait pris à bord s'il avait été dans l'autre sens. Je le remercie et le rassure. Je sais où je vais et j'ai de quoi boire et manger.

J'arrive enfin à Paw Hole. Ca été moins pénible que je le pensais. Il faut maintenant que je gagne la partie nord du site, celle avec les couleurs et les striations les plus remarquables. C'est entre deux et trois kilomètres plus loin selon le chemin qu'on emprunte.


Fidèle à moi-même, je ne vais pas choisir le plus direct. L’idéal serait de prendre à gauche pour contourner la partie sud de Paw hole. Je choisis de bifurquer sur la droite ce qui m'amène à slalomer une bonne heure entre les Teepees avant d'apercevoir enfin la zone en question.


Je descends dans la petite vallée qui me sépare encore du Graal. Ca semble loin mais une dizaine de minutes de marche me suffiront. La encore ça tombe bien parce que je commence à être rincé. Mais comme à chaque fois que j'arrive sur un site magique, la fatigue s'envole miraculeusement. Ne reste plus que l'exitation de la découverte et le bonheur d'être là.
Les couleurs du slickrock sont éclatantes sous le soleil de cette fin d'après midi. Dire que j'ai failli abandonner il n'y a qu'un petit quart d'heure de ça, quand je désespérais de trouver mon chemin au milieu des Teepees.


C'est un régal de se promener dans ce lieu, l'un des plus beaux que j'aurais vu cette année. Peu de gens le connasisent du fait de sa situation, très éloigné des premiers contreforts de Paw Hole. Même les guides de Paria Outpost n'y viennent pas.


Je repars en fin d'après midi avec la conscience d'avoir vécu une journée extraordinaire, d'autant plus inespérée après le désastre du jour précédent. Néanmoins, plus de 7 kilomètres de marche dans le sable me séparent encore de ma voiture. J'emprunte le chemin que j'aurais du suivre à l'aller, en contournant les teepees par l'ouest. Mieux vaut tard que jamais...
Il me faut près de 2 heures pour rejoindre ma voiture. Je décide de revenir sur Page par le sud et l’US89A et c'est une bonne idée car cette partie de la House Rock valley road se révèle très roulante. Heureusement car la nuit ne tarde pas à tomber.
Je suis à Page vers 21h00 et je n'ai pas encore de chambre. Coup de bol, le jeune proprio du Daisy's n'a pas trouvé preneur pour son appart de trois chambres et me le laisse pour 50$ ! Puis, il m’invite à utiliser son portable qu’il laisse en permanence sur la table devant son logement pour envoyer quelques mails. Sympa. Enfin une journée qui finit bien...
3 septembre :

Je ne suis pas pressé ce matin. La débauche d'énergie de la veille m'a mis à plat. Je prévois donc de rester tranquille. De toute façon, les autres spots que j'avais prévus dans la région sont hors de portée sans un véhicule approprié. Adieu Yellow rock et Alstrom point. Pour une autre fois, j'espère...
Je me dirige vers ma énième visite à Horseshoe bend. C'est un point de vue dont on ne se lasse pas. L'un des endroits les plus vertigineux que je connaisse. Je tourne un peu autour du site en attendant que la lumière atteigne le fond du cirque.



Puis je file en direction d’Old Paria. La piste qui y conduit est, là encore, praticable avec une berline.
Il s'agit d'un paysage de badlands colorés aux pieds desquels se trouvaient les ruines d'un vieux décor de cinéma. Une ville de western qui a brulé voilà quelques années. L'endroit reste chouette. De toute façon, même si la ville avait encore été là, je ne me serais pas risqué pas à descendre au fond avec mon Impala.



Midi. Je rentre déjeuner à Page.
Pas grand chose à mettre au crédit cet après midi. Une ultime et vaine tentative pour trouver une location de véhicule tout terrain qui me permette de me rendre à Yellow rock.
Je passe la seconde partie de l'après midi à la plage. Il s'agit en fait d'une crique rocheuse proche du barrage. L'endroit m'a été indiqué par le proprio de mon dernier motel. Fantastique. La meilleure baignade de ma vie. L'eau est claire, douce et chaude. Voilà qui clôture mon séjour à Page pour cette année.
4 septembre :
C’est encore une journée bien remplie qui m'attend. La matinée sera consacrée à Cathedral Wash, dans la région du Marble Canyon qui prolonge le Grand Canyon vers le nord, et l'après midi au "White and Red canyon" dont je n'indiquerai pas la localisation.
Je commence par une courte pause au Navajo bridge (celui de droite) qui enjambe le Colorado sur la US89A en surplombant le Marble canyon.. Juste derrière, il y a un petit visitor center où à été tournée une scène du film "Restons groupés", avec Samuel Le Bihan, Emma De caunes et Bruno Solo.


Je poursuis ma route en direction de Lee's ferry ou on peut admirer quelques "mushroom rocks" et me gare sur le parking, près de l'accès au Wash.


Je ne suis pas seul puisqu'un gros trailer me rejoint. Un trio de randonneurs du dimanche en descend et se prépare à partir, tongs aux pieds. Peu probable de les voir aller au bout de la ballade avec ça.
Le début est simple. On se contente de progresser au fond d'un Wash aux parois déchiquetées.



Puis, vers le milieu de la ballade, les choses se compliquent à mesure que le canyon se resserre et il faut vraiment se donner du mal pour trouver le bon passage. D'autant qu'au fond du wash se prélassent ces petites piscines d'eau sale dont je connais à présent les effets fort peu relaxants.

Heureusement que de petits cairns savamment disposés facilitent la progression.


Puis le canyon s'élargit brusquement, comme si les murailles tombaient, et c'est la récompense : l'arrivée devant le Colorado.
Une petite plage cerclée de rochers permet de se délasser en regardant passer les rafts remplis d'apprentis aventuriers qui s'en vont descendre le fleuve, pour certains pendant plusieurs jours. Une bonne partie d'entre-eux se demandent certainement comment je suis arrivé là.



Puis c'est le retour, forcément plus rapide que l'aller.
Je ne donnerai aucune indication sur la route suivie pour gagner ma prochaine étape. Il s'agit de l'étonnant "White and Red canyon". Tous ceux qui l'ont trouvé s'engagent à ne pas dévoiler sa situation géographique, ceci afin d'éviter un déferlement de visiteurs qui risquerait de pousser les indiens à clôturer toute la zone.
Une piste de 15 miles à travers le désert mène au White and Red canyon. A la vitesse où l'on roule sur ce genre de surface, c'est une très longue distance. De plus, comme je n'en connaissais pas l'état, je craignais que le terrain ne soit trop rude pour mon Impala et que je me voie obligé de rebrousser chemin.
En fait, seule l'arrivée est délicate, lorsqu'il faut descendre au fond du canyon. La pente est vraiment raide, très sablonneuse, et j'ai un peu peur d'avoir du mal à la remonter. Alors je stoppe à mi-chemin, j'embranche la marche arrière et je retourne au sommet. Et ça passe !
Si je suis remonté en marche arrière, je devrais également pouvoir le faire en marche avant. Je repars donc avec l'esprit plus tranquille dans la descente.
Je ne vais tout de même pas tenter le diable en traversant le large et profond wash qui sépare le canyon. Je me gare un peu avant, en tachant de camoufler ma voiture du mieux possible derrière quelques fourrés. Il arrive que les indiens qui surprennent des visiteurs sur leurs terres s'en prennent aux véhicules et ça m'étonnerait que l'assurance fonctionne si je ramène une carrosserie criblée de plomb.
C'est un vrai four ce canyon. Je m'en rends compte mais ça ne me gène pas du tout tant je suis content d'avoir trouvé cet endroit qu'assez peu de non indiens ont eu le privilège d'admirer.

Il y a aussi l'appréhension de me faire surprendre et je ne peux m'empêcher de jeter de fréquents coups d'œil derrière moi, vers le sommet du canyon, m'attendant à tout instant à voir surgir un pick-up rempli de braves animés à mon égard des plus funestes intentions.
Je commence par arpenter la zone est dont la formation appelée "the Family" constitue la figure de proue


C'est aussi dans cette partie que se situent ces étonnants amas de rochers rouges striés de blanc.


Le site, très vaste, est disposé en cercle et forme un immense amphithéâtre au milieu duquel je déambule lentement à la recherche des plus curieuses formations. On jurerait parfois que Salvador Dali lui-même est venu ici puiser son inspiration.







