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Dix jours début avril 2019 au départ d'Agadir English translation pending
by Tuningcrm · 2018-12-05 · 40 replies
Bonjour,

Nous venons de prendre nos billets d'avions pour Agadir début avril.

Nous avons 10 jours sur place et on souhaite faire une boucle au départ Agadir. Nous aimerions aller dans le désert et finir une journée et une nuit à Marrakech.

Si vous avez des conseils à nous donner pour organiser notre Road trip.

Merci d'avance.
Itinéraire 3 semaines au Cambodge en février English translation pending
by Fab644 · 2018-12-04 · 4 replies
Bonjour, nous partons pour nos 20 ans de mariage, pour la 1ère fois au Cambodge. Ce sera également pour nous la 1ère fois en Asie.

Je me permets ici de vous joindre notre projet d'itinéraire, avec nos réflexions, modifié plusieurs fois en raison essentiellement des temps de trajets ! Et bien sûr les interrogations qui vont avec ... ;)

V01/02 : arrivée à PP à 13H. Direction l'hébergement et pas grand chose de prévu après 24h de voyage...

S02/02 : PP (Palais Royal, Marché central..; et petite balade sur le Mékong au couchant).

D03/02 : PP (marché russe, Camp S21 puis quelques pagodes pour se changer les idées..)

L04/02 :Bus pour K.Thom et visite du Sambor Prei Kuk. Nuit K.T

M05/02 : Bus pour SR, puis visite l'am du National Angkor Museum pour se mettre dans le bain !

Me 06/02 : grosse journée avec location voiture+chauffeur pour le site de Koh Ker puis Beng Mealea en rentrant sur SR

J07/02 : achat du forfait 7 jours pour Angkor et visite de Bantey Srey et peut être le groupe de Roluos (mais cela risque d'être court...). Bus vers Battambag. Nous abandonnons l'idée du trajet en bateau après plusieurs lectures ça et là à ce sujet (sécurité, durée et le niveau de l'eau incertain...) même si cela semble magnifique.

V08/02 : balade dans la campagne autour de Bttg (à définir) et petit tour aux "Batcaves" en fin de journée.

S09/02 : petit tour en ville (Bamboo train ? ou autre ?) et bus en début d'am pour SR pour assister au spectacle "Phare" à 20H

D10/02 : SR. Marché du Phsar Leu (apparement plus authentique) puis balade sur le Tonlé Sap vers Kpg Khleang

L11, M12 et Me13/02 : Angkor of course !!!

M13/02 : bus de nuit (Giant ibis) vers Sihanoukville. Au départ, nous avions envisagé l'avion. Mais les horaires et le coût nous ont fait changé d'avis...

J14/02 : départ au plus tôt (pas du tout envie de "faire" Sihanouk !) vers Koh Rong Samloem. Le jour de la St Valentin pour fêter nos 20 ans de mariage <3

V15, S16/02 : plongée et farniente sur KRS

D17, L18, M19/02 : départ ver Sihanouk, puis Kampot et Kep. Pas encore très précis dans notre programme : plantation de poivre, se gaver de bons petits plats...

Me 20/02 : retour pour PP. A faire sur le trajet : Phom Chisor si c'est à conseiller...

J21/02 : au gré des envies le matin et vol retour à 18H

Nos remarques et/ou questions :

Nous avons très vite abandonné l'idée d'aller vers Kratie puis le Mondolkiri à cause des temps de trajet. Mais cela nous tentait bien.

Nous avions envisagé en début de séjour, après PP, une étape à KCham, pour le Mékong. Mais nous avons peur que cela soit une "demi mesure" sans aller jusqu'à Kratie. Cela vaut-il le coup ?

Nous avons fait en sorte de "finir en beauté" et de visiter les sites secondaires en premier, mais aussi pour éviter la semaine du nouvel an chinois (05/02) à Angkor !! J'espère que cela sera plus calme la semaine suivante... Qu'en pensez vous ?

Concernant le spectacle "Phare" à SR : il y en a un aussi à Battambang. Faut il en privilégier un plus que l'autre ?

Le Khal Spean au nord du Bantey Srey est-il incourtournable ?

Le bamboo train à Battambang : piège à touristes ?

La fin de notre séjour semble plus "souple". Doit-on décaler d'une journée pour faire autre chose dans les 2 1ères semaines ? Quid du Phom Chisor proche de PP ? Combien de temps devons consacrer à la région de Kampot/Kep ?

Un grand merci pour votre temps et vos retours bienvenus.

Cordialement Fabrice
Transport Udaipur - Aurangabad - Hampi English translation pending
by Marcelle22 · 2018-12-04 · 18 replies
Je serai à Udaipur demain pour quelques jours. Je veux aller à Aurangabad pour Ellora et Ajanta puis Hampi. Qui aurait fait ça et pourrait me conseiller pour les transports. Je veux éviter Mumbai. Je voyage en transport en commun. Avion si vraiment nécessaire. Je n'ai bien sur rien réservé. Quelles étapes si nécessaire ? J'ai au moins 15 jours Merci d'avance
Vidéo: randonnée en Costa Brava | Cadaques - Far del Cap de Creus English translation pending
by WalkingNatur · 2018-12-02 · 2 replies
Dans la vidéo d'aujourd'hui, nous partageons avec vous la septième journée de notre grande randonnée sur la côte méditerranéenne, où nous avons traversé Cadaques et Far del Cap de Creus sur la Costa Brava.

C'était le dernier jour de notre randonnée et nous avions prévu de nous rendre au phare de Cap de Creus et d'explorer les environs. Nous avons donc emprunté le sentier de 6 km qui mène au phare. La journée était nuageuse et nous étions d'accord avec le fait de savoir à quel point il pouvait faire chaud au soleil. Mais nous espérions toujours des vues épiques et de superbes photos. La première partie du sentier allait sur la route de voiture puis se tournait vers le chemin de terre puis vers un chemin de montagne. La partie de la route n’a cependant pas été longue. Sur le chemin, il y avait beaucoup de montées et de descentes et le chemin lui-même était très rocheux et instable à certains endroits. Mais savoir que vous marchiez déjà sur la péninsule et que vous étiez entouré d’eau de tous les côtés rendait ce sentier vraiment spécial. Bientôt, nous avons commencé à voir le phare au sommet de la montagne et il semblait assez impressionnant de loin. Quand nous nous en sommes approchés, cela ne nous a pas autant impressionnés, mais l'endroit autour de nous était à couper le souffle. Toutes ces falaises rocheuses incroyables, ces lagons aux eaux turquoises, ces mouettes se reposant et se comportant comme une maison et les yachts dérivant lentement dans la mer ont fait de cet endroit un lieu écologique unique. Il existe une telle variété de reliefs et de formations rocheuses que vous pouvez littéralement passer toute la semaine à saisir toute cette beauté et à photographier chaque recoin avec la garantie que chaque plan sera différent. C'est donc une visite incontournable pour tout phtographe passionné. Et nous avons été si déçus que nous ayons passé si peu de temps à explorer cet endroit. Nous devrons donc y revenir à un moment donné.

Et là, nous avons eu un moment très doux-amer en réalisant que même si c’était notre destination finale prévue pour toute la randonnée, nous pouvions continuer à faire de longues randonnées et nous ne voulions pas nous arrêter. C'était très gratifiant de parcourir toute cette distance et d'y aller à pied, car c'était notre première expérience de randonnée pendant tant de jours consécutifs. Nous étions heureux d'avoir fait cette randonnée au printemps, alors qu'il faisait chaud mais qu'il ne faisait pas trop chaud et que le monde de la nature se réveille et montre toute la beauté qu'il a eue. Nous avons également beaucoup appris sur notre équipement de randonnée que nous n’avons étonnamment pas remarqués au cours de nos randonnées plus courtes. À présent, il était clair pour nous ce que nous ne devrions plus apporter et ce que nous devrions changer. Ce n’était que le début pour nous et nous avons maintenant senti le pouvoir de nous remettre au défi et de planifier des randonnées encore plus longues. Cela devient tellement addictif lorsque vous entrez dans cette routine. Ainsi, la randonnée a été un rappel que le chemin lui-même est tellement plus important que la destination et que vous feriez mieux de profiter de votre chemin car lorsque vous arrivez à la destination, le moment de joie est très court et vous voulez simplement continuer ainsi et l'aventure à jamais fin. C'est à suivre ...

Regardez la vidéo complète ici:
https://youtu.be/12FNJgHo7RY

N'oubliez pas de cliquer sur les sous-titres français dans la vidéo.

Nous espèrons que vous avez apprécié notre vidéo! Laissez-nous un commentaire si vous avez d'autres questions ou souhaitez simplement partager votre expérience. Nous aimerions lire vos commentaires - c'est très important pour nous!
Is Saül in French Guiana worth it?
by Didonie · 2018-12-01 · 14 replies
Hi, I’m heading to French Guiana for 15 days in March and I’m wondering if I should prioritize Saül given the distance. We’ve rented a place near Cayenne for two weeks; factoring in one day to get there and another to return, that’s 3 days... For a first-time visit, wouldn’t it be better to explore other sites instead? Is it really that different, especially if we’re only staying one day and aren’t big on hiking? Thanks for your help.
Fantastique Iran: retour de trois semaines en octobre 2018 English translation pending
by Pifil · 2018-11-29 · 87 replies
IRAN : FANTASTIQUE PAYS et FANTASTIQUES IRANIENS !

Bonjour à toutes et tous,

Revenant de trois semaines en IRAN en octobre 2018 (voyage avec ma femme en individuels) j'ai à cœur d'alimenter à mon tour cette rubrique de carnet de voyages de VoyageForum pour que d'autres membres de la communauté puissent y trouver quelques informations utiles. En effet, pour préparer mon voyage j'ai sillonné cette rubrique et j'y ai trouvé une mine de renseignements et de points de vue intéressants et utiles. Je ne voudrai pas être ingrat dans ce domaine.

J'ai prévu aussi d'égayer ce carnet de voyage par des photos, histoire de donner envie. En effet, l'Iran et les iraniens sont tellement fantastiques qu'ils méritent qu'on s'y intéresse vraiment. Je m'excuse par avance pour le nombre élevé de photos (125, qui représentent pourtant moins de 3% de notre moisson photographique) mais ce pays est tellement photogénique !.

Avant le départ : l'obtention du visa :

Si les parisiens peuvent se déplacer personnellement à l'ambassade d'Iran deux fois (une pour le dépôt du passeport, l'autre pour la récupération du visa) c'est moins facile pour les autres. Heureusement il existe désormais la procédure "Visa on arrival" c'est-à-dire visa à l'arrivée. La seule difficulté est de produire des photos d'identité et du passeport strictement conformes aux préconisations du ministère des affaires étrangères d'Iran.

Le lien est le suivant : e_visa.mfa.ir/en/visa-arrival/

Les formulaires en ligne une fois remplis accompagnés des photos, il suffit d'attendre (15 jours en septembre pour nous) pour recevoir le sésame sous forme de document .pdf d'une page que l'on peut sauvegarder et imprimer.

À l'arrivée à l'aéroport IKA de Téhéran, la procédure est simple et, pour notre cas, a été rapide (10 minutes). On présente la feuille imprimée à un premier agent, qui nous envoie vers son collègue situé à 4 mètres de lui à qui on paye 75 € par personne. Ce dernier nous rend un reçu que l'on retourne au premier agent, qui nous dit d'aller donner le tout au guichet en face de lui. Là on attend quelques minutes puis quand on nous fait signe on récupère notre passeport ET un papier (feuille imprimée A4) qui est le visa. Attention, ne pas le perdre parce qu'il n'y a rien de tamponné sur le passeport. Voilà, c'est tout.

À l'arrivée : change et téléphone :

Comme je l'avais lu dans les forums, une fois les bagages récupérés, aller au 1er étage (niveau des départs) au bureau de change. Nous avons changé 100 € (c'était limité à 50 € par personne).

Puis redescendre au kiosque IRANCELL. Là on peut acheter une Visitor card SIM (nous avons choisi celle de 2 heures de conversation en Iran et 6 Go de data internet valable un mois, pour 1 000 000 Rials, soit 6,40 au taux du moment de 1 € pour 156 000 rials !). Faire installer la carte SIM par l'employé du kiosque. Il fait ça très bien alors que n'a pas l'air si facile que ça. Pour notre part nous l'avons fait installer sur notre ancien smartphone, gardant nos appareils plus récents avec la carte Orange et Free pour les appels internationaux, qui sont d'ailleurs très chers, surtout les données mobiles. Jugez plutôt le tarif ORANGE : - appel émis = 2,90 €/min - appel reçu = 1,40 €/min - SMS émis = 0,28 €/min - SMS reçu = gratuit - MMS émis = 1,10 €/MMS - MMS reçu = 0,40 €/MMS et... attention les yeux : - 1 Mo de données = 13,31 €

À l'usage la carte SIM iranienne fonctionne très bien. En particulier internet est bien plus rapide que via la WiFi des hôtels dont la connexion est souvent lente et aléatoire. Au bout de 3 semaines si j'ai utilisé 20% de la carte c'est bien le maximum.

Notre circuit :

Notre voyage en IRAN a duré 21 jours en octobre 2018.

Pays extrêmement facile à visiter pour des voyageurs individuels, l'IRAN regorge de beauté et de variété : architecture traditionnelle en terre, architecture islamique, civilisation antique (Perse), déserts, le tout au milieu d'une population très accueillante. Pour couronner tout çà on se sent, et on est, partout en sécurité, y compris à TÉHÉRAN.

Le principal inconvénient est l'obligation du port du châle pour les femmes : pour une touriste occidentale c'est pénible à vivre (il semble que ce le soit aussi pour de plus en plus de femmes iraniennes).

Notre circuit somme toutes très classique à été : CHIRAZ, PERSÉPOLIS, YAZD, MESR (désert de Kavir), ISPAHAN, KASHAN et TÉHÉRAN (+ excursions et/ou arrêts à Chak Chak, Meybod, Kharanaq, Bayazeh, Garmeh, ABYANEH, désert de Maranjab).



Hôtel la première nuit : Nous avions réservé à l'hôtel IBIS de l'aéroport, accessible à pied facilement, car vu les horaires nocturnes des arrivées d'avions à TÉHÉRAN cela nous avait semblé plus simple. C'est pratique mais très cher. En fait, la plupart des hôtels peuvent envoyer quelqu'un vous chercher, même au milieu de la nuit. C'est probablement la meilleure solution.

Nous avions réservé un vol pour CHIRAZ depuis la FRANCE (via l'agence cle2perse.com qui pour une commission modique et un paiement via PayPal (!) a fait la réservation auprès de MAHAN Air). En effet, la réservation directe depuis la FRANCE n'est pas possible car au moment de payer il faut une carte bancaire iranienne). Après deux jours à Téhéran nous sommes donc arrivés à CHIRAZ.

