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Isabelle et Haïtham font un tour English translation pending
by Izanora · 2005-09-13 · 209 replies
Aulnay sous bois, 93, France

Novembre 2003: Haïtham : "partons en Chine cet été, mais il nous faut au moins deux mois" Isabelle : "Allons chercher le savoir jusqu'en Chine, mon Amour, je te suis, il faut s'arranger avec Josette"

Josette, Directrice du Centre Social ou Isabelle et Haitham sont animateurs : " mljmlkfdkgmldfkg dmgkdfgkekmlkml dmkdmfgkdmfgkmkg dmfgkdfmgkrkmk dmgkdfmgkdfmlgk dmglkdgkdgkfdkgmlfdg dmfgkdmgkmdf, bref, Si vous vous absentez deux mois, avec ou sans solde on vous remplacera et vous serez virez"

Décembre 2003: Isabelle : "démissionons et voyageons, c'est une prison la banlieue" Haitham : "comme ca on sera libre, hors du temps et des frontieres, à la mer ou a la montagne, En Chine ou en Afrique, En Inde ou en Argentine..." Isabelle : "d'accord, mais faisons un projet ou du bénévolat dans une association, sinon j'ai peur d'avoir peur"

Janvier 2004 : Isabelle s'occupe du projet et des choses abstraites. Comment donner un sens a un voyage qui se veut sans structure, comment etre utile en étant libre comme un oiseau, nous qui ne savons même pas ou nous allons ? Haitham s'occupe de l'itiniriaire et des choses concrétes. Son sac et déjà pret, notre dépard est prévu pour janvier 2005.

Février 2004 : Isabelle accouche du projet.

A suivre...
L'Argentine à Paris le 21 septembre 2005 English translation pending
by ClemAlex · 2005-09-04 · 78 replies
Bonjour😉, L'Argentine c'est plein de souvenirs pour les uns ou à l'état de projet pour d'autres? Je vous propose une rencontre autour d'un dîner avec Hergé le mercredi 21 septembre à partir de 19:00 heures pour échanger nos infos et impressions au restaurant asiatique ( anciennement l'Auvent thaï) situé au 72 rue de la Colonie - Paris 13ème. Métro Tolbiac ou place d'Italie- bus 67 ou 57 arrêts à vous préciser. Le repas pourrait être servi vers les 20:30 heures pour donner le temps à chacun de nous rejoindre. Alors à bientôt? ClemAlex
Vos avis sur le trm 4000 English translation pending
by Patrol59 · 2005-09-02 · 24 replies
bonjour

je voudrais acquerrir (si je vends mon patrol 😉 ) un camion trm 4000, pour le transformer en camping car 😎 j'aimerais avoir l'avis de personnes qui en posséde, pour en connaitre son comportement 😏 son "confort", sa conso, le tarif des assurances, le prix d'un cellule, des fabricants, ect...... .tous les avis seront les bienvenues merci d'avance christian
Quel est la plus grande distance parcouru en une journée? English translation pending
by Velo2006 · 2005-09-02 · 17 replies
bonjour,

Depuis un certain temps, les gens avec qui je parle trouve que je pousse beaucoup la machine (mon corps) en vélo. Je suis plus ''fou'' que mes amis lors de mes sorties. Je veux donc comparer avec vous de VF si je suis si ''débile'' que ça!🤪🏴‍☠️

J'aimerais bien savoir aussi comment vous avez fait la distance: vélo de route (course) ou en cyclotouriste, le temps (arrête exclus) que ça vous a pris et fait en solo ou à 2, 3..... Voici de mon coté:

290km, Montréal - St-Romualde, vélo de course, en 10h, avec un ami, 282km, Montréal - Baskatong (60km après Mont-Laurier), vélo de course, en 9h40, en solo 270km, Medecin Hat - Swiff Current, cyclotouriste, en 9h50, avec un ami

je compte bien faire au moins une fois un 300km dans une journée

j'ai bien hate de vous lire. J-P
Les gens qui vous ont le plus marqué durant vos voyages? English translation pending
by Taratroyes · 2005-08-27 · 8 replies
Que se soit un danseur de capueira u Brésil, un carabinieri en Italie, une gérante de pub en Irlande, un douanier à Roissy........il y a forcément des gens qui vous ont marqué lors de vos voyages??!!! A vous de nous faire rever, rire ou pleurer avec ces rencontres insolites!!

J'ouvre le bal, c'etait à Rome en février, nous entrons dans un resto tres typique, dedans que des Italiens car nous n'etions pas dans un coin touristique!! Une tres grosse dame arrive et nous hurle "qu'est ce que vous voulez?" en Italien!! Nous : "bien...dans un restaurant nous voulons dejeuner...." Elle crie Paolo, Paolo, là un tout petit monsieur tout mince arrive la tete baissé, la dame lui crie dessus pour qu'il nous installe. Il s'execute sans broncher. Le temps passe 1/2h plus tard nous personne n'est venu prendre notre commande, j'interpelle la dame en italien, elle arrive en ralant, je passe notre commande tout en faisant toujours l'effort de parler italien, et là elle se met à HURLER mon ami en a sursauté, qu'est ce que j'avais pas dis la!!! j'avais dit "voglio un acqua minerale con gaz" (je veux de l'eau minerale gazeuse) et elle me replique en Hurlant "NO NO NO CON GAZ......PFFFFFF.........FRISANTE? FRISANTE!!!" 🤪 (non non non on ne dit pas gazeuse mais pétillante!!!!) Mon ami m'a dit viens on s'en va, moi je dis combien pour le coca de mon ami, elle s'en va sans repondre, je jette sur la table un billet de 5€ (pour le coca bravo) 🏴‍☠️ et son mari essaie de nous retenir tres tres tres géné de l'attitude de sa dulciné si tendre 😏 Tout le restaurant se moque de nous, visiblement ils n'aimaient pas les etrangers dans ce quartier 😠
Bons plans en Indonésie en novembre English translation pending
by Mezzan · 2005-08-19 · 28 replies
bonjour a vous.voila, je part tout le mois de novembre en indonesie.douze jours environ sur l'ile de bali et il me reste environ 12 jours de vacance.que me conseillez vous comme iles en considerant l'aspect climat (pluie).java, lombok ou autres? vos suggestions sont tous les bienvenue.s'il pleut un peut ce n'est pas grave.ce que je veut eviter c'est trop de pluie. merci de votre aide 😏.
Français vivant à la Martinique donne infos English translation pending
by Zorobabel · 2005-08-15 · 43 replies
Salut, je suis un français qui vit à la martinique depuis longtemps, et je suis bien branché sur ce qui se trame ici. Pour tout renseignement concernant cette île, ou les voisines, je suis à votre disposition. Pour les bons plans etc... A +
Mini mini guide sur les Seychelles pour les routards à budget limité English translation pending
by Cdave · 2005-08-10 · 4 replies
Mini mini guide sur les Seychelles pour les routards à budget limité Mauvaise nouvelle : Depuis le 1er juillet 2003 les taxes augmentent de 12 à 15 % sur les produits importés, services, hôtelleries, eau, bières, … Climat : Deux saisons, de décembre à mai le vent souffle du Nord-Ouest (la mer est plate) et de juin à novembre le vent souffle du Sud-Est (la mer est agitée, plus ou moins de pluie dans la soirée ou la journée). Saison des pluies entre novembre et décembre. Il fait toujours chaud. Taux de change : Au 30 juin 2003, 1 Euro = 6, 20 SR, (au black market dans les 9 SR), changer au fur à mesure vos devises car la plupart de vos dépenses doivent régler en devises (hôtel, bateau, avion ! sauf bus, resto, les petits achats… ). Aux Seychelles on ne complique pas la vie 1 dollar = 1 euro et pourtant l’euro est plus cher que le billet vert ! Formalités : Passeport en cours de validité, billet de retour ou de continuation, lieu de résidence au moins une nuit. (Pb de SRAS : le service de santé vous demandera où vous étiez il y a dix jours…+ contrôle de passeport !). Billet d’avion : A/R Paris-Seychelles varie de 795 Euros ttc (basse saison) à plus de 900 Euros, taxes de 40 dollars est intégré dans le billet depuis le 1er avril 2003 et augment à 50 à partir du 1er novembre 2003. Langues : Anglais, créole, et vous trouverez toujours quelqu’un parle plus ou moins le français. Transports dans l’île : c’est certainement la seule chose qui n’est pas chère aux Seychelles, le bus 3 SR quelque soit la distance, demander la liste des bus (n°, itinéraires, heures) à l’office du tourisme des Seychelles à Victoria (Mahé) ou au terminal de bus à Victoria. Moins de bus Dimanches et jours fériés. Le stop marche assez bien. Taxi très cher. Liaisons inter-îles : Avion Mahé-Praslin aller simple 50 euros ou dollars et 100 A/R. (payable en devises uniquement pour les touristes, 120 SR pour les seychellois ou résidents). Bateau Mahé-Praslin avec Cat Coco, 35 euros ou dollars aller simple, 70 A/R, pont supérieur 40 aller simple, 80 A/R (vous avez droit à un biscuit et un boisson), 1 h de traversée. Bateau Praslin-La Digue aller simple 9 euros et 17 euros A /R, 20’ de traversée et gare au mal de mer ! Bateau La Digue-Mahé 10 euros la traversée et dure de 3 à 4 h. Attention pas de rotation pendant le WE ! (c’est pourquoi je n’ai pas pu le prendre). Vous procurez la liste des horaires des bateaux à l’office du tourisme. L’Office du tourisme des Seychelles à Paris : 51 av Mozart 75016 Paris, tél: 0142300267 Pour avoir les docs sur les Seychelles et surtout un petit brochure concernant presque tous les hôtels (descriptions, adresse mail, tél, …). Vous pouvez déjà admirer quelques cocos fesses ou cocos de mer en avant goût. L’ambassade même adresse. Site : seychelles-resa.com (bien fait) pour avoir une idée de tarifs en haute et basse saison. Mais à savoir le prix indiqué est 15 % plus cher que si vous réserviez par vos propres moyens (c’est pourquoi il vous faut des adresses e-mails dans la brochure…). A emporter : Palmes, masque, tuba, anti-moustique (pas de palu), lampe torche, chaussures de randonnées ou à défaut les basquets, sandales en plastiques, pancho (c’est mieux que le k-way, il protège également votre sac à dos), pantalon pour sortir le soir, moustiquaire la plupart des hôtels sont équipées. Quelques exemples des prix (avant l’augmentation des taxes !) : Carte postale entre 2 et 4 SR, timbre pour la France 3 SR, Coco fesse 1200 SR au jardin botanique avec certificat (vous ne trouveriez pas moins cher !), liqueur coco d’amour de 118 à 133 SR, carte téléphonique 30 units=30 SR, coca 1 litre 13SR, Bière Sey Brew 28cl 9 SR+2 SR pour la consigne, l’eau est potable aux Seychelles dont …repas créole « take away » en moyen de 25 à 30 SR par barquette, ships maniocs ou fruit à pins 3 SR, location de vélo pour 24 h à la digue 35 SR… entrée jardin botanique 5 euros (ne vaut pas le coup !), entrée vallée de Mai (Praslin) 15 euros…