Je quitte le site deux heures plus tard sans avoir été surpris par les autochtones. Soulagé mais content. J'aperçois au loin un pick-up qui roule sur la piste devant moi en laissant derrière lui une colonne de poussière. Je ralentis pour éviter de le rattraper. C'est plus prudent...
Flagstaff, ville étape sur la route du Grand Canyon, sera mon étape pour la nuit mais il me faut des heures avant d'y arriver.
Heureusement la route est large et belle.
La nuit est bien tombée lorsque j'arrive à destination. Il me faut choisir un motel. La fatigue de cette journée me fait faire le plus mauvais choix possible : un petit motel en bord de route tenu par des Pakistanais très souriants. Trop, sans doute. J'aurais dû demander à voir la chambre avant de payer comme l'ont fait juste avant moi un couple d'Américain fort avisés.
Odeurs écœurantes, moquette moisie, peinture écaillée, tuyaux qui sortent des murs et j'en passe. Heureusement, les draps sont propres, quoique rêches. Certainement le pire endroit de toute l'histoire de l'hôtellerie !
Suite et fin : http://voyageforum.com/v.f?post=4423088;#4423088 retour vers la 1ère partie : http://voyageforum.com/...9;page=unread#unread
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Philippines (Luzon-Bohol) - Avril 2011 English translation pending
Mise en garde habituelle pour éviter toute déconvenue : le récit qui suit est bien davantage un recueil d’infos pratiques qu’un carnet de voyage …
La montagne et la mer. 2 semaines aux Philippines. 2 voyages en 1. D'abord 1 semaine à la montagne, au nord de Luzon, à monter dénicher les rizières (elles se méritent et elles le méritent !) ; ensuite 1 semaine à la mer, à Bohol, une île qui a aussi autre chose à offrir que de fabuleux fonds marins.
NOTRE PERIPLE EN 2 SEMAINES :
Sam 2 Avril – Vol KLM Paris CDG / Amsterdam / Manille Dim – Arrivée à Manille NAIA à 8h55 – Taxi prépayé (durée 30min-330p) jusqu'au terminal de Victory Liner à Pasay - Bus jusqu'à Baguio (5h30-715p/p) - Nuit à Baguio Lun – Bus GL Lizardo jusqu'à Sagada (6h-220p/p) par la Halsema Highway – Sagada : grotte de Lumiang - Nuit à Sagada Mar – Sagada : grotte de Sumaging – Echo Valley – Kiltepan Peak - Nuit à Sagada Mer – Jeepney jusqu'à Bontoc (50min-40p) – Bus jusqu'à Banaue (3h-120p) - Nuit à Banaué Jeu – Trek Banaué-Bangaan J1 – Nuit à Cambulo Ven – Trek Banaué-Bangaan J2 - Nuit à Bangaan Sam – Jeepney jusqu'à Banaué (1h-cadeau) – Bus de nuit Florida jusqu'à Manille (9h–500p) – Nuit dans le bus Dim – Taxi jusqu'au Terminal 3 (30min?-236p) - Vol CEBU Manila / Tagbilaran – Arrivée à 13h25 – Tricycle jusqu'à la Villa Belza sur Panglao (45min-300p) - Nuit à Panglao Lun – Balicasag et Virgin Island (1200p la banca) - Nuit à Panglao Mar – Bohol en scooter : Chocolate Hills – Butterflies Garden – Pont suspendu – Loboc River - Nuit à Panglao Mer – Bohol en scooter : Tarsier Sanctuary – Mag Aso Falls– Punta Cruz Watch Tower - Nuit à Panglao Jeu – Panglao en scooter : Doljo Beach – Bohol Bee Farm – Dumaluan Beach - Nuit à Panglao Ven – Panglao en scooter : Bohol Bee Farm (encore !) – Hinagdanan Cave – Nuit à Panglao Sam – Tricycle jusqu'à Tagbilaran (30min-300p) - Vol CEBU Tagbilaran / Manila – Arrivée à 11h25 – Taxi ordinaire (30min-145p) jusqu'à l'hôtel - Nuit à Manille Dim 17 Avril – Taxi jusqu'à l'aéroport (40min-170p) - Vol KLM retour vers Paris – Arrivée à Paris à 22h
BUDGET : Cours : 100 Pesos Philippins = 1,64 € ; 1 € = 60,98 p
Dépenses préalables : Vols réguliers KLM (en coopération avec AF) Paris/Amsterdam/Manille : 928 €/p l'A/R Vols réguliers CEBU Manila/Tagbilaran : 80 €/p l'A/R
Dépenses sur place (pour nous 2, hors achats perso d’artisanat) : 970 € (environ 60 000 p)
Budget total tout compris (hors achats perso) : 2990 € pour nous 2 Remarque : nous n'avons dépensé que 11€ pour les achats perso ! Pas grand-chose à rapporter … Comme je le précise à chaque fois, ce récapitulatif budgétaire est indicatif.
Les paiements en CB sont encore bien peu répandus. Il faut prévoir du cash. Or, mauvaise surprise, le retrait dans les ATM est plafonné à 10 000 p par transaction. Malgré la commission de votre banque, ça reste néanmoins un poil plus intéressant que le change (à peine). Mais 10 000 p, ça peut ne pas suffire. Nous avions emporté des € que l'on a changés facilement pour compléter (à un très mauvais taux à Banaué). Ne misez pas tout sur la CB. Le taux du petit bureau de change près des comptoirs d'enregistrement de la Cebu Pacific à Manille (NAIA terminal 3) est le meilleur qu'on ait trouvé (1€=59,90p).
GUIDES :
Lonely Planet Philippines – Edition française 2009
J'ai également beaucoup utilisé le site de l'Australien John Piechnick pour préparer mon voyage : http://travel-philippines.com/index.html
Enfin, je remercie également les membres de VF lemonk68 et navigator646 qui m'ont bien guidée dans mes hésitations. Rien ne vaudra jamais l'expérience vécue ! Merci encore !
TRANSPORTS :
1 – Les vols et les taxis Paris/Amsterdam/Manille - KLM Achetés fin janvier en ligne sur le site d'Air France. Pas de vol direct depuis Paris. Celui-ci n'est pas le moins cher. Cathay et Qatar proposent d'autres options intéressantes. Arrivée à 9h à Manila à l'aéroport NAIA (Ninoy Aquino International Airport). On passe l'immigration (patience !) et la douane sans problème ; on récupère nos sacs ; on cherche un ATM. Il y en a 2 dans le hall des arrivées. On part ensuite en quête d'un taxi pour la gare routière de la compagnie Victory Liner à Pasay (quartier de Manille proche de l'aéroport). J'avais lu (notamment ici http://travel-philippines.com/...ns/Manila/Manila.htm) beaucoup de mises en garde sur les taxis. On décide donc de faire simple et prudent en prenant un taxi prépayé. On trouve le comptoir dès la sortie du hall. Impossible de le rater ! Tarif forfaitaire de 330p pour Pasay. Pour prendre votre vol international de retour, ne vous effrayez pas des queues que vous verrez à chaque porte d'entrée (c'est vrai aussi pour les vols domestiques d'ailleurs). Tous les bagages sont passés aux rayons X. Donc, ça fait de bien longues queues mais ça avance bien. Taxe d'aéroport à Manille pour un vol international = 750p (payable en $ aussi). Quand même … Ca se prévoit …
Manila/Tagbilaran(Bohol) - CEBU Pacific Réservés et payés (par CB) début février sur le site CEBU http://www.cebupacificair.com/index.html C'est facile et fiable. Terminal 3 de l'aéroport NAIA. Comme nous arrivions de Banaué par le bus de nuit, par prudence, j'avais réservé le vol de midi. Finalement, on est arrivé à l'aéroport vers 5h45 du matin ! Le comptoir de vente de CEBU est ouvert. Je m'y engage pour modifier mon vol. Mauvaise surprise : impossible (sinon 24h à l'avance … tu parles d'un intérêt …). Si on veut partir plus tôt, on doit repayer un billet plein pot. Ben non … Tant pis. Dommage. 6 heures, ce n'est plus une marge de sécurité, c'est une erreur. Mon conseil : prenez un bus qui part un peu plus tôt de Banaué (vers 18h). Ca vous mettra à Manille vers 3h du matin. Et là, sans grand risque, vous pourrez réserver un vol assez matinal. En fin de voyage, au retour sur Manille, un peu plus aguerris, nous refuserons de prendre le taxi prépayé qui nous demandait 550p pour aller jusqu'à l'hôtel. Nous chercherons et trouverons la file des taxis ordinaires. Le compteur est activé et la course nous reviendra à 145p. Presque 4 fois moins cher, ça valait le coup de chercher un peu. Taxe d'aéroport à Manille pour un vol domestique = 200p ; à Tagbilaran = 20p.
2 – Les bus On achète le billet au guichet du terminal, à défaut, dans le bus. Dans tous les bus avec A/C, la clim' souffle à fond. Résultat, on se caille ! Prévoyez …
Manille – Baguio Victory Liner – Deluxe – 715p/p – 5 heures ½ - Départ à 11h15 Ce n'est pas la première fois qu'on fait ça. Quand on peut, on aime sauter dans un bus dès la descente de l'avion. Histoire de ne pas rester dans la capitale, d'être tout de suite dans le voyage. Et puis, les sacs à dos sont encore bien emballés, prêts pour changer de soute. Quant à nous, de toute façon, on est déjà fatigué … Le taxi de l'aéroport nous dépose rapidement au terminal Pasay de la compagnie Victory Liner. Première surprise : nous ne sommes pas en Inde (réminiscences de notre dernier voyage). Le terminal est ordonné, des chaises sont alignées pour permettre une attente confortable, quelques Philippins font sagement (!) la queue devant le guichet. Je m'y engage. Le prochain bus part dans 40 minutes et il reste quelques places. C'est un deluxe. 715p (440 pour un ordinaire). Paiement par CB. Départ à l'heure. Allez, bingo ! Bus vraiment confortable, en bon état, wc intérieurs propres … Vraiment du luxe. Il sera plein. Leur site : http://www.victoryliner.com/ J'avais tenté de réserver depuis la France. J'ai abandonné quand j'ai constaté qu'il fallait verser un acompte. In fine, à cette époque, la réservation était bien inutile.
Baguio – Sagada GL Lizardo – 220p/p – 6 heures - Départ à 8h30 Le terminal se cache en pleine ville. Jolie route (la fameuse Halsema Highway) mais éprouvante (que de virages !). Petit coucou à Vanilla de VF rencontrée dans ce bus.
Sagada – Bontoc Jeepney – 40p/p – 50 minutes – Départ à 6h30 Un jeepney, c'est le résultat surprenant de l'union d'une jeep, d'un bus et d'un camion de l'armée. A l'intérieur : 2 banquettes face à face. Colorés, décorés, enguirlandés, c'est le concours du kitsch ! Si vous grimpez sur le toit, couvrez-vous s'il s'agit d'un voyage tôt le matin (comme le 1er Sagada-Bontoc). Les horaires de la liaison Sagada-Bontoc sont affichés sur la porte de l'office du tourisme sur la petite place "centrale" de Sagada.
Bontoc – Banaué Compagnie ? - 120p/p – 3 heures – Départ prévu à 8h, rétardé à 9h30 en raison d'une fête folklorique Le jeepney de Sagada fait un 1er arrêt à l'entrée de la ville de Bontoc. Juste à côté d'un bus pour Banaué. Les locaux présents dans le jeepney nous préviennent. La correspondance est simple, immédiate. Pour notre plus grand bonheur, le bus part avec 1 heure ½ de retard en raison d'une fête folklorique qui envahit toute la rue principale. On attend que les derniers chars soient passés pour partir. Les costumes étaient superbes, les danses joyeuses, l'ambiance à la fête. Tous les Philippins de Bontoc étaient là pour assister à ce superbe défilé. On s'est octroyé les 2 places avant, à côté du chauffeur, juste devant le grand pare-brise. Heureux de savoir qu'on allait pouvoir ainsi profiter au mieux des paysages à venir et des points de vue sur les prochaines terrasses de Banaué. "Si personne ne nous déloge, on va se régaler !" chuchotais-je à Philippe. "Mais pourquoi veux-tu qu'on nous déloge ?" me répondit-il. Nous partons. Le paysage défile. Il est déjà magnifique ! Soudain, la route disparait. Elle n'existe plus. Un énorme glissement de terrain l'a totalement engloutie sur 100 mètres, dans une grande courbe. De l'autre côté, on aperçoit la route resurgir des éboulis. Quelques véhicules sont bloqués comme nous, en sens inverse. Tout le monde descend du bus. Nous sommes 3 couples de touristes. Petit conciliabule … On se décide rapidement (pas beaucoup de choix de toute façon) : on va traverser l'éboulement à pied pour rejoindre l'autre rive et, là-bas … on verra bien. Prudemment, on s'engage. Ca continue à dégringoler doucement mais c'est sans danger véritable. Il parait que ça a eu lieu la veille à 21h, sans victime. Nous voilà donc partis dans cet enchevêtrement de caillasse, de sable, de racines, de branches … Tout le monde suit sagement. Que faire d'autre ? Les vieux sont aidés par les plus jeunes. Tout se passe calmement, sans cri, sans énervement. Après 15 petites minutes, on rejoint l'autre côté. Et ça ne manque pas (en Asie, il y a toujours une solution), les pieds ont à peine touché l'asphalte que le conducteur d'un mini van nous aborde et nous propose ses services. Moyennant finances bien sûr. Pour 100p chacun (argh !), il remplit son van et nous conduit à Banaué que nous atteindrons rapidement. Mais, coincés au fond du petit van, fenêtres fermées et teintées, la vue panoramique sur les rizières, çe fut raté !… Personne ne nous a délogés de notre grand écran. Juste la Nature. En ces temps troublés, elle nous a rappelés combien elle est toujours et partout maîtresse des lieux.
Banaué – Manille Florida – 500p/p – 9 heures non stop – Départ à 20h Nous avions réservé nos billets dès notre arrivée à Banaué directement auprès du terminal de Florida (en haut de la ville, un tricycle vous y emmènera pour 10p/p) Susan, du Sanafé Lodge, nous prévient que les tricycles arrêtent leur service à 18h. Nous voilà donc obligés de monter au terminal Florida à 18h et d'attendre 2 heures là-haut. Pas très drôle. Mauvais plan. Le bus n'avait pas encore démarré que la vidéo gueulait déjà à tue-tête. Jusque là, rien de très surprenant. Le problème, le gros problème, c'est qu'il s'agissait d'un épouvantable film japonais ultra gore. De l'horreur, du sang, des tortures inimaginables, des hurlements pendant 1h30 ! Je ne supporte pas ce genre de films. J'étais enfouie dans mon bouquin, sans plus oser lever les yeux. 1h30 de calvaire !! Enfin, ça se termine. J'espérais qu'on allait avoir droit à La mélodie du bonheur pour changer. Tu parles ! Ils nous remettent ça avec un film, certes qui n'était plus gore mais encore ultra violent. J'abrège, vous avez compris, ça a été ça toute la nuit : des combats, des carnages, de la mauvaise science fiction, des monstres, des cadavres, des tueries … C'est heureusement le seul bus où l'on ait eu droit à de telles horreurs. D'où mon coup de gueule. Il y a d'autres compagnies qui font le trajet Banaué-Manille. Boycottez Florida. A moins que vous soyez amateurs du genre … Ajouté à cela, des sièges très inconfortables, qui vous niquent le dos en 1 heure. Et la cerise sur le gâteau, mon sac à dos sort de soute non seulement tout sale (ça encore, passe …) mais déchiré. Coup de gueule ! Vraiment mauvais plan. 🏴☠️
3 – Les tricycles Ce sont les tuk-tuk locaux. Une espèce de side-car. Nous montons à 2 dans la voiturette accrochée à droite de la moto. C'est poussif … Les prix sont raisonnables et assez fixes. Pas de démesure, pas d'arnaque, du coup pas de gros marchandage.
HEBERGEMENT : Sans jamais verser d'arrhes, nous avions réservé quelques étapes par internet. Précaution finalement inutile à cette période, sauf peut-être à la Villa Belza.
Baguio – Holiday Park Hotel – 1800 p – CB acceptée http://www.holidayparkhotel.com.ph/accomodation.html Hôtel classique, sans charme particulier mais chambre vraiment confortable et spacieuse. Prenez votre petit déj (100p) ailleurs … Pourquoi pas au sympathique restaurant Café by the ruins juste à côté.
Sagada – Sagada Homestay – 250 p/p sanitaires communs sagadahomestay@yahoo.com Toute petite chambre en pin verni. Sanitaires communs simples et propres. A une centaine de mètres de la place principale, où les bus et les jeepneys s'arrêtent. En hauteur. Petit déj pris au Yogurt House.
Banaué – Sanafé Lodge – 1600p la double deluxe (1200 la standard) sanafelodge@yahoo.com Malgré mon refus de verser des arrhes (via Western Union) pour garantir une réservation, Susan me gardera quand même une chambre. Nous n'y resterons qu'une seule nuit au lieu de 2 prévues initialement. Pas de problème. Consigne sûre pour les sacs à dos. La double deluxe est spacieuse, très lumineuse avec une belle vue sur les rizières. Sdb privée. Restaurant abrité sur une jolie terrasse face aux rizières. Susan nous a donné d'excellents conseils et nous a trouvé Elmer, un guide ultra compétent pour notre trek. Seul reproche : tout est un poil cher. Le summum étant le sandwich préparé pour le trek à 110p ! Ridiculement petit.
Cambulo – Cambulo Guest House – 200 p/p Petite guesthouse toute simple dans un village perdu au milieu des rizières. Sanitaires très rudimentaires mais propres. Eau froide et baquet. 3 ou 4 chambres à l'étage, toutes simples. 2 lits par chambre (au mini), pas de draps (on s'en est passé !) mais énorme stock de couvertures à disposition sur le grand palier. Le tout, bien propre. Table d'hôte. Repas ultra copieux (ça rattrapait le micro sandwich du Sanafé) et délicieux, à la lueur d'une grosse lampe tempête. Le matin, pancakes au petit déj !!! Pas d'électricité - Apportez votre papier toilette. J'ai sincèrement adoré cette étape, simple mais tellement authentique.
Bangaan – Family Inn & Restaurant – 150 p/p Sur la route de Banaué. Structure plus grande, permettant d'accueillir un plus grand nombre de touristes qui peuvent arriver ici en bus. Le restaurant est face à la route, les quelques chambres sont réparties dans un bâtiment à côté. Même simplicité que le précédent. Moins de soin, moins propre. Chambre à 2 lits, pas de draps non plus, et juste 2 couvertures un peu minces. J'ai eu froid ici. Sanitaires beaucoup moins propres qu'à Cambulo. Il passe ici plus de monde et l'entretien ne suit pas. Restauration traditionnelle (carte), préparation longue.
Bohol – Villa Belza – Chambre fan - 1300 p – paiement cash (Yannick accepte les € pour dépanner) http://www.villabelza.com/ Réservation faite par mail (et en français !) auprès de Yannick, le patron breton. Est-il bien utile d'en parler encore ? Les commentaires élogieux abondent sur VF … Je me dois alors d'être un peu originale si je veux ajouter quelque chose ! Essayons … Les photos de leur site doivent dater un peu car, depuis, la végétation a poussé. Fleurs et plantes sont soigneusement et quotidiennement entretenues et ajoutent encore plus de charme au lieu. 7 chambres réparties dans 3 grands bungalows de part et d'autre d'une superbe piscine d'une propreté absolument irréprochable (comme tout le reste d'ailleurs). Notre chambre était très grande, claire, carrelée, décorée avec goût, agrémentée d'un joli meuble de rangement tout en bambou, literie excellente, sanitaires privés, tout ce qu'il faut pour se poser confortablement quelques jours. Rien à redire. Possibilité de ½ pension pour 600p/p incluant le petit déj et un repas. Petit déj seul à 230p/p. Ordi wifi disponible en permanence sur le bar. Le lieu est très au calme (les nuits y sont divines) mais nécessairement un peu à l'écart de la plage. Nous avons décidé de louer un scooter pour la totalité de notre séjour (que nous garions à l'intérieur de la villa pour la nuit). En 5 minutes, nous étions alors sur Alona Beach sur laquelle nous avons souvent dîné. Conduite de nuit sans problème car : 1- ce n'est pas bien loin (900 mètres tout au plus) et 2-personne sur la route. On aurait aussi pu utiliser les services des tricycles. Le scooter nous a donné un sentiment encore plus grand de liberté. Et puis, de toute façon, nous en avions besoin dans la journée pour nos pérégrinations à travers l'île. Yannick a quelques motos à louer mais aucune automatique. Enfin, une masseuse vient prodiguer ses merveilleux bienfaits sous une paillotte en hauteur, face à la piscine, bien plus confortablement installée (et de façon plus discrète) que sur la plage. 350p pour un massage complet d'une heure (c'est 300 sur la plage). J'ai fait. Je recommande. C'est extra. Yannick connait bien Bohol et Panglao et ses nombreux conseils nous ont permis de passer un séjour très agréable. Par sa chaleur, son entrain, son expérience, il sait créer une ambiance extrêmement conviviale. Il aime favoriser les échanges (en lançant de belles parties de billard, en commentant des photos sur l'ordi, en rapprochant les tables pour le dîner …). Le soir, les plongeurs racontent des anecdotes autour du bar ou du billard dans une belle fraternité. Bon … mais jusque là, rien d'original, n'est-ce pas ?… J'y arrive. L'originalité de mon ajout réside dans notre caractère. Ceux qui nous connaissent (ou qui pour le moins ont lu mes précédents carnets) savent ou devinent qu'en vrais Lorrains nous sommes réservés, froids, distants et pas liants du tout. Des ours, des sauvages, des hirsutes, des bourrus … mais fort sympathiques au demeurant. Mais si, c'est possible, croyez-moi ! C'est donc en spectatrice passive que j'ai profité de cette ambiance joviale et j'ai pris un immense plaisir à remplir mon carnet de voyage ici … juste un peu à l'écart … Et c'est là toute l'intelligence de Yannick : il a su comprendre et respecter notre souhait d'intimité et d'isolement, pas du tout habituel ici. Nous avons dîné plusieurs fois à la Villa, et déjeuné chaque matin : jamais à la table commune … Tout ça pour dire que quels que soient votre tempérament et votre recherche, vous y trouverez votre compte grâce à la finesse des hôtes. Voilà ce que les autres n'avaient pas encore dit.
Manille – Orchid Garden Suites (LP) – Chambre fan – 3 000 p – petit déj buffet inclus - paiement CB http://www.orchidgardenhotel.com/index.htm J'avais réservé par mail. Hôtel bien situé pour nous, entre l'aéroport et le Manila Ocean Park. Grand hôtel standard sans grand intérêt ni grand charme. Pour 1 nuit, c'est bien. Nous avons eu la chance d'être surclassés dans une junior suite A/C … sympa ! Piscine (dont nous n'avons pas profité, après celle de la Villa Belza, la comparaison était dure). Le petit déj est divin !! Grand buffet philippin et occidental. Il est servi dès 6h00, pour notre dernier repas, on s'est gavé !
REPAS : A quelques exceptions près, les petits restaurants proposent un peu toujours les mêmes plats : fried rice with veggies, noddles, omelettes … Pas super varié mais c'est bon. Moi, j'ai adoré le pancit bihol : vermicelles de riz sautées aux petits légumes. Un plat avec viande ou poisson tourne autour de 200-250p, et sans, autour de 130-150p. Encore moins pour du fried rice.
Quelques prix (indicatifs) : 1 bouteille d'eau (1 litre) : moins de 30p (comme toujours, c'est assez variable selon le lieu d'achat) 1 bière locale San Miguel (33cl) : 45p 1 canette de Coca : 45p 1 plain rice : 20p 1 veg fried rice : 70p 1 pancit bihol : 130p 1 mango shake : 80p
Quelques beaux (et moins beaux) souvenirs :
Sagada - Log Cabin Une belle cheminée réchauffe l'unique pièce. Mieux vaut réserver, c'est petit. Cuisine très originale avec une forte influence française. Certes, ça change, c'est très bon, pas excessif (les spécialités de la maison sont à 220-250p) mais venons-nous à Sagada pour manger un émincé de poulet à la crème et aux champignons ? Aussi bon soit-il … Cela étant dit, on y a passé une excellente soirée.
Sagada - Yogurt House Nous n'y avons pris que notre petit déjeuner, excellent. Mais on en a entendu beaucoup de bien pour tout le reste aussi.
Sagada - Bana's Café Les milk-shake sont sans milk alors forcément, c'est beaucoup moins bon …
Banaué – Sanafé Lodge Surtout pour la belle terrasse.
Panglao – Bohol Bee Farm http://www.boholbeefarm.com/ Notre super extra méga coup de cœur - Magnifique expérience. C'est une véritable entreprise : tissage de fibres végétales, artisanat, culture de légumes, quelques bungalows, plusieurs restaurants, un solarium … Dit comme ça, ça pourrait laisser supposer qu'il s'agit d'un complexe ultra chicos, ultra snob. Non, c'est du brut, du nature, du bon goût, du beau et du bon ! Nous y venons pour manger. On choisit le grand restaurant tout en bois. Magnifique architecture, superbe charpente, on est séduit, on y est seul, ça nous va bien ! L'autre restaurant, face à la mer, n'a que sa "vue-sur-mer-bleu-turquoise" pour séduire (excusez du peu !) La carte arrive. Surprenante … On choisit les plats recommandés par le LP : Fresh herb pasta : 190p Yoga salad w/ cheese : 220p Et là, c'est la révélation. D'abord, c'est super beau. La salade yoga est couverte de pétales de fleurs. Qui se mangent. Et qui sont bons ! Non, ce n'est pas un coup de frime pour surfer sur la mode du bio. Ces 2 plats étaient vraiment délicieux. A tel point qu'ayant fini ma salade, je regrette les pâtes de Philippe (parce que vous croyez qu'il m'aurait fait goûter ?!) et Philippe aurait bien goûté ma salade (ben … pas de raison !). Bon, qu'à cela ne tienne : on redouble la commande ! La jeune Leonera nous fait répéter pour être sûre d'avoir bien compris. Oui, oui !! Cette fois, je goûte ces pâtes au miel et aux herbes d'une délicatesse digne d'une grande maison. Et Philippe avale les pétales, la salade, le radis blanc émincé, le fromage aux herbes … Même régal surpris. En guise de dessert, nous nous offrons (dans une boutique à côté du restau) 2 boules de glace maison (avocat, mangue, chocolat …). C'est toujours bio et là, avouons que ça manque un peu de goût. Forcément, on est tellement habitué à avoir des saveurs forcées que, quand on revient à du naturel, nos papilles atrophiées et paresseuses trouvent ça fadasse. Ca nous a tellement plu qu'on est revenu le lendemain. On a commandé la même chose aux proportions près : 2 plats de pâtes et 1 salade, les 3 servis en même temps svp. Grand sourire de Leonera ! Ca vous plait, donc ? Tu parles ! Du pur bonheur ! D'accord, c'est un peu cher pour du végétarien. Mais vraiment, c'est une belle expérience.
Plusieurs expériences sympas sur Alona Beach :
Isis Thaï On s'est régalé avec de la bonne cuisine thaï, copieuse et relevée juste comme il faut. Chicken Green Curry : 250p SeaFood Red Curry : 250p
Trudis Place La banana split est à 120p et le banana pancake à 80p … alors forcément, que voulez-vous, c'est vite devenu une sale manie …
Roderick & Vivien et Pyramid Poisson grillé le soir sur la plage. On choisit à chaque fois un gros Red Snapper (vivaneau) d'environ 1kg (600 à 700p le poisson ; le Trudis Place est un peu moins cher). Il sera farci de petits légumes puis grillé au BBQ. On y ajoutait 2 brochettes de légumes (50p) et 2 riz nature (20p) ce qui mettait ce superbe dîner pour 2 à 750-850p hors boisson. On a beaucoup aimé l'ambiance le soir sur la plage, ni trop coincée, ni trop branchée, ni trop lâchée. Le bon niveau. Ceux qui étaient là étaient heureux d'y être et ne cherchaient ni à jouer les blasés ni à bouder leur plaisir. Oui, c'est beau, c'est bon, c'est agréable et on a bien de la chance d'être là. On mange à 3 mètres de l'eau, pieds nus dans le sable (le nombre de personnes qui, comme moi, se déchaussait !). Des flambeaux, des petites guirlandes électriques, des lumignons colorés accrochés aux arbres, des bougies … tout ça apporte une belle ambiance douce. Un peu de musique live (qualité très inégale), jamais violente. Le soleil qui se couche sur la mer, les voiles blanches des bancas qui prennent une teinte violette, le bruit des vagues qui viennent mourir à quelques pas … c'était magique. A chaque fois, on est arrivé assez tôt pour profiter pleinement de la soirée et du coucher du soleil (vers 18h30). Une lampe frontale et un bon couteau suisse peuvent aider à dépiauter le poisson. On a testé les cocktails. Ceux du Roderick sont bien meilleurs que ceux du Pyramid. D'après Philippe, la Tequila Sunrise du Pyramid, c'était du Fanta !🏴☠️
L’ITINERAIRE : D'abord les rizières. Ce sont elles qui nous ont donné l'envie de venir aux Philippines. Et puis, ensuite, les fonds marins de Palawan. Oui, j'ai bien dit Palawan, c'était bien notre 1ère idée. On s'est très vite rendu compte (grâce à VF !) qu'une seule petite semaine pour Palawan, c'était bien trop court ! Et bien dommage. Du coup, changement de programme : on se donne un peu plus de temps dans les rizières et on choisit Bohol pour la fin du séjour, île plus petite et plus facilement accessible. Et nous consacrerons 2 belles semaines pleines à Palawan, qui, aux dires de tous, les mérite. Maintenant, avec le recul, si c'était à refaire, plutôt que de choisir entre Bohol et Palawan, peut-être aurions-nous dû finalement n'en choisir aucune des 2 cette fois-ci, rester sur Luzon pendant nos 2 semaines, abandonner Bohol et garder Palawan pour un prochain voyage. Non pas que Bohol nous ait déplu, loin de là, mais Luzon nous a enchantés et aurait largement mérité 2 pleines semaines. Nous aurions pu ainsi approfondir notre immersion dans les rizières et découvrir d'autres richesses (les rizières de Hapao, les momies de Kabayan, Vigan, le volcan Pinatubo …) et nous aurions évité une perte de temps (retour sur Manille et transfert en avion) en proportion trop importante. Nous aurions alors eu un voyage plus homogène et moins fatigant. C'est toujours plus facile de refaire le voyage après. Pour nous, c'est trop tard, mais pour vous qui préparez, si vous n'avez comme nous que 2 semaines, réfléchissez bien avant de vous éparpiller.
Sagada : Gros village sympathique, au milieu de formations rocheuses karstiques et d'une belle végétation tropicale de bambou et de bananiers. Lumiang Cave : on y arrive facilement, sans guide. A l'entrée de la grotte, quelques dizaines de cercueils sont entassés dans un désordre figé et poussiéreux. A voir. Sumaging Cave : celle-ci, nous l'avons visitée accompagnés d'un guide (500p) proposé par "l'office du tourisme", sur la place principale : ¾ h pour y aller à pied, 1h de visite, ¾ h pour revenir. Jolie grotte, naturelle, pas du tout aménagée (donc pas d'électricité), superbes concrétions orange polies par l'eau omniprésente. On s'y promène pieds nus et pantalons remontés au dessus des genoux car on patauge beaucoup. Certains plus que d'autres … C'est fabuleux de pouvoir s'amuser sur ces concrétions qu'habituellement on ne peut que regarder de loin. Le sol est à la fois poli et rugueux. Donc, très agréable d'y marcher pieds nus : c'est doux et ça accroche. Le guide nous éclaire de sa méga lampe tempête. Des passages vraiment sympas. Pas de difficultés, que du bonheur et de l'inédit. Et comme on entendait les bruits et les rires des autres, on ne souffre pas de claustrophobie. Evidemment, pour des amateurs de spéléologie, c'est du pipi de chat. Inutile de vous couvrir : il fait très bon dans cette grotte. Mon conseil : tee-shirt, short et sandales. Ca suffit. On avait apporté une polaire ! les neuneux !… Bon à savoir : comme la grotte est très humide, les pierres de l'entrée sont assez glissantes. Pour descendre au cœur de la grotte, attendez-vous à devoir vous aider de vos mains … Tiens, impression bizarre. Les pierres sont moites et glaiseuses, comme enduites d'une espèce de pâte. Bizarre. On ne voit pas très clair, le guide est devant et éclaire le chemin au sol. Puis, arrive véritablement la grotte et ses concrétions. On s'arrête pour se déchausser. On trouve un petit coin pour y laisser nos chaussures et nos polaires superflues. L'eau court partout. Le guide nous éclaire. Nos mains ! Argh !! Cette pâte, on a compris : du guano !… On a les mains pleines de m…. 😕 Et oui, comme souvent, l'entrée de la grotte est habitée par les chauves-souris. On se rince abondamment dans l'eau claire. Et on oublie bien vite ce petit désagrément … jusqu'à la remontée ! Car au sortir de la grotte, pas d'eau cette fois pour se rincer ! Pour votre confort (car quand même, sans vouloir jouer les chochottes, je vous assure que c'est désagréable), prévoyez une petite bouteille d'eau pour vous rincer à la sortie. Nous partons seuls dans Echo Valley à la recherche des cercueils suspendus. Je vous assure qu'il n'y a pas de risque de se perdre. Depuis le cimetière, montez jusqu'au point de vue en suivant les indications du LP. Ca a assez peu d'intérêt en soi mais ça permet de repérer le sentier d'en haut qui sera ensuite plus facile à suivre une fois en bas. Pas besoin d'un guide pour cette balade d'une heure. Nous poussons ensuite jusqu'à Kiltepan Peak par la route (¾h de marche depuis le cimetière). C'est un point de vue. Et vraiment, oui, ça vaut le coup. Jolies rizières cachées dans une vallée. Toutes ces visites ont bien occupé la journée ½ passée ici. Et il y a de quoi s'occuper plus longtemps.
Banaué : Cette petite ville n'est pas bien jolie. Mais c'est le point de départ vers les merveilles ! Pas de banque, pas d'ATM. On a réussi à changer quelques dizaines d'€ à un taux déplorable dans un bureau à l'étage du grand bâtiment principal. Demandez … ou mieux, prévoyez avant.
Trek Banaué-Bangaan : Ce fut le clou de notre voyage. Appelé par Susan, la proprio du Sanafé Lodge, Elmer nous rejoint un soir pour discuter de nos envies. Nous sommes avec un jeune couple de Suisses-Allemands qui, puisqu'ils avaient la même envie de randonner dans les rizières, nous ont proposé de faire groupe. Quitte à être guidés, autant l'être à 4. Nous exposons donc notre projet à Elmer, il n'a rien de bien original : partir à pied de Banaué, rejoindre Bangaan et de là prendre un jeepney ou un bus, pour rentrer vers Banaué. Elmer parle un parfait Anglais, l'esprit vif et ouvert, beaucoup d'humour, tout ce qu'il faut pour profiter pleinement de cette expérience. Il nous plait. On fait très vite affaire : 1200p par couple pour 1½ jour d'accompagnement (ça ne comprend que sa prestation, transport, repas et hébergement restent à notre charge). Il nous quittera à Batad pour attraper le bus de midi. Rendez-vous est pris pour le lendemain matin, 8h. Nous laissons en consigne au Sanafé nos 2 sacs à dos (alors même que nous ne reviendrons pas y dormir). En toute sécurité. Nous partons légers. A 8h, Elmer est là avec les 2 tricycles prévus (300p par couple). Ils vont nous monter au Nord de Banaué pour démarrer la rando. Petit arrêt sur la route aux 2 points de vue. C'est un peu voilé mais ça n'empêche pas Elmer de commencer à nous donner des explications techniques sur les rizières. On atteint le point de départ de la rando à 8h45. Allez, c'est parti. Forêt tropicale. Jolie, ombragée … Elmer s'arrête et confectionne avec rapidité et dextérité 5 bâtons de marche. Nous qui sommes de l'école "sans bâton", on sent qu'on n'a pas le choix et on ne la ramène pas. L'occasion de tester. La marche est soutenue sans être rapide, nous avons tous les 5 le même rythme et nous avançons régulièrement dans une splendide forêt tropicale. Comme on est venu ici pour voir des rizières, on en oublierait presque de profiter de cette végétation tout aussi splendide. Enfin, la forêt s'éclaircit et, pour notre plus grand bonheur, les 1ères rizières apparaissent. Ce sont celles de Pula. Des villageois y travaillent : ils désherbent, ils repiquent, ils aplanissent, ils labourent … Elmer expliquent, encore et encore. C'est près d'un torrent, aux abords du village, que nous décidons de déjeuner. Repas frugal : le sandwich du Sanafé nous laisse pantois ! Nous étions confiants et n'avions prévu aucun complément. On aurait vraiment dû ! Petite trempette des pieds dans le torrent, petite pause, puis on repart. On traverse Pula. Un groupe d'enfants est réuni au centre du village, ce sont les vacances scolaires. Nous leur offrons les bonbons qu'Elmer nous avait conseillé d'emporter. Ils les attendaient, sagement, sans réclamer et tous ont remercié gentiment. Pour autant, je ne pense vraiment pas que ce soit une bonne idée cette habitude de demander aux touristes de se transformer en distributeurs de friandises pour les enfants et de feuilles de tabac pour les adultes. Ca nous a paru difficile de dire non, mais c'est dommage. Je pense que ça va vite fausser les rapports. C'est juste mon point de vue, alors pitié, ne venez pas me chercher des noises sur ça, je ne me battrai pas … et en attendant, j'ai distribué mes bonbons … Nous voilà repartis dans les rizières vers Cambulo. Cette fois, on va droit dedans, on s'y enfonce, on les traverse en empruntant les petites digues de boue ou de pierre, parfois cimentées, qui servent de frontière à chaque parcelle. Pas bien larges, 50 cm, d'un côté la rizière inondée et, de l'autre le précipice vers la rizière inférieure. Le précipice ?!… Ben quand même … 2 à 3 mètres. Donc, forcément, le 1er passage impressionne un peu. Et là, je suis contente d'avoir mon bâton pour me protéger. Je ne sais pas bien de quoi … Je m'en sers soit comme d'une rambarde virtuelle côté précipice, soit comme d'une canne côté rizière. Le tout, c'est d'y croire. Je n'ai pas fait la fiérote mais je n'allais pas non plus passer pour une empotée. Donc, j'avance sans ralentir le pas, en file indienne derrière les Suisses. Philippe derrière moi mort de rire (en silence, mais je l'ai entendu quand même !) car il se doute de l'effort fourni. "Retourne-toi pour la photo". Me retourner ? Mais il est malade ou quoi ? Comment veut-il que je me retourne sur 50 cm ? Du coup, sur toutes les photos, je suis de dos … C'est comme ça. Bon, je rassure les nunuches du même genre que moi, on s'habitue très très vite. Et puis, sérieux, il n'y a aucun danger. Et même de dos, ça fait des photos extraordinaires : perdue au milieu d'un patchwork de rizières. Parfois, on s'éloigne un peu des rizières et on suit un petit canal d'irrigation, le long d'une paroi, tout comme les levadas de Madère. Nous arrivons à Cambulo vers 16h. Petit village. Une seule guesthouse. On s'y installe dans des chambres simples mais propres. 2 lits (mini) par chambre, 1 oreiller, pas de draps mais couvertures à volonté. Les 2 couvertures déjà posées sur chacun de nos lits nous suffiront. Le coin sanitaire est rudimentaire : un wc, un robinet d'eau froide, un grand baquet pour recueillir l'eau, une louche pour s'asperger. Que faut-il de plus ? On y va tant qu'il fait encore jour. Pas d'électricité ici. Que ça fait du bien cette eau fraîche ! Rafraîchis et propres, la fin d'après-midi va s'écouler tranquillement. Le repas se prépare, nous avons tous demandé un fried rice with veggies and eggs. Ca tombe bien, les Suisses sont aussi peu portés sur la viande que nous. On s'installe tous les 5 sur la grande table commune. Un énorme plat de riz blanc arrive. Oups, en voici un 2ème identique ! Ensuite arrive le saladier de légumes sautés. Re oups, un autre, puis encore un … Ah, c'est un saladier par personne ! Enfin, 2 œufs sur le plat pour chacun. Bref, paumés au milieu de nulle part, sous la seule lumière d'une grosse lampe tempête accrochée au plafond, sur une superbe table en bois massif patiné, protégés sous un auvent, avec pour seul bruit le vent dans les arbres, nous sommes servis comme des rois, avec une gentillesse et un sourire sans égal. C'est hyper copieux (et si c'est moi qui le dis, vous pouvez me croire !), c'est hyper bon, les légumes sont d'une rare fraîcheur, c'est … le paradis. Rien dans mes voyages ne me plait autant que ces étapes très natures, très authentiques, où tout le superflu a disparu, tout le paraitre, tout l'inutile. Ne reste que le vrai. Je n'exagère pas en disant que c'est pour de tels moments que l'on voyage. Nous mangeons (on ne finira pas le riz, mais les 5 saladiers de légumes seront engloutis. Car, quand même, tout le monde avait faim, pas que moi …), nous parlons, nous écoutons Elmer, nous écoutons le bruit de la campagne. La grosse thermos d'eau chaude revient sur la table avec sa collection de sachets de thé, de café, de sucre et de lait en poudre. On profite, on est bien, on sait que ce moment est unique et qu'on va tous, bien vite, le regretter. Allez, il le faut, on monte se coucher à la lueur d'une bougie (et de nos lampes frontales). Et on s'endort comme des bébés, sourire aux lèvres !! 7h30 – On se retrouve de nouveau à la table commune. Le petit déjeuner arrive : des pancakes ! Non ? Incroyable. Nous payons notre nuit, nos repas, nos boissons. La nuit : 200p/p, les repas + boissons, je n'ai pas noté mais ce n'était vraiment pas ruineux même si chaque sachet de thé est décompté. Cette étape à Cambulo est fabuleuse. A 8h30, nous reprenons la route, non … nous reprenons la digue … Nous traversons des paysages magnifiques, sous une lumière matinale extraordinaire. Nous arriverons à Batad vers 10h. Notre toute 1ère idée avait été de faire Banaué-Batad en une seule étape. Techniquement, physiquement, c'est faisable. Mais quel dommage ! De rater l'étape à Cambulo, de rater la lumière du matin sur les rizières de Batad, de courir. Idée stupide, aucun intérêt. Nous entrons dans l'amphithéâtre de Batad, un petit refuge de bambou abrite une petite échoppe de boissons. Au fond de la vallée, le vieux village avec quelques maisons Ifugao ; face à nous, de l'autre côté de l'amphithéâtre les guesthouses. En contrebas, la cascade Tappia. Nous libérons Elmer (qui pourra ainsi attraper le bus pour rentrer à Banaué) en lui expliquant que, dès lors, on peut se débrouiller seuls. Vous êtes bien sûrs ? Oui, oui, vas-y Elmer et merci pour tout ! On décide de descendre jusqu'à la cascade. On a le temps. Des marches, un sentier bien aménagé. 30 minutes de marche depuis le refuge. Comme toujours, on entend la cascade bien avant de la voir. Elle apparait enfin, bien cachée dans un écrin de verdure. Avez-vous noté ? C'est toujours l'expression qu'on emploie pour décrire le cadre d'une cascade : un écrin de verdure. Mais là, vraiment, il ne peut pas y en avoir d'autres. Silvia est la seule à avoir prévu un maillot de bain. Bon, et alors ?… Au bout de quelques minutes, on barbotte tous avec grand bonheur. L'eau est fraîche mais pas glaciale, parole de Lorrains. Mais je sais que sur ce point, notre parole ne vaut pas tripette pour des Drômois. En tous cas, cette fraîcheur, on va vite la regretter pendant notre remontée … De retour au refuge, on part pour rejoindre les guesthouses. Tout l'amphi à traverser. Elles sont toutes regroupées en hauteur pour offrir les plus belles vues. Impossible de se perdre. En 15 minutes, on y est. On choisit la Rita's Guesthouse pour déjeuner. Son restaurant offre une très belle vue. Carte habituelle, rien d'original, mais c'est bon. Il est 13h30. Que fait-on ? On reste à Batad ? On poursuit jusqu'à Bangaan ?… Les rizières de Batad sont superbes mais les guesthouses, toutes regroupées en amont du vieux village, manquent un peu d'âme … C'est sûr qu'après Cambulo, c'est autre chose. On décide de poursuivre. La gentille Rita nous explique comment rejoindre Bangaan. Facile : le chemin démarre juste derrière chez elle. C'est parti. Encore des rizières. Toujours magnifiques. Plus petites, plus cachées. Des petits coins paradisiaques. On n'arrête pas de s'émerveiller. On va croiser plusieurs villageois, chargés comme des mules, qui vont vers Batad. Il nous faudra 2h30 de marche pour rejoindre Bangaan. Chemin sans difficulté, nous ne nous sommes pas trompés. Et les personnes croisées confirmaient que nous étions sur la bonne voie. Nous arrivons sur la "route" de Bangaan à Banaué. La seule guesthouse de Bangaan est ici : Family Inn & Restaurant. On s'y installe. 2 chambres de 2 lits, sanitaires communs. Structure plus grande qu'à Cambulo. C'est plus un petit hôtel simple qu'une guesthouse. Nettement moins propre qu'à Cambulo. Douche froide mais réparatrice. Ici, ce n'est pas une table d'hôte comme à Cambulo mais un vrai restaurant, joliment installé sous une véranda. Carte classique. Le fried rice & veggies est à 80p mais, ici, la portion ne me suffit pas. Je redouble. Quel goinfre je peux être !! Nuit calme. Les Suisses décident de rejoindre Banaué le plus vite possible. Ils prennent le jeepney de 8h (qui passe devant la guesthouse). Nous, nous décidons de prendre le temps de descendre visiter le vieux village de Bangaan, au fond des rizières. Jolie lumière encore, magnifiques rizières, superbement entretenues mais … quelle horreur ! ici, les digues sont protégés par une rambarde en métal. Elle est assez discrète mais suffit quand même à dénaturer ce beau paysage naturel. Nous descendons vers le village. Quelques échoppes à l'entrée. Le tour en est vite fait. Qu'elles sont jolies ces maisons Ifugao de bambou, de bois, sur pilotis, perdues au milieu de ce camaïeu de vert. Des chiens, des poules, des chats, des canards … la campagne. Au retour sur la route, nous comptions attendre le bus de midi quand un jeepney passe. A tout hasard je lui fais signe. Le chauffeur nous fait signe NON, nous dépasse et … s'arrête. La porte du jeepney s'ouvre. 7 ou 8 Philippins à l'intérieur (sous-entendu : seulement !!). Un peu surpris, on grimpe, le jeepney repart et on comprend vite qu'il s'agit en fait d'un jeepney privé, loué par une famille philippine en goguette. Elle aussi est venue découvrir cette 8ème merveille du monde. Nous insisterons pour payer notre quote-part. Sans succès. L'heure nécessaire à rejoindre Banaué sera passée à échanger nos impressions sur les Philippines. Belle rencontre. A midi, nous serons à Banaué. On est samedi. Un marché populaire sympathique et bruyant encombre la petite place.
Initialement (dans notre salon), nous avions envisagé d'aller simplement en jeepney jusqu'à Batad, dormir à Batad, puis, le lendemain pousser jusqu'à Bangaan et, de là, rejoindre Banaué en jeepney. Possible. Mais quel dommage ! Sur place (à Banaué), notre projet évolue, on sent bien que les rizières méritent plus qu'un simple et bête coup d'œil depuis une terrasse de restaurant. Nous commençons à penser à un petit trek. Nous l'envisageons dans l'autre sens : rejoindre Batad en jeepney et revenir à Banaué à pied. Mais dans ce cas, quid de l'incontournable Bangaan ? Au Sanafé, nous finalisons notre projet, avec les Suisses et Elmer. Facile ! J1 - départ de Banaué, rizières de Pula, sandwiches, dîner et nuit à Cambulo (6 heures de marche) – On se garde l'option de pousser jusqu'à Batad (option que nous balaierons dès notre arrivée à Cambulo tellement cette étape nous a charmés) J2 – rizières de Batad, cascade Tappia, lunch à Batad, rizières de Bangaan, dîner et nuit à Bangaan (6 heures de marche : 1h30 pour arriver à Batad + 1h pour la cascade + 2h30 pour arriver à Bangaan) J3 – retour à Banaué en jeepney (qui passe devant la guesthouse). Arrivée à Banaué à 13h au plus tard. Les bus et jeepneys pour Banaué ne roulent que le matin. L'intérêt est triple de faire le trek dans ce sens : 1 – globalement, de Banaué à Batad, on descend 2 – la beauté des paysages et des rizières va crescendo pour finir en apothéose à Batad et Bangaan 3 – la logistique (hébergement et transport) suit bien Pour vous rassurer, physiquement, aucune difficulté pour ce trek, il est accessible à tous. Quelques passages sur digues un peu troublants mais, encore une fois, sans aucun danger et au bout de 10 minutes, on courait presque … Presque. Ce petit trek a été fabuleux. Trop court. Nous aurions pu/dû finalement consacrer ce 1er voyage aux Philippines uniquement à cette région. Avec une immersion plus longue dans les rizières. Ca peut parfaitement se justifier.
Panglao : Location d'un scooter Pour être libres et indépendants, on décide de louer un scooter automatique (125cc). On trouve notre bonheur auprès d'un loueur professionnel, ATDA (Alona Transport Drivers Association), situé en haut de la route principale qui mène à Alona Beach, juste après la barrière manuelle. Djodjo (l'orthographe m'appartient) nous propose un scooter Yamaha en très bon état pour 1000p pour 2 jours. Nous négocierons les 2 jours suivants à 850p/2j. Pas d'état des lieux, ni avant, ni après. Ultra facile, location faite en 5 minutes. Je recommande ce loueur, sérieux, aimable et souriant. Un sourire à la Noah avec les dents du bonheur. Son scooter était en parfait état, quasi neuf, stable, et une super pêche ! Et on était à 2 dessus ! Pas de casque. Pas besoin de présenter son permis pour la location mais nous avons dû le présenter à un check point à l'entrée du pont de Panglao à Bohol. Notre permis français a suffi et a satisfait le policier. Nous gardions le scooter avec nous le soir et le garions à l'intérieur de la Villa Belza. Nous avons fait 3½ pleins (615p au total). Bref, un compagnon bien agréable, qui change le séjour ! Pour finalement 616p (soit 10€) par jour, essence comprise. Petit luxe qui change tout. Nous avons trouvé une carte de Bohol au village, à la grande épicerie du coin (en face de la police et à quelques mètres de la location de scooter) . Merci Yannick une fois de plus ! Balicasag et Virgin Island On ne manque pas d'être abordé sur Alona Beach pour nous voir proposer les services d'une banca pour nous emmener à Balicasag puis retour par Virgin Island. Ainsi que d'autres prestations éventuellement (dont les dauphins que Yannick nous avait déconseillés). Nous avons négocié, le matin même, la journée Balicasag+Virgin Island pour 1200p (la banca). On part aussitôt. 9h30. 45min de navigation sur une belle mer aux couleurs changeantes, entre le bleu turquoise, le bleu nuit, le vert émeraude … Arrivée à Balicasag, la banca s'arrête sur la plage. On descend. Les poissons sont à 100 mètres du bord, au niveau du tombant, là où l'eau passe de turquoise à bleu nuit. Nous avions apporté nos propres masques et tubas. On décline la location des palmes (300p la paire). Par contre, on se laisse tenter par l'acheminement par petite barque jusqu'au tombant (300p pour nous 2 et la barque nous attend). Soit disant que la banca ne peut pas s'arrêter près du tombant, qu'il y a du courant pour y arriver, que c'est plus sécur, blablabla, blablabla … on se laisse tenter, on se laisse berner. Car c'est une erreur. Pour y être retourné seul en nageant (et sans palmes), on sait que la petite barque ne sert strictement à rien ! Bref, qu'importe. On y arrive, on ajuste notre masque, on descend de la barque, on se glisse dans l'eau chaude et on immerge la tête pour découvrir … un véritable aquarium ! Non, bien mieux qu'un aquarium ! D'abord, on comprend pourquoi on parle de "tombant" (excusez-nous les pros de la plongée, nous, ce terme ne nous parlait pas). Les poissons sont très nombreux, très colorés. Mais surtout, au-delà de tout cela, les fonds, les coraux, sont incroyablement préservés, colorés, variés, de toutes tailles. Dans mon tuba, je hurle de stupéfaction devant ces couleurs si vives. Même avec juste un masque et un tuba, c'est déjà un spectacle extraordinaire, inoubliable, émouvant … Alors, j'imagine avec des bouteilles ! Après 1 petite heure de contemplation, nous décidons de remonter. On regrimpe (aussi élégamment que possible !) dans la petite barque, on rejoint la plage. Les 2 boatmen de "notre" banca sont là, qui à jouer au billard, qui à sommeiller. Nous décidons de manger un poisson grillé. Des petits restau proposent du poisson frais. Embarras du choix. Il sera super bon bien sûr. Et pas cher. 400p le gros poisson pour 2 (qu'on paiera ensuite 600 sur Alona Beach …). Après le repas, Philippe décide de retourner voir les poissons. Sans moi, pas tentée, j'ai eu assez. Il se baignera encore ½ h. Il conviendra que des palmes l'auraient quand même bien aidé à rejoindre le tombant. Donc, à choisir, il vaut mieux louer des palmes plutôt qu'une barque. Attention, mise en garde. Nous sommes des voyageurs expérimentés (sans aucune vanité), sages et prudents. Avec un masque et un tuba, on est à fleur d'eau et on sait qu'il n'y a rien de plus mauvais. Aussi, avions-nous enfilé sur nos maillots de bain, l'un comme l'autre, un vieux tee-shirt (et on n'était vraiment pas les seuls). Le reste : les bras, le cou, le crâne de Philippe (là où normalement on a des cheveux) ont été enduits soigneusement de protection solaire écran total. On plonge ainsi sans hésitation. Mais … on n'avait pas pensé à l'arrière des jambes. Philippe dont la peau blanche est ultra-sensible a brûlé. Mais vraiment brûlé. Du haut des cuisses jusqu'aux chevilles, transformées en d'énormes poteaux rigides et violets ! Impressionnants. Inutile de vous dire à quel point il s'en est voulu de cet oubli ! Un ami nous disait (après coup !) plonger avec un bas de pyjama. A défaut, n'oubliez surtout pas la crème protectrice sur l'arrière des jambes, chevilles comprises. Comme quoi, même expérimentés, on peut toujours faire de sacrées boulettes ! Balicasag est vraiment incontournable. Sans les brûlures de Philippe, nous y serions très probablement retournés une 2ème fois. C'est rare que je sois aussi péremptoire dans mes carnets mais là, je le suis. Si vous venez à Bohol, ce serait une hérésie de ne pas y aller. Le retour à Panglao passe par Virgin Island, île vierge, minuscule, dont on fait le tour en 5 minutes et qui est prolongée d'une longue langue de sable blanc à fleur d'eau. C'est superbe ! L'intérieur de Panglao Quel bonheur de parcourir les belles routes goudronnées, et parfois les mauvaises pistes caillouteuses, en scooter, à travers une jolie campagne à la végétation tropicale luxuriante, fleurie, en traversant des petits hameaux aux maisons typiques de bois ou de bambou tressé. Cela nous a permis aussi de découvrir des petites plages désertes superbes dont la très belle Djolo Beach à l'extrémité Ouest de l'île. Ils sont en train de l'aménager pour y construire un resort. Dépêchez-vous ! La petite grotte Hinagdanan (15p/p+5p pour Scooty) est située sur la route Nord. Ses abords sont désormais envahis par des échoppes de tee-shirts dont les vendeuses vous accrochent toutes de la même voix trainante et agaçante … Un guide payé (il refusera fermement notre pourboire) nous conduit dans la grotte. Il y a du monde. Un gouffre, une belle grande étendue d'eau claire dans laquelle de jeunes Philippins plongent avec enthousiasme, quelques stalactites, et quelques peintures rupestres surprenantes dont je me demande encore de quand elles datent … C'est une petite halte sympathique, fatigante car populeuse et qui n'est pas incontournable. Pendant notre périple, nous avons crevé. Pooh, qu'à cela ne tienne, nous étions à 20m d'un atelier de vulcanizing (traduisez "réparation des pneus crevés"). Normal, il y a en partout … On pousse Scooty jusque là. Ah mais zut, aujourd'hui il y a une coupure générale d'électricité sur l'île donc réparation impossible. Impossible ? Ici ? non, je n'y crois pas … Le mécano (qui s'est avéré être aussi le gardien de nuit de la Villa Belza, lui nous avait reconnus, pas nous … shame on us !) essaie de vulcaniser "manuellement", mais non, ça ne marche pas. Finalement, il nous propose d'acheter une nouvelle chambre à air, il ne voit plus que ça comme solution. 165p, oui, ça nous va. Il part la chercher, la remonte, regonfle le pneu. Et voilà c'est réparé, sans électricité. Je savais ! Sa motivation à nous sortir du pétrin nous a sauvé la journée. Comme d'hab ici, les galères se transforment en beaux souvenirs !