CHIRAZ :

Cette ville charmante concentre beaucoup de choses que de nombreux touristes considèrent comme des joyaux :

- le mausolée Shah-e Cheragh : curiosité : on doit laisser les appareils photos à la consigne . . . mais les photos prises avec des smartphones sont autorisées. Les hommes entrent d'un côté, les femmes d'un autre et elles arrivent à l'intérieur de l'enceinte du mausolée vêtues d'un tchador :



Les bâtiments sont décorés à profusion, comme tous ces bâtiments islamiques en IRAN, et nous y voyons nos premiers muqarnas au sein d'une façade de mosaïque :



- la sublime mosquée Nasir-al Molk : le matin avec ses jeux de lumière :



puis dans le bâtiment secondaire salle des miroirs et salle faïencée :

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et l'on y croise des femmes iraniennes adorables qui ont vraiment envie de fraterniser avec des touristes occidentales :

- non loin de là, le bazar Vakil est tellement authentique que c'est un véritable plaisir d'y déambuler

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avec bien sûr ses épices présentées sous forme de mélange dont les connaisseurs voient facilement la composition :



- la mosquée Vakil, à côté du bazar, dont l'ambiance le soir est envoûtante :

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- chemin faisant, en ville à la recherche d'un café (NOTA : hormis à Téhéran les cafés expressos en IRAN sont excellents) une fort belle maison Shapouri permet le régal des yeux et du gosier en même temps :



- le Naranjestan (jardin et pavillon) est aussi incontournables avec son pavillon aux miroirs et ses magnifiques faïences :



- et aussi d'autres endroits que les guides indiquent. Trois jours à CHIRAZ n'épuisent pas tout ce qu'il y a à voir, sans compter l'ambiance fort sympathique du centre-ville et de ses habitants.

à suivre . . .
Catharsis en Pologne English translation pending
by Zorba · 2018-11-29 · 10 replies


CATHARSIS EN POLOGNE

J’écris ce petit récit pour tous ceux qui redoutent de visiter ce lieu terrible : Auschwitz-Birkenau. C’est une invitation à y aller pour trouver la paix avec soi même et bien sûr communier avec les victimes.

Les récits de voyage, les romans, les articles de journaux et de magazines ou les émissions TV, me fournissent autant d’invitations au voyage. Ainsi un reportage dans une revue Photo sur les statues de glace m’a conduit à Harbin en Mandchourie ou un carnet à l’humour irrésistible de Yangguizi sur VF me fait faire un voyage improbable à Pyongyang. L’excitation se relâche, lorsqu’enfin le voyage commence : La voiture sort du jardin et se dirige vers la destination tant fantasmée ou alors c’est une compagnie aérienne qui fournit un tapis volant : l’arrivée au comptoir d’enregistrement est un instant si attendu, c’est le meilleur du voyage, sauf si la compagnie gâche le plaisir en soumettant votre bagage à l’Inquisition, ou si elle vous joint au troupeau de voyageurs attendant de longs moments debout, sans même vous donner d’herbe à brouter! Ce peut être la même compagnie qui transforme son personnel en esclaves volants, à tel point que les hôtesses conservent, en vol, un masque figé de résignation. Plus rarement le bateau est de la partie; et c’est lui qui assure le plaisir le plus accompli : Avant d’atteindre la destination on se promène nonchalamment dans le bateau qui offre de menues distractions tout est fait pour vous faire dépenser et ainsi rattraper le prix trop réduit demandé pour le passage. La côte se profile. Ce peut être de nuit, c’est encore plus magique : Des faisceaux puissants balayant le ciel de très loin, signalent une présence humaine, nichée au cœur de l’obscurité : J’ai en tête l’approche mystérieuse de l’Irlande sur le Belem. Comme l’atterrissage est lent, on a le temps de se faire à l’idée d’aborder un monde nouveau. Des habitants à terre, peuvent agiter les bras en signe de bienvenue. Ce n’est pas la douche froide que l’on éprouve à l’arrivée dans un aéroport d’un pays exotique, où il faut réorganiser ses pensées instantanément, attraper les nouveaux codes qui vous sont projetés sans recul. Une nouvelle langue, ou un alphabet inconnu peuvent vous déstabiliser un temps, ou des prestataires affamés vont se jeter sur vous et proposer leurs services, à vous qui représentez pour eux une succursale ambulante du Crédit Suisse. Ce jour de 2004, je n’étais pas encore reparti. Les voisins et connaissances me demandent toujours en guise de nouvelles : « Quand repartez vous ? » ou la voisine dit à son mari : « Ils sont encore barrés !», comme si nous étions des professionnels de la ballade. Dès que je reste un peu trop longtemps à la maison, des voix sans cesse m’appellent au voyage, des photos et reportages m’aguichent : Gauguin et Jacques Brel me réclament. Je dois aller à Longwood-St Hélène, à l’Ile de Pâques, en Nouvelle Zélande, au Macchu Pichu, et dans la folle mégapole de Shanghai, que sais je ?...... Les sollicitations sont sans fin ! Comment peut on se tenir longtemps, à l’écart de la sublime Italie. Se ressourcer à sa fontaine de beauté est une exigence impérieuse, c’est l’addiction d’une vie l’âme de la Russie me convoque et m’enjoint de m’imprégner sans cesse de sa mystique et de son humanité. Loin de la Russie je dépéris, les piqures de rappel se multiplient pour le junkie. Dans mon imaginaire, à coté de ces images de sirènes des Mers du Sud, de flashs enchanteurs, de montagnes vertes ou blanches et vertigineuses, de déserts blancs, une interrogation triste et silencieuse persiste en arrière fond; elle ne racole pas avec des images tapageuses elle ne me quitte pas. Au long des années elle ne se lasse pas elle revient sans cesse à la charge, mais sans fracas. Oui ! Elle gâche la fête du voyage et le désir insatiable de connaître l’inconnu, de voir une autre humanité. Je la laisse enfin parler, elle m’a vaincu ce jour là de guerre lasse, mais je crains son discours : « Vas voir ce que des hommes ont fait à d’autres hommes, vas te rendre compte par toi même tel Saint Thomas mettant ses doigts sur les plaies du Christ, vas voir ce que l’écrivain de fiction le plus fêlé n’aurait pu imaginer dans son pire délire, dans sa transgression la plus osée, vas voir l’impensable : UN ABATTOIR HUMAIN ; un endroit fou où le crime a été perpétré mille fois à l’heure vas voir ce crime industriel, rationnel et froid. Vas voir cette immense cave de Birkenau où l’on a tué la multitude à l’abri des regards. Viens voir l’Holocauste organisé par des petits fonctionnaires zélés, « banals », par des exécutants butés, indifférents à la souffrance d’autrui et sans remords parmi lesquels émergent quelques êtres cruels et sadiques. Vois les traces de cet Holocauste qui est un blasphème au Créateur, car il sous-entend que sa création était imparfaite, une fraction de l’Humanité devant être détruite pour non conformité. Quoique les idéologues du 3ème Reich n’en avait cure, tout à leurs délires raciaux et à la recherche d’un bouc émissaire. La petite voix a gagné, je cède à l’appel, et nous commençons un chemin de croix moral vers Oswiecim.

LE VOYAGE

Nous arrivons à Tillé dans la banlieue de Beauvais nous laissons la voiture à la fermière, complice de nos escapades. Son jardin sert de parking à une cinquantaine de voitures elle se plaint de ne plus en avoir la jouissance! Nous partons à pied vers l’aéroport, situé en bordure de ce bourg de campagne. Les habitants s’habituent ils aux rugissements continuels des réacteurs ? Le lieu est un peu décalé, avec les avions d’un coté et les tracteurs et le foin de l’autre. Nous confions nos personnes à la compagnie Hongroise à bas coût WIZZ AIR qui nous achemine à Katowice. La Compagnie aérienne est sympathique les hôtesses sont jolies et ne font pas la gueule. Un bus nous emmène vers la belle ville de Cracovie, et nous nous rendons à notre petit appartement de location. La nuit tombe vite car en Europe centrale, nous sommes sur le même fuseau horaire que Paris l’obscurité arrive plus vite, l’ambiance de veillée funèbre convient bien au pèlerinage de demain.

EN ROUTE VERS AUSCHWITZ

Le réveil a la cruauté de sonner : il est des jours que l’on souhaiterait éviter comme ceux où l’on doit aller à un enterrement, subir une opération lourde, visiter un ami mourant…ou aller à Auschwitz ! Aujourd’hui nous allons vers un des endroits les pires sur Terre, et rien ne nous y oblige. Le petit déjeuner est réduit à sa plus simple expression. Le petit matin est aussi lugubre que le soir, les rues sont mal éclairées le froid et la pluie ont été convoqués pour renforcer l’ambiance! Nous avons une boule dans le ventre, et l’hostilité de l’environnement nous enfonce un peu plus le moral. Un temps nous avions pensé aller à Oswiecim en train, mais ce terrible symbole nous y fait renoncer. Nous ferons finalement les 80 km de Cracovie à Oswiecim en minibus. Celui ci nous lâche dans une zone de HLM pas de Camp en vue ! D’ailleurs nous apprenons vite qu’ici, on ne parle pas de Camp, ou de Mémorial mais de « Muzeum ». En changeant les mots on se distancie de l’horreur. A Dachau les Allemands escamotent carrément l’horreur en ripolinant la petite chambre à gaz « qui aurait à peine servi » et les bâtiments, en disposant des barbelés tout neufs, bien galvanisés, et en aménageant des chemins tout nets, bien engravillonnés. Par contre au Struthof, en Alsace, tout est resté en l’état, avec la potence qui glace les os, au milieu de l’ « Appelplatz ». Ce Camp présente une symbolique effroyable : Dans un magnifique cirque montagneux des Vosges, le Camp s’étage en plusieurs plans avec le crématoire tout en bas. Le déporté mesure la progression de sa déchéance au fur et à mesure qu’il change de niveau et se rapproche du puits où l’on jette les cendres. Revenons à Auschwitz : La traversée de la zone de HLM, image familière, donne un court répit à notre angoisse nous avançons et toujours pas de « Muzeum » en vue la situation est un peu surréaliste, celle de rechercher un des sites les plus monstrueux sur Terre et de se balader dans un décor banal de HLM. Si on parle de HLM, c’est donc qu’il y a des habitants ces personnes ne sont elles pas gênées de vivre à coté d’un lieu aussi tragique ? L’homme s’habitue à tout, semble-t-il ! Cette situation n’a rien à envier à la boutique Sephora logée dans l’Usine de tracteurs de Stalingrad. Nous demandons la direction du « Muzeum » puisqu’il faut l’appeler ainsi. Au détour d’un grand immeuble apparaît enfin la célèbre porte d’entrée, avec le poste de garde et la cynique maxime « ARBEIT MACHT FREI ». La maxime devait être volée bien après notre visite mais heureusement retrouvée et réinstallée. Peut on voir la célèbre maxime en prenant son café du matin depuis sa cuisine ? Je n’en suis pas tout à fait sûr, mais les lieux d’habitations en sont assez proches. Quel slogan réconfortant à contempler en buvant son café, avant d’aller travailler le matin ! « Patron, j’ai lu que le travail libère » ! (Par les temps qui courent, il aliènerait plutôt) La Pologne est un pourtant un pays très étendu où il y a de la place, alors pourquoi coller des HLM à ce camp. De même j’ai vu sur une émission TV des habitants d’Oswiecim insultant des visiteurs près de la « Rampe de sélection », car les bus de tourisme gênaient leur stationnement résidentiel ! (Je ne sais pas où elle se trouve en tous cas il ne s’agit pas de celle de Birkenau). Je trouve le comportement de beaucoup d’habitants en Pologne indécent vis à vis des Juifs on pourrait penser qu’au minimum une attitude neutre vis à vis du site d’Auschwitz, de son Histoire tragique et de la communauté juive serait souhaitable. L’indécence consiste aussi à avoir voulu capter la mort tragique des Juifs et des Tziganes pour installer un Carmel de Religieuses. Heureusement elles ont plié bagage. Par contre on verra que les Autorités de Conservation ont laissé le Camp en l’état, sans aucune plaque ou symbole religieux commémoratifs qui auraient pu distraire la vue, l’imagination ou le recueillement. Seul un Monument aux victimes a été construit à Birkenau, il s’intègre bien à l’ensemble et n’est pas intrusif. Je demande à une cohorte d’écrivains de m’accompagner dans la visite : Primo Levi, Jean Samuel, William Styron, Marcelline Loridan-Ivens, aussi un cinéaste talentueux Claude Lanzmann qui sans utiliser une seule bande d’actualité a réussi à raconter l’Holocauste en filmant les lieux tels qu’ils nous sont parvenus et en cherchant des vérités et des émotions dans ses multiples interviews de victimes et de bourreaux. Et puis Alain Resnais, Roman Polanski.



Une nation européenne a financé la rénovation le poste de garde en bois. Par contre l’outrage du temps, on le verra, a été sévère dans le Camp même, au risque de le faire disparaître. A cette entrée, les gardiens SS exposaient les corps des fuyards repris pour édifier les Kommandos de détenus qui sortaient ou rentraient au Camp à l’occasion de leurs corvées à l’extérieur.

Devant le camp se trouve pleins de cars de tourisme et beaucoup de gens en sortent. La visite prend un aspect cirque, mais pourquoi s’en étonner : Si vous réunissez beaucoup de monde, il y a bien évidemment un bruit de foule. Comme les écoles européennes veulent édifier leurs élèves par la visite du Camp, cette jeunesse rassemblée ici est naturellement turbulente. La solution pour avoir une certaine dignité serait elle d’adopter la méthode que les autorités chinoises avaient adopté pour la visite du Mausolée de Mao Tsé Toung ? : Poster des gardes devant la file et engueuler copieusement les visiteurs. Les Chinois sont assez criards, les gardes obtiennent pourtant rapidement silence penaud. J’ai revu Mao récemment, on ne se fait plus engueuler au préalable dans la file. A Pyong Yang pour Kim Il Sung, il n’est pas nécessaire de demander le silence à la foule, car elle sait parfaitement à quoi s’en tenir si elle élevait le ton.

Mais nous nous trouvons à Auschwitz, pas à Beijing, ni à Pyong -Yang, le calme ne peut être obtenu autoritairement. Ce sera l’horreur suscitée par la visite qui plongera les visiteurs dans le désarroi et le silence. Des Israéliens sont nombreux à être venus, comme en témoigne la présence de leurs avions stationnés à l’aéroport, et beaucoup de lycéens. La visite doit sans doute être salutaire pour ces jeunes gens, si elle est bien encadrée et bien commentée. Autant à Auschwitz 1, Camp aux dimensions réduites, la présence des visiteurs est prégnante, autant à Auschwitz 2 – Birkenau l’immensité de ce camp dilue l’affluence touristique. Nous sommes venus sans appareil photo par pudeur pour les victimes je pense que ce fut une erreur, car qui dit photo, dit regard personnel sur une chose. Enfin il reste les souvenirs matérialisés par ce petit récit. Nous sommes arrivés trop tôt pour débuter une visite avec un guide nous prenons donc un café dans la buvette très discrète du Camp ce café et la viennoiserie ont du mal à passer. On déglutit difficilement à Auschwitz ! En attendant le tour fixé à 10 heures, nous faisons un premier tour dans le camp : C’est le Camp Auschwitz 1, installé par les Allemands dans une caserne de l’armée polonaise. Avant ce voyage je n’avais jamais bien compris comment s’articulaient ces Camps : Auschwitz 1, 2, 3 et leurs fonctions.