…/…la suite, je vous réciterai mon périple et mes impressions…
Russie: 10 jours dans la péninsule de Kola English translation pending
by Nikola · 2005-08-09 · 10 replies
10 jours dans la péninsule de Kola - Carnet de voyage

21 Juillet 2005. Me voici une nouvelle fois en route pour de nouvelles aventures. Direction le nord : Mourmansk, le cercle polaire, la taïga et la toundra…

Je retrouve les fameux trains russes et leur appréciable 3ème classe : pas cher, confortable… Tout dépend de ses voisins en fait. Aujourd’hui, je ne suis pas gâté. A droite, une mère et sa fille, que je n’ai pu m’empêcher de qualifier intérieurement de « prudes » dès que je les ai vus. Les filles russes qui ricanent tout le temps et ont peur de tout et de tout le monde. En face, un couple qui passe le temps à manger et à boire de la bière en bouteilles de 2 litres. Pas trop de conversation donc. Heureusement, ça n’est que pour 27 heures. Avec des pauses de 25mn toutes les 6-8h, où attendent une armée de babouchkas équipées de poissons séchés, glaces, beignets, journaux, bières… Tout ce qu’il faut pour le voyage.

Dommage, 3 wagons plus loin, il y a un groupe qui part descendre des rivières dans le nord ; j’ai rencontré un des leurs à la gare, son sac m’avait intrigué : il était facilement 2 fois plus gros que le mien qui pourtant fait bien ses 20-25kg. J’essaierais bien de m’incruster avec eux, surtout que je pars en vrai touriste. Je ne sais pas du tout ce qu’il y a à voir et où je vais aller. J’ai bien la version russe du P’tit Futé, mais qui est pas très explicite.

Il s’avère qu’ils n’ont pas de place. Je conserve la carte du guide ; ça pourra servir pour un prochain voyage. De toute façon je veux conserver ma liberté. Avoir un peu de temps seul, pour penser, me reposer, faire le point. C’est indispensable de temps en temps.

Le départ a été assez difficile et fatiguant : accident sur l’A1 : je rate mon avion à une minute près, attend 6h le suivant. J’arrive tard à Saint-Pétersbourg, juste le temps de faire le sac, prendre une douche, puis enfiler le costard pour régler 2-3 affaires urgentes avant de partir. Il se met à pleuvoir, une bonne pluie ininterrompue qui dure toute la journée. Du train, je prie pour que ça s’arrête : je pars avec la tente ; et je préfère évite de randonner sous la pluie dès le 1er jour.

Au début, j’avais prévu de descendre à Apatity pour aller en « Hibiny », une région montagneuse et couverte de toundra. Très connue en Russie pour le ski l’hiver, puis pour la randonnée l’été. Le train arrivé en gare, je n’ai pas envie de descendre : le temps est trop gris, il fait limite nuit (moi qui était venu voir le jour polaire…), la pluie n’a pas cessé un moment, et en plus le paysage est moche : des usines désaffectées, des friches industrielles, des barres d’immeubles… J’hésite à descendre. La responsable du wagon vient m’engueuler parce que le train va repartir. Je prends quand même mon temps, je me dis que tant pis, je vais rester 4h de plus dans le train, et je vais aller sur la côte de la mer de Barents, le temps sera peut-être meilleur là-bas. Le train repart, tout le wagon me regarde comme si j’étais débile. 5mn après, en discutant avec la voisine, j’apprends que toute la côte nord est une « ZATO », zone militaire interdite aux étrangers et même aux russes qui n’y habitent pas. Oups, qu’est ce que je vais faire… ? Par dépit, je descend à la gare suivant, Olenegorsk. Il pleut trop, la gare est toute glauque, avec seulement quelques randonneurs qui partent vu qu’ils sont trempés. Je ne sais pas du tout ce qu’il y a à faire dans la région.

C’est le moment où tu te dis : « mais qu’est-ce que je fous là ? Pourquoi je ne suis pas resté peinard me reposer en Bretagne ? ». Pour répondre à cette (déprimante) question, j’engage la conversation avec un couple de randonneurs qui fuit vers le sud. Ils me conseillent un lac, le « Seïdozera », très beau, et lieu mythique des Saams, le peuple qui habitait le nord initialement. Par dépit, je me décide y aller, et de laisser les choses aller. Il pleut, je ne peux rien faire, alors rien ne sert de se stresser inutilement. Je laisse donc les choses aller, je vais bien voir où ça va me mener.

J’attends le bus pour Revda dans le café de la gare routière, très dépouillé (tendance feng-shui ?) : un comptoir qui fait aussi épicerie, 10m vide et au fond 5 tables, toutes pleines. Très bizarre, on a l’impression d’arriver dans un autre monde. 1h30 de bus sous une la pluie, il y a une couche de 10cm d’eau sur la route. La vue est sympathique : des arbres, des arbres, des arbres. Toujours les mêmes en plus, des bouleaux et des sapins. Pour couper la monotonie heureusement, un arrêt de bus au milieu de nul part avec une fille qui attend sous son parapluie, comme sortie de nul part. Puis une petite base militaire, vide, certainement désaffectée. Dans la cour, à 5m des grilles de l’entrée, un joli missile de 4m de long, incliné à 45°, comme prêt à partir. On ne s’ennuie pas…

21h, arrivée à Revda, 8000 habitants. C’est une ville comme je n’en ai jamais vu : tout tourne autour du kombinat, qui produit du concentré qui est ensuite envoyé dans l’Oural pour fabriquer de l’acier. Je rentre dans un magasin pour demander où dormir. Il y a la vendeuse et la cliente :

Nicolas – Bonjour ! Où est-ce qu’on peut dormir dans cette ville ? La vendeuse – A l’hôtel, mais il est vraiment pas top. Nicolas – Et c’est possible de dormir chez l’habitant ? La vendeuse (après avoir échangé un regard avec la cliente) – Non, on ne connaît personne. Nicolas 😕– Zut alors. La cliente – Ben chez moi, il y a de la place…

Et me voici invité pour la nuit chez Natalia. Direct, elle me dit « déshabillez-vous ». Je me dis, « c’est bon, je vais y passer ». Mais non, en fait, c’était une invitation à prendre une douche chaude. A peine sorti, je me retrouve devant un thé et un repas, et aussitôt fini un lit tout propre m’attends et me voici couché. Limite bordé ! Une vraie maman !