Bohol : Grâce à Scooty (et aux conseils éclairés de Yannick), nous avons pu découvrir la partie Sud-Ouest de l'île. Sur 2 petites journées. D'abord Chocolate Hills (il faut bien compter 1h30 de route pour y arriver). On y est vers 10h30. Il fait beau. Certes, il y a du monde mais que c'est joli ! Que c'est original cette immense étendue de petits mamelons, verdoyants à cette époque. Et que la route est belle pour y arriver ! Nous déjeunons au Butterflies Garden d'un excellent repas et visitons ensuite la petite serre aux papillons. Pause sympathique. En redescendant vers Loboc, nous faisons un petit détour en remontant vers le Nord, sur la route de Sevilla. Un double pont suspendu est devenu l'attraction du coin. 10p l'aller/retour pour tester sa résistance au vertige. Plus rien de m'arrête après les digues des rizières. Tiens, j'arrive même à me lâcher ici (mais toujours pas à me retourner …). Nous redescendons à Loboc et décidons de faire une petite croisière sur la Loboc River. A Loboc même, nous trouvons un petit embarcadère privé. En effet, les grands bateaux touristiques, avec buffet et musique à donf, ne nous tentent pas du tout. Pour 700p, petit tour d'1 heure jusqu'à la cascade où l'on se serait volontiers baigné s'il n'avait pas plu autant. De retour à l'embarcadère, on attendra patiemment une accalmie (qui arrivera bien vite !) en observant la petite dizaine de tarsiers regroupés ici dans un minuscule enclos. Ce petit embarcadère est situé à Loboc, sur la gauche de la route (en montant de Tagbilaran à Chocolate Hills), à environ 1km de l'église, du musée et du pont inachevé (dont la construction a été stoppée car il devait terminer sa course dans l'église). Immanquable avec un soupçon d'attention. Nous serons de retour sur Alona Beach vers 16h. Le lendemain, nous partons vers le sanctuaire des tarsiers (50p) à Corella. Cette fois, nous devons traverser Tagbilaran. La circulation est dense mais sage. Pas de panneau indicateur pour Corella. Mais avec une boussole et une langue, on s'en sort très bien. Nous serons déçus car finalement, nous ne verrons ici que 3 tarsiers, certes dans un vaste environnement naturel mais c'était bien pauvre … Hier chez le moussaillon de la Loboc, nous en avions vu bien plus et de tout près. On a presque regretté de ne pas les avoir photographiés là-bas (on se l'était interdit pour ne pas encourager la capture sauvage de ces petits lémuriens). On décide ensuite de rejoindre Antequera pour aller voir la cascade Mag-Aso (20p). La route de Corella à Balilihan est splendide. Végétation luxuriante d'immenses et fiers cocotiers, de bananiers, de bambous, de belles rizières … A Balilihan, on se trompe de route et on descend vers Cortes au lieu de rejoindre Antequera. Qu'importe les quelques km de plus. La cascade est jolie, des bassins naturels remplis d'une eau bleue laiteuse invitent à la baignade. Les parois couvertes de mousse et de végétation apportent une fraîcheur bien agréable. La Watch Tower (5p) de Punta Cruz est bien conservée. Bastion d'observation massif et impressionnant face à la mer. Et enfin des vieilles pierres à visiter !! Ouf … je rigole, on a survécu à ce sevrage. Pas trouvé de petite gargote pour manger. Dommage mais là aussi, on a survécu à cet autre sevrage. Globalement, Bohol (tout au moins, cette toute petite partie Sud-Ouest qu'on a vue) est plus verdoyante, plus luxuriante que Panglao. Ca vaut vraiment le coup de s'y balader. La moto est à mon avis le moyen idéal, offrant une totale liberté. 6 nuits passées sur place suffisent à avoir un bon aperçu de Bohol et Panglao (hors plongée bouteille mais en comptant la sortie à Balicasag). Au-delà, on commence à radoter … Cela dit, il est des lieux où il faut bon radoter, celui-ci en est un.
Manille : On a tout fait pour y passer le minimum de temps : dès notre arrivée d'Europe, on se sauve à Baguio et dès notre retour de Banaué, on s'envole pour Bohol. Mais, tout de même, impossible d'éviter d'y passer une nuit avant notre vol international. Vous imaginez donc dans quel état d'esprit on arrive à Manille, vers midi, la veille de notre départ : le voyage était fini et on n'était pas très heureux de cette dernière étape avant nos 15 heures de vol. J'avais tellement lu d'horreurs sur la circulation à Manille que j'avais réservé un hôtel sur Internet, pas trop loin de l'aéroport. Un taxi ordinaire nous y emmène. Directement, rapidement, sans embrouille. Tiens, ça commence bien. L'hôtel est convenable. On pose nos sacs. Allez, on a une après-midi à tuer. Direction le Manila Ocean Park (400p-CB) histoire de mettre un nom sur nos souvenirs aquatiques. Taxi (60p). Pas d'embrouille non plus. C'est samedi, les Philippins sont de sortie et l'aquarium est bourré de gamins enthousiastes. Ca se comprend, c'est vraiment sympa. On y passera une grosse heure, à regarder autant les poissons que les familles philippines … L'aquarium est dans un grand centre commercial dédié aux enfants. Les magasins et les restaurants visent essentiellement cette jeune clientèle. Un Pancake House. Chouette. Vue sur la baie. Pas si mal !! On prend notre temps pour laisser passer la grosse chaleur. Vers 17h, on ressort de ce centre moderne pour aller au moins jusqu'au quartier historique. Un brouhaha nous attire. Une grande fête populaire a lieu : défilés, danses folkloriques, chars, costumes splendides. On comprend qu'il s'agit d'un concours. Chaque province ou région a envoyé une délégation de danseurs et de musiciens pour faire un petit spectacle devant de grandes tribunes où un jury semble procéder à une évaluation des performances. Un écran géant permet d'en profiter. C'est assez fabuleux et de très bonne qualité. On imagine le long travail qu'il a fallu pour mettre au point ces costumes, ces grands décors ambulants, ces chorégraphies. Il nous semble que tous tournent autour de la culture du riz, de Mère Nature, de Jésus … Le cycle de la vie. Sujet classique. Ambiance festive. Vendeurs ambulants de glaces et de cerf volants … De l'autre côté de la rue, des jets d'eaux multicolores jaillissent vers le ciel au rythme de musiques variées. Devant l'air émerveillé des Philippins et les travaux encore en cours dans les bassins, on suppose qu'il s'agit peut-être d'une inauguration. C'est beau et ça devrait l'être encore plus quand tout sera fini et que les bassins seront vraiment en eau. Un peu plus loin, des joueurs d'échec concentrés retiennent notre attention encore quelque temps. Ce sont les moustiques qui finiront par nous déloger. Le soir tombe. Et nous n'avons toujours pas vu le quartier historique … Nous n'en verrons que les belles murailles. Nous n'irons pas plus loin. Retour à l'hôtel à pied en logeant la baie. Il fait nuit. La digue et la rue sont éclairées de lampadaires multicolores ultra kitsch mais sympathiques. Les buildings de ce quartier sont beaux. L'ambiance est toujours à la fête. On se restaure, en marchant, de mangues pelées, coupées, et saupoudrées de sel pimenté. 20p le sachet de 3 mangues vertes prêtes à la consommation. Elles sont croquantes, c'est excellent. Ce sera notre dernier dîner. Au final, le peu que nous avons vu de Manille nous a bien plu. C'est une ville active que j'imaginais beaucoup plus polluée et plus dégradée qu'elle ne l'est. En tous cas, pour le très peu qu'on en a vu mais j'imagine bien qu'elle doit receler son lot de quartiers plus misérables. Et contre toute attente, nous y avons finalement passé une très agréable après-midi.
DIVERS : L’accueil : La plupart parle Anglais, peu ou prou. La communication est facile. Pas de sollicitation, pas d'arnaque, pas d'embrouille (par ex : le prix des bus, on a toujours payé le même prix que notre voisin). Pas besoin de négocier pendant 3 plombes pour obtenir un prix correct d'un service. Ca facilite le voyage, les rapports sont francs et amicaux. La carte bancaire : Comme toujours, ne comptez pas sur elle pour payer dans les petites guesthouses, les petits restau, les bus … Même sur Bohol, elle est assez peu acceptée. Ne comptez pas non plus sur elle pour retirer tout le cash dont vous aurez besoin. Retrait ATM plafonné à 10 000 p. Emportez des € pour changer au fil de l'eau (et là c'est facile, à des taux plus ou moins intéressants selon le lieu, mais au moins, ça dépanne). Le climat à cette époque (2 premières semaines d'Avril) : Frais dans la cordillère (entre 10-12°C le soir et autour de 18 dans la journée), on supportait bien notre polaire en soirée. J'ai d'ailleurs dormi avec à Bangaan et j'ai encore eu froid (on y survit !). A Bohol, très agréable malgré des nuages fréquents et de la pluie quasi quotidienne. Une température qui devait tourner autour de 25-28°C. Visiter l'île à scooter est très rafraichissant. Le ventilateur dans la chambre nous a largement suffit. A Manille, étouffant de 14h à 17h. Soirée par contre très douce. Et les rizières … Sont-elles vertes à cette époque ? Grande question … Nous avons eu droit à tous les stades de la culture du riz. Depuis le labourage des rizières vides qui ressemblent alors à de grandes mares de boues (c'était le cas pour certaines du côté de Banaué), jusqu'au riz en pleine maturité (à Batad et Bangaan notamment), d'un beau vert bien pétant. Et ces rizières peuvent se côtoyer : ici les petits plants très verts, très serrés qui attendent d'être repiqués, à côté, une rizière qui vient juste d'être replantée avec les jeunes pousses cette fois très espacées, cette autre en pleine maturité avec des plants drus, hauts et bien verts … et toute la déclinaison entre ces différentes étapes. C'est pourquoi je parle souvent d'un camaïeu de vert. Vêtements : Dans les montagnes du Nord, un sweat-shirt et une petite polaire n'étaient pas superflus. Pour les amatrices de short, n'hésitez pas. Les jeunes filles locales s'habillent court. L’affluence touristique à cette époque : High season mais juste avant la semaine sainte. J'avais réservé le vol intérieur et le séjour à la Villa Belza. J'ai également réservé nos billets de bus Banaué-Manille dès notre arrivée à Banaué, 3 jours avant le départ. Précaution inutile pour le bus qui, au final, n'était pas plein (peut-être que tout le monde sait éviter Florida et son festival de l'horreur !) Je pense que la semaine sainte change toute la donne. Les problèmes de santé : Aucun en dehors du très violent coup de soleil que Philippe a pris à Balicasag. Les moustiques : Ni plus ni moins qu'ailleurs … Décision personnelle, sans revendication ni débat : on a arrêté de bouffer des médocs et d'engraisser des labos pour se protéger du palu. Plus confiance … Photos : Les rizières sont grandioses mais les montagnes sont souvent voilées. Les couleurs des jeepneys et des tricycles apportent un peu de variété dans ce grand camaïeu de vert. L'artisanat : Pas grand-chose … De jolis tissages à Sagada.
On a beaucoup aimé : 🙂 L'immersion dans les rizières, l'étape à Cambulo L'aquarium naturel de Balicasag Sillonner Panglao et le SO de Bohol en scooter Manger du poisson grillé sur Alona Beach le soir au coucher du soleil
On a moins aimé : 😕 Le bus Florida de Banaué à Manille
En conclusion : Un dépaysement assuré et un grand émerveillement face à ce chef d'œuvre de l'art paysager que sont les rizières en terrasse. Un grand regret : ne pas avoir consacré la totalité de nos 2 semaines à cette seule région qui le mérite amplement.
La montagne et la mer. 2 semaines aux Philippines. 2 voyages en 1. D'abord 1 semaine à la montagne, au nord de Luzon, à monter dénicher les rizières (elles se méritent et elles le méritent !) ; ensuite 1 semaine à la mer, à Bohol, une île qui a aussi autre chose à offrir que de fabuleux fonds marins.
NOTRE PERIPLE EN 2 SEMAINES :
Sam 2 Avril – Vol KLM Paris CDG / Amsterdam / Manille Dim – Arrivée à Manille NAIA à 8h55 – Taxi prépayé (durée 30min-330p) jusqu'au terminal de Victory Liner à Pasay - Bus jusqu'à Baguio (5h30-715p/p) - Nuit à Baguio Lun – Bus GL Lizardo jusqu'à Sagada (6h-220p/p) par la Halsema Highway – Sagada : grotte de Lumiang - Nuit à Sagada Mar – Sagada : grotte de Sumaging – Echo Valley – Kiltepan Peak - Nuit à Sagada Mer – Jeepney jusqu'à Bontoc (50min-40p) – Bus jusqu'à Banaue (3h-120p) - Nuit à Banaué Jeu – Trek Banaué-Bangaan J1 – Nuit à Cambulo Ven – Trek Banaué-Bangaan J2 - Nuit à Bangaan Sam – Jeepney jusqu'à Banaué (1h-cadeau) – Bus de nuit Florida jusqu'à Manille (9h–500p) – Nuit dans le bus Dim – Taxi jusqu'au Terminal 3 (30min?-236p) - Vol CEBU Manila / Tagbilaran – Arrivée à 13h25 – Tricycle jusqu'à la Villa Belza sur Panglao (45min-300p) - Nuit à Panglao Lun – Balicasag et Virgin Island (1200p la banca) - Nuit à Panglao Mar – Bohol en scooter : Chocolate Hills – Butterflies Garden – Pont suspendu – Loboc River - Nuit à Panglao Mer – Bohol en scooter : Tarsier Sanctuary – Mag Aso Falls– Punta Cruz Watch Tower - Nuit à Panglao Jeu – Panglao en scooter : Doljo Beach – Bohol Bee Farm – Dumaluan Beach - Nuit à Panglao Ven – Panglao en scooter : Bohol Bee Farm (encore !) – Hinagdanan Cave – Nuit à Panglao Sam – Tricycle jusqu'à Tagbilaran (30min-300p) - Vol CEBU Tagbilaran / Manila – Arrivée à 11h25 – Taxi ordinaire (30min-145p) jusqu'à l'hôtel - Nuit à Manille Dim 17 Avril – Taxi jusqu'à l'aéroport (40min-170p) - Vol KLM retour vers Paris – Arrivée à Paris à 22h
BUDGET : Cours : 100 Pesos Philippins = 1,64 € ; 1 € = 60,98 p
Dépenses préalables : Vols réguliers KLM (en coopération avec AF) Paris/Amsterdam/Manille : 928 €/p l'A/R Vols réguliers CEBU Manila/Tagbilaran : 80 €/p l'A/R
Dépenses sur place (pour nous 2, hors achats perso d’artisanat) : 970 € (environ 60 000 p)
Budget total tout compris (hors achats perso) : 2990 € pour nous 2 Remarque : nous n'avons dépensé que 11€ pour les achats perso ! Pas grand-chose à rapporter … Comme je le précise à chaque fois, ce récapitulatif budgétaire est indicatif.
Les paiements en CB sont encore bien peu répandus. Il faut prévoir du cash. Or, mauvaise surprise, le retrait dans les ATM est plafonné à 10 000 p par transaction. Malgré la commission de votre banque, ça reste néanmoins un poil plus intéressant que le change (à peine). Mais 10 000 p, ça peut ne pas suffire. Nous avions emporté des € que l'on a changés facilement pour compléter (à un très mauvais taux à Banaué). Ne misez pas tout sur la CB. Le taux du petit bureau de change près des comptoirs d'enregistrement de la Cebu Pacific à Manille (NAIA terminal 3) est le meilleur qu'on ait trouvé (1€=59,90p).
GUIDES :
Lonely Planet Philippines – Edition française 2009
J'ai également beaucoup utilisé le site de l'Australien John Piechnick pour préparer mon voyage : http://travel-philippines.com/index.html
Enfin, je remercie également les membres de VF lemonk68 et navigator646 qui m'ont bien guidée dans mes hésitations. Rien ne vaudra jamais l'expérience vécue ! Merci encore !
TRANSPORTS :
1 – Les vols et les taxis Paris/Amsterdam/Manille - KLM Achetés fin janvier en ligne sur le site d'Air France. Pas de vol direct depuis Paris. Celui-ci n'est pas le moins cher. Cathay et Qatar proposent d'autres options intéressantes. Arrivée à 9h à Manila à l'aéroport NAIA (Ninoy Aquino International Airport). On passe l'immigration (patience !) et la douane sans problème ; on récupère nos sacs ; on cherche un ATM. Il y en a 2 dans le hall des arrivées. On part ensuite en quête d'un taxi pour la gare routière de la compagnie Victory Liner à Pasay (quartier de Manille proche de l'aéroport). J'avais lu (notamment ici http://travel-philippines.com/...ns/Manila/Manila.htm) beaucoup de mises en garde sur les taxis. On décide donc de faire simple et prudent en prenant un taxi prépayé. On trouve le comptoir dès la sortie du hall. Impossible de le rater ! Tarif forfaitaire de 330p pour Pasay. Pour prendre votre vol international de retour, ne vous effrayez pas des queues que vous verrez à chaque porte d'entrée (c'est vrai aussi pour les vols domestiques d'ailleurs). Tous les bagages sont passés aux rayons X. Donc, ça fait de bien longues queues mais ça avance bien. Taxe d'aéroport à Manille pour un vol international = 750p (payable en $ aussi). Quand même … Ca se prévoit …
Manila/Tagbilaran(Bohol) - CEBU Pacific Réservés et payés (par CB) début février sur le site CEBU http://www.cebupacificair.com/index.html C'est facile et fiable. Terminal 3 de l'aéroport NAIA. Comme nous arrivions de Banaué par le bus de nuit, par prudence, j'avais réservé le vol de midi. Finalement, on est arrivé à l'aéroport vers 5h45 du matin ! Le comptoir de vente de CEBU est ouvert. Je m'y engage pour modifier mon vol. Mauvaise surprise : impossible (sinon 24h à l'avance … tu parles d'un intérêt …). Si on veut partir plus tôt, on doit repayer un billet plein pot. Ben non … Tant pis. Dommage. 6 heures, ce n'est plus une marge de sécurité, c'est une erreur. Mon conseil : prenez un bus qui part un peu plus tôt de Banaué (vers 18h). Ca vous mettra à Manille vers 3h du matin. Et là, sans grand risque, vous pourrez réserver un vol assez matinal. En fin de voyage, au retour sur Manille, un peu plus aguerris, nous refuserons de prendre le taxi prépayé qui nous demandait 550p pour aller jusqu'à l'hôtel. Nous chercherons et trouverons la file des taxis ordinaires. Le compteur est activé et la course nous reviendra à 145p. Presque 4 fois moins cher, ça valait le coup de chercher un peu. Taxe d'aéroport à Manille pour un vol domestique = 200p ; à Tagbilaran = 20p.
2 – Les bus On achète le billet au guichet du terminal, à défaut, dans le bus. Dans tous les bus avec A/C, la clim' souffle à fond. Résultat, on se caille ! Prévoyez …
Manille – Baguio Victory Liner – Deluxe – 715p/p – 5 heures ½ - Départ à 11h15 Ce n'est pas la première fois qu'on fait ça. Quand on peut, on aime sauter dans un bus dès la descente de l'avion. Histoire de ne pas rester dans la capitale, d'être tout de suite dans le voyage. Et puis, les sacs à dos sont encore bien emballés, prêts pour changer de soute. Quant à nous, de toute façon, on est déjà fatigué … Le taxi de l'aéroport nous dépose rapidement au terminal Pasay de la compagnie Victory Liner. Première surprise : nous ne sommes pas en Inde (réminiscences de notre dernier voyage). Le terminal est ordonné, des chaises sont alignées pour permettre une attente confortable, quelques Philippins font sagement (!) la queue devant le guichet. Je m'y engage. Le prochain bus part dans 40 minutes et il reste quelques places. C'est un deluxe. 715p (440 pour un ordinaire). Paiement par CB. Départ à l'heure. Allez, bingo ! Bus vraiment confortable, en bon état, wc intérieurs propres … Vraiment du luxe. Il sera plein. Leur site : http://www.victoryliner.com/ J'avais tenté de réserver depuis la France. J'ai abandonné quand j'ai constaté qu'il fallait verser un acompte. In fine, à cette époque, la réservation était bien inutile.
Baguio – Sagada GL Lizardo – 220p/p – 6 heures - Départ à 8h30 Le terminal se cache en pleine ville. Jolie route (la fameuse Halsema Highway) mais éprouvante (que de virages !). Petit coucou à Vanilla de VF rencontrée dans ce bus.
Sagada – Bontoc Jeepney – 40p/p – 50 minutes – Départ à 6h30 Un jeepney, c'est le résultat surprenant de l'union d'une jeep, d'un bus et d'un camion de l'armée. A l'intérieur : 2 banquettes face à face. Colorés, décorés, enguirlandés, c'est le concours du kitsch ! Si vous grimpez sur le toit, couvrez-vous s'il s'agit d'un voyage tôt le matin (comme le 1er Sagada-Bontoc). Les horaires de la liaison Sagada-Bontoc sont affichés sur la porte de l'office du tourisme sur la petite place "centrale" de Sagada.
Bontoc – Banaué Compagnie ? - 120p/p – 3 heures – Départ prévu à 8h, rétardé à 9h30 en raison d'une fête folklorique Le jeepney de Sagada fait un 1er arrêt à l'entrée de la ville de Bontoc. Juste à côté d'un bus pour Banaué. Les locaux présents dans le jeepney nous préviennent. La correspondance est simple, immédiate. Pour notre plus grand bonheur, le bus part avec 1 heure ½ de retard en raison d'une fête folklorique qui envahit toute la rue principale. On attend que les derniers chars soient passés pour partir. Les costumes étaient superbes, les danses joyeuses, l'ambiance à la fête. Tous les Philippins de Bontoc étaient là pour assister à ce superbe défilé. On s'est octroyé les 2 places avant, à côté du chauffeur, juste devant le grand pare-brise. Heureux de savoir qu'on allait pouvoir ainsi profiter au mieux des paysages à venir et des points de vue sur les prochaines terrasses de Banaué. "Si personne ne nous déloge, on va se régaler !" chuchotais-je à Philippe. "Mais pourquoi veux-tu qu'on nous déloge ?" me répondit-il. Nous partons. Le paysage défile. Il est déjà magnifique ! Soudain, la route disparait. Elle n'existe plus. Un énorme glissement de terrain l'a totalement engloutie sur 100 mètres, dans une grande courbe. De l'autre côté, on aperçoit la route resurgir des éboulis. Quelques véhicules sont bloqués comme nous, en sens inverse. Tout le monde descend du bus. Nous sommes 3 couples de touristes. Petit conciliabule … On se décide rapidement (pas beaucoup de choix de toute façon) : on va traverser l'éboulement à pied pour rejoindre l'autre rive et, là-bas … on verra bien. Prudemment, on s'engage. Ca continue à dégringoler doucement mais c'est sans danger véritable. Il parait que ça a eu lieu la veille à 21h, sans victime. Nous voilà donc partis dans cet enchevêtrement de caillasse, de sable, de racines, de branches … Tout le monde suit sagement. Que faire d'autre ? Les vieux sont aidés par les plus jeunes. Tout se passe calmement, sans cri, sans énervement. Après 15 petites minutes, on rejoint l'autre côté. Et ça ne manque pas (en Asie, il y a toujours une solution), les pieds ont à peine touché l'asphalte que le conducteur d'un mini van nous aborde et nous propose ses services. Moyennant finances bien sûr. Pour 100p chacun (argh !), il remplit son van et nous conduit à Banaué que nous atteindrons rapidement. Mais, coincés au fond du petit van, fenêtres fermées et teintées, la vue panoramique sur les rizières, çe fut raté !… Personne ne nous a délogés de notre grand écran. Juste la Nature. En ces temps troublés, elle nous a rappelés combien elle est toujours et partout maîtresse des lieux.
Banaué – Manille Florida – 500p/p – 9 heures non stop – Départ à 20h Nous avions réservé nos billets dès notre arrivée à Banaué directement auprès du terminal de Florida (en haut de la ville, un tricycle vous y emmènera pour 10p/p) Susan, du Sanafé Lodge, nous prévient que les tricycles arrêtent leur service à 18h. Nous voilà donc obligés de monter au terminal Florida à 18h et d'attendre 2 heures là-haut. Pas très drôle. Mauvais plan. Le bus n'avait pas encore démarré que la vidéo gueulait déjà à tue-tête. Jusque là, rien de très surprenant. Le problème, le gros problème, c'est qu'il s'agissait d'un épouvantable film japonais ultra gore. De l'horreur, du sang, des tortures inimaginables, des hurlements pendant 1h30 ! Je ne supporte pas ce genre de films. J'étais enfouie dans mon bouquin, sans plus oser lever les yeux. 1h30 de calvaire !! Enfin, ça se termine. J'espérais qu'on allait avoir droit à La mélodie du bonheur pour changer. Tu parles ! Ils nous remettent ça avec un film, certes qui n'était plus gore mais encore ultra violent. J'abrège, vous avez compris, ça a été ça toute la nuit : des combats, des carnages, de la mauvaise science fiction, des monstres, des cadavres, des tueries … C'est heureusement le seul bus où l'on ait eu droit à de telles horreurs. D'où mon coup de gueule. Il y a d'autres compagnies qui font le trajet Banaué-Manille. Boycottez Florida. A moins que vous soyez amateurs du genre … Ajouté à cela, des sièges très inconfortables, qui vous niquent le dos en 1 heure. Et la cerise sur le gâteau, mon sac à dos sort de soute non seulement tout sale (ça encore, passe …) mais déchiré. Coup de gueule ! Vraiment mauvais plan. 🏴☠️
3 – Les tricycles Ce sont les tuk-tuk locaux. Une espèce de side-car. Nous montons à 2 dans la voiturette accrochée à droite de la moto. C'est poussif … Les prix sont raisonnables et assez fixes. Pas de démesure, pas d'arnaque, du coup pas de gros marchandage.
HEBERGEMENT : Sans jamais verser d'arrhes, nous avions réservé quelques étapes par internet. Précaution finalement inutile à cette période, sauf peut-être à la Villa Belza.
Baguio – Holiday Park Hotel – 1800 p – CB acceptée http://www.holidayparkhotel.com.ph/accomodation.html Hôtel classique, sans charme particulier mais chambre vraiment confortable et spacieuse. Prenez votre petit déj (100p) ailleurs … Pourquoi pas au sympathique restaurant Café by the ruins juste à côté.
Sagada – Sagada Homestay – 250 p/p sanitaires communs sagadahomestay@yahoo.com Toute petite chambre en pin verni. Sanitaires communs simples et propres. A une centaine de mètres de la place principale, où les bus et les jeepneys s'arrêtent. En hauteur. Petit déj pris au Yogurt House.
Banaué – Sanafé Lodge – 1600p la double deluxe (1200 la standard) sanafelodge@yahoo.com Malgré mon refus de verser des arrhes (via Western Union) pour garantir une réservation, Susan me gardera quand même une chambre. Nous n'y resterons qu'une seule nuit au lieu de 2 prévues initialement. Pas de problème. Consigne sûre pour les sacs à dos. La double deluxe est spacieuse, très lumineuse avec une belle vue sur les rizières. Sdb privée. Restaurant abrité sur une jolie terrasse face aux rizières. Susan nous a donné d'excellents conseils et nous a trouvé Elmer, un guide ultra compétent pour notre trek. Seul reproche : tout est un poil cher. Le summum étant le sandwich préparé pour le trek à 110p ! Ridiculement petit.
Cambulo – Cambulo Guest House – 200 p/p Petite guesthouse toute simple dans un village perdu au milieu des rizières. Sanitaires très rudimentaires mais propres. Eau froide et baquet. 3 ou 4 chambres à l'étage, toutes simples. 2 lits par chambre (au mini), pas de draps (on s'en est passé !) mais énorme stock de couvertures à disposition sur le grand palier. Le tout, bien propre. Table d'hôte. Repas ultra copieux (ça rattrapait le micro sandwich du Sanafé) et délicieux, à la lueur d'une grosse lampe tempête. Le matin, pancakes au petit déj !!! Pas d'électricité - Apportez votre papier toilette. J'ai sincèrement adoré cette étape, simple mais tellement authentique.
Bangaan – Family Inn & Restaurant – 150 p/p Sur la route de Banaué. Structure plus grande, permettant d'accueillir un plus grand nombre de touristes qui peuvent arriver ici en bus. Le restaurant est face à la route, les quelques chambres sont réparties dans un bâtiment à côté. Même simplicité que le précédent. Moins de soin, moins propre. Chambre à 2 lits, pas de draps non plus, et juste 2 couvertures un peu minces. J'ai eu froid ici. Sanitaires beaucoup moins propres qu'à Cambulo. Il passe ici plus de monde et l'entretien ne suit pas. Restauration traditionnelle (carte), préparation longue.
Bohol – Villa Belza – Chambre fan - 1300 p – paiement cash (Yannick accepte les € pour dépanner) http://www.villabelza.com/ Réservation faite par mail (et en français !) auprès de Yannick, le patron breton. Est-il bien utile d'en parler encore ? Les commentaires élogieux abondent sur VF … Je me dois alors d'être un peu originale si je veux ajouter quelque chose ! Essayons … Les photos de leur site doivent dater un peu car, depuis, la végétation a poussé. Fleurs et plantes sont soigneusement et quotidiennement entretenues et ajoutent encore plus de charme au lieu. 7 chambres réparties dans 3 grands bungalows de part et d'autre d'une superbe piscine d'une propreté absolument irréprochable (comme tout le reste d'ailleurs). Notre chambre était très grande, claire, carrelée, décorée avec goût, agrémentée d'un joli meuble de rangement tout en bambou, literie excellente, sanitaires privés, tout ce qu'il faut pour se poser confortablement quelques jours. Rien à redire. Possibilité de ½ pension pour 600p/p incluant le petit déj et un repas. Petit déj seul à 230p/p. Ordi wifi disponible en permanence sur le bar. Le lieu est très au calme (les nuits y sont divines) mais nécessairement un peu à l'écart de la plage. Nous avons décidé de louer un scooter pour la totalité de notre séjour (que nous garions à l'intérieur de la villa pour la nuit). En 5 minutes, nous étions alors sur Alona Beach sur laquelle nous avons souvent dîné. Conduite de nuit sans problème car : 1- ce n'est pas bien loin (900 mètres tout au plus) et 2-personne sur la route. On aurait aussi pu utiliser les services des tricycles. Le scooter nous a donné un sentiment encore plus grand de liberté. Et puis, de toute façon, nous en avions besoin dans la journée pour nos pérégrinations à travers l'île. Yannick a quelques motos à louer mais aucune automatique. Enfin, une masseuse vient prodiguer ses merveilleux bienfaits sous une paillotte en hauteur, face à la piscine, bien plus confortablement installée (et de façon plus discrète) que sur la plage. 350p pour un massage complet d'une heure (c'est 300 sur la plage). J'ai fait. Je recommande. C'est extra. Yannick connait bien Bohol et Panglao et ses nombreux conseils nous ont permis de passer un séjour très agréable. Par sa chaleur, son entrain, son expérience, il sait créer une ambiance extrêmement conviviale. Il aime favoriser les échanges (en lançant de belles parties de billard, en commentant des photos sur l'ordi, en rapprochant les tables pour le dîner …). Le soir, les plongeurs racontent des anecdotes autour du bar ou du billard dans une belle fraternité. Bon … mais jusque là, rien d'original, n'est-ce pas ?… J'y arrive. L'originalité de mon ajout réside dans notre caractère. Ceux qui nous connaissent (ou qui pour le moins ont lu mes précédents carnets) savent ou devinent qu'en vrais Lorrains nous sommes réservés, froids, distants et pas liants du tout. Des ours, des sauvages, des hirsutes, des bourrus … mais fort sympathiques au demeurant. Mais si, c'est possible, croyez-moi ! C'est donc en spectatrice passive que j'ai profité de cette ambiance joviale et j'ai pris un immense plaisir à remplir mon carnet de voyage ici … juste un peu à l'écart … Et c'est là toute l'intelligence de Yannick : il a su comprendre et respecter notre souhait d'intimité et d'isolement, pas du tout habituel ici. Nous avons dîné plusieurs fois à la Villa, et déjeuné chaque matin : jamais à la table commune … Tout ça pour dire que quels que soient votre tempérament et votre recherche, vous y trouverez votre compte grâce à la finesse des hôtes. Voilà ce que les autres n'avaient pas encore dit.
Manille – Orchid Garden Suites (LP) – Chambre fan – 3 000 p – petit déj buffet inclus - paiement CB http://www.orchidgardenhotel.com/index.htm J'avais réservé par mail. Hôtel bien situé pour nous, entre l'aéroport et le Manila Ocean Park. Grand hôtel standard sans grand intérêt ni grand charme. Pour 1 nuit, c'est bien. Nous avons eu la chance d'être surclassés dans une junior suite A/C … sympa ! Piscine (dont nous n'avons pas profité, après celle de la Villa Belza, la comparaison était dure). Le petit déj est divin !! Grand buffet philippin et occidental. Il est servi dès 6h00, pour notre dernier repas, on s'est gavé !
REPAS : A quelques exceptions près, les petits restaurants proposent un peu toujours les mêmes plats : fried rice with veggies, noddles, omelettes … Pas super varié mais c'est bon. Moi, j'ai adoré le pancit bihol : vermicelles de riz sautées aux petits légumes. Un plat avec viande ou poisson tourne autour de 200-250p, et sans, autour de 130-150p. Encore moins pour du fried rice.
Quelques prix (indicatifs) : 1 bouteille d'eau (1 litre) : moins de 30p (comme toujours, c'est assez variable selon le lieu d'achat) 1 bière locale San Miguel (33cl) : 45p 1 canette de Coca : 45p 1 plain rice : 20p 1 veg fried rice : 70p 1 pancit bihol : 130p 1 mango shake : 80p
Quelques beaux (et moins beaux) souvenirs :
Sagada - Log Cabin Une belle cheminée réchauffe l'unique pièce. Mieux vaut réserver, c'est petit. Cuisine très originale avec une forte influence française. Certes, ça change, c'est très bon, pas excessif (les spécialités de la maison sont à 220-250p) mais venons-nous à Sagada pour manger un émincé de poulet à la crème et aux champignons ? Aussi bon soit-il … Cela étant dit, on y a passé une excellente soirée.
Sagada - Yogurt House Nous n'y avons pris que notre petit déjeuner, excellent. Mais on en a entendu beaucoup de bien pour tout le reste aussi.
Sagada - Bana's Café Les milk-shake sont sans milk alors forcément, c'est beaucoup moins bon …
Banaué – Sanafé Lodge Surtout pour la belle terrasse.
Panglao – Bohol Bee Farm http://www.boholbeefarm.com/ Notre super extra méga coup de cœur - Magnifique expérience. C'est une véritable entreprise : tissage de fibres végétales, artisanat, culture de légumes, quelques bungalows, plusieurs restaurants, un solarium … Dit comme ça, ça pourrait laisser supposer qu'il s'agit d'un complexe ultra chicos, ultra snob. Non, c'est du brut, du nature, du bon goût, du beau et du bon ! Nous y venons pour manger. On choisit le grand restaurant tout en bois. Magnifique architecture, superbe charpente, on est séduit, on y est seul, ça nous va bien ! L'autre restaurant, face à la mer, n'a que sa "vue-sur-mer-bleu-turquoise" pour séduire (excusez du peu !) La carte arrive. Surprenante … On choisit les plats recommandés par le LP : Fresh herb pasta : 190p Yoga salad w/ cheese : 220p Et là, c'est la révélation. D'abord, c'est super beau. La salade yoga est couverte de pétales de fleurs. Qui se mangent. Et qui sont bons ! Non, ce n'est pas un coup de frime pour surfer sur la mode du bio. Ces 2 plats étaient vraiment délicieux. A tel point qu'ayant fini ma salade, je regrette les pâtes de Philippe (parce que vous croyez qu'il m'aurait fait goûter ?!) et Philippe aurait bien goûté ma salade (ben … pas de raison !). Bon, qu'à cela ne tienne : on redouble la commande ! La jeune Leonera nous fait répéter pour être sûre d'avoir bien compris. Oui, oui !! Cette fois, je goûte ces pâtes au miel et aux herbes d'une délicatesse digne d'une grande maison. Et Philippe avale les pétales, la salade, le radis blanc émincé, le fromage aux herbes … Même régal surpris. En guise de dessert, nous nous offrons (dans une boutique à côté du restau) 2 boules de glace maison (avocat, mangue, chocolat …). C'est toujours bio et là, avouons que ça manque un peu de goût. Forcément, on est tellement habitué à avoir des saveurs forcées que, quand on revient à du naturel, nos papilles atrophiées et paresseuses trouvent ça fadasse. Ca nous a tellement plu qu'on est revenu le lendemain. On a commandé la même chose aux proportions près : 2 plats de pâtes et 1 salade, les 3 servis en même temps svp. Grand sourire de Leonera ! Ca vous plait, donc ? Tu parles ! Du pur bonheur ! D'accord, c'est un peu cher pour du végétarien. Mais vraiment, c'est une belle expérience.
Plusieurs expériences sympas sur Alona Beach :
Isis Thaï On s'est régalé avec de la bonne cuisine thaï, copieuse et relevée juste comme il faut. Chicken Green Curry : 250p SeaFood Red Curry : 250p
Trudis Place La banana split est à 120p et le banana pancake à 80p … alors forcément, que voulez-vous, c'est vite devenu une sale manie …
Roderick & Vivien et Pyramid Poisson grillé le soir sur la plage. On choisit à chaque fois un gros Red Snapper (vivaneau) d'environ 1kg (600 à 700p le poisson ; le Trudis Place est un peu moins cher). Il sera farci de petits légumes puis grillé au BBQ. On y ajoutait 2 brochettes de légumes (50p) et 2 riz nature (20p) ce qui mettait ce superbe dîner pour 2 à 750-850p hors boisson. On a beaucoup aimé l'ambiance le soir sur la plage, ni trop coincée, ni trop branchée, ni trop lâchée. Le bon niveau. Ceux qui étaient là étaient heureux d'y être et ne cherchaient ni à jouer les blasés ni à bouder leur plaisir. Oui, c'est beau, c'est bon, c'est agréable et on a bien de la chance d'être là. On mange à 3 mètres de l'eau, pieds nus dans le sable (le nombre de personnes qui, comme moi, se déchaussait !). Des flambeaux, des petites guirlandes électriques, des lumignons colorés accrochés aux arbres, des bougies … tout ça apporte une belle ambiance douce. Un peu de musique live (qualité très inégale), jamais violente. Le soleil qui se couche sur la mer, les voiles blanches des bancas qui prennent une teinte violette, le bruit des vagues qui viennent mourir à quelques pas … c'était magique. A chaque fois, on est arrivé assez tôt pour profiter pleinement de la soirée et du coucher du soleil (vers 18h30). Une lampe frontale et un bon couteau suisse peuvent aider à dépiauter le poisson. On a testé les cocktails. Ceux du Roderick sont bien meilleurs que ceux du Pyramid. D'après Philippe, la Tequila Sunrise du Pyramid, c'était du Fanta !🏴☠️
L’ITINERAIRE : D'abord les rizières. Ce sont elles qui nous ont donné l'envie de venir aux Philippines. Et puis, ensuite, les fonds marins de Palawan. Oui, j'ai bien dit Palawan, c'était bien notre 1ère idée. On s'est très vite rendu compte (grâce à VF !) qu'une seule petite semaine pour Palawan, c'était bien trop court ! Et bien dommage. Du coup, changement de programme : on se donne un peu plus de temps dans les rizières et on choisit Bohol pour la fin du séjour, île plus petite et plus facilement accessible. Et nous consacrerons 2 belles semaines pleines à Palawan, qui, aux dires de tous, les mérite. Maintenant, avec le recul, si c'était à refaire, plutôt que de choisir entre Bohol et Palawan, peut-être aurions-nous dû finalement n'en choisir aucune des 2 cette fois-ci, rester sur Luzon pendant nos 2 semaines, abandonner Bohol et garder Palawan pour un prochain voyage. Non pas que Bohol nous ait déplu, loin de là, mais Luzon nous a enchantés et aurait largement mérité 2 pleines semaines. Nous aurions pu ainsi approfondir notre immersion dans les rizières et découvrir d'autres richesses (les rizières de Hapao, les momies de Kabayan, Vigan, le volcan Pinatubo …) et nous aurions évité une perte de temps (retour sur Manille et transfert en avion) en proportion trop importante. Nous aurions alors eu un voyage plus homogène et moins fatigant. C'est toujours plus facile de refaire le voyage après. Pour nous, c'est trop tard, mais pour vous qui préparez, si vous n'avez comme nous que 2 semaines, réfléchissez bien avant de vous éparpiller.
Sagada : Gros village sympathique, au milieu de formations rocheuses karstiques et d'une belle végétation tropicale de bambou et de bananiers. Lumiang Cave : on y arrive facilement, sans guide. A l'entrée de la grotte, quelques dizaines de cercueils sont entassés dans un désordre figé et poussiéreux. A voir. Sumaging Cave : celle-ci, nous l'avons visitée accompagnés d'un guide (500p) proposé par "l'office du tourisme", sur la place principale : ¾ h pour y aller à pied, 1h de visite, ¾ h pour revenir. Jolie grotte, naturelle, pas du tout aménagée (donc pas d'électricité), superbes concrétions orange polies par l'eau omniprésente. On s'y promène pieds nus et pantalons remontés au dessus des genoux car on patauge beaucoup. Certains plus que d'autres … C'est fabuleux de pouvoir s'amuser sur ces concrétions qu'habituellement on ne peut que regarder de loin. Le sol est à la fois poli et rugueux. Donc, très agréable d'y marcher pieds nus : c'est doux et ça accroche. Le guide nous éclaire de sa méga lampe tempête. Des passages vraiment sympas. Pas de difficultés, que du bonheur et de l'inédit. Et comme on entendait les bruits et les rires des autres, on ne souffre pas de claustrophobie. Evidemment, pour des amateurs de spéléologie, c'est du pipi de chat. Inutile de vous couvrir : il fait très bon dans cette grotte. Mon conseil : tee-shirt, short et sandales. Ca suffit. On avait apporté une polaire ! les neuneux !… Bon à savoir : comme la grotte est très humide, les pierres de l'entrée sont assez glissantes. Pour descendre au cœur de la grotte, attendez-vous à devoir vous aider de vos mains … Tiens, impression bizarre. Les pierres sont moites et glaiseuses, comme enduites d'une espèce de pâte. Bizarre. On ne voit pas très clair, le guide est devant et éclaire le chemin au sol. Puis, arrive véritablement la grotte et ses concrétions. On s'arrête pour se déchausser. On trouve un petit coin pour y laisser nos chaussures et nos polaires superflues. L'eau court partout. Le guide nous éclaire. Nos mains ! Argh !! Cette pâte, on a compris : du guano !… On a les mains pleines de m…. 😕 Et oui, comme souvent, l'entrée de la grotte est habitée par les chauves-souris. On se rince abondamment dans l'eau claire. Et on oublie bien vite ce petit désagrément … jusqu'à la remontée ! Car au sortir de la grotte, pas d'eau cette fois pour se rincer ! Pour votre confort (car quand même, sans vouloir jouer les chochottes, je vous assure que c'est désagréable), prévoyez une petite bouteille d'eau pour vous rincer à la sortie. Nous partons seuls dans Echo Valley à la recherche des cercueils suspendus. Je vous assure qu'il n'y a pas de risque de se perdre. Depuis le cimetière, montez jusqu'au point de vue en suivant les indications du LP. Ca a assez peu d'intérêt en soi mais ça permet de repérer le sentier d'en haut qui sera ensuite plus facile à suivre une fois en bas. Pas besoin d'un guide pour cette balade d'une heure. Nous poussons ensuite jusqu'à Kiltepan Peak par la route (¾h de marche depuis le cimetière). C'est un point de vue. Et vraiment, oui, ça vaut le coup. Jolies rizières cachées dans une vallée. Toutes ces visites ont bien occupé la journée ½ passée ici. Et il y a de quoi s'occuper plus longtemps.
Banaué : Cette petite ville n'est pas bien jolie. Mais c'est le point de départ vers les merveilles ! Pas de banque, pas d'ATM. On a réussi à changer quelques dizaines d'€ à un taux déplorable dans un bureau à l'étage du grand bâtiment principal. Demandez … ou mieux, prévoyez avant.
Trek Banaué-Bangaan : Ce fut le clou de notre voyage. Appelé par Susan, la proprio du Sanafé Lodge, Elmer nous rejoint un soir pour discuter de nos envies. Nous sommes avec un jeune couple de Suisses-Allemands qui, puisqu'ils avaient la même envie de randonner dans les rizières, nous ont proposé de faire groupe. Quitte à être guidés, autant l'être à 4. Nous exposons donc notre projet à Elmer, il n'a rien de bien original : partir à pied de Banaué, rejoindre Bangaan et de là prendre un jeepney ou un bus, pour rentrer vers Banaué. Elmer parle un parfait Anglais, l'esprit vif et ouvert, beaucoup d'humour, tout ce qu'il faut pour profiter pleinement de cette expérience. Il nous plait. On fait très vite affaire : 1200p par couple pour 1½ jour d'accompagnement (ça ne comprend que sa prestation, transport, repas et hébergement restent à notre charge). Il nous quittera à Batad pour attraper le bus de midi. Rendez-vous est pris pour le lendemain matin, 8h. Nous laissons en consigne au Sanafé nos 2 sacs à dos (alors même que nous ne reviendrons pas y dormir). En toute sécurité. Nous partons légers. A 8h, Elmer est là avec les 2 tricycles prévus (300p par couple). Ils vont nous monter au Nord de Banaué pour démarrer la rando. Petit arrêt sur la route aux 2 points de vue. C'est un peu voilé mais ça n'empêche pas Elmer de commencer à nous donner des explications techniques sur les rizières. On atteint le point de départ de la rando à 8h45. Allez, c'est parti. Forêt tropicale. Jolie, ombragée … Elmer s'arrête et confectionne avec rapidité et dextérité 5 bâtons de marche. Nous qui sommes de l'école "sans bâton", on sent qu'on n'a pas le choix et on ne la ramène pas. L'occasion de tester. La marche est soutenue sans être rapide, nous avons tous les 5 le même rythme et nous avançons régulièrement dans une splendide forêt tropicale. Comme on est venu ici pour voir des rizières, on en oublierait presque de profiter de cette végétation tout aussi splendide. Enfin, la forêt s'éclaircit et, pour notre plus grand bonheur, les 1ères rizières apparaissent. Ce sont celles de Pula. Des villageois y travaillent : ils désherbent, ils repiquent, ils aplanissent, ils labourent … Elmer expliquent, encore et encore. C'est près d'un torrent, aux abords du village, que nous décidons de déjeuner. Repas frugal : le sandwich du Sanafé nous laisse pantois ! Nous étions confiants et n'avions prévu aucun complément. On aurait vraiment dû ! Petite trempette des pieds dans le torrent, petite pause, puis on repart. On traverse Pula. Un groupe d'enfants est réuni au centre du village, ce sont les vacances scolaires. Nous leur offrons les bonbons qu'Elmer nous avait conseillé d'emporter. Ils les attendaient, sagement, sans réclamer et tous ont remercié gentiment. Pour autant, je ne pense vraiment pas que ce soit une bonne idée cette habitude de demander aux touristes de se transformer en distributeurs de friandises pour les enfants et de feuilles de tabac pour les adultes. Ca nous a paru difficile de dire non, mais c'est dommage. Je pense que ça va vite fausser les rapports. C'est juste mon point de vue, alors pitié, ne venez pas me chercher des noises sur ça, je ne me battrai pas … et en attendant, j'ai distribué mes bonbons … Nous voilà repartis dans les rizières vers Cambulo. Cette fois, on va droit dedans, on s'y enfonce, on les traverse en empruntant les petites digues de boue ou de pierre, parfois cimentées, qui servent de frontière à chaque parcelle. Pas bien larges, 50 cm, d'un côté la rizière inondée et, de l'autre le précipice vers la rizière inférieure. Le précipice ?!… Ben quand même … 2 à 3 mètres. Donc, forcément, le 1er passage impressionne un peu. Et là, je suis contente d'avoir mon bâton pour me protéger. Je ne sais pas bien de quoi … Je m'en sers soit comme d'une rambarde virtuelle côté précipice, soit comme d'une canne côté rizière. Le tout, c'est d'y croire. Je n'ai pas fait la fiérote mais je n'allais pas non plus passer pour une empotée. Donc, j'avance sans ralentir le pas, en file indienne derrière les Suisses. Philippe derrière moi mort de rire (en silence, mais je l'ai entendu quand même !) car il se doute de l'effort fourni. "Retourne-toi pour la photo". Me retourner ? Mais il est malade ou quoi ? Comment veut-il que je me retourne sur 50 cm ? Du coup, sur toutes les photos, je suis de dos … C'est comme ça. Bon, je rassure les nunuches du même genre que moi, on s'habitue très très vite. Et puis, sérieux, il n'y a aucun danger. Et même de dos, ça fait des photos extraordinaires : perdue au milieu d'un patchwork de rizières. Parfois, on s'éloigne un peu des rizières et on suit un petit canal d'irrigation, le long d'une paroi, tout comme les levadas de Madère. Nous arrivons à Cambulo vers 16h. Petit village. Une seule guesthouse. On s'y installe dans des chambres simples mais propres. 2 lits (mini) par chambre, 1 oreiller, pas de draps mais couvertures à volonté. Les 2 couvertures déjà posées sur chacun de nos lits nous suffiront. Le coin sanitaire est rudimentaire : un wc, un robinet d'eau froide, un grand baquet pour recueillir l'eau, une louche pour s'asperger. Que faut-il de plus ? On y va tant qu'il fait encore jour. Pas d'électricité ici. Que ça fait du bien cette eau fraîche ! Rafraîchis et propres, la fin d'après-midi va s'écouler tranquillement. Le repas se prépare, nous avons tous demandé un fried rice with veggies and eggs. Ca tombe bien, les Suisses sont aussi peu portés sur la viande que nous. On s'installe tous les 5 sur la grande table commune. Un énorme plat de riz blanc arrive. Oups, en voici un 2ème identique ! Ensuite arrive le saladier de légumes sautés. Re oups, un autre, puis encore un … Ah, c'est un saladier par personne ! Enfin, 2 œufs sur le plat pour chacun. Bref, paumés au milieu de nulle part, sous la seule lumière d'une grosse lampe tempête accrochée au plafond, sur une superbe table en bois massif patiné, protégés sous un auvent, avec pour seul bruit le vent dans les arbres, nous sommes servis comme des rois, avec une gentillesse et un sourire sans égal. C'est hyper copieux (et si c'est moi qui le dis, vous pouvez me croire !), c'est hyper bon, les légumes sont d'une rare fraîcheur, c'est … le paradis. Rien dans mes voyages ne me plait autant que ces étapes très natures, très authentiques, où tout le superflu a disparu, tout le paraitre, tout l'inutile. Ne reste que le vrai. Je n'exagère pas en disant que c'est pour de tels moments que l'on voyage. Nous mangeons (on ne finira pas le riz, mais les 5 saladiers de légumes seront engloutis. Car, quand même, tout le monde avait faim, pas que moi …), nous parlons, nous écoutons Elmer, nous écoutons le bruit de la campagne. La grosse thermos d'eau chaude revient sur la table avec sa collection de sachets de thé, de café, de sucre et de lait en poudre. On profite, on est bien, on sait que ce moment est unique et qu'on va tous, bien vite, le regretter. Allez, il le faut, on monte se coucher à la lueur d'une bougie (et de nos lampes frontales). Et on s'endort comme des bébés, sourire aux lèvres !! 7h30 – On se retrouve de nouveau à la table commune. Le petit déjeuner arrive : des pancakes ! Non ? Incroyable. Nous payons notre nuit, nos repas, nos boissons. La nuit : 200p/p, les repas + boissons, je n'ai pas noté mais ce n'était vraiment pas ruineux même si chaque sachet de thé est décompté. Cette étape à Cambulo est fabuleuse. A 8h30, nous reprenons la route, non … nous reprenons la digue … Nous traversons des paysages magnifiques, sous une lumière matinale extraordinaire. Nous arriverons à Batad vers 10h. Notre toute 1ère idée avait été de faire Banaué-Batad en une seule étape. Techniquement, physiquement, c'est faisable. Mais quel dommage ! De rater l'étape à Cambulo, de rater la lumière du matin sur les rizières de Batad, de courir. Idée stupide, aucun intérêt. Nous entrons dans l'amphithéâtre de Batad, un petit refuge de bambou abrite une petite échoppe de boissons. Au fond de la vallée, le vieux village avec quelques maisons Ifugao ; face à nous, de l'autre côté de l'amphithéâtre les guesthouses. En contrebas, la cascade Tappia. Nous libérons Elmer (qui pourra ainsi attraper le bus pour rentrer à Banaué) en lui expliquant que, dès lors, on peut se débrouiller seuls. Vous êtes bien sûrs ? Oui, oui, vas-y Elmer et merci pour tout ! On décide de descendre jusqu'à la cascade. On a le temps. Des marches, un sentier bien aménagé. 30 minutes de marche depuis le refuge. Comme toujours, on entend la cascade bien avant de la voir. Elle apparait enfin, bien cachée dans un écrin de verdure. Avez-vous noté ? C'est toujours l'expression qu'on emploie pour décrire le cadre d'une cascade : un écrin de verdure. Mais là, vraiment, il ne peut pas y en avoir d'autres. Silvia est la seule à avoir prévu un maillot de bain. Bon, et alors ?… Au bout de quelques minutes, on barbotte tous avec grand bonheur. L'eau est fraîche mais pas glaciale, parole de Lorrains. Mais je sais que sur ce point, notre parole ne vaut pas tripette pour des Drômois. En tous cas, cette fraîcheur, on va vite la regretter pendant notre remontée … De retour au refuge, on part pour rejoindre les guesthouses. Tout l'amphi à traverser. Elles sont toutes regroupées en hauteur pour offrir les plus belles vues. Impossible de se perdre. En 15 minutes, on y est. On choisit la Rita's Guesthouse pour déjeuner. Son restaurant offre une très belle vue. Carte habituelle, rien d'original, mais c'est bon. Il est 13h30. Que fait-on ? On reste à Batad ? On poursuit jusqu'à Bangaan ?… Les rizières de Batad sont superbes mais les guesthouses, toutes regroupées en amont du vieux village, manquent un peu d'âme … C'est sûr qu'après Cambulo, c'est autre chose. On décide de poursuivre. La gentille Rita nous explique comment rejoindre Bangaan. Facile : le chemin démarre juste derrière chez elle. C'est parti. Encore des rizières. Toujours magnifiques. Plus petites, plus cachées. Des petits coins paradisiaques. On n'arrête pas de s'émerveiller. On va croiser plusieurs villageois, chargés comme des mules, qui vont vers Batad. Il nous faudra 2h30 de marche pour rejoindre Bangaan. Chemin sans difficulté, nous ne nous sommes pas trompés. Et les personnes croisées confirmaient que nous étions sur la bonne voie. Nous arrivons sur la "route" de Bangaan à Banaué. La seule guesthouse de Bangaan est ici : Family Inn & Restaurant. On s'y installe. 2 chambres de 2 lits, sanitaires communs. Structure plus grande qu'à Cambulo. C'est plus un petit hôtel simple qu'une guesthouse. Nettement moins propre qu'à Cambulo. Douche froide mais réparatrice. Ici, ce n'est pas une table d'hôte comme à Cambulo mais un vrai restaurant, joliment installé sous une véranda. Carte classique. Le fried rice & veggies est à 80p mais, ici, la portion ne me suffit pas. Je redouble. Quel goinfre je peux être !! Nuit calme. Les Suisses décident de rejoindre Banaué le plus vite possible. Ils prennent le jeepney de 8h (qui passe devant la guesthouse). Nous, nous décidons de prendre le temps de descendre visiter le vieux village de Bangaan, au fond des rizières. Jolie lumière encore, magnifiques rizières, superbement entretenues mais … quelle horreur ! ici, les digues sont protégés par une rambarde en métal. Elle est assez discrète mais suffit quand même à dénaturer ce beau paysage naturel. Nous descendons vers le village. Quelques échoppes à l'entrée. Le tour en est vite fait. Qu'elles sont jolies ces maisons Ifugao de bambou, de bois, sur pilotis, perdues au milieu de ce camaïeu de vert. Des chiens, des poules, des chats, des canards … la campagne. Au retour sur la route, nous comptions attendre le bus de midi quand un jeepney passe. A tout hasard je lui fais signe. Le chauffeur nous fait signe NON, nous dépasse et … s'arrête. La porte du jeepney s'ouvre. 7 ou 8 Philippins à l'intérieur (sous-entendu : seulement !!). Un peu surpris, on grimpe, le jeepney repart et on comprend vite qu'il s'agit en fait d'un jeepney privé, loué par une famille philippine en goguette. Elle aussi est venue découvrir cette 8ème merveille du monde. Nous insisterons pour payer notre quote-part. Sans succès. L'heure nécessaire à rejoindre Banaué sera passée à échanger nos impressions sur les Philippines. Belle rencontre. A midi, nous serons à Banaué. On est samedi. Un marché populaire sympathique et bruyant encombre la petite place.