Auschwitz 1 est le premier Camp du complexe concentrationnaire. Auschwitz 2, appelé aussi Birkenau est un camp d’extermination énorme. (Simone Veil y était prisonnière) Auschwitz 3 est le site de l’Usine de caoutchouc synthétique, qui n’a jamais produit un seul kg de produit. (Primo Levi y travaillait) Auschwitz 1 comporte deux parties : La première est le siège de la police chargée de la répression de la Résistance polonaise locale, avec un centre de détention et un site d’exécution par fusillade (On l’appelle « le mur »); la deuxième partie est un centre d’emprisonnement de déportés venus de toute l’Europe. Il comporte en activité annexe, un centre d’extermination expérimental avec une petite chambre à gaz d’une capacité de quelques centaines de victimes avec crématoire attenant. Un centre « d’expérimentation médicale » se trouve aussi dans l’enceinte d’Auschwitz 1. Je frémis en passant devant cette baraque que l’on ne visite à priori pas, et j’imagine que ses pensionnaires ont du réclamer une mort libératoire de souffrance indicibles.



Les différents bâtiments en brique résistent bien au temps ils sont dévolus à des nations européennes ayant souffert de la déportation de leurs ressortissants chaque nation a organisé une exposition en propre : Ainsi la France a son pavillon la Hongrie ayant le triste record avec la Pologne du plus grand nombre de victimes ont aussi leurs pavillons… Des pavillons ont pour fonction d’abriter le musée expliquant la déportation et l’extermination des Juifs et Tziganes. Nous pénétrons dans le musée principal; à un tournant de l’escalier, on fait face sans crier gare à un grand mur de verre : Derrière se trouvent une multitude de……béquilles ! Le choc est terrible je vais pour une fois sacrifier à l’usage des poncifs : C’est une gifle. L’émotion pour moi est intense, et les larmes s’écoulent ! A un autre tournant un nouveau mur de verre retient une centaine de bidons vides avec écrit dessus « Zyclon B **» avec la mention « Gift » (Ce n’est pas le « Cadeau » anglais, mais c’est le : « Poison » allemand). Ce deuxième choc finit de m’anéantir! A ce moment précis, dans mon esprit la représentation que je me suis construit depuis des années par un flot ininterrompu de récits ou de mentions de l’Holocauste se superpose avec la réalité, représentée par ces bidons devant moi. Des mots me viennent alors à l’esprit: « C’est vrai, ils l’ont fait ! ».



Pourtant mes yeux étaient secs en observant le squelette du « Palais d’exposition industrielle à Hiroshima ». (Un total de 300 000 victimes ?) Pour moi le drame n’était pas palpable à Hiroshima, pourquoi ? Peut être ce du au fait que nous n’ayons pu visiter le Musée, ou que nous avons une exposition au drame seulement une fois par an, à l’anniversaire du 6 Aout. La suite de l’exposition ne pourra me faire tomber plus bas dans mon désarroi : Les montagnes de cheveux dans telle vitrine, de lunettes, dans une autre et des valises avec des étiquettes comportant des adresses dans toute l’Europe. Qu’elles sont émouvantes ces valises, faites sans doute à la hâte, viatiques pour un voyage à la destination inconnue. Valises d’un petit peuple modeste. Une autre vitrine montre des grands châles de prière rabbiniques blancs à bandes noires.…Au rez de chaussée du bâtiment se trouve une très grande urne en verre, remplie de cendres grisâtres Je m’imagine qu’Irène Némérovski y a trouvé son dernier repos. Des gendarmes français, nos gentils gendarmes de notre folklore ont prêté la main pour la conduire à cette urne. Heureusement pour l’honneur de la Police et de la Gendarmerie, tous n’ont pas eu cette conduite. Une liste de « personnalités » ayant été tuées ici, est affichée. Les Camondo sont oubliés dans la liste on ne trouve non plus les noms « de-banquiers-juifs-qui-nous-ont-fait-perdre-la-guerre-de 14-18 » catégorie qui serait à l’origine de la détestation des Nazis pour les Juifs. Mon impression est que c’est une partie du petit peuple d’Europe Centrale qui a disparue ici, en particulier les ressortissants de Hongrie et de Pologne. Depuis la fin de la WW2, nous vivons avec l’Holocauste la presse, les livres le cinéma abordent ce thème. Nous avons un rappel permanent de ces actes monstrueux. Notre imaginaire se construit d’une multitude de petites touches de cet évènement; ce n’est pas innocent pour notre sérénité, car l’évènement est monstrueux. Aussi qu’on le veuille ou non les actes de quelques hommes nous ont tous éclaboussés en tant qu’êtres humains. Les souffrances morales endurées par la communauté Juive et Tzigane sont bien sûr sans commune mesure. Des personnes sont terrorisées à l’idée de mettre le pied à Auschwitz, nous même n’en menions pas large. J’ai continué ma visite, j’ai accumulé la vision d’horreurs plus monstrueuses les unes que les autres. Puis vint la visite d’Auschwitz 2- Birkenau l’après midi. Et pourtant j’étais étrangement calme. J’ai beaucoup réfléchi à l’épisode de la vision de la vitrine de boites de Zyklon B : Je pense, sans vouloir jouer au psychologue improvisé, que j’ai atteint la catharsis s’agissant de l’Holocauste : Les souvenirs agressifs ont été comme siphonnés par ce déclic émotionnel devant ce mur. Je crois que j’ai fait mon deuil de l’Holocauste; pour moi il est rentré dans l’Histoire et il ne m’est plus contemporain. Nous continuons dehors : Dans une allée du camp se trouvait un portique qui servait à pendre court les indisciplinés. Devant ce portique se trouve une guérite fermée à une place où un gardien pouvait se mettre à l’abri pendant les longs moments consacrés aux appels ou regarder les agonies au sec. Un autre portique identique se trouve devant les bâtiments de l’Administration; l’ancien directeur du camp Höss y sera pendu court.

Les jeunes gens présents, d’habitude si bavards et si turbulents en groupe, sont totalement muets. Il est temps de rejoindre le Tour que nous avons réservé à 10 :00.



Chambre à gaz d’Auschwitz 1

Une jeune Polonaise conduit notre Tour. Nous abordons la section spécifique à la répression anti terroriste :

LES BLOCS DE POLICE

Dans les couloirs des Blocs de cette section, sont affichées les photos des victimes elles font l’objet d’un culte du souvenir sans doute de la part de familles de la région. Beaucoup de photos sont fleuries : le souvenir de la des défunts est encore présent. Si l’on se situe face au mur des fusillades, à droite se trouve un bloc comprenant une salle meublée d’une grande table, avec nappe, entourée de chaises. Des dossiers sont encore en place devant chaque chaise. C’est le « Tribunal ». Dans une salle attenante les condamnés à mort viennent de connaître la sentence, toujours la même j’imagine ils doivent se déshabiller puis descendre nus pour aller se tenir devant le mur. Ils sont mis à mort par un gardien muni d’une carabine à faible détonation. L’obsession permanente des autorités du camp est de ne pas éveiller les craintes et l’affolement des déportés et ne pas risquer une révolte de masse. Le gardien exécuteur est changé chaque jour. Les corps ensuite sont emmenés vers l’autre partie du camp où se trouve un petit crématoire.



Du coté gauche du mur se trouvent le bloc des cellules. Dans l’une d’elle, le Père Maximilien KOLBE a été achevé par une piqure de Phénol après avoir survécu à la faim : il avait pris la place d’un père de famille qui venait d’être sélectionné avec 9 autres pour mourir de faim, en représailles à la suite de l’évasion d’un prisonnier. Jean Paul II a déposé un hommage, toujours présent dans la cellule et l’a canonisé. Le sous-sol a servi d « expérimentation » pour mettre au point la mort par gazage. Pour cela une centaine de soldats russes ont servi de cobayes. Le Commandant du Camp Höss était passionné par la question et menait des expérimentations de son propre chef ses supérieurs en ont beaucoup apprécié les résultats et s’en sont inspirés pour mettre au point leur procédé d’abattage industriel. Höss était pourtant un cœur sensible, comme Himmler, il ne supportait pas les spectacles violents Höss déclarait : « Je dois admettre que ce gazage a un effet apaisant sur moi. J’ai toujours été horrifié par les exécutions par fusillades. Je suis soulagé que maintenant on puisse éviter ces bains de sang ». Pourtant il ne pouvait ignorer que le gazage au Zyklon B était un supplice bien plus éprouvant qu’une fusillade. Le soulagement était pour lui, pas pour les victimes. On visite dans ce même bloc, des cellules « aménagées » : Leurs entrées d’air sont quasiment obstruées, on se doute des effets sur les détenus. Toujours ce souci permanent de nuire !

LE COMMANDANT DU CAMP ET SA MAISON

Nous sommes toujours dans Auschwitz 1 et nous souhaitons aller voir où était la maison du Chef du Camp, Höss. Les barbelés forment une barrière infranchissable et menaçante, déjà nous sommes dans cette enceinte fermée depuis deux heures, et c’est pesant. La barrière de barbelés a certes vieilli, les ampoules des lampes sont intactes, les miradors en place et en bon état, on a l’impression qu’il faudrait un mot pour rendre opérationnel le camp, en allumant les lumières et en faisant monter des gardes dans les miradors. Je me mets vite dans la peau d’un détenu, c’est mon coté caméléon quand je visite un lieu. Soudain à un endroit l’enceinte est percée pour l’aménagement d’un passage vers l’extérieur sans passer par la porte d’entrée principale « Arbeit macht Frei » Nous avons l’impression de nous évader du Camp! L’intérêt de visiter un lieu célèbre est de remettre les choses à leur vraie place. J’avais lu ou entendu que « le Commandant du Camp, ses officiers et leurs familles passaient des soirées délicieuses en écoutant des concerts en merveilleux mélomanes allemands dans un salon éclairé de lampes à abas jour faits de peau humaine. Une réunion de sadiques esthètes quoi ! La maison du camp devait être assez éloignée du camp pour permettre au Commandant du Camp de faire la coupure, et d’éviter à sa famille de penser aux choses sinistres qui se passaient à côté, ou même d’en découvrir la vraie nature. Ceci n’est qu’invention : En fait la maison du commandant est collée au camp, à faible distance de la chambre à gaz/crématoire. Certainement la famille a du sentir la chair brulée certains après midi ! Cette maison que l’on ne visite pas, me rappelle « Le choix de Sophie » livre et film avec la délicate Meryl Streep : Sophie est dactylo dans cette maison ce qui lui permet d’allonger son espérance de vie…. La malheureuse est soumise à un choix pervers et cruel du type de ceux que les SS savourent : La vie sauve pour son fils ou pour sa fille. Elle marquée à vie, et cherche l’oubli dans une sexualité exacerbée. A Auschwitz, un détenu subissant le régime commun meurt automatiquement au bout de quelques mois. Avant de mourir, étant épuisé physiquement et moralement, il est appelé Muselmann (de Musulman) par les codétenus allez savoir pourquoi ? Sophie, le personnage de William Styron, ou Primo Levi, employé comme technicien de laboratoire ont pu échapper à la mort certaine grâce au fait d’avoir été retirés du régime général. Un poste d’employé aux écritures était aussi recherché pour cette raison. Je rappellerai une anecdote survenue à Buchenwald à Jorge Semprun : Il passe dans le bureau des effectifs à son arrivée l’employé lui demande son métier répond il « Ecrivain » ? L’employé écrit « Stukator », ouvrier stucqueur, et ainsi sauve la vie de Semprun qui n’ira pas s’épuiser à des taches inhumaines. La particularité d’Auschwitz par rapport aux Camps d’Extermination ou de Concentration, est le tatouage : Un déporté ayant numéro tatoué sur l’avant bras est passée nécessairement par Auschwitz. Les Autorités du Camp avaient remarqué qu’un détenu devenait méconnaissable d’après sa photo après six mois.

A suivre : Birkenau
Sumatra Nord: plages English translation pending
by 3anana · 2018-11-29 · 5 replies
Bonjour à tous,

Je pars bientôt pour Sumatra pour une durée de 14j avec mon compagnon. Nous avons prévu un itinéraire plutôt classique pour la première semaine, arrivée Medan avec départ immédiat pour Bukit Lawang, halte à Sibayak et quelques jours dans la région du Lac Toba. Pour la deuxième semaine en revanche, le programme est plus flou... Nous aimerions nous orienter vers des plages pour faire du snorkeling, s'essayer éventuellement à la plongée. J'ai regardé les possibilités pour rejoindre les Iles Banyak, qui me paraît être le spot idéal. Cependant, j'ai cru comprendre qu'il y avait des risques d'attente avec la traversée à cause des marées... un accès par voie aérienne complexe et couteux. Un choix plus raisonné semblerait de rejoindre Banda Aceh et de passer quelques jours sur Pulau Weh, plus accessible mais (peut être moins authentique que les Iles Banyak ?) (J'ai exclu les iles Mentawai au vu de notre temps de séjour..)

J'aimerais beaucoup avoir vos témoignages sur ces deux lieux ou éventuellement de nouveaux que je n'ai pas envisagé. L'accès aux îles Banyak est-il envisageable pour une durée d'une 5-7 jours temps de trajet compris ? Nous avons 25 ans et sommes mobiles et préférons un peu de galère pour trouver de l'authenticité que du confort.

Je vous remercie d'avance !
Gorges du Tarn, Aveyron, Lozère en famille? English translation pending
by Fabien62118 · 2018-11-27 · 17 replies
Bonjour,

Nous sommes un couple avec deux enfants qui auront 7 ans et 3 ans et demi à l'été 2019. Nous partirons du 29 juin au 13 juillet (ou 30 juin au 14 juillet). Donc notre première semaine sera pendant l'école, hors saison.

Nous avons beaucoup aimé l'Ardèche du Sud (Largentière, Chassiers), un peu hors saison aussi, mais désirons changer un peu, après 4 séjours dans ce secteur.

Nous aimons les forêts, un peu voir même beaucoup de relief (nous venons du Pas de Calais...), les rivières, les beaux villages, la baignade, les balades (randonnée est un bien grand mot avec des enfants de cet âge, nous nous limitons à 5-6 km maxi), les cascades etc ...

Nous n'aimons pas la foule, le tourisme de masse, le bruit, les grandes routes trop proches ...

Aussi, nous aimerions nous poser ce début d'été dans les Cevennes ... Nous hésitons entre le secteur Saint Jean Du gard - Anduze - Saint Etienne Vallée Française d'une part.

Et le secteur Rivière sur Tarn (Aveyron) - Sainte Enimie - Ispagnac (Lozère) -Séverac le Chateau (Aveyron) d'autres parts.

Notre préférence va plutôt à ce second secteur, même si j'ai une petite appréhension sur le climat début juillet, qu'en pensez vous ? Ce qui nous attire dans ce secteur Sainte Enimie-Séverac : -Moins de monde, notamment début juillet ??? -Secteur plus sauvage ??? -Gorges de Tarn, somptueuses je pense ... -Possibilité de rayonner vers quelques très beaux villages aveyronnais (Estaing etc ...)