Et me voici invité pour la nuit chez Natalia. Direct, elle me dit « déshabillez-vous ». Je me dis, « c’est bon, je vais y passer ». Mais non, en fait, c’était une invitation à prendre une douche chaude. A peine sorti, je me retrouve devant un thé et un repas, et aussitôt fini un lit tout propre m’attends et me voici couché. Limite bordé ! Une vraie maman !

Natalia à 49 ans. Elle habite depuis plus de 20 ans ici, et à quitté son mari car il buvait trop. Sa fille élève un enfant seule dans l’immeuble d’en face. Toutes 2 travaillent au kombinat. Elle devrait déjà être à la retraite normalement : vu que le kombinat émet des radiations, les employés s’arrêtent de travailler à 45 ans. Mais depuis la privatisation, les salaires (90€ par mois…) sont payés une fois sur 3, alors il faut quand même continuer malgré la danger. Et en Russie, impossible de déménager. Pour vivre quelque part, il faut une autorisation, le « propiska ». Et, à moins d’avoir beaucoup d’argent pour soudoyer les autorités, c’est quasiment impossible de quitter ce genre de ville. Sympathique, non ?

Du coup, pour survivre, ils produisent un maximum eux-mêmes : ils récoltent les baies dans la toundra, ramassent des herbes qui remplaceront le thé où agrémenteront la soupe. Ils ont aussi de petits jardins, mais difficiles à entretenir avec un hiver de 9 mois, et une moyenne de –25° au plus fort de l’hiver.

Le lendemain, bonne surprise, la pluie a cessé : je commence la randonnée, direction le lac Seïdozera. Le début du chemin se situe après le kombinat, à 3km de la ville. Je prends le bus de l’usine pour y aller, avec les employés. Je traverse ensuite l’usine. Une vraie ruine, avec un périmètre tout pollué tout autour. Et juste après commence la nature et les beaux paysages : une vallée toute de pierres, avec des montagnes à pic de chaque côte, puis un plateau recouvert de cailloux et de mousses, où on se repère avec des cairns, et enfin le lac au loin, avec une descente à travers la taïga, qui commence par une petite forêt de bouleaux nains, comme des bonzaïs géants. Je rencontre un groupe de russe, les « kosmopaïck » qui voyagent dans les lieux et sites liés aux météorites, OVNI et légendes mystiques, comme ce lac, sacré pour les Saams, en raison d’une tâche à forme humaine, haute d’une trentaine de mètre sur une falaise. Il paraît aussi que des gens deviennent fous après avoir séjourné au lac. Parfois, la brume tombe pendant 3 jours, on ne voit plus les cairns et les gens se perdent. On les retrouve fous, ou gelés au printemps suivants… J’arrive toujours à tomber dans des endroits spé…

Comme pour illustrer ces légendes, on perd la moitié du groupe, avant de passer une soirée bivouac tranquille. Surprise au matin, le lac, qui était parfaitement transparent le soir, est vert le matin. Mais c’est un vrai vert, profond, épais, comme si on avait versé de la peinture dans le lac. Je mets 5mm d’eau dans ma casserole, on ne voit plus le fond. Ce lac mérite bien sa réputation !

Au matin, je repars. Je fais un pari risqué : je vais jusqu’à un autre lac, où j’espère trouver un bateau pour la ville de Lovozera. S’il n’y a pas de bateau, il me faudra revenir sur mes pas, avec pas assez de bouffe pour aller jusqu’au bout. Pourvu qu’il n’y ait pas de brume !

Je me fais donc une journée de marche sur le bord du lac. En tout, je ne croise qu’un groupe de personnes qui bivouaquaient. Le paysage est magnifique, le lac décidemment vert. Puis j’arrive en soirée au bord du lac, en priant pour trouver un bateau. Il faut savoir que c’est un endroit vraiment paumé. Déjà, Revda se situe à 100km de la route principale, qui est l’axe de développement de la région. A part Revda et Lovozera, il n’y a rien d’autre que la forêt, des rivières et des lacs, sur des centaines de kilomètres. Je m’attends donc à trouver des pêcheurs ou des personnes faisant du tourisme fluvial, il n’y a aucun bateau régulier. Et là coup de chance, je vois des tentes, 3 mecs habillés en treillis (tenue de tous les russes qui passent leurs congés dans la nature) avec un catamaran gonflable. Je m’approche, et avant que je n’aie le temps d’ouvrir la bouche, on me demande si je sais ramer. Il faut être en effet 4 pour conduire le catamaran, et un de leur pote est malade et est rentré à Moscou. Me voilà embauché pour 10h de rames le lendemain ! On croit rêver… A part les moustiques, les esprits ont été plutôt cool avec moi !

Finalement, il pleut toute la nuit et la température baisse de 5°. Vu que je n’ai pas de vêtements étanches, mes nouveaux compagnons préfèrent ne pas partir à la rame. On profite alors de la visite surprise du garde nature, qui nous tracte pendant 3h avec son petit bateau à moteur. L’arrivée à Lovozera est magnifique : toutes les berges sont couvertes de petites cabanes à bateau colorées qui se reflètent dans l’eau du lac parfaitement immobile. Puis quand on se rapproche du centre, les barres d’habitation et les cheminées rappellent que quand même on est en Russie !

On fête notre retour à la terre avec quelques bières et un bon saucisson de renne. Et on reprend la route. Ils vont pagayer plus loin dans les rapides, et me déposent au passage à minuit à Revda où je retourne chez Natalia qui m’accueille à bras ouverts.

C’est intéressant de voir comment les russes voyagent. Les nouveaux riches partent à l’étranger, à Paris et à Nice, qui sont du dernier chic, et où ils peuvent allègrement claquer leurs sous. C’est assez flagrant à La Défense, où après une séance photo devant l’Arche, ils filent tout droit au centre commercial et ressortent les bras chargés de fringues et de grands crus. Les autres par contre voyagent beaucoup dans la nature. Ca a vraiment une autre dimension qu’en France. Ils sont très proches de la nature (même si par ailleurs ils ne la respectent pas toujours, il suffit de voir la quantité de détritus le long des routes) et adeptes des vacances tranquille au bord d’un lac ou d’une rivière, à pêcher, bivouaquer, randonner. En tout cas ceux que j’ai rencontré, parce qu’il y en a une bonne partie aussi qui sont fan des vacances à Sotchi, sur des plages qui feraient trouver celles de la Côte d’Azur peu peuplées l’été…

Le lendemain en route vers Mourmansk, en bus. 3h30 de bus depuis Revda, avec un changement. Je suis juste en transit à Mourmansk, je monte dans le 1er bus pour Nikel, non loin de la Norvège. Un contrôle du FSB au passage, quelques questions sur l’objet de mon voyage et ils recopient mon passeport et mon visa comme une photocopieuse. A 20km au nord de Mourmansk, il y a la ville de Severomorsk, port militaire nucléaire totalement fermé.

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Les moustiques 🤪

Il sont omniprésents, les bois, c’est leur pays !

La plupart du temps, c’est supportable, quand il n’y en a que 10 ou 20 à vous tourner autour. Mais parfois, ils s’énervent, par exemple en soirée ou après la pluie. Là on peut en avoir des centaines à voler autour de vous et à guetter la moindre faille pour vous bouffer. Ca donne vaguement l’impression d’être un caca odorant, avec son régiment de mouches qui se disent « hummm, le repas est servi ! ». De plus, ils n’ont aucune pudeur : ils entrent dans les oreilles, sous le pantalon, et piquent même à travers les vêtements.

Heureusement, on apprécie la biodiversité : il y a aussi les mouches noires, minuscules, elles ne font pas de bruit, on ne sent pas quand elles se posent, mais elles, elles embarquent carrément un bout de peau. Et aussi de gros moustiques marrons, qui volent à 30-40cm de vous et soudain attaquent en piquée et plantent directement leur effroyable pompe dans votre tendre petite chaire.

Pour y parer, 3 méthodes : Marcher vite (relou au moment de la pause ou le soir). Faire un feu et se mettre dans la fumée. Utiliser un anti-moustique. J’en ai un qui dure 8h. Les moustiques n’ont pas dû lire la notice parce qu’après 8mn ils sont d’attaque !Enfin, le refuge suprême, c’est la tente. Pour entrer, mettre son sac et fermer, il faut au maximum 20 secondes. Ca suffit pour laisser entrer 40 moustiques. Commence alors une séance rituelle d’écrasage de moustiques. A la fin on a une petite pâte de moustiques écrasés entre le pouce et l’index. Et pas moyen de sortir se rincer les doigts… Bonne nuit !