Initialement (dans notre salon), nous avions envisagé d'aller simplement en jeepney jusqu'à Batad, dormir à Batad, puis, le lendemain pousser jusqu'à Bangaan et, de là, rejoindre Banaué en jeepney. Possible. Mais quel dommage ! Sur place (à Banaué), notre projet évolue, on sent bien que les rizières méritent plus qu'un simple et bête coup d'œil depuis une terrasse de restaurant. Nous commençons à penser à un petit trek. Nous l'envisageons dans l'autre sens : rejoindre Batad en jeepney et revenir à Banaué à pied. Mais dans ce cas, quid de l'incontournable Bangaan ? Au Sanafé, nous finalisons notre projet, avec les Suisses et Elmer. Facile ! J1 - départ de Banaué, rizières de Pula, sandwiches, dîner et nuit à Cambulo (6 heures de marche) – On se garde l'option de pousser jusqu'à Batad (option que nous balaierons dès notre arrivée à Cambulo tellement cette étape nous a charmés) J2 – rizières de Batad, cascade Tappia, lunch à Batad, rizières de Bangaan, dîner et nuit à Bangaan (6 heures de marche : 1h30 pour arriver à Batad + 1h pour la cascade + 2h30 pour arriver à Bangaan) J3 – retour à Banaué en jeepney (qui passe devant la guesthouse). Arrivée à Banaué à 13h au plus tard. Les bus et jeepneys pour Banaué ne roulent que le matin. L'intérêt est triple de faire le trek dans ce sens : 1 – globalement, de Banaué à Batad, on descend 2 – la beauté des paysages et des rizières va crescendo pour finir en apothéose à Batad et Bangaan 3 – la logistique (hébergement et transport) suit bien Pour vous rassurer, physiquement, aucune difficulté pour ce trek, il est accessible à tous. Quelques passages sur digues un peu troublants mais, encore une fois, sans aucun danger et au bout de 10 minutes, on courait presque … Presque. Ce petit trek a été fabuleux. Trop court. Nous aurions pu/dû finalement consacrer ce 1er voyage aux Philippines uniquement à cette région. Avec une immersion plus longue dans les rizières. Ca peut parfaitement se justifier.
Panglao : Location d'un scooter Pour être libres et indépendants, on décide de louer un scooter automatique (125cc). On trouve notre bonheur auprès d'un loueur professionnel, ATDA (Alona Transport Drivers Association), situé en haut de la route principale qui mène à Alona Beach, juste après la barrière manuelle. Djodjo (l'orthographe m'appartient) nous propose un scooter Yamaha en très bon état pour 1000p pour 2 jours. Nous négocierons les 2 jours suivants à 850p/2j. Pas d'état des lieux, ni avant, ni après. Ultra facile, location faite en 5 minutes. Je recommande ce loueur, sérieux, aimable et souriant. Un sourire à la Noah avec les dents du bonheur. Son scooter était en parfait état, quasi neuf, stable, et une super pêche ! Et on était à 2 dessus ! Pas de casque. Pas besoin de présenter son permis pour la location mais nous avons dû le présenter à un check point à l'entrée du pont de Panglao à Bohol. Notre permis français a suffi et a satisfait le policier. Nous gardions le scooter avec nous le soir et le garions à l'intérieur de la Villa Belza. Nous avons fait 3½ pleins (615p au total). Bref, un compagnon bien agréable, qui change le séjour ! Pour finalement 616p (soit 10€) par jour, essence comprise. Petit luxe qui change tout. Nous avons trouvé une carte de Bohol au village, à la grande épicerie du coin (en face de la police et à quelques mètres de la location de scooter) . Merci Yannick une fois de plus ! Balicasag et Virgin Island On ne manque pas d'être abordé sur Alona Beach pour nous voir proposer les services d'une banca pour nous emmener à Balicasag puis retour par Virgin Island. Ainsi que d'autres prestations éventuellement (dont les dauphins que Yannick nous avait déconseillés). Nous avons négocié, le matin même, la journée Balicasag+Virgin Island pour 1200p (la banca). On part aussitôt. 9h30. 45min de navigation sur une belle mer aux couleurs changeantes, entre le bleu turquoise, le bleu nuit, le vert émeraude … Arrivée à Balicasag, la banca s'arrête sur la plage. On descend. Les poissons sont à 100 mètres du bord, au niveau du tombant, là où l'eau passe de turquoise à bleu nuit. Nous avions apporté nos propres masques et tubas. On décline la location des palmes (300p la paire). Par contre, on se laisse tenter par l'acheminement par petite barque jusqu'au tombant (300p pour nous 2 et la barque nous attend). Soit disant que la banca ne peut pas s'arrêter près du tombant, qu'il y a du courant pour y arriver, que c'est plus sécur, blablabla, blablabla … on se laisse tenter, on se laisse berner. Car c'est une erreur. Pour y être retourné seul en nageant (et sans palmes), on sait que la petite barque ne sert strictement à rien ! Bref, qu'importe. On y arrive, on ajuste notre masque, on descend de la barque, on se glisse dans l'eau chaude et on immerge la tête pour découvrir … un véritable aquarium ! Non, bien mieux qu'un aquarium ! D'abord, on comprend pourquoi on parle de "tombant" (excusez-nous les pros de la plongée, nous, ce terme ne nous parlait pas). Les poissons sont très nombreux, très colorés. Mais surtout, au-delà de tout cela, les fonds, les coraux, sont incroyablement préservés, colorés, variés, de toutes tailles. Dans mon tuba, je hurle de stupéfaction devant ces couleurs si vives. Même avec juste un masque et un tuba, c'est déjà un spectacle extraordinaire, inoubliable, émouvant … Alors, j'imagine avec des bouteilles ! Après 1 petite heure de contemplation, nous décidons de remonter. On regrimpe (aussi élégamment que possible !) dans la petite barque, on rejoint la plage. Les 2 boatmen de "notre" banca sont là, qui à jouer au billard, qui à sommeiller. Nous décidons de manger un poisson grillé. Des petits restau proposent du poisson frais. Embarras du choix. Il sera super bon bien sûr. Et pas cher. 400p le gros poisson pour 2 (qu'on paiera ensuite 600 sur Alona Beach …). Après le repas, Philippe décide de retourner voir les poissons. Sans moi, pas tentée, j'ai eu assez. Il se baignera encore ½ h. Il conviendra que des palmes l'auraient quand même bien aidé à rejoindre le tombant. Donc, à choisir, il vaut mieux louer des palmes plutôt qu'une barque. Attention, mise en garde. Nous sommes des voyageurs expérimentés (sans aucune vanité), sages et prudents. Avec un masque et un tuba, on est à fleur d'eau et on sait qu'il n'y a rien de plus mauvais. Aussi, avions-nous enfilé sur nos maillots de bain, l'un comme l'autre, un vieux tee-shirt (et on n'était vraiment pas les seuls). Le reste : les bras, le cou, le crâne de Philippe (là où normalement on a des cheveux) ont été enduits soigneusement de protection solaire écran total. On plonge ainsi sans hésitation. Mais … on n'avait pas pensé à l'arrière des jambes. Philippe dont la peau blanche est ultra-sensible a brûlé. Mais vraiment brûlé. Du haut des cuisses jusqu'aux chevilles, transformées en d'énormes poteaux rigides et violets ! Impressionnants. Inutile de vous dire à quel point il s'en est voulu de cet oubli ! Un ami nous disait (après coup !) plonger avec un bas de pyjama. A défaut, n'oubliez surtout pas la crème protectrice sur l'arrière des jambes, chevilles comprises. Comme quoi, même expérimentés, on peut toujours faire de sacrées boulettes ! Balicasag est vraiment incontournable. Sans les brûlures de Philippe, nous y serions très probablement retournés une 2ème fois. C'est rare que je sois aussi péremptoire dans mes carnets mais là, je le suis. Si vous venez à Bohol, ce serait une hérésie de ne pas y aller. Le retour à Panglao passe par Virgin Island, île vierge, minuscule, dont on fait le tour en 5 minutes et qui est prolongée d'une longue langue de sable blanc à fleur d'eau. C'est superbe ! L'intérieur de Panglao Quel bonheur de parcourir les belles routes goudronnées, et parfois les mauvaises pistes caillouteuses, en scooter, à travers une jolie campagne à la végétation tropicale luxuriante, fleurie, en traversant des petits hameaux aux maisons typiques de bois ou de bambou tressé. Cela nous a permis aussi de découvrir des petites plages désertes superbes dont la très belle Djolo Beach à l'extrémité Ouest de l'île. Ils sont en train de l'aménager pour y construire un resort. Dépêchez-vous ! La petite grotte Hinagdanan (15p/p+5p pour Scooty) est située sur la route Nord. Ses abords sont désormais envahis par des échoppes de tee-shirts dont les vendeuses vous accrochent toutes de la même voix trainante et agaçante … Un guide payé (il refusera fermement notre pourboire) nous conduit dans la grotte. Il y a du monde. Un gouffre, une belle grande étendue d'eau claire dans laquelle de jeunes Philippins plongent avec enthousiasme, quelques stalactites, et quelques peintures rupestres surprenantes dont je me demande encore de quand elles datent … C'est une petite halte sympathique, fatigante car populeuse et qui n'est pas incontournable. Pendant notre périple, nous avons crevé. Pooh, qu'à cela ne tienne, nous étions à 20m d'un atelier de vulcanizing (traduisez "réparation des pneus crevés"). Normal, il y a en partout … On pousse Scooty jusque là. Ah mais zut, aujourd'hui il y a une coupure générale d'électricité sur l'île donc réparation impossible. Impossible ? Ici ? non, je n'y crois pas … Le mécano (qui s'est avéré être aussi le gardien de nuit de la Villa Belza, lui nous avait reconnus, pas nous … shame on us !) essaie de vulcaniser "manuellement", mais non, ça ne marche pas. Finalement, il nous propose d'acheter une nouvelle chambre à air, il ne voit plus que ça comme solution. 165p, oui, ça nous va. Il part la chercher, la remonte, regonfle le pneu. Et voilà c'est réparé, sans électricité. Je savais ! Sa motivation à nous sortir du pétrin nous a sauvé la journée. Comme d'hab ici, les galères se transforment en beaux souvenirs !
Bohol : Grâce à Scooty (et aux conseils éclairés de Yannick), nous avons pu découvrir la partie Sud-Ouest de l'île. Sur 2 petites journées. D'abord Chocolate Hills (il faut bien compter 1h30 de route pour y arriver). On y est vers 10h30. Il fait beau. Certes, il y a du monde mais que c'est joli ! Que c'est original cette immense étendue de petits mamelons, verdoyants à cette époque. Et que la route est belle pour y arriver ! Nous déjeunons au Butterflies Garden d'un excellent repas et visitons ensuite la petite serre aux papillons. Pause sympathique. En redescendant vers Loboc, nous faisons un petit détour en remontant vers le Nord, sur la route de Sevilla. Un double pont suspendu est devenu l'attraction du coin. 10p l'aller/retour pour tester sa résistance au vertige. Plus rien de m'arrête après les digues des rizières. Tiens, j'arrive même à me lâcher ici (mais toujours pas à me retourner …). Nous redescendons à Loboc et décidons de faire une petite croisière sur la Loboc River. A Loboc même, nous trouvons un petit embarcadère privé. En effet, les grands bateaux touristiques, avec buffet et musique à donf, ne nous tentent pas du tout. Pour 700p, petit tour d'1 heure jusqu'à la cascade où l'on se serait volontiers baigné s'il n'avait pas plu autant. De retour à l'embarcadère, on attendra patiemment une accalmie (qui arrivera bien vite !) en observant la petite dizaine de tarsiers regroupés ici dans un minuscule enclos. Ce petit embarcadère est situé à Loboc, sur la gauche de la route (en montant de Tagbilaran à Chocolate Hills), à environ 1km de l'église, du musée et du pont inachevé (dont la construction a été stoppée car il devait terminer sa course dans l'église). Immanquable avec un soupçon d'attention. Nous serons de retour sur Alona Beach vers 16h. Le lendemain, nous partons vers le sanctuaire des tarsiers (50p) à Corella. Cette fois, nous devons traverser Tagbilaran. La circulation est dense mais sage. Pas de panneau indicateur pour Corella. Mais avec une boussole et une langue, on s'en sort très bien. Nous serons déçus car finalement, nous ne verrons ici que 3 tarsiers, certes dans un vaste environnement naturel mais c'était bien pauvre … Hier chez le moussaillon de la Loboc, nous en avions vu bien plus et de tout près. On a presque regretté de ne pas les avoir photographiés là-bas (on se l'était interdit pour ne pas encourager la capture sauvage de ces petits lémuriens). On décide ensuite de rejoindre Antequera pour aller voir la cascade Mag-Aso (20p). La route de Corella à Balilihan est splendide. Végétation luxuriante d'immenses et fiers cocotiers, de bananiers, de bambous, de belles rizières … A Balilihan, on se trompe de route et on descend vers Cortes au lieu de rejoindre Antequera. Qu'importe les quelques km de plus. La cascade est jolie, des bassins naturels remplis d'une eau bleue laiteuse invitent à la baignade. Les parois couvertes de mousse et de végétation apportent une fraîcheur bien agréable. La Watch Tower (5p) de Punta Cruz est bien conservée. Bastion d'observation massif et impressionnant face à la mer. Et enfin des vieilles pierres à visiter !! Ouf … je rigole, on a survécu à ce sevrage. Pas trouvé de petite gargote pour manger. Dommage mais là aussi, on a survécu à cet autre sevrage. Globalement, Bohol (tout au moins, cette toute petite partie Sud-Ouest qu'on a vue) est plus verdoyante, plus luxuriante que Panglao. Ca vaut vraiment le coup de s'y balader. La moto est à mon avis le moyen idéal, offrant une totale liberté. 6 nuits passées sur place suffisent à avoir un bon aperçu de Bohol et Panglao (hors plongée bouteille mais en comptant la sortie à Balicasag). Au-delà, on commence à radoter … Cela dit, il est des lieux où il faut bon radoter, celui-ci en est un.
Manille : On a tout fait pour y passer le minimum de temps : dès notre arrivée d'Europe, on se sauve à Baguio et dès notre retour de Banaué, on s'envole pour Bohol. Mais, tout de même, impossible d'éviter d'y passer une nuit avant notre vol international. Vous imaginez donc dans quel état d'esprit on arrive à Manille, vers midi, la veille de notre départ : le voyage était fini et on n'était pas très heureux de cette dernière étape avant nos 15 heures de vol. J'avais tellement lu d'horreurs sur la circulation à Manille que j'avais réservé un hôtel sur Internet, pas trop loin de l'aéroport. Un taxi ordinaire nous y emmène. Directement, rapidement, sans embrouille. Tiens, ça commence bien. L'hôtel est convenable. On pose nos sacs. Allez, on a une après-midi à tuer. Direction le Manila Ocean Park (400p-CB) histoire de mettre un nom sur nos souvenirs aquatiques. Taxi (60p). Pas d'embrouille non plus. C'est samedi, les Philippins sont de sortie et l'aquarium est bourré de gamins enthousiastes. Ca se comprend, c'est vraiment sympa. On y passera une grosse heure, à regarder autant les poissons que les familles philippines … L'aquarium est dans un grand centre commercial dédié aux enfants. Les magasins et les restaurants visent essentiellement cette jeune clientèle. Un Pancake House. Chouette. Vue sur la baie. Pas si mal !! On prend notre temps pour laisser passer la grosse chaleur. Vers 17h, on ressort de ce centre moderne pour aller au moins jusqu'au quartier historique. Un brouhaha nous attire. Une grande fête populaire a lieu : défilés, danses folkloriques, chars, costumes splendides. On comprend qu'il s'agit d'un concours. Chaque province ou région a envoyé une délégation de danseurs et de musiciens pour faire un petit spectacle devant de grandes tribunes où un jury semble procéder à une évaluation des performances. Un écran géant permet d'en profiter. C'est assez fabuleux et de très bonne qualité. On imagine le long travail qu'il a fallu pour mettre au point ces costumes, ces grands décors ambulants, ces chorégraphies. Il nous semble que tous tournent autour de la culture du riz, de Mère Nature, de Jésus … Le cycle de la vie. Sujet classique. Ambiance festive. Vendeurs ambulants de glaces et de cerf volants … De l'autre côté de la rue, des jets d'eaux multicolores jaillissent vers le ciel au rythme de musiques variées. Devant l'air émerveillé des Philippins et les travaux encore en cours dans les bassins, on suppose qu'il s'agit peut-être d'une inauguration. C'est beau et ça devrait l'être encore plus quand tout sera fini et que les bassins seront vraiment en eau. Un peu plus loin, des joueurs d'échec concentrés retiennent notre attention encore quelque temps. Ce sont les moustiques qui finiront par nous déloger. Le soir tombe. Et nous n'avons toujours pas vu le quartier historique … Nous n'en verrons que les belles murailles. Nous n'irons pas plus loin. Retour à l'hôtel à pied en logeant la baie. Il fait nuit. La digue et la rue sont éclairées de lampadaires multicolores ultra kitsch mais sympathiques. Les buildings de ce quartier sont beaux. L'ambiance est toujours à la fête. On se restaure, en marchant, de mangues pelées, coupées, et saupoudrées de sel pimenté. 20p le sachet de 3 mangues vertes prêtes à la consommation. Elles sont croquantes, c'est excellent. Ce sera notre dernier dîner. Au final, le peu que nous avons vu de Manille nous a bien plu. C'est une ville active que j'imaginais beaucoup plus polluée et plus dégradée qu'elle ne l'est. En tous cas, pour le très peu qu'on en a vu mais j'imagine bien qu'elle doit receler son lot de quartiers plus misérables. Et contre toute attente, nous y avons finalement passé une très agréable après-midi.
DIVERS : L’accueil : La plupart parle Anglais, peu ou prou. La communication est facile. Pas de sollicitation, pas d'arnaque, pas d'embrouille (par ex : le prix des bus, on a toujours payé le même prix que notre voisin). Pas besoin de négocier pendant 3 plombes pour obtenir un prix correct d'un service. Ca facilite le voyage, les rapports sont francs et amicaux. La carte bancaire : Comme toujours, ne comptez pas sur elle pour payer dans les petites guesthouses, les petits restau, les bus … Même sur Bohol, elle est assez peu acceptée. Ne comptez pas non plus sur elle pour retirer tout le cash dont vous aurez besoin. Retrait ATM plafonné à 10 000 p. Emportez des € pour changer au fil de l'eau (et là c'est facile, à des taux plus ou moins intéressants selon le lieu, mais au moins, ça dépanne). Le climat à cette époque (2 premières semaines d'Avril) : Frais dans la cordillère (entre 10-12°C le soir et autour de 18 dans la journée), on supportait bien notre polaire en soirée. J'ai d'ailleurs dormi avec à Bangaan et j'ai encore eu froid (on y survit !). A Bohol, très agréable malgré des nuages fréquents et de la pluie quasi quotidienne. Une température qui devait tourner autour de 25-28°C. Visiter l'île à scooter est très rafraichissant. Le ventilateur dans la chambre nous a largement suffit. A Manille, étouffant de 14h à 17h. Soirée par contre très douce. Et les rizières … Sont-elles vertes à cette époque ? Grande question … Nous avons eu droit à tous les stades de la culture du riz. Depuis le labourage des rizières vides qui ressemblent alors à de grandes mares de boues (c'était le cas pour certaines du côté de Banaué), jusqu'au riz en pleine maturité (à Batad et Bangaan notamment), d'un beau vert bien pétant. Et ces rizières peuvent se côtoyer : ici les petits plants très verts, très serrés qui attendent d'être repiqués, à côté, une rizière qui vient juste d'être replantée avec les jeunes pousses cette fois très espacées, cette autre en pleine maturité avec des plants drus, hauts et bien verts … et toute la déclinaison entre ces différentes étapes. C'est pourquoi je parle souvent d'un camaïeu de vert. Vêtements : Dans les montagnes du Nord, un sweat-shirt et une petite polaire n'étaient pas superflus. Pour les amatrices de short, n'hésitez pas. Les jeunes filles locales s'habillent court. L’affluence touristique à cette époque : High season mais juste avant la semaine sainte. J'avais réservé le vol intérieur et le séjour à la Villa Belza. J'ai également réservé nos billets de bus Banaué-Manille dès notre arrivée à Banaué, 3 jours avant le départ. Précaution inutile pour le bus qui, au final, n'était pas plein (peut-être que tout le monde sait éviter Florida et son festival de l'horreur !) Je pense que la semaine sainte change toute la donne. Les problèmes de santé : Aucun en dehors du très violent coup de soleil que Philippe a pris à Balicasag. Les moustiques : Ni plus ni moins qu'ailleurs … Décision personnelle, sans revendication ni débat : on a arrêté de bouffer des médocs et d'engraisser des labos pour se protéger du palu. Plus confiance … Photos : Les rizières sont grandioses mais les montagnes sont souvent voilées. Les couleurs des jeepneys et des tricycles apportent un peu de variété dans ce grand camaïeu de vert. L'artisanat : Pas grand-chose … De jolis tissages à Sagada.
On a beaucoup aimé : 🙂 L'immersion dans les rizières, l'étape à Cambulo L'aquarium naturel de Balicasag Sillonner Panglao et le SO de Bohol en scooter Manger du poisson grillé sur Alona Beach le soir au coucher du soleil
On a moins aimé : 😕 Le bus Florida de Banaué à Manille
En conclusion : Un dépaysement assuré et un grand émerveillement face à ce chef d'œuvre de l'art paysager que sont les rizières en terrasse. Un grand regret : ne pas avoir consacré la totalité de nos 2 semaines à cette seule région qui le mérite amplement.
Voyage combiné Maurice-La Réunion English translation pending
Bonjour,
En octobre prochain, nous envisageons un voyage d'une durée de deux semaines partagé entre Maurice et la Réunion.Nous habitons Marseille. A priori, nous pensons d'abord aller à Maurice, ensuite la Réunion et retour direct sur Marseille par Air Austral (?). Nous serions heureux d'avoir vos avis, sur les possibilités de transports aériens et des recommandations sur les hotels.
Nous vous remercions infiniment par avance.
Bien sincèrement.
Guy
Attention: arnaque à Varadero! English translation pending
Je suis allé au moins 12 fois à Varadero et voici de nouveaux changements que j'ai pu constaté:
VARADERO BUS TOUR:La préposée ramasse votre billet lors de votre sorti de l'autobus, pour le revendre au prochain client qui rentrera dans l'autobus!
Se faisant du même coup un 5 pesos cash dans ses poches car le billets avait déjà été acheté!Me rendant compte de l, arnaque alors que j'embarquait dans le bus, J'ai pu négocier mon passage pour 2 pesos!
BAR DE L'AÉROPORT:L'arnaque du barman est de jouer avec les prix.Alors que LA CERVEZA NACIONAL est affiché à 1.80.J'en commande 5 crystal, il me charge 2.50 par crystal me faisant croire que la CEVEZA NACIONAL était la BUCCANNERO!, j'Y dit mon os...ça fait 12 fois que je viens a Varadero et je sais que la biere national est la Crystal,
Il a ajusté son prix à 1.80 pesos , le ....!
TAUX DE CHANGE: Étudiez bien le taux de change lorsque vous changez vos dollars à l'hôtel.Vous seriez surpris de voir à quel point on se fait four....avoir !
pour finir
LES MAGASINS DE L'HOTEL: certain n'affiche plus leurs prix , et il change à chaque jour.
Vous avez vécu pareille expérience???? alors partagez avec -nous
VARADERO BUS TOUR:La préposée ramasse votre billet lors de votre sorti de l'autobus, pour le revendre au prochain client qui rentrera dans l'autobus!
Se faisant du même coup un 5 pesos cash dans ses poches car le billets avait déjà été acheté!Me rendant compte de l, arnaque alors que j'embarquait dans le bus, J'ai pu négocier mon passage pour 2 pesos!
BAR DE L'AÉROPORT:L'arnaque du barman est de jouer avec les prix.Alors que LA CERVEZA NACIONAL est affiché à 1.80.J'en commande 5 crystal, il me charge 2.50 par crystal me faisant croire que la CEVEZA NACIONAL était la BUCCANNERO!, j'Y dit mon os...ça fait 12 fois que je viens a Varadero et je sais que la biere national est la Crystal,
Il a ajusté son prix à 1.80 pesos , le ....!
TAUX DE CHANGE: Étudiez bien le taux de change lorsque vous changez vos dollars à l'hôtel.Vous seriez surpris de voir à quel point on se fait four....avoir !
pour finir
LES MAGASINS DE L'HOTEL: certain n'affiche plus leurs prix , et il change à chaque jour.
Vous avez vécu pareille expérience???? alors partagez avec -nous
Air France La Navette: marre des abus sur les bagages en cabine English translation pending
Bonsoir,
Voyageant régulièrement entre ORY et TLS sur AF, ce petit message pour m'insurger contre un état de fait: aucun contrôle n'est-il donc fait pour limiter le volume des bagages en cabine? A chaque fois, des passagers arrivent avec des cantines, j'exagère à peine. Et encore, certains ont plus d'un item. Aujourd'hui sur mon TLS/ORY, mêmes abus réitérés.
Toujours le même scénario: on perd un temps fou à essayer de caser ces objets, parfois vraiment hors gabarit, avec en plus des disputes entre les passagers ("mais faites donc attention", ou "de quel droit déplacez-vous mon bagage" etc..), et au bout du compte un départ retardé. Bien sûr, si un PNC s'aventure à une réflexion, il se fait rembarrer illico presto par le passager concerné, sûr de son bon droit.
J'imagine bien que renvoyer un bagage hors norme vers la soute peut prendre du temps, ce qui nuit au concept même de navette, mais AF ne pourrait-elle pas alors mettre en place un contrôle avant l'entrée dans l'avion?
Il est vrai que l'enregistrement par internet qui permet de se pointer avec armes et bagages à la porte d'embarquement ne doit pas aider à limiter les abus.
Je ne sais pas comment font RYR, EZY et consorts, mais mes expériences avec eux me donnent l'impression que le problème se pose moins souvent. Où est le miracle?
Le sujet a sûrement déjà été abordé, mais j'avoue ne pas avoir cherché. J'avais juste envie de pousser un petit coup de gueule, mais sûr que ça se reproduira dès lundi soir (retour de we de Pâques, je m'attends à tout)
Ph
PS:
1.- Je ne mentionne que mon vécu sur La Navette, car c'est ce que je connais bien. Mais est-ce différent sur d'autres liaisons?
2.- Une solution consisterait p-ê à augmenter la franchise de bagage en soute (après tout, bcp de gens arrivent à voyager sans rien mettre en soute, en particulier sur une ligne comme ORY-TLS où il y a bcp de voyages d'affaires sur un jour, ça laisse de la marge pour ceux qui ont besoin de voyager avec plus de choses). Mais, le naturel revenant vite au galop, pas certain que ça résolve le pb à long terme.
Voyageant régulièrement entre ORY et TLS sur AF, ce petit message pour m'insurger contre un état de fait: aucun contrôle n'est-il donc fait pour limiter le volume des bagages en cabine? A chaque fois, des passagers arrivent avec des cantines, j'exagère à peine. Et encore, certains ont plus d'un item. Aujourd'hui sur mon TLS/ORY, mêmes abus réitérés.
Toujours le même scénario: on perd un temps fou à essayer de caser ces objets, parfois vraiment hors gabarit, avec en plus des disputes entre les passagers ("mais faites donc attention", ou "de quel droit déplacez-vous mon bagage" etc..), et au bout du compte un départ retardé. Bien sûr, si un PNC s'aventure à une réflexion, il se fait rembarrer illico presto par le passager concerné, sûr de son bon droit.
J'imagine bien que renvoyer un bagage hors norme vers la soute peut prendre du temps, ce qui nuit au concept même de navette, mais AF ne pourrait-elle pas alors mettre en place un contrôle avant l'entrée dans l'avion?
Il est vrai que l'enregistrement par internet qui permet de se pointer avec armes et bagages à la porte d'embarquement ne doit pas aider à limiter les abus.
Je ne sais pas comment font RYR, EZY et consorts, mais mes expériences avec eux me donnent l'impression que le problème se pose moins souvent. Où est le miracle?
Le sujet a sûrement déjà été abordé, mais j'avoue ne pas avoir cherché. J'avais juste envie de pousser un petit coup de gueule, mais sûr que ça se reproduira dès lundi soir (retour de we de Pâques, je m'attends à tout)
Ph
PS:
1.- Je ne mentionne que mon vécu sur La Navette, car c'est ce que je connais bien. Mais est-ce différent sur d'autres liaisons?
2.- Une solution consisterait p-ê à augmenter la franchise de bagage en soute (après tout, bcp de gens arrivent à voyager sans rien mettre en soute, en particulier sur une ligne comme ORY-TLS où il y a bcp de voyages d'affaires sur un jour, ça laisse de la marge pour ceux qui ont besoin de voyager avec plus de choses). Mais, le naturel revenant vite au galop, pas certain que ça résolve le pb à long terme.
Réservation pour visiter le Upper Antelope Canyon? (Arizona) English translation pending
Salut,
Je serais à Page mi-aout, venant de Monument Valley, je voulais savoir s'il fallait réserver pour la visite de 11h, et si oui auprès de qui?
Ou alors peut-on directement se rendre devant l'entrée du canyon pour ensuite payer aux indiens?
Merci
Guadeloupe, un peu de culture Kréyol...! English translation pending
Bonjour à tous !
Ce n'est pas dans un but informatif que je poste un sujet aujourd'hui mais dans un but de partage... Après tout, combien d'entre vous (touristes ou expatriés) se sont interrogé réellement sur la situation des jeunes Guadeloupéens qu'ils croisent ou ont croisé durant leur séjour ?
Souvent craints, mis de côté, victime d'une mauvaise réputation, réputée "violente", attisant la curiosité parfois, la jeunes Antillaise fait office de souffre-douleur aujourd'hui aux Antilles et est marginalisée par un peu tout le monde aujourd'hui... on a tendance à lui incomber tous les problèmes. Compte tenu des différents facteurs qui font bloc en aval de ce conflit, ce séparatisme social, culturel et surtout générationnel est difficile à expliquer au jour d'aujourd'hui et je doute que les choses aillent en s'arrangeant.
C'est pourquoi, j'ai souhaité, pour les plus ouverts... vous donner matière à réfléchir sur cette situation en vous proposant un film que vous allez pouvoir visionner sur internet.
Synopsis: Ce film a été réalisé en 2006 par Jean-Claude Flamand Barny, jeune réalisateur, elève de Kassovitz. Ce film traite de la jeunesse Antillaise et des rapports qu'elle entretient avec le reste des Antilles, on y voit sa cruelle marginalisation et la prison dorée dans laquelle ces familles populaires sont enfermées. Ce film est, d'après moi, le film le plus représentatif de la situation actuelle, la réalité que lorsque l'on est en vacances, on ne voit pas ou que l'on craint. Mais cette réalité fait pourtant partie intégrante de la culture créole. Avec la fougue d'un premier long-métrage, le réalisateur a su s'attaquer directement au problème, sans hypocrisie ni parti pris... C'est ainsi que pour une fois on peut observer les Békés qui malgré le fait qu'ils ne soient pas craints font beaucoup de mal à l'île... Je ne vais pas tout vous dévoiler, je vous laisse vous forger votre propre opinion, le scenario est attrayant, cela se regarde sans difficulté et pour les rares phrases en créole présentes dans le film, elles sont sous-titrées. Durée: 1h30.
VOICI LES LIENS:
- PARTIE 1 CLIQUEZ.
- PARTIE 2 CLIQUEZ.
N'hésitez surtout pas à réagir, sur le film comme sur le sujet, toutes vos réactions sont importantes pour moi.
Merci d'avance, bon visionnage !
Ce n'est pas dans un but informatif que je poste un sujet aujourd'hui mais dans un but de partage... Après tout, combien d'entre vous (touristes ou expatriés) se sont interrogé réellement sur la situation des jeunes Guadeloupéens qu'ils croisent ou ont croisé durant leur séjour ?
Souvent craints, mis de côté, victime d'une mauvaise réputation, réputée "violente", attisant la curiosité parfois, la jeunes Antillaise fait office de souffre-douleur aujourd'hui aux Antilles et est marginalisée par un peu tout le monde aujourd'hui... on a tendance à lui incomber tous les problèmes. Compte tenu des différents facteurs qui font bloc en aval de ce conflit, ce séparatisme social, culturel et surtout générationnel est difficile à expliquer au jour d'aujourd'hui et je doute que les choses aillent en s'arrangeant.
C'est pourquoi, j'ai souhaité, pour les plus ouverts... vous donner matière à réfléchir sur cette situation en vous proposant un film que vous allez pouvoir visionner sur internet.
Synopsis: Ce film a été réalisé en 2006 par Jean-Claude Flamand Barny, jeune réalisateur, elève de Kassovitz. Ce film traite de la jeunesse Antillaise et des rapports qu'elle entretient avec le reste des Antilles, on y voit sa cruelle marginalisation et la prison dorée dans laquelle ces familles populaires sont enfermées. Ce film est, d'après moi, le film le plus représentatif de la situation actuelle, la réalité que lorsque l'on est en vacances, on ne voit pas ou que l'on craint. Mais cette réalité fait pourtant partie intégrante de la culture créole. Avec la fougue d'un premier long-métrage, le réalisateur a su s'attaquer directement au problème, sans hypocrisie ni parti pris... C'est ainsi que pour une fois on peut observer les Békés qui malgré le fait qu'ils ne soient pas craints font beaucoup de mal à l'île... Je ne vais pas tout vous dévoiler, je vous laisse vous forger votre propre opinion, le scenario est attrayant, cela se regarde sans difficulté et pour les rares phrases en créole présentes dans le film, elles sont sous-titrées. Durée: 1h30.
VOICI LES LIENS:
- PARTIE 1 CLIQUEZ.
- PARTIE 2 CLIQUEZ.
N'hésitez surtout pas à réagir, sur le film comme sur le sujet, toutes vos réactions sont importantes pour moi.
Merci d'avance, bon visionnage !
Retour de croisière Dubaï-Savone sur le Costa Luminosa English translation pending
De retour de cette très belle croisière je poste un c.r. afin d'offrir des renseignements éventuels à ceux qui projettent de faire cette croisière. Les avis des forumeurs nous ont bien aidé. Merci beaucoup à Léonorg, Alexandre, Cami ...et ts les autres.
Afin d"éviter les inconvénients liés au billet collectif Costa (non-choix de la cie aérienne, places séparées ds l'avion, arrivée tardive à bords : 2hrs & 3hrs du matin pr certains = excursions du matin loupées à Dubai ) ns avions réservé la croisière sans vol. Hôtel Ibis Al Rigga réservé par internet. Idem pour le vol : retenu un vol aller-retour moins cher qu'un aller simple allez comprendre pourquoi ?
Samedi 19 mars
A 7hrs vol Swiss Brux.-Zurich. Changement de terminal avec le petit train automatique qui diffuse chants d'oiseaux & meuglements de vaches!! Un peu de shopping, une petite collation et il est temps de se présenter à l'enregistrement. A 12h45 envol de l'A330 vers Dubaï ou nous arrivons vers 21h45 hre locale. Après le passage au service immigration ns récupérons nos bagages, changeons de l'argent et ns ns dirigeons vers la station des taxis où un "manager" régule le flot des arrivants. Après un court trajet ns arrivons à l'Ibis Al Rigga où ns avons retenu une chambre pour 2 nuits petits-déjeuner inclus pour 820AED ttc soit envir.164€. Malgré l'heure tardive le restaurant est encore ouvert et ns dégustons du poulet grillé massala avec riz + 1 grde bout. d'eau bien fraîche le tout pour 65AED (13€) pr deux. Attention : 2 bières (au bar ) sont facturées 58AED.
Dimanche 20 mars
Après un bon petit-déjeuner ns ns rendons en taxi au City Center Mall où ns achetons au Big Bus Tour 1 pass de 24hrs. Ces bus touristiques (op off/op on) sont très agréables pour visiter la ville. Ns commençons par le circuit rouge (vielle ville) Le billet comprend, entre autres, une ballade sur le creek. Ns embarquons vers 11h30 à bord d'un dhow et profitons de cette belle ballade. L'après-midi ns emprutons la ligne bleue (les plages, Jumeirah, Atlantis, Dubaï Mall etc.. En fin d'après-midi ns descendons au City Ceter et regagnon notre hôtel en taxi.
Lundi 21 mars
Après le petit déjeuner ns déposons nos bagages à la consigne de l'hôtel et après une ballade à pieds ds le quartier ns attrapons un taxi au vol et ns ns rendons au Dubaï Mall au pied des grandes tours. Après la visite de l'aquarium géant ns déjeunons à la terrasse d'un restaurant italien (délicieux) & assistons de notre place à la répétition des jets d'eau musicaux.
Encore une ballade-découverte ds le mall où ns achetons nos cartes postales et ns prenons un taxi afin de ns rendre au golf-club de Djebel Ali (en dehors de la ville) où ns avions réservé chez Seawings le survol de Dubaï en hydravion. Arrivés sur place ils s'aperçoivent que notre réservation avait été oubliée !! Finalement Seawing a affrèté une voiture du club avec chauffeur qui ns a ramenés gratuitement au creek de Dubaï où était amarré notre hydravion. Envol pour un magnifique et spectaculaire survol de la ville. Ns apercevons tout en bs "notre" bateau le Luminosa qui ns attend...Retour à l'hôtel où ns récupérons nos bagages, le portier arrête un taxi qui ns conduit au Cruises Terminal. A 18hrs ns présentons nos billets ns recevons nos cartes Costa et nos cartes rouges pr l'exercice de sauvetage. La photo traditionelle et ns embarquons.
Le Mont Olympe en avril, sur les traces d’Alexandre et de Philippe (Grèce) English translation pending
Le Mont Olympe en avril, sur les traces d’Alexandre et de Philippe
Avril est parfois hasardeux quand on décide un trekking en Europe, surtout en montagne. Pourtant le Mont Olympe, avec ses 2917 mètres d’altitude, à quatre heures de Bâle-Mulhouse, montagne modeste, mais combien mythique, obsèdent de nombreux randonneurs…
Surtout s’ils savent que pas moins de douze dieux habitent ces trois sommets: le STEPHAN I (siège de Zeus) le SKOLIO (2911 m) deuxième sommet du massif, et ce fameux MYTIKAS, qui culmine, divin, à 2917 m…
Seulement voilà, la plupart des guides de voyages décrivent la difficulté des 300 derniers mètres, qui surplombent un à-pic de 450 mètres… »Un guide est vivement recommandé »…’Passage en cordée obligatoire »….
En fait cette montagne est à ce point difficile qu’elle ne fût conquise pour la première fois qu’en I913...
Ulysse avait cependant un compte à régler avec l’hiver européen, il espérait que l’anticyclone des Acores qui balaierait l’Europe en semaine 14 accélèrerait la fonte des neiges que l’on voit sur les photos des guides et que l’ouverture des gîtes en début de saison(avril-mai) en serait accélérée…
Hélas, à l’arrivée à Thessalonique, le survol des Alpes et des sommets de Macédoine et d’Albanie, avait procuré à Ulysse et à Zou z, son guide préféré(cf. »le raisin est plus vert à Mascate »sultanat d’Oman) quelques sombres pressentiments…
Pourtant l’office de tourisme de l’aéroport international de Thessalonique ne les détrompa pas: « il n’y avait plus de neige à cette époque au sommet de l’Olympe… » Première rencontre avec le dieu Hermès(le dieu du commerce et des voleurs) les grecs certes avaient intérêt à vendre leur tourisme, vu l’état de leur balance des paiements….
Avril est parfois hasardeux quand on décide un trekking en Europe, surtout en montagne. Pourtant le Mont Olympe, avec ses 2917 mètres d’altitude, à quatre heures de Bâle-Mulhouse, montagne modeste, mais combien mythique, obsèdent de nombreux randonneurs…
Surtout s’ils savent que pas moins de douze dieux habitent ces trois sommets: le STEPHAN I (siège de Zeus) le SKOLIO (2911 m) deuxième sommet du massif, et ce fameux MYTIKAS, qui culmine, divin, à 2917 m…
Seulement voilà, la plupart des guides de voyages décrivent la difficulté des 300 derniers mètres, qui surplombent un à-pic de 450 mètres… »Un guide est vivement recommandé »…’Passage en cordée obligatoire »….
En fait cette montagne est à ce point difficile qu’elle ne fût conquise pour la première fois qu’en I913...
Ulysse avait cependant un compte à régler avec l’hiver européen, il espérait que l’anticyclone des Acores qui balaierait l’Europe en semaine 14 accélèrerait la fonte des neiges que l’on voit sur les photos des guides et que l’ouverture des gîtes en début de saison(avril-mai) en serait accélérée…
Hélas, à l’arrivée à Thessalonique, le survol des Alpes et des sommets de Macédoine et d’Albanie, avait procuré à Ulysse et à Zou z, son guide préféré(cf. »le raisin est plus vert à Mascate »sultanat d’Oman) quelques sombres pressentiments…
Pourtant l’office de tourisme de l’aéroport international de Thessalonique ne les détrompa pas: « il n’y avait plus de neige à cette époque au sommet de l’Olympe… » Première rencontre avec le dieu Hermès(le dieu du commerce et des voleurs) les grecs certes avaient intérêt à vendre leur tourisme, vu l’état de leur balance des paiements….
Air France: informations sur le poids maximum autorisé Paris-Séoul? English translation pending
Bonjour à tous.
Il y a quelques jours, j'ai acheté sur site informatique GO VOYAGE nos 4 billets d'avions départ dans six mois (2 adultes, 1 enfant, 1 bébé) avec la compagnie Corean Air. Nous décollons donc avec AIR FRANCE de CDG Paris jusqu'à Séoul pour ensuite en reprendre un autre mais làs avec Korean Air comme avion jusqu'à Phnom penh.
Bon, voilà ma question pour tous ceux déjà partis comme notre cas: quel est le poids maximum otorisé comme baguage en Sout pour chacun d'entre nous et aussi à la main sachant que sur nos billets marqué 20 kg et aussi demandé à ma compagnie Corean Air et donc répondu 20 kg maximum en sout et 12 à la main pour les adultes.
En se promenant sur internet, J'ai lu des discutions comme 23 kg maximum otorisés avec 12 kg à la main dans l'avion.
Bref, pour tous ceux qui lisent mon message et aussi déjà été dans ce même cas de situation,
Je vous remercie de votre expérience récente ou plus lointain par réponse.
Merci d'avance.
freddy
Il y a quelques jours, j'ai acheté sur site informatique GO VOYAGE nos 4 billets d'avions départ dans six mois (2 adultes, 1 enfant, 1 bébé) avec la compagnie Corean Air. Nous décollons donc avec AIR FRANCE de CDG Paris jusqu'à Séoul pour ensuite en reprendre un autre mais làs avec Korean Air comme avion jusqu'à Phnom penh.
Bon, voilà ma question pour tous ceux déjà partis comme notre cas: quel est le poids maximum otorisé comme baguage en Sout pour chacun d'entre nous et aussi à la main sachant que sur nos billets marqué 20 kg et aussi demandé à ma compagnie Corean Air et donc répondu 20 kg maximum en sout et 12 à la main pour les adultes.
En se promenant sur internet, J'ai lu des discutions comme 23 kg maximum otorisés avec 12 kg à la main dans l'avion.
Bref, pour tous ceux qui lisent mon message et aussi déjà été dans ce même cas de situation,
Je vous remercie de votre expérience récente ou plus lointain par réponse.
Merci d'avance.
freddy
Voyager en Malaisie avec quatre enfants: 11 ans, 9 ans, 6 ans et 1 mois English translation pending
bonjour a tous,
Nous partons pour la Malaisie du 20 juillet au 22 aout avec nos 4 enfants dont un qui va naitre au mois de juin. Nous allons essayer de faire un peu le tours du pays . Auriez vous des conseils pratique a me faire partager.ce qu'il faut faire ou ne pas faire...etc
merci d'avance cordialement
Nous partons pour la Malaisie du 20 juillet au 22 aout avec nos 4 enfants dont un qui va naitre au mois de juin. Nous allons essayer de faire un peu le tours du pays . Auriez vous des conseils pratique a me faire partager.ce qu'il faut faire ou ne pas faire...etc
merci d'avance cordialement
Périple Saumur - Saint-Nazaire par l'EuroVelo6 English translation pending
Bonjour à tous.
Notre petite famille se lance un petit défit Sur 10 jours cette fois.
Nous souhaitons emprunter l'euro velo 6 depuis Saumur (ce qui nous permettre de voir qqes chateaux) jusqu'à St Nazaire.
Ensuite nous comptons faire un bout de côte atlantique mais ne savons pas si aller vers le nord ou vers le sud.
Pensons laisser notre voiture et remorque à Saumur et selon l'état des troupes ferions une boucle, ou un aller simple.
Dans ce cas j'irai chercher le véhicule pour me permettre de charger le matos.
Si l'option coté atlantique vers le nord est retenue nous optons pour le passage de la loire par le bac pour st Brévin pour éviter le pont de st Nazaire.
10 jours pour une moyenne de 55 kms/jours vous parait-elle résonnable.
Ma compagne s'inquiétant particulièrement de la force et du sens du vent...
Merci pour vos premier avis
Les Grenoblois
Les Grenoblois
Horaires des bus Bukittingi - Toba? (Indonésie) English translation pending
Bonjour à tous!
Quelqu'un saurait à quelle heure partent les bus debukittingi, direction le nord (lac Toba dans notre cas)? Je ne trouve pas l'info... et où faut il réserver?
Merci beaucoup!
Quelqu'un saurait à quelle heure partent les bus debukittingi, direction le nord (lac Toba dans notre cas)? Je ne trouve pas l'info... et où faut il réserver?
Merci beaucoup!
Une nuit à Colter Bay Village (États-Unis) English translation pending
Boinjour,
En provenance de Rock Springs fin juin 2011 (trajet de 4h15 environ US 191) , je vais passer une nuit à Colter Bay Village dans le parc National de Grand Teton, avant de partir dans le Parc de Yellowstone y passer 5 nuits. Après avoir lu les divers messages sur ce forum au sujet de randonnées à faire dans le parc de Grand Teton, je m'interroge sur les différentes randonnées à faire. Ce n'est pas ça qui manque!!!
Dans Ouestusa, il est préconisé de faire en priorité: - le tour de Swan Lake (2h) en passant par la forêt - la rando de Taggart Lake (2h) - la "chapel of transformation" (avec la vue de la chaîne des Tetons via la baie vitrée)
Dans le guide du Routard et dans vos messages sur le forum, il est conseillé de faire, la randonnée de Jenny Lake en faisant l'aller en bateau navette pour aller de l'autre côté du lac, aller jusqu'aux "Hidden Falls" et rejoindre ensuite le sentier menant à "Inspiration Point" avant de revenir au point de départ à pied en longeant le lac. Dans Roatrippin, il est indiqué qu'il faut 4 heures pour faire la boucle (6,6 miles). Comptent-ils l'aller en bateau ou tout à pied? Pour celles et ceux qui ont fait cette randonnée comme indiqué dans le Routard (aller en bateau et retour à pied), combien de temps faut-il environ pour faire cette boucle, en comportant les arrêts photos, etc...? Le retour à pied vaut-il le coup, si non, par manque de temps, nous reviendrions en bateau....🙁
Dans le site consacré au parc, www.nps.gov/grte/, il est indiqué dans les Day Hikes :(N° 8): Jenny Lake Loop (7,1 miles,4h) Hidden Falls (5,2 miles, 3h) Inspiration Point (6 miles, 4h)