Le Tarn dans ses gorges, eau pas trop fraiche ?? (habitué à L'Ardèche ou la Vallée de l'Ibie avec des eaux chaudes ...)

Merci pour vos avis ! N'Hésitez pas pour les conseils et idées !!
Visite des grands canyons américains English translation pending
by Marino69 · 2018-11-12 · 16 replies
Nous allons arrivé aux us à Los Angeles. Nous y resterons 2 ou 3 jours mais après pourriez vous me conseiller ce qui est le plus logique de prévoir dans notre circuit. Visiter la Vegas puis les grands Canons ou inversement. Nous ne prévoyons pas de faire de la marche mais une visite soit à cheval , soit en 4x4. Combien de temps est il raisonnable de prévoir pour visiter les grands Canons, 1 ou 2 jours ? Ou loger ? Ou laisser la voiture avec nos valises pendant la visite? Est ce prudent ? Merci pour vos conseils .
Les fjords du nord-ouest de l'Islande possibles en camping-car? English translation pending
by Nadette42 · 2018-11-12 · 9 replies
Bonjour à tous,

En 2014 nous avons passé 2 semaines en Islande.

Nous avions choisi la location de camping-car comme moyen de locomotion.

Cette solution nous a enchantés, et nous avons fait un voyage magnifique. Nous avions une liberté totale, nous avons dormi dans des lieux splendides.Nous avons apprécié le fait de pouvoir nous réchauffer quand bon nous semblait. Notre voyage ayant eu lieu en Août ( mois où les périodes de nuit sont encore très courtes )nous avons pu faire des visites très tard le soir sans avoir à se soucier de regagner un hôtel, ou une chambre d'hôtes à des heures " correctes" . Nous aimerions retourner dans ce pays plein de charme pour faire les fameux fjords du NO. La solution camping -car nous tente de nouveau. Cependant pour avoir lu de multiples récits sur l'état des routes dans ces fjords je me pose plusieurs questions : -Peut-on envisager sereinement ce moyen de locomotion pour faire cette partie de l'ile ???? -Peut on stationner le CC aussi facilement que dans le reste de l'ile ??? -Peut on aussi facilement faire les pleins et les vidanges des eaux propres et usées ???......

Qui pourrait me renseigner ?

D'avance merci pour votre aide .
Choix d'une destination pour un voyage avec des personnes âgées English translation pending
by Bridgitt · 2018-11-11 · 8 replies
Bonjour,

Mes parents ont eu 85 et 80 ans et je souhaiterais les emmener en voyage. Il y a deux ans, j'ai opté pour une croisière dans les fjords mais mon mari, s'il est d'accord d'emmener à nouveau mes parents, n'a plus envie de rééditer l'expérience de la croisière (et à vrai dire moi non plus !).

Je cherche donc une destination accessible par avion mais sans trop d'heures de vol. Le séjour durerait entre une et deux semaines. Sur place, nous louerions une voiture afin de partir à la découverte de beaux paysages, de villages, ... Mes parents n'ont pas de gros problèmes de santé mais, étant donné leur âge, ne se déplacent plus aussi facilement et les marches éventuelles devraient donc être faciles et pas trop longues.

J'ai envisagé le Monténégro, la Corse, que ni eux ni nous ne connaissons. Je voudrais les surprendre, leur permettre de découvrir de très beaux sites qu'ils n'ont jamais vus. Il serait préférable de leur permettre de se poser plus d'une nuit dans des lieux différents (donc choisir trois ou quatre points de chute).

Pensez-vous que ces deux destinations soient des choix judicieux ? Si c'est le cas et que connaissez ces lieux, pouvez-vous m'aider pour un itinéraire ? Avez-vous d'autres idées (plus des paysages que des grandes villes ou bien alors un "mixte" des deux) ?

Merci d'avance pour vos suggestions éventuelles et au plaisir de vous lire.
La Tunisie mi-inclusive mi-freelance English translation pending
by Canario · 2018-11-11 · 5 replies
Bonjour,

J’ai jusqu'à ce jour privilégié les voyages en free lance que j’organisais de a à z, avec voiture et chauffeur ou en utilisant les transports en commun. Pour des raisons personnelles, j'aimerai offrir à mon épouse du repos avec un point de chute en all inclusive pour mars 2019. Cependant, nous ne pourrons pas rester en place sans aller à la rencontre du peuple tunisien, car ni adepte du farniente ou d'exposition prolongée à la piscine ou la plage, la location d’un véhicule pour visiter les alentours s'imposera vite, sans pour autant faire des centaines de km. La question est donc de trouver où se poser pour une douzaine ou une quinzaine de jours avec des visites possibles aux alentours. Je pourrais même envisager 7 jours à un endroit et 7 jours à un autre si les moyens de communication entre les 2 villes sont aisés. Merci à ceux qui connaissent la Tunisie de bien vouloir me conseiller.
Le grand musée égyptien près des pyramides (Le Caire) English translation pending
by ACVigneresse · 2018-11-11 · 9 replies
Bonjour,

Je suis en train de finaliser notre trajet / parcours en Egypte en avril 2019.

Voici en gros ce que je prévois : - 2 ou 3 nuits au Caire près des pyramides - 2 nuits à Assouan - 1 nuit à Abu Simbel - 2 nuits à Assouan - 4 nuits à Louxor - 3 ou 4 nuits à Hurghada (+1 nuit au Caire si on n'a pas visité le musée près des pyramides...)

Ma question concerne le grand musée égyptien qui doit ouvrir près des pyramides et dans lequel doit être transféré le trésor de Toutankhamon que nous aimerions voir.

Ce musée sera t-il ouvert en avril 2019 près des pyramides ? Si oui, nous restons 3 nuits au départ près des pyramides... Si non, nous restons 2 nuits au départ près des pyramides + 1 nuit en fin de séjour avant de reprendre l'avion pour aller au musée en fin de séjour...

J'ai lu que le transfert du trésor avait commencé ? Cela veut-il dire que nous ne pouvons plus le voir au musée place Tahir ni au nouveau musée non encore ouvert ? J'espère vraiment que les travaux seront terminés et le musée ouvert en avril 2019 !!!

S'il y a des égyptiens qui sont informés sur le forum, merci de me dire...
En passant par la Lorraine English translation pending
by Zorba · 2018-11-06 · 18 replies
Nos échanges e-pistolaires sur VF sont des rencontres dématérialisées par nature: ainsi celle avec Jeanne. J’ai été touché par son attachement à sa Lorraine et à la fidélité aux Siens. Pour moi, à l’instar de beaucoup de Français, la Lorraine est transparente; mais si j’y pense, elle est pour moi l’image, de façon caricaturale certes, de la vieille industrie, de la mine de fer, du gâchis des investissements industriels sans logique, de la désindustrialisation, des friches industrielles, du désespoir des ouvriers, des guerres aux frontières….. Une sorte de Ruhr ou de Silésie dans mon imaginaire. C’est une province que je traverse en A4 l’autoroute procure des œillères, tant il fait ignorer le paysage traversé en tous lieux. Pourtant en invoquant la Lorraine, notre Sainte Patronne se rappelle à mon souvenir et à mon affection. Une des plus belles figures de France est lorraine. Cette Province ne m’est peut être pas si indifférente. Et puis, il y a chez nous Lothaire, l’oncle lorrain. (Ces e-pistolaires, échanges entre âmes suite à des rencontres improbables sont une remise en question bénéfique. Je dis bien des « âmes », car nous sommes dans un quasi Paradis, puisque sur l’ensemble appelé VF, nous sommes dématérialisés : Notre enveloppe charnelle n’entre pas en ligne de compte pour nous jauger et influencer notre rapport à l’Autre. En plus nous ne nous rencontrerons sans doute jamais. La différence avec la représentation du Paradis, où tout le monde s’aime, est qu’un tout petit nombre, profitant de l’anonymat, se livre à l’invective, comportement qu’ils ne se permettraient sans doute pas s’ils se rencontraient réellement. Cette remise en question pour moi, c’est mon rapport à la Lorraine, province oubliée que Jeanne implicitement me demande de ne pas oublier. Je me remémore mes belles visites, en particulier celle d’un des plus beaux sites de France et la rencontre avec quelques Lorrains. Ceux que j’ai pu identifier comme tels, étaient des personnes de belle tenue, affichant une certaine densité des personnes avec lesquelles j’aurais aimé partager une amitié. Plus j’avance dans mon récit, plus je sens que la Lorraine commence à prendre des couleurs et à se parer de beauté et de noblesse dans mes pensées; l’image des damnés de la Terre s’estompe. Jeanne m’avait mis au défi d’écrire sur la Lorraine, puis m’a délié de ce défi. Trop tard, j’avais rassemblé tous mes arguments, mes séquences, mes souvenirs pour lui répondre. Surtout je voudrais vous parler de l’Oncle Lothaire que ma famille a eu le bonheur de recevoir en son sein. Allais-je jeter tous ces matériaux ? Non, car outre raconter Oncle Lothaire, je suis souhaite me faire pardonner des pensées si médiocres envers une province de si grande qualité. Voici ma Lorraine en deux récits :

« Pourquoi accélères tu en fin d’A4 ?»

« Rencontre avec Maxim »

« Pourquoi accélères tu en fin d’A4 ? »

Chère Jeanne,

Je ne suis pas très fier d’écrire ces lignes, c’est presque un acte de contrition. En effet ta Province est absente dans mon imaginaire je suis sûr que je passe à coté de belles richesses. Je t’expose donc ma Lorraine, ce possessif est un peu abusif, tant il étreint si peu, mais j’essaye d’être honnête, car on ne peut qu’être honnête avec un Lorrain

Carlin

Je revenais chaque dimanche vers Allemagne pour rejoindre la BASF à Ludwigshafen. Sur le tronçon final de l’A4, des lumières au sodium vous plongent en dépression. Les panneaux aux noms barbares défilent : « Freyming » « Merlebach », « Forbach ». J’ai l’impression de passer l’entrée des antres sous terrains des travailleurs de fond des légendes germaniques : Ceux qui, une fois l’an remontent à la surface manger les épicuriens qui se dorent au soleil. J’accélère presque pour chercher refuge en Allemagne proche; « Tu parles d’un refuge » ! Ce pays me pose un problème d’Amour/Répulsion, mais je m’écarte du sujet. Je ne surjoue ce récit, je ressens toujours les mêmes émotions sur ce tronçon d’autoroute. Le seul rayon de bonheur qui m’apparaît sur cette section dantesque, c’est Carlin la ville abrite un magnifique Vapocraqueur, composé d’une batterie de grandes colonnes noir et de tuyauteries compliquées. La vapeur d’eau agit aussi doucement qu’un jet sur la peau, elle supprime des atomes d’hydrogène sur les molécules d’hydrocarbures livrés à son traitement. Le flux sortant est transformé en molécules à double ou triple liaisons, de la tribu des « insaturés ». Après séparation par distillation dans les grandes colonnes, les différentes fractions seront livrées aux chimistes, véritables magiciens. Ils en feront des sacs plastiques jetables, des costumes pour gens fauchés, des tableaux de bord de voiture, des coques de yacht pour des gens friqués. ….Si ma vie était à refaire, je postulerais pour servir ce géant magnifique, merveille de la création humaine. (Le vapocraqueur n’a rien à voir avec le Craqueur Catalytique, la « marmite du diable » selon les mots d’un ingénieur exploitant de la Baie de San Francisco Ce démon casse en morceaux les molécules d’hydrocarbures trop longues, et offre des quantités de carburant supplémentaires par rapport de la distillation initiale du brut. (J’aurais pu rester à San Francisco servir la « Marmite du Diable », je n’aurais eu aucun problème de permis de travail, je serais maintenant américain??!!?. Quand j’annonçais que je rentrais en Europe mes interlocuteurs se demandaient comment pouvait on quitter la Terre Promise, après avoir l’avoir foulée)). Carlin mon amour !

Montigny les Metz, une histoire des fesses. (Non, n’appelez pas la modération, l’histoire est chaste, je ne déraille pas) L’Armée française a ses raisons pour avoir fait de moi un infirmier. J’ai donc passé 3 mois d’instruction à Montigny les Metz. Vous y arrivez en passant par la grande gare de Metz, au style germanique. La salle des pas perdus grouille de bidasses le chef de gare est blasé : lorsqu’il la traverse, des bidasses un peu benêts le saluent militairement au vu du galon rouge de sa casquette.

Le métier du soldat est de vouloir du mal à des inconnus (des jeunes) d’ailleurs, sur lesquels nos Autorités (des vieux) ont lancé un arrêt de mort pour une raison qui leur appartient, et de leur trouer la peau avec de gros calibres. Mon travail est de vouloir du bien à des personnes non agressives mais de leur trouer la peau quand même, avec du très petit calibre. Encore faut il apprendre le métier. Notre formation avait commencé par la mise en place des bandages l’Adjudant Chef (Il avait mis 15 ans pour avoir cette rallonge à son grade : « Chef », si vous l’oubliez en vous adressant à lui, gare à vous !) fait l’instruction des bandages depuis 30 ans il déclare péremptoirement : « L’infirmier doit savoir bander » (Sic). Etait ce de l’ironie, pour nous, nourris momentanément au Bromure ? Vient l’instruction des piqures. Presque comme un guet apens, 8 soldats dont moi, sommes quasiment enfermés dans une pièce avec l’Instructeur. Celui ci nous déclare que nous ne quitterons la pièce tant que nous, constitués en 4 binômes, ne nous serons pas fait mutuellement une piqure sous cutanée et une intramusculaire dans le quart supérieur externe des fesses. A l’Armée on est vite persuadés qu’il était absolument vain de discuter. C’est pourquoi actuellement des jeunes gens dans notre société, auraient besoin de se mesurer à cette limite infranchissable. Il a été décidé que je serai infirmier, je serai donc infirmier. Nous exécutons ces taches peu agréables assez rapidement, sauf un infirmier: Nous le regardons tous, nous, les 6 infirmiers et l’instructeur, sidérés, retenant notre souffle : L’homme est ultra nerveux, il abaisse doucement la seringue, l’aiguille forme lentement une dépression dans la fesse de l’infortuné binôme (1/4 supérieur externe !) : la dépression se creuse encore, la peau lâche enfin et l’aiguille pénètre le muscle en prenant son temps. La victime lance un long cri, rauque et douloureux, et nous les spectateurs, relâchons la tension par un grand éclat de rire, peu charitable. Nous, les nouveaux « injecteurs » allons nous répandre dans toutes les unités militaires de France pour exercer nos nouveaux talents. Il est entendu que l’intraveineuse, mal faite, peut tuer elle est réservée aux seuls infirmiers D.E., ce que nous n’étions pas. Dans ma nouvelle affectation, je ne devais pas toucher aux fesses étoilées ni à celles à barrettes. C’est notre voisine l’infirmière (Une charmante Lorraine !) qui nous soulageait de traiter ces muscles de gradés, et nous évitait des risques potentiels de punitions. Nous traitions les fesses diverses: Femmes, Sous off, Gendarmes, Gardes Républicains et Hommes de troupe….. Je ne me plains pas, car j’aurais pu être affecté à la Morgue de l’Hôpital militaire local. Mes débuts de ma nouvelle affectation ont été laborieux : Ainsi un gendarme se présente: Je le pique correctement, mais j’ai mal fixé la seringue à l’aiguille la belle solution de vitamines rouge s’est répandue sur sa chemise neuve de sortie. L’homme est passablement furieux. Une jeune femme de l’Etat Major arrive, elle m’a quelque peu troublé et je n’ai pas mis l’énergie nécessaire pour enfoncer l’aiguille par deux fois, distrait de ce qui devait être pourtant l’unique objet de mon attention : un de ses ¼ supérieurs externes et rien d’autre ! Elle m’a fait un gentil reproche et j’ai pu planter l’aiguille jusqu’à la garde à la 3èmetentative depuis cet instant j’ai servi sans faiblesse et sans distraction la Nation et son Armée. Nous faisions aussi des injections sous cutanées de TABDT, qui vous rendaient malades comme des chiens pendant 2 jours. Dans ma file d’attente, de temps à autres, un soldat me susurrait des gentillesses : « Si tu me piques, je te casse la gueule ». Alors c’était la compresse qui recevait le vaccin. Un autre moins menaçant glissait un billet de 50 Francs que je refusais la compresse prenait encore le contenu de la seringue. Puisque le sujet est la Lorraine, parlons de cette gentille infirmière, notre voisine. Elle était jolie et enjouée : Elle venait dans notre salle de soins tous les matins pour nous saluer, nous, ses « collègues ». On avait l’impression qu’elle venait souffler, s’échapper un peu de la rigidité ambiante, elle nous faisait du bien en retour. Un jour, un long conflit entre moi et mon « supérieur », un Sergent, mélange atroce de l’Armée et du Séminaire, trouve son aboutissement par un « motif »collé à mon encontre. Il est des luttes sournoises entre « l’intello », sursitaire et les « non intello ». Pour certains, être « intello » est une tare, une sorte de paresse de celui qui ne travaille pas de ses mains et qui en plus, gagne plus les « non intello » ne réalisent pas toutes les beautés des réalisations de l’esprit dont ils sont pourtant entourés, elles leur paraissent naturelles. Ainsi j’ai vu dans une Compagnie du Train, de chauffeurs un « intello »harcelé, terminer au service psychiatrique. Je complète par ce « motif » qui m’est collé, tous les attributs pour être un vrai soldat :