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Il faut 5h de bus ensuite pour rejoindre Nikel . Tout le temps on longe la ZATO ; toute la zone littorale fermée. Chaque sommet un peu plus haut que les autres est coiffé d’antennes et de radars. Puis au milieu on passe dans une zone militaire mais non fermée. Tous les passeports sont vérifiés, le mien l’est pendant 40mn par un militaire qui a l’air de vouloir m’enfler, ou de faire du zèle. Finalement ils me laissent passer. J’ai eu de la chance parce que je n’ai pas ma carte de sortie, qui est restée à Saint-Pétersbourg.

A partir de là, la paysage est exotique, parsemé de bases militaires (photos interdites, je préfère ne pas tenter…). Ici, des casernes avec des soldats qui s’exercent. Là, une colonne de char. Plus loin un parking de quelques centaines de blindés. En fait, la Norvège était au temps de l’URSS la seul frontière avec l’OTAN, la Finlande ayant signé avec Staline un traité : la Finlande reste neutre et les soviétiques ne l’occupent pas comme ailleurs en Europe de l’Est. D’où l’incroyable présence militaire… Et encore on ne voit pas tous les missiles atomiques qui doivent être planqués un peu partout.

Enfin, on arrive à Zapoliarni, puis 40mn plus tard à Nikel. Là le paysage est encore plus exotique. Fini les bases militaires, elles sont remplacées par des collines marrons, vierges de toute végétation, avec des petits pics qui un jour furent des arbres. On se demande s’il y a eu un essai nucléaire, mais en fait il semble que ça soit simplement les émissions des kombinats d’extraction et de transformation de nickel qui se trouvent dans les 2 villes. Ambiance post-apocalyptique sympathique ! Je descend à Nikel, le terminus. La ville est collée au kombinat, heureusement les vents dominants sont dans le bon sens. Mais bon, l’espérance de vie ne doit quand même pas être top. Le décor alentours est constitué de collines ravagées. La ville est toute glauque.

Je ne m’attarde pas, la frontière norvégienne est à 30km, ça doit être plus propre là-bas pour poser la tente. Vu qu’il n’y a pas de transports en commun qui passent la frontière, je pars en stop et me fait prendre très vite par un norvégien qui est allé faire le plein de produits pas chers en Russie. On passe la seule douane entre les 2 pays ; à 20h, on est la 40ème voiture de la journée… Heureusement qu’il m’a pris ! J’y serai encore sinon ! On passe un no man land de 15km entre les 2 pays, hérissé de miradors. Puis on arrive en Norvège.

Changement radical. Ce sont 2 mondes différents. Côté norvégien, tu peux boire dans n’importe quel ruisseau, tout est propre, tout est pur. Fini les barres d’habitations, place aux maisons individuelles de toutes les couleurs. On sent qu’on est arrivé dans un autre monde ! Mon chauffeur me pose sur les bords d’un fjord, je bivouaque et profite du coucher de soleil, de 22h à 3h du matin. Je n’ai pas le courage d’enchaîner le lever de 3h à 7h. C’est très pratique ces jours polaires : ça fait faire des économies considérables en lampe de frontale. Par contre, les moustiques ne vont jamais se coucher. Ca c’est vraiment ballot.

Je croyais être arrivé au paradis, mais je déchante vite le lendemain : il pleut presque toute la journée et il commence à vraiment cailler. C’est ça la contrepartie des 69° de latitude nord. Ensuite je passe une journée passionnante sur le bord de la route pour faire du stop. Une voiture toutes les 6 minutes, et une chance sur 25 de se faire prendre. Ca fait 2h30 d’attente pour chaque lift. Plutôt ennuyeux. Mais on m’avait prévenu que par ici, les gens n’aiment pas trop les étrangers et voient les touristes pas d’un très bon œil. J’en ai fait les frais. Je veux retourner en Russie ! Heureusement le paysage est magnifique, comme le Connemara ou l’Ecosse : des collines sur lesquelles s’alternent pierres et mousses, le sommet caché par les nuages et le pied se jetant dans la mer ou un fjord. Pour agrémenter le tout, les rennes sont omniprésents. Les voitures vont très lentement tant le risque de shooter l’animal malentendant sont fortes. En voiture, on en voit toutes les 10mn. Ils sont en liberté l’été, puis sont regroupés l’hiver. Les nomades saams s’occupent de la transhumance et traversent avec eux de vastes étendues de forêt, jusqu’en Laponie. Pas le temps de les voir, dommage. Tant pis, il faudra revenir☺ Il paraît que ça donne une très bonne viande après. Les russes eux ne semblent pas l’apprécier, parce que de l’autre côté de la frontière en n’en voit pas un seul. L’explication est que les rennes se nourrissent d’une plante très sensible à la pollution, jusqu’aux traces d’essences sur les bords des routes. Côté russe ils ne sont pas très forts là-dessus…

Finalement j’arrive à Bugoynes, un village de pêcheurs de 300 habitants environ, un paquet de maisons colorées blotties sur une presqu’île. On y pêche le « king crab », le même que celui qui s’échappe des fermes d’élevage ailleurs et zigouille tous les autres pauvres petits crabes. Le village est joli mais vraiment trop froid. La nuit la tempête se lève : il pleut, beaucoup de vent, 5°… J’ai dû mettre la tente dans un jardin pour avoir un peu d’abri, c’est impossible ailleurs. La tente souffre terriblement, et moi au dessous je ne dors pas. Au matin, je dois repartir pour Kirkenes, puis la Russie. Je remballe tout sous la pluie, sous le regard stupide des propriétaires qui me regardent par la fenêtre en se disant « qu’est ce qu’il doit avoir froid ! ». Effectivement, je suis gelé. Je commence le stop à la sortie du village. Une dame me fait de grands signes. Elle voit que j’ai froid et m’invite chez elle à prendre un café, une douche chaude, un repas… Pas le temps d’en profiter, elle connaît tout le village et me trouve une voiture qui partait à l’instant pour Kirkenes. Dommage, j’aurais bien aimé discuter et voir un peu comment ils vivent dans un village aussi éloigné de tout. Et essayer de comprendre un peu ces gens qui me font penser à des îliens ou des montagnards, bourrus, peu accueillants, vivant dans des conditions extrêmes, mais qui peuvent aussi être très ouverts dès qu’on a brisé la glace.

Vu que presque tous les Norvégiens parlent un anglais impeccable, la communication est facilitée. Au début je pensais que nous Français étions vraiment mauvais pour les langues, mais en fait les Norvégiens trichent, leur langue ressemble beaucoup à l’anglais (sauf l’accent, qui est comme dans la pub Krisproll).

Retour à Kirkenes, que beaucoup qualifient de ville russe compte-tenu du grand nombre de russes qui y ont élu domicile en raison de la meilleure qualité de vie. En tout cas ça ne ressemble pas du tout à la Russie. C’est une petite ville de 5000 habitants qui figure sur toutes les cartes compte-tenu de sa position délicate pendant la guerre froide. Mauvaise surprise : le bus pour Mourmansk coûte plus de 50€. J’avais payé 6€ en Russie pour faire presque le même chemin en sens inverse. Et oui, c’est pas le même niveau de vie la Norvège. Même pour des Français c’est cher. On le comprend très vite quand on va dans les magasins. Finalement, j’ai trouvé une solution « à la russe » ; je suis allé demandé aux chauffeurs des rares voitures immatriculées en Russie s’ils partait pour Mourmansk, et bien sûr, dès qu’il y a un business à faire, il y a toujours un russe derrière, je suis tombé sur un gars qui fait tous les jours l’aller-retour en voiture et prend les gens qui n’ont pas de place dans le bus où le trouvent trop cher. Et l’avantage c’est que le retour est bouclé en 3h là où le bus en prend 5. 2 jours en Norvège, c’était court, mais avec le temps et sans voiture c’était déjà beaucoup. Mais ça appelle à un autre voyage.

Arrivée à Mourmansk le soir, j’appelle Vitali qui m’avait donné son numéro dans un bus quelques jours auparavant. Il vient avec Max, un de ses amis, habillé tout en noir, et on part chercher un hôtel. Il y a le choix entre les hôtels type occidentaux, à 50€ la nuit, et les hôtels russes à 4€ la nuit. C’est un peu miteux, mais pour le prix on s’y fait. Sauf que pour les étrangers les prix sont multipliés par 5. Assez énervant. Au 3ème, je me décide à rester malgré tout, mais mes compagnons ne me laissent pas, ils ne veulent pas me laisser me faire arnaquer royalement devant leurs yeux. Du coup Max m’invite chez lui. Il habite chez ses parents dans une barre d’habitation. Comme toujours dans ces pays là, très moche dehors, mais très confortable à l’intérieur, décoré et aménagé avec soin. On a passé la soirée à discuter devant quelques bières.