J'imagine qu'ici, les distances et temps indiqués ne prennent pas en compte la combinaison des trois.....mais le seul A/R ou boucle concerné...Quel est le point de départ commun aux trois? A la lecture des diverses cartes des randonnées du parc, les itinéraires (en noir et blanc) ne sont pas toujours très bien matérialisés.
Aurais-le le temps de faire, selon vous, ce que préconise Ouestusa (rando Taggart Lake + Swan Lake) + ce que préconisent les forumeurs et Routard (Boucle Jenny Lake + Hidden Falls + Inspiration Point avec aller en bateau navette et retour à pied).
La vue des Tetons au trafvers de la baie vitrée de la "chapel of transformation" est-elle si belle et immanquable? Quid de la Mormon Row au croisement de la Antelope Flats Rd?
Ce qu'il faut prendre en compte, c'est notre arrivée après 4h de route de Rocks Springs en J1. Puis notre départ le lendemain pour Yellowstone (1 nuit au Yellowstone Lake and Cabins dans la partie sud du parc). Pour rappel, nous aurons un SUV et sommes deux adultes.
Si vous avez d'autres balades, routes ou points de vue qui valent vraiment le détour, je suis preneuse!!!! Y a t-il un endroit (lac, point de vue..) à privilégier pour le coucher de soleil et/ou lever du soleil?
Enfin, je n'ai pas la notion des distances du parc pour aller de Colter Bay Village au Jenny Lake Visitor Center, pour aller à la Chapel of transformation, Mormon Row...)
Merci d'avance pour vos réponses et conseils.
Bonne soirée Sylvie
En provenance de Rock Springs fin juin 2011 (trajet de 4h15 environ US 191) , je vais passer une nuit à Colter Bay Village dans le parc National de Grand Teton, avant de partir dans le Parc de Yellowstone y passer 5 nuits. Après avoir lu les divers messages sur ce forum au sujet de randonnées à faire dans le parc de Grand Teton, je m'interroge sur les différentes randonnées à faire. Ce n'est pas ça qui manque!!!
Dans Ouestusa, il est préconisé de faire en priorité: - le tour de Swan Lake (2h) en passant par la forêt - la rando de Taggart Lake (2h) - la "chapel of transformation" (avec la vue de la chaîne des Tetons via la baie vitrée)
Dans le guide du Routard et dans vos messages sur le forum, il est conseillé de faire, la randonnée de Jenny Lake en faisant l'aller en bateau navette pour aller de l'autre côté du lac, aller jusqu'aux "Hidden Falls" et rejoindre ensuite le sentier menant à "Inspiration Point" avant de revenir au point de départ à pied en longeant le lac. Dans Roatrippin, il est indiqué qu'il faut 4 heures pour faire la boucle (6,6 miles). Comptent-ils l'aller en bateau ou tout à pied? Pour celles et ceux qui ont fait cette randonnée comme indiqué dans le Routard (aller en bateau et retour à pied), combien de temps faut-il environ pour faire cette boucle, en comportant les arrêts photos, etc...? Le retour à pied vaut-il le coup, si non, par manque de temps, nous reviendrions en bateau....🙁
Dans le site consacré au parc, www.nps.gov/grte/, il est indiqué dans les Day Hikes :(N° 8): Jenny Lake Loop (7,1 miles,4h) Hidden Falls (5,2 miles, 3h) Inspiration Point (6 miles, 4h)
J'imagine qu'ici, les distances et temps indiqués ne prennent pas en compte la combinaison des trois.....mais le seul A/R ou boucle concerné...Quel est le point de départ commun aux trois? A la lecture des diverses cartes des randonnées du parc, les itinéraires (en noir et blanc) ne sont pas toujours très bien matérialisés.
Aurais-le le temps de faire, selon vous, ce que préconise Ouestusa (rando Taggart Lake + Swan Lake) + ce que préconisent les forumeurs et Routard (Boucle Jenny Lake + Hidden Falls + Inspiration Point avec aller en bateau navette et retour à pied).
La vue des Tetons au trafvers de la baie vitrée de la "chapel of transformation" est-elle si belle et immanquable? Quid de la Mormon Row au croisement de la Antelope Flats Rd?
Ce qu'il faut prendre en compte, c'est notre arrivée après 4h de route de Rocks Springs en J1. Puis notre départ le lendemain pour Yellowstone (1 nuit au Yellowstone Lake and Cabins dans la partie sud du parc). Pour rappel, nous aurons un SUV et sommes deux adultes.
Si vous avez d'autres balades, routes ou points de vue qui valent vraiment le détour, je suis preneuse!!!! Y a t-il un endroit (lac, point de vue..) à privilégier pour le coucher de soleil et/ou lever du soleil?
Enfin, je n'ai pas la notion des distances du parc pour aller de Colter Bay Village au Jenny Lake Visitor Center, pour aller à la Chapel of transformation, Mormon Row...)
Merci d'avance pour vos réponses et conseils.
Bonne soirée Sylvie
Croisière "Perles de la Baltique" sur le MSC Orchestra English translation pending
Bonjour à Tous,
C'est parti pour de nouvelles aventures, nous partons, mon épouse et moi, en compagnie d'un couple d'amis, faire la croisière en Mer Baltique, sur l'Orchestra le 31/04 jusqu'au 08/05.
Plusieurs questions pour les habitués de ce parcours.
Nous sommes habitués, enfin débutants quand même, puisque ce sera la 2ème, la première fut en mer Egée, Grèce et Turquie, superbes souvenirs, donc pour le bateau, c'est bon mis à part les fameux pourboires, qui, selon moi, est un peu cher et je préférerai le donner qu'à ceux qui m'ont effectivement bien servit sur le bateau, steward et serveurs.
sur l'Orchestra, peut-on toujours donner ces pourboires à ce que l'on veut ??
Pour la Baltique, le passeport est-il obligatoire, car pour la Suede, le Danemark et l'Allemagne non, mais l'Estonie je sais pas, merci de me renseigner ??
Je suis preneur de tous renseignements sur cette croisière et ce bateau qui me semble neuf, je crois
Bonne soirée à tous.
Très cordialement
Quel porte bébé pour un voyage à Bali avec enfant de presque 2 ans? English translation pending
Bonjour,
Nos partons à Bali fin juillet pour 3 semaines avec notre petite fille qui aura alors 21 mois. Nous comptons faire des randonnées lors de ce voyage. J'ai essayé plusieurs systèmes de portage depuis sa naissance. L'écharpe, j'aimais beaucoup mais quand elle était plus petite, depuis que je la mets sur le dos, je préfère le Chinado que je trouve bien plus facile d'installation. Mais je ne l'utilise que pour de courtes durées (quelques heures), lorsque nous partons en rando pour la journée, nous préférons un porte-bébé avec armatures. Bien que plus encombrant, le papa trouve vraiment ça plus confortable sur la durée. Le hic, c'est que la compagnie aérienne a perdu le nôtre lors de notre dernier voyage. Nous avions un Deuter, mais les modèles de cette année ont pris 500g, ce qui commence à faire lourd (on approche des 3 kg). Auriez-vous des porte-bébé de ce type à me conseiller, et où les trouver?
Autre question, a-t-on l'utilité d'une poussette à Bali? J'ai lu que les trottoirs étaient en mauvais état et impraticable en poussette.
Est-il nécessaire d'emporter un li tente pop-up? ou y a-t-il des lits pour les grands bébés?
Merci pour toutes les informations que vous pouvez m'apporter.
Nos partons à Bali fin juillet pour 3 semaines avec notre petite fille qui aura alors 21 mois. Nous comptons faire des randonnées lors de ce voyage. J'ai essayé plusieurs systèmes de portage depuis sa naissance. L'écharpe, j'aimais beaucoup mais quand elle était plus petite, depuis que je la mets sur le dos, je préfère le Chinado que je trouve bien plus facile d'installation. Mais je ne l'utilise que pour de courtes durées (quelques heures), lorsque nous partons en rando pour la journée, nous préférons un porte-bébé avec armatures. Bien que plus encombrant, le papa trouve vraiment ça plus confortable sur la durée. Le hic, c'est que la compagnie aérienne a perdu le nôtre lors de notre dernier voyage. Nous avions un Deuter, mais les modèles de cette année ont pris 500g, ce qui commence à faire lourd (on approche des 3 kg). Auriez-vous des porte-bébé de ce type à me conseiller, et où les trouver?
Autre question, a-t-on l'utilité d'une poussette à Bali? J'ai lu que les trottoirs étaient en mauvais état et impraticable en poussette.
Est-il nécessaire d'emporter un li tente pop-up? ou y a-t-il des lits pour les grands bébés?
Merci pour toutes les informations que vous pouvez m'apporter.
Retour sur l'hôtel Villas Telamar au Honduras (24 février au 3 mars 2011) English translation pending
Le Villas Telamar sans Hésitation / Le Honduras vraiment à découvrir!
Nous y étions du 24 février au 3 Mars 2011 et avons adoré. La Ceiba possède un petit aéroport, donc passer à l'immigration peut sembler un peu long selon notre perception (seulement 2 douaniers pour +/- 197 passagers) mais tout de même on prend leur rythme. Les Honduriens manipulent avec soin les valises, ce qui est rarement observable ailleurs. Le check-in se fait avant de monter dans le bus, ce qui est tout aussi enviable. Le trajet qui nous conduit jusqu'à Tela nous permet de voir de l'animation vivante et de s'imprégner des différents villages. Voyager différemment: c’est lorsque la distance entre l'aéroport et l'hôtel ne devient pas un critère de premier choix. Pour voir autre chose, la distance du transfert est un bien petit prix à "payer". Et les gens qui vont vers cette destination le savent aussi. En aucun moment nous avons regretté notre choix.
(Prenez note que la taxe de sortie n’est pas incluse dans le forfait. Elle est exactement de 37.35$ USD mais payons 38$ et ce pour toutes les personnes âgées de 1 à 77 ans. Les enfants paient le même tarif. Autre chose à savoir, ils fouillent tous les bagages. De plus du côté international il y a une boutique hors-taxes mais fermée pour inventaire depuis on ne sait quand. Donc on ne peut rien acheter.)
Le complexe est impeccable et sécuritaire. Grand site, section Hôtelière, Villas et appartements, on ne se marche pas sur le pied. Site paisible. Le personnel est gentil, souriant, sympathique, courtois, sérieux et bienveillant. Plusieurs parlent le français. Végétation superbe. Excellent entretien paysager et ménager.
Nous étions dans la section Villas (Standard) : belle chambre spacieuse, propre et fraîche juste à point avec plancher en lattes de bois ce qui donne du cachet. Le climatiseur mural est un peu bruyant, mais on s’y habitue. Un mobilier en bois d’acajou fonctionnel (rien de brisé), des matelas confortables, un séchoir à cheveux disponible dans la salle de bain, ce qui n’était pas mentionné dans la brochure de Tours Mont-Royal. On ne manque pas de serviettes, débarbouillettes, papier hygiénique, savons, shampoings, café-filtre et bouteilles d’eau. Tout est complet. Les Villas sont communicantes, ce qui est avantageux pour les membres d’une même famille, bien que cela rendre l’insonorisation un peu plus déficiente mais rien de si terrible comme inconvénient. Ce que je dois vous mentionner c’est qu’à notre arrivée à la Villa, il y avait une odeur prenante d’insecticide. Cette odeur est demeurée durant 1 journée. J’avoue que cela irritait les cloisons nasales. On nous a dit qu’effectivement ils arrosent contre les insectes. Sauf qu’ils y vont peut-être un petit peu trop fort avec le produit… chose certaine, il n’y avait pas d’insectes dans la Villa ! À l’extérieur en soirée il y a des moustiques. Donc un indispensable : le chasse-moustiques que l’on préférera en lotion ou en vaporisateur et non en aérosol car confisqué à l’aéroport.
Alors je vous dirais ceci : oui aux Villas (Standard) pour ceux qui veulent vivre un style différent de logis-vacances, en retrait du complexe (l’autre section près de la piscine), sans le top luxe d’une chambre supérieure (pour lesquelles chambres certaines éprouvaient des lacunes). À mon point de vue, considérant le temps passé dans la chambre parce que toujours sorti, du moment que l’on peut dormir, se laver, et se nourrir, c’est tout ce qui compte à la base. Les Villas c’est plus OK ! Elles sont très bien. (et moins chers). Pour ceux qui recherchent le confort de leur foyer, et bien ils ne sont pas nécessairement faits pour voyager, s’adapter au pays, et découvrir. On fait avec ce que l’on retrouve sur les lieux.
La plage est belle, large et assez longue pour prendre de belles balades. C’est certain qu’il y a une dénivellation lorsque la mer devient basse, mais ne rend pas les balades impossibles. Elle est très propre aussi. Bravo les touristes ! Vous vous ramassez. Et oui j’ai observé que plusieurs personnes rapportent leurs bouteilles, verres vides et autres détritus. Quel beau geste écologique ! Et c’est appréciable car la plage demeure propre. Il faut dire qu’il est vrai que les poubelles ne sont disponibles qu’à la sortie de la plage et au resto de la plage.
Bravo aussi aux fumeurs qui mettent leurs mégots dans un verre rempli de sable. Mais attention à la toute récente loi anti-tabac. Il est désormais interdit de fumer à la plage, dans les chambres et restaurants. Informez-vous !
Il n’y a pas tellement de vendeurs itinérants pour nous importuner. En plus ils sont gentils. Nous n’avons pas trouvé désagréable de partager le site avec les Honduriens. Ils sont sympathiques et respectueux des touristes. Mis à part ce petit envahissement du week-end, le reste de la semaine est tranquille et paisible autant sur le complexe qu’à la plage. En ce qui concerne les quads (4 X 4) sur la plage les samedis et dimanches, ils ne sont pas si nombreux et dérangeant, enfin à mon avis, beaucoup moins dérangeant que les jets skis et compagnies à moteurs de d’autres destinations. Si vous ne souhaitez pas subir les petits inconvénients de la masse Hondurienne du samedi-dimanche (beaucoup plus le dimanche car tout est fermé donc ils viennent tous profiter de la plage), planifiez vos excursions lors de ces journées.
L'eau de la mer y est claire, pas d’algues ni de roches et bien tempérée. Certains jours la mer est plus agitée que d’autres et avons droit à de belles vagues. Souvent en après-midi le vent se lève et c’est une chance car il fait très chaud. Des employés rangent à chaque fin de journée les chaises et carpa (abri) qu’ils transportent sur leur tête. D'ailleurs celles-ci sont en bon état et très confortables, si l'on compare à d'autres destinations. Pas de problèmes pour les serviettes de plage. De belles piscines et petit parc aquatique bien entretenues longent le complexe hôtelier.
La nourriture est bien variée et suffisante compte tenu de la faible masse de touristes. On trouve toujours quelques choses pour se régaler et c’est très bon.
Le vin est médiocre, et ce même s’il provient du Chili ou d’Argentine. Conseil : achetez-vous quelques bouteilles au hors-taxes Canadien. Pas de problèmes pour les réservations à la carte. À noter, ne prenez pas une réservation à la carte pour le mercredi soir car buffet et restos à la carte sont fermés. En fait le buffet est déplacé au resto de la plage pour la Beach Party.
Nous avons fait le mini tour de ville offert avec Chantal de Turaser Tours pour 15$ USD/couple incluant 1 consommation à l’Hôtel Maya Vista. Je le décris comme un tour d’orientation d’environ +/- 1h30 et qui se termine sur le belvédère du Maya Vista pour y observer une vue splendide sur Tela ainsi qu’un magnifique coucher de soleil. Le tour se fait en bus et l’on ne descend pas (un peu décevant). Chantal nous fournit de bonnes informations ce qui nous permet par la suite de visiter Tela par nous-même. L’Hôtel Maya Vista (tenu par des québécois) est construit en hauteur. De loin on dirait une maison dans un arbre. On peut très bien l’observer depuis la plage du Telamar. Pour y accéder par l’arrière, la pente est abrupte, et par la rue principale on y compte 80 marches jusqu’à l’entrée-lobby de l’Hôtel. C’est un petit hôtel charmant et convivial. Des gens super sympathiques. Voir leur site web. Sur demande Ils peuvent vous organiser des excursions pour moins chers qu’aux Villas Telamar. Ils offrent une table d��hôte langouste et filet mignon pour 29.95$USD. Seul petit désagrément : les chaises inconfortables sur la terrasse.
Un autre petit endroit à découvrir l’Hôtel Lempira, Pierre peut aussi vous faire voir du pays dans des zones moins touristiques. Il faut demander.
Se promener dans Tela de jour est agréable, sécuritaire et est à une distance d’un peu plus de 20 minutes de marche. Le soir dès 18 hres tout est fermé, donc il n’y a rien à faire. Raison pour laquelle ils ne nous conseillent pas de sortir du complexe à pied. La course en taxi est de 1.00$ USD (20 lempiras) En fait 1.00$ USD = 19.03 lempiras (03/03/11). Aller au marché local est une expérience agréable. Tout ne coûte pas cher. Ex : pour 100 bananes 3$ USD/60 lempiras, les Rhums y sont plus abordables qu’à l’hôtel :
Rhums Honduriens : Plata Light : 72.25 Lps ; Plata Azul : 70.35 Lps ; Plata Premium Anejo (brun) : 87.90 Lps
Rhum du Nicaragua : Flor de Cana Oro 4 : 135.50 Lps ; Flor de Cana Grand Reserve 7 : 221.70 Lps
À l’hôtel : Plata Light : 100.00 Lps ; Plata Azul : 110.00 Lps ; Flor de Cana 5 :
198.00 Lps ; Flor de Cana Grand Reserve 7 : 270.00 Lps ; Guifiti : 240.00 Lps
Café de Copan : 7$ USD
Tela cultive l’ananas, la banane et l’huile de palme, Copan cultive le Café, San Pedro industrialise ananas, bananes et huile de palme.
Pour les excursions, il est vrai qu'une semaine n'est pas assez, 10 jours serait préférable mais n'est pas offert. Avec Turaser Tours toutes les sorties pour excursions sont sécuritaires. On propose : San Pedro : 55$USD, Canopy et sources thermales : 95$USD, les ruines de Copan (95$USD) (78$USD Coco Tours) prend 5 hres pour y aller. On nous suggère de passer la nuit là-bas pour 190$USD. Nous avons dû laisser tomber considérant que c’était trop loin. Cayos Cochinos (95$USD) (65$USD Coco Tours) dispendieux pour aller 2 hres sur une plage et faire de la plongée. On ne choisit pas La Ceiba ou Tela comme destination vacancière pour faire de la plongée. On préférera le Roatan pour cela ou une destination spécifique à la plongée. C’est plus logique. La Ceiba et Tela sont pour l’éco-tourisme.
Parc National Pico Bonito 80$USD, Eco Aventure des 3 rivières150$USD, Jardin tropical Lancetilla-Lagon Los Micos-Village Garifuna 75$USD (en passant Chantal connait très bien sa matière et est compétente. Il est juste dommage qu’au moment de la visite du jardin, les arbres n’étaient ni en production de fleurs ou de fruits. La période est plus en avril-mai.), Roatan : les îles de la Baie 150$USD (78$USD Coco Tours).
Finalement comme déjà mentionné par plusieurs, les tours sont plus abordables avec Coco Tours et Garifunas Tours (près du Maya Vista) qu’avec Turaser Tours qui est affilié avec Tours Mont-Royal. Un responsable de Turaser m’a dit que si c’est plus cher c’est qu’ils doivent payer la taxe de 16% en plus des prix d’entrées sur les sites. Il semblait déçu car beaucoup de touristes achètent leurs excursions ailleurs comme mentionnées dans ce commentaire. À son dire, Miguel et Julia ne paient pas les entrées. Par ailleurs, si vous réservez un tour avec Garifunas Tours, il se peut que l’excursion soit annulée faute de participants. Ce qui peut être décevant. Avec Coco Tours, nous n’avons connu aucun problème. Nous avons fait Combo Punta Sal pour 28$USD avec Miguel et Julia. Ils sont bien sympathiques. Cependant, Punta Sal n’est pas vraiment l’endroit désigné pour faire de l’apnée comme proposé dans l’excursion. La mer est trop agitée, très peu de variété de poissons et beaucoup de roches qui rendent l’accès dangereux. Les gens se sont baignés mais peu ont fait de l’apnée. La publicité sur leur feuillet ne rend pas justice à l’excursion. Nous avons ensuite été visité le Parc National Jeannette Kawas et observer quelques hurleurs en dormance. De retour sur la berge, nous sommes allés prendre le repas chez les Garifuna, Excellent poisson.
En résumé nous avons passé une très belle semaine avec une température idéale. D’ailleurs la période «Top soleil » pour le Honduras (La Ceiba – Tela) est de la mi-février à mai. C’est dans cette période qu’il y a le moins de pluie. Je vous recommande cette destination sans hésitation. Allez découvrir le Honduras avant qu’il ne devienne trop touristique.
OSER AUSSI LE HONDURAS. Vous n'en reviendrez pas déçu !
Je vous souhaite un bon voyage, allez au bout de vos découvertes !
Nous y étions du 24 février au 3 Mars 2011 et avons adoré. La Ceiba possède un petit aéroport, donc passer à l'immigration peut sembler un peu long selon notre perception (seulement 2 douaniers pour +/- 197 passagers) mais tout de même on prend leur rythme. Les Honduriens manipulent avec soin les valises, ce qui est rarement observable ailleurs. Le check-in se fait avant de monter dans le bus, ce qui est tout aussi enviable. Le trajet qui nous conduit jusqu'à Tela nous permet de voir de l'animation vivante et de s'imprégner des différents villages. Voyager différemment: c’est lorsque la distance entre l'aéroport et l'hôtel ne devient pas un critère de premier choix. Pour voir autre chose, la distance du transfert est un bien petit prix à "payer". Et les gens qui vont vers cette destination le savent aussi. En aucun moment nous avons regretté notre choix.
(Prenez note que la taxe de sortie n’est pas incluse dans le forfait. Elle est exactement de 37.35$ USD mais payons 38$ et ce pour toutes les personnes âgées de 1 à 77 ans. Les enfants paient le même tarif. Autre chose à savoir, ils fouillent tous les bagages. De plus du côté international il y a une boutique hors-taxes mais fermée pour inventaire depuis on ne sait quand. Donc on ne peut rien acheter.)
Le complexe est impeccable et sécuritaire. Grand site, section Hôtelière, Villas et appartements, on ne se marche pas sur le pied. Site paisible. Le personnel est gentil, souriant, sympathique, courtois, sérieux et bienveillant. Plusieurs parlent le français. Végétation superbe. Excellent entretien paysager et ménager.
Nous étions dans la section Villas (Standard) : belle chambre spacieuse, propre et fraîche juste à point avec plancher en lattes de bois ce qui donne du cachet. Le climatiseur mural est un peu bruyant, mais on s’y habitue. Un mobilier en bois d’acajou fonctionnel (rien de brisé), des matelas confortables, un séchoir à cheveux disponible dans la salle de bain, ce qui n’était pas mentionné dans la brochure de Tours Mont-Royal. On ne manque pas de serviettes, débarbouillettes, papier hygiénique, savons, shampoings, café-filtre et bouteilles d’eau. Tout est complet. Les Villas sont communicantes, ce qui est avantageux pour les membres d’une même famille, bien que cela rendre l’insonorisation un peu plus déficiente mais rien de si terrible comme inconvénient. Ce que je dois vous mentionner c’est qu’à notre arrivée à la Villa, il y avait une odeur prenante d’insecticide. Cette odeur est demeurée durant 1 journée. J’avoue que cela irritait les cloisons nasales. On nous a dit qu’effectivement ils arrosent contre les insectes. Sauf qu’ils y vont peut-être un petit peu trop fort avec le produit… chose certaine, il n’y avait pas d’insectes dans la Villa ! À l’extérieur en soirée il y a des moustiques. Donc un indispensable : le chasse-moustiques que l’on préférera en lotion ou en vaporisateur et non en aérosol car confisqué à l’aéroport.
Alors je vous dirais ceci : oui aux Villas (Standard) pour ceux qui veulent vivre un style différent de logis-vacances, en retrait du complexe (l’autre section près de la piscine), sans le top luxe d’une chambre supérieure (pour lesquelles chambres certaines éprouvaient des lacunes). À mon point de vue, considérant le temps passé dans la chambre parce que toujours sorti, du moment que l’on peut dormir, se laver, et se nourrir, c’est tout ce qui compte à la base. Les Villas c’est plus OK ! Elles sont très bien. (et moins chers). Pour ceux qui recherchent le confort de leur foyer, et bien ils ne sont pas nécessairement faits pour voyager, s’adapter au pays, et découvrir. On fait avec ce que l’on retrouve sur les lieux.
La plage est belle, large et assez longue pour prendre de belles balades. C’est certain qu’il y a une dénivellation lorsque la mer devient basse, mais ne rend pas les balades impossibles. Elle est très propre aussi. Bravo les touristes ! Vous vous ramassez. Et oui j’ai observé que plusieurs personnes rapportent leurs bouteilles, verres vides et autres détritus. Quel beau geste écologique ! Et c’est appréciable car la plage demeure propre. Il faut dire qu’il est vrai que les poubelles ne sont disponibles qu’à la sortie de la plage et au resto de la plage.
Bravo aussi aux fumeurs qui mettent leurs mégots dans un verre rempli de sable. Mais attention à la toute récente loi anti-tabac. Il est désormais interdit de fumer à la plage, dans les chambres et restaurants. Informez-vous !
Il n’y a pas tellement de vendeurs itinérants pour nous importuner. En plus ils sont gentils. Nous n’avons pas trouvé désagréable de partager le site avec les Honduriens. Ils sont sympathiques et respectueux des touristes. Mis à part ce petit envahissement du week-end, le reste de la semaine est tranquille et paisible autant sur le complexe qu’à la plage. En ce qui concerne les quads (4 X 4) sur la plage les samedis et dimanches, ils ne sont pas si nombreux et dérangeant, enfin à mon avis, beaucoup moins dérangeant que les jets skis et compagnies à moteurs de d’autres destinations. Si vous ne souhaitez pas subir les petits inconvénients de la masse Hondurienne du samedi-dimanche (beaucoup plus le dimanche car tout est fermé donc ils viennent tous profiter de la plage), planifiez vos excursions lors de ces journées.
L'eau de la mer y est claire, pas d’algues ni de roches et bien tempérée. Certains jours la mer est plus agitée que d’autres et avons droit à de belles vagues. Souvent en après-midi le vent se lève et c’est une chance car il fait très chaud. Des employés rangent à chaque fin de journée les chaises et carpa (abri) qu’ils transportent sur leur tête. D'ailleurs celles-ci sont en bon état et très confortables, si l'on compare à d'autres destinations. Pas de problèmes pour les serviettes de plage. De belles piscines et petit parc aquatique bien entretenues longent le complexe hôtelier.
La nourriture est bien variée et suffisante compte tenu de la faible masse de touristes. On trouve toujours quelques choses pour se régaler et c’est très bon.
Le vin est médiocre, et ce même s’il provient du Chili ou d’Argentine. Conseil : achetez-vous quelques bouteilles au hors-taxes Canadien. Pas de problèmes pour les réservations à la carte. À noter, ne prenez pas une réservation à la carte pour le mercredi soir car buffet et restos à la carte sont fermés. En fait le buffet est déplacé au resto de la plage pour la Beach Party.
Nous avons fait le mini tour de ville offert avec Chantal de Turaser Tours pour 15$ USD/couple incluant 1 consommation à l’Hôtel Maya Vista. Je le décris comme un tour d’orientation d’environ +/- 1h30 et qui se termine sur le belvédère du Maya Vista pour y observer une vue splendide sur Tela ainsi qu’un magnifique coucher de soleil. Le tour se fait en bus et l’on ne descend pas (un peu décevant). Chantal nous fournit de bonnes informations ce qui nous permet par la suite de visiter Tela par nous-même. L’Hôtel Maya Vista (tenu par des québécois) est construit en hauteur. De loin on dirait une maison dans un arbre. On peut très bien l’observer depuis la plage du Telamar. Pour y accéder par l’arrière, la pente est abrupte, et par la rue principale on y compte 80 marches jusqu’à l’entrée-lobby de l’Hôtel. C’est un petit hôtel charmant et convivial. Des gens super sympathiques. Voir leur site web. Sur demande Ils peuvent vous organiser des excursions pour moins chers qu’aux Villas Telamar. Ils offrent une table d��hôte langouste et filet mignon pour 29.95$USD. Seul petit désagrément : les chaises inconfortables sur la terrasse.
Un autre petit endroit à découvrir l’Hôtel Lempira, Pierre peut aussi vous faire voir du pays dans des zones moins touristiques. Il faut demander.
Se promener dans Tela de jour est agréable, sécuritaire et est à une distance d’un peu plus de 20 minutes de marche. Le soir dès 18 hres tout est fermé, donc il n’y a rien à faire. Raison pour laquelle ils ne nous conseillent pas de sortir du complexe à pied. La course en taxi est de 1.00$ USD (20 lempiras) En fait 1.00$ USD = 19.03 lempiras (03/03/11). Aller au marché local est une expérience agréable. Tout ne coûte pas cher. Ex : pour 100 bananes 3$ USD/60 lempiras, les Rhums y sont plus abordables qu’à l’hôtel :
Rhums Honduriens : Plata Light : 72.25 Lps ; Plata Azul : 70.35 Lps ; Plata Premium Anejo (brun) : 87.90 Lps
Rhum du Nicaragua : Flor de Cana Oro 4 : 135.50 Lps ; Flor de Cana Grand Reserve 7 : 221.70 Lps
À l’hôtel : Plata Light : 100.00 Lps ; Plata Azul : 110.00 Lps ; Flor de Cana 5 :
198.00 Lps ; Flor de Cana Grand Reserve 7 : 270.00 Lps ; Guifiti : 240.00 Lps
Café de Copan : 7$ USD
Tela cultive l’ananas, la banane et l’huile de palme, Copan cultive le Café, San Pedro industrialise ananas, bananes et huile de palme.
Pour les excursions, il est vrai qu'une semaine n'est pas assez, 10 jours serait préférable mais n'est pas offert. Avec Turaser Tours toutes les sorties pour excursions sont sécuritaires. On propose : San Pedro : 55$USD, Canopy et sources thermales : 95$USD, les ruines de Copan (95$USD) (78$USD Coco Tours) prend 5 hres pour y aller. On nous suggère de passer la nuit là-bas pour 190$USD. Nous avons dû laisser tomber considérant que c’était trop loin. Cayos Cochinos (95$USD) (65$USD Coco Tours) dispendieux pour aller 2 hres sur une plage et faire de la plongée. On ne choisit pas La Ceiba ou Tela comme destination vacancière pour faire de la plongée. On préférera le Roatan pour cela ou une destination spécifique à la plongée. C’est plus logique. La Ceiba et Tela sont pour l’éco-tourisme.
Parc National Pico Bonito 80$USD, Eco Aventure des 3 rivières150$USD, Jardin tropical Lancetilla-Lagon Los Micos-Village Garifuna 75$USD (en passant Chantal connait très bien sa matière et est compétente. Il est juste dommage qu’au moment de la visite du jardin, les arbres n’étaient ni en production de fleurs ou de fruits. La période est plus en avril-mai.), Roatan : les îles de la Baie 150$USD (78$USD Coco Tours).
Finalement comme déjà mentionné par plusieurs, les tours sont plus abordables avec Coco Tours et Garifunas Tours (près du Maya Vista) qu’avec Turaser Tours qui est affilié avec Tours Mont-Royal. Un responsable de Turaser m’a dit que si c’est plus cher c’est qu’ils doivent payer la taxe de 16% en plus des prix d’entrées sur les sites. Il semblait déçu car beaucoup de touristes achètent leurs excursions ailleurs comme mentionnées dans ce commentaire. À son dire, Miguel et Julia ne paient pas les entrées. Par ailleurs, si vous réservez un tour avec Garifunas Tours, il se peut que l’excursion soit annulée faute de participants. Ce qui peut être décevant. Avec Coco Tours, nous n’avons connu aucun problème. Nous avons fait Combo Punta Sal pour 28$USD avec Miguel et Julia. Ils sont bien sympathiques. Cependant, Punta Sal n’est pas vraiment l’endroit désigné pour faire de l’apnée comme proposé dans l’excursion. La mer est trop agitée, très peu de variété de poissons et beaucoup de roches qui rendent l’accès dangereux. Les gens se sont baignés mais peu ont fait de l’apnée. La publicité sur leur feuillet ne rend pas justice à l’excursion. Nous avons ensuite été visité le Parc National Jeannette Kawas et observer quelques hurleurs en dormance. De retour sur la berge, nous sommes allés prendre le repas chez les Garifuna, Excellent poisson.
En résumé nous avons passé une très belle semaine avec une température idéale. D’ailleurs la période «Top soleil » pour le Honduras (La Ceiba – Tela) est de la mi-février à mai. C’est dans cette période qu’il y a le moins de pluie. Je vous recommande cette destination sans hésitation. Allez découvrir le Honduras avant qu’il ne devienne trop touristique.
OSER AUSSI LE HONDURAS. Vous n'en reviendrez pas déçu !
Je vous souhaite un bon voyage, allez au bout de vos découvertes !
Plus bel itinéraire à vélo entre Paris et la Méditerranée? English translation pending
Bonjour à tous et tout d'abord un grand merci pour tous les post de ce forum qui sont vraiment très utiles !
Je suis toute débutante en cyclotourisme et à vrai dire je n'ai jamais entrepris de très longues balades à vélo mais j'ai décidé de traverser en vélo un bout de la France cet été (de paris à une ville méditerranéenne) et, au vu des nombreuses discussions sur ce site, je me demandais quel est, d'après vous, le plus bel itinéraire entre paris-perpignan et paris-marseille ?
(j'ai aussi une autre question de débutante : à quoi sert ce guidon en boucle que vous avez l'air d'avoir pour la majorité d'entre vous - en tout cas sur les photos- ?????????)
Merci encore !
WY
Ambiances indiennes English translation pending
Après avoir longuement consulté les avis et conseils exprimés sur le forum nous avons opté pour la formule de location de voiture avec chauffeur qui nous a pleinement satisfaits. En effet, elle nous a permis d'avoir un large aperçu des différents aspects de l'Inde et, surtout, de profiter des connaissances de nos chauffeurs pour découvrir au mieux la vie des villages, les métiers et les traditions.
Pour l'Inde du nord nous avons contacté Barbara à Delhi (channi4@hotmail.com) qui nous a fourni de précieux conseils sur l'itinéraire et organisé la location de voiture et les réservations d'hôtels. Le chauffeur, Sukha, s'est avéré dynamique et très sympathique, plein d'humour et avec une excellente connaissance des routes du Rajasthan.
Pour l'Inde du Sud, nous avons loué la voiture auprès de Moksha Tours (www.mokshatours.com). Nous avons également été pleinement satisfaits du contact avec le chauffeur, Sekar, très professionnel, amical et attentif à nos souhaits. Il nous a bien conseillé tout au long du voyage pour adapter au mieux l'itinéraire et sélectionner les hôtels sans nous imposer ses choix.
Le carnet de voyage complet avec photos est visible ici: http://mjpgouret.free.fr/inde/inde.html
Jour 1:. C'est jour de fête de la République et Old Delhi est inaccessible, gardée par de nombreux militaires en arme. Nous en profitons pour nous immerger « en douceur » dans l'ambiance indienne en visitant des lieux calmes. Tout d'abord, le complexe Qutub Minar avec son minaret à 5 étages, puis le temple du Lotus, lieu de méditation inter confessionnel très fréquenté par les familles indiennes en ce jour de fête, et, pour finir, la tombe de Humayun, mausolée de marbre blanc et de grès rouge situé dans un apaisant cadre de verdure.
Jour2: Nous quittons Delhi sous un ciel chargé de brumes et de poussières au milieu d'une circulation chaotique. C'est la découverte de la conduite "à l'indienne" louvoyant entre vaches, motos, bus, tuk tuk surchargés et nids de poule dans un brouhaha permanent de klaxons aux tonalités variées. Tout au long de la route s'étirent de lumineux champs de colza et nous découvrons l'animation intense des villes et villages indiens. Durant la visite du temple de Jhunjunhu une sympathique jeune femme nous fait une démonstration de mehndi (tatouage au henné) avant de nous accompagner. Nous sommes immédiatement frappés par la ferveur profonde des fidèles qui se manifeste dans tous les temples. A Mandawa, notre chauffeur nous remet entre les mains d'un guide local censé parler français.. En fait, il s'avère rapidement que ses connaissances sont très limitées et que son seul souci est de nous amener le plus vite possible dans une boutique. La visite rapide nous permet cependant de découvrir quelques havelis aux façades peintes mais malheureusement assez dégradées.
Jour 3: Le paysage devient plus désertique et les champs cultivés se font rares au milieu d'ondulations sablonneuses à la végétation rase. Sur la route, la circulation est moins intense et de nombreuses carrioles tirées par des chameaux remplacent les camions. Un détour vers Deshnok nous permet de visiter le temple Karni Mata dans lequel les pèlerins manifestent leur ferveur en nourrissant de lait et de graines une multitude de rats qui trottinent allègrement entre les pieds des visiteurs. Arrivés à Bikaner, nous avons à nouveau la faiblesse d'accepter le guide « francophone » qui nous est proposé. Son accent s'avère déplorable et peu compréhensible et ses explications ne nous permettent pas de profiter pleinement de la visite du vieux fort aux décorations intérieures fastueuses et colorées. Il nous pilote ensuite au cœur du dédale de la vieille ville où nous découvrons des ruelles trépidantes et grouillantes, aux étals colorés et aux effluves tantôt épicées tantôt nauséabondes. Au retour, nous expliquons donc à notre chauffeur que, dorénavant, nous préférons nous passer de ses pseudo guides (plusieurs sites disposent d'audio guides en français qui se sont avérés d'excellente qualité avec des explications intéressantes et claires).
Jour 4: Entre Bikaner et Jaisalmer la route monotone parcourt une sorte de "pampa" semi désertique et poussiéreuse sous un ciel sans couleur. Nous poursuivons jusqu'au village de Khuri où se côtoient vie traditionnelle et attractions pour touristes !!! Partis seuls à la découverte de ce village aux sommaires maisons cubiques nous apercevons des femmes aux saris chatoyants qui portent sur leur tête des cruches en métal. Nous les suivons vers le puits commun où nous sommes accueillis avec de grands sourires. Nous sacrifions ensuite à l'excursion « touristique » à dos de chameau vers les dunes où nous attendons le soleil couchant qui éclairera enfin ce paysage d'une belle lumière rasante (il aurait été tout aussi intéressant de rejoindre à pied le sommet des dunes facilement accessibles depuis le village). La soirée se termine avec un spectacle de musique et de danses locales à la lumière d'un feu de bois. La musique et les voix chaleureuses ainsi que les costumes chamarrés rendent le spectacle agréable et authentique.
Jour 5: Au lever du jour, la muraille de la citadelle de Jaisalmer s'éclaire d'une chaude lumière ocre. Dans les ruelles étroites l'animation est intense et la visite très variée entre havelis aux façades richement décorées, temples jaïn ou hindou et palais de maharaja.. Du haut de la citadelle la vision panoramique sur les toits en terrasse et le désert ne laisse pas d'impressionner et on s'attendrait presque à voir surgir au loin quelques cavaliers conquérants. L'après midi, nous partons visiter les mausolées des maharajas de Bada Bagh, malheureusement cernés de près par un gigantesque champ d'éoliennes, puis les temples d'Amar Sagar et de Lodhruva où la ferveur des fidèles est toujours aussi palpable. A l'extérieur, la vie paisible s'écoule: un musicien nous enchante avec son harmonium tandis que des joueurs de carrom (sorte de billard à jetons) nous invitent à partager une partie. Au retour, nous faisons une courte halte à la réserve d'eau de Gadi Sagar située près de la ville, bordée de temples et lieu de promenade paisible très fréquenté par les indiens.
Jour 6: Nous quittons Jaisalmer pour une traversée du désert du Thar vers le sud. La monotonie de la route n'est rompue que par quelques dunes de sable et d'anciens volcans de pierre rouge. Tout au long du trajet nous sommes frappés par l'extrême précarité de la vie au cœur du Rajasthan dans ces hameaux de cases rondes aux toits de paille. En cours de route, nous faisons une halte au temple jaïn d'Osiyan. Lieu de pèlerinage, il est entouré de nombreuses échoppes en tous genres, témoignage de l'importante activité. A Jodhpur, l'impressionnant bastion de la citadelle domine la ville. Mais le ciel, comme envahi de poussières, n'offre qu'une lumière terne qui donne un aspect un peu irréel à la masse des maisons bleues. La visite du fort et du palais des maharajas permet d'admirer des salles richement et élégamment décorées qui apportent une note de légèreté dans cet ensemble de bâtiments massifs. Dans la vieille ville, une visite chez un marchand d'épices nous offre le plaisir de humer des senteurs subtiles et variées.
Jour 7: De bon matin nous partons à la découverte des rues étroites et sinueuses de la ville. Les commerçants commencent à peine à ouvrir leurs échoppes tandis que quelques femmes peinent à rassembler les tas d'immondices avant de tenter de les faire bruler. De nombreuses vaches circulent dans ces rues encore désertes rendant assez vain le travail de nettoyage. La route quitte ensuite le désert du Thar et traverse une région de plaine agricole sous un ciel sans nuage mais qui reste blafard. Quelques pitons volcaniques isolés animent le paysage qui devient plus montagneux et boisé à l'approche de Ranakpur. Le chauffeur nous propose de déjeuner dans la « cantine » des pèlerins située tout près du temple: nous dégusterons donc un copieux repas servi par un bataillon impressionnant de serveurs qui veillent sur le remplissage permanent de notre assiette dans une vaste salle aux longues tables alignées en parallèle. Le temple Chaumukha Mandir soutenu par de nombreuses colonnes de marbre sculpté est situé au centre d'un vaste jardin fleuri de bougainvillées. Une petite route sinueuse s'infiltre au cœur du massif des monts Aravelli. Une fois nos bagages déposés à l'hôtel nous décidons de faire une promenade à pied qui nous amène vers un hameau isolé au milieu de quelques champs en terrasse. Les maisons apparaissent bien pauvres et la vie y semble bien difficile. Très vite, nous sommes entourés des enfants sortant de l'école et qui rassemblent quelques mots d'anglais balbutiant pour nous réclamer des « school pens »...
Jour 8: Nous traversons les monts Aravelli où l'activité agricole traditionnelle est restée vivace: tout au long de la route les paysans gardent les troupeaux, font tourner leur noria, cultivent leurs champs selon les méthodes ancestrales. Le paysage est très attrayant avec des plateaux verdoyants entourés de montagnes beaucoup plus arides. Les villages sont très animés. Depuis le fort de Kumbalgarh, entouré d'une imposante ceinture de remparts de 36 kms, s'étend un vaste panorama, malheureusement estompé par le voile brumeux d'un ciel toujours aussi blafard. Puis, dès la plaine retrouvée, le paysage redevient désertique et des files incessantes de camions se croisent et se doublent dans un gigantesque charivari: adrénaline garantie...Le temps nous manque pour aller à Pushkar, donc nous décidons de poursuivre sans arrêt jusqu'à Roopangarh, agréable petite cité à l'écart de la grande route bruyante.
Jour 9: Nous retournons sur nos pas pour visiter Pushkar, petite ville aux centaines de temples, blottie au creux d'un cirque de montagnes autour d'un lac sacré dans lequel se baignent les pèlerins hindous. Sur les ghats construits au bord du lac les fidèles viennent en nombre accomplir leurs rituels de purification tandis que, dans les rues envahies de boutiques, se mêlent dans la foule, touristes et pèlerins. Nous reprenons ensuite la "redoutable" route vers Jaipur, capitale du Rajasthan.
Jour 10: Nous nous lançons dans la visite de la vieille ville de Jaipur. Ceinturée de remparts on peut y pénétrer par de multiples portes. Elle fut peinte en rose, couleur de l'hospitalité, sur ordre du maharaja pour accueillir le prince de Galles en 1876. Le monument le plus emblématique en est le Hawa Mahal (palais des vents) dont la façade rose resplendit sous la lumière du soleil levant. Il est assez agréable de flâner en début de matinée dans les ruelles des bazars qui s'animent progressivement au fur et à mesure de l'ouverture des échoppes souvent minuscules. Du haut du minaret Iswari Swanga Sal nous profitons d'une vue panoramique sur la ville et ses environs qui nous permet d'apprécier l'urbanisme des larges avenues quadrillant cette mégalopole. Au milieu du maelström sonore de bus, rickshaws, tuk tuk, chameaux, motos, autos, voire éléphants, nous avons appris à affronter la traversée des larges avenues indiennes !!! L'après midi, nous décidons de faire une pause dans l'atmosphère calme du patio de l'hôtel.
Jour 11: De bon matin, les routes permettant de quitter Jaipur sont encombrées par une circulation très dense qui nous plonge à nouveau au cœur des symphonies de klaxon... A la sortie de la ville le temple de Galta est situé dans un cadre paisible au creux d'un vallon entouré de montagnes. Malheureusement, les bâtiments sont assez délabrés et nous sommes frappés par la saleté des allées. Le spectacle des nombreux singes qui escaladent les murs ou se plongent dans les bassins nous occupe un long moment. De Jaipur à Agra l'autoroute traverse une région plate et fertile. En cours de route nous découvrons, à Abhaneri, un exemple de puits profond adapté à la conservation des eaux de la mousson puis Fatehpur Sikri, capitale de l'empire moghol au 16ème siècle, érigée sur un promontoire dominant la plaine. La juxtaposition de thèmes hindous et musulmans est un chef d'œuvre architectural. L'immense mosquée est particulièrement impressionnante par son apparence à la fois massive et gracieuse. Nous poursuivons ensuite vers Agra.
Jour 12: Ce matin, lever matinal à 5h30 pour assister au fabuleux spectacle du soleil illuminant progressivement le Taj Mahal: la coupole de marbre émerge lentement de la brume diaphane en virant du rose pale au blanc éclatant et c'est, pour nous, un long moment d'émotion inoubliable. Avant de quitter Agra nous visitons le fort rouge, massive forteresse entouré d'une enceinte de grès rouge dominant la rivière Yamuna. Depuis les terrasses, nous tentons d'apercevoir une dernière fois le Taj Mahal mais il se dérobe derrière la brume. La route vers Delhi est une nouvelle fois très encombrée et nous manquerons de temps pour aller visiter Old Delhi et la grande mosquée, d'autant plus que les abords sont surchargés de monde et inaccessibles en voiture.
Jour 13: Après 2h30 de vol nous atterrissons à Chennai où nous retrouvons Sekar, notre chauffeur pour l'Inde du Sud, Nous partons pour Mamallapuram, notre première étape. Déjà, nous observons une circulation moins furieuse, des paysages tropicaux et nous sentons d'emblée une atmosphère plus nonchalante que dans l'Inde du nord. D'ailleurs, les touristes sont ici assez nombreux. En fin d'après midi nous partons flâner sur la plage avec ses barques colorées, ses manèges sommaires et ses marchands de beignets puis, derrière le village, nous découvrons les curieux « mandapas » et les bas reliefs creusés dans la masse de gigantesques blocs de granit.
Jour 14: Une agréable route entre les rizières nous amène à Kanchipuram, cité aux multiples temples, ancienne capitale de la dynastie "Pallava". Sur la route, de longues attentes aux passages à niveau nous permettent de vérifier que la foire d'empoigne qui régnait dans le nord a cédé la place à une file d'attente relativement organisée... En arrivant à Kanchipuram nous sommes d'emblée frappés par le « gopuram » du temple Sri Ekambareswarar qui domine la ville du haut de ses 59 mètres. Nous visitons également le temple Devarajaswami, monumental ensemble aux mille piliers et le temple Kailasanatha, plus ancien mais aux dimensions plus modestes. Sur la route du retour, notre chauffeur nous montre un atelier de préparation et de séchage des écheveaux de coton puis un atelier de tissage. La rencontre de ces villageois qui continuent de pratiquer d'innombrables petits métiers qui semblent, ici, immuables, aura été un des plaisirs renouvelés de ce voyage. Arrivés à Mamallapuram nous visitons les cinq Rathas, surprenants monuments monolithiques sculptés dans des blocs de granit puis le temple du rivage dont la situation en bordure du golfe du Bengale incite à la contemplation. Nous finissons la journée en nous promenant sur la plage où de nombreuses familles indiennes profitent des plaisirs de cette station balnéaire réputée.
Jour 15: La route file à travers rizières et plantations d'arachide, marais salants, vergers d'arbres à noix de cajou, forêts de filaos et villages animés pour rejoindre Pondichéry. Sur la route d'Auroville nous cédons à la gourmandise en achetant quelques croissants et feuilletés à la boulangerie française! Puis, après avoir découvert la courte video de présentation d'Auroville au centre des visiteurs, la curiosité l'emporte et nous sollicitons notre petit papier d'autorisation (accordé gratuitement à tous les visiteurs...) pour nous rendre au point de vue sur le Matrimandir, bâtiment à l'allure futuriste, lieu de recueillement des habitants et dont l'accès est interdit aux visiteurs. La promenade est courte et assez agréable dans un espace de verdure paisible. Nous rejoignons ensuite rapidement Pondichery et son atmosphère indolente que nous explorerons durant le reste de l'après midi. La ville offre deux aspects très différents: l'ambiance coloniale marquée de la "ville blanche" contraste avec l'agitation brouillonne de la "ville noire".
Jour 16: Dans le vaste delta de la Cauvery, la route serpente entre les rizières et les nombreux villages très animés. C'est la récolte du riz et la route est souvent jonchée de paille ou de tapis couverts de grains en cours de séchage. Les petites maisons en brique ou en pisé sont fréquemment couvertes de palme et de paille de riz. Évidemment, nous ne manquons pas de visiter quelques temples dont regorge le Tamil Nadu… A Chidambaram, la visite du temple de Shiva Nataraja est accompagnée par le choc fracassant des percussions au rythme lancinant. Le temple Gangakondacholapuram présente de remarquables sculptures dans un cadre de pelouses parfaitement entretenues. Afin d'éviter la saturation, nous nous contenterons d'un aperçu extérieur rapide du magnifique gopuram du temple Sarangapani à Kumbakonam. Enfin, le temple de Dharasuram nous semble modeste et nous le visitons rapidement, mais peut être est-ce dû à la fatigue de la fin de journée et à notre envie d'arriver rapidement à Tanjore.
Jour 17: Nous passons une journée à Tanjore qui fut la capitale de la dynastie chola du 9ème au 13ème siècle. Le temple Brihadishwara est considéré comme le joyau de l'architecture chola. La fréquentation et la ferveur des fidèles ne cessent de nous impressionner. Par contre, la visite du palais royal est un peu décevante, le bâtiment étant particulièrement décrépi: seule une salle offre de belles peintures sur les colonnes et le plafond. Le musée présente également de superbes bronzes mais l'agencement manque d'originalité. Heureusement, l'effervescence des villes indiennes est toujours là pour nous distraire... et nous profitons de l'après midi pour découvrir les boutiques du marché et « humer » l'ambiance sonore et colorée de la gare routière.
Jour 18: Jusqu'à Trichy, le paysage est plat et sans caractère. A Trichy, sur les bords de la Cauvery des pélerins viennent en grand nombre pour effectuer leurs ablutions sur les ghats de Amma Mandapam. Le caractère mystérieux de ces cérémonies rituelles nous fascine toujours autant et nous regrettons de ne pas savoir en saisir le sens. Il faut franchir plusieurs enceintes matérialisées par des gopurams aux couleurs vives pour pénétrer au cœur du temple de Sri Ranganathaswami. A l'intérieur des premières enceintes on trouve encore des maisons d'habitation et des commerces, manifestation concrète de la place essentielle des lieux de culte au centre de la vie quotidienne. Une foule fervente se presse dans le sanctuaire, notamment autour de l'éléphant qui, moyennant un petit billet, bénit les fidèles avec sa trompe. Le centre de la ville est dominé par le Rock Fort, éminence rocheuse sur laquelle est édifiée un temple auquel on accède par un escalier creusé dans le roc: la vue est intéressante sur la ville et la vallée de la Cauvery. Tout près, l'église Notre Dame de Lourdes nous surprend avec sa nef entièrement vide ses guirlandes décorées pendues au plafond et l'atmosphère paisible qui y règne. Ensuite la route traverse des zones de cultures (bananes, noix de coco, riz, cacahuètes, ...) dominées par les contreforts des Ghats occidentaux. Une partie de l'activité artisanale est consacrée au traitement du sisal (coir) à partir des fibres de coco. Les habitants nous accueillent avec un grand sourire pour nous faire une démonstration de leur outillage parfois archaïque. Nous poursuivons jusqu'à Madurai où la recherche d'une chambre libre s'avérera plus compliquée que prévu car de nombreux hôtels affichent complet.