1. Aller au trou au moins une fois 2. Faire le mur : J’avais déjà fait le mur 3. Picoler et tenir à la boisson. Ca se discute est ce vraiment indispensable ?

Dans les petits pays, un vrai homme devait aussi avoir « fait son régiment »! Comme cela il était bon pour les filles.

Je n’ai pas été de ces braillards qui hurlaient dans les gares « La quille !» et la brandissait par contre j’ai fixé à jamais l’instant lorsque j’ai franchi le portillon de la caserne, ce qui m’a fait redevenir un homme d’avant, une personne, qui dans les limites fixées par la Société, pouvait décider de son destin, de ses activités. Mon aliénation s’était envolée !

Pour en revenir à mon « motif », la justice militaire est assez cocasse : Nous sommes rentrés dans le bureau du Médecin Capitaine, un soir, et avons consulté son Code de Justice Militaire: Chaque motif est décrit le Gradé après avoir fait son choix, doit accoler au motif un qualificatif : « Léger » « Sérieux » « Très sérieux » « Très grave »« Gravissime ».

D’où le mot de Clémenceau : « La justice militaire est à la justice, ce qu’est la musique militaire à la musique ».

Après cette longue digression, je reviens à l’infirmière lorraine. Je l’avoue, j’étais un de ses chouchous et nous aimions bien échanger. Elle est scandalisée par le « motif » collé à l’encontre de son chouchou, et elle entend le venger dans un couloir, elle rencontre le Sergent, l’hybride séminariste/militaire, et lui lance : « Vous pourriez me saluer, je suis votre supérieure en tant qu’Adjudante !» L’hybride se met au garde à vous, et nous pouffons dans notre coin. Le lendemain, nous saluons la Lorraine avec ces mots : « Mes respect, mon Adjudante ». Elle sourit avec indulgence et elle nous répond: « Vous exagérez, les garçons ».

L’Armée a des problèmes avec la féminité : Attribuer un titre d’Adjudante à une jolie femme, quel non sens ! Le surnom masculin de l’Adjudant est « Juteux », le féminin donnerait « Juteuse » ça ne passe pas. Par exception, à la Marine Nationale, le Personnel Féminin a une coiffure très craquante Une rencontre avec une « Première Maîtresse » serait très aguichante, si le titre existe comme on a « Premier Maître » au masculin, et si Ornella Muti me permettait ce vagabondage. Les « Quart Maîtresses » correspondent elles à « Quartier Maître » ? Elles peuvent rester dans leurs sous marins, l’idée de partager avec trois autres quarts est moins séduisante.

A Montigny les Metz, J’ai même livré un combat, armé d’un fusil d’avant guerre. Je relate ce fait militaire très banal, car j’ai « été tué » a cette occasion. Les mots « Zorba, tu es mort ! » résonnent encore en moi.

Un des plus beaux endroits de France

Je n’ai pas choisi ce titre pour me racheter, on ne triche pas à une Lorraine: Visiter cet endroit me permet de me réaliser, de sentir la plénitude du bien être, de rassasier mon sens de l’esthétique: Place Stanislas, Nancy.

Je me sens Français (J’ai la crainte de ce qu’il faudra bientôt s’excuser d’éprouver ce sentiment bien élémentaire), et je suis fier de penser qu’un Architecte français avait sorti ce joyau de son imagination.

Je ne suis pas seulement Français, Place Stanislas, car j’ai une faculté, celle de me métamorphoser en rêve suivant le lieu. Ce jour là je suis un Gentilhomme français, le Comte de Kervraz, habillé en costume d’époque (Dans ma tête). Je croise sur cette sublime place, John Malkovitch je le trouve encore plus sournois que d’habitude. Je salue Madame de Volanges, et Michelle Pfeiffer, je soutiens à peine son regard. J’aperçois Choderlos de Laclos. Je lui demande en aparté un stratagème pour circonvenir Ornella Mutti, lui qui a été si brillant dans son plan de conquête de Madame de Tourvel. Glenn Close passe et me glace. Je m’en détourne. Belle femme pourtant ! En l’apercevant, je me demande où a-t-elle caché sa fiole de poison il est vrai que ses mots sont aussi des lames de poignards.

(Déjà j’ai eu du mal à réintégrer Bourvil dans mon Panthéon, après son rôle atroce en Thénardier. J’étais prêt à le haïr à vie. Mais qui peut résister longtemps à Bourvil ?)

La Place Stanislas, c’est pour moi un art maitrisé, c’est la fantaisie, la beauté qui s’arrête à la limite du « C’est trop », du surchargé. Le « C’est trop » est souvent atteint et dépassé par les Architectes italiens. Cette place est tout simplement la manifestation de l’élégance française à son sommet elle montre sans ostentation, tout en est éblouissante de noblesse. Regardez comme la Renaissance italienne revisitée par les artistes français en Renaissance française est plus sobre, est totalement élégante. L’élégance ne se remarque pas dit on !

Il y a au moins deux joyaux inestimables en Lorraine : Jeanne d’Arc et la Place Stanislas. Je me mets soudain à avoir de l’indulgence envers moi même, et je ne me sens pas si coupable d’indifférence envers la Lorraine mon culte pour Jeanne d’Arc me dédouane du reproche dans une large mesure. Je repasserai par la Lorraine !

Dans le domaine de l’Architecture Louis XV, j’affectionne le Grand Trianon et l’Hôtel de la Marine, visité lors des journées du Patrimoine. Travailler même comme planton, dans l’œuvre de Gabriel aurait été un rêve pour satisfaire ma dose journalière d’esthétique, tant cet Hôtel est majestueux et juste dans la note. J’ai remarqué, selon une fiche attenante à une fenêtre qu’elle avait occupée à la Révolution par des témoins officiels mandatés par l’Assemblée Nationale : Ils devaient certifier avoir vu les décapitations de Louis XVI et de Marie Antoinette. Quels procéduriers !

Nancy est aussi un des berceaux de l’Art Nouveau, les verreries s’inspirant de la Nature sont tellement belles, le style végétal est si original. Mais là aussi l’excentricité des motifs à base de lianes doit trouver une limite pour le bon goût. (Voyez comme Mucha, le Tchèque a un style un peu chargé) Les quelques maisons Art Nouveau de Nancy sont un bonheur à contempler.

RENCONTRE AVEC MAXIM

Je commence le récit concernant mon Oncle Lorrain, lorsqu’un inconnu aux cheveux jaunâtres couverts de toiles d’araignées et aux yeux maquillés de noir s’invite à assoir à coté de moi. -« Que faites vous ici ? D‘ailleurs Halloween, c’est terminé, maintenant on va sur le 11 Novembre » -« Du calme, l ‘« écrivain », je suis mandaté, dans le cadre du centenaire de l’Armistice de la Grande Guerre, par la « Commission Citoyenne de la Transversalité multiculturelle et le Souvenir Solidaire » de recueillir des textes afin d’illustrer nos différences et notre unité mémorielle ». -« C’est quoi ce truc, je n’y comprends rien » -« C’est une invention de Macron, il doit savoir ce que c’est » -« Bon asseyez vous et restez silencieux je continue, il faut que tout soit fini pour le 11 Novembre »

Ma Tante Soizic était menue et offrait encore un visage fin et rieur c’était une belle femme elle était un mélangecurieux de femme du monde parisien qu’elle avait fréquenté un temps assez court, et de femme dévote aux idées sociales et religieuses antédiluviennes. Cette absence de connaissance des réalités du Monde tenait au fait qu’elle resta le reste de sa vie en Basse Bretagne : Au manoir de Kervraz-Lanvullin.

En Bretagne, la seule attaque sérieuse contre notre foi confite a eu lieu à Tréguier où l’Antéchrist Renan a répandu des idées sataniques. Si vous passez à Tréguier, allez saluer le buste d’Ernest Renan qu’un pouvoir sacrilège a édifié par provocation devant l’Eglise, et descendez près du Jaudy admirer le « Calvaire de la Réparation » censé laver les péchés Renaniens !

En ce temps là, l’appariement de jeunes gens d’une certaine société, en vue du mariage consécutif se faisait aux bals des Grandes Ecoles ou dans des petits gouters guet-apens organisés par des « Marieuses ». Vous constatiez que la Maitresse de maison avec invité plusieurs couples et comme par le fait du hasard une seule Demoiselle et un seul jeune Homme. Pas trop dupes, ils engageaient la conversation et se mariaient. (Cette phrase est un peu sèche, mais c’est une relation de cause à effet, les choses se passaient ainsi à cette époque. Nul besoin de remplissage à la Christian Jacq entre « la rencontre fortuite » et le mariage)

Les bals ! Le plus prestigieux était le bal de l’X. Pour les Polytechniciens, souvent issus de milieux très modestes, c’était le moyen de rencontrer des jeunes filles de la bourgeoisie parisienne. Les Demoiselles pouvaient rencontrer la fleur de l’intelligence française, promise à des situations les plus élevées.

Cette année là, 1913 ? Un jeune Lorrain, fils de paysan de la région de Thionville danse au bal de son Ecole. Il l’avait intégrée après avoir été le héros d’une belle histoire classique en France : Un « hussard noir de la République », son instituteur l’avait remarqué parmi tous les petits paysans, ses élèves. Le Lorrain avait une intelligence très au dessus de la moyenne ses parents sont convoqués, le « hussard » leur explique les perspectives de l’enfant et les projette dans un monde totalement inconnu pour eux. Tout fiers, ils laissent l’Instituteur placer leur fils dans « l’ascenseur social » et la République paye pour la montée.

Ainsi arrivait en continu à la tête de l’Etat, aux Affaires ou dans l’Industrie, des gens simples, très proches des réalités quotidiennes, durs au travail, d’une grande éthique, ayant le sens du service de l’Etat, et surtout ayant du sens pratique.

Aujourd’hui l’ascenseur est cassé et personne ne s’est avisé de le réparer. Ainsi les jeunes gens de bon sens issus des milieux modestes sont remplacés par les enfants consanguins de la bourgeoisie parisienne endogame, aux plus hautes fonctions par cooptation, après être passés par l’Ecole du Baratin Policé. Le bon sens déserte les hautes sphères, l’éthique laisse à désirer, et qui sert on ? Les nouveaux maîtres sont occupés à nourrir un monstre avide : L’Etat, ou à enrichir leur caste. Où sont les grands chantiers d’antan et les grandes ambitions ? Les anciens élèves de l’Ecole Polytechnique, même disparaissent des instances dirigeantes peu à peu.….

Notre Lorrain s’appelait Lothaire, il a remarqué ma Tante, la jeune beauté. Comme je connais la gentillesse de Tante, le Lorrain n’a pas du se faire violence pour la demander en mariage. Ils se sont mariés la Lorraine prenait pied chez la Bretagne ! Mon Grand Père, pourtant homme très réservé ne cacha pas son approbation et son bonheur à l’arrivée de ce gendre lorrain et il l’adopta sans réserve. Celui ci reçut le meilleur accueil de ses beaux frères et de sa belle sœur. Ma Grand Mère a certainement du expliquer à sa fille à quoi s’attendre de la part de son Mari. Les choses de la Nature ne faisaient pas l’objet de publicité en Basse Bretagne en ce temps là, l’Eglise et Mr le Recteur jetaient peut être un voile suspect sur ces choses.

Hélas, les coups de feu de Sarajevo ont provoqué la conflagration que l’on connaît. Tous les jeunes hommes ont été mobilisés. Le Lorrain, Polytechnicien, était de ce fait Lieutenant. Il prit donc un commandement d’une unité dans les Vosges, en Alsace, province sœur de sa Lorraine natale.

A ce point du récit que je convoque Blaise Cendrars, Maurice Genevois, Erich Maria Remarque, Stanley Kubrick pour témoigner de cet événement.

Mon voisin aux cheveux jaunes s’agite et me pousse du coude : - « Hé, Zorba ! Je ne suis pas mandaté pour le comité machin chose…. »

- « Laisse moi écrire, je ne m’en sors pas » - « Je suis la Mort, chez toi en Bretagne on m’appelle l’Angkou, mais calme toi ! Je ne viens pas pour toi. J’ai appris que tu écrivais une bio sur un Lieutenant, alors je t’interdis d’écrire quoique ce soit sur son salut ou sa résurrection, sinon ton disque dur va mystérieusement crasher. Il y en a d’autres qui m’ont bravé, ils ont du tout recommencer »

- « ………………………….. »

- « Tu sais Zorba, tu me fais marrer avec ta marotte de travailler à l’Hôtel de la Marine. Je peux t‘aider à y aller : A l’étage des Amiraux on recherche un Monsieur PiPi, comme pour Amélie Nothomb au Japon. Ah Ah Ah Ah.. »

- « ………………………………. »

- « Eh puis tu sais je connais la femme de chambre d’Ornella Mutti, je vais lui dire qu’elle à un Amoureux transi, futur Homme Pipi, au Ministère de la Marine, Ah Ah Ah Ah, je me tiens les côtes, elles vont tomber »

- « Laisse moi, et ne compte pas sur moi pour les remettre »

- « Hé doucement Monsieur le nouveau Majordome maritime, si tu veux que j’anticipe notre ultime rendez vous avec moi, dis le moi! Et pas de bêtises sur ton texte, je pars chez Ornella Ah Ah Ah Ah Mr Zorbamuti de la Marine française !!