Puis le lendemain, ils m’ont fait un programme de visite de la ville, assez inédit : Mourmansk par les hauteurs ! Ca consiste à se promener sur les collines, au milieu de rochers et de mousses, avec plein de vent et 6°. On commence par Aliocha, une statue de soldat d’au moins 30m de haut qui domine la ville et surveille les nazi qui jadis menaçaient au loin. Jolie vue sur le port et le brise-glace nucléaire. Puis on se retrouve dans une carrière de pierre et sur d’autres collines. Je suis sûr que ça n’est pas dans le programme des tour-operators (évidemment : il n’y a pas de tour-operators à Mourmansk. Il n’y a pas de touristes de toute façon) ! Après 5h de marche, on redescend en ville. Moi je suis gelé, les autres sont peinards en t-shirt. C’est vrai qu’eux autres ont une autre conception du chaud et du froid.

Direction le café, où on rejoint 2 autres gars tout en noir et où on goûte la bière locale. On parle hard-rock, ils s’inquiètent de savoir si en France on a des groupes vu qu’ils n’en connaissent aucun. Ils me montrent des photos de leur dernier concert, lors d’une soirée qu’ils ont organisé en mémoire d’un chanteur de métal disparu quelques années avant. C’est super intéressant de voir la jeunesse de Mourmansk. Ils n’ont pas du tout les mêmes valeurs que leurs aînés, sont beaucoup plus ouverts au monde, ont envie de voyager, ne sont plus attaché à un système qu’ils n’ont connu que dans leur enfance. Les temps changent… Est-ce que ça deviendra à terme comme chez nous ? J’ai un doute, même si les modes de vie et les cultures vont se rapprocher, je pense qu’il existe une profonde identité russe qui fera que ça sera toujours différent là-bas.

Le soir ils m’accompagnent à la gare et le train repart, 29h jusqu’à Saint-Pétersbourg. Dommage, c’était court et il y avait encore beaucoup à voir et à vivre. D’autant plus qu’un voyage est d’autant plus intéressant qu’on parle couramment la langue et qu’on peut avoir de vraies discussions solides avec les gens qu’on rencontre. Je trouve également la Russie beaucoup plus intéressante en dehors de Moscou et Saint-Pétersbourg, où les mentalités sont très différentes. La vie est complètement différente en dehors de ces villes, et les gens naturellement beaucoup plus accueillants et ouverts à discuter, beaucoup plus directs, beaucoup plus russes.
À la recherche d'un livre sur l'hindouisme English translation pending
by JimLiz · 2005-08-07 · 28 replies
Partant au Népal dans 2 mois, je suis à la recherche d'un bon livre sur l'hindouisme. Idéalement un livre illustré traitant de différents personnages (maîtres et déités) et de la pensée hindouiste. Avez-vous des suggestions? Merci à l'avance! Jim
Un mois en Inde du nord - 19 avril au 17 mai 05 English translation pending
by Claire2005 · 2005-07-28 · 40 replies
ci-dessous le début de mon carnet de route que je commence à mettre au propre ; c'est long et je sais pas bien pourquoi je fais ça... pour bien "digérer" ce voyage peut-être ?

Mardi 19 avril 2005 A 3800 m, à l’extérieur de l’avion, à 10h du soir, il fait déjà 2°C. Première crainte, celle d’avoir chaud. Ma première vision de l’Inde, la silhouette de deux hommes enturbannés assis en tailleur à côté d’un avion sur la piste d’atterrissage. Une ringuette de chauffeurs de taxi commissionnés par les hôtels nous font une haie d’honneur pour notre arrivée en Inde. A l’extérieur, la première bouffée d’air est suffocante : chaud, lourd avec une odeur qui fait penser à celles des marrons grillés. J’ai l’impression que l’air est « épais », que je respire un mélange d’air et de « solide ». Le taxi nous amène directement à l’hôtel. Par la fenêtre, j’entraperçois dans la nuit les premiers rickshaws, les premières vaches et puis la misère à la quelle je m’attendais sans trop savoir sous quelle forme elle se matérialiserait. Des familles entières qui vivent sous des bâches sur les trottoirs, des ruelles défoncées, des gargotes éclairées d’une ampoule qui sert en même temps d’éclairage public, des détritus entassés ça et là. Du monde partout. Le taxi nous dépose dans Main Bazar. Je n’ai qu’une hâte, me mettre « à l’abri » à l’hôtel Namaskar. Difficile de s’endormir avec l’appréhension de ce qu’on va découvrir le lendemain et les jours suivants ; dans la rue, les bruits ne cessent qu’entre 1h et 5h du matin nous laissant peu de temps pour reprendre des forces.

Mercredi 20 avril 2005 Impossible de dormir, on se dirige vers la gare et le tourist office. Nous retrouvons nos réflexes de voyageurs, curieux et débrouillards. Ca nous rassure de voir qu’on est capable d’acheter notre billet de train comme tout le monde. Pourtant je ne réalise pas vraiment ce que je vois, comme si je n’étais pas vraiment là. Il y a du monde partout. A peine rentrés à l’hôtel, fatigués par la « balade » (on a du faire 500 m !) nous nous endormons comme des masses ! Un petit mail pour rassurer les parents et nous voilà parti pour notre premier voyage en train. La gare est sale et j’hésite à poser mon sac par terre. Le train devait relier Delhi à Agra en 3h, on part avec une heure de retard pour n’arriver que 6h plus tard… La découverte des sleepers ! Les autres passagers sont souriants et sympas. On m’offre à boire, une banane. Le sourire, le calme et la grâce des femmes autour de moi me séduisent, m’apaisent ; je me sens bien, en Inde pour de bon ! On nous explique qu’un train a déraillé. Tout le monde semble trouver ça normal. Par la fenêtre, la campagne est bien sèche ; par endroits de jolies cases en paille ou en roseau servent de réserve de grain. Et des petites cahutes abritent des galettes de bouse (mélangée à de la paille). Un peu effrayés d’arriver à Agra à 20h30 (au lieu de 17h) sans réservation d’hôtel, nous prenons notre premier autorickshaw imaginant déjà les pires embrouilles. Mais on se retrouve sans encombre et plus vite que prévu dans une chambre d’hôtel agréable au Camal Hôtel.

Jeudi 21 avril 2005 Difficile de dormir avec cette chaleur. J’ai l’impression d’être dans un « bain d’air chaud » et de ne pas pouvoir sortir la tête pour respirer. On prends des douches tout habillé et on se couche au frais le temps que nos vêtements sèchent grâce au ventilateur. Mais je n’ai jamais l’impression de dormir longtemps ! On se lève à 5h, il fait frais dehors (et bien chaud dans la chambre !). Nous sommes les premiers à faire la queue pour visiter le Taj Mahal. Et Olivier est le premier à « le » voir « pour faire une photo sans personne ». De toute façon il n’y a pas grand monde. Le Taj Mahal a été construit par Shah Jahan (en 1600 et des bananes) pour sa deuxième épouse morte en couches. Il a fallu 22 ans et 20 000 personnes pour construire ce « tombeau ». Le plus magique pour moi, restera le moment où j’ai franchi le grand porche rouge alors qu’on ne voit encore qu’un bout de mur blanc dans l’embrasure de la porte. On essaye de deviner à quel morceau du Taj Mahal ça correspond. Et d’un coup, on le voit en entier. Magique ! Une jolie lumière éclaire le Taj Mahal ; il fait frais et tout est calme. Nous partons à pied vers le Fort Rouge. Finalement on ne rentre pas : nous visiterons celui de Delhi. Sentiment mitigé en prenant notre premier rickshaw (vélo-rickshaw) : j’ai des scrupules avec mes kilos en trop. On réalisera le lendemain qu’en fait il nous a fait payé deux fois le prix normal... Ca me déculpabilise un peu. Petit aller-retour à la gare pour réserver un billet de train. Sur la route nous croisons des attelages hallucinants : dromadaire, rickshaw bondé, tracteur sous un ballot énorme qui le cache complètement de tous les côtés jusqu’au sol… On va tester le resto Joneys : c’est bon et on est enfin au frais et au calme. L’accueil est simple et sympa. Sieste pour éviter la grosse chaleur jusqu’à 16h. On fait un petit tour du quartier, des petites échoppes, des ruelles pleine de vie, des sourires et des regards intrigués. Je ne suis pas mal à l’aise devant tant de pauvreté comme je le craignais. Je ne sais pas pourquoi, je me sens à l’aise. Peut être parce que du plus pauvre au moins pauvre chacun semble à sa place.