Jour 19: Madurai est une des plus anciennes cités indiennes et tient une place particulière au cœur des tamouls. Nous y visitons le temple de Sri Minakshi: "un des plus fascinants de l'Inde", dixit le guide Michelin, mais nous avons quelques difficultés à saisir toutes les subtilités des représentations de tous les dieux. Par contre, ce qui reste réellement fascinant, c'est la profusion de rites et de dévotions observée sans cesse dans tous les espaces du temple. Ainsi, tous les soirs de l'année, juste avant la fermeture de celui-ci, une procession dans le fracas des trompes et des tambourins accompagne Shiva caché dans un palanquin jusqu'au sanctuaire de Minakshi, son épouse. La visite du palais Tirumalai Nayak en cours de rénovation permet d'admirer les superbes fresques qui ornent les plafonds. A côté, un musée hétéroclite et poussiéreux présente des statues, des outils préhistoriques et des poteries sans aucun effort de présentation. Le soir, nous allons assister au coucher de Shiva, mélange fascinant de ferveur religieuse et de spectacle profane.
Jour 20: De Madurai à Munnar la route traverse d'agréables paysages. D'abord, une plaine fertile riche de toutes sortes de cultures, puis elle aborde le côté est des Ghats occidentaux par de nombreux virages et c'est apaisant de retrouver la nature! La limite entre Tamil Nadu et Kerala est matérialisée par 3 postes de contrôle dont la mission n'est pas apparue bien clairement, si ce n'est qu'une contribution financière est demandée au chauffeur qui devra , par ailleurs, payer les taxes officielles d'entrée le lendemain à l'arrivée à Kumily. Sur le versant Keralais, les pentes se couvrent de plantations de thé qui soulignent les courbes des vallons et qui accrochent magiquement la lumière du soleil. Munnar nous apparaît comme une localité un peu endormie mais située dans un cadre verdoyant apprécié après l'agitation de toutes les villes visitées. Depuis la ville une petite route mène en quelques kilomètres vers le belvédère de Pothamedu d'où la vue s'étend largement sur la vallée profonde.
Jour 21: Après une balade matinale dans les plantations de thé, notre route redescend à travers une dense forêt tropicale. Nous découvrons au passage un temple perdu au milieu des plantations ainsi qu'un petit village de cueilleurs de thé isolé au milieu des champs. La route sinueuse traverse un véritable jardin d'Eden. Du sol à la cime des arbres on peut faire son marché d'épices, de fruits et de fleurs. A Kumily, notre chauffeur nous propose de visiter une plantation d'épices accompagnés d'un guide « francophone ». Dans les faits son charabia franco anglais est parfaitement incompréhensible et il n'a de cesse d'accélérer pour nous emmener au plus vite dans son magasin d'épices (SPICY CUISINE à Kumily à déconseiller car cher). Kumily, ville composée essentiellement d'hébergements touristiques et de boutiques, présente peu d'intérêt.
Jour 22: Tranquille journée de promenade et de découverte des différentes plantations aux alentours de Kumily. Le matin nous partons vers la plantation de thé Connemara estate située à une quinzaine de kilomètres afin de visiter l'usine de préparation du thé: la visite d'une heure environ est captivante avec des explications très claires sur le processus de transformation. L'après midi, nous avons, enfin, réussi à faire une randonnée (modeste et en grande partie sur une petite route goudronnée) vers le mont Ottathalamettu (1260 m.) formidable point de vue sur les ghats occidentaux...malgré l'atmosphère un peu brumeuse.
Jour 23: A travers des plantations de thé puis d'hévéas, sans oublier des champs d'ananas, de bananiers, etc... nous descendons vers la région des backwaters. Au passage à Mundakayam le brouhaha du marché aux boeufs hebdomadaire attire notre attention: venus du Tamil Nadu voisin les éleveurs trouvent ici acquéreurs pour leur bétail dont une partie finira dans les restaurants du Kerala où la viande de boeuf est consommée. Principale curiosité du Kerala, le réseau de canaux des backwaters sinue entre littoral et intérieur des terres. Ces cours d'eau servent encore de voies de circulation entre les nombreux villages qui les bordent et sont desservis par des bateaux omnibus que nous empruntons entre Nedumudi et Allepey pour une mini croisière de 2 heures. D'une rive à l'autre le bateau embarque et débarque sans arrêt les villageois qui reviennent du marché lourdement chargés ou les écoliers tandis que, sur les rives, les habitants vaquent à leurs occupations quotidiennes: pêche, lavage du linge, toilette des enfants, prières au temple...toute la vie animée des villages se déroule sous nos yeux. Nous faisons étape à Fort Cochin et, le soir, nous assistons à un spectacle de théâtre traditionnel du Kerala: le Kathakali issu des textes mythologiques de l'Inde ancienne. Avant le spectacle, les acteurs préparent longuement leur maquillage devant les spectateurs et expliquent en détail la symbolique des gestes et mimiques qu'ils pratiquent ensuite.
Jour 24: De Fort Cochin nous n'aurons pas vu les incontournables lieux touristiques: synagogue Pardesi et palais de Mattancherry, fermés le vendredi. Par contre, nous avons découvert d'autres aspects d'une vie quotidienne immuable et nous nous sommes baladés dans une ambiance alanguie par la moite chaleur tropicale. Ainsi nous avons passé de longs moments à observer les pêcheurs qui manœuvrent leurs lourds carrelets chinois pour une recette parfois bien maigre ou ceux qui lancent leur filet en tournoyant sur eux mêmes dans l'attente d'une improbable pêche miraculeuse. Nous avons aussi été étonnés par la laverie centrale où tous les hôtels font laver le linge par une foule d'hommes et de femmes qui inlassablement savonnent, frottent, essorent, étendent et repassent serviettes, draps, chemises, etc...avec des moyens très artisanaux.
Jour 25: Longue étape de transition entre Fort Cochin et les monts Nilgiri. La route parcourt d'abord des zones très urbanisées: les grands buildings modernes, les panneaux publicitaires envahissants et la quantité de voitures individuelles montrent la relative richesse du Kerala. Cependant, bus et camions restent les maîtres de la route et nous envoient parfois sur le bas côté. Ensuite, nous passons la frontière du Tamil Nadu et le long plateau semi désertique que nous traversons ne présente guère d'intérêt. Nous faisons étape à Mettupalayam, ville sans charme, sale, bruyante, malodorante mais dont les habitants nous accueillent avec le sourire, en particulier au marché.
Jour 26: Levés très tôt après une nuit désastreuse (hôtel sale et bruyant) nous prenons le Blue Mountain Railway, petit train à vapeur, qui nous emmène jusqu'à Coonor dans les monts Nilgiri. Après avoir fait la queue plus d'une heure pour être certains d'avoir une place du bon côté (à gauche) nous pouvons enfin nous asseoir sur des sièges assez inconfortables. Heureusement, plusieurs arrêts pour réapprovisionner la locomotive en eau permettent de se dégourdir les jambes...La voie ferrée dominant la vallée laisse apercevoir quelques points de vue sur les montagnes verdoyantes, en particulier à l'approche de Coonor où nous retrouvons les plantations de thé scintillantes sous le soleil. A Ooty (2240 m), station d'altitude créée par les britanniques, nous visitons le "jardin botanique" vaste parc reposant très fréquenté par les familles indiennes. Ensuite, nous faisons étape dans le parc national de Mudumalai qui abrite une faune variée, mais bien cachée... En fin d'après midi, notre chauffeur nous emmène assister à la surprenante séance de lavage des éléphants et à leur repas. Tous les soirs, après leur journée de travail, les éléphants domestiques sont longuement frottés et nettoyés dans la rivière où les enfants du village viennent également jouer et se baigner. Impassibles durant la séance de nettoyage; les éléphants semblent vraiment apprécier ce moment de détente. Ensuite, ils ont droit à leur ration quotidienne de «maxi croquettes » savamment dosées par les gardes du parc en fonction de leur poids et de leur age. Durant le retour vers l'hôtel, nous apercevons au bord de la route quelques singes lungar à la crinière blanche ainsi que quelques chitals (cerfs tachetés).
Jour 27: Ce matin, en traversant les parcs de Mudumalai (Tamil Nadu) et de Bandipur (Karnataka) nous apercevons quelques animaux: singes, gaurs (bisons indiens), chitals (cerfs tachetés) et, même, quelques sangliers malgré les conducteurs indiens qui n'hésitent pas à klaxonner bruyamment dès qu'ils aperçoivent un obstacle au loin. Une fois dépassés les monts Nilgiri, nous parcourons un vaste plateau rural aux cultures de canne à sucre, bananiers, manguiers et quelques rizières. A Mysore nous visitons le palais des maharajas dont la façade ne laisse pas deviner la richesse des merveilleux décors intérieurs, véritable kaléidoscope de couleurs chatoyantes (mais photos interdites). Notre dernière visite de temple sera pour Sri Chamundeswari et le spectaculaire taureau Nandi, monolithe de granit enduit d'huile de sésame à l'aspect luisant qui dominent la ville.
Jour 28: Durant la matinée nous flânons au milieu des couleurs du marché de Mysore, étonnamment rangé et propre: les étals de fleurs et d'épices sont un vrai régal pour les yeux et le nez. Puis, en début d'après midi, nous prenons la route de Bengalore. Une dernière étape à Srirangapatnam nous permet de visiter le palais d'été Darla Daulat Bagh remarquablement décoré avec des motifs colorés et des fresques recouvrant tous les murs, colonnes et plafonds. C'est ensuite une route sans grand intérêt, malgré quelques rizières et quelques pitons montagneux qui émergent du long plateau, qui nous conduit à Bengalore. Quelques embouteillages autour de cette grande ville nous rappellent que l'Inde est vraiment un pays très peuplé puis nous atteignons l'aéroport flambant neuf, aseptisé, calme où nous réalisons que nous ne sommes plus vraiment en Inde et que le voyage se termine Voici, à chaud, quelques impressions que nous laisse ce voyage.
D'abord, ce qui nous a été difficile à supporter le dénuement et l'extrême pauvreté de certains villages la circulation, notamment dans le nord, folle, sans règle, anarchique, bruyante, dangereuse, stressante... la poussière constante, la crasse, et partout sur les routes et au cœur des villes, les tas d'immondices pourrissants et nauséabonds où vaches, chèvres et cochons tentent d'extirper un peu de nourriture Ce que nous regrettons toutes les photos que nous n'avons pas prises, toutes les scènes de vie que nous n'avons pu filmer, soit parce que le respect nous l'imposait, soit à cause de la lumière vacillante sous le voile constamment laiteux qui flotte sur les villes et les campagnes notre manque de connaissance de la culture indienne et la difficulté à communiquer Ce qui nous laissera un souvenir intense la manifestation religieuse permanente qui imprègne la vie des hindous dans leurs gestes, leurs vêtements et leurs villes le sentiment d'une présence humaine permanente, même dans les espaces les plus reculés les couleurs, le tourbillon de la vie quotidienne, les poignées de main, les « what's your name » incessants et les sourires la beauté majestueuse et émouvante du Taj Mahal et l'incroyable richesse du palais de Mysore et infiniment de choses encore, comme la multitude de petits métiers et la pérennité d'activités ancestrales L'Inde nous a plongé dans un autre monde et nous sommes heureux de l'avoir découverte même si, au bout du compte, la nature et les espaces sauvages nous ont manqués.
Le carnet de voyage complet avec photos est visible ici: http://mjpgouret.free.fr/inde/inde.html
Jour 1:. C'est jour de fête de la République et Old Delhi est inaccessible, gardée par de nombreux militaires en arme. Nous en profitons pour nous immerger « en douceur » dans l'ambiance indienne en visitant des lieux calmes. Tout d'abord, le complexe Qutub Minar avec son minaret à 5 étages, puis le temple du Lotus, lieu de méditation inter confessionnel très fréquenté par les familles indiennes en ce jour de fête, et, pour finir, la tombe de Humayun, mausolée de marbre blanc et de grès rouge situé dans un apaisant cadre de verdure.
Jour2: Nous quittons Delhi sous un ciel chargé de brumes et de poussières au milieu d'une circulation chaotique. C'est la découverte de la conduite "à l'indienne" louvoyant entre vaches, motos, bus, tuk tuk surchargés et nids de poule dans un brouhaha permanent de klaxons aux tonalités variées. Tout au long de la route s'étirent de lumineux champs de colza et nous découvrons l'animation intense des villes et villages indiens. Durant la visite du temple de Jhunjunhu une sympathique jeune femme nous fait une démonstration de mehndi (tatouage au henné) avant de nous accompagner. Nous sommes immédiatement frappés par la ferveur profonde des fidèles qui se manifeste dans tous les temples. A Mandawa, notre chauffeur nous remet entre les mains d'un guide local censé parler français.. En fait, il s'avère rapidement que ses connaissances sont très limitées et que son seul souci est de nous amener le plus vite possible dans une boutique. La visite rapide nous permet cependant de découvrir quelques havelis aux façades peintes mais malheureusement assez dégradées.
Jour 3: Le paysage devient plus désertique et les champs cultivés se font rares au milieu d'ondulations sablonneuses à la végétation rase. Sur la route, la circulation est moins intense et de nombreuses carrioles tirées par des chameaux remplacent les camions. Un détour vers Deshnok nous permet de visiter le temple Karni Mata dans lequel les pèlerins manifestent leur ferveur en nourrissant de lait et de graines une multitude de rats qui trottinent allègrement entre les pieds des visiteurs. Arrivés à Bikaner, nous avons à nouveau la faiblesse d'accepter le guide « francophone » qui nous est proposé. Son accent s'avère déplorable et peu compréhensible et ses explications ne nous permettent pas de profiter pleinement de la visite du vieux fort aux décorations intérieures fastueuses et colorées. Il nous pilote ensuite au cœur du dédale de la vieille ville où nous découvrons des ruelles trépidantes et grouillantes, aux étals colorés et aux effluves tantôt épicées tantôt nauséabondes. Au retour, nous expliquons donc à notre chauffeur que, dorénavant, nous préférons nous passer de ses pseudo guides (plusieurs sites disposent d'audio guides en français qui se sont avérés d'excellente qualité avec des explications intéressantes et claires).
Jour 4: Entre Bikaner et Jaisalmer la route monotone parcourt une sorte de "pampa" semi désertique et poussiéreuse sous un ciel sans couleur. Nous poursuivons jusqu'au village de Khuri où se côtoient vie traditionnelle et attractions pour touristes !!! Partis seuls à la découverte de ce village aux sommaires maisons cubiques nous apercevons des femmes aux saris chatoyants qui portent sur leur tête des cruches en métal. Nous les suivons vers le puits commun où nous sommes accueillis avec de grands sourires. Nous sacrifions ensuite à l'excursion « touristique » à dos de chameau vers les dunes où nous attendons le soleil couchant qui éclairera enfin ce paysage d'une belle lumière rasante (il aurait été tout aussi intéressant de rejoindre à pied le sommet des dunes facilement accessibles depuis le village). La soirée se termine avec un spectacle de musique et de danses locales à la lumière d'un feu de bois. La musique et les voix chaleureuses ainsi que les costumes chamarrés rendent le spectacle agréable et authentique.
Jour 5: Au lever du jour, la muraille de la citadelle de Jaisalmer s'éclaire d'une chaude lumière ocre. Dans les ruelles étroites l'animation est intense et la visite très variée entre havelis aux façades richement décorées, temples jaïn ou hindou et palais de maharaja.. Du haut de la citadelle la vision panoramique sur les toits en terrasse et le désert ne laisse pas d'impressionner et on s'attendrait presque à voir surgir au loin quelques cavaliers conquérants. L'après midi, nous partons visiter les mausolées des maharajas de Bada Bagh, malheureusement cernés de près par un gigantesque champ d'éoliennes, puis les temples d'Amar Sagar et de Lodhruva où la ferveur des fidèles est toujours aussi palpable. A l'extérieur, la vie paisible s'écoule: un musicien nous enchante avec son harmonium tandis que des joueurs de carrom (sorte de billard à jetons) nous invitent à partager une partie. Au retour, nous faisons une courte halte à la réserve d'eau de Gadi Sagar située près de la ville, bordée de temples et lieu de promenade paisible très fréquenté par les indiens.
Jour 6: Nous quittons Jaisalmer pour une traversée du désert du Thar vers le sud. La monotonie de la route n'est rompue que par quelques dunes de sable et d'anciens volcans de pierre rouge. Tout au long du trajet nous sommes frappés par l'extrême précarité de la vie au cœur du Rajasthan dans ces hameaux de cases rondes aux toits de paille. En cours de route, nous faisons une halte au temple jaïn d'Osiyan. Lieu de pèlerinage, il est entouré de nombreuses échoppes en tous genres, témoignage de l'importante activité. A Jodhpur, l'impressionnant bastion de la citadelle domine la ville. Mais le ciel, comme envahi de poussières, n'offre qu'une lumière terne qui donne un aspect un peu irréel à la masse des maisons bleues. La visite du fort et du palais des maharajas permet d'admirer des salles richement et élégamment décorées qui apportent une note de légèreté dans cet ensemble de bâtiments massifs. Dans la vieille ville, une visite chez un marchand d'épices nous offre le plaisir de humer des senteurs subtiles et variées.
Jour 7: De bon matin nous partons à la découverte des rues étroites et sinueuses de la ville. Les commerçants commencent à peine à ouvrir leurs échoppes tandis que quelques femmes peinent à rassembler les tas d'immondices avant de tenter de les faire bruler. De nombreuses vaches circulent dans ces rues encore désertes rendant assez vain le travail de nettoyage. La route quitte ensuite le désert du Thar et traverse une région de plaine agricole sous un ciel sans nuage mais qui reste blafard. Quelques pitons volcaniques isolés animent le paysage qui devient plus montagneux et boisé à l'approche de Ranakpur. Le chauffeur nous propose de déjeuner dans la « cantine » des pèlerins située tout près du temple: nous dégusterons donc un copieux repas servi par un bataillon impressionnant de serveurs qui veillent sur le remplissage permanent de notre assiette dans une vaste salle aux longues tables alignées en parallèle. Le temple Chaumukha Mandir soutenu par de nombreuses colonnes de marbre sculpté est situé au centre d'un vaste jardin fleuri de bougainvillées. Une petite route sinueuse s'infiltre au cœur du massif des monts Aravelli. Une fois nos bagages déposés à l'hôtel nous décidons de faire une promenade à pied qui nous amène vers un hameau isolé au milieu de quelques champs en terrasse. Les maisons apparaissent bien pauvres et la vie y semble bien difficile. Très vite, nous sommes entourés des enfants sortant de l'école et qui rassemblent quelques mots d'anglais balbutiant pour nous réclamer des « school pens »...
Jour 8: Nous traversons les monts Aravelli où l'activité agricole traditionnelle est restée vivace: tout au long de la route les paysans gardent les troupeaux, font tourner leur noria, cultivent leurs champs selon les méthodes ancestrales. Le paysage est très attrayant avec des plateaux verdoyants entourés de montagnes beaucoup plus arides. Les villages sont très animés. Depuis le fort de Kumbalgarh, entouré d'une imposante ceinture de remparts de 36 kms, s'étend un vaste panorama, malheureusement estompé par le voile brumeux d'un ciel toujours aussi blafard. Puis, dès la plaine retrouvée, le paysage redevient désertique et des files incessantes de camions se croisent et se doublent dans un gigantesque charivari: adrénaline garantie...Le temps nous manque pour aller à Pushkar, donc nous décidons de poursuivre sans arrêt jusqu'à Roopangarh, agréable petite cité à l'écart de la grande route bruyante.
Jour 9: Nous retournons sur nos pas pour visiter Pushkar, petite ville aux centaines de temples, blottie au creux d'un cirque de montagnes autour d'un lac sacré dans lequel se baignent les pèlerins hindous. Sur les ghats construits au bord du lac les fidèles viennent en nombre accomplir leurs rituels de purification tandis que, dans les rues envahies de boutiques, se mêlent dans la foule, touristes et pèlerins. Nous reprenons ensuite la "redoutable" route vers Jaipur, capitale du Rajasthan.
Jour 10: Nous nous lançons dans la visite de la vieille ville de Jaipur. Ceinturée de remparts on peut y pénétrer par de multiples portes. Elle fut peinte en rose, couleur de l'hospitalité, sur ordre du maharaja pour accueillir le prince de Galles en 1876. Le monument le plus emblématique en est le Hawa Mahal (palais des vents) dont la façade rose resplendit sous la lumière du soleil levant. Il est assez agréable de flâner en début de matinée dans les ruelles des bazars qui s'animent progressivement au fur et à mesure de l'ouverture des échoppes souvent minuscules. Du haut du minaret Iswari Swanga Sal nous profitons d'une vue panoramique sur la ville et ses environs qui nous permet d'apprécier l'urbanisme des larges avenues quadrillant cette mégalopole. Au milieu du maelström sonore de bus, rickshaws, tuk tuk, chameaux, motos, autos, voire éléphants, nous avons appris à affronter la traversée des larges avenues indiennes !!! L'après midi, nous décidons de faire une pause dans l'atmosphère calme du patio de l'hôtel.
Jour 11: De bon matin, les routes permettant de quitter Jaipur sont encombrées par une circulation très dense qui nous plonge à nouveau au cœur des symphonies de klaxon... A la sortie de la ville le temple de Galta est situé dans un cadre paisible au creux d'un vallon entouré de montagnes. Malheureusement, les bâtiments sont assez délabrés et nous sommes frappés par la saleté des allées. Le spectacle des nombreux singes qui escaladent les murs ou se plongent dans les bassins nous occupe un long moment. De Jaipur à Agra l'autoroute traverse une région plate et fertile. En cours de route nous découvrons, à Abhaneri, un exemple de puits profond adapté à la conservation des eaux de la mousson puis Fatehpur Sikri, capitale de l'empire moghol au 16ème siècle, érigée sur un promontoire dominant la plaine. La juxtaposition de thèmes hindous et musulmans est un chef d'œuvre architectural. L'immense mosquée est particulièrement impressionnante par son apparence à la fois massive et gracieuse. Nous poursuivons ensuite vers Agra.
Jour 12: Ce matin, lever matinal à 5h30 pour assister au fabuleux spectacle du soleil illuminant progressivement le Taj Mahal: la coupole de marbre émerge lentement de la brume diaphane en virant du rose pale au blanc éclatant et c'est, pour nous, un long moment d'émotion inoubliable. Avant de quitter Agra nous visitons le fort rouge, massive forteresse entouré d'une enceinte de grès rouge dominant la rivière Yamuna. Depuis les terrasses, nous tentons d'apercevoir une dernière fois le Taj Mahal mais il se dérobe derrière la brume. La route vers Delhi est une nouvelle fois très encombrée et nous manquerons de temps pour aller visiter Old Delhi et la grande mosquée, d'autant plus que les abords sont surchargés de monde et inaccessibles en voiture.
Jour 13: Après 2h30 de vol nous atterrissons à Chennai où nous retrouvons Sekar, notre chauffeur pour l'Inde du Sud, Nous partons pour Mamallapuram, notre première étape. Déjà, nous observons une circulation moins furieuse, des paysages tropicaux et nous sentons d'emblée une atmosphère plus nonchalante que dans l'Inde du nord. D'ailleurs, les touristes sont ici assez nombreux. En fin d'après midi nous partons flâner sur la plage avec ses barques colorées, ses manèges sommaires et ses marchands de beignets puis, derrière le village, nous découvrons les curieux « mandapas » et les bas reliefs creusés dans la masse de gigantesques blocs de granit.
Jour 14: Une agréable route entre les rizières nous amène à Kanchipuram, cité aux multiples temples, ancienne capitale de la dynastie "Pallava". Sur la route, de longues attentes aux passages à niveau nous permettent de vérifier que la foire d'empoigne qui régnait dans le nord a cédé la place à une file d'attente relativement organisée... En arrivant à Kanchipuram nous sommes d'emblée frappés par le « gopuram » du temple Sri Ekambareswarar qui domine la ville du haut de ses 59 mètres. Nous visitons également le temple Devarajaswami, monumental ensemble aux mille piliers et le temple Kailasanatha, plus ancien mais aux dimensions plus modestes. Sur la route du retour, notre chauffeur nous montre un atelier de préparation et de séchage des écheveaux de coton puis un atelier de tissage. La rencontre de ces villageois qui continuent de pratiquer d'innombrables petits métiers qui semblent, ici, immuables, aura été un des plaisirs renouvelés de ce voyage. Arrivés à Mamallapuram nous visitons les cinq Rathas, surprenants monuments monolithiques sculptés dans des blocs de granit puis le temple du rivage dont la situation en bordure du golfe du Bengale incite à la contemplation. Nous finissons la journée en nous promenant sur la plage où de nombreuses familles indiennes profitent des plaisirs de cette station balnéaire réputée.
Jour 15: La route file à travers rizières et plantations d'arachide, marais salants, vergers d'arbres à noix de cajou, forêts de filaos et villages animés pour rejoindre Pondichéry. Sur la route d'Auroville nous cédons à la gourmandise en achetant quelques croissants et feuilletés à la boulangerie française! Puis, après avoir découvert la courte video de présentation d'Auroville au centre des visiteurs, la curiosité l'emporte et nous sollicitons notre petit papier d'autorisation (accordé gratuitement à tous les visiteurs...) pour nous rendre au point de vue sur le Matrimandir, bâtiment à l'allure futuriste, lieu de recueillement des habitants et dont l'accès est interdit aux visiteurs. La promenade est courte et assez agréable dans un espace de verdure paisible. Nous rejoignons ensuite rapidement Pondichery et son atmosphère indolente que nous explorerons durant le reste de l'après midi. La ville offre deux aspects très différents: l'ambiance coloniale marquée de la "ville blanche" contraste avec l'agitation brouillonne de la "ville noire".
Jour 16: Dans le vaste delta de la Cauvery, la route serpente entre les rizières et les nombreux villages très animés. C'est la récolte du riz et la route est souvent jonchée de paille ou de tapis couverts de grains en cours de séchage. Les petites maisons en brique ou en pisé sont fréquemment couvertes de palme et de paille de riz. Évidemment, nous ne manquons pas de visiter quelques temples dont regorge le Tamil Nadu… A Chidambaram, la visite du temple de Shiva Nataraja est accompagnée par le choc fracassant des percussions au rythme lancinant. Le temple Gangakondacholapuram présente de remarquables sculptures dans un cadre de pelouses parfaitement entretenues. Afin d'éviter la saturation, nous nous contenterons d'un aperçu extérieur rapide du magnifique gopuram du temple Sarangapani à Kumbakonam. Enfin, le temple de Dharasuram nous semble modeste et nous le visitons rapidement, mais peut être est-ce dû à la fatigue de la fin de journée et à notre envie d'arriver rapidement à Tanjore.
Jour 17: Nous passons une journée à Tanjore qui fut la capitale de la dynastie chola du 9ème au 13ème siècle. Le temple Brihadishwara est considéré comme le joyau de l'architecture chola. La fréquentation et la ferveur des fidèles ne cessent de nous impressionner. Par contre, la visite du palais royal est un peu décevante, le bâtiment étant particulièrement décrépi: seule une salle offre de belles peintures sur les colonnes et le plafond. Le musée présente également de superbes bronzes mais l'agencement manque d'originalité. Heureusement, l'effervescence des villes indiennes est toujours là pour nous distraire... et nous profitons de l'après midi pour découvrir les boutiques du marché et « humer » l'ambiance sonore et colorée de la gare routière.
Jour 18: Jusqu'à Trichy, le paysage est plat et sans caractère. A Trichy, sur les bords de la Cauvery des pélerins viennent en grand nombre pour effectuer leurs ablutions sur les ghats de Amma Mandapam. Le caractère mystérieux de ces cérémonies rituelles nous fascine toujours autant et nous regrettons de ne pas savoir en saisir le sens. Il faut franchir plusieurs enceintes matérialisées par des gopurams aux couleurs vives pour pénétrer au cœur du temple de Sri Ranganathaswami. A l'intérieur des premières enceintes on trouve encore des maisons d'habitation et des commerces, manifestation concrète de la place essentielle des lieux de culte au centre de la vie quotidienne. Une foule fervente se presse dans le sanctuaire, notamment autour de l'éléphant qui, moyennant un petit billet, bénit les fidèles avec sa trompe. Le centre de la ville est dominé par le Rock Fort, éminence rocheuse sur laquelle est édifiée un temple auquel on accède par un escalier creusé dans le roc: la vue est intéressante sur la ville et la vallée de la Cauvery. Tout près, l'église Notre Dame de Lourdes nous surprend avec sa nef entièrement vide ses guirlandes décorées pendues au plafond et l'atmosphère paisible qui y règne. Ensuite la route traverse des zones de cultures (bananes, noix de coco, riz, cacahuètes, ...) dominées par les contreforts des Ghats occidentaux. Une partie de l'activité artisanale est consacrée au traitement du sisal (coir) à partir des fibres de coco. Les habitants nous accueillent avec un grand sourire pour nous faire une démonstration de leur outillage parfois archaïque. Nous poursuivons jusqu'à Madurai où la recherche d'une chambre libre s'avérera plus compliquée que prévu car de nombreux hôtels affichent complet.
Jour 19: Madurai est une des plus anciennes cités indiennes et tient une place particulière au cœur des tamouls. Nous y visitons le temple de Sri Minakshi: "un des plus fascinants de l'Inde", dixit le guide Michelin, mais nous avons quelques difficultés à saisir toutes les subtilités des représentations de tous les dieux. Par contre, ce qui reste réellement fascinant, c'est la profusion de rites et de dévotions observée sans cesse dans tous les espaces du temple. Ainsi, tous les soirs de l'année, juste avant la fermeture de celui-ci, une procession dans le fracas des trompes et des tambourins accompagne Shiva caché dans un palanquin jusqu'au sanctuaire de Minakshi, son épouse. La visite du palais Tirumalai Nayak en cours de rénovation permet d'admirer les superbes fresques qui ornent les plafonds. A côté, un musée hétéroclite et poussiéreux présente des statues, des outils préhistoriques et des poteries sans aucun effort de présentation. Le soir, nous allons assister au coucher de Shiva, mélange fascinant de ferveur religieuse et de spectacle profane.
Jour 20: De Madurai à Munnar la route traverse d'agréables paysages. D'abord, une plaine fertile riche de toutes sortes de cultures, puis elle aborde le côté est des Ghats occidentaux par de nombreux virages et c'est apaisant de retrouver la nature! La limite entre Tamil Nadu et Kerala est matérialisée par 3 postes de contrôle dont la mission n'est pas apparue bien clairement, si ce n'est qu'une contribution financière est demandée au chauffeur qui devra , par ailleurs, payer les taxes officielles d'entrée le lendemain à l'arrivée à Kumily. Sur le versant Keralais, les pentes se couvrent de plantations de thé qui soulignent les courbes des vallons et qui accrochent magiquement la lumière du soleil. Munnar nous apparaît comme une localité un peu endormie mais située dans un cadre verdoyant apprécié après l'agitation de toutes les villes visitées. Depuis la ville une petite route mène en quelques kilomètres vers le belvédère de Pothamedu d'où la vue s'étend largement sur la vallée profonde.
Jour 21: Après une balade matinale dans les plantations de thé, notre route redescend à travers une dense forêt tropicale. Nous découvrons au passage un temple perdu au milieu des plantations ainsi qu'un petit village de cueilleurs de thé isolé au milieu des champs. La route sinueuse traverse un véritable jardin d'Eden. Du sol à la cime des arbres on peut faire son marché d'épices, de fruits et de fleurs. A Kumily, notre chauffeur nous propose de visiter une plantation d'épices accompagnés d'un guide « francophone ». Dans les faits son charabia franco anglais est parfaitement incompréhensible et il n'a de cesse d'accélérer pour nous emmener au plus vite dans son magasin d'épices (SPICY CUISINE à Kumily à déconseiller car cher). Kumily, ville composée essentiellement d'hébergements touristiques et de boutiques, présente peu d'intérêt.
Jour 22: Tranquille journée de promenade et de découverte des différentes plantations aux alentours de Kumily. Le matin nous partons vers la plantation de thé Connemara estate située à une quinzaine de kilomètres afin de visiter l'usine de préparation du thé: la visite d'une heure environ est captivante avec des explications très claires sur le processus de transformation. L'après midi, nous avons, enfin, réussi à faire une randonnée (modeste et en grande partie sur une petite route goudronnée) vers le mont Ottathalamettu (1260 m.) formidable point de vue sur les ghats occidentaux...malgré l'atmosphère un peu brumeuse.
Jour 23: A travers des plantations de thé puis d'hévéas, sans oublier des champs d'ananas, de bananiers, etc... nous descendons vers la région des backwaters. Au passage à Mundakayam le brouhaha du marché aux boeufs hebdomadaire attire notre attention: venus du Tamil Nadu voisin les éleveurs trouvent ici acquéreurs pour leur bétail dont une partie finira dans les restaurants du Kerala où la viande de boeuf est consommée. Principale curiosité du Kerala, le réseau de canaux des backwaters sinue entre littoral et intérieur des terres. Ces cours d'eau servent encore de voies de circulation entre les nombreux villages qui les bordent et sont desservis par des bateaux omnibus que nous empruntons entre Nedumudi et Allepey pour une mini croisière de 2 heures. D'une rive à l'autre le bateau embarque et débarque sans arrêt les villageois qui reviennent du marché lourdement chargés ou les écoliers tandis que, sur les rives, les habitants vaquent à leurs occupations quotidiennes: pêche, lavage du linge, toilette des enfants, prières au temple...toute la vie animée des villages se déroule sous nos yeux. Nous faisons étape à Fort Cochin et, le soir, nous assistons à un spectacle de théâtre traditionnel du Kerala: le Kathakali issu des textes mythologiques de l'Inde ancienne. Avant le spectacle, les acteurs préparent longuement leur maquillage devant les spectateurs et expliquent en détail la symbolique des gestes et mimiques qu'ils pratiquent ensuite.
Jour 24: De Fort Cochin nous n'aurons pas vu les incontournables lieux touristiques: synagogue Pardesi et palais de Mattancherry, fermés le vendredi. Par contre, nous avons découvert d'autres aspects d'une vie quotidienne immuable et nous nous sommes baladés dans une ambiance alanguie par la moite chaleur tropicale. Ainsi nous avons passé de longs moments à observer les pêcheurs qui manœuvrent leurs lourds carrelets chinois pour une recette parfois bien maigre ou ceux qui lancent leur filet en tournoyant sur eux mêmes dans l'attente d'une improbable pêche miraculeuse. Nous avons aussi été étonnés par la laverie centrale où tous les hôtels font laver le linge par une foule d'hommes et de femmes qui inlassablement savonnent, frottent, essorent, étendent et repassent serviettes, draps, chemises, etc...avec des moyens très artisanaux.
Jour 25: Longue étape de transition entre Fort Cochin et les monts Nilgiri. La route parcourt d'abord des zones très urbanisées: les grands buildings modernes, les panneaux publicitaires envahissants et la quantité de voitures individuelles montrent la relative richesse du Kerala. Cependant, bus et camions restent les maîtres de la route et nous envoient parfois sur le bas côté. Ensuite, nous passons la frontière du Tamil Nadu et le long plateau semi désertique que nous traversons ne présente guère d'intérêt. Nous faisons étape à Mettupalayam, ville sans charme, sale, bruyante, malodorante mais dont les habitants nous accueillent avec le sourire, en particulier au marché.
Jour 26: Levés très tôt après une nuit désastreuse (hôtel sale et bruyant) nous prenons le Blue Mountain Railway, petit train à vapeur, qui nous emmène jusqu'à Coonor dans les monts Nilgiri. Après avoir fait la queue plus d'une heure pour être certains d'avoir une place du bon côté (à gauche) nous pouvons enfin nous asseoir sur des sièges assez inconfortables. Heureusement, plusieurs arrêts pour réapprovisionner la locomotive en eau permettent de se dégourdir les jambes...La voie ferrée dominant la vallée laisse apercevoir quelques points de vue sur les montagnes verdoyantes, en particulier à l'approche de Coonor où nous retrouvons les plantations de thé scintillantes sous le soleil. A Ooty (2240 m), station d'altitude créée par les britanniques, nous visitons le "jardin botanique" vaste parc reposant très fréquenté par les familles indiennes. Ensuite, nous faisons étape dans le parc national de Mudumalai qui abrite une faune variée, mais bien cachée... En fin d'après midi, notre chauffeur nous emmène assister à la surprenante séance de lavage des éléphants et à leur repas. Tous les soirs, après leur journée de travail, les éléphants domestiques sont longuement frottés et nettoyés dans la rivière où les enfants du village viennent également jouer et se baigner. Impassibles durant la séance de nettoyage; les éléphants semblent vraiment apprécier ce moment de détente. Ensuite, ils ont droit à leur ration quotidienne de «maxi croquettes » savamment dosées par les gardes du parc en fonction de leur poids et de leur age. Durant le retour vers l'hôtel, nous apercevons au bord de la route quelques singes lungar à la crinière blanche ainsi que quelques chitals (cerfs tachetés).
Jour 27: Ce matin, en traversant les parcs de Mudumalai (Tamil Nadu) et de Bandipur (Karnataka) nous apercevons quelques animaux: singes, gaurs (bisons indiens), chitals (cerfs tachetés) et, même, quelques sangliers malgré les conducteurs indiens qui n'hésitent pas à klaxonner bruyamment dès qu'ils aperçoivent un obstacle au loin. Une fois dépassés les monts Nilgiri, nous parcourons un vaste plateau rural aux cultures de canne à sucre, bananiers, manguiers et quelques rizières. A Mysore nous visitons le palais des maharajas dont la façade ne laisse pas deviner la richesse des merveilleux décors intérieurs, véritable kaléidoscope de couleurs chatoyantes (mais photos interdites). Notre dernière visite de temple sera pour Sri Chamundeswari et le spectaculaire taureau Nandi, monolithe de granit enduit d'huile de sésame à l'aspect luisant qui dominent la ville.
Jour 28: Durant la matinée nous flânons au milieu des couleurs du marché de Mysore, étonnamment rangé et propre: les étals de fleurs et d'épices sont un vrai régal pour les yeux et le nez. Puis, en début d'après midi, nous prenons la route de Bengalore. Une dernière étape à Srirangapatnam nous permet de visiter le palais d'été Darla Daulat Bagh remarquablement décoré avec des motifs colorés et des fresques recouvrant tous les murs, colonnes et plafonds. C'est ensuite une route sans grand intérêt, malgré quelques rizières et quelques pitons montagneux qui émergent du long plateau, qui nous conduit à Bengalore. Quelques embouteillages autour de cette grande ville nous rappellent que l'Inde est vraiment un pays très peuplé puis nous atteignons l'aéroport flambant neuf, aseptisé, calme où nous réalisons que nous ne sommes plus vraiment en Inde et que le voyage se termine Voici, à chaud, quelques impressions que nous laisse ce voyage.
D'abord, ce qui nous a été difficile à supporter le dénuement et l'extrême pauvreté de certains villages la circulation, notamment dans le nord, folle, sans règle, anarchique, bruyante, dangereuse, stressante... la poussière constante, la crasse, et partout sur les routes et au cœur des villes, les tas d'immondices pourrissants et nauséabonds où vaches, chèvres et cochons tentent d'extirper un peu de nourriture Ce que nous regrettons toutes les photos que nous n'avons pas prises, toutes les scènes de vie que nous n'avons pu filmer, soit parce que le respect nous l'imposait, soit à cause de la lumière vacillante sous le voile constamment laiteux qui flotte sur les villes et les campagnes notre manque de connaissance de la culture indienne et la difficulté à communiquer Ce qui nous laissera un souvenir intense la manifestation religieuse permanente qui imprègne la vie des hindous dans leurs gestes, leurs vêtements et leurs villes le sentiment d'une présence humaine permanente, même dans les espaces les plus reculés les couleurs, le tourbillon de la vie quotidienne, les poignées de main, les « what's your name » incessants et les sourires la beauté majestueuse et émouvante du Taj Mahal et l'incroyable richesse du palais de Mysore et infiniment de choses encore, comme la multitude de petits métiers et la pérennité d'activités ancestrales L'Inde nous a plongé dans un autre monde et nous sommes heureux de l'avoir découverte même si, au bout du compte, la nature et les espaces sauvages nous ont manqués.
États-Unis: carnet de route dans l'Ouest English translation pending
U.S.A 2001
CARNET DE ROUTE… 20 Aout / 10 Septembre Californie/Nevada/Utah/Colorado/Arizona.
Lundi 20 Août Nous nous levons à 3h30 🤪 du matin au grand dam de Jérôme qui, lui, n’a pas peur de rater l’avion… ! Décollage de Toulouse-Blaganc à 6h50 avec KLM direction Amsterdam. Dans l’avion, nous découvrons le petit déjeuné Hollandais : sandwich viande & fromage et le pire, sandwich beurre de cacahuette et concombre…dur😕! Après une escale à Amsterdam, nous décollons pour Los Angeles. 10h40 de vol. La fatigue commence à se faire sentir. A bord, nous sommes chouchouté. Nous survolons les glaces du groendland. C’est magnifique. Puis le Canada et ses immenses etendues sans une route. Ensuite les Rocheuses, Las Vegas et enfin LA ou nous atterrissons à 13h30 heure locale. Ensuite, c’est la douane. 3 passages ! on ne rentre pas au USA comme ça. Nous prenons possession de notre Pontiac Gran Dam. Nous découvrons la boite auto et le cruise control : c’est génial, la voiture avance toute seule !. En route pour l’hôtel. L.A. est immense et les autoroute sont des 2X6 voies ! nous nous perdons un moment avant de trouver la bonne route. Jérôme conduit et je joue le co-pilote. On gère ça comme des chefs !!. Nous arrivons enfin à notre hôtel, un Motel6 dans le quartier de Pomona. Nous faisons un plouf dans la piscine et nous allons manger au « Denny’s Dinner ». Découverte de la nourriture américaine : ils servent les pancakes avec une boule de beurre qu’il étale dessus😮. Et comme si ce n’était pas assez lourd, ils recouvrent le tout de sirop d’érable. Même le « pain » est frit à la poêle. Epuisé, nous nous couchons à 10h00 (soit 5h du matin en France après une journée de 26h).
Mardi 21 Août : Décalage horaire oblige, nous nous levons en pleine forme à 5h du matin😉. Impatient de découvrir l’Amérique, nous nous préparons. Petit déjeuné chez Denny’s : café (il nous fera pas mal), jus d’orange et pancake (avec sa boule de beurre bien sur). Des routiers sont là. Ils ont garé leur trucks chromés et clinquant sur le parking pour déjeuner copieusement : viande panée sur un pancake/ketchup et frites arrisé de fromage fondu…burp…mais comment ils font pour manger ça à 6h du mat’. En route ! Nous partons vers le nord et quittons Los Angeles sans encombre. Plus nous avançons et plus les paysages deviennent sauvages. La côte californienne est très découpée. Ce n’est pas l’image que l’on en a. Nous stoppons à San Siméon ou nous visitons Hearst Castle : un magnat de la presse qui a construit un château. C’est le 2d site le plus visité des USA après Disneyworld. An fait, quand on le regarde avec un œil européen, c’est un amas de chefs d’œuvre inestimables qui ne sont pas du tout mis en valeur dans un environnement plus ou moins méditerranéen sur 6000m2 de construction. Les 2 piscines, intérieure et extérieure toutes en mosaïques sont superbes !. Nous continuons notre route vers Monterey ou nous arrivons vers 19h30. Nous mangeons chez…Denny’s. Nous cherchons fébrilement de la verdure dans la carte. Oh joie ! Une salade, un steak, des haricots vert et u peu de purée. Enfin un semblant de nourriture européenne. Déception devant l’assiette : le steak est de la viande agglomérée et panée. Les haricots verts sont arrosés de beurre fondu. Et la purée ne serai pas mauvaise si le tout n’était pas recouvert d’une épaisse couche de…béchamel !!! Ignoble🙁🙁. En mangeant nous voyons passer des camping car (ou plutôt des bus) américain traînant leur voiture à l’arrière.
Mercredi 22 Aout
Re-petit dej chez Denny’s et toujours aussi léger. En route vers San Francisco ou nous arrivons 2h après. Le Spaulding Hôtel est à Downtown à deux pas du Financial District. L’arrivée sur San Francisco est magnifique avec sa vue sur le Bay Bridge et le Financial District. Par contre, c’est galère pour la voiture ! Trouver une place est quasi impossible! Au final, nous en trouvons quand même une près du Fisherman Warf ou nous découvrons une vue splendide sur Alcatraz et le Golden Gate. Alcatraz est tout près de la côte, à seulement 1,5 km, on pourrait presque toucher la prison du doigt. Nous flânons dans le Fisherman Warf et ses magasins à touriste et nous empruntons ensuite le Cable Car : Génial ! accroché à l’extérieur, comme dans les film, nous parcourons les collines de San Francisco…les descentes sont impressionnantes, il faut faire confiance au gros black qui gère le frein! Le soir, nous dinons chez Rémi et Cécile à San José : un pot-au-feu ! Enfin un repas européen ! Un délice ! Nous nous couchons épuisé à 1h du matin.
Jeudi 23 Aout:
Levé 8h. Nous garons la voiture au même endroit que la veille. Nous repassons au Fisherman Warf ou nous achetons quelques souvenirs. A Pier 39, une colonie de Lions de Mer se dore au soleil sur les pontons flottants. Quel Bruit !! Et quelle odeur ! Ca pue le poisson à dix lieux à la ronde! Nous partons ensuite pour north Beach, le quartier Italien et Chinatown. Passé la porte d’entrée du quartier chinois, on rentre dans un autre monde : tout est en chinois, des enseignes de magasin au gens que l’on croise. Nous mangeons un sandwich dans le Financial District et nous partons ensuite pour le Golden Gate. Dommage, il est dans la brume, nous aurions du y aller hier ou tout était dégagé. Mais il est quand même grandiose et la vue sur SF de l’autre coté du pont est splendide. Nous continuons en direction du nord vers Sausalito ou nous découvrons les Home Boat, ces maisons flottantes qui forment une petite ville. Un seul regret : ne pas être aller visiter Alcatraz (visites complète) et ne pas avoir fait la croisière sous le golden Gate (idem).
Vendredi 24 Aout:
Nous partons de San Francisco à 9h30 sans regret car la brume envahie tout, même le haut des gratte ciel. Nous empruntons le Bay Bridge et partons pour Yosemite National Park. Après avoir passé les collines de San Francisco, la brume disparait comme par magie pour laisser place à un grand ciel bleu. Nous croisons un champ d’éoliennes et beaucoup d’arbres fruitiers. Plus nous avançons, plus la densité des sapins et l’altitude augmente. L’arrivée sur Yosemite est impressionnante : de monstrueux bloc de granit entoure la route de part et d’autre de la rivière qui serpente au fond de cette vallée glacière. Notre camping est sympa, à l’image de l’Amérique, rien n’est laissé au hasard : sur chaque emplacements, une table, des bancs, un Barbecue et un « Food Storage » : une grosse boite en fer dans laquelle stocker la nourriture, ours oblige (si!si!). Nous faisons connaissance avec les écureuils « Tic & Tac ». Le tout est au beau milieu des pins. C’est assez sauvage et super agréable…mais il parait qu’il y a des lions sauvage dans ces montagne…Une fois installé nous allons à Bridaveil Falls. Nous grimpons sur les énormes blocs glissant (je me suis ramassé 2 fois) jusqu’au pied de la cascade. Un écureuil intrépide est venu nous quémander un bout de sandwich. Il s’est même risqué à renifler le bout de mes baskets. A près quelques course (100$ quand même !) nous rentrons au camping. La fraîcheur tombe, nous sommes à 2200m et Jérôme s’acharne à allumer un Barbecue pour faire griller un bout de steak. On goute des marshmallows grillé piqué sur un bout de bois Mmmm !!
Samedi 25 Aout:
La nuit à été Gla-cia-le . On a dormi à peu près bien au levé du soleil. Il fait 5c° la nuit Brrrr. De ce fait, on a émergé à 10h30. On a trainé jusqu’a13h et on est parti pour Vernal Falls. Le sentier est raide, bien emménagé mais la fins est terrible : une bonne centaine de volée de marches pour nous achever. Mais le déplacement en vaut la peine : en haut des chutes de Vernal Falls, il y a un lac superbe. Il est alimenté par un cour d’eau qui descend sur ne plaque de granit. Vu qu’au camping y’a pas de douche, le lac nous a servi de baignoire…à 2400m d’altitude! L’eau n’est pas chaude, environ 12c° mais il faut bien se laver !. On a passé l’après midi là tranquillement. De retour au camping, une bande de mexicains nous avait squatté notre emplacement et brulé tout le petit bois que j’avais ramassé. Au menu, Chili et Marshmallows. Pendant le repas, une biche est venue près de noter tente.
Dimanche 26 Aout:
Cette fois ci, on s’est pas fait avoir, on a dormi tout habillé de la tête au pied et la nuit à été meilleure! Aujourd’hui, direction Wawona et plus précisément Mariposa Grove et sa forêt de Séquoias géant. Ils sont immenses ! Les plus impressionnants sont le Grizzly Giant et le Séquoia Tunel ou une voiture peut passer à travers le tronc. Retour au camp vers 17h. On est reparti vers Yosemite Village pour acheter à manger et se laver dans la rivière. Ce soir au menu, Purée, saucisse et yaourt : Jérôme est un vrai Davy Crockett.
Lundi 27 Aout:
Un coyote a hurlé cette nuit à coté de notre tente et m’a fichue une trouille bleue…pas le coyote en lui-même, ça aboie comme un Yorkshire (!) mais l’ours potentiel qui pouvait être la cause de ses aboiement !! A 11h45 on lève camps direction La vallée de la Mort. En descendant de Yosemite on a vu un jeune ours brun, il parait que c’est rare. Après 6 h de route on arrive aux abords de la Death Valley. La température est à peut près aussi fraîche que dans un four ! Je marche quelques minutes pour aller chercher du sable dans les dunes et au retour, je frise le malaise. Jérôme lui, récupère du sel séché au fond de la vallée. Grosse déception, nous arrivons à Zabrisky Point après le couché du soleil et nous manquons ce fantastique spectacle. Je suis déçue car il fait trop noir pour voir les principaux point de la Death Valley : Badwater Point (point le plus bas de l’hémisphère nord : -80m en dessous du niveau de la mer), Artist Pallet, Devil’s Golf Course (Le Terrain de Golf du Diable). Nous nous sommes contenté de faire la traversée en voiture. Cette dernière n’a pas trop souffert d’ailleurs…nous avons bien respecté les consignes de sécurité : rouler sans clim toutes vitres ouvertes pour éviter la surchauffe. Nous continuons vers Las Vegas dont nous distinguons le halo de lumières à plus de 150 km !!! L’arrivée est un choc : Du noir profond et de la solitude du désert de la vallée de la mort, on passe en un claquement de doigt au centaine de milliers d’ampoules et de néons clignotant de la Sin City (ville du péché) qui nous en mettes plein la vue. Les hôtels sont grandioses. Un européen ne peut pas prendre la mesure de ce qu’est Las Vegas sans y être allé…nous n’avons aucun équivalent sur le vieux continent. Après 3 jours en camping, sans électricité, ni eaux et au milieu des ours, ça fait drôle ! Nous logeons à l’Excalibur, hôtel sur le thème du roi Arthur avec ses tours, ses créneaux, ses douves, Arthur et Merlin…merlin que l’on rencontre au beau milieu des machine à sous « Haaa ! Bonnnjourr ! Vous êtes frannncaiis ! Parisss ». Notre chambre de 50m2 est située au 17ème étage d’une tour qui en comporte 38 (!!). 1er geste : La douche ! Et quelle douche ! On peu facilement y tenir à 3 ou 4. Une fois propre comme un sous neuf, en avant sur le strip! Je dilapide les $ que ma mère m’a charger de jouer pour elle au Louxor…le Jackpot n’est pas pour aujourd’hui. Nous remontons le strip : le Luxor, le New York New York, le Monte-Carlo, le Paris ou nous nous arrêtons y boire un verre. Les clichés américains sur Paris nous font sourire : rue pavés, lampadaire, Métropolitain, les publicisée belle époques « Les petites femmes de Paris », le tout sous un ciel artificiel. Ils sont fort ces américains…
Mardi 28 Aout:
La nuit à été bonne (enfin un vrai matelas!). Après avoir pris un petit déjeuné gargantuesque au buffet du Louxor (on mange dans un chantier de fouille reconstitué), on s’est vautré à la piscine de l’hôtel sur des transats. Le cadre est superbe : verdure cascade et toboggan avec vue sur la pyramide du Louxor d’un coté et les tours de New York de l’autre. L’air est chaud et on tien difficilement au soleil hors de l’eau. Après une bonne heure de sieste, on repart sur le strip et on commence la tournée des casinos. LOUXOR : Fantastique décors pharaonique, e suis aux anges. Le sphinx est immense et la pyramide (échelle 1 de celle de Khéops qui contient le casino et l’hôtel) projette un faisceau lumineux à son extrémité…magique ! NEW YORK-NEW YORK : reconstitution de Manhattan, de la statue de la liberté et du Brookling Bridge à l’extérieur. A l’intérieur, on déambule dans les « rue » de NY avec ses boutiques et le casino est au milieu de « Central Park ». MONTE CARLO : superbes statues et fontaines à l’entrée. PARIS : Ambiance toujours aussi française avec ses « Jacques Pot » et ses gardiens de sécurité à habillé mi-gendarme/mi-douanier. BELLAGIO : Fantastique jeux d’eau sur fond de musique classique. CEASAR’S PALACE : Immense! Galerie commerçante de la Rome antique, des statues, des fontaines sous un ciel artificiel. VENETIAN : Mon préféré! Ils ont reconstitué le grand canal de Venise, avec gondoles et Gondoliers, la place St Marc, le pont des soupirs…on s’y croirai! On l’a visité à 11h du soir, il faisait nuit noire à l’extérieur mais une luminosité de 9h du matin sous le ciel artificiel du casino.THE MIRAGE : Superbe volcan devant le casino avec projection de flamme et de « lave ». TREASURE ISLAND : Deux galions se battent l’un contre l’autre à coup de canon, de sabre, de fusils et autres explosifs de chaque coté de l’entrée du casino. Le décor rappelle l’attraction « Pirates des caraïbes » chez Mickey. On se croirait vraiment dans la baie des boucaniers. L’un des galions sombre même à la fin de la bataille. Bien sur dans tous ces casinos il y a des centaines et des centaines de machine à sous. Mais on peut largement passer un séjour à Las Vegas sans jouer, il y a tellement d’attraction autour et dans les casinos que, pour une personne qui n’est pas accro aux jeux, ces derniers peuvent paraîtres secondaires. Mais j’ai quand même joué quelque $ pour le fun ! Le souci quand on rentre dans un casino…c’est dans sortir ! La sortie est quasiment pas indiquée, tout est étudié pour vous faire déambuler dans les dédales de machines à sous, de table de poker et de roulette. Perso, on a eu particulièrement du ml à s’extirper du Venetian et du Caesar. Globalement, Las Vegas est un immense parc d’attraction pour adulte. A n’importe quelle heure du jour et de la nuit, on entend les « Blin-Bling » des machines à sous. Il y a même des écrans de jeux qui sont incrusté dans les comptoirs des bars. Ils n’ont pas (encore) poussé le vice à mettre des machines à sous dans les chambres. Sur le strip, quelques Kékes se baladent en décapotable, musique à fond et bimbos peroxydées à l’arrière. C’est leur Champs Elysée. Je n’ai jamais vu autant de limousine de ma vie! Dans les rues, ils ont même mis des petits micros dans les buisons qui diffusent des « Grigri » de Grillons pour l’ambiance. La bouffe est omniprésente! Y’en a tout les 10 mètres. Enter les Fast Food, les buffets des casinos et les restos, on ne peur pas de faim à Vegas ! Bref, on s’écroule épuisé dans notre château à 1h30 après un péri de 6 km sur le strip.
Mercredi 29 Aout :
Debout à 9h30 après une excellente nuit. On dit bye-bye à note palace et partons pour Bryce Canyon. Le trajet se passe sans problème. Nous arrivons enfin à Bryce Canyon : des centaines de cheminée de fées rouges orangés couvrent les flans en pente douce d’un plateau qui s’est érodé. Déception, aujourd’hui Bryce est couvert de gros nuages. Il fait frais, ça rappelle Yosemite. Les rangers nous ont dit que demain il ferait le même temps. J’ai quelques espoirs de voir Bryce sous le soleil. Ce soir, camping et purée saucisse ! On ne change pas les bonnes habitudes !
Jeudi 30 aout
Le ciel nous a entendus ! Il fait un grand soleil et Bryce est superbe! Nous faisons les différents points de vue avant de s’aventurer dans la forêt d’aguille (les Hoodoos) par un sentier plus que sinueux et escarpé. C’est largement plus beau vu d’en bas ! Les couleurs rouge/rose/jaune et orangé donnent une lumière magique ! La remonté se fait sous une chaleur torride…rude ! Ici les écureuils sont très curieux : on tend un doigt et ils arrivent. Ils mangent même dans la main. Nous prenons ensuite la route en direction de Moab ou nous arrivons dans la soirée. La patronne de l’hôtel, une belge, est super sympa. D’abord, une douche ! et ensuite, Jérôme a entrepris la corvée de lessive. Nous avons mangé au Moab Brewery des Du chili recouverts de nachos le tout arrosé de fromage fondu (et c’était super bon !). Le tout arrosé de la bière maison : La Dead Horse ! En un mot : Fameux !
Vendredi 31 Aout
Réveil à 7h30 (dur, dur) et on fonce chez Tag A Long pour un périple en rafting sur le Colorado. On avale un café et quelques cookies. On se retrouve avec un groupe de français. Les paysages sont grandiose mais les rapides sont décevant : la preuve, on c’est même baigné en passant les rapide. A midi, sandwich et fruit sur une plagette au bord du fleuve. L’après midi, grande bataille entre radeau à coup de seaux d’eau. Le Colorado est boueux, et on cède à la tentation d’une bataille de boue. Autant dire qu’on est ressorti propre ! Retour à 17h au motel ou l’on se pose jusqu’au soir. Nous allons manger dans un resto/bar/karaoké sur les conseils de la patronne. Pour 10$, un steak de 80 Oz avec du chili, des frites et de la salade. La viande est hyper tendre, vives les hormones, mais j’adore! Les américains qui viennent chanter sont des caricatures : Chapeau de cowboys, moustaches gilet, santiag et country music ! Vraiment marrant !
Samedi 1er Septembre :
Levé 10h30. On visite Arches National Park. Superbe ! On comprend pourquoi Hollywood vient y tourner des films. Ce sont des arches de pierre naturelle d’une taille impressionantes.
On va faire quelques courses au City Market, on achète un café, des cookies et au moment de rentrer dans la voiture…Jérôme avait laissé les clefs à l’intérieur. On a appelé un sérurier qui est arrivé immédiatement et nous a gentiment fait un double des clefs. A près cet incident, direction Monument Valley. Nous y arrivons au couché du soleil : époustouflant ! Les butes sont immenses et prennent des couleurs rouge foncé au couché du soleil. Le décor est grandiose et on s’attend à voir débarquer John Wayne. On s’installe au camping ou on a un mal de chien à planter les sardines de la tente : le sol est du vrai béton ! Chouette, y’a une petite piscine ! Et des douches chaudes ! Le luxe ! Et même m’électricité dans les sanitaire…là, c’est Versailles ! Jérôme s’acharne à allumer 3 bout de charbon pour faire griller le steak : on est plus dans la forêt, y’a pas de bois autour…c’est le désert. La lune c’est levée, elle est pleine et on y voit comme en plein jour. Il fait doux et je pense que la nuit ne sera pas froide.
Dimanche 2 septembre :
Réveil 8h00 à cause de la chaleur. La tente est un vrai four ! Nous écrivons les cartes postales, un plouf dans la piscine et nous quittons le camping. Nous allons faire un tour dans les magasins indiens du bord de la route (ou plutôt des taudis), j’achète ma bague et nous allons chez Ed Black pour confirmer noter réservation. On arrive sur un parking poussiéreux…un indien mal réveillé (Jimmy en fait) nous accueille, surpris d’avoir des clients. Je maudis sur 7 générations l’agence de réservation et je garde mon calme. Bref, après moult palabre, l’affaire est arrangée et nous voila parti pour un périple de 24 heures à cheval dans monument Valley. Nous bullons à l’ombre toute l’après midi, le temps que la chaleur soit plus supportable et à 16h, nous voila en selle, guidé par Jimmy et Doggy le chien, Jérôme sur « Magic » et moi sur … »Geronimo » ! Et, à partir de ce moment là, le spectacle commence : on passe devant la butte Mitchell, on longe le plateau des esprits, du dieu de la pluie, de l’oiseau du tonnerre. Nous découvrons la formation rocheuse des 3 sœurs, l’oreille du vent, l’œil du soleil, le grand Hogan, des peinture rupestre dans la lumière fantastique du soleil couchant et dans un cadre grandiose. Notre guide est très sympa mais n’est pas toujours facile à comprendre (l’américain avec l’accent Navarro, ce n’est pas évident !). Nous faisons de grand galop dans la pleine en laissant une grande trainée de poussière derrière nous…mais ou est la cavalerie ? Nous traversons même un troupeau de vache en liberté. Après 3 heures de randonnée nous arrivons au bivouac. Devant nous, s’étend la plaine et, au loin, se dresse Totem Pole, une longue pierre miraculeusement verticale. Note campement se trouve entre 2 parois rocheuse et l’écho est extraordinaire (X3 !!) dans un silence absolu. Marvin, le cuistot, nous a rejoint en 4X4 pour la nuit. Au menu, steak et Navarro Tacos : de la pate frite dans de l’huile sur laquelle on étale des haricots rouges (pour changer !) du fromage râpé, de la salade et quelques olives. C’était simple, mais très bon. Ensuite, au tour du feu, Marvin et Jimmy nous on chaté des chansons indiennes en frappant sur un petit tambour. Quand à nous, on s’est essayé au classique d’Edith Piaf. Mais Jérôme à été la star de la soirée quand il a sorti son stock de blague. A près cette bonne soirée, dodo à 11h à la belle étoile sous le ciel de Monument Valley.
Lundi 3 Septembre
4h30 : j’entends le 4×4 démarrer et partir en trombe dans la nuit. Bon sang, j’ai une trouille bleu : nous sommes en plein milieu du désert du Nevada à 2h de cheval du Visitor Center. Jérôme se rendort en disant qu’on avisera au levé du soleil. Quand à moi, tout cela plus la lumière de la lune m’empêche de me rendormir. 6h : le 4×4 revient. En fait, les chevaux s’étaient échappés en grignotant la corde de l’enclos. Nous assistons à un lever de soleil spectaculaire su totem pole, d’abord le noir, le bleu profond, l’orange et le jaune. Enfin le soleil se lève et éclaire les parois rouges/ocre tout autour de nous. Après un grand café et un petit dej’ préparée sur les braises, en selle! On la les fesses en compote ! Nous quittons le campement au soleil levant à 7h30. Les trots et les galops sont douloureux mais les paysages sont grandioses. Nous arrivons au Coral à 9h30. Nous saluons chaleureusement nos guides et partons pour le Lake Powell. Ce lac à été crée grâce à la construction du Glen Canyon Dam et régule l’alimentation en eau de Las Vegas et Los Angeles. Il fait 400km de long (!!) et est constitué de milliers de canyons inondés et à mis 17 ans à se remplir ! En route, nous stoppons à Navarro National Monument : un village primitif niché au fond d’une cavité rocheuse. Nous arrivons au Lake Powell vers 15h30. Vite ! On a envie d’un un plouf dans les eaux chaudes du lac ! Sur les bons conseils du Routard nous trouvons une petite crique isolée et très jolie : Le plateau de roches orangées s’avance en plaques dans le lac avant de tomber à pic vers les profondeurs du canyon inondé. Après une après midi farniente, on renter au camping et on fait griller du maïs au repas du soir.
Mardi 4 septembre :
Les effets du cheval se font encore sentir ! La chaleur nous réveille à 8h30. On traine un peu au camping et on part à la marina. On voulait louer des canoës pour la demi-journée mais tout était déjà pris…dommage ! Du coup, nous repartons à la crique d’hier ou nous passons une partie de l’après midi. Nous allons ensuite faire un tour à « horse shoe Bend » : une vue plongeante sur un méandre du Colorado. La marche sous le soleil à été éprouvante mais cela valait vraiment le détour. Nous faisons 3 courses et nous rentrons au camping ou nous passons tranquillement la soirée. Dans les arbres, il y a de drôles d’oiseaux que nous avons baptisé des « Glou-Glou » à cause de leurs cris….même aujourd’hui, ces « Glou-Glou » restent un mystère.
Mercredi 5 septembre :
Levé à 9h, toujours à cause de la chaleur. On lève le camp et on va se tremper à Warm Creek Bay, comme les jours précédents. Vers midi, en route pour le Grand Canyon. Après 2 heures de route nous rentrons dans le parc national. Les premiers points de vue sont décevants : Desert View, Grand View, Hipan Point…en fait, c’est tellement immense que l’on a l’impression de voir une vallée au lieu d’un canyon. Nous marchons ensuite ver Yaki Point avant de se rendre à Grand Canyon Village ou nous prenons la West Rim Drive en navette qui nous dépose à Maricopa Pont, Mohave point et Hopi Point d’où nous admirons le couché du soleil. Plus le soleil baisse, plus les couleurs du canyon ressorte, en majorité du rouge et du ocre. Les ombres se détachent, c’est joli mais j’ai été plus impressionné par celle de Monument Valley. La nuit tombe et nous prenons la route de Flagstaff ou nous passerons la nuit. 1h30 plus tard, nous débarquons dans l’hôtel, qui est plutôt une auberge de jeunesse, peuplé de Baba cool. En fait, la ville semble être peuplé de Bab’s. Une bière, une pizza, un lit douillet…ahhhhh…et là, ça a commencé ! Le cauchemar ! Flagstaff est une ville traversé par des convois de train qui traverse l’Amérique d’ouest en est. Vu que ces convois sont démesurés, 3 locomotives, une 100ène de wagon et 1,5 de long, ils ne peuvent pas ralentir pendant la traversé des villes. Faute de frein, y’a le klaxon ! Ils traversent toute sirène hurlante la ville, de jour, comme de nuit. En sachant qu’il y en a 1 toutes les 20 minutes, autant dure que j’ai pas beaucoup dormi ! Curieusement, Jérôme, lui, oui !
Jeudi 6 septembre :
Après cette nuit mémorable, nous partons pour Palm Springs. 6h de route dans le désert, vive la clim’ ! Les étendues sont toujours aussi immenses. On arrive crevé à Palm Springs. Noter hôtel est super, la chambre est aussi grande qu’à l’Excalibur, le lit fait 2m sur 2. La piscine et le jacuzzi sont chauffé (on se demande bien pourquoi !). Le soir on va flâner au centre ville piétonnier ou il y a des marchands de breloque. L’air est tiède et la soirée super agréable.
Vendredi 7 septembre :
Réveil à 8h30 à cause d’un mexicain qui souffle les feuilles devant noter chambre! On part au Castorama local pour acheter une boîte aux lettres américaine. Nous partons ensuite au Joshua tree National Park : un peut décevant par rapport aux autres parcs. On voit une oasis, une forêt de cactus et…des Joshua tree. Retour à Palm Springs, plouf dans la piscine et on va ensuite dans un resto italien (pas terrible du tout d’ailleurs, avec ses pâtes insipides).
Samedi 8 septembre :
Réveil 7h00 et en route pour Los Angeles ! On arrive en fin de matinée devant le Man’s Chinese Theater ou il y a les empreinte des stars. Moment unique je pose mes mains dans les empreintes d’Harrison FORD! L’endroit est sympa mais bourré de touristes !! On se balade en voiture dans Beverly Hills. Derrière les hauts portails, il y a des maisons magnifiques : j’y vivrai bien ! On continue vers Venise Beach. Les rouleaux de l’océan pacifique sont énorme et on se régale en sautant dedans après 3 semaines de désert. On se balade ensuite sur le Sea front Walk. C’est la cour des miracles : des tatoueurs, des masseurs, des vendeurs de tableaux, de breloque et même…même…un diseur de bonne aventure qui prétend être la réincarnation d’un prophète russe !! des virtuose du roller et du skate font des démo sur de la musique funky. Par contre, pas de Paméla siliconé, ni de schwarzy gonflé, mais c’est quand même très sympa !
Dimanche 9 septembre :
Levé 9h. On s’acharne à tout faire rentrer dans les sacs. On quitte le Motel 6 et on va rendre notre chère Pontiac. Nous voila à l’aéroport en train de poireauter. Bref, après un vol sans problème, nous arrivons à Amsterdam après 11h de vol. 4h de retard pour le vol de Toulouse et…enfin, nous posons à nouveau le pied sur le sol français. Même comparé à une bourgade du fin fond de l’Arizona, Toulouse nous semble petite : rocade, maison, route…tout ! Mais quel bonheur de retrouver notre vieille France, avec ses bon petits vin et ses bon petit plats !.
That’s all Folks ! See you soon for an another adventure!
CARNET DE ROUTE… 20 Aout / 10 Septembre Californie/Nevada/Utah/Colorado/Arizona.
Lundi 20 Août Nous nous levons à 3h30 🤪 du matin au grand dam de Jérôme qui, lui, n’a pas peur de rater l’avion… ! Décollage de Toulouse-Blaganc à 6h50 avec KLM direction Amsterdam. Dans l’avion, nous découvrons le petit déjeuné Hollandais : sandwich viande & fromage et le pire, sandwich beurre de cacahuette et concombre…dur😕! Après une escale à Amsterdam, nous décollons pour Los Angeles. 10h40 de vol. La fatigue commence à se faire sentir. A bord, nous sommes chouchouté. Nous survolons les glaces du groendland. C’est magnifique. Puis le Canada et ses immenses etendues sans une route. Ensuite les Rocheuses, Las Vegas et enfin LA ou nous atterrissons à 13h30 heure locale. Ensuite, c’est la douane. 3 passages ! on ne rentre pas au USA comme ça. Nous prenons possession de notre Pontiac Gran Dam. Nous découvrons la boite auto et le cruise control : c’est génial, la voiture avance toute seule !. En route pour l’hôtel. L.A. est immense et les autoroute sont des 2X6 voies ! nous nous perdons un moment avant de trouver la bonne route. Jérôme conduit et je joue le co-pilote. On gère ça comme des chefs !!. Nous arrivons enfin à notre hôtel, un Motel6 dans le quartier de Pomona. Nous faisons un plouf dans la piscine et nous allons manger au « Denny’s Dinner ». Découverte de la nourriture américaine : ils servent les pancakes avec une boule de beurre qu’il étale dessus😮. Et comme si ce n’était pas assez lourd, ils recouvrent le tout de sirop d’érable. Même le « pain » est frit à la poêle. Epuisé, nous nous couchons à 10h00 (soit 5h du matin en France après une journée de 26h).
Mardi 21 Août : Décalage horaire oblige, nous nous levons en pleine forme à 5h du matin😉. Impatient de découvrir l’Amérique, nous nous préparons. Petit déjeuné chez Denny’s : café (il nous fera pas mal), jus d’orange et pancake (avec sa boule de beurre bien sur). Des routiers sont là. Ils ont garé leur trucks chromés et clinquant sur le parking pour déjeuner copieusement : viande panée sur un pancake/ketchup et frites arrisé de fromage fondu…burp…mais comment ils font pour manger ça à 6h du mat’. En route ! Nous partons vers le nord et quittons Los Angeles sans encombre. Plus nous avançons et plus les paysages deviennent sauvages. La côte californienne est très découpée. Ce n’est pas l’image que l’on en a. Nous stoppons à San Siméon ou nous visitons Hearst Castle : un magnat de la presse qui a construit un château. C’est le 2d site le plus visité des USA après Disneyworld. An fait, quand on le regarde avec un œil européen, c’est un amas de chefs d’œuvre inestimables qui ne sont pas du tout mis en valeur dans un environnement plus ou moins méditerranéen sur 6000m2 de construction. Les 2 piscines, intérieure et extérieure toutes en mosaïques sont superbes !. Nous continuons notre route vers Monterey ou nous arrivons vers 19h30. Nous mangeons chez…Denny’s. Nous cherchons fébrilement de la verdure dans la carte. Oh joie ! Une salade, un steak, des haricots vert et u peu de purée. Enfin un semblant de nourriture européenne. Déception devant l’assiette : le steak est de la viande agglomérée et panée. Les haricots verts sont arrosés de beurre fondu. Et la purée ne serai pas mauvaise si le tout n’était pas recouvert d’une épaisse couche de…béchamel !!! Ignoble🙁🙁. En mangeant nous voyons passer des camping car (ou plutôt des bus) américain traînant leur voiture à l’arrière.
Mercredi 22 Aout
Re-petit dej chez Denny’s et toujours aussi léger. En route vers San Francisco ou nous arrivons 2h après. Le Spaulding Hôtel est à Downtown à deux pas du Financial District. L’arrivée sur San Francisco est magnifique avec sa vue sur le Bay Bridge et le Financial District. Par contre, c’est galère pour la voiture ! Trouver une place est quasi impossible! Au final, nous en trouvons quand même une près du Fisherman Warf ou nous découvrons une vue splendide sur Alcatraz et le Golden Gate. Alcatraz est tout près de la côte, à seulement 1,5 km, on pourrait presque toucher la prison du doigt. Nous flânons dans le Fisherman Warf et ses magasins à touriste et nous empruntons ensuite le Cable Car : Génial ! accroché à l’extérieur, comme dans les film, nous parcourons les collines de San Francisco…les descentes sont impressionnantes, il faut faire confiance au gros black qui gère le frein! Le soir, nous dinons chez Rémi et Cécile à San José : un pot-au-feu ! Enfin un repas européen ! Un délice ! Nous nous couchons épuisé à 1h du matin.
Jeudi 23 Aout:
Levé 8h. Nous garons la voiture au même endroit que la veille. Nous repassons au Fisherman Warf ou nous achetons quelques souvenirs. A Pier 39, une colonie de Lions de Mer se dore au soleil sur les pontons flottants. Quel Bruit !! Et quelle odeur ! Ca pue le poisson à dix lieux à la ronde! Nous partons ensuite pour north Beach, le quartier Italien et Chinatown. Passé la porte d’entrée du quartier chinois, on rentre dans un autre monde : tout est en chinois, des enseignes de magasin au gens que l’on croise. Nous mangeons un sandwich dans le Financial District et nous partons ensuite pour le Golden Gate. Dommage, il est dans la brume, nous aurions du y aller hier ou tout était dégagé. Mais il est quand même grandiose et la vue sur SF de l’autre coté du pont est splendide. Nous continuons en direction du nord vers Sausalito ou nous découvrons les Home Boat, ces maisons flottantes qui forment une petite ville. Un seul regret : ne pas être aller visiter Alcatraz (visites complète) et ne pas avoir fait la croisière sous le golden Gate (idem).
Vendredi 24 Aout:
Nous partons de San Francisco à 9h30 sans regret car la brume envahie tout, même le haut des gratte ciel. Nous empruntons le Bay Bridge et partons pour Yosemite National Park. Après avoir passé les collines de San Francisco, la brume disparait comme par magie pour laisser place à un grand ciel bleu. Nous croisons un champ d’éoliennes et beaucoup d’arbres fruitiers. Plus nous avançons, plus la densité des sapins et l’altitude augmente. L’arrivée sur Yosemite est impressionnante : de monstrueux bloc de granit entoure la route de part et d’autre de la rivière qui serpente au fond de cette vallée glacière. Notre camping est sympa, à l’image de l’Amérique, rien n’est laissé au hasard : sur chaque emplacements, une table, des bancs, un Barbecue et un « Food Storage » : une grosse boite en fer dans laquelle stocker la nourriture, ours oblige (si!si!). Nous faisons connaissance avec les écureuils « Tic & Tac ». Le tout est au beau milieu des pins. C’est assez sauvage et super agréable…mais il parait qu’il y a des lions sauvage dans ces montagne…Une fois installé nous allons à Bridaveil Falls. Nous grimpons sur les énormes blocs glissant (je me suis ramassé 2 fois) jusqu’au pied de la cascade. Un écureuil intrépide est venu nous quémander un bout de sandwich. Il s’est même risqué à renifler le bout de mes baskets. A près quelques course (100$ quand même !) nous rentrons au camping. La fraîcheur tombe, nous sommes à 2200m et Jérôme s’acharne à allumer un Barbecue pour faire griller un bout de steak. On goute des marshmallows grillé piqué sur un bout de bois Mmmm !!
Samedi 25 Aout:
La nuit à été Gla-cia-le . On a dormi à peu près bien au levé du soleil. Il fait 5c° la nuit Brrrr. De ce fait, on a émergé à 10h30. On a trainé jusqu’a13h et on est parti pour Vernal Falls. Le sentier est raide, bien emménagé mais la fins est terrible : une bonne centaine de volée de marches pour nous achever. Mais le déplacement en vaut la peine : en haut des chutes de Vernal Falls, il y a un lac superbe. Il est alimenté par un cour d’eau qui descend sur ne plaque de granit. Vu qu’au camping y’a pas de douche, le lac nous a servi de baignoire…à 2400m d’altitude! L’eau n’est pas chaude, environ 12c° mais il faut bien se laver !. On a passé l’après midi là tranquillement. De retour au camping, une bande de mexicains nous avait squatté notre emplacement et brulé tout le petit bois que j’avais ramassé. Au menu, Chili et Marshmallows. Pendant le repas, une biche est venue près de noter tente.
Dimanche 26 Aout:
Cette fois ci, on s’est pas fait avoir, on a dormi tout habillé de la tête au pied et la nuit à été meilleure! Aujourd’hui, direction Wawona et plus précisément Mariposa Grove et sa forêt de Séquoias géant. Ils sont immenses ! Les plus impressionnants sont le Grizzly Giant et le Séquoia Tunel ou une voiture peut passer à travers le tronc. Retour au camp vers 17h. On est reparti vers Yosemite Village pour acheter à manger et se laver dans la rivière. Ce soir au menu, Purée, saucisse et yaourt : Jérôme est un vrai Davy Crockett.
Lundi 27 Aout:
Un coyote a hurlé cette nuit à coté de notre tente et m’a fichue une trouille bleue…pas le coyote en lui-même, ça aboie comme un Yorkshire (!) mais l’ours potentiel qui pouvait être la cause de ses aboiement !! A 11h45 on lève camps direction La vallée de la Mort. En descendant de Yosemite on a vu un jeune ours brun, il parait que c’est rare. Après 6 h de route on arrive aux abords de la Death Valley. La température est à peut près aussi fraîche que dans un four ! Je marche quelques minutes pour aller chercher du sable dans les dunes et au retour, je frise le malaise. Jérôme lui, récupère du sel séché au fond de la vallée. Grosse déception, nous arrivons à Zabrisky Point après le couché du soleil et nous manquons ce fantastique spectacle. Je suis déçue car il fait trop noir pour voir les principaux point de la Death Valley : Badwater Point (point le plus bas de l’hémisphère nord : -80m en dessous du niveau de la mer), Artist Pallet, Devil’s Golf Course (Le Terrain de Golf du Diable). Nous nous sommes contenté de faire la traversée en voiture. Cette dernière n’a pas trop souffert d’ailleurs…nous avons bien respecté les consignes de sécurité : rouler sans clim toutes vitres ouvertes pour éviter la surchauffe. Nous continuons vers Las Vegas dont nous distinguons le halo de lumières à plus de 150 km !!! L’arrivée est un choc : Du noir profond et de la solitude du désert de la vallée de la mort, on passe en un claquement de doigt au centaine de milliers d’ampoules et de néons clignotant de la Sin City (ville du péché) qui nous en mettes plein la vue. Les hôtels sont grandioses. Un européen ne peut pas prendre la mesure de ce qu’est Las Vegas sans y être allé…nous n’avons aucun équivalent sur le vieux continent. Après 3 jours en camping, sans électricité, ni eaux et au milieu des ours, ça fait drôle ! Nous logeons à l’Excalibur, hôtel sur le thème du roi Arthur avec ses tours, ses créneaux, ses douves, Arthur et Merlin…merlin que l’on rencontre au beau milieu des machine à sous « Haaa ! Bonnnjourr ! Vous êtes frannncaiis ! Parisss ». Notre chambre de 50m2 est située au 17ème étage d’une tour qui en comporte 38 (!!). 1er geste : La douche ! Et quelle douche ! On peu facilement y tenir à 3 ou 4. Une fois propre comme un sous neuf, en avant sur le strip! Je dilapide les $ que ma mère m’a charger de jouer pour elle au Louxor…le Jackpot n’est pas pour aujourd’hui. Nous remontons le strip : le Luxor, le New York New York, le Monte-Carlo, le Paris ou nous nous arrêtons y boire un verre. Les clichés américains sur Paris nous font sourire : rue pavés, lampadaire, Métropolitain, les publicisée belle époques « Les petites femmes de Paris », le tout sous un ciel artificiel. Ils sont fort ces américains…
Mardi 28 Aout:
La nuit à été bonne (enfin un vrai matelas!). Après avoir pris un petit déjeuné gargantuesque au buffet du Louxor (on mange dans un chantier de fouille reconstitué), on s’est vautré à la piscine de l’hôtel sur des transats. Le cadre est superbe : verdure cascade et toboggan avec vue sur la pyramide du Louxor d’un coté et les tours de New York de l’autre. L’air est chaud et on tien difficilement au soleil hors de l’eau. Après une bonne heure de sieste, on repart sur le strip et on commence la tournée des casinos. LOUXOR : Fantastique décors pharaonique, e suis aux anges. Le sphinx est immense et la pyramide (échelle 1 de celle de Khéops qui contient le casino et l’hôtel) projette un faisceau lumineux à son extrémité…magique ! NEW YORK-NEW YORK : reconstitution de Manhattan, de la statue de la liberté et du Brookling Bridge à l’extérieur. A l’intérieur, on déambule dans les « rue » de NY avec ses boutiques et le casino est au milieu de « Central Park ». MONTE CARLO : superbes statues et fontaines à l’entrée. PARIS : Ambiance toujours aussi française avec ses « Jacques Pot » et ses gardiens de sécurité à habillé mi-gendarme/mi-douanier. BELLAGIO : Fantastique jeux d’eau sur fond de musique classique. CEASAR’S PALACE : Immense! Galerie commerçante de la Rome antique, des statues, des fontaines sous un ciel artificiel. VENETIAN : Mon préféré! Ils ont reconstitué le grand canal de Venise, avec gondoles et Gondoliers, la place St Marc, le pont des soupirs…on s’y croirai! On l’a visité à 11h du soir, il faisait nuit noire à l’extérieur mais une luminosité de 9h du matin sous le ciel artificiel du casino.THE MIRAGE : Superbe volcan devant le casino avec projection de flamme et de « lave ». TREASURE ISLAND : Deux galions se battent l’un contre l’autre à coup de canon, de sabre, de fusils et autres explosifs de chaque coté de l’entrée du casino. Le décor rappelle l’attraction « Pirates des caraïbes » chez Mickey. On se croirait vraiment dans la baie des boucaniers. L’un des galions sombre même à la fin de la bataille. Bien sur dans tous ces casinos il y a des centaines et des centaines de machine à sous. Mais on peut largement passer un séjour à Las Vegas sans jouer, il y a tellement d’attraction autour et dans les casinos que, pour une personne qui n’est pas accro aux jeux, ces derniers peuvent paraîtres secondaires. Mais j’ai quand même joué quelque $ pour le fun ! Le souci quand on rentre dans un casino…c’est dans sortir ! La sortie est quasiment pas indiquée, tout est étudié pour vous faire déambuler dans les dédales de machines à sous, de table de poker et de roulette. Perso, on a eu particulièrement du ml à s’extirper du Venetian et du Caesar. Globalement, Las Vegas est un immense parc d’attraction pour adulte. A n’importe quelle heure du jour et de la nuit, on entend les « Blin-Bling » des machines à sous. Il y a même des écrans de jeux qui sont incrusté dans les comptoirs des bars. Ils n’ont pas (encore) poussé le vice à mettre des machines à sous dans les chambres. Sur le strip, quelques Kékes se baladent en décapotable, musique à fond et bimbos peroxydées à l’arrière. C’est leur Champs Elysée. Je n’ai jamais vu autant de limousine de ma vie! Dans les rues, ils ont même mis des petits micros dans les buisons qui diffusent des « Grigri » de Grillons pour l’ambiance. La bouffe est omniprésente! Y’en a tout les 10 mètres. Enter les Fast Food, les buffets des casinos et les restos, on ne peur pas de faim à Vegas ! Bref, on s’écroule épuisé dans notre château à 1h30 après un péri de 6 km sur le strip.
Mercredi 29 Aout :
Debout à 9h30 après une excellente nuit. On dit bye-bye à note palace et partons pour Bryce Canyon. Le trajet se passe sans problème. Nous arrivons enfin à Bryce Canyon : des centaines de cheminée de fées rouges orangés couvrent les flans en pente douce d’un plateau qui s’est érodé. Déception, aujourd’hui Bryce est couvert de gros nuages. Il fait frais, ça rappelle Yosemite. Les rangers nous ont dit que demain il ferait le même temps. J’ai quelques espoirs de voir Bryce sous le soleil. Ce soir, camping et purée saucisse ! On ne change pas les bonnes habitudes !
Jeudi 30 aout
Le ciel nous a entendus ! Il fait un grand soleil et Bryce est superbe! Nous faisons les différents points de vue avant de s’aventurer dans la forêt d’aguille (les Hoodoos) par un sentier plus que sinueux et escarpé. C’est largement plus beau vu d’en bas ! Les couleurs rouge/rose/jaune et orangé donnent une lumière magique ! La remonté se fait sous une chaleur torride…rude ! Ici les écureuils sont très curieux : on tend un doigt et ils arrivent. Ils mangent même dans la main. Nous prenons ensuite la route en direction de Moab ou nous arrivons dans la soirée. La patronne de l’hôtel, une belge, est super sympa. D’abord, une douche ! et ensuite, Jérôme a entrepris la corvée de lessive. Nous avons mangé au Moab Brewery des Du chili recouverts de nachos le tout arrosé de fromage fondu (et c’était super bon !). Le tout arrosé de la bière maison : La Dead Horse ! En un mot : Fameux !
Vendredi 31 Aout
Réveil à 7h30 (dur, dur) et on fonce chez Tag A Long pour un périple en rafting sur le Colorado. On avale un café et quelques cookies. On se retrouve avec un groupe de français. Les paysages sont grandiose mais les rapides sont décevant : la preuve, on c’est même baigné en passant les rapide. A midi, sandwich et fruit sur une plagette au bord du fleuve. L’après midi, grande bataille entre radeau à coup de seaux d’eau. Le Colorado est boueux, et on cède à la tentation d’une bataille de boue. Autant dire qu’on est ressorti propre ! Retour à 17h au motel ou l’on se pose jusqu’au soir. Nous allons manger dans un resto/bar/karaoké sur les conseils de la patronne. Pour 10$, un steak de 80 Oz avec du chili, des frites et de la salade. La viande est hyper tendre, vives les hormones, mais j’adore! Les américains qui viennent chanter sont des caricatures : Chapeau de cowboys, moustaches gilet, santiag et country music ! Vraiment marrant !
Samedi 1er Septembre :
Levé 10h30. On visite Arches National Park. Superbe ! On comprend pourquoi Hollywood vient y tourner des films. Ce sont des arches de pierre naturelle d’une taille impressionantes.
On va faire quelques courses au City Market, on achète un café, des cookies et au moment de rentrer dans la voiture…Jérôme avait laissé les clefs à l’intérieur. On a appelé un sérurier qui est arrivé immédiatement et nous a gentiment fait un double des clefs. A près cet incident, direction Monument Valley. Nous y arrivons au couché du soleil : époustouflant ! Les butes sont immenses et prennent des couleurs rouge foncé au couché du soleil. Le décor est grandiose et on s’attend à voir débarquer John Wayne. On s’installe au camping ou on a un mal de chien à planter les sardines de la tente : le sol est du vrai béton ! Chouette, y’a une petite piscine ! Et des douches chaudes ! Le luxe ! Et même m’électricité dans les sanitaire…là, c’est Versailles ! Jérôme s’acharne à allumer 3 bout de charbon pour faire griller le steak : on est plus dans la forêt, y’a pas de bois autour…c’est le désert. La lune c’est levée, elle est pleine et on y voit comme en plein jour. Il fait doux et je pense que la nuit ne sera pas froide.
Dimanche 2 septembre :
Réveil 8h00 à cause de la chaleur. La tente est un vrai four ! Nous écrivons les cartes postales, un plouf dans la piscine et nous quittons le camping. Nous allons faire un tour dans les magasins indiens du bord de la route (ou plutôt des taudis), j’achète ma bague et nous allons chez Ed Black pour confirmer noter réservation. On arrive sur un parking poussiéreux…un indien mal réveillé (Jimmy en fait) nous accueille, surpris d’avoir des clients. Je maudis sur 7 générations l’agence de réservation et je garde mon calme. Bref, après moult palabre, l’affaire est arrangée et nous voila parti pour un périple de 24 heures à cheval dans monument Valley. Nous bullons à l’ombre toute l’après midi, le temps que la chaleur soit plus supportable et à 16h, nous voila en selle, guidé par Jimmy et Doggy le chien, Jérôme sur « Magic » et moi sur … »Geronimo » ! Et, à partir de ce moment là, le spectacle commence : on passe devant la butte Mitchell, on longe le plateau des esprits, du dieu de la pluie, de l’oiseau du tonnerre. Nous découvrons la formation rocheuse des 3 sœurs, l’oreille du vent, l’œil du soleil, le grand Hogan, des peinture rupestre dans la lumière fantastique du soleil couchant et dans un cadre grandiose. Notre guide est très sympa mais n’est pas toujours facile à comprendre (l’américain avec l’accent Navarro, ce n’est pas évident !). Nous faisons de grand galop dans la pleine en laissant une grande trainée de poussière derrière nous…mais ou est la cavalerie ? Nous traversons même un troupeau de vache en liberté. Après 3 heures de randonnée nous arrivons au bivouac. Devant nous, s’étend la plaine et, au loin, se dresse Totem Pole, une longue pierre miraculeusement verticale. Note campement se trouve entre 2 parois rocheuse et l’écho est extraordinaire (X3 !!) dans un silence absolu. Marvin, le cuistot, nous a rejoint en 4X4 pour la nuit. Au menu, steak et Navarro Tacos : de la pate frite dans de l’huile sur laquelle on étale des haricots rouges (pour changer !) du fromage râpé, de la salade et quelques olives. C’était simple, mais très bon. Ensuite, au tour du feu, Marvin et Jimmy nous on chaté des chansons indiennes en frappant sur un petit tambour. Quand à nous, on s’est essayé au classique d’Edith Piaf. Mais Jérôme à été la star de la soirée quand il a sorti son stock de blague. A près cette bonne soirée, dodo à 11h à la belle étoile sous le ciel de Monument Valley.
Lundi 3 Septembre
4h30 : j’entends le 4×4 démarrer et partir en trombe dans la nuit. Bon sang, j’ai une trouille bleu : nous sommes en plein milieu du désert du Nevada à 2h de cheval du Visitor Center. Jérôme se rendort en disant qu’on avisera au levé du soleil. Quand à moi, tout cela plus la lumière de la lune m’empêche de me rendormir. 6h : le 4×4 revient. En fait, les chevaux s’étaient échappés en grignotant la corde de l’enclos. Nous assistons à un lever de soleil spectaculaire su totem pole, d’abord le noir, le bleu profond, l’orange et le jaune. Enfin le soleil se lève et éclaire les parois rouges/ocre tout autour de nous. Après un grand café et un petit dej’ préparée sur les braises, en selle! On la les fesses en compote ! Nous quittons le campement au soleil levant à 7h30. Les trots et les galops sont douloureux mais les paysages sont grandioses. Nous arrivons au Coral à 9h30. Nous saluons chaleureusement nos guides et partons pour le Lake Powell. Ce lac à été crée grâce à la construction du Glen Canyon Dam et régule l’alimentation en eau de Las Vegas et Los Angeles. Il fait 400km de long (!!) et est constitué de milliers de canyons inondés et à mis 17 ans à se remplir ! En route, nous stoppons à Navarro National Monument : un village primitif niché au fond d’une cavité rocheuse. Nous arrivons au Lake Powell vers 15h30. Vite ! On a envie d’un un plouf dans les eaux chaudes du lac ! Sur les bons conseils du Routard nous trouvons une petite crique isolée et très jolie : Le plateau de roches orangées s’avance en plaques dans le lac avant de tomber à pic vers les profondeurs du canyon inondé. Après une après midi farniente, on renter au camping et on fait griller du maïs au repas du soir.
Mardi 4 septembre :
Les effets du cheval se font encore sentir ! La chaleur nous réveille à 8h30. On traine un peu au camping et on part à la marina. On voulait louer des canoës pour la demi-journée mais tout était déjà pris…dommage ! Du coup, nous repartons à la crique d’hier ou nous passons une partie de l’après midi. Nous allons ensuite faire un tour à « horse shoe Bend » : une vue plongeante sur un méandre du Colorado. La marche sous le soleil à été éprouvante mais cela valait vraiment le détour. Nous faisons 3 courses et nous rentrons au camping ou nous passons tranquillement la soirée. Dans les arbres, il y a de drôles d’oiseaux que nous avons baptisé des « Glou-Glou » à cause de leurs cris….même aujourd’hui, ces « Glou-Glou » restent un mystère.
Mercredi 5 septembre :
Levé à 9h, toujours à cause de la chaleur. On lève le camp et on va se tremper à Warm Creek Bay, comme les jours précédents. Vers midi, en route pour le Grand Canyon. Après 2 heures de route nous rentrons dans le parc national. Les premiers points de vue sont décevants : Desert View, Grand View, Hipan Point…en fait, c’est tellement immense que l’on a l’impression de voir une vallée au lieu d’un canyon. Nous marchons ensuite ver Yaki Point avant de se rendre à Grand Canyon Village ou nous prenons la West Rim Drive en navette qui nous dépose à Maricopa Pont, Mohave point et Hopi Point d’où nous admirons le couché du soleil. Plus le soleil baisse, plus les couleurs du canyon ressorte, en majorité du rouge et du ocre. Les ombres se détachent, c’est joli mais j’ai été plus impressionné par celle de Monument Valley. La nuit tombe et nous prenons la route de Flagstaff ou nous passerons la nuit. 1h30 plus tard, nous débarquons dans l’hôtel, qui est plutôt une auberge de jeunesse, peuplé de Baba cool. En fait, la ville semble être peuplé de Bab’s. Une bière, une pizza, un lit douillet…ahhhhh…et là, ça a commencé ! Le cauchemar ! Flagstaff est une ville traversé par des convois de train qui traverse l’Amérique d’ouest en est. Vu que ces convois sont démesurés, 3 locomotives, une 100ène de wagon et 1,5 de long, ils ne peuvent pas ralentir pendant la traversé des villes. Faute de frein, y’a le klaxon ! Ils traversent toute sirène hurlante la ville, de jour, comme de nuit. En sachant qu’il y en a 1 toutes les 20 minutes, autant dure que j’ai pas beaucoup dormi ! Curieusement, Jérôme, lui, oui !
Jeudi 6 septembre :
Après cette nuit mémorable, nous partons pour Palm Springs. 6h de route dans le désert, vive la clim’ ! Les étendues sont toujours aussi immenses. On arrive crevé à Palm Springs. Noter hôtel est super, la chambre est aussi grande qu’à l’Excalibur, le lit fait 2m sur 2. La piscine et le jacuzzi sont chauffé (on se demande bien pourquoi !). Le soir on va flâner au centre ville piétonnier ou il y a des marchands de breloque. L’air est tiède et la soirée super agréable.
Vendredi 7 septembre :
Réveil à 8h30 à cause d’un mexicain qui souffle les feuilles devant noter chambre! On part au Castorama local pour acheter une boîte aux lettres américaine. Nous partons ensuite au Joshua tree National Park : un peut décevant par rapport aux autres parcs. On voit une oasis, une forêt de cactus et…des Joshua tree. Retour à Palm Springs, plouf dans la piscine et on va ensuite dans un resto italien (pas terrible du tout d’ailleurs, avec ses pâtes insipides).
Samedi 8 septembre :
Réveil 7h00 et en route pour Los Angeles ! On arrive en fin de matinée devant le Man’s Chinese Theater ou il y a les empreinte des stars. Moment unique je pose mes mains dans les empreintes d’Harrison FORD! L’endroit est sympa mais bourré de touristes !! On se balade en voiture dans Beverly Hills. Derrière les hauts portails, il y a des maisons magnifiques : j’y vivrai bien ! On continue vers Venise Beach. Les rouleaux de l’océan pacifique sont énorme et on se régale en sautant dedans après 3 semaines de désert. On se balade ensuite sur le Sea front Walk. C’est la cour des miracles : des tatoueurs, des masseurs, des vendeurs de tableaux, de breloque et même…même…un diseur de bonne aventure qui prétend être la réincarnation d’un prophète russe !! des virtuose du roller et du skate font des démo sur de la musique funky. Par contre, pas de Paméla siliconé, ni de schwarzy gonflé, mais c’est quand même très sympa !
Dimanche 9 septembre :
Levé 9h. On s’acharne à tout faire rentrer dans les sacs. On quitte le Motel 6 et on va rendre notre chère Pontiac. Nous voila à l’aéroport en train de poireauter. Bref, après un vol sans problème, nous arrivons à Amsterdam après 11h de vol. 4h de retard pour le vol de Toulouse et…enfin, nous posons à nouveau le pied sur le sol français. Même comparé à une bourgade du fin fond de l’Arizona, Toulouse nous semble petite : rocade, maison, route…tout ! Mais quel bonheur de retrouver notre vieille France, avec ses bon petits vin et ses bon petit plats !.
That’s all Folks ! See you soon for an another adventure!
Pourquoi personne ne pense à visiter l'orient du Maroc? English translation pending
salut
je toujours demander pourquoi le tourisme au Maroc s'attaque toujours pour la région sud de Maroc marrakech et region.et non pas l'orient de maroc oujda-nador-al hoceima -feguige...meme ci cette region et tres tres belle meme le roi passe une grande parti de l'ete dans cette region dans ces magnifique plage????
je toujours demander pourquoi le tourisme au Maroc s'attaque toujours pour la région sud de Maroc marrakech et region.et non pas l'orient de maroc oujda-nador-al hoceima -feguige...meme ci cette region et tres tres belle meme le roi passe une grande parti de l'ete dans cette region dans ces magnifique plage????
Croisière MSC Orchestra: pour ou contre? English translation pending
Bonjour,
j'envisage une croisière sur le MSC orchestra et aimerais avoir vos avis sur ce bateau et cette compagnie. Je n'ai jamais pris cette compagnie et ai plutôt l'habitude de Costa. Mon mari craint que ce soit moins bien que Costa, qu'en pensez vous ?
j'envisage une croisière sur le MSC orchestra et aimerais avoir vos avis sur ce bateau et cette compagnie. Je n'ai jamais pris cette compagnie et ai plutôt l'habitude de Costa. Mon mari craint que ce soit moins bien que Costa, qu'en pensez vous ?
Europe du Nord à vélo , été 2011 English translation pending
Hello !
Nous sommes trois cyclistes libres en juin/juillet/aout, et nous voudrions faire un voyage assez énorme en europe, en profitant bien de l'été entier.
- Résumé pour les pressés: Depuis Amsterdam en "ligne droite" jusqu'à Varsovie, puis cap nord vers Talinn, puis de Helsinki à Bergen (en Norvège). Après 15 jours à Bergen et aux alentours (îles atlantiques, fjords, glaciers), retour en France en passant par la suède, le danemark et l'allemagne, pour finir avec une semaine en Bourgogne. Nous recherchons un quatrième cycliste pour avoir une petite équipe, sans succès dans notre entourage, d'où la recherche par annonces réelles et sur internet.
- Détails pour les autres: On a pas mal de correspondants & de contacts (connaissances, famille) tout au long du parcours, et au final ça tombe en norvège de l'ouest, où une grande maison nous attend dans une île sur la côte atlantique près de Bergen. On compte s'arrêter une semaine à Amsterdam (ville de réunion pour le départ), puis chaque après-midi dans une ville (déjeuner, visites, soirées tardives le samedi car repos le dimanche). Puis deux semaines aux alentours de Bergen (maison à deux étages, visite des fjords, escalade de petits glaciers également possible). Et enfin retour à dijon, où je vis, pour des visites dans la bourgogne sur une semaine (centre-ville de dijon, musées et parcs, route des grands crus, beaune...).
Le problème c'est qu'on veut absolument faire ça à vélo et dans cette période exacte, avec des jeunes de notre âge (18~25ans). Et dans notre entourage, on a malheureusement trouvé personne pour ça: déjà la majorité ne jurent que par la voiture, préfèrent aller au sud et ne sont manifestement disponibles que quelques semaines précises. Du coup on en est réduits à rechercher des globes trotteurs affranchis - ou pas ! - sur le net, comme toi. Ce qui est sympa en Europe c'est que tu n'as pas besoin de passeports ou d'avions... C'est d'ailleurs pour celà qu'on ne passe pas par Saint-Petersburg (passeport à renouveller, visas à payer, demandes retardées: trop de risques qui pourraient empêcher un tel projet).
Voici deux images attachées pour vous donner idée (aller à gauche et retour à droite); des détails pourraient changer mais dans l'ensemble non. C'est à dire qu'on se retrouvera à amsterdam, et à partir de là on avance vers l'est à travers l'allemagne, la pologne, on arpente les pays baltes vers le nord jusqu'à la finlande, puis vers l'ouest à travers la suède jusqu'à la norvège. Perso j'ai de l'expérience en vélo longue durée, on compte faire environ 100km par jour, ça a l'air d'être beaucoup mais c'est très peu (8h~12h à 30km/h environ et l'après midi de libre pour visiter une ville et se reposer - parfaitement soutenable).
Etant donné notre situation (seulement deux~trois confirmés jusqu'à présent, moi y compté) j'essaye de partager ça avec des gens que je connais pas, dans l'espoir de profiter des trois prochains mois pour prendre conaissance avec eux, assez pour qu'on se joigne dans cette aventure qui devrait durer de début juin à fin août environ. Nous comptons rester une semaine à amsterdam, deux semaines autour de Bergen et une semaine autour de Dijon. Le budget nécessaire se limite à la nourriture (600~800e par personne) et aux tickets de ferry helsinki-tallinn / turku-stockholm qui coûtent aussi peu que 70 euros par personne (à condition d'être bookés à l'avance, disons au plus tard mai).