C’était déjà la guerre de tranchées, l‘unité du Lieutenant en occupait une section.

A l’Etat Major général des Armées, le Général en chef consulte les cartes et s’attarde sur le front d’Alsace. Il lance à tout l’aréopage de ses Aides de camps et collaborateurs : -« Que fait Dubois dans les Vosges ? » -« Le secteur est calme, mon Général » -« On ne va pas s’endormir, allons réveiller les Allemands las bas ! Mon Instructeur à l’Ecole de Guerre insistait: « Offensive, Offensive, toujours l’Offensive. Notre Armée excelle dans l’attaque, montrons nos atouts; il faut bousculer les Allemands, ne pas leur laisser un jour de répit nous finirons par percer un jour. Dites à Dubois de monter quelque chose et de nous le soumettre il aura le droit à de l’artillerie supplémentaire ».

Plus tard le Lieutenant Lorrain est convoqué ainsi que tous les autres Lieutenants et Capitaines de cette partie du Front des Vosges à une réunion du Général Dubois. Celui ci annonce d’un air martial que les troupes sous ses ordres allaient lancer qu’une grande offensive dans 20 prochains jours. « Je compte sur vous, Messieurs, le Grand Etat Major a les yeux sur nous nous ne pouvons pas faillir. Messieurs les officiers, allez préparer vos hommes pour le grand jour ».

Le Lieutenant Lorrain avait analysé le dispositif allemand, la déclivité du terrain, les obstacles visibles et ceux qu’il supputait. L’équation « Assaut » n’avait pas de solution car il savait qu’il n’y aurait aucune chance pour lui et ses Chasseurs d’atteindre les lignes ennemis en nombre suffisant et supplanter l’ennemi si les mitrailleuses n’étaient pas neutralisées. Elles étaient escamotables très rapidement: « Le grand jour » serait nécessairement son dernier jour !

Une autre pensée lui vient immédiatement à l’esprit : Si cette attaque est absurde, lui et ses hommes seront sacrifiés inutilement. Ce sentiment du sacrifice inutile lui semble odieux. Pourtant il n’exprime aucune révolte qui serait pourtant légitime. Il est pénétré du sentiment de servir les valeurs de son Armée sont les siennes.

Regardez le cas du Capitaine Dreyfus : Il a subit l’affront majeur pour un soldat, celui du déshonneur pire que la mort. Il est dégradé lors d’une cérémonie bien mise en scène pour frapper les esprits de la Nation entière : son sabre est brisé. On le condamne au bagne. Après sa réhabilitation, que fait il ? Il sert son drapeau à nouveau !

Jusque là, pour le Lieutenant lorrain, sa trajectoire personnelle décrivait plus ou moins une courbe y=3+sin x avec des hauts et des bas. Jamais elle n’avait l’occasion de décrocher et de toucher la droite y= 0 où rodait la Mort, puisqu’il n’avait été impliqué dans un aucun engagement.

Imaginez vous, jeune homme, jeune marié, promis à une mort certaine et inutile. Vos perspectives s’effondrent. Soudain vous êtes basculé dans la catégorie des vivants en sursis et vous êtes embarqué sur le toboggan mortifère de l’équation : y= 1/x avec x positif

Cette terrible courbe était la branche d’hyperbole du désespoir, elle décroissait de jour en jour pour aller asymptotiquement vers y=0, la droite de la Mort. Pourtant on doit parler de décroissance asymptotique et non de « quasi » croisement avec y=0. Ce « quasi » vous vaudrait un zéro en Maths Sup. Il restait une incertitude résiduelle toujours s’amenuisant et cela jusqu’à la fin des temps. Comme causes d’incertitude on pouvait avoir :

-Une maladie grave du Lieutenant, le rendant indisponible pour l’assaut.

-Un message du Président Poincaré envoyé au Kaiser en ces mots: « Arrêtons les conneries, je vous invite à un picnic de réconciliation sur la ligne de front, nous faisons la Paix, et gommons Sarajevo»..….

-Jésus revient sur Terre et interroge : « Que faites vous en mon nom »……

-Le char d’assaut vient d’être inventé secrètement, il va livrer son premier combat en conséquence les assauts d’Infanterie sont ajournés. Il ne fallait pas rêver, ces raisons devenaient de plus improbables, 1/x se rapprochait dangereusement de y=0.

Le Lieutenant lorrain était intimement persuadé de sa fin prochaine. C’est ce qu’il dira à son Beau Père et c’est ce qui m’a été rapporté. Avant la grande attaque, on lui offre une permission un convoi du Train le conduit à la gare il commence son voyage vers Kervraz- Lanvallin.

Comment vit il ses derniers jours avec sa jeune épouse, avec ses parents ? Que se communique-t-on dans leur dernière étreinte ? Je m’interdis de faire du Christian Jacq ! A cet instant du récit je me félicite lâchement de n’avoir pas eu à expérimenter ces situations. Mais je salue la mémoire de ma chère tante et de mon cher oncle, ces admirables héros inconnus.

Lothaire fait des adieux sobres les regards sont lourds mais n’affichent aucune faiblesse. Il monte dans la calèche, elle s’éloigne sur l’allée bordée de chênes. Il est maintenant redevenu le Lieutenant Lorrain et uniquement cela. L’époux et amant, le gendre, le beau frère sont restés à Kervraz, tous ces qualités peuvent maintenant faire l’objet du culte du futur disparu. C’est dit ! Le Lieutenant Lothaire ne se retourne pas, il est droit sur son siège. Cela aussi m’a été rapporté. Homme de devoir, fidèle à son Armée, il part pour sa dernière mission.

Jour J , H-5 minutes, dans la tranchée, le Lieutenant Lorrain ne s’attendrit pas sur son sort, il a réglé sa montre sur celle du Colonel, il convoque ses Sergents et Adjudants, ces chiens bergers des Armées qui mordent les tièdes. Les hommes ont reçu leur ration exceptionnelle de gnole, cette divine boisson aide le condamné à mort militaire ou civil à affronter son supplice. Le Lieutenant sort son pistolet dont il doute d’avoir à se servir, il met son sifflet aux lèvres et siffle, il franchit les premières marches du parapet et s’élance en criant « En avant, pour la France, pour vos familles ! »

En face les Allemands ne tardent pas à réagir, ils avaient été copieusement arrosés par une préparation d’artillerie intense c’est un signe qui ne trompe pas. Les Jägers sont déjà en position et font feu deux Maxim crépitent. Le Lieutenant a juste le temps de penser : « On n’a pas eu les Maxim ! » Les assaillants français sont fauchés méthodiquement, vague par vague on ne dépasse pas des Maxim !

Le Lieutenant a reçu deux projectiles, il conserve deux secondes de conscience, et son âme s’envole au pays des Braves. Sa vie décroche de la courbe 1/x flirtant toujours avec l’asymptote y=0, où la Mort rode en parcourant -l’infini à +l’infini, à une vitesse inconnue dans notre Monde. (Je sais que c’est impossible de parcourir ce chemin, mais la Mort, elle, peut le faire)! Sa vie déclinante attrape une des droites x = Constante et frappe avec violence la droite y=0, même si le chemin à parcourir est infime.

La Mort cueille le Lieutenant Lothaire, Lorrain, Polytechnicien, fils de paysans, fils adoptif de Bretagne, et Etre noble, en grinçant des dents de plaisir. Elle ne s’attarde pas tant elle a une belle moisson offerte par les deux « Maxim ». La Mort lance un hurlement à l’adresse des malheureux qu’elle a recueillis :

« Vos officiers, vieilles badernes, sont trop cons ! le travail est trop facile, Ah, Ah, Ah, Ah, Ah, Ah, Ah, Ah ! J’adore la « Maxim », il faudra que je rajeunisse mon image, finie la faux, je poserai en tenant une « Maxim » dans les bras. Remarquez quand je travaille sur les assauts allemands, votre canon de 75 ne pardonne pas non plus».

Notice Wikipedia sur la « Maxim » : « Sa puissance de feu, considérable pour l'époque, en fit une arme redoutable qui a permis de stopper de nombreuses charges d'assaillants ».

L’Etat Major n’aurait sans doute pas été ébranlé dans ses certitudes en lisant cette note. Dommage, j’aurai peut être conservé deux oncles.

La Mort est partie sur un autre front; les infirmiers tentent de récupérer morts et blessés, les convois sanitaires pathétiques partent pour l’Arrière avec leur lot de malheureux pleins de bandages ces malheureux qui étaient des jeunes gens une heure plus tôt. Des infirmières, surement des Lorraines parmi elles, prodiguent soins, paroles affectueuses de douce féminité, ou de Mères, montrant la merveilleuse ambivalence de la Femme.

Le scribouillard du régiment commence sa comptabilité macabre pour le rapport à l’Etat Major.

Le Général Dubois est un peu gêné par l’échec de l’action qu’il a ordonnée. C’est moche pour les hommes et un peu négatif pour sa carrière: -« Oui il y avait très peu de chances, mais l’artillerie n’a pas fait son travail en ne neutralisant pas les Maxim. Enfin les Hommes se sont bien battus » (Tu parles, ils ne se sont pas battus, ils n’ont pas pu atteindre la ligne ennemie !).

-« Vous me faites un petit communiqué un peu ronflant, pour le Général en Chef , comme vous savez les tourner» dit Dubois à son Aide de Camp.

-« J’en ai déjà préparé un : « Le 123 ème Chasseur a montré de façon éclatante face à l’ennemi, sa résolution, son esprit guerrier et sa bravoure légendaire. L’ennemi a été bousculé en plusieurs endroits par cette action résolue » »

-« C’est pas mal, envoyez le !»

La folie touche les Allemands On se prête souvent à l’auto flagellation, et on porte aux nues tout ce qui se fait outre Rhin. Voici un petit épisode qui bat en brèche ce culte démesuré : Lors d’une émission de TV, alors que la France ne comptait plus que 10 survivants de la Grande Guerre, l’un d’eux raconte son combat : Il était servant d’une mitrailleuse, installée devant un petit ruisseau creux. Lui et son unité sont attaqués par les Allemands il tire sans fin et voit le ruisseau se combler de corps à la fin du tir il n’y avait plus de creux et plus d’assaillants ! Ainsi un gradé allemand a laissé toute une unité se faire détruire, malgré la vanité de l’action. Sans doute est ce du à l’obéissance aveugle aux ordres, valeur essentielle en Allemagne. Le gradé est allé jusqu’au bout de l’absurde, mais au moins on n’aura pas pu lui reprocher une désobéissance aux ordres. Cet épisode dépasse la fiction qui aurait pu inventer une histoire aussi stupide ? Je pense qu’il serait intéressant de ressortir un jour l’interview pour se pénétrer de la véracité de l’incident.

Le record de bêtise chez les Français

Je peux apparaître comme un amateur, sans connaissance aucune de l’Art militaire et refaire la bataille confortablement installé chez moi. Je me permets de faire ces commentaires, car il n’est pas besoin d’être expert pour signaler l’absurdité de certaines situations : Ainsi le Général Nivelle, polytechnicien fait un plan léché pour percer les lignes allemandes au « Chemin des Dames ». Son plan détaille la progression future des troupes assaillantes heure par heure. L’heure a laquelle les Allemands partiront en débâcle, est donnée aussi surement que la solution d’une équation. Ce plan est une belle construction intellectuelle. Pour avoir toutes les chances de son coté, le Général fait venir plusieurs grosses pièces d’artillerie formidables. A l’heure dite un déluge de feu s’abat sur les lignes allemandes…. Il ne s’est trouvé personne pour dire au Général Nivelles que la cote du « Chemin des Dames », en France donc, comporte des grottes où les Allemands se sont réfugiés en attendant que cela se passe !

Pour conclure sur ces épisodes de folie militaire, j’ai lu récemment un article d’un expert militaire affirmant que ces grandes charges étaient vaines. Si une première ligne est emportée, la seconde ligne prend le relais défensif presqu’immédiatement. La sagesse aurait voulu d’attendre de nouvelles armes comme les chars et conserver précieusement le potentiel humain.

Tout est fini, les équations des courbes mathématiques régissant la vie du Polytechnicien mort, sont répandues sur le sol, déversées depuis sa besace ouverte.

La Bretonne, ma gentille Tante a reçu la visite du facteur la famille partage le deuil avec la dignité des gens de ce temps là. Mon grand père avait déjà perdu un fils juste de l’autre coté de la Lorraine en Belgique. Ce patriote était employé de banque à New York il était revenu à l’appel de son Pays, on l’avait habillé de rouge, cible voyante, et il avait rencontré un projectile de Maxim. Il est enterré à la limite de la France, de la Belgique et du Luxembourg dans un cimetière allemand. Les Allemands n’ont pas fait le nécessaire pour l’inhumer avec un signe de reconnaissance, il est devenu « soldat inconnu ». Qu’a t il apporté aux armées françaises ? Rien ! Encore, si on avait pu dire à sa Mère, ma Grand Mère que son engagement et son sacrifice avait à son échelon, contribué au succès de nos Armées, qu’il avait participé à une action telle que prendre une tranchée ou un pont, cela aurait été une petite consolation et une fierté. Je vois encore son certificat de décès sous verre avec la médaille militaire dans la chambre de ma grand-mère à Kervraz.

Tante Soizic commence un deuil de près de 60 ans, à porter du noir, et d’afficher sa fidélité à son Lorrain. Elle est prête à traverser la vie en solitaire, dans le souvenir de ces moments si courts passés avec son être cher. Elle aussi est cassée en pleine jeunesse. La vie va être morne à Kervraz.

Le Lieutenant avait laissé une exponentielle dans le tiroir de la table de nuit à tout hasard. Il avait quitté sa femme, sans qu’elle ne manifeste aucun signe avant coureur qu’elle abrite une vie nouvelle : Retard, nausée, démangeaison mammaire, exigence pressante d’un Kuing Amann à la farine de sarrazin à 2 heures du matin…Aucun petit palabre entre les initiées n’avait été détecté dans les couloirs de Kervraz. Lothaire aurait tellement eu besoin de réconfort en partant vers son destin, en pensant qu’il laisserait un enfant, trace de son passage. Ce réconfort lui a été refusé.