Vendredi 22 avril 2005 On se lève à 6h pour prendre un train pour Jaipur. Encore une fois les horaires ne sont pas respectés. On regarde le « spectacle » dans la gare d’Agra de 7h30 à 9h30 : des familles dorment encore par terre, parfois sous des bouts de tissu, à côté des familles aisées pimpantes lisent le journal pendant qu’on livre des gros pains de glace qui laissent des traînés d’eau sur le sol. Des vendeurs courent d’un train à l’autre. Les marchands de thé accrochent directement leur « thermos » aux barreaux des fenêtres des trains. Je n’arrive pas à détacher mes yeux des femmes qui passent devant moi : que de couleurs ! Nous montons enfin dans le train pour partager un compartiment avec un « bon père de famille », sa femme et leur fille. Il fait la police pour que personne ne vienne s’installer là (et surtout pas des personnes pauvres). Il fait vraiment très chaud. Tout le monde s’étale sur les sièges et les couchettes en attendant que les heures passent. On a une bouteille d’eau (non traitée) pour s’asperger le visage, la nuque. En 30 secondes nous sommes secs ! Notre bouteille reste sur la banquette à l’ombre : au bout de deux heures l’eau est vraiment chaude !! Impossible de savoir la température réelle, mais il fait vraiment très chaud. Je n’ai jamais eu aussi chaud de ma vie. Je devine pourquoi les Indiens savent si bien s’avachir, avec grâce, tout en douceur : une adaptation à la chaleur ! Dehors en plein soleil, il y a pourtant des gens qui s’activent : un berger et son troupeau de chèvres, des femmes qui portent des ballots, des cruches ou des fagots de bois sur la tête, gracieuses silhouettes multicolores. Nous arrivons un peu fatigués à Jaipur. Les rickshaws nous assaillent. La police les fait fuir à coups de bâton. Un peu impressionnant ; on n’a pourtant pas l’impression que ce soit nécessaire et qu’on soit réellement en danger. Au bureau d’information touristique, on nous dit de ne surtout pas prendre de rickshaw. « Ok ! On va y aller à pieds ! » Le premier hôtel sera le bon même si c’est un peu plus cher et un peu trop « propret pour touristes branchés frickés » à notre goût (Pearl Palace Hôtel). Le réceptionniste est sympa mais nous regarde un peu comme si on débarquait d’une autre planète : on s’inquiète pour des détails alors qu’il y a toujours une solution moyennant finance et on est riche, alors pourquoi ces questions…Nous tentons d’aller à pieds voir le palais des vents (soit disant pas loin… mon œil !). On repère un peu les lieux, les remparts et les jolies portes roses. Mais quelle agitation ! Là plus de doute, nous sommes en Inde ! Comment font-ils pour cohabiter, ces très pauvres pouilleux et crasseux qui dorment à même le sol sur les trottoirs et ces femmes si élégantes, ces indiens tirés à quatre épingles ? Des vaches un peu partout, de grands arbres (banian) au pied desquels des petites chapelles ont été aménagées. Les bâtiments sont très beaux, tout en rose, mais délabrés. Le moderne s’est installé tant bien que mal dans l’ancien. Des petites échoppes sous des arcades agréables. Mais que de monde ! Le palais des vents est fermé. Nous croisons par hasard une procession pour une divinité hindoue. Des éléphants, des dromadaires, des fanfares, des danseurs qui font une sorte de ronde en faisant semblant de se battre avec des bâtons. On rentre un peu fatigué par l’agitation soudaine de fin de journée. La circulation (et donc la pollution) est à son comble. Nous prenons des forces avec des samosas (beignet triangulaire fourré à la pomme de terre et aux petits pois, bien épicés), vraiment bons et nourrissants. Un lassi à la banane, un régal ! Après avoir réalisé qu’il y a des glaçons pilés dedans et du yaourt plus ou moins frais, on se dit qu’on sera peut être malade le lendemain. Un petit tour sur la terrasse très chic mais vraiment sympa de l’hôtel : la décoration est originale et il y a un écran géant où nous regardons un petit bout d’un film indien (des belles femmes, des histoires d’amour et des meurtres).
Location de mobylettes au Brisas Santa lucia English translation pending
by Etincelle · 2005-07-28 · 30 replies
Bonjour! Je voudrais savoir si nous pouvons louer des mobylettes ou s'il ils organisent des tours en mobylette au Brisas Santa Lucia-Cuba?? Lors de mon séjour a Santiago de Cuba nous avions fait un tour guidé en mobylette c'était tres cool, nous avions visité des écoles, des églises etc... Je part avec mes garcons et mon plus vieux meurt d'envie d'en faire un tour. Je ne vois rien dans les brochures a ce sujet. Si quelqu'un en a fait ou sait ou s'en procurer la-bas ca serait gentil de me le faire savoir.

Merci a l'avance, Etincelle😉
Voyager dans un pays où la religion est très présente English translation pending
by Benoibar · 2005-07-26 · 27 replies
Une interrogation est pas des moindres : quel comportment avoir dans un pays où la religion est très présente ? Quelles sont vos expériences en la matière ?
Coffret de sureté au Royal Decameron Montego Beach English translation pending
by Kmarshall · 2005-07-20 · 10 replies
Si quelqu<un est allé récemment au Royal Decameron Montego Beach en Jamaique, j'aimerais bien savoir combien coûte le coffret de sureté.

Merci!
Las Vegas en étant mineure? English translation pending
by Alex1735 · 2005-07-19 · 35 replies
est ce vrai que lorsqu'on est mineure il ne vaut mieux pas allez a Las Vegas à moins de vouloir perdre son temps?
Rencontre sur Marseille le 17 septembre 2005 English translation pending
by Alan · 2005-07-14 · 149 replies
Bon, comme j'ai toujours été le " secrétaire " attitré de Yann, je pose la date du Samedi 17 Septembre pour la future rencontre sur Marseille, et afin que François puisse l'afficher en page d'accueil .......

Je ne fais que centraliser les inscriptions et laisse le soin à Yann et aux Marseillais d'organiser cette rencontre, sachant que Yann part en voyage à dater du 19 Juillet, et qu'il faudra donc attendre son retour pour véritablement connaître l'organisation de cette journée ...... mais d'ici là les propositions " originales " 😉 sont les bienvenues ......

Rappel des " déjà " inscrits :

Yann's Family ( 3 ), Alan et FRANCE06, wouacha, meatloaf, poupoune13, Darkette, Mile et JEANMIN, cathyli, Laura13, turandot, soit 14 personnes ......

Liste des " peut être " :

Lindaa, soit une personne ......

Attente d'approbation par mon " chef de service " ........ 😉
Musique de Thaïlande English translation pending
by Aerandir · 2005-07-08 · 31 replies
Salut ! J'aimerais savoir si quelques-uns parmi les membres de ce forum ont déjà écouté de la musique thaïlandaise ? Je cherche de nouveaux groupes dans ce genre de musique pour changer des classiques Loso, Carabao, Bird of Thongchai, Fly et autres . Alors, si quelqu'un a des idées, faites-les mois parvenir ...😉

Sinon, pour ceux qui ne connaissent pas voila quelques chansons que j'aime bien de certains groupes et chanteurs thais que j'aime bien : "Lao Su Kan fang " de Bird of Thongchai"Dhoom Dhoom " de Tata Young ( hyper pop, mais quand même pas mal, cependant, faut pas trop en demander pour les paroles car Tata Young est et restera une émule de Cristina Aguilera à la sauce thaie, mais le rythme est quand même pas mal 😄)"Koey Bauk Wah Ruk Gun " de Loso ( j'adore et surtout, ils ont même glissé des paroles en Français dans certaines de leurs chansons, ça fait drôlement flipper 🤪) " Fon tok tee na taang " encore de Loso ( parlant de paroles en Français, le début de cette chanson est en pur Français 😛)
Transport et itinéraire Delhi-Manali English translation pending
by Asianstef · 2005-07-03 · 25 replies
Bonjour !

Nous arrivons à l'aéroport de Delhi samedi prochain à 1 heure du matin. Nous voulons rejoindre le plus rapidemment possible Manali sans attendre le soir pour prendre le bus car nous n'avons que très peu de temps au Ladakh à cause des avions leh-dehli surbookés pour le retour.