Merci de m'avoir lu jusqu'ici !
Nous sommes trois cyclistes libres en juin/juillet/aout, et nous voudrions faire un voyage assez énorme en europe, en profitant bien de l'été entier.
- Résumé pour les pressés: Depuis Amsterdam en "ligne droite" jusqu'à Varsovie, puis cap nord vers Talinn, puis de Helsinki à Bergen (en Norvège). Après 15 jours à Bergen et aux alentours (îles atlantiques, fjords, glaciers), retour en France en passant par la suède, le danemark et l'allemagne, pour finir avec une semaine en Bourgogne. Nous recherchons un quatrième cycliste pour avoir une petite équipe, sans succès dans notre entourage, d'où la recherche par annonces réelles et sur internet.
- Détails pour les autres: On a pas mal de correspondants & de contacts (connaissances, famille) tout au long du parcours, et au final ça tombe en norvège de l'ouest, où une grande maison nous attend dans une île sur la côte atlantique près de Bergen. On compte s'arrêter une semaine à Amsterdam (ville de réunion pour le départ), puis chaque après-midi dans une ville (déjeuner, visites, soirées tardives le samedi car repos le dimanche). Puis deux semaines aux alentours de Bergen (maison à deux étages, visite des fjords, escalade de petits glaciers également possible). Et enfin retour à dijon, où je vis, pour des visites dans la bourgogne sur une semaine (centre-ville de dijon, musées et parcs, route des grands crus, beaune...).
Le problème c'est qu'on veut absolument faire ça à vélo et dans cette période exacte, avec des jeunes de notre âge (18~25ans). Et dans notre entourage, on a malheureusement trouvé personne pour ça: déjà la majorité ne jurent que par la voiture, préfèrent aller au sud et ne sont manifestement disponibles que quelques semaines précises. Du coup on en est réduits à rechercher des globes trotteurs affranchis - ou pas ! - sur le net, comme toi. Ce qui est sympa en Europe c'est que tu n'as pas besoin de passeports ou d'avions... C'est d'ailleurs pour celà qu'on ne passe pas par Saint-Petersburg (passeport à renouveller, visas à payer, demandes retardées: trop de risques qui pourraient empêcher un tel projet).
Voici deux images attachées pour vous donner idée (aller à gauche et retour à droite); des détails pourraient changer mais dans l'ensemble non. C'est à dire qu'on se retrouvera à amsterdam, et à partir de là on avance vers l'est à travers l'allemagne, la pologne, on arpente les pays baltes vers le nord jusqu'à la finlande, puis vers l'ouest à travers la suède jusqu'à la norvège. Perso j'ai de l'expérience en vélo longue durée, on compte faire environ 100km par jour, ça a l'air d'être beaucoup mais c'est très peu (8h~12h à 30km/h environ et l'après midi de libre pour visiter une ville et se reposer - parfaitement soutenable).
Etant donné notre situation (seulement deux~trois confirmés jusqu'à présent, moi y compté) j'essaye de partager ça avec des gens que je connais pas, dans l'espoir de profiter des trois prochains mois pour prendre conaissance avec eux, assez pour qu'on se joigne dans cette aventure qui devrait durer de début juin à fin août environ. Nous comptons rester une semaine à amsterdam, deux semaines autour de Bergen et une semaine autour de Dijon. Le budget nécessaire se limite à la nourriture (600~800e par personne) et aux tickets de ferry helsinki-tallinn / turku-stockholm qui coûtent aussi peu que 70 euros par personne (à condition d'être bookés à l'avance, disons au plus tard mai).
Merci de m'avoir lu jusqu'ici !
Retour de croisière aux Caraïbes sur le Costa Atlantica du 28 janvier au 12 février 2011 English translation pending
Nous venons de rentrer de notre croisière "Magiques Caraïbes" sur le Costa Atlantica. Je vais tenter de vous raconter notre fabuleux voyage, jour par jour...
Avant le départ
Nous avions réservé cette croisière plus de 6 mois avant le départ, l’attente fut trèèès longue.
Costa ne vous donnera pas de nouvelles avant J-15, donc ne paniquez pas ! Cependant, vous pouvez toujours les appeler, il y’aura toujours quelqu’un à votre écoute pour répondre à toutes vos questions.
A J-15 donc, vous recevrez un e-mail comportant tout plein d’infos importantes : vos heures et n° de vol, compagnie aérienne, étiquettes pour bagages ; informations sur la cabine, placement, n° ; réservation des excursions ; formulaire d’embarquement à remplir….
Une fois cet e-mail reçu n’oubliez pas de remplir le formulaire d’autorisation d’entrée sur le territoire américain : (https://esta.cbp.dhs.gov). Vous ne pourrez pas le faire avant car on vous demande votre n° vol. Ce document est obligatoire pour entrer aux USA. Il vous sera demandé à l’aéroport de départ en France, et des questions vous seront posées du style : qui a fait votre bagage, y’a-t-il des objets qui ne vous appartiennent pas à l’intérieur, ect… Ça peut sembler « too much » mais répondez à tout calmement, sinon ils ne vont pas vous lâcher !
Départ
Notre vol était à 12h15 départ de Paris Orly, arrivée à Miami à 16h heure locale avec la compagnie Corsair Fly. Dans l’avion on va vous distribuer une petite carte où les mêmes informations que dans l’esta vous seront demandées. Arrivés à Miami, vous devez vous présenter à la douane avec ce papier et c’est reparti pour l’avalanche de questions…
Ensuite vous devez aller récupérer votre bagage (attention Costa ne les prend en charge qu’à la sortie de l’aéroport). Suivez ensuite les panneaux Costa. Un bus vous emmène au port, à partir de là, c’est les vacances !!!
Jour 1 : Arrivée à Miami, Floride
Arrivés au port : re-fouille! Attention, vous ne pourrez pas faire entrer de nourriture ou de boisson sur le bateau (tout est fait pour que vous consommiez chez Costa, logique) et vos appareils photos seront également vérifiés : et oui il est interdit de prendre des photos du port ! Nous avons été rapidement dirigés vers notre cabine, et nous avons pu découvrir le bateau. Pour manger, vous aurez un petit papier avec le nom d’un des resto et un n° de table. Pour notre part, nous étions au Tiziano à une table de 8, tous français et tous de la même tranche d’âge. Rien n’est laissé au hasard chez Costa (en plus il y’a 90% de retraités). En tout cas nous nous sommes fait des amis en 5 minutes.
Jour 2 : Key West, Floride
Nous avions choisi l’excursion « la serre aux papillons et l’aquarium », que je recommande. C’était très beau, et vous aurez suffisamment de temps libre pour visiter la petite île par vous-même. A ne pas rater : le southernmost point (le point le + au sud des Etats-Unis), les maisons coloniales. Vous pouvez louer des vélos ou des petites voitures électriques pour vous déplacer. Mais nous avons tout fait à pied et c’est largement faisable. Le retour sur la bateau était prévu pour 13h30. Sur le coup cela nous a semblé tôt, mais vous verrez que c’est suffisant pour découvrir Key West.
PS : A midi nous avons déjeuné chez « Amigos tacos » un petit resto mexicain qui se trouve dans la rue principale en sortant du bateau. Je vous conseille vivement cet endroit : convivial, pas cher et excellent !!!
Jour 3 : En mer
Jour 4 : Ochos Rios, Jamaique
Un conseil pour la Jamaïque : choisissez une excursion Costa!!! Nous n’en avions pas pris et nous avons regretté : les Jamaïcains vous attendent à la sortie du port et ne vous lâchent plus ! Ils vous proposent de vous emmener en taxi ou en bus, mais insistent beaucoup ! Nous voulions aller voir le musée de Bob Marley qui se trouve a 65 km d’Ochos Rios mais le chauffeur voulait 300$ par personne ! Du coup nous avons marché jusqu’à la ville, et avons trouvé un centre commercial a ciel ouvert : island village. C’est endroit plus « clean » où vous ne vous ferez pas alpaguer toutes les 30 secondes. Il y’a plein de boutiques de souvenirs, une plage privée et un super resto que je vous recommande : Margarita ville.
En gros nous avons été un peu déçu du comportement des Jamaïquains même si on les comprends, c’est un pays pauvre, ils veulent tirer le maximum d’argent aux touristes…. Donc à vous de voir!
Jour 5 : Grand Cayman, Iles Cayman
Le bateau n’accoste pas à quai, nous avons pris une chaloupe pour atteindre les côtes. Nous n’avions pas choisi d’excursions car nous avions prévu de nager avec des dauphins par nous-même (toujours moins qu’en passant par Costa). Nous avons pris un bus local pour aller jusqu’au Dolphins Discovery Center. Demandez au port quel bus prendre. C’est moins cher que le taxi (16$ contre 2.50 $ en bus !) L’acitivité était excellente. Il faut compter 120 $ en moyenne mais croyez moi vous en aurez pour votre argent. La baignade dure ¾ d’heures, vous ferez plusieurs jeux avec les dauphins, vous pourrez les toucher à volonté…. En bref nous avons été enchantés ! Les photos coutent 20$ mais si vous en prenez plusieurs le prix baisse. Nous avons aussi nagé avec les raies et visité la ferme aux tortues qui se trouve tout à côté (cela était compris dans le prix). Les bus passent régulièrement pour retourner au port. Les iles Caymans sont connues pour être un paradis fiscal. C’est très classe là-bas, très propre. La veille nous étions en Jamaïque, on passe du tout au tout.
Jour 6 : Cozumel, Mexique
Port de Cozumel très sympa avec des milliers de boutiques de souvenirs. J’ai fais la plus part de mes achats là bas. Articles de contre façons pour celles que ça intéresse également… Les vendeurs solicitent beacoup les touristes mais c’est tout de même moins pesant qu’en Jamaique. Nous avons fait l’excursion Costa « Sous marin Atlantis » et nous n’avons pas été déçu. Un bateau vous emmène au milieu de la mer pour prendre un sous marin. La barriere de corail est superbe, nous avons aperçu toutes sortes de poissons, des tortues… il parait qu’il y’a même un requin dans le coin.
Jour 7 : En mer
Jour 8 : Miami, Floride
Nous avions choisi l’excursion « Everglades », et c’était super. Un bus vous prend directement au port et vous emmène aux Everglades (45 minutes). La visite se fait en bateau hydraulique, attention aux moustiques … et aux alligators ! Le guide parlait français. Le pilote du bateau fait plusieurs arrêt photos dès qu’il y’a un alligator. La visite se termine par un show avec 4 ou 5 crocodiles. Le dresseur n’avait pas l’air rassuré… mais c’est à voir. Le même bus vous rammene ensuite au port de Miami. Là nous avons pris un taxi pour Bayside Shopping (grand centre commercial à ciel ouvert), très sympas pour ses boutiques et souvenirs. Nous avons terminé la journée à Miami Beach, toujours en taxi. La plage est immense ! Et les boutiques de souvenirs et restos sont nombreux dans ce coin là. Conseil pour les taxis : demander le prix avant. Et si possible le prendre à plusieurs, c’est plus économique.
Jour 9 : Freeport, Bahamas
Déçus. Pas grand-chose autour du port à part 2 ou 3 boutiques de souvenirs. Nous avons pris un taxi pour aller à Lucayan, « the place to be » apparemment. Superbe plage et grand marché avec tout plein de boutique duty free et de souvenirs.
Jour 10 : En mer
Jour 11 : Tortola, Ile Vierges Britanniques
Mon endroit préféré sur toute la croisière!!!! Nous avions choisi l’excursion « Virgin Gorda » sur les conseils des hôtesses d’accueil Costa. C’était vraiment magnifique, un paysage digne d’une carte postale. Mais le prix (84$) reste élevé pour ce que c’est. Un transfert de 45 min en bateau jusqu’à l’île de Virgin Gorda, puis une ballade en mini bus sur les hauteurs de l’île. Puis on est lâchés dans la nature. A nous de descendre un sentier qui arrive à une plage. Paysages de cartes postales!! N'oubliez pas les appareils photo!!
Jour 12 : Isla Catalina, Rep. Dominicaine
Nous avions choisi l’excursion Costa « Hors-piste en Rep. Dominicaine ». Rapport qualité-prix excellent ! Nous avons fait plein de choses : visite d’une fabrique de cigares, ballade en 4x4 dans les cultures de canne à sucre et dégustation. Shopping à la Romana… Du coup nous n’avons pas eu le temps de voir la plage privée Costa de Catalina, ni de profiter du barbeuc (payant…)
Jour 13 : En mer
Jour 14 : Princess Cays, Bahamas
C’est pas compliqué : c’est une plage…et c’est tout !!!
Jour 15 : Miami
Nous avions choisi l'excursion Costa "L'esprit de Miami", l'idéal pour une vue d'ensemble de la ville. Passage en bus dans les différents quartiers à ne pas rater, et ballade en bateau autour du centre ville et maisons des stars. Nous avons été ravis de terminer notre croisiere ainsi, avec une belle journée complete dans Miami. Le repas du midi est compris dans le prix et le bus vous ammene directement à l'aéroport.
Avant le départ
Nous avions réservé cette croisière plus de 6 mois avant le départ, l’attente fut trèèès longue.
Costa ne vous donnera pas de nouvelles avant J-15, donc ne paniquez pas ! Cependant, vous pouvez toujours les appeler, il y’aura toujours quelqu’un à votre écoute pour répondre à toutes vos questions.
A J-15 donc, vous recevrez un e-mail comportant tout plein d’infos importantes : vos heures et n° de vol, compagnie aérienne, étiquettes pour bagages ; informations sur la cabine, placement, n° ; réservation des excursions ; formulaire d’embarquement à remplir….
Une fois cet e-mail reçu n’oubliez pas de remplir le formulaire d’autorisation d’entrée sur le territoire américain : (https://esta.cbp.dhs.gov). Vous ne pourrez pas le faire avant car on vous demande votre n° vol. Ce document est obligatoire pour entrer aux USA. Il vous sera demandé à l’aéroport de départ en France, et des questions vous seront posées du style : qui a fait votre bagage, y’a-t-il des objets qui ne vous appartiennent pas à l’intérieur, ect… Ça peut sembler « too much » mais répondez à tout calmement, sinon ils ne vont pas vous lâcher !
Départ
Notre vol était à 12h15 départ de Paris Orly, arrivée à Miami à 16h heure locale avec la compagnie Corsair Fly. Dans l’avion on va vous distribuer une petite carte où les mêmes informations que dans l’esta vous seront demandées. Arrivés à Miami, vous devez vous présenter à la douane avec ce papier et c’est reparti pour l’avalanche de questions…
Ensuite vous devez aller récupérer votre bagage (attention Costa ne les prend en charge qu’à la sortie de l’aéroport). Suivez ensuite les panneaux Costa. Un bus vous emmène au port, à partir de là, c’est les vacances !!!
Jour 1 : Arrivée à Miami, Floride
Arrivés au port : re-fouille! Attention, vous ne pourrez pas faire entrer de nourriture ou de boisson sur le bateau (tout est fait pour que vous consommiez chez Costa, logique) et vos appareils photos seront également vérifiés : et oui il est interdit de prendre des photos du port ! Nous avons été rapidement dirigés vers notre cabine, et nous avons pu découvrir le bateau. Pour manger, vous aurez un petit papier avec le nom d’un des resto et un n° de table. Pour notre part, nous étions au Tiziano à une table de 8, tous français et tous de la même tranche d’âge. Rien n’est laissé au hasard chez Costa (en plus il y’a 90% de retraités). En tout cas nous nous sommes fait des amis en 5 minutes.
Jour 2 : Key West, Floride
Nous avions choisi l’excursion « la serre aux papillons et l’aquarium », que je recommande. C’était très beau, et vous aurez suffisamment de temps libre pour visiter la petite île par vous-même. A ne pas rater : le southernmost point (le point le + au sud des Etats-Unis), les maisons coloniales. Vous pouvez louer des vélos ou des petites voitures électriques pour vous déplacer. Mais nous avons tout fait à pied et c’est largement faisable. Le retour sur la bateau était prévu pour 13h30. Sur le coup cela nous a semblé tôt, mais vous verrez que c’est suffisant pour découvrir Key West.
PS : A midi nous avons déjeuné chez « Amigos tacos » un petit resto mexicain qui se trouve dans la rue principale en sortant du bateau. Je vous conseille vivement cet endroit : convivial, pas cher et excellent !!!
Jour 3 : En mer
Jour 4 : Ochos Rios, Jamaique
Un conseil pour la Jamaïque : choisissez une excursion Costa!!! Nous n’en avions pas pris et nous avons regretté : les Jamaïcains vous attendent à la sortie du port et ne vous lâchent plus ! Ils vous proposent de vous emmener en taxi ou en bus, mais insistent beaucoup ! Nous voulions aller voir le musée de Bob Marley qui se trouve a 65 km d’Ochos Rios mais le chauffeur voulait 300$ par personne ! Du coup nous avons marché jusqu’à la ville, et avons trouvé un centre commercial a ciel ouvert : island village. C’est endroit plus « clean » où vous ne vous ferez pas alpaguer toutes les 30 secondes. Il y’a plein de boutiques de souvenirs, une plage privée et un super resto que je vous recommande : Margarita ville.
En gros nous avons été un peu déçu du comportement des Jamaïquains même si on les comprends, c’est un pays pauvre, ils veulent tirer le maximum d’argent aux touristes…. Donc à vous de voir!
Jour 5 : Grand Cayman, Iles Cayman
Le bateau n’accoste pas à quai, nous avons pris une chaloupe pour atteindre les côtes. Nous n’avions pas choisi d’excursions car nous avions prévu de nager avec des dauphins par nous-même (toujours moins qu’en passant par Costa). Nous avons pris un bus local pour aller jusqu’au Dolphins Discovery Center. Demandez au port quel bus prendre. C’est moins cher que le taxi (16$ contre 2.50 $ en bus !) L’acitivité était excellente. Il faut compter 120 $ en moyenne mais croyez moi vous en aurez pour votre argent. La baignade dure ¾ d’heures, vous ferez plusieurs jeux avec les dauphins, vous pourrez les toucher à volonté…. En bref nous avons été enchantés ! Les photos coutent 20$ mais si vous en prenez plusieurs le prix baisse. Nous avons aussi nagé avec les raies et visité la ferme aux tortues qui se trouve tout à côté (cela était compris dans le prix). Les bus passent régulièrement pour retourner au port. Les iles Caymans sont connues pour être un paradis fiscal. C’est très classe là-bas, très propre. La veille nous étions en Jamaïque, on passe du tout au tout.
Jour 6 : Cozumel, Mexique
Port de Cozumel très sympa avec des milliers de boutiques de souvenirs. J’ai fais la plus part de mes achats là bas. Articles de contre façons pour celles que ça intéresse également… Les vendeurs solicitent beacoup les touristes mais c’est tout de même moins pesant qu’en Jamaique. Nous avons fait l’excursion Costa « Sous marin Atlantis » et nous n’avons pas été déçu. Un bateau vous emmène au milieu de la mer pour prendre un sous marin. La barriere de corail est superbe, nous avons aperçu toutes sortes de poissons, des tortues… il parait qu’il y’a même un requin dans le coin.
Jour 7 : En mer
Jour 8 : Miami, Floride
Nous avions choisi l’excursion « Everglades », et c’était super. Un bus vous prend directement au port et vous emmène aux Everglades (45 minutes). La visite se fait en bateau hydraulique, attention aux moustiques … et aux alligators ! Le guide parlait français. Le pilote du bateau fait plusieurs arrêt photos dès qu’il y’a un alligator. La visite se termine par un show avec 4 ou 5 crocodiles. Le dresseur n’avait pas l’air rassuré… mais c’est à voir. Le même bus vous rammene ensuite au port de Miami. Là nous avons pris un taxi pour Bayside Shopping (grand centre commercial à ciel ouvert), très sympas pour ses boutiques et souvenirs. Nous avons terminé la journée à Miami Beach, toujours en taxi. La plage est immense ! Et les boutiques de souvenirs et restos sont nombreux dans ce coin là. Conseil pour les taxis : demander le prix avant. Et si possible le prendre à plusieurs, c’est plus économique.
Jour 9 : Freeport, Bahamas
Déçus. Pas grand-chose autour du port à part 2 ou 3 boutiques de souvenirs. Nous avons pris un taxi pour aller à Lucayan, « the place to be » apparemment. Superbe plage et grand marché avec tout plein de boutique duty free et de souvenirs.
Jour 10 : En mer
Jour 11 : Tortola, Ile Vierges Britanniques
Mon endroit préféré sur toute la croisière!!!! Nous avions choisi l’excursion « Virgin Gorda » sur les conseils des hôtesses d’accueil Costa. C’était vraiment magnifique, un paysage digne d’une carte postale. Mais le prix (84$) reste élevé pour ce que c’est. Un transfert de 45 min en bateau jusqu’à l’île de Virgin Gorda, puis une ballade en mini bus sur les hauteurs de l’île. Puis on est lâchés dans la nature. A nous de descendre un sentier qui arrive à une plage. Paysages de cartes postales!! N'oubliez pas les appareils photo!!
Jour 12 : Isla Catalina, Rep. Dominicaine
Nous avions choisi l’excursion Costa « Hors-piste en Rep. Dominicaine ». Rapport qualité-prix excellent ! Nous avons fait plein de choses : visite d’une fabrique de cigares, ballade en 4x4 dans les cultures de canne à sucre et dégustation. Shopping à la Romana… Du coup nous n’avons pas eu le temps de voir la plage privée Costa de Catalina, ni de profiter du barbeuc (payant…)
Jour 13 : En mer
Jour 14 : Princess Cays, Bahamas
C’est pas compliqué : c’est une plage…et c’est tout !!!
Jour 15 : Miami
Nous avions choisi l'excursion Costa "L'esprit de Miami", l'idéal pour une vue d'ensemble de la ville. Passage en bus dans les différents quartiers à ne pas rater, et ballade en bateau autour du centre ville et maisons des stars. Nous avons été ravis de terminer notre croisiere ainsi, avec une belle journée complete dans Miami. Le repas du midi est compris dans le prix et le bus vous ammene directement à l'aéroport.
Retour de Birmanie (7-27 janvier 2011) English translation pending
Bonjour, nous avons voyagé en Birmanie en janvier 2011, ayant largement puise dans le forum pour l'organiser je voulais vous faire part de notre expérience.
Voyage en Birmanie du 7 au 27 janvier 2011.
Nous sommes 7 amis à avoir effectué ce voyage que nous avons tous beaucoup aimé. Circuit : Yangon, Mandalay, Bagan, Kalaw, Inle et Kentung;
8/01.Arrivée a Yangon, le taxi commandé via l hôtel Beautyland2 nous attend, coût 4 $ que nous paierons en arrivant a l hôtel, avec la 1ère nuit. Hôtel : Beautyland2, très bon accueil, on y parle français. Hôtel simple mais propre, calme, bien situé au centre de Yangon, la double 18 $ en aveugle et 22 $ avec fenêtre. Restaurant : Nous n’avons pas trouvé de restaurants à recommander particulièrement. Nous avons mange à Sule Paya street sur le trottoir dans un bâtiment en verre, a Nan Yu (chinois) sur Pansadon street, Lion restaurant (chinois) sur Mahabandoola street, dans des restos musulmans vers le 22eme street. Change : Aller au marche Bogyoke (plutôt les bijoutiers). Au début de l’allée centrale un grand type à lunettes propose un taux correct. Pendant notre séjour le dollar se négociait entre 770 et 840 K (on prononce tchek) et l’euro bien apprécie entre 900 et 1040 k. Rappel les billets doivent être quasi neufs non plies non froisses, privilégier les grosses coupures (100$ 50€). Ne pas répondre aux sollicitations dans la rue. Compte tenu de la baisse du dollar beaucoup de Birmans préfèrent être règlés en K sur la base de 1k= 1$. A voir : la Paya Shwedagon ( 5500k), les ateliers de couture au dessus du marché Bogyoke, le port avec les impressionnantes rondes des coolies chargeant et déchargeant les bateaux, en face du temple chinois Kheng Hoch Keong, 18eme street. Agence : Nous sommes passés par l’agence Gulliver pour réserver les billets d’avions et le guide a Kentung, Mr Paul. Très bonne agence, sérieuse.
9/01 Yangon/Mandalay vol par Air Bagan 95$ Taxi de l’aéroport au centre ville 25 000 k (l’aéroport se situe a 45km du centre) Hôtel : A défaut de Peacok (complet) nous descendons au Silver Star 25$ la double. Hôtel sans âme, très propre, à 5mn a pied du marché Zeigyo et a 10mn des douves du palais. Restau : Min-Min, tout près de l hôtel, tenu par un Muslim Change possible au marché Zeigyo chez un bijoutier Au marche à l’étage, magasin avec de belles antiquités, en provenance de l’ethnie Naga (vraies ou fausses ?) nous n’en verrons pas d’aussi belles ailleurs. Le billet combiné (taxe) de 10$ : nous ne le prenons pas.
10/01 : Visite classique autour de Mandalay. Taxi pour la journée : 30 000 k. Le chauffeur connaît le tour et sait où nous amener sachant que nous n’avons pas payé la fameuse taxe. Amarapura (repas des moines bof !) Inwa (passeur 1000k /personne, calèche 5 000k pour 2, environ 2 h de visite), Sagaing et retour par le pont U Bein, on le traverse a pied et on revient en bateau a rame avec le sunset. Très belle journée. .
11/01 Mandalay. Attention le bateau dit rapide pour Bagan « le Melika » ne part que le mercredi et le samedi. Nous sommes donc obligés de rester une journée supplémentaire à Mandalay. En soirée spectacle de marionnettes (un peu cher, 10 $/personne).
12/01 Mandalay/ Bagan par bateau prix 36 $ réservation par l’hôtel. Départ 6h du matin, que des touristes sur le bateau, pas grand-chose à voir. Le voyage dure 10 h, l’Irrawaddy étant au plus bas on slalome entre les bancs de sable. A l’arrivée le taxi que l’hôtel nous a envoyé nous réclame nos passeports et 10 $ pour payer la taxe (pas moyen d’y échapper a Bagan). Hôtel : May Kha Lar guest house à Nyaung U, 18$ la double, pas très propre ( salle de bains, draps…) un peu bruyant notamment pour les chambres du 1er contiguës à la salle de restau ou certains font la fête le soir. Restau : à Nyang U Le Black Bambou dans restaurant row, joli cadre agréable. Tenu par une française, qui a son propre potager et cuisine à l’eau minérale, on peut donc y manger sans crainte des salades, par ailleurs les plats sont très bons et l’accueil sympa. Au vieux Bagan, Moon restaurant, près de la porte nord d’Ananda. Restaurant végétarien, le cadre est enchanteur, belle musique, bon service…et on y mange très très bien. Change : demander à un serveur de Moon restaurant de vous conduire a un magasin d’antiquités, tout proche, taux de change correct et souvenirs intéressants à acheter.
13/01 :Visite du site en calèche, 12 000 k pour 2, bon tour proposé par May Kha Lar. Notre guide s’appelait Mr ZOZO (ils doivent tous s’appeler Zozo…)
14/01 Bagan à vélo loué à l hôtel 1 500 k la journée. Aller vers le vieux Bagan, par les chemins et les routes. Vient compléter le tour de calèche, c’est sympa, facile.
15/01 Bagan/Kalaw via Thazi : Journée transport en commun. 1/ On prend un bus Bagan/ Meiktila, billet acheté par l hôtel, départ soit 7h soit 9h, durée du trajet 5/6 h. Un bus relie directement Kalaw mais départ a 4h du matin pour 11h de voyage ! 2/ A Meiktila le bus nous arrête près de « bus station » et nous négocions « tres mal » un pick- up à 5 $/personne, durée du transport, très secoué, 45mn. 3/ A Thazi, nous dormons à la Moon Light Guest House 16 $ la double, chambre très spartiate, pas d’eau chaude, configuration style vieille prison, bruyante, cloisons très fines etc…Ceci dit l’accueil est plutôt sympathique, le patron nous a accompagné à la gare pour l’achat des billets de train, le repas qui y est servi est correct. Cette guest house qui est sur le LP est à éviter, il en existe une autre, juste a cote, plus moderne. Nous étions les seuls clients.
16/01 Thazi/ Kalaw : Départ du train 5h, des calèches sont venues nous chercher à la Guest house, prix du billet 5 $ en 1ere classe, arrivée 12h30. C’est plus qu’un omnibus il ne roule qu’à15 km/h, mais il est plutôt confortable, contrairement à ce que l’on peut lire sur certains forums (pas crasseux, pas de rat…). On traverse de beaux paysages et il y a du spectacle à l’intérieur comme a l’extérieur. A Kalaw, on emprunte les calèches pour se rendre à Hôtel : l’Eastern Paradise, 15 $ la double. Très propre, tranquille, belle chambre, bon petit dej. La propriétaire cherche à placer ses produits (restau, guide etc…) mais on n’est pas obligé de céder. Restau : Le Sam’s family est bien tenu, on se croirait dans un restau du massif central ! Très pro pour le trek, bonnes explications avec le choix de plusieurs circuits (selon la difficulté, la fréquentation etc…). Ils ont l’exclusivité dans certains points de couchage, ce qui évite de se retrouver à plusieurs groupes dans le même monastère par exemple. Coût du trek : 10 000 k par personne comprenant le guide, les assistants, la nourriture pour 3 jours et les 2 nuitées + 2 500 k par bagage pour les transporter à Inle + 12 000 k pour le bateau, quelque soit le nombre de passagers pour la traversée du lac Inle (1h10) + éventuellement 3$ de taxe que l’on ne nous a pas réclamés à Inle. Kalaw est une petite ville agréable, l’air y est pur, marché sympathique.
17/01 Départ du trek avec notre guide Kyi (on prononce Tchi), 1 assistant et 1 cuisinier. Nous avions demandé un parcours sans touristes, nous n’en rencontrerons pratiquement pas pendant 3 jours. Le midi on déjeune chez l’habitant, c’est l’occasion d’échanges, le soir on dort dans une maison dans un village. Apres un excellent dîner (bananes flambées en dessert) on s’est réuni autour du feu, Kyi a sorti d’on ne sait où une guitare…soirée magique, on a eu du mal a coucher les filles…
18/01 2ème jour de trek. Tout au long du parcours le guide nous explique les travaux des champs, la vie rurale, les plantations, la végétation etc et ceci dans un bon anglais. Nous passons la 2eme nuit dans un beau monastère en bois (dans la salle de prière) nous sommes le seul groupe alors que dans le monastère d’un village voisin plusieurs groupes s’entassent. A 6h, les villageois viennent apporter leurs offrandes. Souvenirs inoubliables.
19/01 dernière étape, nous traînerons un peu et n’atteindrons le lac Inle que vers 15h. Jusqu’au bout nous aurons l’impression d’être seuls à faire ce trek qui se termine dans un village ou il n’y a qu’un bateau qui nous attend. Le trek fut un des moments forts de notre voyage. Les paysages sont beaux, on découvre la vie des Birmans, on y fait des rencontres, on traverse les villages d’ethnies Pa O, Danu etc…. Cerise sur le gâteau, nous avions un guide que nous avons tous trouvé exceptionnel. Le trek est réalisable par toute personne capable de marcher 20 km, il n’y a pas de difficulté, le terrain n’est pas très accidenté. Prévoir des chaussures légères de marche, minimum tennis,1 polaire légère + 1 plus épaisse + 1 vêtement de pluie, 1 sac à viande. Nous avions aussi pris des sous vêtements chauds car il peut faire 0° ! S’il pleut beaucoup, le trek peut devenir plus difficile.
20/01 Nyaungshwe, Hôtel : Gold star Hotel a 15$ la double. Accueil un peu timide par un personnel jeune, peu expérimenté mais qui s’est avéré sympathique. L’hôtel est propre, pas de bruit, chambre correcte même s’il faut laisser l’eau couler pendant 15mn pour qu’elle soit chaude. Se situe dans la rue en face du débarcadère, faire environ 500 m (un peu avant Aquarius) Restau : Nyaungshwe restaurant, sur le lac, rustique mais bon Mr Cook, dans la rue de l hôtel, fait de bonnes pizzas (ça change…)
Tour du lac en bateau. Par l’intermédiaire de l’hôtel nous avons réservé un bateau avec un « captain » sachant parler anglais, 16 000k pour 7 personnes, départ 9h retour vers 18h. Journée un peu toutou, visitons divers artisans qui attendent que nous sortions notre porte monnaie mais journée agréable. Nous avons refusé d’aller voir les femmes girafe et les chats sauteurs. Le lac est paisible, on s’arrête voir les pêcheurs, les jardins flottants, on navigue dans les canaux (Venise orientale).
21/01 Visite du grand marché. Dans la même rue que le marché en allant vers le lac il y a un point Internet ou on peut changer de l’argent. L’après-midi, on poste nos cartes postales qui arriveront bien 15 jours/3 semaines plus tard (prix du timbre 0,50k et en achetant des cartes postales on fait vivre quelques petits vendeurs) Et ensuite balade à vélos, sur la route de Nampan, on ira voir les beaux resorts qui sont installes sur le lac, et en passant arrêt dans des petites distilleries de canne à sucre.
22/01 Inle /Kentung Nyaungshwe/ Heho en taxi 16 000 k pour 45 mn Heho/Kentung 90 $, l’avion se posera d’abord à Mandalay puis à Thachileik avant de nous laisser à Kentung. Hotel le Sam Yweat Hotel (l’hôtel recommandé par Christophe n’existe plus). C’est un hôtel excentré sur la route de l’aéroport près d’un petit lac. La double 20 $. Vaste complexe inauguré en 1996 quand la junte, pour se refaire une santé financière avait décidé d’attirer ½ million de touristes (ce fut un échec). L’hôtel, peu fréquenté (nous étions 6 + 5 moines !), tombe en décrépitude. Du bruit le soir avec les restaus qui sont autour mais tout s’arrête a 23 h. Un peu de moustiques. Nous n’avons pas trouvé mieux. Princess nous réclamait 40 $ et ne voulait pas baisser à moins de 38 $ malgré un faible taux de fréquentation. Restau : Plusieurs restaus autour du lac et 1 restau thai, sympa, a environ 1 km dans la direction de l’aéroport. Change : Grâce a notre guide, Mr Paul, on a pu changer sur le marché à un taux correct 1$= 800k. Taxi un minibus Toyota pour 6 personnes, pour les 4 jours + retour a Thachileik 286 000 k. Guide : C’est obligatoire dans ce secteur. Avions réservé Mr Paul via l’agence Gulliver pour 4 jours soit 120$ + 20$ pour nous accompagner à Thachileik (4h de route) d’où repartait notre avion pour Yangon. Mr Paul qui nous attendait à l’aéroport s’avérera être un guide exceptionnel. Age de 60 ans, il connaît bien les populations locales, et personnellement les chefs des villages et beaucoup des habitants, parle leurs langues, il les respecte et cherche à les aider. Il monte des projets de développement (gestion de l’eau, créations de latrines, éducation etc…). Mr Paul connaît aussi très bien l’environnement, il n’est pas avare de renseignements. Deux de ses fils sont également guides et travaillent dans le même esprit. Partout où nous sommes passés nous avons été bien accueillis, invités à rentrer dans les maisons, à boire du thé, de l’alcool de riz, à manger des bananes, des peanuts, voire un repas !
23/01, 24/01 et 25/01 Tous les matins Mr Paul et le mini bus venaient nous chercher, à 8h 30. On passait ensuite au marché acheter notre pique nique du midi et du paracétamol, du baume du tigre, des crayons, des cahiers etc…et on quittait Kentung par un check point. Selon les journées on marchait 2h ou 3 h ou 4h, pour rencontrer les Akkhas, les Engs, les Palaungs, les Whoua etc…On allait dans les écoles, un orphelinat, on chantait avec les enfants…3 jours que nous ne sommes pas prêts d’oublier ! Et pourtant ces villages sont laisses à l’abandon. Beaucoup d’enfants ou de jeunes mamans sont malades, on les entend tousser, ils sont fiévreux. Les écoles sont éloignées, démunies. Les forêts ont été rasées par des militaires présents partout. Il faut aller les voir et les aider.
26/01 Kentung/Thachileik/ Yangon Le bus nous ramène sur Thachileik (5 check points à franchir) 4 h de route. Vol Thachileik/Yangon 135 $ Hotel Beautyland 2 ou nous sommes accueillis comme de vieilles connaissances.
27/01 Yangon/ Roissy
Conclusion : Ce pays est merveilleux. Il faut y aller pour témoigner de la situation, de la pauvreté, de l’état de délabrement, de la population laissée à l’abandon. En y allant on les aide. Les Birmans veulent échanger, on peut faire des dons aux écoles, aux orphelinats, aux chefs de villages mais aussi directement aux plus pauvres, car là bas il n’y a pas d’ONG. Il faut aller à Kentung. Comme tout le monde on ne peut que souligner la gentillesse des Birmans. Nous avons trouve les Birmans très professionnels, avec peu de moyens il font bien leur boulot. Nous ne nous sommes jamais sentis en insécurité, pas de vol. Pas de présence policière visible sauf sur Kentung, ou là ça s’apparente à une armée d’occupation avec des camps partout. Pratiquement pas de coupures d’électricité. Il faut quand même emmener avec soi une lampe de poche, ne serait que pour éclairer l’intérieur de certains temples. Des points Internet, un peu partout, il faut une adresse Google pour envoyer des mails. Budget : Hors trajets d’avion nous avons dépensé 29$ par jour. Un plat coûte entre 1500 k et 3000 k. Compte tenu de la baisse du dollar les prix ont augmenté. A la période où nous avons voyagé nous n’avons pas eu de difficultés à trouver un logement, il y avait peu de touristes.
J’ai bien aimé : - Les Birmans et les Birmanes - Bagan - Le trek Kalaw/Inle - Kentung avec Mr Paul - La journée autour de Mandalay - L’ambiance de la rue à Yangon
J’ai moins aimé - Le bateau Mandalay/Bagan - La Guest House de Thazy
Et il y a encore tant à découvrir dans ce pays….
Je tiens a remercier Christophe, c’est en lisant son blog que nous avons décidé d’aller à Kentung et Jean Breiz pour ses renseignements très précis, même si depuis son voyage, les prix ont un évolué.
Bon séjour en Birmanie Kerbihan
Voyage en Birmanie du 7 au 27 janvier 2011.
Nous sommes 7 amis à avoir effectué ce voyage que nous avons tous beaucoup aimé. Circuit : Yangon, Mandalay, Bagan, Kalaw, Inle et Kentung;
8/01.Arrivée a Yangon, le taxi commandé via l hôtel Beautyland2 nous attend, coût 4 $ que nous paierons en arrivant a l hôtel, avec la 1ère nuit. Hôtel : Beautyland2, très bon accueil, on y parle français. Hôtel simple mais propre, calme, bien situé au centre de Yangon, la double 18 $ en aveugle et 22 $ avec fenêtre. Restaurant : Nous n’avons pas trouvé de restaurants à recommander particulièrement. Nous avons mange à Sule Paya street sur le trottoir dans un bâtiment en verre, a Nan Yu (chinois) sur Pansadon street, Lion restaurant (chinois) sur Mahabandoola street, dans des restos musulmans vers le 22eme street. Change : Aller au marche Bogyoke (plutôt les bijoutiers). Au début de l’allée centrale un grand type à lunettes propose un taux correct. Pendant notre séjour le dollar se négociait entre 770 et 840 K (on prononce tchek) et l’euro bien apprécie entre 900 et 1040 k. Rappel les billets doivent être quasi neufs non plies non froisses, privilégier les grosses coupures (100$ 50€). Ne pas répondre aux sollicitations dans la rue. Compte tenu de la baisse du dollar beaucoup de Birmans préfèrent être règlés en K sur la base de 1k= 1$. A voir : la Paya Shwedagon ( 5500k), les ateliers de couture au dessus du marché Bogyoke, le port avec les impressionnantes rondes des coolies chargeant et déchargeant les bateaux, en face du temple chinois Kheng Hoch Keong, 18eme street. Agence : Nous sommes passés par l’agence Gulliver pour réserver les billets d’avions et le guide a Kentung, Mr Paul. Très bonne agence, sérieuse.
9/01 Yangon/Mandalay vol par Air Bagan 95$ Taxi de l’aéroport au centre ville 25 000 k (l’aéroport se situe a 45km du centre) Hôtel : A défaut de Peacok (complet) nous descendons au Silver Star 25$ la double. Hôtel sans âme, très propre, à 5mn a pied du marché Zeigyo et a 10mn des douves du palais. Restau : Min-Min, tout près de l hôtel, tenu par un Muslim Change possible au marché Zeigyo chez un bijoutier Au marche à l’étage, magasin avec de belles antiquités, en provenance de l’ethnie Naga (vraies ou fausses ?) nous n’en verrons pas d’aussi belles ailleurs. Le billet combiné (taxe) de 10$ : nous ne le prenons pas.
10/01 : Visite classique autour de Mandalay. Taxi pour la journée : 30 000 k. Le chauffeur connaît le tour et sait où nous amener sachant que nous n’avons pas payé la fameuse taxe. Amarapura (repas des moines bof !) Inwa (passeur 1000k /personne, calèche 5 000k pour 2, environ 2 h de visite), Sagaing et retour par le pont U Bein, on le traverse a pied et on revient en bateau a rame avec le sunset. Très belle journée. .
11/01 Mandalay. Attention le bateau dit rapide pour Bagan « le Melika » ne part que le mercredi et le samedi. Nous sommes donc obligés de rester une journée supplémentaire à Mandalay. En soirée spectacle de marionnettes (un peu cher, 10 $/personne).
12/01 Mandalay/ Bagan par bateau prix 36 $ réservation par l’hôtel. Départ 6h du matin, que des touristes sur le bateau, pas grand-chose à voir. Le voyage dure 10 h, l’Irrawaddy étant au plus bas on slalome entre les bancs de sable. A l’arrivée le taxi que l’hôtel nous a envoyé nous réclame nos passeports et 10 $ pour payer la taxe (pas moyen d’y échapper a Bagan). Hôtel : May Kha Lar guest house à Nyaung U, 18$ la double, pas très propre ( salle de bains, draps…) un peu bruyant notamment pour les chambres du 1er contiguës à la salle de restau ou certains font la fête le soir. Restau : à Nyang U Le Black Bambou dans restaurant row, joli cadre agréable. Tenu par une française, qui a son propre potager et cuisine à l’eau minérale, on peut donc y manger sans crainte des salades, par ailleurs les plats sont très bons et l’accueil sympa. Au vieux Bagan, Moon restaurant, près de la porte nord d’Ananda. Restaurant végétarien, le cadre est enchanteur, belle musique, bon service…et on y mange très très bien. Change : demander à un serveur de Moon restaurant de vous conduire a un magasin d’antiquités, tout proche, taux de change correct et souvenirs intéressants à acheter.
13/01 :Visite du site en calèche, 12 000 k pour 2, bon tour proposé par May Kha Lar. Notre guide s’appelait Mr ZOZO (ils doivent tous s’appeler Zozo…)
14/01 Bagan à vélo loué à l hôtel 1 500 k la journée. Aller vers le vieux Bagan, par les chemins et les routes. Vient compléter le tour de calèche, c’est sympa, facile.
15/01 Bagan/Kalaw via Thazi : Journée transport en commun. 1/ On prend un bus Bagan/ Meiktila, billet acheté par l hôtel, départ soit 7h soit 9h, durée du trajet 5/6 h. Un bus relie directement Kalaw mais départ a 4h du matin pour 11h de voyage ! 2/ A Meiktila le bus nous arrête près de « bus station » et nous négocions « tres mal » un pick- up à 5 $/personne, durée du transport, très secoué, 45mn. 3/ A Thazi, nous dormons à la Moon Light Guest House 16 $ la double, chambre très spartiate, pas d’eau chaude, configuration style vieille prison, bruyante, cloisons très fines etc…Ceci dit l’accueil est plutôt sympathique, le patron nous a accompagné à la gare pour l’achat des billets de train, le repas qui y est servi est correct. Cette guest house qui est sur le LP est à éviter, il en existe une autre, juste a cote, plus moderne. Nous étions les seuls clients.
16/01 Thazi/ Kalaw : Départ du train 5h, des calèches sont venues nous chercher à la Guest house, prix du billet 5 $ en 1ere classe, arrivée 12h30. C’est plus qu’un omnibus il ne roule qu’à15 km/h, mais il est plutôt confortable, contrairement à ce que l’on peut lire sur certains forums (pas crasseux, pas de rat…). On traverse de beaux paysages et il y a du spectacle à l’intérieur comme a l’extérieur. A Kalaw, on emprunte les calèches pour se rendre à Hôtel : l’Eastern Paradise, 15 $ la double. Très propre, tranquille, belle chambre, bon petit dej. La propriétaire cherche à placer ses produits (restau, guide etc…) mais on n’est pas obligé de céder. Restau : Le Sam’s family est bien tenu, on se croirait dans un restau du massif central ! Très pro pour le trek, bonnes explications avec le choix de plusieurs circuits (selon la difficulté, la fréquentation etc…). Ils ont l’exclusivité dans certains points de couchage, ce qui évite de se retrouver à plusieurs groupes dans le même monastère par exemple. Coût du trek : 10 000 k par personne comprenant le guide, les assistants, la nourriture pour 3 jours et les 2 nuitées + 2 500 k par bagage pour les transporter à Inle + 12 000 k pour le bateau, quelque soit le nombre de passagers pour la traversée du lac Inle (1h10) + éventuellement 3$ de taxe que l’on ne nous a pas réclamés à Inle. Kalaw est une petite ville agréable, l’air y est pur, marché sympathique.
17/01 Départ du trek avec notre guide Kyi (on prononce Tchi), 1 assistant et 1 cuisinier. Nous avions demandé un parcours sans touristes, nous n’en rencontrerons pratiquement pas pendant 3 jours. Le midi on déjeune chez l’habitant, c’est l’occasion d’échanges, le soir on dort dans une maison dans un village. Apres un excellent dîner (bananes flambées en dessert) on s’est réuni autour du feu, Kyi a sorti d’on ne sait où une guitare…soirée magique, on a eu du mal a coucher les filles…
18/01 2ème jour de trek. Tout au long du parcours le guide nous explique les travaux des champs, la vie rurale, les plantations, la végétation etc et ceci dans un bon anglais. Nous passons la 2eme nuit dans un beau monastère en bois (dans la salle de prière) nous sommes le seul groupe alors que dans le monastère d’un village voisin plusieurs groupes s’entassent. A 6h, les villageois viennent apporter leurs offrandes. Souvenirs inoubliables.
19/01 dernière étape, nous traînerons un peu et n’atteindrons le lac Inle que vers 15h. Jusqu’au bout nous aurons l’impression d’être seuls à faire ce trek qui se termine dans un village ou il n’y a qu’un bateau qui nous attend. Le trek fut un des moments forts de notre voyage. Les paysages sont beaux, on découvre la vie des Birmans, on y fait des rencontres, on traverse les villages d’ethnies Pa O, Danu etc…. Cerise sur le gâteau, nous avions un guide que nous avons tous trouvé exceptionnel. Le trek est réalisable par toute personne capable de marcher 20 km, il n’y a pas de difficulté, le terrain n’est pas très accidenté. Prévoir des chaussures légères de marche, minimum tennis,1 polaire légère + 1 plus épaisse + 1 vêtement de pluie, 1 sac à viande. Nous avions aussi pris des sous vêtements chauds car il peut faire 0° ! S’il pleut beaucoup, le trek peut devenir plus difficile.
20/01 Nyaungshwe, Hôtel : Gold star Hotel a 15$ la double. Accueil un peu timide par un personnel jeune, peu expérimenté mais qui s’est avéré sympathique. L’hôtel est propre, pas de bruit, chambre correcte même s’il faut laisser l’eau couler pendant 15mn pour qu’elle soit chaude. Se situe dans la rue en face du débarcadère, faire environ 500 m (un peu avant Aquarius) Restau : Nyaungshwe restaurant, sur le lac, rustique mais bon Mr Cook, dans la rue de l hôtel, fait de bonnes pizzas (ça change…)
Tour du lac en bateau. Par l’intermédiaire de l’hôtel nous avons réservé un bateau avec un « captain » sachant parler anglais, 16 000k pour 7 personnes, départ 9h retour vers 18h. Journée un peu toutou, visitons divers artisans qui attendent que nous sortions notre porte monnaie mais journée agréable. Nous avons refusé d’aller voir les femmes girafe et les chats sauteurs. Le lac est paisible, on s’arrête voir les pêcheurs, les jardins flottants, on navigue dans les canaux (Venise orientale).
21/01 Visite du grand marché. Dans la même rue que le marché en allant vers le lac il y a un point Internet ou on peut changer de l’argent. L’après-midi, on poste nos cartes postales qui arriveront bien 15 jours/3 semaines plus tard (prix du timbre 0,50k et en achetant des cartes postales on fait vivre quelques petits vendeurs) Et ensuite balade à vélos, sur la route de Nampan, on ira voir les beaux resorts qui sont installes sur le lac, et en passant arrêt dans des petites distilleries de canne à sucre.
22/01 Inle /Kentung Nyaungshwe/ Heho en taxi 16 000 k pour 45 mn Heho/Kentung 90 $, l’avion se posera d’abord à Mandalay puis à Thachileik avant de nous laisser à Kentung. Hotel le Sam Yweat Hotel (l’hôtel recommandé par Christophe n’existe plus). C’est un hôtel excentré sur la route de l’aéroport près d’un petit lac. La double 20 $. Vaste complexe inauguré en 1996 quand la junte, pour se refaire une santé financière avait décidé d’attirer ½ million de touristes (ce fut un échec). L’hôtel, peu fréquenté (nous étions 6 + 5 moines !), tombe en décrépitude. Du bruit le soir avec les restaus qui sont autour mais tout s’arrête a 23 h. Un peu de moustiques. Nous n’avons pas trouvé mieux. Princess nous réclamait 40 $ et ne voulait pas baisser à moins de 38 $ malgré un faible taux de fréquentation. Restau : Plusieurs restaus autour du lac et 1 restau thai, sympa, a environ 1 km dans la direction de l’aéroport. Change : Grâce a notre guide, Mr Paul, on a pu changer sur le marché à un taux correct 1$= 800k. Taxi un minibus Toyota pour 6 personnes, pour les 4 jours + retour a Thachileik 286 000 k. Guide : C’est obligatoire dans ce secteur. Avions réservé Mr Paul via l’agence Gulliver pour 4 jours soit 120$ + 20$ pour nous accompagner à Thachileik (4h de route) d’où repartait notre avion pour Yangon. Mr Paul qui nous attendait à l’aéroport s’avérera être un guide exceptionnel. Age de 60 ans, il connaît bien les populations locales, et personnellement les chefs des villages et beaucoup des habitants, parle leurs langues, il les respecte et cherche à les aider. Il monte des projets de développement (gestion de l’eau, créations de latrines, éducation etc…). Mr Paul connaît aussi très bien l’environnement, il n’est pas avare de renseignements. Deux de ses fils sont également guides et travaillent dans le même esprit. Partout où nous sommes passés nous avons été bien accueillis, invités à rentrer dans les maisons, à boire du thé, de l’alcool de riz, à manger des bananes, des peanuts, voire un repas !
23/01, 24/01 et 25/01 Tous les matins Mr Paul et le mini bus venaient nous chercher, à 8h 30. On passait ensuite au marché acheter notre pique nique du midi et du paracétamol, du baume du tigre, des crayons, des cahiers etc…et on quittait Kentung par un check point. Selon les journées on marchait 2h ou 3 h ou 4h, pour rencontrer les Akkhas, les Engs, les Palaungs, les Whoua etc…On allait dans les écoles, un orphelinat, on chantait avec les enfants…3 jours que nous ne sommes pas prêts d’oublier ! Et pourtant ces villages sont laisses à l’abandon. Beaucoup d’enfants ou de jeunes mamans sont malades, on les entend tousser, ils sont fiévreux. Les écoles sont éloignées, démunies. Les forêts ont été rasées par des militaires présents partout. Il faut aller les voir et les aider.
26/01 Kentung/Thachileik/ Yangon Le bus nous ramène sur Thachileik (5 check points à franchir) 4 h de route. Vol Thachileik/Yangon 135 $ Hotel Beautyland 2 ou nous sommes accueillis comme de vieilles connaissances.
27/01 Yangon/ Roissy
Conclusion : Ce pays est merveilleux. Il faut y aller pour témoigner de la situation, de la pauvreté, de l’état de délabrement, de la population laissée à l’abandon. En y allant on les aide. Les Birmans veulent échanger, on peut faire des dons aux écoles, aux orphelinats, aux chefs de villages mais aussi directement aux plus pauvres, car là bas il n’y a pas d’ONG. Il faut aller à Kentung. Comme tout le monde on ne peut que souligner la gentillesse des Birmans. Nous avons trouve les Birmans très professionnels, avec peu de moyens il font bien leur boulot. Nous ne nous sommes jamais sentis en insécurité, pas de vol. Pas de présence policière visible sauf sur Kentung, ou là ça s’apparente à une armée d’occupation avec des camps partout. Pratiquement pas de coupures d’électricité. Il faut quand même emmener avec soi une lampe de poche, ne serait que pour éclairer l’intérieur de certains temples. Des points Internet, un peu partout, il faut une adresse Google pour envoyer des mails. Budget : Hors trajets d’avion nous avons dépensé 29$ par jour. Un plat coûte entre 1500 k et 3000 k. Compte tenu de la baisse du dollar les prix ont augmenté. A la période où nous avons voyagé nous n’avons pas eu de difficultés à trouver un logement, il y avait peu de touristes.
J’ai bien aimé : - Les Birmans et les Birmanes - Bagan - Le trek Kalaw/Inle - Kentung avec Mr Paul - La journée autour de Mandalay - L’ambiance de la rue à Yangon
J’ai moins aimé - Le bateau Mandalay/Bagan - La Guest House de Thazy
Et il y a encore tant à découvrir dans ce pays….
Je tiens a remercier Christophe, c’est en lisant son blog que nous avons décidé d’aller à Kentung et Jean Breiz pour ses renseignements très précis, même si depuis son voyage, les prix ont un évolué.
Bon séjour en Birmanie Kerbihan