Ma Tante n’y entend rien en mathématiques, et l’exponentielle lui est totalement étrangère. Cette courbe est assez exceptionnelle : Dans les x négatifs, elle tangente asymptotiquement y=0, la droite de la mort. Depuis le fond des âges et au delà, la Vie et la Mort, dans les x négatifs, parcourent leurs courbes respectives, presque à touche-touche, elles se sentent, elles se haïssent, mais ne peuvent se toucher. La Mort ne peut s’élever de la quantité infinitésimale qui la sépare de la Vie, pour l’agripper, la déchirer. Les mathématiques l’interdisent strictement. Alors il reste les râles de haine et d’invectives. Soudain en touchant x=0 la Vie s’élève d’un coup au point (0,1), et s’éloigne de sa rivale rampant toujours sur y=0. Elle peut continuer sa course et jaillir dans les hauteurs, si et seulement si, elle peut embarquer dans les x positifs une microscopique formation de Vie que l’on trouve chez les femmes qui réclament du Kuing Amann à 2 heures du matin. Alors la courbe, jaillit dans les hauteurs infinies« de façon exponentielle ». La Vie triomphe !

Revenons en arrière : Kervraz étant au bord de la mer, ma Tante comme beaucoup d’autres femmes de la région, abritait un chantier naval fabriquant des petites nacelles l’activité était assez paresseuse : La porte du chantier s’ouvrait tous les 27, 28 ou 29 jours pour laisser passer l’esquif tout neuf. Mon oncle, dans ses effusions, déposait vague après vague des armées de braillards, aux grandes chemises marquées en gros X ou Y, près du chantier. Cette multitude naviguait en ondulant leurs queues pour la propulsion et elle avait été formée pour naviguer sur les nacelles. Mais aucune n’était annoncée dans ces cavernes immenses : La porte du chantier restait désespérément close. Alors vague après vague 3, 6, 9 Milliards de braillards hurlant, faisant un bruit d’enfer, s’étiolaient petit à petit sur ces rivages étranges. Le silence revenait jusqu’à la prochaine visite.

Un jour le chantier ouvrit , sans préavis, sa porte et libéra une nacelle par chance mon Oncle avait renouvelé sa petite armée. La clameur monta à son comble, tout est agitation, pugilats. Imaginez une place ou parfois deux dans la nacelle pour 3 milliards de postulants. ! On approche de la nacelle, un X monte à l’assaut, il est presqu’installé c’est alors qu’un Y s’est retourné et lance sa queue de propulsion comme un lasso pour attraper le X déjà à bord et l’arrache violemment de l’esquif. Un Y avait anticipé la manœuvre, il est déjà prêt en ayant enroulé sa queue sous lui comme un ressort, et se propulse dans la nacelle en grillant la politesse au lanceur de lasso.

La nacelle très automatisée, ferme ses écoutilles immédiatement, asperge les 3 Milliards moins un, braillards d’un spray pour les éloigner. Le Y gagnant a eu le temps de lancer par l’ouverture aux perdants : « Je saluerai la Place Stanislas pour vous ! »La nacelle et son occupant commençe son voyage dans grandes grottes et s’accroche à une paroi qui recelait une station service ultra moderne. Pour la suite de l’histoire de la nacelle et de son occupant, reportez vous à vos livres de sciences naturelles.

Le conseil des initiées et expertes de Kervraz (Marijo, la vieille bonne bretonne en faisait partie) chuchotaient et se mirent d’accord sur le fait qu’un occupant avait pris place chez ma Tante, d’autant qu’il manquait une exponentielle dans le tiroir de la table de nuit. Pourtant ma Tante n’avait pas osé demander un Kuing Amann à son Père ou à son jeune Frère à une heure indue. Fortes de leur expertise, elles décident d’annoncer la nouvelle aux hommes de Kervraz. Ainsi le Manoir avait laissé partir une Vie, une nouvelle jaillit. Le Lorrain continuera à se perpétuer.

Cet incident que mes investigations ont mis en lumière vous montre que votre vie se décide en un temps infime : Ma Tante a failli avoir une descendante de Lorraine, douce et aux beaux cheveux blonds. Au lieu de cela, par une manœuvre brutale et sournoise que j’ai eu le privilège de découvrir, ma Tante a élevé un grand gaillard blond, à la carrure de bucheron. Elle a été vite dépassée par l’individu moralement et physiquement. Elle ne fait pas le poids ! Cela m’étonnera toujours de voir de frêles Mamans entourées de géants.

Il était très bricoleur : il a par exemple inventé un système avancé de détection du passage maternel la nuit. Ainsi il pouvait éteindre sa lumière à temps et faire semblant de dormir. Il devint Pilote militaire. Avec la carrure, les yeux bleus et l’uniforme il moissonna beaucoup de femmes de Bretagne et d’ailleurs. Il passa des soirées entières dans les bistrots et cabarets de France et d’Afrique. Sa Mère levait rarement le nez de son missel, et n’avait pas pris conscience de son activité affective, et savait elle seulement ce qu’était un cabaret ? Le grand Lorrain se marrie à une Bretonne enjouée. La Vie enfourchant une Exponentielle ne fait pas de pause ! Deux petits fils naissent, l’un brun : le Breton? Et l’autre blond : Le Lorrain ? Ce dernier un garçon très solide à l’image de son père. Mais il est plus fin que son Père, il est extraordinairement beau de l’enfance à l’âge adulte ! D’habitude je ne m’attarde pas sur la beauté des hommes, tout au plus je ressens une petite pointe jalousie, puisque tout est plus facile pour eux avec les Filles.

L’un des petits fils du Lorrain, le Breton se marie : Après la messe, Kervraz s’ouvre à une très belle réception où du beau monde de Bretagne est convié. La joie nous tourne la tête, particulièrement celle de « l’Apollon Lorrain ». Il est entouré des plus belles filles de la région, habillées de si belles robes et aux coiffures magnifiques, se déhanchant, dansant, s’abandonnant au plaisir de la fête. Elles avaient aligné le grand jeu de la séduction féminine et ne quittaient pas d’une semelle l’Appolon. Les femmes affichent rarement leur concupiscence je ne doute pas que leurs têtes soient traversées par des orages sentimentaux. A Kervraz, l’une d’elles devait tirer le gros lot : Mon cousin, tant les yeux brillaient et les petits rires fusaient. Ces demoiselles et Apollon riaient, jouaient, dansaient, nulle doute qu’un petit angelot, fesses nues était en train de bandait son arc pour le compte de la Vie juchée sur son Exponentielle.: Une nouvelle dynastie bretonno-lorraine allaient être crée. Ces belles filles étaient vraiment émoustillées. Combien de fois avait elles vu un gars pareil, avec une telle carrure, un tel esprit, une telle gentillesse et une telle gaité. Pensez à Mick Jager, à Adamo, et à Frantz Listz….Ils ont passé leur vie entourés de femmes en émoi, ils ont pu vivre une vie de sultan oriental sans faire d’efforts. Aux autres le long chemin de la séduction, de la naissance de l’Amour…Quoique maintenant on prend des raccourcis.

Mon cousin, ce tellement beau cousin, vient vers nous. Nous nous attendions à le voir, tel un homme à la joie de vivre décuplée par la fête, sûr de sa virilité, gonflé d’ivresse à la joie future de partager des instants délicieux avec une belle femme, de gouter aux traits si particuliers, si déroutant et si enchanteur de la féminité. Au lieu de cela, il nous assène un piteux : « Je ne peux pas ». Nous étions désolés pour lui, car en plus d’être beau, il était très famille. Est ce un caractère breton ou lorrain ? Nous l’aimions beaucoup et il était un cousin charmant.

J’ai compris ce jour là les ressorts de l’homosexualité et de l’impossibilité de désirer une personne du sexe opposé : Nous sommes tous soumis à une sécrétion d’hormone. Si l’on pense : « Quelle belle fille ! » Un jet d’hormone se déclenche en nous. A « Je l’ai dans la peau » Là un cocktail puissant envahit notre organisme. A « Elle me rend fou » toutes les hormones en stock sont envoyées. J’abandonne la description du mécanisme, car il va vite s’emballer et je n’aurais pas de mots assez forts pour le décrire. Le pauvre garçon avait en stock d’autres hormones pour d’autres desseins. Nous avons rencontré son autre dessein : On dit que les extrêmes s’attirent, c’est la réalité : Son autre dessein était un homme encore assez jeune, haut fonctionnaire que Jean Edern Hallier aurait décrit comme un « Colin froid ». Les desseins de la nature sont surprenants : Finies les jeunes filles, avec des rubans dans leurs longues coiffures, endiablées et tout désir dehors, à la fête à Kervraz . Cette triste fin est due à un petit jet absent d’hormones ! On peut aimer un Colin froid mais ne me demandez pas la mayonnaise. Coup dur pour la descendance du Lorrain, la Vie décroche de son Exponentielle porteuse pour s’accrocher à une nouvelle Exponentielle la Vie ne prend qu’un léger retard, oublié dans deux générations. La Mort n’a même pas le temps de lancer un sarcasme.

Je peux en témoigner de la persistance de la Vie et du jaillissement de l’exponentielle. Sa dérivée est follement positive: Il y a mariage à Kervraz à nouveau. Les Cousins de Lorraine reviennent, lointains cousins maintenant. A ce nouveau mariage d’un arrière petit fils du Lorrain, la fête continue. Je suis entouré par sa nombreuse descendance. L’un joue a cache-cache avec ses cousins, ou une autre joue à la poupée, d’autres s’essaient à la drague. Par contre l’endogamie naturelle bretonne sévit: Les têtes blondes ont disparues, les gènes lorrains ont été submergés par ceux de Bretagne. Mais tous les enfants présents portaient encore son nom.
Wuyishan English translation pending
by Babu55 · 2018-11-06 · 4 replies
Un lieu magique, à quelques heures de train de Shanghai dans la province de Fujian. L'accès est aisé avec un train direct (TGV chinois) qui parcourt les 600 kilomètres en à peine plus de trois heures. De la gare de Wuyishan pour rejoindre le site: le bus ou le taxi (entre 12 et 14 €) pour environ 25 kilomètres. Pour comprendre les lieux (c'est la principale difficulté lorsqu'on débarque), il faut savoir qu'il y a une petite ville avec commerces, hôtels et restaurants qui est appelée State Holiday Resorts. Elle est située au bord de la rivière et ne présente pas d'intérêt majeur. A environ 2 kilomètres, sur l'autre rive de la rivière, à proximité du palais Wuyi se trouve l'ancienne rue. L'endroit est tout à fait artificiel et bondé la journée. En revanche, dès la tombée de la nuit, l'endroit est charmant et il y a quelques hôtels abordables. Il convient d'éviter les restaurants du coin, chers et pas très bons. Mieux vaut manger à State Holidays Resort (15 minutes à pied ou 5 minutes en bus). Reste à trouver le parc du Mont Wuyi: il y a 2 entrées où il est possible d'acheter les billets ce qui donne accès au site et aux navettes de bus. L'entrée sud est la plus proche sans toutefois être en ville. Il faut donc trouver un taxi ou un bus pour y accéder. Et là, il faut arriver à se faire comprendre: un billet, pour un jour ou plusieurs jours, avec ou sans la descente de la rivière en radeau. Ici, on ne parle et on n'écrit qu'en chinois... Mais on finit pas y arriver. Pour comprendre le parc qui n'est pas si grand, il faut d'abord visualiser la rivière Jiuqu. Elle se faufile entre les pics avec de très beaux méandres. On peut la descendre en radeau sur une dizaine de kilomètres. Les radeaux sont en bambou mais très stables. 4 personnes à bord et deux équipiers pour faire avancer l'embarcation. C'est très beau, très calme. Depuis l'entrée principale, c'est une navette qui amène au point de départ. En période de vacances chinoises, les heures d'attente doivent être longues avec des queues interminables. Mais là, en octobre et en semaine, aucun problème. La descente de la rivière est une bonne entrée en matière. Elle permet de visualiser les pics (200 à 400 mètres de haut), particulièrement ceux sur lesquels il est possible de monter. Le plus fameux, le Pic Tianyou, offre une vue magnifique sur la rivière et les alentours. Cela se mérite car il faut bien compter 800 marches pour arriver à bout des 200 mètres de dénivellé. La principale difficulté, ce sont les groupes de touristes chinois qui provoquent des embouteillages en faisant des photos. Aucun danger particulier et il y a de quoi se sustenter au sommet. Le Great King Peak qui surplombe le Plais Way est beaucoup moins fréquenté mais il présente quelques difficultés dans sa partie supérieure, principalement pour les personnes qui souffrent de vertige. En dehors de l'escalade des pics, il y a des promenades au bord de la rivière (pas toujours bien indiquées), des grottes, un rideau d'eau (chute d'eau devant des cavités), des plantations de thé rare. Chacun de ces sites et accessible avec les navettes. Dans la mesure où le train arrive vers 11 heures et repart vers 17 heures, il faut compter deux à trois nuits sur place pour profiter de l'endroit. La région est assez pluvieuse ce qui offre aussi des lumières de toute beauté après les averses ou lorsque la brume se dissipe. L'ascension du Mont Tayou

La vue depuis les pics

Les pics depuis la rivière

les radeaux 4 places à propulsion manuelle

Chapeau et bouteille d'eau indispensables
Séjour à Tarangire et/ou Ngorongoro (Tanzanie) English translation pending
by LilianV · 2018-11-04 · 18 replies
Bonjour,

J'envisage un trip de 2 semaines en Tanzanie (Tarangire et/ou Ngorongoro) seconde quinzaine de juillet 2019. Je recherche une agence locale recommandable ou des hébergements testés et approuvés.

J'ai l'impression que la meilleure approche est l'aéroport du Kilimandjaro.

Nous voyageons en couple et envisageons 2 étapes maximum - 2 lieux d'hébergement donc, de préférence dans le périmètre du/des parcs (nous sommes plutôt du style stakhanoviste du game drive/photos). Nous n'avons rien contre le confort (!) mais ce n'est pas obligatoire...

Merci d'avance pour votre aide.

Lilian
Foire aux chameaux de Pushkar (avec enfants) English translation pending
by Pierreyvesb · 2018-11-04 · 11 replies
Bonjour à tous

Je suis en train de remanier un périple trop ambitieux en Inde ( trop d'étapes et de kilomètres): Delhi, Agra et Rajasthan?

J'avais, suivant les conseils de voyageurs, décidé d'enlever Pushkar / Ajner de mon périple mais je peux passer à Pushkar au début de la foire aux chameaux ( an rajoutant 6 heures de voiture non prévues quand même).

Je voyage avec mes 2 enfants de 6 et 9 ans. Je sais que l'Inde peut être très éprouvante et je veux les ménager au maximum, donc ce gros détour n'est peut-être pas une bonne idée, mais j'ai lu que la foire aux chameaux est quelques chose à ne pas rater.

Quelqu'un y-est-il déjà allé? Est-ce vraiment un évènement à ne pas rater? Il y aura beaucoup de monde et ce seront les jours 2, 3 et 4 de notre périple en Inde. Peut-être ce sera trop dur en termes de monde, de chaleur, de saleté... Ils ont déjà vu et monté des dromadaires en Tunisie et en Égypte.