Nous avons étudié plusieurs solutions : Le train jusqu'à Chandigarh puis bus jusqu'à Manali mais apprt transfert très long entre gare de Chandigarh et gare des bus + train pas avant 6h ou 7h40 Le bus d'Himachal Tourism mais il part à 18h et nous n'avons pas envie de passer la journée à Delhi. Est ce que des bus partent dans la nuit de Delhi pour rejoindre Chandigarh ou Manali. Une des solutions serait-elle de prendre un taxi collectif (nous sommes 5 ) pour Chandigarh ou Manali dès notre arrivée à l'aéroport ? à quel prix ??

Merci pour les conseils stef
Laver partie génitales dans la douche English translation pending
by Imax · 2005-07-02 · 34 replies
Bonjour, j'ai lu qu'il fallait se laver les dents avec de l'eau de bouteille ou de l'eau purifiée.

Je me demande alors quel précautions il faut prendre lorsque l'on se douche, surtout ce qui concerne les parties génitales, puisqu'il s'agit de la même eau.
Les p'tits "je t'aime"... English translation pending
by Sanoma · 2005-06-23 · 108 replies
Quand on aime voyager, renconter du monde... on aime plus particulièrement la paix, l'amour... 😇😇

Je rigole, bien sûr... 😉😉

Je voulais proposer un petit sujet : vous qui parlez des tas de langues, comment dit-on "je t'aime" à l'étranger??

On m'avait parlé de quelque chose comme "Maya Lou" pour le népalais... Je trouvais d'ailleurs que ça faisait un très joli prénom... 😊😊😊😊

Merci de vos réponses!!
Différence économique entre le nord et le sud English translation pending
by Sleer · 2005-06-16 · 27 replies
lors de différent voyage, j'ai pu remarquer qu'il existe une différence importante, au niveau monétaire, entre le nord et le sud. Le fait d'avoir tout cet argent n'amène pas forcément ce bonheur, je dirais meme que ces pays riches perdent leurs cultures au profit de l'enrichissement matériel. combien de fois, avons nous pu croiser des personnes sans argent prete à vous aider au maximum, cette gentillesse et ce respect qu'elle nous porte; ce que l'on ne trouve pas chez tout les touristes qui aiment voir la misère inconsciemment. dans quel but? se satisfaire? continuer le cheminement imposé par les médias télévisuels? tout cela me dégoute et me fait surtout peur pour le futur! JE suis pt etre trop naïf ou utopique mais je reve d'un monde on tout le monde est les meme chance et que l'on ne sacrifie pas l'homme pour la marchandise ou pire pour une économie de marché généralisée ou tous se ressemble. donc je voudrais dire à tous ces pays qui ruinent etprofitent (européen et etats unis) de la misère de l'afrique et de l'amérique central et du sud, laissez les vivre leurs vies et laissez leur leur chance
1 er juillet 2005: Rencontre musicale au Festival "Couleur Café" Bruxelles English translation pending
by Laptitmarie · 2005-06-16 · 41 replies
Nous sommes quelques VFistes à nous voir ou revoir au festival "couleur Café" qui se déroulera au site Tour & Taxis à Bruxelles le 1, 2 et 3 juillet 2005.

http://www.couleurcafe.be/

Si d'aucun veulent se joindre à nous, ce serait avec grand plaisir.

Au plus on est de fous, au plus on s'amuse !!!! 😛

Et Voili, voilou, voila, j'ai mon ticket pour le vendredi 1er juillet !!!!! 😉

Liste des participants à ce jour :

On The Road

Laptitmarie

Simba

Nikonman ??

Sawadeekkha ??

Mile ??

Comme l'a si bien dit On The Road ( voir rubrique événement), ce sera difficile de se retrouver au festival, donc, je propose qu'on se donne rendez-vous à la station de métro "Yser"

Pour l'heure, cela reste àconvenir, selon les possibilités de chacun.

laptitmarie.
Chansons reggae aux paroles choquantes English translation pending
by Misterbean · 2005-06-14 · 16 replies
je viens d'entendre dire que certains raggamen ont des paroles franchement dégueulasses dans leurs chansons. apparemment beaucoup d'entre eux sont homophobes! et les paroles sont carrément violentes ("il faut brûler les pédés!" "ils doivent crever!" etc...). et faut pas croire que ce sont que deux, trois isolés et peu connus! buju benton, sizzla, u roy...!!!si les gens ici sont pas trop au courant c'est parce qu'ils chantent en patois jamaïcain la plupart du temps. mais en jamaïque tout le monde comprend et les jeunes suivent le mouvement.je suis dégoûtée. moi qui adore leur musique et qui la croyait si pleine de good vibes...
De France jusqu'à Dakhla (Maroc) en utilitaire English translation pending
by Morae · 2005-06-10 · 18 replies
Salut,

Est il possible de descendre facilement à Dakhla depiuis la France avec un utilitaire (Jumper) aménagé? Quels sont les différents problèmes que je pourrai rencontrer? Combien de temps faut il compter pour faire un tel voyage? Merci @+
Vaccination contre la rage pour Thaïlande et Cambodge? English translation pending
by Siek · 2005-06-04 · 38 replies
Bonjour,

Nous partons en Thailande et au Cambodge du 24/07/05 au 16/08/05 (soit environ 3 semaines et demi). Nous aurions voulu savoir si une vaccination préventive de la rage était nécessaire sachant que nous allons voyager uniquement en transport en commun (et donc peut etre passé dans des villages). De plus, nous avons lu que meme en ville il est possible d'avoir la rage par le biais des "chiens de rue".

Dans l'hypothèse où l'on devrait faire le vaccin, est-ce trop tard ? (J'ai lu que le schéma vaccinal était le suivant : j0 / j7 / j28).

Merci pour vos infos.

Siek
Adapter un porte bagage sur un VTT English translation pending
by JG07 · 2005-05-31 · 25 replies
Bonjour,

J'aimerais savoir s'il est possible d'adapter un porte bagage (du genre tubus ou sur mesure) sur un VTT "standard" sans fixations prévues pour un porte bagage.....

Merci d'avance !

Jérôme
Quel sac à dos pour un tour du monde? English translation pending
by EstelleRêve · 2005-05-27 · 66 replies
Bonjour,

Je suis allée m'acheter mon sac à dos pour mon tour du monde... A la boutique du Vieux Campeur, beaucoup beaucoup de choix. Le vendeur m'a orientée vers un "sac-valise" = un sac à dos qui s'ouvre par le devant, solide, plus facile de rangement, avec pas mal de poches et un peit sac à dos détachable sur le devant. Bref, je suis ses conseils, j'achète le modèle de Karrimor (50+20 L)... Rentrée chez moi je me rends compte qu'il pèse, à vide, 3, 8 kg ! Alors que la plupart des sacs à dos que j'avais vus font moins de 3 kilos... J'aurais donc pu gagner quasi 1 kilo...

Bon, a priori je ne le porterai pas tout le temps de toute façon, surtout pendant les différents trajets et transferts...

J'ai besoin de vos avis ! Est-ce que ca vous parait trop lourd ? Est-ce qu'un sac à dos classique est plus intéressant ?...

Merci d'avance

Estelle
Situation en Bolivie ( Part III la vengeance ) English translation pending
by Herge · 2005-05-27 · 42 replies
Bonjour a tous,

Cette semaine a ete plutot chaude et mouvementee en Bolivie. Comme toujours je precise que je ne suis pas la pour crier au loup ni pour alarmer les voyageurs qui auraient dans l idee de trainer leurs basquets a la Paz. Soit vous venez pour passer 2 semaines de vacances en Bolivie en pensant voir un maximum de cartes postales (rien de desobligeant de ma part), et dans ce cas la je vous deconseille d y aller car vous aurez des problemes dans vos deplacements, soit vous venez a la Paz dans un contexte plus large ou vous pouvez vous permettre de prendre le temps de mettre un peu le nez dans ce qui est entrain de se passer et dans ce cas la, bien au contraire je vous invite a vous y plonger corps et ame !

Pour resumer la situation : Carlos Mesa, president de la Bolivie, etait pris entre le marteau et l enclume, d'une part augmenter les impots sur le brut et le gaz soutirrés du sol bolivien par les multinationales...et se mettre donc a dos ces societes ( qui sont meme capable de mettre un terme a leurs extractions....donc perte seche pour les caisses de la Bolivie en cas de depart des Texaco, Petrobras, et autre Total ), d autre part ne pas augmenter les impots s etait se mettre a dos les syndicats boliviens qui declarent que les mechants etrangers volent la gentille Bolivie en ne payant que tres peu d impot !...