D'autre part, si vous avez des suggestions sur le périple prévu ( sur 21 jours et 23 nuits), n'hésitez pas (rien d'arrêté mais urgent: nous arrivons en Inde le 13 novembre): Arrivée Delhi (fin de la nuit, arrivée à 0h10), vol pour Jodhpur le 1er jour ( après repos dans un hôtel proche de l'aéroport). Jodhpur ( 2/3 nuits), Pushkar ( 2 nuits)?, Ranakpur ( peut-être juste visite sur la route ou 1 nuit), Udaipur ( 4/5 nuits), Bundi ( 2 nuits), Jaipur ( 3 nuits), Baratpur ( 1/2 nuits), Agra ( 3 nuits), Mathura ( 1 nuit) et Delhi ( 2/3 nuits).

Merci de votre aide Pierre.
Randonnée sur la côte méditerranéenne: jour 3 - réserve naturelle de Cerbère (vidéo) English translation pending
by WalkingNatur · 2018-10-28 · 2 replies
Bonjour à tous! Nous sommes un jeune couple qui se consacre à la création de contenu photo et vidéo, ainsi qu'à notre propre musique. Notre contenu est lié aux voyages et aux aventures. Nous sommes des marcheurs passionnés qui aiment la randonnée, le trekking et le camping. Notre objectif est de promouvoir un mode de vie sain, de motiver les gens à marcher davantage et de prendre soin de la nature.

Nous continuons à partager avec vous la randonnée sur la côte méditerranéenne que nous avons faite cette année. Découvrez la variété des paysages et des plages pittoresques, sa flore et sa faune, ses lieux historiques et ses petits villages. Ces séries vidéo sont consacrées à la partie catalane, depuis le village français d'Argelès-sur-Mer dans les Pyrénées-Orientales jusqu'aux villages espagnols de Cadaqués et Cap de Creus sur la Costa Brava. Plongez dans l'ambiance paisible des vacances et nous parions que vous trouverez un endroit pour mettre sur votre liste de seau de voyage et pour visiter lors de vos prochaines vacances! Ou même oser faire cette randonnée vous-même!

Après nous être bien reposés la veille au camping La Pine, nous nous sommes réveillés et prêts à nous promener. Nous avons passé une nuit très calme à écouter des rossignols et nous avons aimé le camping dans son ensemble. Il est situé à différents niveaux avec beaucoup d'espace pour les tentes et beaucoup de grands arbres, on se croirait presque dans la forêt. Et il était presque vide en cette saison à la fin du mois de mai. La matinée était assez brumeuse et humide et on aurait dit qu’il pourrait s’agir d’un jour de pluie qui nous faisait très peur, car notre caméra vidéo n’était pas étanche, ce qui signifiait passer une journée sans enregistrer. Nous avions notre quinoa et notre salade pour le petit déjeuner et nous étions prêts à partir. Nous n'étions pas pressés du tout à cause du temps et lorsque nous avons quitté le camping, le ciel a commencé à devenir plus clair. Le programme de la journée consistait donc à atteindre la périphérie de la ville de Cerbère, presque à la frontière franco-espagnole, où se trouvait notre prochain terrain de camping. C’était environ 10 km, mais c’est vraiment difficile à compter car nous avons emprunté la route la plus sinueuse du littoral. Nous avons donc traversé la ville de Banyuls-sur-Mer avec ses maisons de couleur sable et ses toits rouges et sommes partis vers la zone portuaire d'où nous pouvions voir le panorama de la ville entière. Nous avons dit au revoir à la ville et avons continué à suivre le sentier jaune en direction de Cerbère. C'était très pratique sans avoir à vérifier la navigation tout le temps. En général, le chemin est bien balisé d’Argelès-sur-Mer à Cerbère, nous le recommandons donc beaucoup. Dès le début, nous nous sommes heurtés à un obstacle: le portail fermé et le signe de la propriété privée en cours de route. Nous ne pouvions donc pas progresser plus loin sur la côte et nous devions faire un tour en suivant la route de la voiture. Mais heureusement, ce n’était pas très long et nous étions de retour sur le sentier après environ un kilomètre. À ce moment, le temps devenait nuageux et il devenait de plus en plus difficile de respirer. Donc, l'air était très étouffant et rendait la marche plus difficile. Pendant que nous continuions, nous avons rencontré beaucoup de paysages magnifiques avec les magnifiques falaises rocheuses et les vagues qui les déferlaient, le relief était absolument incroyable. Les falaises que nous traversions étaient assez raides et hautes, nous obligeant constamment à monter et à descendre. Il y avait aussi beaucoup de marches qui tuaient définitivement nos jambes. Mais quand vous allez falaise après falaise, chaque fois que cela ouvre la porte à un point de vue différent, vous ne réalisez pas toutes ces difficultés. Parfois, on avait presque l'impression d'être à l'océan, tant les lieux étaient à couper le souffle. Nous avons pris notre temps pour simplement nous asseoir et profiter de la vue en respirant l'air frais et salé et en nous immergeant dans cette beauté. Nous avons également apprécié de pouvoir profiter de beaucoup de verdure avec les plus belles fleurs et plantes multicolores. La variété était incroyable. De nombreux vignobles constituaient également une partie dominante du paysage. Nous avons remarqué qu’il n’y avait pas beaucoup de variétés animales comme nous l’avions dans les montagnes, les cerfs par exemple, et nous avons commencé à les manquer. Mais nous pensons que c'est parce que ce n'était pas l'environnement forestier et que ce n'était tout simplement pas leur habitat. Donc, cette journée a laissé beaucoup de bons souvenirs et a été le point culminant de toute la randonnée. À la fin de la journée un peu fatigué, nous arrivions au camping près de Cerbère et nous ne savions toujours pas à quel défi nous ferions bientôt face ...

Regardez la vidéo complète ici:
https://youtu.be/GbkdSJqWPa8 N'oubliez pas de cliquer sur les sous-titres français dans la vidéo.
Bali, mon offrande English translation pending
by Kate · 2018-10-24 · 193 replies
Samedi 6 octobre, aéroport de Dempasar, 20h30.

-Hello ! Taxi ! (Ah, j'ai comme l'impression que ça va nous suivre, ça...) How much ? -Pipty taousan (Ah ok, pipty... je sens que ça va être simple) Thank you ! -You welcom

Itinéraire 3 semaines seule de Johannesbourg au Cap English translation pending
by Moozooisa · 2018-10-21 · 7 replies
Bonjour, Je suis une jeune femme voyageant seul. Je serai en AFS fin janvier 2019. J'ai voyagé a plusieurs reprises, mais c'est mon premier road trip. Je me suis créée un itinéraire, j'aimerais vos commentaires si possible. J'aimerais préciser que j'aime beaucoup la randonnée en montagne. Mes inquiétudes présentement sont de trouver le temps long a Kruger en Safari seule, la route vers le Cap, j'ai peur de ne pas avoir assez de temps au Cap et dans le secteur des vignobles. Merci a tous, vos conseils sont précieux.

Jour 1 Arrivée a Johnnesburg (Airport Diamond Guest House) Jour 2 Visite Soweto (Airport Diamond Guest House) Jour 3 Direction Blide Canyon (Zur Alten Mine) Jour 4 Blide Canyaon (Zur Alten Mine) Jour 5 Direction Kruger (Traveller's Palm) Jour 6 Kruger (Hamilton Parks Country Lodge) Jour 7 Kruger (Hamilton Parks Country Lodge) Jour 8 Direction Swaziland (Sunset View Guest House) Jour 9 Swaziland (Sunset View Guest House) Jour 10 Direction Hluhluwe (Hluhluwe Country cottage) Jour 11 Hluhluwe (Hluhluwe Country cottage) Jour 12 Direction Ste-Lucia (Monzi Safaris Backpackers) Jour 13 Ste-Lucia (Monzi Safaris Backpackers) Jour 14 Direction Plettenberg Bay - avion durban - (Africa Array Backpackers Lodge) Jour 15 Plettenberg Bay (Africa Array Backpackers Lodge) Jour 16 Direction Knysna (Jembjo's Knysna Lodge et Backpackers) Jour 17 Knysna (Jembjo's Knysna Lodge et Backpackers) Jour 18 Direction Swellendam (Cypress cottage guest house) Jour 19 Direction Le Cap Jour 20 Le Cap Jour 21 Le Cap Jour 22 Le cap et départ pour Montréal en fin de journée
Three More Months in Southern Africa
by Bof · 2018-10-19 · 64 replies
Hello, fellow bird lovers, big mammal enthusiasts, and Southern Africa fans!

The title of this second travel journal obviously references the one that came before it: Three months in Southern Africa in a Ford Figo 😉

That was back in spring 2016, and I was discovering this incredible region of the world with wide-eyed wonder. Though absolutely enchanted by my trip, I’ll admit: I didn’t think I’d be back so soon.

Fortunately, circumstances had other plans. For their 70th birthdays, my parents had the wonderful idea of inviting the whole family—my sister, my brother-in-law, my three nieces, and me—for two weeks in the Cape Town area and Namibia. The only one missing was my godson (the eldest), who was tied up in Switzerland for his air traffic controller training.

Of course, I wasn’t going to settle for just this (delicious) taste of adventure… so, as an appetizer, main course, and dessert, I added two and a half months of travels through South Africa, Lesotho, Mozambique, and Zimbabwe (the last two being new to me). What can I say? I’m a travel glutton! 😛

Here’s the general outline of my itinerary, with details to come as I share the story:

With family (March 29 to April 13, 2018)

South Africa (5 days) Namibia (9 days)

Solo (April 13 to June 30, 2018)

Zimbabwe: Victoria Falls (5 days) South Africa and Lesotho (26 days) Mozambique (21 days) Zimbabwe (10 days) South Africa (15 days)

And since I need a cliché to illustrate this journal... ... it’ll be the famous lilac-breasted roller (lilac-breasted roller), one of my little favorites (I might even make it my profile picture, actually)!

I have to say, in 2016, exploring Southern Africa multiplied my interest (already strong, but mostly limited to vultures and raptors) in avian wildlife. 🙂

Happy reading!

P.S. Beyond sharing, I’m also counting on this journal to motivate me to finally sort through the roughly 10,000 photos that have been sitting on a hard drive for four months. 🤪😏
Organiser mon voyage en Europe English translation pending
by Fg2 · 2018-10-18 · 13 replies
Bonjour, je suis à planifier mon voyage en Europe, je commencerais par la France , j’aimerais avoir des infos sur l’hebergement À Paris, les endroits à visiter. Et comment je peux me rendre en Espagne ou l’Italie . Et quel transport pour me rendre à Paris de l’aeroport Charles de Gaule. Merci à l’avance.
Voyage en famille pour découvrir la Thaïlande en février English translation pending
by Mateliot · 2018-10-15 · 9 replies
Bonjour à toutes et à tous,

Je redémarre une discussion car on avait un peu laissé tombé les préparations, faute de temps !!..

En résumé, nous sommes une famille de 4... dont un pré-ado (13 ans) et un enfant de 9 ans. Nous projetons une découverte de la Thaïlande pour février 2019 sur les 15 jours des vacances scolaires...

Toujours une multitudes de questions, d'incertitudes, des choix impossibles !!!...

Pour l'instant, 2 itinéraires semblent se dessiner....

Itinéraire 1 : BKK (2j entier) --> Ayutthaya (1j entier ) ou Sukhotai ? -> Chang Maï (3-4j) et saut d'avion sur une île coté mer d'amadan (kho lanta ??? ou autre, je ne sais pas trop) sur 4-5j puuis retours sur Bangkok

Itinéraire 2 : BKK (2j) --> Ayutthaya (2j) --> Lopburi --> Kanchanaburi (2-3j) et saut d'avion sur une île coté mer d'amadan (kho lanta ??? ou autre, je ne sais pas trop) sur 4-5j puis retours sur Bangkok Nous savons que l'itinéraire 2 est moins couteux en trajet.. mais mon mari a du mal à renoncer à Chang Maï et sa région...

Qu'en pensez vous... Pour l'un ou l'autre des itinéraires pensez vous que l'on peut encore rajouter des choses en diminuant d'une journée notre séjour plus au sud.. ?

Merci pour votre aide

Gaëlle
Excursion voyage de noces aux Seychelles English translation pending
by Jamestarga31 · 2018-10-15 · 3 replies
Bonjour a tous, Jeune marié depuis le 28 juillet 2018, nous avons réservé notre voyage de noce aux seychelles du 25 juin au 5 juillet 2019. Nous ne pouvions pas juste après le mariage pour raisons professionnels. Donc on part pour 5 nuits au Constance Lémuria sur l'ile de praslin puis ensuite 4 nuits au Constance Ephelia sur Mahé. Nous avons fait le choix de ne pas dormir sur la Digue pour éviter de faire/défaire les valises tout les 3 jours. On veut avant tout se poser et profiter des plages, magnifiques je l'espère 🙂. Mais pour rien au monde on voudrait manquer cette île de La Digue qui a l'air splendide aux dires de tout les commentaires sur les forums et documentaires. C'est la où porte ma question. Peut on organiser une excursion a la digue a partir du Constance Lemuria praslin directement sur place sans problèmes avec l'hotel ? Ou bien faut il l'organiser avant avec l'organisme de voyage ou sur internet ? Voila. Je suis preneur pour tout renseignements, sur les excursions aux seychelles, ainsi que des avis sur les 2 établissements que nous avons choisi ma femme et moi. D'avance je vous remercie pour les réponses.
Quel trek choisir pour 15 jours tout compris au Népal avec paysages de hautes montagnes English translation pending
by Artefakt · 2018-10-12 · 13 replies
Bonjour à tous,

Je reviens du Pérou ou j'ai passé la majeure partie du séjour en montagne dans la cordillère blanca et région de Cusco...j'ai adoré... (Mes 1er treks sous tente à haute altitude) et j'en redemande.

Je commence donc à regarder pour mes 2 prochaines semaines de vacances sur la période Mars Avril....le Népal est une destination recommandée à cette période.

Toutefois 15 jours ça fait court pour un long trek au Népal. J'avais ciblé le demi tour des Annapurna qui correspondait à ce que je recherche ( ambiance haute montagne) mais ça semble short en comptant le temps de trajet aller et retour hors étape de marche et avec un jour de sécurité et acclimatation adequate.

Actuellement, mon choix se porte sur le Langtang + les lacs de Gosainkund. Ma question est de savoir si j'ai le temps de faire les deux en 15 jours sans courir ( étape normale) et vais je trouver l'ambiance haute montagne recherchée?.

Peut être connaissez vous un trek moins connu mais plus spectaculaire au niveau des paysages et faisable en 15 jours A/R France inclus.

Merci d'avance pour vos retours

Stéphane
Des avis sur cette agence pour le Myanmar? English translation pending
by JacqJacqJacq · 2018-10-08 · 15 replies
Je ne retrouve plus l'avis d'une personne qui avait conseillé l'agence "Whitelotus" Myanmar... Qui connait ou a eu affaire à eux? Merci
Road trip Yellowstone et environs English translation pending
by U1nri5t7 · 2018-10-08 · 6 replies
Bonjour

Nous aimerions faire un circuit au départ de Salt LC visiter les parcs nationaux Grand Téton et Yellowstone puis puis se rendre au mont Rushmore pour finir a Denver tout ça en 2 semaines es ce réalisable ? et ne pas passer trop de temps sur les routes . Tous vos conseils seront les bienvenues. Cordialement Frédéric

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