Donc Mesa dans un premier temps ( tres courageux ) avait declaré que seuls le senat ou les deputes pouvaient se mettre d accord et prendre une decision ....( donc premiere crise il y a trois mois ) ...la patate chaude est revenu sur le bureau de Mesa puisqu aucune chambre n'a voulu prendre le risque de se decider ! ce qui explique la tention depuis deux semaines.......

Puis date butoir...il y a 10 jours sur une nouvelle loi qui declare augmenter de 25 a 50 % les impots sur l extraction, et cette nouvelle loi, le president devait la ratiffier .....coute que coute .....et il l a fait ( de toute facon, il n avait pas d autre alternative).....mais du meme coup il mecontente les multinationales petrolieres ( Petrobras declare deja qu il gele les investissement en Bolivie, etc ..)...et du cote des syndicats ( on aurait pensé qu ils seraient plutot contents ), et ben non, il sont mecontents car il fallait passer non pas a 50 % mais a 100 % ou alors carrement nationaliser tous les hydrocarbures boliviens....bref les syndicats jouent la carte des "jamais contents".

En fait Les syndicats veulent la "peau" de Mesa, donc qu il dise Blanc ou noir ou gris, de toute facon les syndicats sont contre lui. Voila qui n est pas facile !

Questions : Pourquoi veulent ils coute que coute la peau de Mesa .....ahahhahah ben voila ou pourraient commencer les points de vues de chacun ....... d une part les syndicats sont loins d etre tous des anges, ( les syndicats les plus puissants sont les routiers et les cocaleros ..ceux qui cultives la feuille de coca ), nous ne sommes pas non plus naifs, et nous savons tous que bien que la feuille de coca puisse se macher a longueur de journee, 95 % de la production bolivienne de coca ne se destine pas au machage . Donc les routiers sont tenus par les syndicats, donc les blocages de routes sont en general tres bien suivi ( comme par hasard ). Les paysans suivent ceux qui geulent le plus forts ( en general les syndicats de cocaleros )....qui voudraient peut etre ( alors qu ils sont deja au parlement ) mettre en place a la presidence quelqu un qui leur donne toute entiere satisfaction . ( pas aux paysans, mais non ! mais aux syndicats de cocaleros ) ...(surement pour developper le machage de la feuille de coca a l'exportation).

Donc voici le troisieme chapitre qui s ouvre : Mesa a ratifié la nouvelle loi, la balle se trouve maintenant cote syndicats . Les actions de cette semaine ont donc eu pour but de renverser Mesa . tout dabord par le peuple, ce qui expliquent les nombreuses marches vers La Paz, avec pour accompagnement les coupures de route, ou le blocus de La Paz ............quelques debordements de la part d activistes vite calmés par les matraques de la police ......comme ca ne marche pas.......les syndicats essayent une autre strategie : la corruption de quelques colonels pour soulever l armee ( ca c etait mardi 24 mai ) ...mais bon, ces quelques colonels ont un peu bouge mais pas le reste de l armee, donc ca a echoué aussi lamentablement ! Apres leur apparition raté a la tele pour demander a Mesa de partir, ils ont affirme " no es un golpe militar" .non-non..c etait seulement une "tentative".... A la tele, Herrera (a gauche) et Galindo (a droite) deux lieutenants colonels demandent spontanement la demission de Mesa (une enveloppe glissee des syndicats cocaleros depasse encore a gauche de l image sous la table)

En fait le probleme n est pas moral ( choisir entre un Mesa corrompu et un syndicat de cocalero ), on aurait du mal a trouver le "gentil" de l histoire, le probleme vient que Mesa n interresse que la Bourgeoisie et les investisseurs fortunees de Bolivie ( soit 0, 0000000001 % de la polulation ) et que les cocaleros par leur mine super tendre et sympa aux manieres expeditives empruntes a leur copain de Medelin, font la joie de 5 ou 10 % de la polulation, c'est a dire ceux qui labourent, plantent, recoltent la coca pour la vendre ensuite ( avec commissions des syndicats ) aux ...heu.....laboratoires qui la changent en feuille a macher . ( ben tiens ) . Bref .. d'un cote 0, 0000001 % contre 5 a 10 % de la population et au milieu 90 % des boliviens qui ne comprennent pas trop ce qui se passe ..ceux la c est 60 % en dessous du seuil de misere alors que ca soit le fric du gaz ou des feuilles de cocas ...ils ne sont pas prets de le voir ! ni meme de le voir investi dans des ecoles ! ( des fois que ca les rendent un jour capable de comprendre ! ) . Apres le passage a la tele des deux gugusses spontanes, Mesa demande a l armee et non plus a la police d'assurer la securite de la place centrale ( une facon de montrer qu il controle toujours l armee ) . D ailleurs la haut commandement de l armee a declaré apres l arrestation des deux gugusses colonels de la tele qu il s'agissait de "gente sin futuro en las fuerzas armadas dispuesta a decir cualquier cosa" d'ailleur a mon avis a l heure actuelle ils non plus aucun futur et il ne sont plus du tout capable de dire quoi que ce soit ...puisqu'on ne les a plus revu depuis !

Bref, dans une bonne guerre civile, il faut toujours deux camps mais qui puissent quand meme regrouper a eux 2 la majorite des convictions...regarder par exemple le referendum en France, il y a 1 mois tout le monde s en foutait, aujourd'hui apres 1 mois de propagande tout le monde est OUI ou NON et tout le monde s enguele dans les familles ( c'est ca le debut d un bon conflit ) Mais en Bolivie, pour un truc tout de meme plus important, le bolivien de masse s en fou ! Donc la situation peut continuer a crapauter comme ca pendant des semaines . Soit ca se tasse et Mesa a gagné la partie, soit les syndicats arrivent a lancer un gros choc, ( par exemple une grosse repression bien provoqué ..quitte meme a payer l armee par les syndicats pour reprimer dans le sang ..comme en 2003 .... et hop, le lendemain dans la presse 200 morts avec femmes et enfants et la c est gagné pour les syndicats ...puisque les 90 % des boliviens sortiront de leur somnolence pour crier :" Mesa, assassin !" ...et Mesa suivra la methode " je m echappe en helico ! "

Bref nous voila a une charniere, aujourd hui ( jeudi ) en Bolivie c est la fete de Corpus Christi et demain vendredi c est la fete des meres, alors les syndicats ont decreté une treve jusqu a samedi ( le temps de se donner des idees de lancer ou de payer le prochain soulevement ! ).

Pour vous donner une idee de la bonne ambiance en ce moment a la Paz : pour la premiere fois depuis...des lustres, Mesa ne s est pas rendu a la cathedrale pour corpus christi ...la trouille !!!!!!!!!! des fois qu une balle perdu qui passait par la par hasard lui traverse le crane .....un accident quoi ! surement un " individu psychiquement instable" pourrait par exemple avoir une idee aussi saugrenue, non ? Bref Mesa il est resté a la maison aujourd'hui, il pleuvait pas beau pour aller a l eglise qu il a dit !

Et puis des "groupes radicaux" comme on dit ( puisque les syndicats sont eux officielement en treve...ca ne peux donc pas venir d eux, non ? ), ont mis un peu d ambiance sur la place centrale aujourd'hui ( il faut dire que la place en ce moment est interdite aux vehicules et aux personnes aussi ), donc pour faire vraiment la manif devant le palais en ce moment il faut vraiment vouloir ! ( mais les groupes "radicaux " peuvent !).

Pour ce qui est des coupures de routes, a la Paz ( en ville ) c'est aujourd'hui tranquille ) mais par contre les routes qui y menent sont ouvertes, fermees, ouvertes, fermees...bon tout depend de l heure !...en attendant la fin de la treve ...samedi ! En tout cas la route La Paz - Oruro est bloquee de meme pour la route La Paz - Desaguadero et vers Copacabana......Probleme aussi entre Bolivie et Le Perou au poste frontiere du cote du Lac Titicaca .

Bref comme qui dirait " tout va bien ", ca va si bien que l Argentine s est proposé de faire le mediateur, mais les boliviens ne veulent pas de mediateurs la dedans, ils vont regler leurs problemes "internos" tous seuls........ en tout cas aujourd'hui le gouvernement argentin a mis en place 5 avions Hercule pour rapatrier tous les argentins encore a la Paz si "el problema Interno" degenere !

A bientot !

Samedi la suite !

Herge !
Réservation de ferry entre Espagne et Maroc English translation pending
by Francoisxav · 2005-05-08 · 29 replies
bonjour à tous,

sachant que nous effectuons la traversée espagne maroc fin mai et que nous revenons du continent africain fin juin, est-il préférable de réserver le billet de ferry, ou peut-on l'acheter au dernier moment sur place?

Merci de vos réponses;

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